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                  <text>Nous
de les

nous

arts

culture

la

pour
»,

jaisons

un

devoir de faire connaître à

Nous engageons vivement

nos

amis à retenir un

fourès

e

ARTS,

carrer

les

michel camélat

ricard

revue

catalane

«

L'AMIC

ce

numéro qui

sera

précieux.

de Sant Gaudenci, 2, à Sitges (Espa¬
«

Llibreria Americana

»,

Rambla

Flors, 31. La direction d'OC transmettra également les commandes.

de las

ignorant

de les

exemplaire de

bien chez notre dépositaire à Barcelone, M. J. V inyes,

ou

la belle

distingué confrère ]. Carbonell i Gêner. Ce numéro fera le

On souscrit à la direction de /'Amic

ou

que

le domaine des lettres d'oc d'après-guerre.

point dans

hérétique

lecteurs

nos

publiera dans le courant d'Octobre un magnifique numéro spécial consacré à la Culture

occitane, qui sera présentée par notre

gne)

occitane

Nous

heureux de reproduire ici,

Je suis allé,

un ma¬

et nous

corses

les chemins blancs de la

Es
endevença urousa de l'astrada que se
bon nombre
des lauriers, rendre visite à notre excellent ami
pense enfin, de bon, à celebrá lou souveni de gnifique hommage que M. Camille fullian, de
de personnes qui se garderaient bien de trai¬
Louvis-Saviè de Ricard, dins lou même tems que l'Académie Française, dans un article du Journal Emile Ripert. II habile, 1 été, « Lou Secadou »,
ter des sujets qu'elles ignorent, n'hésitent s'ounouro la memoriá d'Auguste Fourès.
des Débats du 12 septembre 1927, vient de bastide provençale pittoresquement campée sur un
I a, d'rfèt, pas gaire de noums que se pogoun rendre au maître Michel Camélat, le chef de la plateau, couvert de pins, d'oliviers, de figuiers et
pas le moins du monde à parler à tort et à
de vignes, dominant le golfe d'amour de la
renaissance occitane en Gascogne.
Ciotat,
travers des questions occitanes qui. leur sont
apariá autant ben couma aqueles dous.
Il
est agréable de pouvoir ainsi nous asso¬
l'antique « Cilh'arista Portas ».

Il

est

vraiment curieux que

una

mai.
dins la man, e milhou qu'acó, cor à
ensemble luchèroun, empusats pèr la mèma fe
Benjamin Crémieux republicanu, lou même espèr federalista, lou même
a déposé le long des Feuillets Occitans ses
amour dau Lengadoc.
« vues
Lengadoucians, unissièn dins sas persounas lou
hérétiques sur l'Occitanie ». Si
Naut e lou Bas-Lengadoc; an atestit e afourtit l'unij'avais à parler de l'oeuvre de M. Benja¬
tat de sa prouvinça, quoura l'ourganisacioun malasmin Crémieux, je commencerais naïvement
trousa de la mantenencia d'Aquitáni en&amp;achèt depar la lire, si je ne la connaissais pas. M. l'escartairá. An prouclamat sous titres de noublessa,
B. Crémieux ne s'embarrasse pas de scrupu¬ d'aquel « Lewgadoc martir, rançoun das poples
d'Oc », e sempre mantengut sa vièlha proutèsta liles aussi démodés.
bertária e soun esperit de ferouja independencia.
« Le faux
esprit occitan, écrit-il (et voilà Roumantisme, belèu? Aubé ! mès aquel roumantisun des points sur lesquels
je vais sans doute me noun es pas sans bèutat — nimai sans a verm'aliéner le plus de gens) me paraît déri¬ tut » (au sens pbgound dau terme), pèr lous que
ver en grande
partie du Félibrige. Le Féli- cresoun à la força de las idèias e das sentiments.
E crese que sariè pas mau-aisit de retroubá ioi las
brige n'a eu de raison d'être et n'a réussi résultas,
tardièiras mès seguras, de l'esfors d'aquequ'en Provence, autour du grand Mistral, et lej davansiès.
en Catalogne
espagnole pour des raisons po¬
Aquel esfors es pas mai demourat van (amai se
litiques. Partout ailleurs, ce fut une parodie, dessoublide un pauc trop lou noum e l'obra das ou_
de la prumièira oura) sur lou terren dau fé¬
un échec ou le
prolongement sans importance briès
déralisme. Nous enganen pas, ni d'un biais, ni d'un
profonde d'un folk-lore assez vulgaire, ou autre : aqui tout es à faire encara, ou quasiment,
pour mieux dire, un déchaînement de pur couma realisaciouns; mès lou pus fort es fach, ou

La

aussi étrangères.
C'est ainsi que M.

tout

cor,

romantisme... »
quasiment, couma evoulucioun de las idèias e counOn ne saurait mieux prouver une mécon¬ quista de l'oupinioun. La vièlha mecanica centralinaissance absolue des chefs-d'œuvre de la saira, craïnant de pertout, s'apara tant que pot,
apugada mai que mai, sus la força d'inercia : empalittérature occitane. Le gascon Camélat, le cha
pas que sous jours soun marcats. E- s'arregarlimousin Pestour, le quercynois Perbosc, dan, entre lous milanta proublèmas de l'aprèspour se borner à ces trois noms, ne sont ni guerra, las questiouns majouras que pausa l'ourga¬
dau mounde nouvèl, pourren remarcá
ni catalans, dirait La Palice luiM. Benjamin Crémieux n'en a jamais (d'acórdi emé de mounde ben ensegnat) que lous
pantalhaires » de i a cinquante ans, lous tenents
entendu parler, sans doute.
de 1' Aliança Latina, prefacia d'un fédéralisme înIl établit une confusion volontaire entre ternaciounal, avièn saique legit mai cla e mai liont
nisacioun

provençaux,

même.

•&lt;

sommes

par

terre

nous

cier à
acte

nir à

dont

Notre poète était occupé à la correction des
manifestation de sympathie et à cet
épreuves d'un récent ouvrage qui doit paraître pro¬
en même temps, de pouvoir four¬
l'élève Benjamin Crémieux, des documents chainement en librairie et que « l'Echo de Paris »
celte

de justice, et
son

ignorance pourra tirer partie.

donne actuellement en feuilleton.
n Le
dernier vol de l'Aigle », tel est le titre
de I ultime épopée napoléonienne

Michel Camélat est devenu, je crois, le nom le
plus glorieux de la littérature gasconne. Ceux qui Ripert.

que conte

Emile

C est 1 extraordinaire aventure de Corses
aux fêtes félibréennes de
qui vo¬
émotion profonde à entendre ilent au Panthéon les cendres de Napoléon pour les
les acclamations sans nombre dont a été salué le transférer et les garder jalousement et définitive¬
cher et modeste poète. Je ne le comparerai pas à ment dans leur île.
Mistral, auquel personne n'est comparable, et luiRégionalisme? Assurément; fédéralisme- peutmême en serait le premier irrité. Camélat n'a ja¬
être. Dans ce dernier cas, je connais des cœurs
mais voulu être un érudit, un apôtre, un écrivain
qui vont batte bien fort, des esprits qu'il sera dif¬
de longue haleine. Il a limité délibérément son ficile de
faire taire lorsqu'ils apprendront cette
rôle à sa terre bigourdane; il n'a rêvé que sur elle,
nouvelle inattendue.
i1 n'a écrit que pour elle. Il y-a toujours eu chez
Oui, tout ce qui est provincial est nôtre ! Pro¬
lui comme la discrétion timide de l'homme qui ne
voudrait point être connu hors du terroir natal, mais vençaux nous gémissons sur le sort malheureux de
noire admirable « Vénus d'Arles »
exilée dans les
qui s'efforce de le posséder en entier par son âme
brouillards du lumineux (!) Paris, « capitale taet son esprit, et de le faire aimer de tous par ses
rasque » du centralisme.
vers.
ont

assisté

Riscle

ont

récemment

senti

une

Pourtant il est devenu, et certes à son insu, le
prince des lettres gasconnes. Pus que pas un, il a
aidé dans nos vallées pyrénéennes, à cette renais¬
sance de la langue d'oc qui est un des faits les plus
importants de la vie intellectuelle dans le Midi fran¬
çais. Le mois prochain, un des journaux les plus
populaires dans les milieux félibréens de Toulouse,
OC, consacrera à sa gloire un numéro spécial, et
toujours en cette Toulouse qui, depuis Martial, Ausone et Sidoine Apollinaire, n'a cessé de mériter
le surnom de « la Palladienne », en mai 1927,
l'Ecole Peire Vidal organisa en son honneur une
conférence faite par M. Jean Bourciez, professeur
au lycée. Et, ce nom de Bourciez, que deux gé¬

En quoi I idée principale du roman d'Emile Ri¬
pourrait être un jour mise en pratique pour
lous les trésors enlevés à nos
provinces.

pert

Il

quelques temps, je m'étonnais de l'ami¬
fraternelle unissant les Corses à Emile
Ripert. J'ai pénétré Te secret. Il est simple. Occitaniens de tous lengages nous y sommes
particu¬
y a

tié toute

lièrement intéressés. Les Corses
tine,

vous ne

des nôtres

qu'ils

l'ignorez

ne

savent

Mais,

sont

de

race

la¬

beaucoup
peut-être qu'imparfaitement,
pas.

ce que

une littérature et leur
inspiration
personnelle. La langue corse, contrairement à ce
qu'il se passe chez nous (honte à nous), l'appella¬
tion de « patois » est inconnue là-bas,
pour dési¬
gner le parler de sa mere, la langue corse commen¬
ce a se fixer. Des
énergies se manifestent pour la
sauvegarder de toute corruption; c'est l'aube d'une
nouvelle renaissance.
c

est

ont

félibrige et les lettres oc¬ dins l'aveni que mantun pouliticaire à la pichota sen- nérations d'érudits ont rendu si cher à tous les fer¬
mana...
vents des langues romanes, ce nom suffit à mon¬
critiquer le félibrige en
Hou
be dire, enfin pèr Fourès e Ricard, trer dans quel esprit, de sympathie française et de
tant qu'association. Nul plus que moi n'ap¬
fédéralisme èra l'espelida de l'idèia republi- justice littéraire tout ensemble, l'œuvre de Michel
plaudira ces critiques si elles sont justes. Il cana, la realisacioun vertadièira de la Republica. Camélat est jugée et estimée par le public lettré
Le 27
1927, j eus 1 honneur de présider, à
y a dans le félibrige trop de grotesques écri- Desseparavoun pas sa fe repuMicana de soun afe- et par les maîtres de la linguistique.
Marseille,
.au pied du monument d'A. de Lamar¬
cioun felibrenca
de
Camélat,
voici
patrioutisme
lengadouplus
de
trente
ans,
débuta
par
va-ns, qui devraient laisser dans l'ombre leurs
tine, une manifestation de
cian.
le groupement du
citanes. On peut

eau

:

soun

mars

e

élucubrations.

Les

revues

félibréennes

ont

trop souvent le tort de louanger des œuvres
qu'elles devraient ou passer sous silence ou
ridiculiser. Mais il faut être de mauvaise
foi ou ignorant pour confondre dans un même

mépris,

ces

écrivains absurdes

l'honneur de

sont

notre terre et

et ceux

qui

l'honneur de

la poésie.
Il faut ignorer

la littérature d'Oc pour ne
rendre compte de l'importance qu'ont
aujourd'hui, les lettres occitanes hors de
Provence et de Catalogne. Mistral n'est plus
Le lyrisme, le pur lyrisme, le lyrisme le plus
parfait qui ait peut-être jamais existé, est
pourtant, aujourd'hui, d'inspiration et de
pas se

réalisation occitanes. Il suffit de bannir tout

parti pris
aussi

—

s'en rendre compte.. Il faut
Benjamin Crémieux condescen¬

pour

M.

dra sans doute à en convenir
connaître
les chefs-d'œuvre de la poésie occitane. M.
B. Crémieux a le tort de les ignorer. Voilà
—

tout.

Il

Il m'est arrivé souvent
quel aurait pu être le dé¬
veloppement de la poésie française méridio¬
nale, si la croisade contre les Albigeois
n'avait pas soumis les terres d'Oc aux rois
de l'Ile de France et toujours je me répon¬
dais que la poésie populaire, nationaliste et
romantique du Félibrige languedocien n'en
aurait certainement pas été l'aboutissant.
C'est une poésie aristocratique et philosophi¬
que qu'aurait sans aucun doute, continué à

de

ajoute

me

encore : «

demander

J.-P. REGIS.
(Suite

page

2).

soun

remembrance, organisée
de mon flageolet (c'est, traduit en
français, le titre de son premier volume). En ce par « lou Calen », pour le 13° anniversaire de la
temps-là, il était le poète de toutes petiets œu¬ mort de Frédéric Mistral.
Avec quelques centaines d'occitans, réunis dans
vres, chansons ou Noëls, un peu rudes, mais sin¬
gulièrement sonores, comme cet idiome bigourdan un même pieux élan, nous eûmes, l'hemeuse sur¬
dans lequel il les écrivit. Et ceux-là mêmes qui ne prise de voir s avancer, dans l'arène des
personna¬
comprenaient pas très bien cet étrange langage, lités, un homme jeune, de mâle prestance, qui s'ex¬
sentirent aussitôt qu'il enveloppait de bonnes cho¬ cusa, d abord, de prendre la
parole en français,
ne pouvant,
ses, de vrais sentiments. Un jour, à Tarbes, à l'in¬
disait-il, qu'être imparfaitement com¬
auguration d'un buste de Théophile Gautier, il pris de tous dans sa langue maternelle.
déclama, sans doute malgré lui, quelques-unes de
Cet orateur était le poète Carulu Giovini, direc¬
ses poésies. L'excellent Armand Sylvestre était là,
teur de U Láriciu, rivisla trimestriale de littérature
qui écoutait avec soin. « Je ne comprends pas ce e arti regionalisti corsi. Il venait
publiquement ap¬
que récite ce jeune homme, dit-il à la fin, mais je
porter le salut des félibres corses aux félibres pro¬
suis certain que c'est très beau », Et Armand Siflvençaux et méridionaux. Sa foi sincèie et vive
vestre, qui savait goûter les beaux ouvrages, ne
était toute vibrante d'idéal mistrallen.
plaisantait pas cette fois. Mais, dès lors, Camélat
Nous retrouvons cet estrambord occitanïen dans
préparait sa grande œuvre, son poème de Béline,
les articles que notre sympathique ami publie dans
qu'il voulut écrire en dialecte béarnais.
Pour un Gascon, Camélat, c'est surtout le poète son intéressante revue; c'est toujours d'affectueuses
que seguèsse. A-n-aquel regard encara, poudèn
avalourá, subretout dempioi una passada, tout lou de Béline. On le vit bien il y a trois ans, le 7 sep- marques d'amitié à l'égard du Félibrige.
Au commencement de cette année sous les aus¬
près de l'obra complida, de coutria, pèr Fourès e
Camille JULLIAN,
pèr Ricard.
pices de U Lâriciu, une grande manifestation ré_
Peire AZEMA.
de VAcadémie Française.
gionaiiste corse a été donnée à Marseille. Carulu
(Suite page 2).
Giovini y a magistralement proclamé:
(Seguida paja 2).
«
Nous sommes les déçus de la politique.
I our nous les véritables
Français de France ce
sont les écrivains et les artistes... »
puis'il cite les
1-10-27.
IV0 ANNADA.
N° 76
1-10-27.
IV« ANNEE. — N" 76 maîtres
écrivains régionalistes; parmi eux: les J.
direccion
toloza
direction
toulouse
(haute-garonne).
france
(lencadoc).
fransa
d /-Vrbaud, les Marius Jouveau, les Charles-Brun,
Ostal Peirat, Camin de l'Espinet. c. c. 12455
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. c. c. 12455
les Emile Ripert, Frédéric Mistral, surtout, qui
Un
15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N* 0,50
Un an : 15 fr. Etranger : 25 fr. Le N" 0,50
écrit « la CoumtesSo » et présenta « Mireille » à
Lamartine à côté de Salvator Vialle qui lui piéPublicité extra-régionale: B. P. }. P., 12. rue Blanche, Paris (9°), Trud. 78-81
et les autres grandes agences.
Abonnements combinés
Feuillets Occitans et OC : 35 francs.
sentéra sa n Dionomachia », Santa Casanova qui
écrit « A Tramuntana », P. Dominique, Bonardi,
Marcaggi, Natali, Maïtrale etc..., etc... I| signale
CTVOTEZ vos LETTRES et COLIS
que si nous, avons eu un « Chcrloun Rieu », ils
ont, eux, un Minicale: «
l'ultimu imprivisaLes abonnés d'OC, dont l'abonnement a expiré
™E¥9AROC en
tore di un mondu gregu e latinu ».
le 30 septembre, recevront, dans le courant d Oc¬
tobre, une traite de 16 francs, a laquelle nous fcs
Jorgi REBOL.
LIGNES AÉRIENNES LATÉCOÈRE
prions
de
réserver
le
meilleur
accueil.
7», Avenue Marcaau.
PARIS
(Suite page 2),
XuiMlriMwats dnmi Mis farsaiia dm Pomte.

Aiçó' s d'istória, e se n'en dèu parlá sans
lous coustiès de tout pèu e de touta cou.
carda, lous partisans esmarrats dins lou Felibrige,
adoubaran aquela istória, s'acó i agrada ou se ié
raporta, chacun siloun l'intérèst de sa capeUia : lous
quitaren faire — ou pulèu, lous quitaren pas faire;
mès, d'abord, quiten-lous veni...
Ce que cau.be prouclamá, pamens, es la counvicioun e la sinceritat d'aqueles felibres « rouges »,
sa generousitat e soun noble mesprès de tout intérèst
persounal. Es, tamben, la realitat dau service
qu'an rendut au Felibrige. Mau-despièch l'esageracioun de. tal ou tal prepaus, ou talas manifestaciouns belèu destempouradas (se n'en pourriè troubá autant pèr lou comte de felibres blancs, ou verds
ou mirgalhats...) — e, quau sap? belèu, mèma, un
pauc en causa d'elas — an majament servit la causa
felibrenca en pTOubant que poudiè s'accourdá emè
la proufessioun de quanta* fe poulitica ou religiousa

Les Refrains

passioun;

...

—

—

:

—

—

:

an :

;

—

ALGÉRIE

iDÂBCÂR m au&lt;ielià d'ÂFRiQUE
—

...

�INCARNADA

A N'UNA ROSA

n'una

a

EN GASCOGNE:

PALMARES DES

Avèn vougut

musicaira.

an

Concours Général

Nisau de gracia e de prejum,
Pichota gauta de fadeta,
Gauch espelit en courollela,

Joiau d'aìgagna

de fresc lum,

e

Sies bloundinela e vermelheja
Toun senet besiat e flairous ;
Couma au foun dau cel rnalinous
Es-ti qu'una auba ie pouncheja,

Poésie.

1er Prix, médaille d'argent: Sedades,

—

remernbrá

SEDADES

e sa memória,
lausoun lous de Fourès.
L'oumage méritât que se rend ioi à l'un es en¬
cara
degut à l'autre. Aquel dèute, lou eau lèu

JEUX-FLORAUX DE RISCLE,
(ESCOLO GASTOU-FEBUS)

soun noum

même moument que se

Sus lou penen dou coustalai,
Decap au sou Iheban biralt
En relhes dretes, lou biladye
Que quilhe lous sous pès de bits
Qui, d'arrasims eslats cougnits,
Larguen au bent tout lou houelhadye.
Merlous e trides ahamiats
Que s'peleyen tous fruls daurats
Qui penen en gaspes sarrades
Nou s'mechiden pas, praubes pecs,
Que dens l'oumpre, au ras dous lous becs,
S'estuyCn, mudes, las sedades I
Auserots, houeyet louegn dou nut
Darrè de la gaspe escounull
Sas crouchides que soun rnourtales !...
Praubetsl maugrat you qu'anerat,
En peruquan lou gra daurat,
Rega la mourt dab bostes aies!

pagá.
PÈIRE AZEMA.

M. Charles Bertrou, de Pau.
2° Prix, médailles de bronze: Droumils mous
agnels, par Mme Andréa Barrère, institutrice à
MICHEL CAMELAT
Créon-d'Armagnac (Landes); — Enta une Estra(Suite)
nyère, par M. Henri Sequé, à Versailles.
Mention honorable: Recourdancio, par Mme Bertembre 1924, lorsque à Cauterets, on célébra le
genton, à Tarbes.
Traditions populaires. — Mention : Endebinètes, vingt-cinquième anniversaire de la naissance du
poème. On joua Lola, drame lyrique de Camélat,
par M. Aimé Cazenave, à Sénac (Hautes-Pyré¬
où, à coup sûr, il y a de fort beaux vers et une
nées).
Prose.
Mention honorable : U counte, par inspiration d'une émouvante sincérité. Mais au
delà du drame de Lola, tous pensaient à l'épopée
Mlle Irma Cassou, à Gomer (Basses-Pyrénées).
de Béline.
par

—

Joiau d'aigagna e de fresc lum,
Pichota gauta de fadeta ?
Sus ta carneta d'enfantou
Es-ti lou toc rougenc, mannuda.

Qu'a soubrasat la poutounada
De

quauque amourous

Jouleiou,

Pich°ta gauta de fadeta,
Nisau de gracia e perfum

?

Saique una bestiola navrada,
Tapada dins lou bourril dous
E moufle de toun cor sedous,
T'a de

soun

sang rose

enflourada,

Nisau de gracia e de perfam.
Gauch espelit en couroleta ?

Quantse pantai
1 a ges d'arma

en

tu

que

flouris ?
noun rallegre

Toun eslubada de pessegre;
As l'aoenensia d'un souris,

—

Gauch espelit en couroleta,
Nisau de gracia e de prefum,

Joiau d'aigagna e de frec lum,
Pichota gauta de fadeta.
Aimas las rosas, Roussignóus,
Soudison las Gazels persanas :

dedeçai mounts e planas,
Coumbos, grands flumes e rajóus
Tu, dor Lou qu'adounque bresilha
S'es Vrai,

Se n'a verg°ugna l'aucelilha
Emboscada en lou siau Meudou,
Dot Bulbul gaia meravilha,
Alena prefum e poutou.
'NA DULCIORELA.

(Mas de la Lauseta, 1877).

Concours

des

Ecoles

Institutions secondaires. — Sujets imposés: a)
Traduction de Virgile. — 1 et 2. Médailles de
bronze : MM. Victor Larqué, du collège de Nay

Quel joli poème que cette œuvre de BélineI Point
trop longue, quinze cents vers tout au plus; aucune
tirade trop verbeuse, aucune amplification inutile;
tout y est sobre, ramassé, et les descriptions y va¬
lent par quelques mots, les portraits par quelques
lignes. L'homme des Pyrénées, souple, musclé,
agile, précis y a en quelque sorte marqué son em¬
preinte; les caractères et la langue y ont la même
nervosité, dont l'élégance ne gâte point la sûreté.
Le sujet, comme le style, est fort simple. C'est
collège de Garaison.
b) Ue Cesericade. — 1. et 2°, médailles de l'épopée (je tiens à ce mot) de braves gens qui
bronze : MM. Maury, du collège de Nay, et Pé¬ n'eurent point d'histoire: une bergère (Béline) et
un berger
(Jacoulet) qui s'aiment, se fiancent,
boscq, du collège de Bétharram.
Mentions : MM. Cerisé, Prat, Francastel, Lar¬ s'épousent, et la jeune femme meurt, après quel¬
ques mois de bonheur, en donnant naissance à une
qué
enfant. Rien de plus; mais rien de moins, car c'est
3e Médailles de bronze ; MM. Hondagneu et
le drame complet de toute une vie, de notre vie,
Capdevielle, de Nay.
Mentions : MM. Crabos, Souroste, Dilharre, avec ses espérances, ses joies, ses deuils.
Mais cette vie, chez Camélat, revêt, d'un bout
Prat, Lespè».
à l'autre de l'ouvrage, son caractère local. Sur ce
c).L'Embole. — Médaille de bronze: M. L.
thème, c,ir est celui de l'humanité tout eit'ère,
Serisé, du collège de Moncade.
Camélat brode la parure infiniment variée des cou¬
Mention : M. Candau.
tumes
Dessin.
Sujet imposé : bordure en céramique. reux pyrénéennes : les longues causeries des amou¬
qui cherchent et retardent leurs aveux, leurs
Ont coucouru: cent élèves des Lycées, Ecoles
silences plus longs et plus éloquents encore que
supérieures et pensions libres de Bordeaux.
eurs paroles, et les récits des anciens, et les char¬
1er Prix, médaille d'argent: Marie Barthélémy
mes de la maison,
et le travail des champs et les
(groupe D), professeur : Mme Lemaire.
eaux du gave ou les ombres de la montagne. Devant
2® Prix, médailles de bronze: Gilberte Avril
Béline, comme devant Mireille, on dirait que la
(groupe C), professeur; Mlle Merzeau.
poésie du félibrige a su retrouver cette merveilleuse
Lucienne Delahaye (groupe E), professeur : Mlle
union des êtres et des champs qui, il y a près de
Ferran.
trois millénaires, fit la séduction divine de l'Odys¬
Marie Guinandau (groupe A), professeur: Mlle
sée.
Chopis.
Mais quelque chose de plus noble encore que le
Henriette Dupas (goupe B), professeur: Mlle
charme de la terre et le sentiment d'une âme vient

siens.

»

Penude aus cherments de las bits
Oun abèt pinnal, esberriù,
E per lou bent brespau yumpade!
La bile

guère, du groupe B.
M. Guily, H. Chirou, S. Saumier, R. Pillet,
G. Pinkham, du groupe C.
M. Ackermann, C. Cavalier, A. Bardet, J.

Lys, J. Bayon, du groupe E.
J. Bouquier, S. Rhodes, M. Talafré, S. Gouin,
P. Maurissom, du groupe A.
Y. Gamaury, ..S. Garnum, O. Bouyu, R. La-

Prix d'Honneur
Médaille de l'Escole

Gastou Febus:

M. F.

Bregail, professeur au Lycée d'Auch, pour ses tra¬
vaux historiques et son action en faveur des étu¬
des gasconnes.
Les lauréats

sont priés de prendre leurs prix
diplômes), chez M. S. Palay, 10,
de la Vallée-Heureuse, à Gelos-Pau.

(médailles
a\enue

et

Le Président: S. PALAY.

FOURES E RICARD

(Suite)
Mès pioi, mai que la coumunioun de pensada
e la coumunoutat d'idéal, mai que la lucha ardenta
e lou traval afric, ce que lous unis dins noste souveni fidèl es l'amistat que lous liguèt dau tems
de sa vida vidanta. Amistat frairenala couma lou

terré

Cargat de bits

oun,

Limasourde,

chens aberli-s

e

Ta

s'goha la mourt qu'arroudeyel
Medich dinque dens la gauyou
Perqué, moun Diu, hicat en you
Quauqu'arré de doulen qui cride?
Perqué lou broc dens lou rousè?
La serp dens las flous dou sendc?
La bile per la mourt seguide?
Perqué?...
Coum arré

nou

respoun

A

d'aquet perqué trop pregoun
Enta nousle biste bournade,
Bouladyes coum lous auserots
Que s' diberlim, toustem pegols,

—

de Saint-Sauveur.
Mentions honorables : Madeleine Philipeau et
Suzanne Marion.
Mentions: E. Philippon, Simone Lahonta, Yo¬
lande Lafay, O. Chambon, G. Ducassé, J. Ra-

qu ey coum u

houlastrè,
Coum l'auset cadu que hesteye,
Chens bede qu'au miey dous festis,

Dinque

—

Musique. — Médaille de bronze: pour le chœur
Bos, par M. Brumont, de Viella (Gers).

produire la civilisation albigeoise... De nos
jours, Paul Valéry a renoué, par delà notre
XVIe siècle et les grands Italiens, avec la
poésie occitane de la grande époque albi¬
geoise ( !). C'est lui, l'authentique, le pur
représentant de la tradition occitane ( !), et
non pas les faiseurs de chansonnettes ou de
fragments épiques de romantico-parnas-

m'en toumerey
biladye, qu'y bederey
Trcmoula boste aie alebade,

Pou

Francastel, de N.-D. de Bétharram.
Mentions: MM. Péboscq, Lanusse-Cazalé, L.
Serizé, Casteret, Joseph Prat, A. Lacaze.
3e Médaille de bronze : M. Xavier Prat, du
collège de Nay.
Mentions : MM. Hondagneu, Camousou, Candau, Dilbarre.
4°, Médaille de bronze: M. F. Betbèze, du

Lou

(Suite)

Et ballèu quoan

et

lusse.

HERETIQUE OU IGNORANT

Car Béline est une épopée, tout comme Mireille,
dont d'ailleurs Camélat, le plus franc et le plus
droit des hommes, n'a jamais répudié l'influence.

que

s'gahe

ue

Charles

sedadel

BERTROU, béarnais.

(Jeux Floraux de l'Ecole Gaston-Phœbus).
LES CORSES ET NOUS

(Suite)
Emile

une belle confé¬
Corse: «
relais
naturel entre la Provence, qui m'est chère, et l'Ita¬
embellir la poésie de Camélat. Comme celle de lie qui m'a donné la leçon de Rome et celle d'As¬
sise... asile de refuge de la poésie méridionale,
Mistral, elle est familiale et elle est religieuse, et
elle ne sépare pas le culte de la terre, le culte du puisque cette Corse est une île, puisque cette Corse
comme une princesse de légende — est défen¬
foyer et le culte d'un idéal sacré. A certains égards
on dirait d'un catéchisme en action.
Ici, l'espéran¬ due par un dragon aux écailles bleues... »
Le 30 juin, Emile Ripert est appelé à l'inaugu¬
ce, plus loin, le bonheur et puis la tristesse, mais
toujours la résignation, et la volonté d'un Dieu ration d'une plaque en souvenir de l'enseignement
donné au collège d'Ajaccio, par Jean-Henri Faaux mystères impénétrables dominant à la fois le
travail de la nature et les efforts 3es hommes. bre, entomologiste et poète provençal.
11 apporte «
d'un autre président, d'une au¬
Béline va mourir, mais, avant de mourir, elle aura
tre République... » le saiiut provençal du Capouvu le ciel en la dernière de ses visions terrestres, et
d'elle naît une nouvelle Béline, qui continuera les lier Marius Jouveau:
«
digas bèn à nósti fraire de la bello Corso
espérances et les labeurs d'une éternelle humanité.
Voilà peut-être l'un des caractères les plus no¬ coume la Prouvènço e lou Felibrige...
li corse que parlon tant valentamen soun dia,
bles et les plus nets de cette renaissance félibréenne qu'on se plaît trop souvent à railler. De lèite drud e soulide... »
A la veille de lia publication de cet article plu¬
Mistral à Camélat, de Mireille à Béline, c'est la
France, ses terroirs et ses familles, que les félibres sieurs de mes amis prétendent que le gouvernement
de Mussolini s'intéresse fort à notre renaissance
nous font revivre. Ils l'aiment dans ses hommes, ils
I aiment dans sa nature. Et ils nous la font aimer en corse et qu'il patronne certain journal en langue du
1 associant à une souveraineté divine, en unissant pays avec le secret espoir de jeter la confusion
dans ce mouvement littéraire auquel il est de notre
son
amour
à l'expression de la piété religieuse.
Mistral, Aubanel, Roumanille, et d'autres encore, devoir de tendre une main fraternelle.
J'espère que mon ami Carulu Giovini, convié par
célèbrent la France et Ile Christ en un double élan
qui me rappelle le poète grec associant dans ses « lou Calen » pour une conférence sur « Corse et
chants les sillons de sa patrie et le dieu de Cla- Provence », viendra nous apporter, au nom des écri¬
vains de langue corse, la nouvelle d'une déroute
ros. Et, de l'autre côté du Rhône, au pied de ses
Pyrénées comme eux au pied de leurs Alpines, complète des manœuvre mussoliniennes d'empire,
Michel Camélat est un homme de leur lignée et et nous affirmer, une fois de plus, sa seule foi aux
de leur esprit et, dans ces journées de Riscle où il écrivains et aux artistes.
fut honoré, j'ai cru percevoir de3 souffles venus des
Jorgi REBOL.
jours fameux de Font-Ségune.
Marselha lo jorn 21 de Septembre de 1927.
Camille JULLIAN,
P. S.
de l'Académie Française.
Je donnerai, dans un prochain article,
rence

Ripert lui répond dans

où il chante

en

prose cette

...

—

...

...

...

Qu'il s'amuse ou qu'il soit sin¬
des détails intéressants la littérature
et ses
Benjamin Crémieux n'en prend
Nous remercions M. Camille Jullian d'avoir bien
relations avec la nôtre.
voulu
associer
les efforts d'OC à l'hommage rendu
pas moins ses lecteurs pour des imbéciles. Felibrige n'a tant coungrelhat, e que la fresca
Qu'il aime le lyrisme fatigué de M. Valéry idila de Fourès emé la sorre de Lidiá de Ricard à Michel Camélat et nous précisons que le nu¬
méro spécial de notre journal qui sera consacré DE L'UNION LATINE PRATIQUE
de rendre encara mai frairenala.
amalgame curieux du divin Mallarmé et des manquèt
Pèr nautres, aqueîas presenças ioi envesiblas,
Maître
publié incessamment, à une date
On parle beaucoup d'union latine, mais on ne
poètes didactiques du XVIIIe siècle, là mès que sempre s'esperlongoun as ródous trevaís
indéterminée, mais qui coïncidera avec la dispose guère de moyens pratiques pour la réaliser.
n'est pas la question.
autre tems, de longa empoëtisoun lou païsage aipublication de l'édition définitive de Béline, ac¬ En fait d'union
ne nous
offert encore à Tou¬
louse que de petits bateaux sur des ronds d'alu¬
L'académicien Valéry représente la tra¬ mat das Quatre-Segnous, aquela cola embraiganta tuellement sous presse.
de lumièira
de perfums, miradou garrigau doubert
OC.
minium. Mais voici mieux.
dition occitane au même titre que le pindaMount-Peliè
l'ourizount de la Mieterrana.
Le Journal Officiel du 18 september vient de
Es
rique La Tailhède qui ne la représente du
aqui que Fourès escriviè soun pouèma « à un
publier le texte d'une convention intervenue entre
e.
BODIN
A
L'OUNOU... E AU TRAVAL
manit ukranian », pèr la lausa toumbala d'aquel
tout, bien qu'il soit d'origine quercynoise.
l'Etat et la COMPAGNIE LatÉcoÈRE. Aux termes
paure pichot, entarrat dins un mas dau parage... Es
A l'acamp de la Mantenenecia de Prouvença, de
contrat, l'Etat accorde à la COMPAGNIE LaN'en déplaise à M. Benjamin Crémieux,
aqui, tamben
i a juste cinquante ans
lou 4 de setembre, pèr ramplaça M. Bertrand, sour- TÉCOÈRE la concession du courrier
que
postal aérien
je. donnerais volontiers l'ensemble de l'œu¬ cantava La Liroundo, dins un sounet dedicat « à ila tiguent de carga, noste amie Bodin, lou valhent fe- entre la FRANCE ET
l'AmÉRIQUE DU SUD et s'en¬
mieuno
vre
Jar.ourelo » :
l-.bre de Cassis, es estât noumat vice-sendic.
poétique de Valéry pour les douze son¬
gage à subventionner la ligne aérienne FraNCEnet de VArada. Ils ne sont ni nationalistes,
Aquela causida, que noun poudiè èstre milhou- Dakar-Rio-de-Janeiro-Buenos-Ayres.
Es
poulido aimado, o ribieireto moundo...
na, fai ounou à Bodin
à se mantenencia.
Etant donne les accords conclus d autre
ni romantiques, ni parnassiens : ils sont
part,
Fugisses dreit al Lez qu amourousit te mamo...
Textuel !

cère, M.

—

corse

au

...

sera

encore

on

a

e

sus

e

ce

—

—

ma

occitans.

E d'efèt: lou fresc

e

courrent

de la Lirounda

nous

fait, M. Benjamin Crémieux mena à las ribas dau Lez, ounte Dulciorella pas_
e lou Lez,
est-il capable de lire un texte écrit en lan¬ sejèt soun lassige e sa malancouniè;
el, que vèn brescá de soun eterna sansónia, jout
gue d'Oc ?
las parets de Sant-Lazári, lou grand som das claMais

au

—

Jean-Paiii. REGI**

passiès endourmits dins l'etemitat, que lèu salude,
en passant, lou mounument de Ricard.

Nous fai gau d'anounciá, pèr la mèma aucasioun, avec Iles Etats de l'amérique du sud, par la com¬
pagnie Laiécoere, celle-ci
que lou nouvèl vice-sendic es en trin de réalisé una
possède actuellement
nouevlla e bella obra de proupaganda : un calendiè les appuis qui étaient
indispensables et les moyens
provençau, pourtant, pèr chaca jour de l'annada, d action nécessaires pour procéder à
l'exploitation
lous entresinnes acoustumats (mes, jour, sant) e un régulière du nouveau
service, qui sera de beaucoup
la ligne aérienne la plu3
prouverbi, lou tout en prouvençau.
longue du monde, soit
Lous qu'aquela idèia intéressa podoun i escrièuré 12.400 kilomètres.
(Bodin, à Cassis); sas letras seran las ben-vengudas.
Nous aurons l'occasion d'en
reparler.

�A LA MANTENÈNÇO
DE

EN GASCOGNE:

Mantenènço prouvençalo (L'Estaco, proche Marsilho, 3-5 de setèmbre 1927) soun
estado resplendènto. De n'en douna lou dedu, pan
pèr pan, sariè bessai trop long, pèr lou pau de
large qu'avèn eici. Autambèn, es flou prougramo
classi que se ié debané : xececioun, coutège, aubcdo, taulejado, brinde, court d'amour, etc... Mai
ço qu'es de nouta subretout, est la qualila requisto
d'unis article d'aquest prougramo; es la quanlila
veramen
marcanto de
felibre e « simpatisèire »
acampa en talo cscasènço, qu'a fa d'aquelo fèsto
uno bello e grando manifestacioun poupulário.
Veici, pèr eisemple, la rececioun di felibre, ca_
poulie en tèsto, à l'Oustau-de-Vilo de Marsilho.
Fugué quaucarèn d'espetadous, de princié; lia capitalo mielerranemo faguè bellamen li causo. Demoustracioun de grand caralèro, mai encaro de
grand efèt mourau, pèr aquéli que disièn vo que
cresièn que la Coumuno marsiheso fougnavo lou
Felibrige.
Em' un sens pouliti remarcable (sens pouliti,
m'avès coumprès, qu'a rèn à vèire emé la poulitico de partit), emé l'autour de pensado e la forso
d'espressioun vougudos, lou capoulié Jouveau e lou
sendi Reynier an tira la leiçoun d'aquèu resconlre
memourab'le. E, coume Pèire Azéma se capitavo
aqui, fagué trouna sus lou Vièi-Port Ja voués dóu
Lengadó, voués aue noun pou jié qu'agrada au segne conse Flaissières, bord que ié remembravo
De
lamen

terraire nadalen.
tout lou trin di fèsto dou dimenche, dirai

sou-

poulidamen flourido pèr la presènci
graciouso d'un mouloun de dono e damisello en
ajust prouvençau, fan lou plus grand ounour à la
jouino Escolo de la Nerto que lis alestigué : lou
succès d'aquèfli journado es esta, segur, sa meiouro
recoumpènso. Fau be, pamens, marca, qu'à la
taulejado, vint-e-tres brindes à-de-rèng faguèron
pas óublida lou proumié : l'esmouvènto e supèrbo
dicho de Pèire Reynier, ouratour plen de fogo
e de d'envanc, e que — mérité rar — soun elouquènci es la sorre bessouno de l'acioun.
E pièi, en passant, perqué pas signala à prepaus de l'acamp de la Mantenènço, soun biais
prati e soun iniciativo qu'an sachu courregi, d'esperéli, sènse brut, quauqui deco de l'estatut felibren, en ourganisant uno vertadiero federaciuon di
soucjeta óucitano de Prouvènço : eissemple que gagnarié d'èstre rniès c.oun.eigu e miés segui.
Coume bello finido, lou dilun, s'est ana Je fl'Estaco au Martegue en faguen l'anavèni pèr lou famous tun-canau dóu Rove,
aquelo obro giganto,
testimóni nouvèu d'aquéli grand fa pèr quau, toustèms, resplendigué Marsilho...
que,

LEVALLOIS-PERRET GRANDE

DERAS

la Grappe Méridionale
de Levallois-Perret, avec le concours de l'Auver¬
gnat de Pari?, de la Ligue Auvergnate et de la
Bourrée, organise dap? cette ville une grande ma¬
nifestation du régionalisme occitan sous la prési¬
dence de M- L. Rouquier, maire de LevalloisPerret, conseiller générai dp la Seine.
La présence de M- Q^dilhon-Gens-d'Armes,
fle barde auvergnat, est assurée. Áípej gye celle
des réputés cabrélaUesf Bouscastel, Thérizols et
Martin Cayla.
A 11 heures : défilé dans Levallois, aux sons
Le dimanche 2 octobre

rée

Cabreta, de tous les sociétaires de la

»

en

costumes

«

Bour¬

régionaux des diverses régions

du Massif Central.
A 11 h. 30, Réception de la Bourrée à la Mai¬
rie.
A 14 heures: sur le théâtre de Verdure et dans
la salle des concerts de la « Résidence Sociale »,

3,

rue

On

PIRENEOS)

Le

18 septembre, à Saint-Gaudens, se dérou¬
lèrent les manifestations organisées par l'Escolo

deras Pireneos, à l'occasion de

sa fête annuelle.
Voici le palmarès des Jeux Floraux:
1. Enfants : 26 concurrents, 37 versions ou nar¬

des Champs, Matinée Récréative, dames
Pays d'Auvergne et des

costumées et chansons du

Pays limitrophes. Chœurs mixtes de la Bourrée
comprenant plus de 100 exécutants, sous la di¬
rection du maestro Fontbernat. Interprétation des
vieux chants populaires français et -occitans, orches¬
trés par le maître Conteloube.
A 21 heures, dans la salle des Fêtes de l'Hô¬
tel de Ville, bal de nuit avec trois orchestres,
jazz, cabretas et accordéons.
Prix des places: pour la matinée: premières, 6
francs; secondes, 4 francs. Pour la soirée; bal de

communique le programme des travaux
réceptions dont le sixième Congrès de la
Presse latine, à Bucarest fait l'objet en ce moment:
Voici les questions qui sont discutées à ce
Congrès :
1° Création d'une agence d'informations latine
et
organisation de correspondants dans les Etats
nous

des écoles de Saint- latins;
2° Contrôle des nouvelles dans la presse pari¬
Juzet-de-Luchon, des
écoles libres de Polignan et de Bonnefont et du sienne.
3° Echange d'étudiants entre Universités lati¬
collège de Saint-Gaudens.
Principaux lauréats: J. Comps, J. Dat, A. Pé- nes;
4° Introduction dans la législation des Etats de
got, J. Rimailho, M. Viau, J. Détienne, Mar¬
guerite Amiel, B. Escaig, et B. Ricaud. Ils re¬ dispositions relatives à la double nationalité;
5° Emploi de feuilletons de littérature latine
çoivent divers livres ett brochures en gascon et
des .abonnements à la Bouts dera Montanha.
pour les journaux.
Les congressistes qui avaient été reçus à la fron-i
Lettres de félicitation à Mme Barry, Mme Micholet (a offert un prix de 30 francs), MM. Uzec tière par les délégués du ministère des Affaires'
(principal du collège), Bazerque, Rumeau, F. Sar- étrangères et des associations de presse ont été!
chaleureusement accueillis à l'arrivée du train spé-;
rieux, abbés Francez et Bataille.
Diplôme d'honneur à l'écoie de Saint-Laurent; cial qui les avaient pris à Temesvar.
médaille de bronze à celle d'Ilhot; médailles d'ar¬
AUGUSTE FOURES
gent à celle de Juzet et aux collèges dLe Bonne¬
font e' de Saint-Gaudens.
Les diverses manifestations dont nous avons don¬
Grand concours: ode régionaliste: livre offert par
né le programme se déroulèrent les 24, 25 et 26!
Mlle Barthélémy : M. Pierre de Miremont (de
septembre, à Castelnaudary, au milieu d'une foule
Sarlat).
enthousiaste.
Poésie, prose, théâtre en langue d'oc : médailles
Parmi les personnalités présentes, venues rendre
d'argent, à MM. Pierre de Miremont, Vayssiè- hommage à la mémoire de Fourès,
signalons Mme
res, L. Troyes, L. Arrix; médailles de bronze
Philadelphe de Gerde, Hermet-Delga, Déodat de
à MM. J. Cassassus, Poudevigne, Vinche, de Mi¬
Séverac, Mlle Magali de Séverac, MM. Georgin,
remont (2), Dengerma; diplômes d'honneur, à MM.
maire de Castelnaudary et Baysset, adjoint, Marius
L. Madon, Dengerma (2), Vegé, J. Canton, J.
Jouveau, Prosper Estieu, Antonin Perbosc, Jo¬
Cantagrel, J. Maumus, Léo Lagarrigue.
seph Anglade, Albarel, Salvat, Vinas, Conio, J.L'Escolo a offert à M. Poueigh, compositeur, R. de
Brousse, François Tresserre, F. de Gélis,
pour son recueil des Chansons Populaires des Py¬
Armand Douyau, Jean Praviel, J. Delteil, Jean
rénées françaises, une médaille de vermeil.
Lebreau, Paul Sibra, Malacan, Glovis Roques,
Lizop, Farnier, Cros-Mayrevielle, Bodin, etc...
EN LANGUEDOC: JEUX FLORAUX
L'hommage à Fourès a été complété par un
SCOLAIRES DE CASTELNAUDARY
hommage à Déodat de Séverac, à Saint-Féljx de
(GRILHS DEL LAURAGUES)
Caraman.
rations

gasconnes,

Laurent-de-Nesle,

venues

Ilhot,

A Castelnaudary, Los Grilhs del Lauraguès, les
24, 25 et 26 septembre, ont proclamé fle résultat
de leur concours dess Jeux-Floraux scolaires de
Langue d'Oc. Les sujets mis au concours ont
groupé de très nombreux concurrents.
Les jeunes lauréats ont été couronnés au cours
d'une séance solennelle et publique, à Castelnau¬
dary, le dimanche 25, à 16 heures. Ils ont reçg
leurs récompenses de la main de la R.eine des
Grilhs del Lauraguès, Magali de Séverac. La plu¬
part des sociétés de la vilfle ont répondu généreuse¬
ment à l'appel des organisateurs, pour offrir de di¬
gnes récompenses.
Voici les noms des principaux lauréats;
Première section.
1er prix, Edouard Calvayrac, de Carcassonne; 2°, Laurette Costes, à
Castélnauday; 3° Marie-Louise Marty, à Ferran,
par Bçlvèzp (Aude), 88 diplômes d'honneur: Ma¬
rie-Antoinette Hfjujçhet, à Salles^d'Aqde; Auguste
«Rastouil, à Labécède-Lauraguais; Lucien Gyiraud,
à Aguts (Tarn). En outre, quatre premières men¬
tions et cinq deuxièmes mentions honorables.
2e section. — 1er prix, Victorine Sabarthe, à
"^éxìora; 2e Julien Saury, à Carcassonne; 3Ç Rejée Giboulet, à Alzonne; diplômes d'honneur :
Marie-Louise Serççs, à Castelnaudary; Julien Bilfotte, à Labécède-Lauraguais; Georges Latorre, à
Cuxac-Cabardès; René Bonnafous, h. Taurize; Héiène Doudiez, à Plaigne.
/
En outre, 16 premières mentions, 9 deuxièmes
mentions et 5 troisièmes mentions honpjable».
Tous ces lauréats qnt reçu en plus de leur prix
respectif, un diplôme dessiné par Paul Sibra et
gravé sur bois par Lagarrigue.

simplicité

Magnifiques journées du souvenir occitan qui font
aux Grilhs del
Lauraguès qui les organisè¬

rent.

OC
tre

publiera les magnifiques poèmes

Antonin Perbosc

a

lus flors de

du

monument

sur

la tombe de Déodat de Séverac,

d'Auguste Fourès

et,

que le maî¬
l'inauguration
à Saint-Félix,

;

Mon

amor es

la fanfara

s'enaura cap à Diu
armonioza, preclara
del parlai d'Oc renadiu.
que

Une traduction

française

accompagne ces poè¬
suivis de musique. Chan¬
sonnettes, dirait dédaigneusement M. Benjamin
Crémieux. Chansonnettes aussi les plus
exquis
poèmes de Ronsard.
Une préface de Perbosc
présente l'œuvre de
Bédard. Cette introduction est une
parfaite mise au
point des questions qui agitent les écrivains occi-

Quelques-uns

mes.

sont

,ans-

J.-P. R.

PERIODIQUES
Auvergne.
L'Auvergne Littéraire (août-sep¬
: excellente r„vue régionaliste
que publie
M. le docteur Balme, de
Clermont-Ferrand, avec
le concours de M. Victor
Guidy. Elle sTntitule
«
littéraire, artistique et félibréenne ». Et c'est
bien. Que la langue d Oc ait dans des
pages une
place de plus en pflus grande et ce sera parfait.
L'Auvergnat de Paris (24-9-27) : M. G. Gan—

tembre)

—

dilhon-Gens-d'Armes rend
Calel, a Cahors, dont nous

compte

du banquet du

dit

un mot et où
Anatole prononça la parole
reproduite en man¬
chette dans notre dernier
numéro, la parole desti¬
née à faire la pige à Michelet.

avons

Lo Cobreto (15-9-27): Refrescado de busde J.-S. Mathieu.

queto, poème

Catalocne-Valence-Roussillon-Baléares.

L Amie de les Arts

(août); le

—

numéro

d'août, de
28 grandes pages illustrées avec un
goût parfait,
contient plusieurs articles intéressants. En
parti¬
culier intérêt, les Notes pour une biographie de
i

Joachim Folguera par J.-M. Lopez-Picó.
Le prochain numéro sera consacré à la culture
occitane.

honneur

Arts

—

i

Llelres

(septembre);

des

poème*

d'Amat Gosalbes et de quelques lauréats du der¬
nier concours littéraire d'Arts i Llelres.
Avi Mune: l'âme de Saint-Félix de Guixols.
—

Coq Catalan (24-9) : des vers de Fontbernat,
Canço.
Eveil Catalan (17-9): découvre l'Occitanie,
d'après VAlmanach Occitan, mais sans le dire.
Nacion Catalana: Lo Cant del flati, poème
de F. Matheu.
La Publicilat: La dignitat dels campanars,
p. Rovira-Virgili (21-9); Josep Pijoan p. RoviraVirgili (28-9).
Sol Ixent: poèmes de J. M. de Puig-Suros.
Veu de Catalunya : Taurómaquia provençal,
p. Zénon (17-9); Marius André p. Zénon (23-9);
Lletres occitanes, p. Zénon (28-9).
Vida Lleydatana (15-9): Una interview amb
Cristófor de Damenech, p. J. Roure-Torrent; L'obra poetica de Miquél Costa-Llobera, p. M. Valldeperas; L'Escola deras Pireneos i el poeta aranét
—

—

—

bulletin des lettres
P. J. bédard: Mon Solàs.
Estampel d'En An¬
tonin Perbosc.
Béziers, Edit'ons de la « Ci—

—

galo Lengadouciano

».

—

—

—

Tous les poètes occitans ne sont pas de grands
poètes. Tous ne sont pas bons poètes. Beaucoup
gagneraient infiniment à ne jamais publier leurs
élucubrations. On n'en a que plus de joie quand on
trouve une œuvre faite de main d'ouvrier, comme
Mon Solàs, de Pierre Bédard.
On sait que P. Bédard dirige depuis longtemps Condó-Sambeat, p. J. M. Alvarez-Pallás.
la Cigalo Lengadouciano avec un dévouement et
limousin-périgord.
Gazette du Centre (19
un
désintéressement sans bornes. Î1 pourrait faire septembre) : M. R. Farnier, rend hommage au cavaloir les bons et loyaux services rendus à la cause
pouflier, Marius Jouveau, célèbre la mémoire d'Au¬
occitane. Il n'est même pas majorai. Et cependant guste Fourès et
présente la traduction des géorgison élection
aurait honoré le félibrige. Mais Bédard ques de J. Cubaynes.
vit à l'écart des intrigues. Et dans le félibrige
Salut National (18-9-27): M. A. Pestour,
comme ailleurs,
ce ne sont pas toujours les plus
rend hommage à la mémoire de Marius André dont
méritants que l'on choisit. Tant pis pour le féli¬
OC parlera dans son prochain numéro. Dans le nu¬
brige officiel,
méro du 25-9-27 M. A. Pestour présente la thèse
Bédard a compris que l'heure des patoisants était de M. G. Guillaumie: Contribution à l'étude du
passée. 11 a fait l'effort nécessaires pour épurer sa glossaire périgourdin.
flangue et lui donner une graphie rationnelle qui lui
La Revue Limousine (15-9-27): toujours bien
permette d'être lue sur toute la terre occitane. Il a vivante. On
y voudrait voir un peu plus de textes
sa
place marquée au milieu des bons ouvriers en langue d'Oc.
conscients de l'œuvre qu'il faut entreprendre pour
rendre à la langue d'oc sa noblesse et sa beauté
GaSCOCNE-GuyENNE-BÉARN. — Le Cadet de
—

—

—

—

TOULOUSE : CONCOURS LITTERAIRE
d
DU IXe CONGRES NATIONAL
DE LA NATALITE
Le Comité d'organisation du IXe Congrès

Na¬

tional de la Natalité est heureux d'informer le pu¬
blic des résultats suivants, que lui communiquent

anciennes.
Mon Solàs

comprend pas toute l'œuvre
que de P. Bédard. C'est un choix parmi les
le jury désigné pour le concours de langue d Oc.
Le bureau de l'Escola Occitana, réuni sous la genres familiers à sa muse qui se divertit aux
présidence de M. Ile professeur Anglade, majorai et aux contes après avoir célébré la terre, le

poéti¬
divers
fables
foyer,
du Félibrige, mainteneur de l'Académie des Jeux et l'amour. Ce recueil n'est pas monotone. Tout
n'y est pas de première grandeur. Tout y est inté¬
Floraux, a décerné les prix suivants :
1. Deux prix de 500 francs à M. Paul Eyssa- ressant. Certaines pièces comme lo pacan ne dépa¬
vel, à Paris pour son poème « A dous Novis » et reraient aucune anthologie. Il est campé magistra¬
lement ce moissonneur brûlé par le soleil de juil¬
à M. l'abbé Jules Cubaynes, curé de Gréalou, par
nuit: 6 francs.
let. Il ne se plaint pas de sa tâche. II sait que sa
Voilà une belle manifestation que nous devrons Cajarc (Lot), pour son poème « Paternitat ».
fatigue
pétrit le pain du monde.
2.
Trois
prix de 300 francs: à Mme Julienne
à l'activité inlassable de notre distingué confrère
Seguret (Calelhon), institutrice à Rodez pour « Al
le conteur occitan L. Rouquier.
Lo solelh de julhet plôu d'à-plec sul terraire.
fiai de las sazons », à M. Bartolomeu Barcelo, à
Com un mante! de plomb, lo pes de sa calor
Perpignan, pour l'ensemble de ses poèmes et à M.
GHESALIDE A MOISSAC
Aclapa lo pacan que, gófi de suzor,
Jean Champ, professeur agrégé au Lycée L.ouis-leSèga dins lo camp d'aur lo gran rejastugairc.
Le théâtre de la nature de Moissac a joué le Grand, pour son poème « La Famiiho ».
Des mentions sont décernées à MM. Lacaze, à
dimanche 18 septembre avec un succès triomphal,
Ghésalide, tragédie historique de Louis Gardes. Bayonne, J. Marcellin, à Meynens (Gard), et Ju¬
Se pensa: « Mon trigôs es de bens en abonde
C'est là un événement qui déborde de toute part lien Galéry, cultivateur, à Cambian, par Ytrac
Per los umans; mon mal pasta lo pan del monde.))
du cadre des fêtes locales. Déjà il rejaillit de (Cantal).
En outre, dans le concours, qui a paru très re¬
E mai son bras li dol, mai son cór es uros.
marche en marche sur toutes les terres d Oc. 1! en
rassemble les pans, il en ajuste et en couronne marquable au jury, ont été retenus et examinés fa¬
vorablement les envois de M. L. Poudevigne,
Le poète aime les oliviers au feuillage léger. Ils
l'esprit.
maréchal-des-logis au 119e d'artillerie, à Nîmes; offrent leurs rameaux au soleil en amants jamais
de M. Raymond Desplanches, à la Geyte, par lassés de ses baisers ardents qui font pousser le
EUGENE LE ROY
Bergerac (Dordogne); de M. Léon Pales, à Castel- grain sur la terre, et, sur les lèvres, les chansons
Le 25 septembre a été inauguré à Montignac nau-Durban (Ariège), et du félibre Sylvestre, de et les rires :
(Dordogne) le monument élevé à la mémoire du Narbonne, pour le premier sonnet de son Tecueil.
La valeur exceptionnelle de ce concours est
Dezempuèi d'ans e d'ans, à l Astre sobeiran,
grand romancier Eugène Le Roy, dont Jacquou le
Porgison de ramèls, en amants jamai lases
Croquant, le Moulin du Frau, les Gens d'Aubero- une preuve du grand intérêt qu'a provoqué parmi les
De sos potons ardents que fan montai lo gran
populations occitanœ le sujet d'ordre si élevé pro¬
que, Au pays des Pierres, Nicette et Milou sont
Desus terra, e s'ils pots causons e cacalases...
posé aux félibres.
de purs chefs-d'œuvres.
^

Le sonnet la remolada me plaît par son inspira¬
tion nettement occitane. Et les huit petites pièces
de nias amors sont charmantes de grâce et de

des

et

—

FETE REGIONALISTE

de la

EN ROUMANIE: LE SIXIEME
CONGRES DE LA PRESSE LATINE

JEUX-FLORAUX DE
SAINT-GAUDENS (ESCOLO

Li fèsto de la

soun

PALMARES

DES

PROUVÈNÇO

ne

Gascogne (23-9-27)
J.-F L. Merlet.

:

les vieux logis toulousains,

Réveil Baseo-Béarnais (août-septembre)

—•

Basques

et

les Béarnais

en

:

Amérique du Nord

p.

Les
par

Louis Franc.

Languedoc.
Lou Camcl (septembre) : M.
Roger Barthe rend hommage à la mémoire de Ma¬
—

rius André.

Cacalaca (15-9)

: uno legendo que déu s'abouJ. Castagno.
Campana de Magalouna (15-9): on ne dira
jamais assez les qualités journalistiques des chro¬
niques que l'Escoutaire publie régulièrement dans
—

ri,

par

—

cette

feuillg précieuse.

La Dépêche (23-9) : Auguste Fourès, par
F.-P. Alibert.
Les Feuillets Occitans; le numéro de juillet—

—

août contient

plusieurs articles programmes relatifs
à l'action occitane. Notre collaborateur J.-P. Ré¬
gis répond en tête d'OC, aux élucubrations de Ben¬
jamin Crémieux. N'y revenons pas. M. Joseph
Delteil trace, à côté de M. Benjamin Crémieux,
un

«

Midi

essai de programme pour

l'organisation du

journaux, maison d'éditions... etc.
M. Delteil dresse un tableau des divers instru¬
ments de propagande nécessaire à l'action occitane.
M. Delteil n'invente rien. Il ne fait que mettre
à jour les divers programmes qui se succèdent de¬
puis de longues années dans les divers centres oc¬
citans. Nous retrouvons, dans le tableau de Delteifl, à peu près tout ce que nous-mêmes avons pré¬
conisé souvent et que nous cherchons — tout sim»,

revues,

�plement,

depuis quelques années, à

mettre à
OC, l'editorial occitan, les Se
Amis du Livre Occitan, l'Imprimerie Occitane
et quelques autres u organisations » encore en somL'Editorial Occitan est une société d'édition
meii, mais dont nous préparons en silence l'éclo- qui se propose pour but de publier des œuvres sus¬
sion.
ceptibles de contribuer à la renaissance occitane.
L'Editorial Occitan publie les collections litté¬
Le fait nouveau que nous attendons et qui est
raires et périodiques dont la liste est ci-dessous.
le PRINCIPAL, c"est la galette. Nous l'appor
tez-vous, M. Joseph Delteil?
Ni les hommes, ni des programmes sensés ne périodique
« OC
», organe bilingue d'action occitane, de
manquent en Pays d'Oc. Seul manque l'argent né¬
littérature et d'art. Synthèse de l'activité intellec¬
cessaire à l'exécution de ces programmes sensés.
Septimanie (N° 45) : cette revue ne s'em- tuelle des Pays d'Oc. Textes inédits des meilleurs
barasse pas de programmes. C'est apparemment un écrivains occitans, bibliographie occitane et biblio¬
graphie générale complètes; tous les livres, toutes
organe de synthèse dont la manchette en dit plus
long qu'un long rapport: Pétrarque, Voivenel, Ca- les revues.
rian.
4, 8, 12 et 16 pages. Un an: 15 francs; étran¬
Le Télégramme (15-9) : Au pays de Commin- ger : 25 francs.
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jv

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pa-

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chel Camélat.

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ProVENCE-NiCE-CoMTAT.
Le Feu (1er et 15
août): un poème de Joseph Loubet : Lou Rideu.
A la fenèstra de moun nis,
Quilhat amoundaut, dins Paris
Ounte ai pas fossa de coumpagna,
L'ai penja, — soubra dau parel, —
E quand l'espandisse au sourel
Un grand bonur me ven per el
E ben lèu fugis ma magana.
Marsyas (septembre) : un autre poème de J.
Loubet, à la mémoire de son ami, Louis Payen :
Entamena un dous plagnun,
L'aureta ara tremoulanta
E lou couflige m'aplanta
Dins l'espera de quaucun.
—

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cipales rubriques : Les Lettres occitanes, Les Morts
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tane, L'Année fédéraliste, Les Figures occitanes,
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lengo prouvençalo. M. Reynier écrit: « Cado len¬
go fa sa Lei. Aparen nousto lengo maire de nosti Libertats. Vaqui leis idèio que fau metre dins
la cabocho dei jouevnt se. voulèn li douna l'ourguei de sa raço e de sa destinado ».
Prouvenço (septembre-octobre) : des vers et
des proses de Paul Félix, L. Spariat, Jean Bessat,
Augustin Roquebrun.
Paris.
L'Action Française (13-9): Marius
André, par Eugène Marsan.
Comœdia: Marius André, par E. Marsan (139); Auguste Fourès, le « poète rouge » a fait
l'union du Midi, par Jean Praviel et Armand Douyau. — Prélude aux fêtes latines de Bucarest,
par Pompiliu Palltanea (21-9).
Le Figaro Littéraire (17-9): Marius André,
par Eugène Marsan.
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La Gazette

Française: signale OC

Le Maite de la Ville de Toulouse' a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
port des personnes décédées, les inhumations et
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

EXPOSITION DE MEUBLES

avec sym¬

neur

pathie. Merci.
Europe (15-9); Ponts de Paris, par Charles
Vildrac; « Mort dans les bois », par S. Ander—

son.

Mercure de France: défense de la Russie,
S. Posener (1-9-27): Un romancier de la terre:
Eugène Le Roy, par Yvon Delbos (15-9-27).
Nouvelle Revue Française (septembre) : dé¬
but d'un roman d'André Chamson : « Les Hommes
—

par

—

de la Route ».
La Pensée Française (août
1927) : Poètes et
romanciers d'Aquitaine. René Violaines escamote
les auteurs occitans de Gascogne. Violaines fait

S'adresser,

—

petit Crémieux.
La Volonté (19-9)

son

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:

my-Baysse.

Auguste Fourès,

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pour tous

renseignements

concernant

les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

Val-

Le Semeur; toujours vivant
organe de com¬
bat.
EGYPTE.
La Vie Française : de bonnes cho¬
ses, mais il y aurait mieux à faire.
ESPAGNE.
La Gaceta literaria (15-9); El
poema de lia Argentina par Americo Castro. Ce
journal littéraire, que nous avons signalé déjà est
des .plus vivants et des plus
sympathiques. Il cher¬
che à faire l'union spirituelle des littérateurs de
la péninsule ibérique et de
l'Amérique latine, toul
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occitane du Maroc. Ce numéro s'ouvre sur
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carte des pays d'Oc et les divers
articles qui y
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ur

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Maroc.

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Italie.
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hebdomadaire des lettres italiennes. Très bien
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senté, ce journal est, avec la Gaceta
Letteraria,
l'un des meilleurs organes littéraires des
pays la¬
tins.

iur

de l'Album

pacifiques.

bretagne.

LEGRAND

11, me Jacquemond, FUI (17s)

autres

littératures latines et les lettes en général. OC et
lies lettres occitanes
rr'j sent pas oubliés. Merci à
E. Gimenez Caballero, directeur et à Guillermo
de Torre, secrétaire de la Gaceta Literaria
dont
nous suivons toujours avec
intérêt les campagnes

est

et

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/3ffb2c68220cc3872e28b85e3ecc78fd.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
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              <text>Jullian, Camille (1859-1933)</text>
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              <text>Reboul, Jòrgi (1901-1993)</text>
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              <text>Wilson de Ricard, Lydie (1850-1880)</text>
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              <text>Palay, Simin (1874-1965)</text>
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              <text>Bertrou, Charles</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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