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                  <text>bientôt

19 9 9

lAMIAYMII
lT

O ( C I T A PS
19 9 9

eiiMeig-nenaeiit
LA

QUESTION DES LANGUES
AU PARLEMENT BELGE

A
on

Ses

débuts,

cette

activité parut

prit à peine garde à

doute

comme,

une

peu de chose: théines littéraire
qu'on considérait sans

bientôt

ce

simple fantaisie littéraire,

UN POETE PIEMONTAIS

com¬

«
une iangue de
luxe ». « Naguère, a écrit
NINO COSTA
Rosny aîné, il y a peu.de jours, les Flamingants
C'est
un
poète
heureux que Nino Costa, car,
A PROPOS DE LA LANGUE D'OC
n'étaient qu'une obscure cohorte qui même sem¬
ayant désormais reconnu sa voie, il la parcourt sim¬
blait
assez ridicule...
Le
négligeable flaminganA L'ECOLE
lisme a démesurément grandi; le flamand, désor¬ plement en chantant sa noble et douce chanson.
Formé à l'école d'u malheur, qui l'a souvent tou¬
Je n'étonnerai personne en disant qu'il existe mais, détient d'importantes positions stratégiques;
ché de son doigt de flamme, il a su faire jaillir
encore
un
assez
son
grand nombre de gens qui ne
enseignement prédomine dans maints districts;
de sa douleur cette joie si subtile, cette souriante
comprennent rien aux efforts tentés pour restaurer les inscriptions, comme les circulaires officielles,
tendresse que son œuvre répand. Sa poésie, no¬
la langue d oc et les jugent vains, voire
comme les textes de la loi sont bilingues...
»
dange¬
blement
humaine, est foncièrement bonne. Il est
reux. Chez les uns,
Et nous voilà enfin
c'est pure ignorance (souvent
après un long préambule
volontaire) de ce qu'est vraiment la langue d'oc: pourtant nécessaire — où nous voulions en venir. le chantre de la bonté. Pas de la haine, pas même
elle reste pour eux un « patois » qu'on laisse au Tout dernièrement la Chambre belge, à l'occasion de 1 indignation, dans tous ses poèmes; mais un
clair sourire, qui reste intact sur le front du poète
^peuple et qu on bannit de la conversation dans ce de la nouvelle loi militaire, a été amenée à dis¬
"qu'on a coutume d'appeler « la bonne société ». cuter un projet réglant l'emploi des langues dans dans toutes les épreuves que la vie a infligées à
Chez
les
autres,
l'état d'esprit est diffé¬ l'armée. C'est là une des meilleures preuves de l'homme.
Il y a en lui, dans son âme de poète, une atti¬
rent:
Us considèrent
ou
affectent de con¬ l'importance accordée aux revendications flaman¬
sidérer
les défenseurs de l'Idée occitane comme des. Il y a vingt ans nul n'aurait voulu seulement tude sereine et souriante vis à vis de la vie qui
l'apparente à son plus grand frère qui pourrait bien
des perturbateurs de l'ordre public et leurs reven¬
penser qu'il pût exister une autre langue officielle
dications comme de graves menaces pour l'unité que le français et toute proposition en faveur du être son maître, Giovanni Pascoli, ce très grand
poète italien dont l'œuvre merveilleuse n'est qu'un
nationale. Ajoutons enfin
pour que la liste soit bilinguisme serait apparue comme une manœuvre
complète — les indifférents, ceux qui ne soupçon¬ antinationale. Cette année, flamands et wallons hymne de bonté tout embaumé de douceur.
Je parle, bien entendu, de la partie la plus heu¬
nent pas l'importance pour un peuple des
ques¬ ont, à la Chambre, délibéré sur un ton des plus
tions linguistiques et culturelles et dont l'indiffé¬ calmes et il a été décidé, comme la chose la plus reuse de l'œuvre de Nino Costa; puisque, s'étant
rence même est une forme,
atténuée il est vrai, naturelle et la plus légitime du monde que chaque longtemps cherché, il n'a pu parvenir directement
d'hostilité à notre égard. C'est à tous ces gens-là, soldat devrait désormais recevoir l'instruction mili¬ à la haute beauté des meilleurs poèmes de Brassabosch (1) (lierres), son dernier livre poétique, par
qui s'indignent ou s'étonnent lorsqu'on parle d'en¬ taire dans sa langue maternelle, que la connaissan¬
seigner la langue d'oc à l'Ecole, que je dédie les ce du français et du flamand serait exigée de lequel il s'affirme le premier des poètes piémontai'.s vivants. Assurément le meilleur lyrique
lignes qu: suivent. Et puisque en France nous tous les officiers.
écri¬
admirons et imitons plus volontiers ce qui se fait
Le parti fiamingant a remporté là un important vant en dialecte piémontais; puisque dans tous ses
aînés on ne rencontre que rarement un semblable
à l'étranger, je voudrais espérer
qu'ils apprécieront succès. Je ne peux que m'en réjouir sincèrement,
vol d'inspiration spontanée, exprimée avec une telle
comme il convient le bel
exemple qui nous vient mais non sans quelque mélancolie. Il y a loin du
de nos voisins Belges.
chemin parcouru par les flamingants à celui sur souplesse dans l'enchaînement dés formes lyriques
La Belgique, nul ne l'ignore, se partage entre lequel, partis au même moment nous nous sommes et avec une langue si riche, propre et limpide.
Il faudrait refaire toute l'histoire des lettres piédeux grands groupements de peuples qu'un ratpide traînés à pas- lents. Et pourtanti 1s n'ont pas eu
monta:ses pour dénombrer les multiples influences
examen suffit à montrer
parfaitement distincts: les un Mistral pour jeter sur leur Ungue la lumière
ambiantes qui gênaient le plein développement
Wallons et les Flamands. Deux races: Celtes ro- splendide de son génie!...
manisés d'une part, Germains de l'autre. Deux
Mais n'est-ce pas plutôt parce que nous avons d'une sincère vocation poétique, la pleine éclosion
d'une poésie purement lyrique. Les effets de ces
dialectese (partant deux cultures) : le français et eu Mistral
que nous sommes jusqu'à ce jour telle¬
le néerlandais. Longtemps civilisatîbn et langue ment attardés? Le Maître de Maillane n'a-t-rl influences on les retrouve dans les trois volumes
françaises ont dominé d'une façon incontestable et pas nui involontairement à la cause, en créant le de Nino Costa, dans Sal e Pèiver, particulièrement i
incontestée, à tel point que les Belges eux-mêmes Félibrige, dont le principe eût pu être fécond, toù il sacrifie parfois au mauvais goût populaire, |
semblaient oublier leur dualité originelle. Certains mais dont l'application malheureuse a galvaudé •en perd'aint de vue son véritable chemin.
Ces sonnets joyeux, ces fables à double sens
écrivains, M. Edm. Picard par exemple, faisaient l'Idée Occitane dans les banquets, les discours,
ne
sont pas certainement la meilleure partie de
de louables efforts pour démontrer l'existence dès les manifestations le plus souvent
tapageuses et
son œuvre, bien
le Moyen-Age d'une vie nationale commune aux sans
que sa dignité de poète ne se
portée. Il y aurait long à dire là-dessus...
trouve jamais en défaut dans ces jeux délassants et
deux peuples et parlaient, non sans témérité d'une Ce
qu'il y a de certain, c'est que les Flamands
® « âme belge ».
frétillants d'esprit. Il fallait tout de suite laisser
ont travaillé dans le silence,
mais efficacement
Gr, au moment où l'on s'y attendait le moins, et les résultats sont là qui parlent d'eux-mêmes. cela aux rimailleurs entêtés, mieux doués pour jouer
le rôle du clo\yn dans le cirque des vanités. Nmo
vers le milieu du xix0 siècle, on assiste au réveil
Ils ont trouvé aussi auprès des pouvoirs compétents
Costa avait bien autre chose à dire, et il y est
du sentiment national dans les provinces flaman¬ et de leurs
représentants l'intelligence et le souci
des, réveil qui, tout naturellement se manifesta d'a¬ des droits linguistiques, non le mauvais vouloir ou parvenu dans ses Brassabosch, où il a su presque
boi d dans la littérature. Les « flamingants » se tout au moins l'indifférence. En cette attitude entièrement se dégager de toute servitude à La plus
fâcheuse des traditions, en reconnaissant sa vérita¬
souvenaient que leur dialecte avait lui aussi ses bienveillante d'un
gouvernement, en cette largeur
tities de noblesse et une originalité dont les Wal¬ d'idées et cette tolérance des membres d'un Par¬ ble vocation et en se reconnaissant soi-même.
lons ne pouvaient se targuer. C'est en effet en lement
Il y avait dans Nino Costa, sous plusieurs mas¬
(1), je trouve l'exemple remarquable que
Flandre que la littérature néerlandaise prit nais¬
je dénonçais tout à l'heure. Remercions la Bel¬ ques spécieux, qui faussaient son véritable carac¬
sance
au
Moyen-Age, non en Hollande et la gique d'avoir créé un heureux précédent dont nous tère, un pur lyrique qui n'attendait qu'à se re¬
production, à cette époque, n'est nullement négli¬ nous saurons nous servir lorsque nous reprendrons trouver, un beau poète moderne caché par des~chiffons surannés et tout à fait démodés.
geable : une adaptation flamande, très originale, du la lutte
pour la Langue d'Oc à l'Ecole.
Roman de Renart, la Bible rimée et le Miroir
11 avait bien commencé, par son premier volume
Marcel CROUZET.
historique de Van Maerlandt, les traiiés mys¬
(I) C'est ainsi qu'un député, défenseur de la langue Mamina (2) (petite maman) qui est une beile suite
tiques du moine Ruysbroëck en sont les monu¬ française, M. Jules Destrée, a pu dire qu'il considérait de sonnets harmonisés en ton mineur, pleins d'émo¬
ments les plus importants. Mais avec le règne des
tion contenue et sincère; un petit poèx.e chantant
l'unité linguistique comme une impossibilité. Combien de
ducs de Bourgogne, la décadence va recommencer; députés, en France, même Occitans, auraient eu ce le calvaire d'une jeune maman abandonnée, dans
elle sera complète et, semble-t-il, définitive dès la
lequel, à l'expression des multiples sentiments de
courage?
fin du xvi0 siècle...
douleur, d'espoir, de joie, se joint une profonde
et sereine compréhension de la nature et de la vie,
Je crois qu'il n'est pas besoin de pénétrer plus
avant dans l'histoire de la langue et de la littéra¬
une noble résignation dans sa propre douleur, une
ture flamandes, pour établir un rapprochement
qui PUB
1/AC ION douce compassion de la douleur d'autrui.
C'était un beau livre de début, qui aurait fait
s'impose, et découvrir une similitude singulière
des destinée entre elles et notre langue et notre
bien "d'honneur à plus d'un vieux poète.
m
O S T » A
littérature occitanes. Cette similitude va d'ailleurs
Sal e Pèiver (3) a des poèmes vraiment beaux,
jusqu'à la concordance des dates. C'est vers 1580
qui marquent un réel progrès sur les sonnets de Ma¬
avons-nous vu,
SERA SON QUE DINS LO NU¬ mina, à des poèmes d'une haute inspiration lyrique
que la littérature néerlandaise
a
cessé de vivre en Flandre: au même moment
où l'on pressent la sensibilité qui ira s'épanouir
MERO QUE VEN (OC del 1-12-28) que
dans les plus beaux vers de Brassabosch, oppose
s'éteignaient chez nous les derniers chantres en
langue d'oc, héritiers des Troubadours (en 1539, publicaram la seguida de nostra espauzi- des pièces où la condescendance aux préférences
du public est évidente.
par
l'ordonnance de Villers-Cotterets, Fran¬ cion :
Il est à regretter que le poète n'ait pas su ou
çois Ier avait porté le dernier coup en chassant le
b) Organisme d'execucion :
dialecte d'oc des actes et écrits officiels).
n'ait pas voulu choisir. Un choix plus rigoureux
Ici comme là, les persécuteurs étaient des prin¬
nous eut valu peut-être un livre parfait. Et ici, il
L'EDITORIAL OCCITAN. S. A.
ces français ! Mais ce qui rend plus étrange encore
faut nous entendre. Je considère Nino Costa comDins lo numéro del 15-12-28:
la coïncidence, c'est le fait que les deux mouve¬
une vrai et sincère poète, comme un poète original
ments, flamingant et occitan, ont pris naissance
et très doué, et c'est pour cela que je regrette qu'il
c) Organisme de propagande :
tous deux au xix0 siècle,
et qui plus est aux
ne nous ait pas donné tout le trésor lyrique dont son
environs de 1850. Tandis que Mistral et ses disciBUREU CENTRAL DE PROPA- âme et son art étaient capables. Car, tels qu'ils
plès travaillaient à restaurer le provençal et par là(Suite page 2, col. 3.)
GANDA OCCITAN A.
même la langue d'oc, Flenri Conscience, les sœurs
(1) Edité à Turin chez CASANOVA &amp; Cio, la vieille et
Loveling, Cyriel Buysse, Pol de Mont et bien d'au¬
Dins lo numéro del 1-1-29:
tres que je ne peux citer ici, tirant de l'oubli, où
courageuse maison d'éditions turinoise, qui va donner tous
soins
renouveau de
la pocsie piémontaise, sous
elle semblait ensevelie à jamais, la langue fla¬
d) QUESTIONS FINANCIER A S E
mande, la faisaient refleurir sur la terre de Bel¬ ACCION GENER ALA.
l'impulsion de son vaillant gérant, M. Eugenio Rocco.
(2) Chez Lattes et Cie, Turin.
gique en la replaçant au rang des dialectes littéI. G.
(3) Chez Casanova et Cle, Turin (3e édition).

V° ANNADA

me

—

N° 103

V° ANNEE
N» 103

15-11-28

15-11-28
d'action

gazette

occitane,

littéraires
comité directeur

nouvelles

régis,

Rédaction

camille

soula.

Âzéma, Roger Barthe.
Bnvle, Jenn Bonnafons, Jean Bouzel, Joseph Carbo-

Louis

de

nell. M.-A. Cassanyes.
G

de

artistiques

1smaël girard, albert pestour,

:

jean-paul

Comité

et

Pierre

•

M. Crouzet, Honoré Dambielle,

Destriau, J.-V. Foix, Julien Galéry, Tomas Garcès,

Marie-Charlotte Girard, Ismaël -Girard, Géraud Lavergne. Jean Martinet, Paul Mesplé, Jean Mouzat, G. Pacotlo, Albert Pestour, Georges Reboul, Jean-Paul
Régis,
Pierre

Rouquette, Octave Saltor,

Camille Soula, Antonin

Trin

—

direction

—

—

—-

ses

au

toulouse

:

(haute-garonne)

france

Villa Peyrat, Chemin de I'Espinet c. c. 12455
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Renseignements dans

DAKAR

A

PARIS

—

tons les Bureaux de Poste

L I V lt E §

Albert

Pestour : LA PRESENCE DOREE
(chez I auteur, à Chantemerle, par Couloumieix,

(Dordogne).
Albert Pestour dont Lous Rebals sus l'Auftira
mis une étoile nouvelle au ciel de la
poésie

ont

délicieux poète français. Il
petit volume élégant des poè¬
mes
qui vont de 1908 à 1927, si j'en crois les
deux pièces qui ouvrent et terminent son .recueil :
occitane,

est

aussi

vient de réunir

en

un

un

la Présence dorée.
Sans

plus

excès,

sans

sécheresse, Pestour possède la

des qualités: la sobriété. Le véritable

rare

artiste sait trier, éliminer, rejeter tout

qui n'est
puisse rien
retrancher sans nuire à son poème. Tout ce qui
n est pas strictement nécessaire à son
sujet, Pestour
le bannit. Point de digression, point d'éloquence
ni de rhéfor'iquë; 11 ne garde que l'esence la plus
pure des vers, celle qui est strictement poésie et
pas autre chose. Il sait enclore en quelques strophes
des images neuves et des idées qui enchantent sa
pas

indispensable jusqu'à

ce

qu'il

ce

ne

mélancolie. Les

vers ailés naissent sans effort com¬
les feuilles quand monte la sève.
Pestour a beau avoir composé des romans d'aven¬

me

il

beau être polémiste,

il est avant tout
On a dit d'Ovide qu'il ne
pouvait tracer une ligne qui ne fut un vers. Quoi¬
qu'il écrive, Pestour n'arrivera jamais à oublier le
poète divin qui l'envahit et le domine. Souhaitons
qu'il laisse à sa muse toute liberté. Nous y gagne¬
rons de nombreux
et beaux poèmes que lui seul
tures,
et

a

surtout

peut nous

poète.

donner.

Quand avril colore les prés, les fleurs guettent le
sillage doré des abeilles. Elles leur offrent leur
enivré. Ainsi la nature offre à Pestour ses
charmes pour situer le « songe mouvant » qu'il pro¬
mène du Limousin à Chantemerle en Périgord,

cœur

séjour préesliné, où la voluptueuse mélancolie de

l'automne l'inspire merveilleusement:

Viens,

mon

âme, c'est

un

délice

D'errer dans les feux du matin
En se caressant au vent lisse
Qui fleure le buis et le thym.
Ces horizons d'extrême automne

Dispensent

un

calme enchanté,

Ils sont si purs que l'on s'étonne
D'avoir pu chérir l'âpre été.

�voluptueux des brises,
Leurs flammes d'or élincelani.
I iens

rêver,

âme inquiète,

pauvre

aurores

qui

Aujourd'hui

que

plus,
le ciel reflète
sont

ne

La douceur des livres relus.

Les sensations de nature, traduites
tiste délicat

cet ar¬

par

subtil, ne sont qu'une invitation au
poème, qu'un cadre coloré où il enferme ce qu'il
veut nous confier. En quelques vers, Pestour sait
dégager une atmosphgre particulière qui nous en¬
veloppe et nous émeut. Il semble effleurer à peine
les sujets qu'il traite et on est surpris de leur saveur
et de leur profondeur :
et

J'ai rencontré

mon cœur à l'heure où les abeilles
Enchantent la douceur des pommiers fleurissants;

Le matin avait

es

d'adilescent,

rougeurs

Un brouillard de parfums venait des jeunes

Le printemps qui
Et les vieilles

se

fane

Ou qu'à l'horizon noir

treilles...

des douceurs cruelles

a

tourmentent souvent...

amours nous

vol de tourterelles?...
plus émouvant
Qu'une odeur de lilas éparsc dans le vent
Ou qu'à l'hrizon noir un vol de tourterelles?...
Mon âme

un

rien de

savez-vous

Bayle

11 n'en

Au gré

Aux

séjourné à Lyon et en Bretagne. sent bien et signalent, mais qu'ils ne savent pas ou
mieux aimé son pays lumineux. ne peuvent pas toujours éviter. En voici un
Aujourd'hui il est à Rabat. Il regrette encore exemple. Deux ou trois ans avant la guerre,
sa
Provence. Cet exil lui a peut-être permis de un jeune philologue allemand, venu pour étudier
trouver ses accents les plus sincères, les plus émus,
le dialecte montpelliérain, avait été mis en rap¬
les plus profonds, tel, jadis, Joachim du Bellay port avec un de nos amis, artisan de bonne souche
regrettant la douceur angevine.
clapassière, — choisi de préférence à un félibre
Presque tous les poèmes d'Alba sont consacrés poux que son vocabulaire fût vraiment « peuple »
et sauf de toute contamination « littéraire ». Or,
à la patrie lointaine.
cet excellent homme, appelé un jour à dire com¬
Tu, noste paire Rose abtiva dins Prouvènço
ment s'appelait un drap de lit, répondit tout bon¬
Que porges au païs soun eterno jouvènço
nement: lou drap dau lièch. Il n'ignorait certes
E sa fertilita,
pas le vieux et vivant mot de lensou; il l'employait
O mèstre tourmenlau que bagnes mi parage
depuis toujours et couramment. Mais, l'espace d'une
Enfuso dins rnoun sang la forço, e hu courage
seconde, il avait oublié, pour forger à I'improviste
D'enaura la bèuta.
l'horrible gallicisme que l'enquêteur avait pieuse¬
Quouro, amounl, davalant di mounlagno estrangiero, ment recueilli.
« Croyez,
mon cher confrère, à mes meilleurs
En enfantant lou Rau enregues Tendrechiero
sentiments.
De nostra grand o mar,
« Pierre AZEMA.
»
Touti, li vilo, alor, s'amourron à ta maire,
E siés lou garissèire, e lou grand escoubaire
Tout commentaire est inutile. Azéma a raison.
De tout ço qu'an d'amar...
Une enquête linguistique sérieuse ne peut se faire
qu'avec le concours de tous les occitans avertis.
Quant à M. Dauzat qui Vaime guère le mouve¬
ment occitan, il connaît moins encore la langue
O flume dóu pais, o baile di tartano
d'Oc, ce qui explique les erreurs nombreuses de
Que s'envan, desplegant si vélo i tremountano
son livre peu bienveillant.
Em'i cop dou mistrau,
J.-P. R.
T'apelle! o viei aujôu qu'enrares ma Prouvènço I
«animai«an——«ii m 'iriiniw mmwiii—w——
Coume lu fai me fort, e douno à ma jouvènço
Lous

Dans les remous des vignes grises
Les osiers flambent, emmêlant,

a

a

que

L'alen de

loun

Rousau.

THEMES

LITTERAIRES

(Suite de la colonne 3 de la
Beaux arbres enchaînés par

le destin aveugle

Aux flancs de la colline, ô muets compagnons
Du chevreau qui gémit et du taureau qui meugle,

Des oiseaux,

de la lune et des herbes

sans noms,

Sapins, chênes, bouleaux, pèlerins immobiles
Qu'oriente l'attrait magique des sommets
La hache impie a beau vous abattre par files,
Votre élan, ô têtus, ne se dément jamais!
Frères de

mon

désir

et de mon

Frères de tous ceux-là que

Que j'apprenne de

vous

Beaux arbres enchaînés

espérance,
leur cœur tire en haut,

l'amour-persévérance,
pentes du coteau...

aux

Mais il faudrait tout citer... La Présence dwée
lit d'un trait avec un tel plaisir qu'on regrette
d'arriver aussi vite à la fin. On relit ces poèmes
se

avec

une

laquelle

volupté nouvelle. C'est là une épreuve à
résistent que les purs poètes.
A

Ami, s'un

cop

Ami, reviro te vers ta vicié Prouvènço.
Es l'aujolo abelano e richo de jouvènço
Que li soulèu d'esliéu an madura soun cor.
Es la maire qu'assolo e garis li mau-cor,
Es la fado que canlo, au ragas de nosto amo,
L'ilusioun d'antan, hu porl plen de calamo,
La roso dou rousié que Ton n'aujo culi,
E l'eterne jouvènl déu mounde anequeli...
Et
cette

n'y a-t-il pas tout un bréviaire de poète dans
strophe qui termine « pensado d'autouno »?

Car es lou soul bonur
D'estre fidèu d'amour

perdurable,
prèire de bèuta,
D'ignoura li désir e li sagan minable,
E de crèire à l'estiéu quouro s'es énana.
veramen

e

ne

Louis BaYLE: ALBA

(préface d'Emile Ripert.
Editions de 1' « Amistanço di jouine », 4, bou¬
levard des Dames, Marseille. 12 fr. 50).

Et maintenant souhaitons à Bayle que,
de M. Ripert, il devienne le baile
de tous les jeunes félibres !
mot

Jean-Paul RÉGIS.

La poésie provençale est bien vivante. Autour
du séquoia mistralien, d'autres arbres se dressent.
On sait ia grande place que tiennent aujourd'hui J.

A PROPOS D'UN ATLAS

d'Arbaud, Valère Bernard, Eyssavel, Funèl. Voici
un tout jeune poète : Louis Bayle. Il a groupé ses
premières œuvres sous ce titre: Alba. Une préface
enthousiaste de M. Emile Ripert présente ces poè¬

orateur

mes.

Elle

est

écrite

en

provençal

ce

qui

selon le
(le chef)

LINGUISTIQUE

Le bon poète
tre

Pierre Azéma, propagandiste et
applaudi, m'adresse cette spirituelle let¬

:

ses

vers,

même les

jours d'un artiste

expert

montaises.

Mais, si on peut faire des réserves sur ses deux
premiers livres, il faut avouer que presque dans
tous les poèmes de Brassabosch, il nous apparaît
tel que nous le voulions, nous donnant toute la me¬
sure de son art dans
la plénitude de son inspira¬
tion.
Il faudrait citer beaucoup, voire trop pour un
bref article de présentation, afin de donner une
idée suffisante des nombreuses beautés de ce livre,

serait abuser du lecteur.

Je préfère m'arrêter
qui nous donnent la ligne pure
de sa physionomie poétique.
Ce sont les heures matinales que le poète aime
mieux, c'est l'aube qui l'enchante, c'est la lumi¬
neuse douceur aurorale qui transparaît le plus sou¬
vent de la filigrane musicale de ses strophes.
et

sur

ce

certains thèmes

lia sima pi àuta,

sutila, tajenta
parèi d'una lama,
s'anvisca una fiama.
L'è l'alba ch'a spounta!

Legera, sla pounta
le géra 'd na rama
na

roundola

a

biauta.

Giojousa, lusenta
reusa fiorija
ciosouna l'avija
sla

«

prouve

Montpellier le 12 octobre 1928.

/.)

moins beaux, sont tou¬
qui sait bien son métier,
des vers qui pourraient faire beaucoup d'envie aux
nombreux soi-disants poètes infestant les lettres pié-

sont,

siés las de rustica de-longo,

Se dins un dur pres-ja la vido s'esperlongo,
Se lou soulèu te brulo, e se lou vènl te mord,
Se te sèmblo n'avé d'espèr que dins la mort,

page

Lontan... trasparenla

C'est le dernier poème de Sal

e

Peiver

et

le même thème qui clôt le dernier recueil : la
sée de la mort qui apparaît au poète presque
riante au de là de la vanité de la vie.

c'est
pen¬
sou¬

Quand ch' aj rivrà T oura pi granda ; l'ùltima,
e ch' am ciamran lôn ch'i Tài fait ëd bel;
mi rëspondrai ch' i Tài guardà le nivole,
le nivole ch'
«

a

van...

travers al

cel.

Lorsque viendra l'heure la plus grande: la

dernière, et qu'on me demandera ce que j'ai fait
de beau, je répondrai que j'ai regardé les nuages,
les nuages qui vont... à travers le ciel. »
Voilà

poésie et sa philisophie aussi. Regar¬
les nuages qui vont par le ciel.
au plus haut degré la faculté de...
regarder les nuages, c'est-à-dire de rêver et de
suggérer le rêve.
Qu'il en soit donc remercié.
C'est une nouvelle voie qu'il ouvre à la poésie
piémontaise, jusqu'à présent trop rude ou trop
goguenarde, la voie du rêve, par laquelle les jeu¬
nes poètes sauront susciter de nouvelles harmonies.
sa

der les nuages,
Et Nino Costa

Giuseppe PACOTTO.

ufi nu iU»
Quouro aguè valentamen guerreja contre lis Espagnôu, Louvis, du d'Arpajoun, marqués de Severa, viscomte de Mountclar, manescau de camp,
chivahé dis ordre déu rèi, intrè sus h piado dóu
Biainés dins aquéu Paris que valié bèn uno messo.
-Aclapa d'ounour pèr Enri IV, i' ajudè au po.ssamen e demourè lou seivènt fidèu de la rèino maire.
E mai mespresèsse lou Hourentin e si basana de
milo franc, pourtè, pèr coumplaire à Marîo de Medicis, la courdello ginjoulin, jauno e negro, caro
à Concini. Seguiguè la rèino à-n-Angié ounle fu¬
gué eisa au prince de Coundè de lou faire metre
emé li mau-countènt. Se bateguè coume un lioun
i Ponl-de-Cê. Mai, après la desfacho, noun se sen¬
tent lou goust de servi un favourit nouvèu, Louvis
d'Arpajoun leissè la cour et tourné planta caviho
dins soun castèu de Severa resta dre permié lou
grand chaple de carnèu que faguè la Ligo.
Sentiguè lèu lou du sus sis espalo lou pes de la
calamo prefoundo dou maine famihau e n'aguè lèu
de rèsto di silencious tèsto-à-tèsto emé li retra passi
de sis aujôu. Liuen dóu brut di camp e déu boulegadis de la guerro, lou làngui pessuguè lou guerrié. En van, per fugi de pensié malancouniéu, engivanè de gràndi casso. Rintra à negro niue, après
uno cavaucado despesteiado tras
li bos, avié li
flaco, tre lou lindau dou castèu mut, de se i' atrouba mai eternamen soul. Décidé alor de se casa,
segur que n i aurié proun d'uno jouino caro e déu
dinda d'uno voues fresco pèr esgaieja l'oustaîlas
anti.
Soun idèio s'arrestè tout naturalamen sus GIouriando de Femino-Cardaia en quau l'avien proumes déu tèms
que fasié si proumiéris armo e qu'èio
enca enfantcuno au brès, elo. E mai l'aguèsse
just
à la cour, ounte venié qu'à lôngui pountannado, servavo de soun incoumparablo bèuta, de
sa gràci moudèsto, un record forço viéu. Lou
sang- »
bouiènt aguè plus ges de repaus que noun fuguèsse
ccumpli aquest pres-fa. Venguè refresca memôri
entrevisto

Mon cher confrère,
M. Ripert n'ignore pas ce dialecte. Ecoutez-le :
sle nébie, la luna
«
O, n'en siéu segur ! Despièi que legisse de
Té quasi svanija...
« Rien ne vaut les vacances pour n avoir pas une
vers e de proso felibrenco, ai jamai vist, tant lèu,
minute à soi. Sans elles," je vous eusse sans doute
au manescau de 1 emino que, tras qu'ounoura d'uno
se coungreia
tant de qualita requisto d'amo, de
Et le poète qui est aussi père, dans la suavité
mestié, de ritme, d'armounio, de pureta, de foun- écrit plus tôt ces quelques lignes, en marge des de l'heure, voit une autre lumière, plus douce que tant illus'ro alianço e inchaiènt déu goust de sa
sour
fiho, ié baiè quatecant la man de Glounando.
enfin, pèr canta en lengo prouvençalo la commentaires dont vous avez fait suivre (OC, 15- l'aube :
8-28) l'intéressante lettre de M. le doyen Léon
bèuta de la Prouvènço...
Fuguès pas sènso esfrai que la jouvènto l'apienDa 'n drinta la cuna
Clédat.
guè. Aquéu nôvi, que n' ié'n parlavon quàuqui tes
coun n'ària rijenla
droulouno, sabié d'ausi dire soun càratère oumbra« Vous avez
exprimé le regret que nous man¬
me peit... as dësvija.
« Adôufe Dumas que,
jous, soun biais rufe e mens qu'agradiéu de sou¬
pecaire ! avié coume léu que « un atlas linguistique de l'Occitanie. »
Et son peit, son enfant est le héros gentil de dard. Pu morto
canta la Prouvènço en franchunand, noun poudènt
« Laissez-moi
que vivo, courreguè se traire dins
exprimer, à mon tour, le vœu que maints
poèmes exquis, où l'amour paternel trouve la faudo maternalo, toumbant uno raisso de lalou faire d'autre biais, a garda pamens la glôri cet Atlas désirable soit établi avec le maximum de
une heureuse
expression lyrique, comme dans ce gremo, pregant que noun vouguèsson enca la leissa
d'avé coumprés, d'avé lou proumié anouncia en soin et d'exactitude. Que ce vœu ne soit pas in¬
plen Paris l'espelido dóu joui ne Maianen. Coume utile, j'en ai trouvé la preuve dans le petit livre précieux Me Peit, dont j'ai cité la première par¬ parti. Mai avié di lou manescau. Degun jamai que
tie et que je préfère même au délicieux Canzoniere discutèsse sis
lou brave Dumas, siéu urous, poueto franchimand, de M. Albert Dauzat sur les Patois. Il faut re¬
ordre^ e la pauro maire sachè que
del Bimbo de Emilio Praga.
mescla si plour i plour de la malurouso.
dóu lindau de ma bastido, de crida au pople feli- regretter, en passant, que la presse occitane n ait
Les heures matinales le remplissent de joie,
bien : « Regardas aquéu ! Miras aquéu jouiné arla- pas signalé comme il le méritait — en discutant
Siguè adounc, en plaço d'uno tèndro nôvio, uno
ten ! Ié dison Bayle, e sara deman lou baile de
bien entendu, telles de ses affirmations très discu¬ d'une joie presque enfantine qu'il ne sait pas mê¬ vitimo que Louvis d'Arpajoun tirassè au palais
me s'expliquer.
evesoau ounte
h nôvi devien èsse benesi.
Uno
tóuti li jouini felibre! »
tables
un
ouvrage qui, pour ne pas nous être
très
acampado
tant
noumbrouso
coume
chausido
c.lasympathique,
n'en
est
pas
moins
fort
intéres¬
Louis Bayle n'est pas un inconnu pour les lec¬
Mi sai nen Ion ch 'a sia.
fissié la majour e se fasié vèire, d'à geinoun, Lu
sant.
teurs d'OC. Quelques-uns de ses pièmes ont paru
Ma j' é 'ut Tària frissanta
parèu: éu, raiounant d'ourguei, elo pu blanco que
dans notre journal. On les retrouve dans Alba avec
«
M. Dauzat a, notamment, reproduit et com¬
na sutila armonia,
si nevóusi dentello. Li paraulo lachado que la liune graphie différente. Bayle subit une crise.
Il est menté, d'après VAtlas linguistique de la France,
na confusa alegria,
gavon pèr sèmpre au gentilome clina prôchi d'tlo,
tiraillé entre deux tendances. Les pièces publiées de Gilliéron et Edmond, et ses recherches person¬
ma promëssa 'd boneur,
Gliuriando esquihè plan-planet sus li graso de l'aunelles, la carte du mot « lèvre » dans la France
par OC se rattachaient à la graphie de 1 Escola
couma 'n seugn ch 'a n'ancanta,
tar, avanido.
Occitana. Celles d'Alba sont orthographiées selon romane. Le type pot y occupe, avec raison, je crois
couma 'n peit ch'as dësvija,
Quouro revenguè, lou du l'avié cargado en trala norme mistralienne. Louis Bayle s'en explique tout le Sud-Óuest, jusques et y compris la région
couma n'
Ave Maria
vès de sa sello e l'empourtavo de-vers Severa au
dans une note jointe à son volume. Ce qu'il ne dit de Béziers. Mais la forme brega, qui domine au
ch'a n' arsouna 'ni ël cheur.
triple vanc de soun coursié.
Sud-Est, s'arrête, sur la carte, aux environs de
pas, c'est qu'il a cédé aux instances d'Emile Ripert
Voilà encore la douceur de l'aurore alliée à la
Louvis d'Arpajoun amè sa femo d'un amour sóiiet d'autres Provençaux qui ne peuvent admettre que
Nîmes-Lunel. A tort, car elle est vivante et po¬ douceur de l'enfanse et au lointain retentissement
tous les écrivains occitans se rallient à une graphie
pulaire à Montpellier. Et, avec elle, plusieurs des des cloches religieuses dans le crépuscule de 1 au¬ vage e brutau e ié faguè mena dins lou morne castelas la vido d'uno pauro reclauso. D'en proumié,
basée sur des principes communs. Il finira par se autres formes que signale M. Dauzat, et dont il
be, comme dans le crépuscule du soir.
i' aguè bèn quàuqui fèsto. L'arderouso noublesso
faire une opinion personnelle sur cette question, opère, avec peut-être quelque excessive rigidité, la
«
Entends-tu sonner les cloches, du clocher le de la prouvinço esmóuguè dóu brut de si regôli lou
sans se laisser influencer par des conseils tendan¬
répartition géographique. On continue à entendre
ici les formes: bouca (las boucas au pluriel, le tout plus proche, du clocher le plus lointain?... Ce sont silènci austère di grand salo. Li sèuvo restounticieux. Le bon sens finit toujours par avoir raison.
étant pris pour la partie); gaugna avec le sens de les heures qui viennent, ce sont les heures qui vont, guèron de japamen e de troumpetado. Mai GlouBayle m'excusera si je ne cherche pas à dépasser
ce sont les heures qui sonnent l'Ave Maria sur le
riando, dins la fresco nouvèuta de si sege an, esles éloges que lui décerne Emile Ripert. Les poè¬ bajoue; bèba, avec celui de lippe (faire la bèba : monde
qui se réveille, ce sont les heures qui ber¬ bléugissié. Avié'n péu d'or subre-bèu, lou front
faire la moue est très courant).
mes d'Alba font songer parfois à d'autres poèmes.
cent avec l'Ave Maria le monde qui s'endort...
blanc, lis iue d'uno coulour requisto que se vèi
« On s'explique donc mal que, dans le parage
Il ne saurait guère en être autrement à l'âge de
Ce sont les heures qui naissent, les heures qui qu'en la mar nostro poutounado pèr lou soulèu, li
l'auteur. Mais ils ont assez de personnalité pour Montpellier-Sète, la carte de VA lias linguistique
passent, qui reluisent, qui fleurissent... qui se gauto roso coume la flour dou pesseguié, lou nas
laisser entrevoir ce que pourra écrire Louis Bayle porte une zone blanche indiquant la seule existence
perdent, qui s'éteignent, et qui — toutes — nous dre e fin. Sa bouco retrasié à l'arc de l'Amour
ou la prédominance du type lèvre « visiblement re¬
lorsqu'il se sera débarrassé des influences qui ont
e
soun sourire nafravo.
Touto sa caro sembluvo
blessent.
consciemment ou non, séduit sa muse généreuse. pris au français ». On s'explique moins encore
moudelado pèr la joio dis amant. Segur si pousso
/'in
quand
che-pian...
pian
—
Bayle est vraiment poète. Comme tous les poètes- que les recherches personnelles de M. Duazat ne
èron que pousseto; tambèn gounflavon la camisolo
coul' oura aj rivrà:
nés, il a le sens du rythme. Le métier du vers lui aient pas permis de redresser cette erreur.
de si dos pléni poumo bessouno. E li àutri pardavsina?...
hntana?...
« Ou plutôt, on se l'explique par les difficul¬
lui est déjà familier. Ses poèmes débordent de vie
tido de soun cors, en mau despié dis estofo que li
ch'
au daga l'andana
et de mouvement.
Ils sont voluptueux et musi¬ tés bien connues que présentent les enquêtes lin¬
tapavon, cridavon tant aut sa perfecioun, qu'en la
per l'ùltima stra. »
caux.
guistiques, difficultés que les spécialistes connais¬
que

...

—

�ome se sentie
quatecant devouri d'uno
envejo de la sarra contro éu.
Aguè lèu fa lou du de legi dins li regard de sis
oste ço que cadun pensavo de sa femo.
Partènt
d'aqui, rouiga delongo pèr uno jalousié ferouno,
faguè dins li sesiho autretèms tant agradanto un tau
ir.ourre frounci, que si counvida un à cha un s'esbignèron. Pèr bèn dire, lou mandèron entre éli is
em&gt;bàrri, ié reproucharit touto meno de ruso e de
crudelita, l'apelant fiéu de reinard e de loubo e
bèsti pudènto dous cop. Mai lou couneissènt vióulènt e de marrido jassiho, empache pas que s'enanèron souvetant soulamen que Glouriando, pèr lou
biais d'un calignaire afrounta, ié faguèsse lou presènt que semblavo n'avé uno póu tant bello.
Un moumen treboula, lou silènci venguè mai prefound dins lou castèu e la desastrado Glouriando
s'atrovè mai souleto en fàci de soun terrible es-

vesènt tout

calourènto

pous.

Pamens, lou dieu qu'aparo la jouinesso
ié faguè pièi ésquineto. Carguèron

mour

d'Arpajoun de l'embassado de Poulougno
lou

jalous

e

l'a¬

Louvis
e,

tre

—

E,

Aquest

cop,

agantant

ié sian ! diguè.

soun

information»

espaso:

Venès lèu, Glouriando! Zóu ! sautèn de la
fenèstro !
Mai aquelo duberto, destousquè la coyr, au debas, fourniguejanto d'orne arma, e li rai de la luno
pàsi abravon de belu à la pouncho di lanço.
Alor s'envenguè auprès de soun amado que ié
—

—

Ma pauro

Segne dins

bailo avié

L'ague Noste-

resoun.

Paradis ! Pèr quant à iéu, ami de
moun amo, pa'n regret me vèn de
ço que faguère.
Ansi vai plan ! respondeguè, passant si braio
en grand pressèiro. Vole, tout aro, aluca lou
sang
soun

—

d'aquéli couquin.
Just acabavo de s'arnesca tant bèn que mau,
que la porto, souto lis acip que ié largavon déu
deforo, petè coume uno miôugrano madura e qu'uno
bando d'orne, glàsi et pegoum en man, se se rounsèron dins la cambro. Lou du
d'Arpajoun lis aficavo, cridant :
Zóu ! sus lou laire ! Crebas-ié la paiasso !
Que s'escampe sa frechaio !
Très estafié agarriguèron lo'u sire de Cabrian.
Mai eu, dre davans lou lié, aparant de soun cors
mita nus sa dono, h recebè
11 proumiero. N'en
trauquè dous de bando à bando dins un vira d'iue,
e tant
l'aurié fa au tresen se soun pèd noun resquihèsse. S'estramasse e lis autre n'en proufichèron pèr lou larda tant
que Diéu pousquèron. E la
vido i' escapè pèr mai de vint ferito.
Remandant alor si seguènt que, pèr soun ordre,
anèron cava 'n trau e ié jita lou cors déu sire
de Cabrian, lou du d'Arpajoun bouté la pouncho
de soun espaso sus lou sen nus de sa mouié e, la
—

—

—

—

—

—

—

—

—

mesquin bretounejè

un

gramaci

e

avaniguè. Dous

sieguè vist dins Severa. Pièi, tourné mai
au
castèu. Se rescontrè pèr cop d'astre emé la
bailo e, mau-grat qu'aguèsse vira la tèsto, aquelo
i' entreveguè un uei negras que la faguè referni.
Uno orro petacho l'arrapè, Ciselant encô de sa
mestresso, se trasè à si geinoun e, li man jouncho :
Moun poulit mourre beisarèu, ié diguè, leisso 1
lou sire de Cabrian tranquile pèr vuei. Un jour,
que te pôu faire? Ai de laid pressentimen, e i' a'n
mendicant en cousino que m'a douna lou bate-cor.
Que toun galant se pause uno brigueto, ma rèino.
Auras mai de plesi lou jour venènt qu'éu t'amara
o très

COUNFEDERACION M1EJOURNALO
(Communiqué)
Le

Consei

général de la « Counfederacioun
s'est réuni le dimanche 28 octobre
à Lunel sous la présidence d'honneur de M.
Joseph
d'Arbaud et la présidence effective de M. Al¬
phonse Arnaud.
Etaient présents: M. Jean Bérard, capitaine de
« La Nacioun Gardiano
»; Rul d'Elly, Géo, An¬
dré, président du groupe « Mithra » de Mar¬
seille; Georges Martin, président de la « Jouvènço Nimesenco »; Guldensduch, secrétaire du
Club Nimois « La Lilia »; Louis Abric, Fourmaud, Garros, de l'Escolo dôu Vidourle ».
« Le nouveau
Langedoc » de Montpellier; « Lou
Flourège » d'Avignon »; Lou Seden de Saint-Just,
étaient également représentés.
Le marquis de Baroncelli et Pierre Causse, de

Miejournalo

»

miés.

Mai la dono vouguè rèn
Se noun me l'aduses

—

sus

saupre.
aniue,

te

remande à

ti

l'Aubra.

E quouro

fuguè tourna-mai vers elo lou sire
de Cabrian, emé grand gau l'embrassé.
Moun bèl ami, ié diguè, sias moun presounié
enjusqu'à primo aubo. S'anan ama coume jamai.
Aguènt toumba si vièsti, li reçaupè la litocho
mouledouso e, se poutounant, fasènf milo fouligaudarié, se tenguèron estrechamen liga tant de tèms
que ié semblavo que lis ouro s'èron arrestado e que

quentarran
e

que, coma

fargada
pels Jôrts.
Son de' joûents fierôts
qu'an la débuta aulièra
e que,
coma de piôts,
se
trujan de Molièra
en rafiguent
los pots.
c.hucan l'ôbra

pels mascles

de pas e d'armo. Uno
de la sarraio esquihè e

lusour rouginasso dóu trau

pinte fi joun de l'us. Pièi,

la voues de la bailo boumbiguè: « Bono Maire!
M'a tuado! » Lou sire de Cabrian n'en sauté 'n
l'èr.

e

Son saique sostenguts
per Grasset, o per una
Jirma als tendants escuts
ont fan vile, fortuna

—

la mesoulo de sis os se foundié. Mai veici que, sutamen, anèron ausi mounta de la viseto un crebas

la Pensada
de gôrps,

e

son

lèu conescuts.

dobèrt
dansa
Venguda del dezèrl,
qu'an fach rèina de Fransa
Jozefina Baker.
Es eles qu'an

la porta à tola

A ! pôdon se coflar,
los jalords e los laires!

Quand tindarà lo clar,
seran campanejaires
de la fin del temps clar.
Roger BARTHE, lengadociati.

d'arquëologîa.

e los sordats
donèran lo nom d Escôla anlitradicionalista, basai. à tort, car avié, pamens, lo
pregond respèt de tota tradicion.
Mai 1 Art per l'Art n'èra
pas sa tôca.
I calié l'accion e la lucha.

de

la

I

cauza.

Am

uno

orva

chaspar ! idéia
ambé
miés

tota

jisar

la
son

literàri
moderna

sufizènta, volié sentir
e,

s'evocava

lo

ribambèla de sas glôris,
drel vers l'Aoenir.

Don Victor Balaguer,

escrivàn

istoriàn, pcèta, esperit mage,
I

cor

èra

politic,

arderos,

e

passai

pèr

orator,
que tota

dor de

«

^

d'Acclimatation de France dont l'accord à ce sujet
avec le C. M. est complet, en a déjà commencé la
réalisation dans un coin de Camargue mis à sa dis¬

la Compagnie des Salins de Giraud. Il revue de la presse
que ce que la Suisse, l'Améri¬
BOURDELLE
que, la Pologne, la Tchéco-Slovaquie et d'autres
pays ont effectué doit pouvoir se faire en France;
C est un de ceux dont nous auons le droit de
son plan préparatoire en vue d'une campagne favonous enorgueillir. Occitan de
pure race quercynoise,
raiible à la création du Parc National Camarguais
Bourdelle n'esi-il pas le plus grand sculpteur actuet?
est adopté.
Une exposition d'ensemble de son ceuûre a lieu
Le Conseil décide d'adresser à tous les parle¬
en
ce moment en
Belgique. A ce propos, M.
mentaires des départements du Midi un appel en
Ch.-A. Grouas, dans CŒMEDIA, rend hommage à
faveur de la fondation au Parlement d'un groupe
l'artiste :
de Défense Méridionale que MM. Hubert-Rouger,
«
C'est la plus haute expression de ce langage
Sixte-Quenin et Tasso, députés, ont accepté de muet des
lignes et des formes porté par un équilibre
former.
à la fois fougueux et
discipliné à ce sommet excep¬
Il demande à tous les artistes, les poètes, les
tionnel où les éléments sculpturaux et les
principes
félibres, les régionalistes, les patriotes méridionaux purement
architectoniques se rejoignent et s'inter¬
d'aider, moralement et pécuniairement la C. M.
position

par

conclut

en

disant

...

pénétrent.

tâche félibréenne de sauvegarde et
Jamais on n avait pu suivre par une telle somme
de conservation du patrimoine d'art, de beauté et
de rapports l'évolution de cet art si personnel et si
d'esprit de notre pays.
puissant depuis le buste de Félicien Champsaur qui
M. Géo André, président du Groupe « Mithra »
remonte à trente-sept années et cette admirable
déclare mettre à la disposition de la C. M. le
tête d'Apollon dégagée déjà de toute emprise de
journal bi-mensuel « Provence et Languedoc » qu il Rodin,
jusqu'aux monuments et aux bustes récents
a créé et qu'il
publie à Marseille.
qui semblent ouvrir une voie nouvelle
à

poursuivre

sa

M. Guldensduch apporte l'adhésion de la « Li» de Nîmes et verse à la caisse de la C. M.

ria

le produit d'une souserption ouverte entre ses mem¬
bres. Le Conseil adresse des remerciements aux

généreux donateurs.
Un ordre du jour en faveur d'un Parc National
en Camargue a clos les travaux de l'Assemblée.
Le Président.

M'BiO VBIXIJH

per quauques-uns.

Veicî los crôca-môrts

e

segonda ramblàva los apôsles

Espanha coneisirà sot l'escais nom de: el trooaMont-Serrat, enfin mandé lo crid que
despestèla :
«
Podèm-ti donc, encuei, pasar
tranquila« merit nôstre
tèmps à n'auzir que rondèls e can« son
uiosèntas, quand, davans la vapor, disparèisen Jas legas, quand es I idéîa e 11011 la fôrsa
la a Lauseta » de Montpellier, s'étaient fait ex¬ « que ganha las batèstas e
quora un fil carréja
« d un
cuser.
bot dèl monde fin qu'à l'ai tre, ambé la
Le procès-verbal de la dernière séance adopté et (( rapidetat de l'ulhau de las nivas, l'ulhau de
la
les questions d'administration réglées, le Conseil « pensada... Volèm cantar la libertat, la
fe, lo
aborde la question toute d'actualité de l'Avenir « progrès, l'endustrîa, la civilizacion, la
glôri dèl
«
du Vaccarès et de la Camargue.
Pop le dins sô qu àn de bèl, volèm nos sovenir
Joseph d'Arbaud fait un très intéressant exposé « dèl pasat pèr entreprèndre la conquista de l'ade la situation du Vacarès et précise que la C. M. » venir... ».
n'est pas opposée, au contraire, à ce que le réseau
Pauc à pauc la Catalonha complis las paraulas
du roubines existantes assurant l'écoulement des d'en Victor Balaguer.
eaux de
Donc, mal-grat qu'emplègan pas la lènga de
l'étang, soit amélioré; mais qu'elle com¬
bat le projet Morizot qui, par l'installation de ma¬ Madrid, los Catalàns son lunch d'èstre de retarchines et l'exécution prévue de formidables travaux datàris.
nécessitant des crédits énormes, défigurerait sans
Son talament en avansa que, aguènt pôu dèls
profit aucun pour l'agriculture, l'admirable paysage revois d'una respelida ont befa tant rude lo vènt
qui entoure le Vaccarès. 11 constate avec plaisir de 1 independènsi, lo poder central, de totas sas
forsas, s emplega de sagatar la civilizacion cataque le dit projet reste en suspens, les premiers
crédits nécessaires à sa réalisation ayant été sup¬ lana; la civilizacion qu'arbora de
capitala com
primés; ceux du Conseil général des Bouches-du- Barcilona, la civilizacion d'una Rasa, vergonha dèl
Rhôrie par le Conseil d'Etat, ceux du Ministère centralisme! que crèis, parla, escriu, canta, calide l'Agriculture, par le Ministre des Financés; nha, plora, prega, ensinha, publica, juja, trepasa,
mais qu'il y a lieu de veiller et de prendre toutes sofris emai espéra en rebèla lènga d'Oc.
dispositions utiles pour parer à une offensive pos¬
sible des artisans du projet.
Charradisa sus « Victor Balaguer », facha à
En ce qui concerne le parc national de Camar¬ Marselha lo 24 d'octobre de 1924.
gue, M. Joseph d'Arbaud signale que la Sciété
JoRDi REBOUL.

prouvençau.

LOS CROC A-MORTS

travalh d'art

qu un

La

cop

—

fedo

cr.uza

faguè :

la routo de i'uba, pèr semoundre à Ladislau Sigismoun V lou coulié de
l'ordre dóu Sant-Esperit, grèiè tout d'uno lou sire
de Cabrian. Ero jouine, bèn fa, sang-viéu. Soulet
di counvida d'óuganasso, èro vengu proun fes roudeja à l'entour di foussat verdau. De sa fenèstro
auto, Glouriando
lou veguè, lou recouneiguè e
l'amè. Mai aguènt enca crento de countenta si desir d'esperelo, faguè que souspira e se fisè à soun
esteilo. Aquel astre n'aguè pieta. Bouté dins l'amo
de la bailo, en quau lou du avié leissa sa femo en
gàrdi, uno aspro set de s'endrudi just dins lou mou¬
men que lou sire de Cabrian ié
pourgissié un saquetoun bousaru e dindant. Lou pache fuguè lèu teiiènt ansin :
lèst. D'aqui vèn qu'uno niue de pego, aguènt esTrueiasso! ié cridè, fôu de la ràbi.
cala em' uno escalo de cordo li bàrri gigant à n'en
Despachas-vous, elo ié respondeguè mesprevira la tèsto dóu castelas, lou valent Cabrian s'a- sanla, que déu mai vous vese déu mai me viro cor.
troubè davans la duquesso e, d'un biais tout ensènMai éu :
dcus e fort, ié demandé s'aurié lou fege de ié re¬
Ah ! siés pressado, putan ! Toun tour vendra,
fusa ço qu'éu voulié cTelo. Tout subran, lou mené vai, agues pas pôu.
dins sa cambro e, dins un ai, vous ié baiè.
E' m'acô s'amusè à la pougne i pousso, au vènE, desempièi, Glouriando recebè soun cali¬ tre, i bras, senso ié pousquè derraba un crid. Pièi,
gnaire touto fes e quanto qu'aquéu n'aguè nvejo, de sa pouncho la butant, la faguè finalamen davala
ço qu'arribè autant vau dire cade niue qu'a facho nuso dins un croutoun mounte la pestelè.
DiéU:
L'endeman, uno cavaucado noumbrouso quitavo
I' avié quatre mes plen que li dous amant jouis- Ion castèu à primo aubo. Se ié vesié dos lichiero.
sien l'un de l'autre, quouro lou brut, noun sai L'uno pourtavo la duquesso, blavo e mita morto;
coume,
courreguè que Louvis d'Arpajoun anavo l'autro soun espous que sa fàci crudello rebatié
tourna à soun eirau. La bailo, soucitouso, lou ven¬
uno
sourno voulounta.
La novo, abilamen samenado
guè répéta à Glouriando.
pèr éu, d'un roumavage à Nosto-Damo
Escouto, ié digue, te vau bèn parla, ma ca- de Ceigna, courreguè. Mai Glouriando noun se ié
rissimo chatouno. Lou du pôu èstre aqui d'uno ouro leissè engana. « Vau à la mort, se pensavo, e lou
à l'autro. Lou couneisses. Vendra segur pas en- pu lèu sara lou miés ».
rouda de milo ome jougant di couire e fasènt flouLa routo coustejavo, lou moulènt cascaiejant de
teja d'auriflamo. Sènso averti vendra. Vendra à i'Aveiroun. Apereiça vers Mountrousié, aqui
l'escur, souto l'àbi d'un sèr, d'un mourgue vo d'un mounte la sèuvo di Paianjo se vèn miraia dins
jouglar. Se te pren emé lou sire de Cabrian, sias l'aigo, li roumavaire aguèron de faire pauseto au
ribas verdejant mentre que
eue, vous escoutelara, e morto saras, ma bello caio.
li lichiero intravon
E îéu, que vos que fague?
scuto lou bos e
se
ié perdien. Caminèron dins
La bailo parlé e supliquè long-tèms. Mai Glou¬ l'oumbro fresco enjusqu'arribado dins un rode sóuriando sablé que ié respoundre :
vage que de roco giganto i' aubouravon si formo
M'anaras querre esto sero aquéu qu'ame mai •esglarianto. I' atroubèron un ome soulet que sem¬
blavo lis espera. Ero un cirourgian. A-n-un signe
que ma vido.
déu du, Glouriando fuguè agantado et tengudo pèr
E, plourant, la bailo i' anè.
Dins lou lié treboula, la duquesso, lasso mai dous varlet e lou cirourgian ié durbiguè li quatre
noun sadoulo, fasié 'nsin à soun amant:
veno.
Dison que lou du vai tourna. N'avès-ti pôu
Quouro aguè- proun fa de sang pèr noun escapa,
e calares-ti de me veni vèire?
i'enaussèron mai sus sa lichiero e 1 entournèron
Noun ai pôu que de vous perdre, amigo, ié grand dèstre à Sévera ounte se faguè anoucia
respoundié lou sire de Cabrian en la poutounant qu'uno malandro subito de la duquesso avié emà pichôti babeto.
pacha lou roumavage.
Amen-se dounc, e Diéu nous ajude ! Car se
Glouriando rendeguè lou radié badai la mémo
me sènte
lou courage de mouri,
lou de viéure niue. Se mené grand dóu e l'on ensepeliguè sousènso vosto caro
presènei me refauto, apoundié lennamen lou cors dins lou cros famihau.
Glouriando.
Quàuquis an pu tard, Louvis d'Arpajoun secuta
Quàuqui jour après, un vièi mendicant que sem¬ pèr de vesioun de l'infèr, aguènt perdu la sem e
blavo tout escranca e que la póusso ié gisclavo en¬ lou repaus, counfessè soun crime davans la Glèiso.
tre lis artèu, venguè crida misèri i cousino dóu Aquelo lou coundanè à basti, sus la colo adré de
castelar. I é baièron uno escudelasso de soupo cou- soun castèu, uno capello souto lou voucable de
moulo que la duquesso avié souvènti-fes recou- Nosto-Damo de Lorette. Li rouino di dos bastisso
manda d'avé pieta di malurous, e n'en mancavo se podon enca vèire vuei.
Pau EYSSAVEL,
pas que turtavon sa porto. Soun platas tourca, lou
cavaucant sus

occitane»

La

prunuera, ccmpauzada de doctors e de sabènts, coneisuda sot lo nom d'Eseolo tradicionalista, prenguè son ispiracion dir.s l'cnsiana
pcëzîa
populàn qu estudiava arabe pasion e, n'en fazent
son
pàn de vida, semblava se prepauzar rèn altra

PALMARES DES JEUX FLORAUX
DE LA

à

la

sta¬

tuaire.
Comme dans la Neuvième, on y accède par
ouverture formidable. Dans le Grand Hall on

une

s'avance

en effet,
entre les figures géantes de la
Vierge d'Alsace, de Miclỳewicz veillé sur sa co¬
lonne de péregrin par les trois anges de la Pologne,
entre celles de la Victoire, de l'Eloquence, de la
Liberté, de la Force, qui montent la garde autour

du gigantesque destrier et qui résument les vertus
du libérateur. L'une — nous 11e dirons pas la¬

quelle

—

est

dédiée

au

maréchal Pétain.

C'est le réalisme et c'est le symbole conjugués.
On imagine l'alliance d'un regard qui discerne par

analyse et d'une pensée qui centralise et qui recrée
synthèse les détails les plus secrets. Ainsi ce
poésie.
a) Sonnet: I01' Prix (réservé); — qu'on appelle le « morceau » reste inféodé à l'en¬
2e Prix; E. Mouton, de Comp (Gard); — Pre¬ semble et une sorte de preuve implicite corrobore
mière mention : F. Chabriel, de Marseille; — 2° expérimentalement les deux courants cnducteurs de
Mlle Fausset-Crivelli, d'Hyères; — 3e L. Roux, la découverte plastique.
Dans l'attitude, dans l'attribut et dans le geste,
de la Seyne.
b) Sujet libre; I01' Prix (réservé); G. Cauvin, du le symbole, on le retrouve partout. Faut-il rappe¬
s Canet et A. Isoard, de Nice; — lre mention: R. ler la branche d'olivier entourant la lance de la
emblème de la sagesse antique — le
Gaunet, de Marseille; — 2e G. Reboul, de Mar¬ France et
seille; — Poudevigne, de Nîmes.
serpent lové autour du socle, les tresses flottantes
prose: a) Théâtre: 1er Prix: Beglioli, de St- de la Liberté, le bâton de pèlerin de Mickiewic?
Gilles du Gard, et G. Roux, d'Hyères; — J. Ber¬ Le symbole, il est là, concrétisé dans la statue
nard, d'Olioules.
placide de Pénélope, sans la figure énorme du
b) Prose (Eloge d'A. Mathieu) : Mention hono¬ Centaure qui recrée par une équation si neuve
le problème résolu jadis par l'antique: 1e'passage
rable à Mlle Germaine Palois, de Marseille.
Prose (hors concours) : M. R. Caillet, de Car- et l'union de la force animale à la forme humaine.
Avec ses bras pareils aux rameaux d'un chêne,
pentras, pour son œuvre, Li Vespré de Sanl Sifren.
le Centaure de Bourdelle évoque même le rappro¬
VIURE O MORIR
chement. des trois règnes, et, la tête ployée sur
l'épaule, il meurt debout, avant la chute, comme
La lenga es lo dre major d'un pôple.
un
arbre, comme le Paganisme.
BEBEL.
Le réalisme, d'autre part, s'avère dans chaque
MAINTENANCE DE PROVENCE

par

—

—

Sot la butada dèls

ràris s'èran formadas

trobadors, does escôlas liteen

Catalonha.

effigie. Par les croquis, par les fresques et par les
esquisses, tout se confirme et tout s'éclaire. On
peut suivre sur tel dessin la tête de Rodin surchargé

�ESTAUBIAR (1)

d'annotations et de points de repère les étapes |
de la création. On voit où finit l'analyse, on voit
où commence la synthèse. On trouve la clef de ce
cryptogramme plastique qui, dams des visages ou
dans des corps d'une exceptionnelle intensité d'ex¬

A propos
1

on

...

Le

secret

de

son

art

ce

» mon

que

l'on

avis

est que

1

a en somme

« Estaubiar » n'est, pour
mcii, rien moins que
Etablir », de la racine latine « stare ». « Estau¬

réside dans l'équilibre
«

biar

»

ou

Estalbiar

«

»,

en

madame,

ceci..

de la matière et du

La Légende
bles images

de

rance

mes

très dévoués.
Pierre SaNSENAC,

les crèmes de beauté
encrassent

commencerons

ne

à publier notre

nouvelle

nos

derme

que

Vií'iijí'

ieacles

tous

suppri¬

sont

més par

s

inconvé¬

ces

nients

de Digne.

le

langues, je lui ai présenté

L'Amie de les Arts. Grande a été ma surprise de
lui voir lire notre chère langue d'oc couramment,
avec l'accent véritable, bref, de la comprendre aussi
bien que moi et je dirai même mieux. En effet, il

au

i

and. a

deriiiolactol

dans notre numéro du 1-2-28.
m'a renseigné sur la signification de certains mots
Nous remettons également à ce numéro notre
gascons, par exemple dans « Herrans » du Pey de
MEMENTO des périodiques.
Gancs, vocables disparus depuis longtemps' 3e ma
langue maternelle.
Que nos lecteurs veuillent bien nous excuser.
rubrique

fatiguent l'épi—

peau,

sentiments

de

respi¬

ration normale de la

—

la parenté

sur

occitauc

les pores,

diminuent la

Le hasard m'a mis en relations avec un
roumain très cultivé. La conversation étant venue
P. S.

Nous

lisez

langue d'oc, Etablir,

dessin? Pareillement stable en français.
Voici une preuve de ce que j'avance:
des Siècles, en dépit de ces admira¬
Dans mon pays en Gascogne (Landes, Bassesqui la parsèment à chaque strophe
atteindrait-elle une telle beauté sans la richesse et la Pyrénées), « Deslaubia » signifie : détruire, défaire
perfection de son métier prosodique qui lui permet détraquer. Le mot Estaubia qui voulait sans aucun
d'enchevêtrer à sa guise et de maîtriser tous les doute dire le contraire soit construire, ou plutôt en¬
core établir, n'est plus usité chez nous; du moins je
rythmes.
Bourdelle a fait comme le poète.. Sortant du rie l'ai jamais entendu; il a été remplacé, ce qui
cadre conventionnel il a mis lui aussi « un bonnet ne fait pas l'ombre d'un doute, à cause de leur
similitude du vocablee, par « establi ». Le mot a
rouge au vieux dictionnaire ». Artisan et fils d ar¬
tisan, il applique ans une construction logique, été francisé, tout simplement.
Le paysan quercynois de votre dernier numéro
cette loi qui faisait dire à Bergson que, dans la
statuaire de Bourdelle, « chaque partie semble con¬ d'OC fait donc erreur lorsqu'il établit une corré¬
tinuer le tout ». Et cette grande loi, c'est au lation entre estiba « œuvre d'été » et « estaubiar ».
fond celle que nous a léguee a travers les siècles « Estiba » ou « estiua » existe également en gas¬
la claire Sagesse industrieuse de 1 Athéna Ergané. con, cela signifie faire l'été, passer l'été, « estiver »
Et chez Bourdelle l'expression en reste si archaï¬ en français.
Voilà mon opinion, je vous la done moi aussi
que et si française, si éleusinienne et si révolution¬
naire, qu'on ne sait plus si c'est le sang de Iripto- pour ce qu'elle vaut, mais elle est, vous voudrez
lème ou celui de la Marseillaise qui teint ce bonnet bien me l'accorder, tout au moins très vraisem¬
blable.
phrygien. »
Veuillez, je vous prie, agréer, Monsieur, l'assu¬
sources

i

Monsieur,

le rêve...
«

Estaubiar

«

portée de la main.

à

pression, déroule tous les aspects du paysage
humain spixitualisé par l'action, par l'étude ou par

raisonné de la sculpture et de l'arcitecture, dans sa
connaissance exceptionnelle des inépuisables res¬

du mot

chercher bien loin

va

préparation française
végét© - minérale, liquide,
pour l'entretien, l'hygiène

magasin

et la beauté de la peau

LE PRIEUR
DES CHEVALIERS DE

JERUSALEM

CEDE SES DROITS SEIGNEURIAUX
A LA CAPELLE

H195)

ab volontat d'en Ato de Candor et
d'en Peironet doni e lauzi et autorgui a vos Bertran
de la Capella et a vostres efantz et a tôt vostres
eres ami
vos o vobratz
la vila de la Capella et
la forssa que es entre lo castel de Sant Marcel el
castel de la Guepia tota enteiiament o meils l'os-

tots los

si endevendra

et cant

sera

è votre

disposition si

vous

envoyez

votre

mercerie

adresse (et 5.50 en timbre ou mandat chèque, pour

bonneterie

couvrir les frais d'expédition) au
bureau

fourniture*

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recevrez

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francs.

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(La

toulouse 674

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C'est

aparteneis.

mention :

SERVICE DES PRIMES

est

indispensable.)

Illlllllllll

OC que nous sommes le mieux renseignés sur
s'exprime en langue d'oc et d'une façon gé¬
nérale sur tout le mouvement intellectuel qui occupe les
esprits entre Loire et Pyrénées.
par

la pensée qui

E per aquest do sobredig e aguts l'ospitals de
Jherusalem de vos de prim acapte 6 sols de m. et
eu e lespitals tenen non per pagag; e vos Bertran
de la Capella o li vostrei devetz ne donar cadants
de ces a 1 espitals de Jherusalem per terme de
pascas X sols de m. senes tôt autre servici e senes
tolas autras seinorias que eu ni lespitals non i retenen de re, foras de XII d. de reire acapte melgories
cant

madame, OC vous a annoncé une prime sensationnelle:
elle

et

pitals la caija ni la i ténia els intrars els issirs, e
tôt cant l'espitals i avia; ne i ténia, ni afar i avia
e la vila de la Capella ni e la parroquia ni hom
0 ténia del ospital de Jherusalem, so es a saber los
deimes e las terras, eîs prats, els boscs, e las
vinnas,, el erm, el condreg, e la vila e la forssa
e

7, place esquirol
toulouse

Eu, Arnautz de Bossaigas, priors de la baila de
l'ospital de jherusalem d'Albeges e de Rosergue
ab sosseil

vert

vos

Bertran de la Ca¬

pella o vostrei efang tenran conduig e la vila de
h Capella devetz abergaj lo prior del ospital ab
1 compainno una vegada lan quan lo priors passaria
per la vila de la Capella, etc

Les Volontaires

Pour

quelques
centimes*

(La Volonté, de Paris, le 19-12-26.)
OC

est

l'organe des

une

qui composent l'ample terri¬

pays

linguistique connu sous le nom d'Occitanie et qui
embrasse plusieurs dialectes ayant un lien commun... Non
seulement nous lisons avec goût cet effort littéraire qui
toire

beauté
défaut

sans

un

dénominateur

commun

pour

un

lecture et nous y délectons. Nous pensons que notre
véritable feuille d'information littéraire n'est pas préci¬
sément Les Nouvelles Littéraires, La Gaceta Litteraria,
La Fiera Letleraria ou le supplément du Times, mais bien
cette feuille de Toulouse qui nous apporte l'écho velouté
de mille voix qui ressemblent tant à notre voix.

des

personnes

S'adresser,

cette

J. V.

port

décédées, les inhumations

et

les exhumations » et qu'en conséquence elle a seulo
le droit de fixer les heures des convois funèbres.

marseillais et
un valencien, un barcelonais et un toulousain,
un maillorquin et un gascon, mais encore nous prenons plaisir à

cherche

conformément aux articles 77 et 78 du Code civil
et du décret du 15 avril 1919.
Il rappelle, en outre, qu'aux termes de l'ar¬
ticle 97, chapitre IV, de la loi du 5 avril 1884,
l'autorité municipale règle « le mode de trans¬

pour

les convois funèbres,

Déclarations de Décès Convois funèbres
-

tous
au

renseignements

concernant

Service municipal des Pom¬

pes
Funèbres, 34, rue Pargaminières (Télé¬
phone 11-40), qui se charge de toutes les démar¬
ches auprès des ministres des divers cultes.

Foix.

Le Maire de la Ville de Toulouse a l'hon¬
de rappeler à ses administrés que les dé¬

{La Publicitat, de Barcelone, le 22-5-27.)

neur

(Archives de la Haute-Garonne.
Titres de

Ray sac).

Un des journaux les plus populaires dans les milieux
félibréens.
camille

(1er AVRIL 1333)

Cette publication-ci est
de communauté occitane.

la

gazette

littéraire de la

gran¬

Transit

Iiilernaeioiial

F ISflft K A M

(La Publicitat, de Barcelone, le 4-11-27.)

De bestias grossas que seran trouvadas en
malafachia. Item vollen que una bestia grossa que
sera trouvada en alcuna pocessien
tallan sera ten-

Imprimerie Languedocienne. Le Gérant: GlRAP

JulliaN, de l'Académie Française.

(Journal des Débats, de Paris, le 12-9-27.)

COUTUMES DE LA GUEPIE
ACCORDEES PAR OLIVIER DE PENNE

clarations de décès ne peuvent être reçues que
dans les bureaux de l'état civil, à la Mairie,

S U M Y K SS

...

guda de pagar als degmiers deldit loc 4 d. es. et
sia tenguda de emendar la talla a la ccgnoissensa
del s dicts arbitres, etc.... etc

tout

Copieuse publication illustrée, qui apporte toutes
de renseignements aux personnes qui
mouverr-nt littéraire de langue d'OC.
tes

C.

sor¬

s'intéressent

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Gandilhon-Gens-d'Armes.

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fachs per totas las procedencias. Especialitat
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(Auvergnat de Paris.)

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de l'AUTOMOBILE-CLUB DU MIDI

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—

3,

rue

du poids-de-l'huile

-

ou

toulouse

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              <text>Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/69bbbe694b9a7ba73ccb975eb79977ee.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (non paginé [4 p.]) ;  45 cm</text>
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              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
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              <text>Eyssavel, Paul (1886-1957)</text>
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              <text>Barthe, Roger (1911-1981)</text>
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              <text>Sansenac, Pierre</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, A 1</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Cultura occitana = Culture occitane</name>
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