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                  <text>...lou gent

parla de
niounl-pelié. a q u é u

iíi'and mouvemen
d'independènci
1 i terári
s'apello
...a

que»

felibriae !

galoi felibrige,
a dubert au-jour-d'uei
si jo flourau à mouutpelié.
/*. mistral.
lou

prouvençau

abiha dôu

dimenche

que marco

joio

e

-

fèslo

en

f. mistral.
abriéu 1909

moi 1878.

La

pèira-escricha de la Raça Latina
'estrenarà lou 5 de Jun 1927
pèr la Santa-Estella de Mount-Peliè

înoulpellier
el

les lettres d'oc

que

l'idée laline.

à

historique de la langue parlée à
Montpellier devrait s'accompagner de nom¬
breux textes et d'incursions historiques et
cette tâche demanderait un gros volume.
Nous allons tenter une revue plus modeste
puisque nous ne projetons que d'examiner
les œuvres écrites dans l'idiome du Clapas,;
Peu de départements offrent moins d'u¬
nité linguistique que celui de l'Hérault. Le
domaine du Montpelliérain proprement dit
n'est qu'une enclave réduite entre le Vidcurle et l'Hérault quand les deux autres
portions du département sont inféodées l'une
au
provençal rhodanien et l'autre au langue¬
docien de la Narbonnaise ou du Rouergue.
Cependant le rayonnement du montpellié¬
rain est d'une importance que l'on peut rap¬
procher de celle du dialecte de Mistral.
C est qu il a eu de tout
temps la fortune
d être employé par des auteurs de mérite
divers, mais très ardemment épris de sa sa¬
veur particulière.
M. Eugène Thomas, un
historien de Montpellier a dit que « l'idiome
est de même trempe que l'âme des Montpelliérains; qu'il est flexible, moins propre
à peindre les passions fortes que les
légères
émotions de l'âme et qu'il tient le milieu

ES AV PEIROV DE MOVNT-PELIE

MIRADOV DE LA TERRA D'OC

QVE

propagandistes, les textes sont là; et,
qu'elle y ait reçu, suivant l'expression
d'Alphonse Roque-Ferrier, ses « lettres de
grande naturalisation », on n'y contredira
point, au moment que l'on commémore le
quarante-neuvième anniversaire des fêtes

LOV XXV DE MAI

MDCCCLXXVIII

FREDERIC MISTRAL
DIGUET

inoubliables de 1878.
« 11 faut,
a dit F. Donnadieu, remonter

SOVN INNE

la pensée au couronnement de Pétrar¬
que pour se faire une idée d'une pareille
manifestation ». Des délégués de tous les
peuples latins, Marti y Folguera, vainqueur
des Jeux et désignant pour reine Mme Mis¬
tral, la coupe offerte aux Catalans, Alecsandri, Roumain, obtenant le prix du
Chont du latin, Mistral lui répondant par

:

par

l'ode célèbre..., tout cela dans le cadre

A

LA

RAÇO LATINO

Aubouro-te,

raço

latino,

Souto la capo dôu soulèu!
Lou rasin brun boui dins la tino,
Lou vin de Dieu pis clora lèu,

ma¬

gnifique du Peyrou, d'où l'on voit les mon.tngner
mcr_. C'est à Montpellier que
le pacte d'alliance fut scellé...
Il est bon de rappeler que Montpellier

.

avait tous les droits à être la ville sainte.
Dès 1843 paraissait un livre intitulé Le
Hachych,' dû à un professeur de notre Fa¬ 1-6-27.
IVe ANNEE. — N° 68
culté de Médecine, qui l'avait signé de la DIRECCION
TOLOZA
(LENGADOC).
FRANSA
traduction grecque de son nom, le docteur Ostal Peirat, Camin de l'Espinet. C. C. 12455
Lallemánd. On l'attribua à Lamartine. Lal- Un
: 15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N° 0,50
lemand y pronostiquait l'établissement d'une Pour la Publicité
extra-régionale, s'adresser

entre l'accent traînant des Marseillais et
l'accent dur des habitants de l'Aveyron ».:
Encore que les œuvres d'un Bringuier, d'un

\-6-27.

—

:

—

IV0 ANNADA.

—

N° 68

: TOULOUSE (HAUTE-GARONNE). FRANCE
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. C. C. 12455

DIRECTION

—

Un

an

au

15 fr.

an :

Etranger

:

—

calquier et de Cournonterrai, dans l'avantpropos qu'il avait placé en tête du livre de
Bonaparte-Wyse, dans sa préface des poé¬
sies de Bringuier. Il estimait que le Féli¬
brige négligeait la conception latine : il ne
pardonna jamais à hélix Gras d'avoir omis
la Roumanie en son Catéchisme du bon fé¬
libre. Dans ses rêves, Rome, Charlemagne,
Charles-Quint, Louis XIV, le pacte de fa¬
mille, préparaient un Latinisme plus libre
er plus
populeux que l'ancien, une trêve de
Dieu

entre

les fils d'une même

race.

voulons être rassasiés de
Et quand, en 1890, Roque-Ferrier fon¬
paix et de travail, — soyons ce que tenaient
dait,
avec ses amis, une association
féliles licteurs : un faisceau ! »
bréenne, bientôt dissidente, il lui donnait
Tel était le « latinisme » montpelliérain
pour titre, ainsi qu'à la revue qui en était
si

nous

le bon félibre populaire Charles Gros l'organe, les mots de
Félibrige latin. Il
publiait lui-même, en 1877, un petit poème avait écrit L'évolution laline et les
fêles
sur l'union des peuples latins.
de Montpellier ; il avait développé le
plan

que

Mais qui écrira l'histoire de l'idée la- du fédéralisme latin

aux

félibrées de For-

scientifique.
On sait que le montpelliérain — et nous
voulons dire le s/s dialecte du Clapas et ses
variétés limitrophes — a pour principale

caractéristique l'a atone final. Cette finale
en a est
pour Camille Chabaneau, la vérita¬
ble marque d'anoblissement d'un dialecte..
M. Eugène Thomas a traduit aussi heureu¬
sement que tout à l'heure cette
opinion du
grand romaniste : a le dialecte de Montpel¬
lier

conservé la tradition romane dans un
de pureté plus parfait encore que les
autres dialectes du Midi». La finale en
a;
Et la prononciation de l'r entre deux voyelles,

Montpellier, redevenue ville maritime, siège

a

état

très

approchée d'un d; les

n

finales qui dis¬

d'une Université du monde latin, était, pour paraissent après 1 i: cami, vi; encore après
lui, le centre et comme le nœud de cette ou : cansou, pouisou, le v qui se prononce b
telles sont les signalisations
confédération.
principales du
Je rappelais tous ces souvenirs épars, il parler du Clapas et des villes du voisinage
immédiat.

deux

banquet

l'Action la¬
France des
pays latins d'Europe et d'Amérique.
Je n'ai jamais plus vivement que ce soirlà senti l'orgueil de ma ville.
J. CHARLES-BRUN.
y a

tine offrait

ans, au
aux

que

représentants

en

—

—

Langlade, du Dezeuze dans Saint-Roch
soient venues infirmer la première partie de

cette assertion, la formule entière nous sem¬
ble juste et heureuse dans une étude où nous
25 fr. Le N" 0,50
vouions noue garder d'érudition et de rigueur

B. P. J. P. 12, Rue Blanche, Paris (9e)Trudaine 78-81)

grande confédération où l'Espagne, l'Italie,
la France et la Belgique auraient pris place,
avec
Marseille comme siège du congrès tine sans réserver une
place à part à nos
libergailitale des néo-latins. (Je pense que trois maîtres : L.-Xavier de Ricard, Ch. de
Ricard, Roque-Ferrier ou Tourtoulon, Tourtoulon, A. Roque-Ferrier ? Il y a des
trente-cinq ans après, n'auraient pas cédé silences qui sont de gourdes injustices. Sans
cet honneur à Marseille !) Mais qui lit en¬
doute, aucun de ces trois hommes n'a rem¬
core Le Hachych ?
Marquons toujours un pli son mérite : ils nous ont laissé le soin
point.
de donner une forme plus arrêtée à la doc¬
Se souvient-on, du moins, des fêtes du trine et celui de la
répandre : mais ils ont
cinquième centenaire de Pétrarque, en Avi¬ vu, de leurs yeux de voyants, ils ont cru,
gnon et à Vaucluse (1874)? L'Italie y fi¬ de leurs âmes
d'apôtres.
gurait avec la Catalogne et la France, et
Le magnifique discours de Marseille,
le chevalier Nigra. ému par le discours de
L'Empire du soleil, est de 1882, et Mistral
Quinterna y Combis, y parlait déjà, en rap¬ est Mistral.
port d'Aubanel, de la fraternité des races
Mais, dès 1878, L.-Xavier de Ricard
latines. Octavien Bringuier, Montpelliérain, donnait à l'almanach de la
Lauseta le titre
représentait en Avignon la Société pour d'almanach du patriote latin et fondait, à
l'étude des langues romanes, avec Charles
Paris, avec Thiaudière, l'Alouette, société
de Tourtoulon. D'une voix déjà presque d alliance
latine. Et, je le sais, jusqu'à sa
éteinte par la maladie, il devait, l'année
mort tragique, alors qu'il se traînait
pour ex¬
suivante, lire au banquet de la Société son
pirer dans ce Montpellier, qui ne lui a pas
brinde aux races latines.
encore érigé une
pierre tombale, le grand
«
Latins, ne faisons qu'un ! Nous som¬ rêve le hanta.
mes tous frères et soeurs;
et gare s'il ar¬
A Fontfroide, à Clapiers, notre Parage
rive malheur à quelqu'un de nous î
Si fêtait Alecsandri. En 1883, Tourtoulon
ncus voulons
garder le timon du vaisseau créait la Revue du monde latin,
publiée en
que le souffle de Dieu promène par le
sept langues, les sept rais de l'étoile latine.
—

montpellier.

Un

plus malaisé que c êtc.olix la
genèse d'une idée, sauf, peut-être, de fixer
la date exacte où un mot apparaît dans une.
langue. (Qui a écrit, le premier, occitan?
er qui,
régionalisme?) Je ne dirai donc
point, quelque désir que j'en aie: l'idée
latine est montpelliéraine. Mais qu'elle ait
trouvé à Montpellier ses théoriciens et ses
Rien n'est

monde,

felibrige.

ENVOYEZ

vos

LETTRES

et

COLIS

Sans faire de l'histoire nous ne
pouvons
de rappeler que Jacme le
Conqué¬
rant naquit à
Montpellier en 1208 du maomettre

de Marie de Montpellier et de Pierre
Aragon. Jacme joignit le royaume de
Mayorque qu'il conquit sur les Sarrasins à
j la couronne d Aragon et à la Seigneurie de
r

âge

d

«uMAROC «uALGÉRIE Montpellier.

11 n est donc point étonnant
le dialecte de Montpellier ait reçu une
forte empreinte catalane. Pour
ses
expliquer
LI6NES AÉRIENNES LATÊC0ÈRE J extrême fluidité du verbe populaire et sa
Armui Marocaa.
PARIS
richesse de vocabulaire, où tant
InnilnwsiU tlmwm tmtm J|»I
tU Paati.
d'apports
se sont
amalgamés, il suffit de rappeler que
ABONNEMENTS COMBINES
jusqu à la fin du quinzième siècle, Mont¬
pellier fut une ville commerçante très floris¬
Nous acceptons des abonnements combi¬
nés avec les Feuillets Occitans, au prix glo¬
sante, un des plus grands marchés de l'Uni¬
bal de 35 francs.
vers. On y entendait tous les
langages du

tDAKAR et au-delà d"AFRIQUE
—

mmmm

que

�monde au dire du fameux rabbin Benjamin
Tudèle. Le port de Lattes par lequel se faisaient les transactions et dont il ne reste pas
de vestiges avait une importance considéra¬
ble et il ne fallut rien moin que la réunion
de la Provence à la couronne pour ruiner

prospérité. Ces deux indications per¬
mettent d'imaginer l'évolution et les trans¬
formations de la langue vulgaire.
cette

Nous

bornerons désormais à noter, du point
littéraire, les circonstances dignes de retenir
l'attention au travers de l'énumération des auteurs
montpelliérains. Mais, dira-t-on, et les Trouba¬
dours? Le grand hâbleur Jean de Notre-Dame a
fait naître à Montpellier le troubadour Arnaut
Daniel; ne nous y fions pas. L'amoureux de la
Comtesse de Die Rambaud d'Orange était bien
fils de Guilaume d'AuméJas de la Maison' de
Montpellier. Méritent-ils d'être cités comme ayant
pu par leurs œuvres, influencer sur le langage de
de

nous

vue

Montpellier, ainsi qu'Azalaïs de Porcairargues,
Guillaume de Balaruc, les Folquet de Lunel, Raimond Gaucelm ou les chanoines de Maguelonne?
Non, le langage des troubadours était essentielle¬
factice et féodal; ces noms sont chers aux
romanisants, comme tant d'autres qui pourraient
y être ajoutés : Peyrols le troubadour d'Auvergne
qui, après avoir couru le monde trente ans comme
jongleur prit femme à Montpellier et s'y fixa; Germonde de Montpellier, le troubadour qui répondit
par un sirventes au sirventes célèbre de Guilhem
de Figueiras, contre la papauté.
Mais leur influence sur le langage populaire dut
être peu sensible. La ruine du commerce de
Montpellier date, nous l'avons dit, de 1482. Nous
abordons le 16° siècle sans données précises sur les
pioductions du dialecte vulgaire. Mais avec la
fondation de l'Académie des Jeux Floraux, avec
le poète moundi Goudelin, les poètes gascons et
provençaux contemporains, nous allons voir surgir à
Montpellier Je premier poète de langue d'oc.
Connu longtemps sous le pseudonyme de Sage, il
a
fallu l'érudition et les recherches du regretté
Prosper Falgairolle pour restituer à notre devancier
sa véritable identité. Il se nommait Isaac
Despuech
et vécut de 1567 à 1642.
ment

Les folies du Sage de Montpellier, tel est le
titre du recueil de ses œuvres languedociennes. Il

éditions en 1636, 1650, 1700 et 1725.
Ce sont des poètes assez faciles, d'une imagination
gaillarde, traduisant sans pruderie les dérèglements
d'une vie de joyeux lurron et ses misères aussi.
Sage, gardons-lui son nom populaire, était un
compère de l'école du roudié de Rabastens, de
Goudelin et surtout des arquins de Belaud de la
Belaudière. Il est incontestable que Montpelier
l'opposait à Goudelin et qu'il jouît d'une grande
popularité. Il n'ignorait pas Rabelais; il vécut au
milieu d'un entourage de coureurs de
tripots et
d'aventures et sans doute de disciples dont il n'est
pas impossible de retrouver des traces. Un médecin
de l'époque, Roudil, l'honorait de son amitié au
point de pourvoir les éditions posthumes des Folies
d'ur. long Testament villonnesque'
que beaucoup
ont cru du Sage et n'était
qu'un jeu du praticien,
poète languedocien lui-même dont nous regrettons !
de ne point avoir d'autres œuvres. (Une édition
annoncée en 1879, des manuscrits de Roudil, n'a
pas encore vu Iç jour). Ce Régnier du Clapas que
fut Sage, est très digne d'étude et
quoi qu'en.-l
ait dit le Dr Noulet on ne peut lui dénier un talent
primesautier, une jovialité, une truculence, et un
accent de sincérité
par quoi il s'affirme bon révéla¬
teur des dons
clapassiers.
Fait remarquable, nous trouvons- son texte ha¬
billé à la gasconne, plus justement à la
moundino,
ce qui décèle combien était
grande la renommée de
Goudelin.
L édition de 1700 publiée à Amsterdam chez
Daniel Pain, fils d'un réfugié français ministre à
Fontenay,-!e-Com.te avant la révocation de l'Edit
de Nantes fait partie avec VEmbarras de la
fieird
de Eeucaire du sieur Mischel de Nîmes et à
la\|
suite de las obros de Pierre Goudelin
du Recueil
quatre

;

eut

j

des poètes gascons.
L'a atone final du

l'époque

a

montpelliérain et du nimois de
été remplacé par l'o de Toulouse.

La finale

en a ne
reparaîtra dans les œuvres lit¬
mcnfcpeUiéraines qu'après la publication de
la Flora Monspeliaca (Lyon,
1765) et cette resti¬
tution honorera son
auteur, le botaniste montpe'liérain Gouan (1733-1821) grand ami de
Jean-Jacques Rousseau.
Notons qu'à la fin de 1678 pour célébrer la
paix de Nimègue le cardinal de Bonzi, dont le
faste et la liberté de vie sont demeurés
célèbres,
fit représenter à Montpellier
YOpéra de Frontignan, obra galopa accoum/^gnada de découraticous de
théâtre et de symphonias escarrabilhadas.
C'était une adaptation plaisante de YAminte du

téraires

\

'

de l'époque avec
Plomet.

les noëls boursouflés de l'abbé

à peu près

le seul document

linguistique

non moins
active, mais, hélas, toujours
«
patoisante.
Le concours imprévu d'un Picrquin de Gemblous, inspecteur- de l'Université, venu de Flandre
et du Berry, qui s'amourache du patois de Mont¬
pellier parce qu'il était sensible aux charmes des
Montpelliéraines, (au point de publier plusieurs
recueils non sans valeur, mais incontestablement en
patois d'universitaire), ne contribue pas au relève¬

Vers la seconde moitié du 18e siècle se dessi¬
nera une renaissance active de la littérature
popu¬
laire d'oc. Il faut en voir la cause initiale dans la

publication du Dictionnaire languedocien de l'abbé
de Sauvage (1710-1795) qui mit entre les mains de
tous les auteurs un guide très apprécié. La pre¬
mière édition est datée de 1756. Deux éditions
subséquentes 1785-1820, remaniées, complétées, ment littéraire de l'idiome de l'abbé Favr et mar¬
n'en épuisèrent pas le succès.
querait au contraire une régression.
L'abbé Favre (1727-1784), l'utilisa abondam¬
Cependant les poètes du Clapas et des environs,
ment dans ses productions qui jouirent
rapidement de même que leur doyen Sage, attentif à la renomd'une popularité fort méritée.
dée de Goudelin, s'émeuvent de la gloire nais¬
Dans YOpéra d'Aubais, lou Trcsor de Subslan- sante de Jasmin.
Ils ne tarderont pas à rêver d'égaler le coiffeur
cioun, Lóu Siège de Cadaroussa, Jan l'an près,
etc., etc., on peut distinguer les apports acceptés agenais.
d'autant volontiers que Favre était originaire de
(La suite au prochain numéro)
Sommières, mais aussi adaptés comme il sied par
l'humaniste qui séjourna la plus grande partie de
Joseph LOUBET.
zzrxiLSL'CAsa
sa vie aux alentours de Montpellier. C'est l'abbé
de Sauvage qui préluda à la formation du mont¬
LOS CRESTATS
pelliérain littéraire et l'abbé Favre qui lui donna
sa fixation populaire. Un autre auteur dont il ne
(serventes)
faut pas .oublier la participation à cet, effort d'ano¬
blissement est Fabre d'Oiivet (1767-1834). Il puA-n-Ismaël Girard
btiait Le Troubadour, poésies oocitaniques du
xiiie siècle; occitanique mot nouveau, disait-il,
No los auzetz? Quet bacanal !
adopté pour exprimer le provençal et le languedo¬
Creiriatz d'ausir prôp d'un canal
cien et généralement les dialectes dérivés de l'an¬
Bruch de grapaut, cant de granolha :
cienne langue d'oc.
Fabre d'Oiivet, originaire de Ganges, poète,
Es una gènt que s'zspezolha
philosophe, historien, philologue, « de la lignée
Sus lo terrador miefornal.
des grands chercheurs qui, par des chimères con¬
duisent aux vérités éternelles (1) », avait eu beau¬
L'inchalhensa, com una ronha
coup plus recours à la langue des troubadours, dans
ses
Los envazit; ambé la fonha,
poésies qu'il donnait d'ailleurs comme une
traduction. Son vocabulaire contenait aussi bien
des termes du Rouergue, mais on peut l'estimer à
base montpelliéraine, son archaïsme a le souci de

Anequelits

avec l'évolution de la langue
parlée,
précurseur des occitans d'aujourd'hui.
Mais incontestablement le maître de cette épo¬
que demeure l'abbé Fabre dont la réputation sti¬
mule les imitateurs, remet en honneur l'idiome
populaire, tellement il est exact que ce sont les
œuvres qui font la fortune des dialectes.
Il est cependant un autre animateur de la re¬
naissance montpelliéraine, et l'on a tant pris l'ha¬
bitude de le vouer aux gémonies, que je m'en
voudrais de ne pas lui traduire notre gratitude.
C'est l'excellent abbé Grégoire, ancien évêque de
Blois, dont le rapport sur la nécessité et les moyens
d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de
la langue française (séance du 16 prairial an II de
la République une et indivisible) suivi du Décret
de la Convention Nationale fut envoyé aux auto¬
rités constituées, aux sociétés populaires, ,çt à tou¬

il

est

e

Avem bela

Quora

c

Auguste Tandon (1759-1824) négociant qui
s'intitule complaisamment le troubadour de Mont¬
pellier, disciple de l'abbé Favre, publie: Fables
et contes en vers patois,
(Montpellier, Renaud an
VIII); les frères Rigaud donnent également leurs
« Pouesias
patouezas » (1806).
Las Vendemias de Pignan d'Auguste Rigaud
avaient été composées en 1780. Son frère Cyrille
Rigaud, docteur en médecine et longtemps profes¬
seur de belles-lettres
qui fut le premier bibliothé¬
caire de la ville, composa un charmant poème: Las
Amours de Mounpeië. Augmentées d'imitations de
CatuHe, d'Anacréon, des couplets bacchiques et de
romances amoureuses,
les œuvres des Rig.aud se¬
ront rééditées deux fois à vingt années d'intervalle.
L'avocat Brunier donne une édition de l'abbé
en y joignant des inédits.

Fabre

Un

négociant montpelliérain, M. Raymond
(1777-1851), publie en 1805 un Recueil de
Fables, contes et autres poésies paloises et se sou¬
cié d'établir la filiation du sous-dialecte ainsi
que
l'atteste dans son ouvrage a Les loisirs d'un Lan¬
guedocien », un très honorable essai historique sur
le langage vulgaire de Montpellier,
qu'accompagne
une
chréstomàthig&gt; romane bien composée.
A son tour il donnera chez l'éditeur
Virenque
une
édition de l'abbé Favre en quatre volumes

vertat,.
e cantat

pre

res

à

(1839).

(I). F. Donnadieu.

acó

e

fait

estai

botar

soin

étran¬

aux

le

pro¬

sa

rasa,

la consciènci decauza, e acó

altra

era

encora,

e

se

sorgas

primier, rendre pèt tots comprensibles

en

Raynouard finc*^

nôstre am.irable 5ab.erut_.l0• -majora]—A nglad».—dZS

Qu'enchaut
de Mistral,

eslèit

que

los

se

o

«

tira

e gents del mas »
s'arnbam à formar una

pastres

ccmprenen,

l'atencion del monde

a-n-ela

e

s'empauza pèr sa v.alor. De meime que lo pacan
imita lo senhor, lo póple reprendra sa lenga quand
sos menaires la
parlaran.
Adonc, pèr acó, que faire? Torna formar de
novas
escólas felibrencas, de novas societats ont
s espandiran parada e vanitat?
que faire? No cal

.

negar, pâment, l'utiletat de las manifestacions populáris, cal res neglegir; mas quora dizi : Que
faire? sosqui aïs mejans de cavar pus prigond pèr

ausage.

retrobar la relira de l'araire
l'inchalhensa dei póple.

E, aici só
de la

rezulta

roman

rovilhada pèr

prepauzarai aïs « fizels amants
pôc de cauza, en veritat, be pôc de
Mas, que sab ! « pichôta encauza, granda

terra

cauza..!

que

»,

».

Prepauzarai de formar d'Amistansas
al
o

de

cinq

de sèpt

al mès près dins loen-fôra, d'Amistansas d'estùdi e d'ament

cion.

que nos resta

se

fiertat de

sa

los estudis dels romanizants, de

Cade
ment

de 5,

crèsta!

mèmbre d'una Amistansa prèn I'engajade formar à son entorn una altra Amistansa

de 7 membres, e atal de totas las Amisfin-finala enclauzarian la terra occitana com dins las malhas d'un inmènse latz.
(Es pla so qu'endica la schéma en tèsta d'aquest
tansas

qu'un póple

ce

nonciacions localas desforman al punt de los rendre
mesconeisables los uns ambé los altres; calià sèm¬

Plus qu'à dormir... An! los amies
Anem se jaire encara un bric... »'
Es aial

mou¬

poiria faire qu'en
de sa lenga,
en
li fazènt vèire, clar com lo jorn, quanta similitut exista entre totes sos dialectes que de pro-

Mas... quant de bruch! quanta cridèsta! felibrige

parlât,

un

son

No ha

Auriam totes meme cervel,
Plus bezonh de pensar. Dal cel
Tombarien nostras vidas
Com en un paradis novel.

pron

pas

l'abéurant, aquel pople, à las

Ah! s'aviam totes lo langage
Dels parizencs, e son carage.f
Que sérié bel! Totes los caps

vem

créer

arriverez qu'en

brillant passé, notre glorieuse

laissez

l'an-ti fait?

sqbem, sem de pages,
E sem bon qu'à portar l'arnesc
De nostres vielhs, la parladura,

A

n'y

travaillez vous-même. Justifiez

èime nacional;

mèmbres

a

pour

cours

banquets;

repepiats, e sortetz sadol d'aqueles
l'on cï^s aver deliurat la comtesa
quora i'ón a, pèr la cent-millima
fes
répétât :
« Quai tèn sa
lenga tèn la claù »... E, es t,ot.
Es-li acó que pantaiavaai los primadiers? Ah !
no.
Mas eles-meimes meteguèren lo verm dins la
fiucha en donant res altre que poezias, cansons,
e galejadas.
Segurament calià conquistar lo pople,
lo destorbar de l'avaliment, li servar la remenbransa, h mostrar la belor de son verbe; mas tapia
son

Que despasan serien trencats,

«

Ne

des

me

bordons

begut

meme

notre

histoire.

pas

Vous

des

même
et

A n-èstre embonits los meimes canls, los meimes

Car óc

Atal auriam lo

Suffit

ne

durable.

étudiant

calià li rendre

autre

Martin

in-16

«

et

Cóp-segur, lo mevement felibrenc s'espandis,
gazanha en quantitat se 110 gazanha en quaJitat;
e son
óbra, quai es?
Es de dire de verses, de cantar, de s'amuzar.
Lo Felibrige atal pren figura póc à póc d'una
vasta asociacion de gala-bon-temps, e
póc à pôc
vezem reponchej.ar la pocana dels
patouezejadors.

œuvres

teurs

cela

vos

acamps ont

Lo mèstre d'escóla asegura
Que's un paioues e que val

attaque contre la langue populaire à Montpellier.
Aux vigoureuses protestations se joignirent aussitôt

des discours

d'amour, des jeux-floraux
mais

de

beaucoup

que

à faire. 11 faut des réunions,

res'e

fêtes,

milieu

au

enthousiasmes,

sèmbla abolir à-n-un punt mort, à-n-una
cristalisacion mal-astroza.

alasats, que faire ?
dizon, confrairo,

voz es

des

enfin,

pas
vos

Despài long-temps seguïsi "To Fclibrige, ' e"

sèn pensar

aurem

de

de travail

corba

Sera pront anarcm se faire.

les communes de la République.
A lire les documents recueillis par M. Gazier
on
se
rend compte du tollé que déclencha cette

nouvelles. Une véritable pleiade d'au¬
populaires fleurit au Clapas.

Sem nascuts
Entre eles se

et

»

verbe; Rasa raseja !
J. AngladE: (A l'Escôla Pcire Vidal).

Se fan la cotiga à-de-rèng ;
Vivon de pantois de no-rèn;
Se dizon quicón, es de bordas,
O de pocanas, de falordas;
E sèmpre lo dormir los prèn.
«

N'oubliez
fêtes

gers;

un

tes

des

anijstansas

vement

Al solelh se van radasar.
La pigresa a gens de vergonha.

s'harmoniser

Auguste Guiraud, de Saint-Chinian (1778-1849),
directeur d'une institution, traduit les fables de
Lafontaine, écrit plusieurs pièces dont l'une, la
Font Pulanella, représentée pour la première fois
à Montpellier le 1 I mai 1808, met en scène
Jac¬
ques Cœur, l'argentier de Charles VII. Le
Majorai
Antonin Glaize dans la préface d'une réédition
des œuvres de Guiraud assure
qu'il avait prévu et
souhaité les deux mesures que le
Féiibrige doit
Tasse et du Paslor Fido de
Guarini, œuvre de Ni¬ poursuivre encore : fusion progressive possible des
colas Fizes (1648-1718) avocat et docteur
en droit
différents dialectes : épuration et surveillance
professeur de mathémathioues et
d'hydrographie exacte du vocabulaire.
à l'Université de
Montpellier. La musique était
Le tendre Benoit Gaussinel
tout entière
composée d'airs populaires dont plus
(1782-1825), ré¬
d'une centaine
empruntés aux chansons de langue pendait lui-même parmi les grisettes ses jolies ro¬
d Oc de ce
mances
que l'on chante encore de nos jours et
temps. La pièce montée magnifique¬
ment eut un grand
succès. M. Gaudin bibliothé- ' sacrifiant aux goûts du jour une quantité de poètes
de moindre éclat. Amans,
caire de la ville
de Montpellier l'a rééditée en
César-Brun, Bonnet,
y
^es P'èces fugitives du même auteur Costé, Jourdan, etc., etc., chantaient- à qui mieux
mieux. A ce « caveau » devait
(1873).
succéder une gé¬
:s;

nération

autant

o

que,

—

■Valèri Bernard.

article).
Naturalment cada Amistansa serià

en

relacion

ambé las altras.
Cada Amistansa

pren un subre-nom pèr se destingar d'una altra Amistansa. Ex. Amistansa « AlRevue trimestrielle fondée par « l'Académie zor »; Amisatnsa « Los Pirenèus », etc.
Vist lo pichôt nombre de mèmSres, l'AmisValencianiste ».
tansa a gens de sèti, l'on s'acampa quora à l'ostal
Valence : « Centro escolar y mercantil ».
de l'un, quora à l'ostal de l'altre.
Apartat de Correus, 286.
Gens de cotizacion, mas abonamenf en totes îos
Un an : 3,50 pesetas.
jornals e revistas de lenga d'Oc.
Dins los acamps — lo mès sovent posible -rleitura e comentàri dels jornals e revistas en lenga
REVISTA DE CATALUNYA
nôstra; estùdi e comparezon dels dialectes; Ieitiua
dels jornals francezes que parlan del Miejom;
Directeur: A. Rovira i Virgili.
Barcelone : 34, Passeig de Gracia.
La grande revue Catalane.
(Suite: l'e colonne, page 3)

CULTURA VALENCIANA

CONCOURS
Faire

la

soustraction des 9 par des chiffres différents
tes additionnés donnent 9.

pour que

les

res¬

Tout lecteur qui enverra avec ce BON une réponse exacte à
ARTIST'S SERVICE, 22, p ace Charles-Fill on, Paris-17»
aura droit à une ŒWRE d'aet de 60 francs.

Joindre

une

enveloppé timbrée
payer pour

portant votre

participer à

adresse. Rien à

ce concours.

C23

,

�jeunesses occitanes

LES CANDIDATURES
ANDIDATURES AU MAI
OR ALAT
MAJORALAT

L' « ESCOLA FELIBRENCA »
DES ETUDIANTS DE MONTPELLIER

1

ET AUX

MAITRISES

«

est

inconnue;

son

existence même

est

contestée,
Cartabèu en main,
par des gens assez bien in¬
formés d ordinaire. M.
Vaissade fait des vers;
comme poète, il vaut
ce qu'il vaut : nous
en dis¬
cuterions s il briguait la maîtrise

»

en

Ajoutons

—

gai-savoir;

homme d action, il est inconnu
post-scriptum aux échos recueil¬
de ceux
Ce groupement a été créé en mai 1925
même qui le connaissent le
il lis dans notre dernier numéro.
mieux. M. Pierre Ro¬
Le
retrait de la candidature F. Dezeuze est of¬ que est un banquier biterrois
y a donc deux ans actuellement
par quelquesqui s'est créé, dituns de mes amis et moi-même.
Nous avions pensé ficiel. M. I abbé Salvat demeure donc seul can¬ on, des titres à la reconnaissance de la « Ciqu'à côté du « Parage » qui groupait — ou était didat à la « Cigale de l'Agout »; il y a long¬ galo Lengadouciano », mais rien de plus, semcensé grouper — les félibres d'un certain
âge, et temps qu'on n'aura vu un majorai élu sans ble-t-il.
la « Lauseta » dont l'orientation
Indiquons d ailleurs, pour terminer,
artistique fait concurrents. L'importance du fait (dans la mesure
que certai¬
où une élection consistoriale a de
nes de ces
une société un peu à
part, il y avait place pour
candidatures, bien que notifiées aux
l'importance),
s
une école
accroît de certaines circonstances
de jeunes, et plus spécialement d'étu¬
qui ne peu¬ majoraux, ne sauraient être régulièrement retenues
diants. Nous n'étions sans doute pas les seuls à vent échapper aux observateurs attentifs de la vie puisque* en violation de l'article
128 des statuts
elles n ont pas été
penser ainsi, puisque les adhésions de nos cama¬ félibréenne. Joseph Salvat écrivait, il y a
présentées par les bureaux de
peu de
rades nous sont parvenues très nombreuses et
jours, dans ces colonnes; (et il n'est
Maintenance.
que
pas de ceux
vain I
nous avons pu dresser en
honnête, homme sympathique, propagandiste
" est vra' 9U '' y a des
peu de temps une liste
précédents, et qui
zélé. Ses titres, dont il a
de 60 membres environ.
communiqué la liste à I
CC n e.St pas d'aujourd'hui que,
ses futurs
électeurs, tiennent une grande page —I
Depuis deux ans, et malgré les difficultés que
s
FéllFnge, certains connaissent
et
nous" avons eu à surmonter, notre
uxquels échappe le sens de certains mots) : « Als quent — 1 art de s'appuyer fortement surprati
groupe existe en¬
les
core, et nous tâchons de l'élargir et de lui donner felibres, à tôt los felibres, de comprendre! L'ave- principes... pour les obliger à céder...
nidor
es al ostal d'Asezat
une vitalité plus
e de Clemenza Izaura ».
grande. Nous avons été des pre¬
Il n est que de savoir
miers à lancer l'idée d'une « Santo Estello » à
lire; et tout commentaire
Jean des MOURGUES.
Montpellier, et le présent numéro de « OC » est est bien superflu..
A la cigale du « Trelus », un nouveau
une preuve de notre réussite.
can¬
Dans la mesure de nos faibles moyens, nous didat, surgi, semble-t-il, après le délai réglemen¬ MAINTENANCE
DE PROVENCE
taire
du
1er
avons aidé à
avril (art. 20 du statut),
la préparation de ces fêtes, en colla¬
puisque son
boration avec nos aînés et avec les sociétés féli- nom ne figurait pas sur la circulaire du « baile
Le Conseil général de la
»,
Maintenance de Pro¬
en date du 15 avril.
bréennes locales.
vence tenait à
Marseille, le dimanche 24 avril 1927,
Ce
En ce qui concerne plus
candidat
de
la
dernière
heure
son
spécialement 1' « Es(« les premiers
assemblée annuelle.
cola », nous avons demandé le concours de nom¬ seront les dernires... ») est M. Jean Bessat, écri¬
Tous les journaux ont
rapporté que, profitant de
breux conférenciers. MM. Jean Amade et Emile er. y comprenant les palmes
académiques et autres la visite du Président de la République, Félibres
Ripert vont nous donner prochainement deux con¬ « chichibèlli » du même calibre.
eTambourinaires l'avaient salué par l'air de « La
Ne plaisantons pas: M. Bessat
férences. Mlle Henriette Dibon
est un candidat Coupe «, sur la
Farfantello
place Saint-Ferréol, à sa descente
sérieux.
Il
a
a
répondu aussi à notre appel et nos amis auront
pour lui l'ancienneté, dont il faut de voiture. Ils ont
dit aussi l'accueil si cordial
que
bientôt le plaisir de l'entendre. Enfin, au terme de toujours tenir compte; il est vice-syndic de la le bon
Languedocien Gaston Doumergue avait fait
Tannée scolaire, nous organisons déjà des réunions Maintenance de Provence et cabiscol de « l'Es- le lundi, en audience
particulière, à la délégation
colo Mistralenco » d'Arles. A ce
littéraires et artistiques pour Tan prochain.
dernier titre, officielle du Féîibrige, présentée
par le Capoulié
il représente une
Elargissant le cadre de notre action, nous avons
région justement chère au cœur Jouveau et l'hommage
sympathique rendu ainsi par
des félibres et, actuellement aussi
créé, avec notre ami Georges Martin, de. la
ie
pauvre
en
ma¬
Président
au
Joupatriotisme qui nous inspire.
venço Nimesenco,
Le dimanche donc, à 3 h.
l'Union Languedocienne des joraux qu en est riche la Provence maritime, que
30, le Conseil de
représentent
à
divers
Jeunes. Notre appel a été entendu; de Béziers,
égards ses trois concurrents. la Maintenance réunissait dans
les salons de la
Or,
les
de Toulouse, de Gaillac, de tout
considérations d'équilibre géographique, Brasserie du
le Languedoc
Chapitre, aux côtés du bureau com¬
c" même
(dès
l'instant
que
la
suprématie
rhodanienne
d'Alger, des réponses nous sont parve¬
n'est posé du syndic Reynier, des
vice-syndics Bertrand
plus en cause), ne sont pas sans poids sur les dé¬ ei
nues.
Puisse notre idée porter ses fruits,
Bessat, du secrétaire-trésorier Dr A. Jaubert, le
pour la
cisions du Consistoire.
plus grande gloire et le plus grand amour de la
Capoulié Marius Jouveau, le rèire-capoulié Valère
En résumé, ce candidat tardif est un élu
«
Terre nôtre », et nous serons pleinement satis¬
pos- Bernard, les majoraux Dr Clément et
Esclangon,
s:ble. Ce me paraît, en tout
faits.
cas, le plus sérieux
j les membres du Comité d'action et les délégués
concurrent de.Bourilly —
lequel,
au
demeurant
est
Jean GRIMAUD.
| des Ecoles Félibréennes suivantes: l'Escolo de la
à l'heure où s'écrivent ces
lignes, en train de ga- Mar, Prouvènço, la Pervènco, lou
Calèn, l'Amisgner ou de perdre des voix pour des raisons
dont j tanço dei Jouine, la Couqueto
(Marseille), lou FlouBELINE, de Michel Camélat, LO CAM- l'exposé serait (comme dit l'autre), une toute au- ! rège (Avignon), l'Escolo de Lar (Aix), la
Targo
PESTRE, d'antonin Perbosc, LES POE¬ tre histoire...
(Toulon). l'Escolo de Ler.ins (Cannes), la Mistra¬
SIES PROVENÇALES, de P.
lenco
(Arles), lis Isclo d'Or (Hyères), lou Ciéri
Arène, LES
II
PAGES INEDITES de Batisto Bonnet
(Orange), l'Escolo di Calenco (Cassis), l'Escolo
paraî¬
tront dans le courant de 1927.
Calendau (La Ciotat), l'Escolo de la Nerto
(L'EsLa cigale d'argent a plus d'amateurs
que la ci- 1 tique). D'autres s'étaient fait excuser.
gale d'or. Pour beaucoup, parce qu'ils la jugent
Après quelques mots de bienvenue du syndic
! plus accessible
que l'autre; mais aussi, peut-être,
« AMISTANSAS »
Reynier aux congressistes, ie secrétaire donne con¬
pour quelques-uns, parce que l'effort fait récem¬
naissance de la situation financière de
la Mainte¬
ment pour la rendre moins accessible
(Suite)
que naguère nance. Il rend compte aussi du succès du «
Libret
lui a donné
ou rendu
de l'Escoulan Prouve.nçau » dont
quelque valeur.
l'expansion cons¬
inesa en comun dels
Faut-il le dire? La seule liste des candidats au titue une
pensiers, dels arguments, de
œuvre d'excellente
propagande.
las razons à óupezar en tota ataca contra la
lenga, titre de maître en gai-savoir prouve que cet efOn traite ensuite de diverses
questions iniéresJ
las gènts e las óbras de lenga d'Oc; n'asabentar de
j fort' n'a Pas éié vain; 51 prouve aussi que les pre- sain la Maintenance. On adopte notamment les
proche en proche toias las Amistansas, e respon- miers résultats acquis peuvent être compromis, à grar.des
cr.-rrLc lignes
ILn« du
A» programme
r™,™™
A„
du
congrès et A,,
du
dre cop-sec als «tendres prejits o aiuzions
moindre négligence, à ila première concession. «
injuFestenau » de la Maintenance de Provence
qui
riozas.
Voici des noms: Léon Delhoume, Louis Four- auront
lieu le 4 septembre à
Marseille-L'Estaque
A despart d'acó, cada Amistansa
pot se cauzir j maud, Henri Gilbert, Henri Martel, Jean Rébier, [avec l'aide de la
jeune « Escolo de la Nerto ».
una íóca particulària.
Pèr exemple: l'estùdi de ;
Et l'assemblée se déclare favorable à la
a,'.s R°u9ujerla propaganda siegue al mejan de |
« tracts », d'afiJ'ignore tout de M. Martel, et je ne puis rien ; t;or. de Georges Reboul, de placer une proposiinscription
chas ô de publicitat comerciala;
siegue encara sus ! e,i dire- Pour les autres- 'e ,e déclare; je ne vois p-ovençale à l'entrée du tunnel du Rove.
los mejans de gazanhar à la cauza los ornes
politics la auc,un non)
aucune de ces vaseu- j
syndic donne ensuite connaissance de son rapde son endret.
ses médiocrités dont l'énumération
déshonore cer- j port très
étudié sur les prochains centenaires à céUna altra Amistansa pot s'afanar à l'estùdi en taîne page du « Cartabèu », mais je vois
aussi, lébrer par le Féîibrige en Provence : ceux du pricomun de 1 'hisróri de son
"encontrada, de sa ciutat pour tout dire, telles candidatures au moins pré¬ madié Anselme Mathieu « lou Felibre di
ó de son
vilage, cadun dels sept membres cargat maturées et dont le succès couronnerait des ta- toun », en 1928; de Théodore Aubanel « lou pouFed'una tóca especiala, l'un dins las archivas, l'altre lents et des efforts certains, soit, •— mais des talibre de la Mióugrano », en 1929, et celui de Frédins las sobras, l'altre dins Ho
folk-lore, etc., etc. lents encore verts, et des efforts encore brefs... I déric Mistral, en 1930.
Mesa en comun de las rezultas e recerca dels meLe Consistoire dispose, c'est entendu; et il
pa- j
Il propose de fêter comme il convient en Avijans de las faire conoise
vouloir
on d'abord,
de
rengnon
d'abord, A.
A. Mathieu, puis notre grand poète
dre à la maîtrise en gai-savoir un prestige dont
cias, de pasejadas archeologicas, etc., etc.
lyrique Théodore Aubanel en l'honneur duquel $eEn forsa, aquel projèt d'Amistansas
e!le
a bien besoin. Mais c'est ceux
pet parèise
qui proposent j rait portée la Coupé dans la Ville Sainte du Féliirrealizable. E pâment! Coma sortir dels garachs 011 9ul se
P/°P&lt;*ent, qu on voudrait voir plus dis- bnge.
'ige.
trepejats, coma donar al póple nóstre aquela curio- c'ets; ~ « vraiment ils attachent quelque prix
Quant .au centenaire de Mistral, il devra être
zitat d'esperit, aquela gauj de l'acion que, sols, ! au titre qu'ils sollicitent pour leurs amis ou pour ! célébré
grandiosement. Il faut une année mistraii donaran regrelh e santat?
eux-mêmes.
! benne, avec des cérémonies diverses
auxquelles parQuant
au
titre
de
«
mèstre
d'obro
S'acam^nr cinq o sept bons amies pèr s entrinar
», c'est bien
comme

un

position des comités destinés à l'organiser. Il fait
entrevoir quelques difficultés de réalisation qui se¬
ront certainement surmontées et déclare
que le Fé¬
îibrige — s'il le veut bien
peut être assuré que
le centenaire de Mistral ne sera ,pas au-dessous de
son génie. La
question sera d'ailleurs portée devant
le Consistoire et on se mettra dès lors à l'œuvre.
On se sépare ensuite en se donnant rendez-vous
ù la Sainte-Estelle de
Montpellier pour les pro¬
chaines fêtes de la Pentecôte.

—

—

Le Secrétaire :
Dr

A. JAUBERT.

VOUES DE LA TOUMBA

,

I

—

Pourtàs de peiras
Caminàs

Clapàs.

au

aida entièra

Costa

Dins la drechièira:

Cla!,

pas!

—

—

II

Ah l'arma ierribla

Qu'un rire
La póu

Dau

Fasès

—

,

'

•

"

•

'

.

^

négligeable,

siegue^ pÎde" confeiën-

Jtre_ imprudent, dans le dessein

.

Le

.

,

„

que

D'aqueles
^

:

moun
Wli(_
que

founs

das capouns!

Clapàs toujour s'enourgulisse
la França liont d'cl,

sount morts
11IWI(0
per

E que das miejournals
Ĺ'estrambord regisclat

en ime e judice
eles dau sourcl.

cresque
sus

IV

Per

nous batre liont dau
païs
Per saubà la França e Paris
Sem pas estais mousits o nàni!

Seguès

pas gamats quand xaudrà
Cridà vostes drechs, aparà
'Nosta lenga! E s'en capitàni
Soui toumbal fasès que ma mort
Fous ajude à crida pus fort!
FlLHOU.

(Capitaine Louis BoNFILs).

,

—

cor

ribla

que

pus

III

•—

.

au

RESPOUONSO A OC
Numéro dou 15 de mai 1927, 2°
pajo, 4° coulouno

Moun

car

counfraire,

Voudrièu

pas, pèr tout l'or dóu mounde, que
qu'es soulamen sus moun insistance à
candidat, que cómti pèr davera' n jour la

cresessias
n-èstre

cigalo.

Cresès pas, nimai, que váu, pèr acó, discuti' mé
de la valour de mei vers o d'aquelo de ma

vous

Soun
pouárri.

proso.

mei

ce

Veici pamens
candidaturo.

que soun;

es pas

à léu de

vanta

pouédi vous dire toùcant
pausado à l'estiganço de
majourau que m'an trouba digne de m'asseta"
m'élei. L'ai dounc pas fa pèr croio enusqu'aro.
Ai talamen pau fa provo d'insistance pèr óuteni
tal ounour que, noun soulamen Ta de majourau
qu'ai jamai soulicita mai que d'autreis an reçu ma
soulicitatieu qu'aquete an. Avans de demanda'n
peirenági ai toustèms espera que lei rèndre dei
majourau parti pèr leis Aliscamp sieguèssòn rafreja
Tambèu, la majo part d'estei demando soun estado rebutado coumo estent arribado tróup tard.
Moun insistance es talamen lóugiero qu ai, pas
pus tard que Tan passa, rendu sa paraulo a-n-un
majourau pèr li permetre de présenta n autre can¬
ma

ce

que

L'ai

didat. Ai meme escrich en d'áutrei. que
preferáir^
vèire nouma moun coulègo Esclangon, quouro ai

sa candidaturo.
Recounouissirès, pênsi, qu agi d aquèu biais es
gaire - dins la pratico dei gènt que si fison sus soun
insistance pèr arriba, ce que vóu pas dire, se lou
j teiperont les représentants des peuples latins, ainsi Counsistóri mi fasié Tounour de mi recebre, que
ò-n-una óbra entrazènta,
pus simPle: 'e cafouillage est complet.
Cela paraît qUc des manifestations répétées s'échelonnant sur m: n'en trouharièu pas flata..
espirilual e pus noble que de Yacampar pèr jogar i
Segur, qu'aurai pas besoun d'insistance pèr vèire
youlo,r,
J™,
un
Peu
au-dessous
de
mention tous les mois, dans les centres du pays d Oc et a
à las cartas o al domino?
honorable de la mutualité, ras un seir.la candidats
Paris.
,
pourta'sto respounso ei legèire de voueste flame
Ai coneigut una cóla d'obriers
paure desra- Pfur la Provence ou la Gascogne, par exemple,
Les nations méditerranéennes nous donneraient la journ.au, vous pregui de mi vièire couralamen
sinats, pecaire ! — qu'estudiavan l'Espéranto. Pèr
repartie en glorifiant chez elles notre Mistral comme vouestre,
°!(,
ne
™aaq"ent
pas,
pourtant,
les
vieux
et
bons
faire de propaganda avien imaginât de se rescon- militants...
nous avons fêté,
par exemple, leur Dante et leur
La vérité? Les vieux et bons militants se f...
trar cade vèspre dins un bar diferènt de la ciutat :
Mèstre en gai-sabé.
Pétrarque.
aqui s'afanavan à parlar aquela lenga artificiala de ce titre qui n'a été inventé que pour récom¬
Reynier suggère encore l'idée d une journée dans
em'ostentacion finc'a só que la curiozitat dels penser (!) sans les nommer majoraux, des félibres les écoles du Midi
Ant. CONIO,
tout au moins, d un timbre à
bevedors s'esvinhèse, alor l'un d'eles s'arborava e dont le nez ne plaît pas au Consistoire
(nous l'effigie de Mistral, etc.
fazia sa charradisa sus la nécesitat d'una
Un monument imposant serait élevé à Marseille,
lenga avons les noms sous la plume).
intemacionala.
Alors, voilà : les vieux et bons militants veu¬
Eh bé ! digatz-me, quais son los
capitale moderne de la Provence, et cela à 1 aide
lent bien « marcher » pour la cause; mais ils ne
BOURSE Conseils expér. moyens pratiq. Pla¬
felibres que ne farien aitant pèr sa lenga d'Oc?
de souscriptions mondiales.
Adonc, que los ornes de bona volontat s'afrai- t( marchent » pas comme figurants dans cette co¬
Enfin, le plus bel hommage à rendre à la pen¬ cement, Spécult. Echelles de primes. — Broch,
horte tard-venue et mal-définie de « dignitaires » sée et à
ren, que d'Amistansas s'establiguen,
que se mull'œuvre du Maître étant de les répandre 16 p. 1 fr. timb. Editeur, 8, r. Drouot.
tipliquen, que se communiquen sos estudis, sos de troisième zone...
encore davantage, le synd'C préconise, à côte d une
Et nous avons comme candidats : MM. Branvolers, que ligadas ensèn corn los cinq dets de la
réédition du « Trésor du Féîibrige », la publication
man trabalhen e
agisen, e vos oc dizi veiretz lèu chat de Léobazel, Sylvain Ballot, Marcel Four- de deux éditions nouvelles des proses et poésies
totas aquel.as balugas aluminar nóstra terra
ócci- nier, Paulin Vaissade, Pierre Roaue.
de Mistral, Tune populaire, à bon marché,
autre
tana.
à
On ne s'explique guère que ia candidature
0|0
du savante, félibréenne.
Ramon D'ALVAR.
premier. M. Ballot est un propagandiste d'un réel
Le capoulié félicite Reynier de son intéressant
Magasins Nouveautés désirant augmenter fonds
mérite; mais nous ne saurions oublier que plu¬
exposé. Il ajoute que le Féîibrige saura fêter digne¬ de roulement font bénéficier de I escompte de
Los amies de la Cauza qu'aurien la voir de s a- sieurs douzaines de bons
félibres dépensent, de¬ ment en Avignon Anselme Mathieu et Théodore
freirar en Amistansas poden entrar en comunica- puis vingt ou trente ans, ou
caisse de I 1/2 0/0 par mois les capitaux versés
plus, une activité non Aubanel.
cion
pèr comensar — ambé lo jornal « OC » moins louable que celle dont il fait preuve de¬
I! approuve le programme développé par le syn¬ remboursai:», sur préavis de 10 jours. Notice feo
que servira de liam entre eles.
puis quelques années. L'œuvre de M. Fournier dic au
7.703.
sujet de Tannée mistralienne et de la com- Sté M.agasins 8 r. Drouot, PARIS
après

esTpaTpus^Ianïtoz,"

.

„

;

-

—

Placement Commercial

—

18

l'an

�Era

la

antica, perfumada
de lauriès-rosas. La oesprada
Era un encantamenl. Blanca couma de lach,
Lu lunda molament nous voujaba à plen raj
[dieu. Sa pasibla clarlat qu'argentaba las fiolhas.
Las violas, lous la'nuts, jouta de mans galoias
Nous bressaboun; la voués poulida d'un ténor
De touta elemilat sèn amies. An de rires
Que dau front jusqu'au bout de moun pichot artel Nous emparadisaba eme sas notas d'or.
O bella nioch!... E pioi un gandard pie de graça
Dins ma car de crestian fan rajà de délires
Pus cauds, pus clars, pus forts que de rais de sou- Nous diguèt de sounets : s'appella fan Boccaça;
[rel. Pioi begueren l'Asti grumejant; pioi, visioun
Deliciousa, dos flous d'art e de distincioun,
Le divina Fiameta e la blounda Milia
Sèn amies. Sabe be que dins lous iamarisses
Lan anà poutounà de mourtals crespinats,
Qu'à sous penous an ois/ lous princes d'ilalia
E de França, an dansat en se ienguent las mans.
Mès, bravas, m'an ouf rit lous délicats delices
De me moustrá sous corps blancs, linges, saupejats. De longa, de soun pèu pounit de diamants
Rejisclaboun d'iïhaus, la joia à la richessa
Risiè. léu ai alor pensât à la tristessa
Déqué pot demanda de mai lou sounja-fèsta?
Dau qu'èra soul, au sôu, sans amies, dins l'escar
Bon béure dins la bottea e bon floc jout la dent,
E sièi oengut.
La mar davans lous iols, lou sourel sus la tèsta
Roc
E lou cervèl flambant couma un bol d'aiga-ardent?

Que sièi riche quand ai dinnal dins las mountilhas!
plaja, la palus, la mar, tout aco's miéu.
Sièi soul, mes dins la gruma entrevese las filhas
De Cypris au peu d'or: sount de diéussas, sièi

sus

D'iranjiès

La

terrassa

e

O

moun

Etes

nis!

o ma

bèu jour d'olobre es un delice
l'oulioa encara verda.
Vas escalà dins l'aubre, sus las brancas;
Couma un aucel, negat entre las fiolhas,
un

Las ausiràs, per lou garbin bressadas,
En se frilhant, canià sa musiqueta,
E coumprendràs lou plesi que l'èr linde
De noste ciel baila à lou que l'aspira.

bonur pus désirable
eles, d'istá sus ioun sôu, joui

cocma

coufla de fruch moufle
malbre.
sec, de fes, t'escarraugna
Fas un poulou sus lou sang que perleja.
Te oese, pioi, dations la jerla rounda,
Lèu, toun saquet

se

Repelelat e ferme
S' un brouquilhou

couma un

Pousant emé la culhèira traucada,

Que l'aiga-sau,

s'en escoula,
d'oulivas salabrousas.
Ras d'un fioc oiéu d'éuse, emé lous coulègas,
En esperant lou plat de cagaraulas,
Tout en charrant, descrasses la jinjiva.
E toun régal es de reoeire l'aubre
Ounte, en siblant, as amassai d'oulioas
couma aco,

Un bon pougnat

Galôi

couma

un

estournèl de passage.

E LOU RIRE DE MOUNT-PELIÈ

vengut lous sicrèts
de sa bèutat.

de

sa

vida, de

soun

istôria

e

quau la counouis
countradiciouns; mès
countradlciouns e countrastes qu'an sa lèi, e
s'adralhoun, fin finala, dors una suprèma armou-

Aquela citât

ben, de

es

cafida, pèr

countrastes

e

de

nia.

clapas » (I) de pèiras, roustit e seca(ou quasiment) un port de mar.
Aquela vila saberuda, fièra de soun Universitat,
seguèt en mèma tems una vila mercadièira richa
Aquel

rous,

es

de

sas

de

la

((

estât

fabricas

e

de

sous

coumtadous. Chivalièira

fe, sourda à la predicacioun albigesa, èra
AU PINTRE-FELIBRE ED. MARSAL
pamens la segnouriè dau rèi En Pèire e lou recatadou d'una nauta jasioulariè. A cent ans de tems,
Gai magriéule, au pèu long, crestat d'un grand sous bourgeses assûcayoun lous arlandiès dau duq
[capèl. d'Anjou, pioi vendièn "sa camisa pèr redimà lou
Sus soun boutel neroous trepanl camps e carrièiras, rèi Jan. E pourrian tira de long...
Las pèiras dau Clapas an lou mau de sas gens.
Marsal, en passant, croca estudiants ou tripièiras,
A la Vièlha ou au Bras-de-fèrre gardoun lou garCabana de ruulet, glèisassa ou oiei caslèl.
rudige un pauc fèr de l'Agen-Mejan; à la grand'L'emboul acarnassit de las luchas guerrièiras
carrièira, l'esplandou pesuda dau grand siècle; à
la Veirariè, lous oustaus soun de pouses; à FigaiSourtis, à fa frémi, dau bout de toun pincèl,
Mès, naturalament, toun ama e toun cervèl
ralas, de lapinièras; à Boutounet, soun de mases;
Van vers lou pintourrésc de las us clapassièiras.
à l'Agulhariè, de palais.
Lou ciel de Mount-Peliè es delicious e aïsLou cafelou d'un sôu, la cousina d'un mas,
sable : fougna pas que quatre fes de l'an, couma
Traoalhadous au sac, marins à Palaoàs,
moussu
Sistre prechava — mès causis, pèr acô
Mila ans, à nostes fils, rediran toun mérite,
faire, lou poulit mes de mai cantat pèr lou pouètas...

Orne pacient, biaissut

Que fariès

un

O Marsal!

o

A

e groumand dau detal,
tablèu sus de pelufas d'al,
Chinés doublai d'un Theoucrite !

J.-SEBASTIA PONS, CATALAN

Dins lou jaiet founsul de toun iol de Oelous,

Pouèta brun, lou cor de las fennas se nèga...
Mès, tus, enchichourlat per las caudas coulous
Qu'en tablcu mirgalhal toun Roussilhoun desplèga,
Vas das horts riches d'aiga as aspres Canigous,
Mirant lou vent que piéula ou lou riéu que boulèga,
La rosa e lou ciprès, lou pastre e sous moutous,
Lou pagés qu'escaucella e majenca e que sèga
E pioi

n'en fas de vers clars couma d'aigarellas
Qu'as mascles catalans saupejoun las parpcllas,
Enmascairel qu'em' un carradet de papiè,
7 au lou tapis voulant das viels contes de
fadas,
Emportes lous amies, en plena fadariè,
Fa l'aleta sus las mounlagnas regaladas.
A R.

TULET, FELIBRE

Rounsard, quand flourissiè lou grel de la Pleiada.
sous amies de cor, rimaba una
armariè.
couma el : sus lou
serre, en plena sourelhada,
Per te reprensentà plante un noble ouliviè.
Per
F au

Soun burle es ben nousat, sa tèsta es argenladd
Teia tant de verluts dins lou sôu nourrissic

Qu'à la mola de grés chaca ouliva escrachada
Laissa un degoul d'or oerd d'un ôli sans parié.
La branca toujour

sana e la fiolha vernida,
chaca an sa goustousa culida,
Embraigat de clartal, d'èr caud, de linde azur

L'aubre

carga

Aubre ou pouèta, enfants gastats de la Natural
Que vives una soula e dioina aventura:
Mada'ràs de bèus fruchs dins la pas dau bonur.

Sous aubres

soun reboussiès. I a pas
ges d'ouplan de l'Oum : soun au Peirou; i a pas
ges d'ouliviès au plan de l'OuIiviè: soun au Tem¬
ple proutestant de la carrièira Magalouna; e sus la
fourre das Pins, i a dous ciprès...
Antau dins aquel païs, coumplicat sans n'avudre
l'èr, fantasièirous sans hou quità veire, irounic emé
gracia e gentament trufaire, tout es fach pèr enganà lou que, sans se meafisà, ié vai bravament,

rr.tà

au

se

l'esforl, l'en-aoans lou

pus

bèu

toim

Que

que,

nautres s'amoulouna,
d'Argeliès, de Narbouna
arrestèt pas, ni fusil, ni barroul;

mai

Sachen

un

nous

res

foulet

sus

souoeni

[ciél
E de resta garut tout

Pioi, quand

sera

De m'embèure

Dins

Ioun

er

en me

Car se devièn reoeire e reviéure aqucl drama,
O Coupa! emé toun oi bouja au fons de nostra ama
Lou oanc d'un Marcellin e la je d'un Ferroul!

jaguent vièl...

lou jour inévitable,
lou jum cla de soun boi

vengut

couina

linde,

siau, caud, sabent

e

René TULET.

galoi.
PAN

(26 cTagoust 1918)

à l'ami

L ESCOUTAIRE

(Frangés DEZEUZE)

Mount-Péiiè n'es pas, couma n'i a qu'hou cresoun, una vila touta simpla que iisa au prumiè

en

enjioque

m

luchent per una causa santa,
Er' 1907, sus la lausa sannanfa,
Te creèt, C. G. V., pèr escapà 'u toumbèu.

pas

(St-Roc, Ate III, Scèna VIII).

l'abat fabre

ma man

E,

Que,

V.

emé fèbre t'aganta,
tastent à ioun jus rouginèu,
trassana moun cor quand ma Musa le cania,
que de nostre sôu oese en lus lou simbèu.

O Coupa! Se

Se
Se
Es

Simboulises
D'un Pople

sóu nadau

E m'imajine

poudès èslre segur
Qu'au jour dau Jujament, dins las santas balanças

ramassa

o moun

fortament arrapais
An telat sa vigou dins ta terra sacrada,
Sa testa de fiolhun toujour oerd courounada
le countempla dins ta bèutat e dins ta ftps.
au

Aco serà pesât.
Per
De

vila!

poulil Clapàs!
Quand le vese dins l'avuglanta sourelhada,
D un amour d'enjantou moun ama es enmascada
E devène jalous das éuses de moun mas...

Goutar!

LAS OULIVAS

A LA COUPA DE LA C. G.

MOUN CLAPAS

QUATTROCENTO

ENCLAUSIMENT

Orne,
Es

es

ieu

ieu lou

que vous

Vent,

es

José Loubet

done e lou vin e lou pan,
la Nalura, es ieu Pan!

ieu

Dinc la scuva embaimada es ma voués que bounqu'en p'iena garriga ou ras das estangs soun lous
[zina,
temples astrats dau rire mount-pelièirenc; ounte Que canla dins l'estang, lou rieu e la roubina;
s
espandis librament, mai qu'en lioc; ounte s'a- Es ma man qu embandis au ciel, chaca malin,
landa, a grands cacalasses, la devoucioun galoia Lou parpaioun dansaire eis ala de satin,
L'abeia praticousa e l'aucel musicaire;
de sous fidèls...
D aqueles fidèls, n'i a de toutes; de tout
Respiràs moun alen dinc l'óudour dau terraire,
pèu
Dinc lou grèu caumagnàs e dinc lei fres perfum.
e de touta mena... Es
pas l'âge nimai la fourtuna,
Fecounde sans repaus lei germe e tei grouiin.
la situacioun nimai lou
quartiè, que vouja aquela
Es ieu que pounchouneje au pitre, ei flanc, ei nara,
imau galoia dins lou sang de l'orne dau
Clapas, Lei
e que la fai
garagnoun cabrà dins la sansouira amara!
flouri, rosa e risenta, sus sas gautas.
Nàni ! L'autre afourtissiè que i a dins lou sourel Quand la prima sourris, que jun es de retour,
una vertut.
Ieu crese que i a una vertut dins l'èr Es ieu que fau luchà tei mascle fol d'amour
de ma patria, — que tèune, e vièu, e iuminous, Dinc leis er, dinc lei bosc, dinc lei prad, dmc leis
mescla à l'ait salabrous de la mar lous cauds
[oundj.
perCoufle lou tetin rose e blanc dei oaca blonv.'ia.
fums de la garriga...
E ieu que dei dos man, après lou ncgre iver
L'afîat d'aquela vertut soubeirana,
lou Clapassiè de raça lou carreja dins sas venas; mès tout Semene de pignel de flour lou campàs oerd.
moun mihou sang dinc lou ras'n, e ttaure
orne de
la bona qu'ista à
Mount-Peliè, tard ou Boujc
Lou blad que deu nou'i '.ou ri-. ne amai l-n paure.
à tems, n'en sentis la
força aimabla, e se baila
Orne es ieu que vous done e 'ou tin e leu pan:
lou plasé de-ié pas résista.
I a d'aquel miracle mount-pelièirenc dins l'obra Es ieu lou Vent, es ieu la Natura, es ieu Pan!
înmensa de mèstre Rabelais; e n'i a
encara, amai
mai, dins l'obra galoia de l'abat Fabre. Aqueste, Per m'ounourà, l'estieu, l'ioer amai l'autouna
E la prima tambèn, fasès-oous de poulouna!
es vrai, èra
pas vengut de tant liont
nimai es
pas mountat tant naut. Mès ce que i a de
soulide, Orne, femna, bestiau, aimàs-vous nioch e jour,
es
qu'aquel soumeirôu demora lou mai Mount- Toutes, tant que serés, vous nourirai toujour!
Pelièirenc das escrivans d'oc; es que soun obra a Que l'amour de chacun boumbigue e se desboundef
Qi. un grand voulé de vida inçanle lou vièl
lou goust e la coulu, e retrais l'ime
pleniè dau
terraire que s'espandis sus tas ribas dau Lez e de
[mounde!
Ccungreiàs e creissès! Atapàs l'univers
la Maussou.
Aquela obra es galoia; e, d'un bout à l'autre, F lou cristal deis aiga, e la clartà deis er!
Que s auboure un long beu de poutoun de caressa
lou rire de Mount-Peliè ié fusa à
plen gargatet — L serai
rire sempre jouine après dous cents ans.
ounourà, ieu, de vosta drudessa
h. vous coumouïarai de
Rire large e franc, que crenis pas la sau
mangiha e de pan
la
Car es ieu la Natura e l'Amour, es ieu Pan!
sau
assanis; pèr quau paraulas pudissoun
pas;
qu aima mai un: « foutre! » qu'un: «
pecaire ! »;
e
Pau MOULINIER.
que, à la fin dau comte, es dins la granda e
(1902) Inédit.
bella tradicion galesa, la tradicioun
(ben. perduda) d un tems (ben passât) ounte lou mounde
s/
dialecte de Marsillargues.
avièn lou sotige de se pas creire mau-ounèstes su—

—

—

fis

que sounavóun las causas pèr soun noum.
Rire que perd pas res — tant s'en manca
à
dindà sus la bouca d un capelan saberut couma
Fabre F èra, e afeciounat couma el as grèus debés
de soun estât. Res prouba pas
milhou, couma La
couma un ase encô de sa tanta.
gaietat clapassièira s'endevèn emé toutas las siAlors, s'urt cop me parloun dau sabentige de
tuaciouns, toutas las enteligenças e mèma toutes
Mount-Peliè, se cantoun soun biais fin e galant, lous
caratèras.
se lausoun sa majestat e sa noublessa — ièu dirai
E res prouba pas milhou
la força renadiva
pas de nou : perdequé, dins lou founs, ai bon
d'aquela gaietat, couma Tespetaclous succès de
caratèra; e perdequé, dins lou founs encara, tout
l'obra de Fabre, manescricha dau tens qu'èra en
acô belèu es vrai.
Mès ce qu'es vrai tamben, e franc, e bèu, e vida, estampada pas qu'après sa mort, editada e
reditada mantun cop,
jougada e declamada de
santadous, es lou rire de Mount-Peliè...
longa, e que demora encara una fous generousa de
* * #

UN

—

cacalasses.

Lou rire de Mount-Peliè...

JASIOU

Es nascut à Francfort, dedins la
E trente ans i'a viscut en jasióu

Judengassa,

pesouflhous;
Quand La guerra venguèt, noste orne rapihous
Seguiguèt l'Alemand : fl ciiT-ciVci bona cassa.
La

França èra

a

soun

grat,

tamben,

pauc vergou-

[gnous,
Diguèt : « Resteri aici, Lavaren nosta crassa. »
Faguèt quinze mestiès, das quinze lou mens trassa
Meritava la corda, el autenguèt la crous.
A milhous, a castèls, oustaus en bona
plaça
Lous goys arrouinats lou saludoun
quand passa;
Mai d ounte vèn qu'es triste e qu'a l'er soucitous?

Autamben. dins la vièlha glèisa Santa-Crous.
ben entendut, ounte l'anà querre. jout lou bard que garda soun cors, es pas soulaEs un asard se lou capitàs (amai encara, de fes ment lou priéu de Cela-Nova que dourmis : es ud
Dequé naseja ansin, caminant tèsta bassa?...
que i a...) dins un d'aqueles rôdous lous mai das « prièus » de nosta « raça que regrelha »„ un
Belèu couma lou porc après una rabassa
counougûts e lous mens clapassiès dau Clapas : las mantenèire de l'ime galoi e dau parla goustous dau Cèrca lou
floc de car qu'avèn iéu amai vous.
terrassas brusissentas ou 3' « iôu » trepiihat de la
terraire.
Coumedia
ou aquela
Esplanala longa e bèstia,
E lou saludan couma un mèstre, e l'aiman
Pau CHASSARY.
que baila d'èr (que l'ama de M. de Rocalaur-a couma un amie, aquel capelan poupulàri,
que nous
me
perdoune !) à-m-un fièirau vèuse de sous bu- fai, à chaca pa.ja de soun obra, ausi lou Cla res¬
FRA NC.ESA DE CEZELLY
Cau

saupre,

—

dèls...
Mès aquel rire de la vila, aquel ressoun galoi
de sa vida vidanta, pourrés l'ausi de bon mati,
dindà sus las bregas de las fennas (e das ornes)
de plaça; e, tout de long dau jour, cantà sus la
bouca fresca das nianobres e de las fabricantas.

L'entendrés petà pèr carrièiras, dins la maissa espetaclousa de las baladusas; e drin-drinà planpianeta, couma un cascavèl un brivet asclat, dins
las charradissas das vielhets que roustoulhoun sas

soun

dau

rire

de Mount-Peliè...

Passant

Pèire AZÉMA.

(1) Lou Clapàs, escai-noum poupulàri
Mount-Peliè; ' clapassiè : mount-pelièirenc.
LOU CICLOPA

E

de

que

que Oese

toun cami menet
toun iol

Arresta-te, legis
Saupràs de qu'es

d'aqueste

caire

cafit d'espantament;

un pauc
aco e

moun

escriment:

de qu'an vougut faire.

La dona qu'an aici quilhada e que, dins l'aire
Arnescada d'aram, s'auboura
fierament,
Milhou qu'un chivaliè gardet soun
jurament,
La gloria de soun noum e l'ounou dau terraire.

Comédie antique en 2 actes,, en vers, par Pierre
cagnard de Courta-vida...
Azéma, avec des bois gravés de Marcel Bernard.
L'ausirés encara, aquel rire dau Olapàs, clanti
« Cette comédie est
d'inspiration nettement oc¬ Pus lèu que de lieurá las claus d'au castelás,
dins lous burèus de la Canourga, giselà dins lous
citane. Lou Ciclopa est d'une lecture attrayante.
Soufriguet lou chaplun de soun orne... Aqui l'as.
courredous de l'Universitat ou dau Palais, ou de« Saique
M. Azéma est poète!!
dises, la dama era nobla Roumana :
revelha l'oumbra mola d'una sacrestîa; e cascalhà,
J.-P. Régis.
tamben, à l'oura tebesa dau calabrun e das pouAvié teiat loul ach de la louba. »
(OC).
Estrangié,
tounets, sus lou vai-e-vèn de jouvença afairada que
Quita-me tous Roumans, que toun imc s'engana,
Un volume: 5 francs.
trèpa las caladas pounchudas de la grand-carriéira
E vai dire à tas gents qu'era de Mount-Pelié! »
doulous

au

—

ROM1VATGE DE CH. DERENNES
Chartes Derennes est, en nos âges, un
fils di¬
rect des Troubadours ».
«

(Monde Nouveau).

Pierre /alabert.

—■

e

lous troutadous destrechs dau Goubernament.
E parlen pas dau maset, nimai de la cabana,

(Occilania)

(L. A.

de

Roque-Ferrier),

�í
A L'ARABI

LATINA GINTA

Alor tenié lou let sa iengo, ta fiholo,
E dins lous trafis d'iuei coume aurié

[tra la piola !
Albert ArNAV1EI,0.
(Lous Cants de l'Aubo).

Soun crèire patriau de l'eslrambord s'avìda.
Dins soun carage fier i'a dous iols de diamant
Que miraioun la je qu'enlusiguèt sa vida.
Linda, aguda, sa voues es lou salut eremant.
D'un gai dins
E lou din-din
Scun

E la

ama es

flou

—

trelus d'auba jrcsca espelida
d'argent d'un campanal ròuman.
una flou que paupàs dins sa man.
qu'embaumât nosta jouinessa aidida,—
un

Simpre oudoura! O bon Mès/re, tant simple
Que
Nous

LOU CANT DOU LATIN

Latina gintá e reginá
Intre aile krmiï ginte mari.
Esa pórtá'n frunte o stea diviná
Lucind prin timpu seculari.
Menirea ei tôt înainte
Máret indréptá pasii sei.
La merge'n capul altor ginte
Versánd lumina'n urma ei.

La gènt latino segnourejo
Entre li plus grandi nacioun;
D'un rai divin soun front lugrejo
Sus touli li generacioun.
A Vans toujour ! jamai s'arrèsio;
Dis àutri pople, emé fierta
Elo camino sèmpre en tèsto,
En fasènt traço de clarta.

Latina gintá' i

La gènt latino
Es uno vierge

Cu farmée

o verginá
dulce, râpitor.

Stráinu' n faciá' i se închiná
Si pe genuchi cade cu dor,
,

Frumósá, vie, în

aer

cald,

Ea se mirezá' n spledi sóre
e tant
[dous, Se scaldá'n mare de smaïald.

benastrats d'un batejat courousi
fach couma siès. Vai, trairen pas la piola !

nous as
as

Bel Arábi! Pigniastres? — Oi! E bandiren
Lou gran santifiquat pèr ta bountat raiola
Dau blad qu'as semenaf joust l'astre mislralenc.

JOUSÉ LOUBET.
4-11-1924.

Latina gintá are parte
De allé pámêntului comori,
Si mult voios ea le imparte
Cu celle-Laite a ei. surori.
Dar e terribilè' n manie
Când braçiul ei liberator
Lovesce' n cruda tiranie,
Se luptá, pentru al ei onor.

La diua
Lou jour mouris. Dedins

un

recantou de

membre,

Când,

cea

faciá'

de

judecatá

cer
cu
Domnu
Latina gintá a fi' ntrebatá :
La dama emb ahiment cauciga un blanc couissi,
« Ce
a
fácut pe acest pâment
O d'aquel lagui pietadous dau viel nouvembre!
La va respunde sus si tare :
Ounte es lou page embé soun lahut enfadiai,
« O ! Dómne, 'n lume cât am
stat,
E lou troubaire ardit que disiè la crousada,
«
In ochii sei plini de admirare
E lou loup de Mount-fort, e la peira maunada
« Pe tine te am
represintat ! »
Qu'anet pied tout juste ounte deirè pica?

Ajréchoulit

un

grelhounef vai

se

n

passi :

Lou vent s'es amansit. Ara aquela oumbra
Contra lou grand veirau s'ausis blainejd :

sânt,
?

sas

Toujour mai
En
Et

D'una

galanto

».

en avans soun pas;

ardidament amalha
jeta lun de tras en tras.
testa

vierja aquela grand raça
desart, l'estec, lou biai ;

La gènt latino es amistouso :
Sa richo part Dieu i' a douna.

La raça latina d'en

E la partejo, vouloimtouso,
Emé si sorre tant que n'a.
Mai es terriblo en sa coulèro,

Embé sas sorres, sans
espera,
La partis larga que
jamai.
Mais dins lou desbort ven

noun

au

tanco

soun

En l'enfaciant, l'estrangè
L ira e soun front

Risenta, bela, alegra, gaia,
Dins l'aire siau, jout lou ciel clar,
Au sourel de mai
E soun ped bagna

A

sa

part

Quand, de

bras fort,

das

se

que me

F.

bras liberatou,
e

coustibla,

de 1

en

inmensa

jurada,

facia dau Segne sant,

Dins lou ciel sera 'nterrougada ;
« De
qu as fach sus terra, menjan 1
E dirá sa vos aubourada :
« Tant
qu'ai lou mounde bas trepat,
A sa vista meravilhada,
Es tu sou) qu'ai
représentât ! »

bèlo
».

»

Alexandre LaNGLADE.

MISTRAL.

(revirat drech-a-drech de B. Alecsandri).

(revira de V. ALECSANDRI).

BRUN, lengadoucian.

jour

Quand

Qu'as fa sus terro ? » ie diran.
respoundra la raço bello :
Pereilavau tant qu'ai esta,

Iéu, Segnour, t'ai représenta!

mai,

terribla.

soun

Lou

«

e

per soun ounou.

au

Is iue dóu mounde

mar.

terra

trésors

Pièi

E

miralha

dins la

Lou mau gouver mata
Ou lucha a mort

((

cassa

lou sôu chai.

per

Quand di tiran roump li galèro,
O, per l'ounour, quand lucho à mort.

douçament peńeá
cilhas d'or fin una cauda lagrema.
CARLES

en tout tems lusis soun dardai.
Un destin sourelhous endralha

A lou

E la dama' sentis

A

Qu

jour de la grand jujado,
Quand sara, dins lou cèu à brand,
La gènt latino interroujado :

V. ALECSANDRI.

es sema,

Es reiria la raça latina
Entre las raças d'aiçaval;
Porta au front l'estela divina

biais tant dous
Que l'estrangié davans s'aplanto
E que l'adoro regretous.
Dins l' esplendour serens e caudo,
Emé soun gàubi vtëu, rísènt,
Elo a per ban mar d'esmeraudo,
A per mirau soulèu lusènt.

E rèn

TRISTUN

tant

es

LOU CANT DOU LATIN

...

k

MOUN DIEU, SE LOU VOULES...
prumièira vesprada, bailcda jout la presidença de l'aimat majourau, lou Moun Dieù, se lou voulès, lou libre sara bon.
pioufessou Antorun Glaize, creava « lou Mécani¬ Coume l'aigo que raio au cor pur de la font
DINS
LOU
PARAGE
DE
MOUNT-PEL1È
O Têrro d'Arle, o Terro abourgalido
cien dau P.-L.-M. » e « lou Doutou Purgamini » se cansoun sara lindo e siavo; lis aurasso
Richo de toui li doun que Dieu alargo,
Demèst lous mejans emplegats à la proupaganda de l'Escoubaire; e countùniava emé mai de vint
Terro di claro niue pleno d'estello,
pèr l'espandiment de la lenga d'oc, un das pus representacjouns dins la sasou, à Mount-Peliè e L'entamenaran pas dins si reboulimen.
Qu'an, li paie, d'amo caritadiero
Moun Dieù, se lou voulès, mau-grat li macamen
pratics, d'as mai aisits e das mens coustouses es de dms sous envirouns.
E que lou paure mounde i branco atrovon
L'annada d'après (entre fossa d'autras sourtidas), lou libre greiara dins lou biai de ma Raço,
segu lou teatre. Una vota, une fèsta de soucietat
Tant de fru sabourous, — e pèr la chaumo
mutualiste, espourtiva, religiousa, etc... soun un Azéma e Caussou mounfcavoun jusqu'à Paris, souTant bon jres à l'oumbro amigo di soungel
coume elo sara
moutif pèr amusa lou pople, lou faire rire ou plourà, nats pèr « lous Campaniès de Paris » e ié
serious, leiau e fier.
jouguèL'ai vougu simple e dous coume elo. En de que
en lou faguent se coungoustà de las ebras literàrias
roun « Jout un balcoun » e « lou
Juge
de
pas
de
O Terro qu'amadures e que daures
de nostes escrivans d'oc.
Coiconas »
[sier
ounte, couifat de la toca dau juge,
Pèr li pourgi en óuferto à ta Vénus
Sans avudre aici la cresença de faire una obr.a lou brave Loubet pensava pas encara à la cigala lou brutalige o l'ourguianço au dur carage?...
Tant e tant de chato engaubiado e lèri,
srbentassa, rne plase simplement à vous remembrà d'or que i an vargut dous cops e soun sabentige
Sen jlouri, lugre que traucon l'amo!
ce
qu'an fach, dins lou rôdou mount-pelièirenc, occitan e soun obra manifica de la « Gazeta loube- De si pajo ai guèira coumé d'un miradou
lou tra fé de ma vido. En bon travaiadou
« las gens jouines que siaboun lou sicrèt »,
en ou- terico ».
Terro de louto gau, Terro d'eslùci,
es au mèstre d'abord
brant pèr l'estèc dau teatre.
que semounde l'oubrage.
Cline moun front Vers toun pitre que bado
E jusqu'en agoust 1914, l'cbra couniùnia à
A l'epoca ountre lou « Felibîige lati » fasiè marCline moun front, e d'aise, d'aise,
Mount-Peliè e dins las vilatas e lous vilages dau A
vosti man lou fise en proumié. Signas-lou.
manda, bailejat pèr l'egrègi Roque-Ferrier, lou
Te dise otut l'amour de moun cor rule.
parage, de Massilhargues à Bedarriéus, de la ribas
Teatre rouman » bailèt en 1895-96, « lou Tes¬
FaRFANTELLO, prouvençalo.
de Vidourle à las ribas de l'Orb, en passant pèr
tament d'un sarra-piastras » e « lous caramans »
Aauesl matin darrié li colo griso
las dau Lez. Pioi, venguèt lou grand chaple, que
PANTAIS DE LA MIA PRIMA DOUSSA...
d'Antôni Roux; tamben se jouguèt « lou JougaLou San! Soulèu, coume un pieloun de glôri
nous amaluguèt Filhou...
dou » imitât de Regnard, ounte noste amie Dussol
S'cs auhww dre dins lou cèu que vibro.
Mès « La Lauseta » n'èra pas moita, e vejaqui
Pantais de la mia Prima doussa,
(ioi lou decan de « La Lauseta») ensachèt soun
Eriat sènso nous vèire uno centeno,
que canta toumamai. Lou 8 de mai 1921, joga
Deleis esvanezis trop leu,
saupre-faire
dins
lou
rolle
dau
varlet...
Aquelas
fita del.i, d'eila sus lou lerraire,
« Rabcelés » de l'Escoutaire au Grand-Teatre de
Setz noumas 'na clfarenta poussa
très peças seguèroun creadas au Grand Teatre de
Chourle, e segaire, e liandro, e glenarello,
Mount-Peliè. Pioi torna à Bedarriéus e voula jus¬
Sul chami que mena au toumbeu;
Mount-Peliè,
car
à-n-aquela
epoca
lou
cahiè
de
las
E d'espeia coume iéu que barrulon...
qu'à Sl-Africa (Aveirou). A sous prougramas, à
cargas dau teatre metiè lou diretou dins l'oubligaPantais de la mia Prima lija,
cioun de douná dos representaciouns dau repertôri despart de las pèças qu'avèn déjà dichas: « Un
Mai quand pareiguè l'Astre sus li cimo,
varlet dins l'emboul » de Jan Bardin, « l'ApouHuei setz noumas un pauc de fum
lengadoucian.
Acô
es
un
article
à
faire
reviéure;
Fuguè qu'un crid e de bras que s'aubouron.
tioaire purgat » e « Moussu Coucoumella » encara
caveant consules...
Que l'aura de mietjour embrija
D'un pèd segur e tibia prenguè d'ande,
Mas que disia dounc?... deparlava:
Lous atous dau Teatre rouman grelhavoun dins de l'Escoutaire.
Coume un droulas que vai au bon rescontre
1'
« Association générale des jeunes gens de Mont¬
Pioi,
i
a
la
creacioun,
au
Grand
Teatre,
de
las
De soun iue pais fousavo chasco lousco;
E qu'emporto en soun revoulun.
pellier »; aqui i aviè : Jôrdi Beaume, Girardot, dos pèças d'A. Peyre : « Marcial lou Janet » e
E li cresten de lus s'endentelavon.
Es pas per res qu'a luquetat,
Wimber, Blaufus, e Poussigue-Meyrel (ioi à sou- a Michèu lou repoutegaire » — aquesta rejougada
Un mati, vostra beutat siava,
chaca
an em'
un
mèire,
ounte
vai
ensengà
de
fèstas
en
l'ounou
de
espetaclous succès. E de repre¬
E lu, coume l'erbo trambhto, o Terro,
Rebat de la maja Beutat.
Favre), e Mas qu'avèn vist pèr Pascas darnièiras, sentaciouns, à la Sala das Councerts, e sus toutas
O sout lou prumié bais coume uno nóvio,
dms
la
Passioun,
las
scènas d'amatous de Mount-Peliè; d'autras re¬
toujour
talentous
e esmougut.
Jasies, lou cor batènt, au grat de l'auro.
Pantais, setz 'n'isla verdejanta,
Quauques-uns bailavoun soun ajuda dins « Mont¬ presentaciouns, en banlèga, davans lou pople das
De tu mountaoe uno lubeio treblo
Plena de flours e d'auzeus d'or,
pellier, 20 minutes d'arrêt », revista mirgalhada de faus-bourgs au das mases (Quartiè de Mauri, MasFasènt coume dansa ta puro ligno.
Ount la nau de moun cor s'aplanta
las scènas e das refrins dau regretat Caries Gros, de-Julièn). E pioi, de sourtidas: à S'-Jan-de-CuDins la mar grisa dau Record...
à Lamalou-Iousque Lauvergeon e Laplanche faguèroun tant valè. culas e Sfc-Marti-de-Loundres;
Alor lis iue cargo de maravilho,
E
dessoublider
pas
Piques
e
sa
troupa,
que
counBans;
à
Lunel
e
Lunel-Vièl;
à
Vilamanda,
Albert pestour, lemouzi.
Chascun, gauchoust coumencè sa batudo.
tùnia encara sa batuda aTtistica e miejournala dins S'-Brés, Balhaxgues; à Loudeva, Avena, etc...
Terro d'amour, quau te póu avé visto,
lou terraire d'oc que bagna la Mieterrana.
I a quauques jours ëncara, lou 8 de mai, dous
Quau póu avé viscu ta vido largo
Plus tard, au coumençament d'aqueste siècle,
LOUS REBATS SUS L'AUTURA
Sènse avé lou degoust dis àutri terro!
cops dins lou dimenche, — tantossada e vesprada
Penè Tulet faguèt '™igà à Poussan, tour à tour:
Et quau póu avé vist ti chato bruno
« La Lauseta » jougava davans una sala cafida
n La Cour couculèra »,
amusanta, « lou Poutou », de
Vers limousins et traduction française, d'Albert
E soun coulet sous la blanco capello,
mounde, au Grand-Teatre de Mount-Peliè. E
pretoucant, e « la Masca », dramatica. E, d'un alestis pèr lou 4 de jun « lou 1 resór de Sustan- Pestour. Avec un poème liminaire de Charles
Sènso lou fèu amar di languitudo!
autre las, Louvis Abric -ngausilhava Lunel embé
Maurras.
cioun », de l'abat Favre.
(i La Poumpa », « Per aquel os ! » e « Boudièu!
« Ces reflets sur la colline sont un des livres les
E quau pourrié te quita pèr la vido,
Vejaqui en quaucas regas ce que s es fach au plus
i a d'espés... ».
remarquables de la littérature occitane et peutTerro-Majour, Mèco que belan tôuti!
Tout* aquelas manifestaciou1-* teatralas soun es- Clapàs pèr lou Teatre d'Oc. Sans un sôu de di- être le plus
parfait qui ait paru en limousin. »
gus,
mès
la
fisança au cor, lous ainats an entetaidas un pauc un fioc de palha, vole dire un afouE lou Soulèu à noun-plus, quand trecolo
menat la roumpuda, dins la fegounda terra mie¬
g;' J.-P. Récis.
gament d'un jour, un estrambord passagé-simne
Délai ti piano e lis engano morno,
journala.
segu,
pamens, d'un dévouament f d'un amour
Perqué jilo de rai tant bèu, tant triste,
LA CAMPANA DE MAGALOUNA
fil hais pèr la lenga nostra. Mès, mancava à la basa
Lous jouvents de ioi quitaran pas se rouvilhà
Senoun qu'es soun astrado ineisourablo
l'outis
meravilhous
l'ourganisacioun ferma, la pratica journalièira e lou
que i an mes en mans. Saupran
Que chasque escabour de tu lou separo!
Journal poupulári de Mount-Peliè, bailejat per
capudige dins la perseguida de la toca entrevista. lou manejà, per la pus granda glôria de nosta bella F. Dezeuze
(L'Escoutaire).
Très
jouvents:
Pèire
Azéma,
Louvis
Bonfils
e
lenga
d'oc
e
soun
eterna
revjéudança.
1905.
Mount-Peliè, 27, Carriera de l'Agulhariè.
Jousè Belloc agèroun la coumprenença de l'esfors
Un an : 3 fr. 50.
CAUSSOU de L'OULIVIÈ.
necite e sauvarèl, e faguèroun en 1912 bresilh»
J. BOURRILLY, prouvençau.
BRINDE A LA TERRO D'ARLE

lou teatre d'oc

r.

La Lauseta

—

...

&lt;•.

—

».

A

sa

�LA ROSA DIU

LO CANT DEL LLATI

Mentrès nos quede dins la memoria
L'imalge oioa del temps passai;
Montres nos lligite la nosira historia
Ab lias fortissim de germandal,
Serèms Llalins;
Llalins à fora, Llalins à dins,
Scmpre Llalins!
Menlres

PREGARI

e

Y' Is ceps engrexen noslres cellers,
Y cad' any lleven les oliveres
Y reoerdescan noslres llorers,

e

quede la llar dels aois,
l'esglcsia d'eslil aniich,
Y la llatina parla en los llabis,
Y à fora casa ni un enemich,
Serèms Llalins-,
Llatins à fora, Llatins à dins,
Sempre Llatins!
nos

fil de vida per respirar,
Serèms Llatins;
Llalins à fora, Llatins à dins,
Sempre Llatins!
un

FORNELLS.

S

apelaba Ramon ée, mèstre en poezia,
Venid per s'inspirar dins los bósques.
Ailás,
Un malin l'an trobat am son lahul sul bras,
corlezia!

L ausèlon s'est calai dedins la
ramandilha,
E lo bôsc tôt entièr s'est reculhil.
Ploralz,

E los arbres

mórt

es

lagrema

e,

loi escás,

la cilha.

sus

saludal ambé lor rama,
comprés qu'una polenta flama
S'aluda, quand Ramon lo trobador partis.
Car eles

an

an

tua

es

6

grandes

villes de France.
Découpez ce BON et adressez-le aujorid'hui même, avec votre

tin.
Une conférence

c

CONCOURS

«

réponse :

£

Service Í

»

51, rue du Rocber, 51. — PARIS.
de l'éminent critique Marcel
Joindre pour la réponse une enveloppe
Coulon, sur « l'abbé Fabre », une pièce « L'Outimbrée
portant votre adresse.
péra d'Aubai » et de nombreux poèmes de l'abbé
Fabre sont au programme de cette manifestation.
Le département du Gard se deVait de célébrer
AUGUSTE FOURES

le bi-centenaire de la naissance de l'un de

ses

Fourès est
buste du
poète, œuvre du statuaire Malacan, sera inauguré
à Castelnaudary dans la seconde quinzaine de
aura gracias a vos la pasture goardada.
ture d'Oc entre la disparition des Troubadours et septembre 1927.
Si vous avez souscrit, le Comité vous adresse
Tant qui-s morechen flos è plantas deus entorns, l'avènement du Félibrige.
A NICE : le Palmarès de l'Academia nissarda. ses remerciements; si vous ne 1 avez pas encore
oei, au palle arrayóu deus dias reds è corts
Le jury du concours de prose en dialecte orga¬ fait, il vous demande de ne pas demeurer sourd à
lo blat que drom devath la Terra com los morts,
nisé par l'Academia Nissarda, à Nice, a procédé son appel pour son œuvre de renaissance occitane.
à l'examen et au classement des nombreuses com¬
Il porte à votre connaissance qu il édite, en mê¬
è corn los morts qu'atend la so Reviscolada!
positions qui avaient été présentées, et if a arrêté me temps, une étude de M. Joseph Salvat sur
cemme suit la liste des
«
La vie et l'œuvre d'Auguste Fourès », suivie
Y. BOZET, gascon-béarnais.
récompenses :
Ier prix: M. Félix Blanchi, avocat à Nice, pour d'un choix de poésies, étude à laquelle il vous
Lou Mèstre
noù (devise: Escriboch);
PASTURO DE DIEU
2° prix: prie de souscrire, au prix de 20 francs (luxe numé¬
Mme Pin-Gasiglia, à Nice, pour Lou tourtoun roté) et 7 francs (tirage courant). Le volume pa¬
A moun joueine ami Jórgi Reboul. (devise: Pèr manteni la lenga maire); 3° prix: raîtra en août et les prix seront relevés dès sa pa¬
En mi linlourlanl, un jour, sus sa fauda,
M. Sully Maynart, du Pont-de-Clans (A.-M.), rution.
#
S'adresser à M. Delestaing, 11, rue du 11 No¬
ma grand
m'a counta qu'avié counouissu,
pour Rosa myslica (devise: Mai vèn mai); mention;
dins uno bourgado ounle èro servènto,
M. Charles Barzél, pour Li flou di Nissa (devise: vembre. Castelnaudary, C. C. P. Toulouse 1758
ou à M. J. Salvat, séminaire de Castelnaudary.
doues souarre, uno riebo à fa crida au masc,
Lou bruc de Berra).
mai sènso un nistoun pèr la faire rire,
Le Congrès de la Fédération Régionaliste
l'aulro, véuso e pauro à fa crenlo à Jo,
Française, qui devait avoir lieu les 10, 11 et
LE RABELAIS
12 juin, est renvoyé au mois de novembre.
cargado d'enfant, cinq, toueis en bas iàgi.
Bèn que s'engenièsse, un jour si troubè
AU MAROC : La Fédération Occitane.
A l'occasion des fêtes fêlibréennes de la Sainte
sènso un troues de pan dinlre la paniero
A Rabat vient de se constituer une Fédération Estelle et de
l'Exposition Internationale, le « Ra¬
Gccitane du Maroc, sous l'active direction de belais » fait paraître un numéro spécial.
pèr detafama sei cars enfanloun.
Caucant à sei pèd tout faus amour-propre
M. Laffont, pour resserrer la confraternité d'ori¬
Luxueusement édité et richement illustré, dans
anè Vers sa souarre e li parlé nsin :
gine. La Fédération publie un journal, « Le Miet- la formule des grandes revues d'art parisiennes, ce
jiun », qui paraîtra sur 12 pages à partir de juin. numéro constituera un fort volume broché d'environ
« Mei
pichoun e iéu sian dins la desiresso,
«. Si vous aimez la terre où vous êtes né; si vous
100 pages.
o
ma souarre,
aimez votre langue maternelle, les souvenirs de vo¬
avèn plus de que manja !
I! donnera tous lies documents photographiques
Sies dessus teis uou, doune-mi d'ajudo,
tre enfance, de votre jeunesse, venez à nous... »,
relatifs aux fêtes de l'exposition et des reproducdouno-nous de pan pèr vèire veni. »
l'sons-nous dans !c premier numéro. Et c'est très itons en couleurs de tableaux de maîtres.
bien. Voilà un mouvement que nous suivrons avec
Enfin, MM. Henry Bordeaux et Louis Bertrand
Mai la richardo èro auSsito uno aragr.o
intérêt et que nous soutiendrons de toutes nos for¬ de l'Académie Française, Emile
Ripert et Valère
e, negant sei bèn, l'enmandè'n li diant:
ces.
Il y a aux Maroc toute uné colonie occitane Bernard, de l'Académie de Marseille; Jean-Louis
« Iéu meme ai plus rèn à
l'oustau, ma bello! » des plus intéressantes. Le lauréat des grands Jeux Vaudoyer, Henry Muchart, J.-S. Pons, Pierre JaFloraux, notre ami M. Bourrilly, provençal, n'est- labert, etc., etc... donneront à la partie littéraire
Las de rustica, lou sèro vengu,
îl pas juge au Tribunal de Première Instance de tout l'éclat de ieur talent si
apprécié du public
Las de rustica, lou sèro vengu,
Casablanca?
méditerranéen.
si recampo enfin l'orne de la richo
Dans le courant de mai, M. F. Mistral nous
Ce numéro sera vendu par souscription au prix
e si va coupa'no lesco de pan.
a' donné une série de conférences en
Angleterre, de 10 francs.
Dre que soun coutèu dins lou pan s'enfounço,
à Paris et dans l'Europe centrale.
dôu lai qu'a dubert aluco sourli
Le 10 mai, M. Arnavon, ministre plénipo¬
de goulo de sang ioumbanl à cha-uno.
tentiaire, a fait, à Prague,-une conférence sur la
LES AMITIES
Sa fremo, esfraiado en vesènt acó
Provence.
li countè Iéu, Iéu, l'ourriblo messonjo
Depuis leur numéro du 15 décembre 1926, les
Les 4 et 3 mai, au Théâtre d'Aurlllac, l'EsAmitiés Foréziennes et Vellaves, fondées en 1921,
pourgido à sa souarre à lue de secous.
cola Auvernhato a tenu une félibrée.
sont devenues les Amitiés, revue littéraire et ar¬
L'orne s'encourrè de tóuli sei cambo
Le 25 mai; au Covize de l'Escola de Lipèr fin d'arriba à soun ajudo, à tèms,
menha, si activement dirigé par M. H. Gilbert, tistique des provinces françaises. Tout en demeu¬
rant l'organe des Amitiés Foréziennes et Vellaves,
mai en pénétrant encó de la véuso
M. R. Lavaud a parlé des Œuvres des Trouba¬
la revue qui a noué des relations étroites avec tous
troubè la paourelo en trin de prega;
dours Cantaliens.
les groupements régionaux de France et des pays
sei dous cago-nis dourmien sur sa faudo,
Les Jeux Floraux du Roussillon ont tenu leurs
de" langue française, s'adresse à un public élargi.
sei 1res proumié nal jasien à sei pèd.
assises à Perpignan le 29 mai.
Au sommaire des six numéros parus- depuis la
La vergougno au front l'óufrè de mangilho
Le 27, Fête de l'Eglantine aura lieu à Saintmai, la vouas eslencho, clo diguè'nsin:
Privat. les 14 et 15 août, sous la direction de l'Es- réorganisation des Amitiés: Lucien Dubech, Ro¬
land Dorgelès, Guy Chastel. Louis Théolier, Jean
cola de la Xenlria.
« Avèn plus besoun de viéure
terrestre,
A Valence, sur l'initiative de jeunes poètes, Lebrau, Francis Carco, Emile Baumann, André
très de meis enfanl soun
desafama,
s'est tenue la Taula de Poesias, sous la présidence Thérive, Gaston Le Révérend, Louis Pize, Fernand Mazade, Charles Forot, Jean Tenant, Joseph
Diéu entendra bèn, segur, ma preguiero,
d'En M. Gomez, de l'Ateneu Mercantil.
desafamara lei dous qu'ai enca. »
A Valence, Lo Rat Penat vient d'élire son Johnon. En septembre, la revue consacrera un nu¬
méro de 200 pages à la mémoire d'Emile Clerbureau: En F. Burriel, président; En M. Cortina
mont.
Quand la pauro véuso acabè 'sto dicho,
et Ignasi Villalonga, vice-présidents; V.-F. Sal¬
Abonnement annuel: 40 francs.
sei dous cago-nis fèron soun radié;,
Le numéro:
vador, secrétaire; J. Soler et E. Daroca, secré¬
4 francs. Administration à Saint-Etienne (Loire)
lor, lou couar roumpu, la maire doulènto
taires adjoints; bibliothécaire: J. P era les; mem¬
rue de la Paix, I.
davans soun cougnal toumbè mouarto au soù.
bres: J. Osset et N.-P. Gómez.
Antóni CONIO, marsihés.
A Valence; au cours des fêtes de mai, la
(segound lei fraire Grimm).
ville de Valence a rendu un magnifique hommage
IL RICH1AMO
à Teodor Llorente, le chef de la renaissance occi¬
Revue de quinzaine du groupe Littéraire Piétane à Valence.
A l'Escola Peire-Vidal, à Toulouse, M. le montais.
Directeur: Adolfo Balliano.
LE BI-CENTENAIRE DE L'ABBE
professeur J. Bourciez a fait une conférence sur
Turin, Corto Palestro, 9. — Un an: 10 lires.
Michel
Camélat
et
Béline, « le chef et le chefFABRE A NIMES
d'œuvre de la renaissance occitane en Gascogne.
Grâce à la » Jouvenço Nimesenco » la ville de Nous en reparlerons dans notre prochfï'n numéro.
IBRANDE
Nîmes et le département du Gard vont s'associer
aux fêtes
qui ont eu lieu dans tout le Languedoo
Revue de quinzaine piémontaise.
pour célébrer le bi-centenaire de l'abbé Fabre.
Direction : A. Formica, Oreste Gallina, GiuL'EVEIL CATALAN
Ces fêtes qui se dérouleront sous le haut
seppe Pacotto (Pinin Pacét).
pa¬
tronage de MM. le préfet du Gard, le maire de
Journal bi-mensuel littéraire et régionaliste, 34,
Turin, via Frafelli Calandra, 24-26.
Nîmes, député du Gard, le maire de Sommières, rue Grande la Réal, Perpignan.
Un an: 10 lires (A l'étranger: 20 lires).
Marius Jouveau, Capoulié du
Félibrige, Joseph
d'Arbaud, majorai du Félibrige, Eloy-Vincent,
et

de perpétuer le souvenir de

poète sommiérais celui qui suivant le mot si
juste de Marcel Coulon est le plus grand écrivain,
le seul grand écrivain que connaisse notre littéra¬
ce

Le Comité du Monument Auguste
heureux de vous faire savoir que le

—

Deman l âme vendra. Son fèrre
malrasaire,
Arbre's, vos tuarâ, sens comprendre, pecaire,

Que cada arbre qu'on

dab l'espèr

façon à. former les noms de

—

L'AMA DELS ARBRES

canlaire

e

Disposez ces rectangles bout à bout de

d'Appel de Nîmes; secrétaire-général : Me André
Coulon, avocat, secrétaire de la « Jouvenço Ni¬
mesenco
»;
Trésorier: Paul Carde; Membres:
Maurice Teitelibaune; Yves Fages; André Valen-

_

Menlres nos queden sis pams de terra,
Y un' arma oella per guerrejar,
Y un pil conlrari pal nostre ferre,

sentiran

tranquile

Ara que poch mori-m a I'óra qui-pagrada.
Mon Diu; que soi segu que la mia nidada

Sempre Llalins!

Abres, oóslre

camp

Adrien Maiige, vice-président de la « Jouvenço
Nimesenco », M" des Guenois, avocat à la Cour

meilleurs enfants

Menlres perillen d'una destrossa
Les noslres dones en desconsol,
Los nostres pares dinlre la fossa.
Los fillets nostres dinlre' l bressol,
Serèms Llalins;
Llatins à fora, Llalins à■ dins,

Los ômes

obra, Segnó, qu'ei adara acabada,
póden honí la ploya e la torrada,
la neu pelucà sus la tèrra laurada,

de que tienerat compte a tôt long de l'ivèrn
deu mendre grà hidat a cada soc ubèrt.

Y aprop

Espandit. Era mort, lo rèi de

segnaus

qu'avè sonat l'óra enta yo deu repaus,
que-m èi estrussat è l'aret è la haus.

qu'abandoni io

Sempre Llalins!

y

los

è que

Llatins à. fora, Llalins à dins,

F. Matheu

SEMIAIRE

La mia

Serèms Llalins;

Y

DEU

La bisa è los corbàs m'an portât
de

Menlres les segues amphn les ereS;

Menlres

I
3

J.-S. PONS, Catalá.

1926.

fora, Llatins à dins,
Semprc Llalins!

,

ICEI ISI-11hvil

nostres platjes

ressone per

Llalins à

corn

Com el venlre moll de

peloneje la llum del sol,
Serèms Llalins!

ns

^100.000 fr. DE PRIX

el rajolî d'una bota de- granaixa,
sanc d'alguna llebre ajassada.
Sempre mes ne té el record aquell qui t'ha respirada
Es el maig, la rosa diu! I jo li' n die: Calla! Calla!
Dolça

Del mar de Roma l'élern udol,
Y' l mestral injle ses amples raljes
Y'

CONCOURS

Es el maig, la rosa diu : Tu m'hauriès descuidada.
Es veritat jo li'n die, dolço rosa embalsemada,

un

cór

que

—

moris.

Roger BARTHE, lengadocian.

-

—

—

LOU BAN
A Moun Ami C. Favre.

—

T'ai visto souleto

la

sus

plajo di Santo

ti

ped j
bagnavon dińs li erso dansanto
plan plan, j
seguissiès la franjo d'argent — longtemps, long- !
temps ieu t'ai segui...
nus se

—

—

—

—

Te siès arrestado

dins aqueu desert,
blavo la soulitudo

Ti

man

d

—

sus

un

ti

adrecho

—

as

concert

pas

vist.
couifo de Mireio

ta

as.desgrafa

chale
piei j
raubo
Ieu li
bagna ta nudeta d'évori...

leissa toumba
an

se

lou

desnousa

an

biais galant

ped

raioun dou souleu

Ti

sous

de tamarisso m'as

quet

regarda

parés te vesié
de la mar trouIeu escoundu darrié un bou¬

as

—

.toun

ta

&lt;—

—

tonmbavon loun de

toun esquino, coum'un !
dreissavon duran sus ta
poitrino — dins toun sourire de divesso se vesié
ta bouco fresco, ti dent blanco
toun cors semblavo taia dins lou maubre. Eres bello, une sorre
vivento de la Venus d'Arle.
peu

mantèu

ti

—

sen

libre

se

—

Pau à pau te
routo d'or que
ti

cambo,

glisserés dins la mar
!i rajoun dou soulèu

—

seguissés la

te marcavon

—

loun ventre, tout toun cors s'abandouna-

semblavo que la mar te vesent tant bello t'attirave dins soun sen per te garda — piei ne se
vo

—

vesié

plus

sien...

sus

eron

ti

l'oundo
man

Alors ieu partiguére

que

di cerclo

que tapegavon

que s'alarguisl'aigo amaro...

—

—

—

.

—

en plourant coum'un fou —
Président de l'Académie du Gard et de « NeLO GAI SABER
jamai ne pourrai t'avedre coum' aquelo rivalo — marusa ». Henry Banquier, président de l'AssociaO grando mar toute la nieu fuguère
jalous de ti 'tion de la Presse, sont en préparation par le Co¬
Revista de l'Escola Occitana. Redaccion : 45,
secrets...
mité d'Organisation :
Carrièra Contresti Castèlnéudari.
AdministaPrésident: MM. Georges Maitifi, Président de cion
; Libraria Privât,
Toloza.
JÒrgi MARTIN, nimescnc.
la « Jouvenço Nimesenco »; vice-président: MM.
10 francs par an.
—

LA PIGNATO

Lou poupulari e galoi joumau toulounen
lou fio dous cop pèr mes.
Toulon, 65, rue de la République.
Un an : 5 francs.

sus

que met

�Liouis-Frédéric ROUQUETTE : La Chanson du
(Ferenczi et tils, éditeurs, 9, rue AntoineChantin, Paris.
Louis-Frédéric Rouquette a dépeint les mers
australes, le grand Nord Canadien, 1 Islande. Un
beau soir il invite les lecteurs qui l'avaient suivi
sur
la grande houle de l'Atlantique et sur les
pistes glacées de l'Alaska, à l'accompagner en
pays d oc. Il veut faire aimer la terre d'oc, la
terre de soleil et d'amour à ceux
qu'il a émer¬
veillés par la beauté farouche du grand silence
blanc, ou la magie des aurores boréales. A ces
mêmes lecteurs, il évoquera son
village aux pierres
dorées, son village ceinturé de vignes qui se

bulletin des lettres
Louis-Frédéric RoUQUETTE. — La Chanson du
Pays, roman de la Terre d'Oc. (J. Ferenczi
e: fils, éditeurs, Paris; 12 francs).
Ere pas qu'un manit encara, quand Rouquette,
esludiant de i'Universitat de Mount-Peliè, segnourejava sus !ou terraire que s'espandis entre lou
Jardi-dau-Rèi e la Blancariè. Ié carrejava, enmantelat d'una capa cremesina, soun grand cadabre
long ccuma tout toi, floucat d'una barbassa
qu'aloungava encara mai Icu magrige de sa cara.
N i a que n'en nsièn, n i a que n'avièn pou; fa-

siè de

vers

e

de crounicas; èra

pouèta...
Aquel pouèta

un

èra ia

sorre

bachôcou, èra chauffe
de la

sachut faire veire couma l'acioun
sous pouèmas viscuts de las
blancas, dequé soun, senoun la flou
a

dau panlai;

grandas

terras

de

erouïsme?

soun

un

Mès quau auriè dich que soun cbra damièira
sa mai ain.ada
belèu
seriè un cant d'amour

—

e

—

brun ttrraire d'cc? Quau auriè devignat
qu'en
I'ounou de sa terra mairala,
Rouquette encanariè :
la cansou dau pais, dins la lenga dau
païs tout
d'un cop retroubada.
au

Diguen-z-hou francament : pèr l'cunou deguda
à-m-aquela lenga, pèr I'ounou dau bè! escrivan que
vouguèt rendre cumage, auriè milhou vargut reveire de mai proche las p.aj'as d'oc que L.-F. Rou¬
îc

quette a

de

bcutadas dims

soun

n'i

contra-sens couma

paja 196:

«

pèses

»

a

per

obra

(au mens pèr evità
parel, pèr esemple,

un

pèusses

«

»

douillen » pèr « brandoulhen»).
Mes ûcô dich
qu'hou caliè dire
z-hou : es pas soulament aquelas pajas,
—

entiè que

dis

Bas-Lengadoc;

es,

tout

entiè,

tout

senè trop ou pas prou
en

e

—

es

«

dire)

en

senoun

tout

pensât

cas

bre-

ajustenlou libre

inné arderous à la terra

un

offertes se donnent « comme des résultats logiques
de l'expérience du passé ». M. Chamson a
pensé
« qu'en cherchant à
préciser le véritable caractère

pays

«

dau

(que

sentit

»

lenga d'oc.

Obra d'amour mai qu'obra d'art —
e, per acô
d aqui, obra d'art reauista
es-votô dau marin sus
1 auîar de la patria,
aquela « cansou nous retrais
tour I encantament dau
païs, tout lou
—

gàubi

enmas-

au

mer.

soleil entre le double azur du ciel
A ces mêmes lecteurs il

néral et, je pense,

de l'expérience de 1 histoire, son origine, ses li¬
mites, sa nature, il serait possible de déterminer
la valeur de son utilisation
pour la construction
théorique de l'avenir ».
Pour cette tâche, il s'est appuyé sur l'œuvre ce !
tiois hommes: Maurras, Barrés et Mistral.
Et, |
d'homme à homme, d'œuvre à œuvre, il s'est li¬
béré de l'expérience de l'histoire. 11 l'a subie en
Maurras, elle a triomphé, son sans lutte, en Barrés.
Comme Mistral, il a reconnu qu'il
pouvait échapper
à sa puissance.
Au cours de cette étude, M. Chamson a
précisé
les différences qui existent entre Mistral et Maur¬
ras. Il a montre aussi
que la dualité de Barrés pro¬
venait de « 1 antinomie de deux
expériences de
1 histoire ». Et il a conclu «
que l'expérience tech¬
nique de l'histoire n'existe pas et qu'il
n'y a pas
de conception politique du monde
qui soit vérifiée I
par elle », et qu'il faut donc « dissocier la
poli- j
ticue et l'expérience de l'histoire ».
André Chamson ne trouve pas qu'il ait
rempli
toute sa tâche. De ces idées naîtra
un roman, Les
jardins de la Condamine, qui montrera comme?.í
ce jeune cévenol
il est né à Nîmes d'une fa¬
mille d'origine cévenole
donne la vie à sa phi¬
losophie de 1 histoire.

et

évoquera la
terre bénie de Bacchus qui tord les
ceps feuillus
aux pentes
des coteaux.
Comment L.-F. Rouquette, que la mort
stupide
nous enlève à 42 ans, avait-il
songé à chanter son
pays natal qu il avait abandonné pour l'aventure?
L explication en est plus simple
qu'on ne pourrait
!° Penser- Au pays dcc, dans son enfance et sa
F. F.^ Rouquette rêvait des paysages de
^ ac&lt;F e| des oc^a"s brumeux. Vn 'our sur 'es mers
d'Islande, un vieil air populaire que chantait un
matelot lui donne la nostalgie des hauts
platanes
qui gardent sa maison aux tuiles rouges, de l'église
romane, et des vignes qui s'étendent à l'infini.
Une voix de marin suffit à faire
surgir cette vision
nostalgique de jeunes filles rieuses qui passent avec
des jeunes hommes cependant
que vibre la langue
sonore qui fait tressaillir toute sa
chair. Et c'est
alors qu'il conçut l'idée d'exalter ceux de sa race
et de.chanter l'histoire de deux
nefants de la terre
occitane. Ainsi naquit la Chanson du
Pays. La
nostalgie du pays natal avait montré à Rouquette
qu'il y a partout de la beauté et que, parfois la
plus merveilleuse aventure c'est du songe intérieur
qu'elle apparaît.
~
La Chanson du Pays est toute à la gloire de la
terre
d oc.
•» d'oc.
four marquer
Pou,
marquer davantage «m
son amour.
amour,
L.-F. Rouquette a fait précéder les divers cha¬
pitres de son livre d'un poème en prose occitane.
Il n avait pas encore assez
d'entraînement pour
pouvoir penser en langue d'oc. Il ne connaissait
pas toutes les ressources de son vocabulaire. Aussi
ces poèmes semblent écrits en
français et traduits
en occitan.
On pourra s'en convaincre en compa¬
rant les deux textes. Il n'en reste
pas moins que
L.-F. Rouquette a eu là une initiative charmante.
Il est à souhaiter
qu'eJle^soit suivie.
La Chanson du Pays est donc un roman, un ro¬
man où la fantaisie divine se mêle en un
savoureux
mélange, un roman où tout se passe parfois comme

I

i^unesse-

jeter

un peu

sant

et

Car
Ait

ce

d'eau

tapageur
ne

sont

du félibrige
sur

partout

Nous

patois,

que concours en

de leur Mistral que
Pour décerner des prix doctes
ces

particulier, de
peu envahis¬

un

:

nom

Devant

en

l'eslrambord

de livres jleurissenl!
se

réunissent...

jeux floraux, le Français est pantois!

nous

rangeons

reconnaissant

de

son

côté,

parce

que

Emile Barthe de hautes
qualités de poète et de riches dons de génie scétout

en

en

nique,

nous continuerons à crier jusqu'à notre der¬
nier souffle, que la langue d'Oc est de basse ex¬
traction et fourmille de barbarismes. Un exemple
entre mille.: Dans lous Rasims de Luno (pourquoi

d'abord
de Lou

Rasim, avec rn et non n?), il est question
reloge. Il y a de quoi bondir! Cette tra¬
duction barbare de l'horloge (hora, loge) est sans
doute pour préparer nos élèves de Lycée — quand
il y aura des chaires de patois — à apprendre que
l'électricité doit se dire la lustricitat...
Nous nous promettons de revenir sur ce sujet
palpitant !
Maurice

de

B ALGER E.

»

—

—

Ces lignes étincelantes qui encadrent les vers
divins de M. Henri Deleuze, conviennent admi¬
rablement à la signature aristocratique de M. Mau¬
rice de Balcère, pseudonyme modeste de M. Sa-

Jean-Paul RÉGIS.
LEON CLADEL

voye.

On pourrait faire remarquer à M. de Balcère,
dresse, depuis plus de trente ans, en lui demandant pardon de la liberté grande, que
le groupe d'Ompdrailles et d'Arribal. Sur le
socle la langue d'Oc, cette langue de basse extraction,
e3f Sravée cette inscription : « En souvenir de Léon fut la première langue littéraire de l'Europe, que
créateur d Ompdrailles ». C est seulement de Lisbonne à Prague, les troubadours écrivaient
i
22 mai ^27 qu'on vient d'inaugurer à Paris le cette langue de basse extraction, et qu'elle compte
parmi ses poètes de basse extraction : Guillaume
I mominier}t de Léon Cladel.
Fe puissant romancier quercynois, l'auteur de ces IX. comte de Poitou et duc d'Aquitaine; RiA Bruxelles

se

■

chefs-d'œuvres au style ciselé: Le
I '«&gt; J'
C,oix-aux-Bœujs, Dax.

Boucassié, Cela Fêta votive,
Mi-Diable, Les Va-nu-pieds, dont Banville, Bau- I
delaire, Bourget, Drumont, Flaubert, Gońcourt, i
laine, Veuillot, ont célébré la valeur, s'était tou¬
jours intéressé aux lettres occitanes.
Le 16 juillet 1885, notamment, il écrivait au
Mont-albanais Auguste Quercy : «
Prenez l'his¬
toire et vous verrez
qui nous sommes. Oui, des
Celles ibériens, subjugués par Rome,
qui nous a
légué sa langue bâtarde, mais admirable, la seule
que parlent aujourd'hui nos paysans et la
plupart
de nos ouvriers qui ne savent
pas encore l'écrire
n.
la lire. Si vous voulez
qu'elle persiste à vivre
et qu'elle reprenne son
rang dans le monde, il faut
absolument en fixer la prononciation et l'ortho¬
graphe. En Provence, Mistral et sa bande de féj
libres ont fait .des lexiques et. des
grammaires. Pour¬
quoi Fourès, du
Lauraguais, et vous, son très di¬
gne lieutenant du Quercy, n'en feriez-vous
pas au¬
tant? Si réellement vous i'aimez,
aquelo lengo ma'iralo, vous êtes tenus de lui assurer la durée. Occupez-vous-en le plus tôt possible, car
qui sait ce j

Çhard Cœur de Lion,
"•

™

ro. d Angleterre- Alphonse
d Aragon; Rmuiaud comte d &lt;W; la

convlesse de IJie: !e cc:Tlte de 1

rovence

Raymond

V= Frédéric, roi de Sicile; Guillaume de

Baux, prince d'Orange; Pierre III, roi d'Aragon;
vivent...
l'empereur Henri VI, etc...
l'errbraigameni de la garriga viauleta, fina
On pourrait aussi conseiller à M. de Balcère,
c rusta
amiga das pastres e des pouètas, — lou
de consulter un élève du lycée de Béziers
cauid fo'.ihge de las vendemias dins lou
pour
vignarés
connaître les raisons qui veulent qu'on écrive ra¬
de Loupian à la terra rouja, — la
douçou d'aquela
sim
(j aimerais mieux razim) et reloge.
gleèisa que sourgis, granda nau rosa prèsta à parti
A quoi bon? M. de Balcère qui sait tout sans
sus l'estang — e l'estang
galoi. bandat ce sourel,
avoir rien appris, crée lui-même ses
que canta e que dansa sa rounda d'azur autour
étymologies.
de
Et c'est ainsi qu'il daigne condescendre à nous
Rcucairôu...
faire savoir, au risque de s'encanailler, qu'horloge
Tout acô, amai mai, Rouquette nous lou dis, à
vient de hora et de loge.
prepaus d'una simpla istôria d'amour, dins un.a obra
On ne s'ennuie pas à Béziers. Heureux Bitoumte a mes lou pus bèu de sous souvenis e lou dans un songe, un roman où l'auteur nous montre
terrois
!
les
nulhou de soun a ma
jeunes amours des jeunes héros, leur entourage
dins una obra ounte rev:éurà tant que viéurà lou pals de
que
domine
-un extraordinaire berger qui cite Vir¬
quau a, tant
J.-P. R.
b-en, cantal la cansou...
gile dans le texte. Ne vous en étonnez point. Les
bonnes
Marcel' COULON.
Un bel écrivain inconnu:
gens racontent que ce pâtre avait étudié
l'abbé Favre, 1727-1783. (F. Dezeuze, éditeur, dans les livres et qu'une femme lui avait fait per¬
LE COURRIER CATALAN
dre 1a raison. Vivent aussi dans ce livre les joies
Montpellier, 3 francs).
et
les
Présenter M. Couloa aux lecteurs d' « Oc » se¬
douleurs de la terre d'oc, de ce midi qui, un
Gazette d'information bi-mensuellé. Le seul
rait faire injure à l'un comme aux autres.
Il suffira jour d'août où le soleil mûrit la vendange pro¬ que nous réserve ! avenir!... C est aux poètes à journal donnant dès nouvelles de la Péninsule, non
raffermir ou à restaurer leur patrie, et la nôtre,
de souligner l'originalité
(puisque, aussi bien, c'est chaine, « oubliant Narbonne, les dragons du ma¬
j contrôlées par la censure espagnole. — Rédaction
une
originalité) de ce critique qui, Méridional réchal duc de Villars et les bandes de Simon de c est le Quercy, rien que le Quercy. Poète, vous j et Administration, 71, rue de Rennes. Abonned'origine, fait dans ses travaux une place aux écri- ! Montfort, le Midi loyaliste répondit: oui, a 1 ap- l'êles; un homme, soyez prêt à prouver que vous j ment annuel: France: 35 francs.
Etranger: 50
le serez, s'il y a lieu de combattre
vains de langue d'oc. Il a étudié le Nîmois
pour nos cou- ; francs.
Bigot : Pf1 des armes- ^ malgré l'abominable calomnie
er le Marseillais
Gélu; il a, surtout, voué un véri- d'un politicien, de la Moselle à l'Yser, pendant tûmes, notre indépendance et notre langue!
Un;
^...
table culte, fervent à la fois et éclairé, à l'abbé 9uatre ans, il donna, à la grande Patrie, les meil- jour viendra, je le vois, je le sais, où Paris sera
bien heureux de ne pas nous avoir tout à fait dé¬
L'ACTION REGIONALISTE
Favre. Pour quoi l'étude qu'il consacre à ce der- ' !eurs de ses i'is. »
marqués,
et
ce sont les provinces qui, tôt ou tard,
nier, publiée d'abord dans le Mercure de France, j
Bulletin mensuel
^ jeunes gens dont l'auteur conte l'histojre
etrééditée en plaquette) n'est pas le banal article " échappent pas à la fatalité. L aventure a grisé er. reprenant leurs vieilles franchises et chacune son
de la Fédération Régior.aliste Française
de circonstance, comme en provoquent tous les an- | 'a jeune fille. Elle retrouve son compagnon d en- langage particulier, sauveront la France, que la
54. Rue de Seine, PARIS (VIe)
centralisation a complètement émasculée, et que
r.dersaires.
: lance et de jeunesse.
« Il sait qu'il ne faut pas
les Prussiens achèveraient, s'il n'y avait pas sur
De qui la lira, le « bel écrivain »
Directeur : CHARLES-BRUN.
que
loue demander à la vie la réalisation de rêves impossîM. Marcel Coulon sera moins « inconnu »; et le bîes. Sa joie aurait été plus pure, certes, si, à vingt notre sol des hommes décidés à tout pour rendre
Abonnements : 3 francs par an.
son lustre au pays
désir lui viendra de le connaître davantage.
ans, il avait conduit la vierge à son foyer. Les
natal, qu'il se nomme l'Auver¬
gne ou la Guienne ou la Gascogne, ou le RouerSi l'auteur n'a pas négligé, en Favre, l'écri¬ dieux qui savent ont eu une autre volonté. »
André Chamson. L'Hcmme contre l'FIisloire. gue ou le Quercy. Comprenez-vous maintenant
vain français (qu'il estime, fort justement, n'être pas
négligeable), il a donné à l'écrivain d'oc la place (Bernard Grasset, éditeur, 61, rue des Saints-Pères, .Dourquci je n'inspire que très peu de sympathie aux
en tout
boulevard iers de la capitale, ainsi qu'à ceux qui
éminente qui lui revient, et il en donne à son lec¬ Paris).
s'intitulent Français? Oui, ce sont des Français,
teur une idée fort exacte. Il trace enfin
(à côté de
A la fin de 1923 paraissait aux Cahiers Verts
ceux-là, qui ne demanderaient pas mieux que de en portant LA PIERRE STAURA, Amulette
très précises notes biographiques et bibliographi¬ une œuvre
sobre et forte: Roux le Bandit. C'était,
millénaire aux vertus merveilleuses. talisman mi¬
ques), un vivant portrait de Favre parmi les Lan¬ recontée le plus simplement possible, l'histoire marcher derrière un autre Simon de Montfort, pour raculeux
garanti naturel. Ecrivez immédi-aterrent
exterminer
les
petits
de
ceux
qu'il
massacra,
brûla,
guedociens de son temps.
d'un déserteur par objection de consciencé.
F. MAJOIS, 59, rue Rochechouart, paris.
Join¬
terrorisa
sans pitié.
Non, non, ils ne m'auront ja¬ dre 3 fr. 50 en mandat ou timbres
Je ne suis pas éloigné de croire que se trouve ré¬ En 1914, au moment de la mobilisation, Roux,
pour recevoir
mais, ces surgeons de nos conquérants. Si je parle sa plaquette illustrée sous
solu dans ces dernières pages le problème qui a in¬
pli fermé.
paysan cévenol, se révolte. 11 ne veut pas se battre,
trigué tant de « favrisants » » : celui de la trop non point par peur, mais parce que ses idées le lui leur langue, la française, ils n'ignorent pas que
je pense en Méridional, et de là leur haine pour
modeste carrière ecclésiastique d'un prêtre dont la interdisent. A ses
compatriotes, surpris et indignés, mes
compatriotes en général et pour moi-même eń
conscience et le talent étaient également remarqua¬ il fait un sermon sur la
JEUNES GENS qui désirez vous faire belle
guerre et la justice. Il vou¬
situation à paris dans la publicité comme Cour¬
»
bles.
drait que les hommes ne se tuent pas. Et cepen- particulier
tiers. écrivez ou présentez-vous à l'UFJION,
M. Coulon y voit, comme aussi dans la non- dant
que ses camarades rejoignent leur corps, Roux
48, Rue de la Chaussée-d'Antin, ParîS (9°). Nous
LE
BOUFFON
DE
BEZIERS
publication des œuvres languedociennes de Favre
j
s'en
Va
dans
la
montagne
où
il
vivra
plusieurs
anayons
besoin de jeunes gens sans connaissance spé¬
du vivant de leur auteur, l'effet d'influence hostiles
ciale, mais intelligents, actifs et persévérants.
j nées. Au début, les paysans- ont une haine violente Béziers est une ville gaie.
centre lesquelles l'abbé se défendit, à grand peine,
j contre Roux, devenu le bandit. S'ils pouvaient le
mais du mieux qu'il put, en cultivant 1 amitié de livrer aux
Dans toutes les cités provinciales on trouve un
gendarmes qui le recherchent, ils le fequelques puissants protecteurs.
! raient avec joie. Puis ils réfléchissent. Le temps indigène qui joue le rôle de l'Auguste du cirque
Achetez directement
Hypothèse ingénieuse à l'appui de laquelle vient j passe. Et ils finissent par se dire que Roux n'avait tout naturellement, comme il respire. Ce grotesque
s'inscrire une décision récente de l'autorité épis- peut-être pas tort. Les événements
suffit à la joie de la population tout entière.
ont, d'ailleurs,
vos
copale de Montpellier. Les lauriers du cardinal matérialisé l'histoire qu'inventa André Chamson.
Pour être clown dans un cirque, il faut de mer¬
Andrieu doivent troubler le sommeil de Mgr Mi- (Affaire des frères Bertalon
jugée devant le Con- veilleuses qualités. Les bons clowns sont rares.
gr.en : il a interdit la cérémonie commémorative que seil de guerre de Lyon en février
1927)...
Pour être bouffon d'une ville, un imbécile suffit.
les félibres montpelliérains voulaient organiser, pour
à la Manufacture
Le roman, il semble qu'André Chamson le con¬
A Béziers, un homme a le don d'égayer les
le dimanche de Pentecôte, dans l'église de Ceilesidère comme l'illustration de théories qui lui sont Biterrois. Ce
neuve où repose La dépouille de l'abbé Favre.
personnage exquis, M. Maurice SaKeppenne et Legrand
chères. Chez lui, les idées abstraites se transforment
voye, dirige la Vie Bilerroise. Il y écrit aussi. El
Il était si simple de répondre à ce geste comme
68, Rue Nollet, PARIS (17e)
volontiers en essai philosophique ou sociologique. ses articles dérident les
firent les gens de Caderousse aux émissaires du
plus moroses.
E: le roman apparaît ensuite tout naturellement.
Papiers depuis 1 franc le rouleau
M.
Savoy-e en veut au Felibrige. La langue
vice-légat... Mais non! « li conse e li grand ciéuEnvoi franco sur demande de
Dans l'Homme contre l'Histoire qu'il vient de d'Oc lui répugne. Il la trouve de trop « basse
tadin », on les invoque aux jours de grand gala,
extraction
».
Textuel.
publier, M. Chamson combat « le règne de la
en un air de bravoure; puis, dans la vie courante,
L'album
Mais, dégustez donc cet article de la Vie Bilon les remise au magasin des accessoires,
et l'on preuve de l'avenir par le passé ». Les hommes ont
voulu
« dégager l'expérience de l'histoire
teroise
du
22
mai
:
pour en
s'agroumoulit « davans la caro d un gendarmo »
des nouveautés 1927
«
Notre spirituel collaborateur Henri Deleuze,
tirer une irrécusable représentation de l'avenir ».
et devant la bedaine d'un bedeau.
Plus de 600 échantillons à lous prix
P.A.
Trop souvent, en effet, les doctrines qui nous sont a cru bon, dans l'intérêt de la littérature en gécaire

dau passai

Ah!

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le livre

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\ tous

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Il rappelle, en outre, qu'aux termes de
l'article 97, chapitre 4, de la loi du 5 avril

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dites, de format in-8 jésus, composés en caractères
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dépots a Paris: « Occitania », 6, Passage Ver- Fonderies Debemy et Peignot. La série sur Japon:
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Ont paru:
vre », 4, Rue Félibien (VIe). — Compte-courant
postal : Paris 95.40. — Tél. : Fleurus 02-31 02-12. Œuvres de NavaRROT, avec préface de Michel
Camélat et un portrait de Navarrot.
dépôt a Barcelone.- « Llibreria Americana »,
Rambla de les Flors 31 et Passatge Virreina 5 et 7 Romivatge, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
Services de Publicité.- Publicité régionale: aux

Toulouse

OC ».
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P. J. P., 12, Rue Blanche, Paris (IX")
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L'Association des Amis du Livre Occitan a
oour but de servir io lettres occitanes en aidant
\'Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
L'Association des Amis du Livre Occitan sou¬
tient Y Editorial Occitan en aidant la publication,
tans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres
des maîtres de la littérature occitane.
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬

magasin

verl
7, place esquirol
toulouse

prend des Merabres fondateurs, des Membres ho¬
des Membres actifs.
Les Membres de l'Association ont droit à un
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
des diverses séries (édition originale). Ce numéro
est déterminé par l'ordre d'arrivée des adhésions.
Adhésions.
Membres actifs: les personnes
noraires

mercerie
bonneterie

et

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qui souscrivent

fourniture* pour

pour une somme

minimum de 100

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Ces chiffres s'entendent pour des souscriptions
—

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concernant les diverses publications de VEditorial
Occitan, quelles quelles que soient : livres ou pério
•liques.

toulouse 674 b.

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mairie, conformément

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France. —Compte-courant posta: Toulouse 124.55
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3, Rue du Poids-de-1'Huile
Adresse télégr. Régio

dans les bureaux de 1 état-civil, à la
aux articles 77 et 78
du Code civil et du décret du 15 avril 1919.
que

1923, 1924, 1925, 1926fi 1927.
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occitan

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décédées, les inhu¬
mations et les exhumations » et qu'en con¬
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heures des convois funèbres.

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funèbres,

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nicipal des Pompes Funèbres, 34, nie Pargaminières (téléphone 11-40) qui se charge
de toutes les démarches auprès des ministres
des divers cultes.

d'Emmanuel DelbousPerbosc. Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: gtrard.

quet (texte et trad.). Préface d'Antonin
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
Sous presse :

béline, poème de Michel Camélat (texte et trad.).
GARANTI 30 FRS PAR JOUR. Travail fa¬
Portrait de l'auteur, par Soudan.
cile, agréable, 2 sexes, ville et campagne, sans
Lo Libre del campestre, poèmes d'Antonin
quitter emploi. Ecr. E. B. PAM, av. Chandon,
Perbosc (texte et trad.).
GENNEVILLÏERS (Seine). Joindre un timbre
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬ pour
réponse.
face de Joseph Loubet (texte et trad.).
Pages Provençales Inédites de Baptiste Bonnet
(texte et trad.).
talanes, p. J.-S. Pons (1-5-27); Léon Cladel, p.
Les Cahiers Occitans
J. Charpentier (15-5-27).
La Muse Française : A la naissance du sym¬
Œuvres en langue occitane ou œuvres en langue
bolisme, p. A. Fontainas; Soir en montagne, p. C.
française d'auteurs occitans (format in-8° jésus).
Gandilhon-Gens-d'Armes (10-5-27).
Ont paru:
—

N°

Bos

bénac, œuvre dramatique de
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.
1.

—

Un vol. de 160
^es

(n°

:

2.

p.

vln Rouge, histoire romancée de la

:

Quatre poèmes basques,

La Nouvelle Revue

Française : De la simuP. Valéry; Stances à Philis, p. V. Muselli (mai).
—

Sur Monval : 100 fr.; Rifil: 15 fr.; Bel Alfa: 7 fr.

pages.

30 fr.; Alfa pur
—

Les Marges (mai)
Fernand Mazade.

—

de

latin,

p.

Revue des Provinces de France : Premier nu¬
Marcellin-Albert et
méro d'une revue très bien conçue, paî notre ami
Ferroul, par P.-E. Martel, illustrations de PaM. M. Balmèlle, et dont nous reparlerons ; Le
rayre et Cadène. Un vol. de 500 pages. Sur
Monval: 200 fr.; Rives.- 80 fr.; Alfa purifié: Réalisme régionaliste, p. J. Charles-Brun (mai).
Revue du Siècle; Les Poètes de Dialectes
30 fr.; Bel Alfa: 10 fïancs.
au XVIIe siècle,
par L. Pesse de Laitre.
Sous
crise viticole de 1907,

—

avec

—

presse :

l'éditorial occitan

LES LIVRES

Gandon.
capbat la Lana, poèmes

1884, l'autorité municipale règle

de transport

N° 3.

—

Il CaNTO

del

Sole, de Saint-Fran¬

espagne.

creadora,

—

La Gaceta lilereria:

La Critica

A. Thibaudet (15-5-27).
çois d'Assise. Traduction française et traductions
italie.
I Brande.- Piemonteis e poesia, p.
L'Editorial Occitan, est gne société d'édition
occitanes, en divers dialectes.
P. Pacot; Vous matinere, p. O. Gallina
qui se propose pour but de publier des œuvres sus¬ En préparation :
(30-4-27).
Il Richiamo : Dichiarazione d'amore agli ediceptibles de contribuer à la renaissance occitane.
Théophile de Bordeu, documents inédits par le
L'Editorial Occitan publie les collections lit¬
tori, p. A. Balliano (10-5-27).
docteur Cornet, etc...
Maroc.
Le Miétfoun : La fête du Langue¬
téraires et périodiques dont la liste est ci-dessous.
La Collection « OC »
doc; Les Auzèlous, par Cabibel (mai).
Périodique
Ouvrages de littérature et de propagande.
«
OC », péridique de quinzaine, organe bilin¬
Parus :
gue d'action occitane, de littérature et d'art. Syn¬
LA TRAMONTANE
La Langue d'Oc et la Prononciation du Latin,
thèse de l'activité intellectuelle des Pays d'Oc.
Revue
de
par J. Rouquet. Une brochure: 1 franc.
Textes inédits des meilleurs écrivains occitans, bi¬
Régionalisme, de Littérature et d'Art,
Les Langues de France a l'Ecole, par Antonin publie dans chacun de ses cahiers des articles et
bliographie occitane et bibliographie générale com¬
Perbosc. Une brochure: 3 francs.
des poèmes en langues catalane et
française des
plètes; tous les livres, toutes les revues.
meilleurs écrivains de Catalogne, du Roussillon
Sous
piesse:
4, 8, 12 et 16 pages. Un an: 15 francs; étran¬
Traduction Occitane du Chant iv des Géor- et des provinces méridionales.
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L'Almanach Occitan
recteur: Charles Bauby, à Prades
(Pyr.-Or.) —
Le Théâtre Occitan
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Œuvres dramatiques en langue occitane.
le numéro: 1 fr. 50.
cipales rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
t .ì f réparation :
de l'année, Bibliographie occitane, L'Année occi¬
tane, L'Année fédéraliste, Les Figures occilancs, Lola, poème dramatique de Michel Camélat.
LA CIGALO LENGADOUCIANO
?récis de Litléraiure occitane, Annuaire occitan, AndRÈU d'EstIBÈRA, poème dramatique de Mi¬
p.

—

Parêja de Mijares : Sitka parmi les co¬
lonnes et le poème de Baiera, roman. (Ed. Figuière, Paris. Un vol. 184 p., 10 francs).
Marguerite Dufaur : Simples choses de chez
nous, récits. (Ed. O.citania. Paris-Toulouse-Marseille. Un vol. 216 p., 12 francs).
LES CATALOGUES
Librairie Paul Jammes (3, rue Gozlin, Paris,
VIe) : Catalogue n° 5 de mai 1927.
Cercle de la Librairie (117, Boulevard SaintGermain, Paris, VIe): Table alphabétique 1926.
LES PERIODIQUES
Auvergne.
Les Amitiés (mai): Poèmes de
A.

—

—

—

—

—

Cécile Périn.

L'Auvergnat de Paris (14 mai)

—

:

La Coquette

Soleil de Gratias (C. Galiilhon); (21 mai):
Etymologie du mot « grand-duc » (C. Gandilhon).
L Avenir du Plateau Central: Lo Covize de
l'Escola de Limagna (H. Gilbert) (17-5-27).
Lo Cobreto (15-5-27) : Sarro-piastro (H. Dom-

au

—

—

n.ergue).

—

—

tic.,

chel Camélat.

etc...

Catalogne-Valence-Baléares.
Aires de la
Conca (7-5-27) : Un gran poeta que ba mort (A.
—

T.); L'Ultim dineret de la Santa-Creu (J. Burgas).
L'Eveil Catalan (15-5-27) : Les Jeux Floraux
—

de Toulouse.
El Fuel (5 mai) : Cançoneta tomasiana.
La Publicitat: Les Téories de Josep Pla
bre la novella (8-5): La questio d'Alsaça, p.
—

—

so¬

J.

(11-5); Les victories de! Llibre, per A. Rovira
i Virgili (13-5): Vich (19-5); Les Terres Occita¬
nes (22-5-27); La flexlbilitat del oatala (24-5); La
Sociétat Castellonesa de Cultura, p. J. Sacs
(27-5-27); Unes parades d'Enric Borrás, p. D.
Guansé (28-5-27).
La Veu de Calalunya : El fill prodig, p. A.
Maseras (8-5-27); Conversa amb P. Creuet, p. Navarro (10-5); Els Jccs-Florals de Tolosa (12-5); A
un castanyer d'Indies, poema de J. Carner (14-5);
Les Noces d'Argent de l'Escola coral de Ter¬
rassa (18-5); La Catâlunva insular (21-5); L'Homenatge à M. J. Collell (24-5).
Vida Lleydatana (mai) : magnifique numéro
spécial. Nous parlerons de ce numéro en présentant
prochainement les revues catalanes.
Pila

—

—

G.ASCOCNE-GuyENNE-BÉARN.

—

Le Cadet de

Gascogne (13-5): La Gascogne à Paris; Lou Pouloy e la Garfodero, p. Pierroulic dou Pèglé
(27-5).
Era Bouts dera Mounlanho

—

;

Las Hestos de

Muret.
mes

Dnries,

—

—

Cacalaca

(mai)

:

Poemes

e proses

de Jan Cas-

tagno.

—

Lou Camel (mai): Poèmes d'Emile Ba'rlhe,
Roger Barthe, P. Vaissade, Allieu. Un mot pour
—

Gaillard.

AQUITANÍA
Cap
de
Pro¬
Revue
bilingue, 16, place de la Bourse, Bor¬
OC, merci.
vence », p. Pierre Devoluy (14-5-27).
deaux. Rédacteur en chef : A. Lajoini.e. Cette re¬
La Campana de Magalouna (mai) : Nostas
Le Feu: Poème de Joseph Loubet; Auguste vue est 1
organe de l'Ecole félibréenne Guyenne
cousinas de cjuioissas,
crounica de l'Escoutaire; Fourès, p. Maffre de Raugé.
et Gascogne,
rattachée à la Maintenance de
Poeme de R. Tulet; Lou Siege de Cadaroussa.
Marsyas (mai): Arssivoli, poème de Pinin Guyenne et Périgord. Envoi spécimen gratuit sur
La Cigalo Lengadouciano (abril) : La Font Pacot.
demande.
d'Amor, poème de J. Seguret; Fiat ut petitur, de
Paris-Provence : Les Jeux Floraux septen¬
P. Jef.
naux, par Joseph. Loubet (15-5-27).
LOU CAMEL
Les Feuillets Occitans (mai) : La Race Oc¬
La Pignaio: Adoufe Dumas e li Felibre, p.
Journal artistic e rizouliè de Beziès.
Mezacitane, p. E. Littré; Las Vielhas Molas, poeme de F Mistral, nebot; La Nouvello Rèino dei Felibre,
diè. Direcciu : 19 bis, rue Casimir-Péret. Abonne¬
P. Estieu; Bibliographie Occitane de P.-L. Gre¬
p F. Brunei (21-5-27).
ments : 8 francs par an.
nier.
Prouvenço (mai-juin) : Anniversari mistralien,
Le Télégramme (27-5): Les Lettres occita¬
p. P. Félix.
L'AMISTANÇO DEI JOUEINE
nes, par J.-Rozès de Brousse.
paris et ailleurs.
Comœdia (22-5) : Léon
Le Travail (15-5): In Memoriam Marc LaAfreiro Jei cago-nis dóu ribeirès mié-terran, louCladel, fils du Quercy.
cho pèr l'énanssamen de la lengo d'O, edito un
fargue.
La Gazette Française (26-5-21) : Les langues
cartabèu e vèn die faire espeli mai 6.000 canto
llmousin-péricord.
La Gazetta du Centre ; de France à l'Ecole
(L. B.).
poustalo dins touei lei dialeète oucitan, enfin fa
Le Théâtre d'Emile Barthe, p. R. Farnier (9-5);
Europe (mai): Esquisse d'une théorie de rounfla lou biéu un coup de l'an pèr uno
Le Breton, langue vivante, p. R. Farnier (16-5).
agradivo
l'immunité, par A. Chamson.
largo literári.
Lemouzi (avril): Moun Armari (A. Muzac);
Mercure de France : Charles Cros, inventeur
Entressigne vers Jórgi Reboul, 4, boulevard dei
Le Limousin et la Marche, p. P.-L. Grenier; Le du phonographe, p. G.-Ch.
Cros; Les Lettres ca- Damo, Marsiiho.
—

L'Eclaireur de Nice: Nice

«

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

Reclams de Biarn e Gascougne (juin) : Poede Ch. Bertrou, L. Arrix, E. Levr.at; Auguste

—

*

languedoc.
L'Auta (mai): Inauguration de
la Statue de la Vierge à l'Enfant, offerte par le
Comité de la Sauvegarde de l'Art Français de
Saint-Louis (U. S. A.).

Bulletin mezadier de 1 Escóia del même nom,
pareis à Béziers e cósta detz francs per an. —
Dobèrta à tots los dialectes occitans, a
per téca
majora de los comparar entre eles e de n'unificar,
Pèlerinage limousin de Saint-Eutrope, p. R. Far¬ tant que se pód, la
reprezentacion grafica. Publica
nier.
d articles de propaganda felibrenca, de
poèmes,
—La Salut national • A Guilhem de Nauroza, de
galejadas en verses e en próza, de cansons nopoema de Albert Pestour (12-5); Canta-Perdiu, de tadas en
muzica, de dessins, e tôt cóp de textes
J.-S. Pons, p. A. Pestour (12-5).
ancians îares o inédits.
ProvENCE-NiCE-CoMTAT.
Les Cahiers du
Sud (mai) : Les Ponts rompus, poème d'André

p.

M. Camélat.

—

—

automobiliste doit faire partie de l'AUTOMOBILE-CLUB DU MIDI ou
de l'UrVION MOTOCYCLISTE DU MIDI, — 3, rue du poids-de-l'huile - toulouse

tout

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          <name>Relation</name>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/07e45af29a7b20d0d4398e58ba04d630.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Charles-Brun, Jean (1870-1946)</text>
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              <text>Loubet, Joseph (1874-1951)</text>
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              <text>Bernard, Valère (1860-1936)</text>
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              <text>Alvar, Ramon d'</text>
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              <text>Grimaud, Jean</text>
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              <text>Jaubert, André (1870-1961)</text>
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              <text>Bonfils, Louis (1891-1918)</text>
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              <text>Conio, Antoine (1878-1947)</text>
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              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
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              <text>Dezeuze, François (1871-1949)</text>
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              <text>Tulet, René (1868-1948)</text>
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              <text>Moulinier, Paul (1875-1904)</text>
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              <text>Chassary, Paul (1859-1930)</text>
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              <text>Roque-Ferrier, Alphonse (1844-1907)</text>
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              <text>Bourrilly, Joseph (1878-1929)</text>
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              <text>Alecsandri, Vasile (1821-1890)</text>
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              <text>Dibon, Henriette (1902-1989)</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Barthe, Roger (1911-1981</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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