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                  <text>SCANDALE EUROPEEN
APRÈS

BARCELONE

SALAMANQUE AUSSI

DEPORTATION DE UNAMUNO
lî serait vraiment indécent
que
l'acte d'arbitraire dkmt vient dé se
rendre coupable le Gouvernement

espagnol1 à l'égard du premier des
penseurs de lia péninsule, du grand
Miguel de Unamuno, ne restât connu
du publie français que par les quel¬
ques lignes incolores que nos jour¬
lui ont consacrées.

naux

l'abonnement

numero

le

1" ANNEE, N°, 6.

2 MARS 1924.

fr.

50, RUE MONTAUDRAN, TOULOUSE

SE LO FRANC BAISSA ENCARA...
N'ES LA FAUTA AL MIEJORN !
Aqui il'ipiniô de M. Léon Bailby, director de
article del dimenche 17 de febrer sobre

son

«

«

L'Intransigeant

La Flibuste

»,

dins

».

Apres baver resuimit lo diual entre
ail escambi,
«
«

«

dits

:

«

To cabinet Poincaré e los especulators
La volonté dei réforme diu Gouvernement doit être ava-

ilisée par les Chambres. C'est alors que nos
spéculateurs reprennent confiance. Aucune lecture, pas même celle de la cote ne leur est meilleure, à
ce

point de
«

vue, que celle de l'Officiel.
Ils voilent ce malheureux cabinet dont les

«

«

«

sens
cas.

De

vint

sense conéisser lin
gust de- la cosina al burre e casi
hi ha milhons de paisans miechjornàls d-in-s lo matech
Per contra la maja part des francés no coneissen un
repach sense vin.
a

manjar

ans

carni;

mas aco "s-

d'experiença, 10 vin es lo. me'lhor a'ntidot al alcoolisme : acassa
hi ha alcoolisme dins los- païs vinhatèrs.
Mas venguem a l'accu sac ion. de M. Léon
Bailby. Ço que fa baissai- lo

l'alcool,

no

franc, d'après, el, aco's pas. mai lio-s milhons de- bilhets de Banca
de la Des'fensa tirais à

pissarbroquet

o

de Bons

laissai* los-espabers del's païs vastats far fortunas fabulosas,
per tornar als grosses caps de comerce e d'industria del' Nord o del Est' quatre o
cinq cops mai que no n'havi-an perdut
par l'invasion hocha. Non, aco's pas mes aco, aco's el lo mal voler deïs
per

vinhatèrs. del

miejoiTi.
principi de la guerra, quand; « n'anaba pas », accusèn los Provençals
de tôt lo mal. L'istori impaciala mostra
que hi ha avuit dins totas las unitats
francesas', calques fortes caps, calques paumes, moites braves, moites héros.
Mas. l'injuria era jitada. Ha fach lo- torn de la
pressa mondiala. Al( moment
on lo Govern fa votar
mifjans fiscals d'una justicia e d'una eficaèitat discutibla-s, moltas corporacionsi protestamamb la
vigor aquela qu'es al loi- poder.
Entre tots aquels protestataris1 M. Léon
Bailby, aco's- corn a l'azaird,
remercia sols los vinhatersi del miejorn- e los jita en
pastura e l'ira popula-ri.
Totu ! que vos avem fach, M. Léon
Bailby, a vos e als vostres ? No
sem pas pro morts
per dasfendre: vostres lia.rers ? Avei ont- entre francés
Ai

las

ra-zons -no son

s'agit, en réalité, -d'un scandale
européen. Nous ne pouvons: nous en
faire une idée claire qu'en imaginant
par exemple que M. Miillleramd a fait
emprisonner M. Bergson, sous pré¬
texte que ce philosophe ait désap¬
prouvé lia politique de M. Poincaré.
iLe coup die force die Primo de Ri¬
vera (celui qu'on appelle en
Espagne
l'Oie Royale) a été présenté à l'opi¬
nion française die la plus étrange ma¬
nière. On veut

al nostre

d'indépendants

Dans
nier, la
blie

son

en

argentine Nosotros pu¬
lettre que Miguel dé Una¬

revue

Une

écrivait à un. de ses
collègues
résidant à Buenos-Ayres. Non s la
traduisons ilei. Plus que tout com¬
mentaire, ce document éclairera l'opi¬
nion française sur l'était actuel de la

politique espagnole et sur le juste es¬
prit de révolte et d'indignation qui

anime là-bas les libéraux :
«
Je vous ai écrit (puisque j'étais
condamné au silence par ces brutes
du Directoire, par les partisans de
«
l'Oie Royale »), que l'on caviardte
ici déjà systématiquement ce

qui

porte certaines signatures. Eh bien !
les misérables valets- qui -barbouillent
•ce
paipier hygiénique qu'on appelle
El Sol
dent qu'il

—

(le Soleil ! ! !)

—

préten¬

existe une liberté de propa¬
gande libérale, et que les gauches se

retiennent d'agir.
Misérables ! C'est

quelqu'un qui
a

se

honte
ait des ci¬
toyens qui croient rester lionnètes en
collaborant avec ces: fripouilles, rongée's par des rancunes de ma-rlous.
Et ils blasphèment, en s'écriant :
Justice l De justice ils n'ont pas le
moindre souci. Car il n'est pas juste
d'insulter quelqu'un elfe 'die l'empêcher
de se défendre publiquement; il. n'est
pas juste de laisser passer ce qu'a dit
Siivela:
des

ce
moquer rie
tait parce qu'on lui

mais un mors dans la bouche.

J'ai

cru que cette Oie
Royale, qui
signa le manifeste effronté du- 12 sep¬
tembre, note d'ignominie pour l'Es¬
pagne, n'était qu'un imbécile, sans
plus de cervelle qu'un grillon, uin eaiTotin tragi-comique, mais je me suis
aperçu que c'est un sac d'abjectes et

en a

«

°"'rne

jeux

allait

l'argent
gouvernement

partie de
au

Barcelone

civil de

et

»

de

ne

pas

rechercher ce que faisaient de-cet
argent le

legui,
Et le

MARTINEZ

cette

hyène

Anido,

et

a

service.

son

l'Ar-

répugnant « papier hygiéni¬
applaudit à cette canaille.
J'étouifTe, j'étouffe, j'étouffe dans
cet égout, et l'Espagne me' fait mal

que »

jusqu'au

cœur du cœur ! Et
endurer qu'on vienne'

encore

il faut
parler

de

mysticisme ! Et d'une nouvelle
conception de la liberté. C'est magni¬
fique !
On

nous

déshonore...

Et

puis mentir,

Le

libéralisme

é

nientir Í
S'attribuer, non par erreur, mais- par
ménson'ge, la presque unanimité de
l'opinion publique ! et! mentir à cha¬
que problème que l'on aborde !

Espagne.

numéro de décembre der¬

muno

d'attendre, le

aujourd'hui, c'est
dans ta bouche,
salive, pour ensuite

mors

et -de faire de la

cracher

mentir,

des vérités

béotienne1

:

monarchie

à cette canaille

puisque libéralisme
sont
incompatibles

et.
en

Espagne.
Qui m'aurait dit qu'aux approches
la soixantaine j'éprouverais le
poids de cette tradition cancéreuse,
de ce .cancer traditionnel
qui déjà fai¬
de

sait -éclater die's bomheìs

sur

ma

tête

quand j'avais dix ans ? Pauvre Espa¬
gne ! Pauvre Espagne ! Pauvre Espa¬
gne ! On en a envie de mourir !
Je m'arrête-, car je pleure pour de
bon !...

Miguel

de

Unamuno.

»

Il faut connaître la modération ha¬
bituelle du langage de ce philosophe

tranquille, de

cet homme d'études,
laïque pour mesurer la
portée de cette lettre aux allures die
pamphlet. Il a failn, pour, le faire
parler ainsi, le boulleversement- d'une
grande douleur civique.
Qui l'eût dit, en effet, qu'à soixante
ans, cet homme; chargé d'honneurs et
universellement respecté, serait exilé
die cette manière ? IL faut que l'opi¬
nion française tout entière soit éclai¬
de

ce

saint

rée.

Francis

de

MIOMANDRE.

L'hommage des Catalans de Paris
à FRANCESC

Chef de

Volém creire

sovcnit !

le faire prendre

manque, une des lumières de la pen¬
sée espagnole, uni ho'mlme admiré
par
l'élite du1 monde entier. Elfe
pense
sans doute ainsi terroriser tout: ce
qui

mai de

moda, n'aurats eneara sonca injurias -a servir-nos ?
qu'aco es desmemoriament, que los- gens- mai intencionats
esguard son l'excepcion. Totu- ! Totui ! Aco's renovela drin trop

nous

pour un retour à l'ordre. Mais c'est
une résurrection d'e la
tyrannie. On
nous
en
cache soigneusement les
abus. Mais il faut croire que cette ty¬
rannie es.t devenue terriblement
puis¬
sante pour qu'elle ose aujourd'hui
ordonner la déportation de Déminent
vice-recteur de l'Université de Sal'a--

reste

projets, sont discutés et
déchiquetés, par de-s adversaires-nés, d'abord, et par les- timorés qui ont
peur des élections, et par les égoïstes, qui accepteraient bien la réforme
«
à la condition de- n'en
pas souffrir. Ainsi ces viticulteurs du- Midi qui
viennent faire sommation au Gouvernement de leur
épargner les deux
«
décimes sous prétexte que le- vin, qui ne se vend
pourtant pas trop mail,
«
ne
pourra pas supporter la nouvelle- charge. »
E:m soi s-empre estonat d'una causa,
que lo vin sia cargat d'una fiscalitât
especiala. Sol de tôles los. produetesi alimentaris, paga totas. las. impositions
ordennris, directa's o mdirectas, e subre tôt aco, los drets de Regia.
P-erque
no hi a tant ben drets de
Regia subre lo burre o subre la c-arn per exemple- ?
Amor que son mas neceasaris a la vita ? Aco
dépend! deis. gustes e dlels loos.
Soi arrivai

Il

rampantes passions. On

d'être Espagnol, et qu'il y

l'Etat

MACIA
Catalan

Le Casai Català et VAccio. radical Catalcina avaient

organisé une soirée
hommage, au député Fraueese Muciâ, aiu- cours- de laquelle le célèbre
leader du séparatisme Cata'làn a prononcé un discours
important.
Après avoir exposé lès. raisons fondamentales diu- séparatisme dont lia
principale est que lies conflits de race ne se .peuvent transformer en entente
cordiale que par lia séparation, Francese Macià fit une
critique générale de
la politique opportuniste sous toutes -ses formes en
Catalogne. Il termina
son
exposé pa-r Une exposition lucide de la situation des provinces catalanes
vis-à-vis -de l'Etat espagnol. III examina le
problème financier sous son
jour le plus précis, c'est-à-dire à la lumière des chiffres : la Catalogne ver¬
sant 650 millions
d'impôts à l'Etat, c'est-à-dire (le quart -des recettes totales
&lt;3e l'Espagne) et -ne bénéficiant
que de 100 millions de crédits pourrait,
grâce à l'indépendance, être une terre privilégiée dont l'orateur évoque et
appel-lie l'avènement. Ml affirme une fois de plus- sa foi- dans la
politique
en

Nos bofetan

e

nos

disen

:

«

Chut,

vos

plhnhets

aco's per la Patria. Atencion ! sonrits ! »
Eh ! be ! nom !
jo no. ma-rchi mai. Lo vieilli
en lo men atavisme
.se desperta;
Trobi formicsi d-iins lo-

Sus

■a

men

pas-; union sacrada !

mosquetari que dromich
sempre bon- cor, nias maChant caractari.
eaiam e dins lo men
pè.

las gazetas que-ns disfaman ! Cal saber
enfadarse quand n'hi
que passan l'osca. Aquii lo melhor mitjan dè-nsi fai*
a

respeCtar

e

estiniar.

Joan BONNAFOS.

toulouse, ce soir, les 300 exécutants de ia
chorale déodat de séverac : chansons
popu¬
laires occitanes.
à

d'action directe, et renouvelle son appel, au soulèvement
populaire avec la
flamim-e qui -lui a valu le prestige dont il
jouit auprès des foules de son. pays
e&gt; qui concentre sur sa tête- la haine et la crainte du
Gouvernement

espagnol.

�DÉFINITIONS
DE TARTARIN A

L'ONCLE

ARSÈNE

Francis «dé Miomandre, l'honneur
diu) prix Goncourt (avec les Tharauri)
comlmie

Debussy fut cteliui du prix de

Rome vient d'élever une

protestation

indignée contre la déportation d'Unamuno.

Francis, dte Mionrandrc a écrit sur le
Midi quelques-uns die ses meilleurs
livres. Ses dia logues gra s sois « Au
Bon Soleil1 » sont une des plus fines

analyses que l'on ait fait de la menta¬
lité méditerranéenne. Peu d'auteurs

parlé du Midi et dés méridionaux
une sympathie plus judicieuse.
Aspirations maladroites au bon¬
heur, velléités imbéciles de briller han¬
tent les cervelles comme s'élancent
"fès poussières dans un rayon sans sa¬
ont

avec

voir

trouver

l'huis de

la fenêtre :

déga'ge du silence des hommes plus en¬
core que de leurs propos. Seules; les
activités qui seraient à notre portée
ne nous tentent point. La réalité nous
parait blessante à la première rencon¬
c'est le ridicule universel'

qui

se

Finalement elle nous mate et
laisse simplement vieillis.
Thérèse Beauchamps était une pe¬
tite bourgeoise;
son existence fut

tra.

nous

bouleversée1 par le rêve de l'amour ;
elle rentra dans Ha règle par le sorti¬

marseillais, le caractère bruyant de
ses
compatriotes en « estrambord
poétique » ; Ta prétention des borde¬
lais en « distinction innée » pour un
bordelais. Cela nous donne de l'hu¬
meur.

Tout intellectuel porte, en soi, deux
hommes : un imbécile et un pauvre

Ils

bougre.

se

font mutuellement
le pardonnent point.

souffrir et ne se
Dans Tes cas heureux où le pauvre

bougre prend! le dessus, il est bien

qu'il

rare
cune

ne

garde

pas

quelque ran¬

à l'imbécile.

Peut être Mistral avait-il raison de
chercher à réhabiliter Alphonse Dau¬
det : N'est-ce point déjà du mérite
de s'être peint sans amertume indis¬
crète dans un Tartarin sur Tes trois ?
:

...

C. S.

...

P.-S. — Plusieurs correspondants
me traitent de «
parpai'lhot » pour

lignes sur la Mystique.
perspicacité est en défaut.
Que la bêtise et Ta sainteté soient
de même essence, c'est plutôt un heu
commun; mais voilà ! alors que tous
les saints s'en sont targués, les imbé¬
ciles, au contraire:, s'en offensent.
Je n'ai jamais songé à mettre sainte
Thérèse et Emma Bovary dans le
même sac : l'une et l'autre écoutent
la voix dé leur cœur, et ceOjui d'Emma
ne lui conseilla que des inepties.
mes

Leur

lège dtu caramel' mou.

Les personnages die Francis dte
Miomandre sont toujours de lamen¬
tables pantins (c'est un auteur gai),
mafe précisément de tous
tins... ceux du) Midi sont les

ces pan¬
seuls qui
soient'conduits par les idées. Ils ont
cette noblesse dan's; Fânerie de pour¬
suivra une chimère au lieu d'être mus
par le magnétisme du caramel mou.
De- l'oncle Arsène dé 3a délicieuse
Cabane d'Amour » au « Torville »
qui poursuit « lie Veau d'Or » et ne
rencontre que la « Vache enragée »
le fantoche de chez nous fournit aux
récits de Miomandre Te parfum poé¬
tique.
Il est curieux que parmi les; au¬
teurs français ce soient nos compa¬
triotes qui aient parlé de nous le plus
méchamment. Car Francis de Mio¬
«

mandre pour avoir grandi en Proven¬
ce n'en est pas moins; tourangeau de
naissance et d'origine.

évidemment une qualité
d'indulgence que l'on ne peut avoir
dans chaque pays qu'à la condition
die s'y trouver intimément -étranger.
Il est humiliant pour un toulou¬
sain dfe voir le mauvais goût local
travesti en « disposition naturelle du
IB

a

y

toulousain pour les arts » ; pour un

LES LETTRES
A

TRAVERS LES REVUES

Feu, du 1er février, flambe en
Charles Rien. II s'ouvre
sûr une de ses chansons inédites Lou
Cant de l'Aioli et un vivant portrait
•de Charloun, par Léo Leléc. Vient en¬
suite un fragment du draine que ce
—

Le

l'honneur -de

laisse inachevé Blavino île
Farfantelto dédie un
poème d'une grâce mélancolique au
paysan du Paradou qui a maintenant
rejoint au cimetière la femme qu'il
avait aimé ardemment et à laquelle i-1
n'avait point déclarer son amour,
Aro, lou pichot cementèri
poète

Mountpavoun.

ountê Veterne som es clous
liuen dôu mounde e soun treboulèri,
lis a recata tôuti dous...

Joseph cl'Arbaud étudie « la grande
«
Char¬
C'est, avant

âme de Charloun Rien. »
loun Rieu- est uni paysan.

...

tout, et d'abord un paysan. Il naît au
Paradou, d'u-ne famille paysanne, die
souche, paraît-il, rouergat-e. Comme
pour H. Fàbre, mails mieux que pour
Fa-bre — rouergat transplanté et qui

poète provençal que pour une
petite partie de son œuvre et de sa
vi-e
peut être là Provence' a-i-elil-c
n'est

Charloun ïiiéu
Tout

es

esta di

sus

de Charloun Rièu,
«durre nia clapo à

Ta vido e l'obro
e

tambèn vole

la mount-joio de

e dé pïouso remeinbranço que
s'aubouro, dis Aup i Pirenèu, à l'ounour cfô'ui noble cantaixe dôu Para-

regrèt

don.
Diintre

la

tiero idáis eseoulan d'où

-grand Mistral, Charloun, enfant don
pople, es belièu l'escrivan lou miés
counei'gu don pople e lou mai vertadieramen prouvençau. Sa lengo granado, sàbourouso e prefumado cou¬
M flour dôu terraire arlaten, es

ine

d'aqueli que li moussu podon
espeluca dins li libre : es la l'ibro e
lèimo parladuro, pastado pèr li siè¬
cle, di' pacan roudanen e di pastre d!is
Aupilio. Lou 'san'clame de sa vido lou
pouèto a j amai m a nej a que lou par la
qu'a vie dinde alentour cle soun brès

pas

e
que la naturo avié mes sus si bouco.
Vaqui: perqué li vieil mot de mestié,
II. terme aeoulouri de la terro e de la
pacaniho, li reprouvèrbi espelisson
d'esperéli pèr douma à si cansoun
aquiesto sabour prouve-nçalo, qu'es un

ainsi puisé dans uni de' ces réservoirs
-cle lia race, -dans- unie de ces terres
d'Oc où le sang est plus neuf et Te

peuple plus rude, les origines d'un
Charloun Rieu. Paysan, il naît proven¬
çal. Il voit le jour dans la Provence
la plus nerveuse, la plus subtile et la
plus fine, au village -du Paradou, tout
près -de Fontviellle devant l'horizon
que barrent les1 rochers légendaires
•des Baux... Cet être de simplicité qui,
comme un saint et un sage, avait ré¬
duit chez lui-même, à leur minimum,
c'est-à-dire presque à rien Tes besoins

du vêtement et de la vite matériele,
faisait preuve à tout moment, surtout

quand son oeuvre était en cause, d'une
dignité de grand seigneur. Honoré et
fêté parfois, comme cela lui était dû,
après avoir tout accueilli avec sa belle
aisance paysanne, ne l'avons-nous- pas
entendu dire, d'une intonation mo¬
deste et fière où aucune vanité per¬
sonne lie ne pointait : « Vois-tu, cela
fait plaisir, parce qu-e cela fait hon¬
neur à notre langue. » ... Gomment ne

pas avouer qu'un si pur poète, il nou-s
en coûte presque de l'entendre appe¬
ler un chansonnier. Sans -doute, écri¬
vait-il des chansons et les chantait-il
lui-même; et puis, comment, avec

précision, le désigner ? Mais, par ail¬
leurs, lorsqu'une poésie est, à ce
point, intraduisible, comment risquer

chate de 1rs ainsi. Begum miés qu'éu,
franc de Mistral, e couneilgu l'engèni
de la lengo e si secrèt.
I'aurié un estudi forço atraiènt à
faire sus la cansoun dins la litera■duro miejournalo, Li eoublet tradiciounau que s:e zounzounon dins lou

pople no-stre soun un rebat dé l'amo
dte la raço. E d'efèt, noste parla d'o,
eantadis couine pas un, sa. ineravihouso

endevenènço es de hela uno
Adeja II troubadou île l'âge
mejan aniavon de s'acouimpagna 'mé

musico.

la violo

îou -sautèri. E, dins l'obro

e

mistraîeiîco,
belèu ço que

li cansoun s'encapiton
i'a de mai vivent e coulmprenable pèr « li pastre e gènt dli
mas » en quau lou mèstre a dedica
Mirèio.

Charloun, eu, avié cle naturo l'auriho musicailo e; lou sèii cl'aquéliS

acourdianço founso que fan li pouèto
pensado, si vesioun e si panfcai, un engèni segur i'ensignaVo lou
gàubi de lis atrenea, dte li vestï 'mé
l'estrofo que lou miés i' entrasié e li
ritme li mai agradlable.
Ê tambèn, dins si pouèmo, .tôuti li
suijèt e tôuti- Il senti-m-en se podon
atrouva. Mai se fan 'dire qu'a jamai

d'elèi. Si

qu'avié vist de sis iUie.
antico d'Oumèro
pouesio es drudo,
dirèito, pastado pèr il mii-

canta que ço

Comme la pouesio
e de Teoucrrte, sa

viscu'do,
lanta realiita de la vidé vidante-. Sa¬

blé prouin que se la toco -dou pouèto
èro soulamen d'escrincela uno vano
beloid o d'espeluca de parpello d'a-

la pouesio apouncba'rié pa '-n
Vbqui perqué, fiéu de la terro e
dé-longo « atetouni sus là patrio »,
Charloun a toujour tengu sou:n araire
clins la rego drecbo. Orne sena, a sènrjire agu l'èime de se mesfisa cli
baclriíjuéllio di rondelet liiteràri. Es
un
cl'aqiiéli païsan « rufe, gaiard,
siau, -estadis », que îou bourrouiamen
e 11 bru tige de la vito an jamai simbela, es- un d'aquélis « eina-t de la na¬
turo .» en quau Mistral) disié proufefcigasso,

fus.

ca-roen

païs !

:

«

restarés

dôu

mèstre

»

Sa muso, mirau de la terro e

dou

ri-s, plouro e canto à-de-rèng li
li mets soun, lis ôulivad'o, lou
biais miste di chato dis Aupiho, soun
cor,

se soun,

miôu Roubin, si dos galino blanco e
lou vièi moulin de vènt qui1 brassejo
sus l'auturo. Mai l'amour ispi-ro li pus
bèWi cansoun di Cant dou Terraire,

caste, un brisoun crentons
tendra mon. alanigOuii. Lou capd'obro es bessai aquesto meràvihousb
Chato de Mouriès, que sa lindto armounio
sèmblo un resson de la
Conmunioiui di Sant :
un amour
e

Dins lou pu bèu de soun prinlèms,
sa taio majestouso,
Tôuti li chato de soun tèms
N'èron quasi coume jalouso.
Mai se, pèr contro, n'en vesié
«

Emé

Que pèr sa gràci la vantavon,
uno idèio sourrisié,
moumen que tant la badavon... »

Elo
Dôu

Counèisse rèn de mai tremoulant

que lou sourrire misterious d'aquél©
brano filio de Prouvènço : se dirié
uno Jocoundo pagano,
la caro ver-

goUgnouso e

coume

neblado d'un

velet die malancouinié...

Paure e noblte CharToun ! As viscu
de la vidé di simple e di sage, liuien
dis engano e di vàni boulegadisso
d'un siècle catieui, desdtegnous di tressimàci dtôu mounide; as canta dins' îa

lengo courouso die 'ti paire pèr li gènt
de toun endlré, te siés trufa dte lia
fourtuno e dis ambiCionn vwLgàri;
mai, lou

cor

abrasa d'ideau

e

lis iue

esbléugi die farfantelo, as dte-longo
e'mpb ta gerlo de pacan à là font
d'Ipoucrèno e siés esta dins toun simplige urauis coume un ddéu ! E vaqui
que déjà lou soulèui de la glôri s'au¬
bouro sus toun cros... Tis, ami, ti fraide Prouvènço e -de Lenga-do, ve-lfèi

re

coume plouron- e coume t'arnon... Ve-,
CharToun, déu s-ouni de Santo Esteîto,
li pïous roumavage d'aquéli que te
podon- pas d'esôublidà : an pas fini dîe
fî-ouri de roso e de lausi'é toun. cliar
cernentèri dôu Paradou... li eoumbo

dis
an

Au.piho e lis ôiilivié de la plàno
fini de tresana i resson de ti

pas

vers...
di terro-tremo e Ti revouiTucioun j'itén à pourra ilis orne e li castèu e li tèmple :• mai, se i'a quicoai

es l'obro -eisempTà-ri d'aquéli
oiibra, ploura e canta emé
die Ta raço: !

cl'etèrne;,

qu'an
l'amo

BRUNO DURAND.

un cargamen, poèmes
de marius andré. un vol. : 15 francs,

d'arange

eme

souscrire chez l'auteur. Paris,

52,

rue

jacob.
élite un fâcheux -malentendu, ac¬
cepter un rapprochement, fut-il pure¬
pour

productions de
l'esprit Te plus ba-s et le plus plate¬
ment impur — lorsqu'une poésie est,
à ce point, -sincère, profonde, ingénue,
qu'élite charrie le parfum sauvage des
verbal,

ment

coussous

avec

les

et des collines, l'odeur

rusti¬

que du mas et des terres labourées,
et que, familière et souriante, aveic.

joie vivante qui lui appartient intout à
coup, élégante et nostalgique comme

une

timém-ent, elle sait se faire,

» ?... Mistral ne¬
entretient des rapports de
CharloiMi et dte. Mistral1. Pierre Devoluy évoque des. souvenirs charmants
de ce poète qui « fut toute sa vie
Te grand' enfafnt ébloui qui nous émer¬
veillait...
».
Louis Giniiés constate
combien est égale et modeste cette
une

«

Fête Galante

veu, nous

«

paraissent lesincidents qu-i la meublent et ont suffi
à faire vibrer la sensibilité exquise de
ce nouveau poète des Travaux et des
Jours... ». Marius Jouveau dit que
vie !

Combien

ténus

«
les chansons de Charlouln eurent,
dans nos populations rurales, un- au¬
tre résultat que de sauvegarder la

langue ancestrale : elles donnè¬
travaux des champs des
hommes plus conscients de Heur no¬
claire

rent

aux

blesse sociale et, partant, plus
à la tâche... ». Emile Ripert

ardents
déclare

sujet de la traduction de l'Odys¬
; «
Ceux qui ont fait du grec
ont lé souvenir des longues périphra¬
ses maladroites et inesthétiques par
lesquelles on essayait de rendre tel
ou tel mot précis, désignant telle par¬
tie de l'armature d'un char ou d'un
navire. Charloun n'a point connu cet
embarras; il n'a eu qu'à comparer la.
vie provençale à Ta vie grecque, qu'à
au

sée

...

chercher dans

son,

souvenir les mots

rustiques, qu'à demander aux défi¬
bres de Toulon Tes termes dte marine*
pour voir sa traduction se plier im¬
médiatement à toutes les subtilités
du texte... ». Bruno-Durand étudie: la
langue et la syntaxe de Charloun.
Richesse diu lexique, vérité dans
«

...

le choix des mots, telles sont les- qua¬
lités premières de Charloun et celles

qui paraissent tout d'abord.

Mais illi
de

y a plu9 et mieux... La syntaxe
Charloun ne se borne pas à calquer
l'allure légère de Ta pensée, élite nous
révèle l'éclosio-n même de cette pen¬
sée et sa mystérieuse cristallisation
dans le moule définitif de là stro¬
». F. -de Baromcelli-Javon, lie
chanoine L. Pépin évoquant dte cu¬
rieuses anecdotes de l'existence de
Charloun que complètent admirable¬

phe...

ment

quelques pages de Mistral.
Jean-Paul REGIS.

�LIGA
Secrétaire

LENGUA D'OC A L'ESCOLA

PER LA

général

:

M. J. BONNAFOUS, Professeur-acljoint

au

Lycée Henri-IV, PARIS (V)

b32s

Directions
C'est

Une traduction « littérale « suivait
immédiatement les explications, au
début du moins. Je le faisais faire
oralement par un élève des moins
avancés ou des moins intelligents. Le
travail préparatoire était alors, termi¬
né et les élèves, passaient à la version

pédagogiques

F aide die tous les Maîtres
die nos Ecoles Méridionales! que niouis
arriverons à élaborer une méthode
rationnelle d'enseignement. Aujour¬
.avec

d'hui, M. Sylvain Lacoste, gascomhéarmais, nous expose sa propre expé¬

proprement dite.
Â partir do ce moment, ils étaient

rience.

livrés à eux-mêmes.

M. S. Lacoste est un modeste qui
n'a pas, dans nos milieux, la place
méritée.

treints

Voici plus de 25 ans, il fut l'un dés
premiers instituteurs de l'enseigne¬
ment public qui entreprirent l'ensei¬
gnement de $a langue d'Oc à l'école
primaire, il a publié un Recueil de

française. C'est la partie la plus
fitable du travail

Pour

traduire,

que

ment

le

il

pro¬
bernat

i

publié sous la direction de J. FontVerdaguer, directeur de la Chorale Déodat de Séverac.

En

vm-gt-

En

segoutin perracs quin arribe lou goy !
tremi lou. cô coume en ue mqynade.
Qu'y destutèy lalas, lalas dou teins beroy,
Causïlhous dou bèt tems de ma yoenesse aïjmade.

oit

le terme pro¬

Aquiu, desbroumbadots, que droumen ras
lou siulot, u roussignou d'aryèle,
bougnut qui dab lou sou bourras
Biroulabe, trilhant e leuyè coum î'auséle.

mêmes leurs fautes. La correction
marchait assez rapidement et il ne
restait plus qu'à recopier le « cor¬

couram¬

rigé

gascon.

disposé
visée

:

en

comment

le

travail

était

La

page du cahier était di¬
dieux dans île sens dè la plus

grande dimension; dans ta partie
gauche, l'élève écrivait sa version et
en
regard, dans celle die droite, le
texte corrigé..
On trouvera sans doute que cette
marche présente des parties défec¬
tueuses. et peut subir quelques modi¬

et

intelligible voix; je donnais les no¬
tions nécessaires; et chaque élève le
lisait ensuite à tour die rôle.
La traduction était précédée de
quelques explications. Elles portaient
notamment sur les termes et les tour¬

fications.
Pour ma

prêtant à quelque remarque
grammaticale ou orthographique, à
quelque rapprochement lexieologique, ou me permettant de donner
quelque détail utile oui intéressant et
parfois de glisser une étymologie.
Mais je ne perdais pas. die vue qu'en¬
seigner, c'est choisir; je me bornais
nures se

part, dès que les élèves
n'éprouvèrent plus de difficultés à li¬
re le gascon, je n'hésitai pas à sup¬
primer la lecture préliminaire et! in¬
dividuelle p u i s, q u ' e 11 e devenait
inutile; puis un peu1 plus tard, la ver¬

sion orale. Enfin, il m'est arrivé dè
dicter le texte corrigé qui nie servait
donc au strict nécessaire afin de laisalors d'exercice d'orthographe. Les
ser dans le travail la plus large part
j élèves l'écrivaient en. regardi de leur
possible à l'effort personnel de l'élève. version
qu'ils corrigeaient ensuite
eux-mêmes sous ma direction.

j

|

Sylvain

(1) A Pau, chez Marrimpouey.

LACOSTE.

Les Amis du Livre Occitan

»

h

t

E, touts dinquôus mey y&amp;ens, touts droumiben aquiu,
L'escoupete, la houne eslouchayre de pègres,
Lou tabard, touts dinquou carrasclet eniequiu,
Quôii chibau de càrtou qui-m pourtabe à las hèyres.

D'aquet lalas ! O bèn, you qui-us credi perguts
Quoaii lous recounegouy, labels, pausete mie !
Lous oelhs d'aqueste cap qu'at bedoun coum becuts,
Qu'èvi droullou, qu'abi cheys ans, qu'abi houlie !
Per

labets, tout menin, tout choy coume u crespèt,
ni de l'escoube,
Que-m suspenèy à l'esquirete dou castèt
E zouy ! débat tous pè$ que-m humabe la
proube !
Chens nade pou ni dou cagnas

Labets ki-m deberti, coum lou

tringueyant
m'empliabe lou pouchet que per las hèstes,
En rèyte de boutous, bielh ou nau, endaban !
Qu'at echifràbi tout e culotes e bèstes !
so

Nou

Tracliaman, drin bariat, coum lous yoens gouyalous
Qu'en anàbi tout dous, tout dous, à pous d'àurugue,

»

Ch. Post. C. C. 3862. Toulouse.

S.ecrlëtari'at à Sam a fan (Gers).

e ras

La paume,
E lou cibot

».

Et voici

choisi très lisiblement sur le tableau
noir. Je le lisais le premier à haute

Segootin Perracs.

Yê que-m

Au fur et à mesure j'écrivais le
texte corrigé sur le tableau noir tan¬
dis que lès élèves corrigeaient eux-

Il me parut donc
indispensable de 1-es y exercer* au dé¬
but. A cet effet, j'écrivais le texte

«

CHANSONNIER DES PAYS D'OC,

elle soumet l'es¬

pre.

faut nécessaire-

I?s élèves lisent

historiques et anecdûla direction de J. Bonnafous, profesSeur-

sous

se

la tournure correcte

ou une description en prose ou
vers. Je les donnais plutôt courts

ment

tiques, vers et proses), publiés
adjoint au Lycée Henri-IV.

généralement commises, et, la plus
mauvaise version en mains, je procé¬
dais par questions pour faire trouver

tique,

ou

car

MORCEAUX CHOISIS (fables et contes, récits

suivaient pas dans leur ordre.
Je relevais, au préalable, les fautes
ne

explications;

que longs : de dix à vingt
cinq lignes au maximum.

textes littéraires ou musicaux que nous publierons sous cette
rubrique seront recueillis en volumes. L'ensemble 'constituera dieux Manuels,
à l'usage dès Maîtres et des Elèves. Tous les dialectes occitans, seront
représentés.

les tournures vicieuses; rarement
les versions péchaient par le fondis.;
autrement dit c'était rare si les idées

c'était tantôt une fable ou un comte;
tantôt un récit historique ou aneedoen

Les

et

que :
« Je
11e donnais jamais à traduire
des textes pris au hasard; je les choi¬
sissais avec soin car chacun d'eux de¬
vait avoir avant tout une portée; mo¬
rale ou me fournir les éléments die

instructives

as¬

prit à la meilleure des gymnastiques.
Presque toujours la correction ne
portait que sur les termes, impropres

Version Gasconne (1), devenu classi¬

quelques

Ils n'étaient

BIBLIOTHÈQUE SCOLAIRE

qu'à

conserver le plan du mor¬
ceau et le sens des idées; mais toute
liberté leur était laissée pour rempla¬
cer la forme gasconne
par la forme

53851

E

flau ! d'enla darrè qu'arrounçàbi gahous
pelhots trelusents de la drolle paurugue !

Sous
L'Association des « Amis du Livre
Occitan » se propose pour but de ser¬
vir la renaissance des lettres occita¬

« DIS AUP I PIRENEU »
Cette collleicltioin. comporte die's Séries
de Sept volumes (rééditions et œuvres

prenant les mesures les plus
urgentes en leur faveur.
Elle publie la Collection « Bis Aup

inédites), de formait in-8 Jésus, compo¬

nes en

i Pireneu » où, sans distinction de
dialecte ou d'école, paraissent les œu¬
vres
des maîtres dè la littérature
occitane.

Collection

eu caractères de- lia série « A'slbrêe »,
gratvés &gt;e|t fondus par lies Fonderies! Deberny 'eit Pe'igniot- et tirés suir les presses
de Frédéric Cocharaux, imprimeur à

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1924.

PREMIERE

SERIE

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ŒUVRES DE NAVARROT, avec
dè' Máichielt Camelat.

vent les

ROMIVATGE, poèmes

Sept volumes sur Japon, avec

leur nom inscrit sur la page de garde.
Les Membres Honoraires payent
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vent les Sept volumes sur Velin de

Rives, avec leur
page de garde.

nom

inscrit

sur

la

Les Membres Actifs payent une co¬
tisation de 30 francs et reçoivent les
sur Alfa. (La cotisation
des membres actifs sera portée à
45 francs à partir du 15 mars 1024).

Sept volumes

die

préface

Charles

CAP BAT LA

auloureyant

Oun ès tems

Tems bribent de

oun

perlecàbi

coques

!

oun ès tems engalin,
de coundes de hade,

berouyin,

cansous

e

Oun ès
A la

beroy, oun ès ? E pensan nou sèy quin
praubè mama, las ! coume et estupade :

De-

rennes.

E tu labé

LANA, poèmes de- Enima-

h.uell Delbousquet.

BELINE, poème die. Michel Camelat.
LO LIBRE DEL CAMPEiSTRE, poème

qui m'ayoulès en lou dindóu,
in labé qu'as acabat toun bàbi !...
E maugrat you, coum sus lou sou marme de dôu,
Sous talas d'autes cops, adare, que plouràbi.
Praube may,

♦

die Anitoniio. Perbosc.

ŒUVRES

ARENE,

PROVENÇALES
avelc

préface

DE
d(e

J.-B.

PAUL
Joseph

,

Loubet.

BEGARIE,

biarnés.

PAGES CHOISIES, die Baptiste. Bonnet.

droit à un numéro die tirage qu'ils
conservent pour les Sept volumes de
la série. Ce numéro est déterminé par

L'Association des Amis du Livre
publie le Bulletin du Livre
qui est adressé à ses Mem¬
bres, à MM. les Libraires et à la Pres¬
se. Il publie tous les
renseignements

l'ordre d'arrivée des adhésions.

concernant la

Les Membres de l'Association ont

Lou tems

—

Auch (Gers).
ANNEE

Diu de you ! Tout aco qui-m barabe sous oelhs
N'ère que sauneys prims, moumbrances bouharoques;
Oun ey lou tems beroy oun gahàbi peurelhs,

Occitan
Occitan

CoMection.

Nous demandons à tous, lesi Maîtres de bien vouloir nous transmettre
lès commentaires dont ils feront

précéder

ou

suivre la lecture, la traduc¬

tion, la récitation ou le chant dè ces textes par leurs élèves. L'ensemble de
ces commentaires sera des plus précieux pour l'établissement dés d'eux
Manuels.

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        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/530a81bb8dba3e7d94dfb2b402fddf34.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Miomandre, Francis de (1880-1959)</text>
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              <text>Durand, Bruno (1890-1975)</text>
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              <text>Bonnafous, Jean (1893-1987)</text>
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          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des articles historiques, politiques, des &amp;eacute;tudes ou des critiques litt&amp;eacute;raires, en fran&amp;ccedil;ais ou en occitan, tous les dialectes sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s, sans distinction de graphie. Une rubrique sp&amp;eacute;ciale est r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e &amp;agrave; toutes les questions d'enseignement de la langue d'oc dans les &amp;eacute;coles.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;articles istorics, d&amp;rsquo;estudis o de criticas liter&amp;agrave;rias, en franc&amp;eacute;s o en occitan ; totes los dial&amp;egrave;ctes son representats, sens distincion de grafia. Una rubrica especiala es reservada a totas las questions d&amp;rsquo;ensenhament de la lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c dins las esc&amp;ograve;las.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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