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                  <text>El

O

nu m. :

pte» 30 cts

Le num. : O franc SO cts

SETJIANARI DE LITERATURA
HEBDOMADAIRE

Organe dels païzes d'Oc
VI' Armada.

Un

s

-

CIENCIAS

-

ESRORTS

SCIENCES

ARTS

Toloxa, fo 1&amp; d'Avril de 1929

miracle mistralenc

VIe Année.

A L'OMBRA « del clar

falabre-

bruzisent de la
de sos pantais » ,coma

encara

muzica

escrivia Caries Maurras, l'autre dia,
al conse de Malhana, Mistral a re-

l'omenatge d'un ministre de la
Republica.
cevut

I

a
trop de cauzas enclauzas dins
paraulas del Senhe F. Poncet per
non pas ens i arrestar e meditar-i su-

las

bre, drin.
Al moment ont entreprenem una
obra d'accion, entendre un ministre

Tôt

CHARLES

occitanisme. E tôt nos¬
enclaus dens lo dis¬
cors de Malhana. « Lo
programe la¬
tin autentic », nostre amie En J.-V.
Foix, dens la Publicitat, à perpaus de
tre

nostre

latinisme

ONfit ne se dissimule point les

es

fautes et les lacunes de

leçon détachée d'un
trine (1), et qui, dans

de doc¬
ensemble,
est peut-être mieux à sa place.
D'autre part, l'idée latine a eu bien

Latinité, espauzava darreraqu'esa reprezentat pel novel gropament d'OC que se situa davans
l'Occident europeu amb los peds clavats sus la terra maire, « sense
prejudicis escolars de geografia i amb un
ment

d'autres
l'on ne

cours
un

défenseurs,
trouvera

et illustres, que
point cités ici: La-~

martine, Hugo, Michelet, Quinet,
Mazzini. Mais l'auteur n'a voulu
qu'étudier le mouvement panlatin dans

realitats

noves

travail. Ce n'est qu'une

I

la revista

instint finisim de les

ce pe-

nostre programe e I'espaudamb la netetat d'un obrer de la

nostra, i a dins aquel feit coma
miracle. Un miracle mistralenc.
Permor que dins aquelas paraulas es

simplament

tôt

nostre programe
de latinisme.

e

L'encizori à la

man,

se

aquel discors, jos las paraulas d'un
fa aunor à l'autor, que

trovam ?

Cal

:

dechar morir so qui
riquesa e una gloria;
sere acó
ajudar à dechar cade una
part del patrimoni comun... ».
Primier punt, esencial : justificacion de
l'accion occitana, en géné¬
ral.
«

...

adès,

pas

una

guistica

e

de 1914,
nomica

dia

a

créât

poetica.
avem

e

d'auei,

pensan a

guerra

région ecohons esperits, al

la région admi¬

».

La Culida.

déralisme.

Vegeu

occitanisme, de quina
sie, es aquiu, en très
punts, codificat. E melhor qu'acô,
En F. Poncet proclama que tots
aquels sauneis qu'aletejan à l'entorn
del cap dels occitans, que tots aquels
mots que son la bandiera dels nostres
espers, de nada faison no poden estre
jutjats reprensibles, que loenh
nostre

que

d'estre obra de mort,

son

obra

de

vita, obra de respelida. Al moment
semblava que tots aquets principis, que son nostres principis, anavan estre considérais coma « subver¬
sifs » es una satisfaccion majora d'en¬
tendre un ministre nos dize lo contrari e restablir l'ordre dens lo sens
dels mots, un pauc trop « bousculé »
ont

aquestes temps

darrers.

et

commande

une

de substituer une huma¬
à l'humanité latine. »
Ainsi, « l'idée latine » des consuls,
des jurisconsultes et des poètes était
bien l'un des enjeux, et peut-être l'en¬
jeu suprême de la lutte : il s'agissait!

la reforma administrativa, l'encaminament cap al fédé¬
ralisme francés : justificacion del fé¬
Tôt

cata¬

est

nité germanique

de son éclipse ou de son triomphe. Et
les journalistes réunis autour de la
conférence d'Algésiras l'avaient bien
vu : Mistral a été un des beaux mo¬

Trezenc punt,

escola

l'effroyable

et

Naumann,

créât la

hera de

nistrative...

la

future Société des Nations

le rachat de

but de la présente guerre, avouait un
des membres du Reichstag, Friedrich

la région len-

Après

sera

poète Claudien. Rome a légué aux
peuples le culte du droit. Les Alle¬
mands ne s'y trompent point : « Le

d'oc à ïescola.

Mistral

cette

qui

nouvel ordre de choses. La lati¬
nité, a-t-on pu écrire, a donné au
monde la première Société des Na¬
tions : « De la diversité des nations,
tu as fait l'unanimité d'une
patrie »,
disait déjà magnifiquement à Rome lé

...

...

de

au

«
Perque dens las escolas, la
lenga provensala sere pas la lenga
d'entrada e mes tard, l'ajuda e l'acompanhament del francés?... »
Segond punt, la condicion sine qua
non del trionfe de la
lenga : la lenga

«

président de la Conférence internatio¬
nale, envoyaient « l'hommage de leur
affection reconnaissante au grand
poète
de la race latine, objet de l'admira¬
tion universelle, à Mistral,
symbole
de la civilisation pacificatrice. » Le
grand poète de la race latine » est
descendu lentement, glorieusement au
tombeau, à l'heure où naissait l'aube
sanglante de la guerre : mais nos yeux
se
tournent encore vers lui,
lorsque
nous tâchons
d'imaginer les linéaments

conception particulière de la Société
des Nations : ils ne la croient possible
ec viable
que si elle repose sur le prin¬
cipe fédératif; mais encore, de toutes
les fédérations primaires qui doivent,
à leurs yeux, la précéder et la
per¬
mettre, celle des peuples latins leur
paraît la plus proche de se réaliser, la
plus propre à dégager et à faire luire
le principe qu'ils donnent pour base

atticisme que

era,

BRUN

fédéralisme fonde

disecam

Escotern En Francés Poncer

JV" 113

qui devra en empêcher le
retour. Non seulement, en effet,
pour
les fédéralistes dont j'ai
entrepris, au
cours de ces
leçons, d'exposer le sys¬
tème et les espérances, la doctrine du

cauza

trova

-

clysme

un

d'occitanisme

-

par

GIRARD

espauzar
zar

Balears

l'idée latine

mistral et

per
Ismaël

guier

SPORTS

Auvernha, Gasconha, Lengadoc, Lemozin, Provensà &amp; Eatalonha ami» Valencia &amp;

N° 113

-

ARES

-

LITTÉRATURE

DE

a

la secció

-

Dibuix de Lola

Literatura

«

» :

Anglada

ments et comme

Entre Occitans, cal traduit Mistral?

carnation

europeus :

federacions interregionals i

interestatals
camp

;

Occident llati

coma

ì!

à

Es lo latinisme autenticament mis¬

soas

razons

nisme, lo
«

Merces

sempre

Qu

latins

a

rememo-

truchement
tu

em

demoratz,

cop.

em

rapide

C.-B.
A

Il y aura bientôt un quart de siècle,
les représentants de la presse mon¬
diale, réunis à Algésiras, sous la pré¬
sidence du duc d'Almodovar del Rio,

».

em

».

demoratz e que demoraoccitans... latins. Paraula de
ministre. Volontat de pople. Per un

ran...

de l'aridité Volontaire de cette
étude.

latinisme e las
glorificant l'occita¬

en

son «

a

Félibrige. Les

rapportés dédommageront le lecteur

tralenc, latinisme dels ornes de 1878
rejovenit, modernizat pels ornes de
ens

et uniquement

détails qui suivent n'ont d'autre prix
que d'être souvent assez peu connus;
et les beaux textes du
poète qui y sont

».

1929. En F. Poncet
riat l'istoria d'aquel

période restreinte

autour de Mistral et du

d'accion immediata, Europa à

la vista...

une

i
en effet, une leçon, mise
professé au Collège des Sciences
sociales de Paris (1917-1918) sur la Société des
Nations et le Mouvement jédéraìisle.

(1) Cette étude est,

à

jour du

cours

de

la plus
idée.

complète in¬

cette

★ ★

On

s'étonnera

point de nous voir
Mistral, dans ces études, parmi
les sociologues et les théoriciens. Il
ne
prétendait qu'au laurier du poète,
et nous verrons de quel vêtement
poé¬
tique, pourpre et or, il a, en effet,
drapé ses conceptions politiques et so¬
ciales. Mais le poète, quand il est
grand, quand il ne se contente point
d'être un assembleur d,e rimes élégan¬
tes et frivoles, exerce le haut sacer¬
doce de l'esprit : il est un pasteur de
peuples et un voyant de l'avenir. Le
latin n'a qu'un mot, vates, pour si¬
gnifier poète et prophète. Quels gui¬
des, au cours des siècles, pour nos frè¬
res italiens,
qu'un Dante, un Alfieri,
un
Leopardi, un Giosuè Crrducci, un
ranger

ne

�o

Gabriele d'Annunzio ! Mistral

a

singulières divinations, des formules
qui ramassent et condensent, des

de

ciencias,

esports,

ima¬

qui éclairent. En fait, olympien,
gœthique, il a dominé toute une épo¬
que. Par son oeuvre et par sa vie, qui
chef-d'œuvre, il

un

thétisé

un

mouvement

rant

d'idées. Son

des

grands hommes

incarné,
social, un
a

évoque

nom

syn¬

formations

d'in¬

critique.

et

de

DIRECTION: Place Wilson, 15, et Rue Victor-Hugo,

1.

France

des lieux où souffle l'esprit.
Devant lui, l'émotion esthétique, ainsi
ne,

R. B. A.

prendre
sieurs

»,

mots

ces

officiers

aux

ordres

ses
et

: «

qui

venaient

Allez, Mes¬

les chemises

rouges, sur

couns

simples, couraient

se

faire

prise de Mistral, qui n'avait
rien de romantique, était de même or¬
dre. Son tempérament était celui d'un
chef. Il n'a pas seulement écrit des
poèmes qui sont- des actes, élevé un
monument philologique à la gloire de
sa langue; il a créé une agitation par
ses

discours,

fondé

lettres,

ses

association

une

journal; il
de patriotes

son

méridionaux, des fêtes destinées à
maintenir le costume traditionnel, un

qui est un conservatoire de l'â¬
provençale. Ainsi, à côté du
poète, à travers le poète, apparaît en
musée
me

lui le doctrinaire.

mistralien

sont

»

Mistrahsme »,
des vocables qui,

«

répondent à des réalités. Cette doc-t
trine
qu'il n'a pas formulée en un
corps (1), mais qui est éparse à travers
toute son œuvre, y est souvent revê¬
tue d'un symbolisme un peu obscur :
c'est un enseignement qui reste, par
endroits, un peu loin du vulgaire.
Mistral a parlé lui-même de « ce but
mystérieux du Félibrige, caché dans
le sanctuairè du Temple, et que,
seuls, les « primadiers » de Font-Séconnurent, réservant sa révéla¬
tion pour le moment fixé à l'avance
par l'astre félibréen (2). » Il a adjuré
la jeunesse « qui sait le secret » de fai¬
re
que point ne croule le monument

gugne

mystique (3). Mais cet ésotérisme,
qui a peut-être rebuté les profanes, lui
á gagné une petite troupe de fidèles,

de jour en
jour. La guerre et ses rudes leçons,
qui nous ont détournés de tant de fai¬
que nous avens vue grossir

de rhéteurs, qui nous ont mon¬
tré le vide disimulé par tant d ori¬

seurs

et

jettent les nouvelles généra¬
tions dans un grand désir d'ordre, les
amènent aux conducteurs nobles et se¬
reins. Mistral est de ceux-là. Tel, qui
naguère l'eût jugé, trop promptement,
peu sympathique à l'esprit moderne,
découvre aujourd'hui dans ses œuvres

peaux,

les lois éternelles du progrès.

Radia

T

-

l

a

a z a

(1) On
ses

en

l'essentiel dans le recueil
Dicho, publié par l'Ecole

trouvera

Discours

e

d'Avignon.
(2) L'A iÔli, 7 mars 1893.
(3) Chanson du cinquantenaire

per

SEMPEKt

Narbona

de

Miracle

JLo

ces

llxa.

«

camin

invités à envoyer leur souscrip¬
tion à M. Burguburu, secrétaire de la So¬
ciété, 27, avenue Gambetta, Dax (Landes).
sont

En souscription

viajador, gautas
jeda, s'encaminava. Mentre que s'avansava, Sant Just, dens los uelhs, era coma
un doble pichot punt d'interrogaciòn.
d'aquestes

un

de

lo viajador
de jeda. E lo viajador qu era un

tas

l'aiga
sa

en

vin

e

cercas

sarrava

des Clastres de Moissac.

beud'aiga fasquel sabrof, pol¬

EWVQYEZ

vc.c

C-OHPASitlE
R.

eu

GÉNÉRALE

Avenue de«

DAKAR

AVION

AÉROPOSTALE

VKlysée»
le* Br

&amp;T»

A

—

PARIS

tiré

comprend

que

sur

à 500.

L'impression de cet ouvrage, confiée à
Barrier, imprimeur, à Montauban, a été
l'objet d'une attention toute spéciale.
Adresser les souscriptions à M. --Pierre
Gardes, 13, rue Bessières, à Montauban
0 arn-et-Garonne).
M.

Du même

auteur

:

occitanes
en

I

Occitane

sance
rus

du soir,

notre

ami

parle a

popular

c1cloped1c

».

de

petite église du pays où, en pré¬
Mgr Rivière,
aicbevêque d'Aix, de Mgr Dubourg, évêdans la
sence

l'AtENEU En«

La renais¬

Le 3 avril, à 10 heu-

;

public nombreux,
parlé de. la Re-

j

devant

un

J.-V. Foix

a

|

Le conférencier exposa les points de vue
de doctrine que soutiennent aujourd'hui les
«
occitanistes ». Il exposa notre projet de
Société d'Etudes Occitanes, tel que nous
l'avons relaté dans OC antérieurement et
fi: une étude complète sur le mouvement
occitan actuel
après être remonté à ses

historiques. Il décrivit les diverses

cccitanes et fit l'histoire de leur ré¬
union à la France.
terres

Après avoir parlé des conflits qui s'éle¬
jadis entre les provinces occitanes et
le Gouvernement français, notre ami fit al¬
lusion au mouvement breton et aux questions
d'Alsace et termina par une
l'idée fédéraliste. '

apologie

de

J.-V. Foix termina sa conférence en don¬
des exemples relatifs aux problèmes
de philologie que pose la question occitane
et la carte des
pays
d'Oc au mur, en
répondant aux questions de plusieurs audi¬
Le conférencier fut chaleureusement

G/lSCfiGiVE
DAX.

A

—

La Société

de

la

M. Isidore Salles
testamentaire,

Société

de

Borda de Dax, à

ses

Borda

:

laquelle

laissé, oar une note
manuscrits des deux re¬
a

de Mme Mistral, de

de Marseille, de M. François Poncet,
scus-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts, de's
personnalités officielles et des membres du
Félibrige, a eu lieu le service solennel à
la mémoire du Maître. On a glorifé Mis¬
tral devant le Mausolée du Cimetière où
le Capculié Jouveau a parlé
en termes
émouvants de la fière leçon d'énergie que
nous
pouvons puiser dans l'œuvre mistralienne; devant le Mausolée où les cavaliers
de la « Nacioun Gardiano », conduits par
Jean Bérard et par Folco de Baroncelli,
sont venus déposer
la traditionnelle cou¬
ronne
de
saladelles, ces fleurs embléma¬
tiques de la Camargue. On a glorifié Mis¬
tral enfin devant le monument du statuaire
Achard qui se dresse sous le micocoulier
du jardin du Poète et qui fixe à jamais sa
silhouette dans une de ses attitudes fami¬
lières. Et là, entrecoupés de chants et de
refrains provençaux exécutés par les chœurs
du « Roudelet » de Maillane et par les
galoubets et tambourins, après une vibrante
allocution de M. Gautier, maire, trois re¬
marquables discours ont été prononcés; le
premier par M. Pierre Devoluy, ancien
Capoulié du Félibrige; le second par le
poète Emile Ripert, de l'Académie de
Marseille, et le dernier par le délégué du
Gouvernement, M. François Poncet. Les
quotidiens ont donné des extraits de ces dis¬
cours, il nous restera à en tirer les leçons.
que

naissance Occitane.

sources

Ghésalide, drame lyrique en trois actes,
vers français. Prix, 5 francs.

MAILLANE.
—
A la mémoire de
Frédéric Mistral. — En ce quinzième an¬
niversaire de sa mort, on a glorifié Mistral

Jean Creixells avertit les auteurs que les
présentées seront reçues jusqu'au
3'. septembre 1929, de 4 à 6 heures du
soir, au Secrétariat de l'Ateneu Barcelones, Canudo, 6, Barcelona.
J.-V. FOIX

acte.

—

œuvres

—

Vielhs, comédie occitane
Epuisé.

La Terro des

Prix Jean CreiLa Commission qui régit le Prix

de résoudre les con¬

et le
meil¬
leures les règles de solution de ces
conflits, ont déjà donné naissance à
de nombreux faits qui permettent de
constater cette orientation nouvelle.
Parmi ces faits, il y a lieu de re¬
flits produits par la vie réelle
désir de contribuer à rendre

marquer tout particulièrement, ou¬
tre les Traités signés
après 1918,
l'action de la Société des Nations,
les décisions de la Cour Permanente
de Justice Internationale, les Con¬
ventions de l'Organisation Interna¬
tionale du
les publications

Travail

lUnion

en

;

juridique.

La nécessité

"de 31

papier

commerce;

Pesoulhous, comédie occitane en 1 acte,

BARCELONE.

le

Traité de Versailles, un état d'es¬
prit nouveau, obéissant à des prin¬
cipes nouveaux, dont même les plu»
importants n'ont pas encore pu être
recueillis et systématisés par la

AVIGNON. — Le Centenaire d'AuLe Comité Aubanel a arrêté en

banel.

de l'Académie de
nal

I franc.

xells

on

Rives, numérotés de 1 à 5,
25 sur papier Lafuma, nu¬
mérotés de 6 à 30; 470 sur Velin bibliophi¬
le des Papeteries Sorel-Moussel, numérotés
sur

hors

informations

une

Droit Internatio¬
de l'Institut de
Droit International, de l'Internatio¬
nal Law Association, de la Fonda¬
tion Carnegie pour la Paix Interna¬
tionale, de" l'Union des Associations
pour la
Société des Nations, de

5

Dins Narbona ont
Varna de Ferrol rodeja als quatre caires de
las carrieras, rodeja e senhoreja, lo viajador
debarat del Nord s'occitaniza. Las trobas
de Fores, de Perbosc, d'Estieu cantan dins
lo son esperit. La neit, Ferrol e Savier de
Ricard son los diuzes sauvaires del sieu
som. E lo matin s'espaVenta el meteis : l'abitudasa i es pas encara e quand s'enten,
al primier toc de la lenga reconeis pas lo
sieu lengage. Mes acó dura pas, un sabrot
de vin e de polsa e lo miracle coniunia.

LETTRES «t COLIS

ALGÉRIE,
AMÉRIQUE BU SUD
MAROC,

tièrement

rotés de 1 à 500.

mort.

es

paraîtra en juin, est en¬
papier de luxe et ne
cinq cents exemplaires numé¬

Cet ouvrage, qui

gau¬

abarrei.

beu-l'aiga

Louis Gardes, capiscol de la Cloucado

par

*
★ ★

Lo

AL COUFIN

:

AL COUFIN, recueil de contes occitans

***
Lo mal de la set

longue série de faits montre
le droit public est entré dans
période de transformation fon¬

Une
que

science

les Gascons, surtout les amis des

ous

GUYEJVJSjE
Un jorn

Objet du Concours

En étudiant
ce. mouvement,
voit se former,
surtout depuis

lettres,

La gagaméla raspiA beure, a heure, per piéiat! » Sul
de Narbona, lotes los mots son isto-

INTERNE

cription paivienne avant le 1er mai 1929.
Le prix sera, apiès cette date, porté à

1

nant

du Félibrige.

CONTEMPORAINES
LE DROIT PUBLIC

damentale et que ses institutions se
renouvellent sur des bases différen¬
tes de celles d'avanl-guerre.

au

de 50 francs.

de Narbona.
La lenga claqueja.

INTERNATIONAL
INSTITUTIONS

INTERNATIONALES

œuvres

Une édition de luxe sur papier velin pur
Lafuma, limitée à cent cinquante exemplai¬
res. numérotés, sera également livrée au prix

polseja, qu'escampa subre la
bleujor, bota'ds de luslror.
Embornhament de polsa enlugranta, triomjlanta, estrambordantat victorioza. Polsa
Camin que
vila botas de

teurs.

a

»,

seul volume de

un

24 francs.

applaudi.
•g

en

Debis Gasprocède à la ré¬

A

Secrétariat de la Société au prix
de 18 francs pourvu que le bulletin de sous¬
vente

Octavi

Gascougne

«

charmantes auxquelles s'ajouteront quelques
inédits. Une édition populaire sera mise en

vèrent

[A suivre).
de

et

»

La

tuer.

DES

cueils de poésies gasconnes «

P.

-

édition

que

voix basse,

DROIT

ET

SUR

un

le recommande Goyau, s'est bée
à l'admiration morale. Tel qu'il était,
tel que l'avait fait l'hommage de
l'Europe, il ne pouvait pas ne pas
exercer une profonde influence.
M. Ch. Maurras rappelle à son
propos l'action d'un Garibaldi. Porté
sur le champ de bataille dans sa voi¬
ture, le patriote italien disait, d'une

DU

PRIX
OUVRAGE
L'INFLUENCE
D'UN

MEILLEUR

CONSACRE

Via Laietana, 28, 5e. A.
France: 25 francs;

POUR

CONCOURS
L'ATTRIBUTION
AU

ABONNEMENTS: Un an:
Espagne: 14 pesetas. — Le Numéro: France; 0 fr. 50. — Espagne: 0 p. 30
SERVICES COMMERCIAUX. Interchange, I, Rue Victor-Hugo, Toulouse

ceux

l'ont orienté : Voltaire,
Gœthe, Hugo, Ibsen, Tolstoï. On l'a
nommé le prophète. On est allé en
pèlerinage vers le « mas » de Mailla-

«

sciences e.t sports,

arts,

BUREAUX A BARCELONE,

cou¬

litterature,

de

temps et

un

a

d'informa-

Toulouse (Haute-Garonne). C. C. Postal 124.55

représenté

qui ont

hebdomadaire

arts,

clons e de cr1t1ca.

ges

fut

l1teratura,

setmanari

Patxot

rinstituciú

A.

de

—

principe la date du 2 juin pour la célébralion du Centenaire d'Aubanel.

de La Haye,

Interparlementaire, des Con¬

grès des Nationalités Minoritaires
d'Europe et d'un grand nombre
d'autres

organisations

;

à tout cela,

faut ajouter
des livres
d'auteurs remarquables.

récents

nonobstant cer¬
oscillations fa¬
cilement explicables étant,
donné
l'effort qu'ils représentent, tendent
à pousser le régime juridique des
peuples vers un état de conscience
où les idées de » Nation », société
naturelle, et d' « Etat », conception
politique, acquièrent une importan¬
ce et une signification nouvelles.
-Le droit des peuples
à disposer
d'eux-mêmes, la limitation de la
souveraineté, l'interdépendance des
Etats, les droits des minorités de
race, de religion ou de langue,'sem¬
blent être les principales manifesta¬
Tous ces travaux,

taines incertitudes et

ce nouvel état de la cons¬
collective.

tions de
cience

Une conséquence essentielle, et de
tout premier ordre, en résulte : c'est

la nécessité de

préciser

l'influence

que le droit international exerce sur
le droit interne, lequel, jusqu'à pré¬

sent, avait été dominé principale¬
ment par l'idée de la toute puissan¬
ce de l'Etat, plutôt que par celle de
la soumission de l'Etat aux exigen¬
ces supérieures
du droit et de la
justice.
Afin de contribuer à formuler les

principes juridiques répondant à ce
nouvel idéal, l'Institucio Patxot, de
Catalogne, a décidé d'ouvrir un Con¬
et de décerner un prix au
meilleur a Traité de Droit
Public
Général », qui exposera et systéma¬

cours

tisera, d'une

manière

scientifique,

nouveaux, et qui en
étudiera l'influence sur les théories
ces

principes

les plus récentes
du
aussi bien que sur la

les autres sources de

droit public,
législation et
droit d'après-

guerre.

I. Les ouvrages présentés au Con¬
doivent être inédits,
anony¬
mes et écrits à la machine en trois
exemplaires. Chacun de ces exem¬
plaires portera comme légende une
maxime, citation, phrase ou mot,
qui servira, au jury pour l'identifier.
Les trois exemplaires seront accom¬
cours

pagnés d'une enveloppe cachetée qui
l'adressé de
l'auteur, et sur la face extérieure de
la quelles sera reproduite la légende
de-Touvrage auquel elle se réfère.
TT.
Les ouvrages
peuvent être
écrits dans n'importe quelle langue
romane, aussi bien qu'en
anglais,
contiendra le nom et

en

allemand et

en

néerlandais.

�oc
III. Le délai pour la 'présentationdes trois exemplaires de chaque ou¬
vrage expirera le ^1 décembre 1930,

Estudis

Filologics

1 ortografia actual, té
per

à 6 heures du soir.

Les exemplaires, accompagnés de
l'enveloppe indiquée au n. 1, seront
adressés
à
l'Institucio Patxot, C.
Cucurulla

1

arriver à la connaissance
currents.

des

con¬

V. Le prix à. décerner est de mille
livres sterlings (L. stg. 1000),
que
l'Institucio

Patxoi

mis

a

à

la

dis¬

position de M. le Professeur Dr D.
Anzilotti, en sa qualité de membre
du Jury, à l'Amsterdamsche Bank,
à La Haye.
VI. Pendant une période de dix
ans, l'ouvrage couronné restera la
propriété de l'Institucio Patxot. Il
sera imprimé aux frais de l'Institu¬
cio, dans la langue que l'auteur
aura employée, mais l'Institucio se
réserve le droit d'en publier des tra¬
ductions.
VII. En dehors de l'ouvrage au¬

quel aura été attribué le prix, le
Jury aura la faculté de recomman¬
der à l'Institucio Patxot la publica¬
tion d'autres ouvrages présentés au

Concours, jusqu'à concurrence du
nombre de trois. Si la recommanda¬
tion est
acceptée par l'Institucio,
celle-ci procédera à
la publication
des ouvrages
recommandés, à ses
propres frais. La publication
sera
faite dans la langue que les auteurs
auront
choisie ; mais l'Institucio
aura la faculté d'en publier des tra¬
ductions.

L'édition des ouvrages recomman¬
dés sera partagée par moitié entre
l'Instituco Patxot et les auteurs res-

pectiis : on fixera un .prix commun
de vente, puis chaque partie dispo¬
sera librement de sa part
d'exem¬

plaires, exception faite de quelques
exemplaires de bibliophile, que l'Ins¬
titucio a l'habitude de tirer, et qui
lui appartiendront exclusivement.
VIII. Le jury ouvrira seulement les
enveloppes relatives à l'ouvrage cou¬
ronné, ou à ceux recommandés pour
la publication. Toutes les autres se¬
ront brûlées dans la séance au cours
de laquelle le Jury aura définitive¬
ment arrêté ses conclusions
à l'é¬

gard du prix à attribuer et des re¬
commandations à faire.
Les auteurs restant inconnus pour¬
ront reprendre leurs exemplaires, en

envoyant leur adresse, ainsi que la

légende de l'ouvrage, avec
miers mots d'un chapitre

les pre¬
quelcon¬

identification.

que, comme

L'Institucio Patxot

fort obli¬

sera

souvenir du Concours.

IX. L'attribution du prix et la fa¬
culté de faire des recommandations
en vue de la
publicatiorc.des ouvra¬

confiées à un Jury des trois
soussignés. Au cas ou quel¬
qu'un de ces membres serait dans
l'impossibilité d'accomplir sa tâche.
l'Institucio Patxot désignera le ou
les remplaçants, d'accord avec les
autres membres du Jury.

ges, sont

membres

X.

Dans

première séance, le
Jury nommera son Président et
prendra toutes les mesures néces¬
sa

saires pour l'accomplissement de sa
tâche, qui ne sont pas explicitement
indiquées dans les dispositions pré¬
cédentes.
La Haye, décembre 1928.
LE

JURY:

Prof. Dr. D. Anzilotti,
Président de la Cour Permanente
de

Justice Internationale

Professeur de Droit international
à

bra, ha plantejat la solució de l'unificació dels dialectes occitans i llur

depuració amb

una

claredat.

gran

L'obra de restauració ha de tenir

«

compte, — diu — Testât actual
de la nostra llengua, aixi com les condicions politiques i socials que la doirinen ». I més avall : « La falta de
en

elements d'unitat en terra
(— cap centre de població
no pot imposar el seu dialecte i fer el
paper de capital ; cap provincia occi¬
tana no gaudeix, tampoc, d'un predotots aquest

occitana

mini literari suficient damunt les al-

autoritat politica és capaç
una doctrina hngiiistica
unificada —) no permet d'emprendre
el treball d unificació i de depuració
tres;

cap

,c!e difondre

les mateixes condicions de succès

en

que a

Catalunya. Cal tenir miraments

amb les susceptibilitats locals, les resistèneies de la ignorància i els mais

ja vells de gairebé quatre segles. Per molt de temps, la llenga
d'Oc tindrà una grafia única, perô una
costums,

fonètica i

un

vocabulari variable.

Rccordo que, en preparar

el

numéro

de « L'Amie de les Arts » dedicat a
la cultura occitana, es plantejà entre
nosaltres la qiiestió de la llengua occi¬
tana unificada. Calia presentar els textos occitans al lector català amb tots
els avantatges possibles d'mtelligència. Calia evitar que la diversitat orto-

gràfica dels textos que havien d'ésser
reproduits motivés : a) el refus caté¬
gorie del lector català a esforçar-se
a

descobrir

ortogràfics,

sota

els diversos sistemes

sola llengua; b)

un

disgust, de disfavor

per

una

moviment de

la causa occitana que « L"Amic de
les A'rts » pretenia actualitzar tôt i la
resistèneia d'elements apreciables.
N'Ismael Girard, que tan activacollabora a la confecció d'aquell

l'Université de Rome

numéro,

transcrivi els treballs

que

hi

destinats en l'ortografia de
Perbosc amb algunes concessions a la
fonètica dialectal d'aquest o d'aquell
autor i a alguns punts de vista particulars. Nosaltres — Carbonell i el que
anaven

signa — ens atrevirem a sotmetre
aquells originals a una nova revisió
amb el fi de facilitar-ne la lectura als
catalans als quais aquell numéro era
destinât. Tôt just però si modificàrem
tal a per e (travalh = trevalh), tal ch

(matech = matex, coneche = conèxer, etc.), tal damb, ame, am o ab
per amb. Sistematitzàrem la transcripper x

ció d'ha i hi

en

lloc de

a

ii

com

venia

l'original (suprimida la h per l'or¬
tografia unificada) perquè el lector ca¬
talà confondria facilment aquells vo¬
cables amb a preposició i i conjuntiva.
Accentuàrem, erròniament, e's i son
en

terceres

persones

del singular i del

plural, respectivament, del verb ésser,
semblança del català perô en desacord amb la fonètica occitana. Unificàrem, potser, algunes formes dialectalment diverses en els parlars occi¬
tans : cel i ceu, alba i auba, ont i
a

jonkheer W. J. M.

EySINGA,

van

Recteur de l'Université de Lciden
Membre de la Cour Permanente

Prof. Dr. F.
Ancien

de

P. Maspons

Président de
et

i

d'Arbitrage

Anglasell,

l'Académie de Législation

Jurisprudence de Barcelona

Délégué de /'InsTITUUO P*txot

on...

Mes tard, en els articles que « L'A¬
de les Arts » publicá d'escriptors

rme

FOIX

meridionals, les correccions que hi
havem'establert son d'un altre ordre i
d acord amb el résultat de l'experiència realitzada de sotmetre textos occi¬

mal dels

castellà, mantenen aquesta
transcripció fonètica : leissar per leisar,
renaissença per renaisensa, possibilitat
per posibilitat, dressar per dresar, etc. ;
adopció de la ç en els mots occitans

França per Fransa i,
jransés, vèneer i
vençut per vènser (escrit normalment
vèneer) i vensut. Substitució de la z
per s en els mots que en català la s
te valor équivalent : casa per caza,
borgesa (m. bergès) per borgeza, siIcnciosa per silenciozaf episodi per

només del con¬
del català i l'occità en les pàgines d'OC, una certa unitat serà rea¬
litzada : hom emprarà de dos mots

per

équivalents aquell
s'adonarà de

vem

mantingut

aquesta z en
en

infinitius

tallizar, realizar, jederalizar i

diverses
com

en

cris-

al très

verbals com fazia, vezia,
mantinguda també en
mots com cozina (cuina), etc.
Quina régla filològica aplicavem
per a aquestes lleugeres modificacions
ortogràfiques dels textos occitans apareguts en publicacions catalanes ?
Cap, en rigor. Només l'instint d'uniíieació, l'evitar que un percentatge de

que

certs

serà

cornu;

hom

falsos castellanis-

d'alguns falsos gallicismes. No
de dir que havem adap¬
tât d'algun temps ençà el nostre vo¬
cabulari a aquestes normes i nmgú no
mes,
ens

amagarem

n'ha adonat...

se

per

per savieza, vosautres
vozautres, etc., etc. En canvi ha¬

estem segurs que,

tacte

rucic; ço per so,

epizodi, saviesa

séria facilitât.

I

d'acord amb el vocabulari de \'Institut
d'Estudis Catalans i amb l us que de
la mateixa lletra fan alguns escriptors
llemosins i gascons : raça per rasa (en
textos en els quais sota rasa
apareix

francés

nor¬

rnihons d'habitants del
l'acord entre totes dues llenonze

Migdia,
gues

el

per tant,

que

dépurât fossin l'organ d'expressié

alguns lectors catalans de mitjana cultura : substitució de la s per
doble ss en aquells mots que, exceptans a

tuat

o

parlar,

formes de verb,

»

ment

gée à tous les concurrents qui vou¬
dront bien lui laisser un exemplaire
de leur travail pour ses Archives,
comme

Lluis Alibert, en l'article que
pubhcà a Textraordinari de « L'Amie
de les Arts » dedicat a Pompeu Fa-

cap

fixaran les réglés de llur
la tasca essencial és fer
acceptar una sola ortografia per a tots
els dialectes; que cada dialecte depuri el seu lèxic amb el fi d'acostar-lo
a la
llengua literària cornu. Estem segurs que, si l'occità tingués la vida
que el català té a Catalunya, si la
seva
ortografia unificada i el seu lèxic

posaran

per
V.

tan

ni

ordre. Quant a l'occità pensem, amb
els illustres filôlegs que des d'OC
pro-

-occitana
J.

havem

molts d'anys

estabilitzacié i que
solamenl d'intentar

d introduir-hi modificacions de

îilologica catalano

et

seva

no

Per la collaboració

3, à BarceJona
(Espagne).
IV. Le jury fera connaître son ju¬
gement dans le délai de six mois, h.
partir du 1er janvier 1931. Ce -délai
pourra être prorogé pour une nou¬
velle période de six mois au
plus,
par décision du jury, si celui-ci es¬
time que le nombre des travaux pré¬
sentés au Concours, ou d'autres cir¬
constances, conseillent la dite pro¬
rogation. La décision du Jury pro¬
rogeant le délai sera immédiatement
publiée dans la presse, le plus lar¬
gement possible, afin qu'elle puisse
nos

assegurada la

L'esforç que faran els escriptors de
Catalunya i els escriptors d'Occitània
en aquest sentit no serà
pas un esforç
perdue. Veurem enriquit el vocabulari
en

i,
-

moment

de dubte,

en

lloc de

consul tar un mot al diccionari italià
o al diccionari francès, el consultarem
els uns ai vocabulari occità els altres
al català. La pedra de toc immediata
del mot dubtés occità és el català ;
la del català és l'occità.

expressions
etc.

L'havem

mots que ens son comuns apareguessin,

mateixa

pàgina, grafiats diver(p. e. : coneche (gascò) i coneixer (català) fonèticament idèntics;
rosa i raça, so i ço, asi i aci,
etc.
Quant a la h etimològica, si bé alguns
cops ha aparegut restaurada (histori
pei istori, home per orne, honor per
onor, etc.), ha estât, sovint, per iniciativa dels linotipistes habituats a la
composiciô de textos catalans amb
mots tan iguals. No ho aconsellem,
en

una

sament

perô.
L'occità,

JOUVEAU A LA RESCOUSSE
DE JOUVEAU
Aix, le 23
Il

ne

en

—

a la lectura de textos occitans
i
fer ostensible la important quantitat de
mots comuns en els vocabularis català
i occità. Creiem -que el català, amb

Monsieur
me faudra

mars

1929.

Jean-Paul Régis,
pas trois colonnes d'OC

m'expliquer.
J'ai dit que nous respections les formes
dialectales telles que Mistral les a con¬
signés dans le Trésor..
C'est cette graphie, adaptée à tous les
pour

dia'ectes

et

réalisant le maximum d'unité

qui parut possible à l'auteur,
mons

que nous nom¬

mistral ienne.

un texte languedocien peut être
graphie mistralienne, même avec l's du
pluriel, l'a des finales féminines, etc.

Donc,

en

Point n'est besoin d'écrire

en

rhodanien

graphie slricle de mlrè'o, pour
écrire dans la graphie mistralienne.
Or, c'est le contraire que vous paraissez
prétendre, lorsque vous dites : « La gra¬
phie de Mistral est inapplicable aux autres
a\ec

la

dialectes

suprimir 1 h inicial té
un avantatge damunt el català en el
cami de la simplificació linguística.
Ja és sabut que en el català unificat,
17 etimolôgica fou acceptada per
Pompeu Fabra per transacció. El nostre illustre filôleg era — i deu continuar essent
un partidari decidit de
la supressié d'aquesta h que amb tant
de bon sentit, l'occità ha suprirnit.
Quant a l'accentuació creiem que, per
a
Tunificacic dels diversos parlars
d'Oc, el sistema emprat per L'Avenç
(supressié quasi absoluta dels accents
a
semblança de l'italià aî mateix
temps que suprimia l'h inicial), és el
preferible.
En donar aquestes breus explicacions a propôsit de l'adaptacié que ha¬
vem
fet d'alguns escrits occitans a
l'ortografia catalana, ens permetem
observar que no havem tingut altres
raons que la d'interessar els nostres lec¬
tors

Cory&amp;spondance

».

serait juste, si vous la ré¬
digiez ainsi : « La graphie stricte du dia¬
lecte rhodanien est inapplicable aux autres
Votre phrase

dialectes

».

J'ai écrit: graphie rhodanienne, pour al¬
ler plus vite, et vous avez fait un grandi
commentaire pour une petite crase !
N'en parlons plus... ou parlez-en tout
seul, si vous voulez! Pour ma part, je ne
ce que les lecteurs d'OC
je les crois inintelligents.
Veuillez agréer mes salutations.

tiens

pas

à

sup¬

posent que

Marius

JOUVEAU.

Diable! Le Seigneur Capoulier voudra
que je déplore son lapsus calami. Mais pourquoi m'en rendre respon¬
sable?

bien croire

Je comprends l'énercernent de M. Jouet je l'excuse.
Alors que je lui reprochais d'avoir des
idées graphiques démodées, d'autres lui re¬
prochaient son libéralisme orthographique.
Je l'ignorais.
M. Jouveau a dû trouver saumâlre de se
voir c itiquer par ceux dont il attendait des
compliments.
Triste!
Je persiste à croire cependant qu'il de¬
vrait nous donner une étude sur la graphie
mistralienne et la graphie rhodanienne, et
leur application en Provence même.
Les
ueau

autres

dialectes viendraient ensuite.

f.-P. R.

�Textes

Anciens

Literatura

de

Estahlimens
de

Panorama

Entre

Montalba

cal

Occitans,

Lletres

Franeeses

Mistral ?

tradnir

les

per

MONTANYÁ

Lluis

&lt;1284»
La

Nous donnons ci-après un texte
qvercynois du XIIIe siècle, que nous
devons à l'obligeance de notre maître
Antonin Perbosc et qui est extrait
des Archives

municipales de Mon-

qûestió ba estât posada a Catalunya, de manera général per « L'A¬
de les Arts » i, concretament, per « La Publicitat », a propòsit de l'edició de les obres complétés del gran provençal, anunciada per « La Nova
Revista », en commemoracció del centenari de la seva naixença (setembre
de 1930).

països d'Oc, no adonar-se que, una simple transmutació gràfica, que
drà la doble virtut d'acostar-los al català i a llur purissim origen o a

senger.

natural, moites de vegades,

establimens

perpétuai que
establitz a totz
temps gardar e tener ab Cosselh géné¬
ral dels proshomes, borzes e dels meso

fags

an

e

nestrals de la vila.
Lo primiers establimentz es que

deni per
ardiment
tems mais no
feme ni fassa femar vinha en degu loc
dins la honor e la tenguda de Montalba; que aquel o aquela que o fana,
hom

gus

femna, per
que aja, lunh
ni

lhi

costar

.LX. sols de

a

que

d'aquela vinha

auria femada

que

auzaria vendre vi de .X.

no

caorcenz,

la primiera veguada, e

tota merse,

ses

auzar

ans a mer-

cadier. E .ssi la segonda vetz la femava, costar lhi a .LX. sols de caor¬

,lh covendria

cenz, ses merse, e que

a

la vinha, tôt a la conoguda
dels cossols.
Lo segonds establimentz es que detraire tota

lanes d'autors occitans. Es desconèixer

•la

goerra

?

ni

es

e.sses

.LX. sols de
e

a

caorcenz, ses tota merse,

que.lh covendria de traire

tota

la

vinha.

.LX. sols de caorcenz, ses tota merse.
Lo quintz establiments es que degus
ni deguna, privatz ni estranhs, per au¬
zar ni

per

ardiment

que

aja, lunh

temps

no

cargue

ni

en iniciar una
sobretot si va
adreçada a un public nou, que un hom
faci una mena de professiô de fe per
a

orientar

nim

fara encontra, costar lhi
«e caorcenz

ses

per

cada tonel

e per

redolenta, e vierginenca,
frucha madalenenca
Onte l'aucel de Ver (11) se

Ieu la Veze, aquela
E sa frescor me fai

Ieu
Sa

cada

JFilotoýicas
per L. AlIBERT
SONQUE
Aquel mot prezenta una tièra de diversi-

Conversas

ficacions

:

sonque,

seque, soca,

formacions

sonque,

socas, etc.

de

se

non

i

veze,

que

Qu'amb-e

contractât en

Aquesta darrièra forma es la sola
cjue dega èser admeza dins la lenga escrita. Equival a se non que, res que, ex¬
ceptât. Ex. : A pas fait autra cauza son¬
que se trufar; aquo's sonque tu; fa fasti
sonque de lo vezer; en toi i a remè'ti, sonqu'a la mort.

(I) Lladons.
(7) inflamn.
(13) foradats.

—

executar-nos.

te-

Que

perrnelin, doncs, d'entretenir-los
instants amb algunes petites observacions, sense cap mena de trans¬
cendència
malgrat que el seu to,
inévitablement dogmàtic, pugui fer
valor que la de representar la nostra
pròpia opinió sobre tôt un rengle de
coses.
Perô, per ventura la critica
fora, per atzar, altra cosa que un seguit d'opinions i de reaccions ? Ens
limitarem doncs, a unes paraules breus,
que voldriem sintètiques i expressives,
sobre el nostre concepte de la critica
i la seva missié; a una lleugera exposicié de les normes i idees générais
a què pretenem de subjectar les crôniques sobre literatura francesa conternporània que conmençarem en el pròxim
numéro d aquesta segona
època d OC,
revista a la quai desitgem aquell sé¬
rieux bonheur de vieillir que Caries
Maurras volia per a « Minerva » —
bella publicació efimera « que estimà
la justesa, la raò i la ventât » •— la
quai no el pogué, ai las ! assolir.

ven

—

(2) noia.

(8) rosada.

—

—

(3) deixeble.

(9) esqueixa.

—
—

(4) jo.

—

—

encara

(1)

veure

més endavant

confhctes de tota
l'esdevenidor de la
estigui estretament unit al de
D'aci

i

que

La possessié

la

de la veritat i la seva
aplicacié critica son dues coses ben

man,

distintes. La veritat absoluta és, no
cal dir-ho, única; la forma d'ésser

copsada aquesta veritat i la seva apli¬
cacié, poden ésser varies. Aixô explica que dos critics de principis vers,
i per tant îdèntics, pugum reaccionar
diversament davant una mateixa obra.
Nosaltres no creiem en allô que hom
anome na la « unammitat de la criti¬
ca ». Ens sembla necessari
que la cri¬
tica sigui dogmàtica en jutjar tôt allô
que es

refereixi

a

la veritat

en

si

ma¬

teixa i eclèctica

pel que toca a la seva
aplicacié. Perquè el ciitic podrà estar
segur que els seus principis son vers,
els seus punts de mira exactes; no, en
canvi, que l'aplicacié que ell els don a
sigui la única justa. En recercar, a
travers dels diferents
assumptes dels

que,...

l'aire.

de pen-

exceptuant

ria.

levar la fam.

(5) i

manera
—

tota la literatura. Però avui ens referirem exclusivament a la critica literà-

passava

(10) afamat.

problèmes

critica

branqueta,
lingueia!

demorava,.
drôle piei

la literatura

critica, criiica activa, davant les
els esdeveniments, les ànimes,

mena...

ventolet, bolegar dins lo cel
frucha immortala...

son

tota

és

els

De mas en mas, e pedassava
Las canestellas rotas e los paniers traucà (1).

sonque.

els lectors. No

uns

coses,

rama e sa

Un panieraire

sonca, soncas,
son de de-

mica

tindrem ocasié de

De long dou Roze, entre las piba
E las sauseta (12) de la riba,
En un paure ostalon per l'aiga rosiga

Tòtas

una

remei, que

la
poesia, els mitjans conductcrs del fet
poètic, que no son ja literatura com

Beu Dieu, Dieu amie, sus las alas
De nostra lenga provençala
Fai que posque averar la branca dis aucel!

tota merse.

més

ens

sar,

Bella

.LX. sols

a

aquesta,

com

A la nostra actual

E

estranhs de

pipa,

parlât.

Mai sus l'arbre qu'eu espalanca, (9)
Tu totiorn quilhas quauca branca
Onte l'orne abramat (10) non posque auçar
Bella gilella prumerenca,

fassa cargar vis
negu loc defforas la ten¬
guda e la honor de la vila, en degu
dels portz de Montalba, si non o fazia
al port d'Escorsac o al port d'AIbare«las, ni dins aquestz en degu loc no.n
cargue ni.n descargue vis estranhs. Qui
mais

blat,

Tu, Senihor Dieu de ma patria,
Que nasqueres dins la pastria,
Enfioca (7), mas paraulas e dona-me d'alen!
Lo sabes : entre la ver dura,
Au soleu, à las banhaduras (8)
Quan las figas se fan maduras,
Ven l'orne alobati desfruchar l'arbre en plen.

establimentz es que degus
n: deguna no plante vinha en terra que
aja femada entro que.ssio passât .X.
ans après la derriera femazo, si non o
fazia per comjat e per conoissensa dels
cossols. Qui fara encontra, costar lhi a

distic de

un

Sembla, però, de rigor,

seccié

—

Lo quintz

pàgines amb les quais, Tris¬

Gérard de Nerval. No cal pas dir que
quan tôt això s'aplica a una obra prépia, esdevé encara molt més pesât.

(

Que de jo'inessa, emai n'aguesse
Ni diadema d'or, ni manteu de Damas,
Vole qu'en glori fugue (6) aussada
Coma una reina, e caressada
Per nostra lenga mespresada,
Car cantam que per vautre', o pastres e gent di mas!

lor

comjat. Qui fara encontra, costar lhi

primier

Ieu (4) vole seguir. Coma era
Ren qu una chata de la terra,
En fora de la Crau se n'es gaire
Emai (5) son front non lusiguesse

n'i a fag, que lunh
temps no i meta ni i fassa metre fems,
ni no i auze plantar vinha ses cosselh

de

Derème, encapçalà

—

LO MAS D1 FALABREGA (i)
Cante una chata (2) de Provença
Dins las amors de sa jovença
A travers de la Crau, vers la mar, dins li
Umble escolan (3) dbu gran Ornera,

qui

voluntat dels cossols

tan

com

Cant

temps mais no fassa
ort ni cazal dins vinha ni e.ls ors de la
vinha en la honor ni en la tenguda de

e.sses

nars

1IRELHA

deguna lunh

Montalba. E

llur

el de presentar les edicions d'obres
occitanes amb vocabularis, tambe al peu de cada pagina, pan-occitans (els
mots de mes difícil comprensió en totes
les formes regionals — català
comprès —) és el que mes sistemàticament pot servir la gran obra de depuració, unificació i enriquiment de la llengua occitana i de les seves actuals
expressions multiples, que « OC » propugna com a base d'un reeiximent
cultural la transcendència del quai deixem a la consideració del lector.
Heu-vos aci com a mostra del que diem, els primers versos del famés
poema mistralenc, MIRELHA.

degus

que

tin-

».

hom ni femna lunh temps mais no
fassa traire vinha en la honor
tenguda de Montalba per far
ort ni cazal, si tota la vinha no trazia.
L qui o faria, costar lhi a .LX. sols
de caorcenz, ses tota merse, e que lunh
temps mais no i auzaria plantar vinha.
establimentz

—

—

per

Aquest procediment, però, tal

tragua ni
ni en la

ters

introduccions
tan a la moda dei
dia
que culminarem (creiem el re¬
cord no batut fins ara) en els cente-

absolut els lèxics diversos dels

culpa de l'afrancesament, no assolit, basta
a fer-los
comprensibles del tôt a aquelia part del nostre public que, per si
sola, no resoldria una tal depuració.
Ultra aquest novo-grafiament hom pot encara, tal com es fa a tôt arreu
en la
publicació d'obres medievals, donar els peus de pagina la versió mes
corrent o moderna del mot desusat o d'una terminologia exclusivament ré¬
gional o local.
Cap català, per exemple, no caldrà que s'esforci a comprendre aquestes
expressions bearneses : « Per fatigat qui estesse no-s pausaba jamei ».
« Per aut qui puges que t'ategnerèi ».
O aquests versos del gascó Pey de
Garros (segle XVI) : Bès plan vertat qu'ès causa uroza, — De pescà quan
l'aiga ès treboza ». « Qui no sap que per tôt ma grana valentiza — A feit
tornâ justicia en son seti e mestriza ? — E que jamés n'a feit goerra so qu'a

gus

Lo

en

comen-

Per tempérament, som enemics
dels pròlegs llargs, dels prefacis enutjosos, dels negitejadors parlaments
davant la cortina, de les empalagoses
çar.

Evidentment, no sols per principi o per sistema, ans per baldera, per
innecessària, caldria bandejar d'entre nosaltres la idea de les versions cata¬

tauban (Livre Rouge, fol. 51).
Il serait intéressant de recueillir les
divers textes anciens relatifs à la cul¬
ture de la vigne. A nos lecteurs d'y

Aisso
li cossol

Uns mots, només, abans de

mie

—

—

(6) sigui.

(12)

salzers.

—

—

Ibbres que analitza, la coincidència o
la contradiccié amb els seus particulars principis i personals preocupacions,

cal

que

tôt

bon crilic tinguf.

�molt en compte aquesta distinció.
Hom podria aplicar a la critica, la definicio que Knut Hamsum — el gran

major interès

—

subjectivitat desinteressada », o bé,
encara, una adequada aplicació de les
îûees
générais subjectives, amb un
ampli marge comprensiu 1 sense csp
partit près preconcebut.

tura, una

en

sor

enlremaliadures de l'anima contempo-

aquest aspecle, ens

mig del

en

munt

Haviem promès unes

ratlles i havem
près una extensió desmesurada. Resten una pila de coses a dir. Temps hi
haurà per fer-ho. Els que ens fan l'amistat de seguir-nos saben que, per
diversos que siguin els assumptes que

abordem, els apliquem sempre un cert
nombre de questions i de preocupacions bastan cohérents, en les quais
cerquem la confirmació o la rectifi-

immens
les mi¬

Hom

rais,

podria,

per

tant,

Totes aquestes coses, probable¬
ment, hauran estât ja dites moites de
vegades, en una o altra forma i millor
que no sabriem fer-ho nosallres. Convé, però, repetir-les de tant en tant,
sobretot avui que la critica, desorientada, en defugir la seva véritable missiói incorre amb frequència en equivocacions i malentesos lamentables.

problema, fonamental i complex,

de la literatura, és el de les relacions
de l'art amb la vida, amb la moral i
amb la religió. Es d'absoluta precisió

el critic

idea deteropinió personalissima, per tal de poder apreciar el
plantejament i la solució que, en les
obres que l'ocupen, hom dona a aquest
conflicte permanent, en relació amb
en

tingui

minada i concreta,

la
la

ètica

seva

estètica

seva

i

—

—

una

una

tambè

99

per
Domènec

critica.

tota

que

Agrairem als editors jrancesos la
tramesa, per duplicat, de llurs publicacions, a nom del titular d'aquesta
rúbrica,- senyor Lluis Montanyà, Via
Laietana, 28, 5" A, Barcelona.

" GALLI1VETA

LA

dels

—

de

Solia venir al

poble pels volts de la
« la gallineta ». Era una pobra captaire d'uns
seixanta anys, rondinaire perquè no
havia tastat mai cap alegria, que re-

Candelera. Tothom li deia

corria d'un Nadal a l'altre una quarantena de pobles del pla d'Urgell,
de Mongai fins a Bellcaire i del Ter¬
a Balaguer. Portava sempre un sac
al coll i, damunt del sac, una gallina
blanca com un glop de llet que li ponia
a la falda mentre dormia. Per aixé la

rés

gent
« la

d'aquelles contrades l'anomenava
gallineta ».

BELLMUIVT

A

d'arreplegar

copia

sacs

i fal¬

dilles, i de fer d'armari portatiu, « la
gallineta » havia augmentât de volum
d'una manera fantàstica. Les comares
de la vila

aquella dona
de faldilles sobreposades. Potser si. Al capdavall
aixé no ténia gaire importància i només servia per alimentar la imaginació
dels infants, els quais, consideraven
la pobra « gallineta » com una mena
de bruixa misteriosa que caha molestac amb cançons i cops de roc.

portava

explicaven

que

trentena

una

amb

personals. La lli-

Cal restablir la

sana

noció de

l'esperit.
Ultra

totes

aquestes normes,

réglés

principis (que havem

exposât sense
ordre ni concert, tal com ens han anat
...

acudint)

tenir sempre pré¬
la simpatia acostuma a ésser
més clarivident que l'odi i, lambé, que
segons digue, ens sembla, La Bruyère,
sent

procurarem

que

si la critica

sense

la ciència

no

té més

la valor d'una impressió, el sol
exàmen tècnjc de l'obra critica, té
menys de valor encara.

que

Exposades aquestes consideracions,
probablement innecessàries, però que
la nostra pròpia tranquillitat exigia,
comentar en els numéros
successius, els llibres de publicació
récent i a lliurar en aquesta secció —

munt

Portaoa sempre un sac al coll i, da¬
del sac, una gallina blanca com un

compte

de les novetats literàries

que

dues

de la vila el dia que
gallineta » feia festa
major. La noticia s'escampava amb
una rapidesa fulminant i en sortir d'estudi els marrecs corrien esbojarrats cap
ai « Portalet », on la captaire instaUavu la seva tenda de campanya durant
els très o quatre dies que passava al
poble.
La quitxalla
arribava « la

Cada mat', després d'haver anat a
missa primera, agafava el sac buid i
un bastó que l'ajudava a arrossegar-se,
car

per

de dolor, i passava
demanar almoina...

patia sempre

les

cases a

pot

de

de fruita

en

codocaoa

...

d'un récipient

glop de llet...

passarem a

crònica regular que la direcció d'OC
ha tingut l'amabilitat de confiar-nos ó

1

gléria-patri

dels difunts

anima

vivents
El

per

l'estomac dels

i

d'aquella llar.
Fortalet

«

»

és

un

carreró

sense

sortida del carrer gran de la vila. L'entiada al carreró és coberta, car al da¬
munt hi ha un tros de casa de can Pi-

fanyo.

« La gallineta » triava aquell
ir.dret, perquè ni el vent, ni la pluja,
no hi tocaven.
Quan havia acabat la
seva tournée
pel raval del poble, encenia una xera

amb

un

manat

d'ence-

nalls, feia un xic de brasa amb un pa¬
reil de fustes i coHocava un
pot de
llauna, vestigi d'un repicient de fruita
en
almibar, entre dues pedres que ser¬
vien de
fogó. Les criatures del poble,
a
l'entorn de la captaire,
presenciaven aquestes operacions amb
un

interès enorme, tal com si s'hagués
dels preparatius d'una compa-

tiactat

nyia de saltimbanquis o de l'actuació
d un esmolet a la plaça del
burg.
Quan l'aigua d'aquell pot, fumât
de tôt arreu, començava de bullir,
la gallineta » hi tirava un grapat de
rosegons i remenava les sopes amb un
tros de rama de sàlzer. Si la
gallina
li havia post, menjava sopes amb ou,
i si no havia
post, se les menjava so¬
les. Els més atrevits de la quitxalla
s'atansaven fins a tocar-la i deixaven
entendre que se'ls feia la boca aigua
norrés de veure com bullien aquells
agitats en mig d'una mar
moguda i tèrbola.
Sovint « la gallineta » convidava
les criatures i la majoria acceptaven
el convit. Els mateixos que feien el
rebec casa llur davant el plat d'escudella o de sopa de la nit, al « Por¬
talet » menjaven sopes de « la gal¬
lineta » amb la iHusió del que dévora
un
requisit reial. Els mateixos que la
motejaven i la insultaven, els ma¬
teixos que tiraven cops de roc a la
seva gallineta quan arribava al
poble,
després d'un any d'absèneia.
I consti que aquella bestiola era,
probablement, l'unie amor de la po¬
bra captaire. Les seves faldilles li
servien de galliner. A l'hivern, quan

rosegons,

xeres

s'havien apagat,

la

l'art i la naturalesa, de llurs fins i de
Ilurs limitacions, en relació amb les
altres diverses manifestacions de la
vida i amb les altissimes funcions de

i

una tassa de brou
quan estava
malalta i les que la proveien de roba
vella a 1 entrada d hivern. La
captaire,
a canvi
d'aquesta caritat, s'asseia uns
moments al
portai de la casa, es treia
els rosaris i mormolava un
Parenosire,
deu ave-maries i un

feia fred i les

bertat absoluta i sense traves de l'art,
la compléta subordinació d'aquest a
la moral, i l'assimilació de l'art amb
la religió, ens semblen altres tants
errors.

li servien

reunides

*

assenyalar

principis, ia comprensió i la humanilat, com a circumstàncies determinadores de la qualitat

El

tica de les nostres critiques ens relleva
d'insistir més en el présent prefaci.

resum,

absoluta

de

que

cert

tiva fixesa, ens han îrnpedit, fins ara,
de sistematitzar. Aquesta caracteris-

I

d'acord amb aquestes
generalitats, la veritat — més o menys
a

nombre d'idees géné¬
la manca de temps i llur rela-

cació d'un

bres, dels autors \ de les questions actuals (procurarem publicar, de tant en
tant, algun estudi monogràfic i, sovinl,
desenvolupament).
un petit noticiari), hom podrà reconsMés a mes, creiem que la critica | tituir, de mica en mica, sense nécessi¬
tât d'exposicions preliminars, didacti¬
ha d'ésser humana, és a dir, que en
situar-se davant un llibre, li cal tenir
ques i enfadoses, la situació al dia de
la literatura francesa. D'aquesta lite¬
compte, de guisa prééminent, de les
ratura moderna interessantissima, trecaractéristiques psicològiques, o mes
ballada per tantes d'influèneies i solliben dit, rr.orals, del seu autor.
com

glossant Michelf.t, que és el filtre
intellectual, l'orgue transmisde totes les subtileses, perjums i
mon

rània.

con-

de llibres de tots générés que
nerves franceses
giten inlassablement,
únicament aquells que siguin dignes
de véritable interès.
A mida que ens ocuparem dels lli-

o

didàctica, puix que estan destinades
a
encapçalar la secció recensionadora
d'una culiura ja formada i en pie

escollir,

en

ens re-

la critica orientadora

i

posteritat

del

revistes literàries directement controlades per aquests, i a posar gran cura

—

feiim sempre a

»,

«

ver,

fets la propaganda dels editors i les

damunt de tota altra cosa, hi ha la
qualitat — el bó i el dolent
i moi¬
tes de vegades ha de saber de'ixar de
banda les seves intimes preferències i
situar-se en el pla de l'autor del llibre,
si vol jutjar justament una obra. (Cal
bé que en aquestes ratlles

de

mena

temporània

per

notar

: per

caldrà procedir amb detinguda atenció a la revisió dels èxits, les valors
i les reputacions que ens donen tots

ha d'oblidar mai que,

no

citada per tendèneies tan diverses, de
la quai pogué dir el nostre Joan Alco-

llur assumpte, per
llur forma o per llur teridència. No
oblidarem en procedir a aquesta selecció indispensable, que l'estranger
és, com ha estât dit, per a una litera¬

escriptor norueg, inédit encara en català
ha fet de la veracitat : « una

El critic.

semblim més remarcables i d'un

ens

pedres

—

llauna, Vestigi
almibar, entre
servien de fogó...

un

que

Ave Maria

que

Déu

—

us

puríssima?.. Una

la gallineta
ho pagarà !...

gràcia de cariat

per a «

Un altre dia germana,

—

»,

deia

l'un.
—

—

Aquest poble és pie de pobres,

rondinava l'altre.

—Déu

us

empari !

—

feia el de més

enllà.

Sempre trobava, peré, unes quantes
cases que li donaven un tros de pa o
algunes peces de dos cèntims. « La
gallineta » les coneixia de feia molts
d'anys. Eren sempre les mateixes que

gallina se li amagava entre les fal¬
dilles, arrupida com un ocellet, amb
el cap sota l'ala. De tôt el que men¬
java la mestressa, en ténia també, la
gallineta. Era molt menuda.Heien
que era molt vella, portava una cinta
llig&amp;da a la cama i, quan la captaire
recorria els pobles, es mantenia dreta
damunt l'espatlla de la patrona.
Ningú no sabia la histéria d'aquella
dona malalta, que feia tants d anys
que
coixejava per aquells camins,
d'un poble a l'altre. Uns deien que
era filla de captaires.
D'altres, en
canvi, contaven que havia estât pubilla d'una casa molt rica, peré que
el seu home perdè la fortuna de tots
dos al joc i després l'abandonà per

fugir

a

Buenos Aires amb una matur-

ranga.
«
La gallineta » era molt coneguda, aixé si, potser massa coneguda
i tôt. Ella constatava que, d any en
any, disminuïen les almomes. La gent
d aquells pobles es cansava de veure-

la arrossegar

la

\eïna

seu sac

adolo-

seva carcassa
i la seva

al coll
parable gallineta.
rida, el

No en té mai prou —
del senyor Carremunt.

insé¬

deia

una

�(16-3-29): Le poète
Amade.
Gaseta de Vilafranca (31-3-29): Del
sentit dels noms de fonts p. P. Mir i Font.
Nation Caialana (23-2-29) : Expansion
Le Coq Catalan
Frédéric Saisset, p. J.
—

Que vagi

—

aquesta apegatosa.
aqui — afegia un

PANORAMA DES LIVRES

d'altres pobles,
Sempre la tenim

a

—

altre.

—

Aquestes captaires

—

tercer que

un

tant

—

insinuava

ténia de

tou com

Hommage

dîners

La

—

a

Bien que M.
ridional — il

comentaris, es tornà més
agressiva, i apedregava la pobra velIfcta despietadament. Un dia un xicot,
dolent com la tinya, li feri la gallina
i h féu caure el pot de les sopes... La
aquests

aleshores

vella

s'aixecà

enrabiada

llançà el seu bastó contra el marrec.
Aquest arrencà a córrer, pie d'espant, topà amb una pedra del carrer
gran i caigué tan llarg com era. En
aixecar-se s'adonà que li sortia sang
dei nas i que ténia un pelada al gesi

com

louse

î'haguessin ferit

» m'ha tirât el
malignament sense

gallineta

bastó...

repetia
deixar de plorar.

Quan arribà

a casa,

de comares i una
guàrdia de companys de Collegi. La
senyora del Jutge i mare de la victima, s'impressionà un xic a la vista
d aquell « ecce-homo », però aconportava un seguici

estona, estroncar-h la
punt de migdia, el
arribà de llaurar, comumcà

scgui,

en poca

sang.

I

seu

quan, en

marit

soit

pas

mé¬

pur

natale,.

ville

el fet al senyor

Jutge municipal.
Aquella mala pècora de cap¬
ta ire que li diuen « la gallineta »r ens
ha deixat el Ramonet desgraciat a
cops de bastó. A veure que penses
fer, tú que ets Jutge. Que es vegi
que ets alguna cosa al poble, i que
aquesta dona es recordi de nosaltres...
El Jutge acompanyà el seu hereu,
de vuit anys, al « Portalet », i davant de tothom ordenà a « la galli¬
neta » que sortis de la vila per no
—

D'EXCURSIONISME, par F. Pujol i Algueró. (Libreria
Americana. Rambla de les Flors (Passatge), Barcelona. 1,25 ptes).

ORIENTACIONS

Ce livre m'a causé un vif plaisir. J'adore
excursionner. La marche me semble le sport
idéal. Mais

à

del
Rentador. A entrada de
fosc el cel s'ennuvolà i començaren
de caure borrallons de neu. D'aquella
nevada hivernenca, encara se'n parla

cos

prochain nnenéro

scientifique

sgiortive

d'E. Pu¬

»

ce

(mars) : La PceM. d'Abadal.
Revisla de Catalunya (n° 52) : ParauI'CS sobre l'Esport, p. A. Rovira-Virgili.
La Revue de Catalogne (mars) : L'Ac¬
tualité de Raymond Lulle, p. E. Allison'
Peers; F. Mistral et les Catalans, p. J.
Camp.
trobadoresca,

p.

—

sionniste ne sont pas oubliées. L'auteur at¬
tire aussi l'attention sur le but moral de
l'excursionnisme.
Bien dirigé, il est une

forme le caractère.
groupe corrige heureusement
les tendances individualistes par une disci¬
pline nécessaire. Il développe l'esprit de
sacrifice, les qualités de commandement. II
apprend à résoudre les difficultés au fur et
à mesure qu'elles se présentent. I! oblige
à acquérir de la décision. 11 donne confiance
splendide école où
L'excursion

en

se

en

soi.

un

ne

Comme le dit Pujol : « Cal
reuneixi a l'anima de l'excursionista
gosar.iem a dir — aquella coneguda trilogia de Plató, aplicada a les activitats
humanes : la oeritat, la bondat i la bellesa.
Aquesta a d'esser la triple missié del nos-

mécanique.
que es

anciens

les amis de M.

ropa.

L. Montanyà (14-2-29);

p.

—

Dues

revistes, p. F. Soldevila (16-2-29); — Latinitat, p. J.-V. Foix (20-2-29); — Pels
Estats-Units d'Europa : La Solució Federativa, p. L. Montanyà (24-2-29); — Els Fes¬
tivals d'Oc, p. R. Xuriguera (23-2-29); •—
L'Acciò Occitana

(2-3-29); — Començar
l'ortografia p. J. C. (22-3-29); — Una
biografia de Ramon Llull, p. F. Soldevila
2-4-29);
A Malhana : Mistral i les llengues populars (6-4-29).
Taula de Llelres Valencianes (mars) :
Sobre l'acció dels solitaris, p. C. Salvador.
Vida Lleydatana (lor Avril) : J. Puig
i Ferreter p. P. G.
Veu de Catalunya: La Unital Espiritual d'Europa, p. A.. Maseras (1-2-29); —
L'obra die Pompeu Fabra, p. J. FarranMayoral (8-2-29); — Un poeta del Vallespir, p. M. Martell (31-3-29); — El monu¬
ment a Mistral (3-6-29); — La Dinastia
dels Aragé (4-6-29).
Gascogne-Guyenne.
L'Indépendant
du Tarn-et-Garonne (30-3-29) : Le Patois à
la cour de France, p. J. d'Astaraç.
Reclams de Biarn e Gascougne
(Avril) : Crcuniquete dous Reclams, p. M.
per

—

—

—

—

—

Camélat.
La Renaissance Provinciale
—

Mars)

Visages

:

excursionisme ».
L'auteur montre toute l'importance que
doit avoir l'excursionisme sur la jeunesse,
h s'étend tout particulièrement sur l'éduca¬
tre

tion

Alfred

excursionniste

qui

convient

aux

en¬

(FévrierPaysages Provinciaux, p.

Gascogne (Janvier-Février) :
l'hérésie albi¬

Les Conciles gascons contre

geoise,

A. Degert.

p.

Annales du Midi (JuilletLa version catalane du « Chastel
d'Amour », p. Am. Pagès.
L'Auta (mars): Un poème de Mme
Languedoc.

Octobre)

—

:

—

Osmont.
La Cigalo Lengadouciano (Février):
N° en partie consacré aux travaux de la
Maintenance de Languedoc.
—

La

Campana de Magalouna (15-3-29) :
Marsal p. F. D.
La Cigalo Nabouneso (Mars): Proses
et poèmes variés.
L'Echo du Vidourle: Sous l'aile des
tridents, p. L. Abric (17-3-29); — A la
mémoire de F. Mistral, p. L. A. (7-4-29).
L'Eclair de Montpellier : « OC », p.
R. Barthe (25-3-29); — Collège d'Occitanie
p. C. Peyras (26-3-29).
Le Languedoc (Mars) : Le Languedoc
méditerranéen et le tourisme, p. J. Lesaffre.
—

Lou pintre
—

fants.
Grâce

extraits de manuscrits occitans de la

et

A. M. Gossez.
Revue de
—

doit plus être seule¬
plaisir physique d'une activité toute

L'excursionnisme

—

et

La Publicilat: Pels Estats-Units d'Eu-

—

—

Depuis quelque temps, l'excursionisme a
pris de nouvelles directives. Il se perfec¬
tionne et s'ennoblit. 11 se spiritualise. E.
Pujol l'indique joliment.
La préparation technique de l'excursion,
les connaissances que doit avoir l'excur¬

aux hommes
comme
E. PujoJ i
Aiguró, la Catalogne atteindra et dépas¬
sera la prodigieuse organisation des Sokels.
J.-M. Batista i Roca présente avec com¬
pétence l'étude d'E. Pujol en une préface

intéressante.

Jean-Paul RÉGIS^

—

—

-—

PRESSE

LA

DE

j

:

L'Aventure

dédaigne pas les
choses d'Espagne. Dans un de ses derniers
numéros, elle accorde à la corrida, outre
un
article du propre Belmonte, quelques
aperçus situés dans une atmosphère exacte,
par Charles Dé.
Un nouvel organe, qui promet de prendic une importance rapide, vient de naître
au
Boulevard Saint-Michel, litre: « Le
Point ». Il s'agit de faire le point des nou¬
velles générations de France et de l'étran¬
ger. Directeur: Jean Gattino, qui fonda la
Librairie des Etudiants. Dans la déclara¬
tion, Gattino parle du « sang infécond, de
nos morts » et. réclame que s'en aillent les
vieux d'avant-guerre qui ne nous compren¬
nent plus. « Il faut vous en aller parce que
«

Illustrations d'Arthur Carbonell.

religieuse

disait dernièrement:
marche plus

auto on ne

maine.

Marc nous a quittés.
perdu le meilleur de ses en¬

En lisant

«

Chroniques

La Parcula Cristiana

—

sia

Le Petit Méridional :
fcuresenco.
La Terro d'Oc (n°

Felibrige

rouge,

417-418): Proso
L. Fourmaud (10-3-29).
Le Travail (24-3-29): Cadène, p. L.

—

p.

—

de
glaç..... I des d'aquell any la pobra
gallineta » no ha tornat més al po¬
ble, per la Candelera.

1 2 paçjes

pas.

qu'il est indispensable de
connaître sur l'excursionisme bien compris.
L'excursionisme est le meilleur sport. Par
l'élévation des idées et des sentiments, il
es!
d'un profit immédiat pour l'humanité.
I! porte en soi un idéal de perfectibilité hu¬

et

REVEE

pobles urgellencs. L'endemà
al mati, vora les roques, un gos agafà
una
gallina morta, encartronada pel
fred. Furgant-entre la neu, el gos es-

Au

Nostra Cultura p. J.
Aguade-Miro (7-2-29); — El nom de Bar¬
celona p. A. Rovira i Virgili (19-2-29); —
El problema de l'Esport, p. A. Rovira-Virgih (22-2-29); — L'Antiga épica catalana,
p. Rovira-Virgili; — La vulgarització médica p. J. Aguade-Miré (26-2-29); — Els
amors d'.Aubanel, p. J. Aleu (20-3-29).
La Nosha Terra (février): L'Element
emotiu en la Poesia mallorquina, p.
M.

—

avui als

tirà un mocador i descobri un
huma inanimat, ert sota un mantell

une

Orientacions d'excursionisme

«

Bibliothèque Laurentienne, de Florence: un
commentaire sur la messe, l'indication des
jours de jeûne et des jours néfastes, et des

roca

sans sa¬

plus faire quelques

page me

jol contiennent

Jeanroy, lui ont offert un important recueil
de mélange de linguistique et de littérature.
M. J. Anglade a fait un tirage a part de
sa contribution. Cette plaquette contient di¬

cami del

bipède à la
Quand on a
pied ! »

n

pauvre

Les élèves

peut

ne

Un

TEXTES PROVENÇAUX DU XIVe
SIECLE par Joseph Anglade. (Paris,
Editions E. Droz, 3, rue du Canivet).

vers

qu'on

trer

ment

«
Notre
Toulouse a
fants... »

j'ai marché longtemps

voir que je faisais du sport. Je me demande
si ie snobisme actuel ne consiste pas à mon¬

d'Or.

els prats. « La galli¬
neta » seguí el cami de Bellcaire...
però el fred la glaça en sortir del po¬
una

Otger.

Ferrà.

méditerranéenne, la ra¬
ce sacrée de
la vieille Narbonnaise. Rien
n'évoque mieux telle statue de Maillol
qu'un - poème de la Belle Journée; rien ne
remémore davantage un fragment du Chant
de la Terre, une pièce de la Suite Langue¬
docienne, que certaines strophes de l'Age

cremava

sarrecerà sota

p.

La Nau: La

—

—

Tourisme

:

Textes

i

»

Les aristocrates amateurs

tradition occitane

Era l'endemà de la Candelera a la
tarda i feia un fred espantós. La font
de la plaça era plena de candeles i
els desaigiies de les ribes gelats. Pels
camins de l'Urgell no es veia anima
vivent. Del Montsech baixava un airet de mort,
un airet que tallava la

ble

lo mal aytan

garira.

tornar-hi mais més.

pell i

de l'erba que s'afagh la bolhh en vin
ne a la (s) dens que
caul con poyres sufri e

e

pueys mettôs

e

auran

...

fet...
La

ne

sa

une

catalana,

—

plicar els seus infortunis a la mare,
que era la dona del Jutge municipal.
En veure'l sagnant del nas, unes veïne;
li preguntaren com s'ho havia
«

célébré

qui siégeaient
aux
Jeux-Floraux l'ignoraient autant que
Marc entendait les ignorer lui-même...»
11 termine ainsi ces pages trop brèves :
«
Lafargue était vraiment né poète.
Comme ce superbe Moréas, il avait le don.
il avait le ton, un métier tiès simple et très
ample. Certes, il possédait moins de volon¬
té, moins de calcul, et il n'avait pas non
plus cette amertume qui fait l'auteur des
Stances si gigantesque. Mais il détenait plus
de charme et d'abandon: c'était un latin,
je le répète, et non u:i Grec.
« La conception toute
récente du poète
lyrique, il la réalise à merveille. Avec le
seu1 désir de céder à son inspiration, il
s'enivre, monte vers l'azur, s'y épanouit,
sans se demander comment il redescendra,
et terminera son chant. Mais quand on le
croit près de faiblir, soudain.un vers jaillit
nvec
un tel accent que l'on oublie toutes
les lois de la composition et de l'écriture.
« 11 est le fil", spirituel de son maître et
initiateur Emile Pouvillon, il est de la mê¬
me lignée qu'Emmanuel
Delbousquet, le
chantre de la Gascogne, et qu'Antonin Perbosc, le meilleur poète de langue d'Oc de¬
puis Mistral; de la même lignée que ses
illustres amis, Aristide Maillol et Déodat
de Séverac. Avec eux, il incarne la grande
«

greument, marxà a casa seva a ex-

—

Pol Neveux
a

En vcici

A mal de dens prene

«

pela la bretonegua

Reims, dans un livre exquis : la douce en¬
fance de Thierry Seneuse — il aime l'Occitanie. Il y a séjourné longtemps.
Il vient de consacrer à notre cher Marc
Lafargue, une étude charmante parqe dans
la collection « Les Amis d'Edouard ». M.
Po! Neveux a spirituellement souligné le
mépris pour i'isaurienne académie de Tou¬

i

noll. Plorant

manquent pas de piquant.
contre le mal de dents :
ne

LE SOUVENIR DE MARC LAFARGUE par Pol Neveux. (Les Amis d'E¬
douard Champion, Paris).

la millor tenen més
que nosaltres. Aneu a saber.
quitxalla, encoratjada per

d'hipòcrita

Quelques-unes

médicales variées.

recettes

»

ne

la France ayant oublié sa
Monde a oublié la France ».
un

ton

nouveau,

juste,

mission,

le

Voilà bien

sans peur,

et qui

cherche à ranimer les courages défaillants,
a
Le Point » sera une revue de combat,
de discipline, à tous les points de vue. Il
réclame
la restitution de la dignité aux
«

intellectuels

».

Les femmes font entendre

leurs voix.
Suzanne Desternes réclame
d'autres lois pour les femmes et le Cercle
d'Etudes féminines du Boulevard Saint-Mi¬
chel permettra aux étudiantes de discuter

travail, à l'édu¬
cation, etc... Ce n'est pas une revue, c'est
l'organe d'un parti en formation, un parti
qui pourra jouer un rôle important. C'est
autour d'un point idéal dans l'espace que
se peuvent grouper des constellations
nou¬
velles.
Du point de vue esthétique, les
questions d'architecture, de cinéma sont
questions relatives

ies

traitées

avec

ventaire

et

Point

sera

»

au

le même souci de faire l'in¬

de rédiger

un programme.

«

Le

mensuel.

Adolphe

DE

FaLGAIROLLE.

Memento
Auvergne.

—

L'Alauza

d'Auvemha

: Le Capitaine Boudon.
L'Auvergnat de Paris: Le français et
langue d'oc, p. L. Delhostal (16-3-29).

(mars)
—

la

Catalogne-Valence-Baléares-Roussili.on.
L'Avi Mune (30-3-29): Pare i
—

Fill

J. Ballpsta.
Avenç (17-3-29): Notes sobre J. Maragall p. J. Aroca.
—

p.

Lacroix.
LiMOUSIN-PÉRIGORD.

Lou Bournat (Jan¬
vier-Février) : La Prumièro Eoglo de Vergèli, p. L. Piat.
—

La Gazette du Centre ; Le VIe anni¬
versaire de l'Ecole du Barbichet p. R. Far—

nier.
Lemouzi

(Février) : René F âge. L'œu¬
l'homme, p. J. Nouaillac.
La Montagne Corrézienne (17-3-29):
Histoire d'Ussel, p. H. Laborde.
—

vre

et

—

—

Le Salut National : Nouvelle Antholo¬

gie des Troubadours, présentée
tour (7-4-29).
—

La Vie Limousine

nées de

grands hivers

: un

A. Pes-

(25-3-29): Les an¬
Limousin, p. H.

en

de Nussac.
ProVENCE-NicE-CoMTAT.

(Mars)

p.

Lou Calen
poème de A. Coni'o.
—

Gazette des Méridionaux (Mars)
XV0 anniversaire de la mort de Mistral.
—

—

Marsyas (Mars)

:

des

vers

:

de Pestour,

Pinin Pacot et de Peyre.
La Pignato (21-3-29): Lei

noum de
Carriero, p. Raco-Poupr.e.
Tablettes d'Avignon et de Provence:
Suite de Mistral Républicain, p. A. Rey.
—

—

�A

r

t

Brava, sinó

s

vers

la

cosla

barcelonina,

Sports

aparentment insignificant, aparentment
tan

grisa;

Pintors

Catalans

Miquel

per

Sebastià

apaientment insignificant,

tan

aparentment grisa,
que
no
temptat encara cap dels nostres

ha
pin¬

Uéfense
du

tors. Villà ha volgul intentar la mé¬
dita aventura. I ha reeixit plenament.
Villà ha copsat tôt el patetisme de

Villa

les petites viles uniformes de la

UASiH

OuunpBonnat
par

nos-

costa, que es descabdellen monòtonament de Badalona a Malgrat.
La seva tela «Masnou» n'és un exem¬

J.-p.

tra

viatger infadigable, allunyat des de
molt jove de la seva terra — en trobar-se novament davant el paisatge

El

desig d'eliminar l'anècdota, de
supeditar la representació a la plàstica,
expressat tiir.idament per l'impressionisme palesat elarament pel cubisme
havia de portar fatalment els pintors,
assadegats d'absolut, freturosos de pintura pura, a la més absolula abstracció.

A Lucien DUBECH.

ple convincent. La qualitat calcinosa
d'aquells carrers — aquella calç que

Les sèves prinlanières coulent même dans
le bois des portep'umes et l'ébonite des

stylos. Verrons-nous bourgeonner bientôt,
et fleurir, ces thyrses déshérités? Comme il

1

L'abstracció matemàtica

i

petite

sance

que

eh postulats : la concepció triumfa de
la Visio i la plàstica domina la repreriorment

tallers, I'enèrgic
sumpte fou erigit
bat de

tota

Fintura

inscrits ante-

damunt les portes

de

retornem

els
l'as-

tots
a

pintors, apoiats per critics

vehements

Charensol, i — en part — per
Waldemar George, trànsfuga del plascom

ticisme

no

l'ha vist nèixer. Villà té

un tem¬

pérament més aviat dramàtic,
Un anàlisi superficial podria

patèiic.
fer su-

sembla ésser el cornu denominador de
tots els poblets de la cosla — ha estât
tiasHadada intensament en aquesta te¬

que,
en arribar a Catalunya,
Villà es grraria necessàriarrent vers
els nostres paratges més dramàtics :
vers els recons ferèstecs del
Mont-

tempérament patétic d'aquest ex¬
cellent pintor. Villà sent ara amb
inusitada violència tota l'atracció d'a¬

que

banderi de com¬
nova generació de

en

una

representatiu.

posar

seny o vers

Tots aquests
tuals de Testât

pintors, fills espirid'esperit que nasqué

els

troços

imponents

la nostra Costa Brava. Això

fet,

en

efecte,

un

de

haguera

tempérament pa-

la, sublimada, quinlaessenciada, pel

questa terra seva, però que desconcixia i que, meravellat, acaba de
descobrir.

pels voilants de 1827, quan Hugo
llegia a Nodier, a Talma, el prefaci
de Cromwell
« posem el martell
a les teories,
les poétiques i els sisternes ; no hi ha régla ni model ; tôt
(el que és en la natura és en l'art »
i de tota aquella pléiade d'ar¬
tistes que capitanejà Delacroix, son
partidaris d'un art netament expressiu, volen fixar Temoció que han
ressentit davant el natural, volen plasmar llurs estais emotius. I això, lliu—

—

y apporte une toute autre connais¬
de la syntaxe et une rigueur, une

capitale. Là-dessus,
international et poly¬
technicien, écrit ; « L'équipe de la capi¬
tale, composée des meilleures individua¬
lités des clubs,
est
presque
invincible,
comme l'ont démontré vue série d.e matches
(Sélection de Cognac, Paris-Maoris...); au¬
cune
sélection provinciale ne saurait lui
résister ». C'est la bourde promue à la di¬
gnité du dogme, qu'illustre la disparition
progressive et totale des avants parisiens
des rangs de l'Equipe de France cù de¬
meurent,
seuls élus, en lignes arrières,
Houdet, Gérald et le très parisien Jauréguy, — fort remplaçables ainsi qu'il fut
prouvé au récent France-Galles.
I! y a au fond de cette plaisanterie une
méconnaissance absolue de 1 nme de ce no¬
ble et rude jeu. Car le rugby est un jeu,
certes, mais ce jeu, destiné dans 1 esprit
de M. Marcel Berger à rapprocher les peu¬
ples, est l'image la plus perfectionnée de
la guerre dont nous ayons l'usage. Une par¬
tie
internationale, c'est deux races, deux
peuples qui s'affrontent selon les immua¬
bles lois de l'espèce.
Et qu'on ne s'y
trompe pas, le Midi ne s'est pas donné
le rugby comme un jeu; il y est devenu
plus puissant ^ue le radicalisme; le chsmpionnat, c'est la guerre moderne des Albi¬
geois. Et si ces messieurs de Paris étaient
gentils, ils nous laisseraient nous v com¬
plaire hors de toute raison, nous y détruire
un peu, si le cœur nous en dit.
Nous ne
pouvons tout de même
pas tuer Simon

S

de Montfort tous

sense traves, sense sotmetre
la inspiració a cap control tècnic. O
millor dit, supeditant els mitjans tèc-

rement,

nics

JVoiis

Enrôlât
acatar

a

una

imperatius

UNE CHARTE

no

per a

temperamentals,

per a

obéir

a

Miquel

mélat.

han repetit

Pinlura

tots

patètica d'expressar les seves emocions davant la natura, sobre la subordinació dels elements pictòrics

l'expressió d'aquesta
emoció : els seus colors profonds, fondament expressius. Tôt això ha estât
empra

a

dit i redit.

Volem ocupar-nos avui

d'un

as-

pecte curiós de l'obra de Miquel
Villà. Volem ocupar-nos de la posició que ha adoptai aquest pintor —

DE MONTALPerbosc et S. Ca¬

LANGUEDOC ET LES ORIGI¬
HISTORIQUES DE LA CATA¬
LOGNE, par A. Rovira i Virgili. »
FERNAND SARRAN, par Michel Ca-

quest retorn a l'assumpte. No repetiel que ja habem dit altres vegades
els nostres critics en comentar la
seva obra. No insistirem sobre el seu
fort tempérament, sobre la manera

pré¬

LE
NES

rem

d'aquest pintor, i el que

LIMOUSINE,

sentée par H. Laborde.
LE « LEUDAIRE
BA », présenté par A.
nal.

Villà se'ns mostra com un dels parti¬
daris més decidits i més dotats d'a-

que

publierons:
D'OC A L'ECOLE,

Marcel Crouzet.

par

aquest grup,

ir.oda, sinó

les jours.

LA LANGUE

l'emoció.

a

championnat, prolongement

de rédaction de la
M. Piquiral, qui fut

tasiós decorativisme. Arides concepcions que- havien de fer neixer fatal¬
ment la reacció, que no tardà a pro-

estât

guerre au

car

d'Oc.

persévérance toutes maurrassœnnes.
Cette haine se nourrit de» honorables in¬
succès des équipes parisienne i dans la com¬
pétition nationale et de la fallacieuse vic¬
toire de Cognac légendaire dans les salles

casos,

havien

chose

cette

çaise,

ambdues, que, en
s'extenuaven en un
art completament des'humanitzat, i, en
els pitjors, es convertien en un fan-

sentació,

est

querelle Pans-Province qui ne le
cède en ampleur qu'à celle des Universaux.
M. Dubech, dans l'Action Fran¬
de

Abstraccions,

manera

ie signe

le jeu de la balle
Essentiellement,
Uniquement. Ce dont les Francimans en¬
ragent. Il ne se passe guère de jour où les
colonnes de L'Aulo ne retentissent des pas
lourds d'une armée en marche : c'est la
croisade qui s'avance des exégètes de la

ovale

plàstica, tan ben representada pel neoplàsticisnie de l'holandès Mondnan,
per la plastica pura del belga Flouquet i pel cubisme ornemental del francès Survage. I l'abstracció mística o
expressiva, tan ben representada per
alguns superrealistes.

duir-se. I de la mateixa

le sport scus

servir

Rugby d'abord !

l'abstraccic

mística, segons frase sortosa de Rafaël
Benet. L'abstracció matemàtica o

els millors

(aire bon

va

d'OC.

J.-F. BLADE, par A. Clergeac, prési¬
de la Société Historique de Gascogne.
UN ROMAN de Paul Eyssavel.
BOURDELLE, par Jean Girou.
LE RETABLISSEMENT JURIDI¬
QUE DE L'INDEPENDANCE PON¬
TIFICALE, par le Père Antoine-Marie de
dent

superficial. Però, oposats a
aquest, hi ha també tempéraments patètics profonds. I Villà sap copsar el
patetisme, innegable patetisme, de les
coses
insignificants, quotidianes, que
també en tenen, indubtablement. Pa¬
tetisme que no saben discernir les
mentalitats superficials, i que només
copsen els ulls i Tesperit aiinants dels
tètic

véritables artistes.

Villà,

per

tant, no

s'ha girat vers
la Costa

l'apoteosi escenogràfic de

1

Villà, guanyat pel seu encis,
romandre-hi per a plassense treva les emocions constants

emocionat, vol
mar

aquesta terra h procura inlassa¬
blement. La seva tela «Masnou», la pri¬
mera tela reeixida — després d al¬

Barcelone O. M.

assaigs infructuosos — que ha
pintat aci, ens fa ésser optimistes,
molt optimistes, quant a les futures
reaíitzacions catalanes del pintor Mi-

900), par J. Tarré, de l'Ecole des Chartes.
L'EPOUVANTABLE AFFAIRE
D'HAUTEFAGE, par A. Pestour.
LA CHARTE DE RIOM, présentée

que

guns

cap.

LES SOURCES

DE LA LEGISLA¬

TION ECCLESIASTIQUE DANS
PROVINCE TARRAGONAISE

par

M. Levadoux.

DE 1789 A 1929.

par

LA
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Paul Mesplé.

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              <text>&lt;em&gt;Oc&amp;nbsp;&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/20953" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; contient des in&amp;eacute;dits de po&amp;eacute;sie et de prose, tous les dialectes de l'occitan sont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s sans distinction de graphie. Chaque num&amp;eacute;ro comprend aussi une chronique des lettres occitanes et des lettres fran&amp;ccedil;aises.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Oc&lt;/em&gt; conten d&amp;rsquo;inedits de poesia e de pr&amp;ograve;sa, totes los dial&amp;egrave;ctes son representats sens distincion de grafia. Cada num&amp;egrave;ro compren tanben una cronica de las letras occitanas e de las letras francesas.&lt;/div&gt;</text>
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