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                  <text>/J~of 3

Lo

Gai
Revista de l'ESCOLA

OCCITANA

Ois Aup i

Pirenèu

—

1;. Mistral.

Pierre-Louis BERTHAUD
ture

:

Une Histoire de la Littéra¬

Occitane.

Ferran GAIJLHET

:

Idèas federalistas de deman ?

La DIRECCION

:

La

A. ROl'SSILIIE

:

Libres novèls

Langue d'Oc à l'école.
(Literatura).
Lo LEGEIRE: Bibliografia.
losèp SALVAT : Revistas e Jornals 1952 (seguida).
Lo Centenari del Felibrige.—
(Paul Lambert). —
Emili Domenech, Paul de Subra,

Bolcgadissn Occitana
L'Escôla

de

Mortuorum

:

la

:

Crotz-Jauna

Joan-Felician Court.

KVWWWWVWWWVWWWWWWWVWVW

34» annada, n° 253

—

Setembre-Octobre 1953

80 frs.

�GAI SABER

LO

Revlsta de l'BSCOLA OCCITAN A
Red.
31, rue
Adm.

abbé SALVAT

de la Fonderie

PRIVAT,

;

:

14, rue

—

c/c. POST. TOULOUSE
Abonaments

Prança :
Estrange

:

Toulouse

des Arts

—

Toulouse

II7.240

un an

.

: un an

.

.300 fr.

.

.

500 fr.

BUREAU DE L'ESCOLA OCCITANA
Capiscol
Jos-cAPiscoLS

:

Clavaire

:

:

J.-ROZÈS de BROUSSE, majorai, Toulouse.
CUBAYNES, majorai, Concots (Lot).
Henri MOULY, majorai, Compolibat (Aveyron).
Pierre-Louis BERTHAUD, majorai, Paris.
Marcel SENDRAIL, mainteneur des Jeux
Floraux, Toulouse.

Jules

Secretari: Joseph

Secretari-adjunt

:

SALjVAT, majorai, Toulouse.

Jean

SÉGUY, mainteneur

raux,

des Jeux Flo¬

Toulouse.

Le n° 254 (novembre-décembre 1953) contien¬
dra la suite des études de notre directeur l'abbé
Salvat sur le Centenaire du Félibrige :

III.

=

Le dernier rassemblement

Le

poétique:

Congrès d'Aix de 1853

�Lo Gai Saber, n° 253.

UNE HISTOIRE
DE LA

Littérature Occitane (1)

n'existait jusqu'ici
de la
Il littérature
histoire
complète
des pays aucune
travaux
méritoires
d'oc ; des

périodes, ou certaines ré¬
restait à rassembler les notions acquises à tra¬
vers
temps et l'espace.
Ce qu'il importe en effet de souligner, à nos propres
yeux et à ceux de l'étranger, c'est l'existence ininter¬
rompue d'une expression littéraire de la pensée des
pays d'oc, depuis les troubadours — et même avant,
avaient embrassé certaines

gions

;
le

le montre l'excellent Boècis édité il y a un an
deux par MM. René Lavaud et J. Machicot — jus¬

comme
ou

qu'à nos jours. C'est un courant
ments

ding

»,

ou

continu, avec des mo¬

des lieux où s'est fait sentir un certain « fa-

sans

doute, mais le fait qui peut justifier plei¬

précisé¬

nement notre prétention à ne pas mourir est
ment cette absence de pauses et de silences dans
littérature. Que, pour la commodité de

notre

l'exposition, on
puisse, comme en histoire, diviser notre littérature en
tranches
l'Age d'or, la Décadence, la Renaissance —,
le procédé est admissible, mais dangereux : il tend à
—

étanches là où la vie réelle n'en à
pas mis et à fausser nos idées. Le mérite premier de
Ch. Camproux est d'avoir renversé ces séparations su¬
perflues : en réalité, les prétendues « périodes &gt;» chevau¬
chent d'ailleurs les unes sur les autres ; mais l'essentiel
élever des cloisons

�P.-L.

138

BERTHAUD

reste que la langue d'oc ne
siècles : aucune voix, pour

eu, comme par
cieux.

miracle, à

Le deuxième mérite de

s'est jamais tue depuis dix

prestigieuse qu'elle lût, n'a.

se

lever dans un désert silen¬

Camproux, c'est de n'avoir

si

pas écrit une histoire de la littérature d'oc comme
c'était là un phénomène isolé des contingences ; il l'a

étayé à l'évolution politique, historique, sociale, écono¬
mique, religieuse de nos pays. On dit généralement, par
exemple, que la Croisade des Albigeois aurait tué, au
moins provisoirement, l'expression littéraire de notrecivilisation propre. On voit clairement, à lire le livre de
Camproux, qu'il n'en est rien : si la mort des petites
cours méridionales, ou la disparition de ces foyers de
culture qu'étaient les châteaux nobles, a frappé notre
littérature, ce fut en la forçant à l'émigration vers des
cieux plus cléments, ou bien encore à évoluer. Mais elle
a survécu, elle a influencé, et d'autre part, le peuple
d'oc lui-même n'a jamais cessé de s'exprimer en oc ;
écrivains l'ont fait dans d'autres genres ou sous
d'autres formes que les précédents ; mais c'est tout. Et
ces formes nouvelles procédaient de l'évolution propre
des pays d'oc eux-mêmes, en reflétant les mœurs ou
conditions sociales.
ses

les-

Le troisième mérite de ce livre est d'avoir mis en re¬
lief certains aspects, généralement mal connus, ou vo¬
lontiers méconnus de notre histoire littéraire : par exem¬

ple le XVP siècle

—

qui marque comme une Renais¬
mais en bien d'au¬
Provence —, ou le

sance, non seulement en Gascogne,
tres points de nos terres, et jusqu'en

qui fut, non seulement en Pro¬
mais ici encore ailleurs, extrêmement fécond.
Continuité et évolution, par conséquent vie incontes¬
tablement vivante, telles sont les deux caractéristiques
début du XIX" siècle

vence,

de notre littérature. Evolution des genres, évolution
des thèmes littéraires, originalité et non imitation : Cam¬

signale souvent des œuvres d'oç antérieures aux
grands courants de la littérature française que l'on nous
proux

�UNE HISTOIRE DE LA

LITTÉRATURE OCCITANE

139

souvent et à tort d'imiter : nous l'avons précé¬
dée à maintes reprises ; et c'est ainsi qu'on peut décou¬
vrir chez nous 1' « amour de la nature » bien avant

Accuse

qu'il

ne

donne le branle à la littérature pré-romantique

romantique d'oïl.
Qu'il y ait donc une unité certaine, dans le temps et
•dans l'espace, de notre littérature ; qu'il y ait même
une certaine unité dans le caractère propre de son ex¬
pression, voilà ce dont le livre de Camproux nous aide
à nous rendre compte. C'est une raison de fierté pour
ou

nous

tous.

L'importance d'un tel livre — écrit par un homme
pouvant signer d'un titre universitaire qui le classe aux
yeux du monde entier, et édité par une maison de re¬
nom mondial
apparaît à tous. On se trouve ici en
—

face d'un événement dont rien ni personne ne saurait
contester le retentissement. Une lacune déplorable est
en effet ainsi magistralement réparée et nous

franchis¬

sons un

pas

énorme

: nous

allons pouvoir, maintenant,

passer du stade de l'inventaire général
le stade historique, si l'on veut — à
—

de nos œuvres

celui de la cri¬

tique littéraire elle-même, de la discussion des grands
problèmes de l'évolution à quoi une littérature digne de
•ce nom ne saurait se soustraire. Il y aura probablement,
tant le travail a été fait avec un souci de minutie, peu
à ajouter à l'inventaire de Camproux ; mais, en même
temps, il a ouvert la voie à besogne plus haute et plus

profonde

:

si l'énumération n'est

désormais plus à faire,

discussion de la valeur des œuvres,
•de leurs origines, de leurs tendances, de leur sens in¬
reste l'examen et la

time, de leur place dans la tittérature mondiale.
A l'égard de notre véritable histoire littéraire, nous
•étions un peu le peuple assis dans les ténèbres : nous

comme à tâtons, au risque de repasser
les mêmes sentiers et d'en oublier d'au¬
tres parce qu'il n'existait pas d'ouvrage de synthèse
donnant 1' «état de la question». Camproux a ainsi brisé
une de ces murailles derrière lesquelles nous nous sennous

cherchions

vingt fois

par

�i

40

p.-L.

berthaud

comme isolés
quand nous ne nous y isolions
nous-mêmes avec une sorte de morose délectation.
"Repliés sur nous et résignés à n'être connus qne de
quelques curieux ou sympathisants, peut-on dire que
nous risquions étouffement ou tout au moins étiolement?
Voici une fenêtre ouverte et nous devenons d'un coup
matière d'étude accessible à tous, au grand public
comme à la critique générale et au monde littéraire. Et
nous y accédons tout entiers, en bloc, comme un tout
un et indivisible », à notre tour !
Premier des indispensables ouvrages de synthèse
qui nous ouvriront la voie à une connaissance plus
exacte et profonde de tout notre domaine (historique,
géographie, esthétique, dialectologique, ethnologique,
sociologique, psychologique, éthique, etc. ... ), le livre
de Camproux mérite d'être signalé comme une date im¬
portante pour nous tous, des Alpes aux Pyrénées.

tions

...

pas

«

Pierre-Louis BERTHAUD.

(i) Histoire de la Littérature Occitane, par
Paris, Payot, 1953, in-8, 240 p.

proux,

Charles Cam¬

�IDEAS FEDERALISTAS
DE

DEMAN?1'

al Fédéralisme,nôstra
pas, çaquelà,
Laalmùda
d'auèi esintranacionalde
nonjoventut,
Fédéralisme
pozat
al Fédéralisme supranacional
Fédéralisme Europenc que recata-

à la font mistralenca, mas

e, per començar, al
ria dins son sen totis los naeionalismes
al mens, d'Eurôpa occidentala.
Es que aquel Fédéralisme, volgut
Units d'America e de dedins per

d'Eurôpa, o, tôt

de déféra pels Estats-

qualques Europencs,

realisar un jorn ?
qu'an saludat la Comunitat del Carbon e de l'Acièr coma la preiabricacion de l'Eurôpa novèla e que véson déjà dins lo Conselh de l'Eurôpa que se sièta à Estrasborg coma la íìguracion de Novèls Estats-Units d'Eu¬

pôd

se

N'i

a

rôpa.
Acô rai, mas n'i a tant-ben que vôlon pas entendre
parlar d'una armada comuna europenca, ont serian religadas d'unitats alemandas, italianas o francesas enemigas d'aïèr.
Avèm pas aici à prene partit sus aquelas discussions
prôpiament politicas, mas tôt un cadun pôd tene à çô
que siague mes fin d'un biais o de l'autre un côp per to¬
tis al antagonisme francô-aleman e qu'un mercat à l'escala del monde d'ara siague duhèrt à las produccions de i
la tèrra

e

de l'usina.

supranacional dins un con¬

Mas es que un fédéralisme
tinent ont los antagonismes an

segur fratricidas, pôd
tais que son la causa
l'Estat aleman, l'Estat

condesit à de guèrras al
partir d'un bon pèd d'aquels Es¬
d'aquels antagonismes, à saber,
italian, l'Estat francés, etc

(i) Vese dins Lo Gai Saber de janv.-febrièr 1948 (n°
151) ldeas fédéra listas d'aier e dins Lo Gai Saber de
agost 1948 (n° 226, p. 253) Ldèas federalistas d'auèi.

...

?

223, p.

julhet-

�FERRAN

142

GAULHET

Lo fédéralisme lo melhor réussit del monde es lo fédé¬
ralisme elvetic ; e es europenc ! A pas agut l'idèia caborla
de federar entre élis de siiissas italians, de siiissas ro¬
mans, de siiissas alemans, que, coma cadun sap,
rian coma lo diable aima l'aiga senhada, mas

deses, de berneses, de grisons, etc.
Es

s'aimade val-

...

lo canton elvetic (valent-à-dire

la

provincia), tal

la

que l'a créât l'istôria de l'Atge miejan, que constituïs
cellula basica del fédéralisme elvetic. E se lo quadrilin-

giiisme oficial de la confederacion elvetica (francés, aleman, italian, romanche) es una perfeccion istorica, es
que cap de canton fédérât représenta à-n-el sol una
lenga, una raça determinadas ; los elements romans e
alemans, per exemple, son atalhonats en mai d'un can¬
ton ; i a mêmes de cantons que son à cabalh naturalament sus de partidas lingiiisticas e etnicas diferentas de
la confederacion.
Per far una Eurôpa vidabla, cal far de l'Eurôpa una
Elvecia en grand e, per acô faire, la solucion la mai
radicala séria de reprene las vièlhas « nacions » nascudas de las micas feudalas, al mens las qu'an agut una
individualitat pron bêla.

exemple, en França : Lengadôc, Gasconha, ProAlsaça, Franca-Comtat, etc... ; en Alemanha: Bavièra, Bada, Wurtemberg, etc... ; en Belgica mêmes :
Brabant, Flandra, etc... ; en Italia : Toscana, Piémont,.
Sicilia, etc... serian las celulas de basi d'una vertadièra
Eurôpa, ont i auria ni vincuts ni vinceires, mas d'EuroPer

vença,

pencs

...

Es que aquela solucion benlèu trop radicala podria pas
èsse retenguda coma esperit, coma tendencia d'una

constitucion federala

d'Euròpa nova ?

Pensi que la vertadièra confederacion europenca deu
federalisar, en prenent l'escala non pas del plus bèl Es¬
tât, mas del plus pichon. E lo plus pichon es lo Luxemborg. A-n-aquel fait, i podèm pas res que de lo cons¬
tatai-. Tant ben, à legir los Estatuts de la Nauta-Autoritat

�idèas

del Carbon

e

de

eederalistas

de deman

?

143

l'Acièr, ômpôdvese quel'existencia dins

« pool » del Luxemborg sul pèd d'egalitat ambe
d'Estats coma França 0 Alemanha, i a permés de se talhar
dins los Conselhs la part del lïon (lo lion de sas armas,
ben-lèu !)

aquel

I a pas qu'à balhar à las vièlhas « nacions » d'Euròpa
(vòli dire à las provincias de basi) una representacion
semblanta à la del Luxemborg, à començar per aquels
conselhs que vôlon èsse lo clèsc de l'Euròpa economica

de deman.
Coma se pôd pas suprimir sulcôp los Estats intermediaris entre aquelas provincias de basi e los organismes
europencs, i a pas qu'à ensajar de dire à cada Estât unitari 0 non (França, Alemanha, Italia, etc...) de lixar elmèmes l'Estatut interior d'aquelas provincias, al mens
per lor representacion
Fédérais Europencs.

à

una

Cramba

e

à-n-un Executiu

représentant als organismes confederals es,
francés 0 un aleman 0 un italian 0 un
bèlge, un représentant desinnat dirèctament pels Alsacians, pels Lengadocians, pels Bavièreses, pels PiemonSe cada

avant d'èsse un

teses, pels

Sicilians, pels Brabançons, i a qualquas possi-

bilitats que l'esperit confédéral d'abôrd, fédéral apèi, neteje un jorn tôt aquel èime « nacionalitari » falsament
patriotic d'ont son partidas las guèrras d'infèrn entre

Europencs de 1792 à 1945.
Atal lo fédéralisme supranacional serà, se non la
résulta coma en Elvecia d'un fédéralisme intranacional,
al mens la melhora chança de la resurgida de çô que i
avia de mai sancer dins l'eiretage de nôstra civilisacion

occidentala, vôli dire, en parafrasant Mistral : de
la reconquista del nôstre onor de nacion ! »
«

Ferran GAULHET.
Lavaur,

22

d'agost de 1953.

�LA LANGUE D'OC A

L'ÉCOLE

Aici lo texte d'un vòt que la Facultat de las Letras de l'Universitat de Tolosafaguèt siu sus la proposicion del professor

Joan Seguy, nòstre

secretari-adjunt.
Toulouse, 3 février 1953.

PROPOSITION

DE

VŒUX

S~l'U NITE du domaine linguistique galloromain est une réalité objective. Malgré
■

l'opposition entre langue d'oïl et

m

langue

d'oc, cette unité apparaît certaine, surtout si
l'on considère les périodes anciennes. Aujour¬
d'hui encore, où les divergences sont devenues
très sensibles, on n aperçoit pas une ligne de cli¬

qui séparerait nettement les deux aires. Si
qu'il est scientifiquement impossible de com¬
prendre les faits d'oïl sans les comparer à ceux
d'oc, et réciproquement. Tous les romanistes
français déplorent que l'étude de l'ancien occi¬
tan constitue une discipline à part dans l'ensei¬
gnement supérieur, et que la variété méridio¬
nale du roman de France soit traitée comme un
idiome étranger ; ou tout au moins, que les ré¬
férences à l'ancien occitan données dans l'ensei¬
gnement de l'ancien français soient considérées
comme accessoires, alors qu'elles devraient être
vage
bien

tenues

pour

essentielles.

Sud de la

D'autre part, la poésie lyrique du
France au Moyen Age a été Vexpression des plus
hautes valeurs humaines et a exercé une influ¬
ence

profonde et définitive sur lès

tendances et

occidentale ; toute
la lyrique médiévale de l'Europe, et particuliè¬
rement celle du Nord de la France, est incom¬
préhensible sans la connaissance des modèles
occitans. La France est le seul pays où les étul'évolution de la civilisation

�la

langue

d'oc

a

l'école

145

diants de

philologie romane envisagent séparé¬
ment les deux versants de la langue et de la cul¬
ture

françaises ; plus exactement, où les étu¬
diants de philologie romane, et conséquemment
les professeurs de lettres, ignorent la moitié du
patrimoine culturel de la France. L'Assemblée
de la Faculté des Lettres de l'Université de Tou¬
louse émet donc le vœu suivant :

1) certificat de littérature française. —
Lorsque des œuvres de trouvères ou qu'une ques¬
tion concernant la lyrique médiévale d'oïl figu¬
reront au programme, on expliquera aux étu¬
diants quelques poésies de troubadours accom¬
pagnées de leur traduction en français moderne ;
l'histoire de la lyrique d'oïl ne sera pas séparée
de l'histoire de la lyrique d'oc. Aux examens,
les connaissances des étudiants seront vérifiées
touchant ces points, sans qu'on leur demande
évidemment de traduire ou d'expliquer un texte
en

ancien occitan.

2) certificat de grammaire et philologie. —
Dans les études de linguistique française (pho¬

nétique, morphologie, vocabulaire), les référen¬
à l'ancien occitan auront une place privilé¬
giée. Quelques conférences spéciales seront con¬
sacrées chaque année à la caractérisation de l'oc¬
citan par l'examen de textes choisis. Les connais¬
ces

des candidats seront contrôlées au cours
des épreuves, quand Vexplication des faits d'oïl
demandera à être éclairée par des faits d'oc.

sances

3) certificat de grammaire et philologie
■—
L'objet des études sanctionnées
par ce certificat étant la seule linguistique fran¬
çaise, il importe que ce qui concerne le domaine
gallo-roman y soit approfondi et exactement
connu dans son
intégrité. L'ignorance des faits
occitans est ici particulièrement inadmissible.
françaises.

�146

•

LA. LANGUE

B'OC

A

L'ÉCOLE

L'étude de l'ancien occitan sera donc plus pous¬
sée que dans la préparation du certificat de-

grammaire et philologie ; les étudiants suivront
un enseignement spécial, et le régime de l'exa¬
men sera modifié en conséquence : il y aura à l'o¬
ral, en plus des épreuves actuellement en vi¬
gueur, une épreuve d'ancien occitan comportant

la traduction et le commentaire linguistique
d'un bref passage pris dans des morceaux choi¬
sis inscrits au programme ( l'ensemble de ces
morceaux choisis ne dépassera pas une quin¬

zaine de pages). Cette épreuve sera notée avec un
coefficient ijjÊAqmì de plan bonas causas. Lo camin s'agrandis£A DIRECCION.

�LIBRES

NOVÈLS

LITERATURA

Les troubadours et le Sentiment romanesque,

per R.
(in-8, 212 p., Paris, Les Editions du Chêne, 1945).—
La Joie d'Amour, per P. Belperron (in-8, 245 p., Paris, Pion,
1948). — Langue et Littérature d'Oc, per A. Gourdin (in-12,
128 p., coll. «Que sais-je ?», Paris, Presses Universitaires de
France, 1948). — Le Félibrige, per E. Ripert (in-12, 220 p.,
coll. Armand Colin, Paris, 1948). — La Literature Gasconne,
per Miquèu de Camelat(in-8,164 p., edit. EscoleGastou-Febus,
Pau, Marrimpouey, 1950). — Histoire littéraire des Cévennes,
per J. Susini (in-8, 204 p., Alès, Brabo, 1949). — La base histo¬
rique de l'Epopée médiévale, per H. Grégoire e Rita Lejeune
(in-8, 54 p., Baden-Baden, Kunst und Wissenschaft, s. d.). —
La date du roman de Jaufré, per R. Lejeune (in-8, 40 p., extr.
de « Le Moyen-Age », 1948). — Un Monje-cavalher : En Jerbni
de Perigus, per L. Delluc (in-8, 30 p., separata de «Anales
del Centro de Cultura Valenciana », Valencia, Sucesor de
Vives Mora, 1951).
I.

—

Briffault

II.
Le Poème du Rhône, per C.
des «Annales de la Fac. des L.
—

Rostaing (in-8,20 p., extr.

d'Aix», Gap, Louis-Jean,

— Homenatge à Mistral, pel Patronat de Cultura Cata(in-8, 22 p. Bogota-Colombia, 1949). — Dreamer and Striver, per C.M. Girdlestone (in-8, rel., 276 p., London, Methuen, 1937). —Jules Cassini, per Anfos-Martin (in-8, 80 p.,
Vaison-la-Romaine, Macabet frères, 1951). — Crousillat,
Doyen des Fèlibres, per H. Teissier, amb un prefaci d'E.
Ripert (in-8, 166 p. Salon, Ed. du Régional, 1948). — Charloun Rieu, dôu Paradou, pouèto, per M. Mauron (in-8, 212 p.,
Les Editions du Balancier, s.d.). — Un Apôtre du Félibrige :
le majorai Joseph Loubet, per Ivan Gaussen (in-8, 14 p., Tou¬
louse, Edit. Collège d'Occitanie, 1951).
III.
Un soir avec Goudouli, per M. A. Amouroux (in-8,
'98 p., coll. «Les Amis de la langue d'Oc», Castelnaudary,
lmp. d'Edit. Occitanes, 1950). — Emili Barthe e lo Teatre
d'Oc, per E. Vieu (in-8, 12 p., Tolosa, Institut d'Estudis Oc¬
citans, 1949). — L'œuvre théâtrale d'Emile Barthe, per L.
Cordes (in-8, 12 p., tirage à part du « GaiSaber», Castelnau¬
dary, lmp. Lauragaise, 1949). — A la mémoire de C. Gandilhon Gens d'Armes (in-12, 38 p., s.d.). — Gandilhon Gens
d'Armes (in-8, 82 p., «Auvergne», rev. trim. 1949). — Mélanges
offerts à M. le Professeur Henri Gavel ( in-8, 100p., Toulouse,
Privât, 1948).

1950).

lana

—

■

�A.

148

ROUSSILHE

I

LA Literatura
Occitanade esviages
un païs
de meravilhas
pòd complir
encantadors.
Mas
ont se

un d'aquelses âmes de sciença e d'èiconeisson o devinhan lo camin. Se'n tròba,
Dius-mercés, e de mai en mai.

cal

un

rae

que

Mentor,

Un que sab ont vòl menar son
senhe R. Briffault. A escrich sus «

monde, acò's lo
Les Troubadours

le Sentiment romanesque» 156 grandas pajas pinha42 linhas per paja — de rasonaments e de citacions. Sens comptar las notas e referencias que

et

das

—

pajas encara mai pinhadas. Es un travalh
e d'analisi que s'amerita un brave còp
de capèl. Saquelai, se sèm pron d'acòrdi sus çò qu'èra
e çò que devenguèt 1'« amor cortés », anarem pas en
Espanha per lo veire espelir. Pel senhe Briffault,
tôt acò bon ven dels Arabis, e quitament lo rosàri
de sant Domenge. E cossin digerir aiçò ? « Les pré¬
tentions d'humilité et de pauvreté de Dominique et
de ses Frères Prêcheurs, par quoi ils voulaient ému¬
tènon 45

d'erudicion

aux yeux du peuple les vertus des Cathares,
faisant la chasse aux héritages et aux dota¬
tions, n'abusaient personne» (p. 121). Acò's de talhons que nos ajòcan ; tròpes, nos barrarian l'apetit.
ler

(atal)

tout en

Plan mai
perron dins a
modèstament

agrada lo biais del senhe P. BelLa Joie d'Amour». Lo libre se présenta
coma una simpla 5 contribution à l'étu¬

nos

de des Troubadours

et

de l'Amour courtois

»,

mas

fa bravament, coma se dis, lo torn de la question.
Las consideracions, tôt al còp sobtilas e lumenosas,
méton raisse dins l'istòria la plus segura e fòrman
una

cadena que

laissa

pas escapar

gaire

res.

Tant-

ben, quand l'autor escriu : « Aux hypothèses déjà
émises, nous avons ajouté les nôtres. Nous avons
fait de notre mieux pour les étayer et naturellement
les tenons pour exactes. Rien toutefois n'em¬
pêche quiconque de ne pas nous suivre ... (p. 225),
nous

�LIBRES

NOVÈLS

149

•aquel parlar « cortés » nos fa plaser, mas nos dona
plus lèu gost de lo sègre. Creirem pron amb el que
los Trobadors manlevèron pas à l'Espanha çò que
podian trobar — fons e forma — dins los nòstres
terradors, o qu'èran pas, tocant la fe crestiana, mai
patarins que nautres.
Lo que
travèrs a

s'encamina ambe lo senhe A. Gourdin à
Langue et Littérature d'Oc», se sab pas
res, s'assabentarà sus bon-e-bèl de causas : cossin
nasquèt la nòstra lenga, de qu' èran los genres literaris de l'Age Mejan (cançon, sirventesc, planh,
etc.) o çò qu' an complit Mistral e los felibres
d'Avinhon. Mas poirà s'afigurar, pecaire, que lo sol
parlar ont se mantèngue auèi l'èime de nòstra raça
es ni mai ni mens lo provençal e quitament lo «dia¬
lecte de St. Rémy» (p. 114). Sèm belèu mal avisât,
mas resumir en 75 linhas — disèm ben « linhas » —
dins un libre de 128 pajas, tôt lo travalh literari e
linguistic que s'es fach dempèi cent ans dins lo res¬
tant del
Mechjorn, francament acò revèrta una
galejada.
Lo

plan regretat majorai E. Ripert, que galejava
fòra sason, avia trobat un pauc pertot de bons
obrièrs de la Respelida mechjornala e lor donava
una plaça, en 1924, dins «Le Félibrige». A escrich
per la darrièrá edicion mai de vint pajas novèlas
ont fa un vertadièr torn d'orizon «dis Aup i Pirenèu».
Sens marcar de preferencia, el qu'èra bon Proven¬
çal, menciona gaire-ben tôt çò que ne val la pena,
òmes e òbras. Manca pas de senhalar — davans la
lei Deixonne
l'interès e lo progrès de l'ensenhament dins las escòlas de tôt ordre. E perqué diriam
pas quant nos agrada la mècha-paja que comença
atal ? « Mais il faut noter de façon toute particulière
l'effort remarquable fait à Toulouse par le chanoine
Joseph Salvat... » Esperam trop sovent, avans de
nos entrachar
que bastlsson, que siaguen morts los
pas

•—

bastisseires.

«

�A.

ROUSSILHE

Que tant plan fague fìòri la lenga nòstra al pèd
coma suis bords del Rose, ne fan fe
los libres de M. de Camelat, e mai que mai sa « Literature Gascoune». Es un «petit libié d'ensegnance
poupulari », çò dis el. Es sustot un crâne eisemple
de çò que pòd far un manteneire logic del parlar
«blous e naturau» : del titol à l'ensenhador, manlèva
pas res al francés e debana en gascon, sens s'estrafegar, tota l'istòria del gascon : r«abiade», lo «decadimén», lo «desbelh» e la arebiscoulade». Tant-ben,
baste siague auzit quand crida en finala : «Ayude!...
Que sénse lou gascoûn, la Gascoûgne noû seré mey
la Gascoûgne ! »
de las Pirenèas

Sabiam que la Gasconha es una « province litté¬
raire », mas sabiam pas que lo païs d'O. de Serres
e de Rivarol ne siague unaautra. LosenheJ. Susini
a un bel dire, ne sèm pas segur. Trobam dins son
« Histoire littéraire des Cévennes » força causas que
se

legisson ambe plaser (vg. un bon resumit de l'ôbra

d'un F. Fabre o d'un A. Chamson). Acô
Ni mai d'afortir : « Les écrivains sont tous,
ici, disciples de Mistral», e d'enclaure en quatre pajas, còp-sec aprèp, tôt çò que tóca la lenga d'Oc.
Vertat es que i a un biais per enclaure en un pichôt
espaci un molt de sciença. Atal fa dòna R. Lejeune
quand cèrca «La base historique de l'Epopée médi¬
évale» (amb lo professor H. Grégoire) o « La date
du roman de Jaufré ». Om s'i pòd fisar, même se capvira d'idèias establidas, coma dins aquesta conclusion
que pron nos agrada : «Jaufré, source de Perceval! ».
E quitem pas l'Age-Mejan — e las brocaduras —
sens saludar «Un monje-cavalher : En Jeròni de Perigus». Foguèt, ni mai ni mens, « lo confessor e lo
conseiller del Cid». L. Delluc a près plaser à nos 'n
contar la vida, coma nautres à la legir, « dins nôstra
vièlha lenga occitana, que parlava de segur loprimièr
avesque de la Valencia del Cid».
romanesca

sufis pas.

�LIBRES

NOVÈLS

II

Mancariaplan quicòm à-n-aquesta cronica, se Mis¬
mancava. Mas risca
pas res. Totjorn qualqu'un
se tròba, que sab del novèl
sul Malhanenc. Avèm,
per ara, « Le Poème du Rhône », un bon estudi,
cort mas clar, del professor Rostaing, que met gaireben de nivèl amb « Mirèio » e « Calendau » aquel
Pouèmo dóu Rose», «qui clôt magnifiquement le
triptyque élevé en l'honneur de la Provence. »
tral i

«

Avèm tant-ben

un

fervoros

«

Homenatge à Mis¬

tral», tôt plen simpatic, del moment « que nous vèn di
Catalan», e quitament de a l'Americo, per abas ! ».
Lo Patronat de Cultura catalana de

Bogotà

a

volgut

ans de Mirèio. Segur, coma dis
«para recordar los 90 anos, se
memoria muy alerta y de cordial

festejar atal los 90
un
jornal d'en-lai,
necesita de una
afecto literario».

d'Anglaterra, un
remirable, «Dreamer and Strivers,
per C.M. Girdlestone. Los editors de Londres fan pas
las causas atal coma atal : cal veire cossin es religat
e illustrât, e cossin
es estampai, sens citacions estropiadas. Lo travalh de l'autor se meritava aquela
presentacion : escolans e letrats i trobaran çò qu'espèran de Mistral, del moment, coma dis lo senhe
Girdlestone, que a written for the « shepherds and
peasants j of Provence, his work, on the wings of
its transcendent loveliness, reaches out to ail men.»
Sens oblidar las endicas per plan prononciar, à la
provençala. Uroses letrats, uroses escolans...
Avèm

sustot un

libre que nos ven

libre de tôt punt

es lo solelh del nòstre Empèri, mas un soqu'empacha pas los autres de far lum. Séria
domage de laissar s'escuresir o s'avalir la memoria
d'un Crousillat o d'un Charloun Rieu, o même d'un
Cassini. Mas gàrdan d'amies fidèls que sàbon nos
contar çô qu'an fach e çô qu'an dich, e cossin dels-

Mistral

lelh

�A.

152

còps lor vida

e

ROUSSILHE

lor òbra s'entrescàvan amb las de-

Mistral e de Roumanille. Tant val dire qu'an un
doble meriti lo «Jules Cassini » del senhe AnfosMartin e lo « Crousillat, Doyen des Félibres » del
senhe Henri Teissier : son tôt al còp de biografias
de primièra man e d'istòrias del Felibrige, disèm se
volètz : de la « pichòta istòria». Acò es gostos coma
la vida vidanta, e farem pas repròchi à l'amistat de
barrar los èlhs un bocinòt à l'esperit critic.
Cal metre en despart lo «Charloun Rieu, dóu Paradou, pouèto» de Dòna Maria Mauron. A los meritis
dels autres, plan segur, mas tant-ben los d'una òbra
d'art. Lo majorai Ripert, dins «Le Felibrige», senhalava «trois femmes qui ont manié la prose de façon

provençale», e metiaprimièra Maria
disia pas d'ela qu'es obrièra «de
tota man » : tant plan maneja lo provençal coma lo
francés. Es un plaser requist de comparar la paja
de drecha amb la paja d'esquèrra, e de trobar sovent
l'estile provençal encara mai rie e sabros («Se Mis¬
tral escrivié per li pacan, Charloun, éu, n'èro un, e
de la costo pleno. — Si Mistral écrivait pour les pay¬
sans, Charloun en était un, authentique»— «L'ispeitour me diguét, em'uno mino d'un pan... — L'ins¬
pecteur me dit, l'air sinistre ...). Cal legir lo libre,
per saber çò que diguèt l'ispector e sustot çô que
dis ela, amb tôt son còr e tôt son art, del bèl felibrepaïsan, son «Mèstre».
poétique

en terre

Mauron. Mas

Avans de

nos

quitar la Provença, cal mencionar una
pichòta brocadura del senhe Ivan Gaussen : « Un
apôtre du Félibrige : le majorai Joseph Loubet».
Nos dona, amb quatre bèls poèmes del regretat felibre, un resumit de l'activitat d'aquel manteneire de
la frairetat occitana : nascut lengadocian, vengut
mistralenc, fondèt à Paris los « Amis de la langue '
d'Oc» e ne faguèt un grope d'amistat «ouvert à tous,
félibres, amis, sympathisants, venant de toutes nos
régions d'oc et représentant tous les dialectes et

�LIBRES

toutes
tout de

les tendances»
fraire », disia

NOVÈLS

153

(p. 7). a Sian tout d'ami, sian
Mistral
...

III
Tornam dins lo terrador lo plus nòstre ambe «Un
soir avec Goudouli » del senne M.-A. Amouroux. Es
un travalh
plasent, documentât e rie de citacions.
L'Academìa dels Jòcs Florals, en 1949, i bailèt una
corona : acò's tôt dire.

Léon Cordes, que disian
ara d'acòrdi,
Barthe, per
lausenjar son òbra. « Barthe, çò dis Vieu dins son
« Emili Barthe e lo Teatre d'Oc »,
nos dona en òc
Son
la formula d'un teatre vertadièrament uman
teatre camina vèrs l'universal ; es païsan subretot. »
Los senhes Ernest Vieu

e

pas belèu de même un còp èra, tomban
dètz ans aprèp la mòrt del majorai E.

...

fresque monumentale aux coloris brillants,
Cordes dins « L'œuvre théâtrale d'Emile
Barthe», où se mêlent les personnages d'une popu¬
laire légende..., incarnant toutes les vertus de leur
race... «Lous Vièlhs» et «Nino» sont des œuvres dé¬
sormais classiques à inscrire à l'actif du théâtre
d'Oc. » Baste s'en avisen los que tròp sovent devòlzon
las scènas mècnjornalas de nesciors à la
sus

«C'est une
i respond

mòda de Paris !...

Cal flocar d'un travèrs-det de crespe aquesta croque l'Auvèrnha nos a mandat l'ain memoriam»
de Gandilhon Gens d'Armes,: una pichona brocadura

nica,

d'allocucions funerarias e de testimònis, «A la mémoi¬
re de C. Gandilhon Gens d'Armes», e una autra mai

alargada, «Gandilhon Gens d'Armes», que forma un
d'omenages e de sovenirs, e tant-ben de pròsas inedichas e de « poèmes rémémorés ». Se leglsson
pas sens emocion, aquelses tròsses, e fan venir lo regrèt qu'un escrivan de tal engenh non aje seguit las
piadas de son amie Vermenouze pels caminòls de la
lenga maire.
reculh

�A.

*54

ROUSSILHE

dòl, Dius-mercés ! del
qu'avèm l'ocasion, lo plaser e l'onor de
presentar nòstre mòt d'omenage à un Mèstre plan
vivent, lo Senhe Professor Enric Gavel. Una crana
tièra de professors i an ofrit, en forma de «Mélan¬
ges», una polida garba d'estudis de tota mena qu'a
degut i agradar. Baste i agrade tant-ben la respectosa reconeissença de 1'« escolan-mejan » d'un còp
Mas clavarem pas sus un

moment

èra.

A. ROUSSILHE.

BIBUOGRAPIA

Forces corporelles de l'Europe unie, per Andriu Varagnac
(32 p.in-12) Paris, I.I.A.C. 1952. — Serios estudi de sociologia
aplicada.
Hommage à Monseigneur Louis Saltet, per l'abat Griffe, de
l'Escôla Occitana (24 p. in-8) Toulouse, Bull. Litt. Eccl., 1952.
Coral omenage à un grand istorian, nôstre fidèl escolan.
Santa Cru\y Santa Eulalia, per dôna America Cazes Viladomat, 1952. — Estudi istoric e artistic sus la Catedrala de
Barcelona ; album de grand luxe preciosament illustrât.
Le Secret de Mont-Sègur, per Raymond Escholier, nôstre
escolan, e Maurici Gardette (204 p. in-8) Paris, La Colombe,
1952. — Roman ont l'imaginacion fegonda dels autors barreja
de personages anant del temps de la Crozada contra los Albigeses duscas al temps de la Liberacion.
La Main d'Urka, per nòstra escolana Raimonda Tricoire
(176 p. in-12), Paris, Sudel, 1952. — Roman del temps pre-istoric escrit per la joventut, que ne sera encantada.
Discours de rentrée de M. le Conseiller de Gouttes à la
Cour d'appel d'Agen, 2 oct. 1952 (36 p. in-8). — Pajas eloquentas sus « La Justice et les Lettres » d'un pichon-filh del
Comte de Toulouse-Lautrec, que conei e cita las ôbras de Mis¬
—

tral.
Histoire illustrée de la Littérature espagnole, per Larrieu
Thomas (XVIII-492 p. in-8). — Paris,
1952. —
ôbra que ten dinnament sa plaça
e

Didier,
Bêla
dins la colleccion Crouzet,
déjà las istôrias de las literaturas francesa, la-

ont an paregut
tina, grèca, anglesa.

Lo Legeire.

�REVISTAS

E IORNALS

1952 (seguida)

de Bordeaux, 1952. « Des Mazarinades à
lo réalisme dins la literatura gascona del païs
Bordèu, per P.-L. Berthaud, pp. 311-333.

Revue historique

Gric de Plat
de

»,

l'organe de YInstitut Capublicacion merabilhosament presentada, ambe las sinnaturas de Pere Bosch Gimpera,
Tarragó (Ramon Lllull), Mercè Rodoreda, Tomàs Querol, Roig
Querol (Pompeu Fabra), Ambrosi Carrión, etc...
Presencia Catalana, març 1952, es

tala d'Art i Cultura de Paris : bêla

Revue du Rouergue, modèle de las
i tròba la vida dels ômes célébrés,

revistas provincialas. Om

l'istòria de las ciutats, de
cants del païs (Lo cant de las estèlas), d'estudis économies,
même filologics (Le Cartulaire de Nonenque, per J. Bousquet),
de poèmes occitans e franceses de Calelhon, Delacour, Fabre,
Loubière, Buruoca, de contes sinnats per Camille Marbo, Emili
Conduché, un raconte occitan plan pintoresc de Joan Boudou,
Balssanon. Parli pas de las cronicas religiosas, politicas, literarias, même gastronomicas. Calelhon e Seguret dison un omenage esmogut à dos morts : Filadèlfa de Yerda e lo poèta-ferronièr Loïs Lacout.

Comminges, modèle de las publicacions de las Soconsàcran à l'istòria del terrador. Quna
preciosa colleccion deu faire aquela tièra de 55 volumes in-8 1
Quna admiracion reconeissenta cal aver per aquels valents
manteneires de l'ama de lor païs ! — Pyrénées (oct.-dec. 1952):
«
Philadelphe de Gerde », per Enric Chevalier, que reprôcha à
la trobairis d'èstre demorada fidèla al dialècte bigordan al lôc
Revue de

cietats localas que se

de Pau ... — Bulletin de la
trim. 1952) : «L'araire gas¬
con », per Enric Polge, que dona aqui doas pajas plan polidas
de vocabulari gascon. — L'Auta mena à Tolosa lo bon combat
per defendre las riquessas arqueologicas e artisticas de la capitala garonenca. D'aqui entre aqui, i a-qualquas notas sus la
lenga d'òc. Aquela publicacion mesadièra es de grand prètz.
de prene, coma d'autres, lo parlar
Société Archéologique du Gers (3°

Folklore, de Carcassona, demôra la melhora publicacion regionala tratant d'aquela sciencia novèla : contes, legendas,
reprovèrbis, costumas e mestièrs, pregarias occitanas, etc ...
I trobam las sinnaturas de nòstres escolans R. Nelli, J. Vézian,
R. Tricoire.
Cahiers d'Etudes Cathares. F. Niel e C. Delpoux nos i cóntan d'episòdis de la Crosada contra los Albigeses ;
R. Nelli nos i dona una tièra de consideracions sus
L'Amour provençal. » Tôt un flòc d'especialistas, dont lo nom
a
pas una resonança plan occitana, Wierma-Vershaffelt, S.
Hannedouche, G. Elimoff, G. Klockenbring, Dora Baker, A.
—

«

�JOSÈP SALVAT

156

Soloviev, C. Sandkuhler, etc..., trôban de catarisme dins tota
la literatura occitana ; finiran per ne trobar dins lo Pater. Acô

de totas aqueRoman de Bard'Estudis Catares de Bezièrs (1952),

rai : se nos podia valer la traduccion francesa
las ôbras coma la que nos dona R. Nelli del
laam e Josafat. Al Congrès

dont degun plus gausa
parlar. Li dirai en passant que deuria melhor escriure lo nom
F. Niel renovelèt de vièlhas istòrias

de Dom Vaissete.

(mars e abrilh 1952) : « Frédéric Mistral
Grèce », per Sotiris Skipis, que dona aqui un estudi simpatic e generalament juste. Li escapa pracô de
sovent belèu dècas d'impression : fa naisse Mistral en 1850, fa.
naisse Romanilha en Avinhon, escriu « Anglai » (Anglade),
La Revue d'Athènes

et la

menudas dècas,

(Millot), « Rochegute » (Rochegude), « Zièra »
(Giera), cita malastrosament la Canson de Magali, e fa de
Raynouard l'autor d'un « Dictionnaire provençal », etc... —
Le Flambeau, revista del Comitat de las Tradicions Valdotanas :
poèmes, prôsas, folclôre, lenga de la Val d'Aosta, ilustracions originalas, etc... Tôt acô fa un ensemble curios e bèl.
«l'abbé Mélo»

bêla tenguda e d'alcronicas. Cada nu¬
méro
consacra una part à-n-un sujèt especial : lo n° 313 es
consacrai à Léonard de Vinci. Dins lo n° 312 ai legit un bèl
poème occitan de Mas-Felip Delavouet : Cantico per lou blad,
en estrôfas classicas de vèrses alexandrins. Los quatre fascicles fan un polit volume de 600 p. in-8. — Marsyas, lo jornal de
Sully-Andriu Peyre, garda totjorn la mèma frescor de poesla,.
ambe las sinnaturas de S.A.-Peyre, Escriveto, Galtier, Farfantello, e de Lois Bayle que, aprèp aver dit força mal del Felibrige, sembla qu'aje trobat son Camin de Damas : acô, es la
director S.-A. Peyre que nos ôc fa saber, el-mème l'ajent be¬
lèu déjà trobat per son compte.
Cahiers du Sud, revista marselhesa de
lura modèrna : prôsas, poèmes, ensachs,

Oc, de Tolosa, se podria titolar revista dels anti-felibres. Per
maja part de sos colaboraires, lo Felibrige a mancat sa
tôca. Segur, dins lor critica, i a de justas rasons. Mas debrémla

los dévon al Felibrige.
à qui
demôren
li

ban que, s'an, élis, qualques legeires,
Es plan domage que força d'aquels jovents,
manca pas
la fisança e l'estrambòrd, e que son d'ômes de valor,
en déféra del Felibrige, à qui
donarian la sang nova que

manca.

Las

prôsas de Oc (Boudou, Lafont,

Manciet) m'agràdan mai

cronicas m'interèssan per lor varietat.
las publicacions es trop sovent endecada
per una parcialitat de marrit gost. Las notas d'Alibert sus la.
lenga, de côps sevèras, son generalament justas e utilas.
que los poèmes. Las
La revista que fan de

�REVISTAS

E

JORNALS

157

Ara dirai à tôt

aquel monde que, malgrat qualques esfòrs
simplificacion, lor lenga demôra malaisida à legir : se conei
que força d'elis escribon la lenga d'ôc sens la saber parlar.

de

Reclams de Biarn c Gascougne es totjorn una publicacion de
grand interès, seriosa, assabentada, ont l'amor del passai es
sempre unit à la fe dins l'avenir segon la pura tradicion mistralenca. Camelat, e Palay, e Tucat an pas besonh de
compli¬
ments ; aquestis, los reservarai, e sens restriccion,
per lo jove
abat Marcél Saint-Bézard qu'a publicat d'articles de valor sus
l'abat-majoral Couture, sus un mistèri d'Elche en lenga occitana, sus los trobadors e l'estili precios.

jornal felibrenc, d'Ais-de-Provença, ont legissèm de popoèmes de Delavouet, e de bêlas prôsas de Maria-Antonieta Boyer, compren, dempèi l'estiu, un suplement francés, titolat « Saisons de Provence », que manca pas d'interès.
fe,

lits

AUTRAS
Lou

PUBLICACIONS

:

de Castèlnôu-de-Gadanha (Val-clusa) e
lo movement felibrenc. — Lou Gau,
jornal populari d'Avinhon, « que galeja lo detz de cada mes ». —
Lou Rampau d'Oulivié, bulletin mesadièr del «Roudelet felibrenc
del Pichou-Bousquet », à Marselha. —■ Prouvenço, buletin marselhés.
Lou Bournat, organe dels felibres del Peiregôrd. —
Era Bouts dera Mountanho, organe de l'Escôla deras Pirenèas.
LouBcroy Porta, dels felibres de Nerac en Gasconha
Felibrige

ven

porta las novèlas pertocant

—

—

Pèrigord moun pais, ambe las sinnaturas de Berthaud, Lesfargues, Pestour, Mouzat, Delluc. — Les Amis de la langue
d'Oc, novelum del bolegadis occitan dins la capitala. — Lou
Peïs, jornal de Lozèra. — L'Echo de Rabastens (Rabastens,
Tarn) : régionalisme, istòria locala, literatura, poesia occitana
•e

francesa.
La

na,

Rampelada del Colège d'Occitania.

revista de la

premsa

escolaria.

—

— La Garba occita¬
Bulletin pédagogique de

l'Institut d'Etudes Occitanes, de Tolosa.
La Renaissance provinciale, de Bordèu, revista dels Escribans de Provincia. — L'Amitié Guérinienne, de Tolosa. —

Aluta, de Côus, caièrs de poesia.
de Carcasona.
Ar Fal\,
tanha. —

—

Le Courrier de la Cité,

régionalisme.

buletin de lenga bretona dels regents laïcs de Bre-

Eusko-Dcya (La voix des Basques), jornal d'inforEl Pàble català, de Mèxic. —• La nostra Revista,
de Mèxic, bêla revista catalana qu'a ensajat vanament de se
ireviscolar, e dont ai recebut', ailàs 1 res qu'un numerô (janvièr
macion.

1952).

—

�JOSÈP SALVAT
Le Patriote, jornal comunisant de Tolosa (9.I.1952, 16.II.52):
articles de Enric Lefebvre e d'Andriu Marty sus la lenga d'oc
e los problèmes occitans,
à l'ocasion de las teorias lenguisticas
de J. Staline. Aquelas gents an pas l'aire de plan s'entendre.
—

res

(23.X.1952; : «Au pays des Catha¬
Raymond Escholier, que parla nôblament de Fila-

Les Nouvelles Littéraires
», per

dèlfa de Yerda.
Dins Les Lettres Françaises, i a un cronicaire que, lo 10 de
janvièr 1952, à prepaus d'un librôt de poèmes de Max Allier,
parla d'una « littérature qui s'affirme ainsi dès sa naissance,
par son réalisme, auprès duquel Mistral n'est qu'une merveil¬
leuse copie d'ancien comme certaines tapisseries d'Aubusson
Lo 13 de junh, escriu : « Pour démontrer dans Mar».
syas qu'il existe une prose provençale, Sully-André Peyre re¬
tarde. Il nous parle longuement de Joseph d'Arbaud et ne sait
encore rien du roman de Robert Lafont ». Anem, un pauc de
pudor : Max Allier, Robèrt Lafont fan de bon travalh, mas en¬
fin !
coma se dis : &lt; Tota comparason ranqueja ». Aquestas
fan mai que ranquejar. Voldriai plan saber lo nom d'aquel
cronicaire qu'a pas sinnat.
...

...

Dins Le Figaro, doas nòtas un pauc diferentas. Lo 30 de
julhet 1952, Jôrdi Duhamel escriu « Bilan du désordre » e regrèta totjorn lo vôte de. la Lei Deixonne. Lo 28 de febrièr,
Pèire Audiat li avia déjà respondut ambe son article « L'Exa¬
men sans espoir », ont podèm legir :
« On peut estimer qu'un
bilinguisme inégal — le français gardant évidemment sa pri¬
mauté
n'est point, en quelques-unes de nos provinces, la fin
de tout et de la République ».
—

Josèp SALVAT.

�BOLEGADISSA

L,o

OCCITANA

Centenari del

Felibrige

Un prètz de 1.000 francs òr es fondât per un ancian asso¬

ciât del Felibrige, Paul Veillon, à l'ocasion del Cente¬
nari del Felibrige, jos l'aflat de las universitats de Genèva
e d'Ais. Lo sujèt impausat es : « Lo sentiment religios cô de
Mistral ».
dobêrt à totis los escribans de lenga d'oïl
(totis dialèctes, ambe traduccion francesa).
Lo mandadis deu èstre fait en très exemplaris dactilograficats, ambe devisa anonima, e en recomandat, avant lo 1"
de mars 1954, à «Madame Florence Dériaz-Veillon, Le Solaret, Conches, Genève ».
Lo

e

concors es

d'òc

vwvw

L,' Bscôla de la Crotz=Jauna

Comatracion
cada de
an,Neuengamme
del Campun de
los que son tornats
de mai,
èran amassais
côpConcenjunh passât, en una amistosa taulejada que se tenguèt à Valencia d'Agèn.
Aqui, nôstre companh Joan Baylet, cònse e députât, ambe
sa femna, aculhiguèron los déportais dins lor ostal florit, e,
aprèp lo tradicional salut al monument dels Môrts, nos acampèrem à l'entorn de la bona taula que nos esperava. Èrem
una cinquantena.
Al dessèrt, lo majoral-abat Salvat, nôstre capiscôl, man¬
quât pas, aprèp las agradablas paraulas de Joan Baylet,
Haon, Tabeaux, Petit Jean, Jacquier e'Monsenhor de Solages, de nos faire cantar La Galèra, la canson de l'eisil.
Manquât pas tant-pauc de remembrar l'eleccion à l'Academia dels Bèlis-Arts de nôstre capiscôl d'onor lo président
Albèrt Sarraut, e lo secretari de la Crotz-Jauna foguèt cargat
de faire saupre à nôstre companh de misèra tota la jôia que
lo 13 de

cadun n'a sentit.

Qualques
jôrns plus
tard,
losl'entèrrament
escolans de dela lorCrolz-Jauna
s'acampàvan,
ailàs
!
companh
per

Escudier, primièr Président Qnorari de
d'Apelacion, un de nôstres jos-capiscôls.
Raimon

la Cort

�i6o

bolegadissa

Sabèm

quai èra

occitana

cossi avia portât val enta¬
perseguis.
Lènh de l'ostal, nôstre amie avia trobada longa l'esprôva,
èra tornat portant sus el lo sinne de la sofrença.
son corage e

ment lo mantèl de malor dont lo sovenir nos

e

A

sa

veusa,

à

sa

familha, l'Escôla de la Crotz-Jauna ofris
son malcôr.

l'omenage t'ervoros de

Paul

LAMBERT, secretari.

vèm après ambe plaser que nôstre conselhèr Pèire de
Gorsse ven de se vese atribuir lo Grand Prètz de Li-

a

Regionalista
pirenenca.

teratura
ratura

atostre

^

per son

ôbra consacrada à la lite-

escolan lo doctor Enric Duclos

es

estât deco-

rat de la crotz

Enric
rals.

d'onor, e tant-ben nôstre conselhèr
Fayolle, manteneire de PAcademia dels Jôcs Flo-

escolans que se voldrian provesir de
cansons, de cantics en lenga provençala, de pregarias e de nadalets, de dansas e de jôcs, e de polits ima¬
A

^

quels de nôstres

ges, an qu'à demandar sos catalogues al senhe
« à
Raphèle-les-Bains, Bouches-du-Rhône ».

Son morts à Tolosa

abat Petit,.

:

d'agost, Emili Domenech, longtemps président delà
Catalans de Tolosa, fidèl amie de l'Escôla Occitana ;
lo 5 de setembre, lo senhe Paul de Subra, bon poèta e dinne
mantenedor de l'Academia dels Jôcs Florals ;
lo 22 de setembre, Joan-Feliçian Court, que dins sa joventut
comptèt demést los bons felibres de VEscolo Moundino e los
lo 19

fondators de 1 'Escòlo Auvemhato.

Que Santa Estèla recate amistosament aquels bons servidorsde

son

idéal !

�LES E8BHH5 JEUI FUMIIi

Sejiennanx m Féliliflge
seront célébrés

en

1954

Les envois de poésie et de prose doivent être
faits avant le 15 janvier au Baile du Félibrige,
Pierre Reynier, 3, rue Blanc, Toulon (Var).

On peut
que nous

P.

lui demander les conditions du Concours,
recommandons à nos escolans.

ESTIEU.

Lon Terradon,
.

sonets occitans ambe traduccion francesa

(1 vol. in-8, 300 p.) très
Flors d'Occitania,

rare

500 fr.

sonets occitans ambe traduccion fran¬

(1 vol. in-8, 280 p.)
400 fr.
poèmes en lenga d'Oc ambe traduc¬
cion francesa (1 vol. in-8, 264 p.)
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Lo Romancero Occitan, poèmes en lenga d'Oc ambe traduc¬
cion francesa (1 vol. in-8, 344 p.)
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Lo Fiahnt Occitan, 43 chansons avec musique, texte occi¬
tan et trad. franç. pouvant se chanter dans les deux lan¬
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Lo Fabiièr Occitan, ambe lexic occitan-francés (1 vol. in-8,
170 p.) ilustracions de P. Sibra
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Las Bncolicas de Verjjili, en ritmes occitans (1 vol. in-8,
68 p.)
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Lo Mètge de Cncnnban (1 vol. in-8, 30 p.) ilustracions de
cesa

La Canson Occitana,

P. Sibra

200 fr.

Las Oras Inscralas (Les Heures crépusculaires), sonets occi¬
tans ambe traduccion francesa (1 vol. in-8, 200 p.)
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sa

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En vente à

l'Imprimerie d'Editions occitanes, 3, Quai du Port
Castelnaudary (Aude)

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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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