<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="22125" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/22125?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T01:53:24+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="143100">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c6f04b05063e99595aa48bfcda01585a.jpg</src>
      <authentication>b8c028c138997da39be8eda9af80dc71</authentication>
    </file>
    <file fileId="143101">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/960f4f96021d06df3509ef605f4dc579.pdf</src>
      <authentication>0f78cb168d955c5b07a1ea41f0be8a0e</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="711188">
                  <text>âfiMB

pour

éditions rl'ttO

paraître proetiaiiienieuf aux

:

complète des géorgi«le virsile, par j. ciibaynes.

la tra«Iuction
ques

poèmes marins

l'aâlat «Ion gregau,
«le p. eyssavel.
a

nous

bienlól

€Ìo»i»tei'OiiS

tes

tons

t'i'HtMfh/iUiHi'Hls

nécessaires.

Ihèmrs /Mérnêi't'S

l'opinion
«le
gfuii M1

rftl

m.
■

7lf

de

lèon clc'ilat

"* ||'

-À

M. Léon Clédat m'écrit

*

Cher

Monsieur,

Un
tant

volume

d'allure

CAMARGUAISÉ

dou

toute

point de chez Roumanille

Vaccarès
francimande, ne sor¬
ou Aubanel, et qui

Permettez-moi d'exprimer brièvement mon opi¬ vient du Nord comme la fameuse lumière. Et pour¬
nion sur la question de graphie, sans entrer dans tant de ce livre ouvert montent au visage du lec¬
la polémique, qui m'est odieuse, vous le savez, et teur des souffles et des frissons de Provence.
Nous voilà en croupe derrière un gardian, dans
que je voudrais voir proscrite des colonnes d'OC.
Gaston Paris aurait été bien étonné s'il avait une odeur de cuir et de sueur de cheval; mais un

,

prévu les conclusions qu on peut tirer de son étude puissant fleuve d'air coule autour de nous — c'est
sur Mistral. Car
il ne lui reproche pas d'avoir le vent magistral,
lou vent terrau que gisclo
adopté une orthographe trop phonétique, mais,
lien au contraire, d avoir choisi arbitrairement
dins li bar tas dis isclo...
pour le mot « jemme » la forme « femo », de pré¬
Rien pour il'arrêter: aussi court-il aussi librement
férence à quatre autres également usitées dans la sur la plaine que dans le ciel. Autour de nous, une
région, c est-à-dire d'avoir fait ce que vous faites étendue sans limites, sans autre accident
que de
vous-même en demandant qu'on écrive uniformé¬
maigres arbres « torturés d'un vent éternel ». Voilà
ment JORN, un mol prononcé, suivant les pays,
le cadre, voilà l'ambiance où nous allons replacer,
JOUR, CHOUR, TCHOUR, TSOUN.
pendant cinq cents pages, le monologue d'un priEst-il donc si difficile, tout en préférant vous- mi
tif, où il ne sera question que de trois choses :
même une graphie fortement
uniformisée, d'ad¬ les troupeaux, la
Camargue, et la « Bête ».
mettre que d'autres, sans être des malfaiteurs puLa trame en est aussi simple que les « drablics, puissent avoir un avis différent et souhaiter malis personœ »
peu nombreuses. Un jour, le gar¬
que chaque groupe
linguistique continue à avoir dian (un isolé — ses pareils
apparaissent excessi¬
ses
habitudes graphiques, adaptées à la région? vement
peu) s'élance sur les traces d'une bête in¬
L'important, c'est que les auteurs nous renseignent connue, et force un être
mystérieux qui se trouve
très exactement sur le système qu'ils ont suivi, de
être un de ces faunes qui hantèrent le inonde an¬
façon à ce que nous puissions « prononcer » comme tique. Ils vivent pour un
temps près l'un de l'au¬
eux en les lisant. Il serait bien fâcheux d'être ré¬
tre, 1 homme terrifié, hanté et cependant pitoyable
duit à ce dilemme: ou se conformer à la graphie
au pauvre aegipan qui meurt de faim.
Le faune
uniformisée, qui aboutit forcément à une langue
rr.eur^ J'hivet suivant, trop rigoureux pour sa viejj^
jacticc, ou n'en tenir aucun compte et faire une lesse, et le gardian en reste à se demander s'il a
transposition, appliquer à tous les parlers les for- rêvé.
.mes de notre propre dialecte. Dans les deux cas,
Que dans ces solitudes se puisse imaginer un de
nous altérons le
texte.
Le poète ne chante pas ces êtres
qui semblent nécessaires à ces espaces
pour l'œil, — pas plus que le peintre ne peint
mystérieux, n'est-ce pas une idée qui sera chère
pour le nez, comme disait Puilspelu — mais pour à 1 amant de ces terres
merveilleuses à force de
l'oreille (1). Il faut que nous prononçions comme solitude et de
farouche isolement? Cette présence
l'auteur, poète ou prosateur, pour pouvoir saisir la quasi divine donne tout son caractère à l'envoûte¬
musique de son vers ou de sa phrase, et en jouir. ment, aux hantises de ces
espaces vides d'hom¬
Croyez, je vous prie, à mes meilleurs sentiments. mes. Elle en développe et intensifie le
mystère,
l'emprise, la hantise.
Léon CLÉDAT,
L'autre grand intérêt de ce livre est, à chaque
doyen honoraire.
page, le spectacle de ces choses et de cette vie
camarguaise, si différente même de la vie des pay¬
M. Léon Clédat, dont la jeunesse est éternelle,
sans occitans.
A côté d'un grand intérêt de fic¬
est une des gloires de l'Université française. Nul
tion, il s'y trouve aussi un grand intérêt d'évoca¬
ne connaît mieux la littérature du moyen-âge. Nul
tion : évocation de cette vie si particulière de ces
n'a écrit sur la langue d'oïl des travaux plus pré¬
vachers et meneurs de chevaux. La plupart des
cieux. Tout le monde a sur sa table de travail
habitants des grandes villes du Midi connaissent
quelque ouvrage de M. Clédat. A côté de cette bien ces gardians
qui viennent caracoler sur leur
œuvre immense,
M. Clédat a fondé et dirigé la petit pavé, aux jours de solennités
provençales.
Revue des Patois,
puis la Revue de philologie
Mais quelle faute ce serait de se les représenter
française et provençale, et enfin la Revue de phi¬ comme de braves
gens qui, le dimanche, se dé¬
lologie et de littérature. On lui doit aussi la pu¬
guisent en cavaliers pour courir festades et roublication (reproduction photolithographique du ma¬
mavages. Ces bergers, en fait, continuent sous no¬
nuscrit de Lyon) du Nouveau Testament, traduit
tre ciel la vie des peuples pasteurs, ajoutant' à la
au XIIIe siècle en langue provençale et suivi d un
poésie des steppes et des pistes l'attrait de che¬
rituel cathare...
vauchées de centaures Après la vie des peuplades
Je ne voudrais pas faire à M. Léon Clédat, que chasseresses, c'est là l'existence la
plus primitive;
je vénère, l'ombre d'une peine. Je me bornerai elle précéda de longtemps la vie si
antique des
donc à dire que nous n'avons jamais, à OC, con¬
peuples agriculteurs. A les voir, c'est comme si
sidéré les phonétistes comme des malfaiteurs pu¬
npus retrouvions quelque pasteur du temps d'Abra¬
blics. Plus que les faux savants qui prennent visham ou de ces Scythes buveurs de liait dans un
à-vis de leur dialecte des libertés grandes, nous
coin du monde moderne. Aussi grand est l'intérêt
préférons les phonétistes qui livrent leur parler tel de les voir vivre ainsi dans un coin de notre Occiqu'il est et peimettent ainsi d'en opérer le redres¬ tanie, à travers cette « Bête du Vaccarès » et
sement qui s'impose parfois.
aussi, ne les oublions pas, les autres livfes de
S'il nous arrive, à OC, de polémiquer un peu
d'Arbaud.
vivement, c'est que les attaques de nos adversaires
Jean MOUZAT.
nous y obligent. Nous le déplorons. Mais nous es¬
(A suivre)
pérons qu'un jour viendra où ces discussions en¬
tre Occitans seront inutiles.
Nous pensons qu un
jour tout le monde se rendra compte qu il faut
achever dans toute l'Occitanie l'œuvre com¬
Les principes graphiques de YEscola Occitana
mencée par Mistral en Provence, si on veut pou¬
que nouspréconisor.s à OC permettent à chaque
voir enseigner la langue l'Oc à l'école. Comme
dialecte de conserver ses caractéristiques. Quant à
l'a dit Perbosc: « Au fond, Mistral le savait
la prononciation, la suggestion de M. Léon Olébie.n, et Marius André, qui a eu l'exemplaire cou¬ dat est excellente. Certains écrivains occitans in¬
rage de réformer partiellement la graphie mistradiquent depuis longtemps comment il convient de
lieime en vue de la restauration et de l'unification
prononcer leur texte. Mais il ne faut pas croire
des dialectes d'oc, le sait aussi : l'occitan ne pour¬
qu'il suffise d'être adversaire de YEscola Occi¬
ra être enseigné à l'école primaire que ie jour où
tana pour éciire comme on prononce. Bien rares
il aura reconquis son intégrale dignité de lan¬
sont les écrivains qui utilisent une graphie vraiment
•

eitgttiea

tttt.r

Ve ANNADA
-N" 97
-

CAPOULIÉ

LE

ET LA VIE

1) La Bestio

foire

Ve ANNEE
N" 97 " 15-8-28

•

:

Saint-Haon-le-Chátel, 27 juillet 1928.

lit

JOSEPH D'ARBAUD

'

rrhos

iifàiiveaie.r

15-8-28

Ainsi que nous

l'avons dit à Limoges, on peut
très bien être le président d'un Vélo-Club
sans
être le meilleur cycliste de la société. Et cela,
nous le disions pour détruire l'idée fausse que d'au¬
cuns se font du capoulié.
Le capoulié n'est pas nécessairement un majorai
supérieur à ses collègues. Celui qui préside actuel¬
lement aux destinées du Félibrige est dépassé, de
beaucoup, par un bon nombre de majoraux, tout
comme écrivain ou orateur que comme homme d'ac¬
tion. S'ensuit-ii qu'il usurpe la place? On ne pa¬
raît pas le croire, puisqu'on l'y maintient à chaque
élection.
comme

partout,

opportunément.

Or, nous l'avons dit, le Consistoire est encore
un Conseil d'Administration. Créé au temps d un
Félibrige restreint, sa constitution a besoin d'être
remaniée pour répondre à la situation nouvelle (le
nombre des félibres a quadruplé dans ces six der¬
nières
au

d action

occitane,

littéraires
comité

de

nouvelles

artistiques

1smaël girard, albert pestour,

directeur :

régis,

jean-paul

comité

et

rédaction

camille

soula.

Pierre Azéma,

Roger Barthe.
Bayle, Jean Bonnafous, Jean Bouzet, Joseph Çarbonell. M.-A. Cassanyes, M. Crouzet, Honoré Dambielle.
G Destriau, J.-V. Foix, Julien. Galéry, Tomas Gatcèss
de

•

Louis

Marie-Charlotte

Girard,

Ismaël Girard,

Géraud. Laver-

Jean Martinet, Paul Mesplé, Jean Mouzat, G., Pacotto, Albert Pestour, Georges Reboul, Jean-Paul Régis,
gne,

Pierre Rouquette, Octave Saltor, Camille Soula, Antonin

l'adage latin a
raison: In medio stai virtus... In medio et même
un peu au-dessous.
Il n'est peut-être pas sans in¬
térêt d'étudier ce cas. Et voici quelques réflexions
qui s'y rapportent :
Si le Consistoire n'était que l'Etat-Major d une
proche qu'un majorai faisait récemment au capoulié
d'avoir rédigé une circulaire dans un « rhodanien »
sans vigueur et sans pittoresque serait un argument
suffisant pour attribuer l'étoile d'or à un majorai
de style plus spirituel et de dialecte plus éner¬
gique. Mais certains pensent qu'une circulaire doit
surtout être simple et précise, et qu'elle peut se
passer d'ornements académiques.
Si le Consistoire n'était que 1 Eta-Major d une
formation de combat, celui qu'on baptisa le ca¬
poulié bleu horizon, en 1922, devrait céder le pas
à quelqu-uri de plus audacieux ou de plus agressif,
car il n'a rapporté de la guerre que des principes
de prudence qui lui interdisent les attaques brusr
quées et lui font préférer une défensive solide à
une offensive hasardeuse. Cela ne
1 empêcherait
pas de marcher le premier à 1 heure FI, si elle son¬
Sans doute, là

nait

gazette

années). On avait bien essayé

défaut de communications par

dance

plus active,

poulié

en

exercice

direct. On l'a

mais c
a

vu au

Trin.

-

(haute-garonne) france
Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet c. c. 12455
Un an: 15 fr. Etranger : 25 fr. 1« N* 0,50
direction

toulouse

:

Abonnements combinés
Feuillets Occitans

OC

et

:

35 franc»

:

par

an.

SERVICES ne PUBLICITE: aux bureaux du Jour¬
nal et au B. P. J. P 12, rue Blanche, Pari» (IXe). —
Trudaine 78.81.
DEPOTS CENTRAUX. VENTE ET PUBLICITE:
PARIS: Occitania. 6, Passage Verdeau (IXe). - Comptecourant

postal: Paris, 656.86.

—

Tél.

:

Bergère 62.99.

BARCELONE: Llibreria Americana, 31 Rambla de la»
Flors et Passatge Virreina, 5 et 7.
TURIN: Libreria F. Casanova
RABAT:
el

Maghzen

ENVOYEZ

C", Plassa Catignan'.

Joannot,

vos

LLÎT7 RES

et COLIS

ALGÉRIE,

A

EH

COMPAGNIE GÉNÉRALE
Avenue

Dar

Richard-d'Ivry.

InÂMERIQUE DU SUD
92,

avenu»

rue

et

MAROC,

AU

et

Librairie Principale J.

des

DAKAR

pah

AVION

AÉROPOSTALE

Champg-Élysées

—

Renseignements dans tous les Bureaux

PARIS
de Posts

de remédier

une correspon¬

était insuffisant.

Le

ca¬ López-Picó : EXERCICIS DE GEOGRAFIA

tenu à conserver le contact
Puy, à Aire-sur-1 Adour, a

LIRICA.

La Revisla.

—

(gener-juny), 4,50

Quaderns de 1928

pessetes.

Clermont-Ferrand, à Saint-Junien, à Narbonne, à
Pau, à Aixe-sur-Vienne, à Périgueux, à CastelDepuis quatorze ans, La Revista est un des plus
r.audary, à Limoges, etc.
importants foyers intellectuels de Barcelone. Elle
Vous croyez peut-être que nous allons marquer
ne
paraît plus que deux fois par an. Mais ces deux
un point en sa faveur, pour cette collaboration plus
fascicules ui-quarto de 150 pages sur deux colon¬
étroite et partant plus efficace? Détrompez-vous.
nes enclosent
une matière de premier ordre.
On
Un majorai a dit : « Le capoulié va trop loin. Que
ne; peut s'en passer si on tient à connaître le mou¬
ne s'arrête-t-il à Montpellier? »
Un autre: « Le
vement littéraire catalan. Le dernier cahier (jan¬
développement du Félibrige nous met dans l'obli¬
vier-juin) contient de remarquables études sur
gation de nommer capoulié celui d entre nous qui
Fray-Luis de Léon, Ibsen, Taine.jï Verne, Matïa le plus d'argent et le plus de loisirs !
» Le ca¬
zoni, Max Sheler, Durer, Dante, Edmond Gosse,
poulié n'a d'autre mérite que d'être riche et dés¬
Strawinsky. Il offre aussi une importante nouvelle
œuvré. (1)
de Thomas Flardy. traduite par Millas-Raurell,
Les membres du Consistoire sont enfin Iles gar¬
deux drames.l'un de Lenormand (Les Ratés),tra¬
diens de la doctrine mistralienne. Cette doctrine,
duit par J. Pons i Pagès et Caries Soldevila, l'au¬
le capoulié l'expose en toute occasion. C est cer¬
tre de Joan Santamaria, des poèmes de Clementina
tainement là où son insuffisance risque le plus d ap¬
Arderiu, Salvador. Pçrarnau. dont j'aime « el casparaître. Le mistralisme a tellement été interprété
cavdll » (le grelot), Tomàs Garcès, A. Esclasans,
de façons différentes, depuis la mort du maître,
un conte de J. Pou i Pages et d'autres articles qui
qu'il faudrait être d'une infinie habileté pour con¬
mériteraient
d'être signaUés.
cilier toutes les interprétations. Tel dit: régiona¬
Ce numéro enferme aussi des nombreux poèmes
lisme; tel autre: fédéralisme; et le mot « auto¬
nomie » est quelquefois prononcé. Aussi
le ca¬ de López-Picó groupés sous ce titre : Exercicis

poulié est souvent jugé trop timoré. Ah !
ment on pouvait ne le trouver que sage !

si seule¬

de

geografia lirica. Ces exercices de géographie

lyrique sont une des plus exquises œuvres de Picé.
Vous voyez qu'il n'est pas facile d'apprécier un Jamais sont art ne m'a paru aussi subtil. LópezPicó est célèbre depuis longtemps. Ses premières
capoulié, si l'on se fait une idée exacte de ce
tiouvailles poétiques soulevèrent un enthousiasme.
qu'il est et de ce qu'il doit faire. Et c est aussi
vrai du capoulié X que du capoulié Y. Pour être ; On citait certains de ses vers à effet comme le cy¬
spectre d'une flamme
tout à fait à sa place, il lui faudrait un ensemble près qui fait songer « au
de qualités qu'on rencontre rarement dans un seul morte », ou le thym qui évoque on ne sait quel
homme. Force lui est de suppléer à celles qui lui parfum de passé. Depuis, Picé a ajouté de nou¬
velles pierres à l'édifice qu'il dresse" à la gloire
manquent, si elles ne lui font pas toutes défaut,
des lettres catalanes.
par une bonne volonté tenace.
Jusqu'à ces derniers temps, les Catalans, sauf
L'esprit de sacrifice est indispensable au dépo¬
sitaire de la Coupe. Il doit consentir à assumer tou¬ de rares exceptions, n'ont pas produit des œuvres
poétiques qui fussent vraiment des œuvres d art.
tes les responsabilités et à essuyer toutes les cri¬
tiques. Un ancien capoulié a dit : « Le capouherat Aujourd'hui, cet élément d'art, sans Hequel il n y
a pas de .poésie durable,
existe. La poésie cata¬
es. un manteau de Nessus : il brûle celui qui le
gue... ».
lane prouve qu'elle peut matérialiser tous les esphonétique.
porte ». Celui qui consent à Ile revet.r doit donc
Ce qui manque, c'est un atlas linguistique de accepter aussi d'être brûlé - dans toutes les ac- PPÎrs.toute l'Occitanie. Le jour où il existera, il suf¬
López-Picó s'est diverti à des exercices lyri¬
(I) Qu'on écrive au pluriel HONNEUR ou HON¬ fira
de connaître le lieu d'origine d'un écrivain,
(1) Si quelqu'un a besoin de fonds, ou simplement d'un ques qui prouvent non seulement qu il est un grand
NEURS, si on ne prononce pas l'S, le proverbe « mieux
ou le dialecte précis qu'il écrit, pour savoir com¬
aide, pour une entreprise, il ?eut toujours faire appel au artiste, mais qu'il possède un éclectisme charmant.
honneur qu'honneurs »- n'a aucun sens pour, l'oreille. Il
ment il faut lire son œuvre.
apoulié!
J'aime l'éclectisme chez les artistes. Peut-être
est si simple de l'adapter à la prononciation actuelle, et
M. JOUVEAU.
parce qu'il est extrêmement rare. Ces ébats ,géoJ.-P. RÉGIS.
de dire « mieux vaut l'honneur que les honneurs »!
(Suite page 2, col. 2)
,

.

.

�graphiques

sont

NOUVEAUX ECHOS

ou

DE LA FOIRE ÁUX CIGALES

constitués par une centaine de poè¬
inspirés d'autant de poètes de tous
les temps et de tous les pays. Ils débutent par des
épigrammes de l'Anthologie, une invocation horacienne, l'invitation au voyage inspirée des Mille
e; une nuits. La
sagesse persane, la morale égyp¬
tienne y ont leur place. D'autres poèmes évoquent
Dante, Pétrarque, le Tasse, l'Arioste, Camoens,
Shakespeare, Gongora (je regrette que Picó n'ait
pas traduit ce prodigieux et mystérieux sonnet du
voyageur
égaré : descaminado, enfermo, peregrino, — en tenebrosa noche...), La Fontaine,
Goethe, Wordsworth, Leopardi, Keat»,
Byron,
Poë, Browning, Stevenson, Meredith, Angellier,
Withman, Ibsen, Spitteler, Rilke, Yeats, Kipling,
Rabindranath-Tagore, P. Eluard, et bien d'autres
mes

imités

(Suite de la
ceplions du

mot.

page

Sonrôle

est

I, col. 3)

difficile, qui

est trop
saurait avoir trop

celui de médiateur. Il ne
de sang-froid — et de résignation,
souvent

Varna occitana
Sermon prédicat à la Bazilica de Sant-Nazari, à
Carcasona, per la Festa de l'Ama
Occitana, lo 15 de juillet de 1928 per l'Abat Sal¬
la Ciulat de

E tu, debrembas

ta

parladura...

Els que va donc morir, l'Ama d'Occitania? Nani ! Los que se fizan dins Nôstre-Senhe son solides
com la montanha de
Sion; sera pas jamai abatut io
que

demôra dins Jeruzalèm.

uai :

car sa média¬
Aprèp l'ibèrn, floris l'arbratge
toujours bien accueillie, et l'on en¬
Nôstra tèrra es tant plazenta, tant agradiva, que
E l'solelh Uauca la nibol;
tend dire parfois: « De quoi se mêle le CapouS'es escapitat per l'auratge,
cabler sous leurs critiques amères celui qui per- totis Ioî pôples, cadun à son torn, s'i son axrestats
e i an plantât lor tenda. E cadun
Torna montar lo fier pibol;
lié? »
d'aquels pôples
De la nèit nais l'alba plazenta;
Les félibres de 1909 savent ce qu'il en coûte se mesetaba als autres pôples duscas al punt de
formar una rasa, la rasa occitana, que, de las AlAprèp la dolor escozenta
au capoulié de vouloir agir en chef.
Il est bien
Ven la plazer agradibol.
pas à las Pirer.èas, un jorn, se metèt à cantar dins
rare, en effet, qu'on lui permette de commander.
On peut bien dire que Mistral est le seuil capoulié una lenga melodozia. Lo parlar d'Oc èra nascUt,
(P. Elstieu).
qui ait pu le faire. Mais, depuis que le Maître re¬ jols potons del solelh, com la flor nais à la prima.
Quand, al mes de mai, vos enanatz pels ôrts e
nonça au capouliérat, le bâton de commandement
Sant Gregôri raconta que, sul crôs de sant Bau¬
encore.
n'est plus un thyrse fleuri. Et nous savons aujour¬ pels camps, s'auzis pertot lo brezilhadis dels auLes uns sont traduits, les autres sont « à la ma¬ d'hui ce
qu'il pèse, lorsqu'on veut le lever pour zèls. Atal, dins nôstra Occitania, cada citutat, cada dèli, à Nîmes, nasquèt un laurièr; mai de mila
nière de », ou se bornent à évoquer les sentiments obtenir
plus de discipline, plus d'ordre, plus de castèl èra un nis de poezia. Los trobadors canta- ans, totis los romius que pasaban à Nîmes culhiban la prima, cantaban lo bonur d'èstre en vida; sian una fèlha d'aquel laurièr miraculos e
Une sèche énumération de noms ne dit pas méthode et
l'emporplus de coordination.
taban al capèl com un gatge de salut.
de ces poètes.
Il y aurait encore fort à dire sur ce sujet. Mais, cantanban l'amor. cantanban la bèltat; cantaban
Atal, dis
Mistral, del montairon de roïnas ont èra sebelida
grand chose; Voici deux exemples: Toulet dans nous avons voulu renseigner seulement ceux qui ont tamben la sauta Crozada contra los Sarrazins.
Era alabets un temps uros, temps uros per l'Oc- la lenga occitana, un jorn, coma del crôs de sant
la dernière partie de ses Contrcrimes, composée
éprouvé ou éprouvent quelque mécontentement ou
Baudèli, ne sortiguèt un laurièr victorios.
de quatrains et de distiques alternés, écrit :
quelque désillusion, dans l'espoir qu'au lieu d'ac- citania...
En 1854, à Fonf-Segunha, Mistral e Sos
Que ce fut douce, hélas; que c'est lointaine chose. sabler sous leurs critiques amères celui qui per¬
companhs
Lo
jitan lo clam espertador.... Es l'Ama Occi¬
Votre jupe bleu-lin, et ce transparent rose.
pôple occitan èra mèstre al siu ostal, e cersonnifie à leurs yeux l'institution dont ils ont à se'
tana que rezurgis...
Picó traduit :
plaindre, ils voudront plus sagement le conseiller et caba pas à mestrejar enlôc. Ne vôli qu'una prôba;
quand,
à
la
primièra
Crozada,
lo
Comte
de
Tolol'aider. Et nous affirmons ici que le capoulié accep¬
Quina dolcesa ai las!; quina Ilunyana cosa
za Raimon de Sant-Gil,
Abat J. SALVAT.
que comandaba tota una
tera toujours aide et conseils avec reconnaissance
el teu faldalli blau i aquest transparent rosa.
armada d'Occitans, se vejèt ofrir lo reiatme de
et joie.
Mais tout n'est point qu'imitation, ou traduction,
Jeruzalèm, lo volguèt pas, e un autre, qu'èra pas
Marius JOUVEAU.
ou inspiration dans cette géographie merveilleuse.
d'Occitania, se gardèt plan de lo refuzar. Mas, teacies
Bon nombre de poèmes ne doivent rien à personne Ou il s'agit d'un ou de deux Oiseaux de luxe
languedociens
sens ôc voler, lo
pôple occitan mestrejaba e sencomme cet étincelant quatrain qu'il intitule ironi¬
et d'une vieille timbrée
horejaba per sa lenga sus totis los païzes al entorn.
Nous commencerons dans notre prochain numéro
Ail Lemozis, franco terra cortezal...
quement « thème des poètes obscurs », et que je
Pasant las Pirenèas e las Alpas, nôstra lenga oc¬ la
publication d'un texte occitan recueilli par M.
traduis littéralement :
(B. de BORN)
citana, floriguent en bêlas cansons e en sirventes A. Perbosc et S. Canal, « le seul texte
Soleil « rumoreux », tu illumines le cœur comme
R. F., dit M6 Pitiped, ayant gagné à la lote¬
aujourd'hui
arderozes suis pôts dels trobadors, anèt inspirar las connu du
leudaire de Bruniquel », texte de 1265
une ruche du ciel
où les désirs sont les abeilles
rie consistoriale la belle cigale d'or du poète Ma¬
autras lengas romanas encara al brès.
et dont l'intérêt
rius André, ne se sent plus de joie. Et, pour mon¬
linguistique est de premier ordre,
qui font le miel (avec) du silence.
Quand, al sêcle trezenc, los pagans faguèron car nous y trouverons des mots
trer sa belle voix, il se mit à délirer en un limou¬
qui manquent dans
Sol remorós : assolelles
morir sans Baudèli, l'apôstol de Nîmes e del Len- les dictionnaires
occitans publiés
sin chaleureux, mais approximatif. Oyez plutôt ces
el cor com un ruse del cet
gadôc, lo cap del martir, dis la lengenda, rebom- Cette publication sera suivie d'unjusqu'à ce jour.
glossaire.
paroles empreintes du tact le plus exquis, de la biguèt très côps sus la
on els desigs son abelles
tèrra, faguent gisclar très
En attendant mettons sous les
courtoisie la plus fine et toutes ruisselantes de fra¬
yeux de nos lec¬
que fan, del silenci, mel.
sorgas abandozas. Atal se pôd dire de la lenga dels
teurs
des glanes de notre ami J. Laborde :
ternité félibréenne.
trobadords : en tombant, — car, ailàs ! un jorn
un vrai pouete (sic) felibre se countenta pas
Pierre jalabert et Etienne ARNAUD: ROBERT
s'amudiguèt la canson occitana, — en tombant, la
1) Registre de reconnaissances de Montaus,
de chantar un chant que degu coumprend noumas
lenga dels trobadors pasèt sa vida e son vam à-n- 1680, cité par M.
CATELE1
Drame héroïque en 3 actes en
Sarrasy. Revue du Tarn. To¬
quauques
beus moussus d'Academia ou quanca aquelas très fonts de bèltat
que son las lengas ita- me I, page 356.
vers. (Paris, Librairie
tìielha timbrada d'arqueoulougia. Dins lou FelibriGarnier, 5 francs).
liana, castilhana e franseza.
« item 2 den.
per la meitat de un cubertal que
Jalabert et Arnaud veulent conquérir les théâ¬ ge lous pouetes (reHc) soun d'auzeus chantaires mas
es a la riba de Tarn
soun pas d'auzeus de lusse, soun
que es jots la forssa d'Alaytres de plein air. Us ont donné aux arènes de Bépas d'auzeus; de
Un jorn s'amudiguèt la canson occitana ! Acô fo- rac ».
ziers Le Dieu sans couronne, où, bien que l'ac¬ caja (re-re sic).
guèt un plan triste jorn. Com se faguèt, Nôstre-SeLes infortunés qui, par ces temps caniculaires, ne
tion se déroule hors du Midi, ils ont su célébrer
nhe, que, dins nôstre païs tant plazent, jol nôstre
2) Acte constitutif de la commune de Montas»
se rafraîchissent
pas le sang aux homélies passe- solelh
ingénieusement le vin.
escampilhaire de luts e d'alegria, una doc- en 1271 (Nomination du baillL et des
officiers
partout
de
M0
Ils viennent de faire jouer à Saint-Quentin un
Pitiped et partant ne tiennent pas trina de foscor, de tristum e de mort
pauc à pauc « ordinaires ».
drame héroïque en 3 actes, qui chante la terre pi¬ un compte exact de ses jalousies et de ses rancu¬
s'espandiguèt? Un vent de folia, de La « granda
«
Que quant lo bayle he hordinari se menes seraient enchantés de lui voir
carde. Les auteurs ont pris pour thème le
désigner pius clai¬ folia catareza » (F. de Gèrda), bufèt sus nôstre
siège
tran, que sian gens de be, he que no ôian
rement ceux et cdlle qu'il a osé injurier,de la spite
gens
que sub:l Saint-Quentin en 1337. Cela, leur a per¬
terrador. L'èime barrat, los nôstres aujôls Volguè- de mala vida
rii de' mala fàma ».
mis quelques illusions à la dernière guerre dont en plein banquet de la Sainte Estelle.
ron pas auzir la vots siauda e amistoza del
Papa
Outre que cela serait plus courageux de la part e
cette ville a connu les horreurs. Au drame histo¬
de sos légats. La sang d'un d'aquestis rajèt ma3) Cartulaire des Alamans per MM. Cabié et
rique, ils ont mêlé une histoire d'amour remplie d'un si grand apôtre, il serait assez piquant de l'en¬ lastrozament. Alabets, l'aurasa que s'amontairaba Mazens.
Raymond du Puy abandonné en
de péripéties un peu arbitraires. Mais en ce temps- tendre appeler par son nom la vieille timbrée d'ar¬ cap al nord se
delarguèt sus nôstra tèrra, d'Avinhon vier 1264 pour 4000 sols à Sicard Alaman... jan¬
là le merveilleux courait les rues. Pourquoi s'en chéologie qu'il accablait naguère de compliments à Toloza. Per lo fèrre e lo
fôc, l'eretgia foguèt
«
totas la senhorias et totas las drechuras
étonner?
D'autant que le vrai: drame c'est l'an¬ et de mamours, R. F. ayant le malheur de ne pas vincuda. Mas i abià
pas res que de vertadièrs Croque ieu iei e la vila de Gastanet et de fora et à
connaître
de
milieu
entre
la
flagornerie et l'inso¬ zats dins l'armada de la Crozada. Aquestis, un
goisse qui étreint la cité assiégée, envahie, ru:née.
la honor et als apartemens et al deimari et a la
Jalabert et Arnaud excellent à célébrer l'amour, lence.
côp lor ôbra complida, s'entonèron en Fransa. To¬
parroquia de Sant Andrieu de Castanet, so es a
M.
Petipied
serait
également
très
gentil
de
nous
l'enthousiasme, J'héroïsme, la nature, en vers fa¬
tis los seguiguèron pas; n'i ajèt que volguèron prosaber homes et femenas, maios et orts et viuhas,
dire pourquoi ses sentiments ont varié dans une fitar de la Crozada
ciles et sonores.
per s'enrichir ambe las desprats et terras hermas et
telle proportion à l'égard d'une personne dont la
coudrechas, cesses et
polhas dels vincuts. Tôt lor foguèt bon per acô, oblias,
quîstas de blat et de deniers, vendas et
Peire Azema: POUUTICA
perspicacité
FELIBRENCA.
pouvait lui déplaire, mais que tout lui e lo Papa Inocent III el mêmes deguèt sobent lor
emprenhoraduras, acaptas et reire a captas et to¬
(Béziers, Edition de la Cigale Languedocienne). commandait de respecter.
reprochar lor cobezensa e lor ferocitat.
tas aquelas senhorias et
drechuras, reals et perAlbert PESTOUR.
Es pas mens que, jos aquel malastre, l'Ama Oc¬
Tirage à part de l'étude publiée par Azéma
sonals et mixtas. »
P. 3.
Ce qui m'a étonné, ce ne sont pas les citana
replèga sas alas com un auzèl blesat à
(Cité par Rossignol: monographies, p. 137).
dans la m Cigale Languedocienne», en réponse à pétarades oratoires de R.
F,, c'est que Joseph mort, sa lenga s'amudis e sas libertas son raubaun article d'Alibert
paru dans la Teno d'Oc sous Nouaillac, qui est un garçon bien élevé et dont das.
ce titre :
« Poulitica d'abord
».
Problème qu'il on connaît la souriante diplomatie, les ait pieuse¬
Nôstre viscomte Raimon Roger moris lèu emfaudra bien finir par aborder sérieusement. Aussi ment recueillis dans sa revue. Après tout, peutprezonat dins una torre d'aquesta Ciutat. Son filh
SI VAS AU BOSC...
ne
saurai-je trop engager nos lecteurs à lire et être n'est-illdirecteur de Lemouzi que de nom.
Trencavel, plus tard, ensaja de sollevar la capa de
l'article d'Alibertet la brochure d'Azéma. Le su¬
A. P.
plomb qu'estofa lo païs. I a pas res à faire : l'Ama
Si vas au bosc de darrieira,
jet est loin d'être épuisé.
Occitana sembla môrta. Los trobadords gauzan pas
AU SECOURS DE R. F.
Veiras, moufle cor,
J.-P. RÉGIS.
mai venir tustar à la porta dels castèls ont demôJouis rampans d'or, lous uelhs d'or
ran
ara
los
novèls mèstres de nôstre païs. Es ala¬
Après Jouveau, Nouaillac. Il est écrit dans les
De la bestia fajilhieira:
astres que cet avocat ne plaidera
Lou faune Record.
que par procu¬ bets qu'un d'elis crida :
reurs! En tête du Lemouzi d'avril, J. Nouaillac
AMIGA, LAISA-ME
Al Toloza e Procensa
triomphe spirituellement d'une carte envoyée par
Au miei de l'ounchouza clarda,
moi en 1923 à R. F. et où je souhaitais au dit
E la terra d'Argensa,
Te semblaran glas
à M. L. R.
R. F.... une jolie cigale d'or...
Bezers e Carcassey,
E te bojaran soulas,
Mais c'était bien naturel. A l'occasion du nou¬
Que vos vi e quo'us veyl
Sous uelhs d'or, mas pren-te garda.
vel an, on souhaite aux gens ce qu'ils désirent le
Amiga, laisa-me béure ton alena.
De n'esse enviblat.
A l'ôrle de la nuech serena,
plus: un mari aux vieilles filles, un bébé aux jeu¬
(Sicart de Marvejols).
nes époux, 'la santé aux malades, de
pel damier côp, anan durbir lo talh
l'argent à un
Jamais l'antica serena
d'una ora que trôp lèu s'abena.
avare, les palmes à un vaniteux, la cigale à R. F.
Lo païs s'apèla pas encara la Fransa, mas lo
N'a tirât tertant
Preuve que déjà je ne connaissais pas mal mon rei de Paris n'es lo mèstre
Amiga, laisa-mè béure ton alena
D'homes au goure luqueiant
sobeiran, e lo Lengadôc
homme.
per donar d'alas à mon pantalh.
es un dels mai
treluzents joièls de sa corona. A
Que n'en perd l'oumbra trop lena
En 1923 je n'avais aucune raison de ne pas être los is'torians an
Dau plazer d'autan.
pas pron mostrat com la Franca a
aimable avec R. F. que je prenais pour un bon tengut, e, fin
Amiga, laisa-me prendre ta brasada
finala, a triomfat, gracia al Lengadôc,
per mas dormir questa nuechada
camarade, un peu suffisant peut-être, un peu brouil¬ qu'es estât lo siu Salvador.
Dins la fourest de darrieira
e calmar dins l'ensornit
lon, mais inoffensif.
Quand lo rei Jan-lo-Bon es près à Peitius e me¬
Jous lous arceus d'or,
lo dezir de ma car abramada,
R. F. n'avait pas encore commencé sa campa¬ nât à
A Y esperad a daus cors
Bordèus, pèL en Anglatèrra, lo Lengadôc, el
gne de dénigrement préventif (préventif quant à
amiga, laisa-me prendre la brasada
tôt sol, paga mai de la mitât de la ranson. Quand
Jai la bestia fajilhiéira
cette cigale étincelante qu'il se figurait
pèr bresar mon bonur infinit.
ingénue- la ciutat de Nîmes, receu una demanda de secors
Lou faune Record...
ment que je convoitais!...)
que li fa lo rei en lenga d'Oc, lo pôple trantôla
Surtout R. F., qui était alors un royaliste d'A.
Amiga, laisa-me tastar la joia
SI TU VAS AU BOIS
pas e manda sos escuts al sobeiran prezonièr. A !
dèl libre enoanc e la voia
F. militant, ne s'était pas encore lancé dans cette
podrian, los Mièchjornals, quand l'Angles e lo
Si tu vas au bois d'automne, tu verras, tendre cœur,
de ton èime al ritme sabènt,
politique de régression linguistique, de démagogie Borguinhon traïdor escanan lo païs, podrian, élis,
sous
les rameaux d'or, les yeux d'or de la bête-fée: le
littéraire et même de démagogie tout court qui lui
e, quand t'enanaratz, ravoia,
l'agaitar morir per reconquistar lor independensa;
a
déjà rapporté une cigale et qui pourrait bien lui mas l'Occitan es par un traïdor, e sab gardar la faune Souvenir.
amiga, laisa-me tastar la joia
de sô qu'ai poscut crèire mon ben.
rapporter un jour ou l'autre (du moins il l'espère), fe jurada
per Raimon VII, lo darnièr Comte de
Au milieu de l'onctueuse lumière, ils te paraîtront bleu»
une écharpe de député.
Toloza, dabant lo portai de Nôstra-Dama de Pa¬
et te verseront soulas, les yeux
Maintenant, j'avertis J. N. que le jeu des pe¬ ris.
Jôrgi ReBOUL,
d'or, mais prend» garde
d'en être ensorcelé.
tits papiers est un jeu dangereux. Il r.e faut
marselhés.
ja¬
Quand lo rei Caries VII deu fugir dabant l'An¬
mais tenter personne.
Jamais l'antique sirène n'a tiré autant d'homme* tu
gles, lo Lengadôc li demôra fidèl, e es d'aqui que
Pour aujourd'hui, je lui dirai seulement qu'il est
tirarà l'argent e los ornes per far la guèrra; es d'aqui gouffre étincelant que n'en perd l'ombre trop douce du
beaucoup moins drôle de me voir souhaiter en que vendran à santa Jana d'Arc los milhors guèrre- plaisir d'antan.
1923 la cigale d'or à R. F. que de voir J. N.
LES POETES OCCITANS
jaires per l'adujar dins son ôbra de salvament....
Dans la forêt d'automne, sous les arceaux
d'or, à l'af¬
présider en 1928 la Société des Amis de Jean
Paure pôple occitan agaita sô que fa de tu lo fût des
cœurs, est tapie la bête-fée: le faune Souvenir...
Audiau.
Dans le prochain numéro Sully-André Peyre.
rollèu dels unitaris! A l'escôla te fan orrir lo tiu
Vous me comprenez, ami Nouaillac I
A. P.
bèll parlar. Ton istôria, te la contan al revès...

tion n'est pas

—

...

.

...

...

—

Albert PESTOUR,

�(

Informations
occitanes

L'AMA OCCITANA

(in-8°, 14 pages)

fcfl/íílB

M. l'abbé Saloat

communique la note sui-

nous

vante :

UN

POETE REGIONALISTE

pi ! i de virtuts espigolades i meravellades encara jovenesa, briliaria a l'Occident amb un
resplandor
amb cristiana transcendència, entre les
que en sen- novell i i limitât. Elis com nos altres
creuen que els
gles nistoriadors romans i en Plutarc brillen, tal homes hanuassolit un estadi
piv avençat de cul¬
com més tard i encara
ara, matisadament, hom pot
tura,
per a
treballar, almenys en grans grups
adheri:-se aldret de conquesta i submissió colonial
afins, a 1 obtenimeril de sengles anti-Babels i
que
temporal, en bé del desvetllament dels pobles in¬ llur llibertat. sense
cohesio, viuria constamment
cultes o rerassagats del planeta, i de
l'apertura de amenaçada...
nous

sectors

a

la vivèneia de l'Occident material-

Que la fe dels amies occitans sigui fecunda
apllaudir en un medi
on, adés els De Monzie i ara Poins amb el noble
emportament de Byron o
caré, afebliren el sentit de sàvia comprensié i
amb la fredor estoica del batlle de
preCork, per la visié de
l'esdevenidor que a ningú cal tant com
majorai abbé Joseph llibertat de cent nacions alçades contra les perpe- als
estadistes. »
Salvat.
tuacions endémiques de cesarismes narcisos i
trô¬
nais.
Cada
una
Ce vibrant appel en faveur de l'Ame Occitane
d'aquestes actituds fou o és en
dans lequel se mêlent harmonieusement la reli¬ 1 ordre culte del temps i dels avenços positius de
LA MARCHE SUR PARIS
gion, la poésie et l'histoire, produisit, en ce pre- la cultura politica, aquell ordre i aquella cultura
en
la
quai tôt home que s'estimi ha de procurar
.mier jour des fêtes du bi-millénaire de la
Cité,
une profonde
que els seus propis ideals es trobin.
impression
Sous ce titre, notre distingué
confrère, la Répu¬
Amb mots îdèntics o
Nous en recommandons la lecture à
quasi idèntics als que acatous les
bem
blique
bons Occitans. S'adresser à la Société d'Editions
Syndicale, écrit dans son Editorial;
d'escriure, deixàrem dit en les pàgines iniOccitanes, rue de la Baffe, Castelnaudary. Prix : cials de « Monitor », que nos altres propugnàvem
«lin est donné à personne de
una certa convivència
2 francs. Il a été tiré
politico-federativa simple¬
prévoir avec une
quelques exemplaires de
absolue certitude les événements de demain
ment perquè representava, ahir
luxe sur papier de Rives numérotés
! Mais
per
ahir,
avui
per
par l'auteur
il
est indéniable que naît sur toute
avec dédicace
avui, la forma més culia i més digna (digna en
l'étendue du
autographe (prix: 10 francs).
ment

:

C est le titre du beau discours
que prononça
le 15 juillet 1928, dans la
Basilique Saint-Nazaire
à la Cité de Carcassonne, le

FRANÇOIS FABIE
Ceux

qui aiment encore la poésie fraîche et sai¬
compréhensible à tous, sans initiation préala¬
ble, auront appris avec quelque peine la mort du
doux poète François Fabié. Et, se joignant à eux,
le Rouergue tout entier doit pleurer
aujourd'hui
celui qui fut pour sa terre natale ce que fut Brizeux
pour la Bretagne, un chantre incomparable.
Né à Durenque, dans ce Ségala .au nom si
riche et si évocateur, François Fabié, fils de
paysan, devenu universitaire et Parisien, ne re¬
nia jamais un seul instant ses origines
rustiques.
Le vieux moulin, dont le tic-tac régulier rythma
ses premiers vers, la lande
natale, ses ruisseaux,
et ses bois, ses bêtes et ses
gens, l'enfance va¬
gabonde du poète et son exil, tels ont été les thè¬
LES TROUBADOURS CHEZ THEM1S
mes essentiels de son
inspiration. L'amour et le re¬
gret du pays, sincères et émouvants, voilà ce qu'on
retrouve à chaque page de son
Nous lisons dans la république syndicale:
œuvre, recueils de
vers (la Poésie des Bêtes, le
Clocher, Voix Rus¬
tiques, etc...), ou romans (Moulins d'autrefois, le
« Ces messieurs des
Jeux Floraux sont bien en¬
Retour de Linou). Mais Fabié fut plus qu'un sim¬ nuyés : une
jeune poétesse les assigne en justice
ple poète de clocher (il en existe tant autour de pour exiger d'eux, à leur
choix, une églantine
nous et si médiocres !) si
volontairement, au mépris d argent ou la somme de 700 francs, à leur choix,
de la gloire, il confirma son talent dans un cercle
plus un franc de dommages.
ne,

0

i

batre

espiritualment dinàmic, aixi

...

com

.

nécessairement étroit, du moins certains de ses poè¬
dénotent une pensée vigoureuse, une pleine

mes

connaissance de
leurs. Il suffit,

qui l'égalent aux meil¬
s'en convaincre, de lire la
« Dédicace à mon Père » ou «
le Clocher de Ro¬
dez » et surtout « les Genêts » le chef-d'œuvre à
mon avis
qui débutent par un tableau si puis¬
son

art

pour

—

sant

:

Mais

« Les
genêts doucement balancés par la brise
Sur le oaste plateau font une houle d'or

Et, tandis

que

Le troupeau

oa,

Au dernier concours des fleurs de mai 1928,
Mme Marie-Charlotte Girard, la charmante fem¬
me de notre confrère le docteur
Girard, directeur
de la revue régionaliste OC, avait
envoyé à l'Aca¬
démie un poème en langue béarnaise
qui fut
d abord couronné régulièrement et
jugé digne d'une
Eglantine d'argent. L'Académie en informa offi¬
ciellement par lettre la jeune lauréate.
entre

un envoi anonyme parvenu
1' intermédiaire du docteur Gi¬
rard avait été couronné lui aussi et
jugé digne éga¬

à

le pâtre, à leur ombre s'endort,
broutant cette fleur qui le grise.

»

l'Académie

temps,

par

lement de l'églantine.
Le

du

concours
s'adresse donc au
obtenir de lui le nom de l'au¬
gionalistes que nous avons perdu voici bientôt un teur. Notre confrère se fit alors un malicieux
plai¬
mois, et à ce titre il méritait que OC accordât à sir d'informer la
poétique assemblée que le
son éloge funèbre une
place dans ses colonnes.
poème en question, non seulement avait été déjà
Mais maintenant
après avoir rendu à son ta¬ couronné à l'Académie florale, mais encore fai¬
lent l'hommage sincère qui lui était dû qu'on npus sait partiç de la
bibliothèque isaurienne. C'était
permette de nous étonner de ce que François Fa¬ une œuvre très connue du
poète béarnais Simin
bié si étroitement attaché au pays
Rouergat, se Palay que des membres de l'Académie des Scien¬
soit toute sa vie tenu à l'écart du mouvement oc¬ ces eussent
peut-être été excusables d'ignorer.
citan, que l'influence mistrallienne ne se soit pas
Parmi les académiciens toulousains, les uns ri¬
exercée sur lui, alors qu'il était jeune homme et
rent de bon gré et trouvèrent la
plaisanterie co¬
que déjà il célébrait le retour à la Terre, la su¬
casse. Mais le
rapporteui du concours, auteur res¬
périorité de la province, de la nature sur ce Paris
qu'il habita toujours à contre-cœur, il y a là de ponsable de lia gaffe, écrivit à Mme Girard pour
l'informer qu'à la suite de cet incident l'Acadé¬
quoi surprendre.
mie lui retirait son églantine bien et honnêtement
Ce furent sans doute des motifs intimes qui dé¬ méritée.
terminèrent cette abstention et, seuils, ceux qui vé¬
Mme Girard n'a pas hésité pour la beauté de
curent tout près du poète pourraient nous "les ré¬
la chose à faire un procès poétique à l'Acadé¬
véler. Quoiqu'il en soit, on ne peut songer sans
mie. M® Milhaud, qui l'assiste, vient d'assigner
regrets à ce qu'aurait été, écrite en langue d'oc
devant le juge de paix nos isauriens et l'affaire
(langue que Fabié ne pouvait ne pas connaître),
l'œuvre admirable qu'il nous a laissée en langue viendra en octobre. Ce sera l'événement bien tou¬
lousain de la rentrée.
française. Tout laisse à croire que nous pleurerions
Mais que, penser de l'attitude de certains trou¬
aujourd'hui l'un de nos premiers poètes occitans.
Une question avant de finir. Les journaux nous badours qui, officiellement revêtus du titre un peu
«
coco » de
ont appris que le poète avait été enseveli à Tou¬
« mainteneurs
» font preuve d'une
lon, où pour des raisons de famille, il avait abri¬ aussi aigre mauvaise grâce à « maintenir » les
té sa vieillesse. Est-ce bien llà ce qu'il avait sou¬ traditions
de galanterie des anciennes cours
haité lui qui écrivit ce vers ému et mélancoli¬ d'amour?

C'est assurément

un

de

nos

meilleurs poètes ré-

rapporteur

docteur Girard

pour

—

que :

Et que penser aussi de l'érudition de spécialis¬
du régionalisme littéraire qui ignorent « Si¬
min Palay » ?
tes

«

Et l'ombre du clocher est si douce

au

tom-

[beaul

»

Ne lui aurait-il pas été plus doux de s'en aller
dormir dans son Rourgue aimé, à l'humble cime¬
tière où sous l'herbe épaisse sont couchés les
siens?
Marcel CROUZET.

JEUX FLORAUX D'AQUITAINE
RESULTAT DU CONCOURS DE 1928
Poésies

en

Ier Prix. La Grappe
du Bouscat (Gironde).
jor pr;x Rappel de

langue

romane

d'Or, Mme B. Lalanne,

ces

troubadours !

RENAIXENÇA CULTURAL OCCITANA
Nostre amie carisim Jozep Carbonell,
aiem

ja dit,

—

a

la

—

—

.

Mme Anna Laffargue, de Tonneins.

—

ac

publical dins la VEU DE CAsubre aquel

sudjet

nostre.

A si lo orincipals pasatges d'aquels escolis;
En presentar,

fa

pas gaire, el comentarista
lectors, el fet de la renaixença cuiltural occitana, observava amb tanta d'opportunitat com de laconisme, que un tal esdeveniment no représenta pas una regressio... cal, naturalment, entendre, d'ordre civil, una regressio de
la vida de relació del món i de superació d'estadis
culturals en els quais la cultura servi per a créar
un ordre de civilització superior als que el precediren. Hom pogué, evidentment, en plena obturació feudal i al fort de les lluites locals de l'Edat
«

de LA VEU als

no

cies) de vida politica, i el cami més franc vers el
desenvolupament, ci cap, de tota forma de cultura
politica ulterior. A la quai declaració ens plau
d afegir, encara, que si se'ns arribava a demostrar que els nostres intims ideals estaven en
oposició visible amb aquest

seus

Mitjana, trobar-se espiritualment d'acord amb els
adoctrinadors d'un princep, idéal anorreador de fàtues sobiranies i amplificador dels horitzons de la
ciutat cenyida contra la ciutat reclosa, princep es-

desenvolupament,

genero-

dis sacrisficariem als que de veres
representessin aquella més autèntica forma de cultura
sament

territoire

un

mouvement

immense.

dont la portée doit être

La province s'éveille vite à une vie nouvelle.
veut secouer le joug de Paris.
La guerre,
l'après-guerre, la rapidité, la commodité des com¬
munications, des échanges sont la cause initiale
Elle

de

cette

évólution nationale.

Le Paris dont
puissance
connu

de

on

parlait

d'attraction,
beaucoup.

tant conservait toute

tout autant

sa

qu'il restait in¬

Mais, petit à petit, l'attirance disparaît. La
politica actual. Per a decidir el cas, no és pas
« province » est venue à
Paris, a écouté, regardé.
poc alliçonador que un Imperi Britànic, uns EE.
UU. de NordAmèrica, una Alemanya, una Hel- Elle n a rien trouvé qui forçât le respect et la
vècia model, ço és, els capdavanters de la ciència servitude.
politica i de la potencial del mon, evolucionin dinAinsi, l'idole glisse lentement.
tre formes de societat politica
que en poc o en res
Un sentiment nouveau grandit. La
province
dissemblen de les que ens son cares; i que una
comprend toute sa puissance.
Riissia 'ncipient (i ja veurem si no 4a Xina, tôt
Le « régionalisme » intéresse
l'intelligence, oc¬
just eixida del foc feudal i de la mà blanca que cupe les
esprits et grandit dans les cœurs.
l'oprimien) adopti les seves énormes possibilitats
Mais, pourtant, un chemin immense reste encore
al sistema que respon, alhora, a la màxima i imà parcourir.
prescindible llibertat de disgregació i a la màxima
Si le cadre de la province reste inaltérable et
nécessitât de cohesié que l'esperit i la realitat del
si
le désir de chacun est de défendre le coin de
mon aqfual freturen. Cohesié, altrament, de la
quai terre où il travaille et où
il vit, l'habitude n'est
depèn tant aquella efectiva llibertat com el culte i
pas encore née de penseT qu'il peut
modernissim sentiment d'unitat del planeta.
y avoir un
immense champ d'activité et une immense riches¬
se
à
El mon camina vers la màxima disgregacié i,
soutenir exclusivement sa province et sa ré¬
simultàniament, vers la màxima unitat. També es- gion.
crivirem aquests mots, glossats ja de guisa breu en
Le provincial est encore attiré par la
capitale.
el paràgraf anterior, facosa de sis anys. I procla- C'est ainsi qu'il confie de préférence ses
capi¬
màvem com la més culta sintesi
racional, ia né¬ taux aux grandes banques de Paris.
L affaire locale est dédaignée.
cessitât de conjugar aquests dos moviments en una
Cependant, elle
harmonia superior que évités els perdis i rèmores offre les mêmes garanties et les mêmes
profits
que representen per la vida civil i culta del pla¬ que l'affaire parisienne.
L
neta, tota submissié d'una veritat prou évident i
industriel, le commerçant, le consommateur
apta a un aibitrarisme tossut i intéressât, i la dis- de province négligent d'adresser leurs commandes
persié, també nefasta, de sengles particularismes au commerce, à l'usine qu'ils ont pris d'eux. C'est
estatificats i sense lligam. I en 1926, ja sobre les au commerce et à l'industrie parisiens qu'ils don¬
pàgines de « L'Amie de lesArts », on després nent leur préférence.
ens fou plaent de
Ainsi, l'argent des provinces françaises favorise
projectar i de potenciar la idea
cultural occitana, afegiem... « la formula confe- l'affaire parisienne et n'est d'aucun profit pour la
deradora alleuja la comesa politica dels pobles que prospérité du commerce local.
Les banques provinciales sont désertées.
han arribat a la nostra època sense haver cristalUne élite essaie bien d'encourager la
litzat en una plàstica unitat. Uns temps tan creuats
banque
de retrobaments pairals i d'interdependèneies và- de sa ville, mais la grande masse apporte son ar¬
ries, s'avenen amb la forma que ha fet, per exem¬ gent à la succursale de la banque de la capitale.
Et la grande banque, continuant de formidables
ple, « la Unié Nord-americana (els mots son de
Tocqueville i els reporta Borgeaud) lliure i felliç spéculations, accroît la puissance de vie de ces
com una nacié petita, gloriosa i forta com una de
entreprises provinciales.
Sa force grandit en raison directe de leur fai¬
gran ». Les unitats politiques solen necessitar per
blesse. Et c'est volontairement cependant qu'elles
a cristallitzar que es faci un grand buit en l'ordre
"contemporani establert. Aixi el foscant de l'im¬ se sont soumises à sa dictature.
Cette dictature s'exerce sous toutes les formes,
peri romà féu avinent la floracié de les unitats occidentals; i la triple ensuloiada dells imperis ale- avec un cynisme qui devrait révolter les plus cal¬
mes et les plus
patients.
many, austriac i rus, ha fet possible l'aparicio de
Cependant que beaucoup osent prétendre que
sengles colors nous damunt el mapa d'Europa.
Com es veu, les ocasions per a semblants, trans- leur but est de favoriser le crédit, aucun de ces
mutacions son clares i Testât de coses que tais cri- refuges des barons de la finance n'aidera un seul
sis deixen
l'esperit d'aventura politica, d'anar- instant le commerçant gêné, l'industriel embarrassé
quia i del pitjor feudalisme que afavoreixen de momentanément.
Les banques de la capitale ont des lois faites
contracop — no son pas les més recomanables per
part d'homes a qui ha estât donat de viure una sé¬ par elles et pour leur profit exclusif. Le client,
rie de proves dificils d'apreciar en tota llur reali¬ pour si important qu'il soit, n'est plus qu'une « fi¬
che » et qu'un « numéro ».
tat amb sola lectura i meditacié extempoiània de
Nos provinces comptentpourtant beaucoup d'hom¬
la Histôria. Els temps no son pas propicis, com ho
mes d'action. Ces derniers se rendent
compte de
fou la baixa i l'alta època
médiéval,^ per a bastir
pel ferro i pel foc, per laintriga i l'atemptat, ço là servitude dans laquelle ils sont tenus, mais bien
que al fi foren les grans unitats estatals. I estancar- peu cependant ont cru devoir secouer le joug des
se en
un estât d'esperit, erudit
miratge d'altre puissances bancaires de la capitale.
Un mouvement régionaliste s'impose donc.
temps, és tornar regressiva una gran realitat dels
Et il importe de le réaliser, surtout et d'a¬
nostes dies : « la floracié de les cultures nacionals
bord au point de vue économique.
renascudes ». Potser caldria que el senyal estricte
C'est en encourageant le commerce régional,
de! nostre temps fos salvar i enfortir cada poble
les entreprises et les industries locales qu'on y
la seva cultura
(véritables reserves de civilitzacié) — i avenir-se a 1 obra politica, que, tôt em- parviendra. Toutes ces formes du travail de l'hom¬
me
sont des sources de bien-être.
parant-li la vida, l'expansié i el perfeccionament,
Mais pour que l'industrie, le commerce régio¬
doni majors garanties per al desenvolupament pa¬
nal soient prospères, il faut qu'ils sachent voir et
cifie de tots els caires de lia vida dels pobles més
dégager
au plus tôt de l'emprise de la capitale,
susceptibles d'ésser torbats per 1 égoisme, la fe- de s'affranchir
de ce tribut qu'ils apportent incon¬
rotgia o els estrets personahsmes humans.
sciemment aux puissances financières de Paris.
Cessons de payer une raçon que rien ne justi¬
Una bel la afinitat de sentiments i una mateixa
finesa d'esperit han fet coincidir les idees totalistes fie à une ville dont le développement anormal gê¬
dels amies d'Occitania, que propugnen l'expansio ne la prospérité et l'économie du pays ».
Voilà qui est bien. La république syndicale
compléta de llur cultura autoctona, amb les nos
trace un magnifique programme.
très prôpies idees globals.
Elis com nos ai très
A côté de la renaissance intellectuelle, il y a
creuen que, el dia que França sabés resoldre en
toute une renaissance économique dont les possi¬
una unitat superior l'esperit de disgregacié, Iloable
bilités sont illimitées.
en principi,
que les renaixences o supervivencies
Renaissance intellectuelle, renaissance économiculturals de bretons, alsacians i occitans repre¬
que; renaissance occitane.
senten, la vella pàtria, tornada mare i falanx de
—

«le la presse

revue

TALUNYA escolis

Grappe d'Or. M.
Adrien Dupin, de Mérignac (Gironde).
2e Prix. M. Marcel Fournier, instituteur à Chancelade (Dordogne).
2e Prix. M. Louis Delluc, instituteur à SaintVincent-de-Cosse.
3® Prix. M. P. A. Vayssières, de Tonneins.
3° Prix. M. Paulin Vayssade, de Montpellier.
Mentions honorables.
lre mention. M. Roger
Courtiade, de Bordeaux.
2e mention. M. Jean d'Aquitaine, de Paris.
Mentions.
Mmes Gabriel Saintout, de Pauillac (Gironde); Elie Pimpeterre, d'Espalais (Tarnet-Garonne).
MM. Joseph Cantagrel, de Golfect (Tarn-etGaronne); Pierre de Miremont, de Terrason (Dor¬

dogne)

Ah!

relació amb les prôpies essències diferencials i
cul ta pel respecte que représenta de nos altres
per
les dels altres i dels altres per les nostres essèn¬

—

�qui signifie qu'un Carsinol n'est pas précisé¬
un Gascon, et même qu'il y a entre 1 un et
l'autre des différences appréciables.
le journal des méridionaux
Il m'a semblé bon d'appeler votre attention sur
André Lamandé a dépensé beaucoup de verve la protestation légitime du Syndicat d'Initiative
de Gascogne en l'illustrant d'un exemple qui, vous
pour démontrer que, contrairement à ce que pen¬
le voyez, ne manque pas de saveur, et je vous
sent les géographes, la Gascogne doit se composer
du Qucrcy, de l'Armagnac, de la Dordognc, des laisse le soin de conclure... »
Landes, de la Gironde, de l'A gênai".
Incitons donc M. Lamandé — Landais devenu
Qucrcynois — à relire une allocution prononcée
pa:
Perbosc au dernier banquet du CALF.L: au
«
Souvenons-nous, s'il vous plaît, que nous som¬
mes Carsinols,
mais surtout ne disons pas et ne
verl
laissons pas dire que nous sommes Gascons.
Vous savez la fameuse chanson de Gustave Na
ce

DANS

ment

illlllilllllillli!!

madame,

lisez

ceci

magasin

daud

Garonne acait voulu...

Si la

pourrait en écrire une autre sous le titre :
Gascogne acait voulu...
Ce n'est pas la Gascogne qui a voulu, ce ne
sont pas les Gascons qui ont voulu étendre cette
province hors de son cadre légitime, lequdl n a
On

Si la

change depuis une quinzaine
donc? Voici une « commu¬
nication » pa.ue il y a peu de temps dans divers
journaux du Midi qu'il n'est pas mauvais de reainsi dire

pour

pas

de siècles. Qui est-ce

lire

•

Nous

recevons

mercerie

diminuent la

bonneterie

ration normale de la

fournitures pour

peau, fatiguent
derme

tailleu&amp;eë
toulouse 67 4 b.

la communication suivante ;
Par décision de son Conseil d'administration, le
Syndicat d'Initiative de Gascogne se joint à la So¬
ciété Archéologique du Gers et au Conseil muni¬
cipal d'Auch dans leur juste et ferme protestation
contre l'usage qui est fait du mot Gascogne par
des organisations absolument étrangères à notre an¬
cienne

province.
Bordeaux et Toulouse,

deux importantes mé¬
tropoles actuelles dit Sud-Ouest, sont nettement si¬
tuées en dehors de la Gascogne. Néanmoins, par
une série d'artifices, elles cherchent à se l'annexer
tout

moins à

au

ces

servir

se

de

son

nom avec

une

\ux hommes d'affaires

mutualistes,

Vux

ainsi,

préparation française
vég'éto-minérale, liquide,
pour l'en! relie n, l'hygiène

de la Cie d'Assurance

ZÉNITH

et la beauté de la peau.!•••••••

du succès

3, Rue du Poids-de-l'Huile

ristique.

leurs produits, Toulouse
leurs sociétés à la façon du geai se parant des plu¬ '1
élépli. 5.74 — Adresse télégrr Régno- Zéni t
mes du paon. Pour essayer de justifier leurs pré¬
tentions, ils ont recours à toutes sortes de ruses.
Résolu à défendre énergiquement le patrimoine
moral des vrais Gascons, le Syndical d'Initiative VIENT DE PARAITRE :
de Gascogne élève à son tour une protestation con¬
tre l'usage fait par les Toulousains et les Borde¬
lais de ce nom de Gascogne qui rayonne dans le
Monde entier, mais qui ne saurait s'appliquer à eux
en

parent leurs organisations,

Le Jardin des Idoles

ci

qui

ne

par

leur appartient point.

certains passages de ce
dit, de leur pays.
Cela est vrai, tout en étant un peu excessif.
Mais ce ne sont pas seulement les Toulousains
et les Bordelais qui étendent abusivement les li¬
mites de la Gascogne : ce sont de nombreux écri¬
vains
du Nord plus encore que du Midi — qui
le font, il est vrai, sans malice et simplement par
négligence, sinon par ignorance. Je pourrais citer
beaucoup d'exemples. Je ne parlerai pas de Jas¬
min, qui, écrivant en parler d'Agen, disait écrire
en lengo gascouno ; Agen est si près de la Gas¬
cogne, dont il n'est séparé que par la Garonne !
Mais que penseriez-vous de quelqu'un qui éten¬
drait la Gascogne jusqu'à Moissac, jusqu'à Montauban, et, mieux que cela, jusqu'à Cahors? Eh
bien, cela s'est vu, et
c'est là le seul exemple
que je veux retenir. Je citerai qui? M. Joseph Bédier, de l'Académie Française.
J'assistais il y a trois ans (c'était l'année même
où les journaux avaient publié le fougueux mani¬
feste du Syndicat d'Initiative de Gascogne), j'as¬
sistais, dis-je, à la séance annuelle du Jasmin d'ar¬
gent. L'éminent académicien y prononça un remar¬
quable discours où je recueilli is 1$ passage suivant :
« Il
nous plaît de reconnaître au rythme de leur
« voix,
à maintes différences de sonorité, de ca¬
ri dence,
d'accent, que les sept poètes de la
« Pléiade furent les fils de sept de nos provinces,
que leur aîné, Olivier de Magny, fut un Gascon, que leur cadet Guillaume du Bartas fut égaJe

commenterai
qui sont bien,

ne

papier

Daniel POIRE

Un volume in-8°, prix 12 francs.
Louis QUERELLE,
éditeur

pas

comme on

—

21,
En
dans

nous

Joubert, PARIS

rue

entraînant

avec

le héros de

son

roman

l'étrange jardin des idoles, l'auteur ne vise
seulement à nous donner une impression hallu¬

pas

madame,

vous

lirez à celle même place, la pro
chaîne annonce du dermolactol qui vou
donnera

les

«
«

lement un Gascon... »
Ainsi vous avez bien entendu

connaissent

Mentaubari

est un

certes pas

et

Cahors

I! voit

faire von plus loin.
implicitement, au cours de l'aventure
qu'il nous conte, et qui réunit deux êtres de tem¬
péraments et de races différentes un problème:
Il

et veut nous

les sensitifs doivent-ils fuir l'amour?
La conclusion se dégage d'elle-même de
man,
et

Jlllllll!

pose

que

son

Daniel PoiRE

style vivant de

a

écrit

avec sa

f

OaMMOKai

C'est

ce ro¬

S'a Gascon
te

OC

quelques
centimes*

le mieux renseignés sur
langue d'oc et d'une façon gé¬

que nous sommes
en

te

(La Volonté, de Paris,

les

T

port des personnes décédées, les inhumations e
les exhumations » et qu'en conséquence elle a seult
le droit de fixer les heures des convois funèbres.
S adresse!, pour tous renseignements concernan!

le 19-12-26.)

_OC est l'organe des—pays qui composent l'ample terri;
linguistique connu sous le nom d'Occitanie et qui
embrasse plusieurs dialectes ayant un lien commun... Non
seulement nous lisons avec goût cet effort littéraire qui
cherche un dénominateur commun pour un marseillais et
un_ vaiencien, un barcelonais et un toulousain, un maillorquin et un gascon,
mais encore nous prenons plaisir à

lecture et nous y délectons. Nous pensons que notre
véritable feuille d'information littéraire n'est pas préci¬

les convois funèbres,

Déclarations de Décès

-

Convois funèbres

cette

sément Les

Nouvelles Littéraires, La Gaceta Litteraria,
La Fiera Letteraria ou le supplément du Times, mais bien
cette feuille de Toulouse qui nous apporte l'écho velouté
de mille voix qui ressemblent tant à notre voix.

J. V

Fotx.

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,

Cette publication-ci est la gazette littéraire de la
de

communauté

Traiizit

aux

littéraire de

personnes

apporte

toutes

sor¬

qui s'intéressent

au

langue d'OC.

Agent de

doanas

Prêts jachs

per

per

Gandilhon-Gens-d'Armes.
(Auvergnat de Paris.)

Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: GtRAP

Inferiiaeioiial

F13 It 1€ A \

gran¬

occitane.

(La Publicitat, de Barcelone, le 4-11-27.)
de renseignements

au Service municipal des Pom¬
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

pes

neur

(La Publicitat. de Barcelone, le 22-5-27.)
Un des Journaux les plus populaires dans les milieux
félibréens.
CAMILLE JuLLIAN, de l'Académie Française.
(Journal des Débals, de Paris, le 12-9-27.)

aux articles 77 et 78 du Code c'rvi
du décret du 15 avril 1919.

Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬

beauté
sans défaut
une

toirè

C.

vezi,

et

Les Volontaires

mouvement

fizas,

conformément

Pour

nérale sur tout je mouvement intellectuel qui occupe
esprits entre Loire et Pyrénées.

tes

fotut

par

la pensée qui s'exprime

j

sensibilité

conteur.

Copieuse publication illustrée, qui

:

produit.

cinante.

Olivier de Ma¬

Gascon. Nos paysans ne
Olivier de Magny; mais ils
connaissent Léon Gambetta, né, lui aussi, à Ca¬
hors : le dernier d'entre eux serait, je pense, très
étonné s'il s'entendait qualifier lui-même de Gas¬
con, car il peut ignorer beaucoup de choses, mais
il n'a pas oublié un proverbe bien connu entre
gny,

de Cahors,

:

indications nécessaires pour vou

procurer ce

—

«

le

«leriiiolaetol

Entreprendre et réussir,
La direction générale

sécurité,

Ils

suppri¬

sont

més par

3réer,

par

l'épi-

inconvé¬

ces

nients

Aux groupements,
A tous ceux qui veulent

digne d'une meilleure cause. C est
exemple, que dans son prospectus de
l'Exposition de Toulouse, la cité de Clémence- LE
Isaure est qualifiée de la « capitale de la Gas¬
la
cogne et du Languedoc ». D'autre part, en toute Offre
occasion, les Bordelais, rivaux des Toulousains, ti¬
rent parti à leur profit de l'éclat du nom gascon Première condition
pour leur publicité commerciale, industrielle et tou¬
ténacité

tous

respi¬

aïs

xxx

cogne

ou

encrassent

GASCONS

du Syndical d'Initiative de Gas¬

les pores,

toulousë

c.

LA GASCOGNE AUX

les crèmes de beauté

7, place esquirol

:

—

SUIT K1«
PORT-BOU-CERBERA

totas las procedencias.

Especialitat

lo desdoanament rapit de substancias alimentarias.

Til

automobiliste doit faire partie de l'AUTOMOBÌĹE-ULUB DU MIDI ou
de PUNION MOTOCYCLISTE DU MIDI.
3, rue .lu poids-de-l'huile - toulouse

ont

—

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="710497">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="710506">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716261">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710479">
              <text>Oc. - Annada 05, n° 097, 15 août 1928</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710480">
              <text>Oc. - Annada 05, n° 097, 15 août 1928</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710481">
              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710483">
              <text>impr. Languedocienne (Toulouse)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710484">
              <text>1928-08</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710485">
              <text>2020-03-17 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710486">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710487">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/c6f04b05063e99595aa48bfcda01585a.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710488">
              <text>http://www.sudoc.fr/03870532X</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710489">
              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710490">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710491">
              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710492">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710493">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710494">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710495">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710498">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/22125</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710499">
              <text>CIRDOC_A1-1928-097</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710505">
              <text>Périodiques occitans</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710509">
              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710510">
              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710507">
              <text>Régis, Jean-Paul</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="710508">
              <text>Mouzat, Jean (1905-1986)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="711184">
              <text>Jouveau, Marius (1878-1949)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="711185">
              <text>Reboul, Jòrgi (1901-1993)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="711186">
              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="711187">
              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710511">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717142">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="714029">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823840">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710500">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710501">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710502">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="710504">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="723438">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="148">
      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
