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                  <text>La direction de l'Almanach Occitan nous prie d'informer nos lecteurs
qu'elle examinera avec intérêt tous les manuscrits qui lui seront adressés
avant le 31 juillet 1927.
Elle invite les groupements occitans, écoles félibréennes,
libraires, jour¬
naux, etc..., qui désireraient faire insérer quoi que ce soit, communiqué,
publicité, etc..., dans VALMANACH OCCITAN 1928, de bien vouloir adres¬
ser leurs communications et demandes de
renseignements avant cette même date
Les commandes EN GROS pour l'édition 1928 seront reçues jusqu'au 15
août 1927. Des prix très avantageux, défiant toute
concurrence, seront con¬
sentis au groupements félibréens, aux journaux et .aux libraires
qui désire¬
raient avoir des éditions spéciales pour leurs adhérents ou leurs clients.
Tout ce qui concerne LA RÉDACTION doit être adressé à M. Ismaël Gi¬
rard, « OC », Villa Peyratj chemin de l'Espinet, Toulouse.
Tout ce qui concerne /'ADMINISTRATION (publicité,
commandes), doit être
adressé à M H. Dambielle, « IMPRIMERIE OCCITANE », à Samatan
{Gers).

fête

la

annuelle

moncrabeau,

le

des

15 Mai 1927

donnent, dans
Il existe

L'express

une

certaine

11

veillées
mesure,

gasconnes
qu'on

satisfaction.

à

la neuvième heure et, de là,

vers

voles. Les enfants charriaient des branches de

dure

ou

ver¬

des paniers de fleurs. Les jeunes filles pi¬

quaient des roses dans les girulandes de feuillage.
logette du souffleur se cachait sous une touffe
de glycines. On comprenait que chacun y allait
avec son cœur. C'était vraiment la fête du
village,
plus fêtée que la vole elle-même qui est, cepen¬
dant, la fête traditionnelle.
La scène était fort simple : quelques planches
à peine dégrossies clouées sur des tréteaux. Je pen¬
sais, en la voyant, au pulpilum antique où l'on
jc-uait les vieilles atellanes dans les campagnes la¬
tines. Pour tout siège, il y avait des bancs de bois
sans
dossier, posés sur la terre nue. Les décors
étaient des châssis sur lesquels on avait tendu de
la toile d'emballage. Je me rappelais, en voyant
ce théâtre,
que notre professeur d'anglais, au Ly¬
cée de Montauban, nous contait que la scène sur
laquelle Shakespeare faisait jouer Macbeth et le
roi Lear était... simple au point qu'il fallait indi¬
quer avec un écriteau les divers pays où se passait
l'action. Le spectacle, disait-il encore, ne perdait
rien à cette simplicité. Un décor trop exact coupe
les ailes à l'imagination, toujours prête à partir
pour les régions sans limites de la fantaisie. Et,
ces souvenirs aidant,
je me promettais de goûter j
un plaisir
que je n'aurais pu trouver ailleurs.
■
Le programme se composa de trois parties. On ;
jcua d'abord une comédie, Caousos de bieils, dont !
le sujet était pris dans la vie de tous les jours,
j
L aaffiche
îc e
appelait ce
appeait
celaa une etu
étudee d e mœurs,
La

,

était

Il s'est d'abord défié. C'est chez le paysan que
les Veillées, à l'origine, trouvèrent leurs plus dé¬
terminés ennemis. Ils avaient trouvé trop de dé-

a

georgicas

jouées, depuis six années

les Veillées

que

l'empreinte

l'âme avait été profonde.
La défiance d'antan a été remplacée dans son
âme d'abord par un sentiment agréable d'étonnement. Et quoi? Il y avait donc quelques beauté
dans sa pauvre vie ! Ce pays où il peinait tous
les jours, courbé vers la terre, qu'il traversait avec
un
regard indifférent, parfois chargé de haine,
était donc un beau pays. Son étonnement devint
vite de la sympathie.
Car cette beauté, tout au fond de son âme, il
la sentait cependant. Il la sentait dans ses contes,
dont il n'avait gardé que des bribes, dans ses chan¬
sons surtout dont la mélodie restait vaguement dans
sa mémoire.
Il
sentait que dans cet art, vieux
comme les choses,
il y avait un monde de senti¬
ments vrais, que ces sentiments étaient ceux dont
avaient vécu ses « pauvres vieux ». C'est
par ces
termes affectueux qu'il désigne toujours ses ancê¬
tres. Voilà pourquoi il pleurait parfois en enten¬
dant ces vieilles chansons. C'était bien son passé
qu'il pleurait, son passé qu'on tuait dans son âme,
qu'il tuait lui-même.
De tout cela, les Veillées donnaient pleinement
conscience à nos campagnes.
Et voilà pourquoi
elles ont été acceptées comme une fête locale désor¬
mais instituée. C'es là, sans doute, la raison pro¬
sur

Pastoureleto met en comédie l'histoire éternelle que
narrent ses vieilles chansons : la recontre de la pas-

de

seigneur."Ce n'est pas le seigneur
le beau rôle. La héro de Mouncrabéou est
suite de croquis lestement notés à l'occasion

toure et

qui
une

de la foire fameuse dans tout le Sud-Ouest.
Mes interlocuteurs m'énuméraient ainsi les pièces

15-7-27.

—

IV0 ANNADA.

(lengadoc).
Ostal Peirat, Camin de l'Espinet.
direccion :

Un

(I) Le docteur Ficat

a

an :

pour

toloza

—

—

c. c.

à

trouvé

une

aide

précieuse

en

la fantaisie charmante de l'autre.

N° 71

15-7-27.

—

direction :

IVe ANNEE.

—

N°

71

toulouse

(haute-caronne). france
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. c. c. 12455

12455

15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N° 0,50
Publicité exlra-régionale, s'adresser

a

collaborateurs, MM. Bordes et Larrat, auteurs
du répertoire moncrabelais, qui oppose la verve de l'un

fransa

Un
au

an :

15 fr. Etranger

:

25 fr. Le N° 0,50

B■ P. J. P. 12, Rue Blanche Paris (9°)Trudaine 78-81)

je capoulier du Félibrige.
Voici l'horaire des manifestations: à 8 heures,
de
parler ici de l'originalité du spectacle ou du talent à la Chambre de Commerce, assemblée de la main¬
des jeunes acteurs. Les causes de ce succès me tenance Guyenne-Périgord; à 8 h. \ départ du cor¬
paraissent plus profondes. Je fis mon métier de tège; à 9 h. : réception à l'Hôtel de Ville; à
journaliste, habitués à scruter les sentiments des 9 h. 3/4, inauguration du buste du troubaodur
foules. J'interrogeai les spectateurs voisins. On Bertrand de Born, au Parc Gamanson; à 10 h. 1/4,
parle volontiers à Moncrabeau et voici le résumé visite de la ville; à 11 h. 1/4, messe félibréenne
avec sermon en langue d'oc par M. l'abbé Duffreix.
des raisons que je pus recueillir.
A midi 30, banquet féïibréen; à 3 heures; Cour
C'était 'un succès
La fête fut un succès, un grand succès, et,
hâte de le dire, mérité. Il ne suffirait pas

gasconnes,
ec

au

toute

œuvre

harmonie. Aux Veillées
l'adaptation des acteurs à l'œuvre jouée
une

public qui l'écoute

est

complète. Pour

ce

motif, le charme éprouvé est d'un ordre très rare.
Les hommes obligés par leur métier à fréquenter
assidûment les théâtres
finie on éprouve à voir

appris

sur

les planches,

savent

quelle laissitude in¬

les mêmes gestes
à entendre les mêmes in¬

sans cesse

flexions de voix qui

déforment les sentiments les
plus naturels, en les accommodant, qu'on me passe
ce mot, selon une formule
invariable. Les acteurs
ici n ont que faire des
leçons d'un maître. Ils n'ont
qu à
se
regarder et à s'imiter eux-mêmes. Les
chanteurs n ont pas un piano
pour soutenir leur
voix avec quelques arpèges. Ils chantent sur la
scène, comme ils chantent aux
champs ou à la
veillée.

révélé, lui

calhèt sos èls totses verdes que
treluziguèron
e dins un
freneziment, atal sa boca debolzèt
lo mistèri :
«

t

Acó

lo mal voler d'uiia divinitat
que

s

afloqueja. Ara,

De

plan bêla guerlheza.

paga

malur Orfèu maluros sans oc s'èstre
méritât, se res cambia pas dins l'astrada, es
e sera la cauza. Sans
pietat el te persèg de
ton

merces son

espoza

falida dins la mórt.

Ela, pecaire, en te fugiguent prèp del
flume, dezagarada joventa, razis la mort,
a sos
pèds vejèt pas la bêla sèrp resconduda
cósta l'aiga dins la nauta
gleba. E sas amigas, las sórres Driadas de lor planhum an
clusit al cap de las serras; an plorat los tra¬
verses de
Rodopi e lo naut Pangi et la lu-

vera
—

la direction de la Publicitat.La Casai Catala d'Alger publie

intitulé : Catalunya.
L'Académie des
—

met

un

zèle de

un

bulletin

Jeux-Floraux, de Toulouse,
riche à faire savoir

au

monde

negra

guèt; trobèt los Mânes

e

grezas

espaventa el venlo rèi esfraios que

cór sab pas

s'amaizar a las pregarias
umanas. Esmogudas
per son cant, dels'pozes
prigonds del Erèbi venian las ombras
teunhas d'aquelses que vèzon
plus 1*esclaire : en tal abau, per las grezas, a vois
s escondon
los auzèls, quand lo ser o la
plèja d ibèr los davala de pels traverses;
maires, espozes, valorozes luchaires falits de
la vida; mainats, dróllas encara
vierjas, jôson

botats sul lenher dabans lors
paires ;
la lóza negra, los plegadises rauzèls del Cocit e la gaulha a
l'aiga mórta e
pudenta los enclavan e lo Stix dins sas nau
anèlas los encerna.
vents

aqui son e

Lo

quite ifèr s'estazièt

crózas d oblit

nouveau

una

e

e

lo Tartari

las Eumenidas al

pièl

e

las

mes-

clat de verdas sèrps; Cerbèri
tenguèt sou
triple cais badat e la rôda d'Ixion quitèt de
virar al vent.

qu'elle donnera bientôt un prix de 10.000 fr.
française. On aimerait la voir dé¬
penser un peu plus d'activité pour ce qui concerne
Ara, el tornaba, gandit de totas las enle prix réservé aux lettres occitanes. Elle a
déjà
élu le successeur du Baron Desazars de
Montgail- gana&amp;; am el Euridisa venià als isaures de
lard. C'est lui qui prononcera, l'an
d'Amour au Parc Gamanson.
prochain, un la terra e lo seguià de rèire (atal abià volLes cartes pour la participation au banquet (20 éloge de Clémence Isaure en langue d'oc. A moins
gut Prozerpina) quand subran, una vaneza
francs) et à la Cour d'Amour (6 fr. et 2 francs), que ceci ne soit qu'un bateau voguant dans le
emblauziguèt lo pauc sabi amador, plan de
sont en vente chez MM. R. Benoit, président du
sillage d'un canard. Ne s'agit-il pas d'un marin?
La Fundació Bernart Metge a donné son sou¬ perdon, segur, se los Mânes sabian perdoBournat, 16, cours Montaigne et Gabriel Pasquet,
secrétaire général, 5, place de la Mairie, Péri- per annuel, sous la présidence de M. F. Cambo.
nar; el s'arrestèt e, son Euridisa, a razis la
Les Toulousains de Toulouse préparent un duberta de
gueux.
l'esclaire, oblidant tôt, ai ! deM. Louis Farges met en souscription un ou¬ numéro spécial de VAuta, consacré à Marc Lamemoriat, el l'agachèt ! Aqui avalida sa
fargue.
vrage intitulé: La Haute-Auvergne (description,
A Toulouse, M. Damiandy, ministre de Rou¬ pena ! aqui demenit lo pacte ambe lo rèi
histoire, tourisme, art), luxueux ouvrage in-4°, 140
héliogravures. En souscription : exemplaires numé¬ manie à Paris, a célébré les liens qui unissent la irège ! Très côps, bèl fracage s'auzis sus la?
rotés : 35 francs; non numérotés: 30 franrs. En li¬ Roumanie à la France et particulièrement aux gaulhas del Avèrni.
brairie : 40 francs. Les souscriptions sont reçues à Pays d'Oc.
E ela : « Quai ieu e tu a masa, pecaire,
VImprimerie Moderne, Aurillac (Cantal).
M. Cales Monfar va publier un recueil oe ENVOYEZ vos LETTRES et COLIS nos a
perduts. Orfèu ? D'ont ven tanta fupoèmes El Cor errant, précédé d'une préface de
ror ? Aisi
»MAROC
que de rèire la crudèla mort me
L. Bertran i Pijoan.
it
crida e lo som cluta mos èls negats. Anem,
En novembre prochain se tiendront, à Buenosi
adisiatz ! me nepôrtan dins l'escurzor de
Aires, des Jeux-Floraux valenciens. Nous en re¬
LIGNES AÉRIENNES LATÉC0ÈRE la bêla nèch e t'apari mas mans flacas ! Ai 1
parlerons.
7», Avenue Marceau.
PARIS
On annonce la prochaine parution à Barcelone
nenailffnrwenti Aan» toft" Baraso* dm Ponts
que soi plus teuna ' »
pour une œuvre

—

—

—

—

—

—

Le succès a encore une autre cause. Les
Veil¬
lées gasconnes répondent à un
besoin, le révêlent
à la conscience claire et,
après l'avoir

diguèt pas mai; mas a-n aquela paraula, lo devinaire, ambe bêla colèra, escar-

escurzidas d

deux

se»

me

parce que, comme

Ne

prigondas igas de Pluton, dins las

Louis DUPING.

son

—

d'art, celle-là était

(acabament)

j tracteurs dans les hommes de lettres.
Mais il ne s'agissait plus, cette fois, de le ba¬
fouer. Il vit jouer Lou Crabe, une pastorale qui
lui montrait de la beauté dans un épisode bier fonde de leur succès
grandiyant.
chaira terra de Rèzi e lo Gèti e l'Ebri e la
Le docteur Ficat (1) qui en a eu l'idée, qui les
simple de la vie des champs, et chez un person¬
grèca Oritia.
nage qu'il connaît bien, le chevrier qui, tous les a fondées, qui en est l'âme aujourd'hui
plus que
étés, descend de la montagne, avec son troupeau. jamais, a combattu la dépopulation de nos campa¬
El consolant sus la viola c.ava son doLous débas de sédo étaient une fine et bienveil¬ gnes, non en créant des
foyers, non en donnant des loros
amor, es tu, audoza espoza, tu qu'el,
lante satire de ce goût maladroit pour le luxe des récompenses officielles aux travailleurs fidèles à la
tôt sol sus l'arena, tu
villes. La Manie est une comédie qu'il a vu jouer terre, mais par des
moyens autrement nobles et éle¬
qu'a la primalba, tu
maintes fois dans la prairie. On y décrivit son vil¬ vés, en faisant revivre la belle fierté
paysanne, en qu'ai luscre el cantaba.
lage, ses coutumes, ses richesses de toute sorte. donnant aux beautés de la vie paysanne la grande
Sa fierté renaissait à entendre ces descriptions. consécration que l'art donne à tout ce
Dins las cabaulhas del Tenari, dins las
qu'il touche.

mieux, c était une etude de caractère, très
j
"
poussée, très vraie et qui fut interprétée avec beau- '
mu
coup de naturel. Après cela, on chanta des chan¬
sons du
PÉRIGUEUX: LES JEUX-FLORAUX DU BOURNAT. d'un quotidien du soir, rédigé en catalan: La Nau,
pays. Enfin, une comédie fort gaie, une
La Félibrée annuelle périgourdine aura lieu le sous la direction de M. A. Rovira i Virgili, direc¬
faice, comme on aurait dit du temps du bon roi
17 juillet, sous la présidence de Marius Jouveau, teur de la Publicilat. M. Rovira i Virgili conser¬
Henri, termina la soirée dans un éclat de rire.
c

TRADUCCION DEL CANT IV

existent. On sentait, à la chaleur de leur récit, que

matière

artistique paysanne, je veux
J dire un ensemble de coutumes et de spectacles, une
! langue, un genre de vie, enfin, qui a sa beauté
j réelle et particulière. Elle a été rarement exploitée
j par les poètes ou les artistes avec la sérénité qui
respecte la vérité. Les uns ont grandi Je paysan jusqu à en faire un héros d'épopée. D'autres l'ont
bafoué. On l'a peint ridicule ou odieux. Le pay¬
san s'en est rendu compte, et il en a souffert. Cette
souffrance a étouffé, à la longue, sa fierté naturelle
si bien qu'il a fini par approuver ses propres détracune

Port-Sainte-Marie
une automobile
m'emporta à toute allure vers Moncrabeau. Je saluai au passage Vianne, Lavardac, Nérac. Audelà, c'est l'admirable vallée de la Baïse qui s'étend jusqu'à Moncrabeau, découpant sur l'horizon,
de chaque côté, l'ànguleuse silhouette de ses gen¬
tilhommières. Enfin, c'est l'avenue de Moncrabeau,
ombreuse comme une charmille, c'est le pont, c'est
le paysage au pied de la colline, c'est la montée
en
lacets, c'est Moncrabeau avec ses deux _çspla- J teurs. Il est devenu un objet de mépris pour iuinades, d'où la vue embrasse toute la vallée depuis | même. Sa propre vie lui a paru insupportable parce
la tour de Condom, qu'on distingue vers le sud, j -qu'il a fini par la juger grossière, dénuée de toute
jusqu'aux hauteurs de Xaintrailles, qui sont à l'en- j élégance et de toute beauté. C est là une des raitiée de la plantureuse plaine de l'Agenais.
j sons, et la principale, sans aucun doute, pour laA mon arrivée, toute le village était en mouvej quelle il a fui la campagne et émigré à la ville,
ment, et ce mouvement était une effervescence, où la vie lui paraissait plus belle.
Tout le monde travaillait aux préparatifs de la
Les Veillées gasconnes se sont organisées. On
fête de l'après-midi : charpentiers, menuisiers, for¬ n'y parle que patois. Le paysan y est partout, dans
gerons, tous les artisans étaient là, ouvriers béné¬ les contes, dans les chansons, dans les comédies.
me

débarqua

"

ALGÉRIE
D Â BC A R sos au"deliè d'AFRi'BE
—

—

�ADEU

ART
èls, sul cóp, com un fum
dins los aires clars escampilhat, ela se deAi de note, es verai ; mai eme tóuti mi
meniguèt e per tant qu'el abrasadès las om¬
bras e per tant qu'el i voîguès parlar, ela lo noto ounle anariéu pica se la naturo m avié
vejèt plus e lo nauquier del Orc la laisèt pas douna l'engéni de trama moun récit dins
plus trasar la larga gaulha. Que far ? Ont louquau mi noto devon veni s'enfiela, d'éli
rr.emo, coume de
perlo. Dise coume de
anar ara qu'i an dos cóps près son espoza ?
Ambe qualas gremas e quala canta el amai- perlo e lou mantene. Uno fraso es ni mai ni
zarià los Mânes e los dius ? Entrement, ela, rr.ens qu'un coulié mounte h mot, coume h
tota frecha, sus la nau del Stix se n'anaba.
perlo, fau que siegon de la grandour, de la
Sèpt mezes de seguida, so dizon, ojs una mémo béula, de la mémo valour; se l'un
rôca baumeluda, côsta l'aiga del Strimon, d'éli es plus grand o plus gros, o plus pisol, el plorèt e desplegaba son planhum dins chot, adiéu de ta fraso ! Que lou vogues o
sera touto de guingoi ! E s'alor as pas
las caunhas frechas e son cant aprivazaba los
lou goust de cerca, lou cop d'iue de vèire
tigres e plegaba los garrics. Atal Filomela,
l'auriho d'entendre d'ounte vèn la cacadolenta, a l'ombra del pibol, caima de sos
foni,
garço uno bello crous d'encro sus ta
pichons avalits que 1 irège lauraire, del mue
alont los sabià, dabans qu'ajèsen plomas, los fraso e vai te faire pescaire d'anchoio emé
i derraiguèt. EJa glatis, la nèch e ajocada h martegau sus lis estang.

Diguèt ;

e

de

sos

L'isliu s'acaba i jo
te die adeu, vileta

marc,

canta de gaus e
grezas de sas clusi-

comensa sa

lène, enlai emplena

las

das.

maridage flagiguêt
plus son cór. Sol, pels gibres iperboreans,
pels neviers del Tanaïs, pels espandis de
Cap d'amor, cap de

Rifèu ambe lors

brumas

e

lors aigasis, el

es

pas,

nàutri, alor, de faire

aquelses negres pensaments. Aqui tota la cauza del mal; per acó
sol, las ninfas, qu'Euridisa abià cantat am
elas dins las nautas grezas, sus tas abelhas
botat tant bèl malastre. Te cal, ambe
fizansa, aparar ton ofrenda, demandar patz
pregar las pietadozas Napeas. A ton vót
elas balharan lo perdon; lor colèra, elas
an

e

ton cap

envoie
convie à ses

S'alça carrat, ton campanar
de pedre grisa i marbre rosa,
sab

i

que

sa veu

tan amistosa

el dol i el goig ten d'esgranar.

Mira la vila i el riberal

plé d'aucellets, i la muralla
que t'entomeja i t'abrigalla,
mira les fonts i el vell portai.
Amb tes mils fonts, frescos trésors,
de tôt lloc raja l'aigua clara,
tombé la terra és bona mare,
abundadosa en els teus horts.

lou

Ara rosseja el teu Vinyer,
la figa és seca a la figuera ;
passant el pont de la ribera
vull tornâ a veure un manglaner.

coume

que
i

—

—

bolzinaban; d'entremèch las cóstas trosadas el teu espai,. com el d'amor al
pit
elas franhaban; coma una bêla nibolada, joiós, sense les
presses del neguit,
elas se n' delargaban ; dins lo cabèl dels ar¬ on el
d^sig donés temps a la gracia.
bres, elas s'agrumelaban, i se pindolant co¬

Adeu istiu, adeu

«

amor ».

vell oliu,
Vinguin castanyes
si, cal deixar plana i montanyes,
s'atancarà l'ivern geliu.
Sembla de plata el

el

fonoll diu :

«

»;

No culliré'n el pais meu
l'oliba negre a l'oliveda
baixant al clot de la font freda

quand Canigó
I

no

veuré la

sera tôt neu.

plana

en

flor

tornaré quan sera

Sus la blanca jlor davala, s'ataula,
S'eniura d'amor à la copa gaula
E môtina sens la poder tarir.

(Premier Prix de la
julhadas. Aparelha quatre autars al naut
temple de las divinitats; aprèp aber es- Cloucado dels Clastres
1927.)
campat de lor garganta lo sang sacrat, dins
lo bósc felhut laisaras lo corps d'aquelses
bióus; pèis, quand la nauvièma alba espeSONET
lirà, mirgalhada d'esclaire, a l'ombra d'Orfèu tu mandaras lo pavót del oblit; atucaras Mar incessant i nou, realitat,
una feda negra e tornaras al bósc; al onor
com un amor primer d'adolescencia,
d'Euridisa amaizada, sangaras una vedèla. semblant a tu mateix
eternitat
So primier, el se triguèt de complir los meravellos només que de presencia.
consels de sa maire. Venguèt al temple;
aparelhèt los autars cauzits; atuquèt los dos L'esplendorosa i vaga voluptat
polits parels de braus al pièl luzent, los dos d'un son d'enyor i un pensament d'absencia
parels do vaquetas. jamai julhadas; pèis, dilata el teu respir immédiat
quand la nauvièma alba espeliguèt, mir¬ entre hoirines d'aïba i d'indolencia.
galhada d'esclaire, el faguèt son ofrenda a
l'ombra d'Orfèu; el tornèt veire lo bósc. E Injaligals de timidés i audacia,
subran, el vejèt una cauza merbelhoza de tiûen, el ras blav&amp;nc i l'infinit
dire : dins los budèls esclafats d'aquelses de l horitzó, que bas
desemperesit,
bióus, dins totas aquelas cars, las abelhas

manglaner deu ésser bort
la manglana és amarganta,
dins l'oliu, la griva canta :

El

Desuhre un cimel de rôza espinoza
A vist cafidilhar la dôma audoroza
D'un lir convidant los bolzinadors.

Siis ta labra bloza, o! ma ben aimadat
l'oblidaran.
E ara, cosin te cal pregar, îeu vistament, La meuna ama atal jaliguèt morir
Del primier poton que l'a perfumada.
oc te debolzarai.
Cauzis dos polits parels de braus al pièl
P.-A. VAYSSIÈRES', agenés.
luzent qu'ara paison al cap del verdolenc
Licèu; cauzis dos parels de vaquetas jamai

parlée

est

vous

flor dins la rica plana;
pais de sol i tramontana,
te deixi sempre amb emoció.

pica d'aquel amor, las femnas cicola vóta dels dius, é aprèp las li jouielié dou Palais Reiau, de revira li
begudas de Baccus, una nèch, a la gazalha, mot coume reviron li perlo d'aqui qu'aguen
trouva lou sen dins la resoun e l'armounio
a bèl tal de pèsas, neportèron lo jovent escartairat e alavets, son cap descronquetat dins la musico de la fraso.
de sas candas espallas, aisi que 1 Ebri lo
Batisto BONNET,
nemenaba al revolum de sas aigas e lo re(manda pèr J. L.)
dolaba e de sa vots e de sa frecha lenga,
totas mórtas qu'èran, « Euridisa ! Aut Eu¬
LO PARPALHOL
ridisa, pecaire ! )&gt; el encara cndaba. E
d'Euridisa las ribas, de cap e long del
L'erfnos parpaïhôl de l'olh de velors
flume, resontisian. »
Atal parlèt Protèu e, d'un vans se jitèt Brandilha al solel sa pelha boroza,
dins la prigonda mar; drech ont volèt, las E, jols rais de lum,. l'ala rozadoza,
Fa beluguejar sos b^rôïs alors.
aigas brumèron e tremolèron.
Com el faguèt pas Cirena : amistoza, ela
diguèt a Aristèu espaurit : « Mon fil, te cal Al cazal raiant de mila colors,
de

ternelle

cossa

nianas, per

-revocar

»

Ecrivains, poètes et artistes du royaume de
et de toutes les terres où notre langue

Prou m'enduré aquesta Visio,

s'esbeandon souto lou pouton de la pensado qu'embraso noste cor, li mot dins nosto
fraso coume li perlo souto lis iue d'un Bou¬
cheron Iandon agaradivamen se plaça sonto
lou bé de nosto ploumo e se l'un d'éli, d'a-

gambardejo, quand lou vesèn

RAT PENAT

lence

périt ; quand di peds à la tèsto nôsti ner

sentén lèu. Es à

«

son

ou connue, «

salut cordial

et

Va¬
ma¬

Lo Rat Pénal
fraternel et

»

vous

Jeux-Floraux.

—
1) Fleur naturelle (sujet
libre). Le lauréat choisira la reine de la fête); 2.
Violette d'or (sujet moral et religieux); 3. Eglanline (sujet patriotique); 4. Médaille; 5. Plaquette
(romans ou contes valenciens); 6. Objet d'art (œu¬
vres dramatiques); 7. Objet d'art (portrait à l'huile
du grand valehcien En Gaietà Huguet); 8. Une
plaquette (composition musicale pour chorales mix¬
tes).
Prix Extraordinaires. — a) 1.000 pesetas,
don de la Municipalité (pour l'impression de la
meilleure monographie historique, relative à Va¬
lence) ; b) 500 pesetas, don des députés provincieux (pour l'impression d'un travail sur le sujet
suivant: Droit privé consuétudinaire à Valence);Ji.
Objet d'art ojfert par l'Archevêque de Valence
(Etude sur la part que prirent les Valenciens à
l'expédition icatalano-aragonaise en Orient). 4.
Objet d'art ojfert par le gouverneur de Valence
(Exposé des avantages sociaux et économiques qui
résulteront de la construction de la voie en projet
Valence-Madrid); 5. Objet d'art offert plar la mu¬
nicipalité d'Alicante (Biographie du R. P. P.-J.
Perpignan, dit le Démostène valencien); 6. 250
pesetas offertes par la municipalité de Castillon de
la Plaine (Les anciennes écoles de grammaire et
d'histoire à Castillon; 7. Objet d'art, même origine
(travaux sur la députation provinciale de Castillon).
9. Objet d'art offert par l'Université littéraire de
Valence (Les coutumes des étudiants valenciens au
XVIe siècle); 10. Publication dans les « Annales
de l'Institut National d'Enseignement secondaire,
d'un travail sur un personnage illustre ayant suivi
les cours du Collège Saint-Paul de Valence; II.
Objet d'art offert par la municipalité d'Alco (poè¬
me valencien à la gloire d'Alcoi;
12. Objet d'art
offert par Mlle Osset et la Reine des J.-F. (poème
de la Vierge « dels desemparats », patrone de
Valence); 13. Impression d'un travail avec remise
de cent exemplaires offerts par l'Académie valencianiste (Synthèse du travail réalisé par le génie

Prix Ordinaires.

Mai, vai, agues pas pou; quand l'idèio
bono, bello e ben assetado dins noste es-

estralhaba, plorant sus Euridisa perduda e
sard,
sus la vana complazensa de Pluton.
En

m'en vaig,
d'Illa,

d'aqueix sol que per tu brilla
bé m'en voldria endur un raig.

e

un

FLORAUX DU'

i

r.oun

sus

JEUX

A VALENCE: XLV111

ILLA

A

tota
sota

rojenca
la fruita primarenca
del cel encantador.
Simone G A Y,

catalana.

valencien dans les diverses manifestations de la
culture; 14. 200 pesetas offert par l'Ateneu Mercantil (Etude historique critique du mouvement des
« Germandats
» de Valence); 15. 30 livres valen¬
ciens offerts par En Gaietà Huguet Segarra (A la
meilleure critique humoristique du langage vahncien-castillanisé qui se parle à Valence aujourd'hui)
16. Objet d'art et cent exemplaires de l'œuvre édi¬
tée, offerts par l'a « Jeunesse » de « Lo Rat Pé¬
nal »; 17. Impression offerte par la société valencienne des Publications, d'un travail sur la Préhis¬
toire Valencienne; 18. Prix n Baró d'Alcahali », à
un -travail sur Fra J.
Gilabert Jofre et la fonda¬
tion de l'Hôpital des Fous, à Valence.
Règlement. — Les travaux littéraires devront
être écrits

en valencien ou en n'importe
quel dia¬
lecte occitan. Les travaux didactiques pourront être
écrits en d'autres langues. Mais à égalité, les tra¬
vaux

écrits

valencien l'emporteront.

en

BARCELONE: CONCOURS

Pour tous renseignements, s'adresser à M. Vicens
Ferran Salvador, secrétaire général du Rat

LITTERAIRE DE LA REVUE

Penat, 5, pl. del Poea Liern, Valence (Espa¬
gne).

A

ARTS 1 LLETRAS

«

»

MOISSAC

:

JEUX FLORAUX DE

LA CLOUCADO DELS CLASTRES
» de Barcelone, ou¬
Le 25 juin, grâce à l'activité de M. P. Gardes,
Voici les prix qui seront
a été tenue en la ville de Moissac, l'assemblée an¬
attribués: l01' prix: 50 pesetas, à la meilleure
nuelle de la Cloucado dels Clastres. La séance fut
poésie sur un sujet libre; 2° prix: objet d'art, à
une poésie
littéraire; 3e prix: objet d'art à la présidée par L. Montiès, président d'honneur, en¬
touré de M. L. Allanche, L. Gardes, P. Gar¬
meilleure étude critique sur un auteur contempo¬
des, Baile, E. Caseponce, Cayrou.
rain; 4e prix: objet d'art à un sonnet, sujet libre.
Le rapport littéraire a été lu par M. P. Gardes.
Règlement. — a). Les compositions seront écri¬
Voici le palmarès des Jeux-Floraux:
tes sur un seul côté du papier, autant que possible
1"! prix, une plaquette de vermeil, à M. P.-A.
à la machine;
Vayssières, de Tonneins, pour son sonnet Lou
b). Toutes les compositions reçues seront la pro¬ Parpalhol.
2e, une médaille de vermeil à Mme G. Abeilhou
priété de la revue « Arts i Lletres », qui pourra
de Lafrançaise, pour son poème, A travers Ak'les publier;
tania.
c). Les manuscrits devront être signés d'un pseu¬
3°, une médaille de bronze d'art grand module
donyme et d'une enveloppe fermée où se trouvera
à M. J. Cantagrel, de
Golfech-, pour son sonnet:
le nom et l'adresse de l'auteur.
La Pimparelo.
4e, une médaille de bronze florentin, à M. P.
Miremont,
de Terrasson pour sa poésie, SoubeLAURE ET PETRARQUE

La

vre

revue

son

«

Arts

premier

i

Lletres

concours.

nis.

Après avoir fait couler des flots d'encre, la poli¬
tique s'en étant mêlée, les fêtes de Pétrarque, fort
compromises, auront lieu cependant en Aveyron.
Lè 15 août prochain, le théâtre de plein air du
ma lo razim al ram plegadis.
J.-M. LOPEZ-PICO, catalù.
Palais-des-Papes, donnera dans ce décor merveil¬
Dins aisesta tróba, ieu cantabi lo trabal
leux, une très belle tragédie en vers : Laure el
del campèstre e los tropèls e los arbres. En¬
Pétrarque, écrite spécialement pour cette circons¬
{J. F. du Genêt d'Or.)
tance par François Vauciennè (Mme Penot-Battestrement, lo grand Cezar alucaba la guerra
ti, d'Aláis).
enlai sul Eufrati e, vincedor, mandaba son
C est à MM. Jacomet et Galas que nous de¬
voler a de póples consents de l'aber per dins un rustic
repaus, ieu qu'ai jogat la canta
vrons de voir à
la scène cette œuvre magnifique
mèstre; entrement, el se botaba en camin dei pastor, ieu que, dins l'audi de ma
jo- que la troupe de I Odéon fera sans doute connaî¬
per l'Olimpi.
vensa, t'ai lauzat, o Titire, a l'ombra del tre à tout le Midi
par une tournée appelée au plus
En aquel temps, ieu, Vergèli, retirât dins fau cabelhut.
grand succès."
l'audoza Partenopa, m'agradabi al estudi
J. CUBAYNES.
A. D.
.

5e, une plaquette de bronze, à M. Louis Verdiér, d'Auvillar, pour sa poésie.Belho de Noço.
6e, première mention très honorable, à M. Joseph
Vaylet, à Le Mas Nouvel (Aveyron).
7°, 2° mention honorable, à M. Barrié, d'Au¬

villar.
8e, première mention honorable, à M. Jean Bé¬
dé, de Saint-Antonin.
9e, 2e mention honorable, à M. Pégas, de Montech.
10

,

signé:

mention à 1
Verdun 1916 ».

première
«

auteur anonyme

ayant

IIe, 2« mention, à M. François Vergé, d'Ax-

1 es-Thermes.

PROSE.
1er prix réservé.
rappel de médaille de bronze, à M. J. Can¬
tagrel, de Golfech, déjà nommé.
FABLES (section réservée aux enfants des éco—

2e

�les).

—

lor prix,

une

médaille de bronze à M. plen

Y van Merlé; 2e une médaille de bronze à M.
André Roudalès; 3°, une médaille de bronze à M.

Jean Bonis; 4a, mention honorable, à M. Joseph
Gaubert; 5°, mention honorable à M. Gabriel Labarbe; 6e, mention honorable à M. André Poirié.
Des mentions sont décernées dans l'ordre de
mérite aux élèves suivants : Raymond Lacassagne,
René Rey, Hubeit Doumergue, Maurice Bruzon.
AGEN: JASMIN

D'ARGENT 1927

Jasmin d'argent; Mme Jeanne

Saint-Hugues, de

Médaille d'argent: Louis
de Cosse (Dordogne). —
\'p médaille de bronze: M. J. Cantagrel, à Golfech (Tarn-et-Garonne). — 2° médaille de bronze:
Gérard Nègre, à Castelmorou (Lot-et-Garonne). —
lr0 mention: P. A. Vayssières, à Tonneins (Lotet-Garonne). — 2Û mention : E. Lafon, instituteur
à Albas (Lot). — 3° mention: Mme Capmartin,
à Beauville (Lot-et-Garonne). — 4e mention: M.
l-'abbé Laffargue, professeur au Collège d'Eauze
Boulet (Puylaroque). —
Delluc, à Saint-Vincent

(Gers).

sait aussi avec quelle facilité elle a décrit la lé¬
e garnido emé l'oli e lou oinagre de
(Le baiser m'a bien plu; c'est vivant, c'est gende d'Escrioelo qui fut, sept ans
au ri¬
frais et joyeux, comme une salade de chicorées vage maure. Elle sait aussi qu'elle captive^
connaît bien
sauvages cueillie en plein pré et assaisonnée de la langue d'OC. Elle sait enfin qu'elle arrivera
l'huile et du vinaigre du terroir).
à la maîtrise qu'on lui a trouvée, en travaillant sé¬
M. René Tulet, par la facilité poétique, la vi¬ rieusement. Les plus grands poètes ont dû appren¬
vacité du récit, la construction habile des situations, dre leur métier. Escrioelo est un exercice excellent
se
classe évidemment au-dessus de M. Antoine et charmant. Que son auteur persiste, qu'il se mon¬
Roux, le poète lunellois dont les trois grosses piè¬ tre difficile pour soi, qu'il se défie de sa facilité,
ces furent
jouées au grand théâtre de Montpellier. et l'Gccitanie pourra ajouter une corde nouvelle
C'est de plus, un des animateurs du groupe cla- à sa lyre.
*
passié des « dissatiés », où fréquentent, félibres,
* *
M. Gaston Vinas est un occitan convaincu. r*
L-e
poètes, professeurs que réunit l'amour des lettres
libraire biterrois ne se contente pas de vendre des
d'Oc.
livres, — sa librairie est bien fournie en littéra¬
J. L.
ture occitane, — il écrit lui-même, des livres. Et,
cas extrêmement grave et rare chez un libraire, M.
Vinas est poète et poète de langue d'Oc. Il avait
déjà publié Nostra Dama del Grau. 11 a fait paraîtie, depuis, l'Egassier (Illustré par Mme O. Bar¬
III (c). — Far Pola. — Faire la courte thélémy. Portrait par J. D. Bascoulès. Préface
de M. J. Anglade. Editions « Au Gay Sçavoir ».
échelle. A Brive et dans les environs on dit : far
Béziers, 10 fr.). Mais lisez ce qu'en dit M. J.
brossa.
Anglade: « A l'époque du phylloxéra, pendant
V.
TesSENOU.
Selon l'archéologue briles vacances, mon grand-père, u le papéto » m in¬
viste Elie Massenat, les tessenous (pierres talis¬
vita à battre du blé en sa compagnie. Dans mon
mans) sont, du moins dans notre région (Brive), de
pays de vignobles je n'avais jamais vu battre du
petites haches votives et des frondes en silex poli.
blé. Ce me fut une grande joie de passer toute la
(Celles-ci ont la forme de fuseaux). Nos campa¬
journée de chaleur étouffante sur une aire aban¬
gnards confondant peut-être ces silex avec des
aérdlithes les nomment pierres de foudre. L'idée donnée, l'ièro, au milieu de la poussière et du bruit.
De temps à autre, d'ailleurs, je m'éclipsais, pour
d'imploration à une protection divine attachée aux aller boire au
pourrou, que l'on avait mis au frais
haches votives a survécu, mais obscurément.
à l'ombre, avec des feuilles de vigne par-dessus.
Une petite pierre blanchâtre qui guérit, croitLes chevaux tournaient en rond au milieu des ger¬
on, le mal aux yeux, se trouve dans les nids des
bes, la garbo; et comme mon grand-père m avait
hirondelles dont les petits ont souffert de ce mal.
souvent parlé des ègos et des égassiers, il m expli¬
Par suite, certains crèvent un œil à une jeune hi¬
rondelle afin que la mère aille chercher la pierre qua sur place ces mots qui n'éveillaient rien dans
mes souvenirs. Mon
grand-père était né en 1813 et
pais

prat

».

intermédiaire occitan

—

EN

CAMARGUE

M. Herriot, ministre de l'instruction publique
doit passer ses prochaines vacances en Camargue
où il aurait l'intention d'écrire un livre sur la poé¬
tique delta du Rhône qui a déjà inspiré tant de
poètes et de romanciers.
A. D.

PERPIGNAN: JEUX FLORAUX
DU GENET D'OR 1927
Les mainteneurs de la
Genêt d'Or ont proclamé

compagnie littéraire du
le palmarès suivant pour

remède !

VII (b),

— Ch.
et C. — A Tulie et à Brive
La chata a chatounat a la pouncha de
l'eschalier ». A Beaulieu : « La cata a catounat

on

1927:

—

dit

:

«

Poésie a). (Roussillon). — Eglantine de vermeil
a la pounca de l'escalier ».
(Prix du Conseil Général) : Adeu à Illa et Nineta
meoa, de Mme Simone Gay, à Reims (Marne). —
Marguerite GENÈS.
Rose d'argent (Prix Lambert Ecoiffier) : Très poemes, par M. le Père B. Barcelo, à Perpignan. —
QUESTION
Rappel d'œillet d'argent : Jan de l'ôs, de M.
9.
Far MANJAR LOUE CAUS (faire manger les
l'abbé Castella Roger, à Err. — Médaille grand
Médaille de bronze (don de M. le Préfet) : La bota choux). — Qui pourra nous donner l'origine et nous
del recô, de M. Jean Narach, à Perpignan. — indiquer le pourquoi de cette très vieille et origi¬
Médaille de bronze: Dins lo Rossellô et LLluny nale coutume qui se pratique encore de nos jours
de tu, de M. Antoine Batlle, à Perpignan. — en Rouergue, mais dans les campagnes seulement,
Diplôme d'honneur : Entre cel i terra, sonnet de à l'occasion d'une noce?
Cela consiste, d'abord, à ne pas laisser échapper
Miquei Robert, à Perpignan. —: Citations : La
nuuia de l'espay, G. Gumila, à Perpignan. — les nouveaux mariés, au soir de la noce, ? Tes re¬
trouver dès qu'ils sont partis... et, une fois
Amor, Joseph Médina fils, à Saint-Estève.
qu'ils
b). (Catalogne). — Laurier de vermeil (Prix des sont dans leur lit..., à leur apporter un chou, par¬
Amis Catalans de Barcelone): La pubilleta, de J. fois le plus grand qu'on a pu trouver (jusqu'à 2 mè¬
Povill i Adsera, à Olésa-de-Montserrat, province tres de long).
On le présente aux jeunes époux; parfois, pour
de Barcelone. — Coupe de cristal ( Prix Marie
Barrère-Affre) : Mar incessant... sonnet de David bien rire, on le leur passe sur la figure, quand ce
n'est pas ailleurs ! ! ! Le but de cette cérémonie est,
Jordi (J. M. Ĺopez-Picó), à Barcelone).
Rappel de mimosa de vermeil : Invocació eôlica sans nul doute, un but de réjouissance, une farce,
et Quan De et mati, de Xavier Benguerel, à Bar¬ mais depuis quelle époque date-t-elle?... De qui
celone.
Médaille de bronze, module majeur, nou3 vient-elle? Se pratique-t-elle ainsi ailleurs?
(don de M. le Préfet): Un captaire; Un hereu, Autant de choses très intéressantes à connaître.
sonnet de M. le docteur J. Estadella, à Lleida. — Que chacun se livre à des recherches !
A ceux qui donneront les meilleures réponses,
Diplômes d'honneur: La Plalanada a l'otumne,
il leur sera adressé un exemplaire de l'Armanac
sonnet de M. Joseph M. de Puig-Suros, à Gérone.
Poemet de la noia malalla, de Joseph Pujades Rouërgas, par J. Vaylet, secrétaire du « Grel
i Truch, à Masnou. — Poema d'una rosa, d'Ar¬ Rouërgas ».
thur Palau-Ximenes, à Barcelone. — Mentions
honorables: Somnis d'un fadri de montanya, d'A.
Ollé Bertran, à Barcelone. — El beire d'or, son¬
bulletin des lettres
net de M. del Carme Nicolau Maso, à Barcelone.
Citations: El dia mot, sonnet de Magi Valls i
Mari, à Barcelone (Horta). — L'encis d'una canECRIVAINS BITTERROIS
çó, de A. Busquets i Punset, à Calders-Manresa.
Prose Catalane. — Rappel de prix : La mort CLARDELUNO. ESCRIVETO.
GASTON
de l'espós et El miracle de Nadalt de M. Puig
VINAS. L'EGASSIER.
EMILE
Pujades, à Figueras. — Plaquette artistique (Prix
BARTHE. LOUS RASIMS
des Amis de la poésie) : Erôlisca, d'Al. Bulart i
DE LUNO.
LAS
Rialp, à Barcelone. — Diplômes d'honneur: MaVESPRADOS
ternitat, de M. Tomes Roig i Llop, à Barcelone.
GALOIOS
Historia d'una amor, de Mlle Carme MontoA Bézier, abondent le écrivains de langue d'oc.
riol-Puig, à Barcelone. — Citation : Urgellesa, par
A son ciel monte toujours quelque étoile nouvelle.
Epifani de Fortuny de Salazar, à Barcelone.
Mlle Barthez a écrit sous le pseudonyme de Clardeluno, la légende touchante de Escriveto (Illus¬
trations de Mme O. Barthélémy. Edition « Au
Gay Sçavoir. Béziers, 12 fr.). Mlle Cladeluno
les lettres
n'aime pas les préfaces. Aussi, elle en a com¬
posé une très bien pour le dire. Elle ajoute qu'elle
à
n'a sollicité aucun préfacier. C'est une bien som¬
bre histoire que décrire une préface pour une œu¬
vre qu'on n'aime pas. C'est une joie de présenter
RECTIFICATIONS
l'œuvre qui plait.
Mlle Clardeluno doit connaître, sans doute, le
Ma contribution sommaire à l'étude de la re¬
naissance littéraire du dialecte de Montpellier con¬ poète qui, à la félibrée de Montpellier, trouvait
trop dures les critiques de notre journal. OC, en
tient, je l'avais prévu, quelques omissions.
C'est ainsi que je n'ai pas signalé l'œuvre re¬ effet, essaye de réagir contre la tendance qu'ont
de trop nombreuses revues félibréennes à traiter de
marquable de M. René Tulet de Poussan, poète
chef-d'œuvre toute ce qui paraît en Occitanie. Les
et auteur dramatique justement prisé, qui fut se¬
chefs-d'œuvre sont rares. Comment les qualifiera-t¬
crétaire de la Maintenance de Languedoc durant
on, si on donne ce nom à une œuvre ordinaire ou
trois ans, auprès d'Adrien Fédières.
Ses principales œuvres : la Court coculaire, re¬ quelconque? C'est ainsi, d'ailleurs, qu'on a ridi¬
culisé la littérature occitane en célébrant trop sou¬
présentée en 1902; lou Poutou, comédie en trois
vent des productions qui n'avaient rien de commun
actes et en vers, créée la même année, son drame
—

—

—

—

—

—

—

—

d'oc

inontpellier

la littérature.
La
J'ai lu, quelque part, à propos d'Escrioelo, cette
Masca, représenté en 1910, attestent combien Tu¬
let accorde ses dons populaires avec le respect de appréciation: « Belle maîtrise ». Mlle Barthez qui
de l'esprit, a du sourire. Elle sait mieux que
public et de sa langue. Mistral, bon juge, écri¬
fortement charpenté

en

quatre actes et en vers

son

agrada; aco' s uioènt,
cicourèiado acampado en

:

«

Lou poutou m'a ben

fresc

e

galoi

vait

coumo uno

avec

lui avions attribués

sont de M. Saboye.
dernier écrit dans un style
très personnel, il n'arrive
pas toujours à exprimer
ce qu il veut
dire. « Oji ne prête qu'aux riches »,
dii M. H. Deleuze. Que sainte Estelle nous
pré¬
que nous

Cela prouve que si

ce

de cette richesse ! « Permettez-moi cepen¬
dant, ajoute M. Deleuze, de protester en souriant
contre
le jugement qui
impliquerait l'attribution
erronée du quatrain de M.
Saboye. « Leur Mistra ! » Mais
non, mais non. Je dis « Notre Mis¬
tral ». Je dois de trop
grands bénéfices esthétiques
et moraux au maillanais
pour l'éloigner jamais de
moi par un
pronom dédaigneux. Mes amis biterrois
(sic) sauraient vous dire qu'il y a deux mois à
peine, j avais encore le plaisir d'entretenir du chan¬
tre des lies d'or un
public fort attentif, à l'hôtel
de ville de Béziers. Est-ce assez
pour me laver de
toute suspicion?... »
A son tour, M.
Saboye nous déclare qu'il n'est
pas content. Cela rappelle l'histoire du brave
serve

homme par trop

timide qui,

proviste, comme
d un spectacle

M.

chez soi à l'im-

rentrant

Bergeret,

trouva

se

face

en

analogue. Et comme on lui deman¬
ce qu il avait fait aux
coupables : « Oh ! dit-il,
à la fa'çon dont
j ai fermé la porte, ils ont bien
vu que je n'étais
pas content. »
Dégustez donc ce gateau de Saboye :
«
J'ai été informé de votre article, écm M. Sa¬
boye; qui, paraît-il, car je ne l'ai pas lu, manque
d elegance et de tact... disons le mot
: d'éducation
ittéraire, pour le moins; pourquoi donc ne pas
1 avoir écrit en patois? et de
patois de Toulouse,
cette pépinière de rugbymen? La
plus élémentaire
courtoisie vous défendait aussi de
passer au travers
de mon pseudonyme, violé ainsi en dépit des règles
dait

journalistiques..

Oui, j ai dit

la langue française ava;t
depuis sept cents ans, que le
languedoc, le patois est vétusté et sans règles bien
assises et qu il n est
que le terreau (riche si vous
et des égassiers. C'est à cause de ces souvenirs
voulez) d où sont sorties les fleurs de la rhétorique
que j'ai consenti à écrire une préface pour
J'Egas¬ française. J entends bien que ce point de vue gêne
sier de Gaston Vinas... Ce qui en fait 1 intérêt, ceux
qui n'ont jamais étudié sérieusement et qui
c'est d'abord le pittoresque des descriptions. L au¬ sont devenus
poètes patoisants en entendant chanter
teur connaît la campagne méridionale; il en aime
les cigales au chant monotone: les
malheureux,
le charme pénétrant et parfumé; les mots expres¬ dont certains m'ont écrit
des lettres en français dé
sifs et imagés, rares mais populaires, font image. deuxième zone ! »
Les descriptions sont brèves et discrètes; leur con¬
Tout le monde ne saurait écrire comme M. Sa¬
cision n'enlève rien à leur couleur. Mais ce qui boye, l'inimitable.
donne à l'œuvre son principal charme, c est la vie
J aime entendre parler patois continue cet
qui y circule d un bout à 1 autre. L unité du poè¬ homme candide, car je suis né à Béziers, comme
me est due au personnage de l'Egassier,
personnage j aime admirer nos vieux monuments,
vestiges d'un
hautain et distant, dans sa simplicité. Il vieillit
passé
réoolu,
et,
pour preuve, nous avons souvent
lui aussi, puissant et solitaire, portant dans sa mi¬ inséré des
poésies patoises dans notre hebdoma¬
sère mélancolique tous les regrets d un passé loin¬ daire, mais
je m'insurge contre l'estrambord encom¬
tain. 11 n'est pas hostile au progrès, mais il voit brant des félibres et leur
prétention de vouloir faire
le machinisme triomphant; et de cela lui vient une
cheminer, dans les écoles, les différents dialectes
tristesse infinie. Aussi, quand il meurt, voit-il dans régionaux à côté de notre
français.
le ciel apparaître non pas les saintes comme Mi¬
« Pour exprimer avec plus de force ma
pensée et
reille, mais ses blanches juments, las ègos ».
celle, je pense, des littérateurs, je vous demande
On voit que M. J. Anglade ne s'intéresse pas de traduire en
languedocien une page d'Anatole
seulement à la littérature des troubadours auxquels France. Vous serez édifié si les lettres
françaises
il a consacré des études précieuses. Les poètes vous ont touché de leur
grâce. Avec du Racine,
d'aujourd'hui l'intéressent autant. Et ceci est plu¬ cette traduction serait pour vous un éblouissement !»
tôt rare chez un romaaist*.
M. Saboye est infiniment plus éblouissant.
« De mon quatrain, que vous atribuez à Deleuze
M. Emile Barthe est un homme heureux, il et
que vous avez trouvé divin, me dit-on, j'ai fait
voulait être majorai du félibrige. Il 1 a été. Il aime
le sonnet suivant que je vous adresse après ces
le théâtre. Le théâtre le lui rend. M. Emile Bar¬
lignes :
the écrit facilement des pièces faciles, en une lan¬
gue facile qui traîne avec elle, parfois, quelques
SONNET
scories. Loin de se fatiguer sa verve semble acqué¬
rir une nouvelle vigueur à chaque pièce nouvelle. Car ce ne sont
partout que concours en patois.
Je ne sais combien de comédies M. Barthe a écri¬ Au nom de leur Mistral que de livres fleurissent !
tes, ni combien de livres il -a publiés. Cet auteur Pour décerner des prix, doctes se réunissent.
intarissable continue. Cette année, son second vo¬ Devant ces jeux floraux, le français est pantois.
lume du théâtre populaire, Las Vesprados galoios
(Editions des « Pages d'Oc ». Béziers, 12 fr.) Sur le latin, le grec, les bons naïfs pâlissent.
a vu le jour ainsi qu'un drame en trois actes, Lous
Les félibres n'ont pas besoin de çà. Matois,
Razims de luno (même éditeur, 10 fr.).
Ils allongent des vers et toujours réussissent
Les cinq comédies qui composent le second vo¬ Car leur vieux languedoc ne connaît pas de lois.
lume du théâtre populaire sont écrites en prose.
Ce sont des scènes de la vie quotidienne où l'au¬ Quel bonheur de bravet la.-grammaire française
teur raille les travers de ses compatriotes avec une
Et ses déclinaisons et ses conjugaisons.
bonne humeur et un optimisme charmant qui prou¬ Ecrire, élégamment, la technique, fadaise !
vent un naturel excellent : bourgeois qui cherchent
une bonne; commères qui par une nuit étouffante
Et leur art
ou bien plutôt leur combinaison —
de chaleur, courent d'un balcon à l'autre et finis¬ Aborde„tout : sonnets et stances, à.foison,
sent par scandaliser un agent de police; un cor¬
En des livres entiers naissent, ne nous déplaise!
c'est vers 1830 qu'il avait commencé à faucher avec
l'oulan et à battre le blé en compagnie des ègos

«

que

seule fait des progrès

u

—

donnier amoureux, etc...

Les

«

raisins de lune «'

Maurice
sont

en vers.

Ces

trois

«

Conviendrez-vous

DE

BaLCÉRE.

»

dit,
conclure, M. Saboye.
qu'on pourrait ajouter serait
que vous

exagérâtes?

»,

actes sont

écrits d'après une pièce de M. Etienne
Arnaud. C'est un drame d'amour, charmant et bru¬

triomphalement,

tal, qui se déroule à la saison des vendanges, au
pays du bon félibre Jean Laurès et de son temps.
La fin me paraît trop sommaire. C'est peut-être
la faute de M. Arnaud dont je n'ai pas lu la pièce
ce que je
regrette.
M. Emile Barthe manie avec la m«me aisance,
vers et prose. Il ne cherche pas à être un prosateur
raffiné. L'art des vers ne l'inquiète guère. Il a
une telle verve que ses pièces se jouent avec le
même succès qu'elles soient en prose ou en vers.
M. E. Barthe fait ainsi une excellente propagande.
Et puis, nous devons à M. Emile Barthe un
jeune poète, M. Roger Barthe qui réalisera un jour,
les promesses de ses vers d écolier.

moins drôle. La naïveté de ce biterrois vaniteux
n'a d'égale que ses prétentions littéraires. A ce

J.-P. REGIS.

Hélas!

Tout

pour
ce

degré, la candeur atteint
M. Maurice de Balcère

est

une sorte

de grandeur.

épique.

J.-P. R.
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Attilio Levi : Dizionario
letto piemontese. (Ed. Paravia
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etimologico del diaC'e, Turin, 1927).

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ris. vii*) : Cat. n° 21. Juin 1927.
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PERIODIQUES
AuveRCNE-VeLAY.

L'AuOergnat de Paris;
d'Auvergne, chrqnique de
a
M. Maurice Saboye nous comble.
C. Gandillon-Gens-d'Armes. (2-7-27).
Nous avons reçu une lettre par laquelle M.
Le Pèlerinage de Ronzières (jaillet-AaQt) :
personne que cette maîtrise à laquelle elle aspire,
elle ne pouvait l'avoir à sa première œuvre. Elle Henri Deleuze nous fait savoir que les quatre vers Le Coin des Félibres, par L. Testud.
LE BOUFFON PERSISTE

Nouara, village
—

—

papetier

�- Baléares-Roussillon.
—
Aires de la Conca (18-6-27): El Monestir de San¬
tés Creus. — Roses d'Aiba, poème de C. Monpar :
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Viilaiba. Un

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llibre intéressant ». Merci.
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était catalan.
L'Eveil Catalan (2-7):
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La Publicilat

: L'Edició popular del
MuntaF. Soldevila. Ripoll (30-6); La Revista des
Estudis Universitaris Catalans p. Rovira-Virgilia;
J. Maragall i J. Lleonart p. R. Llattes (6-7);
La Veu de Catalunya ; Tantes revistes ! p.
J.-M. Capdevila (28-6); Notes al vol p. Zenon
(2-7).
—

ner

p.

ce 3

Un embarras de voitures a séipa.ré dans la nuit en
boni mes -san cl w i-oli c s. Gliaque groupe formant un

nous

indiquer la phrase qu'i'l

—

—
Le Cadet de
les chroniques de J. Loubet s'y font
rares. Et les textes gascons autres que les rigolades
d'Almanachs populaires en sont absents. Cependant
il y aurait beaucoup à faire, M. Larquier.
Reclams de Béam e Gascougne (juillet) : un
sonnet de Léonce Couture. Il y a 25 ans que ce
savant gascon est mort. Nous en parlerons prochai¬
nement dans no9 colonnes; — Les ascendances de |
Mistral, par E. Bouclez.
Revue de Gascogne (mai-juin) : L. Couture
et le cinquantenaire de l'Institut catholique de Tou¬
louse p. A. Clergeac.
LANGUEDOC.
Le Bon Plaisir (Juin) : Ambroise
Got, p. E. Violaine».
La Terro d'Oc (Mai-Juin); N'abès pas rés
à dire p. B. Sarrieu; Elegio de Tibul revirado en
lengadoucia p. L. Alibert. Un mot aimable pour

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Gazette du Centre: Le dépots a Paris: « Occilania », 6, Passage Ver1.000 francs; sur Rives : 200 francs; sur Alf.a :
discours du Capoulier à la Sainte-Estelle (27-6); deau (IX0).— Compte-courant postal : Paris 656.86.
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Les Moyens d'action du Félibrige p. René Far- Téléphone : Bergère, 62.99. — « Maison du Li¬
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Camélat et un portrait de Navarrot.
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—

let¬

10);
poème de Farfantello; Prague en Avignon, p. F.
Mistral neveu; La Louange du Peyrou p. P. des
Ribes;

Paris-Provence : Bellaud de la Bellaudîère p.
J. Loubet (3-7-27); Marcel Coulon et l'Abbé Fa—

vre

J. Loubet (3-7-27).

p.

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et

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Nouvelle Revue

Française (Juin); Propos d'Alain; La Maison-duPont-des-Faisans, p. P. Claudel.
Mercure de France (lor juillet) : Au Ventoux
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Pétrarque, par G. Faure.
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Revue des Provinces de France
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RoMIVATGE, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad.). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
Gandon.

CapbaT
quet

Portrait

Sous presse

les amis du livre occitan
du Livre Occitan a
but de servir les lettres occitanes en aidant

L'Association des Amis
pour

l'Editorial Occitan dans ses travaux d'édition.
L'Association des Amis du Livre Occitan sou¬
tient l'Editorial Occitan en aidant la publication,
sans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres
des maîtres de la littérature occitane.
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬

Déclarations de D-cès - Convois funèbres

Lana, poèmes d'Emmanuel Delbouset trad.). Préface d'Antonm Perbosc.
de l'auteur, par Paul Mesplé.

la

(texte

:

béline, poème de Miche! Caméiaî (texte et trad.).
Portrait de l'auteur, par Soudan.
Lo Libre DEL CaMPESTRE, poèmes d'Antonin
Perbosc (texte et trad.). Portrait de l'auteur par
L. Cadène.
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
face de Joseph Loubet (texte et trad.).

Pages Provençales inédites de Baptiste Bonnet

(texte

et

trad.).

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
neur

et

du décret du 15 avril 1919.

Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬

des personnes décédées, les inhumations et
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

port

Les Cahiers Occitans
Œuvres en langue occitane

prend des Membres fondateurs, des Membres ho¬
ou œuvres en langue
S'adresser, pour tous -renseignements concernant
française d'auteurs occitans (format in-8 jésus).
nouvelle revue qui noraires et des Membres actifs.
les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
Les Membres de l'Association ont droit à un
vient de sortir à
Ont
Strasbourg sous la direction de
paru:
pes
Funèbres, 34, rué Pargaminières (Télé¬
M. L. Riedinger, organe de doctrine êTd'informa¬ numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes N° 1.
Bos de bénac, œuvre dramatique de
phone
11-40), qui se charge de toutes les démar¬
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diverses
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tion régionalistes. Nous le suivrons avec un vif
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/ec6c2b88c08c676e63d743f5b679ab27.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Cubaynes, Jules (1894-1975)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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