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                  <text>/
LE MOUVEMENT CATALANIST
ce.

:t

que

les

I. La Genèse de la crise actuelle.

correspond,

Pour tous ceux qui sont curieux
des mouvements nationalistes et dont

l'esprit embrasse dans son ensemble
la politique européenne, le mouve¬
ment

catalaniste, c'est-à-dire Le mou¬
prend de
plus en plus un intérêt remarquable.
La Gatailogne, vieil et glorieux
pays,
à travers les étapes nécessaires et si
vement nationaliste catalan

diverses des renaissances nationales

recouvré la pleine conscience de

50, RUE

.Dans ces dernières années le Catalanisme a fait des progrès considéra¬
bles. Le noyau primitif de poètes,

27 JANVIER 1924

1.

a

sa

personnalité.

L'ABONNEMENT
1" ANNEE N*

MQNTAUDRAN, TOULOUSE

d'historiens, d'artietes
«Pééàl à la

a

msuifflé

son

Voilà

ce qui explique
phase politique et populaire dans
laquelle est entré aujourd'hui.ce mou¬
vement, et c'est ce qui lui donne un
exceptionnel intérêt.

niasse.

la

NON PAS AL DESSUS DE TOT MAS AL

XREFONS

DEL

COR

A SO

I

II. La volonté catalane.

par
la ques¬

les circonstances à parleT de
tion catalane et très superficiellement
documentés peuvent

Amb

aquel pensa-m'ent alargam auei pœr camps e ciutàts (tels Païs d'Oc
«
de Clarmont a Malhorca e d'Alpas a Medoc, pertot ont rebombis lo preclar parlar d'oc », aquesta gaze ta que vol servir tôt so qu'aimam, tôt so
que fa nostra valor espirituala, nostra unitat die cor : la lenga, la libertat

«

La

poù,

journal ?...»

jamai aquelo. revisto ?

•'••

Lou veirem-ti jamai

aqueu

melles réclamant la liberté

s

jùstas puja lo dobte

fan_ naise ai esperit

que

mouvement d'u
le mouvement tchè¬

répétés des scrutins, par les référen¬
dums des Assemblées municipales.
C'est presque l'unanimité des mille
communes de
Catalogne qui vota, il y
a peu de, temps, des déclarations for¬

■&gt;

D'à que las regas claras.e
de cadun longas annadas de

Il s'agit d'une idée
un

que, polonais, irlandais, ou finlandais.
Cette volonté catalane s'est expri¬
mée de.toutes façons, par les résultats

*

•*

»

que, folklorique.
nationale. C'est
même genre que

manoara

veirem-ti

définitive, que veulent donc

Catalans veulent tout simple¬
ment leur liberté politique. Il ne
s'agit
donc pas d'un régionalisme pittores¬

esperada, n'avem testimonis. « ... Ço que manco
de long-tems — nós escriu un provensa! d'elei, es
uno revisto, es uin joumau
d'ensignamien e de disciplino occitane, un liiàme
proun fort e proun segur, un joumau ounte tout ço que i a de bon auriè
sa plaço e soun resson, ounte s'atroubariè un rebat don mouvamen dis
ideio, un conte rendu, di publicacioun, un raconte sustenciau de tout ço
que se fai sus lou plan occitan...
n'ai

e

en

Les

Obra neeesari, obra

—

Mais

les Catalans ?

nostra, nostrasi membransas, no,stries espers.

a casa

être déconcertés

par ce qu'ils imputent à défaut die pré¬
cision du programme oataLaniste et
s'écrier
avec
mauvaise
humeur :

politique

dp Catalans.

decepcions per tôt se que pertoca a l'accion

III. Les

occitana.

complète. Pendant quelques décades
les revendications

bornées

.

aux

catalanes se sont
limites d'une autonomie;

il

Nosaltres

volem

LTinitat de

far

a

l'union

n'y avait que de petits noyaux sépa¬
Actuellement la génération
nouvelle, la jeunesse qui monte et en¬
tre dans la vie politique nourrit un
idéal plus exigeant. Il serait puéril de

espirituala dels Païs d'Oc.

ratistes.

entre gens

d'Alvernha., de Catalonha, de Gasconha e
Lengadoc, de Lemozin, de Provensa, n'es pas a crear, mas

de Biarn, de
a

trabalhar

cor

despertar.

nier

f

ce

En
«

OC

lo nozel
«

vol estre al de sus. d'çls

partits e de tôt interès que
d'aquela unitat de cor renaisenta.
y
»

OC

»

de tremiera

vol estre lo
lot

so

sia occitan,

ligam entre las terras occitanas e no se pauza cap
vita de'ls nostres païs dins l'ensemble

que pertoca a la
de lors manifestacions espiritualas e
:

no

materialas es son.

Lo mal que nos

«est ran h es la penuria de critica per nos e per nostnes
D'aqui L'excès: de tolerencia, d'aqui la pou de las responsabilitaits.
Dins la tasca nostra nos ajoataram, amb la conilansa en nos e la volentat
d'pbrar, sota la rigoroza disciplina d'un principi esprovat : la limitacion de
nostras simpaties. La confiensa e la cordialitat entre obrers es la peira
actes.

cantonaira del trabalh fort.
Nostra tasca

es

bela. Se trufa de las

Tremieras. Nostra tasca
ultras

sens

Los
sonca

a

es

s'abaisar cap a

compétitions d'Estat, de Pais e de
espirituala. Ja sabem que couimenda totas las
nada obra petita. Nostra obra es maja.

parlars d'Oc, brancas d'una matecha
creise al sol,

seran

dins

OC

soca

forta que demanda

l'aunor, tots los parlars d'Oc,
d'escola. Lor vezdnatje sus la matecha fulha,
«

»,

a

distinction de grafia o
los encaminara cap a l'a reconquista
sens

vertadiera de la leinga occitana, una
terraire, ama d'una soca sociala que se manten,
d'un pople a l'esperit c.lar que sab
tengue la soa plasa dins l'armonia
dels poples mieterrans. Las qualMats
d'aquel pople sempre viu malgrat los
cops dels secles, dels ornes e del sort nos empara contra totes los trabucs quins que sian, d'oint que sian.
e

renaisenta de terraire

en

Lo poble es sempre creador. Es, donc
Per nostras libertats

sera.

nostras terras cada

fait.

dépit des droits de l'idéal pour-

tant, l'homme se trouve en butte à la
réalité. Il y a un très grand nombre
de Catalans, la majorité, on peut le
dire, qui, si le choix était possible et

pleinement libre, choisirait l'indépen¬
dance complète. Mais il faut adopter
cette aspiration profonde aux possibi¬
lités de l'heure. Voilà le motif qui a
porté le plus ferme et le plus vigou¬
reux des
groupements politiques ca¬
talans, l'Âccro Catalana

a

établir

a

desfendre cada cap que seran

cop que seran

un

relativement flexible, basé
principe de la liberté des peu¬
ples à disposer d'eux-mêmes : « Con¬
sultez les Catalans, laissez lies expri¬
programme
sur

le

mer

librement leur volonté, et

nous

accepterons ce qu'ils auront décidé
disent

Ils

les

lieaders

d'Accio

»,
Catalana.

proclament le droit

au maxi¬
mum de liberté sans vouloir compro¬
mettre l'avenir immédiat par la rigi¬
dité d'une formule absolue. Tant que
la volonté catalane sera méconnue par

l'Espagne, ils sont opposés à toute col¬
laboration ministérielle

ou

autre

avec

l'Etat espagnol vis-à-vis duquel ils se
considèrent en état de guerre vir¬
tuelle.
A la droite de VAccio Catalana on
voit la Ligue régionaliste dont le Lea¬
der M. Cambo se retira de la vie poli¬

tique, il y a quelques mois, à la suite
de l'éclatante victoire électorale

encadenadas,
pertorbadas, per nostra lenga a
enausar, per so nostre à ruantenir, es obra de pats e de
gaucb l'obra qu'eœprenguem e lo cor ait e las mas: libras.

per

i

hommes oiït

à

au¬

clofné

plusieurs reprises leur collaboration
personnelle au Gouvernement de Ma¬
drid, il ;ne faut cependant pas se dissi¬
muler que les déceptions de la. politi¬
que dite de concorde ont fait envisager
à quelques-uns au moins de ses mem¬
bres, des solutions plus hardies.
A gauche de VAccio Catalana on
trouve les organisations qui ont cons¬
titué le groupement dit l'Estât Catala
dirigé par M. Macià.
C'est un groupe explicitement sépa¬
ratiste et partisan de l'appel aux
armes. Si ce
groupe est actuellement
peu nombreux, il faut prendre en con¬
sidération que la politique
répressive
de Madrid pourrait conduire les au¬
tres groupements catalans aux solu¬
tions extrêmes de doctrine aussi bien

que de procédure', Surtout si l'état in¬
térieur de l'Espagne et les circonstan¬

extérieures

européennes étaient
solutions.
Il convient d'ajouter
que la presque
totalité des anciens partis républi¬
cains ont évolué, en Catalogne, dans le
propices à

sens

ces

du nationails me. Ils

se

nomment

aujourd'hui républicains nationalis¬
tes. Il va sans dire que le nationailisme
dans toute cette question catalane n'a
rien de commun avec 1 ' impérialisme
et lie chauvinisme. Les Catalans sont

nationalistes

en tant qu'ils revendi¬
quent la liberté collective de la nation

catalane.

Nous verrons, dans de prochains
articles, d'autres aspects du mouve¬
ment catalaniste.

Rovira-i-Virgili.

DÉFINITIONS
II n'est pas rare d'entendre
déplo¬
le peu de vitalité intellectuelle de

rer

prorince. Il serait plus judicieux
regretter que cette vitalité soit sou¬
vent excessive et surtout
qu'elle se
manifeste sans bonheur dans
trop de
de

Mais, dira-t-on, les Catalans deman¬

dobte j ustlficat respondem auei per un acte. Trop lonctemps nostra lenga, nostra terra son estadas defendudas per accions fracmentaris. Los qui an volgut nos salvar de la descadencia n'an poseut o-brar
sonca separadament e sens eficacitat..

effet, à la formule
ses

la

formules de la liberté.

dent-ils une autonomie dans le cadive
de l'Etat espagnol ou la séparation

Contra aquel

en

tonomiste et si

ces.

Beaucoup die Français amenés

NOSTRE

catalans?

rem¬

portée par VAccio Catalana à Barce¬
lone.

Malgré son épithète de régionaliste,
la Ligue contient beaucoup de natio¬
nalistes catalans. Si son programme

cas.

L'un des plus graves torts fait
par
centralisation résulte du travers
d'imitation qui s'empare des sous-

la

capitales que sont les grandes villes
de province. La facilité de briller sans
grands moyens et sans lutte fait
éclore des talènts
artistiques et litté¬

raires
pays se trouve
ainsi
qui sont ravies
à l'agriculture, à l'industrie, au com¬
merce ou à la
simple bureaucratie. Il

suggjrflus. Le
pri^rd'énergies'^

est

possible à trop de médiocres de
s'assigner, eux-mêmes, une place éminente dans l'opinion et de faire
figure
d'esprits distingués avec une intelli¬
gence de lapin.
La tentation est
trop forte, nom¬
breux sont les braves
gens qui suc¬
combent. L'indulgence mutuelle
qu'ils
se doivent, les entraîne à former des
pactes d'admiration réciproque. C'est
ainsi que la vie provinciale
parvient à

véritable simulation de l'activité
intellectuelle qui peut, dans ses effets,
être pire que la bestialité.
une

Le consortium! des imbéciles d'une

grande ville équivaut, pratiquement,
à

une cabale
permanente contre toute
manifestation spirituelle digne de ce
nom.

Citerai

-

je

les

défaites

qu'ont

répétées

rencontré dans Toulouse :
Déodat de Séverac, Antońin Perbosc,
Bourdelle, Marcel-Lenoir ?
Une valeur quelconque rencontre
automatiquement comme obstacle à
son
développement toutes les noiiValleurs. Le vice de la société provin¬
ciale est de porter ce principe à la
hauteur d'une institution!
Il y a
vant

deux

attitudes^ossibles
de¬
fHHàrer

cette situation

:
qu'il
rien à faire, ou réagir énergi¬
que ment au risque de s'attirer quel¬
ques ennemis,
\ jj

n'y

a

A tort

toujours

ou

à raison là seconde m'a

paru

infiniment préférable.
C. S.

�Dzabiè de Nabarrot
(1799-] 862)
Abans cle Nabarrot, nou s'y pbtudè
goayre mentabe, coUme autouis de
payère, que quoàte ou cinq nouans
gascous : Arnaut de Salettes, Pèy de
Garros, pouètes soubiras qui abèn
chucat lou medouit dous Proufètes

yudius

rues qui deinouren
arreboutiiècs. Mey au (rais

bèt dtrbi
de nous
auts, que soun : Dastros, l'esoouliè de
Gondouli, lou gauyous coumpay qui
debè trenca lou cèu de pouesie dou
sou arride binatè;
Despourri, lou segnouret qui-s bestibe en aulliè; Foundebile, l'aboundous segayre doun llou
hourmen

Que

amie

bort

de

grouissagne.

atègne l'abiade de las can-

eau

de Nabarrot, hilh d'Aulourou, e
doun las Estrées bearnéses soun de

tes

1834, ta léye d'aquets couplets gayhasénts

oun la foite-bitaute dou pèys
representade per u pintre e u beroy
beroy pintre.
•"
Dab et, qu'entrain de biu dens lou
biladye, qu'èm coumbidats à la lièste-

ey

tems que crabe).
flayréyen l'aragounés que s'y escaden : arrièrou, boulèroit, capador, matchou, coum probes
que Nabarrot qu'ayrue de debisa
quoan bòu, à la fayssou dous mar-

chans

de là

dous countrabandiès

e

E s'y èren trebucats amasse, Seignor
d'Orthez e Laborde de Sent-Medard ?

e

lou

daban
d'aquéres flous d'Aspe qui n'aii pas
echemiades las loues alets, e b'an à
cops lou lustre biu de que y-a quoatebiiitsi ans, que-ns e pausarem u .sarro't
dades

de

nabes

las

coulons,

Quau ey la léngue emplegade pou
cansoè, qudnes
lous

touca

enfluénces

sous,

ayues

an poudut
quoan lous

n'apoudyabe e se per cas lou perfum
de- la soue poue'sie ey estât lemprountàt per d'auts dinque à oey lou die.
E, ta nou des'triga-ns mey, Nabarrot
se parle couine per Aulourou ?
O e nou. O, que-s pren de segu la
soue mestiou autour d'et, dens la léngue qui entén,
La

léngue nouste «ay badude à la mountagne

serbech nieylèu d'ue parla-,

mes,

que-s

dure

mieyère, la de Despourri, e des-

puch de Laeountre, de Bincents de
Bataille e d'autes pouètes, qui n'ey ne
d'Aspe, ne d'Aussau ne de l.'arribère,
e ey toutu coumprése en Biarn, en
Bigorrè, en Lanes e Armagnac, de
Bayoune à Toulouse.
^
Lous moûts de capsûs qu'y soun
^

ri a le s

e

mesclagne
plane (qu'y troubam

quauque cop en

dab lous de la

LES LETTRES
EN

Les

féiáibres

AUVERGNE

d'Auvergne

elïervescence. Us ont
ment à Vermenouze.

sont

'en

élevé

un monu¬
Ils ne veulent

conditions actuellles de

on n'en refera
belle édition. Que les
les se le disent.

l'imprimerie,
a usst

point une
bibliophi¬

préoccupe donc de réimpri¬
mer l'œuvre occitane de Vermenouze.
Sur le principe on est d'accord!. Sur
la. manière on se divise. Doit-on adop¬
ter la graphie phonétique de Flours
de Brousso, ou la graphie plus ration¬
nelle de Jongla Cluchado ?
La Croi0&amp;if Cantal a ouvert une en¬
quête. Ce n'est point ainsi que se
résoudra ce problème. Les attardés
répondront qu'il faut écrire l'auver¬
gnat tel qu'on le prononce. Ceux qui
onè compris qu'une façon d'écrire
On

p us

Que seré

lou

se

moderne, plus accessible

à tous

sou

:

Charles X

e

escliaquerats de Nabarrot
que-s debèn perloungueya dens las

Louis-Philipe. Oun que sab que Na¬
barrot qu'estudiabe à Paris, de 1820
à 1830, ou meylèu qu'y besiadeyabe.

Proubénce ?
U amie dous mes,

hourueayre s'en
nat, e qui bôu estudia e espurga
per et medich, n'ey pas loegn de pen¬
sa-s que tau sou VÎT* cant de Mirèio,
Li Viei, F. Mistrau par la n de las guer¬

nade batalhe roumantic ?
.

libiè,

e

la

probe qu'en dieu esta dens las agradibes rimes de La Boutiguéte dou Bialè.
Den-s la partide mieyancère dou
sègie darrè, Nabarrot que sémble éste
la yénee miistre d'u bouryés de. case
nouste. Lous sous ayôus que l'an dé¬
chut dequés : que-s dèche bibe. Liberau, que siuléye ayres countre lou
goubeirnamén; tèbe en reliyou, qu'ayme de trufa-s dons curés, ya que toutu
e boullie apera lou sou abans de ha
las

lenh

se

Atau, lous amies de Gascougne,

de

mey en mey numéro us', lous e'scouliès
à qui enségnen despucli augan, Ha

lengue nouste, l'istorie

nouste que
ha boun.es counechénees

pouderan

l'aulourounés escarrabelhat e
auts lous ayiiats, dab ine-

dab

diche yoye, qu'ou tastaran, que l'estudiaran e laudaran loungademens.

Miquèu de CAMELAT.
Arrens-Yenè de 1924.

brauzis

e

rabina

campanalh l'oreta sorna,

Carles DERENNES.

et déserte, peuplée d'ormes élé¬
gants et mélancoliques en leur nudité

que

hivernale.
Le grand
dio dont les
Il tenait
ses

un

poète était dans son stu¬
murs

débordent de livres.

poème anglais qu'un de

admirateurs d'outre Manche

séjour des poètes, il ne m'a pas été
possible de l'interwiever. J'ai fait pe:
qu'on fait toujours en pareil cas : j'ai
été trouvé un sien ami que Verme¬

qui m'amenait. OC tenait à savoir sli
d'ans la correspondance qu'il avait
échangée avec Vermenouze, il n'y au¬
rait pas quelque passage relatif à la
graphie de Jous la Cluchado. Perbosc
ouvrit un carton plein de lettres. Il
serait joliment intéressant die les
publier.
Deux extraits suffiront à dissiper
toute équivoque possible.

aimait, admirait et consultait :
Antonin Pei'bosc.
'
Perbosc habite Montauban. De Tou¬
louse la distance n'est point grande.

va,

chado.

faisant pas

Champs-Elysées,

Le 10 octobre 1905,
écrivait à Perbosc :

nouze

Vermenouze

J'ai trouvé un collaborateur qui
probablement, traduire mon livre
Et puis on éprouve toujours un nou¬
languedocien, depuis si longtemps
terminé, et le recopier d'après la nou¬
veau plaisir à visiter Montauban. Le
velle graphie dont il est l'auteur et
Musée Ingres vaut, à lui seul, Le pèle¬
rinage. Et Félix B ouï s set est le plus.., que nous allons tâcher de faire adop¬
éclectique et le plus accueillant des ter dans toute notre région. Ce travail
conservateurs.
'
!rs sera long, car M. Tabbé Four, le phiPour arriver chez Perbosc il faut
Iblogue en question, né pourra s'y
longer les quais du Tarn qui sont livrer que dans' ses moments perdus.
Tout de même ỳè' suis content d'avoir
d'une surprenante beauté, traverser le.
«

Il lui disait, le 9 mars
«

mon

lui
envoyait avec une lettre écrite ein pur
provençal... J'expliquai à Perbosc ce

l'opinion de tous les écri¬
vains d'Auvergne est tout naturel. Sa¬
voir ce que ferait l'auteur, s'il était
vivaint, est plus important encore. IL
ne faut pas oublier que Vermenouze
avait choisi la graphie de Jous la Clu¬
connaître

...

;

,

promenade magnifi¬

dats 1

l'ala solombra e l'ala enazurada ?

On oublie Vermenouze. Si oïl lui
demandait son avis ? Qu'on tienne à

Foucault,

trobe gn'aut rebisicou-

layre, dens lou Dou Meillon, lou mantienidou abisat de tout ço qui pot hè
baie la nouste Terre beroye.
Mile e u mercés, qu'ou ne sien man¬

ROMIVATGE.

les pays d'Oc, s'impose, proposeront
de maintenir la graphie de Jous la
Cluchado. Et c'est tout. Ce n'est pas

cours

per oey, que

apel aicel que de son ala
bloza, vengut .de cola escalabrada,
de son ala laugiera e solasiera
saupria m'aregauzir a bella troca
O siau lasige ! O patz del cor ! O urpia
de l'auzelas monstruc lenh del meu fege !■
Qu'ara me fan, siogue ur o maluransa,

Quoan lou counfray Yand'Agen, s'en bié en tourneyade
ta Pau en 1840, touts dus que tréssen
la couroune au diu dous pastous, Dèspourri. Mes, au countre de l'esbarbayre, qui-s bante d'èste lou darrè

ne

à Marsélhe, u gn'aut
poupulàri d'enspiracion pa¬
rier e : Victor Gélu; estanguem-s'en
aquiu per ocy. E tourne m tau paï's
dous Gabes oun tout ômi qui sab léye
ey u amie dou nouste cansoè.. Mes,
quin leyi-u se ço de sou nou-s
croumpe enlioc ou senou à pous de
dinès ? Lespy qui tan l'ayinabe e
rahiscabe quoan bibè que hé, u cop

nimais

Garoune.

Latécoère

e soubraré à dise, tan qui
Proubénce, que yabou hens

s*afugir. O gaujs envalauzidas,

tindine al

semi

le service des

en

d'autres espers n'ai deguna nesera;
nad malfazec auzelh non m'espaventa,

Pouète, toustem, ! E qu'ey lou mey
biste de la mountagne. dinque à la

Les avions

Lou Felibre de Bellovistu.

tregada en la selva autpncnca-,'
taLai ieu vist tôt so que perferabf.-

soues

encore

:

lenha

pranbes.
en

mèste

Pauza.
Com al bornalh

camade; omi de bé, que bén
càntes au proufieyt douis

la gran

Despourri quiey eseribut dab la prounounciàciou aspése de Despourrens.
Aco qu'ey sinnat d'u subernouni dou

coum nous

y a

parech arré dens la soue
mes,
qu'abou seguramens u
sou

Salles, de D. Lafore, de

Peyrè, de Mountaut, de Y an Palay.
Soun a-nats mey enla que la Gascougne, e coun las pouesies de Des¬
pourri, de. Picot èren imitades à Besiès, per J. Azaïs e Ihèu per d'auts, e
poudiem dise parié que l'aulourounés
qu'ey per quauqu'arré dens l'obre de
mantu cantadou de Lengado ou de

de

probe dens YArmana próu-

mourt, lou recoelh de las cansous
(Chansons de Navarrot, 1868-1890),

Lous

rature de cansous de

un

vençau de 1856, à la paye 28. Hens
l'escabot dous pouètes gascous, Na¬
barrot quie s'y escad à l'estrem de

cantadou

Que'u counechouy au tems de République,
E mey d'u cop touts dus qu'abein cantat
Qu'u eau plojii'a, lou qui's hé tan arridé !

cantes de I.

aurém

aquets tems,

punt à esclari.

plagn

Proubable que lou yoen hilh de
Malhane qu'abè leyit Nabarrot e qu'en

em

Coum se mourech en 1862, dou
houtns de l'Entre-Rios, d'Uruguay, lia
bouts amigue de Peyret qu'alargue

Dens aquet esperit dous mey estiglants e qui per oade paye semie la
gracie plasénte, e medich la grandou,
que
sentim enfluénces qui nou-s
pod'en denega. Dens Lou Rey petit,
tous Adius, que seguech à Deapourri;
dens d'autes amourouses ou poulitics
qu'y deu èste lou soubeni de la lite-

lou

u

de batalhe.

Que-ns

hillots&gt; dou bèt cantiquo...

t'aplnudibe Nabarrot,
Pay de la gauyouse paraule.

à l'eslou....

dens

:

Oua lous basés ? Daban la tailla

A sauts,

obre,
Rounsard

qu'escriu

Oun

assez.

point s'en tenir là. Ils savent que la
meilleure manière de célébrer un
poète consiste à publier ses œuvres.
Flours de Brousso est introuvable. II
reste encore quelques exemplaires de
Jous la Cluchado. Ceux qui n'ont
point ce splendide volume feront bien
de se le procurer sans trop attendre.
En raison des

Tous bèrs,

cats dens lia cante A Sent-Pierre :

Estou de
Nou s'en

qu'estions.

Boutem, tè, sounque aquestes.

d'aquets, Alexis Peyre't, de Ser-

1883

en

cussoat que soun

L'arrasim passai

l'aubèrye
nabèramens bastide; que tournâm ha
poulitique, maugrat que l'embéye s'en
sie anade e que diespuch la guerre e
s'iam goarits d'aquet malaudé.
Daban di'aquet® tablèus qui an goar-

L'u

res-Castèt, abans de parti ta las Amé¬
riques, en 1852, que coussáre enço
doui mèste en cansousi, e Narcisse Laborde salndan lia memôrie de Seignor

aquiu à barréye coume en u tistal.h de
frutes. Ya que lou m este en cansous
se recounésque soubén e pou miey d'u
prousey eslouch, de causes desestruguies e chens goayre de sabou, nou
lusésquen bercets d'aquéste ley pes-

annau,

mantue dens

gat que semble counda sus- l'abiéne
de l'obre doun pausen quauques pèyres cantounayres. En tout tems que
y-a biarnés qui sabeii qu'ey acera e
que l'y ban béde. Luc de Biarn que
debié coume u petit Fontsegugne, u

dou

mench bou

au

desquilhen

res

Malhane de méndre boulade, lou larè
oun
lous yoens de labets s'en ban

de

l'empèri, qu'a début broumba-s
pouèmi A Despourri, trôs dous
mayes oun passen hum s e eslambrècs

dous troubadous, l'aulourouinés esba-

qui bachen de Camfrane ou s'en y
puyen. Brin pertout, hère de francés.
Tabé, quoan de pèces escribudes
s'ou pugn, à la courrude : Si n'ey
qu'aco, Lou Juré, l'Houspitalilat à
Pau, A Sent-Pierre, etc..., nou poden
mey alounga-s dens u recoelh classic.
Ne tapoc hère d'e desgansoulades,
d'aquéres qui balhaben, en l'ore, ue
poupulari'tat espésse au rimayre e qui
nou dében embugli e goasta lous oeiiis
dous noustes yoenots. Lou bou, lou

quin lou roument cabélhe,
Diu, quin bet die de calou 1
Quin s'en arrid débat la hoélhe

à las nonces d'u amie, d'u besi,
batiôu d'u mené; que-ns e mesclam
à la hourrère dous piintounès qui-n

'

crape eni medich
Hort de termis qui

trouvé cette issue...

»

1906

:

J'oubliais de vous parler de
livre : l'abbé Four, mon traduc¬

...

teur, est venu m'en lire dernièrement
tiers environ. Sa graphie est pres¬

un

que

Ha vôtre.

même, sauf

une

Quant au livre luidemi-douzaine de pe¬

poèmes, ce n'est qu'un travail de
premier jet. Mais il y a des idées, .par¬
fois de la verve et du pittoresque et
l;a graphie romane que j'ai àcloptée
aura pour résultat de pousser dans
cette voie de renaissance grammati¬
cale ét littéraire bien des patoisants
ignares ou hésitants. Je ne sais quand
il paraîtra : peut être sera-ce un livre
posthume. »
Vermenouze devait le voir puisque
Jous la Cluchado parut en 1909.
Ses pressentiments ne le trompaient
guère cependant. Il mourut en 1910.
Depuis longtemps il était malade. Sa
correspondance --- ili parle avec séré¬
tits

nité de ses souffrances et de sa mort
qu'il sent procheest souvent d'une

grandeur émouvante.
Il semble

qu'on ne devrait plus dis¬

graphie qu'il convient
d'employer pour1 une réimpression des
œuvres»- occitanes,
de Vermenouze.
Ceux qui tiennent à sa mémoire doi¬
vent continuer et respecter sa vo¬
lonté.
Jean-Paul REGIS.
cuter

sur

la

�PER LA LENGUA D'OC A

LIGUA
Secrétaire

général

:

M. J. BONNAFOUS, Profresseur-adjoint au Lycée Henri-IV, PARIS (V)

Une

langue qui meurt c'est un foyer qui s'éteint; c'est une âme aban¬
donnant son destin qui est de traduire les vibrations les&gt; pins intimes, lies
plus profondes, les plus secrètes de tout un peuple; c'est mn enrichissement
du çœur et de: l'esprit qui disparaît.
Nous n'avons pas le droit de porter atteinte à une langue quelle qu'elle
soit. Si c'est la nôtre dont il s'agit, l'indifférence devant sa détresse devient
un

crime.
C'est pour

la langue d'oc que nous voulons travailler ici. Or la langue

d'oc

qui est nôtre, incontestablement, est bien vivante. C'est la meilleure
preuve de son authenticité. L'esprit libre de toute passion autre qu'un
attachement légitime pour ce trésor de nous-même nous proclamons
le droit à la vie de cette langue qui ne demande que des conditions meilleu¬
res pour donner tout ce qu'elle peut avoir de qualités refoulées, anémiée
qu'elle est simplement par la lutte formidable qu'elle a en à soutenir de
sa propre vertu au cours de plusieurs siècles.
Dans la hiérarchie des

langues latines, la langue française atteint la

pointe extrême de finesse, de perfection qui lui donne: le droit de primauté
sur toutes les autres. Cette primauté donne à notre privilège de connaître
le français u'ne valeur dont la mesure est l'étendue même des horizons
qu'il nous ouvre.
langue française puise sa richesse dans tout ce dont elle est
le monde, dans la culture dont elle est le tru¬
chement, culture aux aspects multiples et aux voix multiples, aussi.
En travaillant pour la langue d'oc, nous travaillons pour l'enrichisse¬
ment de l'une die ces vois multiples, pour l'un des aspects multiples de
cette culture. Voix latines l'italien, le castillan, le portugais, le roumain.
Mais la

elle est la traduction pour

Voix latine aussi, l'occitan.
Nous entendons par

langue d'oc ou occitane La langue parlée de Nice
qui, a mi-chemin de Rome
et d'Ile-de-France, devine Athènes par delà la nier.
Le destin ne lia favorisa pas. Les langues sont filles de la cité et de
l'Etat. Elle a eu à vivre sans Etat, sur les. places publiques de cités vain¬
cues, face aux français, peu. généreux à son égard, et qui lui prit tout ce
à Valence

sur

toute cette côté méditerranéenne

dont il eut besoin.

L'un

des

dialectes, le catalan,

se

maintînt plus vivace et de

ce

pu atteinâre depuis cinquante ans une splendeur qui émeut singu¬
lièrement les califes., de Madr|d, mais le Catalan n'avait devant, lui qiue
fait

a

le Castillan dont

l'âge d'or est passé et qui a perdu, momentanément, la
l'enrichissement d'une langue vivante, le pouvoir

faculté essentielle pour
d'évolution.
Les conditions

furent pas

les mêmes pour les autres dialectes :
auvergnat, gascon-béarnais, languedocien, limousin, provençal qui avaient
devant eux le foyer de culture le plus brillant du monde.
ne

AujourcL'hui, pour n'être pas aussi robustes,
tant s'en faut, que le dialecte catalan, ils vivent et sont le: langage de
15 millions de paysans. Cela compte.
Nous ne sommes ni philologues, ni antiquaires.
Nous voulons .servir notre langue pour tout ce qu'elle contient de
Ils ont vécu tout de même.

richesses à éclore.

français n'a rien à perdre à cet attachement qui n'exclut rien de
qui est .notre richesse spirituelle, richesse augmentée du fait de notre
bilinguisme, introspection permanente dont nul ne niera la valeur éducative.
Le

ce

Origine et Fondation
de la

Ligue

temps l'on s'est ému de

De tout

'ostracisme officiel dont souffre de¬

puis quelques siècles notre Langue,
it des privilèges exclusifs que les
Pouvoirs publics accordent au seul
Français, même dans les régions qui
le sont pas de son domaine naturel,
ds voient, dans ces faits regrettables,
me odieuse injustice et Une gêne pernanente à l'essor de notre civilisation.
*alIo-romane. Ils ont raison, c'est
'évidence même.
Poètes et

prosateurs ont beau ali¬

leurs vers les plus magnifiques
phrases les plus sublimes,
leurs œuvres demeurent lettre morte
mur l'immense majorité de nos com¬
gner
it

leurs

patriotes parce que ces derniers en
ignorent même l'existence et qu'ils
parlent la Langue d'Oc de routine, la
honte àu front et
défendant !

Artifices, Illuminations,
BOMBES

R. C.

-

Toulouse 5630 A.

comme

détestable et ridicule, digne de répres¬
sion ou tout au moins de mépris.
Sanis doute l'immense majorité des
Maîtres est die bonne foi et croit ser¬
vir l'es intérêts bien compris des élè¬

die la Nation et du Progrès. Ils
sont dans l'erreur; on les a trompés
et abusés afin qu'ils abusent et trom¬
pent le peuple. Nous dirons dans quel
but, mais plus tard.
ves,

Que faire pour enrayer cette im¬
placable offensive de l'impérialisme
absolutiste ou jacobin ? C'est bien
simple : pénétrer dans l'Ecole et lia
retourner contre ceux qui ont ma¬
chiné notre1 lente et méthodique des¬
truction. Il faut que- l'Ecole, dans la¬
quelle professent des compatriotes,
que nous avons construite à nos frais,
que nous payons de nos deniers, cesse
de nous combattre, passe dans notre
camp et lutte avec nous. C'est notre
droit strict. La méthode ? Faire appel
•

individualités les mieux dispo¬
sées, les grouper, les muer en apôtres

aux

qui amènent de nouveaux adhérents;
en un mot « noyauter » le corps en¬
seignant de nos régions.
Nombre

seille,

avaient

déjà

Toulon,

Alais,

dans le

Ras-

en Lauragais, à Auch, à Pau...
C'était mieux, mais combien peu de
chose en proportion des besoins de
la cause !
Une contre-attaque
révélait de plus, en

de grand style
plus nécessaire
aux yeux les moins clairvoyants.
De décembre 1921 à février 1923 je
préparai la constitution d'un Comité
d'Action en faveur de la Langue d'Oc
à l'Ecole qui reçut l'approbation de
mon très estimé collègue et aîné le
professeur Charles-Brun et du pro¬
fesseur Anglade, de la Faculté des
se

Lettres de Toulouse.
Le 1" mars, grâce à l'aide de
MM. Joseph Loubet, Secrétaire géné¬
ral des Amis de la Langue d'Oc,
Adrien Frissant, directeur du Proven¬

Je

rédigeai un Appel aux Membres
l'Enseignement auquel MM. les
professeurs Anglade et Charles-Brun
apposaient les deux premières signa¬
de

tures.

Le

document

signé de nos trois
polycopié fut envoyé par mes
soins à une vingtaine de personnalités
acquises d'avance. Presque aussitôt
noms

et

revinrent des adhésions enthou¬
siastes. Une seconde émission m'en
attira de nouvelles. Nous arrivions au
nombre de soixante et onze. De j ouime

jour le nombre des adhérents aug¬
mentait : instituteurs, professeurs de
tous les degrés de
l'enseignement pu¬
blic et libre.
Nous étions quatre-vingt-dix-neuf,,
le moment était venu fie lancer le ma¬
nifeste. Je voulais toutefois que tout
en

.

s'accomplit

avec

la plus entière cor¬

rection administrative. Avant de par¬
tir pour Toulouse j'âvais demandé
une
audience particulière à M. le
Ministre fi.e l'Instruction publique.
M. Bérard mie
convoqua en son Cabi¬

net, le jeudi 10 mai. En l'absence de
M. le Ministre, retenu
par la prépara¬
tion de su réponse aux violente-: inter¬

pellations1 fient il allait être l'objet,
je fus reçu par son Chef fie Cabinet,
M. Roland Marcel.

Je

lui

remis

lie

texte

définitif,

accompagné de la liste des signatai¬
res, pour qu'il le soumit an visa du
Grand-Maître

de

l'Université. Je lui

commentai les divers

points de notre
les
débats du Parlement, nous pensions
que nous devions passer aux actes,
que c'était à nous de nous organiser

programme. J'ajoutai que, après

et non fie tout attendre des bureaux
ministériels qui avaient bien d'autres

préoccupations. M. Roland Marcel
ÉTAIENT
NOUS

PARFAITEMENT

LÉGITIMES,

QUE

AVIONS PARFAITEMENT RAISON ET

QUE NOUS POUyiONS MARCHER.

Il n'y avait donc qu'à
manifeste. Je répartis les

publier le
signatures
en deux sections :
enseignement offi¬
ciel et enseignement libre; dans le
premier, je fis trois alinéas : ensei¬
gnement supérieur, secondaire et pri¬
maire. Dans chaque groupe, l'es noms
étaient rangés uniquement par ordre
alphabétique.
J'adressai le manifeste à deux cents

de la

journaux des Pays fi'Oc et de Paris.
Le samedi 2 juin, le Provençal de
Paris en publiait le texte intégral en
première page et lançait le premier
coup fie clairon pour la langue d'Oc

La

à l'école.

çal de Paris, Mariu® André, Jules Véet M" Julia, de la Cour d'appel de

ran

Paris, président des Enfants de l'Hé¬
rault, du Comité d'Action en faveur

Langue d'Oc à l'Ecole, sortait
Ligue pour la Langue d'Oc à

•

Jean

l'Ecole.

POUR ! TAXI,
T'imi
1

à leur corps

« îq

eieplione^ au O.OO

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k. c. Toulouse 14230 A.

&lt;

qu'ils ont douté du seul idiome
qu'ils connussent à fond et qu'on leur
avait représenté comme un misérable
patois; parce qu'on avait coupé l'es ra¬
cines profondes de leur atavisme pour
les greffer sur une souche- étrangère !
L'Ecole porte une lourde part de
responsabilité dans cette dévastation.
En vertu fie ' décrets impies et d'or¬
donnances oppressives lancés contre
notre Langue par des régimes fort
hèureusepient disparus, elle continue
à propager les plus funestes .préjugés
óotìtre ce qu'elle appelle un éhàrrabia

FUSÉES PARAGRÈLE

maîtres

«

Quercy,

«

parce

Drapeau1*

de

patois » pour expliquer
•le français à leurs élèves; c'aurait été
bien, si la plupart n'en eussent usé
comme d'un escabeau que l'on relègue
en un coin dès
qu'on n'en a plus be¬
soin. Quelques cours de provençal, de
languedocien, de gascon, de béarnais
avaient été créés à Aix, Avignon, Mar¬
recours au

Qui nous dira, d'autre part, com¬
bien de talents sont demeurés muets

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L'ESCOLA

Les Amis du Livre Occitan

L'Association des « Amis du Livre
Occitan » se1 propose pour but de ser¬
vir la renaissance des, lettres occita¬

prenant les mesures les plius
urgentes en leur faveur.
Elle publie la Collection « Dis Auip
nes

en

i Pireneu » où, sans distinction de
dialecte ou d'école, paraissent les œu¬
vres
fiesi maîtres de la littérature
occitane.
La devise fié la Collectioń « Dis Aup

FLOUTIER

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Ch. PosL C. C. 3862. Toiutlouise.

Secrétariat à S a ma tan (Gers).

i Pireneu

», qui sera reproduite sur
de garcle de chaque volume, a
empruntée à la Canson de la Crot-

la page

été
zada

: va fe sens obras morta es.

Collection

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DIS AUP I PIRENEU

Publiée par l'Association
des « Amis du Livre Occitan
Cette collection comporte
de

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des Séries

Sept volumes (rééditions et

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inédites), fie format in-8 Jésus,

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�posés en caractères de la série « Astrée.», gravés et fondus par les Foi&gt;
deries Deberny et Peignât et tirés sur
les presses de Frédéric Cocharàux,

ADMISSION A L'ASSOCIATION

dateurs, des Membres Honoraires et
des Membres Actifs.

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ANNEE 1924. PREMIERE SERIE.
ŒUVRES DE NAVARROT, avec pré¬
face .de Michel Camelat.

ROMIVATGE,

poèmes

Les Membres de l'Association ont
droit à un numéro de tirage qu'ils
conservent pour les Sept volumes die
la série. Ce numéro est déterminé par
l'ordre d'arrivée des adhésions.

Charles

de

Derennes.

CAP BAT LA LANA, poèmes
nuanuel Delbousquet.

de Em-

Le

RELINE, poème de Michel Camelat.
LO LIBRE DEL CAMPESTRE, poè¬

avec

des

membres

de

volume

paraîtra

le

nombre
l'Association.
au

premier

Le

PAUL
préface de Joseph

L. DU PIN Fils

tirage numéroté sera strictement

limité

me de Anton in Perbosc.
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L'Association des Amis du Livre
Occitan comprend des Membres Fonr

15 février

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>impr. veuve Bonnet (Toulouse)</text>
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              <text>Vignette :https://occitanica.eu/files/original/a749a971e0f7fd4f485727998aa85556.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Catalogne (Espagne) -- Autonomie et mouvements indépendantistes&#13;
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              <text>Rovira i Virgili, Antoni (1882-1949)</text>
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              <text>Derennes, Charles (1882-1930)</text>
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              <text>Bonnafous, Jean (1893-1987)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le premier num&amp;eacute;ro d'&lt;em&gt;OC&lt;/em&gt; d&amp;eacute;bute par un &amp;eacute;ditorial intitul&amp;eacute; &amp;laquo; Non pas al dessus de tot mas al trefons del c&amp;ograve;r i a so nostre &amp;raquo; qui d&amp;eacute;finit la vocation de la revue. Il contient aussi, entre autres, un texte du Catalan Antoni Rovira i Virgili et un article sur la fondation de la Ligue pour la langue d'oc &amp;agrave; l'&amp;eacute;cole.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo primi&amp;egrave;r num&amp;egrave;ro d'&lt;em&gt;OC&lt;/em&gt; comen&amp;ccedil;a per un editorial entitolat&amp;nbsp; &amp;laquo; Non pas al dessus de tot mas al trefons del c&amp;ograve;r i a so nostre &amp;raquo; que defin&amp;iacute;s la vocacion de la revista. Conten tanben, entre autres, un t&amp;egrave;xte del Catalan Antoni Rovira i Virgili e un article sus la fondacion de la &amp;laquo; Ligua per la lengua d&amp;rsquo;oc a l&amp;rsquo;escola &amp;raquo;.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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