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                  <text>28-2-26. — III- ANNADA. — N° 38
DIRECCION,
TOLOZA
(FRANSA)
5. CARRIERA DEL MOLIN-BAIARD
UN AN : 15 fr. -- FORA FRANSA : 25 fr.
TEL. 23-36. -- C.-C. P. 12455. Lo N° 50 c.

Les
LA

Langues de

QUESTION DES MANUELS SCOLAIRES

Parmi les instituteurs du Midi

qui ont

loin de nuire à l'étude
du français, le patois en est le plus utile
auxiliaire », (1) beaucoup regrettent de n'a¬
voir pas à leur disposition des manuels pro¬
pres à faciliter leur tâche.
Les manuels ne manquent pas complète¬
compris

que,

«

c'est à

peu près tout comme, car
il en faudrait autant qu'il existe de parlers
locaux, — mettons trois ou quatre en moyen¬

ment; mais

ne

pour

chaque département. Dans le moins

étendu, celui de Tam-et-Garonne, l'expres¬
sion le pain se traduit, dans des région ce¬

pendant très voisines, de cinq manières dif¬
: le pa, le pan, lou pa, lou pan, lou
po. Il va sans dire que, dans chacune de ces
régions, on se moque du parler des voisins,
,-f- il en est ainsi partout. Ce ne sont pas,"
férentes

certes,

les paysans qui encourageront

les

écrivains occitans dans leurs tentatives de
restauration et d'unification; ils exigent que
celui qui écrit pour eux emploie exactement
le parler, le seul parler de leur village, et
Mistral aura beau dire : « Cantan que pèr
»,

r.'est pas pour eux.

manuels.
langue ancestrale, à partir du jour où
En réalité, l'unique manuel . pratique,
a cessé d'être écrite, a perdu peu à peu
c'est celui que chaque maître peut faire en
l'unité, qui est maintenue surtout par le gra¬
utilisant tout simplement le parler local de
phie. Par le seul fait que les écrivains oc¬ ses élèves. Sans difficulté, mais non sans
citans qui, d'Auger Gaillard à Jasmin, —
soin diligent et persévérant, il formera un
il faut excepter seulement Pierre de Gar¬
recueil de textes, même si aucun texte écrit
leur
elle

lionnes Feuilles

on ne

—

ils lui répondront que sa langue
On ne saurait trop en recommander l'exa¬
Par contre, ils ne sont men et l'étude à tous ceux que la question
pas choqués par l'intrusion de mots français
intéresse, à tous ceux qui demandent des
dans leur parler. Ce n'est pas leur faute si
vautre

luxe

qui n'est pas à la portée des citadins;
l'apprend réellement qu'en la parlant
aux champs, avec les paysans, — je ne veux
pas dire qu'on ne l'apprendra pas mieux
primerie Vignancour, 1902. In-16 carré, encore en ajoutant à la connaissance d'un
XV, 280 p.
parier local tout ce qu'on peut apprendre
Le premier de ces ouvrages est destiné dans les livres. De même, c'est surtout
par
seulement à l'Agenais. Dans ces limites, il 1 étude directe d'un
parler local que les
peut rendre les services qu'on demande aux maîtres apprendront le parti qu'ils peuvent
guides polyglottes, à condition d'être com¬ en tirer pour l'enseignement bilingue.
plété.
J'ai indiqué quelques ouvrages qui peu¬
Les autres pourraient rendre des services vent tes
guider pour préparer eux-mêmes le
plus importants, mais dans une région beau¬ manuel adapté aux besoins de leurs élèves.
coup moins étendue que celle qu'ils ont Je pourrais en indiquer d'autres; malheureu¬
prétendu embrasser.
sement, ils sont presque tous introuvables
D'après une note accompagnant la préface autant que peu connus. Certains méritent
d'un des livres du F. Savinien, « les mor¬ d'être recherchés, tel le Manuel
agricole et
ceaux choisis de ce recueil » conviennent
domestique des termes qui s'appliquent aux
à « toutes les écoles du Midi ». Il fallait choses usuelles...,
par M.
Poumarède.
due : aux écoles d'une partie de la Pro¬ (Toulouse, J.-B. Paya, 1841. 2 vol.
vence.
in-18).
Si les ouvrages dont je viens de parler
Je terminerai en recommandant tout parti¬
sont pratiquement peu utilisables hors d'une culièrement un
ouvrage — trop peu connu,
région restreinte, — n'oublions pas que rè¬ lui aussi,
que devraient connaître tous les
glements et circulaires s'opposeraient à leur membres de renseignement : La Pédagogie
emploi dans les écoles publiques, mais ne régionaliste (les parlers locaux dans l'ensei¬
peuvent s'opposer à ce qu'il en soit fait usa¬ gnement), par J. Aurouze. (Avignon, F.
ge après l'école, — il reste que les maîtres, Seguin, 1907. Gr. in-8°, XIV-271 p.).
tous les maîtres, peuvent en tirer bon parti
A. PERBOSC.
et s'en inspirer pour leur enseignement.
(1). Michel Bréal. Quelques mois sur l'instruc¬

France à l'Ecole

publique en France, 5° éd.,
(2). Op. cit., p. 63.
(3). Op. cit., p. 63.

tion

p.

60.

L'ANNEE FEDERALISTE

.Votif .-reproduisons- tajoi--■!'Imi les pyges que
M. E. Poitevin vient de consacrer dans L'Almanach Occitan, à l'Année Fédéraliste. C'est un
-

résumé très
D

un

complet de la question

examen

en

1925.

subjectif, il résulte que le

mouvement fédéraliste est régressif, en ces
dernières années. Il en sera ainsi, probable¬
ment tant que

le centralisme n'aura pas don¬

né Ja mesure de ses effets, c'est-à-dire
jusqu'à
la catastrophe dont nous ressentons déjà los

uJtimes'convulsions.

L'examen objectif, est, au contraire, nette¬
ment favorable à la méthode et il suffit, pour
s'en convaincre d'étudier
certains symptô¬
mes qui

marquent ie processus par lequel se

recrée, darfs

nos

provinces, l'esprit tradition¬

nel de véritable indépendance d'où était sorti
le faisceau de nos vieilles libertés communa¬

les.

Oui, qu'on veuille bien le noter, il
en

France,

sûrement.,

se

crée

peu lentement, certes, mais
un être social
qui finira par se
un

trouver en

complet désaccord avec l'être po¬
litique des jours précédents, et il n'est be¬
soin que de jeter un regard
quelque peu
averti sur tous les traits de la vie journaliè¬
re, dans le cadre de la région : on s'apereealors que tant

intellectuelle que morale
éconmiquc, une transformation,
tuut en profondeur est en train de s'opérer,
dont, le centralisme complice est appelé à
supporter les frais, légitimemen d'ailleurs.
A ceux qui seront tentés de trouver à ces
lignes une allure de prophétie, nous répon¬
drons que cela n'est' pas défendu dans un

vra

et

surtout

almanacn

Au

contraire.

publication conviennent aus¬
exposés chronologiques. Mais, comment
pourrions-nous sans appréhension nous ris¬
quer dans le domaine de l'histoire, avec la&gt;
documentation de ia grande presse « d'infor¬
mation », s. V. p., dont le rôle ne consiste pas
à nous donner le récit des événements iels
qu'ils se sont passés, mais ànous les présen¬
ter tels que leurs intérêts l'exige !
Qui donc nous a dit. en effet, que le der¬
A ce

genre de

si les

Gazeta
LA CHABRA D'AUR

Una novia, coma podetz lo legir dins la
ros, — abandonnèrent de plus en plus l'or¬
nier révolutionnaire du Brésil avait eu, pour
ne peut lui être fourni par des auteurs de
Chabra d'aur, lo gente libre per ma fé del cause une révolte dont le point de départ
thographe classique (celle des trobadors, son terroir. A défaut de littérature écrite, Provensau Pau Arène, avia una chabra am était l'Etat du Sao P'aulo contre les empiéte¬
celle des chartes de coutumes, celle des
il y a partout la littérature orale. Les meil¬ un pelât que semblava daurat e h botava ments de Rio de Janeiro, Etat et -capitale fé¬
dérale, autrement dit, une lutte de l'élément
comptes de simples marchands) pour imiter leurs textes à utiliser seront fournis aux maî¬
un colar tant vielh qu'era totjorn estât vist
fédéraliste contre l'élément centralisateur ?
celle du français, ils favorisèrent l'interpé¬
tres par le folklore local (proverbes, contes, dens l'ostau. Dins lo pais se dizia qu'un treSao Paulo vaincue, c'est un échec de plus
nétration des deux langues aux dépens de
à
pour le fédéralisme qui en a
etc.).
Ces
textes, et plus complètement en¬ zaur valent de mils e de cents era escondut vu enregistrer
bien d'autres dans cette Amérique du Sud.
l une et de l'autre. Mais, surtout, comment
core la conversation usuelle, permettront de
dins un cuze jucat al chap d'una montanha laquelle, en dsison do sa forte latinité, subit
se maintiendrait-elle,
l'unité d'une langue
comparer le vocabulaire des deux langues e catat per de fotrauds de chairols qu eran Ja néfaste influence de notre continent.
qui n'a pas seulement le malheur d'être bar- et d'étudier les occitanismes, qu'il est si
"Ce continent qui nous donne l'odieux spec¬
pas de bon derochar, mas digus sabia pas tacle, au XX0 siècle ' de Castillans qui. pour
barement écrite, mais encore celui de n'être
important de recueillir afin d'apprendre aux ont era lo bon endret per abroca al jas.
brimer les Catalans, n'ont d'autres justifica¬
que parlée ? De là les mille patois actuels élèves à les traduire correctement en fran¬
Lo novi de la drola trobet un jorn per tions qu'un orgueilleux passé et un lamenta¬
se tenant, par ignorance et par méconnais¬
ble présent !
un frau lo colar que s'era destachat e s'açais.
sance de la solidarité racique, sur leur quantSi en Primo de Rivera, l'esprit m.onarehiMichel Bréal, qui ne prévoyait pas M. vizet que dins lo dedins eran escritas de que est servi à souhait, l'esprit jacobin l'a été
è-soi d'autonomie régressive. N'est-ce pas
de Monzie, disait : « Si, par bonheur, la vielhas letras del mejan-age que bailavan également ,mais la férule française fut
miracle que la langue d'Oc se soit, malgré
lo biais per descatar lo tresaur sens jagosar moins rude que l'espagnole et la taquinerie
tout, conservée au point que sa restauration province a quelques auteurs, comme Jasmin,
linguiste de M. de Monzie, eu éveillant les
Roumanille ou Mistral, lisez de temps en^ -briga. Mas la novia aguet paur qu'aquel ar¬ susceptij-jiltés régionales, fit plus, ' en un
est, après tant d'infortune, relativement fa¬
temps ces livres à côté des livres français. gent gastesse lor amor; adonc eschamperon jour et une circulaire, pour la mise en va¬
cile à réaliser ?
leur du principe
d'autonomie, cotte pierre
L'enfant se sentira fier de sa province et lo colar dins la mar, apuis se marideron en
Mais il ne s'agit pas ici de cette restau¬
d'assise du fédralisme,
que les
meilleurs
n'en aimera que mieux la France (1). S'il agueron un tropel d'efants.
partisans des dialectes et des patois, en tou¬
ration; il s'agit d'utiliser nos parlers locaux
avait mieux connu les trésors de littérature
Aquel pelharot de Pourrai n'en marca te leur existence de propagandiste.
tels qu'ils sont. Comment faire des manuels
Autre événement au passif du fédéralisme,
orale conservés à tous les foyers par les ben una, de chabra d'aur al Chastel de Botout récent puisque cela se passait en octo¬
pratiquement utilisables ? Certains l'ont es¬
tonargues
del
costat
d'Ambert,
mas
yai
lo
grand mères pour l'enchantement des en¬
bre dernier, c'est l'extension de compéten¬
sayé, sans se rendre toujours suffisamment
ce en matière de police é/rangère, .accordée,
fants, on peut penser que c'est cette poésie querre fai pas conneisse l'escondilhon.
compte des difficultés. Il faut signaler :
Vautres que me legets, se volets descatar par Un vote populaire, au pouvoir fédéral,
anonyme,
plus
encore
que
celle
des
livres,
10 Manuel élémentaire de linguistique
qui par empiétements
successsifs, semble
qu'il aurait recommandée aux éducateurs, una chabra d'aur, n avets pas dezon de de- préparer les temps où l'admirable constitu¬
pour l'enseignement du français par les idio¬
lui qui comprenait si bien qu' « il faut que valar dins lo bas-pais, montatz a las Tors tion suisse ne sera plus qu'un souvenir. La
mes locaux, — application au sous-dialecte
Société dés Nations
apporta dans ce pays
l'école tienne au sol et n'ait pas l'air d'y de vielhs chazus que degus sab quau los
trop de mauvaises, herbes impérialistes pour
agenais —, par P.-Emile Boudon. — être
a bastits e que son en amont de naut del
simplement superposée » (3).
qu'il ne soit tombé quelques graines.
.

,

Agen, A. Boucheron, 1894. In-8°, 50 p.
2° Divers ouvrages du F. Savinien, no¬

Les maîtres

qui sentent le besoin d'un vialage de Brujaleme

dins la parrocha de

Si

nous

voulons étudier la

question consé¬

Chastel sobre Murât. Faretz un valat en ti¬ cutivement aux.clauses du traité de Versail¬
autre manuel que celui qu'ils peuvent pré¬
tamment :
les en ce qui concerne les unions nouvelles
rant droit sobre la Rocha de Chastel ; se entre le.? morceaux des blocs
désagrégés, ce¬
Lectures ou versions provençales-françai¬ parer eux-mêmes, en parfaite concordance
davalatz pron priond, trobaretz; un fiau d a- la nous entraînerait à trop de détails. Conavec le milieu où ils vivent, me font penser
ses.
Avignon, Aubanel, 1897. In-16,
tenlons-uous de dire que ces unions ne sont
à ces Occitans déracinés qui n'ont appris ram, n'auretz mas a lo segre al chap d a- pas sans tribulations, pour une infinité do
XII, 228 p.
Morceaux choisis de la littérature pro¬ que le français et qui demandent des gram¬ quel fiau descataretz una chabra d aur que raisons qui n'ont rien à voir avec les condi¬
tions expérimentales du fédéralisme, ei dont
n'en podretz crompar totas las
vençale. Prosateurs. — Avignon, Aubanel, maires et des dictionnaires pour y étudier
ia principale est qu'à ces minorités en gesta¬
parrocha e far lo borges en
estre tion, il manque l'exemple venant tie haut,.
la langue d'Oc.
-899. In-16, IX-461 p.
La langue d'Oc est bien, comme dit M. coma ieu un tros de vachier de las polas.
3° Recueil de versions gasconnes, pré¬
Voir la suite à la 4° page.
E. RHODES, auvernhat.
paré par M. Sylvain Lacoste. — Pau, im- de Monzie, une « langue de luxe », —
—

borias de la
plasa d

�respectable denier pour avoir
de porter la serviette ? Eh ! bien,
système rêvé pour le Luxembourg

vent verser un

le droit

voilà le
et le Palais-Bourbon ! Comme les élus con¬
tinueront malgré tout à faire fortune, avec
les mêmes « à côté », ne craignez pas la"

Sonnet

Le docteur. — Mais, croyez-moi, vous seriez
facilement neurasthénique.
clara.
A quoi voyez-vous ça ?
Le Docteur. —'Je vous observais pendant le

LES FLECHES

de

—

dîner;

une façon de retirer sans cesse et
bagues... C'est un signe.
clara.
Un signe de quoi?...
Le Docteur.
Enfin, un symptôme ! Venez
donc me voir demain à cinq heures, sans faute.
clara.
Oui!... Ah! non... demain, je ne
—

Comme des boucliers dans un champ triomphal,
Au soleil s'émaillant, la vision soudaine
Des doubles brisque d'or de Monsieur Citroëne,
Fait briller Tolosa d'un lustre peu banal...

meilleurs.

LE LOUP.

—

peux pas...

Le docteur. — Alors, après
C'est ça !

Clara.

Deuil

sa carte et sort).
deux scènes plus loin !
Voici qu'il aperçoit une autre petite femme qui lui
plaît au moins autant que la première :

Mois,

—

vingt-deuxième année.
M. François Pascal,

—

—

dame, je suis heureux de vous rencontrer... ' Tout
à l'heure, pendant le dîner, je vous observais...

effort de tous ces sens uniques,
Opposés à celui des tramways électriques,
Au voyageur pressé, fait perdre le... bon-sens...
Mais le multiple

A la famille éprouvée, à
nos bien vives condoléances.

retrouvons

—

plus un recoin de nos places publiques
Qui, marqué des chevrons fléchés et stratégiques
Sur écus citronnés, ne détermine un sens!

François Pascal, administrateur du Télégramme.
Le regretté défunt s'est éteint, jeudi matin, dans

le

nous

Le Docteur.
Madame...
léonie. — Monsieur...
Le Docteur (se présentant). — Docteur Villoin !
léonie.
Enchantée...
Le DOCTEUR.
Je vous demande pardon, Ma¬

Il n'est

Nous avons appris la mort de M. Alphonse Pas¬
cal, père de M. Albert Pascal, grand-père de M.

demain...

—

(Le Docteur donne

bord du canal
Que Riquet a creusé de sa main molybdène,
Chacun sait qu'il perdit un doigt a cette peine,
Tout devient défini, régulier, ordinal.

Alentour des jardins, comme au

quatre

vos

—

pénurie des candidats : vous en aurez en
aussi grand nombre et probablement des

sa

vous avez

remettre

LÉONIE.
Tiens ! ?...
Le DOCTEUR. —• Dites-mois, vous portez-vous
bien ?
léonie.
Non !
Le Docteur. — Pas de malaise?
léonie.
Mais, non, Docteur...
Le Docteur. — Parfait!... Parfait!...
léonie.
Vous dites çà drôlement !
Le docteur. — Non, non, ça n*a rien de
—

—

copie conforme louis DUBECQ.
José Maria de HEREDIA,

pour

Aux hommes

d'affaires,
Aux mutualistes,

—

—

drôle.

Aux groupements,
A tous ceux qui veulent
Créer,
Entreprendre et réussir,
La direction générale

Conférence

que

j'ai ceuiliis à

Aventure

votre

—

Le docteur

LES

MEDECINS
dans

façon de croiser les piesd qui
Pinhrache, le vieux médecin de la trompe pas! Méfiez-vous, c'est un signe!...
léonie.
Un sign ede quai?...
avec la bonne en attendant les maî¬

famille
tres.

cause

THEATRES CONTEMPORAINS

Jeantine.

—

Et, à

propos,

Jeantine,

petite fille?
Oh, à présent, elle est bien vive

—

bien conetnte !...
Docteur Pinbrache.

et

(Suite)

un

—

instant

sécurité,

—

—

—

•

—

27, Rue Lafayette
2, Rue Sylvie.

--

~

«

TOULOUSE
LUCHON —

Ed. Jauvert

léonie.

—

—

Enfin...

Vous

un

faites
croyais si bien portante F
—

Le docteur.

ne

me

symptôme.
! Moi qui

peur

me

On se croit toujours bien por¬
précisément, c'est notre rôle, à nous, mé¬
decins, de démasquer le mal...
léonie.
Mais quel mal?
Le docteur.
Peu importe! l'essentiel est
d'intervenir à temps... Vous me comprenez?
tant

Tant mieux, j'avais
qu'elle ne fasse de l'appendicite.
Le médecin pris comme personnage épisodique
Jeantine. — Oh, non ! M. le docteur, vous êtes
Offre la
a tenté à
peu près tous les auteurs dramatiques.
trop flatteur, mais voyez-vous, nous n'avons pas les
Sacha Guitry, le plus talentueux et le plus pro¬ moyens de ces maíadies-là... Nous ne sommes pas
Première condition du succès
lifique des auteurs contemporains, un des rois de assez riches !
notre théâtre gai d'après-guerre, n'a pas résisté au
N'est-ce pas joli ? Et celui-ci :
3, Rue du Poids-de-l'Huile
plaisir de nous amuser à nos dépens. Une de ses
Toulouse
dernières œuvres, Une petite main qui se place,
Madame de Trevillac vient d'avoir une émotion
Téléph. 5.74 — Adresse tclegr. llégio - Zénith fantaisie alerte et gaie, pétillante d'esprit, étourdis¬ très vive en apprenant l'arrivée d'un être cher dont
sante de verve comique, nous réserve un acte à peu
le retour est inespéré.
Madame de Trevillac.
C'est elle!... Ah!
près entier... Sacha Guitry met à la scène un mé¬
decin sans malades (jusqu'ici ce n'est pas trop ori¬ mon Dieu !...
Docteur Pinbrache.
ginal), mais, ceci est plus rare, ce» médecin est
Qu'est-ce que vous
Maison fondée en 1790
parfaitement satisfait de son sort et, comme le civ I avez ?
qui s'enrichissait pendant la guerre, il n'a qu'un
Madame de Trevillac.
Docteur, allez-vous
Spécialités reooíiimandées: VIOLETTES SUCRÉES souhait : « Pourvu que ça dure ! ». Sa femme est en !
Docteur Pinbrache.
plus ambitieuse ! Et, ceci, c'est de la bonne obser¬
Pourquoi ?
vation. Elle a un mari médecin, elle tient à ce que
Madame de Trevillac.
Parce que je ne me
ce mari fasse de la médecine.
Chaque fois que la sens pas bien !
craint

une

—

Docteur Pinbrache.

les

avez

Le docteur.

..

comment va votre

ZÉNITH

Chocolat OLIVIER

—

:

vous

de la Cie d'Assurance

LE

léonie.
Vous me croyez malade ?
Le docteur.
Malade... non... mais, tenez

intention dans. La Belle

—

! et,,

—

—

léonie.

Pas du tout!... Seulement... Vous

—

m'inquîétez !
Le Docteur.
rons
vers

mais

Rassurez-vous !

—

nous

arrange¬

voir demain, sans faute,
trois heures: docteur Villoin, 18, rue de l'Ar¬
ça

;

venez me

cade !
léonie.

Je n'y manquerai pas !
joyeux confrère!... Maurice
Donnay ne nous dit pas si ce truc réussit ! Ça n'a
d'ailleurs aucune sorte d'importance : ces deux plai¬
Il

a

—

son

santeries

turc, notre

sont

tellement

en

dehors de l'action!...

Dans Chifforlon, comédie en trois actes d'An¬
dré Dirabeau, cre^e l'an dernier aiix Nouveautés,
nous trouvons un médecin amoureux d'un autre type.
C'est

un

chirurgien

et

André Birabeau l'appelle

tout naturellement le professeur Boucher
! Notre
retentit, son cœur bat très fort ! C'est
Docteur Pinbrache. — Mais alors...
Madame de Trevillac (furieuse). — Je vous dis Boucher va faire une opération d'urgence à domi¬
peut-être le client qu'elle désire et que son mari
cile. Nous le voyons tout de blanc habillé, dans
redoute ! Il y a là une veine comique indiscutable que je suis malade, docteur, allez-vous en !
ce costume aseptique, adorablement ridicule, ganté
Docteur Pinbrache (souriant). — Vous avez
que Sacha Guitry a exploitée avec une étonnante
de caoutchouc, en un mot, prêt à intervenir... Au
habileté.
peut-être raison, je m'en vais !
moment
d'entrer dans la chambre où l'attend son
Et il sort...
Enfin, à force d'intrigues et de ruses, cette fem¬
me ambitieuse a trouvé pour son mari un client
!
Tant que nous tenons les bons mots, relevons ce¬ patient, il rencontre Madame de Feloy, dont il est
très épris :
un client cliic, un client distingué, un client bour¬
lui-ci pris dans Le Caducée dont nous parlerons
Le Professeur Boucher.
geois qui est déjà venu et qui doit revenir. On tout à l'heure : Fernande vient de recevoir de son
Vous, je vous en
l'attend ce jour-là d'un instant à l'autre... Mais amant, le le docteur Revard un cadeau magnifique, veux, vous savez!...
c'est une lettre qui arrive à sa place pour annoncer un renard argenté de toute beauté; elle remercie
Madame de Feloý.
Pourquoi?
que le malade ne pourra pas se rendre à la consul¬ avec effusion :
boucher.
11 n'y a plus moyen de vous tenir
tation parce qu'... il est mort!... Cette chose triste
Fernande.
Oh mprci, mon Armand, merci!...
dans un petit coin!... La seiriaine dernière, ça allait
est extraordinairement gaie, grâce à l'art dramatique
'Le Docteur DuRIEUX (un confrère ébloui qui
de Sacha Guitry. Vous pouvez me croire : le pu¬ assiste à la scène). — Qu'est-ce que ça doit coû¬ très bien ! On commençait à s'entendre. Et puis
sonnette

—

et

Alet

—

Maurice Alet
Successeur

Ensembles mobiliers

—

—

blic riait !

Enfin,
ce

anciens et modernes

Toulouse
26.

rue

St-Antoine-du-'J

Ateliers

pour finir
appeler tout à
que le concierge,

fcient

ter

maintenant...

!...

plaisanterie, on
Le Docteur Revard (du meilleur naturel).
le docteùr d'urgence par¬ Deux appendicites!...
tombant dans l'escalier vient
et, il parle d'autre chose.

sur une grosse

coup
en

de se casser le bras ! L affolement du médecin est
inénarrable ! Il bondit à sa bibliothèque et le rideau
tombe lentement tandis qu'après avoir cherché fé¬
brilement dans un traité de thérapeutique le mot

Madame

—

de

Feloy (montrant la chambre où le

patient respire consciencieusement
—

...

à

Voyons,

ces

mon

choses-là

ami,

au

est-ce que

moment

où

ce

son

l'on

chloroforme).
peut penser

pauvre garçon...

aussi le docteur Paillard.

Je n'aurais Ce ne serait pas gentil!...
présenter ce type que l'embarras
boucher (nullement ému, s'approchant d'elle).
du choix. Mettons à contribution MM. Maurice
Christiane, laissez-moi vous dire tout ce que vous
« fracture », notre docteur lit
: « En cas de frac¬
Donnay et André I^ivoire avec leur charmante co¬ m'inspirez ! Si vous saviez comme nous sommes faits
ture fermée la réduction.doit être immédiate... etc »
médie La Belle Angevine, créée en 1922 au Théâ¬ pour nous comprendre; je suis un tendre, moi...
Voilà de la bonne satire, pas méchante et diver¬ tre des Variétés.
Madame de Feloy.
Ah!...
tissante au possible.
Nous sommes dans un milieu riche et rigolo, en
Un des plus sérieux avantages que l'autuer dra¬
boucher.
Un
sentimental...
Je vais vous ou¬
pleine noce... Le docteur a repéré une petite fem¬
vrir mon cœur...
matique trouve dans le médecin personnage, épiso¬ me qui lui plait. Et le voici à l'abordage :
dique, c'est la facilité qu'il procure de placer de
Le Docteur. — Oui, Mademoiselle Clara Cy¬
Madame de Feloy (vivement). — Ah, non !
bons mots.
clone, je vous ai vue jouer la semaine dernière, pas ce mot... avec ce costume!
MM. de Fiers et Caillavet, comme bien vous vous m'avez beaucoup intéressé; j'ai été enchanté
pensez, n'ont pas laissé échapper aussi belle occa¬ de vous retrouver ici.
Louis DUBECQ.
sion ! Je vous en citerai deux vraiment délicieux
clara.
Vous êtes trop aimable, docteur...
(Lire la suite à la page 7)
Nous

encore

avons

pour vous

—

—

—

Impasse des 36-Ponts
Téléphonel2-44
11. C. 25.410

—

L's, -ê Jt i G fi E

vena ies '-semeurs

_

PRODUITS

�N

AU CAPITOLE

Les Burgraves
On vient de créer

de I ignorance.
Il faut bien
un

LES MEDECINS DANS
LES THEATRES CONTEMPORAINS

(Suite)
au

Capitole le grand

de Sachs (Léo) le célèbre composi¬
qui ne craint pas le consacrer ses loisirs
à la joaillerie.
Ce fut un succès complet. Après les fours
retentissants remportés à Barcelone et à
Bruxelles, Léo Sachs avait choisi Toulouse
pour y faire représenter à chers deniers
son œuvre. La Cité rose lui semblait
présen¬
ter toutes les
garanties. Toulouse n'est-elle
pas cette célèbre capitale des ténors où l'on
put voir restaurer le théâtre (et comment ?)
pour y reprendre les Huguenots... en 1925 ?
A Toulouse, du moins, les « Burgraves »
verront peut-être trois
représentations s'était
dit Léo Sachs. Il arriva donc à Toulouse,
et invita des tas de gens à dîner. Pas assez 1
il aurait fallu qu'il invitât la population en¬
tière pour faire illusion.
Il est impossible de rêver quelque chose
de plus idiot que les « Burgraves ». Il serait
impossible de cacher la nullité de cette œu¬
vre, même à des Toulousains, même en leur
bouchant les oreilles avec du pâté Tivollier.
Léo Sachs a réalisé le prodige de répandre
une complément d'ennui sur les «
Burgra¬
ves », ce chef-d'œuvre du genre barbe.
Des Toulousains même ne pouvaient pas
ne pas s'en apercevoir.
Et il était bon d'en prendre acte pour qu'à
la gerbe de ses comptes rendus élogieux
opéra
teur

Le voilà, le mot ! 11 fuse, extrêmement drôle, il
éclate avec les rires des spectateurs... André Birabeau

concluons

nous

Conférence

sans

preuves,

avouer

ce

tjui

est

le

propre

le médecin qui doute

que

sacré mélîte!.

Enfin, I on peut dire que les dramaturges con¬
temporains ont à peu près exploité tous les senti¬
ments qu ils étaient
capables de nous découvrir.
Notre fameux « secpticisme » n'est pas la moindre
ni la moins plaisante de leurs manies et, dans ce
cas particulier, de leùrs erreurs...
Ils ont vu ou cru voir des médecins
sceptiques.
H y aurait-il pas un
scepticisme médical ? Après
tout, qui donc se rend mieux compte que les méde¬

à

mour

Nous

pas

une
n en

femme!...
finirions pas de citer des mots drôles..

Sans compter les innombrables boutades du genre
de celles-ci, trouvées dans l'Amoureuse, de Porto-

Riche :
ETIENNE

(un médecin satìant, dit à son ami Pas¬
cal). — Sais-tu bien que mes recherches sur la
diphtérie pourraient sauver des milliers d'êtres!...
pascal.
Elles n'ont pas encore abouti, ne

naisse le remède efficace... il
!...

ser

sera

d'être rigoureu¬

Omar ACHOU.

Programmes
de

la

semaine

CAPITOLE

n'y

a

qu'à

se repo¬

—

des matérialistes

ment

les

etoffes

»«

les

curiosités

Si

!

toutes

DE

ARBUS

les tendances

34, Rue

—

Metz, 34

de

=

usine

Rue

des^B'jchers, 4

:

=

—

—

»

toulouse

»

—

passant que le médecin personnage
que ne sert pas qu'à faire de bons mots !
vient aussi pour émailler la conversation

épisodi11 inter¬
d'un de
ces aphorismes, philosophique ou social, qu'il lance
à tout hasard et dont l'opporunité ou l'exactitude
n'est pas toujours certaine. Un véritable leit-motiv,
c'est notre injaillibilité !
On le sait, par Dieu bien que nous ne sommes
pas infaillibles ! Pour échapper à la critique nous
devrions tout savoir et surtout tout pouvoir ! Et,
encore, il n'est pas bien sur que l'omniscience et
l'omnipotence seraient pour nous un abri suffisant!
On ne nous pardonnera jamais de n'avoir pas en¬
ter

venu

en

trouvé le moyen

en

d'empêcher les

de

gens

—

le divin

et

;

poches, mais dans (a cervelle,
pratique. Lorsqu'un client ve¬
nait me consulter, si j'avais le moindre doute sur la
nature de son mal, je le lui avo.uais naïvement et
proposais de laisser les symptômes s'affirmer avant
de recourir aux drogues. Le patient s'en allait en

—

decin ?
Le DOCTEUR.
Du tien, le Docteur Dieu !
L'AbbÉ.
Ah, évidemment, c'est un confrère
dont tu peux être jaloux !
La voilà la terrible concurrence !
Mais non, M. Lavedan, nous n'avons jamais re¬
douté la concurrence de N.- D. de Lourdes !

Duel, de Lavedan, justifie la citation de
Bernard Shaw que j'ai faite au début ? Le méde¬
cin n'a-t-il pas remplacé le prêtre ?
Il ne faut pas se mettre dans la main du prêtre !
(dit le Docteur à Madame de Chailles).
Et celle-ci, troublée ne peut que lui répondre :
« Alors, dans celle du médecin ?...
Le médecin peut encore servir à donner un coup
de fouet mérité à la société défaillante. M. Gerbidon a su l'utiliser dans Une Affaire d'Or.
Une milliardaire (une milliardaire n'est jamais
Ce

irréprochable), parle
germaine.

ce

qu'il

a

de

son

enfant

au

sens

—

Mais, enfin, Docteur,

//, Rue Fermât.

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fondée

—

Ce qu'il a ? Croyezj'aie besoin de l'examiner pour le savoir?
Ce qu'il a, il a qu'il est le fils d'un milliardaire!
germaine.
Ce n'est pas une maladie !
Docteur HambuRY.
Vous croyez ?... Pour¬
murmurant : « Ce médecin est un âne ! ».
quoi ? Pourquoi donc alors les milliardaires n ontJustin. — Il est amusant de constater qu'on ils pas d'enfants ou n'en ont-ils qu'un.?.. Pourquoi
vous a tenu pour ignorant aussi longtemps que vous
cet enfant est-il toujours un dégénéré ?
avez persisté à n'affirmer que des choses prouvées,
Germaine.
Vous êtes cruel, Monsieur...
ce -qui
est la marque du vrai savant; tandis que
Louis DUBECQ.
chacun rend hommage à votre savoir depuis que
(Â Suivre)

séries

liaison

Non ! répond le

docteur, je l'accueille les
yeux fermés, comme tous ceux qui se présentent
chez moi ! mais, je ne vais pas de préférence
porter mes soins chez ceux qui se font soigner par
un autre auxquels ils attribuent leur guérisoń quand
c'est moi qui la leur ai procurée!...
l'AbbÉ.
De qui veux-tu parler, de quel mé¬
—

des di¬

mes

de

R. c. 15996 A

ATEUEJ* DE TAPISSERIE

:

Ainsi, dit I'AbBÉ, quanu un malade vient te
consulter, avant toute chose, tu lui demandes s'il
est libre-penseur ?

19-21

—

A l'époque où je suis Hamvury

m'établir ici, j'étais jeune médecin

plômes plein

main

Tel

—

mou¬

Folie.

pas une once

3

««

peu

Docteur Dromare.

Les

meubles

Léon

—

dî la vie !
pascal.

l'Ame

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=

—

—

f*

—

—

rir....

FIC 3-1 EB T

œuvre.

—

core

Coffres-Forts

son

J ai remarqué qu'il était agréable aux dramatur¬
ges, lorsqu'ils ne nous prennent pas pour des fumis¬
tes, de faire de nous des sceptiques. Je reconnais
que c est une source de comique bien tentante!...
t'enflamme pas !
Quel est le médecin qui ne s'est jamais entendu
Etienne.
Elles aboutiront !
Pascae.
Eh bien, après?... La belle affaire! reprocher de ne pas croire à la médecine ?
Enfin, il est un bénéfice énorme que les autres,
Quand vous guérissez une maladie, Dieu vous en
pour les besoins de leur action viennent puiser chez
envoie une autre !...
nous, c'est notre pseudo-matérialisme. Je ne sais
Et plus loin, dans la même conversation :
ETIENNE.
Nous avons déjà reculé les limites pas pourquoi on veut que nous soynos nécessaire¬

Dimanche : Les Burgraves (matinée), La
Songez donc qu'on ne nous pardonne même pas
Tosca (soirée). Le spectacle commencera le doute!... Et pourtant le doute, c'est peut-être
notre, plus grande vertu. Croyez-moi, — je me
avec Les Noces de Jeannette.
permets, en passant de vous donner un conseil utile
Mardi : Les Huguenots.
n'en veuillez jamais à votre médecin s'il vous
Jeudi: Cavalleria Rusticana et Paillasse. dit : «
Je ne sais pas ! ». C'est une jranchise
Samedi ; Hérodiade.
qui devient de plus en plus rare. II est si facile
avec un mot savant et pédant de poser un diagnos¬
tic!... Ne méprisez pas le médecin qui a le cou¬
VARIETES
rage de douter... Vous verrez que Knock ne doute
Dimanche : Rip (matinée), Les Mousque¬ pas
Ceci m'invite à citer M. François de Currel.
taires au Couvent (soirée).
Ecoutez les confidences du docteur Dromare dans
Lundi : Le Secret (Tournée Baret).

Nouvelle Salle de

Les F ingt ont reçu la semaine dernière le noble
artiste J. Canteloube qui, dans l'atelier du maîtrfe
ébéniste Alet, rue des Trente-Six Ponts, nous fit
entendre quelques-unes des plus belles pages de

»

Quelle cruauté ! Qui sait, avec un philosophiques ou sociales se découvrent dans tous
de chance vous finirez peut-être aussi par sup¬ les corps sociaux, je ne crois pas, pour ma part,
qu'il en soit un qui renferme plus d'idéalistes, plus
primer la mort !
ETIENNE.
Vaincre la mort?... Eh, eh, mon de mystiques, plus de spiritualistes que le corps
cher, nous sommes si lancés ! Dans quelques siè¬ médical. Est-ce parce que l'on croit que notre con¬
tact avec le cadavre, dès notre adolescence, notre
cles...
pascal.
Je voudrais bien vivre dans ce fréquentation de la mort pendant toute notre vie,
nous conduisent fatalement au culte de la matière?
temps-là !
etienne.
On voit bien que tu n'es pas ma¬ Quoiqu'il en soit, nous sommes, la plupart du
temps, étiquetés ainsi ! Et, quand ML Henri Larié!...
A mon grand regret, peut-être au votre, je suis vedan veut donter un Duel et opposer au prêtre,
d'arrêter ce flot de citations qui nous empor¬ marchand d'éternité, le réalisme matérialiste et
Et il était bon d'en prendre acte pour obligé
scientifique le plus net, c'est tout naturellement un
terai bien au delà des limites permises à un confé¬
médecin qu'iî appelle à son aide !
qu'à la gerbe de ses compliments élogieux rencier... Je n'insisterai pas.
Son Duel, c'est l'éternelle discussion entre l'hu¬
Il faut pourtant bien, dans cette course folle, no¬
Léo Sachs ait à joindre celui-ci dont l'ori¬

ginalité bien évidente
sement gratuit.

Vingj

Assistaient à la réception: MM. Allard, Alet,
Basiaux, Cazelles, Dr Duby, Gaudion, Dr Girard,
Pelhssier, Piriou, Dr Soula, Senaux, Dr Voivenel.
Mme L. Espinasse-Mongenet et M. Léon Mou¬
lins avaient accompagné M. J. Canteloube.
M. Lespinasse a donné tout dernièrement tirfte
magnifique conférence sur la Peinture Suédoise,
MM. de Gorse et Louis Forest seraient-ils dans que notre distingué compatriote connaît en maître.
le vrai en faisant dire au premier acte du Procu¬
reur Hallers, au docteur Felderman
:
« La fatigue est la seule maladie dont on con¬

hésité pour le tirer à prendre l'ar¬
me dangereuse et difficile à manier de la satire
forte. Et nous avons, parce que le mot nous a fait
rire, déjà oublié qu'au moment d'accomplir le geste cins eux-mêmes de la vanité de leur science et,
le plus grave, le plus solennel qu'un homme puisse dans trop de circonstances de l'inutilité de leurs ef¬
accomplir, le professeur Boucher a oublié son opé¬ forts ? Avons-nous supprimé la mort ?... Non ?...
ration, son malade, son sacerdoce, pour parler d'a¬ Eh bien alors!...
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TOULOUSE

1

�UN DERNIER MOT SUR

BELHER

Quo n'es

l'hivern,

pus

quo

GRAPHIQUE DE VERMENOUZE

n'es

L'auba dau temps clar, quo es
Escampar tout siau, la neug, sur
Barbejada e giau, couma un blanc

denguera

pas

Belher que
la terra,
duvet.

Queu blave soulelh qu'a paur e n'arriba
Mas en se ralelar sus lou pelen
E sus lou plat mort que poudet la giba
Anoimcia pas mins l'abriau verdoulent.
O pale Belher que ses mas proumêssas,
Esperansa en lact, bounur en pilou.
Te rcncurarai, quand las sors divessas,

La Prima

un

efanl

cor

que

La Société des Lettres, Sciences et Arts « La
Haute Auvergne », était constituée définitive¬
ment le 18 décembre 1898; dans l'assemblée

générale du 12 janvier 1899, Vermenouze était
élu membre du conseil d'administration, et
ses collègues le nommaient résorier de la so¬
ciété, tandis que les fonctions de secrétaire
général étaint attribuées à R. Grand. (2)

'Ad un cor que via mas de recourdansa,
Esooucas l'amour que pura e souris,
Blanda e s'eschantis, requile e s'enansa,

Dins

'(

l'espera bris.

quelques mois plus tard, dans la Revue de
.paraissait une,étude de
Vermenouze
sur
le premier Félibre auvernat, J.-B. Veyre, de laquelle nous, extrayons
FEVRIER
les' lignes
suivantes ; « C'est un malheur
pour lui et pour nous qu'il ait vécu solitai¬
Ce n'est plus l'hiver, ce n'est pas encore
re et isolé, très loin et presqu'en dehors du
L'aube du temps clair, c'est Février qui vient mouvement de renaissance languedocienne
et provençale alors à son début et à la tête
Répandre furtivement, la nuit, sur la terre,
Gtlée blanche et givre, comme un blanc duvet. duquel venaient de se placer victorieusement
ies RoumanfHe', les Aubanel et les Mistral...
Oui, il est permis de regretter que le bon
Ce soleil blême qui a peur et n'arrive
Veyre très pris, très absorbé par sa double
Qu'en se dissimulant sur le gazon
lâche d'insliuteur et de répétiteur (il ensei¬
N'annonce pas moins l'avril verdoyant.
gnait aussi le latin; n'ait pu se tenir au cou¬
rant de l'évolution littéraire
qui, presqu'à
O pâle Février, qui n'es que promesses,
son insu, se faisait autour de lui ». (3)

PESTOUR, lemouzi.

Albert

Espérance en lait, bonheur en bouton,
Je te regretterai, quand les divines sœurs.
Flore et Vénus triompheront partout.

Albert PESTOUR, limouzin.

BAI-LERO
Al meslr.e amat En Charles-Brun.

Délai, délai, sul pueg d'Eschala
Dessai, dessai, sul pueg Fourchut,
Dessai, délai, Picrrou, Marsala
Se fan respouns a l'escoundut
Bai lero, lero, lo.
Bai lero, lero, lero,

l'ovelha,

jòus lou gran four, «e soulombrant;
Lou frau s'espanta e s'ensouleha.
Se fan soulatz en toun gardant:
Bai lero, lero, lero5
Bai lero, lero, lo.
■

Quan

val

la

^

"
nueg e que

l'esliala

Esterluzil al

foun del cial,
Dessai, délai, Pierrou, Marsala
un
brandal:
lero, lero, lero,
lero,'lero, lo.

Alucon de brocha
Bai
Bai

fan pastres de moutanha
bargieira de pal pais,
Felibres, sens tort ni zizanha,
Poussera„ d'açort entre vezis :
Bai lero, lero, lero.
Bai lero, lero, lo.

Couma

E

nostre Estiala
pel pais,
De sucs en puegs, de bourc en viala
E de Prouvensa en Lemouzi

S'aluca;. pertout

Bai

lero, lero, lero,
lero, lero, lo.
AmaDIU MUZAC, lemouzi.

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Salubra. Liftcustra. Collec¬
tion

d'çchan*

sur

:

«

sations

J'ai
13 décem¬

(Suite)

De l'archaïsme des félihres y.

des patoisants auvergnats

les accu¬
:

«

Bien

Toutefois, puisqu'il nous a été donné l'oc¬
d'interroger un des espoirs de la jeû¬
ner génération Yougo-Slavc. en la personne
de M. Malo Vouchetitch, nous ferons profi¬
casion

que né à Piunet, à seize kilomètres d'Aurillac, de parents d'autant plus- authemiquo- ler nos lecteurs des très intéressants
aperçus
ments auvergnats que mes1, aïeuls et aïeules
sur la politique inté¬
l'étaient, également, bien qu'ayant constam¬ que -nous lui devons,
rieure en Yougo-Slavie.
ment habité le Cantal — 28 ans dans la val¬
La grande bataille entre e fédéralisme el¬
iee (je
cère — bien qu'ayant toujours par' et quelque peu écrit notre langue populai- le centralisme qui culmina aux élections lé¬
gislatives au début de cetle année, et qui fi¬
re, bien que portant un nom fleurant le ter¬
roir, je fus un jour menace de perdre mon nit par un triomphe numérique des partis
titre d'Auvergnat pour avoir abandonné le) plus ou moins fédéralistes, a changé d'aspect
dogme phonétique. L'aventtire était si étrange depuis que Iq parti des paysans croates —
et si .burlesque.que je ne répondis même pas
parti de M. Slephan Raditel — s'est engagé
à l'excommunication; parco ntre, je continuai sur le terrain des compromis avec le parti
radical. Cette évolution d'ordre tactique du
mes travaux dans lo silence du cabinet, et si,
aujourd'hui, je le romps," ce n'est pas pour parti Raditel a porté un coup rude à l'idéeouvrir une discussionJmais simplement Taire rédéralnte, car les autres partis du bloc fé¬
le publié, qui me fut toujours si sympathi- déraliste, privés des masses les plus com¬
qe, juge des motifs de mon altitude... L'an batives et les plus sûres, perdirent leur élan
dernier,, je publiai ici-même une poésie intitu¬ et leur foi dans le triomphe, de la cause fédé¬
lée Lou marfe. Un de mes bons amis, qui ne
raliste en Yougo-Slavie.
partage pas mes idées linguistiques, en fut
Il se produisit alors une sorte de replier
tellement médusé, qu'il faillit m'accuser de ment de chaque groupe sur ses forces origi¬
me moquer de
mes lecteurs. Pourtant, s'il naires, afin de conserver le gros de leursavait pris le train jusqu'à Thiézac ou à Sttroupes désenchantées et desorientées.
Jacques, il n'aurait eu qu'à consulter le pre¬
Le parti radical — pivot du centralisme -tr
mier enfant venu pour découvrir le mot con¬
qui pouvait s'enorgueillir du triomphe in¬
testé sur ses lèvres. Et s'il ayait ouvert le.
contestable sur l'oposilion — du fait de sa.
Lévy ou tout autre bon dictionnaire, il aurait nouvelle coalition avec le parti iadical —
constaté que sous la forme mar'fe ou marfi,
préféra s'engager sur le" chemin décentralisa¬
l'expression est employée du Béarn en Pro¬ teur et abandonner
petit à petit son chauvi¬
vence pour désigner l'onglée, l'engourdisse¬
nisme et son impérialisme intérieur. Il admet
ment des mains... »
maintenant que la centralisation est généra¬
Et Delhostal cite de nombreux vocables au¬ trice du
désordre, du gâchis et du règne de
vergnats d'aujourd'hui dont il recherche l'incompétence, et il est prêt à envisager desl'étymologie. ,Ses trouvailles étymologiques réformes dans un sens décentralisateur.
sont-elles toujours exactes ? Je me sens trop
Il est à prévoir que l'influence de la forte
incompétent pour en décider. L'a liguistique personnalité do. M. Raditel, actuellement mi¬
est réservée à quelques spécialistes. Peu im¬
nistre de l'Instruction publique, se fera de"
porte, d'ailleurs, que parmi les étymologies
plus en plus sentir Sur les décisions et sur
de Delhostal il s'en trouve de discutables.
l'action du gouvernement Yougo-Slave, et
L'important c'est de relever les mots rares
que la réalisation des réformes sociales, aux¬
qui ne sont usités que dans certains terroirs,
mais qui sont toujours vivants.. Parmi les .vo¬ quelles il est passionnément attaché, coïnci¬
dera avec une décentralisation administrati¬
cables auvergnats que cite Delhostal, certains
m'étaient inconnus, comme oroca (avare), pa ve qui permettra à l'idée et aux partisans
«

«

«

«

-

Couma fan pastres,

Bai

titre

lu les deux, premiers,datés des 5 et
bre; Avec humour Delhostal faille

l'année suivante, B. Grand pu¬
blia dans la Revue : Les plus anciens textes
omans de
la Haute-Auvergne
(avant T1311274) (4), il ajoutait dans une note" que la mu¬
tation de l'A en O était une corruption rela¬
tivement récente, et n'ayant aucune base his¬
torique a Ne conviendrait-il pas, écrivait-il,
au lieu de consacrer des phénomènes do dé¬
cadence, d'épurer Ja langue et de remonter
du fédéralisme de s'affirmer et de 'donner
(mauvais), porro (petit -pré, pètis verger), solux sources lorsque -cette épuration ne doit
des preuves de sa supériorité sur le centra¬
nuire en rien à la compréhension par le pu¬ feren (tumulte). Le jour où tous les félihres
feront, ohez. eux, le même travail, on sera lisme outrancier et incompétent ».
blic moderne. » (5).
Il est agréable de souligner ces réconfor¬
étonné du résultat,
et on s'apercevra que
Le Capiscol de l'Ecole Auvergnate, écrivait beaucoup de mots que l'on croit disparus, ré¬ tantes paroles
qui nous consolent un peu
encore R. Grand trois mois plus tard, n'a pas sonnent toujours sur la terre occitane.
d'un insuccès personnel dont nous avons été
tardé à répondre à cet appel. Il écrit, en ef¬
particulièrement touché : il s'agit de la 2»
fet, dans le numéro de novembre de la CoDans la Ttevista de Catalunya de décembre, journée fédéraliste qui devait avoir lieu à
breto ïp. 717), et contrairement à son ancien¬ Tomàs Garces donne un intéressant, article) Bruxelles en juillet dernier, comme suite à~
ne orthographe
imprimée sur la couverture sur la vie c-t l'œuvre du jeune et regretté poê¬ une décision prise lors de la Ire journée fé¬
même « les abonnés de .la Cabrelo ». C'est un le Joan Salvat-Papasseit. «... La vida d'En', déraliste, tenue à Paris le 15 décembre 1924.
commencement; à la bonne heure ! (etc) (6) Salvat no fou .pas plàcida. Ténia vint-i-cine
Cependant, tout espérance en une prochine
Et Vermenouze, entrant résolument dans la anys quan jo el vaig conèixer. La malaltia réalisation ne nous est pas défendue, puis¬
voie du progrès, donnait, dans le numéro de que el va dur a la tomba senyorejava en ell, que, dans l'Opinion V/allanne du 15 novem¬
trouvons cette fin d'article
décembre de la Cobreto, une pièce ; Cado prou es veia en el s eu rostre Sé que la seva bre 1925 nous
d'un ardent fédéraliste Wallon, M. Raymond
ausseï trobo son niu bel, dans lequel on peut infantesa fou plensa de sofrança i sacrifis.
Adolescent pensâtiu, précoç, lluitador, aviat
Colleye, à propos du Congrès Fédéraliste de
constater qu'il emploie la, las, sas et qu'il va servir se de la
ploma coma d'una arma... » Liège :
restitue à la plupart des mots leur a étymo¬
En 1919, Salvat-Papasseit publie/lès « Poèmes
«. Nous voici donc entrés ofiiciellemeiit dans
logique.
en ondes herlzianes », sérieusement influen¬
la 'voie des pourparlers entre Flamands et
En J9îX). M. Boudet, l'éminent Président de cés pari es, doctrines futuristes ét les calli- Wallons.
la Société La Haute-Auvergne, avait publié fjiammé-s d'Apollinaire. Il commence à s'en
De
la décision
du deuxième Congrès
les Registres Consulaires de St'-Floûr en lan¬ libérer dans son second recueil « L'irradiadov d'Action Wallonne,
rebondira peut-être lè
gue romane; en 1901, la Revue insérait du del Port i les -gavines » (1921). Son évolution Comité
d'entente Flamando-Wallonne que
même auteur
La Reciuserie du pont Ste- lyriques est accomplie dans « Les Conspiras: nous avons tenté de fonder l'année derniè¬
Christino à St-Flour », avec .pièces justifica¬ ciones' » et « La gesta dels es tel s » (1922). -En re, avec- Borgignon,Beeckmann, de Housse et
tives en langue romane (7). Vemenouze n'a¬ 1923 Salvat-Papasseit est obligé d'aller dans Fnmin Mortier, du côté des Flamands; Dejarvait pu ignorer ces deux publications, dont un sanatorium. « Aixi i lot, publiea « La Po¬
din, Gâhide, Franz Foulon, du côté des Wal¬
lx lecture'avait du lui être ■invraisemblable¬ sa als llavis », un ciels mès bells poemes ero- lons. Nous ne fûmes pas suivis par les Lié-ties que s'haigin escrit en català. 1 quan, rés¬
ment facile, malgré la différence de dialecte,
geois. Bûissoret, pressenti, hésitait. La réu¬
et c'est certainement pourquoi il écrivait le ilia de l'any passât, Snlvat-Papasseii lliurava nion constitutive
du Comité fut reportée à
l'ànima
22 décembre 1901 dans la c Croix du Cantal »,
à Déu, splii el ooixi que sostenia la une date ultérieure.
"seva
testa
moribunda,
s'anïagaven,
gelosoà propos de sa graphie phonétique : « Cer¬
Latin, on n'a pas oublié que les Fédéra¬
tains estiment que c'est la seule manière qui ment guardats, els poemes d' « Ossa menor ». listes français et é'fravi&amp;ers, ré unis en Confire s
permette de lire couramment le dialecte d'Ocj On ressent plus vivement encore l'ironie de à. Paris, l'année dernière, ont décide d'orga¬
cette mort à la lecture de «Resno es mesqui».
.en usage dans l'arrondissement d'Aurillac. Il
niser un DEUXIEME
CONGRES INTERNA¬
va sans dire
que - je n'en crois rien, et que où Salvat-Papasseit dit son amour de la vie... TIONAL, à liruxelles, celle année.
cette graphie me semble digne d'un sauvage
i
Les Fédéralistes Wallons comme les Fla¬
Res no es mesqui
qui chercherait pour la première fois à ren¬
mands, assisteront à ce Congrès au même ti¬
Res no es mesqui
tre que les
dre, par des Caractères écrits les sons et les
Catalans, les lit e loris, les Irlan¬
\ocables de sa langue »,
dais et les petites naiionolUé.s. Cette réunion
i tôt rie corn el vi i la.galla cobrada.
internationale
sera peut-être l'occasion des
I l'onada del mar sempre riu,
Biëii des raisons ne. permirent pas à Verme¬
Primavera d'hivem — Primavera d'estiu.
premiers
contacts
entre fédéralistes flamands
nouze d'accepter personnellemeht son évolu¬
et wallons que nous attendons et souhaitons
I lot es primavera :
tion: .il s'en remit a la eôllaboeration de l'ab¬
tous. »
i tota fulla verda etemament.
bé Four, collaboration que nous étudierons
En somme l'année 1925 n'est pas à marquer
dans un prochain article.
—Des fêtes en l'honneur de l'écrivain cata¬
blanc
caillou; néanmoins avec confiance,
lan Santiago Rusinol, qui est aussi un pein¬ nous prenons la rouie vers 1926, en nous di¬
E. RHODES.
tre remarquable, ont été célébrées à Sitges.
sant que le long du chemin, nous rencontre¬
Toutes les personnalités de l'art-, de la litté¬ rons peut-être le congrès fédéraliste des Ré¬
rature et du théâtre s'y Pouvaient. A Barce¬
publiques de France. Ainsi soit-il !
lone on a donné nue représentation de gala.
(1) Revue de la Haute-Auvergne : 1899, p. 2. Deux
pièces de Rusinol ont été jouées au mi¬
Eugène POITEVIN.
(2) Revue de la Haute-Auvergne : 1899, p. 6. lieu de l'enthousiasme.
Jean-Paul REG-S.
(3) Re.vue de la Haute-Auvergne : 1899, p.
Lorsque,

Pour un cœur qui ne vit que de souvenirs,
Tu évoques l'amour qui pleure et sourit,
Flambe et s'éteint, recule et s'avance
Dans un cœur d'enfant qui ne l'attend pas.

En toun chantant, paisson

la Haute-Auvergne,

L'ANNEE FEDERALISTE

Le * majorai Delhostal a commencé une sé¬
rie d'article dans le Cantal Républicain sous
ce

Le parler des montagnes d'Auvergne, au¬
ve quel la vaillante Escolo Oubergnato donne
aujourd'hui une nouvelle vigueur demande¬
rait à être étudié dans-ses origines et dans
son évolution avant d'être fixé dans un vo¬
cabulaire dont le besoin se fait vivement sen¬
tir. » Telle était une phrase., de l'appel lancé
ue 28
le
s» novembre 1898
îfcJ» par Roger
noger uranci,
Grand, aiors
alors
archiviste départemental du Cantal, en [vue
de la constitution d'une société littéraire et
scientifique, appel auquel Vermenouze ne
pouvait rester sourd. » (1)

Venus venciran periout.

c

L'EVOLUTION

? eu

d'Oc

jeltres

Commentaires

Poèmes

demande

148-152.

(4) Revue

de la

Haute-Auvergne

:

1900

(5)

DANS

Revue

de

la Haute-Auvergne

Revue

de

la

:

1900, p.

:

1900,

198.

(6)

ADRESSER TOUT CE

p.

193-228 et 383-386.

Haine-Auvergne

p.

401.

(7) Revue de la Haute-Auvergne : 1901-1902.

«

CHAQUE

NUMÉRO

:

ŒUVRES

INÉDITES

POÉSIE ET DE PROSE. -- CHRONIQUE DES
LETTRES FRANÇAISES. — MEMENTO DES
PUBLICATIONS : LIVRES, REVUES ET JOUR¬
DE

NAUX.

TRES
NAL :

QUI CONCERNE LES

LET¬

FRANÇAISES A LA DIRECTION DU JOUR¬
5, RUE DU MOULIN-BAYARD, TOULOUSE
Le Gérant

Imprimerie Languedocienne.

t. Girard.

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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Catégorie</name>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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