<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="22208" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/22208?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:44:12+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="143355" order="1">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/538719f7f1cde361a1acbdb36cbf5ff7.jpg</src>
      <authentication>9f30c2c8e0a00164bc9b9fc6bf36483e</authentication>
    </file>
    <file fileId="143377" order="2">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c8f497df40600e8f0c1c3cff13121875.pdf</src>
      <authentication>9e2aa44500e6abb7d40d2a9ebe301113</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="717114">
                  <text>��ALMANACH

0CCITM1

C. 1.0.0

9|ZIER!

ANNÉE 1923

�ALMAttACH

OCCîTAn

PREMIÈRE
A

ANNÉ£

lecteurs de Provence, de
Languedoc, de Gascogne,
Limousin, d'Auvergne, de Périgord
l'Almanach Occi¬
tan adresse son salut
ses

de

cordial.

En cette

année

1923, l'Almanach Occitan nait sous le
signe fertile, sous le signe généreux de
l'action. De toute
part sur notre terre d'Oc des volontés
énergiques
se sont
manifestées pour agir dans le sens de la
défense de nos in

térêts et de la
recouvrance de
sacrée l'Almanach Occitan

nos

libertés. De cette fièvre

l'augure bienfaisant.
Humblement il vient tracer son sillon.
Ecrit en grande
partie en français, il aura peut-être
d'un intrus aux
l'air
yeux de certains. De cela il
s'excuse. Sa
ferme volonté est de faire
grande à la langue occitane chaque année une place plus
jusqu'aux jour où sa voix sera
toute d'oc.
accepte

L'Almanach

Occitan veut avant tout être un
trait d'u¬
nion. Trait d'Unioh entre
les diverses
provinces
occitanes.
Trait-d'Union entre ceux qui ont entendu
la voix du Maître
de Maillane et ceux
qui y sont restés sourds. Il veut être un
instrument de propagande occitane.
De propagande dans

milieux

;
littéraires,
sportifs, etc. etc.

agricoles, industriels,

tous

commerciaux,

La condition de notre
renaissance c'est l'unanimité
de toutes
les forces morales et
matérielles du pays.
Travailler à cette fédération de
volontés,. c'est le but que
l'Almanach Occitan se
propose « per las
los espere »
remembranças e

L'Almanach Occitan adresse

ses meilleurs
à ses confrères le Petit
remerciements
Niçois, VAction Française, le Courrier
du Midi, la Revue
Française, la Revue
du Midi, Lou Secret.
l'Express
l'Effort, Reclams de
e
Lemouzi, les Cahiers de la Chorale Déodat Biarn
Gascougné.
de
Sévérac et à. ses
nombreux amis qui ont bien
voulu lui céder
sa
plusieurs

Méridionale,

clichés,

parure.

DIRECTION

:

à Samatan

(Gers)

Le Directeur de
l'Almanach Occitan recevra
intérêt tous les
avec
avis, conseils et suggestions
voudra bien lui adresser.
que l'on
Pour l'édition
1924 les manuscrits seront
ter Avril au 1er
reçus du
Juillet

1923, dernier délai,

�FETES

A
FÊTES

SAINTS

G
()
Q
(S

y

FÊTES

SAINTS

2 Déc.

Aurélie, mar....

i bdon.........
hlcl
Achille

Austreberte

10

Février

5

Février

Avit

G

$

....

v

Adolphe

V

Adrien

11 Juin
Barnabé
24 Août
Barthélémy
2 Janv.
Basile d'Ane. . . .
Basile le Grand.. 14 Juin

Agricol

Agrippiné
Aignan
Aimé

.

.

Q Alexis
y

Amatcm*

27

Amélie

Mai
Mars

Anastase

Anastasie. de R.
Anastasie la .1...
Anatole
.

André Avelin . . .
André Çorsini...

Andoche

Angèle
Anicet
Anne

Anselme
Antoine le Gran.
Antoine Maric-Z.
Antoine do Pad.
Antonin
Arcade
Arien

Aristide
Athanase

Aubin

Augustin, évêq..
Augustin de Can.
Aurélie, sol

Avril
Août
Mai

4 Juillet
..

"W Nov.

.,

5

Berlin
Bibiane

Anaclet

Sept.

2 Déc.

3 Février

Biaise..........

Blandine"

0 Juin

......

Bonaventure...

Juillet

14

.

Mai

Bonifacc, martyr. 14
Boniface

5 Juin

Brigitte, d'irl.. . .
Brigitte de S....

1 « Févr.

8 Octobre

6 Octobre

Bruno

22 Avril
14 Octobre

Haius

Ualixte
Camille

18 Juillet
20 Octobre

Caprais

4

Casimir

Catherine de S.
Cécile.
Celse
Césaire

.

Mars

30 Avril
22

Nov.

.

28 Juillet
27. Août

Gharlemagne
Charles

...

Borromée

Christine

Christophe
Claire

f)

| er Nov.

Berthe
Berthille

y Ambroise

André de Ret.hs

26 Janv.

Bède

21
Benoît
Benoît Labre.... 16
20
Bernard
20
Bernardin

Albert

Alphonse

Bathilde

Bénigne

Alban

A

4 Déc.

Darbe

Agalbe

Mare

31

TJalbine

Agnès fie R
AgnAs de M.

§

SOUHAITER

28 Janv.
4 Nov.
24 Juillet

25 Juillet

12 Août

$
$
$

�SAINTS

FÊTES

Claude
Clément

6 Juin
23 Nov.
26 Avril
3 Juin

Clet

Clotilde

Cloup.
Colette
Colomban
Corne
Corentin
Corneille le C..
Corneille pape..

Dominique
dith

Edouard
Elisabeth de H
Elisabeth
Eloi
Emile
....

Epvre
Erminë
Etienne de

H..

Etienne, diae...
Eugène, év.... :
Eugène de T...
Eulalie de Bar..
Eulalie de Mer
.

Euloge
Euphrasie

Eusèbe, mar....
Eusèbe, év
Eustache
Eustase

Eutrope
Euvariste

^

Exupère.

Fidèle

Sept.

Sept.

.

Févr.
9 Juin
20 Nov
30 Août
24 Avril
25 Sept.
22 Déc.
5 Octobre

Fiacre
.Firmin
Flavien
Flore

Florent

25 Octobre

Florentine

16

Foi

26

Sept.
Sept.

8

Août

18

Mars
28 Janv.

4 Août

....

Edmond,

Emmanuel

Mars
Nov.

26 Nov.
9 Octobre
13 Nov.
23 Mai
19 Juin

Didaee
Didier
Dié

15

6

11 Déc.
27 Sept.
25 Octobre

Delphine
Denis, év

Faustin

Félicien
Félix

16

amien
Daria

20 Janv.
28 Octobre

Sept.

12 Déc.
2 Février

Daniel

■pabien
1 aron

7

21
27

Crépin
Cyprien, évêque
Cyprien, martyr
Cyriaque
Cyrille
Cyrille d'Alexan

SAINTS

François de P...
François d'Assise
François de Bor.
François Xavier.
François de Sali.
Françoise

18 Mars

Geneviève

Georges

Déc.

11

Mars

Juillet

Gilbert, év

........

le Gr...
d'Ar
de Naz.
le th..

Guillaume,

...

,

are.,

Guy

Nov.

Février

13- Mars
2 Déc.
16 Déc.
20 Sept.
29 Mars
30 Avril
26 Octobre
1«

15 Nov.

Gilles
Gontran

Gorgon
Grégoire
Grégoire
Grégoire
Grégoire

Août

Hedwige
égésippe

Hélène
Henri

Herménégilde..

Hervé
Hilaire

Hilarion
Honoré
Honorine

Hormisdas.

Octobre

7 Août
18 Déc.
25 Août
3 Janv.
23 Avril
15 J uin

Gatien
Genès

Gilbert

13
15
12
10

9 Mars

A abriel

IJaétan

13

22 Mai
26 Mars
15 Sept.
24 Déc.
2 Sept.
26 Déc.

Octobre

25

Germaine
Gertrude

Octobre

4

10 Octobre
3 Déc.
29 Janv.

Front

16 Nov.
16 Sept.
19 Nov.
5 Nov.
1er Déc.

7 Nov.
20 Juin
20 Octobre
2 Avril

�3 Nov.

Avril
17 Août
1

Hugues

Hyaçinte

Îgnaoe
Loy...
gnace de
niart....

1 er.jFévr.

22 Février

Isabelle

1 " Mai

acques

19

Janvier

Jean

8 Février
8 Mars
16 Juin

Gualbert..

Jean de
Jean

....

Kenty

.

de la Groix

Jean, évang....
Jeanne
Jeanne

.Jérôme
Jérôme

Lazare

Léandre

Léger
Léon 1er

Léon IX
Léon II
Léonard
Léonce
Leu
Lin

Longin
Louis de

Luc

Lucie de Camz

Avril

7

12 Juillet

Lucien

Lucien, év
Macaire

10 Avril

lilagloire

14 Octobre

Sept.

Marner

20

Octobre

Mansuy
Marc, mart

24 Nov.

Dec.

27

de Chan,

Août
13 Déc.

Sept.
20 Juillet
30

F.milien

Josaphat
Joseph
Joseph Calazan.
Joseph de Cup.

Juillet

•Jovite

.....

Justin
Justine

Laure

^

Laurent

Laurent Just..,

16 Janv.

Marcel
Marcelle
Marcellin

31

30 Octobre

Marg.-Marie

19 Mars

Marie-Mad

Août

18

Sept.

15

Février

....

Marie
Marie l'Egyp

Janv.

26 Avril
22 Février
10 Juin
20 Juillet

Octobre

17

22 Juillet
15 Août
2 Avril
3

Mars

28 Qcl.

Marin Césarée...
19 Janv.
Marius -

12 Avril

Marthe..

Juillet
30 Juin
Nov.
Martin 1 "...... 12
30 Janv.
Martine
24 Février

9 Janv.

16 Févr.
14

Avril

26

Sept.

29

.

Martial

Mathias.Mathieu

Juin
10 Juin
19 Oclo.
10 Août

Mathilde

27

Ladislas
andry

25 Avril

Marcel 1"

14 Nov.
27

18 Juin

Marg. de Col... .
Marg. d'Ecosse..
Marguerite, v

20 Mars
26

24 Mars

—

21

Sep.î

3

Marc, év

26 Juin

Mai

11

27

Joachim

V

..

Lucie, vierge....

d'Arc..., 30 Mai

Jude
Jules
Julien
Julienne

Gon'z...

Louis, roi
Loup de Ch
Loup de Tr

24 Juin

la Salle

Marc

Mars

27

Jean-Baptiste..
Jean

Sept.

27 Janv.

Chrysost..
Damacène
de Matlia.
de Dieu..
Fr. Régis.

J.-B. de

Juillet

25

Jacques lele maj.
min.

Jean

Avril

4

Isidore

Jean

Avril

3

25 Mars

Irénée

Jean

Juillet

31

Irène

Jean

Janv.

11

Hortense...
H ubert.

Jean

SAINTS

FÊTES

SAINTS

5

Sept.

Mâthurin
Maur

§

Maurice

Marcelin

21

Sept.

14 Mars
9 Nov.
15 Janv.
22

Sept.
Juin

�SAINTS

Médard

29 Mai
8 Juin

.

...

Mélaine.
Mélanie.
Mellon.

G Janv.
31 Déc.
22 Octobre

..

..

.

.

.

Merry

14

..

.

.

.

.

Monique

29 Août
15 Dec.
7 Juillet

29 Sept.
4 Mai

..

.

Octobre

7 Juin

..

....

Mesmin
Méthode
Michel.

FÊTES

Pierre Nolasque 31
Pierre, apôtre. |29

.

Pierre Fo urrier.
7 Juillet
Pierre d'Alex...
19 Octo bre
Pierre d'Ambl.
130 Déc.
Placide
5 Octobre

Polycarpe
Pottiin

26 Janv.
2 Juin

Praxède
Prétextât

14 Avril

.....

21

Prime

Pulchérie

10 Sept.

Quentin.

31

29 Octobre

28 Juillet

Nérée

12 Mai

N estor

26

Nicaise Rouen..
Nicaise. Reims.
Nicolas de Toi.
N icolas de Pi..

11

azaire

Février

Octobre
14 Déc.
10

Sept.

6 Déc.

Norbert

5

Juin

Radegondc
aoui
Raphaël
Raymond
Raymond
Rèniy

Odile
Odon
Omer

18

dilon

1er

9
6

Janv.
Nov.

Sept.
Sept.

22 Avril
4 Juin

.

Oouen

24 Août

Octobre
de P..
N'onat

Pantoléon
arl'ait

Pascal
Paschase
Patient
Patrice

—

11

1"

1er Juin

Robert de Cit..

Paul, ermite.
Paul, mart
Paul, apôtre....

...

Roch

Romain

28 Février

Romain Rouen..

23 Octobre
3 Octobre

Sabas.... ..
àbine

Scholastique
Sébastien
Sennen

26 Juin
29 Juin
Paul de la Croix. 18
Octobre
Paule ............ 30
Sept.
Paulin
22 Juin
Pélagie
9 Juin

Philomène
Pie

1er

Pie V

23 -4.0ÛÍ
10 Août
11

Juillet

5 Mai

Févriec

4

Sept.

30 Août
Déc.

Octobre
Février
Janv.

Juillet

Juin

Février
Octobre

Nov.
Mai

Mars

Solange

Avril
Mai

Sosthène
Soter
Stanislas

Avril
Mai

Sulpice
i

7

Siméon
Simon
Sixte

26 Mai

.

Sernin
Servais
Silvère

Simplice

21 Février
1" Mai

1

Pépin
Philippe
Philippe de Néri.
Philippe Béneti..

Janv.

29 Avril
16 Août

Rose

Sept.

Ocl.

12 Nou.
4

Romuald

17 Mars
15 Janv.

Janv.
Août

Robert

Rosalie
27 Juillet
18 Avril
i 7 Mai
26 Avril

Août
Juin

Révéricn

Romaine

.

Octobre

....

René
13 Déc.

Juillet

9 Juin
25 Juin

Prosper

Narcisse

Onésiphore
Opportune
Optât

Janv

Juin

.

.

Menehould.
Meriadec

SAINTS

j

Maximin.

FÊTES

Suzanne

Nov.

Janv.
Août

�FÊTES

alérie.
Venant

Symphorien

Victor

1 "

Victor,

soldat

hibaut

d'Aquin

finseslas
'

ilfrid...

Tite

Yves

rbain
Urald

Zéphirin
ite

Ursanne

Zoé

Ursule

PROLC
«MHQUCUH,

vainqueur

5 Avril
27

Vit

Timoléon
Timothée..

i/SAtJ

2 Nov.

Vincent

B

Prouo, le

23 Mars

19 Juillet

Tiburce

Jean

Juillet

21

Vincent-FeVrier..
Vincent de Paul.

Thomas

.

. .

Victorin

Thérèse

Thomas

28 Juillet

Victorien

Théoçlulp

Thomas

18 Mai
23 Déc.

Victoire

hècle
Taurin

'1

14 Février
9 Déc.

Yalentin

Sylvain
Sylvestre

ỳ

Octobre

15 Juin
28

Sept.

12

Octobre

19 Mai

26 Août
27 Avril
5

Juillet

rentré"_!dans ses loyers, a fait son choix.

R/nlcJcrcil txsu/.

P.ll&amp;Je /ncend-e

^ » r*j-L ,

XX,Je i » étM. &lt;)ue |W k vk dub,jbfo

réso-aJn

-

M

se-

ì
V/Ve /0.

/tuA(.e '/

�Prévision du
temps pour 1923
JANVIER

Du 1er
sez

au

sensible.

Du

8

6, neige

Du 19
et froid

15 période
troublée
violents ouragans de
neige.

par de

au

pour

31,

ces

avec un

la

gelées

beau

saison.

AOUT

arrivent

se

et

,

temps

Première semaine
orageuse;
Du 9 au 15
beau

14, neige et pluie
qui
continueront pendant la
pério¬
au 22

et même au
29
février selon le
la journée du temps que donnera
14 jour de P.
L.

MARS
marquée
Du 8

qui

se

1er

8

au

sera

par

quelques gelées.
12, température
froide,
relèvera du 12
au

avec

temps qui

se

24.

Du 24

au

30, rafales

et

neige;

AVRIL
Vers le 8, beau
temps avec tem¬
pérature élevée; ce
temps parait

devoir

se

Du 18

mêlées
Du

de

25

avec

continuer

au

25, pluies

jusqu'au
et

grêle.

semaine

avec

temps

nous

Du 6
Du 15

Du 21

qui

au

28, qelques orages
prolongeront
jusqu'à
mois.

se

fin

promises.

14, orages à redouter.
au
21, beau temps, cha¬

leurs.
la

sont

au

du

JUIN
Du 5
ges avec

Midi.

la

13

au

Du

5

région
Du

12

cheresse.

20, temps très variable.
JUILLET
12 beau
temps
centrale surtout.

au

au

19

pour

tendance à la sé¬

pronostique

Cette dernière
température pa¬
devoir se maintenir
pendant
fin du
mois

selon
la

semaine
les

fort

celle

avec

lunaison

NOVEMBRE
Température de la
variable

du

première
suivan

régions; giboulées de
très fortes;
matinées froides. neige
Du 6 au 14,
température froide
temps pluvieux.

J

Du

15

pluies

au
21, continuation des
inondations à redouter
Midi, tandis que le Nord

;

dans le
aura

beaucoup

Du 21

pluies
tendre

29

au

qui
à

de neige.

continuation des

semblent
la

au

13, beau temps; ora¬
grêle à redouter dans le

tout

température;

23.

pluvieuse

quelques coups de tonnerre
quelques alternatives
de
beau

semaine.

15

au

laquelle prendra

18.

MAI

Première

OCTOBRE '
Continuation du froid;
quel¬
ques giboulées de
neige pendant
la première

la

pluie

quelques orages.

quelques

raît

giboulées

la fin du
mois

a

froide;

relative¬

quelques ge¬
lées à redouter.
Du 15 au 23 belles
journées très
froides le matin.
Du 15 au 23
belles journées
très froides le
matin.

continuera jusqu'au

gelées à redouter.

température

gelées le matin;

même

beau

un

une

ment élevée.
Fin du mois

Du 8

16.

au

La lune
prendra avec

temps trou¬
d'orage.
23, beau temps sec

blé par des
pluies
Du 15 au

de du 14

du

la
fin

SEPTEMBRE

inondations.

au

période

alors

prédite pour la

du mois.

froid très intense grandes pluies;
dans la région
du Nord.

La

pluies

modifient

température

FÉVRIER
Mois
pluvieux;
Du 1er au 6

se

et très

Ce mois sera
comme le précédent'
Du 10 au 17
quelques

24, quelques gelées

au

continueront

Du 6

26, sécheresse

au

Du 15
le matin.
Du 24

relatif

au

grandes chaleurs.

as¬

région

devoir s'é¬
Nord.

du

DÉCEMBRE
Froid au
début; en
pluies tombées pendantraison des
la deu¬
xième quinzaine de
la
première semaine de novembre,
ce mois
peut
réserver des
Du

6

surprises.
13, continuation

au

du
froid, grandes gelées qui
sent
parais¬
devoir
durer

période

du

1

au

22.

pendant

la

�CALENDRIER AGRICOLE
DE

L'AGRICULTEUR

,v DU VITICULTEUR

DU SUD-OUEST

(Voir
Dans

au

un

bas de pages du

calendrier

calendrier).

:

On peut chercher à tout dire; c'est un genre qui peut avoir son
ulililé, mais il esl encyclopédique, lourd, massif.
On peut dire quelque chose pour partout, qui s'applique à toutes
les régions de France el de Navarre, comme, si les meilleurs conseils
el les plus savants memenlos pouvaient guider à la fois Vagriculture,
du Nord et l'Agriculture du Midi, celui de Paris et celui de Bor¬
deaux ou des Pyrénées.
La

Science

agricole esl une ; mais

VAgriculture rationnelle el

Scientifique, est essentiellement régionale. On peut grouper de très
complètes énuméralions ou de surabondantes explications en une
série non moins complète de chapitres : Intérieur de ferme, Champs,

Fruitier, Jardin

Vignes, Prairies, Potager,
Basse-Cour, Rucher, etc...

d'agrément, Cellier,

d'écrire pour les agricul¬
Vosges ou des Alpes. Rappeler pour chaque mois ce qu'il
importe de ne pas oublier el qu'on est plus exposé à oublier, parce qui
ce sont des travaux, qui ne font pas partie de la pratique routinière,
Noire intention n'est pas

cle tout dire, ni

teurs des

commune

Ainsi

et ordinaire, tel esl
nous ne

notre dessein.

rappelons pas qu'en

juillet, dans le Sud-Ouest, on

fait la moisson ; 'chacun le sait, en effel ; mais, nous
qu'en juillet et août on doit plus que jamais utiliser le
à disques pour les déchaumages superficiels en vue de
lion des mauvaises graines et de la propreté des terres
lents labours d'été.

rappellerons

pulvérisateur
la germina

el des excel¬

�SOLEIL

fêtes

lever

I

1 Lundi
2 Mardi

1

Circoncision

•3 Mercr.
4 Jeudi
5 Vendr.
6 Samedi
.7

Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

8
9
10
11
12
13 Samedi
14 Dim.
15 Lundi
16 Mardi
17 Mercr.
18 Jeudi
19 Vendr.
20 Samedi
21 Dim.

I

1

I

■p

22 Lundi
23 Mardi
24 Mercr.
25 Jeudi
26 Vendr.

il'

27 Samedi
28 Dim.
29 Lundi
30 Mardi
31 Mercr.

S. Macaire
Ste Geneviève
S.
S.

7 27
7 27
7 27
7 27
7 27

.

P. L.

Rigobert

Télesphore

Epipbanie
Sainte

7 27

Famille

7
7
7
7

27
27
27
26
7 26
7 25

S. Lucien de Be u
is
S. Honoré
S. Marcien
D. 0S. H y gin
S. Arcade
S. Léonce
S. Hiloire
S. Paul, ermite
S. Marcel
S. Antoine
N. !..
Chaire de S.Pierre ÍÌP..
S. Marius
S. Sébastien
Ste Agnès
S. Vincent
S. Raymond de P
S. Timothée
Conv.de S. Pau P.
Q.
S. Polycarpe
S. Jean
Chrysostôme

Scpiuagésime
S. François deSaies

7 25

7
7
7
7
7
7
7
7
7

7
7
7
7
7

.7
7
77

Ste Martine
S. Pierre Nolasque

Aux Champs.
Continuer
fonds d'hiver commencés fin jusque
—

le 30 les
escourgeons

25
25
24

23
23
22
21
21
21
20
18
17
16
15
15
14
13
12

vers

novembre.

—

LUNE

couch.
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16

16
16

21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
36
37
38
39

16
16
16
16 41
16 42
16 43
16 44
16 46
16 47
16 49
16 51
16 52
16 53
16 54
16 55
16 ■57

lever

3
4
5
6
7
8
9
11

26
19
18

22
28
38
49

12
13
14
15
16

couch,
17 25
18 21
19 14
20
1
20 45
21 25
22
1
22 34
23
7
23 42
0 18
0 58
1 42
2 31
3 24
4 23
5 23
6 25
7 26
8 25
9 24
10 .22
11 20

9
19
28
35
39
17 38
18 29
19 14
19 54
20 29
21
1
21 30
21 58
22 21
22 53
23 22 12
23 55 13
0' 32 14
1 16 15
2
5 16
3
1 17
•4
3 ïl
.

18
15

12
10
7
50

le 20, les labours
pro¬
Semer entre le 10 et

ou
orges-baillarges.' — Fumer les près, y
répandre les angrais phosphatés
et potassiques. — A
partir du 1«
ne plus laisser
pacager les prairies de fauche.

janvier

Aux Vignes.
Terrer les

n'est

Taille, pas de labours.
vignes à la brouette ou au
tombereau, lorsque le
pas trop mouillé.

Fumures
dans les
creusé

au

—

fumier de ferme

interlignes dans

au

ou

bien

sur

tout le

un profond sillon de 25
milieu des rangs ou, si les
rangs sont

par exemple) dans 2 sillons creusés dans les

ou

terrain,
50

sol

ou bien

centimètres
éloignés (2 mètres

interlignes.

�—11

—

CALENDRIER POUR L'AN 1923
Eléments du

Nombre d'or

comput

Lettre dominicale b

5

Indiction romaine 6

Cycle solaire 28
Iipacte
13

Pentecôte 20 mai

janvier

Premier

fériés

jours

et

Fetes mobiles

Lundi de Pentecôte 21 mai
Fête nationale 14 juillet
Assomption 15 août
Toussaint 1er novembre
Noël 25 décembre

Pâques 1or avril
Lundi de Pâques 2 avril
Ascension 10 mai
de Jeanne d'Arc
Fête du patriotisme 13
Fête

mai

Concordances

des

ères principales

année

6636, de la

période julienne

2699, des Olympiades, ou

Commence en juillet
775 1 /2 ans avant J.
la période julienne.

de la 3° année de la 675° Olympiade.
1923 en lixant l'ère des Olympiades.
C. ou vers le 1ei juillet de Tan 3938 de

fondation de Rome, selon Varron.
Nabonasar, fixée au mercredi 26 février de
Tan 3967 de la période julienne ou 747 ans avant J. C. selon
les chronologistes et 76 ans selon les astronomes.
1923, du calendrier grégorien établi en octobre 1582, depuis 340
ans. Elle commence le lundi lor janvier.
1923, du calendrier julien commence 13 jours plus tard le dimanche

2676, de la

2670, depuis l'ère de

14 janvier.
131, du calendrier républicain
septembre 1922 et Tannée

1923.

bre

5683, de l'ère des
l'année 5684

1341, De l'hégire

24 septem¬
Juifs, commence le samedi 23 septembre 1922 et
commence le mardi 11 septembre 1923.
calendrier musulman, commence, le jeudi 24 août

1922 et Tannée 1842 commence

l'usage

de

samedi 23

français, commence le
132 commence le lundi

le mardi 14 août

1923 suivant

Constantinople.
Eclipses

Eclipse partielle de lune le 2 mars 1923,
Entrée de la lune dans la pénombre

visible à Paris.

1 li.l 2 5
2h.27 7

Entrée dans l'ombre
Plus

grande phase de l'éclipsé

Sortie de l'ombre
Sortie de la pénombre
Grandeur de

l'éclipsé

:

-

0,376 le diamètre de la lune

3h.31 7
4h.35 7
51i.51 0

étant un

Eclipsé annulaire du soleil le 16 et 17 mars 1923 invisible à Paris.
Eclipse partielle de la lune les 25 et 26 août 1923 invisible à Paris.
Eclipsé totale du soleil le 10 septembre 1923 invisible à Paris.

Décentralisation

La solution
Qui

devra réorganiser

notre

nation en devra recréer les pre¬
miers éléments communaux et

provinciaux.
Charles Maurras

Des

institutions décentralisées

sont la seule
ble

école d'un vérita¬

esprit public.
Pierre

Lasserre

�IH
Hl

-

-

SOLEIL
JOURS

lever

fcv.

•

■

W

ggilfe
K
í

'■

-

[!:];

ô.
WÊ.
SÌÌI

•
'

-

■'

:

il H

il

J eudi

S.

a.

Vendr.

Purification

3 Samedi
4 Dim.
5 [ aind i

'

|||Pippr-{ 'cZl

te
SI '

j

ïw

6 Mardi
7 Merci-.
S Jeudi
9 Vendr.
10 Samedi
11 Dim.
12 Lundi
13 Mardi
14 Mercr.
15 Jeudi
16 Vendr.
.17 Samedi
18 Dim.
19 Lundi
20 Mardi
21 Mercr.
22 Jeudi
23 V endr.
24 Samedi
25 Dim.
26 Lundi
27 Mardi
28 Mercr.

Ignace

P. L.

S. Biaise

■

,

LUNE

FÊTES

Sexagésime
Ste Agathe
S. Tite
S. Romuald
S. Jean deMatha D.Q.
S. Cyrille d'Alexandrie
Ste Seholastique

Quinquagésime

Sept Fond, des Serv.
S. Gilbert

Cendres
SS. Faustin et Jovite
Ste Julienne
S. Théodule
1" de Carême
S. Conrad
S. Eleuthère
S. Pépin Q. T.
Chaire de S. Pierre à A.
S. Pierre Damien
Q.T.
S. Mathias P. Q. Q.T.
11« de Carême
S. Nestor
S. Gabriel dell'Adorata
S. Romain

7
7
7
7
7
7
7
7
7
7
6
6
6
6
6
6
6
6
6

6
6
6

6
6
6

6
6
6

couch.

11

10
9
8

6
5

4
3
2
1.
59
58
57
55
53
52
51
49
47
46
44
43
41
39
37
36
34
32

16 58
16 59
17
17
2
17
3
17
5
17
6
17
7
8
17
17 10
17 11
17 12
17 14
17 16
17 17
17 18

17 20
17 21
17
17
17
17
17

17

23
25
26
27
29
30
31
32
34

17
17
17
17 35

lever

5
6
7
8
9
11

10

20
33
47
59
11

12
13
14
15
16
17

20
27
31
31
24
10
17 52
18 29
19
2
19 31
19 59
20 27
20 54
21 23
21 54
22 29
23
9
23 54
0 45

L 43
2 47

couch.

18 38
19 21
19 59
20 34
8
21
21 44
22 21

22 59
23 42
0 28
1 19
2 15
3 14
4 14
5 13
6 13
7 12
8 11
9
9

10

7

11

4

12

1

12 57

13
14
15
16

52
47
38
26

S
Aux Champs.
Semer les avoines noires de
printemps ; ne pas
attendre mars.
Semer les mélanges
fourragers de printemps : avoine et vesces,
téverolles. Pois
fourragers, etc.
Herser et rouler lès céréales
d'automne; y répandre en couver¬
ture engrais potassiques et
phosphatés.
Planter les topinambours.
Répandre en couverture engrais
—■

les prairies
artificielles, trefles,
reusement ces dernières.

Aux Vignes.

—

phosphatés et potassiques sur
farouches, luzernes; herser vigou¬

Continuer fumures

au

rages comme en janvier.
A la fin du mois commencer ies
labours.
Travaux ordinaires :
taille, attacbage,
dès fils de fer, etc.

fumier de ferme

et

ter

.

réparation des échalas,

�13

__

CALENDRIER

_

'PERPÉTUEL
I de l'ère chré¬
semaine corres¬
consulter les tableaux

D'après les Computistes, le 1er Janvier de Van
fut un Samedi. Pour trouver le jour de la
pondant à une date quelconque, il suffit de
ci-dessous en suivant la marche indiquée.
tienne

MARCHE A

ANNÉE

SUIVRE

placé
chiffres
de
l'année.
2° Reporter ce nombre dans la colonne exté¬
rieure du tableau II, et chercher le nombre qui
trouve sur sa ligne -à l'intersection de la co¬

00 01 02 03

bissextiles (chiffres gras) pren¬
et de Février marqués de

28 29 30 31

1° Chercher dans le tableau 1 le nombre
l'intersection de la ligne contenant les
du siècle et de la
colonne contenant ceux

a

se

lonne du mois.
Dans les années
dre les mois de Janvier

la lettre B.
.3° Rapporter
dans la colonne

le nouveau nombre ainsi
extérieure du tableau III.

quantiè¬

la colonne du

ligne et à l'intersection de
me se trouve le jour cherché.
Les

années séculaires,

toujours

trouvé
Sur la

bissextiles dans-

calendrier
4Q0.
n'existent

04 05

08 09

10 11

12 13 14 15

16

06 07

20 21 22

17 18 19

24 25 26 27

23

32 33

36 37 38 39

34 35

44

40 41 42 43

50

45 46 47

48 49

51

52

53 54 55

56

57 58 59

60 61

64 65 66 67

62 63

calendrier Julien, ne le sont, dans le
Grégorien, que si elles sont divisibles par
Les dates du 5 au 14 Octobre 1582
pas dans le calendrier Grégorien

73 74 75

mercredi.

84 85 86

87

90 91

92 93 94 95

le

(réformé grégo¬

rienne).

Abréviations

: m.

Mardi; M.

72

68 69 70 71

76 77 78

80 81

79

82 83

96 97 98

SIÈCLES

88 89

99
~

~

1

0

Grégoriens.

Juliens.

Ta-

0..

7.. 14. .1

1..

8.. 15..

2..

9.. ...1

3,

10.

4.. 1 1

17.. 21.. 25..

jus. 4oct. 1582

18.. 22.. 26..

.

Dép.lelSoct. 158215

.

19..

&lt;23~. ZT7.

16. 20.. 24.. 28..

5..

2

3

T

~

5

9

1

2

3

4

4

5

6

0

1

2

3

T

4

~5

6

0

1

2

2

3

4

5

6

0

1

1

2

3

4

5

6

9

0

1

2

3

4

5

"Ô

6..

QUANTIÈMES

MOIS

Ta-

[Fév.
Mai Fév, Mac

11

(Bl |Nov.l

3

7

10

14

17]
|24

21

avr.

janv
Juin

Sept jj u il.
Déc.

anvl

Oct.

m

1

T

3

2

_4_
_5_
_6_
_0

_0

1

M

1

_2_
3

28

31

_V
_s_

]T '
_D_
_L
m

ÏL

r&gt;
L

v

�SOLEIL

JOURS

lever

1 Jeudi
2 Vendr.

3 Samedi
4 Dim.
5 Lundi

6 Mardi
7 Mercr,
8 Jeudi

9 Vendr.
10 Samedi
11 Dim.
12 Lundi
13 Mardi
.14 Mercr.
15 Jeudi
1G Vendr.
17 Samedi
18 Dim.
19 Lundi
20 Mardi
21 Merci1.
22 Jeudi
23 Vendr.
24 Samedi
25 Dim.
26 Lundi
27 Mardi

28 Mercr.
29 Jeudi
30 Vendr.
31 Samedi

Ste Eudoxie
S. Simplicien
Ste Camille
P. L.
IIIe de Carême
S. Adrien
Ste Perpétue
S. Thomas d'Aquin
S. Jean de Dieu
Ste Franç. Rom.'
D.Q.
40 Martyrs de Sébast.
IVe de Carême
S. Grégoire le Grand
S. Roger
Ste Mathilde

S.

Longin

S. Va 1ère
S. Patrice

N. L.

Passion

S. Joseph
S. Wulfran
S. Benoît
Ste Catherine de G.
S. Eusèbe
S.Gabriel Arch. P. 0.

Rameaux
Ste Eugénie
S. Jean Damscènè
S. Jean de Capistran
Jeudi Saint
Vendredi S ai rit

Samedi Saint

6
6
6
6
6
6
6
6
6
6
6
6
6
6
6.
6
6
■6

couch.

31
29
27
26
24
22
21
19
17
16
14
12
11
9
8
6
4
2

17 36
17 38
17 39
17 40
17 42
17 42
17 44
17 45
17 46
17 47
17 49
17 50
17 51
17 52
17 53
17 55
17 56
17 59
5
18
5 58 18
1
5 56 18
2
5 54 18
3
5 52 18
4
5 51 18
5
5 49 18
6
5 47 18 .8
5 45 18
9
5 43 18 10
5 41 18 11
5 39 18 13
5 37 18 14

Aux Champs.— Comme
mélange fourrager semer
A la fin du mois semer
premiers maïs fourrage.
Dans les céréales faire les semis de

ne.

prairies artificielles.
Répandre une lre fois nitrate

réales d'automne.

betteraves

de soude

de

clioux

couch,

3 56

17 10
17 52

5

9

6 24
7 39
8 53
10
6
11 17

12
13
14
15
15
16
17
17
18

24
26
21

1

2
3
5

:

5

9

1

51
29

2

7

3

2

4
5

6
5

33
1

18 29
18
19
19
20
21
21
22
23
0

18 29
19

19 41
20 18
20 58
21 41
22 27
33 16
0 10
8

4
3
1
7 59
8 56
9 53
10 49
11 44
6

7

57
25
55
29
6
48
35 12
28 13
27 14
32 15
41 15
54 16
10 16

37
28
16
1
43

21
47

pois gris et avoi¬

en

couverture

sur

les cé¬

pommes de terre.

lieu, répandrè engrais azotés

Paire semis
Aux

et

levoi'

trefle, luzerne, minette, lot

pour

Planter
S'il y a

LUNE

FÊTES

fourragers.

Vignes..'—Labours

et

sur

prairies.

décavaillonnage.

Répandre au pied les angrais organiques du commerce eL les
angrais phosphatés et potassiques; les recouvrir
par un très léger
buttage.
Badigeonnage contre l'anthrancose et la chlorose.

�Al

païs de Cocanha

Cocanha ven del mot coca en lenga d'Oe (en francès
qu'èra donat als pichons pans de « pastèl, » venont
mème del mot latin pasllllus, que vol dire egalament « pichona
eoca. » E coma, al XVIe sècle, le pastèl avia fait la fortuna agrico la
e coumerciala del païs tolozan e particulièrament del Lauraguez, ar¬
rivant à las portas de Toloza, le nom de Cocanha èra devengut costu¬
mier per dezimar tôt païs particulièrament riche e uros ont la
Le

«

nom

de

el-

gâteau »)

vida
ramozas'enpel bestial

agradiva.
pastèl es una planta bizannadièra e sa tija veluda e
naira à très pèds de naut. El fornis un eiccelent forrage
pendent l'ivern, atendut que crenh pas las
facilla e

es

Le

jaladas.

paires le cultivavon generacolor blua qu'on coneguèt avant la
l'importacion de l'indigo en Europa, à la
fin del XVI» sècle.
Coma planta tinctoriala, le pastèl a donat loc à un trafic consi¬
dérable. Toloza li a début, un comerce dels mai fructuozes. On l'expediava un pâuc pertot, en Europa per Bordeus, en Angleterra, en
Flandre e en Alemanha; per Marselha à Gênas e dins Iota l'Italia;
Espanha per las Pirenéas e à las fièras mondialas de Medina
del campo; à Burgos e dins tota la pcninsula iberica.
Dins sos Memovis de VIstoria del Lengadoc, Catèl raporta que
le profit del pastèl èr.a talamen grand en Lauraguez qu'arrivava
sovent que la récolta d'una annada abondoza raportava autant e
maï que le prex del camp onl èra faita, e aco sense portar prejudici à las récoltas seguenlas.
D'aprèp les rellevats faiiis subre les registres dels marchands de
l'cpoca, le prex del pastèl èra mejanament de quinze liuras la bala, e
n.'espediaba cada an 100.000 balas rés qu'à Bordèus : so que fazià
soma d'un milion cinq cents mila liurâs.
Dels traficants del pastèl inaï d'un son damorats célébrés à Tolo¬
1 avian remasat de grosas fortunas e s'èron faits bastir de richas
demoras.
Le premier en data d'aquels traficants, e bclèu le maï riche, fuguèt
Jan Bernuy, qu'apartenia à una familia originària de Burgos. Sa
fortuna èra" tant considérable que poguèt fornir una grosa part de
la ranson de Francès 1", lors de sa captivitat, à Madrid, aprèp la
batalha de Pavia, ont tôt fuguèt perdut, foro l'onor. Sa demora,
autant considerabla qu'artistica, es devenguda le Licéa d'avèi.
Apèi, venguèt le rouergat, Pèire Assezat, que, vers 1540, recebét,
èiritage do sos iTaires, una grosa fortuna, qu'el aumentèt considerablament pel comerce del pastèl. On li déu le manhific ostal
qu'es devengut le palais de las Academias e Societats saventas
de Toloza.

Mas, es mens coma past.ura que
lament que per formar la sola
descoverta de l'America e

nos

en

on

una

za.

en

venent del Béarn e que
Sant-Miquèl-de-Lanès, Lauraguez, ambe
environs de Toloza, ni
dins le Lauraguez. Dezempèi longtemps, on s'en servis que per faire
de craions de col ors dont se servison certanis pintres de pertrais
de naturas mortas. E démest les pintres, n'i a de célébrés, tais
que la veniciana Rosabla (1671-1757) e subreLot l'admirable pertraitiste Maurice Quentin de
Latour (1704-1788). Devem egalament
rnencionar le pintre tolozan Gabriel Durand, qu'avia remès le pas¬

On pot encara rnencionar Chevorry,.
crompèt la baronia de
en
la terra de Prunet, dins le Comtat de Caraman
le
es
cultivât,
Avèi,
pastèl
pas maï
ni als

ou

tèl

en

onor

dins le

mejan del XIXe

sècle.

Baron Desazars de

Montgailhaed

�JOURS

SOLEIL

fêtes

lever

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

Dim.
Lundi
Mardi

11

Mercr.

Dinri.
Lundi
Mardi

S. Richard

Mercr.
J eudi
Vendr.

Samedi

12 Jeudi
13 Vendr.
14 Samedi

15 Dim.
16 Lundi
17 Mardi
18 Mercr.

19 Jeudi
10 Vendr.

21 Samedi
22
23
24
25
26
27
28
29
30

PAQUES
P. L.
S. François de
Paule

Dim.
Luiidi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi

S.

Isidore

S. Vincent
S. Célestin
S. Egósippe

Ferrier

5
5
5
5
5
5

Q.

5
5

S. Fulbert
S. Léon 1" le Grand.
S. Jules
Ste Hèménégilde
SS. Tiburee et Valérien

5
5
5
5
5
5

Quasimodo
Annonciation

D.

Bon Pasteur

S. Benoît Labre
S. Anicet
S.

S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.
S.

Appolonius

N. L.

S. S. J.

Crescent

Sulpice
Anselme
Léonide

Georges
Fidèle de S.
Marc
Clet

P.

Litanies

Q.
m.

Anthime de Nicom.
Paul de la Croix
Pierre de Vérone
Eutrope P. L.

35
34

32
30
29
27
25
23
22
20
18
17
15
13

5 11
5 10

5
8
5
6
5
4
5
3
5
1
4 '5.9
4 58
4 56
4 54
4 54
4 52
4 50
4 49
4 47

LUNE

couch.

18

,1e

15

6 26
7 43
8 57

18 16
18 18
18 19
18 20
18 21
18 22
1S 23
18 24
18 25
18 26
18 28
1-8 29
18 30
18 31
1S 33
18 34
18 36
18 37
18 38
18 39
10 40
1S 41
18 42
18 43
18 45
18 40
18 47
18 48
18 49

10

9

11

15

12 15
13
7
13 52
14 31
15
5
15 37

16
16
17
17
17
18
19
19
20
21
22
23
1
2
3

-5
6

couch.

ver

6
33
1
28
58
30
5
45
30
21
16
17
22
31
43
57
13
28

17 34
11
18 50
19 32
20 19
21
9
22
3
23
2
0
1
1
2
2 58
3 56
4 54
5 52
6 50
7 48
8 44
9 39
10 32
11 2418

12 12

12 57
13
14
14
15
16
16

38
17
53

28
3

40

&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;$,
Aux Champs.
rages,

Continuer de

—

échelonnés;

Planter pommes de

semer maïs

grains et

maïs tour-

terre.

Biner toutes les
plantes qui doivent être binées.
Dans les céréales, faire les
semis de
trèfles, luzerne,
iotier. corniculé.

minette,

Répandre, s'il y a lieu, une 2e fois du nitrate de
soude sur les
réales d'automne/en
répandre sur les céréales de
Semer les luzernières
printemps.
spécialement préparées.
Aux Vignes.

—

Travaux

Hersages et binages.

Petite'dose de Nitrate
deuxième clOsé serait

cé¬

classiques, labours, décavaillonnages

pied, si les vignes en ont
besoin;
répandue fin mai, après la floraison.
au

une

�FRANSOUN

BELA

populaire limousine

Chanson

-/ent

1,0

■2 c-

—PH—K—
J-

J' J

»

&gt;ûtx-

ècx,

•

'Òu. t'en,

■

js J1
#

lit*.

,

—h-l—b-J*-V- *

3»

ï-r

"bcK.

,

C-

•

-

M

fou

N &amp;&gt;

HP

■

btx.

,

t

1

tu-

F 9
'—£—
|vcw JXOM- ùoL

m

iVctÒ

u

0

1

lou-Jv

bel

n'cw

-\v

tu.

V

JV SJ
y

U.

L

M

i

,

lpt±z

"jS

-i—ri

k

V
icc

bel

er

.

dýxr-í ant

iouo

mou.

-

tOU/0

.

1

Tu t'en vas de per lous champs.
Lou mati à la rousada,
E tu n'as pas pau del loup.

Bela, pren i bien garda !

del loup,
gardan tous moutous.

E tu n'as pas pau

Bela,

en

Permetetz, bela Pransoun
ieu vous aime,
Vous n'aurotz per lous grands jours

—

Permetetz que

Una rauba de seda;

Aquela de tous lous jours,
Bela, sera de velours.
4

2
—

Ńpun,

moussur,

icu n'ai pas pau;

gardada :
lous meschens
Moussur, prenetz i garda.
Me paraia be del loup.
Moussur, e mema de vous.
Ieu n'en sei tant bien

N'aimounche per

Quan 'quela de tous lous jours
Fussa de flna dentela,
Ieu n'aime miel moun bargier
Qu'es Ion filii d'un paulire oine,
L'aime miel qu'aquieus richars
Que ne pensoun mas a mal.
—

Mas lou meu n'es pas

Quan ieu pure, me

Me dit

:

eital;

counsola,

Ma bela Fransoun,
dinz 'quel carre;

Passa 'ti

Sieta te sur mous janouls
Ati parlaren d'amoru.

(Bisser les doux premiers vers de chaque

couplet.)

Demandez partout

l'Almanach Occitan
F. II.

Série E.

�JOURS

SOLEIL

FÊTES

lever
I Mardi
2 Mercr.
3 Jeudi
4 Vendr.
5 Samedi
6 Dim.
7 Lundi
S Mardi
9 Mercr.
10 Jeudi
11 Vendr.
12 Samedi
13 Dim.
14 Lundi
15 ^ardi
16 Mercr.
17 Jeudi
18 -Vendr.
19 Samedi
20 Dim.

SS.

S. Athanase
Invention de la

Ste

Ste G...

Monique.

S. Pie V
S. Jean Porte

Rogations,

Latine

S. Stanislas
Rogations, Ap. S. M.
Rogations, S. G. de N.

ASCENSION

S; Mamert
SS. Nérée et
Achille
S. Flavius F.h\ J.d'A.
S. Pàcpme
S. S.J3. de la Salle
N.L.
S. Ubald
S. Pascal
Baylon
S. Venant de- Cam.

,

Vigile S. Pierre Cèles.

PENTECOTE

21 Lundi
22 Mardi
23 Mercr.
24 Jeudi

Ste Estelle
S A us on e
S. Désiré Q. T.
.

P. Q.

N.-D. Auxiliatrice
Urbain
0. T.

25 Veridr.
Samedi

26
27
28
29
30

Philippe et Jacques

S.
S.

Philippe de

Dim.

Trinité

Lundi

S. Augustin
S. Maximin

Mardi
Mercr.
31 Jeudi

de Cant.

Ffte-Dieu

Aux Champs.

18
1S
1S
19
19
19
10
19
19
19

19
19
19
19
19

19

16
4 15
4 14
4 14
4 14
4 13

19
19
19
19
19
19

LUNE
ch.

51
51
53
54
50
57
58
59

18

.17

4

Ste Jeanne

18
18
18
18

19
19
19
19

4

N. 0. T.

m mmâ IW-iiWl

4 46
4 44
4 43
4 41
4 40
4 38
4 37
4 36
4 34
4 33
4 32
4 30
4 29
4 28
4 27
4 26
4 24
4 23
4 23
4 -22
4 20
4 19
4 18
4 18

cou

2
3
4
5
6
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18

lever

7 44

8.56
10
1
10 59
11 48

0 25
1 37
2 50

21

4

21

5 18
6 31

mm\

17
18
18
19
20
21
22
23
0

21

6
56
54

49
50
12 30
51
8
13
51
13 40
51
14
9
1 49
14 37
2 47
15
4
3 46
15 31
4 43
16
5 41
16 31
6 38
17
5
7 34
17 44
8 29
18 27
9 22
19 17 10 12
20 11
10 57
21
9 11 38
22 11
23 17 12 17

19

2-2
23
24

coueli.

7

4

40

8 44

12 52

13 26
14
1
14 34
15 1-2
15 54
16 41
17 33

mm mm- Má

Fin des semis et
plantations pour les retardatai¬
res :
pommes de terre et maïs grain.
— Semer
haricots.
semis échelonnés de maïs
Faire
fourrages. — Semer sarrazin. — Bina¬
ges importants pour toutes les
plantes pouvant être binées.
la fin du mois, on
Suc
commence les fauches des
—

—

-

—

et naturelles.

—

chés du Poitou
cerises.
Aux Vignes.
1er

Dépiquer les

choux

prairies artificielles

fourragers : moëlliers, bran¬
et branches de la
Sarthe. —- Cueillir les
premières

—

Nitrate de soude

pied (voir
sulfatage et soufrages très importants.

Pour le travail du

au

mois

d'avril).

sol, veiller à tenir ce dernier
surtout au cours de ces 4
propre. Il faut
mois, mai, juin, juillet et
vignes propres, c'est-à-dire indemnes
août, tenir les
de mauvaises herbes.

�tofl. bfl. ÙA Jxfi MA

bfl

Ceci

gga

ma ma ma MA SA MA jMA MA MA ma SA ma ma ma ma mA MA MA MA

ýt? xl^

s'adresse
à

MM.

des Journaux

M. le

V$T ^ S^T

les Directeurs
des

provinces occitanes

Directeur du Petit Marseillais demandait,

il y quelques mois, à M. Marius JOUVEAU sa colla¬
boration. M. Jouveau
devait donner tous les

quinze jours,
en
provençal

Petit Marseillais,

au

un

article écrit

Dès que

le premier article de M. Jouveau eut
première page s. v. p. le Directeur du Petit
Marseillais ne cessa pas de recevoir des lettres lui de¬
mandant des abonnements pour les jours .où paraî¬
paru, en

traient les articles de M. Jouveau
C'était bon signe. M. le Directeur du Petit Mar¬
demanda à M. Jouveau un article tous les

seillais
huits

jours. Les lettres continuèrent d'arriver

et

les

abonnements aussi.
M. le Directeur du
M. Jouveau

un

Petit Marseillais demanda à

article

tous

les

six jours

L'histoire

continue à cette allure.
M. les Journalistes devraient

en prendre note, non
publiant dans leurs journaux quelques lignes
patoisants où un imbécile s'arrache les cheveux pour
faire de l'esprit sans y réussir, mais en procurant à

pas en

leurs lecteurs des articles des meilleurs écrivains
citans.

Ils feraient

une

raient leur foi occitane
naux
a

été

œuvre

oc-

excellente, ils affirme¬

ils donneraient à leur

jour¬
nouvelle, qui pour le Petit Marseillais
accompagnée d'une belle rentrée d'abonnés et

une

et

note

de lecteurs

nouveaux.

Ajoutons que
cateur de Béziers
Petit Marseillais-

le Radical de Marseille, le Publiet

le

Nous

Patriote de Pau
devons pas

imitent le

oublier non
plus le Journal du Midi de Nîmes qui publie un roman
occitan du Maître Baptiste Bonnet, lès Amours deJan
Verdun.

ne

�SOLEIL

JOURS

lever

1
2
3
4
5
6

Vendr.

Samedi
Dira.

S. Thibaut!
S. Marcellïn
S. Clotilde

Lundi
Mardi

S. François
S. Boniface

Merci'.

4 13
4 12
4 12
4 11
4 11
4 10
4 10
4
9

Coraceiolo

Sacré-Cœur

D.

Q

de Jésus

SS. Prime et Félicien
Ste Marguerite d'E.
S. Barnabé
S. J. de S. Facond
S. Antoine de Pad.
S. Basile,
N. !..
SS. Vite et Modeste

Dim.
Lundi
Mardi

Mercr.^
Jeudi "
Vendr.

Samedi

Dim.
Lundi
Mardi
Merci'.
21 Jeudi
22 Vendr.
23 Samedi
24 Dim.
25 Lundi
26 Mardi
27 Mercr.
28 Jeudi
29 Vendr.
30 Samedi

4 12
4 13

S. Norbert
S. Gilbert

7 Jeudi
8 Vendr.
9 Samedi

10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20

LUNE

FÊTES

S.

Cyr

S. Ismnël
S. Ephren, doc
SS. Gervais et Protais
S. Silvère

S. Louis de Gonz. P.
S. Paulin de Noie
S. Zenon
S. Jean-Baptiste
S.

Q.

Guillaume

SS. Jean et Paul
N.-D. du Perp. Se.
S. trénée de Lyon P.L.
SS. Pierre et Paul
S. Martial

4

9

44

9
9

4
4
4

8
8
8

4

8

4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4

8.
8
8
9
9

9
9
9
10
10
11
11
12

couch.

19 23
10 24
19 25
19 26
19 27
19 27
19 28
19 29
19 30
19 30
19 31
19 32
19 33
19 33
19 34
19 34
19 34
19 35
19 35
19 35
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36
19 36

lever

-il

9 39

18 30
10 26
19 32
11
6 20 35
11 41
21 38
22 39
12 12 23 40
12 41
0 39
13 08
1 37
13 36
2 35
14
3
3 34
14 32
4 30
15
6
5 27
15 43
6 24
16 25
7 17
17 12
8
9
18
5
8 57
19
3
9 40
20
4
10 20
21
9
10 56
22 17
11 29
23 25
0 36
12
2
1 46
12 36
2 58
13 10
4 10
13 48
5 21
14 32
6 27
15 20
7 26
16 14
8 16
17 13
9
1
18 17

* » » ##»* » ####■
îwwI»
Aux Champs.-

—

Mois des grandes

journées et des

grands tra¬
fourrages, vignes, plantes sarclées et labours même.
Faucher prairies artificielles.et
naturelles; couper foins et four¬
rages avant qu'ils soient tout à
vaux

:

fait mûrs.

Repiquer choux fourragère (comme
Faire les derniers semis de maïs
Tous les binages de
pommes de

en mai.)'
fourrages'.

terre, maïs-grain, betterave^
et les buttagès ont une grande
mois; ils préparent les plantes il traverser importance pendant
victorieusement et
avantageusement l'épreuve des' grandes chaleurs de l'été.

haricots, etc.

ce

Labours des

en

vue

Aux

demi-jachères, après farouches

des semailles de blé.

et autres

fourrages,

Vignes.
Travaux classiques :
sulfater, soufrer.
Biner, herser les vignes de façon à les tenir
toujours très propres.
Dans les grosses terres,
argilaires, argilo-calcaires, peu herbeu¬
ses, butter les vignes à la fin du mois.
—

•fS i-;

��jours

SOLEIL

fêtes

lever

1

Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
6 Vendr.

Précieux Sang

2
3
4
5

7

Visitation
S. Léon

Samedi

9 Lundi

10 Mardi
11 Mercr.

Ste

Ruline

S. Pie 1«
S. Jean Gualbert
S. Anaclet
S. Bonaventure
N. L.
S. Henri
N.-D. du Mont
Carmel
S. Alexis

12 Jeudi

iâ Vendr.
14 Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Merci'.

S. Camille de Lellis

Jeudi

S. Vincent
S. Jérômg
S. Praxède

Vendr.

21 Samedi
22 Dim.

de

Paul

Emilien
P. Q.

Ste Marie-Madeleine

23 Lundi
•24 Mardi

S. Apolinaire
Ste Christine
S. Jacques le
Majeur
Ste Anne
S. Pantaléon
P. L.
SS. Nazaire et
Victor
Ste Marthe
SS. Abdon et
Sennen
S. Ignace, de

25' Mercr.
26
27
28
29
30
31

SteV.

S. AYitoine-Marie Z.
S. Isaïe
1). Q.
SS.Cyrille et Méthode
Ste Elisabeth de P.
Ste Véronique

S Dim.

15
16
17
•18
19
•20

de la

Ste Berthe

Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi
Mardi

4

—

35

4 35
4 36
4 38

Loyola

Aux Champs.

4 12
4 12
4 13
4 13
4 14
4 14
4 15
4. 16
4 17
4 18
4 19
4 20
4 21
4 22
4 23
4 24
4 25
4 25
4 26
4 27
4 28
4 29
4 30
4 31
4 32
4 32
4 33

LUNE

couch

19
19
19
19
19
19

37
36
36
36
36
35

19 35
19 34

19 34
19 33
32
19 32
19 31
19 30
19 30
19 29
19 28
19 28
19 27
19 26
19 25
19 25
19 24
19 23
19 22
19 21
19 20
19 19
19 18
19 17
19 10
19

lever

9
10
10
11
11
12
12
13
13
14
15
15
16
17
19
20

couch.

40
12
43
11

19
20
21
22

38

23 26
0 24
22
20
3 17
4 14
5 09
6 02
6 52
7 38
8 20
8 58
9 33
10 07
10 39
11 13
11 50

6
34
6
41
20
6
57
54
55

1
2

7

22 17
22 27
23 37
0
1
3
4
5

48
58

06
13
13

6
7
6 54
7 35
8 11
8 43
9 12

21
24
26
27

12 29
13 13
14
3
14 59
16
I
17 04
18
7
19 20
20 12

Moisson.

Repiquage de choux, binages,
et labours (comme
'^Déchausser au pulvériseur à buttages
disques: les

ía'mqisson;

attendre

quand toutes sortes
vue

des semailles de

Dans l'extrême

en juin).
terres, aussitôt après,
pluie; quelques jours
après cette pluie,
de graines ont
levé, labourer ces champs en
céréales d'automne.
une

Sud-Ouest, Landes,

Basses-Pyrénées, semis de
navets, fourragers et de farouche;
ailleurs, semis de navels ; en gé¬
néral on ne sème
pas assez de navets.
Reiabourer en travers et herser

en vue

des semailles de céréales

Aux VIGNES.
Dans les terres

—

surtout les

d'automne.

champs labourés

Biner et herser.

siliceuses, légères, herbeuses, butter les
En général le
sulfatage
du 8 au 15 juillet, au midi de vignes.
la Garon¬
ne est important.

�23
LE

—

CHANT CHORAL

Chorale Déodat de

OCCITAN

Sévérac

-

(Toulouse)

de la
J.Fontberrégionaliste dans l'or¬
Barcelone.
de la musique
populaire occitane, de faire revivre les œuvres dans lesquelles
s'exprime le plus clairement la musicalité de notre race.
En cultivant le chant populaire, en l'exaltant, elle veut con¬
courir à réveiller l'esprit de race qui est la force intime la plus

Déodat de Sévérac, fondée au lendemain
maître languedocien par son élève catalan
nat, est une institution de propagande
dre artistique, sur le modèle de VOrfeo Calala de
Elle se propose pour but de réveiller le goût
La chorale

mort du

réconfortante pour les âmes sincères.
Cet esprit de race, ses fondateurs
le plus
et occitan.

sens

large : Français

le comprennent dans le
particulièrement méridional
plusieurs manifestations qui

d'abord,

chorale a donné en 1922
démontré qu'elle était un foyer de grand arl unique
France à cette heure.
Avec ses 250 exécutants (.dont 150 sont les élèves des
les Normales de Toulouse) la chorale Déodat de Sévérac
sur la voie d'un magnifique avenir.
La

ont

en

Eco¬
est

Voici le programme

des éxécutions de

l'année :

Journée Catalane (avec une conférence de
M. Béluel, Professeur à l'Université de Toulouse).
Saison 1922 : Journée Béarnaise (avec le concours de Siminn
Palay, Michel Camélat, J. Casassus.
Festival Déodat de Sévérac, honoré de la présence du Profes¬

Décembre 1921

seur

:

Pi i Sunyer de l'Université
d'une Cobla Catalane.

de Barcelone, avec

le con¬

cours

(avec une conférence de M. Bruno Durand).
(avec une conférence de M. l'abbé Sarran.)
La chorale Déodat de Sévérac public des cahiers qui consti¬
tuent une publication chorale occitane unique.
Siège Social : 69, rue du Taur, Toulouse.

Journée Provençale
Journée Occitane

y-

�I

I
îiu

OU H S

y

SOLEIL

FÊTES

lover

1
2
3
4
5
6

Mercr.

S.Pierre ès Liens

•Jeudi.

S. Alphonse de
Ste Lydie
S. Dominique
S. Abel N.-D.

Vendr

Samedi
Dim.
Lundi.

S.

8 Mercr

Gaétan

S.

Cyriaque
J.-M.. Yiannay

9 Jeudi.

B.
S.

Laurent,

Ste Suzanne
Ste Claire d'As
S.

Mardi

N.L

I-Iippolyte

Vigile S. 'Eusèbe

Mercr.

ASSOMPTION

Jeudi

S. Joachiin
p
S. Hyacinthe

Vendr.

Samedi

Ste Hélène

Dim.

S. Donat
S. Bernard

20 Lundi
2-1 Mardi
22 Mercr.

III;
11

D. 0.

des, N.

Transfiguration

10 Vendr.
11 Samedi
12 Dim.
13 Lundi

23
24
25
26
27
28

Lig.

'7 Mardi

14
15
16
17
18
19

4
4
4
4
4
4

P.

Q.

Ste Jeanne de Chant.
S. Symphorien
S. Philippe Béniti
S.
Barthélémy
S. Louis roi
S. Zéphyrin
P. L.
S. Joseph
Calasanz
S. Augustin

Jeudi

Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi
Mardi

29 Mercr.
30 Jeudi
31 Vendr.

Décollation

de S. J.-B.

Ste Rose de Lima

S.

Aux Champs.

—

Raymond Nonat

Déchaumer

'

39
39
40

'

I.UN E

r

COUfilt.

19 15
19 14
19 12
41
19 11
42 19 10
44 19
9
4 45
19
7
4 46 19
5
4 47
19
5
4 48
19
3
4 49
19
1
4 50
19
1
4 51
18 59
4 52
18 57
4 54
18 56
4 55
18 55
4 56
18 53
4 57
18 51
4 58
18 49
5
18 48
5
1
18 47
5
2
18 45
5
3
18 44
5
4
18 42
5
5
18 40
o
6 18 39
5
7
18 37
5
8 18 35
5 10
18 33
5 11
18 31
5 12
18 30

lever

couch

9 40

21 13
2i: 12
23 10
8

10

8

10 35
11
5
11 39
12
13
13
14
15

47

38
38
16 42
17
19
20
21
22

50
12
23

35
23 45
2
3
4
4
5
6
6
7
7
8
8
9

1

56
4
6
1
49
31
9

42
13
41
9

36
6

5

2
2
2 57
3 51
4 42

18

5 31
6 15
6 56
7 33
8
8
8 41
9 16
9 51
10 30
11 13

12
12 52
13 50
14 52
15 55
16 58
17 59
19
1
20
20 59
21

57

au

puis labourer {voir
labours devraient pulvériseur,
être
bien cuire la glèbe au soleil terminés avant la firi du
d'août
Relabourer en travers et
herser souvent les
pour blés et avoines.
champs labourés

juillet)

mais

ces

mois pour

Semer

navets,

beaucoup de navets iourragers qui
remplacent
fourragère dans le bassin de la
Garonne ou complètent
l'affouragement toujours insuffisant de
betteraves.
la betterave

Semer farouche (trèfle
incarnat).
Aux Vignes.
Plus de
—

avant le 15 août

en vue

de

grands travaux; un
l'aoûtement dés bois. sulfatage

parfois

�—

25

—

TELADO

LA

fei1 1
Car-

'

Allearo

I

H E &amp;

Ng

^ /1 J

j'ÌTÍT? £jf=f=f=£

rt-jab■'.Çôs-'Rá- fa -áos (9Lu Tí-to

diuCou-fiij,
î

C-j J

|J\

!&gt;

$.\i- so

j—

f
1

i

,

P
r~k

Ì K b J L
-X—i-4[s

Cov,-mo

tci

[&gt;

J

1

ÌL J;

w

1

-Vi3-

/'

ftxri-ofc - to ! £

(imj

s»

i

;

sAUeçrefto

e
f
-r f '

* 'A

poil;! djum

pan;

Au Tito dou Coulin;
Pourtat-l'à saquetados
Les camuchèts de lin.

Repic (après cado couplèt)
Lissp, lisso, ma nauèto,
Lisso coumo la ranglèto,
E pim pam ! E pim pam !
Boun'annado qu'auram.
2
Bous

techera la tèlo

A bôsto boulentat,
Enta bout' à la cèlo

Goujato damb goujat.
3

Quau sio flançado
La

poulido Isabèu,
Cau préngue la telado

Per hè le soun troussèu.
4

Le

cau

lié la camiso

Que bire de la frèt,
E n'aujots jamès hiso"
D'i bèse nat

espèt.

f

í

j

}

r

^

J

! Sïwin'an- ua. - àc quau-turç.
5

1

Carrejats las hilados

^our-tate à'.sa-que-

de la taulado
Le bèt dessus blanquious,
En ta lié baloucliado
Le

cau

De pan, car

è bin blous.
6

Malaus' ou auejado,
Le cau de bèts lanços.
Le cau la retirado
Enta cado tantôs.
7.

-

E se debén mai flèrro
D'un môs de mainatjôt,
Sera dougo è
La pèrno dou

leujèro

praubôt.
8

endroumido
fèt dou mau mourtau,

La mainad'
Pou
La beirats

sepelido

Damb'un susari nau.

Repic (end'acaba)
Lisso, lisso, ma nauéto,
Lisso, coumo la rangléto,
E pim pam ! E pim pam 1
Joen ou biélh, mou-n augueran.

�js

.*

SOLEIL

LUNE

fêtes
lever
1 Samed'
2 Dim.
3 Lundi
4 Mardi
5 Mercr.
6 Jeudi
7 Vendr.

S Samedi
Dim.

9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24

25
26
27
28
29

30

Lundi

Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi

Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
Dim.

Aux Champs.

S. Gilles
S. Etienne, roi
S. Mansuy
D Q.
Ste Rosalie
S. Laurent Justi-nieri
S. Zacharie

13
14
16
.17
18
19

Ste Reine
Nativité dé

la S. V.
S. Gorgonius
S. Nicolas de T. N.L.
SS. Prote et Hyacin.
S. Emilien
S. Aimé
Exaltation de la S. Ç,
S. Nicodèrné
S. .Cyprien •

S. Lambert

S. Joseph de G.
S. Janvier
S. Eus tache
S. Mathieu

S. Maurice
S. Lin
N.-D. de la
S. Firmin

P.

20

5
5
5
5
5

Q.

Q. T.
Q. T.
Q. T.

Merci.
P. L.

Ste Justine

SS. Côme et Damieri
S. Winceslas
S. Michel Arch.
S. Jérôme

—

21
22
24
25
26
27
28

cou

eh.

18 28
18
18
18
18

26
24
22
21
18 19
18 16
18 15
18 13
18 11
18
9
18
8
18
6
18
4
18
2
18
1
17 58
17 56
17 54
17 53
17 51
17 50
17 48
17 45
17 44
17 42
17 41
17 38
17 37

17 35

lever
9
10
10
11

38
13
52
37

12 28
13 24
14 26
15 32
16 43
17. 56
19
9
20 24
21 36
22 48
23 56
1

1

57

couch.

22 54
23

51
0 56
1 40
2 31
3 21
4 ■7
4 4S
5 28
6 '4
6 39
7 14
7 50
8 29
9 11
9 58
10 49
11 45

2. 47
3
4'
4
5
5
6
6

31

9

12 45
13

46

42
14
43

14 48
15 4g
16 5o

11

17 5,

38
7
7 37
8 11
8 49

18 5n
19 4 s
20 4«

7

21

42

22 3 7

Labours et

relabours, hersage et passage du pulvériseur à disques pour
parfaite préparation des semailles de blé
et d'avoine.
Avant les
vendanges, dans la 2e quinzaine du mois, semer les
avoines grises d'automne et le
seigle grain.
Dans la lre quinzaine e t
pendant tout le mois semer tous les mé¬

langes fourragère : avoines, órges,
seigle pour fourrage; farouche seul

vesces, féverolles

et en

mélange

en

mélange;

avoine
orge. — Derniers semis de navets.
Semis de moutarde blanche
qui fournira de la verdure en
vembre et décembre, après la
Aux Vignes.

Selon les

avec

disparition des maïs fourrages.
terrains, leur nature, leur état de

ou
no¬

pro¬
preté, hersage ou pas de façon aratoire.
Vendanger les variétés précoces, noahs', certains
Producteurs
d
rects et certains cépages
français. — Vinifier rationellement : sul¬
fatages, phosphatages ammoniacaux, déboutage,
lesurage.

'

L||',

�Libraires,
Directeurs de

journaux,

Commerçants, Agriculteurs...
Faites tous votre

publicité

VANS

rilmanach Occitan
En

1924, il contiendra un ANNUAIRE, qui

le rendra

indispensable dans tous les Bureaux,

Cafés, tables de Travail, etc., etc.

Publicité de 1er Ordre

l'Aimanach Occitan
EST LU DANS
doux® pr&amp;wmoom

PAR

3Ú*ÛÚ&amp; iootours

Les ordres

de

publicité sont

tion de l'ALMANACH

reçus

à la direc¬

OCCITAN
à Samaton

(Gers)

�I

Illìl

SOLEIL
JOURS

lever

1
o

3
4
5
6
7
•

8
9

10

11
12
13
14

15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28

Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
D'an.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

S. Rémi
SS. Anges Gardiens
S. Fauste
D.
S. François d'As.
S. Placide
S. Bruno

'

5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
6
6
6
6
6
6

Q.

Lesainl Rosaire
Ste Brigite «
S. Denis TAréopa.
S. François de B. N.L.
Ste Foy
S. Séraphin
S. Edouard
S. Galixte
Ste Thérèse

Apparit. de S.

M.

P.Q.

Ste Marguerite-M.
S. Luc, évangéliste
S. Pierre d'Alcantara
S. Jean de
Ke.nty
Ste Ursule
S. Marc
S. Séyerin
S. Raphaël, Árclï. P.L.
S. Chrysanthe
S. Evariste
Ste Valentine
SS. Simon et Jude
S. Narcisse
S. Marcel

Samedi
Dim.

.

Lundi
Mardi

Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.

LUNE

FÊTES

•

29* Lundi
30 Mardi,
31 Mercr.

6
G

G
6

.

G
G

6
0

G
6
G

6

Vigile, S. Quentin

53
54
55
56
57
59
1
/

3

4
5
7
8
9
10
12
13
15
1.6
17
19
20
21
24
26

1

6

48
48
49
50
51
52

Aux Champs.

—

le début d'octobre
dans le Sud Ouest.

Semer le blé;
on

peut

semer

ne
;

Couctl

.

17 33.
17 32
17 30
17 27
17 26
17 24
17 22
17 20
17 19
17 17
17 15
17 14
17 12
17 10
17
9
17
7
17
5
17
3
17
2
17
1G 58
16 56
16 55
16 54
16 52
10 50
10 48
10 47
16 40
16 44

16 44

lover.

eoucli

9 30

23 31
0 24
1 13
1 59
12 '"/S.
2 41
13 11
3 21
14 18
3 58
15 29
4 33
16 43
5
8
17 58
5 43
19 15
6 23
20 30
7
5
21 23
7 51
22 51
8 42
23 52
9 38
56 10 38
1 32 11 40
2 11
2 46 12 42
3 18 13 43
3 47 14 43
4 15 15 43
4 42 16 42
5
9 17 40
5 39 18 38
6 11 19 36
6 47 20 32
7 27 21 27
S 12 22 19
9
2 23
9
9 56 23 55
10
11

18
10

•

pas attendre novembre ; dès
sème en général trop Lard

on

Ne

semer que des blés sélectionnés et
triés. Sulfater la semence.
Semer les avoines qu'on n'a

pas pu semer en
.Mélanger au sol, par le hersage qui précède septembre.
les
les
angrais phosphatés et potassiques, ainsi que le sulfate semailles,
d'ammoniaque.
Au commencement du mois et même
fin
septembre on peut se¬
mer trefles et Luzernes.
Semer les fèves à la charrue dans les
champs ainsi que lès
rolles ; on ne sème pas assez de fèves
et de fèverolles en
Semer

pois gris (bizailles) fourragers

I

fève-

ou mélangé avec céréale.
façons culturales, si ce n'est immédiate¬
ment après les
vendanges, un hersage.
C'est le moment aussi
d'y semer par des hersages, des engrais
verts : farouche,
lupines avec mélange de raves.
Vendanges et vinification rationnelle (Voir
septembre.)

Aux Vignes.

I

général.

—

Pas de

�CHRONIQUE MEDICALE

EN GASCOGNE :
la

thérapeutique animale

rationnelle

thérapeutique animale que nous dénommons rationnelle
qu'elle correspond dans la réalité à des propriétés curatives certaine, ou probables, parait réduite chez nous à sa plus simple
expression.
Les escargots sont doués de propriétés béchiques plus ou moins
accusées et réelles. Quoi qu'il en soit, on connaît les pâtes et sirops
à l'escargot. Nos paysans gascons plus simplistes se contentent de
gober, telle une huître, l'animal vivant, lorsqu'ils sont
La

en

ce sens

enrhumés.

prennent l'escargot gris (hélix aspersa Drap), com¬
mun dans nos jardins et nos vignes. Ils l'écrasent., en expriment le
jus et, de ce jus filtré, prennent de grandes cuillerées, dans de la
Les

raffinés

tisane chaude.
La vieille pharrnocopée
tions de carbonate de chaux

crustacé. Dans

usait des yeux d'écrevisse, des concré¬
rencontrés dans le tube digestif de ce
plus en plus rares où les ruis¬

quelques régions, de

gascons possèdent encore ce délicieux animal, nos dyspepti¬
connaissent les vertus de la poudre d'yeux d'écrevisse.
Un autre produit fort employé jadis, et à des usages divers, était
corne de cerf. Un manuscrit gascon du début du
XIX0 siècle en

seaux

ques
la

fait

un

excellent dentifrice.

Lorsqu'elle est brûlée et mise en

poudre.

actuelle poudre de charbon.
Enfin, les dermatologistes voudront bien reconnaître un succé¬
dant lointain du Pengalvai* dans le poil de lièvre qui constitue un
himostatique supérieur à condition d'être coupé sur la tête en ar¬

C'est

en somme

l'homologue de notre

rière et entre les deux

oreilles.

Dr

Etienne
Meslre

Formule gasconne pour

Adéchats, moussu

supprimer la fièvre :
mandras

joli qu'ei la frebe, tu l'as pas,
'Aqueu pebe, bin e sau
Peng-te la l'rebe, jou ine-n bail

!

Levrat
en

gai-sabe.

�SOLEIL

LUNE

FÊTES
lever

Jeudi

TOUSSAINT
D. Q.
Commémor. des déf.

Vendr.
3 Samedi
Dim.
Lundi
Mardi

S. Hubert

Si Charles Bor.

S. Zacharie

Dédicace deë Eg. de F.
S. Florent

Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

Samed
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.

S. Godefroy,
N. L.
S. Théodore
S. André Avelin
S. Martin de Tours
S. Liévin
S. Brice
S. Josaphat
Ste Gertrude
P. Q.
S. Ru fin et ses
comp.
S. Grégoire le T.
S. Odon
Ste Elisabeth de II.
S. Félix de Valois
Présentât, delà S. V.
Ste Cécile
S. Clément
p. p.
S. Jean de la Croix
Ste Catherine d'A.
S. Pierre d'Alexandrie
S. Virgile
S. Grégoire III
S. Saturnin
S. André '

Aux Champs.
taires ; mais
oemis

de

—-

6

6
6
6
6
6

6
6
6

6
6
6
6
6
6

6
6
6
6

26
26
28
30
31
32
33
35
36
37
38
39
41
43
44
45
46
48
49

6 51

6
6
6
6

52
53
54
56
6 57
6 58
6 59
7
7
7

1

2
3
-

coucli.

16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16
16

41
40
39
38
37
35
33
32
31
30

29
28
27

25
25
24
23
22
16 21
16 20
16 19
16 18
16 18
16 17
16 16
15 15
15 14
15 14
15 14
15 14

lever

coùçh;

10 55
58

0 38
1 17
1 54
2 28
3
2
3 36
4 13
4 53
5 38
6 28
7 24
8 24
9 28
10 32
11 35

11

13
6
14 17
15 30

16
18
19
20
21
22
23
0

0
1
1

2
2
3
3

45
17
32
39
38
28
12
49
22
51
19
46
13
42

4 13
4 47

5
6
6
7
8

26
9
57
50
47

9 48
10 UX
51

^

X\J

12 36
13 37
14 36
15 34
16 32
17 30
18 27
1-9 22
20 16
21
7
21 54
22 3S
28 18
/Í.O
23 UQ
55

Semailles de blé et d'avoine

^excellentes semailles
feves et de ieverolles

pour les retarda
sur betteraves sucrées
pour les retardataires

Transports de fumiers pour grosses fumures
sarclées, betteraves et -pommes de terre et

en vue

même maïs
rau,re

des Dlantes

JramïS

«•"*&gt;•*

et

ParSodcalcS^S

P°Ur t0Ut te?pS

en terres

^"gs, calcaires

(vàrjanvtry5' ~ ^10' ten'uSes et fumures au fumier de
remíacíneÏLCepS ^ °"

"°n

1« trous

ferme
pour

��il
,

!

;-;i? :
HH

jours

SOLEIL

fêtes

lever
1

Saméd1

S. Eloi
D. Q.
1cr dp V A v. S te Vi vienne
S. François Xavier
Ste Éarbe
S. Sabas
S. Nicolas
S. Ambroisc

2 Dim.
3 Lundi
4

Mardi

ISflu

!

H

6 Jeudi
7 Vendr.
8 Samed
9 Dim.
10 Lund
11 Mardi jj
12 Mercr.
13 Jeudi
14 Vendr.^
15 Samedi
1G Dim.
17 Lundi
18 Mardi
19 Mercr.
20 Jeudi
21 Vendr.
22 Samedi
23 Dim.
24 Lundi
25 Mardij
26 Mercr.
27 Jeudi
28 Vendr.
29 Samedi
30 Dim.
31 Lundi

.

5 Mercr.

Immaculée

i/e deVAv. Ste Léocad
S. Merchiade
S. Damase
Ste Denise
Stè Lucie
S. Nicaise
Ste Chrétienne
P. Q.
IIe De l'Au: S... Eusèbe
Ste Yolande
S. Gratien
S. Timoléon
Q. T.
S. Eugène
S. Thomas.
Q. T.
S. Flavien P. L. Q. T.
1V° de TAu. Ste Vict.

Vigile, S. Delphin

NOËL
S. Etienne
S. Jean
Saints Innocents
S. Thomas de C.
S. Richard
S. Sylvestre
D.

Aux ChamI'B.
(voir novembre).

r

—

ri

o

7
7
7

7

7
7
7
7
7
7
7
7
7
•7

7

6
8
8
9

14
15

16
17

19
19

20
21
21
22
23
24

7 26
7 26

7 26

0 27
.1

13
S
14 19
15 33
16 48
18
3

1 33
2
7
2 44
3 24
4 11

19

15

20
21
22
22
23
23

20
18
6

15 53
15 53

47
23
55
0 24
0 51
1 17
1 45

15 54

2

15-54

2 47
3 25

15 52
15 52
15 53
15 53

18
18

7 24
7 25
7 25

Q.

15 53
53
15 53
15 52
15 52
15 52
15

15

54

15

55

15 56
15 57
15 58
15 59
16
16
16
1

Transports de l'umiers

14

4
6
4 53
5 45

15 55
15 56

COUCll.

58

11

15 54
15 53

10
12
13

7
7
7 24
7 24

lever

15 55
15 55
15 55
15 54

&gt;—

7

7
7
7
7

coueh.

4

6 41
7 41
8 43
9 49
10 57
12

5

et labours

5

4

6
4
7
8
8 14
9 20
10 24
11 26
12 27
13 26
14 25
15 22

16
17

18
19
19
20
21
21
22
23
23
0

19
15
10
3
52
38
19
57
32
4
3o
8

profonds

Fossés,, haies, chemins, provision de bois.
Terrage, fumure, régénération au
régénérateur, des prairies
(voir janvier).
Epandage des engrais phosphatés et potassiques
dans les orairres (voir
janvier).
A partir du 31
décembre, ne plus laisser pacager les''prairies de
fauche.

Préparer élrennes.
Aux Vignes.

(voir janvier).

JÉ1I

goncep.

7

I.UNF.

—

—

Couper litière

dans les bois.

Taille, terrages, fumure

au

fumier de fnrii.e

�Figures

MADEMOISELLE

Reine du

F. III

O

MARIE

V1NAS

Félibrige
Série A.

B. C. D. E.

�Simin PALAY
Simin l'alav est à l'heure actuelle l'un des.
plus, .grands poètes
occitans, avec son ami Michel Camélat l'un des chefs de la renais¬
sance occitane en
Gascogne. Depuis plus de 2o ans il œuvre a tau
et dans toute la Gascogne, on
peut même dire dans tout le pays

d'oc, par. la
plume et la
parole, à faire
revi\

re

■&gt;„,;v.,■;&gt;,

«
,

..

I

e

..;■

,

•

-,.v.
e.

.

.....

'

maintenir
,

.

îe
»

,

uenie.lesa

Car

&gt;&gt;

art

..

fonde

"

_

.

v

&lt;-v--

.

'&gt;' M

-

fj^SKÌlSÉÌ

:

-

N

comme

" '

.

•

-■&gt;-)'
,

'

é

■■■■"*,-L*'

r.-'L

-

famille, la torles

&lt;

Í •'

.Jjr

-

■'BÊËÇ.~:

jiro-.

les choses é-"
teriielles qu'el
le chanlo, la
la

,

■&gt;v

mont racique.

poésie

v

,

Xs

,

•;(&gt;

est essentiellesa

G?

.

s

ra-

son

V'
-,

V

-.

€

■

*

M,

-

-

■'

mal-.il.

souvenirs.

plllPlII

■„

les

joies et les
lieines de chaque jour. Su

,

L

^

.(...A'tilslM

langue, pleine,

^^^WÊÊ^^KÊÊÊÊK^;
\
SSdv;

doucfeetchantante coule du

;Â-

tyé

source.

""

&lt;

-

'ffiijr

_

éV&gt;v;.':Y:;.:V

,

"

*

-Ó-.

•

Jg||g|gg

Palay estesbéarnais.

*"*

Son

S^ÊÊêÊHÊKÊK.

me

bel

un

MHmmBMHHMHBI
|PB88WmIm1

ar-

bre s'élèvetrës'

haut, les racinés.

;■

sont

en

profondes.

-,

Cliché

Re'claus

.

Simin l'alav
majóral du Félibrige est

Bibliographie
Poèmes.

—

:

Vice-président

Bereçls (le Yoenesse

—

rasims

Coundes (Tarbes ; 1899)»
hiaynadyes (Pau 1900),. Poèmes.
1902), Poèmes,
Case, Pau (1908). Poè¬
(Pau). Théâtre.

Cansous ciiVaûs

Sounets el
Qagloiirzis.(Pau,
mes.
Lou Franchimaii

(Pau)..Théâtre.

louse ! (Pau).- Poème.
et gascons
('Editeur

—

—

—

—

La

de).

La

Peleye dons

Bebiscoiilade (Pau). Poème.

S'ailciii. Nadau

-

de VEscolo Gasiou-Febus.
e

1 Recueils

Nombreuses

ArTou¬

de.Moëls béarnais

études. Collaboration ré¬
de Blarn e
Gdscougne, à la Bouts de la Terre et
au Patriote des
Pyrénées..— Sous presse : Las Pregaries e las
Gra¬
cies.

gulière aus.Becldms
Poèmes.

La liberta
di

inédits

—

se

:

.•—

Théâtre et Romans.

Le'

prén

L'a proiin cle tèms
qu'acó s'es
la

:

liberta,

liberla serpten.

son

:

coumo

se

Ê

farés

lou fédéralisme

,o,

doiïtio

ip'as, la

quan nous, di-

pér •cojçms.tftuisoVpuÎès, lou

regiounalisme ? iè respó'Urtdem :
faren cotimo nous îara
plcSi, l'a
que

d'avé la voulounta.

Frédéric Mistral

plein génie (le notre race
11 convient, tout1
d'abord, de
retrouver le plein génie de notre
l'ace

méridionale.

Manifeste

,

de la Provence latine

Mislra!
Les jeunes
les le sachent

générations, qu'el¬
ou

l'ignorent des¬

cendent de Mistral.

Gabriel Boissy

�—

35

—

Amédée MUZAC
Majorai du Félibrige
Muzac Amédéo est né le 15?mars 1.878 à Árgentat
Officier d'Académie, Elu majorai du Félibrige à Cannes
1922 : Cigalo de la Mountanho negro.

(Corrèzq).

Bibliographie,: Flors lemozinas. Recueil de
mousine.
'

poésies

Te

4

juin

langue li

en

Sert

gjziral. — Poème en
langue limousine lauréat de
la Société archéologique
et
littéraire de Bèziers
pet.
in-8° J.mpr. .Roche Brive.
Les Chafres. Etude de
phi¬
lologie limousine.

Lou llevclh a Ventadourn.
Poème en langue limousin,

pl. in-8° do 8

p. p. avec tra¬
Paris Société de
du centre.

duction.

publication

LaU'Chabuloure,

la Sar-

tressa. .Chants del
Felibrc.
Á moun pais, la vous del

pais, Sur lou Suquel de la
_________

sines,

avec

i.éou

j

Collaborateur de
vue

WHBBj.

Le

j
■■■:..■

la Re¬

Méridionale la Cigale

vieil Ar g entai xv,

l.VS

i

!

'

/■;

:

,.&gt;■■■

el leurs gentilhommes verriers
i

! i. i -.
i S T i..
Brive. Description el Elude
de
l'enceinte préhistorique.
'

■

'

■

..

1

■.■■■•/;.

'.

'flnif.

1

.■■■:■■■

...

de

lengadouciano'vl'-ê.eLemouzi.
.

I

musique

i U'anchul.

111. 11

i

JSSSSPSrfi

Ràmieira...Chansons limou-

xvinc. Esquille historique. Bulletin de la So¬
Scientifique Historique et archéologique de la Corrèze à Brive.
Muzac est l'un dos chefs du Félibrige limousin.

ciété

A. BOUDON-LASHERMES
Boudon-Laslierme est né

au Puy le 28 février 1882. 11 a l'adL so.il
Lyon. Docteur en droit baile de la Mantenenço deVelag. Mobi¬
lisé, il fonda et dirigea un journal occitan dans les tranchées : L'Eco
dôu Bousqueloun. Il fonda également : L'Escolo dôu Boumbardament. Blessé grièvement en 1916, il a été décoré de la Croix de
guerre.

droit à

Rédacteur

en

chef de la Crounico de San Maiou.

La photographie que nous donnons de lui le représente
était rédacteur en chef de l'Eco dôu Bousqueloun.
Ses
in-8°.

lorsqu'il

: la Sénéchaussée présididle du Puy (1008)
l'origine des familles du Puy (1909). -— C'est l'esfélibrienne, (1914). — Lou Félibrige (1914) in-16. —
Glori oublidabo, poème avec
préface de Frédéric Mistral (1914)
in-16, 206p.
L'Eco dûu Bousqueloun, journal de tranchée du 286e d'infanterie
œuvres

—

trambord,

Note

principales
sur

revue

(1915-1919) 322 numéros.
concerts

tranchées

de

l'Eco dôu

—

Chansons des Tranchées créées dans les

Bousqueloun (1916) in-4. — Un journal de
(1919) in-8°, 200
— Lis Ouro Claro, poésies de guerre

�-

36

—

(1919) in-8° 200 p. — Lis ouro Sourno, poésies de guerre (1919), in-8°
Ma privado (Livre de raison en langue d'oc, du chroniqueur
Granas /os
1920,200 p.

200 p.

Médicès de 1496 à 1560) Le Puy, 1920. — Souvent dous
Flouraus dei Jubile de Nostro-Damo dei prai, poésies. —

Cliché
—

«

Eco

don Bousquetoun »

Les Rédacteurs de l'Eco clôii

neur

(1920) in-8° 320

p.

1914-1919 in-8°, 200 p.
chants

(1922) in-4° 30

Bousqueloun morts au champ d'hon¬
— Letro de la Iranchado, d'Eyraud d'en va,
(1922). Licenciouso, poème provençal en 24
p.

Michel

CAMÉLAT

Coma Vincens, antan tressava d'amarina,
Obraves un colié de gau et de solèu,
Per lo senhe, un matin, sot lo téume novèu,
Au coù de la ninoia e maienca Belina.
Comme Vincent, autrefois, tressait l'osier,
tu oeuvrais un collier de joie et de soleil,
pour en ceindre un matin, sous le chaume nouveau,
le cou de la naïve et vernale Beline.
Alexandre Peyron

�—

37

—

Michel Camélat, béarnais, est certainement le plus original des
grands poètes occitans actuels. Son œuvre qui est lourde de deux
chefs d'œuvres,: Beline et. Mourte e Bibe, est puissante et iière.
Nous trouvons chez elle une force intérieure qui l'anime et la
meut et la projette au loin comme ces torrents des Pyrénées, nés
sous des neiges
éter¬
nelles, grondant tour
à tour

chers,

puis

s'arrêtant

ne

lés

ro¬

s'adoucissant
s'épandànt
en

majestueuse jetée,

une

ne

entre

jamais,

tarissant jamais.
Force intérieure née

beau
d'un
tempéra¬
ment de poète et secon¬
dée par un art unique

qui sait faire rendre a
cette langue infinimen t,
riche des

nuances

do

rythme dont on ne
peut oublier les caden¬
Car Michel Camé-

ces.

lat n'a pas voulu fouler
les sentiers battus. lia
créé lui-même sa tech¬

nique. Et sa poésie en
a pris cette allure spé¬
qui étonne au
premier abord et re¬

ciale

infailliblement

tient

qu'elle est

pure
et que nous
déshabitués
des œuvres vraies et
parce

et vraie
sommes

Cliché Reclams

pures.
Michel Camélat, majorai
de l'Escolo Gastou-Fcbus.

Bibliographie

:

El

du Félibrige est le

Secrétaire général

piu-piu de.ra me lagida, poèmes, Tarbes,

—

Roubi lou Sounàclou,
pastorale en prose, id 1912. —- Gaslou-Febus, pièce en vers. 1914, id.
Mourte e Bibe, poème 1902, id. — Andréa d'Estibère, pièce en vers
(sous presse). — Lou Darre Calhabari, comédie (sous presse).
Beline, poème, chez Marriinpouey, à Pau.

—

—

Prosper ESTIEU
Prosper Estieu apparaît comme le successeur de son compatriote
Auguste Fourès, qui fut aussi son maître et son ami. C'est la terre
lauragaise qui lui a donné le jour, il naquit à Fendelhe, le 7 juillet
M.

a débuté de bonne heure dans les lettres.
collaboré à de nombreuses revues, avant de

1860. Il
Il

mier

a

recueil, Lou Terradou

publier
(Carcassonńe, bibliothèque de la

son pre¬
« Revue

méridionale, 1895).
L'ouvrage est remarquable, et nulle part dans la suite, Prosper Es
tieu n'a trouvé des accents aussi purement autochtones : l'inspira¬
tion est élargie, mais elle a débordé de plus en plus le cadre terradorenc, d'où l'originalité de M. Estieu parmi les poètes méridionaux
L,e recueil suivant, Flors d'bccilania (Toulouse marquestc, 1006,
a fait décerner à l'auteur le titre bien mérité du reste,
de Héridia
occitan, pour la perfection de son talent de de sonnettlste. L'ouvrage
se divise en plusieurs parties très variées de tons : il se compose de

sept bouquets de poétiques fleurs

—

Fleurs des jardins et des champs,

�—

38

—

Bibliques, Fleurs de légendes, Fleurs
Patriales, Fleurs de lumière où alternent très harmonieusement, im¬
pressions rustiques, scènes de mythologie, traditions légendaires; mé-

d'afnour et d'amitié, PaïnneS,

dilations

•

philosophiques.

Cest dans la

Canson Occitana (Carçasonne 1908) que l'inspira¬

de Prosper
'ïlsiïeii
atteind
tion

peut être sa plus
"magnifique am¬
pleur. Avec une
éloquence lyri¬
que

plus fougueu

se " encore

celle

de

que

Félix

Gras, ïepoète fait
défiler

sous

nos

yerih lés héros et "'
lés1
de'

événements

la

Croisade

"Albigeoise : ùri
soufflé d'épopée
vraiment inou¬
bliable
anime
tohs'ces

« surven¬

des. u'La'lahgue,

colorée) Sonore:,'
vigoureuse jus¬
qu'à l'a violence
est
cependàiit,
quoi "qu'on ait
'dit,parfaitement,
simple et dê-

Pôm'vue d'ar'cha
ïémes.En 1914 a pa¬
*

la Romancero'

ru

Hccitan, nouvelle
suite,

d'épisodes
épiques, natio¬
naux, consacrés
au (M de l'Aqui¬
taine et de la Septianie, le fameux Guillaume au Court Nez.
M. P. Estieu doit publier très prolainemént ses poèmes, de guerreu
La Armadas

Rajas.

Léon BRANCHET
M. Léon Branchet, professeur de musique à Paris, est né à Brive,.
1861. Il a consacré sa vje
à recueillir, à sauver de l'oubli et à res¬
taurer les chansons limousines: Son œuvre est incomparable.
'

on

Titulaire de

l'Eglanlinc d'or du limousin 1912 — Chants et
'du- Limousin. — En collaboration avec J. B.
Plantadis, 200 chansons éditées sur environ 35Ò. Edition
de 8 fasicules arrêtée par la guerre, (épuisée).
'
'
Chansons galhardas. — Recueils de chansons liihousines. Brive
chansons populaires
Chèze et J.

.

Roche
.

1912.

Chansons de mestiers.

ration) collaboration de

i
—

«

■

Recueil de chansons, limousines

Lemouzi

(en prépa¬

».

L'Eglantipe d'or du Limousin, Prix des l sséls n'est oihielìemént.
que par M. M. L. Branchet, J. B. Chèze. abbé ,)offre. Bd. ;

détenue
Matin.

-

"

�—

Paul

39

—

ROUSTAN

Puyméras (Vauoluse), le majorai Paul Roustan, disciple et
de nombreuses générations d'adolescents
du berceau.
Roustan est l'auteur de la Pichofy Islori çle la leag,g $o, dé
S,ept cgàUii en.
prose, rappelai!!

Né à

émule de Saviniun, éleva
dans l'amour de la langue

Paul

.

.

manière

la

de,

dé

Baudet " .et

Roùin'anille ; d'unè pastorale

cinq

actes,

én
.

en

veTS,Bernassoun,

qui

est à sa
représenta¬

en

150

tion;

d'une/;

conde

pastorale,;

en

se¬

trois actes,; cri

vers,

fsaï;

qui

verra cette année

les

feux

■

de

la

&gt;

de deux
:
La

rampe;,

eomédjes

,

Jolicoundo de Ziïr
bo-/oaho et un
Bien
excapa

d'un Oratorio.en

jE'sther; de.
Sîè Affilés, oràtor
rio, clianté dans
I"église ! e la f'.avp'ttp; lo'u SjS.fi de
Y'eiisnnm; drame
épicjue eu :t actes
et en vers; d'ùn
grand nombre de
poésies détachées
qui seront publi¬

vers,

ées soiis. le
de
Cliché

Pi-adeilhe,

,«

^UElu'à

pl)í}t. Alés (Gard)

titre

PimpdrriCannes

majorai du h éli-

brig^i Paul Roustan enseigne actuellement au Pensionnat FléchierSaïnte-Barbè, .à Aies où il est Cabjscol de l'Ecole Fèlibréeime La
Tahô. II.a été professeur de littérature et de langues vivantes durant

Vernet, d'Avignon.
I'aál lloustan a été élu majorai à l'a Sainte Estelle de Cannes le
juin 1922 : Cigalo di■■Pontons.
•

de.longues années au collège Joseph

4

Valère BERNARD

est'l'une des plus belles ligures de la pléiade pro¬
vençale/ Artiste peintre, graveur, sculpeur, romancier, poète, partout
dans tous les genres abordés par lui il á créé une œuvre ferme,
d'une intense beauté, Par ses romans provençaux, il est devenu l'un
de nos premiers orateurs occitans, par ses vers, un de nos plus grands
Valère Bernard

poètes.

U est né à Marseille, le 10 février

librige de 1909 à 1919.

18,60. 11

Li

a

été élu capoulié du Eéj

et 14 eaux-forts, in 8°.
Richard, Paris.
Cadaraa, sirvehtès; ÌSS'j, ip-S, 18 p. flfupelipj Mpnlpglljer-

Ses Œuvres : La guerro, poèmes
Li Balada d'Ararv., Í883, jn-4,24 p.

-

�—

Pcgêli. poésies

en collaboration avec
Marseille.

in-8.

1887

40

—

I. Astruc, musice de A.Bensa,

Bagalouni, roman, 1894, in-16, 221 p. Aubestié Marseille, Nemo
édit. 1902, avec trad. de Paul Souchon. La Plume, Paris.
La Pauriho, poèmes et eaux-fortes. Préfaee de Frédéric Mistral.
Avec trad. française 1899 in-8° Assos typogr. d'édit. Marseille
Long la mar lalino,'poésies, avec trad. française 1908, in-16. Henri

Falque, Paris.
Lei

roman 1910 in-18 Ruat Marseille.
flour, poésie 1912 in-12 Ruat Marseille.

Boumian,

L'Aubre

en

Edouard MAZIN
Edouard
Mazin,
Crédit de Paris, est
né à Tulle, le 21 fé¬
vrier 1891, dinz ion
vielh barri de là Bar¬
rière.
Il
est Titu¬
laire

de

chef comptable à

la Banque Nationale

de

TEglantine

d'or
du
Limousin
1 913 et de la Margue¬
rite

d'or

et

d'argent

du Limousin

1912.

Collaborateur
"

Lemouzi "

de

depuis

1911. Administrateur

général depuis 191 9.
Collaborateur de
la
Revue méridionale.
Ftours de Bam-

—

dàîhs, recueil

de

sies limousines

poé¬
(sous-

presse).
—

e

Dinz tous

pralz
bases, recueil

tous

de
en

poésies limousines
préparation).

Fondateur du groudes

Féiibres

Fé¬

déralistes limousins,
avec- René
Farnicr,
idocteúr J. Brel et
Jean

Compet.

M. Edouard Mazin

est l'âme du

mouve¬

ment limousin

Joseph d'ARBAUD
Joseph d'Arbaud est avec Valère Bernard l'un des plus beaux noms
de la poésie occitane d'aujourd'hui. On a pu dire de lui : « Joseph
d'Arbaud est l'actuelle gloire de cette étonnante province qui ne
semble pas devoir clore de sitôt la liste des grands manieurs du divin
archet,... son ample poésie émane d'un génie robuste... ? (José Vin¬
cent).
Il est le poète des gardians et gardian lui-même. Ayant pris h

la mort de M. Sicard la direction du Feu, il s'affirme comme un chef
de la Provence qui combat. Puisse»t-il faire du Feu une revue réelie-

mraent occitane.
Il est membre du comité des Revendications nationales

I) est né

en

1872 à Cavaillon (Vaucluse),

du Midi,

�—

Ses œuvres : Lou Lausie cVArlc.
in-8. Oudin, Paris.
Lou

41

—

poème. Préface de Mistral, i 913

Rampan d'Aram, poèmes, 1920, in-8. Le Feu.

La vesioun de l'Uba, poèmes, 1920.
La Coumbo, le Feu, 1921, Aix.
N. B. — Voir son portrait page 99.

Louis

Aix.

Le Feu Aix.

BÉCHET

Né le 22 août 1873 à Lus-la-Croix-Haute, région de Die, en Dauphiné, M. L. Béchet, félibre d'action a été élu majorai du Félibrige
(Cigalo dou Doufinat), le 4 juin à la Sainte F.stclle de Cannes.
Par décision du Capouliu Jouveau, il a été choisi comme Baile du
Félibrige quelques jours après son élection au Majoralat.
Publiciste distingué, Louis Bécliet a fondé « Lou Clouquié Prouvençau, » la «Voues dou Terraire », la «Semano Regiounalo », feuilles

où il mena un
combat félibréen.
Pen¬
dant
plusieurs
bon

années, il colla¬
« l'Armadou Ven-

bora à
na

tour

»,
à des
journaux et des

Revues.
L'œuvre

prin¬
cipale du nou¬
veau
majorai
est en prose, éparpillée un peu
partout dans les
publica tions
qu'il avait cré¬

ées et dans cel¬
les qui eurent
la bonne fortune
de le compter

parmi leurs ré¬
dacteurs.

Louis Béchet
est

également

un

conférencier

distingué. 11 a
prononcé,
en
1921

fort
discours
la tombe du
un

beau
sur

majorai J. H.
Fabre et, le 8
décembre

il

a

pris la parole à Saians, dans la Drôme comme délégué du Félibrige,
a l'occasion du second anniverssaire
de la mort du majorai Mau¬
rice Faure, ancien ministre de l'Instruction publique.
L. Béchet a écrit une comédie : Gardo la lengo qui a obtenue sou¬
un
franc succès.
Pourtant, l'œuvre majeure, l'œuvre préférée peut-être du Baile
du Félibrige, c'est la Poumo-Vauriasso. Cette école féiibréenne a
été fondée par le nouveau majorai,en 1913. Elle comporte déjà une
centaine de membres, tous « mainteneurs » du Félibrige. Grâce à
cette Société, Valréas possède un centre littéraire et régionallste dont
le renom n'est plus à faire. Ce que Béchet, a fait comme « cabiscou »
d'école et comme vice-syndic de la Maintenance de Provence, il le
continuera comme Baile et majorai.

vent

�—

—

42

—

Louis Béchet, grand travailleur, homme d'action, a fait beaucoup
et sans manifestation tapageuse — pour la cause félibréenne. Fn

distinguant do leur choix, les ïiiajoraux ont
Félibrige avait tout à y gagner.
le

eu «

bonne main.

»

Le

Marins JOUVEAU
Jouveau

(Marius),- proufessour de l'ensignamen scgoundàri, licen¬
cia en letro, nascu en Avignoun, lou 6 de janvié 1878; cabistou de
VÈscolo Mistrelenco despiei P9Q6"; baile d'En Terni 'd'Arie, revisto
mesadiero, de 1907 à 1913; clavaire de la Frcirié Prouvençalo, en
1909; vice-sendi de la ManUnénço de Prouvènço., en 1912. lUegi
"

1

'

'

majourau

en

plaçairian

de Pau
Ciijcl'i de

1

oluy

:

rani-

.

en-r'éire pèr A.
( '.i i'iisiilat
( I 870)

..

d'un

&lt; \

estudi

dfc

F."

Bertrand.

sus

lou

vcnr-'un,

pr

í'.
0

o'cpd'i

felibrp AuziaS Jouyellp

:

1914, in-12 earra, L23 p., H'iumanille, Asignoùn.
; — Loti Grajouloijue, eoumèdi, 1 acte en.
prose ; 1919, in-12; 32 p.,

Brun, Ais.

La Flpur

Casr.ò,'■ ppuèmo de guerro; 1919, ìÓt12,
—
Image flourenUn, pouèmo, emé
Giavanni, 1921, in-12, 100 p., Rpumanillé, Avignoun. — Poutres d'angle sculptées à Arles, gp. iii-8, 8 p.
Mant article arqueoulougi o etnougrafl sus Árle; trobo'e novo
—

au

160 p., Roumanille, Avignoun.
traducioun italiano d'Alessio di
—

dins lis Armai ta,

Pèr

etc...

paraisse

:
Vue counferenci en prouvençau fnclio en
Arle, Avignoun,
Marsiho e Touloun : Frederi Mistral, sa vido e soun ohr.o. —Lou
Dru,
la Tarasco e la Cabra d'or.
La Cansoun poupulàri en
—

—

Prouvépçp
JSmfé prouvcnr.au..
Li Cansoun de tyislml, — Li Bon*
piian --' Li P-ion de Camqrijp. — Danis Cassan.
$èl Cqnsoipi
d'Arie', pouèmo. .';— Pégnard lou Mpunedié, conte arla|,én.,
Li

~

•

—

�—

43

—

Jean-Baptiste
Chèze

CHÈZE

Jean-Baptiste Rédacteur principal &lt;le la Préfecture de la

Seine, né à Corrèze (Corrèze), le 17 août 1870, Titulaire de VEglanline d'or du Limousin. 1905. M. Jean-Baptiste Chèze est aujourd'hui
lEdouard Mazin et Léon

avec

Br'anchet/ l'un des chefs du

mouve¬

ment occitan en limousin.
Chants et chansons populaires du Limousin. — en collaboration
avec J. Jdantadis et L. Branchet, 200 chansons éditées sur environ
350. Edition de 8 fascicules arrêté par la guerre, (épuisé).

Tracassou, comédie en un acte et en prose limousine, Hoche
1912 épuisé.
Médaille d'argent
Provence en 191 3.

Brive.
.

aux

grands jeux floraux septénaires d'Aix en

Nueg de Tous-senls de 1915,évocation en un acte et en.Prose
Brive, Roche 1917.
Làs Primas, comédie en un acte en prose limousine (sòus: presse)
La

limousine mêlée de vers,

en vers, (en préparation 1923)
(Il était une fois I contes populaires recueillis).' Men¬
grands1 Jeux Floraux septénaires d'Aix en Provence 1913 (à

En brialan las chaslanhas contes
1 aoial

tion

aux

il

cop

.paraître)
Vocabúlaire usuel de. la langue limousine.Mention aux grands
septénaires d'Aix en Provence 1913 (à paraître)
Collaborateur deK« Lemouzi ».

jeux

floraux

Antonin PERBOSC
Antonin

Perbosc est né le 25 octobre 1861,

à Labarthe (Tarn-

quercynol.
Il a fait paraître dans la Revue Felibrcenne, la Revue Méridionale,
Occilànîa, 'Monï-Ségur, etc. un grand nombre de poèmes et d'articles
doctrinaux. En 1902, il publia Re.membransa (Bibliothèque occitane
de Mont-Ségur), son premier recueil de poèmes.
En 1902 par la publication du Got Occitan, — la Coupe Occitane —
(ibid) Antonin Perbosc s'est révélé comme l'un des. grands poètes.de
notre temps. Jamais peut être avant ee volume d'odes, de chansons,
de poèmes variés écrits à la louange de la vigne et du vin et aussi de
toute la Terre d'Oc et du soleil méridional, la muse dionysiaque ne
s'éleva si haut. Originalité puissante et spontanée de l'inspiration,
enthousiasme à la fois débordant et mesuré, prévocation précise dans
sa plasticité ou bien d'une lumineuse
ampleur, émotion pénétrante,
grâce et vigueur intimement,et harmonieusement unies, avec cela,
pérfection formelle allant jusqu'à la virtuosité, tous les dons natifs
du poète de race, toutes les acquisitions propres du labeur artisti¬
que éclatent dans le Got Occitan et font de M. Perbosc le très digne
héritier. d'Aubahél et de Mistral,
et, si l'on .remonte à l'antiquité
gréco-romaine 16 descendant spirituel des Théocrites, du Virgile, des
Géorgiques et des. meilleurs poètes de VAnthologie.
L'Arada (Toulouse, J. Marques le), suite des sonnets rustiques a
paru en 1906, Gullhem de Toloza, curieux fragment épique à rappro¬
cher du Romencero d'Estieu (Guilhcm de Tbloza, Toulouse, Ed Privât,
1908). Enfin en 1921 était publié la Paslorela (chez Guittard, Tou¬
louse)) la gracieuse légende do la Bergeronette, destinée à tenir en
haleine îes admirateurs du poète, en attendant lo Libre dels Auzels qui
paraître d'un moment à l'autre en un très agréable volume orné
de gravures sur bois. Le public occitan et, d'une manière générale,
tous les hommes de goût, sauront apprécier, une fois de plus, dans
ce recueil de légendes agrestes et de chants ailés le merveilleux talent
du. lyrique Oucrcynol. « Ce grand Occitan encore inconnu.,. » a dit
et-Gàronne), en plein cœur du pays

.

de

lui Jean-Louis

Vaudoyer.

�LÀ LANGUE OCCITANE À LÀ CHAMBRE
Le 27 juin 1022,
luttes de
partis,
les écoles.

la Chambre faisant trêve pour un moment à ces

discutait

sur

l'utilité

d'apprendre le latin dans

Sur cette pensée, M. Léon Daudet, député de la Seine a fait
entendre un magnifique discours en faveur de la langue occitane.
« Cette
question des humanités, dit-il, est, pour moi, une question
nationale.

On

parle toujours, quand on parle de la littérature française,
française en langue courante, qui est, on somme, la
langue d'oïl. Il ne faut pas oublier qu'il y a une autre, littérature
française, qui est la littérature on langue d'oc.
de la littérature

Il

ne faut pas oublier non
plus, qu'il y a eu, jusqu'à la Renaissance
à partir de la Renaissance, une très forte littérature française,
latin. M. Herriot nous disait l'autre jour : « Oui, il y à une litté¬
rature française en latin, mais de plus en plus
la littérature fran¬

et

en

çaise proprement dite a cherché à s'évader de cette littérature fran
çaise en latin. »
C'est exact. Néanmoins, cela ne supprime pas la littérature fran¬
çaise en latin, qu'il est bon de connaître, et cela ne supprime pas sur¬
tout la littérature en langue d'oc, qui est une de nos richesses na¬
tionales. Il s'est trouvé qu'en dehors de la poésie des troubadours,
au dix-neuvième siècle, cette littérature
provençale, qui, jusqu'ici,
malheureusement, n'a guère été étudiée que hors de France, a donné
des auteurs, à mon avis, de
premier ordre.
M. Henriot.
Mistral est aussi grand que Virgile. (Très bic.n\
très bien) I
—

M. Léon Daudet.

—

Vous le dites très

justement,

mon

cher collè¬

gue.
Le poète Aubanel est comparable à Catulle et
supérieur à Henri
Heine. Vous avez, dans un homme comme Roumanille, un des dons
du terroir comme on ne
peut en retrouver que dans lés Fabliaux.
M. Xavier Valat — Roumanille est le meilleur conteur
français.
M. Georges Leygués. — N'oubliez

pas

bien!)
M. Léon Daudet.
M.
M.

Ragnaldy.
le

—-

—

Oh ! il y en a

Jasmin. (Très bien! très

beaucoup d'autres.

Et l'abbé Bessou !

président.

—

qui gênent l'orateur.

Messieurs, veuillez

M. Léon Daudet. — Elles ne
dent. Ce n'est pas un discours,

me

gênent

c'est

une

cesser

pas

ces

interruptions

du tout, M. lej prési¬

conversation

avec

mes

col¬

lègues, où chacun exprime sa façon de voir. (Très bien! très bien!)
Je disais qu'il ne fallait pas
négliger nos richesses. Pour cela, il
est nécessaire que la langue latine demeure, et garde
une très large
part dans l'enseignement. (Très bien! très bien!) non seulement au
point de vue de nos études, mais au point de vue de notre anoblis¬
sement et de notre plaisir : les trois choses doivent aller ensemble.
Le maintien d'une littérature comme notre littérature de langue
d'oc me paraît indispensable. Et il serait très souhaitable d'instituer
dans les1 écoles du Midi,et même pour les provinces au-dessous de la
Loire, un enseignement bilingue. Oui cela peut-il gêner ? Ces vieilles
histoires de séparatisme, il n'en est plus question,
je pense, après la
guerre de ;1914 ?
J'ai vu quelquefois Mistral s'inquiéter de cette thèse du
séparatisme
et s'indigner. Je l'ai entendu dire : « C'est insensé! Vous connais*
sez

la belle formule

:

J'aime

mon

village plus que ton village, ma

grovince
'était la plus
que formule
ta province,
j'aime la (Applaudissements).
France par-dessus tout h.,
grande
clu féllbrige.

»

��-

Du

reste, cette formule

Mistral

a

46

—

été donnée.

—

dans les vers fameux de

:

Nautre,

en plen jour
Voulen parla toujour
La lengo dou Miejour

Vaqui lou Felibrige I
N autre en .plen jour
Voulen parla toujour
La lengo dou Miejour
Ou'-aeos lou dre majour !

(Applaudissements)

effet, un droit majeur: l'homme a le droit de parler la
langue de son « patelin », et «'est excellent pour sa formation intellec¬
C'est,

«n

tuelle. »
Voilà de belles

paroles.

Quelques,jours après M. Rey monene, député socialiste de Marseille,

terminait

un magnifique, discours politique par un poème provençal
se refusait à le traduire en disant :
« J'ai bien a
pris le français
moi 1 »
MM. Daudet et Rey-menet-re ont bien .mérité de la cause occitane.

et

L'ORT OCCITAN

BALLADE DOTJS BEEOYS OÉLHOUS
O temps beroy, temps blu dou .me joe.nè,
Temps amistous, oun ès lu éat ml-are ?
Oun q-mcm-mey 4'mée abcwi lu s'en tmè
E ço qui biu pot à pot e debme :
Enlau m&amp;wli doiin la gran' moule tare
Chens arrè-pè, crasean lous gags
panais-..■
'Mes lou sowelh que puje e sa luis clare
Qu'arrit aus oelhs dons mes peUls magnais.
Lou cap èowrent iTn superbe ahanè
Qu'en èy boulul ana chens nacle empare ;
L'orc qui Irangue ad-are au campanè
Que-m dil : « Abise au cami que s'esgoarrc ! »
E bau, labels, trouba la biite abore #
E perqué âounc ! Lous dies cn-anais.
Qu'es!m beroijs, segu ! Mes, Vèij lou! are
Lous clas oelhous dous mes pettîs
magnais !
Mes, fiûîerlan, an mieg de Tenganè,
Gênai u cabelh la,force.que-s clesgláre,
Quoan an prou Segoulil lousegoune,
Lou bren smleî
que sou lire da b la tare.
Aies si poudem graia gn'aute
-guitare,

Haul! que loumam parti coum d-esanats...

Y ou que sèy ha cara lovée icmlave
Aus clas oelhous dous mes pelits magnats.
MANBADE

Prince dou Cèu ! La bite que

m'ey care,
Que sabet pla qu'en cm louis ahanals, —
E p'ous moumenls oun m'eslé
trop amare,
Dechal-la me drin mey, coume hilareMira-s aus oelhs dous mes pelits magnais!
Simin Palay, félibre majourau
—

�47

—

Lou

La Centralisation

Felibrigé

Lou

Felibrige

La centralisation niveleuse

establi, coumo

es

porto l'Estàtut, per sauva nosto
lengo; e, en sauvant 'la lengo, sentèn au founs dóu cor que gandirèm de mai tout ço que iai pourta
la testo

-

tue

l'esprit public, donne à l'opinion
un
caractère de fragilité, de ca¬
price et d'impuissancè. Elle rape¬
tisse le citoyen.

dreclio à l'orne.

Pierre Lasserre

Frédéric Mistral

Co que
La lengo

Voulen

voulèn ?
que

nòsto

pople,

en-

Que n'i a qui disen : La lengo
qu'ei praubo. O qu'ei prauba tau
qui nou la counéch. Qu'ei û flùbi
pregoun e larye e apadsiugat, qui
oundreyo carreyadoù d'or enpalhè-

liogo de groupi dins l'ignourenço

Miquèu Camélat

Frédéric Mistral

tos.

BALLADE

de

sa

dour

propro

istori, de

gran-

sa

passado, de sa persounalita,

litre de noublesso
si paire'se soun coun-

aprerigue enfin si

apfèiiguë
sidera

que

toujour counro Uno raço.

DES PETITS YEUX JOLIS

ìemps, ô temps bleu de ma jeunesse,
Temps aiiyable, où donc es-tu maintenant ?
Où tout ce qui te précéda s'en est allé,
Où tout ce qui vil peu à peu s'en va :
Au moulin dont la grande meule tourne
Sans retour, broyant les joies dérobées au Destin...
Mais le soleil monte, et sa claire lumière

O bon

Rit dans les yeux

de

mes

petits enfants.
superbe enthousiasme,

La tête bouillonnant d'un

J'ai voulu marcher tout seul ;
L'heure qui retentit en ce moment'au

clocher
garde! Ta roule s'éboule! »
Vais-je donc déclarer la vie avare ?
Eh! pourquoi donc! Les jours en allés
Furent beaux, certes, mais n'ai-je pas, tout à l'heure,
Les jolis yeux clairs de mes petits enfants' ?
,
Pourtant, le long des illusions et des rêves,
Les jours s'égrcnnent comme un épi.
Quand oit a suffisamment secoué le tamis,
Le son reste seul avec les poussières.
Mais, que nous puissions gratter une nouvelle guitare,— ■
IIop ! Nous reparlons comme des fous.
Moi, je sais apaiser toute envie
Dans les yeux clairs de mes petits enfants.
Me crie

:

«.Prends

—

-—

envoi

Prince du Ciel, je liens à la vie, certes,
Vous savez bien, qu'ainsi nous sommés tous. —
Pour les moments où elle me fut méchante.,
Laissez-la, comme maintenant, un peu plus
Se mirer dans les yeux de mes petits enfants.

—

S. P.

'

�L'ORT OCCITAN
LA

VOTS

DE

LAS

CAMPANAS

Dins l'aire siau, jol clar solelh de
Com m'agrada d'auzir la vots de las

mon

pais,

campanas
de meninas lenlanas

Om dirià

la canson
Que, per bresar drollets, tôt d'un côp rezurgis.
D'un aire

Que

planhibol, le carilhon

!

dis

me

me cal mesprezar

iolas cauzas urnanas
E que pensadfls de trobaire son
plan ranas
Se non pôdon montai• duscas al
Paradis.

Qui los

me

lornarà,

Perdais dins los camins
Balalhs

d'aram, subre

creires de jovcnsa
d'ufanoza sapiensa ?

mos

mon cor

venclz Irucar !

E

fazètz que mon èlh deuengue lagrcmaire,
Quand los canlics dcl campanal me fan soscar
Al terris qu'cri'n cle.rjon remiral
per sa maire!
(Las Oras Cailla iras).

LA
Dans l'air

calme,
plaît d'entendre la
lointaines

aïeules

soudain.

Prospek Est mu.

VOIX

DES

CLOCHES

sous le clair soleil cle mon
pags, comme il me
voix des cloches! On dirait

la

qui,

bercer

pour

des

chanson de

enfonçons,

ressuscite

D'un air plaintif, le carillon me dit
qu'il me faut mépriser
toutes choses humaines et
que pensées de poète sont bien vaines
si elles ne peuvent monter

jusqu'au Paradis.

Oui
les

les

me

chemins

frapper

rendra, mes
d'orgueilleuse

sur mon cœur !

croyances de jeunesse perdues dans
science ? Ballants
d'airain, venez

El

faites que mes yeux se remplissent de
larmes, quand les
cantiques du clocher me font songer au
temps où j'étais un en¬
fant de chœur admiré par sa mère!
P.

Regreiaras !

Pouesio

O lausié de Toulouso, o lausié
de Vaucluso, o lausié
sémpre
verd que simboulises glóri, lumiero e pouesio, en terro dóu

miejour

as

tous téms

regreia tous terris

E.

:

regreiaras I
Frédéric Mistral

M'àlur
sa

sio,

à

la

nacioun que perd

pouesio,

car

dins

counro

dins

lou

i'a lou

la

poue¬

printèms,

nouvelini, la sabo„ l'alepople, i'a la jouinesso

gresso d'un
e

l'enavans.

Frédéric Mistral

�L'ARSENAL MODERNE D'UN POTAGER
Commençons par poser une sorte de croquis. Tout
jardinier doit avoir sous la main (mais en diminutif)
les mêmes munitions qu'un viticulteur.
Toute une série de jardinages sont sujets au mildiou, à
l'oïdium et à l'anthracnose, sans compter la rouille que
l'on n'a pas dans les vignes.
Il faut donc avoir sous la main une poudre cuprique
pouvant être dissoute pour faire de la bouillie à la minute;
du. soufre, de la chaux blutée ou tout au moins des sco¬
ries de déphosphoration, et un bidon d'hydrocarbure tel
que le lysol ou le grësyl.
Je me sers des mots vulgaires employés en viticulture,
bien que les cryptogames attaquant les jardinages soient
de variétés différentes, mais ayant besoin des mêmes re¬
mèdes.
J'ai dit que les moyens de défense devaient être en dimi¬
nutif. On n'a pas besoin d'un pulvérisateur à traction ou
à bât, et même, ce ne serait que dans les grands jardins

l'on devrait se servir d'un pulvérisateur à dos d'hom¬
Un simple petit balai ou un gros pinceau peut faire
l'affaire pour asperger, une poivrière pour le soufre.
que

me.

Le mildiou doit être combattu

sur

la pomme de terre

a'abord (indispensable),

puis sur les tomates, les auber¬
gines et les piments. Voilà pour les solanées.
Venons aux cucurbitacées.
Concombres, courges et
melons ont besoin plusieurs fois de recevoir du cuivre.
Je dis plusieurs fois,car tout le monde sait qu'il vient des

tiges nouvelles

avec

rapidité. Ajoutez les jeunes haricots.

antidote de la rouille pour les
les salsifis et la scorsonère. La chaux contre
l'anthracnose des fèves. Quant au soufre, on combattra
le grise/,qui est une sorte d'oïdium,sur toutes les cucurbita¬
cées,et sur le salsifis et la scorsonère. Enfin les hydrocar¬
bures mélangés à l'eau dans la proportion de 5 à 6 % ser¬
viront à éloigner par des arrosages,les araignées des semis
de carottes, qu'il faut répéter plusieurs fois avant la nais¬
Le cuivre est

fèves,

encore un

pour

sance.

Si

jardins sont envahis par des rats taupiers, man¬
artichauts ou vos cardons, faites des trous ça et
îà avec un pal parmi vos artichauts, versez-y votre liquide
hydrocarbure : aucun rat n'approchera de votre jardinage.
Le même procédé fera fuir les taupes,les'taupes-grillons
ou courtilières.Si vous répétez plusieurs fois cette opération
pendant une saison, aucune bête fouisseuse ne viendra
troubler l'harmonie de vos plates-bandes. Tout cela est
fort simple, mais c'est un complément de défense auquel
vos

geant

on

ne

vos

pense

F. IV.

pas.
Séries A, B.

C. D. E.

�1

MOLIERE
Je donnerais

beaucoup

Languedoc

en

pour

connaître, s'il existe encore,

le coin du vieux Paris,- le cabaret, la mansarde où Jean-Bap¬
tiste Poquelin dit Molière, par un soir gros d'amour mais rie
combien de soucis cliargé, se pencha doucement vers Made¬

leine Béjart et lui tint à peu près ce langage :
« Le
sort, ma mie, nous est de plus en plus cruel.
si je cesse, d'être le « pensionnaire du geôlier »,' et cela,

A peine

à la re¬
quête de noire lingère la demoiselle Levé, de notre « moucheur
de chandelles », que déjà, j'appréhende
de revenir bientôt en
ces tristes lieux. Oh ! fuyons, voulez-vous, cette ville
impitoya¬
ble aux comédiens
qui n'ont pas d'argent ! Avec vous, avec
nos amis de l'illustre Théâtre fuyons Paris ! Nous irons, si le
cœur vous en dit, dresser nos tréteaux et tendre
nos
toiles'
sous un ciel plus, hospitalier. Nous irons vers ce pays de soleil,
dans ce Midi où la bonhomie rayonne, où le rire, dit-on, éclot
les fleurs. »
D'un geste .de sa

avec

jolie teLe que des cheveux « roux » enca¬
draient, paraît-il, le plus agréablement du monde, Madeleine
dut acquiescer sans retard au désir de son fidèle ami,_
Le sort désormais en est jeté; pendant quatorze ans, Molière,
Madeleine Béjart et leurs amis vont courir la province. On les
rencontrera par tous les chemins, tantôt à pied, tantôt à che¬
val, n'ayant le plus souvent qu'une seule monture pour deux,
et traînant avec eux sur ds chariots branlants quelques mi¬
sérables décors.
Est-il exact, comme

on

l'a prétendu, que

Toulouse de Molière eut le

premier hommage '?

C'est-à-dire que notre ville fut la première où Molière ait
donné des représentations ?
Je serais assez tenté de le croire pour l'honneur de Toulouse
d'abord, 'ensuite parce que très peu de temps s'écoula entre
le moment où Molière se mit en route et celui où il se fit en¬
tendre dans cette ville, au logis de i'Eeu, qui se trouvait sur

l'emplacement actuel de la rue du Poids de l'Huile.
Tous les historiens, en effet, s'accordent à dire que J. B. Po¬
quelin quitta Paris en. 1.645. Or, si. vous ouvrez à cette même
date les Annales de Toulouse rédigées par Du KozOi, vous y
lisez
«

ceci

:
&lt;

Le célèbre Molière

se

trouve cette année chef d'une

troupe

de comédiens qui s'adressent à la Ville pour jouer avec
per¬
mission du Roi. On les renvoyé au Parlement, celui-ci les

renvoyé

à la Ville, et ils ob tiennent enfin de jouer à la Maison de l'Ecu. »
Il est à croire cependant que l'accueil
qu'on leur réserva ne
fut pas des plus mauvais puisque à

rêteront encore
Ce n'est pas,

à

Toulouse.

plusieurs reprises ils s'ar¬

croyez-le bien, qu'on les couvrît d'or. Lisez
convaincre cette pièce tirée des archives tou¬

donc pour vous en

lousaines
«

Payé

:

au

sieur Dufresno et autres comédiens de

sa

troupe,

�—

51

—

la

somme de soixante quinze livres
pour avoir,, par mande¬
ment de Messieurs les Capitouls, joué et faiet une comédie à
l'arrivée en cette ville du comte cle Roure, iieutenant
général

le Roi en Languedoc.

pour

»

Il est vrai que tout est relatif. Dans les auberges
de Langue¬
doc, Molière et ses amis mangeaient admirablement à quinze
sols par tête et nous savons que les places au spectacle ne coû¬

taient jamais, plus de douze sols.
Parmi les villes du Midi qui eurent la joie d'applaudir Molière
à si bon compte, il faut citer encore Bordeaux, Carcassonne,

Avignon, Narbonne et quelques autres.
A"Narbonne, notre grand comique servit d'autlientique parraindans l'église S. Paul, àun nouveau-né. Et ne croyez
pas que
nous ayons glané ce détail dans une de ses
comédies, c'est le
registre de la paroisse qui l'atteste encore aujourd'hui.
« L'an mil six cent
cinquante et le dixième janvier; par moi,
curé, soussigné, a été baptisé .Jean, fils d'Anne, ne sachant le
nom du
père; le parrain a été le sieur Jean-Baptiste Poquelin...,
etc.

»

•

Je vous fais grâce du reste.
Mais où. il me tarde de rejoindre

Molière, c'est à Pézenas,
qu'une femme d'esprit, Mme Dunoyer qui voyageait
au XVIIe siècle,
appelle dans une de ses lettres « la plus jolie
petite ville du monde. »
n
Pensez donc quel luxe de toilettes, quel mouvement, quelle
abondance de carrosses ! Les « Etats du Languedoc » s'y tien¬
nent à chaque instant, et nous savons par Mme de
Sévigné, qui
nous eh a fait une
description charmante, que si d'aventure on
s'ennuyait un peu aux « Etats » le plus souvent, au contraire,
on s'y amusait
beaucoup.
Pour rester, à la. hauteur d'une telle
réputation, voici le prince
de Conti, gouverneur de la province, qui invite à monter sur
la scène, de-son théâtre soit à la Grange des Prés, soit à Pézénas,
avec de Brie et Raguesneau, avec Thérèse de Gorla, avec Armande et Madeleine Béjart, Molière en personne, qui fut son
condisciple au collège de Clermont.
Débarrassé pour un temps des, soucis matériels, aux heures
qu'il avait de libres, Molière, croyezrle bien, ne perd pas son
temps. Chez le perruquier Gély, assis dans ce fauteuil que Paris
conserve aujourd'hui jalousement,
il observe attentivement
ceux qui viennent sè faire accommoder la barbe ou les cheveux.
S'il ne doit.avoir vu, dans l'échoppe, ni Célimène, ni Alceste,
peut-être que Mascarille, Jodelet, M. de Sottenville ou M. de
Pourceaugnac, sont nés d'une attitude prise au vol ou d'un
bon mot noté dans cette humble boutique où le grand confes¬
seur des hommes se taisait dans l'ombwr'en souriant à
peine.. »
Quelquefois, si l'entourage le gêpfut, il s'en tirait par un
cette cité

«

bon tour.
,/
Oui ne connaît l'histoire de cglourdaud, le voiturin, le mes¬
sager d'Aniane comme on disait alors, client fidèle de Maître
Gély, et qui, prenant Moljère pour un garçon coiffeur nouvel¬

lement embauché, l'obligé à le

raser V
Poquelin s'exécute,
promenpm son rasoir sur la figuré du bonhom¬
me, il lui raconte de si terrifiantes histoires que ce dernier,
pris d'une frayemgsoudame, arrache la serviette et sans mê¬
me prendre le ..temps de se débarbouiller, abandonnant chez
Gély sa cravateé, se sauve à toute jambe pour ne plus reparaître

mais

tout

en

dejongtemnsf

�C'est un de nos compatrio¬
tes, grand admirateur de Mo¬
lière, c'est Cailhava qui s'est
fait l'écho de ces historiettes.

Si

cette

dernière est d'un

comique achevé, il en est une
autre, charmante celle-là, que
je ne résiste pas au plaisir de
vous conter ici : Cailhava l'ap¬
pelle : La lettre improvisée.
Même décor que pour la
précédente : le fauteuil, la bou¬
tique du barbier Gély.
Fraîche, accorte et gentille,
une jeune fille de Pezénas, en
rougissant un peu, pousse la
porte.
Son fiancé, qui est au ser¬
vice, explique-t-elle, vient de
lui écrire. Or, comme elle est
illettrée, elle se présente, sa
feuille à la main, pour mettre
à contribution, maître Gély.
Escusatz, mestre Zély !
boudriotz pas mé leji aquesto
«

letro ?

Notre bonhomme de lui ré¬

pondre aussitôt,
d'un geste Moli¬

désignant

ère installé dans
son fauteuil :

Tiens, mon
enfant, voilà un
monsieur qui te
«

lira
bien
mieux que moi.»
Molière accep¬
ta
l'invitation
sans se faire pri¬
la

et,

er

comme

vous

allez le voir

tint

son

parfait,

rôle

en

comé¬

dien.
Transformant
un récit vé¬
ritablement
é-

en

pique la lettre

FAUTEUIL

DE

MOLIÈRE

CHEZ

LE COIFFEUR GÉLY, A PÉZÉNAS
banale du sol¬
dat, il fit passer
par toutes les transes la gentille écouteuse.
Le milicien qui vient de prendre
part à une sanglante bataill
s'y est vaillamment comporté, mais un éclat d'obus lui a fra

cassé le bras.
La

jeune fille éclate

en

sanglots.

Molière met aussitôt un terme à sa
grande douleur en li
annonçant que les chirurgiens ont l'ait merveille. En quelque

�jours, plus de traces de la blessure. C'est partait. Mais voilà, à
la nouvelle d'une guérison presque miraculeuse,
l'élément fé¬
minin jeune, riche et curieux de Pézenas a voulu rendre visite
au milicien.
Or, une de ces dames, éprise d'un violent amour
pour le blessé, veut absolument l'épouser.
Nouvelle pâmoison de la jeune promise.
Consolez-vous, ma chère entant, continue Molière, car
invincible sur ce terrain glissant comme il le fut sur les
champs
de bataille, votre fiancé jure, deux lignes plus
bas, de vous
—

rester fidèle. »
Enfin rassurée,
ses

la pauvre peLite adresse à son interlocuteur
remerciements les plus chaleureux qu'elle accompagne d'une

gracieuse révérence :
« Pla
mercio, moussu. »
La joie qu'elle ressentit alors lui fit vite oublier les mau¬
vaises minutes passées. Elle les oublia même si bien, elle s'ac¬
crocha si fort à son bonheur, qu'un peu plus tard voici ce qu'il
advint

:

Quelques habitants de Pézenas, considérant qu'il était de
leur devoir, pour rétablir la vérité, de faire à, la jeune compa¬
triote, la lecture fidèle de la lettre, s'en acquittèrent en effet.
Mais bien loin de la convaincre, il s'attirèrent de sa part cette
amusante
—

mo

répartie

:

Laissais aco ! laissais aco ! aù sabètz pas
lou moussu dé can Zély ! »

En

ta pla leiji cou-

rappelant ici quelques-uns des souvenirs qui

ratta¬

se

chent à sa jeunesse errante, nous n'avons certes pas la préten¬
tion d'avoir contribué pour une large parL à exalter la gloire
de l'immortel comique.
Mais ce qu'il faut savoir, c'est que de 1697 àl699, parurent
à Toulouse même trois éditions de ses oeuvres et.
qu'appelé

à les

ainsi
«

Il

juger, l'éminent bibliophile, M. Paul Lacroix terminait
étude grandement élogieuse :
est, de tradition
à la Comédie Française que les édi¬

son

tions de Toulouse donnent le meilleur texte de Molière.

»

Que n'imite-t-on de tels exemples ? Moins de vilaines statues
qui déshonorent nos places publiques et beaucoup plus d'édi¬
tions soignées de leurs œuvres, voilà bien ce qu'il faut à nos
auteurs, à nos écrivains, à nos bons poètes de France. Ne l'ou¬
blions pas, c'est le meilleur hommage que nous puissions leur

rendre.

Maurice Boyé.

Le

nombre

des

mutilés

de

la

guerre

On a souvent fait état du chiffre des morts.
Connaît-on celui des mutilés ?

Répondant à la question posée par un député, le Ministre
des Pensions a fait connaître que le nombre des liquidations
de pensions d'invalidités, tant définitives que
temporaires,
effectuées au 15 mai 1922 est le suivant : pensions de 10
p 100
à 75 p 100 : 988.089; de 80 p 100 à 95
p 100 : 68.010; de 100 p.
100 et plus : 61.755; soit au total ; 1.117.774.
Et ce n'est pas tout.

�LA

DERNIÈRE RELÈVE

Non,la guerre n'est pas finie... Sur les routes rempierfront, les soldats défilent encore, et l'on sent tou¬
jours la terre trembler sous le roulement des camions
chargés de troupes; revenants de tous les régiments,
épaves de toutes les armes, ils quittent, les derniers,
les champs funèbres où nous avons lutté, pour aller se
masser dans d'immenses cimetières, tombe à tombe, —
coude à coude...
bien alignés pour une revue suprême.
C'est, cette fois, la dernière relève, la relève des morts.
Il en reste plus d'un million, de l'Yser jusqu'aux Vosges,
que le canon de l'armistice n'a pas secoués d'un surhu¬
main bonheur, et, trois ans après les derniers bataillons,
voici leur arrière-garde qui passe. Plus personne le long
de la route, pour les voir défiler, plus de camarades pour
leur crier, noyés dans l'ombre :
Quel régiment ?
Plus un soldat à ce cantonnement qu'ils avaient quitté
insoucieux, bruyants, et qu'ils" retraverseront muets,
dans leur gaine de sapin. Plus de numéros à la porte des
granges, plus de capotes qui sèchent sur les haies; la rou¬
lante est partie, les débits sont fermés, et le canon, à l'ho¬
rizon, a fini de gronder. Les fermes ont retrouvé leurs
toits, les basses-cours leurs chants, la paix a changé le
visage des choses et tu passes en inconnu dans ce village
renaissant où tu vécus ton dernier beau jour. Peut-être
t'avait-elle vu sourire la paysanne qui suit des yeux le
camion qui t'emporte...
Quand tu arpentais, il y a tant de mois, cette route
poudreuse, casqué, boîte à gaz au flanc, savais-tu que
c'était pour la dernière fois ?
Combien de soirs, sous le gourbi qu'une mèche trem¬
pant dans l'huile éclairait de son jour clignotant, as-tu
pensé à. ce retour ! C'était tant de bonheur que tu n'osais
y croire... Des chants, des fleurs, comme au départ, un
grand délire et surtout le repos, la joie de regarder le ciel
sans rien craindre, ne plus courber le dos, ne
plus tendre
l'oreille, vivre enfin, vivre... Le sort n'a pas voulu : il
fut impitoyable.pour.les soldats.
Combien de fois auras-tu répété. :
Ah ! quand on reviendra...
rées du

—

—

,

.

Et tu

vas

revenir, inconnu

au

linceul de alaise, avant

�—

55

—

tout perdu à la guerre, jusqu'à ta forme, jusqu'à ton nom.
On 11e saura rien de toi que, peut-être, un numéro de régi¬

ment.

Personne, derrière le Convoi, personne pour le dernier
adieu...

Quand j'ai vu passer, dans la campagne, le tombereau
rempli de ces cercueils, un frisson m'a secoué. L'égoïsme
sauvage des hommes m'a jailli du coeur et je songeai, épou¬
vanté, que j'aurais pu avoir ma place dans cette guimbarde
funéraire et prendre', mort qu'on oublie, le chemin désolé
du retour. Oubli pire que la mort...
Sur tout le front, on creusé ces tombes, partout se lè¬
vent des soldats. Boue d'Artois qui coulait, insatiable ar¬
gile de Verdun, craie de Champagne, sable des: Flandres, la
terre a pris des millions d'empreintes. Depuis trois ans, 011
glane des os. dans, ces champs éventrés, et souvent, dans
un même cercueil, on ne fait plus qu'un
seul corps de ces
débris épars.
Tâche atroce, il faut essayer d'identifier des hommes
dans ces squelettes démembrés pour que des mères sachent
enfin sur quelle tombe elles viendront pleurer.
Certains, reconnus, reprennent le chemin des gares, où,
naguère, nous nous embarquions en riant. Cris dé permis¬
sionnaires, buvette où l'on braillait, bousculades, frénésie
des départs... Tout s'est tu...
Le gendarme soupçonneux ne guette plus au portillon,
avec ses mauvais yeux. L'officier n'est plus
là, avec son
manchon blanc. La gare a repris son calme de province,
et sur ce même quai dont ils rêvaient, le cœur battant,les
camarades sont allongés, dociles. On change, les wagons...
J'ai retrouvé ceux de la mobilisation, avec leur inscrip¬
en blanc : « Hommes : 40. ».
Combien en tient-il, à présent '?
Pourtant ces morts-là, derrière, eux, en laissent de plus
pitoyables encore. Sur ceux-ci, on ne retrouve rien, pas
un papier, pas même cette médaille qu'on se nouait, en
blaguant, au poignet ou au cou, après un lacet noir ou
une
chaîne, d'acier. Les inconnus... Héros sâns visage et

tion

sans

les emporte par camions, à cette tranchée
guetteur, où nulle alerte ne les éveillera plus. Per-

nom, 011

sans
ssnue

sur

ne

se

pencha

sur

leur agonie, personne ne s'inclinera
eux surtout que je

leur tombé. Lés inconmis... C'est, à

songe.

&gt;

on ferme les yeux, on en revoit tant et tant, qui
disparurent dans la tourmente sans même qu'on les ait vus
mourir et sans qu'on pût les retrouver. Ou les savait
morts seulement, parce qu'à l'appel ils ne répondaient
plus '« présent. »
.
'Patrouilleurs restés entre les lignes, hommes de corvée,
toiùbés dans les boyàùx et qui disparaissaient en
une
nuil, foulés par toute une relève, victimes confondues des

Quand

�—

56

grandes offensives, mitrailleurs écrasés

sous leurs caponnières, dormeurs ensevelis dans leurs abris, quelle effray¬

ante armée formeriez-vous si vous obéissiez soudain à un
surnaturel « Debout les morts ! » Et dans vos rangs, qu'ils

seraient nombreux les compagnons perdus. Peut-être les
meilleurs...
Il ne faut pas les oublier. Dire seulement leur nom,
c'est les défendre, c'est les sauver. Camarades de régi¬

ment, quand vous vous retrouvez, parlez des morts, parlezen librement, sans tristesse, comme
s'ils étaient encore vi¬
vants, et qu'on dût, le soir, arrivant au repos, retrouver
leur sourire à l'entrée de la grange. Ils ne mourront pas,
tant que nous les aimerons. Ils n'ont, pas une tombe,
qu'ils aient du moins nos cœurs.
Un seul s'est détaché de leur multitude anonyme; celui
dont j'ai vu le cercueil, un jour de novembre, quitter sur
affût la citadelle de Verdun. Le soldat inconnu... celui
couché sous l'Arc de Triomphe.
Je vois encore la crypte où les corps reposaient, venus
de tous les coins du front, les palmes, les drapeaux, les
femmes en larmes,les combattants raidis de la garde d'hon¬
un

Quand le choix fut fait et que les soldats l'emportè¬
rent, je crus qu'ils allaient plier sous le poids, comme le
saint Christophe de la légende. Il tenait tant de douleur,
neur.

dans ces six
Mais non,

pote.

en

planches.
c'est léger

un

héros

lambeaux...

:

si peu d'os, dans

une ca¬

Dominant les Champs Elysées en fête, il repose, témoin
de la grande hécatombe. Combien de mères
ont

muet

pleuré

sur toi, enfant sans nom ?...
A cet humble, soldat qui devait

rêver d'une vie sans
plus tard, d'un sommeil sans faste à l'ombre du
clocher, on a donné pour mausolée ces pierres belliqueuses
et cette voûte de batailles. La
guerre qui l'avait pris, le
garde au-delà de la mort.
Symbole saisissant : sous le Triomphe, est creusé le
heurts et,

Tombeau...

,

Roland

Les pertes

Françaises pendant la

Tués au feu
Morts de blessures

Disparus présumés tués

au

feu

de maladie

Pertes

parmi les troupes indigènes
Total général

.

guerre
674,700
250.000
225.300
175.000

Morts

Total

Dorgelès.

.

.

1.325.000
66.000

1.391.000

�Les

Oiseaux Utiles

Nous sommes entourés d'une armée d'invisibles ou d'im¬
prenables ennemis qui s'attaquent à nos champs, à nos jardins,
à nos bois, à nos santés. Les oiseaux,sont nos meilleurs auxi¬
liaires pour les détruire. Or, par un procédé vraiment para¬
doxal, l'homme s'acharne à décimer "ces précieux auxiliaires, et
se contente de déplorer les dégâts occasionnés par sa s'ottise.
Et cependant, les naturalistes s'accordent à reconnaître que
sans les oiseaux aucune végétation ne serait possible. Ils font
un travail que des milliers de mains d'hommes ne feraient ni
si bien, ni si vite. Oue faire contre l'imperceptible puceron
dont une seule femeire donne, en six mois, la vie à huit géné¬
rations et à trente milliards d'individus ? Heureusement, une
seule nichée de roitelets détruit chaque année, plus de trois
millions d'insectes et de larves. Et qui donc, excepté le petit
oiseau, pourrait guetter et saisir le charançon, long de cinq
millimètres, quand au milieu d'un champ de blé, il s'apprête
à déposer ses œufs dans les grains en voie de formation ? Qui
pourrait saisir le papillon de là pyrale alors que, dans le même
but, il voltige autour des ceps ou la chenille du même insecte,
quand elle sort, au printemps, longue de quatre ou cinq milli¬
mètres. Qui pourrait surtout atteindre ces œufs et ces larves mi¬
croscopiques dont une seule mésange consomme plus de 200.000
en une

année.

l'objection : l'oiseau est un maraudeur, il ne dé¬
daigne pas quelques grains de blé ou quelques cerises. Sans
doute, mais combien paraissent minimes ces prélèvements auprès
des services rendus ! D'ailleurs, ne sont-ils pas légitimes ? Pour
quelques semaines où s'offrent les épis et les fruits, l'oiseau
travaille une année entière sans réclamer de nourriture. Il est
malheureusement plus facile, à l'état libre, de remarquer un
merle gobant une cerise que d'observer son travail quand il
dévore cent courtilières. Pas d'oiseaux, pas de fruits, tel est
un ancien dicton, né de cette intuition populaire qui devance
souvent la science. 11 y a, direz-vous, peut-être, pour lutter
contre cette armée destructrice, les produits chimiques. Voilà
le progrès! Détrompez-vous; voici l'opinion d'un inspecteur
de l'agriculture : « En matière, de destruction d'insectes les
oiseaux sont outillés comme nous ne le serons jamais. Avec
toute notre science, tous nos engins perfectionnés, tous nos pro¬
duits chimiques, nous sommes incapables d'arriver aux résul¬
tats qu'obtiennent nos aides ailés avec leurs yeux et avec leur
bec, à la seule condition d'être suffisamment nombreux. » Or,
Mais voici

ces

fameux

produits chimiques, souvent inefficaces contre nos

ennemis, contribuent à la destruction de nos précieux alliés, les
oiseaux. Il faut donc, et avant tout, les préserver. Passons en
revue quelques-uns de ces auxiliaires ailés.
Le

pinson appartient à la famille si

calomniée des fringilles,

�généralement granivores; cependant, cet oiseau esl beaucoup
plus insectivore que graniv ore et très utile à la vigne en hiver.
Le loriot dont le cliant et la

des charmes de

nos

couleur, or et ébène, sont un
mange bien quelques cerises

printemps,

Loriot

Chouette

rive
urneau

Gobe-Mouches

Bergeronnette
et du raisin, mais surtout les
grosses mouches des fruits et
les chenilles : presque seul, il
happe l'ignoble et dangereuse
mouche à charbon.

L'élòurneau

toutefois

ses

sansonnet

est le cauchemar dès
vignerons,
ravages sorti moins graves qu'il paraît. Aucun
ou

�l'étpurpetits

oiseau ne mange par jour plus que sa grosseur, soit pour
neau une moyenne grappe. En revanche, il charrie à ses

des

'milliers ' de scarabées et est lui-même insectivore durant
quarts de l'année. Mais surtout, il débarrasse les trou¬

les trois

de leur vermine et des moucherons qui propagent la
aphteuse.
Les grives rendent surtout service aux potagers en détrui¬
sant d'énormes quantités de limaces et de petits ou moyens li¬
maçons. Elles percent même parfois la coque des gros. On doit
surtout respecter une espèce la draine
(vulgairement ivaie

peaux
fièvre

�—

60

—

iras), Sa disparition est la principale cause du pullulement
pommier contre lesquelles elle s'acharne de
préférence à tout insecte.
ou

des chenilles du

Le rouge-gorge, grand mangeur de petits insectes, d'araignées
et de mouches, dévore aussi des proies énormes pour sa taille,
comme

le

ver

blanc.

Quant aux gobe-mouches, leur nom plaide déjà leur cause.
gobe-mouches purgent de mouches et de moustiques les
bois et les jardins et s'il leur arrive de becqueter une figue
(d'où leur nom méridional) ils ne commettent aucun dommage

Les

appréciable.
Oui n'a

vu

sautiller

avec

leur

gracieux balancement de queue,

les~bergeronnettes, ces-douces amies des troupeaux et du labou¬
reur ? Ce sont de pures insectivores. Dans certaines contrées,
on

les enferme

avec

le

grain dans le grenier bien garni et les
tas de charançons,

braves bestioles ont tôt fait de purger les
avec, pour toute récompense... la poêle à
Les chouettes et les

hiboux

frire 1

croquent à l'occasion un petit

oiseau, mais ils s'attaquent plutôt aux mulots, campagnols et
autres rongeurs qui dévastent nos champs. Ils détruisent des
quantités incalculables de gros insectes nuisibles à nos récoltes.
Une effraie détruit vingt fois plus de mulots et de souris qu'un
chat. Lorsque l'hiver enferme les campagnols au fond de leur
trou, « les chouettes, dit Buffon, viennent dans les granges
pour y chercher les souris et les rats. » On leur reproche souvent
de croquer des pigeons qui sont en réalité victimes de ces rats.
Nul oiseau
acharnés que

compte d'adversaires ou de défenseurs plus
le moineau. Il se révèle, après examen, parfois
nuisible, souvent extrêmement utile et même indispensable là
où d'autres oiseaux ne peuvent le suppléer. Le moineau dévore
le blé, mais aussi le charançon et la chenille. Certaines cul¬
tures sont endommagées par lui et ensuite anéanties par les
insectes quand on l'a détruit. La Prusse et les Etats-Unis après
l'avoir proscrit, l'ont rappelé. On cite le cas, à Paris, de 1.400
élytres (ailes de hannetons) rejetées d'un nid de pierrots.
ne

Le chardonneret ne paraît pas se soucier des insectes. Plutôt
nuisible dans les culture de graines et les chenevières, il détruit,
en

revanche, les semences de mauvaises graines, notamment

celles
La

du chardon.

mésange mérite, sans aucune contestation, d'être proté¬
gée. Des expériences de naturalistes ont démontré que cet oi¬
seau détruit en un jour plus de 100 chrysalides de papillons,
plus de 8000 à 9000 œufs de ces mêmes insectes ; telle est même
la spécialité de la mésange, les œufs des insectes, indifférents à
la plupart des oiseaux, constituent son mets favori. La mésange
supprime l'insecte dans l'œuf, et, par là, elle exerce une pro¬
tection préventive très appréciable.
Michelet appelle le pic-veri « un conservateur naturel des
forêts. » Cet oiseau préserve cent arbres contre un qu'il perfore
pour y nicher, il traque inlassablement les larves lignicoles et
tous les insectes qui minent le bois, soulèvent et font pourrir les
écorces. Un observateur américain déclare : « Sans les pics,
l'érable et le peuplier seraient voués à une destruction rapide. »

�—

Dans

un

rasites

61

-

seul estomac de pic-vert il a

trouvé 57 longicornes, pa¬

dangereux.

Les services de l'hirondelle

sont unanimement reconnus ; elle

protège surtout la vigne avec son

cousin le martinet.

L'alouelte, si facilement traquée par

insectivore et

tout

se

les chasseurs, reste sur¬

nourrit principalement de chenilles, de

grillons, de sauterelles, d'œufs de fourmis, de cecydomies
de taupins. Elle détruit aussi la noctuelle du blé.

et

défauts : mais s'il mange des cerises
raisin, en revanche, il détruit beaucoup de courtilières,
fléau des jardins. Il arrive aussi qu'on le croit seulement oc¬

Le merle n'est, pas sans
et du
ce

cupé à grignoter des cerises, alors qu'il attrape leurs plus dan¬
gereux parasites, vers ou mouches.
On reproche au bouvreuil de couper les bourgeons d'arbres
fruitiers, mais ce faisant, il poursuit un insecte très dangereux
pour ces mêmes arbres : la lisette coupe-bourgeon, dont la
femelle, au moment de la ponte, creuse un trou dans le rameau
pour chaque œuf. Ainsi, les quelques bourgeons sacrifiés par
l'oiseau ne sont rien auprès des ravages qu'aurait causés l'in¬
secte.

considérations purement utilitaires, il y
peut-être lieu de faire remarquer que ces aimables auxi¬
liaires dont nous avons essayé de plaider la cause sont aussi,
dans la nature, soit par leur chant, soit par leur plumage, un
charme pour l'homme. Chateaubriand dans son Génie du
Christianisme leur consacre des pages admirables : « Lorsque les
premiers silences de la nuit et les derniers murmures du jour
luttent sur les côteaux..., le premier chantre de la création
entonne ses hymnes à l'Eternel, » etc. Peut-on oublier cette vo¬
cation du rossignol !
A la suite de ces

aurait

UNE

LEÇON

MÉRITÉE

Non loin des Invalides, un soldat, aveugle de guerre,
le trottoir avec sa cane et appelle un civil à son

—

tâtonne

aide.

sur

Pardon, suis-je devant l'Institut des blessés 1
je m'y rends et je ne m'oriente pas

seconde fois que

C'est la
déjà très

bien.
—

Vous êtes tout

près, dit le passant. Du reste je vais vous y

mener. »

bénévole passent la porte. Le civil
Accompagnez-donc cet homme à la section

L'aveugle et Son guide
dit au concierge : «
des aveugles.
—

la

Accompagnez-le vous-même, grommelle

voûte, c'est au fond de la cour. »
Le civil remplit jusqu'au bout son

le cerbère. Passez

rôle charitable. Puis reve¬

nant vers le

guichetier :
Ne pourriez-vous pas, lui demanda-t-il, témoigner
d'obligeance aux aveugles ?
Ils sont trop et je n'ai pas le temps.
C'est pourtant votre devoir de les aider. J'en trouve
le temps, moi, qui suis le maréchal Foch. »
«

plus

—

—

bien

.

�L'accession â la

propriété

La loi du 19 avril 1921 est des

plus intéressantes et
ouvriers agricoles, do¬
mestiques, métayers, fermiers et petits propriétaires.
C'est l'accession à la propriété rendue facile et pratique;
c'est la possibilité de devenir propriétaire, d'améliorer ou
d'agrandir son bien dans des conditions avantageuses et
il 11e semble pas qu'une, propagande
assez active ait été
faite sur un point qui
pourrait, dans une certaine mesure,
apporter une solution a cette grave question aujourd'hui
plus que jamais à l'ordre du jour : le retour à la terre de
ceux qui, pour de
multiples raisons, n'ont pas réussi à la
ville et le maintien au village de tous ceux qui l'habitent.
.La Caisse de crédit agricole, dans chaque département,
consent des avances à long terme, remboursables
par an¬
nuités, comprenant l'amortissement du capital et les
s'adresse particulièrement

intérêts

à

un

taux

de

aux

faveur.

Ces avan'ces peuvent atteindre 40000 fr. et le délai de
remboursement peut, aller jusqu'à 25 ans, à la condition
que

le bénéficiaire n'ait pas plus de 60

dernière échéance. Ces limites

ne

sont

ans

révolus

cependant

à la

des
maxima, sujets à réduction selon le cas.
Les démobilisés d'origine agricole sont particulière¬
ment désignés pour profiter de ces avantages. Un tour de

faveur est naturellement accordé
et

après elles

aux

que

familles nombreuses

jeunes ménages. Cependant l'avance
peut être consentie pour faciliter un mariage et c'est là
une chose
que bien peu connaisent, malheureusement.
Pour cette catégorie d'emprunteurs, le taux d'intérêt
est de 2 %. Les pensionnés de
guerre, y compris les veuves,
même remariées, sont encore mieux traités. Le taux
d'intérêt est pour eux réduit à 1 %.
Ils amortissent de la
sorte un emprunt de 1000 fr. en dix ans
par des annuités
de 105 fr. 60 et en 20 ans par des annuités de 55 fr. 40.
En outre, pour tout enfant légitime
qui leur naît après
le prêt, les bénéficiaires de cette
catégorie sont bonifiés
pendant la durée d'amortissement qui reste à courir d'un
demi % du capital restant à amortir. Si bien
que 2 en¬
fants dispensent de tout intérêt, et
qu'à partir du 3e enfant
le Crédit agricole verse un intérêt de la somme avancée.
Toute demande de crédit à long,
terme doit être faite
par l'intermédiaire d'une caisse locale et la première condi¬
tion est d'être affilié à une caisse locale,
ce qui est facile.
aux

La seconde condition est naturellement d'offrir les
ga¬
ranties élémentaires de moralité et de solvabilité.Ces
ties sont
du

garan¬

appréciées, ainsi que l'opportunité et la quotité
prêt par l'administration du Crédit agricole.

Les demandes sont établies sur des formules
que la
Caisse régionale tient à la
disposition des intéressés comme
tous renseignements utiles.
S. Chavanon

�MOEURS PYRÉNÉENNES

LA TRANSHUMANCE
(Comminges)

En verlu d'une vieille coutume, les troupeaux dès hautes
vallées ont quitté leurs montagnes pour s'établir quatg mois
durant sur les hautes pelouses du Val d'Aran d'où elles revien¬
dront un samedi au soir de la fin de septembre.
On part comme des proscrits, à l'anglaise; on

revient en tri¬

omphateurs; à la gasconne. Cet exode des bovins et des ovins
se nomme

la

transhumance.

Les villages du haut val d'Aran possèdent des milliers
tares de pacages gras et savoureux, arrosés par des filets

d'hec¬

d'eau

qui se déversent tous dans la Garonne ou la Noguera Pallaresci. Il y a là de vas tes pâtures dont les noms se répètent d'âge
en âge aux longues veillées d'hiver autour du feu de hêtre ou de
sapin : Parrous,Barrados,Béret; ce sont les domaines où vaches,
brebis et juments poulinières s'ébattent au pied des glaciers dans
une villégiature où rien ne manque, ni l'espace, ni la table, ni
l'eau fraîche et vive. Les Espagnols ont affermé aux pasteurs
français de vastes étendues où leurs troupeaux séjournent aussi
pendant la saison d'été car il y a place pour tous sur les pelou¬
ses abruptes et fécondes, même pour des disputes et des
rixes
violentes entre fermiers et

propriétaires.

Donc, la journée clu dimanche, la montagne frémit et vibre
comme à la veille d'une bataille. On prépare les poches à sel,car¬
rés de trente centimètres de côté environ, brodés sur toutes les
coutures et renfermant la précieuse substance qui donne au
troupeau de bêtes à laine l'amour et le respect du pâtre.
A travers les champs de foire les plus tumultueux, lorsque les
troupeaux se croisent en sens inverse dans un indéchiffrable
chaos, il suffit que le pâtre sonne au ralliement avec une grosse
clochette et les brebis franchissent tous les obstacles, bousculent
bêtes et gens pour se presser autour de, celui qui leur donne
le sel, qui « les sale » suivant l'expression du pays. Sans la poche
de sel, il n'est pas de gouvernement possible en haute pâture,
Après la poche à sel, il faut s'occuper des clochettes; il en
faut environ une par dix et comme les moutons etles vaches for¬
ment une armée de 80.000 animaux, on comprend l'importance
et le nombre des clochettes qui servent de guidons et fixent
les bergers êur la direction que prennent les bêtes; on les met

généralement au cou des irréguliers et des vagabonds friands.
Il y èn a de foutes les tailles, depuis la petite clochette des
plaines à la voix aiguë et argentine jusqu'à la géante de trente
centimètres, obtuse et cylindrique, dont la voix grave,, adoucie
par l'espace, jette dans la solitude des prairies comme un char¬
me de paix et d'harmonie.
Les clochettes placées,la toilette sommaire des animaux ter-

�minée, l'armée des ruminants et des bêtes chevalines s'ébranle
et se met en marche en colonnes serrées vers les ports qui for¬
ment les créneaux de la montagne.C'est un moment d'agitation
fiévreuse. Au départ, les troupeaux ivres d'espace et de liberté,
tentés par l'herbe tendre et les eaux vives,exécutent une sym¬
phonie pastorale des plus touffues; les brebis bêlent sur tous
les tons,les vaches meuglent,les juments poussent des hennisse¬
ments déchirants pour peu
que leurs lignée disparaisse à
leurs yeux;Ie chef d'orchestre,lui,organise à l'aide de ses doigts,
et de sa bouche un sifflet naturel d'une acuité qui en impose aux
plus récalcitrants. Cependant, malgré tous les efforts, des ma¬
raudeurs de poil ou de laine se glissent sournoisement le longdès haies pour tondre l'herbe déjà haute des prés de la vallée et
il faut que les chiens se multiplient de la voix et des dents pour
.

les déserteurs. Comment obtenir le sacrifice de désirs
violents alors que s'ouvre à un pas à peine une table aussi riche !
Tantale était seul et surveillé par la police des ombres, mais
ramener

que de Tantales à quatre pattes dans ces coins de verdure à la
-fraîcheur ensorcelante.
A force de cris, de bâtons levés, de sifflets et d'aboiements,
on franchit la zone
dangereuse et nous voici au col, au port
comme on dit en pays pyrénéen. Là, un douanier en uniforme
tranchant sur cette scène digne del'Exode enregistre les bêtes qui

passent, car il ne faut pas que, sous pavillon de transhumance,
on
s'adjoigne des connaissances espagnoles faites durant la
saison. On descend les pentes raides du col et la surveillance
des pâtres deviendra désormais plus facile. C'est le service in¬
térieur qui succède au service en campagne, avec plus de cal¬
me,mais aussi cette monotonie-qui semble descendre en masses
opaques des nuages argentés ou sombres.
A. S.

LA VIE DES CHAMPS

En ville, on a la fièvre, on
Aux champs l'œuvre du jour
En

ville,

Aux

on

champs,

s'agite sans trêve;
s'arrête avec la nuit.

risque tout, sans attendre son rêve;
semez un grain, vous en cueillez le fruit.

En

ville, nul n'a rien qu'aux dépens de sa bourse.
se vend, tout est faux ou surfait;
la grappe et l'eau sent peu la source;
La fleur s'y fane en" chambre et meurt dans un bouquet.
Tout s'achète et
Le vin sent peu

Quelle erreur de quitter les sentiers
Où d'un air libre et pur le poumon se
Pour le trottoir aux odeurs délétères

solitaires,
remplit, '

Que l'éternel passant use, encombre et salit!
Loin du monde affairé, sans ordre ni mesure,
Reste, fier villageois, dans ton humble maison.
La voyant plus de près, imite la nature

Où tout vient à

son

heure et dure

sa

saison.

�—

65

LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL

W

L'invention de cette merveille
derne est due à

-m-

invention de la science

mo¬

trois savants de nationalités différentes : l'Al¬

Marconi.
mort à Bonn en
1894, découvrit les ondes électriques et montra leur analogie
le français fíranly et l'Italien
1890, Piertz (fié à Hambourg en 1857,

lemand Hertz,
En

absolue avec les ondes lumineuses. Mais ces
raient l'espace à la vitesse de 300.000

ondes qui

parcou¬

kilomètres par seconde,
impossible d'en déceler la présence: c'est comme si un

il était
sourd se trouvait au

milieu d'un concert, les sons seraient perdus
lui, il lui faut un organe sensible « une oreille. »
Cet organe sensible susceptible de révéler les ondes élec¬
triques, c'est le Dr Branly, né à Amiens, en 1840 qui l'a décou¬
vert. Professeur de physique à l'Institut catholique de Paris,
membre de l'Académie des sciences, il imagina le radio-con¬
ducteur, tube rempli de limaille métallique, mauvais conduc¬
teur à l'état normal, mais qui devient instantanément bon
conducteur lorsqu'il est frappé par une onde électrique. C'était
l'organe indispensable à la réception des ondes.
C'est alors, qu'en 1894, un ingénieur italien Marconi, né à
Bologne, en 1875, eut l'idée d'appliquer lçs ondes électriques
'et le radio-conducteur à la transmission des messages, sans
lil de jonction. 11 dressa des antennes permettant de lancer
dans l'espace des oscillations électriques et les
ondes aux¬
quelles elles donnent naissance en en réglementant l'envoi par
périodes longues ou courtes (les points et les traits de l'alpha¬
bet Morse) ; ces signaux perçus par un tube de Branly, permet¬
taient à une pile locale de ies transmettre à un récepteur or¬
dinaire. La T. S. P. entrait dans la pratique.
pour

RECETTES &amp; CONSEILS
Un bout de citron appliqué sur une dent creuse,
souffre, calme la douleur.

Le citron-,

dont

on

—

Est-on pris d'un rhume de cerveau ? Reniflons un peu de
jus de citron le : rhume sera arrêté
Les rhumatisants se trouvent très bien d'absorber par
jour le jus d'un grand nombre de citrons ; ce jus dissout l'excès d'acide urique qui est la cause de leurs souffrances.
Du jus de citron ajouté à une bonne tasse de café amène
un mieux sensible à ceux qui souffrent de maux de tête.
Quelques gouttes de jus de citron dans un verre d'eau don¬
nent une boisson très rafraîchissante et très agréable si l'on y
ajoute un peu de sucre.
—L La limonade
préparée en faisant tremper pendant une
heure ou deux des tranches de cifron dans de l'eau froide ou de
l'eau chaude est excellente contre la diarrhée.
—

—

—

—

Pour détruire les puces. — Placer dans la pièce, dans une as¬
siette de l'eau surmontée d'une mince couche d'huile et met¬
tre

au

centre de l'assiette une

veilleuse allumée. Si la pièce

par ailleurs complètement obscure — condition absolu¬
les puces viennent à la veilleuse et tom
ment nécessaire
bent dans l'assiette d'huile... On peut toujours essayer.
est

F.

V.

Séries A. B. C. D. E.

�LES DRAMES DU DÉSERT

fin tragique du Général Laperrine
en

plein Sahara

—

Mais 1920

Les événements grandioses qui se sont déroulés
pen¬
dant plus de quatre ans sur les fronts occidentaux et

particulièrement

sur le front français ne permirent pas aux
héros obscurs de l'armée,d'Afrique d'avoir une
place, pour¬
tant très méritée, dans le respect et l'admiration dont nous

gratifions si largement les participants de la grande guerre.
On n'a encore rien dit des soldats,
qui, livrés à leurs pro¬
pres moyens, dans un pays hostile, luttèrent pendant plus
de quatre ans, eux aussi, contre un ennemi
implacable,
pour la défense de l'œuvre française au Sahara.
Parmi les plus glorieux et les plus braves d'entre eux
se
place le général Laperrine.
Depuis .1904, où, Chef de bataillon, parti d'Ouargla,
il rencontrait en plein Sahara le
Capitaine Théveniaut ve¬
nant de l'Afrique occidentale et
opérait ainsi la jonction
entre l'Algérie et le Niger,
jusqu'aux premiers mois* de
1920 où il mourut, le général
Laperrine faisait du désert
son idole et se consacrait tout à lui. Comme tous
ceux
qui
ont été en contact avec les.
Touaregs, il avait subi le char¬
me de la civilisation
archaïque de ces maîtres du désert.
Doué d'un sens remarquable des questions
africaines, il avait
compris que notre domination ne pouvait être solidement
établie que si elle était appuyée sur une alliance intime
avec toutes les
grandes forces de l'Islam, et il sut plus que
personne, allier au courage indomptable des Gaulois de
jadis cette diplomatie française actuelle pleine, de bon¬
homie et

de fermeté.
Le général Laperrine commandait sur le front
une di¬
vision du 12e corps lorsque lui fut confié en
janvier
1917
le commandement
supérieur intersaharien qu'un décret ve¬
nait de créer. Ce n'était
pas du nouveau pour cet auda¬
cieux explorateur d'antan qui sentit revivre en
lui une
ardeur première que ses 57 ans

pas pour amoindrir.
Et alors, servi par une élite

allègrement portés n'étaient

d'officiers, le

général, après
avoir réorganisé les forces dont il
disposait, continua de
tribus en tribus et d'oasis en oasis, 1 œuvre de
pacifica¬
tion et de colonisation qui paraissait être
sa

l'unique but de
préparant le débloqued'Agadez qui obtint plein succès, nous le retrouvons
les Touaregs Hoggar, dans le
Tassili. à In-Salah„

vie. Nous le voyons dans l'Aïr

ment

chez

�traquant sans
obtenant ainsi
révoltées.

répit
en

son

mars

ennemi acharné

Khaoussen et

1918 la soumission des

peuplades

Après avoir été le théâtre d'insurrections et de briganda¬

ges incessants, le Sahara s'assimilait maintenant à l'une
de nos subdivisions militaires : les convois circulaient li¬
brement et dans cette immense mer de sables

mouvants,
troupes avaient formé de nombreux ilôts solidement
: c'étaient les
compagnies sahariennes composées
de goums français et indigènes, de rouges spahis, de zoua¬
ves, etc. Il n'est pas de ces petites unités qui n'aient eu
l'honneur de recevoir avec joie leur organisateur, celui
qui s'appela le premier « c.qjnmandant supérieur des Oasis »
le général
Laperrine : cet officier vivait d'une façon trop
intensive, l'existence austère imposée par les circonstances
pour ne pas comprendre les privations qu'enduraient ses
grands « enfants » et il savait les réconforter plus encore par
son exemple que par ses
encouragements : jeunés bleuets
et vieux briscards gardaient le prestige
de ce chef prématu¬
rément blanchi sous ce même soleil brûlant, mais
qui avait
toujours conservé dans un corps maigre et nerveux l'âme
aventureuse des jeunes et la résistance légendaire
des
nos

construits

antiques grognards.
Aussi,l'on comprend commentle général Laperrine,nommé
en
septembre 1919 commandant de la Division d'Alger, fut
pris par la nostalgie du désert ! Le commandement supé¬
rieur intersaharien étant supprimé,- il ne restait au grand
Africain qu'une seule espérance de revoir le cadre peuplé
des souvenirs étranges d'une partie de sa vie : l'avion.
C'est ainsi qu'au début de février 1920, le général Laper¬
rine obtenait de participer à l'expédition aérienne
qui
allait tenter la traversée complète du Sahara : Alger,
Dakar.
Parti de concert avec les escadrilles du commandant
Rolland et du commandant Vuillemin, le général Laperrine

piloté par l'adjudant Bernard devait se perdre au mois
de mars après Tamanrasset et arrêté par une
panne irré¬
parable de son appareil mourir de la façon suivante :
Au bout du quatrième jour, raconte
l'adjudant Bernard, le général me fit appeler et me demanda où était
le mécanicien Vasselin. Celui-ci était
parti à l'aventure,
eu quête de secours. Quand Vasselin rentra, le
général
« nous lit
signe d'approcher et nous dit :
Mes enfants, nous ne serons pas secourus avant trois
semaines ou un mois; je connais mon désert; nous sommes très loin des
points où se porteront d'abord les
colonnes de recherches. Ayez confiance, ménagez-vous.
Pour moi, je ne veux plus partager ce qui reste de nourriture, je suis le plus vieux, je suis votre chef, j'entends
«

«

«

«

«

■—

«
«
«

«
«

«

être obéi.
«

Et comme

j'allais protester, le général

me

dit

;

�68

—

■—

C'est

«

Rien
cachait
«

«
«
«

«

ne
ses

—

ordre, adjudant Bernard !
put ébranler la volonté de notre chef

un

souffrances. Il déclina ainsi

;

il

jusqu'au 5 Mars,

date de sa mort. Le 10
mars, nous fûmes retrouvés par
les méharistes du lieutenant Prévost : nous n'avions ni

bu, ni mangé

depuis cinquante heures.

»

Et aujourd'hui, lorsque
méharistes et goumiers,

dans de folles randonnées
européens et indigènes, sillon¬

....

nent le

désert, ils rencontrent sur une de ces interminables
tombe, balayée parles sables et que viennent
caresser
pistes

une

les

effluves ardents du sirocco

:

c'est là que re¬

la dépouille du général Laperrine ! Il a voulu être
enterré dans ce Sahara pour
lequel il avait tant vécu; il a
voulu, même après sa mort, servir de. jalon à de nouveaux
explorateurs et d'exemple toujours présent à ses glorieux
successeurs de l'Armée
d'Afrique 1
pose

LA QUESTION DU CANCER
Qu'est-ce

que le cancer ?
réponse est loin d'être simple. Cependant, par une
image classique, on peut assez bien s'en figurer le méca¬
nisme. Il s'agirait d'une véritable « anarchie »
cellulaire,
les cellules de l'organisme se mettent à se
multiplier en
grand nombre et sans ordiœ, entraînant l'augmentation de
volume des organes envahissant
peu à peu les différentes
parties du corps qui dépérit progressivement et finit par
s'éteindre. Le cancer altère l'organisme
auquel il s'atta¬
que à la façon des parasites. Comme le lierre, il
pourrait
dire ; « Je meurs où je m'attache. »
Chacun sait que les. cellules des tissus et viscères
du
corps humain ont une physionomie variable
selon cha¬
cun d'eux. Un
observateur, si peu qu'il soit curieux, arrive
à reconnaître rapidement, sous l'objectif
du microscope, le
poumon, le foie, le rein, l'utérus, le sein, la peau, l'intestin
etc. Or, dès qu'un organe ou un
appareil se trouvent en¬
vahis par la multiplication cellulaire
cancéreuse, ils sont
transforomés complètement, au
point d'être rendus sou¬
vent méconnaissables, même
pour un œil averti. Selon les
cellules qui sont en anarchie
cellules
épithéliales, con¬
jonctives, osseuses, glandulaires, hépatiques,
intestinales,
La

—

—

etc.

—

le

Comme sa

cancer est

gravité et

riété observée.

différent

son

d'aspect et son évolution
traitement varient suivant la va¬

�Ce court aperçu
cancer ne

suffit à expliquer pourquoi le ternie du
actuellement dans le sens par

saurait être pris

trop simpliste qu'il avait autrefois et que

lui

conserve en¬

public. Selon son siège, sa marche, sa variété cel¬
lulaire, il s'applique à des formes morbides différentes. Il
est par suite très difficile, à moins d'entrer dans des consi¬
dérations hors de place ici, d'en donner une description
core

le

s'étêndant à tous les

cas.

Quelle est la cause du cancer ?
qui précèdent, il est aisé de comprendre
pourquoi on est encore peu fixé sur la cause du cancer.
Etant donnée la variété des lésions, il est même possible
que cette cause ne soit pas unique. Certaines recherches
contemporaines tendent à considérer qu'il s'agit d'une
maladie provoquée par des organismes appartenant à la
classe des protozoaires — comme le paludisme, par exem¬
ple. D'autres ont incriminé des coccidies, des blastomycètes,
des champignons, des spirochètes — comme dans l'ava¬
des microbes et des bacilles. En réalité, malgré
rie
les considérables travaux effectués par un nombre déjà
énorme de savants français et étrangers, malgré les expé¬
rimentations poursuivies notamment dans les instituts
pour l'étude du cancer qui fonctionnent dans tous les
Pour les raisons

—

particulièrement en Angleterre, aux Etats-Unis et
"Allemagne, le problème n'est pas résolu. Et l'on se de¬
mande toujours sous l'influence de quelle cause mysté¬
rieuse certaines cellules prennent ainsi une telle indépen¬
dance désordonnée, envahissante et destructive.
Il paraît néanmoins séduisant que le cancer soit classé
parmi les maladies infectieuses ; il serait à désirer, si même
plusieurs infections sont en cause, comme certains le
pensent, qu'on découvrît au moins l'une d'entre elles en
attendant de dépister les autres. Malheureusement pour
l'instant, on en est encore réduit aux conjonctures, com¬
me, du reste, dans bien d'autres maladies : telles la rou¬
geole, la variole, l'épilepsie, la rage, etc.
pays,
en

Guérit-on le

cancer

?

qu'on n'est pas toujours obligé de con¬
naître la cause d'une maladie pour la guérir. Les exemples
de la variole et de la rage son t particulièrement typiques
à ce point, de vue et fort encourageants. Aussi ne peut-on
que féliciter et remercier les nombreux savants qui ont
tenté par les méthodes les plus variées et les plus ingé¬
nieuses, de lutter contre le fléau cancéreux.
Il ne parait pas que les sérums —7 et nombreux sont
ceux qui ont été essayés —: aient eu des résultats Curatifs
importants, pas plus que toutes les autres médications,
données en injections ou par la bouche : quinine, cuivre,
sélénium, métaux colloïdaux, fer, etc.
Heureusement

�—

70

—

Un fait d'observation ancien, et fort curieux, a montré
qu'un érysipèle survenant au cours d'un cancer était sus¬
ceptible d'en arrêter l'évolution et même de le guérir.
Aussi, s'est-on demandé si en utilisant l'érysipèle comme
agent thérapeutique, on ne guérirait pas le cancer, mais là
encore les espéranees ont été déçues.

Quelles médications que nous venons d'énumérer agissent
favorablement c'est souvent vrai; mais elles n'ont qu'une
valeur palliative en permettant à l'organisme déprimé et
anémié de résister plus longtemps. A ce titre, l'action sug¬

gestive n'est pas elle-même inutile chez certains nerveux,
obsédés et inquiets qui, à l'idée d'un cancer possible,
perdent l'appétit et le sommeil et brûlent rapidement
leurs réserves au lieu de les ménager; qu'on leur rende la
confiance, aussitôt ils réparent les pertes exagérées subies
et préparent ainsi une guérison possible — si l'on prend,
bien entendu,la précaution élémentaire défaire intervenir
sans retard ou l'action du chirurgien ou celle des l'ayons X,
ou

encore du radium.
Evidemment nous l'avons

dit,
certaine^ formes de
plus graves, plus difficiles à arrêter dans leur
marche; d'autres, au contraire, moins sévères et d'allure
plus bénigne. Selon les cas, les opérations chirurgicales
conviennent de préférence mais à
condition qu'elles
soient pratiquées très tôt comme le demandent tous les
chirurgiens et dernièrement encore J. I,. Faure. On s'adres¬
sera aussi aux rayons X, soit isolément, soit en associa¬
tion avec l'intervention opératoire; enfin on pourra utili¬
ser le radium qui, avec les techniques récentes, fournit
des succès vraiment inespérés.
cancer

sont

On réclame du radium.
A

ce

point de vue, il est particulièrement pénible de

constater

que

c'est

encore en

France où cependant les

Curie ont découvert le radium que cet agent thérapeutique
est le plus rare. Alors que dans les pays, même de moindre
importance que le nôtre — tels la Hollande, le Dane¬
mark ou la Suisse par exemple — les pouvoirs publics et
les administrations hospitalières n'hésitent pas à se pro¬
curer le radium nécessaire au traitement des indigents, en

France, et notamment à Bordeaux, nous sommes loin de
compte.
Certes, le radium coûte cher, très cher même; mais est-ce
une raison suffisante pour ne pas faire l'effort pécuniaire
que trouvent moyen de réaliser quelques
particuliers
pour leur clientèle privée.
Nous savons d'ailleurs que cette question préoccupe nos
édiles. Et nous espérons qu'elle sera résolue avant qu'il
soit longtemps — conformément à l'importance qu'elle
présente et au désir bien légitime dé notre population
sans ressources.,

Dr Smnt-.Tulien

�—

LA MACHINE

ss&gt;++

La

nant

71

—

A VAPEUR

-m-&lt;3

première machine à vapeur qui ait « tournée » en
un

arbre de couche et un volant est sans aucune

tation, due au génie de l'Anglais James
(Ecosse) en 1736, mort à Heathfiele en

action¬

contes¬

Watt, néji Greènock

1819.

de la va¬
et Newcomen l'avait appliquée à réaliser le mouvement
alternatif nécessaire à commander les pistons des pompes, pour
l'épuisement dans les mines. Mais ce n'était pas là de vraies
ma chines : Watt créa, d'un seul coup, tous les organes
de la
Avant

lui, Pâpin avait découvert la force expansive

peur

machine à vapeur.

cylindre de la chaudière.
produire la condensation de la 'vapeur on injectait de
l'eau dans le cyiindre; Watt imagina le condensateur séparé.
•A l'aide du parallélogramme articulé ii transforma le mouve¬
ment recliligne en mouvement rotatif, en maintenant verti¬
cal le déplacement de la tige du piston. Enfin, il imagina le
régulateur à force centrifuge ou régulateur à boules, encore en
usage aujourd'hui, et grâce auquel, par l'action sur l'admis¬
sion de la vapeur, la vitesse du volant demeure çonslanle.
James Watt fut l'un des esprits les plus complets qui aient,
existé! 11 imagina l'emploi du manomètre pour la chaudière à
vapeur; il est l'auteur de la presse à copier, ainsi que du chauffa¬
D'abord, il sépara le piston et le

Pour

ge

à la vapeur.
C'est donc à

juste titre que les savants du monde entier,
congrès à Paris, ont donné le nom de Wvit à l'u¬
nité, pratique de puissance : nous rappellerons à ,ce sujet
qu'un cheval-vapeur équivaut à 756 Watts.
Watt avait débuté par être réparateur des instruments de
physique à l'Université de Glasgow. C'est dans ce poste mon¬
des te .qu'il imagina tous les organes de sa machine.
11 mérite vraiment le qualificatif de self made m an.
réunis

en

Conseils

aux

demoiselles à marier

N'épousez jamais un brasseur : il vous mettrait en bière ;
fuyez le serrurier, il vous jetterait dangllesN./ers ; le bou¬
langer, lui, vous aurait vite mise dans le pétrin; le musicien
vous nourrirait de son ; le menuisier vous scierait le dos du ma¬
tin au soir; le fabricand d'allumettes vous prouverait que chez

tqpfle

barbier est au nombre des raseurs;
souffre;le.
en ferait voir de toutes 1 es couleurs ; l'épicier
sa mélasse. Ne prenez pas au sérieux la de¬
mande d'un fumiste; ayeçles opticiens, vous auriez des jumelles;
le cordonnier vous taperait sur le cuir ; le cuisinier vous flan¬
querait des ratatouilles; le bourrelier risque d'avoir une mau¬
vaise alêne ;le forgeron a trop l'habitude du souffet;le photogra¬
phe aime trop la pose ou faire poser ; le relieur chagrinerait
votre peau; le flûtiste risquerait, après la noce, de jouer des
flûtes ; que ce soit du myope ou presbyte, vous seriez mal vue;
lui
monde
le teinturier vous
vous

mettrait dans

vous enverrait, sa pile sur la face, — mais, prenez un
imprimeur en quivous trouverez toujours unhommo de caraclère, faisant sur vous pne bonne impression.

l'électricien

�í!:î ì#i
'tO'íwJwp (sT&lt;y(5îc&gt;

llBÌlÌ'

VIE

AUX

CHAMPS

■

»;p?
|ií;| -

LA

On veut nous faire un
Ce n'est pas une galéjade.

cadeau,

un

cadeau pour tous.

C'est le Ministre qui solennelle¬
ment l'a promis tout récemment dans un solennel dis¬
cours où l'agriculture et tous les bras qu'elle peut encore
mobiliser étaient une fois de plus encore cités à l'ordre
de la nation.

Vous

vous

méfiez peut-être de cette promesse venant
haut; vous devez avoir tort, car notre Mi¬

de si loin et de. si

nistre, plein de jovialité et de rondeur, s'est
montré, dit-on, un pionnier du progrès et un

carrément
initiateur

hardi.
Il

pourrait même que ce cadeau nous arrivât en

se

même

íìì;;ì-

temps que la feuille des impôts, il

ferait l'office du

du jus d'orange qui vient corriger le goût dé¬
testable de la purgation.
Un cadeau implique l'entière gratuité pour le destina¬
taire et ici il y a bien une petite note à payer à la réception,

«BP

sirop

•ilîu3 B

mais cette note sera au nom de la Commune et ce sont
les fonds municipaux qui seront débités de la modeste
somme de 200 fr. pour recevoir un poste récepteur
de

ou

téléphonie
dans

m

P

S

31

j;

.3-3

sans fil.
bien lu

: téléphonie sans fil. Nous aurions
village une antenne réceptrice des ondes
herziennes avant d'avoir possédé le bon vieux télégraphe
avec ses poteaux et ses fils ou le téléphone ordinaire.
Ce poste récepteur installé à l'école du village ou chez
le carillonneur de 1'epdroit — indemnisé, cela va sans
dire, encore par la Caisse municipale — recevrait de la
Tour Eiffel la prévision du temps pour la journée du len¬
demain. Aussitôt en possession du précieux message,ce nou¬
veau fonctionnaire champêtre monterait au clocher et fe¬
rait sonner les cloches qui, selon le nombre des coups, indi¬
queraient pluie, grêle, vent, gelée, tempête. Nos popula¬

Vous

avez

notre

tions rurales verraient alors

cesser

leurs incertitudes du

temps à venir et doubleraient du même coup en nombre
en vertu du
vaut deux !

Voilà bien

II

une

: un

homme prévenu en

admirable invention et

une

trouvaille

agriculture si longtemps délaissée !
initiative doit avoir certainement plus de succès

geaiale
Cette

principe bien connu

pour

la

pauvre

�73

—

—

l'avance de l'heure qui a fait couler tant d'encre et
d'interminables discussions.
Eh bien ! pas du tout. De tous côtés des grincheux se
sont levés et les critiques n'ont pas manqué. C'est à dé¬
goûter d'être ministre et partisan du progrès.
L'un de ces grincheux, l'air furibond, m'a apostrophé :
Vous appelez ça un cadeau ! Moi je dis que c'est un nou¬
veau cassement de tête comme si nous n'en avions pas
déjà assez. Comment voulez-vous que je dorme la nuit
si votre cloche a annoncé la grêle pour demain' ? Quelles
mesures puis-je prendre ? Que vais-je y gagner ?
Une
que

soulevé

«

nuit

agitée et sans
pêchera de rendre
drait.

sommeil avec un mal de tête qui m'em¬
le lendemain tout le travail qu'il fau¬

»

autre, sceptique, s'écria : « Et vous croyez qu'ils
capables tous ces Parisiens de Vous dire le temps
qu'il fera demain ? Allons donc ! Ils ne savent pas seule¬
ment quand ils vont sortir s'il faut oui ou non prendre un
parapluie ! » Il s'en alla en haussant les épaules, ne se gênant
Un

sont

pas pour

météorologique.
du vil¬
plus sou¬
d'entendre les cloches et qu'il

proclamer la faillite de

la science

troisième, bilieux, qui demeure au levant
lage prétendit que le vent d'autan qui souffle le
Un

vent par

ici l'empêcherait

fallait trouver autre chose pour
tous les citoyens.
Un quatrième, goguegnard et

maintenir l'égalité entre

tout imprégné de la vieille
l'épaule en fermant un
prend pas ce truc-là, vous savez;
ce n'est pas un coup de commerce. Vous figurez-vous ce
que va gagner le type qui aura la fourniture de cet atti¬
rail pour les 36.600 communes de France sans compter
celles d'Alsace et d'Algérie ? Je suis conseiller municipal,
je ne marche pas dans la combinaison. »
Je n'ai rencontré jusqu'à présent qu'un contribuable,
seul, qui avec enthousiasme donnait son entière appro¬
bation à la proposition ministérielle : c'était justement
méfiance ancestrale, me
œil et en disant : « Ça ne

tapa sur

un

le cârillonneur.

S. Chavanon

V. P. du

Syndicat agricole de

Samalan.

illégale
gendarmes d'Angers ont arrêté, pour
et ramené à son corps, le soldat Edouard C..., du eme génie.
Ce militaire a déclaré qu'il se croyait autorisé à rentrer chez
lui, son capitaine lui'ayant dit au cours d'un exercice : «
vous-en, je ne veux plus vous voir ! &gt;)
Absence

absence'illégale,

Les

Allez-

*

*

A

Lyon, boulevard

*

de la Croix-Rousse

Débit de vins.
Maison Poivrot, Frères.

�LA LOCOMOTIVE

♦+«§

L'invention de la première locomotive ayant roulé sur des
en y traînant des voitures est dûe à
l'anglais Georges

rails

Stephenson, né à Newcastle-on-Tyne

en

1781,

mort à Tapton,

1848. Fils d'un ouvrier, il fut ouvrier lui-même et rac¬
commodait des habits et des montres pour
pouvoir acheter des
livres et faire élever son fils Robert, né en
1803, qui devait de¬
venir son collaborateur et son associé.
en

Employé dans une mine dont il répara les pompes, il eut
l'idée de substituer aux rails de bois, les rails de fer;
il put di¬
minuer ainsi le nombre des chevaux
qui traînaient les wagon¬
nets de houille. Il songea
à utiliser la force de la vapeur pour
construire une locomotive qui adhérerait aux rails
par son seul

poids. Il réalisa ainsi en 1814, une machine qui traînait 8 wa¬
pesant 30 tonnes, à la vitesse de 6 kilomètres à l'heure.
C'est alors qu'il eut l'idée d'appliquer à la machine le
tirage forcé,
inventé par Seguin (Français) et d'activer le
tirage en lan¬
çant un jet de vapeur dans la cheminée.
A partir de ce
moment, la locomotive qu'il avait appelée la
Fusée (thc Rocket) se perfectionna et, en
1825, cessant de trans¬
porter uniquement des marchandises, elle traîna des voitures
où se trouvaient des
voyageurs. Les chemins de fer étaien t créés.
Alors, aidé de son fils Robert, il dirigea une importante fa¬
brique de machines qui fournit pendant longtemps les loco¬
motives de l'Europe entière. RobertStephenson fut en même
temps l'inventeur des ponts lubulaires.
Robert Stephenson fut le
premier à mesurer l'énergie re¬
présentée par les vagues de la mer : 30.000 kilos par mètre
carré; c'était une sorte de prescience d'une des forces motrices
de l'avenir. Car lorsque les houillières
épuisées ne nous four¬
niront plus leur précieux
combustible, il faudra bien se tour¬
gons

ner vers

les forces naturelles.

LE

FRANÇAIS TEL QU'ON

LE

PARLE

Dans un grand cercle américain, le maréchal
Focli, lors de
récent voyage, avait été fêté de la
façon la plus cordiale et

son

le plus correcte : inscriptions
élogieusés, drapeau tricolore clans
la salle à manger, le président avait fait de son mieux.
11 voulut faire mieux encore et offrir au
maréchal tin souve¬
nir : une belle pipe en écume.Mais en
pareil cas, un Américain
croit dpvoir faire un petit discours.
Or, pour lui, très modeste
soldat de réserve, s'adresser
publiquement au généralissime
de toutes les armées c'était intimidant. Il était
troublé, et
n'hésita pas à confesser que, dans des
circonstances aussi so¬

lennelles, il éprouvait une grande constipation...
anglais, veut simplement dire « embarras. » On a ri.
Monsieur sort

avec son

ce

qui

en

vêtement taché ?

Pourquoi pas ?... Le soleil a ses. taches,
pourtant il fait l'admiration du monde.
—

lui aussi, et

�LA

PRÉVISION DU TEMPS
courbe décrite par une simple molécule ;
de vapeurs est réglée d'une manière
aussi certaine que les orbiles
planétaires : il

La
d'air

n'y

a
notre

ou

de différence entre elles que celle qu'y met
ignorance.
Laplaoe

plus ou moins éten¬
inférieure à la pres¬
sion moyenne ou plutôt simplement inférieure à la pression
exercée dans les régions environnantes. Le minimum baro¬
métrique dans une dépression peut, atteindre 720 ou 725mm,
mais dans nos régions il ne descend guère au-dessous de 735mm.
La différence barométrique qui existe entre le centre et les
bords d'une dépression s'appelle le gradient. Quelle que soit
l'étendue de ces masses d'air, celles-ci sont toujours animées
On appelle dépression une masse d'air
due, circulaire, où la pression "de l'air est

tantôt rapide autour
mouvement" a lieu en
aiguilles d'une montre, dans l'hémisphère aus¬

d'un mouvement circulaire, tantôt lent,
du centre. Dans l'hémisphère boréal ce

inverse des
tral c'est le contraire

sens

qui se produit.
Indépendamment de ce mouvement tourbillonnaire, les
dépressions sont généralement mues d'un mouvement de
translation plus ou moins rapide; quelquefois encore, elles
sont stationnaires. Il est des dépressions qui font trois cents
et quatre cents lieues en 24 heures; d'autres, au contraire, res¬
tent des jours entiers dans le même pays, d'autres enfin che¬
minent, avançant seulement de 40 ou 50 lieues par jour, s'ar¬
rêtent et s'évanouissent sur place. Ce sont ces mouvements gi¬
gantesques de l'atmosphère, qui en se déplaçant sont les cau¬
ses,, en grande partie, de tous les changements de temps.
Dans leur translation, elles font régner la chaleur ou le froid,
la pluie ou le beau temps, le calme ou la tempête.
Généralement les dépressions se forment dans l'Océan Atlan¬
tique et abordent notre continent à la hauteur des Iles Britan¬
niques, puis gagnent la mer du Nord et les pays Scandinaves;
d'autres traversent l'Angleterre, les pays du nord èt se'perdent

la Méditerranée; D'autres encore arrivent par nos côtes
l'Atlantique, traversent la France, l'Allemagne et la Russie;
ou bien elles nous viennent des Açores, envahissent l'Espagne,
puis l'Algérie et la Méditerranée. Plus rarement ces dernières
remontent vers le Nord en passant au large du Portugal et
de la France pour se perdre vers les hautes latitudes.
Quant aux dépressions qui prennent naissance en Europe,
elles se forment dans la région pyrénéenne, le Golfe de Gascogne,
ou encore dans le Golfe du Lion ou le Golfe de Gênes.
La marche de toutes ces dépressions est aujourd'hui assez con¬
nue quand, elleà sont sur le continent, mais ce qu'il importerait
ce serait de savoir la
façon dont elles se forment au large de

vers

de

�•'

•

■■

Y-

'Y

1

Yj.

-v

Y

YY-;v:
■'

.

;i

■ÊfâjÊ
—

76

g.';
H

—

l'Atlantique et quelles, sont les lois qui les entraînent vers les
diverses routes déjà énoncées. Le
jour où ces lois seront connues
la prévision du
temps à longue échéance ne sera plus qu'un jeu,
L'organisation météorologique actuelle en. France est due
à
l'initiative de l'astronome Le Verrier. Ce service

remonte
à 1855 et fut motivé
par l'ouragan qui se déchaîna le 14 novem¬
bre 1854 sur la mer Noire et sur les
côtes de Crimée.
Les flottes

alliées mouillées devant
Sébastopol furent très
éprouvées. Un paquebot chargé de vêtements pour l'armée
anglaise fut coulé par la tempête, le vaisseau amiral turc fut
obligé pour ne pas sombrer de couper sa mâture et de la
jeter
à la mer, la flotte
française perdit le vaisseau le « Henri IV »
et
la corvette le

Plu ton

Tous les autres navires furent
grave¬
l'ambulance du quartier général
fut renversée. Toutes les
tentes de campement arrachées. Le
ment

Verrier adressa
pays

«

endommagés;

étrangers

».

sur terre

une

demande à tous les

pour avoir l'état

météorologistes
atmosphérique des

des

journées
16 novembre. L'étude des
documents obtenus par
cette enquête prouva que la
du nord-ouest au sud-est et tempête avait traversé l'Europe
que si le télégraphe avait existé
à cette époque
entre Vienne et la Crimée les flottes et les armées
alliées auraient pu être
prévenues et prendre les mesures né¬
du

12

au

cessaires pour résister à
l'ouragan ou peut-être même l'éviter.
Une tempête du même
genre survint pendant la grande
guerre de 1914-1918.
Le 6 mai 1916 le
cyclone d'une rare violence traversa le
Nord-Est de la France dans le sens
sud-Est, nord-ouest et ar¬
racha sur toute la ligne de
front 22 Drackem. Cette fois la ca¬
tastrophe fut motivée par l'incompétence des
personnels des
stations
météorologiques qui, pour la plupart, étaient des mé¬

téorologistes de fortune.

Le service avait été établi eh
hâte en septembre 1915 et
toujours les gens compétents n'avaient
pas été mis à
leur place. Cette
catastrophe eut pu être évitée par l'emploi
ou du
télégraphe ou du téléphone, mais personne n'eut l'idée
de s'en servir.
De pareils fléaux sont aussi
néfastes pour l'agriculture.
Un des orages les
plus violents dont on ait enregistré les ter¬
ribles effets a été celui du 13
juillet 1788.
La'note donnée à l'académie des sciences
dit que cet orage
Darcourut deux lignes à
peu près parallèles et séparées par une
Dande d'environ 20
kilomètres, où il ne tomba que de la pluie,
andis qu'ailleurs les
grêlons les plus gros pesaient deux cent cin¬
quante grammes. Cet orage qui
paraît avoir pris naissance dans
les Pyrénées, traversa la
France, la
comme

Belgique, la Hollande et
perdit vers la mer Baltique. Sa vitesse
était de 30 kilomètres à
l'heure. Il y eut en France 1.039
communes dévastées.
Un ouragan d'une rare violence
dévasta la Guadeloupe le
25 juillet 1825.Des maisons
solidement bâties furent renversées.
Le vent avait
imprimé aux tuiles une telle vitesse que plu¬
sieurs pénétrèrent dans les
magasins à travers les portes épaisses.
Une belle grille de fer établie
devant le palais du
gouvernement
fut entièrement
rompue. Il n'est presque pas de jour où l'on
n'ait à signaler des
phénomènes aussi violents à la surface du
se

globe.

Il est vraiment extraordinaire
qu'à notre

progrès et de lumière

nous

époque dite de
grande

soyons encore réduits à cette

;

�—

77

—

incertitude concernant la prévision du temps. Il serait
de connaître à l'avance le temps qu'il va faire.
Le

si utile

médecin, le commerçant, le bourgeois, mais surtout l'agri¬
recueilleraient de cet enseignement de grands profits.

culteur
L'on a

séparé la météorologie de l'astronomie et cela est une
grande erreur car c'est certainement dans l'astronomie que l'on
trouvera la clef des grandes lois des mouvements de l'atmos¬
phère. On a déjà mis en évidence une relation existant entre
les périodes de minimum et de maximum des taches solaires et
dépressions atmosphériques, mais il y a certainement encore
d'autres influences cosmiques qui sont loin hélas ! d'être élucidéés. La météorologie est une des sciences les moins cultivées,
.surtout en France, il serait urgent qu'une sérieuse réaction se
produisît pour l'amélioration de nos conditions d'existence
et la prospérité de l'agriculture.
F.

Astronome à

QUEL

TEMPS

Bossard

Vobservatoire de Toulouse

FERA-T-IL DEMAIN ?

temps de fenaison, de moisson, de sulfatage, il faut
quel temps il fera demain. Les vieux ne s'y trompent
pas trop; ils savent de quel côté vient le vent qui amène la
pluie et quels sont les nuages qui l'annoncent. Le meilleur des
baromètres, c'est encore leur expérience. Et par exemple, la
pluie du 8 juin me fut annoncée par mon voisin le fermier des
Par ce

savoir

pluie avant quatre jours, me dit-il la
montrant au nord-est un nuage blanc dressé sur
un ciel d'azur : Voilà le Roc de Raffi.
Une foule de petits baromètres se trouvent à notre disposi¬
tion : plantes, fleurs, insectes, oiseaux peuvent nous rensei¬

Bats

veille,

:

Nous aurons la

en me

gner.
Il pleuvra :
Si la tige du trèfle se redresse.
Si les vers de terre sortent en abondance.
Si les oiseaux de basse-cour, les perdrix, les moineaux
battent dans la poussière.
Si les canards et les oies volent çà et là et plongent dans l'eau.
Si les moutons et les chèvres sautent et se battent.
Si les abeilles s'éloignent peu de leur ruche.
Si les hirondelles volent rapidement en rasant le sol.

s'é¬

Il fera beau :
Si la tourterelle roucoule lentement.
Si les chauves-souris voltigent en grand
Si les corbeaux croassent le matin.
Si les moucherons se rassemblent vers le
et forment des colonnes tourbillonnantes.

A la devanture d'un

nombre.
coucher du soleil

restaurant, rue de Grenelle

Déjeuners à partir de 1 jr.
Dîners à partir de 7 heures.

75.

�LA

PESTE A TOULOUSE

C.'est au troisième siècle
l'Mstorien Justin, la
peste
tion. Pour
conjurer le
jetèrent dans le fameuxmal,
lac

avant

Jésus-Christ qu'au

dire

de
fit chez nous sa
première appari¬
ajoute la légende, les
Tectosages
de Toulouse l'or et

ils avaient à
l'argent dont
Delphes dépouillé le temple
Par la suite, la
d'Apollon.
peste
multiplia
ses
visites.
mies les
L'une des. épidé¬
plus violentes fut à
coup sûr celle dé 1028,
quatre années durant. Les
qui sévit
maisons
se voyaient dans
que les pauvres malades

l'obligation

d'abandonner devenaient
aussitôt la proie des
presque
voleurs. À la faveur
d'un pareil
les plus bas instincts
se donnaient
désordre,
libre cours. « L'on ne
dans la ville
que les tristes
voyait
images de la mort. »
On recueillit alors
jusqu'à douze cents pestiférés
des Sept-Deniers.
au Pré

Trop peu nombreuses pour
tous, les cabanes qu'on
les recevoir
y construisait à la hâte
le plus souvent
n'abritaient
que des agonisants
ble spectacle, nous
ou. des morts. «

Effroya¬
apprend une relation
plat de terre cinq ou six
contemporaine, de voir
cénts pestiférés
»
mouillés, gelés,
Dans les rues désertes
ne circulaient
«
guère que
chirurgiens visiteurs. » Vêtus d'un
habit spécial, unquelques
sur la
figure, le plus souvent à
en
cheval, ils allaient de masque,
maison, portant leurs médicamens
maison
dans une ou deux
gibessières, à Parson de la celle
pour en bailler aux
Quels étaient ces
malades. » 'Í
médicaments ? De quels
disposaient-ils pour se
moyens nos pères
défendre contre lés
il est d'abord un
atteintes du mal ?
à

criant miséricorde...

à mettre en doute principe que personne autrefois ne
:
« La
songeait
peste est une punition de
titre les médecins
Dieu. » A
devaient céder le
ces derniers
pas
aux
moralistes.
déclaraient que de tous
Or,
les remèdes le
était de
plus efficace
ce

laisser tout vice
Dieu bien
pour oster
de nous la

Le sévère

merci
de

aux

«

malice.

Baric, lui, croyant découvrir

de tous les
maux,

qui sont de

aymer

nos

la

cause
principale
spécialement dans certaines
exagérations
jours fort à la
mode, déclare une guerre sans

insupportables

vanitez

des femmes et
des filles
cond'tion, qui, par un
secret d'un
dain, charnel et endiablé mouvement
orgueil mon¬
montrent leurs
leurs espaules et leurs
gorges, leurs seins,
bras jusqu'aux
de modestie
coudes
chrestienne, à la ruine des âmes. »contre toute sorte
Croyez-vous qu'il ait été bien mieux

de la science
ce représentant
humaine, Auger Ferrier, inspiré
son sérieux
qu'il n'existe pas de qui nous déclare avec
remède plus
pour échapper à la
souverain,
peste, que de fuir, ou,
pour employer son
propre langage : « dé se retirer
bientôt du lieu
loin et
tout

revenir tard. ?»

infect, s'en

aller

�Et quand il cherche une cause à l'épidémie de 1549, par
exemple, savez-vous où il la trouve ? Dans la « grande conjonc¬
tion de Saturne, Jupiter et Mars, qui fut faite cinq ans aupara¬
vant !) en 1544, à la fin du Scorpion ! »
Comment ne se sont-ils pas avisés tous ces braves gens que,
'la cause de la peste, ils l'avaient dans leurs rues étroites, sales
et malodorantes, dans les eaux qui croupissaient au fond des
fossés vaseux, dans les cadavres en putréfaction sur les four¬
ches patibulaires ? Le vent d'autan, qu'ils qualifiaient en même
temps d' « ordinaire et inévitable ennemy », se chargeait du
reste. En répandant au loin des germes malsains, il devenait
le colporteur de la mort.
Bienassis cependant, qui avait dû se rendre compte de tout
cela, conçut l'idée plutôt bizarre de combattre ces mauvaises
odeurs par d'autres également, insupportables.
Sentez souvent, dit-il aux Toulousains « l'urine d'uii bouc,
mesme le bouc que tiendrez à ces fins dans la maison. » Voilà,
je crois, qui risquerait aujourd'hui ne n'être pas apprécié des
fidèles servantes du Chevalier d'Orsay !
11 en est même qui allèrent dans cette voie .plus loin que Bienassis !
L'ail évidemment devait ici tenir sa place. Il eut cependant des
détracteurs, tel Auger Ferrier, qui l'abandonne aux « rusti¬
ques. »
1
Il prit sa revanche
curatif assez étendu,

avec Queyrats, qui lui accorde un pouvoir
à condition toutefois de ne pas user outre
mesure de ces gousses qui font « le délice des Gascons. »
Cette divergence d'opinions ne doit pas nous surprendre. Le
même Queyrats nous avertit, en effet, que s'il existe une infi¬
nité de~remèdes .contre la peste, c'est que « chaque médecin
veut avoir l'honneur d'en mettre quelqu'un en lumière. » Déjà !
Parmi ces remèdes, il en est en tout cas d'assez amusants.
Citons' au petit bonheur : la corne ou l'os du cœur du cerf, la
râclure d'ivoire, la poudre de licorne, la poudre de grenouilles
calcinées, le vinaigre des quatre voleurs, ci ainsi appelé parce
qu'il fut inventé, paraît-il, par quatre malfaiteurs de Toulouse
qui s'en servaient afin de.dévaliser à leur aise les pestiférés'.
Les documents nous révèlent aussi l'existence de drogues
beaucoup plus nobles et compliquées. Les pierres précieuses
comme l'émeraude et le saphir, passaient pour être d'exceslents préservatifs de peste.
La thériaque ou entraient une centaine au
dients était considérée comme un des meilleurs
Mais il y avait à vouloir faire usage
ces

de

moins d'ingré¬
antidotes.

précieuses drogues

inconvénient. Le croiriez-vous ? On n'accordait pas
apothicaires de ce temps-là la même confiance dont nous
honorons les nôtres. Personne, je l'espère, ne me contredira.
Les hommes dujourd'huy, gémit un certain Labadie, sont
si mauvais qu'il préfèrent un sordide gain à l'utilité et santé
publique. »
Queyrats, à son tour, y va de son couplet :
Aujourd'huy, nous dit-il la plupart d.e ceux qui vendent
la thériaque, la sophistiquent. Les magistrats doivent chasser
tous ces sériacleurs qui ne font qu'amuser le peuple. »
On sourit encore en songeant à ces remèdes, tous plus Lbaroques et désuets les uns que les autres.
un

grave

aux

«

«

Maurice BoyÉ,

�—

80

-

L'AUTOMOBILE

♦♦&lt;$?

La

première automobile fut imaginée et construite en 1770
Joseph Cugnot, né à Voici, en Lorraine, le 25
septembre
1725, et ingénieur de profession.
Il imagina sa « voiture à
vapeur » par une sorte de divination,
pour servir de « tracteur » à l'artillerie lourde.
Soumis à l'exa¬
men du célèbre
général Gribeauval, grand maître de l'artille¬
rie, les plans de la voiture de Cugnot"furent
jugés dignes d'une
réalisation : une somme de 20.000
par

livres fut allouée à cet effet.
La machine fut construite.
Elle se composait
d'un solide
» à trois
roues, les roues arrière étant
«
simplement
porteuses », la roue avant étant motrice et directrice.
La ma¬
chine à vapeur
«

châssis

comportait deux cylindres à « simple effet »
qui transmettaient leur puissance à la roue
d'avant par des
encliquetages. Une chaudière, suspendue en «
porte-à-faux »
sur deux
longerons de fer se trouvait à l'avant du véhicule
dépassait, c'était-là un des points faibles de l'invention. qu'elle
Quoiqdil en soit, la voiture fut construite et
fonctionna.
elle parcourut cinq quarts de
lieues en une heure,
chargée d'un
poids de cinq tonnes, comprenant un
Cette machine, à la fois devancière gros canon et son afftt.
de l'automobile et de la
locomotive, est encore aujourd'hui, conservée au
Conservatoire
national des Arts et Métiers
de Paris, où elle .est
d'une curiosité
l'objet
mélangée d'admiration.
L'histoire de Cugnot ressemble à celle
des
«
prëcursseurs » :
sur la
proposition du général de Gribeauval, il obtint
une pen¬
sion de 600 livres. Mais la
Révolution qui avait condamné
à
mort Lavoisier, le créateur
de la chimie,
la pension
Cugnot qui serait mort de misère, si unesupprima
dame charitable de
Bruxelles ne lui eut fourni
quelques secours. Bonaparte,
des avantages que
frappé
pouvait offrir la voiture de
tablit sa pension, qui fut
Cugnot, lui ré¬
portée
à
1000 livres. L'inventeur de
la première automobile mourut
en
1804, âgé de 79 ans'.
Son invention a « fait du
chemin » et,
en fera de
certainement, elle
plus en plus.

MOTS POUR RIRE
Au Restaurant
Le client.

j'ai failli

être

avant-hier.

—

:

Non,...merci,

empoisonné

Le garçon,
triomphant.
Le client.
?
Le garçon. — J'avais
—

pignons vénéneux

pas

avec
—

de champignons aujourd'hui

ceux

que

vous

Donc, j'ai gagné

mon

...

parié

:

au

l'expérience

A l'école du

pari !

chef que c'étaient des
me donnait raison.

village.
L'institutrice.
Jean, s'il y a onze moutons dans
six sautent la barrière, combien en

cham¬

—

et que

un

champ
reste-t-il ?
Jean.
Aucun.
L'inttitutirce.
Mais si, voyons,
réfléchis, mon petit.
Jean.
Mademoiselle, vous êtes peut-être
très savante en
arithmétique, mais vous ne connaissez
pas grand chose aux
moutons.
—

—

—

:

m'avez servis

�—

81

LE PHONOGRAPHE

-M-éf

Comme celle du téléphone, l'invention du phonographe est
américaine : elle est dûe au célèbre Edison, né à Milan (Ohio)
en 1847. Il commença
par être homme d'équipe, puis construc¬
teur d'instruments de physique, pour devenir l'inventeur le

plus fécond du XIXe siècle.
Le principe du phonographe avait bien été indiqué en 1877
par Charles Gros, l'inventeur de la photographie des couleurs
par le procédé trichrome; mais l'appareil n'avait pas été réalisé
et c'est Edison qui, en 1878, construisit le premier appareil
enregistrant et reproduisant la parole.
L'appareil original est aussi simple qu'ingénieux. Un cy¬
lindre, pouvant progresser suivant son axe à l'aide d'une vis
et recouvert d'une leuille d'étâin. Sur cette feuille appuie la
pointe d'un style d'acier fixé au centre d'une membrane métal¬
lique vibrante.
Faisons, à l'aide d'une manivelle, tourner et avancer le cy¬
lindre en même temps; si la membrane est immobile, le style
tracera sur la feuille d'étain qui recouvre le cylindre, une rai¬
nure
hélicoïdale uniforme. Mais si, en même temps, on parle
devant la membrane, celle-ci éxécutera, à l'unisson de la voix
qui l'ébranlé, une série de vibrations qui seront, transmises
au style. Ce style effectuera donc, un gaufrage dont les saillies
et les creux correspondront aux diverses modulations de la
voix qui auront fait vibrer la membrane.
Ramenons maintenant le style en arrière et faisons de nou¬
veau tourner et
progresser le cylindre. Le style repassera par
toutes les empreintes qu'il a faites; il exécutera ainsi des sou¬
bresauts qui, en se transmettant à la membrane, lui commu¬
niquent des vibrations identiques à celles qui l'avaient impres¬
sionnée au début. La parole sera donc reproduite.
On sait avec quelle perfection cet appareil, devenu le graphophone, le gramophone, etc., reproduit les chants et les instru¬
-

ments.

DEFIÏtîTÏOHS
Tranchées : Douleurs violentes qui, durant la guerre,
produisaient à l'extrémité des boyaux de communication.
Traité de Versailles

:

Document écrit

avec

se

des lettres mortes.

Grand patriote. : Citoyen qui va du Panthéon à. la TlauleCour, et vice-Versailles !
Région libérée : Voir '« Régions dévastées. »
Région dévastée : Voir &lt;&lt; Régions libérées. »
Créance : Espèce de confiance absurde qu'il ne faut pas ac¬
corder au payement des créances.
Boxe : Sport national des Anglais qui consiste surtout à
,

■&lt;

à

encaisser,

»

Emprunt
« taper.. »

:

Devises

Maximes nobles

:

Sport national des Hellènes, qui consiste surtout
sur

lesquelles les boursiers trafi¬

quent.
F.

VI.

Séries A. 13. C. D. E.

�ÌjeijS mtóDS' ©T IíH TáTer
( Fable)
On

demande

parfois
Pourquoi tout va de guingois
Sur terre ? Sans plus d'enquête,
C'est qu'à cette heure les pieds
—

se

Pussent-ils

Veulent

estropiés
diriger la tête.

C'est le monde renversé
Il semble qu'au
temps passé,
Quand les pieds sur la planète,
Voulaient aller quelque part,
Ils

commençaient d'abord par

S'en référer à la tête

:.

Laquelle, après examen,
Leur indiquait le chemin,
D'un clin d'œil, à la muette,
Us allaient donc, sans broncher.
Les pieds étant pour marcher.
EL pour décider la tête.
Il n'en va plus aujourd'hui
De même, c'est inouï !
.Les

pieds hors de leurs chaussettes
Ayant remarqué soudain
Que le « marcheur » de Rodin
Marchait, après tout sans tête.
Se dirent • c'est bien tentant..
Nous pouvons en faire autant.
Nous ne sommes pas plus bêtes
Sans avoir jamais appris.
De plus, nos œils-de-perdrix
Valent les yeux de la tête.

Nous arriverons

toujours
Quelque part un de ces jours.
Malheur à qui nous maltraite !
D'ailleurs, n'est-il pas honteux,
Puisque aussi bien sommes deux,
D'être esclaves d'une tête ?
E t donc, ces messieurs les
Enlevèrent leurs souliers
Firent un brin de toilette
Et se mirenL un chapeau

Puis,

se

croyant

pieds

un cerveau

Ils dirent zut ! à la tête.

Or, le plus inquiétant,
C'est qu'ils marchent pour
l'instant,
Au hasard, à l'aveuglette

Mais quand ils auront trouvé
Un « bec de gaz » éprouvé,

Ils regretteront la tête.

Raoul

PonchoN

�LE COUPS DE S. S. BENOIT XV ËST
A

SAINT PIERRE

DE ROME

PORTE

TRANSPORTÉ DU VATICAN

DERRIÈRE

LE

CORPS

UN

Boulevard Voltaire, réclame d'un fabricant
d'enfants,, pour un petit cliariot inventé par lui ;
Avec celle voilure, l'enfant petit
simultanément
se

CAMÉU1EU

LA TIARE DU PAP1Î

lever, marcher et s'asseoir.

de

voitures

�—

84

—

L'IMPRIMERIE

Contrairement à la

|jfe

légende ancrée dans les esprits,

n'est

ce

pas l'Allemand Gutenberg qui fut l'inventeur de cet art qui,
à raison ou à tort, a révolutionné le monde. Bien avant lui,
dès le commencement du XVe siècle, on connaissait les carac¬
tères de bois, on savait les enduire d'encre et lirer ainsi sur

papier des ouvrages à peu d'exemplaires, il est

le
se

vrai

:

cela

faisait en Hollande.
Le principe de l'imprimerie

les

était donc trouvé; comme tous
incapable de rien inventer, Gutenberg fut
adaptateur » en s'emparant de l'invention des

Allemands,

un merveilleux «
autres.
Né à Mayence, en 1397, Jean Gensfleich dit Gulenberg, s'as¬
socia en 1450, avec le banquier Jean Fust, pour constituer la

première entreprise d'imprimerie. Gutenberg avait imaginé la

à bras analogue à un pressoir de vin et le système de
caractères séparés, alignés dans des rainures et serrés par des
Vis.
On a cherché à attribuer à la ville de Strasbourg la gloire
d'avoir vu l'invention de l'imprimerie, et une statue de Guten¬
presse

berg orne une des places de la ville; la capitale de l'Alsace a'
d'autres gloires plus pures à revendiquer.
Les deux associés, Gutenberg et Fust, en bons Allemands
qu'ils étaient, ne tardèrent pas à se voler mutuellement. Fust
continua avec un nommé Schœffer l'exploitation commencée: de
son côté, Gutenberg avec un nommé Conrad
Homery organisa,
un nouvel atelier où il fit paraître la
Bible célèbre appelée
la Bible de 42 lignes ainsi qu'un Psautier qui parut en 1457.
Gutenberg est,mort en 1468.
Il n'est pas inutile d'ajouter que l'art de
l'imprimerie reçut
en France -un magnifique
développement, digne du pays qui
a mérité d'être
appelé le « cerveau du monde ». Nos impri¬
meurs ont produit des chefs d'œuvre et leur valeur n'est
pas en
train de décroître.

m

ÛÎK

v(§(L(LQAcg(E

Comme un voyageur las, à mi-côte arrêté,
Mon village est assis au flanc de la colline;
EnLre les châtaigniers, on dirait qu'il s'incline
Vers l'Aurence qui court dans un val enchanté.

\

x

A travers les jardins, où rit le blond été,
Un sentier monte, ourlé de mousse et d'herbe

fine,
Jusqu'au tue où je vais seul, quand le jour décline,
Chercher, ô nuits de juin, votre sérénité.
Là, je goûte une joie exquise, en égoïste,
A voir s'enténébrer le beau ciel
d'améthyste,

Pendant que

des coteaux lointains, d'ombre drapés,

Un vent tiède et léger porte, par intervalles,
L'enivrante senteur des roses estivales •
Mariée aux parfums troublants des l'oins

coupés.

Jean

Rebier

�—

LES

Or

DRAPEAUX

:

DES

Un étalon

85

-

RÉGIMENTS DISSOUS ARRIVENT A

qu'on a rendu

PARIS

stérile.

Arme de paix redoutable avec laquelle les
financiers attaquent les coffres-forts de leurs alliés.
Charbon : Maladie contagieuse et mortelle que l'on extrait
des mines britanniques, et qui nous coûte très cher.
Colonie : Contrée fabuleuse qui provoque des guerres réelles
en Europe.
iJ
Plénipotentiaire
; Un homme « plein de pouvoirs » mais
tempo
Livre

sterling

puissant.

:

im»

�.....

LA

86

PHOTOGRAPHIE

Depuis l'invention de la chambre noire
1560, on avait été frappé de la finesse despar J.-B. Porta en
imagés que l'on y
observait, mais on s'était en vain efforcé de les
fixer.
A la suite des travaux
poursuivis

Nicéphore Niepce,
mort
à Châlon en

officier

en

de 1813 à 1829,
retraite (né à Chalon enJoseph
1765,

1883), eut la gloire de résoudre ce difficile
problème, il parvint à copier des gravures
par l'action de la
sur une couche de
bitume de Judée étalée sur une
pla¬
que d'argent. Les images étaient
lumière

fixées par l'immersion dans
baiń d'huile de lavande et de
pétrole qui dissolvait le bitume
impressioné. Mais la lenteur de
l'mpression nécessitait 10
12 heures de
pause. Niepce apprit, en
le

un

non

1826, que
peintre Louis
Mandé Daguerre
(né à Cormeilles en 1787, mort à'
Marne en 1851), connu
Bry-surpour l'invention du Diorama,
de recherches du même
s'occupait
ordre. Il s'associa avec
lui; Daguerre
perfectionna la méthode,
remplaça le bitume de Judée par
l'iodure d'argent et eut l'idée
de révéler
l'image par l'exposi¬
tion des vapeurs de
mercure. Enfin il réussit
à fixer
ainsi révélée
l'image
par immersion dans ï'hyposulfite de
soude. La
photographie était inventée. Sur la proposition
bre vota une
d'Arago.laChampension de 6000 francs à
Daguerre et une cle
4000 au fils de
Niepce.
La
date
de la publication de
est

Daguerre
photographie sur papier fut découverte en
Angleterre
par Talbot (1800-1877) et
publiée-quelque temps
vention de Daguerre.
l'in¬
Aujourd'hui elle est employée après
à peu près
exclusivement, sauf te cas où l'on tire, pour la
projection et le
stéréoscope, dés « positifs sur verre ».
1839.
•La

Ajoutons que l'emploi du celluïoïde,
pour remplacer le verre,
répand de plus en plus et a
permis l'extension du cinémato.graphe.
Rappelons que la découverte de la
photographie a été com¬
plétée d'une façon géniale
par le physicien français
de l'Académie des
Lippman
Sciences, qui, en 1891, découvrit la
graphie directe des couleurs.
photo¬
Lippman,
fut
amené
à
cette dé¬
couverte en utilisant les
phénomènes
des
interférences qui pro¬
duisent sans matières
colorantes, les couleurs des bulles rie savon.
se

Mariette, jeune

tresse

au

purgatif.

bonne

bretonne,

moment où elle absorbe

est surprise par sa maî¬
troisième tasse de thé

sa

Due faites-vous
là, Mariette ?
Ben, j'ai vu que c'était
pour les étourdissements... Ma¬
dame me dit tout le
temps que je suis étourdie !
—

—

***

A LA BOURSE
—

très

Puisque tu
franchement

catholiques.
—

ta? !

Tu

as

me

demandes mon avis, laisse-moi
te dire
valeurs-là ne me paraissent
pas très

que ces

raison,

mon cher... Eh

bien, je vais

les conver

�M.

UtLT.ERA.NU

REÇU PAR LE SULTAN DU

MAROC

CANDIDE AVEU

député avait recommandé à. un conseil de révision un
électeurs qui se trouvait par son état de santé dans l'in¬
capacité au moins momentanée de remplir son devoir
Un

de

ses

I!

militaire.

mot d lavis et de remerciement :
député, j'ai le plaisir de vous annoncer que

reçut de son protégé ce

•— Mon
cher
viens d'être déclaré

irieple.

je

�H-M-

LE CINÉMATOGRAPHE

L'invention du
est

cinématographe est française

et l'auteur

en

incontestablement le grand physiologiste
Marey, membre
de l'Académie des
Sciences, né à Beaune en 1830, mort à Paris
en 1904 : il réussit le
preinier à fixer par la photographie les

phases des mouvements et à en opérer la
reconstitution per¬
ceptible à l'œil.
Déjà en 1840, le physicien belge Plale.au avait
imaginé le
Zootrope permettant d'avoir l'illusion du mouvement
en fai¬
sant rapidement
passer devanl l'œil les dessins
reproduisant
diverses phases d'un mouvement
simple : jongleurs, sauteurs
de corde, etc... On en a t'ait un
joujou. Mais ce ne fut qu'en
1887 que Marey réalisa de
toutes pièces la
Chronopliotographié, permettant de prendre, au cours d'une
seconde, un grand
nombre d'épreuves
photographiques
saisissant chacune une
des phases du mouvement à étudier.
En faisant passer devant
l'œil la même épreuve
positive, on avait, grâce à la persistance
de l'impression rétinienne la
reproduction visible

du mouve¬
ment étudié.
En 1895, Edison fit sortir cet
appareil du laboratoire et le
fit entrer en
pratique en utilisant la bande de celluloïd
appelée
film ; il réussit ainsi à reproduire des scènes,
des assauts d'es¬
crime, des combats de boxe. etc. 11
appela son appareil le
Kinétoscope; il donnait des
stéréoscopiques que l'on
examinait" directement à l'aideimages
d'un double oculaire.
Peu dé temps
après, deux fabrSànts de papiers

photogra¬
phiques de Lyon, les frères Lumière
reprirent l'appareil d'Èdien lui
appliquant le progrès de la technique.
Ils
eurent
l'idée de projeter sur un
écran,les
du Kinétoscope d'Edi'son;• ils furent ainsi les premiers images
constructeurs du Cinémato¬
graphe sous sa forme actuelle, aujourd'hui si
populaire et qui
peut devenir, s'il n'est pas, détourné de sa
voie, un véritable
éducateur.
son

pi? ptf

p/y

fh

pk

Les

t'y w

w

piy

p$

pg

Pk

pi\ t'y

t'y

actes de vente sons

pff p^ PX

p^y^p^W

-P*

pt?y$

seings privés

Les actes de vente sous
seings privés sont, depuis le 24 oc¬
tobre 1921 l'objet de
prescriptions nouvelles.
1° La loi du 18 avril 1918
exige trois originaux. Au bas de cha¬
cun les
signataires doivent écrire, de leur
main, une déclara¬
tion de non-dissimulation du
prix convenu, déclaration conçue
comme il suit : La
partie soussignée affirme sous les
peines dic¬
tées par rarticle 8 de la loi
du..18 avril 1918 que le
présent acte
exprime

Vintégraliié du prix convenu.
Désormais un quatrième
original est
juillet et du 6 août 1921, entrée en prescrit par la loi du
vigueur le 24 octobre
suivant. Ce quatrième
exemplaire est destiné d'abord à être
présenté au bureau des Hypothèques pour, servir à la
trans¬
de l'acte ensuite à y demeurer en dépôt.
cription
11 doit être écrit fi l'encre
indélébile, sans surcharges ni
grattages, ni interlignes sur papier
spécial mis en vente dans
les bureaux de
l'Enregistrement, les
q.ues et les distributions auxiliaires de conservations d'hypothèpapier timbré, au prix de
0 fr, 20 la formule.
2°

24

�89

—

LE

TÉLÉPHONE

L'invention du téléphone esl
né à

—

Edimbourg en 1847 et qui

due au physicien Graham

Bell,

fit ensuite sa carrière aux Etats-

Unis.

épousé une sourde-muette, et c'est, en cherchant à
guérir qu'il entreprit les recherches sur la transmission et
l'amplification de la parole, recherches qui le conduisirent à
l'invention du Téléphone.
Pour cela, il étudia
d'abord ie régime des courants électri¬
ques, ondulatoires indispensables à la transmission de la voix
humaine, avec toutes ses ondulations et ses inflexions. Il re¬
cueillit la voix sur une membrane vibrante en fer doux, placée
en face des deux pôles
d'un aimant, ceux-ci étant entourés
dé bobines de fil conducteur isolé. Chaque vibration fait vibrer
l'intensité du champ magnétique et, par conséquent, engendre
un courant induit dans les bobines. Ce courant, à l'aide de deux
fils, aboutit aux bobines identiques d'un appareil semblable,
qui est le récepteur. Les courants changent le magnétisme de
l'aimant, suivant un rythme identique à celui qui leur a donné
naissance. Les variations du magnétisme de l'aimant provo¬
quent ainsi des attractions variables de la membrane de
doux et ces attractions se traduisent par des vibrations iden¬
tiques à celles de l'appareil expéditeur ! elles reproduisent donc
la voix humaine qui leur a donné naissance.
Il, avait

la

fer

appareil fut exposé à

Le premier

phie

en
C'est

1876.

l'exposition de Philadel¬

merveille de la Science ; car il transforme une
onde électrique, et opère, à l'arrivée de celle-ci
la transformation inverse, avec un dispositif d'une simplicité
vraiment géniale.
des

une

onde sonore en

Aujourd'hui, le téléphone est devenu l'accessoire indispen¬
télégraphie sans 111 et celle-ci, réalisant une nouvelle
merveille, transmet par ses ondes, la voix humaine elle-même.
sable de la

Et, si l'homme peut ainsi correspondre
c'est grâce au téléphone.

par

et les mers,

——

—

-——

dessus les monts

D E F I

il ï T I 0 FI 5

La Cou¬
Abernon
Aber » (Mais...) pour les Allemands ! « Non ! »
pour les Français. 11 y a aussi : « Ah ! Bernons ! »
Traditions : Phrases ajoutées par les comédiens et les
di¬
plomates, afin de défigurer les textes.
Concession : Sépulture des intérêts français.
Moratoire : Caveau provisoire des susdits intérêts,
Fayçal ; Le sous-chef de l'Arabie perpétrée par Lloyd George.
Note (diplomatique) : Un bruit discordant qiii rompt l'har¬
monie des peuples.
Occupation : C'en est une pour les soldats, en temps de paix,
Turc : Un homme malade qui enterrera tous ses médecins.
Tommy : Nom d'affection que l'on donnait aux Anglais avant
•

Constantin. Directeur

ronne

de Carton. »
:

le change

!

«

du

«

Faux-Règne Office » ou «

�—

On

a souvent

Araignée du

90

—

Min l'un plus pelil pue stl

soir, espoir !

Araignée

du matin...
réalité,
matin ou soir, si vous
voyez une de ces horribles bêtes
par¬
courir votre p'at'ond... sans aucune
al'us ion blessante! — vous
,

Ën

l'expédiez d'un
coup de
plu¬

»

meau au

paradis

des animaux. Il
existe une caté¬

gorie d'hommes
qui montrent
pour l'araignée
inoins de sévéri¬
té : les astronomes.

Si vous de¬
mandiez à l'un
d'eux
à
quoi

peut bien servir
cet horrible in¬

secte,

il

vous

répondrait que,
sans

lui,- beau¬
coup de travaux

scientifiques selient impossi¬

r

bles.
Le fil

de l'a¬

raignée sert, en
effet, aux astro¬
nomes à calculer
les distances en¬
tre les étoiles
fixes, à les me¬
surer et même à

peser le soleil.

L'astre

du

jour dans une
toile d'araignée !
Ce

fil, presque

impalpable, est

la

partie la plus
importante du
micromètre, l'un
des instruments

les plus utiles à

l'astronome.Au¬
LE

GÉNÉRAL FAYOLLE

DECORE

FONCK

de platine approchaient le
plus de la
finesse de ces fils et de la délicatesse
des vis
ceux

de l'instrument.

trefois,

on

servait

de

fils

métalliques

et

se

perfection. De la
'dépend la valeur

Quand on s'en sert avec l'aide d'un
télescope,
permet de déterminer la position et le
mouvement des étoi¬
les, leur éloignement de la terre, le diamètre
d'une planète su
il

�—

91

—

tuée à des mil¬
de lieux,
de mesurer aus¬
si et de peser le
soleil.

lions

Après le pla¬

tine, la soie fut
trouvée
trop

grossière, puis le
iil de l'araignée
réalisa enfin le
rêve. Songer, que

diamètre est

son

d'un

mil¬

cinq

lième de pouce...

Malgré cela
solidité est

n

sa
l'é¬

de tem¬
pératures fort épreuve

lovées. Il arrive

qu'a¬
près Un examen

souvent

de taches du so¬

la chaleur
grande

leil,

est,
si
dans

l'instru-

mentque leslenécla tent
mais les fils d'a¬
t il les

raignée sont in¬
tacts.

Malgré
diamètre

son
incro¬

fil est
composé
plusieurs mil¬

yable,

ce

encore

de
liers

de micros¬

copiques
courants de liquide.

l

tncendfe nu palais de justice
UE dublin

Et voilà pour--

quoi bien des savants ont une

araignée ou plusieurs I

A l'école maternelle :
La petite Lili a été première en
Et qu'est-ce qu'on t'a
On m'a demandé combien un
—

el

histoire naturelle.

demandé ?

—

chien avait-il de pallcs,

j'ai répondu trois!
Et tu as été première avec une telle réponse
Mais oui, les autres avaient répondu deux !

—-

?

—

Sur
—

—

—

—

les

fortifs

Oh ! la la !... Ca ne va pas

!...

Quoi donc que t'às 1
.î'ai mangé du cheval et il me tourne sur le cœur
Il te tourne ? Cà défait être un cheval de cirque.

!

�L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
( Incandescence)
Malgré des

dès
M.

recherches intéressantes
1844, par M. Changy et. continuéesentreprises à Bruxelles,
plus tard en 1874

Lodyguine

pour amener à

l'incandescence,

par

sans

la

brûler,
petite baguette de charbon traversée
par le courant élec¬
trique, il faut arriver à Edison pour voir réellement
l'éclairage
électrique par incandescence devenu
et pour voir
résolu, du même coup, le problème quepratique
l'on
croyait insoluble,
de la «
une

division

C'est

en

» de la lumière
électrique.
1879 que l'illustre inventeur
américain

commença
recherches qui portèrent d'abord sur
l'incandescence d'un
filament de platine enfermé dans une
ampoule de verre vide
d'air. Mais n'ayant
pas eu de bons
il chercha à rem¬
placer le filament de platine par résultats,
des filaments de charbon.
11 constata
que les meilleurs étaient les filaments
provenant de
l'écorce des bambous du
Japon, convenablement carbonisés;
il
ses

perfectionna les dispositifs pour faire le vide
dans les am¬
poules de verre et les fabriquer en
grand; tant et si bien qu'il
présenta à l'exposition d'électricité de 1881 à
Paris, un sys¬
tème complet
d'éclairage; il avait même
de réaliser
un
compteur d'électricité qui, comme son imaginé
confrère
le
teur à gaz, indiquait au client
comp¬
abonné la quantité
d'énergie élec¬
trique qu'il avait consommée.
Depuis lors, l'éclairage par incandescence s'est
grandement
perfectionné. La découverte et
l'emploi des métaux rares com¬
me le
tungstène, ont permis de revenir à
des filaments
métalliques enfermés dans une ampoule l'emploi
contenant originaire¬
ment de l'azote et dans
laquelle on a fait le vide. Mais c'est
toujours le principe de la lampe Edison
qui est à 4a base

l'éclairage

de

incandescence.

par

DEFIÏÏITIOMS
Colon

:

Français,

Nationalisme

:

un

fonctionnaire, Anglais,

Sentiment

un

épicier.

respectable chez les
nable chez les
faibles, louable chez les blancs, l'orts, condam¬
discutable chez
les gens de couleur. Pour
met aucune

l'heure, le nationalisme

opinion arrêtée.

Victoire: Un

nom

ques.

Petites nationalités

de bonne que l'on donne
:

a

turc

ne

des actes

per¬

héroï¬

La cousine Bette !

Politique anglaise : Une balance dont le fléau
s'abat régu¬
sur nos
épaules.
Echange : Enlevez-lui son E initial et il
disparait !
Communisme : La fée CarabQche...
Splendide isolement ; La Tour d'ivoire
que les Anglais
sent sur l'échiquier
pous¬
diplomatique.
Impàl : Somme écrasante que le Français
doit
l'Allemand.
payer pour
lièrement

Fellah

:

Citoyen anglais qui

ne

comprend pas son bonheur.

�PUBLICATIONS OCCITANES
LES LIVRES

PUBLIÉS

EN 1922

Ont paru cette année :
Rescouoto, poèmes par Louis Delhostal (un vol. in-8 de 180

pages) Edition du Cantal Républicain, Aurillac. Prix : 6fr.
Uno Vesprado de Tealre Prouuençau, par Jan Castagno.
(un vol. in-8 de 250 pages) Edition Brabô, Alès.
Dicho à Vinaguracioun aôu mounumen i Vitimo de la guerro
à Cabano, par Léopold Vidau (un vol. in-8) Edition Seguin,
Avignon.
L'Estel de VEscamol, poèmes par S. J. Pons (un vol. in-8)
Edition de la Révista,
Grels de lausié, par
coutaire. Montpellier.
Lou Crû de la Race,

Barcelone.

Delpon-Delascabras, G. Courtiol, L'Es-

pièce de théâtre par A. Costedoat. Edi¬
Marrimpouey, à Pau.
Floiirs de Mo'unlagno, poèmes par Benezet Vidal, Ed. de

tion

la France Littéraire.
Cants poupularis del

Rouergo (recueil avec musique, de 250
chansons) Edition de la Soulidarilal aveirouneso de Paris, 44,

Pierre Larrousse.
I.ous Pronfilaires, par Emile Barthe; comédie languedo¬
cienne. (un vol. in-8° de 64 p.) Edition Mathieu et Cie, Béziers.
rue

Image flourentin poèmes par Marius Jouveau (un vol. in-12
pages) Edition Roumanille, Avignon.
Trilougio nouvialo, poème par l'abbé Spariat. Edition P. Tissot, 11, avenue Colbcrt, Toulon.
Lou Crabé, pièce dramatique de l'abbé Daugé, Marimpouey.
de 100

Pau.

ALMANACHS
L'Armana Prouvencau 1922. Edition
Lou Barlaveu, armanac poupulari de
tat 1922. Edition Macabet, Vaison.
Armanac canlant de F Auver gne 1922
rie Delaunay, Clermont.

Roumanille, Avignon.
Prouvenço e dou Coun-

(in-8° 42 pages) Librai¬

Rouergas 1922. Imprimerie Vve Carrère, Rodez.
provençal 1922. (in-8° 64 p.) Li¬
(Vaucluse).
Armanac de la Gascougno 1922 — Imprimerie Cocharaux
Auch (Gers)
Armanac

Lou Mistrau, almanach
brairie Jacomet à Ville-Dieu

Imprimerie Bouquet Auch (Gers).
— Saint-Girons (Ariège).
Ouvrages en français* ayant trait au Midi.
Millau des temps préhistoriques au XIII* siècle par J ules Artiers. Imprimerie Arliers et Maury, Millau.
Statuts de la léproserie de Rrives près Le Puy (23 octobrel483).
par Boudon Lashermes. Ed. Crounico de San-Maiou Le Puy.
Armanac Gascoun 1922.

Armanac dera

,—

Mounlagno 1922.

�-

Histoire sommaire de

M

-

la

Lilleralure Méridionale au
MoyetiJoseph Anglade (grand in-8, X-274
pages) Ed. E.
Enseiynemenl de la langue catalane par la méthode des
dou¬
bles textes
par L. Pastre (in-16, 86 p.) chez Cornet à
Un pâtre du Cantal
Perpignan.
par Pierre Besson (in-8°
Jésus) chez
Delagrave. 15, rue Soufflot, Paris.
Saint Jory par l'abbé
Contrasty,
Imprimerie
S.
Cyprien,
Toulouse.

Agé

par

de boccard. Paris.

Le Carlulaire de

Toulouse.

Mirepoix (Ariège)

Gui du Faur de Pibrac
par
raux. Audi. 1922.

LA
«

et

La

Santo Estelo

«

5,juin.

Pasquier, Ed.

par

Privât.

l'Abbé A. Cabos. Imp. Cocha-

SANTO-1 STELO
»

de 1922

a

été célébrée à

Cannes les

4

.

Elle revêtait

intérêt considérable du l'ait
de la nomina¬
tion du nouveau
capoulié. C'est Marius Jouveau
qui a été élu
à la quasi unanimité.
un

Marius

Jouveau, né à Avignon, est le fils du
J ouveau dont les
chansons sont restées

poète EIzéard
populaires dans le ComPoète, conférencier, homme
d'action, professeur de Pro¬
vençal au lycée d'Aix, le nouvel élu
est
de 44 ans. Il y a
quelques mois, José Vincent consacrait àâgéson
oeuvre
une étude
nourrie, parue dans la Revite des Jeunes et. oùpoétique
il mar¬
quait avec beaucoup d'à
propos la parenté de la poésie de
Jouveau avec
tat..

celle d'Horace et
Son élection est accueillie avec d'Esope.
joie par tous les anciens com¬
battants, par tous ceux qui savent qu'il
s'est fait le
en 1921 de la
rapporteur
question d'un comité d'Action à
instituer à côté
du Consistoire,
par tous les défenseurs des libertés
-méridio¬
nales
car Jouveau
esL un
—

Aficionado

et il

a

chanté

les
» les taureaux et la
Camargue dans une série de son¬
nets admirables.
En remplacement des
majoraux Jlantadis, GutHibert et
Abbé Pascal
(démissionnaire), ont été élus Amédée Muzac, se¬
crétaire de la Maintenance du
Limousin, membre du Comité de
Rédaction de la Revue
«

gardians

Paul Koustan, maître en
gai-savoir, ami du Frère Méridionale;
Savmien, auteur de Pastorales et co¬
médies et d'une Histoire de la
Littérature d'Oc; Louis Bechet, cabiscol de le « Poumo Vauriasso
», conteur et homme
d'action.
Nous relevons avec
joie parmi les nouveaux « mestre
en gaisabé » les noms de Charles
Maurras, du Limousin J. B. Chèze,
du languedocien, Louis
du velaisien, Albert
Abric,
BoudonLashermes et du Gascon abbé
Daubian. Parmi les
des Jeux Floraux, ceux du
lauréats
earpentrassien, Francis Jouve et
de Mlle Henriette Dibon
(La
Felibresso
di
L' «
» a fort
bien fait lés Farfantelho.)
choses à cela
affiche annonçant les fêtes de
la

Escolo de Lerin

que son

composée

en

langue française. Il

citans dans notre Terre
pour comprendre
sous

écrite

forme dialectale.

Santo-Estello

y a encore

une

près
était

de bons oc¬
affiche même

assez

�—

LES

95

—

PRÉCURSEURS DE

Nous ne remonterons pas

L'AVIATION

jusqu'au légendaire Icare, illustré

précurseur de l'aviation.

par la mythologie, pour trouver
le
Nous constaterons que la première description
avion à moteur, lui donnée en 1809 par Sir
dans le Journal de Nicholson. Mais ce n'éLait

complète d'un
Georges Cayley,
qu'un projet,
non une réalisation. Le premier appareil glissant sur l'air ayant
enlevé un passager fut conçu et réalisé, par le marin français,
Le Bris en 1856. il ne s'agissait que de sustentation d'un
grand cerf-volant, enlevant un homme, mais c'était la vérita¬
ble préface de l'aviation. Aussi le nom de Le Bris doit-il être ins¬
crit en lettres d'or dans l'histoire de la navigation aérienne.
Le premier glisseur libre fut réalisé par l'allemand Liliertthal
qui avait fixé à son corps des ailes et un gouv ernail. II s'élan¬
çait du haut d'une four construite au sommet d'une Colline et
descendait ainsi « en vol plané ». Il rectifiait par le déplace¬
ment de ses jambes la position du centre de gravité de son
engin avec lequel il fit près de mille vols, dont quelques-uns
atteignirent 300 mètres horizontalement. Il se tua au cours d'une
de ses expériences en 1896. En présence d'ofliciers délégués
par le ministre de la Guerre, au camp de Satory, l'appareil
quitta le sol par ses propres moyens et effectua un vol de
300 mètres.

C'est donc à Clément Ader et non aux frères Wright que re¬
vient l'honneur d'avoir construit le premier avion ayant volé
seul. Il était bon de détruire la légende et de rétablir l'histoire.

premier dirigeable est dû au génie d'un Français, le .co¬
Renard, c'est aussi un Français qui a réalisé le premier
aéroplane, comme c'étaient deux Français, les frères Montgoli'ier qui avaient ouvert la route de l'air.
Le

lonel

DEFIKITIOKS

d'un

Change : Barrière que les financiers établissent autour
pays qu'ils veulent étouffer.
Dominion : Pays qui ne veut plus être dominé.
Palestine : Région où se trouvent deux tombeaux célèbres :
celui du Christ et celui de l'influence française en Orient.
Richesses naturelles :

L'appât des richesses fictives.
lequel on voudrait bien

Bolchevik : Assasin abhorré avec
nouer des relations commerciales.
Ulster : Sorte de gros vêtement
vrais Irlandais.

qui lient trop chaud aux

Réparations : Quelque chose que l'on refuse aux locataires
aux vainqueurs.
Société des Nations : Satiété des Nations.
Sous-marins : Dangereux cigares qui empoisonnent les métal¬
lurgistes.
Grec : Un héros qui ne veut plus se battre que contre ses
et

amis.1
Désarmement

Conférence

:

:

L'art de cacher ses armes.

Tapis vert autour duquel tout le monde

triche.

�—

96

—

LA CIGALE
L'Allemagne ayant

armé

Et

Tout l'été,
Se trouva fort bien
pourvue

Quand la

guerre fut venue.

Et pour accroître
D'écraser la belle

sa

chance

France,

Elle alla, fourbe et câline

Chez l'Autriche sa voisine
La priant de lui
prêter
Des armes pour résister
Au Eusse, allié fidèle.

Je vous payerai,
lui dit-elle,
Si je mets la France à
mal,
Un intérêt... kolossal ! »
Le Teuton d'abord
gagna,

(Pas

longtemps), puis

recula.
sa ra-

Organisa le pillage

JE

VEUX

(ge,

UNE

tua, brisa, vola,

Bombarda, incendia,
Chez le peuple pacifique

De France et de
Belgique.
Mais les alliés, de
concert,
Vinrent à bout du Kaiser.
On passa au
règlement
Du compte avec l'Allemand

:

Que faisiez-vous, bon lar(ron '? »
Dit l'Angleterre au Teuton.
Nuit et jour, en vrai bri(gand,
Je pillais, ne vous
déplaise,
Vous pilliez, j'en suis fort
(aise;
Eh
«

«

Et pour mieux montrer

BOCHE

—

«

—

«

—

bien ! payez maintenant !

SONNETTE

»

!

Les facéties de

Bismarck, à l'heureuse époque de la Confé¬
dération Germanique, avaient
jadis donné lieu à d'innombra¬
bles anecdotes.
Lorsque les représentants des
principautés se réunissaient
à Francfort
pour les affaires de la Diète, ils descendaient
bour¬
geoisement à l'hôtel, et Bismarck à l'un de ces
voyages, s'aper¬
cevait que son appartement
manquait de sonnettes.' N'était-ce
pas là, par hasard, une humiliation
infligée à sa- Prusse, ou
tout au moins un
manque de considération à
l'égard de l'en¬
voyé de Berlin ? La pauvre Prusse était donc une
bien petite
personne, puisque son délégué n'avait
pas même de sonnette
pour sonner

son

secrétaire

ou son

Et Bismarck de mander le
«

—

Eh! bien, lui disait-il

niquerai-je
une.

domestique

'?

patron de l'hôtel :
et une sonnette ?
Comment

commu¬
avec mon personnel... Faites m'en
tout de suite
poser

« Oh !
monsieur le comte, lui
répondait le patron, vous poser
sonnette! C'est que ce serait tout un
travail!... C'est

-—

une

sible !
—

«

Bien,

mon ami, lui
Je vais voir comment m'en

impos¬
répliquait Bismarck, c'est entendu...
»

passer.

Cinq minutes après, un formidable
coup de pistolet reten¬
l'hôtel, et le patron accourait,
tout épouvanté, en
demandant ce qui s'était
passé.
«.Mais rien du tout, mon
Bismarck... J'ai simplement tiré ami, lui répojid'ait jovialement
pour appeler mon
Ainsi n'u jez pas peur et ne vous
domestique...
jaiies pas de mauvais
Je tirerai de même
sanq...
chaque jais que j'aurai, besoin de
Voilà tout... »
quelqu'un
J^e soir même, Bismarck avait
sa sonnette ! ! !
tissait dans
—

..

«

�Revendications Méridionales

Les
V

Une émouvante cérémonie à eu lieu, le 27 mars, au cimetière
de Maillane, devant la tombe immortelle du grand poète qui
réveilla notre race en rétablissant dans ses droits littéraires
la vieille et forte langue du pays.
Mme Mistral, sa veuve, entourée de Mme Albert Bertrand-Mis¬

tral,

sa

nièce, et de son

huitième
docteur

anniversaire.

neveu, Frédéric Mistral, présidait à ce
Auprès d'elle, le Capoulié du félibrige,

Fallen, les maj oraux Jouveau, Folco de Baroncelli,

Joseph d'Arbaud, Edouard Aude, Charloun Rieu, Ruat, les ca¬
valiers de la « Nacioun gardiano », les délégués des Ecoles félibréennes ont commémoré le souvenir, l'exemple, les leçons
et la

loi directrice du Maître.

Puis, M. Bernard de Montaut-Manse, avocat à la Cour de
Montpellier, donna lecture de la déclaration du Comité, d'ac¬
tion des revendications nationales du Midi.

Ce document est d'un intérêt considérable. Il contient le ré¬
sumé le

du

que

L'ont

plus complet et le plus saisissant de la doctrine politi¬
Félibrige.
signé

Bernard

:

de

Montaut-Manse, Falco de Baroncelli-Javon,
Mistral, neveu, Jean Grand, Gaston Audry, Joseph
d'Arbaud, Jules Bœuf.
Frédéric

Ont adhéré à. la déclaration

:

Mlle Marie

Vinas, reine du Félibrige, Mme Philadelphe de
Gerde; Simin Palay, Pierre Fpntan, Alexis Mouzin, Prosper
Estieu, Jean Vinas, Michel Camélat félibres maj oraux : Pierre
Dévolpy, ancien capoulié Roques, président de l'Association
des Etudiants de Montpellier; docteur Etienne Levrat, maître
en gai-savoir, administrateur du
Gai-Saber et de l'Ecole Oc¬
citane : Ismaël Girard ; Raimon Roques Jean Soulairol, ré¬
dacteur en chef du Publicateur de Béziers; René Farnier, avo¬
cat à Limoges; Etienne Boudon, avocat; Paul Dubié, directeur
de Pau-Pyrénées; Louis Fourmand, Louis Abric, E. BoudonLashermes, Achille Vidal, président des Enfants de Fond Séyugne, La Revue Méridionale de Bordeaux, La Revue Fédéraliste
de Jjyou; L'Ecole de Vidourle, de Lunel, l'Ecole de la-Targo de
Toulon etc., etc.
*
*

*

Voici quelques passages de la Déclaration
tion des Revendications nationales du Midi.

du Comité d'Ac¬

Il est juste et nécessaire que la classe ouvrière voie croître
part de bonheur humain, en même temps que son influence
politique : Le paysan et l'ouvrier sont ia base même de la na¬
«...

sa

tion. Mais la fraternité universelle — dont nous souhaitons
l'avènement — ne doit pas s'établir au mépris de la personna¬
lité distincte de chaque race; elle ne doit pas être imposée
F. Vil

Séries A, B. G" D. E,

�pai' une tyrannie, quelle "qu'elfe "soit, et'surtout par une tyran¬
"anonyme,. Nous voulons montrer au peuple que le règle¬
ment des difficultés économiques et
l'apaisement des luttes
sociales doivent être obtenues
facilement, d'abord dans la
Comraonè-, dans le «Pays », dans les limites du Domaine de la
Langue et qu'il convient donc de tenir à ces cadres de la vie
nie

^

politique et sociale.
«

Avant de songer,

alTiànee ôni-

à instaurer la fraternité humaine par une

v'éfsélle de

classe,

nous

croyons pru¬
dent,
nous

croyons utile
de la fonder
l'affinité
naturelle dés:
sur

races

qui re¬

chercheront

librement
leurs maîtres
et leursamis.

Mais ce
fonctionne¬
ment idéal de
.

la

politique

et de la

di¬

plomatie, est
lié à la solu¬
tion du se¬
cond problè¬

des temps
modernes, il
se trouve
pré¬
cisément que
les races af¬
firment leur
volonté d'in¬
me

dépendance

et leur natio¬

nalisme.

El¬

les Ont souf¬

fert

pendant

la Guéfre

jél-

les o vt payé
le tribut crû
LES j0u«nees de narbonne en 1nA_
1907
sang : elles
veulent détenir le pouvoir; de
disposer d'elles-mêmes
veulent au moins retrouver leur
,

elles

personnalité.
justice, nous devons leur donner satisfaLion...
Aux groupements ethniques et
linguistiques ressuscites nous
apportons la nourriture vivifiante; aux Etats qui les1 contien¬
nent (parfois nombreux et
disparates) et composent tant bien
que mal avec eux, nous offrons une
garantie d'union à l'inté¬
rieur, de paix au dehors. 1— Nous voulons parler du Fédéra¬
lisme.
Au Lorii'de la

...

'Grâce -h

ce

"système, les vieux Gouvernements

se

dépouille-

�—

LE

99

—

COMITÉ D'ACTION

DES REVENDICATIONS

NATIONALES DU MIDI

m*:.

A.,ils

:

M. J. Bcëop; M.
Debout

:

G. AtJisï, président; Marquis 3?.
M. Joseph (I'Ar.îaud

M. Frédéric Mistral, neveu,

secrétaire

4e Baroncelli-JavoN

M. Jean Grand
M. Bernard de Montaut-Mansb
—

�—

100

—

ront du corselet de la centralisation; les frontières cesseront
d'être des remparts gardés par la liaine.
Membres de la famille latine, nous
préparerons ainsi la
...

Fédération

qui doit unir

un

née...
...

jour les peuples de la Méditérran-

Libertés politiques
chacune en son

merons

volonté du

Midi...,

libertés économiques, nous les' récla¬
temps, à l'heure convenable, selon la
peuple et les progrès de la conscience nalwnqj,e du

...La liberté que nous
nous

réclamons au premier chef, celle qui
paraît fondamentale, est l'usage de notre Langue. Nous

voulons qu'elle obtienne dans les établissements d'instruc¬
tion, dans les. prétoires de la justice, sur les places publiques,
la même place et les mêmes honneurs
que la Langue française.
La langue est l'âme même du peuple. C'est le
peuple qui l'a
forgée au long des siècles, selon ses croyances, sa civilisation, ses
usages, son génie.
Les générations futures devront connaître et
reprendre le
parler de nos aïeux; faute de quoi notre œuvre serait stérile.
Voilà donc notre revendication
capitale, la clef de voûte de
toutes les autres...

Nous réclamons-ensuite

nos

libertés communales...

Hier, nous avons exigé la liberté municipale des Courses
de Taureaux; demain nous exigerons le droit d'élire uu Parle¬
...

ment.
Les libertés s'appellent l'une l'autre.
Mistral a sauvé les droits de la
Langue.

Ferroul,

ceux

de la Vigne.

Mais il faut de toute évidence et de toute

nécessité,

répé¬

tons-le, que nous puissiôns un jour élire des Assemblées Mé¬
ridionales, capables de légiférer et composées d'hommes in¬
dépendants de l'influence politique de Paris.
Lorsque nous aurons accoutumé de tenir de ces assemblées
nos directives, de leur- demander la
sauvegarde de nos libertés,
nous aurons nos véritables
Parlements, l'indépendance méri¬
dionale sera définitive, et les éléments de la Fédération
latine
auront enfin pris naissance.
Nous verrons alors le jour de ce que nous
appelons volon¬
tiers « Les Républiques Françaises », car nous ne
voulons rien
supprimer de l'Histoire; nous savons trop la part du midi
dans la gloire et le bon renom de la France
pour qu'il entre dans
ïios plan de détruire le
Pays qui porte si haut et défend si bien
ie flambeau latin ! Ce serait là frapper
à mort l'idée mêmed'une
Fédération latine : Nous disons
simplement : « France unifiée,
pays mourant... France diversifiée, pays renaissant !» Or :
«
«

Nous
D'une

la croyance
renaissance!... »

couvons

Oc

Introït

De las Alpas al Médoc
Faretz tindar en tôt foc
Lo parlar d'Oc.
Antonin

PerbosC

Dens l'istori de
l'umanitat
n'èm qu'a l'Introït.
La
glóri de Mistrau
arrayo !

qué-ns

Miquèu CaméLaI

•

�—

îor—

«

A MONTPELLIER
7e Centenaire de la

Faculté de Médecine

Durant le mois de novembre 1021 se

sont déroulées à Mont¬

pellier des fêtes grandioses en l'honneur

du 7e centenaire.de

la Faculté de médecine.
Le Président de la République a présidé plusieurs
monies qui eurent lieu et des manifestations

citanes

qui

se

des céré¬
régionalistes oc¬

déroulèrent.

L'Université de

Toulouse avait envoyé une

adresse

ré¬

digée en langue occitane.

-

A PARIS

Aux Amis de la

langue d'Oc

Société des Amis de la Langue d'Oc, qui groupe tous les
Méridionaux d'Action de Paris (nous relevons sur ses listes
les noms de MM. Marius André, Jean Audiau, CharlesBrun,J.-E.
La

Chèze, J. Ch. Dugas, Eugène Dupont, Adrien Frissant, Gandilhon-Gensd'Armés, L. Guibal, Fernand Hausser, Élizéar
Lieutaud, Edouard Mazin, Méritan, de Montaud-Manse, comte
de Rodez-Benavent, Valat, Jules Véran, marquis de. Ville¬
neuve, docteur Vinas, Joseph Loubet, etc. etc.) a organisé le
mercredi 18 janvier 1922, à 7 h. 30, dans las aile du Club de
la Renaissance, 10, rue de Poitiers, un dîner en l'honneur d'A¬
dolphe Willetl. &gt; « mistralien , dont une composition fameuse
(Mistral, sous l'image du Tambour d'Arcole, menant la charge
libératrice et judicière contre les Germains), orna la salle.
Tous les Méridionaux de passage
amicalement invités.

à Paris à cette date

En 1922, la Société a donné les conférences
Michel Camélal et là Renaissance- jélibréenne

Laborde-Milaa.
Les œuvres nouvelles des

étaient

suivantes :
du J-téarn, par

félibres auvergnats Vidal et Des-

thoslaly par Gándilhon-Gens-d'Armes.
Les poètes de la Camargue, par Jules Véran.
Les félibres de la Guerre : Francis Pouzol, par Joseph Loubet.
Le mouvement félibréen en Limousin, par J.-B. Chèze.
Les Méridionaux de Paris sont invités à assister aux réunions
hebdomadaires de la Société, qui se tiennent le vendredi- soir,
de 8 h. 30 à 11 heures, 227, boulevard Saint-Germain, au café
des Ministères.

Durant ces séances sont traitées
cernant la propagande occitane, la
et les périodiques, les publications,

toutes les

questions con¬

propagande dans la presse
les éditions des oeuvres oc¬

citanes, les services d'échange de livres, etc... Un service de
bliophilie occitane fonctionne. Une bibliothèque occitane
en

formation. Enfin la

bi¬

est
publication d'oeuvres occitanes choisies

plaquettes élégantes est à l'étude.
Joseph Loubet, secrétaire,
brige, 355, rue de Vaugirard, Paris (XVe).

en

S'adresser à M.

majorai du Féli'

�—

102

—

L'INSTITUT FRANÇAIS DE BARCELONE
L'Institut Français de
Barcelone, filiale de l'Université de
Toulouse a été inauguré le 13 mars, en
présence d'une déléga¬
tion de l'Université et de la ville de
Toulouse.
-Un grand concert a été offert
par VOrfeo Caiala, — ce foyer
de la ìtenaissance
catalane, — en l'honneur de la Mission de
la Faculté de Médecine.
Durant la cérémonie de
l'inauguration, M. Nicolau

Dolwer,
adjoint au maire, parlant en catalan, a
rappelé la fraternité
de la langue d'oc et de la
langue catalane ainsi que l'influence
exercée au Moyen âge et de nos
jours, par la culture française et
en particulier
par celle du Midi de la France.
M. Petit-Dutaillis,
délégué du Ministère de l'Instruction
blique de France, á fait l'éloge des institutions d'éducation pu¬
de
Barcelone, notamment de celles qui ont été créées par la Maucommunauté de Catalogne qu'il a
posées comme exemple et qui
créent une ambiance favorable
pour le nouvel Institut.
L'ambassadeur de France, prenant le dernier la
parole,
a reińercié les autorités
et
donné à l'Institut. Il

les milieux intellectuels de

souhaité que celui-ci

a

l'appui

Catalans
et aux Français a se mieux
connaître, ce qui les amènera à
s'aimer encore plus.
La croix de chevalier de la
Légion d'honneur a été remise à
M. Nicolau Dolwer et les
insignes d'officier de l'instruction pu:
blique à divers membres de Maucommunauté et à
plusieurs
autres .personnes.
Il est à
souhaiter, comme le désirent nos amis de Catalogne,
que l'Institut de Barcelone devienne un
centre d'Etudes Ocserve aux

citano-Catalanes.
La Rasou

La

Dou fclibridge la rasou
qué-s
trobo au houns dou noste
co,
dens I'amou dous
qui-s balhèn
la badénço e dens l'amistat dou

pais natiu qui ei daban lous noustés oélhs
esmiragglats.
Miquèu Camélat

L'Anino

Race

Tout une histoire
glorieuse
frémit dans la brise
qui passe.
Nous ne sommes

isolés,

livrés

nous

sentons

d'une

race.

plus des êtres

au

hasard. Nous

le

prolongement

Armand Pravif.l

La Tradition

E qu'ei l'amno
qui biu, e
qu'ei l'amno. qui béns.
Miquèu Camélat

LA REVUE

La Tradition résume
du sol et du
sang.

ces

Charles Maurkas

FRANÇAISE hebdomaire

Magazine familial Varié, Vivant,
propre
Lettres, Arts, Sciences; Politique,
Sports, etc..,
Toutes les questions à l'ordre du
jour par une élite
Un An
fi Mois
3 Mois
Le

Ilurcniix

:

45 fr.
33
12

Numéro 1

fr.

les for¬

fr.

fr.

/

&gt;

\

(Envoi

etc...

d'éerivaini

ENTIEREMENT REMBOURSES

EN
AU

MARCHANDISES

UTILES

CHOIX
DE
I.'ABONNE
d'un fpecimen contre 0
fr. 30)

12, Rue Aubert, Paris 9" -0- (Jlicque
postal
Directeur : ANTOINE
DEDIER

:

Paris 'ÍSS-sis

�NOS

SPORTS
•M-**

renaissance occitane les sportifs auront eu une
exaltant dans l'enthousiasme des fêtes du stade, dans
la vie même, des sociétés, l'amour du terroir. Quand, le 23 avril
1922 sur le terrain du Bouscat, à Bordeaux, la Toulousaine jaillit de
centaines de poitrines; hymne, triomphal, je me dis que nos, beaux
athlètes avaient, eux aussi, bien travaillé « per la glori dou terrairc ».
Et quelle, joie pour les-amoureux de notre belle langue d'oc d'en¬
tendre la foule « parisienne ». des matchs internationnaux, calmer
son impatience en chantant Aquelos mounlagnos et Bel oeu de Fau I
De tous les sports, celui qui nous est le plus cher, celui on nos ath¬
lètes ont atteint la maîtrise et parviennent à rendre quelquefois à
nos amis les Anglais les
leçons qu'ils nous apprirent cruellement,
Dans

l'œuvre de

large part, en

c'est le

football rugby.

Bordeaux, Périgueux, Béziers, plus de 20.000
pratiquent le ryby, dans 480 clubs,, sans compter les
scolaires et. les militaires.- Lie reste de la France compte 495 clubs ce
qui donne un total de 975 sociétés affiliées à la Fédération française
Au sud

d'une ligne

jeunes gens
de

rugby; ces chiffre

augmentent tous les jours.

pendant la saison 1921-1922. un seul titre de champion échap¬
pa aux clubs de terré d'oc : celui de 4e série remporté par un club du
Lyonnais.
Et

do cette saison est le stade' toulousain dont
inviolée sa ligne de but au cours du cham¬
pionnat, exploit irréalisé et d'autant plus méritoire que ses siicccsifs

Le grand triomphateur
la belle équipe conserva

grande valeur.
Carcàssonné, Béziers le Racing, Biarritz et enfin l'Aviron bayor.Dax,
de
Grenoble, Lourdes et Perpignan, qu'il
vainquit en finale à- Bordeaux devant use foule enthousiaste de
25.000 sportifs.
Toulouse d'ailleurs, accapara titres, trophées, challenges, puisqu'elle

adversaires étaient de

nais, vainqueur

avec le T O E C, de 5e et les championnats sco¬
laires et universitaires avec l'fj. S. de l'école Borthelot, la Violette
du Lycée et l'Ecole vétérinaire.
.

remporta les championnats de 3e équipe
série avec les jeunes du Français-Sports,

Les autres

champions sont :

équipe de. 1re série : Carçassonno
équipe de lrc série : Stade Bordelais U. Cv
2e série : Union sportive de Soustrais (Cote Basque).
3° série : Union sportive de Quillan (Languedoc).
Le T- O. E. C. enfin, a ramené aux bords de la Garonne
lenge Rérolle.
2e
4e

Pratiqué surtout clans la

région bordelaise et sur le

le chal¬

littoral mé¬

belles
équi¬

football association méridonal possède quelques
équipes : La vie au grand air du Médoc, le F. G. de Cette, l'Olym¬
pique de Marseille, Cannes, bien prpelies en valeur des grandps
pes parisiennes -et nordistes.
Les sports athlétiques ont trop peu d'adeptes et les résultats ob¬
tenus sont inférieurs à ceux .de l'AVapt-gucrro, malgré quelques peu¬
reuses exceptions. Il est à souhaiter que l'approche des'Jeux Olym¬
piques montre de jeunes .énergies et révèle dés champions
diterranéen, le

ftotre midi.

dignes do

�_

L'aviron, la natation

—

sont aussi

prestigieuse du rugby, il

pauvres dans la

104

ne

indirectement victiims delà
vogue
devrait pourtant pas
y avoir de parents

grande famille sportive.

La boxe et le
cyclisme, pratiqués surtout par des
n'ont pas une aussi
grande valeur éducative que nos professionnels,
sports favoris.
Ils, en ont cependant une
réelle, mais uniquement en tant
cices de culture
qu'exer¬
physique et en écartant la compétition.
Des

chez,

sports féminins, je

nous

surtout

un

que tous les sports

ne

succès

ne sont

dirai que quelques mots.
de curiosité. Mais ie

Ils ont obtenu

persiste à croire

point favorables à la femme et en
lier le football et
particu¬
que sport ne signifie pas
nécessairement exhibi¬
tionnisme.
De cette

trop courte

agréable de tirer

une

Dans la

revue

du mouvement
sportif méridional il est

conclusion.

pratique des sports d'origine
anglo-saxonne, nous
apporté nos qualités latines, réveillées
certaines qui étaient
et si

avons

les sportifs ne sont
endormies
pas les seuls, ils sont, parmi
les plus ardents
adeptes du culte de la Çeauté, béritée de
l'Hellade et de la
l'Effort, eux qui ont appris à se
religion de
battre, comme dit un délicat
même pas pour une
poète,
rose, pour le geste, pour rien.

Albert Pons

1 E

THÉÂTRE OCCITAN

Voici un léger
aperçu des pièces de théâtre occitan
peut représenter chez nous.

que l'on

Bernard Sarrieu : 1. Era
Renechenço, coumedio mouràíitat;
2." Et Perdut,
pastouralo Luchouneso ; 3.
Sans-Parro de Oço,
drame Comengés;
4. Er' Assoumpcioun, misteri
sacrat; 5. EA Dm
coumedio mouraiitat; 6.,
Seni-Mamet, mistèris en 5 acte; 7.
Piréno, tragédie.
F. Sarran.

—

3. Las lauairos.

(Le Cascarol); 1. La Gran-Mai

B.

;

2. l'Orne blancl

Daubi&amp;nt et Levrat : 1.
L'Eslacadé.
H. Darnbielle.
1. La
pritnv.ro escapado, coumédio militario; 2, Une pelit dinna, coumédio
de campagno; 3. Le
Perdoun, drame de fámilho; 4. Uo
bélhado, coumédio gascouno;
5. La Carital, drame
de.bilatge;
6.
Las
duos
de heiro; 7. Machanto
coumédio
coasino, coumédio de sourdos,
ménatge ; 8.Cau pas
parti; 9. Meslre e bailel, coumédio de
bordo ; .10. Cau le Méde¬
cin; 11. Le darrigaire de cachaus.
I.ou Franchiman,
coumédio de S.
dous Arrasims
Palay, 10 sos; La Peleye
pastourale enta gonyats et
Palay, .10 sos; Houbi, pastourale (ômis
gouyatots, de S.
et hemnès) de M. Camélat, 15 sos; Gastou-Febus, ue
henne, quoate ômis), de M.
Camélat, 15 sos; Pansard e
Lamagrere, de P. Abadie,
45 sos.
I.ou Parlé
par l'abbé
; Cacldetous
par Abadie, chez
Roumanille (en Avignon);Daugé
Lou Pan dou Pecal
Reino Jano de
d'Aubanel; La
Mistral, etc., etc.
A
Montpellier, 18, rue de l'Aiguillerie, les
œuvres dramati¬
ques de l'Escoutarie
(Dezeuse).
A Paris, aux bureaux
de Lcmouzi
(33,
les pièces de J.-B,
Chèze, Bombai, etc. boulevard Lefebvre).
—

�mrmrmwMwmwwmmìtmmmwmw
NOS AMIS DE CATALOGNE

Joan

ESTELRICH

1896 à Félanite, petit village de Majorque, Joan Estclrich
à nous comme le représentant de la Catalogne intellec¬
tuelle. Ce jeune liomme qui reflète sur son visage et dans son âme
toute l'ardente lumière de l'Ile d'or, ce jeune homme est un grand
Né

est

en

venu

apôtre, et sa vie, toute sa vie est

un acte de foi.
Très jeune, il assume déjà une lourde tâche, mais son court passé
peut répondre de ce que sera l'avenir.
Dans l'espace-de quelques anqées, il a apporté au patrimoine in¬
tellectuel. une moisson merveilleuse habilement glanée, il a travaillé
sans relâche avec intelligence, avec énergie, avec surtout la volonté
de donner à sa terre catalane dans le monde, le rang qu'elle occupe
dans son cœur.
En plus d'un millier
lans et étrangers, il a

d'articles répandus dans les journaux cata¬
des œuvres profondes dont on
s'est .beaucoup occupé en Catalogne, telles que Sel i lerra, VAmor de
la Terra, empreint de l'influence du divin Maragall (1915) une tra¬
duction des Nouvelles de Willam Moris (1919) curieux résumé de
cette utopie communiste. La Lyrique de Giaconno Léopardi, publiée
sous forme d'articles dans la
Veu de Mallorca ( 1918) Une sélection
des Poésies d'Auzias March ; l'our la valeur internationale de la Ca¬
talogne (1 920) etc...
Tout cela est suivi d'un programme fortement conçu et admira¬
blement étudié qu'il va développer,
espérons-le avec un succès
croissant : Philologie, philosophie, naturalisme, organisation, pro¬
pagande ! Tout cela pour redonner une place de choix dons le mon¬
de pensant et agissant à ce coin de terre baigné par notre mer la¬
tine, inondé de soleil et vivant à l'ombre des admirables Pyrénées.
Cette année-Ci (1922) M, J. Estelrich vient de prendre la direc¬
tion des Editions Bernard Melge que publient la traduction catalane
des 300 meilleures œuvres greco-latinc.
M. J. Estebrich est un ami actif de la terre occitane qu'il ne cesse
de mieux faire connaître en Catalogne.
Voici quelques passages du discours qu'il fit à Beaucaire en 1921,
déjà publié

lors de la Sainte Estelle à son retour de Toulouse où il avait pro¬
noncé une conférence sur le mouvement Catalan.
«...
Si la France veut nous connaître ce sera sûrement par votre

médiation, frères de Provence ! Dans

mon âge le plus tendre, on
appris que la Provence était une prolongation de
patrie méditerranéenne, un beau pays dé rêve et dé soleil éblouis¬

m'avait souvent
ma

sant

comme

le soleil de, mon île. Enfants de Majorque nous avons

appris à aimer le patriarche de Maillane par les délicieuses traduc¬
tions de notre poétesse Maria-Antonia Sálvà, qui a su nous rendre,
en vers catalans et avec des modulations majorquinés, si rapprochées
de l'esprit provençal, toute la saveur de l'original. Nous sommes les
mêmes hommes tous, fils de Méditerranée, d'où est issu toute lu¬
mière. Je salue, donc, fraternellement, ces magnifiques et sévères
contrées, où se sont nourris les rêves de mes ancêtres. »

«... Douze mille volontaires étaient partis de Barcelone pour com¬
battre dans les rangs français où six mille sont tombés. Nous n'étions
pas mêlés, en tant que nationalité, à la guerre des nations. Plus
de mille catalans sont morts dans les tranchées, à Verdun, en Flan¬
dre, à Gailipoli, sur les chemins historiques... Nos volontaires en¬
tendaient lutter sous le drapeau français, pour notre patrie, petite

territoire géographique, grande dans nos coeurs, Il faut, Messieurs»
que la France ne méconnaisse pas tous ces faits; nous vous .prions

en

�-

•

106

—

de

prêter attention aux palpitations de la vie catalane qui pénètre
le Roussillo.n dans' le domaine français; n'oubliez pas notre affec¬
tion cordiale,, n'oubliez pas non plus nos apports à la science fran¬
çaise, au'génie français : un Arago, un Rigolt, un Oriila, un Guardia,
un Joffre, enfants d'une race
indépendante et fière... »
«...
Entre la France que vous représentez et la Catalogne, il y a
une véritable communauté d'idéaux humains,
patriotiques, esthé¬
tiques. Et ce serait notre gloire, de vous aider à mettre debout la
grande époque classique que l'on a préparée. »
Puissent ces
paroles resserrer les liens qui ont uni depuis toujours
a Catalogne à la France !
par

UN

«

VESPRE DINS LA

Car lou eamin

VIDO...

mai que la toco dôuviage

vau

S Car le chemin vaut mieux que le but du voyage

vèspre dins la vido. Uno amo que s'estouno
l'envirounamen

Un

De sa souleso en fogo, e
De l'ivèr que se soubro un

remèmbre d'autouno.

Uno

parlènço urouso. E lou vite anamen
Dóu viage. La douçour d'uno pauso que meno
D'un poiitènt calabrun vers un clar tiermamen.
Lou regrèt d'arribado, e la pôu d'uno peno
Jan de la Vaulongo
(Sully-André Peyre)

UN SOIR DANS' LA

VIE...

Un soir dans la vie. Une âme qui s'étonne
de son ardente solitude et l'ambiance

de l'hiver

qui préserve

un

souvenir d'automne.

Une partance heurepse. Et la rapidité
du voyage. La douceur d'un repos qui conduit
d'un puissant crépuscule vers un clair firmament.
Le regret d'arriver
crainte d'une peine.

,1a

.,

J. de la V.

Maintenance de Languedoc
La Maintenance du

le 12

mars

Languedoc

a

tenu

sa

séance annuelle

1922 à Béziers. Après lecture d'un remarquable rap¬

port du Dr Vinas, majorai du Félibrige furent adoptés plu¬
relatifs à l'action occitane par la presse
carte postale et par les conférences et
relatifs au trésor du Félibrige qu'il est nécessaire de compléter.
Le nouveau Sendic de la Maintenance est M. A.
Fédières,
Maître, en gai-Savoir.
Le 30 avril, la maintenance s'est de nouveau
réunie, à Mont¬
pellier, cette fois-ci.
Etaient représentés à cette réunion les Ecoles du Parage,
de la Lauseta, la Cigalo
Lengadouciano, l'Institut d'Estudis
Catalans, ig Cigalo Narbouneso, l'Escolp Moqndinp, l'Espola
sieurs vœux importants
par la chanson, par la

occilana.

�FIGURES OCCITANES
Dr

Joseph FALLEN
ancien

Capoulier

à Aubagne le 3 mars 1863.
mouvement félibréen, il fut élu capiseol

Le Dr Fallen est né

mêlé

au

Mae, de Marseille, le 4 octobre 1908

De bonne heure
de l'Escolo. de la

et il l'est resté depuis lors.

présida en 1908 la Freiré Prouvençalo et fut élu Majorai du Fé¬
Ventour), le 31 mai 1909 à Saint-Gilles. Le 20
juin 1910 il fut choisi comme Balle du Félibrige. fonction qu'il con¬
serva jusqu'au 31 mai 1914.
Comme Balle le Dr Fallen se révéla
un remarquable administrateur.
En 1919 il fut élu CapouHé du Félibrige, succédant à Valére-Bernard
Durant son capouliêrat te Dr Fal¬
len s'est appliqué à réorganiser le Fé¬
librige désarticulé par la guerre. fl,
s'est tout particulièrement occupé
aussi de l'Enseignement de la langue
occitane à l'Ecole. Et le 5 juin 192Ì,
alors qu'il transmettait ses pouvoirs
au nouveau capoulié Marins Jouveau,
celui-ci lui décernait le beau titre de
Capoulier de la langue à l'Ecole,
Le capouillé Fallen est chargé des
cours de langue provençale au Lvcfte
de Marseille, depuis le 7 août 1919.
11

librige (Cigalo dóu

,

Œuvres principales.

DOCTEUK

—

ta nais-

biblique. P.
Ruat, Marseille, 1899 et 1901.
Lou viage de pastouro à Betelen, pas¬
torale, musique de B, Carnoin. P

scnço

FALLEN

dou Crist, drame

Ruat, Marseille, 1900.
Lou

à Garlabaii. Aubanel, Avignon, 1903.
paire,-drame en un acte en vers. P. Ruat, Mar¬

fue de Sanlo-Crous

La Fauto

d

un

seille, 1907,
I.i

boufigo de Moussu lou Maire,

comédie. P. Ruat, Marseille, 1905

prounouncials aus Coungrcs de la Freiré Prouvençalo,
Dieu. Vaison (Vaucluse).
Carlabeu de Santo-Estello. 1909-1910; — 1910 1911; — 1911-1912;
1913-1914 ; — 1914-1922. En collaboration avec MM1912-1913;
Discours

1909, 1910,1911. Ville

Jouveau et Edmond Lefèvre.

Avignon

L'Arbiha, comédie. Avignon 1920.
L'Eireticro de la Beino Jano, drame
gnon

1922.

e"

1909 à 1912 et de 1919 à 1922.
publications occitanes. (Aimanaçlis

A dirigé lou Fclibrigé de
A collaboré à de nombreuses

et

Roumanille.

historique. Roumanille, Avi¬

Revues).

Exposition d'Art à Toulouse

remarquables.
qui s'ho¬
Bourdell'e.
Artistes méridio¬
pleine d'intérêt et de vie et du 1er juin au 15 juillet,
l'exposition des œuvres du peintres MarceLLenoir qui actuelle¬
ment peint une fresque de 16 mètres à l'Institut catholique de

Toulouse a vu cette année trois expositions
Durant l'hiver ce fut l'exposition des Artistes latins
norait d'oeuvres du grand sculpteur occitan
Du lor au 25 juin, ce fut l'exposition des
naux

: Le couronnement de la Vierge.
L'Exposition Marcel Lenoir était accompagnée de
sition des œuvres du sculpteur Toulousain Parayre.

Toulouse

l'expo'

�108

J.
J. Casassus

est l'un des

Fébus.
ques

CASASSUS
plus actifs membres

ditigns de la
Avec

son

race.

costume

(1) des

gars de la vallée

berret marron, veste rouge,

le

de l'Escolo Gastou-

Depuis des années il est de toutes 1-s manifestations
organisées en Béarn et Gascogne pour la conservation despubli¬
tra
d'Ossau,

gilet blanc, culotte

—

le proupiau:

courte de velours

(1) Le costume féminin de la vallée d'Ossau, désigné aussi sous
nom de proupiau se [compose
de : un capulet rouge, châle de

�noir, chausses blanches, — il est devenu légendaire dans tout'
pays qu'il parcourt chantant de vieilles chansons populaires, in¬
terprétant les œuvres des maîtres de la renaissance gasconne et les
siennes propres savoureuses et de source très pure.
Biblioghaphib. — Théâtre : Amourousio, Yanino, Lou Debe de
V Aulhé, Lous adius d'û hilhot de la Blgorro, Aubado au Sourelh, U
belh dio, etc, etc.
Chansons : H ils de la TJaulo-Bigorro. —• Canlem
Aussau. — Decap à ta beroy cèu de Bilhèros. — Beroyo roso d'amou. — Berouyeto
si-m bos ayma, — Aussau balou d'amou. — Mountagnos agradibos•
etc., etc.

R/Susée Béarnais
Il s'est formé à Pau un Comité d'action en vue de fonder un
musée béarnais qui, à tous les points de vue
une syn¬
thèse claire et animée du passe-et du présent, des coutumes et
de l'art, de l'industrie et*du commerce, des curiosités et des
ressources, du Béarn
(arrondissements de Pau Oloron et Or-

doit être

thez), afin que les visiteurs qui affluent chaque jour à Pau re¬
çoivent, au passage, une impression exacte de notre province,
qu'ils pourront ainsi éLudier, comprendre et, par conséquent,
apprécier et aimer.
L'exemple de Mistral est suivi par toute notre terre occitane
et c'est heureux pour tout ce que nous avons à sauvèr de l'oubli
et de la mort.

Prière d'adresser toutes les communications
béarnais à M. Raymond Piller, 7, place du

relatives au Musée
Palais, à Pau, dé¬

légué du Comité d'organisation.
THEATRE OCCITAN

Régionalisle du Bassin de l'Adour a fondé la fête
concours pour une pièce destinée
théâtre de la nature écrite dans un
des dialectes de la région de l'Adour, sur un sujet d'inspira¬
tion exclusivement locale, faisant ressortir, pour les perpétuer,
les coutumes du pays, de l'âme de la race. Délai jusqu'au 31
décembre 1922. Jury : M.Joseph Anglade, professeur de la Fa¬
culté des lettres de Toulouse; Bourciez, professeur de la Fa¬
culté des lettres de Bordeaux; Charles Derennes; Prosper Estieu, majorai du félibrige et Joubé. 2e concours pour un texte
de chanson en langue du pays, sur le Grillon. Même jury que
pour le précédent.
Les manuscrits doivent être envoyés à M. L. Ducla, secré¬
taire général de l'Association Itégionaliste du Bassin de l'Adour
VAssociation

du Grillon qui comporte un
à être jouée à Pau dans un

à Pau.

soie avec couleurs étincelantes, coiffe blanche, tresses pendantes,
gilet et veste assortis à la robe, robe plissée ou foncée, petit ta¬
blier blanc. Bijoux : Saint-Esprit, perles, croix, etc.

�LES FAITS
Les

Courses de Taureaux

Les Courses de Taureaux, l'une des plus belles traditions
occitanes ont subi en 1922 les attaques de la Société protec¬
trice des animaux.
Le 17 novembre, à Ni rues, une manifestation de
patriotes
Provençaux précédée par lès cavaliers de la « Naciouu Gardiano », avant à leur tête leur
capitaine Jean Grand, le Marquis
Folco de Baroncelli-Javôn,. main teneur de toutes les traditions
ancestraies et le jeune tribun Bernard de
Moniaut-Manse,suivis
par les édiles du pays et le glorieux député Pierre Joly, a par¬
couru les rues, de la ville en affirmant
que notre peuple ne veut
pas laisser se ravir une de ses dernières libertés.
A la suite de cette manifestation la S. P. D. A.
boucte dans son procès contre les A ficionados

se

vit dë-

de Nîmes,

et
dépends.
La S. P. 1&gt;. A. ayant fait appel, de concert avec le
gouver¬
nement, un nouveau procès étant en perspective, le Comité
de
défense de Nimes a commencé une campagne de conféren¬
ces et d'affiches qui ne sera
pas sans raviver les sentiments
patriotiques occitans.
condamnée

aux

A ce
le midi

propos nous citons les belles paroles que jetait à tout
en 1894 le
poète Baroncelli-Javon à propos d'une atta¬
que semblable à.celle d'aujourd'hui, de la S. P. D. À. :
«
Il y a tant de centaines d'ans que toute flammé s'était
«
éteinte dans le Midi; Il y a tant de centaines d'années
que,
sous la cendre, le l'eu était couvert et
que le sang dormait !
Mais le sang peut dormir, jamais il ne meurt !...
«... On a
pu, à fore de lui mentir et.de baver comme des srpents, faire mépriser au peuple-, sa langue, —- et pour un peu
...

«
«

lui ôterait la mémoire de son pays..."
Mais on a eu beau faire, beau
dire, on n'a .pas
ôter son sang, et ce sang, nu, libre,

on

«...

«
«

«

«
«
«
«

«
«

pu lui
noble, qui, ' depuis -890
ans, sommeille, croyez-vous qu'il n'a pas «u le
temps de s'amasser une nouvelle sève et de la
vigueur et de l'ardeur '?
«... Comme il est constant
pour tous les réveils, il est venu
des prophètes, et le grand
prophète (on l'a dit) qui, au pied
des montagne; bleues, au milieu des
cyprès sacrés, a chanté
l'élincetle qui devait faire lumière et il l'a
appelée. Ses vers
ont la saveur du miel, mais, pour qui
a du cœur, ils sont de
feu ; ses vers sont le printemps
fleuri, mais pour qui a du
cœur, ils clament : Vive le temps à venir!
La première étincelle, la petite étincelle
qui doit allumer
le grand l'eu, ne croyez-vous pas qu'elle
pourrait bien avoir
jailli ? La Mort! La Mort! m'écrit Charles Maurras, il faut
le crier par tout le midi ; car ce cri
pourrait bien être le pre¬
«

«

«
«

mier bâillement de la liberté renaissante
«... La Mort! La Mort! 0 frères du

«

«

«

Midi, Languedociens -et

Provençaux, Aquitains et Gascons, Dauphinois,
Auvergnats,
vous tous qui voulez être libres dans la
.France : La Mort!
La Morl! dites-moi un. peu si ce n'est
.pas un beau cri de rai-

�«
«

Mentent pour une-racé qui veut lutter, si ce n'est pas
cri pour remporter une première victoire. »

un beau

paroles dans le Courrier du Midi d'Avignon, M.
ajoutait :
« Le
superbe appel du « baile » de « L'Aiôli » fut entendu,
et le 14 octobre 1894, le peuple,maire en tête, allait, au mépris
de la défense de Paris, assister à une corrida monstre, à Nimes.
Mistral, convié était venu, et quand le poète altissime apparut
à la tribune d'honneur du vieux cirque, plein à craquer, la
foule, saisi d'un sacré délire à l'aspect de l'homme qui incar¬
nait la race d'Oc, se mit à crier : « Vive Mistral, Vive le Midi ! ».
On poursuivit l'entrepreneur de la course et les maladors.
Ces derniers furent acquittés et le directeur condamné à trois
francs d'amende et aux frais. F.t depuis 1894, les courses de
•mise à. m'ort se faisaient sans le moindre trouble, lorsque la -So¬
Citant

ces

Frédéric Mistral, neveu,

ciété

protectrice des animaux est intervenue. On sait 4e

reste.

Soyons sans crainte, comme en 1894, ce sera un pétafd dans
l'éau, car le Peuple méridional a levé le gant, et l'on sait à
l'fH-h, qu'il est capable, connue le rapporte M. de MontawtIfaïise dans

«iguand il

belle plaidoirie et selon la parole de Mistral,
sait le droit dedans de laisser le roi dehors. »

sa

se

lue Mord
©es

cintre le Midi

attaques à l'adresse du

Midi n'ont pas cessé de pleu¬
Leblond dans Za Vie
dans ce genre de lit¬

voir au cours de l'année 1922. Les frères
se sont distingués tout particulièrement
térature.

Joseph d'Arba-ud, dans le Fèù, Pierre Devoluy, dans VEclaide Nice, Michel Camélat, dans , les Reclams de Biarn e
(jùscoucjne ont répondu à ces attaques-.

reur

de la réponse de Joseph d'Arbaud :
répondre, -une fois pour toutes, .(à ceux qui vou¬
draient nous voir renier ce que nous avons de plus sacré,) d'un
mot, qui, "s'il manque de nuances' diplomatiques a du moins
l'avantage de ne pas laisser place au plus mince malentendu :
Voici
«

un

passage

Je .veux

'«

Non !

»•

je jette ici, en mon nom seul et sous ma res¬
ponsabilité seule, éveille, je sais, et suscite un immense écho.
Non! » répondent toutes les forces secrètes d'une terre
qui sent son âme et qui veut vivre, celles qui, alliées sans doute
à d'autres croyances et à d'autres forces, n'en dressaient pas
moins, jadis, les méridionaux contre les Croisés de Montfort,
les Camisards des Cévennes contre les Dragons de Louis XIV,
les Fédéralistes du Midi contre les soldats de la Convention;
celles qui plus récemment rassemblaient les vignerons -au
nom de Marcellin Albert et de l'admirable Docteur Ferroul;
celles qui, encore hier, groupaient la foule languedocienne
aiitour des cavaliers camarguais.
Non ! î) répondent les grands Troubadours
qui, pour la
gloire méridionale furent, la"lumière et la voix de l'Europe-ci¬
vilisée; « Non ! » répondent les humbles'poètes qui, après les
temps d'épreuve, empêchèrent de s'éteindre la flamme vac¬
cinante de, notre poésie d'0c. « Noni » répondent définitiveEt le mot que
«

�112

—

—

ment les sept Primadié de Pont Ségugne, qui, si magnifique¬
ment secouèrent et haussèrent le flambeau.
«
Non ! » répondent les morts en foule innombrable.
« Non ! »
répond le peuple vivant qui, des Alpes aux Pyré¬
nées,- plus ou moins fierement, plus ou moins consciemment,
maintient la langue des ancêtres.
&lt;Non et non ! » répond enfin la phalange résolue, le groupe
averti des hommes d'action, des patriotes et des poètes, de

qui veulent, de ceux qui
dont hériteront leurs fils.
ceux

savent et qui portent une pensée

Aquéli qu'an la memori,
Aquéli qu'an lou cor aut....

»

Ê! ' IW.

m

SOUVENIR

DE

TRANCHÉE

'

�*Aa T-ty/ MMM M M M éH
MM MM M M M
.A* A/
y^ yTyC y^ y^ y^ y^ y^ y^ y^ y^ y^ y-T yiT yr yf yT *? yr y^ w'

*y
'

AA

yjT
AA

L'AHHÉE

/r

f

OCCïTAnE

Ay

yf
w

yr y-T yr

^ y^ y^ yC y^

y^ yr yr y^

y^ y^ y^

MV

&amp;:ij:

ti
LES

Emile

MORTS

CARTAILHÂC

ï ai

Edouard-Philippe-Emile Cartailhac est mort le 23 novembre
,

1921, à Genève, où il avait été appelé pour d'importantes as¬
sises scientifiques. Avec lui s'est éteint un grand savant et un
méridional fidèle.
Il était né à Marseille, le 15

lévrier 1845, d'une famille'pro¬
testante, originaire du Rouergue, "de Camarès dans l'Aveyron.
C'est là qu'il a été inhumé.
1
Cartailhac fit ses études à Toulouse. En 1807 il était lauréat
de la Faculté des lettres et en 1868 il conquit la licence en droit
et prêta serment comme avocat.
Mais déjà il se consacrait à une branche nouvelle des sciences
où il devait devenir un maître incontesté, la paléontologie
humaine et l'archéologie préhistorique.
Dans ces deux branches de la science Cartailhac laisse des
études définitives qui lui ont valu une célébrité mondiale.
Collaborateur du docteur Broca (Revue ci'Anthropologie), du
docteur E. Ramy (Revue d'Ethnographie), du Prince de Monaco
avec lequel il travailla sur les Grottes de Griinqldi,.(BaousséRoussé), de l'abbé Henri Breuil, professeur à l'Université de
Fribourg, avec lequel il publia un ouvrage sur La Caverne
d'Altamira, à Senti liane, près de Santander. Doyen des pré¬
historiens français, Cartailhac fut comblé de récompenses ho¬
norifiques.
A Toulouse, il organisa avec le Dr Filho! le Muséum d'His¬
toire Naturelle; à la Société Archéologique du Midi de la France
il lança le Bulletin qui compte aujourd'hui 45 volumes, l'otida
.

Saint-Raymond, le Clùny Toulousain, la Société: de
géographie et contribua à la création, au lendemain de: la
guerre, de VEscolo Occilana. Ajoutons qu'il fit pendant. 40 ans
un
cours extrêmement 'èuivi à l'Université.
Savant éminent, régional i» te ardent, Cartailhac, dont l'œuvre
est. immense, restera une gloire de la terre OcçitàifÁ
le musée

.

Bibliographie. — Les Ages préhistoriques de l'Espagne et du
Portugal (in-8° de 348 p., — 1886). — La France préhistorique
d'après les sépultures et les monuments (in-8° 336 p.
162

— 1889). — Les Monuments primitifs
des Iles Baléares
(grand in-4° 80 p. 51 phogr. 1892). — Les Grottes de Grimaldi
(.Baoussé-Roussé) en collaboration avec le Prince de- Monaco,
(in-4° 326 p. 180'dessins
- 12 héliogravures.) La Caverne
cl'Allamira, en collaboration avec l'abbé' Henri Breuil (Collec¬
tion du Prince de Monaco) — Album des monuments et de l'Art
ancien du Midi de la France (en 1897, chez Privât).-— Edition
des Monuments de Toulouse par J. de Lahondes (Privât 1920).

gr.

F. VIII

Série E'

.;,ii!j ri

1

�—

Le

114

—

Cardinal de CABRI ÈRE S

Le Cardinal de Cabrières est, décédé, le 21 décembre

Montpellier, à l'âge de 91

ans.

1921, à
,

Né le 30 août 1830, à Beaucaire (Gard), chez les "parents de
Mgr Germain, archevêque de Toulouse, Prançois-Marie-Roverié
de Oabrières fut, au collège de l'Assomption de Nîmes, 1 un
àes élèves préférés du P. d'Alzon.

I

*

-

*

"&lt;**.

•

Il entra à Sainl-Sulpice en 1849. Ordonné prêtre en
fut nommé aussitôt directeur du grand Séminaire de

1

1853, il
Nîmes;

puis de,1855 à 1858, supérieur du collège de l'Assomption.
En 1863, Mgr Planfier se l'attacha comme secrétaire
parti¬
culier, puis, peu après, comme chanoine et vicaire général.
Il occupait le siège de Montpellier depuis 1874.
S. S. Léon XIII l'avait, en 1890, honoré du « Sacré Pallium»
et du titre d'assistant

au

trône Pontifical.

Il fut nommé Cardinal en novembre

que
11

le Cardinal Amette.
est peu

1911,

en

même temps

d'événements de l'Eglise de France depuis cii:-

�—

115

—

quante ans, auxquels ne soit glorieusement mêlé le nom de
Mgr de Cabrières. Une des premières manifestations de sa vail¬

apostolique date des décrets de 1880. Un des plus beaux

lance

succès de sa parole épiscopale date de 1906, quand, à la clôture
de la première assemblée des évêques, il parla à Notre-Dame
au nom de tous ses collègues, opposant au . Concordat
rompu

l'espoir d'un Concordat plus intime entre l'Eglise et le peuple.
Pendant la guerre, il pratiqua à un si haut degré l'Union
sacrée qu'il eh était devenu comme le symbole vivant. Le gou¬
vernement se plut à le reconnaître en lui décernant la Légion
d'honneur.
Le cardinal de

Montpellier était le vénéré et aimé doyen de
l'épiscopat de France; sa haute valeur intellectuelle, la noblesse
de son caractère, la dignité de sa. vie et la sainteté de son mi¬
nistère lui avaient assuré depuis longtemps l'estime et l'affec¬
tion de tous. Malgré son grand âge, il avait conservé toutes
ses facultés et étonnait, le monde catholique de son inaltérable
jeunesse.
Disciple de Mistral, il fut touie sa vie un félibre plein de
zèle, un occitan conscient des droits de sa race. Il a fait beau¬
coup pour la renaissance occitane et son plus beau titre sera
celui qui lui fait incarner toute la province dont il fut le Père,
Cardinal de Languedoc, titre magnifique, mérité s'il en fut.
Cabrières : un exemple et un symbole.

ï.e

Docteur FERROUL

Le docteur Ferroul, ancien député de l'Aude, conseiller mu¬
nicipal, puis maire de Narbonne (1887-19° il. conseille- minéral
de l'Aude, mem¬
du Conseil
d'administra¬
tion de la Fa¬

bre

culté de médeci¬
de

ne

Montpel¬

lier, emprisonné
à Nîmes en 1907

le ministère
Clemenceau, Pré
par

sident delà Con¬

fédération géné¬
rale
des vigne¬
rons, est mort le
29

décembre

1921, à Narbon¬
ne.

Ferroul
un

a

été

grand fédé¬

raliste méridio¬
nal et un chef.
Elève de Fourès et de Xavier
de Ricard il servitsa commune,
sa

province, sa nation avec la nette vision des réalités.
qu'il appelait, c'est de toute

C'est de tous ses vœux

�—

116

—

deur

qu'il préparait « le rétablissement de l'organisation pro¬
vinciale, la reconnaissance de l'autonomie professionnelle et la
fédération de toutes

vrai-remède

au

ces

forces vives du pays,

désordre social et à l'anarchie

où il voyait le
économique dont

jeunesse avait été meurtrie et troublée. ». '
signe de la bannière de Languedoc il sauva le Midi
en 1907. Jusqu'à son dernier jour-il ne cessa de lutter
pour les
libertés occitanes. En mai 1921, à Beaucaire, dans un langue¬
docien très pur il prononçait un magnifique discours sur l'ac¬
tion occitane. Sa vie, toute sa vie fut consacrée à sa province,
à sa terre occitane qui aujourd'hui « dis Aup i Pireneu «
pleure sur sa. tombe.
sa

Sous le

•gfcr

#

2#

Ma.rcellira ALBERT
Marcellin

Albert est

mort en ce
1921 qui a

même mois de décembre
vu

disparaître Mgr de Cabrières et le

Dr Ferroul.
Son

nom

mérite de rester dans le

souvenir de la Patrie occitane. Il

fut,
1907, avant l'entrée
en scène de Ferroul, l'animateur du
Midi. « Durant quelques jours, écrit
Frédéric Mistral, neveu, il a été mû
par un de ces grands souffles patrioti¬
ques ataviques, par un de ces réfle¬
xes de la
religion d'oc qui l'ont, un
chef d'un vigneron, un apôtre d'un
paysan et il a tenu, quelques minutes
durant, le sort du Midi entre ses mains. Cela, il ne faut point
l'oublier et il faut saluer bien bas la mort du lutteur
langue¬
un

docien-Marcellin

Albert.

.moment,

en

»

l&gt;r

M.

SV©

Johannes PLAKTADÏS
Johannes Plantadis est mort le

23 février 1922 à Paris. 11
était le directeur de la grande Revue Lemouzi.
Plantadis fut, dès la première heure, l'un des chefs du mou¬
vement occitan en limousin. Retenu à Paris, il prit une
part
active à la fondation de fiEcole parisienne cle
Félibrige, on
1894, à la suite de Charles Mourras et en .1920 à la fondation
des Amis de là langue d'oc, avec Joseph Loubet.
Le 7 juillet 1918 le Consistoire l'élut majorai en même

temps

que Paul Ruât, Pierre Fonlau, Joseph Anglade, Charles Brun,
docteur Albarel, docteur Vinas, Marius André et E. Lefèvre.

reçut la Cigaïo de la Mounlagno Negro, illustrée par Arsène
Vermenouze et Eusèbe Bombai.
Là vie de Plantadis-aura été celle d'un occitan cle
race, dé¬
fenseur de ses libertés. T^e Consistoire perd en lui un de ses
membres les plus-actifs.
Il

Bibliographie. — Les Chansons populaires en Limousin (Las1898). —; Chansons Populaires du Limousin (avec
Léon Branche!,; (Paris. 1905). — La littérature limousine
(Ruat.
Marseille. 1909). — La Vie de N.-S. Jésus-Christ en
langue
d'Oc (inédit). — La Chansou de l'Auzelada (inédit).
nier. Paris.

�^síi'sr^.

#»*/-

LIVRE D'OR
ei&amp;s Leiíi*gs úggbíbbì&amp;s
Son morts per nostra terra.
Antonin Perbosc,

Printems, lus, flour e sourire

i

N'i

a

tant que soun pas
Mort !

de dire,

Josepli Loubet.
litre, nous donnerons chaque année des extraits des
écrivains occitans morts au chámp d'honneur du¬
rant la guerre de 1914-18. Ces extraits seront accompagnés cl'une
bio-bibliographie rédigée en langue occitane.
L'ensemble, constituera une anthologie précieuse qui perpétuera
Sous

œuvres

ce

îles

le souvenir de tous ceux}
sous
nos

le signe de Mistral,
lettres occitanes.

Puissent
Puissent

ces

les

pages

œuvres

qui •&lt; dis Aup i Pireneu » sont tombés
laissant en deuil notre terre, nos fogers,

faire mieux aimer noire chère langue d'oc.
de ces jeunes hommes, puisse l'exemple

qu'ils donnèrent en servant la langue de leur liace,
trois siècles de mépris, susciter de nouvelles œuvres et
cet exemple.
'
Francès de LftRTIGUE

foulée par

renouveler

(1892-1904)

Francés de LarLigue qu'es nascut à Coundom (Gers! lou 9
1892. Hascouc sous estudls au coulège dou Mas
d'Aire e dempus 1907, « lou calam des bridât », qu'escribou
de desembre

Reclams de Biarn e gascougno, à la Bouts de la Terro que
publicabo soun mestre lou pouèto Miquèu Camélat e à l'Ârmanac de la gascougno oùn troubabo lous counsels dou beroi
escribant lou Fernand Sarran. Ou'es estât tuât, en Cliampagno

aus

en

Setembre

1914.

Qu'a dechat un trenlenat de pouèmos, qu'a publicats lou
soun coumentadou Fernand Sarran,
diéns un petit libe dou
Libiè de Febus : Arrajados gascounos.'
Ou'ac dits lou Sarran d'ens VAuant-dise de Arrajados gas¬
counos, « Francis de Lartigue, tichanè de bôrs n'es p'anat cerca
lóui lou hiu ende téclie sous pouèmis. Lou liiu, que l'a troubat
aci. Co qui an catat lous majes entermiei lous ina.jes, la Terro,
l'Amou, la Mort qu'ac a cantat èt tabé. N'a pas poudut acaba
sa cansoun. Mes que l'aué abiado tant beroi que lou rantaire
que-ns e lié do à s'en poude pas cara. »
L'obro de Lartigue n'a pas lou lieit de la dou soun amie Begarie, mes dechabo bese un pouèto qu'aure dat lèu uno obro
majo. Lou perfet de quâuques pouèmos d'Arrajados gascounos
mous pot
pas engana sus l'obro qu'aure estado la de Lartigo : uno estélo de mès a-n'aquero « Pleiade » gascouno que
rodo adarroun de Camélat e de Paiay, qu'a pour ta t ja à la
pouésio occitano uno noto nàuo de sanceritat, d'entimitat,
d'umanitat.

�—

118

—

Arrajados gascounos! « N'es pas aço, lou libe d'un grand, mes
qui seré estât gran. Çassourrot, se boulets, ser un tue
de Mountguilhèm ( 1), mes câssou, taplan, e qu'a soun oumpro e
lou d'un
soun

courau

!

Qu'aqueros paraulos mous lien encore mes mau de.cô ! (2)
Lou

Plagn dou boi

Un sé

d'iuer, sietat près dou hoec qui petrilho,
•Qu'en tenoui lou boi mourt plagne-s e que disè
En leca lous landrès dab l'eslame : « Bessè,
Cau que si'bien machant l'ôme qui-ns e desquilho !
0 plan machant, maugrat serbices que l'an heit :
L'estiu que l'auèm dat l'oumpro dab la frescuro,

L'arrecapto aus ausets, qui capbat la neit bluro
Jumplauen de seuns crits lou soun beroi sauneit.
Auts cops

qu'èrem hardits, au cô qu'auem l'ahiso
en
s'oumprejan, benguèn arrise :
dounc crema-s óei ende plasé-t à tu. »

E las drollos

Que cau

Que-s carec e qu'ou respounoui : « Qu'ei ço qui-t manco ?
podes pas pou bosc da l'oumpro d'ûo branco,
Que beira lou toun hum, un pedas de ceu blu. »

Se

La

plainte des bois

Un soir d'hiver, assis près du feu qui pétille,
J'entendis le bois mort se plaindre. Il disait
en léchant les landriers avec la flamme : « Pourtant,
Il faut qu'il soit bien méchant l'homme qui nous abat

1

Oui bien méchant, malgré les services rendus :
L'été nous lui avons donné l'ombre avec la fraîcheur,
La nourriture aux oiseaux qui, dans la nuit bleue

emplissaient de leurs cris
Autrefois

son

beau songe.

élions hardits, au cœur nous portons le défi
filles en se mettant à l'ombre, viennent rire :
se griller aujourd'hui pour te plaire. »

nous

Et les jeunes
Il faut donc

Il se tut et je lui répondis : « Qu'est-ce qui te manque ?
Si tu ne peux, au bois, donner l'ombre d'une branche,
Elle verra, ta fumée, un morceau de ciel bleu.

La

Plahuto,

Prurnè de base îlahuteto

douço e bero
Que soui estado ûo pegolo canauèro
primo, que lou pés d'un auserot auriu
Auré poudut plega motin cap dinco à l'arriu.
Adaro soui flaliuto embelinairo. Adaro,

Tant

(1) B il âge de l'Armagnac oun passée la mes
Lifo.
(2) Un boni. 1920. Enta Marrimpouey, Pau

grano

partido de

sa

�mes dous jou qu'ei troucat ma bito amaro ;
Que lié gai de m'auji quoan esquîchi l'ert blu. •
Un jour un pastou que-m coelhouc dens la palu;
Que curèc lou men cors plen de Sabo nauèro;
Pendent un an, au sou que-m liasouc seca'ncoèro,
Après que houradèc moun cô trénde de traucs.
Austalèii que perdoui aquets fremics arraucs.
Que jitaui d'auls cops au houlet de la primo
E, clempus, í e lou bielli er trist de quauque engrimo
Se peso trop per et la nèu de sous pèus blancs,

P'run hat

douçoment dab sous pots tremoulants
Ë pous matins d'arrous ou lous mijours d'eslame,
Qu'esbélhi dab mous cants arderous lou calame.
Quoan la lûo pôu cèu lusèch, miralli d'argent,
Que diren lous chourrets units d'un cla sourgent,
E que sab ma cansoun, aletejan per l'aire
Bagna de goi l'amno de l'ôme e dou terraire.

Oue-m baiso

La Flûte

Avant de devenir petite flûte, douce et belle
J'ai été irn roseau léger
Si menu que le poids d'un petit oiseau sauvage
Aurait pu courber ma tête jusqu'au ruisseau.

Maintenant,. je suis flûte fascinante. Maintenant,
Pour un destin plus doux j'ai troqué ma vie amère;
11 fait bon m'entendre quand je déchire l'air bleu.
Un jour, un pâtre me cueillit dans le marécage;

plein de sève nouvelle;
au soleil, il me fit sécher,
Ensuite, il perça de trou mon cœur tendre.
Aussitôt je perdis ces gémissements rauques,
Que je jeLais jadis sous la brise du printemps.
Et., depuis, si le vieux est triste de quelque dépit,
Si la neige de ses cheveux blancs pèse trop pour lui,
Il vida mon corps

Pendant

un an

ehcore,

Il me baise doucement

de

ses

lèvres tremblantes,

Et par les matins de rosée et les midi
Je trouble la paix avec mes chants ardents.

de flamme

Quand la lune luit au ciel, miroir d'argent,
Ôn dirait les murmures unis d'une claire source;
Elle sait ma chanson s'envolant dans l'air
Baigner de joie l'âme de l'homme et du terroir.

Francés POUZOL

(1891-1918)

d'Abignoun, patriojdou Frai Savinian,lou
13 de mai 1891 e caijec lou 28'de Setembre 1918 à Soumo-Py.
Entre-tantj Francés Pouzol, joen regent sourtit de l'Escolo
Nourmalo de Nimos.et nouirit de la pensado mistralenco, que
n'abè heil soun Credo, passée coumo un eslam biu que rescaulio, esclairo e mourich Ihans d'aue rajat.
M. Frédéric Mistral, neboul., qu'a dit sus lou eros soun, quant
pourten lou soun ços à Vilonabo :
Pouzol éro de la raço di realisto e di bastissèire. La boulegadisso dis idé.io, lou biais de sèmprè camina en avans sus la
Nascouà Vilonaho

«

�—

routo di reálisacioun
de soyn ativeta.

120

—

prouvençaio sieguéron li resoun d'èstro

Vesié • clar e vesié liuen; s'amusavo pas i parpello d'agasso;
miès pensa au biais de bandi un quoutidiân prouven:

amavo

d'impausa la lengo à l'escolo, d'alesti

eau,

un prougrame

de

poulitico prouyeiiçald, qu'i rimo pouëtico o i riboto de cabanoun, ço que l'empacliavo pas de faire sa plego en poucsio
d'O e de dire li vertu dou chaîne verd. »
L'obro que décho qu'es uno seguido

d'ensais,

que

n'i a

que

, bese la porto de sa mort,
per la
las letros occitanos.
Que sere estât un orne d'acciouii, un prousejaire e un poueto.
Sa~fe que tremoulabo pas en la Causo iioslo rescauho las caucos
pajos qu'a dechados, que s'i sentich à cado mot l'unie ques
lie birilenço, uno aramo que-s rebiro countro la miserouso
realitat, un esprit que bets un abengue que-spot.

mous

terro

lien, per la suio bal'ou
e

per

Qu'a cantat

:

leu crese à nosto

lengo e crese à nostro Itaco,
qu'à la perfln li fort la sauvaran.
Qu'ero l'un d'aqueres liorts que sera de mancos toustems.
Crese

la

Qu'abebo las qualitats d'un cap-mestre e d'un apostou. E
Joenesso ta d'et... (1)
(1) Franpés Pouzol (Pouemos, letros. e articles) un vol. 5 fr. Libr.
en Avignoun et Librario
Muât, 54. earrèro Paradis.

Roumanilho

Marselho.

�Lou Gros
Es uno toùmbo

siinplo, coumo n'i'a fosso,

très noiim marca dins lovi bos
F.m'un ferre caud : Vaqui tout lou cros;
N'en fan piéi pas tant au luth que s'amosso...

Uno crous,

Dins la terro gardarello di cors,
S'es fisa li nouin dins uno boutilio

pèr cas cerco la famiho.
aqui la loumbo emé lou record,

Pèr que., se
Trove

founs de pas dons pan.
ount, li très toumbèron

NT'es rèn niai qu'un cros
Ras de la Irencado

Ounte avien

soufèrt, proche iè cav.'ron
sèmpre se pausaran...

Lou lié mounte

mouquet vèn faire si freto
jour rodo en cerco d'os;
Que i'enchauto à-n-èu que fugue d'eros
S'a pèr mastega, lou rèsto es sourneto.
Lou garri
E.meme lou

E subre lou cros a poussa
De garousso verdo à flour

a

!

bèu flot

rouginello

:

D'aquéu fumié'riche es mai drudo e bello,
E lou cros nourris verrue, gârri ,clot.
La Fosse

simple, comme tant de
croix, trois noms marqués dans le bois
avec un fer chaud : voilà toute la fosse;
C'est une tombe

tombes,

une

point n'en faut tant à la lumière qui

s'éteint...

gardienne des corps,
dans une bouteille,
les familles en quête quelque jour,

Dans la terre
on

a

confié les

afin que

noms

trouvent la tombe et le souvenir.

Ce n'est rien de plus qu'une fosse, de deux empans
au ras de la tranchée où les trois tombèrent,
ils souffrirent là, et là fut creusé
le lit pour

leur repos de toujours.

Le rat moqueur
et même au grand

peu
S'il
Et

vient faire ses lippées,
jour, il rôde en quête d'oS'sements :

lui importe qu'ils soient des héros !
peut grignoter, le reste est.sornette.
sur

profond

la fosse

a

poussé

en

belles touffes

de la gesse verte à jolies fleurs rouges;
dans ce fumier riche, elle pousse plus drue ;
et la fosse nourrit le ver, le rat et l'herbe.

�—

122

—

La Routo
La routo ! èmé, di dous cous ta t, lis aubre escranca que
perd on adeja si fueio... Quand as escala uno costo emé lou sa
que maco, te la fau redescendre dins la tango que resquiho
e ansin de countunio. Mai de quant vau «liés que
lou bouiéu
que t'arrapo après e que te fai veni calu à forço de virouleja.
Despièi que sian eici dins lou pals, la vesén emé li dous bouieu que la bourdejon e i'aven passa dessus, t uti, per nous gandi
i ligno o au repaus.
Despièi que ié passan de jour la couneissèn rniès, emé
soun camouflage. De lôngui téndo emplastrado is aubre o
sus
de pau, emé de picliot,fenéstroun qffe semblon baia d'èr à. la
routo, e ié douna dë veire avau dins la piano. Fai pensa i
champ de courso, dou téms de pas, ounte se fasié courre pèr
lou dilun de Pasco... E li bandeirolo que la travesson fan encaro mai sounja à la voto.... Mai o'unte soun li jour de fèsto ?
Ĺou vént gounflo li téndo antau que de velo, e semblo que
vôu derraba lis aubre, e, bouto ! se fai pas fauto de panleva
li piquet, maugrat li flèu d'aram e tout lou tramblamen, e de
li brandussa coume de brouqueto.
Passo de çourvado venènt de cerca de plancho, de granado,
de fusado, de caisso lourdo coume de ploumb, tout un matériau.
Pièi lis ome de soupo, 'mé li bidoun en bricolo e li plat à la
man, travesson la routo pèr ana i cousino souscavado d'aperaqui. Mai lou bcu es la niue.
Arribon li carretié 'mé si lóngo carreto; li carreto prouven
çalo que fan la guerro emé nautri despièi l'acoumençanço
e, dins la fango, carrejon li bouto de pinard pèr li « Coupé »
li vièure pèr li cousino, e de plancho e de cadre de fléu d'aram,
e de que sabe ieu ?

Eli tron ! e li milo dieu ! cascaion
Coume sarieu-ti car¬
retié senso aco ? — Piei lou trantrai-di rodo dins li trau .d'oubus s'amaiso d'a-cha-pau tout redeven siau e la routo d'or que
—

la

gardon avau dorrié li fieu de ferre, li Pelous dou régimen.
La Route

La route! avec, des deux côtés, les arbres rompus, et qu'
.perdent déjà leurs feuilles... Lorsque tu as gravi une côte

le

sac qui te meurtrit, tu dois la
redescendre dans la
glissante et c'est ainsi sans t.rvèe. Mais combien vautelle mieux que le boyau qui s'attache à toi, et qui te donne,
le tournb par tant de détours ! Depuis que nous sommes
dans ce pays nous voyons cette route,avec les deux boyaux qui la
bordent et nous l'avons foulée, nous tous, pour nous rendre
en ligne ou au repos.
Depuis que nous y passons en plein jour, nous la connais¬
sons mieux avec son camouflage. De longues
tentes accro¬
chées aux arbres, ou sur les pieux avec de petites fenêtres,
qui semblent aérer la route, et lui donner vue sur la plaine
là-bas. Elle fait songer aux champs de courses, en temps de
paix, où l'on faisait courir pour le lundi de Pâques... Et les
banderolles qui la traversent évoquent plus encore les fêtes
votives... Mais où sont les jours de fête ?
Le vent gonfle les tentes ainsi que des voiles et semble
vouloir arracher les arbres; et, certes ! il ne së fait point faute
de soulever les piquets, malgré les fils de fer et tout le tremavec

boue

�—

123

—

Moment, et de les brandiller comme des allumettes. 11 pasi
des corvées chargées de planches, de grenades, de fusées, de
caisses lourdes comme du plomb, tout un matériel.
Puis, les hommes de soupe, avec bidons et bandoulières
et les plats aux mains traversent la route pour se rendre aux
cuisines souterraines creusées près d'ici. Mais le beau, c'est la
nuit.

Les charretiers arrivent avec leurs longues charrettes, les
charrettes provençales qui font la guerre avec nous depuis le
commencement, et dans la boue charrient les tonneaux de pi¬
nard pour les « coopés » et les vivres pour les cuisines, et des
planches et des cadres et du fil de fer. Que sais-je encore : et les
«

tonnerre

»

et les

«

mille dieux

»

roulent. Comment seraient-ils

charretiers,

sans cela ? Puis le cahotement des roues dans des
trous d'obus s'apaise, peu-à peu tous redevient tranquille et
la route dort gardée là-bas derrière les fils de fer, par les
poilus

du

régiment.

Cliché

«

La

Regalido

Meissandre
«

»

PEYROFi

Saludan couralamen lou

digne

(1889-1916)

« sucessour

de Bertrand de

Lamanoun e lou benastrugan pèr lou noble lirisme de sis espiracioun e pèr la formo escrèto que douno d'alo à si pensado.
Un de mai! coumo eridon li meissounié à soulèu leva. »
Frédéric Mistral saludabo atau en 1913 lou joen pouèto

�—

124

—

Aleissandre Peyron, diens la belo prefacio qu'escribè pe-u
Pouèmo di Soiililudo.
Uii de mai ! Ai-las ! pas per lountems. Nascut lou 0 de julli
1889 à Lamanoun (Boneo dou Rose), Aleissandre Peyron mourî lou 2 d'Abriu 1916 à l'espitau e Bégin.
Qu'es tout ço que dicho, un libe de pouèmos proubençaus
lousoubeni d'un ardent amour per la souo terro de Proubenço.
L'Obro d'Aleissandre Peyron qu'es d'un bet poueto que

pujo. Lou Pouèmo di Soulitudo qu'es sounco un loung piagn
qu'un cô apassiounat alando, un cô qu'a malautejat, que soufriçh encaro qqe n'es tout decho-m estre, que se plats d'este

soul.

0 leissas-mi soul dins l'andano,
Leissas mis iue devers lou sôu;
Oh ! lou balans de la campano,
Li sourni clar, li clar de doù !
Sous pouemos soun riches de
fluenci d.ôu terradou acoulouris

bertadèros bèutats. « L'msuperbamen l'obro 'requis to
pouèto ». Lou terraire qu'ou canto coumo digun. Lous
ses de Prouvenço, las
pianos, las rout.os, las c igalos, l'ouro
tèbo, de quin biais ac. a cantat ! S'es dit d'et, :■ « Aquet jouvent
triste, acoustumat a proumena-s soul, coumo s'escaijen las pia¬
nos, ious sendès ou las routos, s'abè biscut qu'aure heit un pindoiî

tre merabilhous dou sôu-couc e de las neh.

Leu, lèu

»

abre

puyat poueto puchant e oundral. Sendès
d'Aubaneu ou camis-horts de Oamélat, qu'aimabo tant, lou
camin qu'aure hourat, que l'aure»lèu tro bat loa ainiii soun,
tout.nau, e cojmo n'ero pas briquo souci tous « di cieiroun de
la glori » la glori gaiiiasento un jour so mrit qu'aure à sous
sere

œlhs.
«

Ai proun

PeireDevoluy

canta li vièblo e lou cèu d'amarun », disè à
« e vole, en coursejant, segre per li camin, nosto

antico sagesso... »
Ai-las ! Ai-las ! flour de

jouvenco, ta lèu trencado ! (1)

Sounet à la
Toun

Vierge

lou

prefum d'uno garbo de roso,
E ta man pietadouso escampo lou blasin
Di joio celestialo e de bonur, ansin
Qu'uno aigo de t'rescour que lou soulèu t'ai roso.
noum a

Debane li coublet de

moun

E sèmble

adoulo proso

degruna lis âge d'un rasin,
E se mounto, vers tu, lou vol, de inouu vesin,
Ma preguiero, peréu, en s'enaurant, lou croso.
Siès la viholo d'or à la niue de

l'oustau,
jites, Maria, subr'e nùsii rountau,
Coume l'esblèugimen arminous di dentello,
E

Car La raubo

es

plus btanco

encaro que la

E, pescaire coucha souto lou tibanèu,
Aluque toun regard lusi dins lis estello '?
(1) Lou Pouèmo di SouliludO, pouèmos 191 !
Noubeiô, 24.

earrero

de

l'Estrieu, Marselho.

nèu,

Noubelo édieioun

�125

—

—

Sonnet à la
Ton nom
Et ta main

Vierge

le

parfum d'une gerbe de
pitoyable épanclie.la rosée

a

roses,

Des joies célestes et du bonheur, ainsi
Ou'une eau de fraîcheur que le soleil teinte de

rose.

Je dévide les strophes de ma prose ingénue
Et je crois égrener les grains d'une
grappe de raisin,
Et si monte, vers toi, le vœu de mon voisin,
De même, en s'élevant, ma prière le croise.
Tu es la lampe d'or en la nuit de
Et tu jettes, Marie, sur nos ardus

la maison
chemins,
Comme l'éblouissement d'hermine des dentelles;
Car ta robe est plus blanche encore que la neige,
Et, pécheur couché sóus la tente marine,
J'observe ton regard luire dans les étoiles !

Noun
Noun

morto

es

Mirèio...

morto Miréio à la

glèiso di Santo :
mistico ounte bagne moun cor,
Sèmpre, dins noste azur, l'alauseto que canto,
es

Es la sorgo
Noun

—

Es

es

morto Miréio à la font miraclanto

l'amanèu d'amour

e

—

la viLolo d'or.

Es la roso, lou vèspre, à mi man jougarello
Que perfumo la vueio i elarour dou fougàu ;
Sa
—-

caro

enfantoulido es un rai de d en tell ô
es morto Mirèio à la mar bressarello

Noun

Miste
Es

coume un
moun

aucèu, la niue, subre

aubo nevenco

e

un

—

lindau.

l'eigagno di colo

E lou clar de simplesso ounte beve à
plen got
La chato dis ermas amarello que volo;
Noun es morto Mirèio au soulèu di draiolo —

—

Es l'autar de fresçour que tîourisse de vol.
Es elo la l'rouvènço e la Crau, la campano
Di trignoun celestiau e de claro baudour;
Es elo la Vénus, la Vénus cando e sano,
Noun es morto Mirèio is erso de l'andano
Souri riban es la velo i foarco de l'amour !

—

—

Sèmpre l'auro de

mar e sèmpre bressarello
fiô de bonur e moun siave trésor,
Lou recate dubert à moun e arno ourfanello;
Noun es morto Mirèio emé sis iue d'estejlo
Es

moun

—

Embausemon si pas

—

lou flourun de moun ort.

Noun es morto Mirèio à la glèiso di Santo,
Car la vese plourouso o risènto, simbèu
De joio, de doulour, que me grèvo e m'encanto;
Noun es morto Mirèio à la font miraclanto ! —
l'a ges de maubre en Crau p:r ié faire un toumbòu 1

—

�—

126

—

Mireille n'est pas morte...

Non, Mireille n'est pas morte à l'église des Saintes :
C'est la source mystique où je baigne mon cœur,
Par notre azur, toujours, l'alouette chanteuse,
—

Non, Mireille n'est pas morte à la miraculeuse fontaine,
gerbe d'amour et la veilleuse d'or.

—

C'est la

C'est la rose, le soir, à mes joueuses mains
Qui parfume la veille aux lueurs du foyer;
Son visage enfantin est un rais de dentelle
Doux ainsi qu'un oiseau qui se pose sur un seuil;
Non, Mireille n'est pas morte près de la mer berceuse.
—

—

C'est mon aube neigeuse et l'aiguail des collines,
Et l'étang de simplesse où je bois à pleine coupe,
L'amoureuse fdle des landes qui court à perdre haleine

Non, Mireille n'est pas morte au soleil des sentes
C'est l'autel de fraîcheur que je fleuris de vœux.

—

désertes

—

C'est elle la Provence et la Crau, la cloche
Aux carillons célestes et de claire allégresse;
C'est elle la Vénus, la Vénus candide et saine,
—

Non, Mireille n'est pas morte aux vagues de la plage
aux barques de l'amour !

—

Son ruban est la voile

Douce et berceuse ainsi que

C'est

mon

feu de bonheur et

la brise marine,

mon

trésor suave,

Et le refuge

ouvert à mon âme orpheline;
Non, Mireille n'est pas morte avec ses yeux d'étoile
Ses pas embaument les fleurs de mon jardin.
—

—

Non, Mireille n'est pas morte à l'église des Saintes,
je la vois pleurante ou rieuse, symbole
De joie et de douleur, qui me peine et m'enchante;
Non, Mireille n'est pas morte à la miraculeuse fontaine
Car pour son mausolée la Crau n'a point de marbre !
Car

—

Jan-Batisto BÉGARIE

:

(1892-1915)

Jan-Batiste

Begarie tuat en Àrtoès en 1915, à 23 ans ère nasBenejac, diens l'arribèro dou gabe, lou 30 de jè de 1892.
Nouirit à Goumer pou soun pairin, hascouc sous estudis au
Coulètge de Nay. Ou'ei à Goumer que hascouc counechènço
dambe las abros de la renachenço ouccitano, que legiscouc
Case, Beline, Mireio, V AUanlida e que sentiscouc nèche sa

cut à

bou'cacioun de

pouèto.
prumèros obros estoun counegudos dous pouètos Simin
Palay e Miquèu Camélat, leu heits lous sous mestres. Qu'auen
bist en Begarie un pouèto d'élei, un d'aquères d'oun l'obro pujaré cap à las majos obros de la literaturo nostro.
Qu'ei estât tuat lou 17 de Ileurè de 1915, que dechauo uno
doudzéno de poucmos que-u balhon de sigu l'immourtalital.
Miqùeu Camélat préfaciant las suos obros qu'a escriut :
Sas

�t..
ÏVet que poudém dise ço que la Biblo dits,
de la Sayésso, de la Mort dou Justi : « En chic
coumplil lou Iribalh d'uo lounçjo bito. »
.

Que balliam aci dus pouèmos sous.
En

prumi La lue

«

aquet pouérai estranye

»

dens lou libe
de tems

qu

dits Camélat,

qui-ns abè esbariats d'abord. La souo entelliyenço nabeyanto
que causibo dounc lous moûts rembès, e, sus lou sègle XX'C, que
rebiscoulabo lous cantayres dou Trobar clus. »
«

«
Qu'ei, diens un ritme estranje, uio évoucacioun unie,
qu'a poudut dise encaro S. A. Peyre, en parlant d'aquet mémo
pouèmo, esbariat, de saunei.Lejissets e que creirats apei sourti
d'un sé essenciau nauet, d'uio neit relieito; e toutu aquiu qui i a
soulos causos ancianos, e simplos, mes la courso, la « gesto &gt;,,
l estounoment- tranquille, las pensados haroulejantos dou rnai-

nat que se soun

lieitos liaroulario, gesto, estounoment, saunei,

qu'eron pas encaro dits.
Diens un apasigament fantastic quesemblo que lous sauneis et
mémos aujen saunejat un mounde e un cèu estranje que non
soun sounco lou mounde e lou cèu de cado sè e de cado neit. &gt;■

Que balham apei aco Coume en y a per lou cèu... « Aquero

poùesio,

a escriut Miquèu
entau Simin Palay, coumo

Camélat, demouro, coum VArque!
lous Sendès Familiès enta l'Andréu
Baudorre, la mustre sancèro dou sou calam. Qu'ey d'aqueres
peços qu'u cantayre nou sab escade qu'u cop. Cap d'obre en
28 hèrs... » (1)
La Lue
0 Lue, quau nèii haroulè
Mey que tu court las galihorces,
Quand dali lou grand sourelli, au bèt soum
«

Hès à las estorces ?

dou

soun.

»

En balles ! L'arcast ni lou

hèu,

Acéra, n'esmaboun la lue.
D'escarnes qu'aleba moun co, coume u bourrèu

Qui 'nliouiice la pue.
Quaucop, lou plasé 'sbarluec
De fa tetèles la
E

se cure.

quand miran lou pouy tout arrouyas de hoec
Pou cèu s'esdebure.

Quaucop tabé gaytan s'ou pouy
Dou cèu brusla-s la blue rase,

Que bedem eslita-s, bère dab lou cap couy,
La lue de

case.

Qu'arrôdie coume u bólou d'or,
Regan, tout dous, l'estèle yaune,
Sauneyayres luècs au cerbèt de biscor,
La boulèm ta daune.

(1) Poucsios Biarnèsos —'Proso — Letros de .1 an-Batisto Bé*
garie, seguidos d'un in Memoriam per Miquèu Camélat, André
Baudorre, Simin Palay, Jan Bouzet, Pierre Fontan. (Un vol.
XXIII-104 pajos — 3 1.) Libiè de VEscolo Gasiou-Febiis.

�—

Lou

128

—

Que bolie sous calots de néu
Couru lou cap d'u taure cournude,
nén enlusernat, acatan lou ridèu
Dou brès, la salude.
Maynal, qu'ahurgâbi dou brès
garoulotes arrestibès,

Las

Quand l'auyàmi de Broc, éslampan lou gierès,
Tourcon las agnibes.
U se. yoenin, au çèu bluard,
Lou bolou d'or hasié hielade,

arraýs en u baram escarp;
Qu'ère un sé de liade.

Cusmeran lous

Lou lugra s'esliupabe au glap
De las reganeres choaiines,
E la lue

courré, chens da nat 1 urne-cap
Débat las

peyrines.

L'oeih briac, que dechâbi'n
La loue danse briuleyante

l'arriu

Quand ue estèle au cèu eslinchan coume u liiu
Cadou per la cante.
Qu'ère u brouch. S,a bergue d'arèu
Qu'abè lusit en l'êscurade.
Que bedouy, lusent d'oelhs, u perrac de camèu
Segui ma peytade.
La Lune

0

«

Lune, quel enfant folâtre

que- toi court les hasards,
lorsque, au fond de ta voûte,
tu joutes avec le soleil énorme ? »

plus

En vain ! le

reproche ni le fiel,

là-bas, n'ont point ému la íuhe.
De dérisions elle a blessé mon cœur, comme

un

bourreau

qui enfonce la pointe.
Parfois, le plaisir étrange
Des caresses la possède,
et tandis que nous contemplons
au

le

puy

rougeâtre de feu,

ciel elle s'évertue.

Parfois, eneor, regardant par-dessus le puy
consumer la bure bleue du ciel,
nous voyons se glisser, belle avec sa tête chauve,
la lune de chez nous,
se

Qu'elle roule comme un globe d'or,
peine l'étoile jaune,
lunatiques au cerveau bizarre,
nous la voulons pour Dame.
frôlant à

rêveurs

�129

—

Qu'elle vole

sur les cimes

neigeuses,
taureau,
ébloui, écartant les voilés

cornue comme une

l'enfantelet
du

—

tête de

berceau, la salue.

Enfant, j'épiais du berceau
globes fantasques,
Quand Broc, l'oiseau monstrueux, au-dessus des
grèves
tordait ses
les

gencives.

Un soir de

jeunesse,

au

ciel bleuâtre

le giobe d'or semblait (lier de la
laine,
pelotonnant les rayons en un halo léger;
c'était un soir de fée.

L'étoile glissait devant la morsure
des petits poissons
douceureux,
et la lune courait sans donner de la tête
contre les petites pierres.
Le regard ravi, j'abandonnais dans le ruisseau

leur danse

bruissante,

lors qu'une étoile au ciel
vint tomber sur la rive.

glissant

comme un fil

C'était un sorcier. Sa
verge de houx
avait scintillé dans l'obscurité...
.Je vis un chameau délabré, les
yeux brillants,
suivre ma trace.

Couine

en

y a per

lou Cèu...

Coume en y-a per lou cèu, enta
l'ômi, que y a
Dies d'aure pesant e de calou macade.
Lies malauts oun a
besougn de s'est uva
E de hoôye adenlalou sourelh
qui l'ablade.
E La s'esta mey
soul, soul dab lou sou helè,
Trouban encoè trop de reclams en la
campagne,
Que s'en ba, que s'en ba d'oun arré nou belè,
Per quauque soum
pergut ou quauque aute éscuragne.

Ouoan de cops, quoan de
cops, atau malau d'amou
Nou la cerquèy tabé, you,

l'oumpre counsoulayre;
Quaon de cops, quoan de cops t'abé mey de brumou
Nou m'enhouncèy tabé débat la
noeyt houlayrè !
Que lioeyem,

que cercam.

Mes, praubilhous, souben

Au loc de trouba
l'oumpre e la pats esperade,
Nou troubam que medichs soubiés
d'ahoegamen,
E ta ploura mey
loegn qu'abem

hèyt la birade.

Mes ballèu

que floucham. E quauque cop enfl
Quoan s'em yetats banits sus la terre pegole,
De la terre, dou cèu, nou
sèy d'oun, arcouli,
La liide que rebié, la
pensade que bole.
F.

IX

Série E.

�—

130

—

Ë que soun aquets ses de brume e de iugué,
aquets locs oun la luts s'ev tournade,
Lous mey beroys de touts, au miey dou lou tristé,
Lous qui boulem merca d'u drinou la peyrade:
E que soun

E que soun aquets ses, qui, roumius dou rebvoum,
Que coelhèm la peyrete e la flourete blanque,
E que soun aquets ses qui'scribum lou « sou Ńoum »
Sus l'arboulet oumpriu qui-ns a prestat sa branque.

Gomme il

en

est pour

le Ciel...

Comme il en est pour le ciel, pour l'homme il est
Des jours d'atmosphère lourde et de chaleur accablante,
Des jours malades où il a besoin de se cacher
Et de fuir au loin le soleil qui l'abat.
Et pour

rester plus seul, seul

avec son

mal,

Trouvant encore trop d'échos dans la campagne,
Il s'en va, il s'en va où rien n'a jamais
fleuri,
Vers quelque sommet perdu, ou quelque autre coin obscur.
Combien de

fois, combien de fois ainsi malade d'amour
cherchai-je pas, moi aussi, l'ombre consolatrice !
Combien (le l'ois, combien de fois pour trouver encore
plus de ténèbres,
Ne m'enfonçai-je pas aussi dans la nuit
sauvage !

Ne la

Nous

fuyons,

cherchons, mais infortunés, souvent
espérée,
Nous ne trouvons que mêmes souvenirs d'affolement,
Et, pour pleurer plus loin, nous avons fait un détour de plus.
nous

Au lieu de trouver l'ombre et la paix

Mais bientôt nous fléchissons, et parfois enfin,
Lorsque, à bout nous nous sommes écroulés sur l'herbe folle,
De la terre, du ciel, je ne sais d'où, tel un
ar-en-ciel,
La confiance nous revient, notre pensée prend son essor.
Et
Et

ce

sont ces soirs-là de brume et de clarté,
sont ces lieux-là où la lumière est
revenue,

ce

Les plus beaux de tous, au milieu de leur
tristesse,
Ceux que nous voulons marquer d'une petite
pierre;
Et ce sont ces soirs-là que,
pèlerins du souvenir,
Nous cueillons la petite pierre et la fleurette blanche.
Et ce sont ces soirs-là que nous écrivons « Son nom »
Sur l'arbrisseau ombreux qui nous a
prêté sa branche.

�1

Nili

LES LETTRES &amp; LES ARTS

Iffi

1

LES CONCOURS
ACADÉMIE DÈS JÉUX FLORAUX DE TOULOUSE
CONCOURS DE 1922
Concours de Poésie

en

Langue d'Oc-

Trente cinq ouvrages ont
pris part à ce concours.
Les récompenses suivantes ont été décernées :

A) Ouvrages imprimés.
l'Escamot, par M. J.-S. Pons, professeur au lycée
de Montpellier, a obtenu une violette.
2° Rescouoto,
par M. Louis Delliostal, directeur d'école à
Thiézac (Cantal), a obtenu un œillet.
3° U Marliriu di Santi
Divoîa, par M. J. P. Lucciardi, direc ¬
teur d'école à San Pietro di Tenda
(Corse), a, obtenu un rappel
d'églantine.
1° L'Eslel de

B) Ouvrages manuscrits.
Preire, pièce, par M. l'abbé Jules Cubaynes, à Saint-Ililaire-Lalbenque (Lot,), a obtenu une églantine.
2° Al campèslre, recueil de
pièces, par M. Cayrou, vétérinaire
à Montauban
(Tarn-et-Garonne) a obtenu une églantine.
3° Ora soscaira et Lo Pastre
atardibal, sonnets, par Mlle
Fraysse, institutrice à Campolibat, par Lanuéjouls (Aveyron,
ont obtenu une
primevère.
4° A mon Paire,
sonnet, par M. Henri Moùly, instituteur à
Campolibat, par Lanuéjouls (Aveyron), a obtenu un œillet.
5° Quan bengue VAimade,
pièce, par M. Jean Bouzet,, pro¬
fesseur au Collège de Cognac, a obtenu un œillet.
6° L'Entournance dou Marin,
pièce par M. Emilien Barreyre,
pêclieur à Arès (Gironde) a obtenu un rappel d'églantine.
1°

Félibrée du BOURNAT DOU PERIGORD
La Félibrée du Bournat

a eu lieu cette année à
Bugue en Périgord le 16 juillet dernier. Elle a eu un très grand succès. Lou
Rournal a inauguré la
plaque offerte par lui à la ville de Bugue
en l'honneur du
médecin-physicien Jean Rey, de l'historien
Léon Dessales et du poète Lai'on Labatut.

La Cour d'Amour s'est déroulée devant 4.000
personnes
dont 288 dames ou demoiselles
portant la coiffe périgourdine.
La Reine, Mademoiselle Yvonne Lacombe a tenu son rôle
avec

beaucoup de grâce.

IN

lî
.flf

I

�—

132

—

Voici le Palmarès des Jeux Floraux

:

Rappel de 1er prix, Hors concours M. Marc Delbreil,
3e Prix, une Médaille, M. Carrière, instituteur à
Ladornac pour sa poésie : Mas trois cigalas. Mention, un di¬
plôme : M. Josepli Vaylet, à Mas-Nouvel, (Aveyron), pour sa
poésie : Que sèg la modo.
Prose : Prix : Une estampe offerte par M. le ministre de
l'Instruction publique et des Beaux Arts : Jean de Faye, pour
Poésie :
de Sarlat.

sa

nouvelle

:

Lou vi de Senzillou.

Rappel de 1er prix, Hors concours, Mlle Dufour,
Périgueux, 2® Prix, ex-equo Mlles Bru et Marty, de Périgueux. Mention M. Robert Gui.ch.ard, de Périgueux et Mau¬
rice Albe, de Sarlat.
Beaux-Arts.

de

Jeux Floraux de l'ESCOLO DE

LÉRIN

VEscoio de Lérin avait organisé pour la Sainte Estelle à
un concours littéraire dont voici le Palmarès ;

Cannes

POÉSIE
1er Prix : Réservé.
2e prix : Clar de Luno, de
3e prix :
de

Fraternita,

dier du Comtat

(Vaucluse).

M.Pierre Vinas, à Bassan (Hérault)
M. Henri-Léon Brulat, à Saint-Di¬

lremention -.Dinsloucemenleri, de M. Henri Vidier,à Avignon.
2e mention : Lou PouKl mes de Mai, de M. Joseph Vaylet,
à Saint-Giniez-d'Oit (Aveyron).
]re mention : Lei Aup, de M. M. Ricard, à Toulon (Var).
lre mention : A la Mar, de M. J. Marcellin, à Meynes (Gard)
Mention (hors concours) : Carcin d'Amour de M. Ludovic Ri-

bot, à Nimes (Gard).
B) Pièces de poésie (tous genres admis) :
1er

seille
l

prix La Font Secado, de M. le docteur E. Corgier, à Mar¬
(B. du R.)

prix : Moun Vilage, de M. J. Marcellin, à Meynes (Gard).
prix : Aubado au Caslagnié, de M. Antonin Ruthiber, à
Nimes (Gard).
3e prix : Plagnun, de Mlle Henriette Dibon, à Avignon (Vau¬
r

2e
3e

cluse).
lre mention

Bassan

:

Al souldal incouneigul, de M. Pierre

Vinas à

(Hérault).

lrc mention
lre mention

:
:

Al Lemouzi, de M. Ed. Mazin, à Paris.
La mort dou Soulèu, de Mlle Elisabeth Dode,

à Nimes (Gard).
2e mention : Un

jour d'Ivèr, de M. Henri Léon Brulat, à

Saint Didier du Comtat (Vaucluse).
2e mention : Odo al Soulelh, de M. Gaston

Hérault).

Vinas, à Béziers

2e mention : Lou Jour di Mort, de M. Alphonse Tavernier,
de Saint Cannat (B. du R.)
2e mention : Soulomi sus la mort d'un sourdai terradouren, de
Mlle Germaine Crosset, à Valréas (Vaucluse)

�—

'

2e men tion

En mar,

:

(B. du R.)
2e mention
2e mention

—

de M. Frédéric de Romanin, à Marseille

:

Li

r

I.ou Nis de

(Vaucluse).

133

Campano, de M. Marius Servier, à Bolène
Dindoulelo, de M. Henri Martel, à

Château-Renard de Provence (B. du R.)
2e mention

:

A-n-un

(Var).

fuslié, de M. Philippe Troin, à Toulon

Mention (hors concours) :
Siguès coumpagnoun di
M. Ludovic Ribot, à Nimes
(Gard).

Felibre,

PROSE
A.
1er

Conte et Nouvelle

—

prix

:

:

Lou Marqués de Frescali, de M. François Jouve, de

Carpenrtas (Vaucluse)
2e prix : Lou
Tambourinaire, de M. J.-Fortuné Brunei, à
Toulon.
3e prix
cluse)

:

Miano,

ae

Mlle Henriette Dibon, à Avignon (Vau¬

lre mention : La Roco de Sanl
Clemèni, de M. C. Fabre, au
Puy-Sainte-Marie (Haute-Loire)
2e mention : A Tournes,
de M. S. Lacoste, à Pau (BassesPyrénées).
3e mention : Lis .Jou, de M.
Alph. Tavernier, à Saint-Can¬
na t (B. du
R.)
3e mention : Ai 7 de M. Honoré
Dauphin, à Arles-sur-

Rhône.
B.
1er

Marie

—

prix

Récit
:

(coutume, tradition, légende, survivance) :
Moun Enlrauno, de M. C. Fabre, au Puy-Sainte-

(Hte-Loire).
v
prix : Ftemebranço, de M. l'abbé Paul Bech, à Cannes.
prix : Li Favo, de M. Alph. Tavernier, à Saint-Cannat
(B.-du-R.)
li mention : Lou Trau di
fado, de M. Henri Vidier, à Avi¬
gnon (Vaucluse).
lre mention : Li Camarguen, de M. Louis
Gros, à Avignon
(Vaucluse).
2e mention : Lou Tiaire mouderne en
Lengado, de M. Henri
Martel, à Château-Renard (B. du R.)
2e
3e

î§»
L'ESCOLO

^
GASCOUNO

A Nerac VEscolo gascouno a
distribué elle
penses le 16 juillet en séance solennelle.
Voici le Palmarès :

aussi

ses

récom¬

Diplôme d'honneur : Madame Abeilhou, à La Française
(Tarn-et-Gar onne ).
Sujet libre. Poésie d'Oc : Hors concours : diplôme de rappel
de Marguerite d'Argent : M. Maurice Joret au
Mas-d'Agenais;
M. Arthur Cambos,
professeur au collège de Bergerac. Ie) prix
ex-œquo; Marguerite d'Argent, et diplôme, Abbé Cubayne, à
Saint-Hylaire-Lalbenque (Lot) ; M. Marcel Lacroix à SaintPierre de Buzet (Lot-et-Garonne.)
Le jury n'a pas attribué de 2e prix.

�-

134

LE JASMIN

—

D'ARGENT

Le jeudi 1er juin 1922 a eu lieu à Agen la distribution des
récompenses aux lauréats des concours de poésie du Jasmin
d'Argent.

les lauréats :
d'argent : M. Roger Cardenal, à Biarritz, pour sa
poésie : « Boli m'en tourna. »
Médaille d'argent : M. Louis Gardes, à Moissac (Tarn-etGaronne, pour la « Terro des bielhs. »
1" médaille de bronze, M. J. Rivière à Trébons par Villeranche de Lauragais, pour « La nèu. »
2e médaille de bronze, Mlle Marie de Verthamon, au Houga
(Gers) pour « Nadau. »
3e médaille de bronze : M. Adrien Dupin à Gujan-Mestras
(Gironde) pour « la Prumèro peno. »
lre mention : M. l'abbé Jules Cubaynes, à Saint-Hilaire-Lalbenque (Lot) pour la « Fizanza. »
2e mention : M. Maurice Joret, au Mas-d'Agenais
(Lot-etGaronne) pour 1' « Auance. »
3e mention :
M. l'abbé
Cassagnade, curé de Marminiac
(Lot) « La Tsioutou. »
4e mention : M.
Cantagrel, à Golfecli (Tarn-et-Garonne)
pour « Les feux de la Saint Jean. »
5e mention : Mme Soubiron, à Cazères -sur-Adour (Landes)
pour « Lhébat-matin. »
6e mention : M. Léon Bouysset, à Verfeil-sur-Lèze (Tarn-etGaronne), pour « L'Oustal abandounat. »,
7e mention : Mme M. Treilhes à Colayrac (Lot-et-Garonne)
pour « Bielho maysou. »
*
8e mention : M. Marcel Lacroix, à Damazan, pour « A moun
Voici quels sont

Jasmin

hil.

»,

#
EN

°§*

PROVENCE

La Maintenance de Provence

a

tenu

.

son

assemblée annuelle

le 14 août à

Cassis, à l'occasion de l'anniversaire de la publica¬
tion de Calendal,
l'oeuvre de Mistral oii est exposée la doc¬
trine occitane, avec le plus d'éclat et de précision.
Voici le Palmarès des Jeux Floraux
Pouesio

:

I' Près

—

Mllo Enrietto

2- Près

—

M. Louis

3- Près

—

ex-œquo
mencioun

(R.

(M.
(M.
(M.

Proso

:

Dibon, d'Avignoun.
Icard, de Mount-Pelié.
Louis Gros, d'Avignoun.
Benezet Vidal, de Cliateldon (p. de D.
Enri Marrou, de Marsilio.
Felip Froin, de Touloun.
:

M. l'abat

Chaix, de Fréjus.

�—

135

—

Palmarès des Prix de
VEnseignement de. la Langue
dans les Lycées,
Collèges et Ecoles.

d'Oc

Lycée d'Aix-en-Provence (M. Marius Jouveau,
professeur) :
prix Georges Bourilly de Toulon; 2e prix, Aubert
Marcel,
de St-Maximin; 3°
prix, Auquier, des Milles; Appy, d'Apt :
Provençal Pierre, de Gap; Lousseau Guy, de Granville (Manche
Lycée d'Avignon (M. Frédéric Mistral, neveu,
professeur) :
1er prix, M. Pierre
Saturnin, de Villeron; 2° prix, Georges
Astay, d'Aubignan; 3° prix, Jean André, de Védény; 4 e prix,
Pierre Daveront, de Valence.
Lycée de Marseille (M. le D. Fallen, professeur) : 1er
prix,
Henri Marrou, de Marseille; Ludovic
Vaccou, de Marseille, 3e
prix, Charles Michel, de Marseille.
Lycée de Toulon (M. Pierre Fontan (professeur) : 1er
prix,
François Guyot, de Toulon; 2e prix, Barthélémy Taladoir; Ac¬
cessit :
1er

Léon

Ecole

Nicolas, d'Artignan.

primaire supérieure d'Avignon (professeur, M. Fé¬
line) : lor prix Lucien Péti'ilier, d'Avignon; 2e prix, Roger
Fesquet; 3e prix Albert Michel; 4e prix, Marius Brune; Ac¬
cessit, Gilbert Bonnet, d'Arles; Raoul Mercier, de Cadenet.

4*

4?

EN LIMOUSIN
XXIIe Fête de

l'Eglantine à Tulle

La XXIIe Fête de l'Eglantine a été
célébrée avec éclat à
Tulle les 9 et 10 septembre
1922. Au concert donné au Théâ¬

tre

municipal, Mlle Deloche, la toute gracieuse reine,

lecture du Palmarès
concours

des

organisés. Nous

prix décernés
sommes

pour

heureux de

a donné
les différents
le reproduire

ci-après :
Poésie : 1er prix, M. Albert Pestuor.
Langue Limousine.
de
Magnac-Bourg ( II te-Vienne) ; 2e Prix, Mme Paule MignotChastanet, de Vignols (Corrèze).
Prose : Pas de 1er
prix; 2me prix ex-aequo : M. Maurice
Montbelet, de Tulle et Mlle Léontine Taxai», du Lonzac (Cor¬
—

rèze).

Concours Scolaires
1er

:

Version limousine

:

Prix, Mlle Anne-Marie Mercier, de l'Ecole de Freysselines; 2e Prix ex aequo, M. Yvon Mignot, de
Malémort,etMarie
Courtines, de l'Ecole de Freysselines; 3e Prix, Mlle Germaine
Bertrand, de Lonzac.
Thème Limousin Ie* Prix, M. Yvon
Mignot, de Malemort;
2° prix
ex-aequo Mlles Marie Courtine et Anne-Marie Mercier,
de Fraysselines; Marie-Louise
Pouget et Alice Fargeac, de
Lonzac; M. Charles Degot, de Bonnac
(Hte-Vietme); 3e prix
.Mlle Irène Leygnac,. de Lonzac; lrcs mentions
; Mlles MarieLouise Vigne et Georgette
Chambras, du Lonzac; 2e mentions :
-Mlles Germaine
Bertrand, Marcelle Dupuy, Andrée Forgeas,
Lucienne Mauranges,
Yvontiç Monjanel, Marie Profit, toutes
de Lonzac.

�EN

GASCOGNE

L'Escolo

Gaston Febus

L'Escole Gastou-Febus a tenu
assemblée annuelle à Airesur-Adour les 3 et 4 septembre.
La manifestation a été marquée
son

par la présence de MM. Marius
Jouveau, Capôulié; Gaston Audry, Président ; Alcide Bra ve L,
majorai et Frédéric Mistral, ne¬
veu, Secrétaire du Comité.
Voici ie
Floraux :
Pof;

Palmarès des Jeux

1« prix, gravure
M. Léon Bérard, mi¬
nistre de l'Instruction publique :
Lou Bielh libe, par
Adrien Bibes, d'Adé (Bigorre).
2e prix (n'a
pas été décerné).
3°. prix, médaille de bronze :
Mali de
Mai] par l'abbé Lucien
Poque, à Caubios (Béarn).
ie.

—

offerte par

AD Kl EN

Fondateur

PLANTE

de l'Escolo

Gastou-Febus

Mention honorable

:

Lou Hum

Cassou, à Pau ;] Las
Moun car Hilhol.H pSt

par M. A.
Rôles el

PierreJLarradet/ à Pau, et A las peyres dou mounumen,\ par
N. F. Puyoo, à Arzacq (Béarn).
Contes en vers.
Rappel de médaille de bronze : Doc¬
teur Lhept, pour son œuvre : Touslen sel.

&lt;■'

—

Mention

Lucien Poque,

à Tarbes, pour Manescau e Haure.
prix, gravure offerte par M. L. Bérard : Rouney de Nadau par Mlle Marie Hélène Arnautou, à Lussagnet
(Béarn)
■ o
2e prix, médaille d'argent : Lou Poulel, par l'abbé
Lai'fargue
à Eauze (Armagnac).
Rappel de médaille [d'argent : A
case, par P. Malaureille, à Nay.
ji. Contes en i'rose. - Hors concours :
Vounbre d'IIenricou et Perque lou Dia¬
ble, par J. Canton, à Mirepeix (Béarn).
Rappel de médaille de bronze : Lou
Paradis et l'Omi è Lou Renard, par
J.-B. Lalanne, de Pau.
Prose.

:

—

Théâtre.

1er

—

Pièce destinée au théâ¬
— 1er prix de 500 fr.

tre de Cauterets.

offert par le Dr Meillon : Caddetou, co
médie en 3 actes par P. Abbadie, à
Sombrun (Bigorre) et Simin Palay, à
Pau.
2e prix
Palay.

:

Mesclin, drame par Simin

bourne Léon

lalanne

j.

MentionTd'honneur à MM J Cassasus, a Bilheres d Ossau; Bourda a LiArrix, à Aureiilan, Tarbes.

de

'

�—

137

—

Pour le

concours des Ecoles
primaires, supérieures el se¬
condaires, le palmarès complet sera publié pus tard.
Musique ( sujet et imposé).— 1er prix offert par M. Gaston
Mirât; A. Paquimel, à Toulouse.
2eJprix médaille d'argent : M. Roger Broquès d'Oloron.
3e prix,"
diplôme de médaille de bronze : M. Camuzet, à
—

Condom.

Si; ers i.i ré.
1er prix,
rappel de médaille : M. Roger
Broquès.
2e prix, rappel de
médaille : M. D. Campèt, à Saint-Jean-de—

.

Luz.

3e
Pau.

prix, médaille de bronze

Mentions

:

MM. J.

:

M. Pierre Jacob

Cassasus, à Billières;

P.

Canlabre, à

Larradet., à Pau.

L'Escolo de las Pireneos
L'Escolo de las Pireneos a tenu ses assises annuelles à StLizier (Ariège). Cette fête fut marquée
par un grand concours
de costumes pyrénéens. Les lauréates et lauréats ont
reçu
mille francs de prix du à la
générosité de-M. Artigues, le mécène
gascon. La partie théâtrale fut organisée avec talent par M.
Albert Pons. 11 ne manque à. M. Pons qu'un Vieux Colombier
pour devenir notre Jacques Copeau Occitan.
Voici le Palmarès des Jeux-Floraux

:

Lauréats : M. Jean-Pierre Estrade (Camous,
Vallée d'Aure) Mlle Bertrande Mont
(idem) Louis Madon (à CasPetit

concours :

til!on de Larboux, Hte-Gne).
Mlle Esclarmonde, institutrice,
diplôme d'honneur.
Grand concours. Poésie.
J. Cassasus, (à
Billières par
Bielle (H. P.) : médaille de bronze. Mme Abeilliou à la Fran¬
—

çaise (T. et G.) : Diplôme d'honneur. M'. F. Vidaillet à Arreau
(H. P.)
: mention.
M. A. de Savignac à Moulis (Ariège) :
Médaille de bronze. J. Cassasus, à Billières : médaille d'ar¬
gent. M. Léon Arrix Aureilhan : Médaille de Bronze. M. Vinche
à Auterive. (Hte-G.) : Médaille de Bronze. Edouard Gastou
Ecole de Sonis à Sidi-bel-Abès
(Algérie) : Médaille de Bronze
M. Jean Bedé à Caussadc
(T.-et-G.) : Médaille d'argent.
Prose : M. Jean Cantagrel à Golfech-d'Agenais (T. et
G.) :
médaille d'argent. M. P. Sabathé à
Tournecoupe (Gers) : mé¬
daille de bronze. M. Duvignau à Sabazan
par Aignan (Gers). :
diplôme d'honneur. M. Louis Madon .(déjà cité).
Livres gascons. Mme J. de Bary à Sarrancolin
(H.-P.) ; mé¬
daille de bronze. M. P. Sabathé
.(déjà ci té) : médaille d'argent.
M. J. Cassasus (déjà
cité) : médaille de bronze. M. Léon Arrix
d'Arudy (B.-P.) : diplôme d'honneur. M. E. Duvignau : Men¬
tion. M. Gastou

Théâtre
daille

:

:

médaille de bronze.

Abbé

J.

d'argent.

Castet, curé de Balagué (Ariège)

:

mé¬

Traduction : M. J. Collongue à Libaros par Gàlan
(Hte-Pyr.)
Diplôme d'honneur.
Linguistique : Abbé J. Castet (déjà cité) : médaille d'argent#
Histoire locale : Eygun à Oloron (B.
P.) : médaille d'argent!

-G

�-

138

Folklore : M. Lacroix à Loustalet, par St-Pierre-de-Buzet
(L.-et G.) : médaille d'argent.
Musique : M. Eugène Brumont, Viella (Gers) : médaille de

bronze.

&amp;
EN

&amp;

AUVERGNE

Les félibres

d'Auvergne ont tenu cette année plusieurs assi¬
février, ils se sont réunis à Clermont-Ferrand. Le
organisé une belle fête à Bresje (Haute-Loire) Le
13 août, à la Bourboule, nouvelle réunion. Àu casino M. Benezet Vidal a fait une conférence sur le FélwMge et .le Régiona¬
ses.

Le 19

6 août ils ont

lisme.
Les Jeux Floraux

(Escolo Aubergnato et Escolo de Limaréunis) se sont tenus à Clermont-Ferrand le 11 novembre.
MM. Gandilhon-Gens-d'Arme, Louis Delhostal, B. Grenier,
Debroun, Benezet Vidal, représentants des divers pays d'Au¬
vergne, assistaient à ces., diverses manifestations.
11 est à souhaiter que les deux écoles
d'Auvergne marchent
la main dans la main pour la cause occitane que la Revue La
Cabreta soit l'image de toute l'Auvergne renaissante, celle
gue

de Vermeriouze et celle

La

de Michalias.

leçoun di Morts

Parti di fa vivent pèr alesti un pvouijrame' d'acioun, e lou
segui après guerro, li que tournaren. Vaqui per précisa (que
saren jamai
proun clar) :

Destriaren li. mot e li causo vuejo di
Causo vuejo, lis escolo que se reunisson pas,

realita

vivento

:

li mantenenço que
soun qu'uno rivalita d'escolo,
li courso à la cigalo, li mangiho,
li coungrès ounte se cliarro que francimand. Fa vivent : li
counrenci, lou tiatre, l'edicioun bon marcat, subre-tout
lou

Journal.

Francis Pouzol,
(Bulletin de l'Espolo dou Boumbardomen, n° 1)

LES PROVINCES OCCITANES

Auvergne (Limagne, Basse et Haute Auvergne) Bëarn (Bearn,
Navarre, LabourdJ Gascogne (Àlbret, Marsan, Armagnac, Bigorre, Comminges Haut et Bas, Couscram) Guyenne (Bordelais,
Médoc, Bazadais, Agenais, Rouerguc, Ouercy) Languedoc (Tou¬
lousain, Albigeois, Lauraguais, Carcasse/, t as-Languedoc, Gévaudan, Velay, Vivarais, Foix) Limousin (Marche, Limousin
Haut et Bas Périgord), Nice, Comtal, Provence (Crau, Camar¬
gue, Provence Haute etJjBasse) Catalogne (Roussillon,.Cerdagne,
Ampourdan, Mallorque, Valence).

�M

M .V,

&gt;V

»v

X" W-nvVV rV

A

&gt;jt

/C /7 *V

M M &gt;'

/V *V

■*&lt;
&gt;-J&gt;

-V ,»&lt; ■»&lt;

« .»/ &gt;&lt; &gt;&lt;

y*T /v »v

Cíg

2sí

A

»y

&gt;v

&gt;/

rV

/V yV At

&gt;/ ,Y/ V
&gt;c A /r"X

&gt;&lt;

«■vWWVc-X

L'abbé SICARD
L'abbé Sicard
naquit
septembre 1742, et si son

au

Eousseret

nom

est

(Haute-Garonne) le

ignoré de la foule

celui de tant de nos savants —le monde
entier
son œuvre et lui rend un

hommage,

éclatant.
L'abbé Sicard

sans

a

—

20

comme

bénéficié

de

doute anonyme, mais

fut l'élève et le successeur du célèbre
abbé
ces deux hommes de bien
que les sourdsmuets doivent les
premiers enseignements, les premières mé¬
thodes qui, perfectionnées
par leurs dignes successeurs, ne
les isolent plus du monde.
de

l'Epée, et c'est à

La vie de l'abbé Sicard fut

un

véritable

roman.

Elève dans

établissement toulousain d'éducation, il
entre, après d'ex¬
cellentes études, à la
Congrégation de la doctrine chrétienne ;
un heureux hasard lui
ouvre la voie qu'il suivra désormais
jus¬
qu'au bout d'une existence aussi
longue que bien
Mgr Champion de Cicé, archevêque de Bordeaux, veutremplie.
établir
une école de sourds-muets
dans son diocèse. Il connaît l'abbé
Sicard ; frappé par
son intelligence et par ses qualités d'obser¬
vation, il lui offre la direction de son Ecole.
L'abbé Sicard
accepte, et, pour se former, il va apprendre à
un

Paris la méthode de l'abbé de

L'Epée.

En 1786, nous retrouvons notre
compatriote, directeur de
l'Ecole des sourds-muets à Bordeaux.

Désormais,

réputation va s'affirmer de façon si écla¬
maître, l'élève, devenu à son tour un
maître, est tout désigné par l'opinion publique
ponr succéder
à l'abbé de
l'Epée; Louis XVI ratifia ce choix en avril 1790.
sa

tante qu'à la mort du

en

L'abbé Sicard justifia bien vite

la confiance du monarque

développant la méthode de son illustre devancier, au moyen
procédés de logique aussi ingénieux que
profonds.

de
Mais nous voici à la
tourmente révolutionnaire; l'abbé
Sicard était trop haut
placé pour y échapper.
Arrêté le 26 août 1791, il fut conduit au
Comité de sa section

(celle de l'Arsenal) et déposé à la mairie où il resta détenu
jus¬
qu'au 2 septembre.

Ses élèves adressèrent à l'Assemblée
nationale
dont l'éloquence naïve et touchante

grès

que

ce

gence de ces

maître

incomparable

une

pétition

prouve les étonnants pro¬
avait fait faire à l'intelli¬

infortunés.
Cette pétition fut présentée
à la barre par Massieu, le plus
habile d'entre eux; elle fut lue
par un des secrétaires, couverte
d'applaudissements et suivie d'un décret enjoignant
au minis¬
tre de l'intérieur de rendre
compte des motifs de l'arrestation.
Mais la Commune de Paris
qui était, l'auteur de cette mesure
inique passa à l'ordre du jour sur le décret. Sicard fut trans¬
féré à l'Abbaye, et bien
que cette translation équivalût à ce

�140

_

moment-là à

arrêt de

un

—

mort, il échappa cependant à ses

bourreaux.

C'est le noble dévouement de l'horloger Monnat qui le sauva.
Déjà la pique des égorgeurs était levée sur la poitrine de l'abbé
Sicarcl, lorsque ce généreux citoyen se précipitant entre les
assassins et leur victime : « C'est l'abbé Sicard, s'écria-t-il,
un des hommes les plus utiles à son pays; il faut passer
sur
mon
corps pour aller jusqu'à lui. »
Sicar.d prit alors lui-même la parole : '•« J'instruis les sourdsmuets et comme le nombre de ces infortunés est plus grand
chez les pauvres que chez les riches, je suis plus à vous qu'aux
riches.

»

harangue produisit son effet. Par un brusque retour
les égorgeurs prirent Sicard dans leurs

Cette

bien propre à la foule,
bras et le portèrent en

triomphe.

le 4 septembre que l'abbé Sicard parut
désormais complètement à l'abri de toute mauvaise fortune.
Il comptait des amis au sein de l'Assemblée nationale, et Barérines, Hérault de Séchelles et Lafond-Ladébat agirent en sa
faveur. Pas tore t, membre du Comité d'instruction publique,
dressa un arrêté qui ordonna à la Commune de mettre en li¬
Mais

berté

«

ce

ne

fut que

l'instituteur des sourds-muets.

Rendu à
nouveau

ses

tout

chers élèves,

son

»

l'abbé Sicard

leur consacra de

temps.

tête sans le distraire de ses travaux
lorsqu'après la chute de Robespierre, la Convention parut
s'occuper de projets utiles, elle créa l'Ecole normale et désigna
l'abbé Sicard pour y enseigner la grammaire.
L'exposé de son cours, qui avait pour objet « l'art de la pa¬
role », se trouve dans un Recueil des Leçons et Débats de,s
La Terreur passa sur sa

et

Ecoles normales.

Ce cours eut un grand retentissement et de nombreux Fran¬
çais consacrèrent les efforts et les méthodes nouvelles dumaître.
Membre de l'Institut, lors de sa création (1796), le nom de
l'abbé&lt; Sicard n'était pas moins célèbre dans les autres Etats
qu'en France et à son Ecole était réservée la première visite
des étrangers notables de
passage à Paris. En 1805, il eut
l'honneur de recevoir Pie .VII qui bénit la chapelle de l'Eta¬
blissement et l'Académie Française l'admettait, peu après,
dans son

Assemblée.

circonstance la plus mémorable de la vie académique
de l'abbé Sicard fut sa réponse au cardinal Maury. Ce prélat
entendait être appelé Monseigneur et traité d'Eminence, dans
cette circonstance solennelle." La
seconde classe de l'Ins¬
titut lutta longtemps contre
cette prétention, Napoléon
La

gain de cause à Mgr Maury, et l'Institut crut devoir
recevait son indépendance en désignant
un simple écclésiastique '. pour répondre au cardinal.
La vieillesse de l'abbé Sicard qui semblait devoir être si
paisible, fut quelque temps troublée par de fâcheux embarras.
Poursuivi pour dettes, acculé à. de désavantageux arrange¬
ments d'affaires, obligé de vendre même une partie de son mo¬
bilier, l'abbé Sicard supporta ces revers avec la plus grande sé¬
donna

amortir l'atteinte que

rénité d'âme.

Toutefois, avant sa mort, la fortune de nouveau lui sourit,
sous la Restauration qu'il
fut nommé chevalier de

et c'est

�-

141

la Légion d'honneur, distinction
moins de facilité que de nos
A 80 ans, en mai

—

qui s'accordait

alors

avec

jours.

1822, cet homme de bien s'éteignait à
Paris après avoir consacré toute sa vie
aux
sourds-muets.
Ceux-ci lui doivent les meilleurs
perfectionnements de leurs
méthodes. 11 mérite Je titre de bienfaiteur de
Henri

l'humanité.
Aunioi.

Dépulé de la Haute-Garonne.
++*♦♦♦♦♦

Madame de

RÉfflïïSAf

Claire de Vergennes naquit le 5
janvier 1780, d'un père con¬
seiller au Parlement de
Bourgogne que la Révolution fit monter
sur l'échafaud et d'une mère
que n'effrayaient pas outre
mesure,

dit-on, les théories de Jean-Jacques et de Voltaire.
Claire cependant fut élevée sévèrement :
élle travaillait
l'hiver dans

.

chambre

une

sans

feu. Son éduca¬
tion fut des plus

soignées

;

elle

cultiva le dessin ,
la

musique et la

danse.
A seize ans,
Claire de Ver¬
gennes lia son
sort par le ma¬

riage à celui d'un
jeune magistrat,

M. de Rémusat.
Le

nouveau

ménage, vivant
à

Paris, fit la

connaissance de
Mme de Bauharnais.
Cette relation
valut un peu plus
tard à. M. de Ré-

musatderemplir
auprès de l'em¬
pereur les fonc¬
tions de Préfet
du Palais. (x)

Quant ,à Claire
Rémusat, d'a¬

dé

bord

madame

du

palais

de

rémusat

»

dame pour

accompagner »
ce
Joséphine,
qu'on appela par

la suite
»,

«

dame

elle devint rapidement la confidente et l'amie de

'B En 1815 M. de Rémusat fut
préfet de la Haute-Garonne.

�—

142

—

l'impératrice qui ne lui laissa ignorer aucun détail de sa dou¬
d'épouse abandonnée.
De son côté, Napoléon se permettait à l'égard de cette
dame du palais » des familiarités de bon aloi. 11 affectionnait,
par exemple, de relever jusqu'aux moindres particularités de sa
toilette. Et Mme de Rémusat, c'est elle-même qui nous le
dit, évoluait à son aise « autour de cette ombre éclatante. »
Lorsqu'il n'était encore que premier Consul, une des dis¬
tractions de Bonaparte était de s'entourer, le soir, après son
repas, de toutes les dames du palais. « Selon qu'on le trouvait
de bonne ou de mauvaise humeur, la conversation se prolon¬
geait. » Il revenait ensuite à sa besogne. Joséphine continuait
à causer, à rire, à jouer jusqu'à ce qu'on vînt lui annoncer,
vers onze heures : « Madame, le Premier Consul est couché. »
loureuse existence
«

Claire de Rémusat vécut donc dans l'intimité des souverains.
Aussi, quelque temps après avoir décidé d'écrire ses Mémoires,
lorsqu'elle en montra les premiers manuscrits à Chateaubriand,
l'illustre écrivain les trouvait-il «extrêmement curieux. »
Bonaparte, disait-il encore, y est toujours montré à nu...
et... jugé avec impartialité. » De fait, les Mémoires de Mme de
Rémusat publiés en 1880 par son petit-fils Paul de Rémusat,
chez l'éditeur Calmann-Lévy, sont comme une fenêtre ouverte
sur l'intérieur du palais au temps de Joséphine et de Napoléon.
«

!

Nous pénétrons, à la suite de cette femme
dans les appartements privés de l'impératrice.
dresser un inventaire de ses robes, le compte
fleurs qu'elle achetait pour sa chère demeure

d'esprit, jusque
Nous pourrions

des arbres, des
de Malmaison.
Nous assistons aux petites colères de Napoléon voyant grandir
sans cesse le budget de la coquetterie.
Quant à Bonaparte, il est « de petite taille, nous dit Mme de
Rémusat, assez mal proportionné, parce que son buste trop
long raccourcit le reste de son corps. » Des culottes et des bas
de soie, un habit rouge, brodé d'or qu'il porte ordinairement les
jours de cérémonie lui donnent « la tournure la plus étrange. »
Et cependant personne ne songe à se moquer de lui.Personne,
hormis ceux qu'un bras de mer met à l'abri de sa colère. C'est
ainsi qu'une caricature nous vint d'Angleterre où l'on voyait
Bonaparte occupé à tailler dans l'étoffe d'un bonnet rouge des
croix de la Légion d'honneur.
Tout cela, c'est fort amusant à lire dans les Mémoires de
Mme de Rémusat. Mais ne croyez pas que cette femme intelligente
se contente toujours de ce rôle un peu superficiel. Elle excelle aussi
à déshabiller une âme et, en particulier, celle de l'Empereur.
Elle le suit pas à pas, le juge d'après ce qu'elle voit et observe.
« Mes
opinions, dit-elle, quelque part, ont fait route avec lui. »
Rien n'échappe à ses investigations, jusqu'aux sentiments
secrets qu'elle soumet à un sévère examen. Par exemple :
L'Empereur méprise les femmes : lorsqu'il aime, c'est pour
exercer un despotisme de plus. »
Admirablement bien renseignée sur ce qu'elle écrit, je ne
doute pas un seul instant de la sincérité de Mme de Rémusat.
Volontiers d'ailleurs, ceux qui l'entourent rendent hommage
à ses qualités nombreuses.
Un jour, il prit à Talleyrand, l'irrésistible envie de tracer
le portrait de sa contemporaine. Voici ce qu'il écrivit au cours
d'une séance sur le papier officiel du Sénat, utilisant ainsi
fort agréablement les loisirs que lui laissait la présidence d#
l'auguste assemblée :
«

�—

143

—

SÉNAT CONSERVATEUR
Luxembourg, le 29 Avril
J'ai envie de
commencer le portrait de Clari.
—, Clari
n'est
ce que l'on nomme
une beauté; tout le
à dire qu'elle est
monde s'accorde
une femme
«

point

démarche
un

sa

taille est
bien, sa

a

ordinairement
«

agréable...

est

simple et gracieuse... Clari n'est
de grands yeux
point
noirs, de longues paupières lui maigre...
donnent
mélange de tendresse et de vivacité...
Ses

Clari

une

cheveux cachent

grande

partie de son'front et c'est
Clari n'est
point riche; mais modérée dans sesdommage.

périeure

aux

fantaisies,

elle

méprise la dépense;
s'est aperçue des
bornes de sa fortune
que par
de mettre des
restrictions à
ne

goûts, su¬
jamais elle

l'obligation

sa bienfaisance...
(Oh ! le... joli
compliment !)
«
L'esprit de Clari est fort étendu et fort
orné.
Le mari de
Clari sait qu'il a à lui un
jouir. Clari est une bonnetrésor, et il a le bon esprit d'en savoir
mère, c'est la
La séance est finie: la
de sa vie...
suite aux électionsrécompense
de l'année
prochaine.)1
—

Maurice Boyé.

.

i.

III.

—

merci

il.

poumI...

ALBI.

—

Imprimerie

IV.
des

—

—

ah!...

aie!...

Orphelins-Apprentis

aie!...

�INDUSTRIELLES

MACHINES AGRICOLES à
Maison Pli.

I RABOLI.

Suce"

B. MONBAYLET,
53, Eue Bayard

53, TOULOUSE
MATÉRIELS
B ATT A G L

i&gt;K

Faucheuses
Lieuses

—

Moissonneuses

—

Faneuses

Râteaux

—

Pulvérisateurs
pour

Traction animale
et pour

MOTEURS à Pétrole, à Essence,

;

Tracteur-

à Gaz pauvre

DEPOT des premières marques étrangères
MILWAVKEE (Etats-Unis Amérique)
RUSTON &amp; HORNSBY (Lincoln Angleterre)
FOWLER (Leeds Angleterre)
des

premières maisons françaises

SIMON Frères, Cherbourg (Manche)
PUZENAT, Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire)
VIAUD, Barbezieux (Charente)

NOËL,. Liverdun (Meurthe-et-Moselle)
CLERT-BISCARA, Niort (Deux-Sèvres)
DARRAGON, 'Saint-André-le-Gaz (Iscre)

QUENTIN, Courbevoie (Seine)
et autres

constructions de marque

TRACTEURS
INSTALLATIONS

D'EAU

EN TOUS GENRES

Pompes centrifuges neuves et en

location

loto-pompes et pompes de totjis
Pulsomèlres « BÉLIERS »
ATELIER DE
Envoi

RÉPARATION

—

SOUDURE

systèmes

AUTOGÈNE

gratuit de catalogues et devis sur demande

�145

-

—

CONNAISSANCES PRATIQUES
»

Contre le suintement des
lampes à pétrole. — La lampe'
été lavée à l'eau de
potasse et sèchée, on fera fondre de la ayant
colle
forte à laquelle on
mélangera de la glycérine par par Lies
On introduira ce
mélange dans la lampe en ayant soin deégales.
tour¬
ner dans tous les sens afin de
bien imprégner l'intérieur.
On
laissera

égoutter et sécher.
Contre la vermine des poules
faisant un Irou à chaque

couveuses..

—

Videz

un

œuf en

bout, puis, introduisez à l'intérieur
imbibée d'essence d'eucalyptus. L'œuf

petite éponge
préparé est déposé au milieu des œufs à couver : les
émanations de l'essence
d'eucalyptus qui se dégagent de la
coquille d'œuf suffisent à chasser toute vermine
du
une

ainsi

nid.

Parfum économique.

Mettez dans une bouteille une
couche
de violettes sans
queue, mais très ordorant.es, puis une
couche
de sel; remplissez
la bouteille en alternant ainsi par couches
successives de violettes et de sel; bouchez et
conservez à l'ombre.
Après un ou deux mois, il suffira de déboucher le bocal
pour
parfumer agréablement sa chambre ou son
linge.
Conservation des cordes.
Faites-les tremper dans un bain
de un gramme 50 de sulfate de
cuivre par litre d'eau
pendant
4 ou 5 jours. Au bout de ce
temps, retirez les cordes du bain
et laissez sécher. Une fois
sèches, trempez-les dans une eau
savonneuse que vous
préparez en dissolvant 8 à 10 grammes
de savon par litre d'eau, les
cordes seront, ainsi conservées et
—

—

souples.

Contre le ténia du chien.
Donner le matin dans la
soupe
et cela trois jours de
suite, un paquet de 3 grammes de
poudre
de noix d'arec fraîchement
pulvérisée.
I/e
troisième jour le
chien sera purgé avec 40
grammes d'huile de ricin 3 ou 4 heu¬
—

res

après l'tìbrsorption de.

son

repas du matin.

Rouille du linge.— Pressez dans une cuiller
le jus d'un citron
et faites chauffer ensuite ce
jus au-dessus de la

flamme d'une

bougie ou d'une lampe à alcool. Quand le liquide est chaud,
pla¬
y l'endroit taché, la rouille disparaîtra sans laisser de
tracesParquets en bois blanc égalant ceux de chêne. —Pour donner à

cez

un

parquet de bois blanc la résistance d'un parquet de
chêne, il

faut le paraffiner.

Après avoir bien lavé, nettoyé les joints et laissé sécher le
bois, on l'imprègne superficiellement de
paraffine. On procède
par petites portions. Avec un fer à
repasser, on chauffe d'abord
le bois, puis, on le
saupoudre de paraffine rapee et on repasse
avec un autre fer chaud.
La paraffine fondue
pénètre dans le
bois de un à deux
millimètres et

empêche les esquilles de
peuvent être cirés

se

en

séchant colle les fibres et

produire. Ces parquets ainsi traités

comme ceux

de

chêne.

Le jeune. Toto a entendu dire
que les livres de classe
peuvent
contenir certains microbes.

Alors, gentiment, pour
—

Sois

F. X.

tranquille !... .Te

rassurer son père
ne les ouvre pas.

:

Séries A. B. C. D. E.

�LA LANGUE OCCITANE
Son

Lorsque, l'empire

Histoire

romain s'empara de la Gaule, il

lui donna sa

civilisation, ses lois, ses coutumes, son langage. Dans le pays au nord
de la Loire, le latin devin^peu à peu la langue d'oïl ; dans les pays
au sud de Loire, sous l'influence des autres dialectes autochtones ou

importés

ii devient la langue d'Oc, ainsi appelées, parce que la mot

oui se disait
La langue

au nord et oc au midi.
d'oïl est celle des chansons de

oïl

Roland et des Trouvères

qui, par des transformations successives, l'ut colle
lais, de Malherbe.
La langue d'oc fut celle des Troubadours et

de Villon de Rabe¬
de la Canso do la

Crozada.
«

Dérivée plus directement du latin, elle en garde plus purement l'em¬
preinte et le génie. Jusqu'au XIIIe siècle elle conserva la marque
ineffaçable de la noblesse de sa race.
Elle" fut la langue unique du midi de la France. Parlée par le peuple
et les grands, elle fut la langue des maisons de Provence, des Comtés
de Fois, des Seigneurs d'Auvergne, de Limousin et de Gascogne, et
des Comtés de Toulouse, qui conquérants de Jérusalem, protégeaient
lès rois de France, d'Angleterre, d'Aragon et s'aliaient avec eux par
dos mariages et des traités.
1511e régnait de la Loire aux Pyrénées et des Alpes à l'Océan. Son
empire embrassait toute la Provence, jusqu'à l'Italie, tout le Lan¬
guedoc, depuis Saint-Etienne au nord jusque y compris le Roussillon
et la Gerdagne; l'Auvergne, le Limousin, le Périgord, le Béarn, la
Gascogne, le Comté de Foix, le Comminges et les quatre vallées
jusqu'aux frontières basques; elle se prolongeait en Espagne par
ses ramifications catalane et Castillane (d'où est sorti l'Espagnol
actuel) et en Italie par ces dialectes dont l'un, le toscan employé
par Dante, dut à ce choix du génie de devenir l'Italien.
Organe de la civilisation la plus raffinée du moyen âge, elle devint
alors la langue élégante et exquise des Troqbadours, de ces Trou¬
badours que les Allemands et les Italiens, à peu près seuls connais¬
sent et étudient, et elle mérita d'être appelée par le moine des Iles
d'or « la belle langue de la raison et de l'amour. »
La Croisade des Albigeois, le rattachement du comté de Toulouse
à la couronne de France, la mainmise sur les provinces méridionales
par les sénéchaux du Roi, la lin de la poésie aristocratique des cours
d'auiours, donnèrent, dès le XIIIe siècle Je signal de l'abâtardisse¬
ment des parlera d'oc : ils devaient peu à peu dépérir, supplantés
par le Français.
Cent ans plus tard, sept Troubadours réunis à Toulouse dans le
verger des Augustines, décidèrent de réagir contre ces faits doulou¬
reux, de « maintenir » leur vieux langage...
En 1694, l'antique institution
méridionale se transformait
eu Académie do Belles-Lettres et reniait sa vraie tradition.
Elle ne
l'a reprise que tout récemment en 1895.
La langue d'Oc, de plus en plus abandonnée au peuple avait bien
encore cependant quelques poètes isolés
qui s'efforçaient d'inter¬
rompre la prescription, comme Pierre Uoudelin à Toulouse, ou
Despourrins, dans les Pyrénées. Mais il fallait arriver au XIXe siècle,
attendre Jasmin et Mistral qui réveillèrent par le don de l'Aposto¬
lat et du génie toute une race qui dormait...
Inspirés par mille circonstances, soutenus par un mouvement à
peu près unanime, sept amis réunis dans le petit château de FontSégugne, près d'Avignon se promirent de ramener à l'honneur la
langue de leurs aïeux. C'était le 21 mai 1854. Il y avait là Frédéric
Mistral,. Roumanille, Aubanol, Anselme, Mathieu, Alphonse Tavau,
...

P, Giera et

Jean Brunet.

Armand Praviel et J.-R. Brousse

(Anthologie du Félibrige)

�í
—

147

—

La Première Floraison Occitane
L'histoire clé celte poésie est brève;
sa vie est courte et elle meurt
jeune, comme ceux qui sont aimés dos dieux. Diëz, lé
premier a di¬
visé son histoire en trois
grandes périodes, colle de son

développe¬

ment. celle de son âge d'Or et celle
de sa décadence. La
première
d'après lui, de 1090 à 1140;.la deuxième de 1140 à
1250; la troi¬
sième de 1250 à 1292. Les dates
qui marquent ces périodes n'ont
rien- d'absolu. Mais d'une manière
générale elles lés limitent assez
bien.
va,

C'est entre 1140 et 1250
que
sante de la poésie occitane..:.
...

Sans

mieux,
dours-

Académies,

plus floris¬

règles, par la force des choses, disons
poésie, la langue des. premiers Trouba¬

sans

par la force de la

s'imposa à leurs

Diez place la période la

successeurs...

Joseph Anglade
(Les Troubadours)
Continuité
Notre littérature, méridionale

forme un tout. Jamais ta
chaîne n'a
été interrompue, sa renaissance n'est
pas un miracle : c'est, l'abou¬
tissement d'un long et obscur
effort; la continuité de cette histoire
montre précisément que le 'mouvement littéraire
actuel n'est pas
artificiel; il se produit, avec plus d'éclat qu'on n'aurait
dre, mais il était dans la nature des choses : rien ne se pu s'y atten¬
perd rien ne
se créé.

Joseph Anglaue

«
£îv France, il y aura
de l'Oit pour tous

SI

LA mm SOCIALE

assure

LA FUSION
a

il

maintenus

en

activité

de l'Entente

au

creuset

professionnelle

�llouvemeiil de h population en Í922
Midi 1

Récapitulation par départements du

Excédents

Population
0

mars

1921

316.279
418.310

1.760
1.558
6.115
5.456
3.191
5.176
6.190
15.303
3.493
5.732
7.826

Corrèze

273.808

4.850

Creuse

228.344
396.742

263.509
396.169

3.888
7.329
4.917
7.162

424.582

8.234

Gironde

194.406
819.404

3.912
15.276

Hérault
Landes

488.215
263.937

8.486
4.215

Lot

176.889
239.972
108.822
270.148
490.560

3.959

91.882

Alpes (Basses)
Alpes (Hautes)

Alpes-Maritimes

89.275
.

.

357.759
294.308
172.851
287.052
332.940
841.996
199.402

.

.

Ardèche

Ariège
Aude

Aveyron
Bouches-du-Rhône.
Cantal

.

.

Charente

Charente-Inférieure.

.

.

Dordogne
Drôme

Gard

(Haute).

Garonne
Gers

.

.

.

Lot-et-Garonne

Lozère
Nièvre

•

•

.

.

.

.

.

Pyrénées-Orientales.

.

Puy-de-Dôme
Pyrénées (Basses)
Pyrénées (Htes) .

,

Tarn

Tarn-et-Garonne

.

.

.

Var

Vaucluse
Vendée
Vienne.
Vienne

Vosges

(Haute).

.

.

.

........

France entière

402.981

■

—

—

+
+
+
+
+'
+
+

+
+
+

+
—

257
551

487
2.125
462

361
464
612
122
707
74
117
832
881

528

+

1.441

+

747

—

1.853

450

+

4.891
5.234
8.931
7.212

35
413
167

+
—

'

+

788
775
370
597
453
941
535
904

185.760
217.503
295.588
159.559
322.945
219.602
397.292
306.248
350.235
383.684

3.762
3.287
5.266

5.716

+
HT
+

6.466

+

1.356
1.876

39.209.766

696.373

+

117.023

^naissances,

—&gt;

indique les

(!) + indique les excédents
des décès.

excédents

des naissances

Décès

légale le

DÉPARTEMENTS

de

3.321
6.415
4.449
7.555
5.351

—

■£i
+

—

—

'■

222

369
909
305
1.626
744

Chez une
lingère, à Rochefort, se trouve un écriteau qui
porte ces mots :
Ici, on repasse les militaires.

�—

!§&gt;*+

149

—

LES ARMES A FEU

L'invention des

armes

à feu

paraît due

aux

-w^g
Arabes. Nous

que le sultan du Maroc Abou-Youssouf en fit. usage en
1273, au siège de Sidjilmessa. Mais le fait est mentionné par
l'historien espagnol Condé, sans détails.
En Europe, ce sont incontestablement les Italiens qui furent
les premiers fabricants de canons de fer.
Une pièce authentique de la République de Florence, datée
du 11 février 1325,
parle de la fabrication des boulets cle fer el
savons

des canons de métal pour la défense des châteaux et des villages
appartenant à la République.
L'usage des canons s'est vite répandu en France ainsi que
dans les nations « civilisées ». On en constate l'emploi au siège
de Puy-Guilhem, en 1339 et on a des pièces authentiques cons¬
tatant rétablissement d'une fabrique de canons à Cahors en
1345.
Les premières armes à feu furent les
mortiers où l'on enflammait la charge à

bombardes, espèces de
l'aide d'une mèche, par
une lumière, prise à la culasse. Mais peu après, vinrent lés uêuglaires, dont la culasse mobile au moyen d'une anse recevait
la charge
pendant que le boulet était introduit directement
dans la pièce. Ces veuglaires sont les ancêtres des canons se
chargeant par la culasse.
Les armes portatives datent de la même époque que les
armes lourdes : le premier type en fut le canon à main, canon
court, supporté par une crosse et qui disparut rapidement de¬
vant la couleuvrine, plus étroite, plus longue, moins lourde,
que l'on tirait en appuyant sur une fourche. Leur calibre était
de 15 à 20 millimètres, leur poids variait de 5 à 15 kilogs,
leur longueur de 1 m. 30 à 2 m. 20. Ce sont les ancêtres — bien
lointains
de nos terribles fusils à répétition, ainsi que de nos
fusils automatiques çt de nos redoutables mitrailleuses dont
la guerre a fait un si grand usage.
—

Taxe

postale «le» papiers d'afïaires

En

1921, la taxe était la même que pour les lettres ordinaires.
Depuis janvier 1922, par exception, pour les factures, rele¬
vés, de comptes, notes d'honoraires, envoyés sous bande ou
sur carte à découvert, le tarif (au lieu de 0 i'r. 25) est de Ofr. 15
jusqmau poids de 20 grammes. (Loi de finances du 31 décem¬
bre 1921).
L'ESPRIT DU JOUR
Lili

papa
—

a

commencé à

apprendre l'histoire naturelle. Au dessert,

l'intérroge.

Voyons, d'où viennent les figues ?

Des figuiers.
Les citrons ?
Des citronniers ?
Et les dattes ?
Elle réfléchit un moment,

-—

—

—

—

—

Des calendriers.

puis, tout à coup

s

�L'ANNÉE AGRICOLE
:

Congrès de l'Agriculture de Toulouse

Le 19 mai s'est, tenu à Toulouse un
Congrès agricole qui res¬
tera comme l'une des plus belles manifestations de' l'année.

Le rapporteur général du concours était M. le
marquis de
Palaminy, ' secrétaire général de la Confédération des Asso¬
ciations agricoles du Sud-Ouest.
Le discours d'ouverture a été
prononcé par M. Couzinet,
président du Congres. Les conférences furent faites durant
trois jours sur des sujets d'actualité agricole : Le
Sot, par M.
Souirisseau, de l'Université de Toulouse; Le Blé, par M$I.
Serin ingénieur agronome et Ambroise
Rendu, député; La
Pomme de terre, par M. Brunei, de l'Université de Toulouse.
L'Élevage, par M. Girard, de l'École vétérinaire de Toulouse;
la nécessité de l'organisation
professionnelle, par MM. de Boyer
Montégut, Mainteneur des Jeux Floraux, membre de l'Aca¬
démie de législation, Anglade et Lapierre; la
Vigne, par MM.
Héron et Vincens; l'Eleclrificalion à la
campagne par MM. Calvet et Remaury; le Crédit agricole, el les Assurances contre la
mortalité du bétail par M. Dubois; les
Tarifs de transport cl
l'Agriculture, par M. Hubert Lagardelle, directeur de la 9e
Région économique; l'Union latine par M. Sàvignól qui annonça
qu'en 1924 aurait lieu à Toulouse l'Exposition delà Terre

Latine.

M. Couzinet a
prononcé le discours de clôture.
remercié tous ceux qui ont eu une
tion de
«

ce

Congrès il

a

ajouté

Après avoir
part active, dans l'organisa¬

:

Mais il faut que la bonne semence

jetée au congrès lève et
porte dps fruits abondants.
Ces leçons ne pourront donner d'heureux résultais
que grâce
à l'action féconde et bienfaisante de
l'a Confédération Natio¬
nale des Associations
agricoles.
Pour qu'elle le
remplisse Si faut, qu'elle ait des ressources
modestes, mais suffisantes.
M. Couzinet fait
appel à tous les représentants des Asso¬
ciations départementales.
Envisageant alors le rôle de la Confédération, M, Couzinet
cite les paroles très élevées et très belles de M.,
Gauthier, con¬
seiller d'Etat, en transmettant ses
pouvoirs à M. Ricard, an¬
cien ministre de l'agriculture.
L'ancien président général de la C. H. A.
A., avait rempli de
hautes fonctions, d'importantes missions. Aueune
ne lui
parut
plus noble, plus efficace, plus patriotique. La
prospérité de
l'agriculture, en effet, est|le facteur.essentiel du relèvement na¬
tional. En
remplissant cefdevoii social, M. Gauthier avait senti
qu'il s'élevait dans l'air pur de l'idéal et
qu'il couronnait de
la façon la plus haute le soir d'une belle
vie.
La
prospérité de l'agriculture sera la prospérité de nos ter¬
res occitanes. Et
le Congres constitue une
manifestation de.
vitalité occitane digne A'tire
soulignée

�Journées Agricoles
Le 28 avril ont été

de Pau

ouvertes les journées

agricoles de Pau

qui ont compris une réunion de l'Office régional du Sud-Ouest,
une exposition de machines et une exposition agricole et une
réunion organisée par l'Association Régionaliste du Bassin de
l'Adour au sujet de la délimitation de la Région de l'Adour.

Première

Foire-Agricole de Toulouse

a eu lieu à Toulouse la première foire
agricole. Cette manifestation agricole et économique a eu le
plus grand succès.
La Foire-Concours, a écrit M. de Boyer-Montégut, est un
triomphe pour notre cité et pour la région. Si vous en doutez,
avant de commencer votre visite, traversez rapidement la pas¬
serelle de Banlève. Ne vous attardez pas Irop longtemps dans
la contemplation de la belle" vue sur la Garonne et la rive
gauche; Arrachez-vous au plaisir de regarder une chute d'eau
pittoresque, cl. fraîche alors qu'un beau soleil luit dans un
Du 14 mai au

28 mai

«

ciel d'une pureté, admirable.
Ne flânez pas trop longtemps

parallèlement au fleuve.

Pénétrez dans le champ

assez

les frais ombrages du ! arc
l'exposition en vous dirigeant

sous

Toulousain. Mais traversez toute

où labourent les tracteurs.. Avancez

loin. Puis, retournez-vous.

Vous

féerique et dç l'un des
toulousains.
apparaîtra dans son entier, dans le cadre
l'imagination puisse rêver.

jouirez alors d'un coup d'oeil

plus beaux paysages
le

L'exposition vous
plus féérique que

parcs des machines se montreront dans
disposés avec harmonie, parés avec art.
Vous apercevrez de temps à autre un tracteur
quitter sa
place, évoluer avec aisance et exécuter des labours.
Vous percevrez le ronflement des moteurs, ainsi que toutes

Devant vous, les
toute leur ampleur,

du travail, de l'activité, cle
province. »
Bétail, machines, produits agricoles, toute lamanifestations

les

de notre

l'intelligence

ferme étaient

représentée à celle foire qui donna prise à de nombreux et
heureux échanges commerciaux dont bénéficiera noire
agri¬
culture- méridionale.

En LIMOUSIN : le
La Société

Congrès de l'Arbre et de

Gay-Lussac a organisé

l'Eau

cette année en Limousin

Congrès de V Arbre et de F Eau.
M. Elie jacquet a rendu compte de ce congrès par
flexions que l'on va lire :
Les congressistes ont tenu leurs séances dans les

un

«

les ré¬

princi¬

notre province. El il n'est-pas douteux qu'ils
et l'ail du bon travail,
pouvoirs publics

paux centres de
auront pris d'excellentes résolutions
Puisse leur initiative- attirer l'attention des
et de toutes les bonnes volontés sur la détresse de nos
Où sont' maintenant ces bois immenses, premiers
des divinités
avec

celtiques,
d'or

des faucilles

forêts !
temples
où lés Druides cueillaient le gui sacré
? Oué sont devenus ces millions d'ar-

�—

152

—

bres

géanls qui faisaient, le charme et la fortune cle notre con¬
Depuis le seizième siècle, ils disparaissent avec une cons¬
régularité. On déracine, on coupe. Mais hélas ! on ne re¬
plante pas toujours.
Et pourtant, dit un adage serbe, qui tue un arbre, tue un
homme. Et nul n'ignore qu'il n'y a pas de meilleur régulateur
de l'eau que les forêts.
Il est à souhaiter que les congressistes réussissent à persua¬
der nos compatriotes de l'intérêt qu'il y a pour eux à exploiter
rationnellement leurs bois. D'une statistique récente, il ré¬
sulte que cette exploitation ne donne pas de résultats apréciables dans le Centre. Pourquoi? Parce qu'elle n'est pas faite
intelligemment. Or la terre limousine se prête admirablement
à la sylviculture. Pins, bouleaux, chênes, châtaigniers, hêtres,
etc. y poussent à merveille. A ses habitants d'en profiter.
Souhaitons que les excellents conseils donnés par le Congrès
de l'Arbre et de l'Eau inspirent aux paysans de la Corrèze
l'idée de procéder à un reboisement intensif. S'ils y parvien¬
nent le XIe Congrès n'aura pas été vain,
trée ?
tante

A TOULOUSE
Un

Congrès de l'Eau a été tenu également à Toulouse du
Février, sous la présidence de M. Paul Sabatier, mem¬
bre de l'Institut, doyen de la Faculté des sciences de Toulouse,
président de l'Union du Súd-Ouest des Svdnicats d'Encourage¬
20

au

26

ment à la motoculture.

A

RODEZ

:

VIe

Congrès National des Syndicats Agricoles

Les

0, 10 et 11 juin 1922 a été tenu à Rodez le. VU Congrès
National des Syndicats agricoles.
D'utiles discussions ont eu lieu sur les assurances sociales, le
marché de la viande, le marché des blés.
*

Les

Congressistes ont ainsi

concrétisé leurs doléances

:

que les pouvoirs publics s'occupent activement de l'électrification rurale; que les syndicats agricoles s'efforcent d'organi¬
ser leurs adhérents pour arriver à la vente
coopérative du blé,en
tenant compte des possibilités et des ressources
spéciales;
que,

le

locaux
amener

la

échéant, ils cherchent à s'entendre avec les moulins
qui économisent les frais de transport, n'ayant pas à
le blé, ni à payer pour les sous-produits utilisés par

cas

ferme le fret de retour.
Si les théories de Rodez triomphaient,

elles devraient être
chargées de résoudre en tenant compte de toutes les contin¬
gences locales, le grave problème de l'assurance. Elles cou¬
vrent déjà les risques d'incendie; pourquoi ne protégeraientelles pas l'agriculteur contre le risque accidents, maladie,
vieillesse, invalidité ? Notons pour le moment que la solution
est demandée à ces deux idées directrices ; l'organisaîion pro¬
fessionnelle et Je régionalisme.
A Rodez, à côté de la place d'honneur qui leur est réservée,
les agriculteurs ont mis au premier rang l'institution qui est
la cellule mère de la société : la famille.
Or, la famille a pour fondement l'amour du sol natal et le
culte des ancêtres, Voilà pourquoi le Congrès a demandé que

�connaître aux

l'on fasse

enfants des écoles

l'histoire de leur ré¬

compatriotes.

gion et les œuvres littéraires de leurs
Voilà une bonne initiative qui aura de fécondes répercussions.
La famille est la suprême ressource de la patrie. Mais sa
prospérité importe particulièrement à la campagne
peut se développer à l'aise et devenir féconde.
Elle a des droits incontestés. Mais ils ne sont ni représentés,
ni défendus. Cet état de choses doit cesser. Voilà pourquoi le
Congrès a demandé que le principe du vote
exerçant le droit de suffrage pour chacun, de ses

où elle

familial, le père
enfants mi¬
neurs, soit substitué dans le plus bref délai possible, à celui
du vote individuel.
Rien n'a manqué à ces importantes assises qui marqueront
étape glorieuse dans l'histoire des Associations agricoles.
une

A BRÍVE :

Congrès Régional

Les 25, 25 et 27 août derniers a été
régional d'Agriculture.
Le Congrès a été organisé par la

d'Agriculture

tenu à Brive un Congrès

Fédération Centre-Sud

agricoles dans lesquelles sont groupés
cinquantaine de mille d'agriculteurs de la Corrèze, de la
dogne, du Lot, de la Haute-Vienne et. du Cantal.

des

Associations

une

Dor-

Agricole
La Société d'Agriculture et l'Office des Services agricoles,
ont organisé les 30 juin, 1er et 2 juillet, à Draguignan, une
grande manifestation agricole qui a compris :
Un concours de vins et d'huiles de la récolte 1921; un con¬
A

DRAGUIGNAN : Concours

de fruits et légumes frais ou en conserve; de semences,
produits forestiers et agricoles divers; une
boriculture florale, de plantes à parfums et produits de
tillerie; une exposition de miel et produits du rucher; une ex¬
position do collections scolaires
une
tion d'emballages de toutes sortes ; une expositon de plans
de constructions agricoles, maisons d'habitation, logement
animaux, hangars, fosses à fumier, caves et huileries
tives ; une exposition de-matériel agricole, viticole,
avec démonstrations pratiques d'instruments du sol; un con¬
cours de juments
poulinières ; un concours de
mu-

cours

exposition d'ar¬
dis¬
d'enseignement;
exposi¬

de

des

coopéra¬
etc....,
juments

lassières.

Pour la

A VALENCE :

Sériciculture

qui s'est
des séri¬
urgent
à certains représentants des intérêts séricicoles de se grouper
et d'étudier les"remèdes à apporter à la crise actuelle.
Des représentants des Olïlces régionaux et départementaux
de l'agriculture des Syndicats de la"filature et du grainage, as¬

de la sériciculture, décadence
accentuée l'an passé, par suite de la. tendance
ciculteurs à délaisser l'élevage des vers à soie, il a paru
Devant la décadence

encore

*

stations séricicoles de Montpellier
le 2 février, à Valence, ont décidé
national pour la défense de la sé¬

sistés des délégués des
Alais et Draguignan, réunis
la constitution d'un Comité

riciculture.

N

�AUX SAINTES-MARIES-DE-LA-MER.
Chaque année des fêtes grandioses sont célébrées aux Sirinl.esmer. Elles eurent cette année un éclat, tout par¬

Maries-de la
ticulier.

lieu, sous la présidence de Monsei¬
Montpellier, les cérémonies religieuses

Les 24 et 25 mai eurent

gneur

l'archevêque de

si curieuses du Salut aux Saints, de la
des chasses que Mistral immortalisa.

et 27 eurent, lieu les Fêtes gradianes, tournois
de l'Eperuier et des 'Aiguillâtes, for rade offerte

Les 25, 26
des Echarpes,

t

il,* ils

montée et de la descente

«

Revue

Française

MAliQUIS

DE

»

BAHONÇELLI-JÁVON

M. le Marquis Folco de Baroncelli-Javon, le fin Manamajorai du Félibrige,. abrivados et courses de vaches.
Mais laissons la parole à un amoureux des Saints, M. Al¬
fred Chabaud qui va nous dire toute la poésie de ces fêtes (');•
« Le mois de mai ramène
l'apothéose de ce séjour. La foule
des pèlerins s'y précipite; les rangs sont mêlés, les classes con¬
fondues : provençales en costume, gardians à, cheval, marins
pieds nus, bohémiens embellis pour ia fête ayant choisi leur
camp pour les roulottes',, et, couverts de lambeaux inulfieopar

dier

t1) Courrier du Midi, Avignon.

�155

—

—

lores, mêlant leurs faces bronzées, aux figures
forestiers ». A eux la crypte, car la crypte
Sainte Sarah, l'égyptienne, tandis que
«

périeure, c'est le

bruit confus des

souriantes des

c'est le tombeau de
là-haut, dans l'église su¬

voix, la cadence des psaumes
et le doux murmure
pénitents qui se con¬

chantés, l'encens de la messe solennelle
des Ave Maria,- ou le chucliottement des
fessent

aux

quatre coins de

Cliché

«

l'édifice.

Courrier du Midi »
ÉGLISES DES

«

Devant la

SAIN'11ÍS-MA1UES

piaillent» leurs cierges, des
malades, fendent la
pâlotes demoiselles
mieux voir, crier leurs misères, être

porte, les vendeuses «

du peuple portent des enfants,
cohue ainsi que des bohémiennes, ou de

femmes

qui s'approchent pour

guéries.

entend grincer
dans la voùlo des¬
Les fronts, les

Bientôt, d'une chapélle supérieure encore, on
et, par une ouverture pratiquée
cendent, les deux'chasses en forme d'arches «
«

les treuils

�bras levés, la
Instant

foule pantelante attend un miracle. » (Mistral)
d'émotion, minute de respect, bientôt suivis de cris,

d'empressement, de bousculades... Qui donc sera guérie ?...
Quel nouveau prodige va augmenter le nombre des ex-voto sus¬
pendus aux parois de l'église ?
Le jour même ou le lendemain, une procession défile sur
la plage : les robes blanches, les écliarpes soyeuses flottent au
vent; les cantiques pieux s'opposent au grondement mono¬
«

tone ou terrible de la mer ; chacun semble montrer du doigt
íe chemin qu'ont pris les Saintes pour venir; puis, la robe rouge
d'un cardinal ou la soutane violette de l'archevêque se détache
sur une barque en avant des flots : la main du Pontife jette
l'eau bénite, tandis que des mots de prière, de bénédiction ou
d'espoir tombent sur les têtes inclinées des sardiniers ou des

pécheurs, tous à genoux dans leurs tartanes enrubanées...
« Dieu servi dans l'honneur rendu à ses
disciples, les amuse¬
ments populaires provençaux réclament leurs droits. Les tam¬
bourins et les galoubets s'accordent et commencent une joyeuse

farandole

jeunes gens et jeunes filles se donnent la main et,
figures rubicondes, flotte le léger ruban des pro¬
vençales : les bohémiens organisent des concerts avec des accor¬
déons et des guitares, tandis que leurs marmots, par habitude
se faufilent dans la foule pour demander un sou en jouant des
castagnettes, ou pour offrir aux étrangers leurs corbeilles de
roseaux, de joncs tressés.. Èn un clin d'oeil, la place de l'église
est entourée de grosse poutres et de charrettes. Les bœufs ! ! !
la jeunesse, les hommes mûrs en bras de chemise, se trémous¬
sent, tournent, lèvent les mains, excitent les fauves, s'épar¬
pillent, reviennent, jusqu'à ce que des applaudissements sa¬
luent le vainqueur de la « cocarde », ou que les siflets et les
rires accueillent la maladresse d'un fanfaron. Puis, quand le
:

au-dessus des

soleil empourpre

la buée qui s'élève de la mer, au couchant,

alors, les taureaux, pressés, par des cavaliers intrépides, s'en¬
volent dans un nuage de poussière, pour aller là-bas, dans la
solitude des grands mas » attendre d'autres combats. »

Fédéralismes

Mount fort !
Se

lou

Pople,. ai-las ! las a des[breinbados,
Las guerros d'antan/ cal las li
[brembar 1
Lou Miedjourn, Mountfort lou fas[quèt flambar,
Sas libertats pr'el fousquèron rau[bados.
Prousper Estiêre

Famille

d'individus,

l'humanité fédérale où nous ten¬
dons en
maintenant
la
patrie

française

et

par

l'impulsion de

1789.
Maurice Barrés

Un

Comme politique générale, nous
devons sans relâche désirer le sys¬
tème fédéral ; fédération des peu¬

Mistral ne fut pas
décentralisateur.
Mais

ples, confédération latine et

re¬
une

Frédéric Mistral

les

nations, citoyens socialistes, voilà

Politique générale

naissance des provinces dans
libre et naturelle fraternité.

voilà

communes; famille de communes,
voilà la région; famille de régions,
voilà la nation : une famille de

foyer,

une source

le premier
il

fut le

père de la décentralisation ; car
il en fut
l'exemple. Et le Félibrige fut certainement le premier
acte

de

décentralisation.
F. Jean Debthieux

�LE PAYS TOULOUSAIN

S AINT-JORY
C'est

un

bien beau livre que celui que vient de consa¬

à sa petite patrie M.
Saint Pierre, à Toulouse,
crer

l'abbé Jean Contrasty, curé de
membre de la société Archéolo¬

gique du Midi de la France et lauréat de l'Académie fran¬
çaise.
En le lisant et tandis que mes regards s'arrêtaient avec
complaisance sur les admirables gravures qui en illus¬
trent le texte, je pensais à ce qu'écrivait un jour Emile
Gehbardt

:

la Province revive, il est bon de lui appren¬
dre comment elle a vécu... C'est en lui rendant la cons¬
cience de son originalité historique qu'on l'encouragera
à secouer et à marcher au grand air. »
C'est bien le service que vient de rendre à un coin de
«

Pour que

province du Languedoc M. Contrasty en
histoire de Saint Jory.
Rarement a été accomplie résurrection plus
d'une cité modeste aujourd'hui, mais qui eut ses
de célébrité.
notre

écrivant

son

complète
moments

N'est-ce pas une

gloire déjà que de pouvoir revendiquer
origine ? Or, l'existence du village de
Saint Jory nous est attestée par une charte du cartulaire
de Saint Sernin qui jouit d'un âge fort respectable puis¬
qu'elle remonte à l'année 1075.
Dès sa naissance presque la petite cité dont les maisons
sans défiance se prélassent aujourd'hui dans la plaine,sous
les rayons d'un clair soleil, connut les horreurs delà guerre
et du pillage. Son église fut mise à sac et démolie, SaintJory était alors entre les mains des vasseaux des comtes de
Toulouse. Et si ce n'est à eux mêmes, c'est tout au moins
à leurs semblables qu'Urbain II fit entendre ces dures pa¬
une

très lointaine

roles :
« Voués
à la vie des armes, vous déchirez orgueilleuse¬
ment vos frères et vous vous taillez mutuellement en
ne marchez pas dans la voie qui peut vous
salut et à la vie. Vous êtes les oppresseurs des

pièces... Vous
conduire

au

orphelins, les dévaliseurs des veuves : vous êtes homicides,
sacrilèges; vous êtes les violateurs des droits du prochain. »

�—

158

—

; Salutaires paroles gai contribuèrent assurément à faire
triompher les idées dé paix et d'humanité.
Aussi 1a. prospérité revint-elle rapidement dans le pays.
Pas plus tard qu'à l'aurore du treizième siècle, « grande
est la variété des marchajrdises et des denrées
qui circu¬
lent sur la route de Saiirt Jory : armes, bois de lance, cha¬
peaux de 1er, cuirasses., produits de droguerie ou de phar¬
macie, alun, pumiq, poivre,..redqui, denrées, saumons,
poissons, vêteiherrts,1 cuirs, chatissitrês, nreules; poêles,etc.

etc...

»

Quelques années plus tard, le seigneur de Saint-Jory
fut « ung home molt valen et ardit. » c'était un Espagnol
qui s'appelait Hugues d'Alfaro. Il avait épousé Guillèmette, la fille de Raymond VI, qui lui avait apporté la
seigneurie de Saint-Jory dans sa corbeille de noces. Ge
prince s'occupa beaucoup plus de ferrailler, ce qu'il lit
avec honneur, que d'administrer ou de gouverner. C'était
de famille assurément, puisque, quelques pages plus loin,
M. Contrasty nous signale l'esprit batailleur d un autre
Alfaro Bertrand et les interminables chicanes qu'il eut
avec son voisin, le seigneur de Castelnau,
au sujet des
fourches patibulaires !...
Saint-Jory connut encore de mauvais jours au qua¬
torzième siècle pendant la guerre des Anglais, « dévastant
à dix lieues à la ronde tout le pays qu'ils traversaient. »,
Du seizième siècle à la Révolution, c'est la noble fa¬
mille des du Faur qui étendit sur le village sa bienfai¬
sante

autorité.

Pour

remplacer l'ancien château que les Anglais avaient
démoli, Arnault de Faur, qui, aux côtés de Charles VIII,
en Italie, avait apprécié les belles
productions delà re¬
naissance, imagina pour sa résidence de Saint-Jory un
plan magnifique dont il put confier l'exécution à des maî¬
tres-maçons toulousains. Ce château dont il nous reste
encore quelques jolis vestiges, avait
d'imposantes dimen¬
sions, des murs, des fossés et des bacanes le protégeaient
contre les attaques toujours à craindre.
La description
qu'en 1(131 en firent des experts, nous fait amèrement re¬
gretter qu'il n'ait pas résisté aux injures du temps et des
hommes. « Ledit château est composé de deux
corps de
logis, à chacun desquels y a une basse-cour au milieu, et
dans chacune des dites

basses-courtz y a une tour avec

degré, à vis de boys de chesne et par dehors du dit
chasteau quatre tours attachées à icelluy, les deux gran¬
des, l'une en lozange et l'autre quarrée, et les deux res-,
tantes rondes...

»

Flanqué de ces six grosses tours, il devait avoir fort
grand air, le château des du Faur.
Si belle, si somptueuse cependant qu'ait été cette de¬
meure, M. Contrasty nous apprend et ceci est fort amu¬

sant et même d'actualité

qu'elle

ne put satisfaire

un

des

�—

héritiers de cette noble

Í59

—

famille, Tristan 1er qui naquit à

Saint-Jory, le 1er mai 1630.
Grâce à son « Livre de Raison », qu'il eut la bonne idée
de tenir à jour, nous savons que Tristan eut l'humeur

Tantôt citadin, tantôt campagnard, il se plut
déménagements. Faisons un instant la navette avec
lui, nous offrant ainsi par la pensée un plaisir qui nous est
voyageuse.
aux

aujourd'hui défendu.

Voici Tristan du Faur à l'hôtel de Nupces où
livres de loyer. Ce n'était peut être pas très
si nous tenons compte de la valeur de l'argent

et je suis à me
déjà !
que

il

paye

450

bon marché
à cette épo¬

demander si la crise » n'existait pas

Peut-être Tristan fut-il de notre avis; il ne jugea pas
mauvais en tout cas de réaliser une économie de 230 li¬
vres en allant loger au Cloître Saint-Etienne, dans la mai¬

du,chanoine de Madron. Nous le trouvons plus tard
'demeure d'un certain Bargas, puis chez le chanoine
d'Autherive, où il ne paye que 250 livres, et pour terminer

son

dans la

enfui, aux

Puits-Clos, chez M. de Courtois, chanoine de

Saint-Sernin.

Tristan du Faur fut un des capitouls nommés d'auto¬
rité par le roi en 1687. Des dépenses considérables que lui
occasionne un tel honneur, seul paraît l'avoir consolé le

plaisir cpi'il éprouve à s'exhiber en public, portant sur
épaules un brillant chaperon et sur la tête un casque
empanaché, le plaisir aussi de banqueter avec ses collè¬
gues de l'Hôtel de Ville, au son des trompettes, des tam¬
bours, des hautbois et des violons.
Que de médaillons encore on pourrait extraire de l'ou¬
vrage de M. Contrasty. Voici Coudé qui fut à plusieurs
reprises l'hôte des du Faur. La précieuse amitié du prince
profita même à tout le village. Les consuls reconnaissants
pour dédommager leur seigneur des dépenses occasionnées
par le séjour de Coudé, lui offrirent au moyen d'un em¬
prunt « un présent de mille livres. » Puis, dans leur déli¬
bération, ils affirmèrent que M. de Saint-Jory » avait évité
la totale perte et ruine des habitants. »
En 1622, Louis XIII se repose toute une nuit chez les

les

du Faur.
La princesse
sous

de Coudé vient à son tour dans ]e château
qu'à Toulouse son frère meurt

larmes pendant
la hache du bourreau.

cacher

ses

princesse « est venue exprès en Languedoc pour
grâce du duc de Montmorency, son frère, lisons
nous dans l'histoire du Languedoc. Le cardinal de Richelieu
empêcha toujours qu'elle ne vit le roi, lui ayant fait dé¬
fendre d'entrer dans Toulouse et ordonne]' de s'arrêter
aux environs. Elle se retira dans la maison du baron de
Saint-Jory, à trois lieues de Toulouse... »
Le 2 février 1814, l'infortuné Pie VII qui, quelques
La

solliciter la

�—

160

-

jours auparavant avait quitté Fontainebleau pour
Rome, reçut à Saint-Jory un accueil des plus

re¬

tourner à

en¬

thousiastes.

A notre grand regret, nous ne pouvons pas suivre M.
Contrasty jusque dans les dernières pages de son livre.
Résumer un ouvrage d'une telle importance en un artiele
de journal, n'est pas, croyez-le, chose facile. Ce
que nous
en aurons
dit, suffira, je l'espère, pour que bon nombre de
Toulousains veuillent posséder dans leur bibliothèque l'œu¬

del'éminent historien.
Mais M. Contrasty m'en voudrait certainement, si
je
ne m'associais à son souvenir
celui de tous les amis qui
lui ont permis de réaliser son projet. Il nous en avertit
vre

dans sa préface. Mme la comtesse de Villèle lui a ouvert
le trésor de ses archives du château de Merville.
« M. le comte du Faur de Pibrac et M. James
Regrallé,
nous dit-il encore, m'ont constamment
poussé à exulter ma
petite patrie, la patrie de leurs ancêtres. La sincérité de
leurs encouragements s'est traduite par des libéralités si
grandes que j'en suis encore tout ému. Puissent-ils trou¬
dans

œuvre très
souvent interrompue par le
ministère pastoral, la réalisation de leurs désirs, la jus¬
tification de leurs sacrifices et de leurs espérances. »
N'oublions pas enfin, de citer à l'ordre du jour les con¬
seillers municipaux de Saint-Jory, qui ont eu le
courage,
ver

mon

l'intelligente pensée d'y aller de leur subvention.
Soyez bénis, Messieurs,
avez

pour le bel exemple que vous
donné dans notre siècle de fer ! Bref, avec M. l'abbé

Contrasty, à tous les
Merci.

«

Amis de Saint-Jory

En
du

:

l'honneur de Roumieux

Le dimanche 18 mai eurent lieu à Beaucaire les fêtes
neur

disons

» nous

Maurice Boyé.

en

l'hon¬

poète Louis Roumieux.

Ce fut Mme Frédéric Mistral qui présida la..
où étaient représentés : la Maintenance de

Cour d'Amour
Languedoc par
Arnavielle; les Amis de la Langue d'oc, par Devise; le Flourège; l'Escolo mistralenco; le groupe régionaliste d'Arles;
la Nemausa et l'Escolo dou Ventour.

Le mal à vaincre
Notre cause est
déralisme et tous
dionaux peuvent
autour de nous,

la

Une fleur,

cause

du Fé¬

les bons méri¬
se
car

rassembler
l'ennemi à

combattre et
à
renverser.
—■
c'est la centralisation. —il n'ap¬

partient à aucun parti ou plu¬
tôt, il appartient à tous.

non

une

racine

La décentralisation intellectu¬

elle,

pas

mais,
fin
non

ne

on

n'est

un

non
une

Marius André

C. 1.0,0.
9ÈZIEPA

saurait

trop le dire

commencement

un

aboutissant. C'est

pas une cause, une

une

fleur,

racine,.
Charles Mauruas

��'
,

7i

/VLMANACH OCCITAN
Direction

:

à SAMATAN

(Gers)

L'ALMANACH

OCCITAN, organe d'action occitane,
publiera des études en langue occitane (lettres, sciences, arts, agricul¬
ture, sports) et en langue française, des meilleurs écrivains occitans.
L'ALMANACH OCCITAN

publiera des poèmes inédits des
grands poètes de la Renaissance Occitane.
PRINCIPAUX
M'ne

COLLABORATEURS

:

Philadelphe de Gerde ; MM. Joseph d'Arbaud, Jean Audiau,
Blavet, Batisto Bonnet, J. de Baroncelli-Javon, Jean
Bouzet, E. Boudon-Lashermes, Michel Camélat, J.-B. Chèze,
IL Dambielle, Louis Delhostal, Bruno Durand,
Prosper Estieu,
René Farnier, Pierre Fontan, Ismaël Girard, Marius Jouveau,
J.-B. Laborde, J.-V. Lalarne, A. Lajoinie, Et. Levrat, J. Loubet, E. Mazin, P. Mesplé, F. Mistral neveu, A. Muzac, Simin
Palay, Antonin Perbosc, S.-A. Peyre, J.-R. Régis, Raimon
Roques, Pierre Rouquette, Fernand Sarran, Bénezet Vidal, etc.
Alcide

r—

L'ALMANACH
Publiera
I

III.

—

:

Un Précis de la Littérature Occitane

(depuis les origines).

Les Provinces Occitanes

(histoire, lettres, arts, économie
langue occitane : Le Limousin, par Edouard
Mazin ; La Provence, par Frédéric Mistral neveu ; L
Auvergne,
par XXX ;
I \'lay. par E. Boudon-Lashermès ; Le Languedoc,
par S. - A. Peyre et Raimon Roques ; La Gascogne et Ie
Béarn, par Ismaël Girard; Le Perigord, par XXX.
—

avenir), études

IV-

1924

La deuxième série du Livre d Or des Lettres Occitanes.

—

II.

en

OCCITAN

—

en

Un Annuaire Occitan

(lettres, sciences, arts, agriculture,

sports).
Y.

—

Des

œuvres

inédites.
A——

...

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716587">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716596">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716610">
            <text>Almanacs = Almanachs</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716570">
              <text>Almanach occitan. - 1923</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716571">
              <text>Almanach occitan. - 1923</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716572">
              <text>Dambielle, Honoré (1873-1930). Directeur de publication</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716973">
              <text>Levrat, Étienne (1883-1937)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716974">
              <text>Palay, Simin (1874-1965)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716975">
              <text>Estieu, Prosper (1860-1939)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717102">
              <text>Dorgelès, Roland (1885-1973)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717103">
              <text>Boyé, Maurice</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717104">
              <text>Ponchon, Raoul</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717105">
              <text>Lartigue, Francès de (1893-1914)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717106">
              <text>Pouzol, Francis (1891-1918)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717107">
              <text>Peyron, Alexandre (1889-1916)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="717108">
              <text>Bégarie, Jean-Baptiste (1892-1915)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716574">
              <text>Editorial occitan (Samatan)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716575">
              <text>1923</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716576">
              <text>2020-03-23 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716577">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716578">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/538719f7f1cde361a1acbdb36cbf5ff7.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716579">
              <text>http://www.sudoc.fr/036799327</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716580">
              <text>&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/13332" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716581">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716582">
              <text>1 vol. (160 p.) ;  23 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716583">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716630">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716584">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716585">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716586">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716588">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/22208</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716589">
              <text>FRB340325101_AI-9-occ_1923</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716595">
              <text>Almanachs occitans</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716599">
              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716600">
              <text>Occitanie -- Histoire</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716597">
              <text>Desazars de Montgailhard, Marie-Louis (1837-1927)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716601">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716631">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organe bilingue d'action occitane et de vulgarisation &amp;raquo;, l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publie des &amp;eacute;tudes en langue occitane et en langue fran&amp;ccedil;aise des plus grands auteurs occitans. Il publie aussi des &amp;oelig;uvres in&amp;eacute;dites des &amp;eacute;crivains de la renaissance occitane.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="716634">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organ biling&amp;uuml;e d'accion occitana e de vulgarizacion &amp;raquo; l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publica d'estudis en lenga occitana e en lenga francesa dels&amp;nbsp; autors occitans dels mai b&amp;egrave;ls. Publica tanben d'&amp;ograve;bras ineditas dels escrivans de la renaissen&amp;ccedil;a occitana.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823890">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Al 9</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716590">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716591">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716592">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="716594">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="723507">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2106">
      <name>Autors occitans = Auteurs occitans</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
