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                  <text>33* annada

Setembre-Octôbre 1952

K* 247

Lo Gai Saber
Revisia de l'ESCOLA OCCITANA

Ois

Aup i Pirenèu
F. Mistral.

TOLOSA
14,

Carrlèra

dels

Arts, 14

Lo

numéro :

80 frs.

�OAI SABER

LO

OCCITANA

Revista de l'ES COLA
Red.
)i, rue
Adm.

:

abbé SALVAT

:

de la Fonderie

PRIVAT,

Toulouse

—

des Arts

14, rue

—

Toulouse

C/C. POST. TOULOUSE II7.240
Abonaments
—

:

.

.

.

300 fr.

( Estrange : un an

.

.

500 fr.

( França
í

„

Abonament

: un an

.....

.

d'ajuda

1.000 1rs.

:

.

—

ENSENHADOR del N° 247 ( Setembre-Octòbre

La DIRECTION :

Philadelphe.

Jean (ilROI" :

Raoul

Dufy

ou

1952 )

le Miracle d'un

Nor¬

mand Méditerranéen.
La Loi Deixonne

Jean LESAFFRE :
Ramonda

TRICOIRE

:

Nôças d'argent.
travalh à la Bôria.

Enrie MOCLY :

Amor e

I. CCNNAC !

Un manteneire

Paul Dumas

losèp SALVAT :
loan de

MONTSEGCR :

CRI-CRI:

et la Presse.

Revistas
Los

e

de la lenga mairala :

(IV).

Jornals 1951 (seguida).

Centenaris Occitans.

Bolegadissa Occitana.
Lo Centenari de Clovis Hugues.
La Lei Deixonne.

En

onor

de Lois Julié.

Campana d'Agot.
L'Escôla de la Crotz-Jauna.
La

�n°

Lo Gai Saber,

SETEMBRE-OCTOBRE

247.

1952.

PHILADELPHE

j-\LLE est morte dans sa vieille maison,
Nosta, de Gerde, celle qui incar-

Casa

nait si merveilleusement

VOccitanie

d'autrefois, et aussi VOccitanie de demain.
Elle est morte, celle dont on ne pouvait croire
qu'elle dût mourir, si vif était le feu de sa
prunelle.

prévoir sa fin, quand, au
en quelques heures, une
congestion par le froid eut raison de sa
constitution robuste et des soins empressés
qu'elle reçut. La veille du /5 août, elle était
allée communier à l'église de son village.
Rien

soir

ne

du

Elle

laissait

août,

22

nous

droite et

laisse,

avec

l'exemple d'une vie

d'un noble caractère, une œuvre

qui est Un témoignage et demeure un appel.
C'est

dirent, devant sa tombe, le
MUe Marie-Thérèse Castellu,
reine de Z'Escole Gastou Febus, et notre secré¬
taire l'abbé Salvat, parlant au nom du Eèlibrige, de L'Académie des Jeux Floraux, et

samedi

des

«

ce

que

23,

Amis de

Philadelphe

Le souvenir de

».

Philadelphe vivra.
La Direction.

�Raoul
ou

DUFY

le Miracle

d'un Normand Méditerranéen

normand
du Havre où il est né en 1878,
DUFY,
appartient
au Midi ; c'est une constatation et la

joie de sa peinture. Sans
soleil, la lumière méditer¬
grenade qu'est Perpignan,
où il a si longtemps vécu et peint, le scintillement
de l'argile toulousaine et garonnaise, ont transformé
sa palette et lui ont donné ses tons de violence et
de joie.
Dufy est bien de chez nous ; mais comment est-il
raison du charme et de la

conteste, le spectacle du
ranéenne, l'éclat de cette

de

chez nous?

...

Ce normand fut dans

sa

vie

un

vie de devoir, de probité, de religion, de dis¬
cipline. Dufy quitte l'école à quatorze ans, mais déjà
il a été frappé par les beautés des civilisations anti¬
ques; tout jeune, il doit travailler dans les bureaux
d'une Compagnie d'Exportation ; il y apprend l'ordre,
la patience, la mesure, la méthode, qualités qu'il gar¬
dera dans toute sa carrière ; mais hangards, ponts,
docks, entrepôts, quais, bateaux, ont une vie intense
devant ses yeux qui s'ouvrent au mouvement, aux
lignes qui se croisent, aux formes imprévues qui se
pénètrent. Dufy veut être peintre : il fréquente l'é¬
cole du soir que dirige un excellent professeur, « le
père Lhullier », un ancien élève de Cabanel ; en
1900 il obtient une bourse pour les Beaux-Arts de
de Paris ; à l'atelier Bonnat il rencontre Othon
Friesz ; les leçons académiques ne correspondent
plus à ses aspirations et il va au Louvre ; il n'aime
guère les Italiens du XVP siècle et de la Renaissage:

�RAOUL

DUFY

527

Il trouve vite son maitre : Claude Lorrain,
auquel il voue un culte et à qui il décernera plu¬
sieurs « hommages » ; au Louvre il préféré le Lu¬
xembourg, surtout la salle Caillebotte, Chez Dufy le
sang des Vikings va se réveiller et le lancer dans
l'aventure ; sorti des Beaux-Arts, il passe à l'atelier
sance.

où il va connaître Matisse, Rouault, Marquet ; il s'installe à Montmartre où vivent
porte à porte Van Dongen, Derain, Braque, Picasso,
de Gustave Moreau

Utrillo, Modigliani, Suzanne Valadon, Juan Gris,
Dorgelès, Carco, Max Jacob; il habite 12, rue Cortot,
où habitèrent Antoine, Friesz, Léon Bloy, Almeyrada, Poulbot, Galanis ...
Le départ de Dufy est impressionniste ; il est à la
recherche de la lumière ; il remplace les ombres
ternes et sombres par des ombres pourpres et vio¬
lettes ; mais déjà l'impressionnisme se mourait
comme tout art d'imitation ; le néo-impressionnisme
de Seurat et de Signac n'arrivant pas à le sauver,
il fallait chercher ailleurs. Van Gogh, les Japonais
par les estampes hiératiques le libèrent de ce despo¬
tisme. Dufy a trouvé son milieu ; Dufy fait partie
de ce groupe de Fauves et expose avec eux aux Indé¬
pendants et au Salon d'Automne ; dès 1902 et 1903
la galerie Berthe Weil s'ouvre à lui, dans une expo¬
sition particulière, à côté de Matisse, Marquet, Camoin, Puy. Le talent de Dufy s'affirme en des com¬
positions rutilantes où tout est consacré à la couleur;
tout pour elle, pour son éclat, sa pureté, sa supré¬
matie; il y ajoute la suppression du détail, la sobriété,
l'économie, la schématisation ; les à-plats suppri¬
ment la conventionnelle perspective italienne,
ce
faisait
depuis
la
XV'
dogme qui
loi
Florence du
siècle, d'où, déjà, déformation dans la composition
qui doit tendre à une construction rigoureuse, ce qui
le conduit à l'indépendance envers le réel. Matisse
le grand découvreur avait déjà tracé la voie suivie
par Derain, Friesz, Vlamink. En 1905, la libération
totale est accomplie par le fameux tableau de Matisse

�5*8

JEAN GIROU

Luxe, calme et volupté. Dufy l'avoue lui-même :
Devant ce tableau, j'ai compris toutes les nouvelles
raisons de peindre, et le réalisme impressionniste
perdit pour moi son charme à la contemplation du
miracle de l'imagination introduite dans le dessin et
la couleur. J'ai compris tout de suite la nouvelle mé¬
canique picturale ». Dans ses recherches picturales
le Viking Dufy n'a pas fini de parcourir les mers
nouvelles à la recherche de trésors nouveaux ; il sera
fauve jusqu'en 1909 ; c'est l'époque où il fait claquer
les drapeaux, s'ouvrir les ombrelles, se gonfler les
parasols de plage : autant de prétextes à accrocher
la couleur, la lumière de la couleur ; quoi de plus
beau qu'un drapeau au vent, que des pavillons mul¬
ticolores suspendus aux drisses d'un haut mât !...
«

Le rouge

rutile, chante, clame : c'est une fanfare
est tellement sonore
et somptueux que je n'ai compris toute sa significa¬
tion qu'en Ù.R.S.S. devant le pavois de la Place
Rouge à Moscou où tous les rouges exaltaient leur
exubérance ; le mot rouge exprime en russe plutôt
le mot royal que la couleur rouge, qui allait de la
garance à l'amarante, de l'aubergine au pourpre, du
grenat au vermillon.
dans le bleu de l'azur. Le rouge

Dufy

paré, à cette époque, de ses rouges mer¬
régates, ses bassins, ses ports, ses fêtes.
Mais Dufy ne reste pas un Fauve enchaîné ; s'il est
dans sa vie ordonné et méthodique, dans l'aventure
picturale il est novateur et créateur. En 1909, il s'é¬
chappe et part avec Friesz faire un voyage à Mu¬
nich ; d'autres préoccupations l'inquiètent ; il est
tenté et hanté par le Cubisme, par Cézanne ; cette
période cézannienne de constructivisme se développe
de 191 2 à 1920 ; le grand maître d'Aix écrase de sa
« lourde chappe » la fantaisie de Dufy qui interroge
la forme, la géométrisation ; Dufy passe par la même
crise qu'ont vécu Matisse, Derain, Vlamink, Friesz ;
mais ce normand, ami de l'aventure des Mers, va
a

veilleux,

ses

�RAOUL

DUFY

529

des terres inconnues ; la rigueur du
pouvait le laisser amarré à ce rocher
trop rigide pour ses exigences ; l'œil de l'impres¬
sionniste avait été remplacé par la vision du fauve ;
la composition mathématique du cubiste va être rem¬
placée par une traduction esthétique créatrice ; son
expérience cubiste va le pousser aux recherches dé¬
coratives, aux ordonnances plastiques : Raoul Dufy
entre chez Bianchini pour des
expériences nouvelles
d'impression de tissus. Ce sera la célébrité ; dans
cette expérience artisanale qu'il conduit avec la cons¬
cience et la méthode de son caractère celtique
(étu¬
de des matières colorantes, technique de
l'impres¬
sion), Dufy puise des éléments pour sa peinture
(1920) : équilibre des couleurs, fantaisie des assem¬
blages. Mais Dufy jamais satisfait s'évade encore ;
il part pour Vence ; il lui faut un bain de nature : la
Méditerranée va lui révéler le classicisme qu'il
recherche ; il l'exprime lui-même : « la lumière fixe
voguer vers

cubisme

ne

de la Méditerranée amène naturellement à ce calme,
à cette sérénité classique dont éloigne absolument
la

fugacité des effets

l'Atlantique

ou la Manche
c'est la Sicile; en
1923 ce triomphe des couleurs méditerranéennes
s'inscrit dans la série des aquarelles des Courses ;
cette recherche de la transcription du mouvement
par la couleur se retrouve dans la série des Cano¬
tiers.
Dufy revient à Vallauris, à Antibes ; la
magie de notre mer bleue le subjugue et il part en
1925 au Maroc où il simplifie encore ses lignes et en¬
richit ses couleurs ; Fez, Marrakech, puis de nou¬
veau séjour à Nice
; la Méditerranée a fait définiti¬
vement sa conquête. Le Normand Dufy est devenu
donnent

aux

que
paysages.»

En

1922

fils du Midi.

L'exposition de 1937
une

surface

à

sa

taille

va
:

il

ce décorateur-né
décore d'une immense

offrir à

fresque de six cents mètres carrés le Pavillon de
Dufy exécute cette décoration monu-

l'Electricité.

�JEAN GIROU

53°

mentale

avec une

force,

une

ampleur,

une

joie renou¬
réaliser
lyrique

velées ; il a trouvé enfin la possibilité de
dans une peinture décorative cette nécessité
de la grandeur qui conditionne et orchestre

semble décoratif.

Ce fut

une

réussite

tout en¬
incontestée.

La drôle de guerre arrive. Le Midi, mais cette fois
le Roussillon, tente notre peintre ; il va y trouver la
matière à de nouvelles compositions lumineuses. En

Dufy séjourne à Perpignan ; il fait quelques
à Toulouse où il se lie d'amitié avec un
jeune peintre, alors plein de promesses aujourd'hui
bien tenues, Arthur Fages. En 1943, il rentre à Paris
pour exécuter des décors. Le bombardement de La
Chapelle le surprend dans son atelier ; très éprouvé
par ce choc, Dufy se réfugie à Toulouse, chez Arthur
Fages, qui habite à sa propriété de Lanta, par pré¬
caution, la ville étant à ce résistant authentique
assez
«néfaste» sous l'occupation. Fages est le
peintre de la campagne toulousaine ; sa palette est
faite de la lumière languedocienne, et son talent de
sincérité, de solidité, de rigueur.
1940,

voyages

Si le parc

familial de Lanta, où Dufy trouve repos
été souvent un motif d'inspiration, Dufy
a rendu, avec un métier sûr, les paysages dorés de
la Haute-Garonne, Perpignan et ses platanes, Sète
et son port, Montauban et ses squares, Albi et l'étagement architectural de ses édifices. Fages, peintre de
et

quiétude,

la

lumière,

a

par

la chaleur de la couleur s'apparente

Dufy de l'époque fauve. Sa dernière exposition à
la Ga erie Weil a classé ce peintre parmi les pre¬
miers de la jeune génération.
au

petit séjour toulousain, Dufy quitte Fa¬
aller chez Dorgelès, à Montsaunès, dans les
pré-Pyrénées ; puis il séjourne à Salies-du-Salat ;
un peu
avant la Libération, il redevient catalan et
chois i Le Vernet ; c'est en se rendant au Vernet,
où il allait voir Dufy, que, le 19 août, Maillol eut soi»
accident d'auto aux conséquences mortelles. Ces
Après

ges pour

ce

�DUFY

RAOUL

531

deux purs artistes étaient unis par une grande ami¬
tié. Dufy fait ensuite un long séjour à Perpignan
où il habite place du Palmarium, au cœur de la ca¬

pitale roussillonnaise ; il y a séjourné jusqu'à
départ en Amérique d'où il a rejoint Paris.

son

On le voit: par ses séjours de prédilection, Tou¬
louse, Salies-du-Salat, Perpignan, Dufy est bien
devenu

notre

compatriote. Aussi l'Académie des

Arts de Toulouse lui a-t-elle ouvert

ses portes en 1951,
déférente admiration. Les amateurs d'art
toulousains et catalans recherchent ses tableaux et
d'admirables toiles, gouaches et aquarelles, figurent
dans les collections privées.
avec une

Si l'on veut caractériser l'œuvre de Dufy, on peut
la résumer en deux mots : hédonisme, actualité.
Peintre de la joie, « de la joie intérieure », Dufy est
un aristocrate de la peinture; il définira ainsi sa vi¬
sion : « les yeux sont faits pour effacer ce qui est
laid ». Dans cette œuvre d'allégresse, une fantaisie

règne qui le conduit à un irréalisme total ; dans ses
dessins, aquarelles et même tableaux, on peut rele¬
ver

d'abord

une

extrême

liberté

dans

la création,

puis de la malice, de l'humour, de la légèreté, de
l'esprit ; mais aussi une certaine préciosité, de la
grâce, une naïveté qui semble toucher l'archaïsme,
avec un
goût incontestable pour le baroque. Cette
joie de la vie, de la santé, de la beauté, on la trouve
dans

sa

traduction

de

la

nature,

des

paysages.

Quand il peint les blés mûrs de la Beauce, les pom¬
miers et les poiriers de la Normandie, l'ail, la to¬
mate, l'aubergine de la Provence - cette « terre frot¬
tée d'ail» -, les platanes de Perpignan, les cyprès du
Roussillon, toutes ces terres sont transcrites avec
éloquence par un ensemble de lignes géométriques,
épure pafaite, arrangement subtil de lignes courbes,
droites et brisées ; cette écriture est toujours vive,
alerte, précise, franche, divertissante ; c'est cette
plénitude graphique qui fait la composition du ta-

�532

JEAN GIR.OU

bleau ;

la couleur

charme

et

surimpression qui verse
Dufy, source de plaisir
et de joie. Par son ingéniosité,
sa séduction, son élé¬
gance, Dufy serait le Giraudoux de la peinture,
d'après le pertinent critique Dorival qui compare
Rouault à Claudel et Matisse à Valéry. Cette com¬
paraison serait exacte si Dufy n'était pas devenu le
mémorialiste de notre actualité ; par sa
transcription
graphique, par son intelligence, par sa concision,
Dufy doit plutôt être comparé à Paul Morand. Par
l'arabesque de ses hiéroglyphes, avec impertinence
et lyrisme,
il se sert d'une écriture conventionnelle
est

une

séduction ; tel est

où les vagues sont des accents circonflexes et les
feuilles de petits triangles, procédés pris dans nos

tapisseries médiévales

;

s'inscrit

décoratif

graphisme du thème
indépendant qui
évoque l'art mural roman ; l'éclairage est le plus
souvent
rasant, horizontal, à la manière de Claude
Lorrain, ce grand maître qu'il vénère. Dufy possède
un
dessin si personnel qu'il est toujours visible à
travers sa peinture ; par
un travail assidu, il est
arrivé à se composer un répertoire à lui
d'expres¬
sions et de formes, véritable vocabulaire propre,
un
lexique qui n'appartient qu'à lui ; c'est en ce sens
qu'il est pour nous le Paul Morand de la peinture.
Et

sur

comme

un

fond

Morand il

a

ce

la curiosité de

toute

la vie

moderne, dont il devient le chroniqueur. C'est le
« Constantin
Guys » de notre époque, le peintre de
la vie de société
(thés, soirées, haute couture, galas,
concerts, théâtre) et de la vie sportive (régates, cour¬
ses, hippodromes, paddocks, avirons), de la vie pu¬
blique (réceptions officielles, obsèques de Lyautey),
de la vie agricole (labours, moissonneuses, faucheu¬
ses), de la vie industrielle (machines, locomotives,
ports, centrales électriques, la fresque immense à
la gloire de la Fée Electricité).
Dans toutes

temporaine il

ces

peintures où il retrace la vie con¬
préoccupation décorative ; il fait

a une

�raoul

dufy

533

mieux entrer notre vie actuelle dans le domaine de
l'art ; il voit tout avec des yeux neufs ; il aborde
tous les sujets avec une virginité renouvelée. Dufy

est, pour toutes ces raisons, novateur ; tout le tente:
aussi se lance-t-il dans des expériences nouvelles.
Il est d'abord peintre, mais, par cette curiosité in¬
lassable d'expression, il aborde tous les genres et

partout il
teur ;

triomphe

;

il devient décorateur, illustra¬

il imprime des tissus; il lance la mode ; il

fait

de papiers peints ; il s'adonne à la
céramique sous la direction d'Artigas ; il joue avec
la soie, le satin, les écharpes, les robes, l'ameuble¬
ment, l'émail, la porcelaine ; il dessine des cartons
de tapisserie de haute laine. Chimiste, il peint des
toiles avec des colorants de teinture : Paris, Soirée
mondaine, Les Courses, Le Cirque, Les Travaux
des maquettes

agricoles, La baie de Ste Adresse. Graveur, il
taille le bois et retrouve l'art populaire des images
d'Epinal. Dufy a illustré le Bestiaire, le Poète
assassiné de Guillaume Apollinaire, les Friperies
de Fernand Fleuret, les Elégies de Duhamel, les
Elégies martiales d'Allard,... etc ... Tout intéresse
Dufy ; il a déclaré qu'il a mis son art au service de
l'industrie et qu'il en a été largement récompensé ;
effet il
souci de la
traite.
en

a

abordé tous

ces

arts

mineurs

avec

le

technique et l'amour de la matière qu'il

En résumé, Dufy est un prestigieux créateur ; ce
chercheur magnifique fait penser, par sa curiosité,
ses découvertes et ses créations, à Paolo TJcello ; il
se classe déjà, de son vivant, parmi les plus grands.
L'Académie des Arts de Toulouse s'honore d'avoir
reçu

Dufy chez elle.
Jean GIROU,
mainteneur des

Jeux Floraux.

�LA LOI DEIXONNE ET LA PRESSE
Il nous a paru intéressant pour nos lecteurs de rassem¬
bler dans l'inventaire ci-dessous — effectué hors des revues

journaux félibréens et occitanistes — les références d'ar¬
qui, á l'occasion de la « loi Deixonne », ont été consa¬
question de l'enseignement des langues et dialec¬
tes régionaux et, plus particulièrement, de la langue d'Oc.
Un tel inventaire, qui ne prétend point être complet,
et

ticles

crés à la

montre bien l'intérêt suscité par cette question.
Les textes favorables à l'enseignement sont

repérés (F) ;
(A); un astérisque à côté de ces lettres
indique que l'article visé ne contenait qu'une allusion.
les textes défavorables

1950

—

—

Le Valentinois
Jan de Neblo (F) ;

(6-1) : articles de Louis Jasseron et
Midi Libre, de Montpellier (13-3):
L'enseignement de la langue d'oc sera-t-il décidé aux
trois degrés de notre enseignement ? René Saulières
(F) ; Le Monde, de Paris (15-3) : Le français et le dia¬
lecte à l'école, Albert Dauzat (A) ; Le Sud-Ouest, de
Bordeaux (18-3) : Le patois à l'école, Jym (A) ; Paro¬
les françaises, de Paris (20-3) : Va-t-on enseigner le

Satois
dans les(21-3)
écoles
La Dépêche,
primaires?
Toulouse
: Pour
ou contre(A)
les ; parlers
locaux,
e

prof. J. A. Roux (A).; Le Monde (29-3) : Le dialecte
à l'école ; autour d'un projet de loi, A. Dauzat (A) ; Le
français moderne (avril) : Le français et le dialecte à
l'école : une proposition de loi inquiétante, A Dauzat
(A) ; Le Monde (2-4) : Dialectes, Robert Escarpit (A) ;
Eclair-Pyrénées (4-4)

:

Discours

au

Conseil de la Ré¬

publique de M. de Menditte (F) ; Le Républicain du
Midi (7-4) : Bonhomme Chrysale, Centre d'Etudes Oc¬
citan (F. A.) ; La Dépêche (7-4) : La leçon de patois,
Emile Debard (A) ; Le Monde (8-4) : Le dialecte cromagnonais, lettre de B... (F); Le Monde (16-4) : En
Alsace, A. Dauzat ; Le Monde (22-4) : Pour ou contre
l'enseignement des dialectes à l'école : lettres du Dr.
Roger Kervran (F) et d'un anonyme (A) ; Le Figaro
(29-4) : Un attentat contre l'unité française, Georges
Duhamel (A) ; Mo un Pais, de Paris (organe des Cro¬
quants du Périgord) (mai-juin) : Le peuple d'oc a depuis

�LA

LOI

DEIXONNE

ET

LA

PRESSE

535

longtemps récusé M. Duhamel, Mariette Rastoul ; Pour¬
quoi bannir notre langue de l'école ? Amédée de Lacrousille ; Une motion à l'adresse de MM. Yalay et Deixonne (F) ; Documents pédagogiques (mai, n° 79):
L'enseignement des langues locales ; Le Figaro (5-5):
Une lettre de M. Gabriel Valay, ministre de l'Agricul¬
ture (F) ; La Tour de Babel, Georges
Duhamel (A) ;
Lavaur-Journal (6 et 13-5) : article de F. G.'(F) ;
Le Figaro (12-5) : Pour les contradicteurs de bonne
foi, G. Duhamel ; LIllustration (13-5) : D'un samedi
à l'autre, G. Duhamel (A) ; Le Figaro (15-5) : L'autre
danger, André Rousseaux (F1) ; Le Monde (17-5) :
Pour conclure un débat : il n'y a pas de langues mino¬
ritaires

(18-5)

en

France

(A)

;

L'Education Nationale

L'Académie et l'enseignement des dialectes (A);
Rolet (18-5) : Veut-on boycotter la langue française ?,
André Payer (A) ; Le Figaro (19-5) : Bilan d'une con¬
troverse, G. Duhamel (A) ; La Croix, de Paris (24 et 255) : L'attentat contre l'unité française !, Joseph Ageorges (F) ; Aspects de la France, de Paris (26-5) : Sur
l'enseignement des dialectes, Fustel (F) ; Midi-Libre
(28-5) : De ma lucarne
Fred Gérard (F) ; Le Popu¬
laire, de Paris (29, 30, 31-5 et 1-6) : Les dialectes à
l'école?, enquête de René Alazard ; Aspects de la
France (2-6) : Les dialectes et l'unité française, cita¬
tion d'un texte de F. Mistral (F) ; Le Monde (3-6) :
Interview à Cro-Magnon, Robert Escarpit (A) ; NiceMatin (6-6) : L'unité linguistique, Rémy Roure (A) ;
:

...

L'Aurore, de Paris (14-6) : Pas de dialectes dans nos
primaires, Henry Bénazet (A) ; La République
(15-6) : article de Le Cordolier (A) ; Aspects de la
France (16-6) : A Monsieur Georges Duhamel (F) ;
écoles

Témoignage Chrétien, de Paris (16-6)

:

Plaidoyer

pour les dialectes, Frère Genièvre (F) ; L'Echo du Vidourle (24-6) : Une galéjade parisienne (F); Le fran¬

çais moderne (juillet) : L'enterrement du projet Deixonne, A. Dauzat (A) ; Le Monde (11-7) : Le tricen¬
tenaire de
la langue

Vaugelas, le premier qui ait créé l'unité de
française, Edouard Herriot (A) ; Aspects de

�536

JEAN LESAFFRE

(14-7) : Herriot et Vaugelas, Pierre Boutang
(F) ; Le Figaro Littéraire (15-7) : Au nom de Vau¬
gelas, M. E. Herriot prend parti contre l'enseignement
des dialectes (A) ; Le Figaro (20-7)
Pérouges, Jac¬
la France

ques

7)

:

de Lacretelle (A*)

;

La Galette des Lettres (22-

Le bec de la plume (F*) ; Aspects de la France

(28-7 : De Herriot à Antonin Perbosc, P. Boutang (F);
Dépêche (3 8) : Pour en finir avec M. Duhamel,
Raymond Lizop (F) ; L'Auvergnat de Paris (12-8) :
La langue d'oc à l'école ou une mesure pour rien, Al¬
bert Pestour ; Le Figaro Littéraire (12-8) : Propos
du samedi, André Billy (A*) ; Les Nouvelles Litté¬
raires (17-8) : Pyrénées, Raymond Escholier (F*) ; Le
Méridional (20-8) : L'enseignement de la langue d'Oc
à l'Ecole, J. Gilles (F.) ; Le français moderne (oc¬
tobre) : Discussions : l'enseignement du dialecte à l'é¬
cole, Louis Piérard (A), Edouard Herriot (A), Charles
Rostaing (F), Charles Camproux (F), A. Dauzat ; Le
Monde (4-10) : Ce qu'on peut faire pour les dialectes,
A. Dauzat ; Aspects de la France (6-10) : Quand A.
Dauzat devient plus sage, P. Boutang ; Le Monde
(18-10) : Un dernier mot sur les dialectes : la langue
locale dans l'enseignement secondaire et supérieur, A.
Dauzat (F) ; Le Sud-Ouest (27 et 28-10 et 1-11) : Pour
la défense de la langue d'oc et des patois, Armand Got
(F) ; Midi Libre (29-10) : Un problème d'actualité,
Jean Guin (F) ; Aspects de la France (24-11) : La
La

question des dialectes, Jacques Villedieu (F) ; Docu¬
ments pédagogiques (décembre, n° 84) : La querelle
des dialectes ; Cahors, de Paris (organe des Cadets du
Quercy) (décembre) : Tout se tient, Jean Bonnafous
(F) ; Le Valentinois (16-12) : articles de Celtius, Jan
de Nebro, Robert Marty (F).
—

Midi Libre

(11-1)

:

1951

—

La langue d'oc pourra

être en¬

nos écoles ... (F) ; La Dépêche (16-1) :
Les candidats bacheliers pourront répondre en patois à
leur examinateur; Combat, de Paris (17-1) : Faire

seignée dans

�LA

LOI

DEIXONNE

ET LA

PRESSE

537

disparaître les langues dialectales c'eût été laisser la

cathédrale de Chartres

menacer ruine, Charles Plisnier
Le Monde (20-1) : Félibres fébriles, Robert Escarpit (A) ; Le Valentinois (27-1), réplique au précé¬
dent, par Jan de Nebro (F) ; Eclair-Pyrénées (5-2) :
Le béarnais et le basque à l'école, Simin Palay (F) ; Le
Figaro (9-2) : La loi des ténèbres, Georges Duhamel
(A) ; Midi Libre (10-2) : La langue d'oc à l'école,
Jean Guin (F) ; L'Education Nationale (15-2) : L'en¬
seignement des langues et dialectes locaux, Gustave
Cohen (F) ; Aspects de la France (16-2) : Duhamel
le désolé, P. Boutang(F) ; La République du Centre,
d'Orléans (20-3) : article de Paul-Léon Andrieu(F) ; Midi
Libre (22-3) : Les Amis de la Langue d'oc veulent
que
soit organisé dès octobre l'enseignement légal de nos
dialectes, René Saulières (F) ; Cahors (avril) : Pour¬
quoi étudier les langues régionales ? Jean Bonnafous (F);
La République du Centré (3-4) : article de R. Garreau (A) ; (14 et 21-8) :
article de Paul-Léon Andrieu
(F) ; Le Canard enchaîné (25-4) : Moussu Duhamel,
tutu-panpan sur les fesses ... (F) ; Le Sud-Ouest (2310) : Bilinguisme, M. de Jauréguiberry (F) ; L'Aurore
(22-11) : Le dialecte dans les familles? Oui. A l'école
primaire? Non, Henry Bénazet (A) ; Le Figaro (1512) Mes échecs, G. Duhamel.

(F)

;

—

1952

—

Le Sud-Ouest (8 et 29-1) : Au sujet de l'enseigne¬
ment des langues régionales, M. de Jauréguiberry (F) ;
Bulletin de la Fédération des associations pari¬
siennes d'appartenance provençale (février) : Pren¬

dre conscience de

nos devoirs, Ivan Gaussen (F) ; Le
Figaro (28-2) : L'examen sans espoir, Pierre Audiat
(F) ; Le Gard à Paris (mars) : Le retour du proscrit,
I. Gaussen (F) ; (m&amp;i) : St. Rivarol, priez pour nous,
J. M. Priou (A) ; (juin) : Les méditations au proscrit,
I. Gaussen (F) ; L'Indépendant du Gard, de Nîmes
(1-4) : Bigot à l'école, I. Gaussen (F).

JEAN LESAFFRE.

�L'Ort dels Trobaires

NOÇAS D'ARGENT
Èra en setembre
gotejàvan mèl.
Brumas leugièras, dins lo cet,
Navegàvan coma un vaissèl,
Te-n sovenes?

...

Los rasims

Lo vaissèl bluenc del remembre.

Te-n

sovenes

?

Èrem

Davant la vida

e sas

crentoses

malors.

Èrem coma dos mainajons
Que sàbon pas que quèlhe flors,
Flors e potons per èstre uroses.
De

garrabièrs, dolentas fadas

Avian semenat lo casai.
Las

espinas nos an fait mal.
Mas, las violetas del randal,
Vertati

...

èran tant

perfumadas!...

Tôt

long de la dralha florida,
Mistoses, avèm caminat,
Avèm cantat, ...de còps
plorat
Sarrem-nos, ara, de costat
Gaitem pujar la juena vida.
...

...

...

Ramonda TR1C0IRE.

(parlar de VArièja).

�AMOR

e

TRAVALH

à la Bòria

A ladepen
bòria,: los
se quicôm
tôtjoines,
blaca, ee los
tôt que
ne
vièlhs blaca,los
coma

passais coma los que son à venir. Se quicòm se
desjunta e s'abridôla, tôt s'abridòla en même temps:
los vièlhs van à l'espital ; los
prats, los camps se fan
son

périr, se partàjan, s'escampìlhan. E l'ostal maudit,
abandonat, dins cinquanta ans enquèra, per temonhar d'aquela roïna, quilharà de tròsses de
parets
endolhadas dont las romècs finiran
quauque jorn per
acatar la vergonja.
Aqul perqué los romans d'amor fan tant de mal à
nòstra joinessa païsanta. Aqul perqué lo
pagés non
parla gaire d'amor, e aima pas gaire de n'ausir discutir sul ton que se-n discutis à l'acostumada.
Ten l'amor per
per ne

far

quora una

lo

quicôm de grand, de trop grand
: quora es una benediccion, e
catastrófa, e l'una coma l'autra meritan
una

risèia

respèt.

Duèi admiri aquela resèrva mudada en tradicion.
Mas alèra compreniai pas las rasons d'aquel silenci
que lo paire Vinhal impausava à totes los sentiments
del còr. A tòrt preniai aquel silenci per una indife-

M'afiguravi que se chautava d'acò, e que, se
permetia de venir à la Sôla, tôt còp, èra solament per far pròva de bon
vesinage e pels servicis
que li rendiai.
Se pòd ben qu'acò li foguès per quicôm, mas èra
pas, al segur, la rason caporala. Quand me convidava
à La Sôla, èra sustot per m'estudiar, e per que totes
rença.
me

�Antifasciste

Solidarité Internationale

FRANCO
l'U.N.E.S.C.0.

doit pas entrer à

ne

préliminaire du Conseil Economique et Social des Nations
d'admiseion de Franco à l'UNESCO a été appuyée par
certains pays démocratiques, dont la France, l'Angleterre, les Etats-Unis.
Or, le régime de Franco est la négation du libre développement de la
Science, de l'Education, de la Culture.
LA SCIENCE ?
L'article 3 de la loi du 39 juillet 1943 précise que la
religion d'Etat est la base des enseignements qui doivent être « accommodés
à ceux du dogme et de la morale catholique et aux normes du Droit
canonique en vigueur ».
LA LIBRE CULTURE ? -— Le décret du 6 avril 1943 ordonne que
« l'Institut National du livre espagnol » doit exécuter les consignes reçues
du Secrétaire Général de la Phalange ». Et le décret du 7 octobre 1946
donne à la « JUNTA » d'Orientation Cinématographique tout droit de
censure impitoyable sur les films.
LA LIBRE INFORMATION ? — La loi du 33 avril 1939 déclare « qu'on
ne peut
pas admettre que le journalisme vive en marge de l'Etat parce
qu'une liberté étendue dans le sens démocratique « nuirait » à une masse
de lecteurs emprisonnés par une presse sectaire ». Et, depuis novembre 1941,
le personnel de « l'Ecole de formation » est nommé exclusivement par le
parti unique, par la Phalange.
Depuis le début du soulèvement militaire, le Franquisme a systémati¬
quement poursuivi : l'élimination des Intellectuels indépendants = 40.000 ins¬
tituteurs ont été destitués, 7.000 emprisonnés, 6.000 fusillés. Des centaines
de journalistes, écrivains, poètes, professeurs, recteurs d'Université, doyens
de Faculté ont été massacrés. La loi du 39 juillet 1943 affirme que l'un des
objectifs du régime est de « faire de l'Université le bastion le plus solide
du phalangisme ».
Ainsi/les principes dont l'UNESCO prétend s'inspirer sont en contradiction
flagrante avec ceux du Franquisme qui, d'ailleurs, censure en Espagne les
publications de l'UNESCO. Liberté de conscience, liberté de
d'association sont nulles dans l'Espagne totalitaire, dont l'entrée dans
l'UNESCO est un défi à la logique, à la justice, à la vérité.
Si vous êtes convaincu que la Raison d'Etat ne saurait priver les Droiti
de l'homme,
envoyez une carte postale avec votre signature et votre
protestation à
Dans

un

vote

Unies, la demande

—

pensée, liberté

L'ASSEMBLÉE DE L'U.N.E.S.C.O.
19, rue Kléber
Vous

serez

en

Camus, Sartre,
la
la

bonne

PARIS

compagnie : Chauffier, B.

Cassou, O. Paz, A.

prise de position

-

honteuse des

Démocratie en tendant la

Russell, Kahn, Altman,

Breton, etc., ont déjà flétri

publiquement

représentants démocrates qui

main au bourreau
LE

de l'Espagne.

déshonorent

COMITÉ NATIONAL DE S. I. A.

�ENRIC

54°

MOULY

m'estudièssen ; èra coma un examèn que me fasia
passar sens que me-n dotèssi, ont totas mas paraulas, totes mos gèstes èran pesats e presats à lor va-

lor, siaudament,
Sens

me

sens

dotar que

indulgença ni severitat.
veniai aqui

per

èstre jujat, ai

pas besonh de te dire cossi m'aplicavi à me far valer. Èra una jôia per ieu çaquelà de travalhar prèp
de Finòta, e lo travalh me costava pas. Vesiai pas
la fin de mon corage, e èri pas tant pataud alèra coma
duèi.

Quand anàvem far de fuèlha al randal, aval, à
l'abroa del rieu de la Planqueta, que li a totjorn lamèma garrissada, èra ieu qu'arrapavi suis aures.
Tant naut que siaguèssen alèra, li t'aviai pas jèrt ;
montavi à la poncha coma un esquiròl, e me carravi
amont de ne cantar una en fintant à l'entorn dins
la davalada paisse las vacas e terrar los milhs.
Aviai

un

pigasson de Lasfargas, de Vilafranca,

que copava coma un rasor. Abrassavi l'aure de la
man esquèrra, e,
de la drecha, pim ! pam ! de per
dejost, al talon de cada branca tustavi que, de naut
en

bas, l'aure s'estrementissia. Los clapons volàvan

dins lo prat, e lo felhum
l'autra en escabelant dins

una flauja aprèp
bruch de fuèlhas lifra-

davalava
un

se quilhava tôt nud
candèla, los noets sangoses rasats sens
escalabradas, portant, à la cima, lo tira-sava coma
das.

Quand èri al fons, l'aure

coma una

un
drapèu. E, dins l'acapialament del felhum qu'apalhava lo prat, al torn de l'aure, las vacas galopàvan per gromandejar, en cruscant las ponchas ten¬
dras, tôt en cabassejant per escorsar los tous que

las issordàvan.

Rebugavi aital quatre à cinc garrisses dins la
matinada. A mièchjorn, Finòta, ambe la mamà, nos
venian portar la sopa que manjàvem totes ensemble,
à l'ombra, à l'abroa del rieu. Dins cap de restaurant
de Paris, cap de financièr ni de ministre avia pas

�AMOR E

l'apetit

que

TRAVALH

A

LA BORIA

541

m'avia donataquela matinada de travalh.
plan coma
sopa d'olada e la pascada que

E davant cap de fazan rostit èra
pas tant
ieu davant aquela

seguia.

L'esplendor de l'estivada, que rabastinava los tra¬
d'alentorn, lo silenci e la frescor de las om¬
bras à l'abroa
d'aquel rivatèl que musiquejava en
repetigant, e los uèlhs tant prigonds de Finòta, son
rire cascalhejaire e
fadejaire que jitava de jôia vas
verses

pertot, tôt acò remosat, e tant

e mai que caldria de
pajas per z'ôc defelsir coma cal, nos fasia de plangèiras agradivas dont gardi un remembre encantador. Las auriai pas cambiadas al
segur amb aquelas
dels monsurs qu'à-n-aquela sason
formilhéjan dins
las vilas d'aiga o sus las
gravas las plus renom-

madas.

Quand aviam curât lo panhèr, beugut çò que nos
e parlai de l'un e de l'autre, patin-patan, tornàvem atalar nòstre
prefach. Ambe lo podet ieu
amenudavi la brancalha, la copavi
de sièis pams de
long, e ramosavi al pèd d'un rove los barrons que
calia,

demoràvan. Finòta ambe
brancas una per una, las

sa

mamà

afagotàvan las

apariàvan coma cal ; e lo
paire Vinhal, darrièr, ambe de flaujas de salessa que
torsia de biais per las adossir
que petèssen pas, estacava los fagots. Los quilhava,
pièi, très per très,
dins lo prat, per que sequèssen sens s'escaufar.
Fasiam atal al ras de cent
fagots dins la jornada.
Èra un travalh que m'agradava, e auriai donat quicôm per que durèsse tota l'estivada. Cossi far ?
Quand aviam finit acò, quicòm mai nos esperava.
Es pas lo travalh que manca dins las bòrias.
D'aquel biais, passèri à la Sòla, aquela annada,
las melhoras jornadas de ma vida.
Enric

MOULY,

Trach de Grêla d'Abrial.

parlar del Roèrgue.

(jost prensa).

�UN MANTENEIRE DE LA LENGA MAIRALA

DUMAS "
IV.

Le Conteur

—

conteur.
ILUnnous
reste
dire paru
un mot
de d'être
Paul Dumas
seul
écrità lui
digne
conservé : c'est,
a

épisode

romanesque rattaché aux
vaut surtout par les descriptions.
un

Croisades, et qui

Voici,

en quelques mots, le sujet.
Tandis que le vicomte de Minerve festoie avec ses in¬
vités de Pépieux et de Ventajou, dont les fiancées, Nerte

Fany, habitent le château, un envoyé du duc de Narbonne vient les convoquer d'urgence à la croisade. Six
ans se passent ; les fiancées, devenues orphelines, sans
nouvelles, se consument à épier l'horizon. Un jour, sur¬
prises dans la salle basse par un orage effroyable, elles
sont retirées mourantes. Là-dessus, les croisés arrivent,
méconnaissables ; mais leurs fiancées ont perdu la rai¬
et

son.

Les invités pénètrent dans la
salle à manger tout ensemble :
Quand lo viscomte

e sa

minièra ont flambava

grande salle, cuisine et.

seguida dintrèron, davant la che-

fôc batalhèr

(2), Jaqueta, la governauquet de bois (3) que ténia
sus la fauda (4) ; e la Matalena, sa petita neboda, virava
l'aste (5) enforcat dins los capfoguièrs pesucs (6).
un

nanta, trissava de sal dins

un

(1) cf. Lo Gai Saber n°s 242, 244 e 246.
(2) feu flambant et pétillant ; (3) récipient (petit vaisseau) debuis ; (4) sur les genoux ; (5) le tournebroche ; (6) lourds che-

�PAUL DUMAS

Voici les

orphelines à leur poste de vigie

543

:

Assèitas davant la finestreta del

galachon (7), espiàvan de
grôsses niulasses (8) negres s'amontairar dins lo cèl de l'Aric (9) e de Sant-Pons. Nèrta, revirada vèrs la
Fany e d'una
votz alanguida, li demandât : « Veses
pas res, Fany ? — Vesi
lo jorn que se mascara
(10) dejost los torrogats (11) que
s'encastèlan (12). — Veses pas res mai ? Vesi de
polsièra que
revoluma (13) sul camin de Bezièrs.
Arrìban 1 Es élis ! »
s'escridèt Nèrta en se quilhant sul lèit. « Non,
faguèt la Fany
d'un ton malcorat, es lo
tropèl que torna del paissiu (14). —
Entendes pas ressontir la canson dels
proses (15) ? — Entendi la caramèla del pastorèl, e lo vent
que brusis dins las
balestièras (16)
— Trôna pas, Fany ? m'a semblât vese
un embelet
(17). Bon Dius ! nos caldrà morir de calor. Tè !
Un autre lausset(18). Anem-nos-n.»
Defùra, coma una muta
•de gosses prèstes à jaupar (19), las brumas
romegàvan (20).
—

...

Un affreux orage se

gient dans
torrent

déchaîne ; les jeunes filles se réfu¬
formant sous-sol, dominant le
lequel elle communique.

une caverne

avec

Dins Tescuresina de la nèit qu'èra venguda,
l'aurage s'èra
tot-à-fait descadenat
Un tron demorava pas l'autre, e sos
resclascaments (21) ressontissian ambe de rondinaments(22)
...

parius à de planhs

fin qu'anàvan sanglotar dins totis
pluèja, defôra, s'ausissia tombar coma
s'embresena (23) dins un espectaclos embo(24) ; los laussets que naissian se perdian dins los lausque morissian.

los recantons
de terralha que

...

sum

sets

sens

La

Quelques jours passent. Un beau matin,
Un clapassôl de tustet (25)
La Jaqueta corriguèt al Judàs
ment.

debranlèt la pôrta del castèl.
saber quai trucava tant ardi-

Vejët davant lo portai quatre òmes embarbássits, descar-

nêts ;

(7) la lucarne de la vigie ; (8) gros nuages ; (9) l'Alaric ;
(10) s'assombrit (m. à m. se barbouille de noir) ; (11) cumulus;
(12) s'amoncellent en châteaux; (13) tournoie en s'élevant ; (14)
pâturage ; (15) des preux ; (16) archières ; (17) éclair ; (18)
•éclair ; (19) aboyer ; (20) grognaient ; (21) claquements en cas¬
cade ; (22) gémissements, grondements sourds ; (23) se brise
-en mille morceaux ; (24) éboulement ;
(25) un coup violent de

�J. CUNNAC

544

nats, destrantalhats (26), cofats de berretas acodenidas (27),
los

pompils faissats de garamachas espelinsadas (28).
« Quais
siètz, vos ? — Jaqueta, reconeissètz pas los crosats de Menèrba ?
Acô ? Nani ! siètz d'auluros (29) ! »
E la governanta, mesfisanta, tampèt l'agueitador (30), e
butèt un ferrol (31) de mai. Puèi, se penjèt à la campana, e
balin, balan, balalin, balalan. Als primièrs côps de batalh,
los gosses siaguèron à la pòrta, acarnassits (32) à jaupar, e
las gents arribèron ambe de forças e de flagèls.
—

—

En vain l'un des revenants interpelle-t-illes gens par
leur nom et rappelle-t-il certains détails du passé. Mais
voilà que tout à coup surviennent deux chiens d'un voisin,

qui, devant les
inconnus

en

gens abasourdis, bondissent
leur léchant les mains.

Ce conte

ne

manque

vraiment

pas

de

autour des

saveur.

J. CUNNAC.

heurtoir ; (26) affreusement barbus, décharnés, tenant mal
sur
leurs jambes ; (27) calots graisseux ; (28) les mollets
ficelés de guêtres en loques ; (29) des «pastoureaux&gt;, brigands ;

(30) le judas

;

(31)

verrou ;

(32) acharnés.

Aprenèm que los Jòcs Florals de la Lenga catalana se
tendran ongan à Tolosa al mes d'octôbre. Que nôstres escolans s'adrèssen, per entresinnes, al Secretari, Senhe
Serrà-Baldo, Facultat de las Letras, Tolosa.

�REVISTAS E JORNALS
1951

Balletin

(seguida)

régional d'Informations universitaires de l'Acadé¬

mie de Toulouse.

(N° 5, mars-avril 1951) : lo majorai J. Palmade, à la fin d'un article ont lausa l'ôbra del felibre Léon
Soula, escriu : « Léon Soula restera le successeur de Goudouli et de Jasmin. On ne lui a pas fait la gloire vaine de
ses condisciples Perbosc et Estieu ... » I a de gents que pôdon pas escriure sens escupir sus qualqu'un.
Cahors, jornal mesadièr dels Catèts del Carsin (mars 1951),
porta de bons articles de Marcèl Decremps e de Joan Bonnafous. L'Enseignement Chrétien (juin-juillet 1951, p. 413):
Un voyage d'études en Espagne, per G. M., ont se pêd legir :
« Je trouvais (sic)
aussi beaucoup d'intérêt et de charme aux
villes de Tarragone et de Barcelone, mais j'y déplore l'usage
habituel du catalan entre les habitants ». Quai es aquel margolin qu'escriu acô ? Elle (19.111.1951) : Chronique des amants
célèbres des origines jusqu'à nos joiirs, ont un autor anonime escriu tota una paja d'inocentarias sus
Isaura. « A sa naissance, Clémence fut vouée à

Clemença

la Vierge
placée dans un couvent ... etc ». E dire que de milhèrs
de filhas en França legisson acô coma paraulas d'oracle.
A la Radift.
Ai escotat de polidas émissions, coma
aquelas de Gustave Cohen à Radiô-Nacional, als meses de
mai e de junh, sus la poesiadels trobadors; al même temps,
Caries Campros ténia d'un biais intéressant e imparcial la
et

—

Cronica de Cultura Occitana à

Radiô-Montpelhèr.
legir de cronicas en lenga d'ôc : L'In¬
dépendant, ed. de Narbona, ont i a las cronicas semmanièras
del Centre d'Estudis Occitans (A.-M. Ponrouch-Petit). ÉclairPyrénées, de Pau, ont escriu Lou Barbut (Simin Palay). Le
Jornals ont ai pogut

Réveil de Tarn-et-Garonne, Le Démocrate

de Montalban

de Tarn-et-Garonne,

(Pèire Gardes).
Josêp SALVAT.

LOS

CENTENARIS

OCCITANS

— Los
tolosans, crenhiguent l'invasion anglesa,
demolisson los ostals dels barris e refan lors muralhas.

set. 1352.

Lo rei de França restablis los Estats de
Lengadôc, suprimits en 1750.
d'agost 1852. — En Arle se ten lo primièr Roumavage di

28 d'oct. 1752.
29

—

troubaire.

Joan

de

MONTSEGUR.

�BOLEGADISSA OCCITANA
Lo

Oentena.fi

Lo centenari de

la

de Olovls Hugues

naissença

del poèta provençal Clovis

julhet. Dins la Sala

es estât célébrât à Scèus lo 6 de
de las Fèstas de la Comuna, prenguèron
Gaussen e Joan Lesaffre, per los Amies de

Hugues

la paraula Ivan
la Lenga d'Oc, los
senhes Valmy-Baisse, président de la Maison de Poésie, Maurici Brun, secretari-general de la Federacion Regionalista,
Joan Bonnafous al nom. dels Occitans de fòra-Provença, e
Depreux, deputat-cònse de Scèus. Se diguèron de poèmes de
Clovis Hugues, piòi l'òm s'acampèt davant son buste, dins l'Ort
dels felibres, ont Bancarel cantèt La Coupo. Enfin, La Respelido, de dòna Maria Texier, donèt, davant lo Pichòt Castèl,
un polit espetacle de dansas.
Avant de se-n anar, los Amies de la Lenga d'Oc s'acampèron
sul cròs de Josèp Loubet. En omenage, Joan Texier faguèt
ausir un aire de galobet qu'aimava lo mèstre, e Joan Lesaffre
legiguèt un poème de Loubet à Mistral.
A/VA/VVX

L,a Lei

Oeixonne

Condusida pel Senhe Maurici Deixonne, députât del Tarn,
raportaire de la lei sus l'ensenhament de las lengas e dels dialèctes locals, una delegacion del Cartèl de Defensa, comprenent P.-L. Berthaud, delegat général, Toulemont, représentant
l'Union dels Deféndeires del Breton, Ivan Gaussen e Joan Le¬
saffre, représentant los Amies de la Lenga d'Oc de Paris, es estada recebuda, lo Ier de julhet, al Ministèri de l'Educacion
Nacionala, pel Senhe Donzelot, director de l'Ensënhament
Superior.
La delegacion a debanat davant lo Senhe Donzelot los résul¬
tats obtenguts, dins l'annada escolaria, per l'aplicacion de la
lei. Li a senhalat los punts ont, dins los diferents ôrdres d'ensenhament, l'aplicacion de la lei a sofèrt de restriccions de la
part dels agents d'execucion, mai que mai en çô que pertòca
los certificats de licencia, las interrogacions facultativas al
bacalaureat, e l'introduccion de l'ensenhament dialectal dins
las activitats dirigidas del primièr grau.
La delegacion a laissât sus aquels punts un rapôrt dins las
mans del senhe Donzelot qu'a promés de l'estudiar ambe la mai
granda benvolensa.
.

VWVVV

�BOLEGADISSA

En

onor

de

OCCITANA

547

Loïs Julié

Lo dimenge 6 de julhet s'inauguret en ciutat de Milhau nna
plaça portant lo nom del valoros felibre Lois Julié ( 1877-1947).
La lausenja de Lois Julié foguèt dita per Jbrdi Girard, lo
mèstre-animator d'aqucl festanal, Josèp Vaylet, jos-sendic de
la Mantenencia de Lengadòc e Vadjunt al Cànse Monteillet.
Una delegacion anèt florir sa tomba dins lo cementèri ont

dormisson lor darrièr

som

la cantaira Emma Calvé

e

lo

ma¬

jorai Leopbld Constans.
Se fa guet la distribucion solennala dels prètses del Concors
escolari organisât per Jbrdi Girard ambe L'ajuda de la Direccion del Licèu de Rodés e del Colège de Milhau.
Dbna Delcamp rcpresentava lo Colège d'Occitania.
vvv vw

I_a

Campana d'Agot

L'Escòla felibrenca de

Sant-Somplesi

a

perseguit

sos acamps

mesadièrs tota aquesta annada escolaria, consacrant totas sas
sesilhas à l'estudi de Mistral, de son ôbra, de sa doctrina.
Per

coronar

son

annada de bèl travalh felibrenc, l'Escôla

organisèt una taulejada ont la manteneiris Joana Escouboué
faguèt servir de plats terradorencs. I ajèt lo brinde del valent
capiscòl lo canonge Farenc — qu'es ni canonge dormilhos ni
anti-mistralenc
del senhe Albert qu'ofriguèt al capiscôl una
polida medalha de Mistral (totjorn Mistral), de cants ambe
dôna Escribe, Joan Colin, Caries de Viviès, etc ... e mêmes
La Copa !
—

,

VW\&lt;W

L'Esoôla de

la Crotzdauna

S'acampèt à Carcassona, lo 28 de junh, ambe los deportats
politics de Tolosa, Carcassona, Be\iers e Perpinhan, jos la
presidença d'Albert Sarraut, son capiscbl d'onor. Lo majoralabat Salvat
l'unie majorai que représentât en deportacion
lo Consistbri dels majorais — cantèt e faguèt cantar lo cant
—

de La Galèra.

A Narbona, lo 6 de julhet, setornèt inaugurar lo monument
Ferroul, lo patriôta occitan. Nòstra escolana dôna PonrouchPetit faguèt en bêla lenga d'Oc lo laus méritât per aquel grand

à

amie de Mistral.

Lo dimenge 20 de julhet, à Sant-Pèire de la Mar, prèp de
Narbona, l'abesque de Carcassona benesiguèt una polida cam¬
pana portant una inscripcion occitana :

�BOLEGADISSA

548

OCCITANA

t'alassar, campana de Sant-Péire,
ta vot\ arribe al fon\e de la mar.
Lo majoral-abat Salvat avia fait lo presic.
Sona

sens

E que

A l'abadha de Sant-Miquèl de Cuxà, en Rosselhon, se
lo iq de julhet, un misteri catalan inédit de

joguet,

nàstre bel amie
Josèp-Sebastian Pons, manteneire de VAcademia dels Jàcs

Florals, acompanbat de musica, òbra del famos compositor
Pau Casais. Foguet una subrebèla reiissida. Lo majoral-abat
Salvat avia fait aperavant, en lenga catalana-occitana, lo
panegiric de sant Peire Orsèol, objet del misteri.

Aprenèm que nàstre amie Pèire-Lois Berthaud, conseiller
de l'Escôla Oecitana, ven d'èstre desinnat per l'Assemblada
Nacionala coma membre de VAssemblada de VUnion Francesa.

Aquï trobard nàstre amie Albert Sarraut, capiseàl d'onor de
l'Escôla de la Crotq-Jauna. Lo complimentam coralament, e
sèm segurs que, aqut, fard de bon travalh occitan, e que sa
paraula i sera melhor escotada que dins lo Consistàri Santestelenc, ont VEstela lusis pas totjorn, se-n manca plan.
Compliments à nôstres escolans : lo primièr président RaiEscudier, jos-capiscól de l'Escòla delà Crotz-Jauna, nommat comandor de la Légion d'Onor ;
lo comandant Laurentie, de l'Escòla de la Crotz-Jauna,

mon

nommât

Avèm

oficièr.

après ambe granda pena la môrt
(Tarn), lo i" de julhet, de nôstra

escolana

à Las Cabanas
"

Joana Galaup,

un
fèstas occitanas ;
à

grand côr, qu'avia engimbat à Côrda de bêlas

Tolosa, lo 8 de julhet, de Monsenhor Saltet, professor à
dels Jôcs Florals,

l'Institut Catolic, manteneire de TAcademia
membre fidèl de l'Escôla Occitana ;

à Tolosa encara, lo 19 de julhet, de nòstre amie lo professor
Bellido, de l'Universitat de Barcelona, grand patriôta catalan
e fervoros amie de l'Escôla Occitana.

Que Santa Estèla e Clemença Isaura los recében
ment al

amistosa-

Paradis.

Cri-Cri.

lmp. d'Editions Occitanes

-

Castelnaudary.

I.e Gérant: J.

SAISÎT.
/v
•

y

�Histoire

de la Littérature Occitane

l'ansavoir
de
QUANDescolans,
nous proposâmes,
dernier,
à certainsplai¬
de nous faire
s'ils auraient
nos

recevoir, dactylographié, un résumé des dix leçons
le majoral-abbé Salvat s'apprêtait à consacrer au
poète Jasmin, un grand nombre accueillirent avec plaisir
cette idée, et le projet fut réalisé avec succès.
Il nous semble qu'une nouvelle proposition aura l'agré¬
ment de nos escolans, surtout de ceux qui, maintenant,
désirent apprendre à leurs élèves des notions de litté¬
sir à
que

rature

Le

occitane.

professeur du Collège d'Occitanie caresse le projet

d'une Histoire de la Littératnre Occitane, qu'il réa¬
liserait en trois séries de leçons consacrées à l'âge d'or,
à la décadence, à la renaissance. Cette année 1952-1953,
treize leçons traiteraient de l'âge d'or de la littérature
occitane.
La langue occitane : histoire et
Le problème de la restauration
3. Les premiers monuments de la
4. Le problème des origines de la
1.

2.

5.
6.
7.

8.
9.

géographie.
de la langue d'oc.
littérature occitane.
poésie occitane.

Poétique et musique des troubadours.
Les genres littéraires des troubadours.
Les troubadours du. Limousin, de l'Auvergne et du
Languedoc.
Les troubadours de la Gascogne, de la Provence, de
la Catalogne et de l'Italie.
La transformation de la lyrique et l'influence des
troubadours.

10.

La

poésie épique d'Occitanie : La Canson

sada.

:

de la Cro-

Flamenca.

11. Le
d'Occitanie
12. Littérature didactique, morale
13. Le déclin au XIVme siècle.
roman

et religieuse.

Chaque leçon comprendra quatre grandes pages dac¬
tylographiées. L'ensemble des treize leçons sera envoyé
aux souscripteurs, tous frais payés, pour la somme de
800, 700, ou 600 francs suivant le nombre des souscrip¬
teurs.

Les escolans désireux de se procurer ainsi un bon
résumé de l'Histoire de la Littérature Occitane
doivent le faire savoir, en donnant nom et adresse, à

Mademoiselle Marcelle
Cours

Complémentaire

—

DOUMENG,

GAILLAC (Tarn.)

�EIN VENTE -A.

l'Imprimerie d'Editions Occitanes
3. Quai du Port

-

CASTELNAUDARY

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiini

Prosper ESTIEU.
Lou Terradou, sonets occitans
franceza (i vol. in-8°, 300 p.)
—

ambe

très

traduccion

rare

fr.

500.»

Flors d'Occitania, sonets occitans ambe traduccion
franceza (1 vol. in-8°, 280 p.)
fr. 400.»
La Canson

Occitana, poèmes en lenga
(1 vol. in-8°, 264 p.) .

traduccion franceza
Lo Romancero

Occitan, poèmes

traduccion franceza

(1 vol. in-8",

en

d'Oc ambe
fr. 400.»

lenga d'Oc ambe
p.) . fr. 450.»

344

Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
et traduct. franç.
pouvant se chanter dans les

occitan

deux

langues (1 vol. in-8°,

104

p.)

.

.

.

fr.

450.»

Lo Fablièr Occitan, ambe

(1 vol. in-8°,.

170

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Las Bucolicas de

lexic occitan-francés
ilustracions de P. Sibra. fr. 400.»
Vergili

en

in-8% 68 p.)
Lo Mètge de Cucunhan
cions de P. Sibra
Las Oras luscralas
sonets

8°,

200

ritmes occitans ( 1 volfr. 300.»

(1 vol in-8°,

30

p.) ilustra¬
fr.

200.»

(Les Heures crépusculaires)t
(1 vol. in-

occitans ambe traduccion franceza

p.)

Hommage à sa mémoire (1 vol. in-8
( Frais de port

en sus

).

142

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350.»

p.) fr.

300.»

�</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Girou, Jean (1889-1972)</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Tricoire, Raymonde (1899-1994)</text>
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              <text>Mouly, Enric (1896-1981)</text>
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              <text>Cunnac, J.</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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