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                  <text>occitan

l'almanach

19 2 8
annee

sixième
va

sor¬

tir

en

le souvenir de marius

tournant

de roumania

occitans et

andré

C'était un écrivain et un penseur de haute li¬
connaissais pas Marius André. Je veux
gnée,
un caractère fermement trempé et l'un des
dire: je ne connaissais pas sa personne mortelle. Je
plus
remarquables
écrivains de langue provençale.
lui
avais
écrit,
l'an
dernier,
en
lui
envoyant
Lous
En tournant de Roumania, 'ime e lou cor
Marius André était né en 1868 à Sainte-Cécile,
Rebats sus l'aulura. Il ne m'a jamais répondu. Je
roumpits das souvenirs d'aquel viage espe- puis donc en parler en toute liberté, sans que près de Sérignan, le village de Vaucluse où l'er¬
taclous, l'iol ravit e l'ausidou brounzinant l'amitié ou la camaraderie vienne peser sur mon mite génial Henri Fabre se penchait sur les insec¬
tes de Fermas.
de tout ce que i ai vist e ausit de remarcant, jugement ou fausser mon admiration.
Ses premières poésies provençales, réunies en un
noun me sentisse encara
prou siau pèr alesti
Car je n'ai pas attendu que Marius André soit recueil sous le titre « Ploue Souleio » lui valurent
mort pour l'admirer. Je le tiens, depuis l'heureux
un long raconte. Acó vendra, saique.
d'être proclamé lauréat des Grands Jeux-Floraux
Mès, d'ausida, ce que eau dire, ce que jour où me fut révélée la Muse d'Oc, pour un de célébrés en ville des Baux en 1892. J'ai devant
ses meilleurs servants. Un des rares qui fassent hon¬
moi ses lettres de l'époque. Elles disent tout sim¬
eau prouelamá,
es l'amirable esemple que neur à la Cendrililon des Muses et donnent envie de
plement, tout sincèrement la genèse de l'œuvre qui
nous baila aquel
pople, e la granda liçou chanter et de lutter pour sa gloire.
devait imposer son nom, après son livre de jeu¬
que nous oufris sa triounflanta respelida.
Nul, dans sa vie et dans son œuvre, ne mérita nesse. « J'ai vaguement souvenance d'avoir com¬
Après de siècles de lucha e de batèsta, mieux ce nom si galvaudé de poète. Sa vie est une mencé une lettre pour vous, à mon retour de Carde chaple e d'esclavituda, de trepilhage e sorte de poème alerte et fier. Son œuvre est belle cassonne, et puis de l'avoir interrompue et aban¬
de mescladissa, la Roumania serva encara d'un bout à l'autre. Depuis les vers gentiment sym¬ donnée pour écrire une Ode à Esclarmonde ou sim¬
bolistes de son adolescence : Pluie et Soleil, qui lui plement, peut-être, pour jumer une cigarette en
e mai
que jamai fidèlament — lou re¬ valurent le
grand prix des Jeux Septénaires et le pensant à elle ».
membre sempre vièu das coulouns de Tra- sourire d'Esclarmonde, jusqu'à ce Chargement
Marius André, à la Sainte Estelle de l'année
jan, l'ourguiol de la civilisacioun roumana e d'oranges où son âme subtile, courtoise et somp¬ suivante avait vu dans Carcassonne la jeune bigourdane Filadelfo couronner le buste de Frédéric Mis¬
la fiertat dau noum latin. E, dequé que n'en tueuse joue avec tant de bonheur.
tral.
Il était alors épris de la grande figure d'Esclar¬
C'est le type accompli du poète aristocratique,
digue lou sabentige atissous, maugrat la paumonde de Montségur et songeait à la faire revi¬
de
celui
qui
chante
pour
tes
meilleurs,
lesquels,
ta pesuda de l'estrangè que lous mestrejèt,
vre. Voici, ce qu'il m'écrivit:
.même à Athènes, ne furent jamais bien nombreux,
« J'ai rencontré Celle de Bigorre et dans un élan
maugrat l'aflat dangeirous de vesinanças ene- pour les plus fins, les plus délicats, les plus ten¬
rnigas, aquela voulountat capuda de demourà dres. Il est certain que son œuvre doit paraître né¬ d'enthousiasme et d'amour je la nommai Esclarmon¬
de. L'assimilation était faite et la réincarnation. Et
« eles » en demourant fidèl à sous grands
gligeable à toute cette catégorie de félibres qui ne
j'ai préféré écrire un chant d'amour à mon amante
voient
dans
la
poésie
qu'un
grossier
instrument
de
aujois, es estada pèr lous Roumans lou sicrèt
et faire d'elle une personnification de la Patrie. Je
de sa força e l'arma la mai segura de soun propagande. Et cependant je ne crois pas m'avancer crois que c'est bient car je crois que je suis exclu¬
beaucoup en supposant que les brèves chansons de
sivement « subjectif » — (un professeur d'Aix me
revenge.
Marius André seront finalement plus utiles à la
Soulide, aquel revenge es estât ben tardiè, cause occitane que les prêches, dialogués ou non, le reprochait; moi je sens et toi aussi sans doute,
que ce n'est ni un défaut ni une qualité; le résul¬
e mai d'un cod s'es
pougut creire que soun dont tant de faux poètes d'Oc se font une facile tat seul importe;) — il ne m'est guère possible ue
spécialité. Cherchez le beau, le beau seul, le beau
oura picarié
pas jamai au reloge de l'istória.
qui n'est jamais vil, pourrait-on dire aux poètes, et parler en mes poésies d'autres que de moi, et je
serais absolument incapable de faire un drafne ou
Maugrat tout, pamens, lous omes dau ter- le reste vous sera donné par surcroit!...
un poème historique... »
raire.
Ainsi a fait Marius André. Le voilà bien l'auPeu après, il annonçait l'achèvement de la Gloire
An viscu
ther.tique, le pur représentant de la tradition occi¬ d'Esclarmonde : a Non je ne t'oublie pas, je n'ai
An tengu
tane, le chantre inspiré de l'amour chevaleresque, voulu penser qu'à cette œuvre, absolument qu'à
l'héritier de nos troubadours et de leurs rayonnants
e
l'espèr, jamai, lous a pas quitats. Tout i
elle, je l'ai longuement méditée, puis, dans l'es¬
disciples : Pétrarque et Dante, le Dante de la Vita pace de cinq jours, j'ai écrit les vingt-cinq pages
es estât contra, de fes,
tout, jusqu'à l'aban- nova. Lui, et non
pas Paul Valéry, comme l'assure
qui me restaient à faire... Et j'ai longuement vibré;
doun das cataus qu'à lioga de mantène la avec une aimable inconscience M.
Benjamin Créflamba sacrada, baisavoun patin à l'estrangè mieux. Lui et lie.Gascon Charles Derennes. Mais la pour la première fois de ma vie j'ai connu la su¬
blime joie de créer du Beau. Je suis absolument
vincèire pèr amor de jouï, dins las citats des- préciosité d'André (au fond toute poésie tend légi¬ content de ma fin d'Esclarmonde; s'il y a quelques
macladas e renegairas, de la bona vida dous- timement à la préciosité) est plus humaine, plus défauts dans le reste du livre, on les oubliera de¬
mouillée de rêve. Ellle sent moins le jeu gratuit.
vant les splendeurs du dernier chant... »
seta qu'on se pot toujour croumpá emé trenta
Elle nous touche davantage.
«
La Glori d'Esclarmonde » que Félix Gras
diniés. L'Occitania tamben a counougnt
Comme tous les poètes qui ont quelque chose là, présentait en termes enthousiastes fut saluée comme
Marius André connaissait sa valeur. Il savait qu'il une œuvre magistrale.
aquel .malastre...
M. C. P. Julian .notait
Mès lous païsans, « faidits » dins las serait un de nos classiques. Et, dans son dernier (I) que par sa triple inspiration, amoureuse, patrio¬
mountagnas — eterne recatadou de la raça, recueil, le plus dense, le plus original, il avait voulu tique et religieuse, le poème se rattachait à la tra¬
donner à sa poésie une belle robe classique. Il avait dition suivie par la poésie provençale depuis les
bárri suprême de la naciounalitat — de longa
rétabli l'a final, cette lettre de noblesse du français troubadours jusqu'aux félibres. Il ajoutait : « avec
an rejistit, an luchat, e finalament es eles
d'Oc. Désireux de procéder par étapes, il n'avait sa conscience profonde et les poussées fteurissam
malheureusement pas osé aller jusqu'au bout de sa tes de ses rythmes nouveaux, André a doté la Pro¬
qu'an agut lou darniè.
An luchat e rejistit de tout biais, mès su- pensée en restaurant la marque du pluriel dont l'ab¬ vence et la France d'une œuvré très belle et vrai¬
bretout en gardant, emé la lenga e lous us sence défigure si cruelLlement le provençal et le fait ment neuve qui grandit les horizons et libère les
ressembler (Ch. Derennes dixit) à je ne sais quel formules. »
dau terraire, l'ime e l'ama mêmes de soun
espéranto. M. André, qui avait fréquenté le Maître
(Suite p. 2).
J. LOUBET.
païs. A eles tamben, à eles belèu mai qu'à plus que quiconque, n'ignorait pas que.Mistral avait
quau que siègue, se pot redire lou mot dau
(1) Anthologie du Félibrige Provençal (Delagrave).
A. Pestour.
(Suite p. 2).
malhanenc :
V tirés passa li barbario
Emai li civilisacioun...

Je

r.e

—

D'efèt, las an vistas passá; quau sap
quant n'an pas vistas ? E soun toujour aqui,
eles
e quoura, das quatre caires dau
mounde lati sèn arribats dors eles, autant lèu
nous sèn recounouguts e nous sèn bailats la

1-11-27.

—

IV* ANNADA.

—

N° 78

1-11-27.

—

IVe ANNEE.

-

N°

78

corses

A la suite de l'article, de notre ami Georges Reboul a Les Corses et nous », paru dans le numéro
d'OC du 1er octobre, nous avons reçu une vibrante

réponse de M. Carulu Giovoni,
faisons un devoir de publier.

que

nous

nous

Monsieur ie Directeur,

«

C'est

avec

lu dans

votre

une vive et joyeuse surprise que j'ai
journal l'article clair et vibrant com¬
me un appel
de coq dans la campagne, de mon
jeune ami, le félibre Gorgi Reboul, et je vous de¬
mande l'hospitaJlité de vos colonnes pour lui répon¬
dre avec mon cœur, et dire en même temps aux lec¬
teurs de votre journal, aux régionalistes occitans, les
sentiments fraternels qui animent les Corses à leur
égard.
Oui, le régionalisme corse est en marche! Ce
n'est pas de « renaissance » qu'il faut parler à
son sujet,, mais d'une floraison vivace dont la se¬
mence fut jetée dans nos montagnes il y a
déjà
de nombreuses années, dont la germination fut lente
mais donne en ce moment une récolte abondante
qui nous met la joie au cœur.
•Déclarons ici, à titre documentaire que cette
floraison ne donne pas, certes, une foule de chefsd'œuvre, mais cela provient de notre façon ori¬
ginale d'envisager le régionalisme.
Notre ami à tous, Emile Ripert, le poète de la
« Terre des Lauriers », disait en effet dans- une
bellile conférence qu'il voulut bien donner à Mar¬
seille, sous les auspices du « Lariciu », que la
Corse est « Tasile et le refuge de 3a poésie mé¬
ridionale » et je prends ici la liberté de déve¬
lopper sa pensée.
Emile Ripert connaît admirablement la Corse et
notre poésie locale. Il est le premier homme de
lettres « continental » qui ne soit pas venu chez
nous chercher
uniquement une matière pour un tra¬
vail intellectuel, une idée originale que l'on monte
en épingle,
en lui donnant un tour tragique, pit¬
toresque ou comique, destiné à séduire le lecteur,
sans souci
des conséquences que cela peut avoir
pour un petit peuple à qui la nature a fait une si¬
tuation toute particulière. Exemple : Mérimée a fait
de nous un peuple de bandits; Maupassant a suivi
son
exemple; Daudet n'a vu en Corse que des pe¬
tits hommes noirs, continuellement agités par le dé¬
mon de la politique. Ces écrivains sont venus chez
nous en cérébraux; Emilie Ripert est venu chez nous
avec son cœur. Il compte en Corse actuellement des
amitiés aussi sincères que nombreuses, et son der¬
nier roman « Le dernier vol de l'Aigle » (1) con¬
tient des pages qui nous consolent des récits roma¬
nesques où nous sommes généralement travestis à

l'italienne.
Emile

des Méridio¬
que la ven¬
detta n'est pas notre plat quotidien; que la politi¬
que n'est pas plus cultivée : chez nous qu'ailleurs;
que, mon Dieu ! nous sommes comme on Hit à Mar¬
seille « tout bons ou tout mauvais », ce qui signi¬
fie que nous avons un tempérament méridional; mais
Emile Ripert déclare — et cet éloge venu de
Provence, d'un maître en poésie nous émeut, —
que le dernier asile de la poésie méridionale est

naux

en

Il
et

Ripert sait

comme

tous

que nous sommes

les Méridionaux;

Corse.
pu se rendre compte, au cours
heureuses semaines passées au

a

amis,

non

de

de nombreuses
milieu de

ses

loin des maquis peuplés de merles et

perdrix, que chez nous le don poétique est
aussi fréquent que le don de la parole.
Du berger qui suit son troupeau en chantant ses
Un an
Un
soucis ou ses joies de la journée; de la maman
et les autres grandes agences.
Publicité extra-régionale: B. P. J. P., 12, rue Blanche, Paris (9e), Trud. 78-81
qui berce son enfant en lui disant des choses pas¬
Abonnements combinés : Feuillets Occitans et OC : 35 francs.
brassada frairala.
sionnément tendres, au lettré qui compose à son
bureau une chanson satirique aux dépends du voi¬
En noste ounou an alandat sous oustaus
Le 2 octobre, à Mont-Ségui? dans la Basse- sin, tout Corse sait tourner un couplet en son dia¬
e sous cors, las coulounas de sous
« OC » AU VI* CONGRES
journals,
lecte.
DE LA PRESSE LATINE
Drôme, VEscolo di Lavando a donné une belle
lou pourtau de sas glèisas e de sous palais,
J'ai vu dans les yeux de mon cher maître pas¬
Notre distingué collaborateur, M. P. Azéma, est félibrée, avec reconstitution d'anciens costumes et
e mèma la demourança de sous rèis. Nous
ser une émotion
rapide quand je lui racontai que
allé représenter, à Bucarest, OC au VIe Congrès banquet, sous la présidence de M. L. Béchet,
an
parat aderé las flous de sous camps e la de la Presse latine. L'article qu'il publie dans le baïle du Félibrige. L'Escolo dou Ventour, la Pou- mon professeur en poésie dialectale fut ma dotice
frucha de sous orts, lou vi de sas vignas e présent numéro sera suivi de quelques autres, dans mo Vauriasso et les Amis du Tricastin étaient re¬ grand-mère.
Comment pouvait-elle être si gaie et si tendre,
lous poutous de sas jouventas. An cantat pèr OC du 15-11-27 et les numéros suivants, sur le présentés. L'activité de í'Escolo di Lavando est
ma grand-mière, dont l'enfance s'était
due à son président, M. Eugène Martin.
développée
nautres las cansous das rèires, e dansat las Congrès lui-même et notre sœur latine, la Rou¬
dans une atmosphère tragique qui aujourd'hui .dans
manie.
Le 2 octobre, à Montgrand, près de Mar¬
dansas poulidas dau païs...
toute la Corse n'est plus que le Passé?
fiNVOYEZ vos LETTRES et COLIS
seille, grâce à l'initiative de M. Gayrard, aidé du
Tout acó pèr dire de festejá l'acampada
«
au
Calen et des Cigaloun Tambourinaire, une mani¬
Grand-mère, lui disais-je, quand elle re¬
entièra de la familha latina, e pèr afourti
et ses au-delà d'AFRlÇUB festation provençale s'est déroulée au milieu de venait du jardin ou que, le soir, elle désirait me
it
soun voulé e sa fiertat de ié tène sa
voir m'endormir, grand-mère, chante-moi des vers!
à WÊÊft
l'enthousiasme populaire.
par les
plaça.
Mlle Dode, la poétesse nîmoise, vient de Et comme chez nous la poésie est inséparable du
LIGNES AÉRIENNES LATÉCOÈRI
chant, grand-mère improvisait inlassablement sur
7», Avenue Marceau. — PARIS
mourir.
Peire Azma.
(Seguida p. 2).
—

(lencadoc). — fransa
Camin de l'Espinet. c. c. 12455
15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N° 0,50

direccion :

direction

toloza

an :

:

toulouse

:

(haute-garonne). france

de l'Espinet. c. c. 12455
15 fr. Etranger : 25 fr. Le N° 0,50

Villa Peyrat, Chemin

Ostal Peirat,

presque

—

—

MAROCenALGÉRIE

—

DÂKAR

—

RMWfernemeiite «bue te*# Bmntms 4»

flHHHHHHi

Jmm

�les

menus

faits de la journée

lequel elle
l'Ajaccien.

dans

voyait

ou

moins

sur mon

avenir

EN

empereur com¬

TOURNANT DE
(Suite)

LE SOUVENIR DI MARIUS ANDRE

ROUMANIA

(Suite)
la victime, dans la me¬
Et nous avons tous ainsi dans notre enfance une
Sa bella plaça, hou eau dire. Amirable sure évidemment où le génie
peut souffrir de ces dé¬
grand-mère ou une mère, ou une sœur qui nous a
tails)
d'une
graphie
forgée
avec Roumanille, au
espetacle
d'aquel
pople,
coufle
de
vida,
rebercés de chansons improvisées.
Aussi n'est-il pas étonnant que notre folklore goulant de jouinessa, bouliguent de sang nou- temps héroïque où, dans leurs rêves les plus ambi¬
tieux, les primadiers ne regardaient guère plus loin
comporte des berceuses admirables qui sont de purs vèl —' mès que, pamens, emé granda sagesqu'Avignon et Arles.
chefs-d'œuvre de tendresse que nul régionaliste sa, s'estaca à soun
passai glourious e douQuoi qu'il en soit, le geste de Marius André peut
de France ne devrait ignorer.
lent. Aquei pople d'aveni, poujant d'un être fécond. Que dis-je? Il .a déjà été fécond, puis¬
Et combien profonde fut notre déception quand,
il y a quelques années, nous constatâmes en con¬ pas ardit e d'un ande segu dors las cimas de qu'il a été repris par l'ex-capoulier et.beau poète
Valère Bernard.
sultant une anthologie des poètes du terroir, que toutes lous prougrès, se racina pamens dins
Cc-mme conclusion à ces notes hâtives, que
lia Corse avait été oubliée.
lou culte e l'amour de sas tradiciouns las
l'amicale insistance d'Ismaël Girard m'a arrachées,
A qui la faute? A l'auteur peu documenté, ou mai
prigoundas. Aqui la meracilha, aque'la je voudrais formuler un vœu.
à nous qui, isolés par la nature de la France con¬
ilustracioun encantada de l'ensegnament deu
Un chargement d'oranges a paru dans une édition
tinentale, étions restés isolés également du mer¬
splendide, mais que son prix rendait peu accessible
Mèstre :
veilleux concert des provinces françaises !
aux lettrés occitans. Ne pourrait-on pas le publier
Et c'est ainsi que nous projetâmes de créer un Lis aubre que van founs soun li que mounen une édition courante, avec un choix de poésies
jour, en terre continentale, une revue régionaliste
[ton aul
de jeunesse qui ne l'alourdirait pas beaucoup?
corse, où nos lettrés, nos poètes, nos artistes pour¬
E quand on pensa à toutas las soufrenças
Quëstion de gros sous, encore, et hélas !
raient entrer en relations avec leurs frères aimés
Signalons, à ce propos, la grande pitié de la li¬
que l'an pagada, au martire de la terra &lt; net damirés, les disciples de Mistral, les dillectisannousida ounte flouris ioi âquela respeiida brairie occitane aux nouveaux riches d'Occitanie qui
sants du Midi.
ne sont pas forcément des imbéciles. Il y a Tà de
Et quel meilleur guide et plu$ providentiel que es encara un quatrin de Mistral que vous vèn
quoi tenter un ingénieux Crésus qui voudrait dé¬
notre cher poète Emile Ripert?
en mementa, aquel quatrin de ferre et de fioc
crasser son argent.
« Mon cœur ne cesse d'aller de la Corse à la
Merveilleuse savonnette à vilain, aurait dit Louis
d'una brutalitat sublima :
Provence,d .ont iL ne sépare pjus les charmes ni les
Veuillot.
Un
pople que laisso toumba
prestiges », telle est la phrase finale de son roman
Albert PESTOUR.
«
Le dernier vol de l'aigle » que je citai? pl^s
La lengo e lis us de si paire
Haut.
Noun merito que de creba
LA REMOLADA
Nous, régionalistes corses, et je le déclarais à la
Souto li pèd dis v.surpaire.
pieuse fête mistralienne où m'avait convié mon ami
Lous usurpaires, alai, an fugit ou soun
A l'amie, lo Dóctor Pelissier
Gorgi Reboul, nous aimons la Provence parce
de la Pal,ma, lauréat dels
qu'elle nous est toujours accueillante et douce, morts; e la Roumaniá vièu, ela, granda e
onais surtout parce que de Mistral la poésie et la forta e bella, sufis
Grands Jocs fJôrals de 1920,
qu'a sachut gardá « la
doctrine nous ont éblouis.
que co ronet en Alès la Reina
lengo e lis us » de sa terra e de sous aujols.
Maria.
Nous, fils de la province la plus intacte de
Adounc, quand parlant d'ela, que digus
France, nous; l'ayons admirablement compris.
Chez nous, la semence mistralieene a germé aus¬ s'estoune pas s'à tout cop se lèva dins nosta
Quand lo vièlh Jacarau a trop malvaiza boca,
sitôt.
Qu'atroba pas plus ben lo bon chue de la soca,
pensada un mot, un vers, una liçou de Mis¬
11 serait trop long de faire ici l'historique de no¬
Espeluca tant léu mièja cabôsa d'al,
tral.
tre régionalisme, mais sachez, occitans,
que tout
E, dins lo salinier, l'espotis coma cal;
En tournant de Roumaniá, es aqui ce que
Corse qui écrit en dialecte est profondément imbu
d'abord
me
eau
dire
;
las
des théories du grand Provençal.
liçous de Mistral
Puèi ajent desotat, ont Tilota s'ajoca,
Sarrtu Casanova, notre doyen vénéré l'a déclaré té soun counougudas de l'elèi, mès naturaL'iôu pongut del matin, lo derauba à la cloca;
dans le « Lariciu »; A. Bonifacio, Paul Arrighi, lament
Ne met l'aur dins la piza; oncha amb l'óli verdal,
coumpresas, sentidaï e praticadas pèr
et Pierre Leca ont, à Nice, créé « l'Annu Corsu »
Ambre que son molin li donèt per Nadal;
toutes.
comme une
base du félibrige corse selon l'or¬
Pèr
tout orne qu'a vist, la Roumaniá es
ganisation mistralienne; de Mari et Guitet-VauE tal un arquemist qu'à l'obra s'afalena,
quein ont organisé à Bastia la Société Salvator-Via- un bèu païs e un grand pople.
Virant d'un solet biais, retenguent son alena,
le, dont le bulletin trimestriel « U fucone » est ins¬
Gota à gota azagant la crèma qu'espesis,
Pèr nautres es, de mai, la Nacioun dau
piré des mêmes sources; Maïstrale notre barde po- Mitralisme vivent.
pulaire, notre Charloun Rieu, a marqué son program¬
Desarcis amb amor la pasta sens égala,
PÈIRE AZEMA.
me par son
pseudonyme; et enfin, Lucciardi s'est
E quand la meza à punt, en lepet s'en regala:
.fait couronner aux Jeux-Floraux de Toulouse (églanAqui perqué famai Jacarau non closis.
tine d'argent) en 1921, pour ses « Canti Corsi »,
BARCELONE: INSTITUTION PATXOT
édités, avec traduction par la Société d'Edition Oc¬
P.-J. BÉDARD, lengadocian.
LEGENDARI POPULAR CATALA
citane de Castelnaudary. Cet ouvrage comporte une
(CONCOURS 1927).
préface où sont clairement et amplement exposées
MATINADO APRÈS LA PLUEIO
Tous les folkloristes sont conviés à ce concours.
les origines et les buts du régionalisme corse.
conditions.
1). On devra présenter des re¬
Que vos amis, mon cher Gorgi Reboul, que vos
A M. A. Jardin
amis lisent cette préface qui est une réponse avant cueils de légendes, .auxquels on pourra joindre les
la lettre aux manœuvres impériales mussolinien- légendes prises dans des œuvres historiques, mono¬
Lou cèu a ploura sa negrour;
nes.
graphies, presse locale, (dont il faudra donner un
L'anho se lèvo, enmanlelido
Oui, le gouvernement de Mussolini s'intéresse à extrait indiquant l'œuvre, l'auteur et le numéro du
Pér de neblaio trefoulido,
notre production
régionaliste, sous prétexte que périodique.)
D'un vanc, n'en crèmo l'espessóur.
2). Il sera tenu compte, pour le classement, du
nous parlons italiens. Ce gouvernement est
proba¬
blement composé de. gens qui ignorent ce que c'est nombre total de légendes, de ce qu'elles auront
L'azur pale e risènt, se tencho
qu'un dialecte. C'est en dialecte corse que ma d'inédit, de leur intérêt hisotrique et narratif, ainsi
De gris, de rose e de víóulet ;
grand-mère m'a bercé pendant que mon grand-père que de tous les documents que le folk-Joriste pourra
V a de voù de ciéune mouflet
m'apprenait à unir dans un i|.ême amour la Corse joindre : comparaison avec des légendes étrangè¬
Que la mar rouginello cencho.
res;
photographies, dessins, indications d'origine,
et la France.
C'est mon dialecte corse qui me permet de lire œuvres d'art qui ont pu être inspirées par ces lé¬
Li prat soun beù, plen de Velout :
Mistral, Jasmin, Valère Bernard, Jouveau, J. S. gendes, etc.
Tout blanquejo; la ierro es mouisso
3). Les travaux non signés et portant une devise
Pons, Perbosc et Gorgi Reboul sans difficulté au¬
Coume li fru de milo pouisso
cune. Aussi
,m'étonnai-je que les fascistes ne dé¬ seront adressés à la Section d'Archéologie, Philo¬
A plens man jita pertoul.
clarent pas « terre irredente » tout le Midi de la logie et Folklore du Club Montanyenc » (car.
France ! Tandis que nous, régionalistes mistraliens comte del Asalto, 22, Barcelone), durant la pre¬
Eugène MARTIN, prouvençau.
sous le signe de l'olivier, nous tendrons à
l'Espagne mière quinzaine de décembre 1927, accompagnés
(Souleù
de
Jouvènço)
d'une enveloppe repoduisant la devise et contenant
et à l'Italie des bras fraternels pour une immense
le nom et l'adresse de l'auteur.
république Latine.
LO CHAVAU RAUBAT
Il y aura un prix de 1500 pessetes, un prix de
Quant à certain journal en langue corse que pa¬
tronnerait le Duce, mon cher Reboul, est-il né¬ 1.000 pessetes, un prix de 750 pessetes, un prix de
Subre son chavau blanc qui marcha l'ambladura
cessaire que je le défende après ce que viens de 500 pessetes et un prix de 250 pessetes et quelques
L'evesque de Lemotge es vengut a Runhac.
autres prix de moindre importance.
vous dire.
En Trolhard de Montverd, lo senhor de Manhac
Dites à vos amis qu'à un jour prochain, sous
4). Le palmarès sera proclamé .au plus tard le
A raubat lo chavau quand brostava en pastura;
31
notre beau ciel de Corse, on tuera le veau
mars 1928.
gras, et
Subre una vielha mula au rastel eschamat,
Renseignements Complémentaires.
On en¬
que tous les régionalistes de France seront conviés
L'evesque de Lemotge a Lemotge es tornat,
tend par « Légende Catalane », tout fait que le
à une fête d'où seront bannis les politiciens, re¬
Dizent ; « Dieu fuguet be subre un asne menât. »
présentants d'une centralisation néfaste, dont la peuple conte, le tenant pour vrai dans quelques
Corse est la province de France qui a le plus contrées que ce soit des terres catalanes (CA¬
Lo senhor, au chavau secoudent sa chadena,
souffert.
talogne, Baléares, Valence, Aragon, RousA dit « Bel chavau blanc, vos bailharai l'avena,
Oui, c'est devant les écrivains et les artistes sillon, AlGUER ou des pays compris autrefois
« De trefuelh e de fe ai mon escura plena :
dans le domaine catalano-aragonais (pays d'Oc
amoureux du sol natal que nous exposerons la ca¬
« Vos farai, bel amie, un liet de palha lena. »
EN
rence d'un régime
général, slcile, SardaigNE) ou se rapportant
qui permet que les plus belles
Au chavau lo senhor a bailhat son avena,
régions, de l'Ile soient'infestées et rendues inhabi¬ à des personnages étrangers intéressant l'histoire de
Au chavau lo senhor a bailhat palha lena.
ces
tables par 'la malaria; qu'un département isolé
pays-là (par exemple, Charlemagne, l'Archiduc
Mas lo chavau irat a romput sa chadena.
comme le nôtre, n'ait aucun outillage industriel,
Charles, etc...).
Les sujets purement historiques, privés de tout
aucune école professionnelle...
ap¬
A romput sa chadena e, coma los lebriers,
Mais c'est là du régionalisme économique et point port légendaire, ne seront pas acceptés.
Galaupa e cort, traspassa mont e pla.na,
On admettr? également les légendes se
n'est raison d'en parler ici. Que l'on reconnaisse
rappor¬
Atalentat de beure a la Vinhana
tant
à
des
êtres
que les patriotes du journal au sujet duquel je ré¬
mythologiques ou mythiques (sirè¬
E de portar l'evesque a sos santz desiriers.
ponds à Gorgi Reboul, n'ont pas tort d'être auto¬ nes. sorciers, animaux chimériques, etc.).
On recommande surtout de présenter des
nomistes.
légen¬
Per dire sa prejiera e charchar la freschura
Que l'on sache cependant que tous sont mistra¬ des relatives à des récits et à des cérémonies Cou¬
L'evesque
de Lemotge a sa tor es montât,
liens, et qu'avant, que Jeurs cœurs changent, l'eau tumes enfantines, fêtes commémoratives, etc.), se
A v.egut son chavau arribant en ciutat,
de nos tortehts sera changé en pipi dé dame.
rapportant à un sujet légendaire.
A cridat : « Mon chavau qui marcha l'ambladura,
Une seule légende ne pourra être primée à moins
Et maintenant,. Gorgi Rebou'l, et vous lecteurs
« E que raubat l'arlot ora rintra a
l'escura;
d'Oc, je vous embrasse au nom des nôtres, joue que le travail présente ou constitue une monogra¬
« Joiés serventz en
l'hort es pro chantai,
contre 'joue, en posant des mains fraternelles sur
phie^
en étudiant les origines et le développement
« Vistament prenetz cura
ou d'être un travail de littérature
vos' epàules,- à la'manière de chez nous.
comparée.
« De mon chavau d'elei,
Les travaux devront être dactylographiés.
Carulu GIOVONI.
« Servetz io coma un rei. »
me

me

au

été le

prisonnier (et

...

..

.

.

—

—

:

(I). Publié

YEcho de Paris, paraîtra

en

feuilleton

en

volume chez Flammarion.

par

Le docteur Pélissier, lauréat des Grands Jeux
Floraux d Alès, en 1921, vient de mourir.
—

Paul-Louis GRENIER, lemozì.
(La Chansó de Combralha)

poème,

ce

tout

plus beaux de notre littérature d'Oc et, comme Ile
puissant chef-d'œuvre de Mistral, appelé à devenir
classique.
Mais la vie s'accorde rarement avec lès enthou¬
siasmes des poètes! L'idylle d'Esclarmrnde de¬

spirituelle; elle gardera le glorieux
des fictions du Dante, de Pétrarque...
Quelques mois après la parution de son poème,
Marius André renonçait à l'enseignement; le li¬
cencié ès-lettres embrassait la carrière consulaire
qui devait peu à peu et pour longtemps le tenir
éloigné des Pyrénées et de la Provence.
Successivement chancelier, puis vice-consul et
consul, il occupa au cours de vingt-cinq années, des
postes à Barcelone, Madrid, Leipzig, Amsterdam,
Varsovie, où, en 1900, il épousa la délicieuse Régina Szymonska, la plus tendre et la plus noble des
compagnes, celle qu'il chanta divinement dans son
dernier recueil provençal : « Emé d'arange un carmeura

purement

rayonnement

gamen ».

Il résida ensuite à Porto, à Cartagène, à Constantinople, à Mexico, à Durban. Pendant la guerre
il était chargé de mission en Espagne. Mis en dis¬
ponibilité, à sa demande, il se fixa alors à Paris.
Il lui suffit de quelques années, telles étaient sa
débordante activité, sa passion des lettres, sa faim
de poésie, sa combativité loyale, pour acquérir la
plus enviable des notoriétés. Devons-nous rappeler
quelques-unes de ses œuvres? C'est l'hagiographie
du Bienheureux Raymond Lulle; les exclamations
de Sainte Thérèse; la traduction de l'Ami et de
l'Aimé, de Raymond Lulle. Lié avec Verdaguer
et Balaguer, lors de ses débuts
consulaires, il avait
donné une traduction provençale des Pyrénées, la
trilogie catalane de Balaguer, précédée de fortes
études sur le patriotisme méridional et les deux albigismes.
Il traduisit à

son

de nombreux

retour

auteurs

es¬

pagnols et catalans. Le Polyphème et Galatée de
Gongora; le Catalan de la Manche, de Santiago
Rusinol, donnent la mesure de son art exquis; les
versions d'André sont d'une souplesse, d'une flui¬
dité et d'une fidélité inégalables.
Il fut le critique des poètes que l'on ne peut
oublier à la Minerve Française, m Correspondant.
II publia cette étonnante série d'ouvrages où l'his¬
torien, le politique avisé, l'humaniste se révélaient
avec tant de pénétration, s'affirmaient avec un ori¬
ginalité junévile et une courageuse indépendance :
le Guide psychologique du français à l'étranger; la
Fin de l'empire espagnol d'Amérique; Bolivar et la
Démocratie; Entretiens avec le général Mangin sur
l'Amérique latine; la Véridique aventure de Chris¬
tophe Colomb, etc..., etc...
Mais il était demeuré par dessus tout poète pro¬
vençal. Avec quelle ferveur et quelle joie il pré¬
para son recueil Emé d'arange un cargamc-n (1).
Il tenait par dessus tout à son œuvre
poétique
provençale. Marius André avait fait deux séries de
conférences sur Mistral.
Il préparait un volume sur le Maître, le Dieu
toujours vivant de notre renaissance, notre guide et
l'on peut dire notre Religion.
Quand la brutale atteinte du mal qui l'a emporté
vint l'interrompre, il venait de le terminer. Nous
pourrons le lire bientôt. Condamné irrémissiblement,
dès son entrée à la clinique, — et il le savait, —
il souffrait stoïquement dix-sept jours, témoignant
d'une résistance inouïe...
Il est mort lundi 12 septembre, à l'aube...

Je le reverrai toujours, la veille, redressé dans
crânerie surhumaine; « Je vais mourir ». Ses
yeux mi-voilés retrouvaient une ardeur pure pour
attester qu'il n'était dupe des pieuses dénégations.
« Donne-moi une cigarette »... Promenant son
regard attendri sur les chers visages de celles qui
l'entouraient, sa tendre Régina de toutes les heu¬
res, puis sa jeune fille et sa petite-fille accourues
à son chevet avant l'ultime séparation — il
jetait
quelques élégantes bouffées. Et sa main gauche re¬
trouvait la finesse d'attitude familière, portant aux
lèvres la cigarette, soigneusement insérée entre le
majeur et l'annulaire; la tête reprenait son port altier... Il eut la force de me redire, vibrant et
souriant presque, les vers du « Lion d'Arles » ;
Tu, Prouvençau, trobo e canto (2).
A ses dernières minutes, il était fier d'avoir ser¬
vi de toute sa jeunesse, de toute sa vie, de toute
son
âme, l'idée mistralienne et, par elle, la vraie
latinité: l'Empire du Soleil...
une

—

Joseph LOUBET.
(1) Le chef-d'œuvre de Marius André « Emé d'arange
cargamen », (avec un chargement d'oranges), a été ma¬
gnifiquement édité avec des soins et un arl exquis par
M. Jaffard, éditions du Cadran, 2, impasse de Conti,
un

Paris

(fjo).

(2) Marius André redisait fréquemment la strophe
tière du poème du « Lion d'Arles » :
a
Pèr l'engano o lou negoci
Que s'enausso quau Voudra ;
Pèr lis

armo

en¬

lou trieossi

e

Fague jlori quau poudra :
Trj. Prouoènço, trobo e canto!

E marcanto.

Pèr la liro

o

lou cisèu,

qu'encanlo.
dins lou cèu

J argo-ie tout ço

E

(Par la
par

les
loi

par

incessamment

(Suite)
aujourd'hui, sûrement, que
proche de Calendal, est l'un des

Et l'on peut répéter

un peu

la'

que

ruse ou

armes,

et

mounto

le négoce
le tumulte,

Provénce, trouve et

lyre

ou

le ciseau,

—

—

que s'élève qui voudra; —
que triomphe qui pourra :

chante,

—

».

—

et marquante

répands-leur tout

—

ce qui

charme — et qui monte vers le ciel)._
Il semble nue ce commandement mistralien tut la régie
de la vie humble et noble du poète que nous pleurons.

�LA NEIT TOMBA...
A Pèire bedard.

La nèit tomba, tomba, tomba
Sul bauchum del grand Paris.

BEZIERS : PALMARES DU CONCOURS
LITTERAIRE DE LA SOCIETE

ARCHEOLOGIQUE
Poésie.

Médaille d'argent

Roger Barthe,
pour son sirventès : Cant de Gloria; rappel de mé¬
daille d'argent: M. Poudevigne, pour sa pièce:
La Pouesio; médaille de bronze : Mme Denis Con¬
te, pour son poème : Pepezuc; médaille de bronze :
Mlle Cécile Cuxac, pour son poème: Lo Vespre;
mentions: à M. Albert Arnaud {La Troucho); Mlle
Chapert {La Mameto); J. Cubaynes (Parvuli); Eu¬
gène Martin (vespre d'autouno); J. Bessat {La chato
i bèusiue); Etienne Mouton (Lou Poudaùe).
theatre.
Médaille d'argent: M. L. Rou¬
quier, pour sa comédie La Filho amai la Maire.
Le rapport a été lu, comme chaque année, par
l'actif docteur Vinas.

Que m'arraca aquela tomba
Ont lo mort de deman, ris,
Dins la nèit que tomba, tomba...
La Sèna al agach luzent

Raja, dosa e languidoza !
E vezi, paure jovent,
Amb una terror ajroza
La Sèna al agach luzent.

—

:

oh

Mistral a connu intimement l'âme du peuple oc¬
citan, ses légendes et son histoire. Il a pu écrire
ainsi, en se délassant de ses grands travaux, d'au¬
tres chefs-d'œuvre plus familiers, plus directs, plus
souriants, en une prose vive, riche et savoureuse,
qui complète merveilleusement le divin poète de
Mireille, de Nerte et des Iles d'Or.

MARIUS

que

Un ocell canta la joia
sobre l'arbre més

haleine,

Va

arrive à

s'écarter sérieusement du texte. On

Es

calama

inmensa

una

Qu'apazima lo malcôr.
Trop de bruch espanta l'ama.
Ieu

viri, plen d'esmai,

me

Dau la nôsira

Que m'agrada
Mas

sempre mai

crid de gôrp

un

Quand

lalina,

mar

me

!

crahina

viri plen d'esmai.

La nèit tomba, tomba, tomba
Sul bauchum del grand Paris.
Que m'arraca aquela tomba
Ont lo mort de deman, ris,
Dins la nèit

que

tomba, tomba...

Roger BARTHE, lengadocian.
A FORES
O Cantaire tant bel!
Abèm seguit ta rota;

Vaqui los escolana
De ta
Sènsa

musa
cros

pacana
ni campana

»

Luchant la tremontana
Als revols trebolants.
Sèm felens de pugés,
Sèm tota la jovensa
De Gasconha à Provensa

Que garda

sovenensa

Del martire

albigesc.

Oc! gardam lo Record
De ta votz poderoza

Quaparet,

vers

Toloza,

La color arderoza
Del sang

de nostre Côr!

(nèit del jorn 25 de septembre de 1927.)

jorgi REBOUL, provensal.
(La Vie Marseillaise).
LA BIBLIOTHEQUE DE L'ESCOLE
DI LAVANDO
L'Escolo di Lavando

» ayant pris la tâche de
bibliothhèque d'œuvres françai¬
ses et en langue d'Oc, adresse un
appel à toutes
les Ecoles félibréennes qui auraient des volumes
en double dans les leurs, de ne
point l'oublier.
«

se

constituer

une

Elle adresse le même appel aux écrivains et aux
poètes de toutes les régions d'Oc, pour l'envoi de

quelques exemplaires de leurs œuvres.
Leur-geste ne fera qu'amplifier la voix régionaliste

et aux auteurs le renom de leurs ouvrages.
Par avance, l'Escolo di Lavando adresse à tous
ses sentiments de reconnaissance.
Faire les envois à Eugène Martin, capiscol de
l'Escolo di Lavando, Montségur-sur-Lauzon (Drô-

me).
LE THEATRE PROVENÇAL A PARIS
La Société du Théâtre

Provençal donnera cette
nouvelle pastorale du regretté
docteur Chabrand : l'Oulo d'Arpian. Etendant son
programme, elle se propose de relever des œuvres
inédites d'auteurs provençaux "et languedociens.
Elle a mis en répétition une pièce en trois actes
de" M. Marius Fousson : Flour dis Aupiho et un
acte charmant d'un humble-félibre de Marsillargues
doué d'un grand talent, M. Louis Fournaud, titre
La Doumestico (Il eut mieux valut peut-être dire
la Servicialo).
La valeur de ses membres, le choix des œuvres,
nous paraissent assurer au Théâtre
Provençal une
année à

Paris,

une

FREDERIC MISTRAL: PROSO
NOUVELLE PROSE
D'ALMANACH

D'ARMAN A.

Oh

Bernard

Grasset, Editeur, Paris
JDans ses Mémoires et Récits, Mistral a donné
quelques contes qui sont de vrais chef-d'œuvre,
comme
« la grenouille de Narbonne
» et « Jarjaye au Paradis ». Ces pages de folklore faisaient
regretter que le Maître n'eut pas trouvé le temps
de réunir en volume les innombrables récits, his¬
toriettes et anecdotes qu'il avait répandues dans des
almanachs, des revues et des journaux. Grâce à
Mme Mistral et à Pierre Devoluy nous n'aurons
plus à le déplorer..
Pierre Devoluy, l'ancien capoullé du félibrige,
que Mme Mistral a chargé de publier les inédits
du Maître, a déjà fait paraître deux recueils de
premier ordre: Proso d'Armana et Nouvelle prose
d'Almanach. Devoluy ne s'est pas contenté de
donner l'incomparable texte mistralien : il y a joint
une traduction qui sera
précieuse à ceux qui ne con¬
naissent qu'imparfaitement le provençal.
Le premier de ces volumes m'avait enchanté. Le
second me procure un plaisir aussi vif. Ces contes
de Mistral ne sont pas une part négligeable de
son
œuvre.
Ils ne sont pas écrits à la hâte. La
prose de ces œuvrettes est une merveille de préci¬
sion et de sobriété. Et le moindre de ces récits
est toujours traité de main d'ouvrier. Un conte écrit
par Mistral paraît définitif. Il semble que personne
plus ne pourra le réécrire. Il semble impossible de
trouver une forme plus parfaite. C'est tout le folk¬
lore de Provence qui revit en ces pages exquises.
Nul n'a mieux connu Ile folklore que Mistral. Ra¬
res sont
ceux
qui soupçpnnent la prodigieuse ri¬
chesse de la littérature du peuple. Mistral a bu
longeument à cette source de jouvence éternelle.
A 18 ans déjà, Mistral envoyait à Roumanille
un poème
en quatre chants, les Moissons. Il lui
disait:

«

...

En entreprenant cette

œuvre

de

pa¬

tience, mon dessein a été de traiter le sujet au sé¬
rieux, de copier les mœurs de nos provençaux tel¬
les qu'elles sont, de peindre les querelles, les jalou¬
heureuse destinée.
Nous ne pouvons que féliciter chaudement ces sies, les amours, les forces, enfin toutes les scènes
Occitans de Paris qui entendent avant tout — c'est que j'ai pu saisir au milieu des moissonneurs, en
leur grand mérite — payer d'exemple et faire un mot de prendre la nature sur le fait. Aussi ne
du félibrige actif. Le 4 novembre, îa rentrée sera me suis-je épargné ni fatigues, ni démarches; en
marquée par la création d'un acte inédit de Four- dînant avec eux, j'ai étudié leurs repas, en liant
mand : La Serviciala et lou Juge de pas, de l'Es- leurs gerbes, j'ai ouï chanter la- glaneuse; en les
suivant partout, pendant un mois, à l'ardeur du so¬
coutaire.
Ajoutons, au point de vue action, que M. L. leil, au travail, à l'ombre des saules, à la sieste
Rouquier, annonce pour le 21 janvier, à Levallois au tibanèu (tente), j'ai pu recueillir les quelques
(Salle des Fêtes) une représentation théâtrale en expressions qui ravivent un peu la pâle teinte de
mes vers.... »
langue d'oc.
Cinquante-huit ans plus tard, il écrit dans ses
Mémoires et Récits, en parlant des moissonneurs :
OC est une véritable synthèse de l'activité in¬
« Voilà les
gens, les braves enfants de la na¬
tellectuelle du Midi.
ture qui ont été mes
modèles, mes maîtres en poé¬
(L'Avenir Landais)
sie, »
Camille MaryX.

.copsant la matinada

fresca

encar

'de les

go tes

veut

cc-ntenir

ne s

son

écarte

pas

inspiration

et

face.

Jean-Paul REGIS.
LIVRES.

J.-S. Mathieu: Fusados de repieugo, poèmes
176 p. (Ed. de Lo Cobreto, AuriWac,
1927).
Roger Barthe : La Fe Latina, poèmes. Une
plaq. (Ed. des Pages d'Oc, Béziers, 1927).
Pompeu Fabra : La Conjugacio dels verbs en
Catala (Coll. popular Barcino. Barcelone, 1927).
X. Kuhnel : Resum de Comptabilitat (ibid).
P. Fontan-Bagnères ; Cóuladère, roman (Ed.
Figuière, 1927).
A. J. S. M. de la Cambre-Mialet : Les Sentiers de la Montagne ou l'Inquisition vue sous son
vrai jour (Ed. Figuière, 1927).
A. Guyraud : Voyage de l'homme, poèmes
(Ed. du Bon Plaisir, 1927).
E. Romilly: Marie-Madeleine (Ed. Figuière
1927).
—

Un vol.
—

—

—

—

—

—

—

CATALOGUES
—

Cat.

Librairie P.

Jammes (2,

rue

n° 6.

Gazlin, Paris, 6e)

Librairie Maupetit (58, alliées de Meilhan,
Marseille): Cat. n° 6.
C. A. Mincieux (11, Grand' Rue, Genève):
—

—

Cat.
—

105.
Librairie Mounastre-Picamilh (45,

n°

Dijeaux, Bordeaux)

:

cat. n°

rue

Porte-

88.

PERIODIQUES
Auvergne.
L'Auvergnat de Paris (22-10-27) :
Les écrivains du Massif Central morts à la guerre,
p." Gandilhon-Gens-d'Armes.
—

Vos,

que

sempre

amorosa

sabeu el nostre pesar;

-

florit;
s'enjoia,

du vers régulier,
l'enclore dans des
pièces assez brèves pour bannir toute digression.
C est une bonne discipline. Il a le spuci de la
forme, condition indispensable de l'œuvre belle.
Aussi peut-on espérer beaucoup de Rovira
Artigues
■lue Joseph Lleonart présente en une spirituelle
pré¬
il

...

Nostra lenga es pas rota,
Forés, escota, escota,
De dre dins ton tombèl.

nou

aclarit

cor

Rovira Artigues

adaptation plus ou moins lointaine. La
pxodidieuse traduction en vers blancs de 1 Odyssée
que l'on doit à Victor Bérard, bien qu elle soit
vraiment remarquable, fait regretter parfois qu il
ne se soit pas borné à l'écrire en prose.. La prose
permet de render plus intimement un texte, de lut¬
VENCE: JEUX-FLORAUX DE LA
ter, de rivaliser plus librement avec ce texte. Les
MAINTENANCE LIGURIENNE
lecteurs d'OC ont pu s'en rendre compte en lisant
l'exquise traduction des Gébrgiques, de l'abbé Cu¬
A Vence, le 8 août 1927, Je Jury des Jeux-Flo¬
baynes. Elle est d'une merveilleuse précision. Elle
raux de la Maintenance
Ligurienne a proclamé le a cependant l'harmonieuse beauté d un poème en
palmarès du concours littéraire. Le Jury était pré¬ prose.
sidé par M. E. Hugues, cabiscol de l'Ecole de
On comprendra donc que j'aie ouvert avec ap¬
Grasse.
préhension 1a traduction en vers provençaux du 6e
Voici le palmarès: Travaux en langue proven- chant de
l'Odyssée, de M. Marius Conte-Devolx.
çalet poésie et prose :
Je l'ai lue avec plaisir. Elle est aussi fidèle que
1er Grand Prix, Médaille d'Or: Mme G. Judlin
peut l'être une traduction en vers. Elle est infi¬
de Garros, pour son conte : Li tre Pucello; 2° grand niment
plus fidèle que les autres traduction rimées.
Prix, Médaille d'or : M. M. Bertrand, de Cannes, M. Conte-Devolx n'a pas voulu sacrifier le traduc¬
pour ses quatre sonnets: Long dóu camin, Jun, 12
teur au poète. Il s'est efforcé de ne pas trahir Ho¬
de juliet, San Sumian; — 1er Prix, diplôme de mé¬ mère.
daille d'or : Mme G. Judlin, de Carros, pour sa
Dans la belle préface qu'il a écrite pour cette
poésie: Lou Chivaliè Blacas; 2e prix ex-œquo, mé¬ traduction, Joseph d'Arbaud dit avec raison :
daille de bronze: M. Buscaldi, pour sa galéjade: «
Mieux que tout autre, après avoir été le pur
Mestre Martin; M. Rostagni, pour sa poésie : Lou instrument du grand poème mistralien, notre langue
Soulèu.
provençale devait convenir à la traduction du poème
:
i*
.r-'
homérique, s'adapter à sa sérénité, à sa clarté, à
EN QUERCY
sa noble familiarité paysanne... De cette humanité,
L'Escolo CarsiNOLO (Montauban) a repris ses de cette rusticité pareilles, M. Conte-Devolx a ren¬
séances sous la présidence de son distingué capis¬ du l'image avec une pénétrante finesse, un sens
col, François Rigal. Cette société se propose de exact de l'acte et de la vie, une sûre connaissance
donner prochainement une grande fête à Montau¬ de la langue. .Tous les familiers de la poésie ho¬
mérique l'en remercieront... ».
ban.
La CloUCADO des Clastres (Moissac) a réuni
J. M. ROVIRA ARTIGUES: POEMES
ses escoulans sous la présidence du personnel au¬
D'AMOR I DE CAMl
teur de Ghésalide: Louis Gardes, son capiscol. M.
Les Edicions d'Art. Barcelone
L. Allanche, capiscol d'honneur, fera bientôt une
conférencë sur le félibre montalbanais : Auguste
C'est la prerpière œuvre d'un jeune poète. Elle
est charmante. On y sent une sensibilité vive, l'ad¬
Quercy.
miration, l'adoration de la vie. Les thèmes éternels
l'amour, la nature, la religion, inspirent J. M. Rovira Artigues. Ces sentiments s'unissent dans un
bulletin des lettres
même enthousiasme. Lisez cette prière à la Vierge :
une

—

Trop de bruch espanta l'ama,
Trop de bruch blasa lo cor /

de

del naixement
jle rosada&gt;
plor d'amor del firmament...

traduire
de longue

en vers,
œuvre

mon

i nostre

CONTE-DEVOLX: NAUSICAA.
du « Feu », Aix

sans

el

ara

Editions

Je n'aime guère les traductions
en vers est impossible pour une

Verge, daurada i bella,
endolciu els pensamenls.

Verge pura i gloriosa,
resplendent damunt l'altar!
Quina dolça meravella
tenen vostres ulh

—

Lo Cobreto

(15-10-27) : Poèmes de J. S. Ma¬
Durand-Picoral, J.

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Vaylet, J. Courchinoux.
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G. (14-10-27);

p.

Maragall, p. Puig-Ferreter
(16-10-27); « Contes pounchuts », p. T. Garcès
(19-10-27); Joachim Bartrina, p. Rovira-Virgili (2110-27); Marius André (23-10-27).
Sol ixent (13-10-27) : Cançons de la palacada.

Algunes idees sobre

—

Veu de Calalunya: Isaac Albeniz, p. F. Lliu(16-10-27); El marit sant p. J. Carner (18-1027); La grand batalla de Navarin (20-10-27); Con¬
versa amb J. Llongueres, p. Navarro-Costabella (23—

iat

Vida Lleydatana (13-10-27): Textes de Jordi
Sant-Jordi; Poèmes de J. Agelet i Garriga. 11

—

•

L'ALMANACH OCCITAN

(22-10-27).
La

Vie Marseillaise

suivre attentivement
« Ceux qui
t'ont lu savent à quel &amp;oint il est
les chroniques vivantes de Georges Reboul.
indispensable à tous les Méridionaux... Il n'existe
La Vie Marseillaise et de Provence ( 1er-1027); Chamado p. J. Reboul; Reguignado, poème pas à l'heure actuelle de publication occitane qui
de P. Bertas. Cette excellente revue inaugure une lui soit comparable ».
page provençale qui sera dirigée par notre ami
J.-P. Régis.
Ceorges Reboul. Nous la suivrons .avec attention.
(Le Travail).
alsace.
Notre droit régional (septembre) :
Les idées décentralisatrices en France, par L. Bou¬
CULTURA VALENCIANA
cheron.
Le Provincialisme en Aquitaine, par A.
Lajoinie; — Le Congrès des Cercles Flamands
Revue trimestrielle fondée par « l'Académie
de France (A. Lemau); — Une vieille idée fran¬
—

:

qui

n'est pas un seul numéro de Vida Lleydana
ne contienne plusieurs textes importants.
L'Eveil Catalan (1er octobre): poursuit une

—

—

—

A. M. de Ponçheville.
bretagne.
Breiz alao (1er octobre): beau
numéro illustré rendant compte du Congrès de Rosporden. Nous en reparlerons.
espagne.
La Gaceta Lileraria (1er octobre):

çaise,

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10-27).
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iéléph. 5.74 — Adresse télégr. Répio Zénith
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numéro anthologique.
Divona (août-septembre) :
—

Mountanho:

la vivante revue

quercynoise Divona publie une nouvelle dialoguée
de M. de Monzie: « Un mouvement judiciaire ».
Citons un article du docteur E. Foissac sur « Un
traducteur de Pétrarque »; un poème occitan d'Ar¬
mand Lagaspie: « Los Menétos ».
Bulletin de l'Association amicale des anciens
élèves de l'Ecole Normale d'Instituteurs des Bas¬
ses-Pyrénées : conférence de M. Tucat, sur les
Fors et coutumes de Béarn. — OC publiera pro¬
chainement une étude de M. Tucat sur ce sujet.
Cadet de Gascogne (14-10-27): André Lamandé et la langue d'oc.
La Renaissance Provinciale (septembre-octo¬
bre) ; des vers de S.-A. Peyre.
LANGUEDOC.
Anadyomenê (juillet-août-sep¬
tembre): Mistral, par le docteur Albarel; le mou¬
—

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guedocien par L. Alibert.
Le Bon Plaisir (septembre) : Régine ou la
Sage Maîtresse, nouvelle par Claude Armel; —
un commentaire de l'article de L. Teissier publié
en juin par OC : les Mamelles de la Louve. Tra¬
vailler corps et âme pour une culture, pour la re¬
naissance d'une culture, cher confrère, ce n'est pas
se limiter, c'est ouvrir de grands yeux dans toutes
les directions, c'est vivre une vie intense tendue
vers un but, l'un des plus nobles, c'est ne rien ou¬

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LA PLUS

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de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
neur

GRANDE, LA PLUS BELLE

conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,

EXPOSITION DE MEUBLES

règle « le mode de trans¬
décédées, les inhumations et
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.
S'adresser, pour tous renseignements concernant
les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.
l'autorité municipale

blier.

Cacalaca (20-10-27):

—

La

crous

d'amou dati

port

Capoulié.

La Cigalo Narbouneso (octobre) : poèmes de
Delpon-Delascrabas, Jean Camp, Louis Bousquet;
—

bois de Devos.

un

Le

—

Languedoc (septembre-octobre) : Voyage
G. Bernard; poèmes de Vinas et de

pays, p.

au

Barthe.
Nouvelle Revue du Midi (septembre-octobre)
Elisabeth Dode, p. B. Latzarus; Du Fédéralisme
de Proudhon au Félibrige de Mistral, début d'une
étude de Ivan Gaussen, dont nous aurons l'occasion
de reparler prochainement.

des

personnes

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LiMOUSIN-PÉRIGORD. — La Gazette du Centre
La Glorification d'Auguste Fourès à Castelnauda-

R. Farnier (3-10-27).

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(août-septembre)

:

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famille

et

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numéro consacré

XXVIIe fête de l'Egfantine, à Saint- PriestLigoure.
Le Salut National : Au beau soleil des Aïeux
de P. Eyssavel, par A. Pestour (2-10-27); — A

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manufacture des

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propos

papiers peints

d'une traduction occitane des Georgiques,

A. Pestour (8-10-27): nous en reparlerons.
Le Salut National; Le Problème Occitan.
M. Albert Pestour répond à Benjamin Crémieux,
à propos de l'article paru dans les Feuillets Occi¬
tans, et relevé par Régis, dans OC (16-10-27); La
Chanson de Combraille de P.-L. Grenier, présen¬
tée par A. Pestour. (23-10-27).
Lou Bournat (troisième trimestre) : numéro
consacré à la Félibrée de Périgueux. .
La Revue Limousine (lr octobre): Louis de
Loménie; — La Semaine briviste.
La Revue Limousine (15 octobre): Adieux
à Jean Audian, p. R.-G. Aubrun.
ProvENCE-ComTAT-NiCE. — Les Cahiers du
Sud (octobre) : Poèmes de Gongora et étude sur

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J. Besset (21-

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p. L. Bayle; —- Enco d'Emilo Ripert, p. J.

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              <text>Périodiques occitans</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
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              <text>Loubet, Joseph (1874-1951)</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Giovoni, Carulu</text>
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              <text>Bedard, Pèire-Jèp (1859-1938)</text>
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              <text>Martin, Eugène (1907-1983)</text>
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              <text>Grenier, Paul-Louis (1879-1954)</text>
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              <text>Barthe, Roger (1911-1981)</text>
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              <text>Régis, Jean-Paul</text>
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              <text>Reboul, Jòrgi (1901-1993)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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          <name>Rights</name>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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