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                  <text>15-4-26.

IIIe

ANNADA.
N° 41
TOLOZA
(FRANSA)
OSTAL PEIRAT
Camin de LESPINET
'UN AN : 15 fr.
FORA FRANSA : 25 fr.
TEL. 23-36.
C.-C. P. 12455. Lo N" 50 c.
—

—

15-4-26.

IIP

ANNE.
N&gt;
41
TOULOUSE (FRANCE)
Villa PEYRAT
Chemin de LESPINET
UN AN: 15 fr.
ETRANGER: 25 fr.
tel. 23-36.
C.-C. P. 12455.
Le N° 50 c.

DIRECCION,

—

—

DIRECTION

-

-

-

--

--

-

Voire cie 1927
Nos

efforts,

accueillis

sont

leurs

ne

nous

ENTR'ACTË

Kouge

811

Nous nous excusons du retard subi
par le'présent numéro. Ce retard est à la
fois
volontaire et (excusons-nous une fois de
plus!) accidentel.
Voloniaire. Nous avons pensé que le journal étant
provisoirement bi-mensuel, il
est plus logique de le dater du /"' et du
15 de chaque mois. Ainsi en sera-t-il désor¬

Paris qu'en Province
sympathie. Cela d'ail¬
fera pas prendre les vessies
tant à -

avec

-

Voici « Vin Rouge », histoire romancée
de la crise de 1907 dans le Midi viticoh

avec Marcellin-Albert et
des lanternes.
Ferroul, par Pier¬
mais.
re-Etienne Martel. Œuvre nécessaire, chro¬
Plusieurs confrères pleins d'indulgence,
ont bien voulu, ces
Accidentel. Notre œuvre est une création continue. A ses
nique d'une époque et d'un moment, pages
temps derniers, signaler
débuts, une table, une qui relatent des
nos
chaise,
un
faits, des gestes, des pen¬
crayon, au besoin un porte-plume et un encrier, une
publications. Rendons-leur cette justice,
feuille de papier blanc
sées, des désirs, des réalisations, des décep¬
qu'ils ont noté très justement l'esprit de no¬ suffisaient pour assurer les « affaires courantes ».
tions touchant tous ceux
Et Dieu sait comment! !
tre entreprise.
qui portent dans leur
cœur une
Il n'en est plus de même aujourd'hui: les archives
M. Jean Valmy-Baysse disait, ces
parcelle
d'amour
pour les Pays
du journal, nos collections lit¬
joursd'Oc et tous ceux aussi que les belles cho¬
ci dans la page littéraire de la
téraires,
etc...,
nécessitent
toute
une
installation.
Mieux valait régler cette situation
Volonté,
ses des lettres émeuvent.
sans plus attendre. Et nous avons
que nous aimions les beaux livres, la belle
changé de logement, ne pouvant encombrer plus
Avant d'aborder les 500
typographie, les beaux papiers, les belles longtemps les bureaux de notre généreux ami, Monsieur Joseph Carrère, qui nous
pages de « Vin
Rouge
)), effeuillons certain passage ou
hébergea pendant un an, qui nous aida, qui a rendu possible la reprise de nos travaux.
images, les belles gravures.
Certes, notre tâche est de lettres. Dans
Que Monsieur Joseph Carrère trouve ici l'expression de notre■ reconnaissance en s'ébauche, à travers les linéaments d'une in¬
le vaste champ d'action
notre nom et au nom d'une œuvre
trigue, fil d'Ariane nécessaire, la figure
qui est devenue aussi la sienne.
provincial nous
vivante de notre cher Ferroul.
OC et l'EDITORIAL OCCITAN sont, à dater du 15
avons
choisi celle-là, parce qu'elle nous
avril, transférés à l'adres¬

pour

plait.
Et

sont pas

tion à la fin du mois. Et nos
moyens dans
cet ordre d'idée, ont vite atteint leur
li¬
mite implacable et ironique.
Nous essayons de donner de l'air. Nous
travaillons à faire le mieux connaître les lit¬
tératures que nous aimons. Et la

pierre

gulaire de

manqué peut-être le plus, à cette littérature,
c'est un smoking pour se présenter dans le

monde.
Nous essayons de lui

en

tailler

un.

La

pièce est belle.
Nous voulons que tout
chez nous ait une marque

ce qui sort de
de bon goût, de
compréhension de la page imprimée, d'in¬
terprétation matérielle digne du texte. Le
livre et le journal sont les « forces essen¬
tielles » qui déterminent une époque.
Nous essayons de réaliser quelque chose.
De « créer » quelque chose. Le succès ne

doit

Peyrat, Chemin de L'Espinet, TOULOUSE, compte-courant postal, Toulou¬
(Girard), 141.67.

couronner

qîie

«

les réalisateurs

se

».

Commençons par être de ceux-là.
A la poursuite de cette tâche, quelque
fois difficile, mais si agréable et qui donne
sa
récompense dans la moindre parcelle du
temps à elle consacré, nous ne perdons ja¬
.

le sourire.
Comment le perdrions-nous ?
C'est une fleur de la Province, le Ponti¬
ficat. Des Saints des Saints^ il s'en ouvre
mais

les communications concernant OC,
DU LIVRE OCCITAN, l'IMPRl-

toutes

l'EDITORIAL OCCITAN, LES AMIS

MERIE OCCITANE.
Les bureaux de OC sont
tout

une

«

lecteurs,

et

amitié »,
d'Oc et

ouverts à

ceux

qui suivent notre

œuvre.

Or, la fureur croissant

avec les acclamations
fut dans une atmosphère électri¬
que, le parcours du tour de ville
presque terminé,
pendant que la queue du cortège froissait encore
de ses pancartes les
platanes de l'avenue de la
...

C'est là qu'il faut adresser désormais

au

OC est avant

passage,

ce

Gare, à deux kilomètres du cours Mirabeau,
que
Ferroul, maire socialiste de Narbonne,
flanqué
de
ses
organisateurs
comité d'Argelliers, comité

foyer où seront toujours accueillis cordialement collaborateurs
d'Oïl, de notre œuvre.
J. G.
un

—

de Baixas
monta à la tribune.
Il n'était point tel que l'avait craint
lrénée. Gros
et tribunicien, une barbe
flave, comme issue d'un
pelage, éventait les brefs mouvements ce son cou.
On voyait au fond de cette lueur rousse
étinceler
—

an¬

notre œuvre est, en cette matière,
la littérature occitane, trop
longtemps iso¬
lée et ignorée. Nous voulons
qu'elle vive
de la vie ardente des autres. Ce
qui lui a

:

Villa

la

poursuivons. Si nos réalisations
toujours ce que nous les désire¬
rions, c'est qu'il faut compter avec l'addi¬
ne

suivante

sa

nous

Nous prions

confrères d'envoyer désormais leurs services d'échange, et leurs
l'adresse ci-dessus.
Il sera rendu compte de toutes les
publications périodiques et non périodiques qui
nous parviendront.
nos

services de presse à

son

sourire

toute

Gazeta

de

ves

darrer,

et

et acé sagues

ella

que montet

la

comme

dans le feu

figure acquerrait de

de bonté

une

crâne dénudé par

une

cette

maturité précoce

salamandre. Et

barbe de

sagesse

et savante.

Le

la chaleur cervicale, le faciès
anta !
décelant de loin, avec le flair de ceux
qui sont nés
Se coitet de clavar^et
confesseurs ou médecins, le malaise ou la
tare, le
d'espintonar sa plastron
bombé, le gilet remonté sur le pantalok
LA BUGEADA DE LA MARGUITON
porta et de faire tôt sé que lo curât lh'avia
laissant voir l'oreille de la chemise, l'idole
des
comandat. A ! vos promete qu'obledet son Narbonnais.
(Seguida)
:
«
Nostro barbo d'or » comme
l'apBatiston ! Aquelh d'aqui vezia que lh' avia pellaient les bonnes
Per non hi tornar, acó d'aqui rai, vos
femmes, saluait la croisade
pas grat ! Era catat amelh lensou et s'era avec des gestes connaisseurs et des mots aux in¬
promete, mossur lo curât; mas dezempeitas
flexions douces ou énergiques, souverainement
carconat dins lo leit de tau biais
pre¬
que lo dia¬ nantes. On
me, si vos plai !
sentait devant lui que le
ble lo pus fin non se séria vizat de elh.
soulagement
sinon la consolation, allait venir,
Anem, aqui avés só que farés : anas
qu'il n'y avait
Aco es elh ques auria podut dire : « Ai plus qu'à s'abandonner et se
voi botar davant vóstra
laisser pousser par ce
anta, et cridas très
freit !... Ai freit !
Ai freit!... »
puissant organisme sensuel et optimiste.
cóps : « Lo fiées es pelh cementeri ! î) Vei« Vous ne réclamez ni
La
faveurs, ni passe-droits.
Marguiton
era
setada
davant
sa
taula
rés coma Banneta sautara.
Vous criez simplement, mais
Quant sera dé¬ et dizia son
énergiquement : Jus¬
chapelet
:
tice ! pour n'être plus des parias affamés
féra, entras, sarras vistamen véstra porta en
dans le
Pou
! Pou ! Pou ! acé faguet tôt d'un Midi dont la merveilleuse
clau et botas hi l'espmton, viras lo
fécondité pouvant accu¬
peirou
muler des richesses, n'accumule
per la porta.
que des misères,
plen d'aiga sobre lo fiée, versas la gerla per cép,
par la faute d'une organisation condamnable et
Aco era lo diable que tornava.
l'hostau, plantas la crozefis elh med de la
condamnée
"
Gerla, bada me ! » so cridet.
taula, et espeitas lo diable, per sé que tor« Parlez haut! Parlez ferme!
Parlez clair! Tout
Sei versada ! » respondeguet la gerla. droit viennent de
vous, la fortune et la force du
nara, sabés. Mas quant tornara, lo laissarés
Fiée, bada me !
pays. Voici longtemps que vous faites crédit à
cridar et batalhar. Lhi respondrés mas si
l'Etai. L'heure est venue où la dette contractée
Sei tuat !
dis :
envers vous doit être
payée. »
Peirou, bada me !
"— «
Porta, bada te ! »
Oh ! oh ! se disait lrénée, je me suis
trompé.
Sei davant darrer !
Cet
son

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

homme

est

sincère

et

en

même temps maître

Adonca, dirés :
partout. Il en existe partout. Certains ont
Porta, bada te ! »
de soi. C'est le cœur de la question
qu'il entame:
bravé les siècles. D'autres qui têtent, si
les droits du citoyen sur l'Etat. En
Per la cros, deméra sarrada ! Que la
Et le Marguiton respondeguet :
effet, l'Etat
l'on considère leur âge, sont déjà murs de diablaria s'en ane ! »
Per la cros, deméra sarrada ! Que la a jusqu'ici vécu pour lui-même. C'est ce qui m'a
tant révolté dans ce Constantin.
toutes les qualités de leurs aînés.
La Marguiton, un pauc mins cossiroza, diablaria s'en ane ! »
« Et quelle carrure ! Le «
moi » de Ferroul a
La fumeé de l'encens que s'octroient les diguet grammaci amelh curât et anet cridar
Lo diable boisset la porta, mas quant ve- une valeur représentative. 7'out
ce
—

—

—

têtes à

giffles de

de trop
cacher leur fi¬

céps davant

pauvre

monde

clavada et espintonada, s'en est à la recherche de
personnalité: ils frappent
et nul ne leur ouvre. Avec
mauvaise qualité pour nous
Lo fiées es pelh cementéri !... Lo anet. En davalant l'anta, cridet :
quelle solennité reli¬
gieuse cet homme les amène de leur individualisme
fiées es pelh cementéri !... Lo fiées es
gure stupide.
N'ajes geaud que t'ajon ensenhada !
pelh
particulier à la
Et nous rions, d'un beau rire d'aujour¬ cementéri !... »
Un pauc mais t'emportave !... Pédes gram- tonome, de leur personnalité morale, sui juris, au¬
condition de vignerons. Anti-indi¬
Lo darrer cép que cridet, paure monde, maciar ton capelan!... »
d'hui, né d'un cœur et d'un cerveau de
vidualistes, foncièrement personnalistes, voilà ce
acé faguet un' esparnida davant sa
La Marguiton s'en anet ben jaire, mas qu'il nous demande de devenir tous. Blanc, Ca1926, voire de 1927.
porta,
Senty, petits tenanciers de terrain, cerveaux
Façon nouvelle de faire du régionalisme auzigueron quican coma'n tauron que mor-j n'ai pas bezon de voi dire que n'aguet ges thala,
probes, mais circonscrits, votre municipe, vous voilà
eu Pays d'Oc.
lava, et una bofada d'aura que sentia lo de suan, ni mais son Batiston. La nueit lhi dépassés.
Je ne parle pas d'Albert. Comme sa
duret mais qu'aquela de si nossas !...
Ismaël GIRARD.
barbe, à celui-là, l'approfondit et le fanatise... »
soupre manqet tombar la Marguiton.
Les impressions d'lrénée suivaient une
Acé goinava coma'n chin qu'una rôda
Et, d'aqui en lai, aco es pas la Menautrede tombarel l'ha cachai la coa, et acé cri- lona ques auria vougut faire la bugeada lo croisière :
ces sanctuaires est

très

son anta ;

guet ques

era

sa

—

—

...

Pendant que celui-ci te flatte, foule
stupide,
qu'il
utilise le poids de ces milliers de bras
à remettre au
Aia de ma placeta !... Aia de ma pla- d'aqui, anava a la messa et se pauzava, et impulsifs pour faire aboutir des
revendications jus¬
ques de J. CfcJBAYNES, la suite de l'étude ceta!... Aia de ma
Ih'aurias pas fat virar un chat per la coa !
tes, télégraphes, téléphones
placeta!... »
crépitent. D'autres
de J. BONNAFOUS (Aux membres de l'En¬
hommes
qu'affole ' toute nouveauté, qu'étourdit le
La Marguiton avia tant de paor, que se
Enric GILBERT,
pouvoir sitôt qu'il cesse d'être une sinécure
seignement) et une étude de E. POITEVIN. vira va per se sauvar. Mas auziguet racanar
pour
(de Breude, en Auvernha).
devenir une responsabilité, opposent à ton
entête—

L'abondance des matières

oblige
prochain numéro, les Georginous

dava

—

:

dimenche... A! fotre non!

«

Aquelh jorn

et

�veulerie, un entêtement égal. Préfets,
sous-préfets, fonctionnaires tremblent, avisent le co¬
lérique vieillard qui siège là-haut, que le peuple
ment

Par le Couserans et par un bon nombre de mem¬
bres non couserannais, l'Escólo deras Pirenéos est
donc établie depuis longtemps dans le département
de i'Ariège. Elle a cru pouvoir aller plus loin,

Lettres d'Oc

une

En ce moment, l'abîme entre Je peuple qui
vit d'idées concrètes et les gouvernements que la

cette

remue.

vastitude de leur

l'abstrait,

pouvoir force à naviguer dans

se mesure...

»

fiant,

ce

même vent

C'est

E cent

cou,

Qu'en

un

ja, m'a près de

dire

canton .escur de mon

son

sur

arrondissements de Foix et de Pamiers seront admis
dans notre Escólo. Chez elle, aucun dialecte ne

Non mi basta cantar :autems propici oussèrvi
Coma sian amorrad sota de lei d'acier

ce Ferroul, quelle tonicité dans le dialecti¬
Il apparaissait comme la pièce-type, l'étalon
d'or de cette monnaie de figures. Sur ce cours au
nom révolutionnaire, il suppléait son illustre prédé¬
cesseur.
Et c'était, emportant la voix et l'ampli¬

Et

que.

offrir à I'Ariège de la recevoir tout,
groupement pyrénéen.
un
pied d'égalité parfaite que les

année, et

entière dans

L'ARC

prétend s'imposer,

grèu pensier
cervèu consèrtìi.

Elle

autres.

un

est

:

D'un branquilhon corbad pèr de nèrvi de cèroi
Que fa mistraleja la voès de Mirabeu ».
On croyait entendre : « Nous ne .sortirons que
C.ora aguè una arma à son bras revessier,
par la force des baïonnettes ! ».
Lo cassaire Nimrod 'm'aquel engienh grossier,
On racontait sur lui des choses extraordinaires.
Dau ferum faguè pilha, e, dai orne, de servi.
Riche, spontané, intuitif, d'une résistance de bœuf
à la vilenie ou à la fatigue, il avait étonné ce pays
Lo JFeroher d'Assor Jespiei, mistic rondèu
déjà habitué par nature aux tours de force. Une
vie privée extrêmement mêlée ne l'empêchait nul¬
Onte i'Arquier divin, .soíitari, s'enclava
lement de se prodiguer aux pauvres auxquels, nuit
E, d'un gest menassanf, pessuga lo cordèu.
et jour, sa porte restait ouverte. Sa fortune, conti¬
nuellement ébréchée par la générosité foncière de
Resta lo clar simbèu de nostra vida esclava,
son tempérament et des goûts dispendieux d'artiste
et de jouisseur, défaite et refaite aeux ou trois
Car lei siecle chanjant, pertot, de long en larg,
fois par miracle, lui réservait de se trouver subite¬
Nos tr.obon à ginolh davans qu tesa l'Arc!
ment à court d'une semaine de loisir,ou d un louis.
Sa confiance, d'ailleurs n en souffrait point. Des
Lois FUNEU, provensau.
vases de Sèvres gisaient dans tous
les coins de
son logis, "facile à tous, où cependant personne ne
pénétrait tant le désordre y était paradoxal. Mais
ce désordre
et cette impéritie n'habitaient point
l'âme du propriétaire. îl subsistait par lui-même,
vrai, original, sinçère. Avec sa puissance imaginative et verbale, il s'affirmait orateur truculent,
mais irrésistible, pourvu à un degré exceptionnel
de cette sensibilité richement orchestrée où vibre
MEDITATION
PENSEES
la profonde symphonie : des forces inconscientes.
C'était, dans un grand flux de paroles qui faisaient
Tilre présomptueux • dont Jean-Pierre Aux souffles chauds et chantants
l'admiration des gens, un charme poétique et cor¬
Lamourdedieu demande pardon à Paul du printemps
dial, des traits de familiarité, de douceur, une
Lotte. Paul Lotte est un neveu de l'ami sous le mol balancement des branches frêles
bonhomie de grand homme, une grandeur de quan¬
de Péguy mort comme lui, pour la par instants
tité qui le prédisposait à mourir en odeur de mul¬
France. Ces mots usagés: Mort pour la s'égrène
titude. Avec ça, une prodigieuse faculté d'assimi¬
France rendent vraiment, quand il s'agit la petite pluie fine et grêle,
lation qui lui permettait, tout en ignorant la musi¬
de Péguy, de Lotte, un son plein et embaumée,
que, de répéter textuellement dans les soirées. &gt;•
des lilas blancs et violets.
grave. Paul Lotte, m'écrit...
sonate qu'il venait d'entendre, et d'innover, comme
j.-P. l.
maintenant dans une matière inusitée, une direction
Lassitude de vivre,
SUR JAUREGUY.
qui paraissait mûrement réfléchie, et qui n était
regrets adoucis
peut-être après tout qu'un éclat de l'aptitude des
de jadis,
Latin à se plier aux circonstances.
Moi aussi j'aime les demi-dieux; et vieilles amours qu'en silence on
regrette
S'en doutaient-ils seulement du chef qu'ils ve¬ sont-ils au fond aussi méditerranéens
que coulent dans la paix de mon cœur...
naient de s'adjoindre, les innombrables auditeurs,
vous le dites ? Il ne s'agit plus d'un
principe Pourquoi, ma pauvre âme inquiète,
tètes de coquelicots, ondulations de fourmilière,
te sens-tu donc confusément
harmonie, etc.,. — mais d'un être qui
dont on devinait les réactions à l'oscillation des
aussi tranquille en ce moment
pancartes? Ceux du Minervois au vin frais, fruité : pourrait être blond et sortir, le torse nu, de que cette petite pluie blanche et violette
Rieu-IMinervois, La Redorte, Trausse, Azille, la forêt de
Wagner. J'aime votre demi- essaimée des lilas en fleurs?
ceux
des Corbières mangées de cailloux, de lu¬
mière saharienne et de brousaille, toutes plantées dieu; il descend des Pyrénées; il marche
J'ai aimé une fois dans ma vie.
de carignan, de mataro, de grenache, de bourret, dans la plaine qui est justement plane et
Son image est toujours vivante en ma mémoire,
plants résistants à la soif, et dont on laisse passe- verte comme le terrain préparé par Dieu
fine et frêle.
riller les raisins pour obtenir un vin riche en moût :
La douce peine de mon cœur
pour une partie surhumaine.
Durban, Lagrasse, Tuchan, Siégean, Boutenac,
en
lui coulait comme un torrent!
dont la souche fleurie arrachée dans la nuit et déjà
j'aime le Sport. Dans la mesure du Ma peine coule ainsi qu'un beau fleuve tranquille,
morte criait : « Au secours! ! ».
ceux de Fitou,
reste où je l'ai pratiqué, je l'ai compris lit¬ par la paix de ce clair printemps;
de Gruissan, de Bages, de Lapalme, de Leucate,
dis-moi par quel enchantement,
de la Nouvelle, qui cultivent dans les dunes du térairement; mais, fondée sur les sensations
mon cœur qui tant souffrit
d'ignorer ses baisers,
littoral, fécondes en sinistres, les hybrides gous- de mes muscles, j'ai atteint plus que de la
ce matin bleu d'avril soudain s'est
apaisé?
chets, l'espar, le grand noir de la Calmette, pro¬ littérature, de la Poésie. J'ai surtout retiré
tégeant les ceps du vent et du sel, avec des ro¬ de la littérature de nos
philosophes; mais Est-ce une loi mystérieuse
seaux et dont leur récompense est de savoir leurs
la
pensée, la philosophie, ce sont les gestes Qui fait jaillir cette étrange harmonie
plants à l'abri du phylloxéra qui meurt dans fe
Entre mon cœur dont la mélancolie
sable que d'obtenir un rendement sûr et un vin de mon corps qui les ont ébranlés en moi.
Semble soudain plus loinatine et plus douce
non commun
et enfin les gros-rouges, les ex Une
tristesse cadencée s'est dégagée de et
celle pluie
rentiers, la vinée épaisse — aramon, terret, gre¬
Schopenhaiier,
une vision mouvante de fine et jolie
nache, aspiran, morestel — de Moux, de Terrai,
de Tourouzejle, de Lux-sur-Orbieu, de Conillac Bergson ; mais ce sont le saut, la course, le qu'égrènent dans le matin frais
les lilas blancs et violets?
du-plat-pays-, de Fontcouverte (« Bibo lou jus del cross surtout qui m'on fait penser, qui m'ont
MYRTIL.
gabel »), de Pèpieux et son dernier croustet, se poussé à rapprocher des idées, bâtir des
modelant sur les plus purs, ceux du premier jour:
conceptions, croire enfin à l'Idée platoni¬
Argelliers, Ouveilan, Montouliers, Cruzy, Cuxaccienne.
d'Aude, Montels, Siran avec son pain de sucre,

contrée dominer les

libre fédération de régions

la langue,, la géographie et l'his¬
prêter un mutuel secours afin
de conserver chacune son originalité propre : con¬
ception qui assure une liberté et une dignité égales
apparentées
toire, unies

«

aucune

une

à tous

ses

par

pour se

éléments.

L'Escólo deras Pirenéos compte

donc voir venir
L'Ariège, c'est-à-dire
tous les Ariégeois qui veulent maintenir la langue
et les traditions de leur pays. Ils aimeront rece¬
voir, nous n'en doutonspas, la Revue. ERA
BOUTS
DERA
MOUNTANHO, laquelle,
d'ailleurs, a toujours fait dans ses pages un part
considérable, en outre des dialectes purement gas¬
cons, à tous les dialectes avoisinants et s'ouvrirait
désormais avec plaiisr un peu plus largement en¬
core
à ceux de I'Ariège.
Du reste, 1 'Escólo deras Pirenéos offre aux
Félibres ariégeois des avantages qui ne sont pas
à dédaigner: un centre positif de ralliement; une
Société qui, depuis 21 ans, a fait ses preuves, qui
possède des cadres solides et un très important
noyau de membres; une Revue déjà connue et bien
en
train, avec de sérieux collaborateurs; des res¬
sources
diverses, enfin, actuelles ou prochaines,
pour ses publications spéciales, ses Concours de
Costumes et ses Jeux Floraux annuels. Elle ose
donc espérer que l'appel fraternel qu'elle adresse
aux Félibres de la Haute et de la Basse-Ariège
sera
entendu, de Miropéich à Mountsegur, et
qu'elle pourra, grâce à eux, marier le fier défi
« Tôco-i, se gausos! » à sa ferme devise: « Tousà elle tous les Félibres de

tém Gascous !

».

La cotisation de Membre,

qui est de 10 francs
comprend l'abonnement à la Revue et à'

par an,
'

A Imanach.

Les adhésions peuvent être

dont

suivantes,

personnes

adressées à l'une des
plusieurs sont arié¬

geoises :

M. R. LIZOP, professeur agrégé d'histoire,
président de l'Escólo, 5, rue de la Chaîne, Tou¬

louse;

...

—

...

—

—

Saint-Nazaire, Ventenac, Ginestas, Paraza, MaiComme le Sport s'accorde avec l'es¬
Ihac, drapeaux encrêpés, drapeaux déchirés et
vieux, Omaisons (« Et assez de paroles, des ac¬ sentiel de la poésie moderne ! une poésie de
tes ! »). Les repos, suivis de murmures et de bravos sensations, une poésie organique — irrita¬
...

faisaient
On

comme

sentait

comme

elle,

une

avait

le bruit-des rafales

que

dalle

en

haute forêt.

la terre narbonnaise, nue
fatiguée d'être piétinée comme

tpute
et

soudain arboré

sa

virulence. La fantasti¬

agglomération poussée subitement sur les Bar¬
ques, sur les cours aux pauvres platanes dévorés de
soif, applaudissaient et l'orateur et Albert. Celuici s'avança vers le maire de Narbonne et l'étreignit :
Voilà mon lieutenant, disait le geste, ratifié
aussitôt par l'universel enthousiasme...
que

—

Pierre-Etienne MARTEL.

tion

de la

riant tant
res;

muqueuse

de

du

souvenirs

nez

par

odeur d'herbe foulée

s'irradiant, char¬
des voies obscu¬

et

d'embrocation ;

Nouvelle Salle

de

Coffres-Forts

F" I CZ F-i EL T
^

Compartiments disponibles

Leçons

professeur agrégé de phi¬
lycée de Montauban, félibre majorai,
secrétaire-trésorier de l'Escólo, 121, rue Lacapelle,..
au

Montauban;
M. J. SIGNOREL, juge d'instruction à Tou¬
louse, président de la « Société des Etudes du
Couserans

et

»

Bas-Comminges
Toulouse;

vice-président de l'Escólo pour legaronnais, 3, allée Saint-Michel,

M. l'abbé P. CASTET, curé de Lorp, par
Saint-Lizier (Ariège), vice-président dé l'Escólo

le Couserans;
PASQUIER, archiviste honoraire de la
Haute-Garonne, président de la « Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts », 6, rue
Saint-Antoine-du-T, Toulouse;
M. J.-M. SERVAT, ancien maire de Massat,
mèstre en Gai-Sabé, secrétaire-adjoint de l'Escôlo,.
à Massat (Ariège);
M. F. ESCÀICH, félibre, à la Bastide-de-Sérou (Ariège);
M. J. CLAUSTRES (de Les Pujols, Ariège),
félibre, professeur au lycée de Montauban.
M. P. VINCHE, félibre, pharmacien, à Auterive (H.-G.);
M"'e P. XARDEL
Isabelle Sandy — (de
Cos, près Foix), 83, rue Lemercier, Paris (xviie).
M. Clovis ROQUES (ariégeois), mèstre en
Gai-Sabé, à CIermont-1'Hérault (Hérault);
M. F. VERGÉ, publiciste, ,à Ax-les-Thermes
(Ariège);
M. P. SENTEIN (ariégeois), publiciste, impri¬
meur de la Bouts de la Mountanho, 17, rue Notrepour

M. F.

—

APPEL

LE NOUVEAU TARIF

DE L'ESCOLO DERAS PIRENEOS

DES

AUX FELIBRES ARIEGEOIS
Dans

sa

dernière Asemblée
—

...

B. SARRIEU,

Dame, Toulouse.

Générale du

SURTAXES

afférentes
13

odeur des pieds que l'on retire de la sandale septembre, à l'occasion de sa félibrée
de Muret,
caoutchoutée
et cet accord plus intellec¬ I'Escólo deras Pirenéûs
fondée en 1905, pour
tuel de la respiration : d'abord bousculée, maintenir, en dehors de toute discussion politique
ou religieuse,
la langue gasconne et les traditions
puis qui s'arrange comme un tonneau dans
des Pyrénées centrales, et qui comprit d'abord
une voiture, se cale et devient tout à
coup trois sections (Haut-Commingesl,
Bas-Comminges
un moteur ! Grande détresse physique, aussi,
et Couserans), puis cinq (par dédoublement du Basdes grands efforts, des instants d'avant l'ar¬ Comminges en Savais et Garonnais et du HautComminges en Haut-Comminges proprement dit et
rivée...
Quatre-Vallées — a décidé de porter le nombre
de ses divisions à sept, en y ajoutant expressément
« Article de foi. » Là où les autres
n'entendent que le vent, vous voyez, assis la HauTE-AriÈGE (Foix) et la BaSSE-AriÈCE (Ra¬
miers).
sur des gradins, dans le stade circulaire, des
L'Ariège proprement dit se trouve, en effet,
actuellement sans organisation félibréenne, quoique
nuages...
Paul LOTTE.
possédant plusieurs félibres isolés de valeur, tels
ceux qui collaborent à l'Almanach Gadrat ou qui
organisent, dans les Sociétés Ariégeoises de Paris
et d'ailleurs, des séances régionalistes. Il n'en est
Cours et
pas de même du Couserans (Saint-Girons), qui fait
Stenô-Dactylocraphie, Piano, Solfège, En¬ partie de 1 'Escólo deras Pirenéos depuis son oriseignement
général : cours, leçons, travaux. pine, lui a donné son Président pendant vingt ans
M"e Carbonneau, prof, diplômé, 1, r. Pont-Gui- (L. DE BardiEs) et, avec une centaine d'adhérents,
lhemery, Toulouse.
beaucoup d'excellents collaborateurs.
—

M.

losophie

empruntant

la voie

POSTALES

correspondances

aux

aérienne france-maroc

ou vice-versa

Un Décret en date du 29 mars 1926 de M. le
Ministre des Finances fixe le nouveau tarif des-,
-"taxes

postales applicable aux correspondances à
par la voie aérienne de France au Ma¬

acheminer
roc

ou

Ces

vice-versa.

qui viennent s'ajouter à la taxepostale ordinaire donnent le barême d'affranchisse¬
ment

surtaxes

suivant

jusqu'à 10

:

1 40

grammes

de 10 à 20 grammes
1 90
de 20 à 50 grammes
2 70
de 50 à 100 grammes
4 »
au-dessus de 100 grammes, 2 fr. 20 pour 100 gr.
ou fraction.
Pour les militaires et marins du corps d'occupa¬
tion du

Maroc, la taxe
jusqu'à 10 grammes

est

ramenée à

:

1

"

de 10 à 20 grammes
1 50
de 20 à 50 grammes
« •
2 »
de 50 à 100 grammes
3 »
au-dessus* de 100 grammes, 3 fr. pour les premiers
100 grammes, plus 2 francs par 100 grammes ou

fraction.

�Bulletin

des

EN AUVERGNE
La ServA.

(Librairie Occitania, 6, pas¬
sage Verdeau, Paris, et 7, rue Ozenne,
Toulouse.
8 fr. 50).
Le majorai Bénézet Vidal a fait un
gros
effort. 11 vient de publier un roman en
prose
—

occitane : La Serva. C'est l'histoire des ri¬
valités qui naissent entre les membres d'une
famille pour la possession d'une source dont
l'eau est indispensable aux prairies. L'ac¬
tion est bien dans la note rustique. La val¬
lée de 1 Allier, la curieuse région des Bu-

pâturages sans fin, la Limagne fer¬
évoquées en ce récit de moeurs
paysannes qu on lit avec plaisir. Et ceci
n'est pas un faible mérite.
J'ai éprouvé une surprise à cette lecture.

rons aux

tile,

sont

Je

ne suis pas d'Auvergne, et, cependant,
dehors de quelques mots, je n'ai pas eu
besoin de consulter la traduction française
de La Serva qui accompagne le texte occi¬
tan. L'auteur a probablement proscrit de
son livre une
partie des vocables trop parti¬
culiers à l'Auvergne. 11 a puisé dans divers
en

parlers

Lettres

Documents

et

vait croire résolue depuis quelques lunes : L'EVOLUTION DE
VERMENOUZE mation locale. Il n'y aura
Un félibre doit-il écrire dans son dialecte,
il n'y aura que des patois.
(Suite)

Après une certaine surprise et quelque
Une coquille malencontreuse a rendu in¬
résistance, Vermenouze, mis en présence
compréhensible
la
fin
de
mon article du
ble les mots qui n'appartiennent spéciale¬
28 février. J écrivais en effet : « Bien des des textes Aurillacois anciens qu'il ne con¬
ment à aucun ? Le devoir actuel de tout
naissait pas du tout jusque-là et qu'il éprou¬
raisons
ne
permirent pas à Vermenouze
écrivain occitan, c'est de connaître toutes
d'accentuer (et non d'accepter) personnelle¬ vait une joie enfantine à comprendre dans
les ressources de son dialecte et de l'écrire
leurs parties non techniques, avait été plus
ment son évolution; il s'en remet à la colla¬
purement. Ce n'est que plus tard que pourra boration de
l'abbé Four, collaboration que qu ébranlé, je puis vous l'affirmer. Son in¬
se poser et que se posera tout naturellement,
tention était de modifier raisonnablement 5a
nous étudierons dans un
prochain article. »
comme se succèdent les
jours, la question
Mais, avant d'aborder ce sujet, je dois graphie, surtout en ce qui concernait l'abus
d'une langue commune à toute l'Occitanie,
donner aux lecteur d'OC la primeur d'une de l'o à place de l'a. Il était heureux et
ainsi que Perbosc l'exposa magnifiquement,
lettre que M. Roger Grand, actuellement fier de se rattacher ainsi davantage aux
en 1904, dans
Mont-Segur (n"s de novem¬ Professeur à l'Ecole de Chartres, a bien vieux troubadours et aux rédacteurs d'actes
bre et de décembre).
voulu m'adresser le 7 mars 1926 et qui con¬ de la Haute-Auvergne médiévale qu'il ai¬
mait d'instinct pour leurs sentiments si voi¬
Des noms des Plantes.
Dans le vaincra, j'en suis sûr, les "jplus incrédules:
sins des siens et
qu'il apprit peu à peu à
«
La
note que j'ai mise au bas de la
numéro du 14 mars dernier du Cantal Ré¬
6e page de mes « Plus anciens textes romans connaître.
publicain, L. Delhostal continue son inté¬
Il comptait précisément sur ce vocabu¬
ressant travail sur la langue d'Auvergne, en de la Haute-Auvergne (1900) ne fait que
laire
futur pour codifier la réforme modérée
résumer l'idée que j'avais souvent dévelop¬
publiant une liste de près de 150 noms de
qu'il
admettait et la faire passer dans les
plantes. « Cette liste est forcément incom¬ pée avec Vermenouze pendant les deux esprits et dans la pratique.
années précédentes. L'invite à la publica¬
plète, ajoute Delhostal, mais chacun peut
Je crois donc très sincèrement que l'abbé
tion d'un Vocabulaire cantalien était aussi
la compléter ou la rectifier selon les parti¬
Four n'a fait que traduire les intentions vé¬
un
rappel au Capiscol d'un projet qu'il ca¬
cularités locales. Là aussi, nous trouvons
ritables de Vermenouze, imparfaitement
ressait sans aboutir parce que, me disait-il,
nombre de mots à mettre plus souvent sous
réalisées par celui-ci uniquement, semblela plume. Le dialecte est pauvre pour ceux malgré les encouragements que Mistral lui
avait donnés sur ce sujet quand il était allé t-il, par défiance de lui-même et de sa
qui ne le connaissent que superficiellement;
science philologique.
il est au contraire infiniment riche pour qui le voir à Maillane, il ne se sentait pas assez
Du moins, est-ce l'impression nettement
instruit des origines et des étymologies. 11
se donne la
peine de l'étudier. » On ne
dominante que j'ai conservée de cinq années
tous

—

dans la région où l'on écrit. Mais M.
a le droit de me dire qu'il a réalisé
ce qu'il a conçu. On ne peut lui en deman¬
der davantage.
Il n'en reste pas moins que La Serva
pose, à nouveau, une question que l'on pou¬
que

Vidal

Bibliographie
LETTRES D'OC

;

sies,

par

à Toulouse.

M. Jean Mouzat, professeur au Collège

Sillé-le-Guillaume (Sarthe), a obtenu une
Les Périodiques :
Eclantine d'argent.
Catalogne.— La Paraula Crisliana (5, C. Baix
4. Crépuscule à Collioure et autres pièces, par
de Sant Pere, Barcelone) : Joan Llimona, par Ra¬ M. Charles Grando, vice-Président du Genêt
faël Benet.
d'Or, à Perpignan, ont obtenu un rappel
Le Courrier Catalan (71, rue de Rennes, Pa¬ d'Eclantine d'argent.
—

:

Conteurs Catalans.

Gascogne.

—

:

e

Gascougne

Félix Mascaraux,

par

Mi¬

chel Camélat. Notre maître Camélat nous dit de
belles choses, dans une prose toujours si prenante,
sur
Félix Mascaraux. Complétons les renseigne¬
ments de Camélat en signalant une lettre que nous
fit parvenir Mascaraux cet hiver et dans laquelle il
disait en substance: « Je suis découragé. Je perds

espoir en la réussite de votre programme. »'
Pauvre Mascaraux ! il aura perdu sa foi félibréenne au fond de quelque grotte ! Condoléances !
tout

Augustinas et autre pièces,
par M. Cayrou, vétérinaire à Montauban, ont ob¬
tenu une Eclantine d'argent.
5. L'Esclopier, poème, par M. Antoine Rey,
à Agen, a obtenu une EglANTINE D'ARGENT.
3. Lo Laurier de las

6. La Reguinnada de la Vièlha, épître, par
M. l'abbé Jules Cubaynes, curé de Gréalou, par
a obtenu un R.APPEL
7. L'A ma d'un Pacan, recueil

Cajarc (Lot),

DE SOUCI.
de pièces,

par

Julien Galéry, cultivateur à Cambian, par
Ytrao (Cantal), a obtenu une PRIMEVÈRE.
8. Lo vièlh Camin, pièce, par M. Eugène SéM.

Languedoc.'
La Cigalo Lengadouciano (à
Viileneuve-Ies-Béziers, Hérault) : La Lengo d Oc guret, à Rodez, a obtenu une primev£re.
9. La Bodofla de Sabon, sonnet, par M. Pierreà l'Escolo, par Peire Jepo.
Rendons à César : dans les pages bibliographi¬ Augustin Vayssières, à Tonńeins (Lot-et-Garonne),
a obtenu un CF.illet.
ques de la Cigalo, Lector attribue à M. l'abbé
10. L'Oiiù mort et autres pièces, par M. Gas¬
Dambielle la traduction des Géorgiques que nous
ton
Vinas, libraire à Béziers, ont obtenu un
—

publions; c'est l'œuvre de M. l'abbé J. Cubaynes. Rappel d'CEillet.
Provence.
L'Eclaùeur de Nice (27, 29,
II. Poésies imprimées :
avenue de la Victoire, Nice) : Particularisme, par
Los Cants d'un Grilh, par M. Guilhèm de NauPierre Devoluy.
La Pignato (23. rue Neuve, à Marseille, et roza, à Mas Saiiites-Puelles (Aude), ont obtenu
65, rue de la République, à Toulon) : Lei Rameu. un Rappel de Violier d'Or.
L'Orne del Ker&gt; recueil de sonnets, par M.
LES CONCOURS
Académie des Jeux Floraux, de Toulouse. Pal¬ J.-M. Servat, pharmacien à Massat (Ariège).
Las Oras dolentas, sonnets, par M. Clovis Ro¬
marès 1926 :
—

—

1. Poésies manuscrites:
1. Las Pregaries e las Gracies,
à

par

Souci.
2.Chansos de devons lo Jorn,

à Clermont-1'Hérault (Hérault).
Suy tournât et autres sonnets, par M. Adrien
Dupin, à Mérignac (Gironde).
La Canson de la Mar et lo Clam d'Ermengarda,
ques,

recueil de poè¬
Félibrige,
obtenu un

M. Simin Palay, Majorai du
Gélos, par Pau (Basses-Pyrénées), a

mes,

—

—

—

Reclams de Biarn

(à Arrens, Htes-Pyr.)

par

Tu parles!

—

de

ris)

R. Grand.

M. Jean-Pierre Lamourdedieu, Robert de Fiers, de l'Académie Française: An¬
mon pauvre Jean-Pierre!.. dré Halays, Marcel Boulenger, René Benjamin,
L'Escolo Occiiana se réunira le 2 mai, à J.-J. Tharaud, Abel Bonnard; secrétaire, M. Si¬
mon Arbellot,
10, rue des Saint-Pères, Paris.
Toulouse.
Les Groupes:
II.
LETTRES D'OIL.
Les Vingt se sont réunis le 13 avril à Tou¬
Les Livres reçus:
Vin Rouge, histoire romancée de la crise de louse, à l'Hôtel de la Paix pour leurs agapes men¬
1907 dans le Midi viticole avec Marcellin-Albert suelles. Etaient présents: Dr Voivenel, Dr Duby,
et Ferroul, par Pierre-Etienne Martel. Un volume
J. Douyau, S. Bach, H. Parayre, Gaudion, Cade 500 pages, in-8° Jésus. Lettrines, culs-de- zelies, Piriou, Alet, fonny-Léris, P. E. Martel.
lampe et masques de Cadène et Parayre. Sur 11 y fut question de Vin Rouge.
III.
SOMMAIRES.
Montval : 200 fr.; Rives: 80 fr.; Alfa purifié:
Les Cahiers du Mois (14, rue de l'Abbaye,
40 fr.; bel Alfa: 10 fr. (Editorial Occitan, villa
Paris) (n° 20) : L'Adieu à l'Enfance, par César
Peyrat, chemin de l'Espinet, Toulouse.)
Cahiers de la Rédaction, par André
Nos Troubadours par Adolphe Lajoinie. Pré¬ Santelli.
face de Edouard Bourcier. Un vol. 198 pages. Berge. — Littérature générale. — Roman. —
Poésie.
Prix: 10 fr. (Libr. Feret, Bordeaux).
Reclams de Biarn c Gascougne (à Arrens,
Les Périodiques :
La Muse Française (6, rue des Saints-Pères) : Htes-Pyr.) (Avril) : Assemblée de Pâques; L'En¬
Dans l'Imbroglio de la Poésie Pure par André seignement de la Langue maternelle et Jean Jau¬
Fontainas.
rès, par M. C.; Félix Mascaraux, par Michel Ca¬
Les Cahiers du Mois (14, rue de l'Abbaye, Pa¬ mélat; Poème, par F. Mascaraux; Une Cuisine de
Paysan, par E. Larrouturou; Epreuves d'Amour,
ris): L'Adieu à l'Enfance.
L'Action Régionalisle (54, rue de Seine, Pa- roman, par Julien Casebonne; Parfums de Mon¬
ris-Vle) : Réplique à la lettre du Cartel des Fi¬ tagnes (suite), par h. Mascaraux; Le temps passe,
par Simin Palay; Les Lettres Catalanes, par J.
nances, par Louis BoucTeron.
Estelrich; Echos. Bibliographie.
Les Journaux :
La Muse Française (6, rue des Saints-Pères,
La Volonté (33, rue Jean-Jacques-Rousseau, Pk
ris-ler) : La Belle Activité des Pays d'Oc, par Paris) (10 avril): Sous le Signe du Taureau. EpiJ. Valmy-Baysse; — Les Chaires de Langue d'Oc tre (Tristan Derème); Dans l'Imbroglio de la
Poésie Pure, par André Fontainas: Poèmes de
en France,
par Henry-Spont.
François-Paul Ahbert, Jean des Cognets, Charles
Les Prix Littéraires:
Un prix annuel de 10.000 francs dit « Prix des Dornier, Charles Forot, Georges Fleitz, Henri JaLe
Vignes de France », est fondé par un groupement coubet, Léon du Griffe, André Chénier.
de la grande production viticole française et com¬ Mouvement poétique : les poèmes, histoire litté¬
prenant MM. Bertrand de Mun, Melchior de P'o- raire et critique, la poésie dans les revues, échos
lignac, de Luze, Ch. Berque, Daniel Guestier et notes, bibliographie.
Lo Gai Saber (14, rue des Arts, Toulouse)
Calvet, Ch. Bouchard, de Grésigny. Secrétaire:
M. Jean Couprie. (Alsace, Anjou, Bordeaux, (mars-avril): Académie des Jeux-Floraux; Abbé
Bourgogne, Champagne, Côtes-du-Rhône), afin Joseph Salvat: Préface du « Flahut Occitan »;
d'encourager un écrivain dont l'œuvre aura le Louis Delhostal : La graphie Occitane en Auver¬
mieux fait aimer les vertus fortes et charmantes gne; Jean-Paul Régis: « So Nostre »; Prosper
Estieu : Les Bucoliques de Virgile en Occitan. —
du caractère et des terroirs français.
Le comité littéraire est ainsi composé: MM. Echos et Bibliographie.
Al Fot Bol,

—

de fréquentation assez intime. A-t-il changé
d'opinion dans les derniers temps de sa vie ?
Je n'étais plus en Auvergne. Nous nous
sommes écrits de temps en temps, sans avoir
abordé ce sujet. Je ne puis donc rien dire
de son ultime opinion; mais pour l'époque
qui avoisine 1900, je ne crains pas de vous
apporter mon témoignage le plus convaincu.

employant ces vocables. M. Vidal ajoute qui s'y astiendrait sans réserve ni contrôle.
Je me garderai bien d'ajouter le moindre
qu'il faut dire Auvemhat, comme en Auver¬ Essayons d'écrire le français, l'anglais... commentaire à cette
lettre; sa portée ne
exactement comme ils se prononcent et nous
gne. Et il me fait remarquer avec raison que
pourrait
qu'en
être
atténuée.
Aussi je remets
;
aurons
vite
fait
de
les
rendre
méconnaissa¬
c'est en Auvergne qu'il faut chercher le
à un numéro suivant l'étude de la collabora¬
bles
d'abord,
de
ruiner
l'unité
traditionnelle
mot exact. Onques je n'écrirai plus Auvertion Four-Vermenouze et l'examen des cri¬
nhas. Ceux d'Auvergne sont trop courtois de leur littérature ensuite et de précipiter
leur décadence par une confusion anarchi- tiques qu'elle a suscitées.
pour que le moindre de leur désir ne soit un
Emile RHODES.
que, une acceptation passive de toute défor¬
ordre.
FC

doit employer les mots d'un autre dia¬
lecte que lorsque le vocable nécessaire man¬

ne

1.

plus de longues,

doit-il employer une langue puisée dans
les dialectes en utilisant le plus possi¬

ou

occitans des expressions communes à
dialectes en écartant souvent les termes
du terroir qui risquaient de n'être pas fa¬
miliers aux lecteurs du dehors. Son roman,
il a voulu que tous les occitans puissent le
me demandait de l'aider dans ce travail s'il
lire sans le moindre effort. Et il y a réussi. saurait mieux dire.
se décidait à le réaliser, ce que je lui avais,
De là provient cette sensation que l'on a,
naturellement, bien volontiers promis dans
Ne
dites
pas...
—
M.
Bénézet
Vidal
parfois, de l'influence directe du français
sur
le texte occitan. Impression que l'on me reproche aimablement d'avoir employé la simple mesure de mes moyens de charn'éprouverait sans doute pas si M. Vidal le mot Auvernhases qui est pris en mauvaise tiste puisque je n'étais pas patoisant.
C'est à ce propos que je « l'entrepre¬
avait écrit son livre stictement en dialecte part en Auvergne. Sombre histoire ! Dans
nais
» sur cette
graphie servilement phonéti¬
arverne. Je le regrette.
Une œuvre locale mon Quercy natal on dit Auvemhas et
doit être écrite avec les termes du terroir Auvernhases. Et on ne croit nullement être que qui défigure la langue auvergnate mo¬
derne comme elle défigurerait toute langue
qui lui donnent une saveur particulière. On désagréable à nos voisins d'Auvergne en
ces

Commentaires

par M. Louis Bousquet, à Armissan, près Narrecueil de poé- bonne.

—

—

—

—

—

—

�LE LIVRE
Collection Dis Aup

Pireneu

i

Séries de sept volumes (rééditions

iné¬
caractères

et œuvres

dites, de format in-8 jésus, composés en
de la série « Astrée », gravés et fondus par les
Fonderies Deberny et Peignot). La série sur Japon:
1.000 francs; sur Rives: 200 francs; sur Alfa: 50

LES AMIS BU

Secrétariat: TOULOUSE

Ont paru:

Les Cahiers Occitans

OCCITAN

Œuvres en langue occitane ou œuvres en langue
française d'auteurs occitans (format in-8° jésus).

SAMATAN

:

(Gers)

Sous
N"

C. C. P.

—

12455

—

la

Sous presse

:

—

Un vol. de 160 pages. Sur Monval : 100 fr.; Ri¬
ves: 30 fr.; Alfa pur fil : 15 fr.; Bel Alfa: 7 fr.

R. C. 16823

N° 2.
Vin Rouge, histoire romancée de la
crise viticole de 1907, avec Marcel lin-Albert et
—

L'Association des Amis du Livre Occitan a
Adhésions.
Membres actifs : les personnes
peur but de servir les lettres occitanes en aidant qui souscrivent pour une somme minimum de 100
i'Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
francs.
Membres honoraires : minimum 200 francs
—

Ferroul,

P.-E. Martel, illustrations de PaCadène. Un vol. de 350 pages. Sur
Monval: 200 fr.; Rives: 80 fr.; Alfa pur fil:
30 fr.; Bel Alfa: 10 francs.

—

LaNA, poèmes de Emmanuel Delbousquet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.

Capbat

I.

presse:

Bos de bénac, œuvre dramatique de
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.

(Haute-Garonne), France Villa Peyrat, ch. de l'Êspinet

Tél. 23-36

œuvres de
Camelat et

Gandon.

LIVRE

.

Siège

francs.

Navarrot, avec préface de Michel
un portrait de Navarrot.
ROMIVATGE, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre

OCCITAN

par

rayre et

Membres fondateurs : minimum : 500 francs.
L'Association des A mis du Livre Occitan sou¬
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
Ces chiffres s'entendent pour des souscriptions
sans distinction de diaiecte ou
En préparation :
d'école, des œuvres concernant les diverses publications de VEditorial
des maîtres de la littérature occitane.
Occitan quelles quelles que soient : livres ou pério¬
La Ben Plantada, de Xénius, texte catalan et tra¬
L'Association des A mis du Livre Occitan com¬ diques.
duction française. — théophile de bordeu,
prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
documents inédits par le docteur Cornet.
La
Le
Comité Directeur:
noraires et des Membres actifs.
—

Beline, poème de Michel Camelat (texte et trad).
Portrait de l'auteur, par Soudan.
Lo Libre del CampesTRE, poème d'Antonin Per¬
bosc (texte et trad.).
Les Membres de l'Association ont droit à un
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
face de Joseph Loubet (texte et traduction).
de diverses séries (édition originale). Il est détermi¬
Pages Provençales Inédites de Baptiste Bonnet né
par l'ordre d'arrivée des adhésions.
(texte et traduction).

—

Sega,

posthume d'Auguste Fourès,
Tracts de propagande.

H. Dambielle.

œuvre

lsmaël Girard.

La Collection

:

La Langue d'Oc

Société Lyonnaise des Eaux

Précis de Littérature occitane, Annuaire occitan,
etc., etc...

Siège social

GRAND BAZAR LABIT

MAISON UNIVERSELLE

ET DE L'ECLAIRAGE
: 73, Boul. Haussmann, PARIS

28,

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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Catégorie</name>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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