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                  <text>Je suis cerlain

que

si

de Beaucaire à Périgucux

de Narionne

et

de saooir, de joi, de volonté, de persévérance et de ténacité
des ambitieux, des prétentieux et du troupeau bêlant qui ne

à A

urillac, quelques hommes

dressaient au-dessus des sectaires,
sait quel berger suivre ; si
tenant

se

compte des manuscrits anciens, de l'évolution permanente de toutes choses et du langage écrit et
parle actuellement, ils réalisaient équitablement, entre mal et bien, la belle œuvre
d'unijication de
la grammaire et de la graphie occitanes ; si nos enfants apprenaient à l'école le
français et le lan¬

guedocien, alors, c'est entendu, des vignobles du Gord aux champs de millet de l'A gênais,
tendrait retentir des années, des années et encore des années, les chansons d.c notre terroir I

Mjottis

on en¬

MiOfJfffJMJEMl, fattffucdocicn
Député-maire de Levallois-Perret.

poliiica feUbrencu

ëw§ëi»mëhent
III

dents phonétiques qui affectent plusieurs

(l)

sons

de

(j,

faits constants
le lecteur
en soit prévenu une fois pour toutes. On compren¬
dra aisément que dans un chapitre de grammaire
l'Occitanie. Quelle que soit notre hâte, gardons- concernant les imparfaits, il soit inutile de revenir
nous cependant de nous livrer à un travail d impro¬
sur lia prononciation du j et du v
intervocaliques,
visation. C'est le cas ou jamais, pour Iles hommes pas plus que sur celle de l'o intérieur et de l'a
ce

Nous mettons donc au premier plan de nos tra¬
vaux
la rédaction d'un Manuel de grammaire à
établir pour chacune des différentes subdivisions de

de science

et de bonne volonté, d'unir leurs efforts,
de travailler d'après une méthode commune et sur
un plan commun autant qu'il est possible. S il est

chimérique de songer à reconstituer une langue d oc
unique, notre œuvre doit tendre néanmoins à resser¬
rer tous
les liens qui unissent les divers parlers
occitans afin d'en mieux montrer l'étroite parenté.
Rien donc ne serait plus utile que cette création

Sociétat d'estudis occitans » (2), dont il
été question ici naguère. Au sein de la « secciô

d'une
a

«

d'estudis filologics » seraient élaborés lie plan et les
directives qui guideraient chaque chercheur dans sa

sphère
son

qui lui faciliteraient d'ailleurs grandement

et

travail de recherches

et

de rédaction.

Malgré de fréquentes particullarités locales —
d'ordre secondaire
je suis convaincu
qu'il existe entre les divers dialectes occitans une
souvent

—

matière

d'ores

commune

assez

considérable

pour

que,

déjà, il soit permis de prévoir un plan
commun pour tous les futurs manuels régionaux. Ce
plan pourrait assurer — sauf dans quelques cas
spéciaux — une parfaite concordance dans la suc¬
cession des chapitres et même dans le choix des
exemples.
Entr'autres avantages qu'offrirait une telle mé¬
thode de travail, je signalerai seulement celui qui
nous permettrait, une fois cette œuvre achevée, de
pouvoir rédiger le plus facilement du monde et sans
besoin de nouvelles recherches, un dernier ouvrage
où serait condensée toute la matière des précédents
et qui constituerait en quelque sorte la « gram¬
maire pan-occitane » dont la publication me semble
aussi nécessaire que celle du dictionnaire pan-occi¬
et

tan.

La rédaction de

grammaire définitive peut
: soit qu'on la
constidère comme la somme complète des manuels
régionaux, ce qui donnerait sans doute un ouvrage
en plusieurs volumes; soit
qu'on la présente comme
un
simple résumé d'environ 200 pages. Dans ce
dernier cas, nous posséderions un manuel à l'usage
de nos futurs élèves du 2e degré, qui, comme nous
être

cette

envisagée de plusieurs façons

l'avons dit, doivent être initiés

parlers étrangers à leur

aux auteurs

et

aux

région.
La réalisation par étapes d'un tel projet — si
vaste qu'rf paraisse au premier abord, n'a rien de
chimérique. Il est surtout en dehors de nos habi¬
tudes, car, jusqu'à présent, comme je l'ai «lii tout
ce que nous savons de nos
dialectes, est l'œuvre de
travailleurs isolés. Il s'agit simplement que les
propre

collaborateurs éventuels se mettent d'accord dès 'e
début et marchent en étroite liaison jusqu'à l'achè¬
vement de leur tâche.
★

* *

Le premier point

lequel il convient de s'en¬
tendre, avant même d'esquisser un plan général de
grammaire, c'est celui qui concerne l'adoption d'une
graphie unique pour tous les dialectes. On recon¬
naîtra sans difficulté qu'il ne saurait en être autre¬
ment dans une œuvre qui est, avant
tout, une étude
comparée des divers parTers occitans. Admettre les
diverses graphies en usage équivaudrait à multi¬
plier et à éloigner les points de contact et de com¬
paraison. Au contraire, unifier l'orthographe n'est
pas seulement simplifier le texte, mais c'est la
seule façon de le rendre intelligible.
Ce que nous devons d'abord demander à cette
graphie, c'est de transcrire des mots et non des
sons, car transcrire servilement et uniquement des
sons, c'est prendre l'habit pour le moine. Les mots,
en effet, ont une existence
propre et indépendante
de leur prononciation; celle-ci n'en est
que la dé¬
froque plus ou moins flottante et changeante selon
les régions et même selon les individus.
Au point de vue grammatical, ce serait une erreur
de croire que «
tourneyaba, tourneyabo, tournejabo, tournejauo, tourneyabe, etc. sont des mots
différents; ce ne sont là que des prononciations di¬
verses d'un seul et même mot
pour lequel une seule
graphie est suffisante : tornejava. Quant aux acci-

incessamment

ses

statuts et

v, a, o), ce sont là des
même parler; il suffit donc

que

31

il

vès agut en me nouman mestre en gai saber, mas,
dira-t-on avec raison, qu'est- malgrat lous desplazé que persounalomen anas
ce qui nous autorise à adopter certaines lettres plu¬
aveire, réganti de vous dire qu'accepti pas aquel
tôt que d'autres, par exemple les ilettres j, V, a, ounour..
pour transcrire les sons variables dont il a été ques¬
Felibrige.
tion plus haut? Aussi je me hâte de dire
qu'en
Despéi de tens, ai jurât d'esse pas rés dins lou
écrivant tornejava, nous n'inventons rien de nou¬
S'avio sambégut la cigalo d'argent, fa quinze ou
veau et nous ne faisons que renouer notre vieille
vint ans qu'aurio fach valé mous drèches, ardre
tradition. Etant donné que les différences actuelles qu'avio prou de prumièiros joios per justifica ma
de prononciation ne se sont ni produites ni répan¬ démando.
dues au hasard et qu'il nous suffit de remonter de
Simple sourdat félibrenc éri, simple sourdat voli
quelques siècles en arrière pour retrouver la forme démoura.
primitive et unique, c'est puiser dans notre héritage
Ma résouluciu es imbrandablo e rés la fara pas
que d'en reprendre la graphie.
cambia.
Nous ne nous contentons pas d'ailleurs d'une res¬
Soi marrit crézés ou pla, de vous contrista, vous
tauration servile; et si un même son a été noté jadis qu'avès voulgut èsse llou prumié à m'escriure, mas
de plusieurs manières, on ne saurait nous en vou¬ vous ou rédizi del milhoun eime qu'ai, soi coustre
loir de choisir entre deux ilettres différentes, celle de tène la paumado
que me soi facho.
qui, dans l'orthographe actuelle risquera le moins
M'aco fa pas ni caud, ni frech e démori lou
de dérouter le lecteur et de produire une équivo¬ boun miéjournal que couneissés, un pauc caro-dret
que. Pour nous guider dans cette voie, nous avons e ensaubachit mas sempre doumèje per tout so que
encore, en dehors de la graphie de nos vieux tex¬
pertoco lou pais oucitan.
tes, celle des langues romanes nos sœurs : le castil¬
Vostre tout dévot,
L. rouquier.
lan, le catalan, le portugais, l'italien dont l'ortho¬
Et puis, nous, nous avons reçu la lettre suivante :
graphe est simple et claire, parce que là comme
chez nous les sons ont moins évolué que dans le
Monsieur le Directeur,
français.
Dans le compte rendu de la
me

Sur la graphie tornejava, notre tradition, à l'ins¬
du portugais actuel nous autorise à lire l'o atone
ou, l'espagnol à lire dans la terminaison aba, et

dans le dernier numéro
et une erreur.

Omissions

nous

publierons

:

d'action

gazette

occitane,

littéraires
comité

directeur

:

comité

de

nouvelles

artistiques

ismaël girard. albert pestour,

régis,

Rédaction

de

et

camille

soula.

Pierre Azéma,

■

Roger BaTlhe.

Louis Bayle, Jean Bonnafous, Jean Bouzet,
Joseph Carbonell, M.-A. Cassanyes, M. Crouzet, Honoré

Danibielle,

G

Destriau, J.-V. Foix, Julien Galéry, Tomas Garcès,

Marie-Charlotte

Girarri,

Ismaël

Girard,

Géraud

Laver-

Jean Martinet, Paul Mesplé, Jean Mouzat, G. Pa-

gne.

Albert Pestour, Georges Reboul, Jean-Paul Régis,
Pierre Rouquetle, Octave Saltor, Camille Soula, Antonin
cotto,

Trin.
direction

toulouse

:

(haute-garonne)

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Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet c. c. 12455
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lit y ItllM

Jaume COLLELL; Sembranl

arreu,

fia Balmesiana.

Vich, Tipogra-

L'an dernier, la Catalogne célébrait, à Vich, 8es
années d activité littéraire du chanoine
Jaume Collell. Ses admirateurs lui offrirent une
plume d'or.
On sait qu une vive amitié unit cet ardent
pa¬
triote au mécène de la culture catalne
; F rancesch
Cambo. Cambo a tenu à marquer d'un autre sou¬
venir les noces de diamant de Collell avec Ile
jour¬
nalisme. II a réussi à décider son vieil ami à pu¬
blier un choix de ses discours littéraires et politi¬
soixante

ques. Jaume Collell le conte en une page émue et
charmante, d'une simplicité émouvante. Une pho¬
d'OC, je relève des omis¬ tographie, où sont réunis ces deux amis, sert de
frontispice à ce livre élégant et sobre dont Cambo
a tenu à
payer l'impression.

Santo-Estello,

sions

N ' 93

jean-paul

le lira sans sourciller et sans que
Monsieur René Lavaud,
cela semble lui demander un effort intellectuel, au¬
Professeur au Lycée, Versailles,
tant dire malgré lui : detrah er guerto
florio, ze
Moussu e car counfraire,
puzo a yorá zuh penah... Un Béarnais aura-t-il plus
Ai ressapehut vostro letro del 29 de mai.
de mal à lire tourneyabo sur un texte écrit torne¬
De tout cor, vous gramèssi e gramèssi lous
java? Je ne lui ferai pas l'offense de le croire
coumpanhs
del jest de soulidaritat félibrenco qu'amoins intelligent que l'Andalou.

Mais, à présent,

15-6-28

1928.

vous

paru

Les plus anciens de ces discours
de 1887
n'ont pas vieilli. Ils

le latin à

Le titre de Sóci a été décelé à Mrs Winifred
l'interpréter aua, sans besoin de changer
aucun signe. Le o ne trompera que ceux
qui s'ima¬ Housman qui traduit en anglais les poèmes de P.
ginent encore innocemment que les lettres de l'al¬ Eyssavell : Au bèu soulèu dis àvi; à Miss Radphabet ne sauraient représenter d'autres sons que cliffe Drew; à MM. Pompiliu Paltanea e Ovid
ceux du français.
Densusianu, écrivains roumains qui portent un vif
C'est ce primarisme qui a présidé à l'élucubra- intérêt à la langue d'Oc; à M. Jaroslav O. Hruska,
et à M.
tion des diverses orthographes modernes de nos par¬ professeur à l'Université de Prague;
lers. Les premiers félibres ont eu pour eux l'excuse Giulio Bertoni dont les études sur les Troubadours
qu'ils s'adressaient à des lecteurs incapables de et sur le Félibrige ont la plus haute valeur.
Au banquet, les Félibres ne se sont pas conten¬
lire autre chose que du français. Il ne faudrait pas
tés de faire honneur au menu et de « faire fonc¬
que le temps se soit écoulé en vain; nos lecteurs
d'aujourd'hui, s'ils ne sont pas encore bien nom¬ tionner Iles cigales en des brindes infinis »; ils ont
breux, ont sans doute plus de culture. Nous pou¬ aussi versé à J. Bonnafous la somme de mille
vons attendre d'eux un effort
qui est bien inférieur francs pour sa propagande (Ligue pour la langue
après tout à celui qu'on demande à des élèves de d'oc à l'école).
Erreur :
6e qui apprennent à lire une langue étrangère.
Le Consistoire n'a pas remis la suite de son
Si nous voulons enfin traiter notre- occitan comme
ordre du jour à l'année prochaine. Après ses séan¬
une langue et non plus comme un patois, il n'est
ces du dimanche et du lundi matin, il s'est à nou¬
que temps de le débarrasser des défroques mal
ajustées, que tel un parent pauvre, il a empruntées veau réuni le lundi soir, de 17 à 20 heures, pour
à sa sœur rivale du nord, et de le vêtir, comme mettre au point toutes les questions prévues à l'or¬
d'un habit à sa mesure, d'une graphie qui soit bien dre du jour; et il a été décidé que le capoullié con¬
voquerait encore le Consistoire avant la fin de
sienne par la tradition dont il est l'héritier.
Je m'empresse d'ajouter que cette graphie n'est 1928, au moins une fois.
Veuillez agréer mes salutations distinguées.
pas seulement à l'état de projet, mais que c'est
Marius Jouveau.
chose réalisée et qu'elle a déjà brillamment fait ses
P.-S.
M. Louis Rouquier a refusé, en des
preuves dans des œuvres de haute valeur: c'est tout
termes qui lui' font le plus grand honneur, le titre
simplement la graphie de l'école occitane.
de Mêstre en Gai Sabé qui lui avait été décerné
(A suivre.)
Jean BOUZET.
par le Consistoire.
—

l'acte de constitution.

mai

—

penas... »,

V° ANNEE

15-6-28
N° 93

Moussu Marius Jouveau,

Capoulié del Felibrige, AIX.
Moussu Renat'Lavaud, proufessou à Versallhes e
final atones. Nous trouverons assez de différences felibre majoural m'anounsio qu'à la Santo-Estello
de Limojo lou counsistori m'a fa l'ounou de me
par ailleurs dans nos parlers, pour qu'il n'y ait pas
à regretter une certaine unification dans le domaine nouma Mestre en Gai Sàber.
Vous gramèssi e gramèssi lous majourals d aoù elle ne saurait apporter que des avantages.
Que les persones soucieuses de vouloir conserver veire souscat à ieu oungan per la cigalo d'argent,
e véjès pas de
à chaque dialecte sa physionomie propre, se rassu¬ mas
mal a n'aco — podi pas
rent. Je leur ferai remarquer que l'originalité d'un l'accepta.
Me soi fach uno règlo de demoura simple mandialecte ne consiste guère dans la façon de pro¬
tir.eire e voli ni titres ni galouns.
noncer tel ou tel son : la morphologie, la syntaxe, le
Se m'avias counsultat avans, aurio estalbiat al
vocabulaire ont, à ce point de vue une toute autre
counsistori un vote négatiu e aurias pousqut
importance.
Nul n'ignore qu'il existe en Andalousie une fa¬ guinha un autre counfraire mai méritous ou mai
afrit de titres felibrencs que ieu.
çon bien typique de prononcer le castillan; or, on
Valgue que valgue, atal ou dizi a l'amie Lan'a jamais dit que cette province possédait un dia¬
vaud, démori pamens lou boun miéjournal que coulecte spécial au même titre que la Catalogne ou la
Galice. Une graphie andalouse n'est même pas neissès, un pauc carodret e ensaubachit mas sempre
utile. Présentez à un Andalou le texte suivant: doumèje per tout so que pertoco lous pais oucitan.
Vostre tout dévot,
L. rouquier.
« delràs del huerto florido — se
puso a llorar sus

tar

sur

(1) Voir OC du 15-4-28.
(2) La S. E. O. est en bonne voie:

mot

pour un

V" ANNADA

Noslre amie En Rouquier, députât de LevalloisPerret, a resevut, à la Santa Estela de Lemolges,
una cigala d'argent.
A si so qu'a responut a ' N
fouoeau, capolier del Felibrige, e à ' N R. Lavaud majorai, lo novel cigalier :

—

est

l'un d'eux

toujours
figurait pas sur ce
ce livre, on les croirait
d'aujourd'hui. Le chanoine
Collell ne prononce pas un discours pour le plaisir
de parler. Il n'est point de ceux dont on
peut dire
qu ils ne penset que quand ils parlent.
Dans sa jeunesse Jauml Collell fut l'ami de Verdaguer. Il était renommé pour son enthousiasme
—

d actualité.

Si leur date

sont

ne

ardent. Souvent 11'enthousiasme diminue à mesure
les années augmentent. Ce n'est que bien tard
qu'on peut juger de sa qualité. Guillaume d'Orange
a dit
qu'il n'était pas nécessaire d'espérer pour en¬
treprendre et qu'il n'était pas nécessaire de réussir
pour persévérer. Bien rares ceux
qui peuvent faire
leurs ces fortes paroles. Elles
définissent merveil¬
leusement Jaume Collell. Après soixante années de
propagande par la plume et la parole, il reste aussi
ardent qu'au temps de sa
jeunesse.
que

On considère

avec raison
Jaume Collell comme
des créateurs de la prose catalane. Son
stylle est
coloré et harmonieux. Sa langue, il l'a
puisée non
seulement aux sources anciennes, dans les vieux
textes, mais aussi aux lèvres du peuple qui a su la
un

garder vivante. Poète, journaliste, orateur, prédica¬
teur, Collell a semé à tout vent
le titre de son
ouvrage est on ne peut mieux choisi — ses poèmes
—

ses

articles,

ses discours, ses sermons. Sa correspon¬
immense. Si on réunissait toute cette œu¬
gigantesque, on serait émerveillé de l'activité

dance
vre

est

�débordante de cet apôtre. Sa prodigieuse culture
elle s'étend à tous les domaines de l'esprit — a
renouvelé sans cesse son enthousiasme.
Les discours groupés dans ce volume sont bien
choisis. Aucun ne fait double emploi. Le premier

n'est

informations

—

vée,

occitanes
fitinwK

1887.

De

sazous

Trista

ou

la

figura

clara mais toutjoun

Dibina pé les cors en plous
Sé miralh.a "su la Nautura
Oun l'Alba escampa ses flous.

où les décors sont des châssis tendus de
et

ornés de

teurs

serpillière

branches de feuillage, habiller les

autrement

que

ac¬

de leurs blouses,- de leurs

ceintures et de leurs bérets coutumiers, serait une
faute de goût, peutrêtre mortelle pour une œuvre

ï
(A. Pestour).
semblable. La journée du 20 mai était une vraie
lecteurs d'OC qui ne T'ont pas encore
journée de tempête. Le froid était vif, le vent souf¬
fait, de m'envoyer la transcription en leur propre flait de l'ouest avec
violence, les bourrasques se

Je prie

nos

dialecte, des vers ci-dessus d'A. Pestour. Cela
afin d illustrer les cours d'occitan que je donne
aux

élèves de

école.
De las sazous la figura
Trista ou clara, mas toujours,
mon

Divina pels cors en plours
Se miralha sus l'autura
Ount l auba escampa sas flours.
P. de miremont,
Gapiscol des Grelhs dèl Périgord
Terrasson (Dordogne).
CHANTS POPULAIRES
Le docteur Ficat demande qu'on lui
signale
les recueils de chants populaires existant dans les
différentes régions du Pays d'OC. Nos lecteurs au¬
ront à cœur de lui
envoyer ces renseignements à
l'adresse suivante: docteur Ficat, à Moncrabeau
—

(Lot-et-Garonne).

Miejoprnau lou pople en aio
Empura, cremesoun au cor
Férouge, cridant d'estrambord
coume alesti pèr la bataio.

ma mémoire, jouait un rôle de
mêlaient, d'une manière très obser¬
naïveté profonde et une rosserie incons-

une

se

ciante. Le rôle était difficile, tout hérissé de
entendus et de nuances délicates. Mais ces

prononcé aux Jeux Floraux de Barcelone en
Quand on connaît le vide des discours aca¬
LA FETE ANNUELLE
démiques qu'on entend trop souvent chez nous où
DES VEILLEES GASCONNES
le néant isaurien est passé en proverbe, on est
surpris de la matière nouvelle et abondante qu'en¬
A MONCRABEAU
ferment les discours de Collell. Qu'il évoque la
Vous rappelez-vous de délicieux passage des
langue et 'la patrie catalane, Marian Aguilô, Verdaguer, qu'il traite les questions qui tiennent le plus Confessions, où Rousseau évoque le souvenir de
tante Suzon. Avec un filet de voix, elle éhantait
au cœur de tous les catalans, Collell trouve toujours
des accents personnels, des Tdées neuves et une de vieilles chansons à la fois mélancoliques et un
documentation de premier ordre.
peu gaillardes, comme les aimaient nos pères, et à
Souvent, au cours de cette lecture, je me suis remuer ces souvenirs, peu s'en fallait que les
trouvé ému. J'ai une sympathie profonde pour la 'armes ne vinsent aux yeux de Jean-Jacques.
Eh bien, tante Suzon n'est pas morte. Elle a
Catalogne, mais je ne suis pas catalan. On peut
juger par là de l'emprise des discours de Collell encore un filet de voix, le plus agréable du monde,
sur les âmes catalanes. On devine l'émoi qui dut
et elle chante encore des chansons à la fois mélan¬
envahir ses auditeurs en écoutant le bref et grave coliques et gaillardes comme on les chantait dans
discours des Jeux Floraux qu'il présidait pour la son jeune temps. Mais tante Suzon a quitté Ge¬
troisième fois au cours de cette cérémonie « januis nève. Elle habite Moncrabeau, sur les bords divins
clausis » célébrée en mai 1925: « No podentse de la Baïse. On l'appelle aujourd'hui la mémé des
celebrar en forma publica y solemne la gaya festa Veillées; elle parle notre patois de Gascogne. Je
de la Poesia... ». Et après avoir évoqué les Jeux l'ai entendue chanter le 20 mai, car mon ami
Floraux de 1924 tenus à Toulouse, il ajoutait: Tristan et moi nous sommes des admirateurs fidèles
« Enguany... son els morts que parlan...
de cette curieuse fête. Le chant de tante Suzon
».
J'éviterai tout commentaire. Je me bornerai à a toujours ces notes d'agrément, ces appoggiatures
ajouter qu'en mon Quercy on dit volontiers : « Lai- ailées qui rendent la mélodie légère, insaisissable
satz far Dius qu'es un brave ôme. » On connaît
pour nos oreilles habituées àla lourde, savante et
aussi le vieux dicton: « Aide-toi le ciel t'aidera ». prétentieuse musique de nos romances, même les
Ces deux proverbes me paraissent convenir mer¬ plus modemes. On crorait entendre une de ces dé¬
veilleusement à Jaume Collell.
licieuses pastorales de Couperin que les doigts de
nos pianistes ne savent plus jouer.
Mestre FuENMAYOR : Esta es mi sangre. Maracaibo
Oui, je suis allé à Moncrabeau, et pour la sep¬
(Venezuela).
tième fois j'ai assisté à la fête des Veillées. Sept
Si leS Français ignorent la géographie, les colla¬
ans, longum mortalis œvi spatium, aurait dit notre
borateurs d'OC sont obligés chaque jour de préci¬
vieux maître de latin; sept ans c'est beaucoup pour
ser
leurs connaissances en cette science, s'ils ne
une institution de cette nature, c'est la promesse
veulent pas être surpris quand leur arrive un livre
d'une longue vie ! J'ai entendu là des choses qu'on
venu d'un pays qu'ils pouvaient croire irréel avant
n'entend plus guère, des chansons de bouvier, des
que Costes et Le Brix en aient affirmé l'existence.
cantilènes lentes des pastoures landaises, des ron¬
Voici nouvellement arrivé de Maracaibo (Vene¬
deaux hardis et entraînants, la chanson du « razuela) un recueil! de brèves nouvelles qui ne man¬
patchou », la complainte populaire de Gaston Phéquent ni d'outrance ni d'humour : Esta es mi sangre.
bus. J'ai entendu l'histoire de la création du
Œuvre d'un jeune écrivain sans doute, mais d'un
monde contée à la manière de Moncrabeau, siège
écrivain doué, dont la fantaisie toute moderne est
de l'Académie des Menteurs, dont Monsieur de
bien personnelle. Je serais bien surpris si Mestre
Crac fut le membre le plus célèbre, deux comédies
Fuenmayor ne devient pas, avant peu, un des lit¬
dont les héros n'étaient pas des gens du monde,
térateurs en vedette de l'Amérique latine. Un spi¬
mais de vrais yasans, jouées par des acteurs qui
rituel article de Ramon Diaz Sanchez présente ce
avaient sulfaté leurs vignes la veille et qui allaient
curieux volume.
sarcler le lendemain leurs pommes de terre. Et
Alan charrasse : Lou majourau Louis Charrasse. nous nous disions, Tristan et moi, que c'est une
Pieusement, Alan Charrasse a réuni les nom¬ preuve de goût bien rare que de ne pas affubler
breux témoignages de sympathie qu'il a reçus à la les acteurs d'une pareille fête de costumes où ils
mort de son père, le regretté majorai Louis Char¬
seraient empruntés et ridicules. Car, à Moncrabeau,
rasse.
lis montrent à quel point Louis Charrasse tour est paysan, les langues, les chansons, les co¬
était aimé. Et la préface d'Alan Charrassl est médies, leurs auteurs, les acteurs, les costumes et
émouvante. Le cœur a guidé la plume.
les mœurs.
Oyez plutôt le sujet de cette fine comédie.
Christina Galitzi : Sotiris Skipis. Traduit de l'an¬
La Cadichouno, dont le mari est « baradé », a
glais par Philéas Lebesgue.
décidé de faire de son fils un « monsieur ». Et
Philéas Lebesgue, cet homme divers, a traduit
quel métier pensez-vous qu'elle a choisi pour lui?
l'étude consacrée par Chnstina Galitzi au poète
Il sera intérimaire, entrimèro. Ce mot exerce sur
grec Sotiris Skipis qui se repose des fatigues d'une son
esprit une fascination. Entrimèro! c'est la
vie mouvementée aux bords de l'Etang de Berre, à
fortune! Faire « l'entrim » de l'employé, facteur
Rognac, dans cette Provence qu'il aime et qu'il ou cantonnier !
chante magnifiquement. Philéas Lebesgue avait
Et ce sujet n'est pas une pure fantaisie de l'ima¬
déjà traduit, en collaboration avec André Castagination de l'auteur. C'est par le métier d'intéri¬
gnou, un choix de poèmes de Sotiris Skipis, pré¬
maire qu'on a accès à celui de fonctionnaire. Or,
facé par l'helléniste Alfred Croiset et publié en
1919 sous ce titre; Anthologie. Laurent Tailhade, pour le jeune campagnard, frais émoulu de l'école
primaire, ferré sur les quatre règles, mais peu sur
Gustave Kahn, Abel Herrrant en parlèrent avec
son orthographe, ce titre d'intérimaire c'est l'entrée
enthousiasme. Philéas Lebesgue a probablement
assurée dans lavie facile, où l'on ne redoute plut
été le premier chez nous à signaler comme un
la grêle ou la gelée, où l'on est à l'abri des fati
grand poète futur le grand poète qu'est devenu
gues des moissons et des dépiquages. La comédie,
l'auteur des Fleurs de la Solitude, des Midis Bleus
fort amusante, est ainsi une comédie de mœurs de
et du Retour d'Hélène, en qui il salue, aujour¬
bon aloi, d'une portée immédiate et directe. Et
d'hui, a un parfait maître du Verbe ».
le piquant était qu'elle était jouée devant ceux-là
Jean-Paul RÉGIS.
même qui rêvent du sac et du képi de facteur.
Et, en quittant Moncrabeau, au retour, durant le
voyage qui nous ramenait à la ville, nous parlions,
intermédusive occiian
mon ami Tristan et moi, de cette .admirable matière
artistique, de nos campagnes, si riche encore, qu/
Contribution aux preuves de l'unité de notre lan¬
ne trouve son expression exacte,
adéquate que dans
gue. IV0 Envoi : François Vergé (lou jardiné de
la langue d'oc. Il nous semblait que transporter
Pountilh), à Ax-les-Therrr.es.
une pareille comédie ailleurs que sur cette scène
fut

Di

resté dans

pas

bergère où

sousnuan¬

sous-entendus étaient si bien en harmonie
le seul jeu spontané de ses

ces,

ces

avec

le milieu, que par

Veguère d'abord li gardian,
Li qu'an la fe de la bouvino,
Li felibre de bono mino,
Pièi li ped-terrous s'acampant.

qualités naturelles, la travailleuse des champs de¬
venait

actrice de premier ordre. A voir tant de

une

vérité dans

son jeu, nous avons goûté une joie que
grands théâtres, avec leurs vedettes, ne nous
donnent pas. L'autre, un acteur, jouait le rôle du

M'ère arresta subre ma terro,
E sounjave en me quihanl dre
Pèr miès Oeire aquèu chafaret :
« Lou pople d'O s'en vai en guerro

nos

baradé » dont le fils doit être intérimaire. Il avait
unerusticité de si bon aloi que c'était merveille.
Ah ! comédiens qui prétendez jouer sur nos théâtres
des rôles de paysans, allez à Moncrabeau ! Là vous

Enfin disiéu, n'a

apprendrez à les connaître. Là

Enrebeli s'en vai deliéura

«

vous

apprendrez

métier.

votre

Une

de ploura

proun

si

sus

».

dôu

Coumtesso,

sa

proun tems que n'a fa l'escoumesso
Vou desabaslardi soun sôu,

Dempiei
conséuqence de cette harmonie entre

autre

le sujet et les acteurs, c'est qu'il n'y a pas de
dansl 'exécution. Il n'y a pas d'acteurs insuf¬
fisants. Tous savent leur rôle, en sont pénétrés, le

Pèrque loujour counta de Muret la desbrando,
La Coumtesso se mor souto soun badaioun,
Li Miejournau sarran si bataioun
jouent avec nature. 11 y a des vedettes dans la
Saoon mena la sarabanda.
troupe, mais il n'y a pas de maladroits. Chaque
année nous fait connaître de nouvelles figures. Cha¬
cun apporte un tempérament différent.
L'un joue Disiéu, es dounc fini di raioe fastigous
avec fougue,
l'autre avec calme, mais comme ils Lou LlOUN d'Arle (1) oèn d'escapa de sa roco
sont incapables de se déguiser, comme une lente
E soubeiran pèr daoera sa toco
éducation n'a pas fondu leurs qualités natives dans
Pourgis soun pitre pouderous.
une correction monotone, leurs gestes, leurs intona¬
tions ont cette fraîcheur et cette vérité que nous Dou VacOARES la BeíìIíC (2), adès mistériouso
attendons toujours, que nous cherchons et que nous Pareis; a l'enaoans arderous di Jouoènt,
trous

trouvons

si

Mé lou Lioun metènt

rarement.

Telles étaient les réflexions

faisions
tandis que Ile train nous emportait. Et nous disions
que par le seul jeu des qualités naturelles conser¬ E lou
vées avec un soin jaloux, ceux qui ont eu 1 idée de Noun
que

nous

Veillées Gasconnes, sont arrivées à donner des

sen¬

sations

d'art, de l'art qui ne recherche pas à tout
prix l'originalité et le style, qui se tient près de la
nature et qui ne perd rien de sa saveur originelle
Perèu
à subir l'enseignement de nos écoles officielles.
Mon ami Tristan trouva le mot juste. C'était l'art
Mé
des Primitifs que nous venions de connaître. C'est
ainsi encore, à n'en pas douter, que jouaient les
acteurs de nos miracles et de nos mystères.
Bornons-nous à compléter cet article en signalant Lasso
le succès obtenu à cette fête par
comédie de M. Bordes : Lou pouloun
une

des plus jolies pièces

uno

sa

narro

au

vènt

ajudo préciouso.

BlOU (3) fantasti

fai pou i gardian
d'imour bataiouso
Virant dort l'Uba sa caro bregouso
Pèr signau bandira soun bram.
que

rescoundra plus,

se

vendra lou Rèt,

e

qu'Arnaud

a

oist

en

[sounge (4)
soun pople feroun, soun pople brun de pèu
Que pèr se reoènja dis ancian flèu
Deliéurara mounjeto

e mounge.

de pantaia touto la Nacioun d'O
la spirituelle Disiéu, pleno d'Acioun, à la fin se dréviho
de la JacouSouto lis armo vuei lou pople oiho

été jouées
bergère qui se
moque de deux galants tout en laissant croire à
chacun qu'il est le seul aimé. Sur ce thème éternel,
teto,

Es

Imbrandable, dur

qui aient

coume un

rô.

à Moncrabeau. C'est l'histoire d'une

M. Bordes

a brodé des scènes humaines et fines où
le folklore n'est pas oublié. On ne saurait trop
louer les trois organisateurs des Veillées Gascon¬
nes: le docteur Ficat qui en est l'âme, Larrat, dont
la verve est inépuisable. Bordés qui met sa grande
culture au service du peuple. Grâce à eux et à leurs

,4 ttacara deman li griho de la clastro
Brisara li pestèu, sourtira dôu couvant
La Coumtesso qu esclaoo enca la tèn
Encadenado la sourrastro.

Un sounje de mai?.... E bèn noun!
Au paisan que

Ero la

collaborateurs, la fête annuelle des Veillées Gas¬
est devenue une grande manifestation régio-

terro que

la lauraoo
parlaoo

Sus aquèu toun.

connes

nahste.

Ero la terro
Louis Duping.

«
«

Faire
N'es

que

«

que

disiè:

de literaturo
naturo

counseroa

vosto

Rèn qu'à

demié

».

ÏÏjAìiVCr UJEMPOC?
«

MORT DE MONSEIGNEUR GERMAIN

«
«

Mgr Germain, archevêque de Toulouse, primat
de la Gaule narbonnaise, vient de mourir à l'âge
de 89 ans. Il
la population

a

été unanimement regretté par toute
ce

fut

un

Que vosto lengo d'O tant
«
Aures rèn fa ».

Siéu la terro pleno de Lus
La terro ounte dormon U Reire

«

La terro
«

«

E

«

La

«

Pèr

jeune poétesse provençale, Antoi¬
nette Rivière, morte en son printemps et connue
en littérature sous le nom d'Antoinette de Beau¬
aimé par une

caire. Il fut aimé et il aima un instant cette jeune
fille qui écrivit des vers enflammés sur cet amour.

gardiano di crèire

Garde lis

us

pèd lerrous,

».

e bèu
terro vosto maire

félibréens.

C'est une touchante et triste histoire d'amour
qui se passa à Beaucaire où le jeune Germain fut

puro

«

«

homme bon.
Né à Beaucaire sur les marches languedociennes
de l'Est, c'est sur les marches languedociennes de
l'Ouest qu'il est mort, fidèle à ses origines. Il
aimait La langue d'oc et il savait s'en servir. I!
y avait, d'ailleurs, dans sa vie un épisode touchant
qui mêla Mgr Germain aux premiers enthousiasmes
toulousaine;

E pèr compli ooste prefa
Tant qu'aures d'hutri parladuro

gardian

amado,
viha, comto sus l'armado,
« De sis enfant ».

la Palrio

flouca lou Mie jour
di felibre d'un jour
Qu'an lèu desoublida sa lèngo pèr carriero,
E que souvènti fes l'atrouvan pas proun fiero
lé cadaulon, en rentrant la porto de l'oustau
Coume au gus deviesti coume au chin marco-mau.
Pèr

sauva

La terro

noun

e

vôu pas

en
1865 et celui qui devait devenir
de La Narbonnaise ne l'oublia jamais. Cha¬ Pèr sauva la Palrio e flouca lou Miejour
que année, lorsqu'il venait se reposer à Beaucaire,
La terro noun vôu pas di felibre d'un jour
Mgr Germain venait prier sur la tombe d'Antoi¬ Que parlant franchimand quasi touto l'annado
nette Rivière, dont le souvenir vit en un volume N'amon la
lengo d'O rèn qui felibrejado
de vers, Li Belugo, publié en Avignon, en 1865. E la laisson péri la pauro en ié disènt
« A qui n'i'a proun pèr vuei, en jusqu'à l'an que
[oèn »

Elle

mourut

primat

IS OUCITAN DE LUSS1

succédaient à intervalles très

courts. Le théâtre esl
Discours en vers dit à l'acampado
plein air, les spectateurs sont défendus par une de la « Nacioun Gardiano », tenvague toile qui adoucit les rayons du soleil mais ne
gudo à Lunèu lou 11 /3/2:).
peut rien contre la pluie. On était cependant venu
en foule; l'espace était insuffisant, les
sièges man¬
Aquèu jour en trin de laura
quaient. Mais l'harmonie entre le lieu et la nature
Me n'anaoe au pas de ma miolo;
du spectacle offert était telle que personne ne pro¬
Lou soulèu pèr subre la colo
féra une plainte. La pluie tomba drue pendant
Aubouraoo si rai daura;
quelques minutes, personne n'ouvrit un parapluie.
Merveilleux effet de l'art qui nous rend capables
Li talus èron d'esmeraudo,
de supporter les privations par amour du beau que
Lou cèu me semblavo azurenc
nous aimons. La vache
Entre li renguiero à de reng
enragée est un mets coriace
que seul un estomac d'artiste peut digérer !
Acoulrave la terro caudo,
Cette harmonie générale qui fait l'originalité des
veillées de Moncrabeau et leur caractéristique est
E viro que reoiraras
telle que les acteurs sont naturellement excellents.
mé lou pendis de la charuio
Nous en avons remarqué deux qui rendraient des
Quouro au liuen, dins la lusour bluio
points aux meoilleurs. Une jeune fille, dont le nom
pensère oeire perabas,
en

.

'

F'er sauva la Patrîo e flouca lou Miejour
La terro noun vôu pas di felibre d'un jour

Qu aquèu jour soulamen adouron Sanlo Estello.
Festo paSsado, adiéu la Santo e si candelo,
Li fau dévot quand li veirés belèu deman
Vous contaran la festo en charranl franchimand.
—

Pèr sauva la Palrio e flouca lou Miejour
La terro noun vôu pas di felibre d'un jour
A quau la lengo d'O es lengo segoundàri
Tout just bono à sourti quàuqui fes de l'armàri
Pèr n'en bouta lou masque e pèr s'en amusa
A quau la lengo d'O sèr qu'à se déguisa.
Per sauva la Patrîo e flouca lou Miejour
La terro noun vôu pas di felibre d'un jour
le fôu li pur felen de la Raço, greiado
Di raisso dôu soulèu à sa caro mesclado;
Li que pèr

l'apara,

Que felibre loujour,

an

lou

soun

cor plaça naut
toujour Miejournau,

�Grand prix

Entre la renguiero di souco
La oersario dóu coutrié
Viro la lerro. Es moun mestiê
Lou fau emé lou rire en bouco.
Paisan

courue

En miejournau
En miejournau

En miejournau
La souto

lèngo

aujôu
cride à moun miôu,
mene l'araire,
sone moun chin,
parle au o^sin
dôu lerrairc.

Lou jour ounte las d'escou/a
Li discours di pouliticaire
Lou jour ount enfin r^vôuta
Auren sauva la lerro maire,

Quand noste Miejoui Fédéra
Sera libre de sis enferri;
Gardian! Aubourar'en li ferri
E joio! es qu'auren bèn laura.

(I)
(2i
(3)
(4)

mars

1928.

Lou Lioun tl'Arle. F. Mistral.
La Bestio dou Vaccares. j. d'Arbaud.
Lou Bioù. F. de Baroncelli.
Un Sounge. Anfos Arnaud.

La ville de Carcassonne fêtera du 14 au 23 uillet le bi-millénaire de la Cité.
De telles cir¬
constances eussent dû être 1 occasion de manifes¬
tations essentiellement occitanes. Mais, hélas ! on
que mascarades. Il est lamentable
d'un maor-al du Félibrige, l'abbé Sa'lval, qui organise un concours de costumes (sic), —
probablement pour la Cour d'Amour — soit mêlé
nous

que

le

annonce

nom

telles idioties. Dans la mesure où
représente une part des revendications

à de

il y

a

dans le fait de collaborer à
nous déplaît.

défaite morale qui
Et nous nous

associons

mœdia qui éciit

«

ce

Briancoulet, Desroches, déjà nommés.

Deuxième mention

:

Mlle Imbert, Salomon,

P.
Peynot,

Nous devons à Madame Mistral,
plus que du
et au fond de nous-mêmes un sentiment

«

respect,

Bastier, M. Bastier, Audoin, Lacorre,
qm ne peut s'appeler que de la vénération. Mais,
Moneyrac, Chatard, Blancher; MM. Brodaux, au-delà de ce sentiment, comment
pourrions-nous
Composition limousine. — Premier prix : Concaud, Lacorre, Perlade, Arnaud, Demignon,
ne_pas laisser à notre esprit toutes les libertés
M. François Gauthier, éleve de 2" année, école
Tabutaud, Paye, Raineix, Mayaud, Bastier, G. qu exigent le maintien et la défense des éléments
normale d instituteurs de Limoges;
Dupuy, Samy, déjà nommés.
plus hauts du génie de Frédéric Mistral ! Les cho¬
2° prix ex-œquo : MM. Jean Gibeau, de l'é¬
Voilà du bon travail. A côté de cela que vaut ses du cœur, les choses de
famille, ne sauraient
cole normale de Limoges, et François Billot, du une
sans conduire à des
cigale?
mécomptes graves, se mettre
lycée Gay-Lussac, à Limoges;
au travers de celles de
l'esprit. C'est pourquoi il
3e prix exeequo: MM. Marcel Coindeau, de
UN PROBLEME POSE AUX FELI8RES
ne m est pas
possible de laisser insinuer que dans
1 école normale d'instituteurs de Limoges, et Jo¬
la protestation élevée dans Cornœdia et
qui a aus¬
seph Boutet, de l'école primaire supérieure d'U¬
On va dépenser 300.000 francs pour élever un sitôt partout
reçu le plus chaleureux accueil, il y
zerche;
monument stupide à Mistral. De combien d'œueût la moindre offense à la mémoire du Patriarche
4': prix ex-œquo ; MM. Camille Célerier, de vres en langue d oc ces 500 billets
pourraient-ils de Maillane.
1 école normale de Limoges, et Jean Laspougnes, assurer la
publication? Quelles sont les œuvres
de l'école primaire supérieure de Saint-Yrieix;
dont la publication est nécessaire?
Quels que soient les suffrages qu'ait obtenus
5" prix: M. Henri Baron, de l'école primaire
naguère
la statue que 1 on prétend élever à Mail¬
supérieure d'Uzerche.
lane, ces suffrages ne peuvent en rien influer ni
6e prix ex-œquo ; MM. Roger Besse, du col¬ l'KO VM'JIVC'M'J
diminuer- 1 opinion de ceux qui ont prouvé leurs
lège de Saint-Yrieix, et Pierre Bosselut, de l'é¬
connaissances et leur jugement dans le domaine par¬
cole primaire supérieure d'Uzerche;
LA SEZON D'ART DE-Z-A1S DE
ticulier de la sculpture. La valeur d'une œuvre
Mentions : Mlles Debord et Gandois (école nor¬
sculptée
ne se mesure pas, comme le croit Ma¬
male d'institutrices de Limoges);
PROVENSA
J. Delhoume
dame Mistral, à la nature des idées qu'elle ins¬
(lycée Gay-Lussac); A. Debord et A. Fave (E.
P. S. de Saint-Yrieix); A. Bourg, J. Coumagnac,
Aquela manifestacion artistica dels provensals pire, aux symboles si exacts qu'ils soient doat
elle use, mais uniquement à la qualité plastique do
M. Daval, C. Insergueix, E. Roche, C. Saule, obriers dèl Bèl, s'es tenguda 15 jorns à-de-reng dins
ses formes, de ces
symboles. A telle enseigne que
l'Ostal istoric d'Estève de Sant-Jan. Avèm poscut,
M. Vialle (E. P. S. Uzerche);
les mêmes éléments peuvent avec un sculpteur don¬
Version.
Premier prix; M. Jean Cibeau aquit, tocar dèl det los esfôis fach pèls artistes nôsner de la beauté, avec tel autre rester dans
la pla¬
ties fin de servar, cadun segond son talent e son
(E. N. I. Limoges).
2e prix : M. Marcel Coindeau E. N. I. Limo¬ biais, totes am la mema fe, la color, la poëzia, titude, dans ce qu'on appelle la u pièce montée ».
Or, c'est là malheureusement le cas du monu¬
l'èime particuliers à nôtra nacioanalitat.
ges);
ment que l'on se propose d'ériger et c'est à cause
Avèm bèl èstre separat pèr d'unas concepcions
3e prix ex-œquo: MM. Camille Célerier (E.
de cela que nous protestons. Je dis nous, car, aus¬
N. I. Limoges) et Mlle Debord (école normale am los artistes, aqueles poscan' aver sas decas, com
sitôt parus, ces articles, de tous les points de I'Ocnos
altres
d'institutrices de Limoges);
lambèn, empacha pas que devèm recocitanie nous sont venues de chaleureuses félicita¬
4e prix : M. Jean Delhoume (lycée Gay-Lus- nèise com'a fegonda la bolegadisa menada pèls felitions, que ce soit de Nice, de Montpellier, de Nî¬
bres
dèl
pinsèl, de l'establit, dèl cizèl, de la farga,
sac) ;
mes,
d Aix, d Arles et d'Avignon même. En
5e prix: M. Henri Baron (E. P. S. Uzerche). totes recampats pèr Marcèl Provensa, secrétari gé¬
nommant ces villes, je nomme pour toutes les per¬
6e prix ex-œquo: Mlie Gandois (E. N. I. Li¬ néral de Las Sezons d'Art.
sonnes averties, les éminents felibres ou
provençaAquela de-z-Ais, nos a tôt plen contentât. Sian,
moges); MM. F. Gauthier (E. N. I. Limoges) et
listes que je n'ai point encore l'autorisation de dé¬
Germain Saule (L. P. S. Uzerche);
d'alhors, estât favorizat pèls entre-signes preciozes
Mentions: MM. Millot (lycéé Gay-Lussac); H. que nos balheran los pintres de Provensa : Estève signer avec plus de précision. Mais, ce jour vien¬
dra, et déjà, Jules Véran a dit son sentiment sur
Vialle, E. Roche, J. Ccumagnac, C. Insergueiz, Robert e Reinier Mailhe que nos companhavan e
ces
faits dans VEclair, de Montpellier. La vail¬
P. Bosselut, A. Bourg, M. Daval, M. Boutot (E. Mèste Doblero, Présidènt de la Sezon de-z-Ais
lante revue de Toulouse, OC que dirige M. 1sP. S. Uzerche), A. Debord, A. Paye, J. Las- ansin que pèl Marqués d'Autane, cap de l'Atenèu
roaël Girard et que lisent tous les félibres, a placé
pougens (E. P. S. Saint-Yrieix), Mlle L. Bou- de Forcalquier, organizator dès festenal mantenenen manchette cette formule qu'il y -avait « mieux
sial
de
rir.et (E. P. S. Nontron).
1925, escultaire renomat emas siegua pas
à faire que d'élever à Maillane pour glorifier Mis¬
estât benezit pès Papes de Paris...
Série B

un

majorai

occitanes,
carnaval une

à notre confrère Co(écoles primaires). — Grand Prix
11 faut regretter que, dans ce d'honneur, médaille de vermeil, offerte par le Fé¬
Languedoc et à deux pas de cette Provence, qui librige: M. Albert Catalifaud, de l'école pu¬
comptent tant et de si purs poètes familiers avec
blique de Saint-Jean-Ligoure.
la véritable tradition du « gay scavoir », les or¬
Prix du Limousin.
Médaille d'argent offerte
ganisateurs n'aient pas songé à demander aussi la
collaboration d'un ou de plusieurs de ces poètes. par la Société d'Agriculture: M. Jean Combellas,
école publique de Blond.
Le Midi sera sensible à pareil oubli. »
Composition limousine. —• Ier prix; M. Jean
Certes !
Combellas (Blond); 2e prix ex-œquo: MM. A.
Morichon (Bfond); F. Mourier (Bort); Irène Dé¬
BEZIERS: SOCIETE ARCHEOLOGIQUE couchas, écoie Sainte-Marthe, à Pierrebuffière;
3e prix ex-œquo: MM. Léa Bespert (Saint-PanLa Société Archéologique, Scientifique et Litté¬ taléon-de-Laplau) et André Desroches (Saint-Jeanraire de Béziers, dont nos lecteurs connaissent l'in¬ Ligoure); 4e prix ex-œquo: MM. A. Villejoubert
fluence dans les milieux régionalistes, a consacré (Bonnac); Marguerite Reynier (Sainte-Marthe, à
sa séance solennelle du 17 mai — jour de l'Ascen¬
Pierrebuffière); Eugénie Moreau (Saint-Jean-Li¬
sion
à la distribution des prix de son triple goure); 5° prix ex-œquo: MM. Léon Colin (Bonneconcours.
!a-Côte); Roger Bernard (école libre de Bort); Ma¬
Dans la salle, où se pressait un public nom¬ rie-Louise Imbert (Blond); 6e prix ex-œquo:
breux et choisi, nous avons noté ; les majoraux MM. André Dupuy (Pierrebuffière); André BelAlbarell, Brrthe, Vabre et Vinas; le sous-préfet; gar.ne (Bort); Armand Desroches (Saint-Jean-Li¬
l'adjoint aux BeauxArts; le président du Tribu¬ goure); 7e prix ex-œquo: MM. René Brodaux
nal ; MM. Constans, proviseur du Lycée; Paget, (Bcnnac); A. Deslias (Ambazac); F. Faye (SaintPèire-Jèp Bédard, J. Lombard et Poudevigne, fé- Germain-les-Belles).
Première mention: MM. A. Concaud et R.
libres; Antonin Moulin, conseiller général; A.-L.
Chef, secrétaire dèl a Société des Beaux-Arts; le Meyrat (Bonnac); Martin (Bort); M. Barelaud,
J. Lacorre (Ambazac); P. Caralifaud, J, Pradaud,
capitaine Marcouires, etc.
Le Dr J.-M. Vinas, président de la Société, ou¬ A. Imbert, L. Gilles, R. Margenier, B. Delorg,
vrit la séance. Nous entendîmes ensuite les trois R. Sage (Saint-Germain-les-Belles);
E. Mertze
rapporteurs : M. le commandant Baret (Mémoires et Guiy Dupuy (Pierrebuffière); Berthe Peynot
historiques et .archéologiques); Ile Dr Coste (poésie (Pierrebuffière); Jean Moulinier, école libre de
française) et le D1' Albarel (Poésie occitane). Ils Bort; Berthe Peynot (Pierrebuffière); Mlles A.
eurent tous un beau succès.
Bayle, école Sainte-Marthe, à Pierrebuffière;
Mais la véritable "triomphatrice de la soirée, fut M. Faucher (Saint-Jean-Ligoure).
Deuxième mention : MM. R. Concaud et L.
Mlle Jane Barthés (Clardeluno), notre grande
poétesse biterroise, qui est, pour le Languedoc ce Dupin (Bonnac); R. Coronat, A. Liraud, B. Perlade (Ambazac); C. Gareaud, J. Fabre, P. Duque Philadelphe de Gerde est pour la Gascogne
clou, L. Arnaud, P. Demignon, R. Theillaud,
et Farfanteillo pour la Provence. Elle dit un poème
en
prose, La Damo de la Fourre; qui déchaîna M. Tabutaud, U. Reineix, P. Faye (Saint-Ger¬
l'enthousiasme du public. Notons que Clardeluno main-les-Belles); R. Fermigier, J. Mayaud, P.
a remporté
le Rameau d'Argent qui était réservé Bastier (Pierrebuffière); M. Moneyrac, M. Mardot, A. Chatard, M. Blancher, S. Vergnaud, L.
depuis de nombreuses années.
On applaudit encore les félibres Albert Arnaud Dufort (Sainte-Marthe, à Pierrebuffière); L. Samy,
(lou Pinsard) dans Alberloun, Paulin Vaissade F. Briancoulet, M. Auzeméry (Vicq).
Version.
1er prix ex-œquo ; MM. Armand
dans Toupin descouga et îe D1' Albarel dans quel¬
Desroches
(Saint-Jean-Ligoure); Emile Mertz
ques-unes de ses œuvres...
Dégageons rapidement la conclusion de cette (Pierrebuffière); Adrien Villejoubert (Bonnac-lasoirée franchementt régionaliste. Nous avons consta¬ Côte); 2° prix ex-œquo: MM. Jean Combellas
té une fois de plus l'attachement du peuple occi¬ (Blond) et François Mourier, école libre de Bort;
3S prix ex-œquo: MM. Léon Collin (Bonnac); R.
tan à sa langue véritable. Nous avons noté égale¬
Coronat (Ambazac);
Mlle Jane Dufort, école
ment la faveur dont jouit la Société Archéologique
Sainte-Marthe,
à
Pierrebuffière;
4° prix ex-œquo :
parmi les lettrés biterrois. Pour terminer, on nous
A.
Concaud
(Bonnac); R. Bernard (Bort);
permettra de formuler une seule critique: pourquoi
Mlle Marie Faucher (Saint-Jean-Ligoure); 5e prix
cette société n'organise-l-elole pas un cycle annuel
ex-œquo : Mlles Léa Despert (Saint-Pantaléon-dede conférences d'éducation populaire?
Elle a préféré jusqu'ici encourager des causeries Laplau); ' Marguerite Reygner (Sainte-Marthe, à
privées et, par là, stériles. C'est regrettable pour Pierrebuffière); M. F. Martin (Blond); 6e prix exœquo: MM. Roger Neyrat (Bonnac); Jean Mou¬
l'expansion de nos idées!...
linier (Bort); Mlle Andrée Bayle (Sainte-Marthe);
73 prix ex-œquo: MM. L.
Imbert (Blond);
Mlle Simone Vergnaud (Sainte-Marthe);
MM.
JLMMOU8M1V
Pierre Catalifaud
(Saint-Germain-les-Belles) et
LES JEUX FLORAUX DE L'EGLANTINE: Henri Auzeméry (Vicq).
Première mention : Mlle Nardot, Deconchas,
Résultats du Concours scolaire.
Série A. — Etablissements d'enseignement se¬ Moreau; MM. Dupin, Morichon,
Bareland, Li¬
condaire, écoles normales, écoles primaires supé¬ raud, Desbas, Pradaud, Gariaud, Fabre, Gilles,
Duclou, Marginier, Sage, Dupuy, Fermigier, Belrieures.
:

zanne.

—

LES FETES DE CARCASSONNE

ne

Médaille de vermeil

...

L. FOURMAUD.

Marsi'harge,

—

moges.

mis

En miejournau

d honneur.

offerte par Ile bélibrige: M. Jean Cibeau, élève
de 3e année, école normale d'instituteurs de Li¬

—

—

—

Marqués d'Autane espauza La maqueta dèl
monument à Clerissy que déu s'inagurar lo 2 de
septembre à « Moslier Santa-Maria », ara en plena
renaisensa. Clerissy es estât lo prumier Mèstre-FaIhensier dèl païs. Lo Marqués d'Autana nos mostra,
tambèn, una frapanta tèsta de Silena am'un projet
de chaminèia provensala ont se vèis una vielha de
las Aups, eizeeutats dins las Escolas Primàris de
e sus Rèina Jana
à-n-una chorma d'enfantons.
Un escultaire marcant, jove encara, mas que fara
bella plega es Maurise Maille am sa Vierge
falhensa e'na Pomona de puras linhas. Reinier
Mailhe a fach una crecha provensala espetacloza
ont se retrova dins cade detalh la man dèl pintre
Lo

tral UN NAVET
celte

justice

que

Et M. G.

».

Madame Mistral

me

rendra

je n'étais point allé jusque-là...

Boissy conclue

comme

OC:

Car, nous avons en Occitanie, non pas des
sculpteurs de talent, mais des sculpteurs de génie,
d'un génie digne de se colleter avec celui qui
dressa dans l'azur provençal les immortelles figu¬
res de Mireille, de Calendal et du Prince d'Oran¬
ge. Quelles que soient les prétentions d'un sculp¬
teur, il doit tout de même savoir qu'il ne vient
...

qu'en troisième ligne et ne saurait opposer sa « mu¬
siquette » aux harmonies profondes que fixent dai s
le marbre ou dans le bronze, des hommes qui s'ap¬
pellent Bourdelle, Maillol, Despiau, Jcachim Cos¬
eicelènt.
ta, etc. Voici les vrais maîtres d'Occilanie, voici
Ara, à l'azard, citèm : los ferris-bacelats de B. ceux entre qui il eût fallu élever la compétition
Argence, de J. Fourment de Tremelat, de Rebu- pour être vraiment digne de celui qui nous a ap¬
fat, d'Olive; los mobles ancians e modernes de pris les cadences de la beauté et de la civilisa¬
David, de E. Bernard de M. Peyre; las belLas tion.
Je regrette toute cette polémique, mais il appar¬
religaduras de E. Dobler, de Madalena Bellaclas,
los santons de Margarid-a Gastine, de M. Rouland; tient aux disciples véritables, aux disciples de l'es¬
las Edicions del Bastidon de Marcèl Provensa que prit et de la volonté de se dresser quand un acte
si bien intentionné qu'il soit, risque de diminuer
regretam de pas atrovar à-z-Ais pèr compiimenl'homme que Ton admire... »
tar; los boscs escrinselats de Umbelina Chauvet,
las gravaduras sus bosc e sus castanhas;
diversas de Prat Bellaclas, de Dumaine,

las obras

de Cha-

de Hunebelle; los joguets de VAbelha de
las Aups, eizeeutats dins las Escolas Urimàris de
h Bassas-Aups, etc., etc...
Enfin, tenènt tota una sala, una espauzicion dèl
pintre Paul Ravaisou de-z-Ais, mort i a qualquas
annadas à l'âge de 33 ans.
Devèm pas oblidar dos concors dubert pèr provocar
lo bon gost de nôstres architèites : Concours
de la Villa du Français moyen e Concors du Bas¬
tidon Modems, idèias mostrant la vida que los
organizators volan donar à l'Art pratic miejornal.
Aisi donc, pels legèire d'OC, la mostra qui a
mas de felibres que Ton se creis; que Ton pod
far utilament iiôc de tôt bôse pèl Felibrige occitan;
que lo moment sarié vengut pèr nôstra respelida
d'èstre altra cauza que corsa al riban pès- falibust i ers adobaires de verses endormitôris, mas ô mens
clements pès sas praticas; que devèm pas necessariment totes nos vèire poètas; que lo nôstre cloquier s'es bèl pèr sô qu'à son ombra sian nascuts,
son
bèls, perèu, los altres cloquiers; que rèn de
sô qu'es nostre dèu nos èstre estrangier, mema
las questions de grafîa que volèm, emas sian pas
doctor, metre à la portada dèl plus inhorent dèls
felibres, car i a d'azes de pertot.
tar.y,

(A Pestour).

revue

«le la presse

LE NAVET DE

MAILLANE

Voici, à la

rescousse,

M. Eugène Marsan, dans

le FIGARO:
Il

«

est

malchanceux. Sans grandeur,

sans

no¬

contraire, mesquin, sans souffle.
Imaginez une colonne brisée à l'ombre d'un feuil¬
lage, et, là-devant, un Mistral prosaïque, sa re¬
dingote, son chapeau, son gilet, tous ses plis, avec
la main droite dans l'entournure de ce gilet, et qui
regarde d'un air avantageux, tandis que toute sa
personne décrit un arc, le torse en avant. Le tout
établi sur un socle à moulures, qu'une palme dé¬
blesse. Petit,

core.

au

•

Je pense et sens comme M. Gabriel Boissy,
qui éleva la première protestation. Il est pénible
d'affliger un artiste, qui a été mieux inspiré dans
sa vie,
qui, seulement, a été inégal à la grandeur
de Mistral. Mais, précisément, il 'sagit de Mistral.
C'est à Maillane, où Mistral est né, que Ton rêve
d'édifier ce motif de carte postale, pour honorer le
centenaire du poète. Entre le crève-cœur d'un ar¬
tiste qui, du reste, a le devoir de comprendre, de
s'incliner, et l'honneur, la gloire, la réputation de
lu France, comment hésiter? 11 fallait parler dure¬
«

ment.

»

M. Jules Veran dans L'ECLAIR de
lier n'est pas moins énergique au sujet
meuse

Montpel¬
de la fa¬

approbation de Mistral lui-même:

a pas de raison de mettre en doute la
parole du sculpteur. Mais tous ceux qui ont eu
l'honneur de fréquenter quelque peu Mistral savent
que s'il fut un très grand poète, un des plus grands
poètes de tous les temps, il n'entendit jamais r;en
à la sculpture, ni à la peinture, pas plus d'ailleurs
qu'à la musique. Dire ceci, ce n'est pas le dimi¬
«

Il n'y

il
Si

nuer:

est

à

une

telle hauteur!

obligé de prendre livraison de ce
reproduit dans notre dernier numéro a motivé une monument, il n'y a qu'à le mettre dans quelque
réponse de Mme Mistral. Voici les principaux pas¬ coin de Maillane, mais il est impossible qu'on en
afflige la maison du poète.
sages de la lettre que M. G. Boissy adressa aux
«
Durant les vingt ou trente dernières années
TABLETTES D'AVIGNON où avait paru
de sa vie, Mistral ne voulut plus retourner à la
celle de la vénérée veuve du Maillanais :
L'article de M. Gabriel Boissy,

que nous avons

«

on

est

�souffrir à
ir.oindre crosse d'abbé. M. Gary travaillait depuis
abîmé, déshonoré ce site plus de trois heures et commençait de désespérer
Le monument qn question empêcherait les admira à la façon des chercheurs (en redoublant d'énergie),
tours et les disciples de Mistral d aller en pèie
lorsqu'il tomba à genou ...
«
C'était un assez gros livre au parchemin
ritiage à sa maison. »
Ajoutons que notre manchette a été reproduite gondolé, rongé sur les bords par tous les champi¬
pc.r de nombreux journaux, en particulier l'ŒU¬
gnons delà moisissure, mais gardant pour le reste
VRE, de Paris, L'EXPRESS, de Liège, LA des lignes intactes dont les oncialcs étaient mou¬
MEUSE, de Liège, LA NATION BELGE, de chetées, çà et là, en « gruppetti », de notes pneu¬
Bruxelles...
matiques. Un hymnaire. Les saints particuliers ob¬
jet de l'invocation ou de la louange, déclaraient
Nous continuerons à tenir nos lecteurs au cou
leur diocèse: Cahors...
rant de l'état des cultures maraîchères de Mail
«
Une aile de parchemin sortait de terre.
lane.
Grâce à mille précautions pieuses, M. Gary put
délivrer un grand cahier dont les premières pages
LA LANGUE D'OC ET L'ECOLE
polluées, racornies, mordues comme les autres par
les fermentations végétales, abritaient des folios
Comme nous t'aoons déjà rapporté, notre excel¬ complets aux encres saines, timbrées de belles ini¬
lent collaborateur cl ami, M. Marcel Crouzel .
tiales gothiques enluminées d'outremer et d'or.
donné à Toulouse, une conférence de sur la Lan
Ces couleurs déterrées revivaient au soleil. Et pres¬
sant le texte îessuscité, déclinant à haute voix les
gue d'Oc et l'Ecole.
Notre confrère toulousain LE TRAVAIL a pu¬ premiers mots saisis, le trouveur entendit chanter
blic les principaux passages de cette étude synthé¬ la cadence et l'accent de la vieille langue limou¬
tique et complète. Ciions-en un. extrait. MM. sine, langue sacrée des premiers troubadours. A cet
Crouzel, après avoir parlé des litres de noblesse instant, il éprouva une joie trop vive (peut-être)
de la Langue d'Oc, dans le passé, montre toute, et comme un vertige. Tant de chansons courtoises
la vitalité d'un langage que le sort ne ménagea ne nous sont point parvenues ! M. Joseph Anglade
compte soixante-dix poètes dont les œuvres passent
pas:
Fontaine de Vaucluse,
des usines qui ont

pour ne pas

vue

...

...

date du 13 août
1790, 'e même abbé Grégoire adressait à tous les
Clubs de Province un véritable questionnaire sur
les patois de France, dans lequel il s'informait
de leur usage, de leur origine, de leur degré de
popularité, des moyens de détruire les ouvrages
écrits en dialectes provinciaux; en un mot, c'était
la persécution encore, mais organisée cette fois,
systématiquement, froidement et sur une vaste
«

Et dans

line

circulaire

en

affaire à

un contemporain
du poète de Mantoue
qui aurait contemplé nos campagnes quercynoSes.
C'est un ruslicanus de haute lignée qui observe, qui

comprend et qui célèbre
occitane retrouvée le O

dans la plus pure langue
forlunalos nimium, sua si

bona norint, Agricolas!
(( Son style est agreste et amène,

ancestrale, avec un
dévotion plus religieuse,

Répétons-le, du point de
renaissance occitane,

la cam¬
fut chantée,
accent plus pur,

montalbanaise. Oncques elle

pagne

leur paraissait un progrès social. Mais l'idée que
le costume pourrait, tout en restant régional, se
moderniser, ne leur est jamais venue. Qui veut la
mort d'autrui ne cherche pas de remèdes. »

comme

ne

vue qui nous occupe,
cette manie de sortir les vieux

costumes est préjudiciable parce qu'elle fait con¬
fondre la PUISSANCE D'AVENIR de la re¬

naissance occitane avec
dès exhibitions souvent
agréables, mais qui doivent rester cantonnées dans
diesse plus ardente et douce, avec une nostalgie le rayon « tourisme ». Quant à savoir si un costume
plus prenante et un parfum plus pénétrant.
régional renouvelé ne peut éclore, c'est une autre
a Légendes, proverbes, contes de notre cru, tout
affaire rayon couturier. Nous ne sommes ni anti¬
entre dans sa trame, comme rubis dans ostensoir,
quaires ni marchands dc drap.
cette
avec

terre

une

avec

une

ten-

cabochon dans calice ou ciboire, et il en
tire des odes, des chants, des berceuses, des fa¬

comme

bles d'une splendeur ravissante, d'un envol mer¬
veilleux. II a le don du sublime familier qui a

quelque chose

de biblique...

Un petit travail chez soi

»

LE COSTUME REGIONAL

Nous demandons partout, dans chaque localité.
des personnes rwpouvant
.-..V
bAwuiti
exécuter V1IUĹ
chez ciiua
elles un
un RCpetit travail manuel, bien payé, aux pièces, et cha¬
r

Le costume
nos

régional, dans l'ordre où il rejoint
préoccupations de défense occitane, doit être

considéré

Voici, à

comme

ce

des

une

propos, ce

hérésies

félibréennes.

qu'écrit dans COMŒDIA

M. René Mathieu:
« L'idée d'un costume régional moderne fait, de¬
puis quelques semaines, rapidement du chemin dans

détruites ou... ensevelies. La fortune de M. les centres d'action régionaliste. La question est
serait-elle comparable à celle de Paul Meyer d'importance.
Les défenseurs du costume régional se sont
publiant un manuscrit découvert dans la terre provença'e, au pied d'un olivier?...
fourvoyés durant cinquante ans, parce que, trop sé¬
« Le trouveur, lisant, construisant sa critique. Le
duits par le régionalisme d'hier, ils ont pensé que
langage d'oc, les lettres de 1' « escriveur » parais¬ le costume devait se perpétuer, sans évolution, tan¬
saient dater de lia fin du treizième siècle. Alors, le dis que l'électricité, l'automobile et l'hydraulique
pour

Gary

semaine, très sérieux.
Ecrire etablissements FEMINA, 6,
Buttes, à CRETEIL (Seine), qui enverra
que

rue

des

tous ren¬

seignements utiles gratuitement.

Déclarations de Décès

-

Convois funèbres

«

Vierge...
fleurent

culte de la Dame se mue en dévotion à la
Voici des vers sonnant le profane, d'autres

Le Maire de a Ville de Toulouse a l'honde rappelei à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,
apportaient des transformations radicales dans la conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
vie provinciale. Ils ont été jusqu'à dire aux jeu¬ et du décret du 15 avril 1919.
neur

a-t-i' « fait un aveu nes filles et aux jeunes femmes : « Sortez des ar¬
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
Maria »? Faut-il Voir dans ces moires les parures de vos grand'mères et mettez-les
ticle
97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
Eh bien ! en dépit de cette attaque nouvelle, la vers limousins l'œuvre repentie d'un Folquet de souvent.... ». Certaines ont suivi le fâcheux con¬
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
Langue d'Oc a survécu; elie vit aujourd'hui en¬ Marseille ou plutôt d'un Bertrand de Born?... Le seil et complètement usé des costumes irrempla¬
port des personnes décédées, les inhumations et
core dans nos divers dialectes méridionaux actuels,
poète chante la lutte des vices et des vertus. Ce çables qui auraient dû être conservés dans les mu¬
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seule
un peu abâtardie sans doute, mais toujours pleine
bréviaire d'amour, est-ce une introduction à la vie sées comme de précieux documents d'art vestimen¬
le droit de fixer les heures des convois funèbres.
de sève et de force, de richesse et de sonorité. dévote, une de ces poèmes destinés aux novices et taire.
S'adresser, pour tous Renseignements concernant
L'œuvre de Frédéric Mistral répandue dans toui qui les menaient à Dieu par des chemins cadencés
« Enfin, de regrettables exhibitions
pour l'amuse¬
les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
l'Univers, commentée dans les Universités étran¬ et fleuris? Peut-être aussi faut-il voir là une œuvre ment des touristes et des estivants ont fait con¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
gères et plus près de nous celle d'un Estieu, d'un inconnue, ressuscitée d'un troubadour de Quercy : fondre 'es costumes régionaux avec les déguise¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
Perbosc, de bien d'autres que je voudrais citer ici, Bertrand de Gourdon, Raymond de Durfort, Hu¬ ments
ou
les attractions, ce qui est peut-être
ches auprès des ministres des divers cultes.
montrent d'une façon indiscutable ce que peut la
gues de Saint-Cirq?... I1 ne reste du poème que plus grave.
vieille Langue. d'Oc que certains croyaient morte soixante-dix feuillets; il en comprenait plus de
« Les ennemis ou tout au moins les adversaires
cent... »
et bien morte, et la révèlent capable d'enfanter
du costume régional — car il y en a — profitèrent
Les trouvailles ont été confiées à la Bïbïliolhèque des erreurs ainsi commises
encore des chefs-d'œuvre comparables,
je dirai
pour acclamer l'inva¬
même supérieures à ceux des meilleurs I rouba- Nationale. Une communication scientifique nous sion des vêtements parisiens et l'unification
qui Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: glrap
dours. Devant de tels faits, nous autres, Méridio¬ dira bientôt ce qui en est.
naux du XXe siècle, conscients de notre grandeur
ANTONIN PERBOSC
passée et soucieux d'en conserver avec respect tous
Dans le LANGUEDOC, qui paraît à Alger,
les restes, n'avons-nous pas le droit et le devoir
Tranzit Iiiternacioiial
de chercher à connaître notre langue et à lui ren¬ notre excellent confrère Victor Souyris a publié
dre sa gloire d'autrefois, à révéler à nos enfants une étude très complète sur le maître Antonin Per¬
bosc. En voici quelques passages:
FUltlUV SUMYKK
toute la vérité sur un parler qu'ils entendent trop
Tous les occitans de France et de Catalogne
souvent autour d'eux décrier et mépriser? « La
Agent
de doanas — PORT-BOU-CERBERA
Langue d'Oc doit être restaurée, a dit récemment connaissent l'œuvre de ce grand poète qui, depuis
Prêts fachs per totas las procedencias. Especialitat
le poète Perbosc. Pour cela, il faut qu elle soit Remcmbransa (1902), nous a donné successivement
enseignée dans les écoles. Jusques là, rien ne sera Lo Got Occilant (1903) l'Arada (1906), Guilhèm
per lo desdoanament rapit de substancias alimentarias.
fait... » Ces paroles, Mesdames, et Messieurs sont de Toloza (1908), La Pastorèla (1921), Las Cau¬
d'une profonde vérité et elles résument d'une façon sons del Pople (1923), La Debanadora (1924), Las
saisissante l'opinion de tous ceux qui veulent une Fcmnas reguèrgas (1924), Lo Libre dels Auzèls
renaissance prochaine et triomphale de notre lan- (1924) et qui nous promet en outre: Lo Libre del
Campèstre et Poèmes Cauzits, qui ne tarderont pas,
gue. »
U hl
nous l'espérons, à voir le jour, à la grande joie de
100.C00 FRANCS DE PRIX
Et M. Crouzel poursuit en parlant des interven¬ tous ceux pour qui chacune de ses nouvelles œuvres
tions récentes qui ont eu lieu dans le monde offi¬ est un véritable régal de haut goût.
C'est escorté et précédé de sa glorieuse lignée
ciel en faveur de cet enseignement. Interventions
qui vont se reproduire bientôt, d'ailleurs, puisque littéraire que nous nous plaisons à présenter aux oc¬
échelle.

encens.

Un clerc poète

u'amour d'un ave

—

«

CONCOURS

«

Rouslan, sénateur de l'Hérault, ancien citans d'Algérie notre compatriote, le grand poète
déjà annoncé qu'il se propose de poser quercynois.
«
M. Antonin Perbosc a étudié à fond notre
quelques questions au Ministre de l'Instruction
vieille langue; il l'a creusée, fouillée avec un cou¬
blique sur ce sujet. Précisons que M. Mario
lan vise en
premier lieu l'italien et l'espagnol, rage, une ardeur, une patience de bénédictin, et
sa gloire sera d'avoir travaillé à l'unification des
l'occitan ensuite.
dialectes occitans, si divers quoique issus d'une sou¬
che unique, d'un tronc commun. Avec son illustre
UN NOUVEAU TROUBADOUR
ami, Prosper Estieu, il a réussi à faire adopter
Sous ce titre, M. Léon Lafage nous conte dans par les meilleurs félibres une graphie simple, ra¬
LE FIGARO la découverte faite en Quçrcy par tionnelle, classique, qui est devenue celle de l'E¬
cole occitane. Le génial poète l'a employée après
V/. P. Gary:
de longues années d'études et d'expériences. Il
« En Quercy noir, près du Vigan, dans les ruia rompu
en visière avec les pratiques des patoi¬
res de la vieille abbaye de Carbonac, il y a une
our.
Le temps, les hommes, le gel, les plantes sants, qui occitanisent le français comme d'autres
udéxales en ont fait un endroit peu sûr entre la francisent l'occitan, car malheureusement les deux
pratiques existent, n'en déplaise à personne, et nous
rappe à bascule et le piège qui se rabat.
:houette, le soir, et les ratepanades y convoquent le constatons simplement, en passant, tout en vou¬
lant faire à aucuns nulle peine, même légère.
es ombres pour le présage et l'augure. C'est pour¬

M. Mario
ministre a

Pu¬
Rous¬

La

quoi le voisinage laisse avec un superstitieux respect
:rouler l'ancienne abbaye augustine.
« Un curieux passa par là, Quercinois de Paris
qui cherchait aventure et que son flair en ces
ittirait. C'était M. Pierre Gary, grand découvreur
le livres et d'inqages et qui a rapporté de Russie,
tvant l'ère de la liberté, un portait de Clément
Vlarot. II vit la tour veinée de lierre et de lézards
pis, écarta quelques ronces barbelées, s'engagea

lieux

dans

les voûtes rompues, les plafonds crevés,
obscur de gravois et de feuilles pourries.
3ourtant, il reçut le choc, l'étincelle. Il y
ous

in amas

avait

quelque chose là...
«
Il déblayait, déblayait,
...

a

couche noire,

une

autre

En remontant aux sources de la langue d'Oc,
c'est-à-dire à l'époque où elle était à son apogée,
il a pu retrouver cette rectitude graphique initiale
aelas florida mundi
—
que nous lui voyons
«

déblayait. Après

réponse,

au

CONCOURS " Service B

51, rue du Rocher à Paris

joindre une enveloppe timbrée portant votre adresse

Rien à payer pour participer à ce Concours
—ou.*—

125

—

adopter dans ses beaux poèmes et dont l'initiation
n'est pas si compliquée que celle des mystères
d'Eleusis. Comme il l'a exposé lui-même dans son
Elucidari préfaçant La Debanadora, le système
graphique est des plus simples. Nous y renvoyons
ceux

que

la question pourrait intéresser. »
Souyris aborde l'œuvre poétique du

Ensuite M.
maître

:

Celle-ci est d'une fraîcheur toute virgilienne, et à lui voir chanter les arées, les moissons,
les oiseaux et les fleurs, on croirait volontiers avoir
«

couche noire. Pas la

Un embarras de voilures a séparé dans la nuit en trois
groupes
bommes-sandwiches Oba- ue groupe formant un mot. veuillez
nous indiquer la phrase
qu''l formait avant d'être disperse.
Découpez ce BON e[. a-hes^p^-le aujourd'hui même, avec votre
oes

GRAND CONCOURS
£s&gt;.QOQ
BATTERIE

DE CUISINE

SERVICE

DE

TABLE

etc..., etc..,

(lis:ribuéj seulement parmi des lecteurs ayant trouvé les
noms des
1 grandes capitales d'ISurope :
RISPA — BINLER — DRONLES — MERO
Répondez en joignant une enveloppe timbrée portant
votre

...

à. la

Publicité,

wwv

adresse

196,Boulev. Saint-Germain, Paris

automobiliste doit faire partie de l'AUTOMOBILE-CLUD OU MIDI ou
de l'UNI ON MOTOCYCLISTE DU MIDI, — 3, rue du poids-de-l'huile - toulouse
tout

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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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      <name>Dublin Core</name>
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              <text>Oc. - Annada 05, n° 093, 16 juin 1928</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/6937d0dccebd24723c640ac08185cd21.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
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              <text>Rouquier, Louis (1863-1939)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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