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                  <text>à

pet'pauH
Mistral, mès

Aquesta

es

que

la

seva

rte

lu

cap,

que un

un

" eirta hurtuoniosu rte
mistral
doctrinari politic,

glôria. La glôria

Marius André, la declaraciô del poêla de
mas

»

hi

resta reduida

Cerl

pre$a

es

que

a

avui

Marius André,

a

no

no

cantal

«

mes

Provença ht

pot menys

de

de

iSa

vivent

&lt;'st de ccndra

-

a

i

POÈTE»

OCCITAf S

à propos rte
la langue fé

la a ligue pour
'oc à Véeole))

.A 'article que-je. publiais ici,-il j a
de jours sous ce même titre, m'a valu
A-t-on

que les poètes d'oc étaient
qui écrivaient en patois, parce
qu'ils avaient peur d'écrire en français. Ce bobard est vieux. 11 n'en est que plus tenace. 11
assez

braves

répété

LOS PARAULITZ DEL SILENSI

|

types

fleurit abondamment dans certains milieux dislin-

gués Je

province

bien pensants.

qu'on appelle aussi cultivés

/'

que

|

lous ameliers

meu cor

an

sans succès, conté fleurette à la
Muse d'oui
revienne à la Muse d'oc, c'est donc une fameuse

Pè 'I

le droit

en

bric del

seu ort que non

tant leu

La
maire

•

siague

en

estât

qu'aici Prima se mostra amena;
bona Razou e Sapiensa serena
Dona ondrada

non

pierre dans le jardin de ces ignorants instruits qui,
malgré Mistral et les primadiers, malgré d'Arbaud
et S.-A. Peyre, malgré Perbosc et
J.-S. Pons,
s'obstinent à ne voir dans la Poésie occitane
qu'une
manière de Cendrillon.
Quand je dis que Derennes est revenu à la Muse
d'oc, j'emplifie une formule facile, mais qui ne doit
pas être tout à fait exacte.
Au cours du merveilleux artidle
qu'il consacra,
dans la Revue de l'Amérique latine, à la mé¬
moire de Marius André, Derennes
rapporte les
interminables discussion qu'il eut avec son ami sur
la graphie provençale. Preuve
qu'il s'intéresse de¬
puis toujours à la langue d'oc.

'quela Beulat
e neich se i'ncadena;
flors, de siauva alena

jorn

calinhan las paretz del ostal. Nal

ou

Là on n'exalte Mistral que pour
d'ignorer sa postérité poétique et
l'on fourre avec allégresse dans le même sac vrais
poètes et sordides patoisants.
Qu'un écrivain, comme Derennes, après avoir,
avoir

que mon

A rnieja cola vieu

j

et

Castel

coronat.

un

au

moins

En effet, M.

un

écho.

ristorn en tant bella

enconlrada.
sosqui sieguir lo dralhol de la prada
que cosleja lo rieu aremozat
.

Ont,

com

dos linds paraulilz de flahuta
d'oras que Dieu sap,

buts

d'csperançador. Però

chaulhar

l'erbatge

mut

e

l'aiga

muta.

Ile
de

«

A

mi-pente de la colline

vit

trop de

pour une

idée

:

que

beauté
gens sont comme les choristes de
l'Opéra
s'enchaîne; les aman¬ qui hurlent: Marchons! Marchons! de pied ferme;
diers en fleur, de leur douce
haleine, caressent les qu'enfin, pour assurer à l'œuvre la plus désinté¬
murailles de la maison.
ressée quelque
propagande, il faut de l'argent...
» Aucune
cette

à qui mon cœur, jour et
nuit,

parcelle de son jardin qui ne soit pa¬
rée, aussitôt qu'ici le Printemps se montre aimable:
bonne Raison et Sagesse sereine ont
paré la Dame
et couronné le Château.

vérité, c'est que ces questions de gram¬
qui paraissent futiles aux profanes, mais qui
» Pour mon retour en
si belle contrée, je rêve
passionnent les poètes de la Renaissance occitane, de suivre
le sentier de la prairie qui côtoie le ruis¬
'■'«p eUfs
p.asr'ennaient, au XVI" siècle,
lie» seau dissimulé
compagnons de Ronsard,
obsèdent littéralement
» où, comme deux
Charles Derennes. Et il lui arrive d'en parler, et
limpides pańers de flûte, j'ai
entendu,
de la façon ia plus nuancée,
moi, tant d'heures que Dieu sait, ba¬
jusque dans des en¬
varder l'herbage muet et l'eau muette. »
droits impossibles, dans un
bouquin intitulé Les
Cocus célèbres, par exemple, où il
marque, avec
Est-ce assez joli ! Joli en français,
infiniment de justesse, les différences qu'il
joli surtout
y a en¬
en gascon. Dans le
tre le patois d'oc et la
gascon de Derennes peigné et
langue d'oc.
ratissé ou mieux sublimé
qui ressemble au limousin
Au fond, je crois bien que Derennes écrit en
comme un frère.
fronçais parce que la littérature occitane ne lui

d'action occitane,

gazette

comité directeur

ses

ou

C'est peut-être parce que la
Ligue n'a réclamé
cotisation de ses adhérents, que ceux-ci ont
paru se détacher d'une œuvre qui joint
l'utilité au
désintéressement... deux vices rédhibitoires par ces
temps où l'on doit parler beaucoup, même
quand
on n'a rien à
dire, et réclamer davantage, même
quand on n'a besoin de rien.
«

aucune

Il

faut pas, cependant, que Ile manifeste
M. Jean Bonnafous en faveur de l'ensei¬
gnement ou plutôt du maintien de la
langue d'oc
à l'école demeure lettre morte... On
fait appel à
des bonnes volontés...
«

lancé

ne

par

el

llibre

de

N" 96
1-8-28

littéraires

nous en doutions un
peu, et aussi, comme
rappelle M. Maîcel Crouzet, qu'il est difficile

les foules par

injluencia

pas tout

:

jean-paul

Comité

de

et

de

nouvelles

artistiques

ismaél girard. albert
pestour,

régis,

Rédaction

•

camille

soula.

Pierre Azéma, Roger Barthe.

Louis Bayle, Jean Bonnafous,
Jean Bouzel, Joseph Carbonell. M.-A. Cassanyes, M.
Crouzet, Honoré

Dambielle,

G

Destriau, J.-V. Foix. Julien
Galéry, Tomas Garcès,

Marie-Charlotte Girard, Ismaël Girard, Géraud LaverJean Martinet, Paul Mesplé, Jean
Mouzat, G. Pacotto, Albert Pestour, Georges
Reboul, Jean-Paul Régis,
Pierre Rouquette, Octave Saltor.
Camille Soula, Antonin
gne.

Trin.

direction

: toulouse
(haute-garonne) france
Peyrat, Chemin de l'Espinet c. c. 12455
Un an : 15 fr. Etranger : 25 fr.
î« N° 0,50

Villa

qu'elle poursuit.

remuer

del

VANNEE

%

Abonnements combinés

Nous

«

i gents

seva

1-8-28

appel avait

de « la Volonté »,
sympathie particulière aux choses occitanes et aux
efforts tentés par OC. Voici d'ailleurs le
document
(mes lecteurs ne m'en voudront pas, je l'espère, de
le reproduire en entier : cela vaudra
mieux que
tout commentaire... et ma
plume paresseuse y trou¬
vera son
compte).
« M. Marcel Crouzet
écrit donc M. ValmyBaysse dans « La Volonté » du 7 juillet — constate
danc OC, avec une mélancolie
qui ne va pas sans
sans
quelque fermeté, que la « Ligue pour la Lan¬
gue d'Oc à l'Ecole » est loin d'avoir réalisé les

ai auzit ieu, tant

rT

a bien voulu me
intéressantes chroni¬
où il a toujours montré une

ques

de

la boca.

ANNADA

plaisir bien

—

men

Ve

Valmy-Baysse

faire l'honneur d'une de

llibre

Domenec Guansé.

quinzaine

inattendu : celui de constater
que je n'avais
à fait prêché dans le
désert, et
rencontré

j

de

une

el

en

Mistral, la

provençal.

DEL MOT.

(La PublicITAT, de Barcelona, del 29-7-28).

MO»

l'idioma

vós, oh pastors

que per

'EĹ cl'.X.i'f PEJORATIU

FE. ""

de

h pot arrabossar. Cerl. Peró

no

haver

cl reslaurador

es

la llelra. Aixi, malgrat la genialitai de l'obra de

la créació d'un

a

ningu

que

Feuillets Occitans

et

OC

:

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35 francs

par an.

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nal et au B. P. J. P.
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J.

Joannot,

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vos

MAROC,

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EN

^AMERIQUE

LETTRES

et

ALGÉRIE,

A

DU SUD

par

COMPAGNIE GÉNÉRALE

COLIS

DAKAR

AVION

AÉROPOSTALE

En voici une: J'ai oublié le dialecte de
Champa-Élysées
PARIS
mon
Renseignements dans
tous les Bureaux
de Posta
patelin gascon... Non pour me libérer d'un
regret
que je garderai toujours, mais plutôt
pour me laver
paierait pas son eau, comme on dit en
d'un remords, j'adhère à « La
Pérgord.
Ligue pour la Lan¬
J'ai
cité
« Lous paraulitz del silensi ».
Mais gue d'Oc à
Mais son cœur n'est pas là. Il est dans ses
l'Ecole...
»
poèmes je leur préfère « Lou joc d'una tenson
», où le
« Et
gascons où il a mis le plus de son âme
je jure de payer régulièrement la cotisation
gentille et sentiment se voile d'une
espièglerie
délicieuse.
F. Cayrou : DINS 50
un tantinet narquoise et la fine fleur de
son génie.
qui me sera demandée...
NOSTRE, G. Forestié,
Malheureusement
la pièce est trop longue pour
J'ai déjà parlé ailleurs de Charles Derennes
«
11 est des habitudes
imprimeur, Montauban, 5 francs.
que l'on prend à tout
que je puisse lia reproduire ici.
poète d'oc. On m'a même reproché à ce
âge... »
sujet
Et il est impossible de «
d'être allé un peu fort.
Le hasard est
couper ». La poé¬
Je remercie, en le félicitant, M.
quelquefois heureux. Frédéric
sie de Derennes est si dense
Valmy-Baysse Cayrou était vétérinaire
qu'elle ne supporte de ses déclarations pleines de
Comme je n'ai pas d'opinions de
à Castelsarrasin, sa ville
franchise et de gé¬
rechange, je pas les mutilations. C'est le marbre, non la
natale. Quand survint la
géla¬ nérosité. Je-pense bien qu'il ne nous a
ne puis faire autrement
guerre, il fut envoyé en
que de transcrire ici ce que tine.
pas fait
mission ,aux Etats-Unis. Il
là une promesse... de
j'écrivis dans L'Action Française, lorsque parut
y circula de l'Atlanti¬
gascon, et je me tiens prêt,
Les gens qui mesurent la
Roumicatge.
poésie au mètre du dès à présent, à recevoir, dès qu'il voudra me les que au Pacifique et du Mexique au Canada. Au
charpentier trouveront que la plaquette est mince envoyer, son adhésion à la Ligue et sa cotisation. bout de quelques mois, le souvenir du pays natal
«
Mistral engendra Perbosc qui 'lui ressemble
devint obsédant .Cayrou
(treize pièces assez courtes, dont six sonnets).
Nous voudrions espérer
évoquait la petite patrie,
bien peu, et Perbosc, Derennes
que cette offre ne sera pas
qui ne lui res¬
le coin dont on se
la
seule
et que tous les
moque volontiers quand on y esl
Occitans d'Occitanie tien¬
Je ne suis pas de leur avis. Et cette sobriété
semble pas du tout. Je ne pense pas avoir fait une
mais qu'on regrette quand on ne
dront à accomplir le geste
peut y revenir. Il
découverte en précisant que Derennes ressemble n'est pas pour déplaire à quelqu'un qui hait le dé¬
spontané dont un Occi¬ avait
aussi la nostalgie du parler
tan de Paris leur a donné
d'oc, cette langue
bien davantage aux troubadours. Même
layage
et ia boursouuure comme des ennemis per¬
l'exemple.
raffinement, sonnels.
persécutée, ridiculisée et qui a persisté
même préciosité, même tendre
quand
mélancolie, même
même. Et Cayrou, qui n'avait
jamais écrit en occi¬
science du rythme et de la rime, car c'étaient de
Ce n'est pas d'hier qu'on a
tan se
remarque que lies
surprit à composer des poèmes, dans Ile
fameux ouvriers en vers que ces poètes de châ¬ temples grecs étaient
Bien moins heureux, à mon
étrangement petits. Je pense
avis, a été M. Jules parler de Castelsarrasin. Ainsi naquit cet amusant
teaux ou de salons et qui s'entendaient à
lancer que le ciel tient dans une goutte d'eau et que la V éran dans son article paru dans
Comœdia du recueil : Moun Gabèlal. il contient ce prodigieux
la strophe, fusée magique, et à la faire éclater en beauté
8 juillet. Sous le titre « Pour
parfaite peut s'enclore dans un camée.
le Génie latin » teSsou malaut que l'auteur a bien été
obligé de
bouquet d'étoiles.
notre
distingué confrère fait entendre une voix débiter plusieurs centaines de fois. Plus
Seulement il y a la manière... »
heureux
« Mais Charles
pleine
d
Derennes n'oublie pas qu'il est
éloquence en faveur des langues espagnole que Pierre Corneille, Cayrou dit ses œuvres avec
et
italienne. Jusque-là, il n'y a rien à redire.
un délicieux poète d'Oïl et il est bien
Ce qui ne veut pas dire
naturel que
Bien agrément pour l'auditeur. Aussi dans la région
que Derennes doive
au
certaines de ses poésies évoquent Verla-ne et Sa- être l'homme d'un seul livre.
contraire, M. Jules Véran a pleinement raison tarn-et-garonnaise n'y a-t-il
Tous les vrais amis
pas de fête sans la
de vouloir détruire une
main et que, dominant la citole du dous
opinion stupide et trop ré¬ participation obligatoire de Cayrou. Et à Montau¬
Bernât, des Lettres d'oc attendent avec confiance le se¬
on entende
pandue, qui discrédite les langues méridionales au ban
parfois, dans le Romivalge, comme un cond recueil de ses vers occitans,
Cayrou habite cette ville depuis son retour
flon-flon perdu des Fêles Galantes.
profit de l'anglais et de l'allemand, et tend à en d Amérique — on ne fait
pas une conférence sans
réserver l'étude aux cancres et aux
Albert PESTOUR.
que Cayrou ne soit obligé de se faire
«
Et ce mélange savamment dosé
paresseux. II a
entendre
d'antique et
raison encore de préconiser
de moderne est proprement
l'enseignement déve¬ après Ile conférencier. H est prudent, d'ailleurs
exquis,
surtout quand
loppé et bien compris de l'italien et de
de faire passer le conférencier
ERRATUM
une goutte d'émotion vraie
d'abord et de ne
tremble et
l'espagnol
luit sur
comme le moyen le plus sûr et le
plus rapide d'ar¬ laisser opérer Cayrou qu'ensuite. Le succès oblige.
l'image rare, comme une larme sur une rose.
river à cette union intellectuelle et
Dans ma réponse à Marius
Jouveau, j'avais
économique des Cayrou a organisé des manifestations charmantes
«
Poésie câline et subtile, trop subtile
nations latines, qui apparaît de
parfois, écrit :
plus en plus comme au cours desquelles il se montre auteur, acteur,
quoique le mystère convienne à l'amour, et faisant
une nécessité et
qui semble aujourd'hui en bonne musicien. Et c'est un spectacle attrayant et peu
« Je ne confonds
pas M. Marius Jouveau avec
alors songer au trobar claus, à la poésie secrète du
voie de réalisation. Mais
tel profiteur du mistralisme .aux dents
lorsque, se plaçant sur banal de. voir ce poète humoriste, transformé en
longues et à le terrain de la culture
Moyen-Age occitan.
générale, M. Jules Véran violoneux de village, jouer nos vieilles danses que
l'esprit court, capable d'écrire 1° que OC est épa¬
«
Mais aussi quel enchantement, quand la
célèbre l'incomparable valeur des
poé¬ tant, 2° qu'il est au-dessous de tout, suivant que
langues latines la troupe d'amateurs qu'il a éduquée exécute d'une
sie du Romivatge, du
Pèlerinage amoureux atteint la formule n" 1 ou la formule n° 2 favorise ses am¬ pour « former les esprits dans les taditions et les façon parfaite. Le jour où il amènera sa compagnie
celte divine simplicité où la Beauté
disciplines classiques » et les déclare « dépositaires à Paris, il est certain d'un joli succès.
apparaît ra¬ bitions qui sont minuscules ou ses
jalousies qui ne au premier titre de
dieuse et nue, comme une nymphe dans sa robe le
l'héritage gréco-latin », je ne
sont pas. »
Si Cayrou a commencé à écrire en
d'eau transparente!
Amérique, il
peux m'enpêcher d'y voir la
marque d'un oubli et a continué en France. 11 a
Je n'ai pas l'habitude de rectifier les coquilles. d'une injustice
composé un roman en
flagrante et grave. Ne vous souve¬ prose
«
A l'intention des disciples de saint
Thomas, Je rectifie celle-là pour éviter au bon apôtre
plein d'observations caustiques sur les Etatsqui nez-vous donc plus, cher confrère, qu'il
qui ont toujours peur qu'on leur bourre le crâne, me comparait l'autre
jour à Paul Valéry (ô Monsei¬ nous, dans notre Midi, une langue dans y a chez Uniis. C'est un paysan quercynois qui conte ce
je recopie ce « Discours du Silence » qui donne gneur, c'est
laquelle le qu'il a vu et surtout ce qui l'a surpris au pays des
trop d'honneur !) la peine de chercher
bien une idée de la manière fine, onduleuse et lé¬
dollars. Ce livre, je ne l'ai pas lu,
des obscurités dans ma prose.
je l'ai entendu.
(Suite page 2, col. 2).
gère du poète. »
Cayrou l'a lu devant un public heureux. Il ne
A. P.
Marcel CROUZET.
tardera pas à paraître.
»2,

Avenue des

IiES

...

—

—

LIVRES

�bugadiéra
ribiéra,
sens perdre temps
sobte despléga,
sabona, bréga,
quatre alivents.

eh! 1

Camer-Riibalta trace de Macia un portrait en¬
thousiaste, mais exact. Macia, c'est l'incarnation
de la volonté tendúe vers un but unique. Macia a
foi

ei,

il

ne

le peuple catalan. Pour libérer sa patrie,
recule devant aucun sacrifice.
Il aime son

d'un amour immense. Il lui a consacré sa vie.
Quand un peuple prend une conscience natio¬
nale, il abonde en héros. Carner-Ribalta montre
comment au-dessus d'eux lia jeunesse a placé Ma¬
cia. Elle voit en lui un symbole. Elle en a fait le
héros de Catalogne.
pays

Jean Chachuat

:

PANTINS. Dijon. Aux

LES

Editions du Raisin.

En une série de dialogues, Chachuat fait défiler
devant nous les marionnettes de la vie contempo¬

Ridicules, travers y sont notés sans lon¬
gueur. Ces scènes dénotent un sens aigu de l'observation et de l'humour. On songe parfois à cer¬
raine.

incisives de Courteline. Joliment im¬
Daranvière, ce livre unit le plaisir du
celui du bibliophile.
J.-P. RÉGIS.

taines pages

primé

par

ilecteur

et

P. S.
Les lecteurs d'OC
rectifié le dernier vers de F.
—

auront

certainement

Bousgarbiès

que

je

citais il y a quinze jours :

Merveilles des

doigts, de l'âme et du temps...

LO LEVEZON

Naît

et

gris,

null

e

plomb

e

(I)

larg

lo Roergue

so que

a

coma

de bèdre

e

la

mar,

d'amor.

Encara dins sos boscs, e triste com un clar,
s'auzis lo bram dcl lop, dins la nuèch à l'espéra;
e las fadas aici landran com un cop éra

cngrunanl

en

dins l'aire bloz

un

rire clar.

Aqui l'aur dcl ginest e lo jiôc de la bruèa
la landa que /' vent rebusa, gaja esuga,
an las colors dels splels colcs à l'orizon
sus

dins sa blozelat lo fier terraire
Viaù (2) lo cenja e ne va d'un van espaventaire

Per
e

seroar

monjes

son

dins Bona-Comba (3)

faire dinc

un

dusca a la lalha
bras estenduts.

sole'lh Ihi rizia, et chantava com'una alauza.
Et quau mais aguet de plazer? Acó saguet
conalha.

Auvernhal.

«

L'ECOLE

»

^

(Suite de la col. 3 de la page I).
génie latin tout entier

zer

LIGUE POUR

LA LANGUE D'OC A

survécu avec ce « suc »
plaisiez à aller
chercher ailleurs et pour laquelle, à votre instiga¬
tion, M. Ducos demandait à la Chambre, en 1925,
une place dans les programmes scolaires et aux exa¬
et cette

«

fraîcheui

»

a

que vous vous

ne

vous

en orezon.

li cachas

et penset que

chah,a faire lo burre.

Adonca, botet la burrada dins lo burrador, et
ardil, petit, que te bolegue ! enfonsâva et tirava lo
belador com' un hóme ques era ! Mas de bolegar
la burrada, ac£_fm suzar, sabés! Jaconalha^favahd

(1) Le Lcvczou, haul plateau du Rouergue.

(2) Le Viaur. rivière qui

entoure

le Levezou.

(3) Bonne-Combe, célèbre abbaye cistercienne, sur lei
rives du Viaur, au pied des derniers contreforts levezouniens.

étonnerez

2°

une

Lo polit

de mai, dins sa rauba florida,
Mîa, amb' un rire amistos,
A sa fèsta gracioza al pus lèu nos covida
En nos laguent laslar nôstres primiers potons.
(affectueuse,)
Las auziratz sovent, mon A imada amarmida,
Las causons que nos dis dins son parla tant dos
Tant lèu que l'Amor Ven nos brescr dins la vida
En nos parlant coma sèrem sous efantons.
mes

Es lornat, genta

de volant, copet la corda de la

cop

va-

se trempet com'una bugeada !
Quant la Claudona entret, lo trobet setat sobre
una chadeira, que se sentia'ls costas...
n
Digeas, quaus a razon? cridet La fenna..
Se1 anada medre en lioc de vos, et aco es com'acô
que l'es propriat mon hostau! De que me chau

et

—

veire!... Tôt davant darrer!...

Ont

lo burre,

es

dieit !

Son drollet s'escondia darrer lo davantau de sa
màma, et, r'en aut, La petiota, quialava dins i son
brassôu...
.

Ad Aslra! »
Irions-nous achever
—

caieitdier
1 DlMERCHES.
2 DlJOUS.

SS. Nectari, Sever de Bigôrra.

—

SS. Auspîci d'Apt, Eslèfe, Sisl.
S la Lidîa; S. Eon d'Arles.

—

3 DlVENDRE.
4 DisaïE.

—

■—

Sta

5 DiMENCHE.
6 DlLUS.

8 DlM.
9

!3ij.

—

—

19 Div

—

1 1

—

Dis.

Perpétua; S. Domenge.
SS. Casian, Venanci, Viator

—

S.

—

7 Dimars.

ayosi

:

Agapit.

SS. Fauslin, Gaelan, Lizïer.

—

SS. Ciriac, Momble.
SS. Amor, Marlin de Brivas, Roman, Rustic.
Sta Asteria,

Stas

Laurenr.

Aguilbèrta,

Clara d'Asiza,

Rusticula,

Suzana; SS. Gèri, Tiburci.
12 DIM.

S. Porcari de Lerins.

13 Dll..

—

Stas Irena.

14 DlM.

—

S. Euzebi.

13 DlM.
16

Nostra-Dama d'Agost, S.

—

DlJ.

Radegonda; SS. ipolil. Junian.

Sta Serena, SS.

—

Balzèmi.

Armel, Jacint,

Roc, Sim-

plician.
17 DlV.

—

18 Dis.

—

19 DlM.

20 Dll..

SS.

SS. Carmèri, Donat, Lois,

—

Stas

—

Marian.

Amador, Bernard, Filibèrt, Maime.

SS.

—

21 DlM.

Mamet, Orion.

Sta Elena; S. Agon.

Adelinda, Ombelina;

SS.

Avit l'An-

cian, Leonci l'Ancian, Privât.
22 DlM.

SS. Marsal, Siforian, Ti moièu.

—

2t DlJ.

—

24 DlV.

Sta Fructuoza; SS. Flavian, "Sidôni
Stas Engracia, Roza de Lima,

—

Audon, Bor-

tomiu.

23 Dis.

—

26 DlM.
27 DiL.

—

28 DlM.
29 DlM.

DlJ.

30

31 DiV.

Sta Alvera, Geniès, Iriès, Sever.

—

Sta Tenestina; SS. Eulàdi, Gelazi, Zefirin.

SS. Cezàri, Licèri,

Siagre.

Augustin, Clar, Julian, Narcîsi, Vivian.
Stas Candida, Sabina,; SS. Adèlfe, Mèrri.
SS.

—

—
—

Sta Gaudensa; S. Fiacre.
Sta Florentina
tât,

de Sisteron; SS.

Amat, Op¬

Paulin.

—

l'hôrt...

(Promet

près

de

proza

Valhent, coma'n bon ch:n

elhs ]ocs Floraus).

per parar

_!o ben

de

ques

son mestre.

era,

correguel

Sautel la paret et

piqet La vedella pelh lias, pels peds, se penget
coa, la faguet virar, sautar, viregear, l'esAcó durara pas!... »
paoreget; lot d'un cop. la botet davant et La fa¬
Et, per fe d'acó, si s'.eron pro calinhats, dos guet sautar alaien dins lo chamin que n'era pas tan
parels d'ans d'après se regaunhavon et se tustavon aut coma l'hôrt. La corda lizet, et pueissa s'arrestel : la v-achona saguet pengeada, mas de tau biais
quazi... Jaconhala voha esser mestre, mas la Clau¬
dona sustava pas.
que si batas de darrer tochavon terra...
Un jorn, Jaconalha venia de medre. Crezia de
Et ves l'hostau, Jaconalha se senteguet par
trobar, qifant se campet, una bóna sopa, per se ra- chaire la bcfa'n 1er et montet en aut de la chamipatiar : trobet res... La Claudona venia mas de neia, la testa'n bas, es elh mais demoret pengeat1
Benaize que lo fioc n'era pas tubat, autramen.
pengear il'ola elh cromalh.
que

lomonde dizian:

«

Aiga de rede

passa

viste...

Et l'home
«

Lo: aucehns dins lor bonur pialhon de jôia,
Car tôt canta, aima è ris dins la nôstra valôia

d'un

et,

cha... Jaconalha davalet, tôt dreit, testa promeira,
dins lo pairou! La chadena delh cromalh sustet,
et lot tombet pelh cop: l'home, lo pairou, I'aiga
lis trufes. Jaconalha non se tuet, mas se machet
lo nos, se copet la gaunha, s'escaraunhet !o front

prime

pas,

Delh promer temps ques eron mandats, Jaco¬
nalha et la fenna Claudona s'amavon de tau biais

LO POLIT MES DE MAI

Li

contenta.

Tenés, Claudona, so diguet Jaconalha,
de iô.000 îrancs au premier qui tdoussameiï, coma si'a'S aviá paor d'è parlar," àîfá
Ihi donar tetar : ieu tomarai medre!... »
aura atteint de sa personne une telle hauteur dans
ENRIC GILBERT,
un délai de cinq ans, d'ici à 1933.
d'Auvernha.
Ces prix sont dénommés : « Prix Raoul Bernard
et

—

Eue. SÉGURET.

mau

—

sur la Lune, ou sur Mars,
le Siècle Eclair — comme l'a
je pense, que nous regrettions ici de vous voir ce XXe Siècle
négliger ainsi notre chère langue d'oc, et laisser nommé Raoul Bernard depuis 1892?
échapper une belle occasion de lui rendre tout ves la cava pei l..ar una paucha de vin blanc. Era
l'hommage qui lui est dû en la mettant, comme il 'davant lo cubel qu'escoutava pissar La chancMa,
convient, au même rang que ses deux sœurs la¬ quant quican petet, en amonaut; lo selhon delh Lait
tines...
redolet pelh tombant, amuis una sella, una bicha
Ce qui est plus surprenant, par exemple, c'est de de calhada, et, tôt d'un cop, lo drollet cridet:
voir M. Jules Véran, formuler le plus sérieusement « Pàpa ! Pàpa'! Venés me parar delh coche! »
du monde le vœu que dans toutes nos écoles primai¬
Jaconalha laisset star lo vin blanc et montet
res on enseigne l'italien et l'espagnol. A vrai dire, "coma'n
gàrri ques a atapat un cop de petarel...
Trobet lo coche ques era entrât et que mangeava
on ne voit pas très bien les candidats au certificat
d'études, qui ent déjà bien de la peine à parler dins lo vaisseler. Avia chatit tôt sô que'lh avia,
bcuzecat lis cacaus, fajenat dins l'oia, tombât lo
et à écrire correctement le français, apprenant par
surcroît la langue de Dante ou celle de Cervantès.
lait, la burrada, es era aqui que hi pachicava...
.(
Les enfants apprendraient « ces langues en se Jaconalha, roge coma una celeira, atapet una barra
et te'lh en peget un cop pelh nas ! Lo coche goinet,
jouant... » dit en propres termes notre confrère.
« En se jouant », le mot est un peu gros. Ce qui
se plantet, et... petet per terra per faïre li darrers
est vrai, c'est que nos écoliers du Midi trouveraient
r.ajous : era tuât !
De veire son hostau davant darrer, un autre s'en
pour cette étude — si elle pouvait être organisée
dans renseignement primaire, un puissant secours séria desconsoLat. Jaconhala diguet mas: « Accî
dans la langue d'oc que la grande majorité d'entre fai res! N'en serai mestre! Voie mostrar am ma
eux connaît encore fort bien. Dès lors, au lieu de
fenna cossi un hostau se mena, e'Ih zo mostrarai,
la cultiver comme un simple intermédiaire, pour¬ quant tota la diabiaria me vendria contraiar !...
quoi ne p$s l'étudier pour elle-même, pour sa valeur Mas me chau biure ma paucha ques ai laissada
pédagogique et intellectuelle, intrinsèque. Ce serait alaien. »
là l'objet de cet Enseignement bilingue dont nous
Et davalet per achabar de tirar sa paucha. Mas
ne cessons de
demander l'application sans grand, hi avia I'aiga grande, pelh sou de La cava! En
succès encore, mais auquel j'ai le ferme espoiro mentant, per parar lo coche, non s'era vizat ques
succès encore, mais auquel j'ai le ferme espoir avia laissada la chanella badada, et tôt lo vin
qu'on arrivera un jour. Ainsi se trouverait réalisée s'era en anat et fazia'n grant bolhas !
dès l'école primaire cette culture antique indispen¬
Saguet benaize d'anar pouzar d'aiga dins lo
sable à tout esprit et qui laisserait son empreinte farrat...
chez ceux-là qui ne franchiront jamais les portes du
«
Aora, n'ai pas lezer de faire irion burre,
Collège. « Le provençal!, a dit Michel Bréal, diguet Jaconalha, quant aguet begut doas pouzadas
est le latin du pauvre ». La chose a été suffisam¬
d aiga, me chau anar veire li bestias. »
ment prouvée pour qu'il ne soit pas besoin d'insisN'i avia una, una vedèlla, que s'espoussava et
etr ici. Nous dirons seulement, et ce sera notre
se despacientava.
conclusion, qu'il est regrettable que M. Jules Vé¬
«
Tè, se penset, la vau sórter; mas n'ai pas
ran,
entraîné par son enthousiasme trop exclusif bezon d'anar luan per la jetar: Ihi tarai mangeai
à l'égard de l'italien et de l'espagnol, n'ait pas ui pauc de luzerna, dins l'hôrt ques es contra
jugé bon de rappeler tout cela et de le mettre en l'hostau. D'aquelh temps, farai coeire de trufes. »
valeur dans sa chronique. Il y aurait eu là matière à
Et, per que la vedella se poguesse sauvar, quant
un article remarquable — comme sait en faire M.
faguet botada per la luzerna, l'hestachet li bannas
Jules Véran — et qu'il nous eût été agréable de am un langea córda; l'autre costut de la corda, lo
lire...
faguet davalar per la ohàmineia, et se lo passet
Marcel CROUZET.
er.torn d'una cliambà. D'aquelh biais, la vedella
non s'escartaria per faire ranmage dins ll'hort non
Nous apprenons en dernière heure que les félibres réunis à Carcassonne le 15 juillet, ont opéré ques elh zo seiiteguerre.
Adcnca, tornet faire son obrage : montet lo
un 2e versement pour
la « Ligue », sur l'initiative
du félibre rouergat Mouly. Ce fut d'ailleurs — pairéu elh cromalh, lo gamiguet, comenqet de boÍ3) de brochas sobre li landiers; tôt anava delh
avec le discours de M.
Charles-Brun
ce qu il
biais, ma figa, et non la córda tirava...
y eut de mieux dans celte journée.
Mas espeitas! Valhent, lo chin de l'hostau,
que se redolava pelh coderc, avia vist sa vedella
P'.'r l'hôrt, que mangeava de luzerna... Se galavn
i hittite f/#«' fai fft feinta
et se coitava trop: i avia quican que n'era pas fai
ei Su feinta que fat t'hume delh biais... Non solhan botar li vaclvas dins

du Baccalauréat? Vous

mens

champ,

Ancm, so diguet, te'lh farai veire, am ma J dezanat que ses?... De ques es fat del coche,
fenna, coma acô se parangit, un hostau, et que grant escomengeat?... El de la vedella, aze embraiat?... Ont es l'espartin, espelat?... Et de ques
no:": chau tota la jornada per faire l'obrage. »
Lis efantons ploravon : levet lo petiot, crosset es fat de'ms paures efantons, coquin?... »
Jaconalha se gardet de respondre : non avia
la petiota, ques era elh brassóu, pueissa anet mou-

julian GALÉRY,

A PROPOS DE LA

Ja¬

—

/o Leoczon dois longs ioerns es nostra terra,
pramor que s'es serval al cap d'aquela serra
lot

a pro a

»

sos

La fau pas...

blème catalan.

pels
'i ràscla bious

coma lo gealh çridâva, la Claudona
lo volant et lo codier et s'en anet ves Lo
Biavenc. De pensar qu'anava medre n lioc de son
home, n'era tota galharda : Ihi era vejaire que lo

dissègui,

_L Qprner-Ribalta : EL CAS. PERSONAL D^
FRANCESC MACIA EN EL MOVIMENT
PATRIOTIC DE CATALUNYA. — L'Havarîa, Publicacions de la nova Catalunya.
Le jeune et distingué écrivain catalan J. CarnerRibalta vient de publier à La Havane une cu¬
rieuse et éloquente étude sur Francesc Macia, l'or¬
ganisateur de l'épopée de Prats-de-Mo!lo. Cette
héroïque tentative n'aura pas été vaine. Elle a
prouvé à ceux qui l'ignoraient qu'il y a un pro¬

sabrés qui hi

sabrés sô

itn'er cassats,
am

vistamen delh

torr.ava

dos homes la crideron. La fenna montet dins l'hôrt,

prenguet

«

La bouilègui. »
Cayrou écrit dans une bonne langue populaire.
Il bannit simplement les mots qui ne lui paraissent
pas occitans. "La graphie est à peu'près phonétique.
Une traduction française très fidèle précède le
texte languedocien.
—

—

hostau.

I'aiga li banha
pés menuts;
pei la mtralha

.

amie, 1

is chaucidas.
«
Et vos,

vos

L.'endeman,

Uno carrièro dins Caussado.

Fazès piano de pousco,
E l'orne respondèt:

v

Dostant la canha,

Me calguèt justoment passa de soun coustat
E coumo abiôu mancat, aqui, d'estre enbournhat :
«

deman medrai la çivada de

quc'ìs hómes pâtisson de se
champs, et de se iaire picar

dins la

Per

—

per eomençar,

Lo Biavenc. Veitem ben si fau res!
«
—
Oc ben si volés ! Com'acó,

La

Un cantounhè brabe e baient
Coumo se n' trobo pas soubent
un joun de grando secado
Engranabo, e pas dousoment,

Et,

LA BUGADIÉRA

palienler ses amis, Cayrou vient de
publier un second recueil de poèmes : Dins se
noslré. Ecrit avec le même stylo que le précédent,
il n'aura pas moins de succès. La veine comique y
domine. Certaines pièces prouvent que i'émotion
est plus vive au cœur du poète qu'il ne veut le Lis¬
ser paraître. Il aime les nouvelles rapides. Voici la
plus brève : la poussière et le cantonnier.
Pour faire

«

—

—

et la fenna de rambalher :
Pcdés pas faire ia sopa, quant es
Et quau la fai?... Digeas me quau

per sa

lo fum

l'hora?
la lai,

l'auria coflat! Mas si l'avLas auzit! Menava'n caralh coma'n coche que s'estrang'a am
un

ôsse !

Sabés sô

qu'arribet? Dui vezins, que passavon,
(vallée)
Gaire sabe de que fazés, gampassa !... Ses vegueron aquela vachona plantada de contra La
Que lo bon Diù faguèl polida mai que mai. "
b'ona per chaplar elh caire de la charreira, per paret et que s'anava desbannar. L'ataperon sos lo
gardegear passar lo monde et per voi mirailhar am ventre et la torneron montar.
Oc, lot jloris dins un perfum de poëzia
vóstre riban nou, com'una drôlla que vai veire son
Sô que la vachona montet, Jaconalha zo davaMas las pus bêlas flors son dins ton côr ma Mîa
galant, mas non per trabalhar et ganhar vósire iet, dins la chamineia, et se trobet a doas aunas
Que culiguèri un jorn del polit mes de Mai!
viure...
en desobre relh
pairôu descatat. L'aiga fazia mi«
Aco es de bon dire, paura besli ; ! Si ses :a!h, es elh i vezia son morre masciarat...
Joseph VAYLET,
mau
Acô durel gaire, pracô. La Claudona avia tro- j
content, fazés mon trabalh, et hieu ferai lo
Fejibre roèrgàs.
vóstre : demorares à l'hostau et hieu anarii déféra. bat que non Ihi portuvon l'espartin pro leu, et j
quant
t

hi

—

—

ses

!

iiifWmntioiiM
occitanes
A L'UNIVERSITE D'AIX
A
notre

de la note parue, sous ce titre, dans
dernier numéro, nous avons reçu la lettre sui¬

vante

:

propos

Monsimr le Directeur d'OC,
Mon fils ne pourra pas, pour son diplôme

d'Etu¬
Supérieures obtenu en 1928, recevoir le prix
ciéc par le Consistoire — ce prix ne devant être
décerné qu'en 1929 pour la première fois: et c'est
moi qui l'ai vou'.u ainsi. En effet, si l'examen pré¬
paré par mon fils m'a donné l'idée d'instituer le
prix dont il s'agit, il n'a jamais été dans mes inten¬
tions d'en bénéficier plus ou moins indirectement.
Si je précise ce point, c'est que le vœu flatteur
émis par OC de voir l'étude de René Jouveau sur
Les Influences provençales dans l'œuvre de Pé¬
des

en librairie et recevoir les m i lie
Consistoire, pourrait faire naître dans
quelques esprits mal intentionnés un soupçon que je

trarque paraître

francs du
ne

mérite pas.

Salutations confraternelles.
Marius

Jouveau.

prochainement
••

oc

" fera hé né-

licier

ses

bles

lectrices

«l'une

aima¬

prime sen¬

sationnelle.

-

-

-

�«le la presse

revue
A
A

FRANCISQUE

LA

naissent des

occitanes, il
reculent.
qui n'ont
guère d'occitan que le nom, des réflexions bien co¬
casses sur la langue d'oc. Je n'ai encore rien trouvé
mesure

que

revues

semble que les connaissances occitanes
On
lit
parfois, dans ces publications

d'aussi

les quelques lignes de M. Fran¬
cisque Rochez étalées le long de la « Revue occi¬
tane » de juin dernier.
Au risque d'une rencontre à la francisque, je ne
puis laisser dans l'ombre cette extraordinaire élucubiation linguistique. Je la cite textuellement:
«
De fait, tout d'abord, deux grands dia¬
lectes se sont partagé le sol : celui d'AurilLac, es¬
curieux

que

...

sentiellement occitan,
tagne,

et

celui de la haute

mon¬

des hauts plateaux de Murât, de Saint-

Flour, beaucoup plus rude, qui s'éloigne sensible¬
ment du premier... »
M. Rochez se rend-il bien compte de la signi¬
fication du mot « occitan »? On l'emploie pour
éviter le mot « provençal » qui prête à équivoque.
Un dialecte appartient ou non à la langue d'oc.
1! y en a de plus puis, de mieux conservés. 11 n'y
en

a

de plus

pas

ou

moins occitan...

Mais, chose plus
les dialectes de Murât
«

grave,
et

en

Occitanie.

continue M. Rochez,

de la Planèze comportent

S il s'en fit une grande consommation sur toute
I étendue du
territoire, je n'en saurais rien dire.
Et peu importe, au demeurant, de savoir si le
nombre dépassa "la demi-douzaine des amateurs

ne

saurait

l'any

passât fou aixecada magni- (
memôria, una bella estàtua,
vora el Mme;
suggestiu i evocador. 1 per l'abril
qui d'enguany, corn en els anteriors, Roma associa el
se
poissèrent I intellect à consommer, ayant dé¬ nom del més gran dels seus poetes a la memôria
boursé quarante sols, cette confiture
llegendària de Rômulus.
mystique.
Maurice Levaillant ha recordat al parisenc Fi¬
Mais ce bouquin, imprimé à Bruxelles, a été
écrit, dans un mélange heureux de belge et de pa¬ garo que, si per VEneida Virgili és romà, per les
tois, par un auteur bien toulousain.
Geôrgiques és mediterrani. Virgili cantà el secret
Par un « auteur bien toulousain », j'entends le dels conreus de pagesia a totes les terres llatines
plus académique, le plus eucharistique, le plus énu- que la mar Mediterrània amanyaga i bressa. La
cléé, le plus isaurien de nos poètes, j'entends lleis encloses als ritmes virgilians encara regeixen
la tasca essencial dels nostres pagesos.
I aède départemental des
réjouissances corporatives
Giacomo Boni, cl magne escorcollador i restauet horticoles du
Syndicat des Troubadours.
J entends M. Armand Praviel, musagète patenté rador de les ruines de Roma, expressà, abans de
morir, una idea digna del seu geni. Volia que,
et évangélique, qui a,
par contrat, l'exclusivité de
I imitation de Coppée dans la Haute-Garonne, et com un gentil homenalge al giand cantor de l'aà qui une alimentation basée sur le
pain bénit et gncultura mediterrània, hom enllestis una édicié
I huile d extrême-onction conféra de bonne heure monumental de les Geôrgiriues, on collaboressin
tots els pobles llalins,
un air filial et un
fi Ils espirituals del poeta.
lyrisme curieusement laxatif.
M. Armand Praviel, que l'on voit
aujourd'hui Aquesta edició monumental havia d'ésser iliustrada
occupé à fabriquer des romans policiers — des ro¬ generosament amb tota la documentació gràfica i
literària que demostraria la continuïtat, a través
mans
policiers pieux, bien entendu
pour une
clientèle à qui la Faculté a interdit les émotions dels segles, de les tradicions agricoles persistents
fortes, M. Armand Praviel fit imprimer son mys- eu fa conca germana del Mediterrani.
'Sera realitzat el somni de Giacomo Boni? Cal
t:ciènK«en 1900, environ son agi? nubile.
Et, en vérité, je ne saurais iaisser ignorer plus que ens preparem a collaborar-hi. Tenim ja traduclongtemps à mon Assidu Lecteur le mysticisme de tors de V irgili tan eminents com Llorenç Riber i
Caries Riba, entre altres. Tenim també tots els
M. Armand Praviel.
éléments tipogràfics que exigeix una edicié cataDont, voici un échantillon;
(Je prie les populations de croire que je n'ajoute lana definitiva de les Geôrgiques.
ni ne retranche rien à ce
Preparem-nos, amb temps, per a complir, per la
spécimen authentique.)
nostra banda, el poètic desig de Giacomo Boni. Si
El toujours enflammé du céleste Besoin
es realitza l'edició monumental
De fuir le Monde et d'être ignoré Benoît Labre,
llatina, per a contria

la

seva

—

gutturales et des sons qu'aucune graphie connue
reproduire, en dépit de 1 opinion de no¬
tre compatriote Emile Rhodes; il faudrait user de
signes conventionnels, c'est-à-dire d'un nouvel al¬
I out loqueteux était accroupi dans un coin...
phabet qui reste à créer. Et voici maintenant où
Ceci se trouve à la page 44 du volume, sous le
je veux en venir. On nous a fait le reproche de
négliger la langue dialectalle pour le français. Pou¬ titre « L'idéale Basilique il.
Et je ne sais pas ce que peut être dans
vait-il' en être autrement? Comment, en i'absence
l'esprit
d'une graphie complète, former des mots,
repré¬ mystique de I auteur celte « basilique idéale » et
senter une pensée? Tel est l'obstacle devant le¬
commode.
Mais
quel, depuis longtemps, ont reculé nos meilleurs
^Iles hagiographqs lui sauront gré, sans
écrivains... »
doute, d avoir fixé ce point d'histoire, savoir: que
Si M. Rochez connaît une graphie qui ne soit Benoît Labre joignait à quelques autres infortunes
une décevante
pas conventionnelle, il devrait bien nous I indi¬
constipation.
Tant il est vrai que le mysticisme se va nicher
quer.
Ainsi donc, d'après lui, un phonétiste à qui on parfois en de curieux endroits.
ferait entendre des textes aurillacois, muratais et
Que si vous n'en êtes pas encore parfaitement
sanflorains recueillis par un phonographe ne pour¬ convaincus, voici un autre échantillon, celui-là
rait noter que le premier. Qu'est-ce qui l'empêche¬ beaucoup plus expressif encore et révélateur d'un
rait d'écrire les deux autres? On conçoit difficile¬ élan mystique à vrai dire un peu inconvenant :
ment qu'il soit possible de s'exprimer dans une lan¬
Quand je vois se lever...
La Lune de
nuits à la clarté d'argent.
gue et qu'on ne puisse la fixer par l'écriture. On
Je rêve en contemplant cette figure pâle
croyait que les alphabets existants permettaient de
noter les dialectes connus. Au cas où l'alphabet
Qui semble posséder la suprême douceur,

des

Per l'abril de

ficament,

...

...

nos

latin
liser

ne

ijui suffirait

pas,

M. Rochez pourrait uti¬

l'alphabet phonétique international. 11 n est
pas très compliqué. M. Francisque y trouverait les
signes nécessaires pour noter les sons qui l'inquiè¬
tent dans le dialecte muratais, bien qu'il trouve na¬
turel d'écrire, en français, « les poules du couvent
couvent », et non « lai poul du kouvan couv »,
comme il prononce sans doute.
11 y a aussi une autre raison dont ne parle pas
M Rochez. Elle est cependant indispensable pour
s'exprimer dans n'importe quelle langue: c'est de
connaître cette langue.
M. Francisque ajoute enfin : « On me répondra
que Vermenouze et Delhostal ont résolu le pro¬
blème et confié au dialecte d'Aurillac le fruit
de leurs méditations. Sans doute, mais, je le ré¬
pète, la langue d'Aurillac, dépourvue de guttu¬
rales, a ses signes propres (encore qu'à ce sujet
l'accord soit loin de régner entre les félibres du
crû); on peut en faire usage quotidiennement: celle
de Murât et de Saint-Flour, en somme, demeure
surtout craie, ne se prête qu'à la conversation, et
s'écrit peu ou mal. Voilà les raisons qui nous em¬
pêchent de traduire en dialecte nos conceptions et
sentiments... »
M. Rochez comblerait de joie tous ses lecteurs
en leur expliquant comment
il se fait qu'on peut
user tous Iles jours du dialecte d'Aurillac et non de
celui de Murât ou de Sainl-F.lour. Qu'est-ce qui
interdit l'usage quotidien de ce dernier?
nos

A

Je

I

autre

Lune (?)

avec

sa

face sépulcrale.

sais pas si vous vous rendez exactement
compte. C est tout de même beau la poésie mys¬
tique. Et bien commode.
Essayez plutôt de dire la même chose en prose
devant des dames bien élevées, vous verrez si vous
n obtiendrez pas
rapidement une réputation bien as¬
sise de gros dégoûtant... »
ne

Ah !

ces

troubadours !

LE MOUVEMENT INTELLECTUEL

CATALAN
Sous

titre, notre ami le distingué critique
Adolphe Falgairolle écrit dans la grande revue
La Renaissance, de Paris, du 21 juillet 1928:
«
Les méridionaux français n'ont pas attendu
l'ouverture d'une nouvelle ligne de chemin de fer
peur raviver les relations antiques des deux côtés
de la frentière pyrénéenne nées au temps où la
Monarchie aragono-calalane dominait sur ces terri¬
toires unis par la langue romane. Une revue tou¬
lousaine, OC, attache autant d'importance aux
livres catalans qu'aux livres parisiens (qu'elle juge,
d'ailleurs, avec une admirable indépendance et
beaucoup de sagacité), parallèlement, L'Ami des
Arts, revue qui paraît à Sitges, un Deauville ca¬
talan, laquelle, régulièrement, parle des nouveautés
littéraires françaises, a consacré un numéro .spé¬
cial, déjà recherché des bibliophiles, à la Culture
Occitane. Un chapitre de cette étude sur « la part
de l'Occitanie dans l'idéologie de la politique fran¬
çaise » me rappelle, par la largeur de ses vues et
sa
finalité, certaines pages d'Anatcje de Monzie
ce

Jadis l'instituteur proscrivait sévèrement l'usage
.du « patois » en classe et durant les récréations.
On se rattrapait hors de l'école. On n'en est plus
là. Et M. Rochez n'est plus écolier...
dans ses « Destins hors série ». Il se crée donc,
Seulement pour faire un usage quotidien d'une dans le domaine intellectuel, une nouvelle vie col¬
langue, il faut qu'elle soit familière. Et pour la lective catalano-française, une véritable école litté¬
posséder comme il convient, il ne suffit pas d'en raire-occitane. La litérature française, qui a ten¬
parler dans un article au cours d'une année bissex¬ dance à faire figure, aux yeux des lecteurs méri¬
tile.
dionaux, de littérature centraliste, ne peut ignorer
M. Rochez Francisque aurait dû se borner à le faisceau de désirs agrestes, de psychologie vi¬
dire : « Je n'écris pas en auvergnat parce que je vante, d'humanité expérimentale que représentent
les membres de cette école. Cela explique les réac¬
ne connais pas suffisamment ce dialecte ». Tout le
tions surprenantes du public méridional à certains
monde se serait incliné* devant cet argument.
livres qui, auprès de lecteurs nordiques, remportent
la majorité des suffrages. »
J.-P. RÉGIS.
Tout l'article est à lire, au point de vue catalan,
nous avons tenu à citer ce pasasge qui, au point de
ANTHOLOGIE DES JEUX FLORAUX
Vue de notre programme, constitue une date litté¬
M. Armand Praviel nous communique de nou¬ raire.
EL M1LLENARI DE VIRG1L1
velles bonnes feuilles de sa future Anthologie des
Jeux Floraux. Il s'agit d'une page inédile de son
A perpaus del millenari del ciune de Manlua,
ami Johnnie :
r.oslre grand confrairc la VEU DE CaTALUNYA
« Pour servir à l'édification des foules qu un bas
matérialisme tient au ventre en notre époque dé¬ escriu :
«
Molt aviat, abans de dos anys, celebrarà el
plorable, un honnête bibliophile me fait tenir, ex¬
humés de la poudre de quelque inglorieux galetas, món llati el segon millenari de la naixença de
Publius Maró Virgili. Nat a Andes piop de Mànle recueil des « Poèmes Mystiques ».
Ineffable écho d'un temps où le mysticisme était tua, el dia 15 de setembre de l'any 70 abans de
à la portée des plus étiques bourses, cette œuvre Cnst, el njoriós autor de VEneida mori à Brindisi
de miel se vendait au détail quarante sols dans les el 23 de setembre de l'any 19 abans de la nostra
era.
bonnes boutiques.

buir-hi amb la nostra versio més acurada i àdhuc
amb el nestre concurs material més générés. Si no
realitza

aquell magnifie pensament, en tota la
seva
integrilat, que aimenys la nostra terra honori com cal la memôria gloriosa del cantor de la
pagesia mediterrània, amb una magna edicié d'homenatge que les Geôrgiques, que enaltexi alhora la
nostra intellectualitat i les nostres arts
gràfiques.
es

Si

lanlœ

molis

eral

romanam

condere genlem

i

cantar les seves gestes, no fou tasca menys àrdua
assenyalar els elements duradors de la pagesia
mediterrània amb el ritme immortal de les Geôrgi¬

ques.

fondant le

voulu créer une asso¬
plus ou moins illettrés,
plus ou moins gonflés de leur petite suffisance,
plus ou moins fermés à tout ce qui dépasse l'hori¬
zon de leur
village. Mais qu'il a laissé, en même
temps que des chefs-d'œuvre inaltérables, en mê¬
me

temps

seran

pas en

relard

per

esl-à-dire

c

GEORGICAS

per

En Juli Cubaines.

vrai

et

amies

tion et

de la vertu, qui,

sement

et

elles étaient

si

intelligemment

courageu¬

pourraient faire
le bonheur et même la gloire de l'humanité, tout au
moins de cette portion de l'humanité
qu'il exalta
souvent

si

restera

vécues,

le nom de race latine et dont il
doute la plus radieuse incarnation.

sous

sans

ALGUER!
Dins la PuBLICITAT, En Foix escriu ;
El català d'Alguer (Sardenya) :
v
Un dels poetes algueresos — diu P. Voiles —
encara vivants, i que sent
profundament la catalanital d qquesta

terra, en una poesia que, si més no,
brevetât, no podem reproduir sencera, alludcix
lenderrocamenl de les rnuialles en aquesta eslrofa :
Buiri que en ella — los monuments
de la nostra raça — van ja esponnl

per

-

que

sols las

torras

l'urt del pic

encara restan

—

demolidor.
Mes si tots cauen
sota l'imperi
Del temps dels homes.
los vells records,
La llengua es viva — ella no mori
a

—

—

—

Ella sol resta
En la ma terra
De

Catalunya

encara

—

—

neta

Barceloneta.

—

Prenda preciosa

filla estimad.a
de gran valor
forta i gallarda

—

Eres un dia
La tua veu
només cantava
L'himne de guerra — atronador
I reverentas
als peus posaren
Las altras vilas
las llurs senyeras
En los plaus verges — de la Roqueta
On tu vincias — Barceloneta ».
—

—

—

—

Visca Alguer!

FRANCIS COURCHINOUX

la cele-

bracion d'aquel engeni latin. L'EDITORIAL
OCCITAN publicara engoan la traduccion de las

pas

code de sagesse, toute une
bien liée d'idées humaines,
des hommes, amies de la civilisa¬

qu un

gerbe étincelante

»

Las letras d'oc

félibrigé; n'a

ciation d apprentis cabotins

M.

Gandilhon-Gens-d'Armes écrit dans l'au¬

Paris :
L'Escoh Oubernhato, groupe

vergnat de

félibréen de Ja
lequel j'ai la malchance
de ne m'entendre qu'assez mal, fait preuve d'une
On oient de publier, sous ce litre, un livre pos¬ activité que notre trouble querelle orthographique
thume de Marius André. Voici ce qu'en dit ne saurait m'empêcher de reconnaître. Rien qu'en
ces derniers mois,
VEscolo a publié deux œuvres
Albert Pestour dans le SALUT NATIONAL:
«
Enfin voilà quelqu'un qui parle de ce qu'il de langue d'oc qui ne maquent ni de saveur ni
«

VIE HARMONIEUSE DE MISTRAL

avec

d'intérêt: l'Abbé Mathieu

connaît !

Nul n'était mieux

placé que ,1e regretté Marius
André pour conter la vie harmonieuse de Mistral.
Ami du Maître et son disciple de prédilection, son
plus fidèle collaborateur de VAïoli, ce journal en
provençal où Mistral, journaliste né, jeta sans
compter, avec une prodigalité de milliardaire et un
désintéressement de moine, des trésors de poésie,
d'éloquence, d'esprit, de royale bonhomie, Marius
André n'était pas seulement un des plus beaux
poètes de langue d'oc, c'était un lettré d'une
vaste et souple culture qui avait des idées person¬
nelles sur beaucoup de choses, en particulier sur le
félibrige.
Aussi bien, la vie de Mistral dont il avait déjà
donné une copieuse esquisse dans La Revue Mé¬
ridionale de Bordeaux, il y a quelques années, et
qu'il n'avait pas eu île temps de mettre complète¬
ment ou point, n'a-t-elle rien de commun avec les
biographies romancées qui sont bien le genre le
plus faux que je connaisse.
D'ailleurs l'intérêt du 'livre n'est pas dans la
série de faits bien connus qui constitue, à propre¬
ment parler ,1a vie de Mistral. Marius André ne
prétend pas apporter du nouveau là-dessus. Il ne
pourrait le faire qu'aux dépens de la vérité. Et ii
est tout de même un peu trop tôt pour écrire une
vie légendaire du Mage de Provence.
Ce qui est passionnant pour les lettrés en géné¬
ra! et spécialement pour les Occitans qui veulent
voir plus loin que l'ombre de leur clocher, c'est
l'histoire des idées du Maître qui se déroule dans
ces pages, parallèlement à sa vie.
C*esr i 'histoire du félibrige, mouvement com¬
plexe, cadre élastique, grandiose étiquette sous la¬
quelle des gens bien intentionnés et d autres qui le
sont moins placent des choses absolument différen¬
tes, de ce fé'ibrige honni ou encensé tour à tour
pour des raisons que la raison ignore, mais qui est
arrivé maintenant au tournant dangereux, à l'épo¬
que critique cù les fleurs doivent devenir fruits
sous peine de se dessécher.
Sur ce sujet qu'il possède à fond, Marius André
accumule les remarques les plus fines, les plus
sensées, les plus suggestives.
Quiconque se croit félibre, qu'il écrive ou non
en
langue d'oc, se doit de lire et de relire ce
maître-livre, ce livre de bonne foi qui éclairé bien
des points restés plus ou moins obscurs de la doc¬
trine mistralienne. Je pense en particulier à l'ap¬
pui casi-cfficiel que Mistral donna, dans VAïoli,
aux
félibres fédéralistes, lors de la fameuse Décla¬
des jeunes félibres rédigée par Charles
Maurras et Frédéric Amouretti et qui fit l'effet
ration

d'un coup

région d'Aurillac

de

tonnerre

dans le ciel félibréen de

1892.
Ainsi ceux qui feront leur bréviaire
harmonieuse du Maillanais sauront que

de la oie
Mistral, en

a

donné

un

volume de

Fusados de repieugo, et Henri Dommergues,
malicieux conteur depuis longtemps apprécié à AuriJlac, un volume de contes humoristiques. Couontes
e
porpondejados.
vers,

Et I Escolo Oubernhato
n'est pas la première —

a

eu

récemment

—

ce

heureuse idée : A
Aurillac, sur fa façade de l'Imprimerie Moderne,
elle a fait apposer un plaque de marbre, pour
une

honorer la mémoire d'un bon félibre de la pre¬

heure,

mière

l'Abbé

Francis

Courchinoux,

au¬

la Pousco d'or

de

(1859-1902). Le 3 juin
dernier, pour l'inauguration de cette plaque, M.
l'abbé Mathieu a prononcé, en dialecte d'Aurillac,
un
remarquable discours dont je parlerai tout à
l'heure. Toutefois ,il n'a dit que quelques mots (ce
n'était pas son propos) d'un recueil de vers fran¬
çais, les Miettes, œuvre de jeunesse de l'Abbé
teur

Francis Courchinoux,
assez

rare

distinction

mais tout de même d'une
qu'il convient d'intégrer

et

dans la littérature auvergnate.

Après avoir intégré les MlETTES, M. Gandilhon
poursuit

:

Avant Les Miettes en
La Poursco d'or en langue

français, il y avait eu
d'oc. Les Miettes, La
Poussière d'or, les jolis titre ! Et si justes, quand
on relit toutes ces piécetes délicates où se devine
tantôt un sourire, tantôt une larme, ou encore un
«

éclair de malice.
Sur la Pousco d'or, sur Vermenouze et l'Abbé
Courchinoux, M. l'Abé Mathieu a dit en son dis¬
cours de très justes choses, en une langue vive, de
bon alci, rehaussée çà et là de ces expressions du
crû dont le Duc de la Salle avait le secret.
Bref, ce discours est fort plaisant, sauf peut-être
en un passage où M.
l'Abbé Mathieu a dit luimême qu'il risquait de possa per guèine. En effet,
il semble bien qu'il y ail là une petite rosserie qui
ne fait
pas précisément penser à la bonté du saint
Curé d'Ars (lequel, il est vrai, n'était point féli¬

bre). Le discours de M. l'Abbé Mathieu, qui nous
a
aussi, j'oubliais de le dire, présenté I Abbé
Courchinoux home d'action et journaliste de belle
allure, a paru dans le dernier numéro Lo Cobrelo.
A la suite la revue a inséré
sans enthousiasme,
j'aime à le croire — un autre discours, en français,
celui-là, court (heureusement), mais d une incon¬
venance
difficile à qualifier. L auteur laisse i ntendre, sans vergogne, que I honneur rendu a la
mémoire de son parent I Abbe Courchinoux n est
pour lui, et il le prouve, qu'une manifestation
qui lui permet d'injurier de silencieux adversaires.
Vous vous demandez,, chers lecteurs, quel peui
être ce singulier orateur. Ah ! j'aurais bien voulu
le laisser en paix! Il ne veut absolument pas.
Alors, voici une esquisse du matamore :
Un assez falot personnage aurillacois qrn éiucubre de loin en loin, pour se donner l'illusion qu'il
—

�existe

littérairement, de lourdes et incohérentes fa¬
franco-patoises. M. Jean Courchinoux* p:cfesseur
on
se demande de
quoi
rj lycée
d'Aurillac, a jugé bon, à cette occasion, de se
rappeler à mon souvenir.
Hé! comment fautai-je oublié? N'est-ce
pas cet
hurluberlu qui, parce que je ne puis admettre qu'il
y ait de lia langue d'oc une ortographe différente
par arrondissement,
par canton ou par commune,
me poursuit
depuis quelques années d'une impuis¬
sante et ridicule hargne? N'est-ce
pas lui qui, pour
ce motif,
déclarait jadis, en une prose au trem¬
blement fébrile, qu'i/ aurait ma peau? Alas, poor
old boy!
Et voici que ça le reprend. Représentant la fa¬
—

nos
—

—

gratitude,

Glár

poligo literari p. Caries Salvador.
Veu de Catalunya: A les terres d'occitania
éditorial del 30-6-28)); — Conserva amb el fill
de T. L'iorente (7-7-28); — Llivia p. P. Bertrana
(19-7-28); le numéro du 18 juillet est consacré
à Guimerà;
Escoli a un comentari p. J. Carbonell (25-7-28) : nous reparlerons de ce dernier ar¬
tre

—

—

ticle.

Vida Lleydatana (juillet)

—

Guirnet.
La Revista: le numéro
—

recevoir mérite

mille de mon ancien maître l'Abbé Courchinoux à
la cérémonie d'inauguration de la
plaque de marbre
dont j'ai parlé, charge qui, pour tout homme bien
élevé ne pouvait comporter que des paroles de
courtoise

Sol Ixent (30-6-28) : Nerto, els mallorquins i
a-ltres p. Gaieta Rahola.
Taula de lletres valencianes
(juillet) : El nos-

—

céties

:

que

Andorra
nous

p.

venons

P.
de

long, commentaire. J.-P. Régis

un

parlera.

en

Guyenne

Gascogne.

et

Le Cadet de Gasco¬

—

(14-7-28): Jasmin, le poète perruquier,

gne

J.-L.

p.

Merlet.
Gazette des

étrange universitaire de troi¬
Pyrénées (18-7-28) : n" consa¬
fait qu'insuíter grossièrement cré au Tunnel de Somport.
ciuelques écrivains d'oc qui ont plus de talent dans
L'Indépendant du Lot-et-Garonne a publié
leur petit doigt qu'il n'en possède lui-même en deux articles sur l'auteur d'Hamlet et la
Gascogne.
toute sa suffisante
Reclams de Biarn e Gascougne (juillet) : un
personne. 11 a brandi sur eux
l'ombre de l'abbé Courchinoux, hors d'état, hélas! poème d'A. Lacaze; — A.
Bouery p. M. Camésième

zone

cet

—

n'a guère

—

—

de protester.
Ah ! mon cher

lat.

abbé, s'est-il écrié, si vous viviez
Réveil Basco-Béarnais (juin-juillet) : L&lt;- bé¬
encore, quelle leçon vous leur donenriez !
Quels ret pyrénéen, p. L. Franc.
coups de boutoir, d'assommoir et même de triques I
Revue de Gascogne (mai-juin) : La littérature
Car, cet argument vous étant imposé, vous saviez de langue gasconne depuis 20 ans (3e partie), par
y répondre. Avec Vermenouze vous les auriez pulF. Sarran.
—

—

véiisés... Ah! ils auraient pu

Le Travailleur du Lot-et-Garonne et du Gers:
La langue d'oc, son rôle historique et sa valeur

se « Gendarmer » !».
Cette pointe extrêmement spirituelle est évidem¬
ment à mon adreses. C'est
pourquoi je me gen¬
darme avec allégresse, pour l'ébaudissement de
mes
lecteurs.
Je m'excuse, chers lecteurs de
n'avoir que rarement pareille occasion de vous

—

littéraire,

blication :
fait placer sur la couverture le cliché de l'Edito¬
rial Occitan : précisons que cette revue n'est pas

—

a

faire rire. Voyez-vous mes vénérés amis d'autre¬
fois, l'Abbé Courchinoux et Vermenouze me
pulvérisant et pulvérisant aussi l'Abbé Four, ami"
et traducteur de Vermenouze!
Evidemment, s'il revivait, l'Abbé Courchinoux
serait honteux de m'avoir eu pour élève vers 1888!
Et, par contre, il serait fier des foutrclados et
couyounados félibréennes de son cousin, agrémen¬
tées de basses
trivialités, voire même parfois d'al¬
lusions malpropres. Evidemment, évidemment !
Mais, moi, je crois que le poète délicat et fin
des Miettes et de la PouSco
d'or, le très lettré et
malicieux Abbé Courchinoux, au sourire incisif,
qui n'enseignait pas, comme dit son cousin, à s'en¬
censer dans la
jamille, l'aurait prit gentiment à
part, et lui aurait dit : « Ecoute, mon pauvre Jean,
il est ridicule de parler de
coups de trique et de te
rendre malade à propos d'orthographe; ne t'excite
pas ainsi. Au lieu de te faire de la
bile, au
sujet de ces écrivains dont Iles menus succès t'of¬
fusquent, fais ta classe, sirote tes apéritifs, fais le
tour du square, et surtout délaisse les
Muses, même
pédestres. Tu es un brave type, certes, mais, comme

dit

Virgile,

Ah!

ces

non omnîa possumus omnes.

J. Corteu.
Jeunes Occitans: nouvelle pu¬
bonjour. Une erreur de mise en page

p.

La Voix des

—

publication de l'E. O.

une

L'Aude à Toulouse (juillet): A Ginoles-les-

—

Bains,

J.-L. Lagarde.

p.

Le

—

de G.

Bilerrois illustré

Vinas,

(7-7-28) : un discours
langue d'oc.
Plaisir (mai) : des équivoques d'a¬

en

Le Bon

—

de Miomandre.

mour,

Cacalaca

(15-7-28) : nous fait les honneurs de
J. Castagno mérite que l'on
parle de lui dans notre journalet. Il ne nous
croirait pas, d'ailleurs, si nous lui expliquions les
—

manchette. Ce brave

sa

de notre silence.
La Capana de Magalouna

causes

(15-7-28) : La chro¬
nique de l'Escoutaire.
L'Echo du Vidourle: Le salut des Gardians
au Rhône,
p. A. Arnaud (8-7-28). — La fête du
—

—

Seden (15-7-28).
Le

—

—r

—

Languedoc (juillet-août)

:

Les derniers

mo¬

d'Antounieto.

ments

Septimanie (n° 55)
La Terro d'Oc

:

consacré à Carcassonne.

(janvier-juillet): La Politique

occitane,

p. L. Alibert. Nous reviendrons bientôt
question.
Limousin-périgord.
Lou Bournat (mai-juin) :
mais où est donc la langue d'oc dans cette publi¬

»

sur

jélibres!

cette

—

MEMENTO

cation d'oc?

Auvergne-Vela y.
Gazette du Centre: Politique félibréenne,
L'Auvergne littéraire
p.
(juin-juillet) : Très beau discours de J. Brunhes à R. Farnier (9-7-28). Nous reviendrons là-dessus.
la Veillée d'Auvergne; — un
Le Salut National: La Fontaine, traduit en
poème de Delhostal.
L'Auvergnat de Paris: L'abbé F. Courchi- catalan, p. E. Caseponce (1-7-28), p. A. Pestours;
chinoux, précurseur de Vermenouze, p. Gandilhonla Vie harmonieuse de Mistral, p. Maiius An¬
Gens-d'Armes (30-6-28); — François Fabié, p. dré (22-7-28), p. A. Pesiour.
—

—

—

©n™au cap.de 7.soo.ooo'2QnUzrt. -oecpàp.

—

—

G.-G.-A.

(28-7-28).
(15-6-28): toujours égale

Lo Cobrelo

—

même.

B0UL? BARBES
PARIS. Iô!

Provence-Nice-Comtat-Dauphiné.
Le Feu
(juin) : numéro consacré à la Cité d'Avignon. Très
fourni.
(Juillet) : La question du Vaccarès, p.
J. d'Arbaud.
Marsyas (juillet) : Camille Mauclair et la mu¬
sique p. D. Saurat.
La Pignalo (21-7-28): Brinde de la Reino
don Felibrige à la Santo Estello de
Lemoge.
Tabelettes d'Avignon et de Provence: vien¬
nent de publier un numéro consacré au Théâtre
antique d'Orange.
—

à elle-

—

Ca|talocne-V alence-Roussillon-Baléares
L'Amie de les Arts (30-6-28): très beau numéro
consacré à Jean Miro.
Suite des souvenirs d'ar¬

.—

—

tiste, de Valère Bernard.
Barceloneta : nouvelle publication.
Bonjour.
Ciencia (juillet) : La paléographie de la méditerranée occidentale p. B. Darder-Pericas.
L'Eveil Catalan vient d'inaugurer une
page
rédigée en catalan.
Joia: magnifique publication, luxueuse, pu¬
bliée à Badalona et réunissant une
collaboration
littéraire et artistique d'élite.
La Nau, le quotidien du soir
que publie A.
Rovira i Virgili a inauguré une
page littéraire des
plus vivantes. Les 5, 12, 19 et 25 juillet ont
paru des textes du plus haut intérêt :
prose et vers;
Le numéro du 17 juillet a été consacré à
—

—

—

au

—

coin de la )

rvu2

£abat.

—

—

Gui-

merá.

La Nova Revista: très belle publication litté¬
l'on peut placer à côté de la N. F. R.
du Mercure. Elle est
dirigée par J.-M. Junoy.

—

raire
et

Nous

que

en

reparlerons.

La Nostra Terra

Pour
C'est

OC

par

la pensée qui

nérale

sur

esprits

entre

que

nous

s'exprime

tout

Je

Loire

sommes

le mieux renseignés

langue d'oc et d'une façon gé¬
intellectuel qui occupe les
Pyrénées.
en

mouvement
et

raire.
—

Gracia Llorens.

:

un

beau poème de B.

beauté

sans

défaut

(La Volonté, de Paris, le 19-12-26.)

_OC

toire

est

l'organe des

linguistique

pays

connu

sous

qui composant
le

d

nom

valencien,

quin

qui

et

et

un

un

barcelonais

Rascon,

mais

et

un

encore

toulousain,

un

maillor-

lecture et nous y délectons. Nous pensons plaisir à
que notre
véritable feuille d information littéraire
n'est pas préci¬
sément Les Nouvelles Littéraires, La
Gaceta Lilteraria,
La Fiera Lctteraria ou le
supplément du Times, mais bien
nous

cette

de

Cette publication-ci
communauté

est

m

l'ample terri¬

Occitanie

embrasse plusieurs dialectes ayant un lien commun...
Non
seulement nous lisons avec goût cet effort littéraire
qui
cherche un dénominateur commun pour, un
marseillais et
un
prenons

la gazette littéraire de la

occitane.

Déclarations de Décès Convois funèbres
-

Le Maire de la Ville de 1 ouiouse
a
l'hon
de rappeler à ses administrés
que les dé¬
clarations de décès ne peuvent
être reçues que
dans les bureaux de l'état
civil, à la

Copieuse publication illustrée, qui
de renseignements

mouvement

apporte

Mairie,

TraiiKit

gran¬

toutes

Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: glrar

Iiitcn'iiacioiial

F 13 it ES A A

S IL A Y R M

Agent de doanas
PORT-BOU-CERBERA
Prêts Jachs per totas las
procedencias. Especialilat
per lo desdoanament rapit de
substancias alimentarias.
—

sor¬

aux
personnes qui s'intéressent
littéraire de langue d'OC.

C.

conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
Il rappelle, en outre,
qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril
1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬
port des personnes décédées, les
inhumations et
les exhumations » et
qu'en conséquence elle a seule
le droit de fixer les heures des
convois funèbres.
S'adresser, pour tous renseignements concernant
les convois funèbres, au Service
municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers
cultes.

neur

(La Publicilat, de Barcelone, le 4-11-27.)
tes

Ressorgimenl (juin)

une

Les Volontaires

—

linguistiques que
l'on voudra bien lui adresser: M.
J.-V. Foix,
place Prat de la Riba à Sarrià-Barcelona (Espa¬
gne). La Publicilat a inauguré une belle page litté¬

quelques

centimes^

sur

(juin): un poème de Bartocette feuille de Toulouse oui
mejí Barceló.
nous apporte l'écho
velouté
de mille voix qui ressemblent tant à
notre voix.
La Publicilat : Nous avions dit
que notre
J. V Foix.
confrère avait supprimé la
chronique littéraire de
(La Publicilat, de Barcelone, le 22-5-27.)
notre ami J.-V. Foix. La
nouvelle direction du
Un des Journaux les pli
populaires dans les milieux
journal vient de la rétablir. J.-V. Foix s'efforce félibréens.
de traiter dans ses
chroniques des questions occi¬
CAMILLE JuLLIAN, de l'Académie Française.
tanes. Il recevra avec intérêt toutes
les informations
(Journal des Débats, de Paris, le 12-9-27.)
d'ordre littéraire et principalement
—

EXPOSITION
DE MEUBLES

—

—

—

J

LÀ PLUS GPÂHïi

au

Gandilhon-Gens-d'Armes.

(AuOcrgnat de Paris.)

loin

automobiliste doit (aire
partie de l'AUTOMOBILË-CLUB BU MIDI ou
de r UNION MOTOCYCLISTE DU MIDI.
8, rue du poids-de-l'huile touiouso
-

-

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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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      <name>Dublin Core</name>
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              <text>Oc. - Annada 05, n° 096, 1er août 1928</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/894c060e194f74b0c94998fbd9130fea.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Séguret, Eugène (1896-1956)</text>
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              <text>Vaylet, Joseph (1894-1982)</text>
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              <text>Galéry, Julien (1895-1931)</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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              <text>Jouveau, Marius (1878-1949)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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