<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="21840" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/21840?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:43:10+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="142355" order="1">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/6fd2aeec16b946c5fb46ed935593dc80.jpg</src>
      <authentication>1598486d64a146658e13bdf0cddd8a1e</authentication>
    </file>
    <file fileId="142333" order="2">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/04d7cbd4a3cc8a08835594b723948216.pdf</src>
      <authentication>4e022cb0a55452d72c3682647f6bfc95</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="699428">
                  <text>Ion drech

lou debé dL'un représen¬

e

dau

pople es d'aimà, d'ounourà
d'aparà la lenga dau pople.

tant
e

pèire azéma
discours à la J es ta

de mountblanc (3-7-1927), présidada pèr
fernand bouisson, président de ta cambra das députais

en

de " béline "lou souvenir de louvis saviè de

marge

Entre

UNE MANIFESTATION OCCITANE

line s'est imposé

j

est

un

d'amour

sans

' es mort...

Caries-1 S'est
pourre

a

luchat,

a

visGKt, smai

mort emé l'amarun suprême de pas
agandi lou terraire ben-aima ounte

j-

mairala

au

—

cros

men,

de Dulciorella, s'a
la liçou de

sa

mort, e

Marcel Bernard oufrissoun,
qu' « avèn la memória ». Sèn
pèr
ounourá
la
memória
de Ricard, l'ajuda
uns, ainats qu'an pas tout dessoublidat, e
preciousa
d'un
talant
de
prumièira.
jouines qu'an après quicon. Lous uns e lous
quauques- vis

les

la moindre

complication romanesque,, une de ces histoires qu'il
n'est pas besoin d'imaginer, car elles ressortissent
de toute évidence au rythme normal de la vie quo¬
tidienne. La bergère Béline et le berger Jacoulet ont
échangé de tendres aveux par une belle journée
d'automne, en faisant paître leurs troupeaux dans

Montblanc est un bourg plantureux de 1800 âmes,
dans le Bas-Languedoc, au « pays » viticole de
Béziers. Il est administré par un conseil municipal

que préside et qu'anime (puisque, aussi bien les
pas deux termes ne sont pas forcément synonymes) le
om,r I* c'aura nac ïamai. necaire
la douçou député Edouard Barthe, dont on connaît la compé¬
agut
(e s'aura pas jamai, pecaire !)H la
tence et l'activité, surtout en ce
qui touche les
darnièira d'un eterne repaus dins la terra
questions économiques essentielles pour sa région.

I'esperava lou
.

i

el

ce

œuvre

roman

j idèias pèr quau

Montpellier, qui ne lui a pas encore érigé de sa vida, será escricha dins la pèira au
cementèri de Mount-Peliè. A fauta de sa
une pierre tombale, le grand rêve le hanta ».
Aime de creire que Brun a marcat, en cendra mourtala, e pus precious qu'ela, soun
passant, la vergougna e l'injustiça d'aquel souveni viéurá couma dins noste cors, dins
delembrament pèr nous permetre d'afourti lou toumbèu que i anan aubourá.
Lou municipe de Mount-Peliè nous a baiqu'avièn prou durât.
Sèn quauques-uns pamens encara, d'aque- lat lou terren; dous bèus artistes d'Oc, Lou¬

classique. Nous n'avons
pas à décerner à l'auteur je ne sais quel certificat
de complaisance. Dût la modestie de Camélat en
souffrir, son idylle appartient à l'histoire littéraire,
et le jour n'est pas très loin sans doute où des
critiques plus autorisés que l'auteur de ces lignes
assigneront à Béline sa place véritable dans le
mouvement des lettres méridionales. Je me contente
ici de faire part aux fidèles d'OÇ des réflexions
que m'a suggérées une récente lecture du poème.
sager comme une

Béline

à moniblaitc

les poèmes

gascons, je crois que fie'd'une façon à pnu ?&lt;-s défm.T.-e.. ;
F^s pus liont qu'aici e pas pus tard que i
S: l'œuvre de Camélat n'a pas encore eu la diflusion qu'elle méritait (Vasconicum est, non legi- # quauques jours&gt; en tèsta &lt;]au bèu numerot
d'OC counsacrat à Mount-Peliè,
tur !), les amateurs de lettres occitanes sont una¬
nimes à s'incliner devant elle. Béline a d'ailleurs Brun remembrava lou rolle de Ricard dins
été deux fois réimprimée, et l'on assure qu'elle va l'esaltaciou e l'espandiment de l'idéia lal'être à nouveau voilà qui est sans doute une belle
tina. E disiè :
preuve de vitalité (1). Les éditions successives du
«... Et, je le sais, jusqu'à sa mort tragi¬
poème et son âge (près de trente ans, aujourd'hui !)
nous donnent en quelque sorte le droit de l'envi¬
que, alors qu'il se traînait pour expirer dans
tous

ricard

en

Guigues

e

M. Barthe

délasse des travaux parlementaires
à ses fonctions d'édile. Il est en
train de faire de Montblanc le
village modèle dont
en

se

se

consacrant

les

citoyens pourront jouir en même temps que des
charmés de la nature, de tous les
avantages du
progrès. Travaux d'hygiène et de voirie, planta¬
tion d'arbres, création d'un musée et
d'une biblio¬
thèque, installation de bains-douches, création d'un

cinéma

agricole, d'un stade, d'une coopérative de
vinification : i! y en a, on le voit, pour tous les
goûts — l'utile et l'agréable sont là heureusement
mêlés; l'esprit, le cœur et Le corps trouvent tour
à tour leur compte à la réalisation de ces
initia¬

tives.
Avèn ce milhou e ce pus necessári..
sabèn couma Saviè de Ricard aimèt,
Pour célébrer l'achèvement de la
Lou resta, es à la generousitat das patrioplupart de ces
à la passioun, lou païs de Lengadoc e la
travaux et la mise en œuvre des
autres, une grande
citât de Mount-Peliè, Sabèn couma lous tas d'Oc que lou demandan.
fête avait lieu à Montblanc, le dimanche 3
juillet
Voulèn pas creire qu'ausiran pas noste 1927. Elle était présidée par le
cantèt, en de verses arderouses qu'aurièn
provençal Ferdi¬
une clairière
nand Bouisson, président de la
de la vallée d'Azun. Les familles nvlhou servit sa renoumada, s'avièn
Chambre des Dé¬
pas clan- rampèl.
Toucoulet et Artigou consentent à l'union des
putés, entouré de tous les sénateurs et députés de
Pèire AZEMA.
tit sus las ribas un pauc trop inchaientas dau
deux amoureux. Puis la jeune femme qui s'est
l'Hérault, de plus de vingt conseillers-généraux
La souscricioun pèr lou mounument et
mariée
début de l'hiver meurt en mettant au Lez...
d'une cinquantaine de maires; autour du
préfet
monde une petite fille. L'intérêt de Béline, on le
Mès pioi, caucagna ! i a tems pèr tout e Saviè de Ricard es douberta. Souscrièure et du général en chef, se
pressaient les autorités
voit n'est nullement dans les péripéties d'une in¬ tout arriba
mèma lou revenge das morts. encó de Louvis Vemhes, 1, carrièira de civiles et militaires du département.
Ces
trigue àaVuinmenl agencée, lî serait piuiôt dans la L'oura
d'aquel revenge se sarra pèr Ricard. Vallat, Mount-Peliè (C. Chèq. pôust. 8779. tère détails sont donnés pour souligner le carac¬
simplicité voulue du sujet. Mais à vrai dire, je le
solennel de cette fête, au cours de laquelle,
Revenge pacifie, qu'es la mountada sus Mount-Peliè); ou de Jousé Loubet, 21, car¬ grâce au zèle de notre ami
tiouve plus encore dans l'art avec lequel Camélat

autres,

—

au

—

l'ourizount

décrire le pays qui sert de cadre à son idylle,
dans la note de profonde vérité humaine qui mar¬

a su

que

deux

ses

principaux et dans la
faite de l'âme et des mœurs

qu'il

bi gourd anes.
Dès les premiers

a

1-8-2'/.

vers

porté

•

*

•

i

mais

rendues

,i,i

n

Un

(LENGADOC).

an

l'Espinet.

15 fi. Fora Fransa

:

:

—

—

N° 72

1-8-27.

FRANSA

DIRECTION

ar,

plu. achevé,

Un

,

et

:

.

...

.

.

.

enchanter 1lotion.
imagination. Voici le grand
grand cirque
cirque
,
b
.
.

t

p., une

brun du Tarbais

»

et

la

masse

vallée de

occasion et pour mieux établir un
contraste entre la rude partie de ses
bergers et la
plaine féconde que dominent les montagnes. Le
pays d'Azun reste naturellement son objet princpal; et pour le décrire, il a semé son poème _ 1
le premier chant surtout
de notations très brè-1
vers, en laissant au lecteur le soin de les réunir et
de les grouper. Théophile Gauthier, dit-on, était
contraint, par la faiblesse de sa vue, d'examiner
détail par déta-1, les tableaux dont il rendait
compte dans ses Salons. On en est réduit à faire
de même quand on parcourt Béline. Mais il suffit
j
d un léger effort pour comprendre
que c'est là
un désordre
apparent et qu en définitive rien d'essentiel^ n est laissé ne coté. Camélat a très bien
marqué le caractère parfois sauvage de sa petite
patrie, en rappelant d'un mot les gorges et les précip.ces « lous peridès oun nou ba l'arcouli », les
grottes ou les derniers loups se sont réfugiés, les
lourrés où I ours brun
lou mascar
a pris
ses quartiers d'été, les rochers à
pic où s'égarent j
les agneaux, l'avalanche traîtresse
qui fait ébouler i
les sentiers pendant que les flocons tombent du
ciel
assombri. Le poète d'ailleurs est habile à
ménager
que paW

les contrastes. Aux

intensljé de c°uIe"r tellement
scruPulÇ à roukiphei

page

2)

J

les citations et ,e me con-

tente de citer quelques lignes evocatnces entre
loutes :
JEAN

(1). L'Editorial Occitan prépare actuellement l'édition
collection « Dis Avp i Pircneu ».
Le volume, accompagnée d'une traduction nou-

définitive de Béline, dans la

velle paraîtra avant l'hiver 1927. A cette occasion OC

un numéro spécial pour présenter au public le
grand poète de la renaissance occitane en Gascogne, l'un
de nos maîtres les plus vénérés Michel Camélat.
L'article de M. J. Bourciez que nous publions aujourd^ui représente l'essentiel de la conférence que fit eu

publiera

mai dernier
avon,

notre ami

déjà dit

un

terreur

ENVOYEZ
au

à yéco]e

peire-Vidal

et

dont

nous

mol.

Jean

jj^| ^

-

BOURCIER

15 fr. Etranger

:

25 fr. Le N° 0,50

Notre anti M. Pierre Azéma. noua prie dmcorrespondants qu'il

changé d adresse.

nos
sa

nouvelle

rue

Moquin-Tandon, Montpellier (Hérault).

7

bis,
—

adresse:

vos

LETTRES

,t

-

mm, e'.

et

ses

au-delà d'&amp;FR.QUE
par

LIGNES AÉRIENNES
78,

les

LATÉCOÈRE
PARIS

Avenue Marceau. —
dan» tofte Bureau*

Renfigncmentê

COLIS

L Q É 1R I ^

en

Potte

C'est

notre

a

M. Pierre Azéma.

ami M. Albert Pestour

puis quelques semaines

—

Jules Lairis, et à la
bienveillante sympathie du
maire-député Edouard
Barthe, la langue d'oc fut à l'honneur.
A la cérémonie
inaugurale du jardin scolaire,
dans lequel, par une pensée
touchante, ont été
plantés 47 cèdres à la mémoire des 47 enfants de
Montblanc morts à la guerre, on entendit deux
sonnet du
majorai Emile Barthe et de Gaston Vinas; ils firent une impression profonde
sur tous,
mais peut-être surtout sur certains
officiels, jusque
là ignorants ou prévenus. Nous
publions par ailleurs
le sonnet de Vinas.
Aux brindes du banquet,
quelques vers de Bar¬
the, donnaient le « la », et le président du conseil
général exaltait la langue des troubadours et le
député Caffort truffait son discours de citations ocr
citanes.
Mais que dire de la manifestation occitane de
l'après-midi où 3 à 6.000 personnes, assemblées
sur la grand
place de Montblanc, acclamaient les
orateurs, les poètes, les auteurs
qui firent durant
deux belles heures
d'horloge vibrer, en ses accords
les plus variés, la « lengo maïralo » ?
C'est Lairis, d'abord, l'organisateur
trop mo¬
deste, mais si méritant, de cette belle manifesta¬
tion, qui en dégage la haute signification. C'est le

a

député Jean Félix,

orateur nerveux et ardent, qui
peuple le beau spectacle d'un parlemen¬
taire en écharpe, évoquant « li consé e li
grand
cièutadin » dans la langue même où furent écrites
les chartes de nos libertés communales.
mat de l'CEuure. I! aura 12, 16 et 20
pages, et
C'est, enfin, notre « tribun » Pierre Azéma,
sera un journal illustré de
grande information.
A Marseille sous le nom de « Les Sept », dans un de ses meilleurs jours, et dont la fougueuse
vient d'être fondé un groupe d'action littéraire et harangue fait sensation; au demeurant, simple et
artistique. Voici le nom des Sept: MM. Barla- robuste énoncé des grandes vérités félibréennes,
tierj V. Bernard, E. Carbon, P. Bourgoin, M. ces vérités qui sommeillent au cœur de notre peu¬
ple, et qu'un vibrant appel fait se révoilier et sur¬
Brion, P. Rouquette et René Riquier.
Lou félibre Emilo Bodin e Madamo an gir, animant tout à coup des hommes qui en pa¬
l'ounour de vous faire «assaupre lou maridage de raissent transformés.
Puis Gaston Vinas dit deux beaux
sa
chato Margarido emé Moussu Jóorgi E. Lesonnets; et
grand. La Benedicioun nouvialo iés estado dou- le groupe artistique de Montblanc chante en chœur
nado lou 19 de juliet 1927 à 10 ouro e miejo en la « La Miejournalo » de Lairis.
C'est encore le « Groupe
gleiso Sant-Miquèu, à Cassis.
artistique » qui, comme
OC manda au felibre Bodin e aus novis, los sos « bello finido » joue avec un goût très sûr et un
entrain endiablé « Lou Peis d'Abrial
vots los melhors.
», une farce
Le Troisième Congrès des Ecrivains de d'Emile Barthe. Autour de leur président Henri
Coste,, nous devons citer tous les acteurs: les trois
j France a été tenu les 29, 30 et 31 juillet à Reims.
Les Secrétaires généraux du Congrès sont M. R. Amiel, Joseph Ballarin, Louis
Bousquet, Fernand"
Chavardès, Célestin Fabre, Paul Goudou, Jean Lasj D'iiart
et
J.-P.
Vaillant.
OC attend toujours le compte rendu du Congrès serre, Albert Marianet, Louis Molinié, Léon Rascol, C. Roger, Joseph et Lucien
de 1926.
Sagnes. Ils ont,
tous, été excellents : on
comprend, à les avoir vus,
La dernière réunion du Cooize de l'Escola
les succès qu'ils
remportent dans leur commune et
de Limanha a comporté, le 19 juin, la visite du
aux environs. Voilà
de bons artistes, et de bons
Salon, sous la direction du peintre Maurice Busset.
propagandistes i
—

—

—

QC

rendues i J

!
(Suite

IC1

—

impressions de

an :

former

—

—

—

N° 72

(HAUTE-GARONNE). FRANCE

qui, de¬
été chargé des lettres
occitanes dans le Carnet des Lettres de l'Action
Française. Il a déjà présenté, sous cette rubrique,
MM. Charles Derennes (Romioatge), J.-S. Pons
(Canla Pcrdiu) et quelques périodiques occitans,
dont OC qui l'en remercie.
Le maître J. Canteloube, naturalisé auver¬
gnat depuis quelque temps, lance un appel aux
de Lis e ou d, un ™iédia s .1 n y avait chez le auvergnats en faveur des chansons populaires d'AuVoilà un bel exemple.
bigourdan que que chose de plus fondu de plus vèrgne.« La
» le nouveau quotidien catalan qui
^t.l et de plus humain. Il atteint parfois a une doit paraîtreNau
sous la direction de M. A. Rovirasurprenante. aurais Virgili, sera un journal du soir, 17 heures, du for¬

,'î,
de..B?lne *Ade Ja"

et

IVe ANNEE.

TOULOUSE

Voici

la

ljAdour

:

»

i

Ies,

chaud

—

Villa Peyral, Chemin de l'Espinet. C. C. 12455

12455

C. C.

25 fr. Le N° 0,50

sensibilité plu. aiguë, i b
les
'""Sent .ourdement pou
dan, doute ne f.ut-il pa, demander au poète de i
«'?.»"
«aves ecume"î'
"""""
large, fresques. Il ne procède point par descrip- «* b°"d,sse"t les troupeaux le, bosquet, ou I on
lions somptueuse, et le, morceaux de bravouri « M bourdonner les mouches et chanter e
e gasont nullement son fait. Discrète et
presque timide' 'es Pédant que les lézards glissent dans les buis
dans son expression, sa
technique recourt de pré- s,ons P°u»s.éreux; voie, toute
nature automna e
férence à une série de touches légères. Ce n'est da"s sa somptueuse et rousse maturité. Car 1.
p„ qu'il soit inhabile à tracer un ensemble. «,??»»• P"» T""'
deux longues pages consacrées à la Lane Mourine ' 11 ®st pas
®me"! epoque es_i- y es, a ai
et à la
campagne béarnaise sont au contraire la écl°re e" oclobre* les am,OU/S
preuve bien nette qu'il sait composer harmonieu- coulet; Cet automne pyrénéen, . 1 a rendu avec
sement un tableau. Mais il
n'évoque le « labour un fclat
^appellerait!3 manière d un Leçon e
un

d'Enghien, Paris (Xe).

—

talent plus soup e, par

par un

IVe ANNADA.

TOLOZA

Ostal Peirat, Camin de

à

;

line,

j

—

DIRECCION :

qu'il écrivit, Camélat fut
célébrer ;la nature pyré¬
néenne. Son œuvre de début Et piu-piu déra me
Lagula contient un certain nombre de pièces où le
pays de Bigorre est évoqué sur une note pittores¬
que et gracieuse. Ce sont les mêmes impressions j
I
qu on retrouve dans les quinze cents vers de fie;•

rièira

personnages

subtile analyse

naturellement

l'espadiment pouderous de las

e

—

donne

au

�Voilà aussi,

au

total,

bonne journée d'ac¬
occitanes; et la preuve
foi agissante — la seule

une

tion et de « pénétration »
de ce que peut réaliser une
sincère.

L. P.

EN MARGE DE BELINE

(Suite)

plumach dou sourelh qu'ous a hèyt subercèu.
La calourasse, bère blounde
Qui la mieydie se dcsbounda,
Coum coéyre sous tocs que s'esplandech. Espincèu
Qui lugarnéye, que-s despàche
Quoan sie au soum, be eau que bâche!
Comment ne pas admettre que l'auteur de ces
Lou

est artiste entre tous les artistes?
Mais si Camélat sait évoquer avec un

vers

charme
les paysages de la terre mayrane, il
n'excelle pas moins à douer ses personnages de vie
et de naturel. La longue conversation de Béline et
de Jacoulet dans le premier chant lui permet
d'apporter une note très personnelle dans l'analyse
très prenant

du sentiment de l'amour. L'amour est ici très chaste

Béline n'est nullement une héroïne de
la grande lignée racinienne, une de ces exaltées
chez lesquelles la passion commande aux actes.
Camélat s'est placé sur le plan tout différent de
l'amour voulu par les traditions familiales, autorisé
par la religion, nécessaire pour maintenir la race.
On conçoit très bien que Béline renoncerait à
Jacoulet — sauf peut-être à en mourir — si ses
parents refusaient de bénir son union. Et de même
Jacoulet, bien qu'il ne soit pas sans inquiétude
sur le résultat de sa demande,
n'envisage pas un
instant la possibilité d'agir en révolté:
lous tous, à l'auta, bouleran
Camote mie, e mie estéle
Segui-ns dab pa ne dab candéle?
Mais pour chaste qu'elle soit, cette passion est
ardente. Jacoulet manifeste une fougue et un em¬
portement romanesques. Béline plus réservée en
apparence et semblant tout d'abord railler chez son
ami quelques exagérations de langage ne saurait
longtemps résister à la chaude éloquence du jeune
homme. Sans nulle coquetterie et sans nulle réti¬
cence,
elle se promet d'un mot à Jacoulet :
«
Yacoulet, counde en you ». 11 y a dans cette
simple parole une grandeur incontestable et d'ail¬
leurs la majesté du lieu où elle est murmurée la
rend encore plus émouvante. Car si la franchise
et la profondeur d'un tel amour, en sont la marque
essentielle, ils n'en constituent pas le seul élément
de beauté. C'est en faisant paître leurs troupeaux
que Béline et Jacoulet pnt lié conversation, et les
grands pics bleus sont les témoins des tendres
aveux qu'ils échangent.
L'habileté de l'auteur et
la sûreté de son art se révèlent ici dans ce qu'elles
ont de plus affiné. 11 s'opère entre les deux do¬
et

très pur.

...

.

En attendant le notaire, les
s'engagent. On en vient tout natu¬
rellement à parler de la rude existence que l'on
mène à Azun. C'est une façon sans doute de faire
comprendre aux amoureux la gravité du serment
qui va les lier. Il leur faudra peiner et souffrir
comme
les générations qui les ont précédés et
comme celles qu les suivront. On évoque alors la
mémoire de Paul, le père de Jacoulet, mort trop
jeune, victime d'un labeur acharné.
Lous estius que partibe à la fresque. La neyt
Béline

et

LO ROMIU

de Jacoulet.

Turouns

e

coumes

S'en

Se trufan del romiu amai de sa paurièra;
Mas de son Idéal oól alenhe l'acrin,
E gar' aqui perque sus l'eslrada sens fin,
Abansa. Sab qu'en naiil se irôba la lumièra.

amantabe

Naulres qu'abem la Fe Lalina, paizans
Quoan las baqueles arountabe.
E felibres, luchem sens oeire los michants
Tan-pcr-tan qu acababe à luis d'aube l'espleyt.
Non moins ardent à la tâche, mais plus robuste, Que vólon lordejar nôstra lenga reirala.
le vieil Artigau le grand-père de Béline « vit fon¬
dre sur sa tête la torture du travail comme des Siaguem coma /' romiu que Va vers l'Idéal.
grêlons pendant l'orage ». Car le sol est souvent Lajsem los eslequils dins l'ombra, que dabala
ingrat, les pâturages sont loin du hameau, il faut j Subre los dont lo cór flaquis dabant l'Obral.

souffrir pour élever une nombreuse famille.
quelle que soit la dureté de la vie quo¬
tidienne, on la subit d'un cœur léger, et l'on en
goûte les joies trop rares comme on en accepte les
multiples épreuvs. Nulle parole de révolte dans la
bouche de ces humbles paysans, et leur résignation
a quelque chose de poignant. Camélat ne nous indi¬
que pas expressément la cause d'un tel renonce¬
pener et

Roger

Mais

devant le

ment

sort.

bona,
Esperatz pas que la vos nóme
era un
cóp un boier bon óme
que voliá veire Carcassona.

va

mourir

ment

à Béline. Béline est la chanson des hommes

et

terra

—

Las vents

fugissión aval,
planadas e costieiras,
ed el, dins sas romegieiras,
raibava alh lum mietjornal
sur

sure

plaide. L autre disait que

peut, aussi

bien, affirmer

tout

Chalià

que demôre até,
d'enja chaitivieira.
Mas, sur la verda aurieira,

qu era

cant

laborava alh mati,

jissant de l'agulhada
de bióus plantât
rossa solelhada,

en

lo parel
dins la

maginava

ciutat

sa

lo solel qu ablandona
sur lo front de Carcassona.
e

E caiit aguet pré talhat
l'arada lengadociana,
quatre sentas occitanas

vengudas lo

son

menar

estialas;
e pelh chami delh solel,
per las combas celestialas
coma pelhs chams de chaz el,

qu'on fam d'aquela estrada
trencha planada e mont
devers amor, devers glória !
e

que

e demoraron totjorn
dins los entorns de liór bória,
a deizirar hors amors

maginar Carcassona
£s ta

un

ceci : l'équipe consistoriale
jury compétent et nombreux, devant
lequel le premier venu( et même le second) hésite
à tenter la chance; qu'il la tente et soit blackboulé,
la décision est, tant vaut dire, anonyme. Mais il
n'en va pas ainsi pour tel candidat plus lointain, à
l'égard duquel — pour plusieurs raisons, dont la
plupart excellentes — on ne peut guère statuer que
sur avis conforme de l'unique ou des rares majo¬
raux de sa maintenance. Tant vaut dire
que la dé¬
cision est signée; et ceci est parfois bien gênant.
Je n'ajouterais pas que certains majoraux se refu¬
sent le droit d'être sévères, parce qu'on leur fut à
eux-mêmes très indulgent; c'est peut-être une rai¬
son, mais secondaire.
Plus importante me paraît être celle-ci, et de
beaucoup. Et, toutes proportions gardées, le nom¬
bre des mèstre en gai-sabé provençaux est peu éle¬
vé, la situation est sensiblement différente en ce qui
concerne les majoraux. Ceci compense cela; large¬
ment. Ceci explique cela; clairement.

Cant de nos autres que són
estachats dessur l'arada,

qu

pas

du contraire.

constitue

beleu sei bada e s'estona
d'una eterna Carcassona.

drecia la mort

suis

moins sévère.
Et puis,

darrier las candas

a

ne

par exemple, le groupe provençal, dont
l'importance numérique et l'influence, au sein du
Consistoire, est un fait hors de conteste. Or, les
cigales d'argent ne sont décernées à des Proven¬
çaux qu'avec discrétion (la lecture du « Cartabèu » en fait fai). Il semble donc bien que les
majoraux provençaux ont, en l'espèce, une exacte
compréhension des choses — du moins en ce qui
concerne
leurs compatriotes immédiats. Pourquoi
ne s'emploient-ils pas davantage à la faire triom¬
pher, quand il s'agit de félibres d'autres provin¬
ces ? Je vois à ce fait plusieurs causes.
D'abord, la qualité même de certains des titu¬
laires provençaux de la maîtrise en gai-savoir rend
leur voisinaeg dangereux, par comparaison : n'im¬
porte qui ne se hasarde pas à vouloir être le col¬
lègue d'un Marius André ou d'un d'Arbaud. Puis
on n'en est plus, là-bas, à distribuer des
cigales, à
titre d'encouragement, à quiconque écrit en langue
d oc ; ils sont trop! Et si la porte était une fois ou¬
verte à des félibres, les compétiteurs pourraient sur¬
gir par douzaines : un danger de cette nature n'est,
évidemment, pas encore près de se manifester dans
certaines maintenances; ce pourquoi, l'on y est

de torres un clar tropel,
un clochier d'aur que vonvona,
e Vezià sa Carcassona.

bona!

JaN MOUZAT, lemozi.

encore,

un

L'équipe provençale (qu'on
encore

de

ce

me

vocable à la mode

et

permette

d'user

commode, bien

d'une exactitude un peu trop relative), l'équipe
provençale aurait quelque mauvaise grâce à mar¬
chander aux non-provençaux un titre de deuxième
zone, et purement honorifique, dès l'instant qu'une
que

(Chansós de davons jorn).
LOUS

QUARANTA SEPT CEDRES

Déman, flambèus vivents, quilharan lour fuèlhage
lous cèdres del Remembre, è, dins lou cèl seren
las cigalas, lous aucèlous, l'aura è lou vent
canlaran la Vida à tout lou vézinage!
&gt;

E naulres
e de lous

ne

farem loc de pelegrinage,

morts aqui nous parlarem.
Mas, qui vengoun aimar la jouve à soun jouven,

—

—

on

Voici

—

—

»;

bien sûr, d'ailleurs, que ce soit
effet du hasard. Plus j'y réflé¬
chis, moins j'en suis sûr — et plus, même, je m'as¬

tornant pelhs sendarels,
Vezià dins los fums de l'aire

intermédiaire

—

cause se

s'explique.
Expliquons donc cette pluie ciganère d abord,
pour la plupart, par le mérite propre des candi¬
dats; ensuite, pour quelques-uns, par 1 éloquence
persuasive et la force sympathique de leurs par¬
rains; enfin, peut-être, pour quelques rares autres,
par la combinaison, chez leurs électeurs, de senti¬
ments où une bonté allant souvent jusqu à la fai¬
blesse se mêle à une indifférence allant parfois
jusqu'au scepticisme.
On dirait, plus d'une fois, que la nomination
s'accompagne de la phrase classique: « Après tout,
ça lui fait tant plaisir et ça lui coûte si peu! ». La
merveillet dans ées conditions,—ft-estr pas que lçs
cigalifères soient si nombreux, mais bien qu'ils ne
le soient pas davantage.
En somme, le Consistoire s'en remet à peu près
à la discrétion des candidats éventuels du soin de
maintenir le prestige relatif des titres qu'il dé¬
cerne.
Je songe que certaine phrase d'Anatole
France que publia naguère (ou jadis, car la guerre
est li loin...) lou Boulet Rouge n'a pas cessé d'être
Je

—

^

défend, toute
s'arrange

tout

«

là absolument

e,

ses

—

se

d'actualité.

darrier lo sót de l'araire ;

et

occitan
rudes qui peuplent non seule¬
ment le pays d'Azun mais toutes les petites vallées
Far bossa
de la Rigorre. La portée de l'œuvre s'agrandit
Mlle Genès nous prie de rectifier une
coquille
par là-même, et peut-être n'est-il pas exagéré de
relative à l'expression Far bossa. C'est Far bossa
parler dépopée.
L'évocation d'une vie caractéristique et d'un qu il faut lire et non far brossa.
Far bossa, faire bosse, faire k courte échelle.
monde très particulier se trouve ainsi esquissée dans
Be'iij,c. En recourant au procédé qui lui est cher,
en faisant çà et là de brèves
allusions, Camélat Aurjllàc; Jeux Floraux
nous donne
l'impression très nette des mœurs et de l*« escolo oubernhato ».
des coutumes. Il semble même qu'ici la descrip¬
Le 14 juillet VEscolo Oubernhato a tenu ses
tion ait plus de corps et d'ampleur. Le deuxième
chant de Béline, non sans complaisance, met sous Jeux^ Floraux annuels au Théâtre Municipal d'Aules yeux du lecteur un de ces intérieurs rustiques rillac.
Voici le palmarès du Concours littéra're :
où le soir, quand il a terminé son rude labeur,
1. Section des adultes.
PoÉSIE: 1er prix, M.
le berger retrouve sa famille.
P.-A. Vayssières, de Toirneins;
2° prix,' M.
La sale-hache qu'ère oundrade
Marcel Fournier, de Périgueux; — Mentions honoCoumc ue siéte jres lambrade.
bles,
MM. P. Miremont, de Miremont et F.
Dab au cap .ue crouls, que's hasèn bis-à-bis
Vergé, d'Ax-les-Thermes.
PROSE: 1er prix,
U pa de Iheyls de rouye rase,
(Réservé); — 2e prix, M. Villiers, de St-GeniezAu capserou coulou de brase.
d^OIt; — mentions honorables, MM. F. Vergé,
Et la description se poursuit, d'une exactitude d'Ax-les-Thermes et P.
Miremont, de Terrasson!
2. Section des Ecoles.
minutieuse, mais sans que rien de vulgaire fasse
PoÉSiE- lor prix,
une ombre au tableau. Le choix heureux d'une
épi (Réservé); — 2ft prix, M. Paul Peytavin, du Ly¬
thète, une alliance de mots ingénieuse intervient cée de Rodez.
PROSE: 1er prix, M. Jean
à propos et ranime le souffle d'une poésie assez
Gourg, du Lycée de Rodez;
2e prix ex-œquo,
sûre d'elle-même pour descendre au détail familier MM. Marcel
Laquerbe, Robert Goûtai Paul Pey¬
de la vie courante.
tavin, du Lycée_de Rodez; — 3e prix, M. Firmin
La représentation de ces milieux rustiques nous Delmas. du
Lycée de Rodez;
Mentions honora¬
permet de mieux comprendre l'âme des monta¬ bles. MM. Robert Mazars, Marcel
Souyris, Gas¬
gnards. Voici les deux familles réunies dans la ton Charbonnier, Edmond Pyronnet, Marcel Thé«
sale-bache » pour célébrer les fiançailles de ron, Roger
Terrai, Eloi Ferrand, Lucien Gaffard.
courageux

en

—

il suffit de parcourir Béline pour mesurer la
profondeur du sentiment religieux qui anime les
moindres acteurs du drame. U se pourrait en somme
que le Dieu catholique fût ici le principal per¬
sonnage. Dès le premier chant, à quelques paroles
murmurées par Béline et Jacoulet on comprend
que sa présence cachée bénit les amours des jeunes
gens. Le deuxième chant est plein d'allusions aux
coutumes religieuses. Quant au troisième, on le sent
dominé par l'Etre suprême qui courbe sous sa loi
Béline

Il en a plu, à la Sainte Estelle de Montpellier.
Méritées? Bien entendu. Plus ou moins, c'est cer¬
tain; mais enfin, toute candidature (ou presque)

.

Sahe pas onte,

et

:

BARTHE, lengadocian.

LO BOIER BON OME

Mais elle éclate d'elle-même

les faibles destinées humaiees

CIGALES D'ARGENT

que

proches assistent impuissants à son agonie.
Nulle parole de blasphème pourtant ne s'échappe
de leurs lèvres. Jacoulet s'écroule sur le sol, mais
il n'a rien dit; et le grand-père qui ne peut sacri¬
fier ses quatre-vingts ans pour sauver la jeune
femme, laisse entendre ces mots :
Mes que-b plais. O moun Diu arcoclhéts-la ballèu
Bous qui sabets ço qui m'en cosle,
Que la be dau, qu'ey toute boste.
L expression de ce sentimënt religieux est l'un
des ressorts essentiels de la poésie de Béline, l'un
des éléments qui montrent à quel point l'écrivain
a compris l'âme et le cœur des
montagnards de la
Bigorre.
Ai-je suffisamment marqué la forte personnalité
de Camélat et le caractère orginal de son art? Je
n ignore pas que certains lui dénient
précisément
1 originalité absolue. Quelques personnes — d'ail¬
leurs peu versées dans les lettres occitanes
re¬
prochent à Béline d'être un peu la sœur de Mi¬
reille. Cette restriction nui ne me paraît pas fon¬
maines du cœur humain et de la nature agreste dée, dénote une analyse par trop sommaire. Dans
leur fonds tous les sujets idylliques offrent des
un fusion si étroite que la scène d'amour se modèle
traits superficiels de ressemblance, et l'on pourrait
en quelque sorte sur la courbe du soleil et les pro¬
grès du jour, légère encore et presque badine quand reprocher à Mistral d'avoir écrit Mireille après
souffle l'air frais du matin, plus ardente et passion¬ Paul et Virginie. Mais il est puéril de s'en tenir
à ces aspects tout extérieurs. Aussi bien
née quand tombent les rayons brûlants de midi,
quelle
différence entre la poésie somptueuse de Mistral,
plus calme quand le soir verse l'apaisement sur
les choses. Camélat qui est parfois un psycholo¬ et la poésie intime et profonde de Camélat ! Quelle
différence également entre les personnages qu'ils
gue très averti n'abdique jamais ses dons de poète
ont créés I un et I autre, entre Mireille amoureuse
lyrique.
Ce serait d'ailleurs méconnaître la richesse de ardente et révoltée et Béline dont la pure tendressse
n'entrevoit pas les égarements de la passion!
cet art que de le restreindre à la peinture de
Il est inutile, je crois, de poursuivre dans le dé¬
l'amour ou de la grande nature pyrénéenne. Des
sentiments variés sont ici en jeu, et le talent des¬ tail un contraste dont l'évidence éclate. Si l'on
criptif de l'auteur trouve maints sujets où s'exer¬ doit rapprocher les deux œuvres, c'est pour recon¬
cer.
Béline et Jacoulet ne sont pas les seuls naître que Camélat a exprimé l'âme de la Gas¬
héros du drame. Ils se détachent seulement parmi cogne comme Mistral celle de la rPovence, et que
d'autres personnages dont Camélat nous repré¬ le miracle de Béline, à quarante ans d'intervalle, a
renouvelé celui de Mireille.
sente l'existence et dont il a su comprendre l'âme.
A vrai dire le terme d'idylle convient imparfaite¬
actifs,

Sola la Fe ten cóp à la

lasièra.
Per el, de qu'es lo frech, la calor, lo camin?
Dius l'agacha d'amont e lo romiu, front clin,
Subre /' rude dralhôl sempre dis sa preguièra.
va.

felibrige

dans le

conversations

e

que

que sount

cada mameta i

Nostres

amies,

mène soun

saupran

mainage.

qu'abem

lobr
[morl!

coumpres

Que sabem perdequé lour magnifie esforl
coumpliguèt la Victoria; è lour oumbra carrida
dins lou bosc de Cèdres sens un planh!
Car la Mort qu'an troubat es créaïra de Vida:
è l'abèire comprès es ta gloria, ô Mountblanc.
pasara

—

sorte

de

tacite

Lou 3-VII-27.

lengadocian.

aux

Proven¬

gent.

Avant de replonger en plein dans les « questions
de personnes », on voudra bien me permettre (il
faut toujours se rendre justice; si l'on comptait que
sur les autres pour cela...
) de constater qu'elles ai¬
dent parfois à mieux poser les questions de prin¬
cipe — et même à les résoudre.

Nous avions donné une liste des candidatures
deux « maîtrises » strictement conforme à
l'exactitude officielle; mais l'exactitude officielle
aux

n'est

toujours la véritable. Et il y a eu des mo¬
en plus, bien entendu ! Diverses cir¬
constances, et notamment paraît-il des erreurs pos¬
tales (la Poste est une chèvre, ô Loubet...) rendi¬
rent nécessaire cette addition à la liste
primitive.
pas

difications
GASTON VIN AS,

droit d'aînesse réserve

des cigales d'or.
Au demeurant, ce n'est pas la question de l'élec¬
tion des majoraux "que j'entends traiter aujourd'hui,
quel que soit son intérêt. Je n'ai que voulu, au pas¬
sage, et parce que mon sujet m'a paru l'exiger, no¬
ter son incidence sur l'attribution des cigales d'ar¬

çaux

—

�Sur

quoi, le Consistoire

a

nommé maîtres d'oeu¬

Joseph Nouaillac, Jean Bonnafous, Gandilhon
Gens-d'Armes, Branchat de Léobazel, Silvain Bal¬

vre :

lot, Pierre Causse, Paulin Vaissade et Pierre Ro¬
maîtres en gai-savoir: Jean Rébier, Henri
Gilbert et Louis Fourmaud.
s
Je crois bien qu'on a pu, pour chacun de ces trois
derniers, invoquer en leur faveur, outre le mérite de
l'écrivain, l'action du propagandiste. Et l'on a bien
fait; et ceci prouve qu'il se faut défier des classi¬

CONCOURS DE LANGUE D'OC
DU JASMIN D'ARGENT AUX JEUX
FLORAUX SEPTENNAIRES
DU FELIBRIGE

que; et

fications à

priori

et des cloisonnements par trop
garde de médire de la « poésie
pure »; d'abord, parce qu'elle est à la mode et que
j'aime assez être à la page. Mais, tout de même,
il faut bien convenir que l'écrivain et l'homme d'ac¬

étroits. Dieu

me

tion habitent souvent chez le même félibre; et c'est
fort heureux.
Par contre, d'ailleurs, l'hommage si justifié r
!

Nouillhac, l'âme et le cœur de la Main¬
limousine; à Bonnafous, cheville ouvrière
de la Ligue pour la Langue d'Oc à l'école; à Gan¬
dilhon, l'incomparable animateur auvergnat, cet
hommage ne saurait nous faire oublier le mérite

cerné à
tenance

d'écrivain

de

hommes

ces

d'action.

De même,

25 ans
le journal, la conférence, la chanson, le théâ¬

Pierre Causse, propagandiste depuis bientôt

de langue

près certain

Bédard (P.-J.) : Mon Solàs, bordons occiambe la traduccion franceza, un estampel
d'Antonin Perbosc e qualques aires notats (Ed. de

qu

El serquarái dins la limando
Lou fiol lou pus fi, lou pus biel,
Per y basli ço qué coumando
A quel la préçious troussel.

Par

heureuse rencontre, il

une

de promotion,

comme

a

camarade

cadet plein de mérites : Sylvain
Ballot, le régisseur de la troupe théâtrale limou¬
sine de

un

l'Eicola dau Barbichet ». Si ces nomi¬
nations suscitent aux deux nouveaux « mèstre » des
«

imitateurs, elles seront doublement les bienvenues.

,

n

Nous

avait

ne

une

Lou besliraï dé bieillo télo;
Lou bressara'i dins notr'amour;

PERIODIQUES

Aaoura lou

P. de Nolhac,

cur

AuvergNE-VeLAY.
L'Auvergnat de Paris;
p. A. Bonnefoy (9-7-27); L'Hom¬
me contre l'histoire, de
Chamson, étudié par G.
Gandilhon-Gens-d'Armes (16-7-27).
Lo Cobrcto, 15-7-27): En mai, poème de
J.-S. Mathieu.
—

dous, l'amo bèlo;

soes d'aquélo raço
Qué sabou biourê et pla pensa;
Sou quoiqu'un quand lou malhur
Et sé sabou récoumença.

teur était un homme aimable et sympathique, M.
de Lacaze, grand chasseur devant l'Eternéf. M. de
Lacaze mourut. On se préoccupa de trouver quel¬

Faï lou brés; cousérai la télo;
Fai la bigno, daillo lou prat;

Yfarai d'éls

coumo

Et l'aimaren

coumo

d'eslélos,
dé fats!

bornerai à faire remarquer que le second
et le quatrième vers de la seconde strophe ne peu¬
vent rimer puisque l'accent tonique qui se trouve
sur la syllabe chê dans laouché se trouve sur al
dans atche, ce qui fait que che est une syllabe
muette. Ainsi ce vers n'a que sept syllabes au
lieu de huit, ce qui est un défaut pour un octosyl¬
labe.
La lauréate quercynoise n'a pas été blâmée. Elle
Je

me

...

—

NIMES: Jeux Floraux
de la

«

soucieta Felibrenco

nemausa

de

»

Voici le palmarès des Jeux Floraux de 1927:
L'œuvre de Batisto Bonnet a inspiré peu de poètes
er de prosateurs; il
en est de même du Temple
de Diane. Aussi, les premiers prix sur ces deux

réservés.
Langue d'oc : Poésies : sujet imposé « Le Tem¬
ple de Diane », premier prix réservé; 2° prix,
M. Mouton, de Comps, et l'auteur de la devise
« Protem sine matri creatam
»; 3° prix, M. Sahuc,
de Castelnau-Montratier (Lot). Sujet imposé « Le
Cyprès »; Ier prix, M. Jean Bénazet, de Castel¬
nau-Montratier, et M. Cornille, de Fontvieille
(Bouches-du-Rhône); 2e prix, M. Georges Reboul,
de Marseille; 3° prix, M. Mouton, de Comps, et
sujets ont été

M.

Roger Barthe, de Béziers. Mentions :
M. Roux, de La .Seyne (Var), l'auteur de la de¬
vise « Cupressus semper vivens »; Mlle Frion, de
Vergèze; M. Barrai, de Frontignan, et M. Roque,
de Montreuil.
Prose: sujet imposé: l'œuvre de
Batisto Bonnet; 1er prix réservé; 2e prix, M. Igolen, de Nîmes; 3° prix, M. Martel, de Château—

renard.

DOUZE IMAGES DU VALLESPIR
Dessinées et gravées sur bois par F.-M. Salvat,
présentées par J.-S. Pons.
«
Pourquoi ces images de F. Salvat me fontelles penser aux scènes en relief de nos rétables?
C'est peut-être à cause de leur probité, à cause de
cette alliènce soutenue de la fougue et de la pa¬

J.-S. Pons.
Editions d'Art du

Le

nom

bref

et

«

Croquis

sonore,

».

OC,

sonne

éclatant

cri de guerre.

(Le Languedoc)

LOU PRUMIE BRES

lou fasqués tu mémés
Amé dé lalos dé l'albar,
Et qué siosqué poulit quand mémés
Un boussi fi, blon et babar.

(La Gazette du Centre\

Bai-t'en pel la bibiniérado,
Pourtant qué siosqué pla laouché,
Et serquo

Et las

pus

estirados,
finos que y atché.

las

pus

A. DaUPHIN.

Le vaillant journal qui sert de trait d'union
tre. tous les Mérdionaux agissants.

en¬

René FaRNIER.

onca (2-7-27) :
depuis quelque temps
chronique littéraire en est absente.
L'Amie de les Arts (30-6-27): Monoleg de
Dos p. A. Esclasans. Et de
magnifiques illus¬
—

trations.

Bientôt

nous

aurons

paillassiéros
dé garric.
D'aquélos qué tombou darriéros,
Quand on entend crusa lou pic.
Yo y faraï dé
Amé dé feillos

le

consacré à la renaissance occitane.

Cap,

numéro

spécial

Le Coq Catalan: Le sol
commande, de J.

M. Ouradou (16-7-27).
Nación C atalana, journal catalaniste de
Buenos-Aires, très vivant et publié en castillan.
La Publicilat: L'Amor d' uns obrers
pel Ili¬
bre catalá, p. J. Puig-Ferreter
(9-7-27); Els Ca¬
talans de Sicília p. Rovira Virgili
(10-7-27); —
Poblet Ja es salvat p. A.
Rovira-Virgili (Ï5-727); — « La Nau », uno conversa amb RoviraVirgih p. M. Font; El géni dé Guimera p. C.
Soldevila. f lamingants i afrancesats,
p. A. Tona
i Nadalmaí (17-7-27).
p.

—

Ressorgiment (juin): Problèmes fonamentals
d'organització p. R. Fabregat.
Revista de Catalunya (juin) : une étude sur

Morera i Galicia: En la
Galicia.

mort

de Magi Morera

Vcu de Catalunya: Aquest nuvol
quiet, poëde J. Camer (13-7-27); — Etudes sur
Guimerà

—

ma

(17-7-27).
1 ida

Llcydalana ; le dernier numéro est con¬
Magi Morera-Galicia, le poète vénéré de
Lleyda, dont nous avons annoncé la mort. C'est
une très belle livraison illustrée
qui réunit les noms
de Vicents Chalons, J. Colltll, A.
Mestres, J.M. Roca, C. Soldevila, L.
Millet, F. Sole-Òlivé, J. Bofill-Mates, F. Matheu, R. Sol, F.
Cambó, qui fut l'ami du poète, F. Pujols, J. Estadella Arnó, J. Sanz, M. Morera i
Galicia, M.
J.menez-Catalan, J. Agelet-Garriga, A. Font, O.
Saltor, H. Tones, J. Ruiz-Porta, J. Ricart-Sala,
J. Dusch-Arqués J.-M. Niubo-Casanellas, J.-M.
Alvarez-Pallàs, À. Bergós-Masso, A. Garriga,
fait à suinter, d'où lui vient son éternelle flexibi¬ M. Florensa, E.
Pujol, M. Fontanals, J. Teixilité. Je signale une notation juste de temps, rele¬ dó, R.
Xuriguera, J.-M. Sala-Monsó.
vée au livre naturel des bois, celle où le poète
GasCOCNE-GuYENNE-BÉARN.
Le Cadet de
nous montre ces dernières feuilles, tombant « quan
Gascogne: A la mémoire de Jasmin p. G. Tallet.
entenon lou pic crusa » (quand on entend creuser
Article vibrant où l'auteur
rappelle qu'au temps
le pivert)... »
de Jasmin, les Préfets et les Conseils
généraux
Et ayant dit cela sans rire — je regrette de pri¬ n hésitaient pas à subventionner les
œuvres
du
ver nos lecteurs du reste
M. de Pesqujdoux l'a poète. Hélas! où sont les subventions d'antan!
laissé imprimer, ce qui prouve l'estime qu'il a pour (15-7-27).
l'intellect de la clientèle du Jasmin d'Argent. Car
La Gazette du Béarn «•" Bos de Bénac de P.enfin, M. de Pesquidoux n'ignore pas que la feuil¬ J. Cantabre, p. Renoux-Barès (17-7-27).
le de chêne est particulièrement friable quand elle
LANGUEDOC.
Anadyomenè (Juin): une revue
est sèche. Il ne viendrait jamais à l'idée d'un pay¬
des revues où il est question des publications occi¬
san de se servir de cette feuille pour garnir une
tanes et d'OC.
Merci. Continuez, mon cher
paillasse. Le maïs abonde en Quercy.
confrère, la poésie ocitane a droit de cité dans
Et puis, si M. de Pesquidoux s'intéressait vrai¬ votre revue. Mais la vraie.
ment à la langue d'Oc, il aurait reconnu que ce
Cacalaca (15-7-27): Cascarelage, pcème
poème était écrit phonétiquement. Et cela lui au¬ d'Elisabeth Dode; La fourtuno en barrunle dins las
rait donné à réfléchir avant de donner son éthy- Cevcnos, p. J. Castagno.
La Campana de Magalouna (15-7-27): la
mologie de « bibiniérado ». Il aurait appris que ce
mot prend, selon les terroirs, les formes suivantes :
chronique de l'Escoutaire; La suite du Siège de
vimeniero, bimounièro, bibigneiro, binièiro, bima- Cadaroussa, de l'abbé Favre; le Sermon de la
tieiro, vimièro, etc... Il se serait souvenu alors, Sa:nte-Estelle p. l'abbé Chazot. Un journal vi¬
qu'en latin l'oseraie se dit, je crois « oiminelum » vant.
La Cigalo Lengadouciano (juin) : revue tou¬
(Le bas latin viminaria existe, paraît-il). Et cela
lui aurait évité de rivaliser avec feu Ménage qui jours bien vivante que publie avec maîtrise notre
affirmait sérieusement que « cheval » venait de excellent confrère P.-J. Bédard dont nous venons
de recevoir un recueil de vers Mon Solàs. Bédard
« equus ». Il suffisait de changer e en che et quus
est un homme d'action et un poète.
en val. Il est regrettable que M. de Pesquidoux
Le Languedoc socialiste (9-7-27) : les Fêtes
se prête à des plaisanteries aussi douteuses.
—

sacré

a

—

—

—

—r

—

—

—

—

de Montblanc.

Le Languedoc en Algérie (juillet-août): M.
Victor Souirys publie une série de chansons et de
—

devrai surveiller danses d'oc du plus vif intérêt. Voilà du bon
façon dont se distribuent ses grands prix. Cette travail. Numéro à conserver.
Le l ravail (17-7-27): Sur « Eglan.ine », p.
année, le premier prix de poésie des Jeux-Floraux
septennaires, a été accordé à Joseph Bourrilly. A. Pons. On sait qu'Eglantine est la dernière
Cette décision a surpris. Bourrilly est un bon poète. œuvre traduite en français du limousin Jean Gi¬
C'est un homme charmant. Mais il y avait Pestour raudoux.
LimOUSJN-PÉRIGORD.
et ses splendides Rebats sur l'Autura. Il y avait
Gazelle du Centre
aussi le Provençal Eyssavel et son œuvre lumi¬ j (11-7-27) : le dixième concours scolaire des Jeux
de I Eglantine, p. R. Farnier. L'avenir est dans
neuse Au bèu soulèu dis avi, A l'aflat del Gregau,
les concours scolaires, en attendant mieux. Multi¬
lou Balicol.
Mais Pestour est Limousin. Et les officiels plions les concours scolaires.
du félibrige n'admettent guère de grand poète hors
Le Salut National (10-7-27): Junh poème d.e
de Provence.
Pestour.
Et Eyssavel, grand mutilé de guerre, handicapé
Mas veiti
par les blessures qui l'immobilisent dans son lit,
Que l'odour d'aquela sannouza
ne peut se pousser dans les milieux félibréens.
Rosa per'duda dins lou plai,
Qu'aquel odour fada desnouza
Jean-Paul REGIS.
Lou pantai...
Le félibrige officiel lui-même

la

—

—

Boli qué

tience ».

ccmme un

ensemble les félibres et où
printemps, un petit rapport
éloquent, sobre et plein de sève gasconne. »
Voici comment M. Praviel encourage les féli¬
bres. A un de ces derniers concours, M. l'abbé
Cubaynes, qui est un des meilleurs écrivains du
pays d Oc — nos lecteurs ont pu juger sa mer¬
veilleuse production des Géorgiques — avait en¬
voyé un poème. Cette année-là, on décida de réser¬
ver le Jasmin d'Argent qui est le grand prix de
l'Académie agenaise. La pièce de M. Cubaynes
fut jugée insuffisante. Elle était cependant infini¬
ment supérieure à tout ce qui a été couronné par
le même jury. Mais que diable M. l'abbé Cubay¬
nes allait-il faire dans cette galère?
Si ce cénacle d'admiration mutuelle s'en était
tenu à ne pas décerner son grand prix les âmes
naïves auraient pu croire qu'on était vraiment dif¬
ficile en Agen. Or, il y a quelque temps, je lus,
dans un journal quercynois, un poème qui, disaiton avait remporté le Jasmin d'Argent. Ce poème
était insignifiant. Je crus qu'il avait obtenu, non
pas le grand prix, mais une mention d'encoura¬
gement, ô Praviel. Il ne méritait pas davantage.
J'eux la curiosité de me renseigner. Le journal
quercynois avait raison. Ce poème médiocre avait
obtenu le prix que l'abbé Cubaynes s'était vu re¬
fuser. Serait-ce qu'au Jasmin d'Argent les récom¬
penses sont décernées en raison indirecte de la
valeur des pièces? Si c'était voulu cela pourrait
ne point manquer d'humour.
Voici donc le poème couronné cette année. On
ne peut sérieusement le discuter :
où nous encourageons
il prononce, chaque

A ires de la C

la

qu'un qui^ eut un nom susceptible de redonner au
Jasmin d Argent, bien défraîchi, un éclat nou¬
veau.
Peu importait que ce personnage ignorât
vu distinguer par le Consistoire; et c'est d'excel¬
ou non la langue d Oc. On choisit un écrivain délente justice distributive.
heieux: M. de Pesquidoux. Par malheur, M. de a fait de son mieux. C'est lui rendre mauvais ser¬
Comme c'est de touchante reconnaissance que
Pesquidoux ne connaît qug très approximativement vice que de lui laisser croire que son poème est
procède la distinction accordée à M. Roque, le¬ les divers diaiectés du Midi.
excellent.
quel, dit-on, ressemble à feu Chauchard par la
M. de Pesquidoux n'est pas le seul, dira-t-on,
Ecoutez ce qu'en dit M.
de Pesquidoux:
générosité et les favoris — mais en plus court...
à juger les pièces adressées au Jasmin d'Argent.
«
Tout de suite, sans lire le nom décelé par
En somme, dans l'ensemble et sous la réserve C est
exact, le jury occitan comprend trois per¬
classique : « non i a rasa sens trasa », ces élections sonnes : M. de Pesquidoux, M. Armand Praviel, la devise, à la fluidité du sentiment, à la fragi¬
lité de la facture, nous avons deviné que l'auteur
ne laissent pas de nous paraître satisfaisantes.
Qui et M. Ernest Lafon. La compétence de M. Ar¬
était une femme, mais aussi au frémissement, au
donc ira disant encore que nous ne sommes jamais mand Praviel ne
dépasse pas celle de M. de battement de cœur, à deux ou trois éclairs intuitifs,
satisfaits?...
Pesquidoux. En Occitanie, M. Praviel est connu enfin à une image constellée qui irradie le dernier
à cause des contre-sens célèbres qui ornent d'une
quatrain. Ce premier berceau, c'est le nid que
Jean des MOURGUES.
façon imprévue une anthologie qu'il publia-jadis. toute future mère rêve de voir tresser et capiton¬
C'est là que, par exemple, on trouve le mot pro¬
ner pour son fils. Et elle dit à son mari : « Va-t-en,
P. S.
Sur la foi de « gens bien informés
vençal cacalas (éclat de rire) traduit par escargot. par l'oseraie »; pour qu'il y coupe les brins les
d'ordinaire » (formule dont j'admire, en la reli¬
Seul, M. Lafon est capable de juger des poè¬ plus fins, seuls propres à façonner la frêle carène
sant, la tournure circonspecte), j'avais mis en doute
mes de langue d'Oc. Mais il est seul de son avis.
l'existence de M. Marcel Fournier. Or, ce bon fé¬ Le vieil Armand se range toujours du côté du plus qui va prendre la vie; et moi, « je garnirais les
libre périgourdin existe si bien qu'il est inscrit fort... La littérature occitane M. Praviel s'en fi¬ paillasses de feuilles de chêne », symbole d'endu¬
rance et de force, « de celles qui tombent les der¬
comme mainteneur sur le « Cartabèu » et
que ses
che. Ce qui le préoccupe c'est faire sa corn à ceux
confrères du « Bournat » en ont fait un de leurs qui peuvent lui être utile. C'est ainsi qu'il écrivait nières », qui se sont corsées à satiété de sève puis¬
sante. Ici, en passant, je signale l'emploi d'un mot
maîtres ouvriers. Et ceci prouve qu'il ne faut ac¬ dans le
Correspondant du 10 juillet: « C'est à
cueillir que sous réserves les dires des « gens bien
typique : « la bibiniérado », pour désigner l'ose¬
peine s'il (M. de Pesquidoux) consent à nous re¬
raie, du latin « bibere », boire, ce que la plante
informés ».
trouver aux fêtes du Jasmin d'Argent, à Agen,
A côté du jeune propagandiste haut-limousin, un
militant de la Xaintrie, Branchat de Léobazel, s'est

Catalogne-Valence&gt;-Baléares-Roussillon.—

passo,

toutes

Parlerions
point de cette société si elle
section occitane. Naguère, son rappor¬

—

j

Bouldroi qué

les absurdités possibles, si elles
par
sont servies par un académicien. Chaque année,
tre, est aussi un auteur fécond et parfois heureuse¬
M. Marcel Prévost amène un académicien de
ment inspiré.
marque. Si ces académiciens varient, chacun d'eux
Causse préside actuellement « La Lauseta »,
se moque
comme son prédécesseur', de ce qu'il
l'active société montpelliéraine de théâtre occitan. dira au
Jasmin d'Argent.
gober

Cigalo Lengadouciano, Béziers). Un vol. de
p. — 12 francs.
Camp (Jean): Le Sol commande, tragédie
paysanne en 3 actes en vers, décor musical de J.
l ontbernat. (Ed. Septimaniennes, Narbonne). —
1 vol. de 96 p., 5 fr.
Anglade (J.): Rapport sur le concours de
poésie en langue d'oc et Remise du félon de Oermeil à Prosper Estieu (Les Frères Douladoure,
Toulouse). Une plaquette.
240

—

Y claoura toulos las doulours.

veillante de M. Marcel Prévost. Ce dernier es¬
time sans doute que sa clientèle du Lot-et-Garonne
peut

—

taijs

la

d'Oc abondent. Il est
il n'y a pas un écolier qui j
ne
puisse trouver un jury pour se faire décerner
un prix. Cela ne fait du mal à personne, dira-t-on. !
Hum ! Il importe cependant de ne pas ridiculiser !
la langue d Oc. Trop souvent les concours sont :
grotesques. Parfois le jury manque totalement de I
compétence et couronne les lauréats qui ignorent le I
plus la langue d Oc. C'est ce qui est arrivé au
Jasmin d'Argent.
Nombreux sont ceux qui se figurent qu'on peut
parler de la langue d'Oc sans la connaître, sans
se donner la peine de l'étudier. Le Jasmin d'Ar¬
gent en est un exemple. Cette société groupe les
snobs et les snobinettes agenais sous l'égide bien¬
à peu

concours

LIVRES

Sa

Qué dormé sur la feillo séquo
Que, l'estiou, abritait l'aousel,
L hiber és mouflo et l'estiou frésquo :
Y niouquaren lou nostr'agnel.

*

Les

Lou garric és

fort cl soulidé,
feilla. és fino, et sent bou;
Qué dé sa forço lou rempligué;
Qué siosqué fort notr'antchélou.

bulletin des lettres

—

—

�Dans ie n° du 17-7-27, Pestour présente
livres de Jean Âudiau.

deux

\ux hommes d'affaires

ProvencE-Nice-Comtat. — Le Feu (n° 11):
des vers de Charles Grando; Autour de l'Arène,

4ux

Les Cahiers du Sud (juillet) : A côté de la
partie purement littéraire, cette revue publie des
pages magasine sur Marseille et la région. Pages |
admirablement
bien
préparées,
judicieusement
—

A tous

fko

écrites.

Marsyas (juillet) : Bressarello p. S.-A.
Peyre; André Chamson p. Denis Saurat.
La Pignalo (7-7-27) : L'endeman de Santo
Estello, p. Peire Azema; A. Conio p. J. Reboul;
Dans le n° du 21-7-27: Lei Prouvençalo ooun
pas de sang-fla, p. F. Gar'oier.
Prouoenço (juilet-Août) : Suite de la chroni¬
que Li Prouvençau óublida: M. Decard. Un
poème d'A. Conio.
Maroc.
Lé Mieijou/t (1-7-27): La Race
Occitane (Littré); Moun pais prouvençau, poème

\DE

—

qui veulent
Créer,
Entreprendre et réussir,
La direction générale

©MILLIOHS
52\

LOTS NON RECLAMES

\\\

Voilà le résultat de la négligence des porteurs ^
valeurs à lots qui ne vérifient pas les
Tirages. Vos titres sont peut-être du nombre.
Vous pouvez vous en assurer en achetant l'An¬
nuaire des Valeurs à Lots qui publie la liste des
800.000 obligations non réclamées du : Crédit
National, Crédit Foncier, Ville de Paris, Pa¬
nama, Rentes, Chemins de fer, Emprunts gagés, Banques, Eaux
^

de

—

—

—

èt
ces

LE ZlCVITH
Offre la sécurité,

Gaz,

Electricité, Métallurgie, Mines, Navigation, Sociétés
etc.,^ et des renseignements documentaires sur
emprunts. L'édition 1927 est en vente au
prix de 15 francs,

3, Rue du Poids-de-l'Huile
Toulouse

CANTA-PERDIU

«

C'est

forte

veur

jeunes

une

iéléph. 5.74

Teoturt/ n c

A J I.P

Eglogues catalanes
par J.-S. Pons

ans ».

-

Un volume

.

au

le livre

,

traduction -française.

avec

En

regard: 10 francs.
(Paris. — Ed. Champion, éditeur).

1, place esquirol

—

—

vivant.
(Le Mémorial de Gaillac)
un

les amis du livre occitan

organe

H. Laborde.

OC...

L'Association des Amis du Livre Occitan a
publie des articles en français, et en lan¬
d'Oc, et donne une critique littéraire où les li¬ pour but - de servir les lettres occitanes en aidant
français sont jugés avec la même sévérité que ì'Ediíorial Occitan dans ses travaux d'édition.

les livres occitans.

(La Gazetta litléraria).

A. FalgAIROLLE.

11 faut suivre de près une publication
tient tant de choses précieuses.

qui

con¬

L'Association des ,4mis du Livre Occitan sou¬
tient YEditorial Occitan en aidant la publication,
sans distinction de dialecte ou d'école, des œuvres

des maîtres de la littérature occitane.
L'Association des Amis du Livre Occitan com¬
(L'Eclair, de Montpellier)
Pierre RoUQUETTE. prend des Membres fondateurs, des Membres .ho¬
OC représente l'action et l'idée la plus moderne, noraires et des Membres actifs.
Les Membres de l'Association ont droit à un
à l'avant-garde du mouvement méridional, pour le
numéro de tirage qu'ils conservent pour les volumes
triomphe de la cause.
des diverses séries (édition originale). Ce numéro
(I Brande, de Turin)
Pinin PacoT.
est déterminé par l'ordre d'arrivée des adhésions.
Adhésions.
Membres actifs: les personnes
qui souscrivent pour une somme minimum de 100 fr.
Membres honoraires-: minimum, 200 francs. Mem¬
bres fondateurs ; minimum, 500 francs.
directement
Ces chiffres s'entendent pour des souscriptions
à la Manufacture des
concernant les diverses publications de YEditorial
Occitan, quelles quelles que soient : livres ou pério¬
—

Achètes

Papiers Peints K. L.

diques.

l'éditorial occitan

agrandisscinciiis

L Editorial

II, m Jacquemond, finis (17e)
(anciennement G8,
Envoi franco

sur

rue

Nolletj

de B'Aibum

Plus de 600

en

portant

eu

1327

tout

LA PIERRE STAURA, Amulette
aux

vertus

merveilleuses. TALISMAN

MI¬

naturel. Ecrivez immédiatement \
F. MAJOIS, 59, rue Rochechouart, PARIS. Join¬
RACULEUX

garanti

dre 3 fr. 50
sa

en

mandat

plaquette illustrée

sous

ou

timbres

pli fermé.

Collection Dis Aup

i

mercerie

Pireneu

Séries de sept volumes (rééditions et œuvres in¬
édites, de format in-8 jésus, composés en caractères
de la série « Astrée », gravés et fondus par les
Fonderies Deberny et Peignot. La série sur Japon:
1.000 francs; sur Rives; 200 francs; sur Alfa:

bonneterie

fournitures

pour

tailleuses

50 francs.

Ont paru:
Œuvres de NaVARROT, avec préface de Michel
Camélat et un portrait de Navarrot.
RoMIVATCE, poèmes de Charles Derennes (texte et
trad.). Portrait de l'auteur, gravé d'après Pierre
Gandon.

r.

c.

toulouse 674 b.

Déclarations de Décès Convois funèbres
-

CAPBAT

LaNA, poèmes d'Emmanuel Delbousquet (texte et trad.). Préface d'Antonin Perbosc.
Portrait de l'auteur, par Paul Mesplé.
la

Sous presse :
béline, poème de Michel Camélat (texte et trad.).
Portrait de l'auteur, par Soudan.
Lo Libre del Campestre, poèmes d'Antonin
Perbosc (texte et trad.). Portrait de l'auteur par
L. Cadèńe.
Œuvres Provençales de Paul Arène, avec pré¬
face d-e Joseph Loubet (texte et
Pages Provençales inédites de

(texte

et

trad.).
Baptiste Bonnet

trad.).

Le Maire de k Ville de Toulouse

a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
neur

Il

rappelle,

en

qu'aux

óutre,

termes

de l'ar¬

ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
port

des

personnes

décédées, les inhumations

et

les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

Les Cahiers Occitans

Œuvres en langue occitàne ou œuvres en
langue
française d'auteurs occitans (format in-8 jésus).
Ont paru :
N° I.
Bos

de Bénac, œuvre
dramatique de
P.-J. Cantabre, illustrations de Marc Samt-Saëns.
-

Un vol. de 160 pages. Sur Montval : 100
fr.; Ri¬
30 fr.; Alfa pur fil: 15 fr.; Bel Alfa: 7 fr.
N° 2.
Vin Rouge, histoire romancée de la
crise viticole de 1907, avec Marcellin-Albert et

S'adresser,

pour

tous

renseignements

concernant

les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

ves :

—

Ferroul,

P.-E. Martel, illustrations de Palayre et Cadène. Un vol. de 500
pages. Sur
Montval: 200 fr.; Rives; 80 fr.; A!fa~ purifié :
épuisé; Bel Alfa: 20 francs.
par

Travail
Pour Dames

Domicile

à
et

Jeunes Filles

L'Atelier Femina demande en province,
dans
chaque localité, des Dames et Jeunes
presse;
N" 3.
Il Canto del Sole, de Saint-Fran¬ Filles pour faire un petit travail manuel bien
çois d Assise. Traduction française et traductions payé aux pièces et chaque semaine. — Très
occitanes, en divers dialectes, frontispice de sérieux.
Ecrire : ATELIER FEMINA,
Henry Parayre.
2, avenue de Ceinture, à Créteil (Seine),

Occitan

est

une

société

—

d'édition

—

qui se propose pour but de publier des œuvres sus¬
En préparation :
ceptibles de contribuer à la renaissance occitane.
qui enverra tous renseignements gratuits.
L'Editorial Occitan publie les collections litté¬ théophile de Bordeu, documents inédits par le
docteur Cornet, etc...
raires et périodiques dont la liste est ci-dessous.
■aHBHBOBBBBWHnBHH
La
Collection « OC ».
périodique
« OC »,
Ouvrages de littérature et de propagande.
organe bilingue d'action occitane, de
à
o|o
littérature et d'art. Synthèse de l'activité intellec¬
Parus :
tuelle des Pays d'Oc. Textes inédits des meilleurs La Langue
Magasins Nouveautés désirant augmenter fonds
d'Oc et la Prononciation du
Latin, de roulement font bénéficier de
écrivains occitans, bibliographie occitane
l'escompte de
et biblio¬
par J. Rouquet. Une brochure: 1 franc.
caisse de 1 1/2 0/0 par mois les capitaux versés
graphie générale complètes; tous les livres, toutes Les Langues
de. France a l'Ecole, par Antonin
les revues.
remboursab. sur préavis de 10 jours. Notice feo
Perbosc. Une brochure: 3 francs.
Sté Magasins 8 r. Drouot, PARIS
4, 8^ 12 et 16 pages. Un an: 15 francs; étran¬
7.703.
Sous presse :
ger : 25 francs.
Traduction Occitane du Chant jv des GéorL'Almanach Occitan
giques, par J. Cubaynes.
BOURSE Conseils expér. moyens pratiq. Pla¬
Organe de vulgarisation occitane, bilingue. Prin¬ Le Théâtre
Occitan.
cement, Spécult. Echelles de primes. — BrocH,
cipales rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
Œuvres dramatiques en langue occitane.
16 p. 1 fr. timb. Editeur, 8, r. Drouot.
de l'année, Bibliographie occitane, L'Année occi¬
En préparation :
tane, L'Année fédéraliste, Les Figures
occitanes,
Lola^ poème
dramatique de Michel Camélat.
Précis de Liitéralurc occitane, Annuaire
occitan', AndRÈU
d EstibÈRA,
poème dramatique de Mi¬
etc.. etc...
chel Camélat.
Imprimerie Languedocienm. Le Gérant: GlRARD.

Placement Commercial

échantillons à tous prix

Réussite

1923, 1924, 1925, 1926, 1927.
L'exemplaire: 3 francs (franco: 3 fr. 50).
parues:

.

demande

des Nouveautés

fcoulouse
Années

Sous

KEPPENNE et LEGRAND
transférée pour

magasin

occitanverl

OC demeure, sous son allure nettement régiona¬
lise, ardemment combattif envers tout ce qui peut NOS ADRESSES.
atteindre la pensée de chez nous.
Oc et l'Editorial Occitan ; Villa Peyrat, che¬
(La Volonté)
J. VaLMY-BaYSSE.
min de
l'Espinet, Toulouse (Haute-Garonne),
France
Compte-courant postal : Toulouse 124.55.
Quel document précieux
Otto Grautoff.
(Germania, de Berlin).
Imprimerie Occitane: à Samatan (Gers), France.
OC est une véritable synthèse de l'activité in¬ Compte-courant postal: Toulouse 38-62. Tél.: 16.
dépots a Paris: « Occilania », 6, Passage Vertellectuelle du Midi.
deau (IX").— Compte-courant postal : Paris 656.86.
(L'Avenir Landais)
Camille maryx.
Téléphone : Bergère, 62.99. — « Maison du Li¬
C'est par OC que nous sommes le mieux rensei¬ vre », 4, Rue Félibien
(VIe). — Compte-courant
gnés sur la pensée qui s'exprime en langue d'Oc postal : Paris 95.40. — Tél. : Fleurus 02-31, 02-12.
et, d'une façon générale, sur tout le mouvement in¬
dépôt a Barcelone: (( Llibreria Americana »,
tellectuel, qui occupe les esprits entre Loire et Py¬
Rambla de les Flors 31 et Passatge Virreina 5 et 7.
rénées.
Services de Publicité: Publicité régionale: aux
(La Volonté)
les volontaires.
bureau d'OC ».
Publicité extra-régionale:
OC, un des organes les plus actifs du mouve¬ B. P. J. P., 12, Rue Blanche, Paris (IXe). —
ment occitan.
Téléphone: Trudaine 78.81 et dans toutes les
agences.
(Le Journal du Midi)
G. martin.

millénaire

Adresse télégr. liégio - Zénith

corbeille de }ruils éclatants, à la sa¬
un grenache, dépouillé de ses

J.-P. Régis.

vres

—

comme

(0C).

gue

-

Première condition du succès

140 pages, grand format. Adresser mandats à
OC, Villa
Peyrat, Chemin de l'Espinet, Toulduse.

e

ceux

de la Cie d'Assurance

roncières,

—

de A. Tournier.

mutualistes,
groupements,

Vux

J. d'Arbaud.

p.

pour recevoir

tout automobiliste doit faire

18

partie de l'AUTOMOBILE-CLUB DU MIDI

de 1 UNION MO 1 OCYLLISIE DU MIDI,

---

3,

rue

du

poids-de-l'huile

-

l'an

ou

toulouse

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="698602">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="698611">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716236">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698584">
              <text>Oc. - Annada 04, n° 072, 1er août 1927</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698585">
              <text>Oc. - Annada 04, n° 072, 1er août 1927</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698586">
              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698588">
              <text>impr. Languedocienne (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698589">
              <text>1927-08</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698590">
              <text>2019-12-16 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698591">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698592">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/6fd2aeec16b946c5fb46ed935593dc80.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698593">
              <text>http://www.sudoc.fr/03870532X</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698594">
              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698595">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698596">
              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698597">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698598">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698599">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698600">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698603">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/21840</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698604">
              <text>CIRDOC_A1-1927-072</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698610">
              <text>Périodiques occitans</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698614">
              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698615">
              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698612">
              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="698613">
              <text>Bourciez, Jean (1894-1969)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="699429">
              <text>Barthe, Roger (1911-1981)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="699430">
              <text>Mouzat, Jean (1905-1986)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="699431">
              <text>Vinas, Gaston (1885-1940)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="699432">
              <text>Mourgues, Jean des</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="699433">
              <text>Régis, Jean-Paul</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698616">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717115">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="714004">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823815">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698605">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698606">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698607">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="698609">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="723219">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
