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                  <text>Les Langues de France

Les ministres passent... si vite qu'on n'a délicat
pour faire l'objet d'un débat spécial
L'instituteur fera sa classe en français,
toujours le temps de leur demander ce le jour où le Ministre, pius particulièrement c'est
entendu, mais il usera du parler local
qu'ils pensent de la circulaire de M. de chargé des affaires d'Alsace sera ici
pour lorsqu'il le
trouvera uiile pour se faire
Monzie. Cependant nous connaissons l'o¬ répondre... »
(1).
mieux comprendre. Je ne crois pas que M.
pinion de M. Daladier, — hâtons-nous de
En attendant de nouveaux
débats, et en
la recueillir.
piésence de la contradiction tout au moins de Monzie lui-même (pour M. Daladier on
A ia Chambre des Députés, (séance du
apparente qui existe entre certaines des dé¬ ne peut savoir !) osât trouver condamnables
15 décembre 1925), M. Daladier a dit, en clarations de M.
Daladier, il est entendu la citation et la traduction de ces deux
pas

réponse à

excellent discours de M. Trélangue bretonne :
« Sur cette
question de l'enseignement des
dialectes à l'école primaire, — car c'est
de cela, selon moi, qu'il s'agissait, — j'ai
le regret d'être en désaccord absolu, total
et fondamental avec M. Trémentin. A l'é¬
poque où nous sommes, il y a vraiment trop
de Français qui parlent ou écrivent en pa¬
tois, croyant écrire en français... Je le ré¬
pète, en ce qui concerne l'enseignement à
l'école primaire, si je ne vois pas d'incon¬
vénient grave à ce que l'instituteur fasse de
temps en temps quelque rapprochement
avec des points de la
syntaxe ou de la
grammaire, je suis opposé d'une façon for¬
melle à tout enseignement régulier d'un dia¬
lecte, d'un patois ou d'une langue régiona¬
le à l'école primaire. » (1).
M. Chassaing est bien de son avis; il se¬
rait dommage de ne pas retenir une de ses
interruptions au discours de M. Trémentin,
interruption qui, pour brève qu'elle soit,
mentin

en

un

faveur de la

âge.

tout

un

»

Un peu

plus tard, intervenait M. Eugè¬
Muller, à propos de l'enseignement en

les langues de France, sauf la langue verbes occitans : Trop ni pauc, —
officielle, demeurent exclues de l'école pri¬ trop.
maire.
Voilà, en somme, tout ce qu'on lui de¬
Ce n'est pas là un fait nouveau.
Malgré mandait; voilà ce que reconnaîtront raison¬
toutes les circulaires
qui ont précédé celle nable tous ceux qui ont le sens des réalités
de M. de Monzie, on n'a
jamais réussi à et des possibilités.
les en exclure complètement; elles ont tou¬
jours été plus ou moins utilisées, même
J'ai été assez longtemps instituteur, pour
contre la volonté des instituteurs.
avoir quelque expérience en la matière. Si
On semble vraiment ignorer
que, dans je
parle ici de moi, mon excuse est que
toutes les campagnes des
pays d'Oc, de la j'ai
peut-être à dire où à suggérer quelque
Bretagne, de la Corse, du pays basque, chose jd'utile.
presque tous les enfants, au moment où ils
Un jour de l'an 1890, je recevais une
entrent à l'école, ignorent
complètement le lettre dont j'extrais les lignes suivantes :
français. A la réflexion, on ne peut que
que

ces

simples

tout

imposés

non

travaux

extra-scolaires,

apparat ? 11 n'en
recherchaient des mots

et

sans

quait pas qui
et qui n'étaient

man¬
rares

fâchés d'apprendre à
français. De là résultait une
pas

mulettes, les contes, les légendes, — tout
folklore, tout ce que la langue maternelle
garde et que l'école telle que certains la
désirent serait impardonnable de
mépriser
le

d'ignorer.

ou

M

* *

se

demander

avec

étonnement

comment

ils

parviennent à l'apprendre.
Supposons une classe composée unique¬

académie
inspection

de

( Voir la
tanes).

10-1-26.

qu'ils

connaissent,

nuyer,

de Jes rebuter

sous

et

peine de les
de

ne

leur rien

prendre ?
A

celui qui

objecterait

en¬

ap¬

que

—

académique

'UN AN

15

:

"10-1-26.

N°

—

35

- FORA FRANSA :
25 fr.
C.-C. P. 12455. Lo N" 50 c.
IIIe ANNEE. -, N" 35

fr.
-

—

DIRECTION

Monsieur l'Instituteur,
retourne, par le même courrier,
les cahiers mensuels que j'avais pris dans
Votre école lors de mon dernier
passage..

ANNADA.
TOLOZA

(FRANSA)
5, CARRIERA DEL MOLIN-BAIARD
TEL. 23-36.

Je

IIIe

DIRECCION,

momtauban

Moniauban, le 3 décembre 1890.

des Lettres Occi¬

Gazelle

ment

de

suite à la page

Antonin PERBOSC.

toulouse

5.

vous

c'est ce¬
L/&gt; t ous rappelle l'art. 15 du Règle¬
Alsace.
pendant de cette manière que les écoliers
ment,
au termes duquel le français est seul
M. Eugène Muller.
L'enfant n'est ont appris jusqu'à présent le peu de fran¬
en usage à l'école. Je Vous invite donc à ne
pas un être abstrait. Il naît dans un milieu çais qu'ils savent, je répondrais que cela
plus donner des devoirs patois à vos élèves.
vivant, ne le déracinons pas, enracinons-le est inexact.
plutôt dans le sol qui l'a vu naître. Ne seraMalgré tout l'intérêt que peut présenter
Il peut sembler que le français est seul
ce
l'étude de cette langue, elle ne saurait être
pas là une des solutions les plus heureu¬
en
usage à l'école, et parfois les maîtres
ses de ce grand problème qu'est la déser¬
substituée, dans nos classes, à la langue
tion des campagnes... II y a beaucoup de eux-mêmes
y compris ceux qui respec¬
française : les enfants la parlent suffisam¬
le croient ment
régionalistes dans cette Chambre. Ils sont tent le mieux les circulaires
dans leurs familles. Elle ne sauraii
tous d'accord pour penser que c'est dans peut-être, mais quelle erreur ! Malgré tous
tout au plus intervenir dans l'école que pour
l'amour de la petite patrie que se cultive les obstacles, le parler maternel
s'impose les cas cités par M. Bréal dans son article :
l'amour de la grande patrie... J'ai été éton¬ et mène tout. Il se
glisse mystérieusement « L'Ecole et les patois »...
né, — Monsieur le Ministre, je vous l'ai de la bouche des
grands à l'oreille des pe¬
dit en particulier, — de la réponse que' vous
tits; il interprète et vivifie — d'une ma¬
L'Inspecteur d'Académie,
avez cru devoir donner à mon
collègue et nière confuse, mais à la
longue efficiente,
ami, M. Trémentin, sur la question de la
Signé: J. PouiLLOT.
la parole morte du maître. Qui n'a re¬
langue bretonne. Il est vrai que, si je vous
ai bien compris, vous n'avez pas songé à marqué l'excellence des résultats obtenus
Il est incontestable qu'en a donnant des
dénier aux langues locales le droit d'être par de bons moniteurs? C'est que les mo¬ devoirs
patois », j'avais outrageusement
employées comme moyen d'enseignement niteurs, avec la complicité tacite de cer¬ violé l'article 15. Dès lors, je dus m ingé¬
du français.
tains maîtres, malgré la réprobation de cer¬
nier à employer d'autres moyens pour uti¬
M. le Ministre de l'Instruction Pu¬ tains autres, ouvertement ou en cachette, liser le
parler local tout en le faisant mieux
blique. — Je leur ai dénié complètement se servent de leur patois pour être compris
connaître et mieux aimer.
ce droit. Je suis en conqplet désaccord, sur
De sorte qu'on peut affirmer que, si les
J'ai indiqué quelques-uns de ces moyens.
ce point avec vous et avec M. Trémentin.
élèves apprennent un peu de français, mal¬ Il
en est un,
essentiel, que je n'ai jamais
M. Muller.
Alors, je vous ai mal gré la méthode mepte que l'on est censé
abandonné : ceux de mes élèves qui en
compris. Je le regrette. Hier, dans notre officiellement employer, on le doit surtout
avaient le goût ont toujours fait, à leurs mo¬
entretien, nous discutions de deux choses : au moins au
début, à l'utilisation inavouée ments de liberté, surtout aux veillées d'hi¬
de l'emploi de l'idiome local pour l'ensei¬
ou latente du
parler local.
ver, chacun leur petit Glossaire du parler
gnement de la langue française et de l'en¬
En
attendant
qu'une circulaire de M. local. Là ils classaient, alphabétiquement
seignement de l'idiome local lui-même. Ce
sont, à la vérité, deux choses différentes. Chassaing, devenu Ministre, oblige les pa¬ ou non, non pas tous les mots, mais seule¬
Pour nous, en Alsace, la question se pose rents à « savoir le français pour l'enseigner ment ceux
qu'ils ne savaient pas traduire
dans un sens très large. Nous demondans à leurs enfants, dès leur bas âge», il est à en
français, — cela au jour le jour, au ha¬
non seulement l'emploi de la langue locale,
souhaiter que les instituteurs connaissent le sard des découvertes, sans autre souci que
mais l'enseignement de cette langue, c estparler
maternel de leurs élèves. Peut-on celui d'apprendre à mesure ce qu'ils ne sa¬
à-dire de l'allemand.
imaginer un maître qui accueille en lui par¬ vaient pas. Je collaborais avec eux par des
M. le Ministre.
J'y tuis, pour ma lant français un petit bonhomme de cinq indications ou des rectifications. A la lon¬
part, opposé....
ans
ignorant complètement cette langue ? gue, le groupement de tous ces petits ca¬
M. Aimé BeRTHOD.
Je regrette
(Je suppose que les maîtres de nos écoles hiers formait le Glossaire local. Qui s'éton¬
qu'il soit parlé ici de l'Alsace, d une façon franco-arabes s'efforcent de
procéder autre¬ nera si j'ajoute que les parents s'intéres¬
incidente, à propos de la question des pa¬
saient souvent encore plus que les enfants,
tois. Le sujet me paraît assez important et ment).
ne

à

les traduire en
charmante et cordiale collaboration entre
pro¬ 1 école et le terroir. Il va s'en dire que les
trop es vocables amenaient les proverbes, les for-

d'élèves commençant à la fois leur
scolarité et ne connaissant que leur parler
.maternel. N'est-il pas évident que le maî¬
Les tre sera forcé de leur parler dans la
langue

discours de ministre : «
parents devraient savoir le français pour
l'enseigner à leurs enfants des leur basvaut

l'Ecole

a

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tions en même temps, les points s'addition¬
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prix de l'abonnement à un périodique, étant
nant ei étant

pris pour unité.
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3) Les points ne sont attribués qu'aux
candidats nous adressant des souscriptions
ou des abonnements
accompagnés de leurs
montants.

4) Des Carnets de Souscription sont dé¬
nos Bureaux à toute personne nous
en faisant la demande.
5). Les Bulletins destinés au Concours
doivent porter sur l'enveloppe la mention:
livrés par

Concours

et

être adressés à

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compte-courant Postal 12.455, Toulouse.

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Le 1er mai seront totalisés les points et
les 25 concurrents ayant réuni le plus de

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Nous donnerons dans
numéro la Liste des Prix.
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troisième année.
Le Feu

— De M.
Pierre
diriiculté que nous y Rouquette :
sommes parvenus.
Notre constant souci a
M. Tomas Garcès n'a encore publié que
été d'être utiles à quelque chose. Nous deux recueils de chansons qui ne sont pas très
n'avons pas toujours pu réaliser tous nos différents de forme ni d'esprit. Suivant en cela
des tendances de la poésie catalane condésirs, exécuter le programme tracé; nos ef¬
forts ont toujours tendu, tendront toujours eniporaine, il a voulu restaurer les procédés du
lyrisme populaire.
vers le but indiqué.
Il n'est pas douteux que M. Tomas Garcès ait
Convaincus que nos Pays d'Oc souffrent le don poétique. Mais il n'a peut-être pas encore
d'un manque de cohésion dans l'action, acquis tous les moyens de l'exprimer parfaitement.
Il s'agissait pour lui (plus ou moins consciemment
nous voulons que notre journal soit un or¬
seul il pourrait le dire) d'accorder les formes
gane d'union.
de la poésie populaire et — pour ce que ces for¬
Convaincus que nos Pays d'Oc souffrent mes en conservent nécessairement
quelque chose

Agricoles, Accidents, incendies

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ROBES

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porte-parole de ceux qui apportent « quel¬
que chose d'inédit aux lettres universel¬
les ». Etre le trait qui unit nos écrivains oc¬
citans aux divers groupes intellectuels du
monde. Etre le trait qui unit les divers grou¬
pes intellectuels à nos écrivains occitans.
Au point de vue matériel de notre défen¬
se racique, étudier les moyens d'aboutir à

- LINGERIE
-AMEUBLEMENTS-

MANTEAUX

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! Lap-ersonne !
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TOULOUSE

H rbiîle

Meuble

goût

avec

son

au printemps de 1924. Dans celles-ci, un
plus sûr obtient une cohésion plus grande, plus

parues
art

harmonieuse... »
M. Tomas Garcès tient le,Carnet des Lettres de
la « Publicitat ». De son passage à Toulouse, lors
des Jeux Floraux de Barcelone, il emporta le désir

solution juste pour nos « pays » et
leurs « droit », soutenir les efforts de cha¬
cun
et les faire se concerter, s'entraider
sous le signe d'une amitié efficace.

HBaeaa3vJnBaB3aBa3as3Bss3SB0SE33aKcaBaQBasasB3BCSbCBaBRBfiBBa

publier, en signe d'amitié occitane, à Barcelo¬
Anthologie des Œuvres poéli ues d'Anto¬

ie

ne, une

Nous tiendrons
de la publication de ce

lecteurs

nio Perbosc.

nos

rant

volume.

au

cou¬

METERIE

ALPHONSE

(Paris). — D'Alphonse Métérié, Petites Elégies Marocaines.
Le CrâPOUILLOT

A Clément Bellin.
place, dorénavant, nous étudie¬
Jean-Louis
Vaudoyer,
la
vie
est ironique:
de Vaction, telle que
Si
étiez ici, votre beau luth princier
nous la concevons et que la conçoivent les
Louerait
stances d'or cette Afrique édénique
divers groupes qui travaillent pour le but Au
long de vers charnus, et brûlants comme il sied;
commun : du régionalisme au fédéralisme,
Mais moi dont les pipeaux, soudain pris de paen passant par leurs diverses modalités.

A

JGïï!

vos

esprit, à l'esprit complexe et raffiné du
lyrisme moderne. Il se peut qu'il ait été clairement
tenté par une aussi séduisante entreprise. 11 l'a
dans trois ou quatre pièces, fort bien achevée.
Nous devons, à ce point de vue, marquer une dif¬
férence entre les Vingt Chansons du premier re¬
cueil (1922) et celles de l'Ombra del Lladoner
de

une

l

avec Art

une

—

MODES

SOIERIES

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...

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d'une crise de nonchalance, nous voulons
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paubra

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vets

L'esperansa

au

ama

t'a sarcida

bleitou vert i

L'émurent

artiste,

A

PAU

Georges Boskoff

salué à Toulouse
Te donner à Pau ceux
avons

en

que

nous

octobre dernier vient

concerts

qui

ont

soulevé

l'enthousiasme d'un public attentif.
« G.
Boskoff, dit un de nos confrères de Pau,
est incontestablement un grand
pianiste. Malgré la
sévérité d'un programme où

Litsz était à l'honneur
dans ses œuvres les plus
« Une noble ambition anime la poésie de P
dignes d'intérêt, Boskoff a su charmer le public
tour
:
continuer les grands troubadours limousins nombreux et choisi
qui lui réserva le meilleur ac¬
et périgourdins et replacer la langue limousine à cueil.
la place qu'elle occupait autrefois : la première !
Cet. artiste possède toutes les qualités inhéren¬
Oue notre langue puisse se faire entendre, dans le tes à l'état de
virtuose, qualités qui brillèrent par¬
chœur des langues occitanes, avec des accents ticulièrement dans le
Chopin — valses et études
oleins d'élévation, dans Une-ferme d'un éclat à la
jouées avec une extrême légèreté de doigts, ma¬
fois antique et rajeuni... »
zurkas et polonaises, avec un rythmé très intense
Nous nous associons à l'hommage que rend M.
et dans la « Ccmpanella » de Listz, triomphe
René Lavaud au poète limousin, Albert Pestour. de
l'acrobatie pianistique.

LE SOL

et

malheureusement

pas

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LE

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je comprends du Bellay, Jean-Louis : le cher
[homme,
S: nous le méprisons d'avoir gémi dans Rome
Pour le toit sans éclat d'un hameau larmoyai.

» et J est
[dommage)
Lou BoURNAT (Périgucux). — De M. René Est, ce soir, fraternelle à
qui revoit l'image
Lavaud :
De tel jas cle Provence, ou du Palais-Royal...
«...
Poète lyrique, Albert Pestour chante nos
Marrakech, 1923.
paysages avec une ardeur contenue et saisissante.
Une âme vibre et palpite sous la trame de la des¬
cription; celle de la nature limousine si particu¬
lière et « secrète », et aussi celle du poète. M
jouit de la beauté des choses, mais il soufírè égale¬
ment, car la douceur du paysage caresse en lu

Couma

—

carnassiers,

des Houris je relis Dominique,
la rue Aude, ou de Montpensier.

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Le Mercure de France (Paris). — De M
Nseph Anolade :
«...
M. Ducos, député de la Haute-Garonne,
dans son rapport très documenté sur le budget de
l'Instruction Publioue (année 1925), a consacré
quelques pages intéressantes à la question du régionalisme et surtout à celle de l'enseignement de
la langue d'Oc.
Il a inséré dans ce rapport une belle page de
Jaurès, ancienne déjà, mais qui chantait dans I
mémoire de certains félibres et dont les idées sont
toujours vivantes. Cette pane n été republiée dan!
de nombreuses revues félibréennes et dans les jour
naux de Paris.
Mais ce n'est nas la seule que
Jaurès ait consacré au mouvement félibréen : elle
a été précédée de plusieurs autres qui la préparent,
l'expliquent et en précisent le sens et la portée »
Et M. Anglade résume et discute les idées de
Jaurès sur la Renaissance Occitane. Très intéres¬
sante

étude.

Un Rondo de Beethoven et les
la de Mozart nous procurèrent

«

Variations

î&gt;

plaisir d'es¬
sence plus fine.
Enfin une « Toccata u de Bach'
arrangée par M. Boskoff lui-même, nous prouva
qu un tel interprète ne craint pas d'unir son nom
à celui des grands Maîtres. »
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Paris, galerie Siot Decauville, 63
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UN GROUPE DE JEUNES
EN PROVENCE

Un

groupe

de Jeunes des Ecoles Primaires vient

de lanecr un appel à la Jeunesse de Provence pour
travailler à l'œuvre de la Renaissance Occitane.
Ce groupe

vord

le

«

I "Amistanço dei Joueine

»

d'oc-

Roudelet » et le « Calen » de
Marseille, annonce une nouvelle circulaire où se¬
ront

avec

précisées

«

ses

directives.

Le promoteur de ce mouvement est M. Marias
Daniel, à Sainte-Marguerite, La Ciotat.

�Chronique de l'Ëtameur
DE LEONARD DE VINCI

Notes

Poème

dans le fond, intuitif équivaut à POUR PARAITRE PROCHAINEMENT
IMPROMPTU DE LA CAMARGUE
NOS TROUBADOURS
et c'est peut-être ce qu'il faut re¬
DEVANT LE MAS
DU MARQUIS
marquer dans ce débat : on abuse d'un mot
BARONCELLI
Livre de vulgarisation, par Adolphe
Lajoinie,
« Pensées bonnes
Litanies
pour parler ». En éta- pris généralement dans un sens religieux au¬ chez Féret et Fils, éditeurs, 9, rue de Grasse,
mant, il vaut encore mieux courir le risque quel il vaudrait mieux le restreindre. M. Bordeaux. Un volume in-8 raisin. Prix: 10 francs. Baron du cieL
1 ous ceux qu intéresse la renaissance de
Paul Valéry ne protesterait point
la lit¬ Marquis de vérité.
de
rez,

parler

car

mystique

A MARCEL LENOIR

qu'on le

rien dire que dire du mal
La poésie pure est une excuse
aux propos oiseux
pour tant de gens cet
hiver. Le piquant de cette dispute Brémond-Souday est de révéler ce que pensent
sur la poésie tant de
gens — et de quel¬
ques poètes — dont le soupçon ne serait
venu à
personne que la poésie les préoccu¬
pour ne

catégorisât ainsi de Saint François et Marie
Alacoque(, cela ne veut pas dire qu'il fal¬
lait considérer le génie comme une forme de
la sainteté. La biologie arrivera peut-être un
jour à expliquer l'épaisseur de lèvres des nè¬
gres d'Afrique et la tendance à l'albinis¬
me des Scandinaves.
Pourquoi n'arriveraiton pas à savoir la raison
qui fait les Espa¬
pât.
Les pensées bonnes pour parler sont mon¬ gnoles lascives et les Anglaises distinguées *
Et pourquoi pas à connaître les ressorts de
tées avec i'étiage des rivières et en
proporsition inverse du franc. Il faut suivre la fou¬ la fantaisie de Shakespeare ou de la musi¬
le et se glisser dans l'appartement des Mu¬ que de Verlaine ?
Assurément, la psychologie ne suit pas
ses
pour y surprendre leurs secrets. Brémond nous les peint comme une commu¬ dans ses progrès la marche de la civilisa¬
nauté. Souday leur prête plus de laisser tion industrielle.
Questions de style, de forme, question
aller. Il admet que pour se faire aimer el¬
les livrent la grille de leur alphabet. Puis¬ de signes. Tout signe est un traître. Croyezqu'il ne faut aujourd'hui, douter de rien, vous à la graphologie oui, ou non ?
Pourquoi une forme vous plait-elle ? On
je puis bien dire mon avis aussi. Je le crois
très réservées,
communicatives seulement ne le sait jamais que longtemps après.
Et, le premier, Racine quand il écrivit
et ne se livrant qu'à leurs seuls amants.
ce
vers incendiaire
Toutes les fois que le mot mystique est
« La fille de Minos et de
Pasiphaé »
lâché dans une discussion libre, c'est du
Il eut aussi bien pu dire :
salpêtre. On s'étranglerait. Chacun est im¬
« La fille de Pasiphaé et de Minos »
médiatement soulevé par la boue de son
C'eut même été plus galant. Mais sur¬
hérédité, de son éducation. On appelle ça
le département sacré des convictions per¬ tout, comme effet préconçu de style, quelle
des

gens.

Messager descendu de la barque chrétienne.
Enchanteur des ieganes du limon natal,
Haipiste des moustiques, grillons et cigales.
Berger gris des lapins et pâtre roux des lièvres,
Oiseleur de la palme barattant
l'étang,
Chevaucheur des cailloux déversés par les dieux,
Grandiose centaure à la crinière blanche,
Auguste manador au mâle troupeau noir,
Pape en tayole des guardians et de leurs chates,
Je te salue de la massette du soleil
et du long fifre du mistral !

térature occitane trouveront dans

ce livre un pré¬
tableau d'ensemble de la si riche littérature

cieux

des troubadours.
L auteur n'apporte, certes aucune lumière nou¬
velle, mais il a eu 1 heureuse idée de résumer en
de courtes études suivies de cinquante notices bic-

graphiques et de poésies (avec traduction irançaise) ce qu il importe à chacun de nous de savoir
pour comprendre la formation de notre
langue el
les idées de

cette

brillante société méridionale du

Moyen-âge.
L ouvrage

Nos Troubadours, comble

la¬

une

Oraison

cune.

mas
crémeux comme brousse du
faire inscrire chez Rove, un
pèlerin, à son retour de la Bretagne aux
recevoir le livre dès sa paru¬ cavales
atlantes, un pèlerin s'en vient offrir la

On peut dès maintenant

les éditeurs

pour

tion.

Homme du

se

farigoule
de l'Alpille
encensant de la

(

en

Baux
les ailes blanches de
enjolivés d'un

ton coq et de sa poule
coquelicot. Homme du mas étinj celant comme salin de Berre, un poète s'en vient
sauvage à ta façon, fleurir ton humble porte d'un
j cœur plus altier que ccquillade sur la Plaine et te
« Des
institutions décentralisées sont la seule laisser son âme en cardaline dans tes souples can¬
nes.
Enfin, homme du mas neigeux comme front
école d'un véritable esprit public. »
du Ventoux, frère de toi par le même lait d'or,
Pierre LassERRE.

j

pur

Pensées

Saint-Poi-Roux

Lou

«

Félibrige

tatut, per sauva nostro
sentèn

au

ço que

fai

founs doû

la

pourta

establi

es

Iengo

cor

coumo

clair foyer de
l'Esla lengo, i vénile par ses

; e en sauvan

gandirem de mai
drecho à l'orne. »
Frédéric MlSTRAL.

que

testa

quand

on

l'attaque

sur

la

mys¬

Non, il

a

choisi

tout

tout

ment

les choses qu'il veut dire
La question du style — comme disent les
fixé sur ce qu'il
cuistres
la question du style si elle est
dira
demandez plutôt à Victor-Hugo),
une
«
il reste devant le papier blanc, ignorant les
question » réside dans le problème du
raisons qui lui font adopter la forme dans langage intérieur l'ensemble des actes ner¬
laquelle il le dira. S'il connait de ces rai¬ veux par lesquels la pensée s'élabore et se
sons, quelques-unes, il ne les connaîtra ja¬ manifeste par une trace permanente.
Elle n'est pas une « question » pour les
mais toutes. Pourtant il choisira une forme
âmes
sensibles au Style précisément. Pour
qui lui paraît belle entre toutes; il le sait, la
Muse le lui a dit et il l'adopte pour faire les coeurs spirituels, la qualité de forme se
plaisir à la Muse. On peut trouver que la perçoit avec l'idée même dont elle est le
Muse, selon Brémond a un air de Sainte voile; elle ne s'en sépare jamais et se passe
Vierge. Son métier le veut, et puis s'est d explication.
son affaire, mais de qui l'artiste pourrait-il
Pourquoi donc appliquer l'analyse au
tenir les raisons d'adopter une forme plutôt style dans les arts plastiques ? La pensée en
qu'une autre, sinon de sa Muse. Toutes les pénétrant ses propres mécanismes se fait
productions de l'esprit sont assujetties à la d une essence plus subtile qui lui ouvre
nécessité d'une forme. La qualité d'une des domaines nouveaux de jouissance.
L'intuition enrichit ses possibilités; en de¬
forme on l'appelle le Style.
Le Style pour le public n'a évidemment venant consciente elle étend son empire.
La conversation d'atelier est source de
rien de mystique, quand l'admiration est ab¬
sente. Mais pour le créateur, la genèse du vie comme elle peut devenir une issue de
style fut mystique et pour le spectateur qui déperdition pour l'art. L'esprit qui s ap¬
s'identifie par l'admiration jusqu'à renou¬ plique devant l'œuvre plastique en voie de
veler l'acte de foi le style redevient mys¬ création à découvrir les lois psychologiques
qui détermineront sa forme définitive, aidetique.
Cela ne veut pas dire que les faits de t-il cette création ? Sincèrement, je ne le
l'ordre mystique (ou intuitif si vous préfé¬ crois pas. Je pense au contraire que c'est
voulu

—

avec

les

taures

de la Mer

sous

la

caresse

rédemptrice des Maries, — ces Maries dont c'est
toi, Baroncelli, le guardian superbe et le boumian
sacré !

Ainsi soit-il !
S a intes-Maries-d e- la-M c r,
Dimanche du Quasimodo 1925,
SAINT-POL-ROUX.

Œuvre dramatique sur une légende béarnaise, par P.-J. ROBERT-CANTABRE,
fort volume de 160 pages in-8 jésus. illustrations de Marc Saint-Saëns.

BULLETIN

DE

Je, soussigné, déclare souscrire à
exem¬
plaire.... de BOS DE BENAC, œuvre
béarnaise de P.-J. Robert-Cantabre, sur
(1) Ci-joint la
Je

verse ce

somme

SOUSCRIPTION
Monval

\

....

mécanisme. N'allez pas me faire dire que Le Général et Mme de Coutuffonds
ont le plaisir de vous faire part de la
le créateur, l'artiste est nécessairement un
naissance de leur fils Eude
crétin. Quand le poète a fait tout le travail
a

passage rare au

nos DE BENAC

la
qualité
intutitive
de
son
choix
suscite
en
ment de conviction absolue sans produire
à l'appui de cette conviction une démons¬ nous la révolte d'une intelligence bache¬
tration logique de son évidence, il faut bien lière, mais ne nions pas l'évidence. Le seul
indice que la logique fournisse, par le li¬
avouer que l'abbé Brémond n'a pas jeté une
bombe sous la coupole en proclamant que bellé de ce vers sur la mentalité de Racine
est une disposition au masculinisme inélé¬
l'inspiration littéraire avait été, est et sera
longtemps encore un phénomène mystique. gant des militaires qui formulent leurs faireC'est un processus psychique dont la cer¬ part :
velle même qui en est le théâtre, ignore le

Je

vous

J00 jr.
30 ]r.

Rives

Alfa

pur

fil

Nom

jour à votre compte de chèques

Demeurant à

...

N°

Rue

enverrai le

(1)

15 fr.
7 fr.

Bel Alfa

de

postaux

sur

(souvent il n'est

son

notre

bêtement la forme

tique. Ce mérite lui paraît peut-être ordi¬
a La fille de Minos et de Pasiphaé »
naire. Il est très rare.
parce
que cela le rendait plus content.
Si le fait mystique est une connaissance
Analysons
les raisons de cette joie, si
intellectuelle qui s'accompagne d'un senti¬

qu'il

bénit de

te

indivise Nourrice à jamais juyeux d'amande et cheveux d'olivier
grâce au sang bleu du Rhône prompt qui descend
du Soleil, étalon de l'azur, pour se damner finale¬

porto

« Que n'i a qui disen: La
lengo qu'ei praubo.
sonnelles. Toutes les crasses de l'esprit re¬ trouvaille !...
O qu'ei prauba tau qui nou la counech. Qu'ei û
Il
inventait
le
vers libre ! Ce vers-là
montent à la surface. Si je
flûbi pregoun e larye e apatsiugat, qui oundreyo
n'apercevais
« La fille de Pasiphaé et de Minos »
qu'un signe de l'élévation d'âme de l'abbé
carreyadou d'or en palhétos. »
Brémond, ce serait, étant prêtre, de ne pas dans sa tragédie, lui eut assuré l'enthousias¬
Miqueu CaMÉLAT.
me des surréalistes de son temps.
voir

rouge

aux coiffes roses de ton toit,
farine lapidaire des grands

montant à

la réception

Signature

:

du volume

pas encore

192

le

—

Adresser le
Tél. 23-36.

Bulletin de souscription à l'EDITORIAL
C. C. Postal 12455. — R. C. 16823.

OCCITAN, 5,

—

du Moulin-Boyard, Toulouse.
(1) Biffer les mentions inutiles.

rue

DES PARFUMS DE BOMBON
apparition concrète de la forme qui susci¬
la pensée. Mais il me paraît certain
AUX BONBONS DE TOULOUSE
qu'une forme plastique sortie toute faite de
Sait-on à propos du curé de Bombon (Seinel'inconscient ne tire sa force que de la jus¬
et-Oise) flagellé par des fanatiques sous prétexte
tification qu'essaye de s'en donner la rai¬ d'envoûtement,
que son prédécesseur dans le mar¬

1

te

son.

tyre,

Monseigneur Sapounghi, archimandrite

sy¬

Le rôle de l'intellectualisme dans l'art : riaque, assommé en 1920 par les mêmes fanati¬
faut-il encore revenir sur ce débat. Non, ques, à Paris, s'était précédemment arrêté à Tou¬
louse, où le signataire de ces lignes avait eu
l'intelligence ne suffit pas à un artiste, mais l'honneur de le piloter? C'est à la suite de sa vi¬
elle lui est nécessaire c'est bien certain. Et site dans notre ville qu'il fit paraître un petit
les grandes œuvres, — il en existe — qui opuscule de propagande sur « l'influence des styles
n'ont pas été soumises au contrôle de l'es¬ syriaques sur la sculpture méridionale française ».
Cette pénétrante brochure lui fut suggérée par la
prit en sont frappées d'une infériorité.
vue de la statue de Ducuing, au Grand-Rond, re¬
Vous trouvez que je reviens à Souday ?
présentant un archevêque du rite syriaque, avec à
Brémond lui-même ne m'en voudrait pas. ses pieds, les trois vertus théologales en posture
Il faut aller et venir en débitant des pen¬ sacramentelle. L'identification fut macile, car I ar¬
sées

bonnes pour

parler

comme

promène de long en large avec

l'on

Marcel-Le-

noir.

(.4 suivre).

' 'ETAMEUR.

(ainsi que chacun
s'en rendre compte) la typique crosse
surmontée du moule avec lequel les frères lais des
couvents d'Anatolie font les célèbres gaufres dé

se chevêque était doré et portait
peut encore

Stamboul.

�Les

Suite

—

de

la connaissance d'un
patois n'est d'aucune utilité pour les fils cl
travailleurs obligés de gagner, leur vie;
)&gt;
Que le temps que l'on perdrait poui
apprendre ces idiomes peut être employé
plus utilement pour l'enseignement de con¬
naissances indispensables ;
» Que,
tout comme l'enseignement des
diverses religions, celui d'un patois doit être
laissé à l'initiative privée, à seule fin que
l'intérêt général des élèves ne soit pas sa¬
crifié par la fantaisie de quelques régionalistes beaucoup plus occupés des coutumes
du passé que de guider la génération de

viennent d'outrej'ai le regret de dire
qu'il faut joindre quelques méridionaux.
Je ne puis oublier qu'un inspecteur géné¬
ral de l'instruction publique voulut bien ne
pas s'apercevoir et ne se doute peut-être
pas que j'avais violé l'article 15 en créant demain
Loire,

et

ceux

Société

une

qui

nous

à ceux-là,

traditionniste scolaire

les adhérents, osa-t-il écrire dans

«

un

dont

vers

l'avenir

Considérant,

«

rap¬ bien

et

cerne

traduire. Les locutions proverbiales, les
moins originales... Les devinettes populai¬
res... m'ont fort amusé... Ne souriez pas de

Qu'est-ce

que c'est ? ». Ce sont amu¬
enfantillages sans doute. Mais
grâce à ces riens, s'opère la maintenance du
langage, et l'âme de la vieille France re¬
naît... C'est de l'éducation populaire mu¬
tuelle, de la coopération intellectuelle —
et de la meilleure. » (4)
ces

«

sements,

De nouvelles Sociétés traditionnistes ont

Sourda à nostes souvèts, la vida dcscandèla

ets, oblit,
manieil teixit
d'una mica de boira melzinada
Diria
com

que

un

d'una mica

prou

son

del passât,

sopor

faveur des méthodes actives,... ces en¬
furent les artisans joyeux d'une
abondante moisson de contes dialectaux et
de documents de folklore, s'exerçant ainsi
à la réflexion, à l'observation, à la criti¬
que, à la comparaison des textes et à leur
traduction...
11 n'échappe à personne le
en

fants...

parti qu'ont

tirer les enfants des parlers
locaux pour l'enseignement du français (en
dépit de discutables prescriptions officiel¬
les) et comment l'histoire nationale se trou¬
vait illustrée et expliquée par ce qui subsis¬
pu

te de la tradition vivante dans l'histoire lo¬
cale... Rien n'est à dédaigner ou à laisser

perdre du patrimoine du passé,

convier
les élèves à recueillir les vestiges de la lit¬
térature
orale qui va se mourant (oeuvre
qu'attachés au terroir ils sont seuls à même
de pouvoir effectuer avec intérêt), c'est les
initier à faire oeuvre scientifique et métho¬
dique. Pour eux, de cettè manière, étudier
l'histoire
re.

»

devient

un

peu

et

faire l'histoi¬

(6).

Sur ma dernière page vient de tomber
1* « ordre du jour » suivant, qui égale, s'il
ne les surpasse pas, les ganacheries naïves
de M. Chassaing :
pour

la

défense

langue

française

Intuició de la mort

que

s'acosta

des dialectes régionaux dans les

nous

imaginan

Benourousa illusion! fan pas ni mai, ni

d'un

mes,

cor,
ou

aqueles mots,

mens,

pamens,

l'Amislal sacrada.

pèjre AZEMA,

Joachîm FOLGUERA, calalá.

mount-pclièrenc.

Caslel.Guyon, 1915.

grand intérêt à habituer l'esprit à saisir les
ressemblances

à-m-un

cor

disoun l'Amour dioenc

Poésies

qu'il est
regrettable, de voir les nations divisées
la différence de langue sans voir encore

pantalhaires que sèn —
mots pivelaran l'aslrada...

—

paures

:

fores, potser,
una gota d'eternilat
descomposta ?

en outre,

et

Ensenhament

les différences, à démêler

des exemples familiers les lois qui ont
présidé à la formation de la langue françai¬
LA LENGA D'OC A L'ESCOLA
se du Nord et de la
langue française du
Los
pacans de per aici dizon que la Fransa es
Midi. Il y aurait pour les jeunes enfants,
pas d'escaire. Abets razon, braves amies; tôt n'es
sous la direction de leurs maîtres, la
joie de pas en bona plasa quora se vei un Ministre de las
tion nécessaire pour sauvegarder l'intérêt des charmantes et perpétuelles découvertes. Ils Escolas de la Republica escriure qu'es pas probat
auraient aussi un sentiment plus net, plus vif, que l'uzage de la lenga d'oc siague bon per l'enenfants du peuple. »
Il y a heureusement, même peut-être en de ce qu a été le développement de la ci¬ senhament del frances. Soi qu'un primari, un tôt
pichon primari, un d'aquels qu'es de moda de criArles, des « amis de l'école laïque » qui vilisation méridionale...
ticar
d'abardasar, mas dizi als sabentas que
Même sans étudier le latin, les enfants s'escondon darrier la
n'ont pas perdu tout bon sens. I a los ARparaula d'un ome politic que
verraient apparaître, sous la langue françai¬ pasa: abans de parlar d'una cauza, séria bon de
LATENCS e los ARLERIS.
Ces derniers pensent-ils parvenir à faire se du Nord et sous celle du Midi, et dans la concise; venets una ora simplament dins mon
croire aux amis de l'école laïque qu'il y a la lumière même de la comparaison, le fonds escola d'Auvernha facia los filhs dels pages qu'an
gaidat sus la pota la lenga mairala, ensajats de
lieu de « défendre la langue française » commun de latinité, et les origines profon¬ lor metrè dins lo
cap las bonas formas francezas ;
contre une « campagne menée par les con¬ des de notre peuple de France s'éclaire¬ v'autres bailaretz l'ensenhament tal que lo volètz ;
servateurs de toutes catégories » ? Parmi les raient ainsi, pour le peuple même, d'une pé¬ ieù parlerai secón mon cor et mas idèias ; aprèp
par

là, Jaurès écri¬ rantie des efforts individuels et des droits
un jour: « J'ai travaillé sous les outra¬ individuels, de même la réalisation de l'uni¬
comme sous les acclamations. » (7). Re té humaine ne sera féconde et grande que

servateur

vait
ges

»

s'il était

encore

cueillons simplement, pour finir, ces
extraites d'un de ses articles à propos

si les peuples et les races, tout en associant
leurs efforts, tout en agrandissant et complé¬
tant leur culture propre par la culture des au¬

lignes
de la

langue basque :
«
Quand j'interrogeais les enfants bas¬
ques, jouant sur la plage, ils avaient grand
plaisir à me nommer dans leur langue le
ciel, la mer, le sable, les parties du corps
humain, "les" objets familiers. Mais ils n'a¬
vaient pas la moindre idée de sa structure,
et, quoique plusieurs d'entre eux fussent de
bons élèves de nos écoles laïques, ils n'a¬
vaient jamais songé à appliquer au langage
antique et original qu'ils parlaient dès l'en¬
fance les procédés d'analyse qu'ils sont ha¬
bitués à appliquer à la langue française.
C'est évidemment que les maîtres ne les y
avaient point invités. Pourquoi cela, et d'où
vient ce délaissement ? Puisque ces enfants
parlent deux langues, pourquoi ne pas leur
apprendre à les comparer et à se rendre
compte de l'une et de l'autre ? Il n'y a pas
de meilleur exercice pour l'esprit que ces
comparaisons; cette recherche des analogies
et des différences en une matière que l'on

veirem consin vos en tornaretz.
Se parlatz frances, ren que frances, l'enfant
cotara, dorbira los uèlhs corne dels portaus

es-

de
n'auretz pas virât l'esquina que vostra tant polida leison aura segut i'ala del vent.
N'es pas, praco, miracle, de parlar tôt al cop
al cor e al cap de l'escolan. Voli destriar los mots
frances et, est, meti jos cadun los mots occitans
c, es, los fau prononciar ; l'enfant vei ben que los
sons son pas parius ; res
m'empacha aprèp de dire
que les mots son pas de la mema mena. Voli ensenhar per un bon cop la grafia de ces, ses, c'est,
parrièrement escribi ; aqucls, los sius, co's ; mos
escolans comprenon e cop sec sauran la régie de
gramatica. Voli marcar la diferensa demest ce e se
fau dire dabans le. nom aquel e se dabans lo verbi.
Pensatz qu'ai trompât l'enfant, alara que veni de
le far tocar del dèt so que sab nature!ament ! Per
marcar l'a dins là e Tu dins
où, sufis de dire un
granja

; mas,

maintiennent et avivent dans la vaste
Internationale de l'humanité, l'autonomie
de leur conscience historique et l'originalité
cop aqui et l'autre ont ; talas cauzas s'oblidan
de leur génie... » (8).
plus. Nos ensucan d'esplications pels noms que
s'acaban en é o en èc ; se marcam dos a très cops
Antonin PERBOSC.
pels prumiers : libertat, carilat, etc... e pels au¬
tres brasada, ponhada carrada etc... ont es
aqui
lo descordier dins la nacion ?
(1). Journal Officiel du 16 décembre.
Mas, voli n'en far de bons frances de mos pi(2). Journal Officiel du 17 décembre 1925.
(3). Rapport sur l'éducation populaire en 1900- chons Auvernhats è voli que la lenga de la pâtria
1901, par M. Edouard Petit, inspecteur général lor siague pas estrangera. Trobi lo mot mutisme,
de l'instruction publique. (Paris, Imprimerie Na¬ lor demandi so qu'es un mut ; n'ai pro dich. Per
accoster me servirai de costat ; per bosquet, de
tionale, 1901).
bosc ; per bucal, de ernbucar ; per crémation, cré¬
(4). Le Radical du 20 juillet 1901.
(5). Contes Populaires. Première série de la matoire, de cremar ; per enclave, enclaver, de
Vallée du Lambon.
Monlauban, P. Masson, clavar ; per clore, enclos, de claurc ; per dese
1914.
Deuxième série. Contes de la Vallée espérance, de esperar ; per dessicatif, de secar ;
de la Bonnette.
Monlauban, P. Masson, 1924, per floraison, de flor ; per estival de estiu; per
2 vol. in-16 publiés par la Société des études embuscade, de busca ;
per gallinacées, de dal e
locales dans l'enseignement public, groupe du galina ; per horticulture, de hort, etc...
Tarn-et-Garonne.
Los qu'an ensajat sabon que co's per ponhats
(6). Jean Baucomont (La Nouvelle Education, que tais mots se troban cada jorn dins nostre en¬
n° 40, décembre 1925).
senhament. Alara pensi qu'es un deber, per un
j de(7).la Jean
Jaurès. Etudes Socialistes. — Cahiers mestre que vol estre compres, de prendre la bona
Quinzaine, quatrième cahier de la troisiè- esplecha qu'a jos la man. Nesciardas, lo qu'auza
'
pas far so que sent necesari. E coma manqueri
des meilleures prépara¬ me série, 1901.
(8). Le Midi Socialiste du 19 octobre 1911,
pas d oc dire a las festas Lemozinas d'Aisa : « Se
tres,

.

—

—

—

,

'

connaît bien est une
tions de l'intelligence...

dins cada

çal ! Ce
gues

sont, comme

d'origine latine,

le français, des lan¬
et

il

y

aurait le plus

èrem dels centenants a obrar e
botre a génois, Paris apelària plus
un luxe l'ensenhament de la
Lenga d'Oc. Debem
mostrar la drecha dralha e coma la meison mancara
oas d'estre bona, los rais de
l'estéla esclairaran las
clasas miejornalas e Paris sus la fin dira : Oc ben.
Louis DELHOSTAL.
Majorai du Félibrige.

non

...

Mais comme cela est plus vrai encore et
« Les Amis de l'école laïque, émus par
la campagne menée par les conservateurs plus frappant pour nos langues méridionales,
de toutes catégories en faveur de l'ensei¬ pour le limousin, le languedocien, le proven¬

gnement
écoles :

pas vrail sap pas res, vei pas res, e s'enchauta
de nautres e das vots esterles que fasen.
N'en fasèn, maugrat tout, de fes que i a, sans fauta,

qu'aqueles

no

le progrès;

Ce qui est vrai du basque est vrai du
breton. Ce serait une éducation de force et
Dans une assemblée générale tenue par de souplesse pour les jeunes esprits; ce se¬
les Amis de l'école laïque, à Arles, l'ordre rait aussi un chemin ouvert, un élargissement
de l'horizon historique.
du jour suivant a été adopté à l'unanimité :
de la

Es

e

de la verilat,

depuis, et un éducateur qui n'est meneurs de cette campagne se sont pourtant nétrante clarté. Amener les nations et les
pas Méridional disait
récemment, parlant trouvés Michelet, Bebel, Auguste Fourès, races à la pleine conscience d'elles-mêmes,
des deux séries de Contes populaires (5) Félix Gras, Xavier de Ricard,
Jean Jaurès, est une des plus hautes œuvres de civilisa¬
qui ne représentent qu'une bien minime par¬ pour ne citer que quelques-uns des grands tion qui puissent être tentées. De même que
tie des documents recueillis par mes anciens
l'ogranisation collectiviste de la production
disparus.
écoliers et par d'autres: « Il y a 25 ans...,
Jaurès, que ces Arlèris, du haut de leur et de la propriété suppose une forte éduca¬
bien avant les récents mouvements d'opinion « unanimité »
massive, traiteraient de « con¬ tion des individus, tout un système de ga¬
été créées

l'escagna das jours bons amai das jours marrits;
de cops la trouban despictousa e crudèla
e d'autres cops cresèn qu'es douça e nous sourris...
e

d'infinit:
fi per deixar la vida espaiada,
prou dens per tancar la mirada
just a on ella séria torbada.
Oblit,
i

officiel (3), recueillent tout ce qui con¬ par
l'histoire, la géographie, le folklo¬ les habitants d'un même
pays séparés par
re...». C'est le même qui écrivait ailleurs:
des dialectes.
«
J'ai sous les yeux les travaux... » et,
« Constatent avec satisfaction que le mi¬
parmi ces travaux, il remarquait « un essai nistre actuel de l'instruction publique est
sur le
parler local. Chaque traditionniste est hostile à de pareilles manœuvres et deman¬
tenu de noter les locutions spéciales aux
dent à la Fédération et aux élus du départe¬
gens du terroir, de les rapporter, de les ment
l'ac¬
port

AN NOUVEL

A L'OBLIT

Considérant que

»

Il y a d'autres moyens que la plupart des
inBlituteurs que j'ai connus ont plus ou
moins employés, et je crois pouvoir ajouter
que la plupart des inspecteurs de l'ensei¬
gnement les ont tolérés, sinon encouragés
il faut naturellement mettre à part quel¬
ques-uns

Poèmes

Langues de France à l'Ecole

Transports en Commun
de la Région Toulousaine
Rue des Prés.

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TOULOUSE

Banquets

Si

l'Enseignement adhé¬
la Langue d'Oc à l'Ecole.
Envoyez votre adhésion à M. Jean BonnafouS,
professeur-adjoint au Lycée Hcnri-IV, Paris (F0)—

Services spéciaux, Fêtes, Noces et

provensa

pas a nos

rez

à la

vous

êtes membre de

Ligue

pour

�et

Poèmes

se

les

répercutant à tous les échos de l'entour,
terrifiés, se cachent et se signent

paysans,
entendant sa

et !
en

voix.

Myrtil
ENFANCE

LE

DESIR

Le miroir qui figeait le coitège des anges
Ne jouait pas trop mal les tragédies de Dieu

Je le sens dans le vent et le sens dans la brise,
Langoureux, qui murmure quelque mignardise
Et chaque pécheresse, avec son charme étrange,
Aux oreilles diffuses du satyre blond
Elevait en passant un geste de ciel bleu.
Qui s'esquive sur les feuilles fourbes, le long
Du ruisseau libertin où se baignent les femmes.
Je le sens dans les cœurs et le sens dans les âmes,
Puis c'était un voyage au dernier coin du monde,
Qui chuchotte, lyrique, ou déclame, fatal,
Des voiles, des alcools, un navire doré.
Nous simulions les preux d'une autre Table Ronde Tantôt mélancolique et tantôt triomphal,
Sur les tréteaux moqueurs ou la scène tragique,
Sans craindre, avant le but, la femme et son baiser.
Mais il fallait toujours abandonner les fêtes
Où flottait le parfum d'un destin bien construit.
Avec la croix d'ivoire au-dessus de nos têtes,
Nous pleurions l'amitié du magicien parti.

D'une voix triviale ou d'une voix atlique,
Ou qui, furtif, épie auprès des bassins bleus
Et des étangs lascifs les seins luxurieux
Des nymphes dont les eaux violent les chairs blan-

[ches.
Je l'entends

sur

la

et le vois dans les bran-

mousse

[ches.
avait des voix, la lune à la fenêtre,
Le délire apprêté du vent dans les rideaux,
Ainsi mesurions-nous, ayant de le connaître,
Ce mal qui ferme au nid les ailes des oiseaux.

H

y

Et la fièvre chantait sur nos mains, sur nos tempes,
La nuit, à pas feutrés, alertait notre chair,

Et,

mieux

pour

Où donc le

tenir, crevait les

nous

pays

neuf, le départ et la

des
[lampes.

yeux

mer

?

Il rôde, bachique et rauque, par les forêts ;
Il guette les cris d'or et les beaux rires frais,

Dont les syllabes féminisent le silence ;
Il saute, leste, agile, astucieux ; il danse
Avec ses pieds fourchus sur le doux sable uni
Que l'empreinte lubrique a doublement terni ;
Il est sournois

Il s'érige

Je le

sens

il joint la malice à l'audace ;
force ou se glisse avec grâce ;

;

avec

dans

mon cœur

et le

sens

J. DELTE1L.

Si nous avons troqué notre vieil uniforme,
Si tout change et demeure aux tréteaux du guignol,
Nous gardons, pour plus lard, en cas, le chloro¬
Des

de souvenirs qui gisent sur

sacs

(Poème du temps où Joseph Delteil sélectionnait
parmi ses poèmes « ceux qui chantent la gloire
forme, l'amour, l'art et le rêve, poèmes qui, dans quel¬
le sol.
ques revues, ont eu l'approbation de hautes per¬
sonnalités littéraires et l'attention sympathique du

René LAPORTE.

os

public. »)

de Bénac

L'Editorial Occitan publie cette semaine le pre¬
nouvelle série les Cahiers Oc¬
citans : BOS DE BENAC. C'est l'œuvre de
mier volume de sà

P.-]. Robert-Cantabre, Béarnais, l'un de nos
plus fidèles amis.
BOS DE BENAC est une œuvre dramatique
écrite en français sur une légende gasconne que
l'auteur recueillit en Bigorre, aux alentours du
Château de Beaucens et qu'il fait revivre pour
nous en une suite de tableaux finement écrits qui
nous transportent dans une atmosphère de « mistère » plein de saveur. Œuvre curieuse que l'on
aimerait voir jouer et dont le sujet devrait tenter
quelque cinéaste.
En voici quelques pages endiablées:
Bos de Bénac, le héros, lâchement frappé en
terre d'Egypte par un seigneur félon qui, lui en
Coulait pour son amour à Nicolette et laissé pour
mort dans le désert de Nubie, bień qu'il ne fût
que blessé est tenté par le Diable qui, moyennant
quelque doublon, le transporte de nouveau, un
beau jour, en Bigorre. Avant que se succèdent
les événements qui nous conduiront à la moralité
•du conte-fable, le Diable fàit assister Bos au dé¬
filé des esprits allant au Sabbat.
M.

SCENE

dans l'espace /

II!

La nuit. Le chaos.
Le Diable

Chœurs

de

hauteurs.

chantant.
Esprits malins

L'orage vient. La foudre gronde. L éclair sil¬
lonne la nue. Dans un ouragan de feu et de soufre,
nous venons, Bos, pour célébrer ton retour.
Sorciers
hâtent, répondant à 1

Chœurs
De

de

appel
maître, les esprits malins de la région. Les

tous

côtés

de leur
sorciers, huchés

se

sur

leurs balais, dansent

fantastique, cependant
désespérément.

que

une

danse

leurs chats miaulent

—

l'Absolu
l'espoir humain s'accroche en
dernier ressort. Je suis aimée pour moi-même,
mais mes amoureux perdent tous la raison.
vers

—

Y an-Petit

l'accoutrement d'un
main à la Science :

sous

vieux savant,

donnant la

Yan-Petit que dansp.
Dab lou pè que danso.
Dab lou pè, dab lóu digt:
Atau danso Yan-Potit.

(Il danse

bras. Tout

avec ses

en

—

Sorcières

—

nos

Le Drac
Il y a encore le Drac, ce cobolt fantasque qui,
la nuit, s'amuse à pénétrer dans les maisons en
passant par la cheminée, et, selon que le logis lui
plaît ou non, cache les objets, détraque les ser¬

donne de mauvais rêves ou range la vais¬
selle, lave le plancher, brosse les habits et ter¬
mine secrètement l'ouvrage laissé inachevé la
rures,

L'Envie
heureux, aujourd'hui triste et mi¬
sérable, n'as-tu pas envie, Bos, de reconquérir tous,
tes biens perdus et n'éprouves-tu pas le désir de
les accroître par la juste spoliation des biens de
ceux qui t'ont dépouillé?
Jadis riche

et

La Colère
La colère

transporte-t-elle

te

ne

pas

à la

en

tirer

sang

une vengeance éclatante? O l'ivresse du
répandu! Voíupté des larmes que l'on fait

couler !

.

L'Avarice
Tous

tes

biens

perdus

sont peu

de chose

DE

Je, sousigné, déclare souscrire à .... exem¬
plaire .... de VIN ROUGE, roman

régionalisle de P.-E. Martel,
(1) Ci-joint la

Je

verse ce

P.-J. ROBERT-CANTABRE.

somme

vous

Alfa
Bel

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Alfa

40 francs
10 francs

Nom

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Je

SOUSCRIPTION
Monval, au prix de 200 francs
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80 francs (1)

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jour à votre compte de chèques

enverrai le montant à la réception

Demeurant à

N°

Rue
Signature

:

du volume
le

veille.

192

Le Bécut
Le Bécut est aussi venu qui, à perdre haleine,
souffle dans son buccin qui est un présage de
mort. II en sort un son terrible qui va s'enflant

Adresser le Bulletin de souscription à l'EDITORIAL
Tél. 23-36.
C. C. Postal 12455. — R. C. 16823.
—

en

comparaison de ceux que je te donnerai. Viens
avec moi... Je t'apprendrai l'art de fabriquer l'or
par le moyen de la pierre philosophale et t'ensei¬
gnerai la méthode pour te servir de la baguette
qui fait découvrir dans la terre les trésors qui
s'y trouvent cachés. Sois mon disciple et je te
rendrai plus riche que Crésus !

Histoire romancée de la Crise de 1907 dans le Midi viticole avec MaRCELLIN-AlbeRT
et
FerrouL, par P.-E. MARTEL, édition complète et définitive, fort volume
de 350 pages in-8 jésus, frontispice de Parayre, lettrines et culs-de-lampe de Cadène,
BULLETIN

vue

du triomphe de tes ennemis? Leur insolence ne te
révolte-t-elle pas et ne desires-tu pas ardemment

ROUGE

VIN

âmes tour¬

ami ! Pour célébrer ton retour, mentées. C'est nous qui célébrons avec des cris
je veux te préparer une réception triomphale dont de joie les spasmes de l'agonie Nous arrivons en
les gens du pays garderont longtemps le souvenir. vols serrés des quatre points cardinaux.
Avant de nous quitter, je veux te donner le spec¬
Basa Yauna
tacle d'une illumination de ma façon telle que tu
Basa Yauna, terreur des hauts pâturages, et
n'en a jamais vu de pareille et telle que ton ima¬
gination serait impuissante à en créer. (Appelant). dont les bergers n'osent qu'en tremblant prononcer
Démons, sorciers, esprits malins de la vallée, à le nom, Basa Yauna est venu aussi, accompagné
d'une longue file de lutins. Son œil unique est
mon ordre, accourez tous!
Debout sur un rocher, Bos de Bénac et le Dia¬ grand comme la lune et brillant comme le soleil.
ble assistent au défilé des esprits qui se rendent au
en

est à moi ! Le nombre de mes adorateurs est
innombrable. Il dépasse celui des grains de sabîe
de la mer et des étoiles du ciel. C'est à moi que
déçu dans ses diverses tentatives antérieures

livres et ses papiers sous le
dansant, le fantoche laisse échapper
Le Génie de la Montacne
de sa sacoche des bouquins qu'il perd et des
Je suis le Génie terrible de la Montagne! Je feuilles qui s'envolent, sans qu'il s'en aperçoive.)
réside tout au sommet du pic d'Anie, en une im¬
mense grotte de cristal
Chœur des Jeunes Sorcières
bleu. C'est moi qui dé¬
chaîne les avalanches et donne aux glaciers l'ordre
Fôlatrant dans un tourbillon de stigmates de
de se mettre en marche. Rien ne peut m'arrêter maïs, nous sommes les jeunes sorcières ! Nous me¬
nons la farandole en nous tenant
en chemin. A mon commandement, les crevasses
par la main, ce¬
se forment, les
montagnes se renversent, les gaves pendant que les follets s'allument et que les loupsenflent et deviennent énormes ; ils inondent les garous hurlent lamentablement.
campagnes, et les habitations des hommes sont
Chœur des Esprits
emportées comme de simples fétus de paille. Je
Nous nous rendons tous à l'appel de notre mal*
suis le Génie terrible de la Montagne !
tre et sommes venu3, Bos, pour te souhaiter la
bienvenue! Bos, agrée nos hommages. Mieux que
Lf. Temps
Je suis le Temps. De toute éternité, j'existe. les cierges de I église, nous illuminons pour ton
Toute chose est éphémère ; moi seul subsiste et retour !
Chœur de Démons
préexiste à tout. J'étais bien avant la création
Bos est l'ami de notre maître! Bos de Bénac
du monde et j'assistais, dans l'esprit dé Dieu, à
la première ébauche de sa construction. J'ai vu est revenu ! (La farandole, après avoir un instant
la terre sortir de la nébuleuse primitive et les pre¬ évolué sur la scène, s'en va).
mières étoiles fleurir dans le ciel étonné. Je suis
L'Orgueil
celui qui n'a pas été créé. J'existais avant toute
s'en détachant pour venir Vers Bos de Bénac:
chose. La durée est mon principe. Je suis jeune
L'humilité est l'excuse des faibles et des mé¬
et vieux tout à la fois. Mes reins sont cassés par
diocres. A l'homme fort, il appartient d'être or¬
l'âge. Ma barbe est longue et blanche. Mais ma
main, qui manie la faulx — symbole de i'éphé- gueilleux. Viens avec moi, Bos. Je te donnerai
des royaumes considérables, et ta puissance s'é¬
mérité des choses
est forte et assurée. Les siè¬
tendra sur les contrées les plus éloginées. Les prin¬
cles s'enfuieront comme de l'eau courante, mais
ces redouteront ta colère et les rois rechercheront
moi je ne passerai pas. Je suis le passé, le présent
ton alliance. Arbitre des destinées du globe, tu
et l'avenir tout ensemble: je suis le Tejnps!
sentiras se gonfler ta poitrine d'un légitime orgueil
à la vue des nations prosternées devant toi !
Le Destin

des

Allons plus loin,

sabbat

venir

je suis la jeune fille nue qui vit sur les grandes
altitudes. Mes joues ont la couleur rose des gla¬
ciers éternels teintés par l'aurore naissante. Mes
cheveux blonds ont l'éclat des rayons du soleii,
et mes yeux bleus ont pris au ciel toute l'im¬
mensité de leur rêve. C'est moi que les bergers
qui paissent leurs troupeaux sur les sommets es¬
carpés rencontrent parfois courant légèrement le
long des précipices. Intrigués par mon apparition,
1s tentent de m'arrêter au passage, mais je m'en¬
fuis, rapide, en les provoquant de mon rire. Ils
courent à ma poursuite sur le bord des ravins. C'est
alors que, pris de vertige, ils tombent dans
l'abîme, où ils trouvent la mort. Mes amours sont
sublimes et mortelles. Je suis Myrtil, la déesse

Après les sorciers, les sorcières ! Nous sommes
celles qui, nous occupant de magie, allons, sous
Je suis le Destin.; Les hommes nie représenfent
l'invocation d'Hécate, par les nuits sombres, cueil¬
dans leur impuissance à mé concevoir tel que
lir dans les landes parfumées les simples qui nous
je
suis
— sous les
traits d'une jeune femme qui
servent à la préparation des remèdes qui guérissent
porte un bandeau sur les yeux. Je ne suis ce¬
et les plantes qu'on utilise pour la fabrication des
pendant pas aveugle, mais volontairement ferme
maléfices qui tuent.
mes paupières au monde extérieur, afin de ne me
laisser influencer dans mes arrêts par la relativité
Chœur de Vieilles, Sorcières
Nous sommes toutes là! Il n'en manque pas d'impulsions étrangères à moi-même. Ma main
une.
Au grand sabbat, aucune ne s'est fait ex¬ droite tient les verges dont je fustige quiconque
cuser.
Il en est de vieilles qui ont d'habitude se trouve sur mon chemin. Mon caractère est d'être
grand-peine à se mouvoir, mais qui, pour venir fatal, incohérent et incompréhensible aux simples
à la fête, ont recouvré toute leur ardeur des vingt mortels. Invisible, je plane au-dessus des assem¬
blées et passe dans la foule sans faire remarquer
ans. Elles arrivent à petits pas, cassées, courbées
en .deux
par. .les. .rhumatismes, et. .par l'âge, en ma présence. Et je frappe les humains au moment
s'appuyant des deux mains sur leurs cannes. Il y où ils s'y attendent le moins. Je suis le Destin !
en á de borgnes, de boiteuses, de cagnardes, de
La Science
bancroches ; d'autres dont la tête branlante a tou¬
Les
anciennes
civilisations ont disparu. Les
jours l'air de dire: non. Et d'autres encore por¬
tant •sur leur nez-crochu— qui semble bientôt de¬ dieux anciens sont morts, et leurs temples aban¬
voir rejoindre leur menton en galoche — d'énormes donnés ne sont plus actuellement que des ruines.
lunettes rondes d'un aspect effrayant. Elles sont C'est moi qui, sur les débris du vieux monde
toutes venues et pas une ne manque à l'appel no¬
écroulé, ai dressé mon autel superbe et gigantesque.
minatif d'Astaroth, grand chambellan de l'enfer.
Mon ambition prodigieuse, à la satisfaction de la¬
quelle ne suffit plus l'empire terrestre, s'efforce
Les Chouettes
de marcher à la conquête des cieux. Et, déjà,
Houloulou! Houloulou !... Nous sommes les
chouettes, les chouettes des grands cyprès noirs du
cimetière. Nos prunelles ne peuvent supporter
l'éclat du soleil non plus que la lumière du jour.
Nous volons lourdement par les nuits orageuses
dont les ténèbres conviennent à

j'ai posé les premiers moellons de l'édifice im¬
mense qui me servira à aller détrôner Dieu et à
m'installer à sa place. Je suis la Science, et l'a¬

OCCITAN, 5,

rue

du Moulin-Boyard, Toulouse.

(D BUfer les mentions inutiles.

�LIVRE OCCITAN

LE
Collection Dis Aup

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Pireneu

Séries de sept volumes (rééditions et œuvres iné¬
dites, de format in-8 jésus, composés en caractères
de la série « Astrée », gravés et fondus par les
Fonderies Deberny et Peignot). La série sur Japon :
1.000 francs; sur Rives: 200 francs; sur Alfa: 50

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Secrétariat:

Ont paru :

Œuvres en langue occitane ou œuvres en langue
française d'auteurs occitans (format in-8° jésus).

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C. C. P.

12455

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Bos de BÉNAC, œuvre dramatique de
p.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.
Un vol. de 160 pages. Sur Monval : 100 fr.; Ri¬
ves : 30 fr.; Alfa pur fil : 15 fr.; Bel Alfa : 7 fr.

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TOULOUSE (Haute-Garonne), France, 5, rue du

"

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N° 2.
Vin Rouge, histoire romancée de la
crise viticole de 1907, avec Marcellin-Albert et
Ferroul, par P -E Martel, illustrations de Pa«
—

L'Association des Amis du Livre Occitan a
but de servir les lettres occitanes en aidant

our

LaNA, poèmes de Emmanuel Delbous- .'Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
quet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
L'Association des Amis du Livre Occitan sou¬
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
sans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres
Sous presse:

Capbat

Les Cahiers Occitans

LIVRE OCCITAN

••-rtviftégib maaBmaaas

francs.

Œuvres de Navarrot, avec préface de Michel
Camelat et un portrait de Navarrot.
ROMIVATGE, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
Gandon.

DU

LES AMIS

la

Adhésions.

Membres fondateurs

—

minimum

:

Ces chiffres s'entendent

personnes

BeliNE, poème de Michel Camelat (texte et trad).
diques,
Portrait de l'auteur, par Soudan.
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
Lo Libre del campestre, poème d'Antonin Per¬ prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
bosc (texte et trad.).
noraires et des Membres actifs.
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
Les Membres de l'Association ont droit à un
face de. Joseph Loubet (texte et traduction).
numéro de tirage qu'ils conservent poux les volumes
Pages Provençales Inédites de Baptiste Bonnet de diverses séries (édition originale). Il est détermi¬
(texte et traduction),
né par l'ordre d'arrivée des adhésions.

quelles quelles

que

soient

l'Editorial

livres

:

duction française.
documents inédits

Sega,

Comité Directeur;

Le

pur

La Ben plantada, de Xéniùs, texte catalan

pério¬

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Monval: 200 fr.; Rives: 80 fr.; Alfa
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j francs. — Membres honoraires ; minimum 200 francs

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THÉOPHILE DE BoRDEU,
par le docteur Cornet. — La
posthume d'Auguste Fourès, etc.,»

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La Collection

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Tracts de propagande.

Louis Vidouze.

Parus :

L'Almanach Occitan

La Langue d'Oc

Organe de vulgarisation occitane, bilingue. Prin¬
cipales rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
de l'année, Bibliographie occitane, L'Année occi¬
tane, L'Année Fédéraliste, Les Figures occitanes,

par

Editorial Occitan

et la

Prononciation

J. Rouquet. Une brochure

Les Langues de France
Perbosc. Une brochure

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Latin,

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l'Ecole,

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L'Editorial Occitan, est

L'exemplaire : 2 francs (franco : 2 fr. 50).
Le
Œuvres

qui

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but de publier des

œuvres sus-

ceptiblefl de contribuer à la renaissance occitane.

Théâtre Occitan

dramatiques

se propose pour

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Lola, poème dramatique de Michel Camélat.

5,

rue

du Moulin-Bayard-

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Téléphone: 23-36.

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Siège: à SAMATAN (Gers) — Secrétariat: TOULOUSE, 5, rue du Moulin-Bayard.
BULLETIN

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C. C. Postal Î2455,

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minimum:

100 fr.

Je, soussigné, déclare souscrire

abonnement

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(1)

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Je paierai le

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recouvrement

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Le Soleil d Oc

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...

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15 francs.

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D'ABONNEMENT

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publiés en occitan et en français.

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OC et le SOLEIL D'OC

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et désire recevoir, jusqu'à concurrence de la
somme versée, les publications demandées
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R. C. 16823.

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générale de l'EDITORIAL OCCITAN, TOULOUSE (Haute-Garonne), France,

LES AMIS DU LIVRE OCCITAN

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Oc », organe d'action occitane. Bilingue. Syn¬
thèse de l'activité intellectuelle des Pays d'Oc.
Bi-mensuel. Abonnement:

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L'Editorial Occitan publie les collections Uttéraires et [es périodiques dont la liste est publiée

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le
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Bulletin

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d'inscription 3 l'EDITORIAL OCCITAN, 5,

C. C. Postal 12455.

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R. C. 16823.

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du Moulin-Bayard, Toulouse.

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(1) BilJer les

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§§ Je, soussigné, déclare

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Série de la collection DIS AUP I PI¬
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(1) Ci-joint la

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C. C. Postal

m'adresser

de leur publication

)
)

12455

du
—

Moulin-Bayard, TOULOUSE,
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les ouvrages
les périodiques

de

votre compte

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de chèques
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Rue

N°

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le

192
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192

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Soit.
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C. C. Postal 12455.

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fEDITORIAL OCCITAN, 5,
R. C. 16823.

rue

du Moulin-Bayard, Toulouse.

(1) Biffer le, menlions inutiles.

(i) Biffer le» mentions inutile,.

16823

(Ì) suivants :

Demeurant à

Rue

premier volume
le

c'a Moulin-Bayard, Toulouse.
(I) Biffer te, mention, Inutile,.

rue

Nom

Demeurent à

Signature

3
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YÊDÌTORIAL OCCITAN, 5. Rue

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|í$ (1.) Ci-joint la soîrime de

d'abonnement

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-

Bulletin de Commande Global

Série de sept volumes (rééditions et œuvres inédites) de format in-8 jésus, composés
en caractères de la Série a Astrée », gravés et fondus
par le3 Fonderies Deberny et Peignot)
BULLETIN

le

TH. 23-36.

192

�Les Livi•es

ilulíeiiii
ABREVIATIONS HIERARCHIQUES

L.-H. DUMAS ET SES HEURES

DE L'AME

des

ilotes

Lettres

~ne Hella'i: Monsieur Seljridge, scamolcur.
Paris, Ed. Bossard, 1925, 7 fr. 50. Traduit du

LIVRES ET NOUVELLES

•-

Les livres

hongrois.

René Fournier. Lou Cor en Flou. (Imprimerie
la Hon- Générale, Béziers).
à ne pas lire
grie n a décidément pas de littérature moderne
A côté de grands lyriques, l'Occitanie possède
Q
C'est un jeune qui vient de publier son pre¬
insignifiants
1 originale.
Mais elle s'assimile à la perfection, des poetee minores qui ne sont pas à dédaigner.
C.Q.F.D.
mier livre, un livre jeune, bien entendu.
douteux
Heltaï connaît son Chesterton par cœur, ça se Le majorai René Fournier promettait
S.G.D.G.
depuis long¬
J'ai la chance d'être son ami. N'attendez donc
£
tendancieux et stipendiés voit, mais ignore encore Jérôme K. Jérôme. Son temps de réunir ses poèmes. Il a tenu parole.
pas que je vous en dise du mal, bien qu'il m'y
p^&gt;'
livre, roman d'aventures très bien « manigancé », Voici son premier volume: Lou Cor en Flou. Je
Igmt.
ait autorisé en ces termes : « Engueule-moi, si
etc.
se lit avec rapidité,
etc.
intéiët et plaisir. Style de ferai un léger reproche à l'auteur. Sa graphie est
îu veux, mais parle de mon bouquin. »
traduction vif et coulant. A noter, le Souvenir de trop attardée. Nous n'en sommes plus au temps
je ne l'engueulerai pas et je parlerai de son
la « Rôtisserie », qui hante beaucoup d'étrangers. où chaque félibre orthographiait à sa guise, où
bouquin tout de même.
Son pseudonyme a dû concevoir plus que son ta¬ dans le même terroir, dans la même ville, on
Mais, auparavant, je dirai quelques mots de
INFLUENCE A RETARDEMENT
lent à la renommée de France hors de France.
trouvait le même mot écrit de plusieurs manières.
sa personne.
,,
,
,,
»
, .
j ....
Tu
trahiras,
roman, par Lucien Forgan. Paris, Ed. Si M. Fournier ne veut pas accepter intégralement
Fluet, élégant, un délicat visage ovale, le re¬ Anthologie
d un siecie de poesie haïtienne
iqoe 7 fr en
es
principes graphiques de l'Escola Occilana, il
gard vif et l'air timide, c'était encore un lycéen
0817-1925), p» Louis Moipeau, préface de
de P. Benot, pu- devrait au moins s'en rapprocher davantage dans
quand il nous arriva, un soir, aux Toulousains de
Fortunat Strowskr. Ed Bossard
40. boulevard b|;. ce ms ^
^ ,. - gjfe de
sa prochaine œuvre : Sul grade d'Oc.
Cette cri¬
[Toulouse. Je le revois encore au premier rang des
Sarr.t-Gem.arn, Pans. 1925, 15 francs.
v0;c, deux ^ a fomni fc propo5 dp ^
tique n'enlève rien à la valeur des poèmes du
auditeurs (c'était je crois, le savant Joseph AnLes paquebots mettent vingt jours pour aller C.Q.F.D.
Cor en Flou, écrits en une bonne langue et suivis
glade qui parlait), penché sur un calepin qu'il aux Antilles. La littérature française y met de quad'un glossaire des mots les plus éloignés du fran¬
POFMFÇ
couvrait de notes. Pour Dumas, comme pour tant
rante à cinquante ans. Et comme les produits chi—^
çais. Ce recueil varié comprend quelques fables,
d'autres, le régionalisme fut la voie qui ouvrit son
miques instables et compliqués, elle se décompose N. Gogol: Les Aventures de Tchitchikoû ou quelques chansons, des pièces de circonstance,
esprit à la littérature et à l'art.
j sous les Tropiques. MM. Morpeau et Strowski
un
Les Ames Mortes, poème traduit et introduit
majorai poète est presque force de dire
Nous achevâmes de lier connaissance, quelques •
nous
présentent des Lamartine poitrinaires, des
par Henri Mongault. Paris, Ed. Bossard, 2 vol., des vers au cours des fêtes félibréennes, et
jours plus tard, au cours d'une visite aux arènes • Musset éculés, des Renan éventés. Ne lire que
18 fr., 1925.
M. René Fournier, que j'ai eu le plaisir d'en¬
romaines de Blagnac. Je lui prêtai quelques ro¬
Plus poignante que le célèbre roman est la façon tendre en
la Tables des Matières. Vous y verrez MM. Ter1924, à Toulouse, n'y manque pas —
mans de Delbousquet; il s'y passionna et me les i
tullien
Guilbaub,
Isaac Toussaint-Louverture, dont il fut conçu, pour l'apostolat qu'il devait, des poèmes aux rythmes divers qui célèbrent la
rendit. Du coup, il me devint doublement sym¬
Christian Régulus, Virginie Sampeur jouant des j dans la pensée de son auteur, devenir, obséda, jeunesse, le foyer, le terroir où le soleil promène.
pathique.
Soun carri tout daurat, en formo de vaisscl.
violons cassés qu'Anatole France, avant le jazz- j martyrisa, inonda de génie et finalement abêtit
je n'avais jamais douté qu'il fut poète. D'a¬ band, mettait entre les mains des habitués de Gogol jusqu'au désespoir.
P. Badiolle. Vallée d'Ossau. (Marrimpouey
bord, il me l'avait dit. Ensuite, tout dans sa per¬
ALCOR.
Chat Maigre.
jeune, Pau). L'auteur a eu joliment raison de pu¬
sonne le décelait, sa distinction, son enthousiasme
blier cette conférence donnée au Grand Séminaire
et jusqu'à sa cravate. Cependant, je ne connaissais
de Bayonne le 19 février 1925. C'est une inté¬
II. PAYS D'OIL
pas un vers de lui.
I.
PAYS D'OC
ressante étude sur l'histoire, les coutumes, les mé¬
Il me fit part, en leur temps, de ses projets de
Les Livres
lodies de ce peuple de pasteurs à la haute stature,
Les
Livres.
fonder des revues. Deux tentatives échouèrent. La
Nous avons reçu :
si l'on en croit la chanson : « Aquets Aussalès
Auvergne.
—
L'Union
Sociale
de
la
Hautetroisième fut plus heureuse. Il en sortit les Cahiers
Le Promenoir des Amis, pièces complémentai¬ soun de grand lhebade ». Une nouvelle hr ••
:
libres qu'il a dirigé avec René Laporte jusqu'à Auvergne réédite Flour de Brousso, d Arsène res, 1924-1925, par Léon Vérane ; Ed. des Fa¬
Paloumes, complète cette brochure par une scène
Vermenouze.
Volume
illustré
par Fonfreide.
ces derniers temps.
cettes (68, Cours Lafayette, Toulon). — Ed. F. de chasse aux
palombes.
Gascogne. — Notre ami, Jean Bouzet met la Alcan
Quoi qu'il en soit et nonobstant une collabora¬
René Farnier, Carnavar en Eiti. (Edition
(Paris). G. Dwelshauvers. — La Catalo¬
tion intermittente à La Petite Gironde où il don¬ dernière main à la Grammaire Gasconne qu'il gne et le problème catalan. Un vol. 240 pages
de « Lemouzi »). Cette comédie, créée par la
nait des notes d'art, je n'étais guère plus avancé prépare depuis plusieurs années. Ce travail essen- 10 francs.
troupe limousine de l'Ecole du Barbichet, est une
dans la connaissance de son génie poétique, quand I tiel est appelé à être la base de tous les travaux
Les Revues.
amusante bouffonnerie où se donne libre cours la
il. m'annonça qu'il allait publier un recueil de ses linguistiques gascons.
Les Cahiers du Mois (14, rue de l'Abbaye) verve qui caractérise René Farnier. Un lexique en
Provence.
—
On
nous
annonce que M. J.
oeuvres :
facilite la lecture aux lecteurs des autres terroirs.
Théodore Aubanel va publier un drame inédit du poursuivent une marche ascensionnelle. Après leur
Est-ce qu'il sera important ton recueil?
numéro Scénarios, voici Cinéma, sur lequel nous
Le Jasmin d'Argent (Agen). La partie occi¬
Il comprendra treize poèmes pas un de moins grand poète Aubanel : Lou Raubatori.
reviendrons.
tane de ce recueil contient le rapport de M. Jo¬
Les
Revues.
Il me l'a apporté, il y a quelques semaines. Sur
Les Facettes (68, Cours Lafayette, Toulon seph de Pesquidoux sur le Concours de 1925,
Auvergne. — Lo Cobreto (Petite rue Cazaudla couverture on lit: Les Heures de l'Ame, poè¬
publient un inédit de Germain Nouveau : La les pièces couronnées — la Nimja a la Fons,
Aurillac) : Nadau par L. Debrons. — L'Auver¬ Chanson du Troubadour (1903), de beaux vers de de M. A.
mes en prose et au-dessous on voit, dessiné par
Vayssière, est un pûème charmant —
More!h un éphèbe au crâne aplati qui soutient gnat de Paris, (13, boulevard Beaumarchais, Pa¬ Léon Vérane : Pour la Nouvelle Brigade et de et quelques poésies du regretté Fernand de Lad'une main molle un front lourd de pensées. Et ris) : Des vers de G. Gaudilhon Gens d'Armes. Maurice du Plessys : Le Réveil des Gaules. Il caze. Où diable M. Joseph Bédier, de l'Aca¬
Flour de Brousso, étude par G. Gaudilhon, Gens
démie Française, a-t-il trouvé que le Quercynois
quelles pensées! Un fragment de cadran, un crois¬
y a aussi des vers... français de Bruno Durand.
d'Armes. — Le Cantal Républicain (rue Alexan
sant de lune dans un ciel noir, une pyramide dont
Mercure de Flandre (204, rue Solférino, Lille Olivier de Magny « fut un Gascon », ainsi qu'il
la pointe renservée pèse sur sa colonne vertébrale dre-Pinard, Aurillac) : De l'Archaïsme des FèUn beau succès régionaliste, par Cinéas. — le déclare dans son discours de 1924, que publie,
et une couronne d'épines. Etonnez-vous après cela libres, le vocabulaire, la graphie, par Louis De- Théo Varlet par Asellus
cette année, Le Jasmin d'Argent ?
ihostal.
Catalech dels Vidres de la collecció Amod¬
Les Journaux.
que ce jeune homme n'ait pas l'air gai.
Catalogne. — La Veu de Catalunya (7, Car¬
Cependant, j'ai tourné la couverture dont i'éLa Gazette Française (17, rlie Eblée, Paris, 7 ier (Barcelone). — Catalogue des merveilleuses
re» de Ferlandina, Barcelone). — Joan Maragall,
trangfté m'avait arrêté un instant et dans la vile
La Peinture Religieuse : André-Hubert et Ivan verreries qui comprend la collection Amatller,
formée par Antoni Amatller y Costa, et confi¬
pose j'ai trouvé le poète que j'attendais, que je par J. Estelrich. — La Publicitat (34, Pass. de lia Lemaistre,
Gracia, Barcelone). — Carnet de les Llelrres,
devinais.
née par sa fille, Mlle Teresa Amatller. Divisé
III.
SOMMAIRES
Voici quelques-uns de ces alexandrins dénués ipa&lt;- T. Garcès. — Le Courrier Catalan (71, rue
en deux parties: verres antérieurs au XV0 siècle
Revisia de Catalunya (34, Passeig de Gracia
de Rennes, Paris). — Le Fédéraliste dans la Péd'artifice, mais pleins dé sentiment:
et verres postérieurs au XV0 siècle, ce catalogue
Ton visage était calme et se teintait de rose... ninsule Ibérique, par J. Bonnafous. — Ressorgi- Barcelona). — Numéro de décembre 1925. — comprend toute sorte d'objets, splendides de for¬
J'ai voulu te porter ces chants écrits pour toi... ment (Pergamino, 244, Buenos Aires). — La Se- Jaume Pi i Sunyer, La République des Soviets mes et de couleurs, de fabrication égyptienne,
nyora de l'Idioma {Editorial). — La Tramontane (Impression d'un récent voyage en Russie). —
Ici fleuve d'argent, là-bas fleuve de feu...
grecque, orientale, espagnole, allemande, catalane,
(à Prades, Pyrénées-Orientales). — Nativité, Ferran Soldevila : Les Eléments nouveaux à Yo- française, etc... De nombreuses reproductions des
La Garonne coulait...
Des barques y glissaient dans un rêve sans fin... peinture de Marc Saint-Saëns. — Poèmes de Fir- j rigine de la Renaissance Catalane. — C. A. Jor plus beaux spécimens de l'art du verre ornent
j dan : Les Romans de Wells. — Tomas Garcès ce catalogue où chaque vase est décrit avec une
Mon âme est un vieux parc assailli par l'au¬ min Amiel.
Gascogne-Béarn. — Reclams de Biarn e G as- ]^a y {e e[ l'CEuvre de Joan Salvat-Passapeit. - précision qui satisfera l'archéologue le plus dif¬
tomne.
La Maison a tremblé sur ses bases profondes.. cougne (à Arrens, Hautes-Pyrénées). — A pro- Jordi Rubio i Balaguer, Ramon D'Abadal i d
ficile. Une remarquable préface de J. Gudiol y
pos de la Circulaire Ministérielle, par A. La
Vinyals, Jaume Boffil i Mates, Antoni Griera Cunill présente cette belle collection barcelonaise.
Mordez à la grenade ardente de sa bouche...
brde-Milaa.
Francesc Martorell : Les Chansons de Gestes Ca
Sans doute, tout cela n'est pas encore puissam¬
Dr Charles Vidal. Choses du Terroir Cas¬
Languedoc. — Lo Gai Saber (14, rue des Arts idanes (Enquête). — Chroniques Catalanes : La trais. (Librairie Occitania. Paris-Toulouse, Guiment original, tout cela est très jeune, mais dans
chacun de ces vers une atmosphère est créée. Lais¬ Toulouse). — Les Idiomes locaux à l'Ecole, p»&lt; Culture ; l'Histoire et l'Erudition ; Les Lettres
tard, Editeur). — Le docteur Ch. Vidal a réunr,
J. Rouquet ; — La Terro d'Oc (15, rue Denfert l'Art ; le Théâtre ; Sagittaire ; Les Peuples et sous ce titre, quelques articles sur l'histoire, les
sez faire, le temps et le travail, le ton s'affirmera.
/es Etats, par A. Rovira i Virgili.
Comme il se doit quand on a vingt ans, tout Rochereau, Toulouse). — La Scaujo, par J. M
mystères, les légendes, les superstitions, la beauté
Mercure de France (26, rue de Condé, Paris du terrois castrais, un des coins les plus pittores
le recueil de Dumas est un cri de désespoir, il y Servat. — Les Feuillets Occitans (41, boulevard
fait l'apologie du suicide et il se traite de lâche des Capucines, Paris) : Achille Rouquet, par 6°). — (1/1/1926. — Léonie Villards : Le Re ques de notre Midi. Avec le docteur Vidal o*
de ne pas oser suivre ceux qui ont quitté le grand Pierre Lhorte ; — Le Tailleur de Pierre, par nouveau Dramatique dans l'Amérique d'aujour fait une agréable excursion à Castres, au Sidobre,
Auguste Guénot.
: d'hui. — Georges Bateault : Nausicaa. — Ro
au
combat.
Clap. à Ferrières, à Roquecourbe. On voit
Limousin-Périgord. — Lou Bournal (Place de bert Edouard Hart : Mesures du Temps. — Jean revivre quelques époques de la vie de ce pays.
Son treizième poème nous fait cependant en¬
trevoir une aurore. C'est un des plus courts et la Mairie, Périeueux). — Lous Cussounals, ro- Edouard Spenlé : Les Derniers Romans de Her- De pittoresques documents, une abondante moisson
peut-être le plus parfait. Citons-le dans son ensem¬ médie, par Robert Benoît. - La Gazette du mann Hesse. - Joseph Anrlnde : Jaurès cl le ^
Centre (7, Cours Jourdain, Limoges) : chronique Félibrige. — Emile Laloy : Une Carte de Chrisattra|t
' '• J " 1
^1"'"
ble :
AURORE
régionaliste hebdomadaire de M. R. Famier: une tophe Colomb. — Gustave Kahn : Le Childcbert,
_
A
ai-.
• •
i
roman. — Revue de la Quinzaine ; Littérature ;
~ En Auvergne. — A
soiree parisienne
Rose rouge, goutte de sang jaillie sur le bleu revue de l'activité occitane.
Provence. - Le Provençal de Paris (15. fau- |e, Poèmes ; les Romans : Histoire ; le Mouve- «
»
'des cyorès, vous mettez de la vie sur le gardien
bourg Montmartre, Paris). — Appel, de Charles- ment Scientifique ; Notes et Documents Littéral- j
a
,,
des morts.
Rayon bleuté, rayon de lune, confident indis¬ Brun en faveur de la Langue d'Oc à l'Ecole. - res ; Lettres Espagnoles : Lettres Néerlandaises ; de voir cette distinction aller a unsommes
poete qui est
| Lettres Russes, etc...
cret. c'est vous qui déchirez la nuit d'un stylet .M. Daladier et les Langues de France, par
un des plus dévoués champions de l'Occitanie.
Véran.
La Pignato (65, rue de la République.
Le Navire d'Argent (7. rue de l'Odéon, Paris
effilé.
En Gascogne. — M. l'abbé J. Sálvat vient
Visane blond de jeune fille en deuil, fragile Toulon et 23, rue Neuve, Marseille) est le jour- 6". (Janvier 1926). — Georges Duhamel ; Lel- de recevoir la mention bien à l'examen qui cou¬
fleur éclose depuis peu, vous créez de la joie nal populaire de la région Toulon-Marseille. Il très sur les Malades. — Bernard Groethuysen : ronne les cours de l'Institut des Eludes Méridio
'est publié quasi entièrement en dialecte marseil- Le Déclin de l'Enfer. — P. CouJerc : Erreurs nales à Toulouse. Félicitations.
malgré vos voiles de tristesse.
Et toi. ma bien-aimée, voilà que ton sourire lais. — Marsyas (Le Cailar, Gard). — Meredith de Copernic et Visions de Kléper. — André
En J.imousin. — Notre collaborateur. M,
"I Proust oar Denis Saurat. — Légende de la Chamson : Le Partage de la Fougasse. — Claum'a porté du soleil au milieu des ténèbres.
Albert Pestour tiendra désormais dans LehiOuzi,
Et maintenant, laissez-moi écrire une ligne de Bclle au Bois-Dormant, texte provençal et texte de Aveline : Examen. — Jean Prévost : Essai la rubrique des lettres occitanes. Lui adresser les
prose, car si j'apposais ma sig-at"re immédiate¬ français, par Jah de la Vaulońgo fS.-A. Pèỳre). j sur Chariot. — Rohert M. C. Almon . Leltie. publications à Chnntemerle par Couloitmh :x (DorLa Revue Fédéraliste (11, rue Grollée, Lyon, [ — Revue de la Critioue Bibliographique : La
ment après ce poème, on pounait croire qu'il est
doene).
de
2) : La ruestion des Langues Provinciales par h. j Littérature Américaine traduite en franjais, II de
J.-P. R.
Mistral neveu.
Whitman aux contempòrainâ ; La Gazette.
Pierre des NEFLES.

Lucien Henri Dumas est un jeune. C'est à pei¬
s'il a passé son conseil de révision.

marques

sont

:

Ce livre

nous

ne

confirme dans l'idée

que

&lt;

,

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pari,p

—

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la
du
du 12 décembre, M. Pierre

,a Région cl honneur M. C.
Gandilhon Gens d Armes Nous
heureux

—

—

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�Le rayonnement que dégagent ses con; &lt; des coteaux voisins, et les études rapportées
sitions prouve que c'est bien là ce qu'aime, de la vallée de l'Aveyron : rues pittoresques
ce que veut réaliser cet artiste,
plus encore de Penne, aux murs capricieux que domi¬
que les paysages et les natures mortes où la nent les ruines romantiques du château, ro¬
La ville d'Ingres, de Bourdelle, de Mar¬ couleur s'allie si somptueusement à la scien¬ chers qui encerclent Cazals, causses som¬
bres sous une ciel nuageux, coin, de saules
cel Lenoir( la cité où vécut le délicieux pay¬ ce du constructeur.
sagiste Nazon, qu'une œuvre plus abondan¬
Cadène sait ne pas se contenter facile¬ doublés au miroir de l eau. Le paysage ,il
semble pourtant que Cadène le traite à re¬
te aurait classé parmi les maîtres), ne sau¬
ment. Il n'ignore point que c'est l'ecueil où
rait manquer d'artistes.
gret. Il ne le conçoit que comme décor aux
se brisent tant d'artistes à qui l'on doit des
scènes "diverses surgies de son imagination
Nous avons admiré à Toulouse le dernier itudes charmantes, mais
qui ne font et ne
venu de cette lignée : Lucien Cadène. Ce feront
J'aime plus encore ses études de nus r
que des études. Cadène sait résister
fSntre est d'une exquise simplicité. Il par¬ au désir de s'arrêter sur une ébauche heu¬ pastels déjà anciens, aux contours naïfs, aux
le de son œuvre, le pkis souvent avec un reuse. Ses recherches, il
n'y attache aucune formes pleines et belles; peintures et dessins
air désabusé qui montre son excès de cons¬
importance. Il ne les considère que comme récents, d'une sensibilité exquise.
cience. Cela vaut d'être noté à une épo¬ des
étapes nécessaires. Et cependant que de
Dans ses portraits il sait rester personnel
que où le moindre barbouilleur clame son pages délicieuses en ces études très pous¬ tout en donnant à chacun de ses modèles le
génie. En ces temps d'arrivisme aigu
sées, d'un dessin précis, d'un métier simple, caractère juste.
dene n'est pas à la page.
aux continuelles recherches de plans, où le
Par dessus tout, Cadène est un grand dé¬
Avant la guerre, il vivait à Paris. C est moindre
sujet est toujours mis en valeur par
corateur.
C'est là son vrai tempérament.
à ce jeune artistes que l'on doit les
son arrangement,
par les rapports des va¬
Ses
tions merveilleuses des poteries de Metthey. leurs/les
compositions, aux lignes gracieuses et
oppositions heureuses d'objets, de
bien équilibrées abondent. En elles — mois¬
Aujourd'hui, ces céramiques se
fruits, de fleurs, les gammes de couleurs
à prix d'or. Cadène en
claires où s'harmonisent des blancs abon¬ sonneurs, baigneurs, danseuses, rondes de
spécimens magnifiques. Il les a
à ses dants qui, chez un autre, risqueraient sou¬ nymphes— la couleur gaie, chaude, s'har¬
monise délicieusement avec les plans sa¬
amis. Il ne sait point résister au plaisir d'ê¬ vent d'être durs.
vamment étudiés. On pourrait souvent en iso¬
tre agréable à ceux qu il aime.
Ses natures mortes, bibelots et objets va¬ ler des
groupes charmants qui nous surpren¬
Après la tourmente Cadène a
riés, fruits peints avec amour, pommes, pê¬ nent par leurs poses naturelles. Dans ses
Montauban pour se consacrer entièrement a
ches veloutées, poires vertes, oranges dont
paysages de Frontignan, il y a certaines toi¬
son art.
On le surprend si on évoque la
l'or répand sa splendeur dans une symphonie les
places du village — où passent des
beauté de son œuvre d antan. Elle est se¬
en rouge
majeur de faïences éclatantes, silhouettes criantes de vérité. Et il se déga¬
condaire à ses yeux. L instinct des grandes
fleurs jaillissant de vases jaunes ou bleus,
ge une personnalité puissante de cette scène
compositions est en lui. Il ne rêve
traitées avec moins de précision peut-être
rustique : des vendangeurs, dans des opposi¬
d autre chose. Il suffit pour s en convaincre
mais avec plus de délicatesse et dans une tions d'ombre et de lumière, cueillent les
d^ pénétrer dans l'atelier de l'artistes monharmonie différente, sont toujours une fête
grappes d'une treille qui court le long d'une
.talbanais, de regarder les œuvres éparses,
de. la couleur.
véranda, cependant que des enfants jouent
d'ouvrir ses cartons, d'en tirer — un
et qu'une mère allaite son dernier né. Mais
Ses
paysages
ont
des
gris
merveilleux
de
malgré lui — les multiples esquisses,
des, les dessins qu'ils contiennent pour se con¬ finesse. Quelle variété entre ceux qu'il a quel ennui de choisir parmi tant d'oeuvres
vaincre que ce peintre est un merveilleux composés dans le village gascon de Frontb magnifiques qui font songer aux cartons des
gnan dont il a rendu la beauté harmonieuse grands maîtres de la Renaissance, et évocréateur de lignes et de formes animées.

Lucien Cadène

Ca-

quent, parfois, les courbes
grâce divine de Vinci.

Pourquoi

Cadène

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surgi à la Corogne (Es¬
pagne) à l'occasion de la Loterie. Le 4° prix,
(5 millions de pesetas) a été gagné par des habi¬
tants de cette ville,
principalement du quartier
Sainte Lucie, où se trouve la célèbre chapelle de
Saint Joseph de la Montagne. Les frères capu¬
cins qui en sont les concessionnaires, prétendent
que c'est à l'intervention de Saint Joseph qu'est
due "la chance des Corognais, et menacent les ga¬
gnants d'excommunication, s'ils ne leur versent pas
3 0/0 de leur gain en rémunération du miracle.
Beaucoup de gagnants.se sont déjà exécutés, ou
du moins se sont engagés légalement en bonnes
et dues formes à payer son service à Saint Joseph.
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exemple réconfortant de trouver
qui travaille à l'écart sans songer
qu'aujourd'hui, plus encore que par le passé
il faut se pousser si on veut être connu.
est-ce

un

*

anciens et modernes

Les peintres
célébrer
produc¬

La complicité des marchands et des spécu¬
lateurs peut leur donner une renommée, te
soleil des morts ne l'éclairera pas. Aussi,

DE

—

^

envahir

dont la principale valeur consiste à
avec enthousiasme leurs moindres

Maison fondée

Ed. Jauvert et Alel

laisse-t-il

tous

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la

trop souvent par je ne sais quelle inquiétu¬
de qui le fait douter de son oeuvre ? Ce
n'est au fond qu'une preuve de probité ex¬
cessive. Il devrait savoir que les vrais artis¬

décora¬

possédait quelques
donnes

se

savantes et

Meilleur

rue

du Périgord

TOUT

Chic
marché

qu'ailleurs

�</text>
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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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