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                  <text>tu fusion de tous tes été me ni s

par

conservent
ta

les

parlers populaires,

utilisables

que

obtiendrons

nous

tanyue oceitane rivante de notre temps.
Anlonin Ë'idtSMIOSi

lisez " l'amlr «le les arts " et '• l'aluia-

oceitaii "

nacli

la soeietat

«l'estuilis

je

eiiseig'iieineiìg

ges,

oeeitans

cune

Après aber dit la soa saclisfaccion justa de o^zer
Maintenant que nous sommes en possession d une
espelir lo subrebel numéro de /'AmIC de les àrts
idée et de deux jalons, c'est-à-dire d'une ébauche
consacrai à la cullura occìtana e de prezentar à
Calalonha « un gran camp ben asaonal i enlhcstit de programme, tâchons de reconnaître notre terrain
d'une façon plus précise, et avant de tracer des
per à l'expansio de la nostra prôpria cullura », En
routes, sachons regarder les obstacles bien en face,
Jozep Carbonnell escriu :
les dominer.
La plus grande difficulté qui s'offre à nous pour
Perô, ultra aixô, aquesta edició de L'Amic de la réalisation d'un
programme provient du manque
les Arts
acompleix, encara, de cara à la His- d'unité de nos dialectes. Le gascon est non seule¬
tôria, un fet : el quai és, la represa en bloc — ment très
différent du provençal par sa phonétique
de relacions parcials n'hi hagué sempre — de les et sa
morphologie, mais le gascon lui-même varie
relacions intel lectuals entre els propugnadors de considérablement
de Bordeaux
mieux

à

la cultura catalana i els

un

Bigorre,

h (D

afin de

Oloron

conclus

ne

pas pour

dès le premier abord

et

de

un

cela, qu'il

manuel

pour

nous faille
le ComminVe ANNADA
autre pour la
N" 89

manuel pour l'Armagnac, un
etc., c'est-à-dire un livre distinct
pour

cha¬

des subdivisions de la

Gascogne? De quelque
façon qu'on envisage la question, il n'en est pas
moins évident qu il reste
un
travail préparatoire
à faire: celui de consigner les
particularités dia¬
lectales propres à chacune de ces subdivisions.
Malgré les travaux remarquables de MM. Sarrieu, S. Bourciez, Millardet, etc., il reste encore
à explorer des régions très
importantes de la Gas¬
cogne et de la grammaire gasconne. Et
puisque
nous devons courir au
plus pressé, ce sont les pe¬
tites études dans le
genre des grammaires de M.
I abbé Daugé et de M. il'abbé Sarran
que nous
devrions encourager. Avec une ' demie
douzaine
de chercheurs éclairés, bien
répartis dans divers
coins de notre région et travaillant sur
un plan
identique, nous serions vite en possession de tout
ce
qu il faut pour rédiger un manuel
simple et
valable pour toute l'étendue de la
Gascogne.
Or, il est possible, à mon avis, de condenser

propugnadors de la cul- Bayonne à Samatan. On pourrait en dire tout
ço que, de nostra part, equival a autant de chacun des autres dialectes
méridionaux.
dir el restabliment d'una linia histôrica de la nos¬
Remarquons tout d'abord que cette diversité ne
tra cultura, famosa en un segle Uarg (1132-1258)
diminue pas la valeur de l'enseignement que nous
de l'Edat médiéval, entusiasta en un lapse de
prétendons donner, puisque n'importe quel parler
temps de la nostra Renaixença (1861-1875) durant occitan est, au
point de vue linguistique aussi inté¬
el quai els mes famosos noms de les nostres
dans un volume de 150
ressant cjue son voisin: il peut donner lieu à une
pages, en restant à la
lletres (Manuel Milà i Fontanalls, Victor Balafois clair et complet, tout ce
qui doit intéresser les
gymnastique intellectuelle tout aussi éducative el il
élèves débutants, et voici comment. Le
guer, Pelai Briz, Albert de Quintana, A. Rubio,
est susceptible de rendre les mêmes services vis-àmanuel se¬
rait imprimé en deux
parties distinctes mais pou¬
i Ors, Jacint Verdaguer, Joan Maragali...) (ra- vis du français, du latin et des autres langues ro¬
vant être
tura

occitana;

ternitzaren amb Mistral i els primers felibres de

Provença, la

brillant del renaixement
Au contraire, la connaissance de plusieurs par¬
per ellls el caminal, en
lers voisins sèrait une excellente préparation pour
opinió nostra) ahandonat, devem à l'amable i en¬
tusiasta col labcració dels conreadors de la idea tous les élèves qui désirent, par la suite, se consa¬
occitana, que acudiren a la invitació de col iabo- crer aux études grammaticales, même d'un ordre
différent. Car ce qui est anormal dans l'ordre na¬
rar
en
aquest extraordinari, i amb els quais, a
langage, c'est l'unité du français, créé
hores d'ara ens (liguent llaços estrets de mutua sim- ture] du
patia, no sols el fet de poder reobrir l'ontic i artijiciellement par la domination politique et litté¬
bon xic aeri senderol, ans el plaer d'amostrar-lo raire et non la complexité des dialectes d'oc où Iqg
lois physiques et psychologiques qui régissent l'é¬
com una més real, moderna,
ràpida i franca pista.
volution du langage ont joué en toute liberté. Que!
Ara que, represa la tal linia, iniciada la col meilleur terrain pour étudier ces lois et
pour faire
laboració, caldria consolidar aquestes posicions i l'apprentissage de grammairien?
Mais en retour, cette diversité de nos dialectes
assegurar llur continuitat efectiva. Es de cara a
aquesta nova finalitat que ens ha plagut de sug- v.a nous obliger, pour la première étape où, si l'on
gerir la créació d'una Cocielad d'Esiudis Occi¬ veut, pour le premier cycle de notre enseignement
tans, l'esquema de la quai, enllestida, han aco- à multiplier les manuels scolaires, puisque logique¬
llit alguns confrares tolosencs amb véritables mos- ment l'élève doit commencer par bien connaître le
tres d'adhesió, i que comporta al si de la raa- parler de sa
région. L'idéal serait qu'un seul ma¬
teixa l'activitat de sis seccions, a saber : a) Sec- nuel pût suffire pour chacune de nos
grandes di¬
cìó d'esludis jilològics; b) Seccio J'esludis his¬ visions linguistiques :
Provence, Languedoc, Auver¬
toriés; c) Secció d'estudis literaris; d) Secció d'es- gne, Gascogne, Limousin, Catalogne. Cet idéal me
tudis d'art; e) Secció d'estudis polilics; f) Secció paraît réalisable d'ores et déjà pour les
anthologies,
d'estudis religioSos.Es clar que cada una d'aques- car il est hors de doute qu'un Narbonnais
peut
tes seccions, resta, en l'esquema, abastament juscomprendre la langue de A. Perbosc, ou Bigourdan
tificada, i que hom tempta de veure-les, en llur le landais d'I. Salles, aussi bien à la lecture que
varia organització régional, compostes o servides dans la conversation. 11 suffira de
quelques notes
pels estudis i la col laboració personal dels millors explicatives au bas des pages pour faciliter l'intel¬
investigadors que cada una de les sis matèries ligence des textes.
tenen a Cataluitya i a les terres franceses d'Oc.
Pour ce qui concerne la grammaire — dont
nous allons nous
occuper plus spécialement aujour¬
Va sense dir com ens plauria que restés aviat
d'hui, — c'est aussi ce manuel unique pour cha¬
sôlidament establerta la Societad d'Estudis Occi¬
que grande région que nous devons rechercher,
tans que propugnem, i possible la ràpida edició
mais ce travail est déjà beaucoup plus délicat et
de les seves publicacions, a començar pel més
demandera sans doute d'être réalisé par étapes. j
complet Diccionari pan-occità, del quai ja ha- La plupart des grammaires
qui ont paru jusqu'à ce j
vem
fet esment en el Bulleti d'aquest mateix nu¬
joue sont trop fragmentaires et n'envisagent que des
méro.
régions très limitées.
Or, si 1 on se propose de faire un manuel sérieux
D'aquesta guisa tindriem iniciada la màxima
il faut être documenté sur toutes les
et etapa expansiva de la nostra cultura, a la quai
particularités
plagui a Déu de donar una ben immediata i ple- de la région dont on étudie le dialecte. Même si
l'on veut en simplifier l'exposé et en éliminer le
túrica floració.
superflu, ce n'est qu'en ayant sous Iles yeux une
documentation abondante et sûre, que l'on pourra
Amies d'OC qu'an lejit aquel article de Car- distinguer les formes normales et régulières à re¬
bonell m'escriven per me danmandar de parlar asi tenir, des formes purement accidentelles et
négli¬
de la SoCIETAT d'estudis occitans propauzada geables.
per nostre amie catalan. Dins las linlias citadas,
11 convient d'autre part, que le manuel soit com¬
Carbonell ditz tôt l'esencial de so que cal dize
plet, si nous ne voulons pas dérouter nos élèves
sus
l'esperit e lo pretz-Jach de la Soeietat pro- débutants. Il faut
qu'ils y retrouvent les formes de
jeclada. A joi no-m demora son que à declarar
parler qui sont les leurs, puisque cette connais¬
una cauza: la 'SociEJAT d'estudis occitans que
sera establida segurament dins lo cors de
1928 e sance est à la base de notre enseignement. Nous
ferions du mauvais travail si pour commencer nous
que perseguira,
coma es escriut dins la prefasa
de l'almanac Occitan, « l'accion tecnica de res- les mettions en contact avec des formes qui leur
sont étrangères et dont ils ne se rendent pas un
tauracion de la lenga e d'enabans intelleclual,
qu'embrasara « l'ensemble de l'esperit occitan », compte exact; si par exemple, nous prétendions fai¬
re un cours d'occitan à des Luchonnais en leur
es una obra majora à la quai traoalham damb vomettant entre les mains la grammaire béarnaise de
lontai de réalizacion.
Lespy ou la grammaire landaise de l'abbé DauDins poc de temps, en aquesta plasa, seran
gé. C'est seulement plus tard, lorsque l'élève aura
expauzats hs miljans d'accion d'aquela Soeietat. des formes de son
propre parler une notion plus
En atendent que sien, nostres Amies, asegurats
claire et plus approfondie, qu'il sera apte à dé¬
d'aso: la societat d'estudis occitans no sera
couvrir le lien qui les unit aux formes des parlers
jilha ne de l'inulililal academica, ne de la vanital voisins et
qu'il prendra conscience de l'unité dia¬
jloralesca. Un larèr de travalh per la respelida lectale du
gascon.
part

mes

totail d'Occitània. Pressât

occitana lolala.

1. G.

réunies

manes.

(1) Voir OC du 15-3-28.

sous

la même couverture

:

une

première partie commune, la plus
importante,
d environ 100-120
pages, contiendrait l'exposé
des faits grammaticaux d ordre
général et répan¬
dus dans toute la
Gascogne.

Dans

seconde

partie, différente pour cha¬
subdivision ou linguistique et formant en
quel¬
sorte un supplément
interchangeable, seraient

que
que

une

à) Béarn-Chalosse; b) Bigorre-Lavedan;
c) Comminges-Couserans; d) Armagnac; e) Landes-Gi¬
ronde; f) Régions limitrophes du Languedoc entre
Agen et Toulouse.
Chacun de ces suppléments
comprendrait au
maximum une quarantaine de
pages; l'ensemble du
volume ne dépasserait donc
pas les dimensions

indiquées.
analogue est

que nous avons

Un travail

doute susceptible
dialectes méri¬

sans

d être réalisé pour chacun de

nos

dionaux.

(A suivre)

Jean BOUZET.

a

el e r ni a ni - f c a*ra 11 il
L'ENSEIGNEMENT

DE
LA
LANGUE
D'OC A L'UNIVERSITE

L'enseignement de la langue d'oc

à l'Univer¬

sité de Clermont-Ferrand... Des faits?
Des

faits, je n'en citerai guère; ce qui a été
fait par le passé se borne à peu de chose, si l'on
considère non la qualité de l'enseignement et la
valeur des maîtres, mais surtout,
l'éparpiliament
et la discontinuité des efforts : i!
n'y est rien d'or¬

ganisé, rien d'officiel.
De

1867 à

1888, M. Eugène Barret — qui
fut doyen — chargé de cours de littérature étran¬
gère, parla assez longuement des troubadours et
de leur influence sur la formation des littérateurs
du Midi de l'Europe; il leur rendit ainsi un hom¬
mage mérité; mais son enseignement, tout histori¬
que, fut sans lendemain. Puis, l'un des nôtres,
M. Rouchon,
archiviste départemental,
voulut
bien se charger d'un cours d'histoire de l'Aveyron, qu'il professa pendant quinze ans et il en
profita pour donner quelques leçons sur la langue
auvergnate du moyen-âge et sur nos troubadours.
Si j'ajoute à cela, quelques conférences du duc
de la Salle de Rochenneau, j'aurai tout dit.
Voici pour le passé; pour le présent rien n'exis¬
te; mais, malgré les difficultés de l'heure présen¬
te, j'ai foi en un proche avenir.
Je rêvai, depuis bien longtemps, d'un enseigne¬
ment de la
langue d'Oc à notre Faculté des let¬
tres, et je me suis décidé à tenter tout ce qui est
humainement possible pour arriver à doter notre
Université auvergnate d'une chaire de langue ro¬
mane occitane et moderne ou,
par impossible, tout
au

moins

d'une maîtrise de

cours.

Je dois dire que mes démarches ont été partout
bien accueillies, ce qui suffirait à prouver que l'i¬
dée

a

fait

son

chemin; mais

une

chaire coûte

N" 89
15-4-28

15-4-28
cazf.tte

d action

occitane,

littéraires
comité

Comité

Jean

de

régis,

Rédaction

Bonnafous,

et

nouvelles

de

artistiques

ismaél girard, albert pestour,

directeur :

jean-paul

camille

soula.

Pierre Azéma,

:

Louis Bayle.

Jean Bouzet, Josep Carbonell, M.-A.

Cassanyes, Honoré Dambielle, J.-V. Foix, Julien Galéry, Ismaël Girard, Jean Martinet, Paul Mesplé, Jean
Mouzat, G. Pacotto, Albert Pestour, Georges Reboul,
Jean-Paul Régis. Pierre Rouquette, Camille Soula, AnTrin.

tonin

direction

(haute-garonne)

toulouse

:

Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet c.
Un

an :

15 fr.

Etranger

SERVICES I^E PUBLICITE:
nal

et

B. P.

au

J. P. 12,

rue

12455

25 fr. Le N" 0,50

:

Trudaine 78.81.

france

c.

Abonnements combinés :
Feuillets Occitans et OC : 35 francs

par

an.

bureaux du Jour¬

aux

Blanche, Paris (IXe).

—

DEPOTS CENTRAUX, VENTE ET PUBLICITE:
PARIS: Occitania. 6, Passage Verdeau (IXe). - Comptecourant

postal: Paris, 656.86.

—

Tél.

:

Bergère 62.99.

BARCELONE: Llibrcria Americana, 31 Rambla de las
Flors

et

Passatge Virreina, 5

TURIN: Libreria F. Casanova
RABAT: Librairie
el

Maghzen

et

ENVOYEZ

mentionnés tous

les faits particulires à cette sub¬
division. La répartition pourrait être ainsi
prévue:

V- ANNEE

7.

C", Plassa Carignan.

Principale J. Joannot,
Richard-d'Ivry.

vos

LETTRES et COLIS

ALGÉRIE,

en

IBERIQUE OU SUD
Avenue

a

DAKAR

par

AVION

GÉNÉRALE AÉROPOSTALE

COMPAGNIE
«2,

Dar

avenus

rue

MAROC,

MI

et

et

des

Chanips-Élysées

Renseignements dans

—

PARIS

tous les Bureaux de Poste

beaucoup; l'Etat,

pour la créer, exigera des en¬
fermes et, m'a-t-on affirmé, les ver¬
sements d'un important capital; il ne faut
pas
compter sur son initiative, ni sur les ressources
propres de nos Facultés, de plus en plus.'minimes,
ni sur les industriels du pays. Restent la munici¬
palité de Glermont, la Chambre de Commerce, les
Conseils généraux de la Région. Là, j'ai des pro¬
messes qui me donnent bon
espoir. J'ai bien une
autre combinaison,
qui nous ferait riches; il se¬
rait prématuré d'en parler.
Mais qui veut la fin, veut les moyens. Mis au
courant de nos projets le Maître de conférences en
philologie française de r.ctre Unicersité, M. Paul
Porteau, m'a déclaré être « tout au service de no¬
tre cause » et, en attendant mieux,
il commen¬
cera très prochainement un cours. D'un autre côté,
Je Conservateur de la Bibliothèque municipale et
universitaire, M. Nicaud, m'a, dans un entretien,
confié que son établissement est pauvre en livres
romans, indispensables pourtant pour la préparation
des leçons; il se propose, si l'année 1928 lui ap¬
porte quelques ressources, d'acquérir les ouvrages
de la Romanische Bibliolhe\; et je lui ai promis
d'en appeler aux bons occitans, par le canal de
OC, pour que chacun lui adresse un exemplaire

gagements

des volumes dont i! peut
de et nous nous aiderons,

disposer. Qu
nous ne

on

nous ai¬

demandons qu'à

agir.
L'affaire, on le voit, va son chemin; je ne man¬
querai pas de tenir nos lecteurs au courant des dé¬
cisions qui vont intevenrir; et une fois le cours
créé, il ne nous restera qu'à unir nos efforts à
ceux

donné

de tous nos amis pour que l'enseignement
dans nos chaires soit sanctionné par des

diplômes valables,
ceux

pour

que

accordés

les mêmes droits que
les langues étrangères et
sera justice, en même temps

ouvrant

pour

le français. Et ce
fonction directe du

succès.

BENEZET-V1DAL.

liES

LIVRES

L'ALMANACH OCCITAN
L'Almanach Occitan devait paraître le 1nr
cembre dernier. Il a éclos îë 1er avril. On
saurait rêver d'un imprimeur plus aimable que

dé¬
ne

ce¬

lui qui a composé durant six années, ce grand an¬
nuaire de lettres occitanes. Les précautions sont

prises, dès maintenant,
déplorer pareil retard.

pour

qu'on n'ait plus à

�O PREPAU DEL MOT ESTALBIAR,
quelle documentation précise contien¬
ESTAUBIAR ESTIAUVA, ESTIOLVA
premiers almanachs. Celui de 1928
avec ses 236 pages bien remplies est plus complet
Lo mot estalbiar, estaubiar, se dit din lo Nau
encore que
ses prédécesseurs. En plus de nom¬
breux renseignements sur la vie occitane (les pro¬ Quercy, estiôuba, estiôuva, estiôiba. O prumiera
vinces occitanes, bibliographie occitanes, les morts vista ôuria cri qu'aquel mot vinha de la racina
se tene; mé es pas ôisa pôrtin
de l'année, par monts et par vaux d'Oc, aux qua¬ latina stare, tene
de la racina stare d'ôriba ô estiôiba; la prumiera
tre vents d'Oc, l'année littéraire occitane), il con¬
tient une importante anthologie des écrivains de sillaba sola porria se restoca ôl verbe loti mé d'on
veno las doas autras que fenisso
lo mot? lo loti
tous les pays d'Oc, poètes et prosateurs. On y
trouve l'introuvable Ode
à la Pairie, d'Arribau dôna ca de rocina que lois espliqué.
Estiôuva, estiôuba, estiôiba ou estiôlva es un
dont beaucoup de gens parlent mais que bien peu
mot plô en usage din nostre pôi; lo pôisan s'en
ont lue de ce côté-ci des Pyrénées, des poèmes de
Peire Cardinal, Peire Garros, etc. Parmi les écri¬ siert ô tôt pot e moment; dit presemple: oquel
lôn se cara lo que
vains contemporains représentés, citons : en Au¬ orne o estiôiba totô sa vida.
estialba
coma lo que debôubi — a qui n as un
vergne; Delhostal, GaJéry, Gilbert, Rhodes, Trin
B. Vidal; en Catalogne: V. Ramirez Bordas, J. que sat estiôiba sa pena, o encera aqui n'as un
Carner, C. de Doménec, T. Garces, Grando, Lo- que sat s'estiôlba.
Estiôiba vôl tojor dire metre de pan, écono¬
pez-Pico, J.-S. Pons, M. Valldeperas; en Gas¬
misa, espôrgna.
cogne; J. Bouzet, Camelat, Ph. de Gerde, PaOn d'un pôsan qu'est pas un nessi, me qu est
lay; en Guyenne: Calelhon, Cubaynes, Derennes,
pas
un soben, que coni un pau de Froncé me pas
Perbosc, Seguret; en Languedoc: Azéma, Barthe,
Bédard, Batut, Estieu, Loubet, G. de Nauroza, de loti ai dômônda de m'esplica, de me décom¬
L. Rouquier, Vaissade; en Limousin-Péngord : posa ôquel mot; son refléji ca de bosi mon ôme
m'ô dit :
Estiôiba vôl dire obra, trôvôlha penChèze, Farnier, Grenier, Méry de Bergerac, Moudin l'istiu. Oquel liiôt es fa de dos autres, del
zat, Muzac, Pestour, Piat; en Provence; Marius
mot estiu et del mot ovra, obra; aqueste dorrié
André, Valère Bernard, Bourrilly, Conio, Eyssavol dire trôvôlha. Penden Testiu l'ôme ôtrasa,
veil, Fumel, Charles Maurras, Reboul...
En parcourant les quarante pages de cette an¬ dantra soi recôltoi; ebe lo que épargna fa coma
lo nue l'estiu met de Costa soi recôltôi ».
thologie qui suffirait à elle seule à donner un in¬
Que val aquella responsa? Et comen lo pôisan
térêt unique à l'Almanach Occitan, je n'ai pu
s'est fat aquella ideia que din lo mot estiôiba danm'empêcher de regretter la diversité des graphies
tro des dos autres?
employées par les écrivains d'Oc. En lisant le
Bo baili la responsa per sa que val.
numéro de l'Amie de les Arts que nos amis ca¬
Beleu, pus simploment, que la mot estiu que
talans ont consacré aux écrivains de ce côté des
a doua estivada ô dona tôbe lo verbe estiôuva ou
Pyrénées, on a pu se rendre compte de la supé¬
riorité que représente cette unité. On a mieux vu estiôuba, et enfin estiôiba, que vodiia dire me¬
tre de pan, la récolta d'un 'estivada.
que les différences des divers dialectes occitans
L. FAURE.
sont plus apparentes que réelles. £.t la lecture de
ces
dialectes en est singulièrement facilitée hors
de leur terroir.
à l'institut d'études

A L'ESPERA

On sait

nent

les cinq

,

—

L'Almanach Occitan de 1928 donne

en

entier

l'important drame lyrique de Camélat, Lola, 3 niéci di ouates
actes en vers, représenté en septembre
1924 au
théâtre de la nature de Cauterets, et une amusante
comédie de l'abbé Dambielie: Un petit dinna.

Dans sa dernière session d'examens, l'Insti¬
d'Etudes Méridionales a décerné le Diplôme

—

tut

d'excellentes études : Les Let¬ du Certificat d'Etudes supérieur à l'un de ses
Montpellier, de J. Loubet; La Poé¬ brillants élèves, M. Launet, gascon.
M. Launet a eu à répondre sur les sujets sui¬
sie Catalane, d'Alexandre Plana.
Analyser tout ce que contient ce prodigieux al- vants: a) Histoire littéraire: origines de la poésie
manach illustré, serait trop llong. L'Almanach Oc¬ méridionale, l'école limousine; b) traduction et
d'une chanson de
Peire-Vidal;
citan complète, en une synthèse harmonieuse les commentaire
nombreux almanachs qui célèbrent les divers coins c) oral : poésies des Troubadours; dialectologie
des pays d'Oc. Un félibre ccnsciens ne peut se gasconne.
M. le Professeur Anglade, directeur de
passer de l'almanach de sa région et de l'Alma¬
nach Occitan devenu la grande revue des lettres l'I. E. M. a donné, en février, à Florence, à
et de la vie du Midi.
En feuilletant celui de l'Institut Français, devant un nombreux auditoire,
1928, il semble qu'il soit impossible de mieux une conférence brillante sur Mistral toujours vi¬
faire. Cependant ses directeurs ne sont pas encore vant.
A son retour de Florence, M. le Professeur
satisfaits. Ils y réussiront avec l'aide de tous leurs
amis « de Clarmont à Malhôrca e l'AIpas à Mé- Anglade a eu à s'occuper d'une thèse que soutien¬
doc ».
dra devant un Jury nommé par l'Université de
Mysore (Indes anglaises), M. Gangacharan Kar
J.-P. R.
M. A., de Calcuta, sur le sujet suivant: « Com¬
parative sludies in médiéval amalory lirics itiith reinfecta étHaice occitan
ference to Bengali vaishava padavi and provençal
Signalons

tres

encore

d'Oc à

—

—

troubadour poetry

CONTRIBUTION AUX PREUVES
DE L'UNITE DE NOTRE LANGUE
Sous

titre, le dernier numéro d'OC publiait
quelques vers d'Albert Pestour et je priais nos
lecteurs de bien vouloir m'en faire parvenir la
traduction dans leur propre dialecte.
J'ai déjà reçu plusieurs envois. Pensant qu'une
pareille enquête ne peut qu'intéresser les fervents
de la langue d'Oc, je profite de l'hospitalité qui
m'est accordée ici pour en publier les résultats,
dans les colonnes de notre vaillant journal. Nous
donnons aujourd'hui les deux premiers envois.
1° de I. Girard.
Revirada dos vers d'Albert Pestour
lar do Comenges de Bach.

en

par-

a) Notacion reformada.
De las sazos la jigura
Trista o clara, mes tostemps
Divina pès cors en jlors.
Se miralha so tuper
Ont l'auba escampar sas flors.

b) Notacion fonetica.__

:

Aco és

esent en

de l'idioma catalá

la variant

«

empourdanesa

»

Ounl l'alba

escampa

sas

flors.

Suner avoir des imitateurs.
DE

MlREMONT, Capiscol, deus
»,

Oh

perla de la Planai

vora

la

mar

naixeuda;

de noslra hermosa terra germana benvolguda,
bressôl d'illustres sabis i d'esforçats guerrers;

ASSEMBLEE GENERALE
DE LA NACIOUN GARDIANO

Le 1 I mars, à Lunel, a été tenue l'assemblée
générale de la Nacioun Gardiano.
« L'acampado » de Lunel a été en même temps
qu'une consécration de sa vitalité, une belle ma¬
nifestation de foi méridionale.
Les Gardians et les amis de
agissante étaient

«

Terrasson (Dordogne).

Grilhs dei

association

cette

nombreux, de tous les coins
de Languedoc et de Provence. Il en est même qui,
momentanément exilés de ce Midi vivant, dont
ils ont pris à cœur de sauvegarder les. coutumes
venus

les traditions avaient profité de l'occasion qui
leur était offerte pour venir se retremper sous son

et

ciel, à la faveur de cette « acampado » où d'im¬
portantes décisions furent prises qui, nous voulons
l'espérer, ne l'auront pas été vainement.
Une centaine de gardians ou délégués des « Escolo » vosiniés : « Lou Seden
Vidourle » et du groupe «

seille,

se

»

et

I'

Mithra

«

Escolo dou
»

de Mar¬

trouvaient Teunis à 11 heures dans la

co¬

quette salle du club taurin « La
cieusement à la disposition des

les salons de l'Hôtel du Palais.
A la table d'honneur avaient pris place, au¬
tour de M. Jean Bérard, capitaine, et des mem¬
bres du bureau de la « Nacioun Gardiano » M.

informations
occitanes

au maire de Lunel, représentant la
Municipalité, M. Bernard, adjoint au Maire de
Nîmes, M. X..., adjoint au maire d'Avignon, le
Marquis de Baroncelli, MM. Vezian et Bruneton, délégués de 1' « Escolo dou Vidourle »; Fabre, président du « Seden », Nourrit, bavle-gar-

Coste, adjoint
LES AMIS DE LA LANGUE D'OC célé¬
breront le vendredi 23 avril, à 22 heures, au siège,
le Centenaire d'Anselme Mathieu, fondateur du

Féiibrige,

par une

causerie de Joseph Loubet sur
d'après les correspondances

l'Aventure du poète,
de Théodore Aubanel
Le samedi 28 avril,
se,

et
au

Louis Roumieux.
restaurant

de la Terras¬

à 20 h. 30, 30, boulevard Bonne Nouvelle,
en l'honneur de MM. Gandilhon-

dîner félibréen

nommé membre Gens-d'Armes (Poèmes Arvernes) et Raoul Gout
l'Université de (La Vie de Sainte Douceline). Cotisation: 20 fr.
Les adhésions sont reçues avant le 22 avril par
M. J. Loubet, 21, rue d'Enghien (X°).
Voici comment est composé le bureau de cette

CASTELLO DE LA PLANA

ïïjAmìUEMM'

Pica » mise gra¬
organisateurs. M.
Jean Bérard, capitaine, présidait la séance.
UN ESCRIVAN
Après qu'on eut donné lecture de divers rap¬
ports intéressant la vie de l'Association et solu¬
Sabi un escrivan nostre que n'es : ni majorau, tionné diverses questions à l'oRoTe du jour, l'assem¬
ni mestre en Gai Saber; có's encara un jovent, blée fut mise au courant du projet d'assèchement
e quora tota son obra espelira l'Occitania n'aura
du Vaccarès qui menace de détruire le dernier
gaire de felibres d'aquéla borra.
rempart du poétique empire de Camargue que les
Oc sera bè'l trobaire; son nom, lo trobi dins un Gardians et leurs amis se font un devoir de dé¬
tropèl de concors; aqui es vertat, s'engana caucóps fendre et de protéger. Une discussion très intéres¬
(li a d'escolas de cloquiers ont se pôd dire: que sante et très documentée à laquelle prennent part
diable anar fàr dins aquelas galéras).
MM. de Baroncelli, D'Elly, Barthélémy, Géo
Aco dosta en re sa valor, l'ostau de Dona Cle- André, du groupe Mithra et Alphonse Arnaud
mensa li duèrb sas duas portas, los mestres qu an
s'engage sur ce sujet.
luchat per bailar sa vertadièra grafia a nostras
Le principe d'un projet de Fédération « d'Esletras pódon creire en l'avenidor amb dels escolans colo » qui, en accord avec le Féiibrige, prendra
coma Juli
les dispositions nécessaires pour conjurer 'e dan¬
Cubaynes capelan carsinol.
ger est décidé. Et la séance prend fin sur ce point.
Julian GaLÉRY.
A midi 30, une « taulejado » de plus de 100
tmummrwKmrrwnKmmaanrp****™****3
1 11 1 ««g?—noa—ga
couverts réunissait les gardians et leurs invités dans

société :
Président d'honneur: M. Camille Jullian, de
l'Académie Française, Soci du Féiibrige; vice-Pré¬
sidents : Henri Brun (Bas-Alpins), ancien vice-

vivante

dian de Granon, etc...

gracieux essaim de gentes provençales en
parmi lesquelles les félibresses Farfantello, Lambon, Lounet de Baroncelli, ainsi que Mme
Bérard, d'Elly, Jo Fabre et Miquelette, direc¬
trice de la revue « Biou y Toros », donnait plus
de couleur et de grâce à cette « taulejado » gar¬
Un

costume,

diano.
L. A.

UNE PIECE D'EMILE BARTHE
Pour paraître en juin 1928, en un beau volume
illustré par Clovis Roques,
Maître en Gai-Sa¬
voir du Féiibrige: La Filho de la Man (La Fille
de la Mer), pièce en trois actes en vers languedo¬
ciens du félibre majorai Emile Barthe, avec un

président du Féiibrige de Paris; Charles Brun
(Languedocien), Majorai du Féiibrige; René Lavaud (Périgourdin), Majorai du Féiibrige; Conseil :
Marcel Callède (Lanusquet); Rémy Desplanches avant-propos de Jean Félix, député et maire d'Ag(du Bournat); Adrien Frissant (Provençal); Gandi- de.
Ihon-Gens-d-* Armes (Arverne); J. Nouillac (Li¬
Oh patria de Ribalta, de Coll i de Roviral
Cette pièce, qui est un hymne d'amour et d'at¬
Sultana que, amorosa, eternameni sospira,
mousin); Louis Rouquier (Languedocien); Jules Vé- tachement au sol natal, sera créée le 15 août 1928,
ran
(Beaucairois); Secrétaires: En J. Loubet; J. au Théâtre de la Nature du Grau
guardada per les llom^s de Serra d'Espadán!
d'Agde, où se
Belloc (Clapassiès); J. Naudy (Gascon); trésorier:
La mar i lo MillarCs l'arrullen i le reguCn
déroule l'action, par' le Groupe Artistique de
l els vents que, de la serra, vora tos murs apleguen, Victor Rolland (Provençal).
Montblanc.
Siège: 227, boulevard Saint-Germain, Café des
replets de perfums van.
La souscription sera close le 31 mai 1928. Tous
Ministères.
les souscripteurs à cette date recevront La Filho
Oh Patria ! per la espasa de Jaume conquerida
A MJVWlMUiNMï
de la Mar au prix de Dix FRANCS.
a la morisma fera. Oh! Patria beneida,
LE
5°
COVIZE.
Il
a été présidé par M.
Le prix du volume sera porté à 12 francs après
que al nom d'independencia t'aixeques Iota en tu!
Gandilhon Gens d'Armes, le poète bien connu sa parution.
Lo cèl de noslra terra cubrix la teua glôria,
dont le livre récent: « Poèmes Arvernes » ob¬
i aixi com aci alena lo llibre de la história
Adresser lies souscriptions aux Editions des
tient un grand succès. Un autre éminent félibre,
Mon cant es per a tú.
Pages d'Oc, 19 bis, rue Casimir-Péret, Béziers.
le majorai Benezet Vidal, chabiscou de 1'« Escola
de Limanha », est venu tout exprès de Billom,
A TOULOUSE.
Du 14 au 17 avril 1928,
Ton nom i la grandea, ta história agantina,
12, rue saint-remesi, 12, manifestation d'atelier
pour nous faire une causerie sur les « Troubadours
farâ quel flam purîssim d'inspiració divina,
de la Basse-Auvergne ». On sait que M. B. Vi¬ peintures et dessins de e. rotgès
baixe a mon front, com aies de papallones d'ôr;
sculptures de e.-h.
il al raig de blanca lluna i al vent de la vesprada, dal est l'auteur d'un recueil de poésies, « Flors duler, de 14 heures à 18 heures.
de
Montanha
», et d'un roman en langue d'oc,
en santa poesia mon anima inflamada,
LOU CAMEL.
Lou poupulari journal be« La Serva ».
abrase lo meu côr.
En outre, au programme de la félibrée, Mlles zieirenc Lou Camel s'es arrestat de bada per
quauque tems. Mas quand aura représ de nouvèValencia, en qui m'inspire, bé pot fer que la tea B. Roziès, et Y. Rochez, ainsi que MM. Lasser- Jos
forsos, sèn segurs d'ausi toumamai soun gnicore, P. Sabatier, H. Gilbert, A. Sangues.
qu'en allre temps de Huila portava a la pelea,
gnaco galoi.
com far de Hum angélica, llumene mon esprit;
LE 6° COVIZE.
Le covize du 26 avril se¬
i entre perfums de roses, gesmils, clavells i arômes,
B*aw
ra présidé par M. le lieutenant-colonel E. Presseoixca el rocar tendrissim del vôl de las colomes
messe, M. Charles Brun, agrégé de l'Université,
creuant per l'infinit.
UN LIVRE DE LOUIS BAYLE
majorai du Féiibrige, fera une causerie sur un
sujet
se
rapportant
au
régionalisme.
Oixca lo crit de guerra, de mort e independencia,
En souscription, pour paraître très
prochaine¬
llançat al vore côrrer la sanc de la ignocencia,
ment :Alba, poèmes, texte
CAWA&amp;O&amp;WM
provençal et traduction
i l'ayl del que morîa la patria defensant;
française, par Louis Bayle. Préface d'Emile Rii en totes eixes notes d'amor i d'anyorança,
L'AMIC DE LES ARTS
pert. Un volume: 10 francs. Envoyer les
souscrip¬
de pena o d'alegria, de mort o d'esperança,
Le numéro consacré % la CULTURE OCCITANE, tions à I auteur, avenue Moulay Youssef (immeu¬
s'inspire lo meu cant.
ble Ed Diar). — Rabat
est en vente dans toutes les bonnes librairies et en
(Maroc). — Compte
Père BoNËT AlcANTARILLA, valencia.
dépôt permanent à Paris, OcciTANIA, 6, Passage chèques postaux 2136 Rabat.
alça ton front puńssim al sol que t'enllumena,
i ta mirada tendra se fixe en la serena
regió d'eterns plaers.

—

J'ai eu la surprise en ouvrant ce dernier pli
d'y trouver un mandat de 20 francs avec ce mot :
« 20 francs de prémi per l'infant de la vostra escola mès aimant de la IJenga d'ôc ». Voilà, je
crois, de la bonne œuvre occitane. Puisse M.

Périgord

A

louse.

—

».

De las os/acións la figoura
Tusta ò clara, mes sempre,
Divina pèls côrs en flors
Se miralha sobre l'altoura

P.

Mysore.

après solel colcal. L'aura ■dins hs segôls
polsava dosament e l'aiga dels rajôls
s'auzisia perlejar_ com un rire de fada.
A l'espéra d'un gaûch, d'un plazer, d'una astrada,
cada ostal s'era ondrat d'un plumet al fomèl
e sul camin ténia dubèrl son portanel.
Las joventas venian à la font cantarèla
tôt en cascalejanl; sus l'onda rajarèla,
diuant lor front morèl e lor corps flipadis,
emplinaban à ras e pegals e blajis.
Dins lo rejiscladis de l'aiga que s'azonda,
pauzaban lo pozal sus la peira redonda
e
rizian al balier qu abeuraba sos bioùs.
E lors uels fisarèls, luzents com esculs nioùs,
trebolaban lo côr del drollas que soscaba.
Jos la gleba en congrelh gorgotaba la sava
que lustrisia la seda mosta dels borons
e fazia verdejar la rega dels bordons.
Un vent de reviscol bufaba sul terraire-,
milanta encensadors eScampaban dins l'aire
lo perfum pinladis de las espelizons...
E los côrs autant ben abian lors florizons.
Oc, coma los ramels, las aigas e la terra
de l'abrial primadier mon ama era à l'espéra.
Dins l'entrelus d'argent pantaiabi d'amor,
quora, levant lous uèls dabant ieù te vejèri...
Mon cor se durbiguèt com un boton de flor
e
Tamor siet aqui ambe son dos mistèri.
Calelhon (Roergue).

—

2° Envoi de Fernando Suner (Port-Bou Cerbè¬
«

»

Lo ser era tebès. Venia l'ora agradiva,
l'ora siaudeta d'un bel jorn que s'alardiva

—

De las sasous la figuro
Tristo ou claro, mes touslem
Dioino per cors en flous,
5e miralho so tupè
Oun l aubo escampo sas flous.

re)

types.

M. le Professeur Anglade a été
du Jury de la Section Romane de

ce

«

as

(lX°); à Barcelone, librairie améri¬
31, Rambla de las Flors; à Turin, librai¬
rie Casanova, place Carignan; à Rabat, librai¬
rie joannot, avenue Dar el Maghzen; à Tou¬
louse, OcciTANIA, 7, rue Ozenne et aux bureaux
d'OC, villa Peyrat, chemin de 1 Espinet, Tou
Verdeau

caine,

�REVUE

DE

UN HULUBERLU

LA

PRESSE

était pas

celle du peuple, la langue d'oc est
le peuple ne comprenait pas la langue

n

morte, car

Dans

remarquable étude sur Mistral, recueil¬ des troubadours. Textuel. Il en est des trobadours
lie dans Penseurs et Poêles, Gaston Paris, a si¬ comme des poètes de tous les temps. Le
peuple
gnalé les critiques qu'avaient attiré au grand mail- ne peut comprendre les poètes vraiment artistes.
lanais les réformes qu'il avait fait subir à la lan¬ Leur lecture lui demanderait une étude
préalable.
Croit-on que le peuple de France ait lu la Lé¬
gue provençale. Il faudrait citer ces pages en
entier. Nous le ferons un jour où l'autre. Bornons- gende des Siècles ou les Fleurs du Mal?
nous, pour aujourd hui, à en donner quelques brefs
A partir du XIVe siècle, ajoute le docteur
passages :
Olément, il n'y a plus de dualité de langage: les
«
L épuration a consisté surtout à éliminer au¬
écrivains emploient la langue du peuple.
Mais
tant que possible les mots français qui avaient
■alors la langue d'oc n'était pas morte avec les
remplacé dans 1 usage même du peuple, leurs cor- ! troubadours, comme il l'affirme
quelques lignes
respondants provençaux. Pour paire, maire, sorre, plus haut. Le docteur Clément fera bien d'unifier
cêu, car, on dit communément en Provence pèro,
les idées qu'il peut avoir sur cette question.
mêro, ciel, cher et les formes indigènes, regar¬
Le docteur Clément n'a donc pas lu la vie de
dées comme vulgaires, ne sont conservées que dans
des locutions vieillies ou dans des emplois spéciaux Sainte Douceline publiée il y a quelques mois par
M. R. Gout? Bien que ce texte date de la fin du
(on dira par exemple la maire d'un âne ou de
XIIIe siècle il n'est pas écrit dans la langue des
poussins, mais la mêro d'un homme)... Dans les
Provençales, le recueil publié en 1852 sous la troubadours, si sa graphie s'en inspire, mais en
direction de Roumanijle, on trouve pour le mot langue populaire de Marseille. 11 faut croire que
sa graphie ne le rendait
pas inintelligible.
femme lies formes jemo, jumo, fremo, feno, jenna,
et ce ne sont pas là de simples différences de
Le docteur Clément ignore-t-il les mystères pro¬
graphie, ce sont bel et bien des variantes phoné¬ vençaux du XVe siècle? J'ai sous la main le texte
tiques. La nouvelle orthographe choisit une de ces des mystères rouergats du XVe siècle, publiés
formes, généralement la plus rapprochée du latin par M. Janroy en 1893. Le changement de a fi¬
(ici femo), et l'admet seule... Il (Mistral) a fait nal .atone en o est infiniment rare. Et le son ou
entrer dans l'idiome qu'il prenait pour base, en
est écrit o. Voici le début de la Création;
les modifiant llégèrement dans leur forme quand
il en était besoin, tous les mots, recueillis hors
Hen lo permier comensamen
des ilmites restreintes de cet idiome, qui lui sem¬
Hiey créât lo ce}, la terra e l firmamen,
H e per so que la terra era
blaient propres à exprimer de nouvelles nuances
tenebrosa,
I ey fach lo jorn he la nuech oscurosa...
d'action ou de sensation... S'il est archaïque, ce
n'est nullement comme un antiquaire qui prétend
Ces mystères étaient cependant des œuvres po¬
faire revivre des mots, de formes et des construc¬
tions abolis, c'est comme un amateur jaloux de pulaires par excellence. Et les chartes, les cou¬
tumes?
conserver ce
que le présent a d'ancien mais de
Appartiennent-elles aux troubadours ou
vivant encore... A cette mise en valeur artistique au peuple?
de la langue du peuple on a fait une objection
Le docteur Clément connaît sans doute lo Ragrave. « Cette langue du peuple, dit-on, telle son, lo Niga naut, lo Notani. Ces chansons du
XVIe siècle que l'on croit composées à Aix, ne
que Mistral prétend l'employer le peuple ne la
reconnaît pas dans son œuvre. La poésie du dian¬ sont cependant pas d'un troubadour...
tre de Mireille est inintelligle aux paysans de la
Après avoir essayé de confondre la graphie de
Crau comme aux filles du Comtat, et cela pour l'Escola Occitana avec celle des troubadours, le
deux raisons : beaucoup de mots employés par Mis¬ docteur Clément ajoute que la langue des dis¬
tral sont en réalité inconnus au peuple en dehors ciples de cette école est archaïque, et que vouloir
de telle ou telle localité, et, d'autre part, il a faire revivre 'la langue des troubadours est une
imposé à la prononciation et aux formes flottan¬ utopie. Le docteur Clément devrait bien donner
une seule
tes du parler populaire une netteté ou une fixité
preuve de ce qu'il affirme si légère¬
qu'elles n'ont pas; la langue qu'écrit Mistral est ment.
Il se peut, d'ailleurs, qu'il se figure, de bonne
une langue
que personne ne parle et que ceux
là seulement entendent qui l'ont étudié dans ses foi, qu'un texte appartient à la langue populaire
s'il est écrit dans une graphie phonétique, et que
œuvres eu dans celles de ses imitateurs... »
Nous avons la surprise de constater que, dans ce même texte est archaïque s'il est revêtu de l'or¬
le numéro du 7 avril courant de la Pignalo, le thographe de l'Escola Occitana. Il est possible
docteur Clément réédite à notre intention ces qu'il en soit encore à confondre la langue et la
mêmes critiques, en un article naïvement préten¬ graphie qui sont, cependant, deux choses bien dif¬
tieux sur « l'unification de l'ourtougràfi di parla férentes.
Si j'osais, je conseillerais au docteur Clément
d'O ».
Il ne manque pas à Toulon, où habite mainte¬ de parcourir le splendide numéro de l'Amie de
nant le docteur Clément,
des félibres capables les Arts consacré par les catalans à tout notre
de combattre nos théories avec des arguments dis¬ Midi. Il y verrait des poèmes provençaux revêtus
cutables sans doute, mais sérieux. Pourquoi dia¬ d'une graphie nouvelle. Est-ce que, par aventure,
les textes de Mistral, d'Aubanel, de d'Arbaud,
ble a-t-on confié ce soin au plus ignorant?
Le docteur Clément est offusqué parce que nous de Maurras, de Valère-Bernard ne seraient plus
avons dit, ici que des félibres provençaux se ral¬
provençaux parce que leur graphie n'est plus aus¬
liaient à la graphie de l'Escola Occitana. C est tralienne? Il est regrettable que les œuvres poé¬
un
fait. On peut le regretter. On peut s'en ré¬ tiques du docteur Clément n'aient aucune valeur
jouir. On ne peut que le constater. Tous les com¬ littéraire. On aurait pu introduire dans cette an¬
mentaires possibles n'y changeront rien.
thologie un échantillon de la poésie de ce majo¬
Les élucubrations démentielles nous laisseraient rai. Il est possible qu'il n'eut pas reconnu son
indifférents si elles ne dénaturaient la vérité. Ce œuvre et qu'il l'eut déclarée gravement archaïque.
Mais il faut en finir avec ce doux huluberlu.
majorai déclare impossible maintenant « aquelo
Nous lui demanderons simplement de bien vou¬
idéio dou dialeite d'O unen en ourtougràfi ». Que
loir condescendre à se documenter un peu mieux,
veut dire cela? Personne, chez nous, n'a deman¬
dé l'unification des dialectes méridionaux. L Es- à l'avenir. Il apprendra ainsi :
1° que la graphie de l'Escola Occitana est ba¬
cola Occitana se borne à préconiser 1 adoption,
sée, non pas sur la langue des troubadours du
par tous les dialectes de principes graphiques ca¬
pables de rendre leur lecture facile hors des ter¬ XL siècle, comme il l'affirme, mais sur la langue
roirs où ils sont parlés, tout en leur permettant de populaire des XIVe et XVe siècles;
2° que cette graphie ressemble infiniment à
conserver
leurs caractéristiques. Qu'on le veuille
l'orthographe castillane actuelle, la plus simple
ou non, les différences dialectales sont moins im¬
sa

qu'on pourrait le croire en les jugeant de toutes;
3° qu'on peut orthographier un même texte avec
orthographe phonétique qui varie
de; graphies différentes sans changer ce texte;
souvent de village à village. Ecrire les différents
4° que l'orthographe ne prouve nullement la
dialectes selon des principes orthographiques com¬
muns ne veut pas dire,
qualité
d'un texte;
Monsieur Clément, qu il
5° que l'orthographe et la langue sont deux cho¬
faille les prononcer comme ils seraient écrits. Pro¬
noncez-vous
le français comme
vous l'écrivez? ses différentes;
6° qu'on peut employer la graphie phonétique
Vaut-il mieux écrire jorn, par exemple, et pro¬
et écrire une langue artificielle;
noncer selon l'usage du pays, ou écrire ce même
7° qu'on peut utiliser la graphie de l'Escola
mot: jour, chour, tchour, jours, tsoun, tzoun, etc.,
Occitana et écrire une langue vraiment populaire;
selon la région? Toute la question est là.
8° qu'un paysan arrive sans peine à lire la gra¬
Le docteur Clément n'a pas le droit d'affirmer
phie de l'Escola Occitana;
que ceux qui réclament une graphie basée sur des
9° qu'un paysan ne lit un texte phonétique que
principes communs applicables à tous les dialectes
demandent l'adoption d'un seul dialecte. Certains s'il appartient au parler de son coin, etc...

des articles les plus importants.
Dans 1'Eclair de Montpellier

.iens

M.

Roger Barthe écrivait:
Cette splendide revue peut soutenir la
paraison, par son format et sa présentation
«

fIllustration elle-même. Et

heure

pour

vivante
ter à

et

nos

ce

prouver ce que

com¬

avec

numéro vient à

peut

réaliser

une

son

foi

indestructible. Nous allons le présen¬
lecteurs... »

Et il terminait:
«

tés

Une telle publication ne peut que resserrer les
d amitié qui unissent Catalans et Occitans
et leur montrer I étroite
parenté intellectuelle qui
les unit. Et c est
déjà énorme, et il y a là un
nouveau motif
pour nous de ne point marchander
notre admiration et note reconnaissance
à l'Amie
de les Arts et à ses vaillants collaborateurs.
Dans /'EXPRESX DU MlDl du 5
mars, M. Paul
Mesplé :
«

du 29 février,

Bref, ce numéro magnifique de l'Amie de
Arts, marque une date dans notre histoire mé¬
...

« L Amie de les Arts
qui paraît à Barcelone,
vient de publier un numéro
magnifique entièrement

à la culture occitane. Nos
poètes, nos
littérateurs, nos artistes y sont à l'honneur.
M. J. R. Régis, le
sympathique critique d'OC
met surtout d'envisager des horizons nouveaux et de
consacre à ces derniers un
long article d'un éclec¬
nourrir des espoirs légitimes. Et ce sont de sem¬ tisme presque inattendu. De
nombreuses illustra¬
blables manifestations qui nous autorisent à penser tions complètent son texte. Elles
reproduisent les
à ce fédéralisme ouvert à une « large bienveil¬
meilleures œuvres de nos sculpteurs et de nos
lance internationale, sans laquelle il n'est point peintres: Marc Saint-Saëns, Marcel
Lenoir, Bourde haute intelligence, ni de profondes concep¬ delle, Despiau, Gilbert
Privât, Joseph Bernard,
tions ». (Ch. Maurras)
Aristide Maillol, Henri Parayre, Paul
»
Cezanne,
Dans la GAZETTE DU CENTRE du 5 mars, M. André Lhote, Valère Bernard, Mme
Ymart, A.
René Farnier:
Marquet, Gaudton, Guénot, Dunoyer de Segon«
L ignorance dans laquelle le grand public zac, Auguste Rouquet, etc.
C'est un très bel hommage à notre patiie méri¬
français est tenu de toutes les choses du Midi, ne
nous permet pas de
supposer qu'un jour une de dionale. Remercions-en nos amis catalans qui l'ont
nos grandes revues
littéraires de Paris consacrera réalisé et l'infatigable Ismaël Girard qui a une
un numéro spécial à la culture occitane et
expo¬
part majeure dans la composition de ce numéro. »
sera
à ses lecteurs, avec d'abondants détails et
Dans les NOUVELLES LITTÉRAIRES du 7 avril,
consacré

ridionale. II constitue un monument solide, élevé à
la gloire de notre langue et de notre sol. Il per¬

...

d'intéressants

d'anthologie, cette cultu¬
les plus divers. C'est cepen¬
dant ce qui a été fait, mais ce n'est pas une de
nos grandes revues françaises qui
en a eu l'ini¬
tiative. L'honneur en revient à un grand journal
illustré de Catalogne: L'Amie de les Arts qui
paraît à Sitges, dans la banlieue de Barcelone,
et qui vient d'éditer un magnifique numéro spé¬
cial dans un format et sous une présentation qui
rappellent ceux de l'Illustration ou du Monde Il¬
lustré, numéro spécial qui est tout entier consa¬
cré à l'étude approfondie et détaillée de la culture occitane. Pour faire cet exposé, L'Amie de
les Arts a trouvé des collaborateurs parmi la pléia¬
de d'écrivains méridionaux qui se sont groupés au¬
tour d'OC, l'ardent journal occitan de Toulouse,
re

sous

ses

.morceaux

M.

aspects

toute

avaient jadis, préconisé 1 adoption, par
l'Occitanie, du dialecte mistralien. Les

temps sont

changés.

langue d'oc vit, si
jour viendra où elle
tendra à s'unifier. Mais aucun des disciples de
l'Escola Occitana ne réclame cette unification à
l'heure actuelle. Comme l'a dit Perbosc en 1904
dans Mont-Segur ; « Aquela ôbra, pensam pas que
pôgue estre ni que dibe estre l'ôbra d un orne,
aquel ôme fogues lo Dante o Mistral; pôd e diu

Les lecteurs d'OC
vérités premières.
docteur Clément.

voudront bien

Elles

La langue unique? Si la
elle pénètre, à l'école, un

ne

sont

excuser

destinées

(Sitgès),

revue

catalane l'Amie de les

numéro important à la
littérature occitane. Voisine par ses formes et par
son esprit de la littérature catalane à
laquelle la
rattache aussi une parenté d'origine, la littérature
d oc s'est manifestée dans le passé par une très
belle poésie que MM. Jean Mozat et J.-P. Régis
étudient dans deux articles fort bien documentés
très complets, malgré leur brièvteé. Eîle a reçu
un

nouvel élan

consacre un

avec

la renaissance de 1850

et

Transit Internacional

fërra| su vi kr
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et

ces

qu au

Jean-Paul REGIS.

le

Chocolat

L'AMIC DE LES ARTS
Le numéro spécial de /'AmiC DE LES ARTS con¬
à la culture occitane reçoit de toute la

sacré

accueil chaleureux. En Es¬
pagne, en Italie, en Allemagne, au Danemark, en
estre l'ôbra comuna de tots los escribans occitans. »
France, paraissent tous les jours des comptes-ren¬
D'après le docteur Clément les principes gra¬ dus des plus sympathiques. Il ne nous est pas
phiques de YEscola Occitana imitent ceux des possible de les citer tous. Cependant, petit à pe¬
troubadours. Et, comme la langue des troubadours tit, nous reproduisons ici les principaux passages
presse

européenne

un

au¬

jourd hui, les pays de langue d'oc, comprennent
à peu près le tiers de la France, soit environ onze
millions d'habitants, sans compter le Roussillon.
Mais des provinces, telles que la Provence, la
Gascogne, Ile Languedoc, le Limousin, l'Auver¬
dont Ismaël Girard est l'animateur... »
gne, dont les idiomes peuvent paraître différents
Après avoir détaillé le sommaire du numéro, M. à un observateur peu averti, gardent encore les
René Farnier continue :
traces de l'unité qui jadis, les groupa sous une
« Je n'ai pas besoin de dire combien nous sou¬
langue unique, et on peut, en réalité, faisant abs¬
haitons de voir répandus dans toute notre France traction des différences peu importantes, dire qu'il
méridionale des milliers et des milliers d'exem¬ existe aujourd'hui encore un pays d'oc, une lan¬
plaires de cette Encyclopédie.
gue d'oc. Cette « communauté culturelle occitane »

une

provençaux

;

L'intéressante

Arts

portantes

d'après

Marcel Brion

m

fabrique dans les Pyrénées-Usines hydro-éledìiques á Oloron (ÍFPyr)
.PARIS: 2ô.ruede la Bienfaisance.

�M. J. V. Foix la démontre dans un très bon ar¬ ;
On gloserait indéfiniment sur ce bienheureux]
CaTALOGNE-VaLENCE-RoussILLON-B.ALÉARES — ! poème de A. Fourès; — L'Idée occitane, p. Jo¬
ticle et nous la voyons mieux encore dans cette ! numéro. Arrêtons-nous pour aujourd'hui en félici¬ L'Amie de les Arts (février):
Parabolisme per seph Adami.
petite anthologie que \'Amie de les Aris a eu tant la rédaction de l'Amie de les Arts et la l'unyterç p. J. Carbonnell.
| — Revue de l'Amérique Latine (1-3-28): quel¬
La Guspira (mars) : organe vivant et abon¬ ques œuvres posthumes de V. Blasco Ibanez. —
l'excellente idée d'incorporer dans ce numéro. brillante équipe d' OC d'avoir ainsi resserré, en¬
Nous y lisons les œuvres des troubadours Gui- tre les intellectuels catalans et les lettrés du reste dant.
! La souscription pour Marius André atteint en ce
Nacion Catalana ; les derniers numéros sont moment, 13.363 fr. 50.
lhem de Peitieu, Bernât de Ventadorn, Peire Car¬ i de l'Oocitanie, des liens qui certes n'avaient jadinal et Peire Vidal, si proches d'inspiration. Les ! mais été rompus, mais qui s'étaient peu à peu consacrés à Macià.
Sagesse (deuxième cahier) : cahier poétique.
Gasela de Vilafranca (16-3-28): Pels co- Des vers de G. Chenneviere.
relâchés depuis le jour fameux où les félibres
mêmes ressemblances existent dans les poètes d'au¬
gnoms correctes p. P. Mir i Font.
Le Semeur: le dernier numéro spécial est
jourd'hui et entre l'Auvergnat Veimenoza, le Gas¬ avaient bu pour la première fo:s à
La Nau : quotidien du soir publiant tous les consacré à Elie et Elisée Reclus.
con
Miqueu Camelat, le Languedocien Perbosc,
Que nous vèn di Catalan. »
soirs un dialogue rédigé par son directeur Rovira
le Limouzin Mozat, les Provençaux Mistral, AuALSACE.
Notre Droit Régional (janvier-fé...

—

—

—

'

—

—

—

la Coupo
banel, d'Arbaud, on sent une communauté de race
un patrimoine commun,
non seulement d'idées et
Nous sommes de l'avis d'Orion : on gloserait
de sentiments, mais aussi de formes poétiques. Et
indéfiniment.
Nous gloserons.
ce groupe occitan est tout à fait analogue aux Ca¬
talans d'outre-Pyrénées, qui sont de même culture,
GANDILHON-GENS-D'ARMES
presque de même langue. Cette parente s affirme
d'autant mieux que c'est une revue catalane —
L'excellent critique auvergnat et occitanophile,
non une revue française — qui consacre à ce pro¬
blème de l'esprit occitan un très grand nombre Gandilhon-Gens-d'Armes est un poète français.
Il vient de publier ses POÈMES ARVERNES, à pro¬
d'articles, illustrés de reproductions qui attestent
elles aussi, la présence dans les arts plastiques de pos desquels M. Ulysse Rouchon écrivait ces jours
derniers dans le JOURNAL DES DEBATS :
cet esprit occitan. Les liens qui, depuis les trou¬
Né à Murât, baptisé à la Vigerie, où il passa
badours jusqu'aujourd'hui, en passant par le Félibrige, ont toujours associé la renaissance cata¬ toute son enfance, ce Cantalien a eu d'abord sous
lane et la renaissance française d'oc, seront forti¬ les yeux le panorama iévère, grandiose, des mon¬
fiés encore par la création de cette « Société tagnes de son pays, auxquelles chaque saison don¬
d'études occitanes » que propose M. Joseph Car¬ ne une physionomie spéciale; il a couru à travers
bone 11, Sa première manifestation sera sans doute les mystérieuses forêts couvrant les alentours des
11 .publication d'un dictionnaire pan-occitan, que volcans démantelés; il a contemplé les couchers
suivront
espérons-le — de nombreux ouvrages. rouges du soleil par-dessus les planèzes désertes;
Remercions nos amis catalans du bel hom¬ il s'est mêlé aux jeux des vachers et a chanté
avec
eux
à pleine voix les mélancoliques mélo¬
mage que leur revue rend aux écrivains français
de langue d'oc. Ce numéro de l'Amie de les pées, les « grandos » solennelles que scandaient
A ris qui devrait rappeler à tous les Occitans les parfois les croassements des corbeaux.
Cette existence l'a pénétré de toutes les sè¬
origines de leur personnalité, de leur culture, de
leur langue — que beaucoup ont oubliée — est ves de sa vieille terre farouche, et quand il a
un nouveau trait d'union
entre les deux provinces su, par l'expérience, qu'en ce pays 1 homme était
dont les images
symboliques entrecroisaient des en perpétuelle lutte contre les éléments et qu'il y
mains fraternelles sur le pied de la coupe féli- puisait sa fierté, son indépendance, une mâle ori¬
bréenne cette « coupe sainte » qui « nous vint ginalité, Gandilhon a voulu célébrer la rude beau¬
des Catalans » et que Mistral chanta. »
té de cette région au visage austère et il est de¬
Avant de nouer cette première gerbe, joignon-y venu poète.
le billet d'Orion paru dans l'action française
Des années durant, il a écrit d'innombrables
du 12 avril:
vers
répandus dans les journaux du Plateau Cen¬
« Le numéro de l'Amie de les Arts consacré à
tral, dans les revues, voire dans l'Anthologie des
la culture occitane vient enfin de paraître. Je dis : Loups, décrivant sa province, contant ses légendes
enfin, car il était impatiemment attendu et même et son histoire, exaltant avec énergie les qualités
anxieusement attendu. Sa présntation est superbe : du sol et les vertus de la race intraitable dont il
beaux caractères, beau papier, somptueuses repro¬ est issu.
ductions des chefs-d'œuvre de la peinture et de
Cédant aux sollicitations de ses compatriotes, et
la sculpture méridionales. Quant au texte, rédigé aux invitations pressantes de ses amis, Gandilhonpartie en catalan, partie en divers dialectes d'oc, Gens d'Armes vient de grouper un ^premier recueil
il est parfaitement clair, vivant et dru. Preuve de Fresques et Médaillons (Aurillac, 1928), dont
la lecture confirme l'opinion favorable" de ceux qui
que la prose occitane peut refléter toutes les nuan¬
ces de
la pensée. Il n'y faut que de bons ou¬ ont suivi le poète à travers les mois et les jours
vriers.
d'une vaillante carrière et ont assisté à l'éclosion
Les collaborateurs de l'Amie
de
les
Arts d'un talent vigoureux, loyal et probe, éclatant
avaient à résoudre un dur problème : condenser comme les cuivres patiemment martelés des maî¬
en une quarantaine de pages (de très grand format
tres ouvriers de la Cité du Vent: Aurillac.
heureusement !) la matière de trois ou quatre vo¬
Nul, plus que lui n'a dans le cœur, suivant
lumes. Plusieurs monstres les guettaient au détour l'expression de Pierre de Nolhac « Comme un or¬
d'un sujet si vaste et si complexe: l'emphase que gueil l'amour du lieu natal » et on!' y trouve à
beaucoup de félibres croient indispensable pour chaque page du volume, qu'il parle de la mai¬
parler du félibrige, l'abondance oiseuse des dé¬ son des aïeux, qu'il trace des silhouettes rustiques
tails, la platitude, la sécheresse des manuels... ou qu'il dépeigne les crépuscules dans la montagne
Que sais-je encore? Ces monstres contradictoires qu'il burine des figures de la province ou qu'il
il n'est que juste de reconnaître que MM. Car- évoque le souffle fort, la voix stridente de la cabonell, Foix, Falgairolle, Cassanyes, I. Girard, brette et qu'il entonne un dithyrambe en l'honneur
Mouzat, Bonafous, Régis et Perbosc les ont le du vin rouge et des « vinades » joyeuses d'anplus souvent évités. Sobrement, mais nettement, tan.
ils nous ont exposé sous ses différents aspects lit¬
« Un métier accompli,
une vigueur intacte, un
téraires, artistiques, linguistiques, historiques, po¬ tempérament, l'odeur de la forêt, le souffle d'un
litiques même, ce problème occitan que M. Ben¬ coureur héroïque, voilà ce que l'on rencontre chez
jamin Crémieux essayait tantôt de noyer dans des Gandilhon, écrivait en 1912 M. Lucien Maury.
brumes spécieuses. Ils ont fait le point, comme di¬ Jamais encore, l'âpreté, la rude poésie, la couleur,
...

—

i

Virgili.

!

Le Congrès de la F. F. R., discours et
La Publicitat : depuis le I"' janvier, à côté
rapports. — Les Libertés locales au moyen-âge.
de M. Tomas Garcès qui rédige le Carnet des
BRETAGNE.
Breitz atao (19-2-28): Huit per¬
Lettres, notre collaborateur J.-V. Foix publie une quisitions en Bretagne. — L'activité des fédéralischronique d'Informations Littéraires, des plus vi¬ I tes bretons nous est traitée, tous les quinze jours,
vantes. Voici les adresses ae nos deux confrères
par cette vivante et sérieuse publication.
qui accueillent avec intérêt tout ce qui est occitan :
ESPAGNE.
La Gaceta Literaria, dont l'acti¬
M. Tomas Garcès, 32, rue Sant-Carles, Barcelo¬ vité est
extraordinaire, nous annonce pour bientôt
ne; M. J.-V.
Foix, Place Prat de la Riba, à une exposition du Livre Portugais à Madrid. Nous
—

—

Sarria, Barcelona.
Reviste d'Olot (février)

cette

tentative de

indiquerait avec quel sérieux
synthèse a été réalisée.

tiendrons

nos

lecteurs

El Senyor Joseph nu de notre confrère.
farmaceulic, p. R. P la ; Coral; Escola Olotina;
CATALOGUES
reproductions de toiles d'Ignasi Mallol e Ramon
Barnadas.
Catalogue n° 60
Ressorgiment (février) : Salutació p. F. Ma¬ brairie Paul Masson,
cià.
T.-et-G.).
Taula de Lletres Valcncianes (mars) : poè¬
ALMANACHS

au

courant

de l'effort conti¬

—

:

—

—

;

Livres en langue d'oc. (Li¬
Saint-Louis, Montauban,

rue

—

mes

de P. Asins:

—

Parlavem
de l'amor

eau

a

i de

d'orella

i

la vida

fresc d'una fontanella
d'una branca florida

Els nostres cors se encenien...
Proses et poèmes de belle tenue.
La Veu de Calalunya ; La mort d'Albert

—

Russinyol (14-3-28); Lo Rat Penat i els Jocs
Florals, p. M. Duran (22-3-28).
Limousin- PÉRIGORD.
Lemouzi (février) :
Pour ia graphie de Joseph Roux; Le Souvenir
de Jean Audiau, p. P.-L. Grenier.
La Revue Limousine : notes philologiques p.
L. N. (1-3-28); les Revues du Pays: M. L. DeIhomme nous dit lui-même qu'il écrit de très jolis
confrères. Légende et histoire tulloise, p. L. N.
(15-3-28).
-

—

—

—

Le Salut National: La culture occitane,

p.

A. Pestour

(18-3-28).
GascogNE-Guyenne-QuERCY.
La Gazette
du Béarn (11-3-28): Le Peintre Edouard Bouillère, p. A. Martignon.
L'Indépendant du Lot-et-Garonne publie
—

—

trois

contes

Armanach deras Pireneos

(Imprimerie Sein-

tein, Toulouse).
—

al

...

les marins.
Le sommaire seul

:

—

—

sent

vrier)

Almanach Occitan (Editorial

Occitan).

lux hommes d'affaires
lux mutualistes,
4ux groupements,
Y tous

ceux

qui veulent

Créer,

Entreprendre et réussir,
La direction générale
de la C10 d'Assurance

LE

ZivMTII

de Bladé.

(janvier-février) : coutu- Offre
la
P. Rouleau.
languedoc.
L'Auta (mars): Epigrafio mie- Première condition du succès
journalo p. L. Saint-Raymond et un poème de
3, Rue du Poids-de-l'Huile
J. Gayssot.
La Campano de Magalouna (15-3-28): Lou Toulouse
Crist dau Piauch de Sant-Loup, poème de L'Es'1 éléph. 5.74
—
Adresse
—Reçue de Gascogne

tumes

de

Saint-Sauvy,

sécurité,

p.

—

—

télégr. Régie Zéuit

coutaire.
—

Cacalaca (15-3-28): Lou Cementèri de Sant-

Andrieu,

J. Castagno.
Longadouciano (Février) : Acamp VIENT DE PARAITRE :
de la Cigalo; — Discours du D1' Vabre.
La Cigalo Narbouneso (Mars) : Narbouno en
1632 p. P. Albaxel.
L'Echo du Vidourle : Alphonse Arnaud p.
d'EîIy (11-3-28); — Sous le signe du Trident, p.
par Daniel POIRE
L. A. (18-3-28).
Un volume in-8°, prix 12 francs.
Le Languedoc (Xran) : Le Poète Antonin
Louis QUERELLE, éditeur
Perbosc, p. V. Souyris. Vibrante étude.
21, rue Joubert, PARIS
La Violette: organe de l'Amicale des ori¬
ginaires de la Haute-Garonne à Paris.
Le Petit Méridional : Emile Barthe, ami du
En nous entraînant avec le héros de son roman
peuple de Langue d'oc, p. J. Loubet (12-3-28). dans l'étrange jardin des idoles, l'auteur ne vise
Provence-Nice-Comtat-Dauphiné. — Le Feu pas seulement à nous donner une impression hallu¬
la lumière de la montagne auvergnate ne s'étaient
inscrites avec un pareil relief en de définitifs poè¬ (Février) : des poèmes d'Albert Pestour et Farfan- cinante.
tello.
I! voit et veut nous faire voir plus loin.
mes
la lumière, les glorieux sommets, les tem¬
Marsyas (mars) : un très beau poème d'EscriIl pose implicitement, au cours de l'aventure
pêtes... »
veto.
qu'il nous conte, et qui réunit deux êtres de tem¬
Dans les Poèmes Arvernes, tous les Auvergnats
Paris-Provence (Mars) : Fontbemat par Jane péraments et de races différentes un
problème:
se reconnaîtront et ils seront unanimes à saluer en
d'Ilys.
les sensitifs doivent-ils fuir l'amour?
Gandilhon-Gens-d'Armes, le chantre inspiré de
Prouvenço (mars-avril) : La Becasso p. L.
La conclusion se dégage d'elle-même de ce ro¬
leurs « puys » et de leurs « burons », la voix
Spariat.
man, que Daniel PoiRE a écrit avec sa sensibilité
même de l'Auvergne. »
La Pignalo ; Uno vesprado eme lou Capouliè et son' style vivant de conteur.
Oui, mais la voix même de l'Auvergne est une
p. Giovoni et Reboul (7-3-28); — Le numéro du
voix d'Oc.: Gandilhon-Gens-d'Armes se
rangera- 21-3-28 est consacré à Mistral.
t-il un jour parmi les cœurs purs qu'il défend si
Tablettes d'Avignon et de Provence: Un
—

p.

La Cigalo

—

Le Jardin des Idoles

—

—

—

—

—

—

Aucune de

études

n'est

insignifiante,
beaucoup sont profondes ou curieuses. C'est dans
cette dernière catégorie qu'il faut
ranger l'histoire
peu connue des incidents qui refroidirent, en 1876
l'amitié catalano-provençale. L'exclusion des Cata¬
lans espagnols du félibrige fut une faute dont les
conséquences pèsent encore sur notre Renaissance.
Toute cette page est fort suggestive. On peut
en
dire autant des axiomes linguistiques, d'une
bonhomie ailée, que Perbosc propose à nos médi¬ souvent et nous donnera-t-il, comme son voisin du
Déclarations de Décès - Convois funèbres
portrait de Charloun Rieu (17-3-28); — Le Châ¬
tations. En voici un
Limousin, Albert Pestour, une œuvre d'OC?
qui va loin :
teau d'Orange au xviie siècle.
Nos parlers accéderont à la dignité de lan¬
Paris.
L'Action Régionaliste (janvier): La
Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
ELECTIONS LEGISLATIVES DE 1928
gue, si nous savons les compléter, non pas en em¬
Fédéralisme communal, par Maxime Leroy.
neur de rappeler à ses administrés
que les dé¬
pruntant au fiançais ce qui leur manque, mais en
L'Argus de la Presse, continuant ses travaux
Mercure de France: Les fouilles de Glozel. clarations de décès ne peuvent être reçues que
reprenant les rnols occitans qu'ils ont perdu et qui de documentations parlementaires, commencés en Réfutation du
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
rapport de la Commission n. le doc
se sont conservés en d'autres territoires
occitans...
1898, peut fournir le relevé de tous les votés de teui Morlet (1-2-28); — L'Exposition de la Ré¬ conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
Par la fusion de tous les éléments utilisables
que
n'importe quel député; ce travail spécial doit être volution française à la Bibliothèque Nationale, p. et du décret du 15 avril 1919.
conservent les parlers populaires, nous obtiendrons
la lecture de chevet, indispensable à tout candi¬ A. Dandieu
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
(15--2-28).
la langue occitane vivante de notre temps...
dat !
La Nouvelle Lanterne (11-2-28): Fragment ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
L'anthdlogie, bien faite et suffisamment im¬
des mémoires secrets de M. Poincaré, par R. de l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
partiale, où l'on regrette seulement l'absence de
MEMENTO
Pîanhol.
port des personnes décédées, les inhumations et
deux ou trois noms, parmi lesquels, Folco de BaLa Pensée Française (janvier) : L'Auvergne les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
AuverGNE-VaLAY.
Les Amitiés (mars): les
roncelli, vient à propos pour illustrer les principes
chroniques de cette publication d'expression fran¬ littéraire au XXe siècle, par Desdevizes du Dé¬ le droit de fixer les heures des convois funèbres.
de Perbosc, du moins ses principes graphiques. Le
sert.
çaise sont faites avec soin.
S'adresser, pour tous renseignements concernant
principal intérêt de ce petit recueil de « morceaux
Pampres et Lys: Un poème d'Albert Pes¬ les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
L'Auvergnat
de
Paris
(17-3-28):
un livre
choisis », en toits cas sa frappante originalité, ré¬ de L.
pes
tour (février).
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
Farges, p. Gandilhon.
side, en effet, dans la graphie uniforme qu'Ismaë!
Lo Cobreto (mars): Moun primié contai,
La Muse française (février) : dans chaque nu¬ phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
p.
Girard a imposée à tous les poèmes. Ce qui leur
J.-S. Mathieu.
méro les curieuses lettres d'un provincial, qui si¬ ches auprès des ministres des divers cultes.
donne un air de famille et les rend sûrement plus
.— Le Moniteur
(12-3-28): Les Poèmes Arver¬ gne Léon du Griffe.
accessibles aux Catalans.
nes de
La Revue Occitane (février) : Moun aze, Imprimerie Languedocienne.
Gandilhon, par Desdevizes du Dézert.
Le Gérant: GlRAR
...

ces

—

—

—

—

...

—

—

—

...

—

—

—

—

—

—

—

tout

automobiliste doit faire partie

de l'AUTOMOBILE-CLUB DU MIDI

de l'UrVÏOIV MOTOCYCLISTE DU MIDI,

—

3,

rue

du poids-de-l'kuile

-

ou

toulouse

�</text>
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              <text>Oc. - Annada 05, n° 089, 15 avril 1928</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/4c9374b2516064979d41ff03b12bd2b5.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
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              <text>Vidal, Benezet (1877-1951)</text>
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              <text>Miremont, Pierre (1901-1979)</text>
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              <text>Calelhou (1891-1981)</text>
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              <text>Galéry, Julien (1895-1931)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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