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                  <text>Jo

no se com,

jo

prô

un

oenl de profecia
d'aci i d'allà;

prô vindrà
el Pireu regnaràl

no se

que

le numéro

sobre elxos monts

corre

un

quan,

Vosaltres els del

dia

de " l'àmic de les arts "

Baiona,
d'Argelès,

trtOr cap a

vosallres els de Pau i

spécial

consacré à la culture

vosaltres de Tolosa i de Narbona
los del bell parlar provençalès;

i

i

Arago més ait, i tu, Navarra,

tu,

catalans que a l'altre rrrar sou junis,
alceu els ulls al mur que ara ens sépara:
s'acosta el dia que serem tôt uns...
0

A quelles muntanyes — que s'abetixaran
1 las amoretas
que pareixeran.
—

occitane
paraîtra le 30 novembre
"

l'almanach

Joan MARAGALL.

1 9 2 8

(1860-1911)

à propos

de " l'amie de

les arts "
Le numéro spécial de l'Amie de les Arts
consacré à la culture
occitane, va sortir.

"oc"

la coupe dont le vin peut quelquefois
n'être que de la piquette, ce numéro sera
un instrument de
propagande qui contribue¬

\RNE
mort

lo 9-5-1915.
prozas d'amor i patriotisme

(EMÍLI). rtvQVENSAL.

nascut

mars el ha

a

lo

mort

24-3-1890.

de

—

nos

romantique jusqu'à l'évanescence
terres occitanes dispersées.

—

lona, 1916).

7-4-1915.

lo

non amassais en

vol.

BEGARIE

nascut
mort

(JAN-BATISTA), GAfSCON.
benejac-en-bigorra lo 30-1-1892.

a

LART1GUE (FRANCES DE), GASCON.
nascut a .condom-en-armanhac lo 9-12-1893.
12-10-1914.

mort lo

17-2-1915.

lo

Poesias

nascut
mort

montpelier

a

lo

\ i -12-1891.

I 1-6-1918.

lo

S'il est en effet relativement facile d'unir Jot un balcon, comedia (Ed. det Gai, Montpelier
les pays d'oc français entre eux, l'union de 1911 e 1918). — Obras, proza e pœsia, edieion
d'omenatge (à parecher. )
mêmes pays

d'oc avec cet autre pays
qu'est la Catalogne, politiquement sé¬
parée, est difficile. Les valeurs spirituelles
sont refoulées par le
change et les neiges
des Pyrénées.
Or, et c'est devenu pour nous un leit¬
motiv que de le proclamer, nous devons tra¬
vailler à unir, à rassembler tous les frag¬
ments épars qui peuvent contribuer à nous
ces

d'oc

BRUNEL (ROGER), LENGADOCIAN.
nascut en alès lo 18-9-1884.
mort lo 27-1-1917.

mort en abr1l 1916.
Lo Poeme di Solifuda

e

POUZOL
nascut
mort

(FRANCES), PROVENSAL.

vilanova-d'avinhon
28-9-1918.

a

lo

nascut a paris lo
mort lo

24-8-1888.

mort

8-9-1914.

le groupe

de Perbosc-Estieu.
Puis, la guerre. Les Catalans servirent
sur le front français. Plusieurs
y moururent.

13-5-1891.

1917.

en

Obras,

non

amasadas

en

vol.

Arretorn, poeme pastoral (Ed. Abadie, Sant-Gaudens, 1911). — Poesias e prozas non amasadas VERAN (ERNEST), (PAUL VAREN), PRO¬
VENSAL.

6-2-1864.

nascut en arles lo
mort

1-9-1914.

lo

Obras,.

non

amasadas

en

VIDAL I SARDA
nascut
mort

a

Obras,

vol.
catalonha.

en

amasadas

en

IVe AN N AD A.

—

N° 79

(lengadoc). — fransa
Ostal Peirat, Camin de l'Espinet. c. c. 12455
Un an : 15 fr. Fora Fransa : 25 fr. Le N* 0,50
d1reccion

:

toloza

—

Nous avons trouvé
là-bas de fervents
de la littérature d'Oc, fervents et nom¬
me permettront de les saluer tous
la personne de mon ami Pamfil Seicaru,

président du Syndicat de la
Et

N

à*F

IV' ANNEE.

—

direction

toulouse

—

N° 79 de

(haute-garonne). france

Peyrat, Chemin de l'Eapinet. c. c. 12455
Un an : 15 fr. Etranger : 25 fr. Le N* 0,50-

Villa

presse

roumai¬

l'honneur et la joie
d'y connaître un maître des études romanes,
M. le professeur Ovid Densusiario, de
qui
nous aurons certainement l'heureuse fortune
ne.

15-11-27.
:

aux
représentants des
latins, non seulement par les autorités
et l'élite intellectuelle, mais
par la popu¬
lation toute entière, a dépassé de loin, en
cordialité et en magnificence, ce que le plus
bel optimisme aurait pu supposer. Non seu¬
lement, dans la capitale, mais sur les points
les plus divers de la Grande Roumanie, de
Gàlatz à S'inaïa et à Brashov, ce fut un
voyage
triomphal dans une atmosphère
d'apothéose.
Toutes les nations latines d'Europe et la
plupart de celles d'Amérique étaient repré¬
sentées. Parmi les congressistes, quelques
bons méridionaux : Jules Véran,
Joseph
Ageorges, Adolphe Falgairolle, Gabriel
Alphaud, etc. La maladiè tenait loin de
nous Charles-Brun
et ce fut une injustice
du destin à l'égard de l'auteur de ce « Sur¬
ventes dau prèire Lucaciu », l'un des
plus
beaux poèmes que les malheurs de la Rou¬
manie aient inspirés à la muse
occitane.

pays

en

II—

3 octobre.

breux; ils

vol.

SON MORTS PER NOSTRA TERRA
E PER TOTA LA TERRA.
Ant'onin Perbosc

15-11-27.

au

L'accueil réservé

amis

monast1r.
non

Bucarest, du íer

(JOSEP), CATALAN.

almacelles

a

premiers

et

lo

prozas, non

TOUS ensemble.
C est une vieille histoire. Les relations
de la Catalogne et des pays d'Oc français,

dern

(Ed. del Feu, Marselha,

1914.)

Obras, édicion d'omenatge (Ed. del Secret, A lès,
1921).
amasadas en vol.
DULHOM-NOGUES
(LOIS), (LOIS BAR¬ TAVAN (LUDOVIC), PROVENSAL.
BET). GASCON.
nascut a marselha lo 12-12-1888.
Poesias

faire retrouver une culture occitane totale.
en vol.
Le triomphe de l'idée latine, nous enten¬
CAMPANYA (CAMIL), CATALAN.
dons sa vitalité, est conditionné par la vita¬
nascut a barcelona en 1892.
lité des peuples qui en sont les servants. mort lo 4-7-1916.
Servir l'idée latine, pour nous occitans, Obras non amasadas en vol.
c'est d'abord faire l'inventaire de toutes nos FERRES-COSTA (PERE), CATALAN.
richesses spirituelles et, cet inventaire termi¬ nascut a sant vicents dels horts en catané, de travailler la main dans la main, lonha, en 1888.

après avoir brillamment débuté au temps des
enthousiasmes mistraliens, subirent
un
temps d'arrêt. Elles reprirent quelque j
temps avant la guerre, avec le groupe Ala- !

de la

au

Ainsi que nous l'avons brièvement noté
(Ed. Rafols, Barce- dans un récent numéro, le sixième
Congrès
de la Presse Latine s'est tenu cette année à

Arrajadas gasconas, poemas, édition d'omenatge
bearnezas, prozas e letras, edieion d ome- (Ed. de YEscola Gaston-Febus, Pau, 1924).
ra a sceller, dans une connaissance
réelle, natge (Ed. de l'Escola Gaston-Fcbus, Pau 1924).
l'union jusqu'à maintenant par trop romanti¬
PEYRON ALEXANDRE), PROVENSAL.
BONFILS (LOIS), LENGADOCLAN.
nascut a lamanon-en-provensa lo
16-2-1889.

que

suivra

congrès
mémento presse latine

Nous pensons qu'après la coupe, que les
Poèmes provensals,
Catalans offrirent à Mistral, et bien mieux
que

occitan "

nous

avons

eu

reparler.
Il

a souvent,
cérémonies qui

du congrès et des

au cours

l'accompagnaient,

été ques¬

tion des cinq
dans son ode

langues latines. Mistral, lui,
Publicité extra-régionale:
extra-régionale: U.
B. f.
P. J.
I. ri*
P.A 12, rue
rue D1Unu,c,
Blanche, rans
Paris yj-y.
(9°). Trud. 78-81 et le. autres grande, agences.
« A la Raço Latino » avait
ïûm Occitans et OL : 35 francs.
Abonnements combinés : Feuillets
Au lendemain de la guerre, c'est tout na¬
dit, plus justement :
turellement que de nouveaux groupes se fer¬
Ta lengo maire, aquéu grand flurne
mèrent, de part et d'autre, désireux de se
Que
pèr sèt b'ranco s'espandis...
le
souvenir
de
marins
lo sovenir
mieux connaître.
Oh entend bien que les deux langues ou¬
Dix ans bientôt que, mutuellement, nous
bliées (en réalité une seule et même langue
andré
l'ourès
nous cherchons. Pour notre
en
deux rameaux, politiquement séparés
part nous avons
toujours travaillé à faire en sorte que ces
mais
Notre
excellent
confrère
la
Revue
de
l'Amérique
intellectuellement en route pour s'unir,
A si lo discors que lo Mettre Antonin Perbosc
recherches ne soient pas vaines. Là-bas les
latine, que dirigent MM. Martinenchè et Lesca, se
diguèt à Castelnaudari lo 25 de setembre pasat
comprendre et s'aimer), sont le catalan et
vient de publier l'appel suivanti suivi de la pre¬
Sole i Pla, les Cervera, les Rovira i Vir- dabans lo monument à Forés. Que nostres lelgidors
l'occitan.
mière liste de souscriûtion que nous reprodui¬
s'avem
tant tardât al balhar ;
g-ili, les Estelrich, les Saltor, les Garcés,
Ne disons rien, pour aujourd'hui, du ca¬
sons
les Caxbonell, les Manent, les Foix, les
Marius
Anndré
est
mort
talan;
d'autant que nous ignorons les raisons
pauvre:
La
dignité
et
la
Mèstre e amie, i a trenta-siès ans qu'aisi pel
Vinyes, firent et font comme nous.
vie étaient proverbiales. Mais la mort de son absence, et,
prunier cóp venguèri : èra per t acompanhar al fierté de
par exemple, s'il me
Nous avons souvenance d'une revue qui crós per tu cauzit, sus ta bona tèrra mairala, ont nous délie
quelque sorte, pour un plus grand s agit
pas d'une abstention volontaire
paraissait aux environs de 1920, à Barce¬ dormes, coma as viscut, bresat per l'etèrna canson devoir, de la discrétion que sa vie de travail et qui serait, d'ailleurs, sans nul
doute, aisé¬
réserve imposaient à tous. La même estime, lè
lone, Monitor. Nous y avions suivi l'évolu¬ dels grils, virât cap à l'alba, cap al sole! de las
même respect que nous lui portions nous guident ment justifiée.
lauzetas e de las cigalas, lo
"

d'auguste

nos

escuzen

:

sa

en

sa

tion d'une pensée vive et curieuse

vers une

conception vraie de l'unité occitane dans

superbe

e magie astre
mai des pacans
qu'a fait espeli les tieus cants.

aujourd'hui dans l'appel

que nous

faisons à 1 amitié

Mais,

en ce

qui nous concerne, nous, oc¬

souvenir fidèle.
citans de France affirmons
que l'éclipsé de
Ceux qui l'ont connu ou qui avaient seulement
1 ordre de la culture.
la langue d oc en de telles
circonstances,
Los fel ibres qu'éran aqui, aquel jorn de grand admiré son œuvre ne supporteront pas l'idée qu un
Nous étions certains que par delà les vi¬
dól occitan, a! n'i abia par un bel ramat; mas Marius André pût être privé d'une sépulture dé¬ surprend et afflige. Ou plutôt, elle afflige,
cissitudes de l'après-guerre, nous enten¬
n'i abia un qu'èra vertadièrament ton fraire de cór cente, certaine, perpétuellle, et gardée par une mais, à la réflexion, elle ne surprend pas.
drions de nouveau cette voix fraternelle, e d'óbra e de valensa, e
que viura gloriozament dalle qui marque à la postérité le lieu de son repos. Pour être pris au sérieux, il faut s'en don¬
Cette voix, c était celle' de
coma tu dins 1 *ìstória de nóstra renaisensa :
quai Ceux qui ont connu et aimé cet homme voué à ner la

des engenhs

e

Joseph Carbo-

et

au

le plus rare désintéressement ne sup¬
plus la pensée que les siens,
tejada per tu à l'espelida de sos prims bordons len- sa femme', sa fille, sa petite-fille, aient pu se trou¬
ben à-n-aquela Dulcioréla, (1) ta filhóla, atal ba- ver tout d'un coup exposés aux hasards, sans avoir
gadocians, ailas ! tant lèu raubada à la vida dins rencontré un appui qui aidât leur faiblesse et
leur courage à doubler, pour ainsi dire, le triste
son
alba de mannada claror?
I abia donc aqui Xavier de Ricard, coma tu cap du destin.
Il nous a donc paru que, pour s'être honorée de
trobaire, fédéraliste, apóstol del afrairament dels
pépies latins: véstra obra comuna, malurozament la collaboration de Marius André, La Revue de
inacabada; vostre ensenhament, qu'es pas estât l'Amérique Latine devait servir d'interprète d'a¬
En nous offrant de
composer un numéro perdut, se retroban dins aquela Lauseta (2) qu'es bord, puis de trésorier à ces nombreux admira¬
de I Amie de les Arts entièrement consacré estada un pauc la Bibla de mai d'un novèl Oc¬ teurs connus et inconnus qu'il comptait en France
citan. I abia tantben un jove Lauraguès qu'èra ton et dans tous les pays latins des deux rives de
amie e que, pracé, n'èra pas d'aquel temps un fe- l'Océan.
Ismaël GIRARD.

nell, le directeur de l'Amie de les Arts«
Dès 1919, dans une revue de jeunes
qu'il
dirigeait, Terramar, il avait posé le princi¬
pe de l'unité des pays d'oc. C'est ce postu¬
lat que Monitor devait
développer en re¬
cherchant une formule sage où
s'équilibre¬
rait les aspirations catalanes et les
souvenirs
occitans, sous l'égide de l'idée latine.

{Suite

page

3, col. |.)

es que,
tant que se paiiara de tu, poira s'empachar de pensar à Xavier de Ricard, — e tant-

(,Suite

page

2, col, 4)

l'esprit

avec

porteront pas non

[Suite

page

2, col, 2.)

presse

peine. Quelque faible que soit là
d oc, elle pourrait, groupée en une

association cohérente et active, donner ati
moins 1 impression qu'elle existe — et sans
doute un peu plus. Gela nous

paraît valoir

qu on y

réfléchisse.

envoyez

vas

lettres

•«MAROC

et

colis

ALGÉRIE

ï DAKAR
LISNES

AÉRIENNES LATÉC0ÈRE

», Av«ue

(•uHnoHMi

Maroea*.

4am*

t«*a

—

PARIS

&gt;imw A* F*,»,.

�De plus,
nifestations

la participation à de telles
extérieures

contribuerait,

ma¬

cher, dont le ridicule indubitable rejaillit
malheureusement peu ou prou, sur nous tous.
A cès prises de contact, à ces échanges
de vues sur le plan d'une activité extra-lo¬

cale, les felibres intelligents et réalistes (qui
le

sont tout

de même pas aussi

rares

qu'on

surtout qu'on le dit), sentiraient
mieux la vanité de certains débats académi¬

croit,

ni

de certaines querelles oiseuses. Ils
acquerraient ou développeraient l'habitude
d'envisager certains problèmes sous un an¬
gle plus large et plus serein -— celui de la
graphie notamment. Et cela ne contribuerait
pas peu à l'es résoudre...
Il y a donc, là aussi, beaucoup à faire;
on le sait assez,
quoiqu'on fasse semblant
de ne pas s'en apercevoir : c'est pourquoi
il n'est pas mauvais de le redire.
ques ou

de suite difficile d'oublier:
covan

[Suite)

on

peut P espérer, à combattre la mesquinerie
et l'étroitesse d'un certain félibrige de clo¬

ne

SOUVENIRS DE MARIUS ANDRE

cimes

les;

et

qui a fait
du Parnasse,
»,

son
sous

un

certain

chemin depuis lors
le

nom

«

Marius André.

l'an mille
conscient

»,

et

d'un

renouveau

SOUVENIR

les
d'Anna de Nob¬

Quelques amis très proches ayant devancé cet
I
appel, nous sommes en mesure d publier une pre¬
Celui-ci était illustré par un important fragment
mière liste de souscription;
La Reçue de l'Amérique Latine, 1.000 francs; de la Glóri d'Esclarmoundo, qu'il venait de faire
M. Simon Barcelo, 500; M. Gonzalo Zaldunbide, paraître. Et, en lisant ces strophes, savantes, plei¬
nes d'une
ardeur et d'une mysticité raffinées, je
500; M. Laureano C. Viilanueva, 500; M. Ma¬
nuel Ugarte, 200; Imprimerie A. Coueslant, 100; compris, sans être encore grand clerc, qu'il y avait
M. J.-A. Plaza, 200. — Total de la première quelque chose de changé dans les rustiques et
homériques décors aperçus jusque-là, de Fontséliste : 3.000 francs.
Nous sommes persuadés que les lecteurs d'OC gugne. Preuve moins grandiose, mais plus écla¬
tiendront à honneur de participer à cette souscrip¬ tante, probante, fleurie, de la renaissance d'un
peuple et d'une langue, il semblait que, tout à
tion réparatrice.
Les souscriptions doivent être adressées à la coup, sans transition, la musique violonée d'un
Revue de l'Amérique latine, 2, rue Scribe, Paris, Pétrarque succédât aux grandes orgues du héros de
Mailllane. Certes, la foi félibréenne, la dévotion à
ou à OC (cilla Peyral, chemin de
l'Espinet, Tou¬
louse), qui 'transmettra. (Utiliser notre compte-cou¬ Sainte-Estelle, n'avait rien perdu de sa flamme, en
la subtilisant et en la parant de grâces savantes.
rant postal: Toulouse, 124.55.)
Mais dans une inspiration où se mêlaient, eût-on
Et voici encore un bel hommage de la Publicidit, les parfums de la Vita nuoca, des Sonnets
tat, de Barcelone, que nous sommes heureux de re¬
produire ici en remerciant notre confrère d'associer pour Laure, et des grands troubadours (maîtres de
Dante et de Pétrarque), apparaissait le signe indu¬
OC au souvenir de'Marius Andé.
bitable d'une prospérité future, d'un autre « aprèsUNE LETTRE DE MARIUS ANDRE

LE

Bran-

vers

dès lors sûr de lui,

D'AUGUSTE

FOURES

(Suite)
libre;

per

él,

son

min de ta tomba

;

camin de Damas siaguèt lo ca¬
Prosper Estieu a contât coma

recebèt aqui l'iUuminacion ufanoza
d'el I'óme novèl qu'es dievengut, lo

que fasquèt
trobaire qu a
tant bélament laurat en cantant la mèma arada ont
t'èras alertât, tu lo primier dels grands lauraires.
E i abia encara un jove Carsinól, aqueste déjà un
felibre qu'èra ton fervent diciple : es llo qu a 1 onor
de portar à son capèl aquela Cigala de Libertat
per tu atal nomada d'un nom qu'es entre totes un
sinne e un simbèl. Aquel — atal a volgut l'astrada
es uros de poder auèi te saludar un cóp de
—

mai,

redire dabans tos conciutadans son amisadmixacion.
Trenta-siès ans ! quala temporada ! quantas de

tat

e

e te
son

curbizons e de segadas, per temps
d'albas à soles-colcs ! De tôt acó,

clar o trum,
voli agachar
qu'una cauza : só qu'èran ton. óbra e ton exemple
cap à la fin del sècle pasat, e so que son devenguts dempèi.
Aisi só qu'as escrich un jorn trufandièrament
al dejos de ton retrat,
èra en 1883 :
—

réalisé.

Es aquel brigand de Fourés.
dernière œuvre du regretté Marius
Jamai, jamai n'a pas fait res...
Jamais amis ne se sont plus chamaillés que nous
dë ce congrès, marqué deux points — et, André marquait une évolution vers la graphie de
Que de verses e de gazetosl
l'avons
fait,
pour des questions, je me hâte de le
A Castèl-nóu vend de clavels
en dépit
du milieu particulièrement sym¬ r EsCOLA OcclTANA. Nous sommes heureux de dire, qui ne font
que renforcer l'estime réciproque...
E rimo sus d'aires nouvels
une lettre que Marius André adressait à
pathique où nous nous trouvions (ou peut- publier
Perbosc avant la publication d'EMe d'ArangE un En général, il s'agissait de problèmes dialectaux
Qui sap quantos de cansounetos.
être même à cause de lui, et pour ne pas
et graphiques concernant notre
langue d'oc, pro¬
cargamen, et où il précisait les
modifications
paraître abuser), notre inorganisation ne per¬ qu'il apportait à la graphie mistralienne. On verra fondément aimée de nous deux. J'ai dit qu'ii était Acó n'empacha pas que, sèt ans abans aquela
mettait guère de faire davantage.
comme le rapporte plus bas M. Charles
Derennes, taquin; je me juge et crois être effectivement em¬ data, abias escrich lo Garrabiè, Al Campanal de
ballé et têtu. C'est dire ce que pouvaient durer
Sur la plaquette commémorative du con¬ que Marius André ne considérait cette réforme
Sant-Miquel, lo Grand Lauraire, ont abias fach
ces innocentes et affectueuses
querelles ! Commen¬ pasar las mai bêlas raiors de ta flamba
que comme un premier pas.
patriala.
grès, à l'avers de laquelle figurera l'effigie
cées parfois dès le matin, elles se poursuivaient
Es donc que te sabias, sens trop de maleor d'acó,
Paris, 11 de febrié de 1924.
dë Virgile, seront gravées au revers celles
l'après-midi au Café de Flore, ou des Deux-Ma¬ un izolat
Mon car Perbosc,
lo darrier Albigés, dizian los Occi¬
de cinq illustres représentants des « cinq »
Nostre ami Bonnafous vous a dich que me pre- gots... Et souvent, vers la minuit, j'entendais une tans de Paris
un precursor sus un camin ont be¬
canne
résonner contre les persiennes
métalliques lèu degun voldrla corre dins tas piadas.
langues latines : Dante, Cervantès, Ca- pause de pubiicà un gros voulume de pouèma prou- de mon
rez-de-chaussée :
Aquel, parlar de ton Lauragués qu'abias espurmoëns, Alecsandri et Mistral. Inutile d'in¬ vençau e que, abandounan la norma felibrenca' de
Sias aqui, Carie? Es iéu l'Andrivoun...
Prouvença,
roumpènt emé moun propre passât d'au¬
gat, reviscolat, en l'enauxant à la dinnitat de len¬
sister sur la portée de cet hommage interna- tour
Il avait trouvé un argument de plus contre
de Plóu e souleio, d'Esclarmoundo e autris
ga, aparesia, non pas so'lament als pacans laurationàl qui, dë plus, par une heureuse ren¬ oubreta, escriéurai li femenin emé Y A
lioga d'emé moi; quelquefois aussi, je l'avoue avec joie et guezes, mas encara à la maja part dels felibres
contré, réunit en cette année commémorati- l'O mistralen. I' a d'annada que ié sounjave. M'es fierté, un autre argument qui plaidait en faveur de lengadocians, coma trop sabent per lo pépie. Loncma thèse.
ve des fêtes de
quand nóstri nacioun
temps, los qu'an escrich en occitan an pensât, al
1878, les deux illustres avis qu'un tèms vendrà
Celle-ci, je n'ai pas la prétention de l'exposer exemple de Jansemin,
dèu Miejour saran redevenguda mestressa de si
que sé que i a de melhor
chantres de la race latine.
ici dans son développement
destin
intégral; il faudrait des à far es d'emplegar cadun unicament lo parlar de
que se prendra de resoulucioun pèr uniMais le meilleur moyen d'honorer Mis¬ fica lou mai
poussible la lenga d'Oc, chasque dia- pages et des pages, que j'écrirai, si Dieu me prête son terrador en l'escribent autant que posible à la
tral, Jn'est-ce' pas encore de parler haut et llèite gardant si caractère essenciau. La proumiera vie... à la suite...
méda franceza. N'i a encara que se dizon felibres
mesura sara. lou
e que pensan
d a ir Ta " langue d'oc ?
remplaçamen de l'O au femenin
e fan coma acé !
Mas, d'un autre
Je résume, comme tant de fois je l'ai fait pour costal, calques-uns de tos
C'est ce que j'ai' fait, au banquet qui per VA tradiciounau. N'i aura seguramen bèn
diciples
son anats mai
i:
d'autra, e es facile de prevèire qu'alor l'ourtoullènc que lor mèstre : an restaurai los parlars popunous fut offert
par la presse roumaine — ré¬ gràfi sara plus procha de la di troubadou
Marius, le génie de Mistral, a élevé au rang Lar.is en tomant als mots lor forma clasica
que de la
pondant d'ailleurs à P. Seicaru, qui avait di Prouvençau de vuei. Adounc, perqué coummen- de langue littéraire un dialecte de la Langue d'Oc, da, so que mena totes aquels- parlars cap à perdul'unila première née des ténèbres après la barbarie ficacion
prononcé le plus enthousiaste éloge de Mis¬ çarian' pas? L'avès fach en Lengadó; d'autri an
qu'a durât duscas al sècle setzenc, e
tral et des "félibres." Je ne saurais dire la joie fach obra pariera en Limousin. Vau l'assaja pèr médiévale, sur les bords heureux de la Mer-Nôtre. qu atal se refa, autant qu'es dezirable que se fasMais on ne réveille pas la Belle-au-Bois-Dormant
lou prouvençau.
que, sus tota la tèrra d'Oc. Son aquels diciples,
profonde, l'émotion et aussi la fierté qui fu¬
Mai m'es avis tambèn que fau i' anà a
pour l'affubler d'oripeaux paysans ou lui faire
que d'abord, als èls de férsa gens, an pasat per
pas me¬
rent les miennes à cette heure; mais ceux- surât e noun
esclapà tout d'un soul cop. Me coun- copier des chansons en une orthographe sans tra¬ d' « arquemistes » (atal se son entend uts apelar),
dition et qui a tout de l'esperanto, même
là me comprendront, à coup sûr, qui aiment Çente d'introudure VA femenin dins moun
pour le de mentre que gaire-ben totes los felibres
prouven¬
d'aquesta
çau, emé un pareu d'auiri reforma (escrive fach, simple regard d'un ignorant. En l'an 1 100, la man del Réze son arribats à escriure
comme ils méritent de l'être leur
pays et leur
pauc o pron
amat, vengut, vouluptat, etc.) E aco bastarà per lenga d'oc, ou lenga lemozina, ou lenga provensala, dins la grafia dels Cants del Soulelh. E son
aqueslangue d'oc.
était à peu près aussi unifiée
aubourà contra iéu força coulèra. Me
que le Français sous
tes que poirian pasar
séparé de
per tos vertadiers diciples,
On comprendra aussi le
sentiment qui mis ami, mai lou fau emé sinceretat,
counvicioun, CJiarles IX; et son Ile-de-France à elle était située sèra vertat que los fidèles diciples son aquels
m'oblige — car il ne saurait s'agir ici de desinteressamen. Fau ço que me sembla just e ne- du nord au sud entre Limoges et Foix, entre Cette se contentan de siègre ric-à-ric las piadas que
del
jouer, avec des airS de mijaurée, la comédie cessàri pèr l'enantimen de nostra lènga e de nos- et Agen de l'est à l'ouest. Chez toi on parlait un mèstre.
tris idèia.
patois... Mistral, avec son génie, en a fait naguère
Vire que vire, i a quicém de fach. Mas acé
d'une modestie hors de mise —1 à rendre
un
parler éminemment propice aux rythmes, comme n es pas tant
Poudrai pubhcà moun libre
se réussisse a
que se poiria creire, e sabèm plan
témoignage de la cordialité et de la sympa¬ recuili proun de souscricioun pèrque
pagà li fres, car jadis Dante du patois toscan; mais, c'est toujours que, totben qu'ajem fach pron bèl camin, sèm
thie avec laquelle fut accueilli ce « bnnde » ai pas lou sóu. Es una
dans le losange Limoges et Foix, Cette et
Agen. lènc d'èstre al cap.
grossa afaire. Pèrde d'ajuda
dóu coustat prouvençau. Eici i' a* n
que,
veut réaliser notre unité et la possi¬
hors-programme.
Mèstre e amie, aprèp Mistral, lo paire de tôt,
coumpatriota bilité quiconque
de 1 enseignement de notre
langue à l'école, nos as ensenhat à creire que, sens esperar de veire
La langue d'oc a, pour la première fois, miéu que fai d'oupousicioun à ma souscricioun.
Mai counserve moun courage e ma fe. I' a de Li¬ doit chercher ses directives et reprendre les prin¬ se Ievar lo
solel, coma lo brave lauraire, nos cal
marqué sa place dans une manifestation in¬ mousin
que me soun dévouât; Jóusé Loubet, vièi cipes orthographiques des troubadours, aussi stables cadun crozar una per una néstras mosadas dusca
ternationale de presse. Cette place eût pu e brave
dès 1 an 1200 que ceux du
ami, tambèn.
français au dbéut du à solél-colc.
XIXe siècle.
être plus large et plus brillante, si la mort
Me permete de counta sus vous, moun car
Que saran lo monde de doman? Non pas belèu
pouèJ'ajoutais parfois, assez férocement:
n'avait ravi Marius André, si la maladie ta. Vous mande de buletin de souscricioun...
un monde néu tal
qu'aurian volgut l'aparelhar. Los
Il y a aussi et encore des patoisants d'oïl;
Se m'adrèisse à vous en insistant
n'àVait retenu Charles-Brun... Mais il ne
ansin, es que
que nos menan, dempèi mai de cent ans, an la
même
à
Paris; par exemple Jehan Rictus, qui écrit pretencion de nos far creire
s'agis noun soulamen de pubiicà 'n libre de vers,
e crezèm
sert de rien de gémir sur le passé; il faut re¬
trop —
mai de faire, en même
tèms, un a manifestacioun marrognenier et escagnier au lieu de marronnier et que cal (e qu'acé es pron) èstre Francezes. Quala
escalier,
comme
le
garder ; l'avenir.
que, se m ajudan, poudra avé d'uróusi
père du citoyen Brake, qui error ! Crezèm prigondament
counsequènque cal èstre ciutaVoulons-nous que le beau feu de Buca¬ ci. Un pouèta prouvençau proun couneigut pèr sis croyait écrire en picard: Dors, m' ptit quinquin... dans de Fransa; amb' acé,
aprenèm de mai en mai,
C'est
comme si, le français étant devenu réellement
obra
anterioura, un escoulan de Mistral, a, lou
sens que
rest n'ait été qu'un feu de paille ? Aimonsfasque bezon de nos éc ensenhar oficiaproumié, lou courage de franqui lou foussat que sé¬ une langue morte, ces braves gens eussent espéré lament, que cal saber
nous mieux y voir le vif
alarguir las frontièras del
foyer où forger un para Prouevnçau
ressusciter la langue en la remplaçant
dóu Lengado e dóu Lemousin
par un de pasat, en atendent d'èstre ciutadans del
monde,
robuste, outil pour l'œuvre de demain ?
ses dialectes.
e reven à la
Il
est
vrai
tradicioun. Se lou manca d'ajuda dis
qu'ils n'avaient pas le
d un monde novèl ont, lias
guèrras
à
jamai
mérun e 1
génie de Mistral.
je pose la question. J'espère pouvoir
oupousicioun dis autre m*empachavan de
tas, los ornes se remembraxan plus las millenaris
pu¬
Et
biicà
moun
puis
il
était
question
de
détails,
de
l's
au
libre, sarié n malur noun soulamen pèr
bientôt vous donner la réponse.
errors avalidas,
d'un monde novèl ont pracé
iéu mai tambèn pèr nostra causa. E se
pluriel en rhodanien, de Vh aspiré du gascon (équi¬ se mantendran las
reiississe,
vièlhas,
las immortalas palrias,
sara
valant à 1'/ latin, comme en espagnol), de l'o ou¬
belèu lou coumençamen d'una
que sinnificaran plus azir, mas solament amor. Deboulegadissa, vert et de
PiERRE AZEMA.
l'o fermé, et surtout, surtout, de Ha
d'una acioun fegounda.
mérara, que la veritabla patria, aquela de totes
Vous sarre la man couralamen.
syllabe muette féminine... Serait-elle un o, un a, los
temps, acé' s Ho pais, lo terraire subrantic e in¬
ou, u, ou autre chose encore? La lettre
qui corres¬ destructible
Bretanha o Provensa, Lengadéc o
BUREAU DU CALEN DE MARSEILLE
Marius ANDRE.
pond à J'e muet à la fin des mots français, comme
Gasconha, Cacorsin o Lauragués — ont sèm nascuts
Vous sarèu recouneissent de coumunica ma letra e au bout de femme ou de
Le Calen, dans sa dernière assemblée générale
gloire, n'a aucune équi¬ e que, per la vertut de la tèrra, de la rasa, de la
à Prouspèr Estiéu.
valence possible dans les divers dialectes
a
reconstitué son bureau de la façon suivante:
parlés lenga, es veritablament lo soi de néstres rèires, sé
jadis, naguère ou encore. Dans leur savante k°iné, que dis
Comité directeur; G. Reboul, président; Gayadlmirablàiment aquel vocable : la patria.
Voici maintenant des souvenirs que M. Charles déjà
européenne et quasi diplomatique pour l'épo¬
rard, vice-président; J. Romezin, secrétaire; M. Derennes
Mèstre e amie, degun n'a sachut melhor que
rapporte dans la REVUE DE /'AMÉRIQUE que, comme le français au xviiie siècle, les trou¬
tu la vertut del vèrbe. N'i a qu'an dich : « lo Fé¬
Joiirdan, trésorier; Biancheri, Bertin, Regimbaud, LATINE et qui ne
font que confirmer ce que Marius badours avaient, une fois pour toutes, adopté l'a
membres.
librige sens la lenga », e n'i a qu'an quitament
André écrivait dans la lettre à Perhosc:
pour muette « féminine ».
Conseillets.
L. Bcrgheso, F. Bonnet, H. Fan
pensât qu'un cap-d'ébra corna Mirèio auria plan
Mais, pecaire, s'écriait Marius, on dit juste¬
ton, P. Piquenot, Viguier.
ganhat à èstre escrich en francés : on ne péd vèire
J'avais
quatorze
ans.
ment
chez
moi, à une portée de fusil d'Avignon, la
J'envoyais des vers en
Membres d'honneur. — Antoine Conio, majorai
préba dins aquel poème de Miette et Noré (3)
langue
d'oc
aux rares revues occitanes de cette
on dit féma
(femme),
dóna
du Félibrige; Pierre Reyrier, syndic de la Main¬
(dame)...
tipe requist de manias ébras jos-felibrencas à la
époque
reculée
et bénie. C'était aux environs de
Et
en Avignon?
tenance de Provence;
Henri Colombon, maître l'an de
média de Paris, qu'es ail poeme de Mistral so
grâce et de douceur-de-vivre 1897.-. Dans
Euh ! quelque chose comme fémoa ou dónou.
d'œuvres.
qu'un lum de lanterna es al lum solelhenc.. Aqui
une numéro de cette Revue
Félibréenne que l'ex¬
Alors, pouquoi hésiter à rattacher ton ber¬ la
granda piétat e la granda féravertat. La lenga
cellent et charmant Pauloun, — Paul
ceau à sa tradition?
Mariéton, —
HOMMAGE A MGR. DE CARSALADE
es l'ama mèma d'un
pépie, e, coma a dich Michepubliait à ses moments perdus pour l'honneur de
A l'aube, lia fatigue, ou
l'épuisement, de notre let, « cambiar de lenga, acé 's cambiar d'ama ».
de l'Etoile félibréenne à sept éloquence érudite nous faisaient conclure un
Le 11 novembre le Consistoire des Jeux-Floraux Santo-Estello,
vague N'a gaire, M. de Monzie, que, s'a de
torts, n'ajet
de Barcelone a remis à Mgr de Carsalade du Pont rayons, paraissaient mes premiers vers non pas armistice. Nous ne nous faisions pas lia moindre
pas aquel jorn lo tort de rescondre res de sa penévêque de Perpignan, la Médaille de la Recon¬ provençaux, mais occitans (nous verrons tout à illusion. La bataille recommencerait sur la fin de
sada, dizia : « En somme, une langue n'a pas plus
naissance catalane au rénovateur de Saint-Martin 1 heure la différence). Au sommaire du même nu¬ l'après-midi, quelque part.
d'importance qu'un vêtement, une armure... ». Atal
méro
étaient
inscrits
deux poètes qu'il me fut tout
du Canigou.
belèu sens se n' trachar, en politician que mai d'un
'

En attendant mieux,

nous avons au cours

On sait que la

—

—

—

—

—

-

—

•

—

—

—

—

...

—

—

—

—

—

—

—

...

�cóp parla, parla...

e

desparla, M. de Monzie do-

A-N-UN JOVE FELIBRE

naba lo mai derizóri dels dementits à la
paraula

prigonda del grand îstorran. En mai i sosqui,
en mai tróbi
qu'aqui brutalament la question meihor pauzada que jamai n'es estada. Nombrozes
sont los que
pensan coma aquel ancian ministie,
sens auzar óc dire coma
el; mas plan mai nombro¬
zes, de. segur, son aquells qu'aiman inefablament
lor lenga sens aber jamai pensât
à-n-aquel amor, pas
mai que n'an pensât à lor amor
per lor maire, per
tant

1

só

pasa-lo

corrent d'idealisme, à son ora, contracarrara lo
grosier matérialisme d'aquela civilizacion ameri-

calques-une

soscan

d'espandir

lenga reirala, es
irrévocablement condamnada à davalar pauc à pauc dins un abordiment pire que la mort? Non. D'autras
lengas que
la nôstra se son relevadas tôt d'un
côp, de per la
potenta volontat de lot un pôple devengut consient
de sos dreches e de sos debers e
qu'abia pas d'au¬
tras razons que las nôstras
qu'abia viscut de sècles
sens se trachar
que so que laisaba morir èra sô
qu'abia de mai precios e de mai car. Aqui sô que
e es vist al pais de
Galas, — per mensonar aisi
qu'aquel — ont reviu dins sa blozetat e sa galhardiza retrobadas un vertuiros raimèl de
lia vlèlha lenga
retrobadas un verturos ramèl de la vièlha
lenga celtica, e s'es pas levât en Granda-Bretanha un minis¬
tre qu'aje pensât que lo
galés, ensenhat dins totas
En

que

la lenga

Fransa,

tan plan coma en
vertat sô que dis l'antica

demôra
las escôlas pôsque portar
S'es pas auèi,

Angletèrra, es e
sapiensa reirala:
côp al angles.

(1) Madama Lidia de Ricard.
(2) Publicada en 1877, 1878, 1879,
(3) per Joan Aicard.

et

1885.

occitanes de France, Carbonell n'a iait
que persévérer dans la voie tracée par lui.
Qu'il en soit loué.
Tous nos amis catalans et tous ceux
qui
tres

chez nous nourrissent une
sympathie frater¬
nelle pour les fils des terres
catalanes, se

grâce à YAmie
Arts, l'Auvergne, la Gascogne, le
Languedoc, le Limousin, la Provence
message que,

de les

sera

entendu.

A

d'entendre

également les voix chaudes
Maragall, nous crient :

Aquelles muntanyes

presse,

Il était

très

sous

le

de Murcio

nous

nom

(1880), Il laisse, épars dans les
textes

les

de

de deux livres d'Oc récemment

Grenier, limousin

:

—

et

comme

—

pas

gnements que

d'un carilhou

concurrents ne seront pas

rendus,

C'est le titre d'une nouvelle revue valencienne
dont nous avons reçu Je premier numéro. Elle pa¬
raîtra tous les mois sous la direction de notre ex¬
cellent confrère E. Navarro-Borrás. A côté de
Cultura Valenciana et du Bulletin de la Sociéi

Castillonaisef Taula de Lletres valencianes
place

BULLETIN DES LETTRES D'

«

OC

Nous

S

a

—

—

—

—

Gaudenci.

Colombes.

GLOZEL ET LE LIMOUSIN

Mentions: M. de Miremont; M. Paul Vezian,
de Gallargues (Lot); M. Antoine Chabrolles, de
Ceilloux (P.-de-D.).
Concours scolaire.

Pour la première fois,
spécial a été ouvert entre les
différentes écoles du Puy-de-Dôme, sous les aus¬
tous ceux qui du Pays de Combraille aux
portes
du Quercy ont le foie rouge.
pices de l'Ecole de Limagne. Les premiers envois
font bien augurer de cette intéressante intiative.
Les Dieux viennent de combler de
justes es¬
Des mentions ont été accordées à Mlle Jeanne
poirs refoulés. Dans lel sous-sol d'une imprimerie de
Limoges on vient de découvrir cinq cuirasses d'é- Bony, de Vollore-Montagne; Mlle Lucienne Sabatier et Mlle Angeline Duvegheant, toutes deux
crevisses que l'on estime remonter à
l'époque félide Glaine-Montaigue.
bréenne-primaire.
Une mention est également attribuée aux élèves
Pour qu'il n'y ait pas de confusion
possible, du
cours complémentaire de Thiers
dans la suite des -découvertes,
qui ont fourni
qui ne manqueront
pas d être faites dans cette mine extraordinaire, un travail collectif.
C'est M. Bénezet Vidal qui lut le rapport lit¬
on a donné à chacune
des écrevisses un nom. Nous
téraire. Il saisit-'cette occasion pour situer exacte¬
avons la bonne fortune de
pouvoir les communiquer
à nos lecteurs:
Joseph Nouaillac, René Farnier, ment la position des felibres au point de vue de
leurs revendications. Il écrit :
Edouard Mazin, docteur Léon
Delhoume, Jean
« Nautres, fazem pas de politica. Fora de totis
Frugier. Pour avoir de plus amples renseignements
los partis, de totas la religions, lo Felibrige perselire le numéro de Lemouzi d'octobre
qui vient de
guit sa toca qu'ès de sauvar nostra lenga e los nosparaître. Les fouilles continuent.
tris us, e aco per una administracion mai întelligenta, mai senada, mai razonable doù pais ».
Le samedi 26
novembre, M. MiEardet, pro¬
fesseur de langue romane à la Faculté des
Letrres
Dominique Seguin, fils de M. François Se¬
de Montpellier fera, à la Société
de Géographie guin, le fameux imprimeur d'Avignon, est mort en
de Toulouse, une conférence sur la Sicile.
Avignon.
Le Limousin était jailoux de
l'Auvergne. Les
lauriers du docteur Morlet empêchaient de dormir

un

concours

—

littéraire

fourré

à ïa

crime de lait

(réation,
w

^/ì

—

—

FABRIQUÉ

»

rappelons qu' OC rendra compte de tous
langue d'Oc ou se rapportant aux
en général, qui seront adressées en
double exemplaire.
les ouvrages de
lettres occitanes

la

que

une

Adresser toute la correspondance à M. E. Navarro-Borrás, Pl. del Botanic, F, 6, Valence (Es¬
pagne).

j

réponse.
JEUX-FLORAUX DE L'ESCOLA

a

marquée pour servir les jeunes lettres
occitanes de Valence. Nos vœux l'accompagnent.
toute

répondu aux demandes de rensei¬
si elles contiennent un timbre pour

s'abaixaran.
DE LIMANHA
Ismaël GIRARD.
Le 30 octobre, à Clermont-Ferrand, l'Escola de
N. B.
Nous rappelons à nos lecteurs Limanha
proclamé les noms des lauréats des
que le numéro spécial de Y Amie de les Jeux-Floraux 1927. Voici le palmarès:
Poésie.
Pas de premier prix.
Arts dont nous parions, comportera
plus de
Second prix ex-eequo : M. P. A. Vayssières de
20 pages du format d'OC, qu'il sera abon¬
Tonneins (Lot), pour ses sonnets et M. Paulin
damment illustré par les artistes occitans et Vaissade, de Montpellier, pour Joias e lais.
3° Prix.
M. Louis Poudevigne, maréchal-desqu'il sera vendu en France au prix de 6
francs l'exemplaire. Le retenir sans retard logis au 194 régiment d'artillerie, à Nîmes.
Mentions: M. Roger Barthe, de Béziers; M.
aux bureaux
d'OC, villa Peyrat, chemin Henri Montel, de Châteaurenard (Provence); M.
de l'Espinet, Toulouse, soit à
Barcelone, le comte Pierre de Miremont, de Terrasson (Dorà la Librairie Américaine, 31, Rambla dogne); M. Jules Arles, de Vic-sur-Cère (Can¬
de las Flores, soit à Sitges, aux bureaux tal).
Prose.
Pas de premier prix.
de l'Amic de les
Arts, 2, carr. de StSecond prix : M. Maurannes, percepteur à Bois—

ressou

—

disparu. Adresser

sera

Per la secoundo fes lou

Rouquier, languedocien : Countes pounchuts. nouvial a tindat dins l'ousta! dal Felibre
Majoural
2° J. Veran, provençal et P. Azema,
clapassier, Doctou Paul Albarel et de Madamo Albarel canqui participèrent brillamment au IVe Congrès de tant lou
marid'age de sa jouvento Mataleno ame
la presse latine, conteront des impressions de Rou¬
Moussu Emilo Augé, à Narbouno. La benedicciu
manie.
nouvialo es estado balhado dins la glèiso de Sant
3° Première audition de musique provençale an¬
Sebastia, lou 18 d'octobre à 11 ouros.
cienne et moderne, aux soins de Léon Laggé,
provençal.
TAULA DE LLETRES VALENCIANES

—

ne

M. C.

parus:

L.

Blavet, Jean Fournel, Paul Gros,

Les envois des

».

La Chanso de Com-

bralha.

revues

prose

auteurs

P. L.

—

Il

the

inaugural performance was given this week
the Salle des Sociétés Savantes, where before
an
audience composed of natives of
provence,
Languedoc, the Alps and the Pyrénées the actors evoked m
speech, song and dance the charms
of the land of Mistral. A short
vaudeville and a
farce spiced with the wit of Marseilles
brought
the evening to an and. On
january 21 another per¬
formance wit be given at Levallois in the Salle
des h êtes. 1 hese
représentations should be a
great success, for apart from the many inhabitants
of the south of hrance who live in Paris
there are
rnany others who are intested in the futurs of the
language which at one t'me was taken by the trou¬
badours into every court of
Europe.

Joseph Loubet, secrétaire général des Amis
Langue d'Oc nous prie d'insérer:
Les Amis de la Langue d'Oc remplaceront leur
séance hebdomadaire du 18 novembre,
par un dî¬
ner cordial de rentrée
qui aura lieu ledit 18 no¬
vembre, à la Taverne d'FIauteville, 5, rue d'Hauteville, près le boulevard Bonne-Nouvelle.
(20 heures très exactement : écot : 25 francs, ser¬
vice compris).
I ° Ils y fêteront, dans la tradition félibréenne,

appre¬

N. B.
Adresser les adhésions avant le 15
le meilleur hommage à la mé¬
toutes les demandes de novembre dernier délai, à M. J. Loubet, 21, rue
renseignements au sujet de cette édition à M. d'Enghien, Paris (10e).
Fournel, 15, rue du Cheval-Vert, à Montpellier
(Hérault).
Le 30 octobre, au Flourège d'Avignon, le
AGEN: LE JASMIN D'ARGENT 1928.
capoulier Mari us Jouveau a fait une conférence sur
Le « jasmin d'Argent » ouvre son concours an¬ Anselme Mathieu (1828-1895).
nuel du 1er novembre 1927 au 15 février 1928.
Madame Vieuso Jan-Josèp Vaylet, de Saintà tous les poètes originaires ou habitants de la Gu¬ Geniès-d'Olt a l'ounour de vous fa
saupre lou mariyenne et Gascogne, du Languedoc, du Béarn, de datge de soun fillh Josèp, manteneire del Felibrige,
ambe Madcumaisélo Alfounsino Vergely.
l'Auvergne et du Roussillon.
La benedicciou noubialo es estado dounado per
Sujet : au choix des candidats. Poésie inédite
cent vers au maximum. Toutefois, une
prix de Moussur l'abat Josèp Salvat, Felibre Majoural en
500 francs sera décerné au poète qui aura chanté la Gleiso parouquialo d'Espalioun.
dignement la. Gascogne.
...? prouvènço !... on peut s'abonner au bul¬
Les manuscrits (trois exemplaires pour le
gascon), letin, sans pour celà être tenu de faire partie de
de préférence dactylographiés, devront être
envoyés la Société. Envoyer 6 fr. à M. A. Roquebrun, 52,
avant le 15 février 1928, à M.
Jacques Amblard, rue "Consolât, Marseille.
A. Félix-Dalazil.
avocat, 1, rue Floirac, à Agen.

deuil,

English plays, Russian

1 lie

M.
de la

sa

les journaux, de nombreux

et

sees

in

co

Soucieta Felibrenco de Paris. Le vendredi, à
Ministères, 227, boulevard StGermam, Paris (7°).

de L'Arabi.
flamme d'apôtre,
l'avait surnommé le Saint du Félibrige. Il avait
publié Lous Cants de l'Aubo, poème (1869), Volo
Bioù, poème (1875), Lous Gorbs (1880), La Prièro
connu

par

(Dordogne).

—

à l'inventaire des valeurs actuelles des Li¬

qui, avec

sous

Mistral, voulant symboliser

moire du

{Suite)

nous

mettre

frequently

1

que

20 h. 30, Café des

Henri Sebe avaient entrepris, dans le courant de
cette année, l'édition complète des Œuvres d'Ar¬
navielle. Ce projet nous apparaît, en ces heures

A PROPOS DE L'AMIC
DE LES ARTS

adressent à la Catalogne.
Ce message d'amitié

de

/'acence reuters
la Presse de Langue

at

nons La mort, survenue le
I 1 novembre, à Mont¬
pellier, du poète Albert Arnavielle, majorai du
Felibrige (Cigala de l'Aube, 1876).
En attendant de pouvoir parler, comme il con¬
vient, d'Arnavielle, rappelons qu'il était le doyen
du Consistoire et l'un des premiers
disciples de
Mistral. Il était âgé de 84 ans.

de

réjouissent du

moment

par

Paris, November.
Paris

LES AMIS DE LA LANGUE D'OC

LA MORT D'ALBERT ARNAVIELLE

de poésie.
MM. A.

doman.

Sera

Couloumieix

Antonin Perbosc.

Au

reproduit

oulouse paper « OC
1 Orionide, chargé de rendre
», which states that the
repertory wLU include a pastoral by D1' Chabrand.
compte, aans 1 Action Française, des
ouvrages de
langue d Oc ou se rapportant aux lettres occitanes «L Oulo d Arpian », a three act pJay by M. Marius i ousson.
en général,
«
hlour dis Aupiho », and an act
est M. Albert F'estour.
Lui adresser tous les envois à Chantemerle
by M. Louis Fournaud entitled « La Doumesti-

qu'à bel eime.
faras pan bon e leime
per lo pôple occitan.

es

comnmniqué de

Gay-Lus- anglaise ;

En conséquence, le secrétariat de la llgue pour
langue D Oc a l'Ecole est transféré à Limo¬

Nous rappelons

Es atal

De sô que, en très carts de sècle, lo
Felibrige
n'a poscut encara far tant val dire res
per vivificar
al cor del pôple l'amor de sa

qu'acô prôba

biganha
felibrencl

del blat esters d'antanl

sus

le

Adresser

Mondeja e dezendestra
la farina campestra

bèl

v oici

qui vient d'êire

ges.

sens

al sedas

Limoges (Haute-Vienne).

PROVENÇAL THEATRE FOR PARIS

plays, Italian plays, but regular reproductions of
Provençal art are, although the langue d'Oc was
toutes les communications, à M.
Jean the
Bonnafous, professeur au Lycée Gay-Lussac, Li¬ ï lus tongue from which French literature sprang.
gap has now been filled, and a number of
moges (Haute-Vienne).
performances, ail in Provençal, are to be given
L'ORIONIDE OCCITAN
this wintei. The announcement is
made

Tôt vocal terrairenc
entecat de laganha,

que

à

sac,
la

de politicians. Es per razon
las lengas dibon èstre una

canizada que
tota la tèrra.

renc

l' Temps, com una aranhaj
rant^leja e roganha
lo parlar trobairene.

vólon veire trop
d'utilitarisme que
aprèp l'autra abolidas
dusca que se n' parle plus qu'una sola jos la rôda
del sole], Mèstre e amie, as esperat e
esperan qu'un
tôt

de

que

lor terrador.

L'utilitarisme, aqui

sept secles

a

LIGUE POUR LA LANGUE D'OC
A L'ECOLE
M. Jean Bonnafous, secrétaire
général fondateur
de la Ligue pour la langue d'Oc a
l'Ecole,
vient d'être nommé professeur au Lycée

DANS

US! NES A OLORON

LES PYRENEES

Sr-MARIE

(Ba-PYRÉNEES)

Siège Social : 28yrue de la Bienfaisance (Paris)

�J. Arus: El Dolç repós, poèmes (Ed. Cata¬ certainement quelque chose. Des crétins il y en
a toujours eu,
seulement on les connaissait moins.
Aujourd'hui ils peuvent utiliser comme tout le
taine (Imp. Coopérative ouvrière Montauban). Un monde la presse et la radiophonie.
Mercure de France: Poèmes de Fagris; Glovol. : 220 p.
L. Duran i Ventosa: Els politics (Ed. Puig : zel le premier âge de l'argile, par le docteur Morlet (1-10-27). — L'Idole gilozélienne à masque
Alfonso, Barcelone). Un vol. 240 p.
Alberto Viriglio: Voci e cose del vecchio postérieur, par le docteur Morlet (15-10-27); —
Christianisme et Cartésianisme, par Pierre Laspiemonte (Ed. Lattes. Turin). Un vol. 318 p.
Just Songeon ; Lo Coups de Mula du ptiou se-rre; Voltaire et les fiches de police, p. E. Rayde la Comba (Ed. du Cinaclie, Annecy). Une naud (1-1 1-27).
La Muse Française (août-octobre) : Le pla¬
plaquette, 72 p.
A. Puyrenier : Périgord noble et Périgord. teau des poètes, p. L. du Griffe.
Le Monde Nouveau (octobre) : poèmes de
peuple (Ed. Sirandeau, Bordeaux). Une plaq., 24
—

bulletin des lettres

lonia, Barcelone). Un vol. 224 p. «
E. Caseponce : Cent y una faules de La Fon¬
—

CHANSONS OCCITANES

—

nombreux dont dispose la pro¬
laveur de la langue d'oc, fi en est un
qui semble plus propre à une acUon directe et
efficace sur la masse : c'est le &lt;d;ant. Le peuple
du Midi, nul ne l'ignore, est plus sensible qu au¬
cun autre à
l'harmonie, bien plus sensible même
qu'à l'éloquence. J'ai moi-même entendu dans ma
petite ville un public enthousiaste applaudir lon¬
guement à des airs du pays, qu orphéon ou fan¬
fare avait eu l'heureuse idée d'inscrire à son pro¬
gramme. Et je me porte garant que ce même pu¬
blic serait resté tiède aux plus beaux discours du
félibre le plus convaincu. Il apparaît très nettement
qu'un effort intéressant est à faire de ce côté et
c'est avec plaisir que je signale aujourd'hui aux
lecteurs d'oc qu'un premier pas sur cette voie a été
tenté avec plein succès dans mon pays, le vieux
pays des
Rouergas ».
M. Léon Froment, professeur et compositeur de
musique à Rodez a réussi à cueillir de ci, de là les
chants les plus caractéristiques de la race et du
terroir Rouergats et à les offrir au public dans une
édition tout-à-fait artistique (1). Longue tâche et
•peu aisée en vérité! Il
a fallu courir les fermes
aux veillées d'automne et d'hiver pour recueillir de
Parmi les moyens

pagande en

vieux

et

Vux

niutualisles,
4ux groupements,
\ tous

qui veulent

ceux

—

—

—

—

—

V.-E.

pages.
—

Docteur Aibarel

—

Cigalo Lcngadouciano, Narbonne). Une plaquette,
20 pages.

de la O d'Assurance

zénith

sécurité,

nous oblige à remettre
prochain numéro la Bibliographie des pério¬
diques d'Auvergne, de Catalogne, de Languedoc,
de Limousin et de Provence.
Paris.
L'Action Régionalisle (n° 8-9): Le
Régionalisme est une synthèse, par Charles-Brun.
Europe (15 octobre): Luc Durtain &gt; com¬
mence !e récit de son voyage en Russie, L'Autre
Europe : Moscou et sa foi. Nous aurons à en repar¬
.

Micheiet.
Revue de

ITéer,
Entreprendre et réussir,
La direction générale

l'Amérique Latine (novembre) :
numéro consacré à Marius André. Quatre portraits le
curieux d'André. Nombreux témoignages. Nom¬
la
breux articles. Tous les admirateurs de Marius Offre
André, doivent posséder ce numéro.
Revue des Provinces de France (septembre) Première condition du succès
Folklore d'Aquitaine, p. G. Verdal; — un grand 3, Rue.du Poids-de-l'iluile
fief limousin p. R. Delagrange. Des mots aimables
Toulouse
pour OC. Merci.
Le Semeur (11 novembre) : un poème puis¬ 1 éléph. 5.74 — Adresse télégr. ltégio Zeuith
sant de Georges Chennevière. Il serait à citer tout

Pireno, poème (Ed. de la

:

.L'abondance des matières

à notre

—

—

—

—

entier.

ler.
—

Journal des Méridionaux :

de la Fé¬

organe

Réussite

dération des Sociétés Méridionales à Paris, et pu
d autre¬
bliée sous la direction de M. J. Roques. Une

des vieilles les airs
fois, qu'eux seuls pouvaient transmettre intacts et
la bouche des

—

d'affaires

iux' hommes

portant

en

en

au

tout

magasin

LA PIERRE STAURA, Amulette

millénaire aux vertus merveilleuses. talisman mi¬ verl
serait nécessaire.
raculeux garanti naturel. Ecrivez immédiatement
les Marges (Septembre-octobre) : gros numéro F'. MAJOIS, 59, rue Rochechouart, paris. Join¬
donnant le résultat de l'enquête: Allons-nous vers dre 3 fr. 50 en mandat ou timbres pour recevoir 7, place esquirol
pas que l'on puisse s'intéresser à eux, à leurs tr&lt;*sa
plaquette illustrée sous pli fermé.
toulouse
ditions, autrement que pour s'en moquer. Mais le le crélinisme? Pessimisme ! Optimisme ! Il y a
plus grand mérite encore a été d'écrire au-dessous
de ces airs si puissamment évocateurs de notre
mercerie
terre rouergate une musique simple et forte, qui n a
rien de prétentieux ni d'apprêté, au rythme lent
bonneterie
et parfois empreint d'une certaine majesté, en un
mot une musique tout à fait en harmonie avec
g
pour
l'âme qui s'exhale de ces chants. Je citerai parmi
les plus belles pièces contenues dans ce recueil :
taiUeuses
a la Belle Louisette »,
« lou regret de Lisou »,
« lou Bouyé
r. c. toulouse 674 b.
í5ouL4
», ou encore « s'en es anat, moun
Louisou », qu'il est impossible d'entendre sans
NE PAS CONFONDRE
AU COIN de la RUE LABAT
se sentir pris au cœur par une profonde mélancolie.
Une seule critique serait à faire. On a cru bon,
Déclarations de O.oss - Convois funèbres
afin de les rendre compréhensibles aux profanes
de notre vieille langue maternelle de faire suivre la
Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
plupart de ces chants, de traductions en langue
neur
de rappeler à ses administrés que les dé¬
française (2). A lire certaines d'entre elles on se
...LA S»LLFS GRANDE, LA PLUS BELLE
clarations de décès ne peuvent être reçues que
prend à regretter une intention pourtant si louable.
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
En maints passages, on a transformé, enjolivé, mu¬
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
tilé Je texte, l'idée même par des interprétations
et du décret du 15 avril 1919.
EXPOSèïTIOX DE MEUBLES
trop compliquées, trop savantes. C'est, le plus souIl rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
_v£flt_une paraphrase plus ou moins heureuse qu'on
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
nous offre. Je n'en veux qu'un exemple. En face
présentés chacun dans le
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
cadre qui lui convient. Nos
de cette strophe 'du « Regret de Lisou » :
avantage»
1"
port des personnes décédées, les inhumations et
bulletin de garantie; 2'
Remboursement
de
vos
frai»
de
lo lountens qu'espère
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
déplacement; 3°
Livraison ou expédition
dans toute leur originalité. Il a fallu triompher de
la méfiance naturelle des paysans, ne comprenant

chronique occitane

y

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Oprès tu Lisou.
L'aoutre jour toumbère
Dins lo

de

nous est

donnée

Venez

Autrefois Lisette,
Tu venais à moi.

Mais

en

Plus je

Je crois

ne te

achetés; 6"

sera

cela se passe de tout commentaire.
Ce seule exemple prouve une fois de plus, qu'il
serait temps de réagir et d'empêcher de tels sacri¬
lèges qui vont à l'encontre même du but que se
proposent ceux qui veulent répandre et faire aimer
le parler d'oc.
Malgré ce défaut — qu'il serait facile d'éviter
dans le deuxième recueil qui va suivre — le tra¬
vail de M. Froment reste cependant, tel qu'il est,
un superbee monument élevé à la
gloire de la terre
Rouergate. Il est à souhaiter que cette plaquette
que

demandez-nous

ci-dessous

notre

C est

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le droit de fixer les heures des convois funèbres.

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(1) Chansons du Rouergue, recueillies et harmonisées
L. Froment, chez Carrère, Rodez.
(2) 11 convient de dire que m. Froment est tout à fait
étranger à cette partie de son ceuvre, confiée à des

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PEINTS

puiser chaque jour. Là — plus que partout
ailleurs
les jeunes sentiraient le charme de la
vieillie langue, sa poésie et sa grandeur, ils appren¬
draient à aimer la terre dont l'harmonie rustique et
profonde pénètre leur cœur encore tendre. Et,
au lieu des romances de beuglants, des airs pour
jazz-band, incohérents et fous, ils chanteraient« las
polidas e agravidas chansons d'aissi » comme di¬
sait le félibre auvergnat Bènazet Vidal. Nous ne
nous
en
trouverions pas plus mal, bien au con¬
va

restés

famille

en

et

fabrication impeccable

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papiers peints

devis

soit dans les mains de tous les écoliers de chez
nous
et constitue le livre de chant où le maître

collaborateurs

concernant

Service municipal des Pom¬

Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

documentations. Studio d'Art de décora
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�</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Crouzet, Marcel</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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