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                  <text>n

24-1-26.

IIIe

—

ANNADA.

DIRECCION,

—

N°

36

24-1-26.

TOLOZA

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IIIe

ANNEE.
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DU MOULIN BAYARD, 5

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5.

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-

-

UN AN: 15

-

tel.

A la Chambre
LA

QUESTION

la

DES IDIOMES LOCAUX

» et il apprécie avec tout
convient les professeurs et les
penchés sur ces fleurs de no¬

Rapport du Budget de l'Ins¬ tre terroir en ont étudié avec amour
toutes
truction publique pour 1926 fait par M. Dules variétés. Mais ce sont là matières d'en
cos, député de la Haute-Garonne, et
adop¬ seignement supérieures, ce sont recherches
té par la Chambre les 15 et
16 décembre de
savants

1925.

»

23-36.

-

ETRANGER: 25 fr.
C.-C. P. 12455.
Le N° 50 c.
fr.

-

-

André Suarès

langue française

le respect qui
érudits qui, «

Extrait du

—

DIRECTION

;

CLASSIQUE ET ROMANTIQUE

le vrai, docilement, comme on doit faire.
La vie commande et non pas la
rhétorique;
et leur classique prétendu, c'est l'art aca¬

Il

n'y a ni classique, ni romantique. Cha¬
homme reste ce qu'il est. Et chacun démique. Ils
nait quand il peut.
Entre les uns et les autres, l'école ne
compte pour rien, si l'homme compte. Les
que

nous

ennuient

avec

leur Maison

André SUARES.

titres n'enferment pas les individus, sinon
4° Par la méthode de l'utilisation des
Sur la Vie.
pa¬
pour les pédagogues. Le don de créer, à
on irait contre le but
(Ed. Emile-Paul).
que l'on doit se
tout le moins le talent de bien dire, voilà
proposer et d'atteindre. Car, au lieu d' « ha¬
ce qui unit les artistes et ce
qui les distingue.
bituer les enfants à mettre sous les mots tou¬
En général on hait la nouveauté quand
Un grand poète romantique l'emporte sur
te la réalité
qu'ils expriment », la traduc¬
on n'est pas
capable de la comprendre; et
un
petit classique; et un grand classique ne
tion d'un mot français par un mot
patois fi¬ le cède à
c'est qu'on ne l'est pas de la produire.
personne, pour la même raison.
nirait par amener insensiblement les
jeunes
Quand on a l'esprit étroit, on dit qu'on l'a
élèves à se dispenser de l'effort d'exactitude Les œuvres capitales d'où qu'elles viennent,
finissent toujours par être classiques. Si l'on classique : parce qu'il faut toujours se van¬
11 y a eu la circulaire de M. de Monzie; et de
précision nécessaire ;
aime Racine par-dessus tous les poètes, ter.
i' y a eu les enquêtes des
journaux, et no¬
5° Arrivant à la question fondamentale,
c'est un goût; mais si on le compare à
tamment celle de Y Eclair (5
septembre-10 celle qui a trait au régionalisme considéré
octobre 1925), dirigée par M. Roger Giron; sous
Shakespeare, on se moque. Je préfère cent
L'excès de la passion est un délire; et
l'aspect du bilinguisme, M. de Monzie fois Racine à
il y a eu les très légitimes protestations de
Victor-Hugo;
mais
cent
Ra¬
l'excès
de raison une platitude.
se demande a s'il est bon
d'encourager les cine, à mes y.eux, ne font pas le quart de
la Ligue pour la Langue d'Ôc à l'Ecole,
divisions linguistiques ». Et faisant une brève
dont l'actif secrétaire, M. Jean Bonnafous,
allusion à la Belgique, c'est-à-dire aux re¬ Shakespeare.
Romantique, classique : jeu de mots. II
se
Qu'importe là-dessus, si un docteur ac¬
dépense sans compter pour une cause vendications du flamingautisme naissant, le
corde le titre de classique à celui-ci, et le y va de bien plus : il s'agit d'une relation
belle entre toutes.
Ministre déclare que a la France, si unie
refuse à celui-là ? Qu'il en dispute avec entre la nature et l'homme.
Le tumulte commence à s'apaiser. Peut- qu'elle soit, ne l'est
jamais trop. »
ses confrères, s'il veut;
qu'il fasse son mé¬
être le moment est-il favorable
pour retracer
Conclusion.
tier. Mais, quel intérêt pourrions-nous y
Depuis
François
1er,
tous
brièvement les grandes phases de la lutte et
les régimes qui se sont succédé dans notre prendre ? Gœthe me rassure : il est assez
pour déterminer la portée de ce conflit, heu¬
pays ont professé « une tcommune et cons¬ fort pour être classique quand il veut, et
reusement peu meurtrier.
tante doctrine d'unification
linguistique ». romantique quand il faut.
On sait que des congrès régionalistes C'est donc à la
Ces querelles de mots font le bonheur
propagation de la bonne lan¬
LISTE DES PRIX DE NOTRE
avaient émis à plusieurs reprises le vœu
que gue française que nous devons, nous aussi, des médiocres, en qui l'envie domine. Com¬
les idiomes locaux eussent désormais droit
CONCOURS
D'ABONNEMENTS (I)
réserver tout notre effort", surtout si nous te¬ me ils ne sont pas de leur temps, ils vou¬
d'accès dont les écoles publiques, où ces nons
compte du grand nombre d'ilettrés qui draient faire croire qu'ils sont d'une autre.
lor PRIX. — Une collection « Dis Aup
dialectes pourraient être utilisés pour l'ensei¬ restent encore
parmi nous. Tant que tous les Sous la Fronde, ils ont préféré le père i Pireneu » sur
Rives, (7 volumes) un exem¬
gnement du français. Par circulaire aux rec¬ Français ne seront
pas capables de compren¬ Garasse et le père Balzac à Pascal.
plaire
sur Rives de Bos de Benac par P.-Jteurs en date du 14 août, M. de Monzie
C'est la grandeur qui est commune aux
dre, de parler et de lire la langue française,

C'est

question dont j'ai parlé dans
mon
précédent rapport (p. 228 et suiv.) à
propos de « l'enseignement des langues ro¬
manes ». Idiomes locaux,
langues romanes,
c'est que les gens pressés ou
peu bienveil¬
lants appellent les patois... L'alerte, un
moment, a été chaude.
une

tois

—

Gazette

se hâta
d'opposer à
recevoir.

ce vœu une

fin de

non

«

l'enseignement des patois devra être

sidéré

M. de Monzie n'admet

pas que «

luxe.

Du

con¬

les remar¬
travaux des instituteurs sur les sujets
d'histoire locale montrent assez qu' « il n'est
comme un

»

reste

les ins¬ quables

tituteurs

parlent en patois (le mot est dans sa
circulaire) puissent un seul instant songer à
faire intervenir ce patois dans leurs classes

pas
pour

nécessaire de pratiquer le langage local
pratiquer tous les devoirs du régiona¬

donnent à leurs élèves des versions et des lisme. »
thèmes, « comme s'il s'agissait de langues
Je crois avoir analysé assez exactement
nobles, telles que le latin et le grec ». Je et sans l'affaiblir cette circulaire très vivan¬
n'admet pas davantage que, dans les écoles
te, très alerte, très riche en suggestions éten¬
normales, on accorde une place à l'enseigne¬ dues, où l'on retrouve à la fois la
profonde
ment scientifique des
parlers locaux, surtout culture et le tour d'esprit volontiers para¬
si l'on « réclame » cette introduction du
pa
doxal qui rendent si attachante la physiono¬
tois &gt; l'école » sur le mode irrité de la
po¬ mie de M. de Monzie.
et

lémique ».
Quelles sont

grands. Et, certes, elle l'est avec tout ce
qu'elle implique. Quelques divers qu'ils
puissent être, les grands poètes se ressem¬
blent plus qu'ils ne ressemblent aux petits.
Les Grecs ne sont pas plus classiques au
sens où on l'entend de Racine, que ne l'est
Pascal, Rabelais ou Shakespeare. Une
seule épithète d'Eschyle est bien plus près
de la Bible que du sieur Crébillon et même
de Corneille. Et Aristophane, le prince des
Attiques, rappelle la comédie de Shakes¬
peare plus que personne. La mauvaise foi
ou la seule
impertinence de l'ignorant peut
comparer Sophocle à Racine. Tout beau
qu'il soit, Racine est faible près des puis¬

Robert-Cantabre, un exemplaire sur Rives
de Vin Rouge, par P.-E. Martel, un exem¬
plaire de Les Langues de France à l'Ecole,
par Antonin Perbosc, un exemplaire de la
langue d'Oc et la Prononciation du latin de
Joseph Rouquet, la Collection complète de
l'Almanach Occitan de la fondation à 1926,
un
«

abonnement de
Soleil d'Oc ».
2e PRIX.

—

un

an

à

«

OC

»

ou

au

Un exemplaire du Libre del

Campestre, de Antonin Perbosc;

un exem¬

plaire de Beline, de Michel Camelat. Un
Almanach Occitan 1926 et un abonnement
de un an à « OC » ou au « Soleil d'Oc ».

3° Prix.
Idem.
s'étonnera, j'imagine, si je sants.
Du
4e
au 10" PRIX.
Un exemplaire de
range au nombre des amis des doux par¬
Quand tout le monde est romantique,
10 Selon lui, « aucun pédagogue quali¬
Romivatge,
de
Charles
Derennes,
un Alma¬
lers. locaux et en particulier des amis de la c'est
qu'il le fallait être. Et c'est quand on nach Occitan 1926 et un abonnement de un
fié » ne croit aux services que le dialecte
langue d'oc et si je déclare ici que la cir¬ n'a pas besoin de l'être que personne ne
local pourrait rendre dans l'enseignement du culaire de M. de
an à « OC » ou au « Soleil d'Oc ».
Monzie m'a fort contristé. l'est.
Que reste-t-il d'une époque ? Quel¬
français. « Qui songe, dit-il, à mettre en
Comme je comprend la protestation de ques chefs-d'œuvre et trois grands noms.
Du 11° au 15° PRIX.
Un exemplaire
œuvre le breton,
le basque et le flamand
M. de Kerguezec s'écriant au Conseil Gé¬ Il importe bien peu que toute la canaille de Capbat la lana, de Emmanuel Delbouspour faciliter
l'intelligence du français ? néral
des Côtes-du-Nord : « La langue soit ensevelie dans une école ou dans une quel, un Almanach Occitan 1926 et un
Faudra-t-il éditer des règles différentes se¬
autre. Mais il importe infiniment que de abonnement de un an à « OC » ou au « So¬
bretonne
est à nos cœurs comme les ajoncs,
lon les régions et classer les idiomes d'après
les genêts et les bruyères sont à notre terre. leur vivant, les hommes aient vécu. Là est leil d'Oc ».
les services qu'ils seraient susceptibles de
Il serait aussi insensé de vouloir nous empê¬ la vraie gloire. La plupart de ceux qui se
rendre à la pédagogie primaire ?
Du 16° au 20° PRIX.
Un exemplaire
cher de parler notre breton, que de vouloir disent classiques sont des morts qui se
2° Sans doute, « l'étude d'une langue
de Bos de Benac, de P.-J. Robert-Canta¬
empêcher nos fleurs nationales de pousser croient vivants. Ils sont d'ailleurs aussi loin' bre et un abonnement de un an à «
autre que la langue maternelle nous initie
OC »
de l'art que de la vie.
sur nos landes et le
Mais nul

ces raisons

?

ne

—

—

me

.

—

—

long de nos routes...
linguistique de notre propre L'amour, le culte et la
pratique de la langue
langue », mais savoir une langue étrangère bretonne ont-ils
empêché
l'héroïsme de nos
c'est « posséder le moyen de connaître di¬
soldats?... Mistral s'est immortalisé
au.

mécanisme

rectement

la civilisation

et

la littérature du

peuple qui la parle, c'est accroître d'autant
notre propre valeur humaine et sociale » ;
3° M. de Monzie veut bien reconnaître
les « services éminents » que « l'étude des

patois rend de plus

en

plus à l'histoire de

Ce n'est pa assez

ou au

«

Soleil d'Oc

».

de ne rien être, même
pas original pour être classique. Ils se font
Du 21e au 25e PRIX.
Un exemplaire
une originalité de n'en avoir aucune, et de
de
Vin Rouge, de P.-E. Martel et un abon¬
pour
avoir célébré ses cigales et l'admirable so¬ la haïr partout où elle est : seul génie où il nement de un an à « OC » ou au « Soleil
leil de Provence : qu'on nous laisse en paix leur soit donné de prétendre. Sous couleur d'Oc ».
chanter nos poèmes et aimer notre patrie ! ». de s'en prendre aux cathédrales, je pense
que ces rhéteurs n'ont aucun sens du Parthé(Lire la suite à la page des Lettres Occita¬ non. Le grand classique leur est fermé, à
(1). Voir le règlement du Concours dans
nes.)
l'égal de toute grandeur : ils n'aiment pas notre numéro du 10 janvier 1926.
—

�«OS DE BENAC
Œuvre

dramatique

légende béarnaise,

sur une

fort volume de

160 pages

BULLETIN

Je

SOUSCRIPTION

DE

Monual

Je, soussigné, déclare souscrire à .... exem¬
plaire .... de
ptaxte....
de tsv*
BOS uc.
DE BEN A C, œnore
œuore
béarnaise de P.-J. Robert-Cantabrc, sur

(1) Ci-joint la

Alja

/5/,.
J jT

le

—

N°
Signature:

192

de souscription à VEDJTORÎAL OCCITAN, 5, rue du Mouh'n-Bayard, Toulouse.
R. C. 16823.
(I) Biffer les mentions mailles.

C. C. Postai 12455.

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qui Ton parle du ktup-garou, res¬ veut brillante, vertueuse, entendue; il as¬
longtemps l'impression de la crainte pire à faire d'elle un chef-d'œuvre, une
pour le mot, sans qu'ils aient jamais connu déesse ».
la chose.
D'évidence, Proudhon assigne à la com¬
II en est de même, le plus souvent» de la pagne de l'homme, en dépit de la déifica¬
peur du fédéralisme. On ignore la ehose, tion, un rôle dépendant, secondaire, mineur,
mais il y a l'appréhension du mot.
qu'en général, de nos jours, celle-ci n'est
Qu'il soit abhorré des autocrates, c'est pas disposée à accepter. 11 ne saurait donc
la logique même. Il l'est également des bé¬ être compris par elle, dans la catégorie des
néficiaires de la démocratie,, autrement dit, féministes bon teint.
x
des oligarchies en gestation. Il l'est de tou¬
C'est entendu, mais il tt*empêche que
te tyrannie individuelle ou collective et l'on toute femme de bon sens ayant des
préten¬
sait que la dernière est la pire, parce que tions au maniement des affaires publiques,
dont l'homme s'acquitte si mal, devrait,
multiple, anonyme, insaisissable.
Ces aversions sont justifiées: Fédéralis¬ s'abstenant de tout parti pris, étudier l'œu¬
me équivaut à libertés, ou
plutôt : mesure vre magistrale du plus profond philosophe
dans les libertés, à la plus grande liberté de l'économie politique.
Eugène POITEVIN.
possible pour Findividu dans le cadre de la
société. Sont donc opposés à ses principes
tous les partisans du principe d'autorité,
dont l'intérêt est d'entretenir la superstition
des masses. Mais j'ai cru découvrir un
autre adversaire et non le moindre, dans
l'atavisme du mâle, chez qui se rencontre
A PARIS
presque toujours un jacobin plus ou moins
éveillé, même parmi ceux dont la réputa¬
Les Basco-BÉARNAIS.
Le samedi 27
tion de libéralisme est la mieux établie.
février, dans la grande salle de la Mairie
De là à déduire : 10 que la femme mo¬ du VIe arrondissement, Grande Fête du Ré¬
derne pourrait bien être plus facilement apte oeil (concert, bal, tombola
régionale) au pro¬
que l'homme à s'assimiler à nos méthodes; fit des œuvres pkilantropiques.
2° que ta pénétration des femmes dans les
Ligue Auvergnate et du Massif-Cen¬
municipalités, consacrée par les lois nouvel¬ tral.
Grande fête de nuit le 31 janvier,
les, est une garantie de bonne administration à 21
heures, à la Salle de la Mairie du X*
des affaires publiques, i! n'y a qu'un pas.
arrondissement, 72, faubourg Saint-Martin.
Nous le faisons allègrement.
Hérésie au point de vue proudhonnien.
A PAU
Soit. Ce sera probablemènt le seul point
Exposition des Amis des Arts.
La
important sur lequel je me trouverai, pour le 57e Exposition aura lieu au Pavillon des
moment du moins, en désaccord avec ProuArts, place Royale, du 15 mars au 15 avril.
dhon, toujours excellent prophète par ail¬
tera

Rue du Poids-de-I'Huile, 3

ZENITH

dictions Economiquesf d'où les lignes sui¬
«. Fédéralisme est un mot qui lait peur ».
La phrase est courante et le fait exact. De¬ vantes sont extraites :
« C'est un besoin irrésistible pour l'hom¬
mandez à Charles Brun ce qu'il en pense;
il vous donnera un exemple, le cas de ia me, besoin qui naît spontanément en lui du
Fédération Régionaliste Française qui eût progrès de son industrie» du développement
été baptisée d'un autre nom, si quelques- de ses idées, du raffinement de ses sens, de
la délicatesse de ses affections, d'aimer s&amp;
uns des fondateurs de ce célèbre groupement
n'avaient eu la crainte que le mot fédéralis¬ femme, comme il aime son travail; d'un
amour spirituel; de !?• façonner, de la parer,
me nuisît à la cause.
La peur des mots! C'est amusant. Aux de l'embellir.. Plus il l'aime» plus il la
enfants â

—

LA DIRECTION REGIONALE DU

3, Rue

n'est pas celui d'un ennemi de la
femme, mais.... mais voici qui précise la
pensée de l'auteur du Système des Contra¬

i

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Le genet d'Or.

—

La

Compagnie du

des nombreuses surprises de la « Genet d Or » vient de se constituer défi¬
guerre — nous faisons allusion à la place nitivement en
académie, avec 21 membres.
prise soudain par la femme dans la vie ac¬ Le concours littéraire du « Genêt d'Or »
tuelle et au sujet de laquelle nous nous ex¬
pour 1926 est ouvert.
pliquerons plus tard — Proudhon eût per¬
Envois.
Les envois inédits et non si¬
sisté dans l'attitude intransigeante qui fut la
gnés,
accompagnés d'une enveloppe cache¬
sienne, en ce qui concerne le rôle de la
tée contenant I adresse de
l'auteur, devront
femme dans la société.
être transmis en double
exemplaire avant le
Elle ne fut pas goûtée de tous, mais les
15 mars 1926, dernier délai.
détracteurs péchaient le plus souvent
par
Pour le français: A M. Albert Bausil,
ignorance ou partialité. Parler de Proudhon
à une femme qui a des
lettres, c'est s'atti¬ vice-président du Genêt d'Or, rue de la
rer, à peu près infailliblement cette
répli¬ Poste, Perpignan.
que : « Ah ! oui : courtisane et ménagère 7 ».
Pour le catalan : A M. Charles Grando,
Voilà qui est bientôt dit.
vice-président
du Genêt d'Or, rue des AuVoyons le
texte : « Pour moi, plus
j'y pense, et moins gustins, 29, à Perpignan.
je purs me rendre compte, hors de la fa¬
mille et du ménage, de la destinée de la
Société COHN et BAIZ
femme, courtisane ou ménagère (ménagère,
clis-je, et non pas servante), je ne vois pas
de milieu; qu'a donc cette alternative de
une

—

si humiliant ? En cruoi le rôle de la femme

chargée de la conduite du ménage, de tout
ce qui se
rapoorte à la consommation et à
l'épargne, est-il inférieur à celui de l'hom¬
dont la fonction propre est le commun
bernent de 1 atelier, c est-à-dire le
gouver¬
nement de la production et de
me,

l'échange ?

»

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VJ

Chronique de ['Clameur
DE LEONARD DE VINCI
A

une

simple émotion dans le second,

ou

se

réduire à celui de troulala itou : le plaisir
que nous ressentons est le seul instrumenl
pure est en de mesure pour évaluer la proportion de

MARCEL-LENOIR

Cette dispute de la poésie
définitive un triomphe pour l'abbé.
Paul Souday aura été le prétexte

poésie

de

pure.

Ce que je dis là de la poésie, on pourrait
triomphe mais ce n'est pas lui qui en fait lé dire de la sculpture.
les frais. Son point de vue le rend invulnéLa Poésie pure, c'est le
Style. C'est
nérable. II a pris le parti de la raison. La dans l'œuvre
d'art, tout ce qui fut certes
raison
c'est sa méthode
mets les volontaire,
sans que pourtant Vintention
pieds dans le plat et puis ne veut plus rien puisse en être toujours et complètement lé¬
savoir. On peut dire du procédé qu'il
gitimée.
n'est pas poétique, mais si Paul Souday
Ici encore il est bieii évident que le plus
désire limiter ses joies à ce qu'il comprend
—

&lt;e

—•

grand artiste

est

celui qui raisonne le mieux

Lé&gt;»)enee

lote les esprits faibles entre deux sottises :
la poésie tire sa beauté de son sens; la
poésie ne doit avoir aucun sens. La
vérité, pour
une fois, est au milieu. La
poésie est dans

remportés par ceux que le souci physiciens prêtaient à l'éther — mais on
d'analyse entraîne à catégoriser: poésie, ins¬ m'assure qu'il n'existe plus —• quand
piration... que sàis-je 7 en classes diverses existait.
dont ils parlent ensuite comme d'espèces
L'attitude vincienne d'échange entre l'a¬
naturelles, faisant découler les propriétés lit¬ nalyse et les actes, tel est le métier du
poète
téraires de telle Ou telle production de l'é¬
Celui-s'abandonne aux acte et se répand
trange exégèse issue de leurs pétitions de
Celui-là se consume d'analyse et se cons
me

sont

principes..

Ce débat

plumitifs

a

ramené du fond des océans

tipe.
Il

me

semble que pour tous

ceux

qui,

en

moyen, par

société

confère

au

pression réciproque,

une

en

âme à facettes. Craignons que notre philosophie ordinaire ne s'en trouve infériorisée
une
large mesure dégagée du sens des mots .comme doit l'être la conception géométriqui la composent.
que de l'espace pour les insectes. Grâce au
11 est des poètes
qui "surchargent leur ciel, nous avons déjà l'œil rond. Le compreécriture de pensées. Il en est d'autres
faut l'avouer, est encore un peu fa¬
qui
se soucient fort
peu de ce qu'ils disent.
çonné à coup de haches.
Il suffirait qu'il y en eut un de vraiment
Tant qu'il ne s'agit que de
prendre le
grand dans cette deuxième catégorie pour
tramway ou de vendre des sardines, comme
que les droits de la poésie pure fussent en¬ c'est
la raison qui a bâti le
tramway et mis
vers. Et l'on s'aperçoit, à serrer de
près le les sardines en boîtes (ne me chicanez
pas
cas des
poètes qui ont une valeur de pen¬ sur la sardine elle-même, nous retrouverions
sé*:, que leur grandeur de poète tient à ce encore des
mystères) les angles et les arêtes
qu'ils ont moulé leur intelligence dans une du
comprenoir
se faufilent sans heurt dans
orme
belle. Or, pour trouver la forme la foule, il est
là comme dans son écrin.
relie, c'est un peu comme pour avoir le
C'est tout autre chose si vous appliquez
nez
aquilin : les anges y collaborent.
l'instrument à « prophérer un cri nouveau ».
Marcel-Lenoir est très savant. II sait
Il faut alors arrondir les aspérités, ajouter
tous les trucs,
depuis le temps qu'il dessi des facettes. On se récrie : « Il fait du chi¬
ne. Mais il est bien
incapable de travailler
dessiner quand il n'a pas ce qu'il appelle qué ! » ou même « Il trouble l'ordre! ».
Car l'artiste coupable de ne pas avoir le
:a joie. Qu'est-ce
que la joie ? A quelle
goût (au début simplement) de tout le mon¬
opération de logique formelle correspond le de ne
peut pas légitimer son appétit de neu¬
bonheur de créer du beau, de trouver beau
ve sensation. 11 ne le
pourra jamais que par
e
que l'on crée, de.croire à l'existence su¬ le
consentement universel, c'est-à-dire après
périeure d'une forme que l'on arrache au sa mort le

serait malvenu de lui en discuter le son
style. Rodin est un plus grand sculpteur
droit. M. Paul Souday aime d'avoir raison
que celui des bisons et Mallarmé que
auet s'en contente. Enfin c'est un
positiviste teur a* « Au Clair de la Lune ».
en littérature !
Mais il est bien évident que Lamartine
Aussi le cas de M. Souday me paraît-il et Mallarmé font le même
métier. A quelle i
étranger au débat. Je lui saurais gré presque anarchie intellectuelle la littérature futile
de l'avoir déclanché pour les belles lumiè¬ nous a-t-elle conduit
pour qu'il faille qu'un
res que l'abbé Brémond en a fait
abbé nous l'apprenne !
jaillir.
Contradicteurs, approbateurs dansent en
Mallarmé était simplement plus difficile
rond autour du pot! C'est l'offensive du ly¬
pour son inspiration, plus conscient des cri¬
risme contre la montée de la livre. Dans tères
que l'artiste doit opposer à son incons¬ néant ?
toutes les feuilles se vendent à colonnes les cient et
lui imposer, avant de juger l'œuvre
Un artiste à l'œuvre c'est éternellement
pensées bonnes pour parler (les plus heu¬ valable : mais les raisons d'écrire, les rai¬
le paon qui fait la roue.
reuses). Si l'abbé Brémond n'eut conduit sons d'appréciation devant le résultat obtenu
L'inspiration : c'est la conviction d'avoir
le cotillon, cette effervescence, je le crains ont été nécessairement de même
nature chez du
génie. La meilleure preuve que la rai¬
fort, n'aurait pas beaucoup avoncé les idées, l'un et chez l'autre et d'une essence bien
son
n'y est pour rien, c'est que sitôt peinte
mais elle aurait assurément contribué à obs¬
simple : l'amusement, le plaisir, la volupté la toile, à l'œil
qui ne la caresse plus mais
curcir le problème.
que donne la joie.
la juge, elle paraît une croûte; il faut la
Les plus étonnants succès du pédantisLa poésie a l'unité et l'étendue que les
on

L'existence

mun.

français

tourner.

Cependant, l'ange qui chuchotait à La¬
forgue de si jolies chansons choisit les pri¬
vilégiés qu'il fréquente. Il leur procure l'il¬
lusion d'avoir du génie assez pour que cer¬
tains jours ils en prennent. Un décret du
Ciel accorde à tel artiste le bénéfice d'être
beau dans son expression : il lui accorde un
bonheur de style coutumier.
Il faut se garder de confondre le don du

plus

souvent.

Les
ment

collocataires, je le déclare, sont vrai¬
injustes. S'ils pouvaient descendre en

eux-mêmes
de tout ce

et se voir, ils seraient
effrayés
qu'ils trouveraient de mystique,
de peu raisonné dans leur raison elle-même,
et, certes, la plus commune.
Y .a-t-il rien de plus difficile à justifier
logiquement, mais aussi de plus solidement
enraciné au cœur de l'homme que le senti¬
ment de la
propriété ? Il tient à la viande.
C'est ce qu'on peut en dire de
plus clair.
Et dans la création poétique, c'est la même
chose pardi ! Il y a une recherche dans la
manière de disposer son histoire, que ce soit
une peinture de bataille ou un récit de
voya¬
ge qui n'ajouté à la chose dite, que du
« plaisir ».
C'est celte manière qui est le
Style. Par elle l'espèce et à un degré audessus la personnalité « se traduit ».
Ce coefficient de forme qu'est-il en soi ?
Rien de plus que les cotes du melon, la
queue du homard, la trompe de l'éléphant.
Seulement, chez le homard le style total
est de
rigueur chez tous les individus de
l'espèce. Chez l'homme, c'est un peu plus
compliqué. L'usage des mains permet aux

écume de vérités premières et fants, sur les bancs de l'école, ont aimé
style avec la raison autant que la beauté
de lieux communs, cimentés de bilevesées. vraiment la
poésie, en dépit des pions qui physique avec la force. Tant
d'esprits sub¬
C'est le mérite de l'abbé Brémond d'a¬
posant leur chiuqe, nous classaient les poètes tils en tant
qu'intellects, supérieurs par leurs
voir maintenu son esquif sur cette mer dé¬ en
classiques et romantiques, tout ce qu'on armes raisonnantes
dégagent un charme
montée, et d'avoir sauvé la donnée du bon nous raconte dans les gazettes
depuis une comparable à la plastique de Jean Pierre
:sens.
quinzaine d'années sur la poésie vous a un de Montastruc.
La poésie est une. « je n'oserai pas me de ces parfums d'école du soir !
L'intelligence est loin de faire tout dans
montrer si j'y eusse introduit des distinc¬
Bravo l'abbé !
la création artistique. Le self-contrôle est
tions)) dit Brémond. Multiple dans ses for¬
Il faut qu'on nous fiche la paix et
que utile au poète en raison inverse de ses dons
mes, (et l'est-elle tant ?) elle est une dans tous les cuistres
âmes artistes, du ciseau et du rasoir, de se
qui n'ont pas réussi à nous personnels. La méthode de travail
qui a
ses lois. La poésie
pure est un élément cons¬ dégoûter de la poésie et de voir en elle le
permis à Lamartine d'être Lamartine a fait composer une physionomie caractéristique
tant de toute création
spirituelle, elle en est prix de la vie pendant nos années de sémi de
y a même des tentatives très -amusantes
beaucoup d'autres d'intarissables ra¬ (il
l'élément formel. C'est le moule, la trace naire cherchent d'autres victimes et nous
dans
cet ordre d'idée). Les fastes de vête¬
seurs.
laissée sur toute matière quelle qu'elle soit laissent jouir
ment viennent ensuite, et
tranquilles de ce qui fait la
puis enfiin, noir;
Inversement, avec tout le travail et toute avons la
par la main de l'ouvrier.
beauté du monde quand nous avons acquis
poésie qui nous tend les bras et
la
Tant que les idées de l'homme seront an¬ le droit de fumer la
patience de fabrication du monde un être nous
cigarette et d'aller au
appelle et s'offre à nous.
sans lyrisme n'écrira
pas :
thropocentriques, cette signature humaine, café.
Mais nous ne sommes plus maîtres de
cette déformation
par l'esprit des choses
L'exemple le plus profondément lumi¬ Je t'apporte l'enfant d'une nuit d'Idumée. nous raser les poils dans les endroits où
senties sera le charme le plus pur et le plus neux a été apporté par un auteur
nous n'en avons
léger, na¬
pas et de faire les vers au¬
La venue de tout grand poète, réalisera trement
vif que nous procure une œuvre .d'art; c'est turellement !
Quand je dis léger... enfin, il
que nous ne sommes destinés à les
le plus difficile à expliquer aussi.
fait T'âne pour en avoir l'air et doit avoir toujours avec des caractères différents un faire,
qu'un cheval d'avoir la queue en
Parce que les lois de la réflexion du ses raisons : je veux dire Francis de Mio- mystère d'essence identique. C'est un hom¬
trompette ou le bœuf de porter une trompe.
me qui
monde dans l'âme ne nous sont pas con¬ mandre.
poursuit un rêve de création spiri¬ Un poète est un homard
qui se réjouirait
nues ou mai.
11 a. jeté, dans le débat, le nom de La¬ tuelle et applique aux ressources de beauté d'être le plus beau des homards.
Mais les lois de ta réflexion dans les mi¬ forgue. Celui-là possédait le sscret de dire qui sont en lui (sans qu'il y soit pour rien)
Pour être poète, il faut avoir la joie de
roirs., si elles sont plus maniables, sont-elles des choses ineptes et de les rendre exqui¬ les moyens de contrôle qu'il a acquis par le l'être. Cette
joie peut être d'une tristesse
travail.
ses par la musique des mots, ou bien déte¬
plus claires?
accablante, mais il faut qu'elle écrase tout.
Toute

une

poésie contient une part de poésie nait une source de mélodie verbale dont il
Que la première chose fasse partie de
Faible à la vérité dans tel vers de X. lâchait le cours sans se préoccuper du sens l'intelligence, j'y souscris. Je ne voudrais
Y. ou Z.., elle est énorme et fait le prix qui en résulterait. On ne
compte pas les même pas avoir l'air de soutenir le con¬
du poème dans
poèmes de Laforgue qui sont littéralement traire. Mais qu'elle se raisonne, je ne le
sans contenu.
Pour beaucoup de lecteurs crois pas.
Hélas! la chair est triste et j'ai lu tous les
Un grand artiste est toujours une grande
ne sont pourtant pas les plus brutes,
[livres. qui
cela n'enlève rien à leur valeur poétique.
Intelligence, si par là on veut bien enten¬
Et les sonnets de Gérard de Nerval, qui dre un Esprit en relations puissantes et fé¬
Il pleure dans mon cœur comme il pleut
me dira ce qu'ils signifient ?
condes avec le monde. Mais il peut arriver
[sur la ville.
Ils ne veulent rien dire du tout, ou du qu'il ne soit pas très intelligent, comme ses
et c'est la part de poésie pure qu'il contient moins rien de plus que ce que l'on en com¬ collocataires le conçoivent. Ils le
conçoivent
prend à la première lecture, c'est-à-dire en effet avec leur commune raison qui com¬
qui confère à un vers sa beauté.
Le sens peut être, comme dans le pre¬ fort peu de chose.
me son nom l'indique, est
affligée de toutes
Cette discussion du sens en poésie bal- les restrictions qu'implique la vie en commier vers, lourd de philosophie, traduire
pure.

La

joie d'œuvrer » ne se distingue
je le répète de celle d'être lézard ou
«

pas,
cro¬

codile.
C'est là que gît le mystère, car l'infirmité
de notre raison est de ne
comprendre la
sardine qu'à partir de la mise en bière.
Et r on voudrait nous empêcher d'en
jouir avant ! (I).
Vive donc le succès de l'abbé Brémond
puisqu'il a pris la défense en somme... de
notre

joie de vivre.

Mais dans le fond, toutes les idées
qtff
font fureur et courent aujourd'hui, elles ont
été silencieusement mises en circulation
par

�es
Miguel de
COUCHER DE SOLEIL

(Souvenir du 16 décembre 1897)

Lettres Françaìses
prétellunques ; des paysages formés
la brûlante lave à bâtir les mondes, et
aujourd'hui contractés et froids; de cette
époque où l'on n'avait paa encore divisé la
nuées

Unamuno
de l'océan!... Et nos vies
h. calme vie du ciel!...

j les bois nourris de sève

croissaient pas
morts ! Divins

ne

cembre quand, le soleil à peine couché, joli. Beau
fûmes arrachés à la terre par une vision pure, sans

nous

céleste, d'une magnificence splendide.
A l'ouest de la route aérienne qui cou¬
ronnait l'étendue, d'un tourbillon de nuages
dorés irradiaiennt, comme d'immenses pé¬
tales d'autres nuages resplendissants. L'un
d'eux semblait le dos immense d'une bête

mythologique, la

peau

laineuse d'une toison

sier

c

contenu

formulable,

ni

aucun

noyau

d'idée. Céleste révélation de 1 intérieur de
la beauté même, de la divine splendeur de
la forme pure et lumineuse qui, fécondant
les brutes ténèbres crée des mondes.
Ce rayon de la gloire des âges sidéraux,
m'arrachent aux.soucis de la vie quotidien-

gémissaient point de

ne

baignant dans la splendeur

des teintes cha¬

A gauche, veilles, la

cœurs

humains,

au-

-leur,

sans

conscience limitée

rattacher

pour

nature

que

peut avoir été le règne
la conscience anéantie,
évanouissément

une

de la forme
on

savoure

certaine mort

pure et
en

son

et le désintéressement sacré de l'adoration
de la Beauté.
Les tons de cette céleste symphonie de
couleurs allaient s'effaçant peu à peu, jus¬

qu'à s'éteindre

dans l'envahissement de
et, quand nous arrivâ¬
mes aux premières maisons de la ville,
il
ne restait plus q\ie quelques masses sombres
de nuages, de ces braises d'exaltant éclat.
l'ombre de la

terre

Sous les cendres du couchant, nous pas¬
sâmes du silence recueilli de la campagne

ces

visions

tomba à

genoux

et comme un

je pouvais rejouer cette sublime jet bouillonnant de source, sortit des entrail¬
symphonie céleste, aux rares notes toutes les de son esprit une pure oraison sans mots,
chargées des plus puers couleurs de feu, et musique de l'âme, oraison qui se cristallisa
d'une ligne si candide ! Si je pouvais la dans l'idée d'un Diéu étendant la splen¬
peindre pour toujours et non pas verser ici deur de son manteau sur la nudité de la ter¬
seulement les pauvres foetus qui de la mois¬ re.
de ces moments sont restés dans la tom¬
Hors de soi-même, effacées les tristesses
be de ma mémoire ! Dans l'insondable sein et les peines du contact avec sa propre exis¬
de la Conscience divine, vit l'écho de cette tence, oublieux même des grâces, qu'on
symphonie céleste, car il gît en elle si pro¬ lui fait, au milieu de ses visions l'homme !
fondément, qu'il n'y a plus moyen de l'en éclate en fervente prière, venue du fond du
retirer, de même qu'il n'y a pas moyen d'ar¬ cœur: « Gratias agimus tibi propter ma¬
racher du lit des eaux courantes de la ri¬ gnam gloriam tuam. ». « Nous te rendons
vière l'image, endormie là, des nuages qui grâces, Seigneur, pour ton immense gloire;
son

s'y mirèrent

instant.

aux

au

de

rumeurs

fond de
sa

vision,

mon

âme restent les étincelles

un amas

d'étincelles d'où

mon¬

balsamique encens, le chant li¬
turgique de gloire : « Gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam, Domine
Deus, Rex celestis, Pater omnipotens! ».
te,

comme

Miguel

de

UNAMUNO.

Vérités Arbitraires

(Trad. F. de Miomandre). (Ed. du Sagittaire).

Etamage

rendons grâces, non pour les bien¬
(Suite du Bassin de Clémence)
Tout cela était comme l'idéalisation faits dont tu combles la pauvre chair souf- :
sculpturale de notre pauvre terre : des sta¬ frante de notre âme, mais, Roi Céleste, Suarès. Seulement Suarès a ce.rare bonheur
tues de montagnes et de plaines inondées
pour la splendeur de ta gloire, dont le re- dont je parlais, d affecter 1 expression de
d'un incendie de couleurs vivifiantes. De¬ flet contemplé nous arrache au temps dévo- sa pensée d un coefficient de forme... inuvant les étendues,
purement visuelle pour rateur et gros d'inquiétudes ; nous te rendons sité ! 11 écrit, le malheureux! Et rien ne
avec amour,

un

de ces blocs de nuages, la rude terre
rapetissait au point de perdre sa grossière
réalité tangible. La céleste vision était alors
la chose réelle et forte, et le champ de la
terre notre soutien sa mesquine parodie, le
reste de lie de l'impalpable poussière tom¬
bée de la lumière magique pour se déposer
dans la pénombre du crépuscule terrestre.
L'intensité, la pureté de cette vision, pé¬
nétrant en nous complètement jusqu'à nous
gorger d'elle, induisait nos âmes à une con¬
templation pure, à un sentiment sans alliage
d'idée. Une mer qui nous imprégnait com¬
me des éponges grelottant dans les abîmes
nous,

se

nous

Elle les tient en chaque main chacune,
jalousement; mais j'ai comme un pressentique son sourire a envie d'en faire l'offran¬
de...
Heureux

celui qui, inspirant confiance
sagement attendant l'heure qu'il faut,
heureux celui qui pourra, de ses belles
et

mains,
recevoir,

en

un

bouquet unies, les deux

fleurs.
Charles DERENNES.

Pèlerinage.
(Editorial Occitan).

dé la vie

dispersées de la ville, rumeurs
qui nous remirent dans l'âme les soucis de
tombait du ciel et montait de la terre en ner des fruits savoureux.
&lt;*
nos foyers, nous replongeant dans le
temps
insensible vapeur, était l'atmosphère intime
Un jour, 1 homme, rempli de la grandeur ;
père des inquiétudes. Et, comme au ciel la
de l'instant : calme devenu un milieu subs¬ dans laquelle il se noyait en contemplant cendre de cette
grandeur si passagère, ainsi
tantiel.
Ah ! si

ce

Mais l'autre est ardente, vive, franche,
œil ne s'écartait d'eux pour arroser de
et
son parfum secoue ma
larmes la poussière de la terre. Oh ! si les
lassitude, chaud
comme
celui d'une ruche et de son trésor
mondes s'étaient déroulés dans la procession
infinie de siècles, de siècles muets, sans es- mielleux: ô rouge fleur, sang{ jailli de la
prit incarné pour les réfléter dans sa dou- branche.

son

vierge, saisissant d'une
sur
l'océan vert, du dernier lointain, des étreinte étroite la vierge fantaisie, la rendit
îles de quiétude, comme au pays des son¬ mère de la pauvre raison qui, suspendue à
ges; et derrière nous, à l'orient, des voiles ses mamelles fécondes et tétant leur lait si
roses
d'étoffe vaporeuse enveloppaient la doux, se mit à balbutier maladroitement, en
pauvre terre de langes imprégnées du par¬ ouvrant les lèvres à ses chauds baisers d'a¬
fum d'une lumière versée doucement par le mour. Aujourd'hui la fille ingrate, la rai¬
ciel.
son, reniant son sang, reproche à la petite
Tandis que nos esprits s'enfonçaient, vieille, à la fantaisie lassée, ses pauvres ca¬
s'absorbaient dans cette vision, dans le si¬ prices inoccents.
lence auguste, la scènè changeait, d'un
De même qu'en crevant au soleil, le mûr
changement presque immobile. La toison de fruit doré répand la pulpe douce qui contient
la bête zodiacale passait peu à peu de l'or la graine, ainsi, en crevant l'imagination
au
rouge brûlant, et toutes les formes de ce mûre rejeta d'elle le sentiment, la juteuse
panorama réduisaient leurs contours, se con¬ pulpe et du sentiment le grain de l'idée-qui,
tractaient. Le calme qui, pluie invisible, de retour à la terre féconde, devait redon¬
rouge.

à

cun

sédiment, les esprit lointains des aïeux et muet au sein de Dieu, qui, se mouvant
toyantes : de violet profond au centre et sur de mes aïeux, la candide enfance de la fa¬ dans l'immobile procession de son. repos,
les bords de braise d'or. Des masses ser¬ mille humaine. Alors, le rêve et la veille vivait en
engendrant éternellement la divine
rées, compactes, touchaient la terre, et sem¬ se compénétraient sans frontières, alors, sous beauté du Verbe incréé
par la contempla¬
blaient d'abruptes
montagnes
purifiées, le psaume silencieux des sphères stellaires, tion de son Etre insondable, tandis que jail¬
dont une lave d'or couronnait les cimes; et prenaient un corps, pour l'esprit humain, les lissait de cette intime communion
mutuelle,
au-delà la mer céleste, verdâtre, sans bords, campagnes vaporeuses des nuées comme les l'Amour éternel du
pur esprit!... Sublimes
d'une profondeur infinie, d'une transparen¬ nuées pétrifiées des plaines, alors les cieux
symboles !
ce très pure. Çà et là flottaient, comme des
et la terre étaient peuplés d'un enchante¬
C'est en se plongeant dans des visions
flocons, de petits nuages cendreux qui res¬ ment de monstres aux apparences changean¬ comme celles de ce soir qu'on se fait une
semblaient à des oiseaux gigantesques se tes, alors enfin, sur le théâtre de ces mer¬
idée, — et combien douce ! — de ce
avec

Des

roses qu'elle tient, l'une est blanche
point
que mon cœur,
parcouru par
sidéral'orage,
moi
la
voyant,
s'apaise
muet et res¬
contempler, dans
jormosus, forme pure, infiniment i une parfaite et pure solitude, avec un dé¬ pectueux; ô paix, paix de monastère ou de
intention ni sens aucun, ni gros- smtéressement divin. Sous leur splendeur petit golfe marin!

I'inson-

d'or embrasée, surmontée d'une épaisse et ne et au rythme mesquin de la réalité de \r&gt;
passé au futur d'un chaînon d'angoisse,
soyeuse crinière. D'autres couraient à tra¬ chaque jour, ressuscita au fond des abîmes s'ils s'étaient déroulés dans un présent étervers le ciel, de tous les côtés, vêtus de rose de ma conscience et sur la roche vive de
nel, dans une éternité de présent, solitaire

brûlant, quelques-uns

DES DEUX FLEURS

;

Que

LE SONNET

qui étaient alors j féconde unité de l'inerte et du vivant, où

est beau ! me disais-je à moi- j encore auprès des rochers
Nous étions quatre amis, et nous reve¬ même. Immensément beau ! d une beauté j spectacles qui se succédèrent dans
nions à Salamanque de notre habituelle pro¬ surhumaine ! Que c est beau! ». Et c était j dable silence des longues époques
menade quotidienne, un soir de la mi-dé¬ bien cela. Beau et non pas agréable, ni: les, sans yeux pour les
«

Poèmes

par

te

grâces, Père tout puissant, pour la Beauté nous défend si longtemps un homme contre
dont tu nous abreuves, pour la Beauté ra- la compréhension admirative des foules que,
dieuse, forme née de l'embrasement de l'in- précisément, cette poésie pure : le Style,
accessible Bonté et de la Vérité éternelle ».
L'ETAMEUR.
Ensuite, ce spectacle me suggéra l'époque de la Génèse, où, parmi l'océan infini
(1). Mon exemple est mauvais, je ne le
de l'espace lumineux, se coagulaient dans défendrai
pas et il est trop tard pour que
un auguste silence les mondes qui roulent
j'en change. Les émotions d'art que nous
aujourd hui dans les spères incorporelles, procure la vue des poissons vivants, nous
Ces nuages, brassés et brûlés dans le rouge, viennent surtout des
cyprins, je le sais, mais
retraçaient les incandescents tourbillons cos- on peut très bien rêver des libres sardines
miques d'où s'étaient détachés de gigantes- dans leurs mers natales, avec de
l'imaginaques anneaux pour se précipiter en univers, tion. J'ai même lu un poème sur ce sujet,
je
Remembrance solennelle des immenses crois...

CELUI

QUI ATTEND

C'est bien l'automne qui revient
ïVat-on chanter
Mais plus personne

Que moi
N'y tient
Je serai le dernier
Mais elle n'est pas si triste

Qu'on l'avait dit
Cette pâle saison
Un peu plus de mélancolie
Pour vous donner raison
La fumée interroge
Sera-ce lui ou toi

Qui

en

ferez l'éloge

Avant les premiers froids
Et moi j'attends
La dernière lumière

Qui monte dans la nuit
Mais la terre descend
Et tout n'est pas fini
Une aile la supporte
Pendant tout ce temps
Avec toi j'irai à la fin

du compte

Refermer ta porte
S'il fait trop de vent
Pierre REVERDY.
Grande Nature.

(Edi des Cahiers Libres)

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A la Chambre

3BHB

LO SONNET
DE LAS DOS FLORELLAS
De ïas

rozas

ten, atceïa

que

Vaurige,
lige:

patz, patz de mostier

de calanca!

o

LA

QUESTION

JOSEPH ROUQUET

PIERRE LASSERRL

lll'l

DES IDIOMES LOCAUX

blanca

es

tard que l' meu cor, batanat per
ieu la vezent s'amaiza, mut e
o

llevue de la Presse

-uîa

Lo Gai SabER

(Sui,

quet.
zie

un

(loulouse). — De Joseph Routémoignage contre la circulaire de Mon-

Les Idiomes locaux à

candide

(Paris).

De Pierre Lasserre, v a-t»
? Répondant aux criti¬
ques de Jacques Boulcnger relatives à ses études
sur Renan,
Pierre Lasserre écrit :
il

une

a

—

âme bretonne

l'Ecole:
Et comme je suis prêt à signer avec en¬
thousiasme le vœu que le Conseil Général
«
J ai eu I honneur
«
enseigner le français, ÙL
de l'Ariège a adopté à l'unanimité au début c'est servir la patrie » a dit
Victor-Hugo — d'en¬
J ai essayé de fixer l'image psychologique d'une
d'octobre dernier ! Il me paraît difficile de seigner le français en Italie pendant plus de vingt des
populations qui sont entrée au cours de l'his¬
mieux mettre les choses au point sur cette ans dans différentes écoles, notamment à l'Univer¬ toire, dans le grand composé
français. Ce que j'ai
sité Commerciale Luigi Bocconi de Milan et à
question trop longtemps débattue. On me l'Ecole Commerciale du soir à la Chambre de fait pour les Bretons, j'aurais pu le faire pour les
Gascons, les Provençaux, les Normands, les peu¬
saura
gré d'en reproduire ici le texte inté¬ Commerce de Milan. Au début de ma carrière,
ples de I Ile-de-France. Ce genre de tableaux,
j'ai
eu
l'occasion
gral :
d'enseigner le français d'après procédant nécessairement par
généralisations et
la méthode directe. Mais je n'ai jamais été satis¬
synthèses, prête toujours à une infinité d'objec¬
« Le Conseil Général de
fait des résultats obtenus, et je me suis vite rendu tions de
l'Ariège.
détail; un chartiste aussi remarquable, que
ompte des lacunes de cette méthode; les élèves l'est
« Considérant
Jacques Boulenger ne manquera pas de tex¬
que tout ce qui rattache plongés pour ainsi dire dans la
langue étrangère, tes qui paraissent dans tous les cas, mettre le
pein¬
l'homme à son pays natal mérite d'être con¬ sans aucune
comparaison, sans aucun point d'ap¬ tre en défaut. Que j'attribue aux Gascons en
gé¬
servé et maintenu; que le lien le plus fort pui avec la leur, pensaient naturellement dans leur
néral, une souplesse d'esprit qui les préserve in¬
langue
et s'exprimaient en français en employant vinciblement du fanatisme, il trouvera
entre les habitants d'une
région est l'emploi les
bien à
formes, les tournures propres à la langue ita¬
du même idiome; que par conséquent l'en¬
m'opposer des Gascons qui ont parlé et agi en
lienne. Alors, peu à peu, j'ai changé de métho¬
seignement public ne doit pas viser à faire de et insensiblement, progressivement, j'ai été nfanatiques pendant les guerres de religion. Cela
empêchera pas ma description d'être vraie dans
disparaître les dialectes locaux, mais au con¬ amené, par la force des choses et pour ainsi dire l'ensemble, d'exprimer une disposition réelle, ha¬
traire à les utiliser comme forme de senti¬ malgré moi, à faire la comparaison entre les deux bituelle, dominante des êtres, de
reposer sur la
ment ou expression de pensée ; que nos maî¬ langues, française et italienne, entre les deux gram¬ subtile, mais efficace parenté d'esprit qui existe
maires, et à employer entièrement la méthode entre un
Montaigne un Fénelon et un Montes¬
tres trouveront dans le maniement de ces
comparative. Or, je puis l'affirmer, les résultats ont quieu, de rendre le
type commun et familier que
dialectes d'utiles points de comparaison et été complètement différents: de médiocres qu'ils
ces grands hommes nous offrent en son
efflorescenune aide
étaient,
ils
sont
devenus
excellents.
Les
élèves, ce supérieure et animée de
précieuse pour l'intelligence mê¬
génie.
habitués à noter les différences entre l'italien et
me des textes
français et pour l'exacte ap¬ le
Plaise à Dieu que Pierre Lasserre se décide q
françaisr tant dans la morphologie que dans la
:

—

.

Mas

es

aquela ardenta

viva

e

franco

e

l'seu prefum conorta V meu lasige
caud com es lo de bresca e de melige
e

o

roja jlor,

Ela las ten

gelozament;

sanc

en

cada

man

caduna

ai com previzensa
l'seu sobrire enveja. d'en far

que

;

gisclat de la brancal

mas

muna.

Uros aquel que, ganhant sa fizensa
e'sperant sapiament l'ora oportuna,
uros lo que poira, de sas mans
bellas,
recepre, en

floc juntas, las dos florellas.
Carles DERENînES.

Romivatge.
(Editorial Occitan).
AME VEIRE A LA PRIMA
Ame

tìeire, a la prima,
Le brostonet novel
Et la flor elh ramel,
Es ame auzir la rima

Que fai lo rossinhou
Qu'es tornat en abriou.
Lo gai et

dous amaire

Que fai lo rossinhou
Qu'es tornat en abriou!
Comas elh sei chantaire :
Chante de fin' amor
Et mon cuer n'a doussor.

Aco's mai que m'aflama,
Chante de fin' amor
Et mon cuer n'a doussor.
Ieu chante per ma Dama,
Tôt jauzen n'en serai
Si mon chantar Ihi plai.
Es tant bell' et rizenta/
Tôt jauzen n'en serai
Si mon chantar Ihi plai!
Es franch' et ben dizenta
Et sis uelhs vencedors
Son dos braoonas flors.
Tôt só que dis m agrada
Et sis uelhs vencedors
Son dos braoonas flors.
Si luan es demorada,
Tant que n'aje languit,

Ma Dama es lauzada.
Ai chantat per amor
Et mon cuer n'a doussor.

GILBERT.

(de Breude,
de

«

1er Prix de Poésie
l'Escóla'de' Limanha
aux-

-

en

Transports en Commun
Région Toulousaine
—

TOULOUSE

Services spéciaux, Fâtes, Noces et Banquets

l'âme

brillantes,

Les épis parfumés du blé substantiel
—

—

le

plus.naturellement à 1.'amour de la grande
pour ce qui est de la langue fran¬
çaise, ce n'est pas au moment où la ten¬
dance s'exagère de la surcharger de fâcheux
néologisges qu'elle a à redouter le contact
de dialectes qui procèdent d'une formation
analogue et découlent pour la plupart de la
même source; qu'enfin la possession de ces
dialectes ou patois offre des facilités parti¬
culières pour l'acquisition de langues étran¬
gères voisines;
et que,

Emet le

vœu

qu'il soit loisible à

nos

Quand les
Tu, Pèire de Courtois,

de mal-à-vèire,
e l'ardeur-,

Miraies de Banoun lou renoum
Coume de Sisteroun Pau Areno

es

la

flour,

bouviers

brunis

sous

leurs

chemises

[blanches
M'apportaient un beau lys. tombé sur les sillons,
Une cigale chaude et vibrant sur les branches,
Des roses, des oiseaux, des fruits ou des grillons,

Aubourant lou drapèu, felen dou rèi en Pèire,
Tu souriais d'orgueil! Ah! souris plus encore
Siès lou bon chivaliè, courtes e prouoençau,
Qu'afourtis soun credo ; zou plus aut que lis Aup! Et longtemps vois jaunir et refleurir les bois ;
Sois fier ! sur le luth d'or et la flûte sonore
Toute ta race chante avec de belles voix I
Cap d'An de 1926.

1

Histoire romancée de la Crise de 1907 dans le Midi viticole
et

FerROUL,

de 350 pages

S

ROUGE

VIN

maîtres, à tous les degrés de l'enseignement
de faire appel aux dialectes locaux dans la
mesure où ils y verront avantage pour un
bénéfice de culture générale ou pour une
connaissance meilleure de la langue fran¬

çaise I

es pos

MarcELLIN-AlbeRT
MARTEL, édition complète et définitive, fort volume
in-8 jésus, frontispice de Parayre, lettrines et culs-de-lampe de Cadène.
par

avec

P.-E.

»i

BULLETIN

Auvernha)

».

«

Lou plan di Bassis-Aup es la rufo encounlrado .Viennent, sous le soleil, baiser les mains vaillantes
Tes calmes gerbes d'or ombrageront le ciel !
Ounle dou prouoençau la raço s'endrudis ;
Pr'acô la gaooulino a dins soun canladis
sur leur condition;
Lou masclum de la lengo e sa frescour aslrado. Sais-tu
que ton regard auguste a la jeunesse
« Considérant que ni l'unité de la
Des soleils printaniers, quand soudain tu souris?
pensée
Pour qu'un cœur de héros dans ma poitrine
ni celle de la langue française ne sont en A lèu fa de muda sa blodo de cadis
En raubo de palais, car tèn dins sa courado
[naisse,
cause et'ne sauraient en souffrir; que c'est
La fierla de soun brès e, garrudo e granado,
Enfant tu me guidais vers les lilas fleuris,
de l'amour de sa petite patrie qu'on s'élève
L'amo dis Bas-Aupm en graçi s'espandis.

GRANDE PAPETERIE DU CAP1T0LE

LABOUCHE Frères
Rue des Prés.

syntaxe, ne

qu'une défaveur officiellement manifeste pût
donner à croire à ceux qui en ont fait usage
que le discrédit jeté sur leur langage rejaillit

Jeux Floraux

de la

étudier

gasconne ».
pensaient plus en italien, mais s'ha¬
bituaient peu à peu à substituer les formes, les
tournures françaices aux formes, aux tournures ita¬
EMMANUEL SIGNORET
liennes et devenaient, petit à petit, capables de
« Considérant
que ces dialectes ou patois penser directement en français et de s'exprimer fa¬
sont un
élément du patrimoine national, cilement et correctement dans cette langue qui,
Le Feu (Aix-en-Provence). — De Emmanuel
d'ailleurs, leur était enseignée d'une façon tout à
qu'ils ont recueilli des faits et des docu¬ fait
Signoret, dans le numéro du Feu consacré à Ai\,
pratique par de nombreux exercices écrits et
ments où s'enregistre l'histoire de nos
pro¬ oraux: dictées, traductions, compositions, lecture, Bucolique :
vinces; qu'ils ont fourni un mode d'expres¬ conversation.
O loi qui me berças sous la vigne et les ormes
sion à la pensée et à la poésie populaires,
Et qui gonflas mon cœur de ce sang radieux,
qu'ils constituent aujourd'hui encore un lan¬
JOSE LOUBET
Je t'inscrirai vivant en d'immortelles formes,'
gage adapté aux mœurs, au caractère et aux
Mes vers auront la force et l'éclat de tes yeux l
Le Provençal de Paris (Paris),
i
De J. Louoccupations familiales des populations qui
les parlent; qu'enfin il serait déplorable bet, A Peire de Courtois:
O mon père, le pré blanchi de fleurs

«

Quant tórna sei garit.

ENRIC

préciation de nombreux termes qui, dans ces
dialectes, ont gardé avec leur saveur primi¬
tive la plénitude de leur sens étymologique;

Graveurs-Imprimeurs.

—

TOULOUSE

DE

SOUSCRIPTION

Monval, au prix de 200 francs
Rives,
80 francs (I)
Alfa pur fil
40 francs
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je, sousigné, déclare souscrire à .... exem¬
plaire
de VIN ROUGE, roman
régionalisle de P.-E. Martel, sur.........
....

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Je

somme

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jour à votre compte de chèques

verse ce

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Demeurant à

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vous

enverrai le montant à la réception

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N°

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du volume

Dépôt des Porte-Plume»
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Adresser te Bulletin de souscription

et Carnets à Feuillets mobiles

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Tél. 23-36.

—

C. C. Postal 12455.

à l'EDITOR IAL OCCITAN, 5,
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R. C. 16823.

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du Moulin-Bayard, Toulouse.

(I) Biffer les

mentions inutiles.

�Collection Dis Aup

i

Pireneu

LES AMIS DU

Séries Je sepi oolumes (rééditions et œuvres iné¬
dites, de format in-8 jésus, composés en caractères
de la série « Astrée », gravés et fondus pai les
Fonderies Deberny et Peignot). La série sur Japon :
.1.000 francs; sur Rives: 200 francs; sur Alfa: 50

Siège:

francs.

Secrétariat:

Ont paru

OCCITAN

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SAMATAN

Les Cahiers Occitans

OCCITAN

LIVRE

Œuvres en langue occitane ou œuvres en langue
française d'auteurs occitans (format in-8° jésus)»

(Gers)

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toulouse (Haute-Garonne), France, 5,

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Bos be BÉNAC, œuvre dramatique de
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.
Un vol. de 160 pages. Sur Monva'l : 100 fr.; Ri¬
ves : 30 fr.; Alfa pur fil : 15 fr.; Bel Alfa: 7 fr.

du Moulin-Bayard.

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Camelat et un portrait de Navarrot.

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RomivaTCE, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre

L*Association des

Gandon.

—

Amis du Livre Occitan

but de servir les lettres occitanes

pour

C. C. P.

en

12455

—

R. C. 16823

Adhésions.

a

—

aidant qui souscrivent

Membres actifs: les

Vin Rouge, histoire romancée de la
crise viticdle de 1907, avec Marcellm-Albert et

personnes

Ferroul,

P.-E. Martel, illustrations de PaCadène. Un vol. de 350 pages. Sur
Monval : 200 fr.; Rives: 80 fr,; AJîa pur fil:
30 fr.; Bel Alfa: 10 francs.
En préparation:

minimum de 100

pour une somme

presse i

1.

rayre

par

et

francs.
Membres honoraires : minimum 200 francs
Capbat LA LaNA, poèmes de Emmanuel Delbous- l'Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
Membres fondateurs : minimum : 500 francs.
quet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
L'Association des Amis du Livre Occitan sou¬
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
Ces chiffres s'entendent pour des souscriptions
Sous presse:
sans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres
concernant les diverses publications de l'Editorial
La Ben PlantadA, de Xénius, texte catalan et tra¬
des maîtres de la littérature occitane.
Occitan quelles quelles que soient : livres ou pério¬
duction française. — THÉOPHILE DE BoRDEU,
Beline, poème de Michel Camelat (texte et trad).
diques.
Portrait de l'auteur, par Soudan.
documents inédits par le docteur Cornet. — La
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
Sega, œuvre posthume d'Auguste Foure9, etc...
Lo Libre del CampesTRE, poème d'Antonin Per¬ prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
Le Comité Directeur:
Tracts de propagande.
bosc (texte et trad.).
noraires et des Membres actifs.
H. Dambielle.
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
Les Membres de l'Association ont droit à un
face de Joseph Loubet (texte et traduction).
La Collection « Oc »
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
Ismaël Girard.
Paces Provençales Inédites de Baptiste Bonnet de diverses séries
(édition originale). II est détermi¬
(texte et traduction).
Tracts de propagande.
né par l'ordre d'arrivée des adhésions.
Louis vldouze.
—

—

Parus :

L'Almanach Occitan

La Langue d'Oc

Organe de vulgarisation occitane, bilingue. Principaies rubriques : Les Letires occitanes, Les Morts
Je l'année, Bibliographie occitane, L'Année occi¬
tane, L'Année Fédéraliste, Les Figures occitanes,
Précis de Littérature occitane, Annuaire occitan,

Editorial Occitan
L'Editorial Occitan, est

Le Théâtre
Œuvres

dramatiques

En préparation

Direction générale de l'EDITORIAL

Association

qui

5,

rue

du Moulin-Bayard-

—

R. C. 16823.

—

Siège: à SAMATAN (Gers)

—

but de servir les Lettres occitanes en aidant
OCCITAN dans ses publications.
Secrétariat: TOULOUSE, 5, rue du Moulin-Bayard.

BULLETIN

je, soussigné, déclare adhérer

a

D'INSCRIPTION

/'Association Ì

(1)..
de la
somme versée, les publications demandées
par le.,, bulletin... ci-joint...

des Amis du Livre Occitan comme
el désir? recevoir, jusqu'à concurrence

(1) Ci-joint la
Je

somme

ment

BULLETIN

Membre

fondateur, minimum: 500 fr.
? Membre honoraire, minimum : 200 fr.
\ Membre actif, minimum: 100 fr.

j
I

\^rse ce jour à votre compte de chèques

Demeurant à

un

an

un

15 francs.

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un

15 francs.

an,

9e
A"' AAA" """
Le Soleil d Oc

t

(1)

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(I) Ci-joint la
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D'ABONNEMENT

abonnement

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(Frais de

de
de chèques

Demeurant à

......

N°

Je paierai le montant de

recouvrement

Iír'
15 fr.
:

1 fr.

par

abonnement)

Nom.

votre compte

mon

abonnement

.,.

Rue

..,

Signature

.....192

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postaux

Rue

postaux

Je, soussigné, déclare souscrire

Je

Nom

de

le

un an :

Organes d'action occitane, régionalistes, littéraires, artistiques, illustrés,
publiés en occitan et en français.

r&gt;,

*

Oc », organe d'action occitane. Bilingue. Syn¬
thèse de l'activité intellectuelle des Pays d'Oc.

soleil d'Oc, organe régionaliste littéraire,
artistique, théâtral, économique, sportif. Abonne¬

C. C. Postal 12455.

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Antonin

Le

OCCITAN, toulouse (Hante-Garonne), France,

Téléphone: 23-36.

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L'Editorial Occitan publie les collections Httéraires et les périodiques dont la liste est publiée
ci-dessous.

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qui se propose pour but de publier des œuvres susceptibles de contribuer à la renaissance occitane.

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Lola, poème dramatique de Michel Caméiat.

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J. Rouquet. Une brochure: 1 franc.

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présentation d'un mandat de recouvrement,

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augmenté des frais, soit
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le
Adresser

le

.^Bulletin d'inscription à l'EDITORIAL OCCITAN, 5,

Tél. 23-36. —'=G. C. Postal 12455.

R. C. 16S23.

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Collection " Dis
Série de sept
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Adresser

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(1) Ci-joint
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200

Japon

l'EDITORIAL OCCITAN, 5,
R. C. 16823.

du Moulin-Bayard, Toulouse.
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soussigné,
fur et à

(1) Ci-joint la

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vous
mesure
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de m'adresser
de leur publication

prie

de

)

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)

les périodiques (I) suivants;

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...

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de chèques
la réception

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1.000 fr.

Rives

d'abonnement

C. C. Postal 12455.

adresser à l'EDITORIAL OCCITAN. 5. Rue du Moulin-Bayard. TOULOUSE,
Tél. 23-36
C. C. Postal 12455
R. C. 16823

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Alfa

Bulletin
—

Bulletin de Commande Global

Aup í Pireneu "
SOUSCRIPTION

le

Tél. 23-36.

volumes (rééditions et œuvres inédites) de format in-8 jésus, composés
Série « Astrée », gravés et fondus par les Fonderies Debemy et Peignot)

Je, soussigné, déclare souscrire à la Première
Série de la collection DIS AUP I PI*
■RENEU sur (1)

Je

du Moulin-Bayard, Toulouse.

(I) Bijfer les mentions inutiles.

caractères de la

BULLETIN

Je

rue

*

No
Signature

N"

Rue
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192

le

premier volume

192

le

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:

Soit.
Adresser

le Bulletin de souscription

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C. C. Postal 12455.

à
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l'EDITORIAL OCCITAN, 5. rue du Moulin-Bayard, Toulouse.
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R■ C. 16823.

(I) Biffer les mentions inutiles.

�CHRONIQUES
Lettres &lt;FOc

Bulletin

des

Lettres

LES PROVERBES GASCONS RECUEILLIS
PAR M. L'ABBE DAMBIELLE

I. - LETTRES D'OC
H.
LETTRES D'OÏL
Les Livres annoncés.
Les Livres annoncés.
Catalogne, .— Une réédition de», œuvres de
li jouirait de tcmtaUri
Joachim Folguera, poète le plus pur de la géné¬
refendrait pas li repraaoèrbi.
La Collection de FHorloge, quf paraît aux édi¬
tions des Cahiers libres.
ration catalane, décédé en 191 &amp;.
Chaque volume est tiré à
Mistral,
M.-A. Esclasans a réuni en vohime de nom¬ 225 exemplaires. La collection 6era complète en
On a dit que k» proverbes sont la sagesse des breux article» inédits de
douze volumes. On annonce :
critiques. Esclasans est
Gcorgio, par M.
nations. Il faut donc croire que les Gascons sont un critique
passionné dont pas une ligne n'est in¬ Philippe Soupault ; le Chemin sur la mer, par M.
des gens exceptionnellement sages si l'on en juge différente.
Françots-Paul Alibert; Etude pour Narcisse, par
par la quantité des proverbes dont ils font usage.
Provence.
De MM. Clamon et Pansier : M. Paul Valéry; les Mânes exaucés, de M. Frantz
M. l'abbé Dambielle qui s'est donné pour mission Les Noëls Provençaux de Notre-Dame des
Doms, Hellers. Les cinq autres volumes seront signés
de les- recueillir en a noté plusieurs milliers en quel¬ édité» pour la première fois avec la
musique (chez Georges Duhamel, Fagus, Joseph Delteil, Charles
que dix ans de recherche. Ces proverbes, il est AubaneL, Avignon), d'après un manuscrit origi¬ Vifdrac et Roger ARaid,
pas allé les chercher dans les recueils de Bladé nal.
Les Livres parus.
ou dans le» almanachs félibréens, mais, nous ditLes Livres parus.
Ed. B. Grasset (61, rue des Saints-Pères, Pa¬
il, dans une note a sur la bouche de nos bons
GÉNÉRALITÉS.
De L.-P. Geoffrion : Zig¬ ris) : L'Ami du Lettré^ 1926. Un vol. 425 pa¬
vieillards gascons: tous sont pris par conséquent
à ta bonne source et si certains offrent des simili- zags autour de nos parlers (chez l'auteur, 125, rue ges: 12 francs.
Ed. des Cahiers Libre» (57, avenue MalaIndes ou des analogies de fond ou de forme avec de la Claire-Fontaine, Québec). Etude sur nos
koff, Paris) : Grande Nature, poèmes de Pierre
d'autres proverbes d'origines diverses, il faut l'at¬ parlers provinciaux.
Provence. — De M. Jean Bessat: Segren e Reverdy. Un vol. coll. de l'Horloge.
tribuer au bon sens poputaire, aux besoins particu¬
Les Livres reçus.
liers, aux nécessités domestiques ou sociales, aux cascài, poèmes.
De Farfanteîlo: Li Mirage, poèmes.
observations météorologiques qui revêtent partout
Ed. Kra (6, rue Blanche, Paris) ï Vérités Ar¬
des caractère» d'identité. »
Les Périodiques.
bitraires par Miguel de Unamuno (traduction de
akvercne.
Lo Cobreto (Petite rue Cazaud, Francis de
'Ayant donc recueilli ces proverbes, M. l'abbé
Miomaadre). Un vol. de 216 pages:
Dambielle a commencé de les publier par séries. Anrillac). Annonce la mort du docteur L. Réniac. 10
francs,
La première série concerne les douze mois de
L'Auvemgnai de Paris (13, boulevard Beau¬
Ed. Simon Kra (id) : On tourne, roman par
Tannée et comporte en moyenne une trentaine de marchais, Paris). Un. beau livre sur Eugène Viala
Luigi Pirandello (coll. Revue européenne). Un vol.
proverbes particuliers à chacun d'eux. La deuxiè¬ et le Rauergue, par G. Gandilhon Gens d'Armes. de 264 pages : 12 francs.
me série est formée des proverbes météorologiques
CATALOGNE.
Ressorgiment (244, Pergamino,
Ed. des Cahiers Libres (57, avenue Malales vents, le temps, le t'ônnerre, le soleil et les Buenos Aires) : La Nostra veu i el nostre vot (édi¬
koff, Paris) : Préludes en Sourdine, poèmes, par
astres, la lune, i'ar-en-eiel, la pluie, la neige, la torial).
Yves Sablons.
La Veu de Catalunya (carrer de Ferlandina,
sécheresse et enfin les travaux des champs s'y trou¬
Ed. Emile-Paul (14, rue de l'Abbaye) :
vent commentés avec cette observation aiguë du Barcelona) : Russinyols i Mallorca, par Llorenç Sur la Vie
(tome 2), de André Suarès.
paysan sans cesse en lutte avec les éléments, ob¬ Riber.
Les
Périodiques.
La
Publicitat (34, Passeîg de Gracia, Bar¬
servation qui touche souvent à la véritable poésie:
Le Coq Catalan (1, rue des Trois-Rois,
celona) : Homenage à Russmyol.
Perpi¬
Las bounos sourços se cotmegaen a la sequero,
Le Courrier Catalan (71, rue de Rennes, Pa¬ gnan) : du bord de la Méditerranée, poèmes de
Les bouncs amies se couneguen à la praubero.
ris, VIe) : Rubtó i Lluch.
Jean Amade.
Les Amitiés Foréziennes et Vellaves (1, rue
gascogne.
La Renaissance Provinciale (75,
ou cet autre Et
de la Paix, Saint-Etienne) : La Légende du
rue Mouneyra, Bordeaux)
: Les dialectes Régio¬
Grand Lac Noir, par Albert Boissiex.
Loungos ierros
naux, par Vital-Mareille.
Le Réveil Basco-Béarnais (71, rue de VauL'Eveil Catalan (13, Place des Poilus, Per¬
Loungos miseros.

Lettres d'Oïl
VERS DE CIRCONSTANCE

-

...

_

—

léon VÉRANE: La Promenoir des Amis,
piè¬
complémentaires (1.924-1925). Edité par les
eoin des
Facettes, chez 1 Auteur, à Toulon-sur-Mejr,
Cours Lafayette, 68.
Un méchant dirait que le
bachique Vérane di¬
lue une goutte de Ronsard dans un
tonnelet d'eau.
Passons.
ces

—

Dans la source Castalie
Mettons fraîchir te cm blanc...
On

pardonne

au

provençal d'en être

duire Horace... Mais admirez
et

belle:

resté à tra¬

la langue bontfe

—

De Fhiver, rompant les sceaux
Vois le jet de cent fontaines

—

Livrer les flancs de la plaine
zlux caprices des ruisseaux.

—

Tout est lumière et musique:
La terre, le ciel, le» monts;
Encar le Dieu magnifique
Féconde l'ancien limon...

—

—■

—

—

Une facilité agréable. Des archaïsmes
lassante.
De belles strophes:

—

Au sein de tant de merveilles

Que le plaisir en divers
Mieux qu'en de savantes veilles
Je découvre F univers

—

—

—

est

consacrée à l'homme

et

à

:

Henno, luo
Cambion

las

cornos

bent

e

souen.

plus haut degré. Sur soixante proverbes re¬
latifs à la femme, un ou deux à peine sont à son
honneur : les autres nous prêchent au moins la mé¬
son

:

Henno
Les

telo,

c

mariage, les observations de

sans

—

Las Auques

au

Càsau,

par

pignan)

:

—

tournent

aborde

nos

juge

Le que se marido
Se bouio la brido.

que

beng.

marido n'a bet jour,
le porc uo bero semmano.

se

tuo

—

—

-

—

—

—

A trente ans, passo de modo ;
E la praubo alabets preng

que

—

—

A quinze ans la hilho arrils ;
A bint ans, se ho, cousis ;
A bint-cihq ans, s'acoumodo ;

Le
Le

—

—

—

Le que a hilhos
I touslen pasire.

que

...

—

Amour de gendre
Sourelh d'iuèr.

Le

—

—

ancêtres pay¬
la férocité. Qu on en

franchement à

—

—

à la candelo.

croumpes pas

Mais quand, dans la quatrième série, on
le

cierge à l'autel l

—

girard, Paris, 6°).
B. Poeymirou.

-

Le chapitre sur la femme est particulièrement
cruel. Ce mépris « dou femelan » comme disent
les Provençaux, est général à tout le Midi, mais
ce sont les Gascons qui, croyons-nous, le portent

fiance

un

—

Les boueas se prenguen per
Les ornes pou pugnet

à

On peut mettre

Léon Vérane n'est pas un inquiet. 11 ne se lasse
Hommage à Pierre Camo.
pas de le dire. Même en
parlant des morts, il faî(
La Renaissance Provinciale (75, rue Mou¬ tête à la vie;
languedoc.
La Cigale Lengadauciano (4, neyra, Bordeaux) » Poèmes et Chronique Provin¬
rue Auber, Narbonne) ; Des bois de A.
Rouquet. ciales.
Ont fleuri aux monts béarnais...
Les Feuillets Occitans (41, boulevard des
Le Feu (Aix-en-Provence) s Hommage à
Paul Jean Toulet, les digitales
Capucines, Paris) : Un « opéra Languedocien n à Elemir Bourges. (Novembre). Les deux numéros de
la Cour de Louis XV, Daphnis et Alcimadure de décembre du Feu sont consacrés en une magnifique et il ajoute :
livraison à Aix-en-Provence. Nous donnons, à no¬
Mondoville par Fernand Crémieux.
La Cigalo Lengadouciano (Villanovo-de-Bé- tre revue de la Presse, l'un des poèmes qui illus¬
On vous ferait presque reproche
ziers, Hérault) : La Sant Bortomiu, poème, par J. trent ce numéro.
De ce sourire amer
La Nouvelle Revue Française (3, rue de Gre¬
Ladoux.
A Guethary lorsque les clorhes
Le Travail (5, rue des Renforts, Toulouse) : nelle, Paris) : la fin de Bella, de Jean Giraudoux.
Chantent avec la mer.
Mercure de France (26, rue de Condé, Paris)
L'Edition Littéraire en Province par Robert Baccou. Notre confrère
propose la création à Toulouse A.-Ferdinand Hérold et le Symbolisme, par A.
Toulet, évidemment, ne vous ressemblait pas,
d'une Association d'écrivains qui dirigerait une Fontainas.
Léon Vérane. Mais, ce sourire amer,
que noifâ
Les Cahiers du Moi (14, rue de l'Abba3'e, lui savons gré de n'avoir
firme d'édition. — Mais elle existe, mon cher con¬
pas su l'effacer.
frère. Ouvrez les yeux et lisez notre journal.
Paris) : Cahier de la Rédaction (sur le cinéma) par
ALCOR.
Limousin.
La Gazette du Centre (7, Cours F. et A. Berge.
Paris-Critique (14 bis, rue Toricelli, Paris,
Jourdan, Limoges) : Les Langues de France à
l'Ecole, par René Farnier.
17®) : Le plus grand poète vivant, par Philéas DANS CHAQUE NUMÉRO: ŒUVRES
INÉDITES
Provence.
Le Provençal de Paris (15, fau¬ Lebesgue.
DE POÉSIE ET DE PROSE.
CHRONIQUE
DES
L'Action Régionaliste (22, rue Delambre,
bourg Montmartre, Paris) : Les Idiomes Locaux.
Les Taureaux pleurent, par Pierre Devoluy. — Paris, 14e) : L'Enseignement de l'Histoire locale, LETTRES FRANÇAISES. — MEMENTO DES
Une lettre inédite de Mistral, par L. Béchet.
PUBLICATIONS : LIVRES, REVUES ET JOUR¬
par E. G. Léonard.
Le Feu (Aix-en-Provence) : Chanson de
L'Information Régionale (34, rue de Metz, NAUX.
Darrieira, poème par Albert Pestour; Folo, poème Toulouse) : Pour la Région, par Hubert Lagardelle.
de Marius Jouveaux.
lesve y publiait sous son vrai nom de René TardîProuVenço (12, rue Cannebîère, Marseille) :
Prix Heugel.
vaux.
Lou Prouvençau à l'Escolo (Editorial).
Notre ami J. Canteloube vient de recevoir le
Le Mercure de France (26, rue de Condé,
Associations.
Prix Heugel de 100.000 francs, pour la composi¬
Paris). — 15/1/26 : J.-G. Prod'homme, Mozart
Gascogne.
L'Amicale des Etudiants du
tion d'un drame lyrique, Le Mas, dont nous avons en
l'rance; — Henry-D. Davray, Fêtes Marocai¬
Sud-Ouest (93, rue de Turenne, Paris, 3e) vient
goûté déjà des fragments. Le Mas sera représenté nes, Aïd el Kébir; — Marcel Le Maréchal, Poè¬
d'être fondée à Paris. Bonne nouvelle.
-

La troisième série

Des ardeurs cegipanea:

Siffle le moûll Lève la cotte
i4ux drôlesses de Plougastcl
Car, dessous le poil de la motte

—

—

Ta femme

...

à

Election.
Catalogne.
M. J. Puig i Cadafalch, ancien
président de la Mancommunitat catalane a été élu
correspondant de l'Académie des Inscriptions et
Belles-Lettres 11 est l'auteur d'un remarquable ou¬
—

vrage:

L'Architecture

s'aimo
bouco ;

maridatge :
Un jour : bouco

a

Un
Un

bras

mes
an

:

::

E

Cop de

nas

bras

à nas;
a

après
pugns

on

Catalogne.

—

de Salers, vient

—

;

:

et cop

en

Notre excellent ami M. J. Goure,
d'être fait chevalier de la Légion
d'honneur au titre militaire.
périgord.
Le félibre majorai Robert Benoît
président du Bournat vient également d'être fait
chevalier de la Légion d'honneur. Nos félicitations
Auvergne.

Le

romane

Distinction.

de pès•

aux

deux

nouveaux promus.

Nécrologie.

La Jane filait
Son fuseau tomba
Son galant passait

Le lui
ce

que

recommande M. 1 abbe
P.

MESPLE.

—

•—

—

C'est également
Dambielle.

mes; — Gaston Guillard, Les Etudiants et la crise
ami, M. J. Canteloube du logement au Moyen-Age; — André Fontainas,
nos bien sincères félicitations.
A Ferdinand Herold et le Symbolisme; — Frédé¬
ric Lachèvre, Pierre Louys et l'Histoire Littéraire;
Légion d'honneur.
M. l'abbé Brémond, dont I'Etameur commente Charles Sorel et le Roman « Francion »; — Gus¬
tave Kahn, La Childeberl, roman. — Revue de la
les Eclaircissements, vient d'être fait chevalier de
Quinzaine: Littérature; — Les Poèmes; — Les
h Légion d'honneur. Félicitations.
Romans; — Théâtre; — Philosophie; — Le Mou¬
Refusé.
vement Scientifique; — Science Sociale; Folklore;
Une pièce en vers de Fagus : Philippe-Auguste, Voyages; Métapsychique; Les Revues; — Art; —
présentée par le poète à la Comédie Française, a Musées et Collections; — Cinémalographie; — No¬
tes et Documents d'Histoire; — Chronique de Bel¬
été refusée par le Comité de Lecture.
Que diable alliez-vous faire dans cette galère, gique; Lettres russes; — Lettres Hispano-Améri¬
cher et grand Fagus?
caines; — Lettres Japonaises; — Bibliogarphie po¬
litique; — Publications récentes;_ échos.
La Nouvelle Revue Française. (3, rue de
111.
SOMMAIRES
Grenelle, Paris, 6e). — l/i/26 : André Maurois:
Les Nouvelles Littérlaires (146, rue Montmar¬ Les Souffrances du jeune Werther; — Paul Mo¬
tre, Paris). — Le numéro de ce jour des Nouvelles rand, Rien que la Terre; — Charles du Bos, Jac¬
Littéraires est consacré à René Boylesve. On y ques Rivière, et de la féconde humilité; — Valéry
trouve des articles de Mme Gérard d'Houville, de Larbaud, Préface pour l'Anabase; — Jean Girau¬
MM. Henri de Régnier, Edmond Jaloux, Jacques doux, Bella (fin). — Réflexions sur la Littérature :
de Lacretelle, Edouard Ducoté et Maxime Revon. Poésie, par Albert Thibaudet; — Notes; — Litté¬
M. Ducoté y évoque le souvenir de Boylesve à rature Générale; — Le Roman; — Les Specta¬
l'Ermitage. A ce propos, nous retrouvons dans cles; — Memento des Revues; — Notes; — No¬
VErmilage de 1891 les poèmes en prose que Boy- tules.

à notre

—

Languedoc.
Nous avons appris la mort de
Cela n'est guère encourageant, n est-ce pas ?
Mais alors, comment faire pour se bien marier? Pierre Hortala, poète plein de talent, disparu en
des circonstances tra'gioues.
El bien voilà :

De boun plant, planto la bigno
De bouno mai, iiro la hilho.

l'Opéra.
Nous adressons

ramassa...

cantilène nous poursuit invin¬
ciblement... Mais pourquoi prendre subitement la
vie au sérieux? Reposez en paix, mort trop crédule.
Cette mélancolique

�des Lemaître dans les cadres renouvelés de
l'art religieux moderne, nous les louerons
d'abord en tant que créateurs de thèmes. Le
décorateur d'église n'a pas toujours le choix
de son sujet mais il importe qu'il le traite
ANDRE-HUBERT
à sa manière et, pour se faire entendre, s'ex¬
«
du
Jean,
serait
assez
large,
assez
résistant
pour
ET IVANNA LEMAITRE
corps », car l'âme y était depuis long¬
contenir le monde : symbole d'amour et prime dans un langage personnel. Les Le¬
A TOULOUSE
temps. Il fallait donc briser le cadre !
trouvaille décorative. Le cœur et l'esprit maître ont pensé leurs tableaux avant de les
Que d'artistes en sont là ! Faute de murs, sont comblés.
peindre. Ils les ont sentis.
Monseigneur Breton a ouvert les portes
que de forces inemployées, de talents qui
Ils ont encore pratiqué l'art et la vertu de
de l'Institut Catholique de Toulouse à MarLa
Trinité
domine
l'autel;
on
l'aperçoit
demeurent rachitiques ! Faute de murs ?
sacrifice,
condition nécessaire du style àiï*
cel-Lenoir; la Supérieure du Refuge les
Non. Faute de commandes, de mécènes in¬ dès qu'on franchit le seuil du sanctuaire.
quel ils se sont élevés. Ce style a quelque
portes de sa Chapelle à André-Hubert et
telligents. L'Etat connaît mal ses décora¬ Les deux autres toiles sont placées, dans la chose d'ascétique. 11 vise plus à convaincre
Ivanna Lemaître,
teurs. L'Eglise, aujourd'hui, ne fait pas as¬ partie publique de la chapelle, au-dessus
Voici en quels termes M. Paul Fierem,
qu'à plaire. Il réussit à s'imposer. Un pro¬
sez confiance aux
« primitifs » d'un art des grilles de clôture. Elles paraissent bien
fane estimera-t-il que la décoration du Re¬
présente dans la Gazette Française, nous
nouveau, aux précurseurs d'une inévitable adaptées à l'emplacement, avec l'allonge¬
l'avons signalé dans notre dernier numéro,
fuge manque d'exubérance, de gaîté ? Pou¬
renaissance. Mais, à Toulouse il est des ment de leurs'figures verticales, le style vait-on décemment souhaiter autre chose
que
les trois compositions du Refuge :
confesseurs de l'éternelle vérité, vérité vi¬ large de leurs draperies, leurs éclairages
du recueillement ? La pauvreté de la palette
« Il faut mettre certains peintres au pied
vante, ennemie des formules, ennemie des contractés, leur rythme immédiatement per¬
est la conséquence d'un vœu.
du mur.
routines. Et tandis que Marcel Lenoir ache¬ ceptible. La première, une Madeleine aux
D'ailleurs, nous avons assez, nous avons
J'ai toujours éprouvé de la sympathie pour vait dans le réfectoire de l'Institut Catholi¬ pieds du Christ, est de tonalité discrète en
l'art d'Ahdfe-Hubërt et d*Ivanna Lemaî¬
même temps que d'une remarquable unité trop de coloristes. La peinture religieuse ne
que sa grande fresque, ordonnée comme une
tre. J'ai cherché dans bien des Salons leurs
peut se contenter de pochades et de « mor¬
cérémonie lithurgique et « construite » com¬ dans l'ordonnance. On y voit un ange et
ceaux ». André-Hubert et Ivanna Lemaître
paysages sérieux, leurs solides natures mor¬
deux saintes femmes exprimer, avec d'infi¬
me
un sermon, la supérieure du Refuge,
ne sont pas impressionnistes. On peut les rat¬
tes. Tableaux couleur de cendre. Un beau
nies nuances de sentiment, le repentir et
tacher à l'école des a constructeurs », mais
feu couvait là-dessous. C'était vers la gran¬ chargeait André-Hubert et Ivanna Lemaî¬
tre de décorer le chœur d'une chapelle.
l'espérance. L'autre composition, le Sacré- l'absolu
de peinture religieuse que les deux artistes
qui les tourmente, l'équilibre qu'ils
Trois ans de travail, un atelier rempli d'es¬ Cœur de Jésus et de Marie accueillant les
ont rêvé, ce n'est pas dans le champ de la
progressaient. Tout les y poussait, leurs
brebis égarées, vibre picturalement davanta¬
quisses et trop petit pour contenir les

Peinture Religieuse

Ce qui manquait encore aux tableaux des monumentale et la plus grandiose de concep¬
Lemaître — tableaux chrétiens, d'inspira¬ tion. C'est une Trinité, inscrite en trois
tion mélancolique et d'atmosphère quelque ogives, avec un Dieu le Père au front olym¬
peu « conventuelle » : l'intimité de la joie pien, dont le manteau, enveloppant le corps
du Rédempteur, de saint Pierre et de saint
sous les apparences de la froideur — c'était

toiles
foi, leurs amitiés. Les déroulées, trois ans d'études, de recherches,
premières réalisations furent curieuses, non mais
quelle ardeur, quelle assurance dans
dépourvues de maniérisme. L'accord n'était
l'effort, quel élargissement de l'horizon,
pas fait entre ces deux natures que je veux
croire assez complémentaires l'une de l'au¬ quelle soudaine amplification de la person¬
nalité chez les deux peintres... qui n'en
tempéraments, leur

tre.

André Lemaître est

français;

sa

femme

font plus qu'un !
Nous pouvons encore aujourd'hui
L'oeuore —- rendons à ce mot toute sa no¬
distinguer dans leur art ce qui vient de Byblesse
est achevée. On inaugure ces
zance
et ce qui vient de Rome, mais
l'Orient et l'Occident s'y réconcilient dans jours-ci dans la chapelle du Refuge trois
une espèce d' « hiératisme classique », si
compositions de grand style dont la dernière,
j'ose dire, où la forme et l'émotion, du mê¬ exposée récemment au Salon d'Automne,
me coup, se trouvent maîtrisées.
pourrait être à la fois la plus extérieurement
est russe.

—

ge.

Sous

un

qu'ils le poursuivent. Un autre
ciel glorieux et dramatique, les géométrie
domaine s'offre à leur

conquête. Ils se sont
répondent
engagés
résolument
dans
la voie la plus dif¬
comme les accords d'une symphonie héroï¬
ficile, celle qui doit conduire aux seules
que et pastorale.
victoires durables. Ils ont choisi la meilleure
Une exégèse idéologique de ces peintu¬
part; ils eh sont déjà récompensés. »
res ne serait pas une exégèse des lieux com¬
Paul FIEREM.
muns. On y découvrirait les intentions mys¬
toisons et les robes blanches

se

toujours respectueuses de l'ortho¬

tiques,

pourrait, en les commentant, illus¬
Imprimerie Languedocienne.
belle homélie sur la miséricorde, le
rachat des âmes, la pénitence. Pour nous,
Le Gérant: ismaël GIRARD,.

doxie;

on

trer une

qui

ne

cherchons ici qu'à préciser la situation
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/9f37df71463650365ff4b3557df10a06.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [8 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Derennes, Charles (1882-1930)</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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