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                  <text>ALMANA CH 3

OCCITAN

Deuxième Année.

Prix

2

francs.

�É PILE PSIE
moment dans te Monde Médical
que des Guérisons inespérées obtenues par le Docteur
BOUfìDAUX dans le traitement de /'EPILEPSIE,
réputée jusqu'ici incurable. Ecrivez-lui et il vous
II n'est

question

enverra sa

Dr

en ce

Notice.

BOURDAUX, à Fleurance (Gers)

�C.l.0,0
^fZiERÍ
^^
v&lt;£ v'i \l/ vlí \l/

&gt;V i'í i'í

JV

II

■

I

I

1)1

i

ALMAHACH

,

.

)

\V

OCCITAN

DEUXIEME
f.'A.l.ro'órtqp.li,

I

ANNÉE

Of.f.ibiii

parait pour ht seconde fois.
été accueilli ai'i'c-picncur lorsqu'il est né, Vannée passée. De
loue les paye d'Oc, d'Auvergne, de TTSUTtirgne, de
Oaseotjne. de Lan¬
guedoc, de Limousin, de Provence lui sont parfffmis des témoignages
d'amilié qui ont été les meilleure des

—

Il

a

Celte

pas

né

sont

a

eu,

" sous

a

et

aura

encore

longtemps la tâche difficile.

le signe- généreux de l'action ?

raisons

ses

difficile: Ce chemin est

ardu. RI pour se faire une
un nouveau venu doit jouer des coudes. L'Almanach

place au soleil,
Occitan

encntiragemeÌTÌs.

est

œuvre

d'être...

».

PPest-il

L'action, ta lutte, telles

Aussi

accepL-t-il allègrement les conditions
qui lai sonl faites. Il agira, il luttera pour vivre, puisqu'il veut vivre
pour; servir la cause sacrée île la défense de nos intérêts occitans, de
la recouurancé de nos libertés occitanes.
On connaît son programme : L'Almanach occitan veut être avant
tout un Irait d'union. Trait d'union entre les diverses
provinces occi¬
tanes. Trait d'union entre ceux
qui ont entendu la voix (In Maître de
S Initiant' et ceux qui y
sont restés soùrds. Il veut être un instrument
île propagande or.cita'ne.
De propagande dans tous tes milieux : litéraires. agricoles, industriels', comhierciaux.
sportifs, etc. etc. car la
condition de notre renaissance, c'est Vunanimité de toutes les
forces
morales, ci matérielles, du pays. »
Il se présente pour la
seconde fois-à ses lecteurs ; il leur demande,
de bien vouloir l'accueillir en lui faisant confiance.
Chaque année,' il
grandira il améliorera ses rubriques, ses êmf'çpiqiiçs, sa rédaction. Il
se
fera plus aimable.
Oui: chaque lectem^mtn- soit ami.
Que chaque ami se fasse son propagateur.
Par les souvenirs et les espoirs, à l'œuvre
pour.préparer -la renais¬
de nus. pays
Vive nous !

sance

d'oc!

L'Almanach Occitan renouvelle à tous les confrères qui l'ont ac¬
avec tant d'amilié
ses, remerciements tes plus sincères, les plus
émus : Le Polit Niçois, Le Courrier du Midi, La Revue FrançaiseLa Revue Méridionale, L'Express
du Midi, La Càhreta, Les Reclams
de Biarn e Gascougriç, Le Mercure de
France, lo Gai Saber, Limouzi,
L'Eclair de Montpellier, Ion Bournat, le Travail, La Dépêche, Le
cueilli

Télégramme. Le Midi. Le Petit Méridional, La Terre d'oc, la Cigalo
Xnrbouneso. La Cigalo Langadouciano. La Veto de. Catalunya, La
Publicitat, lou Fetibrige, etc...

cDirection (Littêiaiie

:

à

-SamataK

(c(Jetô)

l.e

Directeur de i'Almanach Occitan recevra avec intérêt tous les
avis, conseils et suggestions que l'on voudra bien lui adresser.
Pour l'édition 1925 les manuscrits seront reçus du 1 "r avril au 1 "r.

i utile!
ALBL

1924,
:

dernier

délai.

Imprimerie des Orph.-Appr. -—Déposé. Tous droits réservés.

�T/\.]3L_

Calendrier

■

'

4

Annuaire Oc-citan (Première Partie)
Les Provinces Occitanes

27

Livre d'Or ctcS^l^etties Occitanes

3o

Figures Occitanes
Adolphe Jauréguv

33

.

43

Chorale Déodat de Sévérac
Salon des Artistes

....

méridionaux.

47
49

Marcel Lenoir

53

Henri Paravre

56.

Ferroul

5.7

L'Omi de la Terre

65

Hommage à Camélat

68

Une grande Pitié

79

L'Année Occitane

82

Les Morts de l'Année

Annuaire Occitan

:

deuxiènie partie

Questions Agricoles

101

La nouvelle Loi Militaire

La

Législation agricole
Loi sur les Loyers
Impôts sur le Revenu

113
en

1923

116
120
122

Jasmin
Ren

129

leyt

que

Le Borni

e

i3t

le Boussut

Aux membres de

141

l'Enseignement des Pay

d'Oc

145

And réline
Les

93
93

149

Sports

Erratum: 1 âge

157
"52 h m

Henri-P.arayre

d&lt;

Vierge

'est

..lu Maître

�GENERALITES

Comput

Eléments du

Cycle solaire

Indiefcion romaine
1
2-4
Eclipses de Soleil et de Lune

.

lïpacte „

■

'7-

éclipse totale de Lune. Commencement à 13 h. 15; milieu
19 Ii. 2; En partie visible à Toulouse. — II. Lier-5 mars,
éclipse partielle de Soleil. Commencement à 13 h. 55: plus grande phase à
15 h. 44: fin à 17 h. 33. Invisible à Toulouse. — III. Le. .31 juillet, .éclipse
partielle de' Soleil.- Commencement à 18 h. 52; plus grande phase.à 19 h. 58;
1

.

•

FF

dominicale.;,...

Lettre

6

Nombre d'or

1924

SDR

Le 20 février,

.

à 16 h. 8; lin à

Le

'0

éclipse totale de Lune

lin à 21 h. 4. Invisible à Toulouse.
IV.
14 août,
Commencement à 17 h. 32;-milieu à 20 h. 20; fin à 23 h.
à Toulouse. — V. Le 30 août, éclipse partielle de Soleil.

à 8.h. 23; lin à 9 h. 55. Invisible à Toulouse.

50.; plus grande phase

6 h.

S. En partie visible
Commencement à

Passage de Mereure sur le disque du Soleil
Le passage de la planète Mercure sur le disque du; Soleil, phénomène
astronomique très intéressant, aura lieu les 7 et 8 mai. Premier contact le
7 à 21 h. 44; plus courte distance des centres le 8 à 1 h. 41 ; dernier contact lé
8 à 5 h. 39.
Seul le. dernier contact sera visible en Europe. (Mercure étant
sur le disque du Soleil, le 8, à son lever).
—

Concordance des
Le 1er
19

janvier 1924

correspond au :

décembre-1923 du calendrier Julien;

calendrier

Commencement

le 20
le 21
le, 22
le 22

(équinoxe)

EU -(solstice)
Automne (équinoxe)
Hiver

(solstice)

,

P. L.
D. Q.

6 à 12.h.
le 13 à 22 lu
le 21 á 0 h.
le 28 à
5h.

Septembre

décembre
de la

D.

N. L.

p.

57

,QQ.

1

h. 38

le

P. Q-

le' 12 à 20 h.

9

P. L.

le 20 à 16 h.

7

D-

le 27 à 1.3 h. 15

Q-

mars

N.

L."

le

P.

Q-

le 13 à

le

5 à 1 5 h.&lt;56

2 à 14 h. 3:4

N. L.

le

P.

le 10 à I 3 h. 37

Q-

P. L.

D.

Q,

le 17 à

4 h. 4.1

le 24 à

2 h. 16

.N. L.

lé

Q.

le

2 à

P. L.

le 21 à

D.

le 23 à 1.6

D-

lè 27 à) 20 h, 24

N. L.

P.

Q.

h. 36

le 31 à 19 h. 42

âou.t

ai vril

3 h. 41

le*

Q-

le 12, à U h. 12

P. L.

le 14 à 20 h. 19

P. L.

le 19 à 14 h. 11

D.

Q.

le 22 à

le 26 à

N. L.

le .30 à

Q.

D.

le 21 à

Q.

7 h. 17

4 h. 28

8 h. 45
:

7 h.

0

3 h. 35

le 28 à 20 h. 16

P.

Q.

le

5 à 14 h. 30

P. L.

le 12 à 20 h. 21

D.

le 20. à 22 li. 54

Q.

X. !..

le 28 à

6 h. 57

P.

Q.

le

Novembre

l'.

Q.

3 à 22 h. 18

le

P. L.

le 41 à 12 h. 31.

D.

le.19 ii ! 7 h. 38

Q.

-N. !..

le .26 à 17 h. 15
décembre

P.
D.

13 à

-

N. L.

4 il

6 à

le

5 ii. 35

P. L.

■

le

P. L.

juillet

50
4 li. 30

l'O.h.

s.
s.

octobre

9 à 21 h. 46
le 16 à II h. 49

Q.

P. O.

JUIN

N.'L.

2.3
24

septembre

le 25 à 14 h. 16

44.

14 s.

27's.

Liine

mai

P, L.

N. L.

février

5 à

à 21 h. 20 m.
à 16 h. 59 m.
à 7 h. 5g m.
à 2 h. 45 m.

3 à, 23 h.
0
le, 12 à 241. i l
le 18 à 21 h. 52

48

.35

Saisons

juin

'

le

des

mars

Phases
janvier

Q.

23 Djoumada 1" du calendrier

—

Printemps

N. L.

—

24 Tébeth 5684 du calendrier israélite;. - - 10 Nivose 1.32 du
républicain; ;—22 Koyhak 1640 du calendrier copte.

ipusulntan:

P.

Calendriers

8 à

9 h. 10
8 h. 37

P.

Q.

P. L.
D.

Q.

N. L.

le

.

3 à. 7 11.10

le.IL à

7 11.03

le 19 à 10 h. 11
le 20 ii

3h.46

�6 Janvier 1189

:

Le Comte Raim'on V promet

tion aux habitants de Toulouse et
et les franchises de la ville.

aide et protec¬

jure de maintenir les coutume

S.Ol Mil.

l.U

&gt;' M

FÊTES
le v ni'

1 Mardi

Circoncision S. Macaire
Ste Geneviève
S. Rigobert
S, Télesphorè
Epiphanie
Sainte { Pain il le
S. Lucien
S. Honoré
S. Marcien
S. H y gin
S. Arcade
S. Léonce
S. H il a ire

2 Mercr.
3 Jeudi
4 Vèndr.
5 Samedi
6 Dim.
7 Lundi
S Mardi

9 Mercr.
10 Jeudi
11

Vendr.

12 Samedi
13 Dim.
14 Lundi
15 Mardi
16 Mercr.
17 J eudi
18 Vendr.

27
27
27
27
7 26

7
7
7
7
ïn. L.

7
7

.

S.

P.

Q.

Paul, ermite

S. Marcel
S. Antoine
Chaire de S. Pierre à R,
S. Marius
S. Sébastien
Ste 'Agnès
P. L.
S, Vincent
.

19 Samedi
20 Dim.
21 Lundi

.

22
23
24
25
26

Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
27 Dim.
28 Lundi
29 Mardi

S. Raymond
S. Timothée

de

P.

Conv. de S. Paul
S. Polycarpc
S. Lucien
S. Jean
Chrysostome
S François de S. D. Q.
S te M aï tiiie
S. Pierre Nolasque

30 Mercr.

31 Jeudi

7 26
7 26
7 2o

7
7
7
7
7
7
7

—

"

Admis dans les

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—"*

lever

TÛ

1 11
2 26
3 39
4 52

12 41

16 22
16 24
16 25
16 26
16 27
16 28
16 29
16 30
16 31
16 33
16 34
16 35
16 36

13
13
14
15
10
17

6
7

i

7 55
8 40
9 21

9 54
10 24
10 52
Il 20
11 47
12 16
12 48
13 22
14
2
14 46
15 36
16 31
17 31
18 35
19 40

16 37
16 38
16 39

7
16
7
16
7
16
7
10
7
16
7
16
7 18i16
7 17
16
7 16i16

41
42
44
45
46
48

49

50
51
7 15 16 52
7 14 .16 53
7 13
16 55
7 12 16 57
7 11 16 58

20 47
21 56
23
6
■

0

16

1

26

2 35

NEURASTHÉNIE

ANÉMIE
Sirop de

26
25
25
25
2424
24
24
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22
21
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10 21

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9
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10 12
10 44
11 19
11 5S
12 41

—

7

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CONSOMPTION, CHLOROSE
SURMENAGE, CONVALESCENCES
^Formation de
la

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refusez les imitations
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�Secrétariat

But'de l'Association
venant en

en

leurs

aide à

SAM AT AN

à

:

:

nos

&gt;(diors.

Servir la renaissance occitane
écrivains, en faisant connaître

œuvres.

: conférences, campagnes de presse, manifestations littéraires et artistiques, publication d'oeuvres
choisies constituant la Collection Dis Auj&gt; i Pireneu.
Cette collection comporte des séries annuelles de sept
volumes à tirage limité et numérotés, composés en
caractères entièrement neufs de ia série « L'Astrée »

Moyens

gravés et fondus par les Fonderies
tirés sur Japon, Vélin de Rives et
raux, imprimeur
à Aucb (Gers).

Deberny et Pegnot,
Alfa par F. Cocha-

PREMIÈRE SÉRIE
(Année 1924)
Œuvres choisies de

ïïavarrot avec

préface dé Michel

t'.amklat.

Romivafge, poèmes de Chari.eS
Cap bat la lana, poèmes

de. Emmanuel Delbqusquet.

Béline. poème de Michel
traduction inédite)
Libre del

Lo

Œuvres

Dkrehnes.

Camélat (édition définitive-

Campestre, poèmes de

Antońín Perbosc.

provençales de Paul Arène, avec

•Joseph Loubkt.

Pages Provençales
L'Association

de Baptiste Bonnet.

comprend

des

Membres Fondateurs

: 500 IV. pour 7 volumes sur
Membres. Honoraires (cot. 100 fr. pour 7

(Cotisation

préface de

Japon)

;

des

vdhmies sur
Rives) ; des Membres Actifs (cot. 3o fr.
45 fr. après
le i5 Février 1924 pour 7 volumes sur Alfa.)
Les Membres de l'Association reçoivent 1111 numéro
de tirage qu'ils conservent pour les sept volumes. Ce
numéro est attribué par l'ordre d'arrivée des inscrip¬
tions.
Les Membres Fondateurs et
les Membres Honoraires
leur nom imprimé sur la page tle garde des sept
volumes.

ont

�5 Février 1856
lui lit (.(. Mireille ».

Adolphe Diuiicis rend visite
SOLEIL

Aj

Samedi

3 Dim.
4 Lundi
5 Mardi
6 Mercr.
7 Jeudi
8 Vendr.
9 Samedi
10 Dlm.
11 Lundi
12 Mardi
13 Mercr.
14 Jeudi
15 Vendr.
16 Samedi
17 Dim.
18 Lundi
19 Mardi /
20 Merci.
21 Jeudi
22 Vendr.
23 Samedi
24 Dim.
25 Lundi
26 Mardi
27 Mercr.
28 Jeudi
29 Vendr.

VENTE

qui

LUNE

fêtes

S.

Ignace

Purification
S. Biaise

,

Serv.
S. Gilbert
P. Q.
S. Polyeucte
SS. Faustin et Jovite
Ste Julienne
S. Théodule

lever

7 10
7
9
7
8
7 /7
7
5
7
4
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3
•2
7
7
0 59
6 58
.6 56

16 59

3 44
4 46
5 43
6 32
7 14
7 50'
8 23
8 52
9 20
9 47
10 17

6

55
6 54

6
6
6
6
6
6
6
6

Septuagésime
S. Conrad
S. Eleuthère
S. Pépin Q- T.
Chaire de S. Pierre à A..
S. Pierre Demien Q. T.
S. Mathias

Q.

S. Protère

DIRECTE

17

17
17-

51

50
48
46
44

42
41

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17

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17 11
17 13
17 15
17 17
17 19
17 20
1,7' 22
17 24
17 25
17 26
17 27
17 29
17 31
17 32
•17: 33
17 35

6 »8
37.
6 35
6 33
17 36
6 31
17 3.7
6 30 1-7 38

■i 6
.

D.

52

6 39

Sexagésime

la

coucfo.

■

.

Sept Fond, des

S. Léandre
S. Victor
S. Nestor
S. Romain

lever

-

-

S. Gilbert
S te Agathe
N. L.
S. Tite
S. Romuald
S. Jean'deMatha
S. Cyrille d'Alexandrie
Ste- Scholastique 1

à

30
28
30
36

17

44

18
19
20
21
22
23

50
54
58

59
59

58

10 47
11

20

tl

57

0 54
1 51
2 45
3 37

12 38
13 26
14 18
15

4 26
5 12
5 54

17

16 20
17 25
18

6 33

34

7

9-

19 44
7 41
20 54
8 13
22
7 t S 46
r
23 18
9 21
9 58
0 28 10 40
.

ÌÉÈ

.

'

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Apparit. de S. M.
Ste Marguerite-M.
S. Luc,

évangéliste

S. Pierre d'Alcantara

S. Jean de
ICenty
Ste Ursule
S. Marc
S. Séverin.
S.
Raphaël, Arch.
S. Chrysanthe
S. Evariste

D.Q.

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S. Narcisse
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Revues du Monde entier.
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Bibliothèques de gares.
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décembre

�Novembre 1850 : Mistral conçoit «Mireille ».
Un vespre, p.er -semenço, en
espinchant li rafi que seyuian en
cantant l'araire dins la
rego, entamenère, glori à Dieu, Ion
proiimiè cant de Mirèio !... »
Frédéric Mistral
«

(Memori

SOLEIL.

1

JOURS

1

Samedi

2 Dim.
3 Lundi
4 Mardi
5 Mercr.

6 Jeudi
7 Vendr.
8 Samedi
9 Dim.
10 Lundi
11 Mardi
12 Mercr.
13 J eudi
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18 Mardi
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23 Dim.

24 Lundi
25 Mardi
26 Mercr.
27 Jeudi
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29 Samedi
30 Dim.

TOUSSAINT
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S., Brice
S. Jopaphat
Ste G.ertru.de
S. Ru fin et ses
côrhp.
S; Grégoire le T.
S. Odon
Ste Elisabeth
D. Q.
S. Félix de Valois
Présentât, de la S. V.
Ste Cécile
S. Clément

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Riviéra, lisez

NIÇOIS 4, M, 10 et 12 Pages

journal de la Rivièra
spécial avec Paris

donnant les nouvelles du
Monde Entier
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sur la

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S. Virgile
S. Grégoire III
S. Saturnin
Jer de VAv'. S.
André

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possédant

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Jean ,dé la Croix
Ste Catherine d'A.
S. Pierre d'Al.
N. L.

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Gommémor. des déf.
S. Hubert
P. Q.
S. Charles Bor.
S. Zacharie
Dédicace dès Eg. de F.
S. Florent
S. Godefroy,
S. Théodore
S. André Avelin
S. Martin
P. L.
S. Lié vin

ceuch.

Raconte)

LUNE

FÊTES
lever

e.

�de Bernard

S Décembre 1319 : Jugement et condamnation
Délicieux, sur la place du Marché de Carcassonne.
(Dessins inédits de Paul Mesplé, des Artistes. Méridionaux)
LUNE

SOLEIL

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S. François Xav.
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S. Sabas
S. Nicolas

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Vendr.
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S. Mcrchiade
S. Damase

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S. Eugène

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S. Flavien
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Nicaise
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Ste Yolande

S. Gratien

24 Mercr.
25 Jeudi
26 Vendr.
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P. L.

Ste Denise
Ste Lucie
IIP de VAv. S.
Ste Chrétienne
S. Eusèbe

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Vigile, S. Delphin

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S. Thomas de C.

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w

— Les illustrations absolu¬
Calendrier sont dues à la plume de

CALENDRIER.

ment inédites de notre
notre collaborateur Paul

Mesplé, des Artistes Méridionaux.

Chaque mois rappelle un souvenir de notre histoire occitane
ce. qui donne à ces douze dessins une valeur inestimable.
Nous nous, faisons un devoir d'adresser ici nos félicitations
les plus sincères à notre ami en lui disant merci au nom de'tous
ceux des méridionaux qui aiment nos pays d'Oc.

�■i §•■ a t
Nous
commençons cette année la
citan. Notre but est
publication de i'Annuaire Oc¬
de faire
gnements occitans. Avec le -lié-notre Annuaire un recueil de rensei¬
mes

concours de tous nos
lecteurs nous som¬
convaincus que nous
réussirons. Nous ne nous
la tâche est difficile. Nos
taisons aucune
débuts sont

illusion,

vons cette année
modestes.: nous ne pou¬
publier un Annuaire
les branches de
l'activité de nos pays complet comprenant toutes
d'oc
:
lettres,
agriculture,

Nous

Occitanes,
(Voir

page

,

nous

aider

cernant leur

Occitan

notre

en

nous

«

pays »,

1925

de

publiés

63).

Pour parfaire
a

sciences,■sorts,

sport, commerce,
industrie,
bornons à

etc.
donner pour. 1924administration,
un tableau
des Provinces
et le tableau des
Ouvrages occitans

nous

œuvre

envoyant
oui

nous
tous

convions
les

en

nos

192.3.

lecteurs

renseignements

con¬

devront figurer
dans

(lettres, sciences, arts, industrie,

l'annuaire
presse, etc. etc.)

Les Provinces
Occitanes
AUVERGNE (départements
tie, de

la

Pays

du
Puy-de-Dôme, du Cantal et,
Haute-Loire). Capitale
:
Clermont-Ferrand

en

par¬

et
Réunie à laBasse-Auvergne
Limagne, Haute-Auvergne.
France en 1523
par François ior.
BEARN (département des

Pays

:

:

Basses-Pyrénées).

Réarn,

Navarre, Larourd
Réunià la France
par Henri IV.

ou

Capitale

Pau.

:

Pays-Basque.

COMTAT-VENAISSIN

(département de
Avignon.
Vauclusê). Capitale
Pays : Principauté
d'Orange.
Réuni à la France
en 1791.
Orange en 1713.
FOIX (COMTÉ
DF.) département de
Pays : Haut-Comté,
l'Ariège). Capitale: Foix.

:

•

Réuni à la France
Bas-Comté, Donezan,
par Henri IV en

1607.
GASCOGNE (départements dès
en
Hautes-Pyrénées, Gers, Landes et,
partie, du
Lot-et-Garonne,
nées ét
T.arn-et-Garonne, Basses-Pyré¬
Ariège). Capitale :
Pays : Albret, Marsan, Auch.
Armagnac, Bigorrf, ITaut-Comminges, Bas-Commingès,
Couserans.
Réuni à la France
par Henri IV

GUYENNE (départements
ron

de la

et, çn partie, des Landes
Bordeaux.

Pays.

:

Bordelais

en

1589.

Gironde, Dordogne, Lot,
et du
Avey-

Lot-et-Garonne).

Capitale

:

et

gue, Quercy. Réuni à laMédoc, Bazadais,
France, en

1453,

Agenais,

Rouer-

par Charles VII.

�»

27

_

—

Àrdèehc, Gard, Hérault,
Tarn-et-Garonne, des

LANGUEDOC (départements de la Lozère,
Aude, une partie de la Haute-Loire, du

Pyrénées-Orientales et de la Haute-Garonne).
Capitale : Toulouse.
Pays : Toulousain, Albigeois, Lauragais, Carcassez,
Languedoc, Gévaudan, Velay, Vivarais.
Réuni à la France par Philippe le Hardi en 1271.
LIMOUSIN (départements de la Creuse, de la Corrèze et de la
.

BasHau¬

Limoges.
Haut-Limousin, Bas-Limousin.
Réuni a la France par Henri IV en 1589.
NICE (COMTE DE)- (département des Alpes-Maritimes): Capitale
te-Vienne). Capitale
Pays : Marche,

:

Nice.

Réuni à la France en

(département de la Dordogne

PÉRIGORD

et-Garonne). Capitale : Périgueux.
Réuni à la France par

et une partie du Lot-

Henri IV en l'589.

PROVENCE (départements des Basses-Alpes,
et, en partie, du Var et de Vaucluse).

Pays

:

Haute-Pro'vence,

margue.

Réuni à la France en

Bouches-du-Rhône,

Capitale : Aix.
Basse-Provence, Crau et Ca¬

1487 par Charles VIII.

Pyrénées-Orientales). Capitale :

(département des

ROUSSILLON

:

1860

Perpignan.
Pays : Roussillon, Cerdagne.
là France en

Réuni à

1659.

Pays Occitans au delà

CATALOGNE.

Pays

:

Capitale : Barcelone.
Barcelone., Ampourdan,

-

Pyrénîies :

Mailloroue, Valence.

OCCITANES 0 &gt;

LES PROVINCES

(Histoire

des

Lettres - Arts -

Économie

-

Avenir)

PERIGORD

LOU

per countar l'jstoria de quèu nouble pais, d'anar
eilamouut, dins las crosas de la Vezera, Tous ancessours de
la rassa : chassaïros il'engèni, qu'emd un i'oujau talhat, persngulan
las orras beitias qu'an dessinhadas jo-us lous parets de lours èscurs
•S.'a mérita Ha

querre

siejourns.

batejáren Perigord (pagus

Lous Celtes, lountemps démpëi èus,
PHrocnnrus) la countrada entremis s Drouna
cuts e deipouderats per quàuque
lei de Rouma, que faguet iToujar la sola.

e Dourdounhâi Venliotenent. de César, acetaren la
Las roueinas, qu'ounrlren

guei

Perigueus-l'antica Vesujià-acerde quis âges urous.
jous la counhada dons Barbares
nous commençons cette année la pu¬

cliqueras la viêlha cartiera de

tan la bèutat ul'anousa e l'opuléncia
L'Ëmpéri e Ton Perigord flacàrén

(1) Comme nous l'avons

annoncé

Provinces. Chaque notice est confiiée à uh
notice : Le Perigord, rédigée
archiviste paléolographe à Périgueux.
Nous publierons en 1925 : La Provence, par M. Frédéric Mistral, neveu,
etc... Ces notices n'ont qu'un but : donner une idée d'ensemble des pays

blication de Notices sur nos

écrivain

ooeian. Nous

publions la première

par M. Géraiid La'vergne,

occitan

�'

28

-

S'ayanisse touta ciyilisacjoún.

-

Dins Ion

pais regoularen à la
Goths, Francs, Nourma'ns,
Sarrasis; flum dé sanc è de lioc sega
dèireijet las erous, deiroucliet
que
lous rnôùstiers ante
las piousas vitas. Pas
acoucoulaven de
mens, las aigas chabereri e Ion
jàrric fèudai
s'alarjet à lour plaça. Entre, se
counte, séuhours, abadias
ren la tera. Ou
aparcelechap dous rocs, dins las coumbas, las
ermes, lous chatèus se quilheren à
bourgnas, lous
troupel'ada : per que lou
n'en pourje. tant à

Perigordremirar que poui'ten lous
noums lous
pus cara:
Bourdelha, Mareulh, B.iroun, Beinac,
Tureńa...
TalaiA quis barouns
coubeìtous e baralhaires, lou
fasia bri póur. Din-l-una
quite boun Diu ne
guerra
Ihers de la noublessa
ran.

be

pieoureiat,

una man

be

reiala,

vilas, qu'avian,

sempiternala.

lou Perigord
meitier qu'una meitrèssa fuguet
,man,
l'orden e la juslicia e

ehaùpit. Siguesse

man tenchesse
couma

Perigueus,

proutegesse las

saquetat lou

jug senliourau. Lou
deimariage don rei Louvis VIT e de la bela
Lianor de Guiana afrèulisse malurousamen
lou poudeir de la
Couronna de Fransa dins
counfins, mai avantajet lou due de
quis
Peitou, qu'era rei
Sus Iours pounliastres
d'Englatera'.
enemies, lous Fraùces

furcn fdursàts de tour¬
counquerre lou
dins que la lucha dePerigord à lá pouńcha de Péipaja. Mai d'un
trois cens ans, lou
cop,
ranvers semblet
las Flours-de-Liri. La
perdut per
guerra de Cent ans, que
dins la ribiero de
pren sa "coumfensansà
Dourdounha en l'an
1345-, chabot l'an 145 à Cas-',
tillioun dou
Perigord.
Tant que duret la
ba'talha,
lous
eoumtes
ereditaris dou pais ne
sauberen ges de quèu bord se
virar. En
ner

eo, un d'is,
chenbaut lou vielh, sé
qu'apelaven Artournet Engles per
briga. Las gens dou rèi de
eme l'ajuda dous
bourjeis
de
prumiera. Lou coumtat,
Perigncus, l'eitrelharèn de
counfiscat l'an 1399,
dou rei, passet
venguet lou propri
ben lèu ou rei de
Navarre,
vescoumte de Lemouzi..
Ou segieime
segle, las guerras dintre Eiganauts e
naren menar lou
Catoulics Lourtrabu'c e l'âïransa dins loíiá
Lou
pus mendres maines.
Perigord era si talamen malurous
que quant « Nouste Enric »
sinnet l'eidil de
Nantes, lous
se rebufaren.
Co fugue t dins pacans, que cresian lour tout arivat,
lous-bous la comuna dous
La treboulina de la
Croucans.
Frounda faguel venir ou
timen. Dempei lou
Perigord un darr-ler pa- ,
fralada l'alen de las Rei-Soulclh, a counegut una pas qu'à peina e
revoluciouns. A fourrnat l'an 1790
tamen de la
lou dei parDoùrdûunha.
Demei lous pais de
tluiana,
lou Perigord, en
que soufta guei lou
parlai- lemouzi, boueiral carsinol e
las bêlas
gascoun, en tout ço qu'aregarda
letras, h'ei' cap lóú pus màu
cantoun
partit. Ou XII0

Fransa,

que nou s'ourguelhesse
seglé. n'i avia
Mareulh, qu'era En Amant; a d'ajeir vit naisser un troubadour.
Rebeirac,
Arnaut
sideulh, Giraut de Borneilh,' à
Daniel ; en EisJumilhac Gansbeït de
Sarlat Elias Caircl e
Giraut de Salinhac;
Pueieibot, à
lada e Peir;
a Brageirac,
en Autafort, lou mal
Elias Fonsal
apoundre Hue de La Bachalaria prezat, Bertran de Born. Lour cliai
e Guilhem
A

lotir neisseiisa

troundivousa

ei pas

counegut. Tous

de la

an

laissât

Tor,

que lou lioc de

una

obra eimerada e
oubadas, sirventes, tensouns,
d'amour qu'einàuteren
bravilhas chansoiins
Iras lou mounde
los de la
miejoUrnallou sen e lou
lenga lemouzina. Cop
sec, que la
Una lenga
ebampida e chàulhada s'eitalet, pouèsia venguet jabra.
lous niu dous
couma lou
meitres troubadours:
peput, dins
Au mai
de bana 'eme lou
qu'anet, au mai tiret
franciman que benlèu
Non manque!, mai de
l'aguosse
eissurida.
íìdèus e
ner lou
Perigords per coumpredangier que menassava esperitnats
lou «

Rousset

do

:

Sarlat.

patouaS.

»

Ou

XVIIe

XIX0
segle,
Jlorteyrol d'ELsideuii,, Margontier
Terrassoun, Oledat de Mounl.inhac
an fat
de la lenga raair
rei'lurir la vieille
cagorque cresian deissabada.
lou gramarien
Chabaneau, revicouleren, is, la L'istourien Dessalles,
troubadours.
de

ou

na

Viro

merhoria de noutres

1889, la champina era
e labourada
mistralenc. Gustou bousigada
Chastanet fuguet liiii per recebre
vaillent poiietc dou
prumier et
temps' hOUvèii.

lou bladadis

lou pus

Sas obràs

:

Tous

bon-

�—

29

—

reboum-

quels de la Jano,lou Curel de Peirobuftero an prigoundamen
bit dins lou cur dou • ppple.- Ellambereii ben lèu las divisas dou Perigord e vàùgueren à l'autour las cijalas de la Jana e
Ei tras lous qu'an foundat 'VEieola dou Bouriial, una de las mai vivas dou Felibrige, que clempei vint e quatre ans, par souù journau

de Moueissidan.

felibrejadas, a einan
brandèu, s'atroupelan lous melhours : Rouberl Benoît, l'elibre majouràu, qu'feierisse
Unis Bigoudis e Servilhoto , Dclbrel de Sarlat, meitre en gai saber,
que eaiitet l'Orfelino, Mery de Brageirac, eme sous Arlots, Jan Guichard e quant d'autres pus joueines, qu'cntretendron desenan lou
lioc. Pintr.es, oseultours, afreirqts ernd is, Gauquier, Daniel, Des¬
sai-Quentin, Chaumùnt, Maleviíìe, eisaltan la bèutat dou Perigord.
Lou ffiùsicairè La Tombellc s'enspira de sous vielhs ers.
Lou trabalk 'de. terra meitreja auro tous lous autres. N'i a gaire
d'endustrias. Esploutnn lous boueis, las peirieras, d'oun tiren la
jouvela. lou cimenl, la tera à pourcelana. Las fabricas de papier,
las veirarias. las t'oundarias, las curatarias an demegnat d'impourtansa, meritre que la cultura dou blat e de la vinlia deiccssa grude
proufechai'. D'aqueu biais, pitits proupiclaris mai meitadièrs vesen

meisadier. sous acamps, sas ediciouns, sas
sat.la fe dins la lenga e lou teradour. Jous soun

d'â-

ehascun journ creisser lou bonesse e las rcssoursas que trajen
cocaus,
quela gentil tera, que çounla autres co.ps, bailla à
cual'.nlias, truf.as,' goudareus tant repu tais que per lous lephous,
lou noum de Perigord.vou dire 'miel h que, Paradis.

roufla

Géraud
Laverune
Archiviste paleoagrap/ie
manteneire dou Felibrige.
— Géraud LavergnIe, né le 3 jânvieri18S4,
diplômé de l'Ecole des Chartes, Archiviste de la
drpuis 1911, s'est surtout consacré à l'étude lenguistique
prûvehçal.
11 a publié outre divers travaux d'érudition une suite de
sous le titre Rivières de Dordogne, Les Loisirs de Perigord, idylles,
Chroniques au Soleil.
Il est vice-président de l'Ecole félibrenne Lou Bournat de Peri¬
gord, mainteneur des Félibrige, membre adhérent de VEscola

Bio-Bibliographie.

Dordogrie
de l'ansonnets

Elève

occi-

lana.

LIVRE D'OR
des Lettres Occitanes

BOUFILS

LOUVIS
1891

-

1918

�LIVRE
des

D'OR
Occitanes

Lettres

Son morts per

Antonin

Printems,
N'i

a

lus,

nostra terra.
Pehrosc.

fio.ur'

Joseph
Sous
des

e

tant que soun pas
Mort !

sourire

de dire,

Loubet,

litre, nous donnons chaque année des extraits des œuvres
au champ d'honneur durant la
guerre

ce

écrivains occitans morts

de 1914-18,

rédigée

Ces extraits sont

langue

en

accompagnés d'une

bio-bibliographie

occitane.

L'ensemble constituera

anthologie précieuse gui perpétuera 1e
dis Aup i Pirencu ,&gt; soni tombés sous le
en deuil notre terre, nos jogers, nos lettres

une

souvenir de tous ceux

qui
signe de Mistral, laissant

«

occitanes.

Puissent

faire mieux aimer notre chère langue d'oc. Puis¬
jeunes hommes, puisse l'exemple qu'ils donnè¬
rent en servant la tangue de leur Race, foulée par trois siècles de mépris;'
susciter de nouvelles œuvres et renouveler cet exemple.
sent les

ces

œuvres

pages
de

ces

LOUVIS
Louvis

-

BOMFILS

(1891-1918)

pèr escai-noum Filhou, nascut à Mounl-Pcliè
en 1891, es toumbat à Mélicocq (Oise), as prumiès jours de la con¬
tra-o'ufensiva de 1918. A la flou de l'âge, aviè déjà darriès el dèch
ans à quicon proche de vida lelibrenca.
Vida trop courts, ai las ! mès ben roumplida, counsacrada ton La
entièira, se pot dire, à la proupaganda e à l'a.cioun miejournalas.
Se, couma tant d'autres, Filhou çai venguèt au Felibrige pèr Ions
camis flourits de la pouësia.
dins l'amiraeioun e, l'amour das
Mèstres que soun nosta ounou, coumprenguèt lèu que loù debé
d'ara èra d'espandi, as quatre- cairos, lou bon gran dau vèrbe d'oc ë
de la doutrina mistralenca'. A-n-aquel debé
se counsacrèt, 6mé
touta sa i'oga e tout soun enavans.
Coulabouraire d'au journal poupulàvi La Campana de Magalouna, buta-pn-trin de la jouvenca dau « Parage » (Escola lelibrenca
de Mount-Peiiè), autou aplaudit.' de la farcejada Jdutmn Bàlcoun
(en coulabouracioun emé sous amies Azéma e Triaire). es un das
prencipals foundatous de La Lauscia. soucietat teatrala que fai
revieure lou teatre miejourneau dins lou terraire clapassiè. Tout
aco se passa entre 1909 e 1912.
En 1912, es la caserna FI, sans qui!» de se meselà lou mai
poussible à la boulegadissa JVlibreneu. Bonlils couruplis subretout un
vertadiè apoustoulat de patrioulisme miejournau au milan de sous
camaradas
de
régiment.
Bon (ils,

■

�31

—

—

idèia

Lou sergant Bon fils partis em'aqueia
dequé soun e dequé voloun ious ornes clan mie,jour.

1914, es la guerra.

En

de (aire,

veire

«

»

vidaperpaus.
guérrièira,
Galoie
soun caratèra
de toujour, em'una flamba nouvella d'erouïsme. Counquista de
galouns
jusquas à lou rlecapitani — de citaciouns supèrbas, e,mil¬
qu'aeo : l'amiracioun de sous chèfs e l'afecioun de sous « pialuts ».
Très eops blassat en testa de soun ornes,, mouris à l'auba d'aquela
vitoria que duviè pas veire, amai agèsse, pèr ela, tant lucbat e tant
soufrit. L'avièn sounat : « lou Lioun dau Parage ».
Dins aqueia vida (ebrousa de trencadas e d'assauts, Bonflls troubèt lou tems de bandi una courrespondencia aboundousa e nourrida,
plenas de remarcas e de d'idéas que portouu, mai d'un cop, bèl ensegnament. Escriviè tamben, pèr Lou Gai, journal de langa d'oc
piïblicat' à Mount-Pelié (1914 — 1 920) do « tablèus de guerra », pintrats
lo'u viéu, dins un biais simple mes garrul e san, que porta

Aqueia' idèia, de longa, demora lou reglet de sa
la rétrouban mai d'un cop dins sas letras e dins sous
e risouliè dins las mai terriblas eslreminas, garda
.—

lion

sus

bon la marca

de. soun

autou.

vouliè
èstre dicli :
vougut, saiquC, qu'on n'en l'aliteratura dins Filliou. pas
Es
la força
Sentis.
obra cïe veritat
d' èriiQucioun, que, sans recèrca vana, "agandis naut e liońt.
La paja que pubíican es grèva d'aquela emoucioun prigounda.
La mort dau Capitàni », tablèu, pecaire ! d'una veritat trop crudèla, nous sembla qu'es la mort de Bonlils, vista e pintrada, dous ans

Maugrat quaucas rimas de jouinèssa, Bo'nlils
pas
pouèta. E sa prosa mèma, auriè pas
guèsse un « genre » lileràri. I a pas ges de
un felibre couma n'i a. pas gaire, pèr quau felibre = pa triota e non
escrivan. Es un orne, e un orne d'acioun, dins la pleniluda e
dau mot, que dis ce que vei, ce que sap, ce que pensa, ce que
D'aqui sourtis, souvent, una obra bella e forta, una
e

«

d'avança, pèr

Filhou (1 )

4au

La Mort

Capitàni

lou cièl. Aco se coumpren :

Es pas pus lou mèma, ioi,
mai de ioeh jours, las troupas

desempioi

(arrestadas trop longtems
pèr de trencadas e de liéus-de-fèrre), soun sourtidas de sous traites e...
n'an soùrtit cl'autras. Sèn pas pus au tems de las niochs siavas e
douças,, ounte s'ausissiè à pena un cop de fusil de liont en liont, oute l'cscuresina de la nioch èra trancada un moumenet pèr una fusada blanca. Nàni, ioi es la batesta en'grand, en pichot es lou cliaple,
l'ourrible cliaple... Pcrtout, de tout las, lou canon brama, la mitra¬
illa peta. Es l'oufensiva sus mai de vint lègas de terren....
Lou que vei pas que soun cantou, cantou perclut eri mitan d'aquela
batalhassa, n'en vei prou pamens pèr saupre de qu'es touta l'ourd'aquela luclia de gigants.
I a'n bouièu à prene. La causa n'es faeilla... sus lou papiè. S'agis d'à
vança, en faguent, davans nautres una murallia de floc em'una ploja
de granadas.
Es antan que l'ordre segùèt bailat, e en lesta emé quatre de sous
granadiès, lou capitàni èra partit. Era jouine, aquel vaillent capitàni.
Aviè la fe, l'ama courajousa, sus sa petrina lusissiè l'est.ella glou7
riousa gagnada dins d'autres coumbats. Sus soun cor aviè plaçât
lou retrach d'une genta bruna : sa preténduda. S'ausissiè lou brucli
dau coumbat que coumençava, c douçamenet la cOumpaniè avançava, car tout èra cliaplat davansda pèr lous prumiès granadiès. Ailas !
duviè pas dura. Mièch fol en pèu, destimbourlat, un das qua¬
tre arriba en cridant : « Lous boclious, lous boclious ! » On n'en tifrancesas

rou

aco

crounicas, clins La Campana de Maga(de 1914 à 1919). ■— Joui un Baleoun,
coulabouracioun, 1920) Pèr pareisse : Obras de
em'una bioùgrafia e l'oumage de sous amies.
Balcoun es en venda aus bureus de « l'Almanàch Occitan » : 20
Obrus de guerra i soun en souscricioun.

(1) bioliografia. Verses, contes,
(de 1909 à 1914) e Lou Gai

louna

iarcejada en verses
guerra,
Joui un
sôus et

(en

�—

32

—

pas mai, mes au même mouillent, de drecha, de gauclia, de pertout, las granadas toumbavoun, e entre do us ilhaus .se .vesiè ious
póunehuts avança. Lou moument èra du, la minuta terribla. PreSés de pou, suspreses
pèr aquel retour brutal, lous omes
s'en anavouh e las granadas tudescas toumbavoun
loujour.
Zou ! de sacs, e mountàs un barrage !
Es lou lioc tenent qu'a
cridat
rava

cascous

—

aquel ordre. Adei'é couina d'orta lous sacs pies de terra,
qu'èroun aqui, se passèroun de main en inan, e lèu una muralha
seguèt mountada. Seguèt un renouvèl de força. Darriès
aqueles sacs,
d'autres granadiès se soun mesès, e à las
granadas alemandas las
irancesas respoundièn. D'un ooustat e de l'autre s'ausissiè de
crids
de doulou e de Crids de coulera, d'ordres
entrecoupats pèr d'esçlataments, lous plangs das blassats, lous -'esfors das mouribounds.
Pioi vettguèt un moument de
siau, e dins una autra lus.ida se
qùáuqúes boebous que s'en anavoun quitant darriès eles' unveguèt
plen
bouièu de-morts.
Zou ! au barrage ! cridèt iou lioctenent. Alors la febla
mura¬
lha de sacs seguèt demoulida, e marchant sus de
cadabres, lous pialuts iâguèroun à guilhaunie emé lous saCs.
Vint mèStres pus liont, on l'ach un nouvèl
—

mai

batuts, pioi

an

barrage. Pioi

mai avancat. E anl.au touta la nioeb

gagnant semella pèr semella Jou bouièu, jusqu'à-m-un
d'oubus.
Ah ! ious

se soun

an

luchat,
trauc

gros

prumiès que i ariibèroun, de qu'an vist dins aquel trauc !
dous francescs; un qu'ensajava de se plani, l'autre
que

Dous omes,
disiè pas res. Lou que souscava eneara èra un
capoural. Ié mancava
la gauta drecha e l'iol ié
penjava. Sa capota èra plena de sang ou de
car
Issava
soun
maehugada.
bras gauche e, coupada au
pougnet,
la inan ié mancava. Ah ! lou triste
blassal...
A-n-aquel moument, un rai de luna passèt entre dous nibous e
venguèt esclairà la tèsta dau que disiè pas res. Era lou
capitàni espandit rete-mort. Un bras teniè soutement pèr un Hoc de camisa
sannoUsa. Un gros trauc se vesiè en
mitan de soun esquina, e dins la
inan teniè encara soun revoulvèr
mièch-vouidat de sas cartouchas.
Lou pialuts à sous pesos an mountat lou darniè
barrage. Las gra¬
nadas petoun toujour. Vint
cops an avançat, vint eops an recuèulat
lous souldats dau Kaisèr. Soun be
lasses, an be quitat de morts, mes
ferouges an eneara l'èr de dire : « Tant qu'un de «autres sera
dreeh,
tendren bon. »
Ah! se soun ben
batuts, lobs souldats de Guilhaume, mès Ious
nostres an fach palli lous crus ' de
Valmy !
Dins una tèla de tenda noùsada as
cantous, lous brancardiès an
mès lou paure capoural. Passant
entre lous no uses una barra de
boi, l'an pioi empourtat. Lou bouièu es tout
rambalhat, las caissas
vouidas de sas
municiouns, lous, morts bochous, de vièls sacsSéstripats, de ierralba de l'usils. tout aco aio's pelle-melle. Mès lous bran¬
cardiès marchoun vite e
passoun sus tout
Dins una segounda tela, d'autres

pitàni. De
raja.

sa

plaga afrousa,

brancardiès

eneara

an

pausat lou

degout pèr dogoul de sańg

ea-

negre

E quand lou sinistre
courtège en mitan dou bouièu passava, se
poudiè veire lous pialuts,. lou enfants dau capitàni, saludà
cranament lou glourious mort. E se
quancun aviè regardât de proche las
parpellas de chaoa souldat, i auriè vist lusi uná
perla d'aiga, pus
linda que lou pus la diamant.
Era brave.
Era courajous. — Hou èra
trop. — Aco duviè
Ì arîïbà... disièn lous
pialuts.
Jouina e poulida manida, vèusa avans
voste maridage, que
pourtàs ioi lou dou de voste bèu calignaire, beleu
me legirés pas. Es
regretous que gâchés
—

—

...

tóumbat

a

pas que l'endrech ounte voste amourous
marcat l'arrèst de nosta

es

avança. La terra qu'aviè
pas
trepada, avèn pàs pouseut la.trepà avans el. Sèn arribats
jusqu'à
soun cors,
digus epçàra es pas anat pus liont — e pamens,
à-m-acpiel
rodou, on se i es l'ossa, i'ossa batut desempioi....

24

à'octobre

1916.

-

�Figures

O

BATÏSTO BONNET, provençal
Batistp Bonnet
la

plus belle

est le.

doyen de

nos

lettres occitanes'

cl son œuvre est

de prose de notre renaissance. L'Almanach1 se
devait
de rompre le silence qui entoure ce
grand écrivain que, nous laisserons
se présenter lui-même en
attendant que les. Amis du Livre,Occitan
(voir
paye 5) publient ses œuvres. (Voir page 146, la traduction de
Andréline, nouvelle dont le texte occitan paraîtra avec les œuvres
complètes du
œuvre

Maître).

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ÍSí®E:SsS&amp;®J

Je suis sorti des
pantalons de Varlcsien Joseph Bonnet et des ju¬
pons de la bellëgardièré Angélique Berthet,
qui olirent 7 enfants. Je
vins au monde le
cinquième de la famille.à la

février. 1844 et il parait qu'au moment où je
quartier chantèrent cacaracà I

coqs du

áèrie

o.

pointe de l'aube lè 21

me mis à'

ci'ier,
F,

tous les
ai

•

�—

34

—

Quand j'avais sept ans, ma mère me donnait un petit balai de bru¬
yère et mon père me fabriquait une brouette pour aller ramasser des
bouses sur les routes. A onze ans ils m'envoyèrent à l'école, tout juste
pour faire ma première communion et tout aussitôt après, je quittai
■

la maison pour aller garder les
à la Reiranglade (grande

vaux

cochons, les brebis, les vaches, les che¬
ferme, mas, de la commune de Belle-

garde) (1).

Un jour que le vent soufflait, je me tenais à l'abri dans un fossé bor¬
dé de tamaris quand un coup de mistral m'envoya un morceau de jour¬

je ramassai et que je regardai avec attention. Etienne Ribière, le gérant du mas, me voit et me demande ce que j'ai à tant re¬
garder sur ce papier. .Je lui réponds que je cherche à comprendre ce
qu'il y a d'écrit dessus : « Garde ton papier, me dit-il ce soir tu vien¬
dras à mon bureau, je te le lirai et je t'apprendrai à lire toi-même ».
C'est ce que je fis.
Plus tard j'appris à jeter un collier au cou d'un mulet, à labou¬
rer, à charger un voyagé de foin, de trèfle, de luzerne.
A vingt ans, je tirai au sort et mon sort fut d'aller porter pendant
sept ans la giberne et le fusil: .Je vis l'Afrique, j'appris les rugissements
du lion, de la panthère, les grognements des chacals; je fis la guerre
de 1870 où je fus blessé à la bataille de Champigny et soigné dans l'é¬
glise de la Trinité. Là,-je me fis connaître par une lettre que j'écrivis
à mon père; le prêtre qui était derrière moi pendant que je l'écrivais
me la demande et le lendemain
la lil.au Comité des dames qui la
publient et la répandent dans toutes les ambulances de Paris. Quand
la Commune éclate,, après l'assassinat dès généraux Lecomte et Clé¬
ment Thomas, je quitte la capitale, je retourne à Bellôgarde, je re¬
prends le fouet et la charrue. Dès que la Commune est passée, sur
une lettre, des dames, je repars pour Paris où j'ai écrit : Y'ido df enfant,
Lou Variai de Mas, Lou Baile Anfos Daudet, De lu .loin à la Doulour
Empressioun de fa guerre de 1870-1871. Èn terro d'Argenço, Lclro de
ma Cabano. Loti Pacan dins Paris,
Istori dòu grand Brun Lou Carpan, pièces en quartre actes (2).
nal que

Ai sourti di

braio de l'arlaten Jousé Bonnet e di coutihoun do la

bellogardi'ero Angelteo lierthet, li-qunu aguéron set enfant.
Arrivère au monde lòu cinquième de la famiho à la prime to de l'aoùbo lou 21 Tcbrié 1844 e paroi qu'àu inoumen que fasieu ma bramado
touti li g au don cartiécantéron : cacaraca !
Quand aguère sot an, ma mairè me donnavo uno cscoubeto de brus
e moon paire me i'abricavo uno barrioto pèr ana-ramassa de bouso
sus li camin. A vounge an me bouiéron à l'escolo, tout béu just pèr
faire ma première- coumunioun, è tanlèu tabuscave de Tous tau, pèt
ana garda li poucèn, li f'edo, li vaco, li rosso à la Reiranglade:
Un jour que lou vent boufavo, me teniéu à l'abrit dins un val at
bourda dé tamarisso quand un cop de mistrau m'adus un tros de journau que recasse e que regarde em'aténeioun. Estieine Ribière, l'orne
d'afaire dou mas, me vei e nie demando ço qu'ai à tant regarda sus
aquésu papié ? —'le responde que cerque à comprene ço que i'a d'escri dessus. Gardo toua papìé, ahiue vendras à moun burèu te lou logirai et t'aprendrai à legi tu mémo. Es. ço que faguère.
Plus tard, (apreniéu à frai ce un coulas sus lou cou'd'uno miolo, à lavoura, à carga li viage de fen, d'esparcè, de luserno.
A vint an, tirare au sort e moun sort fuguè d'ana pourta pendèdènt set an la giberdo e lou fusiéu Vesiéu l'africo, appreniéu li brarn
dou lioun, de la pantéro, li roumadon di sacai. B'asiéu la guerro de setante ounte fuguére blassa dins la bataio de Champigpy ë souigna
dins la gleiso de la Trinita. Estent aqui me fau counoùitre pèr uno
letro qu'eserive à moiin paire, e lou capelan qu'es darries ieu, dou
tems que l'eserive, me la demando e lou lendeman la legis au coumita di damo que la publieon e l'e.spandon dins touti lis embulanci de
Paris. Quand la Coumuno esclato, après l'àssassina di generau Le¬
comte e Clément Thomas;: quite la capitale, m'entourne à Bellogardo;
reprenc lou i'oùit lacharruio; e trè que la 'Coumuno es- passado, souto
uno lel.ro
d'à'qùéli ciámò, reparle à Paris ûunt'ài oscri : « Vido d'enfant,

�—

35

-

Ĺou Variai de mas, Lou Baille Anfos Daudel,Dc la joio à la
doulouY^
Empressioun de la guerro de 1 870-71. En terron d'Argenço, Letro de
ma

Cabano,- Lou pacan dins Paris, Lou Carpan.

Batiste Bonnet
Note

du

traducteur.

(1) Bellegarde est un village de la vallée basse du Rhône, dans
cette région intermédiaire entre la garrigue nimoise et la
Camargue,
où les oliviers argentent encore les croupes basses des dernières col¬
lines qui séparent de la mer la plaine du languodoc et où commen¬
cent les

marais, les champs de roseaux, les joncs et les sables du
Bellegarde est en languedoc, Arles est au cœur de la Provence.
(2) Les- trois premiers volumes ont été édités à Paris avant la guerre
et ont eu plusieurs éditions. Fie d'enfanl el de Valet de Ferme sont édi¬
tés.à no.uveau à Nimes chez J'o Fabre, place du Marché. Sont inédites :
De la Joio à la Doulonr. Empressioun de la guerro de 1870-1871.
En
terro d'Argenço, Lettro de mo Cabano, Lou Pacan à
Paris, Jan Ver¬
delta.

dun. Istori'dòu grand Brun.
Vie d'enfanl, le Valet de ferme, et En terre d'Argencè~$ońt les trois
volumes contenant les souvenirs île cette 'période de la vie de l'écrivain.

J.-M.

LOPEZ-PiCO, catalan

.[. M.

Lopez Pico est né à Barcelone en 1886. 11 est aujourd'hui à
la tête du mouvement poétique catalan, il
partage cet honneur avec
•Joseph Carner. Son œuvre est orientée vers une l'orme-de classicisme
fondé sur le sentiment de l'unité vitale des choses et des œuvres col¬
lectives. Plusieurs critiques lui reprochent d'être obscur. L'un do ses

admirateurs a pris dernièrement sa défense en
proclamant
Pico est le plus clair do tout les poètes catalans

:

«

Lopez-

d'aujourd'hui...

Je

donnerais tous les poètes modernes, hommes et
femmes, de l'Améri¬
que et de l'Espagne,' pour la personne et l'œuvre d'un seul poète
catalan : J.-M. Lopez-Pico. » Ces paroles d'un esprit très lucide et
très fin montrent le degré d'importance de l'œuvré de
Lopez-Pico, faite
surtout de concision. Sa place est parmi les meilleurs et son œuvre
est do celles que nous devons
placer à côté de l'œuvré de nos Camé-

lat, de
nos

nos

Perbosc, de

Phiïadelphe, de

nos

nos

d'Arbaud, de

Pàjay.

nos

FuneJ, de

nos

Estieu, de

Lopez-Pico dirige actuellement la Revisla, la grande revue intellec¬
tuelle catalane et les Editions de la Revisla où paraissent les meilleurs
œuvres

des

autours

catalans.

Bpblioorarh'E : Intermezzo galant (1910); — Tçrmenl-Fromenl
(1910) ; — PoemesdelPort (1911 ); —La gcrmana imaginaria (1911 ); —
Amor-Senyor (1912); —■ Ëspclacles i mitologies; — É'infantdménl meravellos de Seharada; — Moralilals i Prefexlos; —Dielari
Espiritual: —
Poésies (1915-1919); — Les Engorances del mo.

Joseph LOUBET, languedocien
Joseph Loubet est né à Montpellier le 3"mai' 1Ô74.
11 était dès 1890-91
parmi les disciples les plus fervents de F. Mis¬
tral. Elu Mainteneur en 1890 sous le parrainage de Louis Roumieux

et

Bonaparte-Wyse.

il avait brillamment débuté dans la littérature
française.
de la Chimère en 1891-93. Fondateur de la
Coupe 1S94-9G

Paris

Secrétaire— Venu à

après le Service militaire il abandonne toutes collaborations
franchimandes et se voue exclusivement au Felibrige. Très apprécié et
encouragé par ses maîtres et amis Arna gièíle. Ta van, Faure, Batisto
Bonnet il a endoctriné, des légions de jeunes
-Vice-président du Fé-

�36

—

líbrige de Paris 1903, réélu
plusieurs années consécutives.
Secrétaire général de la Fédé¬
ration rëgionalistc française —
Majorai du Fclibrigc 1920. A
fondé en 1921 les Amis de la
Langue d'oc en regroupant les
fôlibres de la .capitale dans

|

gj I

I

m

ÌÌÉÉÌÉÌÉÉ

I

lââMË&amp;!

association très active'qui

une

—

S'emploie à susciter et encou¬
rager les manifestations à l'itbneur
naux.

méridio¬

des écrivains
Ce groupe a

1922-23 les

en

patronné:'

représentations

« Prountaires » de K. Bárthe, étudié les œuvres et pu¬

des

blications nouvelles

des

féli-

leur passage û
les félibrcs Dcvoluy, Anl'été, à

bros,
Paris

Perbosc, Dezni.'.e ri.
i.tispit'é l'enqu. t.é imivérsilai'iv

glàde.

de la langue,■ d'or,.. ■■

remettant

aux

intéressés

soûl de

poursuivre la

entre
teurs

sous

lé

1

òi faveur

i

campagne

et iustituA.
secrétariat; de Jean Bonnafous, professeur dp Lveee

professeurs
.

le

Henri IV.

BiîU.uiOKAïuiiE

:

A

Théodore Aubancl, poème. Paris Duc

1.901.—
I.ucian
1901.

Discours de recepcioun au Félibrige de Paris emé la responso de
Duc Paris Duc 1901. —. Is, escoulan deWreschen ode. Paris. Due.
Li Hoso que saunon poésies provençales. Avignon.

Seguin. 1902.

—

—

Daudet de BatiSto Bonnet. Pa¬
La Gazelo laiibelenço: liame amistadous di
B n»3) ,1915-1917.

Traduction française du Bailc Anfos
ris

.

'l:t:nin:p-ioii 19:2.

-r-

félïbrá pendent la. guerro
A ï'.vraitue :

pièce.; provençales et languedociennes pa¬

recueils de

ï'Àiòìì,

rues, dan;
de Magalodna,

La Cigalo d'or, Le. 'Provençal de Paris, la Campana
V Arman i Proupençau Ion 'Gai etc. etc.. Eludes de biblio¬

graphie. Variétés et documents iélibréens. Anthologie des auteurs de
d'oc:. (Renaissance Aloiitpolliérainé:). Sus l'auboi clapassié

langue

poèmes.

Charles RATIER,

nai s

a (je

'Charles Raticr est né a Villeneuve-sur-Lot, le
dateur' d« l'Académie Jasmin (Ì8:82'); et de l'Éscdlo
.

5 avril 1853. Fon¬
de .lànseniin (1885),

Co-dirécteur, avec Auguste Fourès et Jean. Lombard, de la Revue
Provinciale (1884). Membrexlé la Société Académique d'Agcn (1886).
.Majorai du.Félibrige'•(Í893).' Promoteur et président du Centenaire de
■Jasmin (1898)". Ce fut lui qui encouragea et guida le cher et pauvre
Paul Froment.

A propos de la langue d'Oe, Agen, in-8 (1884).
Ensoarcillayros, Agen, (1883): — Goiulelin et Jasmin, Marrsèille, 1884. —Notice sur François de Cortète, Agen, (1890). — Lou
Rigo-Rago Agenes, Agen, Ferran édit. (1894], — Septen per la Faidito,
Agen, (1895). — Œuvres de François de Cortèle, Agen, (1915). in-8
de 337. pages. — Collaboration à. la Revue du Sud-Ouest, à la Revue
bibliographie.

—

—

LasDios

d'Âgenais, au Journal dû Sud-Ouest, à la Revue Fiîibréenne, à la Re¬
vue Provinciale, à la 'Terro d'Oc, à l'Eslello, à la Revue Méridionale

à VArmanac Garounen,

etc...

�Louis

DELHOSTAL, roula liai

Louis

Delhostal, Directeur d'Ecole à Thiézae, Cantal, est né dan s
département à Primet le 23 janvier 1877. Vice Président de l'A. côlo Oubernhalo, Vice Syndic
de la Maintenance d'A il vergri'é';
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aux t'élibres auvergnats pour

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.constituer la Maintenance ci:'An

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vc:ligne. Lu 1920 avec ses eol•

ddiorateurs
actuels il lit revi\re
i'Iïscolo Oubernhalo Cère
ad héivul

1

c

s

1

! /

1 ,s

A publié en 1921. Aiescouolo
poésies in 8» 190'pages.
Viennent de paraître Los
Piàdos, poésies.

Louis Delhostal est l'un des

chefs dé la renaissance occitane en Auvergne.

René

FARNIER, limousin

René Farnier né Je. 2! Mai 188.8, se fait inscrire en 191 3 comme avo¬
cat à.la Cour d'Appel de Limoges, après avoir soutenu devant la fa
culte dé Droit cle Paris une thése de Doctoral consacrée
à_ l'étilde jiii'idii|ne de
la célèbre
Abbaye limousine de Gvampnd
1.1 commence'aussitôt à Li-

,1

,:

ft'fjHMBU'

!.

de
l'élibré-

f

moges une active campagne
presse

régionalisle cl
Babil.

enné dans'le

guerre dans la
Gazelle du Cenire où il bonne
toutes les semaines une. vivan-

puis après

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î

ses-chroniquès hebdomadaires
de la Gazette, du Centre il

collabore à Lcmouzi, à la Igcvue Méridio¬

au Courri.ér du'Midi, au Cri dé
yPar les Coriférançepel les discours :'

nale,

Limoges:-

Confidences régionalisfes et,.f,-:if

�38

—

Cercle des Etudiants, à la Société d'Archéo¬
des"Cheminots, il la Société des Anciens Combattants,
Discours l'élibrécns au Congrès régionaliste d'Aix en Provence, aux fê¬
tes de l'Eglantine, d'Argentat. de Limoges, dç Tulle, à Samt-Junien etc.
Par la formation d'une société théâtrale Limousine, de l'Escola dau
Barbichét, école félibréenne du Haut Limousin.
Grâce à René Farnier, le Haut Limousin longtemps réfractaire à l'i¬
dée y adhère franchement et y réalise de. beaux progrès.
11 fait jouer en 1921 au Théâtre de Limoges « Lendemain de SaintLoup » et la revanche de M. H. de Póurccaugnac, 2 pièces françaises
d'inspiration limousine: il prépare une pièce en langue limousine qui
sera jouée prochainement. Vice Syndic de la .Maintenance du Limou¬
sin. Secrétaire de PËcole du Barbichét et un des fondateurs du grou¬
bréennes à Limoges, au

logie, au Cercle

pe

Fédéraliste limousin.

Bibliographie. — La Condition juridique des Personnes et des Biens
dans l'Ordre de. Grandmont. Limoges 1913. — Chronique régionalis¬
te hebdomadaire de la Gazelle- du Centre depuis août 1919. — Lende¬
main de Saint Loup Comedie en 1 Acte (en collaboration avec le

Dr

Delhoume) Limoges 1921.Lcrù Chami de PertHc.iu, La Vierja daus
Rochous, Paubre Carnaval. (Contes limousin, parus dans Lempuzi.
Tras lou Plai. — PcssaTemouzinti end un acte (sous presse). —
—

Nombreux articles

felibréens dans Lemouzi, J-e Salut National, Cri de

Limoges, le Courrier du Midi, la Revue

Dr

Méridionale,- etc.

ALBAREL, languedocien

Albarcl est né à. Saint André-de-Boquelongue (Aude) le
11 décembre 1873 —Mestre.en gai Sabre en 191 I — Fondateur et. capiscol de « La Cigalo Narbouneso, »1911 ■— Féiibre majorai en 1918
Le Dr P.

(Cigalo de l'armurié ou d'Escalos). Le Dr Albarel prend une part
des plus actives, au mouvement occitan en languedoc.
Bibliographie : L'Esprit Tustaire, farce en 2 actes (1903) .— Bibn
lou bi, comédie en 1 acte (1904). — Margaridelo, comédie en 3 actes
(1905);—Pastouralo, 1 Acte (1906);—Lous meses, rondels (1913): —
Ourioundo légende narbonnaise (1913); —Lou Pauras, saynete (1913)

�—

(1913);

39

-

La voues-de la l'inedb, recueil do. poésies (1914):—Lous
narbonnaise (1921);— La lâco ae/aacte (1922); — .4 Moulièro, ode (1922); — La
mudv comédie. en 1 acte (1922).

—

Ulhals. de Muunllaiires, légende

milho. comédie en 1

h'emmo

J.-M. de SAGARRA,
J.-M. de Sagarra

est, né à Barcelone en 1894. Il

est actuellement

poésie de Sagarra

poètes en vue, de la génération rnonl ante. La
nourrie-de l'haleine des champs' est une poésie

l'un des
toute

calalan
saine et forte,

regorgeant do sève. On a écrit dernièrement de lui" que « s'il était
peintre il serait un digne successeur de Kubens. » Ses-périodes fer¬

palpitant de vie, font penser aux toiles du lumi¬
poète flamand.
.
, :
Sagarra est aussi un auteur dramatique dont le talent
s'affirme tous les jours. Un jeune et lucide critique,:jVl.,EscJn|3p,)iis, a
écrit, .dernièrement : « Il me semble que sa véritable , vocutúan. artisti¬
que. n'est ni la prose ni la poésie mais le théâtre.,cń vqrst.»i midi

mes

et fleuries et

neux

-

.

,

Sagarra peut-fitije

supérieur

considéré, comme le

elief.de.la jeunèuécptei.rtl'P"

fïiUé)-iY|it

matique catalane, Celle d'après Guimera; du grand ■Guvnjfira
toujours, chargé d'ans et de gloire.:.
••!
,. .n .1 -&gt; 11
.
L'œuvre de Sagarra doit nous1 être familière;OQmme»l''iœiUvxe deit,ppez-Pico ì et^de Carner.

�—

Bibliographie.
çons

blil

-

40

—

Primer Ilibre de Poemés

—

("1912-1914).

—

Can-

-Novembre!(1^16^1*917);--—Cançons de T-averna i d'O(1918-1921 ). ,-j-UPoemes i Cançons, où sont réunis les trois vòhimfes
d'Abril i de

précédents, (un volume, Editorial Catalan S.A. —: Bareéloile -— 1922).
Paulina Bupareu (Editorial Catalana). — L'Éstudiant i la Pubilla,
pièce en trois actes. (Edition dè la Revista 1920). — El Comte Aruau,
pièce de théâtre (itf.) El foc de les Ginesleres (1923) (id.)
—

Louis

.

.

FUNEL, provençal

Louis Funel est né à Bonyon (Alpes-Maritimes) le 7 juin 1859.
Il fut l'un des premiers compagnons d'Amouretti. C'est avec ce dernier que Funel fonda à Coursegoules ce fameux Poble di Jouve d'où
sortit l'Escolo de Lerin et-où étaient inscrits Valërc, "Bernard. Jûlës

Boissière, Paul Jancard, Jean Baussy et Henri Giraucj- Depuis, mo¬
deste, trop modeste, Louis Funbl
une

colossale

œuvre

continué

a

son

labeur et

a

donrié

Mdsqjàn,

Li

premier roman écrit .ga pro¬
vençal, Vioulelo fera, Maso Yen'cenco, Minervo, Jan Çougourdan,
lou Douclour Bagnus, etc..,
Il poursuit aussi un projet d'unification linguistique qui rejoint celui
de

:

Pérhosc.

"Funel est un
res

restés

philologue très .averti. 11 recherché lés éléments ligu¬

provençal et qui, aussi abondants qu'expressifs ont
pèrmjs d'établfr comme un l'ait désormais hors de discussion, qùe- je
...ligure était apparenté au vieil irlandais, fort, différent du gaulois,
; et. très voisin du latin; que lès plus Vieux éléments du latin étaient
d'originé ligure et que, par conséquent, lors dç la conquête, lès'Romains trouvèrent eh Gaule des peuples
qui, pendant les 150 ans que
dura la domination gaulòisè, n'avaient
pas "perdu l'usage: de leurs
idiomes, sur lesquels,'sembic-t-il, les Romains n'eurent qu'à superpo¬
ser le leur, afin de les; éririehir et de'les
régulariser.
en

'

-,

Funel ést

'un

de

ceux

que

l'on doit connaître.

Bibliographie.
Vioulelo-Fero. poésies ' provençales,
1893. LaMqso Veiicenco, sonnets) 19U1. ypńcè. —-L'oit
—

Grasse,

l'asîre prètjOPan, póème, 1904. Toulouse, —^ Lou Chaple, poème, 1:9,05. Grasse.
En Çásten, poème, 1913. Nice. —- lAi Hçi Mal/e.'
po'e.ine, 1918: GràLi Masajah, roinan en
se.
provençal, 1884. Montpellier. — Lou
i, Tin-Po, nouvelle en
provençal. S. L. N\ p. —s VAventura qú'arribé
au douclour
.Baguas; Me.i 28 jours-; Jean Çougourdan-, Minervo,; {les
.'4 romans ont paru en feuilleton dans lu Iievùe. de
Grasse) — Essai de
—

—-

.

jgramniaii^did 'dLgleçie/grassois.

couronnée par

la Société pour l'Etuile
des i.aiignes Rbm'âhes. 1883.
Montpellier. — Les Ligures, élude liisJçrique, 1 91 I — L'Etendard Celtique. L'Arliclc celtique dans lis
Xjiqrlçi-s îles Alpcs-Aluriliincs. 1913. Nice.,- Les I roi.-: aiitiliés de lu
Pqfrfe Française. 1917. v i■ ■ &gt;■.
9 propos des hinorcS el'de leur 'iíliiiWÈ&amp;wSBl&amp;' NiÇé- ~ Les Mois antiques du Terroir, 1920-1921.
Lé petit
W6hïsée-fnréÁ"f/&lt;' Provence, ptitïlws eh irlandais ttrtris 7e-Clai(1 •'Cà'nÌT»
SOjédis, p\ue Çcltiqut dé Bùbbir.
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A'iííoi

Yalère BERNARD, provençal

auariuqXI-' Jiioîid ai

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't.:
gciun iujuj urs |.mi in, h a créé, une œuvre lerme: ci une
ii'hè
p.irtteWsieheatitét Phrses romíins'pì'pveii'.m'ix, i!'estfdevenu l'un de nos
^protM'efS'h^àttairhdêï'itanS, par Ses'vers, un "de nos phiS'grnhds poètes,
Il est né à,Marseille, le il! févriWl860:-U'S él éhlircarioulié du Féli'•'biig# Uè'Ul»9Í9'nSinP9m/'it
.
, ,, m
i.ia,lu us-ico

,

�41

—

—

poèmes et 14 eaux-forts, in 8°.
d'Aràm, 1883, in-4, 24 p. Richard, Paris.
Li Cadarau, sirventès; 1884, in-8, 18 p. Hamelin, Montpellier.
Pegêli, poésies en collaboration avec 1. Astruc, musice de Â . Bènsa,
Œuivres : La guerro,

Ses

Li balado

in-8°. Marseille.

1887

Brigiàtouni,

.

'roman,

1894. in-16, 221 p.

AuKfet'é Marseille, Nemo

trad, de Paul 'Souchon. La Plume, Paris.
Pauriho, poèmes et baux-fortes. Préface de Frédéric Mistral.
Avec trad. avec trad. française 1899 in-8° Assos typogr d'édil. Mar¬
' 1
seille.
'
Long la mar lalino, poésies, avec trad. française 1908, in 16. Henri
Falque, Paris.
Lei Boumian, roman 1910 in-18, Ruât, Marseille.
VAubre en jlour, poésie 1912 in-12,. Ruât, Marseille.
édit. 1902,

avec

La

Bruno
Bruno Durand est

DURAND, provençal

né il Aix-en-Provencc en

Léon de Berluc-Pérusius.
Il a fait ses études de droit à la
thèse de Doctorat exclusivement.

1890. Petit neveu 0e

faculté de, cette ville jusqu'à la

suivit' les cours.de l'Eco¬

Puis fît un séjour à Paris de 1913 à 1917 et
le des Chartes et de l'Ecole des Hautes Etudes.

Il fut l'élèye de' Paul
Mcyer et de Jeanroy. 11 a soutenu la thèse de sortie de l'Ecole des
Chartes (diplôme d'Archiviste paléographe) sur le sujet suivant :
La vie municipale à Aiz-en-Provence avant 1789 » (1917).
Nommé le lor avril 1921 Archiviste du 5e arrondissement mariti¬
me à Toulon, c'est à Toulon qu'il poursuit sa tache de patriote oççi«

tâii.1

Bibliographie..—- Lis. Alenado dou Garagai, — Recueil de poèmes
couronné .on, 1913 aux grands jeux floraux du félibrige
présidence de Mistral à Aix-en-Provence. Choix de
Mademoiselle Marguerite Priolo, de Briye en. Limousin; comme rçine
du Félibrige. (A. Dragon, éditeur. Aix — 1913). — La Fontaine
d'argent, poèmes français. (Edit. de la revue JÇe Feu (19(9). —Le Ca¬
lendrier sentimental, recueil de nouvelles. (Eclit. de la revue Le Feu,
1920). — Les disciples de Mistral, chapitre extrait de l'encvclopédie
de Bouches-du-Rhô.ne, (1913).
provençaux,

célébrés sous la

Pour

paraître

en

1.923

:

le Feu). — Lou caCollaboration au Feu, à la

Grammaire Provençale.-.- - (édit. à la revue
min Roumiéu — poèmes provençaux. -—

Courrier du Midi, à VArmana prouvençau, à
etc"..,
■
'
1020 les Editions Sexlia et dirigé la Provence latine en

Provence, nouvelle,- au-la Hevue méridionale,
A fondé' en

,

1922.

;

Jean

: ri '

.

BOŃNAFOUS, quercijnol

Jean Ro.nnal'ous. est né1 à Ciijarc (Loi ), le 27 novembre 1 893 qù
pèré'est màféchal-ferrand. Il lit ses études' à l'école secondaire
libre de Gourdon et aux Facultés des Lettres de Paris (et 0e .Tpulòns'e: 'BonnatoWes't licencié 'SáHéttrêá (langues vK'ktìfes, Philologie
Romane et Philosophie),..
:
y
.,
M,

SOU

.

collège dè Perpignan et 'durant son
rédigea la Renaissance Cgtalane, organç qui prit
places éh 1918"-!9 été la pressé ocbilane. '
Appelé à Lunel, (puis ;à' Paris, Bénnafous actuellement professeur

Il

fut

nommé'professeur

au

.séjour à Perpignan
lîhè dbs prfeÉíìèíeÈ

'&amp;ué'eòlfègfe Wénri IV. vietit dé fonder'áVe'c' M. lé Dr Câmille Soulfi,
professeur agréjfe fie Physiologie, à la Faculté de Médecine dp Tqu"íóusé) ĺa Ligue pôIjk" la L'an'cîue b'Ôc' à' L'EcoLfe'donf rá'ctiótí a
enregistré déjà d'incontestables succès. — (Voir page 49,.);
, ,■

�-

42

—

M. Jean Bonnaf'oiis, secrélaire-général-fondaleur de la
Ligne pour la Langue d'Oc
à

l'Ecole.

Pour lotit

ce

qui

concerne

renseignement de la Langue
Occitane, prière d'écrire à
Jean tìonnafous, Profes¬

M.

seur-adjoint au Lycée Henri IV
Rue Clovis, Paris (Ye).

Journal hebdomadaire
d'Action Occitane

v.

ff

Direction

5o.

Rue. Mqnlaújivàji

Abonnement

«

:

OC

»

:

—

TOULOUSE

lO francs par an. Le numéro'

est

le seul

:

25 cent.

journal cl 'Union Occitane

sagement conçu.
«

gne,

OC
en

»

s'adresse à

Catalogne,

Languedoc,

en

tous

ceux

Gascogne,

Limousin,

qui,,
en

Auver¬
Béant, en
en

Provence, veulent
travailler pour la renaissance de la
Langue d'OC
et la
sauvegarde dp leurs libertés.
«

sans

OC

en

en

publie des articles en Langue d'OC
distinction dé dialectes, d'écoles ou de
gra¬
»

phie. « OC
français.

»

publie également des articles

en

�Adolphe

JAURÉGUY
envoyant aux athlètes cou¬
limpide nectar, don des
Muses, doux fruit de mon âme, je
répands des libations pour les vain¬
Ainsi,

ronnés

queurs

un

d'Olympie et de
T.tuliiie

PijUio.

(Olympiques

VU)

Pour l'amour du grec, que je ne sais pas. j'ai.souvent
regretté que les noms des vainqueurs des Jeux
de Pytlio. de l'Isthme ,et de Némée ne nous soient pas i'anriliers. Cependant les sculpteurs immobilisèrent le souve¬
nir de leurs gestes dans le doux Paros ; cependant les
poètes les chantèrent et Pindare ' leur éleva le

d'Olympie,

monument

d'or fin de ses Odes.

élargissait la louange, se haus¬
lyrisme et chantait la force et
la beauté, la famille, la cité, les Dieux auxquels les Jeux
étaient consacrés, les Dieux affamés d'encens. L'éloge fas¬
Mais le poète, volontiers,
sait jusqu'au plus noble

tueux

dépassa la mince

personnalité du triomphateur; le

symboles écrasa généreusement l'athlète; l'in¬
grat oubli effrita le: souvenir de ses exploits.
La gloire du Stade était chose éphémère et le poète ne
se lassait pas de le répéter : « Pour moi, je proclame Arcésilas heureux entre les hommes pour sa merveilleuse sta¬
ture et sa bravoure naturelle. Mais, si un homme qui pos¬
sède déjà la richesse se distingue encore des autres par sa
beauté, s'il a fait briller dans les combats une force supé¬
rieure, qu'il se, souvienne qu'il a revêtu des membres mor¬
tels, et qu'il aura la terre pour dernier manteau »
Pourtant cette gloire est destinée à l'immortalité. Mais,
par le jeu divin de la poésie, elle sera devenue celle du peu¬
ple grec tout entier.
Seul le guerrier de Marathon — devenu lui aussi un Sym¬

fardeau des

seul, cet anonyme auréolé de gloire militaire,, trouva
coureurgrâce devant l'Histoire. Mais il était un
celui qui mourut en atteignant le but. Mourij-,
pour
là Patrie, n'a jamais consacré la valeur athlétique.
Je ne sais si la gloire d'Adolphe Jauréguy se perpétuera

bole

—

médiocre
même

aveugle, des, siècles. Si elle connaît c,ettc heu¬
soit sans vains artifices, qu'elle soit
Si son nom est voué à
je le
salue ! Nom périssable, tu demeures pour nous la parfaite
expression d'un ' moment de: l'Humaine 'Beauté !

dans le cours

fortune, que ce
pure de. tout alliage !

reuse

l'oubli,

�_

44

—

Pour ceux qui croient que
cette Beauté est une, chose
immuable enseignée dans-les écoles par de dignes

vieillards,
qui ne voient .dans le fêtes du Stade que jeux
bruyants et vains. Jauréguy n'est qu'un joueur brillant
de Rugby.
Il e'st cela comme un athlète grec fut le Discobole. Il
est cela avec une pureté de lignes, un
style souple et fort
qui font rêver aux frises du Parthénon.
La beauté n'est, pas cendres et immobile mort; la Beau¬
té est une déesse inassouvie
qui s'anime de sa propre re¬
cherche et, sans cesse, naît de son
perpétuel tourment;
la Beauté n'est pas
uniquement fille des arts; elle est dans
tout; elle n'est pas l'exclusif apanágc des âges révolus : au
siècle du radium, de l'aviation et de la T. S.
F., Jauréguy
pour ceux

fait de la. Beauté.
Un profane, un artiste,
-

ignorant tout de ce sport com¬
plexe qu'est le rugby, sauront s'enthousiasmer en le voyant
courir. Qu'ils crient d'abord leur neuve
joie; après ils pour¬

ront
ment
'

des

ï'analysc'r

et lui découvrir des raisons

non

pas seule¬

esthétiques. Pour les initiés, hors l'amour passionné
Couleurs et de

la cité, il en est de plus profondes.
essayé d'en inventer une nouvelle.
J'ai vu maints joueurs de rugby et des plus grands. Les
Anglais : parfaits joueurs d'équipe, mécaniques admira¬
bles; les Français : individualistes forcenés,
n'abdiquant
pas leur personnalité dans l.'eifort collectif du quinze.
Et je crois de plus en plus que ce n'est point
par une imi¬
tation servile que nous parviendrons à rivaliser avec, les Bri¬
tanniques. Développons les qualités de nos défauts; Notre
jeu sera moins robuste, moins cohérent, moins'réfléchi;
mais plus spontané, plus brillant. Une
discipliné est indis¬
pensable: elle sera plus souple, plus intelligente. Le rugby
est. un jeu anglo-saxon. Créons un
rugby français, un jeu
latin : une fois de plus l'esprit
s'opposera à la force. Ainsi,
que Nietzchë le"voulait faire de la musique, méditerranisons ce jeu
nordique.
J'ai

Cette

digression me ramène à Jauréguy d'opportune fa¬
à l'heure où.le rugby français paraît être
appelé à fixer
sa personnalité
dégagée des influences étrangères contrai¬
res au
génie de la race, il représente en cette dure recherche
le magnifique apport des vertus méridionales.
En lui s'incarnç le jeu de demain, le rugby latin, le
rugby occitan
çon :

pourrons-nous dire, puisque c'est sur notre
terre'd'Oc, de
Bayonnp à Perpignan par Toulouse qu'il s'élabore au
gré
des victoires fidèles.

Adolphe' Jauréguy est né en 1898 à Ostabat. C'est un
Basque de.pure souche, finement race : maigre et de hau¬
te tarife, noir et nerveux tel un
pelotari. Son père, comme
Fabre, comme. Mcelerliiik, comme, pçremics. aime à se
peu-

�—

45

—

des grandes
remplir la mai¬

sur là vie des insectes; sa mère, les jours
rencontres, imagine de pieux prétextes pour
son de cierges allumés : Adolphe à hérité de

cher

ses {iarents
une sour¬

âme sentimentale et rêveuse, claire comme
dont on ne voit pas le fond. Pour les

une

importuns — ils
aussi peu ai¬
mable que possible, et il est capable de s'isoler avec une
pensée volontiers vagabonde
Il aime Toulouse. Il me
conta des promenades qu'il faisait, les soirs, aux bords dé
la Garonne. Ils étaient là, des exilés;'ils' évoquaient leur
pays basque... là Ville leur Offrait le secret accueil de ses
douces nuits et ils allaient, tendrement enveloppés de nos¬

ce

sont une cour

—-

il s'est composé un masque

talgie...

soupçonné d'avoir écrit des vers, màis nul n'a dû
souviens de quelques rares soirées passées, à
Massat, au cdeur de l'Ariège. Nous allions sur la route du
col de Port. Des vaches isolées 'égrenaient de rustiques stì'nailles, des vers, dans le soir ample et frais, chantaient,
comme parfumés. Le soleil
se couchait tumultueusement
dans les gorges de l'Àrâc et nous regardions les. étoiles avec
une admiration toute neuve et des âmes naïves.
Adolphe Jauréguy est un poète qui s'ignore et c'est en
poète, mais en poète de génie qu'il joue aii rugby,.Sa cohrse insaisissable, parée, de crochets exécutés à toute vitesse
et d'harmonieuses feintes, prolonge la charge de toute la
ligne, des trois quarts; son action flambe d'un romantique
enthousiasme mais, quand, serrant la balle fauve contre
Je le

les lire. Je me

sa

poitrine comme une

précieuse proie, il a

débordé la dé¬

opposée, le rythme des foulées s'amplifie, la ruée
s'équilibre et atteint l'ordonnance claire et forte du pur
style classique. Et quand dans l'en-but, il incline ,1a. che¬

fense

vauchée
comme

victorieuse en une courbe impeccablé, fluide
vol, vers les poteaux triomphais,:je songe que

un

bel alexandrin.
les matins de

José Maria de Hérédia ne cisela jamais plus
Il aime le rugby jusqu'à la souffrance;
riiatches durcissent son visage : alors il déjeûne
nane et n'est abordable qu'avec mille

d'une ba¬

précautions. Dans la
rue, soudain il pense à la souple et verte pelouse et essaie
nerveusement quelques foulées 'dont les passants s!étonnent.
Tel le fauve s'étire en songeant à l'heure où les proies fa¬
ciles viendront boire; Muscles tendus, nerfs frémissants, il
attend le coup d'envoi qui le délivrera du fardeau de. l'im¬
mobile attente, le moment, où dans les rangs de l'adver¬
saire, il pourra jeter le cri ardent de là course victorieuse.
Le -' oir. enfin, sa joie bondira et il chantera à tue-tête des
chansons gasconnes,' béarnaises, languedociennes, proven¬

des voix accompagnent la sienne, il
le. veut l'usage, aux bords de l'Adour,
de Bigorre. C'est dans cette ville, à.
Pyrénéenne » équipe du Lycée, qu'il débuta au rugby.

çales

ou

basques; si

fera la tierce, car ainsi
de Bayonne à Tarbfes

la

«

�—

46

—

Ensuite il entra à l'Union Sportive Tarbaise, aux côtés de
François Bordes dont la renommée est si intimement liée
à la sieiine. Il est banal de dire
qu'il lit son devoir au Iront.
Les sportifs jouèrent rudement le grand match dç. la
guerre.
Envoyé à l'Ecole militaire de Joinville il appartint du¬
rant une, saison (1919-1920) au
Racing-club de France.
Appelé à Toulouse en. qualité de surnuméraire de l'En¬
registrement, il défendit pendant trois ans les couleurs du
Stade toulousain où son inséparable « François » vint le re¬
joindre en 1921 et reconstituer l'aile-reine.
Deux ans de suite le Stade toulousain fut
champion de
France, et cette année le grand Adolphe eut la joie, rare,
de donner la victoire à son club : celle-ci
ayant été acquise
par l'unique essai qu'il marqua... à la Jauréguy.

Il défendit souvent les couleurs de la France en matches
internationaux. On le considère,- Outre-manche, avec

raison,

juste

des meilleurs ailiers du Monde. Certes
plus grand que la France ait eu.
Magnifique, athlète, il est aussi un parfait sportif et le
plus désintéressé. La foule, je le sais, est convaincue du con¬
traire; elle ne peut comprendre qu'on ne monnayé pas
comme un

il est le

une telle valeur. La foule
amorphe n'a pas d'idéal; une cam¬
pagne de calomnie menée contre lui l'an dernier faillit lui
faire abandonner le rugby. Il avait sa conscience
pour lui
et l'estime de ceux qui connaissaient son
âme,

méprisant silence répondit éloquemmcnt

fessionnels

ou

bénévoles.

loyale. Son

aux

salisseurs pro¬

Si cette biographie sommaire est devenue sous ma
plu¬
me un rutilant
panégyrique, .que le lecteur me pardonne,
je he suis pas impartial. Je suis lié d'amitié avec Jauréguy
et jadmire l'athlète. L'amitié sollicite, contraint à la mesu¬
re dans
l'éloge; l'admiration, elle ne sait, ne p'eut être que
passionnée. Si j'étais le seul à penser ainsi, je dirais quand
même ma foi orgueilleuse. Mais d'autres le saluent avec
emportement. Des foules dans le sillage de sa course hur¬
lèrent leur enthousiasme. Dans le siècle étroit, mieux
qu'un
Carpentier avide d'or, il claironna le lyrisme du geste. De

ce jeu dont le
prix est moins qu'une, rose, plus que le lau¬
rier, il exalta la jeune, gloire. Par lui les tumultes de la
pas¬
sion s'ordonnèrent en
Ipmineux amour. J'ai dépouillé ma
joie brutale des bruyantes pourpres pour la vêtir de la
stola aux plis harmonieux. J'en fais
hommage, à Adolphe
Jauréguy. Un soir de victoire, j'eusse voulu parer la lou¬
ange des fleurs les plus magnifiques et orner mes
phrases
nues de verbes sonores. Aux
jardins où ma pensée fré¬
quente, il n'est ni roses ni lauriers. Mes inhabiles mains
n'auraient pas su lier la gerbe votive. Mais les mots euxmêmes ne sont-ils pas vains ? L'admiration
hyperbolique
que j'ai pour Jauréguy est peut-être article de foi.

Albert

Pons

�POUR

La

La

LA

PAYS D'OC

RENAISSANCE DES

de Sévérac

Chorale Déodat

chorale Déodat de

Sévérac, fondée à

Toulouse, au lende¬

élève catalan,

mort du maître languedocien par son
Fontbernat, est une institution de propagande
dans l'ordre artisti¬

main de la
J.

régionaliste

Je modèle
l'Orfeo Cáiala de

que, sur
de

h'arcelone.
Elle

se

propose

pour-but de réveil¬
ler le goût de la
musique populaire
occitane, de faire
revivre les œuvres
dans lesquelles s'ex¬

prime le plus clai¬
rement la musicali¬
té de notre race.
En

cultivgnt le

populaire, en
l'exaltant, elle veut

chant

à réveil¬
l'esprit de race
qui est la force inti¬
me
la plus récon¬
fortante pour les
âmes sincères..'
Cet esprit de ra¬
ce, ses fondateurs le

concourir
ler

comprennent dans
le sens le plus large:
J.

d'abord,

Fontbernat i Verdaguer
la Chorale Deodal de Severac

particule rement
méridional et occitan

,

Directeur de

Là chorale a

don¬

qu'elle

plusieurs manifestations qui ont démontré
était un loyer de grand url unique en France à cette heure.
Avec ses 250 exécutants (dont 150 sont des élèves des.Eco¬
les Normales de Toulouse) la chorale Déodat de Sévérac est sur
né en 1922

la voie

d'un magnifique

avenir.

1922-1923 s'annonça pour la Chorale
promesses : nous pouvons dire maintenant que ces
se sont traduites par les plus magnifiques succès.
L'exercice

Suivant le

développement régulier

et logique d'un plan mûri

été créée. Près de
sont réunis chaque
69, rue du Taur. Avec

détails, une section d'enfants
soixante petits garçons et petites filles se
jeudi, à 16 heures, au siège de la Chorale,
dans tous ses

riche de

promesses

a

�—

un

entrain et

48

—

à-propos qui captivent son jeune auditoire
prise à l'ennui, J. Fontbernat enseigne

un

et ne donnent aucune

lé

solfège à ses disciplés en lierbe, et leur apprend les oeuvres à
l'exécution desquelles ils
participeront.bientôt.
Voici les. grandes lignes
du programme exécuté durant l'an¬

née

:

1er concert
3 décembre 1922
2«
21 janvier
—
3e
11 mars
4e
6 mai
5e
17 juin
—

—

—

_

—

chansons
Noëls

populaires.

(section d'enfants),
Madrigaux et Sardanes.
Chansons populaires.
Chansons populaires.

(toutes sections réunies).
juillet
Donné aux Arènes de Béziers
On a choisi le
dimanche, à 1G heures 30j pour que tout le
monde soit libre, "et après avoir
employé la prerhière partie de
l'après-midi a dès divertissements sportifs ou à des devoirs re¬
ligieux, chacun puisse atteindre l'heure du dîner avec une dis¬
traction artistique offerte à des
prix accessibles à toutes les'
6e

1er

bourses».

L'Action de

la Chorale s'est tellement
amplifiée qu'un organe
régulier est devenu néçesSàite pour étendre Son rayonnement,
hors de Toulouse et
porter la butine parole dans toute l'Occitanie : La Revisla Muzlcaíá OccUańá.
Les'enconràgéinents pré¬
cieux qui ont salué l'idée fet
permis la réalisation de cette
Revue sont pour ses rédacteurs le'
plus puissant dés'viatiques.
RENSEIGNEMENTS : Abonnement à la Reuisla Muzicala

Occilana

:

méros

6 fr." par an pour un service de six
numéros et des

nu¬

spéciaux.
v
Inscription à M Chorale : '
Membres Actifs; cotisation 1 franc
par mois.
Membres Honoraires, .feótisatiòh 25 francs.
Les membres ho¬
noraires sont admis à toutes les
menifestalions ëfc reçoivent la
Revista Muzicala Occilana.
Membres Donateurs, cotisation dé 100
francs et au-dessus.
(Service de la Revisla Muzicala Occilana.

Abonriernent

manifestations.)

Bureau
Président ' d'honneur
Président.

.

.

.

.

Secréiaire-gènéral

.

Secrétaire-archiviste.
A rchivisles-ad joints.
Trésorier.
Trésoriers adjoints

M. F. Amoros
MM. J, Marcé, J.
M. Ismaël Girard

Trésorier
Secrétaire.
.

.

.

.

.

.

Inglada, J. Joaniquet

Mlle

Geldreiçh
Décap, MM. Biàtte, Marcillad,Michel
Mlle Geldreîeh. M. P. Garrich
Mlle

M. Frédéric Abelous
M, Raimon Càstellvi

Caisse
.

Lingua de St-Blanquat

M. H. Paravre

lied' eij clii f de là llevue
Stciéfaiie de lit liéditcf.

Président.

l'exercice 1923-1924

M. le Baron H. de

M. Camille Soula

.

Vice-Président
Conseillers

pour

.

...

aux

de

Solidarité

M. J. Roma
M. M. Biech.
M. R. Càstellvi

�Le Salon des
La XIVe exposition
Toulouse, nu cours du

a.

Série

c.

h.

o.

f.

Artistes Méridionaax
des Artistes Méridionaux s'est
mois de mai. Elle a obtenu le

p. Lupiac.

—

Le

jugement de Paris

tenue à
plus vif

F. iv

�—

succès.

L'affluence

50

—

été

énorme le jour du vernissage et un
pu¬
blic nombreux n'a cessé de la visiter durant les
semaines qui
a

suivirent. Cette ex position est la
plus importante, de celles qu'a
organisées la vaillante société; elle réunissait plus de 600 œu¬

vres.

Toutes les tendances

Feknand Ohé.

—

se

manifestent chez les Artistes Méri-

Suspension

aux

raisins, fer forgé (détail)

�51

—

—

dionaux, des plus traditionnelles aux plus hardies.et aux plus
modernes, les conceptions les plus spéculatives de l'art pur aux

applications les plus réalistes de l'art décoratif. Si M. André
Lupiac est un apôtre intransigeant de la théorie de l'art pour
l'art, -on trouve en M. Soudan un décorateur sachant se plier
avec honneur aux nécessités de notre époque. De même en
sculpture à côté de pondérés comme MM. Vivent et Delannes,
on
rencontre des. novateurs comme MM. Abbal et-Parayre.

f&amp;à I
_

m

,

1
'

fi

A-àui-.ń

'Jh-ïë&amp;ê
m '.V; ; "Jl
.

[&gt;. Mesplé.

—

Le modèle el son

peintre

�52
Dans l'état

—

décoratif, la tendance moderniste est plus générale

encore, mais on y perçoit également une plénitude d'expression
et de moyens que d'ores et déjà nous pouvons
considérer
comme

classiques. Tels sont les travaux de MM. Àlet, liigal.

Tête de

la

Vierge
»

�Billard, Deflandre. Deuillet, telles sont
neries de Fernand Olié.
La section de la gravure possède des

les magistrales ferron¬
artistes comme l'aqua¬

Bonpunt qui cliante son Rouergue natal, des graveurs
sur bois comme Mme Baron-Eberhard. et surtout
comme
Kugnicourt qui menacé de. cécité donne eiicore le
fortiste

M.
jour à d'ad¬
mirables épreuves pour lesquelles on se refuse à croire qu'elles
pourraient être son chant du cygne.
EL signalons encore les envois de notre collaborateur le pein¬
Paul Mesplé, ceux du jeune catalan Morell-Macias, et ceux
M. Fauré, Loubat, Sâtgé, Jaunet, Sibra, Costes, Barcouda,
tre
de

Clèrc,
Eu du nous pouvons annoncer que le Comité directii des
Artistes Méridionaux a adressé une circulaire à tous ses adhé¬
rents pour les inviter à produire, pour Je Salon prochain, des
d'une inspiration nettement régionalisée et à leur don¬

de bielles

Loubat, Soulé, Larrue, ceux

de MM. Dubucq,

l'Ias, etc....

couvres

dès litres en langue

ner

Le

d'oc.

exposition qui s'annonce bien!...
Siège de la Société des Artistes Méridionaux

Voilà

une

Toulouse, 3, rue

Saint-Jean.

L'ART

est fixe'" à

OCCITAN

MARCEL-LENOÍR

l'Ins¬
de
ascétisme, de sa sérénité, la gestation d'une .œuvre d'art
qui comptera parmi les plus lumineux joyaux de la cité Palladicnne. Cette couvre, s'affrancliissant systématiquement de
toute réclame tapageuse, emprunte au sujet même sa vertu fé¬
condatrice et exaltatrice : elle est vouée au « Couronnement de
la Vierge
par le grand artiste Marcel-Lenoir.
cette fresque, la salle « Cardinal Deprez » offre la nudité
vastes èt hautes murailles. L'irradiation du ciel occitan
n'y arrive que tamisée par .les verdures qui dominent le petit
de la Garonne. Devant le mur principal, sur un échafau¬
dage, stylite de sa tour d'ivoire et, comme les trois Siméori, in¬
sensible à la fatigue, à la faim, à l'isolement, le peintre Marcelpaisible thébaïde du quartier de la Dalbà.de,
de Toulouse abrite, de son recueillement,

Dans la

titut Catholique
son

»

A

de ses
bras

Lenoir travaille jour et nuit.
Nuits et jours le trouvent

préhistorique dont la
meurs

■

invariablement coiffé, d'un.l'outré
plasticité se soumet docilement aux hu¬

successives et diverses

de l'artiste. Sous

l'auvent de ce

biblique d'une chevelure-largeinoubliable regard. Là.pureté des traits
s'estompe dans la fluidité d'une barbe d'où une cigarette non¬
chalante exhale tantôt des bouffées d'un amour passionné, tan¬
tôt des bouffées d'une caustique ironie. La longueur d'une
blouse, jadis beige, maintenant pavoisée de fusain, de plâtre
et do. poudres colorées, dissimule imparfaitement la statue itère
et harmonieuse du prophète de l'art. En détaillant Marcel-Le-

l'eutre et dans l'encadrement
ment annélee, flambe un

�—

noir, je

son

ble que nos
moral. »

Jérôme Coignard
fils, il est remarqua¬
grande influence sur notre état

élève Tournebroche

habits aient

une

L'état moral de Marcel-Lenoir

originalités plus stupéfiantes

vestiaire

—

prends à fredonner le refrain

me

modulait à

54

:

«

que

Mon

nous

réserve, du reste, des
les originalités de son

encore que

:

Original fieffé, l'artiste dont les débuts ont été exaltés par
premiers critiques de la Capitale et qui s'en vient pourtant
demander à sa Province sa consécration
suprême!...
Original fieffé, l'artiste qui immobilise, à plusieurs centaines
de kilomètres de Paris son œuvre maîtresse, en
adoptant pour
elle la forme la
plus immobilière, la forme de la fresque !...
Une floraison si exceptionnelle d'originalité suffirait
déjà A
mériter le privilèges de nos
sympathies régionalistes. Mais ces
sympathies se trouvent confirmées et multipliées par l'émotion
intense qui nous étreint dès que nous nous trouvons en
présence
de la composition rêvée et
magnifiée par l'artiste; c'est une am¬
ple symphonie de beauté, d'amour et de joie... symphonie que
les

chantent, en une harmonie purement consonante, en l'âme di¬
de chaque personnage, le naturel et la
pose, la naïveté du
geste, lé mystère des yeux, la tendresse des lèvres. Or. pour
que chacun de ces personnages, (représentés par
une formule
aussi sommairement synthétique que la formule de la
fresque),
puisse nous transmettre si musicalement son émotion, il faut
que cette émotion émane dès plus profondes sincérités de l'ar¬
tiste ; car, comme le dit
Diogène le cynique : «Avant d'accorder
leur flûte, les musiciens doivent accorder leur
âme.
Cet
accord d'âme avive donc encore notre curiosité
analytique
envers le peintre et envers son œuvre.
Déjà de récentes expositions et les ateliers parisien et toulou¬
sain de l'artiste nous fournirent de
précieux documents sur
sa
personnalité. Un même souci s'y. affirme impérieusement :
le souci de la Iresque. Chez
Marcel-Lenoir, les portraits, les pay¬
sages,-les natures mortes se stylisent toujours en vue de l'am¬
pleur et du recul de la peinture murale : le superflu s'y élimine;
l'essentiel s'y intensifie. De celte double
alchimie, les dessins
de
verse

«

Marcel-Lenoir sont d'irréfutables révélateurs. Par leur
pu-

ret'é,

par leur probité, par leur expressivité, ils
s'apparentent
plus beaux cartons d'Ingres et de Puvis de Chav;uin.es.
Portraits, paysages, natures mortes de Marcel-Lenoir sont
donc pièces de collection inestimables
pour l'amateur d'art;
mais, pour Marcel-Lenoir ce n'est qu'une étape de sa carrière;
c'est la fresque qui est l'aboutissement dè ses
efforts acharnés,
de ses veillées fiévreuses, de ses macérations
physiques et mo¬
rales, de ses puissances d'amour et de ses rêves d'idéal, de ses
recherches techniques; c'est devant la
iresque que le grand pu¬
blic est convié à sentir, à
penser, à juger...
De cette peinture « à frais &gt;r où doivent se
sécher simultané¬
ment et la matière à colorer et la
matière colorante. Marcel-,
Lenoir se créa une technique;
car la.technique de la fresque
était à peu près perdue
depuis la Renaissance. Au bout d'une
dizaines d'années de
recherches, Marcel-Lenoir découvre un •
glacis qui, au séchage, se dégageant du plâtre, recouvre et
tège la couche colorée. 11 neutralise contre l'humidité etpro¬
le
salpêtre en laissant un matelas, d'air entre la fresque et la mu¬
raille et, rend ainsi la
fresque moins dépendante de la muraille.
aux

•

�—

55

—

l'ccueil de l'humidité et du salpêtre, le peintre de fres¬
doit encore éviter l'écueil provenant de la grande composi¬
tion; car la vaste superficie du « mur » doit être remplie, vivi¬
fiée et magnifiée par un seul et même sujet, par une seule et
même pensée, par une seule et même émotion. Aussi, pour en¬
châsser et équilibrer leurs personnages, les anciennes fresques,
Outre

que

l'école romano-florentine, soit dans l'école vénitien¬
avaient-elles le plus souvent, recours à l'architecture com¬
plémentaire des monuments ou à celle d'un paysage artificiel.
Marcel-Lenoir, lui, fait de cette figuration vivante, F architecture
même de sa fresque. Pour nimber le couronnement de la Vierge,
c'est l'ogive des anges qui tirent, de leur trompette, des appels
sacrés et dont la plastique systématiquement arrondie évoque
un arc-en-ciel de nuages amoncelés. C'est, dans l'encadrement
de cette ogive, la rosace des lévites, exhalant de leur âme des
hymnes d'amour. C'ésl, à la base du motif central, la balustra¬
de des séraphins dont les gestes hiératiques dessinent la déco¬
ration flamboyante des trèfles et des roses... Ce sont, à droite
et à gauche, des Apôtres, de saintes femmes, des gens d'église,
Soit dans
ne,

de guerre, autant
angélique.

des gens

voûte

de piliers vivants

qui supportent la

lumière qui vient dù plus
limpidité, le travailleur
des champs et le travailleur de, l'usine...
Ce pendant que, sur un faîte discret, à côté des oiseaux d'a¬
mour, mais bien loin des chouettes de nuit, se hausse le travail¬
leur de l'art (la famille même du peintre) dominant ainsi les

Entre ces pieds-droits filtre une
lointain horizon et qui baigne de.

basses
haut...

contingences,

sa

mais dominé toujours par

l'infini d'En-

plus lointaine tradi¬
des mains qui sor¬
tent d'un nuage...
.Mais toute architecture, qu'elle soit morte ou qu'elle soit vi¬
vante, exige une abondante carrière de matériaux! Cette car¬
rière, ia Cité Palladienne l'offre au peintre avec largesse :
Marcel-Lenoir lui emprunte les types les plus divers de ses clas¬
sociales.
Marcel-Lenoir va-t-il donc faire des portraits suivant la mode
et la vogue consacrées, par nos Salons et nos Expositions ?
Ce
serait méconnaître la noble qualité de son parti-pris artistique.
Marcel-Lenoir ne travaille pas pour flatter lés vanités fémini¬

Enfin, comme clé de voûte,'suivant la
tion, l'idée du Père Eternel représentée par

ses

exclusivement
modèles, il re¬
transmis ou acquis per¬
sonnellement), qui s'apparente le mieux au caractère des ac¬
teurs évangéliques de son sujet. Ce caractère, il le veut indé¬
pendant du temps et de l'espacé, éternel et universel, « catho¬
lique » suivant l'étymologie profonde du mot...
Mais comment exprimer ce caractère ? Comment le rendre
intelligible au grand public ? Pour la généralité des peintres
et des dessinateurs, les yeux sont les truchements les plus com¬
plaisants et les plus éloquents de l'âme. Màrcel-Lenoir, au con¬
traire, éteint systématiquement les yeux, ou, mieux, il les fait
regarder en dedans, laissant ainsi les mystères du cœur s'exha¬
ler, avec toute leur intensité, et toute'leur émotion par les lè¬

nes

ou

masculines de ses

modèles; il travaille

Dans chacun de ses

pour la beauté de sa fresque.
cherche le caractère, (héréditairement

vres.

En harmonie avec

le langage des

lèvres, le langage

des ges-

�les

l'objet qu'elles détiennent, les mains 11e se ferment pas
geste égoïste de la possession : mais cet objet les mains
ne le soutiennent
que de l'effleurement respectueux et reli¬
gieux de leurs doigts, comme une offrande. Avec ce rite, la
Vierge nous présente son Divin Enfant; avec ce rite, les anges
offrent à l'Eternel l'accent de leurs trompettes.
Langage également expressif des pieds qui ne s'incrustent
pas dans la boue et la poussière, mais qui, eux aussi,effleurent
: sur

dans le

le sol d'une caresse d'aile.

Mais où l'artiste nous révèle le raffinement de sa
coquetterie,
c'est surtout dans le jeu des couleurs.
Systématiquement, il en¬
deuille sa palette de bruns, de violets,

de bistres et,

avec ces

tons mineurs, ce magicien .pare son œuvre de toutes les
deurs et de toutes les joies du ton majeur...
Ces splendeurs et ces joies pavoisent déjà, sur les

splen¬

3/4 de sa
superficie le grand panneau de la salle du « Cardinal Desprez. »
Avec une fièvre inlassable, l'œuvre
progresse et, chaque ma¬
tin, quand tout dort encore à l'Institut Catholique, MarcelLenoir « sonne les matines » de sa conquête nouvelle sur le
plâtre immaculé du reste, point n'est besoin de réveiller Marcel
Lenoir par le vieux refrain &lt; Dig !
Ding ! Dong ! » Contraire¬
ment à la chanson, Marcel-Lenoir ne s'endort
qu'après avoir
sonné lui-même, les matines. Bientôt ce sera les «
complies
que Marcel-Lenoir sonnera en l'honneur de éon
grand panneau
et, à ce carillon triomphal, la nonchalance de notre curiosité
áe réveillera devant l'éblouissement d'une œuvre
que jalouse¬
ment la Capitale enviera à la Province... «
Dig ! Ding ! Dong ! »
G.

HENRY

nu

Bourg

PARAYRE

Voici un sculpteur qui sait unir la
grâce à la force et qui refusé de
chercher le style dans la déformation
àrbritraire, le caractère dans la
laideur préconçue.
Ce qui
des corps

est joli n'est pas forcément fade : Henry l'ara'} re représente
de femmes agréables à regarder et qui, au lieu de nous rap¬
peler Mafistorum .et Svcorax, parlent à. notre imagination et à nos
sens de la
nymphe Syriux, de la petite Paimvchis, de la succulente

Anliope endormie.
Trop de sculpteurs modernes ont la prétention de s'adresser uni¬
quement à notre cerveau.Ici pòus trouvons d'abord le
plaisir des yeux.
Puis l'envie nous vient-de toucher ces beaux
bronzes, de les flatter de
la main, comme nous caresserions un beau vase.
Enfin, l'harmonie des
mouvements, l'équilibre des proportions suggèrent en nous des corres¬
pondances musicales. Chaque figure de Parayre est à la fois un déli¬
cieux spectacle, une savoureuse gourmandise'et une suave
mélodie.
Ce sculpteur est aussi

un potier. Comme il cherche le
galbé ! Com¬
soigne l'enveloppe ! 11 noie amoureusement, dans « l'idéale
argi¬
le », le squelette, triste
anguleux. Cette pulpe saine et substantielle
est la pulpe d:'un fruit cachant le doux
noyau. Non point la pêche de
me

il

Mentrèuil, molle et fraîche à fondre d'un Renoir, d'un Bonnard: mais
pêche des pays du midi, dont la chair dorée, ferme et serrée est faite
moins de sucre .et d'eau que de
sucre,et de. feu.

la

J.-L. Vaudoyek,

�,«

a

près

autres... »

Ferroul
et

miechjournal, t'en sies anal; mes se la
amo ilcmourara ame nous
Dr Abarél
f/rando amo que res espauruedbo pas claro
intelligenso.
Dr Vinas

Palriolo.

mort

valento

loun cos, loun

fut qu'un
^traits laquepassion
juge¬

toute sa vie car toute sa vie ne
apostolat pour la cause méridionale. Des
ront excessifs d'aucuns qui ne portent pas au cœur
faudrait conter

11

long

dévorante

qui

sont les plus vivants té¬
étudiant en médecine, Ferroul

remplissait son âme, en

moignages. Tout jeune, encore
visite un jour la cité de Carcassonne
Son adolescence frémissante s'est
l'histoire du Languedoc, de Dom

et sa splendide cathédrale.
plongée avec avidité dans
Vaissette, et y a puisé la con-

�—

58

—

naissance du passé occitan et des
enseignements pour l'avenir.
Or voici,
que, sur les murs de St-Nazaire,
Ferroul aperçoit la
dalle mortuaire de Simon de
Montl'ort. Un réflexe que l'on
peut
discuter, mais qui porte la marque d'une âme
peu commune :

Ferroul crache à la face du
conquérant exécré.

Un autre geste encore et d'une
moments tragiques de

ampleur rarè. Lorsque aux
1907, Ferroul incarna la conscience du
Midi, le mouvement viticole
cotoyait l'abîme. Ceux d'Avgcliers, cœurs résolus mais frustes,
poussaient devant eux sous
figure de guide, un Pierre l'Ermite aux
moyens limités. Il fal¬
lait un chef, et de
taille, pour conduire cette multitude
langue¬
docienne qui réclamait le droit à la vie.
Ferroul était le seul qui
pût conserver au mouvement sa
noblesse, sa dignité et sa force.
Devant sa ferme intransigeance,
le gouvernement dût se
décider à écouter les doléances
méridionales.
il y avait
Malheureusement,
déjà du sang sur les pavés narbonnais.
Mais nul ne pourra,oublier
cette place noire rie
monde,devant
le vieil Hôtel-de-Ville où
sonnait le tocsin. Au
balcon, Ferroul
entouré de sou conseil
municipal et du comité (le défense; sa
voix énergique et martelant
les
: « C'est de vous
que
je tiens toute autorité, je vous la phrases
rends. » Et d'un
geste, son
éçharpe de maire lancée sur la foule, attestant
par sa chute
que les Méridionaux n'attendaient
plus le Sajul que d'euxmêmes et de leur
énergie.
Quel frisson,s'empara alors de cette multitude !

celui qui pas¬
sait sur les croisés médiévaux
au moment des
départe lointains,
celui qui étreignait lès
poitrines'des
Albigeois de MonLségur ou
de Ouéribus

lorsqu'ils tendaient

sortie' désespérée à" tra¬
jour-là Ferroul dût avoir l'intimé
satisfaction d'avoir
bien rempli son destin.
Lorsqu'on 1913 on célébra à .Muret le
septième -centenaire
de la grande bataille,
où sombra
l'indépendance languedocien¬
ne, Ferroul était là au
premier rang. 11 n'y représentait
seulement sa chère
pas
Narbonnc, la ville à qui il avait donné tout
son cœur. Il
y portait aussi le souvenir de cet
ancêtre dont il
était si fier, Arnaud
le chevalier faidil qui descendit
du Cabardès natal à Ferroul,
la tête de ses
vers

une

armée entière !

une.

Ce

pousser. l'envahisseur el qui lutta
pendance du pays doc.

hommes, d'armes

jusqu'à la

pour re¬

mort, pour

l'indé¬

Cette

noblesse, Ferroul y tenait 'ardemment.- Elle
était, le
témoignage de la vieille race, elle attestait
par delà les siècles
l'enracinement profond au sol
natal, elle faisait de lui un des
plus authentiques fils de la terre
qu'à l'imitation de ses
il prétendit
aïeux,
défendre, jusqu'à la prison même,
s'il l'eût fallu.
jusqu'à la morl
Descendant des faidits, Ferroul avait
encore un
autre or¬
gueil : son tityè
de maire de Narbonne. Il le porta 34
telle sorte que sa noble et
ans, de
grande
figure, disait récemment un
de ses
biographes, semblait

de la vieille cité. Peu seront
relief plus ferme,
peu seront

détachée de la galerie des
consuls
plus hautes qûe la sienne et d'un
plus évocatrices et plus riches de

belles leçons.
C'est lui encore,qui lit arborer

au

balcon de

l'Hôtel-de-Ville,
jours, la bannière languedocienne
rouge à la
coup, les pavoisements officiels

lors des grands
croix d'or. Du

revêtaient

nus-

�—

59

—

tricolores
au passé. 11 y
pensées, par "sa
langue. Lorsque le comité de 1907 fut emprisonné à Nîmes et à
Montpellier dans une salle étroite et surchauffée, Ferroul en¬
tretenait le moral de ses compagnons1 en leur clamant les stro¬
phes les plus sonores de. Calendal, des lsclo d'or et. en leur ré¬
pétant surtout la fameuse Ode aux Catalans qu'il débitait avec
inégalable

silôl

une

autre allure lorsqu'au

milieu des drapeaux

dressait l'oriflamme de pourpre de nos pères.
Bien de factice d'ailleurs dans cet attachement
tenait par ses fibres les plus secrètes, par ses

se

une

flamme

:

Alor, avian de couse e de grand ciutadin
Que, quand seutien lou/ire dedins,
Sabien leissa lou ré.i deforo ! »

'1

laissent
plus qu'un

rappelé ailleurs le souvenir ineffaçable que me
Lors d'une visite au Dr Ferroul, quelques
jours avanL sa rhort, celui-ci, d'une voix qui n'était
souffle, scandée de silences angoissants, nous rappelait; la croi¬
sade albigeoise, la rude flèrté des Méridionaux d'autrefois de¬
vant le roi et le pape même. EL dans un suprême sursaut d'éner¬
gie, emporté par: la flamme intérieure qui le. brûlait,
se
dressa, blanc dans sa chemise, blanche et, pour la
l'ois, sa voix qui domina si souvent les foules tonna la
que je viens de citer, il fallut aussitôt,le recoucher,
et sa grande voix ne se lit plus entendre.
Depuis sa mort, sa gloire monte. Son rôle politique
énorme et que ses partisans ne pourront'oublier de sitôt lui alié¬
na cependant des sympathies qui maintenant
tiblement à lui. Au-dessus de la mêlée, sa figure se dresse en
pleine clarté et les gens du pays d'oc d'un même élan la
et l'exaltent. En face du grand poète de la Provence, Ferroul fut,
le Mistral agissant de la terre occitane. Il réalisa les beaux rêves
lyriques du père de Mireille. Le Midi peut être fier de ces
hommes qui s'étaient voués d'ailleurs une affection particu¬
lière et qui. chacun par son génie, illustrèrent la terre
étaient issus et exaltèrent au plus haut point l'âme éblouis¬
J'ai

ces

derniers vers.

Ferroul
dernière
strophe
défaillant,
qui lui
viennent irrésis¬
saluent

deux
d'où ils

Jean Camp

sante de notre race.

Appel du Maire
M.

de Narbonne

Mourut, maire de Narbonne, a

adressé aux maires de l'ar¬

l'appel suivant :
Dans sa réunion du 15 juin courant, le conseil -municipal
de Narbonqe, ému par les conséquences des traités commerciaux
qui sacrifient les intérêts de la viticulture, a voté l'ordre du

rondissement de Narbonne
.

«

jour ci-joint.

11 semble

«

animer le

protestation: doive

qu'un mouvement général de
en présence de la situation faite

Midi

à ses popula¬

traités

la concurrence des vins étrangers que 6es
ren¬
dent légale.
11 semble que l'heure soit venue, sans crainte d'en Ira ver
gouvernement dans une œuvre nécessaire de
tional, de jeter le cri d'alarme au sujet des périls que
fices imposés au Midi font courir au pays tout
tions, par

le

1

relèvement Na¬
les sacri¬
entier.

�Tel est

sûrement votre sentiment; aussi je vous serais très
obligé de vouloir bien demander à votre conseil
municipal de
voter un vœu
identique à celui de l'Assemblée communale de
«

Narbonrie.
«
L'union et, l'action des
municipalités méridionales,
union et cette action
auxquelles le docteur

Ferroul,

décesseur,

mon

cette
pré¬

a consacré une partie de sa vie, assureront en toute
circonstance la défense du
produit de notre sol et, jointes au
travail soutenu de la Confédération
générale des signerons,
auront .un résultat lieureux sur la

révision nécessaire des

cordscommerciaux
visés, ruineux pour

ac-

la viticulture fran¬

çaise.

»

Le vœu proposé
est le suivant :
«

Le

Conseil,

Considérant
que, par la .conclu¬
«.

sion cl'accords

merciaux
verses

.

com¬

aux

di¬

puissances*

le gouvernement a
sacrifié notre pro¬

duction
soi t.

.

yiticole,

en

permettan t
l'importation des
vins étrangers, soit
en
négligeant de
favoriser, l'exporta¬
tion des nôtres;
«:

qu'il
droit

.

,

Considérant
n'a pas. le
de traiter le

vin comme une sim¬

ple

monnaie d'é¬
ruiner

change et de

ainsi
unedgg bran¬
ches les plus impor¬
tantes" de la
pro- ■;
duction
nationale
au

profit seulement

de quelques, indus¬
tries :

Que d'autre
part, les tarifs avec
les, taxes fiscales
LEs journées de
naiIbonne en 1907
qui grèventles vins,
constituent
(Je véritables barrières douanières entré les régions
de la France,
au détriment du Midi, et établissent
entre' l'a¬
chat à la
propriété et la vente à la consommation une
différen¬
ce de
prix qui paralyse le Commerce et ne fait
ter le coût de la
qu'augmen¬
vie;
Regrettant ainsi la campagne injustifiée
que, dans sa
laite ignorance des
questions vitico'les, mène une certaine parpresse
«

-

«

parisienne,

�—

61

—

Emet le vœu :

«

taxes et tarifs soient dé¬
l'entière responsabilité de
la
situation actuelle.
En outre, le Conseil.
Considérant que le relâchement dans la répression des frau¬
des sur les vins n'est pas étranger à la situation déplorable de
la viticulture,
Demande instamment l'application stricte' des lois et dé¬
Que ces

«

accords commerciaux, ces

révisés.
Et rejette sur le gouvernement
crise sociale qui peut sortir de la

noncés ou
«

«
«

«

crets sur les

Au

fraudes. »

QUESTIONS

ÉCONOMIQUES

Congrès des

Planteurs de Tabac

LE
Au

MONOPOLE

de tabac tenu cette année à
prononcé un important discours dont

Congrès des planteurs

deaux M. Jules Cels a
retenons les pages suivantes
«

Dans une

entreprise aussi

Bor¬

nous

:

considérable qui fait 1.740 millions

c'est
à l'in¬et

il ne sàgit pas de payer une petite société;
là qu'il est introduit une façon mauvaise et préjudiciable
térêt national. Ils pensaient faire une société internationale,
je dirai plus, une société étrangère, parce que dans ce
se
parait, la part des capitaux français aurait été
d'affaire par an,

de la

part des

qui pré¬
minime vis-à-vis

capitaux étrangers.
être la suite de l'opération. Je'suppo¬
aurait été signé. Est-ce que vous croyez qu'on

Remarquez quelle devait
se que le contrat
aurait continué à acheter 76

planteurs
aurait continué a fabri¬
françaises, qu'on aurait
milliardcontinué
? Eh !
la réalité et sa¬
cette période, les
et qui expliquent
comment s'entendait l'opération. Là-bas, on disait : « Une fois
le monopole acquis, l'Amérique aura l'intérêt, à cause de son
puissant outillage industriel à faire le tabac chez elle et à en¬
voyer le tabac tout préparé en France. » C'était par conséquent,
fois le contrat signé, tous nos ouvriers de nos manufac¬
millions de tabacs aux

français !.. Est-ce que vous croyez qu'on
quer" le tabac dans les usines
à verser, au trésor une somme supérieure à un
bien ceux qui le croient pour regarder en face de
voir ce qu'on pensait faire n'ont qu'à lire dans
revues américaines que je me Suis fait traduire

une

tures sans travail.
On disait aussi que,

devien¬
tabac. C'était dire

grâce à ce système, l'Amérique
plus grand marché du monde pour le
que de plus en plus on allait réduire les
sont produites en France et payer, lorsque
abondamment et à meilleur compte un monopole
millions d'affaires par an. A chaque instant la
nancière peut élever des réclamations comme

drait le

quantités de tabac qui
l'Etat pourrait
qui fait avoir
1.740
compagnie fi¬

les; compagnies

�—

62

—

de chemin de fer
qui ont fait voter
lesquels on dit : « Quelle que soit par

par

la Chambre, les tarifs

l'administration de la Cie,
même si elle administre
mal, les recettes devront couvrir les
dépenses et les tarifs de chemins de fer

devront être élevés de
façon que les recettes couvrent les
dépenses » C'est la raison
des tarifs
exhorbitants.
Eh ! bien, la Société
aurait fait la même
chose; à chaque ins¬
tant, elle aurait demandé des
élévations des prix des tabacs
et ces élévations
n'apporteraient pas de plus-value au Trésor.
Vous avez
échappé à ce
Fédération des planteurs dedanger, parce qu'on sait que dans la
tabacs, il y a des paysans, des pro¬
ducteurs

agricoles qui se sont
réunis, qui ont opposé une force
révélait pour lutter contre
une
pareille chose, et lorsqu'on
aurait signé une
pareille concession, il serait très difficile
venir sur sa
décision, parce que, si à un moment donné de re¬
avait voulu y mettre un
l'Etat
frein, il se serait heurté cl aurait eu
des complications très
graves avec les
Etats-Unis, auxquels, ne
l'oublions 'pas, nous devons
beaucoup.
Voilà ce (pie des
financiers malpropresApplaudissements).
avaient pensé pour
leurs idées' personnelles sans
songer à l'intérêt national. &lt;

qui

se

Vifs

(tpplaud'sssemenls).

Récréations arithmétiques
JlultiplieWânS curieuses
Etant donné le nombre
suivant ;
0 126 582 278 481.
trouver par le procédé
le plus rapide, son
produit par 8 el
duit par 78.

"

son

pro¬

Voici la

réponse :
] • Produit
par 8.-— Enlever le dernier chiffre
ii droite. I
portez-le a gauo'iîc en tête du
et trans¬
nombre.
2» Produil
par 78.
«établissez,
le
nombre dans son état
tif en reportant 1 de
primi¬
gauche à droite, et écrivez sous
chiffres ce
chacun de ses
,

—

qui lui manque pour faire

•

9.

Additions extraordinaires

lr4

......

......

0

2MS

.

.

.

...

0

Tous les nombres qui
entrent dans ces deux additions
sés des mêmes chiffres
sont
compo¬
diversement dispersés. Dans l'une
l'autre le total égal dix fois le
comme dans
premier nombre.
Solution.
Construisez avec de
simples chiffres, deux additions
telles que le total
égal dix fois le premier chiffre
:
—

1

'+ 2 + 3 + 4 = 10
+ 3 + 4+.5+0 = 20
Substituer, à chacun de ces
ditionnez ; vous obtiendrez le chiffres, son produit par 14 2857
total
2

demandé.

el ad

�LA

LIGUE DE LA PATRIE

MÉRIDIONALE

Si nos idées ne se traduisaient dans des faits soyons certains
qu'elles seraient vaines.
L'année 1923 restera une date marquée dans l'histoire de
la renaissance occitane En effet en mai 1923 un grand fait
s'est produit, (grand par son but, sa mise en œuvre, et, soyons

trie

l 'a
sûrs, par ses réalisations) la création de ia Ligue
Méridionale, Convoqués par les dirigeants du mouvement occi¬

de la

tan et par le,Comité
des représentants de

le 6 mai, à
Adhérant

des Revendications Nationales du Midi,
la plupart des pays'd'Oc, se sont réunis,

Toulouse.

Manifeste du Comité d'Action, dont l'Almanach
parlé en 1923, persuadés qu'aucun gouvernement, qu'il soit
de droite ou de gauche rie donnera au Midi ses libertés tant
que les intéressés eux-mêmes ne seront pas en mesure de les
exiger, certains que quels que soient les traits qui différencient
entre eux les frères de la grande famille méridionale, il n'y a
pas moins des Alpes aux Pyrénées et de Ta mer à l'Océan une
incontestable unité, des aspirations historiques, une commu¬
nauté de langage, en un mot, une Patrie, les congressistes, ont.
décidé la création d'une Ligue qui. formera le lien fédéral des
pays d'Oc.
Si elle se proclame Fédéraliste et. admet que sa doctrine s'ap¬
plique à toutes ies terres de France,elle s'attache, tout d'abord,
à servir, chez elle, la cause méridionale. '
Soulignons, une fois de plus ici, comme nous l'avons fait par
ailleurs, que les patriotes méridionaux revendiquant leur lan¬
gue, leur liberté, la sauvegarde de leurs intérêts de race, s'oppo¬
sent énergiquement à toute idée de séparation dont le Fédéra¬
lisme est, en soi, la négation. Nous y reviendrons.
La Ligue a tout d'abord constitué un Comité directeur et
jeté les bases d'une convocation prochaine des Etats Généraux
au

a

de la Pairie Méridionale.
Elle convoquera à Toulouse les
Chambres cle commerce, de l'irduslrie,

délégués de l'agric'ulure, des
des Lettres et des Arts,
des Syndicats ouvriers, de l'Enseignement, de l'Eglise, des
grandes municipalités ainsi que les élus parlementaires et eantonnaux.

Elle saura

poursuivre la recherche el

la dél'ense des inté¬

rêts de tous les grands groupements qui représentent la Vie mo¬
derne et sans accepter de servir aucune tendance de politique
cle parti, elle travaillera à la constitution d'une'
d'une politique méridionale.
Précisons ses tendances en

économie et

disant que la Ligue a élu pour
siège Toulouse,. centre géographique et historique des terres
d'Oc, qu'elle a mis à sa tête, comme président, le docteur Ca¬
mille Soula et relevons, dans son Comité, les noms de la grande
poétesse cle Bigorre Philadelphe de Gerde, du poète languedo¬
cien, Anlonin Perbosc, de l'écrivain et propagandiste Béar¬
nais Simin Palay, du grand poète Michel Camélat, des membres
du Comité d'action : Audry, Bœuf, cle BarOneeili-Javon, Grand,
de Montaud-Manse, Frédéric Mistral, neveu, d'Arbaud, Lajoi-

�—

64

—

nie, rédacteur en chef de la Revue Méridionale, du professeur
Bonafous, secrétaire général de la Ligue pour la langue d'Oc à
l'Ecole, Teissier, de Confolens.
Comment, nous empêcherions-nous
d'appeler grand, un fait
par lequel, pour la première fois notre cause s'oriente délibé¬
rément

Le

vers

son

véritable but ?

siège provisoire de La Ligue de la Patrie Méri¬

dionale (Fédération des
rue du Taur.

louse, 63,

Pays d'Oc)

est

établi à Ton

AUX SAINTES-MARIES
Les fêtes
la
le

en

l'honneur des Saintes

Camargue et de tout le

Maries, les patronnes de

pays de Provence

se

sont ouvertes

jeudi 24 mai en la présence de S. G. Mgr Rivière, archevê¬
que d'Aix. Favorisées par un temps
splendide, elles se sont suc¬
cédé avec toute la solennité
traditionnelle, au milieu des flots
pressés de la population.

Les châsses contenant les restes des
saintes vénérées ont été
descendues de la chapelle
supérieure et ont reçu comme tou¬
jours les témoignages d'une dévotion empreinte de la même
ardeur, de la même fidélité, de la même foi.
La procession sur la
plage a été impressionnante; tous les

nombreux pèlerins y ont pris
part.
Les bohémiens, fidèles eux aussi à
leurs traditions, sont ve¬
nus en
troupes nombreuses dans leurs roulottes et n'ont
pas
été les moins empressés dans les
manifestations de l'élan, po¬
pulaire.
Le

temps et la place nous manquent pour nous étendre lon¬
guement sur ces fêtes, d'un caractère à la,
fois catholique et
vençal. Nos lecteurs ont pu d'ailleurs en trouver le détailpro¬
au
jour dans les journaux de la région Nous ne
pouvons touteibis nous abstenir de mentionner la
part, brillante qu'a pris à
ces fêtes la « Nacioun
Le vendredi

Gardiano.

»

matin, à la première heure,

en

présence.de

Mgr
Rivière, ils ont fait traverser le Rliône à un
troupeau de tau¬
reaux, après une lutte émouvante entre les cavaliers et
les fau¬
ves. L'abrivade, laite
par un grand nombre deca
valiers, a été
tout particulièrement réussie au
et des ovations des

milieu des

spectateurs.

applaudissements

L'après-midi Monseigneur l'Archevêque d'Aix,
de Ai Prat-Noilly, dont il était
l'hôte au château accompagné

d'Avignon a
tenu à présider lui-même les
courses de taureaux à la
proven¬
çale, donnant ainsi la preuve de l'intérêt qu'il
porLe à ces ma¬
nifestations traditionnelles
le signal des
razeteurs les

Ajoutons
Journal, —

et régionalistes; il a. donné
lui-même
applaudissements qui ont salué les prouesses des
plus notoires, venus pour la circonstance.

que la

« Nacioun Gardiano »
a été invitée
par le
des nombreux Organes qui avaient
envoyé aux
leur

un

Sainte-Mari es
représentant - à venir à Paris pour y exé¬
cuter les jeux de Provence et
montrer au
trop
prévenu par la campagne anti-taurine, ce public parisien
(pie sont en réalité,
les courses de taureaux
provençales.

�1

M

M ; Í M

i

I

i

i

i

1

!

1 I M

!

:

I

í

:

:

:

M

m [ !

| :

I

LOmi de la Terre
l.'omi de la terre, loti

paysà, que pense

de. ç.o que lous sabenls apè'rcn. «.la îîatufé » ?
Lou' qui n'a pas estudiat.o s'a nat que ha de
de la souledat d'à plané, e de, la hbiirtalésse

qui boit pei: dehore,

las berous dou pais,
qui d'ue mouritagiie
s'ennayréye ? E s'cstangara jame.y daban l'aygue hlauque qui liouleye. e lienlnuleye: s'abaehara ta espia las tusques de flous de prade
■ou
eneqère, Ion sé, e lhe.br.ra Ion cap dens la, eountemplaciou dons
lugras douri la Bible dits qu'aquel.s lioecs que eanten au cèu la glorie de

One
Lou

Diu "?
semble,

que

nu a.

qui ey seuse literature, non marche pas toulu couine u pèc
pous seadès de bonhe-brac e sus. lou s6u otrii trime. Segu. qu'a oelhs
ta las estéies, ta la lue e ta las brumes. Que sab qu'on nièrqueri bèrt.
I.ems ou lè tems. Mey pla que lou qui s'embarrC e sude sus lous libes.
qu'ayrne de eerca d'oim boulin Payer.e que. coumprén Km l'anouncie
dons dies clos e doua dies escus. Qu'ey aco, non s'acoénteque de ço
qui-u lté. puchèu ou lou pot serbi, Quoan s'en ba pei Yulh .ou per
fiarbn tau

de la calou

sou

eam

de hourmén, liouu lous cabelhs aléd.en è l'arribat

lien

zigou-zague dab l'ayre fresquet dou brèspe, que
èste.segu d'abé pla tribalhat, e, dens la souk cabale, que c.oimde
las saques de gra que s'apielaran au pè dë. la babuse.
La plante qui madure que l'a à ne u ri ou qu'on déu goari. Quoan
coutibe burtalissis au Casau, sic lou pimbou, sie l'isop, sie la
mayourane. n'ev
pas ta que pbtisqucn oundra lous soucs de caillet, mes ta
que flambouréyen au toupi. Se cragn la briuléte d'aboi (lou colchi¬
que) ou lou nabèt (l'aconit) qu'ey pcrmou qu'aquéres flous de pousou qui; dan couliques au bestia. Mes las plantes qui non seièn ne
lionnes, ne danyerouses, n'aii pas nat nouui lad et; non soùn arré
ou

bôu

yèrbcs.
Dounguës lou qui n'ey pas le Irai, ne chic ne brigue, que biti. i im¬
abeya-fe'ou csga'udi-s de ço qui pod. bédé dehore; n'a pas
Tiadr idée sus la berou ou la ledou d'ue countra'de. La mey beroye
plane que sera la qui ey remlibe, lou mey beroy coustalat qu'ey»
lou qui ey àysit à tribalha ou lou qui da. u bi mey pelut'; la meỳ
beroye mounlagne nou sera pas la gran barralhe qui s-'ey boutade
entré GascoUgne e Aragon, mes lous tucdu's arrayadius doun loué
liés e lous ardallis ami.én
mey.de. lèyt aux braguès e à la cautère.
Tout- aquets sudyècs de cailles, touls aquets aharots doun biben
lous qui héii literature. bielhs camis, sègues, nids, hounts e/tc. que
poden este ta la bile prumère, d'il pè-tcrrous ? Lous carrerots ?
Quoan y camiiic, qu'ey sustout abeyat pous calhaus piinte-agtitp
qui s'y I roben. Las sègues bestides'd'espi-blanc ou de htdauguère ?
Qu'on trigara de sabé se soim de bon coupa e se harrcn depia .lou
sou. pradoulh. Ans nids, à d'aquets près tescuts per l'amou, à d'aqueres maysoétes qui s'estuyen hëns las murralhes, débat dons
teyts-ou s'ayumpen dens las braitquës clous arbcs, nou liara pas gran
aunou. S'eri trebuque nat,,:e;bé, qu'ous dura, meyièn u cop d'csclop.
Que. tienera toutu mey de couudc 'de l'ayguc : aygue de liount, ay¬
gue de puis, aygue d'arriu ou ne gabe, D'u cop d'oelli que sabcra
s'ey bonne ou nou. Se s'escad au ras d'ue houut 6 ; qu'y' calhe b'ébc
que s'ayoulliara sous bords de la cahéte çoum se-s hasé la 'prégàrie
Mes, non Ion demaiiden sé y-a pou tour u endoum de lieliguères, u
mey que

passe seuse

bouscarra de rèclious bu de càssous

ne

se,

countre la hount, las bran-

entourseligades bastéchen couine u au la de bordure. N'ey pas,
qiioan dcbise, aymadou de flous ou de, coulous.
Que soun tad et lou bestissi noubiau d'ue arrose, l'enc'antanle
yesside de l'aube reyau. lou pount bàpourous de l'arcouli lugarques

S.

o.

F.

v.

�—

66

—

noyau .entre cèu 'c terre, l'ahoalli de las brumétes biatlyaUourt-s
qui
yéten plouye fine ou rièu grasse, ou nèu ardoune; que pod este, taupaysa, l'a debarade rouýasse don sou'relh-couc ?
Qu'ey tau mounlagndu la bluou dous làcs du tau pescayre l'immensitàt de la niagrane ? N'ey pas u touriste, qui
s'embriaguë à ço qui bed e (piofiu
balaie 11011 ba pas au delà d'ue tirade
courte, d'ue senténcie, d'à
arreproùé.
Per bèt die de rel
que hara : Oey que yèle à sèl parels; pcr bère
maytiade d'Abriu tèbe : Oey, la yèrbe que puntéye adayse ou
oey
las ' loles
que

Coum lou

s'escarrabélhen.

prousey, la soue literature de coundes, dises, can
sous, qu'ey nude; tan per tan u coumparé, ue
'indique, u yèste e
arré mey.
Per aco, se lou pople n'a pas bist.es
estoumagantes sus la « nature »,
Se n'ey pas araassàdou de
d'óúcumens, d'aquets qui espessécheu
tandes'do libes de liorte renouinade, que porte
toutu lou co début la
blouse e lou cap
débat lou berret.
N'ey pas, sus cpùmaude, autou, e. daban u pape que ileriiouraré
mut e sàng-glaçàt,
permou qu'arrés noù l'a eusegnat ta ha-u parla
en léngue de tout
die, mes dons las escadéneeS île la soue bitebitante, quoan eý segoutit per la yoye ou per la doulou,
que-s-tire don
hidye paraulcs naturaug anta bères que las dous
mayes escriba&gt;
Labels qu'en ey artiste,
pintre, ouralou e pouète ! Tabé lous mey
adrets tienedous d'u calain
qu'an toustem pescat dens lou prousey
dou brabe rnounde
que trebuquen e que l'an panât, tan qui an
dut, las soues favssous de dise, lous sous moûts bius, lusenls e potitrebatents.
sou

Maugrat que non hassie grau counde de « la nature; » liômi dou
pople que-ýdemoure doungues, ta us qui estriben, lou
gabidayre.
mèste e Iqu

ou

segnon

Miouèi;

Gaméi.at, ýàscoiin.

Bibliògrapiiiè : Et piU-piil dcra me
Ìdgjíila, poèmes, Tardes. —
Beline, poème, chez Marrimpquey, à Pau.
iioàbi lou Sounadóu
pastorale en prose, id. 1912. —"Gastou-Febus, pièce en
vers, 1914, id'
Mourte e Bibe, poème!912, id. — Andrcu
d'Estibère, pièce en vers
(sous presse). — Lou Barre Cathabari, comédie
(sous presse). — Be¬
line (troisième édition sous
presse). — Lole, pièce en
—•

vers

presse).

Toutes les œuvre sous presse seront
l'Echo Occitan à Samatan

publiées

(Gers).

LOU
---

,

par

(sous

les Amis de

MONOBRO

Anern, pouorlo mourtièr, pichoun dins toun
sus Tenait lo couolo
que lou bargo.

Socrido

Guel, quito de près tir è sons
Lo menado regisclo é li cromo

ouguenar
lo pèl.

ouzèT!

cargo;

Per l'oporar, dessul
coupet, loti sac rous.sèl
Ocato lou gilet, lo
comijo, lo inargo;
Les piscouns soun ]ilo nauts, Tescalo
n'es pas
Se brizario les rens se fozio l'escobèl.

largo:

Quond orribo. les pans ôun roulhaso
l'espallo:
S'oturo de la eaisso è lo
pasto dovalo;
Plo brave se l'ôun pas
enquèro

Un autre lomouzi vé de dire
Gouro tournar mountar sons

L'ourct de po, lou
BioGriAPHiF.

ser.

régounhat.

qu'espèro;
se

métré

Louis
:

voir

page

en

s.ero, pense, gonhat.

37.

Coblèro;

Delhostal, d'auvcrnho.

�67

—

CANÇO
Si e' jorn es dolç
vivim el jorn i
No

i l'boru és clara,
J'Iiora,
descuidem, que l'instant d'ara

ens

d'aqui
Se'ri

un

instant ja

l'instant,,

va

fora...

es

l'aigua clara
i
se'ns ofldun aquesta
hora.
Vivim l'instant que ve, que el d'ara.
Eliscn i se'n

va

A UNA
.Ja que la terra
sols sali de tu

quan
trobis

BiotlnAPiiii'..

—

i

coin

ja és fora.

DANÇARINA
gairebe, encis'era,
coin

d'un

alé

subtil,

siguis morte, sobre cl eôs genlib
In ferra iloleamft.nl leugera.
.1. M. LÔPEZ-Piro, catalan.
voir page 35.

I.O MARIDAGK

DEL PIOT

Paru, pérà uelho,
pas de casar...

nâo

co' una velha

senao

que te lia de
Gru I gril

mqlar.

! gru ! gru ! grn !
(Cnnturletq popularia pprlugueza)
—

Eels camps,
lo

ont fa tampona,

papach en
io Piôt rôda e

baudor.

gordona

lis vièlha, mas gaillard»,
la nôbia que te v.il :
e
bragarda.
t.'atrapara pel côl.

amoroza

:

lô soi maridador.
A ! se no sabiai un a

Oual sab s'à l'abrasada

d'abelugada e clri.ina
que aiguès pas de non !
Gordon ! gordon ! gordon !
Brave Pidt. empapacha
ton mil e ton agland :
ta nôsa sara faclia
alians la lin ciel án.
Val. frobarem aquela

d'aquela
tu, diras
Gordon 1

Gordonaire, es la vèllia
bel jorn de Nadal
qu'espozaras ta vièlha
al rojè autar nobial.
del

La

te cal, n'es pas ela
que te dira de non.
Gordon I gordon 1 gordon !
que

G

nôbia,
Piô.t !

ni per

redira

e :

Hemenibrànsa, 1902.

es

la

la Cotèla !

gargainèla

de ni per non
son

gordon.

PerbòSc, lengadocian

Antonik

»litp.r.io,G!iAPiii

escardusada,
de non
gordon ! gordon !

pâs

—

Lu G ut occitan. 1903.

—

Gansons del Gol occitan, am las melodias de Paul Vidal e Paul Rejin,
1904.
Contes populars gascons, 1905. — L'Arada, 1906.— Guilhem
—

de

TOloza, 1908. —Anthologie d'an Centenaire, pages choisies des écri¬

vains

taru-et-garonuais. 1908. —: Contes Populaires, Première-série,

1904.—LaPàstnrèla.

1921.

—

Soleilletlc.

1922.

—

Las

Causons ilel

Pàplc. 1923. —Lo Libre dels Autels. 1924 (Librairie Marqueste, 7, rue
Ozenne, Toulouse) Pour paraître en 1924 : Lo Libre del Campeslre (Les
Amis du Livre occitan, Samalan, Gers.)

�HOMMAGE
A

MICHEL CAMÉ LAI"
AU

VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE
DE

BEL1NE
,898-1923

�O^-OIA

!

^°OAA

OM

^aAHixta

'

j^uA-^e^j

cf^jj&lt;xuoíP

1AA.0

l'ClAli/llC

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J/XX^CMAÍL .
ÍOAA-Ì-CLÍ^.

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4c,

(

"Ooìa oteiiote^ -P íu^jtail f

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cOvtsíOAAIIL,

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C&lt;AJ

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-^À

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....

,

t^UX^AAỳjUi U 60i&gt;

WOlviP C^ju'eMIfrvy tau

tau/s ceita

tal\a£j

tauta

&lt;x&lt;n*ietj
j^ntata-^ta ÍO^OMaj - -loJlixtaA} t

-^' taoM/W

c^u.'

&amp;0S&gt;
ta -ta.
(

úl/&gt;C

U

t

ta?

'VMCl^^ta ta

É4A/U

cxxta

c&lt;

ux.

n^ca

,*

SêAsU ^ÍA/I C(_
ỳX(\ OpA (A CJL,
U*

IV

Manuscrit dus dernier» vers du Chant 111 de Belirie, écrit par Mi¬
chel Caniélat pour la IIIe Edition qui doit paraître en J 924 à la Col¬
lection Dis Aupi Pircneu (voir page 8).

�70

—

—

NÈIT ESTELADA
Subrc

un

aire

de

A.

B.

O
Com

nèit, polida nèiL congreihaira d'amor,
me plai de mirar ta claror estelada !
Pas dins mon paurë côr endormir la dolor,
M étés un pane de gauch dins mon ama ennebladà !
Bestial e gens, lases del
La sôm es subre's camps

jorn, ara son quets;
e jos coda teulada;
s'auzis la canta dels grilliels...
.esplendor, nèit, que l'a reviscolada !

E,

mentrestant,

Us

ton

Lugars
Ondratz

dins lo cèl ètz

que

Uius alucats,

per

de siau clarum la tèrra

tonebroza !

Que vôstres raises, d'amonnaiit lèu destacats,
paguën subre mon iront una potona bloza I
Me cal îuorir un

Vès

vos

aus

jorn.

qui sab

e

se

qu'alàbets tarai granda

11'es pas
volada I

S'atal deu èstro. quand voldrà vengue l'trespàs,
E mon ama à la Luis et.èrna sià mcsclada !

Prospér ëstieu, laujadocian
(Canlas

Bibuoghaphiiì.

vielhx

sus '

nouas

-

I ires).

Lou 'J'erradou

—

(1895). F lors d'Uccitania. 1906);
Bomance.ro Oveilan (1914).

la Canson Occitana (1908): la
Pour paraître : La Anna il as

Jlojas. — Caillas hòvas

sus

vielles aires.

A1BRE DE TARDOR
Escorca tebia i

l'ullam d'or i
eix de la. nit,

'

Qu'el castigava amîi

sa

qnietes branques.

fredor d'esteles blanques

L'aibrft rtdormtt.
Neus

en

lo

serra, aibre endaiirat !
tu lia eau;

Halancejada

la
un

raig de sol la

l'aire

en

Voluptuosn,.
i e) mati

va

en

ton

de

ton

la

brancàm, s'adorm la

sa va,

oblit.

l'a lot d'or l'heriu'osa

t'omplena lot l'encan!
eontemplació.
jo senti

en

el

del bon
mes

oi'rena

tardor.

l'esposa és casta i

d'una

serena

meu cor la melodia

repôs;
bell

l'infant; s'aixeca el (lia

arrnoniós.

J. S. Pons, catalan.
Pedrlç (Cornet. Perpignan). L'Estel de
(La Revisla, Barcelone).

Biblioohaphie.
VEscamol

volada

blau.

l'resc, amb. alegria lina i blava.

Aibre calniós que

Aixis

sa

aibre adormit,
diu

ara

seguint dins

—

Lo Ban

�71

—

—

DESCORT
Descôrt, vai per ont te plats,
Car, al temps de prima, loin (1)
S'esplandis clemièi los prêts
E

pertot

canson

s'envôla !

Vai, descôrt,
tel

Per

bord

Que t'agrade !
Al temps de prima, non i'a
Cauza qu'Amor non enfade.
'lot cor, en

prima, es l'erit
dolensa,

Per siauva
E

l'auzelon
A

jòia

en

e

crid

son

sofrensa.

Vai, descôrt !
En tôt côr

Trobaràs

bona

aculhensa !

Las ! Amor, que las
Tot.a
Ben

joventa

ama

languir
e

bloza,

pôdes perseguir,

me

Car la vièlhesa jeloza
Sus io son arpa a pauzat
E nVa de toi dcsbezat,
(il)
E vana es la deziransa...

Vai, descôrt,
Enlà

de

Aici, i'a

mon

plus

côrn !

(-3)

esperansa
Siinin

(1) Pleur.

—

(-2) Sevré.

—

(3) Mon coin,

!
Palay,'
ma

yascori-hlUtinés.

demeure.

Bibuoghai'hie.'—- Bercets

de Ypenesse e Coundes .(Tarbes 1899),
Cansous rut'ans maynadyes (Pau 19(10), Poèmes. —
Sonnets et Onalourzis (Pau 1902), Poèmes, — Case.
(Pau 1908), Poè¬
mes. — Lan Franehiman
(Pau). Théâtre. — La Peleije ■ dous Arrasims (Pau, Théâtre. — La Rrhisconladé
(Pau), Poèmè. — Tou¬
louse! (Pau), Poème.
- Naclau,
Nadau! Hecueils de Noëls béarnais

Poèmes.

et

—

gascons (Editeur de).

gulière
au

aux

Poèmes.

—

—

Reelams de. Biarn

Patriote des Pyrénées.
Inédits

:

Nombreuses, études. Collaboration ré¬
e Gascouyne,
à la Bouts de la Terre et

— Sous presse : t.us Pi;eyarirs e las
Théâtre et Romans.

Gracies.

QUAND NABI Al QUE QUINZE ANS
Quand n'abiai

que quinze ans e qn'èri pas rimaire,
Aimabi de montai' sul.ire un erbut. cimèl

S'enausnnL, ut'anos, dins.la frescor de l'aire

Com per traucar am son front vert l'azur del cèl.

Aqui sperabi la que tant nie sabià plaire,
Pramor qu'abià carà poJida e. côr lidèl.
Iles non m'èïa plus car
que son agait aimaire
E los potoiis de i'ôc de sa boeâ île mèl:
Quand caiià l'aire, al éant deïs grilbs, la retirada,
La vois de
l'Angélus era sobent mèsclàda •
Al tindadis eascalh dels
sorgents agrudius.
10.

jols ii m nos dois garrics ruscats per ceut e.stius,
nos espasejanl
demesl l'èrba embauruada.
Laisabem nôstré côr s'en'hirar cap à Dius.
Guiliiem de NaOroza; lengadueian
lin

Bibliographie

:

Pour

paraître

:

Poésies

�72

—

—

ESPAI
A

Thing of'beáuly is

a joy
.1- Keats,

for

— Ion vènt lou
mai siavc- que s'alisé,
Escampaire de l'ueio, — este vèspre-èro Ucu.
E l'aigo s.'encoumé pèr lou eamin di sause.
L'aigo e lou vènt disieu lou remembre suliéu
D'àutri vèspre liunchen 'grèu d'ëspéro" o d'estàsi.

Vènt d'autouno,

ever

—

—

Se li pibo dcinan soun nus courtie de glàsi,
Vestissès adoja li draio,. li pendis,
De la tunico d'or ferren e de toupàzi.
Car li fweio an sa mort que ta gèsto alentis,
E flámo de regret soufn li fucio casudo.
Li

jour earrejon plus

loungour pesarudo,
l'ur d'èstre brèu.
li causo se rnudo :
L'èurre que nôsti mari culissien eoume un brèu,
Un cliivau blanc soulet dins li prat de l'aulouuo.
sa

K li vèspre, ideious sabon
O douçour de l'espai qu'en

Nous Sentiari coume un cor que de viéure

s'estouno,

Quand li trépan fali soiibron plus à soun las,
Que 1 o ri raive. don tèrns pèr Ion np'stre si:, dourib.
Nous sentian

Que pèr

couine

ainansi. mai

cor

un

vido

saupre sa

t'augu

a

las,

noua

pause.

que se

E
.

.

l'aigo s'envenié pèr lou camin di sause,
se li senglul, d'autan s'aléunissien.
Là remèmbrc, — paiitai lou niai fervoris que s'uuse
Refaire dins lou sèr, — au caume s'unissien.
Courue

Vènt d'autouno. lou vènt" lou mai siave qui s'ause !
•Ian

de

la

Vàulońgò.

(Sully-André" Peyre).
Bibliographie.
Pour paraître :

Francis-Pouzol.

—

Poésies.

PoLWençau.

(Editeur des Œuvres de)

.

?' "

-

''

'ý-&gt;■/'

•'

'

•

que

•

'y-

Migà

•

CANSON
-!■'■■■

l'as babeta,

'-v'

•

:v'&gt;

Lis

Vezi aiceste matin
La frescor de l'albela
Sus ton caratge fin;
Lo bèl sang de las rôzas
Dins la sazon en flor
Es sus Las labras rôzas,
Ma miga, mon amor.
Lo blanc de la tortura,
Sota un rai de solèL
Lo vezi, ma pastora,
Sus ton sen rédonèl,

La
'

prima bateganta,

Luts, perfum
Dins
Ma

mon

miga,

e

color,

côr ara canta.
mon amor.
Lois Goi.ivi.

Bibliographie
Trionfes.

:

Lo Branile de las Oras

lengadoeiun

(1913) Pour paraître

.

Los

�—

73

—

AUZOR
A Marcelin

sian au
Oubildant cansoun e

Viró-te, que
Ancn

!

l'an que

cents an de

Sièis

Lèm.
Dono,

sono

t.fignoun de

vèn !

desmasclage

D'esclavage,

don

poplè

l'aure

miejour,

mountesiés aro,

T'an bouta
nié ta

cai'o

sèt Douleur.
Leiigo e de l'ârairè

Signado di
De la
De

ti

frartchimand t'an après,
t'inoundant d'uno sorgo

La

vergougno

e.lou

journadiéro,

S'agnrrisso.n, cme

jous.

granio negro e s®nbro
■P.oûrtavo ouinbro
Lou drudige de ti nias
Qu'un la de caus

A si

blanquinellq

Au

Ennianlello
rébat di sóuiéiaa.

l-'ranchimand à i'àci
Oue regalo
La

paire.

De messorgo

vido

palo,

de nôsti niau.
pèr ninio

Lon cop — d'iue
Vous fsren passa

En

Li;

ta

Gouslumiero,

Toulouse

Vers

Lou

A

deliciouso

Avigiioun là

Adbert

mésprés.

vuei qu'au founs de toun
M or la 11 a mo
Di remèmbre gloùrious,

E

aino

frucliaio,

Ouaùque. jour que

Leqgadô, te
E

vitori

l'ara caud !

eridàn gluri !

Qu'as ausa, vesènt
Bandi contro eli lou
Que US an
Knlairèron à
F.

Muret

ôe Bakoncklli.

Blad de.Luno,poèmes avec préface
(Rounianille, Avignon); Babali, nouvelle,
Roumailie, Avignon) — Pour paraître :^La
ou cliivaa (lin l'Art ; Escourregudo de dons
1 Santo 17 'de jun de 1,907.
BiiîLiographif. :

toun tire,
glàvi

de Frédéric Mis¬

(Leinerre,l^ouParis
ete
Damisello;
Biôu
gardian.

tral

LO

SOMJE

pastors, en lo cel espandida.
chaste) corna un regard de Dieu,
Los angels dau mati, subre una tor ardida,
Avisai! la valada o dansa un nible leu.
Trosque lo sol doussarnent la ressida,
Anhés de Chambô dort au chastel de son
Somja qu'un .iorn ela sera la mair
D'un chavalier, gloria de las armadas.
Liherairitz dausant Tombe!,
E lo ve, tras l'espàci e las annadas,
A l'arbre daus estorns culhir un vert raiiiel.

L'estela daus
Assosta lo

pair ;

fiel;
terras
dau pros chaussai de, l'er.
E, pendent qu'Anhès somja en las luiors primieras,
Esgarda tendramen, l'estela dans pastors.
Dormir la mair enfant de Gollier de Las Tors.
chavalier jatz son leô
e ros de las ardentas
Sarrazi fer,

Près dau blond
Lo rei immense

roda lo
Lécha los peds

O

(Lu

•

Chansô fié

Cnmbrulha)

Paul-Louis Grenier,

Bibliographie) —L'Archipel Enchanté, proses 19"20;
: La Chanso de Combralha, poèmes occitans.

ion

lemozin

En prépara

�ELA
Cantejant

aqaesta

amiga,

que l'meu amor ie cal
briga, »
diriei, — s'oc auzabi...
Mas es coin roza
'&lt;

espanida,
d'anim è de l'aci
complida,
e
tôt la

iinveja, Azir

ie

us

sabi.

Tormen
misnniinen
e

emais. Dolor

Son en mon
poder
quoand sosqui sonca lu
liiai
on Lot vol
&amp;1

sobrire,

e

'iuéu gai

Son ort ab

plai

liber.

ineison blauca

sa

fan belesa

que s'esplanca
al i cap de la via
"
que rn'cal sieguir cada eera.

Tal

un-

vers

es

l'espera

a

de la rima
sia,
Tal

vau

ieu„ vers la meison
sapiensa, Razon,
qu'ai'ugisiei ier.
garirâli (cant
coneigut!)
aquel cor qu'un tract agul
parpica d'esper.
IRomiuatyê, en preparacion)
ont

(Jâuliïs
Bmt iouHÀPHiE.

IJbuknniîs

Œuvres Poétiques :
L'H/livrante Angoisse. (C)llendotTf.);—La Tempête.(
QllendorfiJ; — t.a
—

filles.

Chanson des deux
jeunes
Livre, d'Annie.
(François I3erfrères.) ;
La Fontaine
Jouỳèhce.
Princesse. (François
Bernouard:)

(François Bernouard.); —
nouard.); — Perséplume., &gt;(Garnier
Kn

en

éu a

h ati on

:

ROM
vhe

La

Le

IVATGE, poèmes
Occitan à Samatan tjccitans.
(Gers)

-

Aux

Eiiitio.ns

nus

Amis

im

Li-

CANT1CEL
Per

.velu-en el î.rtar blau

una

dans un
eeptre;
per una vela en el rnar
blau

eeptre i palan.

Per
i el

l'ala

lieu

mon

goig

d'ùua

virait

daria.

tros que. Cm
resta,

de

Per

jovenlut

una

uiig

roniput,

llor rie romani

l'amor daria:
per una

flor de

l'amor doni.

Bibliouhaphie.

Josep Cak.nbk, catalan.
—

I.libre, dels Fades

Primer (libre de soucis
;
les Galantes
(1911); —
--

romani

La ercairo d'E'v.ù i

—

—- Els
fruits Sttborosex ;
Se y fin llibre. &lt;le
sonrt., (1

Monjoies (1912
aftres contes (1922).

;

;

-

—

907) ; — Verger de
Aùques i VenlalN (loi i)

�—

75

QUOAN BIÉNGUE L'AYMADE...
pfiffiaberau
il l'ore bermélbe
oun lou casau tout mout de l'arrOus dou raaUau,
ans pou tous dou sourelli à plasê se desbélhe
dab robalnys d'auset e dab bròtríuts d'abéllie.
Ouauqu'arré dens lou co' snmdil cpie-m disera
que l'aymade non pot rnev are tarda hère :
é'nta troùmpa l'agoéy qu'anirèy demoura
pourtalè de Case, argo.eytaii la baffère

Que sera per 11 bèt die
d'àbriu, tèbe e' sciarit, cap

sou

sus"s'esbarri
la carrère.
l'arune serène .
qui sou houns dou casau e" da sus la carrère.
enta 'spia lou cami courrut dab tan de péiie,
tabé, quo-in birarèy en bé'âén s'csclnii
darrè yoij lou Vassal à la gauyou de l'ore.
E quiil s'ésgaudira, conni vou, tout perdehore !
Qu'audirèy dens lou l'resc ayret cargat d'aulous.
entremiey u puchari anyelus de campanë
l'esquirou cla doua agnerous cap-bat la plane...

qui sou houns dou casau e da
C.oum u ro.umiu qui mnntu cop e
bire au eap

Se

dou biadye, are

Lalòus
yèrbe
que sera .coum nebade de plous
arbes oundrats d'une denlèle blanque.

|

e.

branquç,

près de you, perdut au bèt soum d'ue
pinsa qu'esgroara sa cante à l'ayre
:
relialay yunîpan (jui poc à poc in'arraube
e qui-m lié ctesmo'umhra lou loc e lou mounien...
Mes d'u sacat, qué-m llu-barèy lou co fremen,

Tout

blous

u

u

daban la

e

banère ardoulude

d'espiaube,

qu'arrayara sa blanque raube
couin u grau liri lilanc parescul sbuptenien...
Que courrerèy couni u bariût decap il d'Ere;
que s'àbançara, liado de Primabère,
per débat, dons poumès e cerises en flous.
en

plé sonrelh,

e

miran tout dòucemén dous sous oclbous,
s'en arridera ta-pi dise la permère
Mes you, tout d'u cop bergougnous.

Pucb, me
que

Aci que soy. «

-

pjf

■

caden
de youlbs daban sa gràci d'iroùnglete,
sounque que boulèrey, dab lotis pots esmabuts,
poutoa soun aninti au bord de sa raube de luis
per a mou, mourf-m ans p'ès de ma Reynete...
Mes Ere que-111 liarà lheba de sa manete-;
s'einparan à you. toute, d'u yeste ehoau
que dçcbara catie à plasè sus moun espalle
tèstc qui lou peu e couronné d'or palle...
Que Ia-m'en amiarèy -atau cap à l'oustau,
deisenti-la à la li mie. l'amiie sadoule.;
lou sourolh, au loung dou sendé
dou casau,
darrè touts dus, non hara mey qu'ué ounfpre soule !
J N Bouzk.T

"

e

e

sa

e

a

Ihiii.iooi: \iuur;
œuvre

dramatique;

l'ouï- paraître : Pàuenlis; - Beyou
Grammaire Béarnaise historique-

:

BsE]

C^l

de Momie,

�—

76

-

SERENO
Iéit sabe

uno rancaredo
Dins un rode
aspre e sóiiverl.
La rouçasso es
roujo e redo
E douminù un
verd.
Dins lou vertouitouniple
di fóutérlo
Ańiount rodon li iavard.

Li lagremo vènon
Ououro toumbon dins perlo
la mur..

—

Au Lèms di
galèro blanco,
Aôsti paire
l'eniciau,
Atriva dins la
calanco

Mounte uison
An

Uno

Li

—

11

vist,

gabiau,

ras de l'aigo
ninfo dis iue clar..esterio,

lagrems vènon perlo

Ououro toumbon dins
E1116 sa bloundo
Si souspir e si

La fado
A

la mar...

tienasso,

cansoun.

au

donna de

Longo-msi

marin que passo

languisoun

:

courue

d'espei'lo
lusi soun blu
regard.
Li lagrenio vènon

A

—

Ououro toumbon dins perlo
la mar...
La Sereno
fanlaslieo
Dins li nine de

brefounié

Longo-mai

de si cantico

Enchusclé li marinié,
Au

dinda de sis
ésquerlo
Se clinavo a mount
Lugar.

Li lagremo
vènon perlo
Quouro toumbon dins la mar...

—

Di

divesso

Aro

se

Elo

e

di Sereno

n'en parlo

plus ;

plouro sus l'areno
Mounte flus emai
rel'lu.-.
En

vuejant sa vano gerlo,
Lipon lou varage amar.
Li lagremo vènon
perlo
Quouro toumbon dins la

—

Bruno

Bibliographie

:

voir

page 41.

C^)

Bsï]

mar...

Durand,

prouvençau

�77

—

—

LO FOLATON

gardon ai miniera
trelusènta e lei preoios met.au,
Arriba un Folaton, d'entre la catoniera,.
Oue v.èn, coma an la môlha, obrar dins nôstro
Parèńt dai JVlalagon que
Lai

peira

ost.au.

dau lintau,
sorniera'
siet.a e cristau,
paniers.

Tant lèu a despassarl la re.ga
A tuba lo calen pèr cochar la
E sai irian lèsta, après, panon
Rscohon lo l'ugon &lt;• tapon la
Lo

cat, de. sei

Alora.
Lo

va

uelli d'ôr, lo

gajra en un canton.

amistados, lo gènt esperiton
batoligar; piei, engana tocanta.

Atrobant la tité de ma

pèr sa maireta e,

La pren
La gronsa

dins son

sa.ja Nini,

m'un gàubi flnid,

brès de vezê e. daise.
Lois

Hiiimorraphif.

—

eanta...

Fitnéu, provensau

Voir page 40.

ORA

SOSCAIRA

d'argent, e d'al cèl rajoleja
plèja de rais aval pel caminôl;
coin un boquet de rôzas rojas lo ser nôl:
l'aire s'cstremezis e l'ombra belugueja.
L'entrelus es
una

Pois aubars, lo long de, l'Alzon que cascaleja,
flotcja, m'es avist,, l'ama dosa d'abriôl;
lo côr tôt esmogut d'una jôia que dôl
la flnti fadejar d'un èl que niboléjà.

leu 1

Qu'es acô, mal o ben, que trebolis en
Tôt alanguida, aqui demorariai un brieu
à bonre aquel bonur que l'ora me vol meise.

parlàr d'nmor à mon côr al'olit...
polsa'r (lins lo ser lindo e polit,
de mon jovent qu'aimi sans lo coneise.

Tôt vèn
Ai auzit

l'amie

Pour

.Iuliana I'Taysse.

paraître : Poésies.

[IS

)

\ZâEl

�.78

—

—

ÇAP.ÇJR
A

Mlle

M.

Montpellier.

D'Orlus la porta, à la vall del
Galve ovcrla.
corn cintn

«l'argent lus regalims
califes
de

besan
D'un

caminnn:

fnolça

l'ayguà dolça

qu'el sol l'a bluir

ban, los biais daurats

li l'an

l'aitre, los prats que yerdeiien, compnnyia.
eseopsen del
lo

île

primer pet.ô.

Qu'el cel

tons

qu'el Vent ha

a'prop oh plana

revent

arbres que ses
les
Ks

are

que

sus

endormida !
gegants',

tos arbres

branques, sernblen
pnmxagudes

t.'anyoro.

are que

Tes fonts
Tes cimes

Tes flors tant
F.s arc que

dia

de L'a' terra

mails.

no'l

veig.

régalades,
ncvades,

flaiçoses de tants de colors.
t.'anyoro are que no'l veig.

Les

cigales

hi cantcn. ni'ls

no

rossinyols iainpoe
als tous boscos
espesos per l'ombre
son del cel
guardals;
que vcncn les dolces,

rfanturios
qu'el vent acompanya amb
pregadic de branquét
lires pulsados
per les nïans nies Manques.

com

'l'os este® son mes
gratis
lo ton sol mes cremant laque mirais à la plana,
lluna mps blanca
tes nits mes
;
serenas, los
La gont que s'estiman no dematiiïs mes clars.
nies de
guaytaise

ja'n

Oh !
com

son

abrandats !

plana del t'.apcir, que l'os ta genl
l'orta
de les
monlanyes, l'o l'erro que florin
dinf.re

ses

entranyes !

Oh

plana del Capcir tu que no rius
perqué 1 cel riu per tu may
I
La flaire de tes neus
qu'es torna aygú'a frosca
al cor de
I'estiu !

Tu que no tens Tades.
ni go
les',

que,

i

d'anior

ni pastres

pâteixin !

que tens dintre el cor
que m' lias dat,
l'anyorança
de l'amer la mort
!
•

Tolosa Af/ost de I 923

W

NT

W

I.

I' ONTIÍ

i

:TÎ N AT

�UNE GRANDE

PITIÉ

a beaucoup été question ces derniers temps, à la Chambre
députés, de la Langue d'Oc. L'intervention récente de M.
Méritai), le distingué député de Vaueluse, n'a pas peu contri¬
bué à reporter l'attention des pouvoirs publics sur l'exécu¬
tion sacrilège de toute notre lit térature d'Oc par tes manuels
scolaires
qui consacrent à peine quelques lignes à nos trouba¬
dours, ignorent nos auteurs des 15e, 16e, 17°, et. 18e siècles, et
exécutent, la Renaissance Provençale en une ligne : .Jasmin,
Mistral, Aubanel, Roumain lie. Cette honle, à force d'être ré¬
vélée, finira peut être par ouvrir les yeux du Gouvernement
français. Elle retentit toujours à nos oreilles, la duré mais il
faut l'avouer, hélas ! juste parole du docteur Koscliwitz, de
cet Allemand auteur dé la Grhmmaire historique (tes Félibres,
qui disait, dans la préface de son ouvrage : * .l'ai cru superflu de
mettre en tête de la Grammaire une histoire de la langue pro¬

11

dés

,

universellement-Connus, au
'
La. grande pitié des chaires de"Langue d'Oc, en France, est®
à dire. Mieux vaut faire la constat-ion en toute sincérité que de
boucher les yeux: à l'étranger, et en Allemagne notamment,
l'enseignement de ta philologie, romane, de la langue et de la
.littérature d'Oc est bien autrement développée qu'en France.
Pela
été dit. déjà, et excellemment vers 1910, par .1. Véran : à
la veille de la guerre, nous avions commencé, une sorte d'étu¬
des, qui devait avoir une suite, sur ce même sujet, et l'an
passé, devant les auditeurs de VEcole Palatine d'Avignon, nous
traitions, avec le développement, qui convenait, de cette impor¬
vençale

:

les faits

importants sont.

moins hors de France. »

■

se

a

tante

question.

le

a) A la Faculté des Lettres, M. Thomas fait
ven¬
dredi, à 9 h. 15, dans la salle 1 de Philologie, un cours
de « Grammaire comparée de l'ancien français et de l'ancien
I. Paris :

.

: la dérivation.,». ,
côté de M. Thomas, M.

provençal
A

réservé

.Jeanroy, titulaire

de la chaire

fait

Langues et, littératures de l'Europe méridionale », a
son
cours de 1922 sur la « Grammaire historique de l'Espagnol. »
Cette chaire fut d'abord occupée par Paul Meyer.
«

fois par se¬
provençal, de M. Gil-

b) A l'Ecole Pratique des liantes Etudes, une
maine, cours de M. Jeanroy sur l'ancien
liéron sur la dialectologie de la Gaule romane.

Philolo¬
suppléant de M.

c) A l'Ecole des Chartes, M. Brunei fait un cours de
gie romane.
d) Au ..Collège de France, M. Sarahandy,
Morel-Fatio, l'ait un cours sur les dialectes aragonais.
II. Montpellier : Chaire fondée, en 1878, par Chabaneau,
cupée par M. Goulet, actuellement, par M.
donne trois conférences par semaine :
Lundi, ft 14 heures : ancien français;
Lundi, 15 heures : alternativement, ancien

oc¬

Millardet, qui

provençal et an¬

pendant, le semestre d'hiver; ancien provençal et
ancien espagnol, pendant, le "semestre d'été;.
Mardi, 14 heures : questions de linguistique romane.
Notons que M. A. Thomas fait, à l'Université de Montpel¬
cien italien,

lier,

un

cours

d'histoire et de

géographie du Languedoc. Sa

�—

80

—

chaire est alimentée par

•

des 'allocations de l'Etat, du Conseil
général et de l'Université.
III. Toulouse : Chaire créée en 1884,
ayant, eu comme titu¬
laires MM. Thomas et Jeanroy, actuellement occupée par Anglade et depuis 1909.
Trois cours par semaine ouverts à tous les travailleurs, et
où alternent notions philologiques avec sujetscaptivants : His¬
toire de la Littérature méridionale, des origines au 15'°siècle.
Anglade-, qui, en 1909, plaide devanl la Commission del'Enseigneinént supérieur la cause des langues romanes, s'est rendu
compte de ce t'ait qu'en Allemagne, à côté des chairesmagistra¬
les, il existait des instituts scientifiques .nommés, •« séminaires,»
où se l'ait la véritable éducation des étudiants,
et, en 1914/il
a créé, grâce à l'aide de l'Université de
Toulouse, un Institut
d'Etudes méridionales reconnu par arrêté du ministre de
PIn|i
truction publique à,la date du. 17 mars 1914.
Grâce à cette initiatwé privée, sanctionnée
par Paris,Toulouse
nous apparaît comme le modèle de
l'enseignement, qui devrait
être organisé dans les Universités françaises : cháire et institut
de langue méridionale.
IV. Aix : Auparavant n'y existait qu'un cours « de langue
et de littérature provençales,
» créé en 1888, tenu par Constans,
puis par M.Emile Ripert.Depuis 1921, ce cours est devenu chaire
F. liordeaax : Chaire de langues et littératures du Sud-Ou¬
est de- la France, créée en mai 1893 et
occupée depuis par M.

Bourçiez.

Tous les ans,

l'ait; il

été

un-cours-public, de décembre à- Pâques,

y

est

question de Goudelin, Jasmin, Isidore Salles, Philadelphe de Gende, Camélat, etc.
a

Pendant, douze ans, à côté de ce cours
public, l'ut, professé
cours de
linguistique. Pendant le semestre d'été, M. Bour¬
riez donnait des explications, commentaires de
un

textes, notions,

grammaticales, etc.

Au cours de l'hiver 1018-1919, M. Bourriez a l'ait,
quinze con¬
férences sur Mistral.
La chaire de Bordeaux est entré de bonnes mains.
Cet aperçu, si succint soit-il, donnera une idée de ce
qu'est
actuellement l'enseignement de la langue méridionale en Fran¬

grande pitié.
plus complet, mentionnons qu'il existé, à Aix
une chaire d'Histoire.de
Provénce, occupée par M. Bourrilly,
alimentée par,l'Etat et par îe Conseil général, moitié par moi¬
tié. Elle faillit être supprimée en 1910, à cause du
sujet des
crédits par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Sur un
rapport de Savinien, le Consistoire s'émut et le Capoulié. d'alors.
Valère Bernard, portait une protestation au président du.
Con¬
seil Général, M. Victor Jean. En suite de quoi
le Conseil Géné¬
ce

:

une

Pour être

ral revenait, sur sa

décision.

Examinons, ceci dit, la situation des chaires de langues et,
philologie romanes à l'étranger.
Pour l'Allemagne t Minerva » (1), annuaire international de
(1) Imprimé à Berlin et Leipzig, 1920.
Sur la foi de « Minerva », nous n'avons noté que 2 chaires en Po¬
logne. Une lettr,e de M. Langlade, publi récemment par le « Feu ».
et faisant suite il une. étude écrite par nous, sur l'œuvre du
Frère
Savinien, nous indique le chiffre de 10.

�—

81

—

l'enseigncinéht supérieur, mentionne
indiqué, qu'il devait y. eu avoir 50,

40 chaires. Nous avons

ayant la guerre. Sans

paix, Strasbourg, siège d'une
Leinberg et Posen, où
Pologne; il faut noter

compter que, par le traité de
chaire romane, passe à la France : que
existaient aussi des chaires, passent à la
que si nous comptons ces
nous arrivons à 43 et à 21 séminaires,
instituts.

trois villes'et les 24 «

En
61

étant Strasbourg,

chaires ou

séminaires »,
)

au total 64 chaires ou
Leinberg, l'osen, il reste donc encore

enseigne principalement l'an¬
provençal; mais n'oublions pas que les
Mmckwitz, Welter, etc., faisaient et

séminaires. On y

français et l'ancien
Koscliwitz, Breymaun,;

cien

la littérature contemporaine du pays d'Oc;
Aubanel, Rouinanille, Gras. Mathieu,
C'amélat, Palay, PorB'osç, Estieu, Arène, poète, provençal, etc.,
y étaient et y sont étudiés, traduits, commentés; n'oublions pas
que l'œuvre d'un Charlpun Pieu, par exemple, a été

font des cours sur

Amavielle.

Mistral,

(pie

étudiée et

chantée à Halle.

Passons aux

Etats-Unis. Il-y existe

traduite,

25 Universités

où sont

réguliers de langues et littératures romanes.
I.e roman fameux de Félix Gras « Les Rouges du:Midi » v a
joui d'un énorme succès ainsi que les chansons de Uharloun.
En Autriche, nous connaissons 5 chaires : Graz, Innsbruck,
Prague, devenue ville de la République Tchèque, Vienne.
Uzernowitz.
En Angleterre et en Irlande : 5 .chaires aussi et un nom de
professés des cours

provcnçaliste à retenir :

ChayLor.

Bâte, Berne, Fribourg, Genève, Lausanne,
Châtel, Zurich possèdent chacune plusieurs
3 à Genève et l'une d'elles est confiée au
lìonjat.
Dans les 4 villes de Suède qui possèdent des
vres occitanes sont principalement étudiées.
La Hollande a 2 chaires; la Pologne en a 10
de Belaud de la Belaudière, Diouloufet, Gélu,
le Danemarck, la Roumanie, l'Esthonie, la
En Suisse,

N'eulV

chaires. 11 y en a
savant romaniste
chaires, les œu¬
et l'on s'y occupe
Mistral, etc. —;
Russie, la Finlande
ont une chacune.
Italie, notre langue et notre littérature sont étudiées dans
toutes les I iniversités, principalement à Rome, Florence, Gênes
Padoue, Pavie et le nom des provençalistcs Crescini, Restori
bien
chez nous.
Catalogne, bien entendu tout est pour le mieux. L'ins¬
titut d'études-catalanes est un modèle qu'il faut placer bien
haut.
Portugal, la situation est identique et notre langue y est
également à l'honneur.
Belgique, à l'Université de Gaud, il existe une chaire de
philologie romane; à l'Université de Liège, il existe 2 chaires; à
l'Université de Bruxelles nous notons Ì chaire et 1 à l'Univer¬
sité de Lpuvaiu; dans une Université libre, Bruxelles, et dans
Université Catholique (Louvain), le provençal ancien et
moderne est étudié.
Depuis 1893, qu'a l'ait l'Etat français ? li a converti un cours
chaire (Àix).
•
n'avons, en France, que 5 chaires de langues romanes.
lté pitié !
Frédéric Mistral, neveu.SI

en

En

connu

En

En

En

une

en

Nous

One

F. vi

Série o.

—

�www
♦ ♦♦♦♦■

♦

♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦MM»»

L'ANNÉE

LETTRES

LA
La

—

OCCITANE

ARTS

—

LES

SAINTE-ESTELLE

Sainte-Estelle, la grande fête

célébrée

AD

annuelle du
la

au
Puy, le dimanche et le lundi de
somptuosité et un éclat incomparables,
thousiasme débordant

une

MORTS

PDY

Félibrige,
Pentecôte,

a été
avec
au milieu de l'en¬

d'une foule immense.
Ce l'ut de l'avis de tous les
habitués de ces l'êtes tradition¬
nelles, une des plus brillantes et des
tations îélibrçennes auxquelles il leur plus grandioses manifes¬
ait. été donné
d'assister.
Le cadré merveilleux dans
lequel elle se déroulait a, d'ailleurs
contribué

beaucoup à son succès. Le Puy-rSainte-Mariê
plus pittoresques de France, ses toits

des villes les

est,

une

rouges vif se
les pentes du Mont Anis.
que couronné une admi¬
rable cathédrale romane, dominée

pressent

sur

elle-même par le rbcher ai¬
sur lequel s'élève la statue
colossale de
France; la montagne, abrupte, où s'accroche Notre Dame de
la ville, se dresse
au 'milieu d'un
verdoyant bassin de prairie, qu'entourent
de
toutes parts les cimes des Monts du
Velay et du
gri,

Vivarais, que
domine le Mezène encore blanc de
neige. Au'fond de la cuvette,
d'énormes pitons rocheux se dressent
noirs et

fantastiques com¬
cierges gigantesques posés autour du
Mont, Anis. Ce
site étrange et grandiose est
peut-être unique.au
les Félibres, rien que
monde, et
pour l'avoir contemplé du haut de
la route
par laquelle on les a menés visiter les
ruines.- de Polignac, ne
regretteraient point le voyage. Mais, ce n'était
pas en simples
touristes qu'ils étaient venus au
Puy, ils comptaient prendre
part à une imposante manifestation
félibréenne; leur attente
n'a pas été déçue. Et tout
d'abord, nous devons signaler
le trait
que
caractéristique de cette manifestation a été
d'en faire
avant LouL, la Fête des vieux
costumes de nos provinces mé¬
ridionales, Les Félibres du Velay, les
jeunes gens qui ont
à toutes les fêtes un
prêté
concours si dévoué et si
précieux, avaient
revêtu les vieux costumes de
leur pays, qu'ils
une belle aisance.
portaient avec
Mais c'est surtout
l'extraordinaire variété
des costumes féminins
des

,

me

qui

a

donné à

ces

íetès

brillantes une
particulière, en évoquant avec une, intensité
toute la grâce et tout le
charme de nos vieilles terresprenante,
méridio¬
nales. Mlle Vinas, la gracieuse reine
du
Félibrige, était entourée
par une' garde d'honneur de jeunes
filles qui, comme elle,
note

ppr-

�—

a

co

—

simple, hàrmonieux

la.ieiiL le coslume

et charmant du Langue¬

Mario dou Poueto,
ArÌésienncs,|portaienl la
Marseillaises,

Mistral, la veuve de l'illustre poète,
lidèle servante êl quelques autres
lle immortelle du pays d'Arles; de charmantes

doc. Mme
•

83

Mlle V ! M h

coiffée du lin
tueux atours.

S, Reine

boiinet blanc,

du

Félibrige

étaient revêtues de riches

et somp¬

le foulard et le
vives couleurs des Bordelaises. Les Auvergnates
châle
étaient charmantes sous leur coiffe blanche et noire. Notre aé¬
rien barbichel de dentelle n'était pas absent de la fête, non seuaux

Mme

Lajoinié arborait fièrement

�—

84

—

lement Mme Itené

Fumier, la jeune femme de notre collabora¬
teur et ami. le portait avec
grâce, mais encore une délicieuse
jeune fille du Puyj originaire de Nontroh, avait eu l'idée déli¬
cate de le prendre pour
ce jour de fête, et, ce geste marquait à
la fois'IèLï fidélité à sa terre d'une
petite Limousine, exilée en
pays vellave. el l'injustice:criante de nos st.upidés divisions ad¬
ministrative, qui en unissant au Périgord le Nontronnais, ont

Marins..

J O U V E A U

arraclié à là pairie limousine un morceau île
ces femmes et ces jeunes filles
qui portaient,

sa

chair. Toutes

fièrement,

comme

drapeau, le costume de leur province, étaient entourées de
jeunes filles du Velay,
qui, elles aussi, avaient revêtu le costume régional, mais, com¬
me ce costume varie avec
chaque vallée, avec chaque canton,
il y avait dans leur
parure une délicieuse variété. Toutes ces
coiffures gracieuse's et diverses, tous ces atours de
couleurs vi¬
ves formaient un effet charmant,
lin ensemble harmonieux et
chatoyant, qui permettaient de se rendre compte combien lés
un

la foule nombreuse des femmes et des

�—

femmes de

chez nous ont

85

—

beauté, en aban¬
de leur pays, pour

perdu de grâce' et de

donnant les vieux costumes traditionnels
s'habiller à la mode de Paris.

petits grou¬
quartiers pittoresques du Puy
réunissaient dans la chapelle des Pénitents pour entendre la
de la Pentecôte, dite a leur intention, et au.cours de la¬

Dimanche, à 11 heures, tous
pes, avaient visité les vieux
se

les l'élibres, qui, par

messe

quelle on

entendit de beaux cantiques

languedociens et aussi

savoureux

un

sermon

lan¬

en

d'oc donné
M. le cha¬

gue

par

noine Badiou.
Le soleil s'é¬

de la

tait mis
fête ; ses

chauds
doraient

rayons

les toits rouges
de la ville ; l'a¬

près-midi,

une

l'ouïe immense se

pressait dans le
magnifique jar•

din du Fer

ii che¬

val, où eut

lieu

populai¬
plus réus¬

unefètè
re

des

la fou¬
dépassait tèlIçmenl I ou tes les

sies. Mais
le

prévisions possibîesj

sures

les me¬
d'ordre ne

que

purent pas tou¬
obser¬

jours êlye

el qu'il y
but, parfois, un
vées

peu de
Ne

confusion

nous

plai¬

gnons pas trop.
Cet
empresse¬
ment marquait
E.

BOUDOM-LASHERMES, et sa femme

rattachement

-

profond du peu¬

traditions et à sa langue, attachement qui se
enthousiasmé vraiment impressionnantdonné -par les tambourinaires de Marseille, les

ple du Velav à Ses
manifesta par un
Le

concert

Vêla y, le défilé'(les voitures d'enfants, les chars
eurent surtout un grand succès. On
une reconstitution de noce paysanne, que .nous aurions voulu,
pour, notre part, voir supprimée du programme, car ces cor¬
tèges évoquent toujours, malgré tout, une idée de
et de parodie, vraiment incompatible avec une

vieux chants du

paysans,
■

mascarade
manifestation

félibréenne

Théâtre, il y avait une foule nombreuse; gros
partie de Concert, "où les tambourinaires
la plus grande part des applaudissements.

Le soir, au

cès pour la
rent encore,

applaudit aussi

suc¬

recueilli¬
Puis,la

�86

—

présidée par .Mme Mistral et par la reine du Fé¬
librige, qu'entouraient un essaim charmant de femmes et de
jeunes filles, dont, les costumes évoquaient nos provinces mé¬
ridionales et la toute gracieuse reine du Velav avec sa Cour la
Cour d'Amour se déroula, suivant son rite traditionnel. Après
Cour d'Amour,

un

magistral discours du CapoiMié Marius .Jouveau, lecture fut

palmarès féïiOrèen par Boudon-Lasliermes, l'anima¬
fêtes, la soirée se termina par le clianf de là CoupoSanto, repris en chœur par une foule enthousiaste.
Dans la matinée du lundi, après la commémoraison des deux
poètes vellaves, le Consistoire du Félibrige se réunit dans la
salle d'honneur de l'Hôtel-de-Ville. Le Capoulié Marius Jouveau,
leBaile Louis Béeliet, les majoraux Aude, Alcide Blavet. Cher¬
ras». Dr Fallen, Piërre Font an. Fourftier, Gantélmë d'Ille, Jodonnée du

teur de ces

seph'Loubet, Boustan et Vinasj le syndic d'Auvergne B. Vidai,

syndic du Languedoc Adrien Fedières. le vice-syndic de Pro¬
J. Chevalier et le vice-svndic du Limousin, Tic né Fnrnîer
prennent part aux travaux, du Consistoire général.
A midi, tous les Félibres se réunissaient pour le banquet,
dans las. vastes salles du Nouvel-Hôtel ; il y avait plus de
le

vence

250

convives.

Entre deux services Louis BêcheI. le baile infatigable, mo¬
dèle du dévouement, de l'activité et de l'estrambord, fil con¬
naître de sa voix claire les noms des nouveaux maîtres en gay

sçavoir, qui furent chaleureusement acclamés.
Puis les blindes commencèrent,; ils furent

nombreux,

élo¬

quents, enthousiastes. Le Capoulié, le

premier, éleva la coupe,
symbole de notre espérance et de notre foi et, prononça un ma¬
gnifique discours sur -la nécessité de. créer dans le Félibrige
l'unité d'âme. Jouveau est

une personnalité quf
s'impose, sa
d'apôtre et de chef, son front vaste, ses yeux clairs,
admirables d'intelligence forcent l'attention, sa voix est chaude,
éloquente, persuasive. C'est un orateur né," qui Lire de sa lan¬
gue provençale'des effets puissants: son discours l'ut longue¬

belle tête

ment acclamé.

Porté par le Baile, la coupe passa ensuite aux mains des ora¬
teurs, qui prononcèrent d'éloquents discours. Citons notam¬
ment ceux de Mme Mistral, de Mlle Yinas.la reine du Félibrige,
des majoraux Blavet, Fontan, Loùbet. l'animateur des Amis
de in Langue d'Oc, de Boudon-Lasliermes, de Frédéric .Mistral,
neveu, de Delhoslal au honi (le l'Auvergne, de M. Julia à la
voix chaude et à l'éloquence èntraînante, ©le...
Adolphe Lajoinie apporte aux félibres du Puy, le Salut de ta Revue Méri¬
dionale et, de Philadelplie cle Gerde, la grande poétesse bigourdane; son discours est très applaudi.
C'est ensuite à deux Limousins que revient le grand honneur
de lever la Coùpd. Edouard Maziu et René Farnier : leur brjnde.
vrai

morceau

d'éloquence fut applaudi.

La Sainte-Estelle de 1923 terminée, on se quitte en se don¬
nant rendez-vous à Toulouse, l'an prochain, et en se lé fi ci tant
du magnifique succès de cette grandiose manifestation félibréenne, si brillamment organisée par Tes vaillants occitans du
Velay, qui conservent dans leurs montagnes la flamme vive
qu'y a allumée, il y a six siècles, leur grand poète Pierre Cardi¬
nal.

Nous

avons

essayé d'en donner un résumé aussi complet et
possible, mais ce que la plume est impuissante

aussi exact que

�—

à

rendre, c'est

87

—

l'atmosphère de ferveur et de foi dans lequel ces

magnifiques se sont déroulées, il faut, pour le comprendre,
avoir vécu la minute inoubliable où.à la fin du banquet, le ma¬
jorai Aude a entonné les vers immortels de la Coupo-Santo. Au
refrain, la foule immense reprenait en chœur cet hymne do foi
et d'espérance grave comme un chant religieux. On sentait
planer l'âme de la Patrie mérdiionale réveillée et ressuseitée;
les vers du grand M Milanais n'évoquaient, pas un vain symbole,
c'était bien réellement une communion des cœurs et dés âmes,
dans un même idéal sacré.
fêtes

Le

Centenaire d'Achille

Careassoniio et
tenaire d'Achille

discours

furent

Mir à Careassonne

le Languedoc oui célébré dignernenl le cen¬
Mir, le 19 novembre dernier. De nombreux

prononcés durant les

lieu, par MM. Prosper Estieu, Joseph
viel, J. Rozès de Brousse, etc.

cérémonies qui eurent
Anglarle, Armand Pra-

�—

88

—

Les Fêtes de Mistral à Narbonne
Le 17

juin la ville de Narbonne et la Ciyalo Latiyadoucianp
inauguré solennellement le Boulevard Frédéric Mistral.
De nombreuses-• personnalités' assistaienI à cette cérémonie
Mme Mistral la veuve du grand
poète de Maillane, Mlle Vinus,
reine du félibrige, qui avait à sa suite, une cour de
superbes
demoiselles de la' ville,- vêtues .en costumes de
Narbomiaises;
le majorai Anglade, professeur à la Faculté des lettres
de Tou¬
louse représentant M. .1 ou veau,
capoulié du Félibrige et de
nombreux félibres-majoraux, parmi lesquels nous avons remar¬
ont

:

qué le docteur Vinas, de Héziers; le docteur- Alcatel, de 'Nar¬
MM. Prosper Estieu, Anglade, l'abbé- Bonafont et
;
Jean Fournel, représentant l'école félibréenne de
.Montpellier.
Le majorai Fournel place, sous
l'égide de Ferroul, la coupe
offerte par la Confédération des
Vignerons aux Jeux' Floraux
du Languedoc. Il Lient à la
présenter à Narbonne, dans celte
même salle du Synode où Ferroul fit entendre
tant de fois sa
noble -voix languedocienne.
Le majorai Anglade qui
représentait le capoulié, salue .Mme
Mistral, ia ville de Narbonne et la grande mémoire du docteur
bonne

Ferroul.

Le souvenir de Frédéric Amouretti à
Cannes

Les 6, 7 et 8 avril 1923 l'Escnlo/deLerin
de fêtes grandioses une

a7inauguré

au milieu

plaque"à la mémoire du grand proven¬
çal Frédéric Amouretti.
La plaque porte
l'inscription :
A

l.A

MKMOR1
DE

FREDERI

FOUNDADOU
A

QU'A

FOUGA

VISGU SA

DE

AMOURETTI

I.KSGOI.O

BOUFEGAIRE DE

FEI.IRRENCO

JOUVENÇO DINS AOUEST
OUNTE

ES

DE

I.KRIN

I.'EIME PRQUVENCAU

VENGU

OUSTAU FAMIHAU

MOURI

Li Féiibre Canen lou 7 d'Abrieu

1923

Etaient

présents à cette-cérémonie les membres de la famille
Amouretti, Mme Mistral, M. Cagnon, maire de Cannes, M. Jouveau, Gapoulie'r, PEsçolo de Lerin, F. de Baroncelli,
Fontan,
Louis Fuuel, Brancliat de Léobazel, Henri
Giraud, M," de Montaud-Manse, etc.
L'Escolo Gastou-Febus à Auch
L'Es.colo Gaslou-Febus a •célébré sa fêt-è annuelle à
Audi les
25,' 26 et 27 août. Ce furent de brillantes manifestations
au
cours desquelles eurent lieu un
magnifique concours de costu¬
mes gascons; la création d'une
pièce de M. Fcrnaud Saruav :
Lou Pcrdigalh. petit chef-d'œuvre dont les
données théâtrales
seront des plus fructueuses
pour l'avenir du Théâtre occitan
le couronnement de lu nouvelle reine
Mademoiselle Marie-Hélèna
ArnauToi: et, la proclamation du Lauréat de
selle Marie-Charlotte Lamourk de Bizanos. Poésie, Mademoi¬
en Bénrn,

�—

Le

89

Souvenir de Paul

—

Froment à Toulouse

Déodat-cle Séyérào a donné
Paul Froment mort il y a
25
après avoir donné les plus grands espoirs et laissé deux
recueils qui le placent parmi nos grands poètes.
Assistaient, à cet hommage Mm&lt;' Pliiladelphe de Gerde, M. le
Baron Desazars de Montgaillard, majorai ; Antonio Perbosc,
majorai, Joseph d'Arbaucl, majorai ; MM. Frédéric Mistral,
neveu, Jean Grand, J. Bohnafous, de Mon tau UMiinse,*Léon
Teissier, Jules Bœuf, etc.
Le Souvenir de Prat de la Riba à Barcelone
Lé 1er août, à Barcelone, sous les auspices de l'Association
de la Presse, 'a été célébré l'anniversaire du grand Catalan Prat
de là Riba créateur de la Mancomunital, 1er directeur de la
V.eu de Catalunya, mort le 1er août 1917. MM. Sansalvador,
Salvador Brémôn, Armand Caraben, Vidal Salvô, Billard, Rialp,
j. Millas-Raurell, Francesc Vendréll, Gual Monlardit, Lluis
Valerij J.-M. Junoy. Duran i Veutosa ont, "à cette occasion,
•

mai dernier, la Chorale
audition à la mémoire du poète

Le 6

une

ans

d'état Catalan qui
revendications cata¬
de la.Riba est de ceux que doit honorer l'humanité tout
il convenait le grand homme
porta sur Je terrain dés faits les

célébré comme
le premier
lanes.

Prat
entière.

Les

Fêtes

Régionalistes de

Bordeaux

organisé des manifestations
Placées sous la présidence
fuient présidées effectivement

Ligue (hiienne el Gascogne a
océitanes à Bordeaux les 9-10 juin.
de M. Marins Jouveau ces fêtes
La

Mistral neveu.

par M. Frédéric
noncés par M. l'abbé
tral sur les Libertés
chanson gasconne

les manifestants, sous
ayant à ses côtés M. Gallir
Frédéric Mistral.- Au Champagne, les toasts

banquet-de 150 convives n réuni
présidence de Mlle Odètfe Louis;

Un
la

furent pro¬
Frédéric
Mis¬

Plusieurs discours

Berge y en gascon, par M.
provinciales, par M. Simili Palay .sur la
et par M. Lajonie sur Eléonore d'Aquitaine.

adjoint au inaire; M.
furent pÇrtés par la Ruiné, M. G
Gourcpural, Mme Philadelphe de
M. Maurice Mari in. -de--la l'elile Gironde.
de la Liberté du 8ud-&lt;.Hwsl, Louis Palnuqui,

allier, Mme Vogee-Davasse,
Gefde, M. Frédéric Mistral,
MM. Daniel Brune,
de la France,
Le Souvenir de l'Entomologiste J.-H. Fabre âf Millau
Le (j août, la ville de .Millau a célébré, jour pour jour, le cen¬
tenaire de la naissance de • l'entomologiste et poète occitan
J.-H. Fabre, né dans l'Aveyi'on, à SainLLéons.
Fabre,avait quitté ses montagnes, pour professer à Avignon.
11
laissa conquérir par ce beau pays de Provence, et prit
retraite près d'Orange, à Sérignan. Ce fut—là,, dans le jardin
inculte où il tenait les insectes prisonniers, qu'il commença et
poursuivil ses éludes d'entomologie; ce fui là qu'il devint cé¬
lèbre, que M. poinraré, en 1912 lui apportait le salut de la
France;
fut là qu'il mourut; c'est là qu'a été installé le mu¬
sée de ses collections. Ce fut aussi dans le dialecte rhodanien
qu'il écrivit ses beaux poèmes en langue d'Oc.
C'est à Millau qu'ont en lieu les l'êtes du célèbre entomo¬
logiste. —- L'a cérémonie principale a été l'inauguration d'un
se

sa

ce

monument, œuvre du

sculpteur Malet.

�La laîjfSîie Occitane à la
Cijambfe
Discours de M.
Méritan
M.
tion

Méritan, député de Vaucluse,
discours

un

gnalent

que nos

à

l'a tien-

a prononcé

sur

cette ques

correspondances parlementaires

tion de nos lecteurs.
Voici le texte inextenso de ce très

.*

intéressant discours

d'après le .lournu
Officiel :
M. Méritan.
Messieurs, voulezvous me

quelques

permettre
observa¬

tions? (Parlez !
par¬
lez !)' Elles seron

extrêmement brè¬
ves. Je n'ai
pas l'in¬

tention de retarder
le moment
impati¬
emment attendu où
vous aurez le
plaisir

d'entendre
plaudir M

et

d'ap¬

le Mi¬

nistre de l'I
tion

publique.'

bien ! très bien
11

y a

!)
quelques

mois, le 30 juin,

cours

sion

au

de la discus¬

sur

l'enseigne¬

ment, M. Aussoleil

étant à la
tribune,
M. Léon Daudet intervint pour
pré¬
senter les observalions suivantes :
«Vous n'avez pas

l'air de vous

M.

MÉRITAN

Député de Vaucluse.

.

.

douter, M.
qu'il y a trois
françaises en Prançe : 1°Aussoleil,
celle de maintenant: 2° littératures
ture" française
une littéra¬
latine, abondante et importante
dont un des
promoteurs, M. Pierre de Nolhac, vient
d'entrer à l'Académie
Française; 3° une littérature de
langue d'oc qui s'est
jusqu'à nos jours et qui, au
prolongée
dix-neuvième siècle, a brillé
éclat extraordinaire.
d'un
Or, cette littérature de langue d'oc
est
une dérivation
recte du latin. »
di¬
«

Sur quoi M.

Herriot précisait

:

si'

�—

Par

filiation, le

91

—

provençal n'est pas une

langue organique. »

risquée, ïe pro¬
titre que l'italien,
dérivés du
latin. M.
remerciant
lui donner.
propre in¬
dix-neuvième siècle,

paraît constituer une opinion un peu
vençal étant une langue organique au même
l'espagnol et le portugais, pareillement
M. Aussoleil clôturait cette intervention en
Daudet de la leçon de littérature qu'il venait de
De tout cela, il résulte — et'c'est le motif de ma
tervention — qu'il y a eu en France, au
une langue d'oc qui a brillé d'une façon
Or, magré ce fait indéniable, les autorités
Ceci me

extraordinaire.
universitaires, les
programmes, les cours paraissent ignorer cette langue d'oc.
s'agit pourtant d'une littérature qui compte les plus grands
Ce sont, pour n'en citer que quelques-uns, Mistral, Aubanel, Roumanille, Jasmin, Micliallias, Vermenouze (très bien !
très bien !)
langue d'oc est parlée à peu près sur un tiers du ter¬
ritoire, au sud d'une ligne déterminée par le Dauphiné, l'Au¬
vergne, le Limousin.
Charles Baron.
On a créé une chaire de provençal
l'Université d'Aix.
Méritan
Ce fut une pensée très sage.à laquelle on
peut qu'applaudir.
littérature a des droits. Elle a tout d'abord, celui de ne
pas être passée sous silence. .
Est-il admissible que les cours et programmes officiels .des
enseignements primaire et secondaire n'en fassent pas mention?
serait-il pas juste, au contraire, que les programmes et les
de l'enseignement s'expliquassent, à son sujet et fissent
cette littérature la part qui lui convient ?
article paru dans V«Eclair» de .Montpellier, il y a
près d'un an, un littérateur et publiciste des plus distingués,
Jules Véran,-s'exprimait en ces termes :
Actuellement, les histoires de littérature qu'on met entre
mains des élèves des lycées disent quelques mots des trou¬
badours, mais il est entendu qu'à partir du quatorzième siècle
langue et la littérature provençales sont mortes.
Dans l'histoire de la poésie du dix-neuvième siècle, on cite
poètes français de vingtième ordre, qui n'existent plus que
pour nos malheureux écoliers, mais oh ne dit pas un mot du pro¬
digieux mouvement poétique du Midi, qui a fait tant l'admira¬
du monde entier.
bacheliers ignorent les'noms de .Jasmin, Victor G élu,
Mistral, Aubanel, Roumanille, Félix Gras, Auguste FOurèS, Ver¬
qui sont les égaux des meilleurs portes français de
Il

noms.

Cette

il.

à

-M.

.

—

ne

Cette

Ne

cours

à

Dans un

.M.

«

les
la

«

des

tion
«

Nos

menouze

la même

,

époque. »

de nos célébrités
l'abbé Bessou et
François Fabié. (Tçès bien! très bien!)
M. Méritan.
Je vous remercie d'avoir bien voulu com¬
pléter cette lacune de mon discours qui, par la force des choses,
devait
comporter quelques-unes.
s'agit, bien entendu, ajoute l'auteur de l'article, non pas

M. Roques.
du Rouergue :

Si vous ajoutiez les,noms
Peyrot, prieur de Pradinas,

en

11

de

demander aux

spécial de lit¬
aux élèves
dix-neuvième siècle, qu'il
Pyrénées, desapprendre
poètes deleurs
pre¬
indications sur leurs oeuvres.

professeurs de

faire un cours

méridionale, mais de ne pas laisser ignorer
quand on leur parie de la poésie au
y a eu dans le Midi, des Alpes aux
mier ordre qui ont écrit en langue d'oc; de leur

térature

noms

et leur donner

quelques

�—

Pour obtenir

92

—

résultat, que faut-il ? Tout bonnement une
petite ligne à insérer dans la
partie du programme qui a trait
littérature : « La poésie
provençale au dix-neuvième
En nous accordant
siècle »
ce que
nous-demandons on éviterait cette
lacune qui ne se
comprend pas : l'ignorance
scolaire de la Francè
par la population
entière et même de la France
de toute littérature
der langue d'oc
qu'il lui
ce

à la

importe de connaître, au moins de
Serait-ce se montrer
Lrop exigeant que de demander
cette lacune soit
que
comblée;et que cette omission soit
Pour
nom.

l'instant

moi
•Alifi&gt;

nous ne

espérer qu'on

réparée '?
demandons pas autre chose.
Laissezle

ne nous

refusera pas.

-WAVAglp Ayf-ÀiiAÍiJgÀvfàAvfr -"iwîi

(Applaudissements.)

Les Fêtes du
(VOIR

PAO:.

50)

."vỳr.&gt;

Fuy

Jousè de la
Plueio
E* SA

i-'EM NO

.

VISCA
Eyraud-d'En-Va

OCCITANIA

!

.

�L'ANNÉE

DE

LES MORTS

BONIS

e.

auvergnat et publié
toute l'histoire lit téraire de

Bonis' est l'ftuteur d'un roman écrit en
par La Cabréta ■' L'a Trêba. C'est
Bonis, mort avant la fin de, la publication

de cette œuvre.

de La Cabrela nous a
trouver sur Bonis.

M. LOommergue, directeur
les renseignements
a pu
ment que Bonis,

transmis tous

qu'il
On sait seule¬
habitait depuis, quelques années à Saint-Cons¬
tant. (Cantal).: Il avait perdu son fils unique à la. guerre. Sa
femme mourut il y a quelques années. Bonis fut successive-:
ment photographe, secrétaire de la mairie de Maurs (Cantal),
puis petit rentier.
Il se révéla a VEscblo Oubernliato en 1922 par l'envoi d'une
petite nouvelle en dialecte local : l.ou liouloroi Le champignon
A la fin de 1922, il envoya à la Cabtria, la 'I relia où ii se. révèle
possesseur d'un beau talent, de conteur,
11 est mort au moment où il allait porter sa pierre au monu¬
ment occitan et nos regrets ne sont que plus grands à décou¬
vrir à chaque page de la T relia les plus belles promesses. Sou¬
haitons que l'œuvre de Bonis suscite'en Auvergne déjeunes ta-:
lents et que l'Auvergne apporte aux tel 1res, d'oc los .prosaleurs
qui nous font dé-l'aul.
Souhaitons aussi que / a 'l'rela paraisse en'volume.

GÉRAUD

Monseigneur

de Sa

Gamérier sit-rel

Sainteté

honoraire do la Cathédrale de Bucarest !
Ancien combattant de 1870-71
Commandeur de l'Ordre dTsabelle-la-Calholique
Olivier de la Couronne de Roumanie
Clvev.aiier de l'ordre de l'Etoile

Chanoine

Officier

(Monseigneur

d'Académie

Géraùd s'est éteint à

dernier. Le félibrige auvorgnal
sance à remplir- vis-à-vis

a un

de (Mgr
*

*

de(Roumanie

Aurillac, le 29 octobre

pieux devoir de

Géraud.

reconnais¬

*

avril 1842. 11 entra au
de'cette année-là,
emporta tous les
seule matière ou P. Géraud
Grand Séminaire de
Sainl-Flo.ur. Ordonné'prêtre, il fut nommé professeur des clas¬
supérieures au Petit Séminaire de PLêaux.
deuil pour
Et pour les
(Mgr

Géraud naquit à

Aurillac le lf&gt;

brillant, élève. Il y termina ses

Collège d'Aurillac et y fut un
études en 1838; .à la'distribution des .prix
il obtint lè prix d'excellence (médaille d'or) et
prix de,la classe. 11 n'y cul pas une
n'obtint une récompense.
L'année suivante P. Géraud entra au
ses

l'Auvergne!
Parmi quelques "essais littéraires, qu'il écrivit à ce momentlà, l'abbé P. Géraud se signala par une étude critique de l'ou¬
vrage- de ï(, Véuillot : Les odeurs de Paris.
L'abbé Géraud entra à l'Ecole des Carmes en 18(19. 11 y était
Bonis.

Géraud, double

Pays d'Oc.

quand éclata la guerre

1870-71.

�—

94

—

L'abbó

Gáraud
s'engagea comme aumônier: voIoiiLaire au¬
près des troupes combattantes. Il fut attaché au
corps des Vo¬
lontaires de l'Ouest que 'commandait le
général de Calhelineau.
Il y fit preuve du plus
grand courage et du plus grand dé¬
vouement et fut plusieurs lois cité.
Ce que fut Mgr Géraud comme
félibre, il est à peine besoin
de le clire. Chacun sait combien il aimait
notre langue occitane

qu'il connaissait si bien. C'est en son domicile de la rue
de la
Gare, si confortablement
aménagé, que se
en 1894.
Vermenouze, l'abbé Courchinoux, Félicien réunirent,
Court, Louis Abc!
•et quelques- autres pour
fonder la première Cohreio. El on n'a
pas oublié que c'est encore Mgr Géraud
qui présida la réunion
des félibrcs où fut
créée la seconde.

Depuis trois ans bientôt que fonctionne la
Auvergnate, Mgr Géraud n'a cessé d'apporter à
le concours de son lalent et de son
expérience.
Les
le

obsèques de Mgr Géraud oui

ce

Ecole

groupement

eu lieu le. 31 octobre
.L'Eco¬
tenu à accompagner.son
regretté doyen à sa
délégation d' Escoul.ics, lo /lourde trous¬
à la boutonnière, a escorté le
corps au cimetière.

Auvergnate

a

dernière demeure. Une
sa

nouvelle

�DEUXIÈME PARTIE

ANNUAIRE !

Ont paru en

trait.

1923 :

v

àvcc un por¬
Narbouneso, Narbonne Í923).
(jlorionses, poème do Joseph Tellier. Illustrations

Géritenari d'Achilo Mir,

Lou

L'ANNÉE

DE

LIVRES

LES

grand in-8 de 4U pages,

(Edit. de la Cirjato
morts

A noslres

de Clovis

Roques. (Ed.

Laborie à

CTèrmont-lTTérault).

(Ed.

Qtiouro H hoehi aitram payai, pièce de Maurice Rnimbault
NicoOet, rue Aimeric-David, Aix-en-Provènce 1923).
Soumitir du Mariage d'Albert Boudon avec Amie Dupin, in-8 de
100
pages. (40 ex. numérotés).
Per salba la Nibuc, trobas occitanas. in-12 de 56 pages. (Ed. Frnn
cois Ouillan).
La Blii/ade, bi'rade biarnèse par Simm Palay. (Ed. S. Palay à Gèlos
près Pau, 11.-P.)Mariànnou, comédie en 1 acte par Louis Debroris. (Ed. in-8 de
18

pages

x

Aurillac-1923).

pièce en prose en 1 acte, par
(Ed. Brabo il Aies (Gard).
Mirein, de Mistral, édition illustrée par .Montenaud (Paris.
La Joucouniln de

Z ibó-Zoubp',

Paul

Houston.

Aîné).
LOU Pouerhà don Pose, de

Dor-

bon

Mistral, illustré par P.-L.

KielTer).
Flouretos

e

Gountes, par Victor
recueillis par

Gansons Biarnesos
La

Ceriosp

Batut fis Puy-Laurens, Tarn).
.1. Poqeig (Ì-6, rue Dnperré, Paris).

Gaslèu-lleinardenco par XXX.
B.-du-R.).

Tourri-Ghateaurenard
Las

Malineijrcs par lira

Moreau,(Paris

(Ed. de l'Escolo di

Barïéyre (à Ares Gironde.)
in-8 — (Ed. Bontiafous, 50, rue

Las Obros d'Achilo Mir, 3 volt
de la commune à Carcassonne,)

Les,Plus belles
V

poésies de Vernienouze,

Imprimerie Moderne.
Panlai Provençau

du

Atirilhae.)

poèmes [d'Elisabeth

Marché, 17 bis Aimés.)
Las Gansons del Pople, poème

Muzicala Occilana
Vint Cançons par

grd. in-1,6 Jésus — (Ed. de
Dode (Ed.. J. Fabre,

d'Ant.ouiri Perbose (Ed. de

Toulouse )
Tomàs Gàrcès (Ed.

la Revisla

—

TJbrairio National? Catalane,

Barcelone.)
Poem.es i

Place

Cantons par .1. M.

de Sagarra. (Ed.

Catalaria S. A. Barce¬

lone)

El Socialisme i el Problçma île CqÌaiUnỳa par Raphaël Campai ans
(Ed. Bibliothèque d'Etudes Sociales, Barcelone,
Ghuqtieia, Drame par L, Al. Cartero ( Ed. Privât,
Fundacio Bernai Mtige, brochure de propagande (Edit.
na S.
A. Barcelone).

1923)

Toulouse)
Cátala-

�96

—

—

Cuitçuws i Malades de-la Liriça calaltind: Mudérha
19.213 (Ed. dos
Poésie. Barcelone).
Noiwè gardian
par Joseph d'Arbaud, 1.923. (Ed. du Feu, Aix-eu-

Amis de la

Provoncè).

Fooiùcio de

la Poesia Catalana

Barcelone).
Caddelou, côméflie
Pichot

Marriinpouey. Pau).
Léngo d'Oc. (Ed. Nicollet. Aix-en-

de

Provencej.
Penma

(léd. Arts grafiqùes,

Abadie et Palàv. (Ed.

par

Heperlnri dan Praire
Barhrc de

Scrralnny'a
Barcelone).

Catalana,

par .1. Arus.

.1. M. de Sucre. (Ed. Lib. Nat.

par

Daban M aubes i, Lou Sèti di
Haas, brochures de propagande occi¬
tane pour
enfants.

les
Yelhàëas

Ls
i

rue

Ed. du Corisistoirç. Aix-en-Provenee.

Perignrdas

Izeiiue.. Toulouse.

Ouvrages écrits
Viala. drame

Roumanille,
Le vieilx

en

en

vers

EmilePeyroinaur. (Ed. Marqueste.

par

français, d'esprit occitfin
Alexis Mouzin. in-8

par

:

de

3(1

Avignon-192.3).:
Piii/j: Les origines de

7.

pages

(Ed.

la Cilé d'Anis

in-4 de. 300 pages.
(Ed. Pevrillcs au Puy-Ste-Mario).
La Mancornniunaatë de
Catalogne, ouvrage illustré, de loi) pages.
(Ed. île l'Expansio Catalana. Barcelone,
Le

Almcinach
UArmana
I.nu

1923).

Pmit'ou, pièce de Albert

Travail.

Toulouse,.

:

Prpiwénçaa

HaHaveu.

Pons. (Ed. du

1923.

Armanac

canlaiit

Armanac

de

J923,
Ed.

Kcl.

Rôumanillç, Avignon

Macabet.

Voison.

de

l'Auvergne 1923, Ed. Delaunav. Glermonl.
Armanaç Hnucryat 1923, Ed. Carrèrc. Bodez.
Ton V/islrçiu.
19,23, Ed. .lacomel. Ville-Bien
(Vaiieluse).
Armanac 'de la Gascougno
1923, Ed.. Cocliaraux A-ucli
(Gers):
Armanac de la

Mnunhignu.

l'Adour

1923.

1923.

Toulouse.

Pau.

Patriotes d'Auvergne !
Patriotes de

Catalogne !

PatHotes de Gascogne et de Béarn
!
Patriotes de

Languedoc !
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Patriotes de Provence !

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le seul Journal

d'union Oceilane
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-a-

ÎO francs par an.

TOULOUSE

Le numéro

:

25 cent.

�HQX

«N&amp;

CHfíOai^ICItiS

Il a faìlu entrer assez avant dans
constater avec quelle unanimité les

le vingtième siècle pour

gens des
habitants des campagnes : &lt; Le

maintenant des

villes parlent
paysan est le

pour lui, il ne paye
produits
très cher, il
il devient riche ! »
Pardon ! Le paysan a toujours été riche : très riche de sa li¬
berté et de sa bonne santé, riche de ses bras vigoureux qui ne
redoutent pas la besogne, riche de sa vie simple et .régulière
qui contraste singulièrement avec les goûts de bien-vitre, de
luxe, de plaisirs du citadin.
Le paysan s'est mis à la page lui aussi. Il a augmenté ses aises
par l'emploi des machines, bien qu'on ne les lui donne pas,il
accroît
revenus par l'emploi raisonné des engrais chimiques

plus heureux

des hommes, il n'y en a que

presque pas d'impôts, il vend ses
ramasse de l'argent comme avec une pelle,

pas, ou

ses

et des semences

sélectionnées qu'on lui fait

cependant payer

quelquefois des poulets et c'est bien son droit
puisqu'il les fait naître et les nourrit, enfin le paysan est géné¬
ralement content de son sort malgré les mauvaises farces que
lui joue trop souvent la température.
De plus, le paysan n'est pas jaloux; il comprend que le so¬
leil luit pour tout le monde, il invite donc le citadin, envieux
de son sort, à venir à la campagne où il y a de la place, pour re¬
muer une terre qui ne sera pas ingrate, s'il sait se lever de bon
matin et faire des journées de plus de huit heures.
Tout le secret de voire prospérité n'est-il pas là, ô labou¬
très cher,

il mange

reurs, mes

amis !
S.
Vice

Ci-iavanon

Président du S. A.

de Sàmatan ( Gers)

UN RECORD
Deux

marins dont nous

de recevoir dans quelques
tent leurs prouesses.

devons taire les patries respectives, de peur
jours une avalanche de lettres, se racon¬

Quand le premier a fini, le second reprend :
Tout ça cc n'est rien auprès de ce que j'ai vu.
Et quoi donc ?
Voici I Un paquebot quittait New-York. Un
trouvait à bord paraissait très ennuyé. Tout à coup,
gote piqua une tête, et... en route pour la
vre, va droit à l'hôtel, déjeûne, fait un tour en
se
tôt à la jetée, à la rencontre du steamer où il retrouve sa
—

—•

monsieur qui se
il ôta sa redin¬

—

France! il arrive au Ha¬
ville et rend aussi¬

et

ses
—

—

—-

—■

bagages.

? fit l'autre,
oui, je l'ai vu.

Tu as vu ça

Eh !
Bien

redingote

imperturbable.

sûr I

Tout ce

qu'il y a de plus

sûr.

j'ai raconté cette histoire,
Le voyageur du paquebot...

! mon vieux, chaque fois que
on m'a soutenu que c'était une blague...
c'est moi !
—-

Eh bien

F. vn
Série

a.

b. c.

d. e. f.

o. h.

�CAUSERIE SUR L'ART

ÉGLISES

LES

C'est dans des

DE FRANCE

églises de France qu'est

né l'art français. C'est
douce des nefs, à la lumière
chantante des vi¬
été bercé par une
mère; c'est là qu'il a épelé ses
lettres sur l'alphabet fleuri
des chapitaux.
L'art français a.
pu depuis courir le monde et
bien des.
s'égarer en
routes, il. ne saurait oublier son
berceau,
la lignée des
ancêtres, changer le sang de ses veines.s'arracher à
Et quand on veut
jeter à bas
l'église des artistesd'autrefois, son église...toujours- à luil'église,
aussi .et malgré
tout, l'artiste
d'aujourd'hui se retrouve-pour la défendre
à côté du

là, dans l'ombre
traux,, qu'il

a

croyant,

spontanément,

naturellement,
artiste et parce qu'il y.a,entre lasimplement parce qu'il est
vérité, et la beauté des liens
que. tous les yeux ne voient
pas, mais qui n'en existent
moins et que rien ne
pas
peut rompre.
Ne voyez-vous
pas, qu'elle est sainte ? s'écrie le
croyant.Ne
voyez-vous pas qu'elle est
belle, s'écrie l'artiste. Ne
vous
pas qu'elle est un morceau de
âme '? disent-ils tous deux.

France, de

voyez-

sa

terre, de

son

Peintures, aquarelles, eaux fortes, les
groupées pour la première fois aux galeries Eglises de France,
Iiessèle, rue Lafïîtte,
répètent éloquemment, ces cris
d'indignation contre la barba¬
rie.
L'initiative de celle exposition est due
à M. Maurice
qui, sans se lasser, continue ainsfde
Barrés,
défendre Lia figure
sique et morale de la terre
phy¬
française. »
Après être intervenu à la tribune et dans la
presse avec le
talent, l'énergie, la ténacité que l'on
sait, il a donné cette foisci la parole aux
peintres, d'aujourd'hui, ou
la magie,
plutôt — car c'est
particulière de l'art
aux églises
sont elles qui
parlent et plaident leur cause. elles-mêmes : ce
Grâce à M. Maurice
qui ont entendu son Barrés, grâce aux œuvres des artistes
appel, oeuvres vraiment toutes intéres
santés et très,
heureusement groupées,- elles viennent
nous
les
voir,
églises de France, ici, dans ces trois
ou quatre
puisque tant d'entre nous
salles,
ont, hélas ! perdu l'habitude des
lerinages, si faciles pourtant, si prochains
pè¬
et si profondément
délicieux.
—

Elles viennent à

nous

de tous les
pays, de Bretagne et du
et de Beauco, du Béarn
et du Dau-

Languedoc, d'Ile-de-France
phiné, de partout.
Paris

est

ici

avec

Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, SaintGermain des Près.
Saint-Germain l'Auxerrois,
la Trinité, Sainte
Clotilde, Saint-Etienne du
Mont, S'aint-Médard, Saint-Séverin;

�—

99

—

Saint-Maclou
le
les
Nona-le-Fuzelier,SaintCénéry, Montfarvelle ; la Bretagne par les églises de Lamballe,
IJenvic, Locronan, Saint-Tugen; l'Ile-de-France par Notrede Chartres, l'abbaye de Saint-Denis, la cathédrale de
Beauvais, celle de Mantes, les églises de Gentilly, Trélizy,
Champagne, Sucy-en-Brie; la Provence, l'Auvergne, l'Orléa¬
nais, le Lyonnais, la Picardie, l'Artois, la Pranche-Conté, le
Nivernais, le Berr'y, le Béarn, par le cloître de Saint-Trophine
d'Arles, le palais des papes d'Avignon, l'église de Coreux, l'église
Saint-Vital, Saint-E tienne de Toulouse, la cathédrale de Ra¬
yonne, l'église et le cimetière de Lescar, l'abbaye de la Sauve, la
vieille chapelle d'Assouste, l'église d'Esdin, celle de SaintValéry-sur-Somrne, le Calvaire de Marconne, le clocher de Pontarlier, les cathédrales de Bourgès, Nevers, Orléans, etc.
guides s'appellent Raffaëîli, Guilloux, Braquaval, RouxChampion, Leverd, Rigaud, Boggs, Simon, Chalandre, Duénil,
Ricardo-Florès, Albard, Fougeróusse, Pénat, etc.

est représentée par Saint-Ouen et
Saint-Pierre de Caen, la Cathédrale de Bayeux,
clocher et le portail de Caudebec, Saint-Jacques de Dieppe,
églises du Tréport, d'Houlber-Cocherel,

la Normandie

Rouen,

Dame

de

Les

Nord ou du Midi, l'Eglise de France a
elle sait et raconte toute notre his¬
toire, elle a souffert, elle a triomphé avec nous.
L'église des Templiers, de Luz, est une forteresse : au milieu

Riche ou pauvre, du
toutes les physionomies,

du clocher est un
contraire, ce ne sont pas
églises aux toits d'ar¬
village et aux tra¬

triple enceinte des murailles, la tour
donjon prêt à la bataille. Celles-ci, au
des guerrières, ce sont des paysannes, ces
doise ou de briques, mêlées aux maisons du
vaux des champs, voisines de la fontaine

de la

où la ménagère vient
aussi du cimetière où les

puiser l'eau pour la soupe, voisines
croix blanches gardent les tombes et les souvenirs des aïeux.
Nous les voyons vivre ainsi toutes les heures du jour,
le soleil du matin qui réveille les vieilles pierres —
par
exemple, de Saint-Vincent de Mâcon —
s'allument derrière les vitraux, pendant qu'une
pe d'or flotte autour du clocher, et
minuit, jusqu'aux lanternes qui courent dans
maison de l'Enfant de Bethléem.

depuis

celles,
jusqu'aux cierges qui
dernière écharmême jusqu'à la messe de
l'ombre, vers la

Ce ne sont pas
et nous ravissent,

seulement les ensembles qui nous arrêtent
les grandes nefs emplissant l'horizon, le dé¬

de leurs clochetons,
hardie de leurs
humble, mais si haute pour¬
carrée
toit de briques,
maisons; le plus petit
détail de cette grande chose qu'est une église nous émeut, et les
peintres qui nous le montrent, chacun suivant sa note, le sa¬
vent bien la lumière changeante des vitraux et, dans la pénom¬
bre, une statue blanche dê la Vierge, la forêt des colonnades
d'un portail, la dentelle d'une rosace, la verrière bleue de No¬
tre-Dame, la patine brun rouge du bois des portes, une fenêtre
ogivale à côté d'un contrefort et tout envahie par les guirlan¬
des épaisses d'une vigne, le porche de l'église de Tréiisy, avec
muret tés écroulées et son poirier étendant ses"branches sur
le toit, les clochers de la cathédrale de Ouimper apparaissent
bout de la rue OuéDéon, comme deux grandes fleurs mon¬

coupant

harmonieusement de la pointe

encerclant un morceau de ciel, dans la coupe
arcs-boutants, ou la silhouette plus
tant dans la plaine, d'une tour
avec un
d'un clocher perché sur le peuple des

:

ses

au

tant au-dessus

d'un champ

gris,

�—

100

—

La

chapelle abandonnée et la grande croix de bois qui l'ac¬
compagne, quelle tristesse n'ont-elles pas, seules devant la
mer, et quels reproches ne nous font-elles
pas ?
Quelle grande pitié nous prend à voir cette
bytère de Saint-Witz, si charmants dans leur église et ce pres¬

simplicité rurale,
désaffectés!
Désaffectés! Mot barbare devant lequel se révolte la
langue
française, comme l'âme française se révolte devant la chose.
et

Riche

ou

pauvre, qu'elle domine la cohue de la
qu'elle
préside aux travaux des champs, entre les arbresville,
ou dans la
plaine, qu'elle suive du bord de la mer les
l'église de France, comme toute église, est voyages des voiliers,
toujours une source
d'émotions et de pensées
plus hautes que les émotions et les
pensées terrestres; le clocher est un
levé vers le ciel.
L'église a son Hôte divin, son Maîtredoigt
pour qui elle a été faite :

elle

est

à

Dieu.

Mais si elle est à Dieu,
l'église de France est à nous aussi;
elle est en même
temps
et profondément humaine.
simple
C'est une bonpe
Française, bien de notre sang, bien de notre
-teire. Elle se
plaît avec nous, elle s'approche autant qu'elle le
peut de notre taille et de notre vie. La
de-l'Arche, par exemple — se faire toutevoyez-vous — à Pontpetite, s'abaisser à la
hauteur des maisons du
bourg ? La voyez-vous dans tant de
villes et de villages, vivre côte
à côte, partager ses murs et son
toit avec la
boutique du marchand, avec l'échoppe du savetier ?
Tout en elle est de chez
nous, le corps et l'esprit.
Les pierres des
murs, les ardoises et les tuiles du toit sortent
de notre terre; la
poutre de gloire qui porte le grand Christ est
un de nos
chênes, ces chênes qu'il ne faut abattre
que pour leur
donner une place à
l'église ou à la maison.
Et notre esprit, notre
caractère,
notre
âme
ne vit-elle
en l'église de
pas
France, de la base des colonnes jusqu'à la
du clocher

pointe

'?

N'est-ce pas l'âme française claire et
gaie, puissante et or¬
donnée, traditionnelle et sagement
qui s'est peinte
ici elle-même
dans la végétationnovatrice,
des colonnes, l'entrelace¬
ment des
nervures, la floraison des chapiteaux ?
—

Et

nos

n'a

puisque cette chose incroyable arrive
qu'il faut défendre
en un temps qui se dit
éclairé et qui
pas encore aboli la patrie, trouver une
meilleure défense

églises, pouvait-on,

que de les

montrer, nos églises de France, et de
françaises ?

belles et si

les faire voir si

Charles Baussan.

CES

ENFANTS

!

Un gamin qui avait déniché
un nid
d'oiseaux, au parc Monceau,
est admonesté
par une jeune Anglaise, très
lui dit ;
élégamment vêtue, qui

Comment pouvez-vous être assez
sans
cœur pour voler ces
œufs ? Pensez à la mère oiselle
quand elle rentrera, et...
Ca va bien ! Ca va bien 1
Miss, répond le gamin, la mère oiselle
est morte.
—

—

—

—

Comment le

savez-vous

Parce que...

je la vois

demanda la jeune

sur

votre

chapeau.

femme., d'un

ton

sec.

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QUESTIONS

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M
y^ M-Mjg
y^ *T^§

La

i

xtr

grange
s

distingue, même de loin

grande que la maison, elle s'en
qu'elle n'a pas de cheminée.
Parfois, la grange se voit octroyer certaines
la maison; il arrive qu'on y dresse la table pour
noces ou le repas des vendanges, mais le feu,
Plus

en ce

prérogatives de
le festin des
génie du foyer, n'y
saurait avoir accès. On l'en écarte au contraire, et quand, pour
s'éclairer, on est obligé de l'y porter, l'on a soin de l'emprison¬
derrière les verres et les grilles d'une lanterne, de crainte
qu'il ne s'échappe et ne se mette à dévorer les fenils.
Elle n'a
de rares fenêtres, et exiguës, mais elle possède
vaste porte, à la mesure des chars de foin qui doivent y
entrer. Car la grange est faite pour le foin comme le grenier
pour le grain. C'est aux fenaisons qu'elle voit ses jours les plus
actifs et les plus joyeux, alors que les boeufs, bavant de chaleur
les yeiix remplis de mouches y amènent la toison bruissante
près, le foin embaumé et brûlant auquel des sauterelles
sont encore accrochées. La perche enlevée, un homme monte
le char, et, à coups de fourche, jette sa charge sur le fenil.
Quand il y a des gamins à la maison, on leur confie le travail d'é¬
taler et de fouler le foin. Le travail ? n'est-ce pas plutôt un
jeu ? Ah ! les belles culbutes dans le foin profond, et comme
s'y roule avec frénésie, la tête pleine de parfums, les oreil¬
les et le cou piqués par la baie des graminées ! L'on en sort
mine de chauffe-lit », dévoré de démangeaisons
si l'on avait un nid de fourmis sous la peau, mais l'on
s'est furieusement amusé...
Passé le temps des foins, la grange est un endroit tranquille
qui, moins humain que la maison, participe davantage à la vie
la nature. Les hirondelles maçonnent leur nid contre les
poutres, et les moineaux habitent les trous de son pisé ; le vent
entre à peu près comme chez lui; et, s'il pleut, c'est là qu'on
entend bien, sur les tuiles, danser la pluie aux mille pieds ! C'est
aussi le domaine des poules, et il y a toujours, dans quelque
coin, un tonneau défoncé, rempli de paille, où elles vont faire
œufs. L'on a soin, pour les attacher à ce pondoir, d'y
laisser un niron », c'est-à-dire un oeuf qui leur indique que c'est
là, et non ailleurs, qu'elles doivent déposer leurs fruits. Mais
a des poules à l'esprit indépendant ou fantaisiste qui pré¬
fèrent pondre dans des cachettes que l'on découvre parfois
ner

que

une

et

des

sur

on

avec «

une

comme

de
y

leurs

»

il y

fouine, ou monsieur le putois
grange, et la nuit y vient
s'emplit
lence :
"de mystère
d'innombrables
toileset ded'asiraignée
dans les ténèbres; le fenil
et noire, et jusqu'aux pacifiques

tard, alors que madame la
laissé que des coquilles.
Il ne fait jamais bien clair dans la
plus tôt qu'ailleurs. Alors elle
les charpentes que drapent
chargées de poussière s'enfoncent
prend des aspects de bête velue

trop

n'y ont

�102

—

—

instruments
vous

de culture hissés sur les
tombereaux et les chars
ont des. figures tout autres

que durant le jour.
Avec tant d'ombres
partout, la grange deviendrait un
peu
ce n'était le
voisinage de l'étable et des bonnes
bêtes qui sont dèdans.
Ecoutez,
monotone
et
en
doux, le bruit qui
monte; ce sont les b,œufs qui ruminent.
Une puissante
tude émane de cette
quié¬
rumeur, et, à l'entendre, voici
que tout se
tranquilise, tout se rassure et tout s'endort...

effrayante, si

Louis Mercier.
♦ mm»

Délimitation

des Régions
agricoles
l'agriculture a fixé comme il suit la
délimita-,
régions. agricoles.

Le ministre de
tion des

Première région
(Nord). — Aisne, Calvados, Eure, Eure-etLoir, Manche, Oise, Orne,
Pas-de-Calais, Seine, Seine-Infé¬
rieure, Seine et Marne, Seine-et-Oise
et
Somme.

Deuxième région
(Est).

Ardennes, Aube, Belfort (terri¬
de), Marne, Plaute-Marne,
Meurthe-et-Moselle, Meuse,
Haute-Saône, Vosges,
Moselle, Bas-Rhin,
Haut-Rhin.
Troisième région
(Ouest).— Côtes-du-Nord, Finistère, Illeet-Vilaine, Loire-Inférieure,
Maine-et-Loire, Mayenne, Morbi¬
han, Sarthe, Deux-Sèvres,
Vendée, Vienne.
Quatrième région
(Centre).
Allier, Cher, Creuse, Indre-etLoire, Loir-et-Cher, Loiret,
Nièvre,
—

toire

-

Haute-Vienne, Yonne.
Cinquième région
(Est-Central), — Ain, Hautes-Alpes, Côted'Or, Doubs, Isère, Jura,
Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, HauteSavoie.
Sixième région
(Sud-Ouest). — Ariège, Charente, CharenteInférieure, Dordogne,
Haute-Garonne, Gers, Gironde, Landes,
Lot-et-Garonne,
Basses-Pyrénées,

Garonne.

Septième région (Massif
rèze, Puy-de-Dôme, Tarn. Central).

Hautes-Pyrénées,

Tarn-et-

Aveyron, Cantal, CorHuitième région. (Midi)..
Basses-Alpes, Alpes-Maritimes,
Ardèche, Aude, Bouches-du-Rhône,
Corse, Drôme, Gárd, Hé¬
rault, Pyrénées-Orientales,
—

—

Var, Vaucluse.

E*©.

Mort

Pau-Pyrénées

de

nos

Villages

publié les deux notes ci-dessous
rition des métiers
sur la
qui faisaient la richesse de la
dispa¬
fois èt entretenaient
France d'autre¬
tant, de vie et
d'activité
dans nos petites
villes et dans les moindres
de nos
villages, aujourd'hui désolés
par la dépopulation et qui se
vident un peu
plus chaque jour :
« En
1780, Oloron
Aussi Oloron cité trèscomptait 9.000 habitants et Pau 8.0,00.
florissante, fut, pendant,
chef-lieu du département
quelque tempsj
des
« A
Basses-Pyrénées.
Oloron, on fabrique aujourd'hui
des sandales, En
1790 on
.

-

lente

a

�—

y

103

—

bas do laine; six mille
six-cents métiers. »

tissait de jolis
près de

marclier

ouvriers faisaient alors

tisserand ;
quelques jours, on conduisait à sa
un vieillard de 82 ans, M. Jean
Osse, dans la vallée d'Aspé, et qui était sans
tisserand de toile de cette pittoresque région
L'atélier du père Casalot remontait environ
Le

—

dernier

-

dernière demeure
Gaudie-Casalot, demeurant à
contredit le dérnier
des Pyrénées.
"à 150 ans.
Aussi, pendant l'été,' nombreux étaient 'les touristes qui ve¬
naient voir travailler ce tisserand de l'ancien temps et admi¬
dextérité professionnelle.
Désormais, à Osse, les antiques métiers à la main, dignes
figurer dans un musée d'arts et métiers et d'où sortirent des
inusables, sont pour toujours silencieux, car nul apprenti
former dans le viel atelier de Jean Gaudie-CasaC'est ainsi que disparaît une profession qui eut, dans le
pays son heure de gloire au temps où chaque commune du Béarn
avait/son tisserand et se disputait l'honneur de posséder et le
plus consciencieux et le plus habile. »
lecteurs se rappelleront saris doute à ce sujet, le si inté¬
ressant article publié ici-même, il y a quelques mois, par notre
distingué collaborateur M. Sylvain Tajan, sur les nombreux
qui étaient représentés autrefois dans le moindre vil¬
Il y a

«

«

rer

sa

«

de

toiles
n'est venu se
lot.

Nos

métiers

lage bigourdan.

Vins
La Fédération méridionale du Commerce en gros des vins
et spiritueux a convoqué à un congrès qui s'est tenu à Mont¬
pellier le lundi 17 et mardi 18 avril, les commerçants des qua¬
tre départements viticoles. Ce congrès qui s'es-ù tenu dans la
Défendons nos

groupait les principaux com¬
départements délégués par leurs syn¬

Bourse du commerce
merçants de ces quatre
dicats. Les réunions ont eu lieu sous
rotonde de la

la présidence de M.

Malet,

pré¬

syndicat de Montpellier, assisté de M. l'rat,
sident de la Chambre de Commerce de Cette, et M. Arnavieilhe, président dé'la Chambre de Commerce de Montpellier.
MM. Guibal, dé Rodez-Bériavant, Guillaumonet Bàrthe, dé¬

président du

putés de

l'Hérault,

participaient aux travaux ma
du tinCongrès.
à 10 h.,

travail ont commencé mardi
présidence de M. Malet qui a ouyèrt le

Les''séances de

Congrès laen néces¬
expo¬
d'union que les circonstances actuelles imposent aux; né¬
gociants en vins.
le rapport du secrétaire général sur l'intéressante ques¬
caisses de compensation. Après avoir exposé le rôle
justice sociale et d'apaisement que ces institutions sont ap¬
pelées à apporter dans les relations entre ouvriers et patrons
mieux être que ces caisses apporteraient dans les formu¬
ouvrières surtout dans les familles nombreuses, M. Maurin
exposé le fonctionnement de la caisse de compensation:du
département de l'Hérault, caisse fondée par la Xe région éco¬
nomique. Les primes servies sont de 100 i'r. à la naissance de
chaque enfant, 25 pour deux, 55 pour trois enfants, 90 pour
quatre et de 40 fr. en sus pour chaque enfant au-dessus de qua-

soris la
sant le but
sité

Voici

tion des
de

et le
les
a

de défense

corpçrative qui l'inspirait et de

�104

—

—

tre. Les enfants donnent
droit à l'allocation
14
ans

et

elle

est versée

pour

les

jusqu'à l'âge de

petits-fils, neveux, frères,
beaux-frères, pupilles, légaux, orphelins
et enfants recueillis
lorsqu'ils sont
réellement à charge.
En terminant M. Maurin
a fait un
éloquent
de cette institution de
progrès social

devant les salaires

appel en faveur
qui rétablit seule l'égalité
avantageant les familles nombreuses.

en

Séance de
La séance de

l'après-midi

l'après-midi
été

a

particulièrement féconde en
travaux et décisions
d'intérêt pratique. Me Milhaud
a com¬
menté les récents arrêts
rendus par le tribunal de
tance et la Cour de
première ins¬

Montpellier

excellent

en matière de vins avariés.

Un
rapport de M. Alfred Courtine a traité de
la nouvelle
tarification des vins en
fûts,
tarification
qui est à peu près équi¬
valente aux
prix de l'ancienne annexe et concernant
les fûts
isolés. Le commerce
demande d'urgence que les
grands réseaux
arrivent à
l'homologation
par types de fûts. Ces
ne
observations
changent en rien les avis déjà
donnés sur la nécessité du re¬
tour aux prix fermes.
M. J. Prats,
proteste contre les tarifs de
29 et 129 et demande
transports P. V.
ces
que

tarifs né soient

s'ils prévoient : la
homologués que
consécration du droit à la
redevance kilomé¬
trique en faveur des
propriétaires
de
de cette redevance sur
wagons, le rétablissement
les parcours à
vide, le paiement de ces
redevances directement aux
mains des
tenu l'immatriculation.
entreprises ayant ob¬

Traitant ensuite la
question toujours
fiscale, la Fédération émet le vœu brûlante de l'inquisi¬
que les redressements
opérés la première année de la mise en
vigueur de la loi ne don¬
nent pas lieu à une
une
amende,
pénalité ne devant être infli¬
gée qu'en cas de récidive.
Deux autres vœux sont
émis : le premier
qui concerne la concession d'un
demandant, en ce
fonds de
gislation indique par une loi
commerce, que la lé¬
l'obligation
pour le cédant de fonds
de commerce d'aviser les
fournisseurs par lettre
afin d'éviter les
recommandée
tion

cernant

l'impôt

forclusions fâcheuses; le
deuxième vœu,

sur les

con¬

les bénéfices industriels bénéfices commerciaux, demande que
et
salaires et les revenus des commerciaux au même titre que les
professions libérales, ne soient
par l'impôt cédulaire
atteints
base de 6.000 francs et après déduction d'un abattement à la
qu'il
soit également tenu
base de report déficitaire
compte à cette
des exercices

Après

un

antérieurs.

rapport de M. Leroy-d'Auderic

sur la
bonne foi
contraventions de
intéressant exposé de M.
tion de l'achat à la
Cassan, sur la réglementa¬
propriété, M. Malet a clôturé
les'travaux du
Congrf s.
Lé soir, un
banquet a réuni à l'Hôtel
en

matière de

régie et

des

un

répression des fraudes

Métropolites délégués

Syndicats.

CHEZ
—

—

•—

Votre métier
i

et des

LE

COMMISSAIRE

?

ruiéssoui- au
de France.
Savêz-'v'ou's lire Collège
et écrire ?

�Un

instant dans Sa

lune

l'été, il vous est certaine¬
la voûte azurée de vous
prendre à songer et de vous demander ce que pouvaient être
astres lointains répandus à profusion dans l'infini.
Par ses dimensions apparentes, son éclat et l'intérêt particu¬
lier qui s'attache à son rôle de satellites, la lune a de tout temps
attiré l'attention de tous; cet astre de la rêverie, mystérieux,
le seul qui à l'œil nu nous permet d'apercevoir quelques confi¬
gurations, bien vagues, il est vrai, de sa surface, mais suffisan¬
nuits calmes et sereines de
arrivé en levant les yeux vers

Par les

ment
ces

exciter notre curiosité, rend plus impé¬
aujourd'hui, chers lecteurs et chères lectrices à
venir rendre visite à la blonde Phébé la déesse des nuits, chantée
par les poètes et dont les rayons semblent caresser la
endormie; sa pâle clarté a quelque, chose de mélancolique
même lorsqu'elle est charmée par le chant du rossignol.
Rivée à la terre, attachée par des liens immuables indissolu¬
bles,^ lune gravite autour de nous, en vingt-sept jours environ;
mais pour aller vers elle encore faut-il connaître sa distance à
la terre, et voici le moyen employé par les astronomes pour
mesurer les distances ou parallaxes.
Dans une très grande plaine, deux hommes se trouvent l'un
près de l'autre. L'un de ces hommes reste immobile,
se
met en marche et s'éloigne indéfiniment.
Si l'homme immobile regarde les pieds de l'homme qui s'é¬
loigne, et regarde ensuite sa tête, ces deux rayons visuels for¬

tes

cependant pour

rieux notre besoin
Je vous convie

de savoir.

nature

l'autre

donner l'idée d'une paral¬
Plus l'homme en marche s'éloignera plus les deux lignes
droites partant de l'œil du spectateur et passant par les pieds
et la tête de l'homme qui marche, seront rapprochées, plus par
conséquent la parallaxe sera petite, Il arrivera un moment où
l'homme en marche se trouvera à une distance^telle, qu'il n'ap¬

meront un

angle. Cet angle pourra

laxe.

commë-un point gris à
confondus,
regardait la
partiraientl'autre
de sontangentielleœil et se¬
angle serait la pa-

paraîtra plus à l'homme immobile que
peine perceptible. Les pieds et la
la parallaxe sera nulle.
Si du centre d'un astre quelconque un homme
terre, les deux lignes droites qui
raient menées l'une au centre du globe,
ment à sa surface, formeraient un angle. Cet
ralaxe de l'astre.

tête étant alors

Or, comme il est
pour apprécier cet

impossible de se. transporter sur un astre
angle, on le détermine de la terre par des

géométriques
qui servent sur
lieu à un autre lieu dont on
peut approcher.
Supposons le centre de la lune en L, le centre de la terre en
et TR
rayon terrestre. L'angle TLR sera la parallaxe, de
Cet angle a été reconnu d'environ un degré. Le trian¬
gle TRLT étant déterminé, on peut trouver la distance de la

procédés analogues aux questions
le globe à trouver la distance d'un
ne

un

T

a

lune.

�—

106

—

lune à la terre. En calculant
combien de fois. TE est contenu
dans TL ou si l'on
veut, combien il y a de rayons terrestres de¬
puis la terre jusqu'à la lune on trouve un
peu plus de 60 rayons
terrestres.
Un pont de trente terres
y conduirait. Un train
express
marchant à raison de 60 k. à
l'heure mettrait 266
jours, 16
heures pour atteindre la lune. Si
vous le voulez bien
nous ad¬
mettrons la disparition des
influences de la pesanteur, de la
raréfaction de l'air, et divers autres
obstacles et transportonsnous sur notre satellite.
Parvenus ainsi sans encombre sur
le sol lunaire, nous
apercevons une excavation ovale
ayant un
aspect peu tourmenté, d'un ton gris dans son
la mer des
Crises, visible sur la terre à l'Est, unensemble, c'est
peu au-dessus
de l'équateur. Les mers
lunales n'ont pas une
goutte d'eau et
on les a nommées ainsi
à une époque où l'on ne
connaissait
pas encore suffisamment la nature
physique de notre

satellite.
Nous remarquons que
hémisphère nord est moins tourmenté
que le sud où l'on aperçoit une
multitude de cratères très bril¬
lants. Cet aspect craté.riforme nous
frappe, au premier abord.La
formation volcanique n'est
l'on trouve des traces de pas douteuse sur notre satellite où
soulèvements successifs. Pas d'éro¬
sion comme sur la terre où
l'action des eaux a effacé
de relief.
beaucoup

Considérons le Cirque de

Copernic à la pleine lune. Ce'
90 kilomètres de diamètre/
et les rayonnements

cirque
surgissent de
montagne
dé
Tycho.
Ces
culaires ont leurs flancs
montagnes cir¬
extérieurs presqu'à pic et
ont des hau¬
teurs quelquefois
plus élevées que les montagnes terrestres.
Au centre de ces
cirques on observe des gradins
intérieurs, des
soulèvements et abaissements successifs.
a

lui

comme

aussi de la

Comme hauteur citons
par exemple.
Le mont Leibnitz
qui a 7610 m.
Le mont Doerfcl
qui a 7603.
Le cratère de Newton
qui a 7264
Le cratère de
Tycho qui a 5310 m.

Comparativement

m.

ces

montagnes sont plus hautes que celles
terre.
Ainsi le Gaverisankar est le
1/1440 du diamètre terrestre alors
que le mont lunaire Leibnitz est le 1
/470 du diamètre lunaire.
Les cirques ont
fréquemment 120, 120 et 200
de diamètre alors
kilomètres
que sur la terre le
cirque du Vésuve mesure
environ 3 k. 600 et l'Etna 5
k.500.
de

la

Quelques volcans éteints

du Cantal

mesurent 10 km. Le
plus vaste est celui de l'île Ceyîan
qui est de 70 kilomètres.
Examinons encore le sol lunaire de
plus près et nous observons
des lignes, des rainures
qui ont parfois 150 k. de
de large et 4 ou 5 kil. de
long sur 1 k. %
profondeur presque à pic avec ébom
lis au fond.
Gigantesques fissures, craquellements
comme si la lune
énormes,
menaçait de se morceler.
L'énergie interne a
pu se donner libre cours en raison de la
faiblesse de la densité
des matériaux.

Ainsi 1 kilogramme sur
terre ne pèse sur la
lune que 164
grammes, Un homme de 70 kg. sur terre n'en
pèserait que 111c.
500 sur la lune. Une
jeune fille sveltc et
50

terrestres n'en pèserait que 8

ce

sur

que nous sommes sur la lune

légère

de

kilogs
notre satellite..
Profitons de
pour, examiner le ciel.
Nous

�107

—

—

étoiles brillent comme en plein jour,
cela parce que la lune n'a pas
raréfié.
Nous voyons la terre 3 fois et demie plus large que la pleine
lune terrestre, et pour un astronome la lune serait un observa¬
toire idéal car l'on y verait constamment les étoiles. Jamais au¬
nuage, jamais aucune tempête ne venant troubler le silence
de
longues nuits, le calme profond, la paix éternelle habite
lieux. L'on voit de là la terre, l'ancien monde roulant
dans l'espace, point verdoyant où 38 millions de Français ne
peuvent se gouverner, et où une humanité se débat sans réflé¬
chir, sans savoir peut-être que l'astronomie est la science qui
ennoblirait sa pensée et qui la rendrait meilleure.

l'apercevons tout noir, les
le soleil est sans rayon, tout
d'air, ou s'il y en a il est

cun

ces

en ces

F. Rossard

Astronome

Toulouse.

l'observatoire de

à

IBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBHBBf-

Je veux,
De tes

Mon

recueille et gagne.

sous

l'abri familier

fraternelles,
gardé la paix en elles,
demeures

Ayant
Aux simples labeurs me

plier.
Comme on voit, la cime gravie,.
L'écume des torrents hurleurs,
Du faîte obscur de mes douleurs
Je laisse en bas gronder la vie;
crête où je m'assieds,
énorme lassitude,
L'infini de la solitude

Et de la

Lourd d'une

Tristement s'étale

Qù'ai-je tenté,

à mes pieds.

vaste étendue ?
savants

flûte aux accords
J'ai dispersé le rythme aux
Ainsi qu'une graine

D'une

vents

perdue.

Qu'ai-je accompli, sites divins ?
Loin des maux réels que j'ignore,
J'ai semé la olameur sonore
De mes désespoirs les plus vains.
Or,

aujourd'hui que me

An

devoir chacun

Je

merepens

ramène

de mes pas,

de n'avoir pas

Consolé la détresse

désormais
anachorète,
résignée et prête ;

Humble village,
Je dois vivre en

Petit village de campagne
Caché dans le pli du vallon;
Retraite primitive, où l'on
Oublie et se

BRtJfr

LDLJ

LOIN

humaine.

âme

est

où

souffre, mais

Je

je me

S'il faut1 que la source

soumets.

m'abreuve

pleurs à l'eau sont mêlés
ainsi que les exilés,
subirai la lente épreuve

Où des
Grave,
Je

Parmi tes rudes
A

paysans,

l'héréditaire énergie,

poitrine élargie
S'emplira d'effluves grisants.
Toute ma

coteaux sauvages

J'irai sur tes

liante un souffle afigurent une mer [mer
Figée au bord d'amples rivages.
Délaissé, pauvre, méconnu,
Eternisant un noble rêve, [trêve
Que toujours
Et.

qui

J'attendrai quand même

et sans

qui n'est pas venu.

Le

bonheur

Je

t'aimerai, car je renonce

toi,

A tout pour
Comme au. désert
Par

aimer

Et pour

farouche nid,

l'homme finit
l'épine et la ronce.

jamais tu

resteras

suprême et tendre refuge
qui tôt ou tard nous juge
Me pardonne et me tend les bras.
Le

Où Dieu,

Léonce

'Défont.

�VERS L'ORDRE PROFESSIONNEL
Dans toutes les branches de
l'activité nationale l'organisa¬
professionnelle se poursuit et
s'élargit.

tion
A

l'individualisme du XIXe siècle succède
peu à
corporatif, à l'égoïsme farouche, le sentiment
de
darité des âmes et

peu un
la soli¬
des intérêts dans le cadre
de
la
Sous l'égide de la loi de
profession1884, complétée par celle de 1920, les
syndicats professionnels se
multiplient sur tout le territoire et
prennent conscience de leur rôle
économique et social.Les Fran¬
çais se rendent compte que le Parlement
n'est pas qualifié
résoudre tous les
problèmes et pour s'immiscer dans la viepour
in¬
térieure des
sens

groupes corporatifs. L'avocat
politicien qui pré¬
tendait tout savoir et tout
diriger sent son influence s'évanouir
au
profit du représentant qualifié des

professions et les bons
se réjouissent de cette
heureuse évolution.
La profession
organisée doit résolument étudier et
les problèmes
résoudre
qui préoccupent les membres actifs
de la com¬
munauté française.
Organisation du travail,
assurances contre tous les
apprentissage,
risques, retraites, achats des ma¬
tières premières et
extension des

Français

mes

sont d'ordre

chés par

professionnel
la profession.

débouchés, tous

ces

problè¬
et doivent être
abordés et tran¬

Le Parlement ne doit
avoir

devoir d'accorder
liers.

avec

qu'un droit de contrôle, que le
l'intérêt général, les intérêts

/

Même en matière
fiscale, la profession
et discuter les formes
et l'assiette de

a

particu¬

qualité pour étudier

l'impôt, proposer et sur¬
répartition des charges
quand il y a lieu, des modérations indispensables, demander,
et des exemptions.
Les régionalistes estiment
avec raison
veiller la

que la profession doit
créer ses organismes
essentiels dans les limites de la
de donner aux intéressés
région, afin
le sentiment de la
solidarité frater¬
nelle et
l'impression d'une vie réelle et profonde*.
Nous sommes à l'aube de ce
grand
la conviction
nous avons
qu'il est assez fort déjà mouvement,
pour submerger toutes
les résistances et
déjouer toutes les manœuvres
lui. En
dirigées contre
invoquant devant la Chambre des
de la
Députés ces droits
profession, en esquissant les programmes
d'avenir à pro¬
pos des lois sur l'azote et la
potasse, nous n'avons rencontré
ni contradicteur
ni soulevé de sérieuses
convaincu,
tions. Et pourtant ces
protesta¬
perspectives et ces
en brèche les
battent
prérogatives parlementaires, programmes
menacent
des
lèges appréciés, annoncent la fin
privi¬
prochaine des intrigues
ment politiques
pure¬
qui empoisonnent
l'atmosphère du Parlement
Pour aider ce mouvement

d'action, appartenant

réunis par un ardent
ser

les

réparateur,

un

groupe d'hommes
à toutes les
opérations politiques, mais

amour

de la

patrie, ont décidé de propo¬
professions la. réunion
par la région de leurs délégués
plus éclairés et les plus actifs.
aux

�—

109

—

s'engagent sur l'honneur à ne pas soulever
problème de l'Etat et acceptent par con¬
de toutes les opinions politiques. Un seul
sentiment commun est exigé : l'amour de la France et le res¬
pect dû aux nécessités nationales.
Les

promoteurs

réunions le
séquent le concours

dans ces

décideront de l'opportunité de la con¬
ressuscitant cette institution
de
adaptée aux nécessités
modernes, les promoteurs du mouvement jDnt conscience de
répondre aux vœux secrets des Français qui sentent que les
intérêts moraux et matériels des professions ne sont pas repré¬
sentés dans la vie politique contemporaine.
Les Etats généraux auront pour mission directe d'accorder
d'abord avec l'intérêt général les vœux particuliers et d'exiger
ensuite que ces vœux aboutissent à des réalisations immédiates.
Les Etats auront voix prépondérante en matière fiscale: ils
exigeront la restauration des finances de la France et propose¬
ront
programme de développement intellectuel et écono¬
Les

professions réunies

Etats généraux. En
l'ancienne France, naturellement

vocation des

un

mique au pays.
La région de Toulouse a un
ce mouvement. Séparé par le
mique du pays, rongé par une
Ouest est en pleine décadence
ressusciter et unir, dans la. région

intérêt particulier à

les forces

morales

sommeil ou

dispersées, qui se

Les Pays

voir réussir

Massif Central du centre écono¬
dépopulation intense, le Sudagricole et commerciale. Il faut
dont Toulouse est le centre,
intellectuelles et matérielles, aujourd'hui en

découragent et s'abandonnent.

languedociens, gascons,

pyrénéens déchoient parce

institution qui assure la défense de leurs in¬
térêts communs, qui constate les fléaux et y apporte les re¬
mèdes appropriés. Notre Eégion meurt, parce que, comme aux
autres, certes, mais plus qu'à toute autre, il lui manque l'orga¬
nisme vital qui groupe et dirige en vue de sa défense et de son
développement ïes énergies éparses, l'ensemble des forces de
l'Intelligence et de la Production.
que

il n'y a aucune

Aux chefs des professions
incombe. Qu'ils répondent

de

comprendre le devoir

qui leur

nombreux à notre appel, qu'ils ap¬
portent la volonté ferme d'agir et de s'unir. Dçtns son sol,
mines, dans ses forêts et dans ses chutes d'eau, la région de
Toulouse possède des richesses illimitées. Les hommes manque¬
ront-ils à la tâche d'organisation et d'expansion qui les solli¬

dans

ses

cite ?

Nous avons confiance dans l'énergie
ont gagné la guerre et nous trouverons

Nous ne le pensons pas.
des hommes jeunes qui

aînés conseils et appui.
Languedoc et de la région toulousaine en of¬
frant aux chefs des professions l'occasion de se connaître, de se
compter, de s'unir, leur démontreront en même temps
cessité d'agir sans attendre des pouvoirs publics ou du Parle¬

auprès de leurs
Les

Etats du

la né¬

ment une
ne

vertu

d'initiative ou une

possèdent pas.

force

âe réalisation qu'ils

Ambroise Rendu

Dépulé de la

Haute-Garonne,

�LA VIE AUX CHAMPS

CHEZ
Le vent soufflait

NOUS

tempête et je cheminais, courbé sous les
boisée exposée de toutes parts à l'A¬
furieux
quilon
et glacé : c'était en avril
dernier, mais le mois
printanier n'avait pas le sourire.
J'arrive au but de ma course : une ferme
bâtie depuis long¬
temps mais restaurée récemment et qui respire l'aisance.
Un
vaste hangar, tout
proche de la maison, regorge encore de paille
et les
fourrages qui restent permettront sans peine d'arriver à
la prochaine récolte. Sous
cet abri s'est
réfugiée une bande de
poules, au plumage noir et brillant, groupées autour
d'un
rafales,

en

sur une crête peu

coq
port imposant sous son habit multicolore. Dans le
vivier
quelques oies, pas si bêtes qu'elles en ont l'air,
nagent avec len¬
teur et majesté,
pendant que les canards plus folâtres
s'agi¬
tent dans l'eau qu'ils troublent
par leurs plongeons
Je passe près de l'étable dans
répétés.
laquelle ruminent paisiblement des
animaux de bonne race; le
chien, fidèle gardien, qui près d'eux
ne dort que d'un
œil, fait entendre l'aboiement furieux
qui sa¬
lue tout étranger qui
approche; la porte de l'habitation s'ou¬
vre et une
jeune femme accueillante m'invite à entrer dans le
corridor pour passer de là dans la
pièce commune.
Elle est grande, cette
cuisine, mais passablement encombrée.
Près de la cheminée, devant le. feu
qui flambe joyeusement et
dont je m'approche avec
plaisir, est assis le grand-père, courbé
par l'âge et le travail, regardant avec tendresse
un berceau
d'osier, posé à terre à son côté, dans, lequel dort le
dernier-né,
blond, joufflu, débordant de santé. Après les
compliments d'usa¬
ge, je m'informe : les deux aînés sont à
l'école, le père est à la
prairie occupé à un fossé, la grand'mère fait
la lessive.
au

Devant la fenêtre aux brise-bise
de cretonne, une solide ta¬
ble de cerisier
massif, entourée de chaises de paille, sert aux re¬

pas en commun de la maisonnée; en face, le mur du
fond est
deux lits à rideaux à ramages,
juxtaposés par bout et
se trouvent
masqués par deux longues caisses à
claires-voies, montées sur pieds, dans lesquelles
grouillent, en
piaillant à qui mieux mieux, deux
troupes d'oisons, couleur
d'or ancien.
caché par

dont les bois

La jeune femme,
qui a repris son travail de
la nourriture des jeunes
préparation de
volatils, en hachant des herbes avec
une machine
spéciale, s'excuse de leur présence ici : c'est à
cause de la rigueur du

temps, dans ce jeune âge il faut des pré¬
cautions si l'on veut éviter un
désastre. Leurs cris sont aussi
persistants que peu agréables, l'odeur
spéciale, très forte qui
flotte dans l'air ferait évanouir
une de nos
mondaines, et, ce¬
pendant, je loue l'activité allègre de la
ménagère, j'admire la
facilité avec laquelle ces braves
gens se plient aux nécessités
du moment, je me rends
compte du profit que représentent
ces petites bêtes et
j'envisage cette industrie rurale, si en hon-

�—

iii

—

campagnes, comme bien
prônés par certains, mais qui

clans nos

supérieurs aux petits

conviennent à d'autres
milieux, sous d'autres climats.
bien là un de ces tableaux reposants de l'existence
champêtre qui fait ressortir l'activité productive de nos pay¬
dans une atmosphère de paix et d'union familiale, avec
des oisons en plus pour ce cas particulier, si vous voulez,
c'est le travail quotidien accepté sans contrainte, exécuté
joyeusement par tous, c'est la vie simple, saine, heureuse,
le bonheur... autant qu'il est en ce monde !
Chavanon

neur

métiers

C'est

sans

l'odeur
mais

c'est

S.

Vice

Président du 8. A.

POIL ET

de Samalan

(Gers)

PLUME

ou de sang
des concours
chokecourtsrécents,
bored, des cartouches à poudre pyroxilée, des équipements
fastueux depuis lès guêtres en cuir fauve jusqu'au chapeau Ty¬
rolien, nos nemrods du bourg comme du village ont tout cela
leur disposition : il ne leur "manque que... du gibier !
jour.de l'ouverture on délivre plus de permis dans le can¬
qu'il n'existe de lièvres. Il y a quelques quinze ans, il y
avait quatre ports d'armes dans ma commune, il y en a trente
aujourd'hui et cette progression n'est pas anormale : c'est par¬
tout le même empressement à souscrire à cet impôt de luxe.
qui ne veut pas dire qu'on ne commence à faire parler la
poudre que ce jour-là. Toute l'année et à toute heure, en temps
prohibé, des détonations viennent rompre le calme cham¬
pêtre et nous apprennent qu'une nouvelle victime, que nous
trouverons plus quand nous entrerons légalement en chasse,
est tombée sous le plomb du braconnier, car no tre homme peu
prodigue de ses munitions, tire généralement à coup sûr : un
gîte, un lapin à l'affût, quelques perdreaux dans le
du sillon.
certaine logique le possesseur du sol considère
propriété les oiseaux qui lui mangent son grain, les
lapins ou les lièvres qui paissent son sainfoin ou rongent ses
betteraves, et, sans aucun trouble de conscience, il mettra
œuvre pour les avoir : appeaux, collets, panneaux,
tout
furets, fusil. Ajoutez à ces engins de destruction les rapaces et
animaux carnassiers et vous constaterez facilement que le
gibier est traqué au maximum.
braves gendarmes accaparés par les services adminis¬
tratifs et les enquêtes accomplissent leurs missions sur les
grandes routes d'où on les voit de foin, ils ne peuvent produire
grand effet et leurs procès verbaux de délits de chasse sont
aussi
que les remboursements de l'Allemagne.
chiens courants et d'arrêt de races mélangées
dont certains ont été primés dans
fusils modernes avec ou sans chiens, canons

Des

pur
des

à

Le

ton

Ce

ne

lièvre au
creux

Avec une

comme sa

en

les

malheureux
Les

rares

Titulaire du

permis, notre paysan

voudra non

récupérer la dépense engagée, mais encore
avance faite à l'Etat en en tirant le plus

seulement

faire fructifier
cette
grand
parti possible.

�112

—

-

Les émotions
exquises du chasseur matinal devant la nature
qui s'éveille, le plaisir éprouvé dans la recherche
du
gibier qui se dérobe, l'observation amusante de patiente
l'allure du
chien qui quête, qui
trouve, qui arrête... tout, cela n'existe
Il faut
tuer, il faut faire de l'argent ! Et si, à la rentrée au pas.
logis
avec la carnassière
garnie, le marché n'a lieu

ques jours, le contenu sera descendu
dans
la surface de l'eau du

qu'au

moment

de

puits

la

pour assurer sa

vente.

Ce

dans quel¬
panier jusqu'à
conservation jus¬
que

un

chasseur, pardon ! ce tueur, se soucie fort peu de la finesse
d'une caille rôtie, du l'umet d'une
perdrix aux choux, de la sa¬
veur succulente d'un civet
de lièvre, il ne connaît
que le troc
de sa chasse
contre de la monnaie.

Il

devient ainsi la cause première de la
disparition totale
du gibier, il n'aura
plus bientôt lui-mêipe de quoi tuer et par
suite rien à vendre et nous
autres, comme les compatriotes de
Tartarin de Tarascon, nous en serons
réduits à lancer notre
casquette en l'air et à tirer
dessus, car tout le
pas, ne peut avoir des actions dans une chasse monde, n'est-ce
gardée.
S.

ClIAVANON

Vice-Président du 8. A. de Samatan
(Gers)

ra fi® ©g ■TO'&amp;T
LE

Machin avait

TROTTOIR

D'EN

FACE

peu trop bu. C'était visible. Il allait cahin
au risque d'être écrasé
par les autos du boulevard.
Il devait s'arrêter au
numéro 125. Mais comme il
un

clair, il interrogea un agent.
Pardon, Monsieur, le numéro 125, s'il
125 ? Trottoir

caha,

n'y voyait plus

—

.

—

en

face !

vous

plaît ?

Ah ! Ah !

—

Trottoir pn face, merci.
traversa la rue et atteignit le trottoir
indiqué. Puis pour plus
de sûreté il demanda à un
autre agent, qui se trouvait là :
C'est bien ici, n'est-ce
pas, le trottoir d'en face ?
11

—

—

Le trottoir d'en

l'autre côté.
J'en viens et

—

on

face, dit l'agent, mais

non,

voyons... il est de

m'a dit que c'était ici ! I
UNE

GROSSE

NOUVELLE

Dans un
compartiment où se trouve un prêtre, entre un monsieur
à l'air très suffisant
qui, voulant poser pour le type
de sa voix la
indépendant, dit
plus caressante :
Monsieur le curé, savez-vous la
grosse nouvelle du jour ?
—

—

—

—

—

Non, Monsieur.
Voulez-vous l'apprendre ?

Volontiers.
Mais cela

va

contrarier

sermons.
—

—

—

Ça

ne

vos

affaires et

Allons-y alors. Eh bien !... le diable
mieux, dit le curé.

Allons ! tant

Puis,

déranger tous

vos

futurs

fait rien.
est mort.

avec un ton

compatissant :
Mais j'ai toujours eu
grande pitié
Monsieur, voulez-vous
—

accepter

ces

deux

pour les
?

sous

orphelins; tenez,

�son importance pratique, nous croyons utile de résumer
lecteurs les principales dispositions de la nouvelle toi mi¬
litaire qui vient d'être promulguée, et qui est désormais seule en vi¬

En raison de
pour nos
gueur.

Service militaire

Le service militaire est égal pour tous.
La durée totale du service militaire est de

vingt-huit années et

s'accomplit de la manière suivante :
Service

actif

:

un

an

et demi.

Disponibilité

: deux ans.
Première réserve : Seize ans et demi.
Deuxième réserve: huit ans.
Périodes d'instruction

disponibilité et de la première réserve sont assu"
jettis à prendre part à des périodes d'exercice dont le nombre et ladurée sont fixés par le ministre de la guerre, sans que leur durée to¬
tale puisse excéder huit semaines.
Les officiers de réserve, les sous-officiers nommés après avoir subi
le concours d'officiers de réserve et qui ont accompli douze mois de
service actif, conformément aux articles 34, 35 et 37 de la présente
loi, les médecins, les pharmaciens, les dentistes ou vétérinaires au¬
xiliaires peuvent être convoqués pour des périodes d'exercices dont
le nombre et la durée sont fixés par le ministre de la guerre, sans que
leur durée totale puisse excéder quatre mois.
Peuvent être dispensés de ces exercices, sur l'avis du consul de
France, les jeunes gens qui ont établi leur résidence à l'étranger,
hors d'Europe et des pays limitrophes de la Méditerranée, et qui oc¬
cupent une situation régulière.
Les militaires de la deuxième réserve peuvent être, en temps de
paix, astreints à des exercices spéciaux dont là durée totale n'excé¬
dera pas sept jours.
Peuvent être dispensés des périodes d'exercices les hommes qui
ont été classés dans le service auxiliaire, ainsi que les affectés spé¬
ciaux prévus à l'article 52.
Les militaires de la disponibilité et les réserves convoqués à une
période d'exercices ou à un exercice spécial ne peuvent obtenir au¬
cun ajournement, sauf en cas de force majeure dûment justifiée; les
bénéficiaires d'ajournement sont rappelés pour une période simi¬
laire, soit l'année suivante, soit deux ans après.
En aucun cas l'ajournement ne peut être accordé deux fois de
suite pour la même période d'instruction.
Pères de famille
Les hommes,de la

Tout homme des réserves, à la naissance d'un enfant,
droit dans la classe de mobilisation dont le millésime est
de deux ans à celui de sa propre classe de mobilisation.
Tout réserviste, père de quatre enfants vivants, passe
et définitivement dans la deuxième réserve.

Série

a.

b.

c.

d. e. f. o.

h.

P. vm

passe de

inférieur

de droit
—

113

�—

111

—

Les pères de six enfants vivants sont et
demeurent affectés à la
dernière classe de Ui deuxième
réserve.
Familles âé cinq

enfants

Le iils aîné d'une famille de
cinq enfants et plus, appartenant à
la classe 1922 ou à une classe
.

postérieure, n'accomplira que douze
profité de cette disposition,

mois de réserve. Si le frère aîné n'a
pas
frère

le

puîné et après lui, le troisième frère, si le deuxième
même
cas, et ainsi de suite,

r

'

'

jouiront de la

L'un des deux frères inscrits la même
année

recensement, ou faisant partie
cord entre eux, le
plus jeune,
lui permettant de n'être
.11

en

actif.

les tableaux de

sur

du même appel, et,

en cas de désac¬

peut obtenir, sur demande, un sursis
incorporé qu'après l'expiration du temps

obligatoire du
seil dé

est dans

même réduction.

S]ir$is pour Un fr.ère soús ies drapeaux

'

le

service de l'autre frère.
est de même de celui
qui, au moment des

revision,
-Í,

'

.

a un

opérations du con¬
frère accomplissant la durée
légale du service
a.

:

Autres sursis

•Eu

temps de paix, des sursis d'incorporation d'un an renouvela¬
d'année en année,
jusqu'à l'âge do vingt-cinq ans,
peuvent
accordés aux jeunes gens
qui en font la demande, qu'ils
aient

bles
être
été classés par les conseils de révision
dans le service armée ou dans
le service auxiliaire.
A cet effet, ils doivent établir
que, soit à raison de leur situation
de soutiens de famille, sôit dans
l'intérêt de leurs études, soit
pour
leur apprentissage, soit
pour les besoins de l'exploitation
agricole,
industrielle, commerciale à laquelle ils appartiennent,
oh
soit
raison
do leur résidence à
l'étranger, il est indispensable qu'ils ne soient
pas
enlevés, immédiatement à leurs travaux.
Les jeunes gens qui ont obtenu un
sursis d'incorporation d'un an
renouvelable, ne sont pas incorporés,- s'ils ont commencé à
jouir du
sursis qui leur a été
accordé, qu'à l'expiration dud-it sursis.
Indépendamment des sursis renouvelables d'année en
année, un
sursis d'incorporation de six mois
peut être accordé une fois dans
l'intérêt des études, de manière à amener
la lin de la période scolaire
à l'incorporation du
demi-contingent.
Les sursis accordés,

pharmacie,

pour

ou en

chirurgie

études,,

aux

étudiants

en

médecine,

on

dentaire, ou élèves vétérinaires, peuvent
être accordés
jusqu'à vingt-sept ans.
Les demandes de sursis adressées
.au1 nia ire dans lés deux mois
qui
précèdent les opérations du conseil de révision
sont instruites
lui :• la conseil
par
municipal donne son avis motivé. Elles sont ren¬
voyées .au préfet et transmises par lui, avec ses
seil de revision
observations,-au con¬
qui statue.
Allocations pour soutiens de
famille.
Les familles des militaires
mée dé mer

appelés de l'armée de terre et de l'ar¬
remplissant effectivement ayant leur déparf
pour le.
service, les devoirs de soutiens indispensables de
famille ont droit
sur leur.demande en
temps de paix, à une allocation journalière four¬
nie par l'Etat, pendant la
présence de ces jeunes gens sous les dra¬
peaux. Le nombre des allocations ne
pourra pas dépasser 10 % du
contingent.
Dans cette limite, les
allocations aux familles reconnues

nécessi¬
teuses sont accordées d'abord aux
familles des jeunes gens
pour accomplir leur
appelés
temps de service actif qui sont mariés
et pères
de famille; ensuite aux
veuves et aux familles de
quatre
enfants
et
plus; enfin, aux antres faniilles nécessiteuses.

Cette

allocation est majorée en raison
du nombre des' enfants
de 16 ans à la charge'du
soutien de famille.
Le chiffre de l'allocation est fixé à
1 fr. 60 et celui de la
majoration

âgés de moins

�—

115

—

*

à 0 fr. 60 pour le premier enfant, à 0 fr.

70 pour le second, à 0 fr. 80

le troisième, à 1 franc pour le quatrième; chaque enfant en sus
du quatrième enfant a droit à une majoration supérieure de 0 fr, 20
à celle du précédent.
Les familles des engagés ont droit aux mêmes allocations que les
hommes du contingent, mais seulement pendant la durée légale du
service obligatoire.
Les mêmes allocations sont dues, pendant la durée des périodesd'instruction aux familles des hommes des réserves qui, au moment
de leur convocation, remplissent effectivement les conditions de sou¬
tiens indispensables de famille. Leur nombre ne peut dépasser 12 %
du nombre des hommes appelés momentanément sous les drapeaux.
Dans cette limite, les allocations doivent être accordées ainsi qu'il
est dit au. deuxième alinéa du présent article.
Les demandes sont adressées par les familles au maire de la com¬
mune. Il en est donné récépissé. Elles doivent comprendre à l'appui :
1° Le relevé des contributions payées par la famille et certifié par
le percepteur;
2° Un état certifié par le maire de la commune et indiquant le
nombre et ia position des membres de la famille vivant sous le même
toit ou séparément, les revenus et les ressources dë chacun d'eux.
pour

Fonctionnaires

Nul n'est admis comme fonctionnaire ou agent dans une adminis¬
tration de l'Etat, des départements et des communes, ni ne peut être
investi de fonctions publiques, même électives, s'il ne justifie avoir
satisfait aux obligations imposées par la présente loi.

temps passé sous les drapeaux par les fonctionnaires, agents
sous-agents de toutes les administrations de l'Etat, par les ou¬

Le
ou

après

vriers et employés des établissements de l'Etat, soit avant, soit
leur admission dans les cadres, est cońipté, pour le calcul de l'an¬
cienneté de. service exigée pour la retraite et pour l'avancement,
pour une

durée équivalente de services civils.
Droit de

vole

assimilés de tous les grades et de toutes armes
des armées de terre et de mer, ne prennent part à aucun vote quand
ils sont présents à leur corps, à leur poste et dans l'exercice de leurs
Les militaires

ou

fonctions.

moment de l'élection se trouvent en résidence libre,
en possession d'un congé, peuvent voter dans la
listes de laquelle ils sont régulièrement inscrits.
Cette disposition s'applique également aux officiers des armes et
des services qui sont en disponibilité et dans le cadre de réserve.
Ceux

en

qui,

au

non-activité

commune

sur

ou

les

indemnité
—1
—-

—

—

—

deux

Monsieur le directeur des assurances
C'est moi-même.

Monsieur, je viens réclamer des
Vous

avez

'contre l'incendie-?

indemnités.

brûlé ?

j'ai déménagé deux fois en un an.
déménagements valent un incendie.

Non. Mais

vins

table
Monsieur ?

Le-maître d'hôtel va de
Et comme vin,
Premier client.

—

de

Vous savez que

marque'

on

table recueillir les commandes.

Bordeaux ordinaire 1

Deuxième client.

—

Troisième client.

—

Du Saint-Estèphe
Du Pomard !

!

après, tous les clients par la porte de
imprudemment entr'ouverte entendent avec stupeur :
Ernest I... trois bouteilles de rouge I
Une minute
—

l'office restée

�&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;&amp;
LÉGISLATION AGRICOLE EN 1025

LA

Nul n'est censé ignorer la loi; mais
l'étude de tous les textes concernant
Journal

Officiel pendant

mots vous en donner

une

une

quel travail exigerait
l'agriculture parus au
année! Je voudrais en quelques

idée.

Commençons par le blé. De tous les temps et dans tous les
pays, les céréales ont absorbé l'attention des gouvernements,
désireux d'assurer le pain quotidien et de favoriser la produc¬
tion nationale. La médiocre récolte de 1922 a
provoqué le vote
d'une série de dispositions législatives d'une importance con¬

sidérable.

La loi du 15

juillet 1922

assure une

meilleure utilisation du

blé et de la farine. Elle autorise le ministre de l'agriculture
a dé¬
terminer le taux minima d'extraction au-dessous duquel les

produits de la mouture du froment ne pourront être fabriqués,
en vente, ou vendus. Le 28 juillet, M. Gliéron use des
pou¬
voirs qui lui sont conférés pour prescrire dans les farines l'em¬
ploi de succédanés et interdire l'emploi du blé pour l'alimen¬
tation du bétail. Il institue dans chaque département une com¬
mission d'utilisation du blé, dont les membres sont choisis sur
une liste de
présentation «établie, en ce qui concerne les agri¬
culteurs, par l'Ofïice départemental, après constitution des
principaux groupements agricoles, en ce qui concerne les meu¬
niers et les boulangers par la Chambre dé commerce.
Le 12 août 1923, le dévoué ministre de
l'agriculture use des
pouvoirs qui lui sont conférés pour adresser aûx préfets une cir¬
culaire destinée à provoquer la diminution du
prix du pain.
Il faut que ce dernier soit ramené à un taux
correspondant
au
prix du blé. Les préfets devront consulter, le cas échéant,
la commission consultative instituée
par le décret du 29 juil¬
mis

let 1922.

Les vins et les alcools
La loi du 29 juin 1907 prescrivant la déclaration de récolte
du vin fut votée au cours de circonstances

historiques, afin de
de
connaître
plus
longs, se produisaient dans l'accompliésement de cette impor¬

permettre

tante

au gouvernement et aux associations agricoles
la fraude. Malheureusement,
les retards les

formalité.

Le 5 décembre

1922 a été promulgué une loi réduisant le
délai dans lequel doit être faite la déclaration de récolte du
vin. Le 5 décembre sera le terme
extrême, qui ne devra jamais,
être dépassé.
Un arrêté du 7 juillet 1922
.

caux

en

agriculture.

Un arrêté du 28 octobre
tative des grandes crus.

réglemente l'emploi des arseni¬

1922 crée

une

commission consul¬

Pendant l'aimée 1923, des lois- d'une
importance
le pour la viticulture ont été
promulguées.
En

janvier, M. Cliéron adresse aux préfets
destinée à développer la consommation du vin.

une

primordia¬
circulaire

�—

En

117

—

dispositions ayant
problème du carburant
en suspens, du privi¬

février, le Parlement vote une série de

pour objet d'apporter une solution au
national et de régler la question, toujours

lège des bouilleurs de crus.
Six mois au plus Lard après la promulgation dé la présente
loi, les importateurs d'essence de pétrole et autres, pures ou
en mélange, destinées à être consommées en France, seiont

tenus pour obtenir des licences d'importation, d'acquérir de
l'Etat, chaque mois une quantité d'alcool éthylique compté
en volume à 15 degrés centigrades et à 100 degrés Gay-Lussac,
correspondant à un pourcentage minimum de 10 % en
de la quantité d'essence par eux dédouanée dans le mois pré¬

volume

cédent.

L'alcool cédé aux importateurs visés aux deux paragraphes
précédents devra être exclusivement destiné à la force motrice.
En outre la surtaxe de 5 francs sur les importations d'huile
et essence de pétrole continuera d'être perçue, et son produit

affecté à un abaissement correspondant au prix de cession
l'alcool destiné à la force motrice.
La loi du 28 février 1923 institue un régime nouveau pour
les bouilleurs de cru.
En 1916, en pleine guerre, l'alcool d'industrie fut
à l'Etat, Les producteurs d'alcool furent soumis à une série
sera

de

réservée
de
mesures provisoires très sévères. Ces dispositions, en principe
provisoires furent prorogées par les articles 13 de la loi du 31

décembre 1920 et 15 de la loi du 30 juin 1922.
La loi nouvelle est entrée en vigueur le 1er août 1923. La plu¬
part des textes anciens sont encore applicables. Mais ils sont
modifiés dans un sens plus favorable aux bouilleurs de cru
par la loi du 28 février 1923.
Les distillations des vins, cidres, poirés, marcs, lies, fruits
frais, seront opérés :
1° En atelier public;
2° Par des associations coopératives;
3° A domicile.
Les quantités

produites seront entièrement

l'impôt.
Des dispositions spéciales concernant les
ne produisant pas plus de 50 litres d'alcool

passibles de

bouilleurs de cru,

pur au cours

campagne.
La distillation dans les ateliers publics, ainsi que
bouilleurs,' ne pourra être effectuée que pendant les
fixées par le juge de paix.
L'article 3 contient des

dispositions d'un intérêt

de la

chez les

périodes
considé¬

français.

pour 1.500.000 cultivateurs
Le tarif de l'allocation en franchise de
est accordée à tous les propriétaires,

rable

gnerons

distillant ou

colte.
En cas

est
une

10 litres d'alcool pur
fermiers, métayers, vi¬
faisant distiller tout ou partie de leur ré¬

franchise de 10 litres d'alcool pur
tous'les propriétaires, la faculté d'en rétrocéder

de métayage, la

accordé à

partie à son

propriétaire.

dédommager l'Etat de la perte que ces différentes
sures lui feront subir, l'article 8 augmente le droit de
tion sur les vins, cidres, poirés et hydromels, fixés par
Pour

me¬

circula¬
la loi du
franc pour les vins et 0 fr. 50 pour les ci¬

15 juillet 1921, de 1
dres, poirés et hydromels.

�—

118

—

Un arrêté du 13 avril 1923 fixe le
prix d'achat par l'Etat
l'alcool provenant de la distillation de la betterave
récoltée

1922-1923.

de
en

Un arrêté du 31 mai

1923 fixe la composition des
mélanges
alcool-essence et les conditions dans lesquelles ils seront livrés

au.

public.

■

.

Ces. différentes mesurés n'ont
pas suffi à diminuer la crise
viticole.
Le 20. juillet 1923, M. ChérOn adresse, aux
préfets une circu¬
laire sur les moyens de mettre le crédit
agricole à la disposi¬
tion des viticulteurs.
Le bétail et la

x*iande

Le 23 juin 1922, M. Chdron adresse au
préfets une circulaire
des plus importantes relative au Abattoirs
Coopératifs.
Ce règlement a
de
pour but
régulariser le commerce de la
viande.
Cette idée, souvent
développée, n'a reçu jusqu'ici que très
peu d'application.
L'abattoir de Cantaranne

(Aveyron), est l'un des plus

marquables.
Il

re¬

serait

trop long d'énumérer différentes mesures prises,
nç l'oublions pas, dans un but, non de
protection de
ture, mais bien d'intérêt, général. Elles se réfèrent à l'agricul¬
la police
sanitaire et ont pour objet de
prohiber l'importation des ani¬
maux atteints de maladies et
jorovenant de pays où des épi¬
démies, ont été contractées. Elles avaient un
caractère provi¬
soire.
L'arrêté

pris par le ministre de l'agriculture en date du 20
mérite aussi de retenir notre attention. Il a
pour ob¬
jet d'accorder des encouragements pécuniaires aux
syndicats
avril 1923

d'élevage hippique.

'

L'administration des haras est chargée d'assurer
l'exécuction

de cet arrêté.

Lois sociales
Sous cette rubrique,
de lois très
imp

je devrais inscrire et étudier une série
orientes, ayant pour objet,soit d'appliquer à
l'agriculture la législation du travail,réservée
jusqu'alors à l'in¬
dustrie, soif de développer les institutions sociales
spéciales à
l'agriculture, soit de favoriser les syndicats, les
coopératives,
le.s caisses d'assurances mutuelles, sóit de
donner le jour à des
créations nouvelles répondant à des besoins
temporaires. Nous ne pouvons qu'examiner lespermanents ou
principales.
La loi du 15 décembre 1922
étendant aux exploitations
agri¬
coles la législation sur les accidents
du travail devrait faire
l'objet d'une étude spéciale.
Mais, cette loi ne serâ appliquable qu'un an
après la publica¬
tion des, décrets
qui seront pris pour son exécution et
qui au¬
rait du paraître six mois
après
la
promulgation de la loi. Or,
ce 'délai est
expiré,
La Chambre des

juin 1923,
1923.
;

un

députés a adopté, dans sa séance du 27
projet de loi prorogeant ce délai jusqu'au 31 août

Ne regrettons pas ce retard : l'élaboration
des décrets se
une série de
graves difficultés dont les
principales sont

hsurte à

�—

l'organisation du service

119

—

médical et pharmaceutique* concer¬

révision de toutes les polices d'assurance.
Conformément aux vœux qui ont été exprimés par

nant la

ciations

agricoles, le 21 juillet 1923,

pris, un arrêté

gée

par

les asso¬
le ministre du travail a

modifiant la composition de la

commission char¬
de rembour¬

la loi du 9 avril 1898, d'élaborer les tarifs
des frais médicaux- et pharmaceutiques

eii matière
désormais divisée en deux Récitions,
la première consacrée à tous les accidents autres que les acci¬
dents agricoles, la deuxième consacrée exclusivement aux ac¬
cidents agricoles. Cette deuxième section comprendra :
Cinq représentants de syndicats cle. médecins de campagne.
Deux représentants de syndicats de pharmaciens, de cam¬
pagne.
Deux représentants de syndicats professionnels ouvriers

sement

de travail.
Cette commission sera

d'accidents

agricoles.
Quatre représentants
agricoles.
Cinq

professionnels patronaux
Sociétés d'assurances contre, les acci¬

de syndicats

représentants de

dents du travail dans l'agriculture.
Des Caisses mutuelles d'assurance auront

un

rôle de premier

qu'elles-vont
les.
simplification. Elle

plan à jouer. En considération de l'importance
prendre, la législation fort complexe et fort touffue sur
coo¬
pératives a été complétée dans un but de
a
été mise en harmonie avec les lois destinées à faciliter aux tra¬
vailleurs l'accession à la. propriété.
La loi du 7 décembre 1922 apporte aux articles 6 et 8 de la
loi du 5 août 1923 sur le crédit mutuel et la coopération agri¬
cole, une modification des plus pratiques.
il s'agit des prêts individuels à long terme
sionnés militaires titulaires, soit d'une pension

accordés aux pen¬
viagère, soit
d'une pension temporaire, soit victimes civiles de la guerre.
En principe, il appartient aux caisses rurales locales de con¬
sentir
prêts. Malheureusement, il n'existe pas de caisse
dans la plupart des villages.
La loi du 7 décembre 1922 permet, dans ces cas, aux caisses
ces

régionales

d'accorder ce prêt.

Le même

prêt pourra être

immobilier.

accordé par une Société du

Crédit

départements et aux
sur les fonds du Cré¬
dit agricole et destinées à faciliter l'application de la loi du 31
octobre 1919 sur l'accession ô la petite propriété des travail¬
leurs, et des familles peu fortunées.
La loi du'12 juillet 1923 a pour but de faciliter la constitu¬
tion des Sociétés coopératives et dès Sociétés agricoles d'inté¬
rêt collectif visées à l'article 22'de la loi du 5 août 1922, et pré¬
La.loi du 8 décembre 1922 accorde aux
des avances spéciales prélevées

communes

cise le

de ces Sociétés.
rappelle que toutes les

régime juridique

L'article 1er

Sociétés coopératives

Sociétés d'intérêt collectif visées par la loi du 5
août 1920 peuvent se constituer, soit sous le régime des Socié¬
tés civiles particulières réglées"par les articles 1832 et suivants
du Code Civil,soit sous les formes prévues par la loi du 24 juil¬
let 1867 et les lois ultérieures pour les Sociétés anonymes. _

agricoles et les

Toutes ces

institutions sonL pourvues

de la personnalité

ci-

�—

vile. Des
cédure
Si

tion

120

—

simplifications importantes sont apportées à la pro¬

érigée par la loi du 24 juillet 1867.

vous

voulez

avoir une

vue

très nette de toute la

le crédit

législa¬

agricole, parcourez la circulaire du 19 juillet
1923 relative à l'accession des ouvriers agricoles à la
petite pro¬
priété. Vous verrez comment l'ouvrier et l'ouvrière agricole
qui ne possèdent rien peuvent, en vertu des lois existantes,
devenir propriétaires de leurs instruments de travail, d'ani¬
maux de ferme et enfin d'une
petite exploitation rurale.
sur

Robert DE BOYER-MONTEGUT.

I.

—

LES

PROROGATIONS
Baux

1»
11
10

DES

BAUX

d'avant-gu^rhe

Prorogations anciennes.
y a trois catégories de prorogations

pour les baux d'avant-guerre,
La prorogation est de 5 ans et 84 jours pour les baux de
locaux à usage commercial, industriel et professionnel.
2° — Le prorogation est de deux ans pour les baux de locaux à
usage d'habitation.
3° — La propagation est d'une durée égale à la mobilisation du lo¬
cataire pour les baux de locaux à usage d'habitation dénommés
pe¬
tits

les

—

logements, lorsque le locataire est resté, plus de deux années
drapeaux.
Baux contractés

pendant la

sous

guerre

Les locataires maintenus dans la vie civile par

le décret de mobili¬

sation mais postérieurement mobilisés en vertu d'ordres individuels
bénéficient des prorogations sus-mentionnées pour les baux et loca¬
tions verbales par eux contractés entre le l01' Août 1915 êt la date
de leur mobilisation,
Délai

pour former la demande de prorogation

Pour les baux écrits
eur

mée
2°

la demande doit être formée trois mois avant
doit être for¬

expiration; pour les locations verbales la demande
dans les vingt jours du congé.
Prorogations nouvelles

Dans les communes d'au moins 10.000 habitants et dans
de 5 kilomètres de ces communes, dans celles où il
y a .eu
ment de la population municipale ou des

un

rayon

accroisse¬
foyers, dans les régions
libérées, dans un rayon de 50 kilomètres des fortifications de Paris :
Les locataires dont les baux viennent à
expiration avant le 1er jan¬
vier 1925 peuvent obtenir une prorogation qui ne devra être ni infé¬
rieure à trois mois, ni dépasser la date susmentionnée,
~

1 •

N'ont pas droit au bénéfice de cette prorogation :
Les étrangers n'ayant pas combattu ni
servi, ou dont les en-

—

�ou gendres n'ont pas combattu ou servi dans les armées françai¬
alliées ou associées.
Les locataires, sous-locataires et cessionnaires de locaux de
plaisance.
3°
Les, locataires ayant plusieurs habitations, sauf dans certains
cas prévus par la loi du 31 mars 1922 article 9.
4
Les occupants de locaux d'habitation pour lesquels le loge¬
ment constitue un des accessoires du contrat de louage de services
D'autre part le droit à prorogation n'est pas opposable au proprié¬
taire qui justifiera d'un motif légitime pour occuper par lui-même ou
faire occuper par ses ascendants ou descendants ou par ceux de son
conjoint ii titre d'habitation un local d'habitation, sauf si le locatai¬
re appartient
à une catégorie prévue par la loi et que le propriétaire
-»
n'y appartienne pas lui-même.
Enfin pour bénéficier de la prorogation, les locataires doivent sa¬
tisfaire à diverses conditions prévues à l'article 10 de la loi du 31

fants
ses,
2°

—

—

—

mars
—

1922.
Pour accorder la

prorogation, le juge de paix est compétent quand

prix du loyer en cours ne dépasse pas 1.000 francs; dans tous les
autres cas le tribunal civil de la situation de l'immeuble est com¬
pétent,
le

II

—

DÉLAIS DE GRACE

régions prévues pour l'attribution des pro¬
rogations nouvelles : les locataires menacés d'expulsion peuvent
obtenir des délais de grâce pouvant aller jusqu'au 1 or juillet 1924.
Mais au cours des débats qui précédèrent le vote de la loi du 30 dé¬
cembre 1922, il fut précisé que le juge pouvait accorder un délai de
grâce en vertu de l'article 1244 du code civil à tout locataire habitant
une conimune non prévue dans le texte légal.
Dans les communes ou

grâce prévus par la
obtenir la prorogation

Les conditions pour obtenir les délais de
loi du 7 juillet 1923 sont les mêmes que pour
nouvelle.
Le juge de paix est compétent lorsque le
—

prix du loyer en cours

—

dépasse pas 1.000 francs; le juge des référés est
que le prix ne dépasse paá 5.000 francs.
La décision n'est susceptible d'aucun recours.
ne

III.

—

compétent lors¬

DÉLAIS DES CONGÉS

régions prévues pour l'attribution des pro¬
délais d'usage de congé pour les locations
verbales sont doublés, lorsque ces délais ne dépassent pas trois mois,
(loi du 7 juillet 1923 article 2)
Le législateur n'a prévu aucune limitation de durée pour l'appli¬
Dans les communes ou

rogations nouvelles : lés

cation de cette mesure.

IV.

—

RÉPARATIONS

de menu entrelien dites
la vétusté, la force majeure
réparations lodes lieux

Les locataires sont tenus des réparations

localiues. sauf lorsqu'elles ont pour cause
le défaut de la matière ou; le vice do construction. Les
catives sont définies les unes par la loi, les autres par l'usage

(Récrépiment du bas des murailles des appartements jusqu'à la hau¬
mètre. Remplacement des vitres cassées ou fêlées à moins
qu'elles aient été cassées par la grêle ou autres accidents extraordi¬

teur d'un

naires.

etc.)

propriétaires sont obligés d'effectuer les réparations d'entretien
nécessaires autres que les réparations localives. Exemple :
mise en état des toitures, travaux nécessaires pour empêcher les chemi¬
nées de fumer, rétablissement des lambris péris par vétusté, etc.
11 importe de préciser que les parties peuvent convenir lors de la
rédaction du bail que telles ou telles réparations seront à la charge
Les

devenues

du losataire ou clu

propriétaire.

Gabriel ViGUiER-GonssE
ancien bâtonnier du

barreau d'Albi

*

�RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

I■POTS SUR LES
Impôt stm

le

revenu

des

REVENUS

propriétés bâties

I. Oui doit l'impôt—: Toute personne propriétaire d'un immeuble
bâti — personne physique ou morale — de nationalité française ou

étrangère — domiciliée
de la propriété bâtie.

ou non en

France doit l'impôt sur le revenu

Des terrains non construits sont considérés comme propriétés bâ¬
ties s'ils sont affectés d'une façon permanente à un usage commer¬
cial ou mduStriel'fchantiers, dépôts) ou s'ils sont l'accessoire indis¬

pensable d'immeubles bâtis.
Exemptions — a) Bâtiments
ellement et exclusivement à
de l'impôt.

Les bâtiments servant habitu¬
exploitation agricole sont exempts

ruraux.

une

b) Les constructions nouvelles —- pourvu qu'elles soient
avant le 31 décembre 1927 bénéficient ou bénéficieront de

achevées
l'exemp¬
tion de l'impôt pendant 15 ans pourvu qu'elles soient destinées à
l'habitation, qu'elles n'aient pas été construites par des sinistrés de.
guerre indemnisés par l'Etat, qu'elles ne soient pas des locaux de
plaisance.
II. Taux île l'impôt.— L'impôt est de 10 pour cent du revenu
net de l'imrheuble bâti. Toutefois lé taux de 5 pour cent est mainte¬
nu pendant 5 ans à dater du 1 °f janvier 1920 à l'égard des contribua¬
bles qui établiront que le revenu foncier annuel de leur propriété bâ¬
tie du 31 juillet 1914 au 31 Décembre 1919 a été inférieur de 50 pour
cent au dit revenu pendant l'année 1913 à condition que ce dernor

n'ait
Le

pas dépassé 10.000 francs.
propriétaire d'un immeuble affecté

antichtèse
mande le

par

hypothèse, privilège

ou

à la

garantie d'une créance a le droit d'obtenir sur sa de¬
dégrèvement de l'impôt, foncier afférent à cet immeuble
.

jusqu'à concurrence de la fraction de cet, impôt frappant un revenu
égal aux intérêts de la dite créance.
III. Mode d'évaluation du revenu imposable — 1° On
de la propriété bâtie, non le revenu effectif

entend par
diminué de
charges rétdles, mais un chiffre forfaitaire égal à la valeur locative
diminué de 25 pour cent s'il s'agit de maisons et do 40 pour cent s'il
s'agit d'usines,
2" L'évaluation des propriétés bâties
a lieu tous les dix ans.
3° Les résultats de l'évaluation sont communiqués aux intéressés
qid peuvent" en poursuivre la modification.
revenu net
ses

Impôt

sur

le revenu des

propriétés

non bâties

I Oui doit

bâti

—

cilée

ou

bâties.

l'impôt — Toute personne propriétaire d'un immeuble non
personne physique ou morale, française ou étrangère, dominon en France doit l'impôt
sur le revenu des propriétés non

Le propriétaire reste personnellement
vis à vis de l'Etat,, alors même que par bail,
■—

charge.

responsable de l'impôt
le fermier dut en subir la
.

Les terrains sur lesquels des bâtiments d'exploitation agricole
sont édifiés sont atteints par l'impôt sur la propriété non bâtie.
—

�—

Exemptions

—

123

—

a) L'exemption totale de l'impôt est accordée pen¬
et plantations de bois sur montagnes, sur du¬

dant 30 ans aux semis
nes et landes.

L'exemption des trois quarts de

l'impôt est accordée pendant 30

plantations de bois sur des terrains déjà en voleur.
b) L'impôt ne peut être augmenté pendant certaine durée pour les
marais après leur déssèchement, pour les terres vaines et vagues après
leur défrichement, pour les terrains que l'on plante en vignes, mû¬

ans aux

riers

ou

autres arbres

II Taux de

l'immeuble
—

Le

l'impôt

non

fruitiers.

—

L'impôt est de 10 pour cent du revenu

de

bâti.

propriétaire d'un immeuble affecté par

hypothèse, privilè¬

le droit d'obtenir sur,
à cet immeu¬
de la fraction de cet impôt frappant un re¬

ge ou anticlirèse à la garantie d'une créance a
sa demande le dégrèvement de l'impôt foncier afférant
ble

jusqu'à concurrence
égal aux intérêts de la dite créance.

venu

III. Mode d'évaluation du revenu imposable. ■—• 1 • Le revenu net
imposable est égal à la valeur locative de la terre diminué d'un cin¬
quième pour frais d'entretien, d'amortissement des bâtiments ru¬
raux, etc.
L'évaluation des revenus des propriétés non bâties a lieu tous les
vingt ans. — Au cours de la période vicennale, il y a lieu à révision
quand les propriétés ont subi une dépréciation notable et durable,
imprévue et affectant le fond même; ou quand la propriété a cessé de
faire partie de la matière imposable par un fait naturel, une mesure
légale, une exemption temporaire.
Impôt sur les

bénéfices agricoles

Qui doit l'impôt— L'impôt sur les bénéfices agricoles est dû par
exploitant de terres en France, do nationalité française ou étran¬
gère, ayant soit son domicile, soit son habitation en France au 1'"'jan¬
vier de l'année l'imposition.
Dans le cas de bail à portion de fruits, et si les deux parties ne font
pas connaître leur commune intention qu'il en soit autrement, l'impôt
est classé pou-r chaque exploitation envisagée isolément au nom du
bailleur, propriétaire où fermier général sauf son recours contre le
métayer pour le remboursemènt de la fraction dudit impôt incom¬
bant à ce dernier, proportionnellement à sa participation dans
les produits.
II. Taux de l'impôt—• Le taux de l'impôt est fixé à 6 pour cent des
bénéfices agricoles afférents à l'ensemble des exploitations du con¬
tribuable. L'exploitant est exempté pour la fraction de ses bénéfices
allant de 1 à 1500 francs. L'impôt n'est que de moitié sur la fraction
comprise entre 1500 et 4000 francs.
III: Mode d'évaluation des bénéfices imposables — Les bénéfices sont
établis d'après la consistance des terres de l'exploitant au 1er janvier
de l'année de l'imposition.
Le bénéfice est considéré pour le calcul de l'impôt, comme égal à la
valeur locative des terres exploitées telle qu'elle résulte de l'évaluation
cadastrale multipliée par un coefficient approprié. Ce coefficient est
fixé par région agricole et par nature de culture.
Lorsque le bénéfice réel n'a pas atteint le bénéfice parfaitement
établi, l'exploitant peut obtenir une réduction de l'jmpôt.
IV. Siège de Vimposition— L'impôt est établi dans la commune où.se
trouve le 1er janvier de l'année de l'imposition, l'habitation principa¬
le de l'exploitant.
I.
tout

Impôt

sur

traitements, salaires;

les

et

I Revenus

imposés

—

rentes

provenant des trai¬
émoluments, les salaires,

Sont frappés les revenus

tements publics et privés,
les pensions et les rentes

les indemnités et

viagères.

pensions

viagères

�—

124

—

ajouter au chiffre en principal des traitements, pensions
suppléments en argent ou en nature : remises, primes etc. Sont
affranchies de l'impôt : les pensions servies en vertu de la loi du 31
mars 1919, ainsi que les allocations aux familles nombreuses ( sur¬
salaire familial, allocations familiales) versées uniquement par des
employeurs ou groupement d'employeurs à leur personnel
II Taux de l'impôt — L'impôt est fixé à 6 pour cent du revenu im¬
posable.
a) Ne sont pas imposables : 1° la somme de 6.000 francs dans les
communes d'une population inférieure ou égale à 500.000 habitants;
2" la somme de 6.500 francs dans les communes de plus de 500.000
habitants; 3° la somme de 7.000 fr. dans le départèment de la Seine.
b) Si le contribuable est marié et si sa femme n'a ni salaire, ni re¬
venus personnels : n'est pas imposable une somme complémentaire
de 3.000 francs; si le contribuable a des enfants ou des personnes à
charge, il bénéficie de l'exemption de l'impôt sur 2.000 francs par en¬
fant de moins de 18 ans ou infirme et non salarié et sur 1500 francs
par personne à sa charge sauf les limitations prévues à l'article 7 de
la loi du 25 juin 1920
Dans le cas ou le mari et la femme touchent des traitements ou sa¬
laires distincts, les déductions pour enfants et pour personnes à char¬
ge ne seront applicables qu'au traitement ou salaire le plus élevé.
c) Les mutilés titulaires d'une pension d'invalidité bénéficient
d'une exonération complémentaire pour une somme de 1000 francs.
Il faut

tous

Impôt
I

sur les

Qui est assujetti

bénéfices des professions commerciales

à l'impôt

fession commerciale est
La loi du 30 juin 1923

—

Toute personne exerçant une pro¬

assujettie à l'impôt
article 10 exempte de

l'impôt 7 catégories de

(ouvriers travaillant chez eux à façon pour le compte des
ambulants; mariniers proprié¬
taires d'un seul bateau; chauffeurs et cochers propriétaires d'une
ou deux voitures qu'ils conduisent eux mêmes; pécheurs).
II Taux de l'impôt — L'impôt est fixé à 8 pour cent du bénéfice
commercial. La portion de bénéfice n'excédant pas 1.500 francs est
comptée pour 1/4 ia fraction allant de 1500 à 5.000 francs est com¬
ptée pour 1/2.
III Mode d'application de l'impôt — L'impôt est applicable au choix
des assujettis — sauf pour les Sociétés anonymes et les sociétés en
commandite par action — soit sur le bénéfice réel, soit sur un béné¬
fice évalué forfaitairement d'après le chiffre d'affaires.
I » Impôt sur le bénéfice réel — Les Sociétés anonymes et les socié¬
tés en commandite par action sont asssujetties à l'impôt sur le béné¬
personnes

commerçants; artisans; marchands

fice réel
Les autres contribuables qui veulent ce mode d'application doi¬
vent remettre au contrôleur des contributions directes avant le 1 «
mars un résumé de leurs comptes de profits et pertes de l'année pré¬
cédente en s'engageant à fournir toutes justifications.
Le bénéfice réel est la différence entre les recettes brutes et le mon
tant de toutes charges afférentes à l'exercice de la profession, (loyers

les locaux commerciaux, amortissements, impôt cédulaire,
primes d'assurances, frais de publicité, traitements des employés,
intérêts des capitaux empruntés, coût des marchandises vendues,
frais de bureau, amendes, pertes commerciales.)
pour

2° Impôt évalué selon le chiffre d'affaires, — a)
n'a pas fait de déclaration de son bénéfice réel

pôt sur le chiffre d'affaires.
Tout commerçant qui a fait
francs doit le déclarer

un

Le contribuable qui
relève du mode d'im¬

chiffre d'affaires supérieur à 50.000
d'une majoration

avant le 19r mars sous peine

d'impôt de 10 pour cent.
b) Le contrôleur invite les commerçants qui n'ont fait aucune dé¬
claration à préciser leur chiffre d'affaires dans un délai de vingt jours

�—

à dater de

est évalué

125

—

la réception de l'avis. Passé ce
d'office et l'impôt est majoré

délai le chiffre d'affaires
de moitié

est

déclarationet des renseigne¬
obtenu par le
l'évaluation provisoire,
d) Le contribuable peut présenter ses observations dans un nouveau
délai de 20 jours. Il peut se pourvoir après l'émission du rôle par la

c) Le contrôleur, en possession de la
évalue le pourcentage des bénéfices
commerçant et communique au contribuable
ments recueillis,

contentieuse.

voie

Impôt

bénéfices des professions non

Vimpôt
française

morale,

vier de
de

les

Qui doit

1
ou

sur

l'imposition

l'année

commerciale:;

L'impôt est dû par toute personne physique
ou étrangère qui domicilée en France au lor jan¬
a réalisé des bénéfices non commerciaux au cours
—

précédente.

les personnes exerçant des professions
peintres, musiciens, écrivains, publicistes, ministres du culte etc.) les experts, les syndicats de failli¬
te; les titulaires de charges et offices (notaires, avoués etc.) etc.
II Taux de l'impôt — 1° Charges cl offices. — L'impôt est calculé
dans les conditions et d'après les taux fixés pour les professions com¬
Sont passibles de cet impôt :
dites libérales (avocats, médecins,

merciales

l'impôt est fixé à 6 pour cent
la partie du bénéfice net dépas¬
ou de 6.500 francs suivant q.ue le con¬
tribuable est domicilié dans une commune de 500.000 habitants au
maximum ou dans une commune de population supérieure; l'exemp¬
tion porte sur 7.000 francs pour le département de la Seine.
En outre pour le calcul do l'impôt la fraction comprise entre le mi¬
nimum exempté, et 8.000 francs sera comptée par moitié.
III Evaluation du bénéfice imposable — Le bénéfice imposable est le
bénéfice constitué par l'excédent des recettes totales sur les dépen¬
nécessités par l'exercice de la profession, au cours de l'année an¬
Le taux de

2 Autres professions —
des bénéfices. L'impôt ne porte
sant la somme de (1.000 francs

que sur

ses

térieure à celle de
IV Mode

passe

l'impostion.
— Le contribuable

dont le bénéfice net dé¬
exempt d'impôt doit faire une déclaration avant
de son bénéfice au contrôleur, des contributions directes.
fait pas, il est invité à la produire dans un délai de vingt
d'imposition

le minimum

le 1er mars

S'il n'en

jours.
Si le

inexacte la déclaration, il informe l'intéres¬
qu'il considère comme imposable et. l'invite
explications. Après ces explications le contrôleur fixe

contrôleur estime

sé du chiffre de revenu
à

fournir ses

la base de

l'imposition
déclaration, après
majoration de l'impôt de

Au cas de non

fice avec

Impôt sur les

invitation le contrôleur taxe
moitié.

revenus des

et

d'of¬

créances, dépots,

cautionnements

l'impôt : 10 les inLérêts
dépots de somme d'ar¬
gent; 3° les intérêts produits par les cautionnements.
Sont affranchis de l'impôt : 1° les intérêts des livrets, de caisse d'é¬
pargne; 2° les intérêts des créances hypothécaires en représentation
desquelles les sociétés autorisées à faire des opérations de crédit fon¬
cier ont émis des titres; 3° les intérêts de prix de vente dans les ventes
I Revenus

ou

— Sont atteints par
prêts; 2° les intérêts des

assujettis

arrérages des

à terme.

L'impôt est dû par le créancier mais l'Etat
et le débiteur.
Le
résidence, habituelle en
Franco ou y posséder un établissement industriel ou commercial dont
dépend la créance, le dépôt ou le cautionnement.
III Taux
L'impôt est de 10 pour cent du revenu brut.
II.

a

une

Qui doit l'impôt —

action en paiement contre le créancier
créancier doit avoir son domicile ou sa

—

�126

—

Impôt

sur

le

revenu

des

—

valeurs

mobilières

Qui doit l'impôt — II est dû par le créancier, mais il est avancé par
les collectivités imposables.
Taux de l'impôt. — L'impôt est de 10 pour cent sur le revenu
des valeurs mobilières françaises et de 12 pour cent sur le revenu
des valeurs étrangères
Impôt

I. Qui est assujetti
les

personnes

domicile

—

ou une

:

sur le

revènu

général

Sont assujettis à l'impôt général

physiques et non morales,

résidence

habituelle

en

—

France

le

sur

revenu

qui possèdent leur
et ont

un

revenu

global qui dépasse un minimum légalement fixé.
II. Revenu imposable — Le revenu imposable est le revenu global
des membres d'une même famille vivant en commun. Cependant des
impositions distinctes peuvent être demandées dans certains cas.
Le revenu imposable est le revenu net, c'est-à-dire le revenu brut
diminué des dépenses effectuées en vue de son acquisition et de sa
conservation.
Le contribuable peut évaluer les revenus fonciers, agricoles, com¬

merciaux selon les bases forfaitaires établies

impôts cédulaires correspondant.

pour

la perception des

N'est

frappé par l'impôt que le revenu supérieur à 7.000 francs.
pensions des mutilés, des veuves et des ayant-droit des morts
sont pas comptées pour le calcul du revenu imposa¬

L'es

de la guerre ne

ble. Les contribuables mariés et les contribuables veufs ayant à leur
charge un ou plusieurs enfants issus du mariage ont droit à une déduc¬
tion complémentaire de 3.000 francs.
Tout contribuable a droit à une déduction de.2.000 francs pour tout
enfant mineur resté à sa charge; de 1500 francs pour toute autre per¬
sonne restée à sa charge. L'exemption de 1500 francs est
portée à
2.000 fr. pour chacune des personnes dépassant la cinquième.
III.

Taux de

— Le taux de l'impôt est de 50 % du revenu
comprise entre 7.000 francs et 20,000 fr. est
comptée pour 1/25 ; la fraction comprise entre 20.000 francs et 30.000
francs est comptée pour 2/25 et ainsi de suite jusqu'à 100.000. francs;
par tranche de 50,000 franc jusqu'à 550.000 francs:; la fraction audessus est compté pour l'intégralité.
Réduction pour charges de famille — Des réductions sont pré¬

La fraction du

l'impôt.

revenu

—

vues

pour

charges de famille.

IV. Déclarations — Tout contribuable passible de l'impôt doit fai¬
la déclaration dans les deux premiers mois de l'année.
Il doit déclarer le revenu global et le montant des revenus de chaque

re

catégorie

qui

le

composent

Le défaut de déclaration est sanctionné par la taxation d'office et
la majoration de 10 pour cent du montant de l'impôt.
Gabriel Viguier-Gorsse

,

Avocat, Ancien bâtonnier du barreau d'Albi.

modestie

M. Louis Payret, le célèbre paysagiste, était récemment à Venise
Un jour, il partit en gondole avec son attirail pour prendre une vue
de Rialto.
Vous êtes peintre ? lui demanda le gondolier, obligeant.
Cela se voit.
Ce matin, déjà, j'ai eu la gloire de conduire le plus grand pein¬
—•

.

—•

—

tre

français,
Qui est-ce ? demanda Louis Payret.
M. Dupont.
Je ne le connais pas, mais comment
plus grand peintre français ?
C'est lui qui me l'a dit.
-—

—

—

—

savez-vous

que

c'est le

�ANECDOTES HISTORIQUES
Noblesse de paysan

était entré dans une maison
où il avait reçu une cordiale hospitalité, En sortant, le
roi qui voulait reconnaître la générosité de ses hôtes, demanda :
Où est le maître de la maison 1
Alors un grand vieillard, chapeau à la main, s'avança humblement
Sur la route de

Varenncs, Louis XVI

de paysans,
—

et dit
—

:

Sire, avant l'arrivée de Votre

Majesté, c'était moi !

La barrière du cardinal
TJn jour,

revenait d'une
le pré¬
routes, le prélat donna

le cardinal Gousset, savant théologien,

fête semi-religieuse, semi-profane; il ramenait
fet de son département. A un croisement de
au cocher d'arrêter.
Monsieur le préfet, j'ai quelque chose
Et il descendit, entraînant à sa remorque
et le conduisit à l'entrée d'un champ.

dans sa voiture

ordre
—

—

moi

Vous voyez cette barrière, Monsieur le préfet ?
qui l'ai faite.

Eh bien, c'est

???

—

—

à vous montrer, fit-il.
le magistrat fort intrigué,

Oui, j'avais quinze ans. Voyez comme elle est

cbcyilles n'ont pas encore bougé
quart »... Tout cela en chêne...

solide. Voyez les

! Et les barres qui vont de « coin en

Eminence, à celte époque là on

n'eût pas cru...

s'agit de barrière,
n'est
aussi
quelle différence
deux
ceci n'est
pas une oritique de métier : il y a plus dp cinquante ans que je n'ai
pas fait de barrières !...
Le cardinal avait travaillé le bois dans sa jeunesse et il ne rougis¬
sait pas de son ancien état. Il aimait sa barrière et passait toujours au
Il ne s'agit pas de cela, Monsieur/le préfet, il
voulez-vous comparer ? Venez voir cette autre, elle
pas
vieille et ce n'est pas moi qui l'ai faite. Mais
comme
solidité et comme charpente I Et puis ce n'est pas du chêne, dans
ans il faudra la remplacer. Sachez* Monsieur le préfet, que
—

près

avec

bonheur.
Près de Tananarive

du général Duchesne, qui prit Tanqnarive et qui est mort
raconte une curieuse anecdote :
Quand l'expédition fut décidée, un jeune capitaine, très brillant
élève de l'Ecole de guerre, demanda d'y prendre part. On le lui refu¬
sa, Ayant donné sa démission, il partit en civjl pour Madagascar, où,
en civil toujours, il se présenta au général Duchesne.
A propos
en 1918, on

compte, lui déclare-t il. Mais
vouliez accepter mes services ?
quoi, le général Duchesne ne put résister au désir « d'embau¬
au titre militaire, ce civil qui réintégra ainsi l'armée où
il de¬
vint le général Dégoutté, qui, après la grande guerre, devint le géné¬
ral en chef des troupes alliées sur le Rhin.
—•

Je viens faire la guerre pour mon

si, par hasard, vous
Sur
cher »

Les 50.000 francs de la

grande-duchesse

Lorsqu'elle venait à Paris, la grande duchesse Wladimir de Russie,
en 1920, recourait parfois aux soins d'un
dentiste très distin¬
gué qu'elle honorait d'une sorte d'amitié autant que sa clientèle,
morte

Elevé dans le

à

habitaient ses parents admis
impérial, très aimé de l'impératrice Eu-

périmètre des Tuileries où

partager les jeux du prince

�—

128

—

génie qui no cessa jusqu'à sa mort de lui témoigner la plus affectueu*
se bienveillance, le docteur dentiste était un
personnage avec lequel
une grande duchesse
pouvait condescendre à une cordialité autre
qu'une reconnaissance de soins médicaux. A chaque séjour un peu
prolongé à Paris, la grande duchesse Wladimir voyait son docteur et
et semblait toujours trouver plaisir à sa conversation. De rétribution
pour les soins, il n'avait jamais été question.
Pourquoi, à une époque donnée, la grande duchesse cessa-t-elle
de voir son docteur ? Celui-ci se trouvant un jour'avec l'un des grands
ducs, fils de la grande duchesse, lui posa la question.
C'est que, répondit le grand duc, votre dernière note était un
peu salée : 50.000 francs.
—

•

Le dentiste faillit en tomber de son haut.
Une note de moi ? 50.000 francs ? Je

—

vous

donne

ma

parole

d'honneur, Monseigneur,

que jamais de ma vie je n'ai fait payer une
soins àr la grande duchesse.
Mais, autour des grands-ducs, il y avait des gaillards avisés qui
connaissaient cette particularité et qui ont su en tirer parti. L'his¬
toire n'ayant été racontée que longtemps après, on ne sait ce qu'ils
sont devenus.
seule fois

mes

Faux

plagiat

Voulant

jouer un tour à un clergyman de ses amis, Mark Twain va
après son sermon et lui dit :
Votre discours a été excellent, mon cher; seulement j'ai, chez
moi, un livre qui le contient du premier au dernier mot.
Emoi du clergyman qui se croit accusé de plagiat ! Mark Twain
le laisse pendant deux jours en proie à de mortelles angoisses. Enfin,
le troisième jour, il envoie au clergyman la preuve que celui-ci de¬
le trouver
—

mandait à

cor

et à cris... C'était

dictionnaire !

un

Sœur Adrien et le roi

de

Monténégro

Le roi Nicolas de Monténégro, mort en 1921,
avait été élevé au
lycée Louis-le-Grpnd à Paris. Il en avait gardé le meilleur souvenir
et il rappelait avec une affection profonde Sœur Adrien,qui était alors
chargée de l'infirmerie du' lycée.
J'ai gardé d'elle, disait-il, un souvenir qui emplit mon cœur;
elle m'aimait, elle me gâtait. Le lundi matin, parce que je savais
l'allemand et qu'il m'ennuyait d'assister au cours de langue allemande
elle me gardait à l'infirmerie. Elle me grondait aussi. Plusieurs an¬
—-

nées

après, prince héritier, je revins dans

ce lycée, accompagné de

Pendant la visite, j'entends un cri. C'était Sœur Adrien.
voilà, dit-elle, Petiou (elle m'appelait ainsi) aimes-tu tou¬
jours les confitures ? Tu étais un rude gourmand. Mais quel est donc
ce Monsieur ?
Mon père, lui dis-je — Menteur, répondit-elle, ce
monsieur no peut être ton père, il est presque aussi jeune que toi.
C'est joli de mentir ! » C'était vrai, mon père paraissait être mon
mon
«

—

pere.

Ah ! te

■—

frère.

Et

Sœur Adrien m'embrassait.

La croix de
A

Winterfeld

la suite du grave

manoeuvres de

reçu

von

accident d'automobile survenu aux grandes
1913, l'attaché allemand, colonel de Winferfeld, avait

la croix de la Légion d'honneur.

Devenu général et désigné
pour, faire partie de la Commissiond'armistice, le 11 novembre 1918. voh Winterfeld avait çru sans doute
de bonne politique d'arborer sa décoration pour les pourparlers.
Après le salut qui suivit les présentations, le maréchal Foch, plan¬
tant. ses regard dans les yeux un général allemand lui dit simplement
tout en désignant la croix qu'il osait porter sur sa tunique :
Je vous autorise, Monsieur, à l'enlever.
—

*

�JASMIN
Jacques Boé, dit Jasmin, est né à Agen, le 6 mars 1798. Fils

d'un tailleur il passa quelques années de son enfance au sémi¬
naire de sa ville natale, puis il ouvrit une boutique de perru¬

quier. Installé dans une petite chambre sombre, auprès de la
Garonne murmurante dont il devait devenir l'écho, Jansémin,
on l'appelait, regarda défiler devant lui les ouvriers
quartier et les paysans qui, une fois dans la semaine,
venaient au marché et laissaient leurs voitures sur la place,
près de sa maison.
Fils de pauvre, ayant connu fout jeune la pauvreté ! — puis¬
qu'il n'avait, que six ans lorsque
comme

de son

«

Pel

prumié cop sabèri qu'èren

paures

!

»

sensible et son âme
misères des pauvres et à

grande eurent tôt fait de vibrer
aux
celles-là seulement.
Lecteur passionné de Florian et de Goudouli, pendant les heu¬
res nombreuses où nul client n'encombrait la boutique, Jasmin
s'inspira également du fin satirique et de l'excellent moraliste,
et, puisant dans son âme toujours en cmoi les élans et les tris¬
tesses qui s'y débattaient, ua jour il publia sa première poésie
gasconne « Me cal mourri. » il avait vingt quatre ans. Quel¬
ques années après deux poèmes nouveaux chantèrent son en¬
fance ;&lt; Lou Chili'bari » et « Mous Soubéiiis. » En 1835, il rassem¬
bla les feuillets ©pars où sa verve s'était répandue; il les relut
tous, en élimina quelques-uns, en corrigea quelques autres et
lit paraître en un volume ses premières productions « Las. Papillotos. » Quelques-unes de ces papillotes ont une couleur tout
son coeur

doucement révolutionnaire. Courues et nées

trouble, elles étaient le reflet de

parti libéral.

au

en

des années de

ieur poète qui appartenait alors

L'année suivante, en 1833 paraissait
L'al.nigio de CastelCulié » qui lit son nom célèbre dans toute la France du midi.
C'est à cotte époque que Jasmin parcourait les cités de la Gu¬

de lq Gascogne et du Languedoc, récitant lui-même ses
poésies et consacrant à des œuvres de bienfaisance le produit
des!soirées.qu'il donnait. En 1842, il 111 paraître « Frariçounètô »
et prolongea ses tournées jusqu'à Paris où Louis-Philippe donna
yenne

une

soirée

en

son

honneur.

Rentré à

Agen, Jasmin eut le bon goût de partager sa. vie
entre sa profession, et ses voyages. En 1847, il donna « Maltro
1 inouccntO;V, puis, en ISoK.e! 18.3, deux volumes qui font
suite à « Las papillotos. »
Lorsque la Provence s'illumina de d'apparition do « Mireille »,
Jasmin accueillit froidement la nouvelle, méprisant tout, hors
sa langue gasconne et en 18. 4, le 4 'octobre,, à soixante-six ans,
il mourut à Agen, dans sa boutique do perruquier; sans bruit,
sans liaine, comme meurent seulement les poètes et les humbles.
Jasmin est trop peu connu. 11 n'â pas été seulement «le poète
d'Agen » comme on l'appelle par trop ironiquement, il a été un
Série

c.

h.

f.

o.

F.

ix

—

129

�130

—

-

jihuid poète de France cl Alphonse de Lamartirne.

—

qui s'y

18^2, à Madame la Comtesse
de Circourt, à Paris
Je n'ai de loisir que le soir. Mercredi
donc à sept lieures, ou ce soir à sept heures. Autrement j'irai
moi-même voirie plus vrai et le plus grand poète du temps
connaissait

—

écrivait le 12 mai

présent. »
Je pourrais donner des extraits de ses pièces. Je ne le ferai
point. Je laisse à ceux qui comprennent le gascon, le délice de.
lire eux-mêmes ses poésies. Quant aux autres, à ceux qui ne
sont pas dés provinces rieuses où la Garonne murmure douce¬
ment, qu'ils m'excusent si je n'essaie pas de traduire pour eux
quelques-uns des plus beaux vers de notre Janssemin. Je crain¬
drais qu'il ne m'en voulût de son tombeau. Je me bornerai
à redire ces trois vers avec lui, en songeant à notre langue
occitane

:

elo, las sazous passon, soûnon, tindinon;
enquèron.y passaran,

«

Chès

«

Et cent-milo-milès
«

Sounaran et tindinaran.

Qu'est-ce que cela, sinon de la musique ?
Êa poésie de Jasmin, c'est la. poésie de la nature. Méprisant

les buissons ténébreux de la politique et des sentiers trop
battus par la mythologie, il a caché sa muse au plus profond de
nos

parfumées, à l'ombre des roseaux hospitaliers

campagnes

qui bordent la Garonne, et là, avec elle blotti, il a chanté l'hym¬
ne

éternel des êtres et des choses.

avec une simplicité féconde qui a réveillé
l'en¬
populaire, car. Jasmin fut et resta le poète du peu11 n'a jamais rougi.de son métier de coiffeur et même une sorte
d'orgueil — le même qui séduit parfois les grands issus de tout
en bas
l'a maintenu fidèle à sa boutique. Cette opposition
lui plaisait : poète et coiffeur. Le génie est de tous les rangs..
.1 asniin a chanté en pur gascon et, grisé des merveilleuses res¬
sourcés qu'il découvrit dans cette langue s'exprimant avec cet
éclat pour la première fois, il puisa en elle, sa naïveté, sa grâce,
son énergie, sa précision, sa musique, tout ce qu'il fit, en somme
•le charme de ses vers. Mais comme le faisait remarquer dans le
numéro de la revue « des. Deux. Mondes, » du 15 janvier 1842,
M. Léonce de Lavergne, Jasmin ne se contentait pas île bien
faire les vers, il les récitait mieux encore. Tour à.tour pleureur,
bouffon, sublime, naïf, il était un grand artiste.

Il

a

chanté

thousiasme

—

Semblable à tous

ceux dont l'étoile sacrée brille sur le front,
élevé, par la solitude et la réflexion, jusqu'à la
plus haute conception du poète et il a traduit par la chanson
des mots, le murmure infiniment doux qui s'élève à chaque-

Jasmin s'est

instant de la
11

écrivait

mon

cœur.

On

ne

nature.
1843

en

:

«

J'ai laissé

la

poésie tomber dans

»

saurait mieux et

plus gentiment s'exprimer.
A.-P. Marmont.

Une dame

qei Chantait avec prétention, n'ayant pu achever sur
qu'elle avait pris, l'air commencé, dit à un homme d'esprit
près-d'elle :
Je vais le .prendre en « rrii ».
Non, madame, reprit le voisin, croyez-moi, restez-en « là ».

le ton

assis
.—
—

i

�REN QUE LEYT

TRES

Soufrich ioul plen de maus.
Meàecin beritabte, un pauc trujandè.
Pareilh.—Médecin chapoulé.

Bitor.

—

Lanceto.
Sans

Mouliè

PERSOUNATGES

—

—

Ier

ACTE

Le Bitor. :— (I assièlut tout, triste). —(Tuslon) Qui tusto
atau ! Entrats ! Diu este Ìe rńedecin !...
M. Lanceto.
(Aniro; Bounjour !
Le Bitùu. — Adechats Moussu.
Hasets bien de benguq,
soui tout echarrapoutat.

M. Lanceto.

—

Le Bitor.

Bous at bau dise !

Qui a donne praubo ?...
Jè, tournaui de carré]a hario, m'èri acalauat sou mul. M'en anaui fier coum'un descambiaire. Passei débat les ceridès dou Plantobignos. Eron roujos
e
poulidos, aquéros ceridos hasèuon debisa.
.M. Lanceto.
Ne minjes trop !
Le Bitor.
Í pas aco.
—

—

—

M. Lanceto. ;— At cresèui.
— S'èro
pas qu'aco ray, Deehat-me dise.
M. Lanceto. —, Te. dèclii dise.
Le Bitor.— Enta las poude allégué, aqueros ceridos mountei dessus le mul, tout quiljiat. Ero un piase. Las minjaui a
Le Bitor.

mosses, osses e

soûl,

co.umo uo

tout. M'arrestei pas qu'enta dise aço, tout
bestiasso :
Sèrio bien attrapat se cauqu'un
'

cridauo

«
I » au mul !
M. Lanceto. — I tu

Le Bitor,

—

qu'ac hascous ?
Aquet Qhaùret de mul, se pensec qu'èro a de

boun, e...
M. Lanceto. —. Partiscouc
Le Bitor. — Partiscouc, d'un sáng-fret.
M. Lanceto. — E tu ?
Le Bitor. — E jou bous at poudets pensa
M. Lanceto. — De paternos ?
De paternos ? Acp rai !
Le Bitor,
M. Lanceto. — Que de mes ?,
...

Le

Bitor.

—

M. Lanceto.

Caijoui
—

sus un

!

pilot d'espicès,

Auès ebango ?

�—

132

—

Le Brroii. — Bous t.rufats'de jou ? s'auèuots bist coumo èri
tranquilhSt, un criet passadé... le sang briuauo de pertoul.
Troubats qu'auei elianço ?
M. Lanceto. — Auès chango de to deslouga pas nat muscle
ou de t'espouti pas le cap countro un arbre. Oun soun aquèros
traus •?

— Soun arrasats, mès ei uo prusèro per
dessus,
diuei desplaça l'estoumac, en prumo, sabets qui trobi

Le Bitor.
e

me

quaucoun,

praquiu (se frelo l'esloumac) qui pas

d'aploumb !

Lanceto. — Oui trobos ?
Bitor. — Un brasè de huèc.
Lanceto. — Aimos trop la bouno bito.
Bitor. — Héu pas nat excès Moussu : a cado
maitin e se que prengui ? prengui pas que car, pan,
M.
Le
M.
Le

soun

repech,
bin e café;

pas

de machantos causos aco

!... Me poden pas hé mau !...
Te eau hé beselio.

Ai. Lanceto. — Trop bouno bito !...
Le Bitor. — Enfin Moussu me harats

pas encrese que la
het caije sus espices.
— S'as comprès,
ent'a uari te eau pas beue
que leyt... ren que leyt.
Le Bitor. — Ren que leyt ?
M. Lanceto. — Ren que leyt.
Le Bitor. — Brico de bin ?
M. Lanceto. — Brico de bin.
Le Bitor.
Brico... brico... Uo gouteto praco... au dinna ?
uo lermo, le se.
M. Lanceto. — Te tourni dise que se bos uari te eau pas beue
que leyL... ren que leyt.
Le Bitor. — Brico de bin e quand aujoi set que beurei

bouno bito m'a
M. Lanceto.

—

alabets ?
M. Lanceto.
Le Bitor.

—

— Aigo blousso.
Aigo blousso ! Moussu... La pouirei pas en¬

glouti.
M. Lanceto.

—

Per que ?

Le Bitor. — I a ta bet tens-a que
M. Lanceto. — Que pot hé ?
Le Bitor. — Après m'i estado

n'ei pas béut !

defendudo.

M: Lanceto. — Per qui ?
Le Bitor. — Pou défunt dou papa.
M. Lanceto. — Mès.aro qui mort!
Le Bitor. — Oli ! moussu si mort, le

respèti taplan

;

din-

liarei pas bese nat afl'rount.
M. Lanceto. — Escouto Bitor, as pas ni mino ni joc. Se bos
tourna cabellia m'escoutaras : te eau pas beue que leyt. Per
countro se bos aué léu liét enta cluca le uell, se bos hé la camuchéto de l'aute coustat, auant Sen-Juan, as pas qu'a beue
bin, beue café e que sabi jou. As pas qu'a minja car e pan e
tout le trembloment... Beiras !... M'en bau !
Le Bitor.
Tournarats passa ! Moussu !... praco !
M. Lanceto. — Enta que bos que tournei ?

cau

darré badalhet le

—

Le Bitor. — Entam' bese.
M. Lanceto. — lis pas ta poulit qu'aco; au mens aro !
Le Bitor. — Sé bous hé plasé poudetè tourna, pusque

soui

abounat.
— lis abounat ?
Autant pagos i bertat. Mès
rai, se prenguès pan, bin, car e café seras léu desabounat,
coumo eau... Adiu!... (sourlich).
Le Bitor. — (Tout soûl) Ren que leyt.
S'a desbrumbat

M. Lanceto.
aco
e

�—

153

—

qu'éri moulié. Les mouliés, de maneja hario, an tousten la gara tabé le eoimseih dou papa !
—
Un jour
d'estiu, auèui houléjat darnbe les autes drolles, éri tout trempe
de susou. En t'arriba pas chop diguens, me coutclrei de bentes,
au bord dou bouqué. Pensei entre
jou: « Se hourrupos aïgo
iresco, aco se te beura la susou», e les pots a flou d'aigo, poumpaui coumo uo chelingo.Poui : uo butado me hasouc capbachâ.
Touto la testo cliaupado a l'aigo besoui pas que luos,e austa lèu
metroubei per dessus un cro-utgetde liurpos que m'arrousséguen
capbat le tarré : la bouts trindento dou praubo papa me hasouc brouni las aurellios entout me dise : « Grand poulissoun
!
que jamès nou t'arribe de tourna lié aco... Se bos béue aigo, la
te eau pas prengue au dessus de la molo, ecliugarès le bouquè
e gnauto causo : se bos este un boun oubrié te eau sabé aço :
«
l'aigo i enta la rnolo e le bin entau moulié. » — Pensi sampa
s'escoutaui M. Lanceto que serio rouge... coum'un nap, enta
la balocho... e fier coum'un poulh bagnat. — Maria praco
(se uerdo les brasses). Ei la pet claufido de bispirous e un mau
de cap... e mau d'estoumac... Encué aquet pègas de M. Lan¬
ceto m'a dit qu'auei chanço !... Aurio préférât m'emblincá las
duos camos e tourteja as quate milo bents... ! Enfin tout aco
passara belèu ! Pensi de poude tourna carréja lèu hario au bali-balam dou mul. I pas uo bito aço de s'eslouri aci... Ouauqu'un entro. Tan million. (Tuslon).
Sam-Parelh.—Bous bouléui demanda un serbichi,..., mès
lamèro echuto... I

.

ets

malau

bous !... (Tout abasourdit).

Le Bitor.

—

Sam-Parelii.

Que bous pot lié ?
—

Arren tout court, més

a

bous, bous diu

hé

caucoumet.
Le Bitor.— De sigu me lié... més coumenci de m'i habitua.
Sam-Parelh. — On si liabituo pas jamés.
Le Bitor. — On s'habituo a'tout.
Sam-Parelii. — Soui le « Sam-Parelh » e be jou m'i soui pas

jamés habituât.
Le Bitor. — Que pot arriba !
Sam-Parelh. — Tout.
Le Bitor. — Que tout ?
Sam-Parelh.
Tout, pusqu'auéui
Le Bitor. —- Le mémo mau ?

Sam-Pareli-i.—Le mémo
Le Bitor. — Oun ei qu'at
Sam-Parelii. :— A tout.

mau

le mémo mau.

te disi !

couneguets.

Carnabal ! M'en diréts noubèlos de boste mau.
AL cresets ?
Sam-Parelh.
Coumo ei cinq dits à la man !
Le Bitor. — Que pot esté ?
Arribats
Le Bitor.

a

—

Que pot esté ? (réfléchis un pauc) que pot
pot este. E toùtos hastiousos. Pot esté ?
qui sap... Auèts pas jamès hourupat aïgo de nado hount ?
Le Bitor.
D'u'o hount ? nani.
Sam-Parelh.
D'un pesqué ?
Le Bitor.
D'un pesqué ? Tapoc.
Sam-Parelh. —, Pas poussible !
Le Bitor.
Un cop, mort de set beuei au bouqué dou
Sam-Parelii.

esté. Milo

—

causos

—

—

—

—

moulin.
Sam-Parelh.

—

Ah !

aro

qui soui. Entout hourupa

hourrupets

uo serp.
Le Bitor. — u'o serp

praubo !

aïgo,

�—

Sam Parelh.
so,

—

134

—

Oui uo petito serp, mes

présent.

au

Le.Bitor. — Bou Diu praubo (se ba
sible..
Sam Parelh. —.Entenets arremuda

guens

le bente.

qui bengudo gros¬

Irouba mau). \ paspouscaucoum oui ou nou

di-

Le Bitor.. — Oh ! oui, aro que m'i hasets pensfrOse frolo
bente) me semblo. qu'èro ajoucado aquiu en aquet
(sepaupo) e aro la trob.i s'escourre praci (se • paupo de

le

coustat
l'aute

constat).
Sam-Parelh,

—

I aco. anats !

Le Bitor..— Si aco soui perdut 1 mes i pas poussible quand,
le, diable i sere,. ei pas empassat uo serp.
Sam-Parelh.,— Ets moulié ou n'els pas I
Le Bitor.,— Jou soui moulié; le praube papa, éro moulié;
le défunt, pépi éro moulié; le papa du pépin éro
.

moulié; le pé¬

pin du pépin éro moulié! : Pouirets mounta capsus l'ascalo
dinco dounan maitin, qui troubares au bel cap ? Un moulié.
Sam-Parelh. — At diren pas.
Le Bitor. — Perque ?
Sam Par.eli-i. — E bé pusqu'ets moulié bats coumprengue...
Quand draubichets le bacant, que hén les. péchés, las serps,
lès harris,.les grelhos e tout le trembloment ?
Le Bitor.
Que hén ça dits ! Hén go que poden. Les us
remounton,. les autes debaron.
Sam-Parelh.— Bats bélèu coumprengue ! Les que remoun¬
ton, aqueres remounton, ne parlèn pas mès; les que debaron,
debaron, e perque debaron ? Seguiche.n le briu de l'aïgo i sénsat le bacant que hourrupo l'aïgo e apéro les péchés, les serps
e
tout le bataclan., Quaud hourrupets l'aigo: que hasouts ?
Coum'un sensat un petit bacant e hascouts entra po traue de
la garlamèro qui sap ? Uo petito serp per.sigu.
Le Bitor.
Jésus Maria praubo qu'en disets ?
Sam-Parelh. — Bous disi la bertat.
Le Bitor.
Se pouire. 1 pas l'embarras, si auèui hètmoument toustem coum'aro m'aurio brumbat, que duos ouros
après cado repach tróubaui per diguens l'estoumac, uo traboulhèro coumo qui bramo la liame.
Sam-Parelh.
I la serp que bouléuo minja.
Le Bitor.
Se pouiré bien.
Sam-Parelh. —Bous alioulanots pas cado jour uo bricb rnés
Le Bitor.
0 Moussu bous bau dise, autes cops èri, pas
gras, m!en troubani milhou, aro soui bengut alioulat dou bente
e aco m'a balhat uo malaganci que me.hé rede souffri. Quand
me besen passa, le mounde, ça disen : Ouè le Bitor que passo;
a pas déjunat a rcspil.au, a
un bente que diu este un fapius
cementèri de pourets ? Ço que se. eau entene. I a ren de mès
faus ! Pantaehi a. cado pas e se fourçaui, daijerio su l'alemo..
Digun de mès malerous que' jou ! S'auei pas la serp rai mès
qui aquet chamòu que m'en ballio pe las pensos.
Sam-Parelii. — Aco se pot uari !
Le Bitor.
Coumo que hé ?
Sam-Parelh. — M'en encargui !
Le Bitor. ;— Ets donne bien fort ?
Sam-Parelii. — Bous disi que m'en encargui !
Le Bitor.,—: Per oun la bats hé sourti ?
Sam-Parelii. — Per oun ei entrado,
.

—

—

—

—

—

—

—

Le Bitor.

—

De reculos alabets !

�—

135

—

Sam-Parelii. — De caps eu de recules, eau que souri isco.
Le Bttor. —- Ouand la hàrats sourti ?
Sam-Parelii. - - Tourriatèi a la quinzino. Ei pas
aci les

utisses que eau. lions proiirrio.fi que souri.ira ou i lioui perde
serei pas mès le Sam-P'arelh. Adecliats !
Le Bttor. — Adechats ! (Som-Parelh &lt; sou pos de la porto,
le Bilor iapèro). Moussu ëscoutats tin mot; i auèts pas pensai,
c
jòu'lapoc; mes s'en.eau attende quinze jours, at trobi en-la !
Sam-Parelii. — Praeo !
Le Bttor. — Oui, mes se beng trop grosso la serp, que 1ns
moun nom c

-

pets dou bente pouscon pas mès tiba, pouiriò bien, en parlant
per respect hè peta caueoum taplan ?...
Sam-Parelii.
Oui, auets rasoun ; liasèts bien de m'at
dise, bous bau balha un reinéri que Lara magri la serp, benguera ostenque coumo uo scaleto. Dairib' aco pouirats drourni
a boste aise
(L^e lié uo counsallo). Alabets à la quinzeno.
Le Bijou. —i A la quinzeno serei aquiu !
—

(Le 'Sam Parelh sourlicli).
le

Fin

ridèu

caï

clou Prumè Acte

SEGOUND

ACTE

entoii Maiillc : Le Sam-Parelh i ùrribal dambt
plen d'ulisses, uo flolo. de remèri, dus plais tun (liguent (aule).

(I.a scèno se passo
tout

Le Bitob. — Auets tout ço que bous eau
Sam Parelh. .-— At pensi.
Le Bitor.
Bous desbrumbets pas arrën :
d'ac

?
sere-pas

le cop

quand siots atelat.
Parelit.
Aujois pas poou.

ana

ceca

Sam
—
Le Bitor.,—.Ei pas ni poou ni liiso. Risqui pas
Sam-Pgrelti. — Arren tout court.
Le Bitor. — Me tardo d'éste hiolh d uo ouro !

rén ?

de tout e le SamSe r Iroussé las manchot de la eamiso).
Alabets ets pas lai il ahoulat (Le paupo sou

/Pendc.nl que...debisori le Bidor,se rend coumple
Parelh boulo tout en place.

Sam-Parelii.

—

bente)... oh! nani.

Oui, ei perdut, mais ço qu'ei perdul en round,
.tournât en tracassario. Toutes aques'es jours
loc. Mounto, debaro, biro, rebiro, i lié le' carre!,
per diguens Testoumac.
Sam-Parelh.
Aco bo dise qu'a mis de liame que jamés
Le Bitor.

—

la serp m'ac'a
i pas bouno en

—

e

i

que

bo sourti.

Le Bitor. — Au mens que Tari boni pas empateha.
Sam-Parelii. — Aujots pas poou... Enta que
nado doucou d'estoumac eu bese la serp, bous bau eluca

aujois pas
les
ueihs. Gnauto çauso,: coumo pot bouta très 01.1 quate segoundos a sourti e tourna entra, enta bous coupa pas. à fet le res-

�—

136

-

piralh, bau lié aei débat, le mentoun, un petit trauquet
prengue aire. Sannara un bricalli mès aco rai. — Enta
refourti le temperoment bous bau lié uo picado tabe.
Le Bitor. — Qu'ei aco!
Sam-Parelii. — Arren tout court.
Le Bitor. — En hascots pas mau, empramo
sible {Hé la picaclo).
Le Sam-Parelle. — Ba esté lèu liet, le temps

que

enta
bous

soui sen¬

d'un limbret.

Le Bitor. — Le diable se boun porte bous e aquero gulho :
m'en auets enfouçat mie-pan diguens le cué. Pensats que
de burre. (Cerco le porto mounedo e coundo l'argent).

sioi

Le Sam-Parelle.

—

Oue liasets ! Mo boulets pagn,

pas

encuèro.
Le Bitor,

—

Oli ! nani. — Coundi l'argent.
— Enta
que ?
En cas d'arren !

Le Sam-Parello.
Le Bitor. -a-

Le Sam-Parello.

—

Que boulots dise ?

(Tourno bouta l'argent a la potcho)...
Arren... Me trobi uo susou per dessus.,— Anem liasets
Mi Mu bialli aci.
Le

BÏfor.

—

Sam-Parelii. — Anem prenguets
mèri (Le présenta un beire d'ipéca).

bisti.

aqueste goubclet de re-

(Le jlairo). Flairo pas a ba^èli. Enfin s'accoul'empassarei belèu. ( Abalo) I fat,... i amarant... en balho
l'ascoupidèro... (escoupich) Me hé rebut... Sai pas ço que se ba
espassa... mès gargSuIèjo cauCoum per diguens l'ëstoumac
Le Bitor.

—

mode

Dècliam-me... M'en boui ana... Trobi... que rebouco...
Sam-Parelii. — I la sérp.
Le Bitor. — A la judio !... Tourno debara. Qu'ei aquet remèri
Sam-Parelii. —; I un rumèri que remplace le huret. Hè sensat coume le huret

diguens le plapè

forço de liurga, le luire t.

: a

lié sourti les lapis : le remèri lié sourti la serp.
Le Bitor. — Aro que tourni trouba caucoum.
Sam-Parelh. — Aujots pas poou... soui aquiu.
Le Bitor. — M'arribara pas ren ?
Sam-Parelii. »— Arrem !...
Le Bitor.'— Aro que, mounto...

m'estoffo... (hé

un

effort

boumè). Pensi que ba... sourti (hè d'aides efforts)...
Sam-Parelh.— I le cop de bous hé le trauquet débat le cot.
(Le hé nu pic débat le coi que sanno).
Ali! moun Diu.... moun Diu ! m'estof.... fi....
Le Bitor.

enta

—

m'estoifi.
Sam-Parelh. — Nani.
Le Bitor. -— Si fet.
Sam-Parelh. — Cridets pas que sourtich, l'aspaueutarets.
Le Bitor. -— Sourtich ?
Sam Parelh. — Oui !... Tiets ual-lo-la serp. {Le hè caije
moucadè que le cluco lesuelhs e hè bese uo sepr diguens
Le Bitor. — Bon Diu... que besi jou!!!

le

le plat).

Sam-Parelh. — E be...
Le Bitor. — E be que soui uarit.
Sam-Parelh. —En un

birât de

man

?

Le Bitor. —- Merci® Moussu. E le trauquet.
Sam-Parelii. — Le trauquet le bau arrasà.
Le Bitor. — Ei un tros de papè/timbro se boulets.
Sam-Parelh. — Ei ço que eau (I bouio uo brico de
Le Bitor. — Me podi pas crese uarit 1

coliodion).

�137

—

Sam-Parelh.

—

Praço !

—

Le Bitor. — Praco ne-soui!
Sam-Parelh. — I pas. le tout de uari; eau paga
Le Bitor. — E Moussu i pas go que mès presso.

Sam-Parelh.

aro.

Perqué ?

—

Enta paga e mouri on ei toustem a
Sam-Parelh. — Bous ei preserbat. de la mort, eau
guet mas pends.
Le Bitor. — Bostos penos ! bous auèts pas tirât
Le Bitor.

ni

—

prés nat effors.

Sam-Parelh.

—

tens.
qu'en pa-

nat uelli

Boulerets pas sampa que trabalhessói per

!
Le Bitor.
tirât la serp
ren

— Nam... mes
i pensi... m'auets uarit, m'&amp;uets
de l'estoumac, i pas tout.... qui bous dits que douman
tournarei pas este malau.
sam-Parelli. — Dounam tourna este malau ? Perque ?
Le Bitor. — Moussu se la serp a liet petits diguens l'estou
mac
jou besi déjà un camucljet de cinq ou sies serps toutos
_

tourbados.
Sam-Parelh. — Ali! pouirets aue rasoun
Le Bitor. — Coumo hé entât sabe
Sam-Parelh. — lien de mès facile
Le Sam-Parelh preng le plat, le biro e le
Bitor

au

:

Risquats pas ren

Le Bitor.

—

:

!
rebiro e dits lout serious

i un mascle.

Mès Moussu... (uerdo de proche la èerp)

serp aco... i uo lounjo de.cabeste
chuat d'un cap e qu'auets arroundit
uo

mès i pas

de cliibau qu'auests apinde Faute en formo de cap

(E le lira en dehoro dou plat).
— Jou, sai pas go qu'ei... go que sai, qui
sourtit dou boste estomac... e at sabets bous tabe.
(Tourna uarda .la lounjo.... e le Sam-Parelh l'ai bo tira des dits)...
Le Bitor.—Mès aquero lounjo i la mio... l'ei perdudo dempus quinze jours, i bous que me l'auets panado...
Sam-Parei.h. — Pas tant do berses : pagam-me : aquiu tout.
de serp.

Le Sam-Parelil.

Le Bitor.

—

Sam-Parelh.
Le Bitor.

—

Bous paga ?
"
— Oui* me paga ?
Uats aquiu le pagoment.

Passats bisti la
Sam-Parelh.

(le balbo un cop de pé).
porto e barrats le flisquet dempus dehoro.
—
Bous tourni la mounedo (Le lourno balba

cop de pé e s'assaubo a hutos).
(Juslen aquel moumenl lourno Moussu Lancclo).
M. Lanceto. — Podes dise qu'es malau : T'empatcho pas
de leua la camo. T'ei bist a hé. L'as balhat uo cadièro en aquet
orne que sourticli, i auèuo pas ni sesco ni coucliin. Per aunes-'
tetat t'a sietut et tabe sus un fautulh, s'ei pas se i èros a plase.

gnaule

Le Bitor.

A pas que ço que se

—

M. Lanceto. — Que t'a het !
Le Bitor. — Uardats aco. (Le
De

mérito.

hé bese le plat, le tros de

lounjo).

sigu bats pas coumprengue.

M. Lanceto. — Nou !
Le Bitor. — Bats bese...
coufessaui. Quand besoui

Bous bau dise tout coumo se me
le darrè cop que m'ourdounnuots
pas que leyt.7. ren que leyt mé deehei badina per un d'aquères
chapoutés'que passon pe las maisous... Sabèui pas oun da de
! Me liisèi au prumè bengut.
M. Lanceto. — Qu'el liascouc ?
Le Bitor. — Eli prumèro me liascouc

mau

.

qu'auessoi abalat uo serp

debisa... Boulouc
entout beue au bouqué.Fort e ferme

�i

—

138

—

boulouc aco. Coumo un grand pegas at crèsoui. Me rembouiec
à 15 jours e enta que la serp Liengousso pas trop bèro nie recoumandec de minja pas grand causo e de prengue un
amarant coumo la toro que m'a liet magri... uardats la poutrino... uo rodo de cercles... les brasses benguen minces coumo
liusès... .Le que m'auesso près au prou fit aure pas gagnai gros.
Au cap de quinze jours i tournât m'a hét cricrèse que me
un serp de l'estoumacn'a pas tirai arren... m'a liét

reméri

l.iraùo
entrebese,
i pas qu'un trós de bielho lounjo de cabeste,

qu'aco èro uo serp;
que bau pas qu'entau

perrequet.

M. Lancelo. — E be ?
Le Bitor. — Oue me disets de touL aco
Me Lanceto. •— Duos causos. — Aquet

?
charlatan s'i Inifat
,

de tu e taplan t'a uarit.
Le Bitor. — Si trufat de jou, oui, mes me uari, nani.
M. Lanceto. —' Si trufat de tu mès l'as badinai tu tabe.
Le Bitor. ;— L'ei pas pagat; s'en bantarâ pas.
M. Lanceto.,— Ni tu tapoc.
Le -Bitor. — Ni jou tapoc.
M. Lanceto. — Fouirats dise toutes dus coumo le défunt
M.

Lasséguan

Tanlirouleto clau
Se nou Yen banlos

d'esclop
jou iapoc

E après ta uarit : d'aro en la, décliaras tranquilles aquères
chapoutés. M'éstouno mémo, un orne ruat coumo tu que te
sios dechat passa la plumo débat le nas.
Le Bitor.
At sabèts, éri talomeiis mourgagnat pûu mau
que digoui « A tazari » que boulets ! enta trouba un her d'auco
eau pas qu'un cop ?
—

M. Lanceto. ■— ...?
Le Bitor. — Aro at sai que

les

eau

decha tranquilles e at
uarich pas le mèn

saberei. Mès Moussu de bous trufa de jou
mau... que me eau hé donne enta uari ?
M. Lanceto. — Le charlatan t'ac a dit.
Le
M.
Le
M.

Bitor':
Bitor.

Que ?

—

De hé beselio suen...
Bous trufals pas de jou ?

Lanceto.

—

—

Lanceto.

—&gt;

dèjua la

T'at tourni dise

:

hé beselio

suen, noun

pas

més enta encrassa pas l'estoumac.
Le Bitor.
Alabets me calere pas minja arren, beuè mes
poc, en podi, alabets,me coumenda la caclïo. Balham-me eau
coum
pe l'amour de Diu.
M. Lanceto.
T'ac ei dit : beue leyt, ren que leyt.
Le Bitor.
Le diable boéto leyt. De beue leyt acharei liien
se eau ; quand eau que eau... més ren que leyt, soui pas déjà ni
puissant, ni rouge... ren que leyt bau benque magre coum'un
cent de clàus. E bengue magre ! aco ray ! mès se béui pas que
leyt, mourirei de hame.
enta lié

serp,

—

—

—

M.

Lanceto.

Le Bitor.

—

M. Lanceto.

Nou.

M'ai assigurats !..

—

—

T'en

pouirio sinna

un

Le Bitor. — Coumo at sabets ?
M. Lanceto. — Counegui un ome e

qu'a

papé...

le couneguès lu tabe,

passai un an dambe leyt, ren' que leyt.

Le Bitor.

I pas

—

M. Lanceto,
Le Bitor, —
M. Lanceto.

—

•

mort, ?

I moulié !

Counègui toutes les mouliés.
Ets parents!,..

—

�—

Le Bitor.

—

139

—

Parents ? Ei pas que

cousis e n'ia pas nat de

moulié, soun bien trop féniants.
M. Lanceto..— I moulié... i mès
Le Bitor.

-—

que cousiń !
Quejpouirefeste ? Moun frai ? — n'ei pas nat
I moulié !... 'i mes que cousin... i mès que

M. Lanceto. —
toun frai.
Le Bitor. — E alabets ?
M. Lanceto. — E alabets i tu
Le Bitor.

M.

—-

Lanceto.

Le Bitor. —
M. Lanceto.

!

Jou ?
—

Tu.

Quand ei passât un an dambe leyt ?

Ouand ères à la poupo.
Ço qu'auèst trou bat... At disbn bien qu'e'ts
rede fort... M'ourdounats pas ren mès ?... Ren que leyt ?
M.
Lanceto.
Si.
Le Bitor.
Que ?
M. Lanceto.— De declia las, ceridos entas pinlais e las agaLe Bitor.

—

—

—

—

ços.
Le Bitor.

—

M. Lanceto.

Bous at
—

proumeti... Arren niés ?
darriga nado serp de l'estou-

De te hè pas

mac.

Le Bitor. .&gt;— Sera le darré cop.
M. Lanceto. — I tout pou moument...
Le Bitor. —: Damb'aco uarirei ?

M. Lanceto..-^- Damb'aco. sei, pas se
mès seras bien pedagat e tengueras tant

pas

tournaras tout nau,

Te eau
Mous liasén bielhs

que pouscos.

tapoc desbrumba aço (Tuslo sur l'espaule)
Pe la punto ou pou taloun »
Cau que s'en ango le sabatoun. »,
«
»

LA
•

CONSTRUCTION

DU TUNNEL

COUTERAIT

SOUS LA MANCHE

1.670 MILLIONS

ordinaire du Conseil d'adminis¬
la Manche, qui a eu lieu à Lon¬
dres, le baron- Emile Erlanger, qui présidait, a l'ait un rapport sur
l'état actuel du projet. Il a fait connaître que la machine à forer,
spécialement construite pour la réalisation du plan, a donné les ré¬
sultats que l'on en attendait, et il a ajouté que la construction d'un
premier tunnel provisoire d'exploration coûterait ;V l'Angleterre.
1.250.000 livres sterling, soit près de 90 millions de francs. Une
somme égale serait nécessaire pour la construction de la portion fran¬
çaise. Enfin, la construction des galeries permanentes entraînerait
ensuite une dépense totale do 20 millions de livres sterling, soit en-'
viron 1.500 millions de francs au cours du change. Au total le tun¬
Au cours de la réunion générale
tration de la Société du tunnel sous

nel coûterait 1.670 millions de

francs.

étudiés, celui de M. Javary, ingénieur en
chef de la Compagnie du Nord, prévoit Ja possibilité d'achever le
percement en 5 ans des 40 kilométrés qui séparent les côtes fran¬
çaises et anglaises.
Pour montrer avec quel perfectionnement les travaux seront éven¬
tuellement conduits, rappelons lé temps que nécessita le percement
des grands tunnels depuis 50 ans.
La durée de construction du tunnel du Mont-Cenis (long de 12 km.
233), ouvert on 1871, fut de 13 ans 1 mois. Celle du Saint-Gotliard
(long. 14 km. 984), ouvert en 1882, fut de 7 ans 5 mois. Celle de l'Arlberg (long. 10 km. 260), ouvert en 1883, fut do 3 ans 0 mois. Celle
du Simplon (long. 19 km. 731), ouvert en 1906, fut do 6 ans 6 mois.
Celle du LœtsChberg (long. 14 km. 605), ouvert en 1913, fut de 4
Un des

ans

5

derniers projets

mois.

�POURQUOI

?

Pourquoi, afin d'avoir l'argent devant soi, faut-il en mettre de
côté ?

Pourquoi dit-on, lorsqu'on a quelqu'un à l'oeil, qu'on l'a dans le
nez

?

Pourquoi lave-t-on

un

affront après l'avoir essuyé, alors qu'on
qu'après l'avoir lavée ?

n'essuie ordinairement toute chose

Pourquoi, de
de beaux

ceux

qui manquent de linge, dit-on qu'ils sont dans

draps ?

Pourquoi dit-on d'un homme qui couche sous les ponts qu'il n'a
pierre où reposer sa tête ?

pas une

Pourquoi dit-on d'un homme qui n'a pas de.pain à manger
pétrin ?

qu'i1

est dans, le

♦

*

Pourquoi dit-on de celui qu'un sort contraire abat :
bien planté ! »»

«

Le voilà

Pourquoi appelle-t-on officier de fortune celui qui n'en a pas ?
Pourquoi conseillé-t-on à qui veut s'attacher une personne deprendre vis-à-vis d'elle

un

air détaché ?
*

*

Pourquoi envoie-t-on invariablement mille excuses dans les
précis où l'on n'en a aucune ?

cas

Pourquoi appelle-t-on l'âge d'or le temps où l'on se moquait de
l'argent ?
Pourquoi dit-on des
légers en paroles ?

gens

qui

servent de

se
*

Pourquoi
fond

un

gros

mots qu'ils sont

*

orateur est-il d'autant plus creux qu'il a moins de

?
*
»

*

Pourquoi recommande-t-on aux enfants de ranger leurs os sur le
coin de leur assiette, puisque les assiettes sont rondes ?
#

Pourquoi dit-on
tures et

«

embarras

«

*

embarras de voitures » quand il y à trop de voi¬
d'argent » quand il n'y en a pas assez ?
*
*

*

Pourquoi, lorsque vous dites à quelqu'un : «Je ne partage pas
votre avis, » ajoutez-vous : « Les avis sont partagés » ?
*

*

Pourquoi appelle-t-on terres réfractaires les poteries qui vont
feu et conscrits réfractaires ceux qui refusent d'y aller ?
*

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

*

au

�LE BORNI E LE BOUSSUT
PERSOUNNATGES
Bernadoun

Tuenoun

:

:

: boussut, Irujandè, mau parlaire é jalons.
borni et iabe Irujandè, mau parlaire e jalous.

(Le Bernadoun arribo tout soul. Tout estounal). —
aquet chamôu de Tuènoun. Oun ei auei ! Mous
trouban aci cado jour, auei hè faus ! Qui sap ? se-plagnèno rede,
je, dou uelli esbourgnat soi disant que le hasèno sensat très
porcs au cap. I par tout soul alabets. Pusqui pas bengut, m'en
bau. Bau pas demoura tout soul aci coumo l'ase de
piquos
Bernardoun

Oun. ei dounc

(Sourlich)

—■ (Entro uo-minuto après) — Tè, gna
enta coupa
cramalh, le Bernardoun i pas aci. Praco la manquo pas la
ouro. Oui sap 1 l'a belèu arribat quaucoumet. On pot pas sabe,
dambé" uo bosso darrè l'asquio, on ei pas tout soul. Jou, se
n'aueui uo s'eri bien malerous. Mès pusqu'i pas arribat au
présent, benguera pas. Pas la peno que l'attendoi, m'entourni.

Tuenoun,

le

(Sourlich).

tour, bengui tourna
l'a arribat ? Belèu en
aue pas qu'un uelli e mès encuè pas trop eande, aue bist de
trauès uo buaturo arriba ? Se boule tira de la luts é s'este espatarnat débat las camos dou chibau ? At besets coumo jou,
le cliibau l'aura trapit, las rodos l'aurai) passât per dessus :
me semblo qu'ou besi espoutit coumo uo higo su la routo. Aco
pot arriba : i pas enta sueta le mau : mès dounc que s'at bire.
quand on n'a pas qu'un uelli e encuè pas de resto esclarit le
eau sabe estaubia.Si mort le podi pas lié rebiue;dounc bengue¬
ra pas, m'en podi ana. (Hè enscmblanl de sourti e
tourno). Mès
a
prenpaus; en cas qu'estèsso par bertat, podi bien ana bese
si mort ou si pas mort. Tout un s'èro men, n'aurio pas las pen- •
sos; pramo que sabèuo qu'auèui besoun dou bese ent'au dise uo
causo jamès plus. Le sai crious. Si pas bengut a l'ouro dito;
ia quaucoum de mès ou de mens. Bau-bese se gna denau, bous
at bengueri disè. Quoiqu'aco si mort hara pas ni do ni nqcèro.
('Sourlich).
Tuenoun.
(Tourno) Pas arribat encuèro !... Pas arribat...
Aco'i fort, mès fort que binagre!... I pas poussible. L'auèi dit
Bernadoun bèngueras a la belhado, bengueras a nau ouros !
Nau ouros soun trucados, dete ouros tabeJ ounze ouros leù ! I
pas arribat : crious coumo ei gna enta coupa le cramalh bous
tourni dise! L'auèi dit «-Bengueras, te Pou i dise quaucoumet
enta tu, ren qu'enta tu. Soui tournât en hise dou-trouba : ren,
qui sap ? tant de causos poden arriba. Un boussut i un bous¬
sut. Aquero hastiouso de bosso le crech tousten. Qui sat ço que

Le Bernardoun (Tourno). Ei axiat lié
bese si arribat ? Digun, qui sap ço que

—

«

un

�si amaga

aquiu diguens. Jou droumirioti pas tranquille d'aue
aquèro saloupario per dessus. Me figuri entrepocoment ço qu'ei
poudut arribq e go que diu este àrribât per sigu- La bosso ,crechèuo eado jour a. bisto de nelh e au loc dedatcha sou dauant,
le t'eiig'uèno réilat. a Î'endarrè/: A iôrco de creche lai bosso auraliet couutro-pés e aura escanleuat .moun praube Bernadoun
que sera caijut d'esquios sou pasiment. En caije à la rubès, at
besets cla coumo. jou, se sa pas coupât que la barro dou cot
a
chanço pramo que me semblo qu'ou bési on très ou quate
trosses esparricats pe la crambo. JèsUs Maria praubo ! Co qu'ei
de nous aus. Me eau ana bese ! De sigu me ba-hè mau de co,
mes
que n'aurioi de mouri de cliagrin. Le harioi pas tourna
rebiue e jou serioi le mès badinai (hè ensemblant de sorti e tourna
entra auto-lèu). Au soulide l'a arrSfat un flèu
atau, antramens
sere bengut, pramo que l'ac auéui bien
eS'plandit coumo eau. »
Uats aci ço que l'uuèui' dit. « Bëngiieras, ei quaucoumet de
nouvel a te dise. » Me costo pas ren d'ana bese,
partichi cop
sec. (SpurlicK),
Bernadoun.
L'a pas arribat arren. Tant milhbu -per-et
mès franconient a chanço.: dambe un uelh de manco e l'aute
l'aus, poden arriba milo causos. Mes enfin per que dounc i
pas arribat ? On pot pas counda sur et. Ei uo palanquo pouirido. Bous bau hè bese l'ome qu'ei ? Sabets pas per que i borni ?
At tournerais bas dise ! M'ei dechat racounta ago, e diu este
,

-—

bertat. Se batouc dambe la
A bous aus bous estouno, a

henno le lendouman de noços.
■: i un ome qup
se biro as quàto milo bents. 1 hasoun a de boun : plan et
que
la gnaquee a cop de pugns, ne demourec loungtens tout ablauado ; mès èro qui de las machantos, de las tilhousos, l'esgarrausuo

jou m'estouno pas

niéc pouc nas, pe

la gautos, per tout : le darriguec un uelh d'un
entout l'ac afusta au cap des dits le digouc : aquiu que
n'as un; te debararei l'aute quand boulhos ! as
pas qu'a par¬
la ! » Se -beng. pas, le
couneguerats e. se beng ! le counegucrats
tabe. Mes benguera e se beng bats arrise, l'ei préparât uopoulido farço. i pas qu'un mot, mès un mot qu'ou hara çara
cop
sec:
l'ac' embuiarei,
pouf !:.. coutno uo palado de mourtié

plen

e

franc.''Bau bese s'arribo
Tì

knokn.

—^

!

-(Sourtech)

Tourni ! E lie le Bernadoun'i pas

mort. Me

spui de'ûhat dise que l'auèuo pas arribat arren encuèro ! Mes
rai, ço qu'l pas aríibát pot arriba ! Si boussùt j sa i'aut'o.
Crets que diguh siip pas couinp l'ei arribat d'èste boussul !

a,co

Darre

parcts et sègos eau pas dise paraulos pègós.ó un jour
quand tfabalhauon au houns 'de la paguèro et e sa. hennò, jou
p.assaui, eh'besèuon pas, èri amagat pou tancé dou camin, Sei
pas per que ni perque pas, se disputauon toutes dus a hico pou¬
let e la lienno le digoùc : « Pas prou
que té to.uquci pas, s'auèui
sabut catcha un pauc mès e te^coupa jas esquios d'un plen
dambe le mange de' la balejo, aurioi aïeugii, la terro d'uo machanto bestio e jou me troubarioi tranquille au moument, » Me
pensei entré jou:mêmo':"«. 1 d'aquet pataq que perlieng la. bos¬
so. » M'en soubengui coumo s'ero
jou. Quand' se máridec,.anèno
l'asquio planèro, i aurets pou'dúl. passa la rnan sensé s'arresta,
Ouand auec emparai le
palac, l'i âiuoc'Jaengué,'còumo-se hè,
uo petito buro. L'ei bist, la bosse l'auèuo bèro. coumo le
pugn
barrai : èro arren. Auc cap d'un tens, ma fuè, l'aueo, coumo un
pan double/E aro que hè pòu. Pela fin finalo jou s'éi pas" go
que se bas espassa, mès! cresi que le bia'tge le. pesara.l.èuun

�143

—

—

trop. Se poudèuo pausa sere agit, nés en poude pas
jou cresi que s'i crouchira debat... Té, arribo.
[Le Bernadoun arribo tout gracious).
Bernadoun. — Te cerqui.
Tuenòun. — T'attendi.
pauc

pausa

.

T'ei attendut.
T'ei cerquat.
Bernadoun. — Oun èros ?
Tuknou.n. — E tu oun èros ?
Bernadouń. — Aci ! E tu '?
Tuenoun. — Aci ! Mès i èros ?
Bernardoun.— Jou i èri e m'en suoi ànat.
Tuenoun. -4- Jou í èri e m'en sbui anat.
Bernadoun. —- Sbui tournât..
Tuenoun.
Soui tournât.

Bernadoun.

Tuemuon.

■—

—

—

Bernadoun. -— E tu qu'ei ço qu'en bos dise
Tuenoun. — E tu qu'ei ço qu'en bos disé !

lu ?
?

Bernadoun. — Commenço
Tuenoun. —! Commenço tu

r

Bernardoun.

—

!

Nou Lu.

Tuenoun. — AL bos
Bernadoun. — Tcho.
Tuenoun. — As cargat de trauès aqueslé maitin
Bernadoun. — E bien a tu parla ?
Tuenoun.
Per que ?
Bernadoun. -— A pas draubit qu'uo iinest.ro..
,

!

{Lfe ridèu cái).
l'inventeur

passait en 1870 : un inventeur se pi-ésente devant le général
préposé aux fournitures militaires :
Qu'avez-vous à m'offrir ? demanda le général au visiteur.
J'ai l'honneur de vous apporter un gilet à l'épreuve des balles!
Bien. Mettez-le donc sur vous, que je voie.

Ceci
C...
—

—

—

se

L'homme obéit.
C'est parfait,
—

continua le général, il ôst absolument caché sous

vous désirez son adoption et vous vous en
la fabrication.
Je pense que c'est tout naturel.
C'est mon avis aussi. Mais avant de traiter avec vous, je vou¬
drais bien une épreuve convaincante.
Cè disant, le général braqua son pistolet sur l'inventeur...,

l'uniforme. Naturellement

•i

réservez
—

qui

s'éclipsa et

ne

revint plus.
canc.an

jour, le général de Gaen, aide de camp de sein frère, le fameux
général de Cacn, fut arrêté par la gendarmerie, en se rendant au camp.
—'Comment, vous nommez-vous ? lui demanda lé brigadier.
Un

—

—

—

—

—r
—

—■

-—

—

&gt;—

—

mm

-

De Cacn.

D'où êtes-vous ?
Dè Caen.

D'où, venez-vous ?
De Caen.

.

Oui êtes-vous ?
Aide de camp.

*

Dè qui ?
Du

général de Caen.

Où allez-vous 1
Au camp.
Oh! Oh! s'il en est

1

ainsi/vous n'avez qu'à me f.„ le camp
-

t

�RECORDS

LES

Un groupe d'Anglais a lenté, en 1922, l'ascen¬
Indes (hauteur 8840 m.-)-et ont atteint
altitude de 8320 m. C'est le plus haut
point du globe qui ait été foulé parle pied de l'homme. Mais ils n'ont
pu aller plus haut à cause de leur état d'épuisement, et sont redes¬
Le

plus haut point.

—

sion du mont Everest, dans les
le 27 mai un point situé à une

cendus

.

plus grands ponts. — C'est au Canada que se trouve actuelle¬
ment le premier pont du monde au point de vue de la portée : le pont
de Québec sur le Saint-Laurent possède un tablier d'un seul tenant
de 547 mètres de longueur (pont suspendu).
Vient ensuite le célèbre pont du Forth, en Ecosse, également sus¬
pendu, dont la travée principale à 518 mètres.
Les Etats-Unis ne viennent qu'au troisième rang, avec les ponts
suspendus de Williamsburg (486 m. 4) et de Brooklyn (486 m. 3) tous
deux à New-York. Mais ils.vont bientôt conquérir la seconde place
avec le pont en construction sur la Delaware, à
Philadelphie, avec
uhe longueur de 533 mètres pour la travée principale.
Il est même question d'en édifier un sur l'Hudsçmy qui aurait, entre
piles, une longueur de 987 mètres. Ce serait de beaucoup le plus grand
pont suspendu du monde.
La plus grande boulangerie. — On vient d'installer à Lisbonne la
plus grande boulangerie du monde. En seize heures, il peut être obte¬
nu 300.000 kilos de pain ordinaire et, en dix heures, 16.000 kilos de
petits pains. La boulangerie, qui communique directement avec le
moulin a ceci de particulier que presque toute la manœuvre se fait
automatiquement.
Les paquebots géants. — Les Etats-Unis ont hérité de l'Allemagne
le goût, pour la construction des grands 'paquebots. Ils viennent de
mettre en chantier deux navires qui auront 385 mètres de longueur
et 30 nœuds de vitesse (55 kilomètres par heure). Leurs machines
auront une puissance de 110.000 chevaux, et il y aura dés aménage¬
ments suffisants pour le transport de. 3.000 passagers. Le Valerland,
dont les Allemands étaient si liers, n'a que274 mètres de long; le LuLes

silania anglais avait 238 mètres, et le Paris, le plus grand paquebot
français, ne dépasse pas 234 mètres.
Les plus grands cuirassés. — C'est un navire anglais dont la cons¬
truction a été commencée en 1915, en même temps que trois autres,
mais qui a été seul terminé. Ses essais ont eu lieu en 1920. Ce navire
monstre, le Hood a 262 mètres de long et 31,7 mètres de largeur au
maître couple. Il déplace 41.200 tonnes. Ses machines sont des tur¬
bines dont la puissance totale est de 144.000 chevaux, fournissant
une vitesse maximum de 31 nœuds. La vapeur est fournie par
24
chaudières chauffées au pétrole. L'approvisionnement du combus¬
tible est de 1.200 tonnes, mais peut être portée à 4.000. Sa vitesse
aux essais fut de 32,7 nœuds, soit 60 kilomètres à l'heure.
L'arme¬
ment se compose de 8 canons.de 381 millimètres de diamètre, répar¬
tis en quatre
tourelles doubles. Les autres canons sont au nombre
de douze de 140 milimètres en casemates, et quatre de 100 millimètres
placés sur le pont, pour la défense contre les avions. Les canons de 381
millimètres envoient un projectile de 885 kilos et fournissent un tir
très précis à 30 kilomètres. La cuirasse est de 36 cèntimètres d'épais¬

centre et de 19 centimètres aux extrémités de la coque. Pour
éviter le danger de l'écartement des torpilles, la coque est protégée
sous la ligne de flottaison, par une'sorte de renflement qui provoque
seur au

l'explosion à une certaine distance de la coque véritable; des disposi¬
tifs semblables ont rendu de grands services pendant la guerre et mon Irê que les torpilles étaient à peu près inolïensives dans ces condi¬
tions. Le coût de ce navire est de 6 millions de livres sterling, soit,
au change d'avant-guerre, 150 millions de francs
ALBI.

—

Imprimerie des Orphelins-Apprentis.

—

1923.

�fîax IViembres de l'Eflsei^eíneM

d'Oc

des Pays de Lai?Éàe
(Rhône, Garonne &amp; Massif

messieurs,
Vous

Central)

.

honorés coli.ègues et ciiers compatriotes,

n'ignorez

sans

doute

pas

le succès unanime qu'ont obtenu

Parlement, les discours et les interventions de MM. Inizan, Daiidet, Reymonencq, de Magallon, I-Ierriot, Vallat, Leygues, Rayna.ldy,
Duclaux-Montcil, de Castelnau, Méritan, Brousse, Fribourg, en fa¬
veur de
la Littérature française en langue d'Oc, trop méconnue jus¬
au

9 juillet, 7, 8., 12 et 13 dé¬
secondaire, Manuels sco¬
etc.)
Une enquête menée par M. Emile Ripert, professeur de Provençal
à la Faculté des Lettres d'Aix, sur l'opportunité d'admettre au bac¬
calauréat la Langue du Midi vient de recueillir l'approbation quasi
unanime des littérateurs, des hommes politiques et des universitai¬
res, ayant donné leur avis.
M. le Ministre de l'Instruction publique, qui participe ouverte¬
ment au mouvement félibréen dans son pays de Béarn, a déclaré que
le « problème est passionnant, mais de solution difficile » pour des

qu'à ce jour (v. journal Olliciel des 27 juin,
cembre 1922 : Réforme de. l'Enseignement
laires, Théâtre en dialectes régionaux,

raisons
Dans

purement

techniques.

conditions, le principe de la Langue d'Oc officielle étant
admis et reconnu, il nous appartient à nous, Professeurs et Institu¬
ces

tâche du Pouvoir Central, en lui préparant les
nos régions.
Comité d'Action compre¬

teurs, de faciliter la

voies vers l'organisation de l'Enseignement bilingue dans
C'est pourquoi vient de se constituer un
nant les personnes dont vous trouverez
les noms

ci-après

11

demande

vous

et qualités.

:

parlé patois » à l'école.
langue systématique¬
mal avertis; le jeu¬
l'abandonne
avec dégoût et vient s'engouffrer dans la capitale qui, déjà surpeuplée,
n'a que" faire de lui.
3° De comparer le « patois » et le français dans l'enseignement do ce
dernier; comme le recommandent plusieurs Inspecteurs primaires
en Gascogne et en Provence (Méthode savinienne) ; en faire autant
pour le latin et les langues vivantes, lorsqu'il y'a lieu.
4° D'exposer à vos écoliers la vérité sur ce prétendu « patois » qui
est, en réalité, la survivance plus ou moins pure de la Langue des
Troubadours (lesquels furent les maîtres de tous les écrivains du MoyenAge et de la Renaissance) et la Langue que les Félibrcs ont rendue cé¬
lèbre dans le monde entier. Ntille lumière ne doit être laissée sous les
jamais punir vos élèves pour avoir «

10 De ne

2» De ne pas leur inculquer le mépris de notre
ment, dénigrée jusqu'ici par ordre de gouvernants
ne homme ainsi déformé, se déracine de la terre natale,

boisseaux

sous aucun

prétexte.

côté de la.littérature en langue
Occitane (provençale,
languedocienne, gasconne) limousine, auvergnate, catalane, etc...)
comme on le fait déjà dans plusieurs Etablissements des
Académies
5°

D'expliquer dans vos concours, à

d'Oïl (Ou

parisienne) celle de langue d'Oc ou

d'Aix. de Toulouse,
Série

d.

e.

f.

o.

de.Bordeaux et de Clermonl-Ferrand.
F.

x

—

145

�&lt;jo

De commenter, faire traduire et apprendre à vos élèves
des auteurs en notre langue, à commencer par ceux

ceaux

terroir, de votre région, puis, d'une façon
d'entre tous, comme Goudouli, Cort'étc

des mor¬
de votre

générale, des plus célèbres
de Prades, Peyrot; Des-

pourrins, Dastros, Navarrot, Salles, Jasmin, Roumanille, Mistral,
Gelu, Roumieux, A. Marin, Bigot, Langlade, Mir,
Fourès, Castela, Froment, Bessou, Vermenouze; Roux, Miehalias,
Jofre, Pépratx, Saisset, Verdaguer. Maragall etc. pour ne citer que
des morts auxquels fait suite une glorieuse pléiade de vivants.
7° D'adhérer à notre groupement qui fournira toute l'aide en son
pouvoir et tous les renseignements désirables, recevra volontiers toutes
vos suggestions et .se propose de créer une revue spéciale pour le but

Aubanel. F. Gras,

que nous poursuivons.
La Société des Amis de la Langue d'Oc, à Paris, dont
rai Joseph Loubet dirige le secrétariat, 355, boulevard

le félibre majo¬

Saint-Germain,

prend à son compte les frais de propagande. Par conséquent, nous
ne demandons que votre bonne volonté.
Nous comptons sur vous parce que nous aimons le pays natal? dont
vous voulez enrayer la
dépopulation et la ruine en y enracinant les
jeunes générations.
Croyez à nos bons sentiments et envoyez votre adhésion à M. Jean
Bonnafous; professeur-adjoint au lycée Henri IV, rue Clovis, Paris (5e)
Voici la liste des membres actuels du Comité d'action en

faveur de

Langue d'Oc à l'Ecole.
Président : Docteur Camille Sonia, Professeur agrégé à la Faculté
de Médecine de Toulouse, Président de la Fédération dos Pays d'Oc.
Secrétaire : Jean Bonnafous, Professeur-Adjoint au lycée Henri IV,
à

Paris, ex-délégué syndical des

lier. Félibre

collèges de l'Académie de Montpel¬

quereinois.

A) Section Universitaire

:

Enseignement supérieur. — MM. J. Anglade, Professeur à la Fa¬
culté des Lettres de Toulouse, Félibre-Majoral; J. Barthélémy, Pro¬
fesseur à la Faculté de Droit de Paris, Député du Gers; Docteur P.
1 »

Bazy, de l'Institut et de

l'Académie de Médecine; E. Bourciez, Pro¬

fesseur à la Faculté de Lettres de Bordeaux; A. Boutaric, Professeur
de la Faculté Sciences, do Dijon ; J. Charles-Brun, Professeur à Saint

Louis et au Collège des Sciences Sociales, de Paris. Majorai; L. Clédat
Doyen honoraire Fac. Lettres, Lyon; G. Desdevizes du Dézel, Prof.
Fac. Lettres, Clermont-Ferrand; D1' Ch. Faure, chargé de cours, Fac.
Médecine de Toulouse;
G. Fauré, de l'Institut et de l'Académie des
'Beaux-Arts; J. Gai, Inspecteur général.de l'Instruction publique;
A. Jeanroy, de l'Institut, Prof. Fac. Lettres, Sorbonne, Paris;
G.
Millardet, Prof. Fac. Lettres, Montpellier; P. de Nolhac, de l'Acadé¬
mie française; E. Ripert, Prof. Fac. Lettres, Aix-Marseillc; P. Saba-

tier, de l'Institut, Doyen

de la Fac. Sciences, Toulouse; Dr C. Soula,

Médecine, Toulouse, Président du Comité

; Dr G. TourPréparateur Fac. Médecine, Toulouse.
2° Enseignement secondaire. — MM. P. Arrighi, Professeur agrégé
au lycée de Bourg;
G. Aubin, Prof, lycée Digne; J. Baradat, Prof.
Collège Tanger ; G. Bernard, Prof, lycée Alger ; J. Bonnafous, Prof.
Adj., lycée Henri IV, Paris Secrétaire du Comité; G. Brégail, Proflycée Auch, cons. municipal ; J. Bouzet, Prof. Agr., lycée Rayonne;
A. Cambos, Prof. coll. Bergerac; A. Dagan, Prof. lion. Mireval (Hé¬
rault); A. Danoy, Prof, honor. St-Laurent (Pyr-Or,) ; A. Dauphin,
Prof. Agr. lycée Nîmes; P. Delsériés, Prof. Adj. lycée St-Louis, Paris;
A.Durand, Prof. Adj. lycée Marseille; G. Eslève, Répétiteur collège
Montélimar, du Bureau Fédération -Nationale des Répétiteurs ; G.
Gandilhon Gens-d'Armes, ex-Prof, lycée, Secrét.-Traduct., cons. mu¬
nicipal de Paris; M. Jouveau, Prof. Adj. lycée d'Ax, Càpoulié du
Félibrige; Ch. Julian, Principal du coll. Carpcntras; J. Lacoste, can¬
didat agrég. Philosophie, Paris; J. Ladoux, Prof, collège Béziers
Prof. Fac.

neux,

�—

147

—

vice-syndic Mainten. de Languedoc; L. A. Layé, Prof, agrég., lycée
d'Aurillac; F. Mistral, neveu, chargé de cours, lycée d'Avignon; Dr

J. Nouaillac, Prof, agrég., lycée Pasteur, Neuilly, direct, de « Lemouzi »; F. Rigal, Prof, adj., lycée Montauban, 1er adjoint au Maire,

Capiscol de l'Escolo carsinolo: B. Sarrieu, Prof, agrég. lycée Montau¬
Mlle M. E. Trautwein,

ban; F. Soubranne, Prof, adj., lycée Tulle ;
Prof,
re

-cours

second,

3° Enseignement
à Alais, Capiscol

jenues filles, Arles.
primaire. — MM. J. Brémond, Inspecteur primai¬
de la Tabo; J. Hastach, Insp. prim. Périgueux.

Boubiès, Insp. prim. Aurilac; Abadie, Instituteur à Sombrun (B.Pyr.), A. Arnaut, Instit. Béziers; Ballentine, Institut. Dognen (B.Pyr.); G. Balifolier, Institut,., St-Pantaléon (Corrèze); A. Baudorre,
Institut. St-Jean-de-Poudge (B.-Pyr.), vice-président
Escolo Gastou Febus; M. Besseau, Institut. *Eçoe normale, Tulle; J. Bœuf,
Prof. Ecole prim. sup., Avignon; Mme 0. Coustet, Institut. Doazàn
(B.-Pyr.); L. Delhostat, Directeur Ecole Thiézac (Cantal), sous-Cascol Escolo Oubernhato, lauréat Jeux Floraux; Ch. Dillange, Inst.
Argentat (Corr.); Donimergues, Inst. Cours complémentaire A^pUac;
P. Estieu; Inst. Raissac (Aude), majorai, M. de l'Académie des'.Ieux
Floraux; Eyl, Institut, ch. de cours Ecole norm. Pau et Lescar; G.
Fabre, Ex-Direct. Ec. Norm. Ex-Syndic Maintien. Vclaỳ, Conserva¬
teur Bibliot- du Puy; M. R. Fabre, Direct. Ec. prim. sup. Marseille,
Sous-capitol de Prouvenço; Felïnes, Prof. Ec. prim. Sup. d'Avignon;
B. Fournier, Direct. Ecole Béziers, Majorai; M. Genès, Institut.
Brignac (Corr.); V.-L. Jourdan, Institut. Villecroze (Var); Lafonta,
Dii'oct. Ecole Orthez; J.-V. Lalanne, Ex-Institut. Prés. hon. Esco¬
lo G. Febus, Majorai; M. Ligniéres, Direct. Ec. Montpellier, Près.
A. P. Institut. Hérault; Loussalez-Artets, Inst. d'Asson (Bas.-Pyr.);
Lucciardi, Direct. Ecole Santo Pietro di Tenta (Corse), Laur. des Jeux
Floraux; H. Mouly, Institut. Compolibat (Aveyron), Laur. des Jeux
Floraux; L. Pastre, Inst. Perpignan, Vice-Prés. Soc. Etudes Catalanes;
A. Perbosc. Ex-Institut. Bibl. Montauban, Majorai; F. Ramassé,
Inst. Marseille; P. Reynier, Institut. Toulon, Secr. Escolo La Targo;
A. Schmiit, Institut. Mayran (Aveyron); Mlle Texain, Institut. Le
Lonzac (Corr.); Tichier, Direct. Ecole Oloron; J. Toulza, Institut.
Escales (Aude); Tucat, Institut. Espoey, ch. de conf, Ec. Norm. Pau
pt Lescar; F. Vailhen, Direct. Ec. Marseille.
B) Section

de

d'Enseignement

libre.

MM. l'Abbé H. Brémond de l'Académie Française; Abbé Dr Aurouze,

Aumôn. Lycée Avignon; Abbé J.-B, Cubaynes, Ec. Théol. Ca-

liors, Laur,. d. j. Floraux; A. Chabaud, Prof. agr. de Rome, Ecole
constantinienne, Arles; Chan. P. Choix Secrét. génér. Evê-Fréjus,
Gr. Prix J. Floraux; Abbé A. Daguzan, Ex-Prof. Coll. Nay (Bas.-

Pyr.); Ch. Duris, Ex-Direct. Institut, i'urgot, Limoges; J. Flamme,
Prof. Coll. Juilly, Laur. des Jeux Floraux; A. Lafon, Prof. Inst. StËugène Aurillac; Abbé Mounaix,. Prof. Ec. N.-D. Betharram (Bas.Pyr.); Chan. L. Pépin, Aum. Lycée d'Aix; Ch. Ratier, Soc. Acadéni.
d'Agen, Majorai; P. Bouslan, Prof. Ec. Fléchiér, Alais, Majorai; P.
Abbé Sarran, Direct. Coll. Salinis Aueh; J. Vincent, Prof. Ec. Nor.
Libre J. Filles, Paris.

curiosités postales
Le 2 février 1922, nos lettres ont été distribuées, on le sait, avec
cette oblitération : 2-2-22.
Mais le 22 du même mois, au lieu de quatre chiffres semblables,
nous en avions sept, si une lettre était timbrée ce soir-là à 10 heures.
Elle portait les chiffres : 22-22-2-22.
Et si c'était un télégramme, il y avait neuf chiffres : 22-22-22-2-22.
Ce n'est qu'en 1911 qu'on avait pu trouver mieux :
11-11-11-11-11 (11 mots, n» 11, 11 nov. 1911, ,11 heures).
Mais on ne reverra plus cela.

�Salle
L'accord

des

Conférences de

complet est fait

depuis juillet

hélas ! au détriment de la France.

Lausanne
1923, à Lausanne,

L'Angleterre a pris parti contre

là, comme partout; M. Poincaré a fait des concessionsà la
Turquie. La Grèce garde les îles côtières sauf Ténédos et Embros.
L'Italie garde le Dodécanèse. Liberté de passage dans les détroits.
Protection aux minorités. Capitulations abolies : les étrangers su¬
bissent les lois nationales; cependant, les établissements religieux
établis avant 1923, n'auront pas à demander autorisationde sé¬
jour. La Turquie reconnaît sa dette publique. Silence sur lestitres
au
porteur. Pas de réparations. La Turquie accorde quelques con¬
cessions économiques et commerciales dont l'Angleterre profitera.
Celle-ci évacue les Dardanelles, sûre de sa mainmise sur la Turquie.

nous,

)

V

V.

Salle

des

Conférences

�A N D R F LI N E
( Conte du temps de guerre)
A Ma

filleule Mireille Loubet,

marraine d'un soldat

jour-là, il faisait un temps, du Bon Dieu. Le soleil répan¬
profusion ses rayons d'or, la brise murmurait comme
une sultane ses gais retrains, les papillons voletaient et les oi¬
seaux lançaient à pleine gorge leurs chants passionnés.
J'étais transporté de joie; j'avais pris mon bâton de vigne
vierge et, comme Baltazar, à l'hasard, j'étais parti faire une
tournée par le terroir.
Comme j'arrivais à la croix du chemin de la fontaine, une
jeune fille qui passait sur celui de l'église me salua. Je lui reti¬
rai mon chapeau et je m'en allai sans plus faire d'attention
quand, me ravisant, en la regardant mieux, je reconnus la
fille de la veuve Espérandieu qui, dans le temps, passait des
journées entières à jouer à la maison.
Tiens ! c'est vous, Andréline ? Excusez-moi; sur le coup,
je ne vous avais pas reconnue. Mais qu'avez-vous ? Je vous
Ce

dait à

—

trouve bien mauvaise mine. Vous êtes malade' ?
Je ne sais pas bien ce que j'ai. Tout me pèse,
—

tout m'en¬

nuie, je ne suis bien nulle part, je n'ai pas de goût, je-mange
et je bois pour faire semblant et bientôt je ne peux plus dormir.
Il ne vous faudrait pas rester dans cet état, mon enfant,
vous devriez aller consulter quelque grand médecin.
Avec ça que je n'y- suis pas allée !
Eh bien ! que vous a-t-on dit ?
—: On m'a traitée
d'anémique, je vous demande !
Pardi, on voit bien que vous êtes fatiguée, souffrante,
mais à mon point dé vue, rien dans votre personne n'indique
—

—

■—:

—

l'anémie.
Voudriez-vous
—

me

dire

ce que

vous

ressentez dans votre

mal ?
—

—

Vous êtes médecin ?
Je suis plus que cela,

que c'est qu'une
à mi-mot je vous
ce

Mademoiselle, je suis père; je sais

jeune fille; vous pouvez parler sans

crainte

comprendrai !
Tout en parlant, Andréline s'était mise à marcher à petits
pas'à mon côté. Nous étions seuls; les platanes de la fontaine
nous
tamisaient de leur ombre attirante et, d'une raison à
l'autre, en écoutant son franc parler, je la regardais, je l'admi¬
rais.
Elle doit être

plus que jolie, la jeune fille qui dépasse la taille
la Marguerite de Eaust

moyenne des femmes et qui va, comme
sortant de l'église, au caprice de son

rêve, simplement belle
qufrespire 1' grâce, le maintien, l'intelligence natu¬
relle. Bien proportionnée, faisant elle-même ses costumes, ses
petits doigts de fée savaient, avec un art parfait, délicieuse¬
comme ce

ment mouler dans ses vêtements les formes pures

Quand elle passait dans Nîmes, tous

de son corps.
ces beaux messieurs

�—

150

—

Palais restaient badauds devant elle, tant dans ses
traits/ dans ses yeux, dans sa démarche, il y avait tout ce je
ne sais quoi de la forme qui, en vous fascinant, vous tient
bruns du

l'âme saisie.

hauteur des platanes, sans nous le dire,
l'allée gazonneuse de Mon¬
d'un petit châtea se dres¬
milieu des buissons et des arbres rabougris, tandis

En arrivant à la

tournâmes tous les deux dans
sieur de Bouillargues, où les ruines

nous

sent

au

qu'au loin, après avoir suivi le chemin des jardins, à iravers les
vignes, les amandiers, les oliviers, le regard découvre le mas
de° la Coustille, s'étend sur la Vislrenque, traverse le Vislre,
bordé de bouquets d'arbres touffus, pour aller se reposer tout
émerveillé sur les collines nimoises où les blanches murailles
des mazels (1) s'éparpillent agréablement dans les flamboie¬
ments du soleil.

Andréline tenant ses grands beaux yeux comme pétrifiés Sur
beau décor, s'étaiL arrêter de parler.
Eh bien ! Mademoiselle, vous avez fini de me dévider
réehevenu de vos misères ? Voulez-vous que je vous dise ce

ce

—

qiie vous avez ?
Si je le veux, dites-vous ! Je ne demande pas mieux !
Vous y tenez ?
Je vous en prie !
Eh bien, mademoiselle, vous êtes une malade d'amour,
vous aimez quelqu'un à la folie !
—

—

—

—

me prit la main.
Qui vous l'a dit, dites-moi qui vous l'a dit ?
Ma pauvre enfant, tout dans votre personne le proclame,
yeux le crient et vos paroles en meurent en soupirant sur

Andréline
—

■

—,

vos

lèvres.

vos

•

Vous êtes un meilleur devin que nos médecins !
11 est d'ici, l'heureux homme que vous avez choisi

—

—

galant ?

Non, monsieur, il n'est pas d'ici,

—

—

—

—

me

de bien s'en manque !

Il est soldat ?
Bon soldat de France.

S'il n'y avait pas d'indiscrétion, je vous demanderais de
faire savoir comment vous vous êtes connus ? Cela fait tou¬

jours du bien de parler de ce qu'on

aime !

dans votre demande qui m'empêche de
vous confier les secrets de mon cœur; vous m'avez trop bien
devinée dans ma souffrance pour que je me refuse à votre désir.
Et Andréline, sans plus de retard, me conte :
Vers la fin de l'année dernière, étant allée chercher des
provisions, je me rencontrai avec un soldat arabe dans une
grande épicerie de Nîmes. Il y avait beaucoup de monde.Pendant que j'attendais que mon tour vint de me faire servir, cet
—

.

pour

Je ne vois rien

—

arabe,

qui parlait correctement le français, après m'avoir fixée

moment, m'adressa la parole à deux ou trois reprises.
répondis à ses questions, comme il convenait, je me fis servir
et je m'en allai. En sortant, soit instinctivement, soit pour une
autre cause, je tournai la tête du côté que je venais de quitter
et l'arabe, qui me guelteit, en profita pour me lancer une œil¬
lade enflammée accompagnée d'un salut plein de respect.
un

bon

Je

(1) Petites maisons de campagne dans la garrigue nimoise : une
deux pièces, un champ plus ou moins grand, quelques oliviers,
amandiers, arbres de Judée, lilas, beaucoup de pierres!

ou

�J'en fus tellement, troublée que longtemps après, malgré les
préoccupations de mes courses, le regard, le sourire, les dents
blanches de l'arabe étaient toujours devant mes yeux. J'avais
beau n'y plus vouloir penser : pas plus Isa façon de me regarder,
le son de s i voix, la flamme ardente de sou œil, me revenaient
sans

cesse

!

Le hasard

continuait à

mener

la barque

et les

oranges

à sa

fantaisie.
(Test vrai, mademoiselle, le hasard faisait son chemin;
mais le hasard, sous la figure d'un beau jeune homme qui a
un bandeau sur les yeux, est maintes fois assez coquin pour
laisser tomber de ses mains fines autant de joyaux que de cou¬
—

autant de chaînes que de fleurs et d'épines ; c'est à
de pêcher juste où il faut!
Comme qu'il aille, deux jours ne s'étaient pas écoulés que

ronnes,
nous
—

à notre rencontre,
je voulais être sa
marraine de guerre, je ferais de lui le plus heureux des hommes,
le plus fier, le plus valeureux des combattants de France.
Permettez, Andréline, mais alors vous lui aviez dit com¬
ment vous vous appeliez et que vous restiez à Bouillargues ?
je recevais Une lettre, où sans faire allusion
il m'indiquait qu'il était orphelin, et que si

—

-

Eh non ! je ne lui avais rien dit !
Alors je ne m'explique pas comment cet
nicher votre nom, votre adresse ?
J'ai toujours pensé qu'en me voyant
—

—

ment, serrer la main à la caissière, il

homme a pu dé¬

parler familière¬
avait dû la confesser dans

sens.

ce

Cela est possible.
Ce que cette lettre avait mis ma pauvre âme en révolu¬
tion! vous le devinez. J'étais comme enivrée. Je ne savais
où aller, ni comment faire; d'un côté, je me sentais
d'être choisie pour marraine entre toutes les filles du pays,
—

—

glorieuse
et,
de l'autre, j'avais peur, je tremblais de revoir encore ce diable
d'homme qui, avec ses grands yeux, son sourire et ses dents
blanches, m'avait mis le cœur et la tête à l'envers !

Je donnai.la lettre à ma mère; avec ma grand'mère, elles dé¬
cidèrent ensemble que je ne pouvais refuser
la
d'un de' ces beaux enfants d'Afrique qui venaient se faire tuer

d'être

marraine

protéger des barbares.
promettant de ne plus aller à Nîmes que
je lui envoyai mon acceptation d'être sa marraine. Je me di¬
sais qu'une' l'ois parti là-bas dans les tranchées, je n'avais plus
rien à craindre de la domination dont je me sentais menacée.
Le lendemain, la poste m'apportait sa photographie dans
son costume de soldat, avec une lettre débordante des plus
grands sentiments de reconnaissance.
Ma grand'mère et ma mère disaient que ce portrait représen¬
tait quelqu'un de pas ordinaire et que ceLte manière de procé¬
der ne pouvait appartenir qu'à un garçon de bonne famille
pour nous

C'est donc en me

et

bien

élevé.

Moi, je trouvais que le camarade passait un peu trop par les
raccourcis; j'aurais voulu lui voir moins de 'hardiesse, moins
d'audace; mais bast ! quand les choses doivent être, voyezvous, de jour ou de nuit, que ce soit du diable ou du destin, il
faut

qu'elles arrivent !
janvier, le bruit courut que sept

Un matin de

dans Bouillargues pour
le front.

arabes arrivaient

d'aller

sur

cents soldats

s'y organiser avant

�Les gens accouraient de toutes les rues à
« C'est
ça, me dit ma mcre, si ton l'illeul
eux ! Veux-tu que nous nous
avancions un

pourvoir ? »

leur rencontre.

se trouvait avec
peu sur la place

Nous fûmes vite là avec quelques voisines et nous
train de papoter sur les horreurs de la guerre, les

voilà en

morts, les
malheureux qui grelot¬

blessés, les malades, tous les pauvres
taient ou se battaient dans les tranchées. A qui mieux mieux,
toutes y allaient de leurs exclamations, quand mon filleul,
faisant comme s'il 11e m'avait pas vue, s'avança :
«
Pardon, Mesdames, auriez-vous l'obligeance de me dire
où se trouve la maison de Madame veuve Espcrandieu ? »
«
Madame Espérandieu ? C'est moi, monsieur ; que lui
—

—

voulez-vous ? »
«
Je suis Sidi .Lacen Bénkadour... »
«
Oh ! de ma vie ! de ma vie ! s'écrie
—

ma mère ; "cela se
peutdire fait à la volonté de Dieu ! Vois, ma fille, ton filleul
qui nous arrive ! Puis, s'adressant à l'arabe :
«
Mon ami, je vous présente mademoiselle Andréline Es¬
pérandieu, votre marraine. »
Bénkadour me fait un profond salut et s'excuse do n'avoir
pas eu le temps de nous prévenir de son arrivée. L'ordre de
partir lui était venu comme un coup de baguette sur un tam¬
—

—

bour !

«—

Qu'est-ce que cela fait,reprit ma mère; depuis que nous

sommes en

guerre, nous avons un peu

appris à connaître la vie

allez ! Nous savons assez que vous n'êtes pas votre
maître.. Zou, mes enfants, venez ! Allons vite à la maison
communiquer notre joie à la marné (1) qui nous attend ! »
Et naturellement, vous vous mîtes en fête ?
Ma mère voulut que nous fassions le Repas du Baptême !
Et le regard, le beau sourire et les belles dents de l'arabe
blanches ne vous firent plus aussi peur ?
J'étais en compagnie, je n'avais plus rien à craindre !
Ah vai! en compagnie souvent Saint-Jean se mouille!
Je ne dis pas le contraire ; mais comment faire? Je me trou¬
vais prise entre mes désirs et mes obligations de marraine; je
ne
pouvais guère reculer, d'autant plus que tout autour de moi
on s'accordait pour attiser, aviver le feu de mes pensées: ma
mère, mes tantes, mes oncles, ma grand'mère, mes amies me
complimentaient : Ah ! j'en avais de la chance de me trouver
la marraine d'un pareil filleul ! Mon Dieu, qu'il était galant, ce
garçon !... Auriez-vous jamais crû qu'un arabe parlât si bien le
français ? Comme il était beau, avec ses yeux de braise, quand
il se tournait vers vous en souriant !... Se peut-il rêver quelqu'un
de mieux élevé, de plus prévenant, de plus affable que cet
homme ?... Il avait l'oreille à tout, les yeux sur tout, la réponse
à tout, et dans ses gestes, dans ses regards, comme dans ses
paroles, se mêlaient un charme, une douceur, quelque chose de
grand, de tendre, qui vous ensorcelait... Allez ! Il ne faut pas
tant de beurre pour un sou : en le voyant, on devinait assez
que ce gentilhomme était sorti des braies de quelque prince !...
On me disait tout cela avec la même franchise .que les oiseaux
de soldat,

—

—

—

—

—

(1) En Provence, le et la yrand désignent le grand'père et la
grand'mère paternels; le râpé et. la ïïiamé désignent le. grand'pôrç
et la

grand'mère maternels,

�;

\

'

—

mettent dans leur babil

et

153

V

:

—

personne

ne

s'apercevait, pas

même ma mère, que déjà j'avais tait de Benkadour le dieu de
tous mes désirs !
Mon oncle Jean, de la Oueradone, devant le respect, la
belle contenance de mon filleul, en s'adressant à ma grand'

mère, me demanda quelle devait être la première des choses
qu'une marraine devait faire en voyant son filleul ? Manié
promena ses yeux pointus sur la tablée et la voyant toute ou¬
verte à la joie,mprès m'avoir cligné de l'œil, répondit que le

premier soin d'une marraine était d'embrasser son filleul.Vous
pensez si les applaudissements retentirent. Je devais être rouge
comme un coquelicot. Benkadour comprenant mon embarras,
s'était levé, beau comme un astre, l'œil étincelant de bonheur,
il dit qu'étant sorti depuis longtemps du maillot il demandait
à l'assemblée que, pour aujourd'hui, le devoir de la marraine
passât respectueusement au filleul.
Alors je me levai et dans un claquement de mains, à pleine
bouche, dans un baiser, à Benkadour je donnai mon âme !
Avec cette jolie scène qui se déroule en famille autour d'un
baptême, vous venez, mademoiselle, de me faire entendre une
fois de plus tout le grand tort que vous avez, les enfants, de
cacher toujours à vos parents la vérité sur ce qui se passe en
vous. Si, quand Sidi Lacen Benkadour vous eût fait saMemande,
vous aviez dit franchement à vos parents comment vous vous
étiez rencontrée avec lui, sûrement votre mère et votre mamé ne
vous auraient pas conseillé de répondre que vous acceptiez ce
marrainage. Vous devez comprendre aujourd'hui que la cause
de toutes ces compromissions vient de la grande faute que vous
avez faite au début en manquant de franchise à votre mère.
Il ne fait certainement pas de doute que si je m'étais con¬
fessée à ma mère comme c'était mon devoir de le faire, je me
serais bien épargnée d'ennuis et de tourments; malheureuse¬
ment l'idée ne vint pas à ma mère de me demander comment
cet arabe avait pu savoir mon nom et mon adresse et moi, qui
en raison de ma légèreté, avais peur de sa réprimande, j'eus
—

—

tort
—

—-

de me taire.
Allons ce,a me fait pmisir que vous me compreniez.
Ah certes ! j'avais bien compris que je manquais

bien : tire-lanlaire,
fut pas ainsi avec

! On dit
il n'en

passée la fête, passé le saint; mais

Sidi Lacen Benkadour.

Benkadour
de le voir
apparaître ! Tout mon être fut bouleversé. Ma mère et ma grand'
mère presque aussi heureuses que moi de le revoir,. le prièrent
de s'asseoir, ce que Bendakour fit sans plus de façon. Sa visite,
il.est vrai, fut courte, mais dans le peu de temps qu'il demeura,
il trouva le moyen de me dire qu'il m'aimait, qu'il avait mal
dormi, que mon baiser sur sa bouche lui brûlait au cœur. Ma
Le lendemain, dès que son service le lui permit,
vint nous rendre visite et quelle ne fut pas ma joie

mère étant venue s'asseoir à côté
manda s'il pouvait revenir nous

gêner ou de nous

compromettre.

de nous, Benkadour lui

de¬

voir, sans avoir peur de nous

bienvenu, répon¬
Espérandieu, la trompette de Bouillargues (1) a
déjà fait trois fois le tour du village; tout le monde sait dans
«

Venez sans

crainte, vous serez toujours le

dit Madame

midi de la France, la trompette est
crieur public,

(1) Dans certains villages du
l'instrument

d'appel

au

�—

154

—

le pays que vous ctes le filleul de ma fille. Venez quand vous
voudrez et ne vous préoccupez de rien, nous sommes au-des¬
sus de tout ce que les gens peuvent dire. »
Le jour après Benkadour arrive avec un petit paquet à la
main.
«
Madame Espérandieu, dit-il, tel que vous me voyez,
—

je suis de retour de la ville de Nimes et je vous apporte, en sou¬
venir de la belle fête que vous m'avez donnée, un objet d'art,
un
petit souvenir que je vous- prie d'accepter : c'est de tout
mon cœur reconnaissant que je vous l'offre. » Ma mère se clëpêclia. de défaire le paquet et que voit-elle ? Un joli bronze
représentant Paul et Virginie, les deux héros de l'amour in¬
nocent !
Du coup,

Madame.Espérandieu, tout en remerciant genti¬
Benkadour,. devint songeuse : est-ce que par hasard le
filleul aimerait pour de bon sa marraine ?
Une autre fois, Benkadour vint me surprendre au moment
où j'étais seule à la maison; il me dit qu'étant au café il a vu
passer marné ot ma mère en promenade et qu'il en profite pour
venir se jeter à mes pieds. Vous devinez mon émoi ! Nous nous
embrassons comme deux fous, nos désirs, comme de l'huile bouil¬
lante tombant sur la braise, s'enflamment, se confondent ;
nous nous accordons sur tout ce que nous voulons, nous nous
faisons mille promesses et quand il s'en va, victorieux, enivré
d'amour, nous nous embrassons encore pendant qu'il me dit
de prévenir n&gt;es parents qu'à telle heure du soir, il viendra leur
ment

demander ma main.
A l'heure dite, Benkadour

est là qui nous salue, L'amour
qui le mène, en le parant gracieusement de ses dons, lui fleurit
le front, les joues, le rend encore plus beau, plus grand, plus at¬
trayant. En entrant, il a bien vu le siège qui l'attend, mais il
ne
s'y arrête pas : il va vers ma grand'mère, vers ma mère, leur
sourit, les embrasse, puis vient à moi, m'embrasse et s'écrie :
Mon Dieu, que je suis heureux, ma belle Andréline ! Grâce
à vous, en ce jour je retrouve une marné, une mère adorables;
ma vie se transforme ; je ne suis
plus seul sur la terre. Allez,
zou! qu'il en vienne des Allemands! Maintenant j'aurai une
plus grande raison de me battre avec eux : je vous aime, vous
êtes tout mon espoir, je vous défendrai et l'amour qui me pous¬
se en votre nom, me rendra le plus fier, le plus vaillant
des com¬
battants pour la victoire ! »
Quelle heure délicieuse que celle-là !
.Te nous revois encore tous les quatre dans la doucé clarté de
la lampe; nous nous buvons tous des yeux; nos cœurs battent
à l'unisson; nous éprouvons la même joie; tout nous sourit!
Benkadour nous parle d'avenir, de son pays, de sa tribu, de ses
plaines, de ses montagnes; il ne dit rien de sa fortune, il nous
fait seulement comprendre que nous allons mettre le comble à
«

richesses !
Puisse la guerre finir bientôt, se mit à dire Madame
Espérandieu; vous vous marierez et dans, un voyage en fa¬
mille nous irons visiter cette belle terre africaine qui vous a vu
ses

«

—

naître.

»

A

ne vous rien cacher, belle-mère, avec votre consen¬
tement, je pensais faire venir rapidement mes papiers de façon
à pouvoir nous marier le plus tôt possible, avant de quitter,le
pays. Andréline est comme moi, elle ne demande pas mieux,
«

—

vous

pouvez

l'interroger.

»

�—

155

—

«
Mes enfants, j'ai passé par là ; je comprends votre
désir; mais croyez-moi, il vaudra mieux pour tous attendre
nous être débarrassés de cette malheureuse guerre.
—

«

Et

—

s'aiment,

de
pourquoi retarder leur bonheur, dit mamé, puisqu'ils
puisqu'ils se veulent et qu'il dépend de nous de les

devons tout faire pour que ces
jouissent le plus tôt possible de leur bonheur.

rendre heureux ; nous

enfants

Hélas I

nous sommes

Plaisir do

beaux

sitôt vieux !

jeunesse

Toujours,sourit, mais dure peu! »
cela, dit Madame Espérandjeu,
cela, mes enfants. »
«
Pour moi, dit Benkadour, je vais toujours me faire en¬
voyer mes papiers. »
Lès papiers nous arrivèrent, mais Benkadour était
Et depuis, vous ne mangez plus, vous ne dormez
vous vous calcinez, vous vous l'ail es du sang noir ?
«

—

Eh bien ! Nous verrons

nous verrons
—

parti !
plus,

—

—

—

—:
—

Pccaïre7
écrit, vous avez de ses nouvelles ?
Pecaïre! Dans un mois il m'a envoyé plus

Il vous

lettres !
C'est une preuve
—

de quarante

qu'il vous aime èt qu'il pense

toujours

cela devrait vous donner du courage.
Pecaïre.!
Pourquoi dire toujours « pecaïre &gt;&gt; : s'il est parti, il
dra, il faut l'espérer.
Pecaïre! il est mort !
11 est mort, dites-vous ?... pétard de sort! M'écriai-jë.
Oh, ma pauvre enfant que vous êtes à

à vous;
—

revien¬

—

—

—

plaindre!

Ses deux beaux yeux

m'enveloppèrent, puis je n'entendis plus

des sanglots.

que

pleurs con¬
fait plus
de bien qu'un sanglot qui s'échappe; rien ne nous soulage au¬
tant qu'une bonne plèurée.
Ainsi dans un ciel pur, dans la mourante clarté des étoiles,
l'aube, de grand matin, nous envoie ses pluies de rosée; ainsi,
pour nous donner ses beaux raisins, au mois de mars, la vigne
pleure....
Au bout d'u -, moment, voyant qu'Andréline s'essuyait les
yeux, je lui depahdai comment la nouvelle de la mort do Ben¬
kadour lui était arrivée.
Je l'ai apprise d'abord par son silence, et puis plus tard,
par une lettre de son officier.
Alors
n'est pas le maire de la commune qui est venu
Je la laissai se dégonfler le cœur de ses larmes; les
solent mieux que toutes les bonnes paroles ; rien ne vous

—

ce

—

vous annoncer sa
—

—

—-

dans

mort ?

Je n'ai rien vu de la commune.
Et que vous disait
Il nous disait que Sidi Lacen

l'officier dans sa lettre ?
Benkadour avait disparu
un des derniers combats sous Verdun.
Donc, s'il est disparu, il peut bien se faire qu'il ne soit pas

mort ?
Les yeux
—

Dieu

d'Andrélinc, comme

deux feux, vers moi

devinait qui; l'espoir caressait son âme...
vous entende et m'écoute. Merci, mon brave

minèrent; on

s'illu¬
mon-

�—

sieur,
toute
Et

vous

156

—

m'avez à moitié guérie, je me souviendrai

de vous

vie !

ma

Andréline, revenue à elle comme une lampe qui manquait
d'huile, toute réconfortée, partit comme une flambée! Je la
suivis des yeux dans sa robe de printemps; ses petits pieds
semblables à deux oiseaux qui
sautillent, glissaient dans
l'herbe fleurie; tandis que me revenaient les vers du poète :
« Que fais-tu dans ces bois, plaintive tourterelle "?
Je gémis, j'ai perdu ma compagne fidèle !
Ne crains-tu pas que l'oiseleur
—

—

Te fasse
—

Ainsi

va

Si

ce

l'eau

n'est
au

lui,

mourir

ce sera ma

comme

elle ?

douleur ! »

Rhône et le Rhône à la mer; ainsi

naisssent

les fleurs dans l'herbe fraîche et s'en vont mourir dans les ca¬
resses du soleil; ainsi l'aube sourit au jour et le jour tombe
dans la nuit; ainsi tout semble naître au monde pour y faire
merveille et rien n'y dure !

jeunesse est d'un jour, la beauté se fane, le rire, la joie
changent en douleur, ce qui ne nous empêche pas, à iout ins¬
tant, à tout propos, de faire encore les Artaban !
Mon Dieu, que nous serions à plaindre, si nous n'y voyions
pas, si nous n'entendions pas, si nous n'avions pas l'ouïe, le
La

se

sens

et la raison pour

comprendre la grande voix de la nature

qui, si nous l'interrogeons sur son Intelligence, semble répon¬
dre : « C'est bien vrai que j'ai une Intelligence, mais toi aussi
tu en as une et tu ne la vois pas. Je suis comme toi : je ne vois
pas mieux la mienne. Rien que cela doit te faire comprendre
qu'il y a une puissance invisible au-dessus de nous, puisque,
toute nature que je sois, je ne puis m'expliquer que tout ce que
j'enfante périsse peu à peu à son heure ! »
Poussé par la vie, avec les jours qui nous glissent comme
des anguilles des mains, pressé par les besoins que le sort nous
envoie, j'avais fini par oublier ma rencontre avec la belle
Andréline, quand un matin ma fille m'áppelle et me remet une
enveloppe toute gonflée; un billet accompagnant un petit bou¬
quet de fleurs sèches me disait :« Mon vieil ami, quand vous re¬
cevrez ces fleurs que j'ai cueillies en vous racontant mon his¬
toire d'amour, je serai morte ! »
Et pendant que je lisais, les glas de la pauvre Andréline son¬
naient, retentissaient; s'envolaient dans les airs, montaient
s'évanouir clans l'azur, les flamboiements et la lumière !...
Batisto Bonnet

(Traduit du Provençal).
Droits de

reproduction et de traduction réservés.

Note
traducteur. — On a
conservé dans cette traduc¬
tion la tournure de la phrase provençale, ainsi que le sens littéral
du

mot, à l'exception de quelques expressions propres à cette lan¬
gue) — Batisto Bonnet, né à Bellegarde (Gard) le 22 février 18-14,
est un maître prosateur dans une langue qui a surtout donné des
productions poétiques. Auteur de « Vie d'enfant », du « Valet de fer¬
mé »,du « Baile Alphonse Daudet » etc... et d'un drame « Le soufflet »,
poignant conflit entre la gloire des armes et l'amour de la terre,
ses œuvres complètes sont éditées en ce moment chw. M. Teissier,
du

libraire à Nîmes

�LES SPORTS
sport connaît de plus en plus une vogue auquel nous
habitués. De la plus grande ville au plus petit vil¬
lage, les entants causent de sports, jouent au fotball, au tennis,
à la pelote et participent à des courses de bicyclette, de nata¬
tion, prennent part à des combats de boxe, de lutte, d'escrime
etc... pendant que les parents et la majorité des habitants s'in¬
téressent à ces divers sports. Certes, le Midi n'est pas le dernier,
bien au contraire et l'on peut dire sans forfanterie aucune qu'il
occupe dans les sports la place d'holmeur.
Les sports et la culture physique doivent marcher de pair
avec la culture intellectuelle. Certaines gens ne sont pas encore
de cet avis prétendant que les sports comme le rugby, qui est
un de ceux qui se pratique le plus dans le Midi, est un sport
dangereux pour nos enfants ! Certes le rugby est un sport plus
violent que le jeu de boules, mais pratiqué avec sagesse, il n'en
fortifie pas moins et il développe tous ceux qui s'y livrent. Le
rugby, tel qu'il doit se pratiquer, est comme tous les autres
sports, la suite d'en cntraînemenL auquel s'habitue tout le
corps, jetez donc un coup d'oeil sur nos grandes équipes de foot¬
ball et vous serez étonnés de la corpulence, de la souplesse, de
la force et de la santé que respirent tous ces athlètes.
Laissons donc de côté tous ces vieux principes qui voulaient
qu'on ne joue pas au l'oot-ball parce que l'on avait peur de se
blesser en tombant; qui voulaient qu'on ne se baigne pas parce
que l'on avait peur de se noyer; qui voulaient qu'on ne monte
pas à bicyclette parce que cela était nuisible à la santé, etc., etc.
mais que l'on sache bien au contraire que c'est, un devoir de
faire du sport, afin de lutter contre la tuberculose dont sont
atteints, hélas ! tant d'enfants !
S'il est quelques rares enfants qui meurent annuellement à
la suite de stupides accidents, il en est des milliers et des mil¬
liers qui, préférant s'adonner aux plaisirs des cafés, des dancings
plus ou moins mal fréquentés gâtent leur vie, détraquent leur
organisme pour aller ensuite finir leur jeune existence dans
des sanatoriums ou des maisons de santé.
En été que ne lit-on pas dans les quotidiens : « Baignades
tragiques. » Tout le monde devrait savoir nager et l'on devrait
apprendre à nager comme l'on apprend à marcher. Hélas !
encore en France, malgré les progrès de la natation, on consi¬
dère ce sport comme un danger pour l'adolescent, on ne per¬
met pas dans de nombreuses familles, au jeune homme ou à la
jeune fille, d'aller se baigner, d'aller à la piscine. Et pourtant
n'est-ce pas là le seul inoyen d'apprendre à nager en se fami¬
liarisant avec l'élément liquide afin d'écarter de sa personne,
à Litre définitif, tout danger de noyade ? Ne voyez-vous pas
des jeunes gens, des père et mère de famille s'embarquer sur
des canots iégers sous prétexte d'aller faire une petite prome¬
nade sur une rivière ou sur la mer et ne sachant pas nager ! Ne
voit-on pas chaque année des personnes impuissantes à sauver
un des leurs qui vient de tomber accidentellement dans l'eau ?
Le

n'étions pas

enfants à pratiquer tous les
grand air, ils respireront ia santé.
publics ont parfaitement compris l'utilité de

Parents, croyez-nous, engagez vos

sports, ils respireront le
Les pouvoirs

�—

158

—

sports, aussi le Parlement a-t-il voté plusieurs mil¬
en vue de l'organisation des prochaines Olym¬
piades qui réuniront à Paris en 1924 les meilleurs athlètes

tous les

lions'de francs
mondiaux.

Après cet exposé, il sera intéressant pour le lecteur de con¬
pris en France et en particulier dans le Midi

naître l'essor qu'a
le sport d'hiver :
en

le rugby. En 1920, nous comptons

280 so¬

chiffre est porté à. 845 en 1922, pour atteindre 1095
1923 se décomposant en 9.63 clubs civils, 117 scolaires, 15

ciétés;

ce

militaires
Le Tournoi national, ou

le Championnat de France,, à vu
la 3° année le triomphe du Stade Toulousain qui battait
en finale un autre club du Midi : l'Aviron Bayonnais. En équi¬
pes secondes, c'est encore le Stade Toulousain qui remporte le
titre; en équipe 3U le Stadoceste Tarbais; en équipe 4e la Sec¬
pour

tion Paloise.
Dans les séries

inférieures, le Midi

En deuxième série, chose unique; la
deux clubs des Comités des Pyrénées :
le pallia Club Toulousain. Moissac

c'est
Club
5e

est encore le premier.
finale se dispute entre
l'Avenir Moissagais et

l'emporte. En 3e série,

Prades. qu'élimine Arcach.on. En 4e série
Carmausins est victorieux du Béarn Sport

le Foot-ball
de Pau. En

à l'honneur, voit la fi¬
et Négrepelisse, Carbonne pu¬

série, le Comité des Pyrénées encore

nale se disputer entre Carbonne
nissant le vainqueur.
Jamais le rugby n'avait été

aussi florissant le long de la

chaîne des Pyrénées ! les champions de France appartiennent
tous à des Comités de chez nous.
Dans les rencontres internationales, nous inquiétons nos
maîtres : les Anglais, et nous gagnons le dernier match contre

Pays de Galles. En association c'est le Red Stad
fait la passe de trois, et qui conserve son titre de
France.
En tennis, Blancliy de
En tournoi, nous battons
la

de Paris, qui
champion de

Bordeaux est Champion de France,
les Espagnols dans le 1 /4 finale de

Coupe Davis.

progrès ont été constants et la France peut
s'enorgueillir d'avoir possédé de nombreux champions d'Euro¬
pe ainsi qu'un champion du monde : Criqui.
En cyclisme, nous montrons que nos coureurs sont meil¬
leurs que les étrangers et le Tour de France voit le triomphe
de H. Pelissier devant Italiens et Belges.
L'Athlétisme, qui durant l'été connaît les faveurs du public
doit également retenir notre attention. Les élèves battent leurs
maîtres les Anglais dans différentes épreuves. Lewden est cham¬
pion de France et Champion d'Angleterre du saut en hauteur
avec 1 m. 93. Le cross des cinq nations voit notre grand triomphe
devant l'Angleterre qui espérait ne jamais être détrônée dans
cette, branche de sport.
En escrime, c'est L. Gaudin qui s'ailirme le grand champion
En boxe, nos

montrant à l'étranger ce que nous sommes
En aviation, les progrès ne se comptent

capables de faire.
plus et nous ravis¬

étrangers nombre de reccords.
Que ce soit en liyppisme, en haltères, en tir, en patinage, en
auLomobi.lisme etc. etc., nous montrons que le mouvement

sons aux

sportif en France et
mettre de

Paris

en

particulièrement dans le Midi doit per¬

figurer honorablement aux
1924.

prochaines Olympiades de
0. VAL.

�—

159

—

Le Calendrier 19234924 est le sùivaut :
Première

Série

— 9 décembre : match de
date à laquelle doivent être connus
les championnats régionaux ; 22 décembre : commission des ca¬
lendriers (formation des poules de 5 et promotion) ; 23 décem¬
bre : réunion du Conseil (homologation de la compositon des

25 novembre

:

match de sélection.

16 décembre

sélection;

poules).
Ier janvier

:

:

France-Ecosse en France.-— 6 janvier

:

poule

de 5. — 13 janvier ; poules de 5 et équipes inférieures (lor tour
20 janvier
poules de 5 et promotion (éliminatoire). —

26

—

janvier : France-Irlande, à Dublin. — 27 : équipes inférieures
(2° tour).
3 février : Promotion (poules) et séries inférieures (1er tour)
10 : poules de 5, promotion (poules) et équipes inférieures
(1 /1 finales). — 17 : Coupes de promotion (poules) et séries in¬
—

(2° tour).'— 18 ; (Formation des poules de 3 et des
classement). — 19 : Conseil homologation des pro¬
jets de la Commission dos calendriers. — 23 : France-Angle¬
férieures

matclxes de

terre, à Twickenam.
Poules de 3; date réservée pour barrage promotion
d'égalité et équipes inférieures (1 /2 finales). — 9 : pou¬
les de 3 et séries inférieures (1/4 de finales). — 16 : poules de 3
et équipes inférieures (finales). — 23 : match de classement et
date réservée pour barrage en cas d'égalité en lrc série. — 27 :
France-Pays de Galles, en France, — 30 :. séries inférieures
2

mars :

en cas

(finales).
6 avril
—

13

;

:

1

de lre série.
Armée Française-Ar¬

/2 finales du Championnat de France

finale du

Championnat.

—

21

:

mée Britannique, en France.
4 mai : Début des Jeux Olympiques pour

le Rugby.

Deuxième Série

(3 février 1924). — 1. Berry contre Auvergne ; 2.
Périgord Agenais; 3. Atlantique c. Bretagne. —
4. Côte Basque ci Armagnac; 5. Limousin.c. Centre; 6. Côte
d'Argent c. ïo'uraine; 7. Basse Normandie c.IïauteNormandie;
8. Languedoc I c. Côte d'Azur; 9. Pyrénées II c. Littoral; 10.
Alsace c. Lorraine; 11. Bourgogne c. Champagne;&gt;12. Beauce
et Maine c. Paris; 13. Nord c. Picardie; 14. Lyonnais c. Fran¬
che-Comté; 15. Alpes c. Languedoc II.
Les matches se jouent sur le territoire des Comités les pre¬
1er tour

Charentés

c.

miers nommés.
2e tour (17 février;). —• 16. Pyrénées I c. Vainqueur I ; 17.
Vainqueur 2 c. Vainqueur 3; 18. Vainqueur 4 c. Vainqueur 5;
18. Vainqueur 6 c. Vainqueur 7; 20. Vainqueur 8 c. Vainqueur
9; 21. Vainqueur 10 c. Vainqueur 1.1; 22 : Vainqueur 12c.Vainqueur 13; 23 : Vainqueur 14 c. Vainqueur 15.
Quart de finale (9 mars).
.24 : Vainqueur 16 c. Vainqueur
17; 25 : Vainqueur 18 c. Vainqueur 19; 26 : Vainqueur 22.c.
Vainqueur 23.
Demi-finales (23 mars). — 28 : Vainqueur 24 c. Vainqueur 25
29 : Vainqueur 26 c. Vainqueur 27. Finalii ■ 30 mars.

�Troisième

Série

(3 février 1924). — 1. Auvergne c. Berry; 2. Périgord
c. Cliarentes; 3. Bretagne c. Atlantique; 4. Armagnac c.
Côte
Basque; 5. Centre c. Limousin; 6. Touraine contre Côte d'Ar¬
gent; 7. Haute Normandie.c. Basse Normandie; 8. Côte d'Azur
c. Languedoc '(1); 9. Pyrénées c. Littoral (2); 10. Lorraine c.
Alsace; 11. Champagne c. Bourgogne; 12. Paris c. Beauce et
Maine; 13. Picardie c. Nord; 14. Languedoc (2) c. Alpes; 15.
Franche-Comté c. Lyonnais.
Les matches se jouent sur le territoire du comité le premier
1er tour

nommé.
2e tour (17 février). — 16. Pyrénées (1) c. Vainqueur 1; 17.
Vainqueur 2. c. Vainqueur 3; 18. Vainqueur 4 c. Vainqueur 5;
19. Vainqueur 6 c. Vainqueur 7; 20. Vainqueur 8 c. Vainqueur
9; 21. Vainqueur 10 c. Vainqueur 11; 22. Vainqueur 12 c.Vainqueur 13; Vainqueur 14 c. Vainqueur 15.
Quart de finale (9 mars).— 24. Vainqueur 16 c. Vainqueurl7;
25. Vainqueur 18 c. Vainqueur 19; 26. Vainqueur 20 c. Vain¬
queur 21; 27. Vainqueur 22 c. Vainqueur 23.
Demi-finale (23 mars). — 28. Vainqueur 24 c. Vainqueur
25; 29. Vainqueur 26 c. Vainqueur 27.

Finale

30 mars.

:

Quatrième Série
Ier loue

gogne c.

(3 février 1924).— 1. Limousin c. Berry; 2. Bour¬
Lyonnais.
se jouent sur le territoire du Comilé le premier

Les matches
nommé.

(17 février).— 3. Vainqueur 1. c. Pyrénées; 4. Litto¬
Languedoc (2) ; 5. Vainqueur 2 c. Paris; 6. Côte d'Argent
c. Centre; 7. Languedoc (1) c. Alpes; 8. Pyrénées (2)
c. Auver¬
gne; 9. Périgord c. Atlantique; 10. Côte Basque c. Armagnac.
Les matclies se jouent sur le territoire du Comité le premier
2e tour

ral

c.

nommé.

Quaii de finale (9 mars). —- 11. Vainqueur 3 c. Vainqueur 4;
Vainqueur 5 c. Vainqueur 6; 13. Vainqueur 7 c. Vainqueur
8; 14. Vainqueur 9 c. Vainqueur 10.
Demi-finales (23 mars). — 15. Vainqueur 11 c. Vainqueur 12;
16. Vainqueur 13 c. Vainqueur 14.
12.

Finale

:

30

mars.

Cinquième Série
(17 février). — 1. Paris c. Limousin; 2. Armagnac
d'Argent; 3. Lyonnais c. Littoral.
joue sur le territoire du Comité premier nom¬

1er lour
c.

Côte

Le mastch se

mé.

Quart de finale (9 mars). — 4. Vainqueur 1 c. Pyrénées (1) ;
2 c. Languedoc (2); 6. Vainqueur 3 c. Languedoc
(1); 7. Pyrénées (2) c. Périgord.
Les matches se jouent sur le territoire du Comité premier

5. Vainqueur

nommé.

Demi-finale (23 mars). — 8. Vainqueur 4 c. Vainqueur
6 c. Vainqueur 7.

9. Vainqueur

Finale

:

ALBI.

30

—

mars.

Imprimerie des Orphelins-Apprentis

a.D.o.

jfiZIERS

—

1923

5

;

�L'ALMANACH OCCITAN

EDITIONS DE
Direction

LECTURES

:

EDITORIAL OCCITAN

SAMATAN (Gers)

POPULAIRES OCCITANES
OCCITANES constituent, une publica¬

LECTURES POPULAIRES

Les

-

Elles comportent la publication de brochures
de 16 pages au moins, contenant une étude succincte de l'un de nos écri¬
vains, les meilleures pages de cet auteur, son portrait et un' index bibliogra¬
phique complet. La collection constituera une ANTHOLOGIE vivante de
notre littérature actuelle. Les notices sont publiées en français, pour ré¬
pondre au but de propagande de cette publication.
propagande occitane.

tion de

PREMIÈRE
1.

bio-bibliographique de
Bouisset, Conservateur
Michel Camélat, Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de
Girard, avec un portrait de M. Camélat.
Simili Palay, Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de Is-

J.-P. Régis, avec un
du Musée Ingres.
2.

—

Ismaol
3.

—

rnaël

SÉRIE

choisies et notice
portrait de Pei'bosc par Marcel

Antonin l'erbosc, Œuvres

—

Girard, avec un

portrait de Simin Palay.

choisies et notice bio-bibliographique
portrait de J. d'Arbaud.
5.
Valère Bernard. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de
Frédéric Mistral, neveu, avec un portrait de V. Bernard.
6.
Louis Funel. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de Ismaël Girard, avec un portrait de L. Funel.
7.
Prosner Estieu. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de
Raimon Roques, avec un portrait de P. Estieu.
Philadelphe de Gerde. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique
8.
de Alphonse Lajoinie, avec un portrait de Ph. de Gerde.
9.
Louis Delhostal. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de
A. Trin, avec un portrait de L. Delhostal.
10.
J.-B. Chèze. Œuvres. choisies et notice bio-bibliographique de
Edouard Mazin, avec un portrait de J.-B. Chèze.
4.

de

—

Joseph

d'Arbaud, Œuvres

Mistral, neveu, avec un

Frédéric
—

—

—

—

—

—

choisies de Angel Guimerà,
Jouveau, J.-M. Lopez-Pico,
Pierre Fontan, Joseph Loubet.

La seconde série comprendra
les œuvres
Batisto Bonnet, J. de Baroncelli-Javon, Marius
Joseph Carner, J.-S. Pons, J.-M. Sagarra,
I&gt;K.I2C

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Les 100 Exemplaires.

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Les 1000 Exemplaires.

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CARTES

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POSTALES

EPHEMERIDES OCCITANES » Série de 12 car¬
de notre histoire occitane, dessins iné¬
dits de M. Paul Mesplé, des Artistes Méridionaux.
SECONDE SÉRIE : « NOS MAITRES ET NOS CHEFS » cartes posta¬
les reproduisant le portrait de Michel CAMÉLAT, Antonin PERBOSC, Au¬
PREMIÈRE SÉRIE : «

tes postales

commémorant des faits

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40 —

�OCCITAN

ALMANACH
Direction

h' ÂL M ANAGH

à SAMATAN

:

OCCITAN,

organe

(Gers)

d'action occitane publie des études en

langue occitane (.lettres, sciences, arts, agriculture, sports) et en langue
française, des meilleurs écrivains occitans.
L'ALMANACH OCCITAN publie des œuvres inédites des grands écri¬
vains de

la Renaissance Occitane.

PRINCIPAUX

.

COLLABORATEURS

Clémentine

Arderiu, Marie-Hélène Arnautou, Henriette Dibon,
Marguerite
Gaillot-Priolo,
Marie-Charlotte
Lamouré,
Marie
Manent ;
MM. Frédéric Abelous, Joseph d'Arbaud, Jean Arus, Jean Audiau, André
Mmes

Baudorre, Valère Bernard, Jules Bœuf, Alcide Blavet, Jean Bonnafous,
Baptiste Bonnet, J. de Baroncelli-Javon, Jean Bouzet, E. Boudon-Lashermes, Michel Camélat, Jean Camp, Joseph Carner, Jean Cassou, J.-B. Chèze,
H. Dambielle, Louis Delhostal, Charles Derennes, Bruno Durand, J.-Ch. Du-

Prosper Estieu, Joan Estelrich, René Farnier, Pierre Fontan, Louis
Thomas Garcès,
Venture Gassol,
Ismaël Girard,
Henri Giraud,
P.-L. Grenier, Angel Guimerà, Marius
Jouveau, J.-M. Junoy, J.-B. Laborde, J.-V. Lalanne, A. Lajoinie, G. Laverg'ne, Et. Levrat, J. Loubet, J.-M.
Lopez-Pico, A. Mazeras, E. Mazin, P. Mesplé, F. Mistral neveu, A. Muzac,
Guilhem de Nauroza, Simin Palay, Antonin Perbcsc, S.-A.
Peyre, J.-S. Pons,
gas,

Funel,

Albert Pons, J.-R. Régis, Caries. Riba, Raimon Roques, Pierre
J.-M. de Sagarra, B"ernand Sarrau,' Camille Soula, Caries

Rouquette,
Soïdevila, etc...

L'ALMANACH OCCITAN'
A publié

en

1923

:

I. — La première série du Livre d'or des Lettres
II. — La première série des Figures occitanes.

Publie
I.

en

1924

occitanes.

:

La deuxième série du Livre d'or des Lettres occitanes.
il. — Les Provinces occitanes
(histoire, lettres, arts, économie,
études en langue occitane : Le Pengord
par G. Lavergne.
III. — Des Œuvres inédites (vers et proses).
IV. — La deuxième série des Figures occitanes.
V. — Un Annuaire occitan (lettres et
arts).
—

Publiera

en

1925

avenir),

:

I. — La troisième série du Livre d'or des
Lettres occitanes.
II. — Un
Précis de la Littérature occitane (depuis les origines)

M. Raimon Roques.
III. — Les Provinces occitanes
études en lang'ue occitane : Le

Frédéric Mistral neveu
Boudon-Lashermes : Le Languedoc, par S.-A. Peyre et Raimon
La Gascogne et le Béarn, par Ismaël Girard ; La 'Catalogne par

vence, par
lai/, par E.

Roques

;

Joan Estelrich.
IV. — La troisième série des
.

Y-

Un annuaire occitan

industrie, commerce).
VI.

—

Des Œuvres

PRIX DE VENTE

plaires
les

:

inédites

commandes

y

Figures occitanes.
(lettres, sciences, arts,

18

:
;

sont

fr.

1.200 fr.

50.

:

2 fr.

;

franco

au

:

2 fr. 50. Les 10

Les 100 exemplaires

*

sports

'

:

150 fr.

exem¬

(franco)

;

(franco).

repues à la Direction

L'Almanach est vendu
de gares et Kiosques.

agriculture

'

(vers, proses, études).

L'Exemplaire

:

18 fr.,franco

1000 exemplaires

Les

par

(histoire, lettres, arts, économie, avenir)
Limousin, par Edouard Mazin- La Pro¬
; L'Auvergne, par L. Delhostal • Le Vê¬

à

détail dans toutes

Samatan
les

(Gers).

librairies, bibliothèques

�</text>
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              <text>Dambielle, Honoré (1873-1930). Directeur de publication</text>
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              <text>Editorial occitan (Samatan)</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Chorale Déodat de Séverac (Toulouse)</text>
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              <text>Marcel-Lenoir (1872-1931)</text>
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              <text>Parayre, Henry (1879-1970)</text>
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              <text>Ferroul, Ernest (1853-1921)</text>
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              <text>Mesplé, Paul (1896-1982)</text>
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              <text>Bonfils, Louis (1891-1918)</text>
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              <text>Pons, Albert 1896-1958</text>
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              <text>Camelat, Miquèu (1871-1962)</text>
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              <text>Delhostal, Louis (1877-1933)</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Lèvefaude, Guillaume (1898-1993)</text>
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              <text>Palay, Simin (1874-1965)</text>
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              <text>Peyre, Sully-André (1890-1961)</text>
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              <text>Gouyer, Louis (1865-1924)</text>
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              <text>Baroncelli, Folco de (1869-1943)</text>
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              <text>Grenier, Paul-Louis (1879-1954)</text>
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              <text>Derennes, Charles (1882-1930)</text>
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              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
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              <text>Durand, Bruno (1890-1975)</text>
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              <text>Calelhou (1891-1981)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organe bilingue d'action occitane et de vulgarisation &amp;raquo;, l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publie des &amp;eacute;tudes en langue occitane et en langue fran&amp;ccedil;aise des plus grands auteurs occitans. Il publie aussi des &amp;oelig;uvres in&amp;eacute;dites des &amp;eacute;crivains de la renaissance occitane.&lt;br /&gt; A partir de 1924, le calendrier est illustr&amp;eacute; par Paul Mespl&amp;eacute;, pour chaque mois un dessin rappelle un moment important de l'histoire occitane : la mort de Simon de Montfort en 1218, le jugement de Bernard Delicieux en 1319 ou les r&amp;eacute;voltes de 1907 en Languedoc.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organ biling&amp;uuml;e d'accion occitana e de vulgarizacion &amp;raquo; l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publica d'estudis en lenga occitana e en lenga francesa d'autors occitans dels mai b&amp;egrave;ls. Publica tanben d'&amp;ograve;bras ineditas dels escrivans de la renaissen&amp;ccedil;a occitana. &lt;br /&gt;A partir de 1924 lo calendi&amp;egrave;r es illustrat per Paul Mespl&amp;eacute;, per cada mes un dessenh remembra un moment important de l'ist&amp;ograve;ria occitana : la m&amp;ograve;rt de Simon de Montf&amp;ograve;rt en 1218, lo jutjament de Bernard D&amp;eacute;licieux en 1319 o las revoltas de 1907 en Lengad&amp;ograve;c.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Al 9</text>
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          <name>Contributeur</name>
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