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                  <text>J 5-5-26.

IIIe

ANNADA.
N° 43
TOLOZA
(FRANSA)
OSTAL PEIRAT
Camin de LESPINET
UN AN : 15 FR.
FORA FRANSA : 25 fr.
—

—

DIRECCION,

-

-

TEL. 23-36.

-

C.-C. P. 12455. Lo N° 50

Per

c.

Dos

Felibres

i)

d'oltra-Rose 1

Pour deux Poètes d'outrelihône)
I.

L'ALBA NOVA

—

III.

Mari Andrieu

a

(Iscla d'Auleron, setembre
e

Amie, al nom de nosl'ra joventut
l'engenh que faguec ton cor batre
Prep del meu cor, al liceu Enric IV,
Te mand, avuei, franc e leialsalut!
Orror de tôt so que trebla o qu'engana !...
Qu i ague de lux al fond d'aqueste got,
E posque un filh de /aJRema Margot
Festejar aut un de la Reina Jana!
Nos, demorem aco qu abcm volgut :
Sempre Franses, mas Latins a tengut
E fêals d'un solelh sens desfalida,
Sempre Franses,mas jamais Franchimands,
E de

Ai vist, « emé d'arange un cargament &gt;y,
Venir la Nau qu esperabiam per ara.
A Delà amena e clara e, de citara
Bronzis un cant finque en son fondament,
Cant subre l'aiga (ont se neguec, al lenh,

Elle) raubat

per

So

que se perpara.

De mieugranas fuguec amadurier
Lo cel atìinhonenc que t'a vist naiser :
Aco non era encar' que fruch primier;
D'ad ara en sempre e per la grana

L'Arange siague

a

croiser,

simbel batalher
Pincat al punch de matrasa de fraise...
L'ombre
I.

Bresatz per la Mar nostra, vox que crida :
Marsilha, amont E tu, Toloza, avans!

un

encar

—

ten nostre eime

&lt;

Caries derennes.
GASCOGNE!... PROVENCE!...
Toast à Emile RiPERT {Paris, février 1925).
Ami, au nom de notre jeunesse et du démon qui fit battre ton cœur près de mon cœur au Lycée
Henry-IV, je t'adresse, aujourd'hui, franc et loyal salut!
Horreur de tout ce qui est louche et malfaisant !.. Qu'il y ait de la lumière au fond de cette
coupe, et puisse un fils de la Reine Margot en fêler hautement un de la Reine Jane!
Et nous, demeurons ce que nous avons voulu être : toujours Français, mais Latins sans
rémission,
et féaux du soleil sans reproche,
Toujours Français, mais jamais singes des gens de Paris, bercés par la Mer notre, voix qui crie:
Marseille, en haut! Et toi, Toulouse, devant!

preizonier.

III.

L'AUBE NOUVELLE
a

Marius André

(Ile d'Oléron, septembre 1925)
un

sur

Occupé ici, près d'une mer barbare, déjà franque et où l'on renifle l'Occident, j'ai vu, « avec
chargement d'oranges », venir la Nef que nous espérions pour cette heure.
Elle a voile aimable et claire, et un chant de cithare résonne
jusqu'au fond de sa cale, chant,
l'onde où, au loin, se noya Hellé emprunté pour Ce qui se prépare.
De grenades fût mûrisseur le ciel avignonnais qui t'a vu naître: ce n'était là encore
que fruit trop

L'ombre retient

encore

II.

—

notre

que

l'Orange soit

symbole guerrier piqué

un

au

bout de

ardeur prisonnière.

Pourquoi

ne pas

et

COMMENTAIRES

ajouter

que

l'accent

Li beïli dona, i cansoun di troubaire
Senton sourt cor douçamen tresana.
Au vespre i bos s'en van li calignaire...
Ause eilalin li viola ressouna.
Dins li grand bos que l'aura loi bacella
Li calignaire au vespre soun ana.
Au ceù vioulet s'aiubon lis estella.
Sente ta man dins ta man tefouli...
Dona ti labra, o lu qu'âme, o ma bella!
Te cantarai mi canf li mai poulit...
Vene émé ieu, vene souta li sause :
Lis estella an à cha pau espeli;
Coume linda es la niue e risenta! Ause
Lou cant doulènt e dous dóu rajeiróu.
Subre tis iue que ma bouca se pause!
Vene émé ièu, chatouna; sènsa póu
Dóu long plourum dôu vent à travès l'aire,
Escoutaren l'inné di roussigóu...
Au vespre i bos s'en van li calignaire...,
—

—

çaise !) Encore inviolée

que

le

vent

vers

sens

ta main dans

ma

n'est

(I) Le premier de

ces

deux

sonnets, no¬

la pénul¬

qui demeurera

cargamen »,

un

des plus

pas parce

1850.

compris...
Entre
pour ses
rennes

ces

deux sonnets, et par courtoisie

amis

nous

a

provençaux,

M. Charles De¬

demandé l'insérer

une

Can¬

qui montre qu'il manie le dialecte rho¬
en Provence ?
danien aussi bien que sa langue d'oc classi¬
En français vulgaire ou parlé non plus. que de Romivatge, si savante et si pure, et
Mais alors vous auriez dû écrire dans où il n'emploie pourtant aucun mot qu'on ne
votre poésie en dialecte de Maillane :
puisste comprendre, décemment prononcé,
lis bellas donas, is causons dis irobaires... entre Toulouse et Agen, — même beau¬
—

soun

—

—

Et le vers serait faux.
Non. J'aurais écrit : Lis

coup

bellas dona',

berce, les

Les

amoureux

amoureux

au

main trembler. Donne tes

lèvres,

j'aime, ô ma belle l
Je te chanterai mes chants les plus jolis... Viens avec moi, viens sous les saules ; les étoiles ont
fini d'éclore peu à peu.
Comme limpide et riante est la nuitl Ecoute le chant mélancolique et doux du ruisseau. Sur tes
yeux que se pose ma bouche I
Viens avec moi, petite fille ; sans peur du long gémissement du vent dans le ciel, nous écoute¬
rons l'hymne des rossignols.
Au soir, aux bois, s'en vont les amoureux...

sur

cette

question du rho¬

danien. Il est agaçant que le dialecte qui a
fait la plus riche gloire de la poésie mo¬
derne d'Oc continue à ressembler par la

graphie à je

ne

sais quel espéranto.

Au nom de quoi, de qui ? Mistral ?
Mais les éditions modernes corrigent pres¬
que toutes Racine, qui, malgré son génie,

orthographiait,
comme une

de

même pour son temps,
cuisinière... ou comme Madame

Sévigné.
Charles derennes.

plus loin...

Dans

Cansoun rhodanienne, on remar¬
M. Charles Derennes, mistralisant libre, a
remplacé, comme du reste Ma¬
rius André en Provence, comme Mme Philadelfa de Gerda, et Michel Camélat, dans
certaines de ses œuvres, en Bigorre, comme
Jean Bouzet en Béarn, par la voyelle fémi¬
nine a, la voyelle féminine o, que Mistral
lui-même déplora à divers moments de sa
vie d'avoir employée. La voilà bien au dé¬
but de sa réalisation, l'unité de la
langue
d'oc, prête ò être enseignée à l'école, de
Limoges à Barcelone, et « Dis Aup i Pireneu ».
(N. D. L. R.)
quera

Je reviendrai
cœur.

soir sont

ò toi que

est sur

ce

is... etc.

Les belles dames, aux chansons des poètes, sentent doucement tressaillir leur
s'en vont au bois le soir.

allés.
Au ciel violet s'allument les étoiles. Je

verbes

qui a fait supprimer
les s au pluriel dans le dialecte rhodani n !
Encore en faveur de la rime pour l'œil !
Mais on ne prononce pas l's au pluriel

CHANT DU COTE DU RHONE

J'entends, là-bas, résonner les violes. Dans les grands bois

nos

Et la même raison

—

-,

à

beaux monuments du lyrisme félibréen. —
Le
second sonnet, M. Charles Derennes le
que cette syllabe est muette qu'on ne doit
récita,
à l'heure des toasts, au banquet que
point inscrire l'r qui ne. se prononce pas.
Nous ne rimons pas pour l'œil. Nous n'a¬ l'élite de la littérature parisienne offrit à
M. Emile Ripert, à l'occasion de sa nomi¬
vons même
pas besoin de rimer en Oc.
C'est la grave erreur de la graphie mis- nation dans l'ordre de la Légion d'honneur.
tralienne d'avoir été créée pour que les ri¬ Et, — nous citons le mot d'un des Occitans
mes fussent commodes, et conformes à une
qui se trouvait là, — : les applaudissements
tradition française (oui ,pour comble, Fran¬ crépitèrent comme si le Nord, enfin, avait
tième ? Mauvaise raison;

II.

un r

de la quatrième déclinaison comme je le fais tre collaborateur et ami Charles Derennes
dans mon premier sonnet, naiser, croiser, l'a adressé au grand poète Marius André, à
que cela n'empêche en rien de rimer avec l'occasion de son livre « Emé d'arange un

fraise? Parce

CANT DOU CANTOUN DOU ROSE

—

Charles DERENNES.

DOCUMENTS

précoce.

Dorénavant, et pour la graine à croître,
la lance de frêne...

Brindc a-n Emili ripert,
(Paris, febrier de 1925).

j.

mar barbara
flaira l' ponent

que

GASCONHA1... PROENSA!...

de 1925)

Aici tengut enjosta

Adeja franco

—

sa

que

�Bulletin des Lettres

Bibliographie

L'Action

La Nation Bretonne (86, rue Saint-Malo, Ren¬
En Languedoc.
nes) : Derniers entreliens bretons d'Anatole Le
Les Livres annoncés:
Jean Ladoux. Pasejadas dins Beziers. (Béziers
Bras, par Olivier Mordrel.
languedoc.
—
Mon Solas, poèmes de PeireLe Courrier des Lettres et des Arts (36, rue Imprimerie Générale, 5 francs). Jean Ladoux, au¬
{V. le Numéro du 27 décembre)
Jèp Bédard. Un vol. 10 fr. Adresser les souscrip¬ El-Falaky, Le Caire) : Le rôle libérateur de l'In¬ teur d'une Phonétique occitane et d'une précieuse
tions à la Cigalo Lengadouciano, à Villeneuve- telligence, par Emile Brehier.
Grammaire occitane qui devrait être entre toutes les
M. Frédéric Mistral, neveu, s'est mépris
les-Béziers (Hérault).
La Volonté (33, rue J.-Jacques-Rousseau, Pa- mains, vient de faire paraître un recueil de poèmes
sur le sens de ma dernière chronique. Dans
Provence. — La Bête du Vacarès, texte pro- ris-lcr) : Trois messages de Pierre Bonardi sur les à la gloire de Béziers. Ladoux est Rouergat. Il
VEclair, de Montpellier, du 7 mars, il m'a çal et texte français par Joseph d'Arbaud. Pré¬ intellectuels et la Province. — Dans chaque nu¬ habite Béziers depuis longtemps. Le charme lumi¬
neux de la vieille cité l'a conquis.
Et ainsi sont
reproché de méconnaître le renouveau qui, face de Charles Maurras. (64e cahier Vert. — méro, lire les Propos et Controverses de Monsieur nées
les pièces de cette plaquette. On la croirait
Grasset, Paris), un vol.: 18 fr.
de la Malice.
depuis « vingt-cinq ans, se manifeste dans
Le Courrier du Midi (13, rue Bouquerie, Avi¬ composée de sujets imposés par une académie de
Les Périodiques:
« tant de domaines pratiques » et de « nous
Jeux Floraux. Elle s'ouvre sur le los de Mlle Vignon)
: Montmajour.
auvergne. — L'Auvergnat de Paris (13, Bd
.« dénigrer nous-mêmes » (nous Provençaux)
Les Nouvelles Littéraires (146, rue Montpar¬ nas, reine du félibrige. Béziers avait mérité cette
Beaumarchais, Paris-ive) : la Chronique de Gan« au profit de l'Ecole toulousaine ». Loin
nasse, Paris-Il0) : Henry de Montherlant et le culte royauté, lui, qui, le premier, avait tendu la main
dilhon-Gens-d'Armes.
aux félibres. Ses poètes ne laisseront pas amoindrir
de Milhra, par Marius André.
de moi cette pensée ! J'avais pris soin de
Le Cantal Républicain (rue Alexandre-Pi¬
Le Travail (5, rue des Renforts, Toulouse): l'héritage sacré afin
souligner l'utilité des manifestations féli- nard, Aurillac): Pour poursuivre l'effort (Du patois Charmes,
par Robert Bacou.
bréennes dont je venais de faire un cursif àla langue d'oc), par L. Delhostal.
Qu'entre montanha e mar las vinhas bategantas
Le Télégramme (1, rue Constantine, Toulouse):
Catalogne.
La
Paraula
Cristiana
(3,
Cr
dels
Maduren al solelh lo vin de nostras cantas...
résumé : « Je crois s ncèrement que tout ce
Castelnaudary, centre littéraire provincial, par RoAngels, Baracelone) : J. Calveras : Illustrations
« mouvement n'est pas sans devoir frapper
zès dé Brousse.
linguistiques.
Béziers s'étale sur un des coteaux qui dominent
La Dépêche (57, rue Bayard, Toulouse): Deux
« l'imagination de notre peuple et réveiller
La Revista de Catalunya (34, Passeo de
la mer. Plus vite qu'ailleurs, dans cette ville de
« chez quelques-uns le sens de la race en
Gracia, Barcelone) : F. Soldevila : Le premier Débuts, par Camille Mauclair.
soleil, la passion déchire le cœur du jeune enthou¬
volume
des chroniques catalanes.
« sommeil ». Voilà mes propres termes.
siaste, car
III.
SOMMAIRES.
Le Coq Catalan (I, rue des Trois-Rois, Per¬
Mon regret de voir encore l'enseignement pignan) : Crepuscle a Colliure, par Caries Grando.
Rythme et Synthèse (59, rue Lepic, Pa¬
D'un costat as la mar que t'enjaula, felona,
La Publicitat (34, Passeig de Gracia, Barce¬ ris, xviiie). — Numéro spécial hommage à René
de la langue si réduit rendait hommage im¬
Amb son rire plazent e sa longa canson,
Chil.
Portrait (hors texte). Hommages de:
lone)
: G. K. Chesterton, par J. M. dç Sagarra.
E de l'autre la vinha al solelh amolona
plicitement aux efforts faits dans cette voie,
Gascogne.
Revue Régionaliste des Pyré¬ Francis Viellé-Griffin ; Paul Jamati ; P. Autant ;
Lo vin que 'scarabilho e dósta la razon...
en en reconnaissant
l'importance majeure. nées (42, rue de Liège, Pau): Ta ue maynade Autant-Lara; Akakia-Viala; Nicolas Beaudouin;
Je déplorais simplement que ces résultats arridente, par André Baudorre.
N. Berthonneau; F. Brunot, doyen de la Faculté
Sur la plateau des poètes où préside Hugo, le
« pratiques » ne fussent pas multipliés par
Limousin.
Lemouzi (23, rue d'Orléans, des Lettres de Paris; Jean Cassou; Paul Castiaux; titan fastueux du verbe, l'on voit Maffre Ermencoordination sur un plan supérieur de tout Neuilly-sur-Seine) : Egloga, par Albert Pestour; Charles Cousin; Lucie Delarue-Mardrus; Pierre gaud qui voulut enfermer le savoir de son siècle
Le « Miécart » et les « Escunlous », par J. Devoluy; F. Divoire; Ed. Dujardin; A. Fontainas; au Breviari d'Amor
; les savants Azaïs qui entre¬
ce qu'ils contiennent de nécessaire et d'ex¬
Nouaillac.
J. de Gourmont; Marcel Gromaire; Henriette et prirent l'œuvre sainte de maintenir et d'épurer la
cellent.
Gazette du Centre (7, cours Jourdan, Limo¬ Augustin Hamon; A.-Ferdinand Hérold; Henri
langue du pays, le joyeux conteur Fabre le MasJ'ai peut-être manqué de clarté. Je di¬ ges) : Vin Rouge, par René Farnier.
Hertz; Jane Hugard; S.-Ch. Leconte; D' J -C. carat, Jean Laurès, le chantre de la terre. Ladoux
Provence. — L'Eclaireur de Nice (avenue de Mardrus; Marcel Martinet; Al. Mercereau; Pierre célèbre les allées
sais: tout cela est bel et bien (quoiqu'insuf¬
Paui-Riquet, les vieilles églises
fisant encore). Mais notre langue n'est pas la Victoire, Nice): L'Amour Provençal, par Mille; Al. Mockel, de l'Académie Belge; Gaston de Béziers, Saint-Jacques au chœur roman, SaintPierre Devoluy.
Moreilhon; Antoine Orliac; Abel Pelletier; Jeanne Aphrodise qui fut le premier siège de l'évêché,
à l'honneur qu'elle mérite. Même « notre
Perdriel-Vaissière; Cécile Périn; J.-J. Rabeari- Sainte-Madeleine, Saint-Nazaire, cathédrale for¬
revue par excellence », le Feu, de Joseph
II.
LETTRES D'OIL.
velo; Rachilde; H. de Régnier, de l'Académie tifié de tours qui s'élèvent comme un bois touffu...
d'Arbaud, la laisse en fait au second rang.
Française; Gustave Reynier, professeur à la Sor¬ Il évoque le massacre de 1209 où les croisés ne
Les Livres:
bonne; Paul-Napoléon Roinard; J.-H. Rosny, laissèrent personne en vie :
Quant à la haute doctrine littéraire sociale
Dans le Silence et la Solitude, poèmes de Ger¬
et morale de Mistral nous en attendons en¬ maine Emmanuel-Delbousquet. Un vol. avec un aîné, de l'Académie Goncourt; Saint-Pol-Roux;
Henry Strentz; Paul Valéry, de l'Académie Fran¬
A Santa Magdalena un molon de tuaires,
core la divulgation.
portrait de l'auteur, trois frontispices et trois culsUna banda de lops, sens pietat ni tremor,
çaise; J.-J. Van Dooren; Fred A. Angermayer;
de-lampe
d'Henry
Emmanuel-Delbousquet.
(A.
Il y a dans tout cela une part de circons¬
Zabel Essayan; Halina Izdebska; Sibe Milicic;
Al nom d'Aquel qu'a dich : « Aimats-vos que
Fayard, Paris).
V. Sevouni; Hida de Steiger. — Un poème inédit
tances dont la responsabilité échappe aux
[sètz fraires »,
Bibliothèque particulière d'Adrienne Monnier. de René Ghil: Paroles pour le Mariage. — Quel¬
excellents ouvriers de notre mouvement. Catalogue relatif à la vente de la blibliothèque.
Faguèt jisclar lo sang coma à l'estorgador.
ques lettres inédites de: J.-K. Huysmans; SaintMais je crois encore que personne n'a voulu (H. Leclerc, Paris).
Mallarmé; Emile Verhaeren; Valère Brussov; Paul
vraiment, sérieusement, absolument, tandis
Encara mai, los canonges à Sant-Nazari
Adam; John-Antoine Nau; Max Elskamp.
Les Livres annoncés:
Amb lo Sant-Sacrament volent los arrestar,
Lemouzi, 25, rue d'Orléans, Neuily-sur-Seine.
qu'il chemine en bas, « dans tant de do¬
Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie ré¬
La capa d'ór fuguèt per eles un suzari ;
maines pratiques », le conduire du même gionale (Ed. Occitania, Paris).
Eglogue : Albert Pestour. — Eloge du Limou¬
Los sannèron sus las marchas del sant autar.
sin : Henri Talamon. — Pour Uzerche : Edmond
coup sur les sommets. Le problème qui se
Les Périodiques et les Quotidiens :
Blanc.
Histoires Tulloises: Edouard Mazin. —
pose aujourd'hui, au Félibrige, est celui de
Rythme et Synthèse (59, r. Lepic, Paris-xviiie) : Croquis d'audience: Félix Robès. — Paix de
Les souvenirs de la Saint-Barthélemy sont moins
l'intelligence. Il est dépositaire de la plus numéro d'hommage à René Ghil. Très beau nu¬ nonnes: Saint-Xantin. — Retour: Adrianus Fey- sombres. Le peuple de Béziers ne voulut pas lais¬
haute doctrine, des principes de l'art le plus méro.
del.
Le « Miécart » et les « Escuntous »: J. ser massacrer les protestants. Plus tard, Béziers ne
La Renaissance Provinciale (75, rue Mouneyra, Nouaillac.
Ma Corrèze. — Joseph Vachal : dressa pas de guillotine :
Sans renoncer aux humbles et indispen¬
Bordeaux) : Les Livres de la Région, par Vital- G. Batifolier. — Sol ancestral : René Baril. —
sables travaux dont il s'acquitte, en dépit Mareille.
Noce creusoise : Germaine Ecoffet. — Le picatal :
Granda fuguèt ton ama, et ton cor, pietados !
des circonstances, avec une admirable foi
Le Navire d'Argent (7, rue de l'Odéon, Paris): G. Batifolier. — Chronique limousine : Lemouzi.

EN

1.

PROVENCE

—

LETTRES D'OC

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

r&gt;"r

•

Numéro de Poésie. La Gazette de Mlle Monnier.
Revista de
Mlle Monnier nous annonce une mauvaise nou¬ Barcelone). —
velle: Le Navire d'Argent cesse, momentanément

"riomphante, n'est-il pas permis de souhaiter
u'ii songe enfin à l'Esprit ? Je crois sinèrement que, sans négliger son œuvre po¬
pulaire et même dans l'intérêt le plus gé¬
néral de cette œuvre, il lui importe avant

du moins, de paraître.

En quelques lignes simples,
parmi lesquelles on sent une poignante émotion,
Mlle Monnier dit pourquoi elle suspend la belle et
noble revue
qui avait une âme, — et pourquoi
l'élite de la pensée et de elle
vend sa bibliothèque. Le Navire d'Argent

de gagner
Le peuple illettré n'a abandonné ses
traditions et sa langue qu'à la suite des Aca¬
démies et de la bourgeoisie « cultivée ».
/-En restaurant notre patrimoine intellectuel
et moral dans les hauts lieux d'où les modes
et les idées descendent habituellement sur
les foules, on aura fait plus, d'un coup,
tout

t.

pour

l'avenir de

notre cause,

—

laissera un vide.
La Muse Française

Paris)

:

Jean Lebrau,

(6,

par

rue

des Saints-Pères,

Henri Duclos.

Les Amitiés Foréziennes et Vellaves (1, rue
la Paix, Saint-Etienne) : Ulysse Rouchon :
Quelques poètes vellaves depuis Olivier de la

Fayette.
Les Marges (110, Bd Saint-Germain, Paris):
René Dumesnil : Balzac et Flaubert.
La Revue Fédéraliste (11, rue Grolie, Lyon):
La Poésie de Paul Claudel (suite), par Louis

de pratiques réalisations.
Cela n'a rien à voir avec l'Ecole toulou¬
Aguettant et La Naissance de Mireille,
saine dont je ne parlais pas et à laquelle rius André.
ans

je crois
aussi

Le

les mêmes réflexions pourraient
s'appliquer.
que

Pierre

(I) Ainsi donc,

mon

ROUQUETTE. (1)

cher Rouqueite

travaux toulousains troublent le

Ma-

par

Crapouillot (3, place de la Sorbonne, Paris)

:

Le Salon de l'Araignée.

La Gazette Française (17,
Les Entreprises de restauration

Pasquet.

Oui,

no, pauvres

sommeil de M. Fré-

l-

&gt;

vous
-p

avez

raison,

rue Eblé, Paris) :
sociale, par Pierre

tout est à faire.

Aussi

1

Je vous remercie de mettre
3 1 ou,ouse 9U à Marseille, en Languedoc
les choses au point. Vous savez avec quel plaisir 9u en Provence... Mais je conterai
prochainement
nous
accueillons surtout les critiques. C'est dire ici
pourquoi
„ tà jaire. p
. .
.
avec

déric Mistral,

neveu.

,

quel intérêt

nous

suivons

tout

écrivez, qui porte l'empreinte du bon
teur et méprise les lutu-panpan.

ce

que

sens

vous

'

,

-,

,

au

—

César Martinel

xviiie siècle.

Premier Volume des

—

:

l'Architecture

F. Soldevila: Le

Chroniques Catalanes.

|

L EPARGNE

—

M.

Font: Le Club des Fédéralistes. —• E. Serra i
Rafols : Lleida et les troubles d'Aragon (un épi¬
sode de la décadence). — Manuel de Montoliu:
Sur la Théorie des Poèmes Historiques, chronique

—

.

Dans son dernier article du Cantal Républicain
(4 mai), M. Delhostal cite quelques mots intéres¬
sants recueillis à Maurs par M. Lavergne, comme
bresquièra (crible), croie (arbre creux), galatous
(pièces courbes placées sous le berceau), englondat
(avoir la tête cassée par le bruit), soubroza (écraser).
Après avoir indiqué les déformations que la tra¬
dition orale a fait subir à la plupart de ces vo¬
cables, Delhostal ajoute : « Ce sont ces altérations
et corruptions qui font que les œuvres écrites en
dialecte cantalien n'obtiennent pas toujours, au¬
près des félibres méridionaux le succès qu'elles

—

BANQUE COURTOIS
FICHET
®

I.

En Auvergne.

médiévale. — Enquête par J. Arus,
J. de Camps i Arboix; Sagittaire, No¬
tules, Chroniques catalanes, l'Histoire et l'Erudi¬
tion, les Lettres, l'Art, le Théâtre, les Périodi¬
ques et les Revues.
Le Crapouillot, 3, place de la Sorbonne, Paris.
Le Salon de l'Araignée, le Salon 1926, par
Jean Galtier-Boissière et Jean Oberlé. — Les
livres à lire et les autres... par Gus Bofa. •— Le
soleil d'Aostelitz, texte et dessins d'André Ville- méritent. Des auteurs aurillacois ont même cru à
bœuéf.
Journal intime inédit de Tolstoï. — un parti-pris absolu. C'est une erreur. Un homme
Poil et Plume, par Luc Benoiest. — Les pre¬ averti comme René Farnier, de Limoges,, écrivait
mières, par Paul Fuchs. — Je ne vous aime pas, encore, le 21 février dernier, dans la Gazette du
par Marcel Achard. — La musique, par Lucien Centre : a Et, à ce propos, qu'il me soit permis
« de signaler à nos amis, le majorai Delhostal et
Mainssieux.
« le bon
poète Gandilhon-Gens-d'Armes, qui mè« nent en Auvergne le bon combat en faveur de
« la
graphie littéraire, qu'autant je lis facilement
a les fragments de Jous la cluchado,
autant pour
« moi
Limousin, la lecture de Flour de Brousso,
« qu'il
faut déchiffrer péniblement, m'est dure.
« La notation
phonétique ne permet pas à un poète
« de se faire entendre clairement au-delà des liNouvelle Salle de Coffres-Forts
« mites de sa province et même souvent de son

rimée catalane

,

°'S eS ISC0urs•

réalisa-

Catalane

M. Trilla,

de

qu'en quinze

Joachin Ruyra.

Catalunya (34, Passeig de Gracia,
Une vision d'un printemps fleuri de jeunes filles
Thomas Garcès : Conversation avec. termine cette promenade à travers la cité biterroise.

Compartiments disponibles

«

canton.

»

Et voilà pourquoi s'impose la nécessité de prin¬
cipes graphiques communs à toute l'Occitanie.

_

Lx.

Yend les meilleurs

J.-P. REGIS.

PR00USïS

�Tout près

Conférence

sives,

FEDERALISME

Conférence d'inauguration d'une série
fédéraliste faite le 14 novembre 1925,
au Collège Libre des Sciences
Sociales,
28, rue Serpente, Paris.

D'abord, nous posons en principe que l'idée fé¬
déraliste est, aujourd'hui, ce qu'elle était hier :
Proud'hon continue. Pure de tout alliage, elle

le monde, en attendant qu'elle l'ins¬
de fédéralisme moderne, il n'y
a pas de fédéralisme contemporain,
il y a le fédé¬
ralisme tel que Proud'hon l'a conçu dans ce chefd'œuvre « Du Principe Fédératif », dont il semble
que toutes ses autres œuvres sont les puissants
rayonne sur

a pas

accessoires.
Or, à la même époque,

de
trai¬
tant de l'économie politique sur des données telle¬
ment différentes,
que nous nous croyons obligé
d'établir ici un parallèle — exclusivement d'oppo¬
génie

se

faisait

une

un

autre penseur

réputation universelle

en

—
entre deux hommëS dont l'un est aussi
virtuellement actuel que l'autre est virtuellement

sition

périmé, après qu'il eut donné, pendant plus d'un
demi-siècle, l'illusion d'avoir découvert la panacée
du paupérisme. J'ai nommé Karl Marx.
Marx, Proudhon : l'un aux conceptions essentiel¬
lement spéculatives, l'autre simplement humaines;
l'un plus préoccupé de la synthèse que de l'ana¬
lyse, l'autre qui trouve dans sa puissance et sa
volonté d'analyse, la certitude de l'indéfini; l'un
qui a misé sur l'idéologie de la force et du nombre,
l'autre sur les réalités de l'esprit (initiation pro¬
gressive par l'éducation) l'un qui a travaillé pour
le triomphe d'une classe, l'autre pour l'aisance de
tous; l'un qui fut le champion de l'assujettissement
collectif à un rêve d'absurde uniformité, l'autre le
défenseur acharné de l'autonomie de l'individu,
en
fonction de toutes les diversités biologiques;
l'un
et nous pourrions continuer longtemps ainsi,
d'ans la voie de cet exposé des contrastes — qui
est l'homme du système et l'autre de la méthode.
Charles-Brun, apôtre du régionalisme, mais régionaliste exactement dans la mesure ou le régio¬
—

formes

nalisme emprunte ses

au

fédéralisme,

ne

manqua' pas. de s'appesantir sur l'importance de
cette discrimination : système et méthode. Elle fait
l'objet de quelques pages parmi les plus remar¬
quables de son maître-livre; « Le Régionalisme ».

J'insisterai également
Proudhon
suis

en

a

mesure

sur ce

point.

écrit et la phrase est capitale : « Je
de donner les préliminaires de cette

organisation sociale dont les dernières lois ne peu¬
vent être connues qu'au fur et à mesure de la pro¬
duction des faiL nouveaux sans lesquels il m est

impossible de passer outre. »
Principe d'opportunité qui subordonne le choix
leur processus aux nécessités tou¬
jours mouvantes d'un progrès incessant et constitue,
dans toutes les branches de 1 activité politique —
ou sociale, les deux se confondent en notre esprit
l'aile marchante du Fédéralisme.
Par contre, nous avons nos « vérités premières »,
nos points de doctrine, sans lesquels, nous Fédéra¬
listes, n'existerions pas : c est que 1 homme est le
produit du sol et du climat autant que de ses
'hérédités; que les libertés de l'individu sont, à
droit égal, expressément limitées à celles de son
des moyens et

—

I enchaînement

concret

principes fondamentaux aux faits enregistrés
déduction logique, aidés de quelques cita¬
tions d auteurs les plus qualifiés
pour servir de ré¬
férence à l'expression de nos directives:
« Le problème,
dit Boutroux, n'est pas de dé¬
truire 1 individualité de chaque être, de chaque
groupe, de chaque communauté,"de chaque forme
distincte de la nature humaine, mais bien de la
faire contribuer, selon ses aptitudes, à 1 harmonie
de I ensemble ». Pour nous, ie problème est ré¬
solu théoriquement et nous n'y reviendrons pas.

APPLIQUE AU SYNDICALISME

pire. Il n'y

de 1 instant des démonstrations déci¬
y arrivons par

cies

la

et

LË

nous

Autre citation sur un autre thème :
11 ne faut pas croire qu'il (le fédéralisme) se
réalisera tel que chacun de nous le conçoit. Je
«

bien plutôt
veloppement de

pleins de confiance, les uns et les autres, dans gination surchauffée: qu'est-ce, en effet, que le
I avenir rénovateur du « syndicalisme fédéraliste ».
« Conseil
Economique du 1 ravail », sinon la ti¬
Du reste, à très peu d'exceptions près, tous mide ébauche,
soyons francs — la caricature
les sociologues, de I extrême-droite à l'extrême- d'un futur état de choses?
gauche, composent sur l'instauration du travail or¬
Il serait amusant de vous montrer, par des ci¬
ganisé, sur 1 avènement d un régime des compé¬ tations, combien déjà le nouveau-né susdite d'ap¬
tences, du « chacun à sa place », suivant les préhensions,
émeut, d'une admiration mitigée,
preuves acquises des connaissances et des apti¬
certains parlementaires clairvoyants, mais ce n'est
tudes. La seule note discordante
la finance pas le lieu de telles escarmouches. Risquons-nous
capitaliste agissant de façon occulte et d'autant seulement à dire que nous ne sommes pas près
plus dangereuse — c'est le chœur formé par les de voir un parlementaire déposer son mandat sur
compétitions des partis, de la « poussière des par¬ 1 autel des privilèges électoraux et, pourtant, nous
tis », qui se refusent à mourir.
pourrions certifier à cet homme extraordinaire que,
A cette évocation d'une « poussière des par¬ par ce geste, il s'inscrirait d'emblée dans l'his¬
tis », on peut nous
répliquer par l'évocation d'une toire immortelle.
poussière des syndicats ». Je veux bien: mais
Il nous faut être bref, en dépit de notre regret
dans le premier cas, nous voyons les affres d'une d avoir
négligé maints problèmes essentiels se
pénible agonie en un corps usé ; dans le deu¬ rattachant à l'application de nos méthodes, en par¬
xième, succédant à la période des convulsions in¬ ticulier des contrats entre les peuples et de la
fantiles, les ébats souvent désordonnés mais vigou¬ réduction des pouvoirs du Monstre-Etat et si nous
reux et passionnés d'une adolescence en fleur.
avons choisi ce thème très spécial qu'est la ques¬
Après cette courte incursion dans le domaine tion d économie politique, c'est que nous en consi¬
de l'image poétique, nous ne nous sentons que dérons le règlement
harmonique comme étant la
mieux disposés au corps-à-corps de la production solution immédiatement
indispensable à notre paix
—

—

«

précisément, par logique dé¬
principe, il essaiera d'abord
de tous les systèmes et ce n'est qu'après une série
d'expériences que l'on peut défier les meilleurs
prophètes de définir, qu'il se constituera en orga¬
nisme politique et social ».
Je ne contredis pas au « logique développe¬
ment » évoqué par Xavier de Ricard,
l'auteur
de ces lignes, mais il faut reconnaître que Proudintérieure.
hom avait vu bien plus loin, lorsqu'il avait dit, des faits.
Nous regardons autour de nous et nous voyons
après Saint-Simon: « L'unité constitutive de la
Très prosaïquement, nous la voyons dépendre
nation est l'atelier », ce qui ne signifie pas, ai-je tous les travailleurs groupés en syndicats profes¬ de l'équilibre de nos forces de production avec
besoin d'insister? que Proudhom est « ouvrié¬ sionnels, qu'ils participent d'un labeur de ma¬ les besoins de la consommation, équilibre de nos
riste ». « Pas de dictature, même celle du pro¬ nœuvre ou des plus hautes spéculations intellec¬ jours continûment rompu par des manœuvres arti¬
létariat ! » s'écriait le syndicaliste Pelloutier, ex¬ tuelles, si bien que d'éminents professeurs n'ont ficielles et sans lequel aucun des idéaux auxquels
marxiste, touché sur le tard par la grâce proud- pas pensé déchoir en empruntant, pour leurs ré¬ aspire le cerveau humain ne sauraient être réa¬
crois

que,
son

honienne.
Restons

ce

concept

de

«

critérium ». Or, il semble bien
que M. Maxime Leroy considère nos confédéra¬
tions actuelles comme l'expression d'organismes à
forme définitive. En réalité, la C. G. T. en rela¬
tions étroites avec le Bureau international du Tra¬
vail, dont elle subit l'influence, et la C. G.
T. U., placée d'une façon plus ou moins avouée
la tutelle du parti communiste, sont aussi cen¬
représenter

un

«

sous

monarchique
gravé de jacobinisme et de bonapartisme.
tralistes

que

notre gouvernement

ag¬

syndicalisme est tout autre
chose et nous en pouvons parler savamment, notre
existence de militant ayant été consacrée à en¬
foncer le clou de l'autonomie des groupes syn¬
Le

dicaux.

les locaux de la Bourse du Travail. Il y
des syndiqués journalistes, hommes de lettres,
hommes de théâtre, musiciens, avocats, voire ecclé¬
unions,

l'atelier, unité cons¬
titutive ». Page 39, de sa très substantielle « In¬
troduction » sur « De la capacité politique des
classes ouvrières » qui est comme le testament de
Proudhon, M. Maxime Leroy, faisant allusion au
fameux « Manifeste des Soixante », écrit ceci :
«
Est-ce que la classe ouvrière ne retournera pas
à son unité morale, sa force morale, son magni¬
fique prophétisme pratique, en retournant à Proud-.
hon? Retourner à Proudhon, ce serait retourner
moins à un système qu'à une méthode ; car le
système a perdu en grande partie sa valeur du
fait que la classe ouvrière s'est groupée non en
compagnies ouvrières de production, à la sugges¬
tion de Proudhon, mais en syndicats, moins en
organes de production qu'en groupes de lutte. Par
contre, la méthode d'action reste vivante, etc... ».
Je ne crois pas qu'entre la pensée de M. Ma¬
xime Leroy et la nôtre, il y a divergence de fond ;
la différence doit être dans la façon de s'exprimer.
Cela tient à ce qu'il est un théoricien et moi un
militant de l'action qui, mêlé à tous les mouve¬
ments prolétariens d'une période intensément agi¬
tée, y a gagné de pouvoir établir son jugement
d'après les nuances les plus subtiles du prisme
syndical.
Le syndicalisme professionnel, avec son obli¬
gatoire complément économique : le coopératisme,
est loin,
tel que nous le voyons aujourd'hui, de
sur

fin du fin du

a

siastiques,
ne

pas

à la

l'impression symptomatique.
Pour I impression de force, nous avons les gros
contingents des deux C. G. T., des syndicats
autonomes,

Cette paix intérieure ou de sécurité pour l'in¬
dividu peut, seule, par expansion naturelle, amener
la paix universelle que nous désirons tous et c'est

les genres d'activité
profession. Voilà pour du Fédéralisme,

sans compter tous

ressortissant

lisables.

tout cas,

des groupements à sous-titre confes¬

sionnel. Il y a déjà
niciens tiennent, à

quelque
l'Ustica,

notamment,

l'atté¬

le rôle

syndicats ouvriers,

dans 1 ordre rural, voilà que récemment s'est
manifesté, avec une force d'expansion prodigieuse,
le mouvement artisanal, ou de rénovation des mé¬
tiers, groupant dans sa Confédération Générale un
nombre considérable de petits artisans, non assu¬
et,

toutes

présentement,

que,

Eucène POITEVIN.

les tech¬

temps que

de conseillers désintéressés des

jettis, de

en

attendons la guérison, tout au moins
nuation de nos réels et terribles maux.
nous

Gazeta

catégories.

Ainsi se prépare la réalisation de cette né¬
Nous nous excusons auprès de nos lecteurs et
cessité prévue par Proudhon, excellent prophète, de notre ami Eugène Poitevin d'être aussi en re¬
du rapprochement entre la classe ouvrière et les tard dans la répartition de nos rubriques.
classes moyennes que favorisera encore la multi¬
Dès notre prochain numéro nous améliorerons
plication des syndicats agricoles, autre force ru¬ notre mise en page.
rale.
Nous continuerons en particulier la publication
Telle est la masse de remplacement contre la¬

quelle les partis
où

ces

divers

vont avoir à se défendre, le jour
groupements, faisant cause com¬

décidé

la

présentation de leurs
«
Etats Généraux ». Les partis seront vaincus
d'avance. Cette fois, l'histoire pourra enregistrer
mune,

auront

véritable révolution.
Mesdames et Messieurs, ce
n'est ni le récit d'un rêve, ni le

des Etudes historiques de J.
Dans
nerons

et

Bonnafous.

prochain numéro également

Enfin, nous
la Presse.

sans

bruit,

a

fait

son

don¬

nous

le résultat du Concours d'Abonnements

lentement et
faisante.

une

mirifique exposé
produit d'une ima¬

notre

œuvre

qui,
bien¬

parlerons de l'Editorial Occitan

ro mi valse

I. G.

LA-FT-SENSVIIUS
MOKÍÀtí

(pèlerinage)

les individus, sont
C'est qu'en effet, le syndicalisme doit prendre
solidaires au point que la peine d une injustice
à l'origine son autorité morale dans le groupe local
pesant sur un seul se communique à tous.
ou cellule, comme le fédéralisme dans cette autre
poèmes
De même que Karl Marx, contre l'auteur de
cellule qu'est la commune autonome. De sorte que
La philosophie de la misère » libella sa « Mi¬
la lumière qui se répand du faîte de la pyramide
sère de la philosophie », nos adversaires pourront
soit l'émanation de tous les plans successifs, de
nous
traiter de métaphysiciens, de sentimentaux,
la base jusqu'au sommet.
d'utopistes. Voire! Profondément réalisateurs, ce
Pour tout dire : faute d'être fédéraliste, le syn¬
n'est pas nous qui entreprendrions la suppression
dicalisme ne saurait être qu'un parti et même pire:
des nationalismes, suivant le rêve des différentes
une faction bâtarde.
sectes socialistes, parmi lesquelles, cependant, on
Ainsi Proudhon, se refusant à voir dans le un
trouve quelques exceptions individuelles, puisque
principe
de la lutte des classes une fin et dans
M. Mac Donald s'exprimait tout dernièrement
les grèves, chaque jour de plus en plus stériles
ainsi : « L'homme qui est le plus graand interna¬
tionaliste n'est pas celui qui a perdu le sentiment pour l'employé, depuis que l'employeur, perfec¬
tionnant sa défensive, a pu passer à l'offensive,
de la patrie, mais celui qui fait de celle-ci le
»
autre chose qu'une fatalité, Proudhon, dis-je, fut
centre des plus larges associations. » Profondément
un visionnaire dans le sens réaliste du mot.
réalisateurs, nous savons quelle est la valeur, quels
D'où il résulte qu'avec Proudhon, il faut resont les avantages des petits Etats et les bénéfices
connaîtie comme inéluctable, la nécessité d un dé¬
avec un
de gestion que l'on en peut attendre et par des
milliers d'exemples du passé, fortifiés de ceux placement des antagonismes. Pour toute I élite
pensante et agissante, il ne s'agit plus d'opposer
tout récents fournis par la dernière conflagration,
le travail au capital, mais le « capital-travail »
noous savons enfin, combien est precaire la consti¬
« revenu-sans-travail
», ce criminel moyen de
tution des empires, ces produits de la violence et
7
vivre du capitalisme financier.
de l'arbitraire. Ge n'est pas nous, non plus, qui
Cette formule,
implicitement contenue dans
songerions, comme le voudrait l'élément politicien, maintes
pages de l'œuvre proudhonienne, il ap¬
à endiguer les poussées du mouvement corporatif,
qu'indépendamment de nos prédispositions, nous partenait à un Allemand qui a beaucoup voyagé,
beaucoup étudié et comparé, Silvio Ge§ell, de la
sentons irrésistibles. C'est à notre sens pratique, en
rendre lapidaire et d'en tirer un système dit
un mot,
que nous devons 'd'être défendus contre
franchiste » dont l'application amènerait l'ins¬
l'une et l'autre de ces folles entreprises, car autant
Cours et Leçons
tauration du fédéralisme.
Service de Table : 16
vouloir faire remonter les fleuves vers leur source.
Notre ami Jean Barrai, de Nice, qui s'est fait
En résumé, les fédéralistes, suivant les circons¬
Steno-Dactylocraphie, Piano, Solfège, Eh
son porte-parole en France et est un novateur quant
tances, pensent à utiliser les matériaux qu ils ont
à certaines parties, n'a pas de moindres espé¬
J'envoie
4
nappes,
36
serviettes
et
6
cou¬
SEIGNEMENT
GÉNÉRAL : cours, leçons, travau)
entre leurs mains, sans attendre ceux qui doivent
rances.
Les deux protagonistes poursuivent leur teaux garantis acier, le tout contre rembour¬
tomber de la lune, et, d'autre part, sont prêts
tâche à laquelle, nous avons eu quelquefois l'oc¬ sement de 16 francs. Ecrire TrilliaT, 5, Mlle CaRBONNEAU, prof, diplômé, 1, r. Pont-Gu
à se servir de matériaux nouveaux, qùand les an¬
casion de le prouver, nous sommes fort loin d'être
ciens ont fait la preuve définitive de leur insuf¬
Ihemery, Toulouse.
Rue de la Palud, Marseille.
indifférents. Nous poursuivons également la nôtre,
fisance.
voisin;

que

les peuples,

comme

de

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quet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
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tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
Ces chiffres s'entendent pour des souscriptions
En préparation:
Portait de l'auteur, par Paul Mesplé.
sans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres
concernant les diverses publications de l'Editorial
des maîtres de la littérature occitane.
Occitan quelles quelles que soient : livres ou pério¬ La Ben
Sous presse ;
PlaNTADA, de Xénius, texte catalan et tra¬
diques.
duction française. — théophile DE BoRDEU,
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
ìeline, poème de Michel Camelat (texte et trad).
documents inédits par le docteur Cornet.
Portrait de l'auteur, par Soudan.
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prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
Le Comité Directeur :
Sega, œuvre posthume d'Auguste Fourès, etc...
Lo Libre del Campestre, poème d'Antonin Per¬ noraires et des Membres actifs.
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plir un acte important de la vie ? Il
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qualités intellectuelles, les tendances, la valeur mo¬
rale et la nature des sentiments des personnes avec
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cernant les convois funèbres, au Service mu¬
nicipal des Pompes Funèbres, 34, rue Pargaminières (téléphone 11-40) qui se charge
de toutes les démarches auprès des ministres

donc

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a

heures des convois funèbres.

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de transport des personnes décédées, les inhu¬
mations et les exhumations » et qu'en con¬

séquence elle

révélations, toujours utiles, quelquefois
précieuses, sont très appréciées de sa distinguée
clientèle. Une visite à Mme Carmencita s'impose

—

■

XXX

Il rappelle, en outre, qu'aux termes de
l'article 97, chapitre 4, de la loi du 5 avril

fjrâce
à ses
dons dans
ataviques
et à tous
sa scilesencesecrets
grapho-de
ogique,
dévoile
l'écriture

l'&amp;me. Ses

de la Région Toulousaine
Rue des Prés.

——

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Transports en C-ommun

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
neur de rappeler à ses administrés que les
déclarations de décès ne peuvent être reçues
que dans les bureaux de l'état-civil, à la
mairie, conformément aux articles 77 et 78
du Code civil et du décret du 15 avril 1919.

1884, l'autorité municipale règle

Adresse télégr. Régio-Zénith

Watterman
ENVOYEZ

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LETTRES

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Le Gérant: ISMAËL GIRARD.

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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