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                  <text>Elle

$

encourageante la lecture du journal toulousain OC. Nous avons eu l'occasion
de nous y reporter d'autres fois et il nous
plaît de le faire de nouveau. Nos lecteurs
savent qu'OC est l'organe des
pays qui composent l'ample territoire
linguistique connu
sous le nom d'Occitanie et qui embrasse plusieurs dialectes
ayant un lien commun...
Non seulement nous lisons avec goût cet effort littéraire
qui cherche un dénomina¬
teur

est

commun

pour un

marseillais

et

valencien,

barcelonais et un toulousain, un
plaisir à cette lecture et nous y dé¬
lectons. Nous sommes parvenus à penser que notre véritable
feuille d'information litté¬
raire n'est pas précisément les nouvelles
LITTÉRAIRES, La GaCETA LitTERARIÀ, La
Fiera LetteraRIA ou le supplément du tlmes, mais bien cette
petite feuille de Tou¬
louse qui nous apporte l'écho velouté de mille voix
qiu ressemblent tant à notre voix.

maillorquin

et

mais

un gascon,

un

un

encore nous prenons

(La Publicitat, de Barcelone, le 22-5-27.)

les mamelles

s a

I

I

H

I

a

a

r e î

les lettres d'oc

n o

de la louve
Réino Roumaneto, à trav.e's ia

Atetoiini sus la Patrîo
Feirès passa li barbarie
Emai li cioiUsacÌQun.
.....

.../„

En dehors de l'évènemenl capital
que fut cette
désignation d'une Reine vraiment apte à remplir un
rôle, il faut reconnaître que les fêtes de Montpel¬
lier ont donné à peu près tout ce qu'elles pouvaient
donner; cela grâce à l'infatigable dévouement de
Jouniel, grâce aussi aux colères saintes de Pierre
Azzéma, qui, bien que n'étant pour rien dans

l'organisation,

a remué ciel et terre
pour écarter
les impossibilité et les pusillanimités de certains.
Car, hélas! s'ils étaient seulement quatre ou cinq
vaillants! mais où sont-ils? demande
Philadelphe. Et
.Devoluy de répondre: « Il ne faut pas croire qu'il
y- ait beaucoup de félibres qui soient conscients
de la Patrie d'Oc. Quand on voit
que notre his¬
toire nationale est tellement
méconnue, on se rend
compte qu'il est vain de dévoiler pour la centième
fois le « secrèt » sublime.
J'essaierai pourtant en¬
core une fois de faire
oeuvre vpine...
Etaient-ils nourris de doctrines misfralienne les
Barbey-d'Aurevilly, les Victor-Hugo et tant d'au¬

tres?

Ecoutez-les pourtant :

Il

«

est

((

grand

«

cent

«

ces

«
ie
«

«
«

là des

venu

mot pour
sous

qui

se

races
(races
eux) de Parisiens

sont

établis

sur

est

à

et

bien

pièces de

les tombes de

vieux terriens de la terre natale

souillent de leurs ordures

un

et

qui les

de leurs idées

pa¬

miennes... Quand ils disent partout que les nationalités décampent, plantons-nous
hardiment,
comme des termes sur la
porte du pays dont
nous
sommes et n'en bougeons
pas ». (Barbey

d'Aurevilly).
II y

de
plus
tudesque.
leur honneur.

l'éternité dans le droit; Varsovie ne
être tartare que Venise ne peut
Les rois y perdent leur peine et
Tôt ou tard la Patrie
submergée,
flotte à la surface et reparaît. La Grèce
redevient
la Grèce; l'Italie redevient l'Italie. La
protesta¬
tion du droit contre le fait
persiste à jamais. Le
vol d'un peuple ne se prescrit
pas » (Victor-Hugo).
«

peut
être

a

!

;

F. Mistral.

à

blèujo, toujour sourris », que lou secrèt es desvela
passant £èr noste cèu iumenous, un avioun que trop, e que s'agirié de lou metie en
I vous a pourta la courouno felibrenco. Ape- acioun.
Lou Felibrige, toujour, es esta menaça pèr
ramount, ounte Santo-Estelio e Mistral nous
I !i
proutèjon, Santo Estello e Mistral an benesi
questioun de vanita, pèr un fétichisme suj la designacioun dóu
pouèto. Vaqui perqué persticious, pèr lou faus tradiciounalisme ;
poudès vous dire rèino pèr la gràci dôu cèu, | talamen que i'aguè de jour ounte mancavo
pèr la gràci de Santo Estello, pèr la gràci gaire que d'empaia Pan-Perdu pèr n'en
de. Mistral.
i faire un Capoulié. Mai vosto reiauta, Dono
Dins soun message, lou pouèto Maugrabin Roumaneto, es lou signe que desenant i'aura
a marca
que designavo avans tout la feli- plus de titre mai de cargo; e que, pèr aganta
bresso d'acioun, pèr sa participacioun pre- quauco ounour, sufira plus d'empouisouna h
foundo, árderouso e voulountouso à la prou- cinquanto majourau e li cinquanto persoupàgando nostro, pèr lis eisemple, pèr tôuti nage counsulàri que vanegon autour dôu
lis eisemple de sa vido felibrenco, de sa Counsistôri, nimai de tafura dins lou famous
vidovidanto, de sa vido famihalo. E li su- sa de gàrri. E noun a trop de sèt an aquelo
pèrbi paraulo qu'avès prounounciado soun que voudra vosto courouno, pèr segui voste
estado la counfiermacioun amirablo di desi- eisemple, tôuti vôstis
eisemple. Aro, se de
i mai se
ranço dôu pouèto.
capito que la rêino es coume vous,
Acô's lou coumençamen d'uno nouvelo | o deliciouso Rèino Roumaneto, è jouino, e
j
epoco de Fiston felibrenco. Desenant, pou- bello, e sousrisênto coume la flour di pantdi;
dèn espera que, quouro lou
Capoulié sara em¬ | cefto, acô pourra qu'aumenta la devoucioun
barrassa pèr d'entrepachôusis afaire de di- ! unanime de tout voste pople ; e la causo de
ploumacîo, i'aura la Rèino pèr dire : « emé J la Patrîo pourra que ié gagna.
soun audàci
coustumiero, aquelo audàci que
L. TEISSIER,
prouoençau.
mar

15-6-27.
DIRECCION

:

—

IVe ANNADA.

TOLOZA

(LENGADOC).

—

—

N° 69

15-6-27.

FRANSA

Oital Peiral, Camin de I'E»pinet. C. C. 12455
Un an : 15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N" 0,50

Pour la Publicité extra-régionale, s'adresser

Un
au

an :

Si Eugène Vivares, dans son
poème La Voulada de las Foucas (1844), n'est qu'un narrateur
plaisant et adroit de la traditionnelle chasse aux
macreuses, le potier Peyrottes (1813-1858) élève
son dialecte au ton de La
satire vengeresse avec
les Orcholcts (1835), puis donne le recueil de ses
Pouesias patouèsas (Montpellier, Ricard 1840)
Ses essais poétiques sont
imparfaits certes, mais le
Faralié qui se réclame de ses maîtres
préférés,
Goudelin, Peyrot et l'abbé Favre, est mieux qu'un
patoisant et sa langue s'est épurée, elle est peuton dire moins
patoise que celle de Jasmin; si son
inspiration poétique demeure moins habile que
celle de I ' auteur de Marto et de
l'Abugle de Cas.

tel-Culhié.

Mais bien plus que les lauriers de
Jasmin, l'au¬
de la renaissance provençale va stimuler les
poètes montpelliérains. Moquin Tandon (1804rore

1883), propre neveu d'Auguste Tandon, avec une
supercherie littéraire avait trompé la perspicacité
dés romanistes en renom. Son
Carya magalonensis
(1836), chronique supposée du xiiie siècle avait bel
et bien mérité les
éloges de Raynouard. Féru de
sa langue
qu'il manie plaisamment poux redire les
pointes narquoises de la rue èt se délasser de ses
labeurs scientifiques, il fut des
premiers à prendre

contact

avec

15 fr.

_

Etranger

:

25 fr. Le N" 0.50

B-P. J. P. 12, Rue Blanche, Paris (9e) Trudaine 78-81)

pas

contestablement de

les

nouveaux

croisés de

gne.

Font-Segu-

Le baron Charles de Tourtoulon
(1836-1913),
l'érudit historien de jacme le
Conquérant dr.'nî
l'influence sera grande dans l'adhésion des Mont¬

pelliérains

IVe ANNEE.
N° 69
DIRECTION: TOULOUSE (HAUTE-GARONNE).
FRANCE
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. C. C. 12455
—

iiionlpellier.

(Suite)

entré

au

Félibnge, dès 1855,

relation

est,

lui aussi,

Roumanitle. 11 a lié amitié
également avec un jeune homme qui collabore à ses
travaux philologiques et qui, de
plus, a l'âme d'un
beau poète: Octavien Bringuier
(1829-1874).
Les patoisants, les modestes artisans
continueront
leur tâche digne d'intérêt.
Le ferblantier Hippolyte Rocn dira des
chansons
oui plairont au peuple et
publiera lou Portafuia de
l'Oubrié (1861); le boulanger Prunac sera
fêté par
ses
compatriotes cettois et donnera la même année
Las fougassas de,
Meste/ Prunac.
La voix de Diogène Guiraldenc
(1840-1869),
demeurera bien pâlotte dans la rumeur de ruche
en
travail que font les poètes d'oc
qui savent .main¬
tenant que leur plus
impérieux devoir est d'épurer
leur vocabulaire, d'uniformiser
leur graphie.
D autres patoisants, tel
J. Roudier, par exem¬
ple, pourront publier des bluettes qui ne sont
que
des témoins de la
langue parlée à l'époque, sans
valeur littéraire. Mais l'élan a été sonné
par la
cloche de Maillane.
Et voici que la plus favorable des
conjonctures
va donner à la
renaissance montpelliéraine son
point
d appui souverain, son laboratoire
d'expérience et
son soutien autorisé.
La Société des Langues Ro¬
manes et sa Revue vont désormais
servir les efforts
des poètes d'Oc en galvanisant les
ardeurs de ceux
qui seront à Montpellier, en liaison permanente
avec l'élite des Rómantistes.
Nous avons vu le baron de Tourtoulon en
rela¬
en

avec

langue et de souche proven¬ vit des combinaisons humaines et nul ne sait ce
çale. Retenons pourtant du procès d'Alsace cette que Dieu a écrit dans les astres.
phrase qui déchaîna le tumulte et faisons la nôtre:
Léon TEISSIER.
«
Nous ne comprenons pas que la presse pari¬
(Suite page 2.)
sienne vienne ici, dans notre pays. Non, car nos
D'autres, de partout, en appelaient à Mistral, journaux du Midi, quoique un peu trop « à l'ins¬ A NOS LECTEURS
à la claire poésie,
L'abondance des matières nous oblige à remet¬
qui valait bien les brumeuses tar » sont pourtant plus propres que les bouneurs
propositions du Président Wilson : Tchèques, Ir¬ de crâne. Peuple du
tre à notre prochain numéro plusieurs de nos rubri¬
Midi-,
lis
donc
les
journaux
de
landais et vingt autres,
quand les fils de la fa¬ chez toi, qui sont écrits à ton goût, en attendant ques habituelles. En particulier notre revue bi¬
mille étaient aveugles, apprenaient dans
les poè¬ qu'ils soient écrits dans ta langue; ou plutôt non! bliographique et le résumé des mjnifestations
mes mistraliens le droit des peuples de
disposer s'écrie Devoluy, apprends-les donc par cœur les occitanes de la quinzaine.
d'eux-mêmes et le disaient en plein
Nous publierons dans notre prochain numéro
jour, tels les phrases d'affront que t'envoient ceux de là-haut;
Ukrainiens en 1900 et en 1904. Mais
deux notices sur MM. A. Conio et
et
Joseph Salvat,
depuis, un
puisque tu portes si allègrement ie bât, je te
gouvernement peut-être encore
plus autocrate, que souhaite, moi, qu'on te mette bien vite la muse¬ ainsi qu'une lettre de M. Henri DHeuze, écrite à
n'était celui des Romanow, a donné à
propos d'un article de notre collaborateur J.-P.
tous les lière. Peut-être alors rueras-tu sous le
fardeau !
peuples de l'ancienne Russie le droit de s'adminis¬
Régis, paru dans notre dernier numéro.
trer librement, et le droit
J'ai l'air trop indulgent, lecteur, de te mener L'ALMANACH OCCITAN 1928.
primordial de tout peu¬
ple de parler sa langue de peuple. Jusqu'en Alle¬ non à la farandole, mais à la sarabande, en grand
La direction de l'Almanach Occitan nous
prie
magne ! On a pu lire très dernièrement un ma¬ désordre à travers l'Europe. J'ai pourtant cons¬
d'informer
nos lecteurs qu'elle examinera avec in¬
nifeste de la Reich-und-Heimatsbund
cience
de
rester
sous
le
disant; Au¬
signe de la Louve aux térêt tous les manuscrits qui lui seront adressés
cun peuple ne doit
dominer les autres, et ce n'est fécondes mamelles; et, non de mener, mais de te avant le 31
juillet&gt; 1927.
pas aux races de civilisation plus ancienne de ser¬ faire suivre cette farandole dont
Elle invite les groupements
parle notre cher
vir de satellites à un pays de
Jouveau,
Capoulier de la jouvence, cette farandole bréennes, libraires, journaux, occitans, écoles féli- tion avec les amis de Mistral. C'est une
formation plus récen¬
etc..., qui désire¬
des per¬
te et
cosmopolite; la structure bismarckienne de où les derniers trouvent toujours que les premiers raient faire insérer
quoi que ce soit, communiqué, sonnalités qui préside aux destinées de la nouvelle
l'Etat ne nous convient plus.
vont trop vite, mais
où, cependant les premiers publicité, etc..., dans 1'AlMANACH OCCITAN
1928, Société et c'est un félibre enthousiaste, un patriote
de bien vouloir adresser leurs communications et occitan.
Pourquoi ne parlerai-je pas de l'Alsace? Dans vont au rythme qu'il faut.
un récent procès
De son collaborateur Octavien
qui fit long feu, le sénateur-cha¬
Mistral était surtout un grand latin. Travail¬ demandes de renseignements avant cette même
Bringuier, il a pu
noine Muller a justement dit
dire qu'il est le premier poète
date.
que le « malaise al¬ lons, disait-il à construire la
ayant osé élever à
Confédération
la¬
sacien » vient de ce que
Les commandes en gros pour l'édition 1928 se¬ l'ode le langage de Montpellier.
l'Alsace, qui sous le tine, car si la belle Italie et la noble
Bringuier, en
Espagne ront reçues jusqu'au 15 août 1927. Des
joug allamand était devenue presque autonome,
et la France héroïque étaient unies un
prix très effet, s'est rapidement fait remarquer; il a brillé
qui
jour par un avantageux,
avait appris à gérer ses affaires
défiant toute concurrence, seront con¬ dans les assemblées poétiques des provençaux.
presque par elle- lien fédératif, qui s'opposerait à elles? Mistral est
Aux fêles de Pétrarque/il a soulevé
même, se retrouvait dans une France centralisa¬
sentis aux groupements
revenu cent fois sur cette idée
l'émotion
felibréens, aux journaux et
qu'à bon droit il aux libraires
trice. Et Léon Bérard a
justement précisé le point jugeait primordiale et, pour
qui désireraient avoir des éditions spé¬ enthousiaste des auditeurs; il a jeté son appel à
exposer ce point de la ciales
vitail du problème; il est des mots
l'union
des nations latines:
pour leurs adhérents ou leurs clients.
qui peuvent doctrine mistralienne, il a fallu à Bnino Durand
être innocents et sans
Se voulen ioi gardà lou tîmou dau
Tout ce qui concerne la rédaction doit être
danger, prononcés dans cer¬ les douze numéros parus en 1912, de la
veissèu...
vaillante,
taines circonstances et en certains
Seguen ce que tenten lous litous ; un faissèu.
lieux, mais qui jolie et trop éphémère revue: « La Provence La¬ adressé à M. Ismaël Girard, « OC », Villa Peyrat,
chemin de
(Si nous voulons garder le timon du vaisseau...
prennent facilement une signification
l'Espinet, Toulouse.
dangereuse tine ». D'ailleurs, habitué aux rigoureuses métho¬
dans d autres lieux et en
Soyons ce que tenaient les licteurs: un
Tout ce qui concerne /'administration
d'autres circonstances. des des Chartistes l'auteur avouait
(publi¬
faisceau).
qu'il n'y a
On ne peut innocemment
Malheureusement le cygne Montpelliérain mou¬
parler d'autonomie à peut-être pas de véritable « Race..» latine, mais il cité, commandesJ, doit être adrressé à M. H. Damrait
la
même année (1874),
quelques pas de la frontière, dans le
ayant à pèine com¬
voisinage im¬ y a un ensemble de populations fortement impré¬ bielle, ir imprimerie "occitane »', à Samatan mencé le
médiat d'un empire où le
dictionnaire du dialecte montpelliérain,
problème d'Alsace reste gnées des disciplines gréco-romaines. Cette em¬ (Gers).
travail que d'autres avaient
posé dans les mêmes termes
déjà tenté (Roudil,
qu'jl y a 57 ans.
preinte, à défaut de la fraternité du sang, a créé EN VOTEZ, toi LETTRES et COLIS F.-R.
Martin) et qui n'a pas été ni continué ni
On ne saurait mieux
dire, et il est des reven¬ une fraternité de lait (aux mamelles de la Louve)
repris. Et ce fut un grand deuil.
dications que .nous tairons à
Cependant les
Nice, à Nice, tête de qui vaut les contingences raciques.
efforts conjugués des poètes, des
là Provence comme disaient les
philologues et des
anciens; à moins
« La nostra gente » : quelle émotion dans ces
patriotes portèrent leurs fruits aiix
que., loin de nous taire, si
resplendissantes
l'irrédentisme italien mots!..Et pourtant,. a dit J. Véran, c'est folié,
Fêtes.latines de 1878. Il en est parlq-pliis loin.
nous ennuyait
trop; nous, ne-les portions, ces reven¬
LIBRES
AÉRIENNES
LATÉCOÈRE
peut-être de rêver cette union; mars qu'on soit
Atmu« M arc» e m.
PARIS
dications, dans tout ce Piémont alpin, qui est in- 'indulgent à ce rêve; la toute
Bxwiga~m&gt;esii3 Axrm teSe Barecs* &lt;U PmH,
puissante nature se
Joseph LOUBET.

«MAROC™ ALGÉRIE

1 DAKAR

—

�de la Société des Langues
Tourtoulon, Roque-Ferrier (18441907), Chabaneau (1831-1908).
Quelle admirable émulation et quelle fièvre de
reconquête dans le Clapas au lendemain de ces
Parmi les dirigeants

Romanes

sont

grandes manifestations, fêtes de la poésie, du

pa¬

de la Paix ! Collaboration efficace que
celle des savants-, des historiens avec les poètes
désormais conscients de leur véritable mission, ceux
triotisme

et

le maîrte de Mireille et de Calendal évangévu dans leurs murs la première
représentation du Pan dou Pecal!
que

lise, et qui ont
Et

tous

salueront

comme

de la première

une

victoire la création

chaire de langue romane que va
occuper le maître Camille Chabaneau (1879).
Les félibres fédéralistes et républicains sous
l'impulsion de Xavier Ricard avaient, aux fêtes
mêmes de 1878, créé un mouvement qui ne sau¬
rait être passé sous silence. Us avaient pour organe
un
almanach a couverture du plus beau rouge La
Lausela en lequel les impatiences de jeunes esprits
enthousiastes de liberté s'exprimaient au mitan de

LES MAMELLES DE LA LOUVE
populaire journal qui publiera la première diqué de son activité du siècle dernier et demeure
apte à reprendre son premier rang parmi les cités
(Suite)
occitanes. Un memento bibliographique englobant
la période de 1870 à nos jours nécessiterait plu¬
C'est folie... Oui, c'est folie... de vouloir fé¬
sieurs colonnes. II serait injuste cependant de ne dérer les nations entre elles tant que le principe,
point citer quelques-uns des noms que l'on retrouve fédératif ne sera pas reconnu à l'intérieur de ces
le plus souvent dans les trois grands rayons de bi¬ mêmes nations. Et c'est folie de réclamer un ré¬
zeuze.
Il y a dans les deux clans des auteurs dont les bliothèque où s'alignent la production en langue gime fédéraliste tant que l'individu n'aura pas re¬
œuvres
imposent l'attention. Paul Chassary qui clapassière. En voici quelques-uns ;
pris conscience des principes de reconstruction so¬
M.-C. Ménard, A. Arnaud, Louis Fourmaud ciale; esprit municipal et régional, famille, tradi¬
donne le recueil de contes En terra galesa (1895),
de Lunel, Rodolphe Martin,
ur. volume de vers, Lou Vi dau mistèri (1898). On
Poussigues junior, tions, langue.
s'accorde à reconnaître en lui celui qui sait le Delpon-Delascabras de Ganges;
C'est folie... et le temps passe... et demain
mieux le dialecte de Montpellier. Son petit roman,
Scipion Pigeaire, Encontre, le trio regretté : Paul nous serons peut-être débordés. Nous ignorons en¬
Pradet de Ganges, est considéré par M. Marcel Moulinier, le bel auteur des Sept T)ouleurs de la core ce qui fait la noblesse du patriote isolé et la
Pauvresse (1901), Célestin Pontier et Jules Granier famille croule. Faute de maintenir les traditions
Coulon comme un chef-d'œuvre du genre.
La série de tableautins si vivants d'Edouard de Marsillargues;
et la langue, chacun dans notre foyer, nous voyons
Léopold Bessières, J.-H. Castelnau, Dussol, Jo¬ où en est la Cité. Nous n'avons plus la fierté mu¬
Marsal, Dins las carrieiras dau Clapas, classe son
auteur parmi les meilleurs écrivains d'Oc, comme
seph David, J.-B. Vivarès, Ad. Marqués de nicipale de nos ancêtres et le gouvernement s'amu¬
il est au premier rang des artistes du crayon et du Cette;
se comme
le chat de la souris de circonscriptions
Léon Rouquet de Clermont-l'Hérault et le trop
pinceau; Antonin Roux, de Lunel (1842-1915), a
qui n'ont ni sève ni réalité. Faute de régions vi¬
la joie de voir représenter trois années consécutives modeste Lairis;
vantes, historiquement et socialement réelles, tout
au
Grand Théâtre de Montpellier ses pièces en
P. Redonne), A. Rottner et Bastide de Clauzel
peur se discuter et on vient nier l'existence de la
C'est

ce

grammaire du dialecte de Montpellier, œuvre du
capitaine Lamouche, en tous points remarquable et
actuelle, devenue introuvable. C'est dans la Cam¬
pana de Magalouna que s'annonce la maîtrise pré¬
coce de l'Escoutaire, pseudonyme de François De¬

révolutionnaires et de vers et chansons de 5 actes et en vers : Lou Teslament dau SarraLa délicieuse félibresse Dulciorella y piaslra (1 o95), Loiis Caramans (1896), Lou Joudisait en langue montpeJJiéraine les louanges du gadou (1897). Il égrène ses Pescalunetas, qui pa¬
Lez et ses touchantes élégies. A la Lausela qui raîtront en volume en 1912 avec une préface de
eut quatre fascicules s'adjoignit quelques
temps Charles-Brun considérée, à juste titre, comme un
l'Alliance latine. Mais ce mouvement rouge n'eut des purs joyaux de la langue de Montpellier.
textes

tous genres.

A Cette, autour de Joseph Soulet (1851-1919)
pas de grande durée, il en est resté de grands
enseignements confirmant que le Félibrige doit se et de Gustave fhérond, une école d'abord floris¬
garder de toute action partialement politique et sante publie de 1894 à 1913 un recueil populaire,
le souvenir d'épisodes héroïques et de communions l Armanac Celôri, se manifeste si activement que
de pensées émouvantes. A qui voudrait donner la Sainte-Estelle, qui verra couronner d'Arbaud,
deux images également touchantes et tout à fait sera célébrée sur la colline de Saint-Clair. La
dissemblables des plus nobles passions de l'âme, je guerre et la mort de Soulet ont réduit à néant les
conseillerai ce thème d'essai : confronter l'idylle promesses de cette période.
Mais la grande voix domine ces trente à qua¬
du farouche libertaire Auguste Fourès et de Mlle
Wilson, la sœur de Dulcionella, avec celle de rante années est celle du lansarguais Alexandre
Théodore Aubanel et de Zàni.
Langlade (1820-1900).
Dins la natura Langlado
Revenons au groupement félibréen de Montpel¬
A vougut pousà soun cant,
lier, à la Maintenance et à l'école du Parage. Le
E d'a-Jouns s'es desvelado
théâtre roman inaugure ses représentations.
A nosle oumèro pacan,
Il y a à Montpellier avec les chefs que nous
Es el, l'ounour dou très camp!
avons déjà nommés,
avait dit
d'autres félibres de premier
plan, Antonin Glaize, Roumieux et son insépara¬ Arnavielle. foute une série d'œuvres puissantes
ble ami et collaborateur le peintre Marsal, le cé¬ voisinant les chefs-d'œuvres mettent en relief le
venol Arnavielle, l'Arabi, qui exercera avec le sous-dialecte de Lansargues et la renommée de
plus de continuité la plus zélée des propagandes Langlade.
Les principales sont la Viradona (1873), Lou
mistraiiennes. C'est l'Aràbi qui suscitera et en¬
couragera toutes les vocations nouvelles. Son en¬ Garde-mùs (1878), Lous las d'amour (1879), Malthousiasme est débordant; il est sincère autant que han e Daudet (1881), Paulel e Gourgas (1882),
passionné, il est poète avant que d'être partisan. l'Alerta, son chef-d'œuvre peut-être (1896).
Alexandre Langlade est, sans contredit, l'un des
N'est-ce pas lui qui, légitimiste et maurassien bien
avant, l'heure, proposera néanmoins et fera élire plus hauts poètes du Languedoc.
Il vient un moment où s'apaisent les animosités,
comme majoraux de Ricard et Fourès?
N'est-ce
ou le
temps et la mort, hélas! éclaircissent les rangs
pas à lui que le poète des- Grilhs et des Cants
de} Sóulelh confiait la correction de ses épreuves. des, capitaines et des diseurs. Il est incontestable
Cependant à Tourtoulon, de Ricard, Roquefer- que dans le début du vingtième siècle le félibrige
rier, l'emprise du félibrige avignonais paraissait à Montpellier ne présentait plus le même champ
excessive. Octavien Bringuier l'avait ressentie et d'activité des lustres précédents. II appartenait à
son vocabulaire s'était volontiers provençalisé.
Le Dezeuze de rouvrir un nouveau cycle. Et c'est bien
succès des poètes rhodaniens la rendait plus har¬ L'Escoutaire, aidé de Adrien Fedières, qui va
die, Bonaparte Wyse, missi dominici du maître ne ranimer les zèles défaillants et œuvrer une nouvelle
conseillait-il pas le ralliement unanime au dialecte renaissance dans la bonne tradition populaire, celle
de Maillane? Montpellier allait-il, comme au XVIIe qui trouvera l'adhésion des masses, de l'élite et de
siècle, — cette fois au profit du provençal, —, la jeunesse. Nul n'a plus fait pour l'apanouisseadopter le parler de Mistral, abandonner sa finale ment de la langue de Montpellier et pour le Cla¬
en a, abandon préludant à des sacrifices plus im¬
pas que Dezeuze. C'est lui qui donnera aux jeunes
portants. Si le peuple, lui, s'inquiétait peu de ces ipiopagandistes par la chanson et le théâtre des ar¬
problèmes de graphie, la plus grande partie des mes et des couvres. Plus de vingt pièces de théâ¬
amis du dialecte montpelliérain déplorait cette tre, de la farcejade à 1a comédie, de la pastorale
au drame,
atteinte à leur patrimoine.
composées successivement, feront florès.
Une scission s'amorce et puis se confirme. Mont¬ Ii est le leader de la Campana de Magalouna, in¬
pellier, dès lors, comptera deux groupes séparés égalable, parce que nul n'est aussi complètement
nettement; l'un montpelliérain avec Roque-Ferrier cîapassier et ne possède son talent et sa résolution
comme chef de file, l'autre adhérant plus sympaoptimiste.
Ses poésies et chansons narquoises de Las Ta¬
thiquement aux directives d'Avignon et qu'à dé¬
faut de Montpelliérain absolument acquis à ces peras dau Mazet (1908) sont répétées dans tous les
milieux, font les délices des réunions bourgeoises
directives, Arnavielle et Roumieux dirigeront.
L'Histoire de cette période serait extrêmement er la joie des « rebôbis » des masets. Il affirme
inléressa'nte à suivre dans ses détails, féconde par sa supériorité dans des ouvrages de haute tenue,
ses
réalisations de part el d'autre, mais compor¬ les plus belles œuvres qui aient illustré le langage
de Montpellier, le Saint-Roc (1912), le Rabelais
tant toutes les dissenssions intestines des excès re¬
grettables. Les pointes des épigrammes sont sou¬ à Montpellier (1920).
Il a des amis, des admirateurs, des élèves et
vent trop acérées, le genus irritabile des poètes se
traduit parfois par un amertume injuste. Les que¬ des disciples. Il sait d ailleurs découvrir les talents
relles de mitoyenneté sont, on le sait, toujours les el les hommes. N est-ce pas lui qui révèle cet hum¬
plus ardentes, elles conduisent les collectivités qui ble ouvrier confiseur, G. Courtiol, qui charmera à
les épousent à de cruelles injustices. N'importe la soixante ans par la fraîcheur de ses inspirations,
rivalité des deux groupes, l'obstination des chefs dira de tendres chansons, écrira ces Souvenirs d'en¬
fait lever dans -les deux clans une abondante flo¬ fance qui font songer sans déchoir aux béllés com¬
raison littéraire.
positions d'un Baptiste Bonnet?
Et il a vu se grouper autour de lui la compagnie
« Lou oalerous Roque-Ferrier,
/'infatigable empuradou de la sciènci oucitano comme l'appelait de la Lauseta, Bonfils, Belloc, Triaire, Pierre
Mistral (Sainte-Estelle de 1879), poète érudit est Causse, acteur et poète de grand mérite, et Pierre
vraiment l'âme du mouvement protestataire des Azéma, le plus talentueux de ces jeunes, lequel
Montpelliérains fidèles à leur dialecte, secondé sera un peu leur porte-drapeau parce qu'il est à la
fois poète, tribun, journaliste, ardent et réfléchi
par Charles-Brun — trop tôt émigré à Paris — il

dirige les

l'Escoutaire. Et Pierre Azema s'est montré
bon polémiste et passionnément félibre sans cesser
comme

publications.
Le Félibrige latin, la
série de quinze années de l'Armanac Mountpeliei- d être clapassié, il a présidé aux destinées d'un
renc, Occitania, etc., etc.; il édite et réédite les journal de jeunes félibres d'après-guerre, Le Gai,
auteurs du Clapas, Bringuier, Guiraldenc, Clara que l'on feuillette avec une fierté mêlée de regret!
Reynard, l'abbé Favre. Il a pour auxiliaires le un journal de bon combat qui restera et donné une
poète populaire Charles Gros en qui se réflète pièce, Lou Ciclopa, essai truculent et nourri per¬
exactement la langue du Clapas et dont la collabo¬ mettant d'augurer qu'il ne s'en tiendra pas là.
Mais à quoi bon le nier? Il semble
ration maintient des sympathies dans les masses
que la guerre,
les méfaits dérivant de la guerre ont modifié
que l'archaïsme occitan met en méfiance.
fa phy¬
Le groupe Roumieux se rend compte que la rho- sionomie du mouvement félibréen au Clapas, la
danisation du parler de Montpellier est vouée à flamme présente ne répond pas aux brillantes révé¬
l'échec et se ressaisit. Jean Fournel fait succéder lations antérieures
à la Cigalo d'Or la Campana de Magalouna, jour¬
^ainte-^te'Ie
sans doute va nous montrer que
nal populaire des félibres montpelliérains, qui pa¬ ibi ville
de Bringuier et de Dezeuze n'a
pas cessé
raît pour la première fois le 1er janviner 1892.
abnter de îeunes ^libres, qu'elle n'a
pas tout ab¬
Elles

revues et

sont

nombreuses.

d? Cournonterral;

Et nous voulons créer l'Union latine...
Folie! La Belgique est séparée du reste de l'a
Gaule et ne revient au bercail que forcée par la
barbarie teutonne. La péninsule amputée du PorPatrie.

De Montpellier

légion: Auguste Gautier le
délicieux auteur de la Cendrouseta, G. Roudier,
E. Montabré, Xavier Peyre, G. Coulazou, Urbain
Cadilhac, Pépin Pagès, Ch. Reboul, Achille Maffre de Baugé le beau poète méditerranéen qui trop
rarement écrivit dans la langue d'oc mais dont l'é¬
mouvante canzona à la mémoire d'Auguste Fourès
est une perle inoubliable, Adrien Fédières, la féli¬
bresse Claire Bonnier, Fernand Troubat, Marc Ri¬
ga!, F. Jallois, Marc-Rigal, E. Delmas, Gabriel
Robert, François Brousse, Pierre Causse, etc., etc.
Encore Léon Gróllier, Paul Deleuze, de Pignan,
Vivarès, de Lattes;
Paulin Vaissade, de Vacquières;
une

Gratien Mas, d'Adissan;
Mathieu Caries, de Saint-Guilhem;
A. Arnaud, Martin C.rouzet de Fabrègues;

Prosper Cavalier, Prosper Gélis, Fulcrand Vide Lodève;
Auguste Advenier d'Aigues-Mortes qui mérite
d'être rattaché aux clapassiers pour ses études re¬
marquables en langu,esmontpelliéraine sur les sobri¬
quets du département de l'Hérault.
Il est dans les œuvres de tous ces félibres (et
d'autres sans doute que j'ai omis involontairement)
des fragments, des pièces qui devraient être re-:
cueillies dans un florilège du dialecte^ de Montpel¬
lier et des régions limitrophes. Je forme, en termi¬
nant, le souhait de voir réaliser cette vaste antho¬
logie pour une date point trop éloignée.
Pour 1929, par exemple, année durant laquelle
nous aurons à commémorer deux grandes dates : le
cinquantenaire de la leçon d'ouverture du premier
cours de langue romane professé à Montpelier par
Camille Chabaneau: le 7 janvier 1879; le cente¬
naire de la naissance du poète Octavien Bringuier,
né au Clapas le 21 janvier 1829.
Ansin sieguej
Joseph LOUBET.
renque

gal pousse la Catalogne aux extrémités les plus
pénibles. Et de l'aveu de son maître, l'Italie
menace d'éclater
au
dehors... pour éviter peutêtre d'éclater au dedans. Et nous parlons d'Union
latine! Trop tard car pour sauver l'héritage de
la Louve, l'Union Latine serait déjà trop faible

qu'il lui faudrait choisir entre ''utilitarisme an¬
glo-saxon et la Kultur germanique. Trop tard cai
l'Europe entière et l'Amérique ne seront pas de
trop pour repousser les barbaries slaves et asiati¬
ques et musulmanes que nous n'arrêterons pas
éternellement par des grimaces aimables.
et

La doctrine mistralienne nous mène

dans

elle sentait jusque
la solidarité profonde de sa

organisme

son

vie, avec toute la civilisation latine. Mistral, d ail¬
leurs, avait déà dit : « Par nature, le Midi doit
être le grand foyer de la lumière, le paradis de !a
beauté, la franche source de la poésie et le lien
amical de la Race Latine.
Léon TEISSIER.

EN LEMOZI

A

Gandilhon

lo

barde montanhard.

Gens

imatges

d'Armes,

per

Dins l'erbùm maure
acatant la fauda del pèch,
lo pastre espéra ambe
l'ora de claure.

la nèch

Bessaus,

(1)
quilhat lo morre
lo Labrit aqui de corre
parier al iop.
vacas an

Pel la fumada

Dins

un

d'esquillas,
engulha lo

Tacas de brin

Io brau
caisau

del

:

e

la vacada
bada

suc

Lemozi
D'à

un a.

Lemótges

a

e

(!) Holalo t cri puissant que pousse le berger pour
la tombée de la nuit, et antique
guerre

có ei nóstre

Lemozi !

Jan mouzat, lemozi.

des Gaulois.

(2) Fumada, partie du pacage où la végétation est la
plus vigoureuse.
(2^ Pordeùrat, de pordeù, perche en bois garnie d'un
pieu en fer servant à fixer les cJaiec du parc.
,

l'an

en

tout

LA PIERRE STAURA, Amulette
vertus merveilleuses. TALISMAN MI¬
RACULEUX garanti naturel. Ecrivez immédiatement
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Dordonha

Chanton los bós esberits,
Las aigas sont totas claras

rassembler le troupeau à

de

vermelha

Las fi jas sei sont rnaduras,
blueias dins lo blué coderc,
e lior charn rosa s'engruna
dessur lo fgelhatge verd.

Julian GalÉRY, auvernhat.

cri

e

Lo Fijier

jol rais de luna,
tropel dins aquèl abric
pordeùrat (3) coma un camp celtic,
en

las jautas

tébra de rosselor.

lo

demóra

aubres,

poma

fier brut

tota

sur

Belaflor,
qu'es frescha e canda

coma

pargue que

al cap

vertat, setz

Drolleta

(2)

lo plus en rier acó's
la bestia que sent lo
trai sa gueilada.

en

fadas de cande fuech,,

qu'espéron per se desmeure
l'ombra lonja de la nuech?

Un holalo!

e

Albert Pestour.

Branda

o

las

rationnelle et plus

si, par une connaissance plus
réfléchie de sa propre langue,

PARGUE

LO

ainsi jus¬

qu'à l'internationalisme de la civilisation... la sep¬
tième internationale, l'esprit de Maillane où il y
a
encore plus de
soieil qu'à Locarno. Folie? !
Peut-être non, mais œuvre immense, puisque tout
est à faire en partant de la rééducation de l'indi¬
vidu, mais œuvre possible, car elle a déjà de soli¬
des fondations, des assises contre lesquelles les
siècles n'ont rien pu; je veux parler de ces langues,
filles du vieux parler latin et surtout de celle que
dès le moyen-âge on jugeait la première de toutes :
la langue méridionale. D elles tout doit résulter
simplement et logiquement. Quelle joie, disait
Jaurès, quelle force pour notre France du Midi,

aux

fonds
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�í
lans, les Roumains

reclams

l'union des

LES GRANDS JEUX
DE MONTPELLIER
La Sainte Estelle

et

de nombreux félibres, ont ]
Dans son « acamp particulié » du lundi 6 juin,
le consistoire a élu majoraux M. l'abbé Salvat et
race latine et

prononcé des discours exaltant la

peuples latins.

La Sainte-Estelle de Montpellier restera certai¬
nement comme une des plus belles dans les annales

FLORAUX

du Félibrige; elle fut, en tout cas, par la présence
de nombreuses personnalités occitanes qui tinrent à

les

grands. Jeux Floraux
septennaires du Félibrige ont été célébrés le di¬
manche et le lundi de la Pentecôte à Montpellier
en présence de Mme Frédéric Mistral et du
capoulier Marius Jouveau qu'entouraient les majoraux
Louis Bochet, V.alère Bernard, Bénazet Bruneau,
D1' Fallen, Pierre Fontan, Paul Ruat, Abbé Spariat, D' Clément, Esclangon, de Provence; A.
Blavet, A. Arnavielle, Dr Albarel, J. CharlesBrun, Paul Chassary, Prosper Estieu, Jean Fouret

Antoine Conio.

prendre part, l'une des plus représentatives de ce
pourrait être \'action Occitane, si, au lieu de
se concrétiser en une seule manifestation
annuelle,
elle savait être une force permanente au travail.
y

que

CIGALES D'OR
Des amis trop

indulgents, peut-être, mais sincè¬
puisque, aussi bien, c'est sponta¬
formulaient leur opinion — ont bien
nel, Edouard Marsal, Drs V.abre et Vinas, Emile
Barthe, J. Rozès de Brousse, de Languedoc; Louis voulu me dire qu'ils n'avaient pas lu sans intérêt
Delhostal etBénézet Vidal, d'Auvergne; Bernard les notes publiées ici même, ces quinzaines derniè¬
Sarrieu et Abbé Daugé, de Gascogne, ainsi que res, sur la vie félibréenne, et notamment ce que
de nombreuses personnalités occitanes et latines nous appellerons, si vous le voulez bien, sa chro¬
parmi lesquels nous citerons MM. Paltanea, délé¬ nique électorale.
Il m'a semblé, durant les journées de la Santo
gué roumain, Edouard Serre, délégué catalan.
Le samedi, au théâtre de plein air de l'Expo¬ Estello, que cet avis était celui de beaucoup d'au¬
tres qui n'avaient, eux, aucune raison d'être, par
sition, le groupe artistique « La Lauseta » avait
représenté « Lou Trésor de Sustantacioun », de l'amitié, induits en indulgence. On a paru, dans
l'abbé Favre, prieur de Celleneuve au XVIII" les groupes félibréens (et rarement Santo Estello
fut aussi nombreuse) goûter assez nos informations.
siècle.
Le dimanche, une brillante messe féhbréenne fut Et même, bien souvent, nos commentaires; si ces
célébrée à 9 heures à la chapelle des Pénitents derniers n'ont pas toujours plu à tout le monde —
quoi ils n'ont, d'ailleurs jamais prétendu —
Blancs avec un éloquent sermon en dialecte monton n'en a pas contesté,
je crois, l'indépendance et
pelliérain prononcé par M. l'abbé Chazot, et avec
la franchise. Nous n'en demandons pas plus.
de beaux cantiques languedociens.
(Nous n'en demandons pas tant aux nouveaux
A 10 heures, le capoulié Marius Jouveau et les
félibres ont inauguré la nouvelle avenue Frédéric venus qui nous attribuent le mérite d'une originalité
Mistral, et à 11 heures, le maire de Montpellier, entière, que d'aucuns jugent séduisante et d'autres
M. Billod et la municipalité ont reçu officielle¬ dangereuse. Avant la guerre, Vivo Prouvènço! et
Occitania
je cite à dessein des extrêmes
se
ment au foyer du théâtre Mme Mistral, le
capoulié
permettaient de parler très librement des choses et
et les félibres
des gens du Félibrige. Pendant la guerre même,
Après la réunion générale du Consistoire au
le fulgurant petit Boulet rouge de Teissier a lancé
théâtre, où se sont traitées les affaires des Main¬
quelques éclats dans pas mal de vitres... Mais où
tenances et à laquelle prirent part les syndics des
Mainteneurs : MM. René Farnier (Limousin); P. sont les feuilles d'antan?...)
Cette parenthèse, en passant, pour rappeler que
Reynier (Provence); P. Azéma (Languedoc), il y a
nous continuons une manière de tradition; puisseeu en la salle des
concerts, une magnifique séance
qui a été la célébration solennelle des grands t-elle nous servir d'excuse aux yeux des timorés.
Les autres ne sauraient trouver mauvais que,
Jeux Floraux septennaires, dont nous 'donnons le
avec
ou
sans tradition, nous les renseignions sur
palmarès plus bas.
la
vie
du Félibrige, lequel n'est ni un cénacle aca¬
Le poète lauréat Joseph
Bourrilly, de Toulon,
couronné pour un noble poème, « Lou Cibournié », démique, ni une société secrète. Ils ne s'offusque¬
ront pas que nous abordions — sans haine, sans
a choisi,
par l'intermédiaire de M. Pierre Azéma,
qui le représentait, lui étant retenu au Maroc, la crainte et surtout sans ces deux choses immondes
nouvelle Reine du Félibrige qui le sera pour sept que sont la rancune et la jalousie — les fameuses
«
questions de personnes »; car, après tout, ou
ans.
Il a fait choix de Dono Romanetto
(Mme
Pierre Fontan), de Toulon, qui a été couronnnée plutôt avant tout, l'existence entière est faite de
questions çle personnes. Ils nous approuveront de
de la couronne d'olivier d'argent. Elle a
prononcé
un
magnifique discours en pure langue provençale. penser et d'affirmer que la vérité est bonne à dire,
Le soir, il y a eu à l'Exposition une charmante mêïne quand elle fâche, et qu'elle doit être dite
surtout à nos amis.
fête de chœurs et de danses
roussillonnaises, rondes
Précisons-le, en effet. Nous estimons que, dans
et sardanes exécutées avec une
grâce parfaite, par l'intérêt
supérieur de la cause occitane, il faut y
l'Orféo Canigo ».
Lundi à 9 heures, le Consistoire des drapeaux voir clair et jouer franc jeu. Donc, dire ce que
l'on sait et ce que l'on pense. Ne pas nous enliser
s est réuni
pour élire notamment deux Majoraux en
remplacement du regretté baron Desazars de Mont- dans l'admiration mutuelle et l'encensement lécigailhard (cigalo de 1 Agoût) et de Victor Lieutaud proque. Répudier les mœurs de la « république
des camarades ». Mais, au demeurant, demeurer
(cigalo dou Trelus).
fidèle à î'à devise des primadiè : « Sian tout d'ami,
A la première a été élu au premier
tour, M. sian tout de fraire ». Parler librement, mais sans
l'abbé Joseph Salvat, professeur au Séminaire de
Castelnaudary, secrétaire de l'Escola Occitana et aigreur; dire les vérités désagréables le plus cordia¬
lement du monde. Se tromper parfois, mais de
dels Grilhs del Lauraguès.
bonne foi (seuls ne se trompent pas ceux qui ne
A la seconde cigale a été élu au troisième
tour,
disent et ne font rien); et se reprendre avec bonne
M. Antoine Conio, de Marseille.
à coup sûr
nément qu'ils
res

—

—

Le Consistoire

humeur.

a

nommé

également des maîtres

d'œuvre: J. Nouaillac, Blanchat de Leobaze! et
Silvain Ballot (Limcuzins), Gandilhon-Gens-d'Armes
(Auvergnat), Jean Bonnafous (Quercynois),
et
trois Languedociens : Pierre Roque, Paulin
Vaissade et Pierre Causse.
Il a nommé quatre maîtres en gai savoir:
Joseph 1
Bourilly (Provence); Henri Gilbert (Auvergne),
Louis Fourmaud (Languedoc) et Jean
Rebier, li,

mousin.

Le Consistoire a élu également «
soçi », c'est-àdire associés du Félibrige : M. Pierre de
Nolhac,
de I Académie Française, fidèle à sa terre d'Au¬
vergne, et

catalane.

—

le colonel Macia, défenseur de la langue

A 10 heures, a été dévoilée devant Mme
Mistral
l'inscription lapidaire placée près de l'Arc de
Triomphe du Peyrou, rappelant la date du 25 mai
1878, jour où Mistral, en présence des délégués
intéressés
des peuples latins, dit au
Peyrou son
fameux sirventes « A la Raço
Latino).
D éloquents discours ont été
prononçés par Char¬
les-Brun, le maire M. Billod, M. Paltanea, délé¬
gué de Roumanie, M. Serres,
délégué de Catalogne, et le Capoulié Marius Jouveau.
Enfin, le grand banquet de la Sainte-Estelle a
eu eu
lieu à midi, sous les beaux
ombrages du
Parc du Rochet, près du buste de
l'Abbé Favre.
Devant trois ou quatre cents convives de toutes
les nations latines, parmi
lesquels brillaient les dé¬

La

d'action.

manque pas

de

F. Dezeuze

saveur.

(l'Escoutaire)

a eu beau faire tout
demeurer inconnu ou méconnu
hors de son « Clapàs », son accession au majoralat n'en était pas moins largement assurée. Elle
eut été, non pas la consécration d'un talent de pre¬
mier ordre qui peut fort bien s'en passer, mais la
récompense — seulement tardive — d'une action
de près de 40 années (le premier numéro de la
Campana de Magalouna, paru en 1891, portait déjà
la signature de l'Escoutaire); et, aussi, l'intégration
plus intime au Félibrige d'une force en pleine

qu'il fallait

pour

activité motrice

et

créatrice.

Ce serait, dans ces conditions, ne rien compren¬
dre à la candidature de l'abbé Salvat de n'y voir

là candidature de l'abbé Salvat. En vain diraitqu'il a pu penser, avec Mistral : « L'ardidesso
porto bonur à la jouinesso »; ou avec Rostand (par¬
don du rapprochement !) : « C'est bien plus beau
lorsque c'est inutile »; ou encore que son ministère
que

on

tion.

me

avec

l'idée du miracle... Non!

succession du baron Desazars. Et

Reine, le Maire

de

Montpellier, les Cata¬

»,

sans

ne

pas

jetons

néglisein

au

domicile fixe... O fruits édi¬

fiants de l'année franciscaine

JEAN
P. S.
n° 68,

Une omission

—

m

des

ont

au

MOURGUES.

n°

67,

fait dire le contraire de

écrit ^

une erreur au
ce

que

j'avais

,

Au n° 67, à propos des candidats de premiec
plan, lire: « Mais, à vrai dire, n'a-t-on jamais élu
que des candidats de premier plan? »
Au n° 68, à propos des maîtres en gai-savoir,
lire: «
il (le consistoire) paraît vouloir être pru¬
dent... » (au lieu de: imprudent).
Je sais; le lecteur bénévole, et intelligent, a
déjà rectifié; mais il y a les mauvaises langues...,
...

COURRESPOUNDENC1
Dins uno letro tras
qu'amistouso, noste ami
Jcusè Bourilly, lou bèu vincèire di grand Jo flourau
setenàri, es vengu courregi uno errour que — gramaci Diéu !
avian pas coumeso. « Perdequé
(èu nous demando) me baia vint an de mai que
ma chifro de crous. Se vèi bèn que sias
jouine e
que lis an dis autre vous cargon gaire. Siéu pas
seluagenàri, moun brave, mai ai 49 an pica au
reloge ».
Ai pas jamai escri lou countràri; sènso avudre
l'ur de counèisse persounalamen Bourilly, proun
d'entresigne me permetièn de ié baia, à quàuquis
ar. proche, soun âge, e bessai
pulèu men que mai.
Autambèn, dins moun article dau 15 de mai,
aviéu parla di Jo flourau de 1920; mai Bourilly.
qu'adeja d'aquèu tèms Vatrouvavo esmarra au
Maró, es bèn escusable de noun avudre pourta sou«
atencioun aqui-subre.
E se pièi avèn rèn à reitifica, sian doublamen
mous, bord que la letro de Bourilly se duerbe pèr
aquèu galant pourtissoun : « Vous gramacie de
tout ço que disès de gent sus moun comte, e pense
qu'ansin me recouneissès pèr ço que siéu d'efèti
! un ami de la proumiero ouro d'OC ».
N'erian segur, émai rèn nous l'aguèsse di : e nous
|
fa' gau de claure sus aquelo declaracioun d'amis—

tcnço.

cette

en

M. Antóni Conio, de

candidature

uno

de

letro

noste

radié

numéro.

tout son sens et toute sa

Résultat imprévu d'un exceptionnel concours I
comme de surprise, ce !

provo que

l'insistance

es

toujour recoumpensado !

de circonstance, élection

J. M.
beaucoup de sa j
a pas moins, peut- j
PALMARES DES GRANDS JEUX FLO¬
être, contristé ceratins félibres de la plus stricte i
RAUX SEPTENNAIRES DU FELIBRIGE
observance.
perd — je l'ai déjà dit
signification. Tel quel, il n'en
succès

—

Tristesse purement sentimentale, irraisonnée, in- ; (MAI 1927).
Je m'aperçois, un peu trop
simple chronique prend des justifiée même? Je le veux bien. Je le veux d'au¬
Poésie.
1er prix, Joseph Bourrilly (provençal)
ça ne ferait jamais qu'un de tant mieux qu'il est, somme toute, assez rassurant
(pour
son poème Lou Siboumie); 2e prix, Albert
parait inutile d'enrichir la collec¬ de voir le propre secrétaire de YEscola Occitana, Pestour (limousin), (Lou Rebals sus l'Aviùrô); 39
tout assuré qu'il est que « l'avenidor es al Ostal
prix, Farfantello (provençale) (A la Desciso di jour1
urous); 4e prix, d'Elly (provençal), (La Cansoun
di Mirage), Aibert Boudon-Lashermes (auvergnat),
(Licenciouso) et Jean Bouzet (gascon) (Cantes a
tout bènt); 5° prix, Louis Bayle (La Ribiero
_
d'argent), Bartolomèu Barceló (catalan), (La Caiguda de las fuelhes) et Paul Eyssavel (provençal),
100.0Q0 FRANCS
(Au bèu soulèu dis avi); 6" prix, l'abbé Cubaynes
(quercynois), (Glenas à la Gazalha), Louis Four¬
maud (Dins li jardin de la vido); Gabriel Bernard
(languedocien), (Dono Alis), et Mlle Barthès (lan¬
guedocienne), (L'Imagiéj; mentions très honorables:
Louis Abric, P. Vayssière, Alphonse Arnaud&lt;
Georges Estève, Albert Arnaud, Gaston Vinas et
—

CONCOURS

DE PRIX

Antonin Trin.
Théâtre en vers.
1er prix, Marius Fousson
(Flour dis Aupibo, trois actes); 2e prix, Louis
Fourmaud (De l'Enfanloulige à l'Amour); citation,
Pierre Miremont (La Noro).
prose (romans et nouvelles). — lor prix, M.
Cazebonne (gascon), (Esprabes d'amour); 2° prix,
Henri Gilbert (auvergnat), (La Covisada); 3® prix.
Paul Eyssavel (provençal), (Nouvè Nouvèu); 4°
prix, M. Dumas (Las Fiançados das Crouzals) et
Roger Simon (Un Sauvamen); mentions très hono¬
rables, Mlle Blanche Albert, Mlle Claire Bonnier.
Angel Tremolls Pell, Ivo Salà, d'Elly; citations,;
Henri Marrou et Mlle Germaine Palais.
Contes et Galéjades. — 2" prix (pas de pre¬
mier), Joseph Giordan (Aqucli dou Calcn); 3e prix,
Louis Fourmaud (Li Vidourlado); citations, Joseph
André et Emile Sogno.
Etudes et essais.
Ier prix, François Garbier (Milo Negrin); 2" prix, Denis Poullinet
(Maiano); mentions, J. Canton (La Piano de Nay),
Paul Vézian (Fauno Miejournalo]; citation?, jo,
seph André et Graugnard.
j
—

licieux

La

sans

siège

un

M. Conio proutèsto contro lou mot insistance;
portée après l'ar¬
ticle de Joseph Salvat publié en tête de ces co- mai insistance es dins lou diciounàri, emé lou sens
lonnes. et dont nous avons rappelé, dans notre der¬ que ié baiavo moun article, de demando repetido,
nière chronique une phrase particulièrement signifi¬ renouvelado. N'en pode pas de mai!
Diguen-z-hou tout : cresiéu même pas d'avudre
cative.
autant resoun. En-parlant de « candidats déjà plu¬
C'est cette candidature dont le succès s'est trouvé sieurs fois », pensave (o naïveta !) à de candidaturo
assuré par le désistement de Dezeuze — désiste¬
pausado d'esperéli pèr d'ùni majourau, e simplament où l'Escoutaire n'a certainement mis aucun
men acetado
pèr li candidat. E M. Conio nous
machiavélisme, et pour lequel il n'a dû consulter vèn counta qu'a soulicita de peirinage : n'i en
personne, pas plus qu'on ne l'avait consulté avant demandavian pas tant...
de le présenter.
D'aiours, a ben fa, pièiqu'es aro majourau"?

accusait

—

costumes des filles de notre
Midi, le Capoulier a prononcé sur les Races Latines un des
plus remarquables discours de son Capoulierat, et
le vénérable Majorai
Arnavielle, l'Arabi, le
Doyen du Consistoire et le dernier survivant des
contemporains des « Primadiè » a chanté la
a
Coupo Santo ».
Mme Mistral a pris la parole
pour saluer la ville
de Montpellier
que le maître de Mireille avait
justement choisie pour dire l'Ode à la Race
La¬
tine.

de Clemensa Izaura

soun cousta, nous a 'serf
qu'avès, bessai, legido d'aquesto ouro,
vérité, il n'y avait pas de candidature Salvat: il estènt que la direcioun d'OC (reculant davant gens
de sacrifice, coume disiè l'autre) i a fa lis ounour
y avait une candidature de YEscola Occitana à la

le familiarise

Arrêtons-nous ici...
tard déjà, que cette
allures de manifeste ;

plus, mais il

le présent,

—

L'élection de l'abbé Salvat, candidat unique, a
ce
fait moins de signification; mais elle ne

ce

e

d'un consistoire
de Victor Lieutaud n'a pas été

succession

disputée autant qu'on l'aurait pu croire. Dès le
premier tour la lutte était circonscrite entre MM.
Bessat et Conio, qui arrivaient sensiblement à éga¬
lité, avec une vngtaine de voix chacun. C'est dire
que de très rares suffrages s'étaient portés sur les
noms de MM. Bertrand et
Bourilly.
M. Bertrand était couramment tenu pour hors de
course.
M. Bourilly a été handicapé par le fait
de son éloignement du Midi, depuis des années
el pour encore plusieurs années : on a
voulu, pa¬
raît-il. un majorai pouvant exercer activement ses
fonctions. Idée fort louable, certes, et
qu'on eut
bien aimé qui fut mise en pratique plus tôt; mais il
n'est jamais trop tard pour bien faire.
L'élection de Conio vient renforcer au Consis¬
toire l'équipe des hommes de la mer qui constitue
à cette heure, si l'on peut dire, l'aile marchante de
la Maintenance de Provence. Elle constitue (ceci
soit dit sans mésestimer le vaillant propagandiste
qu'est Bessat) un succès caractérisé du Félibrige

de

d'Asezat
ger, pour

Voioi 6 têtes d'animaux. 1° nommoz-les; 2» en prenant la
chacun d'eux vous trouverez le nom d'un homme célèbre,
deux fois la mime lettre

Découpez
ucuuuyai.

ce

BON

_

«uiourd'hui même avec votre réponse au

CONCOURS "Service 0", 51, rue du
Joindre, pour la

première lettre de

auquel 11 manquera

réponse, une enveloppe

Rocher, PARIS

timbrée portant votre adresse

25^

—

�en prose, f-; Médaille d'argent pour j
ensemble de comédies limousines, René Fainier; !
mentions, François Brousse (P/ou e Souleio) et
Mlle Lucie Clap (Quau a fa lou cop).

Théâtre

■un

(florilège). — Prix, Marcel et Claudius Lacroix (Bielhes Cansouns des Enbirouns de
Damazan).
Les récompenses consistent en fleurs orfévrées,
médailles, livres de luxe (œuvres de Frédéric Mis¬
tral) et diplômes.
Chansons

le livre
A05 ADRESSES.

Oc
min

LES LETTRES D'OÏL EN LANGUEDOC
En août 1926 paraissait aux Editions des Cahiers
Libres — que je croyais bons toulousains et qui
se font gloire maintenant d'être édités à Paris (I)
un mince volume à couverture rouge et blanche
—

« Transparence », par Armand Guibert, de SaintSulpice-de-la-Pointe, donc d'origine languedo¬
cienne, et pour cela cher à « OC », malgré sa lan¬
gue hancimande. Il contenait des poèmes. C est
probablement pour cela que ce livre n'a guère attiré
l'attention du public. Mais quelques esprits, je le
sais, apprécient ces paroles de la fleur d une ving¬
tième anwée. Poux eux, voici ces quelques notes,
«ans prétention. L'auteur a voulu donner à ses poè¬
mes, non des couleurs triomphantes, non un brillant
factice, mais ce qui nous rend précieux 1 eau et

d'air : la transparence.
C'est bien rare, aujourd'hui, la clarté ! On aime
mieux d'habitude se targuer de quelques brumes

soit, ces vers lais¬
sent voir, comme un bel étang ses algues, les fris¬
ions et les spasmes d'une âme de vingt ans.
Si l'on peut louer le ciel d être clair, on peut
Souer un jeune homme d être jeune. Aimer sa jeu¬
nesse à vingt ans, c'est déjà bien. Armand Guibert
est d'une jeunesse admirable. Certains de ses poè¬
mes (peu rares, d'ailleurs), disent 1 allégresse pure¬
ment physique d'un jeune corps au soleil, l'ivresse
de s'élancer, de courir, de vivre enfin avec excès
cl enthousiasme. Mais l'auteur n'insiste point trop
sur ce thème: son esprit est plutôt tourné vers les
préoccupations morales: il considère le problème
de la vie du point de vue de la morale catholique
dans

son

intellect. Quoi

qu'il

en

stricte : aussi semble-t-il se défier de sa jeunesse.
Et je préfère me défendre de ces baisers, de
ces

amours

qui, derrière

eux,

laissent

toujours

immense désert de cendre.
Cette position à 1 égard de la jeunesse et des dé¬
sirs qu'elle entraîne ressemble assez à celle de
M, F. Mauriac, Voici d'ailleurs le résumé de cette
un

fuite.; n'est-ce pas magnifiquement frappé? Impur,
je me veux chaste et, l'étant, corrompu. Le don
m est refusé d'une pleine victoire. J'entends gron¬
der en moi, bruit ininterrompu, le flux et le reflux
de vœux contradictoires.
Le second thème —• pour l'importance •— de
Guibert est celui de l'amitié. Il l'a magnifiquement
orchestré surtout en une pièce « Les Amis », qu il
faudrait citer entière, où il chante surtout l'amitié
séparatrice qui refait les âmes meurtries et les re¬
lance vers l'action: le hâvre sûr de l'amitié conso-

jje.tT.ice
En dehors de ces deux thèmes, fils d Ariane
conducteurs du recueil, on trouve quelques poèmes

:

Villa Peyrat, che¬

».

J. MOUZAT.

parues : 1923, 1924. 1925, 1926, 1927.
L'exemplaire : 3 francs (franco : 3 fr. 50).

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qui veulent
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composés en caractères
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deau (IXe).— Compte-courant postal : Paris 656.86.
Téléphone : Bergère, 62.99. — « Maison du Li¬ 50 francs.
vre », 4, Rue Félibien (VI0). — Compte-courant
Offre la
Ont paru :
postal : Paris 95.40. — Tél. ; Fleurus 02-31, 02-12. Œuvres de NavARROT, avec préface de Michel
Première condition du succès
Camélat et un portrait de Navarrot.
dépôt a Barcelone: « LLbreria Amcricana »,
Rambla de les Flors 31 et Passatge Virreina 5 et 7. P.OMIVATGE, poèmes de Charles Derennes (texte et 3, Puie du Poids-de-1'Huile
trad.). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
Services de Publicité: Publicité régionale: aux
Toulouse
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bureau d'OC "».
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B. P. J. P., 12, Rue Blanche, Paris (IXe). — Capbat la
Lana, poèmes d'Emmanuel Delbous- 1 éJéph. 5.74 — Adresse télégr. Régio Zénith
Téléphone: Trudaine 78.81 et dans toutes les
quet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
agences.
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
—

direction générale
d'Assurance
LE ZENITH

sécurité,

—

les amis du livre occitan

Sous

presse

:

béline, poème de Michel Camélat (texte et trad.).
Portrait de l'auteur, par Soudan.
L'Association de$ Amis du Livre Occitan a Lo LlBRE DEL CaMPESTRE, poèmes d Antonin
pour but de servir les lettres occitanes en aidant
Perbosc (texte et trad.). Portrait de l'auteur par
l'Editorial Occitan dans, ses travaux d'édition.
L. Cadène.
L'Association des Amis du Livre Occitan sou¬ Œuvres Provençales de Paul Arène, avec
pré¬
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
face de Joseph Loubet (texte et trad.).
sans distinction de dialecte ou
d'école, des œuvres Pages Provençales inédites de Baptiste Bonnet
des maîtres de la littérature occitane.
(texte et trad.).
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬ Les Cahiers Occitans
noraires et des Membres actifs.
Œuvres en langue occitane ou œuvres en
langue
Les Membres de l'Association ont droit à un française d'auteurs occitans
(format in-8 jésus).
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
Ont paru:
des diverses séries (édition originale). Ce numéro
N° I.
Bos de bénac, œuvre dramatique de
est déterminé par l'ordre d'arrivée des adhésions.
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Saint-Saëns.
Adhésions.
Membres actifs: les personnes
Un vol. de 160 pages. Sur Montval: 100
fr.; Ri¬
qui souscrivent pour une somme minimum de 100 fr.
ves: 30 fr.; Alfa pur fil : 15
fr.; Bel Alfa: 7 fr.
Membres honoraires: minimum, 200 francs. Mem¬
N° 2.
Vin rouge, histoire romancée de la
bres fondateurs ; minimum, 500 francs.
crise viticole de 1907, avec Marcéllin-Albert et
Ces chiffres s'entendent pour des
souscriptions
Ferroul, par P.-E. Marte], illustrations de Paconcernant les diverses publications de l'Editorial
rayre et Cadène. Un vol. de 500 pages. Sur
Occitan, quelles quelles que soient : livres ou pério¬
Montval: 200 fr.; Rives; 80 fr.; Alfa purifié:
diques.
30 fr.; Bel Alfa: 10 francs.
—

—

—

Sous presse ;
N° 3.
il CaNTO

l'éditorial occitan
L'Editorial Occitan

est

une

société

d'édition

qui se propose pour but de publier des œuvres sus¬
En préparation :
ceptibles de contribuer à la renaissance occitane.
théophile de Bordeu, documents inédits
L'Editorial Occitan publie les collections litté¬
docteur Cornet, etc...
raires et périodiques dont la liste est ci-dessous.
La Collection « OC ».

périodique

«
OC
littérature

»,

organe

bilingue d'action occitane, de

d'art. Synthèse de l'activité intellec¬
tuelle des Pays d Oc. Textes inédits des meilleurs
écrivains occitans, bibliographie occitane et biblio¬
graphie générale complètes; tous ees livres, toutes
les

et

revues.

au

magasin

vert
7, place esquirol
toulouse

mercerie

bonneterie

fournitures

pour

tailleuses
r.

toulouse 674 b.

c.

Déclarations de Décès Convois funèbres
-

del Sole, de Saint-Fran¬
çois d Assise. Traduction française et traductions
occitanes, en divers dialectes.
—

4, 8, 12 et 16 pages. Un an: 15 francs; étran¬
remarquables, surtout par la splendeur des images, ger: 25 francs.
la couleur, les sonorités, la résonnance enfin qu'ils
L'Almanach Occitan
laissent dans l'esprit et les sens. Que ne puis-je
Organe de vulgarisation occitane, bilingue. Prin-vous citer, lecteur; Cerises, Enfants, L'heure, La
Pensée, et certaines de ces 6tances, le meilleur du cipáfes rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
de l'année, Bibliographie
livre, je crois bien.
occitane, L'Année occi¬
Puisqu'il me faut en finir avec ce volume qui tane, L'Année fédéraliste, Les Figlires occitanes,
fournirait bien la matière, non d'un in-quarto, mais Précis de Littérature occitane, Annuaire occitan,
d'une bonne série d'articles, je terminerai en signa¬ etc.. etc...
lant, non l'ardeur contenue sous- le réseau des vers
■*— -elle
apparaît trop belle pour avoir besoin de
»non signal, — mais lia perfection quasi classique
de certaines strophes. Ces vers se doivent d'en an¬ elle et deux écrivains de la Société des Ecrivains
de Province choisis par l'Editeur.
noncer d'autres: espérons, avec le premier classi¬
que.
«
Et les fruits passeront la promesse des
Le nom des membres du
Jury né sera connu
fleurs

occitan

Années

l'Editorial Occitan

et

France

bulletin des lettres

LAFTSENS-OBRAS
MORTAtf

Le

Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
par le clarations de décès ne
peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
Ouvrages de littérature et de propagande.
II rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
Parus ;
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
La Langue d'Oc et la Prononciation
uy Latin, l'autorité
municipale règle « le mode de trans¬
par J. Rouquet. Une brochure: 1 franc.
Les Langues de France a l'Ecole, par Antonin port des personnes décédées, les inhumations et
lés exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
Perbosc. Une brochure : 3 francs.
le droit de fixer les heures des convois funèbres.
Sous

presse

neur

S'adresser,

:

Traduction Occitane du Chant
giques, par J. Cubaynes.

iv

des

Géor-

pour

renseignements

tous

concernant

les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬

phone 11-40), qui

Le Théâtre Occitan.
Œuvres dramatiques

en langue occitane.
préparation ;
Lola, jxième dramatique de Michel Camélat.
AndrÈU d EstibÈRA, poème
dramatique de Mi¬

se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

En

chel Camélat.

Travail

Domicile

à

Pour Dames

et

Jeunes Filles

L'Atelier Femina demande en province,
dans chaque localité, des Dames et Jeunes
Filles pour faire un petit travail manuel bien
qu au moment où le résultat sera proclamé.
Les manuscrits, sauf cas de force majeure,
pour¬ payé aux pièces et chaque semaine. — Très
Le prix comportera; 1° Une somme de trois ront être repris dans les six mois
qui suivront la sérieux.
Ecrire : ATELIER FEMINA,
mille francs et 2° L'Edition du Roman choisi
proclamation du résultat aux adresses ci-dessus,
par
2, avenue de Ceinture, à Créteil (Seine),
le Jury: Tirage à 10.000 (dix
ou y réclamés; dans ce dernier
cas, ils seront re¬
mille) exemplaires
qui enverra tous renseignements gratuits.
(pourcentage ordinaire aux ouvrages parus ou à tournés aux auteurs contre remboursement.
paraître dans là même collection).
Le résultat du concours sera proclamé en dé¬
cembre 1927 et l'ouvrage mis aussitôt en
impres¬
sion pour paraître dans le 1er trimestre de 1928.

—

(!) Edition» de» Cahiers Libre», 51, avenue Malakoff,
Péri» (XVIe;. (Librairie Richard, Touioute).

N.-B.
Sans prendre d'avance d'autre
UN PRIX DE 3.000 FRANCS DECERNE
engage¬
ment,
l'éditeur — qui est un grand éditeur classi¬
EN 1927 PAR L'ACADEMIE DE PROVINCE
que
parisien
—
est
décidé
,au cas où le jury lui
A L'AUTEUR D'UN ROMAN
signalerait 8e mérite d'autres ouvrages distingués au
POUR LA JEUNESSE
même concours, à les éditer dans sa collection aux
Cette Académie a décidé de décerner en '927 conditions ordinaires de la dite collection.
un prix
à l'auteur d'un roman inédit pour la jeu¬ au L'ouvrage doit former un volume de 256 pages
plus, de 25 lignes à la page et 40 lettres à la
nesse.
—

CULTURA VALENCIANA
Revue

trimestrielle fondée
Valencianiste ».
Valence : « Centro escolar
Apartat de Correus, 286.
Un an : 3,50 pesetas.

par

y

«

l'Académie

mercantil

».

ligne.

Outre les conditions de convenance habituelle
Les auteurs peuvent dès1 maintenant et
jusqu'à
un écrivain de cette
espèce, on exigera qu'il fin octobre 1927 adresser leurs
manuscrits dac¬
soit écrit dans une langue belle et claire, simple
tylographiés :
comme il convient à des lecteurs adolescents
quand
1° un exemplaire à M. A.-M.
Gossez, 89 bis,
on veut leur plaire.
boulevard
à

Le Jury se composera de trois membres de
l'Académie des Dix de Provence désignés par

Brune, Paris (xiv°).

2° Un exemplaire à M. Armand

Mouneyra, Bordeaux (Gironde).

Got, 75,

rue

GARANTI 30
cile, agréable, 2

frs

sexes,

PAR JOUR. Travail fa¬

ville

et campagne,

sans

quitter emploi. Ecr. E. B. PAM, av. Chandon,
GENNEVILLIERS (Seine). Joindre un timbre
pour réponse.

moyens pratiq. Pla¬
Spécult. Echelles de primes. — BroCH,
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LA CAMPANA DE MAGALOUNA

Journal poupulári de Mount-Peliè, bailejat
(L'Escoutaire).
Mount-Peliè, 27, Carriera de l'Agulhariè.

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automobiliste doit faire partie de l'AUTOMOBILE-CLUB DU MIDI ou
de i'UNIOA MOTOCYCLISTE DU MIDI. — 3, rue du poîds-de-l'huîle-Toulouse
tout

�</text>
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              <text>Oc. - Annada 04, n° 069, 15 juin 1927</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/ac6d34a68dec05b2a8eb8be2e04a6fa3.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Mouzat, Jean (1905-1986)</text>
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              <text>Mourgues, Jean</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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