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                  <text>A
tt

partir du prochain numéro

Nos

principes d'action.

Y7ienl

de

paraître

l'Almanach

Les

Langues

A

France à l'Ecole

se

Où

Suite

(Voir

noire numéro

du 25 novembre

(

ou

des langues locales, de plus

plus atténuée,

est sans

prédominance

sa

résultat, il

en

».

aucun

danger

Satisfait de

vient à

se

touchons-nous pas à un moment où
des patois finira par nous faire

quelque chose

ce

demander:

en

—

pour ; si

beau
Ne
recul

perdre

dans bien des domai¬
nes ? Encore une fois, il ne saurait
s'agir
d'enseigner les patois à l'école; mais la
question se pose de savoir si l'école, qui en
a triomphé,
doit les ignorer. Sans doute
—

et

sera-t-il pas

impossible de
quelque accommodement ».

ne

Voilà

trouver un

jour

qui

te

destruction des vieux

—

monuments

dans toutes les provinces, les phi¬
lologues à leur tour auraient leurs ruines à
explorer; est-ce là le jour que nos ministres
attendront pour « trouver quelque accommodement » ?
en

•

usage

Antcnin PERBOSC.

J'ai reçu, de quelques membres de l'en¬
archéologues cataloguent les ruines.
seignement, des lettres auxquelles il m'est
Inconsciente étroitesse du cœur et d'es¬ impossible de
répondre ici, OC n'étant pas
prit ! On a fini par s'apercevoir qu'il y a un journal pédagogique; mais peut-être don¬
de belles choses à

villages

voir

dans

nos

villes

et

nerons-nous

une

suite

de

Documents

et

vieilles églises, vieux ponts, Commentaires de nature à intéresser tous les
vieux cloîtres, vieilles maisons... Aujour¬ lecteurs. La
question reste ouverte — elle
d'hui « classés comme monuments histori¬ devient
chaque jour mieux connue : voilà
ques ». Souvent trop tard ! On se lamente l'essentiel.
A. P.
nos

:

L'Enseignemenl (le la Langue d'Oc

1926.

Poplë

I' a'

sommes-nous?

nous

noys

sommes

Comment concevons-nous notre tâche?
Elle est double :
1° FAIRE VIVRE LE JOURNAL

lections de rEDITORIAL OCCITAN en re¬
crutant le plus grand nombre d'adhérents.
Comment la réaliserons-nous?
1° LE JOURNAL. A partir du premier numéro
de janvier, « OC » sera, selon notre promesse, con¬
sidérablement amélioré. Nous n'insistons pas. Qu'il
nous suffise de dire que nous
reprendrons simultańernení TOUTES nos rubriques en les dévelop¬

Un Concours permanent d'abonnements sera ou¬
partir de ce premier numéro. Nos amis ont,
dès maintenant, à leur disposition des carnets à
nos bureaux.
2° LES LIVRES. Nous adoptons le même sys¬
tème de propagande :
Concours permanent d'abonnements. Un bulletin
vert à

du Livre

ur.

trop

pas.

pant.

dont les

Occitan

Ensènhar lo

anus

des bâtisseurs et des artistes le vandalisme
en dé¬
de Monzie et l'indifférence ont fait qu'il ne reste que veloppant le nombre de ses abonnés.
2" ASSURER LA PUBLICATION des Col¬
raisonnable des ruines; le jour où le français serait seul

approbateur de M.
lui donne discrètement un
avis. Seulement, ce n'est pas pour demain :
le « moment où ce recul des patois finira
par nous faire perdre quelque chose » n'est
pas encore assez proche ; il faut attendre
que le redoutable ennemi agonise ! Alors,
ïi piciidia à son égard les mesures de
pro¬
tection qu'on prend pour retarder la complè¬
un

dehors des villes, bien entendu,

comprend le français, si on le parle,
au besolrij
on n'emploie constamment que
parler locai; \e françajs est employé uniquement à l'école, au presbytère, au bureau
de poste... c'est à peu près tout. Ainsi la
langue d'Oc et les autres langues de Fran¬
ce vivent
toujours, et en elles vivent l'âme
et l'esprit des ancêtres : comment ne voit-on
pas que leur conservation a infiniment plus
d'importance que celle des plus admirables
c monuments
historiques ? ». De l'œuvre

«

ce

en

pon

:

n provèrbi fransés
que dit: « Mieux vaut
généreux ennemi
maladrch- ami ;■&gt;
poi.consacrés à assurer la vie du Journal. Nous y avons riem dire, nautres,
qu'un enemic maladret vau un
procédé de trois manières :
generos amie se volem faire estât de tota la proD PAR LE RECRUTEMENT D'ABON¬
paganda que nos fait la circulari de M. de Monzie
NES. La rentrée des abonnements anciens s'est
ef¬ s'aques avia respondut « OC » a la demanda de
fectuée de la meilleure façon. Sauf les déchets nor¬ nostris amies, aurien pogut cridar victoria mas pèr
maux, tous nos amis nous ont affirmé leur con¬
ara, la victoria auria fait de brut, mentre que lo
fiance.
m non
» dou ministre n'en fait de brut,
mai-que2aPAR LA PROPAGANDE. Nous avons mai.
mis à la disposition de nos amis des carnets d'abon¬
Auei, gracia a M. de Monzie, la question es
nements. Grâce au dévouement de chacun, des bul¬
pauzada davans l'opinion; lo pals sap, mentre qu'aletins retournés remplis sont venus combler les vi¬
vans sabia tant pauc;
pod jujai, e quora un autre
des que le temps avait fait dans nos rangs
depuis ministre dira « OC » la nostra Victoria aura un
deux ans.
enorme restentiment.
3° PAR LA PUBLICITE. Nous avons pris
Se parla de l'ensenhament de. la lenga d'Oc
dans notre giron LE SOLEIL D'OC, organe rédins de milans onte se n'en parlava jamai, alor que
gionaliste de la région toulousaine ; « OC » a bé¬ r.'en
demandavon pas tant los signataris doù manéficié et bénéficiera de l'aide des commerçants infeste, e nos
apartent a nautris de faire coneisse
qui soutiennent leur Journal.
las razons de lor demanda. Aco's necit, car i' a
Aujourd'hui, nous entendons avancer à grands
en

Depuis le mois d'octobre,

1925)

Un curieux état d'esprit se révèle dans un maintenant : «
pitié » des vieux monuments
article de M. Paul Crouzet (Dépêche du de la race.
Qui songe que, parmi les mo21 septembre 1925). M. Crouzet constate
numents du passé, un seul subsiste dans son
que « le français a aujourd'hui cause ga¬ intégralité : la langue ?
gnée, archigagnée, et la concurrence des
Dans toutes nos communes méridionales

patois

nos

:

F

de

gens que

sabon

pas.

quauquis jorns tombèré dins una reunion
d'instilutors e de professors que s'èion acampats
per discutar de l'augmentacion dels salaris; la conversasion s'engajet:
a

Je vous lisais
d'Auvergne bien que

plaisir dans la Terre
d'ici soient dif¬
férents de chez moi » apondet un magistre.
Je sais que vous êtes Méridional — et j'ai
même, à cause de cela, un petit reproche à vous
adresser;
mais d'où êtes-vous?
De l'Ariège.
—

avec

certains mots

—

—

—

L'an passé ie me suis trouve dans 'pire coj. •
le jour de la fête et j'ai vu avec plaisir que
vous
faisiez chanter les enfants des écoles; c'est
une très bonne idée; c'est par la
musique que l'art
pénètre le peuple. Mais vous avez fait chanter
« los esclots » en
français, vous, un méridional, et
par des enfants parlant tous un dialecte d'Oc »,
Lo Mossur fuguet bien obligac de convenir qu'avia fautat aqui e que los esclots coma los charitava
dins sa jovensa, au pais, avion autrament de sabor
que la pala traduccion franceza qu'avia ensenhada
a ses pitchots. E la discussion fuguet duberta. Vos
—

mune

spécialement édité pour la propagande,
plusieurs bulletins d'inscriptions. Nous
donnerons tout au long dans notre prochain numéro
le Règlement et la Liste des récompenses du Con¬ afortisse que manquet pas d'animacion.
cours permanent d'abonnements.
Il ne devrait y avoir qu'une seule langue en
Dès aujourd'hui, à l'œuvre! Propogande! Pro¬ France, cridet un mestre; moi, quand j'ai débuté à
Manzat (1), il m'a fallu un interprète; les enfants
pagande!
OC.
nme comprenaient pas et je ne les comprenais
pas moi-même; ils parlaient tous patois et je ne-dé
connais pas; ah! je vous assure que j'ai souffert! »
Aqui mon coblet : si à l'Ecole Normale...
Alors vous voulez qu'à l'Ecole Normale on
tes il faut distinguer. Les dialectes d'oïl ont eu
la chance de voir l'un des leurs, le francien, de¬ nous apprenne le patois? »
Parfaitement; et vous pourriez ainsi compren¬
venir la langue nationale. De ce fait ils ont déchu
au rang de patois.
Le mieux qu'ils puissent sou¬ dre vos élèves et vous faire comprendre d'eux.
haiter, c'est de verser au sein du français leurs élé¬ D'abord, ce n'est pas patois qu'il faut dire, mais
ments les plus savoureux et de s'absorber tout dou¬
langue auvergnate. Consultez les documents de
1835 et 1850 et vous verrez qu'il y est question
cement en lui.
Pour les dialectes d'Oc, le breton et le bas¬ de langue auvergnate et que le mot de patois n'y
que c'est une autre affaire. Nous nous trouvons est jamais employé. »
ici en présence de véritables langues aussi irré¬
Possible; mais Vous êtes français et j'estime
ductibles au français que l'espagnol ou l'allemand. moi, que comme tel, vous ne devez pas avoir d'au¬
Il faut donc prendre position pour ou contre. Au tre langue que la langue française. »^
nom
de principes politiques, certains se décla¬
Oui Monsieur, je suis Français; je le suis
rent contre. Libre à eux, mais qu'ils ne parlent
parce que l'Auvergne fait partie de la France,
plus alors de « respect des minorités et d'autres qu'elle en a été même le commencement; mais je'
phrases humanitaires; qu'ils s'avouent résolument suis Auvergnat aussi et d'abord, vous avez tort
impérialistes et qu'ils envisagent les conflits futurs de l'oublier; vous qui me donniez tout à l'heure
que leur intransigeance peut faire surgir entre eux une leçon de patriotisme, voyez qui est le plus sen¬
et nous.
sément patriote de nous deux. »
Mais la plupart se prononcent pour, Dieu mer¬
E oc. Trop de gens sabon pas; trop d'humans
ci ! Alors, Messieurs soyez logiques. Si les gens razonon
gaire e davalon jamai en élis per sonder
de l'Ile-de-France et de l'Orléanais ont besoin lor
consciensa, interrojar lor eime e lors sovenirs;
qu'ont leur enseigne pendant des années à lire
ges de psicologia. Nautris devem soscar a lor faire
Racine ou Lafontaine, comment voulez-vous que
comprene qu'abandonnar sa lenga aco's renegar sa
est

contenant

—

—

—

Suite

(Voir

notre numéro du 13 décembre

1925)
11 ne peut pas en être autrement. Nous (ou nos
Appliquée à des langues de même famille la
méthode directe aboutit à une tierce langue, sal¬ pères) avons d'abord pensé en langue d'oc; nous
migondis monstrueux des deux idiomes, véritable avons appris le français à travers cette langue.
patois celui-là. C'est ainsi que ma grand'mère di¬ Nous avons donc une tendance instinctive à faire
sait : « Je pétris du brèn (son) pour apâturer les du mot-à-mot, du
décalque, à confondre homony¬
tessons (cochons) ». Mon grand'père se plaignait mes et
synonymes( parelh et appareil, poulit et
au juge de paix que « les chavres, les brabis et les
poli, tessoun et tesson, penjat et penché...) à don¬
auques (oies) du voisin, ils m'ont mangé tous les ner au français la syntaxe occitane (je me la suis
caules (choux) de par la vigne ». Un petit paysan faite cuire; je suis été voir le monsieur
que vous
de mon âge écrivait dans une « rédaction » : m'avez parlé...)
« Nous avons en
Tout cela n'arriverait pas si, par une constante
ça notre (chez nous) un appareil
(paire) de bœufs qu'ils sont polis (jolis) et braves comparaison des deux langues, les maîtres d'é¬
(de bonne race) et forts comme des treuils (pres¬ cole nous mettaient en garde en soulignant avec
soirs) et que nous nous en servons pour carrier soin les analogies et les divergences qui sont pour
(charrier) la phosphate ». Un autre nous parlait nous autant d'écueils. Selon le mot de l'inspecteur
de la lampe « penchée à la travée » (pendue aux Paul
Crouzet dans la Dépêche de
Toulouse:
solives du plafond). Mon frère se « mïraillait » « Cette étude comparative pourrait avoir
plus d'a¬
dans les glaces du manège de chevaux de bois. vantages pour le français que pour le « patois »; et
On arrive parfois à des qui-proquo désopilants :
selon le mot de Jaurès dans la même Dépêche:
« 11 faut tout achaver, mon éfant et même les
«ce serait le sujet de l'étude
linguistique la plus
'briquettes » (brigueta, miettes) ! « Le pauvre pi¬ vivante, la plus familière, la plus féconde pour
geon (pichoun, petit) il était triste (pâle), il n'a¬ l'esprit » (cité par M. Ducos, député, dans son
vait aucune vertu (vigueur); nous pensions bien rapport du budget de l'I. P.
pour 1925, voir le
qu'il mourirait de maigreur (migrour, langueur).
dossier).
Ce sont là des exemples typiques choisis à des¬
Cette méthode est immédiatement applicable.
sein. Mais, n'en doutez pas, qui plus qui moins Nos instituteurs sont presque tous des fils de pay¬
nos braves gens d'Occitanie habillent ainsi le fran¬
sans
et d'ouvriers du pays; ils en connaissent la
çais. Même les plus « calés » nous commettons langue aussi bien que quiconque et ils ne sortent
parfois des occitanismes formidables sans y prendre guère de leur département d'origine. D'ailleurs,
garde. Même ceux qui ne savent pas quatre mots en dépit de ses variantes dialectales, la langue
de langue d'oc se gourrent tout autant parce qu'ils d'oc est assez homogène
pour qu'un Gascon, un
ont appris le français par l'usage dans une am¬ Limousin, un
Provençal se comprennent parfaite¬
biance occitane %dont la méthode directe refuse de ment. 11 suffit encore une fois de couloir!
tenir compte.
2° Quant à l'enseignement objectif des dialec.

—

—

les nôtres sachent lire Girant de Bornelh, Goudouli. Mistral ou Perbosc sans avoir appris? Se¬
raient-ils par essence

plus malins

que

les les Fran-

terra.

Benezet Vidal.

cimans?

ERRATUM
L'enseignement objectif de la Langue, du Bre¬
Dans notre dernier numéro, le début de la der¬
du Basque dans leur aire respective est donc
postulé par le bon sens et par la justice. Nous ne nière partie de l'étude de M. Jean Bouzet, sut
La Langue d'Oc à l'Ecole, a été tronqué.
transigerons pas sur ce principe.
Lire : Le Ministre
Quant aux modalités, à l'organisation, c'est notre
affaire à nous, pédagogues que l'on nous donne
seulement la - permission, nous saurons bien nous II- ANNADA. N" 34. 27 DESEMBRE 1925,
débrouiller.
D1RECCION : TOLOZA,
5. CARRIERA
DEL MOLIN DE BAIARD.
Jean BONNAFOUS.
ton et

�COMMENT ARRIVENT
ly&amp;e qui perpétuellement détruit le résultat
LES REVOLUTIONS
s'achève au bénéfice d'un art
plus total.
La Compagnie du Bazacle se prend-elle pour
Ainsi et ainsi seulement a pu naître le
Finaiy? Tout un quartier de la ville, côté droit
sourire de la Joconde qui ne veut plus rien des ailées Saint-Michel est à chaque instant favo¬
dire et rentre dans le mystère à force de risé de panne d'électricité!
II paraît qu'on n'y peut rien. Cela veut-il dire
tout dire.; ainsi se succèdent, plus synthédroit de brimade
î que cette intéressante société
tiques, de jour en jour, les poemes de Mal- • sur les citoyens
larme. Plus synthétiques, mais aussi plus
Nous demandons et au besoin nous
exi-

Etamage
LEONARD

DE

A

de l'effort qui

VINCI

DE

MARCEL-LENOIR

.

(Suite)

j

•

I

,

,

n n

E. .LfTCHOIX
ARTIFICIER

33,

'

Rempart-Matabiau, TOULOUSE

rue

,

a

i

sm

.

Feux d'artifice

saurons

sais pas très bien comment ce pro¬
pos me conduira de Léonard de Vinci à
Marcel Lenoir. Mais par ces temps où les
discussions sur la poésie pure sont à la mode
il devient moins indispensable d'être préoc¬
cupé de son sujet dans le discours. Le fin
Je

ne

fermés.
Plus formés,

lorsqu'ils

plus difficiles à comprendre

réduits à leur perma¬
nence, séparés de toute la vie qui les en¬
gendra. C'est qu'écrire est le contraire de
parler. La pensée, en s'écrivant, se dé¬
du fin consiste à parler de ce que l'on igno¬ pouille de tout ce qui la rendait communire en pensant à ce que l'on sait. Est-ce au cable facilement. Ecrite, elle
exige d'être
besoin de « m'avouer » que j'obéis en nom¬ lue. il y a lire et lire, depuis lire en épelant
mant Marcel Lenoir. Je le connais mieux as¬
jusqu'à lire en comprenant. La lecture de
surément que je r ai connu Léonard de ce qui est écrit réclame un avertissement;
Vinci.

suivant

se trouvent

les

cas,

cet

avertissement

dire

gne

je le fais en ce mo¬
besoin de savoir ce qu on

du pal.

plus haute intelligence au ser¬
vice de la plus grande beauté. Tel est le
ment, on n'a pas
veut dire. Cela se décide chemin faisant.
problème pour tout artistes. Etre obscur, tel
Si les interlocuteurs ne sont pas stupides on est le risque. Il est faible auprès de celui
arrive même à se trouver spirituel. Les pen¬ d'écrire une pensée qui ne serait bonne que
sées confuses s'éclairent en se formulant. pour parler. L'hermétisme est une consé¬
Chacune en fait jaillir de nouvelles toujours quence inévitable, peut-être nécessaire de
plus précises. L'esprit acquiert dans l'é¬ l'attitude centrale propice à l'analyse aussi
treinte du dialogue une lucidité inusitée. bien qu'aux actes. Le poète est un miroir
On se tient par le bouton de la veste. On frappé de mille rayons et qui n'en rend
s'illumine mutuellement.
qu'un. Le passage de l'analyse aux actes
Un homme de la classe de Mallarmé à est un appauvrissement si l'on veut, mais au
ce jeu devait être affolant.
bénéficie de îâ pureté. Une forme/le Style
^Lorsque Mallarmé réunissait ses amis substitue sa simplicité à la multiplicité des
pour leur lire un sonnet, point n'était be¬ racines de l'inspiration. Elle en tient lieu.
soin qu'il leur en donnât la clé pour qu'ils
Naturellement dans ce passage, suit qu
le comprissent. En deux ou trois heures de peut. L'obscurité du
génie, c'est une coin
réunion, il se disait assez de choses sur préhensibilité réservée à un petit nombre,
chaque pensée, sur chacun des mots du poè¬ ht quand — je vous le demande — les
masses ont-elle rien
me
compris ? Je veux dire
pour qi15 cettS pensée, ce mot, dans les
vers acquière au sens de 1 aùuiîeii*
compris
quelque
chose
qui demandait à
va"
leur entière et sa signification réelle. Le dé-| être compris. L'esprit de finesse n'a pas
1
f
1
-.1
I
rl
iM'/vrívÀ'»
In rl ffllC
flA 51
veloppement de la vie parlee autour de la tait de progrès par la diffusion de 1 extrait
chose écrite assurait à l'œuvre une vertu de Liébig, ni même de la T. S F.
Il est bien sur que si François 1er vivait
d'incantation transmissible : transmissible a
en 1925 il gyraldoserait ses maîtresses et se
ce moment même et à ceux qui se trou¬
vaient là, qui étaient témoins et complices mettrait au Quinby, toute comme le coiffeur ;
du travail de condensation qui venait de d en face. Mais ne venez pas me dire qu'il i
s'opérer, et en lequel réside toute Poésie, ferait faire son portrait par Marcel Lenoir !
jè ne dis pas pure, toute Poésie... sérieuse. Cela me paraît aussi risible que supposer
La compréhension et la création (/ ana¬ qu'Alfonso XIII eut électivement confié
lyse et les actes) sont deux faces si l'on son profil au Titien.
Les puissants — qui presque toujours
veut encore de la même fonction chez l'Ar¬
réalisent
une exagération sur la grossièreté la
tiste, mais elles ne sont pas séparables.
—ce à la lumière de l'esprit. Les
plus épaisse des masses de leur temps —
L'art progieo—
n ont soutenu les artistes par un A qu'avant
,dent de
i

parler

fusées

sance.

Succursales

Ceci n'est ni

une menace ni
une plaisanterie,
l'expression d'une volonté populaire.

mais

I

I

llilllllillf

l

et

bombes

artifices pour la marine.

paragrèle
—

illuminations

à Paris et à Marseille

i

VIN

ROUGE

Histoire romancée de la Crise de 1907 dans le Midi viticole avec Marcellin-albert
et
Ferroul, par P,-E. MARI EL, édition complète et définitive, fort volume
de 350 pages in-8 jésus, frontispice de Parayre, lettrines et
culs-de-lampe de Cadène.

de

».

Pour

une

est gra¬

Marcel Lenoir j ai pu tuit, ou bien il faut le gagner. Aux amis
constater (ce que j'avance de Mallarmé) que de Mallarmé tant
qu'il vécut cette initiation
sa conversation est beaucoup plus transpa¬
ne coûta rien.
Quelqu'un l'en a bien mal
rente que ses écrits. C est un écueil fatal récompensé en racontant sur tel de ses poè¬
pour tous ceux qu'anime ie désir du « bien mes des sornettes à, rendre leur auteur di¬
D'ailleurs,

chaque panne la Société ait à verser
amende correspondante au bureau de bienfai¬

| ger que pour

comme

.

-

^

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Mettre la

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BULLETIN

j je, sousigné, déclare

souscrire à

....

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somme

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SOUSCRIPTION

Monûal, au prix de 200 francs
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de VIN ROUGE,
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Signature

:

i

...,1e

192

51

ocaTAN'

i ayife* m.

BOS DE
Œuvre

dramatique

sur

légende béarnaise, par P.-J. ROBERT-CANTABRE,
in-8 jésus, illustrations de Marc Saint-Saëns.

une

fort volume de

160 pages

BULLETIN

Je, soussigné, déclare souscrire à
plaire
de BOS DE BENAC,
béarnaise

de

DE

SOUSCRIPTION
Monval

exem¬

P.-J. Robert-Cantabre,

Alfa

/

sur

Je

somme

de

postaux

Je

vous

fil

15 fr.
7 fr.

Nom

jour à votre compte de chèques

verse ce

30 fr. (1)
pur

Bel Alfa

PY

(1) Ci-joint la

100 fr.

Rioes

œuvre

Demeurant à

..,

Rue

enverrai le

montant à

la réception

Signature

:

du volume

,1e

Adresser

le

Tél. 23-36.

Bulletin de

y

souscription

C. C. Postal 12455.

—

à

192

l'EDITORIAL OCCITAN, 5,

rue

du Moulin-Bayard, Toulouse.

(I) Biffer les mentions inutiles.

R. C. I6S23.

.

effets de beaute qui ne pro-—

l'invention de l'Ecole Nationale des Beaux-

telligence sont de pur hasard. Les chansons Arts. Ei si
pour la gueuìe ils s'y connais¬
nègres de J.-J- Brousson, faites par lui ou sent aussi bien
que les gougnafiers, pour les
pay un vrai nègre pourraient etre exquises,
nourritures de l'esprit ils s'en rapportent à
mais il n'y a pas de milieu, ni pour le
ce qui leur tombe sous la main avec une
nègre, ni pour J.-J. Brousson: il faudrait
perversité
dont les gougnafiers eux-mêmes
à celui-ci une grande veine poétique (sans
paraissent incapables.
préjudice pour l'effort), à celui-là un grand
( A suivre).
L'ETAMEUR.
bonheur! L'histoire des poèmes et des
chánts populaires est toujours là. Il en est
d'îfiouïs. Probablement furent-ils faits par
de-, hommes qui, pour exprimer l'âme po¬
Cours et Leçons
pulaire avaient commencé d'en sortir.
Steno-Dactylographie, Piano, Solfège, En¬
Si l'on se place dans le cas d'un homme seignement GÉNÉRAL : cours, leçons, travaux
de lettres, on ne conçoit pas son élucubra- Mlle CaRBONNEAU, prof, diplômé, 1, r. Pont-Guition autrement que comme un

travail d'ana-

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NEUF

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�leslettres
IJ
maaBmz

Poème

*omque

LA

EN PROVENCE

Bulletin

P1MPANELA

du

I jivre

L'Association des Amis du Livre Occitan a
Les Cahiers Occitans
but de servir les lettres occitanes en aidant
Œuvres
en
ì Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
langue occitane ou œuvres en langue
L Association des Amis du Livre Occitan sou¬ française d'auteurs occitans (format in-8° jésus).
5ous presse.
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
sans distinction de dialecte ou
Bos de BÉNAC, œuvre
d'école, des œuvres n" 1.
dramatique de
des maîtres de la littérature occitane.
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
Un vol. de 160 pages. Sur Monval : 100
fr.; Ri¬
ves : 30 fr.; Alfa
prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
pur fil: 15 fr.; Bel Alfa: 7 fr.
noraires et des Membres actifs.
N° 2.
Vin Rouge, histoire romancée de la
Les Membres de l'Association ont droit à un
crise viticole de 1907, avec Marcellin-Albert et
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
Ferroul, par P -E. Martel, illustrations de Pade diverses séries (édition originale). Il est détermi¬
rayre et Cadène. Un vol. de 350 pages. Sur
né par l'ordre d'arrivée des adhésions.
Monval: 200 fr.; Rives: 80 fr.; Alfa pur fil:
Adhésions.
Membres actifs : les personnes
30 fr.; Bel Alfa: 10 francs.
qui souscrivent pour une somme minimum de 100
En préparation :
francs.
Membres honoraires : minimum 200 francs
La Ben PlantaDA, de Xénius, texte catalan et tra¬
Membres fondateurs : minimum : 500 francs.
duction française. — THÉOPHILE DE BoRDEU,
Ces chiffres s'entendent pour, des souscriptions
documents inédits par le docteur Cornet. — La
concernant les diverses publications de l'Editorial
pour

Lisez le dernier numéro du bulletin Lou Feli-

Polida pimpanèla
Abrieu te respelis
E semblés jar, notìèla,
Badôu a mos pèls gris.

brige, publié à Maillane par Madame veuve Fré¬
déric Mistral « emé l'ajudo di Felibre » ; vous
y verrez que, d'Arles à Nice, les manifestations
de la langue et du costume n'ont pas manqué ces
derniers mois. La plus importante a été la réunion
&lt;Je la Maintenance de Provence, à Forcalquier (le
6 septembre) au cours de laquelle on inaugura un
monument au poète gavot le majorai Eugène Planchud (1831-1909). Ce ne sont pas les enthousias¬
mes qui font défaut, ni les banquets, ni les dis¬
cours, ni l'aimable tutu-panpan des tambourinaires
enivrant comme le bon vin. Je crois sincèrement
que tout ce mouvement n'est pas sans devoir frapper
l'imagination de notre peuple et réveiller chez
quelques-uns le sens de la race en sommeil. Nous
avons quelques grands poètes vivants: Valère Ber¬
nard, qui prépare un beau livre, Joseph d'Àrbaud
dont on attend les contes de Camargue, Bruno
Durand dont le Feu (d'Aix-en-Provence) publie
un à un, avant de les réunir en volume les déli¬
cieux et savants poèmes de son Camin Roumieu;
une
ardente poétesse, Farfantelie, et l'imitateur
heureux de la poésie antique, Paul Etssavel, dont
je ne connais que quelques pièces fort bien ventres
publiées par ta revue le Feu, mais qui vient de
donner chez Macabet (Vaison) le recueil de ses
vers: Au bm soulèu dis Âvi, dont le titre a la
ïgrande bonkommie poétique qui convient et qui
•est bien de chez nous- Mois le bon
peuple ignore
ces écrivains et leurs œuvres et le
public dit culti¬
vé sait "à "pëine leurs noms. Quelques félibres ont
fondé à Toulon un petit journal populaire: La
Pignalo, fort bien fait semble-t-il, mais dont le
champ est forcément limité. Les savoureux arti
cies du capoulié Marins Jouveau, dans le Petit
MàrsieUais ont la périodicité fantaisiste et pré
caire que ce « grand régional » veut bien leur don¬

—

Emmanteles la prada,
Florises lo camin,
Calina, es atintada
Vol co-cut ton vezin.

—

—

Beuúes la solelhada

Cap

en cima del jorn :
N'es tota mergalhada
Rizes dins la frescor.

—

—

JuLIAN GALERY, Auvernhat.
-

r

i

i

ii

Occitan

quelles quelles
Le

(Voir

et

Fin

noire Numéro du 22 novembre

1925)

soient: livres

Comité

Directeur:

ou

pério¬

Sega,

œuvre

posthume d'Auguste Fourès,

etc...

Tracts de propagande.
Le

H. Dambielle.
Ismaël Girard.
Louis vldouze.

La Langue d'Oc à l'Ecole
Suite

que

diques.

Théâtre Occitan

Œuvres dramatiques en langue occitane.
En préparation :
Lola, poème dramatique de Michel Camélat.
.

Collection Dis Aup i Pireneu
L'Almanach Occitan
Séries de sept volumes (rééditions et œuvres iné¬
Organe de vulgarisation occitane, bilingue. Prin¬
dites, de format in-8 jésus, composés en caractères
de la série « Astrée », gravés et fondus par les cipales rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
Fonderies Debemy et Peignot). La série sur Japon : de l'année, Bibliographie occitane, L'Année occi¬
1.000 francs; sur Rives: 200 francs; sur Alfa: 50 tane, L'Année Fédéraliste, Les Figures occitanes,
Précis de Littérature occitane, Annuaire occitan,
francs.

a La langue d'Oc a ëlê
excommuniée et pour¬
chassée; mais avec une douce obstination elle
cherché à rentrer dans l'Eglise. Elle se tient
l'écart, modestement, dans l'ombre, derrière un pi¬
etc., etc...
lier. Mais déjà, beaucoup de regards hostiles sont
Ont paru:
L'exemplaire : 2 francs (franco : 2 fr. 50).
devenus indifférents, puis se sont adoucis. Elle
Œuvres de Navarrot, avec préface de Michel
n'attend plus qu'un geste pour reprendre sa
place
Cameiat et un portrait de Navarrot.
La Collection « Oc »
dans la nëf..
RoMIVATGE, poèmes de Charles Derennes (texte et
Mettons hors de cause l'enseignement supéiieur,
Tracts de propagande.
trad). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
où les languès et littératures romanes sont brillam¬
ner.
La belle revue d'érudition et d!art En Pro
Gandon.
Parus
:
vence est éditée à Arles et à Paris, en
français ment enseignées. »
CaFSAT LA LaNA, poèmes de Emmanuel DelbousLa Langue d'Oc et la Prononciation du Latin,
Enfin notre revue par excellence Le Feu, de Jo¬
« Les vrais amis de la
langue d'Oc ne se pla¬
quet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
par J. Rouquet. Une brochure: 1 franc.
seph d'Arbaud ne vend hommage à notre langue cent pas -au point de vue purement scientifique. A
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
—auT.r.uez máigxeìnenL Dans lefr lycées dé- Marseille d'autres le- soin &lt;ie&gt; «- classer pieusement dans un
Les Langues df. France a l'Ecole, par Antonin
Soiis presse ;
d'Aix, d'Avignon, &amp; l'Ecole Primaire Supérieure grand heibier national » des dialectes qu'ils croient
Perbosc. Une brochure : 2 francs.
Beline, poème de Michel Cameiat (texte et trad).
de cette dernière ville et au Collège Catholique merts. fk se tournent vers les
vivants, vers les huit
Périodiques
Portrait de l'auteur, par Soudan.
d'Aix, dans les Esc.ola félibréennes de Dragui ou dix millions de Français du pays d'Oc, et
« Oc », organe d'action occitane.
Lo
Libre
DEL
Bilingue. Syn¬
CaMPESTRE,
poème d'Antonin Per¬
grian et de quelques autres villes, une minorité c'est sur eux
qu'ils veulent agir, pour qu'ils conthèse de l'activité intellectuelle des Pays d'Oc.
bosc (texte et trad.).
d'élèves suit des cours fort utiles (mais combien servent le
parler de leurs ancêtres, en demandant
Bi-mensuel. Abonnement: un an : 15 francs.
Œuvres pROVENÇALES DE pAUJ. Arène&gt; avec pré_
"réduits et dispersés!) de Provençal. « Le Féli
â l'enseignement secondaire et surtout à
l'enseigne¬
face de Joseph Loubet (texte et traduction).
Le soleil d'Oc, organe régionaliste littéraire,
brige fait tâche d'huile » écrit le'bulletin de ce ment primaire de le respeciter.
Pages Provençales Inédites de Baptiste Bonnet
nom.
artistique, théâtral, économique, sportif. Abonne¬
Le premier ministre qui leur fut -favorable fut
(texte et traduction).
ment: un an, 15 francs.
Pourtant, si nous-continuons de ce train et dans ie majorai Maurice Faure; mais il eut à peine le
cet ordre de francs-tireurs, nous n'aurons
pas en | temps de recommander l'enseignement de l'his¬
cent ans accompli :1e quart du chemin
parcouru en toire et de la géographie locales dans les écoles et
un lustre
par nos Primadié. On invoque beaucoup
de décorer quelques félibres. Les ministres Lafle nom de Mistral et sa doctrine. Mais connaît-on
ferre, honorât, Léon Bérard, -autorisèrent des
bien celle-ci et -chèrche-t-on sérieusement à l'ap¬ ■cours
.'facultatifs de langue d'Oc dans divers ly¬
Association qui a pour but de servir les Lettres occitanes en aidant
pliquer?... Pour cette indispensable connaissance, cées et écoles; M. François-Albert, dans une cir¬
VEDITORIAL OCCITAN dans ses publications.
deux livres écrits en français (pai l'un de nos
culaire du 20 novembre 1924, a renouvelé cette
meilleurs poètes provençaux contemporains) feront autorisation
Siège:, a SAMATAN (Gers) — Secrétariat: TOULOUSE, 5, rue du Moulin-Bayard.
pour les établissements d'enseignement '
plus que tous les discours de félibrées prononcés secondaire et les écoles du Midi. Voilà une
-depuis la mort dti martre. Je veux parler du Mis- mière brèche ouverte dans la bastille de la pre¬
BULLETIN D'INSCRIPTION
cen-;
Irai journaliste &amp;î ses collaborateurs et du Mistral
tralisation pédagogique. Les ebéfs de l'enseigne¬
Je,
soussigné,
déclare
adhérer
à
l'Association
et la: Politique européenne
que M. Marius André ment libre ont suivi le
Membre fondateur, minimum : 500 fr.
des Amis du Livre Occitan comme (1)..
mouvement. Le premier,
vient de donner respectivement à la Revue Mé¬
et
désire
recevoir,
jusqu'à concurrence de la
Membre honoraire, minimum : 200 fr.
ridionale de Bordeaux (maintenant fondue avec la Tevêque de Bayonne, par une belle circulaire à
son personnel enseignant, a
somme versée, les publications demandées
organisé des cours com¬
Revue Fédéraliste '(numéros de mars. aTiillet 1925)
Membre
actif,
minimum:
100 fr.
par le..
bulletin... ci-joint...
plets de basque, de béarnais et de gascon (langue,
et' à la Vie des Peuples.
littérature et histoire) dans .-son diocèse.
On y voit comment l'action populaire du t'élj(1) Ci-joint la somme de
Nom
11 ne reste plus qu'à lever l'excommunication qui.
brige, éiait pour Mistral dominée et hautement vivi¬
fiée par une conception pôKtique, par un idéal lit¬ pèse sur l'école primaire. »
Je verse ce jour à voire compte de chèques
Demeurant à
téraire :flont on paraît aujourd'hui avoir.-.oublié les
postaux.
Rue
« L'idée a fait son chemin dans
N°
l'opinion publi¬
premiers mots. Celte tradition provençale, ce ca¬
le
192
ractère de race qu'il. a voa'iu ressusciter, -son pro¬ que qui lui est sympathique dans l'ensemble.
Signature :
L'atmosphère parlementaire elle-même est favo¬
pre-exemple montre qu'ils sont inséparables d'une
haute doctrine sociale -et morale, d'une culture in¬ rable. il y eut, en 1922, une séance fameuse, très
tellectuelle, èn un mot d'une conception de la ci¬ littéraire et reposante; la langue d'Oc fut à l'hon¬
vilisation, que personne aujourd'hui dans le. Fé- neur en un tournoi où prirent part MM. Léon Dau¬
Adresser le Bulletin d'inscription à l'EDITORIAL OCCITAN, 5, rue du Moulin-Bayard, Toulouse.
:4ibrige actiï ne paraît se soucier de développer. det, Edouard Heiriot, Leygues. de Magailon, DuTél. 23-36.
C. C. Postal 12455.
R. C. 16823.
(I) Biffer les mentions inutiles.
Autrement dit, le Félibrige -ne manque pas en claux-Mortleil, Raynaldy, Fribourg -et ce fut de
Provence, g'intelligences, de .dévouements, di ac¬ l'union sacrée.
;■ niitifrewaii —niiM'iiwiniiB'iiii 11
m
Dans la législature suivante, îe rapporteur^ du
tivités, mais de cette armature intellectuelle et
spirituelle sans laquelle il n'y a point d'unifé d'ef¬ budget de l'instruction publique, M. Ducos, dépu¬ sant de membres des enseignements supérieur, se¬
« Le jour où le ministre aura bien
voulu satis¬
té de Toulouse, prenait hautement à la Chambre, condaire et primaire et de l'enseignement libre, et faire aux vœux de l'élite
forts, de vivante et durable création.
méridionale, et levé dé¬
Les Catalans ont compris, mieux que nous l'en¬ la défense des langues romanes. Ce jour de no¬ sa propagande a été active dans toute, la France finitivement l'excommunication, une grande
justice
seignement mistralien (si tant est qu'il ne agisse vembre 1924, on entendit les paroles d'un Jaurès, d'Oc. Elle a rédigé un programme qui a été dis¬ aura été réparée. Ce sera la réalisation du souhait
frère
de
Mistral.
»
cuté,
mis
au
point et accepté au Congrès de la de Jaurès, « l'enrichissement de la France totale
pas là d'un simple parallélisme historique).
Ils
I
ont donné à leur Renaissance, pour fondement:
F.édéralion régionaliste française de 1925. Ce pro¬ par une meilleure mise en œuvre des richesses du
une doctrine politique {en pratique assez éloignée
k
Son vœu a été réalisé, et l'on peut dire gramme est clair, simple, pratique, modéré.»
Midi latin ».
de la nôtre, quoique les principes essentiels n en ! maintenant, comme Mazarin : Il frutto e maluro...
Et M. Nouaillac terminait en disant que ce pro¬
soient pas différents), pour colonne: une .ullvre, Tous les efforts ont été centralisés par la Ligue
Le Ministre n'a pas voulu lever
l'excommunica¬
que l'Institut d'Etudes Catalanes et aujourd'hui la de la Langue d'Oc à l'Ecole, sous l'impulsion de gramme venait d'être présenté à l'approbation du tion. tous ceux
qui, à l'étranger persécutent des
Fondation Bernât Metge et la collection Els Nos- son
minorités se sont réjouis de la
président, le docteur Soula, professeur à la Ministre.
circulaire de de
tres Ctassics ont élevé d'un
On sait comment a répondu le Ministre. On sait Monzie. Cela la
magnifique jetFaculté de médecine de Toulouse et de son se¬
juge. Nous ne pouvons que nous
Nous développerons dans un prochain article crétaire, Jean Bonnafous, un jeune et ardent uni¬ aussi comment toute la France des « pays » a ré¬ réjouir du bruit fait par elle et en
remercier M
un
programme immédiatement réalisable de haute versitaire, originaire du Quercy. La Ligue ne sVsl pondu. Nous n'insistons pas pour aujourd'hui. Nous de Monzie qui n est déjà plus ministre de
l'Ins¬
culture proyçnçaje et les raisons qui doivent l'im¬ pas bornée à des palabres et à des circula tes que reprendrons tout cela dans notre numéro spécial: truction Publique. Comme lui, sa
circulaire vient
poser.
le vent emporte. Elle a fait d'excellent travail. Elle POUR LA LANGUE D'OC A L'ECOLE. M. de passer et la vie continue plus
ferme que jamais
Nouaillac terminait son étude en disant ;
a gioupé darçs ses scions un nombre très impopjebsê rouquette.
Joseph NOUAILLAC.

LES AMIS DU LITRE OCCITAN

■

.

—

.

,

,,

■—

�Les Livres

Poèmes

En réponse

à notre écho sur la

Bégouen, Le Soleil d'Oc
ligente réponse suivante :
«
vos

a reçu

famille
l'intel¬

« Mon cher confrère,
Décidément, on ne peut rien cacher à
reporters ! Voici que vous signalez au

public la nouvelle découverte que le clan
des Bégouen vient de faire. Merci. Seule¬
ment, par souci de la documentation exacte,
voulez-vous me permettre deux petites rec¬
tifications ? Ce n'est pas place SaintesScarbes, à Toulouse, que la découverte a
faite, mais à Paris, rue du SaintGothard, dans les vastes galeries de l'Im¬
été

primerie Fayard. De plus, il ne s'agissait
pas seulement d'un bison d'argile, mais de
tout un troupeau de bisons d'argile qui, sous
l'impulsion de mon fils, a pris la fuite à tra¬
vers

le monde.
Si je suis

bien informé, l'un d'eux se
dirige vers Le Soleil d'Oc, sûr d'y recevoir
un accueil aimable et spirituel.
«

Veuillez agréer, etc... »
Et Le Soleil d'Oc de crier : « Tou¬
ché ! )) Non point tant par votre esprit,
Monsieur Bégouen, mais par la révélation
«

que vous nous faites qu'il peut y
à Toulouse, des gens d'esprit.

avoir enfin,

Nous n'avons pas à discuter :
finaud et demi ! Vous nous avez «
notre

propre

en

préhistoires

à finaud,
eus » sur

et peu

riches

de monnaie, nous avions d'excellentes rai¬
sons de ne parler du livre de votre fils que
par

Votre

sœur

nous

est

bonne

ma

et

je suis

son

galant.

Madame Pathelin, madame Patheline
Deux femmes au logis,
L'une dans de jardin, l'autre dans la cuisine
L'autre dans la cuisine, la même dans son lit.
A Pougues du Morvan, à Beaume-la-Rolande
A la roue du rouet, madame, eratâz-Vous.
Un manteau de gala, c'est pour une commande

Que la fille du roi
Si la belle lui
Vers

son

faite à votre époux.

a

plail, monsieur

automobile

et

son

Vous resterez ici, pleurer
Fous pouvez recevoir tous

vous

abandonne

Louvre fleuri

la bonne
les gas du pays.
avec

Max

Bacchus, c'est
Tes ivresses

JACOB.

vain que tu bois;
mensongères.

en

sont

Pleurez, pleurez, Nymphes des bois,
Pleurez, charmantes bocagères,
Et

ne

pensez

plus

au

plaisir

:

Mardi, la semaine dernière,
a vu couper du vizir

On

La chevelure mentonnière.
«

Ciel !

aux

approches de l'hiver

L'ébène tombe

sous

de Joseph DeltEIL (Grasset, éditeur)
M. Joseph Delleil, né à Lavelanet (Ariège),
est un fils de chez nous. Le voici deux fois cé¬
lèbre, sa JEANNE D'ARC étant désormais con¬
sacrée par le jury FEMIN A-VIE-HEUREUSE.
Citons quelques passages du livre qui a fait couler
beaucoup d'encre. Dans notre prochain numéro

le fer.

quand il court au cytise,
N'agitait si noir ornement.
Paris, Coulonges-sur-l'Autize
S'affligent de l'événement.
Et que diront les gens de Tarbe?
Mais j'entends leur voix dans le vent:
« Si Martineau coupe sa barbe,
C'est pour rembourrer le Divan! ».
—

Tristan DEREME.

sous

belle

une

ginale qui
Nous

couverture verte à

nous

sommes

typographie ori¬

plait.
heureux de saluer

demi-Toulousain, dirigé

notre

confrère

par

...

d'ange, leur siffle une chanson à boire, du
bout des doigts protège leurs grandes
ATELBER

Puis, elle détache l'âne Ruscot,. le
chevauche à cru, et... hi ! hi !... Jeanne est
excellente cavalière, comme les filles de la
campagne. A grands coups de tapes, à
grands coups de cuisses, elle mène l'âne à
l'abreuvoir... Maintenant, c'est l'heure de
conduire les bêtes, vaches, âne et canards,
a.»
pâturage. On prend tous ensemble le
chemin de ronde, derrière l'église, on tra¬
verse la Meuse sur les cailloux, on suit un
sentier qui zig-zague entre des touffes de
grcseillers, et voici le grand pré de famille.
Aussitôt, cette immensité de verdure vous
saute aux yeux. Joie du vert, verte
joie !

DE

Les
tenir

prunelles s'agrandissent jusqu'à
toute

la colline. La

mer

con¬

de gazon

bai¬

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en

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Jeanne depuis les cils jusqu'à l'âme. LIGNES
79. Avenue Marceau.
PARIS
sorte de rythme
Rensnianemmnta dan»
Bureaux de
prend possession des
pieds et du cœur. Une aisance, une fraî¬
cheur, une simplicité infinies émanent de

gne

—

Une

ces

totts

denses coteaux d'herbe. Le vert vé¬
est la couleur du néant, de la richesse
de la divinité. Et certes, si j'imagine le

Poste.

Notes

gétal
et

forcez maintenant à le lire

Les Cahiers Libres (18, rue Lafayette à Toulouse
et 57, avenue Malakoff, à
Paris) nous parviennent

M. Laporte dont l'ac¬
tivité réunit autour des Cahiers Libres Roger Allard, P.-E. Martel, Paul Fierens, Paul Yram et
nous donnerons des vers de Delteil première ma¬
quelques autres.
Dans les Cahiers Libres, M. Laporte publie la
nière.
de l'Horloge où doivent paraître des
«
Jeanne abreuve les deux vaches, Collection
Praline et Bricole. Les bêtes boivent à œuvres de Jean Cocteau, Pierre Reverdy, Philippe
Soufrault, Paul Valéry, Fagus, Roger Aliard, Lu¬
grands coups, les yeux immenses à plein cien Fabre, Charles
Vildrac, François-Paul Alidans le seau. La fillette leur flatte le muffle, bert, etc...
les cornes, leur conte fleurette à voix
Longue vie...

masses.

BARBE

ouï dire.

Vous

JEANNE D'ARC

A Beautne-la-Rolande, chef-lieu de la Garonne,
Nous ne recevons pas les fils de paysans.
La cuisine esl au nord, votre sœur est ma bonne

Le bouc,

terrain de chasse.

Peu doctes

CHANTER

A

SILEX

Les Revues

et des Chevaux Noirs, les in¬ Paradis, ce n'est pas bleu, mais vert. Les
cantations du « Shaman », Œil-de-Feu, et vaches pâturent. Leurs clochettes se marient
Livres reçus:
le mystère du Tambour ont enchanté notre aux boutons d'or. L'âne s'en va de guin¬
Ed. Bossard (140, Boulevard Saint-Germain):
gois du côté des mirabelles.
Nicolas Gogol, Les Aventures de TchitchikoV
soirée.
« Jeanne s'étend dans l'herbe et, de tout
Les Ames Mortes, poème traduit avec une in¬
En forçant sur la chanterelle, vous pou¬
son
corps, prend le contact de la Terre. Le troduction et des notes par Henri Mongault. —
viez nous donner
quelque chose comme une ventre contre l'humus et les yeux sur le Jeux volumes 700 pages. Illustrations. — 18 fr.
Salambô magdalénienne. Pouah ! Nos an¬
Ed. Bossard (id.) : Louis Morpeau, Anthologie
gramen, les mains en pleine motte, la fil¬
l'un siècle de Poésie Haïtienne (1817-1925),
cêtres quaternaires, comme dit fort bien lette sublime
puise dans la matière vivante vec préface de Fortunat Strowski. — Un volume
M. Jean Brunhes dans sa préface, étaient les sèves infinitésimales, les
principes essen¬ 400 pages. — 15 fr.
autrement naturels que cette reconstitution tiels, le luxe du
sang, le secret de la chair.
Ed. Bossard (id.) : Lucien Forgan, Tu Trahiras,
Un volume 230 pages. — 7 fr. 50.
pénible d'une civilisation dont presque tous Elle est étendue dans un abandon qui con¬ oman.
les vestiges ont disparu.
fine à l'emmêlement. Elle s'incorpore à
Ed. Bossard (id.) : Eugène Heltaï, Monsieur
Au contraire, ce récit coulant, ces ra¬ demi au texte même de l'Univers. Indici- Selfridge, escamoteur, roman traduit du Hongrois,
&gt;ar André Revez et Marius Boisson.
Un vo¬
pides péripéties, les instincts primitifs, blement heureuse, elle suce une tige lume 325 pages. — 7 fr. 50.
'd'avoine.
Elle
est
toute
Guerre du Feu ou Vamireh. Ils ne visent rudes, directs des personnages, leurs idées
appel, désir et
Editorial Occitan (5, rue du Moulin-Bayard,
pas au grand style. Leur langage est clair simplistes et superstitieuses, leur langage don, et tous les pores de sa peau, toutes Toulouse) : Antonin Perbosc, Les Langues de
les issues de son corps semblent immensé¬ France à l'Ecole, étude. — Une
et précis. Que toute cette reconstitution est
plaquette,
imagé, leur « vigoureuse vitalité potentielle
ment ouverts vers le mystère de la Vie... » 32 pages. — 2 fr.
donc amusante ! Les démêlés d'Hémione- d'enfants » font de votre livre
quelque chose
Editorial Occitan.
Les Proverbes Gascons:
Triste et de Printemps des Steppes, (oh ! la d'aussi réussi, d'aussi
agréable à suivre,
L? Mariage, par l'Abbé Dambielle. — Une pla¬
poésie de la vie pastorale !) les batailles des d'aussi ensorcelant (cela va vous vexer horri¬ dans chaque numéro: œuvres inédites quette. — I fr.
blement, ce que je vais vous dire ; n'y voyez de poésie et de prose.
chronique des
(1) Les Bisons d'Argile, par Max Begouen,
pourtant
aucun trait de mauvais esprit) que lettres françaises. — memento des
préface de Jean Brunhes, professeur au Collège
publications : livres, revues et jour¬
de Fronce. Chez A. Fayard, 18-20, rue du Saint- les histoire de Fenimore Cooper.
Imprimerie Languedocienne.
Gothard, Paris, 7 fr. 50.
naux.
ALCOR.
Le Gérant : I. GlRARD.

jusqu'au bout. Vous nous forcez à en parler
avec éloges.
Mais voyez, lorsque l'esprit s'en mêle,
comme les choses s'arrangent !
Ces bisons d'argile (1) sont eux aussi de
votre clan, infiniment intelligents.
Us pouvaient sombrer dans la pédanterie
professorale, comme dans la boursouflure
des mauvaises épopées naturalistes.
Que non pas ! Ils trottent au contraire fort
plaisamment. Ils ne poussent pas de beu¬
glements trop rauques ou des mugissements
trop essoufflés, comme Rosny dans La

Antilopes

—

—

_

Joseph DELTEIL;

—

-

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TOULOUSE

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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