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                  <text>«vers

la

baraque

neuve» VOICI

"

de

l'amie

les

arts

V

f.-m. salvat
DOUZE IMAGES DU VALLESPIR

ri- d'Arbaud, Frédéric Mistral,

Th. Auba- Notre distingué confrère F.-M. Salvat, direc¬
Aquets qu'an pas encara iejit lo darrer
nel,. A. Fourès Antonin Perbosc, Prosper teur des Services artistiques de la Maison Grasset,
libre de l'Andreu Chamson, les Hommes de quissima de possibilitats linguitiques...
publié un magnifique ALBUM de gravures sur
la Route, no poden seguir lo grafic
OC es la carn d'un bel! cós cultural Estieu, Et. Levrat, Louis Gouuer, Simin
que
bois.
Palay,
A.
Bibes,
Charles
en el pernabatre d'una venturosa resurreccio.
Maurras,
Julien
desplegam al cap d'aquësta paja. No i a,
Ces
ont été présentées par J.-S. Pons.
Galéry, Louis Delhostal, A. Vermenouze, Voici gravures
d'aulhos, aquiu nada recerca d'identitat en¬
J. Carbonell,
cette présentation, qui vaut tous les com¬
H.
Gilbert, A. Trin, etc., etc., etc...
in VAmie de les Arts,
tre lo camin nostre e la route de quina lo
mentaires
« Elucidari », par Ismaël Girard; « Pa¬
cevenol Chamson canta en francès l'épopèia
consacré à la Culture Occitane.
L imagier François Salvat est ouvrier à Paris et
norama des artistes d'Occitanie », par Jeane qui,
partida del « plan du Seigneur »,
est pour occuper ses loisirs et ses veillées à la
Paul
Voici
le
sommaire
du
numéro
Régis, avec présentation par J.-V.
spécial de
puja cap al « col-tordu », cap als « quatre
lampe qu il a gravé ces bois, pour se délivrer aussi
chemins », cap à la « baraque neuve » e mès l'Amic de les Arts consacré à la Cul¬ Foix; « La Communauté occitane », par et pour retrouver son pays. Cette terre dont le
haut encara. Una allegoria que nos platz : ture occitane: « Présentation » par Jo¬ Jean Bonnafous; « L'Occitanie conquise, charme pénètre à tout jamais les cœurs est le Valseph Carbonell; « Les Pays d'Oc du terri¬ l'Occitanie réveillée, l'Occitanie retrou¬ lespir: simple vallée qui longe l'Espagne.
aquiu so qu'i trovam simplament.
Elle
est d abord séparée
par les crêtes de
Nostre « plan du Seigneur » de 1924, toire français » par Ismaël Girard; « Unité vée », tryptique, par Ismaël Girard; « His¬ Montalba
et des Salines. Elle
cache dans les
et diversité de la langue d'oc » par Jean toire des plus récentes idées politiques occi¬
qu'es conegut : encaminar cap a la reconplis du Canigou, dont 1 épaule blanche s'incurve
quista vertadièra de la lenga occitana una e Mouzat; Carte inédite des Pays d'Oc ; « De tanes », textes de Frédéric Mistral, Xavier au-dessus des gorges et des bois. Les Hautes-Asrenaisenta de terraire en terraire, amna d'una la Littérature de l'ancienne langue d'oc » : de Ricard, Charles Maurras, etc... Repro¬ pres la préservent de la violence des vents dans
cours moyen. Tout
y est paisible. Ce ne sont
soca sociala que se mantenc, d'un
pople a « Les Troubadours (1000 à 1550), par Jean ductions de peintures et de sculptures des pas les pluies,
mais la rosée et les neiges des som¬
l'esperit clar que tenc la soa plasa dins l'ar- Mouzat; De la Deuxième époque littéraire meilleurs artistes occitans contemporains: mets qui fécondent ses champs de maïs.
Dès la fin
monia dels poples mieterrans. Qu'élan par- de la langue d'oc (1550 à 1850), par Jean- Bourdelle, Despiau,. Bernard, Marcel-Le- avril, lia première cerise
rougit dans ses vallons. Le
tits l'esperit lèujer de tota pasion autra qu'un Paul-Régis; « De la Troisième époque lit¬ noir, Parayre, Cadène, Busset, Bouisset, Tech recueille les ruisselets des pâturages et il ga¬
Lorsqu'il a dépassé le pont à dos
estacament mès fort que tôt à notra
lenga, téraire de la langue d'oc » : « La Renais¬ Y mari, Rachou, Salvat, Maillol, Valère dgneânelademer.
Céret, il roule
eaux vers les monta¬
a so nostre.
sance occitane (1850 à nos jours) », par Bernard, Mesplé, Saint-Saëns, etc., etc...
gnes de 1 Albère, qui sont les plus harmonieuses
Après una camada pàd-leujèra que-ns a J.-P. Régis; « Anthologie poétique de la
que l'on puisse voir. Il reçoit encore le filet des
Ce numéro, qui comporte plus de cin¬ sources
calut arrestâ-s, davans nostre « col-tordu » : littérature d'Oc » (1000 à 1927), réunie
ferrugineuses. Des bois de micocouliers
1924-1925. E puch, la biasa sus l'espalla, par Ismaël Girard. Citons au hasard: Peire quante grandes pages DU FORMAT d'OC, SUR s'étagent alors sur ses rives. Puis, devant les
railles
un ciel de feu l'éblouit. Il se
perd
piena d'ensenhaments, de conselhs e d'a- Cardenal, B. de Ventadorn,- Peire Vidal, BEAU PAPIER COUCHÉ, est vendu en France dans lesd'Elne,
roseaux. Il voit les voiles de Collioure et
au prix de 6 FRANCS l'exemplaire. Tous les
Sordel,
Arnaut
Vidal,,
etc.;
P.
de
Garros,
J; vises de tota mena, qu'avem perseguit la
de Bamyulls, doucement soulevées,
qui tournent sur
l camada.. Permó que la tasca comensada Bellaud de la Bellaudière, Goudelin, Des- lecteurs d'OC se feront un devoir d'en la vague.
f no-s podè qu'estesa col-torsuda.
II est vrai que ce pays est bien divers. Le
pourrins, etc.; Michel Camélat, Georges posséder un exemplaire. Adresser les com¬
voya¬
mandes à M. J. Carbonell, 2, carr. de geur qui partirait à pied du rivage pourrait attein¬
Reboul,
J.-B.
Chèze,
J.
Mouzat,
Albert
|t Oras de torment ont davans los « quatre
dre Prats de Mollo la verte à
fin de la seconde
| chemins » ens a calut cauzir e cauzir lo bon. Pestour, Joseph Roux, Fernand Dezeuze, Sant-Gaudenci, à Sitges (Espagne); à M. journée. Il rencontrerait d'abordla des
marins et des
i Avem cercat. Avem trovat : nostra vertadièra
Joseph Loubet, Guilhem de Naurouze, P. J. Vinyes, « Libraire Américaine », 31, jardiniers. Puis, des muletiers à la taillole noire
via per n'arrivar al punt ont auèi nos trovam. Azéma, J. Bouzet, Charles Derennes, F. Rambla de les Flors, à Barcelone; ou à
violette, devant
étranges convois de mules,
qui portent des doueliles et des troncs de chêne
OC,
Villa
Sarran,
V.
Peyrat,
Chemin
de
Bernard,
B.
Durand,
Marius
l'Espinet,
! Prenguem alena ! Avem caminat à travers
verQ Plus loin, des artisans qui fabriquent des es¬
camps de flors e camps d'espines. Pels camps André, S.-A. Peyre, L. Funel,. Joseph Toulouse.
padrilles, des mineurs dans le frais massif de Bade flors que-ns em arregaudit lo cór. Pels
tère, des charbonniers sous le hêtre, des métayers
camps d'espines que-ns em esquisats los
et leurs troupeaux de
juments sous un ciel limpide.
dits. Camin raspos. Mès sempre camin queCette population est parfois rude au premier as¬
|.1.28.
Ve ANNADA.
N° 82
1-1-28.
V« ANNEE.
N° 82
pect, et même un peu âpre sur la côte, mais elle
puja. Ac avem dit. Ac tornam dize.
direction
toloza
toulouse (haute-garonne). france
(lengadoc).
fransa
est fine et souple le
long de l'Albère, presque
Camin que puja, e cada dia mès ardida,
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet. c. c. 12455
Ostal Peiiat, Camin de l'Espinet. c. c. 12455
toujours
hospitalière, sensible, d une franchise qui
mès gaujoza, mès apasionada que-s fa la Un
15 fr. Fora Fransa 25 fi. Le N* 0,50
Un
15 fr. Etranger : 25 fr. Le N* 0,50
eleve très haut. Les jeunes filles
y sont heureu¬
tropa dels ornes joens e francs que i cami- Publicité extra-régionale: B. P.
ses parce qu elles ont des musiciens
qui les font
J. P., 12, rue Blanche, Paris (9°), Trud. 78-81 et les autres grandes agences.
Tota l'Occitania

...

es

una

mare

a

...

:

c

en

se

son

ses

mu¬

ou

ces

f

—

—

direccion :

an :

Seguin la via que tenc tant a la soa vita,
Combas, nos ditz lo Chamson, Combas

combinés

Feuillets Occitans

—

:

:

Abonnements

nan&lt;

—

—

an :

et

OC

35

s

danser

sous les platanes des
places. Celles qui sont
deuil, cachent leurs cheveux dians un noir fou¬
lard, comme les femimes de la Corse, et vont à
la fontaine, graves et douces, avec leurs cruches
arrondies. Les jeunes filles de Banyuls sont bel¬
les comme la mer. Les jeunes fillles de Céret ont
les yeux clairs. Et hier encore, les
jeunes filles
d'Arles, aussi dans les vieilles rues brodaient des
fleurs de laine sur les espadrilles de chanvre.
On respire sur lia côte le baume de
l'eucalyp¬
tus et, plus haut, le
parfum des barbes folles des
maïs. Et quand, on connaît ces
parfums du Vallespir, on est prêt à comprendre la voix du chant
populaire :

francs.

en

CHEZ NOS AMIS PIEMONTAIS

Prologue en vers provençaux de M. Frédéric
déjà entretenu nos lecteurs de la .e- Viau, avec accompagnement et musique de scène
Perque pas nozaus, apauzats auèi, direm vue piémontaise I Brande et de l'hebdomadaire de C. Blanc de Fontbefle.
Premier acte : Le Recensement. — Deuxième
pas nostra gauch, nostra gauch de l'obra Il Richiamo, dirigés respectivement, le premier par
notre grand ami le poète Guiseppe Pocotto (Pinin acte: Minuit.
Troisième acte (premier tableau):
eomplida pel camin que tenc tant a la nostra
Pacot), l,e second par notre excellent confrère A. Sur le chemin de Bethléem; (deuxième tableau) :
vita, e nostra gauch de l'obra a complir ?
Balliano.
A la Mairie.
Quatrième acte: Dans l'Elahle.
Cada pas que fazem, nostra vista se perA la Salle de l'Association Fraternelle des
Depuis quelques semaines ces deux organes
longa, de comba en comba, de tupers en avaient à notre grand regret, suspendu leurs publi¬ Employés des chemins de fer Français, 21, rue
de l'Entrepôt: le dimanche 1er janvier 1928, à
tupers. E damb lo rai de la vista, lo reclam cations.
Voici qu'une bonne nouvelle nous parvient de 14 h. 30; le samedi 7 janvier 1928, à 20 h. 30.
de la canta : desfendre la lenga nostra, reliTurin: Il Richiamo et I Brande se sont fondus
Location au concierge du Théâtre.
gar las amistats panoccitanas, servir l'idèia en une revue mensuelle
Si n'hi ha una minyoneta,
qui portera les deux titres. POUR PRENDRE DATE
latina; arren no liurar al non-ren desnonsat,
Le nouvel organe s'inspirera d'un idéal méditer¬
que m' té robat lo cor,
Avec le coucours de « la Violette », Société
ranéen et latin, expression de l'éternelle fraternité
ans i a, per Pouzol, arren no liurar dels noslligat me' l té amb cadenes,
Artistique, des originaires de la Haute-Garonne:
des peuples qui contiennent dans leurs langages
amb cadenetes d'or.
tres principis; arrestar nostra
La Grappe Méridionale, organise pour le samedi
simpatia activa semblables,
la vivante et séculaire-langue de Rome. 21
als sols vertadiers obrers de l'obra santa.
janvier 1928, dans la salle des fêtes de l'Hô¬
M. Guiseppe Pacotto y rédigera régulièrement
« Il est une
jeune fille qui m'a ravi mon cœur.
tel de Ville de Levallois-Perret, sa deuxième
Lo ped asegurat caminar atal, cap a la une chronique occitane. Il cherchera
Ellle l'a lié avec des chaînes, des chaînettes d'or »
peu à peu Grande Fête Régionaliste.
« baraque neuve ».
Cap a l'espandiment à dégager un fidèle panorama de notre littérature.
Au programme, chœurs occitans par les adhé¬
canta.

Nous

avons

—

—

d'OC, segurament asolat a l'abric de Que les auteurs occitans lui fassent le service de rents et adhérentes de « La Violette » en costume
Postal ont volem, en 1928, nostra tropa ar- leurs œuvres. Voici son adresse: M. Guiseppe originaux du Languedoc et de la Gascogne.
Pacotto, via Garibaldi, 31, Torino (Italie).
On jouera : Madame Carpignol ou la Sogro de
denta amasada, veze mesclâ-s l'or de l'eslam
Le premier numéro de la nouvelle revue est sous
Picodur, comédie comique, languedocienne, dont
al roje de nostras caras e baranejar per las presse.
la notoriété date de plus de 30 ans!
parets d'ombra, l'ombra dels nostres cós en- HOMMAGE A J. S. PONS.
Un grand bal de nuit clôturera cette fête dont le
segur

canterats, davans lo larer dels nostres

sau-

nets.

Ismaël Girard,

Le 26 décembre, à Barcelone, la
Catalogne a
rendu un solennel hommage au poète J.-S. Pons.
On a représenté : Âmor de Fardai, de J.-S. Pons,
et

El Singlar, drame inédit du même,

en

fin

une

pièce de Santiago Rusińol.
Si vous

voulez avoir

des

livres

catalans,

PARIS : LE THEATRE PROVENÇAL.
Le Théâtre Prooençal (présente cette année,

[adressez-vous

pour

(CElone,

secours,

a notre correspondant de BarM. Vinyes,-directeur de la LIBRAI¬
RIE AMERICAINE, 31, Rambla de les Flors.

en

la première fois, au bénéfice de la Caisse de
L'Oulo d'Arpian, Pastorale Provençale
4 actes et 5 tableaux, du docteur M. Chabrand.

succès est assuré d'avance.

ÌWVOYEZ

.

L'amour de la terre natale est si vivace au cœur
des Catalans qu il étonne les
étrangers et si ce sen¬
timent se brise, toute la
douceur du pays dispa¬
raîtra.

C

est

LETTRES

auMAROC

et

COLIS

enALGÉRIE

"DAKAR11 "aiîStatH""
LIBNE8 AÉRIENNES LATÉC0ÈRE
», ATtane

Marco a».

—

PARIS

JltnsslanensenU dmse taf» Bureauu 4e

Ffts.

ici

une terre

presque

Pyrénées,

avec

africaine rejoint
des accords im¬

prévus. La communauté de la langue et des habitu¬
des, et, faut-il 1 avouer, un appel lointain de fl'Ibé-

i16' °a!i
Mais

unie patern'té dont

nous sommes jaretenir malgré des défail¬
lances, un art particulier, à la fois sobre et somp¬
tueux. Ce sont, dans les
églises, sur la chaux blan¬
che, des retables aux vieilles dorures éblouissan¬
oux.

vos

qu

les verts trésors des

ce

pays

a su

des portes à plein cintre, à larges clavaux de
granit ou de marbre rose; des volutes en Íct
forgé
sur les vantaux de
chêne; des clochers crénelés et
carrés dans les vallées.
tes;

�Les comtés de Roussillon et de Cerdagne ont
une véritable gloire sous la domination aragonaise. Le Roi En Marti fit élever à Perpignan

LES AMETISTES

CAMPANA DE MARTERO

connu

précieuse Loge de Mer qui fut terminée sous
le règne de Charles-Quint « régnant gloiicssîSèrt
en Spanya Caries Quint ».
Les aimées extrêmes
cette

du XVIIe siècle semblent avoir été

une

nouvelle

Jo voldria trobar les

dcbath lo cèu d'abôr

qu'apôrtas la
Lo

que

1927.

è la-u cô

***

LA NECH

ces

images de F. Salvat

me

coin

font-elles

la luna

quora

lo pèch

arcant

luzis, blanca, sul terrador.
Lo riu se ja canterlejant
e lo cèl encara
plus blos,
lo rosinhôu plus brezilhant

voit un clocher blanc, des femmes repliées près
d'un aloès. Le Christ, sous son extraordinaire cou¬

d'épines, semble se détacher. Il est assez
ce Christ de Cosprons que des
pê¬
cheurs ramenèrent dans leurs filets, jusqu'aux ro¬

e

ronne

mon

amor

semblable à

...

chers de la côte. Ce bois suffirait à prouver que

la

François Salvat a su recueillir une réalité supérieu¬
La poésie et l'unité, elles sont peut-être l'effet
d'une discipline, mais non d'une recherche. Elles
se trouvent d'abord dans
la prunelle de ses yeux
et dans le sang de son cœur. Il grave ses visions

plus poderos...

Lo queslend la dosa néch
nèch cargada de jrescor
per

la luna

quora

re.

cor

d'un

e

Constaza, exilé par Auguste, à Tomi,
les bords du Pont-Euxia, le poète regarde de¬
puis bientôt deux mille ans la ligne d'horizon
pour y voir poindre la galère qui le ramènera à
sur

dolors de l'ôme blesat.

Rome,
jin, trasegun que cola
Pèr jermar la plaga que jrenis

Mort ideala onte Varna sola
Dins lo cors làs batega e jrezis.

,

en

civilisation méditerranéenne

et les affinités
cident latin.

tola cauza es

Tota bèuta[

jrernins,

en

e

sola

pauza

Bona, dioinament, is dolors...

A j'é 'n

giardin lontan,
douoa a jioriso 'd lir.i
spali parej ëd siri
së

a

douoa a jiorisi 'd reuze
candie parej ëd man
ch' a carësso pian pian,
ant le per.hc pi
'ncreuze;

j'é 'n giardin, e leugn,
projumà 'd. misleri,
douoa a jioriso i sCugn
ëd luti i dezideri.
tut

***
I seugn a oan,
ant

le neuit

Le

slra

as

a paso

sensa

bianche

deurbo

oouz.

a

s'ambraso

couma

'd

crouz :

ciàire

crouz

i

'n[ la ncuil soumbra,
quai bras slargà
perdo 'n mez a l'oumbra.

lenga d'oc
S'aquela

A j' é 'n giaidin jiorí
al jound 'd tute le slra:
a l'é lontan e
'nt mi,
e a l'é 'n
giardin sarà.

ch'

CAP-E-CAP

arloungh le

La Canha es garruda e
l'Drôlle, pichon;
El es tôt quilhat; Ela es asetada
e lo
morre negre am lo morrison

atenjon

j'é 'n giardin, e leugn,
tut projumà 'd misteri,
douoa a jriosio i seugn
cd tuli i dezideri.

ausada.

El, de sa boqueta engôla bon pan
mojle e crespilhat coma de jogasa;
Ela, sus son cais larg d'un bado-man
pleca

sa

rufa potorlhasa.

Se oeziatz lo jôc d'aqueles
quatre èlsl
Dos del cande cèl miralhan l'esclaire
■—

autres, redonds coma dos prunèls,
miralhan lo croslet, pecaire!...

De trop

agachar

lo biais
bôsin trop granda
aisi qu'ai panet del Mainal lo
cais
de la Canha rosa s'alanda.
de la badalhada

oos mena
un

:

★
* ★

».

idèia vous sembla bona, s'aquela
vous pareis nécessària e
poussibia vous

demandarièi de voudre ben m'hou escréure — en
ajustant voste pensament persounal sus lou milhou

Turin, novèmber 1927.

e

de la

acô
—

e

maneia entre los

caisals,
qu'una cachada
/ Marmaud, al bruch crusent dels
trusals,
es El, aqueste
côp, que bada.

ja qu'un plec

e

(27-6-27).
Juli CUBAINAS.

de.

intimes

sa

littérature

avec

l'Oc¬

vrai

«

Miréïo
une

—

vité M.

Diamandy à signer au « Livre Vert »,
personnalités qui l'accompagnaient et lui a
remis le jeton de vermeil de l'Académie annon¬
çant qu'un jeton semblable va être envoyé au
prince Cantacuzène.
les

avec

Après l'on dira

que

l'Académie des Jeux Flo¬

ne

fait rien!

Screu-gneu-gneu de

gr.eu!...

que vous

faut-il donc?

raux

(1) M. d'Antin de Vaillac
raux

On

de

» dans le texte
(2).
incursion très applaudie dans
la littérature roumaine,
marquant l'influence de
nos
poètes et de nos écrivains, le ministre de
Roumanie termine en évoquant la grande figure
d'Alexandri, qui, ne se contentant pas d'être
poète, parcouru pendant des années les campa¬
gnes roumaines pour recueillir un immense trésor
de poésie populaire, et qui a tellement aimé la
latinité
dont il est dans la littérature roumaine
l'un des écrivains le plus représentatif —
que cet
amour lui fit
composer un beau « Chant de la
race latine »
qui fut couronné à Montpellier en
1878. OC a publié ce poème dans son numéro
du lor juin 1927.
En fin de séance, M. d'Antin de Vaillac a in¬

(2)

REMINGTON TYPEWRITER

littérature

nouveau réunis,
je dois avouer le regret em¬
preint de confusion que j'éprouve en ce moment. '
« En
effet, c'est au moins dans votre roman d'à
présent que j'aurais tant voulu vous parler, mais
je ne le sais pas encore. Mais ce que je puis
vous promettre, c'est
que, lorsque l'heure du re¬
pos aura sonné pour moi, je me mettrai — retiré
sur
la terre moldave léguée par mes aïeux —
a
apprendre peu à peu, modestement, pour la
seule satisfaction de mon très vif
désir, le roman
des premiers troubadours, et,
ensuite, j'appren¬

plnin PACOT, piemonles.

BARCELONE: Les Jeux Floraux

la

donc, dit-il', par mon humble intermé¬
pèlerinage que le parler de mon
peuple accomplit aujourd'hui à son foyer- fami¬
lial. Il est bien changé, sans
doute,, tout comme
la langue qu'on parle dans le Midi de la
France
un

Puis, après

—

e s

et

C'est

diaire

drai à lire

S'auzis pas res plus qu'audos crucadis
j.os la gaula drecha e la gauta esquerra
rai!
Mas se oeziatz lo bolegadis
de la cu'ia rosa per terrai

slra,

a

pariuna

a

qui

de

Lois BAYLE.

smôrto mhn man;

et

n est
qu un roman bien différent de celui des
troubadours. Cependant, malgré la grande douceur
que j'éprouve de voir aujourd'hui, assis côte à
côte sur le même banc, au coin du
feu de l'anti¬
que et chère demeure familiale nos deux ancêtres

reclauza,

lu

tôt amor..

corne

E siès tota oida,

HORTUS CONCLUSUS

ch'

umanas,

Siès lo ralh clar de luna barbańa,
Siès l'esclargiera, e siès lo camin.
Car

venue

langue .d'Oc faisait sentir son vaste rayonnement.
Mais la langue d'Oc, mère des
langues néo-lati¬
nes, ne l'a pas été de
toutes, et ici, M. Diaman¬
dy montre Ile développement de la langue roumaine

Mirage blanc lèu despareigut.
gisclada

galère qui n'est jamais

ne

Ritme inj.init, caresa inejabla,
Bella muzica, creze dins tu,
Pantalh oan de glôri perdurabla,

Dins l'ort bléjil dis IristeSa'

une

viendra jamais. Plus tard, le flambeau de la
culture gréco-romaine .allumait le flambeau de la

Raioe sèns

O muzica

remercié.

a

à la mer, à

Ange gardian dôu côrd matrasat.
Sies tôt muzica, legènda antica,
Plors

Diamandy

Dans son remerciement,
M. Diamandy salue
d'abord le poète Ovide, dont il fait le
premier
des troubadours et dont la statue se dresse face

Asoleiris, muzica, ô muzica!

Albert PESTOUR,

coun

bailados, pèr de dire

M.

MUZICA

Moun ama anueg l'acoumpanha
Dins las vias de l'aire en flours.

ch' as
Mi oad

auran

Académie d'union latine.
Après avoir écouté plusieurs autres discours,

Y. BOUZET.

E, lounh de l'humana fanha,

counfraire,

las

vu flotter les
étendais de Txajan comme avant
elle, la France, ceux de César : toutes deux peu¬
vent revendiquer les mêmes origines, les mêmes
traditions, les mêmes espoirs.
«
Vous êtes ici, monsieur le ministre, dit-il,
dans un des centres de cette pensée latine qui
nous est également
chère, la doyenne des Acadé¬
mies occitanes, la promotrice (1) de la Renais¬
sance de Ja littérature
félibnéenne, une véritable

demoran
qui ploran!
qui

Campana qui semias la herô,
qu'aleteya peu cèu dab ta clamô
l'ompra deus praubes morts a l'abandôl

amourous.

Vous mande, aici-jount, un article qu'ai publicat
dins un das damiès numerots dau journal
« OC », en tournant dau «C
oungrès de la Prensa
latina » tengut à Bucarest au coumençament dau
mes d'Otobre.
Vous prègue de ben voudre lou legi (ou lou
relegi) et de pourtà vosla atencioun sus l'idèia
que i es escallada d'una « unioun de la prensa de

que

sanglot deus moribons.

E tabé da la patz a las tombas sens nombre
sepelidas débat l°s sègas deu desmombre /

E daus terrenaus amours,

e

d'arriba dau prencipe a la realisacioun.
Moun rolle s'arrestarà aqui : crese bon d'hou
dire sans mai esperà, pèr mai d'una rasou que

loncs

«

Mount-Peliè, lou 27 de décembre 1927.

relâciouns lous

e

l'amna dincà-u hons

a

Lou vent cour
aprep soun ama
Pels bosc negres de jarris,
E lou vent rachana e brama
E lou vent safrquna. e ris..

letra:

biais d'agandi la toca marcada.
Se m'arriba prou d'adesiouns de prencipe (de
prencipe, e pas mai, lou resta se reglara pus tard,
e chacun aura drech de dire soun
mot) metrai en

lo darrè

plangs tristes

tos

Campana, ayas pielat deus
desemparats sus la Terra, e

esveja

Dins lou

En Peire Azema adreSa als noslres conjiaires

»

los

oila s'acaoa,
qu'ei cada campanada ua ansia naoa,
corn si la-haut la
Mort e-us aperaca...

Sus la darzena, ount
blanqueja
Un clar de luna feurous,
Lou vent trepa couma

PER UNA UNION DE LA PREMSA
DE LENGA D'OC

unioun

que

E la-us oielhôts dont la

LUNADA

Joseph-Sebastia PONS.

car

permô

que-nse remaoen

Julian GALERY.

a

Mou

au pot de la
mainada,
de la mai inconsolada
tomas ha puyà la doló 'nsomelhadal

lo pèch

arcant

une

occitans aquesta

que

hès mori l'arride

luzis, blanca, sul terrador.

fidélité naïve, et les forces ailées de la
tradition collaborent avec lui. Ce qui étonne sur¬
tout, c'est l'honnêteté de sa science, cette fermeté
de laboureur sur le soc et cette fraîcheur qui jail¬
lit de toutes parts. Voici, dans une composition na¬
turelle, les jeunes filles de Palaldá à la fontaine.
Elles vont et viennent, elles sont arrêtées et cepen¬
dant flexibles, leurs espadrilles de toile s'appuient
à peine sur la dalle mouillée. Leurs chevilles ont
une douce mobilité. Leurs mains brunes
ont tenu
l'œillet noir. Leurs yeux sont larges et clairs com¬
me l'eau
qui se glisse des margelles.' Je les com¬
pare à des perdrix bocagères.
François Salvat se plaît surtout à grouper des
personnes assises, pour les retenir davantage, et
pour nous indiquer les gestes qu'elles vont faire,
leur vie contenue et leurs désirs. Il parvient même
à saisir les attitudes et le mouvement même de la
race, à dégager des traits permanents qui nous
émeuvent, et c'est bien cela qui donne du prix à
ses bois et une
singulière « catalamté ».
Cette femme au foulard non, est assise devant
le foyer, mais elle n'appuie pas son buste rigide
sur le dossier de la chaise; sa
pensée se tient de¬
bout; ses maitns sont prêtes à saisir lia lampe à huile.
Ce vieillard de la salle d'auberge laisse à sa fille
le soin de couper le pain aux mineurs de passage.
II se repose, ses tempes sont creuses, son front
pèse sur ses sourcils. Et l'on sent que l'auberge est
d'abord la maison de ce laboureur; le négoce et
l'hospitalité s'y mêlent dans une mesure inaltéra¬
ble; la dignité demeure intacte comme les murs
blanchis à la chaux. Mais qu'il faut aimer la fe¬
nêtre entr'ouverte ! 'Elle regarde les vallons et les
labours, les ardoises et les chênes-lièges du Valles¬
pir. J'y respire l'air délicat de ma patrie.
avec

Que hès hoeye deu pral a l'auzeró,
jaul de la sazó,
è lo penalh de la darrèra
jló!

corn

Aimi la néch, la dosa néch,
la néch cargada de jrescor

en

hôssa lo pic de l'enterraire I

cade lo darrè

Josep S. PONS.

relief de nos rétables? C'est
peut-être à cause de leur probité, à cause de cette
alliance soutenue de la fougue et de la patience.
C'est aussi parce que l'amour de la terre, semblable
à la foi religieuse, leur donne un caractère de poé¬
sie et d'unité.
j
La plus arbitraire de ces images, celle qui est in¬
titulée « La Fée », nous révèle cet ordre. On y
scènes

è 'n la

VENUS MARINA

truca cap-bath l'aire
l'eslayèth deu balaire

que

lo blai

sus

Le 17 décembre, l'Université de Toulouse con¬
férait à M. Diamandy, ministre de Roumanie en
France, le grade de docteur « honoris causa ».
Le 18 décembre l'Académie des Jeux Floraux
conviait M. Diamandy à une séance extraordi¬
naire et lui remettait un jeton de vermeil.
iLa séance extraordinaire fut ouverte sous la
présidence de M. d'Antin de Vailhac, modérateur
de trimestre. Les mainteneurs prirent place autour
de la table en fer à cheval, sur laquelle, furent
déposées la cassette des « Leys d'Amors » et le
respectable registre où sont admis à signer les
hôtes illustres de dame Clémence.
Dans son allocution, M. d'Antin de Vaillac
dit combien l'Académie est heureuse d'ajouter en
ce jour une nouvelle
page à ses annales plusieurs
fois centenaires. lElllle s'est maintes fois enor¬
gueillie de recevoir des visiteurs illustres: celui
qu'elle accueille aujourd'hui dans son sein enrichira
le « Registre Vert » du symbole de l'amitié pro¬
fonde qui unit deux pays de même culture,
placés
aux
deux extrémités de l'Europe, comme deux
portes de la civilisation latine. La Roumanie

claró

sense

tristeça è la herô!

balalh

lo

En el cambrot mari, sota les bigues,
els amies ahraçapen les amigues,
i al d^mati semblava un munt de sal
el grat repós de Vénus immortal

penser aux

«

Campana deu brespau de Marlerô,

ameslistes

cônec desert hom veu Jlorir,
i semblen rccordar mirades tristes
dels avis sota el jeix del llur cami.
que en un

période d'éclat. C'est l'époque d'Hyacinthe Rigaud, le peintre de Louis XIV, d'Anton Guerra
minor, le peintre de Philippe V et du fougueux et
admirable Joseph Sunyer, qui sculpta un si beau
rétablie dans la forêt de Font-Romeu.
Aujourd'hui, les corporations des peintres et do¬
reurs ne sont plus, qu'un souvenir, et il faut le dé¬
plorer. Les artistes sont souvent forcés de s'expa¬
trier, mais l'appel du pays est toujours aussi fort.
François Salvat est de ceux qui l'ont entendu, et
lorsqu'il grave ses bois, dans le loisir d,e ses veil¬
lées parisiennes, il vit encore en Vallespir.

Pourquoi

L'AMITIE ROUMANO-OCCITANE.

Les Mainteneurs
exaltés

décidé
de

par

de créer

langue d'oc,

de

est

gascon.

l'Académie, des

le studieux ministre de
à

l'Hôtel

pour

leur

screu-gneu-

d'Assézat
usage

un

Jeux Flo¬

Roumanie
cours

personnel.

ont

du soir

Dans

une

La Soucièta Remington
le jury des Jeux Floraux de Bar¬
Typewriter C° vèn de dizaine d'années ils espèrent pouvoir tous connaître suf¬
est renouvelé
chaque année Voici celui qui décida la fabricacioun de machino pèr escriéure fisamment la langue d'Oc pour lire les manuscrits pré¬
a été élu
lou Prouvençau e li
coumprendrés.
pour 1928:
lengo roumano. Emé soun sentés aux concours.
Vougués ben, moun car counfraire, agradà moun
riouvèu clavié, se pourra, à
Mantencdors: Amadeu Vives, Josep
l'aveni, acentua li
Franquesa
salut amistous.
i Gomis, Pere Riera i
Riqué, Francesc Sitja i Pi- vcuca'lo de tout biais: à, é, è, i, ô, ô, ù, etc...
Pèire AzÉMA.
neda, Alexandre Plana, Isidre Vilaro i Codina
M. A. Félix-Dalazil se tèn à la
Douze images du Vallespir, dessinées et gravées
Pèire Azéma, 7 bis, carrièir Moquin-Tandon, i Jaume Rosquelles
dispousicioun
di felibre qu'aquelo
questioun aurié d'interessa. sur bois par F.-M. Salvat, présentées par J.-S.
Mount-Peliè.
Suplenls : Manuel Foch i Torres,
M. Pèr mai d entresigne, i' a que de i' escriéure: Pons. (Un Album aux Editions d'Art du Croquis, -^
Aqui una bona e bela idéia qu'aura tôt nostre Thous i Maroto, Mn. Antoni Navarro i Josep
Mn. Ra- A. Félix-Dalazil, 63, cours Lieutaud,
63, à Mar¬ 4 et 6, rue Bezout, Paris). Tirage; 100 exem- j
concors.
mon Garriga.
seille.
plaires.
"F
celone

sait

que

�Sias quatre,

dise. Qu's aquéu quatren, pèiro mountado toucant lou caretoun di revendèire taiavo eritèrin
que li velo d'estrai apoundien perè«
napoulitan; li pescadou e li ràfi — que tôuti soun ajudo. Uno
pas divino regoulavo de l'auturo
E soun det moustravo, aplanta au bèu mitan de ccutrejon se tenien
coumpagno; li moutounié, li clafido de paioun parpelejant mounte l'Estello
En táuli aquéli que La jaguerian.
la routo blanquinello, uno oumbro siavo
que bran- maquignoun fretavon si blodo griso i saco de cadardaiejavo. Ero d'ôli la mar, e lou brigouleto
Aquel an, coume tôuti lis an, tre que l'Ange davo pas mai qu'un pau.
pouclvn de la rafataio di do; e li meinagié se landier fusavo sus l'eirau marin dins
l'embulaire
aguéra la crido de la neissènço dóu Fiéu de Dieu,
Aquelo empego! faguèron li cassaire. Vous sarravon dis oubrié di fabrico. L'on vesié perèu, tremoulun de l'escumo à la
pro e lou tringla di
li pastre de Prouvènço parteguèron pèr Betelèn.
afourtissèn, mèste Guihèn, que sian arriba très, à entre mitan dis orne, h partisano crèisse la chourmo sàrti
cantadis.
l'èron tôuti aquéli de Saboly : Tôni, Guihèn, noste ourdinàri, e que couneissèn pas aquest indi¬ di
bugadiero; li cigaliero passa emé d'Arlatenco
Quouro cadun se fuguè trouba uno plaço, li femo
Peiroun, Jouan, Claude, Estève, Francès, Micou- vidu.
que i' anavon à l'après; li marchando de chichisus de eau glena, lis orne mounte
que siguèsse, sus
E degun nimai lou couneissié. E tôuti, en re¬ fregi, la man dins
lau, bergié courous e plen de voio, agouloupa dins
aquelo di peissouniero; e li basti- la rambado, en poupo vo bèn au pèd dis aubre, li
si grossi limousino, la biasso à l'espalo e lou bas- gardant lou coumpagnoun descoustuma,
dano
e
li
femo
vengu Diéu
de la vilo faire un mescladis ver- barjo fresco se
pousquèron plus teni de faire ana
toun en man.
sabié d'ountè, sentien la pôu ié douna lou bate-cor. tadié de couifo à canoun e de
capèu enribana. la buscatello e foro-bandiguèron la charradisso.
Sènso saupre se li camin farien tira, sènso devina Chancelaire, se sarravon un contro l'autre e li femo Leissessian
pas à l'e.T.bat li jouvènt, Li chato, li
En rèn de tèms, l'on se sarié
cresegu au bèu mi¬
raeme coume franquirien la mar leissavon moutoun,
ccurrençavon de crida.
drôle et li gandoun qu'esquihavon pertout et tapa- tan de La
plaço Pîo, un jour de marcat, quouro li
Èis
un
voulur
agnèu e fedo subre li coulet perfuma e landavon
von li trau.
que vèn pèr rauba l'Enfant!
caulet soun à cop de capèu, e que i' a mai d'ourVo un bóumian!
pereilalin dóu caire de l'adré.
E queti crid ! Li
gènt de meme terraire, pèr fin toulaio que de croumpadou. Pau-parlo de naturo,
E l'Estello, que lusissié dins lou cèu espeduca
Urousamen, avèn li cassaire.
de noun s'esmara, se sounavon de-countùni
dins sa li matelot escoutavon, palafica à n'en faire la cad'un biais meravihous, marchavo davans éli. Dins
Aquéli de cassaire! Parlo»me d'acô! Liogo parladuro e cadun largavo lou noum de sa ban- daulo, li
prepaus estraia di jouvènt que pebravon
la niue clarinello, semblavo vivo e, quouro belu- de fusiéu, an que de fielat !
diero. Tambèn li galejado tubavon. Li pàuri
gavot la galejado, vo lou barjaca di femo que, assetado
Ai!
Ai!
Ai!
Vese
guejavo, aurias cresegu un uei celesliau que cluquau èi, aro. Èi Lu- n'ausissien de crudèlo. L'on se li fasié
vèire, carga à le'ntour de coumaire Guilhaumeto, encascavecifèr ! Tè ! Tè ! gueitas si bano !
chounejavo emé douçour. E ié charravo:
de si pèu de moutoun enviscado, la caro mascarado lavon.
E la bregado tremoulè d'esfrai, dóumaci la bou- souto de
« Venès emé iéu, disié. 1 éu vous menarai i pèd
capelassas endouti, bidoursant sus
Agrouva davans lou trepadou, tenien sesiho
de l'Enfantoun qae vèn de naisse dins un estable, neto dôu cambarado s'esfielandravo, verai, en dos côurti cambo e aloungant lou
mèste Guihèn, quàuqui v'rèi pastre e li cassaire.
quiéu.
entre l'ase e lou biôu.
pour.cho que retrasien, is uei espaventa de nôsti
Ffôu! gavot, soun routo li sartan castagni
E chascun ié disié tambèn sa
rastelado.
« E aquel Enfantoun èi lou Rèi di rèi. Lis assoupetachin, li bano dôu diable.
que davalas eiçabas?
D'aquéu trin ié saren lèu, s'estasiavon li cas¬
Zôu ! Agarrissèn4ou ! venien li jouine.
lara aquéli que volon lou soulas.
Hé ! coulègo? que beilas?
saire. Tant se camino, anas, emai
agùen ges de
« Vous souno,
ô pastre, vous qu'avès lou jJarla
Mai, tout en disèn acô, s'escoundien darrié
Geitas? m'aquéu mourre de galato ! Sèntes vapour.
rufe e l'amo pecairis mai de quau lou cor èi simple li co.utihoun dôu femelan que n i'en caché de lou Queiras, l'ami !
Dins la gàbi, la gacho subran cantè :
bono. E quouro se fuguèron bèn canta la malo grèlo
coume lou cor d'un enfant.
Ah! vai, fagues pas Darbon ! (1)
e trata de pôufiasso e de
« Vous baiara la drudiero, la joio e l'amour.
gourrin, s'anèron avisa que
« Lou laid
carboun, de sa pinello
«
Vous dira, Éu : Emé baudour siguès paure, Lucifèr avié boulega ni pèd ni pato. Ço que ve(I) Cantaire galejarèu poupulàri à Marsiho emai
Mascaro pas lou viravôu.
acô's 4a veraio drudiero. Vous dia enca : La joio sèn, soun sang se pausè'n pau.
Prouvènço. Aquelo cansoun qu'a lant fa rire :
LA
Emé très velo blanquinello
Ace! diguè pièi Micoulau, qu'avié fa la POULIDO PARTISANO », mesclado de
vertadiero èi de renouncia la joio. Amas-me car
prouvençau
Fai de camin tant que n'e-n vôu:
i'a que iéu que siéu l'amour. »
guerro de setanto au camp dis Aupiho, iéu lou vau e di franchimand. es uno di creacioun de Darbon.
Dins li recôu
arresouno aquéu bougre de marco-mau !
E, ravi, escoutavon l'Estello.
Faire Darbon. es adounc faire lou coumi.
Vai sa pinello
Fasié pamens tèms dre. L'alen de la biso ourlavo
E, fasèn dous pas sus la routo, creusé soun basCoume Dieu vôu. »
toun
couine se fuguèsse la clarineto di
en giblant lis auciprès. Nôsti pàuri mesquin, li man
trege trau
Mai éli, pu dur que li roucas peirenau, liogo
gôbi, picavon di sabato tant que Diéu poudien, e vo uno alabardo, en cridant à plen de gargamello : de rebeca tancavon sa bregado rufo e testardo au
Brave, lou pichot ! apLaudiguè mèste Guihèn.
tout aquéu trepé menavo chamatan tau sus la causQui marce? Qui vive? Qui va là?
bèu mitan dôu mouloun di gai levènti coume un Se poudié pas miés canta. La vapour, mis
enfant,
Enterin que lis .'àutre, souto-voues, cantavon :
sado gelibrado, que li chin di bastido ié japavon
cougnet dins l'aubeco, e fasien avans sènso rèn èis un flèu vertadié. A tua tout lou coumèrci que
a l'après en tirant sus si cadeno. Éli, la perlo au
« Vilèn Belzebul
se fasié
que lis aplantèsse.
pèr Rose. Aro, se vèi plus d'aquéli lôngui
Qu'as de bano, qu'as de bano,
nas, jala coume d'ameloun, anavon grand dèstre
E, subre tout aquéu flume viéu qu'escampavo tiero de batèu qu'escalavon lou flume vo que lou
Vilèn Belzebul
mau-grat la cisampo, n'aguènt qu'uno pensado: lèu
soun
moulent trounant de-vers la Meditenagno, davalavon. Reiaume ! Empèri ! Quau
saup enca ço
vèire l'Enfant, l'adoura e ié semoundre ço qu'aduQu'as de bano sus lou su.
uno
fourniguiero de lume resplendènt vujavon li qu'èi? Tenès, iéu
e parle coûta — tau
que me
sien pèr éu.
Que rodes, que cerques? çai li a rèn de tiéu :
raisso d'uno lus enlugranto, enterin que li glèiso vesès...
Sian loui dc.is enfant de Diéu. »
Boutas, s'éron pas carga de presènt subre-bèu.
E anavo larga la boundo à-n-un raconte nivoucampanavon à brand e que li veissèu, costo en
Mai Belzebut semblavo lou demoun lou mens terro dins li dous
L'or escrèt nimai l'evôri blous fan pas bando ensèn
port, bandissien de sibladasso lous e sènso fin, quouro lou capitàni, dôu boucau
emé de bergié qu'an qu'un quiéu e qu'uni braio. ravajaire dôu pais bas. N'en boufè pas uno, e,
de l'escoutiho, cridè tout-d'uno:
que vous ensourcelavon.
Mai li bergiero tant avien acampa tout ço qu'èi meme, vire calo quatecant. Alor, la pôu li lachè.
Proun butassa e proun maca, ùm dos o très ôuQuant siés adaut?
necite pèr muda'n nistoun : de pedas de telo de Tôuti s'aubourèron e, rabaiant li caiau que se tiras- meleto escoulantant li biasso, mèste Guihèn aduSiéu cinq, respondeguèron lis orne de l'equi¬
lin, de dapèu dous à touca e bèn caudet, pièi de savon pèr sôu, s'entrahinèron à l'aqueira. E zôu, guè pamens soun mounde, franc d'autio auvàri, page.
calot e de poulit béguin oundra de fini dentello. de pèiro! Zôu, à-n-éu ! Foutrau sus l'ase! Ah! sus lou Vièi-Port. Just à l'endré mounte calèron
Davalo la mita!
Pèr quant is orne, avien gounfla si biasso de frou- tron de goi ! anavo vèire, lou maufatan, lou galelou meme que lis an passa — lou Pôupre, ca¬
Un caca!as à-n-estrementi lou bastimen de camage de Banoun, pu blanc que nèu souto soun àbi nan, l'arlèri !
pitàni Poutargo (un Sanjanen), esfielandravo sus la renau en coiiroundo, reboumbiguè à l'ausido
Mandas pas de mouto ! cridavo Tôni, un pôusso d'or dôu cèu, sis aubre
de pampo, de fougasseto à 1 ôli, de gibacie qu emlinge, sis ôuban d'aquéu coumandamen. Li marin, un moumenet,
baumavon l'anis, de barro de nougat d Aie. D ùni, d'aquéli que, adés, au soulet nouim de Lucifèr, e sis estrai. Uno fleirour de qultran,
aspro e sa- s'ailuquèron espanta. Pièi, n' i' aguè très que s'apreque se tenien un pau à despart di cambarado de avien manca d'avani, mandas de cal ado ! Ah! lou nido, s'aubouravo dôu bastimen flame-nôu cala- foundeguèron dins l'entre-pont.
pou d'auvàri, pourtavon dos o très dougeno d iôu gusas, ié faren peta li ren !
fata. D'àutri batèu, arrengueira de cade caire, esEh bèn, aro, mignot, venguè Micoulau à-nLi femo èron li mai encagnado. Se saup qu'an peravon tambèn soun
fres. Basto, coume que fuguèsse, d'un biais o
cargamen de roumavaire. un paistrilhoun que durbié d'uei coume de quiéu' de
de l'autre, cadun poudié faire soun óufrèndo emai pas lou gàubi pèr esqueireja d'un pau luen e que, Èron tant, et talamen esquicha, que
tapavon l'aigo. bouto, aro sabes que la mita de cinq fai très ! Lou
aguèsse qu'un toupin de cachèio vo d'óulivo negro souvènti-fes, picon darrié liogo de pica davans. E n'i'avié de touto meno ; à cousta de brigo e de diras un paii à toun mèstre d'escolo quouro tournaMai fasien passa li municioun, se descoulavon lis
à la sau.
gouleto just sourti di chantié, de felouco, de tar- ren, que?
E li lègo s'ajustavon 1 lègo, e, pèr noun langui ounglo pèr derraba li peirard de la terre jalado e tano, de balancello, de barquet mié-cubert —
E vago de faire peta lou gargassoun touto la
long dóu camin, en bon Prouvençau qu'èron, aficavon lis orne. Res sentié plus la fre. Oubli- tôuti li vièi roudejaire di mar latino! Se n'en ve- bando.
davon soun sant roumavage, vesien plus l'Estello j sié d'Espagno e
cantavon de vièi Nouvè, jougavon de la museto e
Ansin se debanavo loti bon viage, dins l'inchad'Itàli, de Sicilo e de Maiorco
qu'amoundaut, arrestado dins lou cèu de velout, |
picavon sus lou tambourin.
e de la luenchenco Grèço. E' m'acô, un pau iànço di groupado e di broufounié, la nau butado en
ar-alissié coume
rramip
linn
fàr»i que se
'*
'
Macastin ! venié, entre dous coublet, mèste apalissié
uno
fàci
tapo d un ,.X.,
véu, pertout, acoumencè l'embarcamen, mentre que li poupo pèr un auro de miracle, tenènt l'eisservo e
Guihèn, lou decan di pastre de l'encountrado, ma¬ èron plus qu'un laid bestiàri uman vengu fôu e campano brounzissien que-noun-sai e que li fis- jitant li lègo à-rèire coume uno varlopo li riban
castin ! la fre pougno mai que l'an passa. Que n en que lou sang tubant aurié pas fa ferni. Ah ! fu- quet se despoutentavon.
d'amourié, car la man de Diéu èro sus elo. E
guè'no bello espeiregado !
disès, coumaire Guihaumeto?
Quiha sus lou tèume, lou capiiàni Poutargo em- quouro i' èi la man de Diéu, carboun vo petrôli,
Quand pamens n'aguèron proun si brás, s'aplan- bouquè'n long emboutaire lusènt e, d'uno voues à rèn ié pôu faire rampèu.
Aquèu vènt me gibro lou sang. Brrr!... Siéu
tèron. E, dôu tèms que secavon soun front coulant: reveni'n
touto recrouquihado.
N'aguèron lèu la provo, nôsti roumiéu. Se cremort, cridè :
Regardas coume vai d'anqueto, veng-è Pei¬
Li sias tôutei., tron de milo?
sien d'avé just passa lou Castèu d'I, quand, de la
S'aguèsse sachu, auriéu mes moun gros jargau
de cadis. Hoi ! Queto jaladuro. Sènso coumta roun. L'avèn segur ensuca.
bi de miseno, un mat magi, en tron, toumbè :
O, ié sian tôuti, respoundè mèste Guilhèn
E s'èro pa'n diable? faguè coumaire Guihau- qu'avié fa, dins un vira-d'uei, lou comte de soun
Terro!
qu'aquéu barrau me fai peta lis esquino.
Fasès-nous-ié teta'n cop, disien en risènt un rneto. Me fai peno de lou vèire panardeja'nsin. roudelet.
Terro! Dins un ai, li bouco se courdurèron, e
M'èis avis qu'aurian degu...
vôu de jouini galavard, acô 1 aléugira proun.
Zôu! Embarco! bramé l'emboutaire.
d'un bournd, s'agantèron fourro-bourro i bataiôlo,
E si bano? bramèron li jouvèn, lis avèn beAvès pas crento, que? loui vièi rebecavo. Se
Adounc, se ié gandiguèron. Mai, que voulès, cercant de destria, au travès de l'oumbro clarinello,
n'en paralarié d'aquelo se presentave à l'Enfant un léu pas visto? Sian calu, alor? E que voulias que se i'anavo pas charmant. Se li jouine se fasien quaucarèn de l'estrange païs. Mai furnavon debarrau vuege !
fuguèsse, santo femo? N'èro un que voulié pas de qu'uno joio de s'enaussa is escalo de cordo coume bado l'espai penjourla entre aigo e Cèu. Pamens, de
Se garço pas mau de vosto trempo, anas. bèn à ì'Enfant, vaquito la verita, bord qu'adusié d'esquirôu contro la rusco d'un pinatèu, li vièi e l'invisible ribeirés, un perfum suau alenavo de-vers
rèn em'éu. Digas un pau s'éi d'un brave orne d'ana li femo, pecaire! de vèire davans éli
Arao miés lou la de sa maire.
aquéu toum- éli. Lou rode d'elèi èro aqui, mounte venié l'EnMa trempo!... Ma trempo!... Se se pou!... en Betelèn nus e crus?
ple negras e bouilegadis, n'avien la tressusour e, fant-Diéu de desplega si parpello sus*4ou mounde.
An resoun ! An resoun ! cridèron li femo. mau-grat sa vergougno, res qu'.aguèsse lou
Un vièi ChuscJan dôu tèms de la Coumeto!
fege de D'amount, trelusissié l'Eistello coume un soulèu.
S'acô's ansin, dèu plus avé ni goust ni gousto. Guihaumeto a li vistoun neblous, qu'a ôublida si lacha la barco mounte semb'lavon d'anchoio dins
Finalamen, quàuqui lumet espeliguèron pereilalin
soun pot.
à cimo d'aigo. Un japa de chin, prim coume uno
Aquéli que n'en tastaran riscaran pas de s enci- vitreto.
Fasènt tira, zôu ! qu'avèn de camin à faire,
gala.
pouncho d'espinglo, trauquè la mue. S ameinè e
D'aquéu tèms, se despacientavo lou capitàni.
E vague de s'escacalassa li droulas enterin que coumandè, coupant carrau mèste Guihèn.
Mai que fès? ourlavo adaut, dins soun besou- se carguè li vélo. Sènso telo, lou brigo courreguè
mèste Guihèn e sa coumaire fasien" mé tristun
Piéi, coume s'adraiavon mai :
gno de couire.
Oh! sarnipabiéune ! aquéli de sus soun erro dins un silènei tau que noun s'ausisrefleicioun qu'a plus ges de respèt la jouinesso à
Guihaumeto, parlufejè à l'auriho de sa cou¬ càgo-meleto ! Lèu! Lèu! vo vous lèissi aqui, fa- sié que lou frouncimen de l'erso long di murado.
l'ouro d'encuei.
maire, Guihaumeto siéu nimai pas tranquile. Basto darin que sias !
Pièi, lis anello dindanto de la cadeno esquihèron
Aperaqui à l'adré de-z-Ais, nôsti pastras fa- aguessian pas fa aquéu rescontre !
Soulamen, coume èro bounias dins lou founs, ié paloutamen de l'acubié. Un cop soude faguè femi
Èi de crèire que cadun perèu se sentié safranous mandé quaucun de l'equipage pèr i' ajuda. N'en tout lou batèu que, plan-planet, moulé' n brisoun
guèron pièi pauseto, manjèron un crouchoun e esquichèron un âge. Se secavon 11 bouco, quand ve- car, de èèsto en quiéu de la proucessioun, degun fuguè mai uno bello! Emé li vièi, anè soulet; mai en poupo e s'aplantè. S'èro ourmeja lou Pôupre.
guèron veni, coume èron vengu tóuti lis àustris an, mutavo plus. Li museto, li tambourin, li dlincleto li femo se boutèron à crida que li marin ié pessuavien clava soun chafaret. Vagamen vergougnous gavon li boutèu
très cassaire de Vauvenargo emé si carnié plen. E
liogo de ié teni l'escalo, qu'èron
li mémi questioun, seguido pèr li mémi responso, e peginous, aro que sa coulèro d'un moumen s'amei- pas de panturlo, que degun lis avié enca mespreAdeja luen de la mar, sus la terro de Jehouva
e dôu Crist, trepavon la pôusso sacrado li pastousavo, pastre, pastrihoun e pastresso caminavon tcco- sado ansin, e patin-coufin !
clantiguèron mai dins la mue dmdanto.
loco, l'esquino giblado souto un peá invisible, e,
Lis orne valon pa'n pièd ! quilavo coumaire rèu. De la moulounado de pelegrin bôumi pèr
Alor, n'i'a de passeroun?
tôuti li bastimen qu'avien douna cap emé lou
A bóudre. Sènso boulega de plaço, n'avèn quouro &gt;eviravon la tèstb, lou cor ié mourié d'aper- Guihaumeto.
Avès pas toujour dit *cô, rebecavon li marin Pôupre, caminavon en tèsto car se saup que l'adouagenta tant-e-pièi-mai : de cero, de serin, d estour- cebre pereilalin sus la routo, mounte poudié toutracioun proumiero fuguè l'adouracioun di bergié.
en
nèu, de rousseto, de cardelino, de merle, de fa- bèu-just tira solo, l'aqueira que li seguissié.
s'espeiant dôu rire.

nouvè nouvèu.

—

vous

eila?

—

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—

—

vard...
E mounte anas chabi touto
Li vendèn pas, coulego.
—

—

A

aquelo aucelaio?

N'anan faire

pré¬

E pièi, fuguè Marsiho.

Quouro

neguè tavôu lis erso brapople afouga que regounflavo sus la
Canebiero, aguè trop d'obro pèr serva lou record
dis evenimen dôu camin e, quatecant, tout siguè
Vague! Vounte qu'anen, la coumpagno èi
ôublida. Fau dire que i'avié de-que. La Coumtat,
pas de mespresa long di routo nuechenco. L on fai
la Prouvènço — la de la piano, la dis Aup emai
pièi de marrit rescontre...
Subran, lou vièi Guilhèn que s'èro revira, se aqué'.o de la mar — se mesclavon aqui dins un
revoulun espetaclous. De gardian à chivau, lou fibouteguè à bretouneja :
cheiroun au poung, vesinavon emé de pastre en
Mai... mai... coume vai que... que... sias limousino
regado; de patiaire, quàuqui pèu de
quatre aquest an?
lapin pendoulado à l'espalo, e de soutaire de mus¬
cle anavon souto lou bras; d'amoulaire butavon sa
Coume, quatre? Sian jamai esta que très.
sent

au

Diéu qu'èi na

dins Betelèn, se l'Ange

de crèire.
Tambèn i'anan. Venès emé nautre?
—

—

—

—

èi

manto

nosto troupo se

dôu

A la perfin, emé proun resoun, proun
emai quàuqui lavo-dènt que li gènt de

Mau-grat si pensado, empachavo

pas que virasis afatoun de drecho e de senèstro, alucant
l'encountrado mounte se sentien quàsi coume en
recassèron sènso muta, nôsti
pastras
nèron pièi tôuti en cubèrto e lou Pôupre, si telo païs prouvençau. Long la routo, de piboulo s'auquatecant desplegado is alenado dôu gregau, pèr bouravon, famihèro, e s'espandissien de vergié.
Dintre d'aucipTès, foro l'oumbro caieto, banejavon
estrapado s'enmarè à bèlli velo gounflo.
de bîànqui bastido. Piéi, çai e lai, de figuiero graTre derraba lou ferre, lou patroun avié fa pourfado i fendasclo de la roco, d'ourtoun estaja à la data bon plen. Sur lou bôupret, alounga coume un det
valado di coulet. E tout acô tant clar, dins la lus
qu'ensigno là Touto, la pôùlacro, "lou manjo-vènt e blanivello de
l'Astre, qu'èro mens la niue qu'un
lou naufè, pounchu e escava, semblavon d alo de
jour vela de blu.
gabian espandido. Enredouni à brand, s estajavon
Se dèu faire un ôli famous dins aquésti qiiarlou bourset, la velo de gàbi e lou parouquet vou¬
lant long dôu miseno. La bregantino èro mai ti- tîé, remarcavo mèste Guihèn, e à pielo raso. Lii
blado qu'uno pèu d'ase e l'aubre-mèstre n en tran- ôulivo, à ço que dison, soun çoume de nose.

cridadisso
Poutargo
s'amoulou-

vpn

—

�E quni plesi de licheta de jardin paiiê! amiFrancés. Emé l'aigo que sourgènto i caire
e cantoun, se n'acamparié de poumo d'amour,
de
faiôu, de merLnjano emai d'espargo! Pensas que
s'estalouiron en plen miejour, coume l'on vèi à

sado, sa téulisso i quers cinsous èro mai routo
li braio d'un gus. Uno moufo imo e negrasso

—

ravo

Làuri.
A
—

ta

plaço,

fariéu espeditour eicito,

me

que

quàsi. tout lou dedins e li fiô de la pauriho
barrularello i' ensujavon li quatre cantoun. Dóu rastelié, restavo plus pa'no barro. La grùpi, vuejo e
frejo, à mita rousigadb toumbavo en douliho. Au
sôu, uno brigo de paioussas ounte bessai s'èro vengudo jaire la troupelado di bóumian pesouious que
pegavo

ven-

guè Micouiau, chiflet.
Pèr quant à iéu, afourtiguè Jouan i' arresta- tirasson sis estrasso d'un caire à l'autre dóu mounriéu voulountié à flandrina. Osco seguro, ié fa¬ de. Pèr faire iume, qu'un calèu cracinant.
riéu jamai Dieu grando, bord que sariéu dins la
Mai, au mièi d'aquéu cativié, anavias vèire un
Palestino !
tablèu tant adourable dins sa pertoucanto sempliLou mot faguè chabènço e, pu fier qu'Artaban, ceta, que n'avias lou cor regounfle e que li plour
vous sourgentavon soulet di parpeilo : la caro blavo
Jouan se gounfiè couine un dindard.
Mentre-tant, Peiroun, subre-nouma Luseto, ja- souto si long pèu de sedo, uno jacudo, d'assetoun,
lous de soun coulègo, vouguè perèu faire flôri. e, amagavo dins si bras un poulit nistounet sènso pedaestènt qu'èro mèstre de cor à la glèiso de soun "en- ■lagno que prenié, afrangaila, la pousseto diudo. Oh !
dré, largué subran d'uno voues bello, un nouvè de qu'èron brave, tóuti dous, enfant e maire, meiitre
sa coumpousicioun que dinde majestous e soulenne
que, pèr fin de lis escaufa, un grand biôu rous
dins l'aire restountidous :
em'uno saumeto griso, à plen de mourveliero ié
boufavon dessus. Dre, un pau à despart d'éli, su« Dintre mi fedo e mis agnèu,
pela e barbo blanquinello, lou baile Jóusè, apiela
Pastre mesquin di Cadeniero, (1)
sus soun barrouire, semblavo lis apara d'un biais
Sus li miejo-niue m endourmiéu
tout ensèn umbile e revoi.
Dins lou jas caud plen de sournieTO.
Tança coume d'àpi, dóu pu orentous au mai
Turtant la pas dç moun ciQutoun,
afrounta, fcrepassavon pamens pas lou lindau li pas¬
Subran ause uno campanado,
tre. E, bregado après bregado, lou pople di peleE oese giscla d'un cantoun
grin se i' amoulounavo darrié dins un trepejamen
Un Ange is alo desplegado. »
d'escabot.
Vesènt coungreia aquéu fube de gènt, em' un
(I) Meinage en terro de La Tourre-d'Aiguës (Vau- gàubi plen d'amistanço:
—

la chourmo i' anè au côrus
« Nous jariés badaia
D'escouta ii sournelo,

Segur
O

as

moun

:

Félibréenne « Lou Caireù », nou¬
vellement éclose à Nice, a tenu le 4 décembre, à
la salle Bellet, son assemblée générale, inaugurant
en même
temps la série des Causeries publiques
prévues pour la saison 1927-1928. Il nous est agréa¬
ble de noter dès l'abord, le très franc succès de
cette première réunion, qui ne peut manquer d'être,
pour les dévoués promoteurs, un précieux encoura¬
gement. Aux nombreux Niçois qui avaient répondu
à l'appel du sympathique président,
M. Joseph
Giordan, s'étaient joints, en effet, des originaires
de toutes les provinces méridionales, unis dans le
même amour du terroir et de la langue mère. Cet
empressement de tous les bons félibres habitant
notre ville fait bien augurer de l'avenir du nouveau
groupement déjà solide et vivace, et du développe¬
ment de la grande idée félibréenne dans Nice et
le Comté.

Luseto I

ou

cent

me

:

Mai l'Enfant desviravo la tèsto.

l'alen,
queto abrioadol

coupavo

»

».

darriero dóu retintoun envoulado,
cop e,

noste

tourna-mai

:

Avèn bessai quaucun que

—

—

ié fai

pou.

Tant.
E quau?

Hè ! n'en manco bèn ! N'en rescontrerian pas
la routo de z-Ais !
Eis éu! Eis éu! Tenès, velaquito eila. Lou
recouneissès?
Ace!... Mai o, as resoun. Oh! lou drougant !
Fau averti Sant Jóusè.
Vau miés lou bouta deforo, que sian mai
de milo !
—

un1 sus
—

—

—

Sus mi boulèu tout tranlaiant,
Restaue ne coume un joundèire.
Ero bèn tant esbarlugant,
«

Que cresiéu de

oèire.
Pamens loumbant subre lou fen,
L'ai adoura, tèsto clinado,
Eu mé Marîo, la Jacènt,
Maire d'un Diéu sout la clujado.
noun

ié

—

pu

»

Alor, en rounfladasso s'enaurant enjusqu'à la
èstelado e fasènt jâpa de ràbi, sus li coustau
proche, li chacai en trin de se tria li niero dins lou
çlaruo, lou corus boumbiguè :

Liogo de s'apaia,
clinclelo,
L'envejo m'as baia
De ié courre, ô Luseto! »
«

Vou prene mi

Tout-bèui-just se n'en mourié lou resson, alin, i
pèndo de la valèio, quouro l'Estello s'arrestè.
Sus lou cresten soude d'un roucas desplega en
miejo-luno, un vilajoun s'aubouravo, emé si bôri
basso quihado aquito-en-aut coume de petouso sus
uno mouto, un paure amèu dins soun crus, souloumbra pèr quàuqui marrit paumié e que, veramen, fasié pas ligueto.
N'éi pas eici que pendoulariéu lou cremascle, venguè'n jouvènt.
Te vos teisa, menaire d'auro, rebequè mèste
Guihèn, veses pas que sian en Betelèn ! Zóu ! mis
ami, aganten aquesto draiolo. Vau passa proumié,
—

—

couneisse lis aise.
E, prenènt sis amiro, lou vièi pastre faguè la
gafo d'un biais tant ardit que semblavon avani si
mau d'os e regreia si cambo de vint an. E' m'acô,
à chico e mico, escalèron la costo cato, anant à
l'amo lasso, se fasènt de-fes esquineto, arpatejant
à n'èstre tout broui, mai, quand lis arrapavo lou
lassige, reviéuda dins noun-rèn pèr li rai de l'Estello que ié vujavon l'enavans di fort. Bèn tant
que

«

ragé
ses

Lo Covize de l'Escola de Limanha

»,

encou¬

par ses succès de l'année dernière, a repris
séances mensuelles. La réunion d'ouverture

BEZIERS

(LENGADOC): LA SOCIETAT

UTERARIA E
La Socielad Literària
s'afortis de mai
rangons

en

de nôstra

conferensas

sus

mai

ARTISTICA
c

Arlistica de Beziers

un dels melhors pa¬
Cada ibèrn ,organiza de

coma

cauza.

l'istôria del terraire bezièrenc

e

suis

escribans

qu'an glorificat l'Occitanià. Es atal que,
l'an passât, En Antonin Moulin, vice-prezident
de la Societat e conselher général de l'Erau, nos
parlèt d'Adôlie Dumas, lo pairin de Mirèlha e
l'autor de polits vèrses provensals.
AqueSte an, la prlmièra conferensa seguèt ta¬
cha, lo disate 17 de décembre, per En Miliardet., lo sabent profesor de lengas romanas à l'Universitat de Mont-Pelher. Dabant una sala plena
coma
un
iôu, contèt agradivament la subrebèla
istôria de Flamenca, roman provensal del sècle
tregenc que nôstre grand majorai Anglade faguèt
coneise, n'i a gaire, à totes los aimaires de nôstra
vièlha literaturia mièchjornala.
Creziam auzir una freja conferensa de saberuh AI contrari, lo profesor Milllardet volguèt se
metre al nivèl de son auditôri, lo faire rire per
lo faire comprene e los aplaudisements estrambordats probèron que sa metôda èra bona.
Era nôstre deber de senhalar als legeires de
OC los esfôrses meritozes d'aquela societat que lucha per l'espandiment de la Lenga Occitana.
Ajussem per finir qu'aquela activitat es deguda al prezident Paul Paget, reviraire lengadocian
de las Bucolicas de Vergili, qu'es totjorn jove
e
afogat malgrat sos 80 printemps.

s'est

tenue

le 24 novembre,

au

de l'Estable.

vesié que l'avien degu leissa tout
en bando desempièi uno bello vôtu. Souto li lavàssi, la nèu, l.: jaladuro, si paret fasien la flas-

haillons
efforts pour
ses

et

le vêtir de neuf

».

Il

nous

dit

ses

donner à notre dialecte nerveux et sa¬ FOIX: L'SCOLO DERAS PIRENEOS
« L'Escolo deras Pirénéos » se
voureux, n une forme orthographique rationnelle
propose de tenir
issue directement de celle des troubadours. Le à Foix, en 1928, sa fête félibréenne annuelle.
fruit de ses travaux, M. Gilbert l'a concrétisé dans Celle-ci comprendra des jeux floraux et un concours
sa « Covisada ». M.
Maurannes nous le montre, de costumes. Elle est fixée en principe à l'époque
ensuite, allant, pendant les vacances, à Besse, à de la Fête de Foix( en septembre.
Sous l'impulsion de M. Sarrieu, son dévoué et si
Brioude, puis à Langeac où 11 recrute, partout, de
actif secrétaire général, qui est l'animateur et la
nouveaux adhérents.
Le rapport, lu par M. Louis Testud, mainte- cheville ouvrière de « l'Escolo deras Pireneos »,
le succès de cette fête est par avance assuré. Ce
neur, est un magistral compte-rendu de l'action
du « Covize de l'Escola de Limanha » pendant sont de belles fêtes en perspective auxquelles ne
l'exercice 1926-1927. M. Testud,à son tour, dé¬ manqueront pas de prendre part avec un plaisir qui
se teintera d'un peu de mélancolie, tous ceux
cerne un juste tribut d'admiration, d'estime et de
qui
reconnaissance à M. Henri Gilbert. Il nous dit contribuèrent, il y a près de trente ans, à l'éclat
la joie qu'ont éprouvée ses admirateurs et amis de de ila fête qu'organisa dans notre ville « l'Ecole
lui voir attribuer, par le jury des Grands Jeux- félibréenne de Montségur », fondée sous l'égide de
Floraux Septeimaires de cette année, :1e deuxiè¬ Mistral ».
me prix de prose
pour son bel ouvrage: La Co¬
visada et le titre de Maître en Gai savoir, à lui JEUX FLORAUX D'AQUITAINE 1928
Poésie: un poème, sujet libree, maximum 100
décerné par le Consistoire du Félibrige, pour l'en¬
semble de son œuvre. Le rapporteur conclut en vers; musique : cantique ou chanson avec musique.
Conditions.
Ne pourront prendre part au con¬
disant que c'est à lui, d'abord, que le Covize doit
cours que les écrivains
originaires ou domiciliés en
son succès.
C'est ensuite, la félibrée proprement dite. M. Guyenne et Gascogne.
Les œuvres devront être inédites, être envoyées
P. Sabatier dit son œuvre en dialecte brivadois :
Lo Lion et lo Lop; M. Saugues : Prepaus de Co- sous pli fermé, en trois exemplaires et dactylogra¬
Vizeiras, de L. Maurannes, Nigaud delh Cajott et phiées si possible, avant le 30 mars.
Les manuscrits ne seront pas signés, mais por¬
-Lis Penitents, de FI. Gilbert; Mlle P. Roziès
deux de ses poésies : Le Soleil vaincu et Qui es- teront une devise reproduite sur une enveloppe fer¬
mée contenant le nom et l'adresse de l'auteur.
tu? Après un intermède tenu
par la
chabrette,
Les œuvres néo-romanes seront accompagnées
nous entendons M.
J. Naudy, dans La Cabreta,
de Vermenouze et dans Las Cerieiras, une de ses d'une traduction française avec indication du dia¬
lecte employé.
œuvres; Mlle Laroche, interprète deux poésies du
Les manuscrits ne sont pas rendus. Le concours
Féllbre F. Rochez, Sur un vieux rocher nu, Der¬
est gratuit (sic).
nier retour; M. J. Camp nous dit La Familha,
Adresser les manuscrits à M. Lajoinie, 5, rue
poésie primée aux Jeux Floraux de Toulouse,
puis Lou Doublidaire, autre œuvre de lui; M. J. des Menuts, Bordeaux.
Belloc nous chante à ravir la jolie berceuse de
—

DIRECTION GENERALE: Villa Peyrat, che¬
min

de

I

Espinet, 1oulouse

(Haute-Garonne),

France.— Compte-courant postal : Toulouse 124.55.
SERVICES DE PUBLICITE: aux bureaux
du
ris

Journal et au B. P. J. P. 12, rue Blanche, Pa¬
(IXe). — Téléphone: Trudaine 78.81.

DEPOTS CENTRAUX

:

—

Pau

qu'avenciguèron soun obro e qu'un darrié cop d'ahi
lis aduguè, un pau court, d'alen, à la porto badanse

»

Aquelo proupousicioun gisdlavo di bouco de
Tôni, lou valènt.
Mai quau fugè candi quouro Sant Jóusè, mar¬
chant quàuqui pas, anè querre I'encauso de tout
aquel escaufèstre e, pèr la man, d'aise laduguè.
A dicho que s'avançavo d'Eu, espalauvi, vesien
l'Enfant revira d'aise la tèsto, pièi ié sourire divinamen quand siguè à soun bèu davans, dins uno clarta resplendènto que, subran,
cafiguè la bôri dé
soun trelus. Lou badavon, aro,
Lucifèr, nôsti tôti !
Eto aqui, emé sa bouneto à dos pouncho, e, pecaire! just se se poudié teni sus sa cambo roubino.
Uno capoto, àutri-fes bluio, l'agouloupavo, traucado de balo coumo uno escumadouiio, pleno de
fango di trencado e de taco de sang seca. Ero
aqui, blanc coume un cire, la fàci gamado e marcado pèr sèmpre de la dieco di soufrènço de quatre
anmado pu longo que de siècle. Ero aqui lou martir, lou sacrifica, que s'èro dubert li veno pèr engarda lou mounde di cadeno, e que lou mounde,
vuei deliéura, de tout soun egouïsme rebutavo. O,
èro aqui, silencious, éu qu'aurié tant pouscu dire,
e rèn
reclamavo, éu qu'aurié tant pouscu demanda.
Mai vaquito que lou Diéu de tout amour e de
touto misericôrdi, au soudard pourgiguè si maneto,
e, s'aubourant, vaquito que Mario trefoulissènto
vous ié pausè dins li bras. Alor, un nimbe d'or lis
enviróutè. Dins l'auturo, s'ausiguè quatecant uno
musico celestialo d'ourgueno, d'arpo e de sautèri, e, Fédière;
Per n'endourmi... et termine en ac¬
coume dos
grossi lagremo toumbavon dis iue cents frémissants, fougueux et vengeurs ,par A la
d'aquéu que faguè la grand guerro sus l'espalo nuso lenga miejournala, du Majorai J. Loubert.
de l'Enfant Tadious, e que, dins l'estable, tèsto
Le 22 décembre, nouvelle soirée, sous la pré¬
clino, tóuti pregavon d'à-geinoun, lou cor dis An¬ sidence de M. le docteur Soalhat.
ge s'espandiguè triounfau dins la niue benurado :
M. J.-L. Boudon, secrétaire général de la Veil¬
lée d'Auvergne a parlé de Gaspard Chavanhac.
A-n-Eu glôri, au pu aut dôu Cèu!
•

capo

Aquest,

LIMANHA

Gueidan.

Principales œuvres: Jan-l'an-pres, Sermoun de
Moussu Sistre, Lou Siège de Cadaroussa, l'Opéra
d'Aubais, Lou Trésor de Sustancioun, La Fam
d'Eretiluon, etc.
Un volume 14x19, d'environ 280 pages, en
caractères de luxe: sur papier Hollande Van Gelder, 50 francs; sur papier Madagascar, 30 francs;
sur
Velin, 12 francs.
Adresser les souscriptions à A. Chastanier, im¬
primeur, 12, rué Pradier, Nîmes.

—

—

Prouvençau alenè'n bon

DE

Marcel

—

jounjoun proun vièi,

Aquéu moustre de ePiroun cantavo miés qu'un
roussignôu. Ero un chale de l'ausi, e la longo
tiero dóu roumavage avié acampa un grand, chut
pèr l'escouta. L'on se sarié cresegu dins la nau
d'uno înmènso majour.
noto

LO COVIZE DE L'ESCOLA

«

En souscription: l'Abbé Favre, Milhous Moucels, avec préface, traduction et notes de Marcel
Couilon, orné d'un bois original, hors texte, de

LES SANTONS DE PROVENCE
café des Négociants,
A PARIS
44, rue du Louvre : assistance nombreuse et choi¬
Les Santons provençaux, qui obtinrent un si vif
sie, sous la présidence de M. Léopold Maurannes, succès l'an
dernier, sont revenus. Ils se sont ins¬
receveur-percepteur, trésorier du groupe.
tallés à leur place habituelle, au boulevard des
Mai Eu tiravo coueto à-rèire.
Dans son discours d'ouverture, discours plein
Capucines, et leur diffusion doit aider à la réno¬
Se ié jougavian un èr, diguèron alor li jou¬ d'esprit et
d'à-propos, M. Maurannes commence vation d'une industrie locale.
vènt. Zóu ! agantas li museto !
par rendre un légitime et public hommage au dé¬
Notre confrère, M. Marcel Proovence, a entre¬
Mai aguèron bello jouga emai canta, l'Enfant vouement de celui
qu'il appelle le « père spiri¬ pris, en effet, de rénover ce vieil art de son pays.
revirè pas la tèsto.
tuel du Covize », M. Henri Gilbert qui, depuis A
Moustrieris, il a reproduit des santons en faïence.
Acô's pu fort que de pebre! se lagnè Mi- plus de vingt ans, a consacré ses efforts et son ta¬
Les Santons provençaux diront dans Paris, le
coulau. Nous l'an enmasca, vo siéu l'àrchi di ba¬ lent à l'étude de notre dialecte brivadois
pour charme d'une terre ensoleillée, riche de fines tra¬
daud !
le débarraser de « ses scories, le dépouiller de
ditions.

—

Tarahinous, plen de mascaro.
A qui dessu n pau de reprim,
Pu brihant qu'un soulèu sus l'erme,
Pu dous, pu galant qu'un bèu rin,
Ai oist l'Enfant nus coume un uerme

A PARIS

Estabousi, se disien l'un l'autre:
De-qu'a, aquest an? Jamai nous a fa 'cô.
Dèu agué fre. Fasèn lèu quàuqui belugo. Uno
bono regalido, vaqui ço que ié fau.
E vague de coupa de bos, de fréta li brouqueto,
d'atuba lou fougau. Enterin que li flar de flamo
caud petejavon e que li pastrilhoun, empurant lou gavèu, se galaminavon, mèste Guihèn espinchavo
l'Enfant-Jésu à l'escapado.
—

clantiguè mai lou refrin, pu larg, pu
aquesto fes car creissien li cantaire.
Adounc, lou pastre rebandiguè llou sôlus :
«
Tras la grand mar s'arrestan pièi,
E me sentièu pas pu las qu'aro —
un

Mme

—

E

ïntran dins

:

Gaillot-Priolo, qui fut une des plus délicieuses
reines du félibrige; Mlle Giordan et Izoard, Mme
et Mille Micholet, Mme Martignolles; docteur Gasiglia; MMes Genari, Félix, Blanchi, G. Boréa,
bon viage qu'avien fa e, durbènt li biasso, faguè- conservateur du Musée Masséna; Gaillot,
Sauvan,
ron baTrula tout lou viéure qu'avien adu : li frouAntoine Rolland, Borfiga, Izoard, Baudoin, Mi¬
mage, li fougasso, h saucisso, lou pèis, l'aucelaio.
cholet, Bousquet, etc...
Li femo pourgiguèron li pedas e lou linge blanc.

»

Oh! coumpagnoun
Voulaoian dins lou cèu seren
Tant aut coume de couquihado.

Noté dans la très nombreuse assistance

E, la barreto à la man, intrèron e lou pu bèu
fuguè que, dins aquelo miarrido pichoto lojo pas pu
larjo qu'un limçôu, tóuti ié tenguèron. Saludèron
pièi la Maire e lou Fiéu, ié rendeguèron gràci dóu

« Emé la siéu m'a près la man,
E sens pousqué ié jai restanco,
Me oaqui 'mpourla d'un bèu vanc
Sout li rai dis estello blanco.

to

LES ŒUVRES DE L'ABBE FAVRE

La Société

vaire.

pantaia,

paure

Ansin countunié Peiroun

cántè

LOU CAIREU

—

touto

La
brave

:

Après que M. Giordan, vivement applaudi, eut
magnifiquement exposé les buts de Ja Société,
M. Claude Gilli, l'éminent philologue, vice-prési¬
dent du Gareù, parla devant un auditoire attentif
de la formation des dialectes de France. L'érudi¬
tion du conférencier sut se mettre à la portée de
tous, et le développement d'un sujet qui eut pu
être aride devint, de par le talent de M. Gilli un
véritable plaisir. Ce fut une heure de charmante
causerie dans l'atmosphère toute familiale qui est
la marque distincte du félibrige. Des
applaudisse¬
Pas tant .d'alôngui, anen, ié venguè lou bon ments chaleureux remercièrent M. Gilli de la
joie
fustié, pas tant d'alôngui nimai d'orèmus. Intras rare qu'il avait su dispenser à ses auditeurs et
tóuti qu'avès permessioun d'aproucha Noste Sau- amis.

cluso).

Et

A NICE

em-

EYSSAVEL,

prouvençau.

LA PIGNATO
Lou poupulan
sus

e

galoi journau toulounen

lou fié dous cop pèr mes.

Toulon, 65,
Un

an :

rue

5 francs.

de la République.

que met

PARIS:

Occitania, 6, Passage Verdeau (IXe).

MMles Laroches, B. Roziès, MM. J. Belloc
Compte-courant postal : Paris, 656.86. — Télé¬
L. Maurannes, F. Rochez, J. Naudy, P. Saba¬
phone : Bergère 62.99.
tier, A Saugues, H. Gilbert, se firent entendre
BARCELONE: Llibreria
Americana, 31,
dans leurs œuvres.
Rambla de las Flors et Passatgè Virreina, 5 et 7.
La causerie de janvier sera faite par M. C.
TURIN: Libreria F. Casanova et C°, Piassa

Chacornac, agrégé de l'Université, ancien provi¬ Carrignan.
seur du lycée Condorcet.
RABAT
Elle aura pour sujet:
La Bête du

Gévaudan.

nue

Dar el

:

Librairie Principale J. Joannol,

Maghzen

et rue

Richard-d'Ivry.

ave¬

�bulletin des lettres
Joseph d'Arbaud: LA CARAQUE. Editions
Le Feu, Aix-en-Provence.
Joseph d'Arbaud a partagé l'existence des gar¬
dians. 11. connaît la vie de
Camargue. 11 1 aime.
11 décrit en quelques lignes des
paysages évocateurs. Il campe des
personnages en relief puissant.
Le grand poète du Lausiè d'Arles a montré avec

la Bête du Vacarès qu'il était aussi bon
prosateur.
La Caraco en est une preuve nouvelle. Les éditions
du Feu or.t donné à ce livre, orné de bois de Her-

Paul,

présentation irréprochable. Une
française rend ces *&gt;uvelles pro¬
vençales accessibles à ceux qui ne connaissent
qu'imparfaitement la langue de Mistral.
Je viens de lire la Caraco. Je regrette de n avoir
eu plus tôt ce livre superbe. A une autre
époque
de l'année, moins pressé par l'abondance de la
production, j'aurais eu plaisir à analyser longue¬
ment les trois récits de ce recueil. Mais
prochaine¬
ment, notre collaborateur Jean Mouzat publiera
dans OC une étude sur l'Œuore de Joseph d'Ar¬
baud : il aura l'occasion de reparler de La Caraco.
Le-premier, la Caraque, -c'est.Ja rencontre d'un
gardien et d'une gitane (caraco), tombée d'on ne
sait d'où, dans les solitudes de Camargue. La bo¬
hémienne disparaît un soir comme elle était venue.
Et cette nouvelle laisse je ne sais quelle impres¬
sion mélancolique et sensuelle... Dans I animation
d'une corrida qu'il voit de la coulisse des arènes
d'Arles, un gardian reconnaît un de ses anciens
chevaux parmi ceux que les cornes du taureau
éventreront. Vous devinez le Regret de Pierre GuiIhem. Et c'est l'envers d'une course de taureaux
en un tableau vivant,
grouillant, pittoresque... Les
engins de pêche d'un gardian disparaissaient. Le
gardian surprend son voleur et le tue involontaire¬
ment. 11 essaie en vain de faire
disparaître le ca¬
davre. Pris de remords, envahi par une crainte
mystérieuse, le meurtrier se jette dans le marais.
Voilà tout le sujet du Palancre.
Ce qu'une aussi sommaire analyse ne dit pas,
c'est lia poésie qui se dégage de ces trois nouvel¬
les écrites sobrement dans une langue colorée, d'une
splendeur souveraine.
Julien Casebonne-, ESPRABES D'AMOU. Ro¬
man béarnais. Pau.
Marrimpouey jeune, place du
mann

une

belle traduction

pourrait, s'il voulait, donner des comédies plus
fortes, plus littérares.

dirigé de nombreuses revues provinciales. H en di¬ rat,
Nouara, c'est l'épopée du papier, de I anti¬
rige d autres. Il est aussi le secrétaire de plusieurs
que papier d'Auvergne.
Pierre Miremont: PAURES MEDECINS! périodiques. Il est membre de l'Académie
des Dix
En vente chez l'auteur, à Terrasson
de Province. Son œuvre
F. P.
(Dordogne),
poétique est nombreuse et Marcuerite Dufaur : EN
2 francs.
LAURAGA1S.
Sim¬
diverse. Il avait commencé
par chanter la Flandre.
ples choses de chez nous. (Paris,
Le Sarladais Pierre
Occilania, 6,
Miremont, dont nous con¬ Son dernier recueil, Le Roseau Vert, contient des
Passage Verdeau (9e). Prix: 12 francs.
naissons un poème,
Visto deu mounls, a écrit une poèmes composés sur la côte de l'Océan :
C'est à la fois une limpide
farce sans prétentions, Paure
aquarelle et une chan¬
Et
ce pays, ô
médecins, jouée avec
Bien-Aimée,
son
rustique, un tableau évocateur et une
succès.
On comprend qu'une pareille
Tout embaumé de ton
musique
galéjade
sourire.
charmeuse. Mme Marguerite
amuse
Dufaur, en quelques&lt;
un
Ton pays, c'est le mien encore...
public. J'espère que les médecins ne
touches délicates, décrit pleinement la
forme et la»
doivent pas avoir souvent de clients dans le
genre
couleur d'un paysage, l'état d'âme
d'une popu¬
de celui du héros de Miremont. Il
Tout le passé, tout l'autrefois et le
répond au doc^
lation
naguère
rurale, la poésie d'un moulin,
teur qui lui demande de
l'enchantement
Que je retrouve en ton sourire.
quoi il souffre: « Cercatz
d'une tradition.
zou

En ton amour
O Bien-Aimée....

».

Gaston Vinas: PROSPER VIAJO, LA
COTO. Editions « Au Gay savoir », 23,

PIave¬

nue de la
République, Béziers.
Gaston Vinas ne se borne pas à
composer de

grands poèmes. Il écrit des comédies joyeuses.
Prosper est un cordonnier de village qui n'a ja¬
mais voyagé. Il va un jour à Béziers
par le train.
Ce voyage prend aux yeux de sa famille l'allure
d'une catastrophe. Gaston Vinas déborde de verve
facile et de bonne humeur. On peut en attendre
beaucoup s'il consent à ne pas se contenter facile¬
ment... La Picoto (la petite
vérole) est écrite de
la même encre. Sa lecture
n'engendre pas la mé¬
lancolie.

Si Gosez aime le vers libre
qui demande
subtile étude du rythme — tous les mètres
n'y

Ces scènes de la

vie
rustique se déroulent dans
plaine fertile du Lauragais, entre
Castelnaudary
et Toulouse. On
une
y rencontre le petit train d'intérêt
local
con¬
qui « flâne au bord de la route
», muse à
plus travers champs comme un écolier en maraude
»»,

la

viennent point — il manie, semble-t-il, avec
d aisance encore le vers traditionnel :
Par cet après-midi dépouillé de
novembre.
Les yeux à l'occident
brumeux, tout alangui,
Je reste; curieux, aux vitres de la chambre
Et goûte sur mon front leur
baiser refroidi...
Le Roseau Vert abonde en tableautins char¬
mants

:

le moulin à vent « vêtu de vieille
mousse, coiffé
d'un capuchon de moine
», la cérémonie des
fian¬
çailles où les « baisers claquent à la ronde
», l'his¬
toire et la légende de la
route, puis une physiono¬
mie de
farceur, une silhouette de sorcier, et l'église
de campagne, et Je feu de la
Saint-Jean et la coiffe
et les sabots, et l'armoire
languedocienne et tant
d'autres objets inanimés
auxquels Marguerite Du¬
faur sait donner une âme;
Que de choses dans ces Simples
Choses, que
d'amour dans ces
quelques pages admirablement
pensées et écrites, amour du
passé, amour de la
nature, amour de la terre et des arbres
qui rendent
cette terre vivante
et du vent qui anime ces
ar¬

Juin fleure bon à toutes les roses,
J en cueillis pour vous aux buissons;
Vos doigts les tenaient avec des
poses
Où je crus reconnaître un frisson.
Joan Sacs : XAVIER NOGUES, 1,50 pesetes.
Déjà vos lèvres avaient souri,
Vos yeux alors regardèrent
Editions des Quadcms blaus. Llibreria Catasurpris...
Et vous avez couru, mutine,
lónia, plaça Catalunya, 17, Barcelona.
Les « quadems blaus », dirigés
Avec, aux doigts, mes roses.
bres.
par Marius Aguilar et Caries Soldevila, ont consacré un cahier au Joseph Anglade : Rapport sur le concours de
Mais ces simples choses de chez
poésie
nous ne seraienten langue d'oc. — Les
grand humoriste Xavier Noguès. Joan Sacs en
frères Douladouie, Tou¬ elles pas plus de chez
nous, si elles étaient écrites
a
écrit le texte, illustré de curieuses
louse.
en
reproduc¬
langue d'Oc?
tions des œuvres de Noguès. L'étude de
Ce romaniste intégral présente un côté curieux.
Joan
V. B.
Sacs est spirituelle et juste. Quand on a lu ce S'il connaît merveilleusement les troubadours dont
JauRÉCUY : SOUVENIRS. Un volume : 7 fr.
50.
petit livre élégant on a une idée précise de il vient de publier une anthologie comprenant le
(Ed. Kra. Paris).
texte et la
l'homme et de l'œuvre.
traduction, J. Anglande ne s'intéresse
Adolphe Jauréguy, le capitaine de
l'équipe de
pas moins à la littérature vivante. Il n'a
pas dédai¬ France de rugby, le joueur le plus célèbre en
Fran¬
J.-S. Mathieu: FUSADOS DE REPIEUGO. gné, cette année, de
ce
et à l'étranger et même
composer le rapport sur le con¬
plus loin, celui qui com¬
Imprimerie de « Lo Cobreto », Aurillac, 12 fr. cours de poésie en
langue d'oc de l'Académie des prend le mieux l'esprit de ce jeu
Il m'est arrivé de taquiner les phonétistes d'Au¬
qui a des centai¬
Jeux Moraux de Toulouse. Il a fait un tirage à nes de milliers
d'adeptes, vient d'écrire ses sou¬
vergne. Je n'en veux d'ailleurs à personne des ros¬
part de ce rapport qui fait souhaiter
que les Jeux venirs.
series qui s'échappent parfois de ma
plume. L'abbé Floraux conservent longtemps un tel rapport.
Il raconte son
enfance, ses débuts dans le sport,
Mathieu a été l'ami du regretté abbé Four. Les
Antoni cursach I TruYOL : La
Senyera
dels comment il apprit à jouer, et comment il devint un
phonétistes d'Auvergne ont cru longtémps que
Pallars.
Buenos-Aires, H. Vila Valles-Do- champion, d'une plume rapide et Incisive il fait le
l'abbé Four avait « tripatouillé » la
nato Alvarez 2622.
graphie de
portrait des grands joueurs du passé, des
Palais.
Vermenouze sans l'assentiment de ce dernier. Ils
champions
A. Cursach a publié la charmante
conférence d'aujourd'hui, il peint les milieux, les
Les poètes abondent. On appelle poète toute
supporters,
per¬ ont été obligés de reconnaître depuis qu'ils s'é¬ qu il a faite le 4
les
juin
1927
dans
les
salons
du
« Ca¬
apôtres.
Il
retrace
les péripéties des
sonne qui écrit en vers. Bon nombre d'occitans se
taient trompés. L'abbé Mathieu a contribué à faire sai Catala »
grands
à Buenos-ATres : La Senyera dels matches internationaux.
croient obligés de composer un ou plusieurs volu¬ connaître Ha vérité. Il a réfléchi. Il a senti
que les Pallars. C'est une causerie
Ces souvenirs sont non seulement
attrayante à la gloire
mes en lignes inégales d'où la
amusants, ce
poésie est absente. partisans d'une graphie rationnelle étaient dans le de la Catalogne natale. Ses écrivains
sont évoqués
qui est rare, mais encore passionna,s et instruc¬
Ils espèrent ainsi se faire nommer majoraux. Que vrai. Cette évolution intérieure est arrivée
au mo¬
avec émotion.
Des poèmes et des chansons bien tifs.
dire des méfaits de .cette majorante
ment où l'abbé Mathieu allait
aiguë?...
publier un volume. choisis ajoutent un attrait de plus à cette aimable
11 faut comprendre
que le sport
Les" prosafeùrs'sont plus rares. On n'en est que On comprend son embarras. Il a
essayé de tout conférence. La graphie de cette plaquette n'est amateurs est une grande école pratiqué par les
plus héitiëux, quand on en trouve un nouveau. Le concilier. Il a différencié certans mots qui ont une pas la
d'énergie et de
graphie officielle du catalan. Les pluriels maîtrise de soi-même.
rofnàn de Julien Casebonne, Esprabes
d'Amou, prononciation identique comme caul (chou), caud féminins sont écrits as et non es. Cette
Adolphe Jauréguy est aussi brillant écrivain que
orthographe
est écrit avec facilité. C'est l'histoire des amours
(chaud), eau (il faut), quau (qui)? Pour faciliter s'apparente davantage encore avec celle de l'Es¬ bon joueur.
d'une bergère et d'un étudiant en médecine. L'ac¬ la lecture de son texte hors de lia
cola
Occitana.
région aurillaDes illustrations pleines de verve de
tion se déroule en Béam et à Toulouse. Ce ro¬ coise, il a
Thoum Aza
indiqué parfais les lettres a et V qui
ornent ce volume
Jean-Paul REGIS.
qu'il faut lire et relire, et qui
man contient de jolies
pages. Il est plein de dé¬ s'écrivent, dans d'autres graphies, par des o et
deviendra le liver de chevet de tous les
tails bien observés qui dénotent un sentiment exact des b en
sportifs.
italique, bien que ces lettres penchées Claude DraVAINE: NOUARA. Chronique d'un
Un livre à faire pâmer
Jean-Piene Lamourdedes hommes et du sol. L'amusante aventure du au milieu de caractères romains
soient d'un effet
antique oillage papetier. Préface de M. Pierre dieu. C'est quelque chose!
chasseur et des gendarmes est bien dans la réa¬
désagréable et compliquent la typographie. L'abbé
de Nolhac, de l'Académie Française. Trois des¬
C. N.
lité paysanne. L'auteur déteste les longueurs. Son Mathieu a demandé une
préface à l'abbe Fric. Le
sins de S. Cornillac.
Un vol. in-12. Prix: 12
récit se déroule rapidement comme les images d un
spirituel préfacier déclare que si « la graphie de
francs (Il a été tiré cent exemplaires sur papier LIVRES REÇUS:
film. J. Casebonne a le sens des scènes à effet. Il l'abbé Mathieu
est en délicatesse avec celle de
à la main d'Auvergne). (Ed.
Bossard, Paris).
aurait dû cependant montrer plus profondément les l'Escola Occitana », il (l'abbé
Fric) « incline
J. Salvat: Auguste Fourès, sa vie et son œuvre,
mobiles qui font agir l'héroïne, la transforment au
pour cette dernière »... Les poèmes de J.-S. Ma¬
Ce volume aura une place à part dans la produc¬ suivie d'un choix de
poésie. Un vol., 124 p. (S.
contact de la ville, et risquent de briser brutale¬ thieu sont suivis d'un
lexique. On y trouve l'ex¬ tion littéraire actuelle. D'une part, il ne renferme Ed. Occitanne,
Castelnaudary).
ment cette idylle charmante.
Esprabes d'Amou est plication de son titre. On appelle repieugo le que des êtres réels, de la
Elie Richard : Les Guerriers
réalité, des faits, même
un début intéressant.
cladcslins,
J'avais lu ce livre quand j ai chanvre de deuxième qualité, les déchets qui pro¬ quand ce sont des
légendes, d'autre part, il crée nouvelles. Un vol. 240 p. (Ed. Rieder, Paris).
appris que fauteur est un paysan authentique, un viennent du peignage du chanvre. Ces poèmes dé¬ véritablement de
Jan
l'enchantement par la manière vi¬
Bessat; Canl de Pa'isan, poèmes. Un
paysan qui est sorti du Béam, qui y est revenu, notent un progrès. Je n'avais rien lu de ce félibre
vante, directe dont il mélange le passé au présent vol
146 p. (Ed. Roumanille,
Avignon).
qui y reste, qui travaille ses champs et vit de ce qui vaille certaines pièces de recueil comme Pos- et fond l'actualité dans l'histoire. Ce
n'est pas seu¬
,\oj Chansons gasconnes, musique de A.
travail. Je ne m'en étais nullement douté à la lec¬ troto
(bergère) qui m'a fait songer au début de lement le fait d'une langue sensible, souple et poé¬ Cousso. (Imp. Occitanne).
ture de son roman. J'en suis d autant
Manuel Valldeperas: Neguits,
tique, c'est que le chroniqueur connaît si bien ses
plus^ agréa¬ Césette, l'exquis roman de Pouvillon.
poème. Une
blement surpris. Et cela vaut d'être signalé.
gens et leur cadre, qu'il réussit à nous intéresser plaquette (Ed. Canigo,
Barcelone).
H.
Dambielle: COUNTES ANIMALIÈS, en nous charmant.
Roger Barthe: LA FE LAT1NA. Editions de
R. Gout: La Vie de Sainte Douceline, texte
5 fr. Imprimerie Occitane, Samatan (Gers).
las Pajas d'Oc. Rue C. Peret, Béziers.
M. Pierre de Nolhac qui est Forézien, ne
peut provençal du xive siècle. Un vol. 298 p. (Ed.
Infatigable,
l'abbé
Dambielle
trouve
moyen, en¬ s'empêcher d'avouer dans sa
La fe sens obras morta es. C est ainsi que dé¬
préface que Nouara Bloud et Gay, Paris).
tre les occupations les plus
diverses, de publier lui a fait revenir en mémoire des
bute la chronique de Jaume lo Conqueridor. Roger
J. Sacs: El moble de la Xina. Un vol. relié
particularités
des comédies, des Tecueils de proverbes, des con¬
Barthe a la foi. Les œuvres ne lui manqueront pas.
d'histoire et des sensations d'enfance, au cœur des illustré. (Llibreria Catalonia, Barcelone).
tes. I! semble que ces travaux littéraires et fol¬
Ce jeune homme de 16 ans a publié La FE latina,
émotions civiques d'autant plus vives qu'il ne sau¬
L.-C. Bonnard : Quand vous m'aimiez Phyrecueil de sonnets accitans, accompagnés d une tra¬ kloriques soient un délassement pour l'actif propa¬ rait être pour un écrivain de patrie plus attachante |is, poèmes français. Une
plaquette. (Librairie de
duction française. Ils sont bien présentés par le gandiste. Countes animaliès (texte gascon et tra¬ que le berceau même de l'industrie du papier en France, Paris).
duction française) est le second des dix recueils
France.
Ch d'Ftcinod : Le Thyrse irrité, poèmes.
prodigieux sonnettiste Prosper Estieu. Les vers
d'écolier ne m'excitent pas. J'ai ouvert cette pla¬ qu'annonce cet auteur intrépide. Dans la préface
Nouara est, en effet, 1« nom d'un antique village Un vol. 130 fr. (Ed. des Facettes,
Toulon).
charmante qu'il a donné à ce livre, le grand poète
quette avec défiance, J y ai trouvé certaines réd'Auvergne, situé au creux d'une petite vallée proCamelat dit : « Deux ou trois coups de plume
sonnances qui indiquent le vrai
pour fondequi s'enfonce dans le
poète et qui dépas¬ mettre sur
large flanc du Forez ALMANACHS.
pied les protagonistes et l'histoire se à quelques kilomètres d'Ambert. Des
sent les élucubrations d'écolier.
Jadis, un étudiant déroule en
Auvergnats
Lou Barlavèu, armana poupulari de Prouphrases courtes. C'est un petit drame partis pour la Croisade et faits
astucieux, quand il n'avait plus la moindre pécune,
prisonniers à Da¬ ver.'-o o dóu
en vingt ou cinquante lignes au
Coumtat. Imp. Macabet à VaisonJ.
plus...
On
dirait
mas y apportèrent le secret de la fabrication du
envoyait un sonnet à Victor Hugo. Le grand poète
Pr-= 2 frque le Curé de Samatan s'est assis sur le seuil de
répondait inévitablement: « Courage! jeune hom¬ son
papier appris au cours de leur captivité chez les
Armanac de la Gascougno „
presbytère et qu'il effeuille maintes histoires Sarrazins. Les
(Imp. Cochararx,
me. Sic itur ad astra ! ». Et le jeune homme ven¬
papetiers de Nouara travaillèrent si
à ses paroissiens, heureux de la fuite des
A-ich)
Pr. : I £r.
dait son autographe un louis. Albert Pestour qui
jours, bien à travers les siècles que dès la Renaissance,
Almanac Narbounés (Imprimerie Bneu, INarn'est point prodigue d'éloges a adressé les mêmes content de son sort... ». Hum! Je me demande à Nouara était une citadelle industrielle.
quel moment un homme aussi occupé peut s'as¬
mots à Roger Barthe. Il ne me reste
Aujourd'hui, Nouara est en ruines: il y a plus bonne). Pr. : 2 fr.
qu'à lui sou¬ seoir.
A rmanac de Louzero (Imp. Saint-1 rivât.
Je croirais volontiers qu'il écrif ses contes que cinquante ans qu'on n'y fait
haiter de travailler. Un vrai poète doit être sé¬
plus de papier;
vère pour soi. Un jeune poète doit vouloir être un en marchant... pour ne pas perdre de temps. Quel¬ les moulins sont silencieux, et leurs immenses éten¬ Mende).
Armana de la Pignato (Imp. de La P.gnato,
ques-uns de ces récits rappellent les légendes que dons déserts. Mais, tout
grand poète.
y parle d'une civilisation,
René Farnier : LA PENA DE CHAUZIR, Perbosc a si magnifiquement contées dans son Li¬ d'-une société qui fut brillante de François 1er à Toulon et Marseille). Pr. : 2 fr.
A rmanac de l'Académie
bre. dels Auzels, notamment le Geai et l'Hiron¬ Louis
gascounc
de
3 fr. 30: LOUS NEBOUTS, 4 fr. —
XV, et c'est ce milieu social, ouvrier et
Limoges, delle. La rencontre est
frappante, parfois. Elle ne patronal, paysan aussi, que Claude Dravaine fait Bayoune (Sté d'Edit. et d'Imprimerie du SudImprimerie Commerciale Perrette.
me surprend pas.
Ouest, Bayonne). Pr. : 5 fr.
René Farnier est un des animateurs du
revivre dans son livre.
félibrige
limousin. Il compose chaque année une comédie A.-M. GosseZ: Le Roseau Vert.
En vérité, Nouara est un livre captivant. Tous CATALOGUES.
Eugène Fien prose qu'on joue à la Fête de 1
Eglantine. L an
guière, éditeur, 17, rue Campagne-Première, ceux qui aiment leur pays, tous les amateurs de
dernier, c'était la Pena de Chauzir : une jeune fille
Paris (14e).
folk-lore ou de régionalisme, tous ceux qui se pas¬
J. Caraguel, 19, rue Gambetta. Toulouse.
ne pouvant se décider à choisir entre deux
Flamand, poète, historien, A.-M. Gossez a pu¬ sionnent pour les histoires — et quelles histoires Cat. n° 33 de Décembre 1927.
pré¬
tendants finit par en choisir un troisième qui ne... blié de nombreux
M Mounastre-Picamdh, 45, rue Porte-Uiouvrages qui lui ont acquis la parfois ! — du bon vieux temps, tous les étran¬
prétendait pas. Cette année, Lous Nebouts: riva¬ sympathie de tous ceux qui s'intéressent au
jeaux Bordeaux. Cat. n* 84 du 1-12-27 et n*
gers qui savent apprécier la saveur du terroir de
régio¬
lité entre un mari bon enfant et sa femme acariâtre, nalisme. Son
anthologie des Poètes du Nord est nos provinces, tous rediront avec Henri Pourrat:
l'une tenant pour sa nièce, l'autre pour son neveu. vraiment
3, rue Gozlin. Paris (6°). Cat.
remarquable. Souhaitons qu'elle soit ré¬ « Nouara est un joli livre ».
Un mariage finit par tout arranger. René Famier éditée. Gossez est un bon
Avec Dans l'herbe des trois Vafjées de Pour- n° 8.
propagandiste. Il a
—

—

—

--

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—

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^VlYammes,

,

.

�PERIODIQUES
AuVERCNE-VeLAY.— Les Amitiés (Novembre)
une

trop

courte

étude de Louis Pize

sur

-

:

Joseph

d'Arbaud.

de Gandillon

«

plein d'astuce

Les

—

numéro

L'Eclaireur de Nice

(3-12-27)

à M. Dussaud. Comme dans tous les numéros,

Un grand

:

passionnant, le Mercure
Le D1 Morlet parle, dans le
Fouilles de Glozel : Réponse

Mercure de France:

—

pour les Glozeliens.
n° du 1-12-27, des

Marseille.

sur

—

L'Auvergnat de Paris: les vivantes chroni¬
ques

Provence Nice - Comtat-Dauphiné.
Cahiers du Sud (Décembre) : bientôt un

Vux hommes d'affaires
iux mutualistes,

une

chronique de Glozel, p. A. Van Gennep. — Dans
Aux
Los Facettes : Amor, Roma, poème de Ma¬ le n° du 15, de J.-M. Carré: Un article inconnu
de Rimbaud, sur son voyage en Abyssinie. Un
rins André (Décembre).
Y tous ceux
qui veulent
Le Feu (1er et 15 septembre): beau numéro curieux roman de Cumonsky et Bienstock : Le
consacré au problème de l'Atlantide; — dans 3e café du commerce.
Créer,
Le Monde Nouveau (Novembre) : Le cen¬
numéro des 1or et 15 octobre, un poème d'Albert
Pestour; Choix de lettres d'Emile Ranquet à O. tenaire du Romantisme, par Alcanter de Brahm. Entreprendre et réussir,
Nouvelle Lanterne : Louis Le Cardonnel
Lhermite, p. F. Mistral neveu.
La direction
Marsyas (Décembre) : de beaux poèmes de prêtre et poète, par R. de Planhol. Dans notre
.
prochain numéro, nous citerons u" curieux article
S. A- Peyre. Comme toujours.
de
la
Cie
d'Assurance
de
R. de Planhol sur les Nouvelles Littéraires.
La Pignalo: Lou Lioun d'Arle, p. J. Bessat
La Nouvelle Revue Française (Décembre) :
(7-12-27); Nouvè de 70, p. L. Spariat (21-12-27).
ZENITH
Paris.
L'Action Régionaliste (n° 10): les cette belle revue vient de terminer d'une part la LE
Trahison des Clercs, de J. Penda, qui appellerait
régions françaises, p. L. Chéron.
la
Comœdia : Marcel Prévost en Gascogne, ar¬ force commentaires, et les Hommes de la Rouie, Offre
roman puissant d'André Chamson. Des sommaires
ticle humoristique de Jean Carrère (15-12-27).
Première condition du succès
Europe (Novembre) : Inédits de G. Chen- contenant de telles œuvres classent une revue : un
véritable
foyer
de
haute
intellectualité.
Dans
le
nevière.
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La Gazette française : chronique fédéraliste même numéro: Naïades de F.-P. Alibert et Sous
Toulouse
le Rempart d'Athènes, de Paul Claudel.
très vivante. Mots aimables pour OC. Merci.
CORSE.
U Lariciu (4° trimestre) : A Garla- léléph. 5.74 — Adresse télégr. Régio-Zénit
Les Marges (Décembre) : A partir de jan¬
ban, p. G. Reboul.
vier, les si curieuses Marges paraîtront en un fort
maroc.
Le Mietjoun (Novembre): des vens
volume de 200 pages tous les 3 mois. Le prochain de Marius André.
numéro sortira le 15 mars. Quiquengrogne? (Fagus
Espagne.
La Gaceia Literaria: le n° du
au
dixit.)
1er-12-27 est consacré à l'Exposition du Livre ca¬
La Muse Française (10-12-27) : Grande com¬ talan à Madrid.
Dans le n° du 15-12-27 : Meplainte de Gandilhon-Gens-d'Armes par Fagus. nenaez Pidal
vert
Cette belle Revue annonce pour 1928 trois numé¬
Italie.
La Fiera letteraria (18-12-27):
ros
spéciaux : Ch. Le Goffic, Marc Lafargue, Poemes de G. Ravegnani et un magnifique pro¬ 7, place esquirol
Charles Baudelaire.
gramme pour 1928.
linguiste : Jules Ronjat,

P. Devoluy.

p.

groupements,

—

».

Catalogne-Valence-Roussillon-Baléakes.—
L'Amie de les Arts (30-11-27): Quelques con¬
sidérations sur la littérature et l'art actuels, par

—

—

J.-V. Foix.
Avenç (4-12-27): périodique de quinzaine,
catalan, indépendant, publié à Comellà.
Aoi Mune : cet hebdomadaire vient de célé¬
brer allègrement son 500° numéro.
Eveil Catalan (17-12-27); des poèmes d I—

—

—

—

générale

—

—

gnasi Inglesias.

El que diu Anna
B. (17-11-27); J.
Rovira, pintor vilafranqui p. M. Alayo (18-12-27).
Nation Calalana: La payesia catalana, p.
J. Vallès y Pujals (Novembre).
Poble nou: J.-M. Capdevila, T. Garcès L
Gaseta de Vilajranca:
Maria de Saavedra p. J.-M.
—

—

—

Octavi Saltor, conferenciants.
La Publicitat: El Gramàtic L. Pastre p.
D. de Belmunt (26-11-27); Una conversa à la
Rambla amb el Dr Rémon, de Tolosa p. Angel
Ferran (30-11 et 1-12-27); — El débat méridional
—

J.-V. Foix (1-12-27); La Instltucio de] premi
Joan Creixells », p. J. Pla (9-12-27); El record
de J. Crexells p. A. Rovira-Virgiii (13-12-27);
Alguns llibres occitans p. J.-V. Foix (notre
excellent confrère parie de P.-L. Grenier, L.
Delhostal, A. Perbosc et Ch. Derennes) (17-1227); Expansio literaria p. T. Garcés (18-12-27);
La beJJesa nova p. J.-V. Foix (23-12-27).
Ressorgiment (Novembre) : Cultura i Catalanitat, p. N. M.
Revista d'Olot (Novembre) : Enric Quintana
p. J.-M. Mir Mas de Kexàs.
Taula de Lltires valencianes (Décembre) :
la tirania de la ignorança; — Del renaiximent al
noucents, p. P. Asins.
rLa Tramontane (Octobre-Novembre): un
mot pour OC. Merci.
Veu de Calalunya: Llettres occitanes per
Zenon (25-11-27); L. Pastre p. A. Maseras (3012-27); El que diu Martinez Domingo p. L. B.
i Pijoan (1-12-27); En Leandre Cervera diu... p.
L. B. i Pijoan (20-12-27); « Guimerá i el Romanticisme » p. O. Saltor (24-12-27).
Vida Lleidalana (Ier Décembre): prépare
un numéro spécial de grand luxe.
GaSCOCNE-GuyENNE-QueRCY. — Aquitania (4e
trimestre) : où diable la langue d'oc peut-elle bieh
p.
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Déclarations de Dt.cès
...LA PLUS

être nichée dans ce numéro? A part un poème
d'Albert Pestour, pris dans OC (sans citer OC,

GRANDE, LA PLUS BELLE

Il
i

bulletin

de

—-

déplacement;

langue d'oc de H. Mouly : Al cant de l'Alauzeto. Nous aurons l'occasion de reparler de cette
œuvre curieuse et intéresante.
Reelams de Biarn e Gascougne (Décembre) :
A propos du centenaire de Jean-François Bladé,
par Michel Camélat.
F.éveil Basco-Béarnais (Novembre) : Mœurs
béarnaises par B. Poeymirou.
Revue de Comminges (2e et 3° trimestre) : e
VHP Congrè;- archéologique du Sud-Ouest.
LANGUEDOC.
L'Auta (Décembre): Considé¬
rations et suggestions sur les promenades de Tou¬
louse p. J. Berniès.
Le Bon Plaisir (Novembre) : numéro consa¬
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bert A'iuivielle.

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de Magalouna : L'Arabi, poè¬
me d'Arnavielle
(1512-27); Nadau de R. T. (1512-27).
CigaloLengadouciano (Novembre) : Prezic
per la festa del vi novel, p. J. Salvat.
Cigalo Narbouneso; le numéro de novembre
est consacré au Dr Pélissier; dans le numéro de
décembre, un conte de H. Dambielle.
Les Feuillets Occitans (4° Trimestre) : Bi¬
bliographie occitane, par P.-L. Grenier.
Le Languedoc (Décembre) : Musiciens lan¬
guedociens p. A. Bonnet.
Nouvelle Revue du Midi (Novembre-Dé¬
cembre) : Du Fédéralisme de Proudhon au Félibnge de Mistral p. Ivan Gaussen.
Septimanie (n° 48) : Matin d'Automne, p.

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phone 11-40), qui se charge de toutes les démar- ;

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les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

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France; S0
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ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬

vos

expédition rapide; 4°.

ou

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des mobiliers

lui

Convois funèbres

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.

-—

présentés chacun

-

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bien entendu)... et une citation de Paul Paget...
Bouts dera Mountanho (nos 10 à 12): Livre
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Pons, Josep Sebastià (1886-1962)</text>
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              <text>Galéry, Julien (1895-1931)</text>
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              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
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              <text>Bayle, Louis (1907-1989)</text>
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              <text>Cubaynes, Jules (1894-1975)</text>
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              <text>Eyssavel, Paul (1886-1957)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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