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                  <text>15-7-26.— IIIe ANNADA.— N° 47
TOLOZA
(FRANSA)

15-7-26.

DIRECCION,

OSTAL PEIRAT
UN AN

:

15

TEL. 23-36.

Pas

fr.
-

-

Camin de LESPINET
FORA FRANSA : 25 fr.
-

C.-C. P. 12455. Lo N" 50 c.

de

Confusion

Julien
JULIEN GALERY

qui nous sollicite et nous retient. Son azur
lumineux n'a pas d'excès; ses montagnes
tombent le ciel mais ne les ferment pas; ses

Dans l'Auvergnat de Paris, où il donne
régulièrement des chroniques judicieuses,

et Coucou, j'ai inspecté d'un
d'œil la bibliothèque de leur papa :
quelques bouquins, sur une planchette, audessus d'une porte... Jous lo Cluchado, de
Vermenouze, Los Piados, de Delhostal, de
vagues livres scolaires. Je ne crois même
pas que cet original ait lu tout cela.
S'il n'a pas eu de maîtres, il a cependant
reçu de discrets conseils de quelques person¬

coup

chronique. nes
désintéressées, uniquement soucieuses
tarder
plus
longtemps.
de le voir progresser doucement, sans dé¬
phrases ronflantes de M. André LaAprès avoir parlé de la vie et de l'œuvre vier
mandé, dans le dernier numéro des Feuillets
de sa ligne propre : l'avisé critique félide Paul Froment, le jeune poète quercynois
Occitans, partent certainement d'un bon na¬
bréen J.--P. Régis, l'éminent poète d'oc
turel. Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Les trop tôt enlevé à nos lettres, M. Gandilhon Antonin Perbosc, Louis Farges, l'abbé
poursuit :
meilleures intentions du monde.
Lissorgues, le Majorai Delhostal. Pour la
langue, l'ortographe, le métier, la mesure,
Qu'est-ce qu'il ne faut pas qu'il y ait,
Julien Galéry, lui aussi, est paysant de ce dernier lui a donné de précieux avis, tout
après? Une confusion. Oc, Occitanie, Pays la tête jusqu'aux talons. Lui aussi, il a une en se gardant bien de
guider son inspira¬
d'Oc, Terre d'Oc. Autant de mots très bien sensibilité de poète spontané qui ne doit tion. Delhostal a du
goût : il a très bien
portés, aujourd'hui. Mais dont on oublie le à peu près rie$ aux livres. Lui aussi, il est senti
que, pour être quelque chose, Galéry
sens.
M. Lamandé paraît ne le posséder sérieux et un peu triste; il vit du travail de doit rester
Galéry, c'est-à-dire un poète
que très faiblement. Son appel est un hom¬ ses bras et a traversé de lourdes angoisses.
rustique, spontané, sincère, gauche même
mage à l'Occitanie inspiratrice. Il est aussi Mais il est d'âme plus forte; il a fait la à l'occasion, naïvement
humain, une fraîche
un appel à l'action. C'est à ce
point de vue guerre; il a quelque trente ans. Pourtant, à flûte de berger qui ne sait presque rien de
qu'il est un peu trop sommaire sur la ques¬ le voir ou à le lire, j'ai cru parfois sentir en la musique.
tion essentielle, celle qui justifie le voca¬ lui quelque flottement d'âme, quelque flé¬
Ah ! la musique littéraire félibréenne !
ble : la langue d'Oc.
chissement de la fermeté auvergnate ; oh ! Mon défiant ami Henri Pourrai en trouvera
un rien, et c'est
probablement ce par quoi toujours trop chez un Galéry. Galéry a beau
Nous avons pour but ici de ramener le dé¬ il est
poète. Tout de suite, je me rassure : ignorer Verlaine, Je folkloriste ambertois
bat à ce point central. C'est notre raison celui-là n'ira
pas se jeter dans le Rhône, ni n'admettra pas facilement
qu'il ait pu, sans
d'être.
même dans la rivière d'Authre, sauf peutquelque influence livresque, trouver ce vers
«

Nous

Les écrivains, peintres et

citans...

sculpteurs

oc¬

.)&gt;

Les écrivains occitans ? De quels

parlezM. Lamandé? Si c'est ceux d'Oc et
d'Oïl, à la fois, bien. J'ai peur que ce ne
soit que de ceux d'Oïl. Et certes, ils méri¬
tent qu'on les aime, lorsqu'ils apportent.
comme vous, quelque chose. Mais, de là à
mobiliser le pays en leur faveur... Ils ne sont
pas à plaindre, eux.
vous,

Ils trouvent des éditeurs. Des lecteurs.
Vous en êtes un exemple. Les autres, les
autres, M. Lamandé ? Les Michel Camélat,
les Antonin Perbasc, les Valère Bernard,

qu'en faites-vous? Vous en souciez-vous au¬
tant? J'en doute. Dans ce même numéro
des Feuillets Occitans, je cherche en vain
une de leur page à l'honneur.
Terre de clarté, d'équilibre, d'harmonie,
dites-vous. Que le bénéfice de ces vertus
s'étende à la défense de tout ce qui esLnôtre, et d'abord de ce qui est premièrement
nôtre; la langue. Pas de confusion. Con¬
naissons-nous. Et ne négligeons rien.

Ismaël GIRARD.
—

Nos deux numéros de

juillet

ayant subi

eux

aussi du retard dans leur sortie, nous avons

ne

voulons

pas

r.ous

campagne

1926-1927

donnerons le

programme.

notre
en

:

en

pêcher les belles truites chantées
Vermenouze.
Si Galéry n'est pas riche de biens maté¬

être pour y

à résonance verlainienne

le

journal

intelligents.

accepte

tous

ils sont

les

echos

reçus tous les

jours aux bureaux du journal

23-36.

-

Chemin

LESPINET

de

ETRANGER: 25

C.-C. P. 12455.

-

fr.

Le N° 50

c.

Gaudi

urro

di travaillait constamment à côté des ouvriers
qui construisent le temple de la Sainte Fa¬
mille, cette grande basilique barcelonaise,
dont Gaudi a tracé les plans et qui, comme
les cathédrales du moyen-âge, sont l'œuvre
de siècles. Antoni Gaudi s'habillait aussi
modestement que ses ouvriers. Et tous les
soirs, avant de rentrer chez soi,

—

une

pe¬

tite maisonnette

qu' il s'était bâtie dans l'en¬
ceinte même du temple, — il faisait une
courte
promenade. Un soir de juin,
comme il traversait la chaussée, un
tramway
le bouscula; et l'illustre architecte eut deux
côtes rompues et une forte commotion céré¬
brale. IL ne fut reconnu par personne et on
le transporta à l'hôpital dans un état lamen¬
table. On croyait que c'était un ouvrier quel¬
conque et personne ne faisait attention à lui,
en dehors de ceux qui étaient là
pour soigner
les blessés.

E

bufa dins moun
Lorsque sa personnalité put être établie,
cor coum eiciro defôro (Il vente dans mon
la nouvelle se répandit rapidement dans Bar¬
cœur comme il écire dehors).
celone. Mais l'état du blessé ne permettait
riels, il ne se vêt tout de même pas de
Je voudrais citer quelques strophes de
haillons et doit se nourrir infiniment mieux
pas son déplacement et Gaudi est mort à
Galéry. Mais comment espérer que tous mes
bientôt entouré des person¬
que le pauvre Paul Froment. Et puis, il a lecteurs
comprendront son dialecte ? Et tra¬ l'hôpital,
nalités les plus notables de la ville, des ar¬
trois consolations, trois réconforts, trois sou¬
duire, c'est toujours trahir. Pourtant, écou¬
tiens qui manquaient à Froment : deux char¬ tez cette
tistes, des savants, des prélats, des hommes
v01x7 à la fin d'une douloureuse
de la plus grande distinction. Le maire de
mantes fillettes, une jeune femme gracieuse
méditation devant le portrait d'une mère
lo ville télégraphia à Rome pour demander
et bonne, une foi religieuse.
disparue :
la permission d'ensevelir son corps dans la
Il me fallait bien citer ces trois récon¬
Tendres genoux et douce voix,
crypte du temple, dont le défuni est l'au¬
forts; car si l'on y ajoute le souvenir atten¬
Main si fine dans mes chevetíx,
teur. Et il repose au milieu de son œuvre.
dri et profond de sa mère morte et quelques
L'acte de l'enterrement a donné lieu à une
Lorsque j'étais d'humeur revèche,
délicats sourires qu'il lui arrive de saisir sur
Tête penchée sur mon berceau,
l'étemel et changeant visage de la Nature,
grande manifestation populaire.
Bouche
à mon front... Oh! dites-mot,
Antoni Gaudi était né à Reus le 25 juin
on a là, réuni, tout ce qui l'émeut et tout
Vous
ne seriez plus que poussière!
1852.
Il fit ses études à l'Ecole d'Architec¬
ce qu'il chante.
ture
de
Barcelone et dès 1883, il fut àhargé
Il n'y a que trois ou quatre ans qu'il
de
la
construction
du temple de la Sainte
chante, qu'il s'est mis à-composer et à écrire
Je me sens las à en mourir;
de petites pièces coupées en strophes. Son
Famille, à Barcelonet qui est loin d'être ter¬
Un lourd nuage est sur ma vie,
miné. Toutefois, la façade principale est fiœuvre
est encore mince : un petit cahier
Dehors, au vent chargé de neige,
nie, ainsi que quatre immenses tours rondes
d'écolier. Quelque gaucherie ça et là, de
J'entends gémir un peuplier.
: et
naïfs accents, mais qui touchent; et presque
Plus la moindre chanson d'oiseau.
légèrement coniques, dont on possède dé¬
Le
jà
le campanile qui la surmonte. Tous les
chêne
n'a
jamais rien où ne se rencontrent ces fleurs
plus une feuille,
discrètes :v sincérité, simplicité, fraîcheur.
Le vent bat le sentier désert,
étrangers qui visitent Barcelone se font un
devoir d'aller contempler cet énorme chan¬
Ah ! qu'il ne s'en lasse pas ! Qu'il n'aille
La détresse souffle en mon âme...
tier de la Sainte Famille, l'une des œuvres
point chercher dans les livres les fleurs de
serre, voire les fleurs artificielles ! Fraîcheur,
Et vous qui sentez la langue d'oc, que architectoniques les plus originales qui soient.
sincérité, simplicité, lui ont si bien réussi ! ! dites-vous de cette Nuit d'été que je suis I La maquette de ce temple fut très remarquée
! a Paris, en î 900, lorsqu'elle fut exposée au
Pour de petites pièces envoyées, un peu
! contraint d'écourter ?
:

1

Nuèch d'estiù. Pel la

Afougat d'aire

viné en ce paysan si peu lettré un second
Paul Froment. Ses .maîtres ? Je ne sais trop
s'il en a. L'autre jour, comme je causais

lui, il m'a brusquement planté là pour
aller traire ses vaches; et tandis que mon

grand fils s'amusait au babil des deux mi¬
angelous roussels surnom-

i

(Suite à la 2"

page

(/re colonne)

ne

soupçonnait pas, à cette

époque-là, les efforts des architectes du xxe

de frescour,

Sus moun cazau un rai de luna
Ven banhar las vielhas parets;
Pel /' ort lou rousinhou desgruna
Sa cansoun en cascalhs clarets.

avec

nuscules fillettes,

e

Grand Palais. On

glebo mousta,

siècle pour créer une architecture nouvelle ;
Antoni Gaudi, s'inspirant des formes de la

Ambe ma fe en Diù per sousta,
Oublide lou traval del journ.

septembre, de Sceaux, de Béziers, etc..., de Tou¬
louse surtout, où de bons juges ont vite de¬
I. G.

-

fr.

par

décidé craintivement, à des concours félibréens, il
comme il est dit dans notre dernier numéro, de ré¬
a tout de suite obtenu de flatteuses et en¬
server pour le mois de septembre, toutes les ques¬
tions administratives. Nous préparons sur des bases courageantes distinctions : aux Jeux floraux

sûres

-

UN AN: 15

N° 47
(FRANCE)

—

Quelques jours après la mort du docteur
(dont il est question dans notre der¬
nier numéro), la Catalogne est frappée d'un
nouveau
deuil. C'est le grand architecte
Antoni Gaudi qui disparaît. Il est mort à
Barcelone le 10 juin. Cette nouvelle et dou¬
loureuse perte a grandement ému les Cata¬
lans, non seulement pour tout ce que Gaudi
représente dans leur renaissance nationale,
mais encore par les circonstances
particuliè¬
rement tragiques où elle s'est
produite.
Malgré son grand âge, puisqu'il était dans
sa soixante-quatorzième
année, Antoni Gau¬
I

més Mimi

ont

Ces

Villa PEYRAT

Galéry

sur
les lettres occitanes, M. Gandilhon
juste assez de tempêtes peur Gens-d' Armes, a parlé dernièrement de
nous donner le
goût des passions... Occita- Paul Froment et de Julien Galéry.
tanie, salut! C'est toi, cette terre de clarté,
Les circonstances ne nous ont pas permis
d'équilibre et d'harmonie... »
de donner des extraits de cette
mers

TOULOUSE

Antoui

...

deux

III- ANNEE.

tel.

Nous n'avons à courir ni vers Athè¬
nes, ni vers Rome pour trouver un aliment
et une loi pour notre
esprit. Un pays est là,
«

—

DIRECTION

nature, des formes animales et végétales sur¬
tout, créait un art nouveau, un art osé, où

j la fantaisie de l'artiste
:

l

reprenait tous

ses

droits, sans oublier, pour cela, les règles les
plus strictes de la construction. Aussi, le
cardinal Ragonessi, nonce du pape, qui vi¬
sitait un jour la basilique en construction dé(Suiie à la 2° page (2e colonne)

�Ma vie est sans été;
Pieis, quand ai l ama refrescada
Une
voix dit: Chemine...
Per l'alen de la nuech d'estiù,
RaiVe jous la bela estielada
il y a là sans doute une peu de métier...
Ound es escrich lou noum de Diù.
appris,
bien que je ne sache ni quand, ni
Evidemment, mon cher Pourrai, il y a
où, ni comment, moi qui ai connu ce jeune
quelque musique danc cette flûte de berger,
paysan sur sa terre... Mais il y a sûrement
comme aussi dans tel vieux

couplet de bour¬ autre chose et
qui ne s'apprend guère : la
Apprise } Spontanée ? Bien fin qui dis¬
poésie.
cernerait en quelle mesure. Et qui donc
C. GANDILHON GENS-D'ARMES.
pourrait échapper à toute influence ? Soyons
indulgents : il est si difficile d'être flûte
En reproduisant ces pages ferventes nous
bucolique, en un temps où jazz-bands et
entendons nous associer à l'hommage rendu
pianos mécaniques — hélas ! — viennent
par M. Gandilhon, au jeune poète d'Auver¬
troubler la paix des campagnes.
gne, notre ami.
En juin dernier, M. Gandilhon GensN. D. L. R.
d'Armes, revient encore sur l'œuvre de Galéry :
rée.

EN AUVERGNE

à

Bleue s'exprimait ainsi: « M. Gaudi aurait
eu sa place tout indiquée dans l'Exposition,
longuement dans ma chronique du 5 septem¬ car il a été un véritable précurseur de L'art
bre 1925. J'ai dit qu'il n'a jamais fréquenté
architectural moderne et compte p'aimi les
que l'école de son village, qu'il a fait la
artistes les plus vigoureux, les plus hardis de
guerre, qu'il est jeune, qu'il est seul à la¬
notre temps. Dans ce même Grand Palais,
bourer sa terre, à faucher ses prés, à traire
il exposa, vers 1900, la maquette du temple
ses vaches, et qu'il n'a donc pas eu le temps
de
la Sainte Famille que l'on construit à
de s'instruire, qu'il n'a presque rien lu!...
Barcelone depuis plusieurs années. Ce tem¬
Et pourtant il est poète, en sa langue ma¬

Républicaine du Cantal

«

Aujourd'hui

en-

! pore,

;

| nouze, et le recopier avec une graphie nou! velle dont il était l'auteur.
Dans le n° d'OC du 27 janvier 1924, je
; citais des extraits de lettres, datées des 10
! octobre 1905 et 9 mars 1906, dans lesquel¬
les Vermenouze, malade et incapable d'ac¬
complir ce labeur, annonçait à Perbosc que

|

men,

le beau recueil de Marïùs André qui

Joseph d'Arbaud et Valère Bernard, l'un des grands poètes provençaux
; d'aujourd'hui. M. Lhermet pourra constater
! ainsi une nouvelle évolution que M. Sou:

est, avec

i

chon commenta mélancoliquement
Mercure de France.

;
•

dans le

La Croix du Cantal, disait un jour, à prode s'en charger. « La
j'ai adoptée, ajoutait pos d'un article de M. Lhermet, qu'il ne
pour résultat de pousser ; suffisait pas d'être agrégé pour savoir écrire

l'abbé Four acceptait

graphie

j

j
j
\

j
j

Décoratif£ de 1925, la Revue

ce jeune paysan du
j'ai parlé assez

? Mystère.

!

où

part, mais aussi

»

,

ANTONI GAUDI
Le poète paysan, Julien Galéry. — Si
lisez le numéro de 1*Auvergne littéraire
(suite)
dont je viens de vous parler, vous remarque¬
finit admirablement l'art et le génie de
rez
une
maîtresse page intitulée L'esprit
Gaudi dans une phrase qui est lapidaire;
terrien et l'esprit classique et signée de
comme il venait d'admirer le portail du tem¬
Dom Pastourel, cet éminent religieux d'Au¬
ple, qui représentait la naissance de Jésus et
vergne qu'estimait hautement Barrés. J'y ai
où la fantaisie de l'artiste a réuni en une
noté deux phrases : « Que ce soit en Judée
harmonie tumultueuse des hommes, des ani¬

ma

Pas moins! Mais quelle est

Occilania...
cette ogresse

I

déclare Jérémie Lhermet, la Proi des 6 et 7 juillet courant, M. J. Lhermet ; vence, fidèle à son passé, fidèle à son Mis¬
; continue d'injurier L.
Delhostal coupable tral, continue d'écrire phonétiquement sa
d'avoir accompli, comme Vermenouze, une ! langue, et je ne sache pas que Marius Jouévolution graphique. Pour les besoins de sa veau, dans ses écrits, se soit rallié à la
| mauvaise cause, M. Lhermet nie l'évolution graphie occitane. » M. Lhermet ignore sans
de Vermenouze. Tous les gens de bonne ! doute que la graphie mistralienne qui fut
: un progrès formidable en son temps, souleva
1 foi que cette question intéresse savent, aui contre elle les criailleries de tous les Lher; jourd'hui, que ce n'est que sur la demande
Í de Vermenouze, que l'abbé Four avait fait I met de l'époque. Il ignore aussi que l'évoluÍ
son énorme
travail : traduire Jous la Clu- tion graphique se poursuit en Provence. Que
chado, le second recueil occitan de Verme- M. Lhermet lise Eme d'arange un cargaY Union

Dans

vous

surgissait un jour quelque pâtre animé de
maux, des plantes de toutes sortes, Son Emil'esprit prophétique, que ce soit en Sicile nence lui dit : « Vous êtes, Monsieur Gaudi,
ou sur les bords du Mincio qui virent naître
le Dante de l'architecture ».
la poésie bucolique, toujours, à l'origine, on
Le grand artiste catalan a été, en quelque
trouve quelques enfants qui, presque sans
sorte, le précurseur de l'architecture moder¬
culture et comme en se jouant, découvraient
ne.
Lorsqu'il présenta la maquette de la
des harmonies dans l'agencement des mots
Sainte Famille à Paris, l'architecture sem¬
ou dans l'art des sons... Il y a dans nos cam¬
blait ne plus pouvoir sortir des modèles claspagnes, même parmi nos frustes paysans, une
siques; mais l'œuvre si originale de Gaudi
force et une lumière toujours prêtes à renaî¬
bouleversait déjà toutes les conceptions artre... »
chitectoniques en vigueur. En regrettant que
Que ceux qui ont lu Angeli ou Pourrat son
œuvre, trop méconnue encore en France,
pensent, après cela, aux devisous, aux gou- ne
fût point représentée dans l'Exposition
nis, aux poètes spontanés. J'y pense, pour
des Arts

Lettres

Bulletin des

,

romane que

Vermenouze, aura
dans cette voie de renaissance gramma¬
ticale et littéraire bien des patoisants igna¬
res ou hésitants... » Jous la Cluchado pa¬
raissait en 1909 et Vermenouze mourait en
1910. Depuis sa mort, les adversaires de la
nouvelle graphie, oubliant que Jous la Clu¬
chado avait paru du vivant de Vermenouze,
affirmaient que l'abbé Four avait fait son
travail sans l'autorisation du Maître. J'espé¬
rais naïvement que les extraits des lettres
citées en 1924 auraient enfin prouvé leur
erreur aux adversaires de l'abbé Four, mort

la patrie, en T918. Il n'en fut rien.
Aussi ai-je lu avec plaisir le spirituel arti¬
cle de Y Union Républicaine du Cantal, des

!

j en français. C'était d'autant plus dur que
M. Lhermet est agrégé de grammaire. Cela
| n'a pas corrigé M. Lhermet de sa picdelami-

randolite àiguë. Sur des sujets auxquels il

j

j

ne

que

i

pas

grand chose, il écrit des
M. Lhermet ignore

le dictionnaire provençal de Levy n'est

I pas un

lexique du dialecte rhodanien, mais

glossaire de la langue des troubadours.
II ne comprend pas que le mot occitan si¬
gnifie simplement l'ensemble des dialectes
d'oc. Il ne sait pas que ce vocable a été
choisi justement parce qu'il ne désigne aucun dialecte. On l'a adopté afin d'éviter la
confusion que commet M. Lhermet quand
on emploie, comme jadis, le mot provençal
pour indiquer, non point le parler de Provence, mais la langue d'oc tout entière.
Ce docte professeur écrit donc : « Le
dialecte carladézien, considéré au point de

Í

un

pour

Cantal, Julien Galéry, dont

comprend

! cocasseries définitives.

!

!

juillet dans lequel M. Rhodes ap¬
porte
de
nouvelles et importantes preuves
j
de l'étroite collaboration des deux disparus. j
Ce sont des lettres écrites par Vermenouze
à l'abbé Four. Le 18 octobre 1905, Ver¬
menouze lui demande « de traduire en fran¬
j vue félibréen, n'est pas un patois; il ne se
çais et de recopier en adoptant sa nouvelle I confond pas non plus avec Y occitan... »
ple,
d'une
architecture
baroque,
tordue
ins¬
ternelle, naturellement. — En français, je
graphie un livre auquel il ne reste plus qu'un i M. Lhermet voudrait-il nous faire la grâce
suis sûr qu'il ne ferait rien de bon — Mais! pirée oar des formes végétales et géologiques titre à trouver... ». Le 23 janvier 1906, il
! de nous dire où se parle ce fameux dialecte
et qui semble défier toutes les lois de l'équi¬
en patois, il est poète, il a le sens du rythme
j libre tout en les respectant scrupuleusement lui disait : « J'accepte et j'admire tout dans ! occitan !
de la valeur des mots, de leur force de sug- :
votre graphie; nous serons compris partout,
fait l'étonnement de tous les voyageurs par
Il en est encore à confondre la langue
gestion, le sens spontané de l'art. Je possède ses hardiesses
en Auvergne, aussi bien que dans le Midi
insoupçonnées et sa réelle
avec
l'orthographe. Ne pourrait-il demander
de lui, quelques petits poèmes que je tradui¬
beauté déconcertante, faite de grandeur mys¬ et nous aurons rendu service à notre vieille ! des
explications à quelques paysans d'Aurai quelque jour, pour mes lecteurs de YAu¬
tique et de sauvage panthéisme. Tous ces langue maternelle; vous verrez que bientôt | vergne ? Ils comprennent que le même mot
vergne littéraire.
tout s'aplanira... ». M. Rhodes ajoute enfin
essais d'architecture moderne, que l'on ren- j
Voici un échantillon du lyrisme de Julien contre dans la Cité des Arts nouveaux sem¬ qu'il « existe dans les papiers du maître une j écrit, soit avec la graphie phonétique, soit
I avec la graphie étymologique, n'en reste
Galéry. Ce petit poème est d'un pessimisme blent chéiifs et pauvres à côté des richesses [ traduction par l'abbé Four d'un roman |
pas moins le même mot, et que l'auvergnat
qui étonne. Heureusement il en écrit d'au¬ architecturales et spécifiquement décoratives vécu: l'Ouncle Baptisto, dont Vermenouze
n'en est pas moins de l'auvergnat, quelle
avait
tres, jamais bien gais, mais d'une agréable
jadis entretenu le chanoine Bessou,
que l'on trouve dans toute l'œuvre de Gau¬
que soit son orthographe.
sérénité.
qui, lui-même, en avait parlé à Perbosc; le
di ».
Quand un paysan à peu près illettré écrit
Un autre critique écrit: « Gaudi est un texte phonétique de Vermenouze est perdu,
L'ORRE CAM1N
mais la version de l'abbé Four comporte de : en français, il utilise la graphie chère à M.
génie puissant qui, non seulement se mani¬
Lhermet. Ce paysan écrira : leutan kilfé ait
Pel camin que me mèna
feste dans la conception grandiose de ses nombreuses corrections faites de la main
même du Maître ». Souhaitons qu'on ne des goutan. Pourquoi diable M. Lhermet ne
Cap-drech a mon tombel,
œuvres, mais aussi dans les plus petits dé¬
se sert-il
pas de cette graphie en français ?
Sens cantadis d'aucel
tails. Les multiples problèmes posés par l'ar¬ tarde pas à publier ce roman.
M'en vau, paure âmo en pèna.
Que
n'écrit-il
phonétiquement ce dicton :
Croyez-vous que M. Lhermet se soit
chitecture, tant d'ordre scientifique, que d'or¬
mieux vaut honneur qu'honneurs? On au¬
dre artistique, sont résolus par lui d'une fa¬ rendu à celte évidence ? Ce serait mal le
Sens cantadis d'aucel
rait ainsi un dicton beaucoup plus lhermétiçon surprenante. Tous les arts et métiers connaître. La lecture de son dernier article
Jos la frècha rozina
concourant à l'œuvre de la construction ont est des plus réjouissantes. Il est difficile de que (pardon !) car d'écrire : mieu vot oneur
M'en vau corbant l'esquina,
qu'oneur, cela ne voudrait plus rien dire.
reçu l'influence de la capacité créatrice de condenser en si peu d'espace autant d'extra¬
Senti l'aiga a la pel.
M. Lhermet a beau crier que l'on veut
Gaudi; chez lui, la matière se transforme, vagantes énormités. M. Lhermet accuse les
docile à la volonté du créateur, soit-elle la occitans ( 7) de vouloir détruire le dialecte détruire le dialecte auvergnat qu'il ignore
M'en vau corbant l'esquina,
Textuel Dégustez cette i d'ailleurs, il ne réussira pas à bourrer le
pierre ou le fer, le bois ou le cuivre; et la d'Auvergne.
Sens me pauzar un briu :
lumière même lui obéit ».
prose : « Ce dialecte, élément essentiel de crâne aux félibres avertis qui savent que,
Ma vida es sens estiu,
Quelle que soit l'opinion des critiques la vie régionale, seul prestige des enfants de seule, l'adoption d'une graphie basée sur
Una votz dis: camina...
modernes sur l'œuvre de Gaudi, elle s'im¬ l'Auvergne, succomberait sous les coups des principes communs rend la lecture d'un
Et voici mon essai de traduction
posera comme une œuvre géniale. Le temple \ d'une secte fratricide ! Les félibres auver¬ dialecte plus facile hors de la région où se
de la Sainte Famille, inachevé qu'il est, fait gnats, pour de vains honneurs, prendraient parle ce dialecte. Que ceux qui n'écrivent
LE SOMBRE CHEMIN
déjà l'admiration^ de tous. Outre cette oeu¬ une attitude avilie, rompraient la tradbioh, que pour leur patelin emploient une graphie
la gloire de Vermenouze et basée sur la prononciation, rien de mieux.
vre grandiose et merveilleuse, que des dis- : sacrifieraient
Par le chemin qui mène
Ceux qui veulent être lus partout n'ignorent
de
ses précurseurs, compromettraient la di¬
ciples fidèles vont continuer en respectant les
Tout droit à mon tombeau,
plus qu'il faut écrire comme tout le monde.
gnité
de
la
petite
patrie
!
Abandonneraientplans
du
maître, Antoni Gaudi est l'auteur
Sans aucun chant d'oiseau,
ils de gaieté de cœur leurs droits les plus Et pour écrire comme tout le monde, il faut
du
Parc
Gùell,
à
Barcelone,
où
il
a
fait
des
Je vais pauvre âme en peine.
merveilles ; du Palais des marquis de Comil- 1 sacrés, leurs droits à l'indépendance et à adopter des principes communs à tout le
Sans aucun chant d'oiseau,
las, à Comillas, de la « Casa Botines », a l'originalité dialectale ! Non, non ! car laisser monde. Je m'excuse de repéter aussi sou¬
Sous la froide bruine,
Léon; du palais épiscopal d'Astorga, du péricliter la langue héréditaire, la laisser vent de telles vérités premières. Il n'est pas
couvent de Sainte Thérèse, à San Gervais, j abâtardir par un mélange étranger serait ni certain qu'elles soient assez simples pour
Je vais, courbant l'échiné,
etc.
Il est le restaurateur de la cathédrale de \ plus ni moins consentir à un suicide régio¬ M. Lhermet.
Je sens l'eau sur ma peau.
Majorque et de plusieurs monuments histori¬ nal... L'Ecole auvergnate serait une victime
Je vais, courbant l'échiné,
de choix condamnée à être dévorée par
Sans jamais m'arrêter.
Jean-Paul REGIS.
ques catalans.
2

et

3

.

t

;

,

�Prosper Estìeu : LO FLAHUT OCCITAN, Publicité Technique, tenue le 30 juin 1926, Salle
j
du Grand-Orient de France, 16, rue Cadet, Paris.
C an las Nooas sus oieilhs
aires; Préface de J. SaLvai, album de 48 chansons

Les actionnaires de la S. E. P. T., convoqués I

(musique, texte occitan
française en vers). Librairie OccitaPassage Verdeau, Paris (lx°), et 7, rue

à l'assemblée

générale ordinaire du 30 juin 1926,
16, rue Cadet,
Paris, adoptent les résolutions suivantes :
1°.
Us protestent contre le fait que la séance
à peine ouverte a été levée sans motif plausible,
sur une simple demande de
parole pour le dépôt
d'une motion préjudicielle. Cette carence de la gé-

traduction

et

6,
Ozenne, Toulouse.
15 francs.
fous ceux qui, en France et à
l'étranger,
teressent au Félibrige, connaissent
les sonnets
nia,

son

ma¬

passé.

Une surprise m était réservée, le
jour où j'abor¬
dai le poète pour la première fois. Comme
je mon¬
tais I escalier qui conduisait à son
modeste cabinet

DEL

CANT

IV

(Seguida)

En primier, tu cauziras un lóc estrech lo
mai que se pód per acó faire : l'embarraras
!
rance a entraîné la constitution d'un bureau en vue S entremech una teuladeta e de paredóls; sus
de permettre à l'assemblée de protester. Le bureau las quatre aigas alandaras quatre fenèstras
|
a
été à l'unanimité constitué ainsi :
ont 1 esclaire dintrarà en jaunetas. Alavets
Président: M. Paraf-Javal; Assesseurs: MM.
tu cercaras un brau que sus son cap de dos
Boissenot et Brisset; Secrétaire: M. Minjoz.
2°.
Ils protestent contre le fait que la séance ' ans alade sans banas; tant qu el espingue, i
annoncée pour 14 h. 30 n'a été ouverte qu'à 15 i baguetaras las doas marias e l'alena de la
heures, alors que la salle n'avait été retenue par le boca. Cal que morigue macat de trucs e que
gérant que jusqu'à 16 heures.
las cars trusadas s'amoflen sans la pel èstre
3°.
Ils protestent contre les irrégularités com- j
entemenada. Atal lo laisaras jagut dedins;
; mises dans la rédaction des pouvoirs et les forma; lités
illégalement exigées des actionnaires pour jols rens i esclavisaras de folhacs. de frigola
e de sepol fresc. Acó se fa tant lèu los is~
| leur homologation.
4°.
Après avoir entendu le président du Syn- saures lifran las aigas, dabans que las pradas
i dicat de Défense, M. Brisset, au sujet du compterose j en de
florums novèls, dabans que la
I rendu financier de l'exercice 1925, ils font toutes chiutonaira ironda als fustes pindóle son
j réserves quant à l'exactitude des bilans successifs
Í et prennent note des précisions très graves appor- mue.
! tées sur la mauvaise gestion de la Société.
Entrement, las cars atendrezidas e què5°.
Ils décident que la présente résolution chas suis óses amaduran e se vet, cauza
| sera communiquée à tous les actionnaires c'f; la merbelhoza, de bestioletas formigueiar; sans
S. E. P. T., à la presse parisienne et régionale,
au juge chargé de l'instruction de l'affaire
Syndicat pèds encara, lèu totas fan cnquejar las alas e
I de Défense, contre Eugène Merle, et, en général, de triga, ganhan los aires clars. Ara, totas
à tous ceux qui portent quelque intérêt aux affaires
se
delargan, bronjinant coma bronjina la
■

—

,

d.' travail,
crus
rêver.

j entendis les sons d'un flageolet. Je
Probablement c'était lui qui soufflait
dans 1 instrument rustique, la tête penchée, ses
grands cheveux gris tombant de chaque côté du

fiont. Mon entrée arrêta la mélodie. Une
sympa¬
thie profonde, d'où devait naître une
respectueuse
amitié, eut tôt fait de rapprocher mon âme de
celle du Maître. Que de sujets abordés dans ce

Mais une chose me préoccupait
dont je n'osais faire l'aveu: le fier poète
Remembratz-vos était-il bien le même qui

premier entretien !
vivement,

du

TRADUCCION

—

s'in-

gnifiques du Terradou et de Flots d'Occitania et
les poèmes lyriques et
épiques de la Canson Occi¬
tane et du Romancero Occitan. Ils
savent que,
dans ces diverses œuvres,
Prosper Estieu s'est
mdntré le chantre inspiré de la
terre d'Oc et In¬
de

;

salle du Grand Orient de France,

—

vocateur

( «eorgicas

1925604

—

—

'

:

vers

du poète:

Lauzeta,
Cadun

aci la dalhazon.

com

sab trabalha

Tu, fas ton obre am ta canson,
aus, ambe la dalha.
«
Alouette, voici la fenaison.
Chacun tra¬
vaille comme il sait; — toi, tu fais ton œuvre avec
tor. chant, — et nous avec la faux. »
Depuis, je connus peu à peu les trésors que
Prosper Estieu avait accumulés dans son chanson¬
nier; je finis par le persuader qu'ils devaient être
connus du public. Cédant à mes sollicitations pres¬
santes,
le poète consentit enfin à faire paraître

NOTA.

Lo Flahul Occitan. Ce livre n'était pas
son action n'en sera pas moins profonde.
ces

attendu :

chansons

:

MINJOZ;

les Assesseurs
et

:

BRISSET

Les actionnaires ayant envoyé

des
informés que
celles-ci sont encore conservées, en prévision d'une
nouvelle Assemblée que le gérant peut convoquer à
actions

:

—

Prosper Estieu n'avait composé

Le Secrétaire

BOISSENOT

:

Nos

;

au

—

Syndicat de Défense,

sont

bref délai. II leur est recommandé à nouveau
d'adresser leur pouvoir pour une nouvelle Assemblée

générale au Syndicat dans les conditions prévues
par les statuts, afin d'éviter toute contestation ou
toute démarche inutile. Les actionnaires ayant dé¬
posé leurs titres en banque sont priés d'insister auprès de celles-ci pour que avis en soit donné à la

;

| Société,

que i

qu'il soit mentionné

ou pour

donnés par

la banque

que

les titres

sur

les

reçus

i

110, Boulevard Diderot, 110.
Paris.
principale inspiratrice? Aussi, tous les nobles
sentiments qui animent ses autres œuvres se re¬
trouvent-ils dans cei recueil. Cependant, alors que
ALBERT PESTOUR
jusqu'à présent ses poésies s'adressaient à une
élite, il semble éprouver le besoin de parler de
Nous avons annoncé dernièrement la prochaine
plus près au cœur du peuple. 11 a appris l'art publication d'un volume de vers de notre collabo¬
d'être gri*te£--père. Sa" tête a grisonné, sa haute rateur et ami, Albert Pestour, limousin. Nous avons
taille s'est
cernent penchée et maintenant il omis involontairement de
dire que ce recueil sera
incline aussi sa pensée vers ce peuple d'Occitanie
préfacé par Charles Maurras, provençal. Voilà un
dont il est issu et qu'il aime tant.
exemple « d'amitié occitane ».
Abbé Joseph Salvat.
sa

—

j

Wilde, Henry-D. Davray. — Moréva, conte symphonique, André Mora. — Fables, François Desbrosses.
La Chute de Delcassé, d'après les do¬
cuments allemands, Emile Laloy. — Les données
psychologiques de la Main, Maryse Choisy.
Quelques précisions nouvelles sur la Généalogie de
Stendhal, Paul Ballaguy. — L'Epopée au Faubourg. Printemps sexuels, roman, Alfred Machard.

!
j

L'activité des Lignes Aériennes Latécoère, au
cours
du mois de mai dernier, s'explique dans
les chiffres suivants :

i

nes,

j
\
j

433.339 correspondances aérien¬
8.408 kilos, et 13.199 kilos de messa¬

439 passagers,

—

pesant

geries.

Le
aérien

développement continu de

ce

grand réseau

actuellement comme suit :
Lettres transportées pendant les cinq premiers

mois

Echos
SUR LA TERRE DES

e

tu ès ma maire,

de

tas

se mesure

des années

1923

TAUREAUX

mos

mos

blats,

mas

socas

Aussitôt après
critique et le

38.633
74.464
354.852
994.095
1.283.645
2.091.903
2.835.137

déplacement rapide de M. Painlevé et du maréchai Pétain, elles assurèrent le transport accéléré
COMMUNIQUE
! de la majeure partie du courrier destiné à nos
Résolutions de l'Assemblée Générale ordinaire j troupes, leur procurant ainsi un puissant réconfort
des Actionnaires de la Société d Edition et de i moral.
;

ment

saquelai ! Anem ! derraiga
polidas gamasadas, jita

mas

estables lo fóc malastros,
crama mos

la bêla
te

escana

brandis sus
que tant tala-

semenats,

pigasa, per

chautes de

mon agrat ».
E la maire, de dins lo rescondal de las

pauc

prigondas

aigas

auziguèt

las ninfas fialaban los

Costa ela,

sa vots.

de Milet tintais
ambe la craia verdolenca. Acós èra Drimó,
auses

Xantó, Ligea

e hillodoce ambe lor pièl ros
lors candas espallas; acós èra
Nezea, Spió, Talia, Cimodoce; Cidipa e
la bêla Licoria, aisesta joventa, l'autra
ajent pel primier cóp endurât las sofrensas

degalhat

sus

mairalas; èra Clió
doas filhas de la

e

Beroe

sórre, totas

sa

doas ondradas
doas ambe de pèls mir-

mar,

totas

Journal insère tous les échos
intelligents? les lui adresser.

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(pèlerinage

:

Voilà des résultats qui en disent plus long que
les commentaires, sur le développement de
l'aviation commerciale et sur ses possibilités.
La Compagnie Latécoère, avec sa flotte aérienne
de 210 avions servie par soixante pilotes et les
800 employés et ouvriers occupés dans ses Services
Administratifs et ses Usines, est la plus puissante
tous

mans

dins

Le

poèmes de
charles derennes
volume de la collection «dis aup i

un
La Bêle du Vaccarès, à laquelle ,
public font en ce moment un si
magnifique succès, M. Joseph d Arbaud publie, ;
aux Editions de la Revue « Le Feu », La Caraque, trois contes de Camargue, où 1 auteur a fait
passer toute l'âme de ce grand pays sauvage.
compagnie de navigation aérienne existant ac¬
L'ouvrage est illustré par des bois gravés . tuellement.
d'Hermann-Paul dont le talent puissant et sobre
Chacun se rappelle le rôle d'agent de liaison avec
s'est appliqué depuis longtemps, on le sait, a traque jouèrent les Lignes Aériennes Latécoère pen¬
duire les images de la Terre des Taureaux.
dant la campagne du Riff où, après avoir assuré le
la

d estalbiar, a dich de me trachar de mas
terras e de mon
tropèl, ara, lo me cal laisar,

LIGNES LATECOERE

Le Mercure de France (15 juillet 1926). —
De quelques « Poèmes en prose » inédits d Oscar
—

Pecaire, lo quite bosin d'onor de ma vida
mortala qu'ambe pena me balhabi, a dich

plèja davalant de las nibols d'estiu, coma d'aur, vestidas totas
bronjina la sageta que los Partis leugers ji- gasadas; acós éra Efira e Opis e Deiopea
tan am un nèrvi, quand elses corron a la pri- l'azientenca e la darrièra acós éra la
leugèra
mièra batèsta.
Aretuza, laisant aqui sas sagetas. Al mèch
Quad dius, o Muzas, quai dius nos a bal- d'elas, Climena menso naba la nècia mehat aquela coneisensa ? Cosin aquel novèl fizansa de Vulcan, lo
pauc valer de Mars
esperiment venguèt dins las costumas uma- e sas agradivas mesorgas; ela nombraba
nas ?
dempèis lo comensament totas las amors de
Lo pastor Aristèu, rugsiguent lo combèl las divinitats. Atrachas
per sa parladisa, to¬
del Penèu qu'abià, segond la dicb, sas tas ambe lors fuzes debolzaban los mofles
abelhas falidas, siague de malaudia, siague
de fam, pietados, s'arrestèt al rajól sacrat
J. CUBAYNES.
(A seguir)

seront conservés

enchanter ses vieux jours, suivant sa propre jusqu'après l'Assemblée.
expression. Mais, pouvait-il, même en s'amusant,
M. ARTIGAUD, Secrétaire du Syndicat,
ne pas travailler pour la Cause qui a été, qui est

pour

m'aseguras) cosin tu m'as engendrât enemic
de 1 astradaront a falit ton amistat per ieu ?
Cosin tu me mandabas d'esperar lo cèl ?

—

jouait sur le flahul des airs champêtres auxquels
répondaient les oiseaux dans le verger voisin? Ma
curiosité allait être vite satisfaite: « Voici, me
dit-il, ma dernière chanson. » Et, après m'avoir
lu les strophes de Las Dalhazons, il joua sur son
flageolet l'air qui les lui avait inspirées. Ce fut
pour moi une révélation. Je repartis, et .tandis
de la S. E. P. T.
qu'au soir de cette chaude journée de juin, l'orage
Le Président :
grondait sur la plame, et que mes poumons aspi¬
raient l'odeur forte des foins coupés, chantaient en
PARAF-JAVAL;
moi les

alont lo flume espelis e ploraba e se dolià
e cridaba atal a
sa
maire ;
« O meuna,
o Cirena ma maire,
que servas lo rescondal
d'aisesta iga, cosin ieu que soi lo fil de las
divinitats tant prezadas (s'en vertat qu'Apol¬
lon T imbrean siague mon paire, tal que z'óc

vend

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Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.

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crise viticole de 1907, avec Marcellin-Albert el

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tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
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distinction de dialecte

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d'école, des

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Beline, poème de Michel Camelat (texte et trad).
Portrait de l'auteur, par Soudan.
Lo Libre del Campestre, poème d'Antonin Per¬
bosc (texte et trad.).

les diverses

com¬

et

de diverses séries

Pages

né par

ont

droit à

La Ben Plantada, de

Xénius, texte catalan et tra¬
THÉOPHILE DE BoRDEU,
documents inédits par le docteur Cornet. — La
SeGA, œuvre posthume d'Auguste Fourès, etc...
duction

Le

des Membres actifs.

Les Membres de l'Association

que

diques.

prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
noraires

publications de VEditorial
soient : livres ou pério¬

Occitan quelles quelles

L'Association des A mis du Livre Occitan

Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
face de Joseph Loubet (texte et traduction).

Provençales Inédites de Baptiste Bonnet
(texte et traduction).

concernant

Comité

Directeur

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des maîtres de. la littérature occitane.

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les jours en

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nous

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Aune époque d'activité comme la nôtre,
tous

des
gens d'éducation et de milieux diffé¬
rents. S'agit-il de prendre un associé,
a-t-on besoin d'un
employé sûr, songe-t-on à unir deux existences d'où
dépendra le bonheur ou la désillusion;
en
résumé, est-on à la veille d'accom¬
plir un acte important de la vie ? Il
est bon de connaître par avance les
contact

avec

qualités intellectuelles, les tendances, la valeur
rale

et

la

qui l'on

nature
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des sentiments des

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résolu

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personnes

mo¬

avec

d'entrer en relations. Ce
Mme Carmencita qui,

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à ses
dons dans
ataviques
et à tous
sa science
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dévoile
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de rappeler à ses administrés que les
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que

dans les bureaux de l'état-civil, à la

mairie, conformément
du Code civil

Il

rappelle,

et

et

outre,

en

les exhumations

séquence elle

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1884, l'autorité municipale règle « le mode
de transport des personnes décédées, les inhu¬
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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