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                  <text>L'AFFAIRE DWELSHAUVERS
pétition de
gouvernement du
Directoire a répondu en menaçant de révocation dans les cinq jours
tous ceux des signataires qui ne retireraient point leur adhésion.
LÀ nouvelle de cette dernière infamie est parvenue a toulouse
le jour même de la célébration des jeux féodaux de barcelone.
A la fin du banquet traditionnel des jeux floraux donné au grand
La

destitution

hotée

de

Dwelshauvers ayant provoqué une

de cent

la part de plus

universitaires catalans, le

les
sénateur-maire M. feuga,

tivollier qui réunissait, autour de nos iiotes catalans,

et

plus hautes

personnalités toulousaines et le

Antonin. Perbosc, au milieu des acclamations enthousiastes,
une

/l'abonnement

11 MAI 1924.

1" ANNEE, ra° 14.

Catalogne et

le

télégramme suivant :

destitués par Directoire dans
signé protestation contre suppression labo¬
Expérimentale Institut Estudis Catalans et révo¬

Cent professeurs catalans sont
avoir

les cinq jours pour

Psychologie

ratoire

Chèque postal n° 12.455, Toulouse.

cation

savant

catalane ne

dwelshauvers. rage militaire

seront transmis.

qu'ont signé les « jeux
tants

L'Englantina de set Fulles
i

El

projeta del dolor
jeu brollar de son psaltéri

Coin

«

Dans

tombé la Pàtria, ho

V

,

ens

ens

cciurà de dalt del cel.

Quan la Pâtri'a porta dol,
els dies

sol
Los Jochs Florals de Barcielona,
amaisat's en la ciîitat de Toloza, an
donlat la Flor natural, la mas alita ré¬

dringar de la cadena
s'en fa m'es fort l'esperit,
i el pit que entre dois aléna

Del

es

mur alla

de

compensa, al poeta Joan-M'. Guasich.
Aco's- Ho coroniamerit d'una olbra subrebela. que fa die Guasch l'un diels

granit.
III

•

Any de neu es &lt;any de peu
quan la neu pels camps s'hci extesa,
en cada tofa de neu
hi ha la flor d'una promusa.
Servém la llevor

sagrada

elsjons de nostre cor,

si'l dolor la ha

fecondada,

ja vindrâ la messa d'or.
IV

Si'ns prenien la bandera,
encenèm \en nostre pit
el foc sant d'una foguera

flameji dia i nit.'

que

Flama de sang, foc

d'estrella

que fulguri en nostres ulls
i de llûm de nmrauella
els tindrém aviat curûlls.

(belisi poctas d'ara.

mais

escrlut" l'Alexandre
Plana, «'ha atboeat a l'espectacle de la
natuira, i ha destriat ells «eus moments
amb Un esperit iígual. No ès'pas1 dledls
«

en

En Guasich a

poet'es que fan dlel! paasatlge.
ornamentai del «eu lirisime;

llengua ens engrillorien,
fèm que parlin npstres mdns,
i sentirem que'ns respoiien
mans

de nostres

germàns,

Si'l treball les tornà dures,

dispostes les tindrém,
franques, i mes pures,
mellor ens entendrém.

mes

i

mes

z...

VI

no

Jo'chs Floral/s
Gui'h
goairle pulb'liicat soncal très o quoate poemas, dinca ara, sofa lo nom agradiu
Lq primera joila delà

'de Toloza, es anada ail tôt jove
hern Levaifauda. Aqueste n'aviè

Ara la poeta
que debara tôt dret dells camps on es
'lauraire, — eoim lo car Pauil Frolmeint
dlej (dollenta memoria —, d!ab uln libre
embelinat de 'l'aram de la Terra : Los
de GuiHhetm de, Nauroza.

De i"u(n
Si la

l'element

parla
gairebe mas de si mateix si no es per
a exprès s ar un estât d'esperit rieflecte
del païsatge. La naturalisa hi te el
primer terme, i' per aixo l'a seva for¬
ma d'exprelssio es, «lempre oliara i' pla¬
nera, se,n)sei cap nuvoli de poesia iintro'sipectiva. »

Cants d'un

les

NAVARRO,

'l blat arrêts mes fondes.

posa

grilh.

a cops

per a

de mail bat l'acér
forjà' elscuts i Uances,

cause

plus

catalans et

efficaces

Serai heureuse

liberté par protèstation selon les moyens

que je vous

serai reconnaissant

NOAILLES.

m'indiquer. bien

»

a

Palltre, rasa xaseja. La

que cantet recanta.
enila mai que mai.

E Cantara d'ara
N'aïuem l'asegu-

ranisa.

pilais de puibliear a-n'aquesta plas'a lio poama pdemiat de lia.
Per

ara ens

Flor
d'or. :
Una pluja d'ënglantina del Anton Navarro, catala, per
toit «e qu'il trelbat de
e d'esper en
FavenidOr de Mi eauza santa.

£§§,

UN JOUR

N'ETRE PAS MEMBRE DES AMIS
DU LIVRE OCCITAN

Catalogne

Les Persécutions en
sous Ha puis¬
sante impulsion d'un renouveau d'es¬
prit monarchique inédite une résur¬
rection, le génie militaire d'un Primo
ide Rivera, d'un œil sûr, porte le' fer
dans lia plaie et délivre son pays de

qui en entravaient le
développement moderne normal..
La fermeture du pornellls de joventut était une gardan-party, celle du
Centro dependents une opération d'hy¬
giène sociale. C'est lorsqu'à commen¬
cé l'exil systématique de. tous les in¬
tellectuels dignes de ce nom que l'on
a pu voir le caractère hautement civi¬
lisateur de lia réforme. L'exil d'Unammio
a
fait quelque (bruit. Ce que
l'on sait moins c'est que plus de cent
universitaires qui' le valent ont été re¬
légués dan's des paysages charmants,
au sein de populations
de 30 à 40
âmes (sacrifiées à leur néfaste influen¬
ce)., mesure grâce à laquelle lie royau¬
d'AEfonlso «e trouve, Dieu merci
maintenant, à l'abri des entreprises
me

lie

patrimoine intellectuel die la Man-

commuinitat

Catalane

ne riez
baron de Viver.

garde...

confié

à

la

pas!... à la garde du

Dijo'n s'enorgueillit de porter dans
armes ulne ânesse dans un fau¬
teuil. Barcelone, dans les siècles à ve¬

ses

nir,

adjoindra -aux croix et aux bar¬
de son'blason, Un lapin lisant
Homère;.
res

Après l'alcade providentiel Banque
d'heureuse et bien éphémère iméimoire le gouvernement dl'Ubu se devait

d'adjoindre à un Sala pour l'assister
dans lie département des choses de
l'esprit : un baron de Viver.
Il est difficile d'apprécier an Fran¬
ce le
degré d'analphabétisme ou peut
vivre un Espagnol qui n'a,, reçu com¬
me
pain de l'âJme que la manlne dis¬
tribuée par notre Instruction publi¬
que nationale: l'instruction primaire
chez vous est trop répandue. Mais le
degré die. bestialité compatible avec la
vi,e des individus qui n'ont pas pu ar¬

du démon.

river à décrocher

avait en Espagnë une entite
de culitulre transcendante digne de ri¬
valiser avec Ile® institutions similaires

pagnole est une «chose dont un idiot

111 y

dlu monde entier et de briller entre
elle d'un viif éclat à plus d'un point
de vue. Il n'y en avait pas deux, il y
en avait une, une seule : C'était l'Ins¬
titut d'Estudis Catalans. Si l'Espagne
avait
une
bibliothèque Cervantine
c'est à l'Institut d'Estudis Catalans

qu'elle le devait.
Mort

«

et

damnation1 s'écria., uni

matin, Ubu Primo., de1 par ma chan¬
delle verte, cette honte nationale ne
ou

ails

d'âne

es¬

de l'Assistance

publique n'arriverait
qu'une faibli image.
On connaît la réponse orgueilleuse
que fit un de nois ilTetrés, j,e ne sais
plus lequel, le, jour qu'il était promu
ministre, à quelqu'un qui soulevait
un doute sur ses capacités : « D'au¬
tres plûs bêtes que imoi Font été. »
Je ne pourrais donner une idée plus
à donner

exacte, de1 la valeur du baron de Viver
qu'en ces mots : dans l'ordre que je
viens de dire : on ne lui .connaît pas
de rivaux!

niveau bienheureux des corps

et Te souvenir de ses réponses, les ex¬
plosions d'hilarité publique soulevées

garde. Je ne puis tolérer une mi¬
plus que le ton des conversa¬
tions c'y élève au-dessus, des propos
qui remplissent lie premier acte de
«
Carmen ». Cet Institut d'Estudis
Catalans périra de ma main. »
L'Institut d'Estudis Catalans est, en
effet, 'bien malade. Gomime le petit
Chose ill va m'ourir. Ainsi s'applique
unie fois de plus cette loi de. l'histoire
si souvent vérifiée dans l'élbat de
de,

guerre,

peau

On Fa vn pendant des années re¬
venir s'asseoir au banc des candidats

la mentalité de ma race se rava¬

lera

une

baudrier

peut durer. J'y laisserai mon

nute die

VOUS VOUS REPENTIREZ DE
Demunt la enclura 'l ferrer,
somniant patries venjances

parvenu' la réponse

est

indignation.

Partage de tout mon cœur votre

toutes les tares

català.

fécondés;

sense

nous

lendemain

Lorsque l'Espagne

d'espines,
de fel,
pluja d'englantines
Anton

en

sera;

Nostres peus sdgnànts
i a la entranya un doll

?

II

les ánimes

du

fidèles amitiés. anna de

clar i sere 'l rostre,
esperém nostre dema.

una

son

les

el seny

—

trobâm en
i sentim el viu fldgell
del. esclciu, en nostra entranya
si

journée

la

suivante :

servir

Si nostra anima es ben nostra,

deia ell
terra estranya

cantarem ?

floraux de barcelone et tous les assis¬

VII

aquell flam abrusador
que fòu llum del captiveri.
.

catalogne opprimée. détails

»

».

«

i, quan s'apaga 'l caliu,
la f ornai ruixa i la venta,
que'l foc encès es mes viu
si d'aigua i vent s'alimenta.

contre culture

vous supplions élever une protes¬

intellectuels français pour

vous

attendus

belge

connait plus de frein.

tation au nom

LA QUE CANTET RECANTA

élevé

a

persécutions des intellectuels
proposé d'adresser a Mmo la comtesse M. de Noailles

protestation contre les

en

«

à-.

TOULOUSE

50, RUE MONTAUDRAN,

vibrante

mais il a fallu venir

jusqu'au¬

jourd'hui et au royaume des casta¬
gnettes pour en vérifier l'atrocité avec
un si grand éclat en temps, die paix,
qu'Un militaire ivre peut jeter à bas
plus de choses .sacrées en un jour que
dés intellectuels n'en peuvent édifier
âge qui' a vu l'incendie de Ha biblio¬
thèque de Louyain «devait encore voir

chez

les

exaJminateu/rs

et

dans

le

par ses entrées comiques! Mi
ont fait Une célébrité dans les fastes

public

d;e f Université

che,,

sans que

espagnole pourtant ri¬

lia douce gaîté que pro¬

curait à Fauditoire chacun de

ses

Ce-

pu convaiinicre aucun jury
de Tu5i accorder Un titre.....
«
Pour réduire à néant ce funeste
tours ait

foyer de culture l'Institut d'Estudis
C a t a, 1/ a n s1, rugit Ub'u dans les
sphères sereines où ce puissant génie
nourrit
faut

doué
de la

sa

un

isous

méditation olympienne, ill
homme particulièrement
le rapport die la sottise: et

goujaterie. Allô, camarade syn¬
diqué Sala, pour diriger l'Institut
d'Estudis Occitans il faut un gigolo
croisé de la bourrique et du chacal,

�ill le faut aussi crétin que Banqué,
aussi sanguinaire qu'Anido. Il est dif¬
ficile de me satisfaire soit, mais la
création tout entière doit se pilier à
à mon ivrognerie. J'ai dit. — Vous se¬
rez obéi Seigneur, répondit Sala: le
baron de Viver m'a pas été fait homme

et, de
dans

plue, baron sans qu'il entrât
les; desseins de Dieu de l'em¬

leur /fournit souvent des lueurs de
dlarté auxquelles les esprits lies plus

Seguint la gran frescor de la ferida

Langlade, ta

nou :disé-n d'auts mey,
saboun mantu cop abia-s quie
dens lou caminau hèyt pèr Moulière,
nou

Lafontaine, Musset ou Lamartine.
Mes, ®e d'aco s'en mesfiden, nou Sem¬
ble pas que1 goayres de cretic's ayen
encoère amuchat que soubén, sus u
medich ludyec, lou® de nouste que-s

feïxuc, espérant l'hora
que travessa pels camps la mdriiiada,
la dôna-dmor que'l besa i mdi l'esflora
prô li deixa Id galta perfumada...

Caminam

peuvent comprendlre que1 l'espé¬
est moins une vertu qu'un de¬

voir.
L'ascension d'uini Viver à la Manr

colmmunauté ne pouvait être
de tout bon Catalan que par

saluée
le plus
joyeux espoir. Muets nous attendions
la solennelle; bévue. Elle est

Be seré doun/gues aysit de se'gui
dens la literature de Gascougne re¬
clams numerous de las bouts de
France! Tout cadu que sab que hère
d'éscribas : Fondeviîle, Larrebat, Bincents de Bataille, Lacountre, Labailg,

groc

cigala de tôt Tony, emmorenida
com l'espiga del blat quart se décanta.

lesquels il éprouve lies pécheutrs

rance

de sot. Els bous llauraden
arrocegdnt mandrosament l'arada;
els bous tCanquils, a cgda pas que davea,
feien sagnar la terra caldejada.
era

camiitavp. el vàilet conta que canta,

Et! Viver se1 mit à l'œuvre.....
Le ciel dans1 les desseins mystérieux

obtus

Coumparès

Tôt

ployer à libérer, par De dégoût, l'Espafgne de notre vermine. »
par

Llauraiit

mentaben oubrès
adrets que lous de

de ley ou mey
l'arribère de Seine.
Bens la Revue d'Aquitaine de Pa¬
nade 1861, u proufe'ssou dou 'llycée

de Tarfbe, badut au'Ssalés, F. Coarraze
de Làa, parlan dou sounet de Gas/-

I els

bop.s a poc a pollaurant Idj terra
tots amarats de llum, balandrejant,

arrivée.

C'est l'affaire Dweishaiuvier.s!
Dwelshauvers?
C'est un savant

siou, yoye dou noutete sègle XVII

veient alçar-sé alZ s eu davant la serrg
que

philosophe belge qui honorait Barce¬
lone die son prestigieux taitent. Il avait
accepté dfe diriger ì'Xnstiltut de psy¬
chologie expérimentale fondé par

lou medich

tança el pla com un gran mur ge'gant.

Quand le printemps en robe diaprée,

n'albè pas gran tribalh ta prouha que
l'obre biarnése qu'ère dab mey de
frescou e de lustre. Que dise atau :
« C'est en vain
que nous chercherions
dans la làngue française, des expres^-

Joan M. GUASCH,

Català.

l'Institut d'Estudis Catalans. Sous sa
tallientueulse direction lè laboratoire
avait pris une activité remarquable

.qui le mettait en relations d'échange

psychologie
expérimentale dû monde entier et
pattilcUlièrement de la Sorbonne.
C'est tout justement ce. qlui parut
aû Directoire couvrir l'Espagne de
honte et faire courir un danger à la
avec

maux.

laboratoire

Le

fut

fermé, Dwels¬

hauvers destitué.

daces;.
Mais Ubn, lui, a la perspicacité
d'Alexandre tranchant Iè nœud gordien. Uhu Viver (marchant sur les
traces d'Ubu Primo quand il écrivait

jùige de relâcher ta. Caoba), d'un
trait die plume, et de cette spi r itu el e
écriture qui fit un jour tomber die
fou-rire et mourir d'apoplexie uû
graphologue, Ubu Viver intima l'or¬
dre aux signataires de Ta protestation
de retirer leur Signature sous peine
au

de révocation.
Le crime de Dwelshauvers? ils oint
osé le dire,, ils ont osé l'écrire c'est

que; son laboratoire n'avait d'utilité
que poûr la Sorbonne! Les produc¬
tions dé l'Esprit, cési Messieurs dû Di¬

pensaient-ils qu'on en puisse
repaître lès cochons? Mais d'u miolment
que Dwelshauvers ne représentait à
Barcelone qu'un point d'attache avec
Ta SoTbonn,e il fallait qu'il1 parte.
VoiDà lés individus qui vous jouent
la comédie de la Francophilie!
-Combien 'de temps l'Univers civi¬
lisé (supportera-t-ii le fardeau et le
foyer die. pestilence d'unie Espagne en
voiè dé désagrégation! Laissera.-t-oin
Ha, Catalogne crever dé cette gainigrène
dans le temps où les nations civilisées
rectoire

auront fait reconnaître les justes
droits de l'Alsace;, de la Belgique, de

l'Irlande, de lài Tchécoslovaquie, de

mas

dlich lou Grand1 Mistral, mas si n'elas eleccius creze be que jamais
tu ne t'en poudlrias apersaber. Tu ses
tani eitat, moucat e counitrufach que
a

Mias

ran

cius

paisan, isoudart te rapelas tu

mias

patit, as bal liât toun tems, ta forsa
e toun saine. Degu n'ei jamais vengut
te eredlar par te boutar a l'arrei» els
damiandavan pla llous oubrieris, dau
fer,, die Ha pierra, dau boue®, de l'a plu¬
ma per Tous far traba'lhar dins las usi¬
nas e dlilnsi louis Buréus ouint isguf
rian igra, de la nevia, de Ha fam, de 'la
set, dau gial, e daus boulmbarda/menis,
Mas Tous oubriers de la Terra, j.amais
per is de pauisa, toujours; la trenchad)a per meij/ou, la fanha per liet, lo.us
canouns e

se

toult ei chanjat, la® elec-

van

mas blanchas dins tas mas rufas de
trabalhadour E is te sadoulen de
l'ours éilingada® e is t'amialen de
Iouts paraulas flateiris. Per trapar
toun vote is te Vioulen far marchar,

l'orra vita de las trenchadas. Dins 'la
fan/ha e lou® gaulhers sous lou freq e
la coima, pendent quatre ans e mai,

fusil® e louis
fdistracciu.

auro

far e lou® candidats- te
veire. Blancs e Roujes. Jaunes
e Blûs is sourii tous tous aimics. Louis
beus moussuir® de la vila bouten Tours

prumier as perdut Ha cousisins a
granidour e de ta. forsa.

Eilas

a co.

venen

tu lou
de ta

boom

nia pén-que

terra dau

voudria iiberar là
Iveg die la Cantrallisaciu.

Païsan, per qu'un a vet tou® lou/s
quatre ans tu ses ilOu imeitre, ei ternis
de 'lou.

moutrar,

de boueifar

d'un savant Bellge,, c'est-

Noûs Catalans ne pouvons

Dwelshauvers

—

què nouls

à montrer le

péril

qui, par-dessus notas, intéresse la
France, ; de l'a part die l'ignoble tyrann'ie que nous

/subissons.

Joan GRAU.

toulta

quel a sepalha de poûlliticians qui se
fout en de te.
Tu ses prou beu, tu ®eis prou fort
per menar en paz tout soul, tous
afars. Tout co a prou durât, faut que
co chaiba. Anez paisan, n'as tu- pas

païat.de toun samc, lou drech d'esser
libre dins quela Fransa que tu as

lou s gas per

sauvadla?
Renat FARNIER,

E quan

tu fulgues tournât dins ta
pauibra terra deilessada e que de petit
a petit en traibalhan tu lia tourneros
boutar rieha e, nuirissiéra, louis gros
embuscats de 1a, guerra tan sauibut
niait d'aver un pauc eioartat l'a mise¬

Paûbre mounde n'an fis dich sur
Tous Piedls-Terrons, sur lous Bicanars!
Mas lou Perceptour, ilh, ne fa gra
ra.

lemouzi.

POURQUOI N'ETES-VOUS PAS

j

ENCORE MEMBRE DES AMIS DU
LIVRE OCCITAN ?

sions assez exactes pour reproduire
le pittoresque de garimbets, — arri-

miralha, — l'harmonie
sauterîquéye, — esguit,
clapitége, —• l'énergique précision
de, escousou; FaHUsioin de ley au et lie
Bsiselr-aller d'à cés tours : Miralha-s
couquets,

—

imitatiVe, de

—

ba, m'ana ha. Toûtu,
cent®

cinquante

se

den® très1

de bite literarie
nou lùisibe qu'u sounet, per beroy e
escadut qui sic, be serém nous auts
diesruits ! Eni

se

ans;

dan lfesé de ha d'auts

coumparès, en cercan prou, qui sab
se y-a perquiu nat ayre de flahute
qui-s pouderé ha-s audi despuch de
l'ourquèstre francès ?
Aquéste® diesi, coum passabi ores
e
pauses dab lou can'soè Nabarrot,
qu'en èri à léye la ican'te de Maudit sîe
l'auserè coumpausade countre Pomi
dou 2 de dlecéme. N'abôm pas bens
ere, de segu, la pècie ponderouse que
Hugo aberé tramadtei, e la soue estofe
n'ey pas la rase pipalhade de peyrintes
Châtiments.

dous

Quilhat

su's

lou

imuquet de Jersey, da'b aus soûls pès
l'esgrame salade e aus pots la chalibe
mley am,a.rouse encoère, lou canta dou
d'alet esmiraglante que mie hourbari,
qû'afrounte, que maladech. Mes, au
ras

de tandle de brounitère

plaseré

nou

deis-

repic de sounadou.
E douniguiesi, aquiet dous; canta que
l'abém,. Tan qu'acera hore lou toupi
die Hugo bouîiech, tnemoule e espun
méye, sénse da-s'em tan dens lou sou
Aulourou, u pouète qu'escriu (Pue ma
doullénte quàûques bèrs. Nou cèrque
pas tad et lou® truque-mas;. Talèu baduts, qu'estuye dens lou® sous papès
pas u

lous adius mandats auis aimics hore•bandits ou hicats en presou. Nou-n

basé mey nat ante counde e
®oue
n'ère troubade qu'à la

Très Jorentas sul Camin
Non lènh d'Avinhonet, aniant cap

à Nauroza,
de beutdt.
A l'ora ont lo solelh èra à pend colcat,
Landrejaban am gauch sul camin dé Toloza.
Crozèri ièr très

flors d'amor

mourt

Abian

quinze

Ont l'èrnha

e

en

l'obre
sque

1862, hoélihe destintade per

la® anade®.

Aci, u troussât dou plagn de l'ausère, à qui Faus'erë raubabe lous

petits :

e

Oun ères dounc,

praube aurineléte
mousquilhs ?
Qnins prats rasabe toun.aléte,
Quoan te raubaben lous tous hilhs ?
Praube may entât, lécha souléle ?

A

cassa

l'ahoalh dens

Ali ! maudit sie l'auserè

o seize ans, tems de la vida uroza
la dolor encara où. pas triucat.

Qui de toun nid lous te tiré !

Espandint lo perfum del primier fen cdpat,
Jogaba dins lor pel l'aureta dmistadoza.

Mèrlous y gays de la countrade
Pourtan be s'èren reunits ;

Perqué nou daben hort l'aubade
d'aquet grand feoulur de nids ?

A

Trufandièras un pauc de mon aire rusiic,
Pasèron, e los grilhs mesclaban lor Cajntic
A lor rire tindant sul Laumgués ter Caire.

Français.

réjouir dé tout ce qui oonicourra — et
rien le poUrrait-il mieux que l'affaire

6

lou Mestre dau Pais

e

la

Pologne et tous les peuplés opprimés.
L'Ambassadeur de Belgique a éle¬
vé parait-il une protestation contre lie
procédé consistant à jeter un sav'alht
belge sur le pavé. L'affaire Unamuino
déjà a éveillé l'attention du public eu¬
ropéen;. Dams leur haine aveugle pour
De/s Catalans c'est l'univers civilisé
que1 l'çs gens de Madrid! insultent en
à-dire

/ses

a&gt;s

Quelque® centaines d'universitaires
catalans osèrent signer une protesta¬
tion! Cette, engeance a toutes Des au¬

ta personne

Paisan tu

fa

faullgut paiar couma lous
autres, couma qui® qui n'an pas fach
la guerra. Paia e Mers païsam tu ses

Ans Païsans eletours

les laboratoires de

sûreté de l'Etat. Un militaire à vite
fait do dépiistelr lies causée profondes
d'Une etrisie politique et sociale. Avec
un baron de Viver sous le main com¬
me exécuteur des hautes œuvrev., îe
remède est vite apporté à de tels

oblidat

(e
qui s'escad dens Ronsard.

Ethes n'an dounc ni co ni courade !
Ah ! maudit sie l'auserè

Qui de toun nid lous te tiré !...

Aquet éirit dou co

nou sera pas es-

tupat de segu, pou® brams pouderous
Blozas mainadas que 's galants volon
E que me veiretz plutf, auretz sens oc
Un remèmbre eternal dins

mon

cor

aber
sdber

de trobaire!
Guilhèm LEVAFAUDA,

Demigadlociià.

dou Mèste francès.

Despuch de quauques 'Tues n'ahém
tapoc récitât à l'escole, en s'ayumpan d'rin, 'là hère tr(&gt;be de Chéniér :
Elle a vécu Myrto, la jeune Tarentine.
e
n'ey que mey tardi, hère mey de
tard, qui poudoum léyie bèrs en lénpas

�I

gue mayranie dltie mu'si quête
esoadude ie couimpousats per

autan
u' die

Gascougne.
Aco

pot! ça-im diseran.
Si, que-s pot! ça tournlarèy.
Leyit meyllèu aquéstes die Daspoubrd :
—

nou-s

—

au mémbre gnafrat om'be lou bou sang courre,
allegramen ere s'en ba secour'e,
Lous praubes lous premuts e turmentats à tort,
Aquere nou seg pas lou partit deu plus hort
Mes que ba demoustran aus menins pietadouse

Coume
Atau

E deus grans

Nou

Perque tu n'as tan d'ainarou
Per toun aymadou ?

Si rey es oey

Qu'at necounéchi que y-a dfin de
minousè, mes que m'en discrets d'aquéstes auts? Non pouderen èste sinnats per Fautou de1 FAveugle ?
Ah, malaye la bugade
Qui-t bi téne son tucôu,
De la permere

oelhade
pensèy bade hôu !

Soubien-te de la cassourre
Oun basés cade lous glans,
Tau rèchou n'anès en courre
me

han afrounts sanglans

!

Despourri qu'at escribè cin¬
quante an)s abans que loiu hilh de l'a
may grèqne e dou pay de Poitiers saboussp ca'Lameya, de 1720 à 1740 ou
per aquiu.
Cerquém encoère, cerquém aullhous
e s'en y-a nat cantadlou' quii miesurèsise
dte d'or e ayres nerbiutïs, soulemniaus,
tirades qui .s'en ban truie per truie, am¬
ples, neurides don chue de PlUtarque,
e s'e-b
plats, couroielianes abans Cor¬
Aco,

soun

lous esoouliès dle

eroics, esco.ute quini per la soue
que Hercule parle de la soue
blesse

bounon-

:

LES LETTRES
Editeurs.
Editeurs et Romanistes.
Romanistes et Romanistes.
Editeurs et

Théodore

Aubanel.

l'homme, le

Poète.

Vie

La
—

José Vin¬

cent.

Nous avions déjà deux ouvrages
fort intéressants isur Aubanel : celui
de 'son ami Ludovic Legré (1894) et
celui d'u luxembourgeois Nicolas Wel-

(1904). Nous aurons
celui de M. José Vincent

ter

maintenant
qui vient de

paraître chez las frères Aubanel, en
Avignon. III apporte des documents
nouveaux du plus vif intérêt. C'esit
ainsi que nouis apprenons qu'à 28 ans
Aubanel eut un instant l'idée de faire
ses études de médecine. Le 24 octobre
1857 il: écrit à sa sœur : «... Je ne sais
pas 'si je continuerai 31a médecine,
c'est horriblement repoussant... ». Il
l'abandonna.
M. José Vitncent analyse
ment

Jenny, le Livre

longue¬

d'Amour d'Au¬

banel, qu'il ne faut point confondre
avec celui de La Grenade entr'ouverte.
On connaît la passion du poète pour
une

jeune fïllle,

Jenny Manivat, qu'il

imlm'ortallsa sous le nom de ZaniL On
sait qu'elle se fit religieuse. Aubanel
fut

longtemps inconsolable. Il nota
histoire douloureuse dans

toute cette
un

qu'il fit relier en maroquin
orné de grenades d'or. Il joi¬

cahier

rouge,

gnit à ce journal des lettres d'amis
ayant trait à la fameuse- idyHIIe. Mis¬
tral y est représenté par un poème.
Legré avait d'ailleurs donné un pas¬
sage de ce cahier, celui qui concerne
la séparation de Jenny e't d'Aubanel,
le jour du départ de la jeune fille. Le¬

gré avait cru devoir changer quelques
expressions et quelques tournures
provençales que rétablit M. J. Vin¬
cent. Ce qui fait
tions c'est leur

quauques

Mpquèu

l'intérêt de ces nota¬

sincérité et leur ab¬
sence de littérature. Elles contiennent
des détails ignorés et précieux qui
permettent de mieux juger à quel

hèyts

mèstes dte

de

CAMELAT.

»,

et

d'Argent

(Foi),

le

de Mossen Anton Na¬

et, des accessits, de charmantes piè¬
des bons poètes Jaume Rosquelles, Lluis
iBertran i Pi joan, I. M. Cases de Muller,
J. iRoure, J.

Roig i Llop&lt;, Adria Gual, C. Fages de Climent. Joaquin Cabot i Rovira en¬
lève, pour la prose, la Coupe artistique,

AMIS DU LIVRE OCCITAN

furent attri¬

bués respectivement à !M. 'Roig i
et Mossen Llorenç Riber.

Raventos

:

La Fleur naturelle
Flor Vermella », de
«

(Amour), le poème « La
Joan Maria Guasch.

L'Eglantine
d'Or (Patrie), le poème
L'Englantina de les set Tulles », de Mossen

Anton Navarro.

point le poète reflétait l'homme. On
voit qu'il n'avait pas trop grossi romantiquement sa douleur. Aubanel
s'était parfaitement rendu coimpte du
parti que l'artiste pouvait tirer die cet
désespoir.

Aubanel 'souffrit dix

aniSu

Puâsi un

jour, il s'éprit d'une autre femme.
Mistral avait pressenti ce nouvel
amour. A la lecture d'un poème que
lui adressait Aubanel il avait répondu
magnifiquement: «... La beauté d'une
femme vous a mordu, un jour. Il vous
semble que vous, saignez encore de
cette morisure. Mais non, c'est la
beauté d'une autre qui vient de vous
frapper... M! existe dans lie monde des
milliers de jeunes filles capables de
vous troubler lie cœur. Dieu a répan¬
du la beauté et l'amour, comme l'onde
et les fleurs, largement et pour tout
le monde. On a soif plus d'une fois,
plus d'une fleur enchante l'œil; n'estil pas naturel! qu'on ait soif de p3!us
d'une femme?... » Mistral avait rai¬
son. Le bonheur d'Aubanel, après son
mariage, le prouve. Cette félicité in¬
quiète Mistral. Il écrivait à un ami :
«...
Dans les rameaux du grenadier
sauvage .les oiseaux de Provence ne
chanteront peut être plus. C'est bien
triste pour vous, et peu flatteur pour
l'hyménée... ». Mistral! put se rassu¬
rer. Il constatait, quelques mois plus
tard, l'apport que ce bonheur ajoutait
à Jlai poésie aUbanélienne :
«... Tu
oseis me demander, fé'lihre souverain,
si ta Vénus est belile? Elllte est magnifi¬
que, admirable, divine, à dévorer de
baisers. En vérité, mon bel ami, tu
m'ébahis, tu me submerges et m'éblouis. Les amoureux embras'siements
de ta jeuine ifemlme t'ont dévoilé un
monde beau, et nouveau, et clair, et

L'amour dolent de lia
pauvre Zanii t'avait pris enfant, t'avait

voluptueux.

laissé enfant. Celui de ton ardente
VailsoTïnaise t'a fait homme, et t'a

grandi, te fortifie, te transporte en
plein paradis... ».
On connaît les difficultés qu'eut
Aubanel quand il voulut publier Les

7° La

distribution solennelle, des prix aura

La fête annuelle
nos

FLOURILÈGE BE JOUINE

aura

»

des

«

iBeillados Gascou-

lieu le 18 mai.

Lou

Flourilège di Jouine. Il s'est fondé,
(19, boulevard Notre-Dame), un pério¬
dique original, « Lou Flourilège de Jouine ».
à Aix

INSCRIVEZ-VOUS

Il ne donne que des œuvres d'écrivains de
moins de 30' ans. « Li Jouine soun nosti

AUX

AMIS

DU

LIVRE OCCITAN

flour

d'esper. Deven tout faire per que s'espandigon libramen e plenamen au grand
jour », déclare-t-il. Cette revue publiera des
œuvres de tous les dialectes d'Occitanie. Ses
deux premiers numéros contiennent des poè¬

d'Auvergne, de Languedoc, de Provence
Lou Flourilège » paraîtra
quatre fois par an. L'abonnement annuel est

mes

et

Liga perla Lengua

de Rouergue. «
4

de

d'Oc

francs.

«

LAS IBEILLADOS GASCOUN'OS

»

Concours de Menteries.

de Menteries.

admises, toutes les Menteries, à
caractère fantaisiste ou satirique, écrites en

français

ou en

langue gasconne.

manuscrit

devant

joindra à l'envoi de

être

sa
déclaration certifiant que son

inédit,

menterie,
envoi n'a

Clovis, Paris (Ve).

Touis

l'enseigne¬
qui veulent servir les intérêts
et .lies droits de la langue d'Oc doivent
envoyer leur adhésion à la Ligue.

Notre page

d'Enseignement
L'abondance dte,s matières

3° 'Les concurrents

terie;.

fait

interrompre

accent

Paris, elle écrivit à son ancien
adorateur," llte 10 août 1883 : «... Les
lauriers vous sont acquis avant ces
chants. Laissez cette école et cet art
mauvais; faites vibrer des sons pMls
en harmonie avec les 'besoins dte. notre

qu'ici.

pauvre

humanité, ceux du Divin Maî¬

Aubanel1 avait fait tirer son
recueil à 200 exemplaires. Il ne devait
être distribué qu'à ses amis. L'évêque
tre...

».

d'Avignon intervint. (Il fauit se sou¬
venir que, jadis, Te Saint-Siège avait
décerné aux Aubanel le titre d'Impri¬
meurs de Sa Sainteté.) L'évêque inti¬
ma au. malheureux poète 'l'ordre de
renoncer

à cette distribution. Pour ne

pas perdre les titres auxquels sa fa¬
mille et lui tenaient par dessus tout,
et la
clientèle religieuse, Auba'nel
céda. Mais on peut dire q.ue ce jour-là
il fut frappé à mort. La même année,
le 24 décembre 1885, il était atteint
d'une attaque d'apoplexie,. L'année
suivante il mourait.
Une note chrétienne se dégage de
l'œuvre d'Aulbane1!. M. Jo'sé Vincent
le montre nettement. L'âme de ce

poète fut le théâtre d'un combat entre
l'es deux penchants de sa nature : le
pa'ïen et le chrétien. Nul n'a mieux
ressenti la splendeur et la grâce du
paganisme. Nul n'a été plus sensible
à l'attrait de la beauté. Nul n'a aussi
bien rendu les accents torturés qu'ins¬

pire. la folie de, la chair. Son ardente
soif d'amour, qu'excitait son tempé¬
rament &gt;dle poète, luttait sans cesse
contre l'austérité de ses principes et
de siesi croyances. Aubanel écrivait un
jour : «-., Hélas ! Hélas! que l'a vie est
triste! Pourquoi le cœur est-il si grand
que sa soif d'amour est une soif de
Tantale? Pourquoi la chair est-elle si
•folle qu'à certaines heures on vou¬
drait enjlacer dans, son bras le monde
entier?... » D'autres jours il disait en
souriant : « Je me sens capable de
tous lies vices et je pratique toutes les
vertus..

»

Ce dualisme lui donne une

a

pu¬

numéro.

nel aient fait intervenir Zani. De re¬
tour à

nous

deux fois la

lecteurs. Nous en reprendrons les ru¬
briques normales dans notre prochain

poésie

me

par

blication de Ha, page d'enseignement.
Nous nous en excusons auprès de nos

d'Avignon. Roumanillllte lui-mê¬
n'y fu't pas étranger. Mais on
ignorait que les adversaires d'Auba¬
Filles

les membres de

ment

jamais été publié ni présenté à un concours
quelconque.
qui écriront en langue
deux manuscrits très
lisiblement écrits, avec indication du dia¬
lecte employé et traduction en français.
4° Chaque manuscrit portera une devise
répétée sur une enveloppe cachetée qui con¬
tiendra les noms, prénoms et adresse de
l'auteur avec mention : Concours de Men¬

l'EscoIa

a

Secrétaire générai : J. Bonnafous, '
professeur adjoint &lt;au Lycée Henri-IV,
ruíe

Règlement. — « Las Beillados Gascounos », à l'occasion de la Diète générale de
l'Académie des Menteurs, qui aura - lieu le
27 juillet 1924, a décidé d'organiser un

d'Oc devront envoyer

Palmarès de Í92b

(Lot-et-Garonne),

lieu le 27 juillet 1924, avant la tenue de la
Diète des Menteurs.

une

Ont obtenu

à Moncrabeau

»,

jusqu'au 1er juillet, date de la clôture du

ouvrages publiés dans l'année

l'auteur

JEUX FLORAUX DE BARCELONE

counos

être envoyés
iBeillades gas-

concours.

2° Tout

RECLAMS

6° Les manuscrits doivent
Dr Ficat, président des «

au

avec le morceau : « La Nit al Desert ». En¬
fin, les prix extraordinaires décernés à des

1° Sont

ENVOYEZ VOTRE ADHESION AUX

'5° Les manuscrits envoyés ne seront pas
rendus. £La Société se réserve le droit de pu¬
blier les Menteries couronnées.

ces

concours

aimtour et: dte son

et

a

Gascougne.

cinteyadJe

d'teslambrèc's dou Pey de Garros.
Passe urey d'u psaume, bèn taus bèrs

la nouste Terre

praba hilhots qui-s coundien ço die' lou
e se bolien
goarda coume u trésor lou
bé dlechat pous anteèstrtes, qute seré
•dlepTa qu'il esperit, dons qui s'y bédten loegn e cla, couilll'oiuquèsse dens u
libe, nou pas ço qui abém emprountat
au francés (d'en ha l'istôrie e lia me¬
sure pichante, ya s'en cargaran plia
d'auts)1 mes die yunta lous pnnts oun
lous noustes an gagna de l'a partide e
oun hère de francés doua peluts nou
debèn èste, lfaèu sénse at sabé, que

dbin horte aqtiere, bèn-te coélhe dens
lou tou bibiè l'obre, autan incounegude
ey ma selle e s oubén

oun

d'Or

Oracions

«

LOU

d'aquére traque.

En Fore

Violette

varro

belèu douman crabè sera.

E d'autres eroides; : César, Alexan¬
dre, Pyrrhus, se nou m'engani que

neille.
Nou denégues pas, amie lleyidou,
abans d'at abé esprabat, e se-t pareeh

coume

e

E que serèn lèu miat dinque au darrè badalh
Oun és aquet gros co qui tout desestimaue ?

Douce Amourine

En

frosi qui n'abélm, pas lésé
coumparès c'iareyantsi !
b'en darèy qu'aquéstes mey :

B'en y-a

d'escribe,

Berouyine, charmantine !
Berouyine, lou me sou !
Perque tu n'as tan de rigou

De tu

superbious Daune Bictouriouse.

La

poème

physionomie peut être unique dans
l'histoire des lettres et marque cette
amoureuse et passionnée d'un

probablement

inconnu

jus¬

On
oii

savait qu'Aubanel avait écrit,
dehors de ce. puissant Pain du

Péché; d'eux autres drames, Le Pâtre,
e:t Le Rapt. On lies croyait perdus. Ils
existent toujours. M. José Vincent a
eu les manuscrits en sa
possession. Il
les anallyse longuement et en cite
quelques fragments.
Mistral avait ainsi résumé le Pâtre:
C'est un gardeur de brebis, farou¬
che at bruit coimime l'antique Polyiphè«

et

qui, vivant d'ans le désert, seul,
bêtes, un jour voit apparaître
une imprudente Galiatée,
qui vient à
la montagne,
seulette, cueillir dte
l'herbe-. L'emportement, le rut de cet
être déborde, p'iuis sauvage que son
bétail, et l'horrible tragédie qui s'en¬
suit, font le isujet du spectacle... » Le¬
gré avait ainsi "dépeint l'état d'âme
d'Aubanel "quand il 'écrivait ce drame:
«... Les
orages.qui secouent cette na¬
ture violente (le pâtre)' sont ceux qui
ont assailli le poète... Et altoirs, em¬
porté pair son imagination enfiévrée,
dont il subit malgré lui, les exagéra¬
tions, il se comptait à peindre les ef¬
fets qu'auraient produits en lui les
déchaînements de la passion, s'ils
n'avaient pas été aussi fortement
comprimés... » M. José Vincent par¬
tage cette manière de voir.
Quant au Rapt, contrairement à ce
qu'en pensait Legré, M. José Vincent
estime que ce drame est une œuvre
achevée. Le sujet? C'est lia jalousie de
deux amoureux qui veulent épouser
•La inicme jeu'ne fille. D'où enlèvement,
me,

avec ses,

meurtre, duel

au

couteau. Tous

ces

•événements sont écrits' avec la ma¬
nière 'éclatante et forte d'Aubanel.
Nous devons à M. J. Vincent die
connaître l'existence de ces deux dra,mes. Il nie Mi reste qu'à les publier. II
aura
ainsi bien mérité de 'sainte

.Estelle.
Jean-Paul REGIS.

�inscrits à l'association des amis du livre occi¬
tan ? secrétariat à samatan
(gers), chèque postal n° 3862, toulouse. — pour
un
prix dérisoire vous aurez les 7 volumes de la tr&lt;; série de la collection
dis aup i pïreneu ». navarrot, derennes, delbousquet, camelat, arsène, per-

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              <text>impr. veuve Bonnet (Toulouse)</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/2cb0a0f8495e34dc1d85df863b9e647d.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Catalogne (Espagne) -- Autonomie et mouvements indépendantistes&#13;
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              <text>Farnier, René (1888-1954)</text>
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              <text>Lèvefaude, Guillaume (1898-1993)</text>
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              <text>Camelat, Miquèu (1871-1962)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des articles historiques, politiques, des &amp;eacute;tudes ou des critiques litt&amp;eacute;raires, en fran&amp;ccedil;ais ou en occitan, tous les dialectes sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s, sans distinction de graphie. Une rubrique sp&amp;eacute;ciale est r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e &amp;agrave; toutes les questions d'enseignement de la langue d'oc dans les &amp;eacute;coles.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;articles istorics, d&amp;rsquo;estudis o de criticas liter&amp;agrave;rias, en franc&amp;eacute;s o en occitan ; totes los dial&amp;egrave;ctes son representats, sens distincion de grafia. Una rubrica especiala es reservada a totas las questions d&amp;rsquo;ensenhament de la lenga d&amp;rsquo;&amp;ograve;c dins las esc&amp;ograve;las.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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