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                  <text>Dins lo

numéro

que yen :

^

Lo résultat de nostra propa-

ganda
La

organizacion ;
Liga per la Lenga d'oc
; nostra

a

l'Escola
Les

L'Enseignement de la Langue d'Oc
Il est
truction

un peu surprenant qu'un Ministre de l'Ins¬
l'usage des étrangers: ils ne devraient pas se con¬
Publique préconise pour l'enseignement de tenter d'exposer simplement lés règles de la gram¬
la Langue, ftap.çaj.se l'emnloi exclusif de la méthode maire française; ils devraient aussi mettre en garde
directe, alors que pour l'étude des langues étran¬ contre les idiotismes des parlers provinciaux, et
gères, elle est de plus en plus abandonnée, ou pour cela, les exposer au lieu de les ignorer. Et
pour le moins complétée par des exercices de tra¬ pourquoi ne complèterait-on pas ce travail par des
duction. Les examens du baccalauréat consacrent exercices, de version, du moment où il est reconnu
d'aiileurs officiellement cette façon de voir, en que cette gymnastique est excellente pour l'épu¬
exigeant du candidat la double épreuve du thème ration du français et pour l'assouplissement du style
et de la version.
de quelque langue que soit faite la traduction?
La méthode directe,
Même en ce qui concerne le latin, ce qui en fait
laissée à ses propres
moyens est une denrée de mercantis, une sorte de la valeur éducative, ce n'est pas tant la connais¬
Citroën pédagogique qui peut donner à des gens sance qu'on puisse acquérir de cette langue, que
pressés, l'illusion de posséder une langue du mo- la gymnastique qu'elle impose aux élèves six an¬
nent où ils sauront s'y débrouiller par des formu¬ nées durant. Un enfant qui l'aurait apprise par la
les « petit nègre ». En faisant abstraction de l'in- méthode directe, en même temps que son idiome
ielligence pour ne s'adresser qu'à l'association des maternel n'aurait qu'un bien faible avantage sur
idées, elle se trouve de ce fait à la portée de ses camarades qui, petit à petit, et pour ainsi dire
n'importe quel imbécile tant soit peu pourvu de mot par mot, sont obligés de retremper le fran¬
mémoire. C'est là le seul avantage qu'on ne puisse çais au génie de la langue mère par une incessante
lui contester. Mais ainsi entendue, elle ne saurait confrontation de textes. Or, le génie latin, nous le
être en aucune façon un instrument de culture. retrouvons en partie dans les langues romanes, aussi
Elle peut avoir sa place chez Berlitz ou chez Pi- bien dans le provençal ou le gascon, que dans l'es¬
gier, mais elle n'est pas digne d'entrer dans un pagnol ou l'itajjen.
Prétendre que l'un quelconque de nos parlers pro¬
plan d'études secondaires ou mêmes primaires.
Par ailleurs, malgré les prétentions de la mé¬ vinciaux pourrait devenir le latin du pauvre, n'est
thode directe, une langue ne peut jamais se présen¬ pas simplement une boutade de félibre, mais une
grosse vérité à qui il manque seulement line métho¬
ter à des enfants d'une façon purement objective.
Un élève a toujours tendance à grouper les mots de sûre et une organisation pour porter ses fruits.
D'ailleurs, le français n'a rien à redouter d'une
étrangers selon les hab:tudes de la langue mater¬
nelle; aussi une bonne partie de l'effort qu'exige promiscuité sur les bancs de l'école avec l'hum¬
de lui l'étude de l'anglais, de l'allemand ou de ble patois de nos paysans. Alors même- que ces
l'espagnol, n'est-il qu'un travail de lutte, de réac¬ parias arriveraient à déteindre un peu sur lui, le
tion contre les gallicismes. Ce travail est d'ailleurs beau malheur ! Un gasconnisme sonnera toujours
prévu dans lès méthodes rationnelles, car la cor¬ moins faux qu'un anglicisme et l'on peut se de¬
rection ne peut s'obtenir, qu'en confrontant sur des mander pourquoi la langue française qui accueille
si volontiers les rudes vocables d'A'bion ne se
peints donnés la langue étrangère avec la langue
maternelle, c'est-à-dire par des exercices de thème montrerait pas un peu plus hospitalière envers ses
—

de version.

et

d'Occitanie.

sœurs

populaire où les Rabelais, les Montai¬
les Monluc ont puisé la saveur et le charme
de leur style est loin d'être tarie et vaut bien,
français destiné aux étudiants étrangers n'est pas par certains égards celle où Ronsard et du Bel¬
seulement différent des grammaires françaises en lay ont cherché la noblesse de leur langage. A
l'heure actuelle même, après A. Daudet, Ferdiusage dans nos classes, mais il est différent aussi
nan Fabre, R. Escholier, H. Pourrat et d'autres,
pour chaque pays, par suite des réactions diver¬
il resté encore tant de fleurs à glaner dans les jar¬
ses à prévoir.
Telle question, — comme la dis¬
dins du Midi !
tinction du passé défini et de l'imparfait n'offre
Nos malheureux « patois » ne sont des parasites
aucune difficulté pour les espagnols ou les italiens,
Les questions grammaticales ne prennent' d'im¬
portance qu'autant que, d'une langue à l'autre el¬
les sont en accord ou en désaccord. Un manuel de

mais elle
les

est en

revanche

assez

embarrassante

pour

Anglais et les Allemands.

L'écolier né en Gascogne, comme son petit ca¬
marade de Bretagne ou de Provence, même ayant
reçu une éducation bilingue, se trouve, vis à vis de
l'étude du français dans la même situation qu'un
élève étranger. Et pour lui plus que pour tout au¬
tre la méthode directe reste inefficace, car il pos¬
sède déjà autant de « français pratique » que peut
en

apprendre

un

vient chercher à

étranger chez Berlitz. Ce qu'il
l'école, c'est uniquement la cor¬

La

source

gne,

que pour ceux qui en ignorent les ressour¬
Ils devraient avoir à l'école une place au
moins aussi honorable que la méthode directe et
les .tableaux Delmas. J'irai même plus loin: au
lieu d'y être considérés seulement comme d'utiles
auxiliaires du français, ils pourraient aussi, à l'oc¬

gênants
ces.

casion,

y

être étudiés

pour

eux-mêmes.

L'Université n'en ignore pas l'intérêt puisque
les études dialectales ont été admises aux examens
de 1 icence comme- matière à option (tout au moins
à Bordeaux et à Toulouse) et qu'elles ont même
fourni la matière d'un certain nombre de thèses de
doctorat. Or, du moment où l'enseignement supérieur a commencé à leur ouvrir ses portes, ne sem¬
blerait-il pas tout naturel qu'un cours préparatoire

grammaticale.
se produit dans son jeune cerveau un
!
antagonisme incessant entre les habitudes de sa
langue maternelle et les régies de la grammaire
facultatif, bien entendu, — fût prévu déjà dans
française qu'on lui enseigrîe comme un code rigou¬ l'enseignement secondaire pour les élèves qui dési¬
reux et que la plupart du temps, d'ailleurs, il ob¬
reraient se consacrer plus tard aux études de lin¬
serve sans comprendre. Que de tâtonnements,
que
guistique romane?
de pertes de temps, que de faux-concepts même
(A suivre)
Jean BOUZET.
ne lui éviterait-on pas si on prenait le soin d'éclai¬
rer la syntaxe française en la comparant avec les
particularités du diâlecte maternel; en lui disant:
cela est provençal, ceci est français. Rien dans
son manuel ne lui expliqua pourquoi il est mauvais
d'écrire : sitôt qu'il vienne..., il se mil le chapeau, IL ANNADA. N° 31. 8 NOVEMBRE 1925.
DIRECCION : TOLOZA,
5, CARRIERA
j'attendis demie-heure..., etc'... Beaucoup de maîDEL MOLIN DE BATARD. TELEF. 23-36.
ties ne verront dans de pareilles fautes qu'une
C. C. POSTAL 12455. SE VEND A PARIS,
marque de sottise. Mais un maître avisé saura en
A L'OSTAL OCCITANIA, 6, PASSAGE
profiter pour développer chez l'élève le sens de VERDEAU, 9e.
l'analyse et lui préciser certaines notions gramma¬
ABONAMENT: 15 FRANCS PER AN,
ticales, en lui montrant l'origine de ces idiotisESTRANGER : 25 FRANCS. LO NUMERO :
mes. Mieux encore, un professeur d'espagnol pour¬
0 FRS. 25.
ra y trouver son compte à l'occasion, du moment
où ils coïncident exactement avec la syntaxe cas- DINS LO NUMERO QUE VEN:
tiliànne (en cuanto venga.) — se puso el sombrero LOS ESCRIBANS OCCITANS MORTS A
LA GUERRA DINS L'ANTOLOGIA DE
esperé média hora, etc.
Il serait donc raisonnable que les manuels de L'EDITOR MALFERE.
français en usage dans nos régions bilingues fussent ENSENHAR LO POPLE per BENEZET
VIDAL.
conçus dans le même esprit que les manuels à
rection

Or, il

—

Gazeta

—

«Langues de

DEUXIEME PARTIE

France à l'Ecole
cole

primaire ne remplace pas mieux sa
langue
maternelle que. l'uniforme qu'on lui
primaire, écrit M. de Monfait endosser à la case ne ne saurait
rempla¬
zie, nos instituteurs doivent habituer les en¬
fants à mettre sous les mots toute la réalité cer ses vêtements de travail lorsqu'il retour¬
ne aux
champs. Les meilleurs élèves de nos
qu'ils expriment. Le danger à éviter, c'est
écoles primaires ont l'air de connaître le
que nos enfants puissent employer des mots
et des phrases sans leur donner toujours leur français, et leurs maîtres eux-mêmes ne se
rendent pas toujours compte qu'ils ne savent
sens exact. »
Ce sont là vérités quasi lapalisiennes. Ce¬ tout au plus que la langue qui se parle à
pendant, emploie-t-on les moyens propres à l'école, laquelle, n'a presque rien de com¬
mun avec la
langue quotidienne dès pay¬
éviter le danger signalé ? Comment se fait-il
sans. M. de Monzie, avocat, n'a-t-il
jamais
que des Occitans cultivés usent couramment
eu l'occasion d'entendre des
dépositions
de
de locutions vicieuses comme : quelqu'un
témoins par devant un tribunal du Midi ?
plus, l'un pour l'amour de l'autre, ce seau
s'en va, dîner avec un poulet, quoique cela, Moi, j'ai eu assez rarement cette occasion,
tomber de sur un arbre, d'un jour entre au¬ j'ai cependant entendu des témoins qui al¬
téraient inconsciemment la vérité parce qu'ils
tre, je suie toute trempe (1), quatre de rang,
ne savaient
pas le sens exact des expressions
fais-moi arrière...? M. de Monzie dirait
qu'ils
employaient
ou des questions qui leur
peut-être que c'est justement à cause du
étaient posées; j'en ai vu qui s'abstenaient
patois qu'ils ont parlé pendant leur enfance
et que, d'ailleurs, de telles fautes ne se pro¬ parce qu'ils se sentaient incapables d'expri¬
mer en français ce
qu'ils auraient exprimé
duisent guère que dans la conversation fa¬
très exactement en patois, et — ceci nous
milière. Soit. Je connais des médecins qui
n'écriraient pas sans doute, mais qui em¬ mènerait plus loin — j'ai entendu des dépo¬
sitions d'ilettrés, celles-ci forcément en
pa¬
ploient verbalement, l'expression : une matois (accueillies avec quelle bonne grâce
par
!a die qui se charge, qui sait ? peut-être
le président qui n'y comprenait pas un mot !)
pour se faire plus sûrement comprendre de
leurs clients, qui ne connaissent pas tous le qui, traduites eń français par un interprète
improvisé, incapable d'en saisir le sens
sens du mot contagieux.
Mais que dirait-il de ce vers d'un poète exact, aggravaient le cas des accusés. (Le
contraire pourrait se produire, mais ce doità bon droit oublié, mais célèbre en son
être très rare : un représentant de la loi, gar¬
temps — et même académicien — :
de-champêtre, commissaire de police, gen¬
Le jour paraît. Je charge mon armure ?
darme, huissier, juge, — n'atténue pas, il
aggrave.)
Ainsi écrivait Baour-Lormian (2), à qui
Il y a ce fait dont personne ne paraît se
l'on avait appris à dire, comme on dit enco¬
douter : on enseigne au peuple une langue
re assez fréquemment à Toulouse et ail¬
leurs Je charge mon pantalon (et même, qui ne correspond pas à ses besoins usuels.
L'écolier de nos campagnes, devenu adulte,
quelquefois : mes pantalons). Quel est l'é¬ serait bien embarrassé
pour s'exprimer en
crivain français d'origine occitane qui pour¬
à la maison, à l'atelier, aux
rait assurer qu'il n'a pas eu, au moins une français,
fols dans sa vie, péché aussi balourdement champs, au cours de ses travaux journaliers;
il ne saurait parler ni à ses chiens, ni à ses
que Baour ? A quoi cela se prend? (M. de
bœufs;
il ne saurait nommer ni les outils,
Monzie sait peut-être qu'en s'exprimant
ni les travaux, ni les bêtes, ni les plantes;
ainsi certains qui savent le français tel qu'on
il ne saurait dire le tempi qu'il fait: bref,
le parle trop souvent aux bords de la Ga¬
il lui manque le vocabulaire de la vie des
ronne veulent dire : à quoi cela tient-il ?)
A ce qu'on nous a imparfaitement enseigné champs. S'il ne s'en aperçoit pas, c'est
qu'il n'a jamais songé à employer le fran¬
« le sens exact des mots et des phrases »,
à ce qu'on ne s'est pas rendu compte de l'u¬ çais pour cela, heureusement pour lui — et
tilité évidente que présente la comparaison pour les dialectes, qui, par ainsi, ne peu¬
vent mourir tant qu'il y aura des paysans.
de la forme et du sens des mots dans les
C'est que le langage usuel du peuple est
deux langues : celle que les enfants connais¬
■"r.

A l'école

:

sent

et

celle

qu'on

veut

leur enseigner.

très souvent intraduisible
cette

très

considérable

en

français pour
la langue

raison :

L'enseignement aurait donné de meilleurs
résultats. Si les maîtres avaient pris soin de française a banni de son vocabulaire la plu¬
noter et de corriger ces occitanismes qu'ils part des termes de la vie rustique. Un des
plus nobles vocables occitans, c'est le nom
peuvent remarquer tous les jours, surtout
du champ labouré : l'arada. La langue
dans les écoles où les élèves sont condam¬
d'oïl avait le mot correspondant : Tarée,
nés à ne parler, même en dehors des classes
qu'on peut lire dans le Roman de la Rose;
que le pseudo-français qu'on ne leur ensei¬
il y a longtemps qu'il a disparu du diction¬
gne pas, qu'ils sont bien obligés de créer
naire, de même que beaucoup d'autres
à leurs risques et périls.
qu'employaient Amyot, Rabelais, Montai¬
Puisque la doctrine à laquelle se rattache
la circulaire de M. de Monzie exclut de gne, Ronsard... Enfin, Malherbe vint.;
(A suivre)
Antonio PERBOSC
l enseignement tous les parlers locaux, en
vue de les supprimer au profit du seul fran¬
(1). Certaines de ces locutions sont employées
çais, les pédagogues « qualifiés » auraient même à Paris (Est-ce la langue d Oc qui en est
dû, avant tout, trouver le moyen de l'ensei¬ responsable?) On peut lire dans le Mercure de

français : il est indispensable de
remplacer une langue qu'on veut supprimer.
Or, le français que le paysan apprend à l'é¬
gner, ce

1925, p. 429: « 1 es tout
(Francis Carco, Perversités).
(2). Ossian..., suivi des Veillées poétiques„ 5®
édition, p. 17. (Paris, Gayet, 1827).

Fiance du 15 octobre
trempe.

»

�Chronique de l'Etameur
BOSKOFF

LA

DANS

SOMBRE

TURNE

DE NOTRE CONSERVATOIRE

C'est ce que vit au premier coup d'œil
doute un Toulousain assurément de
1 oulouse qui, au premier entr'acte apostro¬
sans

vit de gracieux, de léger et de bon sous le
soleil.
Tant de miracles par la vertu d'un seul
« exécutant » comme disait l'autre !
Mon Dieu ! oui, mon cher Toulousain de

n'importe où,

un

du bon Deffès
ELEVE

ET

:

lettres d'or la glorification
Elle le qualifie

GRAND

DIRECTEUR

DU

PRIX

DE

ROME

CONSERVATOIRE

OPÉRAS

COMPOSITEUR DE NOMBREUX

ET

LES

OPÉRAS-COMIQUES
QUI A TROUVÉ

ACCENTS

LES

PLUS

DE TOULOUSE
DANS

L'IMMORTELLE

TOULOUSAINE

Suit la liste des

je puis leur répondre

que

braillait sérieusement.
Et peut-être est-ce trop
tant
tière si peu plaisante.

coupables qui en
que maire, adjoints, etc.., ont participé à
cette sottise et revendiquent dans le marbre
la responsabilité de cette érection.
Oui, il faut savoir gré à Deffès d'avoir
fait La Toulousaine quand il l'a faite. De
la sorte, du moins est-elle faite. Je veux
dire par là qu'elle n'est plus à faire.
Car aux accents que l'on trouve dans

Toulouse

arrivaient

de la classe de chant dans les entr'actes.
Car s'il y a de mauvais esprits pour pré¬
tendre qu'on travaille peu au Conservatoire

POUR CHANTER

L'AME

nous

mardi soir

parler d'une

on y

ma¬

CURIOSITÉS

=

usine

Rue

des

a pu

prêter de vulgarité

au

maî¬

:

=.

Bûchers, 4

TOULOUSE

»

R. C. 15996 A
-V-JV;."

Jisssrun-.irrr.'-'

Une visite à M™ Carmeiicila
CETTE

RUBRIQUE EST OUVERTE A TOUTES

LES MANIFESTATIONS
SITIONS

-

ARTISTIQUES

MANIFESTATIONS

:

une

PUBLICA¬

-

''■

-tL

~

JOURNAL :

TOUT

CE

*

-V

'

d'éducation et de milieux diffé¬
S agit-il de prendre un associé,

en

QUI

i-.-

?

un

est-on à

acte

avec

des

la veille d'accom¬

important de la vie

connaître

i.est -S"

•

qualités

5, RUE DU MOULIN-BAYARD, TOU¬

par

p* a estnaIu*"e ledes sentiments des
a

ame.

avance

intellectuelles, les tendances, la valeur

qui I on
problème

personnes avec

résolu

dévoile dans l'écriture

Ses

les
mo-

point d'entrer en relation». Ce
par
Mme Carmencita qui,
dons ataviques et à sa science
graphosur

est

ses

Il

?

tous

les

Secrets

de

révélations, toujours utiles, quelquefois

sont

très

appréciées de sa distinguée
clientèle. Lne visite à Mme Carmencita
s'impose
donc aux personnes
soucieuses, de l'avenir et -de
leur bonheur. Elle
reçoit tous les jours et consulte

Ed. Jauvert et Alet

—

contact

en

besoin d'un employé sûr, sonà unir deux existences d'où
ou la
désillusion;

résumé,

plir

LOUSE.

Maurice Alet

mettent

gens

jours

dépendra le bonheur

CONCERNE LA
CHRONIQUE ARTISTIQUE A LA DIRECTION DU
ADRESSER

nous

les

ge-t-on
'

la nôtre,

comme

de la vie

tous

rents.
a-t-on

TIONS.
*

d activité

epoque

les nécessités

EXPO¬

precieuses,

des quatre ballades des douze études.
Sous les doigts de Boskoff l'ornement re¬

Metz, 34

de

Tél. 19-21

1

interprètes

■

34, Rue

grâce

tre

DE

Léon ARBUS

fc-ogique,

Boskoff lorsqu'il joue du Chopin fait
oublier dans les œuvres même qui furent
le plus polluées tout ce que la faiblesse des

«»

15 inclus.

honorer le brave homme qui
trouva les pauvres accents de La Toulou¬ prend sa place d'ornement, la mélodie re¬ Successeur
saine, on peut se faire une idée approxima¬ vêt son caractère exact de style et prend une
tive de ce que trouveraient en fait d'accents noblesse qui fut sa vérité première, et le Ensembles mobiliers
nos actuels troubadours.
génie d'écriture pour le clavier que fut ce¬
Il y a des niveaux au dessous desquels il lui de Chopin, éclate.
anciens et modernes
semblerait que l'esprit ne puisse pas des¬
Quand Boskoff joue du Chopin on est
cendre. A Toulouse, les inepties se succè¬ surpris d'avoir pu mal penser de
Chopin.
Toulouse
dent avec l'enchaînement rigoureux d'un soJoue-t-il du Liszt ? Bien plus encore on
rîte.
se repend d'avoir méconnu le rôle de l'ar¬ 26. rue St-Antoine-du-T
dehors de ces plaques regrettables la tiste initiateur que fut celui-là. Animées du
salle des fêtes du Conservatoire s'est enri¬ souffle que Boskoff leur rend les pensées Ateliers
chie, depuis qife je ne l'avais vue d'une de Liszt se présentent à nous auréolées de
draperie de scène. C'est une heureuse in¬ leurs conséquences. Quel mélomane n'a été Impasse des 36-Ponts
novation. Elle est due m'assura-t-on à ce coupable un jour ou l'autre d'oublier ce
Téléphone 12-44
sympathique groupement de musiciens qui, que Wagner dut à Liszt. Et c'est la musi¬
R. C. 25.410
sous
l'égide de Gabriel Fauré essaie de que de Liszt qui nous le rappelle grâce à
créer une institution de musique de cham- Boskoff.
bie dans Toulouse (s'ils réussissent j'en se¬
Quand Boskoff joue du Bach il fait ou¬
rais ravi, mais mon espoir est faible).
blier tout le reste et l'on prend conscience
Je regardais tout cela en attendant le que si toute la musique venait à disparaître
commencement du concert de Boskoff et pourvu que Bach soit conservé il resterait en
aussi le piano bien mauvais, au dire des somme l'essentiel.
Mais lorsque Boskoff joue les variations
connaisseurs, que fournit la maison Rouget
Maison
R.
LAPORTE
aux concertistes. Il est un peu ébréché com¬ de
La plus importante, faisant le mieux
Chopin, l'impromptu de Schubert, ses
et le meilleur marché du Midi
me meuble, ce pauvre piano. Il semble que propres variations sur « Ah ! vous
dirai-je
la maison Pleyel devrait mettre à la dis¬ Maman », ou ce chef-d'œuvre de musique
2 et 4, Galerie Lapcywuse, TOULOUSE
Tentures de s'.ylc
position des concertistes un instrument er. puérile : les scènes d'enfant de Schumann.
Tekko,
Salubra. Lincustra. Collec¬
meilleur état, dans son propre intérêt.
Alors c'est une joie de vivre qui nous inon¬
tion d'écUar."
demande
Ce piano est vraiment trop toulousain.
de, pour tout ce qui, en dépit de la laideur
pour

LES

»

Exposition de Madame Chérion, peintre déco
une bien
médiocre salle de concert. Elle rateur diplômé, professeur de peinture sur velours
est pourtant la seule que nous ayons à Tou¬ soie, gaze, porcelaine. Vitrine, 17, rue d'Aus
terlitz, chez M. Minel, encadreur. Du 7 novembre
louse.

mugissements étouffés qui

HEUREUX

ÉTOFFES

=

dra de toute nécessité lui en consacrer une.
Cette salle des fêtes du Conservatoire est

Encore faudrait-il qu'elle fut aménagée,
sinon avec luxe, du moins avec un confor¬
table minimum. Elle tient trop encore d'u¬
ne étable à
laquelle me faisaient penser les

LES

seul pianiste peut donner

de bonheur sans avoir besoin d'aucune
aide. Seulement il ne faut pas se trom¬

Exposition

en

MEUBLES

tant

pha violemment le sympathique administra¬
teur des concerts M. Paul de Max pour lui
per sur le pianiste. Retenez le nom pour
Après la grille du Palais des Arts les dire :
éviter les contrefaçons, car pour toucher du
plaques commémoratives de la salle des fê¬
« C'est un scandale honteux, Monsieur,
tes du Conservatoire sont ce qu'il me pa¬
piano, vous en trouverez des tas qui le font,
vous annoncez un grand concert et il
n'y mais pour le faire comme Boskoff, il n'y en
raît le plus urgent d'étamer à Toulouse.
a qu'un seul exécutant
jouant du piano !,»• a qu'un en 1925, et c'est lui.
Ces ornements ont actuellement l'air de
Le brave homme exprimait avec une
tableaux noirs oubliés là sur leurs cheva¬
exactitude de haute précision le niveau in¬
L'ETAMEUR.
lets. On dirait à les voir à distance respec¬
tellectuel et artistique autochtone.
tueuse de la muraille que l'on n'a pas osé
Si le Conseil Municipal en mal de libé¬
les sceller. Vraiment, ils sont à enlever car
ralités fait apposer d'autres plaques dans
si l'un rend hommage dans une forme bour¬
la salle des fêtes du Conservatoire, il fau¬
souflée, ridicule, aux morts de la guerre,
l'autre, porte

LES

faire TOULOUSE^

Saint'Hi-

aDCe

Déclarations de Décès Convois funèbres
-

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés
que les
déclarations de décès ne peuvent être reçues
que dans les bureaux de l'état-civil, à la
mairie, conformément aux articles 77 et 78
du Code civil et du décret du 15 avril 1919.
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de
neur

1

article^ 97, chapitre 4, de la loi du

5 avril

1884, 1 autorité municipale règle « le mode
de transport des personnes décédées, les inhu¬
mations et les exhumations » et qu'en con¬
séquence elle a seule le droit de fixer les
heures des convois funèbres.
S adresser, pour tous renseignements con¬
cernant les convois
funèbres, au Service mu¬

nicipal^
des Pompes Funèbres, 34,
gaminières
de toutes

(téléphone 11-40) qui

rue
se

Par-

charge

les démarches auprès des ministres

des divers cultes.

V

Oociité fr

11!

È3 El

ET DE L'ECLAIRAGE
Siège social : 73, Boul. Haussmann, PARIS

Sisiree à Gaz dis ¥©isil©&amp;sse
: 7, rue du
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T-i©s

3

séries

ne

incomparables R©

s©

trouvent

qu'à

�Lettres Occitane»

«les
f&amp;&amp;&amp;g*^GZiJi &lt;„ffi

■

■

—

Poème

Chronique

^-°sgxCSSj

—

——

Les Revues

Le

fò

Livre Occilan

aagggggaBaMBg

EN. CATALOGNE

Après l'œuvre magnifique

LO

JOVENT

A

LAS

ESTELLAS

féconde de 17ns« Je
n'emploie pas un mot que je n'aie
titut des Etudes- Catalanes et tant de publications
entendu prononcer entre Lot et Pyrénées.
populaires, d'articles, de revues, de monographies
Je graphie ma langue d'oc telle qu'on
savantes à l'honneur du passé historique et litté¬
l'enseignerait déjà à l'école, si d'autres
raire de la Cotaiogne; après la Fondation Bernât
poètes n'en avaient fait une sorte de cha¬
Metge qui restaure l'humanisme et comble la dis¬
rabia... ou d'espéranto... »
C. D.
tance qui séparait l'âge d'or de la littérature ca¬
talane médiévale, de la littérature moderne issue c
Dizes que m'âmes ? Voldriei te creirer...
de la Renaissance, il est apparu qu'un vide restait
Escota : vau dincas al cel;
à comble^ celui fait par l'ignorance des plus bel¬
les œuvres du Moyen-Age Catalan qui fut si fé¬ Vendras me querer dins las estellas...
cond en écrits de toutes sortes.
Prendras per la tore del castelh
et

La collection « El nostres classics
fondée à Barcelone dans ce but.

»

vient d'ê¬

tre

Jusqu'à présent,

«

n'avait pas donné une atdivulgation de nos classiGénéralement, nos érudits en éditant les
on

tention suffisante à^la

«

«

ques.

a

œuvres

«

scientifique, car leurs
à une catégorie de
gens spécialisée dans les études romanes. Mais
nous croyons
que notre public est arrivé à un
niveau moyen de culture suffisant pour comprendre notre antique littérature et pour que ce contact avec les auteurs médiévaux lui soit profitable. D'autre part, c'est un fait, éprouvé chez
d'autres peuples cultivés d'Europe, que la divulgation des œuvres maîtresses de la littérature
médiévale apporte des résultats satisfaisants dans
l'ordre de la culture. Nous n'avons qu'à voir
ce
qui se passe en France ou, à côté de l'édition critique et du livre d'étude, les éditions po¬
pulaires seraient rapidement épuisées...
« La divulgation de ces œuvres apportera donc

de

nos

auteurs

médiévaux l'on fait

sui-

critère purement
éditions étaient destinées

vant

«
«
«
«
«
«
((
«
«
«
«
«
e.

li

un

des résultats salutaires pour notre

«

peuple dans

l'ordre de la culture et dans l'ordre patriotique.
La familiarisation avec les écrivains de la bonne

«
«

«

époque augmentera la connaissance de la langue
et affinera le sens du style. En même temps,
elle aidera à compléter la formation spirituelle
de nos gens cultivés, en leur facilitant et en
leur rendant agréable, à la fois, la connaissance
d'une autre époque de la culture catalane, en
leur permettant de connaître plus profondément
notre caractère, et en lui rendant évidente la
continuité de notre civilisation et de notre his-

«

toire

«
«
«

«
«

«
«
«

v

«
il

«
«
«
«
«
«

depuis la formation de la langue jusqu'à
jours.
« A cause de son caractère éminennent éducatif,
cette collection fera une large place, non seu¬
lement aux œuvres de nos plus grands auteurs
médiévaux, qui dirigèrent leur activité encyclopédique dans un sens nettement doctrinaire
et moraliste (tels que Ramon Lull, Arnau de
Villanova, Eiximenis), et aux œuvres maîtresses
de nos poètes lyriques, de nos historiens et auteurs de nouvelles, mais encore aux écrits de
nos

divers genres,

«

qui reflètent

avec

le plus de

pu-

Moyen-Age Catalan, et souvent confondu avec lui
Moyen-Age Occitan fut une merveilleuse
•époque de floraison littéraire. Sa production cour¬
toise donna le ton à la littérature
Il y aurait donc grand intérêt pour nous

à

sui¬

adopté
sics

».

par

la collection catalane « El nostres

clas¬

piel...

»

pour

Un paraulitz remuda la volta clara
« Inocentas! paure inocentas!

Non

eri

res

que una

Pegot! Pegot...

idola

vana...

que queres

tant aut?

Soi demorada al caltelh, aval...

»

œuvres

les sept volumes de la série (édition
est déterminé par l'ordre d'ar¬

originale). Il

:

La lutte, qui a duré plus d'un siècle, a été
rude. C'est à l'école qu'elle s'est livrée sous tous
les régimes depuis la Révolution et elle a revêtu
«

rivée des adhésions.

Adhésion.

(tirage

—

Membres actifs

:

45

fr.

alfa) ; membres honoraires *
100 fr. (tirage sur Rives); membres fonda¬
ça et là, plus d'une fois, l'aspect d'une véritable
croisade. Il a été interdit aux enfants de
servir, teurs : 500 fr. (tirage sur
Japon).
même dans leurs jeux, de leur langue maternelle.
Siège
à
Samatan
(Gers).
C. C. P. Tou¬
On
cherché par tous les moyens à les en dé¬
sur

se

Encar saria per veirer sa

Bella
Sempre pincat, elhs al cel, lo

a

louse 3862.
subi le ré¬
Secrétariat: OC, 5, rue du Moulin-degime inquisitorial et grotesque du « signe » ou
du « symbole » ? Combien ont été forcés, quand Bayard, Toulouse. C. C. P. Toulouse
ils étaient pris à parler patois, à porter au cou une 12455. Tél. 23-36.
rondelle de métal ou même un sabot qu'ils de¬
Dépôt central pour la Librairie : Occivaient passer au camarade qui se rendait à son
tour coupable du même méfait, jusqu'à ce que, le tania, 6, passage Verdeau, Paris (IX0)
soir venu, le dernier porteur du signe d'infâmie
« Curial i Giielfa»; le
reçut une sévère punition ? ».
la traduction du décamécap

le
«

«
Tirant le Blanc
Consulat de la Mér

»;
»;

goûter. Combien de petits

paysans ont

Notes

ron.

La Série B, comprend les « Ecrits littéraires des
Rois et Infants» ; 1' « Oratoria Politica » ; un

Fabra ; dictionnaire manuel du catalan ancien par
Manuel de Montolin; « Histoire de la littérature
catalane ancienne » par Lhuis Nicolau d'Olivier;
et l'Histoire du catalan ancien, par J.-M. de Caseauberta.
Les textes seront transcrits en orthographe mo¬

comprend trois séries: dans la Série A les
principales des écrivains catalans; les qua¬
tre grandes Chroniques; le «^Livre des faits d Ar¬
mes de Catalogne », de Bernât Boades; « La fin
du comte d'Urgell »; le « dietari » du chapelain derne, accompagnés au besoin de glossaires. On
d'Alphonse IV; des oeuvres de Ramon Lull, Ar¬ souscrit à la « Llibreria Italiana » Rambla de Catalunya 125, à raison de 14 piécettes pour quatre
nau de Villanova, Eiximenis, Bernât Metge, Turmeda, Sant Vicens Ferrer, Isabel de Villena; les volumes par an. L'exemplaire isolé sera mis en
poésies de Jordi de Sant Jordi, Auzies March, vente au prix de 3 piécettes 75.
Pierre ROUQUETTE.
Rois de Corella; « le Miroir de Janne Roign »;
Elle

très complète élude

gue

—

l'exemple venu de Barcelone et à rendre jeu¬
« Sermonaire »; des « Contes »; des opuscules de
nesse et vie spirituelle à nos vieux classiques mé¬
controverse politique et religieuse; des Ecrits .d'hu¬
diévaux, d'autant plus que l'énorme .solution de
manistes, A. Canals, F. Alegre, Margarit, N. de
continuité de plusieurs siècles dont a souffert notre
littérature, justement aux époques les plus fécon¬ Tuils, etc. (2 vol.); des Vies de Saints; des Nou¬
velles Rimées; des Proverbes; des Ecrits sur l'a¬
des et les plus brillantes pour la plupart des nations
griculture;
des Légendes historiques catalanes; re¬
européennes, nous a laissés dépourvus de cette
cueils de Lettres, de Fables; écrits sur la Méde¬
tradition, de ce trésor accumulé d'œuvres et de
cine, le droit, la diplomatie; des traités de Gaie
genres, où les écrivains modernes peuvent puiser
Science; Mystères et Miracles; poètes de Barce¬
sans cesse pour se perfectionner et se renouveler.
lone.
On peut très bien penser à remplir de nos jours
La Série C est destinée aux manuels de littéra¬
l'entre-deux au moyen d'un rajeunissement de nos
ture et de langue catalanes anciennes et aux antho¬
auteurs médiévaux corrigé et complété par une re¬
naissance humaniste telle que les éditions de 1 As¬ logies. Elle comprendra les volumes suivants :
«
Anthologie des Poètes » par Charles Riba (2
sociation Guillaume Budé, a Paris et celles de
la Fondation Bernât Metge en Catalogne la ren¬ vol.); anthologie de prosateurs, par J.-M. de Casauberta et Mareal Olivier (2 vol.; « Compendium
dent possible.
de grammaire du catalan ancien» par Pompen
Voici, pour terminer, le mode de publication
vre

L Association des Amis du Livre Oc¬
se
propose pour but de servir Ta re¬
Quelques semaines avant la fameuse circulaire de
naissance des lettres occitanes en
A. de Monzie, notre excellent ami, J.
Nouaillac,
publiant,
limousin, professeur au Lycée de Neuilly publiait sans distinction de dialecte ou d'école, les
dans la revue « LA VIE DES PEUPLES » une œuvres des maîtres de la
littérature oc¬
citan

sur
l'enseignement de la lan¬ citane.
d oc à l'école. Nous ne voulons plus tarder à
La collection DIS AUP I
PIRENEU
en reproduire les
principaux passages.
constitue sa première manifestation.
Cette collection comporte des séries de
« Le 8
pluviôse de l'an II, Barrère, de la tri¬
sep/
volumes (rééditions et œuvres inédites-,
bune de la Convention, lançait la déclaration de
de format in-8u
jésus, composés en carac¬
guerre aux dialectes,
«
instruments d'erreurs »,
«
langage du fanatisme et de la féodalité ». Et tères de la série « Astrée », gravés et fon¬
bientôt, arrivant à la rescousse, l'ex-abbé Grégoire dus par les Fonderies Debemy et
Qu'es tant auta que junh lo solelh. »
Peignot.
jetait l'anathème à ces « monuments de l'escla¬
La Bella es al cel; lo vent
vage », à ces « trente patois qui rompent l'unité
Première Série
gingola...
de la langue française ». Il proclamait, comme un
Buja que deracaria los monlz...
Ont
paru:
article de dogme, que « l'uniformité du langage
« Dieu me balha valentiza e
ŒUVRES DE NAVARROT, avec
jorsa !
est nécessaire
pour consolider l'amalgame politi¬
pré¬
Se calia volariei encara amont. »
face de Michel Camelat et un
que ».
portrait
de Navarrot.
En l'an de grâce 1925, les « ci-devant »
patois
S'escapa per l'escalier de malbre;
mis, hors la loi pour incivisme, sont toujours bien
ROMIVATGE, poèmes de Charles DeLa neich es negra dejost los seus
vivants et bien enracinés sur la terre d'Oc, des
rennes (texte et
peds;
trad.). Portrait de l'au¬
monts d'Auvergne aux Pyrénées et de la Gironde
S'en vai dins l'orre poton de l'aura:
teur, gravé d'après Pierre Gandon.
aux Alpes. Ils ont même donné, au cours du xix0
Mas ela, amont, ie ritz dels seus elhs
CAPBAT LA LaNA, poèmes de Em¬
siècle, toutes leurs fleurs et tous leurs fruits
E i' canta de causons d'auzelh.
manuel Delbousquet (texte et
à la fois. La littérature félibréenne, plus riche,
trad.). Pré¬
face d'Antonin Perbosc. Portrait de l'au¬
plus
variée,
plus
émouvante
que
celle
des
trouba¬
« Princesa, cres
que le meu cap se vira!
teur, par Paul Mesplé.
dours, se dresse non seulement comme le plus
La Terra es lentana, que dispareich!
En préparation :
beau monument de cette langue, mais encore com¬
me une ardente et spirituelle protestation contre les
Estira, de la teuna man fina
BELINE, poème de Michel Camelat (texte
menaces de la mort. La langue d'Oc est
et trad.). Portrait de
L' teus degtz luzents, als liles pariers. »
toujours
l'auteur, par Sou¬
parlée et aucune des catastrophes redoutées par
dan.
Ara ela sobritz e non ditz res.
les augures des pouvoirs centraux ne s'est pro¬ LO
LIBRE DEL CAMPESTRE, poème
duite.
u
Princesa! l'aurige brandis la tore!.,.
d'Antonin Perbosc (texte et trad.).
L'amalgame politique a fait ses preuves, tel le
Ont m'arrapar sobre las parets ?
ciment romain qui, en vieillissant, devient indes¬ ŒUVRES PROVENÇALES DE PAUL
Vos m alargar las trenellas blondas
ARENE, avec préface de Joseph Loutructible. Au lendemain de la Grande Guerre, ,1a
bet (texte et
Que s'ie retenguent un bric los meus patrie est plus une et plus indivisible encore qu'en
traduction).
II. Quant au fanatisme et à la réaction, le ja¬ PAGES
[degtz ?... » l'an
PROVENÇALES
INEDITES
cobin le plus sévère serait bien forcé de constater
de Baptiste Bonnet (texte et
Mas ela sobritz, sens mas dire ges.
traduction).
qu'ils n'ont trouvé dans le Midi aucun terrain de
L'Association des Amis du Livre Occulture.
»
« Princesa, soi arribat, Princesa!
: citan
comprend des Membres fondateurs,
Cres que l' meu front toca lo cel
des Membres honoraires et des Membres
E sent la calor de las estellas..,
actifs.
« Nui esprit sensé ne redoute
que la subsistance
Les Membres de l'Association ont droit
Autisma, ad ara onte que setz?
des dialectes d'oc fasse courir le moindre danger
à un numéro de tirage qu'ils conservent
à l'unité de la République. »
Soi arribat e non te tìes

Perdut dins la nebla de las estellas..,:
« reté
notre civilisation médiévale, comme aussi
Mas
veici que, per l'aura prengut
« aux
plus importantes traductions faites en lan« gue catalane.
A trabucat, e peî es cadut...
». (Vœu de Catakmya).
On ne peut mieux dire et l'on nous permettra
Carle Derennes.
de souligner, en passant la parfaite convenance de
ces remarques, à nos lettres d'Oc. Ainsi que le
notre

LA LANGUE D'OC A L'ECOLE

Tout ceci, poursuit
sans mal.

M. Nouaillac n'est

pas

allé

catalogne.
Dans le Courrier Catalan (71,
de Rennes, Paris, 6°) : Une émouvante protes¬
petit enfant tation du vaillant
poète Ventura Gassol en faveur
race et qui a
des Catalans réfugiés en Fiance. Très bien.
Les
dans son at¬ Souffrances d'un peuple malheureux; —
—

«

de

D'abord

un

mal moral. Voici

rue

un

d'ouvrier, fleur de sa
s'y développer comme
Joan Ma
mosphère propre. Il possède une langue complète ragall, étude; — Courrier d'Art.
qu'il a apprise au foyer, qui convient à sa nature
M. Albert Schneeberger, auteur de VAnthoet à ses besoins. Il sait les noms des
plantes, des logie des poètes catalans prépare un volume sur
bêtes, des instruments agricoles et des métiers, les les Conteurs Catalans.
M. Alfons Maseras, le romancier catalan,
contes, les légendes, les proverbes, les chansons
de ses ancêtres. « En un mot, comme disait Mis¬ va publier une nouvelle œuvre, La Foire de Mont¬
martre.
tral, il est pourvu, armé, dressé pour vivre où il
Le deuxième volume de Tirant lo Blanc, ro¬
est né. » De tous les liens invisibles qui le ratta¬
man de chevalerie, vient de paraître aux éditions
chent à la maison, au village, au coin de terre, Els
Nostres classics.
cette langue maternelle est le plus solide. Brus¬
Aux éditions La Novella d'Ara: une réédi¬
quement, on apprend à cet enfant que ces moyens tion de La Quiléria de Dolors Moncerda.
Le poète Guerau de Liost prépare un volu¬
d'expression sont inférieurs, incorrects et blâmables.
On cherche à lui inculquer une foule de notions me de vers, qui paraîtra aux Editions de la Revista de Poesia. On sait que Guerau de Liost est
et de sentiments disparates, un bagage intellectuel
de provenance lointaine. On le bourre de mots le pseudonyme de M. J. Boffil i Matas, dont le
nom est connu dans les milieux politiques cata¬
abstraits, de classifications savantes qui n'éveillent lans.
plus en lui d'images familières. Il possède un tré¬
Ressorgiment (de Bucnos-Aires) est toujours
sor intérieur : on le lui fait déposer à la porte de
magnifiquement présenté et plein d'enthousiasme,
l'école. Il en rougira bientôt, comme un berger de loutes nos sympathies.
sa tignasse, de ses braies rapiécées et de ses gros
La Revista dels Llibres (125, Rambla de Casabots, quand on le force à admirer et à prendre talunya, Barcelone) est l'une des plus intéressantes
revues bibliographiques connues. Félicitations à l'épour modèle un petit garçon bien habillé.
liteur, M. Sandiumenge. Ce dernier prépare la
(A suivre)
oublication d'une Anthologie de Anlonin Perbosc.
J. NOUAILLAC.
Nous en reparlerons.
paysan ou

commencé à

—

—

—

—

—

—

—

—

�Sja Maladie de l'Amour

Poème

Notes

Les vagues
les

incessantes attaquent les ro¬
falaises; elles s'insinuent à
Dans les Cahiers du Mois, numéro 13 (14,
travers les plus fortes défenses... ; leur odeur agace rue de 1 Abbaye,
Paris): Visite d'uri soir, par
les narines de deux que l'éducation emprisonne Emmanuel Bove.
dańs ses plus hautes tours. Parfois, une vague de
— Le Crapouillot (3, Place de la Sorbonne, Pa¬
A Mademoiselle Linda M. da S.
fond s'empare des meilleurs nageurs que roulent, ris), contient toujours plus de bon sens que maintes
revues pontificales.
comme des galets, les féroces instincts ancestraux.
Ville presque morte, ô Cilé
Le Monde Nouveau (d'août-septembre
1925),
La Méditerranée est câline aux côtes du Roussildes poèmes de la Nouvelle Pléiade et la Chro¬
Qui languis au soleil d'été,
lon. Il y a quelques jours, le 30 août 1925, des
nique Occitane de notre excellent confrère Pierre
Toi dont le nom putride étonne,
athlètes et des jeunes femmes partaient, joyeux, à.
Jalabert.
Tu symbolises la très Bonne,
minuit, de Banyuls en fête pour le joli port de
L'Université de Paris (13 et 15, rue de la
Collioures... Dans la nuit de frayeur et de mys¬
Bûcherie, Paris, 5°) : La Fédération Universitaire
tère, au large, la barque se retourna. Athlètes et Internationale pour la Société des Nations.
La très Douce, sans vanité,
jeunes femmes, au sortir de la joie, furent happés
Les Feuilles Libres (Librairie Stock) : Le
Qui n'a jamais compris personne,
Moulin d'Inigo, Jones de Valery-Larbaud ; Paru-'
par les flots... Ainsi l'amour.
La toujours Belle qui se tait,
Appelé, une nuit de la semaine dernière, au¬ res, de Roger Vitrac.
L'Adorable que je couronne,
Dans la Gazette Française (17, rue Eblée,
près d'une malade, qui habitait un plateau voisin
J
du cimetière de la ville, près de l'Observatoire, Paris) : Les Deux Idoles, par Henri Massis.
Les Sept.
et d'une Colonne perpétuant le souvenir de la ba¬
La toute Ombreuse dolemment
trouveront munis de connaissances nettes sur des taille de 1814, je m'assis quelques minutes sur
Comme une ville ombreuse et coite,
dans chaque numéro : œuvres inédites
sujets peu connus et d'ordinaire compris d une fa¬ un banc de pierre. Devant moi, la ville laissait
La toute Brune jamais droite,
de
poésie et de prose.
monter
au
çon confuse. » En attendant d'étudier ici cet ou¬
ciel le halo de ses lumières. Les sif¬
chronique des
flets des locomotives trouaient le silence. Je son¬ lettres françaises. — memento des
vrage, citons-en quelques pages :
geais à l'intense fermentation sexuelle qui s'ac¬ publications : livres, revues et jour¬
Toujours penchée exauisement.
La vertu de la femme est une question de tem¬ complissait dans la ville non encor endormie. Je
J'ai vu ses lèvres d'anémone
naux.
pérament, disait La Rochefoucauld... et d'occa¬ me présentais la faune humaine... Ceux qui vi¬
Mais point son Cœur, à la très Bonne.
sion, ajoutait le féroce Campagnou. Je n'ose don¬ vent comme des bêtes et ceux qui cherchent les
ner tort à mon brutal ami. Je n'ai jamais compris
ATELIER DE TAPISSERIE
étoiles au ciel de leur inquiétude; les ennuques
le titre d'un des premiers romans de Paul Bour- qui font les révolutions, les embrasés
Je n'ai jamais vu Carcassonne.
qui font des
get : Cruelle Enigme. Les confidences des femmes débauchés ou des mystiques ardents, les normaux
Guillaume Apollinaire.
i^alssn
vous
donnent une
singulière idée des dangers qui savent si bien dériver le fleuve de la sexua¬
Paris, le 23 mai i 901.
fondée en 1901
qu'elles courent et qu'elles évitent à grand peine. lité et lui emprunter la force qui fait flamber leurs
(IL Y A, Ed. La Phalange).
J'aurais .une fille, je me méfierais de tout homme rêves...
//, Rue Fermât. — TOULOUSE
ei surtout de tout vieil homme qui l'entourerait.
Grand choix d'étoffes d'ameublement
Les idées montaient vers moi, suivant lentement
Que de « respectabilités » suspectes. Don Juan le chemin escarpé du coteau
Sièges en tous genres. — 3 entures
que borde une mo¬
adresser tout ce qui concerne les let¬
Décoration d'intérieurs.
Sommiers
dit-on, est irrésistible. Son irrésistibilité est faite deste
Eglise
et
que termine la sérénité du cime¬
tres françaises a la direction du jour¬ de son audace.
:
Matelas.
Tapis :
Berg-op- Zom fut prise trois fois. tière. Chemin symbolique.
nal : 5, rue du moulin-bayard, toulouse La femme attend le mâle. Son rôle biologique de
Travail Soigné.
Prix très Modérés
Docteur Paul Voivenel.
passivité la fait trop souvent mal se défendre. Il
suffit de regarder sans romantisme et sans purita¬
nisme la vie pour se rendre compte que l'acte
sexuel, d'une fréquence inouïe s'accomplit avec
SUR UNE CARTE POSTALE
REPRESENTANT LA CITE
DE CARCASSONNE

✓

Noire distingué collaborateur, le docteur Paul
Voivenel, publie celte semaine aux Editions du
Siècle sa
dernière
œuvre, « La
Mfiladie de
l'Amour », étude vivante sur un sujet étemel. Le
docteur Voivenel a déjà publié plusieurs volumes:
« Littérature et /'olie », « Le Génie Littéraire »,
v Le Courage »,
« le Cajard », La Psychologie
du Soldat », « La Guerre des gaz », ce Rémy de
Gourmonl vu par son médecin », où, comme l'écrit
dans la préface, le docteur Charles Fiessinger, se
révèle une manière de composition familière aux
artistes de la Renaissance : ne pas séparer l'expo¬
sition scientifique de son milieu de production et
animer la première avec la notation pittoresque du
second. » « Les lecteurs, médecins ou profanes,
auront à tirer maints enseignements des considéra¬
tions psychologiques où s'arrête
Monsieur- Paul
Voivenel; ils apprécieront la langue alerte et sa¬
voureuse
qui les exprime et, le livre fermé, se

constant.

chers

et

creusent

—

.

—

—

—

—

--

VALETTE

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°

J

la

Pomme

(?iès Théftie Capitole)

70

'

une certaine sérénité. Dans les romans, il est tou¬
jours accompagné de variations sur la passion.
C'est l'exception. Dans la réalité, lès journaux
nous apportent chaque jour des crimes et des sui¬
cides passionnels. C'est une infime minorité. Cri¬
me de brutes, d'ivrognes, de détraqués. Les beaux

crimes

sont

rares.

Les suicides

tuent

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—

LE

presque tou¬

PAPETERIE DU CAPITOLE

N ATA L

—

jours des jeunes gens imaginatifs et prompts aux
irréparables raptus.
Nous sommes baignés dans une mer d'Amour
dont les vagues nous plaisent. Dans la rue, les re¬
gards des femmes et des hommes se heurtent en
une escrime muette. Ils jugent, caressent ou repous¬
sent. Le jeu silencieux de la vue et du désir est

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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      <name>Dublin Core</name>
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              <text>Oc. - Annada 02, n° 031, 8 novembre 1925</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/892b2af706169d23a82cb7b0c32ee225.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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