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                  <text>on

élever,

ra

mistral

mailInné,

et

est-ce

:

un

te

parce-que

placé dans

un

jardin

à

monument
monument

l'on

que

frédérlc
doit

choisi

a

être

un

navet?
Nous

osons

taires, et

pour

avec

et

brité

C'est dans

quartier très calme de la périphé¬
j D'ailleurs ce que nous disons de la langue, nous
allons à la recherche de M. Bour- pouvons le dire du génie, et à ce point de vue
ciez. Le grand linguiste vit là, dans une haute le titre seul du cours sur
Jasmin et Mistral est
maison d'aspect un peu sévère. Du petit cabinet tout à fait
significatif. Pour le dernier donc, le
de travail, on aperçoit des arbres, beaucoup d'ar¬ nom est un
symbole d'unité occitane. M. Bour¬
bres, avec des clairières de tuiles roses.
ciez était décidé de toute manière à faire une bril¬
lante exception et le plus grand poète méridional
a eu la place
qui lui revenait de droit.
A

notre

interrogation répond

une

voix

un

peu

cassée, très douce, légèrement chantante.
«

—

Je suis

en

effet le premier titulaire de

la « chaire de langues et littératures du SudOuest » laquelle a été créée le 16 mai 1893 avec
subvention de la municipalité bordelaise. Le maire
était alors Alfred Daney. Dès le début, me con¬

Le texte de plusieurs de ces conférences a paru
dans diverses revues qui ont presque toutes été ré¬
unies à la

Bibliothèque de la Faculté des Lettres

de Bordeaux:
IS96.
Cours

—

et

Revue des

Universités du Midi,
— Revue des

Mélanges Wilmotte, 1910.
Conférences.

—

Revue

méridionale

(de Bordeaux). — Mélanges Chabaneau, 1907. —
formant à l'esprit dans lequel avait été créé cette Bulletin hispanique. — « Notes de syntaxe gas¬
chaire, j'ai réparti mon enseignement entre deux conne » dans i'hommage à Menendez Pidal,
cours libres chacun
1924.
Introduction aux œuvres de Meste Ver¬
occupant un semestre: premier
semestre linguistique; deuxième
semestre, littéra¬ dié (édition de 1921).
ture.
Comme il n'existé pas, à proprement parler
Retenons surtout le monumental « Recueil des
de chaire de philologie romane à Bordeaux, je dus
idiomes de la région gasconne », collection manus¬
malheureusement consacrer une certaine partie de crite de 17 volumes. Ce
recueil fait en 1895 sous
mon temps au cours d'ancien
français à l'usage des la direction de M. E. Bourciez comprend 4.444
candidats à la Licence d'enseignement. Ce fait ex¬
traductions de la parabole de l'Enfant prodigue,
plique certaines particularité; du cours de linguis¬ arrangée pour la circonstance; il embrasse la
pres¬
tique. Pour la même raison, je fus obligé, il y a
que totalité des communes de la zone gasconne.
quelques années de me limite, à l'étude de la
C'est la partie de l'œuvre de M. E. Bourciez,
littérature gasconne que je complétais, il est vrai,
par de courts commentaires sur la langue des au¬ la moins connue du grand public. Par contre, le
« Précis de Phonétique française » et les « Elé¬
teurs.
ments de linguistique romane » se trouvent entre
Dans mon cours de linguistique on peut donc
les mains de.tous les étudiants en lettres. 11 est
distinguer trois ordres d'études.
sans doute inutile de rappeler aox lecteurs de OC
1° Etude du gascon proprement dit:
les titres des grands
Phonétique du gascon. — Traits caractéristiques. mais il est bon de ouvrages de M. Bourciez,
souligner que l'activité de
—

—

Evolution.

—

Histoire.
de Bordeaux.

—

Vocabulaire.
—
Des noms de

—

L'Idiome gascon
lieux en Gascogne. — La langue de Jasmin. —
La Langue de Meste Verdié. — La langue d'Isi¬
dore Salles.

l'éminent romaniste s'est exercée dans bien des

:

occitan

Quelle est la meilleure jaçon,

de

le

nettoyage

isaurien. Il

Ve

veut

avons
nous

tout juste

te

dire.

Aussi nous bornerons-nous à citer ici M.
briel Boissy qui a également pris l'offensive

Ga¬

dans

du XVIIIe siècle.
Salles, et les poètes gascons de la fin du
siècle.
Poètes de Gascogne (XVIe et
siècles). — La littérature Béarnaise.
Nous sommes de prime abord un peu
gascons

—

—

Isidore

XIXe
XVIIe

En
cours

1928-29, M. Guillaumie étudiera dans son
public J.-F. Bladé et les contes de la Gas¬

cogne.

En ce qui concerne les langues du Sud-Ouest,
Guillaumie consacre son cours du deuxième

M.

occitane,

comité directeur

:

de

de

nouvelles

artistiques

ismaël girard, albert pestour,

régis,

jean-paul

comité

et

Rédaction

camille

soula.

Pierre Azéma, Roger Barthe.

•

Louis Bayle, Jean Bonnafous, Jean Bouzet,
Joseph Carbonell. M.-A. Cassanyes, M. Crouzet. Honoré
G

Dambielle,
Julien Galéry, Tomas Garcès,

Deslriau, J.-V. Foix,

CoMŒDlA, M. G. Boissy, limousin, après avoir Marie-Charlolle Girard, Ismaël Girard, Jean Martinet,
souhaité une renaissance des éludes mistraliennes Paui Mesplé, Jean Mouzat, G. Pacolto, Albert Pestour,
Georges Reboul, Jean-Paul Régis, Pierre Rouquette,
poursuit :
«

Malheureusement, redoutons

si

une

réaction

Octave Soltor, Camille Soula, Antonin Trin.

indignée ne se développe, que la glorification lé¬
direction : toulouse
(haute-garonne) france
gitime soit littéralement offensée par l'érection à
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinel c. c. 12455
Maillane d'un monument totalement
Un an : 15 fr. Etranger : 25 fr. Le N°
indigne du
0,50
poète si pur et si haut qu'il prétend commémorer.
Abonnements combinés í
«
Il est assurément pénible, et je ressens ce
Feuillets Occitans et OC .■ 35 francs
par an.
sentiment avec force, de
jeter ainsi, par avance,
SERVICE!? nE PUBLICITE: aux bureaux du
Jour¬
le discrédit sur l'œuvre d'un artiste, sans doute nal
et au B. P. J. P. 12, rue
Blanche, Paris (IXe). —
sincère dans sa limite, et qui eut avec un monu¬ Trudaine 78.81.
ment des Myt plus de chance, mais ceux qui DEPOTS
CENTRAUX, VENTE ET PUBLICITE:
savent qt
elevé et noble représentent Mi¬ PARIS: Occitania. 6,
Passage Verdeau (IXe). Comptereille, Le
&gt;
ie du Rhône et Calcndal ont l'im¬
courant postal: Paris, 656.86.
Tél. : Bergère 62.99.
périeux devoir de s'élever contre une image qui
BARCELONE: Llibreria Americana, 31 Rambla de las
s'imposerait à tous les pèlerins de Maillane com¬
Flors et Passatge Virreina, 5 et 7.
me une profanation.
TURIN: Libreria F. Casanova et C°, Plassa
Carignan.
« Déjà,
lorsqu'on éleva dans Arles, du vivant
RABAT: Librairie Principale J. Joannot, avenus Dar
de Mistral, sa statue par Théodore
Rivière, tous
el Maghzen et rue
les gens de goût furent navrés. Mistral, lui, avec
Richard-d'Ivry.
son
socratique scepticisme, murmura en se con¬
templant, le pardessus sur le bras : Manquo mai
qué la valiso (il ne manque queHa va'ise!). Déci¬ ENVOYEZ vos U TIRES et COLIS
dément, ce pauvre Mistral n'a pas de chance MI
MAROC, ek
a DAKAR
avec
les sculpteurs ! Le monument
que l'on se
dispose à élever nous montre le poète dans la plus
SUD ^ AVION
parfaite « manière pendule », la main dans l'en¬ COMPAGNIE GÉNÉRALE AÉROPOSTALE
92, Avenue des Champs-Élysées
tournure du gilet, appuyé à un fût de
PARIS
colonne,
Renseigncmenta doua tous les Bureaux de Posta
l'autre main à la poche, les jambes croisées, une
palme au pied... En fait, une composition tout à
fait digne d'être moulée en porcelaine ou en sucre
-

-

—

ALGÉRIE,
«AMERIQUE DU

—

—

Poésie.

d'action

littéraires

faut, aujourd'hui,

—

Poètes

15-5-28

gazette

LES

—

—

N° 91

15-5-28

amorcé

Ce linguistique est parfois un véritable poè¬
lorsqu'il s'aventure dans le domaine de la litté¬
de pomme.
rature : est-il un hispaniste qui ignore son étude
«
Il est inadmissible que pareille pièce montée
si juste et si profonde sur Herrera? (1)
2° Linguistique romane, philologie française: le
reçoive mission de passer à la postérité l'image de
Retiré de toute vie active depuis novembre 1927,
Français provincial du Sud-Ouest.
La langue
celui qui inventa tant de strophes d'un marbre
française au XIXe siècle. — Les langues romanes E. Bourciez laisse un terrain tout préparé sur le¬ aussi ferme, d'un airain aussi nerveux. Une sous¬
et leurs dialectes.
quel va pouvoir s'élancer hardiment son succes¬ cription a été ouverte pour
permettre l'exécution
3° Etude des parlers gavaches de la Gironde : seur, M. Guillaumie. M. Guillaumie, chargé de de l'indésirable
monument. Le prospectus étalé un
Ici, nous devons faire remarquer en effet, à cours à la Faculté des Lettres de Bordeaux ne comité imposant. Les trois
quarts des membres de
nos lecteur que M.
Bourciez n'est pas d'origine nous a d'ailleurs communiqué qu'une partie de ses ce comité, s'ils voyaient la maquette de l'œuvre,
méridionale, mais poitevine. Pour autant, il s'est projets, mais il suffit de s'être entretenu un ins¬ reculeraient non
d'horreur, mais de pitié. Tous
trouvé amené à regarder d'assez près les patois tant avec lui pour deviner que l'on se trouve en ceux
qui sentent ce que nous devons à Mistral
d'oïl isolés dans le gascon (Petite gavacherie dans face d'un chef qui connaît l'étendue des moyens auront à cœur
d'empêcher qu'un marbre aussi dé¬
l'Entre-deux mers) ou le limitant au Nord (grande dont il dispose, a la perception claire lu but à risoire
prétende à l'immortaliser. Et, une fois de
atteindre
et
la
volonté
nette
et
fmde
d'y
parve¬
gavacherie-Blayais).
plus, selon la logique, nous demandons un
Il a étudié leur histoire et l'influence qu'avait nir.
concours
entre
les sculpteurs français d'Occitaexercée sur eux le Gascon. Nous lui devons à peu
Notre jeune professeur a tenu à consacrer le nie. »
cours public du
près tout ce qui est connu dans ce domaine.
semestre qui vient de s'achever La Terre de Bourdelle, de Maillol et de Despiau,
Notre aimable interlocuteur reconnaît sans peine ,aux œuvres d'Eugène Le Roy, dont le ministre si tant est qu'une statue soit
nécessaire, est-capa¬
Herriot a inauguré la statue, en septembre 1927, ble d'honorer Mistral dans le marbre.
que le cours de littérature a toujours attiré un pu¬
blic plus nombreux que le cours de linguistique, à Montagnac. Le Périgord, sans doute, se ratta¬
Mais n'y a-t-il pas meilleure façon d'honorer
ce qui est bien compréhensible. Là encore, M.
che plutôt au Limousin qu'à La Gascogne, et nous- Mistral?
E. Bourciez, s'est efforcé de fixer dans ses traits avouerons, pour ce qui nous concerne, que le choix
Félibres de tout poil, répondez!
principaux la production littéraire dialectale en d'un tel sujet nous avait un peu surpris d'autant
I. G.
considérant celle-ci sous tous les aspects. De là, pius que E. Le Roy a écrit toute son œuvre en
la grande variété des sujets - Folklore. — Histoire. Français. Mais enfin, le Gascon ne saurai. pré¬
Poésie.
tendre à une place exclusive, puisque dans !e Sud1° Folklore:
Ouest, il y a aussi des gavaches, des Périgour- apparences 1 intention de M. Guillaumie est d'ar¬
river un jour à créer à Bordeaux, à la Faculté des
Bladé et les contes épiques de Gascogne. — dins, des Languedociens et des Basques. D'autre
Lettres, un Institut de recherches
Superstitions populaires en Gascogne. — Des part, il y avait là une question de justice. Dans sur les patois du Sud-Ouest et un dialectologiques
Laboratoire de
les
conditions
actuelles,
n'était-ce
pas
le
meilleur
chansons populaires en Gascogne. — Folklore du
Sud-Ouest.
L'âme populaire en Gascogne. — moyen de rendre un hommage digne de lui à un phonétique expérimentale comme il en existe déjà
dans plusieurs universités.
écrivain qui a su exprimer avec un relief saisis¬
Les contes populaires de Gascogne.
La sanction des études portant sur les « Lan¬
sant
l'âme
d'une
des
régions les plus intéressantes
2° Histoire :
gues
et littératures du Sud-Ouest » est un Certifi¬
L'esprit gascon. — Le type de gascon dans de la vaste Aquitaine? On va rééditer prochaine¬ cat d'études supérieures, « Etudes régionales du
ment
les
œuvres complètes d'E. Le Roy et nous
la littérature française. — Psychologie ~ ; lerri
S.-O. de la France (mention langue et littérature)
croyons savoir que M. Guillaumie va publier une
IV.
Nérac au XVIe siècle.
qui comporte: 1° à l'écrit une traduction avec
étude complète sur ce romancier.
sens.

Ve ANNEE

N° 91

le nettoyage maillanais. Notre manchette
qui devait paraître il y a 15 jours ait clairement

qu'elle

occitan, d'honorer Mistral?

un

ANNADA

amorcer

ce

pour

salu¬

publique

nettoyage maillanais. Nous

un

que nous

QUESTION

Notre Service d'Hygiène est complètement dé¬
bordé. Le lpr Mai, nous voulions entreprendre
deux importants nettoyages: nettoyage isaurien et

boriieaux
rie

a

POSONS UNE

service

les

professeurs bourde»
guillaumie, à l'université «le
m.m.

pour

l'honneur de 100

le dit monument

Nous

l'honneur de Mme la baronne d'Orsan, de M. Pierre Devoluy, secré¬
ou 150 membres etc.
qui composent le Comité d'honneur
(sic) que
été choisi les yeux jermés.

croire

commentaire d'un

texte gascon ancien ou moderne;
a) Interrogations sur la littérature du
Sud-Ouest; b) Interrogations sur le Folklore du
Sud-Ouest, ou sur la géographie linguistique du
Sud-Ouest ou un exercice pratique de palcégraphie (au choix du candidat).

2

à l'oral:

surpris semestre de la
présente année scolaire à une his¬
Goudelin (qui est languedocien),
toire de la dialectologie et des méthodes d'enquê¬
Jean MARTINET.
sur Jasmin (qui est à peine gascon) et sur Mistral.
te pour les études de géographie linguistique, in¬
Mais il faut remarquer, que tout en défendant 'l'au¬
(Suite page 2, col. 3)
troduction générale et préparation aux études ul¬
tonomie linguistique du Gascon (qu'il considère
térieures qu'il se propose de faire sur les dialec¬
comme un rameau à part de la langue d'Oc, au
tes du Sud-Ouest de la France. Sçlon toutes les
même titre que le Catalan), l'éminent romaniste
NOS
POETES OCCITANS
n'a jamais manqué de souligner les liens qui le
rattachent à l'ensemble des parler occitans. L'étu¬
C'est dans le numéro d'OC du /or juin que
de des œuvres d'auteurs de transition comme Jas¬
(I) Voir la Bibliographie complète de M. le Pr. Bour¬ M ALBERT PESTOUR publiera sa prochaine
min et Goudelin, se
justifie donc pleinement. de-. dans VAlmanach Occitan 1928, page 149.
chronique sur un poète occitan.

LITRES

GANDILHON-GENS-D'ARMES (1)
J'aime C. Gandilhon-Gens-d'Armes

qu'il
qu'il fait
des vers qui se déroulent comme les
guivres des
nuits criblées d'étoiles, qu'ils ont l'éclat et.la so¬
lidité des cuivres,, orgueil des: fermes montagnar¬
des, et que, la splendeur verbale des poèmes de
ce
rude dompteur de syllabes ne nuit en rien à

porte

nom

un

et

arverne

parce

sonore,

leur émotion.
Paul Fort écrivait naguère que Gandilhon-Gensd'Armes est « le seul poète de France né dans le
cratère d'un volcan ». Paul Fort ne se
trempait

guère puisque Gandilhon

d'altitude,

mètres

a vu

la lumière à 1.400

Puy Mary. Arverne, ce poète
l'est au suprême degré. On sait quelle race éner¬
gique a créé ce pays qui avait d'abord enfanté des
volcans. Les Auvergnats ont conquis Paris. Ce
n'est qu'un premier pas. Mais s'ils abandonnent
volontiers le pays natal pour d'autres destins, les
arvernes l'aiment.
Ils y reviennent toujours. Nul,
plus que Gandilhon ne tient à l'Auvergne. Son
plus vif regret est de ne pouvoir y habiter. Il dé¬
plore de ne savoir écrire la langue de sa pro¬
vince. Il la connaît cependant. Pas assez affirme-t-il,

pour

au

la manier

comme

il voudrait. Il vient

de s'en

expliquer dans un récent article de \'Au¬
vergnat de Paris. Je crois qu'il s'exagère les dif¬
ficultés qu'il entrevoit.
S'il n'écrit

consacré

son

pas

auvergnat,

en

œuvre

à

son

pays,

du moins a-t-il
dont il chante

les fastes en vers robustes comme des monuments
de basalte. Les poèmes de Gandilhon-Gens-d'Armes sont célèbres
depuis longtemps. Si bon nom¬
bre d'entre eux avaient paru dans des revues, ils
n avaient
jamais été réunis. Contrairement aux

jeunes d'aujourd'hui, Gandilhon n'était pas pressé.
Seule, l'insistance de ses amis a triomphé de ses
résistances.

par un cours sur

Voici donc un volume de cette légende des siè¬
cles de l'Auvergne. L'auteur a commencé par la
fin. Il nous offre d'abord la deuxième série de
.

(1)

C.

VERNES

Gandilhon-Gens-d'Armes
(Deuxième

série

:

:

Fresques

A

i7.

POEMES
et

Aurillac. Editions U. S. H. A., 15 francs.

vaâàii

AR¬

Médaillons),

�ses
Poèmes arvernOs : Fresques et Médaillons. ! lot*
Constatons que ce livre, orné d'un bois de Mau- '
rice Busset, est joliment édité sur bon papier. Ce
Dóu
n'est pas en une chronique qu'il est possible de Roumo

dire,

comme

mes.

Sous

au

grand

Gandilhon

il conviendrait,
l'écrivain on

cœur

Ceux qui

auront une

poète. Gandilhon est
me

que

ce que

sont ces

retrouve

ne

en

poè¬

homme

connaissent

idée de l'homme
un

un

pas

lisant le

régionaliste ardent, j'ai¬

les régionalistes; c'est cependant parmi eux
je rencontre Iles bipèdes qui m'exaspèrent le

plus. Trop de régionalistes

Jfiititi'C tii CU f 0€*09ttH fi O

de l'emperaire Decius, i' avié à
pintre óuriginàri de Tarènto que ié
disien Marcus Filocalus. Aguènt vist lou martire
de Fabian, tant lou pertouquè lou courage erouï
de l'evesque que sis lue se durbiguèron e que lou
sant batisme n'en faguè
n crestian.
Avien ensepeli Fabian dins un cementèri dóu
camin Apian, semoundu à
la Glèiso pèr l'ilustro
famiho di « Caecilii », que si gallarié souteirano
s'espandissien de tout caire, furant lou tuve gratèms
un

intermédiaire oceitan
Le chef-d'œuvre d'un inconnu, par le docteur
Chrisostome Matanasius (Hyacinthe Cordonnier,
plus connu sous le nom de Thémiseuil de SaintHyacinthe), contient, parmi les nombreuses pièces
liminaires, en langues anciennes et modernes, in¬

—

—

la langue d'oc

pour
Vécole

SOUSCRIPTION
Dans notre

prochain numéro

la

où
plainte du bétail meurt dans l'immensité.

bout dóu det.

—

_

la

(La Dépêche du 15 août 1911).
LA LANGUE D'OC A L'ECOLE, A
TOULOUSE.
Le 14 mai, à 21 heures, dans
la Salle du Conservatoire, sous la présidence de
—

M.

Julien, adjoint

zet

a

donné

au

maire de Toulouse, M. Crousur la Langue d'oc à

conférence

une

l'Ecole.

in formation*

occitanes
IWfATHXI.V
AMISTANSA

DEL

LACIDON

Dins sa radiera acampada, l'amie C. dona comunicacion dels dos vôts seguents prezentats per
lo majorai chapôh Guillibert ai Congrès pèr las
revendicacions de la lenga provensala, tengut en

Avenhon lo 22 de setèmbre de 1896.

Aqueles vôts fuguèron adôutats.
1° Estènt que llos estatuts e uzansas de la Comtal de Provensa, en lenga provensala, e los arrèsts
del Parlament de-z-Ais qu'avia poder legislatiu
en pron de matèri, son
totalité du territoire occitan.
sèmpre en vigor en tôt sô
P. de
MIREMONT,
que no s'atroba contràri als Codes e leis actualas;
Que jornalament la Cort e los tribunals, los noCapiscol des Grehs dèl Perigord.
tàris e !os particuliers, dins l'aplicacion e l'inter(Dordogne) TeRRASSON.
prétacion dels drets de propriétats, servitudas, us

Eu, dins acô, pougnegu d'uno pïouso desiranço,
pantaiavo de counsacra au Mèstre Divin la crèmo
de soun sabé e de soun gàubi. A bèllis ouro, imagmavo uno fresco luminouso, gisclado de si pincèu, ounte raiounarié lou Pan dis amo dins ur
décor d'amour e de pas. Mai li figuro qu'avié
[lages! tant de cop traçado, au cous d'uno vido adeja AVEC M. M. LES Prs BOURCIEZ ET
GUILLAUM1E,
A L'UNIVERSITE DE
Les loups, maigres et durs, rebelles au servage,
longo, venien testardo, coume se lis aguèsse cri- BORDEAUX.
Ne font pas à des chiens l'honneur d'être jaloux. dado,
coungreia davans sis iue. De modo que,
(Suite de la col. 3 de la page /)
Les sangliers :
pau à cha pau, soun idèio s'aplantè sus aquelo que
Noirs, dans les éboulis, par les bois ravinés,
countentavo lou miés sis aspiracioun de crestian
La Faculté des Lettres de Bordeaux délivre en
Ils grimpents...
nouvèu.
outre un Certificat d'études supérieures de philo¬
D'aquelo ouro en davans, encouraja pèr li
Les vaches de Salers qu'un chien maigre accomprèire, se bouteguè à l'obro emé passioun. Liuen logie romane et un Certificat d'études supérieures
[pagne..., di pegoun e di mescresènt, dins la ciéuta siavo di de philologie française. Ces trois certificats (qui
n'ont d'ailleurs été créés que depuis cinq ou six
le pâtre qui danse la bourrée
mort ounte tout lou counvidavo à se leissa ana à
Danse allègre, âpre joie et flamme au fond des l'ardour de sa fe, fasié viéure fèbre-countùni, ans) n'appartiennent pas à la Licence d'enseigne¬
[yeux... d'uno vido coulourado, lou gip mouisse de la ment proprement dite, mais seulement à la licence
libre. Aussi sont-elles
malheureusement peu re¬
Saint-Flour, cité du vent, dont
fresco. Lou Sauvaire dóu mounde i' èro repré¬
Vingt siècles, cent assauts, jalonnent ton histoire... senta d'assetoun, uno tunico lóugièro davalavo de cherchées de la plupart des étudiants, lesquels se
Aurillac :
d'acquérir des diplômes
sis espalo sus si cambo, e rasclavo la liro di nóu préoccupent avant tout
Perdant de jour en jour tout ce qu'il eut d'arverne cordo. Dins sa bello caro seriouso e
douço, l'ar¬ qui leur assurent des avantages tangibles et immé¬
diats.... Parmi ceux qui se sont intéressés au cours
L'archaïque Aurillac des batteurs de métal,
tiste avié dubert dous iue prefound que soun
de linguistique et ont même apporté leur collabo¬
A force de vouloir se donner l'air moderne,
regard noun vesié li causo de la terro. E i avié
ration à M. E. Bourciez, citons par exemple, MM.
Ne sera bientôt plus que chef-lieu du Cantal.
dins aquélis iue uno espressioun talo e dins
Les mœurs d'aujourd'hui ne plaisent guère au
Laborde-Mila, Guerre, de 1893 à 1900, et plus
aquest biais tant de majesta, que davans l'image
poète. Il les critique avec une franchise rare. Mais sousprenènt cadun sentié esquiha dins soun cor récemment M. Bouzet, Bien connu de tous nos
lecteurs et qui avait à son actif dès 1914. une
ce qu'il
hait de toute son âme, ce sont les van¬ uno religiouso esmougudo.
étude remarquable sur les rapports du Gascon et
dales qui enlèvent, chaque jour, à l'Auvergne, un
E Marcus, afeciouna, óublidant meme li cerede l'Espagnol !
peu d'
môni que se debanavon sèmpre dins li croto vesino,
Il résulte donc de cette courte enquête que, ni
Un manteau de forêts aux somptueux frissons
pintavo d'aubre e de roucas pèr lou cant divin, aux
étudiants, ni aux professeurs la bonne volonté
Où le mobile argent des rivières s'incruste.
quand li soudard de l'emperaire, mena pèr un
Quel regret du passé ! Comme le poète aime¬ traite, envahiguèron lou cementèri e faguèron un ne fait défaut.
Nous connaissons pour notre part bien des jeu¬
rait d'être
orre chapladis de tóuti li malurous que pousquèron
nes gens que leurs goûts porteraient vers les étu¬
Au temps des vieilles mœurs et des vieux toits de
aganta. Enmasc pèr soun obro, Marcus avié
des occitanes, mais qui en sont tenus éloignés
[ paille... rèn ausi.
Ausiguè nimai pas veni un centurioun
Aux héros, aux écrivains aux artistes d'Auver¬
e quàuquis orne que,
las de tua, s'aplantèron pro¬ par l'obligation où ils se trouvent de se consacrer
gne le poète associe ses cousins du Limousin et du
che d'éu e espinchèron d'un èr de dous èr la à un autre ordre d'études. Primum vivere... Or,
Rouergue.
pinturo muralo. Gaire après, desfrounciguèron une licence libre est une fantaisie permise seule¬
Il faudrait s'arrêter longuement sur ce recueil de lou mourre.
ment à celui qui a assez de fortune pour ne son¬
sonnets, coupé, de loin en loin, par de grands poè¬
Pèr Polus ! s'escridè lou centurioun en butant ger qu'à sa culture personnelle... Cas assez rare
mes émouvants comme « les chiens du parc », fi¬
lou casque en rèire, pèr Pôlus ! à-la-perfin trou- parmi les étudiants. Il n'en reste pas moins vrai
dèles jusqu'à la mort, ou « la horde des cor¬ ban un adouraire di diéu
verai, bord que pinto que, même sans poursuivre les diplômes dont nous
beaux »
Ourfèu. Aquéu cementèri sousto adounc autro avons parlé, beaucoup, si l'on sait s'y prendre, peu¬
Sveltes et fins, l'œil aux aguets, faisant cortège causo
vent éprouver le désir de faire leur éducation oc¬
qu'aquelo purcarié de crestian?
A quelque ancêtre au poitrail large, al air allier.
E anavo coumplimenta l'artisto, quouro uno citane et devenir ainsi par la suite des régiona¬
On trahit ces poèmes en n'en citant que quel¬ voues
despacientado e coumandanto, cridant dins listes « conscients » et avertis.
Nous croyons la chose réalisable, M. Guillauques vers. On ne peut ainsi donner une idée pré¬ la sournuro, ié faguè vira calo quatecant emé si
cise de cette langue savoureuse, «ux mots expres¬ soudard.
mie ne nous démentira certainement pas. La chai¬
sifs, aux épithètes rares. Sous une apparence rus¬
E' nterin que lou trepé di murtrié s'esvalissié re de langues et littératures du S.-O. de l'Uni¬
tique, brutale, elle dissimule un art raffine et dé¬ pereilabn souto li vouto restountidouso, Marcus versité de Bordeaux peut et doit devenir un foyer
licat qui s'adapte merveilleusement;à la dure beau¬ Filocalus acabavo de
pinta i pèd dóu Cantaire de actif, non seulement de culture, mais aussi de pro¬
té de l'Auvergne. Et on ne peut montrer davan¬
pagande occitane.
Traço li blànqui fedo dóu Bon Pastour.
tage quelle sensibilité profonde enferment ces poePau EYSSAVEL, pwuvençau.
mes forgés d'un pur métal.
Jean-Paul REGIS, i
Jean MARTINET.
Et quelles larges fresques encloses dans le ca¬
dre étroit d'un sonnet renferment les « médail¬
lons » !
Le froid, aux crocs aigus, mord le ventre des loups.
Et les chiens sont au chaud, là-bas, dans les vil-

publierons la

Jean JAURES.

—

pays

nous

seconde liste de la souscription en faveur de
LIGUE POUR LA LANGUE D'OC

A
quelques éditions de cet ouvrage, no¬
L'ECOLE.
tamment la 8e (La Haye, 1745) et Ha 9° (Lausanne
1758), les deux quatrains suivants:
1
Qui ne sait qu'une langue n'en sait aucune.
Lou
que
critique Malanase
Max MULLER.
Nou pot estre res qu'un Massou.
On pot li dire ambé razou
Pourquoi ne pas profiter de ce que la plupart
Qu'el a las oureilles d'un aze.
de nos enfants connaissent et parlent encore ce
2
a l'aounou d'aquel grand critique
qu'on appelle d'un nom grossier le « patois » !.
Ce ne serait pas négliger le français: ce serait
chris. matanase
D'un cop qu'aurets legit /'escrioul de Matanaze, le mieux apprendre, au contraire, que de le com¬
parer familièrement, dans son vocabulaire, dans
Noun sarels pas surpres s'el es tant recercat.
sa syntaxe, dans ses moyens
d'expression, avec le
Qui ne lou legis n'es qu'un fat;
languedocien et le provençal. Ce serait, pour le
Qui ne lou gouste n'es qu'un aze.
peuple de France du Midi, le sujet de l'étude
Per lou millou de sous amies
linguistique la plus vivante, la plus familière, la
D. de SATIRIAC.
Qui connaît l'auteur ou les auteurs de ces deux plus féconde pour l'esprit...
Les siècles d'histoire s'éclaireraient en lui, et
quatrains languedociens?
penché sur cet abîme, il entendrait le murmure
lointain des sources profondes. Et tout ce qui don¬
CONTRIBUTION AUX PREUVES DE
ne de la
L'UNITE DE NOTRE LANGUE
profondeur à la vie est un grand bien.
sérées dans

ne voient que le petit
régionalisme. Trop de régionalistes ont un nihous dóu terradou rouman. Lou cors benurous se
cerveau étriqué littéralement et ne conçoivent de
i' aloungavo, toucant lou d'Antere, dins uno cauno
littérature îégionale que celile qui est en usage aux cavado à la semblanço dóu cros de Jousè d'AriJeux Floraux. De rares écrivains régionalistes se matio. Lou boucau n'èro barra' m' uno lauso de
rendent compte que la beauté littéraire est une mabre pourtant grava aquéu simple epitàfi :
et qu'elle n'existe pas, si elle ne possède ce ca¬
fabian
evesque — martyr —
ractère universel qui, seul, compte. Les poèmes
Uno viholo d'argelo davans la toumbo dede Gandilhon sont régionalistes par le sujet. Ils longo tremoulavo.
ont la beauté des vraies œuvres littéraires. Le pa¬
Marcus Filocalus venié prega aqui à la secrèto
triotisme arverne de Gandilhon est élargi. Gandi¬ emé ili fraire. A l'ouro ounte la niue davalo dóu
lhon a pénétré les littératures étrangères. Il a écrit Janicule, sourtié de la vilo pèr la porto Apia e
une traduction de la mer du nord, œuvre du plus
caminavo à la mudo long e la larjo vîo bourdado
de toumbèu, la mémo ounte l'aposto Pèire, fugrand poète de lieds d'Allemagne.
Mais, revenons aux Poèmes arvernes. Le pre¬ gissènt Roumo, rescontre lou Crist. Au pèd de
mier est un hymne ému à l'Auvergne:
quàuquis auciprès, un pau à despart de la routo,
Ainsi qu'une œuvre d'art, burinée en plein cuivre, s'aprefoundissiè pièi dins lou trau, dubert au ras
O mon pays, j'ai ion visage dans le cœur.
de terro, d'uno viseto brecouso que l'adusié dins
Rien qu'à fermer les yeux, si loin que j'aille vivre, la croto di martir.
En l'ounour d'aquéli dóuci vitimo, mesclavo sa
M'apparait, m'envahit de ses reliefs vainqueurs,
IIe Envoi.
Eugène Martin, capiscol de fl'EsL'Auvergne! Son nom seul, âpre et vert me la voues i voues di crestian. E, dins ll'èr tebès de la cola di Lavando, à Mount-Segur (Vaucluza).
[livre... cataforno, à la lus rouginasso di lume e di cire
1° parlar tricastin
Et le poète chante la maison des aïeux, où une plouraire, l'inné s'enauravo :
De la sasou la figura
cloison obscure
«
Urouso, urouso mai-que-mai nosto Glèiso !
Trisla o clara, mai toujour
A des reflets qui font penser à des armures:
Trelusissiè adeja de blancour pèr l'aflat di bonis
Divina per li cors en plour
Cirivres jaunes et cuivres rouges, étains,
obro de nósti fraire, e vejo-eici que lou Segnour
Se miralha sus l'autura
Plats, bassines, cuillers, vases, chaudrons d'airain, ié baio la glóri d'èstre ensaunousido clou sang di
Ounte l'auba eschampa si flour
Tout un luxe massif, comme un butin barbare... martir. Ni lis ile nimai li roso mancaran à sa
2° parlar prouvensal
Le cuivre hante le poète. Nul ne l'a chanté courouno ! »
De la sasou la figura
Em' aco, lou prèire cdlebravo Ti sant mistèri
Tristo o claro mai toujour
Aux murs frustes et noirs des fermes du Cantal
dins uno croto badant adré de la proumiero, de la
Divino pèr li cors en plour
La fontaine de cuivre est comme un clair trophée, man d'eila dóu long courredou di catacoumbo que
Se miraio sus l'auturo
Une cuirasse d'or qui, d'un casque coiffée,
li desseparavo soul. Li muraio n'èron clafido de
Ounte l'aubo escampo si flour
S'érige au creux d'un bouclier horizontal.
vîvi pinturo e de poulîdis arabesco, e aquélis our3° parlar daufines
Gloire au cuivre éclatant, gloire au pourpre métal, r.amen courous la man de Marcus Filocalus li
De la seasou la figuro
Miroir où toute femme a des cheveux de fée...
avié fa naisse. Trasfuge dóu paganisme, avié seTristo o claro mai ioujou
Après la maison, le pays: le haut val de la mena à bóudre, sus li paret engipado, lis emDivino pèr li couar en plour
Buge, le repas des morts, Noël en montagne, la blèmo qu'emplegavo d'ourdinàri dins li oustau di
Se miraio sus l'auturo
langue des aïeux dont les mots sentent le pain pagan. L'on ié vesié de moulounado de frucho,
Ounte l'aubo eschampo si flour
bis, le laitage, le thym,
de garbeiroun de flour e d'espigau, presènt de
Je rappelle aux lecteurs d'Oc qu'il s'agit de
le buron montagnard et la lande farouche.
Cibele; de liame de rasin subre-bèu, qu'agradon transcrire les vers suivants du Limousin A. PesQuel poème saisissant « en traîneau la nuit », tant i Bacanto, pendoulavon à la vouto entre- tour.
cette nuit tragique où I'écir soulevait la neige en mescla de
pampo verdo; d'aucèu i plumo lusènto
De las sazous la figura
tornades effrénées, tette nuit où mourait le père ié vóutejavon en colo cousseja pèr de dra alu —
Trista ou clara, mas toujours,
du poète !
meraviho de gràci e de bèuta ounte alenavo tout
Divina pels cors en plours
11 a campé de curieuses silhouettes rustiques, l'art risènt de la Grèço. Maid egun s'estoumagavo
Se miralha sur l'autura
vieil hobereau inoubliable,
jeunes auvergnats, de vèire, entre-mitan di toumbo sacrado, aquéli
Ount l'auba escampa sas flours
vieux laboureurs, pâtres, faneurs. Les « crépus¬ decouracioun que se n'en coumprenié plus lou
Que chacun m'envoie cette stance traduite en
cules » contiennent des notations d'une justesse sens vertadié. Aro, èron plus qu'un plesi pèr lis
son propre dialecte.
J'ai déjà reçu de nombreu¬
merveilleuse. D'un trait, elles caractérisent ce iue e
d'aqui venié que pourtavon lou pintre sus lou ses réponses, mais qui n'embrassent pas encore la

côté du

liyue
à

de

devon referir à-n-aicetas lèis e
anciana nacion provensala;
Qu'adonc la conoissensa del Dret provensal es
necita als ômes de lèi, avocats, jugis, oficiers ministerials e deu aver plasa autant-ben que lo Dret
tota

mena,

costumas

de

se

nosta

Roman dins los programes de l'Ensènhament superior;
Qu'es natural qu'aqueles Heisons pretocant l'ancian Dret nacional- siegon donadas a l'Universitat
seculària e sempre renomada de l'anciana capitala de Provensa, semond lo vôt :
Qu'una cadiera de Dret provensal siegue istituïada

a

la Facultat de Dret de-z-Ais

en

Pro¬

vensa.

2° Estent que la lenga provensala es lo parlar
uzual de totes los païres de Provensa;
Estent que la justicia civila e criminala se pot
rarament estruire sèns auzir de testimônis en lenga

popularia, qu'es de nécessitât assoluda que los
jugis e los oficiers de jusitica comprengon la lenga
dels gents que mandan davans eles;
Estènt d'alhors qu'en lenga provenasala fuguèron
prononciats, escrichs, conservais e empremits los
Eatatuts de nosta nacion de Provensa, qu'an sèm¬
pre givor en forsas matèrias;
Que soventas ves son perèu escrichs en pro¬
vensal los registres de baptistèri,
matrimôni e
mortuorum, las deliberacions consulàrias e autres
actes dels archius comunalls, libres de rezon, de
familha, etc. mai que d'un côp produchs dins los
procèses,
Semond lo vôt

:

De

conferir, dins los despartaments mièjornals,
los ofices de judTcatura de tôt ordre als sols foncionàris conoissenl la lenga d'Oc.
4 UrKBlCSJVE
LES JEUX FLORAUX
DE L'ESCOLA
A

! occasion de

Limanha

sa

DE LIMANHA
fête annuelle l'Escola de

les années précédentes,
floraux, qui comprendront deux concours
pour les adultes; langue française et langue d'Oc,
et un concours scolaire
pour les élèves des écoles
de Basse-Auvergne, tant publiques que libres.
I!0 Section.
Adultes; langue française. Poé¬
sie : un poème sur un sujet libre mais
auvergnat,
100 vers au maximum. Prose: conte, nouvelle,
organise,

des jeux

—

comme

�)
sujet libre, mais auvergnat, 200 lignes maxi¬
Théâtre: sujet libre. Langue d'Oc (tous
îles dialectes sont admis), — Poésie :
sujet libre,
100 vers au maximum. Prose: sujet libre, 200 li¬
gnes au maximum. Théâtre : sujet libre.
2e Section : réservée aux élèves des écoles de
etc.,

ral

mas 35
Mantenaires. de Istitut jslouric de Provensa; Antôni Conio, ma¬
lou moument es vengut de lais- jorai; Petit, de las Cigalas de Provensa; P. Doussar una autra
cigala s'envoular vers aquéla terra le- selin, cap de las faïensariés, « Lo Fènis Provenmouzina que fuguet lous bres de la literatura e sal »; Paul
Félix, istutor laiïc e poèta provensal;
de la civilisaciu mietjournalas.
l'escrinselaire Pendolla mandat pèr Marius DuLa santat de nostre poueta J. B. Cheze li fai bois dèl Vielh
Marselha; un grop dèls Tamborideclinar touta candidatura. Nous sembla leidoun noires
de Santa-Estella; lo trignoraire Jésèp Romeque coes nostre Sendi R. Farnier que deu pour- zin; d'escolans de la Pervènca
(Mète Piarre); etc.
tar a soun chapel
aquela cigala. Representara al An près la paraula ;
Counsistori nostre Païs Naut ount chai zou dire,
Jôrgi Reboul, cabiscol dèl Calen; A. Roquea estât
lou creatour del mouvament felibrenc
brun de iVEscolo de la Mar; A. Savon de l'Esque
tous lous journs
colo dei Calanco; H. A. Fanton, de l'Amistanprend n'amplour meravilhousa.
Mais d'un Majoural zou a pensât e a
volgut ço dei Joueine; L. Borghero dels Troubaire Maresser soun
peiri a las efeccius venentas. Es a la silhès; L. Fontanier pèl Pcnilents negres dèl Miecigalo de Camargo que R. Farnier es candidat, jorn; Roubaud, de l'Escolo Cahndau; J. Cheva¬
es aquela
lier lô felibre dóu Fougau, enfin lo clavaire Marcigala que vous prejam de li dounar.
Sous titres mountren prou qu'es digne d'esser cèl Jourdan que legit las letras d'escusas flativas
Majoural.
esmogudas de :
Dotour en drecht, aboucat a la Cour d'apelaciu,
Senator S. Flaissières; P. Long adjonh al conproufessour a l'Escola de Drech de Letmoges, se; P. Reynier, sendic de la Mantenensa; C. GioRenat Farnier en tornan de la guera ount a
voni de U Làriciu; Paul Ruat, majorai; las Bosganhat doas cituacius dins lou 14° regiment d'in- carlas d'Allouch; la Cigala Gomberlesa; lo Rodefanteria de Toulousa s'es balhat a la proupagan- let J. Pignol, etc...
da fehbrenca dins lou païs Naut. Denpueis 1919
Una garba « sang e aur » es pièi pauzada al
chasca setmana dins sa Crounica de la Gazela del pèd de Lamartine, pèr gènta Camilha Bourdillon,
Centre fai couneitre a sous coumpatriotes nostras cobiscolo de la Couquelo e los reputals Cigaloun
ideias. Ouratour afougat a pourtat la bouna parau- Tambourinaire bandiera al vènt, tocan l'aubada...
la fehbrenca dins les acampadas popularis. Es
Los felibres e sos amies s'envan, alora, dins
1 animateur de l'Escola dau Barbichet e de sa una sala del Muséum dèls Bèls-Arts ont s'atrova
valenta troupa teatrala. A fach un cours de li¬ lo retrach de F. Mistral. Acompanhats dèls Ciga¬
teratura ouccitana a l'Escola Normala d'Institu¬
loun Iargan la « Coupo Santo ».
teurs de Lemotges e om li deu lous
prougres del
A NICE: UNE CONFERENCE
félibrige chaz nostres jouines Mestres de l'ensenhament primari.
DE M. JOUVEAU
Aitabe soun obra lemouzina es de marca. A pu-

mum.

Basse-Auvergne.
A) Traduction

en

prose

française du poème

dont copie est donnée ci-après

:

LA MAISON
L'alauvélas ben naul chantan à la pe-rduda,
drns los biais madurs que tombaran deman
la calha se rescond; mas deja lo volam
s'acharna dins la mar espesa, blonda e druda.
e

Per los cielhs païzans

la tacha ben conduda
femnas, per bolar lor levam,
ajudan mai que mai, maujarcm de bon pan
quora la meisonada enjin sarà moguda.
oai

bon trin. Las

E lo blat

es pauzal dosam^nt sus lo sou
s'esmarre pas lo precios gran i e zouf
las jeûnas de ligur vitamcnl las gavelasl

per que

Aprep

en gros

pinhons,

per

'chabar la meison,

los âmes dreisaran las garbas mai que vêlas,
las garbas que n'en pus qu'à peitar lescoson!

B) Traduction

en

prose

d Oc de la fable

Le

:

Héron.
Ces deux sujets sont de rigueur.
L'Escola serait reconnaissante à MM. les Ins¬
tituteurs de vouloir bien Hui transmettre eux-mêmes
les copies de leurs élèves.

Règlement

commun

aux

bîic.at :
Tras lou

Adresser les manuscrits, avant le 31

fi fi mahïism:
L'AMIC DE LES ARTS
Le

numéro consacré à la culture occitane

est en venLe dans toutes les bonnes librairies et en
dépôt permanent à Paris, OcciTANIA, 6, Passage
Verdeau (lX°); à Barcelone, librairie améri¬
caine, 31, Rambla de las Flors; à Turin, librai¬
rie Casanova, place Carignan; à Rabat, librai¬
rie joannot,
avenue Dar el Maghzen; à Tou¬
louse, occitania, 7, rue Ozenne, et aux bureaux
d'OC, villa Peyrat, chemin de l'Espinet, Tou-

countava

quan

Carnavar

plai, pessa en un aie, Lemotges, 1923,
Esliu, pessa end un acte, Lemotges,

en

1925; La Pena de Chauzir,

cretari de l'Escola del Barbichet
en

mat

gai sabé

en

un

ate,

Le¬

en

Aitabe

Cairèu, ré¬
fondée, le Capoulier Marius Jouveau a

donné, le 14 avril, une conférence sur La canpoupulàri de Prouvènço.
Le Félibrige, dont la dernière manifestation à
Nice remontait à quarante-six ans, y a fait sa

j

au cours

de

laquelle M. Jouveau

beaucoup de finesse plusieurs airs
anciens, fut fréquemment
interrompue par les appludissements; elle se termina par une ovation.
avec

Le soir,

nos amis
du Cairèu offrirent à leur
dîner intime dans un restaurant au bord
j de la mer. Une vingtaine de convives furent
heureux de manifester, d'une manière
familière
et cordiale, leur
grande joie de posséder le chef
du Félibrige. Vers et
chansons, où se manifestèîent le
langage niçard et les divers parlers du
Midi, prolongèrent la réunion jusqu'à plus de mi¬
nuit. Ce fut, en vérité, une charmante
félibrée.
Le lendemain, le
Capoulier, sous la conduite de
M. Borea, conservateur, visitait
le Musée Masséna, où se trouvent réunis tant de souvenirs du
passé niçois, et il apposait sa signature sur le livre
d'or.

i hôte

un

Il quittait Nice dans la
soirée, laissant ses hôtes
le charme d une manifestation toute de cor¬

sous

dialité.

PRISE DE TITRE: M. Paul
Eyssavel met
met en scène,
vraies, des artisans
de chez nous, des tonneliers; il aura
pour titre,
Al- Canta di dougo. (N. D. L.
R.).
la dernière main à un roman où il
sous
des couleurs vives, mais

la

langue d'oc

ci Icm

élections
Nous

heureux de signaler à nos lecteurs
des députés de la nouvelle Chambre
française, M. L. Rouquier, l'écrivain occitan
bien connu, a fait une partie de sa
campagne élec¬
torale, — à LevaMois-Perret, — en langue d'oc:
par la parole, par le tact et par Affiche.
que

1

sommes

un

soun

rentrée officielle.

Aux
quer

Un public nombreux et enthousiaste fit au con¬
férencier l'accueil le plus chaleureux; on y re¬

marquait

colonies,

à I arabe,

les

n'a jamais
malgache ou

on

cru

devoir s'atta¬

à l'annamite. On
contraire, du concours du maître

au

a fortifiés, au
école, instruit des idiomes locaux, et d'innom¬
brables interprètes toujours présents afin d'assister
1 indigène dans le plus humble prétoire et le moin¬

d

maire

de

1924, R. Farnier

es en

maja partida

lous Felibres de

tous

Sur 1 invitation de la société Lou
cemment

conterence,

chanta

aux
premiers rangs: MM. A. Mari,
Nice; Médecin, adjoint aux Beaux-Arts;
Scoffier, ancien bâtonnier "et conseiller général; dre bureau.
Belleudy, préfet honoraire; Devoluy, ancien ca¬
Alain du SCORFF.
poulier; M. Gaillot et Mme Gaillol-Priolo, an¬
cienne Reine du Félibrige; Ed. Beri, Président
Le Breton langue vivante (Mercure de France
honoraire de la Chambre de Commerce, et maintes
autres personnalités.
du 15 nov. 1925).
1923. Mes¬

en

aquel espandimen

juillet 1928, à minuit.
Les pièces devront être e
—
double
exemplaire à M. le président de la Cloucado des
Clastres, 40, Tue Guillerand, à Moissac. Elles ne
devront pas être signées, mais porter une devise
qui sera reproduite sur une deuxième enveloppe
close contenant
les nom et adresse' du concur¬

end

a estât nou1926. Nostra Mantenensa ad aquel
coumtava 60 mantenaires. Na vuei 160,

Sendi

moument

CLOUCADO DES CLASTRES DE MOISSAC: CONCOURS 1928. — Le concours félibréen de la Cloucado des Clastres est ouvert à
tous les félibres des dialectes d Oc. Il sera cllos le

pessa

1926; Lous Nebouls, pessa end un ate,
Lemotges, 1927.
Aquelas pessas son estât jugadas mai de 200
cops dins nostre terraire e an fach prougressar
l'ideia felibrenca en Lemouzi. Per aquela obra,
R. Farnier a obtengut lou proumier près de teatre
en prosa als Jocs flouraus setenaris del
Felibrige
•en
1927. R. Farnier a publicat de mai dins Le¬
mouzi dels countes e sas flamas parladuras dels
acampadas felibrencas. Fara jugar per la Santa
Estella de Lemotges una pessa nouvela : Lou gru
que leva.
Vice Sendi de la Mantenensa en 1920, Semotges,

tre

i-a

que

.

deux sections.

juillet 1928
à M. B. Vidal, à Noirétable (Loire). Les envois
ne seront pas signés, le nom et l'adresse de 1 au¬
teur seront écrits sur feuille spéciale, placées sous
une enveloppe fermée qui accompagnera l'envoi.

couma

Nous sembla

soun

nostre

obra.

Lemouzi

aplaudiran quan lou counsistori aura fissat al cha¬
pel d'aquel valent la cigala de Camargue que
vous
prejamsenhe majoural de balhar a nostre
amie Renat Farnier.
Madeleine GlROUT,

Transit Interiiacioiial

FËKRAI

SUMYKK

Agent de doanas — PORT-BOU-CERBERA
Prêts fachs per totas las procedencias. Especialitat
per lo desdoanamenl rapit de substancias alimentarias.

Reina dels Felibres del Lemouzi.

31

Amédée MuZAC,
Majorai del Lemouzi.
D1' Léon DeLHOUME; Edouard MaZIN, Mestre en
Gai Sabe, (vice-Sendi); Jean FruGIER, Secrétari clavaire; al noum del bureu de la Man¬
tenensa.

DE LÉOBAZEL,
Cabiscol, Mestre
pièces seront examinées par un jury com¬
d'obra; al noum de l'Escola de la Sentria.
prenant cinq membres, dont trois étrangers à la J. Rebier, Mestre en gai Sabe, Cabiscol, al noum

J. BRANCHAT

rent.

Les

Société.
La distribution des récompenses (fleurs,
les et diplômes) aura lieu en septembre

del Barbichet.

médail¬ J.-B. BoURDEAU, Soto Cabiscol, al
Briansa.
prochain

pendant les fêtes de la Semaine du Chasselas.
Quatre sections sont ouvertes aux concurrents
1er section: Poésie, sujet libre, 100 vers
maximum.
2e section

:
au

noum

de la

F MaRTINIE, Cabiscol, al noum de la Guennoise.
S. Ballot, Mestre d'obra, al noum de la troupa
teatrala de l'Escola del Barbichet.

J. nouaillac, Reire Sendi, Mestre d'obra, DiProse, une légende locale, si possi¬
retour de Lemouzi.
ble d'ordre historique; maximum 100 lignes.
J. GlBEAU, Eiieva Mestre al noum dels jouines
3e section ; Prose, sujet libre mais moral; maxi¬
felibres de l'Escola nourmala d'Istitutours de
mum
100 lignes.
Lemotges.
4e section :
Réservée aux enfants des écoles
âgés de 15 ans au plus; sujet imposé: raconter en
WENC E
prose un llever du jour à la ferme. Maximum 100
lignes.
JEUX FLORAUX RHODANIENS. — Le
Tous les dialectes de langue d'Oc sont admis.
Les copies doivent être écrites très lisiblement, Comité Directeur des
Jeux Floraux Rhodaniens
si possible dactylographiées.
Les sujets doivent s'est réuni ie samedi 17 mars sous la présidence
être inédits.
de M. Gaston Césary, aux fins de nommer le jury
Il sera répondu aux demandes de renseigne¬
pour les concours littéraires.
ments complémentaires
accompagnés d'un timbre
Après divers échanges de vues entre les délé¬
pour la réponse.
gués des Sociétés présentes et le Comité, le jury
:

,

a

M.gjiotisiiv
POUL.ITICA FELIBRENCA
Aven resevut aquesta letra que nos jezem un
plazer de publicar. Es una letra adresada als 50

majorais del Felibrige:

escusaretz

se

al

noum

Marselha
dels felibres del

Lemouzi prenem la libertat de vous recoumandar
la candidatura de nostre valent Sendi Renat Far¬
nier.

Mas nous
Santa Estellla

semblât

comme

suit

que

la celebraciu de la
oucasiou unenca per demandar que nostre Lemouzi aia al counque s'aubora sus larg planèstel dèl castèl Longsistori un majoural de mais, aitabe vous faram are- champ.
marear que nostra mantenensa eme sous 160 manAquita, ont s'arremarcava de notables com :
tenaires e sas 4 Escolas felibrencas en plena ati- Delanglade, Président de VA cademia de Marse¬
vitat es toujourn representada per un soul Majou¬ lha, Brenier, de VA. Politeinica; Brun, cabiscol
a

a

que

Lemotges

era una

devez plus

ignorer

rien n'égale le

PYRÉNÉEN
Bonbon de chocolat

lo Mèstre de Mallhana s'agradava

de nomar « Capilala de l'Empêri dèl Solèl », a
célébrât dignament lo 14 en anniversári de la mort
dèl Paire de la Palrià.
AI rampe] dèl « Calen », tornat, los felibres
dèl Lacidon, lo sius amies e lo bon Pépie de
Tantica ciutat, se son acampats nombrozes davans
lo monument de Lamartine, peirin de Mirèio,

ne

que

:

Langue Provençale. — MM. Marius Jouveau,
capouillé du Félibrige; Valère Bernard, ancien
capouillé du Félibrige; docteur Pansier, président
de l'Avignounenco : Alfred Dumas, agrégé de
l'Université, délégué de l'Avignounenco.
FREDERIC MISTRAL E MARSELHA

Senhe Majoural,
Nous

été constitué

"tous

fourré
(réation.

à la

au

lait

crème de lait

ROZAN
FABRIQUÉ

DANS

LES

PYRÉNÉES

PYRÉNÉES)
Siège Social: 26,rue de la Bienfaisance (Paris}
USINES A OLORON

Sr-MARIE

( B'-'

VT:

T7\V=

�le dos au bercail, où il sort du troupeau,
Nous voulions ouvrir, depuis longtemps, une
quitte enfin la vie réelle pour la vie bel le CHRONIQUE HUMORISTIQUE, dans OC. La voilà.
et l'enfer commun pour le monde du salut. Tout La suite dans tous nos numédos à venir.
notre cause commune, souvenez-vous que la langue
Nous remercions injiniment ceux de nos lecteurs
I d'oc des troubadours fut la langue courtoise et homme qui s'accomplit en peut faire autant, s'il
LES DEUX HURLUBERLUS
qui ont bien voulu nous écrire à la suite de la pu¬
I faites en sorte que la langue d'oc de nos jours fait une œuvre d'art, et un art de sa vie.
Les poètes sont nés pour racheter le monde blication de notre dernier numéro. L'un d'eux nous
Le docteur Clément n'a pas été satisfait de mes | (lorsque vous l'écrirez), soit celle de la bonne
et l'homme de la réalité. »
parle de « la boujfée d'air frais et salubre » qu'il
commentaires de son article de la Pignato. Poui I éducation.
reçoit en plein visage chaque fois qu'il ouvre OC.
C'est la grâce que je vous souhaite.
me pulvériser il m'a adressé une lettre exquise.
Je
ANTHOLOGIE DES JEUX-FLORAUX
D1' CLEMENT.
Merci. Nous continuerons plus que jamais à dé¬
prie les linotypistes de n'y point changer une vir¬
noncer toutes les tartufferies.
gule. La meilleure rosserie que je puisse faire à
Dans LA DEPECHE du 3 mai, notre excellent
Les lecteurs d'OC m'en voudraient de discuter
mon
contradicteur, c'est de permettre la lecture
GANDILHON ET RHODES
Ì .vérieusement ces affirmations ingénues. Le docteur confrère Jolmnie a publié'les lignes suivantes:
de sa missive clémente.
Voilà qui tombe, ma foi, on ne peut mieux
!
Clément me prête des idées absurdes pour se
Toulon, 23 avril 1928.
! donner le plaisir facile de les réfuter. Il se peut dans le moment que Ces Messieurs Troubadours
Dans un récent numéro de
l'AUVERGNAT
A Monsieur Jean-Paul Régis,
d'ailleurs que M. Clément soit sincère. Ce n'en secouent la naphtaline de leurs redingues acadé¬ DE PARIS, M. Gandilhon-Gens-d'Armes, ré¬
du journal « OC »,
serait que plus triste. J'ai essayé, dans l'article miques et où leurs mainteneurs travaillent devant pondant à une note d'OC, expliquait pourquoi il
Monsieur,
qui a horrifié le docteur Clément, d'être le p|us l'armoire à glace leur maintien en vue de leur ne pouvait écrire en langue occitane d'Auvergne:
Dans le n° du 15 avril 1928, d'OC, vous avez
inculture de son dialecte du Haut-Cantal, manque
simple possible pour être compris même de mon défilé municipal processionnel et poétique.
■un
peu hâtivement forcé votre grand talent fb contradicteur.
Je ne puis que déplorer de n'y
Depuis huit jours déjà, en prévision de cette d'initiateurs. A cela, M. Emile Rhodes a répondu
critique et vos lecteurs qui auront excusé vos « vé¬ avoir pas réussi.
manifestation liturgique, jeûne notre suave confrère par la lettre suivante :
rités premières » voudront bien excuser encore mes
« Mon cher ami,
Praviel, sustenté par les Muses départementales
Quant
au n° 4 de La Revue Occitane, en de¬
vérités secondes.
«
hors d'une sojinet de Maurice Faure, il ne contient comme jadis Elie par les corbeaux, de pain
Puisque vous me faites le grand honneur de
Je dois d'abord revendiquer pour moi seul l'épi- d'occitan
qu'un article dans lequel les idées que azyme seulement, d'eau bénite et de cire de me nommer dans votre chronique du 28 avril, je
thètc dont vous avez cru devoir magistralement
nous défendons sont critiquées avec des arguments
cieige.
profite, usant de mon droit de réponsé, de la mer¬
orner votre article, les féiibres touilonnais sont tout
Le svelte et féodal Rozès, d'autre part, baron veilleuse publicité offerte par l'Auvergnat de Pa¬
dignes, tout au plus, du docteur Clément. Ce n est
à fait en dehors de mes « élucubrations » et il
du moulin de Brousse, par qui sont enchaînés les ris pour faire enfin aboutir un projet qui m'est
serait parfaitement injuste de les soupçonner d a- peut-être pas suffisant pour s'intituler Revue Occi¬
cœurs
des plus inacessibles poétesses, garonaises, cher.
tane.
voir inspiré mon article de la Pignato.
«
Ainsi donc, d'après vous, notre rude patois
Je me permets enfin de livrer aux méditations hier se fit couper les cheveux pour figurer plus
Ceci fixé, permettez-moi, Monsieur, de vous
du docteur Clément le texte ci-après que porte le bellement dans Je cortège et, dès l'aube, passa des montagnes, le vôtre, le mien, celui des Maudire que le plus hurluberlu de nous deux n'est pas dernier numéro de
l'organe officiel du Félibrige. diligemment au tripoli la plaque de son Nicham- riacois, Muratais, Sanflorains, personne ne le con¬
celui que vous pensez et vous avez tellement déna¬
« L'Armana Prouvençau de
1929 crebara l'iou Ift'kar.
naît littéralement : pas de livre, pas le moindre
turé
en étourdi —• le sens de mes phrases (écri¬
au mes de nouvembre que ven. Sara illustra e li
Or, une telle pompe et éclat troubadouresque, texte; la langue est à refaire! Faute de mieux,
tes, il est vrai, en rhodanien !) que je suis obligé
dialeite d'O i auran tóuti plaço, en grafio mis¬ cette année, pour impressionnants qu'ils soient, vous vous êtes tourné du côté du tout fait (la lan¬
de vous demander des rectifications.
n'arriveront peut-être pas à voiler un affreux scan¬ gue de Vermenouze était-elle toute faite?); d'au¬
tral enço. »
1° Je ne suis nullement «.offusqué » que des
dale dont rougit le portier de l'Hôtel d'Assézat:
J.-P. R.
tres ont pu ou peuvent vous imiter ou bien se dé¬
provençaux écrivent en occitan puisque je dis que
Clémence-Isaure, ce matin, a reçu du papier courager.
«
l'idée d'une graphie unique est respectable et
ART POETIQUE
timbré.
«
Il n'est jamais trop tard pour bien faire,
mériterait d'être répandue ».
Pour notre joie, citons la meu nation que, sous
Un huissier est venu, parlant à sa personne, dit-on : pourquoi tous ceux qui souhaitent la re¬
2° J'estime (et je regrette de commettre cette
le titre d'Art Poétique, le grand écrivain occitan sommer cette vieille mythique. Un procès est en naissance du vrai dialecte de
Haute-Auvergne
inconvenance de ne pas être de votre avis), j'es¬
d'expression jrançaise, André Suarès, publie dans perspective, qui sera bien toulousain et qu'intente ne se grouperaient-ils pas pour l'étudier? L'appel
time que les principes orthographiques communs i
comœdia :
aux académiques un lauréat ou plutôt une lauréate,
que j'avais lancé en janvier 1923 n'a pas été en¬
tous les dialectes ne sont pas à recommander pour
« Poésie, seule réalité. Et l'amour de Dieu peut
laquelle se prétend injustement volée dans l'humo¬ tendu; vous-même y êtes resté sourd; c'est donc
le. moment
parce qu'il offriraient une difficulté
être la dernière poésie, et la plus belle. Poésie, ristique « concours des Fleurs ».
que je ne l'avais pas clamé assez fort? Eh bien,
de plus pour la diffusion de la langue d'oc d'ans
seule réalité : mais il s'agit d'en faire de la durée.
1! s'agit de Mme Marie-Charlotte Girard, dont aujourd'hui, c'est par les haut-parleurs de Y Au¬
le peuple, ce dernier ne pouvant comprendre par
La vie n'est que l'essai innombrable, informe et le jeune- talent déjà s'affirme dans les milieux
vergnat de Paris que je convie tous les fervents
exemple que dans « aigo claro » (que vous écririez tumultueux, à l'a poésie. Moins de poésie que de
régionalistes et littéraires et qui, ayant envoyé aux de la langue de Haute-Auvergne à m'envoyer leur
« aiga clara
») le premier a se prononce a et le chaos, en
quantité de poètes : ils ne sont que des Jeux Floraux un ouvrage en langue béarnaise, se adhésion de principe. Qu'ils me transmettent leuis
second o; — et parce que les lettrés n'ont pas
ëssais, eux aussi. L'effervescence est du chaos vit d'abord décerner au Concours une « égian- suggestions et je leur ferai part des quelques pe¬
besoin de l'unification graphique pour lire tous
au
moins autant que le calme est de la rigidité tine d'argent ».
Ce pourquoi l'Académie lui tites choses que j'ai étudiées; rapidement, je peux
les dialectes.
cadavérique.
Le temple pur n'est pas moins loin adressa par écrit des félicitations.
leur en donner l'assurance, nous découvrirons que
3° Je n'a&gt; pas dit que « la langue d'oc est morte
du Vésuve que de l'Académie.
Mais à ce même concours, le docteur Girard, la tâche est-moins immense qu'on se le figurait.
car
le peuple ne comprenait pas la langue des
«
La musique mène le chœur. La musique son mari, qui dirige la revue régionaliste « OC » Notre
langue n'est pas si abâtardie, ni si pauvre
troubadours ». J'ai dit que le peuple ne compre¬
règle
le chœur. La musique forme le chœur et er ne manque point d'un certain sens de la galé¬ qu'on veut bien le croire; le maître Perbosc, à qui
nant pas 'a langue conventionnelle des troubadours,
l'enveloppe. Il faut que le cœur ne perde jamais jade, avait envoyé, sous le voile de l'anonymat, je l'ai fait connaître, l'a au contraire trouvée très
cë fut la raison de la disparition de cette langue
sa
musique. (Le français (1) permet ce jeu de mourir debout. Slare peut contenir oscillation, riche et ce témoignage- seul vaut plus que tous les
artificielle qui faisait dualité de langage avec la
un poème occitan déjà couronné par
l'Académie autres et nous assure du succès.
langue du peuple.
mots qui pourrait être divin). Mais il faut aussi
et qu'il recopia froidement dans un auteur connu
« A vous, Rochez et Pissavy, animateurs de la
Ces faits sont connus de tous les humanistes et
dont les œuvres figurent en bonne place au ré¬ Bilhada, à vous tous patoisants cantaliens, connus
musique obéisse à l'esprit.
puisque, à mon grand étonnement, vous me de¬ que« la
Ce qui n'est pas dompté doit l'être. Rien pertoire des Jeux Floraux.
et inconnus, de répondre à mon appel; et, avant
mandez une référence, je vous donne celle de Faun'est de l'art que ce que l'artiste dompte: et luiLes troubadourus ne manquèrent point de re¬
riel dans son Histoire de la Poésie provençale
peu, notre dialecte plus beau, plus pur, reprendra
même, d'abord. Le point est de dompter sans di¬ couronner cette pièce anonyme qui leur parut au soleil de la renaissance occitane la place d'hon¬
(t. 1 p. 232).
minuer ni détruire, sans arracher les dents ni les neuve et originale à souhait.
neur à laquelle il a droit.
Quant aux exemples que vous me citez au sujet
griffes. La musique n'est pas plus le chant popu¬
Après quoi, le docteur Girard, honnêtement,
Emile RHODES,
des désinences aux XIIIe et XIVe siècles, ils ne
laire que le code scolastique, harmonie et contre¬ leur révéla qu'il s'agissait d'une plaisanterie fine
Domaine de Chambon,
font que confirmer le fait que je maintiens exact,
en leur rappelant le jour mémorable où ils avaient,
point.
~à Issoire (Puy-de-Dôme). »
ces exemples appartenant à une époque de transi¬
« La vie
est le vocabulaire: la poésie est le de la même façon, couronné une autre pièce de
tion où toutes ies graphies étaient mêlées.
texte. Il faut prendre la vie en tant que lexique
vers envoyée par
un autre fumiste, sans seule¬
L'histoire même de la finale féminine montre
L'appel de Rhodes sera entendu. Car M. Rho¬
universel, d'où l'esprit divin de la forme fait ment s'apercevoir qu'elle faisait partie des œu¬ des est
précisément l'initiateur que M. Gandilhon
que le a s'est d'abord changé en e pour aboutir à naître le
poème.
vres complètes du vieux Corneille (ou peut-être de
attend nous publierons dans le courant de l'an¬
l'o et cela vers le XIVe siècle.
«
Il n'est pas besoin d'avoir été femme pour Victor Hugo).
née une œuvre de M. Rhodes qui sera le premier
Par "exemple en 1397, on disait cogorda, en
C'est à ce moment-là que commença à bouillir,
peindre Antigone et Bérénice; ni d'avoir écumé
monument occitan du Haut-Cantal. A
la suite
1498, cocorde et en 1517 cocordo. La forme clans les convulsions de la jalousie, pour évo¬
dans les veines de notre aristocratique confrère de
conestela de 1350 devient canestele vers 1480 et
quoi, M. Gandilhon sera obligé de chercher
quer
Othello; ni d'avoir assassiné homme ni Rozès, rapporteur du concours et auteur de la d'autres motifs pour justifier son œuvre française.
canestelo en 1500. (Référence: Histoire de la
femme, pour être Raskolnikov ou Stavroguine; gaffe, le sang bleu de ses ancêtres les paladin:
langue provençale en Avignon du XIIe au XIVe siè¬ ni d'être César pour parler en maître du monde:
des Croisades.
cle, du Dr Pgnsier, tome 1, p. 101).
le poète suffit.
Pour châtier l'épouse innocente de la plaisante
L'AMISTANÇO DEI JOUEINE
4° J'ai cherché en vain dans mon article la
« De
là, sans plus, l'absurde niaiserie de tour rie sacrilège commise par son coupable mari, il fil
Afreiro lei cago-nis dóu ribeirès mié-terran, louphrase-où il est dit que la graphie de l'Escola art réaliste. Le grand réaliste est celui qui ne annuler
par l'Académie le prix de l'Eglantine
Occitana est celle des troubadours?
cho pèr l'énanssamen de la lengo d'O, edito un
possède la réalité que pour aller au delà.
d'Argent » honnêtement gagné par Mme Girard cartabèu e vèn de faire espeli mai 6.000 carto
Je n'ai fait que citer l'exemple de remise en
«
Le peuple, aussi est un lexique universel :
Cela se plaide. Le droit canon, romain ni inter¬
poustalo dins touei lei dialeète oucitan, enfin fa
honneur de cette langue des Troubadours par le toule amitié
pour lui, si on veut, et aucune ser¬
national, ne permettent de rendre une dame res¬ rounfla lou biéu un coup de l'an pèr uno agradivo
Gay Saber de Toulouse en 1356, essai qui fut un vitude. La complaisance même à son égard est ponsable des crimes de son époux. Er nos vieils
échec et exemple qui vous apporte justement la défendue. Mais il est bon
d'y toujours prêter troubadours devront de bon ou mauvais gré por¬ targo literári.
Entressigne vers Jórgi Reboul, 4, boulevard dei
preuve que vous me demandez de l'inutilité de l'oreille et de saisir tout ce qui sort de cette te: leurs chausses poétiques devant les tribunaux
Damo, Marsilho.
revenir en arrière au point de vue philologie.
forêt vierge. A la condition, pourtant, de ne point civils.
Mais vraiment ! vous avez lu tout à fait de tra¬
s'agenouiller devant les monstres: car ils pullu¬
Tandis que pour corser l'affaire, la revue
vers, comme.... un hurluberlu!
lent. Tout barbare d'esprit peut faire un monstre,
« OC » imprime en ce moment même des propos
Quant à vouloir nous faire écrire a et prononcer s'il a la force et si on l'adule. La bêtise est un virulents et une vengeresse composition du dessi¬
Déclarations de Décès - Convois funèbres
o, cela, nous nous y refusons :
monstre aveugle et lourd, redoutable à l'égal des
nateur Marcel Roques où l'on voit le défilé des
1 ° parce qune nous préférons, les Mistraliens, la pires. Et d'ailleurs, un beau son et même une pots de fleurs triomphalement colportés.
Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
Ou l'on voit Praviel dont un encensoir parfume
espèce d'air, çà et là, n'est pas le chant ni la
graphie phonétique' plus facile à populariser;
2° parce que tous nos sous-dialectes provençaux musique.
l'a démarche sacerdotale, Rozès gambadant sur une neur de rappeler à ses administrés que les dé¬
« L'artiste est
un être social qui reste un indi¬
trottinette et un archéologue bien connu des Tou¬ clarations de décès ne peuvent être reçues que
qui ont la finale a (Bas-Alpins, Niçois) la pronon¬
cent a et que tous ceux qui ont l'o prononcent o;
vidu, malgré tout, et qui tend à l'être toujours lousains tenant en laisse au bout d'une ficelle un dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
3° parce que même ceux qui ont adopté la gra¬ davantage, dans la mesure où il se développe, où mammouth à roulettes de l'époque glozélienne.
Précédés de M. lie Maire, mainteneur-né, et du décret du 15 avril 1919.
phie occitane n'ont pas renoncé à changer le son
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
des voyelles! N'avezvous pas vous-même, dans
comme chacun sait, et suivis comme de juste d'une
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
votre article de « l'Evolution provençale » cité la
(i) L'occitan aussi. Maître!
compagnie de pompiers. »
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
préface de Marins André qui dit : « La principale
port des personnes décédées, les inhumations et
des réformes sera l'adoption par tous de VA fémi¬
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
nin qui est, comme disait encore le maître Chabale droit de fixer les heures des convois funèbres.
neau, le son préjéré des pères de notre race... »!
s.ooo
S'adresser, pour tous renseignements concernant
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Quel est donc l'hurluberlu de nous deux, M.
les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
etc..., etc...
Régis?
distribués seulement parmi des lecteurs ayant trouvé les
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
Au surplus, la Revue Occitane (n° 4), que je
noms des 4 grandes capitales d'Europe :
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              <text>Oc. - Annada 05, n° 091, 15 mai 1928</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/30cd0ba692ffa2f94534fae06cfbeabe.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Eyssavel, Paul (1886-1957)</text>
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              <text>Miremont, Pierre (1901-1979)</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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