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                  <text>Les

d'avoir
ne

langues qui s'enorgueillissent
produit des chefs d'oeuvres
-

doivent

disparaître.

pas

Monseigneur GIEURE,
Evêque de Bayonne, Lescar
Oloron.

et

Les Langues de France à l'Ecole
Les ministres passent; les
langues restent,
les circulaires aussi. Mais les
langues
restent et vivent; il est des circulaires mortnées qui restent dans les cartons officiels
qui leur servent à la fois de berceaux et de
tombes. Quel sera le sort de celle que
M. de Monzie a signée à la date du
14 août 1925 ? On a
beaucoup parlé d'elle;
—

parlons-en encore
sait ?) annulée par

plement

avant
un

par sa propre

qu'elle soit (qui

autre

ministre

ou

sim¬

non-viabilité.

dep.de, au printemps de 1898, sur la ques¬
tion de la langue dans la région danoise
du Slesvig, alors soumise à la germanisa¬
tion. Il est intéressant
d'y recueillir l'opi¬
nion de Bebel, qui, cela va sans dire, fut
aussi peu écoutée en Allemagne que celle
de Jaurès en France :

de réformer partiellement la graphie restauratrice des écrivains de tous les
pays
mistralienne en vue de la restauration et de d Oc aura
parachevé l'œuvre commencée
1 unification des dialectes d'oc, le sait aussi :
par Mistral en Provence, le jour où aul'occitan ne pourra être enseigné à l'école dessus des
parlers locaux se sera constituée
primaire que le jour où il aura reconquis son la langue littéraire qui sortira des mille par¬
intégrale dignité de langue. Quelle langue lers fondus en un, — la langue
complète
pourraient enseigner aujourd'hui les institu¬ qui, dans son unité graphique, gardera ce¬
teurs
?
Chacun
ne
« Tout
pourrait guère enseigner, pendant la précieuse variété dialectale qui
peuple et toute fraction du peuple
qui parle une autre langue maternelle que à condition de le savoir, que le parler local, ne 1 attachera que plus fortement à chacun
ie peuple dirigeant peut revendiquer, au
parler que ses élèves connaissent le plus des mille terroirs divers où s'enfonceront ses
point de vue des intérêts de la civilisation souvent beaucoup mieux que lui et qu'ils racines vivantes
alors, alors seulement,
et à celui de ses droits humains, le droit n'ont donc pas à apprendre. Les parlers lo¬ il
sera
possible et efficace d'enseigner
caux n'ont
d'être instruit dans la langue qu'ont
parlé doivent êtrepas besoin d'être enseignés; ils 1 occitan. Cela, sans faire la guerre aux
ses
honorés, conservés, utilisés tels patois: honorés ou
rage

—

—

Il y a près de cent ans, Charles Nodier
écrivait : « C'est au nom de la civilisation

qu'on insiste aujourd'hui sur l'entière des¬
pères. Dans la langue s'incarne la na¬
truction des patois; j'ai vu cette gigantesque ture particulière d'un
peuple; c'est par là
prétention de la perfectibilité dans les spi¬ qu'il se distingue de tout autre peuple.
rituelles doléances de deux ou trois Conseils C'est par la langue qu'il
exprime ses senti¬
Généraux... » (1) Il paraît que le Conseil ments et ses besoins dans la forme
qui est
Général du Lot était de ce nombre. C'est la seule vraie. Contraindre un peuple à ex¬
encore de Cahors que nous vient
aujourd'hui primer ses sentiments et ses besoins dans une
la lumière: M. de Monzie, président de langue qui lui est
étrangère équivaut à mu¬
l'actuel Conseil Général du Lot, et de plus tiler son être intime. Sans doute, ce n'est
ministre, a décidé que « l'enseignement du pas une erreur qu'une population soit mise
patois devra être considéré comme un à même d'apprendre la langue d'une autre
luxe ».
population civilisée avec laquelle elle est
On a assez fait remarquer à ceux qui ont en contact, mais cela ne doit pas se faire
parlé de la question sans la connaître, — aux dépens de la langue maternelle. Je
considère toute atteinte portée à la langue
et au ministre lui-même
que les signa¬
taires de la lettre à laquelle répond la cir¬ maternelle d'un peuple comme une atteinte
culaire « relative aux idiomes locaux » de¬ portée aux intérêts de la civilisation... »
mandaient uniquement à M. de Monzie
C'était là, ni plus ni moins, l'opinion
« de bien vouloir adresser au
de
Mistral. Marius André a rappelé quelle
personnel de
l'enseignement primaire une circulaire auto¬ fut, en 1898, l'attitude du grand Provençal
risant ceux des maîtres qui le voudront à à l'égard des préconisateurs de « l'emploi
utiliser le dialecte maternel de leurs élèves des idiomes du Midi pour l'enseignement
pour l'enseignement du français » ; mais il de la langue française
».
Citons ici,
serait bien inutile (s'il en était temps encore) dans leur texte, ces lignes de VAioli
d'en appeler au ministre mieux informé, qui du 27 mars 1898 :
nie on ne peut plus catégoriquement « que
«
Sian eici quàuquis-un, vivènt sus lou
le dialecte local puisse servir à enseigner
pais, que nous fai ges de peno de vous resle français ». Suit une démonstration qui
pondre eiçô : se dèu, la lengo nostro, n'incommence par cette affirmation tranchante,
tra un jour dins lis escolo
que pèr i'èstre utisinon courtoise : « Ce n'est à cette heure lisado à
l'ensignanço dôu francés, se li
l'avis d'aucun pédagogue qualifié ». On mèstre noun dèvon
l'ensigna elo-memo au
peut bien dire tout d'abord que c'est la cir¬ coustat dôu francés, coumê se fai pèr lou
culaire « surplombante » de M. de Monzie tudesc e coume se fai
pèr l'aràbi, e, basto,
et non la requête à lui présentée avec
se lou prouvençau noun dévié dins lis escolo
tant de bon sens, de dignité et de mesure — servi
qu'à cira li boto de soun desdegnous
qui est écrite (( sur le mode irrité de la po¬ rivau, autant vau que lou laisson, coume a
lémique ».
fa jusqua eici, viéure per orto e pèr camL'enquête récemment ouverte par VEclair pèstre. Saubra proun derraba sa vido •—
et les articles parus dans de nombreux jour¬ emai, coume lis erbo de Sant Jan, traire sa
naux ont surabondamment
prouvé que la flour. »
■—

quels.
Il

sur

devenu bien difficile de s'entendre comme
la définition du mot patois. Il semble monde.
est

moins

qu'on puisse s'entendre sur
point : un patois se différencie d'une
langue, notamment en ce qu'il ne possède
qu'un vocabulaire incomplet, adapté aux
besoins d'une région, et destiné à la conver¬
sation, non aux services beaucoup plus éle¬
vés et étendus qu'on demande à une
langue;
c'est un parler LOCAL. S'il lui arrive
d'être employé par des écrivains qui usent
tout

au

ce

au

Nord

comme

dans

et

y

hier,
tous

en aura

au

les

Midi

pays

du

Dans les débats provoqués
par la circu¬
laire de M. de Monzie, •— débats qui
étaient

qui demeurent opportuns — on a
« embrouillé les questions »,
comme
l'a remarqué M. Roger Giron.
(L'Eclair du 8 octobre 1925). Je voudrais
essayer de débrouiller ici une de ces ques¬
tions, une question bien précise : celle de
l'utilisation des patois, de ious les patois,
de ses seules ressources, il en résulte une lit¬ et particulièrement des
parlers locaux occi¬
térature qui a son intérêt, mais qui ne peut tans, pour
l'enseignement du français.
être que strictement locale par son fond et
Antonin PERBOSC.
par son expression. Le véritable écrivain,
(A
suivre)
qui ne saurait s'en contenter, est forcément
amené à compléter son vocabulaire en empiuntant aux parlers voisins, voire éloignés
(1) Notions élémentaires de linguistique, p. 256.
mais de même origine, les vocables qui lui
manquent : ainsi il peut reconstituer la lan¬
(2) Pétition pour les langues provinciales au
gue intégrale dont tous les éléments sont Corps législatif de 1870, par le Comte de Charencey, H. Gaidoz et Ch. de Gaulle,
ré¬
fragmentairement éparpillés dans les innom¬ imprimée
par H. Gaidoz. (Paris, Alph. Picard,
brables parlers locaux. Le jour où l'action 1903. ln-8°, 57
p.).
et

beaucoup

—-

Gazeta
A TOTES LOS OCCITANS

Quand OC

—

thèse de M. de Monzie est loin d'avoir été
accueillie par une majorité d'approbateurs.

méprisés, il

toujours, demain

sera

lo grand jornal

que

volem

siasque, crezèm qu alabes totes los que
Dempèi que se fan de revistas occita- son de bona fé trobaran que i a quicom de
nas, cadun sentia lo bezon d'un jornal que cambiat jos la roda del solel.
que

siès pas

fasquès
autres

d'un sol endrech, d'un jornal que
lo pais d'oc so que fan los

per tôt

dins lor rodol.

Los

de

que son

ambe n'autres,
Sarem jamai trop

cor

vengon sans trastejar.

que

nu-

meroze».

Costa las revistas de las diversas provin-

L'opinion de Mistral est donc que la scs occitanas cal un jornal que balhe à sos
langue maternelle doit être enseignée à côté legidors lo bolegadis felibrenc de tota l'OcLa question des langues a été déjà sou¬ du français; Bebel affirme, avec encore plus 'cìtanìa.
vent agitée devant l'opinion en France et d'intégralisme dans sa revendication,
que
A qui so que plan monde sosca dempei la
ailleurs. N'est-elle pas de tous les temps et l'écolier a le droit d'être instruit dans la
de tous les pays ? Une enquête plus impor¬ langue que parlaient ses pères. Que nous Renaisensa mejomala.
tante que celle de l'Eclair, ce serait l'his¬ voilà loin de la thèse soutenue par ces « réA qui so que vol far OC.
torique de tout ce qui a été fait en divers gionalistes timides » — comme dit Marius
Per pouder Vacabar coma se diu, cal que
que condaihne cependant M. de
pays pour le maintien ou pour la destruc¬ André
tion des langues qui partout persistent à vi¬ Monzie ! Certes, Bebel et Mistral ne sont los que tènon subretot à tôt so noslre vengon
vre, avec plus ou moins d'énergie, à côté pas des « régionalistes timides » ; mais 1 ap¬ nos far prodèl de totas las terras ont rebomdes langues dites nationales, dans le cadre plication pratique de leurs théories, même bis la lenga maire.
si d'autres ministres que M. de Monzie 1 au¬
d'une nationalité acceptée ou subie.
Bri à bri, bosin à bosin, OC s'alargara
En ce qui concerne la France, où depuis torisaient, serait-elle aussi facile et aussi ef¬ S'en manca
qu'aje près l'espandi que nos
plus d'un siècle se poursuit la lutte entre les ficace que certains paraissent le penser ?
agrada.
adversaires et les défenseurs des idiomes lo¬
Pour ne parler que de l'occitan, il vien¬
En fasquent frairejar dins lo même jor¬
caux, un des actes les plus importants à re¬ dra,
nous l'espérons — mais il n'est pas
—

II ANNADA. SERIA I, II E III. N" 30.
25 OCTOBRE 1925.

DIRECCION

TOLOZA.

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CARRIERA"

5,

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C. C. POSTAL 12455. SE VEND A PARIS.
A

L'OSTAL

OCCITANIA,

6,

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VERDEAU, 9e.
ABONAMENT

:

15

FRANCS

PER

AN.

ESTRANGER: 25 FRANCS. LO NUMERO;
0 FRS. 25.

—

tenir

est

sans

doute la Pétition

pour

les

langues provinciales au Corps législatif
de 1870. (2) Cette pétition, trop peu con¬
nue, garde toute sa valeur documentaire et
démonstrative. M. Henri Gaidoz signale
(dans une note de sa réédition) une enquête
du journal de Copenhague, National Ti-

de l'enseigner à nal de trobaires de tôt caire, en vejent todis pas, (comme tes los parlars de la patria occitana se mesraison pour d au¬ clar sur metiu papier, mai que tôt so qu'on
tres langues) le moment où les écoliers se¬ ne pot dire al espart, es atal que se com¬
ront instruits dans la langue que parlaient prendra, que luzira, canda coma l'èl d'un
leurs pères. Au fond, Mistral le savait bien, mainat, la necesitat d'escriure nostres dia¬
et Marius André, qui a eu l'exemplaire cou¬ lectes ambe de reglas comunas.
encore

venu,

le

moment

l'école primaire, — je ne
dirait Bebel, peut-être avec

DINS LO NUMERO

QUE VEN:

L'ENSENHAMENT DE LA LENGA D'OC
per

JAN BOUZET.

LA LENGA D'OC A

L'ESCOLA.

RECLAMS DELS PAIS D'OC.

'&amp;ÊÈÊi

�ïíeTIìttrés
Pèr abéura ta secaresso
As plus de lagremo, au mitan
D'un ort dejendu de caresso...
Liuen de la mar e de l'areno,
E dins l'oumbro frejo di piue,

Félix Mascaraux

NOUSTE

BAT

Poesios è cantes rimats

Marrimpoey

Qu'ei açô

u

deu libe

per

no

deu

qui aporta ua nota
dens la poesia bearnesa

navera

deu dia.
No crediam per aquerô de qu'abem los
ahâs dab u joen fresc esmolut de las escolas : l'auto, hilh d'Arudy au pè d'Aus-

De-bado

qu'a corrut de sagorra a magorra cauques trenta ans de la soa vita, amassan ua
grana esperiencia deu monde è ua beroia
filosofia. Qu'ei u erudit modeste qui dens
lésés de foncionari a sabut ha su
dens la prehistori è bera auta ciencia è
cap

au

pèis natau,

trobâ la joenessa deu
sense vergonha, mes dab

lengoa mairana.
Dab amou è dab paciencia que s'ei metut à l'escribe, rai è espurgan sens degrèu
paraulas è vers com u artiste délicat qui no
vôu lexâ sorti de las

soas mas

jancè. Atau qu'ei arribat dab la
mera

obra â-nse dâ

na

soa

Aquéu qu'avié vist la

pri¬

obra de mèste. La

Jan de la Vaulongo.
(Sully-André Peyre.)

enspiraciou

tostem

que l'a
navèra dens la

tons qua sabut prene a-d'arron en aquepèças è botâ en cad-ua ua nota personau
qui la-nse hè leje dab plasé.
Que crei totû qu'entre tota aquera varietat de subjects e càlie hâ ua plaça àd'espart à la soa séria d'animaus : los boeus,
las crabas, llo lop, lo porc, l'anhet, lo gat,
Faso, lo grit, l'escargôlh, etc. Ua tau
conexença deu Ice caractari, dens lœs ges¬
tes, deu mieiloc pmtoresc è ta vertadè on
se mâven, no-s pod concebe qu'en u gran
amie de las bestias, com esté lo bô La Fon¬
taine en qui-nse hè pensa mant'u cop

des

sur

Les Principes Fédéralistes, par MM.
Jean Hennessy, J.-Charles Brun et Poitevin.
Application du Fédéralisme en Belgique, par
MM. Van der Ghinst (Flamand), et R. Colleye
(Wallon). — Le Fédéralisme dans la péninsule
Ibérique, par M. J. Bonafous.
Le Fédéralis¬
me en Suisse, par M. P. Grellet.
Le Fédéra¬
lisme en Yougo-Slavie, par M. Vouchetitch.
Les Etals Danubiens et le Fédéralisme, par M.
Sczeide.
Le Fédéralisme en Lilhuanie, par M.
programme :

ETABLISSEMENTS

—

—

—

—

lo conte quei acabat.

Per acô la

in cauda

»

malicia, lo so « venenum
n'a goaire arré de machant;

NECROLOGIE

soa

Nous

la mort de Monsieur l'abbé
qu'ei la frut de l'esperiencia d u ômi qui c.. Bauregard, membre du Comité directeur de la
conex plâ la vita è qui maugrat totas las Fédération
Régionaliste Française. Fervent fédé¬
misèras, vôu totû de que s'acabe per u raliste, il avait contribué largement au succès de
arride. Qu'ei la filosofia d'u bô bearnés — la Journée Fédéraliste de l'an dernier.
L'abbé Bauregard n'était âgé que de 44 ans.
de la medixa soca que Navarrot è Yan
C'est une grande perte pour l'action
régionaliste
Palay.
et pour 1 avenir du fédéralisme.
Plâ bearnesa

qu'ei tabé la

cha e colorida
sabo deu par§â.
è combinat en

on

los

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tota

soa

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pensado de l'auto.
Hornim à d'aquerô de que l'emprimaire,
M. Marrimpoey, s'ei esdeburat ta présenta
liera plà lo libe : beroi format, beroi papè,
beroia impressio. Que soheitam à d'aquera
obra hera de lectos : que-s mérita ua bera
plaça dens lo libiè de tots los aimadous de
la lengoa d'Oc — qui demandaran, be-n
soi segu, à M. Mascaraux sonque de s'i

et

TOULOUSE

8-46.

mots prenen

pertot

comprend des Membres fondateurs,

des Membres honoraires et des Membres
actifs.
Les Membres de l'Association ont droit
à un numéro de tirage qu'ils conservent

Rebobinages 'd'induits, Alternateurs,
Transformateurs, Dynamos, Moteurs courant

apprenons

préface de Joseph Lou-

avec

pour

..

*

citan

électriques

—

M. Mascaraux.
—
N'ei sonque totû per escâs qui l'auto
—
ei fabuliste è que-u ne eau mei lèu sabé
grat permo, ta parla de tôt aquet monde
La Démocratie Russe et les prin¬
qu'a trobat u cadre à ua faiçou origmaus Turauskas.
cipes
de
la
Fédération,
par M. Milioukoff.
qui son loso maje meriti. Prénen com punt
de despart ua descripcio, ua meditacio, u La Constitution Juridique de la Fédération russe,
par M. Gronsky. — Le Fédéralisme dans l'Amé¬
st-unei o u conte, que tiê lo Iecto dens u
Le Fé¬
charmatori entremiei lo sentiment è l'ironîa : rique Latine, par M. le docteur Pastor.
déralisme aux Etals-LJnis, par M. N.
que-p demandât on lo poeta pe vôu amiâ;
Une séance de discussion clôturera la série.
qu'a l'aire de s'atendri, de cercâ lo cami Nous donnerons prochainement le programme de la
deu voste çô, qu'èt déjà tôt esmavut, mes seconde série.
permé de que-p sîa sortida ua lagrema au
corn de l'œlh, que-p a pujat u arride aus

posts è

ARENE,

bet (texte et traduction).
PAGES PROVENÇALES INEDITES
de Baptiste Bonnet (texte et traduction).
L'Association des Amis du Livre Oc¬

SCIENCES SOCIALES

le Fédéralisme. En voici le

Paul Mesplé.

dan.
LO LIBRE DEL CAMPESTRE, poème
d'Antonin Perbosc (texte et trad.).
ŒUVRES PROVENÇALES DE PAUL

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teur, par

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Le
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manuel Delbousquet (texte et trad.).

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Notes

los

Première Série

face d'Antonin Perbosc. Portrait de l'au¬

sereno

crebè lis iue.

se

trobada abondosa è
parsâ de casa : tots
los subjects que l'an tentât: l'amo, lo
bielhè, la joenessa, las sasous, l'actualitat,
la natura, los-animaus, las gents, etc. Tots
soa

GRANDE PAPETERIE DU CAPITOLE

Auras jamai l'amo sereno,
Dins li pensamen o li jue...

De-bado

Peignot.

et

de Navarrot.

à l'avenir.

Graveurs-Imprimeurs.

arré de mie

les Fonderies Deberny

qu'il était question dans la circulaire brutale de
Ont paru:
M. de Monzie, mais de son utilisation pour l'en¬
ŒUVRES DE NAVARROT, avec pré¬
seignement du français. Simplement. Les Nouvelles
face de Michel Camelat et un portrait
Littéraires ne pourraient-elles se mieux renseigner,

crebè lis iue,.

—

qui,

dus par

quête de Roger Giron elles se seraient aperçues
que ce n'est point de l'enseignement du patois

Mar e vido pariero estant, —
Mai es la vido pecaresso!
Dins lou vèspre que s'assereno,
Trop de coumbour mounto à la niue.
Aquéu quavié vist la sereno
De-bado se crebè lis iue.

nom

à l'escola de la

amou

ble ».
Si les Nouvelles Littéraires avaient suivi l'en¬

brihavo tant,
Traguères à la dougaresso,

a tornat

cô è s'ei botat

se

Occitan

Livre

« Un grand nombre de correspondants de notre
constitue sa première manifestation.
confrère s'élèveht contre la décision du Ministre
Cette collection comporte des séries de
de l'Instruction Publique; il semble pourtant qu'a¬
sept Volumes (rééditions et œuvres inédites,
vant de réclamer l'enseignemnt du patois, il con¬
de format in-8° jésus, composés en carac¬
viendrait de savoir si cet enseignement est possi¬
tères de la série « Astrée », gravés et fon-

L'anèu d'or que

d'ua carrèra pla garnida, arretiran-se

au

sereno

crebè lis iue.

Empourta sus l'ègo de fue,
Aquéu qu'aviê vist la sereno

sau,

ses

se

Tu que te gardes en contant,
E quenaures toun amaresso,
As pèr eterne toun antan,
Toun mirage e ta trevaresso...
La desiranço noun s'arreno,

lo meriti propi

sia permo

o

originau è

De-bado

arrecoelh de Vers qui

desapercebut, sia

passa

Aquéu quavié vist la

Jeune, Pau.

Le

Soucieuses de tenir leurs lecteurs au courant de
L'Association des Amis du Livre Oc¬
l'actualité, les Nouvelles littéraires du 17 octobre citan se
propose pour but de servir - la re¬
ont publié les lignes suivantes:
naissance des lettres occitanes en publiant,
«
Après l'enquête de Marcel Espiau « Trois
sans distinction de dialecte ou d'école, les
Livres, s. v. p., », Roger Giron fait, dans l'E¬
oeuvres
des maîtres de la littérature occlair, une enquête sur la récente circulaire de M.
de Monzie prescrivant (sic) l'enseignement du pa¬ citane.
La collection DIS AUP I PIRENEU
tois dans les écoles primaires.

Renounciamen, tìièi ermitan,

EN GASCONHA

CAP

Précisions

lleiiouiiciamen

Chronique

-

-

TOULOUSE

-

-

R. c. Toulouse 0771-a

Téléphone S-16

'

�c'était la moindre des choses
d'éditer Un Coup de Dé de
moins M. Thibaudet.
C'est ce que l'on aura fait,

A la N. ,R. F.
La N. R. F.

qu'elle

va

de trompe

sons

espérons-le,

pour

déplore

connue

presque

bien

car

de Dé

qu'inédite,

n'ajoutera rien à la gloire de Mallarmé.
C'est bien vrai, mais il est bon néanmoins à

qu'on la publie. Le caractère un peu
bruyant de la réclame que se fait à ce sujet
la N. R. F. simplement est déplacé.

ALCOR.

Revues

Les
—

—

XXX

tout

ce

fondée

en

1901

11, Rue Fermât.

mopolis à

—

TOULOUSE

Mallarmé, la N. R. F.
original paru dans Cos¬

sa

texte

façon.

Cette manière m'a toujours paru un peu
forte et peut-être est-ce le moment de le
dire lorsque la N. R. F., par un scrupule
littéraire compréhensible mais tardif, se

Sièges

de restituer le Coup de Dé à Mal¬
et à ses propres collaborateurs leurs

en

tous

genres.

—

larmé
bévues.
La N. R. F. est d'autant moins ex¬
cusable de cette malfaçon que parmi les
nombreux auteurs de grande valeur qu'elle
édite se trouve M. Thibaudet. Celui-ci est
si parfaitement averti de la poésie mallar-

N. R. F. ne
confectionner
cette première édition d'Un Coup de Dé,
qu'elle se préoccupe actuellement de faire
méenne qu'il est clair que la
l'a même pas consulté pour

oublier.
M. Thibaudet

est

peut-être le seul glo-

qui ait parlé judicieusement de ce
en effet, comme d'ailleurs de tous
autres, dans le livre magistral qu'il a

sateur

poème

consacré à Mallarmé.

l'admiration

actionnaire dans la maison,

pour

je trouve

suis conservis.

pics de marbre et d'ardoise, granits
le vent, du

I homme et les hommes entre eux.
Or, ces rela¬
les anciens bannis, tions se nouent en un point qui est la ville. La
Plutôt que de ployer sous la servilc réglé,
ville, à son tour, les retient de se dénouer.
Hantèrent avec l'ours, le loup, l'isard et l'aigle,
Une fois connu ce lien, 1 esprit discerne mieux
Précipices, torrents, gouffres, soyez bénis.
la complexité du régionalisme.
Aucune propagande n'a présenté, chez nous,
un
mélange plus singulier d'initiative et d'hési¬
Ayant fui l'ergaslule et le dur municipe,
tation, d'artifice et d'instinct, de doctrines et de
L'esclave Geminus a dédié ce cippe
sentiments que la propagande régionaliste
Aux Monts, gardiens sacrés de l'âpre liberté;
depuis
la guerre. Riche sujet de méditation.
En fait, le régionalisme sert des tendances issues
Et sur ces sommets clairs où le silence vibre,
de deux phénomènes absolument contraires ; un
Dans l'air inviolable, immense et pur, jeté,
phénomène d'expansion et un phénomène de dé¬
Je crois entendre encor le cri d'un homme libre.
cadence. Il exprime aussi bien le besoin de « fran¬
chise » des pays dont la vie déborde que le pen¬
José-Maria de Hérédia.
chant des pays appauvris à chercher dans le grou¬
(Les Trophées)
pement une économie d'efforts.
Mais si le régionalisme comporte, au profit des
provinces exubérantes, une décentralisation, il
On vient d'inaugurer le monument à Hérédia.
Cette manifestation rompt le silence fait autour du Par¬ comporte, au détriment des provinces dépeuplées,
nasse

et

fournit

un

que

prétexte à chroniques

sur

La centralisation, conforme aux principes de
1 Etat français et colorée du prétexte d'économies

Trophées.
La meilleure façon de célébrer
citer.

un

un

poète c'est de le

Aussi, laissant de côté les discours
convions

nos

sonnets

budgétaires,

se fera beaucoup plus vite que la dé¬
centralisation. Déjà sont menacées les sous-préfec¬
tures et les tribunaux des régions pauvres, sans

les statues,

lecteurs à célébrer celui qui fut sinon

grand poète, du moins

l'un des

et

dédiés

par

Travail Soigné.

grand sincère, en relisant
Hérédia à nos Pyrénées.

un

qu'il soit

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toutes

Régionalisme administratif : formule de mort.
régionalisme administratif ne signifie rien au¬
tre, dans les pays déchus, que la ruine des petites
villes. Or, ce sont les pays déchus qui ont le plus
besoin de petites villes pour retenir les popula¬
tions et garder la flamme d'une éventuelle renais¬
sance.

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l'intervention de l'Etat là où elle fortifie

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l'aggraver là où elle paralyse. LUCIEN ROMIER.

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ET

Propreté

La politique
des petites et

de l'Etat doit s'inspirer, à l'égard
des grandes villes, de deux prin¬
cipes différents : protection pour les premières, li¬
berté pour les secondes. Il est absurde de réduire

—X—

YOIf*

détruire des cadres locaux. Li¬

Le

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vie.

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LUNDI

DU

DE

question d'accorder plus d'au¬

bertés communales, régionalisme économique, pro¬
vincialisme intellectuel et artistique : formules de

—

MAISON UNIVERSELLE

encore

tonomie aux régions prospères.
Le régionalisme est fécond lorsqu'il affranchit
des forces en pleine croissance. Il est néfaste

Prix très Modérés

—

centralisation.

une

l'auteur des

Tentures

Commodité

le livre
de M. Thibaudet aussi loin que M. Ed¬
mond Jaloux qui estime en connaissance de
cause qu'il
n'y aura rien à y ajouter de
bien longtemps et pour lécher les pieds de
la N. R. F. n'a même pas l'excuse d'être
Sans pousser

et pro

Décoration d'intérieurs. — Sommiers
:
Matelas. — Tapis :

propose

les

un;

Il faut bien voir qu'un
territoire, hormis les
Néthou jusqu'à Bègle,
civilisations pastorales, n acquiert de conscience et
et tord le froment et le seigle,
ne
prospère que par rapport à une ville. Le
Cols abrupts, lacs, forêts pleines d'ombre et de
« pays ». au sens
organique, c'est, dans un cadre
[nias.
naturel, 1 ensemble des relations entre la terre et

nous

Grand choix d'étoffes d'ameublement

qui concerne

le

VALETTE

Maison

servus

Antres sourds, noirs vallons

franchement heureux.

raire à un certain « culot » dans ses pro¬
cédés. Elle n'en a jamais usé avec plus de
liberté qu'avec Mallarmé.
Considérant qu'elle avait le monopole de

Geminus

100 francs.

est cotée

Le Navire d'Argent (7, rue de l'Odéon),
qui est vraiment curieux, c'est
que la N. F. R. se soit jamais permis de pu¬ l'excellente Revue d'Adrienne Monnier publie,
blier l'édition que tout le monde connaît, dans son numéro d'octobre : Discours aux Oiseaux
qui est une trahison du poète et, par dessus de Joseph Delteil et From Work in Progress, de
le marché, une des plus grandes sottises qui James Joyce que les éditeurs anglais avaient re¬
fusé d'imprimer. A coté d'un sommaire chargé et
ait vu le jour comme typographie.
riche, une partie bibliographique du plus haut in¬
Je ne sais vraiment quel est le scoliaste térêt classe le Navire d'Argent parmi les grandes
que la N. R. F. a chargé de faire son édi¬ revues actuelles.
tion d'(7n Coup de Dé, mais à tout malDans la Muse Française d'octobre, la Com¬
larmiste il paraît qu'il eût été difficile d'ap¬ plainte, par Henri Duclos. Des vers de Françoisporter plus d'inintelligence insolente, de dé¬ Paul Aliherl et Tristan Derême, Pierre Camo,
faut de finesse et du manque de jour dans Philippe Chabaneix, Jean Lebrau.
l'impression d'un poème dont les intentions
les plus originales sont de l'ordre typogra¬
ATELIER DE TAPISSERIE
phique précisément.
La N. R. F. a habitué le public litté¬
ce

arrangea

Nous donnerons dans chacun de nos
numéros
passage du livre qui, par son intérêt, nous
pa¬
raîtra digne d'être recommandé à
nos
lecteurs.
Nous débutons par
Explication de notre temps,
de Lucien Romier
(Grasset, éditeur).

AUX MONTAGNES DIVINES

J'en ai encore trois exemplaires.
Glaciers bleus,
Je suis honnête. Pour 0 fr. 50, ils sont Moraines dont
qui les voudra..
Arrache, brûle

La même N. R. F. annonce une réédi¬
tion de Un Coup de Dé, conforme au ma¬
nuscrit de Mallarmé.
est

Poème

au

—

oeuvre,

Ceci
Car

moment

la réédition.
P. S.
publier un inédit de Stéphane
Je lis dans les Nouvelles Litté¬
Ylgiiur, dont il a été tant parlé. raires que l'édition « épuisée » d'Un Coup
annonce

Mallarmé :
Camille Mauclair le
cette

à

au

consulter

—

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qu'ailleurs

ï

�Toulouse contre les
inondations et les projets néfastes de M. Pendariès
défense

La

de

du goût de cet ingénieur;
lignes que ce projet inspira
a Marc Lafargue ie jugent définitivement !
a
II n'y a pas une arche à ajouter à
notre pont. On ne peut rien modifier dans
cette ordonnance magnifique. Mais il y a
des gens qui sont insensibles à la beauté par¬
faite qui témoigne du génie des morts, par¬
ce qu'elle leur paraît simple. Ils n'aiment
que le compliqué ! Ils ne se rendent pas
compte que la beauté a des lois qui semlent naturelles et qu'un chef-d'œuvre, par¬
mi
les choses du monde, semble la plus
suite la
et

mesure

comme

les

Le bureau d'études, si magnifiquement
Au cours dç la session de mai, le Con¬
seil général, suivant en cela l'exemple du appointé, commença seç travaux. S'il s'était
Conseil municipal s'était décidé à suppri¬ borné à reprendre les projets de ses prédé¬
cesseurs, ses « études » n'eussent pas duré
mer ía subvention de 7.500 francs qu'il ac¬
ut jours. Il fallait trouver autre chose. Il
cordait au bureau d'études pour la protec¬
se mit à l'œuvre et il trouva.
tion de
Toulouse contre les inondations.
Il trouva le projet N° 1 de J. Pendaries.
Avec l'incohérence propre aux assemblées
Ce projet, ainsi que ceux qui sont venus
facile à exécuter
politiques, cette subvention a été rétablie
par

le Conseil général dans sa dernière ses¬

sion de septembre.
Il est bon de

rappeler l'historique de
question trop oublié du public

cette grave

général et particulièrement de ceux qui
appelés à se prononcer sur elle.
Depuis l'inondation de 1875, la protec¬
tion de Toulouse contre le retour de pa¬
reils désastres a été un objet constant d'é¬
tudes de la part du service des Ponts et
Chaussées. Deux ingénieurs de ce corps
éminent, M. Gros, en 1877 et J. Vidalot
en
Í886 avaient préconisé l'établissement
•d'un canal die grande dérivation qui en
temps de crue prenait les eaux en amont de
Toulouse, en face de Braqueviile et les
amenait en aval de la ville, à peu près
vers le confluent du Touch et de la Ga¬
en

sont

ronne.

11 suffit
carte

en

effet de jeter les yeux sur la
pour constater que la Ga¬

d'état-major

la suije, implique le rejet sans examen
de la solution du canal de dérivation. Pour
cet homme de l'art, le problème est local
et se réduit à ceci :
Dans la traversée de Toulouse, et parti¬
culièrement entre l'hôpital et le quai de la

par

ou

à refaire

les chiffres de
levé des estimations

ingénieur et y a re¬
insuffisantes, et ce qu'il
y a de plus grave, des erreurs de calcul qui
discréditent singulièrement ses solutions mi¬
tous

cet

robolantes. Le travail de M. Albert Morel
ì été publié et mis en vente et
jamais M.
endariès n'a essayé de se justifier, il a
!onc reconnu, jusqu'à preuve du contraire,
le bien fondé des inexactitudes qu'on lui re¬

proche.

Du travail de M. Morel, il résulte que les
deux boucs émissaires de M. Pendariès, le
Pcnt-Neuf et l'Hôpital, n'ont eu, en 1875,

qu'un rôle insignifiant, le premier

».

causant

local de 0,49 et le second un
Très redoutable parce qu'il se présente exhaussement de U, iZ (douze centimètres).
En revanche, M. Morel a démontré qu il
sons les aspects bénins d'une «transaction ».
Il conserve le Pont-Neuf et l'aile de y a dans le lit de la Garonne des obstacles
| l'hôpital en bordure du fleuve. Au delà autrement considérables, des alluvions, des
d'un terre-plein, le pont est prolongé par barrages, quand ce ne serait que la chaussée
Daurade, le lit du fleuve est trop étroit
du Bazacle qui surélève le plan d'eau de
trois arches.
pour laisser passer une crue-type de 8.500
4 mètres. Mais M. Pendariès ne veut pas
C'est
le
projet
à
l'usage
des
«
artistes
»
mètres cubes. Il faut donc l'élargir et poui
et des « archéologues ». Il est destiné à nous toucher à la chaussée du Bazacle, sans ef¬
cela démolir l'hôpital et le Pont-Neuf.
fet, selon lui.
en mettre plein
la vue.
(Notons que la décision ministérielle du
Nous autres, pauvres naïfs, nous avions
Seulement,
prenons
garde,
à
ce
que
ca¬
23 novembre 1895 avait prescrit de prendre
cru jusqu'ici,
che ce respect du décor.
qu'abaisser le niveau d'un
pour base des travaux une crue-type de
Du côté de Saint-Cyprien, c'est la des¬ fleuve et lui permettre de s'évacuer plus ra¬
10.000 mètres cubes. Mais comme cela le
truction en grande partie du Cours-Dillon, pidement était un moyen de combattre les
gênait, M. Pendaries s'est déclaré « fondé »
inondations.
Il n'en est rien affirme M.
remplacé
par un canal qui sera à sec les
à admettre que 8.500 mètres cubes consti¬
Pendariès.
Le
papier est un bel âne.
tuaient « une limite supérieure qui ne sera trois-quarts de l'année. Les premières mai¬
Mais ce qu'il y a de plus grave, c'est
sons de la ru£ de la République seront dé¬
jamais dépassée ». Quand on est ingénieur, molies et
pour rattraper la pente, les ma¬ que M. Morel a pu conclure que les tra¬
on commande aux cataclysmes (ou bien alors
gasins seront enterrés et les entresols con¬ vaux de M. Pendariès en présence de la
on ne s'en mêle pas).
vertis en rez-de-chaussée, jusqu'à la place crue-type de 10.000 mètres cubes seraient
Revenons au projet N° 1.
Loménie-de-Brienne.
Enfin, pour laisser catastrophiques, car au lieu de déterminer
Il consistait

Projet N° 3.

remous

un

(j'emploie le passé parce
un abaissement, ils
produiraient par les enqu'il
est mort aussitôt né) en ceci : dé¬ passer le canal, l'hospice de la Grave dis¬
sage à Toulouse et que le faubourg Saintdiguements prévus, un exhaussement de 1
paraît
et
avec
lui
le
Dôme
qui
n'est
pas
molition du Pont-Neuf et de l'Hôtel-Dieu.
Cyprien. rive basse, se trouve inscrit dans Reconstruction d'un
un vain
ornement dans le paysage de la mètre sur la crue de 1875, submergeant Stpont sur la Garonne sur
cette courbe. Quand le fleuve déborde, les
Garonne.
Cyprien, la rive droite et la poudrerie.
l'emplacement du vieux pont de la Dau¬
eaux prennent naturellement le plus court
Projet N° 4.
rade
dont
deux
W
piles
subsistent
du
côté
de
chemin, c'est-à-dire la corde de l'arc. Il
C'est le dernier. Il vaut les autres, s'il
est donc logique et sage de leur préparer l'hôpital.
Voilà donc en vue de quels résultats la
n'est pas pire.
M. Pendariès désaxait la ville tout bon¬
un passage à l'avance qui les rendra inof¬
ville et le département versent 7.500 francs
L'hôpital
est
entièrement
rasé
et
—
te¬
nement. La rue de Metz et la rue de la
fensives.
nez-vous bien
le Pont-Neuf est recons¬ par an, depuis de longues années (sans
Ce projet de canal de dérivation avait été République n'aboutissaient plus à rien.
truit à partir, de la quatrième arche pour compter la part de l'Etat, que j'ignore) au
On
lui
fit
comprendre qu'il fallait trou¬ constituer un
étudié sur place par la Commission techni¬
pont de même style — qu'il bureau d'études de M. Pendariès. C'est cet¬
ver autre chose.
que du Conseil des i ravaux Publics qui
dit
de huit arches, d'une longueur totale te subvention supprimée en mai dernier, que
l'avait approuvé. Le Conseil supérieur des
Projet N° 2.
le Conseil municipal et le Conseil général
de 311 mètres.
Ponts et Chaussées l'avait adopté en 18VP
L'hôpital est démoli. Le Pont-Neuf est
Le Pont-Neuf corrigé ! Je renvoie aux ont pieusement rétablie. Le Conseil muni¬
et le Ministre des Travaux Publics l'avait conservé, mais « prolongé » du côté de
citées plus haut. cipal s'est réuni en séance officieuse tout
Saint-Cyprien par « une grande arche en lignes de Marc Lafargue
agréé le 2 septembre 1898.
***
exprès pour que M. Billières puisse appor¬
Tout le monde était d'accord ; malheu¬ béton armé de .80 mètres d'ouverture. Cette
Il faut reconnaître que tous ces projets ter cette bonne nouvelle au Conseil général
arche serait très nettement séparée du pont
reusement tout resta à l'état de projet.
et décider son vote.
Les habitants de Samt-Cyprien, lassés de actuel par un large terre-plein de 75 mè¬ malgré leurs nombreuses variantes s'accor¬
Entre amis, on ne peut rien se refuser.
dent
pour
détruire
le
plus
noble
paysage
cette inaction dangereuse, se
groupèrent en tres de longueur et 20 mètres de largeur, de notre
Et si l'inondation revient comme en
ville, « ce qu'on peut regarder
Association quelques années avant la guerre sur lequel pourraient être érigées les deux
1875 ?
sans souffrance à Toulouse » depuis qu'on
eL obtinrent que les anciennes études fussent tours dont il a été question plus haut, ou
Si l'inondation revient, on dira que
souille de statues les bassins de nos jar¬
reprises par un service spécial des Ponts tout autre motif de décoration approprié dins.
c'est la faute au Bloc National ; on orga¬
et Chaussées subventionné à la fois par l'E¬ (fontaine monumentale, statues, etc. )
Mais ces projets, sont-ils efficaces ? nisera des fêtes de charité et on rigolera
Cette décoration « appropriée » eut son
tat, la ville et le département.
Nullement. Et si jamais on exécute l'un bien !...
Entre parenthèse, les habitants de Saint- temps un vif succès. Cela donne tout de
Jean CASSE.
d'entre eux, nous paierons très cher la honte
Cyprien eussent été mieux inspirés d'exiger
d'un
vandalisme
d'autant
plus odieux qu'il
le commencement des travaux officiellement
sera vain, ce qui est le propre du vanda¬
ENVOYEZ VOTRE ADHESION
adoptés. A l'heure actuelle, ils seraient dé¬
lisme.
finitivement protégés. Fermons la pàrenthèse
AUX AMIS DU LIVRE OCCITAN
Et d'abord, en admettant que les projets
'e M. Pendariès protègent oamt-Cyprien,
ils négligent totalement l'immense usine de
Nouvelle Salle de Coffres-Forts
la Poudrerie qui a coûté des millions à l'E¬
tat et qui a rendu et peut rendre encore, au
FICHET
(; IPz.-'iiz Fixe et à la Carte
point de vue de la défense nationale, des
services
immenses.
Cette
MENUS DE CHOIX
objection seule,
4ÎÍS ISaae aie IL&amp;Bfig,-eaCisS©c
Compartiments disponibles
aurait dû les faire rejeter en faveur du canal
Exposition culinaire permanente
eí IPflaee 1« «osais
de dérivation qui seul peut protéger à la
h visiter tous les jours
(angle rue Bouquières)
TOULOUSE
fois la ville et la poudrerie. Mais les hom¬
.—(vitrines de la place Wilscn)
tataz
mes politiques se moquent parfaitement des
3ALONS POUR NOCES ET BANQUETS
intérêts nationaux. Une poudrerie, ça n'a
LITERIE FER ET CUIVRE. SIEGES.
DÎNER3 PARTICULIERS
Transports
en Commun
TENTURES. PLUMES ET DUVETS
pas besoin d'être protégé, puisque ça ne
Serv.c©
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domicile
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vote pas, et jamais que je sache, le point
de la Région Toulousaine de vue
COUVERTURES. COUVRE-LITS
WasíS=3E»i5=
simplement patriotique, n'a été agité,
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dans aucune assemblée.
En 1922, la Société des Toulousains de
Toulouse a fait étudier par un de ses mem¬
bres éminents, M. Albert Morel, les pro¬

jets de M. Pendariès dans leur détail le

plus technique. M. Albert Morel

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sans

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              <text>Oc. - Annada 02, n° 030, 25 octobre 1925</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/48ed3d8399442f23c56324135fb1d05a.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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