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                  <text>LINHA

IMAGINÓT

Bulletin del Sector Musica de l'Institut d'Estudis Occitans

;^JC

ICU1

AC«.

«.

-

N° 5

-

Febrièr de 1991

'Xt-Tr^lĹiS- , é* ***&amp;
-i

' LiWl( AM

—

,A^
*■)-}&lt;&lt;. t
La France traverse

f

phase de vulgarité. Paris, centre et rayonnement
Malgré Molière et Béranger, on n 'aurait jamais cru
que la France irait si grand train dans la voie du progrès.
une

de bêtise universelle.

Question d'art, terrae incognitae.
Projet de préface des Fleurs du Mal
Charles BAUDELAIRE
f^nc-O.S )

La culture occitane

de l'Occitanie

ne peut se reprodui¬
c'est-à-dire exister, que contre tous les
provincialismes, tous les populismes, tous
les nationalismes, tous les régionalismes

re

dans

côté

re,

lesquels certains voudraient l'enfer¬
mer.
C'est en quoi elle est unique au
Monde. C'est en quoi elle est elle et pas une
autre...
***

Contrairement à

comme

possession, arguant du tribut (sa langue,
identité,

son

bonheur de

son

autonomie) dont elle paya son
son

assoupissement à l'ombre,

soleil, de la nation française, pour en

tirer des conclusions erronées

sur ses dits
malheurs politiques et économiques. Dans le
déclin et la mort, parfois, de certains modes
de vie à la fin des années 60 (convivialité vil¬

lageoise,

qu'a affirmé le mou¬
pendant 25 ans, l'Occitanie
n'a jamais été victime d'une autre ségréga¬
tion que culturelle. Elle a été pendant plu¬
ce

vement occitan

sieurs siècles, et elle est encore, un des pays
les plus privilégiés, les plus heureux, non

notamment, artisanat agricole,
etc...), il fallait, plutôt qu'une pseudo- " colo¬
nisation intérieure ", lire le caractère excep¬
tionnel de leur survie si tardive et si

proté¬
gée, unique en France et à peu près unique
en Europe
et dans le Monde.
Notre situation

privilégiée perdure enco¬
quelle est la région du Monde, aujour¬
d'hui, qui peut mettre en avant autant
d'atouts que la nôtre ? : présence dans un des
pays les plus riches du monde mais éloignée

seulement de France, mais du Monde entier.
C'est d'ailleurs ce caractère de pays du bon¬
heur que chante la littérature occitane et la
littérature méridionale en français, que les

re :

étrangers, Français du Nord

des centres de terrible
duction sauvage, avec

ou

Anglais,

Américains, Allemands, etc..., ont mis en
avant dans leurs romans, leurs récits, leurs

concurrence et

de pro¬

le concert de malheurs
qui est concomitant (à Toulouse, jusqu'à l'appari¬
tion des

articles.
Le Sud de la France

a

toujours été repré¬

senté, partout, comme un tranquille Eldora¬

do. Si la pauvreté y a existé, la misère y fut
très rare. Pauvreté revendiquée, souvent
mise en parallèle avec une certaine douceur
de vivre, et plus fréquemment encore oppo¬
sée à la misère culturelle, morale, humaine,
d'une certaine richesse matérielle qu'à la mi¬
sère économique elle-même.
Le

l'histoire d'une dé¬

glas de certains privilèges sonnant

dans les années 50 et 60, certains théoriciens
ont, contre toute évidence, relu toute l'histoi¬

zonards, tous les clodos avaient l'acœnt pari¬
sien ou breton ou ch'tixni, ce qui montre bien où se vi¬
vait la sous-prolétarisation ; c'est pas les ouvriers

d'Aurillac, de Pau
d'enfer

dien) ;

ou de Nîmes qui tirent une gueule
pendant leurs deux heures de métro quoti¬
dans un des pays les plus démocrati¬

ques, du point de vue social, de ces pays ri¬
ches (allez voir le prix de l'entrée dans une
université

aux

USA, par exemple !) et région

profitant le plus des services de
Sud

a

un

taux

ce genre (le
de scolarisation bien plus

grand que celui du Nord ; l'âge de la mortali¬
té y est plus avancé qu'ailleurs, avec les
mêmes droits à la Sécurité Sociale, qui n'exis¬
te pas dans tous les pays occidentaux) ; ré¬
gion jamais touchée par les guerres, par l'in-

�EDITO (suite et fin)

CORTETAS

dustrialisation tous azimuths, où les villes vi¬
vent de travaux tranquilles (administration,

*

signer avec Vir¬
gin, le groupe de rap IAM

science, recherche), où beaucoup de petits
pays ont de fabuleux atouts touristiques (cul¬
turels, historiques, climatiques, paysages,

avait réalisé une K.7 chez
Rocker Promocion (M.SS).
Sans contrat. Entre co¬

sportifs), où la survie tardive de modes de
vie conviviaux a laissé des traces positives
dans le patrimoine culturel, où les échanges

pains. Virgin l'a interdite.
Ce qui fait que tous les mé¬
dias, en pleine mode du rap,
n 'ont
pas encore d'enregis¬

intellectuels et l'élaboration d'une haute pen¬
sée ont toujours été
féconds ( la patrie,

Avant de

trement du meilleur groupe

et sont toujours les plus
entre autres, de Pey de

Garros, de Montaigne, de Pascal, de Jean Jau¬
rès, de Castan,...).

que

de râler.

beaucoup d'autres Quant

*

à Gaël Colin, le fils des
Colin responsables du

.

de 1991 est François Bacchab (dit Grand Menteur
Flash). Ceux qui ont lu
l'interview de Massilia et
des Fabulous dans le n°
3-4 savent sur lui qu'il a
été le premier organisa¬
teur de la tournée de
Massilia à Toulouse, qui
a eu sur notre action les

grandes conséquences
que l'on sait. Il a partici¬
pé avec nous à plusieurs
entreprises (Carnavals,
Musiques du Sud, Tou¬
louse Capitale en 89, Big
Serada Tchatche 90,
etc...) et à de nombreux
raids (Uzeste, Marseille,

Larrazet, Montauban).
Musicien amateur (Rasta-

populos), spécialiste du
rub-a-dub et du rap mais
aussi connaisseur de la
tradition anonyme, il es¬

saye

ces

quelques conseils

:

J£Ef

scène, micro

JL^j,

François Bacchab), stand de

JLL

village (cf.

l'lEO-difusion d'Aurillac,
présentations par Fousia,
programme dans n°spécial
de Linha Imaginât. Pour

son

un

poste de conseiller

détachement de
l'Education Nationale sur
musical occitan auprès
du Rectorat (aidé par

Mercadier).

Massilia SoundSistemiste fervent. On at¬
tend Nicolas Roy, Flore
un

Jeansous, Kevin Miossec et
les autres...
*

AG I.E.O. à Uzeste :
Une proposition de l'IEOMusica pour 1991. A sui¬
vre.

..

commencer.

Les textes publiés
de leurs auteurs. Ils
•

dans Linha Imaginât le sont sous la responsabilité
ne sont
pas la position de l'I.E.O. sur les questions

évoquées. Linha Imaginât est avant tout une tribune de discussion.

ET ON

S'ABONNE,
APPROCHEZ, APPROCHEZ,
IL Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE
Abonnement à Linha Imaginòt : 80 F
Abonnement a Occitans !, la revue de l'Institut d'Estudis Occitans : 80 F
Adhésion à l'Institut d'Estudis Occitans : 150 F (abonnements à
Imaginòt et Occitans !, compris)

Nom, Prénom, adresse.

actuellement d'obte¬

nir

GFEN-Midi-Pyrénées, c'est

ouvert aux

toasters dans le

T1

GFEN-Tarbes. Ils se sont
à Toulouse sur la
Linha Imaginât, comme

connus

teurs !

concert de IAM, atelier
d'écriture du GFENen liai¬
son avec les artistes sur

professionnelles, le nou¬
veau responsable dési¬
gné pour assurer l'inté¬
rim jusqu'aux élections

téléphone en appe¬
lant le 61.42.78.55. Frédéric
est le fils de Michel Ducòm,

aurez au

responsable du GFEN

met

Suite à la démission de
Claude Sicre du bureau
national de l'IEO pour
raisons administrativo-

déric Ducòm (objecteur) et
Corinne Le Baud (stagiaire)
sont les deux dernières re¬
crues du bureau de l'IEOMusica. C 'est eux que vous

Aquitaine. Corinne est la
fille de Claire Le B aud du

une

Le Festival Racines
sera-t-il dans la Ligne en
91 ? L'IEO-Musica se per¬

OFICIALAS

enfants du GFEN

tout le monde ici. Car

le meilleur des

plutôt

Les

savent où est l'avenir : Fré¬

français. Eh be.nous, si ! Et
cassette-pirate circule fort
depuis Arnaud-Bernard
(centre stratégique de la
GRQM). Avis aux ama¬

Merde, qui enviez-vous ? On vit dans
mondes, ici. Partageons,

*

A retourner à

I.E.O.-Musica
c/o Claude SICRE

5,

rue

Arnaut-Bernard

31000 Tolosa

-2-

�STRATEGIE ET TACTIQUE

CORTETAS

DE NICE

À

PARIS

*

Corinne Le Baud et Frédé¬
ric Ducòrn (ÎEO-Musica)
ont lancé l'idée d'un pério¬

dique publiant des traduc¬
tions de textes rap
cains. L'ignorance

NOUVELLES DU FRONT
*

Paris le 23 novembre de
l'IEO-Musica (A.R. : 9 h- 18 h) pour par¬
ler d'Arnaud-Bernard, de la GRQM et du
Raid éclair

sur

Rappatois devant des travailleurs so¬

ciaux et des universitaires à l'institut Parmentier (organisatrice : Mireya del Rio,

militante du GFEN). Exposé bref renver¬
sant toutes les valeurs couramment ad¬
mises et pratiquées dans ces milieux : la

stratégie correcte consiste à
ner

le dos

au

ne pas tour¬
monde pour se pencher, de

façon condescendante,

la maladie ou
pré-maladie (exit la notion de préven¬
vers

la
tion) mais d'associer tout le monde, le re¬

gard tourné vers l'horizon le plus large, à
une
pratique des plus grandes ambitions
dans une logique communautaire. Dont
le quartier peut souvent être la base. Le
rap (théorie définitive en quelques phra¬
ses) ne peut trouver sa valeur, au-delà de
la mode qui passera, que dans cet enraci¬
nement communautaire. Bonne réception
du message par les individus depuis
longtemps engagés dans le travail et
questions pertinentes. Propos terrorisés
des thésards dont la culture sourd de Libé

du Monde. Bon échange avec la doctri¬
ne GFEN et
promesses de retravail ulté¬
et

rieur

(envoyer Lubat).

*

Raid à Nice
Sound System à

:

Nice en octobre a, paraît-

il, donné les meilleurs résultats auprès
d'un pre-possee nissart dans lequel Sauvaigo a un rôle privilégié. Tous ces gens
de l'Est s'ennuyaient ferme depuis quel¬

ques années, après la décomposition de
leurs idéaux occitano-soixantuitards (du
maoïsme raybaldien a l'istorico-reparazione giordanesca). Seul Vaillant, avec
Mr Palomar (que devient-il celui-là, au
fait ?) bougeait. Mauris ne chante plus

qu'en travaillant dans l'horlogerie-bijouterie familiale. La Ratapinhata hiberne.
Le rock niçois a vite vécu son printemps.
comme une

française en ce domaine
étant grande (cf. les billeve¬
sées de Libé

ou

de Rock and

Folk) et funeste de consé¬

Un raid du Massilia

Le MSS est arrivé là
du moins pour ceux

améri¬

bombe,

qui ne suivaient pas
nos publications
et qui n'avaient pas cru
bon de se déplacer pour les Fabulous en
88. Reste pour eux et pour nous à cons¬
truire une suite ensemble (à ne pas s'en¬
dormir sous le charme) : un n° spécial de
la Ratapinhata ? La présence des Fabu¬
lous et des Massilia à la fête du Cepon ?

quences (elle renforce la
mode des clichés), cette ini¬
tiative toulousaine pourrait
rendre les plus grands servi¬
ces à tout le
pays, et en pre¬
mier aux rappeurs pari¬

siens, les pauvres,
savent pas

qui ne

tous de quoi il

s'agit, derrière les stéréoty¬
pes.
*

Les Fabuloos Trouba¬
dours ont reçu mission de
la DRAC-Midi-Pyrénées et
du Conseil Régional, par
l'intermédiaire de IEO-

Musica, de jouer sur les
marchés et les foires des
huit départements pour pro¬
poser leur nouveau chan¬
sonnier communautaire.
Les

organisateurs intéressés

peuvent s'adresser à notre
bureau (IEO-Musica, Espa¬
ce

St-Cyprien, 1,

31300-Tolosa, tel
61.59.11.22 p.

rue

Darré

:

427)

*

Serge Pey organise tou¬
jours de grandes choses à la
Fac du Mirail et ailleurs.

Toujours sur la brèche poé¬
tique. Toujours à faire venir
des intellectuels intelligents
Meschonnic pour
pouvoir manger ensemble
au Garona. Ceci dit,
Pey a
un
problème avec Castan. Je
sais pas lequel. Avant il y
avait pas plus castanian que
comme

lui, à l'écouter. Uèi, il fait la

Pourquoi ? Des rai¬
théoriques de prendre

moue.
sons

du recul ? Nous les pu¬
blions tout de suite. Ou se¬
rait-ce autre chose comme

exemple des histoires de
copinages avec des poètes
du Sud, des problèmes de
corporation en quelque
sorte ? Explique-toi, Serge !
par

Discusion tactique à Larrazet 1988.
De gauche à droite : C. Alranq, L. Michòt,

F. Castan, Mme e C. Poulanges, C. Jeansous.

-3-

�présence de ce
pre-possee dans une fête marseillaise ou
toulousaine, afin qu'il devienne possee
tout court ? Une chose certaine à envisa¬
Mr Palomar à Uzeste ? La

ger pour eux : de nombreux abonne¬
Linha. Ce serait un bon début.

ments à la

Dans

tiers

diaires

LE TRAVAIL FAIT
Durant le dernier trimestre,

l'IEO-Musica

a :

coorganisé la soirée tchatche de Flor Enversa, en collaboration avec le Conseil
Régional et le Comité du quartier Ar¬
-

naud-Bernard (9 novembre

;

cf. tract pu¬

blié ci-joint).
écrit à Giacomo (Ostal del
-

rillac) pour
contact avec

l'actualité de
du Monde, qui

politiques pour communiquer directement entre^eui,
le barri Arnaud-Bernard of Toulouse joue un rôle
de premier plan . C'est ce qu'il entend une
de plus prouver
,
à l'occasion de cette
,en

fois

de Bronx et
troubadouresque et
de Marseille,pa
gnoliste et jamaïcaine. Convergence de la plurali¬
té des temps et des lieux ,de l'anonyme et du sa¬
à sa propre parole nourrie
Médinas celle de la Provence
celle des quartiers cosmopolites
de

même

des

lui conseiller de prendre

Racines (stand au Festival)

sation des débats avec l'IEO-Musica et

musicales dans la

langues et des formes
d'un dire au plus

haut

ambition

.

tchatche

parler du Festival d'Uzeste (organi¬

et lui

soirée

associant

vant,

Libre, Au-

sautent

et

la Grande Révolution des Quarpartout écartent les interreé
les obstacles linguistiques et

le

Big Serada

GFEN).

participé au raid Toulouse-Bordeaux
Alphabêtes,
téléphoné 10 fois à Carlotti, 15 fois à
Lubat, 15 fois à Massilia, etc, etc, etc (qui
l'ont appelé autant).
pensé qu'Alirol devrait entrer au Bu¬

CARLOTTI
prigond of Prorença

J.M.

-

des

Cant

MASSILIA

-

best

of

National de l'IEO et laisser tomber
le Parti.

Guest

parlé à Alirol de cette idée à l'AG de Béziers (ça fait 4 ans qu'on lui en parle mais
on a de
plus en plus d'arguments).
-

T

2

D

PROD"
e

Ange B
Selectaa RoboHop

Stars

,rappeurs

FOUSIA

v

marseillais

in Francia.ambé

rap

(rap.humor juke-box)
(computers)

reau

STSTEM

reggae

B0UDUC0N
the

-

lu dans Libé du 6 décembre un tissu
d'âneries sur l'argot français. Les Pari¬
siens ne savent même plus réfléchir sur
leurs propres productions. Notre situa¬
tion de provinciaux devenus occitanistes
nous donne un tel recul que nous en sa¬

SOUND

rub-a-dub,rap

.propos

del Naut Bernât Gang
délia Medina

-

vons

plus qu'eux

sur ce

sujet aussi. Leur

conseille de lire " Un matériau d'analyse
des phénomènes d'interculturalité en France :
la chanson " par Claude Sicre, tiré à part
du Colloque 1986 de Toulouse-Mirail (en

Sexada
lie

mu

ni

'.tïcion

onyuni-sada íy le Cu x ne/!ou x Luttuxel Arnaud
e
t ' 1LO-fíu s i ca, din-s l'encastxe de l'ope? LU/1 CNVÍÌÌSA
le soutien du Conseil dé-

gienut fliegjvxn-Pi ■xencu

4 ei la c o t lato xuz taie du
Luntiui del lunxi Nau i - lie xna i, de (' 110-11, de la
xudtc ?i7d, du CODAIS ,délia Pizzeria Don Camille
de
Ca l lunc.h i s se x i e Anglaise , des comnexçanls et
les

cu/etiex

s

d'Arnaud Dexnaxd
vendredi
21

vente, 15 F à l'IEO).
refusé de participer aux Assises Cultu¬
relles de l'Université du Mirail (fin no¬
vembre) où on nous proposait d'animer
une commission. Avons demandé inter¬
vention en séance plénière, à côté de
Bourdieu (cet âne) et du Président, qui
nous a été refusée.
dîné avec Meschonnic et Pey, le soir de
ces Assises (nous
préférons les peuples

Salle

9

.

nouemtxe
H

Arnaud-Dexnaxd Caxiellou

-

-

debout). Meschonnic y

était intervenu
Heidegger et " Le Défi à l'Université
Nous lui avons fait promettre de lire Castan (qu'il a sur sa table de travail depuis
sur

un

est
"

an)

un

PAS DE FAIRE

rentrant à Paris. Meschonnic
homme intelligent. Son pavé

en

Critique de Rythme " (Ed. Verdier, Lagrasse) est un monument de critique, in¬
dispensable aux Imaginotistes.
demandé son abonnement au TR'ÒC,
fière revue montalbano-seynoise.
-

ÈRA

La K-7 " On aurait jamais

des Fabulous Trobadoors,
sortira vers la mi-février.
Elle est

dû faire ça - Èra pas de faire "
produite par Rocker Promocion,

déjà avaliable en çò de Rocker.
-4-

�WAOUOUH

DEPASSES

WAOUHÒC

NOUS SERONS S
Dépassés nous le se¬
rons plus vite que prévu,
alors jouissez maintenant
de votre incognito, de votre
pauvreté et de votre hargne
à convaincre les plus beaux
de

moments

vie,

votre

direz-vous

plus tard comme
n'importe quel Aznavour
parlant de sa bohème. Ça
va arriver lèu : les journalis¬
tes

fouineurs

méras

avec

leurs

du

au

c'est Daziron

creux

départ de tout. " " Oui,"

mais justement, il m'a dit lui
même que tout était parti
d'Uzeste !? ") et bons der¬
niers les animateurs d'émis¬
sions occitanes à FR3 en

presse du Partit Occitan
(elle veut de grands noms
pour un

ce

emmerder

Arnaud-Bernard

ou au

Pan¬

ier qu'aux Deux-Magots il y
a 25 ans
pour voir la chaise
de Sartre ; les écrivailleurs
de livres pour touristes en

d'anecdotes crous¬
tillantes (" Alors vous me
dites qu'en avril 89, Lubat a
rencontré Carlotti au Mande¬
quête

la, mais il paraît qu'il s'y
passa un scandale ? "
était donc cette Jasia
voit sur la photo avec
Menteur

2. Oh Marna que

Alban Lubat

e

l'ai perdut

Los Pinhadars

(Uzeste)

TALP (Trombone à la Pêche)

(Trois Cocus)

chez votre bellemère avec des éclarations
indices

4. Akenaton
IAM

(Virgin)

originales dont elle pourra
souvenir devant les en¬

5. Euzkadi

Potato

quêteurs, pensez aux pho¬
tos
souvenirs incongrues
que vous pourrez

vendre à

prix d'or (Padena en plein
milieu d'une soirée Rap, par
exemple) (ou Lubat à la can¬
tine du Foyer rural d'Aurillac) (etc) et surtout jouis¬
maintenant de ce calme
tendu d'avant la tempête,
d'avant ces moments où

(Ohiuka- Euzkadi)
6. Bus de Nuit

Massilia Sound

System

(Roker Promocion)
7. When

a

Man...

James Brown
(R.C.A.)

sez

quelques voix, dans une

obscure revue, vous traite¬
ront de " Récupérés !

8. Las Castanhas

La Talvèra (Galhac)
9.

Rap à l'accordéon
Yvette Horner

10. Les

Pays des D.J. Charmants

Rico

qu'on

(Hot like

Grand

Frayeur)

Flash, à la Saint-

; sans ou¬
blier les éditeurs se jetant
sur tous nos fonds de tiroir
littéraires comme ils ont fait
teurs

(Roker Promocion)

qu'ils vont nous
Préparez vos

" Qui

Sylvestre 90 ? ")

pour

Bouducon Prod.

!

se

plus sérieux à la recherche
des origines du mouvement
pour leurs thèses, encore
plus nombreux à Uzeste, à

Flipper Style

3. La Mère à Fred

Oh,

(Connard!)

les étudiants

1.

concert de soutien).

biografies, semez de faux

;

(Hiver 90-91)

compagnie de l'attachée de

épingle (" Si je vous com¬
prends bien, vous aviez avant
tout le monde flairé le retour
du local, de l'ethnique ? "
en

LO TÒP
SE CANTA

qui fut

ca¬

qui prennent tout de

travers et montent

assure,

!!!!!!!!!!!!!!!!

Vian et les produc¬
nous faisant caguer à

LO

TÒP SE CANTA

2. PRIX DE

MANCIET

Pari Trio.

(Attelé

C'EST
LE TIERCE

-

2.325 m -30.000 F)

16 VENUS DE BUFT1SON
4

VICTOIRE DES GAGES

14 VALSE

GAGNANT !!!

vouloir acheter les K-7 de

répétitions des années
puis les sociolo¬
gues qu'on se renverra de
l'un à l'autre (" Non, je vous

nos

70 et 80 ; et

-5

PERRINE

�SOUS-TRAITANT
Le

cles

:

Journal de Toulouse est un fier sous-traitant
Les

de la Linha Imaginât. En témoignent ces arti¬

Alphabêtes (11/12/90), The Blues (27/12), Aurillac

Le New-York City

Festival des Contes

L'Aveyronnais est Américain,
Toulousain

un

Rickain, le

New-York

City est à St-Cypre,
autre quartier du Monde de
Toulouse. Des agents de la
CRQM (Grande Révolution des
Quartiers du Monde) y ont élu
domicile et ont des plans pour ce
jumelage avec Atlanta. Place
Olivier, le blues vient d'élire do¬
micile en une contry vision bien
version originelle. Un Améri¬
cain par mois (moi ?) pleure son
blues. Il l'incarne, il est le blues.
Bill Thomas est d'Austin, noir,

grand.
Pour

l'anecdote, sachez qu'il

bœufait très ouvent

avec

Ste-

vie... Il est là tous les soirs.
Pour la der de 90, le N.Y. City
fait la fête avec Adrian Burns.

Son succès de novembre fut tel
que

l'équipe décide de l'inviter

pour le réveillon.
Au fait, Adrian Burns

signer

un

vient de
contrat de représenta¬

tion de la marque

toulousaine

Lag. Toulouse et l'Américke est
une belle histoire à développer.
Vous le prendrez avec ou sans
Sicre ?
En tous cas,
tent à

Aurilioc (15)

-

Par monts et par

The Blues
le

(28/11), Carlos Gardel (14/11).

les concerts débu¬

partir de 23h.

*

Le New-York City - Place
Olivier. Tél. : 61.42.02.22.

11 y

avait les monts (Aurillac
enclavé, surtout si

est vraiment

Rodez), les mots
dit, m'aâble !).
Manquaient que les veaux. Et

vous

passez par

(tout ce qui s'est

Rufus était là. Alaussi. Les stars, donc. Les
ceux
qui montent: Yannick
Jaullin, Terese Canet. Les tou¬
jours là : Benat Achiary, Fabulous Troobadours, Marie-Ange
Amestoy. Et les à découvrir :
Théâtre à Bretelles, B. Pidaude,
D. Lhomond, J. Bonnefon, etc.
Rencontre entre les grands pros
et les veulent être, les seuls paro¬
liers et les tchatcheurs musi¬
ciens, la tradition et la création,

Nacer Kemir.

ranq

Americke

-

mots

l'esprit d la gouaille française et
l'humoui ccitan. Bonne maniè¬
re d'envisager les choses. Sur un
terrain déjà fertilisé, déprovincialisé : Lubat est passé à Ruynes, Massilia au Carnaval du
COCA (parenté oblige avec le
COCU de Toulouse), Carlotti
aussi, les jeunes lisent la Linha
Imaginot, écoutent le rap d'IAM,
savent l'aïoli et toastent des cou¬
plets dignes de la GRQM (Gran¬
de Révolution du Quartier du
Monde) en s'accompagnant de
la chèvre du coin, SENTIMEN¬
TAL CABRETTE. Loin du
Francis du même nom. 11 y a de
l'espoir.
S.C.

OC

GARDEL EN CAD
Johnny Halliday
lition. Jaïro tire avec
les " revolver " de
Carlos Gardel aux

Toulouse est en ébul-

Mazades, alors que

tenaire de Carlos Gardel. Alors,

taureau

(nom emprunté à une famille
des environs). Il naquit à Cau-

du
Sud, du
Nord, tout se mélange sur les
berges de la Garonne, fleuve
aux

eaux

généreuses.

Baron De La Mothe Cadillac

mont

côté, c'est l'Amour des
troubadours, de l'autre, c'est
"Love and Happy end". Puis,
De La Salle, l'humour gascon
donnent humour anglo-saxon.

que notre

Jean de Nîmes traverse l'Atlanti¬
que

et devient Jeans Denim, An¬

toine Laumet De La Mothe Ca¬
dillac fonde Détroit et ses "Ca¬

dillac", Charles Gardes en fait
de même avec le tango et devient
Carlos Gardel, Claude Nougaro
hante Nouga-York, et aujour¬

au

ville de Détroit. Sur

ses

Quand deux
Occitans
d1" Americke "
reviennent

pais,

vieux

au pays où il
devient Gouverneur de Castelsarrasin (82) jusqu'à sa mort en
1731. Aujourd'hui, ses descen-

jours, il retourne

Théâtre

des Mazades.

(82) en 1658. Il faut savoir
homme parlait un gas¬
con remarquable qu'il emporta
en
Amérique (Québec, puis
Louisiane). Là-bas, cet ancien
Cadet de Gascogne s'installe en
Acadie, devient Gouverneur de
Louisiane (où l'on parle un sa¬
cré patois), puis en 1703 fonde la

Alors, voyons cela de plus près.
D'un

des Sports,
Jaïro incarne
Carlos Gardel

"

1'" Americke "

Cadillac
Palais

sa

au

entre POC et l'Americke...

Cadillac, oui il est comme
ça... ", chante Halliday. Mais au
fait, qui est-il ce Cadillac ? Son
nom est Antoine Laumet, dit

Johnny roule en Ca¬
dillac au Palais des Sports. Gar¬
del, Cadillac, Jaïro, Johnny,

roule

d'hui, décembre 90, ToulouseCapitale accueille les concerts de
Halliday-Cadillac et fête le cen¬

ça

au

peut *

faire réfléchir
sur

-6-

Tidentité.

dants sont la famille Pouzar-

si des fois vous en connais¬
faites-nous le savoir. Ce
soir, au Palais des Sports, la Ca¬
dillac roule à l'énergie.

gues,
sez,

Deux cents ans après Cadil¬
lac, un autre Occitan, Charles
Gardes, part pour Buenos-Aires où il devient le plus grand
chanteur de tango.

Les cher¬

cheurs se sont étonnés de

son ac¬

du tout français quand,
en 1934, il fit son apparition en
France. Pour la petite histoire, il
faut savoir qu'il ne parlait, avec
sa mère, qu'en patois jusqu'à la
cent pas

fin de
est le

sa

vie. Alors Gardel ? Il

plus illustre des inconnus

toulousains, et à l'occasion de
son centenaire, une conférence
aura lieu aujourd'hui à 16 heu¬
res, au restaurant " Le Tango "

(quartier Arnaud-Bernard), a
18 heures, apéro-music avec Oc¬
tave Agobert et ses improvisa¬
tions

sur

Gardei.

�Langue et

Les "

culture :

Décentralisation

Aipabêtes " du Rap G.F.E.N.
sur la Linha Imaginot

(Photo d'archives

Thierry Chateau)

Les Pignadas

slogan. Le Rap est
Raid éclair sur Bordeaux "aussi
repris
Tous
à laCapabl
mode,eset!"lesest
Fabulous
T. ont inventé le leur depuis
de quelques

soldats de la

G.R.Q.M. (Grande Révolution des Quartiers du Monde, dont le centre stratégique est
à Arnaud-Bernard). Objectifs:
renforcement de l'alliance avec le
G.F.E.N. (Front Ouest) et la
Compagnie Lubat, mise en contact de ses deux armées voisines
mais sans relations, semer le ouaï
dans les têtes de l'iEO Aquitaine. Prétexte : un concert des Fabulous Troobadoors, un atelier
création de chansons (rappatois,

comme un

longtemps, bien avant

la mode

articles dans le
subventions de
Lang, qui tomberont vraisemblablement dans l'escarcelle des
structures rapidement montées

(bien avant les
Monde et les

les recevoir),
11 suffisait d'articuler ces deux
constats pour trouver la solution : créer ensemble une chanson donc le refrain sera "Tous

pour

Capables!". C'est lancé. Elle
sera chantée par le Massilia, les
Le G.F.E.N. (Groupe FranFabulous, ia Cie Lubat et les
çais d'Education Nouvelle) est à Bordelais du G.F.E.N. à leur
la pointe depuis longtemps, du
prochai» congrès national. Voilà
combat aujourd'hui à la mode
qui nous éloignera à coup sût' des
contre l'analphabétisme, l'échec
niaiseries parolières des groupes
scolaire et tous les échecs cultuparisiens (tes chouchous de Rorels des enfants et des adultes.
eard-Langj de'rap et de rub-aSou audience est maintenant indub, qui, a force d'écouter les soteniationale et leur mot d'ordre
ciologues genre Lapassade (ci

rap,rub-a-dub),unrepasàUzeste pour la Neit de la Paloma.

Libé), se sont mis â penser que
chansons

leurs

devaient être

l'Expression de leurs situations
(ghetto, racisme, SiDA, came),
Àlors, bien sûr, qu'elles devraient leur servir à changer ces
situations. (Seuls des universitaires en Alfa peuvent être assez bête
pour pas

comprendre ça). (1)

Donc bonne tenue

du raid.

malgré un petit incident (impossible de pousser jusqu'à

Uzeste),

qui s'est conclu par une réussite
de taille : lorsque Fusia, 19 ans,
la star toulousaine du Spont Rap
(2) prenant à partie orques anlmoteurs qui ne so* t pas encore
passés par h G.F.E.N. et qui
donc ne s'occupent des pauvres
que lorsqu'ils sont en situation
de
s'est moquée de
kîo jointe y'suis. cassé!), et a
«v-evé avec un rythme extraordi«aire (une leçon à Public Eime-

qu'elle voulait huit enfants,
qu'elle n'enverrait jamais ses pa-

rents en maison de retraite et Où
va

la France ! Avec tous ces in-

tellos à la noix et toutes ces
conneries de hagour si les immigrés ont beaucoup d'enfants,
c'est qu'ils mettent la famille et la

communauté au-dessus de tout.
Eux, ils ont des valeurs. Safi.
Conclusion partielle.
J.o.
(I) Ce qui nous rappelle l'imbécile mynifeste de Jack Ralite. en 87, titré
" La culture française se porte bien à
condition qu'on la sauve Ce grand
révolutionnaire avait oublié Marx, que
les Fabulous T. s'empressèrent de lut
rappeler dans un débat en lui balançsat «ne eux ne voulaient surtout ps
la sattu-r (la culture française), mais, la

transformer, (il n'y a pas plus proriaci»! que Parisaujourd'hui à l'évidence),
fi) Paris, les soôrdognes, le iVfoede,
1M et le ministre ne savent pas aa»myj, et une sainte fureur qu'elle re ce qu'est Je Spont Rap: renáezvous dans un an ou deux.
attendait un mari pour la vie,

-7-

.,

�JAZZ, ROCK, RAP :
REVOLUTIONS
ET REVOLUTIONS
Le

jazz,

ça

joue. Entre

sa¬

vant et dansant. Entre institution¬

nel et branché. Entre intellectuel
et aventure. Certains y

accrochent

des souvenirs, d'autres des ima¬

monde. Le rap

ARTISTIQUES
SOCIOLOGIQUES

d'aujourd'hui

ap¬

porte, plus intimement liées que
jamais, les deux sortes de révolu¬
tions. Artistiquement, il s'élève en
belvédère pour revisiter toute la

ges, d'autres le vivent comme un
élément de leur personnalité au
même titre que leurs goûts en
matière de voitures ou assimila¬
bles. D'autres y voient mieux ce

musique populaire du monde.

qu'il est,

samples, qui relègue toute la pro¬

un biais d'appréhension
du monde qui fonctionne bien :
ce

peut être, de façon élaborée,

des musiciens

ou

des

critiques,

ce

peut être, de façon plus distante
mais aussi
sans

intelligente,
mythes.

un

public

artistique
qu'a apportée le jazz est loin der¬
rière

nous.

pas terminée : elle a
pour longtemps des gens

encore

à toucher, des formes à explorer.
Elle a à entretenir l'actualité, chez
un
nombre de plus en plus

grand, de sa révolution artistique
passée. Un peu comme Ben entre¬
tient dans ses oeuvres la révolu¬
tion de Duchamp et de Dada.
Comme il est normal que des
oeuvres

littéraires,

sous

diverses

formes pour un nouveau

public,
reproduisent aujourd'hui, cer¬
tains grands bouleversements du
19ème et du début du 20ème.
Par

opposition

au

jazz,

on

peut dire que la révolution artisti¬
que

du rock fut

Par contre,

presque

nulle.

la révolution sociolo¬

gique qu'elle détermina fut quan¬
titativement énorme : planétarisation d'un mode de vie, à fortes
tendances démocratives, dans sa
forme américaine (à la télé toute
la jeunesse occidentale de l'après-

découvre son unité,
va, sous le modèle US, re¬
chercher encore plus pour l'affir¬
mer à la face du monde).
guerre

qu'elle

D'autres

petites révolutions
sociologiques musicales, à l'om¬

de réutili¬
ou

des

duction sonore mondiale au rang
d'horizon culturel à un nouveau
discours sur le monde), et au sens
de revoir (travail de déconnotation mélodique et harmonique
mes

un

recul

sur

les for¬

anciennes).
par le
l'élément instrumen¬

L'importance prise

Sa révolution sociolo¬

gique n'est

au sens

(le travail du scratch

qui permet

révolution

La

Revisiter
ser

discours

sur

tal, ainsi que la spécificité de la

rythmique, n'est artistiquement
que de l'ordre de la nouveauté ;
par contre, dans la révolution so¬
ciologique, c'est un élément cen¬
tral. Révolution sociologique :

Certains compositeurs ont
simplement utilisé et fait décou¬
vrir des innovations techniques
sans

déterminer de révolutions

ou sociologiques. Près
de nous, Jarre n'est pas un révolu¬
tionnaire, par exemple. Tout juste
le petit inventeur d'un mode
d'utilisation sociale d'une techni¬

artistiques

que et

d'une mode sociale.

Contemporain d'un

mou¬
mondial d'affirmation et
d'invention identitaire, le rap se
situe par delà la planétarisation
des modèles dont le rock était à la
fois support et producteur, qui
vement

un acquis, en
opposition à
l'uniformité universelle des dis¬
cours. Issu de la
stratégie de dif¬
férenciation et d'expression de

est

petits

groupes sociaux et ethni¬
il est à la fois un folklore
(un des premiers vrais folklores
urbains, après le rock) (jusqu'au
20ème siècle, tous les folklores
sont d'origine rurale) et un art en
ce
qu'il rencontre et aide la plané¬
ques,

collision de la tradition orale des
sociétés pré-traditionnelles (pré¬

tarisation
d'une
revendication
moderne de l'altérité. Son rôle so¬

mécaniques, pré-agricoles) avec
la nouvelle oralité post-électro¬
nique déterminée par les nou¬
veaux
moyens et outils de com¬
munication et de production so¬
nore ; démocratisation complète,
au niveau des
moyens, des possi¬
bilités d'expression au-delà des
messages institutionnels et hié¬
rarchisés par les médias et en pro¬

ciologique

fitant de l'accumulation des

sa¬

voirs

(samples). Il n'est pas
indifférent de noter que ces deux
révolutions utilisent à leurs fins,
et font ainsi découvrir, de gran¬
des nouveautés techniques (pos¬
sibilités des synthétiseurs) qu'el¬
les cherchaient empiriquement
(paroles du disc-jockey rythmées
sur la
musique qu'il faisait passer
et qu'il manipulait). Beacoup de
grandes révolutions musicales
(en musique classique pendant

est
d'importance,
donc, alors que son rôle artisti¬
que, bien qu'essentiel, est à la fois
très réduit quantitativement et
dans le temps qu'il lui faudra

pour être digéré. Les jeunes n'ont
pas mis dix ans, en Europe, pour
s'emparer de ces possibilités.
Voire pour les épuiser. Le Top 50
non
plus. On est loin des 80 ans
qu'a mis le jazz pour se faire en¬
tendre (ou à se faire éteindre,
comme

par

exemple dans les

Conservatoires).

Qu'est-ce à dire ? Qu'il
semble bien que le temps des ré¬
volutions artistiques musicales

d'origines individuelles est termi¬
né. L'exploration des formes,
qu'elle soit technologique ou eth¬
nologique, se fait dans un monde
où la communication est immé¬

bre de cette dernière, ont traversé
ces 30 dernières années : décou¬
vertes des musiques sud-améri¬

des siècles) ont ainsi utilisé et fait
découvrir dans le même temps
soit des découvertes d'ordre eth¬

diate, planétaire. Le génie indivi¬

caines, africaines, des musiques
ethniques et des folklores du

nologique, soit

encore plus sou¬
vent, des innovations techniques.

message de portée universelle, se
cherche d'autres domaines.

-8-

duel (toujours occidental), occupé
dans sa tour d'ivoire à fourbir son

�Quant

aux

grandes révolu¬

tions sociologiques par l'art, il
semble bien qu'elles ne viendront
plus que des communautés se ré¬
inventant face à des planétarisations se multipliant et qui, à tra¬
vers leurs propres réinventions,

BUREAU OF PUBLIC SECRETS
Situationist International Anthology, edited and translated from
the French by Ken Knabb. Articles, filmscripts, May 1968 docu¬
ments, internai texts. 406 pages, $ 15.00

apportent un témoignage univer¬
sel

en

forme d'outil pour

les

The Relevance

au¬

que

tres. La même chose et en même

temps le contraire de ce que dit
Ben

:

" l'art de demain

sera

BPS

pamphlets from the 1970s
By Ken Knabb (*)

ethni¬

Identitaire et communau¬
taire, oui ! Ethnique, non !
Comme le jazz ou le rock,
le rap ne sera pas de sitôt folklori¬
que en Europe. Et donc ni en
que

France ni

en

non

éléments

de notre propre invention du
Monde de portée universelle.
L'art et le folklore sont au¬

Theory ofMisery, Misery ofTheory (Daniel Denevert) $ 1.00
Prehistory (80-page xeros collection from three groups

Bureau

jourd'hui la même chose à inven¬
Conclusion : il faut re¬
définir ce qu'est le folklo¬

Please make cheks to Ken Knabb
P.O. Box 1044, Berkeley, CA 94701

(* : la

qui est l'art Et ce
qu'est une révolution. Or
ce

ça ne se redéfinit que par
oeuvres
nouvelles.
des

Voyez

ce

qu'il

vous reste

plupart disponibles également en français)

Musicien de quartier

Ben, voilà

à

un

faire.

jaunîe",
every Baudis", voilà

rue

le docteur Cachou vient

"écrire

une

chanson

sur

le Don

uiillo, célèbre resto italien du

otier, mais jusqu'où ira-t"Je le fais pour le gag, dit-il,
je i lis un musicien de bande
q
11

;

dessinét

C'est pour montrer
musiciens qu'il ne faut pas
rêver qu'auTop 50, eti faire de
.

aux

bi'cbinton alimentaire,

autant
aller droit au but ". Jean-Pierre,
le tôlier de la maison, est heu¬

la pub ar¬
tistique, c'est pas de la tarte,
mais des pizzas. "J'apprécie
reux comme un

Ì

i

l'on

Pas de

C'est encore à Arnaud-Bernard que cela se passe (i quand
les autres ?). Claude Sicre (encore lui) fait des siennes et pour'
suit son travail de musicien folkloriste de quartier.

qui s'enterrent un peu... ".
Dans la chanson, qui sera
mise au répertoire des Fabulous

quartier; il est sympathique,
mais pour Claude Sicre, ce n'est
pas la seule expUcation qui l'a

Troubadours

amené à écrire cette chanson.

Sicre
tis

toute

l'année), le refrain

conseille d'aUer

lo, et

un

au

Don Camil-

des couplets dit ceci :

Gouttez des putes

gé à s'occuper de tout ce qui est
culturel afin de l'animer. Depuis
qu'il intervient, on a eu, entre
autres, la surprise de voir Clau¬
de Nougaro sur la place des
Tiercerettes, ce qui nous a ame¬

sauce

qu'il veut, il
bouger tout le
monde, ce qui n'est pas toujours
évident; dans le quartier, il y en a

;

;

tagliatelle et pizza

sans

votre

douze

plus bonnard
Ar¬
quartier

ce

à faire

Etats-Unis, en ItalieoùaSleurs.

grands trucs mais qui jouent

épouse c'est à Toulouse

dans le resto le
dans
le
naud-Bernard.

Tu sais, Je Don ÇarnWo c'est
face dé chez moĹJ J'ai été
tout à fait marqué par ce que
font les musiciens aq Bfésil, aux
en

pour le resto où autres trucs
devant chez eux.

tomate

auxpatates
et patati et patata
venez à quatre, seul, à

"

Ils ne sont pas comme ici,
c'est-à-dire qu'ils ne révent pas
tous de la capitale et de faire des

posta coppa'
in salada

veut arriver

(gp échange, l'ami

vavuiigerdès pizzas gra¬

Claude Sicre pour tout ce qu'il
fait sur le quartier; il s'est enga¬

namique. Il sait

quartier sans musicien

pape;

né énormément de monde.
Claude Sicre est quelqu'un de dy¬

? Qu'es aquò ? demandent-ils tous.
exemple :

Chanson alimentaire

?íV&gt;.

son'"cornent
ious LaAprès les "caçf

:

1970-1972) $10.00

ter.

re,

:

Remarks on Contradiction and Its Failure $1.00
Double Reflection $1.00
Bureau of Public Secrets #1 $2.00
The Realization and Suppression of Religion $1.00
A Radical Group in Hong Kong (leaflet) free
The Opening in Iran (1979 poster) free
Others
Reich : Hozv to Use (Jean-Pierre Voyer) $ 1.00

Occitanie. Outils fol-

klorisés, oui. Mais

ofRexrioth, by Ken Knabb. Appréciation and criti¬
of the late poet, essayist and social critic. 88 pages, $5.00

Bon, c'est vrai, le patron d'ici
à toutes les aventures
du "carrefour culturel" du

est ouvert

V

~9

de

Ici, les gens passent leur
temps à travailler en chambre;
Us rêvent toujours de grandes
choses mais jamais ils pgq$ent à

musique dans leur
quartier. Ils en rêvent et ils ne le
font jamais. Avec le Don Camilio, c'est possible parce qu'il y a
une vie, ça bouge beaucoup. Je
dois dire que chaque fois que
faire de la

a

fait des actions culturel¬

les, le patron nous a aidés sans

rechigner, ce n'est pas le cas de
tous les

Voilà

commerçants.
un

peu

l'origine de l'ini¬

tiative.
Il existait des chansons à boi¬

voilà celle pour manger. Les
artistes font partie intégrante du
tissu social et économique, et
une telle action va peut-être
donner" des idées aux autres ar¬
tistes de la ville.
"C'est ce que je demande, dit
le docteur Cachou. En fait, j'ai
fait ça pour ça, pour que les au¬
tres le fassent aussi. Ce serait
re,

fantastique. T'imagines, quand
on va dans une boite, n'importe
où, et qu'on voit un artiste qui,
au milieu de son répertoire,
chante

une

chanson pour son

préféré... Je trouve que ce
serait magnifique".
Alors voilà, en attendant la
pizza, vous pouvez mater, sur

resto

les

murs

du Don Camillo, l'ex¬

position des slogans "Toulou¬
se-Capitale" de... Claude Sicre.
Encore lui

:

Jacme GAUDAS

�NOTES DE VOYAGES
ON THE LINHA
Michot et Christine

Pour Laurent

La Cadilhac roule sur la
Linha Imaginât. A son passa¬
•

le cultivateur dans son champ
arrête son geste auguste et tire
son chapeau. Le bûcheron à l'orée
du bois fait un large signe, le can¬

ge,

sentinelle sur le che¬
min vicinal lève la tête et sourit,
tonnier

en

l'artisan, derrière la fenêtre de
son échoppe, se sent revigoré par
cette vision et se remet à l'ouvra¬
ge en
sion

fredonnant le Se canta (ver¬

MSS), tous les travailleurs

pénétrés d'une grande fierté.
Mon fils, cette voiture roule pour
notre peuple
dit le père, "elle
transporte, de front en front, les hé¬

sont
"

rauts de notre civilisation. " Cette
réflexion, associée à cette image
qui passe, se gravera dans l'esprit
meuble de l'enfant comme les

quatre vers d'une morale de La
Fontaine.
•

sur

quel¬

tortueuse départemen¬
entre

Orlhac et Cahuzac-

sur-Vère, ou Trensacq et Montde-Marsan, ou Mende et Le Puy,
ou

n'importe où ailleurs dans les

pays d'Òc, la
vire et revire,
ne,

Cadilhac ralentit,
s'engane, s'andro-

s'embourbe. Ses passagers

éteignent la K-7 qui rythmait jus¬
que-là leurs discussions tactiques,
allument le plafonnier et suivent
du doigt la liste des camarades
que leur a fourni l'IEO-Central.
Ils ne s'en font pas outre-mesure.
Us savent que partout dans ce
pays, au coeur des plus grandes
villes comme dans les lieux les

plus reculés de la montagne, de la
campagne ou des déserts, quel¬
que famille sera heureuse de les
recevoir.
•

et de la

châtai¬
gnes pour le dessert, pendant que
son mari, un géant
à la Blek le

Sera-ce dans cette ferme

là-bas, où trois enfants rentrent
des poneys à l'écurie, où une
jeune mère, blonde et forte
comme une pionnière, préparera
pour eux, devant l'antique four¬
neau de la cuisine
intégrée, un
des meilleurs repas de leur exis¬
tence avec de la farine complète
(des crêpes de froment !), des

peurs

qui circulent sur la Linha.

Ils ont maintenant une nouvelles

Roc, tirera le vin, sortira l'eau-devie et montera des matelas Futon

au titre signifiant (" Tous
capables ! ") qu'ils ont écrite avec
le GFEN, " mais Tous Capables de
quoi ?" se demande-t-il. Les gens

dans

le grenier superbement
aménagé (vue panoramique sur

sur

la verte vallée) ? Sera-ce dans ce

commune,

hameau, dans cette brave maison
dont la cheminée fume, où deux
retraités qui ne s'ennuient pas au¬

par ce biais de collectivité qui
n'est que somme d'individus
mais commune parce que com¬
munautaire, c'est-à-dire transcen¬
dant tout, au top des valeurs.
Oui ! (ton rogue)
Nous sommes les musiciens...
Ouais eh bé ça vous dispense pas
de frapper avant d'entrer, non !?!

tour du feu en lisant et commen¬

tant le Trait

d'union, partageront

la soupe de fèves et
montreront la fotò de leur fUle
avec

eux

unique, de leur gendre parti fac¬
teur à paris et de leur petit-fils
un solide gaillard pour son âge "
dit le vieux qui aimerait l'avoir
avec lui pour lui apprendre à
faire des trompettes d'écorce. " Et
"

comment va Alain Daziron

? " s'en-

quit la vieille.

Perdue le soir

que
tale

oeufs de poule (fécondés)
confiture biologique de

•

ge/ dont le patron est un militant
de toujours, qui a l'air tout isolée
la route mais dont la salle est

remplie de buveurs et d'histoires,
où ils seront obligés de raconter
les leurs jusqu'à une heure avan¬
cée du matin ? " Nous avons eu Padena il y a quelques mois, il a rempli
la grange du capdèt, il y avait peutêtre 500 personnes " ça-ditz un
d'entre eles, l'organisaire benlèu.
Et l'autre Marti, Claude, qu'est-ce
"

qu'il devient ? " " L'Alan Roch es
passât ambe la Mirelha, fa un mes,
per portar libres e far una pichona
discutida amb los regents del can¬
ton.
" Moi, j'ai souvent des nou¬
velles, mon fils est parti à Marseille
rejoindre les rappeurs, ils vont faire
une tournée en Algérie et en août, ils
seront à Uzeste, chez le Lubat, celuilà c'est quelqu'un, et son père, vous

le connaissez, vous l'avez-vu à la
batterie ? "
•

En écoutant les racontes

d'un vieil ouvrier

agricole,

Dr. Cachou repense

" Toute vie est
épique " et c'est bien ça que sont
chargés de chanter les joglars, les
trobadors et autres aèdes rap¬

-10-

la Linha sont solidaires parce

qu'embarqués dans

une aventure
et non pas commune

—

—

—

Et puis le jour suivant
dans une bourgade de la
forêt le spectacle. La sono
•

sort du coffre et

Sera-ce dans cette auber¬

sur

chanson

la table des livres

et des

disques et les discussions
ou d'après. Les jeunes en
moto qui passent et repassent de¬
vant la Cadillac et quelque Ange
B qui reluque sans vergogne la
fille de seize ans du professeur de
français-occitan qui leur a donné
d'avant

asile dans

sa

ville à la sortie du

bourg, après le concert. Le fils,
qui a prêté sa chambre aux invi¬
tés, vient lire une chanson qu'il a
écrite pour son groupe " Ah t'as
un
groupe ? " " Ouais on fait une
sorte de rappatois mais plus musical,
avec une guitare et un
synthé " et
les paroles énumèrent les mésa¬
ventures d'un chanteur des rues

c'est répétitif et bon comme du
folklore c'est 1000 fois meilleur

qui s'écoute à la radio.
capables tout seul,
celui-là. Et le petit frère " Quand
je serai grand, je serai Dédé Mini¬
vielle mais je parlerai mieux le gas¬
que tout ce
Il

est

con
•

tous

! ".

La Cadillac est

repartie.

Etape

pour repetit déjeuner tardif
à la buvette d'une aire touristique
sur une routelette
Au milieu des
.

chênes,

une

table

en

rondin et des

jeux pour les gosses près du bois
et après, Jacme Gaudas, conforta-

�blement installé

sur

la troisième

rangée de banquette, tire sur un
joint. On est sur l'autoroute et à la
radio c'est
tan

une

interview de Cas-

:

Nous opposons au
l'actuel et l'universel ;

régionalisme,
cosmopoli¬
tisme, l'enracinement historique ; au
centralisme, la pluralité des identi¬
—

tés
—

—

au

à la maladie, la santé...

;

Oui mais...
La vie culturelle

française, prise

dans son ensemble, obéit à une ten¬
dance centralisatrice, son discours la¬
tent

épouse la loi structurelle de
langue occitane, portée
une tradition multiséculaire, pro¬

l'Etat... La
par
duit

en

revanche

un

discours centri¬

fuge, capable de lier entre eux les
contre-courants, les langages " anti¬
monopolistes ", y compris ceux qui
usent du français...
D'où êtes-vous partis ?
L'état de prouncialisation dans
lequel a été plongé le territoire natio¬
nal par des siècles de pouvoir unitariste sans équivalent dans le monde
(Richelieu, codification napoléonien¬
ne, bureaucratie petite-bourgeoise,
technocratie contemporaine) n 'appel¬
—

—

le nullement
tour

aux

comme

structures

antidote

un

anciennes,

re¬

défi¬

nitivement abolies. Notre action
intervient dans les contradictions du

corps social, pour faire apparaître des
unités d'habitat, révéler des cons¬
ciences communautaires (villages,

villes, capitales), entendre dans

le
dialogue des jeunes et des vieux la
voix de leur histoire, poser enfin en
termes nouveaux un problème classi¬
que, le débat national de la décentra¬

CROISEE SUR LA LINHA

lisation...
—

Que pensez-vous de tous ces Fes¬

tivals décentralisés, vendus
main ?

clefs

en

On

manipule de Paris, on occupe
un
village, une ville, un lieu, rédui¬
sant au rôle de figurants ou de parti¬
cipants subordonnés les représen¬
—

tants

des communautés désarmées.

On rassemble et
tes recrutés sans

expose des artis¬
égard aux significa¬
tions, à portée du roi qui les croque à
son aise. Au nom d'une avant-garde
déracinée, s'organisent dans les
on

villes, à l'initiative des villes même,
des activités vassales.
La véritable participation aux

"

à Uzeste,

Les chemins du

dedans, les voies se¬
crètes des solidarités cohérentes, par
lesquelles on accède à la haute tour,
visible du plus loin, aux tours de
guet de l'universalité et aux plus
horizons. Pour participer vrai¬
ment, il faut s'opposer : le devenir
culturel est fondé sur le principe de

Toulouse, Marseille et Aurillac. Interview dans le prochain n°.

contradiction.
—

Enfin faut-il maintenant tâcher
poser un plan d'action pour les

de
années à venir, des réalisations né¬

cessaires, des outils prioritaires pour
l'extension de la réalité culturelle

oc¬

citane ?
—

Je serai

désormais

plus pragmatique. Il y a
les Rescontres Occitans

d'Avinhon, il y aie Festival d'Occitanie.

avant-

gardes suit d'autres chemins.

vastes

Marilis Orionaa chante en béarnais (qu'elle parle couramment), se montre
décorative ", fait scandale à Siros avec une ronde de neuf erotique et lit
la Linha (ainsi que le grec et le latin, grâce à son humaniste de père). Avis

Tâchons

d'implanter,

au

contact de conditions concrètes très

différentes, des manifestations qui se
répondent d'un côté à l'autre de
l'Occitanie, et posent le principe plu¬
ral. Montrons que l'Occitanie, ce
sont des

villes, des lieux, des

ments, des groupes

monu¬

créateurs qui
sont prêts à prendre en charge
concrètement ses potentialités d'ex¬

-11

pression, et non point la fumée d'une
vague ethnie. Multiplions les initia¬
tives de toute part, afin que de leur
convergence sorte la certitude, une
voix nouvelle et plus profonde. Que
la langue d'Oc soit emportée par
cette puissance d'invention jusqu 'au
faîte de sa liberté et que la confiance
en cette langue rebelle et déchirée,
que maniaient jusqu'ici seuls les poè¬
tes, exprime la confiance en la liberté
humaine — mais une liberté totale
d'hérésie ! A partir de tout ce qui

existe, raisonnons de même. L'expé¬
rience posera ses

nouvelles exigences.
de plan d'ensem¬
ble, de ces plans que chacun fait tou¬
jours pour les autres...
Mais surtout pas

Claude Sicre (21/12/90)

�LECTURES

*

Bulletin trimestriel des sections Béarn-Gascogne de l'IEO. Excellente revue historique,
patrimoniale, d'information et d'opinion qui en est à son cent-quarantième numéro. Nous la lisons régulièrement
avec beaucoup d'intérêt et nous ne saurions trop conseiller à tous les Imaginotistes de s'y abonner. Par ailleurs, il se
trouve qu'un des rédacteurs, par ailleurs chroniqueur de qualité, Gilabèrt Narioo, aime bien parler de ce que nous
faisons sans rien en dire, peut-être pour ne pas donner d'idées à ses lecteurs ? Nous ne résistons pas au plaisir de
publier son dernier article, où un peu de hargne ne gâche pas le bonheur des expressions et la qualité humoristique
PER NOSTE-Païs gascons :

de l'ensemble.

UZESTA LUTZESTA...
Pr'amor
ua

de

pana

Sadam
e

seca

tard. Arrés

mei,

qu'avoi
i arribèi tròp
escobador

un

tch, tch !

l'escobaire).
De qué mei e s'i
De la Qreacioon.

Qué pensatz de l'I.E.O. ?
Soonque dequeròs ! E shens lo
grand estratigôs...

—

Hussèin

que
sonque

L'ôs de nadôs noon vau pas l'os
de bizanòs !
—Jo la carn e tu los òs ! (dit per

qui escobava lordèras.
Quin s'ei passât io hestau ? ce'u
demandèi. Mes abans que podossi responer, un vielh gahús parlaire, entutat
au trauc de un vielh pin, pòrtaparaula
deus fabulos trobadoos, ce digó, e
que'm hasó :
Hoiu, hoiu, hoiu, Lubat qu'ei in¬
telligent, qu'a près 1oos fabuloos troo-

loosa aeropoortada au cop
éliminât
l'estrangèr gascoon deu dedins I Tch,
—

—

a

parlât ?

—

—

Creacion ?

—

A macarèu !

—

e

l'Escòla Occitana

—

Aqueth dia, Diu èra briac e que
créé los ooccitans, lo pôple mei coon
deu monde ; l'endedia, boca espessa,
que créé loo grand estratigôs entà'us
gavidar e loos fabuloos troobadoors.
E que pensatz de la creacion
—

—

—

badoos coom trucamalhucas...
E i èran tos Calandretas
bat ?

Quousque

—

tandem

—

Calandreta

a

patientia nostra ? Coom e'us
dit loo grand estratigôs, n'an pas
viéner emmerdar loo moonde en un
a

débat
—

Qulturau f
Mes

totun,

la

lenga

Aci

parla de Qulftura !
? De Qultura Qultu¬
rau !
Loos de Calandreta que règlin
loos loors prooblèmas mesquins alhoor6 e que noon viénin pas travar l'estrategia deu grand estratigôs ! E qu'àgin loo cooratge de parlar francés
—

s'i

que

pas

loo moonde e coom loos
boons proofessoors d'occitan !
E i èran Los de Nadau ?
Nooooooon ! ! ! Deishatz-los cacoom

Hoiu, hoiu, hoiu, tch, tch, tch !

—E la creacion

git Los Camins
Lapassada ?
Loos

—

toot

—

Tà

nh'aute

an

que

i sera

la

Venessi Sparadrap dab lo soa canèra
que cantarà a plea canavèra :
J'aime mieux lorsque c'est chaud
Comme une crêpe au chorizo
Dans le rancho sous le poncho

e

Du gaucho macho...
et comme l'a dit l'auteur de l'os de bi-

futur parolier de Venessi Spa¬
radrap, ça c'est suggestif, c'est vie,
c'est vif, ça vous emplit la bouche et
ça touche le cœur, le cul, le con, c'est
chaud c'est plein c'est rond et ça
donne soif, cong !
Que'vs parlavi deus Nadaus, los
zanos,

—

cantadors

camins

be...

Har-la animar per los fabuloos
troobadoors, doos, doos, doos !
E totun, dab Marcèu Esquieu que
—

s'i hè

Toostemps loos

Ph

13

La

—

Enviâ'i

Usèsta,

gahus vielh n'avè pas avut lo
temps de respôner, atucat per ua escoba arronsada dab fôrça. Que m'arrevirèi :
qu'ère ('escobador, escoba
eishenge, qui avà responut e qui clavè l'intervista

en dus mots :
Praube hilhdeputa !
En me har enlà, que l'entenoi a can-

—

tar

au

cionau

plen deu

cap ua cançon traditôt escobar dab estrambôrd:

en

Fai-te seguir ton engranièra
un
gahûs a tustar...
B
Gilabèrt NARIOO.

—

aurà

?

augan

los fabuloos troobadoors !

Lo

I

cançon, a

e...

—

!

Loos fabuloos troobadoors
USESTA LUTZESTA !

causas

qué ? un « hum esquiu ? Qu'es aquô ? Cigarretas portuguesas ?
Vam, ua question d'actualitat internacionau :
qu'eurè calut tè empachar los iraquians d'envadir lo Kowait.

—

—

hum de

un

De

—

!

E toostemps caminar ! La liqu'ei loo camin ! Moi je plains
ce
pauvre Peirot, qui veut cheminerx
trop haut, ça donne soif, ça donne
chaud, pourquoi se crever le cul, avec
ce temps de canicule !
E sabetz Roger Lapassada qu'ei
estât premiat augan
per l'Academia...
La poësia qu'a d'estar coosmica,
assintaxica, plastica, elastica, causti-

—

minar...

literària ? Avetz ledeu Cèu de Roger

bertat

ca

?

sa

—

camins !

b'ensénhan

nosta...

Coomprenetz

soonque

E los Menestrèrs Gascons ?

—

—Hoiu, hoiu, hoiu ! Tristèr, tè, tè !
Que caleré tà qu'estossi gaujo-

—

—

nau,

linhimaginôt !

dé¬

au

abutere
ac

—

la

—

en Gasconha ?
A l'ooèst arren de

musicau

d'Estiu ?

—

Que m'an parlât de

—

un

:

Minvièta

qui...
—

N'ei

doors

e

coon,

coon

deus

pas

que canta

fabuloos trooba¬

en

gascoon,

coon,

!

Non semblatz pas presar la len¬
e totun,
en
Aran, qu'ei
adara oficiau e...
Nonsense ! Loos araneses soon

N.B.

— Las responsas deu vielh
ga¬
qu'èran en francés referenciau.
Que n'avem arrevirat la màger part en

hus
ôc

lavetz !

e

—

gascona

—

—

Trucamalhuca

buloosa)
hibou

;

francoofônes, qu'ac avem legit sus un
iibe de geografica ooficiau, ciau, ciau,

boca

ciau, ciau !

pourvu

Aniratz

hestau de la cançon
de Sirôs e d'Ibôs ?
Las islas grècas ? Que las atacara
la tresau divisioon tactica fabu—

au

—

respectar totun

ortografics

deus

fabuloos troobadoors.

—

ga

en

—

idiotismes

quauques

car

canèra

:

assommer

de

MOTS
force

;

—

de

frappe (fa;
gahûs :
gros tube ; briac : ivre
gueule de bois ; atu;
eishenge : sans, dé¬

lordèras

;

espessa.-

:

:

escoba

:

ordures

eishenge

:

sans

ba¬

lai ; estrambôrd : entrain ; engranièra :
balai (lengadocian) ;
dequerô : ma¬
chin

;

plen deu

au

canavèra

:

roseau,

cap : à tue-tête
trachée artère.

:

Beaucoup de confusions mais après tout ce n'est pas comme si les occitanistes devaient se sentir obligés de réfléchir
à l'occitartisme, ils ont bien assez à faire à critiquer Thierry Roland, Christine Ockrent et toutes les vedettes
qu'ils
voient à la télé. Ceci dit, nous faisons une proposition constructive, pour Uzeste, aux Calandretas : le Festival rebu¬
te certains parents parce que n'y est pas prévue une " garderie
pédagogique " pour les enfants. Les Calandretas (en
plus de leur stand, très bien foutu d'ailleurs) pourraient s'en occuper et prouver dans la pratique le bien-fondé de
leurs thèses (que nous partageons). Ce serait mieux que de venir ennuyer les gens dans les débats avec des
gémis¬
sements et

des revendications inutiles

ter leur " Calandreta Calandreta "

Abonnement

:

Per Noste,

en

en ce

lieu. Les Fabuloos Troobadoors viendraient même bénévolement chan¬

languedocien (première chanson sur le sujet, si je ne me trompe).

Lavignotte Route de Bordeaux 64300-Orthez (90 F per un an, 40 F pels estudiants)

-12-

�0

0

*

QUI A TUE LEON CLADEL ? par J.-P. Damaggio (chez
l'auteur, école maternelle de Pom¬
ponne, Montauban, 89 F).
Vous savez tous qui est Jean-Paul

Damaggio. Mais

savez-vous que
Cladel était né à Montauban en
1835 ? Qu'il était copain avec Bau¬
delaire ? Que les bourgeois le pre¬
naient pour un révolutionnaire et

les révolutionnaires le ju¬
geaient trop artiste ? Que les ré¬
publicains ne comprenaient pas
que

son

GRAS

ira

fédéralisme et les fédéralistes

républicanisme ? Qu'il affir¬
: " Un jour
viendra, je le vois,
je le sens, où Paris sera bien heureux
de ne pas nous avoir tout à fait dé¬
marqués, et ce sont les provinces qui,
tôt ou tard, en reprenant leurs
vieilles franchises et chacune son lan¬
gage particulier, sauveront la Fran¬
ce, que la centralisation a complète¬
son

mait

*

L'AUBOI
à

ros

:

OCCITANAS

Après deux numé¬

thème (l'un consacré

au

hautbois, l'autre à la facture in¬
strumentale), la revue L'Auboi,

chronique des musiques langue¬
dociennes, propose son numéro 4
centré sur les " voix, chants, chan¬
sons".
Au sommaire : Fabuloos Trooba-

dours, La Sauze, Gérard Zuchetto
(la lyrique des troubadours), les
Bramaires, le chanteur Patrie,
l'école de musique araboandalouse de Meknès, le chanteur Prieto.
Mais aussi : des informations,

présentations d'ouvrages " Tradi¬
tions au pays de Montpellier ",
Le Fifre mal tempéré technique
"

de double son ", etc...
Le numéro : 50 F + 7,50 F de port.
Abonnement à 4 numéros : 120 F
Commander à L'Auboi 33, Les
Aramons 34660-Cournonterral

ment émasculée... "

Bref,

Cladel
était complètement inclassable et
Imaginotiste avant la lettre ?
Non ! Alors, vous en sauriez plus
en lisant le bouquin de
Damag¬
gio, autre inclassable de Montau¬
savez-vous

que ce

ban.

*

JAN DAU MELHAU

:

Journal d'un Pèlerin vielleux et
mendiant

sur

le chemin de Com-

postelle (Lo Chamin de SentJaume, 1990, 6, imp. Zola 87170Isle)

:

Du bon Melhau. Sorti de

narcissisme Dernier des Mohicans limousin par l'appel de la

*

TR'OC

est une revue

montal-

bano-seynoise (J.-P. DamaggioRené Merle) franco-occitana (de

langue). Son n° 0 avait 4 pages
inégal : l'édito rabâche
d'intelligentes
banalités,
par
contre le papier de Damaggio sur
d'intérêt

l'IEO est excellent (il aurait dû
nous le donner
pour la Linha).
Les

petites

notes

culturalo-

littéraires exploratrices et pion¬
nières seraient à mon avis à leur

place dans

un Occitans ! plus
combatif. Abonnement pour un
50 F,

auprès de J.-P. Damag¬
gio, Ecole maternelle de Pompon¬

son

an :

route, Melhau parle des autres vi¬
vant dans des ailleurs réels et

ne 8200-Montauban.
Soutenons
les courants transversaux !

quotidiens. Il les surprend dans
des poses simples, comme un fôtographe d'art, mais sa situation
l'oblige à se confronter, à s'affron¬
ter à tous. Et le poète aux grands
cheveux romantiques avec sa
vielle fait place à l'écrivain du
récit d'un curieux voyage qui ne
nous
transporte ni dans une autre
époque, ni dans un univers paral¬
lèle,

comme

la facilité le voulait,

mais dans le monde bien d'au¬

jourd'hui

vu par un biais inhabi¬
tuel. Du très bon journalisme
(c'est même restrictif, tellement

journalisme est devenu synony¬
me de vulgarité). Jack Kérouac
m'est apparu. Bon, c'est très bien
ce

livre.

Après avoir été un honnête jeune
musicien occitan (Los de Larvath),
un

intrépide militant gascon (Entau

Pats) et le fier fils de son père (Per
Noste), David Grosclaude est devenu
un excellent
journaliste tout court.
Qui défend très bien le gascon et la
culture gasconne dans les médias où
il travatile (FR3, Radio-Païs, Media-

païs). Avec pourtant de singulières
absences.
A la question " Pourquoi n'as-tu
jamais couvert le Festival d'Uzeste
pour Viure al pats ? ", il nous rétor¬
qua à Béziers qu 'il y avait souvent
pensé mais qu 'hélas l'été — le Festi¬

val se tient en août — techniciens et
émissions étaient en vacances. Bien.
Bizarre pourtant, qu 'il ne lui soit ja¬
mais venu à l'idée que Lubat existait
aussi — l'hiver, le printemps, l'au¬

tomne, etc, etc, etc... Même qu 'il or¬
ganise des concerts à l'Estaminet,
des Nèits de la Paloma, des soirées
Manciet, e tôt aquò.

avec

Ce qui est marrant, c'est que le
même genre d'absence frappe Maurici Andrieu à Toulouse et Laval à

Montpellier : les seuls musiciens oc¬
citans qui touchent du public sont
systématiquement oubliés de leurs
émissions. Par contre, Miquela
Bramerie, à Marseille, se bouge. Es¬
pérons que ce petit coup de pied dans
le panier fera reculer les crabes à
l'envers, c'est-à-dire dans le bon

sens

de la Linha.

(En fait, il ne s'agit pas de mauvaise
volonté mais de perte de vue de la

stratégie ; ce qui est bien normal au
bout de quelques années de fréquen¬
tation de

ces

milieux

hyperprovinciaux).
*

SUB-ROCK, n° spécial Rap :
a peur de la planète noire ?
édité par BD Sari, 38, rue Servan
Qui

,

75544-Paris Cedex 11. Bon reflet
de l'état des idées sur le sujet en

province centrale : des échos
d'Amérique, quelques infos inté¬
ressantes, une présentation d'IZB
(sans adresse), des analyses gentillettement franchouillardes. Et
un

foudroyant édito contre le

Sida et le reste, signé de Karim
Khaznadar (le fils du Khaznadar
de la Maison des Cultures du

Monde, à coup sûr ?). Ceux qui
sont pour le Sida et le reste doi¬
vent

trembler.

-13-

Vs

■ladreufit

�RELECTURES
*

MOUVEMENT OCCITAN

Les Pays Contre l'Etat, par Touraine,
Dubet, Hegedus et Wievroka, Seuil, Paris,

(action)
(adversaire)
(enjeu)

1981.

défense d'une identité
contre la conquête
^

pour

l'ouverture
C.

PROGRESSISME
NATIONALITAIRE

A. NATIONALISME '
HISTORIQUE

défense d'un emploi

défense d'une culture
(action)
contre l'étranger

A) Voici le schéma que proposaient ces so¬
ciologues à l'époque pour voir et différencier

nation

autonomie

pour

l'impérialisme
(adversaire)

(adversaire)

l'ensemble du mouvement occitan.

le développement
^
(enjeu)

la survie

pour

(enjeu)
3.DÉFENSE

Voici notre schéma

(action)
contre

DU PAYS

(action)
défense d'un village
(adversaire)
contre les marchands
(enjeu)
pour sauvegarder son'identité

:

PLANETE

Contre le mécanisme

Alliances

(action)

infrastructure-superstructure
(adversaire)
FRANCE

Alliances

Contre les nationalismes,
le provincialisme, ì'unitarismé^

(action)

le centralisme (adversaires)
OCCITANIE
Identité

lingiiistico-littéraire
(action) stratégie

décentralisatrice
(enjeu) Décentralisation
culturelle

Témoignage original
et universel
sur

les lieux du
culturel

et du

politique
(enjeu)

B) page

243, après une interprétation mauvaise des propos d'Alcouffe et de Sicre (qu'ils rangent d'après leurs sché¬
dans les nationalistes), cette phrase-aveu (d'impuissance) :
Mais l'expression de cette spécificité culturelle ou bien s'identifie à une défense du patrimoine et à un néo-ruralisme
qui sont
dans l'air du temps ou bien se lie au projet communiste qui n'est nullement nationaliste. Les chercheurs ne voient
pas com¬
ment la position de Claude peut conduire au développement d'un acteur occitan autonome."
mas
"

Aveuglés par leurs fausses alternatives, ils ne nous ont pas beaucoup aidés
ront, maintenant, en quoi notre travail éclaire les limites de la sociologie Í

-14-

à trouver la voie ! Espérons qu'ils

ver¬

�gUINA FE PER QUÏNAS
Sous ce titre, Joart Sibille, prési¬
dent de l'IEO-Paris, nous livre le
29/10/90 un tract pré-AG de 2

intérêt. Mais en¬
habitués quand
même à plus d'intelligence. Le
voilà d'abord qui nous raconte
des sornettes sur ce qui se fait de
pages, pas sans

fin, Sibille

nouveau

nous a

en

matière occitaniste,

prétendant que c'est le fait de
Conseils Régionaux, de l'AIEO et
des Calandretas. Que Calandreta
fasse du nouveau, non, mais elle

fait bien ce qu'elle a à faire, c'est
sûr. Mais quid des Conseils Ré¬

gionaux et de l'AIEO ? De moneda, çô ditz. On est reparti dans le
délire régionaliste. Qui s'enflam¬
tout seul avec des

me

(la

billevesées

d'un sigle

officiel leur fait
température a cada
còp) et qui se tempère lui-même
(" segur qu'aqueste sosten es encara
limitât... ") trois lignes après. Il
est bien beau de faire quelques
remarques sur la crise de 64 (re¬
marques justes) et sur celle de 81
(fausses car la coupure n'était pas
vue

monter

la

et
nationalisme
nonnationalisme, mais entre natio¬
entre

nal-régionalisme des profs d'uni¬
versité et régionalo-nationalisme
des PEGC) pour déclarer plus
loin que l'IEO que " pòt pas jogar a
l'ora d'ara un rôtie federator " " a

donc benlèu encara un rôtie a jogar
dins l'occitanisme a condicion d'entamenar... etc ". L'IEO a un rôle
fédérateur ou il n'en a aucun.

ÒBRAS ?

D'ESCOTAR

Ce

qui s'est fait d'important,
ce
qui se fait d'important et ce qui
se fera
d'important dans l'occita¬
nisme s'est
toujours fait, se fait
toujours et se fera certainement
longtemps encore :

en

-

rapport de force avec l'Etat,

régions, les départements

avec

les

dans

communes

stratégie d'alliance gé¬
ographique pan-occitane et thé¬
matique française.
Enfin à quoi sert-il de dire
d'un côté que si l'IEO ne peut pas
jouer son rôle " degun mai o pôt "
et de l'autre " de qu'enchaut que
l'IEO disparegue se l'occitanisme
-

une

contunha ? "

en

menaçant, tout

juste élu, de donner
si d'ici
nent

un an

sa démission
les choses ne tour¬

pas comme

il veut. L'occita¬

nisme c'est l'IEO et l'IEO c'est lui,
aussi. S'il démissionne c'est qu'il

personnellement ECHOUE à
grandes idées en prati¬
que. Il pourra alors rejoindre les
déçus de tout dans leurs concerts
de gémissements sur la faute des
aura

mettre ses

deux thèmes de Michel
connu dans

tive.

Après avoir donné des extraits à
Nice (Acropolis), Musicora (au
Grand Palais à Paris), sur France

Musique, à Bollène..., ce même
groupe lance son concert 52, rue
de la Méditerranée dans

son

inté¬

gralité.
Treize

morceaux

de création du

où le free trad talonne
musique contemporaine mâ¬
tinée de méditéjazznée !
Flûtes d'amour, saxo-family, cla¬
groupe
une

rinette, hautbois, fifre, zarb, per¬
cussions et instruments insolites
vous entraînent sur le worshop
des étangs. Durée : lh30 plus
entr'acte. (Revue Trad Magazine)
Contact : 33, Les Aramons 34660-

Cournonterral, tel : 67.85.32.22.
Envoi d'une K7 démo à la deman¬

de

(téléphonez, SVP).

Sibille, tu

nous

déçois ! On t'a

toujours pris pour un mec à la
hauteur, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Lis la Linha et moins les Obradors
le Monde Diplomatique.

LA BOMBA

ou

(Comunicat) L'Obrador de Literatura Potenciala, dirigit per Chapduèlh, nos informa qu'un talhièr

EGYPTE KING
Après un raid musical (Fabuloos Trobadors-Nov 90), à Aurillac, au Festi¬
val " Par Monts &amp; par Giacco-mots ", sur le chemin du retour, (évitant Ro¬
passons par FIGEAC, capitale de l'égyptologie, lieu de nais¬
de fameux " Champollion ". Hé, Chili (Akhenaton*), tu devrais

nous

sance

sur

Marre, musicien bien

autres.

Ange B. in Full Effect " Vive la Ligne I. "

dez)

nels

région. Ce prix fait l'objet d'un
enregistrement de cassette collec¬

-

-

d'Òc (Vallées occitanes d'Italie)
pour la nouvelle création musica¬
le avec des arrangements person¬
la

-dans l'IEO
contre l'Université
les

Negafòl, de Montpellier, a été
primé en 1989 au concours Idèa

parler de Champollion (ou de Figeac ?) dans

un rap ou au moins lui faire
moulon de dédicasses.
Suite et qu'es aquò alors,
Claude Sicre (leader du groupe militant les Fabuloos T.) met les
points sur
les virgules et nous fait remarquer que le nom de la " Rue du Pharaon " à
Toulouse (Tolosa) provient du mot " Faron " signifiant (comme nul ne
un

l'ignore chien bâtard ; ce qui nous proove un fois de plus le Total-Khéops
culturel dans lequel veut nous plonger le centralisme.

ideologicament ligat a la Linha
Imaginât, trabalha a l'elaboracion
d'una bomba. Un aplèch, d'un
trentenat de paginas, escrit en oc¬
citan incorrecte, poluït per un
dotgenat de lengas imigradas,
que parla de la vida, auèi, dins un
barri paure d'una granda vila, e
qu'ensaja pas de far plorar diguns. Cap de mitologia, d'epopèia, d'eroïsme, de simbolisme, ni
mai de didactisme. Sonca de
charra. Avèm pas enquèra d'in-

formacion

sus

l'autor —

pr'aquò

suspectam Sergi Viaules o Laurenç Michòt — nimai sul titol,
recomandam al sector Edicion de l'IEO de durbir l'uèlh. Lo
mes

Ange B.

*

Du

groupe

Rap de Marseille égyptologique des Quartiers Nord.

-15-

lançament d'aquel daquòs es previst per la débuta de l'an.
Ofici de Repression del Terroris¬
me

Multicultural

�PLASTICA
•

L'exposicion 7 Artistas en Occi-

(page du Sector Art e Comunicadon plasticas de UEO)
tans

qui traversent le désert cultu¬

tania continue sa tournée euro¬

rel de cette fin du 20ème siècle

péenne depuis 1989. après Girona,
Tolosa, des propositions sérieuses

pour

des Vallées Occitanes d'Italie pour
mai et de l'Université d'Eté à
Nîmes (fin août-début septembre).
Avec le Massilia Sound

System
(Musique Rub-a-dub terrible !) et
quelques spectacle sde théâtre en
Languedoc 7 artistas en Occitania
fait partie des nouveaux produits
que l'IEO diffuse et propose dans
•

une

lettre à toutes

ses

sections dé¬

partementales.
Bordèu : la restructuration archi¬
tecturale du quartier de la Bastille
•

pas confiée, comme on l'a
craint pendant 2 ans au catalan Ricardo Bofill (le succès lui a fait gon¬
fler la tétougne, il ne fait que du
décor néo-classique hollywoodien).
C'est Norman Foster que Chaban a
choisi. Il a peut-être vu juste histo¬

voir ce qu'il y a après...

•
Cézanne a quitté les coteries pari¬
siennes et partisanes (comme Delteil ou Manciet) et s'est enfoncé
dans la garrigue de la Ste-Victoire
sous les rires et les jets de cailloux
des gamins. Aujourd'hui, on vénè¬
re Cézanne ou Van Gogh au

Japon...
•
"

Mais que fout Duran ? Il a vait
promis d'écrire pour Occitans et
Linha Imaginât, mais ses chroniques
du rugby rouergates le bouffent (à
moins qu'il ne se fasse graisser la
patte dans des gueuletons aveyron•

nais ?). Rodez n'est-il donc
clocher ?
•

Par contre le Duran des

ce

cher Ben (i oui-oui) fait

qu'un

Niçois,
n'impor¬

quoi pour le fric, tè ! à la FIAC de
prix de ses tableaux ont
flambé. Mais lui, il est presque cuit.
Il fait peur gentiment aux bons
bourgeois en leur balançant " le

excluant de celui-ci l'art occitan). Ce

qu'il faudrait, c'est une grande

confrontation avec tout çà sans es¬

prit de compétition mais pour cons¬
truire quelque chose.
A Sète, il y a toujours Pierre
François. Le " père " de la Figura¬
•

Alain Daziron a-t-il raison ?

L'expérience du Trait d'Union (jour¬

nal de Larrazet) me persuade que c'est
la plongée au plus profond du local qui
constitue l'ouverture absolue vers
l'Universel ".

ne sera

riquement. Les Anglais réoccupent
la Guyenne.

plastique dans le Sud : mettre en
évidence de manière globale ce qui
se fait et en égager les tendances.
La DRAC dénigre ce type d'exposi¬
tion en n'attachant d'importance
qu'à valoriser l'art international (en

•
Félix Castan libéré, la revue
Mòstra continue avec en projet un
n° sur les identités culturelles, un
sur le compte-rendu de la Mòstra
l'été dernier ou encore un autre sur
le festival Olympe de Gouges, cette

Montalbanaise, fondatrice du fémi¬
nisme, guillotinée en 1793. Elle était

tion libre est un touche-à-tout gé¬
nial. Un vrai " artistan ". Le livre

qu'il a fait avec Bernard Derrieu est
vivant et punchant. Une mise en
page inventive bien que très clean.
Ce qui est dommage, c'est le prix
mais la qualité le justifie. (Pierre
François, peintre décorateur, 70 pho¬
tos couleurs, illustrations noir et
blanc, 230 F franco de port, com¬
mander au CIDO BP 4202 34544 Béziers Cedex).

serves).

Jaumes Privât prépare
spectacle bilingue avec une
bonne troupe de théâtre. " Puta de
Lenga ! ", le Privât, textes et décors,
ça va faire un super son et lumière.

• Les
gens en ont marre de l'abs¬
traction " toulousaine "àlaMòs-

envoie

aussi auteur dramatique. Ses pièces
de théâtre seront jouées à Montauban (du 28 juin au 7 juillet, sous ré¬

tra

(3

ans

•

A Rodez,

un

de suite, basta). Castan va

essayer de montrer les tendances
du côté de Bordeaux. Lui seul fait
ce travail essentiel sur la création

•

Rodez, enfin, Renat Duran nous
sa

lettre

rugbico-picturale.

Qu'il écrive pour la Linha et qu'il

s'abonne. Pour recevoir la " fameu¬
se Lettre " de Duran, écrire 78 ter,
chemin de Camonil 12000-Rodez.

te

Paris où les

marché de l'art s'écroule demain à
18 h 30
Nous, on n'est pas des
couillons. On se doute que le Ben
de lard (c'est pas du cochon)
s'écroule demain à 18 h 30. C'est
pas du " nouveau " et on préfère
les pruneaux (d'Agen ou de You¬

goslavie pardi !), c'est meilleur
pour la santé.
A propos de Venzac : Ben pourra
écrire le même commentaire que
•

pour Renat Duran : " Il défend la cul¬
ture occitane, mais mal en mélangeant
tout. "

On peut formuler l'hypothèse suivante: le mouvement
occitan ne parviendra pas à rompre le centralisme
répressif dont il est victime, sans l'alliance de tous les
secteurs de culture en de puissantes contre-capitales, en
des hauts-lieux qui portent au loin ses pensées, ses visées,
son programme libérateur. A l'inverse, ni les secteurs
de culture aujourd'hui dispersés ni les villes dépersonnaUsées ne pourront vaincre le centralisme totalitaire sans
l'alliance du mouvement occitan, vecteur d'identité,

producteur d'épopée, antagonique et irrécupérable par

j
j
j

'

i

i

le Centre.

i

Ou bien l'alliance des identités menacées se réalisera,
identités vraies, capables d'organiser la révolution

culturelle,

bien le centralisme achèvera son œuvre,
stérilisant toute velléité d'initiative, définiti¬
créant les conditions d'une décadence

ou

sans recours,

vement,

|

et

générale aussi bien du
Ce serait

exception,

une

défaite

et tous

centre que
pour tous

de la périphérie.
les intellectuels

sans

les peuples.

Les Romains réaboient, la Barba¬
rie repasse. Comprendre les artistes
•

pompiers reconnus proteste contre
l'esprit d'enfance, celui des " artis-

Félix-Marcel CASTAN, 15 août 1979, Mòstra del Larzac

-16-

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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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