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                  <text>l'âme

occitane

mot sonore,

un

ou,
nue

n'est

pas

elle est

mot,

un

réalité

une

:

plutôt, il faut qu'elle devienne
réalité

et

réalité

une

puis¬

sante.

cliarles-brun

a

I

PAROLES DE CHARLES BRUN

j eigales

Je prie
de

nos

que

I

fêtes et,

méprenne

on ne se

pas sur

plus généralement, de

le

Je conviens qu'il

échos fie la foire aux

carcassonne

LE CONSISTOIRE

sens

toute notre

Notre ami, Albert

manque encore

à l'assemblée

consistoriale deux ou trois, quatre ou cinq (je m'en
voudrais de limiter brutalement le nombre) poètes

remarquables de l'heure actuelle. Mais je crois
pouvoir affirmer qu'ils en seront lorsqu'il leur plai¬
ra d'en être. Le retard de leur élection est
plutôt
de leur fait que du nôtre. Est-ce la faute du Con¬
sistoire, s'ils ne sont pas — selon l'expression de

Pestour est un esprit cu¬
Parce que nous parlons de l'âme du pays occi¬ rieux. « Je voudrais bien savoir... » est sa for¬
mule familière. Il y a toujours dans ses articles un Pestour
en mal de majoralat? On nous dira de
tan, on voit en nous des rêveurs, ignorants des né¬
cessités matérielles.
pourquoi plus ou moins impératif. Dernièrement, les nommer malgré eux... La chose ne nous paraît
Parce que nous apportons au peuple assemblé la il nous demandait ici-même de définir le Consis¬ pas acceptable.
joie, qu'il oubliait, de sa langue maternelle, de ses toire du Félibrige.
Pourquoi voudrait-on que nous imposions à ceux
Qu'on nous dise, écrivait-il, si c'est une qui les dédaignent ouvertement, pul 'iquement, nos
danses, de ses chansons, de ses costumes, on nous
Académie ou non?
cigales d'antimoine? Nous préféron attendre que,
prend pour (Jes amuseurs.
A son avis, le Consistoire n'est ni chair ni pois¬ mieux renseignés sur ce Consistai, : honni assez
Parce que nous maintenons la tradition, on nous
objecte le progrès, dont nous serions les ennemis. son. Nous lui accordons tout de suite qu'il n'est souvent sans motif, ils consentent 'eux-mêmes à
Graves erreurs, qui écartent de nous de bons pas très éloigné de la vérité. S'il s'en étonne, nous y honorer de leur présence, à nous y aider
c'est que, poète d'abord, il n'a jamais trop pensé de leurs conseils, à nous y faire atteindre la per¬
esprits mal informés.
à lia constitution du Félibrige.
Graves erreurs, qui arrêtent notre marche.
fection par la grâce de leur supériorité. Et pour
Le Consistoire est une Académie qui n'a rien hâter ce consentement, je veux bien devancer la
Mais erreurs très explicables. Je souffre d'en¬
tendre nos plus éloquents orateurs ,au jour des de commun avec l'Académie des Jeux-Floraux, par publication du procès-verbal officiel de ses der¬
grandes cérémonies fâlibréennes, s'abandonner à exemple, car c'est aussi un Conseil d'Adminis¬ nières assises et vous dire quelques-unes des cho¬
leur lyrisme, et, supposant la partie gagnée, exalter tration.
ses que le Consistoire a faites à Limoges.
Statutairement il est même plutôt ceci que cela,
la Cause, au lieu de la défendre.
D'abord, il a réformé sa méthode de travail. Il
et ses attributions ne sont pas uniquement d'ordre
De la défendre contre le préjugé et, j'y reviens,
a
été décidé qu'il se réunirait plus souvent, et
centre l'erreur: mais quoi! les hommes sont
les littéraire. C'est pourquoi il n'est pas composé que qu'on ne laisserait plus la tâche administrative pe¬
d'écrivains.
ser toute l'année sur une seule et même
hommes, et les erreurs sont humaines.
personne.
Je ne discute pas ici, j'explique, et je pense Les assesseurs ont accepté des charges plus préci¬
*
ses et plus efficaces dans leurs maintenances res¬
que déjà certaines élections se trouvent justifiées
La Fédération régionaliste française a choisi
pa: ce que je viens de dire. Oh ! je reconnais avec
pectives. Etc. Ça.ne sent plus autant l'antimoine,
pour thème de son Congrès la question des rap¬
Pestour, que le Consistoire, dans le choix de ses n'est-ce pas?
ports entre le tourisme et le régionalisme, préci¬ membres... et de ses
lauréats (puisque, comme Aca¬
Une modification qui en fera bondir plus d'un,
sément pour dissiper au moins la première des
démie, il ouvre des concours, distribue des prix a été apportée à l'article des sanctions dans les
équivoques que j'indiquais tout à l'heure.
et' décerne des titres), commet des erreurs. Dorstatuts. La voici : tout majorai qui, sans motif gra¬
Vouloir garder le pittoresque d'un pays, protéger
milat quandoque... Mais, le Consistoire des dieux
ve, sera resté trois ans sans prendre part aux tra¬
ses monuments et ses paysages,
sa langue et ses
n'en commettait-il pas, même sous le capouliérat vaux du Consistoire, sera déclaré en sommeil.
coutumes, œuvre de poète et d'amant du beau?
de Jupiter?
Deux ans plus tard, il sera nommé majorai hono¬
Sans doute.
Cette conception du Consistoire Académie-Con¬ raire et remplacé par un félibre plus vaillant. EstLe monde sera bien laid, lorsqu'il roulera dans
seil n'est pas nôtre. Mistral qui, jusqu'en 1914,
ce
que la braise de l'encensoir ne vous sparaît pas
les cieux, uniforme et pareil à ce potiron rasé dont
présida à l'élection des majoraux, ne trouverait un peu éteinte?
parlait Musset.
pas grâce devant Pestour, si nous n'admettions
Enfin,
car je ne veux pas abuser, — ie
Mais œuvre aussi d'économiste averti.
la double attribution du Consistoire. Le Maître Consistoire a créé un
prix de 1.000 francs pour
Le tourisme est une richesse. Et, de jour en
de Maillane ne favorisa ma candidature en 1913 tout diplôme d'études supérieures touchant la lan¬
jour, l'éducation du touriste se fait: il demande à
que parce qu'il m'avait vu diriger pendant près
gue ou la littérature d'oc qui lui sera signalé comme
voyager pour voir quelque chose.
de dix ans l'école félibréenne d'Arles, et non vraiment méritoire par les professeurs des Univer¬
Pour réjouir son œil d'un spectacle nouveau,
parce que j'avais écrit quelques mauvais vers.
sités Méridionales. Il ne s'agit plus des quatorze
peur s'émouvoir, pour évoquer &lt;Je grands souvenirs
Un Conseil d'administration a besoin d'hommes vers plus ou moins sonores d'un sonnet
plus ou
historiques.
actifs. Le Félibrige a Besoin d'agents de propa¬ moins banal !
Rasez les forêts, jalonnez la route de hideux
Allons ! que les esprits inquiets se rassurent !
panneaux-réclames, dressez des gratte-ciel, alignez gande, et c'est un vœu de Mistral que nous avons
réalisé en créant le titre de Mèslre d'obro à côté J'invite Pestour et tous ceux
de monotones avenues. Puis, étonnez-vous, si le
qui trouvent que tout
de celui de Mèstre en Gai Sabé.
n'est pas pour le mieux dans le Félibrige, à ne
voyageur passe en dédaignant.
Pestour n'aurait entièrement raison dans les cri¬ pas se montrer plus
pessimistes qu'il n'est juste.
Que l'on supprime la Cité: il est facile de calcu¬
tiques qu'il adresse au Consistoire, que s'il s'agis¬ Tout n'est pas perdu, il s'en faut. Le Consistoire
ler ce que Carcassonne perdra à ce vandalisme.
sait d'une Académie pure et simple. Il dit vrai, peut ne
Et' je ne dis pas: moralement.
pas satisfaire tout le monde; mais, com¬
lorsqu'il remarque que tous les bons écrivains de me dans toute... Académie, il y a encore des «ma¬
Je dis : matériellement.
Mais un simple village aux chaumières fleuries, langue d'oc ne font pas partie du Consistoire. Nous joraux qui peuvent vous donner envie d'en être,
le regrettons avec lui, et nous regrettons^ amèrement si d'autres vous laissent sans
où l'auberge offre la cuisine saine des aïeules et
regret de n'en être
l'honnête vin du crû, n'attirera pas seulement le aussi que de très grands soient morts sans y être pas.
entrés. Mais, avant de condamner qui que ce soit
Marius JOUVEAU.
vcyageur: il le retiendra.
il faut instruire le procès, et savoir, par exemple,
* *
DE R. F. A MARIUS JOUVEAU
Ce n'est qu'un exemple, un petit exemple. Je que si Batisto Bonnet ne fut pas majorai, c'est
ne rétrécis pas le
régionalisme au rôle de rabatteur parce qu'il refusa toujours ce titre — en un temps
où Mistral siégeait encore au Consistoire.
Je ne confonds pas M. Marius Jouveau avec
pour agences de voyages.
Combien d'autres, pour des motifs que nous tel profiteur du australien aux dents longues et à
Mais le sage Thalès de Milet, à qui ses compa¬
triotes reprochaient son goût exclusif ejes spécula¬ n'avons pas à donner ici, sont dans le même cas
l'esprit court, capable d'écrire primo: que OC est
que l'admirable auteur de Vido d'enfant! Il se¬
tions philosophiques, leur montra, un jour, que, s'il
épatant; secundo qu'il est au-dessous de tout, sui¬
l'eût voulu, il les eût tous surpassés dans l'art rait facile de convaincre Pestour que le Consis¬ vant que la formule numéro 2 seconde ses ambi¬
toire n'a pas toujours tort, en lui ouvrant nos ar¬ tions qui sont minuscules ou ses jalousies
des combinaisons commerciales.
qui ne
le sont pas.
Et j'ai voulu dire, seulement, qu'un poète, un chives.
D'ailleurs, si nous parcourons la liste des ma¬
rêveur peut parfaitement entendre la science éco¬
D'ailleurs, j'avoue que j'ai un faible pour M.
joraux passés et présents, nous pouvons nous ren¬ Jouveau, d'abord parce qu'il possède une bien
nomique.
Le développement du tourisme n'est qu'un ar¬ dre compte que, depuis sa fondation, le Consistoire belle barbe, une vraie barbe capoulière, ensuite,
ticle de notre programme. Nous nous proposons de n'a pas commis d'oublis trop condamnables. Que parce qu'il a la gentillesse de m'attribuer tout ce
par moment, et de nos jours, les noms illustres eu
mettre en valeur la région tout entière. Matérielle¬
qui parait de spirituel dans OC.
simplement très connus n'y constituent qu'une fai¬
ment, intellectuellement, spirituellement.
Je lui sais gré surtout de ne pas m'avoir accusé
L'âme occitane n'est pas un mot, un mot sonore. ble minorité, d'accord ! Mais, peut-on rendre le do vouloir remplacer Maillane par Toulouse et de
Elle est une réaiité : ou, plutôt, il faut qu'elle de- Consistoire responsable de ce que telle époque soit tenter je ne sais quelle contrefaçon du mistralismoins riche qu'une autre en grands hommes? !
viennne une réalité, et une réalité puissante.
me dont Mistral serait exclu. Ces griefs d'hérésie
On ne mutile pas impunément un peuple de tout
quoiqu'ils soient à la mode, sont assez bouffons
ce qui
sous la plume de
fait sa force et conditionne sa vie. Nous
quelqu'un qui croit, ou feint de
avons
perdu le sens de notre unité. Nous avons
Ainsi s'avère que, loin de mettre obstacle au croire, que toute la doctrine de Mistral consiste
perdu notre orgueil de race. Et, tournés vers une progrès, nous lui donnons sa véritable formule. On à faire danser quelques garçons et quelques filles
capitale monstrueuse qui nous dicte nos lois, ré¬ ne crée rien de durable sans l'appuyer sur une tra¬ déguisés pour la circonstance en limousines de
l'ancien temps et à fabriquer des farces ; déclama¬
gente nos mœurs et nos modes, nous ne sommes dition.
plus que l'ombre &lt;Je nous-mêmes ou qu'une copie
Sur une tradition intelligente. J'ai redit cent fois toires pour prêcher le retour aux champs qu'il a
sans couleur. Tout cela se paie.
lui-même désertés.
que la tradition demandait un choix, et que le vrai
Mais que l'Occitanie, à notre voix, reprenne
Donc, laissons Y apôtre plaider sa propre cause
régionaliste ne garde du passé que ce qui est
conscience de sa personnalité, étudie son passé
vivant, logique, fécond. Il en entretient la flamme: (on plaide ce qu'on peut !) et disons à Jouveau qu'il
ne
nous apprend
glorieux, développe ses qualités propres, qui ne il en écarte les cendres.
rien en nous expliquant que le
voit que c'est le secret d'une renaissance?
Il n'est pas un embaumeur. Il sait que l'évolu¬ Consistoire ne peut être uniquement composé de
Qui ne voit aussi, à moins d'un aveuglement tion est la (oi de la vie : Mais il sait aussi que grands poètes. Il est trop certain qu'il n'y a pas,
volontaire, que c'est le secret du relèvement natio¬ l'évolution n'est heureuse que si elle se plie aux à l'heure actuelle, cinquante grands poètes en
nal?
règles que lui impose la nature, aux règles inéluc¬ Occitanie, pas plus qu'en Fiance, d'ailleurs.
Une tête énorme sur des membres atrophiés, ne tables du sol, du ciel, des eaux, de la race. Car
Aussi bien n'ai-je pas reproché au Consistoire
voilà-t-il pas le modèle du corps débile? Mais que on ne commande à la nature
qu'en lui obéissant.
chaque partie du tout prospère suivant sa règle na¬
Albert PESTOUR.
turelle, et l'ensemble est sain et vigoureux.
CHARLES-BRUN.
(Suite page 2, col. 2).
campagne.

V" ANNADA

15-7-28

gazette

d action

occitane,

littéraires

—

—

Ve ANNEE
N" 95

N" 95
15-7-28

comité directeur

:

Louis

Rédaction

de

de

nouvelles

artistiques

ismael girard, albert pestour,

régis,

jean-paul

Comité

et

camille

soula.

Pierre Azéma,

Roger Barthe,
Bayle, Jean Bonnafous, Jean Bouzet, Joseph Carbo-

nel!. M.-A.

-

Cassanyes, M. Crouzet, Honoré Dombielle,

G

Destriau, J.-V. Foix, Julien Galéry, Tomus Garcès,
Marie-Charlotte Girard, Ismaël Girard, Géraud Lavergne. Jean Martinet, Paul Mesplé, Jean Mouzat, G. Pacotfo. Albert Pestour, Georges Reboul, Jean-Paul Régis,
Pierre^ Rouquette, Octave Saltor, Camille Soula, Antonin
Trin.
direction

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15 fr.

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Dar

avenus

PARIS
de Poste

REGAL POUR LES LETTRES

Sous

titre, lia Campana de Magalouna du 15
juin dernier a donné un sonnet inédit de Fourès
ce

dédié à Xavier de Ricard: Les Vieilhis Oulioiès.

La Campana ajoute que ce sonnet lui a été com¬
muniqué de M. Blanc, entrepreneur de peinture,
artiste remarquable et « Clapassîè de la milhouna
grana ».

M.

effet,

Blanc

doit

ne

d'humour,

manquer

en

inédit figure à la page 10 des
Canls del Soulelh. Et ce recueil de 356 pages
in-8, qui contient 134 poèmes de Fourès, a paru

en

car ce sonnet

1891.

1Xil VltJHS
A. Moliné Gendrau: L'OFRENA MATINAL.

(Ramon Tobella.
celona).

18, Carme.

Impressor,

Bar-

Je ne sais si tout le monde est poète en Cata¬
logne. Les recueils de vers y abondent. Voici
un
nouveau venu:
L'ofrena maiinal. Il est plein
de promesses. Il est joliment présenté. Les cata¬
lans

savent mettre

Comme

leurs fleurs

en

de beaux

vases.

jeune poète, A. Moliné Gendrau cé¬
lèbre la nature. L'amour apparaît aussi dans son
œuvre.
Il y a fort longtemps que ces thèmes sem¬
blent usés. lis permettent aux vrais poètes de faire
œuvre nouvelle et originale.
Le champ le mieux
travaillé donne la plus généreuse récolte. Gendrau
veut posséder son métier. Presque tous ses poè¬
mes sont en vers
réguliers et rimés. Il s'essaie aussi
à des pièces sans rime :
tout

Desprès d'haver plogut,,
la terra ès molt mès clara;

els

camps,

mès verds

que mai;

mès blaves les muntanyes;
mès lluminos el cel,
mès belia l'esperança,
i la sentor dels pins
mès

Les

agradora i franca...

strophes de quatre vers où deux seulement
lui plaisent :

liment ensemble

es
reviscolava
s'omplia de blancor.
Es badaven les poncelles,

L'ametller
i

amarades de frescor.

�nature est sa principale inspiratrice. Il chante
LO CIPRES
crépuscule, la fontaine qui sourd au bord du sen¬
A Farfantella.
tier, la mer changeante, les amandiers fleuris, le
printemps, les heures claires, la mor! du rossignol,
le cimetière de montagne, la pluie de mai, les ge¬ Bofa, bofa ta nèbla griza,
nêts éclatants, la Saint-Jean... Mais la nature est
prim auciprès novèl

La

facile. D'abord, il

animée. Ainsi s'éveille l'amour timide
le poète
1

offre à l'aimée des

un

pom

roses,

de llirs, de la mès

tendres i humils

animes

com

El

encore.

des œillets.

gran bellesa
d'infant,

Lo repetun

; ARTICLES DE CONTRABAN (1923-1927). (Buenos-Aires).

recueil d'articles

dans la revue
« Resorgiment », depuis que la dictature
gouverne
l'Espagne. C'est l'histoire du combat que soutient
la Catalogne pour conserver son idéal, sa langue,
sa culture.
Ne pouvant publier ces articles vigou¬
reux dans
la patrie, Nadai les écrit sur la terre
d'exil.

Ce

parus

des artices de contrebande.

sont

Ils

étaint d'autant pus lus quand
le « Ressorgimenl ». Le livre

arrivait à Barcelone
qui les réunit n'aura
pas moins de succès. On n'arrête pas la pensée
avec
des soldats. Quand Rochefort publiait sa
Lanterne, la police impériale avait beau le traquer
avec acharnement, on voyait partout la tache rouge
de

ces

brochures écrites d'une

terdites, elles n'étaient
de même de

sera

ces

«

encore

corrosive. In¬

plus recherchées. Il

que

dàls refoleris
fas dins ton rede corset
l'auzisènt pas, nos laisa net,
esgalha pas nôstres grands ccmcntèris.
que

H. Nadai i Mallol

un

niza;

res

en

Articles de Contraban

»

qu'envoie à ses frères d'Europe la vaillante revue
catalane d'Argentine... En dehors de toute consi¬
dération politique, il faut reconnaître qu'ils sont
composés, en une langue vraiment littéraire, par
un polémiste ardent, débordant de fougue et d ;-

quora

escampès ton aigre pcrjum,

seroila,
estubant r.ôslre cèl clar

de ton embut

simbolica,

fèrri e dèl cimèni ensinhes l'ora
realitat,
tu qu'a plantai
la man qu'aubora
lo brès désola lo lombèl,
la

lo laid subre lo bèl.

Jordi REBOL.

(Prooensa)
{Las B roque tas)
SOBENIR

Es plan pasal lo temps ont lo

rude

poton

Del solelh

carn

que

trop

pas

monter
ont

occitans. Il

ne

faut

s'exciter là-dessus. Il est prudent de ne
dans ce dernier bateau. Tant de peu¬
passé et séjourné dans notre Midi. Nulle

pas

ples

autres

fut aussi souvent envahie au moyen-âge.
Nulle n'eut des envahisseurs aussi divers. Et on
est bien peu renseigné encore sur son passé loin¬
terre

ne

cen

cremar

nôslra

Es plan pasat lo temps de l'ora dosa e
Ont lo côr dis al côr ?a magica canson-

lo bèld.
bêla

Cal ara que m'amorre à la font amar ganta,
Cal que tanque l'aurelh al reson que m'encanta;
De /'arderos estiu demôra un sobenir,

de falsa calama
Que reguinna lot côp, e dont cada sospir
Malrasa cada jorn mon cerbèl e mon ama.
BARTHE.

(Lengadoc).
PLANHUN

le suivre jusqu'au bout. Sus la Terra d'abord que siéu tant maluroza
Me ié laises pas mai languir dins la dolor!
ne connaissent de Bousgarbiès que sa
première œuvre, parue il y a une dizaine d'années, Manda-me lèu la mort: sa voes tant csfraioza
seront heureusement surpris.
M'agradara, mon Dieu, corne un bèu canl d'amor.
Bousgarbiès aime les formes amples et sonores.
Il sait les assouplir. Il sait y enclore des idées sub¬ Qu'eiçabas lo bonur es tacal de lagrOma';
tiles. Les fantaisies métriques de ces derniers Lis oras lis mai dosa' an son degol de fèu;
temps l'indiffèrent. Bousgarbiès n'en est pas moins Ma paura ama, pecaire! a pôu de la mar sema;
très moderne. Dans ces poèmes où triomphe Eros, Lo sènte, sarai bèn qu amondaut dins ton Cèu!
les sens et l'âme se confondent en un amalgame
harmonieux. Mais tout n'est point que volupté en Pecaire! aoèn jamai de rnèu sensa amaresa;
cette épopée ardente de la chair. Le poète n'ou¬
Vesèn trepar de niéu dins l'azur lo plus bèu;
blie pas Toulouse, la ville unique des couchants où Lis jorns lis mai uros an sis niues de
tristesa,
la brique rouge et "le vitrail s'embrasent
E lo bres de l'amor es sooent son tombèu!
yui

peuvent

Ceux qui

Devant la courbe d'or de l'astre qui décline.
Il célèbre

ses

nuits

Et les

jardins bleus sous les tours de brique
Merveilles des doigts, de l'âge et du temps...
Jean-Paul RÉGIS.

Tamben,
Prene-la,

sona vers

lu mon

ama

prezoniera;

t'amar dins l'elerne seforn...
Vole morir, mon Dieu! Escota ma prequiera,
Que lo jorn de ma mort sara mon plus bèu jorn!
per

ANTONIETA

de

BÈU-CAIRE.

FALI
ECHOS DE LA FOIRE

Mon

somi

la fhr
secada;
pel bosc, al ire lus,
ara car qui plus
ma fada.

Pracó,

Mai

quora

dins cada ama Irai
sa saba,
senti

de

lo bezon

me
m

setar

ont

aimaba,

E lot un bocin
li sosqui, cap-clin,

d'aquela
qu'enfôquel mon côr
pecaire auèi mort
com

èlal

Julian GALERY.
(A uoernha)

AUX

CIGALES

d'amor

reoerta

DE R. F. A M. JOUVEAU
{Suite de la col. 3 de la p. 1).
de

être peuplé

que de génies. Je ne suis
si naïf. Je ne llui reproche pas
non plus de s'adjoindre des hommes
d'action, en¬
core qu'il
faille s'entendre sur ce terme magique
et qu'il ne soit pas sûr qu'un bon volume de vers
ne soit pas un acte aussi important pour la Renais¬
sance occitane
qu'une fête dite félibréenne, mais
qui ressemble, comme telle poésie félibréenne à
des devises de mirliton, aux innombrables assem¬
blées, votes, frairies, ballades et kermesses, cos¬
tumées ou non, ou encore, que l'été fait éclore aux
quatre coins de la France, pour Ile plus grsn 1 pro¬
tout

ne

pas

DES

ARENES

de même pas

fit des limonadiers.

Je lui reproche d'écarter systématiquement les
hommes de talent et de leur préférer iiGn moins
systématiquement des médiocrités parfois sympathi¬
ques, parfois encombrantes ou brouillones.
Quant à dire qu'on n'élit pas les hommes de ta¬
lent parce qu'ils ne se présentent pas, c'est trop

écrivait naguère dans les co¬
La muraille de préjugés élevée

de la littérature d'Oc n'est pas près de crou¬
n'avons pas fini de sonner de la trom¬

autour

ler

«

et

nous

pette !

Et

».

ce

n'est malheureusement

que

trop

Mais il faut reconnaître cependant que cette
muraille de préjugés » s'effrite de jour en jour.

vrai.
«

Voici

un

exemple. Le théâtre des Arènes de

Béziers n'avait jamais osé introduire dans ses gran¬
dioses fêtes artistiques une pièce occitane. C'est à

présent chose faite, grâce

au régionaliste convaincu
qu'est M. Castelbon de Beauxhostes.
Le 17 juin, les Biterrois ont applaudi dans ce
vaste cirque une scène
comique du félibre popu¬
laire Em:le Barthe: Arribo la traïno, interprétée
d'une façon parfaite par Lous Cigalous de Vias.
On peut affirmer que ce groupe — qui réunit des
valeurs comme René Labat, Orty, Villeneuve, A.
Peyras, G. Labat, Gourdial et Dalgues — a sa
place marquée à côté des groupes déjà célèbres

de Monlblanc
Et les rires

et

de Pézenas.

,

qui ont rempli les Arènes de Bé¬
ziers, le 17 juin, prouvèrent que le théâtre occi¬
tan est appelé à remporter tous les succès
parce
qu'il s'adresse directement à l'esprit populaire et
que c'est dans cet esprit qu'il puise sa force et sa
saveur.

g"ISO V MINCE
Albert PESTOUR.

P. S.
Occitans

Dans le prochain numéro: Nos Poètes
Charles Derennes.

--

:

informations
occitanes

lienne.
Le jury était composé

AMISTANSA DEL TRELUS

parlât de sas entrevistas ambé los escrivans, los
compozitors de muzica, los pintadors qu'ademplisan dins tots los terrements una
respelida qu'es, se
pot dire una vertadiera reconquista. Sa dicha
acompanhada de mantas cartas-postalas es estada
un plazament
pèr nôsta Amistansa.
En seguida, l'amie V. B. dona ilectura de son
pnmier dictât en proza sur Joan-de-l'Ors.
Se paraula e se favèla de la Santa-Eestèla de
Lemotges.
AMISTANSA DOU LACIDOUN
Leis acomps cora encô de l'un, cor.a encô de
se contuhan
regulariment em'un interest sem-

l'autre

mai creisènt, subre-tot pèr la legida deis
escapolons d'archiéus dei segles XIV e XV que
l'amie C a poscut copiar à la Comuna. Nôste .amie
acomplis aquéu travalh dins l'estigansa de publicar
un jorn una tiera de tèsts ont retrobarem la
viefhá
e pura
lenga mens aluenchada de la vuei que sô
que l'ôm crèi.
pre que

L'estùdi

sus

Testament

dei

de MM. Maurice-Mi¬
président, Emile Ripert et Thomas Paolantonacci, professeurs à la Faculté.
M. René Jouveau, fils 'de l'éminent Capoulié du
Félibrige, a profité de la renaissances actuelle
des études pétrarquesques pour préciser la question
étudiée par de nombreux critiques, en particulier
Gidel et Scherillo, les rapports de Pétrarque avec
l'ancienne poésie provençale. M. René Jouveau a
gnon,

Encô de V. B. pèr la sagracion de son novel
obrador. L'amie R. qu'èra à Barcelona las festas
de Pentacosta nos a fach un tablèu majorment entrazènt e vidant d'aquëia capitala ufanoza. Nos a

lèis

en

écrit

un
mémoire d'une centaine
documenté, et d'un style vivant,
des jugements intéressants sur la
et sur l'ancienne poésie lyrique de
certain nombre de rapprochements

son

d'italien.
Nous espérons
rie

travail

ce

pouvoir trouver bientôt en librai¬
qui réjouira à la fois les Pétrarcjuistes

les occitanisants

et

toire pour

revue

de Santo Doucelino

plus rèn entrepres, e
charradisso e discussiou sus lou parla des Aup. Pamens, la semano
passado, l'ami V nous a debana una analiso dôu
pouèmo de Planchut « Lou diamant de Sant-Mainestres

me

»

aven

acarnp se soun passa en

Nous

A noste vejaire les questiou de grafio soun segoundàri tant que lou pople a pas coumpletamen
recounquista sa lengo, e que fau espera lou moumen ounte l'ensignaran dins las escolo.

M;AÎ\UII]I&gt;&lt;&gt;&lt;
NINO
C'est au Groupe Artistique de Monlblanc, dont
la renommée gagne tout le Languedoc, que Ifc ma¬
jorai Emile Barthe avait confié le soin de créer
son nouveau drame : Nino.

pour

le Consis¬

aie la presse

avons reçu

les lettres suivantes :
Maillane, 29 juin 1928.

Monsieur le Directeur
du

Dans

journal

«

OC

».

numéro 93 du

15-6-28, vous revenez
l'extraordinaire et injuste campagne
temps-ci contre le monument de mon

votre

longuement

sur

ces

mari, sculpté par Jean-Georges Achard.
Je suis très surprise de voir que vous citez les
réponses à la lettre que j'ai écrite à M. G. Boissy
sur ce sujet, sans reproduire
intégralement ma let¬
tre.

Je

vous

tamment

qu'elle

l'envoie,

sous ce

pli,

de la faire connaître à

priant ins¬
lecteurs, puis¬
de la publier

en vous
vos

les choses au point, et
plus prochain numéro.
Je crois n'avoir rien à y ajouter, si ce n'est qu'il
est déplorable d'attaquer une œuvre qu'on n'a pas
dans

».

indiqué
par

LE NAVET DE MAILLANE

menée

AMISTANÇO DES AUP
Nosto Amistança penèco un pauquet. Es de dire
que desempièi l'estùdi que faguerian de la « Vido

tout

qui sera

de mille francs créé
les travaux de ce genre.

cadun s'es cargat

"a comparazon.

et

recevoir le prix

libres tratant

d'aquela matèri es estada dreisada,
de l'espelugar.
Quauquis amies van partir en vacansa, l'Amis¬
tansa penecara fin qu'à l'autom. L'amie B remem¬
bra que segond l'art VIII de nôste afrairament,
cadun aguent près abonament à-n-un jornau, sérié
mestier, en cada acamp de n'en donar l'analizi e

de pages assez
où l'on trouve
poésie courtoise

l'Italie, avec un
inédits entre les
troubadours et certains passages du canzonière.
M. René Jouveau a été déclaré par la Faculté,
digne du titre de diplômé d'études supérieures

Provensa

afinizon à la Franza, es un travalh tropestendut pèr l'Amistansa. Pâment una cedula dei
avant

L'UNIVERSITE D'AIX-MARSEILLE

M. René Jouveau a présenté, devant la Faculté
des Lettres de l'Université d'Aix-Marseille, un
mémoire sur les Influences provençales dans la

poésie de Pétrarque, en vue de l'obtention du
diplôme d'études supérieures de littérature ita¬

.8 VAS TA A'M fi S

e

{Lis Bélugas)
SOSC

alliés.

mentalité de comilards.

e

Roger

victorieusement l'ascension de l'auteur des Clairons
des Glas. Le chemin poétique est long. Rares'
ceux

et

Jouveau me croira peut-être si je
prends pas cette situation au tra¬
gique. Je sais que « partout où il y a de l'homme
il y a de l'hommerie » et que la perfection n'est
pas de ce monde. Je sais .aussi qu'on peut très
bien vivre sans être majorai.
Je regrette seulement, qu'une Compagnie
(voyez si je suis gentil, je ne dis plus une Acadé¬
mie) qui vit encore sur le prestige de Mistral, gâ¬
che à plaisir cette force incomparable pour favo¬
riser les jeux plus ou moins sébiles de quelques
majoraux qui apportent aux choses du Félibrige une

CEDAS
Un sobenir d'amor

et

sont

com¬

Albert Pestour

A

tain. Souhaitons

qu'on l'étudié davantage.
Quoi qu'il en soit, les poèmes de Bousgarbiès
ne manquent ni de charme, ni d'éclat. Ils
prouvent

cuisinées

Maintenant
lui dis que je ne

lisant Ile récent article de la Dépêche où Ldfhond

différencierait ainsi des

et

...

Lo ccmpèstre s'ofris am un triste abandon.
Los aubres an perdut lor saba e lor mozèla.
Las fèlhas tomban lentament. Una rantèla
Del bôse cantorlejaire escurezis lo front.

çois Bourgabiès: Les Sens et l'Ame.
La mode nouvelle attribuerait je ne sais quelle
origine germanique aux languedociens, ce qui les

les créatures des amis

tour,

du pro¬
digieux monument Alvéar. J'étais allé la voir en
compagnie d'un mien ami beau comme un jeune
dieu. Dès qu'il l'eut aperçu, Bourdelle s'écria:
« Quelle belle tête de Sarrasin!
» Cette réflexion
était juste. Et cependant mon ami est de vieille
souche quercynoise. J'ai songé à cette réflexion en
que

machinées

sont

politiques, quelques grands élèc-t
teurs disposant des cigales d'or et d'argent qui ''de¬
viennent .ainsi gages d'amitié et monnaie d'échan¬
ge ; (Donnez-moi une cigale de majorai, je vous
laisserai deux cigales de maîtres en Gai Savoir!)
Je connais un majorai, poète médiocre, mais grand
tacticien, qui se vante de faire passer qui il veut,
à charge, bien entendu, de soutenir, au prochain

Dèl

Bourdelle venait de terminer la maquette

Haraucourt, après avoir signalé spirituellement

THEATRE

:

lonnes d'OC:

me

dur auciprès.

François Bousgarbrès: LE SENS El LAME
(Eugène Figuère, 17, rue Campagne-Première,
Paris).

BEZIERS

sait.

tions félibréennes
des élections

amar

profetica,
de l'inap\antable progrès,

e

se

ce

aussi de bons écrivains qui ne se présen¬
tent pas. Ceux-là, Jouveau devrait les remercier
d'épargner au Consistoiie la honte de les recaler.
Car ils seraient recalés,
infailliblement reccilés,
s'ils se contentaient de se présenter et ne se je¬
taient pas dans un réseau compliqué d'intrigues et
de brigues. II est notoire, en effet, que les élec¬

la vila

sietz la môslra

y en a

présentés,

Il y a

pos de fum,
drapèl de l'uzina,
sus

ont

chacun

comme

Umana termina,

route.

OC &lt;( centralise la décentralisation », trouve un
atavisme sarrasin aux poèmes du toulousain Fran-

leurs amis

que

bofa, bofa ta nèbla griza,
escupise ton vèl.

perqué eil vostre cor fos tôt puresa,
i, essent donzella, vos sentissiu' gran.

C'est

ont

qui

Cette « première » eut lieu le 16 juin devant
sont présentés ou
qui revient au mê¬ un public nombreux et enthousiaste. Les artistes,
me, et qui ont échoué lamentablement.
par leur jeu simple et naturel, surent arracher les
Pour ne pas envenimer le débat, je ne citerai Carmes à leurs compatriotes.
Voici le nom et le rôle de ces « amateurs » qui
qu'un nom. Un nom indiscutable. On peut pen¬
ser ce qu'on voudra de Charles Maurras doctrinai¬
rendraient des points à certains professionnels :
re politique.
Mlle Marthe Caylet (Nino) et Elise Galban
Maurras écrivain, Maurras passionné
pour la Renaissance provençale, ne doit avoir que
(Albino); MM. Céíestin Fabre (Pibrou); Léon
des admirateurs. Maurras majorai ciil donné envie Galban (Simounet); Elisée Amiel (Vedrinèl); Paul
d'entrer au Consistoire, pour reprendre la pointe Goudou (Rican); Adrien Amiel (Prouspèr) Jules
finale de Jouveau. Eh bien, Maurras, en 1918.
Tary (lou noutari).
En résumé, cette soirée fut un triomphe pour
1919, 1920, .1921, 1922, a eu de une à sept voix !
On lui préfère chaque fois, des hommes qui sans hauteur et ses interprètes.
doute étaient d'action, tandis qu'il est un rêveur,

le

met

votre

vue dans l'atelier de l'artiste... et absolument
ridicule de prétendre que ce monument doit coûter
la somme fabuleuse de 500.000 francs.

même

J'en donne le démenti le plus formel.
Monsieur, mes salutations dis¬
tingués.
Veuillez agréer,

Marie-Frédéric mlstral.
Lettre écrite au nom du Comité du Mo¬
nument de Mistral à Maillane et de la part de
Madame Frédéric Mistral.
P. S.

—

�Maiilane, le 15 mai 1928.
Monsieur le Directeur
du Courrier du Midi.

Vous avez bien voulu m'inviter à répondre dans
votre intéressant journal aux attaques virulentes qui
viennent de paraître dans le journal Comœdia con¬
tre le monument de mon illustre mari.
Ainsi qu'il l'exprime dans sa réponse à M. Ga¬
briel

Boissy, le sculpteur Achard avait
du maître

reçu

du vi¬
de son

son approbation suivie
l'exécution de cette statue.
Il m'est douloureux, soyez-en certain, de voir
jeter un discrédit volontaire et calculé sur l'œuvre
d'un artiste qui a fait ses preuves et donné, à plu¬
sieurs reprises, de très remarquables morceaux de
sculpture.
'Contrairement à ce que pourrait croire un public
mal informé par les critiques de Comœdia, je dois,
et c'est un devoir pour moi de vous renseigner sur
les admirables symboles que représente ce monu¬

vant

toute

mistralien peut ne pas être intransigeant, je sais une
prose d un adorable parfum de la garrigue montpelliéraine: lou librilhou de la maselièira, par
Maillet, un jeune, mort à 20 ans par la faute de
la guerre. Lou librilhou de la maselièira n'est
pas
bien gros, mais il mérite une édition de luxe.
Je voudrais encore un catalogue richement illus¬
tré du Museon Arlalen; et
je voudrais qu'avec'Un
statut modernisé du
Félibrige le Capoulié soit
moins embarrassé par 171

articles mais qu'il soit
une Ronéo, des secré¬
correcteurs typographes.
Ajoutez autant d'et cœtera que vous voudrez.
Et croyez à ma déjà vieille amitié.
Léon TEISSIER.

aidé par un
taires et des

consentement pour

Le Chantre de la Provence

ment.

est

debout

ap¬

fût de colonne antique, c'est-à-dire
sur le passé et sur la force de la tradition; son at¬
titude est à la fois familière et noble, et la bran¬
che de micocoulier qui abrite son chef reçoit les
petits oiseaux qui s'y élèvent lentement, poétique
allusion à cette strophe de Mireille contenue dans
puyé

sur

un

invocation

son

au

Christ:

(I) Comme la critique d'OC n'est pas bénisseuse, elle
doit être incohérente.
(N. D. L. R.).

aquelo branquelo
E sa jrescour me fai linguelo!
Iéu oese i ventoulet, boulega dins lou cèu
Sa ramo et sa frucho immourlalo...
Beu Dieu, Diéu ami, sus lis alo
De nosto lengo prouoençalo,
Fai que posque aoera la branco dis aucéu!
Il y a loin de là,

n'est-ce

pas

à l'accusation

in¬

concevable de

:
«
Manière Pendule », « digne
d'être moulée en porcelaine ou en sucre de pom¬
me » et d'un Mistral (pourtant si beau d'inspira¬
tion !) à « l'effigie d'un joueur de tu-tu-pan-pan ».
Sûrement les petits oiseaux n'y sont pas en sucre
et les frondaisons en saindoux.... tout l'ensemble

sculpté

est

en

marbre de Carrare

et

prendra vie

la main de l'artiste. Les commentaires qui
suivent la réponse si digne du sculpteur Achard,
dans le deuxième article de Comœdia, seront bien
vite réfutés par le bon sens de vos lecteurs.
sous

Car,

du sentiment de
Mistral et lui nier un sens plastique ! Alors que
ses chef-d'oeuvres sont parés de la plus belle for¬
me de l'art, du sentiment esthétique
le plus par¬
comment

ne

tenir

compte

fait.

Non,

propre génie et di¬
grande mémoire.
Je vous laisse, Messieurs, sur ces appréciations
qui sont aussi les vôtres, je l'espère, et qui de*
viendront certainement celles du public.
Veuillez agréer, mes salutations et mes remerr
ciements pour ll'insertion de cette lettre et l'envoi
de votre excellent journal.

minuer

ce

serait offenser

son

sa

Marie Frédéric MISTRAL.
Mon cher ami.

DE LA CIUTAT DE CARCASSONA
Sota aquel titre, nostre grand confraire la PUBLICI FA T,
de Barcelona, publica l'article
aquesle ;
« Per

a diumenge vinent està anunoiada l'cberde la celebracié de les festes del bimillenari
de la ciutat de Carcassona.
Començaran per la
Diad.a de 1 Anima Occitana : tots els actes que se

tura

celebraran,

la histôrica ciutat

a

méridional,

un

de Barcelona,
l'exaltació de l'à-

comtes

exclusivament a
pais d'oc, d'Occitània.
« Aquesla diada inicial no ha estât
pas, pet dirho aixi, un projecte espontani. Enduis per un ojicialisme poc amie de les caractéristiques, racials,
els organitzadors havien oblidal que Carcassona,
consagrats

nima del

de les

époques mes brillants abans de
les gènts del Mord, havia
estai una de les primeres ciutats,
remarcable pel
seu esperit d'independèneia, pel respecte als drels
pcpulars i a la llibertat de consciència, pel culte
en

una

seoes

deixar-se assimilar

la

«

llengua,

per

les lleis i als coslums del Migjorn.
Pcrô les protestes dels occitanistes intégrais i, darrerament, del diari « Comoedia », de Parts, han
produit una reacciô proù vioa perquè tes festes de
Carcassona linguessin un dia destinât a eoocar la
hiStôria brillant dels temps de la seoa insolsmissió
i un esdevenidor encara incert, perô albirat pels cors
ardents de l'ampla Occilània.
a

a

El dia 15,

una

manifestació de felibres

es

di-

rigirà de la Carcassona baixa a la ciutat on, a la
basilica de Sant Nazari, l'antiga catedral mig romànica, mig ojival, i a la claror dels superbs vitialls déls segles XIV, XV i XVI, serà celebrada
una missa d'acció de gràcies per l'obertura de les
festes. Durant aquesla missa, mossèn Josep Salva!
predicarà en llengua occitana. Des del cor, que
és una de les meravelles d'aquesta catedral, per la
seva gràcia i esveltesa, hom cantarà cançons occi¬
tanes de caient pietés. Aca'bada la missa, hom can¬
tarà

un

«

Te Deum

»

soleVine.

Aquest castell, situât

l'O. i sobre el punt
culminant de la ciutat, és una forteresa dins la gran
forteresa, bastit al començament del segle XII pel
comte Roger I i habitat successivament pels com¬
tes, els vescomtes, els senesoals i els altres gover«

a

nadors civils o militais de Carcassona. Es una poderosa massa rectangular, dominada per la torra
alta del guaita, de base romànica i enquadrada per

sis torres més.
pas qu'en art, Mistral était un peu
« A la tarda se ce'lebrarà una Cort d'Amor a
époque et ne le regrettons qu'à demi. Une
Mireille signée Gounod nous évite les dissonnan- l'estil de la que instituï Adelaida, muller d'En Ro¬
ces de Darius Milhaud ou de Strawinsky.
Je ne ger. La pres'.dirà la poetessa occitana de Bigorra
me sens pas la compétence pour juger la
statue^ de Filadelfa de Gerde, voltada de senyores i noies
Maiilane supérieure à celle des Saintes Maries^si- vestides amb els vestits tradicionals dels diversos
gnée d'Antonin Mercier.
països d'Oc. El majorai Caries Brun, président de
Et puis, après? en attendant que la mer ait en¬ la Federacié regionalista, i la poetessa esmentada
glouti l'une de ces statutes, je crois qu'il est une llc-giran uns parlements allusius. El gran poeta ocmunicipalité qui l'emprisonne entre une hostellerie cità Prôsper Estieu del quai el dsrrer numéro de
et un dancing, et dans le jardin de Maiilane le
u D'aci d'alla » publica el retrat i una
biografia.
lierre, sî ce n'est le myrthe et le laurier feront leur i altres majorais del felibratge, roergats executaran,
œuvre.
en llurs abilfaments
pintorescos, danses tardicionals
C'est un petit jeu qui vaut bien les mots croisés de llurs contrades. Diversos orfeons interpretaran
de Tristan Bernard, d'opposer Dévoluy exécuteur canls en lilengua « mairal ».
testamentaire de Madame
Mistral et Dévoluy
« Serà
l'evccacié
diu la proclama que hem
« camérier secret, ministre et cardinal » de Frédé¬
rebut
de tôt el passât de la nostra Occilània, al
ric Mistral. L'ancien Capoulié sait mieux ce qu'il peu dels murs que han vist passar tantes degeneraa à faire.
cions; serà, també, l'exaltacié de totes les forces
Je sais pourtant qu'il fut un citoyen Jules Ronjat misterioses que posseeix en ella mateixa la terra
qui nous manque bien car, depuis sa mort, la cri¬ occitana, de totes aquestes forces que asseguren la
tique méridionaliste est devenue bénisseuse ou in¬ respellida anunciada per Mistral. »
« I per Maragall...
cohérente (1), et je sais que c'est ce nommé Ronjat
« La histôria de Carcassona és d'una imponent
qui à propos de la statue des Saintes Maries écri¬
vait au numéro 110 de Vivo Prouvènço!
antiguitat. Desjardins, en la seva « Géographie de
«
Miréio es inmourtalo, doumàci li vers dóu la Gaule Romaine » sembla haver estât habitada
dels primers temps de la histôria. El seu nom té
« Mèstre, e n'a besoun de ges de counsecracioun.
nouvello, subre-tout pèr li raan dis artisto que des- analoga amb noms semitics : « Carcar » a Perea;
« pièi mai de cinquante an,
Carquemis, a Messopotàmia i el primer terme
en esculturo, pinturo
« Car » amb
el mot « Cars » (ciutat o vila) en
« coume en musico se soun espangouna à la des« Carthadash » (Cartagc), que els grecs traduïren
cara ».
Et Ronjat citait à l'appui de son appréciation, « Carkédon » i que vol dir « Vila nova ». Pel
un article émanant de quelques occitans de luxe
pas de la « d » a _« s » « Carkédon »; segons
mais aussi une ilettre fort sensée d'un sóci que nous aquèsta hipôtesi produïria « Carkéson », després
la forma llatina « Carcaso-» o « Carcasum » i
savons être le professeur Hennicke...
« Carcassona
». Segons Desjar¬
Quant aux œuvres qu'il serait bon de publier « Carcasso »
si nous disposions de 500.000 francs et même si
dins, doncs, Carcassona fou siné fundada, frequentada pels fenicis.
on nous amputait d'un zéro il y aurait certain Tré¬
« Fins a l'època romana, perô, no es tenen inforsor
du Félibrige, certaine histoire nationale de
Provence par Dévoluy, et le texte provençal de ses macions historiques précisés. César esmenta « Car¬
trois beaux romans qui sont de l'histoire romancée. caso » i Plini « Carcasum ». Després, el silenci
Il y aurait l'œuvre de Charloun et celle de Bap¬ fins a l'a.iy 230 de la nostra era. En 430 s hi instiste Bonnet. Je sais qu'Anselme Mathieu va tout tallaren els visigods per assegurar-se llur pas a
de même être réédité, mais il faut savoir l'anglais terres hispàniqucs. En 725 se n'apoderaren els sarraïns; llur dominacié cessà en 752. Sota Carlemany
pour lire li Rouge dou Miejour. Enfin pour vous
prouver qu'un Lozérien qui croit devoir écrire en Carcassona fou administrada pels comtes. El pri¬
son

—

—

—

iectors

nosties

i

Virgili,
Catalunya

no

ens

hi referirem. A. Rovira

el tom IV de la seva « Histôria de
», ha recollit tôt allô que fa referèneia
a la intervencié de
Catalunya en els afers pirenencs
i a la nostra influèneia sobre el Migjorn gai. La
dinastia dels Trencavell o Trencabeu, la croada
albigesa de Simé de Montfort, la cessié dels drets
d'aquest per seu fill al rei de França, les temptatives de Raimon Trencavell per recobrar l'herència
paterna, els tractes d'aquest amb Lluis IX per la
en

vescomtat

de Carcassona

a

la

corona

francesa i la sotmissiô... Bells punts historiés
addients amb

una

poc

informacié de diari.

Remarquem, perô, que tots els historiadors àdhuc
parcials, reconeixen que durant els dos pri¬
mers segles d'aquest segon millenari,
el Migdia
gai era molt més acostal per la civilitzacié, per la
llengua i pels costums a Catalunya que al nord de
França i que per sotmetre les terres d'oc a la
corona francesa calgué vèneer crisis vio'lentissimes
que no acabaren amb el paríode bellicés de Simé
els més

N'oublions

de

dels

«

EL BIMILLENARI

temps sota lia dinastia dels

vese

senyor

rance

gnà de 957

reunié del

seran

Iéu la

adressographe,

véritable fou Roger 1, el Veli, que rea 1012. A partir d'aquesta època els
comtes de Barcelona estableixen un temps llur di¬
nastia sobre. Carcasonas. Com que es tracta d'uns
capitols de la histôria de Catalunya ben coneguts
mer

de Montfort. La véritable croada, remarca un historiador francès, fou després : una politica, una ad-

ministraciô intolérant persegui

amb energia el prollengua, lleis i costums meridionals a la llengua a les lleis i als costums del
nord. Encara en 1300-1320, una révolta provocada
pel monjo Bernât eixecava la bandera de la inde¬
pendèneia. Sucombi perô, i, més endavant, Car¬
cassona esdevingué una .ahada de la monarquia fidel, « la primera en lleialtat de les provincies assireial de

grama

sotmetre

milades ».
« La histôria

arqueolôgica de Carcassona ocupa
planes i planes dels llibres. Mérimée, en les seves
«
Notes d'un viatge pel Migdia » (1835), parla
Largement de la ciutat de Carcassona. Unes negociacions de Cros-Mairevïelha, l'erudit carcassonès,
aconseguiren el rapport de Viollet-Leduc, que motivà les restauracions, que son una obra personal
d'aquest darrer balsmada per uns i lloada pels al¬
tres (1844-1860).
te Amb aquest motiu trametem el nostre salut als
patriotes occitans reunits per a commemorar ell bi¬
millenari de la histôrica ciutat i aixequem amb ells
el beire perquè la gran « respellida », no es faci
esperar.

»

JULIETA COSTA
Dins la subrebela reoisla catalana JOIA, nostre
conjraire R. de C. escriu :
« Julieta Costa, de Castelnaudari ès una gentillissima actriu, sensible a la poesia de les terres
occitanes.

Prosper Estiu, l'ha assenyalada com la mès vi¬
vent de les seves interpretadores.
Es una artista.de raça, com el teatre occità ha
vist rarament. El public l'ha aclamada i és ben
jusl". Flom troba dificilment una arlista de tal
vaîor.

Per ui/ venturissim atzar l'hem oïda recitar al
Teatre de Novelats en una de les darreres representacions de la temporarda de la companyia d Enric Borràs.

L'èxiï d'aquesta excellent rapsoda, fou rcalcurios; sense cap preparacié en el public, gairebé
per sorpresa, Julieta Costia es presentava dlla
mateixa
a

com

Barcelona,

de

Catalunya,

una

provençal
la

atreta per
i

que
veu

portant, com un

havia gosat venir
subtil dels poetes
bell m.ssatge d a-

mistat, les modulacions déls seus poetes occitans.
La càiida i exultant vibracié d'aquesta noia tolo-

commovia

senca

tôt

seguit l'admiracié dels

expec-

tadors.
», de T. Aubanel, « El Rosside Tomàs Garcès « La canço del pobre
marit » de J.-M. de Sagarra, « Per sempre i per
molts anys » de J.-S. Pons, foren dites amb una
enjogassada i fervorosa emocié.
Julieta Costa se'n torna al seu païs... Julieta
Costa ha de tornar sense sospresa, amb tots els
honors, srmbol magnifie i gentil de l'amistat occi¬
«

nyo'l

El Miralh
»

tana.

OC

»

manda

sos

om^nalges

a

]uliela

Costa,

ougo

générale. Par exemple: Lovs
Célibalaris, La
de l A se, Lou Trissou, Pagèl cl Pagèlo,

Caremo et

Carnabal, Cougomcl

divers

morceaux

P'ados Galoios. Tout cela crée
chez les

plus

auditeurs

amusante et

un

plaisir

Ves-

très vif

où ceux-ci retrouvent la

paysans

la

Trabuco, les

el

dans les recueils

contenus

plus vraie des psychologies.

bientôt Emile Barthe a eu conscience
plus élevé. S'il a fourni au théâtre des
elements de distraction, s'il a
collaboré pour une
put précieuse à 1 œuvre
d'enracinement au sol
natal, par sa contribution à des
spectacles du ter¬
roir,
le^ poète de Nissan, aujourd'hui fixé à Béziers, s est rapidement harmonisé avec
les nécessi¬
«

c

aïs

'

rôle

un

tes impérieuses de la vie
sociale en devenant le
professionnel de thèses puissantes traversées
par un
souffle généreux.
u
Lous ProufHaires ont obtenu un
succès du
meilleur aloi, dont l'intérêt ne
s'épuise jamais.
L el fort s
amplifie dans la création d'une trilogie
qui assure à Barthe une réputation de
choix: Lous
Bitlhs sont un
hommage à la solidarité familiale,
que .a méchanceté ne peut
rompre ou compro¬
mettre, Lou Perdou de la Terro célèbre
l'attirance
du sol uni au bonheur de la
race; enfin, Lous Rasims de Luno glorifient l'amour
paysan, préservé
des tentations et des pièges de la
débauche. Ces
quelques traits seuls soulignent la valeur moralisa¬
trice de l'œuvre issue de cet
ami du peuple qui
sait monter bonne
garde, avec tout son talent et
tout

son

leur

E/

des âmes

cœur, autour

léguèrent les
vive

et

de

ancêtres

simples
donc Emile Barthe!

l'héritage
et

droits.

que
»

LES CŒURS PURS
baisant écho à OC, Roger Barthe écrit dans
/'Eclair de Montpellier;
«

Y a-t-il

question

Midi de la
esprit

un

que

se

problème occitan?
posent

tous

»

ceux

France,s'occupent du

est

la

réveil de notre
provoqué de nom¬
nous avons noté des réponses
subi des niaiseries inconceva¬

ethnique. Cette

breux articles et, si
sensées, nous avons
bles.

Telle

qui, dans le

question a

M.

Benjamin Crémieux, dans ses « Vues héré¬
sur I Occitanie », a essayé de résoudre le
problème et n a réussi qu'à l'embrouiller. Il nous
a entretenus
longuement du quadruple rôle que doit
jouer l'esprit occitan. Cet esprit, il ne l'accepte
qu à la condition qu'on « lui assigne raisonnable¬
ment une mission sinon
universelle, du moins natio¬
nale ». Il veut le faire servir au triomphe d'idées
plus ou moins définies. Il le rejettes quand il s'agit
tiques

de

sa

renaissance

propre.

M. Joseph Delteil
gramme

pour

essai contient

une

a

écrit

un

«

Essai de

organisation du Midi

».

pro¬

Cet

des idées justes et des absurdités.

Nous sommes de cœur avec M. Delteil quand il
affirme que « pour penser juste, i] faut parler

dans sa langue » et qu'il reconnaît l'intérêt que
présente la littérature d'Oc. Nous sourions quand
il nous expose naïvement les moyens de
propa¬
gande dont devraient se servir les hommes d'action
du Midi. Les théories de M. Delteil ne font
que « remettre à jour les divers programmes qui se
succèdent depuis de longues années dans les di¬
centres occitans ». Et
teil n'est guère qualifié pour

puis, M. Joseph Del¬
donner des leçons aux
féibres. Il a préféré écrire en français. Il n'a
pas. accepté de prendre place parmi les « cœurs
purs » ainsi que le lui conseillait le docteur Girard.
Qu'il mette en pratique ses théories et, alors, nous
applaudirons.
M. Louis Carel, le jeune et distingué directeur
d'Anadyoméné de Narbonne, fait écho à Cré¬
mieux et Delteil. Naturellement, il approuve Del¬
teil, qui connaît 3a bonne recette pour enthousias¬
mer son public. Il déclare ensuite que, « dans la
grande partie qui va se jouer », sa revue doit
remplir un rôle. Souhaitons que ce rôle soit effi¬
vers

cace et

brillant.

Ainsi, dans tous les coins du Midi et même ail¬
leurs, des critiques exposent leurs principes et,
presque tous, se montrent partisans d'un renouveau
de l'esprit occitan. Cet esprit est méconnu; c'est
un
fait. Au 20° siècle, on ne le répandra dans
les masses que l'édition et le journal. A ce pro¬

signaler l'heureuse initiative des
importante société qui
EMILE BARTHE
carjpagne de presse
pour la propagation des œuvres méridionalés. A
Dans le petit meridional, m. A. Sauzède l'heure actuelle, dans toutes les librairies, s'étalent
en grosses
écrit :
lettres, les noms de Maurice Dekobra,
de Joseph Delteil et de Max Jacob. Quand y ver¬
«
Voilà cinquante ans bien révolus qu Emile rons-nous les noms d'Estieu, de Pestour et de
Barthe naquit à Nissan, en plein Biterrois, mais Joseph d'Arbaud? Le jour où ces grands poètes,
en tirant sur Narbonne. Fruit de la terre, son ins¬
dont le seul tort est d'être de notre race et d'écrire
piration n'a jamais perdu le contact avec le genre dans notre 'langue, seront lus et admirés du public
de vie du Languedoc. Sa vocation de poète et de lettré, nous pourrons dire que l'esprit occitan est
dramaturge se forma dans la ferveur d une adoles¬ en train de conquérir l'élite française et mondiale.
cence où Laures fut un maître écouté dans le gai
Espérons que le Midi ne se fera pas plus long¬
savoir de la tradition.
temps le complice des éditeurs parisiens, des dé¬
«
La facture de ces jeunes vers agréa tout de cadents et des dadaïstes. »
suite à notre public méridional. Rien de recherché
Le problème occitan est un problème technique.
Le résoudront ceux qui, tournant franchement le
ou de docte, mais de la simplicité, du bon sens,
tour à tour du pétillant esprit et de la morale
dos aux élucubrations de jélibres en délire, met¬
avisée.
tront la main à la pâte et lutteront sur tous tes ter¬
« Lous Aabinatats fut le premier grand succès.
Il rains, avec les armes propres de l adversaire. Le
date de 1900. La pièce a été représentée des cen¬ problème du livre occitan, en particulier, est un
taines de fois dans l'Hérault et dans l'Aude. A problème de librairie, de publicité et de message¬
la période du Carnaval, il est, d ailleurs, toute une ries. Travaillons en silence, jusqu'au jour où nous
série de pièces de Barthe qui sont jouées sur les pourrons agir, pour créer les messageries du livre
tréteaux en pleine place publique, dans l'exubé¬ occitan.
mesalgera occitana.

pos,

on

peut

Amis du Livre Occitan »,
va bientôt
entreprendre une
«

�DE G. PACOTTO A P. PACOT

MEMENTO
Notre ami A. Peslour, dans le SALUT NA¬

TIONAL, tresse des couronnes en l'honneur du LIVRES
piérnonlais dont OC a déjà parlé à plu¬
sieurs reprises. Voici ce que dit le distingué cri¬
J. Colomines Roca : Prehistôria de Mont¬
tique d'Arssivoli, recueil de poèmes dont J.-P.
serrat. (Idem).
Régis a rendu compte :
Dom Anselm Ma Albareda : Bibliografia
«
Dans la grande chaîne linguistique qui lie
dels monjos de Montserrat (segle XVI). (Idem).
les peuples romans, le Piémonlais se trouve placé
Catalonia monastica, vol. I. (Idem).
enlre les dialectes italiens et le provençal. C'est
Dom Gregori Ma Sunyol, O. S. P. : Inencore en
parler d'oc, mais fortement influencé
troducció a la pahografia
musical gregoriana.
groupe

—

—

—

—

le voisinage des dialectes de Si. Tel quel,
(Idem).
pas dépourvu ni de brillant, ni de sou¬
plesse, ni d'une certaine âpreté montagnarde...
u
Le renouveau dialectal qui, comme un
incendie magique, a gagné de proche en proche cotant tttt
iquétt
tous les cantons
de i'Occitanie, a fini par at¬
GRAND
CONCOURS
LITTERAIRE
teindre le Piémont. Une importrante revue litté¬
par

j! n'est

...

raire Il

Richiamo

Brande

fait

maintenant
les prosateurs et les poètes du ter¬
i

prochainement
••

D'INTERET SOCIAL

liaison entre
roir. Parmi ceux-ci,

But

quelques-uns ont déjà donné
plus que des promesses. Je pense, en particulier,
à Guiseppe Pacotto qui est une belle figure de

du

concours

s'adresse

"

fera béné¬

Concours

de lettres
seuls capables de combattre effectivement la cor¬
rcveur et d'animateur.
vée quotidienne qui empoisonne la vie des hom¬
«
Ce n'est pourtant pas de lui que je parlerai
mes : le mauvais emploi du rasoir.
aujourd'hui, mais de Pin in Pacot dont le recueil
Il eut été vain de soulever cette Question quand
de vers aura titre tellement piémontais qu'il est
n'existait aucune méthode efficace de se bien ra¬
à peu près intraduisible (Arssivoh signifie quelque
ser. Aujourd'hui cette méthode existe; mais com¬
chose comme nuées d'oiseaux) ferait honneur à
me, seul, un convaincu peut convaincre, tout par¬
plus d'une iangue cultivée littérairement depuis
ticipant au présent concours tiendra au préalable
Ce

oc

surtout

aux

ficier

ses

S»les

lectrices

aiina-

gens

d'une

prime sen¬

sationnelle.

-

-

-

des siècles.

à appliquer la dite méthode en se servant de n'im¬
principal mérite d'Arssivoli, c est 1 ori¬ porte quel savon dur ou de moyens spéciaux of¬
ginalité. Au fond, je crois bien que, sans cette ferts à titre gracieux à tout homme de lettres.
qualité-là, un poème a beau avoir toutes les au¬
Programme
tres, il est un peu comme la fameuse jument de
Ròland.
Rédaction de quatre articles de 40 à 200 li¬
« Pinin Pacot a eu l'esprit de ne pas s'hypno¬
gnes, humoristiques, sociaux ou scientifiques, dé¬
tiser sur ies moules félibréens (je supplie les ty- pouillés de tout caractère publicitaire, et traitant
pos de ne pas ajouter un e muet de trop à féli¬ le sujet en question: Importance et influence de
bréens) où tant de jeunes et même de vieux poè¬ l'acte de &gt;e jaser sur l'homme et les sociétés.
tes d'oc ont la défavorable manie de couler leurs
Chaque concurrent enverra le premier de ses
vers.
Pourquoi, en effet, parce qu'on écrit en oc, quatre .articles lé plus tôt possible pour prendre
se croire obligé de ne chanter que la Renascuda,
date.
!a Vieille maison des aïeux, le Vieux clocher,
Les prix- offerts sont les suivants :
le Vieux paysan, la Vieille paysanne, le Retour
Concours humoristique. — 1er prix: un engage¬
à la terre nourricière, etc., etc...
ment permanent de collaborateur régulier, à des
«
Comprenez que ces sujets sont fort bons. conditions attrayantes à discuter, ou si le gagnant
Traités avec foi, naturel et simplicité, ils n'ont le préfère, 1.000 francs en espèces.
2° et 3e prix: chacun de 500 francs en espèces.
pas fini de porter des chefs-d'œuvre.
Entre les
mains d'honnêtes garçons qui ont tout fait pour
4' et 5e prix: chacun de 200 francs en espèces,
se sauver de la terre, ce
ne sont le plus souvent et 20 autres prix représentant un total de 500 francs
que des poncifs affreux, des prétextes à creuses de produits Midlik pour se raser.
déclamations, bref, de la pire rhétorique. Je sais
jury. — Les concurrents seront départagés par
des gens nerveux qu'ils ont dégoûtés à jamais de un jury d'hommes de lettres et de savants, présidé
la littérature occitane.
par M. Georges Malet, promoteur de la Méthode
Le poète d'Arssivoli a pensé que ce
n'était Midlik.
La listé des gagnants sera communiquée à tous
pas une raison, parce qu'il chantait en piémon¬
tais, pour ne pas chanter sa chanson, la sienne et les concurrents.

Le

«

'

celle du voisin,
français d'oui, en

CONCOURS
100.000 FRANCS DE PRIX

s'il avait chanté
ADRESSE.
A tout homme de lettres concou¬
arche.
rant, tout ce qui est nécessaire poiir pratiquer la
«
Remercions et félicitons Pinin Pacot d'a¬ méthode sera envoyé gratuitement sur simple de¬
voir travaillé en poète à l'illustration, dans un mande. Ici, l'expression « homme de lettres » est
de ses dialectes les plus délaissés, de la langue interprétée suivant le dictionnaire Larousse.
d'oc qui peut et doit être un élément d'entente
Les articles devront être tapés à la machine,
et de gentil cousinage entre tous les peuples la¬
écrits seulement au verso et adressés au Concours
tins.. »
Humoristique ou au Concours Social des Editions
Ajoutons simplement que G. Pacotto et P. Midlik, 4, rue 1 ronchet, Paris (8°).
Pacot sont un seul personnage, un vrai poète dont
Littérature de la Méthode MIDLIK
Un embarras de voitures a séparé dans' la nuit en trois
groupes
«
la matière poétique, dit Peslour, est parfois L'art de se
raser, par Georges Malet....
4 fr.
ces homines-sandwiclies.
Gliaque groupe formant un mot, veuillez
d'une fluidité, comme d'une subtilité délicieuses. Théorie d ela
nous indiquer la phrase
barbe, par Georges Malet. 10 fr.
qn'il formait avant d'être disperse.
ANDRE CHAMSON
Ce que doit savoir tout homme qui se rase,
Découpez ce BON et adièssez-îé aujourd'hui même, avec votre
par Charles O'ary
2 fr.
réponse, au
Dans les NOUVELLES LITTERAIRES,
Congédiez vos mauvaises habitudes, par
CONCOURS 4C Service B
ccuillons quelques propos de M. André Chamson,
51, rue du Rocher à Paris
Charles Clary
1 fr.
Joindre une enveloppe timbrée portant votre adresse
lauréat des Jeux Floraux:
Raisons d'être du savon perforé et du fixeu
Rien à payer pour
Je partage ma vie entre les Cévennes et
savon Midlik, par Charles Clary
participer à ce Concours
1 fr.
Paris; je voyage très peu. Quand je vais ilà-bas,
Commandez ces ouvrages chez votre libraire,
125
ïïaaa
je ne me transplante pas, et ce n'est pas voyager ou achetez-les vous-même aux
que de rentrer à Paris de chez moi. Et pourtant,
Editions Midlik, 4, rue Tronchet, Paris (8°)
c'est quelques centaines de kilomètres plus loin
Pratique de la Méthode MIDLIK
que Londres... Retour d'Occitanie, oui, mais aussi
conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
Cette méthode a, nous le répétons, une portée
Pour quelques
retour d'Europe, d'une Europe essentielle,
et du décret du 15 avril 1919.
nue.
universelle. Mais son application est facilitée par
Quand je vais là-lbas, quand je décris la vie de l'emploi du Savon Perforé Midlik et du FixeIl rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
là-bas, j'ai le spectacle d'une vie européenne. Un Savon Midlik,
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
une
beauté
conçus par M. Georges Malet, fa¬
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
montagnard des Cévennes ressemble de manière briqués par les Etablissements Midlik,
sans défaut
4, rue
étonnante à
un
montagnard des Carpathes, par Tronchet, Paris (8e) et en vente partout.
port des personnes décédées, les inhumations et
les exhumations » et qu'en
exemple. Chez moi, je peux saisir d'une manière
Demander au fabricant la liste des dépôts de
conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.
dénudée, si j'ose dire, les fondements moraux de .détail attitrés.
la vie européenne; hier, aujourd'hui et demain..^ AD ASTRA !
S'adresser, pour tous renseignements concernant
LA NOUVELLE SCIENCE
En général au pays des Hommes de la route, je
les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
«
L'ASTRONAUTIQUE
»
trouve le calme et le repos : cette fois-ci il n'en
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
PREND SA MARCHE
Déclarations de Décès - Convois funèbres pes
a
pas été ainsi. La fièvre de la période électorale,
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
En
1926, Raoul Bernard dans son livre,
la candidature d'tQ de mes parents m'ont amené à «
ches auprès des ministres des divers cultes.
L'Eternelle Question » : L'Universel Univers?
prendre une part active aux campagnes, ce qui etc., faisait appel« en plaisante utopie » à un
Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon
in'arrivait pour la première fois. Pendant un mois, nouveau
Jules Verne, pour nous conduire tôt à la r.eur de rappeler à ses administrés que les dé¬ US
dans ce pays qui est très violent, je me suis trouvé
Lune, cette fois par les rayons sans fil et l'éner¬ clarations de décès ne peuvent être reçues que
en contact avec l'âme populaire.
J'en ai été heu¬ gie de la dissociation des atomes !
dans les bureaux de l'état civil, à la
Mairie, Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: glrar
reux en tant
que romancier, car c'est un exercice
En 1927, Esnault-Pelterie, après son beau tra¬
passionnant pour la connaissance de la société. Je vail sur les fusées d'ascension, instituait avec M.
n'ai rien du tribun, mais j'ai constaté qu'il m'est A.
Hirsch, un prix de 5.000 francs pour le meil¬
facile de parler en réunion publique. Je citais du leur
ouvrage qui serait fait sur le sujet. — Et
Mistral à mes auditeurs, et l'Homme contre l'His¬
Rosny aîné créa ce nom: L'Astronautique.
toire et les Hommes de la roule me fournissaient
Or, on apprend que Raoul Bernard vient de
les thèmes de mes improvisations.
constituer entre les, mains du Général Ferrié, pré¬
«
Tous les paysans de mon pays ont lu les sident de la
F M SI SI A A
nouvelle Commission Astronautique
Y K11
Hommes de la route; j'ai l'orgueil d'être un des ra¬ de la Société
Astronomique
de
France
:
Agent de doanas — PORT-BOU-CERBERA
res auteurs lus par des paysans...-»
U Un prix de 5.000 francs pour le premier
qui
Oui, mais les paysans du pays de M. André aura créé un appareil
Prêts fachs per totas las procedencias.
pratique, ayant atteint, sinon
Especialitat
Chamson parlent en OC et M. André Chamson le sommet
de notre Atmosphère, au moins 100 ki¬
per lo desdoanament rapit de substancias alimentarias.
écrit en 01L. Traduclore? Trixditqrel
lomètres d'altitude;
non

en

tout comme

toscan

ou

—

en

...

&gt;

—

....

centimes,

—

TraiizH

Intei'iiaeioiial
SFM

...

automobiliste doit faire partie de
l'AUTOMOBIlp-CLUB DU
de rUNION MOTOCYCLISTE DU
MIDI.
3, me ,lu

loul

—

MIDI

poids-de-l'huile

-

ou

toulouse

�</text>
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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/f257a322aea82476adaa68a90d61a80e.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Charles-Brun, Jean (1870-1946)</text>
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              <text>Jouveau, Marius (1878-1949)</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Galéry, Julien (1895-1931)</text>
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              <text>Reboul, Jòrgi (1901-1993)</text>
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              <text>Barthe, Roger (1911-1981)</text>
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              <text>Rivière, Marie-Antoinette (1840-1865)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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