<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="21774" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/21774?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T01:54:15+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="142212" order="1">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/0bef1a86aeb0bf2cb273a42caeddc177.jpg</src>
      <authentication>0ce50b7dad7f817ab154819bec465d8f</authentication>
    </file>
    <file fileId="142211" order="2">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/20766d165a9ded1f8210e1f85cd7eba1.pdf</src>
      <authentication>f02e6a7a92f486c1db7522cbaeca6da2</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="695469">
                  <text>FOUDEN UfN Uu&amp;GANE QUE SARA LA VOUES MEMO
DE LA FRANCO DOU

MIEJOUR E QUE SARA PEREU LOU

MIRAU DE SA VIDO OUNTE SE MIRA1ARAN SIS ESFORS
D1NS

I

TOUTI

LI

TENAMEN

DE

L'ATTIVITA MIEJOUR-

NALO; UN OURGANE SINTESI DE NOSTO AMO UNO E
MULTIPLO

COUME

SA

LENGO

OUNTE

LA

GREÇO E

ROUMO, LOU SARAZIN E LOU CELTE, AN LEISSA LOU
MAI PUR DE SOUN ENGENI.

-

Valèri

Maugrat noslre esper de poder consacrar lo pru- LA LENGA D'OC
article d'aquesle numéro al rezultat de nostra DELHOSTAL.
propaganda e a Yorganizacion de l'obra dins son EN
PROVENCE

A L'ESCOLA

per

LOIS

mier

cal dezencuzar e atendre encara un cop.
La necesitat d'acahar la publicacion dels estudis
esenciaus del Meslre Antonin PERBOSC e del
nos

par

PIERRE

ROU-

QUETTE.
Dizem per auei

son que una cauza:

aqueste

mes

Jan BOUZET, — estudis qu'an abul dins de propaganda pasa de bel cop nostre esper.
Caminem e nostre programa d'accion se desla presa reclams atentius — eus obligan a leisar
banara punt per punt d'ara enla !
la plasa libra.
noslre

Caminem

Pels

numéros

e

veirem luzir Berra.

de décembre leisan:

LA LIGA PER LA LENGA D'OC A LA
ESCOLA.

IIe ANNADA. N° 32. 22 NOVEMBRE 1923.
DIRECCION : TOLOZA, 5, CARRIERA
LOS
ESCRIBANS
OCCITANS
MORTS ;
DEL MOLIN DE BAIARD. TELEF. 23-36.
A LA GUERRA DINS L'ANTOLOGIA DE
C. C. POTSAL 12455. SE VEND A PARIS,
L'EDITOR MALFERE.
A L'OSTAL OCCITANIA, 6, PASSAGE
ENSENHAR LO POPLE per BENEZET VERDEAU, 9e.

VIDAL.
LA POESIA CATALANA
DRE PLANA.

per

ALEXAN¬

ABONAMENT : 15 FRANCS PER AN,
: 25 FRANCS. LO NUMERO :
0 FRS 25.

ESTRANGER

ïï=íje2£í2s233bís(k33g1

Les

.

Langues de France à l'Ecole
(Suite)

C'est alors que

les mots jugés rustiques, vul¬
gaires, bas, disparurent; la langue française
devint digne de la haute estime que lui ac¬
corde, à son apogée, l'auteur de la Biblio¬
thèque d'un homme de goût, qui, parlant
de la quatrième édition du Dictionnaire de
l'Académie, écrit : « L'Académie a tou¬
jours cru qu'elle devait se restreindre à la
langue commune, telle qu'on la parle dans
le monde, et telle que nos poètes et nos ora¬
teurs l'emploient. » Place aux seuls mots

néologismes n'avaient pas existé, eux Pas de réponse. Un second élève interrogé,
tous les élèves interrogés, aucun ne
aussi, en vieux français.
put ré¬
Or, «Uns le Dictionnaire de l'ancienne pondre.
C'est invraisemblable, mL authen
langue française de Frédéric Godefroy.
trouvé :
Là-dessus on peut gloser. On peut dire que
JOUCLE, JOCLE, adj. attaché au c est la faute du maître; celui-ci pourrait
purs

Gazeta

entier

BERNARD.

de leurs remarques, ont dressé des listes de
« ne dites
pas..., dites.. ». C'est là l'ébau¬

che du manuel
faudrait mettre

complet

écoliers,

d'abord des maîtres

—

et

entre

et méthodique qu'il
les mains de tous les

si bien dans les

—

aus¬

provinces de langue d'oïl
(y compris Paris) qu'en Occitanie, en Bre¬
tagne, en Corse, en Alsace et au pays bas¬

répondre que les chenilles sont si connues
f., sorte de la¬ de tous les enfants qu'il est naturel que per¬
nière en cuir, servant à attacher le joug sur sonne ne songe à leur demander ce que
la tête des bœufs.
c est. Tous ces élèves connaissent
parfaite¬
On ne peut guère supposer que l'inven¬ ment les chenilles
sous le nom languedo¬
teur du « nouveau joug à cornage réglable » cien de rucas, bien entendu (latin eruca);
ait emprunté ces mots à Godefroy. Il est cer¬ mais c'est ce jour-là seulement que le maî¬
tain que beaucoup d'autres mots aussi ïk
tre leur nomma la chenille en langue d'oc.
cessaires que ceux-là existent, non seule¬ E c'est ce jour-là que ce maître apprit ce
ment momifiés dans de vieux textes, mais qu'on ne lui avait jamais enseigné: l'utilité
toujours vivants dans nos dialectes provin¬ de la traduction. On peut être tranquille,
joug;

JUILL, JOUILLE,

s.

—

ciaux. Cette seule constatation ne suffirait- tous les instituteurs du Midi, et d'autres ans
elle pas à montrer l'utilité des dialectes, i doute, ont fait la même découverte; tous
montrer l'effort de récupération qui s'impo¬
en ont fait leur
profit, et ni règlements, ni
se à la langue française appauvrie sans que
circulaires ne prévaudront contre leur bon

daignent s'en apercevoir ceux qui l'accep
tent « telle qu'on la parle dans le monde et
telle que nos poètes et nos orateurs l'ei
ploient ? »
Il ne s'agit pas de récupérer des archaïs¬
mes auxquels se sont
subsistués des mots
nouveaux, mais d'adopter des mots qui man¬
quent au dictionnaire tout en étant indispen¬
sables et bien vivants, plus indispensables
et plus vivants qu'une bonne part de ceux
qui y sont. Voilà ce qu'on peut attendre de
l'Académie, mais ce que pourraient faire
les instituteurs avec la collaboration de leurs

La traduction précise, et même peut
remplacer la définition; elle donne la visior
sens.

même des choses.

De plus, ce maître songea : « Nous
cherchons quels sont les mots d'un texte qui
ont besoin d'être expliqués. C'est bien sim¬
ple : avant la lectuure d un texte, il n'y a

qu'à demander à

des meilleurs élèves de
parler local : c'est tout
ce qu'il ne saura pas traduire qui aura be¬
soin d'explications — et s'il y a trop de
choses qu'il ne sait pas traduire, encore une
bonne indication : c'est que le texte est hors
le traduire

en

un

son

de sa portée ».
Le maître qui, de fortune, trouva ce pro¬
M.
de
Monzie
craint
que
«
la
traduction
Ce n'est pas aussi facile qu'on pourrait
cédé
en a obtenu de bons résultats, auxquels
croire. Ceux qui le tenteront verront vite d'un mot français par un mot patois dispen¬
auraient
applaudi sans doute Michel Bréal
serait trop souvent les maîtres et les élèves
que le peuple emploie un grand nombre de
et Jean Jaurès; mais ce n'est pas M. de
de
cet
effort
salutaire
»
qui
doit
avoir
pour
mots
et
« nobles ! ». Plus tard, on a bien vu ce que
de tournures difficiles à traduire ou
Monzie qui entendra de cette oreille-là !
même tout à fait intraduisibles en français. résultat d' « employer des mots et des phra¬
la langue française avait ainsi perdu.
Antonin PERBOSC.
Quand on se met à table, la ménagère Autant que cela puisse offusquer les péda¬ ses » en leur donnant « leur sens exact »...
occitane, prenant la miche entamée au repas gogues les plus « qualifiés » et les ministres &lt; Soucieux de rapprocher les deux lexiques
précédent, dit: « Cal copar lo tal sec. ». qui s'en réfèrent à leur avis, il faudra créer ils risquent peut être de ne plus rapprocher
Vous ne pouvez plus comprendre, gens de des néologismes d'après les mots intraduisi¬ les mots des choses elles-mêmes. La traduc¬
tion des mots les dispenserait de la vision
Paris, ce que cela veut dire; mais les Pari¬ bles : c'est ce qu'on fait,
que.

élèves.

L'enseignement

nécessité, de
siens d'autrefois, aussi bien que les Nor¬ nombreux écrivains, depuis George Sanc des^choses... » La vision des choses! Per¬
de la 1.anime d'Oc
»
mands et les Picards, avaient certainement jusqu'à beaucoup d'autres, parmi lesquels sonne ne contestera l'excellence des « le¬
une
çons
de
choses
»
;
mais
les
maîtres
et
les
expression équivalentecouper le tal sec je citerai seulement ceux-ci parce que M. de
(Suite)
c'est enlever une tranche mince (la partie Monzie, quercynois, doit d'autant mieux élèves n'ont malheureusement pas toujours
C'est par le rez-de-chaussée qu'on entre dans
sèche) de la miche entamée. Comment fe- Les connaître : Léon Cladel, Emile Pouvil- les « choses » sous la main : c'est pour cela
maison.
ra-telle, notre ménagère, pour traduire cela lon, Léon Lafage. Il faut remarquer que les qu'on s'est efforcé de remplacer les « cho¬
La connaissance des dialectes occitans
de¬
en français ? A-t-on
songé à le lui ensei¬ nouveaux mots seraient souvent des mots ses » par les « images ». Supposons qu'un meure plus près du latin que notre langue d'oïl est
excellente introduction à la langue des trouba¬
instituteur se propose de décrire Les diverses
gner ? Non, ce n'est pas cela qu'elle a ap¬ français chassés du dictionnaire au « grand
dours et
aide précieuse pour celle du vieux
pris à l'école. On y apprend pas davantage siècle », mais toujours vivants dans des par- parties de la charrue : soc, coutre, versoir, français. La linguistique romane
déjà
etc...
à traduire : atierar, apatocar, amodar, apia- lers locaux; ce sont de nombreux archaïQu'il montre à ses élèves une charrue, longtemps avant la guerre plus de comptait,
chercheurs en
c'est
parfait, mais ce n'est pas toujours pos¬ Allemagne qu'en France. Alors que nous avons ici
dar, la trezaga, las julhas, far de brost, far mes qui nous fourniraient de nécessaires
la main, si ce genre d'é¬
sible; qu'il leur montre des gravures reprc tous les matériaux
fóc à Vola...
néologismes.
tudes
ne sollicite pas chez nous plus d'amateurs,
sentant
les
Pauvres Occitans, à qui on reproche tant
objets à définir, cela peut suf¬
J'ai parlé du mot arée, qui est un ar¬
c'est peut-être parce qu'il manque à la base une
« leur patois ! ». Ils y tiennent sans doute;
chaïsme; je citerai un groupe de néologis¬ fire; mais qu'il leur dise simplement: le préparation qui éveillerait le goût des élèves.
J'a¬
cependant quels malheureux efforts ne font- mes qui, n'émanant pas de la littérature nous coutre, c'est lo befèrri; le soc, c'est la r - jouterai que l'Histoire elle-même y est intéressée
ils pas pour traduire leur langage en fran¬ offrent un exemple d'autant plus frappant. lha, etc... ces mots, bien connus évoqueront
partie, car dans le Sud-Ouest le gascon a été
çais 1 Veut-on voir un amusant exemple? Il s'agit d'une curieuse « réclame » inséxee instantanément les choses qu'ils désignent. considéré, jusqu'au 17° siècle comme langue offi¬
cielle et, c'est dans ce dialecte qu'étaient rédigés
Ils traduisent : ne pôdi pas mai par : je n'en il y a peu de temps dans plusieurs journaux Il est bien vrai qu'ainsi, le maître et 'es élè¬
tous les documents privés ou publics. Je n'exclus
ves se
dispenseront d'un effort, mais d'un pas de cette revendication
peux pas davantage, ou bien par : je n'en de Toulouse. On y annonce un « nouveau
cela va sans dire—
effort « salutaire », non.
les dialectes
romans, le breton et le basque
puis plus, employant, dans ce dernier cas, joug... à cornage réglable. Sa nouvelle at¬
une expression correcte, mais de sens diffé¬
Ce n'est pas tout. Le français est ensei¬ qui, par des titres différents mais non moindres,
tache, supprimant les juilles, permet le jouont déjà attiré
l'attention de nombreux savants
rent. Or, il se trouve que l'expression fran¬ glage et le déjouglage instantanés... »
gné surtout par la lecture et l'explication des français et étrangers.
çaise qui convient correspond littéralement
Qui pourrait contester que les mots que textes choisis. Avant d'expliquer un texte,
Quant à la réalisation de cet enseignement sous
à l'expression occitane, mais l'Occitan j'ai soulignés ne soient absolument indispen¬ le maître se demande quels sont les mots les deux formes que j'ai envisagées, elle présente
craindrait de se tromper en disant : je n'en sables ? Les substantifs jouglage et déjou¬ et les phrases qu'il doit expliquer; même malheureusement des difficultés très sérieuses, mais
d'être insurmontables. La circulaire de M. de
glage, le verbe jougler (des savants auraient après un examen très attentif, il est exposé loin
peux mais.
Monzie
doit pas nous émouvoir outre mesure:
Les instituteurs n'ont pu s'empêcher de créé juguler) ne sont-ils pas de formation à donner des explications inutiles et, d'au¬
n'est qu'un cahot sur la route
une bravade
reconnaître les avantages que présente l'étu¬ parfaite ?
tre part, à négliger de donner des explica¬
éphémère qui tout en donnant à la question un re¬
de comparée du parler local et du français,
Après avoir savouré la teneur de ce do¬ tions nécessaires. Un instituteur que je con¬ gain d'actualité, par là-même en accentue l'im¬
et beaucoup, sans tenir compte plus qu'il ne cument inattendu, je me suis demandé si nais bien demande un jour à un de ses élè¬ portance et avive l'ardeur de ses partisans.
faut des prescriptions officielles, ont profité certains des mots qui m'avaient paru être de ves : « Qu'est-ce qu'une CHENILLE ? »
(A suivre)
Jean BOUZET.
par

une

—

une

une

sous

en

—

non

ne

ce

—

�Chez

à la manière de Chariot.

Parayre

forts

—

Ils

sont

d'ailieurs très

pression plastique. Parfois aussi, c'est une ampli¬
fication de plans et une déformation de volumes

Alcl, meubiier. — Gaudion, Andrieux, Brune, dans le sens constructif. Combien captivent toutes
Soudan, Cadène, peintres. — Parayre, sculpteur ces recherches ! Juxtaposés, ces dessins, cependant,
fatiguent jusqu'à l'obsession. Cela ne sort pas de
Sans promesses exagérées, sans fracas, quelques l'anecdote,
parce que cela n'est qu'un moyen. Mais
artistes nous ont offert, pendant trois fours, en une sitôt
qu'Andrieux sort à son tour de ses théories,
exposition d'atelier, la primeur de leurs œuvres. quel beau tempérament de peintre ! Je n'en veux
l!jic centaine de personnes, tout au plus, a défilé pour preuve que la toile savante où les habits de
devant elles. Cela a constitué pourtant à Toulouse travail, les
gros souliers, la houe abandonnée con¬
une
petite révolution. C'est d'íbord la première tre la chaise après le repas, sont peints avec une
fois qu'à des expositions individuelles et incohé¬ franchise d'accent, et un coloris sensible aux plus
rentes succède un tel'effort collectif. Ensuite n'ont
subtiles gradations de tons.
vu
ces œuvres,
que ceux qui avaient intérêt ou
Tout auprès, les fleurs de Soudan résultaient un
goût à les voir. D'où rapports plus immédiats et
directs entre i'amateur et l'artiste; plus d'intermé¬ peu mièvres, un peu pâles. Ce tableau est minu¬
diaire, qu'il soit propulsé par l'esprit de lucre ou tieux, précautionneux. Il ferait croire à un artiste
suscité par l'esprit de conversation. La troupe des méticuleux, un peu myope, un peu maniaque, ma¬
badauds a fait défaut à cette fête intime non caril¬ niéré comme un Japonais. Est-ce le paravent qui
lonnée. Et d'autre part, la cécité originelle des sert de fond et que des cigognes éployées déco¬
critiques assermentés n'ayant pas été impression¬ rent? Est-ce la minutie agaçante des détails ?
née par ces « audaces » dont ils ne comprennent Cela annonce cependant le Soudan de la dernière
pas l'existence, leur absence nous a épargné ce manière, élégant et précis, raffiné, aristocrate. S'il
spectacle pénible de braves gens (au demeurant) manque d'ampleur, il s'affirme du moins capable
luttant entre la démangeaison de dire quelque chose d'une concision inébranlable qui le restitue, lui
qui date en quelque sorte d'une époque plus
et l'impuissance où ils sont de savoir quoi dire.
11 faut être évidemment un peu plus que stricte¬ ornemaniste, lui que le délire coloré faillit em¬
ment toulousain pour aimer à la fois Parayre et porter, au grand courant de synthèse qui anime
Brune, Gaudion et Cadène, Andrieux et Soudan, notre décade artistique.
qui, avec le meubiier Alet, composaient tout le
Restaient en présence Cadène et Parayre, ce
paysage. Le meuble de ce dernier, délicat, pré¬
dernier avec sa production de l'année, Cadène,
cieux, au profil affiné, avec un rythme et une har¬ avec des
tableaux, une composition au lavis, un
monie qui sont tout à fait de notre temps, répond
pastel, des dessins échelonnés sur une période de
à ce souci architectural qui domine à l'heure ac¬
cinq ans. Tous deux sont fils de notre terre, tous
tuelle toute l'esthétique. C'est une œuvre de haut
deux connaissent Marcel Lenoir, tous deux sont sor¬
luxe. De tels meubles, par leur matière et leur
tis autonomes de cet énorme brassage de sensations
facture, peuvent rivaliser avec les plus belles pro¬
ductions du passé. Nous assistons avec, eux à 1 éclo- puissantes, de rhétorique confuse et de traits renou¬
velés de génie. Tous deux participent et contri¬
sion d'un art vraiment neuf
ils nous révèlent
buent à l'état artistique nouveau. Tous deux ont
toute une préoccupation du futur, comme une éla¬
boration d'un programme domestique entièrement appris du Montalbanais à travailler avec acharne¬
ment, tous deux savent beaucoup, veulent, valent
conditionné par les exigences de la vie moderne.
Casier à musique, secrétaire intime, console : il beaucoup.
faut voir cette petite merveille d'une richesse si
Parayre, qu'une carrière très courte a consacré,
authentique, d'un goût si sûr, avec ses revêtements tend de plus en plus au grand style. La sensualité
intérieurs en nacre, son ivoire incrusté où Parayre de ses
premières figures vit intacte dans son groupe,
a sculpté une Pomone alanguie. 11 faut toucher ce
si savant, si
parfaitement balancé, dans sa Victoire
palissandre, aussi suave que l'ivoire... et convenir où une sorte de lumière picturale crée à la surface
que notre meubiier toulousain est arrivé à un rare du corps un jeu subtil de valeurs nuancées.
Cepen¬
degré de maturité, d'équilibre et de vigueur.
dant leur calme s'épure, s'accentue, s'algèbre.
Gaudion, esprit excessivement averti, hanté par L ornement est mort, le superflu a disparu. L'œu¬
des possessions aussi opposées que Vlaminck et vre tire toute sa
dignité du dépouillement.
Ottman, nous déconcerte davantage. Le mimétisme La plénitude de la forme subsiste seule et la
prestigieux de cet artiste rappelle celui de certains volupté de la matière, et cette noblesse, fondement
insectes dont la robe s'allie pour leur sûreté aussi
plastique de l'espèce humaine. Cet absolu tech¬
bien avec les tons de la vigne en automne qu'à la
nique est parfaitement beau. Cela ne sort pas de
grisaille de la poussière la plus nue. A quoi cela sa place — bassin d'un jardin, stèle d'un portique,
lui sert-il donc? il s'abrite tantôt chez l'un, tantôt niche d'une
galerie — mais constitue cependant
chez l'autre. A force de changer d'hôtellerie, il un
centre, un œil palpitant et toujours ouvert, une
arrivera
compagnon
d'un nouveau tour de raison agissante qui donne cette cadence presti¬
France
à posséder les recettes de tous les mé¬
gieuse aux moindres choses qui l'entourent. Allian¬
tiers. Cette habileté n'est d'ailleurs pas à la portée
ce de la plus haute
pensée et de la sensualité le
de tout le monde.
plus aiguë ! Cela possède la grâce souveraine des
Brune nous arrivait en ligne droite de Céret, idées
justes, le secret depuis longtemps perdu dans
Andrieux, du Tarn-et-Garonne, le premier avec son h « Ville Rose » des saintes mesures.
beau tempérament de peintre d'objets familiers,
de fleurs et de fruits, dont il pénètre la matière
L'exemple de Cadène est plus spécialement
de ìa façon la plus intime et fraternelle, dont il d'enthousiasme. Son grand souffle lui impose la
sait à ravir le volume, les nuances à toute heure vaste composition, l'air libre, la scène champêtre,
du jour, à tout jour de l'année. Brune est un des saisonnière. Il aime le mouvement, mais chez lui
peintres qui travaillent le plus profondément dans le mouvement est astronomique. Imperceptible, il
le bleu de son verre, dans le brun de la table où permet de lier le geste au geste ,1a courbe d'un
il s'assied, dans l'ouïe vive de son poisson. Et cela bras à la rotation d'un ventre, le repos à la ronde.
n'a aucun poids. Cela se profile, tache de couleur Et pourtant la vie circule, respire, encore surchar¬
vivante, aux contours légèrement estompés sur un gée de fleurs, de fruits, de couleur. Touffu il y
fond imprégné de lumière. Ses rouges, ses bleus, a cinq ans, ses derniers tableaux affirment Cadène
ses verts,
ses orangés
brillent d'un vif éclat et plus strict, plus conscient. Il arrive par élimination
conservent toute leur fleur. Quel sens délicat du à la sobriété. Puissant dans la touche, il caresse
style, et quel goût prononcé pour la belle matière, en même temps qu'il appuie. D'un dessin abon¬
unis à je ne sais quelle voluptueuse poursuite de dant, il sait tirer l'image frémissante. Il faut le
voir peindre pour savoir à quel point il s'obstine à
la sensation fugitive!
Andrieux présentait des esquisses de mouvement justifier chaque trait inscrit dans la surface par la
faneurs, hâleurs — choisis entre les milliers qui connaissance visuelle de la forme. Cela lui per¬
peuplent ses cartons — éléments très vivants d'une met de plier ses figures aux exigences de la com¬
vaste fresque paysanne qu'il ne réalisera jamais,
position, tout en leur conservant leurs caractéristi¬
de par la contradiction intime qui gît entre le dy¬ ques particulières et individuelles. C'est qu'il veut
namisme foncier de ses conceptions et la statique en effet obtenir le maximum de science en préser¬
nécessaire à toute grande œuvre. Ces petits croquis vant 1 ingénuité. Il est d'ailleurs amoureusement
nous charment peut-être comme un nouveau mode
peintre. Le savoir et la saveur, voilà sa doctrine. Il
de caricature — caricature attendrie, quelque chose vibre à toute couleur, il s'échauffe à tout rayon.
—

Nous

Ed. Jauvert et Alet

titre une rubrique consacrée
libraires et magasins d'art, pour
l'ojfre et la demande de livres, objets d'art, ta¬
bleaux, meubles, aux conditions suivantes:
Toute offre d'objet doit stipuler le prix demandé.
Toute affaire se fait sous l'exclusive responsa¬ Successeur
bilité des deux parties. Le rôle du journal se bor¬
nant à être le catalogue central et bénévole de la
aux

ouvrons sous ce

amateurs,

Maurice Alet

bourse d'art.
Adresser toute correspondance au Secré/a're de
la Bourse d'Art, 5, rue du Moulin-Bayard. Tel-

23.36, Toulouse.

Ensembles mobiliers

iens et modernes

ant

OFFRES
Les Oraisons Mauvaises, de Rémy de Gourmont.
Ed. La Connaissance, 8 bois en couleur et 8 des¬
sins de Henry Chapront,
70 francs. N° 512.

in-8 raisin

sur

Toulouse

Japon, 26.

Ateliers

36-Ponts

line visite à Mme

est

rale

séries

par

avance

les

le point d'entrer en relations. Ce
résolu par ÎVlme Carmenciia qui,
grâce à ses dons ataviques et ~în&gt;a—science grapho¬
logique, dévoile dans l'écriture tous les secrets de
sur

est

l'âme. Ses révélations, toujours utiles, quelquefois
sont très appréciées de sa distinguée
clientèle. Une visite à Mme Carmencita s'impose

précieuses,

Blanche, tomes II et V. — Jaurès, histoirè "socia¬
liste, Rouff, éditeur, tome III et IV, Au Liseur
rue

de connaître

la nature des sentiments des personnes avec

qui l'on est

donc

aux

soucieuses de l'avenir et de
les jours et consulte
correspondance. 26, rue Saint-Hi-

personnes

leur bonheur. Elle reçoit tous

Bouibonne, Toulouse.

également

CETTE

par

TOULOUSE-

laire,

RUBRIQUE EST OUVERTE A TOUTES
ARTISTIQUES : EXPO¬

LES MANIFESTATIONS

Maison
La

et

t

LAPORTE

R.

le meilleur marché du Midi

SITIONS

--

MANIFESTATIONS

-

PUBLICA¬

TIONS.

plus importante, faisant le mieux
—

4, Galerie Ĺapeyrouse, TOULOUSE
Tentures de style : Tckko,
Salubra, Lincustra, Collec¬
tion

d'échans

sur

demande

LES

MEUBLES

LES

ÉTOFFES

LES

CURIOSITÉS

Mais il se dompte. Il pousse longuement le modelé
d'un dos, d'une épaule, d'un ventre. Il peuple son

&lt;«

DE

de personnages violemment actuels, solides
voluptueux, agiles et lourds, heureux de vivre et
durs à la vie. 11 domine, il avance, il crée en
paysage
et

Léon

ÂRBUS

bonheur.

Et c'est tout. L'atelier s'est lefermé. Les
veilles- se .sont dispersées, chacune dans son

34, Rue

mer¬

coin,
languissaient de l'attendre. Chaque
artiste a repris sa tâche. Et nous, à qui fut donnée
cette joie de voir réunis les seuls par lesquels l'es¬
prit de curiosité, de création de nouveauté, l'esprit
de vie en un mot perce l'opaque suaire de l'atonie
provinciale, saluerons cette initiative comme une
où des

yeux

de

=

USINE

Rue

des

»

:

Metz, 34
======

Bûchers, 4

TOULOUSE

»

promesse.

Pierre-Etienne MARTEL.

—

Dans le

Tel

19-21

R. C. 15996 A

prochain numéro, Exposition Mqrc Imprimerie Languedocienne.

Saint-Saëns, Flélène Rivière.

Le Gérant: IsMAËL GIRARD.
mi

3

et

problème

Six Morell, très bon état, convenables pour in¬
térieur bourgeois, de 50 à 400 francs. N° 736.
Mille et Une Nuits, trad. Mardrus in-8, Revue

Fidèle, 29,

bon

€ai#icita

qualités intellectuelles, les tendances, la valeur mo¬

DEMANDES

—

ï-«es

St-Antoine-du-T

rue

Bibliothèque de Médecine, ouvrages anciens et
modernes de Bichat, Trousseau, Cruvelhier, Be
chard, Broussais, Bernard, Felizet, Audry, Filiaux
Lekmann, Grasset, Sergent, Reclus, Jaccoud, etc.
Au total 85 volumes en très bon état. Magn. bi¬ impasse des
bliothèque pour cabinet. 1200 francs. N° 532.
Téléphone 12-44
Flaubert: œuvres, éd. Quantin, 8 vol. reliure
demi-chagrin à coins: 400 francs ; Michelet: His¬ R. C. 25.410
toire de France et Révolution Française, Marpon
et Flammarion, 28 vol. brochés: 50 fr. ; Musset:
œuvres. Charpentier 1876, dessins de Bida, Il vol.
in-8 demi-basane rouge, 150 francs; Augier: Théâ¬
tre, 7 vol. demi-bradel toile, 50 francs; Dumas:
Théâtre, 8 vol. demi-bradel toile, 70 francs; Raynal: Histoire Philosophique des deux Indes, Ge¬
une époque d'activité comme la nôtre,
nève, Pellé, 1780, 10 vol. in-8, veau marbré, gra¬
les nécessités de la vie nous mettent
tous
les jours en contact avec des
vures de Moreau,
200 francs; Satyre Ménippée,
gens d'éducation et de milieux diffé¬
Ratisbonne, Kesner, 1711, 3 vol. in-8, plein veau,
rents. S'agitril de prendre un associé,
60 francs; Gras: Les Religions du xMonde, Amsa-t-on besoin d'un employé sûr, songe-t-on à unir deux existences d'où
teidam, Schipper, 1666, 1 vol. in-4, plein veau,
dépendra le bonheur ou la désillusion;
15 gravures sur cuivre, 250 francs. — Au Liseur
en résumé, est-on à la veille d'accom¬
plir un acte important de la vie ? Il
Fidèle, 29, rue Bouibonne- Toulouse.

—

—

d'Art

Bourse

présentent un singulier alliage d'éléments
empruntés au .monde visible et d'éléments d'ex¬
et

incomparables de

í.ì

e§5§

'

1 1
m

■tssa

A

VA**

�Chronique

Poème

Les Revues

EN LANGUEDOC

A SOLELH COLC

LA LANGUE D'OC A L'ECOLE

La

Cigalo Lengadouciano (de juin-juillet)
publie un remarquable article de J.-P. Bédard sur
la graphie. L'auteur évoque d'abord l'enquête
faite par le Bureau de la Maintenance du Lan¬
guedoc en 1879. La Commission chargée d'exa¬
miner les réponses comprenait : G. Azaïs, le gé¬
nial romaniste C. Chabaneau, F. Donnadieu,
D1' Espagne, A. Mir, Roque-Ferrier, E. de Tourtoulon. Après discussion, elle s'accorda à « recoumandar i'uzatge de las règlos que lous troubaires apliquèroun al rouman de Lengadoc, de Lemouzie, de Prouvenso de l'an mil à l'an mil e
cinq cents, uzatge qu'om trobo dins la literaturo
istourico, poulitico et religiouzo de l'epoco, dins
—-

Le solelh pels sères è sucs
Trai la darrièra flamejada
E n'en demora dels pesugs
Al brost rosèl de la besada.
Consin! vos metètz al despart.
Dabans la nuèch tôt se revelha,
Encara esjremezis la carn,
Vautres sètz blancs coma la

Le rapporteur Roque-Ferrier déclara: « ... L'a¬
doption de l'orthographe médiévale s'impose à la
Maintenance, car elle est le résultat naturel et
justifié des efforts et des recherches de tous, même
lorsque ces recherches nous ont amenés, les uns
ou
les autres, à modifier nos premières opinions
ou à les mettre partiellement en oubli.
Elle est
aussi la seule qui ne soulève aucune compétence
d'amour-propre, aucun conflit de préférences per¬
sonnelles, qui sauvegarde la succession logique des"
dialectes du Midi de la France, depuis les ori¬
gines jusqu'au temps présent, la seule qui ne les
partage pas en deux portions arbitrairement dé¬
limitées ; la seule enfin qui, en leur restituant la
force qui résulte de ce passé de mille ans, leur
permettra non pas de se substituer au français, ce
qui n'est ni désirable ni possible, mais de vivre
fraternellement à

teront

Engenha

cant

un

eux

pëlha.

aura

perd sa culture traditionnelle, gaéchange une autre culture? Le mal estil compensé par un bien? L'expérience, hélas ! est
décevante. Les plaintes sont générales: rapports
d'inspection et bulletins pédagqgiques signalent sans

dosa dins lo tel

Dins un lensol moste se plèga.
Mas los uèlhs clucs demoran morts,
Vezi trêmolar las pelonas,

La potenhada vos estors,
Vos agachatz pas a la bona.

pays. »

Bureau de la Maintenance de 1911
points qui avaient fait l'objet
de l'enquête de 1879. M. Bédard fut le rappor¬
teur de la nouvelle Commission.
«
Seriam curious, dit-il', de coumparar las resLe

Mas profichats, paùres

pounsos

arribéroun ambe las de 1879.

nous

que

cal de touto necesitat, se l'om
lengo, n'arribar à l'unitat de sa

qyazi unanimo que
vol

sauvar

la

Tôt l'amarum de vostre sort
S'esvalira dins l'embrassada.

grafio ; se que nou, las formos escrichos se multiplicant ambe lou cambiament de prounounciaciu,
sa descazenso anara en aumentant juscos à l'ava-

Lois Delhostal,

liment...
« Las

oupiniouns siaguèroun discarsos dins lous
la grand majouritat aproubèt la demando del Burèu. Es que aqueste abio près per
bazo de sa prepauziciu lou meteis principe que
sbia aviat lous de 1879, principe que dins la revista Occitania (edicion de Toloza-Barcelona), lou
troubaire Perbosc espauzèt tant clarament. Aqui
lou rezumit : « Demest las diferentos menos d'ourtougrafiar un mot, cauzir sempre, siague aici, siague alai, sens se préoucupar de canhe rodoul om
la irai, la formo etimoulougico la mens evouloado,
valent à dire aquelo que se sarro lou mai de la
dels troubadours ; autrament dich, mantene tout
so que s'es serval de la lengo
blouzo de nostres
avis, tout so que n'es vivent encaro, per ne daisar
dins lou demembrier QUE SO QUE S'ES PERTOUT COUMPLETAMENT PERDUT... »
Mais il faudrait citer en entier cet article qui
met au point beaucoup de choses et, par suite,
quelques personnes à leur place.
J.-P. R.
detalhs,

tindons

Aquesta ser de l'ora rara;
Apzirets ben los dos resons
De vostra amistat que s'apara.
Rizèts, laisatz parlar lo cor,
L'amor aura sa repenada,

Sèns fauto que veiriam d'aicestos, coumo au vezèm de las nostros, s'en espirautar l'oupinioum

BELUGAS,

mas

en

en

se

propose pour

but de servir la

Première Série
Ont paru :
cesse la faiblesse des rédactions enfantines.
Non ŒUVRES DE
NAVARKOT, avec pré¬
seulement le vocabulaire reste médiocre, la syn¬
face de Michel Camelat et un
portrait
taxe douteuse, les termes impropres, mais encore
de Navarrot.
le petit élève rural manifeste trop souvent une
étrange pauvreté d'idées et d'imagination, qui ROMIVATGE, poèmes de Charles Derend sec et terne ce qu'il essaie de décrire. Sui¬
rennes (texte et
trad.). Portrait de l'au¬
vons-le dans la vie. Discutons en français avec teur,
gravé d'après Pierre Gandon.
le paysan moyen, sur le champ de foire ou en ré¬
CAPBAT LA LAN A, poèmes de Em¬
union publique : le langage est incorrect, plat, sans
manuel Delbousquet (texte et trad.). Pré¬
nuances. Quel pauvre raisonnement ! Celui qui ne
face d Antonin Perbosc. Portrait de l'au¬
le connaît pas le prendrait en pitié, ce rustaud !
teur, par Paul Mesplé.
Ecoutez-le parler librement, naïvement dans son
En préparation:
dialecte: c'est un autre homme; il a perdu toute
gaucherie, il s'anime, il nous émeut et nous amuse. BELINE,
poème de Michel Camelat (texte
Quelle netteté dans la pensée, quel vocabulaire sa¬
et trad.). Portrait de l'auteur, par Sou¬
voureux, abondant, pittoresque ! Il voit les choses,
dan.
et il sait les peindre. Il n'est pas rare de trouver
LO
LIBRE DEL CAMPES IRE,
en lui un artiste. Aussi comprend-on que le meil¬
leur de la littérature méridionale vienne de la gran¬
d'Antonin Perbosc (texte et trad.).
de source populaire. Poètes et prosateurs n'ont eu ŒUVRES
PROVENÇALES DE PAUL
bien souvent qu'à transcrire directement les paro¬
ARENE, avec préface de Joseph Loules des campagnards, des marins, des pâtres et
bet (texte et traduction).
des artisans. Quel maigre butin un écrivain de
langue française ne ferait-il pas dans tout le pays PAGES PROVENÇALES INEDITES
de Baptiste Bonnet (texte et traduction).;
d'Oc! Le patois, ce n'est pas leur dialecte, pro¬
L'Association des Amis du Livre Oc¬
vençal, gascon, catalan, limousin, béarnais, lan¬
gue antique et glorieuse qui a produit des chefs- citan comprend des Membres fondateurs,
d'œuvre, c'est le français, tel qu'ils le parlent, des Membres honoraires et des Membres
lorsqu'ils ont oublié la langue natale, surtout aux actifs.
confins de l'Occitanie. C'est impur et c'est pauLes Membres de l'Association ont droit
à un numéro de tirage qu'ils conservent
pour les sept volumes de la série (édition
« Les protestations contre une pédagogie néfaste
se sont fait entendre dans tout le cours du siècle
originale). Il est déterminé par l'ordre d'ar¬
rivée des adhésions.
dernier.
Nombre d'éducateurs primaires y ont travaillé
Adhésion.
Membres actifs : 45 fr.;
avec de savants philologues. Michel Bréal ne cessa
(tirage sur alfa); membres honoraires :
de proclamer que le patois était le plus utile auxi¬ 100 fr.
(tirage sur Rives); membres fonda¬
liaire du français (n'est-il pas le latin du pau¬ teurs : 500 fr.
(tirage sur Japon).
vre?) qu'il fallait introduire le français en respec¬
Siège à Samatan (Gers). C. C. P. Tou¬
tant le dialecte local. Il fut en haut lieu un propa¬
louse 3862.
gandiste de l'école qui tient au sol. Le premier,
Secrétariat: OC, 5, rue du Moulin-dele frère Joseph Savinien appliqua largement dans
Bayard,
Toulouse. C. C. P. Toulouse»
les écoles privées d'Avignon et d'Arles la métho¬
de bilingue avec une telle autorité et un tel succès 12455. Tél. 23-36.

Majorai del Felibrije.
preparacion.

adresser tot so pertoca a las letras

—

occitanas a la direccion del jornal :
carriera del molin-de-baiard,

ENVOYEZ

vos

m

à

™ALGÉRIE
et ses au-delà d7.FR QUE

9#

Um

M *1

les

LIGNES AÉSIENNES
79.

toloza.

LETTRES et COLIS

auMA^OC
et

5,

M

Aven

annuelok menlK

rce

dan» toOe

u.

—

LATËCOÈRE
PARIS

Rureaux de-'Potte.

Dépôt central

qu'elle est devenue classique ».
J. NOUAILLAC.

la Librairie : OcciVerdeau, Paris (IX")

pour

tania, 6, passage

,

LE LIVRE DU

TOUS NOS LECTEURS

SOUVENIR QUE

Notes
Marsyas (septembre) nous vient du Cailar
(Gard) toujours plein comme un œuf. Lire Lou
Vespre a toumba de cet excellent poète qu'est no¬
tre ami S.-A. Peyre.
Les Amitiés Foréziennes et Vellaoes (de sep¬
tembre) (1, rue de la Paix, Saint-Etienne), conti¬
nuent de nous donner des chroniques de tout pre¬
mier ordre sur la vie active de leur province et un
sommaire fort intéressant. Articles signés : Jean de
Malifaux, Jean Parot, Georges Paul, Elisabeth
Magnin, Abbé J.-B. Vanel, Ulysse Rouchon.
M. E.-H. Guitard ouvre dans les Feuillets
Occitans (41, boulevard des Capucines, Paris), une
enquête sur le Problème Occitan. M. René Giron
3, dans son enquête de l'Eclair sur la circulaire de
Monzie, étudié les points de vue essentiels de la
question. Nous y reviendrons. Des vers du docteur
Albarel et de Prosper Estieu.
Lo Gai Saber (14, rue des Arts, Toulouse),
numéro consacré aux Fêtes Félibreénnes de Castelnaudary. Beau numéro. Au sommaire, en parti¬
culier : les discours du docteur Baisset, adjoint au
maire, le Sermon de l'abbé Salvat, le poème de
Antonin Perbosc à Fourès, déjà donné dans nos
colonnes, une ode de Prosper Estieu.
M. Gaston Vinas vient de publier un poème
languedocien: Noslra Dama del Gran (Ed. Au
Gay Sçavoir, Béziers).

re¬

naissance des lettres occitanes en publiant,
sans distinction de dialecte ou
d'école, les
œuvres des
maîtres de la littérature oc¬
citane.
La collection DIS AUP I PIRENEU
constitue sa première manifestation.
Cette collection comporte des séries de
sept volumes (rééditions et œuvres inédites-,
de format in-8 " jésus,
composés en orac-*
tères de la série « Astrée », gravés et fon¬
dus par les Fonderies Deberny et PeignoL

poème"'

nouveau

remit à l'étude les

»

Si 1 enfant

gne-t-il

Flegia lo falhat, lo rebréga,
E cada flor sus son brostel

son côté et de contribuer ainsi
des richesses littéraires de notre

?

»
* *

Sus voslra pota ren brugis,
Una dolor pauza grimasa,
L'escura que s'anegrezis,
Peza de trop é vos astrasa.

Una

reviendront

pouillés d'inspiration populaire, rustique et locale
se
trouveront peu à peu gênés, étrangers chez

s'aparia.

que non

quelques-uns résisteront à ce dressage
au vivant dialecte, res¬
fidèles à tout ce qui vient des ancêtres et
nature,

les soutiendra dans la vie. Mais combien d'entre
eux,
instruits dans des livres de pédagogie dé¬

Los aucèls perduts pel termal
Cascalhan coma una pregaria
E lo merle d'amont, d'aval

actes salits de la cancelariè dels comtes de
Toulouzo, de Prouvenso, de Fouis, etc... »

à l'accroissement

Sans doute,
contre

Livre Occilan

L Association des Amis du Livre Oc¬
citan

(Suite)

«

lous

Le

LA

VERDUN

—

PLUS
par

au

VOLUME

IN-QUARTO

Préface

du

L'HISTOIRE

DE

J.-F. BOUCHOR

Maréchal Pétain

de

EN RELIEF DU MAITRE LACOSTE.

Je, soussigné, déclare souscrire à un exemplaire de VERDUN, que je paierai
suit: au prix de 135 francs, à raison de 10 francs par mois, le premier,ver¬
sement de 20 francs à la réception ; (1) — ou en trois versements, avec o 0/0 d es¬
compte, de 43 fr. 65, le premier à la réception; (1) — ou au comptant, avec
5 0/0 d'escompte, à la réception, soit 128 fr. 25. (1)

200
PAGES
DE
TEXTE
IM¬
PRIME SUR PAPIER EXEMPT DE

Profession

PATE

Adresse

32x25, RELIE RICHEMENT, DOS
CUIR VERITABLE, PLATS TOILE,
DESSIN GRAVE, FERS SPECIAUX

—

et

SOUSCRIPTION a retourner rempli
JOURNAL, 5, Rue du Moulin-Bayard, TOULOUSE.

BULLETIN
FORT

EPOPEE

DELVERT

avec

—

UN

SUBLIME

AIMERONT

MECANIQUE, ILLUSTRE DE

FLEURONS
OU CULS - DE LAMPE DESSINES SPECIALEMENT
POUR L'OUVRAGE ET 59 TA¬
BLEAUX EN COULEURS HORSTEXTE CONSTITUANT UN DO¬
CUMENT
HISTORIQUE
D'UNE
HAUTE VALEUR ARTISTIQUE.

comme

Nom

et

Prénoms
*

30

—

—

m,

1925.

Le

(I) Biffer le mode de souscription

RIEN

A

non

Signature:

choisi.

PAYER

D'AVANCE

^

�pfe Lettres FrançaìsêÌI
Dans

I

Mallarmé

un

lied,

poème existe
la

un

entre

la modulation

et

1e

lien dont l'étroitesse fait
mais la nature de

perfection de l'œuvre;

ce lien demeure indicible; la musique, con¬
Alcor, dans l'un de nos récents numéros, sidérée séparément, perdrait tout sens pré¬
annonçait la publication d un ESSAI SUR cis, ne conservant qu'une expression générale
L'HERMETISME
MALLARMEEN, insuffisante à révéler la pensée du poète.
de notre ami L.-C. Soula. Nous recevons, Telle
pièce de Stéphane Mallarmé est com¬
du BON PLAISIR, les premiers feuillets
parable à un lied dont la musique aurait été
de cette importante étude ; nous ne résistons
intégralement conservée, tandis qu'il ne per¬
pas au plaisir d'en reproduire pour nos lec¬ sisterait du poème que les mots nécessaires
teurs les pages liminaires. Voici une œuvre à faire naître les
pensées qui animent l'œu¬
essentielle non sur un poète mais sur la vre :
quelques repères.
Poésie.
Le but de ce travail n'est point de tra¬
M. l'abbé Brémond, vous qui avez sur duire en
prose vulgaire ce que Stéphane
votre table le MALLARME de Thibaudet Mallarmé a dit assez définitivement en vers
et LES CLARTES SUR LA POESIE
sibyllins, mais de découvrir les caractéris¬
de Roy ère, tandis que vous « ruminez » tiques de l'automatisme psychologique du
une préface au PAUL VALERY de Le- maître : or,
pour atteindre ce but, je m'ap¬
fèvre, ne manquez pas de retenir chez Votre puierai sur une explication littérale des prin¬
libraire le MALLARME que Voici.
cipales œuvres; ainsi tomberai-je dans le tra¬

•

vers

ESSAI
sur

L'HERMETISME MALLARMEEN
Sans cloute est-il peu de poètes dont
l'œuvre ait à la fois suscité d'aussi ferventes
admirations et tant de sarcasmes que celle
ie Stéphane Mallarmé.
Les raisons d'admirer, les admirateurs les
savent et pour

les

sarcasmes

je

ne

saurais les

Eh bien ! tant pis, parlant de Voivenel
j'imite sa franchise: ce que vous avez eu
à reprocher à Rémy de Gourmont ce n'est
pas son faible zèle patriotique, c'est d'avoir
décrit les amours de l'araignée dans un es¬
prit d'analogie donnant à penser que l'idée

Les Livres

que

j'ai reproché à d'autres, de cher¬

PAUL VOIVENEL

La maladie n'est la maladie que pour
des enlacements où l'Amour vous entraîne
Pour le microbe, c'est la santé !».
ne suffisait
pas à lui racheter l'humanité de
Ainsi s'exprime Paul Voivenel quelque
sa laideur
patente.
part dans son livre. Si la lecture de son li¬
Oui, l'amour est une maladie. Vous êtes
vre vous attrista, relisez-le à la lumière de
obligé
d'y souscrire. Ne vous rend-il pas
cet aphorisme, et si votre digestion fut bon¬
plus
bête
qu'à l'ordinaire ? Il vous rend bête
ne,
si vos valeurs n'ont pas trop baissé
d une bêtise à dépasser toutes les frontières
en bourse, si enfin votre maîtresse ne vous
de la santé !...
a
pas trompé (réminiscence), eh bien ! La
Mais aussi, M. Desmaisons, regardez le
Maladie de l'Amour vous deviendra un li¬
microbe...
vre aimable et consolant. Mais oui ! ! ! L'a¬
Je 1 ai rencontré tout à l'heure dans la
mour est la santé de son microbe.
Quel est
splendeur
de son rayonnement à la vitrinë
son microbe ? La femme, le désir.
de Madame Chappe-Lautier où
déploie
Et qu'y a-t-il de plus réconfortant, de
l'appareil de ses forces soumises à l'amour
plus tonique, de plus vivifiant que pâtir pour l'admirable saint
Christophe de Marc Saintl'objet de son amour par un A !
Saëns.
La douleur est susceptible de devenir une
Le microbe avait comme il convient en
«

nous.

cher à expliquer ce qui me paraît ne pas volupté; à preuve qu'une religion a pu en
ces
temps de progrès de superbes boucles
devoir l'être.
naître, une religion : cette intégration de dé¬
noires à reflets de boudin frit à
point, tail¬
sirs
?
La nécessité, pour donner du psychisme
lée d'un trait de guillotine sur un cou bleui
Paul
Voivenel
n'en
voudra nullement
du poète une interprétation positive, de
par le rasoir. Un miracle de ptSit chapeau^
m'appuyer sur un mot à mot minutieux, lors¬ Alcor de constater qu'il se fait le héraut une résille de dentelle
d'argent contenait
d'une doctrine qui procède directement de
que le sens prête à contestations, me met
ces boucles. Le microbe avait aussi
de cesla
Mère,
comme
disent
les
dans l'obligation de convaincre le lecteur de
Francs-Maçons, bas de soie dont la
matière
fournie
par les:
la supériorité de mon interprétation sur celles mais cette matrice, en l'espèce, n'est autre
anges ne déguisent rien de la peau du mollet
que
le
pur,
le
blanc,
l'origmel
lait
de
la
précédemment proposées.
mais ajoutent à la chaleur du
sang des allu¬
Je précise simplement que mon dessein mamelle Gourmontienne.
res de vif
argent.
Ce
bas
cachait
sa pointe
Il est des vérités en effet qui, pour avoir
n'a point été d'écrire une nouvelle glose
dans une de ces extraordinaires chaussures,
mallarméenne; mais si je ne me propose été sanctionnées par l'Esprit ne sont pas
conquêtes de la cordonnerie contempo¬
point de révéler une pensée — assez claire encore près d'entrer dans la sagesse des raine, qui ne mettent

apaiser et ce n'est point le but que je me
suis proposé.
L'œuvre de Stéphane Mallarmé se si¬
gnale par un hermétisme variable suivant les pour les lecteurs sensibles — je ne puis,
parties, mais qui va souvent jusqu'à l'incom- je le répète, me soustraire à l'explication lit¬
préhensibilité absolue. Pour quelle part la térale. Je ne dois m'appuyer que sur la con¬
saveur de cet hermétisme entre dans ie culte
naissance des images objectives et des don¬
voué au maître, il est difficile de l'appré¬ nées intérieures qui, nécessairement, furent
cier; mais il est bien certain que le grief, le substratum imaginatif de la pensée du
l'unique grief des contempteurs est celui de poète pour faire de son psychisme une
j'inintelligibilité.
analyse rigoureuse. Ainsi et ainsi seulement
Je me suis proposé de trouver les raisons peut être abordée l'étude des processus psy¬
de l'hermétisme mallarméen dans une ana¬ cho-physiologiques qui ont déterminé le ca¬
lyse psychologique serrée de chaque poème. ractère hermétique de l'œuvre.
La poésie mallarméenne se présente
Je ne crois pas inutile d'insister ici sur le
comme une production intermédiaire entre
respect et l'admiration que m'inspire le sujet
la musique et le langage. Bien avant que le dont j'aborde l'étude. Je laisserai des
esprits
sens du vers
parvienne clairement à l'esprit, plus ennemis du mystère que le mien
la mélodie verbale a charmé l'oreille; et le adresser au poète — sur la foi
peut-être de
le reproche de n'avoir
mystère souvent n'est pas étranger à l'im¬ mon mot à mot
pression de beauté. Ce serait mal çom- pas exprimé en langage courant des idées
grendre Stéphane Mailarmé:, peut-être, que qui pouvaient l'être. En ne le faisant point,
de juger indispensable une explication lit¬ Stéphane Mallarmé a cédé à des nécessités
térale de tant d'oeuvres d'une obscurité cé¬ constitutionnelles
qui font l'intérêt parti¬
lèbre. Le défaut des commentaires et des culier de son psychisme et à des théories
gloses n'est point d'avoir visé à rendre com¬ esthétiques dont sa gloire ne doit compte
préhensible, au sens le plus ordinaire, une qu'à ses admirateurs. L'explication littérale
de l'œuvre ne sera sous ma plume qu'une
chose qui se passait de l'être ?
Tout le monde parle du sens d'une méthode scientifique me permettant de re¬
phrase musicale : elle n'a pourtant pas un monter de la manifestation poétique à la con¬
naissance des fonctions du langage de l'au¬
sens rationnel, nécessaire, qui se puisse ex¬
teur.
C. SOULA.
primer par des mots.;
—

—

point d'œillères

nations.

aux

chevilles.
Le Gourmontisme en est là. Il reste le
Le microbe portait un fourreau brun bordé
domaine de quelques âmes distinguées. C'est
de skungs qui, pas plus que les bas ne

jardin public qui ne serait pas encore ou¬ déguisait le charme du décolleté ni du
peS^
au public.
tère.
Les jardins d'âme sont un peu la marotte
Le microbe était plein de vie, luxuriant
de Paul Voivenel. Il a écrit un livre sur le de santé neuve
épanouie sur les pommettes,
cafard, un autre sur le courage. Ce goût d'a¬ rehaussées
jusqu'aux tempes par l'artifice,
border les sujets où l'on risque de blesser coulant des
lèvres, tout à tour jointes en
le lecteur, n'est-ce pas un vice, à tout pren¬ rose
rouge ou délivrant le cœur des dents,,
dre ?
un

vert

Si l'héroïsme
pas

dire,

est

fait de lâcheté

ce

la faute de Voivenel. Il n'a fait

n'est

que

le

l'amour tourne en procès patho¬
logique, même s'il en est un, il n'y peut rien
même si, l'ayant clairement vu, il a l'audace
rare

et

de

si

ne

pas

s'en dédire.

Où donc ai-je vu ou par qui me suis-je
laissé dire que Rémy de Gourmont s'était
fait fort mal juger pour avoir avoué que le

sacrifice du petit doigt
la cendre de sa cigarette

camélia troublant.
Les yeux, oh ! les yeux tour à tour rieurset rêveurs se perdaient dans la musculature
du bon saint, écrasé par l'enfantelet roi du
monde ou bien entre les cils chargés de
kohl plantaient comme une aiguille, à tra¬
vers le flot des âneries qu'éveillait en vous
la vue d'une chose belle, leur regard dans-:
votre anatomie réelle, indéniablement con¬
forme à la nature sous les plis et faux plis
de votre complet tailleur.
Le microbe était plein de santé et vous

duquel il secouait
lui paraîtrait lourd
paraissiez bien malade...
pour reprendre l'Alsace et la Lorraine ?
ALCOR.
Paradoxe cela ! ou du moins exagération
du réflexe moral. Générosité de s'incrimi¬
Docteur Paul Voivenel, La Maladiener pour exprimer avec délicatesse pour au¬
de l'Amour, préface du docteur Ch. Fiestrui une vision de veulerie générale.
songer de l'Académie de Médecine. Paris,
Ce sont les aveux qui ne vous échappent Editions du Siècle, 121, boulevard SaintMichel.
pas, Monsieur Dësmaisons !
3?)

par

TOUT

VEND

Actionné

plus

des

Chic
et

Couturiers

Meilleur

marché

TOULOUSE
de

Pari9

42, Rue Akaee, 42

qu'ailleurs

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="695233">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="695242">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716196">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695215">
              <text>Oc. - Annada 02, n° 032, 22 novembre 1925</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695216">
              <text>Oc. - Annada 02, n° 032, 22 novembre 1925</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695217">
              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695219">
              <text>impr. Languedocienne (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695220">
              <text>1925-11</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695221">
              <text>2019-11-20 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695222">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695223">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/0bef1a86aeb0bf2cb273a42caeddc177.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695224">
              <text>http://www.sudoc.fr/03870532X</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695225">
              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695226">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695227">
              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695228">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695229">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695230">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695231">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695234">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/21774</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695235">
              <text>CIRDOC_A1-1925-032</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695241">
              <text>Périodiques occitans</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695245">
              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695246">
              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695243">
              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695244">
              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695470">
              <text>Martel, Pierre-Étienne</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695471">
              <text>Régis, Jean-Paul</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695472">
              <text>Delhostal, Louis (1877-1933)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695473">
              <text>Nouaillac, Joseph (1880-1947)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="695474">
              <text>Soula, Camille (1888-1963)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695247">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717055">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="713964">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823775">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695236">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695237">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695238">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="695240">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="723159">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="1908">
      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
