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                  <text>'

"-l!

:

T

Ht:

d'exemples, d'obras

cal

rate ri
L'existence littéraire d'une langue est conditionnée
liant

son

passé à

son

avenir. Le perte de

L'écriture phonétique est
des peuples

une

ce caiac

de provas

e

MtMJMtAA Mi MA

esthétique graphique subjective,

par une

1ère est le signe de

plaisanterie de mauvais goût. Elle

l'oubli,

incapables d'écrire eux-mêmes leur langue.

Cfiniittr

auselnie

/«

tantjne fi'oc en tittuphin#
Note ami Georges Escribe nous communique une
excellente monographie de M. Louis Caillet,

mathicu

ffi mort de
Au

moment

où

V« ANNADA
N" 99

nous

apprenons une

la vida-vidanta d'Avinhon.

Anselme Mathieu,

lecteurs sur ce point — que sauf dans le Trièves
et à Chantelouve le féminin se fait par la
terminaison a.
Ex.: grao (gros) : graossa.
tsin (chien) : tsina.
nos

de nobla

sauva-rasa

soca

rèire-felen dèls marqués de Mont-Redon,
mandai en Avinhon per estudiar se capita ambe
Frédéric Mistral e Jozèp Romanilha al pensionat
Dupuy, dezenant ilustre.
Rescontres astrats. D'aquels arards benezits dé¬
vié sorgentar una trinitat santa que congralharié,
qualques temps pus tard, los sets rais d'una Estella
pacana e

famoza.
En Avinhon, com à-z-Ais de Pxovensa ont retrpva Mistral fazènt son dret, Anseime Mathieu,
perseguira una toca quàsi misterioza, sèmpre gaJanta, que. sembla apartenir à qualque tros de
legènda. Fuguè acô tota sa vida.
Mentre. que .sos amies rustican pèr s'asegurar una
situacion él bosca lo filhan, treva lo cotilhon e,

fermia
•

Le

pluriel

son

espaza

espinas, de las colors, dès perfums : bugadieras, bastidanas, chambrieras, cacanas
dèl gros grun e meme nobla dama, tastan sa
flama... poëtica e felibrenca.
Se faguè de l'amor galoi e libre una especialitat
literàri ! Son blazon felibrenc que retrais una garba
de 7 xozencs bptons porta com deviza : « Tant
de botons, tant de potons ». En vertat, cantè « lo
poton » de totes lo biais dezempièi lo caste de
l enfanton fin qu'à-n-aquél pïos « del divèndresant » sus los pèds ensanauzits de « nôstre Senhe ».
Mas, lo mellior à son agrat èra aquel sus « la
garganta » e degun, alora, s'en avizava mai, e
degun se n'escandalizava quora, en solenna felibrejada, lo felibre Ansel Mathieu, sèmpre cortezament

«

com

dôna

entre

e

chivalier

»,

potonava sus

la garganta qualca

bêla felibresa com acô s'endevenguè pèr la prinsesa Bon aparté-Wy se e pèr tant
d'ait ras.
« La Farandola

sola obra que Mathieu ague
es
lo debanat
coral d'una cadena poëtica als anèls artisticament
.

»

publicada (2 édicions 1862-1868)
fargats.

Mathieu s'agrada, subre-tot als verses corts, als
ritmes mesclats, am un gàubi sense égal en armonîa
ambé son caratèire inchaiènt, sos sentiments lo-

giers,

de calinhaire afogat, vertagréula muzica d'un galobet,
temps, la nota grava martelada

son tempérament
diera dansa reglada pèl

ambé, temps

en

su! tamborin.

Aital

canta

la fenna

Lo soevenir de

:

mon

amiga

Me resta coma l'enteriga
D'un bel fruch Verd qu'auriu mordut
D'él rebolise e d'él m'espase
E dins mon ama lo repose
Coma un bel songe qu'ai perdut.

Aital

a

cantat

los potons

que,

vira n'atrova,
jora qu'enluzise son esperit :
van :

monte que se

de-longa, lo
es la cauza

S'ere lo calon que polona
Ton col blanc, ta gaula redona,
S'ere ton caton, o chatona!

trema¬

grammaticales, retenons
fait des nôtres
donnant
une conclusionlogique à sen étude — est partisan
de l'enseignement de la langue d'oc à l'école. 11
dit, en effet: « le patois peut faciliter aux enfants
l'étude de la langue française et avoir en cela
l'utilité du latin ou d'une langue étrangère. 11 leur
peimettrait de trouver plus facilement la parenté
qui unit certains mots », et M. Caillet donne des
exemples avec les mots : aïga, asé, eïtela (étoile),
grima (larme), éterni (mettre de la litière).
Pour terminer, un tableau nous montre les diffé¬
rences de prononciation, pour quelques expressions
usuelles, dans les principaux centres du Murois et
l'auteur a eu l'excellente idée de les rapprocher
des formes provençales dont on trouve quelquesunes encore
jusqu'au Quet au-delà du Drac.
«
Telle aurait pu être la langue officielle du
Dauphiné, écrit M. Caillet, si les dauphins avaient
su conserver l'indépendance de leur province... que
les enfants de la région ne laissent pas disparaître
cet héritage de leurs aïeux... »
Le livre entier est intéressant et mériterait, du
point de vue occitan, d'être étudié plus longue¬
ment. Des chapitres d'histoire, très importants, se
dégage la curieuse figure de Lesdiguières et la
partie géographique est remarquable.
Mais les pages que M. Caillet a consacrées au
dialecte de la Mure nous ont retenu plus longtemps
parce qu'elles fixent — quoique sommairement —
les règles élémentaires de la langue d'une lointaine
marche d'Occitanie et parce qu'elels confirment et
précisent certaines théories défendues par notre
journal.
Notre renaissance ne sera faite que de travail :
aussi souhaitons-nous que, de partout, des savants
et des érudits nous livrent, comme l'a faitM. Cail¬
let, le résultat de leurs recherches historiques et
linguistiques. Nous n'aurons pas de « cigales » à
leur offrir, mais, fin plus précieuse, de l'ensemble
de leur œuvre scientifique, l'unité des pays d'oc
apparaîtra plus réelle.
HENRI LABORDE.
Il

H ■

remarques
—

tout à

■!» Il—III

Emai lo cant, emai

—

■

I

I

—

Après

una

—

comité directeur

Comité
Louis

et

de

nouvelles

artistiques

1smaël girard. albert pestour.

:

régis, camille soula.
Rédaction • Pierre Azéma. Roger Barthc.

J

de

Bayle, Jean Bonnafous, Jean Bouzet, Joseph CarboM.-A. Cassanyes, M. Crouzet, Honoré
Dambielle,

G

ce

fidèle ami le maître vénéré des lettres gasconnes,
Michel Camélat, lui consacrait, au début de l'an¬
née, dans VAlmanach Occitan:
« Si Lou Cascarot
comme il se baptisa, il y

occ1tanf

jean-paul

nell.

grand méconnu
que fut Sarran. En attendant, et pour saluer sa
tombe, reproduisons les quelques lignes que son

d'action

littéraires

le voyions entreprendre enfin la publi¬
dictionnaire gascon, œuvre de toute

OC honorera la mémoire de

13-9-28

cazf.tte

son

Destriau. J.-V. Foix, Julien Galéry, Tomas Garcès,
Marie-Charlotle Girard, Ismaël Girard, Géraud Lavergne. Jean Martinet, Paul Mesplé,
Jean Mouzat, G. Pacotto, Albert Pestour, Georges Reboul, lean-Paul
Régis.
PieTre

Rouquette, Octav» Saltor,

Camille Soula, Antonin

Trin-

—

plus de

direction

souvenir du Cascarelel de
Provence, — était né à l'ombre du château des
Papes d'Avignon ou dans les plaines de Tarascon
et de Nîmes, il serait loué dans les journaux et
a

trente ans, en

de tout le Midi
Encore abbé au Grand Séminaire d'Auch en
1898, il se révélait fin conteur, à la suite du maître
Bladé et garnissait son Armanac de la Gascougne

(1898-1928) de Chroniques pleines de bon
semées de sagesse.
Homme de théâtre,

il

a

sens

et

créé la scène gasconne.

toulouse

:

(haute-garonne)

Villa Peyrat, Chemin de
l'Espinet
Un

an :

15 fr.

Etranger

france

12455

c. c.

25 fr. 1« N* 0,50

:

Abonnements combinés :
Feuillets Occitans et OC : 35 francs

.

par

_

{jpJ*,

an.

SERVICES nE PUBLICITE: aux bureaux du
Jour¬
nal et au B. P. J. P 12, rue
Blanche, Paris (IXe). —
Trudaine 78.81.

DEPOTS CENTRAUX. VENTE ET
PUBLICITE:
PARIS: Occitania. 6, Passage Verdeau
(IXe). - Comptecourant postal: Paris, 656.86.
Tél. : Bergère 62.99.
—

Mans sa Gran May (1908), il a indiqué la voie
d'une action simple et poignante et de l'ironie tra¬

BARCELONE: Llibreria Americana, 31 Rambla de las

gique; dans l'Orne blanc (1913), il a mis à la scène
un conte de partout et de toujours :
le Christ qui
se
promène, le soir, sur la Terre, chassé par
les uns, et recueilli par un pauvre tisserand.
Sarran, prédicatetur populaire, rassemble autour
de la chaire les foules du pays d'Armagnac. (Je
ne crois pas qu'on l'ait encore présenté vêtu du surplis et parlant dans les églises). Il prononçait, en
1914, l'Oraison Funèbre de Mistral, poète catholi¬
que, à l'église de la Daurade, à Toulouse, devant

TURIN: Libreria F. Casanova

l'Archevêque

et une multitude.
Licencié ès-lettres, ancien élève de l'Ecole des
Hautes Etudes, de Gilliéron, de Rousselot, il con¬
naît les nouvelles méthodes de Grammaire et de

Flors

RABAT:
el

Passatge Virreina,

et

Librairie

Maghzen

et

ENVOYEZ

et

et

7.

C°, Plassa Carignan.

Principale ]. Joannot,
Richard-d'Ivry.

Dai

avenus

rue

vos

MAROC,

tu

5

EH

fUMERIQUE

LKTT RES et COLI9

ALGÉRIE,
DU SUD

DAKAR

t

M.

AVION

COMPAGNIE GÉNÉRALE AÉROPOSTALE
«2, Avenue des
Renaetgnemeiit»

Chan.pa-Élyi't'-ea

—

PARIS

ditau toaa len Bureaux de
Poete

dans ses papiers, la Grammaire et LKS
parler d'Armagnac. Seront-ils
jamais achevés? Il est aussi directeur de l'Ecole Henri Deleuze : L'ACROPOLE BITERROISE.
Salinis et du Petit Séminaire d'Auch où il ensei¬
(Béziers, 13, rue Casimir-Péret, 10 fr.).
gne la langue gasconne.
Pl. Deleuze vient de publier un livre curieux
Bon compagnon, homme d'agréable compagnie,
sur
s'il en fut, il a hérité des livres et des papiers de « la ville méditerranéenne et la
capitale du vin »,
deux autres hommes chers, Léonce Couture et Max Béziers, « cité des traditions anciennes et nobles
».
Laclavère : dans quelles mains sûres et choisies Il tient du poème en prose et du manuel d'histoire.
Lyrique, éloquent, pompeux, précis, vague, il sé¬
pouvaient-ils mieux tomber? »
Bibliographie.
L'Armanac de la Gascou- duit par un mouvement endiablé, une
vigueur sau¬
vage qui lui donne une vie
gno, Auch (1898-1928); — Oraison Funèbre de
étrange.
Les
Frédéric Mistral (Cocharaux, Auch, 1924); —
fouilles d'Ensérune
colline qui se dresse
Très debisets (recueil de théâtre, Cocharaux, Auch, à huit kilomètres de Béziers
projettent un jour
1924); — Sous presse-. Grammaire du dialecte gas¬ nouveau sur le passé de ce pays. Et, bien entendu,
H. Deleuze est au courant de ces travaux
con d'Armagnac; — Dictionnaire du dialecte gas¬
que
con d'Armagnac.
dirige M. Félix Moutet.

phonétique. Il

LIV1SËS

a

le Dictionnaire des

—

—

—

—

te

ieutiaice de

bruniquei

(1265)
(Suite)
GLOSSAIRE

L'astérique signaJe les mots qui ne figurent pat
dans les principaux dictionnaires et glossaire» de
la langue d'Oc ancienne ou moderne (notamment
ceux

de Raynouard, Mistral, Emil Levy, Clovis

Les nombres renvoient

crochets

En moins de deux cents pages, il trouve
moyen
d'écrire un raccourci captivant de l'histoire de Bé¬
ziers, où, Gaulois, Phéniciens, Ligures,
Ibères,
Celtes, Grecs, Tectosages, Romains, Wisigoths.
passèrent et séjournèrent avant i odieuse Croisade
albigeoise. H. Deleuze ne se borne pas à la vie
héroïque de cette cité. Il tient à dégager la psy¬
chologie de ses compatriotes. II aime passionnément
son pays biterrois. 11 a foi en sa
destinée. On ne
peut qu'admirer une contrée capable de susciter un
tel enthousiasme. De nombreuses digressions — De¬
leuze célèbre les

Brunei).
aux

aux

numéros mi* entre

62 articles du leudaire.

courses

de ferveur ardente que

des, animent

de

AFACHAT adj. apprêté, tanné. 25.

L'auteur

paternité

cet ouvrage

est

d'ailleurs

taureaux

Montherlant

—

avec

un

autant

des bouta¬

qui m'a procuré

sir pervers.

'

l'amor, emai la joîal
vida clafida d'aventuxas — e pas
totas amorozas !
lo gènt Anselme Mathieu moriCaton !
guè paure (1895) e coma sa natura, ebrida de
Aital a cantat l'amor :
bèutat rebutant tota cauza vana, l'avié volgut :
Fidel à ma folié
D'amor me plais lo dos parlar
Com
un.vielh chivalier
Mai que lo mèl, mai que lo lach,
Libre demorarai dins mon canla-cigala.
Subre-tot quand Margai lo parla:
Los felibres de Provepsa, ácampats en Avinhon
Que, quand me lève, al mes de mai,
pèl Congrès de la Mantenensa son anats lo dilun
Lo fin cantar de la boscarla...
Aital a cantat la vida rustica e, de la vinha 10 de septembre, portar de « flors de remembres »
granada qile s'abora al siu, lo vin divin e renomat sul crôs dèl primadier qu'un espichant dèl camin
de Sant-Jaque, a degut mandar à las polidas da¬
ont: mistral, terrai, vida e poëzia se caupan
mas e
filhas vestidas à la provensala sos parapoderozartient ;
dizencs potons !
Las forsas 'l vent terrai venant ravoîas;
(dins lo irin, Marselha-Avinhon,
L'alhôli dona al côr la bona imor;
lo 11 de septembre de 1928)).
Las bêlas de vint ans donan l'amor;
JORDI REBOL.
Lo vin de Ca^ièl-nôu dona la voia
Que te n'en fariu de potons
S'ere ton

nous

connu

suivant les cantons soit:
par une accentuation de la dernière voyelle : de
lapi, soit par le changement du a en e: feya (bre¬
bis) : pluriel de feyé.
A Saint-Bonnet; le pluriel se forme en ajoutant
ssé, fia (brebis) : de fiéssé.
Nous notons un certain nombre de mots dans les¬
quels nous retrouvons des formes usitées dans la
région toulousaine: diva (avoine), cocaran (quelque
chose), escoundré, faouda, vira, oula, égardan
est marqué,

beluguejanta dona l'asaut als (eau-de-vie).
cors com lo siu d'amor apasionats.
Après ces
Parpalhon, volastrejant de flor en flor, sensa que M. Caillet
s'enchaure de las
fina-lama,

(fourmi), tsioura (chèvre) (amaioussa

(fraise).

■

quand

cation de
sa vie?

Ve ANNEE
N" 99

15-9-28

—

Castèl-nôu-dèls-Papes e fuguè lo segond le Dauphiné a parlé la langue d'oc
jusque vers le
d'una nizada de siéis. Castèl-nôu-dèls-Papes! Los milieu
du XIV" siècle. Aujourd'hui elle, n'est
capoliers, bailes, majorais e mestres divers de la plus parlée qu'au sud d'une ligne passant au Nord
Glèiza vénièm aqui, d'estiu, prèndre lo bon èr
de Monestier-de-Clermont et-de Valbonna's rt au
casar las lebras,
los perdigals, e s'espacejar dins sud de Bourg d'Oisans.
la calama e la pas dèl campèstre agradiu, lunch
M. Caillet donne des détails de prononciation
dèl trafè, dèl negôsi, de las convencions, enfinsc et nous
indique ensuite quelques règles grammati¬
pauzant de lors cargas sobeiranas e dèl boi-boi de cales. Il
précise — et nous attirons l'attention de

SOl'MsA

fer nanti ttarran

publions ce numéro, nous
nouvelle bien douloureuse pour les
Anselme Mathieu, lo felibre dels potons!...
et des
professeur à la Mure (Isère): « La Mure et ses lettres occitanes : l'un des meilleurs
Es e sobrara l'un dèls mai marcants que s'acamenvirons ». Un simple guide, dit l'auteur, mais plus modestes, — ouvriers des lettres gasconnes
peran lo 21 de mai de 1854, à Fonsegunha, pèr
dans lequel nous avons été-étonnés et heureux de L-enf de disparaître: l'abbé Fernand Sarran vient
durbir lo talh d'aquela respélida ont devièm se
trouver une intelligente étude linguistique que nous
de mourir, à peine âgé de 57 ans.
turtar, pièi, tant de recampaires de Trelus.
allons rapidement analyser.
Depuis un an, nous le savions frappé par un mal
Anselme Mathieu jitè sa borra lo 21 d'Abriu
D'après ses recherches, M. Caillet pense que terrible. Mais ne fallait-il pas espérer? Espérer
de 1828à
(1828-1928)

la mort.

pire que

s'appliquer qu'aux langues

peut

ne

re¬

un

plai¬

écrivain conscient. La

l'aveugle point. II juge bien sa progé¬
niture. « Cet enfant, dit-il dans sa spirituelle
pré¬
face, une ou deux fois, il use d'une rhétorique quv
m agace.
Son ton péremptoire, son assurance de
sourd pour débiter des lieux communs, je l'en guériiai... ». Et, plus loin : « Oui, j'ai fait de la rhéto¬
rique; oui, j'ai usé d'un vocabulaire devant lequel
on
tremble, ailleurs; j'ai donné de ci de là, des
pensées lâches, nouées en molles lavaliières; j'ai
été incomplet, dilettante, obscur. Oui, oui, oui.
Mais au-dessus de tout cela, des amusements, «des
CAUL s. m. chou. 22.
CavaZIER s*, m. chevalier. 61.
perversités, des contradictions au temps, à moimême, à mes amis et à tout (à la vie peut-être, par¬
CEBA s. /. oignon. 21.
CoiRAM s. m. cuirs, cuir en général. 24.
fois), quelle plénitude s'étale, que je n ai pas su
*
CoiSSINAL s. m. grand coussin garni de laine, dire et qui monte 1 D'où monte-t-elle? Est-ce un
brusque échauffëment, pareil à celui qui empourpre
peut-être notre couvre-pieds. 39.
(Suite page 2) les joues d'une jeune fille derrière mi cousin entraiAMELLA

f. amande. 33.
amont (en) adv. au-dessus. 14.
Atretant adv. autant. 33.
Aval (en) adv. au-dessous. 14.
Bala s. f. balle, ballot de marchandises. 2, 3.
BaLESTA s. f. arbalète. 46.
bodosca s. f. gaufre, rayon de miel. 48.
Buo s. m. bœuf. 23.
CARBE s. /. chanvre. 4.
CARN salada s. f. salé, charcuterie. 16.
s.

ne

�chose

pour qu:

neuve

devront être tissés des vête¬

de rythmes pourpres?... »
H. Deleuze promet enfin à ses lecteurs un guide
plus précis et plus méthodique que cette « étude
un peu incomplète et légère » mais bien attrayante.
Emile Barthe: LA FILHO DE LA MAR. —
ments

(Edition de « las Pajos d'Oc », 19 bis, rue Casimir-Péret, Béziers : 10 francs).
-Souriant, aimable, le majorai Emile Barthe est
ui homme heureux. Tout lui réussit. Il y a en lui
une force irrésistible.
11 aime le théâtre. 1! a écrit
déjà une trentaine de pièces soit en prose, soit en
vers qu'il manie avec la même facilité sans s embarraser de techniques savantes. Et ses comédies
sont jouées dans toute la région biterroise. En juin
dernier, une des farces les plus joyeuses de cet
auteur, Arribo la tra'ino, était représentée aux arè¬
nes de Béziers par la troupe des « Cigalous de
Celle de Montblanc vient de créer au
théâtre de la nature du Grau d'Agde la dernièrenée d'Emile Barthe: La Filho de la Mar.
En ces trois actes en vers l'auteur célèbre la mer.
Un vieux pêcheur l'aime d'un amour profond. Les
Vias

».

siens ont toujours été marins. Ils ont toujours vécu
de la mer. L'attrait des cités tentaculaires séduit
son fils.
Il essaie en vain de le retenir. Le jeune
homme s'en va Après un séjour à Paris, revenu au

natal

pays

pour

charme de la

qui n'avait
à

ce

quelques jours, il est repris par 'e

mej

pas

ensorceleuse. Une belle fiancée

voulu

se

déraciner contribue aussi

dénouement. Ecoutons-la

:

Nascudos pel sablou, coumo las saladèlos,
Las filhos de la mar i demouram fidèlos;
E coumo es fièroment que plassam nostre amour,

Quand dounam nostre

lou dounam

cor,

Le mot manha ne paraît pas avoir été relevé
dans des chartes anciennes; mais on lç trouve dans
■le Trésor dóu Felibrige sous les for pies : magnin,

tou[jour ! manin,

per

magnen,

magnan,

magnot,

chaudronnier

Comme

ses

l'enfant prodigue

ancêtres,

sera

cheur.

d'intentions excellentes
Barthe ne s'écarte

Cette comédie est truffée
et

d'idées moralisatrices. Emile

qu'on
en

trouve encore magnano en

italien et manyà

catalan.
On sait que

les mots maignan, magnan, magnen,
pas de la vraie tradition du théâtre populaire.
maignen, etc. existaient en vieux français.
Du
Pierre mlremont : PROFILS TERRASSON- Cange (GhsSarium) écrit : Magninus, lebetum faNAIS. (Imprimerie de la Vézère. Montignac, Dor- ber, nostris chauderonnier, alias maignen. »
Tous ces mots sot restés dans de nombreux noms
dogne).
de personnes et dans quelques noms de lieux, qu'il
P. Miremont, à qui l'on doit quelques ceuvrettes
est parfois difficile de distinguer de ceux qui ont
en dialecte du Périgord, nous offre aujourd'hui une
pour origine manhe, grand, manhan, ver à soie, et
plaquette en vers français. Il s'est diverti' à enclore

des « profils terrassonnais » gravés à l'eau forte. Ces médailles ne
manquent pas d'observation caustique. Ridicules et
travers sont croqués avec humour :
dans l'arabesque d'un sonnet

On le croirait taillé dans

un morceau

de bois.

Son visage anguleux, sur un vieux cep de vigne
Qui lui sert de pivot, de cou tout à la fois,
S'orne d'un nez pointu qu'un maigre poil souligne...
Tare ne doit pas dé¬
précis. Un poètë n'est

Mais l'attrait d'un rime
tourner

jamais

mot

un

assez

de

son sens

difficile.
Jean-Paul RÉGIS.

LE LEUDAIRE DE BRUNIQUEL (suite)
s. f. coupe, mesure de capacité; meia copa;
demi-coupe. 28.

CoPA

m. cordouan, cuir de Cordoue. 25.
jour. 59.
Eca s. f. jument. 6.
En'AISSI ado. ainsi. Préamb.

CoRDOA

DlA

s.

s.

m.

En'ANT ado.
ENAP s. m.
Encluge

EneIHS

s.

LO

en

avant.

Préamb.

hanap, coupe. 43.
f. enclume. 54.
DIA, loc. ad., le jour même. 62. Cf.

mezeis.

ENTAMENAT adj. entamé. 5.
EsPLEH (pour EsPLECH) s. m.

ustensile, outil. 29.

j. ustensile, outil. 34.
EsTIVADA s. /. récollte (blé et autres céréales). 41.
-EsTIVADOR s. m. aoûteron, ouvrier qui sarcle les
blés, les moissons, les bat et les vanne, moyen¬
EspLECHA

nant

s.

part

une

convenue

avec

le propriétaire.

Cette part est son estioada. 41.
Fais, Faihs, Fahs s. m. faix, charge, 12, 16, 49.
FERRAMEN s. m. ferrement. Aujourd'hui, on dési¬

particulièrement par jerramenls (presque tou¬
jours au pluriel) les parties de la charrue qu'on
en détache pour les faire aiguiser par le forge¬

ses,

Tempes

o

et

Gonne et

ses

dérivés ont les mêmes

o La saumada de tempes o
d'erba... »

m.
s.

boucherie, charcuterie. 16.

f. maille, -monnaie: 13,

Touleda emé si pourtau,
Mount-Serrat e sa Mourella,
La Camarga emé si tau,
Lis iscla de l'Archipèla.

L'enumeracioun finis

sens en

Aoignoun

si campana.

e

Amsterdam e si canau,
Nîme e la Meisoun canada,
Lou Rose quand lou mistrau
Lou

fouita à plena boufada,

Valença e sis arangié;
E'njin per mar, mount, campagna,
Au nostre em' à l'estrangié
Toun gàubi que m'acoumpagna.

Levy donne: « temp, tempe, temple, sorte de
», et Mistral : « tambre, chapeau haut de
forme, en style burlesque, dans l'Aude ». Qu'é¬
taient exactement les tempes? C'est ce que nous
apprendront peut-être d'autres textes. En tout cas,

III

tambour

remarquons

—

ce

—

Se me disien: « Un jour aquela terra
Emé sis aulere, si flùoi, si cola,

Aquelis aHre, l'èr, li redoulèncî,
au noun-rèn tournaran jaire.

E l'azur,
5e

me

disien:

5e durbiran li toumba,

«

Coum is enterramen II prèire canton,
E Diéu môuvènt lou grand drai de justiça

Emparadisara Us
Iéu

ama pura. »

respàundriéu :

«

Quoura Diéu

d'armes
la même

ni ce qu'était notre gonio,
partie de l'armure.

»,

La Bodosca

sans

tnarlus

(1) Mistral, Trésor dou Felibrige.
(I) Communication de M. Joseph Anglade.

revihe,

E lou rnirau

fidèu d'aqueste mounde!

»

IV

Ami, planten la ferigoula
Sus la mountagna; arraparà.
Anan-ié lôuti en farandoula
E la mountagna flourirà.

flour di mata
fiô dôu soulèu,
Flourirà dôu rire di chata
Se mesclant au brut dis aucèu.
Flourirâ de la

Espandida

au

E faren de nostra mountagna
Un espetaclous encensié

Qu'aussara perfum e cantagna
Fin qui ped de Diéu. Ansi sié!
V

Pèr curbi de sa glôri
Lou téulat de l'oustau,
De sis inmensi branca

Toumbèsse

EMÉ D'ARANGE UN CARGAMEN

De

flour

una

meissoun

rousenca e

blanca

Dins mila banastoun,
n

Tros.
Amariéu miés

(Art. 48)

La définition d'Emiil

me

Se me guierdouna de la lus celesta,
Ohl que soun paradis siegue l'image

Se nôstri lausié flôri
Poudien mounta proun aut

français. Mais Victor Gay (Glossaire arMoyen Age et de la Renaissance, t. 1,
p. 787), dit: « La gonne et la gonelie, son diminu¬
tif, font, au moyen âge partie du costume civil des lo ttoveiiir tle
deux sexes, de l'habillement domestique, et elles
servent de cottes d'armes à poser sur la maille ou antlreu
les plates de l'homme de guerre ». De toute cela

façon
cotte
doute

»

du moût de bière?

chéol. du

il résulte que nous ne pouvons savoir d'une
précise ni ce qu'était la gonne servant « de

:

Pèr soun pouèla Maiana,
Nosta-Dama de Paris,

de capels de palha

vieux

:

s.

moulin,
lumiera,
Lengadô pèr li rasin
E Bèu-caire pèr li fiera.

Zaandan pèr li
Castilha pèr la

ses

sous.

Alambrà,

e soun

Seguis T enumeracioun :
Pèr soun Parlenoun Atena,
Lou blu dóu gôu dôu Lioun,
Lou Ventour emé sa mena.

Capels (Art. 30)

n'est pas sans importance, car
nous avons très peu de documents sur cette ma¬
tière,
que six cents ans avant l'époque où la
pastoure carsinole Pétronille Cantecor fabriqua, à
Septfonds, ses premiers chapeaux de paille, on en
portait aux foires de Bruniquel.
d'autres encore.
Victor Gay (Gloss. archéol., I, 323 à 32?), cite
des textes, très nombreux, où il est question de
Flessadas et coissinals (Art. 39)
chapeaux de paille de luxe : « deux chappeaulx
de paille... fourrez de cendal... et frangez de fran¬
Nous connaissons bien la flessada, couverture ges de fin or de Chippre » (1387), et encore:
de lit en laine, île mot étant toujours bien vivant; « un grant chappel de paille de Lombardie... four¬
mais coissinal, grand coussin, ne figure pas dans ré de cendail » (1396). Il dit bien: « La paille...,
nos
lexiques. Les coissins et coissinets (oreillers) indépendamment de ses usages rustiques, servait dé¬
sont garnis de plume, de même que les coissinièras
jà au XIVe siècle à des coiffures admises à la
(traversins), tandis que le coissinal est en laine, Cour de France »; mais il ne cite rien qui se
nous ne pouvons en douter : « flessadas e coissinals
rapporte au chapeau de paille d'usage commun.
de lana ». Ce mot a-t-il le même sens que flessada?
Il donne la reproduction d'un dessin du XVe siè¬
Est-ce notre couvre-pieds, dont un des noms ac¬ cle : chapel de paille, d'après une peinture ita¬
tuels est flessadoun? (1).
lienne, qui a toute la simplicité qu'ont dû avoir
pendant des siècles les chapeaux de paille, de
Qu'était-ce que le G.onio? (Art. 47)
jonc, ou d'écorce des paysans : tels étaient peutêtre les chapeaux rustiques de Bruniquel, puisque
Ausberx o gonios o capels de fer. Emil Levy tels sont à peu près ceux que portent encore aujour¬
donne : « gonion, partie de l'armure (laquelle?) d'hui nos laboureurs et nos moissonneurs.
faite de fer ». Dans notre texte, le mot gonios,
A. PERBOSC et S. CANAL.
placé entre ausberx et capels de fer, désigne évi¬
demment une partie de l'armure. Gona, gonel, gonela, gonelon, dans Levy, qu'on trouve dans Mis¬
tral sous les formes gouno, gounèl, gounèlo, gounet,
(2) N'est-ce pas le mot bresche qui a reparu, avec une
significations, sous la forme de dreche, résidu de
gounelou, gouniau, etc., ont le sens de jupe, jupon, de
cotte, soutanellle, simarre, sorte de tunique de des¬ malt qui demeure au fond de la cuve après le soutirage

Levy: « bodosca, marc
qui reste dans la presse lorsque la cire des gâteaux
ron
le soc et le coutre. 29.
à miel en a coulé par l'effet de la compression »,
FLESSADA s. /. couverture de laine pour les lits. 39. et celle de Mistral : « boudousco, cire d'une gau¬
For s. m. coutume. 14.
fre dont on a exprimé le miel », sont loin de s'ac¬
foras (en) prép. (ms. ejjoras) excepté, en de¬ corder. Bien qu opposées.
elles sont peut-être
hors. 42.
exactes l'une et l'autre en certains patois; mais au¬
Fusta s. f. bois de construction; esplecb de justa, cune djelles n'est applicable à notre texte.
outil ou ustensile en bois. 34.
Le mot bodosca a des sens nombreux, assez bien
Galhina s. /. poule. 56.
indiqués par lou Pichot Trésor du P. Xavier de
Gart s. m. duvet. 38.
Fourvières: « boudousco, gousse; cosse, écale; gau¬
GONIO s. m. partie de l'armure. 47.
fre; sédiment; difficulté dans une affaire ». Ajou¬
Hom pr. indéf. on; s. m. homme. 40, 60, 62.
tons : (i chapeau qui se forme au-dessus des raisins,
Huo s. m. œuf. 55.
quand la fermentation commence, sur le dessus du
Llida s. /. Ieude, péage. Préamb.
moût qui vient d'être foulé -». (1) Mais ne nous
Lunh, Luni-ia adj. nul, nulle. 5-, 33, 50, 57, 58, occupons que du sens de bodosca en apiculture.
Il semble bien que le premier sens du mot a été:
59, 60.
Maior adj. compar. plus grand. 42. ■
gousse; d'où le verbe bodoscar, produire des gousMaNHA s. m. chaudronnier ambulant. 20.
MEALHA

Granada

Li calenga dôu Meissique,
Lis Antiha à fru sucra
Lou Bousfore c si calque.

nieis.

Que tout

I

tant bèu
e

clara

De toun pichot artèu.

La mar s'estalouira lusènta
Sout li rai d'una luna blousa.
Sus lou

aco

encara

Li coulour fresca

gne

MaZEL

Estamboul e si mousquèia,
Per si paumiè Zanzibar,
Lis AUscamp e si lèia,

les

ou

ambulant, drouineur; le fer-blanc est
pê¬ appelé juèio de magnin; un magrûgnaire est un
mauvais serrurier. C'est avec le sens de serrurier
ferblantier

basar,

Esmerna emé si

puis, par analogie, des excroissances tçJles que
gaufres des abeilles, assez comparables aux
gousses d'une tête d'ail ou aux bourrelets de l'or¬
meau.
On a dû appeler bodosca (ou bresca)
Messatge s. m. messager (ici avec le sens d'esti- ce qu'on appelle en français gaufre, gâteau
ou
vedor ou à peu près). 41.
rayon de miel,
faute du vieux mot bresMeZEIHS adj. même;
lo dia mezeihs, le jour chc (bresca) qui — comme beaucoup d'autres,
même. 62.
également utiles et parfois même nécessaires, —
a été malheureusement abandonné.
(2). La bo¬
MlLCRANA s. f. grenade. 31.
dosca était l'ensemble des alvéoles renfermant le
Mos que conj. mais (sans doute pour mas que). 50
miel et le couvain, c'était tout excepté le miel. On
lVÎOTONINA s. /. peau de mouton. 25.
MUDAR 0. n. changer de domicile. 40.
mangea — et parfois on mange encore — le miel
avec la cire qui enveloppe les cellules. On distin¬
Notz s. J. noix. 32.
NuLHA adj. nulle. 57.
guait le miel pur, extrait de la bodosca, de celui
Ola s. f. pot, marmite de terre. 42.
que l'on conservait en rayons: ce dernier était le
miel en bodosca. Après avoir dit : de mel en bo¬
ortaleza s. j. jardinage, plantes potagères. 22.
dosca, on en vint à dire — métonymie dont le lan¬
pechier s. m. pichet, cruche. 44.
pogezal s. m. denier du Puy. II.
gage populaire offre de nombreux exemples analo¬
'
gues — ; de bodosca. Il en résulta naturellement
PoRS s. m. pl. poireaux. 22.
une confusion, la bodosca fut: 1° la gaufre garnie
Sabaïa s. /. soulier. 26.
de son miel; 2° la gaufre dégarnie de son miel; 3°
SA! s. m. graisse de porc, saindoux, panne. 16.
ce
saumada s. /. charge d'une bête de somme. 4.
qui restait de la gaufre après l'extraction du
miel et de la cire, le marc; enfin, il y eut de gros¬
Se, Si conj. si. 13.
sières déformations de sens
moins explicables;
semenalha s. /. semence. 12.
d'où les étranges définitions d'Emil Levy et de
Sera s. f. cire. 49.
Mistrail.
So adj. poss. son. 16.
*
Dans notre texte, on voit très nettement que
TaULAT s. m. tableau, tarif. Préamb. Le titre
d'un leudaire de Montauban du XIV® siècle est: l'expression: « là saumada de mel o de bodosca »
« La
taula del pialge ».
signifie : la charge [d'une bête de somme] de
*
miel pur ou de miel en rayon5.
Tempe s. chapeau (?). 30.
Le miel pur avait la même valeur que la bo¬
TezuRA s. /. filet, piège. 52.
TroSSEL s. m. paquet. 1, 3.
dosca, ou à peu près, puisque pour l'un comme
pour l'autre ia leude était de 2 deniers. L'article
suivant du leudaire montre que la cire devait avoir
NOTES
plus de valeur que le miel et la bodosca, puisque
Le manha (Art. 20)
pour la même quantité de cire on payait 4 de-

splen¬ Mers, Emers, Amers s. m. et f. marchandise.
On lit: Sa mers, 13; ses autre emers, 49; que
le cré¬
aporte amers, 50; et del emers que aoia aporpuscule des Nations comme une brume d'or sur
laJa, 50.
l'étang? Est-ce au contraire, le pressentiment d'une
nant? Est-ce une adoration mistralienne à ces
deurs de poésie aristocratique qui flottent sur

VI

ribeirés, dos jouoènta

Voluptousamen oanelousa
Sabe plus se siès un aucèu
O' na flour masca que camina

Soun venguda se jaire nusa
Coume au paradis di serena,
E mentre que l'uno s'amusa
A

'stampa si

sen

vers

Li siéu

dos

lou cèu gira
rosa

estersa

Drecha, ferma, oudourousa;
Un lahut dansant

sus

lis

e

mira

ersa.

II

O s'es de tu que lou
Soun azur. Sabe plus

que

de

pu

bèu ai oist

En vanegant pèr lou moimde :
La Poulougna, toun pais,
Per si chata dôu peu blounde.

cèu pren
s'es l'auba

Que m'enchuscla de soun alen
O s'es lou perfum de ta rauba.
Sabe plus

se toun sen

fernis

parèu de paloumba,
Sabe plus se lou paradis
Es de l'autre las de la toumba.
O s'es

Ço

dôu cèu

Que toun uiada s'alumiria,

dins l'arena

L'autra, pala,
coume

Sabe plus s'es dôu blu

un

Marius ANDRÉ,

*1

�MATHIÈÍJ

LO SOVENIR D'ANSELME

L'AURO QUE DEBANO...
L'auro

lou galoi trignoun.
La vilo à

set

doucamen

me

MANIFEStATÍON

porto
dis:

sées par

l'esglàri

As pèr tu

lou Rose
vèn d'eilamount
rose

daura dôu tremount.
E

si

sus

dos ribo

qu'au calabrun,
lis aubo e li pibo
escampon l'oumbrun.

miés

Sus

ma

de raisins. M. le ministre de

antico

roco

présenté

près d'un jardin vert,
i'a'no

«

.

porto loun dôu.

mé si nivo

le Comité de

s'ouvre, à Moisrégionales, organi¬

La Semaine du Chasselas »
ci qui se poursuivront jusqu'au 23
septembre.
Dimanche 16, la Cloucado des Clastres occupe
la journée par ses Jeux Floraux du
Quercy,- au
cours desquels, sous la présidence de M. Antonin
Perbosc, majorai du Féhbrige, seront décernés^ les
prix aux lauréats du concours, distribution suivie
d une matinée littéraire et artistique au théâtre mu¬
nicipal, où seront données deux jolies comédies dues
à des auteurs locaux.
A 1 occasion de ces manifestations, les réseaux,
français ont organisé des missions de commerçants
français et étrangers, des .représentants des grandes
sociétés
agricoles, scientifiques y participeront,
ainsi qu'une délégation du corps médical, qui étu-,
diera sur place la question intéressante de la cure

Vène dins mi barri,
de nôu

que

16 septembre
série de manifestations

la

sac

tout vesti
esvarta

REGIONALISEE

dimanche

Le

Que l'auro te porto
cant de paradis.

par

l'agriculture sera re¬
M. Chappaz, inspecteur général de

l'agrifculture.

basilico

qu'aubouro dins l'èr.
Uno Nostro-Damo
EN L'HONNEUR DE

encapado d'or,
douno-iê

ioun amo,

?emound-ié

tOun

prochain, les fêtes, si longtemps
différées, pour l'inauguration de la maison (Je Pé¬
trarque, à Vaucluse, seront enfin célébrées.
Pour s associer aux fêtes organisées par l'Univer¬
sité d'Aix^Marseille et la Société des Amis de
Pétrarque, le maire de Carpentras et les membres
du Comité de la Bibliothèque Inguimbertine inau¬
gureront solennellement l'exposition de « Pétrar
que, ses amis, ses maîtres et son temps » qu'ils on:
organisée à la Bibliothèque de Carpentras dont on
sait la -richesse dahs cette période d'humanisriie.
Mais ne conviendrait-il pas puisque la cérémonie
de Vaucluse est fixée au7 octobre que l'inaugura¬
tion de Carpentras ait lieu la veille ou le lende¬

»

De dessus ml serre,
lou cór esmôugu,
ièu, lèu t'ausiguère
lèu siéu vengu.

e

LA CASTELANO

(Poésie inédite)
I

main?

De la Gardino la chatouno

poulideto

tant

nous

La

a

leissa.

revue

languissen dison li Roure
la vèire

tourna mai
sus

O

galantouno

e

bèu malin pèr s'espassa

un

de

courre

grand Dieu,

COMENTARIS DE TOMAS GARCES

quouro

revendra!

Dins la publicitat, Tomas Garcès a publicat
dus articles que nos perlocan. La primier, jos lo
titol: Meridians :

plus vengudo l'auceliho

cansouneja dins la ramiho
ni mai lî parpaioun daura
i

molo

revendrai

Au caire de la chaminèio
S'es amadido la ninèio,
la gènto Alis, la pauro Eva
que

IV

Quand revendra la CaHeltmo
sus li cresten e dins la piano,
un cant d'amour quesgaiara
resclantira;
E lis estelló e H flouretq
a la galanto chatouneto
faran bouquéto.
O grand Diéu, quouro revendra!
UNO CHATOUNO

uno chatouno en Avignoun
Qu'es ni marqueso ni barouno;
A très abiho à soun blasoun
Que fieramen porto courouno.

l'a

si coulour

de li pourta s'aviso.
pèr deviso:
Quau me regardo, a fam d amour ».
res

La bello prenguè
«

Un descendent de

noble

invencible esperança.

Sigui

sigui, avui,

corn

en

llegir

raço

Un jour ausé la regarda.
Espaventa de tant d audaço
S'aplantè nè coume enfada.

d incendi de

la

la

comme-

les

cinquanta

de la fortalesa.
«
Virolai » i
/û Aqùellès muntanyes », mélodies que han estât
prou fortes per ésdevè'nir espurnes de
xenaixença
dels paisos d Oc. El
torneig médiéval, els. concerts
per la banda, les tômbolës Hampants, i totes les
tristes festes de
provincia, no hauran pogut apagar
amb llur cendra eixerxeïda
aquella foguera breu
perô nodrida pels sucs immortals de la terra... »
I
d

torna

ens

a

torres

1 anima el ressô del

1

segnouresso

Richòunejanl de bello imour,
Digue: Plus dous qu'uno caressa
Tis iue me fan mouri d'amour ».

Charles-Brun, c'est
gafder les provinces
1 uniformité mortelle
poèje chantant dans
Hugues Lapaire

un

et

grand mainteneur. 11 veut
les parlers de France de
de

et

clos

son

cornemusant

Annibal de Monchanut

en

l'abdication. Il n'est
qu'il ne saluç. C'est
dans son Berr,y, c'est
sa

Bourgogne

«

aux

superbes — fermes comme des boucliers »; le
fier et charmant Albert Pestour en son
Périgord
confit et truffé, Louis Rouquier,
député-maire, qui
rêve derrière les vitres grises de Levallois-Perret à
ses
rouges vignes languedociennes, Antonin Per¬
bosc au bord du Tarn, qui écrit Le Livre des
oiseaux entre deux études de grammaire et de lan¬
gue, ce sont les Provençaux, Limousi ns, Rouergats,
Quercynds, Gascons, Béarnais, Catalans", tous ceux
que convoque au chœur de gai savoir la jeune re¬
vue capitoline OC... »
Saluons, Gandilhon!
sçins

UNE SAPHO

PROVENÇALE:

LE COMMENCEMENT DE LA SAGESSE

Dans 1'Express

du

écrit

Midi,-M. l'Abbé ]. Salvat

journal qui paraît deux fois par. mois.
II n est 1 organe d'aucune école
félibréenne, car il
groupe dans son comité de rédaction, des félibres,
jeunes pour la plupart, de toutes les régions de
I Occitanie : Provence,
Catalogne, Languedoc, Li¬
mousin, Gascogne. (Direction : Villa Peyrat, che¬
min de I
Espinet, Toulouse. Abonnement: 15 fr.
par an).
L'information de 0C- est très étendue; et sa lec¬
ture est utile pour quiconque veut se tenir au cou¬
rant du mouvement occitan. C'est ainsi
que l'on
a
pu y lire, depuis janvier 1928, des nouvelles
concernant les fêtes, les concours littéraires,
les
conférences et une abondante bibliographie. Tou¬
tes les manifestations littéraires occitanes
y ont leur
écho, depuis Valence jusqu'au Piémont. OC aide
aussi La Ligue de la Langue d'Oc à l'Ecole et
les Amislansas (pour la formation des élites occita¬
nes) en insérant leurs comuniqué. Le bulletin des
Lettres est tenu par J. P. Régis. Nous avons lu
avec plaisir les
rapports interviews concernant les
chaires de langue d'oc d'Aix-en-Provence et de
Bordeaux. Les questions d'enseignement y sont trai¬
tées avec compétence par MM. Bouzet et Crouzet.
Albert Pestoùi a commencé une série d'études sur
les poètes occitans : déjà ont paru Antonin Per¬
bosc et J.-B. Chèze.
Les poésies sont aussi nombreuses, et comme
elles sont généralement d'auteurs jeunes encore, ce
n'est pas îà le moindre intérêt du journal. C'est
ainsi que nous lisons des poèmes des Provençaux
est un

no

amis.

Sous ce titre, dans le FlCARO LITTÉRAIRE, M.
Gabriel Faure évoque la comtesse de Die :
«
Je liens à faire amende honorable à une
poétesse, telle que l'histoire n'en pourrait peut-être
pas en citer d'autres, entre Sapphô et nos muses
romantiques. Au XXIIe siècle, en plein moyen âge,
alors que fleurissent les artifices de l'amour che¬
valeresque .et les fadaises de la poésie courtoise,
elle écrit quelques-uns des vers les plus, concis et
les. plus souples à la fois, les plus spontanés et les
plu émouvants que compte la littérature amoureuse,
d une telle verdeur, que leur audace effraie les
...

OC

»

traducteurs.

C était

Isoard, fille du comte de Die,
distingua au cours de je ne sais
plus quelle croisade. Ce nom, peu répandu, se
une

Isoard II,

retrouve

qui

encore

se

dans la vallée" du Rliône

et

nos

régions du Sud-Est.. Ele épousa un Guilaume de
Poitiers, si nous en croyons quelques lignes d'un
biographe provençal du XIIIe siècle. Peut-être
a-t-ei!e gardé dans l'Histoire le nom de comtesse
de iDe parce que sa renommée avait été consacrée
son mariage.
D'après la plupart des historiens, c'est au trou¬
badour Rimbaud d'Orange qu'auraient été adressés
les cinq poèmes que nous avons d'elle : une tenson
dans-le golû de l'époque, dialogue artificiel et pré¬
cieux qui ne justifierait point sa renommée, et
quatre chansons qui, elles, suffisent à l'immorta¬

avant

liser.
Hélas !

j'ignore tout de ce parler d'oc, qui était
admirable langue, quand le français se
cherchait encore, et je ne puis goûter, dans leur
texte même, ces ardents poèmes d'amour. Dits,
traduits et commentés par Pietre Devoluy, ils pren¬
nent unel saveur et un éclat singuliers.
« Ah!
que je voudrais tenir un soir mon cheva¬
lier dans mes bras'nus! Je lui donnerais mon cœur,
mon
amour, mes sens, mes yeux, ma vie.Quand
vous aurai-je, bel ami, en mon pouvoir? »
C'est le langage d'une brune fille du Midi qui
n'a pas froid aux yeux, comme l'on dit .chez nous,
et n'altère point,
sous un masque ou des fards,
les traits nets et réguliers de son visage. La pas¬
sion, en ces vers, parle vraiment toute pur£, sans
user
de formules empruntées. Nous sommes loin
des niaiseries sentimentales, de toutes les histoires
de troubadours et de cours d'amour, qui font partie
de ce bric-à-brac félibréen, dont souffrent, les véri¬
tables fils et les amants de la Provence, parce
qu'il en dissimule la noblesse et les véritables
déjà

une

beautés.

ELOGE DE GANDILHON

L'exquis Léon Lafage fait, dans le FlGARO LIT¬
TÉRAIRE, l'éloge de G and ilhon. Ecoutons :
«
Gandilhon" Gens-d'Armes mène ses poèmes
comme ses bœufs. Il sait les airs et les commande¬
ments; son enfance fut une rude géorgique. S'il a,
...

plus tard, couru l'Allemagne et les trois royaumes
les besoins d'une agrégation de langues, les

pour

moindres loisirs l'ont ramené à

Marty. C'est

la pièce où l'amante
les morsures de la ja¬
lousie. « Il me faut chanter ce que je rie voudrais,
tant me torture celui dont je suis F amie et que
j'aime plus que tout au monde. Mais, hélas! ne
lui suffisent ni ma courtoisie, ni ma beauté, ni ma
valeur, ni mon art; je suis méconnue et trahie
comme si j'étais déplaisante... La grande prouesse
qui brille en vous me fait craindre qu'une autre —
proche ou lointaine, je I ignore — dans soi: désir
Plus touchante

encore

est

dit la douleur d'aimer et

par un

a

.

,

...

«

.

Ansèiime MATHIEU.

les terroirs nationaux. Comme

tous

LA COMTESSE DE DIE

«

Mai tendramen

que

mòració del bimillenari de Carcassona és
acabada,
ens salta als ulls
aquell record visual del simulacre

souci de

vent

Peyrarche, au Puyd'amour ne se tourne vers vous. Pourtant, ami,
souci excessif de purisme, par vous êtes
trop perspicace pour ne pas voir qui des
/un sentiment de vénération trop chargé de scrupule,
deux est la plus fine...Et qu'il vous souvienne de
qu'il n'ose écrire en sa langue montagnarde; il la
nos serments !
»
del trésor poètic occità.
parle, de bon gré, cependant, avec les ouvriers du
Son, certament, dues manifestations .ben fala- cuivré .et d'e l'étain, les bouviers et les trayeurs, les
Eternelle histoire de toutes les liaisons. Il y en
gueres. Castelnaudary, dintre l.'qrbha barcelonina, 'pastours et" les bûcherons en buvant le lait aroma¬
toujours un qui aime trop et I autre p.as assez.
és un bell somni, Èra gairebé una fada qui el
tique des hauts.pacages et de préférence, j'imagine, L'essentiel pour nous est que celui souffre soit
bastia per a nosaltres. Una fada esdevinguda,^ en les vins dé Limagne et de Quercy célébrés par disciple d'Apollon et sache tirer, de sa douleur
la grisor de la tarda de teatre, simbol gràvid Vermenouze.
même,- poème op. mélodie faisant écho à nos pro¬
d'ènyorances i d'ambicions.. »
Mais on voit que ce qu'il aime surtout en son pres- émois... :»
Lo segond, a perpaus de Cqrcasona ;
Auvergne, c'est l'Arvernie, ce qui survit de la race
LE VRAI ET BEAU MIDI
14 de juliol, Carcassona. En arribar, nit celtique autour des pieires levées, des chênes drui¬
fosca, una dobla filera^ de bombetes feia ratlles diques, des monts sacrés à des dieux farouches et
Dans la DÉPÊCHE, M. Ch. Géniaux: plaide^ en
grog lies en tota la llargada dels recintes interior i primitifs. Comme-il-admire ses gaillards au large^
exterior de la vila-fortalesa. A la torre més alta, torse, aux moustaches de brenn — dignes des cava¬ faveur de la physionomie véritable de la terre d'oc,
un
joc de llums vermeils, electricitat fugitiva, si- lier/. gaulois qui ravirent son épée à César —1 et et condamne certains livres qui en .donnent une
.mulava, roda de, fira o ala de moli. Apretades pels qu'hier commandait Fayolle! Il se plaît aux bour¬ fausse image.
On -n'est souvent trahi que par les siens.
cinýells de cláredat, les pedres velles mostraven rées. nasillées par la cabrelte, cornemuse en peau
C-'est ainsi que certains auteurs à courte vue se
llur patina. Pels carrerons costeruts, les tenebres es de chèvre qui sait toutes les danses, rondes etfont, en quelque sorte, les commis-voyageurs des
guamien amb 1 estelada alta. I la 1 luissor del riu complaintes des (fc.vsept pays » ; il évoqué I esclave
défauts de leurs compatriotes avec une exagération
i la sentor puixant dè la terra molla ens feien endé-' sa.rrasine dans* cette nerveuse fille qui porte le
ferrât
»d'e cuivre rouge, il nous fait entendre et un'parti-pris d'amuser à leurs, dépéris qui ne
vin-ar la beutat d'un paisatge propici al nosfre cor.
devraient pas dépasser les limites de-la tabie d hôte.
L'endemà, sota el cel de la nit, on els focs d af- « Te'cîr, l'ouragan chevaucheur des montagnes »,
Ne voir dans les Langedoo:ens que des Caniegril
tifici havien penjat, corn en el fons d'un Uac tran- nous lance en traîneau dans des villages de neige
ou des Mataran, c'est se faire d'eux l'idée la plus
qu.il, caravanes d'estels efïmers, "la vila-.antiga ;cre^- vet" nous arrête à la clôture du parc devant deux fausse. Nous l'avons déjà plusieurs fois remarqué,
« crocs plantés au cadavre du
mava en inceridi de béngales'.: Torresvi mtirallés.' 'chiens" morts," les
cette prétendue gaieté et légèreté des Occitans
loup ». •
contra el roig dosser, marcaven llur silueta fosca.
est toute de
surface. Leur pays est bien trop réelleQui lit ses. chroniques dominicales a / Auvergnat
Una fumera espessa-dés coronava, îmrnôbii.
«

A tant aut près soun

Qui

de reconèixer que estàvem temptats d entrar-hi al
conjur de la veu de Julieta Costià, de Castelnaudary.. De segur que no heu llegit mai el nom d'àquesta artista. Era ben bé una inconeguda la que
aparegùé una tarda de-la setman'a passada à l'escenari de Novetas. Timida, segura del seu incôgnit, vestida la seva gentilesa amb robes de Migjorn,
va fer ella mateixa -la seva'pesentàció. Va dir corn
la llengua dels nostres poetes l'havia atreta del
Llenguadoc. I tôt seguit la seva boca cantà versos
provençals d'Aubanel, versos llengadocians de
Prôsper Estieu, versos catalans de'J. S. Pons. L ar¬
tista del Teatre Occità proclamava, de la una
banda, la puixança i la capital-itat de Barcelona.
D'altra banda, ens mostráva la varietal i la unitat

plouro.
Soun pichot catoun fai la mougno
René, coumo s'avié la trougno,
se grato e fougno.
O grand Diéu, quouro revendra!

l'A

s'exaltav'en, alteroses, les

on

—

di colo

III

fan

—-

fiâmes,

en

:

jlour di prat.

Mais lasl! Sus lou risènt
lou gay mur mur de l'auro

planplanet molo.
O grand Dieu, quouro

—

Bayle et Reboul, des languedociens Galéry et R.
Barthe, du quercynois abbé Cubaynes, du liiÀousin.
recorda la polseguera hispano-ameri- Pestour, etc.... Nous nous contenterons de rappor¬
cana que va aixecar, mesos enrera, La Gaceta Liter ces vers de la poétesse du Rouergue qui signe
teraria, amb aquella afirmació — tan gratuita ! — Calélhon
del meridià intellectual de Buenos AiresTre-Gràcies
A L'ESPERA
a Déu
venia a dir Giménez Caballero— que a
literatura dels pâïsos americans de parlà?ca"stellana
OC, coma los ramels, la$ aigas e la tèrra
s'intégra dins l'ôrbita de Madrid i rebutja influènde l'abrial primadièr mon ama èra à l'espéra.
cies més exotiques. » Els nostres lectors saben,
Dins l'entrelus d'argent panlaiabi d'amor,
pe.ro, que la resposfa dels argentins amb l'enquesta
quora, levant los uèls dabant feu le vejèri...
violenta del » Martin Fierro » i la mes académico
Mon cor se durbiguèt com un bolon de flor
de « Nosotros », va desfer les illusions excessives
e l'amor siet aqui ambe son dos mislèri.
de La Gaceta Lileraria. Esfondrà el meridià.
II est regrettable que le journal OC se laisse
Ens guardarem, doncs, nosaltres, de petjar el aller à des
polémiques discourtoises, dont le ton
terreny prillós de la illusió linguistica. Perô hem éloigne de lui beaucoup de félibres qui seraient ses
«

N'es

«le la presse

li grand mourre.

II

Que

PETRARQUE

Le 7 octobre

cor.

va! à dir-ho, un a candidesa de tu-; do- Palis
journal de cent mille, ouginaires du
retenia davant l'espectacle. El pro- Plateau Central et des Causses
connaît son fer¬

per Violet-le-Duc, no era. al
capdavall, sinó simbol d'un altre foc que haviem
vist abrandar-se al
llarg del dia. Vestits tradicioriâls, cançons i baîls de l'avior, poemes dels
felibres çoratjosos, havien teixit la « festa de l'ànima
occitana ». Folk-lore? arqueologia? Si, ben
cert. Perô, potser,
alguna cosa més. En sentim la

A MOISSAC

«

que ens

pedres restaurades

iíi/í«í;&gt;/í

de milo campano

pas,

era

la

montori

debano

que

no

rista

occitanes

M'adus d'Avignoun

que

I

information*

,

.

.

,

�( O lMM XiQi
ment beau, leur ciel trop ardent et leur sol, dans
beaucoup de ses parties, trop aride, pour les inciter
LES ŒUVRES DE R. BENOIT
à de perpétuelles ripailles et rires à ventre débou¬
Une Société vient de se fonder aux Lèches (Dortonné. Nous ne nous lasserons pas de le répéter :
la race qui bâtit Saint-Sernin, Sainte-Cécile, la cogne), sous ce titre significatif: La Dijfusion Fé-

É

grandioses et librécnne.
Elle
pour but d'éditer et de répandre les œu¬
d amuseurs et de
de quelques félibres, et, en particulier, celles
goinfres. L'éblouissante lumière qui les sculpte leur
enlève peut-être de ce trouble mystère, cher à M. de Robert Benoît.
Pierre Mac-Orlan, et que enveloppe d'une pré¬
Majorai du Félibrige depuis 1909, Robert Benoît
tendue poésie les Flamands, les Irlandais et les
répandu, dans le Périgord, l'idée Félibréenne. Il
Bretons. Peut-être, en effet, la race, 1 art et la es: le président de l'école très florissante du Boutlittérature des méridionaux sont-ils plus plastiques nat (La Ruche), qui publie une très intéressante
qu'intérieurs En eux se perpétuent cette noblesse revue et organise des fêtes splendides.
Robert Benoît
et cette simplicité des vieilles civilisations médi¬
écrit principalement des pièces
terranéennes, et telle scène de funérailles dans cer¬ de théâtre et des contes. Maniant aussi habilement
taines familles paysannes où la veuve adjure le la poésie que la prose, il se laisse surtout guider
mort à la manière des pleureuses antiques, atteint
par 1 inspiration populaire. Ses œuvres -provoquent
au style et à la véritable grandeur. Pourquoi, d'aille rire. Il pourrait compter parmi les meilleurs
leuîs, n'y aurait-il point autant de poésie dans la élèves de Rabelais.
lumière que dans les brumes? L'azur fulgurant où
Ses œuvres vont paraître en 20 ouvrages, au prix
le regard, comme l'aigle dans son vol, ne rencontre exceptionnel de 2,50 l'exemplaire en souscription:
jamais d'obstacle, ne serait-il point aussi infini que (14 comédies; 6 recueils de poésies et de contes).
Berbie

et

sévères,

tant

d'autres monuments

peut être une race

ne

a

vre;

i!lllillllllll!lll!lllllll!!!!lllll!l!llillllll!llllllllll!l

madame,

lises

IIIII

ceci

.

a

les crèmes de beaulé

a

ciels brouillés et ces soleils mouillés » du
On souscrit chez M. le secrétaire de
de M. Pierre Mac-Orlan? Mais il suffit de Félibréenne, aux Lèches (Dordogne).
certaines légendes ou de mots malheureux pour
vous étiqueter faussement à jamais une population.
A côté du « Midi gueulard » comme l'appelle
un Aixois grincheux de notre connaissance, il y a
au
ie véritable Midi qui ne flamboie pas toujours,
qui se recueille, cache dans ses replis des paysa¬
ges et des âmes profondes, intimes, graves.
Ce verl
Midi « intérieur », ainsi pourrait-on l'appeler,
trouva, heureusement ses chantres inspirés, mais 7, place esquirol
leurs ouvrages n'ont point toujours eu le retentisse¬
toulouse
ment qu'ils méritaient... »
ces

«

les pores,
diminuent la respi¬
encrassent

ration normale de la

la Diffusion

latiguenl l'épi-

peau,

pays

derme

magasin

les

TABLETTES

D'AVIGNON

ET DE

PROVENCE, Mme Jeanne de Flandresy évoque la oie d'Anselme Mathieu ( 1828-

,1695):
«

...

l'un des
des plus

Voici, parmi les sept premiers félibres,
plus distingués, l'un des plus fins et 1 un
pittoresques: dans l'histoire heureuse de

prédestiné, c'est vraiment une physio¬
celle d'Anselme Mathieu.
Provençal de race, né au milieu de cette vallée
du Rhône,
si admirablement poétique, dans ce
Châteauneuf-du-Pape dont le nom et la situation
font réplique à Avignon et à Villeneuve, il fut le
plus authentique représentant moderne de la grande
lignée des Troubadours.
ce

fournitures

préparât ion française
végéto-minérale, liquide,
pour l'entretien, l'hygiène

toulouse 674

c.

groupe

nomie charmante que

De ceux-ci il a l'insouciance du lendemain, l'in¬
dépendance, ie culte gai de l'amour, l'instabilité
et le bohémianisme aristocratique. 11 conserve in¬
tacte la fierté de sa race pure et la noblesse du
nom
provençal. Tout cela se lit dans son œuvre
poétique, où, sous un tour léger, souriant, se ré¬
vèle la meilleure originalité de pensée, une douce
sensibilité dans les sentiments et une parfaite ha¬
bileté dans les rythmes.
Anselme Mathieu

eut

dans

sa

vie bien des mé¬

réussit pas toujours dans les affaires
qu'il entreprit. A une certaine époque, il s'établit
à Avignon comme gérant de l'Hôtel du Louvre.
C'est sous sa direction et dans la belle salle go¬
thique des Chevaliers du Temple dépendant de
cet Hôtel (il en avait fait effectuer lui-même la
restauration) que se tint la mémorable assemblée
de Sainte-Estelle (1876) où fut voté le second Sta¬
tut du Félibrige.
comptes et ne

Mais le bon Mathieu trop généreux à

l'égard

amis, peu apte au commerce, y perdit le
plus clair de son avoir. Sa femmme, étant morte
vers cette époque,
il se retira, ruiné et solitaire,
dans son cher Châteauneuf-des-Papes, dont il ne
sortit plus qu'à de longs intervalles, pour de rares
réunions félibréennes.
Du moins, il avait eu la chance merveilleuse
de

et la beauté «1e la peau •••••••

hommes d'affaires

^ux
Vux

le

deriiiolactol

pour

tailleuses
r.

suppri¬

sont

més par

bonneterie

inconvé¬

ces

nients

mercerie

ANSELME MATHIEU
Dam

tous

mutualistes,

4ux groupements,
A tous ceux qui veulent
(Créer,
Entreprendre et réussir,
La direction générale

madame, OC vous a annoncé une prime sensationnelle:

de la C16 d'Assurance

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Toulouse
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SERVICE DES PRIMES

est

indispensable.)

Répio . Zé.i t

ses

d'être, dès 1846, avec Roumanille, le premier
compagnon de Mistral au petit collège de M. Dupuv à Avignon. Et vraiment l'amitié de ces deux
collégiens avec leur jeune professeur, le fin Rouma,
fut une des sources les plus lointaines et les plus
fraîches de la vocation de Mistral. Celui-ci, au
cours de ses Memori,
nous conte de façon bien
dans tous ses détails, sa première ren¬
contre avec le nouveau condisciple Mathieu, scène
dont Daudet- s'est inspiré en faveur du petit Prince
nègre de Jdc£.
Mathieu demeura le meilleur camarade de Mis¬
amusante

et

pendant sa vie d'étudiant en droit, à Aix,
puis dans les ribottes provençales qui précédèrent
la réunion de Font-Ségugne, période printanière où
palpite et fleurit dans ces cœurs de vingt ans la
Révélation provençale que la Sainte-Estelle de
1854 concrétisera et proclamera.
Outre une trentaine de pièces éparpillées dans
1 'Armana et dans le journal Lou Prouoençau (vers
1880), Anselme Mathieu a publié, en 1882, un re¬
cueil de poésies sous le titre de La Farandoulo.
Il eut pour principal pseudonyme ; lou Felibre

C

est

tons, autant

de baisers...

»

le mieux renseignés sur
d'une façon gé¬
qui occupe les

que nous sommes

qui

s exprime en langue d'oc et
tout le mouvement intellectuel
entre Loire et Pyrénées.

nérale

sur

esprits

(La Volonté, de Paris, le 19-12-26.)

i

quelques
centimes,

!?' 't

une

.OC

toire

1

est

organe

linguistique

embrasse
seulement
cherche

nous

un

sous

lisons

avec

le

composent
nom

ayant

un

goût

cet

commun

barcelonais

et un
ffn "gàscorf; "fftàïs" encòre

et

quin

connu

dénominateur
un

qui

pays

plusieurs dialectes

valenciep,.

un

des

c®".e

et nous

véritable

nous

délectons. Nous

y

un

marseillais

toulousain,

beauté
défaut

sans

l'ample terri¬

d'Occitanie et qui
lien commun... No»
effort littéraire qui

pour

conformément aux article» 77 et 78 du Code crvil
et du décret du 15 avril 1919.
II rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril I884,
l'autorité municipale règle .«- le mode de trans¬

Pour

Les Volontaires

port

fRBMB imow

et

que

notre

J. V. Foix.

personnes

S'adresser,

maillor' prenSliF" pKBU" à
pensons

des

Déclarations de Dùcès

-

décédées, les inhumations

et

les exhumations » et qu'en conséquencè elle a seule
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

un

feuille d information littéraire n'est pas préci¬
sément Les Nouvelles Littéraires, La Gaceta
Littereria,
La Fiera Letteraria ou le supplément du
Times, mais bien
cette feuille de Toulouse oui nous
apporte l'écho velouté
de mille voix qui ressemblent tant à notre voix.

tral

di poutoun; et pour armes parlantes une branche
de rosier orné de sept boutons, avec ces mots :
Tant de bouloun, tant de poutoun, autant de bou¬

OC

par

la pensée

Convois funèbres

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬
clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de" l'état civil, à la Mairie,

pour tous

renseignements

concernant

les convois funèbres, au Service municipal des Pom¬
pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬

phone Il-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

neur

(La Publicitat, de Barcelone, le 22-5-27.)
Un des journaux les plus populaires dans les milieux

Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: GlRAP

félibrëens.

Camille Jullian, Je l'Académie

Française.

(Journal des Débats, de Paris, le 12-9-27.)
Cette
de

publication-ci

communauté

la gazette littéraire de la

est

occitane.

Tranzit IgifCB-Bincional

gran¬

FUKRAif

(La Publicitat, de Barcelone, le 4-11-27.)

Copieuse publication illnatrée, qui

tes

de

renseignements

mouvement

aux

littéraire de

personnes

apporte

tontes

sor¬

qqj s'intéressent

langue d'OC.
c.

Gandilhon-Gens-d'Armes.
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tout

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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/682d4945276eb24bdbf174825f346be5.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitan (langue) -- Etude et enseignement</text>
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              <text>Mathieu, Anselme (1828-1895)</text>
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              <text>Sarran, Fernand (1873-1928 ; abbé)</text>
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              <text>Reboul, Jòrgi (1901-1993)</text>
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              <text>Laborde, Henri</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Canal, Séverin (1885-19..)</text>
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              <text>André, Marius (1868-1927)</text>
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              <text>Mathieu, Anselme (1828-1895)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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