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                  <text>l'almanach occitan 1928 sortira le 31 décembre, à

date sortira irrévocablement le numé¬

cette même

spécial de " l'Amie de les Arts " consacré

ro

à la culture occitane, que ceux

souscrit le fassent

re

un

jean audiau

Avec Marius André, vient de disparaître Je me proposais d'aller m'entretenir avec lui de son
dernier livre .qu'il m'ayait adressé -avec une aimable
un des maîtres de Ja poésie provençale, avec
dédicace... Il repose au cimetière de Tulle, dans
Jean Audiau qui, de si près, l'aura suivi sa Corrèze natale. Sa mort est chose navrante,
dans la tombe, meurt, en pleine jeunese, comme le fut celle de ses pareils, les jeunes.sa¬
l'un des plus distingués romanistes de notre vants que faucha la guerre. Bien des pensées, bien
des regrets de ses maîtres et de ses amis doivent
temps. Il meurt à vingt-hui ans, après avoir
se rencontrer sur la tombe de Jean Audiau... »
accompli une œuvre considérable; sa mort
a tué le merveilleux espoir qu'avaient mis en
Et M. René Famier, dans la Gazette du Centre :
lui les intelligences et les cœurs qui savent
«
Universitaire distingué, professeur à l'Ecole
comprendre et aimer le splendide et lointain
ides Hautes Etudes Commerciales, Jean Audiau
passé des lettres occitanes.
s'était passionné dès son adolescence pour Iles étu¬
En 1922, il avait publié les poésies des des
romanes, auxquelles il s'était initié sous la di¬
quatre troubadours d'Ussel et s'était vu attri¬ rection du savant romaniste et distingué majorai
buer, pour ce livre où s'affirmait sa maîtrise, qu'est Je professeur Joseph Anglade, et il était
le prix de La Grange par l'Académie des devenu le familier de nos grands troubadours. Ce
Limousin ardent avait été comme ébloui et fasciné
Inscriptions et Belles-Lettres. En 1923, il par la richesse de notre littérature médiévale, et,
avait donné sous ce titre : La Pastourelle avant même d'écrire, il s'était donné la mission de
dans la poésie occitane du Moyen-Age, un faire connaître à ses compatriotes cette richesse.
autre recueil de textes publiés et traduits Et ce fut lia l'objet des nombreuses conférences
qu'il donna à Paris et en Limousin, non pas certes
avec une introduction, des notes et un glos¬
qu'il se posât en apologiste, son esprit critique, son
saire. En 1924, il avait traduit les princi¬ érudition
éprise de solides réalités le portaient avant
paux épisodes de la Chanson de la Croisade tout à faire connaître les troubadours tels qu'ils
des Albigeois. Tout dernièrement, il réédi¬ étaient, ce qui, d'ailleurs, suffit à leur gloire...

tait,

après l'avoir considérablement

aug¬
«

LA VIDA DE LA BENAURADA

gauch las filhas de tan honrada maire,
sobredigna de tôt ressemblament. E alegron si
fort en Nostre Senhor, car las ha apelladas al sieu
sant estament, seguir las sieus pezadas e sa perfeccion. Ar s'esforson

las filhas de ressemblar lur

maire. Rennembri lur

quain

cap an

agut.

Que certamens de nostres temps non fon anc
miellers femena, ni plus complida en totas vertutz.
Car en etliLa fon tota perfeccion complida, ques anc
comenset

non

en

neguna

vertut, que non

la

con¬

sentes.

Car il

d'esperit;

plena de savieza esperital, e paura
gracia de Dieu fon sobeirana, en

era

e

en

despietz era paciens e mot
susumens ho portava.
En sas tribulations e en
sas affliccions s'alegrava, e trop agradans si rendia.Non metia s'esperanso en las falsas riquezas,
mais en la sancta paupertat. Per que tota ren li
aondava. Non metia son cor e'ils fais delietz del
mont, mais e'1 sobeiran regne.
Fugia totz plazers temporal s, e aorria totas honors
e tôt ll'erguell del mont.
Ratoń seguia
e .amava vertat. Contra totas pestilèncias de peccatz era afortida.
En repenre e en castiar era terribla; en correc¬
tion,, drechuriera, e en punir, aspra e autoroza. A
fa: misericordia mot aparellada, en humil repentiment era mot piatoza.
En amenestrar e en consolar era mot benigna,
suaus e pasibla
si rendia. A totas era de gran
benignitat, e meravilhozamens cumenals.
iOurava las personas antigas e majors.
Amava son pruesme, en caritat de Dieu, aissi
e

en

,

15-12-27.
d1reccion

—

IVe ANNADA.

toloza

:

(lencadoc).

—

—

Ostal Peirat, Camin de l'Espinet. c. c.
Un

an :

15 fr. Fora Fransa

:

N° 81
fransa

12455

25 fr. Le N° 0,50

Publicité extra-réeionale: B. P. 1. p., 12, rue Blanche,
Abonnements combinés : Feuillets Occitans et UC

Paris (9e),
35

francs.

et

Trui. 78-81

les autres grandes agences.

résonnaient les premiers

mistraliens et que la Catalogne fai¬
sait écho aux vers d'Aribau, au cœur de
la Gascogne, dans cet Armagnac à la fois

âpre et chaud, se rencontraient Bladé et
Couture, pris l'un et l'autre par une fièvre
sublime de « connaissance gasconne ».
L'un et l'autre, au cours de leur vie la¬
borieuse allaient piocher, fouiller, retourner
le champ de l'histoire de Gascogne; et ce

beau travail de ténacité

orgueilleuse allait,
quelques années plus tard, avec Camélat —
le plus grand des fils spirituels directs de
Bladé et de Couture
faire rentrer le Gas¬
con dans le giron de la renaissance d'Oc.
Couture a été un animateur. Cette Socié¬
—

historique de Gascogne, cette Revue de
Gascogne dont les noms sont inséparables
té

désormais de notre histoire littéraire, sont
ses œuvres. C'est dans la Revue de Gasco¬
gne que

l'on

dont le

ture

peut

«

vaste

(

de Madrid. Il est quasi entièrement consacré
l'Exposition du Livre Catalan qui vient d'avoir
lieu à Madrid. Il contient des articles sur toutes
les maisons d'édition catalane, des photographies
et des articles de nombreux écrivains catalans.
C'est un numéro substantiel qui donne un tabeau

raria

à

Après la mort de Jean Audiau, M. G. Ganécrivait dans l'Auvergnat

Je garderai jusqu'à

che les tombeaux des
DICTIONNAIRE GASCON-FRANÇAIS

:

JEAN AUDIAU

merveilleuses traditions de
«

nos

exact et
ne

magnifique de l'activité éditrice de la Ca¬
vivante.

Le demander à la direction de Gacela Literaria
Je le connaissais depuis longtemps déjà. Il
aimait à causer longuement avec moi de littérature Arpatado de Correos, num. 7.081, Madrid, ou à
anglaise, de littrature d'oc, de félibrige — car, notre représentant pour la Péninsule Ibérique, M. J.
évidemment, me disait-il avec malice, littérature Vinyes, Librairie Américaine, 31, Rambla de las
d oc et félibrige ne se confondent pas tout à fait. Flores, Barcelorta.
Sa jeune ardeur à l'étude faisait plaisir à voir.
Prix de vente: 0 fr. 30 l'exemplaire.
«

Provence

accents

an :

pays

dilhon-G ens-d' Armes,
de Paris :

Vers le milieu du siècle dernier, tandis
qu en

—

d'instinct, l'on

LA PRESSE ET

Simplement.

:

d'oc s'il avait longuement vécu, A LA FACULTE DES LETTRES
DE BORDEAUX
A la fin du mois de décembre, paraîtra un
compare sa vie brisée en
Nous apprenons
que
M. Gaston Guillaumie Dictionnaire dialectal gascon-français, du xvie siè¬
fleur à un jeune chêne foudroyé. Nous n'en¬
vient de succéder à M. le Professeur Edouard
jours, précédé d'un Essai de Grammaire
tendrons plus sa voix sonore et nuancée nous Bourciez comme titulaire de la Chaire de Langue cle à
Gasconne, par F. Sarran.
\A
dire, et en quelque sorte nous chanter, en Romane et de Littérature Gasconne.
M. F. Sarran étudie depuis 25 ans le sous-dia¬
d'étincelantes causeries, des gloires qui sont
Rappelons que M. Guillaumie est l'auteur d'une lecte gascon d'Armagnac et c'est le résultat de ses
nôtres; son front, qui semblait lourd d'ave¬ thèse dont M. René Lavaud a parlé dans OC der¬ Recherches qu'il va nous livrer. Il s'agit là d un
nièrement Contribution à l'étude du glossaire pétravail très sérieux, œuvre d'un érudit de tout
nir, n'est plus la ruche ardente de ses pen¬
rigourdin, précédée d'un essai de délimitation des premier ordre. Ce Dictionnaire contribuera à faci¬
sées. Ceux qui marchent dans les voies de
parler s de la Dordogrfi. (Ed. Picard, Paris, 1927). liter la connaissance du gascon et à aider à la re¬
la renaissance occitane perdent, ■ en Jea»
constitution linguistique totale de la langue occi¬
LA GACETA L1TERARIA
Audiau, une lumière, un prestigieux flam¬
tane.
Nous recommandons vivement à nos lecteurs le
En souscription, un vol. in-8 écu, xcii-800 pa¬
beau.
dernier numéro (1er décembre) de la Gacela Lite- ges, 20 francs. La souscription sera close le 15 jan¬
Paul-Louis GRENIER.
et,

mourait à Toulouse, Léonce Couture. OC
ne veut pas laisser terminer cette année 1927
sans saluer ces deux
gascons illustres, à l'oc¬
casion de ces deux anniversaires.
Ces deux gascons illustres : les deux pè¬
res de la renaissance occitane en
Gascogne.

—

se

ner au

(Gers),
vingt-cinq ans,

y a

suivre la pensée de Cou¬
projet total » fut, dès
le principe, l'Histoire littéraire de la Gas¬
cogne, considérée dans son ensemble, l'his¬
toire des neufs peuples qui constituèrent l'en¬
tité occitane qui devait être la Gascogne.
Bladé, plus sensible peut-être que Cou¬
ture, Bladé,' poète à la recherche de la poé¬
sie gasconne, en même temps, qu'il poursui¬
vait avec Couture des travaux d'histoire, se
consacra
et c'est sa gloire, — à sauver le
folklore gascon, — fleur délicieuse de son
15-12-27.
IVe ANNEE. — N° 81 pays. « Nul n'a mieux saisi l'accent origi¬
nal de la race, c'est Couture qui parle, nul
direction
toulouse (haute-êaronnel france
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. c. c. 12455
n'a rendu avec ce bonheur, avec cet art pro¬
Un
15 fr. Etranger : 25 fr. Le N° 0,50
fond mais caché de récit et de langage, les

en

Jean
don¬

Il y a cent ans, naissait à Lectoure

Jean-François Bladé. Il

humilitai, soteirana.
En aversitatz

illustres

ET LEONCE COU i URL

Ar aian

1

démentit jamais.
En songeant à l'œuvre acomplie par
Audiau on pleure celles qu'il aurait pu

souscription

JEAN-FRANÇOIS BLADE

SANCTA DOUCELINA (x.ive siècle)

.

•

Limousin, terre d'élection des poètes
auxquels il avait consacré sa vie, Audiau,
qui fut, à Toulouse, élève du grand Anglade, était devenu un peu Toulousain par
son mariage. Dans la cité du Gai-Savoir, il
avait trouvé le bonheur, un bonheur qui ne

la

:

du XIVe siècle deux gascons

texte

Jean-Audiau était trop passionnément penché
sur le glorieux passé de notre littérature limousine
pour ne pas s'intéresser à la belle et riche renais¬
sance de la fin du xixe siècle. 11 retrouvait dans
l'Amour, de 1250 à 1400.
l'œuvré de notre Joseph Roux la langue de ses
Il est mort en laissants plusieurs volumes chers troubadours, réveillée de son long sommeil,
inédits et, sous presse, une Anthologie des débarrassée de ses corruptions, et il voyait avec cant si mezesma.
Amava los trebalhs era treballada, e non era
1 roubadours, à laquelle il consacrait encore joie, dans l'œuvre du chanoine et dans l'effort de
ses
disciples, grandir un jeune rameau verdoyant parezosa d'ajudar lur. Am los quaitius e am los
des instants furtifs avant de se reposer pour
sur le séculaire châtaignier limousin...
aflligitz era affligida. Dels paures avia cura, los
l'éternité. On peut dire que, jusqu'à ses
malautes servia, aquels avia acostumatz de vezitar
heures dernières, le mot repos n'avait point
« Toute
fa Terre d' « Oc » pleure en lui un de am meravilloza compassion.
de sens pour Jean Audiau. Pendant sa vie ces artistes probes, -un de ces jeunes savants qui
A tota res ajudava per Dieu, e en aisso era mot
d'étudiant, pendant la grande tourmente, ont jeté de lumineuses clartés sur son beau passé engoissoza, cant, az aquo, a far segon son gran
d'où il rapporta des blessures et la croix de littéraire, et qui ont appris aux occitans à mieux désir non si irobava poderoza.
En oracion era mot devota; en devocion plus
connaître leurs nobles origines.
guerre, pendant les années où il professa à
affectuosa. En amor de Dieu era sobre ardens; en
« Pour nous, Limousins, la perte est irréparable.
1 Ecole des Hautes Etudes Coommerciales
Ce jeune et distingué romaniste qui s'était attaché contemplacion, fervens.
ec à l'Académie
De penre martiri plus aparellada, e mot deziétrangère, Jean Audiau, à faire resplendir notre gloire passée honorait notre
hanté par son rêve d'élever à la gloire des terre par lui-même. Que ne pouvait-on espérer en¬ roza s'en mostraba.
tioubadours un monument impérissable, sui¬ core de sa féconde activité et de son érudition
(Seguida paj. 2, col. 1.)
vait ce rêve partout; et toujours. Né à Tulle, toujours en éveil! ...»

menté, son premier livre, publié sous ce titre
en 1920: Les Troubadours et l'Angleterre,
Contribution à 'étude des poètes anglais de

retard

enco¬

être close.

va

le souvenir de

sans

qui n'ont pas

part

nos

ce
aïeux

aïeux.

»

qu'on m'y cou¬
» écrit quelque

Bladé.

Oui, mais de telle façon, qu'aux abords
de ces tombeaux, une vie nouvelle allait

pouvoir s'apanouir.
r. G.
N. B. — Sur Bladé, consulter la notice de
A. Lavergne : J. F. BLADÉ, Bulletin Ar¬

chéologique du Gers, Auch, 1904. Et les
Confis, les fameux Contes de Bladé, introu¬

vables !...
Sur Couture, consulter toute la collection
vier 1928. Passé cette date, le prix de l'exem¬
de la Revue de Gascogne, en particulier
plaire sera porté à 30 francs.
le numéro d'avril 1900, contenant la Biblio¬
Adresser les souscriptions à M. Cocharaux, im¬
graphie de Léonce Couture et Enseignement
primeur à Auch (Gers).
(Ed. Privât, Toulouse), premier volume, et
le seul publié à ce jour, des Ouvres de L.
ENVOYEZ

LETTRES

vos

••MAROC
lt

SL

en

et

COLIS

ALGÉRIE

B# A ESI e' ses

au-delà d'AFRlQUE

U A 1%. A fv
par les
LIGNES AÉRIENNES LATÊC0ÈRE
*

»,

ATiaue

MarotaB.

dam»

tm*»

—

PARIS

Wurixam

i»

famtr

Couture, recueillies après
Si

sa mort.

vous voulez avoir des livres

adressez-vous a

notre

catalans,

correspondant de

bar¬

M. Vinyes, directeur de la LIBRAI¬
RIE AMERICAINE, 3L Rambla de les Flors.
celone,

�de la première littéarture provençale.
Sous le rapport de l'histoire, particulièrement de
DU XIV» SIECLE
l'histoire du mouvement franciscain dans le midi
(Suite de la page 1, col. 3).
de la France, elle fournit un très précieux témoi¬
gnage. Sous le rapport psychologique, on peut
Entenduda era en so que fazia, e studioza en
se
demander s'il existe beaucoup de textes du
legir e en orar; en dire sas oras era mot atenduda. moyen-âge plus précis et plus riches de détails
En caritat plus gracioza, en neteza plus pura,
que celui-ci pour l'étude des phénomènes de l'ex¬
en totas cauzas plus honesta.
tase. Enfin, sous le rapport hagiographique, la Vie
A tota ren piatoza, en totas vertutz plus perde Sainte Douceline, « un des joyaux de la piété
fiecha.
franciscaine », comme on l'a appelée, soutient la
Car ill era plena de gran constancia e de gran
comparaison avec ce qu'il y a de plus remarqua¬
feimeza, e non era movens ni de leu cor. Car
anc pus mes sa man a l'araire de Dieu, non reble en fait de vies de saints.
tornet a tras de sa perfeccion en sa entencion,
Dans une introduction des plus attrayantes, qui
ni en sa obra, ni cant a son dezirier.
est le fruit de patientes recherches, Raoul Gout,
Per que, li grans beutatz de pura castitat e I
a su faire revivre le milieu dans lequel se déroule
grans nobleza de sa vergenitat foron en el'La, que cette merveilleuse histoire.
giteron flors blancas que son a Dieu de mot suau
Voici du reste, comment Raoul Gout nous pré¬

PROVENÇALE

UNE ŒUVRE

odor.

dire que'il mont a mesprezat
per la amor de Crist, lo
quai ves ara-, en lo quai a crezut, lo quai tostemps ses terme ha amat, e quist ab tota sa vertut.
Per que, en paradis, ses terme, ab Dieu ques a
amat e dezyat s'alegrara tostemps, ses fis,
O quan meravilloza fon aquist femana, qu en
miei de las nebras del mont replandi, aissi con
l'estela matinals qu'es apellada Lucifer. Car decasset totas tenebras d'errors e luzi per novellas
manieras d'onestat, las quais ill atrobet. E li sieu
rai d'onestat si son estenduts per las partidas de
Prohensa e neis fora Prohensa, e an alumenat di¬
verses gens; e, per la sieua caritat, las ha tuadas
Veraiamens pot

am

totz

sos

omamens,

heissemple.
lo comensament de
conversion; Ego sicut olrva fructifera in domo
Dei. Ieu fructlficarai enaissi con oliva en la maison
al sieu sant estament per son
Veraiamens pot dire, én
sa

d£ Dieu.
en lo bel! creissement de sa conversacion, hi
.mais ajostar e dir alegramens: « Ego mater
pulcre dilectionis, mater supra modun mirabilis et
bonorum memoria digna. Ieu sui maire de bella
amor, maire sobremeravilloza per obras de perfec¬
cion e digna de benaurada memoria. »
Veariamens, e en sla Iconsomacion, hi pot
mais metre; « Ego sicut vitis fructificavi suavitatem odoris, et flores ;mei fructus honoris et honestatis. Enaissi con vitz fructificans, ieu ai rendut suau
odor, e an portât las mieuas flors e rendut fruch

E,

pot

d'onestat. »
Gauch a la terra d'Ieras,

d'onor
mens

e

comenset, e tan

Gauch
mens

a

la vila d'Aics,

profichet,

Gauch

a

tu,

e

mot

car

aqui mot benigna-

devotamens.

sente

En

ce

nom

livre

:

de Nostre Senhor,

acomensa

Un tressaillement m'a saisi,

j'ai manié pour la première fois ce reliquaire pro¬
vençal, les vieux feuillets de vélin sous lesquels"
bat le cœur d'une sainte qui incarna notre Pro¬
vence dans ce qu'elle a de meilleur.
Livre tout franciscain comme ce pays. Joie et
lumière, odeur d'encens brûlant. On chemine, pour
ainsi
dire, à travers l'âme de sainte Douceline
comme
à travers la terre qu'elle habita. Digne,
Barjols, Hyères, Marseille, Aix... Rien ne manque
au
ses

décor de
fêtes...

cette

vie ardente où le soleil apporte

Oui, c'est bien l'esprit de Saint François d'As¬

qui fit éclore, sous le ciel de Provence, la
petite merveille que nous reproduisons: Li Vida
de la benaurada sancta Doucelina, la vie de la
bienheureuse Douceline. Et ce sont ici des pages
d'anthologie franciscaine, antérieures aux Fioretli
elles-mêmes, dont elles forment presque un pendant
provençal, qu'il faut, de toute sécurité, rattacher
à la couronne séraphique.
En les offrant au Petit Pauvre d'Assise, comme
un hommage de la vieille Provence à ce derai-provençal, nous ne faisons, certes, que lui rendre ce
qui lui appartient. En tout cas, nous ne doutons
point que Saint François ne gagne des amis à
notre Douceline. Beaucoup certainement s'attache¬
ront à elle, non pas seulement pour l'amour de son
nom qui sonne aussi harmonieusement qu'une viole
touchée par les doigts d'un jongleur, mais pour
sise

l'amour de

son

âme franciscaine.

tan

al umenada.

Le 4 novembre

a

eu

en

tota

amistat.

arderoza l'estiu,
que fa lindar las alas
Regrelhan dins mon cor las cansons patrialas,
E tremolan de gauch las fulhas de l'oliu.
O

cigala que canta
Al clar bronzinament

O

Morts, côsi lo clas es dolent quesle ser!
sanc qu'abètz botaf dins mon cór se remena
E se d'escapolar la trôba ai lo poder,
V'auires, dins mon prefach, demoraiz la scntena.

Lo

Vezi jos lo solelh nostre sol sempre viu,
Ont per nos aus

Subre vóstre

taiic

coma

sul socal vert,

S'enaira lo cepon esclèt de vôstra mena;
Lo calelh del pasat sera lo miu saber,
Sabi, li cercarai la flor de vtisira pena.

de

un naturel rare le rôle du retraité
ami des félibres.
Pas, fermez a e segurtat a la maison de Robaut
Mme Ranc fut une Berthe remarquable; Mme Ma¬
d'Ieras e de Marsëlla, car per aquesta maire lur
thieu prêta au rôle de Liseto toute la grâce de sa
sancta, benediccion, coniermamens e gracia lur' es
donada, e gloria de Dieu, am benauransa eternal jeunesse et la fraîcheur de ses sourires.
Le Jury des Jeux Floraux de Sceaux de 1924
a totas eelilas que perseveraran fizelmens am gran
(

camps an

floridas mairalas,

O cantaira del terrador, jos
Beu lo

La terra que trepiatz porta la miu polpil,
Me dis que dels brasiers soi demoral là fllh
E que gardi lor arma encara a repenèdre.

Per

la ramada
luts, trabadora arborada
l'estrambord d'Occitania al mas.
de la

sanc

tornar

Reviscola ta vots cad'an que Dius nos balha,
Amb la flor de l'oliu, la bruga de l'ermas.
Nos espanlara pas lo dezesper que dalha.
Esteve Levrat, lengadocian.

Lo crós acaba res, la vida sèg son cors;
Tof lo blat semenat preisara lèu de mèdre,
Amb iu lo plonjaretz, ó belets, aquel jorn..
Lois DeLHOSTAL,

los

Ont lo vent ris al fugiment de sas cabalas,
Ont las drollas, d'amor, an l'agaït agradiu.

(La Garba Occitana.)

auvemhat.

PREJA

(Beluguetas.)

Senyor,

ver

Deu.misericordia !

COM DUES FLORS
Mon

branca
l'amor junlava nostres cors talmenl.
Qui desfaria sa lligada franco
sinó la Mort amb son despartiment?
Com dues flors d'una mateixa

No hi ha distância per trencâ aquests llaços.
Entre tu i jo no hi val l'allunyameni :
quand jo me'n vaig et duc el pensament,
i tu, que restes, vas seguint mos passos.

Dieus, trêhfa

mais, jos lo linde cial
dins la mota mortala,
avetz vóugut amar amb vosire cór de charn
la siavetat dels jorns sur las glevas mairalas.
ans e

clar,

enclaus parier que nos

mandatz sul pais poderos;
plantais sur questa arada druja,
car la testa a butit sos liams verds contra nos,
e tencm als rastols e tenem à las brujas;
E

nos

avetz

Viatjaires,

sem

de charn al viu de nostre cor,
arada d'or qu'es per nos la patria.
amb tots aquestes boscs, amistoza codria.
té per vêlas

lliura de l'oblit
quand el meu cos del teu és départit,
ré hi fa lampoc si, lluny de tu, oh amada,

Si el pensament

el somni alat
quan
ton

em

obro els ulls,
diu

cos em

esperit

mon

s'endú :

la matinada,
he romangul amb

en ser

que

tu.

Joan Arús, catala.

aquesta

Es l'honor de la

lo nostre trezor...

rassa e

Sauvatz-la, nostre Dieus, d'aquela etema mort,
la mort pel esperit, la que rès desrevelha.
Jean MoZAT, lemozin.
(Chansos de dabans lo jorn.)
AL REIRE EN VALERI BERNARD

(El dois repós.)
SO BORD DO TAP

Flama! Filama!
La luz qu'abra nóstra

Que verdejan, que blanquejan los grans cams
La segle dauit copader s'esplandis coma
Una aiga de pesquer dens la pregonda coma,
De cada part bordât de pins aus verds arrams.

afogada

tant

Visca !

La lenga,

arët que

lusis

com un

o

F uza ! F uza î

arrai de lua.
Mon

l'ostau las vacas acaradas,
l'andech. Dens las règas lauradas
de semiar, de tard, lo turguet blan,

De cap enla
Lo boer planta
An venguen

Visca !

malavisca !
dels aujols qu'an segats
los Renegats.

Un pilât d'èrbas, d'arromècs, enla, qu'esblua,
E lo hum monta blu so blu lusen do cèu.
So btird do tap, an l'anhèsta flaira lo mèu,
Un

ama

pièi mai

e

pèr lo Verai.

lieu à la salle des Sociétés

a totas cellas ques an près ilo sanl nom
Savantes, l'inauguration du Théâtre
Provençal
beguina, car per ella via de salut de sancta
sous l'active impulsion de son énergique directeur,
penedensa lur es mostrada.
M. Lasserre.
Gauch, pas. de Dieu e benedeccion a totas las'
Une pièce de M. L. Fourmaud, La Doumeslico,
veraiais, humils, amadas filhas de la sancta maire,
fut créée avec le plus franc succès.
car per ella via d'umilUtat, de caritat, de tota puM. Lasserre joua avec une bonhomie exquise et
ritat e de perfeccion lur es ensennhada.

Gauch

Per J. R. Régis,

li Vida...

je l'avoue, quand

O LA CI GALA DE L'OLIU

LO SER DELS MORTS

prose

glonosamens.
ail comtat de Prohensa, car PARIS: LE THEATRE PROVENÇAL
e

e salut e pas
la si eu à honéstat es huei

Gauch

ella tan sancta-

en

ciutat noble de Marsella, car en tu

benauradamens consomet,
per

car en

perflechamens.

vre

vers, cantar

la

1

-

guza

los ómes del Nórd

que

mesa

an

à Mórt.

Mèstre! Mèstre!

Los joves, pèli campèstre,

cohada,
E l'arriset sos póts en veze lo galan, —
La goiata beroia e per l'amor gahada.
Qu'espia s'auansar, pè-nusa,

mau

fan

—

dels

Emmanuel delbosquet, gascon.

(Caobat la lana.)

avait distingué l'œuvre sans prétention du jeune
lur es autreiada.
CONCOURS DE L'ACADMIE
félibre de Marsillargues; il est très reconnaissant
Aquesla proza es lo darnier capitol de la VlDA
DES JEUX-FLORAUX
1928
à la Compagnie du Théâtre Provençal, qui a bien
DE LA BENAURADA SANCTA DoUCELINA; texte proEn
voulu la créer. Elle restera au répertoire. C'est une
1928, l'Académie décernera, comme tous les
vensal del xive secle,
ans des fleurs (Prix Ozenne) à des poésies occi¬
excellente bluette.
Pour terminer, on revit à la capitale la farce tanes accompagnées de leur traduction (tous les
M. Raoul Gout, vient de publier La Vie de
dialectes occitans, auvergnat, catalan, gascon, lan¬
Sainte Douceline, texte provençal du XIVe siè¬ languedocienne de l'Escoutaïre, Lou juge de pas
de
guedocien, limousin, et provençal sont admis).
Corconas,
accommodée
à
la
Provençale.
cle et traduction française (à la librairie Bloud et
De plus, des prix en espèces pourront être
Jouée avec beaucoup de brio, elle ne pouvait
Gay, à Paris).
cordés à des ouvrages en vers soit inédits, soit
M. Raoul Gout est un méridional de vieille sou¬ que retrouver son succès ordinaire. L'Escoutaïre,
bliés, pourvu, dans ce dernier cas, que la publica¬
che qui a parlé la langue de Douceline avant de c est notre Courteline.
Le juge, M. Fréchin, donna au rôle une inter¬ tion ne remonte pas au-delà de l'année qui précè¬
parler le français.
Il a publié, avant la guerre, un essai sur NeW- prétation personnelle de bon aloi; M. Renoyer y de celle du concours, c'est-à-dire 1927 pour le
c.ampa, sous un aspect fortement enluminé, que concours de 1928. Il faut aussi qu'ils n'aient pas
man, et le Secret d'une Sainte, qui est un por¬
trait psychologique de sainte Catherine de Gênes. l'Escoutaïre aurait applaudi sans réserve, un Pau- été couronnés ou mentionnés par d'autres Acadé¬
mies ou Sociétés littéraires.
Il a fait paraître, pendant la guerre, en colla¬ paga inénarrable.
Ce concours est ouvert du 1er janvier au 31
MM. Valentin, Durand, Carbar et Granier jouè¬
boration avec Jacques Delpech, un recueil de Psau¬
rent les autres rôles avec conviction.
janvier
1928, terme de rigueur.
mes,
traduits dans les tranchées, sous le titre:
Les ouvrages indits doivent être déposés par
Sentinelle, où en est la nuit? — Le malin oient.
Les parisiens de l'Hérault, assez nombreux dans
Il a donné à la Revue des Deux-Mondes, en la salle, qui assistèrent à la -première-à-Paris du une personne domiciliée à Toulouse, en trois co¬
1924, et 1925, des notes de voyage dans 1 Arabie Juge de pas de Corconas, en 1913, convinrent pies, au Secrétariat de l'Académie, Hôtel d'Assézat et de Clémence-Isaure.
du Hedjaz.
unanimement que la reprise n'était pas trop infé¬
Il annonce une Anthologie féminine du moyen- rieure à la représentation mémorable des Campaniès Chaque copie doit porter une épigraphe qui sera
-sut }uos no
'smoouoo np ojjsigoj oj ms opupo-idar
âge: de sainte Radegonde à Sainte Jeanne d'Arc. de Paris.
crits les noms et adresse du correspondant. Dans
Si tes spécialistes des langues romanes ont vu
Bref, excellente soirée d'inauguration, d'un grou¬ aucun cas les membres de l'Académie ne peuvent
l'importance de la Vie de Sainte Douceline, les
pement fort intéressant, animé des
meilleures servir de correspondants. Aucune pièce de vers
hagiographes, les historiens et les psychologues, intentions.
ne devra en contenir plus de 200.
sauf deux ou trois exceptions, l'ont ignorée ou te¬
Les ouvrages imprimés peuvent être envoyés d
Le théâtre de langue d'Oc ne chômera guère
nue en quarantaine. Très injustement, car le livre
cette saison.
11 sied d'encourager les tentatives rectement par l'auteur, les frais de port demeure ,
est un chef-d'œuvre.
à sa charge. Ils doivent être déposés en quatre
L'histoire de Douceline, de Digne, sœur du cé¬ nombreuses que l'on annonce.
lèbre prédicateur franciscain Hugues de Digne,
Le Théâtre Provençal donnera la pastorale pro¬ exemplaires.
Tous les quatre ans, un prix de 10.000 francs
fondatrice des béguinages d'Hyères et de Mar¬ vençale du Dr Chabrand : L'Oulo d'Arpian, qui
seille au XIIIe siècle, nous a été transmise par un sera certainement accueilLie aussi favorablement (Fondation Fabien Artigues) sera réservé à des
manuscrit unique qui se trouve à la Bibliothèque que le fut, l'année dernière La Na*ttsnço dou ouvrages occitans de poésie ou de prose. Le pro¬
chain concours sera ouvert en 1931 : sujet libre.
Nationale. En 1879, le chanoine Albanès en pu¬ Crist.
Tous les quatre ans, le prix Pujol (1.500 francs)
blia une édition à 220 exemplaires introuvables à
Les Enfants de Saint-Clair ont formé une troupe
est réservé à la langue d'Oc. Prochain concours
l'heure actuell^
homogène qui prépare une pièce en trois actes (ce en 1929, sur un sujet libre mais ayant trait à -la
On saura gré à Raoul Gout de nous avoir rendu, r. est
pas une farcéjade et ce n'est pas un mélo¬
région toulousaine ou à son histoire.
avec un rare bonheur, cet authentique chef-d œu¬
drame), du félibre cettois Marius-M. Delmas : Lou
Donc les Concours spéciaux n'intéresseront les
vre, écrit en provençal par une femme exquise,
cocha-oestit.
auteurs occitans qu'en 1929 et en 1931. L'Acadé¬
l'Arlésienne Philippine de Porcellet, qui nous li¬
L'on sait que le 21 janvier, nous applaudirons à mie
fondée pour la défense et 'l'illustration de
vre si familièrement les actes et paroles de Dou¬
celine et nous découvre en même temps les mul¬ Levallois, une œuvre languedocienne de M. Louis la langue d'Oc — ne s'Intéresse en réalité à la
Rouquier — un fils de Puisserguier — maire de langue d'Oc que tous les quatre ans ! ! ! Sa sollici¬
tiples richesses de l'âme mystique.
tude va jusque-là.
La Vie de Sainte Douceline est le chef-d'œu¬ Levallois, conseiller général de la Seine,
amor,

—

los

rampèls
Temps novèls.
Jórdi ReboL, provensal.
d'Arle lo jorn 17 de septembre de 1927.
sonar

pais

en

AMIS l'A NSA DELS

JOVES.

SEGONDA TARCA L.TERÀRI.
La

jurada d'aquel

concors

réservât

chabas de la Rasa de méat «Je 30
son

ans

als rnasdles

e

vèn d'acabar

pres-fach.

Segond las resons donadas pèls majorais mèsties
ga&gt;saber : Farfantella, Valère Bernard, Pèire
Fontan, A. Esclangon, Emile Ripert, Antóni Conio
(raportaire), una comesion compausada de:
Dór.a Feraud, Anna Valèri Bernard, Bonnet, Co.nio, Gayrard, Reboul e Romezin s'es acampada
pèr ausir lo Raport de la Jurada, e, durbènt las
orvas
escondèn los noms dels Iuchaires, proclama
lo palmarès seguent.
e

ProsA.

—

SoNETS.

—

6 trobas.

—-

6 trobas.

Près

—

reservats.

1er Près: réservât; 23

Près: Marcel Fournier, de Périgueux (Labour);
3e Près: Adelir.a Fausset, Crivelli, d'Hyères (Ma

campagno); 1° mencion
(Drôme) (Li Bóumian).

:

E. Martin, de M' Ségur

PoÈMAS. — 15 trobas. — 1er Près: réservât. —
2° Près ; Ramon Desplanches, de Begerac (L'Amo

de$ anciens); 3e Près: parièr Madama Judlin, de
M.) (La vièio) e Mlle Chappert, de
Puisserguier (Hérault) (La tuqueto de bi); 1° Men¬
cion: M. fournier (L'aigo que court); 2° Mension,
parièr: Marius Daniel, La Ciéutat, (A-n-uno que
si fara mounjo) e P. Miremont de Terrassoun (Lus
Meus); 3° Mension: Ramon Gaunet à Marselha
(Lï Fado).

Carros (A.

L'Amistansa dels Joves manda sos
a's generos aiuûabes qu'an fa dona

grands mercAs
de bèls libres
pèr suierdonar los targaires : Dóna F. Mistral, M.
Jouveau L. Béchti, Ant. Perbósc, Abat Salvat,
Lois konqu'er. P. Ruat, J. Bessat, A. Conio, E.
Ripert, J. Loubet, E. Gayrard e lo jomal OC,
felisita la joveisa qu'a daverat las joias, recomaeda
als Iuchaires sue se son trobats just de travalhar
sènsa se c'escoiajar se vólan aver mai de chansa
un altre cóp e crida en totes : A l'an que cent
Marselha H jorn 12 d'Octobre de 192/.

�GLOZEL ET LE LIMOUSIN
avons

la lettre suivante :
Toulouse, 4 décembre 1927.

reçu

Mon cher Girard,
Dans le dernier numéro
dré

le

rapporte

propos

d'OC, Charles Desuivant de Marius An¬

:

Tu

Maurras m'a dit que j'étais
un hérétique, qu'on ne doit point toucher à l'évan¬
gile orthographique de MailLane, que...
—

es cause

que

Et René Farnier

Certes,

vous

écrit:

pourrions vous dire que s'il suffit
d'adopter i'o dans la terminaison féminine pour
être qualifié de primaire, nous acceptons l'épithète
qui nous laisserait en compagnie de nos frères du
Périgord qui s'appuient sur l'autorité d'un Chabaneau, un des maîtres incontestés des sciences
romanes, que 11'on oublie un peu trop, et de nos
beaux cousins de Provence qui suivent les ensei¬
gnements de Mistral, ce qui, ma foi, nous laisserait
en assez belle compagnie. »
Voilà deux exemples très nets de ce qu'on peut
appeler le fétichisme mistralien.
Quand sur quelque modèle, on prétend se régler
C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler.
Or Mistral, c'est une chose et lia grammaire,
«

c'en

nous

une autre.

est

Quand Mistral
très bien

voir.
Mais

fait

a

et

enfanté des chefs-d'œuvre, il
la grammaire n'avait rien à

quand il les

a

y

écrits de la façon que vous
les pluriels, il a incon¬
testablement porté atteinte à la grammaire et nul ne
peut empêcher le contraire.
Sans doute, il l'a fait sciemment (comme vous
quand vous supprimez lies majuscules). C'était
peut-être utile au moment, ça ne l'est plus aujour¬
d'hui (de même pour les majuscules, croyez-moi
Girard).
Dès lors, il est profondément ridicule qu'on
vienne nous dire: « Je vénère Mistral, c'est pour¬
quoi je massacre la grammaire. »
Tout comme celui qui disait : « Je suis un type
dans le genre de Napoléon, ma femme s'appelle
Joséphine. »
La conclusion de tout cela, c'est qu'il faudrait
savez,

sans

même

a

marquer

réformer Mistral.
On

demandé

a

français?
Ce qui

:

Faut-il retraduire Mistral

en

c'est de le traduire en langue d'oc.
l'on a transcrit en bonne ortho¬
graphe française les œuvres de Mme de Sévigné
et de Racine qui s'entendaient à cet art comme
des femmes de ménages, ainsi que dit très bien
urge,

De même

que

Charles Derennes.
Cela fera crier sans doute

un

tas

de braves

gens

qui se fâcheraient tout rouge si on les traitait
d'ignorants et qui cependant n'agissent pas autre¬
ment.

Mais
à

vous

moi, je

ne

êtes habitué, n'est-ce pas? et quant

y

leur

veux

point de mal.
Paul Mesplé.

On reconnaît là le
de l'Aula.
Parfait. Une seule

solide bon

sens

du directeur

critique, mon cher Mesplé:
l'utilité que je supprime les ma¬
juscules. C'est pour le plaisir. Comme les femmes
font couper leurs cheveux .Mais je n'en fais pas un
dogme. Une simple fantaisie. Un jour viendra où
OC utilisera les majuscules : pour vous plaire.
n'est

pas pour

Comme les femmes.

***

—

resoun

—

I. G.
(1) C'est le

cas

de dire:

une

Levallois-Perret des manifestations occitanes. ardentes s'engagèrent. Puis le vent s'apaisa. Les
Naturellement L. Rouquier n'est pas majorai. II a idées évoluent. Dans tous les terroirs surgit, au¬
sans doute
trop de titres pour l'être.
jourd'hui, une floraison de poèmes écrits dans une

à

Louis Delhostal

langue épurée et revêtus d'une graphie basée sur
les principes de l'Escola Occitana. La lecture des
divers dialecets devient ainsi des plus aisés.
L Auvergne ne pouvait rester en dehors de ce
mouvement. En Basse-Auvergne, Benezet Vidal,
encore un peu inexpérimenté
peut-être, avait publié
la Serva. A son tour, la Haute-Auvergne vient de
terminer l'édifice que Vermenouze n'avait pu
achever. Delhostal avait débuté par un volume de
poèmes, Rescouolo, dont on avait admiré la ri¬
chesse du vocabulaire et la verdeur rustique. Los
Piados avaient suivi. Déjà la graphie était amélio¬
rée. Mais il restait un pas énorme à franchir. La
langue de Haute-Auvergne est envahie dans la
prononciation par des o et des ou qui arrivent à
déformer presque tous les mots, si on les écrit pho¬
nétiquement, et rendent leur lecture difficile hors
du Cantal. Epurer la langue, restaurer sa graphie,
demandait en Haute-Auvergne un effort plus grand
que celui des autres dialectes. On comprend que

Beluguelas.
Librairie Occi¬
tania, 6 passage Verdeau, Paris (9e). — 10 fr.
Si Venmenouze revenait, il serait heureux de
:

—

lire le nouvèau recueil de poèmes de L. Delhostal

Beluguelas. On sait

:

Vermenouze s'était rendu
compte des réformes qui s'imposaient pour rendre
au dialecte d Auvergne sa beauté et sa
pureté an¬
ciennes. La mort l'avait empêché de réaliser entiè¬
rement ses conceptions. Du moins, avant de mourir,
avait-il vu son dernier livre, fous la Cluchado, re¬
vêtu d une graphie moins attardée
que celle de
que

b lours de Brousso. L'abbé Four avait fait

ce

énorme à la demande de Vermenouze. La

pondance de V ermenouze

qui a

travail
corres¬

été publiée depuis

I a démontré irréfutablement. Delhostal l'expose
clairement et sobrement dans la préface de Belu-

guetas.
Les questions d,e graphie ont pris une acuité sé¬
rieuse en Auvergne. Les félibres cantaliens se ont

cigale dans l'O.

divisés

en deux
camps : ceux qui veulent continuer
achever l'œuvre entamée par Vermenouze et
ceux qui sont restés partisans d'une
graphie plus
ou moins phonétique. Les questions les plus sim¬
ples sont parfois les plus difficiles à résoudre.
qui lui Quand Mistral adopta sa graphie, arrêtée d'un

les félibres cantaliens

et

bulletin des lettres

OC rendra compte de tous les ouvrages
seront adressés en double
exemplaire.
Nous prions MM. les auteurs et éditeurs d'adres¬

commun

ble

accord

qu'on

ne

avec

sache

Roumanille
pas

la

part

—

il

est

œuvre

un

—

la même bonne humeur le même bon

tenter

et de Valence pourront en faire l'ex¬
périence. Ils liront aussi facilement les poèmes de
Beluguelas que ceux de Perbosc par exemple. Ils
pourront voit que l'unité graphique n'est plus un
rêve de ce côté des Pyrénées. Ils constateront que
des monatgnes d'Auvergne à la Méditerranée, la
langue d'oc, orthographiée dans chaque dialecte
selon des principes communs, ne présente que d'in¬
signifiantes différences. Le résultat obtenu par
Delhostal est plus extraordinaire que je n'aurais osé
l'espérer. Pour s'en rendre compte, on n'a qu'à
comparer la langue cantalienne de Beluguelas à

celle de Mon Solas du biterrois P. Bédard.

Je n'ai jamais lu un écrivain d'Auvergne qui ait
langue aussi pure et aussi riche que Delhostal.
Mais il ne suffit pas d'avoir un vocabulaire mer¬
une

veilleux.

Il faut savoir l'utiliser.

Il

faut

sens,

des

l'unanimité n'a pas été si unanime
que cela, en Limousin, lorsque fut élaborée la ré¬
forme graphique. La rumeur gronde. Tous les Li¬
mousins ne veulent pas être assimilés aux glozè- unificada que propugnen bons amies nostres de
liens. Nous aurons probablement à reparler de tout les terres occitanes permeti veure alliberats molts
cela. Non pour contrister nos amis Jouveau, capou- d'aquests mots de l'exótica ortografia que els eslier du Félibrige, et Farnier, candidat à la Cigale trafá. » Si Louis Rouquier a gardé une graphie
des Iles d'Or (I), mais pour la défense de la phonétique, il se rend parfaitement compte que
les écrivains occitans se mettent d'accord pour uni¬
langue d'oc.
fier leur orthographe. Il déclare que c'est indis¬
Un vent de fronde
pensable
si on veut pouvoir enseigner nos divers
secoue le Limousin ;
dialectes. C'est ce qu'avait fait remarquer Perbosc
On dit
Il paraît que

qu'il gronde

contre

les glozéliens.

*\

sa
lumineuse étude sur la langue d oc à
l'école. Bon nombre d'écrivains l'ont compris.
Aussi dans tous les pays d'Occitanie, voit-on naître
des œuvres qui s'inspirent des principes graphiques
de l'Escola Occitana. II n'y a que le prem er pas

dans

de la Chanson de Combraille, notre
Lavergne, archiviste de la Dordogne,
écrit : « C'est dans la mesure où elle voudra par¬ qui coûte.
L. Rouquier ne s'est pas contenté d'ajouter à ses
tout accepter la discipline de la tradition, dont
Grenier nous donne un si pur exemple, que la contes occitans une fidèle traduction française qui
facilitera leur lecture dans les autres terrois : Un
langue d'oc se reconnaîtra ».
glossaire de 3.000 mots complète ce livre. L'au¬
Je dédie ces lignes aux glozéliens.
teur fait bien les choses.
Si vous voulez avoir un exemple du naturel avec
Nous avons aussi reçu la lettre suivante;
Moun car Girard,
lequel écrit Rouquier, lisezl a fin de l'histoire de
Vous gramacie d'agué publica ma letro, mai ce voleur qu'on mène à la potence et qu un înome
exhorte en ces termes :
vous farai remarca que i'avès pas respoundu. Vous
c; Vai moun fraire, te lanhes pas. Es qu un marrit
disiéu d'évita d'èstre meichant, car me sèmblo
poussible de critica li gènt sènso ii mourtifica. briut a passa, anéit souparas al Cel ! Seras sait
A-n-acó m'oupousas la culture occitane. Vese pas denant uno taulo ount lou servici es d aur, ount
lou raport que póu agué emé lou counsèu que vous auras de beure e de manja a voudre, tout so que li
a de milhou e de requist...
dounave.
Moun paire voli pla vous créire mas soi gorjaDemandas : Que vien faire le capoulié dans
cette histoire? Mai, moun brave, me siéu mescla gastat e vous assoulidi qu'es ambé gauch que vous
de rèn autre que de regreta, au titre d'abouna, e balhi ma plasso, aproufitas de l'escazenso, prénoun de capoulié, lou
toun d'uno noto de voste nès lo.
Réganti fosso, moun fraire de poudre pas
journau. Aurias tort de vougué faire crèire qu'avès
pas coumpres lou sens de ma letro e de ma signa- assenti, pertal béi (auèi) es jour de june al mousA propos
ami Géraud

Bonbon de chocolat

fourré

à la

au

lait"

crème de lait

—

—

tié

turo.

D'aiours,

difficile de me mescla de
quauco istóri de grafio, estènt que vosto noto
me

sarié

esta

».

d'ajouter que M. Rouquier ne se con¬
d'écrire en bonne langue d oc. II organise

Il convient
tente pas

(reatwrv

surtout

langue d'oc. Trop de félibres attachent
avec un lien bien français les fagots de mots occi¬
tans. Delhostal pense vraiment en auvergnat. Et
cette harmonie de la langue et de la pensée donne
une saveur
unique à ses poèmes. Delhostal a le
sens du pittoresque et de la couleur. Il ne manque
ni de force, ni de rudesse, parfois. Qu'il chante le
foyer, l'amour, la nature, une même note unit
ces poèmes, la passion de la langue et du pays na¬
tal. Elle s'en dégage impérieusement. Cette terre'
pose sa griffe sur l'homme, comme le lierre sur le
chêne. Ses fils ont beau vieillir, plus elle est rude,
plus ils l'aiment:
Sus l'Auvcrnhat, la terra
Pauza l'arpa coma lo Jeune suis garrics;
Podèm nos desplumar è bolar los pèls gris,
Sèm, dins nostra mizèra
Plus fois de l'aspre ierrador que nos noiris...
Dans ces poèmes résonne un écho assourdi du
penser en

questions d'actualité des contes tirés du
folklore inépuisable. Ce mélange a une saveur
toute particulière parce qu'il n'a rien de forcé, de
factice, qu'il est naturell.
Parmi, les sujets qu'aborde L. Rouquier, les
questions qui touchent à la langue d'oc n'y sont
pas esquivées. Elles y sont présentées avec netteté
et précision dans le Voleur de figues, notamment.
Rouquier a conservé une graphie attardée. Un des
inconvénients des graphies phonétiques c'est de
rendre leur lecture plus difficle hords des limites
de leur dialecte. Aussi, dans son compte rendu élogieux des Contes pounchuts, un des grands quoti¬
diens de Barcelone, la Publicitai dit : « Péró és a
la vegada un desig que el triomf de l'ortografia

à

cette

Delhostal l'a réussie merveilleusement. Nos amis

regretta¬

qui revient à cha¬

aient hésité à

glorieuse mais laborieuse.

de Barcelone

exemplaire aux bureaux du journal, villa cun
cette réforme fut combattue avec violence.
Peyrat, chemin de l'Espmet, Toulouse, et un LI y eut une scission. Mistral et Roumanille ne
exemplaire à M. P. Rolland, 5, rue de l'Horloge, s'émurent point. Ils persistèrent et triomphèrent. La
Montauban (T.-et-G.).
réforme mistralienne était un grand pas pour l'épo¬
que malgré l'abandon de l's du pluriel.
Louis RouqUIER : Contes punchuts. — Librairie
La graphie mistralienne que certains de ses dis¬
Occitania, 6, passage Verdeau, Paris.
ciples
avaient voulu imposer à tout le félibrige, ne
Louis Rouquier est infatigable. Depuis quelques
pouvait s'adapter à tous les dialectes. Leá félibres
années ses livres se succèdent. 11 en a bien publié
des divers pays d'oc ne pouvaient abandonner leur
une dizaine. Voici le dernier né: Contes
pounchuts. dialecte pour écrire en rhodanien, comme l'avaient
J'ai lu avec un vif plaisir les 22 histoires que rêvé quelques provençaux. On batailla autour de
contient ce gros volume. Rouquier pense vraiment
ces idées.
On les abandonna. D'autres tentatives
en langue d'oc. Aussi son
style est aisé et vivant. n'eurent
pas
un meilleur succès.
Son vacbuilaire est riche. Ses contes ne sont, le plus
C'est alors qu'arriva Perbosc. Perbosc et Estieu
souvent, qu'un ornement, une pointe humoristique
comprirent qu'il n'y avait qu'un moyen d'agir v, île
qui termine les divers sujets abordés par l'auteur. ment: Continuer et achever l'œuvre de Mistral, de
Rouquier a des idées sur bien des choses. Il les Fourès, de Joseph Roux. Ils préconisèrent ao.i
exprime d'une façon charmante et spirituelle. Il a seulement 1 épuration sévère de la langue, mais
aussi beaucoup de bon sens. La vie met bien des
l'adoption de principes graphiques simples. Non
choses au point. Rouquier a beaucoup vu. 11 a aussi
pas la graphie des troubadours comme disent naïve¬
beaucoup retenu.
ment ceux qui l'ignorent, mais une graphie basée
Quand, de Puisserguier (Hérault), où s'est pas¬ sur l'orthographe de la langue d'oc telle qu'elle
sée sa jeunesse, un homme du peuple émigré à
s'écrivait au xive et xve siècles, en tenant compte
Paris, qu'il est obligé de lutter pour faire sa vie, des modifications apportées depuis aux autres lanqu'il devient ensuite maire de Levallois-Perret et évolués et ausi simplifiés que ceux de la graphie
conseiller général de la^.Seine, qu'il, conserve ces
gues latines. Ces principes graphiques sont aussi
fonctions, cet homme a forcément des qualités re¬ castillane, la plus facile à apprendre de toutes les
marquables et une expérience sérieuse. Tout cela orthographes d'aujourd'hui. Estieu et Perbosc
se sent quand on lit ces amusantes satires que sont
avaient cherché des principes graphiques qui pus¬
les Contes pounchuts. Je ne crois pas qu'il y ait un
sent s'adapter à tous les dialectes. Pour le coup,
autre écrivain qui sache doser, combiner, amalga¬
le Mistral souffla furieusement. Des polémiques

ser

mer avec

Bien cordialement.

ce

I'avès recouneigu — e que ié
de vósti. pougneduro.
Aro, s'ai agu tort de counseia ramenanço entre
counfraire, espère ma coundanacioun.
Voste dévot,
Marius Jouveau,
(tout court).
Je voudrais assurer Marius Jouveau-tout-court
qu'il n'a jamais été dans notre intention de mortifier
qui que ce soit. Nous essayons s\uplement, dans
OC, de faire rendre aux mots ile maximum, au
service de la cause que nous défendons. Devant la
polémique que notre écho, — quoique incomplet,
vient de soulever, ce sont des félicitations que
le Capoulier Jouveau, que nous ne pouvons séparer
de Marius Jouveau-tout-court, devrait nous adresser.
Qu'à cela ne tienne, nous considérons comme une
marque d'estime les deux lettres que le gardien de
la Coupo a bien voulu consentir à nous adresser.
dcunavias

Nous

rennes

incoumplèto
pas ;li

èr-»

RO

FABRIQUÉ DANS LES PYRÉNÉES

USINES A OLCRON

Sr-MARIE (B*-

Siège Social: ZQ.rue de la

PYRÉNÉES)

.

Bienfaisance (Paris)

�L'inspiration en est sincère
de la Toussaint le glas pa¬
rait plus plaintif au poète. Le sang que Iles morts
ont mis dans son cœur s'émeut. S il peut ébaucher
une strophe, c'est parce que les aïeux lui viennent
passé

et

des disparus.

émouvante. Au soir

et

Dans le numéro de novembre, des

Ela, per gardar soun Jantou,
Refusara courouna e tout.
Sermens !... Chansous!... Abrial boulouna,

Peyre

boutou?
L'iroundela fug, lou vent passa,
La roubieira court, jamais lassa,
en aide :
L'aiga, lou vent, iauzel, la flour...
O Mórls, cosi lo clas es dolenl queste ser I
Sermens d'amour... Sermens d'amour....
Lo sanc qu'abèlz ootat dins mon cór se remena
La Revue Limousine : le peintre Charles
E se d'escapolar la tróba ai lo poder,
V'autres, dins mon prejach, demoralz la s^nlcna..: Blanc (1-11-27);-— Les Eaux-Fortes de P. Des¬
Dans ces pages nerveuses et robustes, je n ai bois; novembre, p. Ch. Silvestre (15-11-27).
Le Salut National : un poète aristocratique :
trouvé qu'un conte. Il est délicieux. Selon 1 usage,
le dimanche de Quasimodo, un brave curé de Marius André, par A. Pestour (6-11-27); Louis
Delhostal, poète auvergnat, p. A. Pestour (12-11campagne lit, en chaire, les noms des fiances de
la paroisse. Quelques jeunes filles qui n y figurent 27); — Albert Arnavielle, p. A. Pestour (20-1127).
pas sont attristées. Le bon curé a vu leurs pleurs.
f'rovence-Comtat-Dauphiné-Nice.
—
Les
Il les console ainsi,;
Cahiers du Sud (novembre) : excellente revue d'ex¬
Filhótas, escolatz; me portatz lo cabrit
Quand voletz dabans iu vos pasar la cadena,
pression française. A lire, Bakar, p. P. Istrati.
Mas, se sèis mes plus lard podia mon esperit
Marsyas : dans le numéro d'octobre, une étu¬
Vos desnozar, auria la cabra per ma pena.
de de Denis Saurat sur Baroncelli. Voici la con¬
Une bonne traduction française précède )ces clusion :
«
Ce rude Camarguais, plein d'illusions, de
poèmes qui marqueront une date dans la littérature
d'Auvergne.
regrets, de forces vivantes, a apporté à la litté¬
E.-R. n'F.i i .y ? La Cansoun di mirage. Ed tions rature provençale quelque chose qui lui. manque un
« Au Gay-Sçavoir », 26, rue de la République,
peu même dans Mistral. Sans lui, il y aurait trop
Béziers.
de grâce, d'amour, de politesse et de facilité en
Je n'ai pas encore signalé, ici, la Cansoun di mi¬ Provence. Le marquis camarguais y remet la ru¬
rage, de E.-R. d'Elly. Je m'en excuse. L'auteur desse nécessaire à toute Ibttérature, à toute race
de cette chanson des mirages est un jeune proven¬ vraiment grande. Ses poèmes, courts et forts, ont
çal. II mène la vie qu'il aime sous la tente des le véritable souffle épique et primitif, qui n'est
gardians au milieu de ses troupeaux. Il est heureux. pas dans le rêveur Mistral, qui n'est peut-être
Il eut poète aussi. Sa première œuvre le prouve. nulle part ailleurs dans toute la poésie produite
Elle montre que Ton est en droit d'attendre beau¬ sur toute la terre que, malgré tout, il faut bien ap¬
coup de ce cavalier ardent que présentent Gaston peler la France. »
Vinas, dans une brève et éloquente préface, et
Emile Barthe, dans un sonnet enthousiaste.
D'Elly aime sa Provence. Il aime plus encore
Mas ount n'iran

—

—

...

vers

de S.-A.

la

Prouver.ço (novembre-décembre) : A l'Escolo
d'Or, poème de Valère Bernard.
La Pignato: Lou felibre Arnavielle p. F.
Mistral neveu (21-11-27).
Le Petit Dauphinois : Jules Ronjat par Pierre
Devoluy. (11-11-27).
Tablettes d'Avignon (5-11-27): conférence
de Marius Jouveau sur Anselme Mathieu.
—

dis Isclo

—

EN PROVENCE
En Arles le groupe régionaliste et ses filiales,
Y Ecole Constantinienne et YEscolo Mistralenco,

continuent plus

que

jamais leur action féconde.

Pour la 7° année,

sont ouverts

se

les

cours

de

provençal (prof Chabaud)

et les conférences bi¬
mensuelles. La dernière a été faite par la poétesse
pr. Vaucienne, dont la pièce Pétrarque et Laure

Uréer,

Entreprendre et réussir,
La direction générale
de la Cie d'Assurance

LE Ziç.MTH
Offre la sécurité,
Première condition du succès

jouée en août dernier au Palais-des-Papes 3, Rue du
d'Avignon. Cette conférence a eu le plus vif suc¬ Toulouse
cès et sera donnée ensuite en tournée à Nîmes,
Montpellier, Avignon, Alès, Carpentras, Mar¬ •ïéléph. 5.74 —
seille, etc.
Cet hiver, on entendra l'ardent félibre Bessat,
Fontan, le capoulié Jouveau, ainsi que le régio¬
naliste L. Thomas (Claude Peyras de YEclair), au
Emile Ripert, Armand Dauphin, etc.
A Nîmes, à Beaucaire, à Salon s'organisent
a

été

Poids-de-l'Huile
Adresse télégr. Régio Zeirt

magasin

ethnographiques sur le modèle du Mu¬
Arlaten; lies sociétés régionalistes et félibréens'agitent. Le mouvement n'est pas prêt de

des musées
séum
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s'arrêter.

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AU COIN de la RUE LABAT

Déclarations de DoCès - Convois funèbres
Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
11 rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
port des personnes décédées, les inhumations et

clamation.

neur

...LA PLUS

GRANDE, LA PLUS BELLE

EXPOSITION

DE

MEUBLES

PERIODIQUES
Anadyomenà (octobre): cette re¬
d'expression française tient un carnet des let¬

LANGUEDOC.

qui veulent

ceux

—

AUX

M'agrado de passa ma vido,
La' Raço canto dins moun cor,
Moun amo arderouso es ferouno.
Vaqui pèrqué, dins moun androuno
Seguisse, atravaJi, mi sounge fiela d or.
On sent dans ces poèmes un enthousiasme que
l'auteur s'efforce de contenir pour éviter toute dé¬

vue

4 tous

—

bonneterie

race

Puisque d'Elly est assez heureux pour pouvoir
vivre à sa guise au milieu des gardians de Camar¬
gue, il doit pouvoir consacrer à la poésie le temps
qu'elle exige. Il n'a qu'à se montrer difficile et se
fixer un but élevé. Ses dons lui permettent cette
ambition. Le génie n'est qu'une longue patience,
a-t-on dit.
Jean-Paul RÉGIS.

mutualistes,
Aux groupements,
Lux

!a Camargue et ses taureaux. 11 trouve pour les cé¬
lébrer des accents sincères. S'il tient à vivre dans

la plaine salée et inculte, c'est parce que
le commande à son âme farouche :
Per la sansouiro acampestrido

d'affaires

Lux hommes

li tentacioun

se

Se tremudon per tu, sounjaire, en ravacioun,
Dins uno pureta desparaulado,
Pantaio sus lou bord di toumple, e gardo-le

rosa e

—

Ah!

:

—

les exhumations

»

et

qu'en conséquence elle

a

seule

le droit de fixer les heures des convois funèbres.

occitanes.
L'Auta (novembre): numéro de rentrée con¬
tenant le Décret de reconnaissance d'utilité publi¬

tres

S'adresser,

—

tous

pour

les convois funèbres,

au

renseignements concernant
Service municipal des Pom¬

Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

de la Société des Toulousains de Toulouse.
d'Etienne Levrat; La Vie Toulousaine,
par Paul Mesplé.
Le Bon Plaisir (octobre) : revue d'expression
française; publie Voyage de l'Homme, suite de
poèmes de Alban Guyraud.
Bulletin Mensuel de la Société de Géogra¬
phie (septembre-novembre) : de l'Atlantide à nous,
par le commandant Littre.
Cacalaca (20-11-27): Las Figos de Bourduf»,
comédie en un acte de Jan Castagno.
Les Cahiers Libres (n° 29) : revue d'expres¬
sion française, l'une des deux adresses inscrite*
sur la couverture, seule, est occitane. Au point de
vue de la culture générale, organe de très belle
tenue que nous lisons avec intérêt.
Lou Camel (octobre) : des vers et des proses
d'Emile Barthe, Roger Barthe, d'Elly, Pagès, P.
V aissade, F. Walch, Laurés.
La Cigalo Lengadouciano (septembre-octo¬
bre) : Fourès, étude et un poème de Fourès; Los
Sonets dels Chabres : quel est ce Cantauzel? Voilà
trois sonnets qui sortent de l'ordinaire, poèmes de
J. fd'iier et de Clovis Roques.
Le Langeudocien (novembre) : porte des
échos occitans aux occitans d'Alger.

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Jean Audiau (23-10-27); — La Chanson de Combraille (30-10-27); — Nos écrivains occitans (1310-27). Chroniques de René Farnier où sont pas¬
sées en revues toutes les questions occitanes. A
propos de la Chanson
de Combraille, il écrit :
« Que l'on ne dise point qu'il s'agit là d'une en¬
treprise toute artificielle, Grenier est un savant,
qui ne fabrique point des mots pour les besoins
de la rime ». Aussi .a-t-il écrit une œuvre vivante:
mais pour la lire il faut connaître la langue d'oc,
simplement.
Lemouzi (octobre) : des poèmes de J.-B.

en

et

—

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�</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Delhostal, Louis (1877-1933)</text>
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              <text>Delbousquet, Emmanuel (1874-1909)</text>
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              <text>Mesplé, Paul (1896-1982)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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