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                  <text>AL-manach"
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viennent de la mauvaise circulation du. sang.

Quand le sang-circule bien, tout

va bien;

l'estomac, le cœur, les reins, la tête,

les nerfs,

n'étant point

congestionnés, ne font point souffrir. Pour main¬
tenir cette bonne harmonie,,dans tout l'organisme,
est nécessaire de faire usage, à intervalles
réguliers, d'un remède qui agisse à la fois sur
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il

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En fredonnant doucement, sans
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(avec voix de Soprano), du VIOLONCELLE (avec voix de Ténor
ét de Baryton), de la CONTREBASSE (avec voix de Basse). En
sorte que plusieurs Varinettistes, bien familiarisés avec leur ins¬
trument et jouant ensemble, en famille ou en société, peuvent
fermer le
'us ravissan
orchestre que l'on puisse imaginer.
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Ecoles, Groupes de jeunesse. Chorales, Orphéons,

diffusion en moins de trois
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IjÁ VAHINETTÈ"

tient une place unique
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distractions de tous.

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certain

dans

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t,

v'.i-

t*»t

«

particulièrement dans

l'exécution et l'accompagnement

'.

iî 'ï-

Jouer de

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nombre d'Eglises et de
Chapelles, où elle excelle

dés Chants

Religieux (Cantiques,Fauxbourdons, Mélodies grégoriennes, Choeurs
palestiniens) sont la preuve évidente de sa
réelle valeur artistique.
LA VARINETTE » développe le sentiment mu¬

sical, cultive la voix et fortifie les poumons par l'activité res
piratoire que nécèssite le jeu de cet instrument.
C'est, par le moyen de l'Art et de l'Agrément, la FORCE ei
SANTÉ.

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ches pour Cadeaux, est indiqué sur la notice explicative
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I! 2°
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5° Le courrier des Abonnés ;

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|i 7° Des notes d'actualité

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Occitania

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29
32

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l'Imagerie Méridionale
Bibliothèque du « Théâtre Occitan
Communiqué du Journal «OC»
Annuaire
Carte des

»

33

Occitan

34

Pays de Langue d'Oc

Les Provinces Occitanes

35

Les Sociétés Littéraires et d'Action Occitane

37

Bibliographie Occitane
Les Provinces Occitanes

38

(l'Auvergne)

42

Espigas Occitanas

45

Les Morts de l'Année

51

L'Année Littéraire Occitane

59

Les Accidents du Travail

65

Agricole
le monde doit savoir (Une collection —
Variétés,
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Petite Botanique pratique
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Comédies
T....,...,,,.,,;
Renseignements pratiques
Le Nouveau Président de la
République Française.
Renseignements pratiques
Figures Occitanes
Abrégé d'Histoire de la Littérature Occitane

12 0

Ce que. tout

—

78

81
97
107

110
111
113

L'Année Fédéraliste

128

L'Année Occitane

129

L'Année

140

Sportive

L'Art Occitan

151

Rèhseighemènts Pratiques.

Il

".....

156

^

»&lt;♦&gt;&lt;♦&gt;&lt;♦&gt;&lt;♦&gt;&lt;♦&gt;

Avez-vous lu la page
Oui ?
Bon.

Qu'en

78 ?

pensez-vous ?

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OCCITAN

TROISIÈME ANNÉE
L'Almanach Occitan a-Z-ZZ fait des progrès ? Telle est la
que l'on a le droit de se poser chaque fois qu'il paraît.
Sa raison d'être est de progresser. Son but
qui est de faire
Z'union occitane par l'Unanimité de toutes les
forces morales
et matérielles cle l'ensemble des pays d'Oc lui
impose un souci
constant d'amélioration pour l'action.

question

En cette troisième année, nous sommes loin encore d'avoir
donné à Z'Almanach l'allure que nous voulons

qu'il ail

qu'il

;

aura.

Nous sommes dans une période d'organisation.
dans la maison des ouvriers, des maçons, des

avons

Nous
plom¬

biers, cles plâtriers, des tapissiers. Nous n'avons pas encore
franches. Et le nerf de la guerre manque toujours.

les coudées

Cependant

nous avons

la plus entière confiance.

L'année 1924 aura été pour nous une année bienfaisante :
à l'heure actuelle nous avons jeté les bases du centre d'action
que nous voulons puissant : l'Editorial Occitan,maison d'édition qui sera bientôt susceptible de prendre
toutes les mesures nécessaires pour aider nos écrivains en
détresse et propager leurs œuvres : Collections littéraires,-

Bibliothèque dramatique, Bibliothèque pédagogique, Ou¬
vrages de propagande, Journal d'action, rien ne sera
négligé..Nous commençons. Que l'on nous fasse confiance.
Que l'on fasse confiance à Z'Almanach, notre porte-parole.
Qu'il soit accueilli avec autant de sympathie que les années
précédentes. Ce sera pour nous le plus doux cles encourage¬
ments.

Â l'œuvre, venez
La

ci nous,

tous, pour construire.

fe sens obras morta es.

L'Almanach Occitan renouvelle à tous les confrères
qui
ses remerciements les plus

l'ont accueilli abec tant d'amitié

sincères, les plus émus.

c.Détection (Littézaize : à

a Mat an

Le Directeur dé l'Almanach Occitan

('Cfezó )

intérêt tous l'es*
que l'on voudra bien lui adresser.

avis, conseils et suggestions
Pour l'édition 1926 les'manuscrits
1925, dernier délai.

let

recevra

avec

seront reçus

jusqu'au-i:or juii-;

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la direction de la Société
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comporte des œuvres dramatiques ancien¬
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et occitan. Elle leur transmet dans les mêmes conditions tous
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fait appel à tous les amis du pays d'oc, pour l'aider
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tions. Elle les prie cle s'inscrire en vue de recevoir gratuitement
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sions qu'elle prépare.
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CALENDRIER POUR
Ères
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des

époques diverses

présente année est :

De l'ère chrétienne
De la période julienne.
De la fondation de Rome, selon
Du pontificat de S. S. Pie XI

1924

6638

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2678

Varron

3®

Quatre-Temps

Comput ecclésiastique

4,

6,

Nombre d'or

7

Epacte
Cycle solaire

5
2

3, 5, 6 juin.
16, 18, 19 septembre.

Lettre dominicale

D

16, 18, 19 décembre.

7

mars.

Fêtes mobiles

Septuagésime, 8 février.
Cendres, 25 février.
Pâques, 12 avril.
Rogations, 18,19, 20 mai.
Fêtes

Pentecôte, 31 mai.
Trinité, 7 juin.
Fête-Dieu, 11 juin.
1er dim. de l'A vent, 29

d'obligation autres

que

nov.

le Dimanche

Ascension, jeudi21 mai. Toussaint, dimanche 1er novemb.
Assomption, samedi 15 août. Noël, vendredi 25 décembre.
Commencement

des Quatre

Saisons

Printemps, 21 mars à 3h. 12' 26". Automne 23 sept, à 13h. 43' 2Q'
Hiver, 22 déeemb. à 8 h. 36' 45'
Eté, 21 juin à 22 h. 50' 13".

Éclipses
1. Le 24

janvier, éclipse totale de Soleil. Commencement
plus grande phase à 14 h. 53 m., fin à 17 h.
6 m,, Grandeur de l'éclipsé : 1,015 (le diamètre du Soleil
étant 1). Partiellement visible à Paris.
2. Les 8 et 9 février, éclipse partielle de Lune. Commen¬
cement le 8 à 18 h. 49 m., maximum de l'éclipsé le 8 à 21 h.
42 m., fm le 9 à 0 h. 35 m. Grandeur de
l'éclipsé : 0, 736
(le diamètre de la Lune étant 1). Visible à Paris.
3. Les 20 et 21 juillet, éclipse annulaire de Soleil. Com¬
mencement le 20 à 19 h. 3 m., plus grande phase le 20 à
21 h. 48 m., fin le 9 à 0 h. 33 m. Grandeur de l'éclipsé :
à 12 h. 41 m.,

0,972. Invisible à Paris.

4. Le 4 août, éclipse partielle de Lune. Commencement
à 9 h. 25 m., maximum de l'éclipsé à 11 h. 52m., fm à 14 h.
20 m. Grandeur de l'éclipsé ; 0,752, Invisible à Paris.

�Prévision du temps pour

(925

Janvier
Période nuageuse et vents du Sud-Ouest, du 3 au 10. — Pluies
les 11, 12 et 13. — Les vents du Sud adoucissent la
température
le 14 jusqu'au 21, — Neige le 23. —. Brouillards du 25 au 30.
Février
Belles journées

9, 10 et 11.

ensoleillées et tièdes du 1er

au

8.

—

Pluies les
du Sud-

Temps doux et calme du 12 au 2.0. — Vents
chargés de pluie dans la dernière semaine.

Ouest

—

Mars

Temps couvert, mais cependant très doux du 1er jusqu'au 10 —
giboulées les 12, 14 et 15. — Fortes pluies du 16 au 19, chas¬
sées par les vents du Sud, qui ramènent une belle
période jusqu'au
Vents et

20.

—

Inondations le 22.

—

Grêle le 27.
Avril

Période orageuse dans les quatre

les

premiers jours.

—

Fortes pluies

6, 7 et 8. — Gelées les 10, 11 et 12. — Brouillards du 14
Belles journées du 20 au 26. — Vent d'ouest et grêle le 29.

au

19

Mai

Brouillards et gelées les 1, 2, 3 et 4, — Température alourdie
par
les vents du Midi du 5 au 10.
Orages fréquents du 12 au 16. —
Belles journées ensuite jusqu'à la fin du mois. — Gelées le 23,
Juin

Violents orages du 1" au 8, provoqués
par les vents du NordOuest. — Fortes joúrnées de chaleurs du 10 au 16.
Vent du NordEst et abaissement de la
température le 18. — Crues
20 et

25,

—

Les riverains doivent

partielles les

se

précautionner.

Juillet
Forte

pression barométrique dans la première semaine. — Tem¬
pérature alourdie par les vents du Sud-Ouest. —- Pluies orageuses
du 11 au 20. — Beau temps ensuite jusqu'au 29.
Août

Période normale du 2

7.

Etoiles filantes le 9. — Belles jour¬
nées du 9 au 15.
Orages partiels du 16 au 20. — Journées enso¬
leillées ensuite jusqu'au 26. — Fin des
jours caniculaires le 23.
au

—

—

Septembre

Température humide et froide du 1er au 12. — Pluies fréquentes
dans la deuxième semaine.
Beau temps ramené par les vents du
Midi le 14.
Temps brumeux et incertain dans la seconde période
—

—

de

ce

mois,

Octobre

Période accidentée de pluies et bourrasques du 1 ef au 4. — Beau
temps du 5 au 20 — Vif refroidissement de la température, mais

journées ensoleillées jusqu'au 20.

Novembre
Vents violents et

tempêtes dans le golfe de Gascogne, dont la ré¬
percussion se fera sentir du 2 au 12. — Belles journées les 14 et
16 Longues
pluies du 17 au 28. — Etoiles filantes.
Décembre

Journées, alternées de soleil et do pluies du 1er au 8.
Neige le
9. — Belles journées de soleil du 10 au 16. —
Bourrasques les 17
et 18. — Pluies et, neiges les 19 et 21. — Froids vifs du 21 au 24. —

Adoucissement de, la

température

sur

ta dernière semaine.

�LE CALENDRIER
Le célèbre calculateur Inaudi, même pendant qu'il opère menta
des calculs compliqués, vous répond instantanément aux
questions de ce genre : « Quel jour de la semaine tombait le 13 fé¬
vrier
?
1857
»
Dès que vous aurez fini votre question, il vous aura déjà dit que
le 13 février 1857 tombait un vendredi. Cette rapidité est vraiment
lement

remarquable, car la détermination du jour de la semaine corres¬
pondant à une date donnée est assez compliquée.
Nous indiquerons Ici un procédé qui nous paraît plus spéciale¬
ment adapté au calcul à la machine :
Nous désignerons le lundi par le chiffre 1,
le mardi par 2, etc..,
le samedi par 6,
le dimanche par 0.
Soit, par exemple, à chercher quel jour est tombé le 31/8/1893
(31 août).
Multiplions 256 par 8, numéro du mois, et notons le résultat en
supprimant les deux chiffres de droite. Ici nous notons 20.
Multiplions de même 525 par 18, qui est le siècle; notons de même
le produit en supprimant les deux chiffres de droite (ici
nous no¬
tons 94).
Multiplions encore 125 par 93 qui est l'année et ajoutons au pro¬
duit 200 (si le mois .dont il s'agit est janvier ou février on ajoute
375-au lieu de 200). Nous notons toujours ce résultat
auquel nous
supprimons les deux chiffres de droite, soit 118.
Additionnons enfin ces trois nombres notés : 20, 94, 118, ainsi
que le quantième donné 31. On trouve :
,

20 + 94 + 118+31

=

263

Le reste de la division de 263 par 7 donne le numéro du
jour cher¬
ché. Ici le reste est 4, ce qui nous indique que le 31 août 1893 tomba
un

jeudi.

La règle que nous venons de donner s'applique aux dates
posté¬
rieures au 15 octobre 1582, date à laquelle est entré en
vigueur le
calendrier Grégorien.
Le

jour de Pâques.

La détermination de Pâques est assez peu
325, qui a fixé la fête de Pâ¬
au dimanche qui suit le quatorzième jour de la première lu¬
après l'équinoxe du printemps. »

ques «

—

C'est le Concile de Nicée, en

connue.

naison
On peut

facilement déterminer

assez

ce

quatorzième jour

:

on

détermine alors, comme il a été dit plus haut,
quel jour de la semai¬
tombe ce jour et on prend le dimanche suivant.
Soit ainsi à trouver à quelle date tombe la fête de

ne

On commence par

reste par

ple pris

1834 et

diviser 1924

on

ajoute

au

Pâques en 1924.
par 19 : il reste 5. On multiplie ce
produit 242S. On trouve dans l'exem¬

:

(5x1834) + 2.428 = 11.598
Négligeons les deux derniers chiffres de droite, il reste 115
nous divisons
par 29. Il reste 28, on ajoute à ce reste 114 :
114+28

=

que

142

Divisons enfin 142 par 31. Le reste est 18 et le
quotient 4. Ce qui
indique que le jour cherché est le 1S du 4e mois ou le 18 avril.

Or,

un

on

trouve,

vendredi,

comme

il

a

été dit plus haut, que le 18 avril tombe
20 avril.

Pâques est donc le dimanche

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6

Janvier 1189

: Le Comte Raimon V
promet aide et protec¬
habitants de Toulouse et
jure de maintenir les coutumes
et les. franchises de la ville.

tion

aux

JOURS

SOLEIL

FÊTES

lever

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Lundi
Mardi
Mercr.
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Samedi
Dim.

Lundi

27

Mardi

28
29
30
31

Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi

Circoncision
S. Basile

d'Ancyre

Ste. Geneviève

Saint Nom de Jésus
Ste Amélie
Epiphanie
Ste Mélanic
S. Lucien
S. Marcellin

S, Guillaume
Sainte Famille
S. Arcade
S. Léonce
S. Hilaire
S. Maur
S. Marcel
S. Antoine
2e apr. l'Epiphanie
S. Marius
S. Sébastien

apr.

l'Épiphanic

S. Polycarpe'
S. Jean Chrysostôme
S. Charlemagne
S.

7
7
7
7
7 46
7 45

7 45
7 45
7 44
7 44
7 44
7 43

7 43
7 42
7 41
7 40
7 40
7 39
7 38
7 37

Ste Agnès
S. Vincent
S. Raymond
S. Timothée

3e

46
46
46
46

François de Sales

Ste Martine
Ste Marcelle

7 3.6
7 35
7 34
7 33
7 3°
7 31
7 30
7 29
7 27
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7 25

LUNE

OOlUîll,

16
16
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16

a
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lever

couch. âge

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15 59
16 51 7 41
17 49
8 21
18 50
8 56
19 53
9 27
20 58
9 55
22
5 10 20
23 13 10 45

7.
8
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22
10 23
37 24
7 25
12
12 43 26
13 26 27
14 20 28
15 23 29
16 36
1
17 52 .2
9 9 3
20 24 4
21 37 5
22 46 6
23 53 7
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ii

0 23
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4

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9
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10
11

5

44
16
44
9
34

11

Jne langue qui meurt c'est

un foyer qui s'éteint ; c'est une
destin qui est de traduire tes vibrations
les plus intimes, les plus
profondes, les plus secrètes de tout un
peuple ; c est un enrichissement du coeur et de l'esprit qui dis¬
^

aine

abandonnant

son

paraît-

Si

vous voulez

défendre votre langue, la langue d'oc,

lisez

«

OC a, le n° 25 cent.

Voir

aussi

page;

78.

�LE SOLEIL

Satirique
Toulouse

TOULOUSE ET

DE
—

littéraire

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régionaliste

5, Rue du Moulin-Bayard. Dr J. Carrère

:

LA

REVUE

MÉRIDIONALE

Félibréenne et régionaliste,
Paraît le i5 de chaque mois.
Un

an :

DU MIDI

20

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Bordeaux, 5,

Téléph. 55.55

Fondaudège.
Ch. Post. 89.18

rue

.

LE

bilingue.
Le n° 2 fr.

FÉDÉRALISTE

Tribune du fédéralisme
vin. 4, rue Cronstadt,
Un an : 6 fr.

:

Directeur

:

E. Poite¬

Courbevoie (Seine).
Le n° 5o cent.

LA VEU DE CATALUNYA

Quotidien, paraît à Barcelone
LE TRAVAIL

Organe régionaliste, chroniques occitanes.
Direction

:

5,

rue

des Renforts, Toulouse

RÉGIONALISTE
Organe de la Fédération Régionaliste Française
Directeur : J. Charles-Brun, 22, rue Delambre
Paris (XIVe)
L'ACTION

LA CORRESPONDANCE

DE

VALENCE

Quotidien paraît à Valence. Carrer de Minyana.
LA

TERRO D'OC

Organe de VEscolo. Moundino. i5, rue Denfert-

Rochereau. Toulouse.
LOU

FLOURILEGE DI JOUI NE

Revue de

poésie publiée par les jeunes, sous le
J ou veau, capouiier du FéliBd. Notre-Dame, Aix-en-Provence.

patronage de Marins

brige.

19,

BELLA

TERRA, magazine, paraît à Barcelone.

�5 Février 1856 :
lui lit « Mireille ».

SOLEIL

JOURS

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3
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27
28

Adolphe Dumas rend visite à Mistral, qui
LUNE

FETES

Dim.
Lundi
Mardi

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Jeudi
V endr.
Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi
Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi

S.

Ignace

Purification
S. Biaise
S. André Corsini
S te Agathe
S. Tite
S. Romuald

Sepluagés'ime
S. Cyrille d'Alexandrie
Ste Seholastique
N.-D. de Lourdes
Ste Eulalie
S. Gilbert
S. Valentin

Sexagésime

conclu

lever

7 23
7 22
7 21
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3
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6 56
6 54
7

Ste Julienne
S. Théodule
S. Siméon
S. Gabin
S.

lever

Sylvain

17

Quinquagesimc
S. Pierre Damien
S. Mathias
Cendres
S. Nestor
S. Honorine
S. Romain

6
6
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6

23.25

11
13

0 3
1 50

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17 30

6 52
6 51
6 49
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Ste Vitaline

13 54
14 45
15 41
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20 25
3
21 35
4
22 42 5
23 47
6

Nous n'avons pas• le droit de
porter atteinte à une langue
c est la notre dont il
s'agit, l'indifférence
devant sa détresse devient un crime.

quelle qu elle soit. Si

Aidez à la publication
devoir.
Comment

des

occitanes.

œuvres

C'est votre

?

En vous inscrivant à l'Association
Occitan ».

des

Lisez la page 78.

«

Amis du l ivre

�REVISTA MUZÍCAL CATALANA
P

Organe de VOrfeo Catala Palau

Barcelona.

REVUE DES LANGUES

de la Musica.

ROMANES

Organe de la Société des Langues Romanes
Directeur : E. Grammont, 12, rue des Carmes.
Montpellier.
LES ANNALES DU MIDI

Organe de l'Institut d'Etudes
: J.
Anglade. 52, rue du

Directeur

'OUADERNS

Méridionales
Taur. Toulouse.

D'ESTUDI

Organe du Conseil de Pédagogie de la Mancommunauté. 187, Urgell. — Barcelone.
LO GAI SABER
Revue

d'action, de littérature

la Occitana.

Librairie Privât,

14,

rue

d'art de I'EscoUn an : 10 fr.

et

de Arts. Toulouse

MARSYAS
Revue de littérature : Directeur
Le Cailar (Gard).

:

S.-A.

Peyre

CATALANA
Revue des

Jeux-Floraux, 287 Mallorca.

LA BOUTS DE LA

MOUNTANHO

Organe de l'ËscoIo de
Directeur

:

121,

B. Sarrieu.
rue

Barcelone

las Pirenèos
Un an : 10 fr.

Lacapelle, Montauban

PROUVENÇO
Organe de l'Association
Langue Provençale.

de

Propagation de ia

12, rue Cannebière— Marseille

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sont brûlés

sur

la

6

7
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31

■W

SOLEIL

FÊTES

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1
2
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4
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: Les
défenseurs du château de Montsegur
place du village.

Dim.
Lundi
Mardi
Mercr.

Quadragésime
S. Simplice
S. Marin
S. Casimir
Q. T.
S. Adrien
Ste Perpétue
Q. T.
S. Thomas d'A. Q. T.
Reminiscere
Ste Françoise
Les 40 Martyrs
S. Euloge
S. Grégoire 1
Ste Euphrasie
Ste Mathilde
Oculi
Ste Eusébie
S. Patrice
S. Cyrille de Jérus.
S. Joseph
S. Joacliim

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Vendr.
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Lundi
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Mercr.
Jeudi
Vendr.
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Dim.
Lundi
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S. Benoit

Lselare
S. Victorien
S. Thimotliée

Annonciation

couch.

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6 31
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5 37
5 35
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S. Emmanuel
Ste Lydie
S. Justin
Passion
S. Amédée
Ste Balbine

LUNE

lever

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23 41

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4
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�25 Juin 1218

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Monljorl

sous

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murs

de Toulouse.
SOLEIL
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S. Clair
S te Blandine
Ste Clotilde
S. Optât

0. T.

S. Claude
Trinité
S. Médard
S. Félicien

Q. T.

S.

Marguerite d'Ecos.

Fête-Dieu
S. Jean de S. F.
S. Antoine dePadoue
2e après Pentecôte
Ste Germaine
S. C.yr
S. A vit
S. Ephrem
Sacré-Cœur
S. Sylvôre
36 après Pentecôte
S.. Paulin
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ur

3 54

Q. T.

S. Boniface

Agrippine

NatiV. S. Jean-Bap.
S. Prosper
SS. Jean et Paul
S. Crescent
4e après 'Pentecôte
SS. Pierre et Paul
S. Martial

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JOURS

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7
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8
9
0 15 10
'

Fédéraliste du 15 Décembre

suivants ont été émis :
10 L'assemblée considère
que la paix mondiale ne pourra être
délinitivement assurée que par la transformation de la
Ligue des
Nations en Fédération Universelle
politique et économique. La
Fédération Européenne pourra être la
première étape vers la Fédé¬
ration mondiale.
vœux

2» Des fédéralistes de divers
Etats, réunis à Paris le 15 Décembre
de la Journée Fédéraliste, adressent à la Société
des Nations le vœu de voir étendre les
pouvoirs de la Commission
des Minorités on lui
promettant d'étudier les nationalités à l'inté¬
rieur de tous les Etats et en l'autorisant à
recueillir les

1924, à l'occasion

toutes

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minorités,

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6 Juillet 1907
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:

Dernières arrestations à Narbonne

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Ste Berthe
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S. Tranquillin
SS. Cyrille et Méthode
Ste Elisabeth de P.
Ste Véronique de G.
Stê Ru fine
S. Pie I

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Mardi
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Lundi

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S. Eugène
S. Bonaventure
S. Henri
N.-D. du Mont Carmel
S. Alexis
S. Camille de Lélis
7 e après Pentecôte
Ste Marguerite
Ste Praxède
Ste Marie-Madeleine
S. Apollinaire
Ste Christine

Samedi

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Dim.

8e après Pentecôte
S. Pantaléon
SS. Nazaire, Celse
Ste Marthe
S. Abdon
S. Ignace de Loyola

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»

La Frairia de! Desbelh est une Association pour la conserva
tion des vieilles coutumes, usages, chants, danses et costume
des pays d'Oc, la sauvegarde de nos libertés et la défense de h

langue occitane dans le peuple.
La Frairia del Desbelh organise des fêtes, crée des groupe
de dames et jeunes filles dans les divers centres et célèbre st
fête annuelle au Château-Fort de Lourdes.
Pour tous renseignements, s'adresser à M. Le Bondidiei
conservateur du Musée Pyrénéen du Château-Fort de Lourde
(Bigorre) et fondateur de l'Association.
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Bergère 62-99.

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banal qui n'évoque rien et

le café, le dessin

détruit le goût de tout

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DE LANGUE D'OC
(Languedoc, Provence, Auvergne,

Gascogne, Béarn,

Catalogne et Limousin).

chaque image de format

26x50 sera dessinée,

gravée sur bois et coloriée par un

artiste méri¬

dional.

PREMIÈRE SÉRIE

(1924-25)

Saint Roch de Montpellier, taillé dans le bois
colorié par Monsieur Marcel Bernard Langue¬
docien. II. — Pierre d'Aragon. — III. — Le
Bailli de Sufîren. — IV. — Mistral. — V. — Les
Saintes Maries de la Mer. — VI. — Ferroul. —

I.

—

et

Marcelin Albert. —
Phebus, comte de Foix. — IX.

VII.

—

Gaston
Trencavel. —

VIII.
—

—

images du Mazet de Mestre Roumieu
(un grand naufrage; une bataille; Paris dans
toute sa beauté).

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exemplaires sur Japon ancien numérotés de
(hors commerce); 25 exemplaires sur Japon ancien,
numérotés de 6 à 31, signés par l'artiste, à 25 fr.; 100
exemplaires sur Hollande numérotés de 31 à 130, signés

Tirage : 5
1 à 5

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l'artiste à 10 fr.; 875

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�2 Août 1907

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Ferroul &amp; Marcelin Albert sont
acclamés, à
sortie cle prison.

Montpellier, à leur
JOURS

1 Samedi
2 Dim.
3 Lundi
4 Mardi
5 Mercr.
6 Jeudi
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8 Samedi
9 Dim.
10 Lundi
11 Mardi
12 Mercr.
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FETES

S. Pierre aux liens
9" après Pentecôte
Invention S. Etienne
S. Dominique
N.-D. des Neiges

Transfiguration
S. Gaétan
S. Cyriaque
10e apr. Pentecôte
S. Laurent
Ste Suzanne
Ste Claire
S. Hippolyte

Vigile. S. Eusèbe
ASSOMPTION
11e apr. Pentecôte
S. Hyacinthe
Ste Hélène
S. Louis d'Anjou
S. Bernard
Ste Jeanne de Chantai
S. Symphorien
12" apr. Pentecôte
S. Barthélémy
S. Louis roi
S. Zéphirin
S. Césaire
S. Augustin
Décollation de S. J-B.
13e apr. Pentecôte
S. Aristide

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30

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1 38

Abbé J.-H. Dieuzaide.
Histoire de Samatan.
(Auci 1923
Un beau volume de 475
p., en vente cliez Fauteur à Samaian
prix 5 francs.
'
—

—

—

L'Histoire de Samatan, de l'abbé
Dieuzaide, est
graphie historique. Toutes les communes
de

un

modèle

de mono¬

France

devraient avoir
monographie car 11 n'est Pas permis de connaître
l'Histoire de
France en général et
d'ignorer l'Histoire de sa province, de son
de son village en
département,
particulier. L'Histoire de Samatan est une œuvre
savanwo
®n d?cu™ntée&gt;
en même temps, d'une lecture aussi agréa¬
ble L-mL
qu intéressante. Elle se
recommande

nrom
profit,

'
meme
ma

d'elle-même

q"í
la4Ilr?nt av?° le Plus vif intérêt
s ils n ont

à tous les

régionalis-

et avec le plus grand
jamais vu la petite ville de
Samatan,

�EN

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Région provençale.

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Secrétaire

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Lycée Henri iv, Paris (ve)

.

�íí'Mw

lii
8]Septembre 1830

:

Naissance de Frédéric Mistral.

paire qu'èro d'aqueu moumen, segound soun
abitudo, au mitan de si terro. En courrait, e doù pus liuen.que
pousquè se faire entendre :
Mèstre! cridc lou mandadou, venès! que la mestresso tout
«

...

Moun

—

escas

s'es acouchado.

Quant n'a fa ? cridè moun paire. fa'n bèu... »
Frédéric Mistral (Memori e Raconte)

—

N'a

—

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LA
A

S. Gilles
S. Antonin de Pam.

Ste Séraphie
Ste Rosalie
S. Taurin
14e apr.Pentecôte
S. Sever
Nativité de la S. V.

S. Orner
S. Sauvy
SS. Prote et Hyacinthe
Saint Nom de Marie
15e apr.

Pentecôte

Exaltation de la S. C.
N.-D. des 7 Douleurs
Ste Elisabeth.
Q. T.
S. Lambert
S. Joseph de C. Q. T.
S. Janvier
Q. T.
16° apr. Pentecôte
S. Matthieu
S. Maurice
Ste Thècle
N.-D. de la Merci
S. Firmin d'Austinde
Ste Justine
17° apr. Pentecôte
S. Exupère
Dédicace de S. Michel
S. Jérôme

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depuis 10 jours la question de
l'abandon des Droits et
Privilèges de la Province et force l'as¬
semblée à se disperser.

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Pentecôte

S. Placide
S. Bruno

T. S. Rosaire
Ste Brigitte
S. Denis
S. François de B.
19 e apr. Pentecôte
S. Gaudens
S. Edouard
S. Calixte
Ste Thérèse
S. Bertrand
Ste Marguerite-M.
20 e apr. Pentecôte
S. Pierre d'Alcantara

S. Caprais
Ste Ursule
S. Léothade
S. Romain
S. Raphaël

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Vigile de la Toussain

1879

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S. Evariste
S. Fronton
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IHIovembre 1850 : Mistral conçoit « Mireille ».
«
Un vespre, per semenço, en espinchant li
rafi que seguian
cantant l'araire clins la rego,
entamenère, glori à Dieu, lou

prumiè cant de Mirèio !...

»

Frédéric Mistral

(Memori

Raconte).

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Commémor. des déf.
S. Hubert
S. Charles B.
S. Bertille
S. Léonard
S. Ernest
23 e apr. Pentecôte
S. Théodore
S. André Avelin
S. Martin
S. René
S. Brice
S. Josaphat
24° apr. Pentecôte
S. Edrne
S. Grégoire le T.
S. Odon
Ste Elisabeth de H.
S. Félix de V.
Présent, de la S.V.
25 e apr. Pentecôte
S. Clément
S. Jean de la Croix
Ste Catherine d'A.
S. Amat
S. Maxime
S. Sosthène
1er Dira, de VAueni
S. André

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S. Girons
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S. Daniel
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S. Nicaise
S. Mesmin
S. Eusèbe
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S. Gatien
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6
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9
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du 1," Novembre, au 28 Février,
de 9 h. à 11 h. et de 14 h. à 16 h.

du .1" Mars au 31 Octobre,
de 9 h. à 11 h! et de 11 h. à 17 h.
au

Les dimanches et jours fériés (seulement
dernier dimanche de Septembre) de 9 h. à

du dimanche de Pâques
11 h. et de 13 h. à 18 h.

La visite

commence par les salles de Laboratoire où sont les nom¬
appareils d'infusion, de distillation et de rectification et con-,
tinue par celle des immenses caves qui renferment les réserves d'eaude-vie et de liqueurs, pour se terminer par la scierie et les salles de
vérification, d'étiquetage et d'emballage.
On passe ensuite aux salles du Musée : salle gothique, oratoire,
salle du Dôme, salle Renaissance et enfin, la merveille de l'établisse¬
ment : « la grande salle des Abbés ».
Les visiteurs sont alors priés de bien vouloir signer le registre
spécial où sont inscrits en foule, des noms de notabilités françaises
et étrangères.
La visite est gratuite, à l'exception, toutefois, d'une modique som¬
me do 0,25,-intégralement versée à la Caisse de Secours des Employés

breux

et Ouvriers de la BENEDICTINE.

Par une autre création toute récente, puisqu'elle vient seulement
d'être rectifiée par décision de l'Assemblée Générale de Mai 1924,

il
a

a été prélevé sur l'exercice 23-24 une somme de 500.000
francs,
titre de fondation d'une Société de Retraites pour l'ensemble du

personnel

employés et ouvriers.'

:

Cette belle œuvre n'est d'ailleurs qu'un complément aux œuvres
sociales de la BENEDICTINE qui possède déjà : une cité ouvrière

é

'

■

comptant déjà trente maisons construites suivant les principes les
plus modernes de l'hygiène, chaque maison ayant l'eau, l'électricité
et un jardin.
Depuis longtemps, un orphelinat de jeunes filles a été organisé
et est entretenu par la Société : les plus âgées des'pupilles sont em¬
ployées à l'habillage des bouteilles. Quand elles quittent l'orphelinat,
une somme d'argent leur est versée,

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meii

primer vagit

llet bevia;
cada dia

malcrn la dolça

Sengor

pregava

I canlics llemosins somniava cada nit.
B.-C.

Amies,

germans :

Renaix per toi !

la Patria llemosina
Rebrota Venglantina...
Teocior

Dis

Aribau, calalá.

Aup i Pireneu

e

la

man

Llorente, valenCià.

dins la

man,

Fraire, aubourem donne lou vielh parla rouman
Frédéric Mistral, provençau.

Tôt lo

pais que la mar avezina
prelendia Patria Lemozina;
Quitamen uei, malhorquins, calalas,

Se

Son lemozis...

coma

deurian, ailas !
Jozep Bos, lemozin.

Voulem, dal fier Canton jusqu'à la Mar
E de la Leiro al

Ĺalino

flot trertíóu

Endusqu'als Pireneus qualoungon lour esquino
Sous l'ardent soulelh espanhôu,
E de las Alpas jusqu'à l'Oucean bramaire....
Voulem toulis parlai- la vielho lengo maire....
Arsène Vermenouzo, auvergnat.

de Murcia,
de Gascougna au Poeg deu Belag !

Deus orts de Balencia, aus soums
Deu gourg

Miqueu Gamelat, gascou.

d'Alpas à Medoc
preclar parlai- d'Oc.

De Clarmont à Malhorca e
Pertot ont rebombis lo

Antonin Perbosc,

lengadociari.

�....
&gt;

-

* &lt;0 D
o-oRt/i

6.1VI 5 J A
lêintint*.*

Cette carte

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a

été dressée pour 1'éditorial Occitan
par M. Paul

NOTRE

BUT

Notre but est de publier un annuaire
qui soit l'image exacte de
l'activité, des pays d'Oc dans tous les
domaines.
Notre but est de l'aire de notre
Annuaire, un recueil de
renseigne¬
ments occitans. Avec le.
concours, de tous nos

lecteurs

nous, sommes
convaincus qti'e nous réussirons. Nous ne
nous faisons' aucune illu¬
est difficile. N.os débuts sont
modestes :

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nous

essayons d'améliorer

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L'A'NNUAIRE

�Les Provinces Occitanes
AUVERGNE

(départements du Puy-de-Dôme, du Cantal et, en par¬

Clermont-Ferrand.

tie, de la Haute-Loire). Capitale :

Pays

:

Basse-Auvergné et Limagne, Haute-Auvergne.
François Ier.

Réunie à la France en 1523 par

'BÉARN

(département dés Basses-Pyrénées). Capitale : Pau.
Henri IV.

Réuni à la France par

COMTAT-VENAISSIN

(département de Vaucluse). Capitale

Avignon.
Pays : Principauté d'Orange.
Réuni à la France

en

1791. Orange en 1713.

(COMTÉ DE) (département de l'Ariège). Capitale

FOIX

Pays : Haut-Comté,
Réuni à la France par

:

Bas-Comté, Donezan.
Henri IV en 1607.

Foix.

(départements des Hautes-Pyrénées, Gers, Landes eé
partie, du Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Basses-Pyrt
Ariège). Capitale : Auch.
Pays : Albret, Marsan, Armagnac, Bigorre, Astarac,
Haut-Comminc.es, Bas-Comminges, Couserans.
Réunie à la France par Henri IV en 1589.

GASCOGNE
en

nées et

GUYENNE
ron

et,

(départements de la Gironde, Dordogne, Lot, Aveypartie, des Landes et du Lot-et-Garonne). Capitale :

en

Bordeaux.

Pays : Bordelais et Médoc, Bazadais,
ouercy.

Agenais, Rouer-

gue,

Réunie à la France, en

1453,

par

Charles VIL

la Lozère, Ardèche, Gard, Hérault,
Haute-Loire, du Tarn-et-Garonne, de
l'Ariège, des Pyrénées-Orientales et de la. Haute-Garonne. Ca¬
pitale : Toulouse.
Pays : Toulousain, Albigeois, Lauragais, Carcassez,

LANGUEDOC (départements de

Aude, une partie de la

Bas-Languedoc, Gévaudan, Velay, Vivarais.
Réuni à la France par Philippe le Hardi en 1271.

(départements do la Creuse, de la Corrèze et de la
te-Vienne). Capitale : Limoges.
Pays : Haute et Basse Marche, Haut-Limousin,
Limousin, Pays de combrailles, Nontronnais et

LIMOUSIN

Hau¬
BasCon-

folentais.

Réuni à la France par

Henri IV

NICE ((COMTÉ DE) (département
Nice.
Réuni à la France en 1860.

en

1589.

des Alpes-Maritimes). Capitale :

PÉR1GORD (département de la Dordogne et une

Garonne). Capitale : Périgueux.
Réuni à la France par Henri IV en 1589.

partie du Lot-et-

PROVENCE (départements des Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône,
et, en partie, du Var et de Vaucluse). Capitale : Aix.

Pays : Haute-Provence,

Basse-Provence, CraU et Ca¬

margue.

Réunie à la France en 1487 par

Charles VIII._

�36
ROUSSILLON

(département des Pyrénées-Orientales). Capitale

:

Perpignan.
Pays : Roussii.lon, Gerdagne, Conflent, yallespir, Fe„

nollet.

Réuni à la France

1659.

en

LLIVIA, capitale : Llivia.
Réuni à l'Espagne.
CATALOGNE.

Capitale : Barcelone.
Pays : Barcelone, Ampourdan, Vich, Vallès, Penedes
Ribagorça, Val d'Aran.
Réunie à l'Espagne en 1652.
,

ILES BALEARES.

Pays

Capitale
Maillorque,

:

Eivissa.
Réunies à

:

Palnia de Maiilorque.
Minorque, Cabrera,

Formentera,

l'Espagne.
VALENCE. Capitale : Valence.
Pays : Castello, Valence, Alicante.
Réunies à l'Espagne.
ALGUER.

Capitale

:

Alguer.

Réunie à l'Italie.

ANDORRE. Capitale : Andorre.

Pays neutre.

d'Auvergne !
gens de Catalogne, de Valence et de
Maillorque !
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D.) — Société des Sciences, Belles-Lettres et
Arts; — La Veillée d'Auvergne; — Société médicale; — Société de
Pharmacie; — Société d'Initiative rurale de la Haute-Auvergne (5,
Place du Palais.)'
Béarn : Pau : Escole Gaslou-Febus (Simin Palay à Gèlos, près
Pau); — Association Bégionalisle du Bassin de l'Adour (Duela, 42.
çue de Liège) Société des Sciences-Lettres et Arts; — Adadémie de Béarn.
Daupiiiné : Tulette (Drôme) : Lou Roudelet de Tutelo (à la Mairie)
Chabrian (Drome) : Jouiouso troupo /elihrenco de las Ribos deGranelo
(Gacian Amolric.)
Gascogne : Aucli : Société Archéologique; — Société historique de
Gascogne; — Escole Gaston Febus (Abbé F. Sarran, Pension Salinis.)
Saint-Gaudens : Escolo deras Pireneos; — Société historique du Comminges. Mont-de-Marsan : Société d'Agriculture, Sciences, Arts et
Manufactures; — Dax : Société de Borda. Saint-Girons : Société des

Vidal à Chateldon. P. de

Etudes du Couzcrans.
Guyenne : Bordeaux :

Académie des Sciences, Belles - Lettres et
Société des Archives historiques; — Société de Médecine.
Agen : Société d'Agriculture, Sciences et Arts; — Société de Médecine;
Jasmin d'Argent. Cahors : Société des études littéraires, scientifiques
et artistiques du Lot. Rodez : Lou grel Rouergas (Hôtel Rouvier, 2,
rue de Laumière); — Société des Lettres, Sciences cl Arts; — Société.
Archéologique. Giroussens (Tarn) : La Terro-Basso d'Albigés (Henri
Marty, Giroussens). Montauban : Escolo Carsinolo (Café de la Comé¬
die); — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts. Nérac : Esçoto
gascouno. Moncrabeau (Lot-et-Garonne) : Las Belhados gascounos
(D. Ficat.) Rabastens : La Lauselo Rabastinholo.
Languedoc : Toulouse : Escola Occitana (14, rue des Arts) ; — Tou¬
lousaine de Toulouse (3, rue Lapeyrouse);— Chorale Déodat de Sévérac
(69, rue du Taur); — Institut d'Etudes Occitanes, (52, rue du Taur);
Ligue Oc (50, rue Montaudran) ; — Office de Propagande Occitane,
(50, rue Montaudran); — Escolo Morundino (15, rue Denfert-Rôchereau) ; — Académie des Jeux-Floraux (Hôtel d'Assézat) ; — Acadé¬
mie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres (Hôtel d'Assézat); —
Société Archéoloqigue du Midi de la France (Hôtel d'Assézat); —
Société de Médecine; — Société des Artistes Méridionaux (3, rue StJean) ; — Institut d'Etudes Méridionales (52, rue du Taur). Mont¬
pellier : La Lauseta (Café de l'Hôtel de'Ville) ; — Escolo dou Parage
(M. Jean Fournel, 15, rue du Cheval-Vert); — Académie des Sciences
et Lettres; — Société archéologique de l'Hérault; ■— Société de Méde¬
cine et de Chirurgie pratique; — Société pour l'Etude des langues
Romanes. Béziers : La Cigalo Lengadouciano (Cité du Pastisson); —
Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers (8, rue de
Bonsi). Narbonno : la Cigalo Narbouneso (4, rue Auber). SaintesMaries-de-la-Mer : la Nacioun gardiatio (chez Courlas). Beaucaire :
Escolo d'Argenço (46, rue Nationale). Cette : Fclibrcnca de Sen-Cla
(chez Gustave Thérond). Lunel : Escolo doù Vidourle (chez Louis
Abric). Lunel-Vieil : Coumilal di Recoubranç.os Naiionalos doù Miejour. Alès : La Tabo (rue Saint-Vincent). Le Puy : Escolo Peire
Cardenal (chez Césaire Franc, biblioth. de la Ville) Société Académi¬
que. En Va : (Haute-Loire) : Escolo dou Boumbardament (chez J.
Eyraud). Combon (Haute-Loire) : Li Chivaliés de Sant-Uberl (chez

Arts;

—

—

—

Combon). Privas : Société des Sciences natu¬
de l'Ardèche ; — Foix : Société Ariégeoise des

J. Blanc h Jandriac par

relles et historiques

�Lettres, Sciences et Art. Carcassonne : Société Scientifique des Arts
Sciences. Nîmes,: Nemausa; — Académie de Ninies.
Limousin : Arpentât (Corrèze) :
Felibrige Lemousi; Escolo de la
Seniria (Ámédée Muzac, Bibl. de la
ville). Guéret : Société des Scien¬
ces Naturelles et
d'Antiquité. Limoges : Société archéologique et histo¬
rique. Tulle : Société des Lettres, Sciences et Arts.
périgord : Périgueux : Lou Bournal dou
Perigord. (R. Benoit 9,
Cours Michel-Montaigne); — Société des Beaux-Arts de la
Dordogne
(73, rue des Barris); — Société historique et archéologique du Périgord.
Provence : Avignon : Lou Flourege
(5, Palais des Papes); -*• Aca¬
démie de Vauclusé. Aix-en-Provence : Escolo de Lar
(Léon Eymard,
9, rue du 4-Septembre) ; — Académie des Sciences Archéologiques
d'Aix; — Académie des Eludes Provençales. Arles : Escolo Mistralenco
(Palais du Félibrige); — Palais du Félibrige; — Société Archéolo¬
gique. Bédouin (Vaueluse) : Li Galo-Bon-Tems (Louis Gerbaud).
Pertus (Vaueluse) : Aleneu de Perlus
(chez Ch. Cotte, notaire). Eyguière : Escolo felibrenco de la Crau (Paul Payan, avenue de la
Gare).
Garnies : Escolo de Lerin (à la
Bibliothèque de la ville). ChSteaurenai'.d (B. du Rh.) : Escolo di Tourre (chez Antonin Ginoux).
Garpentras (Vaueluse) : Escolo dou Vcnlour
(chez Alan Charasse, institua
leur à Beaumont d'Orangé
(Vaueluse). Gadagne
Lis
Enfant de Font-Segugno (Ach. Vidal, villa des Cigales).(Vaueluse)
Valreas (Vau¬
eluse) : La Poumú Vauriasso (chez Louis Bichet); — Secrétariat Gé¬
néral du Felibrige (Louis Bèchet,
compte de chèques postaux : C. C.(
Marseille 89,00.). Maillane : Secrétariat Général du Comité
des Reven¬
dications Nationales du Midi (Frédéric
Mistral, neveu). Marseille :
Escolo de la Mar (35, rue Monte-Cristo); —
Prouvenço (12, Cannebière); — Académie des Sciences, Lettres et Arts (40, rue Alphonse
Tiiiers); ;— Société Archéologique de Provence (63, Bd Longcliamp);
Lei Cigaloun Tambourinaire
(3, Bd Dugomier); — Musée du VieuxMarseille (Rond-Point du
Prado); — Maison de Provence, (22, rue
Montgrand). Toulon : La 'Cargo (12, Quai du Parti); —• Li Tambou¬
rinaires de Mirelhà (Foyer de la
Targo); — Académie du Var, (5, rue
Hoche); —• Les Amis du Vieux-Toulon. Forcalquier
(Basses-Alpes) :
Escolo dis Aup (à la Mairie). Sisteron
(Basses-Alpes) : Escolo de DurtHçtï (5; Grand-Rue). Draguignan : Société
d'Etudes Scientifiques et
Arché ológiques.
et

—

démia Nissarda

Dignc

:

Société

Scientifique et littéraire.

(20, Bd Mac-Mahon).
Perpignan : Casai Calala;

Roussillon :
talanes; — Société

Nice

:

Aca

Société d'Etudes Ca¬

Archéologique et d'histoire du Roussillon (Henri
Aragon, Chateau-Roussillûn. par Perpignan).
! Catalogne : Mancomunital de
Calalunya (Palau de la Diputaciô)
Aleneu Barçelones] — Academia de Buenos
Letras; — Institut d'Estudis Catalans; —
Assoociatiô] Pratectora de l'Ensenyença Calalana;
Jochs Florals
(Mallorca) —- Or/eo Calala-, — Orfeo Gracienc; —
Centre de Dépendants del Çomcrc e de la
Indusiria.
Institut de la
IJenga Calalana. Gi.rona : Jochs Florals ; — Associac.io Proteclora.
Vich : Jochs Florals; — Associacio
Proteclora. Leyda : Jochs
Florals;
Associacio Proteclora.
—

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Maillorque : Associacio per la Culiura de Mallorca
(Carrer del
Bisbe Maura, 2).
Valence : Jovenlut Valencianisla.
Lo Ral-Penat
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Paris.)

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Bonnafous, Lycée Henri

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L'Escolo de l'Alaubelo
Les Amis de la

(33, Bd Lefèvre), Paris.
langue d'Oc (J. Loubet, 355, Rue

de Vaugirard),
Paris xxe.
Lous Chanlaires Lemousis
Bd Voltaire). Paris.
(36,
La Provence
(12, rue
Paris.
Comité Central Séparatiste Catalan
(92, rue
Paris.
.

Notre-Dame-de-Lorettel,

-Groupe Occitan (159, rue de Flandre) Paris. de'Richelieu),
Association pour la iCùllure Catalane, (BdSaint-Germain, 121), ;

�Bibliographie Occitane
Nous
Nous y

publions sous cette rubrique la « Bibliographie Occitane ».
mentionnons tous les ouvrages qui sont publiés à notre con¬

naissance

au

cours

de Vannée d'Octobre à Octobre.

A

l'avenir nous y inscrirons automatiquement tous les ouvrages et
tous les périodiques qui seront adressés comme service de PfeSse soit au

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de

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50, bu6 Montaudban, Toulouse, soit, ìt TÒffice

Propagande Occitane, 50, iiuf. Montaudban,Toulouse, soit

à I'Association
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des «Amis du Livre Occitan », a Samatan
l'Almanach Occitan a 'Samatan. (Gers).

Toutes les réclamations, rectifications, demandes
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tanes. Un vol. (Librairie Gibert, Paris — 1924). Pr. : 10 fr.
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—

brairie

Deiauńay,

Clermont-Ferrand, 1924).

s

Catalogne : Tofnàs Garcés -— L'Ombra del Liadoner,
Un vol. (Librairie Italienne, Barcelone, 1924).
Caries Grando.
Eléments d'Orthographe Ttoussilnnnaise.

(La Tramontane, Prades (P.-O.), 1924) Pr. : 1 fr, 50.
Le Directoire Espagnol et la Culture, (Courrier Catalan,

poésies.

Utt-vol-

Paris, 1924).

Bergey Ma Garbeto, prose et vers, un .vol.
in-8, 100 p. (La Revue Méridionale, Bordeaux, 1924). Pr. : G fr.
A. Tâimn (de Baigts). Mous de. Pourcalè, comédie en 3 actes. Un
vol. in-12, 55 p. (Marrimpouey, Pau, 1924).
B: Sarrieu
L'Enseignement et les Divisions Universitaires au
point de vue têgionaliste. Un vol. in-8, 12 p. (Ed. Privât, Toulouse,
1924).
;
■
B. Sarrieu
Armanac dera Mountanho (Imp. Sentein, Toulouse,,
Pr.
:
0
1924).
fr. 60.
B. Sarrieu
La Graphie de-la langue d'Oc. Un vol. in-8, 18 p. (La
Revue Méridionale, Bordeaux, 1924).
S. Palay —- Almanach agricole du Bassin de r.4í?oiír(MáiTÌmpoucy
Pau, 1924). Pr. : 2 fr.
Honoré Dambielle —»- Théâtre fìégionalisle Gascon : Meslre e Bailet,
Cau le Médecin, La Pousoèro, comédie en prose. Un vol. in-8, 32 p.
(Editorial Occitan, Samatan (Gers), 1924). Pr. : 1 fr.
Dr Courbin
L'Ame Landaise : Isidore Salles. Un vol. in-8. (La
Revue Méridionale, Bordeaux, 1924). Pr. : 2' fr.
•
Eugène Larroqite — Letres Literaris (1873-1878) Un vol. (Ed.
Marrimpouey. Pau, 1924)..
Eugène Larroque — Letres Poulilics (Ed. Marrimpouey, Pau,
Gascogne : D. :— M.

.

..

,

—

—

.,

.

.

1924.
Ch. Dieuzède — Histoire de Samatan. Un
Samatan (Gers), 1924). Pr. : 10 l'r.

vol. (Editorial Occitan,
,

(Éd.

Lès Amis' dû "LivreO'ccïtàn,'Samatan' (Gers),

,

3 actes, en prose

Césaire Daugé — La H este de Cazires, comédie en
Un vol. in-8,-52 p.»
Labrouche, Ain-sur-Adour,
Navarrot — Obres, avec une préface de M'ichèl Cariiélat.
trait de l'auteur, Un vpi. in-8, Jésus, 100.p, Editorial

1924).

,

et Uh por¬

Occitan..

1924). Pr. : 7 fr.

�40

—

Charles Derennes.

~~

—

Rórnivatge, poésies,

teur d'après Pierre Gandon.
Un vol, in-8, Jésus, 100 p.

avec un

portrait, de l'au¬

(Editorial Occitan — Les Amis du Li¬
vre Occitan, Samatan
(Gers), 1924). Pr. : G fr.
Emmanuel Delbousquet — Capbai la Lana, poèmes
avec une pré¬
face de Antonin Perbosc et un portrait de l'auteur
par Paul Mesplé.
Un vol. in-8, jésus (Editorial
Occitan, Les Amis du Livre Occitan,
Samatan (Gers), 1924). Pr. : 5 fr.
Michel Camélat
Beline, poésie, troisième édition, nouvelle tra¬
duction française, avec un portrait de l'auteur
par Soudour. Un
vol. in-8, jésus, 200
p. (Editorial Occitan, Les Amis du Livre Occi¬
tan, Samatan (Gers), 1924). Pr. : 12 fr.
Michel Gamélat
Lola, poème dramatique. Un vol. (Editorial
Occitan, 1924) Pr. : 2 fr.
Félix Caraux
Capbet Nouslel, poésies (Marrimpouey, Pau).
Dr Cator
Obros gascounos (Imp. Seintcin, Toulouse).
—

—

—•

—

Languedoc

:
Jean Ladoux
Phonétique Occitane, un vol. in-8.
(Imp. Barthe, et chez l'auteur 88, Bd de Strasbourg, Béziers, 1924).
Pr. : 2 fr.
—

François Dezeuze
L'Apoulicaire purgat e Lou retour fachous,
(Ed. Dezeuze, Montpellier, 1924)
—

deux comédies

Jean Vinas

vol,

—

Raporl

in-8, 28
Roques
(La Liberté

sus

lou Councours de. Pauesio Oucilano. Un

(Imp. Générale, Béziers, 1924).
Nadal d'Ariego, conte en vers. Un vol. in-8,
16 p.
— Aurillac). Pr. : 1 fr. 50.
Armand Praviel
Histoire Anecdotique des Jeux Floraux. Un
vol. in-12, 376
p. (Ed. Privât, Toulouse, 1924).
Emile
gr.

p.

Clovis

—•

—

Barthe

Lous Bielhs, comédie en 3 actes,
prose. Un vol.
p. (Libr. Vinas, Béziers, 1924). Pr. : 6 fr.
Paul Albarel
La Lengo Meiralo, un acte en vers. Un vol.
in-8,
24 p. (Ed. A.
Brieu, Narbonne, 1924).
Paul Dunac — Meli, histoire d'amour. Un
vol. in-32, 64 p. (Imp.
—

in-8, 120

—

Languedocienne, Toulouse, 1924).
Durand Picorai

Lou Mariage de
Peyroulou, chansons et contes
Rouergue (Imp. Garrère, Rodez, 1924). Pr. : 3 fr. 70.
Archevêque de Narbonne et Pape
quelques consuls de Narbonne (Ed. Privât,
Toulouse, 1924.)
Jean Vinas
Rapport sur le Concours de Poésie Occitane. Un vol.
in-8, 10 p. (Imp. Générale, Béziers, 1924).
Elie Reynier — Le
Pays de Vivarais, études géographiques et
économiques. Un vol. in-8, 172 p., 41 pliot.., 21 cartes.
(Ed. Rey¬
nier, Lyon, 1924, c. c. 5284). Pr. : 12 fr.
Emile Barthe
La
Cocho-Beslido,
un acte en vers. Un vol. in-8,
34 p. (Libr.
Vinas, Béziers, 1924).
Emile Barthe
Pèço à Dire (Béziers, 1924).
Joseph Marcellin
I debas de Gange, chanson avec
Tarboureich, illustr. de Marsal (chez' l'Auteur. Garge musique de
(Hérault),
—

du

Paul Albarel
Un Troubadour
Les Armes
parlants de
—

—

—

—

—

—

Rozès de

Brousse et Praviel
Anthologie des Jeux Floraux (13241924). Un vol. in-8,'écu. (Nouvelle Librairie Nationale,
Paris, 1924)1
Pr. : 20 fr.
—

Antonin Perbosc

Contes de la vallée de la Bonette.
Un vol. in-

—

12.

(Ed. Masson-Champion, Montauban-Paris,
1924). Pr.
Antonin Perbosc
Lo
—

Toulouse-Paris, 1924). Pr.
Antonin Perbosc

(Editorial Occitan
1924). Pr. : 12 fr.
Antonin

Perbosc

—
—

—

Toulouse, 1924). Pr.

:

Marçial

12 fr.

Lo Libre del

:

5 fr.

Occitania,

Campesire. Un vol. in-8, jésus.
Occitan, Samatan 1(Gers),
"

La Debanadora.
5 fr.

fous, Carcassonne. 1924).
;

:

Les Amis du Livre

Abbé J. Salvat —La

Limousin

Libre dels Auzels. Un vol.
(Ed.

lenga d'Oc à

Peyrichou

—

la

Un vol. (Ed. du Travail

—

Gleyza. Un vol. (Ed Ronna-

Marrons frais et Châtaignes sè-

�—

—

1924).

les Albigeois

de la Croisade contre
— La Chanson
vol. (Ed. de Broccard, d'Ares, 1924.

Jean Audiau

Trad. fr.

un

Peyricliou, Li¬

françaises et limousines. Un vol. (Ed.

clies, poésies
moges,

41

—

René Farnier — Tras Ion plai, comédie limousine en un acte, pro¬
se. Un vol. in-8. 40 p. (Ed. Perrette, Limoges, 1924).
Jean Audiau — La Pastourelle dans la poésie occitane du Moyen-

Age, texte et traduction. Un

vol. in-8, 182 p. (Ed. de

ris, 1924).

Boccard, Pa¬

— Lou Librihoun dou Rcire. Un vol. in(Aubanel, Avignon, 1924).
Frédéri Mistral inlime. Un vol. in-8, 8 p. (Marrimpouey, Pau, 1924). Pr. : 9 fr. 50.
Marius Jouveau — Pignond lou Mounèdiè, conte arlaten. Un vol.
in-12, 150 p. (Ed. Roumanille, Avignon, 1924). Pr. : 0 fr. 50.
Paumarès de VEscolo pouvençalo « La Pervenco », Discours de Valère
Bernard et Marius Jouveau. Un vol. in-8, 16 p. (Ed. du Petit Mar¬
seillais, Marseille, 1924).
Alexandre Paul
Les Ferigoulettes, contes. (Ed. Porcel. Toulon,

Provence

8

carré, 78

:

Jules Mayen

p.

Marius Jouveau

—

—

1924).

Carlabeu de l'Avign'ounenco, poésies choisies et
vol. in-8, 48 p. (Ed. Aubanel, Avignon, 1924).

comptes-rendus.

Un

Ligue des Chefs de

A la gloire du Midi et du XVe Corps. (Ed. de la
Section et Soldats Combattants, .Paris, 1924).
Ch. P. Julian et P. FonLan — Anthologie du Félibrige

Provençal

(2° partie : de 1850 à aujourd'hui). Un vol. in-16, 550 p. (Ed. Delagrave, Paris, 1924). Pr. : 7 fr.
Jean Bessat
La Fèbre dou iravai, chanson avec musique. (Ed.
Bessat, Arles, 1924).
Antoine Ginoux
Lis Estello dou Paradou. (Ed. Ginoux, ChâteauRenard, 1924).
—

—

Charles Naudot
set.

—

La Saladello, chanson avec

(Ed. Naudot, Salin-de-Giraud,

musique de J. Be-

1924).

Albert Roux — Lou Proufdaire Greja, conte. (Ed. Roux.
lhac (Gard), 1924). Pr. : 2 fr.
Paul Roustan — La Fiho dou Rei Reiniè, drame en 3 actes en
traduit du danois. (Ed. Roustan, Alès (Gard),
:
Marius André — Emé d'arange un cargamen, poésies, un

1924). Pr.

illustré p. R. Joël. (Ed. du Cadran, Paris, 1924). Pr.
Paul Arène — Poésies Provençales, présentées par
avec

:

Sani-

5 l'r.

15 fr.

vers,

vol.

Joseph Loubet,

portrait inédit de l'auteur par Cazals. Un vol, in-8 jésus,
(Editorial Occitan - Amis du Livre Occitan, Samalan (Gers),

un

100 p.

1924). Pr.

:

7 fr.

Baptiste Bonnet

—

Pages Provençales inédites, avec un

de l'auteur. Un vol. in-8 jésus, 100 p. (Editorial
du Livre Occitan, Samatan (Gers), 1924). Pr. : 7

Occitan

fr.

portrait
Amis

—

notes de voyage, in-8,
Vaison, 1924).
Frédéric Mistral
Mireille, illustration de Montenard. Un vol.
44 dessins. (Ed. Dorbon, aîné, Paris, 1924). Pr. : 30 fr.
Ch. Louis Pépin. — Aloucucioun, un vol. in-8, 16 p. (Ed. MacabetVaison, 1924).
Joseph d'Arbaud — Nouvè Gardian, conte illustré par L. Lelée.
Un vol. de luxe (Le Feu, Aix-en-Provence, 1924).
Paul Ruat 1— De Mounl-Rièu en Ligurio,

30 p.

(Ed. Macabet

—

—

—

Théodore Aubanel, avec son portrait. Un vol. injésus.'(Aubanel, Avignon, 1924). Pr. : 10 l'r.
Paul Ruat
Lou Viage de Figuig, récit de voyage. Un vol. in-8,
29 p. (Ed. Tacussel, Marseille, 1924).
J. Castagno — La grande piela de Carnaval, comédie toute en
vers. Un vol. in-12, 87 'p. (Ed. J. Brabo, Alès, 1924).
Bruno Durand
Grammaire Provençale, avec préface de Jules
Pavot. Un vol. in-18, 150 p. (Le Feu, Aix-en-Provence, 1924). Pr. :
José Vincent

—

16

—

—

4 fr. 50.

Emile Ripert — Le Félibrige, un vol, in-16, 200 p. (Armand
Paris, 1924). Pr. : 5 fr.

Colin,

�Frédéric Mistral

thier,

un

: Les Fêles clc la
Tarasque, trad. dé-Antoine Bervol. in-8, 40 p. (Ed. Moullot, Marseille, 1024).

Gharloun Rieu

—

Li Gant du a

musique, préface de F. Mistral.
seille, 1924). Pr. : 5 fr.

Terrain, nouvelle édition avec la

Un Vol.

in-8, 84 p. (TScUSsel, Mar¬

Albert Chàilan
Documents inédits sur les relations de Marseille
et de la Provence avec
Cayenne (1763-1764). (Ministère de l'Instruc¬
tion Publique, ' Paris,
1924).
Dr F. Clément
La Consulio de
Favoaio, pièce en un acte, prose.
Un vol. in-8, 30 p. (Macabet,
—

—

Léon Teissier

Un vol.
5

fr.
L.

—Vaison, 1924).

La

grande dot Provençale, études dantesques
in-8, 100 p. (La Revue Méridionale, Bordeaux, 1924). Pr.

Honoré

—

—

Lou poueto

:

Felip Charnier de

Bargemùuse (18331903). Un vol. in-8, 16 p. (Ed. Ncgro, Draguignan, 1924). Pr. : 1 fr. 90.
Vernon Loggias — Frédéric Mistral
poel
of
Ilie sol. Un vol. in-8,
16 p. (The Sewance Review,
New-Yorck, 1924).
Ludovic Souvestrc
Cantico a Sa ni Sis, musique de l'abbé Pons.
Un vol. in-8. (Bertliier, Beaucaire,
1924).
—

Antoine Ginoux

que.. Un vol. in-8

—1

La Cansoun de VEscolo di

Tôùrre,

(Bertliier, Beaucaire, 1921). Pr.

:

avec musi¬

0 fr. 50.

Georges Martin — La Cansoun di Jouine. Un, vol. in-4. (Ed. Marthi, Nîmes, 1924).
A. Bigot — Œuvres
complètes. Un vol. présenté par S.-A. Peyre.
ÍEd. Azémard Cousins, Nimes,
1924).

LES PROVINCES OCCITANES W

(Histoire

-

Lettres

Arts

-

Économie

-

-

Avenir)

L Auvérnho
La terro auvernhato.es
ornes

saberuts

uno

de las

plus viélhos. dé Fransô; lous

pougut dire que nostros mountanhos bandaboun
lours bonos dins lou cièu alèro
que tout al tourn l'autre pats trescoundia dins l'aigo salado. Lous volcans
escampaboun fums, cendres
è péiros; quand quitéroun
d'esCupir, que touto la térro pouguét
s'efrezir, ati, venguéroun lous prùmiers omés. Es atau
four-,
zigant al Puéch Courny, prochí d'Ourlhat, è dins lous qu'en
sables raspalhats pels glaciers se trobo d'osses é d'armos de la préistorio. Dins
nostro viélho lengo rufo coumo la
razo, tindairo coumo la voutz dels
braus la primo, demoroun forses mots
celtics.
Lous Roumans auguérouii masso
peno a castiar lous Arvernes è
lou famus Cezar
dats bourruts è

(1) Nous

an

lampét de flairo lou ser de Gergovia facio lous souifouréges de Vercingétorix. Masque la bouno entento

avons commencé l'an

dernier la publication de Notices sur iros
un écrivain
occitan. Nous publions

Provinces. Chaque notice est confiée ù
la deuxième notice :
L'Auvergne,

du

rédigée

Félibrige.

Nous

avons

publié

en

1924

Le

:

paléographe.

Ces notices n'ont qu'un but
tans.

:

par

Périgord,

donner

une

M. Louis Delhostal, majorai

par

M. G. Lavergne, archiviste

idée d.'ensemble des pavs occi¬
•

�la prumiéro qualitat de nostres paires é quouro Ion boun
gai d'Auvérnho anét virai' l'uélh dins las preisouns de l'éclo a Roumo, lou païs se laisset metre lou joug. AI tourn de las forints salados
ou
picairos cado cop que se boulègo do la tèrro, se souspèzo de las
medalhos, dels têts de toupins d'aquel temps. Lous Ro.umans mèstres del soù n'en proulitèroun per far passar suis puéehs lou eamin
grand d'à Lyoun a Bourdéus. Gardéroun l'Auveruho gairé mai de
quatre cents ans; labailéroun als Wizigoths; Clovis que voulia metre
sa man pertout
estendét sa pauto sus nostre païs; mès lous sius filhs
chicanaircs è batalhaires abouquèroun lou sang dens las pianos de
la Gero, prochi Counros.
Venguét aléro lou temps dels senhours è de lours castèls quilhats
sus ia pounclio dels rocs, ount
l'aigo dels rius marcabo cauque pas¬
sage pel coumerce ou cauque postoun de batalho. La devoutioun atroupelabo lous vilages jous las parcts dels Moustiers è d'aquel d'Ourlliat sourtia lou prumiér papo frances Gerbert, noummat Sylvestre II.
Lous crestians se bastîan las gléijos dins lou biais rouman-auvernhat
coumo N. D. dels Miracles a Mauriac, las t.ant poulidos gléijos SantPaul a Issoire è Sant-Julian a Brioude. La fe éro talament vivo qu'eç
a Glarmount en 1095 que lou papo Urban II venguét predicar la pru¬
n'èro pas

miéro crouzado.
L'AuVernho éro passado al comte d'à Toulouzo é d'aqucste
Ihaume cap d'estoupo comte d'à Peitiers. Es de pensar
t'erraire se mesprezabo pas car Philippo-Augusto lou prenguét
en laissant soulament darrièr lou coumtat d'à
Clarmount.

a Guiqu'aquel
per el

ldéio

lai aquelo despartido menara de las baluéstos.
Lou réi Juan lou Boun, mai zo fouguésso gaire, bailét l'Auvernho
per legitimo a l'un dels sius filhs. Lous Anglés que tenian tout un
courniér del Mièjour voulguéroun s'arapar sus nostres sucs; Cariai,
Sant-FIour é tant maites d'endrechs lour faguéroun regisclar mai
d'uno dent de las 'maissos. Nostro prouvenso passét sus la lin dins la
farnilho.dels Bourbons é quouro lou darriér auguét Iougat soun espazo
a l'Espanho, Frances Ier n'en proufitèt per li doustar la bouno terro
auvernhato en 1531; soul lou coumtat d'à Glarmount demourét al
despart.
Trop tempéris lous Auvernhats manquèroun pas do.se foutralhar
dins las guerros de religioun; catoulics é ugounaus se disputéroun
mai d'uno vilo talament que d'unssos n'en paliguéroun de longos
annados. Es atau qu'Ourlhat fouguét prezo pels ugounaus en 1569;
Ambert è Issoire li passèroun en 1577. Lous senhours abian tournât
quilhar la cruco dins aquel desturbe sus la terro matrassado. Henri IV
n'oublidét pas de far razar en 1604 lou castèl d'à Cariât ount Margot
rnenabo bouno vido è.en 1610 lou coumtat d'à Clarmount fouguét
malurouzo; d'aro

en

eilclahat dins la Franso del réi.
La pats tournabo pas per aco;

cadun se crezia mèstre chaz.el è
d'Auvérnho per
picassèl d'ordre; la mito sarrêt dur; 350 persounos se troubèroun coundamnados è 96 forobandidos. D'aquel cop tout se tenguét tranquille dusquo a la Revoulutioun que de î'Auvérnho tirét dous
departaments lou Puèch-de-Dôme, lou Cantau é bailét Brioude a la
Lois XIV

nietre

en

1665 assemblét lous Grands Journs

un

Nauto-Leiro.

Quouro lous troubadours faguéroun lou renoum de la lengo d'oc,
païs se sentiguét del vezinage del Lemouzin è d'unsses passè¬
roun sens fasti de l'uno a l'autro prouvenso. Gracio al majourau R.
Lavaud counissem cauques tros de lours obros. La Basso-Auvérnho
es fièro de Guilhaume Roubert Ier 1169-1234, Roubert d'Auvérnho
evesque d'à Clarmount, Péire d'Auvérnho, Péire dé Maensoc, Ugo
d'à Peirols, Bertrand II de la Tour, Miquèu do la Tour. Dins la NautoAuvérnho nous fazèm glorio de Péire d'à Vie, mounge de Montaudon;
nascut al Galtèl-Viélh d'à Vie entre 1145 é 1 150 è que trevèt un bolicin pértout, sa vido masso dissipado, de Guilhaume Moïsset nascut
prochi d'Ourlhat, de Pèire Roziers canounge d'à Clarmount, Ebles
d'à Sagnos, Dono d'à C.asteldoze, Péire d'à Cols prochi Vie, Faydit
d'à Beïlestat, Bernât Amoros, Cavaire, Astorg d'Ourlhat, Astorg d'à
Segret. Quouro lou réi de Franso forobandiguét la lengo d'oc dels
nostre

�—

44

—

actes dels noutaris ou dtèls libres counsularis, nostro parladuro derhourét la lengo dels pacans; enfecido de françimand, abastardido,

dcspoulliado dels mots que noummaboun pas las cauzos de cado
journ, venia pla piètro. Ourlhat è soun tërradour abian gardat lou
lengadoueian ; de délai las mountanhos è dins la Basso-Auvérnho
parlabo lou nord-occitan amb,
plasso del c dur.

se

Passo

boucin lous cent

un

ans

coumo

al Lemouzin, lou ch

en

qu'un mège d'à Boueisset, en Naulo-

Auvérnho, Juan-Baptisto Brayat 1799-1838 auguét l'éime d'escrieure
dins la lengo del pople. Bouquier, J. Labouderie (1776-1 849), Frédé¬
ric de Grandval (1802-1839), Juan-Baptisto Véyro (1798-1876) amb
sous Piaulais d'un Réi-pelit,
A. Boncharel (1832-1889), Ion canounge

(1844-1904),Lois l'ioissière (1863-1898), F. Courchinoux (1859-1902)
seguèroun la mémo dralho. Lou grand Verme(1850-1910) dins sous dous libres : Flour de Brousso è Jous la
Gluchado reviscoulét vertadièrament la lengo mairalo è auguét l'ounour de pourtar lou prumièr la cigalo de majourau en Auvérnho.
Aprèp eau noummar lou majourau Duc de la Sallo de Rocomaure
(1856-1915) amb sous Coules Carladéziens è Les Troubadours canlaFau

amb La Pousco d'or

nouzo

lìens, R. Four (1877-1918) amb
Limanho

:

sos

Cansouns d'Auvérnho. Dins la

Michalias dounèt la butido amb Ers de. lous Suts è Ers de

d'uen Païsan. Al

journ d'uéi lous felibres de Nauto-Auvèrnho s'agru-

méloun dins l'Escolo Auvernhalo; la majo part escrieu dins la revislo
Lo Cobrelo; Trin è Galèry se viroun coumo ieu mai vers Toulouzo.
Dins la Basso-Auvérnho lou Mèstre en gai saber Vidal atroupélo
lbus felibres dins l'Escolo de Limanho.
Touto uno vido nouvélo de Beutat semblo s'espandir sus nostro
terro. Dins lous morts d'iér ou lous vivents comptam coumo muzicaires : R. Chabrié, R. Laparra, Canteloube de Malaret, Marius

Versepuy etc...; coumo pintres : W. Laparra, Marty, Fonfreide,
Capitaine, Busset, Pérouse, Chabridon, etc...; coumo escrincelaires :
Champeil, Capmau, Camus, Vaury, Descoinps, Paulin, etc...; touto
uno

meno

de jouvents darriér Pourrat è Gandilhon Gens-d'Armes
en frances l'Auvérnho.

canto ferme

Nostre terraire n'a pas prou
Praco Clarmount prend

carboun per mountar de fortos endusla majo part del trabalh del caoutchoux, gardo sos fabricos de pastos, de fruchos coulidos, tiro lou su¬
cre de la beletorabo; Thiérs es jalous de soun renoum
per toutes lous
talhs, coutéls, razours, etc... Ourlhat, engino de las bezucarias de
coueire, dels parapléjos, de las galoclios; la dentélo se pérd de mai
en mai. Es de creire que
plus tard, quouro la forso de l'aigo de nostros ribiéros sera miélh culido se
pourra far mai de cauzotos ï'ibèrn
è la juinésso que davalo Espanho ou va se barrar dins las vilos pudentos demourara dins nostre pais sanitous. Tout aro, l'estiei
sèm
prou preissats. En Limanho se culis lou blal, la civado, lou razim,
frucho de tout biais; en Planezo, la lentilho, lou segol; un pauc pertout eau dalhar, gardar las vacos, far la fourmo d'Ambert, lou SentNectari, la fourmo del Cantau, lou froumage blus que revérto lou
Rocofort. La vento del bestiau, del cabalin emplis lou boursicoun;
rnès l'ibérn long manjo la vido ganhado al soulelh è. lous
jouvents
s'en van. Despachém-nous de lour bailar del traballi
quouro la nèu
nous clabo dins lous cantouns se voulèm
pas perdre lou melhour de
trias.

nostro

rasso.

Cau pas oublidar, d'atantpauc, que lous « touristes » è lous
jaires que venoun s'espassejar dins nostros mountanhos ou

aigassese garir
Vic-sur-Cero, Caudosaigos, Royat, Lou Mount-Dore, La Bourboulo, Castél-Guyon, etc... ajudoun per lour part a la fourtuno de
a

l'Auvérnho.

prou

Dounèm-lour bouno idéio
en far estreno.

de vido per lour

de

nostro

terro

que

Louis Dei.hostal,

Majorai dou Félibrige.

porto

�Espigas Occitanas
LA

SANTO

MOUNTAGNO

Sus li rouino de la Routoundo, Boùrget, lou presidènt dou Clube,
avié fa carreja cènt toumbarèu de bono terro e avié fa planta d'au-

brihoun

mountagnié de touto

meno.

De blacasset fourmavon l'en-

claus e de roumanin bourdavon li draio. Li mato de bouis alternavon
emé li mato d'argelas. De pertout la ferigoulo fasié tapis. A la bello

cimo, uno piboulo se dreissavo, desbraneado, em'
fueio soulamen

au

que i'ère
l'ordre du jour ».

bout,

escri

cussoun

Enfin

e

pourtavo

un

un plumaçho de
bounet frigian subre un es-

: « La Vertu, l'Honneur et la Probité sont à
sus aquelo colo apoustisso, avien larga d'a-

gnèu, de cabret, de galino

e même quàuqui lapin. Aeo fasènt, li mou-,
nedié avien vougu auboura un autar à la Nature, divino nourriguiero
dou Mounde. E sus aquel autar anavon dire la Messo pagano.

Descmpièi sdulèu leva, uno centèno de jouvènt, trepavon la feri¬
goulo en eantant d'inné pastourau. Fasié gau de vèire aquèu cor de
bergié e de bergiereto camina dius li draiou serpejant de la SantoMountagno, e vous sarias pas cresegu dins lou tèrns sanguinous qu'èro. La fouio arrivavo d'à-cha-pau e se groupavo à mouloun crèisse
à i'enlour de la piboulo emplumachado. Quand fugué l'ouro de la
ceremounié, lou fube èro à soun plen; restavo plçço que pèr li mem¬
bre dou Coumitat e soun courtège; lis inné pastourau avien feni dins
lou grouûn e lou sagan; de tèms en tèms clantissié un couplet o dons
dou

«

Ca ira

».

Alor, lou canoun petè sus li bàrri de la Porto de l'Aura, toucant la
Tourre di Mourgo, e la prouçessioun civico
Plan de la Court ounte s'èro fourmado.

pareiguè

que

venié dou

En tèsto, marchavon uno vinteno de jouini-flho vestido de blanc,
centurado de blu, de blanc e de rouge, e pourtant de rampau d'oulivié à la man. Darrié, dos miolo griso tiravon un araire enribana;

càrri,

e de t.inèu liguravon li vendumi, e
pourtavon de flasque e que bevien lou vin
qu'avié de saco d'estrasso pèr ensài'i,
un
patiaire man ligado darrié l'esquino, representavo un « chifounié »,
aco se devino; mai ço que s'esplicavo gairé bèn, es un mouro em' uno
mourescot rounant souto un arc de triounfle en branco de lausié. Pièi,
l'on vesié uno pichoto guihoutino que Cambo-de-Siblet, bourrèu
oufleiau, n'en fasié amira lou mécanisme à chascò pauso. Sus uno
taulo triangulàri, très orne aubouravon un disciple de Marat, couifa
dou bounet rouge e vesti de telo blanco à raio bluio, e caminavon
gravamen-souto aquéu pes.
sus

un

un

destret, de tino

seguissien de jouvènt
de Cran. Escambarla

que

sus un ase

M.arius Jouveau, prouvençau.
(Pignard lou Mounediè)
Bibliographie.

—

Eléments de

grammaire provençale. 1907, in-12, 64 p.,

Ruai, Marsiho. — En Camargo, sonnet, illustraeioun d'Ivan P. Pranisnikoff; 1909, in-4 90 p., edic., û'En Terro d'Arle, Arle.— Coume moun paire,
vers prouvençau, precedi d'un estudi de F. Bertrand sus lou l'elibre Auzias
Jouveau : 1914, in-12 carra, 123 p., Rounamille, Avignoun. —Lou Grafoulogue, eoumèdi, 1 acte en prose; 1919, in-12, 32 p., Brun, Ais. — La Flour
au

Casco, pouèmo de guerro; 1919, in-12, 160 p., Roumanille, Avignoun.

—

Image flourenlin, pouèmo, emé traducioun italiano d'Alessio di Giavanni,
1921, in-12, 100 p., Roumanille, Avignoun. — Poulres d'angle sculptées à
Arles, gr. in-8, 8 p. — Pignard lou Mounèdiè, conte arlaten (Roumanille

Avignon, 1924).
Mant article arqueouiougi o etnougrafi sus Arle; trobo
Armand, etc...
Pèr parèisse :

—

lis

■—

e

Vue counferenci

Touloun

:

Frederi

en

e novo

dins

prouvençau lacho en Arle, Avignoun, Marsiho
sa vido e soun obro. — LouDra, la Tarasco e la

Mistral,

�—

Cabro d'or.
çau.

—•

La Cansoun

—

46

—

poupulàri en Prouuénço.
Li Nouué prouven— Li Boumian. — Li Biou de Camargo. —

Li Cansoun de Mistral.

Danis Cassan.

—•

Sèt Cansoun

d'At'le, pouèmo.

PASTORA
Es l'ora ont lo solel davala,
suis brancs s'asiaudis la cigala.
L'ombra derrata pels penjals
coma uu ramat de perdigals.

Sus la greza, al trelus, s'arbora
ùna druna e fresca Pastora
que, sens esclops e sens capèl
aqui pastenga son tropèl.
Es

Dins uria tosca dé pi merle
a un bel estufladis de
Merle.
Sus un boison i a un Rosinhol

i

que canta a

De sauturlaires galapastres
moscalhan los nolents mentras-

(tres.
Al cap d'un case, un Podiquet
A la Pastora ten caquet.
«

Tôt

plec de gargalhol.

Pastoreta

blonda,
belugueta coma una ironda,
que diûs lo lum va, vira, ven,
ambe sa pamparruga al vent.
una

uflas d'un trefoliment bauch

qu'emplena tôt lo cel de gauch.

Que dizes amont, tu pecaire ?
Per orta, on viu content de
(gaire.
lo, n'ai ni pan ni vin ni res.
Cal que d'amor èstre cobès.

tropelada,
despeloca sa conolhada,
e son fus, sempre viradis,

«

tôt de nonent s'arredondis.

«

Gap de pensament la coreacha;

«

—Tu, Mezengueta ?

«

lo mai polit niuc que se veje !
Ë tu Lauzeta ? — Cap al

al
—

se

en

gardant

solel-colc,

sa

son

èl agaeha

vei dins sa raior
levai' l'alba de l'amor.
aeo se

Las

oelhas

«

—

—

escampilhadas
jols folhacs de las garrolhadas,
son

ont troban lor brave sadol
de cap-roset e de serpol.

«

«

Quinze
(o setze,

—

—

Aco's

qu'amont

que

tôt

es

(cèll
bèl».

Totes los auzèls dcl campèstre
dins la greza : ont poirian

son

(èstre
La greza es tota capelada
de floretas ont fan volada
mila e milanta parpalhols

blancs, rojes, blaus
Dins l'aire

e

mirgalhols.

grand vol de Catiralireja de canturlas
(purlas
un

(Lo Libre dels Auzels).

?

pastorèls
qu'an pastencst ant encantarèls 1
melhor

Sul

Astrucs

solel-colc que

los

s'emporpora,

aquela mannada Pastora
pastoreleja dos tropèls :
Un de motons, l'autre d'auzèls.
Antonin Pekbosc, lengadocian

Bibliographie

: Remembransa, 1902. — Lo Got
occitan, 1903. — Cansons
del Got occitan, a.m las melodias de Paul Vidal e Paul Rejin, 1904. — Contes
jpopulars gascons, 1905. — L'Arada, 1906. — Guilhem de Toloza, 1908. —
Anthologie d'un Centenaire, pages, choisies des écrivains tarn-et-garonnais,
1908.
Contes Populaires, Première série, 1904. — La Pastorèla, 1921. —
Solèillelle, 1922. — Las Cansons del Pôple, 1923. — La Debanadora, contes en
vers (Ed. du Travail, Toulouse, 1924). — Contes
Populaires de la vallée de
la Bonnete (Ed. Masson-Champion, Montauban-Paris, 1924). — Lo Libre
dels Auzels, 1924 (Librairie Masqueste, 7, rue Ozenne,
Toulouse) Pour paraî¬
tre en 1925 : Lo Libre del Campesire (Les Amis du Livre Occitan, Samatan,
Gers.)
—

SERMON
Som

vengut métré lo foc à la tèrra. (Luc, xii, 49)
Aquelas paraulas de Nôstre-Senlie foguèron complidas lo bèl e
sant jorn de Pentecosta, dont uèi celebram lo remembre. Corn dis
lo libre dels Actes dels Apostols, « quand foguèt
vengut lo jorn de
Pentecosta, èran totis acampats dins lo même loc. Tôt d'un cop,
venguet del Cèl un bruch pariu al vent que bufa fortament, -e comolèt
Postal ont se trobaban. E vejèron corn leńgas de foc
que se despartiguèron e se pauzèron subre cadun d'elis. Foguèron totis comols del
Sant-Esperit e se metèron à parlar d'autras lengas que lo Sant-Es-

�47

—

—

périt lor inspiraba. Entre los Jozius que se trobaban à Jérusalèm,
n'i abià de lotas las éncontradils que son jol solelh : totis corriguèron
en tropèlada,
e foguèron subrestonats, pramor que cadun los auzisià
parlar sa lenga. Susprezis e estabozits, dizian : « Es'qu'aquelis Ômes
que parlan, son pas totis de Galilèa 1 Com se pod far, que los auzisèm
parlar cadun la lenga de nostre païs 1 « N'èran totis palifieats, e, com
non sabian que ne pensar, dizian entre élis : « Que podrià plan èse
aco ? » E qualques-unis dizian en se trufant : « Son plens de vin novèl ».
Es pas mens que, à la nèit del preinièr jorn de predicacion,
Pèire poguèt comtar très mila batizats. Non sai se, com ôc ai

Sant
legit
dins un polit libre del Me.jan-Atge escriut per un trobador de Bezièrs, i'abia à Jeruzalem Jozius de Provensa e de Gasconha; so
qu'es segur, es que, d'aquel jorn en abant, la fe crestiana s'espandiguèt merabilhozament sul monde conegut, e nostre païs non demorèt gaire à resaupre l'Evangèli, la bona novèla.
(Sermon de Santa Estella)
Abat Jozep Salvat, lengadoctan.
Bibliographie

La lenga d'oc a ta gteiza (Ed. Bonnafous, 1924, Carcas-

:

sonne.)

QUAND L'ENTRE-MUEI DI BRANCO...
Quand l'entre-muei di braneo es un castre d'estello,
Vers la pinedo, o lis aubero de la font.
Te menarai. L'idèio, au founs de iéu fldèlo,
A travès li jour van e li trigossi long,
.

Trevavo
'Mé

aquelo

vau; e

la niuo

me

respond

l'aigo, li grihet, li brudo e lou silènci.

Escouto. Soun tóumba li tèms fèr de doulènci.
an grandi. Mai lou rode e lou céu
Soubron la mémo pas e la mémo innoucènci.
Lou darnié batemen de l'aio d'un aueèu
Esto niue douno encaro ii nosti cor nouvèu

D'ùnis aubre

uno alo dins li broundo,
l'enfanço prefoundo,
E l'esperage esters de la jouvènço. Eici
M'abrigave, soulet, lou sèr, di causo broundo,
E dins tout ço que mounto e règno, à jour-fali,

L'esmouvènço d'antau;
E

—

tout l'estounamen de

Enaurave en secrèt un mai siave aveni.
Noste amouV a lueha dins l'esglai, mai, escrèto.
Sa forço aura sourgi di calamo secrèto.

Sully-André PeYre,
Bibliographie

En

:

d'Escriueto, poésies.

—

prouvençau.

préparation : Lou Janssemin, poésies.
Nouvello nov(r, nouvelles.

—

Lou libre

SONET DEL FER-SE CLAR
Quan ancara lii havia un xic de lluna

pels marges olorosos del cami,

sota'l

raig de la font, aque'll mati,
s'omplia tôt cantant, l'àmiora brima.
Beveu, Senyor ! — i en el mig-riure d'ella,
lii tremolava'l goig d'un ser feliç.
Jo tôt bevent, copsava el gran encis,
que floria en el cos de la donzella.
—

De la font de l.'Auior, l'aigua pieanta,
m'entrava gorja endins, canta que

Brillava'l

ì'ls bons

eanta.
cel, espurnejat d'ocells.
fruiters, Uuint la fruita oncesa,

cridaven els merlots, amb gentilesa :
L'Amor és un repic de cascabells
—

!

—

Joan-Maria Guasch.
Bibliographie

:

Jeunesse

(190ÓJ

—

Pyrénéennes (1910)

—

catala.

Présent (1912 '

�48

_

DE

FLOU

A

-

CARE

Quin hat, beroye Estranyère, a boulut
Que toun cami, ta loegn de moun abiade,

Dab moun eami hasousse la croutsade ?
Lou Diu d'amou, ça-n pa, qu'at a sabut....

leuyère,

Que-m dés lou floc de ta gràci

yoénesse en flou
bèt de nouste amou,
Qu'ey demourade à la mie estranyère....
Tabé n'èy goayre sentit lou degrèu
Dou flouch ligàmi deshèyt, ne lou hèu
De l'adiu qui nou-ru dechè nade plague....
E n'ey saubat qu'u rebroum amistous
Dous tous oélhs berds, coulou d'aygue, e lou goust
Dous tous pots, frèscs coum lou sang de l'arrague..
L'eiieantamén de ta

Mes toun ainne, au mey

Adrien Bibes,
Bibliographie.

—

MIG-DIA

EL

btarnes.

Œuvres manuscrites.

A

MONTANYA

ramat, baix el sol, extès reposa.

El
La

pastora

De la

'1

que

flor gentil

serva,

desfulla al vent la rosa,
D'un cantar, corn son ànima, tranquil.
L'amor sent bategar en ses entranyes
El dalit impossible d'abrasar
En un bes de sa boca a les montanyes
Que, corn nuvies, sôn dolçes de besar.
Les montanyes ofrenen ses nueses
Al mig-dia, vibrant .de sol i enceses.
serra,

Corn

pits verges palpitem d'ernociô
Quan Riquilda, la bella espiritada,
Se présenta traidora i enjoiada
A

fra Joan Gari

en

meditaciô

Pasqual Asins, valencian.
Bibliographie.

A

LOUIS

—

Œuvres manuscrites.

DELHOSTAL après «
Escris

20u

en

«

ea»

ou

en

«

Rescouoto
co

ses un fier cobretaire.
Crezem que nous avanssam
Lous Lemouzis, en dire aco.

».

»,

Amie,

Ta Musa es soulida
Es genta e franoha.

e

gaire,

d'esquaire,

Noum d'un got!

Fai li de Reseouotos

belcop;
coumplimen al paire.
O boun sirven de lenga d'or,
Cournpan, si t'ai amat d'abort,
Cò's
venen après Vermenouza,
E Michalias, e Tal e Taly
Co 's persaque, fourtuna urouza,
Ses demourat TU, DELHOSTÀL.
N'en farem

,

J.-B.

Chèze, lemouzi.

Bibliographie. — Chants el chansons populaires du Limousin. — (avec
J. Plantadis et L. Branchet) (épuisé). — Tracassou, comédie (Brive, 1912)
La Nuez de Tous Senis de 1915 (Brive, 1917) — Las Prunas,
comédie
—

(sous presse)
1 avia

u

cop,

(à paraître).

— En brialan las chastanhas, conte en vers (sous presse) —
contes (à paraître) — Vocabulaire usuel de la lanque limousine

�Lis Ëiâm 1 sa feati

f

anciens, pour nos viei les g1 and'mères, PS Ecemas
Te Mal Gras lies enfant*, les Ulcères, Plaies Variqueuses et Eczéma
étaient le ré¬
teisses, l'Acné, les Rougeurs, les Bcutens, etc..,, etc...
sultat de la pous.-ée île l'intérieur vers la surface de la peau d'une
montée d'humeurs, dont il était, surtout chez les tout petits, dange¬
reux d'arrêter trop
vite . écoulement, si on ne faisait pas suivre' en
-même temps aux inàlades, un traitement a. la t'ois interne et externe.
'C'est Jà encore ii jnéo'rie minutieusement
exacte de nos
grands
Pour

les

médecins derinâtelogislcs des écoles modernes. Et avec une prudence
jet une sagesse a, 'aqutlle nous noirs plaisons à rendre nommage,
[tous ces savants,; comme Tins grand'inèrcs du reste, rejettent de lu'
'thérapeutique tous les remèdes! uniquement externes, pommades,
'poudres, lotions ou onguents qui, n'ayant &lt;: action que sur l'épiderrae.
ne -s'adressent pas aux
véritables causes du mal. Pommades à
l'oxyde de zinc, au soufre, au goudron, solutions antiseptiques, oniguents à l'huile de ende, ne peuvent en effet jamais procureur aux
malades qu'un soulagement momentané; une amélioration passagère.
Les
affections
cutanées ont leur source, on ne saurait, trop le
répéter, dans la constitution de l'individu, dont le sang vicié s'écoule
.au
dehors, sous la ferme ;lc pus, de "liquide séreux, déterminant
l'apparition de rougeurs, de boutons, de démangeaisons, et de toute
'espèce de manirésultions èniptives. Or. ce sont la constipation, la fa¬
tigue, un excès de travail, tes contrariétés, les chagrins, les peines
morales, l'abus des boissons alcooliques, une mauvaise alimentation,
une vie trop sédentaire, le mauvais étal
de l'estomac, le fonctionne¬
ment défectueux
lu foie, ries reins, qui sont la cause directe des
[impuretés, de l'acreté, pour tout dire, en un mot, de l'encrassement
:

du sang.
Il n'est

suffisant, comme trop rie malades mal conseillés
croire, pour arriver à guérir les Maladies de la
Peau,
usage de simples pommadng, de vagues tisanes ou
: de toute autre spécialité,
qualifiée de découvf rte nouvelle on miraiculeuse. Une préparation si merveilleuse,-s! efficace soit-elle, ne peut
pas constituer une v-ri table panacée universelle, et guérir les ma¬
ladies du cœur, de la. vessie, l'anémie, la constipation, les furonicles, les troubles de l'âge critique, etc., etc..S Chaque- catégorie de
maladies relève, d'une cure, et de soins spéciaux, et l'on a toujours,
dans ces conditions, intérêt quand on est atteint de Maladies de la
Peau, à se confier à. un spécialiste ne s'oecupam que de ces ma¬
donc

pas

[sont portés à le
faire

1

de

ladies.
Voilà pourquoi nous nous permettons, dans l'intérêt, de nos lec¬
teurs, de recommander tout spécialement aux malades atteints d'af¬
fections

cutanées,

reconstituante

la médication

tonique,

et absolument, inoffensive,

régénératrice

du

sang,

même pour les enfants en

LARCADE. pharmacien chimiste,
à Tarbes
Cette méthode rationnelle, contenant les principes
dépuratifs'recommandés parles anciens, mais complétée par lo° amélipra'tions dues au progrès de la médecine moderne, a déjà procuré
t à des milliers de malades, un soulagement rapide,
bienfaisant et une
guéiison complète, dans les cas les plus désespérés.
Le traitement
&gt; -M ■ LARCADE ne s'adresse qu'aux affections
cutanées
véritables. Eczémas. Herpès, Dartres, Eczémas des enfants,
Mal gras. Croûtes Laiteuses. Acné, Boutons, Pelade. Démangeaisons,
bas

âge.

de M.

J.-M.

(Hautes-Pyrénées)

'

Psoriasis. Svcosis. Eczémas Vnrimieux,
jambes. Plaies variqueuses. Pellicules.

;

I

ulcères varimielix. Maux (1?
Taches de rousseur, et à cersang tels que Hémorroïdes. Glandes, Humeurs froides.
Pour obtenir tous les renseignements utiles sur ces diverses ma¬
ladies et une intéressante brochure,
contenant des centaines de
lettres de guérisons régionales, faciles à contrôler, écrire et envoyer
1 fr. fin en fimbres-nost" à M le Directeur de
la Pharmacie J.-M.
LARCADE, à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
«
tains vices du

�VERITABLE ABQBEBUSE BEHEDIGTA
de

Saint»GenisHLaval

(Rhône)

(Vulnéraire incomparable)

SES

DIVERS

EMPLOIS

La vraie Liqueur d'Arquebuse, appelée aussi Eau d'Ar-1
quebuse et Eau Vulnéraire, tire son .nom de, ce qu'elle fut j
employée dès les premiers temps des armes à feu pour
panser les blessures et réconforter les blessés ou
les 1
hommes de guerre atteints de fatigue-

Ce sont donc des bienfaits

en

nombre

indéfini et

non

qui ont consacré la réputation de '}
cette Liqueur merveilleuse dans le
peuple comme dans 1:
les classes riches. Liqueur popglaire à cause1 de ses
appli- ■
cations au soulagement de tant de malaises, la Véritable
|
Arquebuse Bénédicta est passée dans l'usage courant :
digestions pénibles, lourdeurs d'estomac et de tête, maux
de dents, névralgies, accidents et malaises cèdent à son
pas un engouement

usage.
Outre

ces
emplois spéciaux, la Véritable Arquebuse
Bénédicta à base de vieux alcools de vins français, de
fleurs et plantes cultivées sur
place et traitées fraîches
constitue la Liqueur la plus agréable et la
plus efficace
dans tous les emplois suivants :
Se prend le matin, à la dose d'un
petit verre à li-

■

;

queur.

Après le repas, à la dose de deux ou trois cuillerées
mélangée au café-, thé, ou infusion quelconque, elle est

digestive

par

excellence.

Prise avant le coucher de la même
façon et à la même
un sommeil réparateur et calme.
C'est une boisson salutaire
indispensable après les chutes, coups, contusions, défaillances, vi\ es émotions, ses
propriétés stimulantes activant la circulation du sang.
Chez les personne âgées, elle

dose, elle procure

augmente les forces, réchauffe et fait renaître énergie
et vigueur.
La Véritable
Arquebuse Bénédicta est en vente partout, mais si votre fournisseur n'en a
pas, écrivez :

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la meilleure

des epêrnes instantanées.

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&lt;3aJyvtxu^e yéíI^CLC^ìirie cie Qbaduitô /SHmefiíai/oùó
•

STRASBOURG-

R.C vol VI N° 6

�49

—

MA

—

CANSOUN
boucin gambérlho,
savato de toun péd;

O viélho lengo d'oc ès un
Ouau que siasco n'a pas

la foufo que tout jouve m'entipet,
miélli te sentir trop ispro que fadérlho.

Mes, amb
Aime

Los mius vérs an lou biais dels dous uélhs d'uno
Dels doublouns que lou joug iér lou ser àtrapét;

guérlho,

cansouneto ount nioun cor destrapét
toupino sens bérlho.
Mès lou pacand vei ben qu'es plus guérbo que cluèch,
Li sab troubar la l'orso amaro de sul puèch;
Se, vengut de lai lenh, cauque mot l'enfastigo.
Viro sens se preissar lou fuélh, soquedelai,
E pcr fretar la maisso, al founs d'un boun rolai,
Assouto lou croustoun negre de pan de sigo.
La pauro

Agradara pas mai que

Louis Delhostal,
BimoGRArHiE.

pages
En

1921: Bescouolo, poésies in-8,

A publié en

—

(épuisé).

1923, Los Piados,

auvernhal.

190

poésies. (Imp. du Cantal Républicain. Au-

rillac).

L'ENRESCONTRADA

dol,

cantejar es cauza que me
te parlar fai que l'meu cor batega
Atal qu'ai ven lo sigal dins la rega...

Te
E

Per

n'enganhar un bel silensi es sol.

Autisma, quoand mon

gai saber te vol

s'escapa de la sega,
Le flot torbilha en l'aiga que la nega,
La rima m'es ala de parpalhol
Leu araulida a la man que la frega...
A ! que voldrei, amaire faribol,
Me creire peg o te concisse pega !

Tocar, l'auzel

m'ésperes. L'aire es mol.

Mas es l'ora

Soscant de tu me pareis que te prega
Per ieu lo paraulit del rosinhol...

Caries Derennes, gascon

(Bomivalge)

Œuvres Poétiques : VEnivrante Angoisse.
La Tempête. (Ollendorff.); — La Chanson des deux

Bibliographie.

(OUendorfL);

—

—

(François Bernouard.); — Le Livre d'Annie. (François
Bernouard.); — Pcrséphone. (Garnier frères.); — La Fontaine Joujeunes filles.
ccnce.

ROM1VATGE, poèmes Occitans.
Livre Occitan

à Samatan

En préparation

:

La Princesse.
LA

Noun

—

(Gers).

Amis du

Aux Editions des

(François Bernouard.)

CIGUDO

cantarai li flour que

lou bon Diéu sameno

jaussemin,
Léli, magnoulié... li flour de touto meno
Emai de tout prefuin qu'embaumon li camin...
1

jardin benesi : tulipan,

quand l'oumbro revengudo
fresqueiro lou cèu, iéu cueie lou juvert
Bastard dins li clapas, iéu cueie la cigudo,
Aspre o rufe plantun, dins li rode sôuvert...
Emé lou cant di chot,
En

Occitan

F- IV

�50

•

=

Es l'ouro ountc
An pausa lou

li.mase,, sus lou fiô.que chabusclo,
pcirou! ùa cigudb és dins lou
Tian, erbasso d'infèr, sorre de la lachusclo
E de l'estranglo-cHin e de
l'estraiiglo-loup.'..
Soun
Un

fuiage amarous,

es

divendre,

un

trege,

un

jour negre e catiéu que l'a fa lou
Gringot,
..Car.soun ramas vioulet enipouisouno lou
E dins li niiie d'ivèr fai miaula

fege

Matagot.

Amigo de la mort, dis esfrai poupulàri,
Di rouino amoulounado»e di draiou
desêrt,
EsT'erbo de Caïn, de Judas e di glàri
Qu'estremon dins soun cor lou vérin de la
O

cigudo,

pamens cueie ta

serp.

.

flopr ingratq.

Ta flour en.
paro-plueio, emé si pecou, si
Grano... e pense au sourrire ir.ouni de
.Souçrato
Quand dins la coupo d'Or tis iue sourne an lusi...
.

Ĺou

Camin Roumlèu

Bruno

Durand, prouvençau.

Bibliographie.— Lis Alenado dou
Garagai — (A. Dragon, éditeur, Aix
•—.1913). — La Foniainc d'argeni, poèmes
français. (Edit,. de la revue Le
Feù (1919). — Le Calendrier sentimental
recueil de nouvelles. (Edit. de la
revue Le Feu.
1920). — Les disciples de Mistral, chapitre extrait
de l'ency¬
clopédie des Bouches-du-Bhône, (1913). —Grammaire Provençale —■ (édit.
à la revue Le Feu

(1924);

Pour paraître : Lou camin
Rouniieu
boration au Feu, à la Provence

poèmes provençaux. — Colla¬
nouvelle,■ au Courrier du Midi, à l'Armana
prouvençau, à la Revue méridionale, à VAlmanach
Occitan, etc.

UNA
Una ciutatz fo, no
on

que
que

cazet

s ai

CIUTATZ...

cals,

l'us feri

una ploia tais
tuit l'home de la ciutat
toquet, foron forsenat.

Tug dessenero,

mas

e
e
e

sol us;

1

l'autre

una

empeis,

l'autre cuget esser reis

tenc se ricamen pels
flancs,
l'autre sáutet per los bancs...

meravilhet

maizo
e
dormia, quant aisso fo.
Aquel lévet, quant ac dormit
e fo se de ploure
giquit, .
e venc foras entre las
gens,

e

e

É aquel qu'avià

aquel n'escapet, e non plus,

que era dins

—

se

son seii

mout

que'l vezon estar suaumeri ;
cuian c'aia perdut son
sen,
car so
qu'ilh fan no'lh vezon
A cas eu n de lòr és
vèraire
que ilh son savi e sénat, :
mas lui tenon
per

tug feiron dessenamens...
peiras, l'autre astella,
sa gonella;;

l'us trais

l'autre esquintet

presse.)

EN

faire.

dess.enat...

Peire Cardènal.

(1) Anthologie des Troubadours,
sous

fortmén...

Grans meravilhas ac de
lor,
mas mout l'an ilh
de lui maior,

par

(xine siècle]

Joseph R'ouquet. (Editorial Occitan,
•

PREPARATION

SOUSCRIVEZ

GRAMMAIRE

C CGI TA HE

par J. LADOUX
Ecrire à /'auteur

:

88, Bd de Strasbourg

Béziers

�MORTS

LES

DE

CtìARLOON
,

L'ANNÉE; '
.

-

-

R1ÊU

Charloun Rieu est mort le il Janvier 1924, mettant en deuil
seulement la Provence, mais tous les pays d'Oc,
Le Peu », la grande revue provençale a consácré un numéro-

non
«

spécial à sa mémoire. Rendons hommage à notre tour aupoète
paysan en,qui s'incarna la poésie de sa terre. Nous ne saurions
mieux le faire, qu'en reproduisant pour nos lecteurs les regrets
et les éloges de tous ceux que sa mort émeut":
Du Peu

:

un paysan. C'est, avant tout, et d'abord
II naît au Pdradou d'une famille paysanne, de sou-'
çhe, paraît-il, rouergate. Comme pour H. Pabre, mais mieux
que pour Pabre — rouergat transplanté et qui n'est poète pro¬
vençal que pour une petite partie de son œuvre et de sa vie —
peut-être la Provence a-t-elle ainsi puisé dans un de ces résérvoirs de la race, dans une de ces terres d'oc où le sang est plus
neuf et le peuple plus rude, les origines d'un Çharloun Rieu.
Paysan, il naît provençal. Il voit le jour dans la Provence la
plus nerveuse, la plus subtile et la plus fine, au village du Pal
radou, tout près de Fontvieille devant l'horizon que barrent leê
rochers légendaires des Baux. Avignon des Papes n'est, pas loin.
Arles est ici et, par là, Maillane, — Maillane. Devant lui s'é¬
tend la Crau vaste; la Camargue mystérieuse se deviné là-bas
d'où souille le vent frais des deux Rhônes et de-la mer. C'est le
vent, qu'enfant, il a bu avec le soleil qui chauffe les rocs des
Alpilles, avec le mistral qui se rue et fait parfois le ciel dé Pro¬
vence si immobille, si transparent et si dur C'est à tout cela
d'abord qu'il a dû rever.
Joseph d'arbàud.
Charloun était un de ceux qui, dès le premier instant, avaient

Charloun Rieu est

un

paysan.

entendu la voix du Maître.

Frédéric Mistral

incarna, dans sa fierté simple, le grand Paysan du Royau¬
d'Arles, tous ces aïeux rudes, sains et vibrants que nous
avons connus, enfants, dans nos villages de la montagne et de
la plaine.
Pierre Devoluy.
Combien est égale et modeste cette vie ! combien ténus pa¬
raissent les incidents qui la meublent et ont sufïi à faire vibrer
la sensibilité exquise de ce nouveau poète des Travaux et des
Il

me

Louis Giniès.

Jours!

Personne, peut-être, ne

provençal dans nos campagnes, une
profonde que celle du bon paradounen.

survivance du

aussi

peut se flatter d'avoir eu, pour là

influence

Marius Jouveau

Si Cant dou Terraire soun
bono provo fresco : aièr de
ure

dins touti li cabano e n'en veici la

vèspre vouguent revèire, pèr escriéBoucabèu, ère proun embarras-

aquésti rego, la cansoun dou

r

�52

—

—

mi libre soun,
pèr la maje-part, en Avignoun. Sounère
moun baile-gardian : « Aurias pas d'asard, ié
diguéré,
H Canl don Terraire de Charloun ? »
« Voulès
pas que lis

sa

car

Savié,

—

ague
libre.

?» me respoundeguè, e, tout-d'un-tèms, m'anè
F.

Les oliviers
celui

querre

lou

de Baroncelli.

d'argent et les guérets du Paradou pleureront

qui les chanta avec amour; mais, aux prochaines Offran¬
des, l'âme de Charloun viendra errer sous les voûtes de Saint
Vincent; et, ceux qui savent écouter, reconnaîtront,
parmi les
voix pastorales, la voix immortelle du
poète-paysan qui chan¬
tera

:

Aniue

se

revesèn dins la uièro

capello.

Chanoine L. Pépin
Du

Provençal de. Paris

Avec lui disparait le
plus célèbre paysan
d'Oc et un des
poètes-paysans les plus

tératures.

De iEclair de

C'était

de toute la terre
exquis de toutes les lit¬

'

un

Adrien Frissaut

Montpellier

homme de la terre ayant conservé les

mœurs rusti¬
ques primitives. La terre
lui inspirait ses chansons.

Du Petit Marseillais
11 fut

le Théoc-rite de

la Provence.
André Bromberger
Du

Gaulois

Oui est Charloun Eieu?
Paris ne le connaît pas.
EL

cenpedant Charloun
symbolise tout un

Eieu

Gravé

CHARLOUN

coin de Provence mistralienne : ce Paradou, si ri¬
che en verdure éternelle
eten jolies filles, quivient
de faire à sa
dépouille
mortelle des obsèques im¬
d'après Lelée

Du Publicaleur de Béziers
mai crun

posantes.

RIEU

Maurice Mignon.
:

cop m'a remembrât per soun

biais, per sa tengudo,
pouetics, per son pauc de chanço e per sa
filousouflo, lou paure Lelian, que coumo el se counsoulavo de
las misèros de la vido en
escriguent d'inmourtals cap d'obros,
dins uno lengo d'uno
puretat meravilhouso.
per sous sentiments

Douclou L. Vabre.

Lisez le numéro spécial du FEU consasré à

Charloun Rieu.

Magnifique livraison.

�Lou Gant de l'aïoli

Ami,

pèr

nous douna de voio
coucha Iiuen nosti segren

E
Canten
Dou

Au

uno

galoio

cansoun

Pascau,

fai

Em'atencioun

lou

vira

quatre

rèire,

dins lou mourtié.

cantoun

mai jale à pèiro fèndre,
flaméjant.

Nen avèn lou front

moulèire

Entour dou vièi mourtié de
I

Fai que,

tèms que l'aioli se pren.

mèisse ama de nosti
Urous n'èstre lis eiretié :

L'aioli touti li divèndre,
Arrousa d'un vin petejant,

Un aragan se farié vèire
Brandaren jamai dôu chantié
se

iôu

dèu dins lou mourtié.

ma-

Un

bre,

Qu'es pas besoun de li coumta,

boudougna,

L'aioli sousten di càdabre
Aurian grand tort de ié fougna;
Pèr aco se me voulès crèire,
Anen-ié franc e voulountié :

e

d'aiet

D'oli de nosti

veno,

gerlo pleno,

Deja la menèstro
Au

quàuqui
a

inounta.

cèu davans lou grand

Sant
Pèire

lé

ni

Pascau, fai vira lou moulèire

court ni coustié,
En fasènt vira lou moulèire

Lèst

1

galoi dins lou mourtié.

e

:

Pascau, fai vira lou moulèire
Coume

saren

pèd de Diéu, dins lou mourtié.
Charloun Rieu.

Bibliographie.

Rieu

(Charles) dit Charloun, né au Paradou
(B.-d.-R.) le 1er novembre 1846; maître en gai savoir (1902), Majo¬
(1910); décédé le 11 janvier 1924.
Terraire, in-12, 96 p., préface de Frédéric Mistral
(1897, Ruai, Marseille).
Li Nouvèu Cant dou Terraire-,
in-12, 96 p., préface d'Elzéard Rougier (1900).
Li Darrié Cant dou
Terraire, in-12, 96 p., préface de Jules Véran
(1904, Marseille).
L'Oudissè.io, pouèmo grè en 24 cant revira en prouvençau, in-8
vin
—

rai du Félibrige
Li Canl dou

—

372

p.

(1907, Ruât, Marseille).

Provenzalische Lieder, chansons de Charloun Rieu traduites
allemand par Plans Weiske (Niemeyer, Halle,
1909).
Moun viage de queirado à Seloun (Aïoli, 17 juillet 1896).

Margarido dou Destet, comédie inédite, 3 actes

Lis Amour d'un

gardian,

roman

en

en vers.

inédit.

CHARLES

RATIER

Charles Ratier est. mort le 13 Mars à

Agen. Il avait 71

ans.

Poète occitan non sans valeur, il avait publié
un recueil de vers
Lou Rigo-Rago Agenés et dédié au public les œuvres de Cortete
de Prades. L'Almanach Occitan en 1924 dans la 2e série des « Fi¬
gures

Occitanes

»

présentait

en ces

termes Charles Ratier

:

Charles Ratier est né à Villeneuve-sur-Lot, le 5 avril 1853.
Fondateur de l'Académie Jasmin (1882) et de l'Escolo de Jan-

semin

(1885). Co-directeur avec Auguste Fourès et Jean Lom¬
bard, de la Revue Provinciale (1884). Membre de la Société
Académique d'Agen (1886). Majorai du Félibrige (1893). Pro¬
moteur et président du Centenaire de Jasmin (1898). Ce fut lui
qui encouragea et guida le cher et pauvre Paul Froment.
Bibiograehie.

A propos de la langue. d'Oc, Agen, in-8 (1884).
EnsourciUagros, Agen, (1883). — Goudelin et Jasmin,
Marseille, 1884. — Notice sur François de Cortète, Agen, (1890). —
Lou Rigo-Rago Agenes, Agen, Ferran édit. (1894). —Seplen per la
Faidilo, Agen, (1895). — Œuvres de François de Cortète. Agen, (1915),
in-8 de 337 pages. —
Collaboration à la Revue du Sud-Ouesl, à la
Revue d'Agenais, au Journal du Sud-Ouest, à la Revue
Filibréeune,
à la Revue
Provinciale, à la Terro d'Oc, à l'Estello, à la Revue Mér\~
dionale ,à l'Armanac Garounen, etc.,,
—

Las Dins

—

�—

54

—

AN-GEL" QUI MER A
AngefGùirherâ est mort à Barcelone à Page de 75 ans le 30
Juillet 1921.
Angoi Giiimerà est né le 6 mai 1849, à Santa Creu de Tenerife, d'un père catalan et d'une mère canarienne, issue d'une
-famille établie dans l'île depuis plus d'un siècle. Mais son père
Agusti Guimerà, pris de nostalgie, décida de regagner la Cata¬
logne alors qu'Angel n'avait que 7 ans.
Après de bonnes études, dans les. loisirs que lui laissaient les
soins

ilu.négoce de son père, Angèl Guimerà commença de-com¬
poser..çles. vers.enicastillan. -Mais, un de ses amis, le notaire

Jaunies Bamon -i

Vidâtes, l'ayant convaincu d'écrire en cata¬
lan, il n'employa plus désormais d'autre langue. Lorsqu'après
la mort de son père il vint s'établir définitivement, à Barcelone,
il était déjà connu, par de nombreux
poèmes, des cercles litté¬
raires de la cité; Il devint.collaborateur du périodique La Renaixença/ét finit même par en avoir la direction jusqu'au mo¬
ment où sa vocation dramatique l'absorba entièrement
(1886).
;i;. C'est
au théâtre que les dons de Guimerà. devaient s'épa¬
nouir. C'est là qu'il lit vraiment œuvre originale et forte. Là
prose et la poésie catalanes renaissantes âu xixe siècle avaient
retrouvô: leurs

dans les

chefs-d'heiivre du Moyen-Age;
de tradition classique. L'imitation
des auteurs espagnols contemporains
ne pouvait pas fonder un
théâtre national,. Angel Guimerà devait le faire et c'est pour¬
quoi son nom marque une date si importante,dans les lettres
sources

mais le théâtre n'avait pas

catalanes.
C'est

en

lone, que

:

1879,le8du m'ois de-mai, au Ihê&amp;treNovetats de Barce¬
fut jouée pour la première fois la première tragédie de

Guimerà : Gala Placida. 11 avait 36
Juclilh de Welph, donnée d'abord

ans.

Le

seconde

œuvre :

(comme Gala Placida) dans
représentation privée à laquelle assista tout ce qui comp¬
tait alors dans le monde des
lettres, fut présentée au public le
22 janvier 1884 sur la scène du théâtre Romea. Dès lors la
répu¬
une

tation de l'auteur .est'faite. Les.œuvres et les succès

d'année
El fill

en

se

suivent

année.

de rei (1886.) ; Mar i Cel ( 1888) ; Reii Monjo ( 1890).; La
Roja (la folle) (1890). Cette dernière pièce ferme le cycle* des
tragédies et ouyre,celui des drames que domine-la représenta¬
tion de Terra
'Baissa, l'œuvre la plus représentative non seule¬
ment du théâtre de
Guimerà, mais dé tout le théâtre catalan.
La première de Mer el Ciel à
Romea, le 7 février 1888, avait été
un succès éclatant;
mais Terra Baixa fonda la réputation inter¬

nationale de Guimerà.

Après VAnima Morla, représentée en Italie par le grand
Novelli; En Polvora (18.93), Mèslre Olaguer (1893), Jésus de'Na¬
zareth;, Maria Rosa (1894), La fesla del, blal (1896), Guimerà,
cédant aux instances de la
compagnie espagnole Guerrero-Mendoza, lui confia Terra Baixa qu'il achevait d'écrire. Elle fut
jouée dans la traduction castillane à VEspanyol de Madrid à la
fin de l'année 1896. En même
temps paraissait à Barcelone l'é¬
dition originale, en catalan. La
société La Granada de cette
ville la représenta le 11 février 1897. Dès lors elle fit le tour des
localités de Catalogne, jusqu'au jour où elle revint enfin au
Romea, le 10 mai de la même année. Terra Baixa est la première
œuvre de Guimerà
qui passa lès- Pyrénées. Le 28-décembre" 1897,
elle fut donnée au théâtre de là -POtinière de
Paris, dans une

�—

•55

—

braduction d'Albert Gelée Bertal. Elle.fît uné forte'

impressionFrancisque Sarcey,- qui lui-consacra an long article. ••
L'un de ses derniers gestes fut un geste d'union occitane.
A l'occasion de I'Aplec d'occitania
qui eut lieu à Toulouse

sur

juin 1924 sous kfprésidence de Francese Marcia, Antonin
,Perbosç et Micliel Camélat et dont nous rendons compte d'au¬
tre, «part, Aùgel G.uimerà enyoya le manuscrit de son beau poè-r
me El Cant a la Vinya, à la. Çliorale Béodat.de Sévérac qui l'a
le 24

publié dans le^N-9 spécial de la Bevista Muzicala Occitana.
Enfin il a

envoyé, quelques jours avant sa mort, à la Biblio-

�—

56

—

thèque do l'Institut d'Etudes Occitanes de Toulouse (52, rue
du Taur) un exemplaire de
sa pièce l'Anima es meva sur la pa¬
ge de garde de laquelle il traça de sa main hésitante d'aveugle
un salut
simple mais combien émouvant : Als de Totosa, Angel Guimera. Sa
signature y est entrelacée avec le titre : L'a¬
nima es meva.
L'âme est mienne ! Son

nom ne périra
tant qu'il y aura quel¬
qu'un sur terre pour parler la langue d'oc, dont il est avec Mis¬
tral, avec Verdaguer, l'un des plus glorieux ouvriers.

Du

Courrier

Catalan

:

Avec lui, ses

compatriotes perdent la personnalité la plus
éminente, la figure la plus glorieuse et la plus universellement
connue des lettres catalanes
contemporaines en même temps
que le symbole le plus pur de leurs aspirations à l'indépendance.
De

la Publiciial

:

Quel lien étroit, quelle force intime unissait le peuple à son
poète ! quelle signification profonde convertissait le nom vé¬
nérable en un symbole altissime ! Quelle idée
inspirait aux mil¬
liers d'hommes qui formaient la suite, la certitude
que, mort,
de Guimerà il reste quelque chose d'éternellement vivant !
Du Journal Littéraire
C'était l'homme le plus

:

représentatif de

pays.

sa race

M. Nunez

de

et de

son

arenas

En

Catalogne où le fait d'écrire en vers et de se dédier aux
l'esprit, n'est pas une garantie de popularité, il y a
eu
cependant depuis notre renaissance, deux cas de popularité :
Verdaguer est le premier cas. Guimerà est le second.
choses de

J.-M. de Sagarra.
Du

«

Fiulleii de

Catalunya
temps-ci semble

Sa mort

»

ces
un symbole. Le verbe se tait
l'esprit vibre plus que jamais. Guimerà est mort et son œuvre
est maintenant
plus vivante que jamais.

et

De

«

Jiislicia Social

Guimerà était

un

»

apôtre et

un

propagandiste
Gabriel

Alomar

Tout le monde savait qui

était Guimerà; il était l'âme de la
Catalogne ; la Catalogne même, — oserions-nous le dire.
J.-M. Prous
Per
Ja prou

de sang i de plom

Damunt els camps de batalla :
Sembrem els camps de forment;
Cada hu sembri

en sa

pàtria.

i

Vila.

Pau
Anem i vinguem del mar
Cercant l'amor i tornant-la;
Fem

Que

igual que els oronels
tôt aimen iels aimen.

per

Mai més odis entre
humans;
fem eterna una abraçada ;

Que s'acabi l'aborrir,
Que es tornin eines las

Terra mateixa'ns aguanta.

vessi més la sang,
Que no corrin més les llàgrimes.

Tots tenim un cor al pit,
Tots sons Pills de pare i mare;
A tots ens ha fet un
Deu,
I ell no ha tuat una raça.

per

Cel

igual tenim per tots,

Que
I

armes,

no es

prenguin els sacerdotes
tota la gent que és nada,
lins que s'aixeguin les creus
paés altes que les espases !
Angel Guimera.

�—

JAN

57

SALVAT-PAPASSEIT

Le 7 août le poète
est mort à Barcelone.
Nous perdons avec lui l'un des poètes les plus curieux et les plus
riches d'enthousiasme de la génération montante. Il avait
30 ans.
« Il a lutté et il a
chanté, dit de lui son ami le poète Tomas

Salvat-Papasseit

Garcès... Les tendances littéraires

d'avant-garde avaient eu
Salvat-Papasseit leur plus ingénu propagateur. Mais des
Poèmes en ondes heiziennes » à « La rose aux lèvres » quelques
années étaient passées et Jean Salvat-Papasseit avait l'ait
beaucoup de chemin. Aussi était-elle loin cette généreuse ado¬
lescence qui qu'inspirait une anarchie idéale.
Salvat-Papasseit
est le poète des « Conspirations ». Les songes politiques
de la
Catalogne ont trouvé en Salvat-Papasseit une voix passionnée
et pure qui les chantait.
en
«

...C'était

un

...C'était

un

...Repose

en

.chrétien
Il bénissait Dieu et ses créatures...
lutteur... Sa vie fait pleurer de tendresse...
.

Dieu, Jan Salvat ! Ton

sont morts... »
Hélas ! quelle

ni tes poèmes ne

année terrible pour nos poètes, cette

LOUIS
Louis

nom

année !

GOUYER

Gouyer est mort le 23 août dernier à Pont-Saint-Es¬

prit.
Louis Gouyer était né à Pont-Saint-Esprit (Gard),
tembre 1865, dans une vieille rue en pente, tortueuse,

le 4 sep¬
pavée de
dressent de pittoresques

galets pointus, en ce quartier où se
hôtels, près du Rhône majestueux.
Finies ses études Gouyer revint à Pont-Saint-Esprit qu'il n'a¬
bandonna plus et qu'il aimait par dessus tout.Et là,dans la soli¬
tude heureuse dè sa demeure, auprès d'une compagne exquise,
il écrivit au gré de
son caprice.
Gouyer avait débuté par une volume de vers français paru
en

1890 : Rénovation.
Et puis on n'entendit

plus parler de Gouyer.
poète occitan avec la llrande de las Oras
Prosper Estieu a dit la haute valeur.
S'il a peu
publié Louis Gouyer a beaucoup écrit. Parmi les
œuvres prêtes
à paraître citons un recueil de poèmes en langue
d'oc Amor, un drame lyrique Daphnis, et des vers français Le
Long des jours.
Gouyer laisse de nombreux poèmes occitans épars en ses car¬
tons, il nous en adressa quelques mots avant sa mort. Entre
En 1913 il

se

révéla

dont

autres : Soliluda. Ses amis tiendront à recueillir
l'œuvre inachevée.

Gouyer

célébré

pieusement

langue, sa race, la beauté de
terroir, il a chanté l'amour.
soit voisin de la Provence, Gou¬
yer avait refusé de suivre l'exemple des félibres attardés de sa
région. Il avait compris qu'il faut écrire les dialectes du Midi
selon des principes communs. Ainsi, dans toute l'Occitanie, des
poètes, chaque jour plus nombreux, prouvent l'excellence des
règles graphiques préconisées par Estieu et Perbosc,
a

son pays, sa

filles. Plus encore que son
Bien que Pont-Saint-Esprit

ses

�58

—

Solituda
Am lo

•Pèr

cor
en
cor.en

l'ora

voia,
voia,

Fugisem la vila

tranquila;

E

O fugir la vila,
Escondre sa joia.
Mon

es

:

ama

.

.

.

rèna.

afoganta

Aura, l'ora vila,
La vida tranquila

en

Bibliographie

vots que

Nostra

pèna
D'una ora tranquila
(Inédit)
cor

sa

Dins lo

:

bosc

Louis

Lo

Brande de

las Oras

Amnr.

je m

que

cantá.

Goyer, provensal.

( 1913) Pour paraître

qmnd

Jean Grand,

capitaine de la Nacioun Gardiano, est mort
Septembre.
patriote provençal, précieux auxiliaire du marquis de
Baroncelli-Javon, excellait à maintenir chez les cavaliers camarguois, les manadiers, l'amour de toutes les légitimes liber¬
tés de la
vie simple, et laborieuse, la fidélité aux mœurs
ancestrales, aux traditions, à la langue provençale, sans né¬
gliger tout ce qui peut assurer la prospérité dés manades.
en

•Ce

Jean Grand laisse le souvenir

d'un

homme

d'action

de

premier plan, d'un animateur audacieux et prudent à la fois,
d'un
disciple dévoué de la doctrine mistralienne.
Frédéric Mistral, neveu, son ami, son compagnon de lutte,
dans le Comité d'action

des

Revendications

Midi, écrit dans l'Eclair de Montpellier

: «

nationales

du

Il était l'amabilité

et la courtoisie même et il cachait sous une froideur
appa¬
rente les qualités les plus solides d'un cœur débordant de

pas¬

sion pour

la Terre méridionale, ses poètes, ses us, ses coutu¬
mes... Homme d'excellent, conseil,
ordonné, sachant prendre
quand il le fallait, les responsabilités les plus lourdes, il était
aussi un orateur choisi et précis, un
excellent écrivain dont
les pages d'Oc
éparpillées dans les Revues mériteraient d'être
liées en gerbe ».
Jean Grand était un homme. Un chef, Une Lite. Choses
rares. Sa mort nous
prive de l'un de ceux sur qui l'on 'pouvait
compter. Combien sont-ils ceux-là ?

Livre

d'Or

des

Lettres

Occitanes

Sous ce titre, nous
des écrivains occitans

donnons chaque année des extraits des œuvres
morts au champ d'honneur durant la
guerre
1914-18. Ces extraits sont accompagnés d'une
bio-bibliographie
rédigée en langue occitane.
L'ensemble constituera une anthologie précieuse qui
perpétuera le
souvenir de tous ceux qui « dis
Aup i Pireneu » sont tombés sous le si¬
gne de Mistral, laissant en deuil notre terre, nos foyers, nos lettrés
de

occitanes.
Nous

nous en

excusons
auprès, de nos lecteurs : Il ne nous est pas
possible de publier la troisième série cette année, mais seulement

en.1926. Ce

(Voir

:

sera

la troisième et dernière série de notre Livre

1» série, A. O. 1923. —.2« série A. O. 1924 )

d.'Or.

�L'Année Littéraire Occitane
CATALOGNE
C'est par la Catalogne qu'il- convient d'ouvrir - cette rubrique.
En vain le grotesque Primo de Rivera s'efforce de détruire la cul¬
ture catalane. La force brutale ne peut enchaîner l'esprit.
L'orage
passera. La Catalogne montrera ce que peut un peuple qui a cons¬
cience de sa destinée.
Elle l'a

prouvé déjà. C'est une sorte do miracle que l'effort roman¬
ce peuple à sa décadence. On ne pensait plus que
la langue catalane put refleurir quand, poussé par une force mys¬
térieuse, Arrlbau écrivit, vers 1837, son Ode à la Patrie :
tique qui arracha

OU !

Ilengua

a mos

sentiLs

mes

dolça

que

la mel...

Ce cri instinctif de la conscience catalane, cet éveil spontané
la race fut suivi d'une renaissance merveilleuse. D'un seul élan

de
ce

petit peuple remonta les siècles d'oubli, retrouva sa langue et fit
éclore une littérature dos plus remarquables.
Malgré la dictature sanglante, la vie littéraire continue. On ne
peut qu'en donner
■loan Arus

a

un

bref aperçu.

traduit

en

vers

d'une

précision extraordinaire les

Idylles et les Elégies de Chénier.
Cariés Riba a publié un Choix de poésies de Verdaguer où sont
,

closes les fleurs les plus éclatantes du jardin de ce grand
h'Editorial Calalàna vient de faire paraître un florilège du

en¬

poète.
regretté

majorquiri Costa i.Llobera dont l'œuvre unit la clarté latine à l'ins¬
piration romantique.
Tomàs Garcés
un jeune joliment doué — nous offre 'un déli¬
cieux recueil : A l'Ombra del Lladoner (A l'ombre du micocoulier),
où se précisent les qualités qui nous avaient déjà séduit dans ses
Vingt Cahçons. Par ses soins va voir le jour, à Barcelone, une an¬
thologie de Perbosc.
La Fundacio Bernai Metge que dirige Joan Estëlrich publie les
textes et lés traductions catalanes des classiques grecs et latins.
Chaque mois paraît un volume qui égale par son élégance et sa pro¬
bité ceux que, chez nous, donne l'Association Guillaume Budé.
Ainsi un petit peuple fait un aussi grand effort d'humanisme qu'une
—

grande nation.
On a applaudi à Toulouse, où se tenaient les Jeux Floraux de
Barcelone,- actuellement fermés par ordre de Primo de Rivera, un
des meilleurs écrivains d'aujourd'hui, Joan M. Guasch.qifi a obtenu
la Flor Nalural pour ses délicats poèmes d'Amour...
Le plus illustres des littérateurs catalans Angel Guimcrà s'est
éteint à Barcelone le 18 juillet. Né en 1849 à Santa-Cruz de Ténériffe,
il vint tout jeune habiter près de Tarragone. Il se révéla aux Jeux

Floraux de 1875, Guimcrà n'écrivit jamais en castillan. Son- œuvre
abondante et variée comprend des tragédies en vers et des drames
en

prose. En plus de son théâtre qui porta souvent sur la scène les
revendications catalanes, il laisse deux recueils de vers. Ses discours

patriotiques ont été réunis sous le titre de Canls a la Palria. En 1892
un de ses drames Mar y tel, traduit en castillan,
triomphait à Ma¬
drid. C'était « une bataille livrée au public madrilène et gagnée »,
disait le poète. Son drame en prose Terra Baixa a été joué dans tous
les pays. Il en existe une adaptation musicale.
Guimerà était un ami de la France. Quand, en 1916, les Catalans,
vinrent à Perpignan pour célébrer leur attachement à notre patrie,
Guimerà présida le banquet'qui leur était offert et déclara que toute
sa vie il n'avait eu que deux amours :
la .France et. la Catalogne.

�—

60

—

La mort de Guimerà a produit une émotion immense. Patriote in¬
tègre et ardent il était aimé de tous. Cette vénération s'était mani¬
festée le 23 mai 1909 lorsque la
Catalogne rendit à Guimerà un hom¬
mage populaire. La ville de Barcelone l'adopta solennellement. Ses
funérailles furent grandioses comme celles de
Verdaguer et celles de
Prat de la Riba, l'apôtre de la nationalité catalane. Des milliers et
des milliers, de personnes escortèrent le
corps de Guimerà enveloppé
dans un drapeau catalan. Un journaliste
espagnol Mario Aguilar
décrit cette journée : « ...Le soir tombe et la mer
qu'on aperçoit à
travers les cyprès et les tombes est grise. Un orateur
coupe volontai¬
rement l'interminable défilé. On entend des
paroles de douleur et de
On
foi.

entend, s'en allant

vers

te

le ciel et la mer, la chanson de la Sain¬

Epine
Som y serein genl catalana... »
Quelques jours plus tard eut lieu une nouvelle manifestation à
l'église où furent célébrés les offices funèbres pour l'âme du grand dis¬
paru. L'église était tellement envahie que les fidèles emplirent la pla¬
ce et les rues environnantes.
Quand retentit le célèbre Virolai de
Montserrat, l'assistance tout entière chanta ce vieil hymne religieux
et patriotique.
Guimerà écrivait un jour ces vers :
«
Al redos de Montjuic
M'he guarnit la sepultura;
Aixis un dia els canons
Atronaràn mes despulles,

L'independència acclamant
De la mare Gatalunya. »

Son

désir

se

réalisera.

PROVENCE
un

11

La Provence déplore
vrai poète est aussi
n'en est pas moins

la mort de Charloun Rieu. Ce paysan qui fut
le plus populaire des écrivains de son terroir.
célèbre hors de France.
L'allemand Hans

Weiske notamment a traduit une
partie de son œuvre. Un choix de
ses trois recueils de poèmes Li Cant
dou Tcrraire a paru récemment.
José Vincent a publié
une remarquable étude sur Aubanel. Com¬

plétant celles de Ludovic Legré et du luxembourgeois Nicolas Welter, José Vincent analyse longuement le journal intime du
poète,
Jenny. Ce cahier inédit où Aubanel l'ait en quelque sorte le récit de
amour pour Zani, l'héroïne de la Grenade enir'ouverte
permet
de voir à quel point Aubanel fut sincère dans la manifestation litté¬
raire de sa douleur. Enfin José Vincent nous
apprend que les deux
drames d'Aubanel le Rapt et le Pâtre

son

qu'on croyait perdus existent
les publier intégralement ?
qui est un poète délicat a fait paraître une Gram¬
provençale dépourvue de tout appareil scientifique. Elle sera

encore.

Qu'attend-on

Bruno Durand
maire

pour

d'une réelle utilité.
L'action de Pignard lou Mounedié, nouvelle
importante de Marius
Jouveau, se déroule en Arles pendant la Révolution. C'est une cu¬
rieuse évocation de la vieille ville durant la tourmente. Et
puis ce
petit roman est délicieusement écrit.
Le

Félibrige d'Emile Ripcrt est

un

regrettable qu'il contienne quelques

manuel fort intéressant. 11 est
grossières qu'avec une

erreurs

meilleure documentation l'auteur aurait
pu éviter.
Le deuxième volume de VAnthologie du
félibrige provençal de Ch.
P. Julian et P. Fontan a
paru.
A Sérignan, le 29
juillet, la Provence a célébré .1. H. Fabre, le

grand entomologiste, l'Homère des insectes, comme l'appelait Victor
Hugo. Fabre était aussi un poète occitan. Son recueil trop peu connu
Oubrelo prouvençalo d'où lelibre di Tauan est un des meilleurs
qui
aient été écrits en provençal. Fabre était
originaire de St-Léons
Aussi,
le
(Aveyrou).
3 août, le Rouergue a célébré, dans son village
natal, le centenaire de cé grand écrivain, qui, sous le ciel lumineux
de

Provence, regretta toujours

son

rude Lévézou,

�LANGUEDOC
Aux Jeux Floraux de Toulouse la
plus haute
d'or, a été obtenue par G. Lèvefaude, un

sait

jusqu'ici

récompense, le Violier

paysan dont

on

ne

connais¬

quelques poèmes publiés sous le
pseudonyme de
Guilhèm de Nauroza.
Quand nous avons entendu Lèvefaude
"lire ses
vers, nous avons
que

songé au regretté Paul Froment. Froment ne nous
laissé que de merveilleuses
promesses. Les sonnets de Lèvefaude
sont écrits de main d'ouvrier.
Ce jeune poète
prépare los Ccinls d'un
Grilh. Souhaitons
que ce laboureur aimé des Muses
a

poursuive

idéal toujours plus élevé.

Prosper Estieu

poèmes

et

à voir le

sa

annoncé las Annadas
curieuse traduction des
a

rujas. Espérons que
Bucoliques ne tarderont

jour.

un

ces

pas

Bien qu'il soit maire de
Levallois-Perret, Louis Rouquier n'a pas
oublié le Midi. Ses deux
recueils Countes à fioc de sal et

(grapillages)

sont écrits

en

une

Razimaduros

langue extraordinairement riche

et
va paraître.
Lous Bielhs sont
probablement la meilleure comédie d'Emile Barthe.
Jean Ladoux a
publié un petit manuel de phonétique occitane, lia
écrit depuis une Grammaire occitane
dont une partie, vraiment remar¬
quable, a paru en supplément dans la
Cigalo Lengadouciano. Cet ou¬
vrage rendra de "précieux services. Nombreux sont
ceux qui l'atten¬
dent avec
impatience.
Les Countes à Janet
prouvent que le rouergat Auguste Bénazet
est aussi bon
prosateur que bon poète. Son amusante comédie Jous
la
Banièro parue dans le
Narrateur, de
savoureuse.

Un troisième volume Contes à la
volée

Villefranche,

témoignage.
Le

Rouergue est

en

est

un

autre

des pays d'Oc où la vie félibréenné a. le
plus
d'intensité. Le Grel rouergat
groupe des écrivains de valeur comme
Mme
Fraysse-Seguret, Eugène Seguret, Mouly, qui ont adopté la
graphie de l'Escola Occilana.
Louis Gouyer est mort. C'est un rare
poète que
un

perd le

Languedoc.
Lu Brande de las Oras
a sa place
marquée dans toutes les bibliothè¬
ques d'Occitanie. Aux Jeux Floraux de
Toulouse, Gouyer avait,
cette année,
remporté le prix décerné au poète qui a le mieux célé¬
bré l'Institution des VII
Troubadours.

AUVERGNE
L'Auvergne a élevé un monument à Vermenouze. Les lecteurs de
VAlmanach Occitan liront d'autre
part le compte-rendu de celte
fête. Mais il convient de
signaler que la Croix du Cantal
auparavant

avait ouvert

enquête pour savoir en quelle .graphie il fallait réé¬
diter ses œuvres occitanes. On sait
que si Vermenouze avait
Flour de Brousso en
publié
graphie phonétique, il avait adopté pour
son
deuxième livre, Jous la
Cluchado,
une orthographe plus rationnelle.
La Croix a eu la
surprise de constater que cette question avait une
importance plus grande qu'elle ne le
libres d'Auvergne se sont divisés en supposait peut-etre, car les fédeux clans. Lo Cobrelo a exclu
ceux de
ses

une

collaborateurs qui

ne

croyaient

plus au credo
Le moindre
argument aurait mieux valu. Le différend phonétique
a
dépassé
l'Auvergne. D'autres journaux ont pris partie. Et à l'heure actuelle
il n'est
pas un félibre qui ne soit au courant de cette
querelle.
Et
c'est
peut-être ce
qui a le plus irrité les phonétistes
d'Auvergne, cons¬
ne pas avoir le beau rôle...
Delhostal est aujourd'hui le meilleur
poète
occitan
Sa langue est plus riche encore
d'Auvergne.
que celle de Vermenouze.
cients de

Son deu¬
xième volume Los Piados
prouve que nous pouvons attendre beau¬
coup de cet écrivain.
Et des jeunes se lèvent en
Auvergne. Deux sont particulièrement
doués : Galéry et Trin.

Galéry est
Charloun, comme Lèvefaude.
qu'éprouve un paysan pour l'aire
me

un paysan comme

On

se

rend

œuvre

Froment,

com¬

compte des difficultés

littéraire.

Le

métier est

�—

dur. Aussi constate-t-on
que

avec

62

plaisir

-

que

Galéry pénètre la techni¬

du vei's. Et puis Galéry a conscience de l'effort qu'il faut accom¬

pour que la langue, d'oc brille de tout son éclat. Il s'est rangé
hésiter à côté de ceux qui mènent le bon combat.
On ne peut quitter la Iiaute-Auvergne sans dire à Dommergues

plir

sans

qu'il devrait bien réunir en volume ses contes. Car Dommergues —phonétiste impénitent — est le meilleur parpandejaire d'Auvergne.
Vous n'ignorez pas que le parpand auvergnat ressemble comme un
frère au galejaire de Provence...
En Basse-Auvergne Benezet Vidal a adopté la graphie de l'Escola
Oceitana. Le recueii qu'il prépare en sera un témoignage éclatant.
L'auvergne n'a pas que des poètes ou des conteurs. M. Rhodes,
d'Issoïre est un des occitans les plus au courant des questions de
linguistique. Il prépare un dictionnaire du dialecte auvergnat qui
sera un précieux instrument de travail.

d'Armes? Où le classer ? Il est né sur un vol¬
Puy Mary. A cette altitude on ne peut appartenir àla Basse-;
Auvergne. C'est peut-être pour cela qu'il joue en. quelque sorte le
rôle d'arbitre entre les deux Auvergnes. Quand donc se décidera-t-il
Et Gandilhon Gens

can, au

publier cette légende des siècles de son pays qu'il promet depuis
?
Ne faut-il pas rattacher le Brivadois à l'Auvergne ? Quoiqu'il en
soit, la Covisada (l'Assemblée) d'Henri Gilbert est un charman Re¬
cueil de contes écrits en une langue élégante. Son orthographe qui
s'apparente à celle de l'Escola Occilana nous change heureusement
do certain phonétisme par trop barbare.
à

si longtemps

LIMOUSIN
Le Limousin qui fut jadis par excellence la terre de la poésie occi"
tane, a aujourd'hui des représentants de marque. Joseph Roux n'es'
plus. Certains de ses poèmes, peut-être les meilleurs, n'ont pas en¬
core été publiés. Qui donc songera à compléter et à rééditer sa Chansou

Lemouzina ?

Joseph Roux aimerait les poèmes de la Chanso de Combralha qu'é¬
grène dans Lemouzi P. L. Grenier. Les Amis du Livre Occitan ont été,
bien inspirés en décidant de les comprendre dans leur deuxième
série. (1)
Les légendes limousines ont heureusement inspiré Edouard Mazin. Son Ramdal en Flour (la Haie en Fleur) qu'une charmante'pré¬
face de J. B. Chèze présente au lecteur, semble écrit comme en se
jouant. Ainsi coule la Solane.
Jean Audiau à qui on devait déjà une étude sur Les Troubadours
el VAngleterre et la publication des Poésies des Quatre Troubadours
d'Ussel, a l'ait paraître un délicieux recueil La Pastourelle dans la
Poésie occitane du Moyen-Age qui contient toutes les pastourelles'
des troubadours, texte et traduction. Sa traduction des principaux
passages de la Chanson de la Croisade contre les Albigeois qu'on lit
avec un vif plaisir, nous incite à lui conseiller de préparer une nou¬
velle édition de cette épopée méridionale devenue introuvable.Et
je m'en voudrais d'omettre sa plaquette sur les Troubadours de la
Région Briviste. Jean Audiau sait rendre intéressants des sujets
qu'on redoute trop souvent d'aborder.
Tras lou plai (A travers la haie), la comédie en un acte de René
Farnier, jouée avec sueeès à la félibrée de St-Junien, a paru.
Dans son recueil bilingue Vieux marrons el châtaignes nouvelles,
Martial Peyrichou a, parfois, d'heureuses trouvailles.
|
Lemouzi a annoncé les recueils de poèmes de J. B. Chèze et d'Al¬
bert Pestour. On peut leur prédire un réel succès. Et Amédée Muzact;
Il y a longtemps qu'il n'a rien publié. Trop longtemps à notre gré.
(1) Effectivement la Deuxième Série de

la Collection « Dis Aupi PiGrenier. La liste des
complète, à l'heure
N. D. L. R.

rénen » comprendra la Chanso de Combralha de P.-L.
ouvrages de cette Deuxième Série n'est pas encore
où nous écrivons,

�GUYENNE
La

Guyenne a un nouveau poète : l'abbé
Bergey. A7a Garbelo.
son recueil (prose et
vers) en dialecte bordelais est fort
intéressant,
Depuis, l'abbé Bergey est devenu député. Souhaitons
qu'à la Cham¬
bre le député se souvienne de l'écrivain
occitan.
L'Agenais a perdu Charles Ratier, un des bons ouvriers du félibrige. Son œuvre principale Lou Rigo-Rago Agenes, écrit en une
langue infiniment plus pure que celle de
Jasmin, est introuvable.
On doit beaucoup à Ratier
pour avoir publié en 1915, Cortètede
Prades, un des écrivains les moins connus et les plus
intéressants du
Midi.

Depuis longtemps on savait que Charles Derennes écrivait en
langue d'oc. 11 ne consentait jamais à publier ses poèmes. Ils ont
vu
jour cependant. Et après avoir lu et relu les" vers
élégants et sub¬
tils de Romiuaigej nous regrettons
encore le grand poète
davantage
occitan que Derennes pourrait être, s'il
voulait, s'il réduisait un peu
son intense et charmante
production française.
Les.classements par province ont parfois
quelque chose de fac¬
tice,. Où mettre Perbosc ? Le
Ouercy appartient à la Guyenne, et
Perbosc est.
le

quercyńois. C'est aussi un des fondateurs de l'Escola
est à Toulouse. Bien
qu'il m'en coûte de le séparer
amis du Gai Saber, je ne veux
point

Ocçilana, ot elle
de

ses

priver la Guyenne de son
plus illustx'e représentant. Perbosc devenait un écrivain
paradoxal.
On ne
pouvait plus se procurer une seule de ses œuvres. Cette lacune
va être comblée. La
Dcbanadora, un recueil de contes, vient de pa¬
raître. Àu moment où
j'écris ces lignes lo libre dels Auzèls achève
de s'imprimer. Enfin les Amis du
Livre Occitan ont annoncé lo Libre
del Campèslre. On
pourra désormais lire ce puissant
lyrique. On peut
le chanter aussi
puisque J. Canteloube a mis en musique l'Arada.
Les Contes de la vallée de la

Bonnele appartiennent au folklore
quercynois. Jean Hinard les a joliment écrits en
langue d'oc. La
traduction française est de Perbosc.
Le

Quercy

a encore un

leusement pure

:

jeune poète qui écrit

une

l'abbé Cubaynes. N'oubliez pas ce

langue merveil¬
nom.

GASCOGNE
Je n'avais jamais
pu me procurer un recueil de Navarrot. Grâce
aux Amis du Livre Occitan cette
lacune est comblée. Un choix des
œuvres de ce béarnais a vu le
jour. Camélat l'a présenté en une ma¬

gistrale préface. Il n'est

que

les poètes pour

parler des poètes.
Dans cette splendide collection
s'imprime en ce moment une nou¬
velle édition de Béline. Elle constitue en
quelque sorte une œuvre
originale puisque Camélat y a ajouté des passages nouveaux et
qu'il
a. parfois, modifié, son ancien texte. Une
traduction précise l'accom¬
pagne. Elle permettra à ceux'qui ne sont

avec

le

béarnais

d'œuvre depuis

c'est cette

pas

de le

encore

familiarisés

pénétrer. — Camélat a écrit d'autres chefsl'apparition de Béline, il y a vingt-cinq ans. Mais

idylle délicate et sombre qui a fait sa réputation. Je crois
qu'elle restèra l'œuvre favorite du public. L'influence de
Camélat

est

tre

extraordinaire. Et cependant autant certains cherchent à
en

relief autant Camélat le déteste. Comme J. H.

Perbosc, Camélat

œuvre

à l'écart.

«

...Il y aura

se

met¬

Fabre, com.rne
toujours de la soli¬

tude sur la terre pour ceux
qui en, seront dignes ! », écrivait Villiers
de l'Isle Adam.
C'est aussi 'dans la même collection
qu'ont paru les. poèmes peu
nombreux, mais, d'autant plus précieux, de Delbousquet :
Capbat la
lana (A travers la
lande). Delbousquet est mort au moment où il
commençait à œuvrer en langue d'oc. En lisant ses essais occitans
préfacés par Perbosc — l'auteur du Chant de la Race et de VIncen¬
diaire ne pouvait rêver commentateur
plus pénétrant — on com¬
prend la perte irréparable qu'a causé au Midi la mort de Delbous¬
quet. Le 3 août, à Sos, son pays natal, l'Escolo Gascouno a célébré
sa

mémoire.

�—

64

—

On sait que Mgr Gieure, évêque de Rayonne, a introduit l'ensei¬
gnement de la langue d'oc dans les Séminaires et Collèges de son
diocèse. Les résultats obtenus prouvent combien il est indispensable
de généraliser cette mesure.
La question de la graphie se pose en Gascogne comme partout ail¬
leurs. Petit à petit on finit par se rendre compte qu'il est indispen¬
sable d'écrire dans toute l'Occitanie selon des règles communes.
Jean Botizet a donné l'exemple. 11 a adhéré aux principes de l'Escola O.cciiana. Ce n'est pas aux lecteurs de « l'Almanach » qu'il est
nécessaire de. présenter ce jeune et actif poète.
En revanche, B. Sarrieu dont l'érudition est infinie redoute cette
orthographe. 11 expose ses raisons dans une brochure : La Graphie
de la langue d'oc. Je ne voudrais pas faire de la peine à M. Sarrieu
qui est le plus aimable des hommes, mais je me demande si la vraie
raison de son hostilité ne provient pas de ce fait que si tous les dia¬
lectes de la langue d'oc peuvent s'écrire selon les principes de l'Escola
Occiiana, seul le sous-dialecte de Luchon ne s'y prête pas facilement.
B. Sarrieu a écrit deux autres études vraiment remarquables que
je voudrais voir dans toutes les mains : L'Enseignement et les divi¬
sions universitaires au point de vue régionalislc, et L'Enseignement
de la langue d'Oc.
Enfin B. Sarrieu a commencé la publication des œuvres du doc¬
teur Cator qui consistent surtout en traductions gasconnes des prin¬
cipaux écrivains grecs, latins, italiens, espagnols, portugais, an¬
glais etc...
L'abbé Dambielle dont l'activité est prodigieuse a fait paraître
trois nouvelles comédies : Cau lou Médecin, Mesire e
Bailet e la

Pousuèro.
L'abbé

Daugé

a

publié

une

pièce

en

trois actes : la Hesle de Cast¬

res.

Je m'en voudrais de ne pas signaler l'effort que fait à Monerabeau
docteur Ficat, fondateur des Veillées Gasconnes. Monerabeau
possède d'ailleurs une Académie des Menteurs, dont M. Larrat est
secrétaire perpétuel. On est philosophe à Monerabeau. On doit

le

le
croire

que

le

seul rend la vie supportable. Or donc à Monera¬
égayent les soirées d'hiver, les
année une représentation théâ¬
1923 et en 1924 on a joué deux fines comédies de M. Bor¬
Crabè et la Marne, et de curieuses scènes de M. Larrat :
de Mouncrabeau, et lou Remoulaire. En 1925 on donnera

mensonge

en dehors des menteries qui
Veillées Gasconnes donnent chaque

beau,

trale. En
des : Lou
.4 la hèro
une

comédie

en

trois actes du docteur Roques.

Jean-Paul

((

OC
%J W

Journal
est
le seulOccitane
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�II ACCIDENTS de TRAVAIL AGRICOLE
Les Caisses

d'Assurances et de réassurances

Mutuelles

Ainsi que

je l'écrivais

au

agricoles

lendemain du vote de la loi du 15 dé¬

1922, et après la publication des décrets du 22 août 1923, la
question des accidents du travail agricole sort de la phase des dis¬
cembre

cussions

théoriques

pour

entrer dans la période d'organisation.

Or, la base même des réalisations pratiques se trouve dans les So¬
ou Caisses d'assurances et de réassurances mutuelles agricoles.

ciétés

Les Associations

professionnelles, le Parlement, l'Etat ont fondé de

grands espoirs sur les institutions.

Je voudrais leur consacrer une étude
autre prétention que d'exposer une

sans

simple, claire et pratique,

matière d'une importance

primordiale, mais quelque peu complexe et d'être utile à beaucoup
de nos lecteurs qui travaillent à les créer.
Il n'est pas possible de comprendre le présent et d'organiser l'ave¬
nir si nou^ ne connaissons
pas le passé.
Rien ne s'improvise : mais tout se transforme. Il faut donc remon¬
ter aux sources et suivre les modifications successives des institutions.
Au cours de ces explications, je suivrai donc l'ordre suivant :

1° Histoire des Caisses d'assurances et de réassurances mutuelles
agricoles.
2° Régime légal des Caisses d'assurances d'après l'article 11 de la

loi du 15 décembre 1922 et les décrets du 22,août 1923.
3°

Organisation pratique des Mutuelles.

Pour donner de l'unité à

ces

observations et

Les
tion.

lignes qui vont suivre

en

ma métho¬
texte fonda¬

justifier

de, je vais, au préalable, reproduire intégralement le
mental, l'article 11 de la loi du 15 décembre 1922.

seront le commentaire et

l'explica¬

Les Sociétés ou Caisses d'assurances et de réassurances mutuelles agri•
coles, constituées dans les termes de la loi du 4 juillet 1900, seront admi¬
ses à couvrir les risques de mort
et d'incapacité permanente résultant de

l'application de la présente loi, à condition de se soumettre, dans leur
fonctionnement, aux garanties édictées, en ce qui concerne les Sociétés^
d'Assurances mutuelles, par l'article 27 de la loi du 9 avril 1893, modifié
par celledu 31 mars 1905, suivant les modalités déterminées par unrèglement d'administration publique, contresigné par les minisires du Tra¬
vail, de VAgriculture et des Finances, lequel fixera notamment le nom¬
bre minimum d'adhérents et le minimum de risques assurés.
Les Sociétés mutuelles d'assurances, régies par la loi du 4 juillet 1900
recevront chaque année, de l'Etat, dans la limite des crédits inscrits a
cet effet au budget du ministère de l'Agriculture et dans les conditions
déterminées par un règlement d'administration publique, des subven¬
tions spéciales représentant la moitié au maximum des cotisations que
doivent payer ceux de leurs adhérents, visés au second paragraphe de
l'article premier qui auront usé de la faculté d'assujettissement prévue
à l'article 4.

Série Commune

F

•

V.

�—

66

—

Lu toi

du 1 Juillet 1900
a-pour but de faciliter la cons¬
titution des Caisses Mutuelles d'Assurance
agricole

Les

premiers mots de ce texte nous éclairent. Ils nous
parlent de cho¬
qui nous sont familières : ils nous renvoient aux caisses d'assuran¬

ses

et de réassurances, mutuelles
agricoles constituées dans les termes
dé la loi du 4 juillet 1900, que la loi du 15
décembre 192SÌ maintient
dans leur intégralité.
Ces sociétés, vous le
ces

reconnaissez,

mutuelles, tant celles

ce

sont, je le répété, toutes

nos

contre la mortalité du bétail
que celles contre
l'incendie ou contre les accidents du travail.
Elles seront toutes admises à couvrir
tous les risques, accidents si
elles satisfont à un certain nombre de
est d'être constituées conformément auxconditions, dont la première
termes de la loi du 4 juillet
1900, et la seconde de se soumettre aux exigences
de l'article 27 de
la loi du 9 avril 1898 modifié
par celte du 31 mars 1905, en ce qui con¬
cerne les garanties à
présenter.
D'où nécessité d'étudier ces deux
textes.
,

Commençons par le premier.
La loi du 4 juillet 1900 a été une
conquête des agriculteurs. Je dois
vous en raconter l'histoire : elle
sera très brève et elle
rentre dans le
cœur de notre
sujet.

Retenez bien ceci

: les mutuelles ont été
créées par la force des cho¬
Elles sont une démonstration de
plus de la vérité de ce principe :
la l'onction crée
l'organe.
Vous connaissez tous leurs ancêtres :
ce sont nos
compatriotes les
Cotises ou Cohsorces du
département des Landes.
Vieilles de plus d'un siècle et modelées
sur les
antiques
ces cotises ont servi de
confréries,
type à la plupart des caisses de prévoyance
ou
de secours mutuel, non seulement
contre la mortalité des
animaux,
mais contre l'incendie, contre les
accidents. Après le vote de la cé¬
lèbre loi du 21 mars 1884. des
institutions de ce genre ont été créées en
très grand nombre
par les syndicats professionnels, qui s'affirmaient
déjà comme la cellule de toutes les œuvres
agricoles.
Mais des difficultés d'ordre
juridique furent soulevées. Des légistes
obstinément enfermés dans des formules
étroites et vieillies, soutin¬
rent que les
agriculteurs, réunis dans leurs syndicats,
n'avaient
le droit de se
protéger mutuellement contre les risques inhérentspas
à
leur

ses.

profession.
agissant ainsi,(les agriculteurs formaient,
soutenaient-ils, non
pas des Syndicats, mais de véritables sociétés
d'assurances.
Par voie de
conséquence,
ils
de
ces
organismes qu'ils
soient en règle, au point de vue exigeaient
des formalités de constitution et du
fisc, avec la loi du 24 juillet Í867 sur les
Sociétés commerciales et le
En

décret du 22 janvier 1868

sur

les Sociétés d'assurance.

Quelques Parquets trop zélés prirent
suites.

même l'initiative de pour¬

Si leur thèse avait été

toutes

admise, tout ce mouvement si
initiatives, toutes ces créations auraient été intéressant,

ces

étouffées et
supprimées dès leur naissance. Les mutuelles ne
supporter les frais énormes d'aciès notariés de pouvaient en effet,
constitution et des
droits

fiscaux écrasants.
les.
tèrent énergiquement et agriculteurs, forts de leur bon droit, résis¬

Fort.heureusement,

triomphèrent.

Le gouvernement

suspendit les poursuites. Un ancien ministre de
le,sénateur Viger, afin de trancher les
difficultés, pré¬
proposition qui fut adoptée.
devenue la loi .du 4 juillet
1900, dont je vais vous donner

l'Agriculture,

senta une
Elle est

le texte très court

:

il

se

compose d'un article unique :

Les Sociétés ou Caisses
d'assurances mutuelles agricoles
rées et administrées
qui sont

gratuitement, qui li'oiit en vue et qui, en fait, gé¬
ne
bénéfice, sont affranchies des formalités prescrites
par
juillet 1867 et le décret du 22 janvier 1868
relatifs
aux
So¬
d'assurances.

réalisent

aucun

la loi du 24

ciétés

„

�—

Elles

67

—

pourront se constituer en se soumettant aux prescriptions de la
mars 1.884 sur les Syndicats professionnels.
Caisses d'assurances mutuelles agricoles ainsi créées

loi du 21

Les Sociétés ou
seront exemptés de

le

tous droits de timbre et de dix centimes prévus par

paragraphe premier de l'article 18 de la loi des 23

et 25 août 1871.

Les Mutuelles doivent être gérées gratuitement
En votant cette loi, le
des Caisses d'assurances agricoles.

législateur

Mais

quelles conditions

porté de leç énuméror,
ses

valables. Ellèë sont

car
au

ces

a

voulu faciliter la constitution

Sociétés doivent-elles remplir ? Il im¬
pour fonder des Cais¬

il faut les connaître
quatie :

nombre de

10 Les Sociétés doivent être constituées entre

.

agriculteurs;
le principe de la mutualité, exclure
production de bénéfices et être gérées et admi¬

2° Elles doivent reposer sur

toute

spéculation ou
gratuitement.

nistrées

3" Elles doivent avoir pouf

objet de garantir les membres contre
il faut placer les fic-

les risques de la profession, au nombre desquels
ciderits du travail;
4° Elles

soumettront pour leur constitution aux prescriptions de
1884 sur les Syndicats professionnels, c'est-à-dire,
dépôt à la mairie, en triplé exemplaire des statuts et des noms des
administrateurs.
se

la loi du 21

mars

le

Vous voyez d'ici les avantages considérables obtenus par les agri¬
culteurs. Les Sociétés agricoles sont vraiment dans cotte matière des

privilégiées.

Il ne sera plus question pour elles de
l'obligation de dresser leurs
statuts chez un notaire et par un acte coûteux.
Elles n'auront plus â solliciter et à obtenir l'autorisation
préala¬
ble du gouvernement. Il leur suffira désormais de suivre
pour leurs
constitutions les règles très simples de la loi de 1884 sur les syndicats

professionnels.
Elles sont exemptes de tous droits de timbre et d'enregistrement
autres que le droit de 10 centimes prévu par la loi des 23 et 25 août
1871.
Elles

échappent de plein droit à la patente, puisqu'elles

ne

font

point spéculation, ni commerce de leur assurance.
On ne peut pas les assujettir à l'impôt sur les valeurs mobilières,
lequel ne se perçoit que sur les bénéfices acquis.
Vous le remarquerez, la loi de ,1900 est très générale. Le texte 110
distingue nullement la nature des risques à garantir.
Il les englobe tous : l'incendie, la mortalité du bétail, la grêle, les
accidents du travail.
Les Mutuelles agricoles,

pris

un essor

En 1921

libres désormais de toutes entraves, Oiit
considérable dans tous les domaines.

,il existait

:

10.138 Sociétés

ou

Caisses d'assurances corttre

la mortalité du bétail, assurant un capital de 656.915.590 francs :
76 Caisses de réassurance départementales ou régionales; 2 Caisses
centrales de réassurance dont le champ d'action s'étendait sur tout
le territoire français et dont le siège'central était à Paris; 4.128 Cais1

S'éS d'assurances mutuelles contre l'iiicendie, assurant un capital de
1.836.893.176 fr. ; 35 Caisses de réassurance départementales ou régio¬

nales; 2 Caisses centrales dont le siège était à Paris.
Enfin, dans la matière qui nous occupé, il existait 68 Caisses d'as1
surance contre les accidents du travail agricole avec 2 Caisses de réas¬
surance siégeant l'une dans l'Indre-et-Loire, l'autre à Paris.
La loi de 1900 n'est donc pas l'un de ces textes oubliés, inappli¬
qués, qui démontrent que les lois sont impuissantes à contrarier les
phénomènes économiques et sociaux caractéristiques d'une époque.
Tout au contraire, elle' a provoqué une magnifique floraison d'œuvi'es agricoles.
.Mais un événement législatif considérable se produisit le 30 juin
1899.

'

�Nous allons le l'aire

connaître, en étudiant l'extension progressive
principe du risque professionnel à l'agriculture et les conséquen¬
ces que ce l'ait a entraînées pour les Caisses mutuelles contre les
accidents agricoles.
du

Des

par la loi de toutes
contre les accidents du travail.

les sociétés d'as¬

Le texte fondamental de la matière, l'article 11
cembre 1922, a été reproduit intégralement. En le

de la loi du 15 dé¬

garanties exigées
surance

suivant pas à pas,
allons rencontrer maintenant l'article 27 de la loi du 9 avril 1898
auquel il nous renvoie.
11 est impossible de comprendre un mot de la grave question qui
nous occupe sans avoir une notion tout au moins très sommaire de
l'objet de cet article : les garanties exigées par le législateur dans l'in¬
térêt des ouvriers de tous les assureurs sans exception.
J'essaierai donc de répondre le plus clairement possible à ces trois
nous

interrogations :
I " Quelles sont les garanties

que

le législateur exigeait des

assureurs

avant le vole de la loi du 15 décembre 1922 ?
2° Dans

quelle mesure jusqu'à cette date les
étaient-elles soumises à ces prescriptions ?

3° A quelles
bre 1922 et le

Sociétés agricoles

conditions, d'après l'article 11 de la loi du 15 décem¬
premier décret du 22 août 1923 les Sociétés mutuel¬
,

les agricoles doivent-elles présenter les garanties imposées par l'art.
27 de la loi du 9 avril 1898 et constituer un cautionnement et des ré¬
serves

mathématiques ?

Surveillance, contrôle, cautionnement, réserve mathématique
L'article 11 de la loi du 15 décembre 1922 contient
ainsi conçu, que je recopie et que je détache :

un

paragraphe

Les Caisses d'assurances mutuelles seront admises à couvrir les ris¬

de mort et d'incapacité permanente à condition de se soumettre aux
garanties édictées par Varticle 27 de la loi du 9 avril 1898 sur les acci¬

ques

dents du travail.
Un nouveau coup d'oeil rétrospectif vers le passé s'impose donc.
Souhaitons qu'il vous intéresse! Il porte par la force des choses sur
la loi du 9 avril 1898, bien connue ries magistrats, des avocats, des
assureurs, des industriels et des commerçants.
Cette loi constitue la charte fondamentale des accidents du travail.

Elle

a appliqué
pour la première fois en France le principe du risque
professionnel qui a été étendu à l'agriculture et tout récemment aux

gens de maison.
L'art. 27 soumet les

assurances

contre les accidents

du travail à

réglementation rigoureuse.
Les Compagnies d'assurances mutuelles ou à primes
fixes contre les
accidents, françaises'ou étrangères, sont soumises à la surveillance et
une

contrôle de l'Etal et astreintes à constituer des réserves
ments dans les conditions déterminées par un règlement
au

tion

ou

cautionne¬

d'administra¬

publique.

Le montant des réserves

ge au
Le

ou cautionnement sera
affecté par privilè¬
paiement des pensions et des indemnités.
législateur a voulu prendre des garanties dans l'intérêt des vic¬

times des accidents du travail.
II faut que

dans tous les cas, les rentes et les indemnités soient pa¬
que soit leur sort, l'état de leurs affaires, les assureurs
doivent être en mesure de faire face à leurs obligations vis-à-vis des

yées. Quel
sinistrés.

Les moyens que le législateur prend pour atteindre cette fin très
légitime se résument dans ces quatre mots : surveillance, contrôle,
cautionnement, réserve mathématique.

�—

69

—

Reprenons ces quatre termes et voyons ce
Tout d'abord

que

signifient

ces

qu'ils représentent.

deux mots : surveillance ut con

Irôle ?
Ils sont définis et précisés par un règlement d'administration pu¬
blique qui promulgue des principes et fixe des règles. C'était nécessai¬
re. L'Etat reçoit des pouvoirs considérables. Il examine tous les docu¬
ments des

Sociétés

d'assurance.

Il vérifie leurs registres et leurs

comptes, 11 envoie des inspecteurs qui ont libre accès dans leurs
bureaux. Les frais d'inspection sont à la charge des Compagnies.
Il faut que tout soit correct, net, clair, solide, sincère, conforme
au but de l'entreprise.
Mais cela ne suffit pas": l'Etat, nous l'avons vu, exige un caution¬
nement et des réserves malhémathiqu.es
Que faut-il entendre par réserves mathématiques ?
Parmi les obligations auxquelles les assureurs ont à faire face se
trouve d'abord le service des pensions liquidées. Un ouvrier a été
malheureusement tué. Le patron était assuré. La Compagnie doit
servir une rente ù la famille. Tout maintenant est déterminé, connu,
réglé. Pour garantir le paiement des arrérages, l'Etat exige que l'as¬
sureur ait dans ses caisses des titres au moins équivalents au capital
nécessaire, pour fournir des rentes égales aux pensions.
C'est ce que la loi appelle les réserves mathématiques.
Que faut-il entendre par cautionnement ? Quelle est la raison d'ê¬
tre de cette garantie ? En quoi consiste-t-elle ?
Les assureurs ne doivent pas seulement se préoccuper des accidents
passés, liquidés, réglés. Ils ont encore à prévoir l'avenir. Il faut qu'ils
aient sans cesse sous leurs yeux l'état approximatif des accidents, des
sinistres, qui se produiront.
Le calcul des probabilités sera d'un très grand secours et fournira
des certitudes suffisamment approximatives pour permettre d'éta¬
blir leur budget.
Un bon assureur doit savoir à peu près le nombre et l'importance
des accidents qui se produiront au cours d'une année. Il a à son
des mathématiciens spécialistes que
l'on nomme les actuaires.

service

Théoriquement, les primes payées par les assurés doivent
un total largement suffisant pour faire face aux sinistres.
Mais dans la pratique des erreurs sont possibles.
Vous

devinez les

entraîner pour

conséquences désastreuses

former

qu'elles pourraient

les ouvriers victimes d'accidents et pour

leurs pa Irons,

faillite de l'assureur.
exige que les Sociétés d'assurances
titre dé cautionnement, des valeurs
représentant une somme déterminée.
Nous connaissons maintenant, gríice ù ces explications très soin

où elles provoqueraient la
Pour éviter ce désastre, la loi
confient aux caisses de l'État, à
au cas

maires, la règle générale.
Comme à l'ordinaire, il y a des exceptions dont
certaine

mesure

Des avantages

les Sociétés

bénéficient dans une

agricoles.

accordés aux sociétés agricoles en

matière de

garanties.
Quel était, au moment du vote de la loi récente du 15 décembre
19Í2, le régime juridique des Sociétés d'assurance mutuelle agricole

contre les accidents du

travail ?

Spécialement, quelle était leur situation au regard de la surveil¬
lance, du contrôle de la réserve mathématique, du cautionnement ?
Cette question est très complexe et assez délicate. Fort heureuse¬
ment, elle n'intéresse que les dirigeants des Sociétés mutuelles d'as¬
surance d'une certaine importance. Les créateurs et les fondateurs
des mutuelles locales peuvent fort bien les ignorer. 11 existe actuel¬
lement, nous l'avons vu, 68 caisses de cette nature. Elles ont pu s'ac¬
commoder des exigences législatives grâce à la réassurance et en ne
«'occupant que des petits risques ; nous y reviendrons,

�—

7«

—

Plaçons-nous maintenant résolument en face d'une caisse mutuel¬
garantissant tous les risques árgń
sans exception.
Les propriétaires, ses
clients, suivant l'habitude, veulent être en¬

le d'asfeurancè contre les accidents

coles

tièrement à l'abri.

Ils s'assurent donc contre les accidents
régis par le droit commun,
c'eSt-à-dire par le Code civil dans les articles
célébrés et familiers' aux
hommes d'affaires
1382, 383, 1384', 1385.
Ils s'assurent contré les accidents

agricoles soumis au
pror
fessionnel, c'est-à-dire provoqués par l'emploi de machinesrisque
mues par
: batteuses,
mqulins à vent, ou à eau, moteurs à
essence, à l'électricité, tracteurs etc... (loi du 30 juin
1899), ou dans
les forêts ou bois de
plus de trois hectarès exploités pour la Vente
(loi
du 5 juillet
1914) ou dans les laiteries, féculeries) sucreries)
fabriques
d'alcool (loi du 9 avril
1898), ou dans l'exercice des commerces an¬
nexes de
bestiaux, de grains, d'engrais...
Bien plus, pour mieux
remplir leurs obligations sociales, ils stipu¬
lent que même en dehors'de toute
faute de leur part, même au cas
où le risque
professionnel ne jouerait pas, leqrs ouvriers
au cas
d'accident, et. suivant le degré d'importance des recevraient,
conséquen¬
ces le service médical et
pharmaceutique, le demi-salaire des rentes
au cas
d'incapacité permanente ou de mort.
Je supposé, en
outre, que cette caisse est autonome, qu'elle fait
des moteurs inanimés

elle-même toutes ses affairés.
A quelles lois était-elle soumise

?

Tout d'abord à la loi du 4
juin 1900.
Ensuite, au décret du 22 janvier 1868, modifié
par celui du 8 mars
1922 sur les Sociétés
-d'assurances, en tant que ses prescriptions n'é¬
taient pas cou! mires à la loi du 4
juillet
1900.
Mais surtout
puisqu'elles garantissaient contre les
des accidents
énujnérés .ci-dessus soumis au risque Conséquences
professionnel;
elles sont forcées de
présenter les garanties exigées par l'art. 27 de
la loi du 9 avril
1-898,;amendé'en leur faveur par des décrets qu'il
reste à vûus Taire connaître.
mp
Les arrêtés
ont

accordé

point de

ministériels du 5 mai 1899 et du 22 novembre
Sociétés agricoles des avantages intéressants1906
au

aux

vue çle leur cautionnement.
Par Sociétés
agricoles, il faut entendre les Sociétés à primes fixes
et les Sociétés niutiiclles dont
les statuts limitent les
opérations aux

exploitations agricoles, viticcdes et
forestières, ainsi qu'aux entre¬
y annexées, sous condition que ces dernières ne soient
pas assu¬
l'objet de polices spéciales.
Voici, en ce ,qui concerne le
cautionnement, les dispositions des
arrêtés ministériels
précités.
Le cautionnement
prévu par l'art. 2 du Décret du 28 février 1899
est fixé :

prises

jetties à la patente et fassent

1

Pour la première année de fonctionnement
sous le régime dudil
décret à; 4Q.000 fr.
2° Pour les années
ultérieures à une somme
correspondant à 10
centimes par hectare d'immeubles
agricoles et à 3 % du total des sa¬
laires assurés dans les
entreprises annexes, sans que la dite somme
puisse toutefois être inférieure à 40.000
ni
0

francs.

francs

supérieure à 200.000

Le cautionnement
peut être réduit de moitié dans le cas spécifié
par l'art. 3 de l'arrêté du 29 mars
1899, le minimum étant alors ré¬
duit à 20.000 francs et le
maximum à 100.000 francs.
Le cas dont il
s'agit est celui où les statuts de la Société
le versement du
stipulent
capital constitutif des rentes ou pensions immédia¬
tement après

chaque règlement d'indemnité.

Vous voudrez bien m'exeuser de
vous, avoir présenté ces
tions fort arides.
explica¬
Elles ne sont
pas du tout en dehors du but
que je poursuis : facili¬
ter la création de
mutuelles agricoles contre les
accidents du travail.

�—

71

—

Pour y réussir, la bonne volonté ne suffit pas; une
tout au moins superficielle de la loi est indispensable.

connaissance

Or, la loi du 15 décembre 1922 nous renvoie et il :1a loi du 4 juillet
1900, à laquelle j'ai consacré un article, et à l'article 27 de la loi du
9 avril 1898, que je ne pouvais passer sous silence et aux Décrets du
23 mai 1923 réglant définitivement la question qui nous occupe.

régime légal des mutuelles

Le

préliminaires posés, le moment est venu d'aborder l'examen dû
régime légal actuel dos'mutuelles accidents agricoles tel qu'il est dé¬
fini par l'art. 11 précité de la loi du 15 décembre 1922 et le décret du
22 août 1923 « portant règlement d'administration publique pour
l'exécution de l'article 11 paragraphe 10 de la loi du 15 décembre 1922
étendant aux exploitations agricoles la législation sur les accidents: du
Ces

travail. »
L'Instruction ministérielle du 28.septembre },923, pqur l'application
de la loi du 15 décembre 1922, sera aussi d'un grand'secours.
Je m'occuperai donc :
1° Des

mutuelles qui se contentent d'assurer

le paiement des.frais

journalière.

médicaux et pharmaceutiques et do l'indemnité
2° Des mutuelles qui assurent tous les risques

mais sont réassu¬

rées.
3" Des mutuelles non

plet.
4° Des subventions

I.

—

réassurées qui couvrent contre

accordées par l'Etat aux

Mutuelles assurant seulement les

le risque com-.

mutuelles.

frais médicaux et

pharmaceutiques et l'indemnité journalière.
Les accidents du travail ont des

conséquences d'une gravité dif¬

férente.

tantôt une très grave blessure
incapacité permanente partielle ou totale de

Les suites sont,
june

qui entraînera ou

travail, tantôt la

mort.

Mais, fort heureusement, l'on n'a pas

toujours à déplorer ees

mités fâcheuses.

extré¬

...

plus souvent, au bout d'un temps plus ou moins long, la victi¬
son travail. La blessure.ne laisse aucune trace.
Le législateur a prévu et réglé ces différentes hypothèses dans la
loi fondamentale dû 9 avril 1898 sur les accidents du travail (art. 3).
Occupons-nous d'abord des accidents sans conséquence permanente.
La victime a droit d'abord, sous certaines modalités, à une indem¬
nité égale à la moitié du salaire touché au moment de l'accident.
Le chef d'entreprise supporte, en plus, les frais médicaux et phar¬
Le

me

reprend

maceutiques.
Chose

singulière, la loi du 1 5 décembre 1922

et le décret du 22 août
très important
mutuelles assurant des
autres.

1923 sont entièrement muets sur le point pourtant
qui nous occupe. Ces textes ne visent que les
accidents graves et ne nomment même pas les

Pour connaître l'intention du législateur, il faut revoir les travaux
préparatoires.
'
Or, le projet primitif, qui a été si souvent remanié, donnait seule¬
ment aux mutuelles le pouvoir de payer le demi-salaire et de rem¬
bourser les frais

médicaux et pharmaceutiques. Les
devinez les inconvénients d'un

étaient exclus. Vous

l'exploitant client des mutuelles aurait
seconde assurance et de
tièrement à l'abri.

Le Parlement

a

été obligé de contracter une
être en¬

s'adresser à un autre assureur pour

formidablement et inutiler
décembre 1922 permet,
couvrir les risques do mort, et d'in-

repoussé ce système

ment compliqué.
L'article 11 si souvent
nous

l'avons vu, aux

papacité permanente,

risques graves
pareil système:

cité de la loi du 15

mutuelles de

�—

72

—

La loi autorise ces Sociétés à assurer le
paiement de ces rentes.
Donc, a fortiori, elles ont le droit d'assurer les risques
d'incapacité
temporaire, qui sont beaucoup moins graves.
Cette mission, au surplus, rentre dans la fonction normale
des mu¬
tuelles en vertu de la loi du 4 juillet
1900, étudiée en détail plus haut.
De l'avis unanime, les mutuelles
communales, même réduites à ce
rôle, faciliteraient grandement la tâche des agriculteurs et des assu¬
reurs.

L'organisation du service

médical dans les campagnes en vue de
les accidents du travail est, vous ne l'igno¬
pas, un problème pratique très délicat et très
difficile, qui préoc¬
cupe beaucoup en ce moment les trois corporations intéressées.

l'application de la loi

sur

rez

Grâce à
velle sera
évitées.

II

ces

petites Sociétés où tout le monde

appliquée

avec

se connaît, la loi nou¬
loyauté et bien des fraudes pourront être

Mutuelles couvrant tous les risques mais réassurées

—

Abordons maintenant les mutuelles assurant tous
les
rentrons de nouveau dans l'étude de l'art. 11 et du décret, risques et
du 22 août
1923. Nous sommes dans
l'hypothèse la plus pratique et au cœur
même de la question. Voilà pourquoi
je croirais vous être utile et fa¬
ciliter grandement notre tâche commune en
mettant sous vos yeux
les textes fondamentaux du décret.
Article
surances

premier.

Les Sociétés

—

ou

mutuelles

Caisses d'assurances et de réas¬
la loi du 4
du travail

agricoles, constituées dans les termes de
juillet 1900, qui entendent assurer le risque des accidents
ayant entraîné la mort

ou une

incapacité permanente, sont soumises, tout

restant dans les attributions du ministre de
l'agriculture, à la sur¬
veillance et au contrôle du minisire du
travail, établis par l'article 27
de la loi du 9 avril 1898,
modifié par la loi du 31 mars 1905.
Elles doivent
comprendre ou réassurer à toute époque au moins 500
adhérents payant un minimum de 50.000
francs de cotisations annuel¬
en

les.

Art. 2. — Les mutuelles agricoles
précitées qui ne rempliraient pas
les conditions prévues à l'article
précédent pourront néanmoins déli¬
vrer des contrats
garantissant tout ou partie des risques visés
par la loi
du 15 décembre 1922,
après avoir justifié au minisire du travail qu'elles
ont contracté
préalablement pour tous les risques de mort et d'incapaci¬
té

permanente, auprès d'une Société régulièrement habilitée, une réassu¬
intégrale, en vertu soit d'une disposition de leurs statuts, soit d'un
traité. Les contrats délivrés
par les mutuelles agricoles devront indiquer en
caractères très apparents les noms et adresse
du réassureur et contenir l'en¬
gagement exprès de ce dernier de prendre les lieu cl
place de l'assureur
direct dans la substitution au
chej d'entreprise, visée au dernier alinéa
de l'article
rance

Sous
tions du

frais de

16 de la loi du 9 avril 1898.

ces

conditions,
présent décret

Sociétés ne seront pas soumises aux
disposi¬
elles seront exemples de toute contribution aux
contrôle, qui seront supportés par le réassu¬

ces
;

surveillance et de

reur.

Ces deux textes

posent

une

règle,

l'on

mutuelles agricoles pourront assurer tous les peut résumer ainsi : les
risques sans exception,
que

y compris le risque de mort et
d'incapacité permanente, sans être
soumises à la surveillance et au contrôle de
l'Etat, ou être obligées de
constituer des réserves

mathématiques ou de déposer un cautionne¬
de contracter une réassurance.
Peut-être sera-t-il utile de donner une définition de la
réassurance..
L'assureur court lui aussi un
risque : c'est celui de payer des sinis¬
tres. Malgré la
précision de ses calculs, dans certains cas les charges
auxquelles il aurait à faire face de ce chef excéderaient ses
capacités
financières. Pour se garantir contre cette
éventualité, il s'assure luimême contre ce risque de
payer. 11 contracte, à son tour, une police
nouvelle qui divise ses
charges. La réassurance, en effet, est rarement
totale ; elle
ment, à la condition

est

toujours partielle. Nous

verrons

tout à l'heure que la

�—

presque universalité
est réassurée.

73

—

des mutuelles contre les accidents du travail

Mais

par

alors, quelles conditions devront remplir les mutuelles qui,
elles-mêmes et sans réassurances, couvrent le risque complet ?

III— Mutuelles couvrant tous les

risques

sans

être réassurées

Le décret du 22 août 1923 répond à cette question. Il se
compose
de 23 articles. Le commenter en détail dépasserait le cadre et l'objet
de cette étude. Au surplus, nous retrouverions toutes les
explica¬
tions fournies dans notre article précédent et nous aurions à écrire
de nouveau en sous-titre ces mots : surveillance, contrôle de l'Etat,
réserve mathématique, cautionnement.
Comment donc ont été adaptés à l'agriculture des
principes appli¬

qués depuis 1898 à l'industrie ?
Remarquons-le tout de suite, les mutuelles de cette catégorie, tout en
restant dans les attributions du ministre de l'agriculture, seront sou¬
mises à la surveillance et au contrôle du ministre du
Travail, établis
par l'art. 27, do la loi du 9 avril 1898, modiliée par la loi du 31 mars
1905.

Notons encore un point très important dans la pratique.
Pour être valablement constituées, les mutuelles doivent,
compren¬
ou réassurer à toute
époque au moins 500 adhérents payant un
minimum de 50.000 francs de cotisations annuelles.
L'Etat prend ainsi des mesures destinées à garantir dans tous les
dre

"cas

le

paiement des rentes et des indemnités.
mesures ont trait à la constitution
interne, à l'organisation fi¬
nancière, à l'administration, à la gestion, à la comptabilité, aux bilans
et aux inventaires. Elles sont inspirées par les travaux très nombreux
et très sérieux qui ont pour objet de perfectionner la
législation des
sociétés commerciales et d'éviter les fraudes nombreuses qui se com¬
Ces

mettent au détriment des actionnaires et du public.
Les mutuelles ne sont pas des affaires destinées à procurer d'énor¬
mes revenus aux administrateurs, de gros traitements aux directeurs
et même, par dessus le marché, des dividendes aux actionnaires. Elles
sont faites
pour les assurés.
Il est

indispensable

que

l'on puisse voir clair à tout moment dans

la situation de la société.
Les écritures seront très correctes, permettront de suivre à tout
moment l'affectation des recettes aux sources diverses de
dépenses.
Les bilans annuels seront clairs, nets, complets, sincères.
Lorsque
les mutuelles assureront des risques divers,
incendie, grêle, bétail,
les différents patrimoines seront nettement
séparés. Des

comptes
dépenses de premier établissement dont
règles précises et détermi¬
nées. Il en sera de même en ce qui concerne les
dépenses d'installa¬
tion résultant du développement ultérieur.
Ces sociétés ne pourront traiter à forfait,
pour l'acquittement, de
leurs frais généraux avec le directeur s'il y en a un, avec le conseil
d'administration ou avec une entreprise distincte.
La rémunération des agents ou employés ne
pourra comporter
spéciaux seront affectés
l'amortissement

sera

aux

effectué suivant des

qu'une allocation fixe, variable avec le temps ou les services rendus.
En aucun cas, les agents ou employés ne pourront
être rémunérés
par des commissions
au

comptant

ou

proportionnelles

d'avance.

aux

primes réalisées, payées

Aucun avantage particulier ne peut être sutipulé au profit des fonda
teurs.
Les chapitres II et III, relatifs aux cautionnements et réservés à
la surveillance et au contrôle, ne nous apprennent rien de
nouveau,

après.

J'en aurais fini avec ces explications arides mais nécessaires si je
n'avais une dernière observation à présenter au sujet des mutuelles.

Mais, ici,

nous

touchons

au

point sensible, puisque les prétendues

faveurs dont jouissent ces sociétés ont été l'objet de
critiques très vi¬
ves de la
part de certaines publications qui prétendent défendre les
intérêts des compagnies à prime fixe

�74

—

IV
Le

—

—

Des subventions accordées

aux

mutuelles

siège de la discussion se trouve encore dans le fameux article 11
paragraphe, dont je ne vous ai pas parlé et dans le

mais dans le second

deuxième décret du 22 août 1923.
Voici le texte de l'art. 11

in fine :
d'assurances, régies par la loi du 4 juillet 1900
recevront, chaque année, de l'Etal, dans la limite des crédits inscrits à
cet effet au budget du ministère de l'Agriculture et dans les conditions
déterminées par un règlement d'administration publique, des subven¬
tions spéciales représentant la moitié au maximum des cotisations que
devraient payer ceux de leurs adhérents, visés au second paragraphe de
l'article premier, qui auront usé de la faculté d'assujettissement prévue
Les Sociétés mutuelles

à l'article 4.

La première question à résoudre pour comprendre ce texte assez
obscur que le décret éclaire très peu est de connaître la raison d'être
des subventions.
La seconde est de rechercher les conditions à remplir par les mu¬

tuelles pour les obtenir.
Il y aura lieu pour terminer
de ces subventions.

de

Quelle est la raison d'être de

se
ces

demander quel

sera

le montant

subventions ?

11 est inutile de se perdre dans de longues considérations.
L'Etat accorde des subventions uniquement pour encourager

sujettissement facultatif à la loi nouvelle.
Le Parlement n'a pas
tous les agriculteurs à la

l'as¬

osé après avoir beaucoup hésité, soumettre
loi

que nous

étudions.

Disons-le

franchement, la grande majorité d'entre nous échappe¬
ra aux obligations
que nous avons précisées. Tous les ouvriers, tem¬
porairement au service de chefs d'entreprises, propriétaires, fermiers,
métayers, travaillent habituellement seuls ou ayee l'aide de leur fa¬
mille, et victimes d'accidents ne pourront pas invoquer le risque pro¬
fessionnel. Ils devront intenter un procès et rapporter une série de
preuves difficiles et compliquées.
D'autre part, la loi ne s'occupait que des ouvriers. Quel serait le
sort des petits patrons travaillant seuls, de leur famille et, d'une façon
générale, de tous les chefs d'entreprise même de ceux qui cultivent
avec leurs
propres bras tout en ayant habituellement un ou plusieurs
collaborateurs Ì
Un

père,
ferme,

fils, sesfgendres exploitent

avec un valet une terre,
métairie. Un accident très peu important arrive au
automatiquement il jouira de tous les avan¬
tages de la loi. Ses demi-journées de maladie lui seront payées. Ses
une

valet

:

ses

une.

immédiatement et

frais médicaux et

pharmaceutiques seront intégralement soldés.
Mais, si un accident très grave arrive au fils, au gendre on même
au père, il n'aurait rien
du tout.
Cette solution qui choque notre sens de la justice est cependant
celle qui découle d'une application rigoureuse des principes fonda¬
mentaux de la loi du 15 décembre 1922.
Afin de l'atténuer, le législateur a imaginé

l'assujettissement fa¬

cultatif avec comme corollaire l'assurance obligatoire.
L'article 4 de la loi réglemente cette opération juridique.
Les petits exploitants exonérés de l'obligation et qui veulent faire
bénéficier de la loi les membres .de leur famille et leurs collaborateurs
occasionnels et tous les exploitants sans exception qui désirent se pla¬
cer eux-mêmes sous, la
protection de la législation des accidents du

travail, devront, faire
contracter
en

une

déclaration à la mairie et., retenez bien ceci,
assurance, et en rapporter la preuve

obligatoirement une

produisant le contrat.
L'obligation de l'assurance est le corollaire de l'assujettissement

facultatif.
Les conséquences de cet
poser.

Au

cas

collaborateurs

assujettissement, sont bien faciles à ex¬
d'accident, le patron, les membres de sa famille, ses
occasionnels, ses ouvriers habituels seront tous sur le

�—

75

même pied d'égalité : ils recevront
demi-salaire, le remboursement des

—

de l'assurance, suivant lejcas, le
frais médicaux et pharmaceuti¬

ques, des: rentes et des indemnités.
Mais cela va coûter très cher ? Sans doute. Cependant, afin de di¬
minuer cette nouvelle charge, le législateur compte sur les

mutuelles,
qui prendront moins cher que les grandes compagnies.
Pour être bien certain qu'il en soit ainsi, le
législateur accorde aux

mutuelles des subventions.
Ces subventions auront deux limites.
La première sera tracée par le montant des crédits inscrits
année au Ministère de l'Agriculture.

chaque

La

seconde, par la règle fixant comme maximum la moitié des co¬
tisations que devraient payer les assujettis facultatifs.
La demande dp subvention devra être adressée
chaque année,
avant le 15

mai,

au

ministre de l'agriculture.

Elle sera accompagnée d'un relevé des cotisations encaissées au
de l'année.
Le montant de la subvention sera
proportionnel à ces encaisse¬
ments.
cours

Remarquez bien ceci : ces subventions devront être affectées en to¬
talité à la réduction des cotisations dues
par les assujettis facultatifs,
cette réduction

ne

pouvant excéder la moitié.

Donc, les mutuelles qui ne compteront pas des assujettis faculta¬
tifs ne toucheront aucun subside du chef de la loi du 15 décembre
1922 et du 2e décret du 22 août 1923.
Combien d'agriculteurs voudront se soumettre volontairement à
la loi nouvelle ? L'avenir nous
l'apprendra. Pour ma part, je crainsfr
fort que le nombre en soit, très faible.
De

trop longues considérations, une conclusion
En fait et en
droit, les mutuelles ne pourront pas
vre, prospérer, sans l'appui de très solides sociétés,
ces

s'impose.
fonctionner, vi¬
mutuelles

ou

à

prime fixe, qui les réassureront et assureront la plus grande partie
du risque. La nécessité d'un « réassureur externe »
est indiscutable.
Ainsi se justifient les
appréciations que j'avais formulées. L'ap¬
plication de la loi du 15 décembre 1922 ne peut être faite dans des
conditions avantageuses sans l'entente des agriculteurs, des méde¬
cins et des assureurs existant actuellement.
Sous le bénéfice de cette observation
je répondrai

concrète
contre les

à cette question
Comment les Agriculteurs assujettis doivent-ils s'assurer
risques d'accidents du travail ?

:

Comment faut-il s'assurer ?
Le moment, est venu de tirer une conclusion do cette étude.
Laissant do côté toute considération
générale théorique, nous al¬
lons essayer simplement de résoudre une à une les
questions prati¬

ques

1-

qu'un agriculteur diligent

—

se pose

Pourquoi faut-il conclure

à cette heure.

une assurance

La loi du 15 décembre 1922 constitue
que et sociale des plus importantes. Elle
que professionnel à l'agriculture.

une

nouvelle ?

transformation juridi¬

applique le principe du ris¬

A

partir du 1or septembre 1924, les accidents du travail seront mis
de plein droit à la charge de l'employeur, tandis
que le droit commun
ne l'en rendait
responsable qu'en cas de faute prouvée.
II.

—

Qui doit s'assurer ?

Tout agriculteur assujetti à la loi nouvelle.
Sont assujettis en principe les
chefs d'exploitation agricole de quel¬
que nature qu'elle soit, les chefs des exploitations d'élevage, de dres¬
sage, d'entraînement, de haras, les chefs des entreprises de toute na¬
ture se rattachant à des
exploitations agricoles, à des syndicats

coles, è des magasins de vente

ou

de dépôt. Telle est la règle.

agri¬

�76

—

—

l'exception.
Les*exploitants qui travaillent d'ordinaire seuls ou avec l'aide des
conjoints, l'rères,
à la présente loi,
même s'ils emploient occasionnellement un ou plusieurs collabora¬
Voici

membres de leur famille, ascendants, descendants,
sœurs ou alliés au même degré, ne sont pas assujettis
teurs salariés

ou non.

exploitations, les exploitants ne sont pas assujettis est
leurs collaborateurs salariés ou non ne sont pas bénéficiaires.
Mais ces exploitants gardent la faculté de s'assujettir à la loi, en
assurant, les membres de leurs familles et leurs collaborateurs occa¬
Dans

ces

sionnels.

III.
A

un

assureur

—

A

qui faut-il s'assurer ?

offrant toutes les

nêteté, de loyauté, de solidité, de

garanties d'honorabilité, d'hon¬

solvabilité.

Ces conditions primordiales étant remplies.
ser à celui qui offrira le maximum de sécurité
de primes.
L'assureur pourra être soit une Compagnie

Il y aura lieu de s'adres¬
et exigera le minimum
à primes fixes, soit une

Mutuelle, soit les deux à la fois par le fait d'une réassurance.

Beaucoup de Syndicats suivent une excellente procédure. Ils trai¬
de leurs membres : ils ob¬

avec un assureur pour l'universalité
tiennent ainsi d'excellentes conditions.

tent

IV.

—

Contre quels

risques faut-il s'assurer ?

Les chefs d'entreprise doivent s'assurer contre tous les risques d'ac¬
cident prévus et réglés par les lois des 30 juin 1899,
concernant les
accidents causés dans les exploitations agricoles par l'emploi de ma¬
chines mues par les moteurs inanimés; 15 juillet 1914, ayant pour
objet l'extension aux exploitations forestières des dispositions de la
loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail et 15 décembre 1922.
Ils sont de plein droit tenus d'indemniser leurs ouvriers ou employés
des accidents survenus pendant le travail ou à l'occasion du travail, et

qui ont donné lieu à une incapacité de travail de plus de quatre jours,
suivant des règles et un tarif forfaitaire établis par la loi.
J'énumère de nouveau les indemnités dues par l'employeur en cas
d'accident.
L'ouvrier a droit :
10 A
Soit

une
une

indemnité basée sur le salaire et qui est, en principe :
indemnité temporaire équivalente à la moitié du salairc

d'incapacité temporaire :
une rente en cas d'incapacité permanente, rente égale aux
incapacité est totale, à la moltií
la réduction que l'accident a fait subir au salaire, si elle est par¬

en cas

Soit

deux tiers du salaire annuel, si cette

.de
tielle :
Soit enfin, en cas de mort, une rente
pour les enfants jusqu'à seize ans, une

de 20 % pour le conjoint et
rente variant de 15 à 40 %
suivant leur nombre, et de 20 % s'il n'y a plus ni père, ni mère, sans
que l'on puisse dépasser 60 %.
2° Les frais médicaux et pharmaceutiques et d'hospitalisation,
sans qu'ils puissent dépasser les chiffres prévus à des tarifs spéciaux
et les frais

VI.

—

funéraires évalués à 200 francs.

Au

profit de quelle personne le chef d'entreprisi

cloit-il s'assurer ?
profit des personnes bénéficiaires de la loi du 15 décembre 1922.
sont : les ouvriers, les employés, les domestiques,
occupés dans les exploitations agricoles d'élevage, de dressage, d'en¬
traînement, de haras, de dépôts et magasins de vente se rattachant
à des syndicats ou à des exploitations agricoles; ce sont ceux qui sont
employés par des entrepreneurs ou par des particuliers à l'entretien
Au

Ces personnes

�77

-

et, à la mise en état des

jardins, sauf lorsque ces derniers ne Sont pas
petits patrons; ce sont encore les ouvriers, les employés ou les do¬
mestiques qui, tout en étant principalement occupés à l'exploitation
agricole, sont employés" occasionnellement à une autre occupation.
Je présente à cette place une remarque très importante.
Les exploitants peuvent contracter pour eux-mêmes, pour les mem¬
bres de leurs familles, pour leurs collaborateurs occasionnels une assu¬
rance qui les garantit contre les accidents à condition qu'ils fournis¬
sent une déclaration par laquelle ils adhèrent à la législation sur les
de

accidents du travail.

VI.
Les contrats
«

.

polices

Commment

—

faut-il s'assurer ?

qui tiennent l'assureur à l'assuré portent le

nom

de

».

Ils sont habituellement conclus avec les agents généraux des Com¬
pagnies.
Les polices se composent en général de clauses imprimées que les
assurés signent la plupart du temps sans les lire.
En
présence de la loi nouvelle, nous vous conseillons d'examiner
attentivement les papiers qui vous seront soumis et d'acquérir la
certitude que vous êtes bien couvert contre tous les risques éventuel.
La rédaction do la police doit être claire, nette, complète sans ré¬
ticences.

•Te dois dire- un mot de la prime qui constitue le
cat de la question.
La prime, pour les raisons exposées dans mes
sera

plus élevée

que sous

le régime du droit

point le plus déli¬

premiers articles,

commun.

Mais, exagérant cette nécessité,, certaines Compagnies demandent

des taux que

absolument prohibitifs.
système de la prime proportionnelle au
d'hectares, semblent .exiger une prime calculée sur le chiffre

D'autres

nombre

je considère

renonçant

comme

au

total des salaires.

Ce dernier procédé n'est pas pratique en agriculture.
J'en dirai de même des projets de certaines mutuelles qui se réser¬
vent le droit de demander une prime supplémentaire, indéterminée,
au cas où le total des sinistres aurait dépassé les prévisions.
Les

agriculteurs recherchent dans l'assurance la sécurité pour l'ave¬

nir, la tranquillité d'esprit,. Ils contractent
toutes.
ils n'ont pas des employés spéciaux
sureur les modifications incessantes qui

en

principe une fois pour

susceptibles de signaler à l'as¬

peuvent se produire dans le
risque, ayant les loisirs de préparer, dé rédiger des avenants.
VII.

—

Effets de l'assurance

Lorsque l'assurance a été valablement conclue, les obligations du
patron sont reportées sur l'assureur.
VIII.

—

Conséquences de la non assurance

Le patron non assuré est obligé de payer personnellement et sur
tous ses biens le montant de toutes les indemnités qui sont mises à sa

charge du fait de l'accident.
Au cas de refus ou d'impossibilité constatée de payer, la victime
a le droit de s'adresser à la Caisse nationale des Retraites pour la
vieillesse.

Lorsque la caisse paye au lieu et place du patron, elle est subro¬
gée de plein droit aux droits de la victime contre le patron. La loi
lui conféré les mêmes droits et lui assure les mêmes avantages.
Robert de Boyer-Montegut,

�"

Collection " dis aup i Pireneu
publiée par l'Association clés « Amis du Livre Occitan »
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collection comporte

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PREMIÈRE SÉRIE

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ŒUVRES DE NAVARROT,
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de Navarrot.
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d'après

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Emmanuel
Antonin
Mesplé.

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de l'auteur.

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L'Association des Amis du Livre Occitan
Membres Fondateurs, des Membres
et des Membres Actifs.
Les Membres Fondateurs payent une

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Les Membres Honoraires payent une cotisation de
100 fr. et reçoivent les Sept volumes sur vergé de
Rives, avec leur nom inscrit sur la page de garde.

500 fr. et reçoivent les Sept
leur nom inscrit sur la page

de 30 fr.
Les Membres de l'Association ont droit à un nu¬
méro de tirage qu'ils conservent pour les sept voluLes

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�VARIÉTÉS

DES

COMlf 1S

Les Comètes sont les corps célestes
qui offrent le plus de bizarre¬
rie dans leur structure et leur
mouvement, et sur lesquels la science
possède le moins de données certaines. Leur apparition quelquefois
presque subite fut l'objet de la part des peuples d'une terreur indes¬
criptible et l'on trouve dans les écrits des anciens, les descriptions les

plus extravagantes des comètes qui parurent do leur temps.
Telle est celle dont parle Justin et
qui effaçait, dit-il, la lumière du
soleil; celle de Tan 117 qui avait la forme d'une immense épée, signe
certain, croyait-on, de calamités prochaines et d'autres enfin au noyau
desquelles on donna des dimensions aussi considérables que celles de
la lune. Aujourd'hui de tels récits ne rencontrent
plus que l'incré¬
dulité et le peuple a abandonné ses
préjugés et ses craintes.
Mais cependant il reste encore un peu de cette terreur d'autrefois
et aussi de cette
ignorance, quand on songe que le jour du dernier
passage au périhélie de la Comète de iJalley une foule compacte
envahissait les hauteurs de Toulouse et des
environs, soit pour voir
la comète soit, pour fuir le danger.
Avant Tycho-Brahé on croyait que les comètes se formaient dans
l'atmosphère terrestre, mais des observations permirent de prouver
que ces corps étaient à une bien plus grande distance de notre globe
et qu'au lieu de tracer dans leur course une
ligne droite ou une para¬
bole, ils décrivaient des ellipses très excentriques ou très allongées
dont le soleil occupe un des foyers.
Ce fut Newton qui le premier fit
connaître les lois qui régissent ces astres. Il fit
remarquer que les co¬
mètes n'étant visibles pour nous que
pendant qu'elles parcourent la
partie de leur ellipse la plus voisine du soleil, on avait bien pu croire
d'abord que leur orbite était parabolique, c'est-à-dire
que la comète,
venant d'un point de l'espace tournait autour du soleil et
s'éloignait
pour toujours vers un autre point de l'espace.
Les orbites des comètes, au lieu d'être contenues dans le
zodiaque
comme celles des planètes, prennent toutes les
directions, ce qui fait
que les comètes coupent l'écliptique dans tous les sens, se mouvant
avec toutes sortes de vitesses, aussi bien du nord au midi
que de Test
à l'ouest. Au lieu d'être toujours
visibles, la longueur de leur orbite
entraîne
de
les
hors
nos regards peu de temps
après leur apparition.
Enfin leur nombre est indéfini et Képïèr avait dit d'elles
qu'il y en
avait dans le Ciel autant que de poissons dans l'Océan.
Les comètes sont des nébulosités lumineuses entourées d'une cheve¬
lure plus ou moins longue. D'autres sont dépourvues de ces appendi¬
ces et entièrement rondes. Telles furent celles de
1585, dont parle Ty¬
cho-Brahé et celle de 1682 qui d'après Cassini était aussi brillante

Jupiter : celle de 1744 avait six queues d'une étendue de §0° à
longueur réelle devait dépasser 30 millions de lieues.
Quelques-unes enfin offrent autour d'un noyau central une nébu¬
losité rayonnante fort étendue.
Toutes les comètes ne sont pas visibles à l'œil nu. Leur
apparition
est rapide; l'apparition de six mois est rare et Ton n'en cite que qua¬
tre qui soient restées visibles aussi longtemps : celle qui parut sous
le règne de Néron, Tan 64 de notre ère, celle de Tan 603, celle qu'on
aperçut en 1240 et enfin celle do 1729.
Quelques comètes n'offrent pas de noyau sensible à la vue ét la'
matière gazeuse qui les compose est seulement plus condensée vers
que

•10°. Leur

leur centre."
La comète de 1819 et la comète d'Eucke ou des 1200 jours, ont
passé devant le disque du soleil sans y produire d'ombre èt de taché
à nos yeux. On croit que la matière vaporeuse qui compose les
co¬
mètes est tellement dilatée, que toute la matière de la plupart de.ces
astres ne présenterait pas même une masse de quelques centaines
de

Kilogrammes. Le volume des comètes est généralement restreint
qui lés entoure, ou les queues qui les accompa¬
gnent, leur donnent une importance apparente.
mais la nébulosité

�—

80

—

à 90«
parfois jusqu'
couchait,
l'extrémité
survient souvent des changements rapides dans la forme d'une
La comète de Halley, observée, en 1835 par Herschel au
de Bonne-Espérance, présenta presque chaque nuit des varia¬
forme considérable. La comète de Biéla a offert en 1846 une
particularité étrange; elle s'est divisée en deux parties distinctes
qui ont continué à cheminer ensemble dans l'espace. Quand cette co¬
1852, elle était encore séparée en deux parties, avec
reparut
l'intervalle agrandi.
citerons encore le fait suivant; le 17 mars 1843 on aperçut
comète dans la queue sousteudait dans le ciel un an¬
gle de 40«, tandis que les nuits précédentes n'avaient offert aucu¬
de cette comète.
comme pour les planètes, un des foyers des orbi¬
cométaires. Ces orbites formant des ellipses très allongées, les
sont très rapprochés des extrémités du grand axe; c'est ce qui
la plupart des comètes passent, à l'époque de leur périhélie,
près du soleil, et que leur marche s'accélere alors d'une manière
extraordinaire. La comète de 1680 n'était, à son périhélie, qu'a en¬
200.000 lieues du soleil. D'après le calcul de Nouton, elle dut
éprouver une chaleur deux mille fois plus grande que celle du fer
Celle de 1843 s'est tellement approchée du soleil qu'el e n'en
qu'à 32.000 lieues.
Halley qui, le premier, prédit le retour d'une comète. 11 trou¬
appliquant la méthode de Newton à un grand nombre d'obser¬
la comète de 1682 devait être la même que celle qui avait
déjà
en 1456, 1531, et 1607. La période donc devait être de 75
environ, et il annonçe sa réapparition pour les années 1759 et
L'événement confirma pleinement sa prédiction et cette comè¬
reçut le nom de comète de Halley. C'est la même comète qui est
1911 et dont nous avons encore le souvenir.
comètes périodiques sont assez nombreuses; notons en pas¬
comète d'Eucke ou des 1200 jours, la comète de Faye qui
accomplit
révolution en 7 ans%; la comète de Brorsen en 5 ans /2.
L'irrégularité de la marche des comètes a fait naître parfois des crain¬
possibilité d'un choc avec la terre. En 1774, Lalande s'oc¬
à calculer quelles étaient les comètes qui devaient s'approcher
la seule annonce de ce travail causa une telle consterna¬
Paris, que cet astronome se crut obligé de publier qu'il n'y
à craindre. La comète qui s'approcha le plus de la terre
1770; elle n'en était qu'à 602.000 lieues, et pourtant elle
produisit pas la plus légère perturbation dans la marche de notre
planète. La force d'attraction de ces astres doit être presque nulle.
qui est de la comète de 1770; celle-ci passa au milieu des
de Jupiter, sans y produire la moindre perturbation tan¬
qu'elle-même paraît avoir été jetée hors de son orbite par la puis¬
influence de la planète. La comète de Donati fut découverte à
le 2 juin 1858 par l'astronome de ce nom. Au commence¬
Septembre, elle a pu être vue à l'œil nu, et vers le milieu du
mois,
noyau est resté visible d'une manière permanente,
lunette astronomique. Les calculs ont établi que sa
périodicité est de plus de 2000 ans. Ce fut une des plus belles comè¬
siècle dernier.
Ces

traînées lumineuses ont atteint
c'est-à-dire que lorsque la comète se
queue était encore au zénith.
longues

d'étendue,
de la
Il

comète.
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pas la prétention de leur démontrer leur erreur. Cependant qu'il
nous soit permis
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�PETITE BOTANIQUE PRATIQUE
Comprenant diverses plantes de la région (arbres, arbustes,
plantes potagères, céréales, herbes), aux propriétés alimentai¬
res

et médicales.

Définitions
Macération.

préliminaires de quelques termes

Opération qui consiste à laisser séjourner
quelque temps une plante dans un liquide froid.
Digestion. — Macération dans un liquide à haute tempéra¬

ture

—

arriver à l'ébullition.

sans.

Décoction.
Action qui consiste à faire bouillir la
dans un liquide pendant une heure environ.
—

plante

Infusion.

— Action de jeter la plante dans un liquide bouil¬
l'y laisser jusqu'à refroidissement.
Antispasmodique. :— Contre les spasmes, étouffements.
Astringent. — Oui resserre les tissus, les cavités.
Dépuratif. — Oui enlève les impuretés du sang.
Diurétique. — Oui provoque l'émission de l'urine.
Drastique. — Purgatif qui agit avec violence.
Emollient.
Oui adoucit, calme l'irritation.
Expectorant. — Oui fait évacuer les mucosités de la poitrine.
Fébrifuge. — Oui guérit la fièvre.
Laxatif. — Purgatif léger, sans irritation.
Pectoral.
Bon pour la poitrine.
Stomachique. — Bon à rétablir le/fonctionnement de l'esto¬

lant et de

—

—

mac.

Qui augmente l'activité vitale.
Sudoriflque. — Qui provoque la sueur.
Tonique. — Quffortifie l'activité des organes.
Toxique. — Qui a la, propriété d'empoisonner.
Vulnéraire.
Propre à la guérison des plaies et blessures.

Stimulant.

—

I.

—

ARBRES

Amandier, amygdalus communia, amellè. — Les amandes
fraîches sont adoucissantes; sèches, elles sont nourrissantes
mais indigestes; amères, elles sont nuisibles.
Aune, alnus, bèr. — L'écorce est astringente, fébrifuge.
Cerisier, cerasus vulgaris, céridè. — Les cerises sont rafraî¬
chissantes et laxatives. Sauf bigarreaux et griottes, on peut
en manger à volonté.
Châtaigner, castanea vulgaris, castagne. — Fruit excel¬
lent. Feuilles utilisées contre 1^ coqueluche. Infusion : 25 gram¬
mes

par

litre d'eau.

Chêne, quércus robur, cassé. — L'écorce est
décoction est employée en gargarismes et en

La

grammes

par

astringente.
lotions : 25

litre d'eau.

Cognassier, cydonia vulgaris, coudougnè. — Le fruit est
astringent et stomachique. Les graines fournissent, après dococt.ion, une eau très efficace contre l'inflammation des yeux.
Coudrier, coryllus avellanca, auéranè. — Ses fruits, (noiSérie Commune

F- VI-

�settes) sont doux,

nourrissants et digestifs quand on les mange

frais.

Figuier, ficus carica, higuè. — La figue est un émollient,
pectoral, et un aliment" très digestif.
Frêne, fraxinus, herècho. — Les feuilles et l'écovee sont pur¬
gatives et employées contre les rhumatismes. Infusion : pour
feuilles (20 grammes par litre d'eau), pour l'écorce (15 gram¬
mes) .
Grenadier, punica granatum, migranè. — L'écorce est as¬
tringente, elle est encore un bon téniafuge.
Marronnier, resculus hippocastanum, marrouniè. — Par
fermentation des marrons non décortiqués, on obtient une hui¬
le douce utilisée contre les douleurs rhumastimales, les névral¬
gies. L'écorce est fébrifuge.
Néflier, mespilus germanica, mesplè. — Acerbe et astringent
quand il est frais, son fruit devient sucré et comestible quand
un

il est blet.

Noyer, j uglans regia, nouguè. — Les noix fraîches sont adou¬
cissantes, en vieillissant elles deviennent indigestes. Les feuil¬
les, récoltées en juin et desséchées (et le brou de noix) sont as¬

et toniques. Infusion : 10 grammes
litre d'eau.
Orme, ulmus' campestris, oumo. — L'écorce des rameaux
est dépurative et purgative. Décoction : 20 grammes par litre
tringentes, stomachiques
par

d'eau.

Pêcher, persica
les feuilles sont

vulgaris, pechè.

—

diurétiques.

Les fleurs sont laxalives,

Pin, pinus pinea, pignè. — L'infusion de bourgeons de pin
(ou sapin) : 30 grammes par litre, adoucit la toux.
Poirier, pirus hortensis, pérè. — Les poires fondantes, mu¬
res,' sont rafraîchissantes, apéritives, laxatives. Les poires
croquantes et surtout les poires à cidre seront, de préférence,
mangées cuites.
Pommier, malus hortensis, poumè. — Les pommes douces
sont laxatives; les âpres, astringentes. Les
pommes cuites
sont rafraîchissantes et conviennent à tous.
Prunier, prunus

dornestiea pruniè.

—

Les fruits mûrs sont

émollients, nutritifs, faciles à digérer.
Saule blanc, salix alba, aouba. — L'écorce est astringente,
tonique et fébrifuge. Infusion : 20 grammes par litre d'eau.
Sureau, sambricus nigra, sàhuquè. — On utilise les fleurs
pour

sudorifiques, excitantes et purga¬
litre d'eau). Bouillies pen¬

fumigations. Elles sont

tives. (Infusion de 5 grammes par
dant trois heures, elles font un baume efficace
La seconde écorce est purgative (60 grammes

contre la goutte.

par litre).
Tilleul, tilia, sylvestris, tillul. — Les fleurs, et
(en
infusion : 10 grammes par litre d'eau), sont en usage contre
les crises de nerfs, indigestions, coliques,
frissons" fébriles.
L'écorce a les mêmes propriétés.
Tremble, populus tremula, trémou. — L'écorce est fébrifu¬

feuilles,

geII.

—

ARBUSTES

Aubépine, crataegus oxiacantha, assanè. — Les fleurs ser¬
tonique du cœur et contre les maux de gorge.

vent comme

Infusion
Buis

:

10 grammes par

litre d'eau.

toujours vert, buxus sempervirens,

boueb.

—

On

em-

�—

83

—

ploie les feuilles

en décoction, à faible close, comme sudorifià dose plus élevée, comme purgatives.
Citronnier, citrus limonium, citronné.—Le fruit est rafraî¬
chissant, diurétique, fébrifuge.
Framboisier, rubus idœus, frambouesiè. — Son fruit est
doucissant; ses feuilles, détersives et astringentes.
Génet, spartium junceum, gesto. — Puissant diurétique.
Genevrier, juniperus communis, ginèbré. — Ses fruits ou baies
sont stimulante, stomachiques, diurétiques. Infusion.: 20
gram¬
mes par litre
d'eau.
Groseiller, ribes, coulindroun, cassis. — Los groseilles, prises
fraîches ou sous forme de confiture ou de
sirop sont toniques,
rafraîchissantes, utilisées contre les embarras gastriques, la
dyspepsie, les vomissements, les affections scorbutiques, les
lièvres, les congestions cérébrales, mais ne doivent pas être
données aux personnes qui ont une maladie de
poitrine et qui

ques,

toussent.
Laurier

cerise, laurus eœrasus, laourèro. — L'eau, à faible
dose, est anti-spasmodique, à dosé élevée elle est toxique.
Laurier commun, laurus nobilis, laouré. — Les feuilles servent
pour assaisonnement, les graines donnent une huile employée

en

frictions contre les rhumatismes.

Mûrier, rubus fruticosus, roumec. — Les feuilles non épa¬
nouies de ronce (boutons de ronce) en décoctions
astringentes
s'emploient en gargarismes. Les fruits servent à fabriquer le
sirop de mûres.
Oranger, citrus aurantium, iranjè. — Le fruit mûr est ra¬
fraîchissant, stomachique. On en donne aux fiévreux, bilieux,
rnais non à ceux qui toussent et qui ont l'estomac et l'intestin
irrités.

Éùmafin,

infusion

rosmarinus, roumarin.

comme

—

On utilise les fleurs

en

stimulantes.

Rosier, rosa canina, gardaouec. — Les fruits sont légèrement
toniques et astringents.
Verveine, verbena ofElcinalis, berbeno. —Les feuilles bouillies
avec du
vinaigre sont appliquées, dans la pleurésie, sur les
points douloureux.
Vigne, vitis vinifera, bigno.— Les raisins sont nourrissants,
rafraîchissants, laxatifs ; ils excitent l'appétit et stimulent
toutes les fonctions de l'organisme. Les raisins secs sont em¬
ployés contre la toux.
Suite pour

l'an prochain

:

Plantes potagères..,

�—

Le

84

—

Doyen des Maires

11 est mort à.

Saint-Frajou, canton de

Lisle-én Dodon, départe¬
Né à Saint-Frajou le

la Haute-Garonne, le 5 avril 1924.
18 novembre 1827, il a vécu toute sa longue

ment

de

village où la sympathie populaire le
dence. Sa fortune, ses conseils, tout
dans le but de l'aire du bien.

de France
carrière dans le petit

considérait comme une Provi¬
cela il prodiguait sans compter

M. Figarol à 85 ans

le 23 février 1855, il l'a toujours
C'est donc pendant 72 ans qu'il a ad¬

Nommé maire de sa commune
été depuis sans interruption.
ministré les affaires municipales :

c'est un record.

croix de la Légion
n'aurait été mieux attribuée.
que M. Figarol est
l'estime et la vénération de tout un pays où il

amis ont demandé à plusieurs reprises la
d'honneur pour lui. Jamais distinction
C'est au moment où la promotion allait sortir
Ses

mort, emportant

du bien.
longtemps conservée ; on verra longtemps cet
auguste vieillard malgré ses '85 ans monter à cheval et se promener
dans ce cadre fleuri de la campagne qu'il n'avait jamais voulu
n'avait fait que

Sa mémoire sera

abandonner.

�—

Histoire

ex&amp;

85

—

Eieuaf tableaux

GRANDES INVENTIONS &amp;
LE

TÉLÉGRAPHE

DÉCOUVERTES

ÉLECTRIQUE

L'invention et la première réalisation du télégraphe électrique
sont dues, sans conteste, à l'Américain Samuel Morse, né à Chàrltown (Massachussets) le' 27 avril 1791. Il débuta par être artiste

peintre; mais il s'occupait de physique et avait été frappé des pro¬
priétés remarquables de l'électro-aimant. Il pensa alors à appliquer
cet organe à la transmission des messages à longue distance, en utili¬
sant la propagation ultra-rapide de l'électricité dans ses conducteurs.
En 1832, il construisit, avec ses seules ressources, et à l'aide de
pièce de bois et d'une horloge-coucou, son premier « télégraphe ».
Ce premier appareil donnait des impressions en zig-zag. En 1837,
Morse le modifia et lui donna le type actuel : une bande de papier
se déroule sous une pointe écrivante commandée par l'électro-ai:
niant. Celui-ci est actionné par un interrupteu ■ place au bout de la
ligne et qui constitue le manipulateur ; si l'expéditeur appuie plus
longtemps, l'impression du style sur la Bande est longue : c'est un
irait ; s'il n'appuie qu'un petit instant, l'impression est courte :
c'est un point.
La combinaison des traits et des points constitue l'alphabet Morse,
en usage dans les transmissions télégraphiques du monde entier,
y compris celles de ï" S. F.
En adaptant à l'électro-aimant des organes mécaniques plus
ou moins compliqués on a les télégraphes-imprimeurs ou même les
télégraphes auto graphiques. Mais le premier et le plus simple de tous
est et restera le télégraphe Morse.
Inventé en Amérique, le télégraphe ne tarda pas à faire « le tour
du monde ». au sens propre du mot, puisqu'aujourd'hui, grâce aux
câbles télégraphiques sous-marins, la terre entière est enserrée dans
un réseau de fils conducteurs qui l'entoure complètement.
Est-il besoin de rappeler ses nombreuses applications ?
Aujourd'hui, toute l'information c'est-à-dire la monnaie de l'his¬
toire se fait par le télégraphe qui est le « grand document, de » l'hu¬
manité.

�—

LE GAZ
L'inventeur du gaz

86

—

D'ÉCLAIRAGE

d'éclairage est

un

Français, Philippe Lebon

d'Humbersin, né à Brachay (Haute-Marne) le 29 mai 1767, mort à
Paris le 2 décembre 1804.

Après avoir étudié à Châlons, Lebon fut admis

en

17S7 à l'Ecole

des Ponts et Chaussées d'où il sortit avec le n° 1, c'est-à-dire major
de la promotion. Cela pour mettre à néant cette légende, qui tend à
s'enraciner dans le public, que les « ingénieurs officiels. » sont inca¬

pables d'inventer et ne sont bons qu'à étouffer les inventions d'auLebon perfectionna grandement la machine à vapeur alors ù
débuts et reçut pour cela une récompense nationale de 2.000 li¬

trui.
ses

vres.

:C'est

1791 que

Philippe Lebon conçut la possibilité de retirer,
en vase clos, un
gaz pouvant servir à l'é¬
chauffage. Ayant obtenu de la sorte un gaz inflam¬
mable, mais doué d'une odeur infecte, il eut l'idée de le purifier
par lavage dans l'eau et montra ainsi la possibilité de tirer parti
desjgoudrons et de l'acide pyrogallique produits de la calcination.
D'un seul coup, il avait non seulement créé l'industrie du gaz, mais
encore celle de ses sous-produiis,
aujourd'h i si importants.
Lebon avait donné le nom de Thermo-lampe à son premier appa¬
reil. Il fit dans divers immeubles des expériences absolument con¬
en

de la calcination du bois

clairage et

au

cluantes; il avait obtenu du Gouvernement la concession d'une fo¬
rêt de pins en Normandie et la fortune semblait lui sourire, quand
il fut assassiné de 13 coups de couteau dans les Champs Elysées,
le .2 décembre 1804, après avoir assisté, dans l'après-midi, à la céré¬
monie du sacre de Napoléon.
Le mystère de cette fin tragique ne put jamais être éclairci.
Sa veuve obtint de l'Empereur une pension
de 1.200 livres; à
cette époque on pouvait vivre avec cela. Que les temps sont changés !

LA

POUDRE

A

CANON

L'inventeur de la poudre
c'est que les Chinois d'une

à canon est inconnu. Ce qui est certain,
part, d'autre part les Arabes d'Afrique,
longtemps des compositions incendiaires;

connaissaient
depuis
les Croisés qui eurent à en subir les terribles effets, leur avaient don¬
né le nom de Feu grégeois.

Comment, par l'adjonction de salpêtre, ce feu grégeois devint-il
la « poudre » ? C'est ce qu'aucun historien n'a encore réussi à éluci¬
der. Ce que l'on sait de plus sûr, au point de vue des dates, c'est
que
le sultan du Maroc, Abou-Youssouf,

employa, en 1273, de la poudre
lancer, à l'aide d'un canon, des projectiles de fer contre les mu¬
Sidjilmessà qu'il assiégeait.
En Europe, la formule de la
poudre noire (salpêtre, soufre et char¬
bon) fut donnée, pour la première fois par Mardis Grœckus en 1230,
puis par Roger Bacon vers la même époque. On a attribué, à tort, à
pour

railles de la ville de

ce

dernier, l'invention de la poudre; il n'a fait qu'en prendre la for¬

mule aux Arabes.
On a également attribué l'invention de la
poudre au moine Bcrthold Schwartz : c'est inexact. Ce dernier a inventé l'art de
fondre

les

canons

de la

de

bronze,

en

1377, mais n'est aucunement l'inventeur

poudre.

En somme, personne n'a « inventé la
poudre », ou, pour mieux
tout le monde l'a découverte. C'est une de ces
inventions, comme
du bateau ou de la voiture, dont le besoin se faisait tellement
tir que

tous los peuples guerriers ont dû

de son côté.
En tout cas, on peut dire
que
du mal. »
En ce qui concerne les

dire,
celle
sen¬

y songer et la faire chacun

cette invention

a «

fait du bruit et

poudres modernes, l'invention de la « pou¬
dre sans fumée » est due à l'ingénieur français
Vieille, membre de
l'Académie dès Sciences, l'élève et le collaborateur de Berthelot.

�COUNTE DE LAS ROUGACIOUS

Las
uo

Rougacious me hèn brumba uo istuéro que me
autes cops le défunt F olito, — le boun Diu le bejo !
La bous bau tourna dise.

côuiita-

Uo hermo, brabeto i auèo pas arren à to'uca, s'aperauo Su¬
pèrbo. Ero jelouso de las bésios, de la Cilo, de la Catalino, de

la

Mataleno, de la Lucio empramo qu'à las Litanios cantauon :
Cilo, Seftto Catalino, Sento Mataleno, Scnto Lucio, e
jamès, au grand jamès, atièuo pas entenut à canta Sento Supèrbo,
Sento

S'en ba trouba

moussu

Curé

e

le counta

sa

peno.

Sé m'i

poudèuots bouta à jou tabé.
Impoussible, praubo Supèrbo.
Quań calera paga, m'i refusario pas,
Impoussible.
La Supèrbo sabèuo que moussu Curé, crouehit per l'atge
e le mau, èro bijarré. Enta s'énténé pas
ńat, maclmnt coumpliment digouc pas ren mès e s'en angouc.
—

—

—

—

Pensée que harè de mès
l'âoerauon de Peninet.
Le Peninet ba canta à la

bounés ahès dàmbe le prut, que

glèiso

dempus qu'èro clerc, i à

soasanto ans, e n'ei rede bouholo.
Te boulèui demanda un serbichi, ça dits là Supèrbo,
Dambe plase, se podi, ça dits le Peninet.
Te boulèui demanda de canta Sento Supèrbo au trauès
de las autos Sentos.
—

—

—

—

??

pagarèi. As pas nat prat enta hè pèche la saunio, la
pouiras amena au men cado dimèche.
T'at. proumeti. Sulomens... sabes... at digos pas à digun.
La Supèrbo a uo arnigo, — n'a pas qu'UO ! =— l'at ba" racounta cop-soc e le petit clerc, le soun rehil, qu'èro as escouts,
—

Te

—

ac

entenouc,

le prumè jour delas Rougacious,
Pés camis auéon déjà esplandit la ràmaclo : la sègos e les aca¬
cias i hasèuon neua, per dessus, las flous carrejados pe l'àïfe
L'endouman maïtin èro

autagnut dou maïtin. A pourpoucion que s'alugauo l'aubo
blanquiouso, le mounde arribaupn à flots à la glèiso, pendent
que le campanè acabauo de répico.
La proucessioun i déjà partido. Le mounde se soun arruiats,
e toutes dambe deboucioun, demandon au Boun Diu de benasi
las recoltos.
La Supèrbo

èro en tèsto. Le Peninet, en passa dauant le
prat, le baillée uo guignado enta-u hè coumprenguc que s'auco
pas arren debrumbat.
Ouan estèc le cops, le Peninet se rebiro ë, ëfitout oaida le
prat, se boutée à canta dambe sa bouts de cascàrro ou de païro
cedat :
Sento Supèrbo, — en tout hè truca les pots coufri'un
joc de bargaderos.
Le petit clerc, que las besios aùèon lengat, au loc de respoune : Ora pro nobis, se boutée à piula d'uo bouts fine coum'
un hiu,
en tout airise deeaps Iss hennos ;
Pfumb tle l'HèfBo !
—

...

.

�—

88

—

RA CITE DE CARCASSONNE

D'après les archéologues c'est

une

des merveilles monumen¬
de deux en¬
circulaires.

tales de la France. Les fortifications se composent
ceintes que protègent une cinquantaine de tours

■*»., -

^—/S"~T-

f

1100 mètres est sé-

v-

f
À

-

V

L'enceinte intérieure, longue de

_

~9-

parée de l'enceinte
.
A extérieure longue
I500 mètres par
tfrSsì
il' I
JjÉjlf
k
un espace variable
B'fcar-r^TTrmÌF fr Bgrf' appelé lice au mo¬
yen-âge. La princi¬

'-s

pale entrée de la
cité est : la magni¬
fique Porte Narbonnaise (fin du XIIIe
siècle) qui est à elle
seule tout un châ¬
fort défendu

teau
par

deux énormes

tours et armée de

chaînes, de pont-levis, de herse et mâ¬
chicoulis. Près de
cette porte on re¬
marque un
uniforme en

buste

pierre
grise du XVIe siècle

'

*'

"

me

représentantdaCarcas

donné
un

aspect

de

la

cité

son

qui a
nom

la ville. Parmi

à
les

plus belles curiosi¬

tés il faut citer

une des façades intérieures
percée de petites fe¬
nêtres jumelles à plein cintre soutenues par
des colonnes de
marbre. Le château, flanqué de fortes tours rondes du IIe
siècle est également remarquable.

Définitions

ammusantes

Une dot ? — Sauce qui souvent fait
Un éventail ?
Petit meuble qui

valoir le poisson.
sert surtout à se donner des airs.
L'expérience ? Lanterne posée sur le dos et qui éclaire souvent le
—

chemin parcouru.
Des gifles ?
L'herbette ?

portent

—
—

Donation entre vifs.
Herbe courte et

la figure.
Moribond 't
Voyageur qui

menue...

que

certaines

personnes

sur

—

ne

demande qu'à manquer le convoi;

�—

89

L'INVENTION

1.

Essayons de dormir.

—

DES

BÊTES

2. Ces mouches sont

!"

3. Comment m'en débarrasser?

5. Mettons-nous à l'abri

1. J'ai

une

6. Tant pie pour

insupportables.

idée!

lo fromage!

ÍHHHHHHWHHHHHHHHHHHHHHHMHfr**
M. X.
M. Y.
M. X.

M, Y.

—

On dit que

—
—

—

les bêtes n'ont pas d'esprit.
elles ont des idées.

C'est possible, mais
C'est l'instinct.

Oui, l'instinct de conservation.

�n'existe aucun contrepoison qui puisse s'appliquer à tous le8
d'empoisonnement. La substance capable de neutraliser un poi¬
son, en le transformant en un corps inoffensif ou beaucoup moins
dangereux, varie selon la nature du toxique. Nous croyons utile d'in¬
diquer sommairement ce qu'il convient d'administrer dans les em¬
poisonnements les plus communs.
Il

cas

POISONS

CONTREPOISONS

Acides

magnésienne, eau de savon en abondance,
de Vichy ou bicarbonate de soudé (10
grammes dans un litre).
Faire respirer des compresses d'eau chlorée.
Eau vinaigrée, limonades acides, fomentations

Eau

eau

Acide prussique
Alcalis

émollientes.
Alcaloïdes

Vomitif, décoction de
café noir, thé.

....

Alcool

noix de galle, tannin,

Potion

Antimôniaux
Arsenicaux

Belladone
Benzine

...

....

.....

Brome

Cantharides

...

avec
10 gouttes d'ammoniaque.
Tanin, décoction concentrée de noix de galle,
de quinquina, d'écorce de chêne.
Vomitif, puis hydrate de peroxyde do fer dans
de l'eau sucrée, enfin magnésie.
Vomitif; café noir très très fort, vin.
Vomitif; stimulants, respiration artificielle.

Légère décoction d'amidon.
Eau de graine de lin en abondance; bains
prolongés, potion camphrée, lavements hui•

Champignons..

..

leux.

Vomitif; décoction de noix de galle,

eau

vinai¬

grée.

Ciilore

Une douzaine de blancs d'œufs battus dans de
l'eau.

.Ci gué

Vomitif; café noir très fort, vin.
Vomitif, eau albumineuse (quatre à six. blancs

Cuivre

d'œufs
Digitale
Eau de javel..

Vomitif;
Mcme

dans

un

café

noir,

traitement

litre

d'eau).

vin.

que

pour

le chlore.
Légère décoction d'amidon.
Vomitif ; eau dans laquelle on

l'empoisonnement

par.

Iode

Sels de mercure
Sublimé
corro'sif Calomel

d'œufs ou,

hydraté (ce

mieux

encore,

a

battu des blancs

persulfure de fer

dernier produit, est l'antidote

de

Nitrate d'argent

Opium;
num,

lauda¬

etc

Phosphore

....

:

....

presque tous les poisons métalliques).
Eau salée en abondance.
Décoction concentrée de" noix de galle, puis
café noir très fort. Il est essentiel de faire
faire de l'exercice à l'empoisonné et de ne
pas le laisser s'endormir.
Vomitif; magnésie calcinée
de

Sels de plomb.
Sulfate de zinc
Stramoine (Da.

tura)
Strychine
Térébentine

..

Vert-de-gris.

.

..

en

quantité,

eau

chaux, lait.

Sulfate de potasse,
Lait en. abondance.

de soude, de magnésie.

Vomitif, café, vin.
Décoction de quinquina. Insuffler de l'air dans
les poumons pour éviter l'asphyxie.
Vomitif purgatif salin, boissons émollientes.
Vomitif; eau albumineuse, ou mieux, persul¬
fure de fer hydraté.

�'RECETTES

UTILES

Traitement de la Gaie
Le traitement de la gale consiste à faire
des frictions sur tout le
corps avec une pommade soufrée. Ce traitement est connu sous le
nom de frotte. Il amène
presque toujours la guérison.
La frotte telle qu'elle est faite dans les
hôpitaux comporte trois
temps :

Friction

I »

énergique, pendant vingt minutes, avec du savon
brosse, de tout le corps, en insistant surtout sur les ré¬
gions qui sont le siège de prédilection des lésions.
2° Bain tiède, de
vingt à quarante-cinq minutes, pendant lequel
le malade doit se frictionner encore
énergiqucment.
3° Frictionsur tout le
corps, pendant vingt minutes, avec une pom¬
made soufrée telle
que la suivante :
noir et

une

Soufre sublimé et lavé

Sous-carbonate

Axonge

de

20 gr.

potasse

10 gr.
120 gr.

Le malade garde sur lui cette
pommade et remet ses vêtements

qui ont dû passer à l'étuve pendant

que

s'opérait la frotte. Il

prend
lendemain un bain tièdeCe traitement cause parfois des irritations de la
peau qui néces¬
siteront des bains d'amidon et
l'application de pommades adoucis¬
santes à bas®,
d'oxyde de zinc.
On est souvent amené chez les
sujets à peau très irritable à modi¬
fier la forme de la pommade soufrée ou même à
remplacer la frotte
par d'autres modes de traitement.
II est possible de guérir la
gale avec des onctions avec le baume
styrax et le baume du Pérou incorporé à la vaseline ou à l'huile.
le

L'emploi de l'acide sulfureux pour l'amélioration des vins
Les

avantages obtenus par l'acide sulfureux en vinification sont
Par cette méthode on obtient, d'une manière
générale,
augmentation du titre alcoolique de 3 à 5 dixièmes et de l'aci¬
dité fixe des vins.
Enfin; il y a également une augmentation de la
crème de tartre et de l'extrait sec et, de
ce fait, la dégustation dé¬
nombreux.
une

note une supériorité très
marquée.
L'acide sulfureux contenu dans les vins
rouges masque générale¬
ment leur couleur, mais un
soutirage et une aération de ces vins
avant

l'entonnage amène la disparition de l'acide sulfureux et leur
également, à la
de vue il don¬
et
plâtrage.
L'emploi de l'anhydride sulfureux dans la vinification en blanc
est d'une influence heureuse, elle
permet de laisser le moût au repos
de douze à vingt-quatre heures et ensuite de le soutirer de dessus
des boues et impuretés qui contiennent la majeure
partie des le¬
fait par suite recouvrer leur couleur. De
plus, il aide
clarification des vins, et on a reconnu
qu'à ce point
nait des résultats supérieurs au phosphatage
au

naturelles. Une addition de levures sélectionnées aux moûts
ainsi débourbés amène une fermentation
plus régulière.
Parmi tant d'avantages réservés
par l'emploi do l'acide sulfureux,
un seu.1 inconvénient est à
enregistrer : les vins sulfités vieillissent
moins vite que les autres.

vures

La destruction des chenilles par

l'eau de sureau
belge, qui affirme en avoir obtenu de
le procédé :
Lorsque le sureau développejes poussées de 50 à 60 centimètres,
on en
coupe une bonne brassée que l'on dépose dans une cuve conte¬
nant deux seaux d'eau. Après avoir replacé
le couvercle et fait bouillir
le tout pendant vingt minutes,
on obtient ainsi un jus presque noir,
auquel on ajoute encore deux seaux d'eau froide pour allonger et
refroidir le brouet. Au moyen de l'arrosoir à pomme, on asperge
con¬
venablement les plantes atteintes par les chenilles et la chasse est
finie. Peu après on trouve les bestioles détachées des feuilles teintes
en brun et raidies
par la mort. Le liquide ainsi obtenu ne brûle nulle¬
ment les plantes, ne lour
communique aucune saveur désagréable,
prévient ou guérit le mal et ne coûte rien.
Un membre du Boerenbond
bons résultats, applique ainsi

�92

—

—

ARITHMÉTIQUES

RÉCRÉATIONS

curieuses

Multiplications

Les
4-

-,

n

que nous indiquons
multiplications
1
ni
A+f AT-I ^ no •
n

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n n

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123456
1234567

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X
X

X

X

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X 123456
X 1234567

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9
9

X

9
12345678
+
123456789 + 10

X

9

9

X

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987
X 9876
X 98765
9 X 987654
9 X 9876543
9 X 98765432
3
37037037 X
6
37037037
9
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9
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9

X
X

37037037

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111

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11111
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1111111

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8888
88888
888888
8888888

88888888
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12
15

37037037
37037037
37037037
37037037
37037037

--

6

ci-dessous ont des résul-

9

8

=

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=

888888888
222222222
333333333

444444444
555555555
666666666
777777777
999999999

Le nombre 69. — Ce nombre possède une propriété des plus ori¬
ginales que nul autre nombre ne peut revendiquer. Si on forme son
carré (c'est-à-dire le produit de 69 par 69) et son cube (produit de
son carré par 69), on trouve comme résultat les nombres :

4.761

328.509
Pour écrire ces deux nombres, on se
fres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, et 0, en les

fois, et une fois seulement.
Le nombre

142.857.

—

De

sert de chacun des dix chif¬
employant tous, chacun une

prime abord, ce nombre n'a rien de re¬
multiplication par 2, 3, 4, 5 et

marquable. Effectuons pourtant sa
6 on trouve comme résultat :
142.857
285.714
428.571
571.428

714.285
857.142
Ces nombres sont tous composés des mêmes chiffres, dans le même
ordre, en commençant successivement par chacun d'eux (permuta¬
'

tion circulaire).

�93
Divisions

—

simplifiées

par

9, 99,

999.,.

Tout le monde connaît le procédé
employé par certaines machi¬
nes, pour effectuer rapidement les multiplications
par 9, 99. 999...
etc. On multiplie d'abord par 10,
100, 1.000... puis on retranche une
fois le multiplicande.
II existe de
ment que par

même,

un

procédé qui permet d'obtenir plus rapide¬

les méthodes ordinaires le quotient d'un nombre

9, 99, 999.

Soit, par exemple, à diviser 318.475

suivante

:

par

par

*

99. On fait l'addition

318.475
3.184
31

321.690

On additionne le dividende, puis le nombre obtenu en
les deux derniers chiffres, puis les quatre derniers. La supprimant
somme est
321.690. Supprimons les deux derniers chiffres, il reste 3.216
qui est
le quotient cherché.
Si on avait voulu faire la division
par 999, on aurait supprimé
les chiffres 3 par 3, eL on aurait
négligé au résultat les trois derniers
chiffres.
Problème

de

Neper

Enfin,

a

pour terminer nous citerons ce problème en vers que
inséré dans sa Rabdologie pour expliquer l'emploi
de ses

précurseurs des machines à calculer :
Un jour, le cuisinier d'un puissant personnage,
Afin de contenter trois lilles du village
Oui demandaient des œufs, leur dit en les
voyant :
Je vais donner tous ceux que j'ai dans le moment.
il donne la moitié d'abord à la
première
Et la moitié d'un œuf,
par faveur singulière :
«

Neper
réglettes,

»

A la seconde il offre aussi du meilleur
cœur,
La moitié qui lui reste avec même faveur
De la moitié d'un œuf dont la fille

Enfin, continuant

son

s'empare;
partage bizarre,

Il donne à la troisième avec même amitié
De son nouveau reste encore l'humble moitiéPlus la moitié d'un œuf; il eut donc l'avantage
De tout distribuer. Dans cet heureux

Qui parait singulier, combien

partage,

en

avait-il ?

Et comment a-t-il eu l'esprit assez subtil
Pour donner de moitié à chaque jeune fille

Sans
Nous

en

casser un

laissons

au

seul, ni s'échauffer la bile ?

lecteur le soin de trouver la solution de

problème.
Fable d'intérieur
Craignant que monsieur ne la gronde
Du retard de ses petits pois,
Catherine d'essence inonde
Un énorme fagot de bois.
Or, la flamme ainsi ranimée
Monte soudain comme un volcan
Et fait sauter la cheminée
Avec un horrible boucan.
maison flambe, et Catherine
coup y perd son latin,
Dans sa propre tête rumine :
La

Oui, du

Qui trop embrase mal éteint

ce

petit

�—

94

AUTREFOIS ET

§K Conclusion. :— C'est toujours
sa bêtise (aujourd'hui) ou de la

POUR

—

AUJOURD'HUI

la même chose : on est victime ou de
méchanceté des autres (autrefois).

PASSER

UN MOMENT

Définitions utiles.

souvent

Qu'esl-ce qu'un ami ? — Une canne superbe qui se casse
pas toujours — dès qu'on veut s'appuyer dessus.
La bêtise ? — Une maladie de l'esprit dont celui qui en est atteint
est le dernier à s'en apercevoir. » a,
Un conseil ? — Un cadeau quand oq le donne. — une pilule quand

—

on

le reçoit.
Un bienfait

l'ingratitude.
Un diplôme?
riture ni le

?

—

—

qui/a'^soûvent pour fleur
Feuille de route qui ne vous garantit ni la nour¬
Une graine assez rare

billet de logement.

�■H-jNHbH «f»f
COUNTÊ

DE

PASQUOS

A la bouientat don Bonn Biu
At

sabèts coumo 3ou, i a
forço gens, a trauès le mounde,
què hèn à inalauèro : soun à deplanhe è hén
pietat.
Boui parla surtout des
malaus.
Arrouganhats pou mau, bargats pe la frèbe, mourichen a
petitos bricos d'auejè e de flaquetat.
Uo petito
maynadèto, tréiido com'uo flou qtie heng de nèche éro benguno
parmounisto.
Poudouc pas ana dambe las autos
ganha Pascos à la
S'estorrouhichèuo cado jour, s'aganichèuo à bisto deglèyso.
uèlli.
S'auejauo jamès plus.
Diguèns l'auejé e le mau les jours soun
loungs,loungs coumo
la hame de
mai, s'acabon pas jamès e las neyts esplandichen
per dessus uo cabertélo de ploumb.
Enfin anauo aué un jour de hèsto : anauo
ganha Pascos.
Le sourélh benguèuo de tira uncap esmerit darrè l'aubo
floucado.
Les prats souri estelats de flous.
—

Las abélhos

e

les boussalous

en

Pas flous.

tout hé

zoum-zoum

tchucon

Las hùélhos des

arbres, untados de la rousado dou matin,
goutéjon.
malauso, escurado de frésc, coulou de ciro, frédo coumo
le glas, béng de s'assiète sou soun
poulit leyt blanc, dirén uo
branco miéjomorto,
caijudo sus un lanço de nèu.
Las mas j untados, dambé le
chapelét, touto cor-boussudo
e
capbachado, l'aléno entrecoupado pou pantach, la malauso
prégo Diu.
Au coustat d'éro, uo
petito taoulo oundrado dambe goust
e embaumado dou
parfum de las flous.
Tout d'un côp, la porte
deflisquetado décho bèse le preste
bestit dou suberplis e encamuchérat
diguéns uo. charpo d'or.
Les ùèlhs de la malauso, coumo duos estélos
moulhados, le
seguichen pertout, e, enta pèrde pas nado paraulo, dirén aro
que se hourlupauo l'aléno.
Auant de baîha le Boun Diu à la
mainado, le preste hasouc
coumo qui diré un
petit presic, arrén que qûatè paraulos, mes
quinos paraulos! Iíasèuon hiéne le cô; toutes plouraon; la
malauso, èro, arrisèuo coumo qui bo counsoula.
Au cap d'un moument tout le mounde. èro
partit : la mai¬
nado éro

berdéjon, plouron
La

e

soulo dambe sa mai.
La praubo hénno boulèuo
ploura e gaujauo pas.
La mainado sourrisèuo e soun risoulét se miralhauo

les ùélhs de

tos

sa

negados.

diguéns
mai, engourgats de plous, coumo duos briulé-

E, aro, marna », ça dits, « ço que le Boun Diu boulho... »
praubo. hénno préng la suo mainado douçoment enta
l'embrassa : un grand moïimént la boueo semblée empeutado
«

—

Ij®

sou

l'rount

banhat de

susou.

As rasoun, praubôtò, à la
E s'en angouc de l'aute coustat
—

«

bouientat dou Boun Diu...
enta.poude ploura à plasé.

»

�—

96

—

RÉCRÉATIONS
ancêtres

ancêtre a rasé Napoléon.
moi, mon trisaïeul a rasé la Bastille.

Moi, mon

—

Et

—

Un
Le

juge.

—

L'accusé.

—

féroces sur le

En

—

—■

profession ?

disant, il jette des regards

Casseur de cailloux. Et ce
crâne dénudé du juge.
visite

Oui, Monsieur.
C'est bien. Je

de

politesse

?

Monsieur est-il là

—

dangerebx

homme

Accusé, votre

repasserai.
Eloquence nouvelle

affaire cor¬
il lança

jeune avocat plaidait tout récemment dans une
rectionnelle, et, parvenu à la péroraison de sa plaidoirie,
Une

vibrante :
m'en rapporte à l'équitation du tribunal.
le président, qui sait avoir le mot pour rire,

d'une voix
Je

—

Alors

spirituellement :

dites bien,

Vous

—

Différence

a-t-il entre un bouchon, Marseille et Satan?
bouchon bouche la bouteille; Marseille,

Quelle différence y

—

"

???

—

est à cheval sur les prin¬

maître, le tribunal

cipes !...

répondit fort

bien! voici. Le
Bouches du Rhône...
Et Satan ?
Eh

—

—

—

bouche un coin !

Ca l'en...

L'élève infirmier

face d'un
possible de

major. — Soldat Bertrand, vous vous trouvez en
malade qui perd son sang en abondance,'sans qu'il soit
l'arrêter. Que faut-il faire ?
Bertrand. — Le laisser couler, Monsieur le major !
Le

Prévoyance
En
Un
en

—

—

de sifflet désespérés.
portière, la retire tout pâle,

chemin de fer, on entend dos coups
qui a mis sa tête à la

voyageur
disant :
Je

allons vers une rencontre.
quelqu'un. J'ai donc bien fait de

crois que nous
fait

Ah !

peau mou en

partant.
Pour

Bébé. — M'sieu, je parie que
dont la somme fait 21 ?
Le

précepteur.

Bébé.

—

—

Troyes,

faire

mettre mon cha¬

21

vous ne me

Voyons !
Foix, Cette 21, voilà

donnerez pas trois villes

!

Gasconnade

raconte ma dernière partie de

Oh ! écoute, cher ami, que je te
chasse en Gascogne.
Inutile de me la raconter, je la connais.
entre les jambes si nombreux que tu
—

Les lièvres te partaient
aurais pu les tuer à coups de
crosse. Les perdrix étaient si abondantes que, d'un coup de fusil,
tu en tuais trois ou quatre.
C'est tout à fait juste. Ah ! çà, mais tu as donc vécu dans ce
—•

—

pays-là
—

?

Moi, jamais

! mais j'ai connu un tas de

blagueurs qui y ont été t

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persounatges

La Mariano.
Janoto
Louiset

ïuaneto

Pousuèro
Mainado malausu
Pai dé la Mainado

Mai de la Mainado
Besio
Filho de la pousuèro

.

Suzoun

Françoun.
Un

coumissari

Un

—

médecin

COP DE BISTO
I Acte

I bail ou i ban pas
I ban !

:

II Acte
111 Acte

:
:

I tournaran pas

?

!

PREMIER

ACTE

La Suzoun.
Pou mounde, i a de machant mounde,
mounde de machant rencountre. Pou mounde
at boulets
pas crese, mès at sai jou — i a pousuès e pousuèros, ço qu'ei
encuèro mès machant. S'en rencountrats sou boste camin e
—

—

les bous satbiots pas bira, le Boun Diu bou-n preserbe !
Enta fisc,a pas ren quand bats dehoro, boutat-bous un bestichi a l'arrubès : la camiso ou le gilet. Se le
pousuè bous passo
que

costo-costo, aujots pas pôu : darrigats-bous un péu dou cap e
jitat-le a terro : i pas tout. Le eau trapi e i escOupi dessus. Alabets pot hè jouga les petits e les bèts : chiulo que plau, le
pousuè a pas nat poude, la pousuèro tapoc.
Ço qu'i dangerous qu'ei de trouba le pousuè ou la pousuèro
quand carretats. Enta bira pas, uats aei co que eau hè. En
saberats atau, autant que jou. Bous arrestat, desatelats le
parelh, hets semblant d'atela de reculos, tournais atela de
dret e tout i finit. Gna de cops qu'an coulicos, coulicos nouzerados, toursudos, coulicos que bous lièn crida la mai de Diu :
Ou'ei aco ? Arren tout court. Anat boun débat un nouguè,
amassai très noses pas estanados, pourtat-los diguen la potcho,
serais autalèu uarit. Se bous caï uo belanio diguens le uelh,
angots pas cerca le haure enta la darriga dambe las estialhos,
boutat-bous

a

genous e

dirais aquesto pregario

:

Scnlo Mario
Tirat-me dou uelh la belanio
Boulals-i la boslo man benasido
Auatit que jou la mio.
Frétais le uelh dambe la
a bento terro.

man

e

auta lèu la belanio s'as-

saubara

Série Commune

F. VII

�—

98

—

Auets le sanglot î Machant aliè. Gna que disen de se liourtiipa l'aléno. Poudets hourrupa tout : i hara ou i haras pas,
tandis que se disets :
Janol

As le
Passo la

sanglol

riu, coupo-t le col

sanglot s'arresto coum'un cop de fuet.
Tuaneto.—Parlos coum'un libe. Qui t'a

Le
aco

ensegnat tout

?

Encuèro te digui pas tout.
Se la praubo Janoto t'entenèuo, le rebiscoulasabès tant de causos, ensegno u un remèri.
Suzoun. — Mès qu'a ?
Tuaneto. — M'en demandos trop. Auèn bien besoun que
Boun Diu mous ajude. Autes cops èro aci l'oli su l'aigo e

Suzou'n.

—

Tuaneto.
rès le co. Tu

le

aro

i tout

l'arrubès.
S'èri à ta placo,

a

Suzoun.

.

—

m'endroumirioi pas

:

marcha.

Tuaneto.
Oun ana ? Sabes : argent pr'aquiu,
pr'aci !... l'argent pachèro pas
Oui ìouslen liro e jamts met
—

I lèu au houns dou

saberioi
argent

saquet.

S'en bau la peno que sios tant abaro !
Jou, abaro ? en soui pas! Le men ome, et,
at eau tout dise, descambiare un ardit. Le darrigon un cachau
tout cop que balho un dinè.
Suzoun. — Mès enfin la mainado i tousten la mainado.
Tuaneto. — La praubo se houn cado jour. Candejo de minço e de panlo qu'ei ! Je, èro talomens trosso qu'oumancauo
pttft sensât que le darrè badalhet.
Suzoun. — Jou, t'at tourni dise, me darioi orde.
Tuaneto. — Pusque sabes tant de causos, qu'ès mintat
doubino, dit-me quaucounet.
Suzoun. -— Se jou èri tu, sai ço qu'aurio hèt bet-tems-a.
Tuaneto,..— Qu'aurés hèt ?
Suzoun. —Bos que t'at digoi ?
Tuaneto.
?
Suzoun. — Aurioi anat. trouba la Mariano.
Tuaneto. — Aquero pousuèro ?
Suzoun. — Pousuèro tant que boullios : le boun médecin
Suzoun.

—

Tuaneto.

—

.

—

i le que uarich.
Tuaneto. —

Aquèro lienno i horo de bogo.

mès que jamès. Le
bien trouba.

Suzoun. —- Aquèro henno i. de bogo
mounde i ban à hourmits. S'en diuen dounc
Tuaneto. — La counégues tu ?
Suzoun. — Jou, la counegui, e, at
bese mès d'un cop ^ cado cop m'en
Tuaneto. — Enta que l'as anado trouba
Suzoun. — Enta tout plen de causos.
nat pouret. Me digouc de
au
da a las garios.
Tuaneto. — E be ?
Suzoun. — E be praubo néchèuo

gauji dise, l'èi anado
soui bien troubado.
?
Poudèui pas lié néclie
lié pescajous
prumè de l'an e d'en
pourets per tout.

Tuaneto.
Suzoun.

—

—

dèuon pas aue

Ent'aco disi pas, mès...

Que mès!... Te dise

qu'i forto enta tout. Pou-

nado moungeto ou se n'auèon

èron toutos ber-

�muados
ni le

:
l'angoui trouba, me recoumandec de las semua
pas
jour, ni la brespo, ni lendouman de Sent Estropi.

Tuais eto.

E be !
Suzoun.
E be que m'en troubèi rede
bien Cad'an que
leuan moungetos de
resto, bounos coumo car, nado de ma—

—

gagnuèco...

e de cose jamès plus.
Tuaneto.— Mès aco i pas
mainado.

la

Suzoun.
tout
cissots a la

Te boui hè bese s'i forto. L'an
les rasis a la
bigno, las garios au

—

nauon

:

passât

mous pa-

joukè, les

sau-

barro, les quitti lards a la saladéro. Auèuon
Can, au loc de laira droumichèuo coumo uo turro.
Tuaneto. —E be ?
Suzoun.
Ë be l'angoui trouba.

un

—

Tuaneto.
Suzoun.

tat-le

E be ?
Me digouc

—

—

diguens

un

Prenguèts le

:

can

crièt passadé, caperat-li

e

le tour de la maisoun entout le
segouti coumo
e disets en
coulèro, sense bous arresta :

endroumit, bouhasets tres cops
qui pourgo hauos

Can de la cagnoulario

Counnegos
Tuaneto.
Suzoun.

E

—

E be

—

pas ni besin ni besio

be.

praubo !

aro

qu'i

un

demoùn de macliant.

Digun pot pas bengue sense que s'ahisque, qu'afuste las
cliinos, moussègo e s'emporto le tros.
Louiset [Il enlre)
Bargalhanos ! en destecats paraiiletos
Tuaneto.
Parlan, mès a pfépaus.
Suzon.

ca-

.

•—

Parlan enta bous rende serbiclii.
Tuaneto.
Parlan de la mainado e la Suzoun
le médecin que la uarira.
Suzoun.
Cau que m'escoutets.
—

—

a

troubat

—

Tuaneto.

Suzoun.
Tuaneto.

—

—

enta la

Jou, ei counfienço.
dise que oui.

Auets pas a
La Suzoun

—

a

Mariano.

Louiset.

rasoun,

mous counsellio d-ana

Aquèro biellio lèjo, aquèro pousuèro toute
gorjo-birado, aquèro cauèco de malur ?
—

Tuaneto.
Louiset.

Tuaneto.
Louiset.
Tuaneto.
Louiset.

Tuaneto.

—

—

—

tros de her.

Louiset.

tau, serioi
Tuaneto.

—

I

boui

ana.

I boui pas
ana.

—

Tuaneto.

a

—
—

—

Louiset.
un

Jou i boui ana.
Jou i boui pas ana.
Testut.
Saumo.

—
—

Jou i angueri.
Jou i anguerèi pas.

Aquiu .[Se luslo Festournac) i
Se

poudèuos,. disi
tranquile.

ban pas

?

le

co,

i as

motiri, mès caucoumet

pas

au mens
—

Tcho !

Souliètom la

bielho.

Louiset.
Tuaneto.

as pas

—

—

Se te poudèuos cabeja
T'at tourni dise pou

mort, en haras bengue

diguens le bouquè.
darrè cop:: I ban

(Le ridèu s}abacho).

ou

i

�—

100

DEUXIÈME

—

ACTE

Françoun. — (Soulo) Se pot dise pousuèro tant que boulho,
pousuèro coumo jou. Ço qu'e.i, bous at bau dise, uo famuso
trauessèro. Quand Juan Bestio mouriscouc dechec forco eiretès. Ma fuè ! praco be i'a forço pegourlins pou mounde ! Dire
a toutes aquéres que la benguen counsulta d'empeuta un pibou sus un caulet enta hè nèclie coujos, partiren cop-sec ana
ensaja ! Jou m'en trufi. Qu'èi à hè ? De la bestio cado jour
Se pe la fin fmalo in'enliastio trop, l'aspauentarèi en le dise
que bau tout descapera. Mes eau pensa à tout : eau réfléchi :
parla sense pensa i tira sense guigna, Quin bent que bouhe,
serèi de tout bent. Se parlaui en sens countro, en boutaré a la
porto coumo de juste. Soui pas a malauèro, aci; bau milhou
s'esta tranquille. Atencioun ! cresi qu'arribo ! I éro
i

Françoun ?
Pbançoun (A part). — Podes crida mes hort : enteni pas.
Mariano.
Françoun ?... Françoun ?...
Françoun (à pari). — Mes hort !...
Mariano. (mes hort) Françoun !... Françoun !... F.s sourdo ou
que ?
Françoun. — Tcho soui sourdo... enta tu... biellio eauèco
(A pari louslen).
Mariano (mes horlj. — Françoun !... Podes pas respoune,
machant cabegas !
Françoun. — Plèti ?
M'a calut. crida a l'oli enta te hè respoune !
Mariano.
Françoun. — ?
Mariano.
Haras pas coumo je, auei !... Je, estes rede mau
agido, mau agido coumo uo potcho traucado. T'escapèn paraulos dauant las besitos qu'auren poudut, me hè passa per
uo henno d'arren, uo boulurro, un bali-pauc, que sabi jou ?
Françoun..(A pari).— Au mens que se seren pas troum
Mariano.

—

—

—

—

pados.

Tè, cresi que tus ton [Tuston) Anen haut ! I
deberti; d'aue le cop de uelh e le cop de man. En
jou, detras le ridèu, haras debisa prou e noun pas
trop, (Tuston louslen) Tuston encuèro ! Bisti, ba bese !
(En aire temps la pousuèro s'amago detras le ridèu-. Aula lèu
Mariano.

—

le cop de se
bau amaga,

le Louiset

e

les balho cadièros

la Tuanèto enlron. La Franroun

enlaus hè assiète

oun

eau)

Louiset. — Adéchats bounjour, madame ou demaisélo.
La Tuaneto. — L'un bau l'autre, adéchats bounjour !

Françoun.

fllho, aci

Soui pas damo ni demaisélo, soui pas que
rai.

—

la

: mes aco

Louiset. — Escusats se mous èm-troumpats.
Touaneto. — At auen pas hèt esprés.
Le Louisett.
Ni de machancetat
La Françoun. — Aco rai.
Le Louiset. — I bien aci la Mariano ?
La Françon. — Oui
Le Louiset. — Me coumprenguets ?
—

La

Françoun.

La Tuaneto.

—

—

Oui

Boulen dise la Mariano... la

La Françoun. •— Oui
La Tuaneto. — Mous

d'aquéros enfin...

me

troumpan pas ?

coumprenguets...

—

Mariano que,..

Boulen dise la.

..

�-

101

—

La Françoun. — Oui.
La Tuanéto. — I aci.
La Françoun. — I pas aci...
La Tuanéto.
[a pari) Mous en troumpats !
Lf Louiset.
T'at disèui se soun trufats de nous aus.
Ané-m'ourn alabets.
La Toanéto. — Escusats, S'i pas aci, m'oun ban.
La Françoun.— S'i pas aci, tournara.
La Tuaneto.. — I pas aci digùets :
boulets dise qu'i pas aci
au
pi és en t. mès i d'aci
La Prançoun. — Oui
La Tuanéto. — Me remountats le co. 1 bien la Mariano ?
Le Louiset.
La Mariano enfin... la
daqueros... la.... pousuéro.
La Prançoun. — Coumo l'auets aperado ?
Tuaneto. — Carot, grand mau agit, diras
pas ren mès, tu,
Parlos tousten a faus. Escoutets pas le men ome, i a de
—

—

—

sabets,

cops,

repapio !..,e après les omes, at sabets, soun toutes
de farços, de paraulos
pas a plaço s'en biraren la
ploujo quand plaure a cop de semaus.
Prançoun. — Auets bien rasoun
que

les mémos

:

Tuaneto. — Alabets la Mariano i pas aci mes i d'aci ?
Prançoun. — I pas aci, mès i d'aci.
Tuanéto. — Tant milhou

Prançoun

—

L'auets bien besoun ?

Tuanéto.

—

Oui

Françoun — Auets l'aire malerouso : bous a arribat
quauque flèu.
Tuaneto.
At poudets dise e at tourna dise
Prançoun. — Auets. bien hèt de bengue.
Tuaneto.
La pouiran bese'auant de parti, la Mariano ?
Prançoun. — La pouirats bese per sigu. I sourtido, ia pas
qu'un moument. N'a belèu per uo oureto tout au plus. Sabets
a forço trincoments de
cap; s'i anado passeja en tout amassa
—

—

erbos enta

Tuaneto.

lié rumèris.
—
Tournara lèu i

Prançoun.
Tuaneto.

—

—

Lèu, oui, la beirats sigu.

N'auen bien besoun.

hangas, èm perduts.
Prançoun*. — Ets malerouses ?
Tuaneto.

Se mous

tiro pas

dou

Se n'èn ?

coumo las peiros dou camin:
Ou'aucts dounc ?
Tuaneto.
Parli pas de las bestios, mous i arribo lousten
quauco ecliuperado : pourets que mouriclien sou pic, aucats
que se cot-torsen ou que se pnto-biron, pourquets que se biroulejon, aco rai, mès auen uo mainado qu'èro la flou de las
rnainados, èro poulido coum'un astre, puissanto gn'auèuo
pas, esmerido èro un plase, liasèuo debisa de la bese. E aro,
praubo de bous, hè pietat. I touto gnacado, touto crouehido,
touto reganido; panlo coum'un lanço, trosso coum'un
heritoun, magro coum'uo scaleto, a pas que uelhs e dents : lié
pôu de la bese, a peno se pot hè coumo ço, tiets,(#é un effors
enta alena) e quand bo marcha la praubo, he hiene le co, las
camos i'iaquos la bon pas empara, s'en bu de trauès en-tres
plecs en tout pantacha coumo s'anauo caije su l'aleno.
Françoun. — Quin atge a ?
—

Prançoun.

—

—

Tuaneto.

darrèro.

Bint

ans

qu'acabara enta Nostro-Paroo la

�—

102

—

I malauso bèt-tens-a.
Dempus Carnabal. Boulouc sourLi, hè coumo
las autos... Entout houlèja, attrapée uo stirado aquiu au oloutet de l'estoumac,
le liasouc coumo se s'auèuo darrigat un
hiu de. car e aquiu qù'ey dêsempus. De-cops, le preng uo transidéro que le hè carrinqua las dents e la segoutich coumo uo
sesco a l'espelat dou bent. Après le s'alargo uo susou jamès
plus, las gautos coulon à riuéros. N'èi rede pe las pensos ?
Françoun.
Tuaneto.

—

—

.Françoun.

—

Que dits le médecin ?

Ei counsultat tou.ts les medecis
à Toulouso, èn anats à Bourdèus;
s'entenen pas qu'enta mous ruina.
Françoun. — Trobi que Madame tourno pas suèn. Bau bese
se l'apercebi (Uerdo per la fenestro) Bési pas digun. Praco i a
uo ouro qui partido.
Tuaneto.
Atenderan dinco douman se eau.
Françoun.
arrib'a lèu.
Loutset,
I uo henrio tremblante !
Tuaneto.
Caro-t tu, parlarès bélèu trop.
Françoun. — S'i tremblanto ! Ali ! tcho, i tremblanto.
Sab mès que le Pater ?
Tuaneto.
Françoun. — Sab tout..
Tuaneto.
Sab tout : le beng e le rnau ?
Françoun. — Tout, le beng e le mau.
Tuaneto.
I carestièro ?
Françoun. — Aco depent : i pietadouso : se la rnainado
uarich, bous hara paga prou; se uarich pas e se le diguets
qu'ets praubes, bous i passara quaucoum.
Tuaneto.
Paga rai : quand calere embersa tout le proufit d'un an me hara pas do, nacèro belèu, bertat. Louiset ?
M'as dit de me cara, me cari.
Louiset.
Tuaneto. — T'èi pas mourlificat, a pas besoun d'arrupa
lès pots.
Louiset. -a Chapouso 1
Tuaneto.
I le moument de se disputa ?
Françoun. — S'anauon bese se la Madamo arribo. (Se
lèuon tout très e besen pe la fineslro la Mariana a cent passes
r/u'arribp : a l'aire tout espoiissado, s'echugo la tesio)
Françoun. — Se counech que tourno de loui : a calou.
Tuaneto.
I bertat, la-ihè pantacha.
Françoun. — A bet-tens a qu'i Marianno.
Tuaneto.
Coumo le calera dise ?
Françoun. — Auets pas ren au dise, sab tout.
Counech la rnainado ?
Tuaneto.
Françoun. —• Per co.
Tuaneto. —■. Jésus-Maria praubo ! que disets !
Françoun. — I atau.
Tuaneto.

Le médecin !

—

d'enta nous aus; èn anats

—

—-

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

Tuaneto.

digots

Coumo hè ?

—

Françoun.

—

pas ren

Coumo hè ?... M'en demandais trop : Entro.

mès

(Se biro decaps soun ome) Ac entenés : lias'
nat berse e caro-t a fèt.
(La pousuero entro : lié le tour de la crambo. loulo en pensos)

Tuaneto.
cos

—

pas

Marianno.

—

M'atendets i

Françoun.

—

Oui,

a uo ouro

!

uo ouro,

Marianno. — At sai bien m'atendets dempus uo ouro, sus
lomens jóu bous atendi dempus Carnabal. Auets hèt tout enta

bengué pas, i a calut arriba. Cau que siots tout dus

de trister

�103

-

parents enta deeha deperi jour

—

per

jour aquèro poulido mái-

nado qu'èro la flou de las flous.
Bous ac auéon dit de-bengue mes ma

temps dambe les medecis d'enta bous

medecis ? arren ou sensat arren.
tournen ahitua le peu de car que s'a

res

hé ! auets perdut boste
aus. Que saben aque-

—

Comme boulets

que

erouchit aquiu, tièts,
oui aquiu, au cloutet de l'estoumac (l'incliquo a la Tuancio).
Tristo lienno ! tristo mai ! Abares ! Enta estaubia, auéts counsultat medecis de praci, medecis d'arren. Après, biet d'asë, êts
anats a Toulouse, a Bourdèus; mitauots, pertant hè, if an a à
Paris. E aquerès medecis bous an assoumit le porto-mOunèdô.
I tout go qu'an het. Enta Nostro-Dame la Darrère la bôsto mainado aura bint ans. I un poulit atge, bint ans enta marido- uo
fllho. Sulomens bous aus, per bostô fauto la menaràts au cementèri. (Louiset abacho le uelhs, la Tuenèlo plouro) Ban ensaja
de hè quaucoumet, mès i bien tard. (La poixsuèro réfléchis, se
proumenô, le dit sou frount) I besi pas cla. Brounchets pas...
Se brounchats per pau'c i a pas ren de hèt. (La pousucro sourlieh. Le Louiset
Tuanelo.

Louiset.
Tuaneto.
l'a.

Caro-t,

e

la Tuaneio clemoron eslourals,

■

(Soun soûles) E be !

—

E be !
Sab tout. Sab

—
—

oun a

le maU, sab

dempei quand

tourno (/.a Marianne renlro)

que

Marianno.'— Escoùtats : la bosto mainado a uo'ostirado. S'a
hèt cr-ouchi u hiu de car au cloutet de l'estomac pou moyen
d'uo estirado. Cau ahitua aquet hiu. Ent'aoo l'i-cau bouta un

platoun de pégo — oui, un platoun de pego — dou constat de
diguens — ac entenets — de diguens l'estoumac.
Tuaneto
Bon Diu praubo ? Coumo ? *
Martanno
Prenguerats un litre de bin blanc, dou blous, le
harats bouri e diminua per mintat; prenguerats miéjo-liuro de
—

—

de courdouniè, l'ai chauparats diguens, harats bouri a-

pego

quet abarrejadis que diminuo per mintat encuèro, quand sio
pas mès ruent, passarats a un c.edas bien fin enta que coule
coumo quand le milhas sourtich dou
payro : aurats la balou
d'un goubelet. S'ei trop caut, decharats defreda : quand si'o
dous. harets abala aco à la bosto mainado.
Tuneto. — Coumo boulets qu'ac empasse

Marianno.

pas,

i

ou

pouira

Louiset.

—

—
—

?
Se pot i uarido, se pot

Ouand bous diuen ?

—

Pou

moument, arren. Tournarats e pagarats

quand tournets.
Tuaneto.

pas.

à hè.

a pas ren

Tuaneto.
Mariano.

Pouira

—

Abala un goubelet
Podi parla ?

de pego ! Alabets, i tout ?

Marianno. •— Se boulets !
Tuaneto. — Oue bas dise aro ?
Louiset.

—

Abala

un

goubelet de pego ! Alabets i tout ! ça

dits, Jou, trobi qu'i prou !.... e qui sab se sera pas de resto.
Saludon : le Louiset e la Tuaneto s'en ban d'un couslal ; la Ma¬
rianno de l'aule...)
Le ridèu s'abacho. '

TROISIÈME ACTE
Louiset.
T'at disèui d'i ana pas ! Mès cap de henno i
peiro de cantoun. (La counlro-hè) E jou i anguèrei ! I ès. anado !
Tu tabès i ès anat !
Tuaneto.
Si bou plait, pe l'amour de Dm, caro-t !.. ,At sai
Louiset.
—

—

—

....

�—

104

—

qui soui anal, mès i soui anat a countro-co e èi acabat de t'eseouta. Surtout pas tant de lengo. Dinco aci èri prou bestiasso
enta me cara quand hasèuos brut, mès aro i fenit, aço depasso
l'osco ! D'aro en la i jou que-t harèi cara. N'as pas bergougno
d'êste a tau. Se per cas la mainado auèuo empassat le goubelet
rasé, aquet platoun de pégo le boussuauo d'un plen le traue de
la garlamèro e Testoufauo a-l'et. Erousoment
per ero e per
nous aus, que l'ac èi tirât des dits as
prumès hourrups e mès
encuèro malerousoment n'auèno empassat que trop.
Tuaneto.
Pra'co, gna d'autes qu'an près aquet remèri,
soun pas morts.
Louiset.
Caro-t : as pas mot a dise. (Tuslon) Qu'i a ?
—

—

Le

Eh ! bien.
Louiset.
Ah ! i bous Moussu. Adechats Moussu. Hasets
bien d'arriba.
Le médecin. — Pourquoi ?
Louiset.
Per arren; sulomens, èi la henno que bo tousmédecin.

—

—

,—

ten

parla.

Le médecin. — C'est une maladie en effet :
pour soigner
cette maladie il faut un spécialiste, je ne le suis
pas. Moi, je
viens pour votre tille.
Louiset. — I bien : l'estoumac le hè encuèro au mounto-

debaro, mès

petit

Le médecin.

Louiset.
Tuaneto.
Louiset.

—

—
—

a

petit s'ataiso. L'auèn

Au contraire

Louiset.

—

:

Enta que ?
Anen ! repoutègues pas ;

(Pariich ).
Le médecin.

dechado sourti.

pas

il

faut qu'elle prenne l'air.
(Se biro clecaps la henno) Bè-lo cerca... Bisti.
—

Bè-lo

cerca e bisti !...

Sera pas ren ?
—
Non. La bonne femme n'est
pas venue

Louiset. — Oui ?
Le médecin.
La bonne femme qui...
Louiset. — Boulets dise la Pousuèro !

?

—

Le médecin.

—

Oui.

Louiset.
Ah ! nani. L'at dau pas per counselh e s'auèuo
le malur d'entra aci, la harèi sourti de reculos a
cop de man¬
—

de balejo cap-bat las esquios. Uo poulissouno atau !
C'est-à-dire que je l'ai fait convoquer.
Louiset.
Per qui ?

ges

Le médecin.

—

—

Le médecin.

—

Par vous ?

Louset.
At ça, mès ! Bous boulets trufa de jou, sampa ?
Le médecin. — Non, mais voici. Je lui ai écrit en votre
nom,
la lettre est signée de vous, de vouloir bien se
chez
—

transporter

et

j'ai convoqué pour la même heure, ici, chez
commissaire de police.
vous

Louiset.

vous,

"le

Ah ! coumo aco ! oui. Mès sabets la
presoun i
enta éro. L'a eau embuia en galèros e auei pulèu
que douman.
(Tuslon) * Cresi qu'arribo Í
Le médecin.
Allez vous cacher, c'est moi qui vais la re¬
—

pas prou

.

—

cevoir.
Louiset.
Jou !
Le médecin.
Non, vous
—

gâteriez les choses.
Bous, at bë'si, la bats pas rudeja coumo s'at
merito. Bats bese, bous ba jita un sort e quand siots charmat, le harats pas ren. ( Tuslon encuè)
Louiset.
Entrats ! I joui que la boui recebe ! que le boui
parla 1 Arribo se gaujos, bielh pedas !
(Le commissari entro)
—

Louiset.

—

—

�105

—

Escusats

Moussu,

se bous

Le médecin.

—

coupi, bous èi prés

pe

la Pousuèro.

;—
Voyez ce qui arrive. Vous gâterez tout.
Allez vous-en.
Louiset.
Las galèros, Moussu
que merito aquéro henno !
Se l'enbouiats pas a las
galèros, harats pas boste deué.
—

Le médecin.

Louiset.
que

Aro

—

tourne, l'ai

Allez-vous-en, je vous dis !
E mémo gna
que tournon de galèros
—

eau pas

embuia

:

le

eau

coupa le cot.

! En-cas

(Tunion)

qu'i ero '?
(La pousuèro enlrp estounado de bese lanl de
mounde).
Marianno.
Qu'ei tout aço, praubo ?
Le commissaire.
Le commissaire de
police, Madame.
Louiset.— Te tenguen
diguens le raté. La eau penjaMoussu !
Le
—

—

commissaire.

Louiset.
tabé.

—

Taisez-vous. Vous n'avez rien à dire !

—

(à pari) M'at sernblauo

:

s'i dechat charma et

Le commissaire. —
(Se biro de cap la Marianno)
que dans le pays on appelle « Marianno ?

Louiset.

Nani

—

—

Taisez-vous.

(à pari) Me

Oresi bien que s'entrumo,

eau cara

:

pouiré perigla.
(F.n aqiict moumenl enlro la hilho

e

—

Le commissaire.

Marianno.
Louiset.

vous

Moussu, l'aperon la Pousuèro.

Le commissaire.

Louiset.

C'est

la mai)

Vous reconnaissez cette

—

Nani Moussu.
Menturro !

jeune fille ?

—

—

Le commissaire.

(

Vous ne l'avez jamais soignée ?
Nani Moussu.
Louiset.
Menturro dus cops.
Le commissaire.
Vous ne l'avez jamais vue ?
Marianno. — Nani Moussu.
Louiset.
Menturro très cops.
Le commissaire.
Vous oseriez le jurer.
Mariano.
Man leuado ,Moussu. (Lèno la mon)

Marianno.

—

—

—

—

—

—

—

Le commissaire.

—

(biro de

l'empoisonner

avec un

le I.ouisei) Et alors ? Vous
soigne votre fille et a failli

caps

m'avez affirmé que cette femme

remède ?

1 uo menturro : le eau coupa
Louiset
le-cot, la eau penja.
Le commissaire;
( Se biro de caps la hilho) Voyons Ma¬
demoiselle vous allez -dire la vérité vous ? Connaissez-vous
celte dame ?
Janoto.
? (Plouro)
Le commissaire.
11 ne faut pas pleurer : réfléchissez
bien. L'avez-vous vue quelquefois ?
Jánoto. — ? (Plouro)
Le commissaire. — Cette dame, vous la voyez maintenant.
L'avez-vous vue au moins une autre fois ?
Janoto. — '?
(IHouro)
Le commissaire. — Dites oui ou non avec la tête.
Janeto. — Dambe le cap hè signe que non).
Louiset.
La eau penja, le eau coiipa le cot, le eau tira
les uelhs.
Le commissaire.
Qu'est-ce que vous me chantez. Vous
—

—

---

—

—

—

porté une plainte en disant que cette femme a voulu em¬
poisonner votre fille; celle-ci prétend qu'elle ne l'a jamais
vue qu'aujourd'hui
devant moi. Expliquez-vous. ?
avez

Louiset.

Le

—

La

eau

commissaire.

penja, bous disi.

—

Vous a-t-elle

escroqué de l'argent ?

�—

Louiset. :— Le eau

106

—

esgarraupia les uelhs, le eau coupa le cot.

Le commissaire. — Vous ne répondez pas à la question,
Louiset. — La eau penja, bous tourni dise.
Le commissaire. — Vous a-t-elle fait des offres de service
comme

médecin ?

Louiset. — La eau arroussega au bouquè.
Le commissaire. — Expliquez-vous franchement une bon¬
ne fois pour toutes :
sans cela je vais croire que c'est vous le

coupable,

Louiset.

Anen ! Anen ! At besi. Bous

—

tori per dessus.
tout dise.

a

S'at sabets pas, at saberats

:

jitat un cliarmai uo pousuèro, i

Le commissaire. — Il faut en finir tout de même. Voyons
Madame si je suis plus heureux en m'adressant à vous. Vous
êtes accusée d'avoir donné à cette jeune fille un breuvage

étrange composé de vin blanc et de poix avec l'intention de
l'empoisonner. L'accusation est grave. A vous de vous expli¬
quer.
Marianno. — (Se biro en coulèro de caps le Louiset) Oui
t'a dit de bengue enta jou ?
Louiset. —La Tuaneto (tout alrapal)
Marianno. — Oui a croumpat le bin ? Digos-oc se gaujos

(en coulèro)
Louiset.

(mes

en

La Tuaneto (touslen mes
Oui a hèt le remèri ?

—

Marianno.

—

alrapal)
Digos-oc se gaujos ?

coulèro)

Louiset. — La Tuaneto.
Marianno. — Qui l'a pourtat a ta hilho enta l'ac hè prengue. Diguos-oc se gaujos.
Louiset. — La Tuaneto (mès hounlouso)
Marianno. —E alabets qui eau penja ? Digos-oc se gaujos.
La Tuaneto. — La Tuaneto ! bertat ? Té coupi les pots
s'at gaujos dise.
Le commissaire.

Marianno.

—

—

La

Mais cette Tuaneto, qui est-ce ?

suo

henno Moussu.

Le coumissari. —
Louiset. — (Dambe

(Au Louiset) I bertat.
le cap hè sinne que oui).

Le

Alors c'est votre affaire

tous

commissaire.

les deux

—

comme

vous

voudrez. Moi

:

arrangez-vous

je m'en moque et

je m'en vais.
Le Médecin.
La Mariano.

—
—

Moi aussi.
Per

aqueste cop m'ac èi birat,. (Sourtich de

Vaule couslaï).
LaTuanéto.—T'atbiraras pas
Le Louiset.

tousten (la menaço dou pung

Se

bos, tu, demoro, jou m'entourni, empramo que nous i-pourtaran pas le soupa aci. (Sourlich per
gnauto porto-, la henno e la hilho le seguichen. Tournon entra tou¬
tes, tout de suito après : le coumissari, le médecin, la Marianno, la
Tuaneto, le Louiset la hilho, enta saluda le public e le ridèuse clécho

—

ana.

—

FIN

—

♦ ♦H **♦+♦»♦♦

�RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

QUELQUES REFORMES FISCALES
impôts

sur

les traitements, salaires, pensions &amp; rentes

Antérieurement à la loi du 22 mars 1923
l'impôt était établi com¬
suit : il s'élevait à 6 pour cent du
revenu imposable sur la partie
qui dépassait 6.000 francs dans les communes d'une population in¬
férieure ou égale à 500.000
habitants; 6.500 francs dans les commu¬
nes de plus de 500.000
habitants; 7.000 francs dans le département
me

de

la

Si le
revenus

Seine.

contribuable était marié et si

personnels

sa

femme n'avait ni

salaire, ni

n'était pas imposable une somme complémen¬
taire de 3 000 francs; si le contribuable avait des enfants ou des
per¬
sonnes à
charge il bénéficiait de l'exemption sur 2.000 francs par
:

enfant de moins de 18 ans ou infirme et non salarié et sur 1 500
francs par personne à charge.
Dans le cas où le mari et la femme
touchaient des salaires dis¬
tincts, les déductions pour enfants et personnes à charge n'étaient

applicables qu'au traitement

salaire le plus élevé.

ou

Les

mutilés

titulaires d'une pension d'invalidité bénéficiaient d'une exonération
complémentaire pour une somme de 1.000 francs.
La loi du 22 mars 1923 a
augmenté les déductions pour les enfants
et les personnes à charge.
Les déductions sont dp 3,000 francs par enfant et de 2.000 francs
pour les personnes à charge. Mais il y a lieu de tenir compte que l'im¬
pôt est majoré du double décime établi par l'article 3 de la loi du 22
mars 1923.

Exemple : Un employé habitant une ville de moins de 500.000
habitants, qui est marié, père d'un enfant et qui gagne un traite¬
ment de 12.000 francs ne
payera pas d'impôt.
En effet

:

il est exonéré 10

sur

6.000 francs 2°

sur

complémentaire de 3.000 francs pour sa femme 3» sur
complémentaire de 3.000 francs, pour son enfant ; soit
12.000 francs

montant

de

son

une

somme

une somme
au total sur

traitement.

Un

employé ayant la môme situation familiale mais touchant un
traitement de 15.000 francs payera l'impôt sur 15.000 francs — 6000
(ménage, enfant) = 9.000
6.000 sont exonérés
mais :
2.000 comptent pour
1.000 comptent pour

il

moitié
1.000
la totalité
1.000
L'impôt ne frappera que : 2.Q00
A 6 pour cent sur 2.000 fr. = 120 francs.
Si le revenu net total du contribuable est inférieur à 10.000 francs
y a lieu de réduire l'impôt de 7,50 pour cent (loi du 25 juin 1920).
.....
....

article 5, par enfant soit 9 fr., 120 fr. — 9 fr. =
Double décime
...........

Impqt total

impôt
N'est frappé par
Les pensions des

sur

111
francs.
22, 20

133, 20

le revenu global

l'impôt que le revenu supérieur à 7.0Q0 francs.
mutilés, des veuves et des ayaht droit des morte
comptés pour le calcul du revenu iipposuble;

de la guerre ne sont pas

�108

—

—

Les contribuables mariés et les contribuables veufs ayant à leur
charge un ou plusieurs enfants issus du mariage ont droit à une dé¬

complémentaire de 3.000 francs.
lieu à déduction de 3.000 francs pour chaque enfant
charge de ses parents; à déduction de 1.500 francs
par personne à charge, si le nombre des personnes diverses à charge
(enfants et autres) ne dépasse pas 5; à déduction de 3.000 francs
par personne à charge au-delà de la 5 e.
Le taux de l'impôt est de 50 % du revenu. La fraction du revenu
comprise enfre 7.000 francs et 20.000 est comptée pour 1/25; la frac¬
tion entre 20.000 et 30.000 est comptée pour 2/25 et ainsi de suite
jusqu'à 100.000 francs; par tranches de 50.000 francs jusqu'à 550.000
francs; la fraction au-dessus est comptée pour l'intégralité.
Des réductions sont prévues pour charges de famille.
Exemple : Un chef de famille ayant trois enfants mineurs et 15.000
duction

En outre il y a

mineur resté à la

francs

de

revenus.

Revenu
A déduire

15.000 fr.

global
•

ménase

3 enfants

•

•

.

.

3-000 )
9.000 j

■

•

12.000 fr.

TÔÔcTfr

ne sera pas imposé puisqu'il n'a même pas 7 000 fr
après les déductions susmentionnées.
30.000 l'r. de revenus sera imposé

Le contribuable
de

revenus

Le même chef de famille ayant
sur 30.000
12.000 = 18.000.
—

De 1 à 7.000 francs, pas
De 7.000 à 18.000 francs

d'impôt.
:

11.000 fr.

comptés

pour

L'impôt est de 50

pour cent soit
Il faut déduire 15 pour cent.
pour les trois enfants à charge soit

33 fr.
187 fr.
le chiffre d'affaires

Impôt total
La taxe

sur

1/25 soit 440 fr.
220 fr.

......

Dispense de certaines obligations
66, 67 de la loi du 25 juin 1920 et l'article 32 de la loi
juillet 1920 obligeaient les redevables de la taxe sur le chiffre

Les articles
du 31

d'affaires :
10 à tenir un livre aux pages numérotées sur lequel devaient être
inscrites les ventes et les opérations ayant entraîné un profit; à con¬
server ce livre et les pièces justificatives des opérations pendant
3 ans à dater du 1er

janvier de l'année durant laquelle le livre

avait

été commencé ou les pièces avaient été établies.
2° à fournir un.relevé mensuel du chiffre d'affaires aux agents du
fisc et toutes justifications.
3° à présenter, au cas où le chiffre d'affaires était supérieur à 50.000
fr., à toute réquisition, les livres imposés par le code de commerce.
La loi du 16-17 avril 1924 dispense de ces obligations moyennant
le versement d'un forfait annuel les contribuables qui en feront la
demande et dont le chiffre d'affaires n'excède pas 200.000 francs au
cas où leur commerce
principal est de vendre des marchandises, den¬

rées, fournitures et objets à emporter ou consommersur place et de
fournir le logement ou 40.000 francs s'il s'agit d'autres redevables.
Le montant du forfait sera établi par l'administration après en¬
tente avec le contribuable.
Au cas de désaccord l'évaluation sera effectuée sur la demande
du contribuable par une commission départementale.
La décision sera notifiée au contribuable qui dans le délai de 20
jours pourra déclarer qu'il rerionce.au forfait. Le forfait est établi
pour 2 ans. Il sera renouvelable d'année en année par tacite recon¬
duction sauf dénonciation par le contribuable ou
au cours des deux derniers mois de
chaque année.

l'administration

Le

payement de l'impôt sera fait par quarts tous les 3 mois.
Le système du forfait a été appliqué d'office pour les 8 derniers
mois de 1924 aux contribuables qui n'ont pas renoncé à son bénéfice
avant le 30 avril 1924.

�Impôt

les

sur

Evaluation

L'impôt est établi soit

bénéfices commerciaux

du bénéfice
sur

d'après le chiffre d'affaires

le bénéfice réel, soit

sur un

bénéfice

évalué forfaltairement d'après
le chiffre d'affaires par l'application
d'un coefficient.
L'article 7 de la loi du 31 juillet 1917 prévoit
qu'il peut être établi
pour chaque nature de professions plusieurs catégories et dans cha¬
que catégorie plusieurs coefficients : maximum et minimum dans
les limites desquels le contrôleur fixe le coefficient
applicable dans

chaque espèce.

La loi du 16-17
le chiffre d'affaires
forfait en matière
fixé un coefficient

avril 1924 édicté que pour les contribuables dont,
est tel qu'ils sont susceptibles d'être
assujettis au
de taxe sur le chiffre d'affaires : il est désormais

catégorie.

unique pour chaque nature de profession

ou

chaque

Le contribuable pourra formuler une réclamation si le coefficient
appliqué ne correspond pas à la catégorie de la profession dans la¬

quelle il doit être rangé.

^Ges dispositions ne seront applicables qu'à partir du 1er janvier
Dispense de déclaration
Tout commerçant qui a fait un chiffre d'affaires
supérieur à 50.000
francs doit le déclarer avant le 1er mars sous
peine

d'impôt de 10

pour

d'une majoration

cent.

Seront désormais dispensés de cette déclaration les contribua¬
bles admis au versement d'un forfait annuel par la taxe sur le chiffre
d'affaires.
Pour ces contribuables le chiffre d'affaires
qui sera utilisé pour le
calcul du bénéfice imposable sera constitué
par le montant du for¬
fait annuel auquel sera ajoutée, s'il y a lieu,une
évaluation forfai¬
taire des affaires exonérées de la taxe.
Gabriel Viguier-Gorsse

avocat, ancien bâtonnier du barreau d'Albi.

Pour

amuser

petits et grands

Avec deux

petits morceaux de miroir vous pouvez fabriquer
un jeu fort amusant. En bois ou en carton, confectionner une
boite de 50 centimètres de hauteur, largeur et longueur.
Sur chacun des quatre côtés et vis à vis les uns des autres,
ca

bo&gt;t^

maq,qu£-

pratiquez des trous

ovales de 30 centi¬

mètres de
de

longueur

20 centimètres

sur

large, les

ouver¬

tures seront pour¬
de verre ordi¬
naire.
A l'intérieur de
la boite, disposez
dos à dos, deux
de mi¬
morceaux
vues

roir, ils seront pla¬

cés
et s'étendront d'un c.oin de la boite au coin

verticalement,

opposé. Si quatre
personnes se placent maintenant devant les quatre glaces,
elles constateront avec étonnement qu'elles ne voient ni leur
propre figure ni celle de leur vis à vis, mais celle de leur
voisin.

�LE

NOUVEAU

flloïtjiiean

PRÉSIDENT

(? H

^

T O IÌ

DE

LA

RÉPUBLIQUE

D O Q m €T

&amp; CI (S

M. Doumergue est né à Aigues-Vivcs
(Gard), le 1er août 1863. Avocat
Nimes, magistrat en Indo-Chine, juge de pais en Algérie, élu député de
Nimes en 1893, radical-socialiste ; secrétaire de la Chambre de
1895, jus¬
qu'en 1890; ministre des Colonies (Cabinet Combes), de 1902 jusqu'en 1905;
ministre de l'Instruction publique (Cabinet
Briapd), en 1910 ; sénateur du
à

Gard

en 1910;
président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de
jusqu'en 1914. M. Doumergue a été. chargé de mission en Russie en
1917; il fut président de la Commission des Affaires
étrangères du Sénat,
en
remplacement de M. Poincaré, président de la Gauche démocratique.
Le Sénat l'élut
au_ fauteuil présidentiel du Sénat en janvier 1923, en
remplacement de M. Léon Bourgeois; M. Doumergue fut réélu sans concur¬
rent en

1913

1924.

M. Gaston

Doumergue a été élu Président de la République, le 13
1924, par 515 voix (comprenant toutes celles de la droite) contre 309 àjuin
M,
Painlevé, (du cartel des gauches).

�RENSE1GNEMEN T S PRA TIQUES
CALENDRIER DU CHASSEUR
Janvier.

Fermeture de la chasse à la
perdrix, au faisan,
lièvre, etc. Chasse au marais (canards, bécassines, etc.) Avec
autorisation, chasse du lapin à tir et au furet; destruction du
loup, renard, etc. Chasse à courre du cerf, sanglier, etc. Piégeage du sanglier, dès bêtes puantes, etc...
—

au

Février.
du

Chasse du lapin, chasse au marais. Destruction
sanglier, du loup, du renard, etc. Piégeage des animaux
—

nuisibles.

Mars.
Chasse du lapin et des oiseaux de marais (si
la ré¬
glementation locale le permet). Destruction du sanglier.
Piégeage de tous les animaux nuisibles.
—

Avril.

qui ont

Chasse du lapin. Destruction des animaux nuisibles
vont avoir des petits. Enfumage des terriers. Des¬

—-

ou

truction des rapaces

diurnes.

Mai. — Mois de piégeage
animaux nuisibles ou gibier.
Juin.

-—

Destruction des bêtes

rapine.
Juillet.

intensif et de destruction de tous

—.

puantes et des animaux de

Chasse des oiseaux de

Août.

Vers la mi-juillet ou¬
il est anti-sportif de tirer
lorsqu'ils sont incapables

mer.

verture de la chasse au marais, mais
les halbrans (jeunes canards sauvages)
de bien voler!

Ouverture

générale dans la deuxième quinzaine du
gibiers. (Le vrai chasseur doit se souvenir
qu'il est indigne de son fusil de massacrer les « pouillards »
de perdreaux et de faisans, de piétiner ou de laisser
piétiner par
son chien les récoltes encore sur
pied et enfin que si un fusil
chargé est quelquefois dangereux pour le gibier, il peut l'être
aussi pour les compagnons de chasse.)
—

mois. Chasse de tous

Septembre.

Chasse de tous gibiers au chien d'arrêt.

—

Octobre. — Le vrai mois de la chasse à tir ; le gibier qui a at¬
teint son développement se défend, le faisan volé raide et vite.
Chasses de la grive, de l'alouette au miroir, de la bécasse, de la

palombe (ramiers) dans les Landes et le Bordelais.
Novembre.
tues

au

bois

—

Chasse de tous gibiers devant soi ou

ou en

courants. Chasse
et à tir.

Décembre.

—

en

bat¬

plaine. Chasse du lièvre et du lapin aux chiens
de la bécasse. Chasse du gros gibier à courre

Continuation de la chasse à

tous gibiers. Chasse du
lièvre et du lapin avec

courre

et à tir de

lapin devant soi et au furet. Chasse du
chiens courants. Chasse à la sauvagine.

�—

«H

112

—

Un coin fíistiQíie de la Gascogne

hh

AMUSOMS-MOÏIS
Prenez une feuille de
dessus une ligne à l'aide

papier, pliez la légèrement et tracez
d'un crayon ou d'une plume, comme
vous le montre notre dessin.
Parier ensuite que dans l'en¬
semble vous allez découvrir :

1°

Quatre fruits.

2° Un arbre.
3° Un poisson.
4° Un membre du .clergé.

En effet

:

1° les

quatre fruits sont 4
coings (les quatre coins).
2° L'arbre est un Peuplier,
la feuille étant (un peu pliée).
3° Le

poisson

se

trouve être

raie, (la raie que vous avez tracée).
4° Le membre du Clergé, naturellement puisque le pape y
est (le papier).
une

�29

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naturelle

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Oh ! puisque c'était sous des
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noms,

L'inculpé, gracieusement.
nymes !

LE

—•

CORRESPONDANT
Saint-Guillaume,

31,

rue

Paris

(7e)
Correspondant, fondé en mars 1829, est la plus ancienne
revue
française. 11 est demeuré constamment fidèle au pro¬
Le

gramme de sesillustres fondateurs

Réunir

: «

les représentants
les plus qualifiés des diverses
opinions politiques surle terrain
commun des
croyances et des libertés chrétiennes ».' Il est au
premier plan de la pensée française grâce à la
variété, à l'indé¬
pendance, à la sûreté de ses informations.

Paraît le j.o'

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L'an

ARNAVIELLE, languedocien

dernier, à cette place, nous rendions
hommage à Batisto
Bonnet, provençal, le doyen des lettres occitanes
et l'un de nos

meilleurs prosateurs
Cette année, c'est vers Albert Arnavielle
que nous nous tournons.
Comme Bonnet, Arnavielle est né en
184t. Il est le dernier des
pre¬
miers qui répondirent à
l'appel de Fontségugne, le dernier de ceux
qui apprirent le chemin de la race
grâce aux enseignements de Mistral.

Arnavielle ! Ce
de

notre

poésie.

(Grave Par Paul Mesplf)

évoqua tous les souvenirs des premiers jours
renaissance, la foi, l'enthousiasme, la confiance et aussi la
nom

ïS

Mistral appelait Arnavielle le Sainl du
Félibrige. 11 voulait affir¬
mer ainsi les hautes
qualitésîd'intelligence et de cœur de celui qui
aimait à se dire aussi 1 Arabi, nom sous
lequel il est devenu légen¬
daire.
Arnavielle est un de nos bons poètes. 11 a publié
livres

plusieurs
de
particulier Lous canls de Vaubo, qui sont devenus célèbres.
Félibrige, Arnavielle est Maître en Gai-Savoir et écrit le
dialecte languedocien.
Qu'il trouve ici l'expression de notre, hommage humble et respec¬
tueux et le témoignage de notre admiration.
poésies,

en

Dans le

Occitan

F-

vin.

�-

Ses amis ont
Nous voulons

114

-

fêté à Montpellier, cette

les fêter avec eux.

année, les 80 ans de

VArabl.

Lous Cants de. PAabo, 'poésies (1.868).— Volo
Lous Gorbs (1880). —La Prièro de Mureio (1880).
volume les nombreux poèmes épais dans VArmana'Cévenol, YArmana de Lengadà, VArmana Prouvençau, la Campana
Magalouna, elc.
Bibliographie.—

Biôu

(1873)'.'

—

11 vise à réunir en

&lt;3-

Joseph ROUQUET, languedocien
Joseph Rouquet est né le 25 Janvier 1875, à Fanjeaux, dans le
Lauragals. Jeune, il voyagea à l'étranger jet se fixa bientôt à Milan, où,
pendans 20 ans, il a enseigné lejfrançais Aà l'Université, concourant à
une inlassable campagne (lé- propagande
occitane. Par la plume, par
la parole, Joseph Rouquet s'est fait, en Italie, le propagandiste des let¬
tres d'Oc, en particulier au Cercle'Philologique Milanais, à l'Univer¬
'M.

sité populaire

de Milan,

au

Cercle,

Français et au Cercle
Suisse,- et dans les Jlevucs
littéraires1 elc Milan.
M. Joseph Rouquet
rentré en France pour
consacrer
n

itre

se

plus activement à

cause.

secrétaire

Successivement
rédaction de

de

Y Mipdnach
M. Joseph
de

est

Occitan et d'OC,

Rouquet.

vient

prendre le secrétariat gé¬

néral de Y Éditorial Occitan,
dont les

services,

se

déve¬

loppant tous les- jours, né¬
cessitaient la présence d'une
personne connaissant par¬
faitement la question occi¬
.

tane sour tou- les

Nul

mieux

aspects.

Joseph
BOnque!. n'était susceptible
remplir cette tâche. Le
que

rie

Secrétariat

de

l'Editorial

Occitan n'absorbe pas cepen¬
dant, tout, entier M. Rou¬

tion d'une

quet, qui prépare la publica¬
Anthologie des Grands Troubadours, dont des fragments

dans la Revue l'Esté,llo, que publiait Valère Bernard'. M.
aussi une partie de son temps à la composition
d'un Dictionnaire Occitan pratique. C'est un travail de bénédictin.
Depuis longtemps, nous attendions un ouvrage qui permît de lire
sans difficulté les
œuvres des écrivains des divers grands dialectes
occitans et ou'il fut possiele de se procurer. Car, s'il existe quel¬
que part des ouvrages semblables, ce sont- surtout, comme le Tré¬
sor du grand Mistral,
des ouvrages de bibliothèque introuvables.
M. Rouquet, lui, prépare une sorte de « Larousse » Occitan.
ont paru

Rouquet

consacre

Dieu soit loué !
Bibliographie.

—

Le Mouvement Littéraire Occitan

Contemporain

(F,d. de la Revue Méridionale,-Carcassonne, 1914.)
_

En Préparation : Anthologie des Grands Troubadours

cien et texte

—-

(texte

an¬

moderne.) —Dictionnaire Occitan pratique. —La Litté¬
Occitane, des origines à nos jours. ( Pages de vulgarisation)
Tous ces ouvrages seront publiés par l'Editorial Occitan, ix Samatan
(Gers).

rature

�—

J.-M.

115

—

GUASCH, catalan

J--M. Guasch est né en 1878. Dès
1900, il prenait une place marquée
dans le cercle déjà grand des
poètes de la Catalogne renaissante. De¬
puis lors, son œuvre n'a fait que grandir. « La
poésie de J.-M. Guasch,
a écrit M. A.
Sehneeberger dans son

Anthologie des Poètes Catalans
contemporains, est directement inspirée par la nature. Paysages des

grands espaces avec prairies vertes, forêts dont les arbres au
feuillage
frais couvrent ces pentes ardues:
pour fond, la neige des cimes. Un
drame éternel se joue dans un tel cadre
naturel, et ce drame prend
pour lui l'importance de la tragédie fiévreuse
qui se ioue, -là-bas
parmi les humains.

Guasch ne cherche pas, dans la nature, un "canal pour exprimer
sentiments, mais du spectacle lui vient telle émotion que le poète
exprime en des strophes d'une fraîcheur adéquate au site où il les a
...

ses

senties. »
Cette année, les Jeux Floraux de Barcelone, réunis à Toulouse,
ont décerné à Guasch leur plus haute récompense. Ils ont bien fait.

Bibliographie.
Présent

(1912).

—

Jeunesse (1900).

—

Pyrénéennes (1910).

—

�—

116

—

Josep-Sebastia PONS, catalan
à lUe-sur-Tet en 1886, le poète Josepli-Sébastia Pons a em¬
brassé la carrière universitaire. Il est actuellement professeur au Ly'cée de Montpellier. Lorsqu'il obtint son agrégation, en 1910,

." Né

il avait

presque

'suivante

achevé son premier recueil : « Roses i Xiprers », édité l'année
par j.FCômet, à Perpignan.

e»

publication de cet ouvrage obtint un succès qui dépassait tou¬
espérances.' Le vers de Pons avait séduit le lecteur par sa ligne
■souple et harmonieuse, où perçait une pointe de merveilleux. Les
'milieux littéraires des deux versants pyrénéens s'émurent : un jeu¬
ne poète roussillonnais avait brisé les moulés désuets de l'archaïque
poésie catalane et son inspiration s'élevait en un vol léger et gracieux,
La

tes les

�—

117

—

laissant une impression d'indicible
pureté, de douceur, de caresse
ailée.
Cette révélation provoqua bien des
enthousiasmes, surtout par¬
mi les jeunes; elle nous a
valu, peut-être, quelques-uns des meilleurs
éléments de la jeune école roussillonnaise.
Bibliographie.

Roses i Xiprers (1910). — Lo Ban Pedric
(Co¬
L'Estel de l'Escamot (La Revista, Barcelone).
de l'Albera (1922), en collaboration avec G.
Violet, musi¬

rnet, Perpignan).
—

La Font

—

—

que de E. Morera.

—

Pierre
Pierre

Amor de Pardal (Cornet, Perpignan, 1923).

DEVOLUY, provençal

Devoluy est né à Châtillon-en-Dioù (Drôme),

De bonne heure,
ture provençale, à

il fut attiré

en

1:862.

par la poésie et bientôt par la littéra¬
la renaissance de laquelle il allait participer non
seulement comme écrivain, mais aussi comme homme d'action.
Ecrivain, « sa haute' culture intellectuelle, le raffinement de sa
pensée et son souci de la forme donnent quelque chose de plus.solide
encore à sa poésie, sans lui rien ôter de sa délicatesse et de sa sen¬

sibilité.
Les

»

provençales de Pierre Devoluy, prose et poesie, n'ont,
été réunies en volume. Elles ont" paru disséminées dans
publications félibréennes, notamment l'Aiôli, VArmana

œuvres

point encore
les diverses

Prouvençau, Prouvenço ! et Vivo Prouvenço !
11 a écrit en
provençal une Histoire Nationale de la Provence et du
Midi (inédite) et une série de récits historiques sur le soulèvement,
des Camisards,au xvne siècle, parues en partie
dans Vivo Prouvenço.
sous

le titre

ont été
sous

:

Lis Ausard

publiés

le titre

:

»

français,

(Bourrilly-Esclangon-Fontan). Lis Ausard

aux Editions
le Psaume sous les Etoiles.

en

du Monde Nouveau,

en

1923

Souhaitons que M. Pierre Devoluy publie également le texte
pro¬
vençal et nous donne aussi un recueil de ses poésies. Il le doit k tous
ceux qui ont connu l'homme d'action en
qui, un instant trop court,
hélas ! s'incarnèrent les espoirs'des [Pays d'Oc. Devoluy voulut — oh !

la) chose nouvelle ! — moderniser le Félibr.ige, et en faire une cho¬
se
pratique. Il ne réussit pas. Nous y avons perdu un chef qui semble
avoir abandonné volontairement, résolument l'action.
Prière : que Pierre Devoluy nous donne ses œuvres

René

provençales.

FOURNIER, languedocien

René Fournier est né le 1er Janvier 1871, à

près de Béziers.

Boujan-sur-Libron,

Mainteneur du Félibrigc dès 1890, premier lauréat des Jeux flo¬
raux de Béziers, de Cette, de Nice, de Paris, de Saragosse,' etc., maî¬
tre en gai-savoir en 1903, majorai en 1906, il porte avec honneur la

Cigale de Béziers de son regretté compatriote Junior Sans..
Il fut, avec son cher ami Loubet, des jeunes félibres qui, de bonne
heure, se groupèrent autour de l'Arabi, de Roumieu, de Chassary,
de Devoluy, et collaborèrent à La Cigalo d'or.
Devenu par la suite membre de la Société des Langues romanes de
Montpellier, membre et rapporteur de la Société archéologique, scien¬
tifique, artistique et littéraire de Béziers, de l'Ecole du Titan, ete,
il donna des conférences très suivies

sur

la langue d'oc, à l'Université

populaire, à l'Association d'anciens élèves de l'Enseignement laïque
de sa ville, collabora à de nombreux journaux ; L'Hérault, La Terro
d'Oc, La Cainpana de Magalouna, Prouvenço, Lou Camèl, dont il était

le rédacteur cri chef etc.
Il fonda La Cigalo lengadouciano

ainsi que son Bulletin, qu'il rédi¬
pendant longtemps en grande partie, sous des pseudonymes di¬
vers : Ziu-ziu, Giiico-gnaco, Manjo-Rasset, Rénal- Doc, etc.
gea

�—

118

—

Demeuré
groupes

pendant quelques années à l'écart du mouvement des
félibréens, sans se désintéresser pourtant de notre sainte Cau¬
se, il donne actuelle¬
ment ses productions
dans

littéraires
Narraleur

franche

Le

(de Ville-

de

Rouer-

gue), La Vie biterroise, Lou Camèl, etc.
11 a publié, en li¬
brairie, en 1905 :
Uno
al

parlido de pesco

Libroun, conte gai,

vers, illustré par
Gaston Cugnenc, pré-

en

íettre, pré»
Frédéric Mis¬
un
en 1909,
Rapport sul Councours de pouesio néo-

cédéd'une
lace de

tral ;

de

roumano

la Sou

arqueoulougico,
scienliflco, artislico e
cielal

liieràrio de Beziés.
'Son

de

me

premier volu¬

Flouretos be-

pour les¬
quelles Mistral avait
la plus grande esti¬

zieirenco.s,

sont sous presse.
Nombreuses sont ses
me,

manuscrites

œuvres

terminées
drames

René Fournier

en

ou

vers ou

:

contes,

comédies,
en

et

prose,

qui verront bientôt le jour, avec son deuxième volume de Floure¬
bezieirencos, Tresenc bouquet de Flouretos de mounlagno, ouvrage
osthume du Majorai Melchior Barthez de Saint-Pons, Letros douèrlos à moun nebout Jousepou
susVfa letraduro d'oc bezieirenco, dont
la première partie a
paru dans Lou Camèl; et, en français, une Mo¬
nographie de Boujan-sur-Libron (Hérault).
Sa devise : Les mots : « Coumo sàbi
», au-dessus d'une cigale posée
sur un rameau
d'olivier, se profilant sur la silhouette ensoleillée des
tos

vieux remparts biterrois.

ADRESSES

A

RETENIR

:

Ligue

pour la Langue d'Oc à l'Ecole
Bonnafous, Lycée Henri IV — Paris (Ve)

J.

■

Office de Propagande
50, Rue Montaudran

—

Association Protectrice de

Occitane
Toulouse

l'Enseignement

de la Langue Catalane
Boulevard Saint-Germain
Paris
—

Institut d'Estudis Occitans
52, Rue du Taur — Ttulouse

�IN

IV! E l¥! O R 3 A f¥l

Blanche

ROUQUET (1890-19a3)

Le 8 Février 1923 mourait à'Milan Blanche

(Aude), le 4 novembre 1890. Peu de
pour

ce nom.

mission, non seulement
justice aux vivants

Rouquet, née à Alronne

personnes, dans les milieux occiCelle

qui le portait était trop

'

tants connaissent sans doute
modeste. L'Almanach qui a
de rendre

qui
aux

travaillent,
morts

mais

aussi

qui ont consacré

leur vie à la cause a le devoir
de saluer la mémoire de Blanche Rouquet, sœur de noire

èrétaire

général il&gt;-

rial Occitan

»,

I
et collaboratri-

cependant plusieurs années,
Blanche Rouquet. en effet,
seconda

admirablement

M.

Joseph Rouquet durant

ses

C'est elle qui permit à son
frère do poursuivre, à côté de
ses travaux
d'enseignement,

ifEèi?
BÎ''' """ '
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K

articles, études,
Blanche
les

cours

Rouquet

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occitans,

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propagande occitane qui vaut
aux
lettres occtanes, en Italie, de grandes amitiés. Contérences,

-

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.cette inlassable campagne de

sut

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feg./&gt;. i,
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.

ý

.

.

gf'T

matériaux

qui devaient être mis
vre par son frère.

en œu¬

Femme, elle était parfaite, et

regrets.

sa

mort n'a laissé que d'émouvants

Professeur de

périeurs,
A

tous

par
ces

poursuivons,

français, elle conquit rapidement l'estime de ses su¬
son talent et ses qualités professionnelles.
titres, sa mort est une mort irréparable. Et nous qui

au

milieu d'innombrables difficultés, notre

tane, nous savons tout
Rendons
son

œuvre

œuvre

occi¬

perdu.
hommage à la mémoire' de Blanche Rouquet et continuons
avec

ce que nous avons

obstination.

A.(quels signes', je

prie, reconnaissez-vous qu'une langue
les langues, comme pour les nations. et les
croyances des crises de fatigue et de déclin. Alais nous venons de
voir ressusciter des nations qu'on disait mortes, mais des croyan¬
ces qui se perdaient se sont
retrouvées, et des tangues qu'on
croyait endormis ont proclamé leur gloire.
De l'avenir d'un idiome pas plus que de celui d'une foi ou d'une
pairie, personne ne sait rien et la science n'a qu'à se taire sur la
se

vous

meurt ? Il g a pour

loi du lendemain.

(Discours de Réception).
Camille

Jullian, de l'Académie Française.

�Abrégé d'Histoire és la Littérature Occitane
L'étude de notre belle littérature occitane
présente le plus haut
intérêt. « Cette littérature, dit avec raison
Joseph Anglade (1 ), n'est pas
«
une littérature
régionale, confinée dans un cercle étroit et sans rela«
tions avec l'extérieur. Ses
plus hauts représentants ont été les trou«
badours ; ils ont été des précurseurs et des maîtres dans la

«

lyrique; Ils

«

a

«
«
«

«
«
«
«

exercé

ont enseigné les lois aux autres nations. Leur

en

poésie

poésie

influence profonde, non seulement sur la poésie italienne, mais encore sur la poésie lyrique de langue d'oïl, sur la
poésie portugaise, catalane, germanique,
castillane, et, par l'intermédiaire de la poésie lyrique
française, sur la poésie anglaise. Les
troubadours sont des maîtres de poésie et des initiateurs : à ce double titre, ils méritent d'être
étudiés, comme méritent de l'être tous
ceux qui ont contribué à former l'idéal
littéraire et surtout poétiune

que des grandes littératures modernes.
La

langue d'oc, formée principalement

»

par

latin vulgaire, commence à
apparaître, par mots
tes du ixe siècle. Mais elle est

la transformation du

isolés, dans les char¬
plus ancienne, bien que les premiers
littéraires, le poème de l-ioèce et la Chanson de Sainte

monuments

Foy, soient des environs
I.

—

de ;'an mille.

Le Moyen Age

A) Poésie Lyrique

—•

(x"-xve siècle).

Les Troubadours.

Ce n'est pas au seul fait de sa
priorité dans l'ordre chronologique
que la poésie occitane doit d'avoir servi de modèle aux autres litté¬
ratures. Elle le doit surtout à la «
conception élevée et originale qu'elle
s'est faite de l'amour. »
« Les idées
chevaleresques du temps (2) avaient contribué à rele« ver la
condition de la femme, comme l'avait fait
jadis le christia«
nisme. Elle devint, dans la
plupart des pays où se développa l'es«
prit de la chevalerie, un objet de respect et d'adoration. C'est dans
«
le Midi de la France que cette évolution se
produisit d'abord avec
« le
plus d'éclat. Les troubadours ont créé par leur théorie de l'a.« mour courtois un véritable
culte de la femme
C'est le dévelop«
peinent de ce thème de l'amour courtois qui a fait l'originalité de
« la
poésie des Troubadours. C'est à lui qu'elle doit et son éclat et son
«
influence sur tous les pays où ont
pénétré les idées de la chevale«
rie. Elle lui doit d'être restée encore
vivante, malgré les ans, à tel
«

point qu'en

«
«
«
«

«
«
«

un

certain

sens on
pourrait l'appeler classique
Si
classique au fait d'avoir exprimé sous une forme
parfaite des vérités éternelles, l'ancienne poésie provençale rriériterait le nom de classique. Pour
la forme, on peut dire qu'aucune
poésie lyrique ne l'a cultivée avec plus de soin, disons mieux, avec
plus d'amour; quant au fond, les sentiments qui y sont exprimés
sont de ceux qui, idéalisés et
ennoblis, ont toujours fait vibrer les
cœurs des

l'on réduisait le

hommes.

»

Ainsi, fond et forme (3), les Troubadours ont tout créé. Par là,
une grande
place dans l'histoire générale de la poésie.
Leur poésie n'est
pas une poésie régionale ou même nationale-, elle
a, ou du moins elle a eu, en son temps, et elle
garde encore.par beaucoup de côtés, ce caractère « humain » et « universel
qui a fait la
fortune de notre littérature
classique au xvne siècle. Les grands
«

«
«
«
ce

ils méritent

»

«

(1) Joseph Anglade, Histoire sommaire de la Littérature Méridio¬
au
moyen âge, Paris, 1921, p. 7.
(2) Joseph Anglade, Les Troubadours, Paris, 1908,
p. 16-17.
(3) Joseph Anglade, Histoire Sommaire de la Littérature
Méri¬
dionale au moyen âge, p. 24,
nale

�poètes italiens du xiv° siècle, bons juges en poésie, ne
s'y sont pas
trompés; et ils ne furent pas les seuls. »
Genres lyriques. — I.es
principaux genres lyriques sont essentiel¬
lement : la chanson, le sirveniés,
et la lenson. Il y a ensuite beaucoup
d'autres genres secondaires, comme la
pastourelle, le descort, etc.
1
Principaux troubadours.
1 ) De 1090 environ à 1150.
Guillau¬
me de
Poitiers, le premier troubadour connu, chez qui domine la sen¬
sualité ; — Ccrcamon, réaliste,
pessimiste et satirique ; — jaufre
Ptudel, poète gracieux, aux pensées fines et ingénieuses; —Marcabrun, poète misogyne et satirique.
2) De 1150 environ à 1225, époque classique. — Bernarl de Venladour, un des plus grands troubadours, le vrai poète de
l'amour, naît
sincère et délicat; — Berlran de
Born, le poète de la politique et de
la guerre; — Arnaul de
Mareuil, un autre poète de l'amour, délicat
et fin; — Arnaul
Daniel, le poète des rimes riches, des rimes « chè¬
res » et l'inventeur de la
sextine; — Giraut de Borneil, un des premiers
et des plus éminents
représentants de la poésie morale; — Bigaut de
Barbezieux, dont l'œuvre est fort remarquable ; — Savaric de Maue

«

—

—

léon.

Pendant la deuxième moitié du xn°
sie occitane était en
Languedoc, et

siècle, le vrai foyer de la poé¬
principalement à Toulouse.
Vidal, le plus célèbre des troubadours toulousains, qui se
distingue par beaucoup de fantaisie et d'originalité; — Peire Raimon, peintre délicat de l'amour; —Raimon de
Miraval, doué de
facilité et d'élégance; — Peire
d'Auvergne, un des premiers représen¬
tants du Irobar clus, et auteur de satires
littéraires; — Peire Rogier; —
Robert I"". dauphin d'Auvergne, poète
satirique; — Raimbàul d'O¬
range, un virtuose de la forme, précieux et recherché; — la Comtesse
de
Peire

Die, qui sut rendre

et
dours

naturels;

avec

charme et douceur des sentiments sincè¬

Rambaul de Vaqueyras, un des meilleurs trouba¬
provençaux », et dont l'œuvre est très variée; —Guilhem de
Berguedan, le plus connu des troubadours catalans de cette période,
poète vigoureux et réaliste, un représentant, de la satire personnel¬
le; — Guilhem de Cabestanh, poète non dépourvu de charme dans
la
res

—

«

poésie

amoureuse.

31 De 1225 environ à la fin du XIII"
siècle, période albigeoise.

—■

Plusieurs troubadours de cette
période ont protesté avec énergie
contre l'invasion du Midi par les croisés du Nord. — Bernarl Siearl
de

Marvejols, auteur d'un sirventés fort éloquent contre la croisa¬
—
Peire Cardenal, le plus grand peut-être des troubadours,
misogyne et satirique, qui « a su s'exprimer sans déclamation, avec
une hauteur de vues et une élévation morale
qui font de lui un pré¬
curseur et quelquefois un émule de l'auteur des
Tragiques et de ce¬
lui des Châtiments » ; — Bernarl de
Rouvcnac, dont les sirventés rap¬
pellent un peu ceux de Bertrand de Born; — Guilhem Montanhagol, dont l'œuvre a une grande valeur morale et historique, et chez
qui la poésie courtoise transformée s'épure et s'affine; — Guilhem
Figueira, auteur d'un célèbre et hardi sirventés contre la Papauté;
;—Guilhem Anelier, auteur d'énergiques satires sociales et
politiques;
Aimeric de Pégullian, remarquable par sa .grâce, sa finesse et sa
sensibilité; — Uc de Saint-Cire, poète lyrique et auteur de plusieurs
biographies; — Berlran d'AlamanOn, dont les poésies ont surtout
un intérêt
historique; — Boniface de Caslellane, dont les poésies rap¬
pellent, par leur audace hautaine, quelques-uns des beaux sirventés
de;

—

de Bertran de Born.

Troubadours italiens.
Rambertino de Buvalel; — Sordel, le plus
célèbre d'entre eux, chez qui l'amour se transforme en amour mysti¬
que; — Lanfranc Cigala, dont l'œuvre est variée, agréable, et origi¬
—

nale;

Bonifaci Calvo, auteur de poésies morales et de poésies
— Bartolomeo Zorzi, auteur de chansons religieuses.
Décadencé de la poésie des troubadours. — Pendant "la deuxième
moitié du XIII0 siècle, la poésie des troubadours est en pleine déca¬
dence. Elle reflète l'image de l'esprit nouveau qui règne dans le midi :
—

amoureuses;

elle devient

didactique, philosophique; la poésie courtoise se.trans-

�—

122

—

forme

en poésie
religieuse, et la Vierge, dont le culte se développe
après la Croisade, est chantée comme la plus belle et la meilleure de

toutes les femmes.
Berlran Carbone!,

dont certains sirventés sont

piquants; —
dernier trouba¬
dour», le Seul qui, avec Peire Cardenal, domine de beaucoup ses con¬
temporains, poète remarquable, et qui a conservé toutes les qualités
des troubadours de l'âge classique; — Folquel de Lunel, un représen¬
tant de la lyrique religieuse; — Serveri de Girone, dont les sirventés
traitent de morale ou de religion; — N'Ai de Mons, poète didacti¬
Guiraul Riquier, de Narbonne, qu'on a

appelé le

assez

«

que et moral.

Fondation du Consistoire du Gai Savoir. — En 1323,
sept bourgeois
de Toulouse fondent le Consistori de la Gaqa Sciensa, ou del Gai/ Sa-

ber. L'Ecole

toulousaine du XIVe .siècle cultivera .essentiellement la

poésie religieuse et morale.
La poésie au XIVe et XVe siècles. — Cette
poésie nouvelle est mé¬
diocre et dépourvue de toute originalité. On trouve cependant quel¬
ques poètes de valeur : Raimon de Cornet, qui, par son talent poéti¬
que, rappelle les anciens troubadours; — Johan de Casiellnou, dont
plusieurs poésies ont un intérêt historique; — Peire de Ladite, au ta¬
lent facile et agréable.
A l'histoire de l'Ecole toulousaine se rattache la
légende de Clé¬
mence

Isaure, qui date du XVIe siècle.

I.'Ecole toulousaine du XIVe siècle a exercé une grande influence
la poésie catalane de la fin du XIVe et du XVe siècles. Un Con¬
sistoire du Gai Saber fut fondé à Barcelone, sur le modèle de celui
de Toulouse. La poésie, catalane de cette
période est. faite en partie
sur le modèle de la
poésie toulousaine; l'esprit aussi est Je même. Les
meilleurs poètes sont : Raimon Luit, Masdovelles, Pere de Torroella,
et surtout le gracieux Jordi de Sanl Jordi. La
poésie catalane émigré
de bonne heure aux Baléares et à Valence, où son meilleur repré¬
sentant est Auzias March.
sur

B) Poésie non lyrique
a) Poésie épique. — Les poèmes épiques, originaux ou non, qui
nous restent en langue occitane, sont les suivants :
Fierabras, Girart
de Roussillon, œuvre vraiment belle dans
plusieurs de ses parties; —
Aiqar et Maurin ; —• Daurel et Béton, œuvre dont le récit est fort
agréable et qui contient des tableaux très gracieux; — un Fragment
d'Alexandre-, — le Roman d'Arles-, —• la Chanson de Roland.
Parmi les poèmes narratifs, il faut citer,
b) Poésie narrative.
en première ligne, le roman de
Jaufre, œuvre remarquable par son
style agréable, clair et aisé ; — et surtout le roman de Flamenca,
qui est, sans contredit, la perle de la poésie narrative au moyen âge :
Tout concourt à faire de ce
poème du haut moyen âge méridional
un modèle et un chef-d'œuvre
; les romans qui charmèrent, la société
élégante du XVIIe siècle ne le valent certainement pas»; ■— ensuite,
—

«

le roman du Comte de Toulouse,;
Guillaume de la Barre.

—

Blandin de Cornouailtes ;

—

c) Poèmes historiques. — Le plus important est la Chanson de la
Croisade, qui est due à deux auteurs différents. Le premier est un
artisan des Croisés; la première partie est la moins intéressante,
a deuxième est bien
supérieure : elle est due à un auteur inconnu,
doué d'un remarquable
talent de poète épique et dramatique.
L'œuvre est, dans l'ensemble, un beau
poème, bien composé et
bien écrit, animé d'un bout à l'autre
par la-flamme de l'enthousias¬
me, provenant du sens élevé de la justice et du droit qui anime l'au¬
teur. »
Citons ensuite : L'Histoire de la guerre de Navarre, de Guilhem Anelier, poème d'une
grande valeur historique. — L'ancienne
littérature occitane a créé la Nouvelle en vers, appelée Novela ou
mieux nova.s. Les principales
sont celles de Raimon Vidal de Besalù,
et surtout le, Papagai ou
Perroquet, du troubadour Arnaui de Car«

—

cassés.

d) Poésie religieuse. — Cette poésie est fort abondante au XIVe
siècle, un peu moins au XVe Elle manque en général d'originalité.
.

�Elle comprend : de* poésies narrative* ou
lyriques, — des poésies
à la Vierge, des vies des saints, — des
prières, litanies, psaumes, —
des croyances, des légendes, — un
comput en vers.

e) Poésie morale el didactique.— Elle comprend

pour les

jongleurs;

:

des Ensenhamens

— deux ouvrages consacrés à l'exposé des con¬
scientifiques : le Tezaur [Trésor), de Peire de Corbian; —
d'Amor, de Malfre Ermengaul, immense compilation qui
a joui, au moyen
âge, d'une certaine réputation; — des
l'histoire naturelle et la médecine : le Roman dels auzelspoèmes sur
cassadors,
de Daude de Pradas ; — des
proverbes, des préceptes, des fables, des
épltres en vers.
f) Poésie dramatique. — Le plus ancien mystère en langue d'oc est
le Mystère de la Passion. Citons les
Mystères des Hautes-Alpes et les
Mystères rouergats.

naissances
le Breviarl

C) Ouvrages én
«

prose

Les

œuvres en
prose sont moins importantes et moins nom¬
breuses, surtout pendant la période classique, que les ouvrages en
vers. C'est la
poésie, et principalement la poésie lyrique, qui fait
l'importance historique de l'ancienne littérature méridionale. Les
ouvrages originaux en prose sont rares; c'est pendant la période de
décadence qu'ils se multiplient : ce sont surtout des traductions
d'ouvrages latins traitant de morale ou de religion, des vies de saints,
etc. »

a) Ouvrages religieux. — Ils comprennent : des traductions de la
Bible; -— des traductions des psaumes; — des ouvrages en l'honneur
Vierge; — des vies des Saints; — des prières, de la liturgie;
des légendes religieuses; — des
ouvrages concernant la religion,
la dévotion; —- des
ouvrages de morale; — des sermons, des homé¬
lies; — des règles monastiques; — des écrits vaudois, cathares.
b) Ouvrages profanes. — Les Biographies des Troubadours sont un
document de premier ordre, non seulement
pour l'histoire de la lit¬
térature, mais encore et surtout pour la société du Midi de la France
au moyen âge. » La plupart sont
anonymes. « Quelques-uns de ces
récits, écrits dans une langue simple et élégante, sont des modèles
de la prose en langue d'oc au XIIIe
siècle, en même temps que
des modèles de narration. »
Autres sujets des ouvrages profanes :
Histoire ancienne, légendes, chroniques, imitations des chansons de
gestes; — Romans; — Histoire politique et militaire; — Chroniques
de provinces, de villes, annales.; —
Proverbes; — Coutumes, char¬
tes, leudaires, privilèges, fors, etc; —Livres de comptes.
c) Ouvrages didactiques. ■— Grammaire el Poétique. — 11 y a trois
ouvrages importants : Las Razos de trobar, de Raimon Vidal de
Besalù; — le Donalz Proensals, de Uc Faidit; — les Leys d'Amors.
Ces dernières constituent l'œuvre la plus importante. Il en reste deux
rédactions en prose. Les Leys d'amors exercèrent en Catalogne, —
et par là jusqu'en Castille, —•
pendant le XIVe, le XVe et même le
XVIe siècle, une influence considérable. — Il y a ensuite : des Glos¬
saires, un Calendrier; — des ouvrages do médecine, des recettes mé¬
dicales, des traités d'art vétérinaire, de fauconnerie; — des ouvrages
de sciences naturelles, mathématiques, arts; — des lapidaires, des
bestiairês.
Ouvrages concernant le droit : le Codi, ouvrage important,
qui est un exposé systématique du droit romain, fait dans le plan
du Code, ou plus exactement des neuf premiers livres du Code »; —
les anciens Fors du Béarn, où est exposé surtout le droit du XIVe
de la

—

«

—

—

«

siècle.

Cependant, aux XIVe et XVe siècles, la prose est florissante en Ca¬
talogne, dont la littérature exerce une influence sur les pays voisins.
Les meilleurs prosateurs sont : Francesc Extmenic, — Raimon Lull,
déjà cité comme poète, — Arnaull de Vllanova, — Bernât Melge,
—

Joanot Marlorell,

�—

II.

—

124

L'Age Moderne

—

(XVle-XIXc siècle).

Les Troubaires
C'est une période de transition. Elle est peu féconde : désormais,
la langue d'Oïl est devenue la langue officielle et littéraire du Midi
de la Gaulé, et il n'y a que peu d'écrivains de langue d'Oc. On cesse
même d'écrire en langue limousine, en langue occitane nationale, et

la littérature devient ainsi dialectale et provinciale. La langue d'oc s'ér
miette en patois; son orthographe, perdant le caractère de son ori¬
gine latine, se calque sur la prononciation et. la graphie françaises.
Cependant, un assez grand nombre, de poètes locaux de cette pé¬
riode ont atteint une renommée poétique qui les a rendus célèbres
bien au delà des limites de leur pays et qui a transmis leurs noms
à la postérité. Voici les principaux de ces poètes, qu'on a
appelés
troubaires.
XVI" siècle.
Pey de Garros, gascon, qui eut l'ambition d'élever
son idiome à la dignité littéraire et dont les textes sont
classiques;
Bcllaud de la Bellaudière, provençal, poète humoristique surnom¬
mé le Marot de la Provence; — Sallusie du Barlas,
gascon, dont les
textes sont célèbres.
XVII0 siècle.
Pierre Goudelin, dit Goudouli, çle Toulouse, un
vrai poète, dont Lou B.am.elel Moundi
plus d'un
—

—

—

comprend

chef-d'œu¬

vre; — François de Corlèle, de Prades, en Guyenne, le plus remarqua¬
ble écrivain du siècle, après Goudouli, autour de comédies
idylliques;
Nicolas Saboly, provençal, dont les Noëls sont encore
populaires.
XVIIIe siècle.
L'Abbé Favre, languedocien, poète humoristi¬

—

—

que et satirique remarquable ; — le béarnais Cyprien Despourrins,
un Théocrite occitan, auteur
d'idylles et d'églogues remarquables par
leur mélancolie sentimentale; — Fabre d'Olivet, languedocien, poète,
musicien et savant, dont l'œuvre se distingue par une versification

de bon goût et un vocabulaire pur et noble, et qui entrevit l'œuvre
à accomplir du relèvement de la langue d'Oc.
Première moitié du XIXe siècle.
Victor Gélu, de Marseille, poète
réaliste et vigoureux; — le béarnais Xavier Navarrol, auteur de chan¬
—

remarquables ; — Jacques Jasmin, d'Agen, 1e plus connu, le
précurseur immédiat de Roumanillc et de Mistral, dont les poésies,
Las Papillotas, eurent un prodigieux retentissement.
Malgré tous ses défauts, la poésie de cette période intérimaire a
son importance, car elle
prépare le terrain à la" renaissance poétique
qui allait éclore. « Elle sert de transition entre l'art lyrique le plus
parfait, et la forme de poésie populaire la plus noble et la plus belle
qu'ait produite nôtre littérature contemporaine. »
sons

III.

—

L'Age

contemporain

(de 1854

a nos

jours).

Les Félibres
C'est la période de la Renaissance de la langue et de la littérature
oc¬
citanes. C'est de Mistral et de Verdaguer que date ce grand mouve¬
ment national occitan.
En Catalogne, dès 1833, avec Aribau et son Ode à la
Pairie, « les
poètes jettent le premier cri de la Renaissance, et leur voix sonne
comme un rappel des énergies sommeillantes. Une effervescence s'em¬
pare des esprits; après la poésie apparaissent les autres genres litté¬
.

raires. En ces années, relativement courtes, les Catalans purent
rénover leur idiome altéré par près de trois cents ans où la

ethnique
classique'.

dégéné¬

se fait sentir; ils surent relier leur effort avec la
» A ce point de vue, ils peuvent nous servir de
ils
méritent
maîtres, et
d'être étudiés de près.

rescence

tradition
De

côté-ci des Pyrénées, le 21 mai 1854, le

Félibrige fut fondé,
Font-Ségugne, près d'Avignon, par 7 amis : Frédé¬
Anselme Mathieu, Alphonse Tavan, Paul Giéra et Jean Brunei.
Les nouveaux poètes s'appelè¬
rent « félibres ». De là le Félibrige,
qui est « une association, d'ail¬
leurs très libre, d'hommes travaillant, chacun à sa
façon, au relève¬
ment du Midi. » En Catalogne, ce sont les Jeux Floraux qui sont
au

ric

ce

château de

Mistral, Roumanille, Aubanel,

�—

reconstitués.

Félibres

et

renaissance.

125

—

Floralistes vont travailler à

préparer la

Première

époque (185-1-1876). — C'est une période très brillante;
mais, au point de vue de la langue et de la doctrine, c'est une
période
purement dialectale et provinciale. En effet, au lieu de se rattacher
directement à la tradition de la
langue classique des troubadours,

Mistral n'a cultivé que son dialecte local.
Or, le dialecte de la Proven¬
ce, est un des moins
purs et des plus corrompus. En outre, les Pro¬
vençaux ont adopté une orthographe purement
et

phonétique,
encore,
grande partie, calquée sur la graphie française, ce qui enlève à la
langue d'Oc une partie de son originalité et sa véritable
physiono¬
mie .traditionnelle. Mais,
malgré tout, cette première époque" a une
importance capitale, car elle constitue le point de départ de tout le
mouvement national,
linguistique et littéraire, occitan.
Quatre noms célèbres dominent cette époque : Joseph Roumanille,
qui fut.un des premiers à épurer la langue cl'oc, auteur de : Il
Margaridelo, — li Sounjarello, — li Flour de Sauvi; — Frédéric Mistral,
le grand poète do la Renaissance
Méridionale, qui domine tous les
autres par la grandeur de sq'n
génie, par la beauté de ses œuvres,
par la profondeur de sa science linguistique et par ses brillantes
qua¬
lités d'organisateur à
larges vues d'ensemble, auteur de : Mircio,—
Calendau, —- Lou Rose, — Lis Isclo d'or, —Nerlo, — La Rèino Jano,-RMoun Espelido, Memori e Raconte (en
prose),— Lou Trésor don Féli¬
brige-, précieux dictionnaire de tous les dialectes de la langue d'oc; —
Théodore Aubancl, grand poète,
remarquable
par la sincérité et l'ar¬
deur de sa passion, auteur
de fort belles poésies amoureuses ; La
'Miou'grano entreduberto, — Li Fiho d'Avignoun, — Lou Reire-Soulèu, —Lou Pan dôu Pecal, beau drame rustique en vers; — Jacint
Verdaguer, poète épique et lyrique, dont le nom est digne d'être pla¬
cé à côté des plus grands, auteur de: le
Canigou, — V Atlantide, —
en

Idylles et Chants mystiques.
Deuxième

époque (1876-1900).

tale: Mais trois dialectes

—

La littérature est

encore

dialec¬

importants renaissent à la vie littéraire : le
limousin, le haut languedocien et le gascon-béarnais. Les conditions
sont meilleures sous le.
rapport de la vraie langue occitane. 11 en est
de même au point de vue de la doctrine : le

Félibrige du Languedoc,
appelé le « Félibrige rouge », apporte un esprit directement en rap¬
port avec la Tradition du Languedoc, vaincu et ruiné, au xinc siècle,
par la Croisade des Albigeois. Cet esprit se retrouve dans l'ins¬
piration et dans la production poétique d'un grand nombre de féli¬
bres; En Catalogne, les Jeux Floraux
marquent leur apogée. Verda¬
guer rayonne. Déjà Guimerâ prend une place prépondérante.
Les grand noms de cette époque sont : Angel
Guimerâ, drama¬
turge, qui porta le drame catalan au niveau de la tragédie et lui
donna une vraie forme poélique, auteur de Terra baixa; —Félix
Gras, grand poète, un des rouges du Félibrige, bien que provençal,
auteur de : Li Carbounié, — Toloza, — Lou Rownancero
prouvenç.au, — Li Papalino, nouvelles, —Li Rouge ilÇu
Miejour, roman
historique; —.Joseph Roux, le grand ouvrier de la Renaissance Li¬
mousine, rénovateur de la langue vulgaire et évoeateur des anciens
Troubadours, auteur de la Chansou Lcmouzina; — Auguste Fourès,
le rénovateur du languedocien, un des
rouges du Félibrige, poète re¬
marquable par son ardeur et son élan lyrique, aiiteur de : Les Grilhs, —
Lés Canls del Soulclh, —La Maso
Silveslro, — La Sègo, encore inédite.
Citons encore : Charloun Rieu, poète paysan, auteur de : Li c'ant
dôu Terra ire; — le charretier Lajorêl; — le paysan Baptiste
Bonnet,
charmant conteur; — Albert Arnavielle; — Achille Mir;—Théodore
Llorenle;
Paul Arène; ~ Justin Bessou, rouergat, poète attendri du
foyer, auteur de : Dal lires à la Toumbo; — et, fermant cette période
si riche, le catalan Joan
Maragall, l'un des plus grands poètes de la
Renaissance.

Troisième époque (de 1900 à nos jours). — C'est
l'époque de la res¬
tauration de la vraie.'langui occitane. Puisqu'il s'agissait d'une Renais¬
sance, il était naLurél, normal, logique qu'on reprit, pour la continuer,
l'ancienne langue d'oc classique, — la seule vraihient
,et

classique

�—

126

—

d'ailleurs fixée,

— dans la mesure où elle étalt-restés vivante, et en
compte de son évolution générale dans toute l'Occitanie. C'est
ce qu'ont fait deux grands poètes, Estieu et Perbosc, qui ont ainsi
renoué la chaîne de la tradition, si longtemps interrompue. Ils ont,
en
particulier, adopté la graphie classique et traditionnelle de la lan¬
gue d'oc, la graphie occitane ou néo-romane, au lieu de la graphie
française ou semi-française des autres félibres. Mais la question de
graphie cache, dans plusieurs cas, une véritable question de forme, et
le retour à la graphie classique n'est alors, au fond, qu'un retour à
certaines formes classiques de la langue des troubadours. Ainsi, on
tend peu à peu à reconstruire, à restaurer, au-dessus des parlers po¬
pulaires et de la littérature populaire, la langue nationale d'Occitanie,
la grande littérature occitane.
Un grand nombre de jeunes poètes se sont groupés autour des deux
fondateurs et chefs de VEscola occitana, qui voit augmenter tous les
jours le nombre de ses adhérents, venant de toutes les provinces d'Oc.
En Catalogne, c'est aussi la recherche pour une restauration vérita¬
ble de la langue, dont le Congrès international de la langue Catalane
marque, en 1906, le point de départ.
Aujourd'hui, dans les diverses provinces, en Provence, en Gasco
gne, en Limousin, en Auvergne, comme en Languedoc et en Catalo¬
gne, un sérieux mouvement s'accentue vers la restauration intégrale
de la langue. Souhaitons que la question de graphie, qui divise, unisse,
au contraire, nos grands dialectes, sous une même discipline qui n'en
altérera ni les qualités, ni les timbres particuliers.
En ce qui concerne cette troisième époque, nous tâcherons de citer
les principaux écrivains, en commençant par ceux que toute une
jeunesse reconnaît aujourd'hui pour ses maîtres :
Les languedociens : Antonin Péruosc, du Quercv, disciple de
Fourès, et grand poète. Il a écrit : Lo Gol occitan~■— Guilhèm de Toloza, — Lo Libre dels Auzels, — Lo Libre del Campeslre;
Prosper Estieu, également disciple de Fourès et grand poète,
auteur d'odes fougueuses et de sonnets admirables. 11 a écrit : Lou
Terradou, — Flors d'Occilania, — La Canson occitana,-— Lo Roman¬

tenant

occitan.
Les gascons :

cero

Michel Camélat, poète remarquable et l'un des plus
originaux de la Renaissance, auteur de Belina, Mourla e Biba, Lola;
Philadelphe de Gerhe, sincère et profonde, auteur âeCanlos
d'Azur, Canlos d'Eisil, Catilos de Dol, Bernadelo.
Les catalans : Joseph Carner, dont les plus beaux chants reste¬
ront comme les expressions les plus pures de la poésie occidentale,
auteur de-Monljoies;—•
J.-M. Lopez-Pico, dont l'œuvre possède un don lyrique remar¬
quable, auteur de Intermezzo galant, Torment-Fornent, Poèmes del
Port, Amor Senyor.
Le provençal Valère Bernard, poète et romancier de grande
valeur, auteur de Long la mar latino et de Li Boumian.
L'auvergnat Arsène Veiimenouze, poète remarquable, auteur
de Flour de Brousso, Jous la
Nous citerons ensuite, avec

Chuchado.

l'espoir de

ne pas

être trop incomplet,

poètes et prosateurs.
En Provence

Alexandre Peyron;

— Marius André; — Folco de
Joseph d'Arbaud; — Marius Jouveau; — Louis
Funel; — Pierre Devoluy; — Pierre Fonlan; — Bruno Durand; —
S.-A. Peyre; — P. Eyssavel; — Henriette Dibon; —• Pierre Rouquelte; — Alcide Blavet ; — Frédéric Mistral neveu.
En Languedoc : Paul Froment; — Fraficés Pouzol; — Louis Gouyer;
Joseph Loubet; — Charles Derennes; — Guillaume Lévefaude; —
Paul Rolland; — F. Dezeuze; — P. Albarel; —J. Vinas; — Joseph
Rouquel; — J. Bonnafous; — Léon Julia; — Etienne Levrat; —
Jean Ladoux; —• Louis Stehlé; — Paul Mesplé; — J. Cubaynes; •—•
Joseph Saluai.
En Auvergne : Louis Delhoslal; — Henri Gilbert; — Bénezel Vidal;
Julien Galéry; — Ĺ, Trtn; — E. Boudon-Lashermes; — E. Rho¬
:

Baroncelli-Javon;

—

—

des.

—

�127

—

—

En Limousin ; Marguerite
Gaillot-Priolo;—JeanAudiau; —René
Farnier ; — P.-L. Grenier
; — Edouard Mazin ; — J.-B. Chèze
; —
A. Muzac.
En

Gascogne : Emmanuel Delbousquet; — Francés de
Lartigue; —
M. Laclavère; — J. -B.
Bégarie; — A. Cator; — L. Lacoarrel; —P.
Tallez ; — Fernand Sarran ; — Jean Bouzel
; — Adrien Bibes ; ■—Marie-Charlotte Lamouré ; — André Baudorre
; — Simin Palay ; —
André Cassou ; — B. Sarrieu
; — H. Dambielle

; — J.-B. Laborde ;
C. Cézérac; — Ismaël Girard.
Talrieh; — Jules Delponl; —- Joseph Bonafont; — Albert Saisset; — Jacques Boher; — Josep-Sebastia
Pons.
En Catalogne : Costa i
Llobera; — Joachim Folguera; — Joan Alcover; — Gabriel Alomar; — M. S. Oliver
; — Llorens Riber; —
Eugène d'Ors; — Gw.rau de Liost; — J. M. de Sagarra; —
Maseras; — Clémentine Arderiu; — Marie Manent; — Joan Alfons
Eslelrich; — Tomas Gurcés; — Ventura Gassol; — J.-M.
Junoy; — Car¬
ies Riba; — Caries
Soldevila; — N. Borras; — F. Caballero; ■— P.
Asin; — J.-B. Ortin.
Qu'il nous soit permis, en terminant, de former le vœu que tous
les Occitans, évitant les
questions personnelles ainsi que les polémi¬
ques acerbes, irritantes et envenimées, travaillent
toujours d'un com¬
mun accord pour la
plus grande gloire de notre Langue Occitane !
Elle a été à la peine : il est juste
qu'elle soit à l'honneur !

C.

—

Daugé;

J.-V. Lalanne;

—

En Roussillon

:

—

Pierre

JOSEPH

^CZrPF^É:

BOUQUET.

BILAN

1924 et îa Langue d'Oc
Où

en

sommes-nous

?

En Gascogne

L'enseignement officiel de la langue d'oc dans toutes les Ecoles li¬
Basses-Pyrénées est décrété par Mgr Gieure, évêque de Ba-

bres des
yonne.

•

En Catalogne

Depuis le 13 septembre 1923,

faite ù la langue d'oc.
A cette heure, tous les centres
le

gouvernement espagnol.

une guerre

continue et violente est

d'enseignement ont été

En Provence
La Maintenance de Provence a fait
présenter, cette
didats de la députation, un cahier de revendications
tant

fermés par

année,

aux can¬

provençales por¬

principalement sur l'enseignement de l'Histoire, de la Littéra¬
ture et de la Langue Provençale dans les Ecoles publiques.
Ont signé le cahier :
A Marseille, par l'action efficace du groupe
Prouvènço, les sept dé¬
putés, appartenant à deux partis opposés, ont accepté le cahier Pro¬
vençal. Ce sont : MM. J. Vidal et L. Régis, conseillers généraux (liste
U. R. D.); MM. Bouisson Fernand; Cadenat, conseiller
municipal;
Tasso, conseiller général, adjoint au maire; Canavelli et Rémy Roux,
directeur d'école. (Liste cartel des gauches)-.
A Toulon, pour le Var, tous les élus appartenant à la liste de la Coa¬
lition Rouge envoyèrent leur consentement à l'Eseolo de la
Targo.
Ce sont : MM. Renaudel;
Brémond; Carmagnolle, maire de Cotignac,
et Reynaud, conseiller général.
A Arles, l'Eseolo Mistralenco nous informe
que l'on peut compter
sur les élus, tous
signataires du cahier : MM. Victor Jean, Gouin Fé¬
lix et Girard,
pressentis également par l'Eseolo di Tourro, de Chateaurenard.

�L'Année Fédéraliste
LA JOURNÉE
DU i5

FÉDÉRALISTE INTERNATIONALE
DÉCEMBRE 1924 A PARIS.

Sur l'initiative de M. E. Poitevin, directeur du Fédéraliste, a eu
lieu le 15 Décembre 1924 à Paris, au Musée
Social, une Journée
Fédéraliste Internationale, dans le but de iixer quelques
points de
doctrine en vue de « la création d'une charte assez
souple pour se

prêter

transformations toujours plus rapides, plus nombreuses
principes préparent, avec les moindres
froissements, le champ des discussions futures. »
Dans, le Comité d'organisation figuraient : MM. J. Barrai., direc¬
teur de l'Ordre Social; Richard Batz (Rhénanie);
Emile Beauregard ; J.
Beiujeron, secrétaire général du Collège libre des Sciences
sociales; J. Bonnafous, secrétaire de la Ligue pour la langue d'oc;
A. Cadot, secrétaire général de l'Art en
France; Louis Casabona,
de la Presse Latine; .Charles Brun; Clapier, docteur
es-csiences;
R. Colleye, directeur de
l'Opinion fédéraliste; L. Coouet, direc¬
aux

de la vie sociale et dont les

teur de la Iievue d'Alsace et de

Lorraine; Joan Estelrich (Catalo¬
de l'Estourbeillon, président de l'Union régionaliste
bretonne; Van der Ghinst (Bruxelles); J. d'Arbaud et L. Giniès,
directeurs du Feu (Marseille); Jean Hennessy,
député, ambassa¬
deur de France; Léon Herbos
(Bruxelles); A. Lajoinié, rédacteur
en chef
de la Revue méridionale
(Bordeaux); Xavier Lambert;
André Lebey, ancien député; P. nu Maroussem; Maseras
(Cata¬
logne); Nicolet (Suisse); L. de Nussac; Pécaut (Suisse); Jean

gne); R.

Perquis, président de la Fédération bretonne de Touraine; Eug.

Poitevin, directeur du Fédéraliste; H. Quilgars, secrétaire général
du comité de défense des intérêts bretons;
Serge Ramoff (Russie);
Paul Redonnel; E. Roux-Parassac, directeur des services
pari¬
siens de la Gazelle des Alpes
(Grenoble); Emile Sagot; de SaintVincent-Brassac., professeur au Collège libre des Sciences socia¬
les; Schneeberger (Catalogne); A. Sux, directeur de l'agence des
grands journaux sud-américain; E. Turauskas (Lithuanie); A. de

Villemereuil;

Mato

Vuchetitch

(Yougoslavie);

Zerega-Fon-

de l'Académie espagnole d'histoire; Mme E. Despréaux;
Bresles, du Mercure de Flandre (Bourgeois, délégué); J.-F.
Desthieux; André Ripert, délégué de l'Uslica.
Cette manifestation a eu le plus grand succès, tant
par le nom¬
bre des participants que par celui des
Pays représentés. L'honneur
du succès en revient à cet
apôtre qu'est M. E. Poitevin, qui mérite
bona,

V.

Je titre de Fondateur de la Journée Fédéraliste, comme l'a dit M.
E. Roux-Parassac.
La Journée Fédéraliste

alternativement dans

désormais organisée semestriellement et
des villes des nationalités participantes;

sera

une

que la prochaine Journée aura lieu à Bruxelles, en Juillet 1925.
S'étaient excusés : MM. Jean Hennessy, A.
—

Lajoinié, Richard
Mayer (d'Essen; —faute d'avoir eu les passeports a temps);
Villemeureuil, Dr Léon Herbos, Ismael Girard, etc...

Bat/, et

de

Nous ne pouvons nous étendre comme il conviendrait sur cette
manifestation de la plus haute importance. La Société est menacée
de toute part. La cause en est dans le désaccord des
aspirations qui
semblent contradictoires : la liberté en bas
pour les individus et les
peuples, l'unité en haut, pour leur sauvegarde suprême. La doc¬
trine fédéraliste, commentée--par Proudhon et étudiée de
plus en

plus est la seule qui vienne apporter une solution à
qu'aucune autre doctrine politique ne peut résoudre.
Fédéralisme
Cette

=

ce

problème

Liberté.

première Journée Fédéraliste

sera, nous en sommes

certains,

:e point de départ d'un mouvement
puissant dans le sens de l'orga¬
nisation fédéraliste du monde.

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Les Fêtes

du

Gai Savoir

Ceux qui n'ont pas vu ces fêtes, célébrées à Toulouse les 1,2 et 3
mai derniers, pourront, difficilement s'en faire une idée. Il ne suffit
pas, en effet, d'en retracer le programme, d'énumérer les personnali¬
tés qui y prirent part : il faudrait, à distance, en créer l'atmosphère
joyeuse et élégante, distinguée et populaire en mêijie temps, ce mé¬
lange de soleil, de poussière et de musiques, ces hôtels de brique rose,
cette foule souriante et enthousiaste, la Catalogne et le Languedoc
retrouvant

après six siècles et étreignant leurs mains fraternelles;
apothéose de l'encens et des roses, de la prière et de l'a¬
mour; une figure énigmatique et irréelle et une jeune reine de beauté
tendant des fleurs aux poètes...
Voilà ce que fut, ce que devait être ce six-centième anniversaire de
se

cette double

la fondation du Gai Savoir. Six'
cents ans, en effet, qu'à travers les

invasions, les

civiles, les

guerres

.révolutions, les luttes politiques,
Toulouse, ville privilégiée, fête des
poètes de langue d'oc et de langue
d'oïl, leur distribue des fleurs d'or
et

d'argent bénites

sans
sa

jamais

se

mission par
,

éphémères,

tes et

par

l'Eglise, et,

laisser détourner de
les modes bruyan¬
ne cesse

de prê¬

cher, par les plus gracieux exem¬

ples, le culte de l'idéal et la

gran¬

deur de la civilisation latine.

Dès le 1er mai, au milieu du tu¬
multe de la ville sonore, on inau¬
gura une plaque commémorative
sur la maison du cordonnier-poète

Vestrepain
de fleurs

douli,

;

aux

on porta

des gerbes

monuments de Gou-

d'Auguste

solennellement,

Fourès; enfin,

avec

le concours

A. FOURÈS (Dessin de P. Mosplé)
municipalité; dignement rcprésentée par un udjoint-Mainteneur, M. Amilhau, on inaugura l'Avenue Frédéric-Mistral, une des
plus belles allées dont la ville puisse s'honorer.
Le soir, l'élan est donné. Plus de cent convives sont réunis sous la
présidence de M. Paul Feuga, sénateur et maire.
Le. 2. mai, réunion plus intime et plus grave. La période purement
française des Jeux Floraux ne doit pas être complètement sacrifiée
à l'œuvre languedocienne. Ce serait une erreur et une injustice. Au
moment du premier Romantisme, foulouse a été, un instant, le pô¬
le de la poésie française. Il fallait le rappeler, en visitant pieusement, la
maison natale de celui qui attira chez Clémence Isaure Victor Hugo
lui-même, le comte Jules de Rességuier.
Le 3 mai. Le\ six-centième anniversaire de la première Fete
des
Fleurs. Dans la basilique de Notre-Dame la Daurade, où reposent,
dit la légende, les cendres de Clémence Isaure, une foule énorme se
presse. La Scliola Charles Bordes chante la messe de Schubert.
Puis, l'après-midi, c'est la grande séance attendue, dans la salle
des Illustres, pleine à s'effondrer. Assisté du Préfet et du Maire, M.

de la

Occitan

F* IX

�—

130

—

Dresch. recteur, représente officiellement le.. Ministre de l'Instruc¬
tion Publique. Le lauréat des Jeux Floraux est
proclamé : c'est M.
Lèvefaudë.
Le soir, l'Hôtel d'Assézat,

palais des Sociétés Savantes, flambait

de la base

au

faîte. A tous les

enchantée. Les voix

lançaient

aux

étages

se

pressait

une

foule élégante et

harmonieuses de la Chorale Déodat de Séverac
étoiles d'une nuit d'été les vieilles mélodies
occitanes,

Ll la tourelle
qui domine-la somptueuse;demeure Renaissance, toute
rouge des flammes de bengaîe, disait au loin le
grand foyer intellec
tuel qui br.ule toujours dans ce coin
paisible de la cité palladienne.
Ce n était pas fini sur cette
apothéose. Une manifestation, gran«

�—

diose

131

—

et_ touchante entre toutes,

bi les
frère?
les freres de

devait remplir le dimanche 4 mai;
de Provence avaient négligé de venir fêter le Gai Savoir,

Catalogne,

eux,

n'y ont paańnanqué.

Nous sommes les fils intellectuels des Troubadours de
Toulouse,
avaient-ils déclaré. Nous voulons le reconnaître
solennellement,. Aussi
nous ferons mieux encore
que de venir assister à vos fCtes. Ne i:s vie n—

Mademoiselle GUASCH, Reine des

Jeux Floraux~de Barcelone

cirons nous-mêmes, avec notre Reine, nos lauréats, nos orateurs, cé¬
lébrer à Toulouse, en hommage, notre fête annuelle des Jochs Florals.
On devine comment la proposition avait été accueillie. Dans la
même Salle des Illustres, où avait eu lieu la veille la Fête des Fleurs,
le Consistoire de Barcelone a célébré la sienne, au milieu de la même

foule, attentive et profondément émue.

�132

—

Cérémonie charmante
Joan-Maria Guasch, est
membres des Jeux

propre

iillo,

—

Lorsque le grand lauréat, Mj
lève et sort, suivi de tous les

d'ailleurs....

proclamé, il

Floraux; il

va

se

chercher la Reine des Fleurs,

ravissante Barcelonaise,

une

mantille et

en

sa

en robe blan¬

ches, et elle fait son apparition dans la salle, au chant des chœurs
talans, aux acclamations de tous.

ca¬

Les doux Académies de Toulouse et de Barcelone fraternisent.
C'est au bras du marquis de Suffren, secrétaire perpétuel des Jeux

Floraux, que Maria-Elvira Guasch quitte la salle des Illustres. Elle

se rend à l'Hôtel d'Assézat, et
la statue de Clémence Isaure ;

dépose son sceptre fleuri aux pieds de
puis, d'un geste touchant encore, elle

prend une magnifique gerbe de roses et d'œillets, et la dépose devant
la plaque de marbre où sont inscrits les noms des poètes et des mem¬
bres des Jeux Floraux morts au champ d'honneur.
Ces brillantes fêtes d'Union Occitane se terminèrent

par un ban¬
duquel M. Antonin Perbosc et M. Paul Feuga, séna¬
Toulouse, élevèrent une protestation contre les per¬
catalanes. Puis Els Segadurs, l'Hymne national catalan,

quet,

au cours
teur. maire de

sécutions
furent chantés";
Faut-il s'étonner,
que ces

après tant de manifestations variées et vivantes,
fêtes aient laissé dans l'âme de tous d'inoubliables souvenirs ?

Sainte

La
La Sainte Estelle

10

Estelle

été célébrée cette année à Narbonne, les 9 et

a

juin.
La fête

La fêle du dimanche
populaire de l'après-midi du dimanche,

Frédéric-Mistral, fut

éblo.uissement.

un

sur

le Boulevard

Une l'ouïe énorme, où

se re¬

marquaient les plus ravissants costumes de toutes les régions méri¬
dionales, s'empressait et se mêlait gaiement autour des notabilités
du Félibrige. Les anciennes danses narbonnaises, loa Bufoli, et las
Trelhas, ont été exécutées à merveille.
soirée

la

au

théâtre

Après dîner, l'Alcazar-Théâtre est plein à

craquer.

On

y

admire

d'abord un grand film de propagande régionaliste. Puis, on a applau¬
di deux pièces languedociennes : Rasigol cl ço dal Dentislu. farce en
un acte du docteur Pélissier, de la Paime, grand lauréat du Félibri¬
ge,

et la Lengo mairalo, comédie

en un

acte du majorai Albarel. La

première a été jouée par MM. Joseph Escarguel et Ernest Douce, de
Marcorignan : la seconde par MM. Vicu, L. Guiraud, C. Martrou,
Raissiguier et Vigery, d'ATgelliers. Entre temps, M. Baraillé nous dit
la Cofo Narbouneso. M. Vicu a chanté d'une voix vibrante Clar de
Luno, poésie du majorai Vabre, musique de M. Marc Delmas.
La
EN

journée du lundi

MÉMOIRE D'HERCULE

BIIIAT

Le lundi matin à 9 heures, la foule se retrouve devant la maison na¬
tale du poète languedocien Birat, rue de l'Ancien-Courrier. L'immeu¬
ble est pavoisé.

Capoulié Marius Jouveau, portant l'étoile à sept rayons, le baimajoraux sont reçus par M. Fabre, propriétai¬
re de l'immeuble, et par M. Favatier, ancien notaire. C'est du haut
du balcon qu'ils haranguent les Narbonnais et les félibres, pressés
Le

le Louis Béehet et les

dans l'étroite

rue.

Sur la maison

a

été

placée

une

plaque provisoire ainsi rédigée

1796-1873
A

la

d'Ercule Birat
pouetonarbounés

MEMonio

lou
nasc.ut

lou

12

dins

aic.este oustal

termidor

31

juliiet

de

i.'an

1796.

iv

:

�—

133

—

Le devoir le

plus cher aux félibres est de rendre hommage à ceux
en d'autre temps pour ces deux grandes causes mécon¬
Hercule Birat fut de ce nombre. Etudiant en droit à
Toulouse,
il fut ensuite tout à tour géomètre, marin,
agriculteur, historien, poè¬
qui luttèrent

nues.

te local; c'était un bizarre personnage que sauva son amour
passion¬
né de la terre narbonnaise. Un
passage de Jasmin lui révéla sa voie,

et toute

son

œuvre

fut consacrée à

Mistral, qui l'avait rencontré

en

"son

pays

natal.

1860, le tenait

en

grande estime.

Après le Capoulié, M. Cros-Mayrevielle, président de la commission
archéologique, a retracé à son tour, en excellents termes, la biogra¬
phie de Birat et a rappelé comment il doit figurer parmi les précur¬
seurs du Félibrige.
M. le docteur Albarel donne ensuite lecture d'unjbeau discours

FERROUL

languedocien du docteur Pélissier, que l'état de sa vue empêche de
prendre la parole.
M. le docteur Pélissier, auteur de la Cloto, est un des maîtres de la
prose

languedocienne. Son étude très complète, lue par le majorai

Albarel d'une voix

vibrante, est extrêmement goûtée.
LE

CONSISTOIRE

après une visite au musée lapidaire, savamment diri¬
gée par M. Rouzaud, ancien député, le Consistoire des majoraux s'as¬
semble sous la présidence du Capoulié.
A 10

heures,

Rarement l'assemblée fut aussi nombreuse. On y remarque MM.
Béchet, docteur Fallen. ancien capoulié, abbé Bonafont (du Roussil-

lon), J. Anglade, P. Albarel, René Fournier, docteur Vinas, Rozès
de Brousse. Simin Palay (de Pau), docteur L.Vabre, Robert Benoît
(de Périguéux), Marquis de Villeneuve-Esclapoh, René Lavaud, Jo¬
seph Loubet, Joseph d'Arbaud, Bernard Sarrieu, Alcide Blavet, Jean
Tourne!.

question principale était l'élection de deux nouveaux majoraux
remplacement de deux défunts : Charloun Bieu, le populaire chan¬
sonnier des Baux, et le Marquis de Gantelmi d'ille, d'Aix-en~Proyeijce. Eile était assez délicate, puisque les (Jeux cigales à pourvoir
La

en

�appartenaient à la Provence, et que les Provençaux, ardents à con¬
leur prépondérance au sein du Consistoire, auraient
pu les re¬

server

vendiquer. ils

se sont montrés cependant bons princes. Ont été
M. Benezet Pruneau, d'Avignon, à la cigale de Charloun;
M. Louis Delhostal, directeur d'école à Thiézac (Cantal), à la
le de Gantelmi d'Ille.
LA

élus.

:

ciga¬

TAULEJADO

Le

banquet de Sainte Estelle, dans la vaste et imposante salle du
Synode, a été un des plus beaux auxquels il nous ait été donné d'as¬

sister. Le vatel

servi

avec

une

Bérail, directeur de l'Hôtci de France, l'a organisé et,

véritable

somptuosité.
Perpendiculairement à l'estrade, où siégeait le Capoulié, assisté
VLnas, reine du Félibrigé, de Mme Mistral et des Ma¬
jora ux, quatre longues tables groupaient plus de trois cents félibres
de Mlle Marie
et félibr.sses.

Ve*s le milieu du dîner, le

proclame les
Majoraux

Cantai;
M.estres

sympathique balle, d'une voix éclatante
élus du Consistoire : Benezet Brurieau, d'Avignon, et Louis Delhostal, d,,

nouveaux
:

Gai sàber : J. Eyt, abbé C. Daugé, J. Audian, René
Gantagrcl;
Mgr Gieure, évêque de Bayorine, dont le nom est parti¬
culièrement acclamé; M, Mercanton, professeur à Lausanne.
en

Farnier, J.
Sôci

:

S. G.

Dès le dessert, les brindes commencent.
Le Capoulié Marius Joiiveau, d'une voix

inspirée,

prononce un ma¬

gnifique diséours, prônant l'action félibréenne, et développant cette
pensée que le chant de la Coupe prêche non seulement V estrambord,

l'enavan di Fort, il boit ensuite le vin de
Narbonne, sang mys¬
tique d'autrefois et d'hier, à la mémoire de Mistral.
On applaudit ensuite : Mlle Marie Vinas, reine
du Félibrigé; puis,
le docteur Failen, ancien
capoulié, qui salue le nouveau capoulié; le
chanoine Bonafont, au nom du Roussillon; René Fourn er, au nom
de. Béziers; Jean Fournel,
au nom de Montpellier; Bénèzet Bruneau
et Louis Delhostal, les deux nouveaux
élus; Simin Palay, au nom de
l'Escole Gaston Febas, qui lait chanter
Âtjuorôs moimlànhos ; Casas
y Carbo, au nom des .Jociis Florals de Barcelone, dont l'intervention
suscite une émotion profonde et un
grand enthousiasme; J. Anglade,
au nom de
Toulouse; Joseph d'Arbaud, le grand poète du Lausié d'Arlé, au nom du Feu, d'Aix-en-Provence, et de la Nacioun Gardiano,
réclamant lou dre dôu vin, de la lengo e di
bioù, et haussant la coupe
au fédéralisme national et à la Patrie
méridionale; Joseph Loubet, des
Félibres de Paris, saluant la
Catalogne au nom de la Liberté; Ber¬
nard Sarrieu, au nom de VEscolo deras Pireneos
; Rober Benoît, di¬
seur enflammé, au nom du
Pêrigord: René Farniér, au nom du Li¬
mousin; M. Cathala, président de la Fédération générale des Vigne¬
rons.
mais

Et

ce

rant,

n'est pas fini

! Voici maintenant lé docteur PéliSslcr, décla¬

au nom des médecins, que la langue d'Oc est bien vivante et
qu'elle ne mourra pas; le docteur L. Fabre, au nom de la Cigalo len-

gadouciano ; Bernard de Montaut-Manse, qui, en un discours
passion¬
né, fait acclamer les Républiques françaises librement
groupées; M.
Mercanton, qui apporte le salut de la Suisse romande; Armand Prnviel, Prosper Estieu, l'abbé Salvat, M. Bbiciu
Ce sont encore,
pour finir, les félibres Ferdinand Aillé, de la Pou-

mo

Vauriasso, Béssat de VEscolo Mislralcnco, Baraillé, de Ginestas.
Le batte proclame la séance terminée, il est
cinq heures du soir.
se lève de table et l'on
va, sous la direction du savant abbé Sigal,
conservateur adjoint du
Musée, visiter le merveilleux trésor de SaintJust.
Sous le drapeau du
Languedoc, fièrement arboré au balcon de l'FIôtel-de-Vill:', l'union et la cordialité la plus parfaite n'ont cessé de ré¬
gner entre íes patriotes méridionaux, en cette
glorieuse cité de Nar¬
bonne.
On

.

�—

135

-

ftplec d'Occitattia
Le 29 Juin à

Toulouse, dans l'enceinte de

des Colonies et des

VExposition de Toulouse,

Pays Latins eut lieu une magnifique manifestation
d'union occitane, avec le concours de la Frairia dcl Dcsbelh, la Cho¬
rale Déodal de Severac et la Cobla Sanla Colomba de Famés, et sous

Francesc

la

Macia,

Président de

de danses, de sons

VEslal Calala »

Macia, président de l'Estat Catala,
pyrénéens y prirent part.
l'Exposition, l'après-midi, ce fut une féerie

présidence do M&amp;l. Francesc

Michel Camélat et Antonin Perbosc.
Plus de 300 costumes
Dans les Jardins de

«

et de couleurs.

�136
Le soir, dans le Palais des
par

Congrès,
la chorale Déodat de Séverac.

—

un

grand concert eut lieu, donné

En

signe de protestation contre les persécutions catalanes, on chan¬
l'hymne national catalan, Els Segadors.
Francesc Macia, au nom de la
Catalogne Libre, prononça un
grand discours politique. Ce fut une grande journée. Une grande
ta

M.

journée d'amitié occitane, en faveur de
ment persécutée par
une brute avinée,

notre

sœur

catalane odieuse¬

�—

A

ce

propos

137

-

Primo de

ici les péri¬
menée en Catalogne par
d'é¬

et comme il serait trop long de retracer

péties de la lutte contre la civilisation
Rivera, disons

simplement que les établissements

G

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o

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M

d'instruction catalanes sont fermés par le Gouver¬
espagnol systématiquement et que tout le pays est sous le
régime de la violence silencieuse et terrible
ducation et

nement

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�—

138

—

PROVENCE

Hommage à Maurice Faure
Le 29 Juin, lés Provençaux de Paris, ont rendu
hommage à Maurice
Faure. Une fois de plus, ils auront bien mérité de la terre d'Oc.

L'ASSISTANCE
Nous ne

saurions

négliger de mentionner la présence de la plu¬
part des personnalités marquantes de la colonie provençale. Mme
Maurice Faure et le capoulié Marins Jouvean, la représentation

parlementaire de la Drôme,

presque au grand complet

:

MM. Valette,

Ëscoffler, ArChimbaUd; MM. Paul Loubet, Barrel, admi¬
général de l'enregistrement; MM. Morcl, gouverneur ho¬
noraire de la Banque de France, Poitou, Antoine, Cliaix,
Mabilon,
Matliieu-Golraud. conseiller général du Gard, Challamel, sénateur dé
l'Ardèche, le maître Paul Maurou, le Dr Violet, Edouard lîarnond.
Lisbonne,
nistrateur

Maurice FaUHE

(Dessin de Peu] Mcspló)

représentant M. Daladier, ministre des Colonies, Roussillon, conseil
1er général des
Basses-Alpes, Henri Aiguier. Et les présidents de tou¬
tes nos Sociétés provençales : MM. Henri
Brun, président de la Fédé¬
ration, M. .Roui) n, du Peïrou, M. Longuet, des /infants du Gard, M. T..
Maigre, de la Vauclwiennc, Julien, secrétaire général des Bar-Alpin.?.
Garcin, président de l'Union fraternelle de la Drôme, autour
duquel
un nombre
important de sociétaires se groupait, Joseph Loubet, apô¬
tre et animateur des Amis de la
Langue d'Oc, Augier et le docteur
Pin, vice-présidents de la Côte d'Azur, docteur Olliviêr, secrétaire gé¬
néral de la Provence, .liilia, président, des Enfant &gt; de l'Hérault.D'autres personnalités encore : le poète
.Paul Souchon, du Petit
Provençal, et Mlle Lucie Souchon; M. Bonafous. secrétaire de la Li¬
gue de la Langue d'Oc à l'Ecole, Mme Caristie-Martel, notre confrère
Adolphe Falgairolle et sa charmante femme, le critique et sociolo¬
gue Henri Mazél, du Mercure de France, Audemar, de la Boule
pro-

�Y

—

139

—

vèrtçale, l'admirable Irma Pp.rrot, du Théâtre des Champs-Elysées,
peintre Galand, M. Monproflt et le romancier Octave Aubry, an¬
ciens membres du cabinet de Maurice Faure, M. l'ons, l'éditeur Rouzaud, Mines Barbier, L. Maigre, Lucile Telly et Sa fille, Mmes Millon et
Julia, délicieusement habillées en Artésiennes, MM. Martin, Gibert,
Etienne, Rapelin, Cambe, imposant commissaire, Mlles Biraben et
Seurin, parant de leur charme les grâces du costume provençal, Mlle
Renault, MM. Mounet et Mme Bérâlid, Millon, Garzini, H. Martin,
Fabre, Chabrand et Mme Dubois, Diani, Caumet et Mme Clapiès et
Mme Vernière et Mme Poujol et Mme Merle et Mmes Macaye, Maurel, Caillens, Got, Cazals, Rouquier, et Mme etc
etc
De toutes les lettres d'excuse ou de sympathie reçues, bornonsnous, puisqu'il faut nous borner, à détacher celles de M. Jacques
Stern, ancien député, de Jan Gastagno, cabiscol de VEscolo de la Tabo
d'Alais, et le télégramme suivant :
« Lei Fclibre Escolo de la Targo, de Touloun, e lou mtinicipo de Iero
acampa per festo prouvençalo mandóun salut e afecierl ei felibre Paris.
S'unissoun couar acampado Maurise Faure.

le

.

A

A treize heures
sant des

LA-MAIRIE DE

SCEAUX

quinze, autour de Joseph Loubet, un groupe impo¬
déjà, sur la terrasse du Luxembourg, au¬

nôtres se pressait

près de la statue de Clémence Isaure, pour entendre réciter les trois
à Clémence, isaure, à Marguerite de Pro¬

sonnets de Maurice Faure
vence

A

et à Laure de Noves.

quatorze heures

vingt, le train déposait à Sceaux, toute

fleurie,

parfumée, son contingent de Provençaux.
Les discours commencèrent, M. Pierre de Courtois porta le frater¬
nel salut de la Provence aux Enfants de Sceaux morts pour 1 aPatrie.
toute

BUSTE DE

DEVANT LE

MAUHÎCE FAURE

geste, et le voile noir qui recouvrait l'œuvre de ce bel artiste
qu'est lé sculpteur Jean-Pierre Gras, fils du primadié, tombé, mon¬
trant les traits graves et doux de Maurice Faure. Au nom de la Fédé¬
ration des Sociétés Méridionales, M. Henri Brun fait à la ville de
Sceaux la remise du monument.
Après quelques paroles de remerciements, prononcées au nom de
la municipalité scéenno, par M. Belge rot de Frouvilie, M. Adrien FrisUn

paroles
C'est ensuite, au nom des familiers et a mis de Maurice Faure, le
tour de M. Roussillon, avocat à la cour, ancien collaborateur de Mau¬
rice Faure, de célébrer le grand parlementaire que fut le président

sant, directeur du
émues et

Provençal de Paris, prononça quelques

éloquentes.

du Sénat.

Mme Caristie-Martcl, avec son magnifique talent, récite alors un
poème à la gloire de Maurice Faure que M. Léon Julia loue, d'une voix
sonore, en un sonnet couronné par les Jeux Floraux.
Au nom de la famille de l'ancien ministre de l'Instruction publi¬
que, M. Challamet remercie, avant que Joseph Loubet célèbre à son
tour l'œuvre du régionalisto actif et heureux que fut Maurice Faure.
LA

D'AMOUR

COUR

l'estrade dres¬
dit un dis¬

capoulié la présidait : son mâle visage apparut sur
et, de ce bel organe puissant et grave qui est le sien, il
acclamé bien vite par l'auditoire, conquis par une

Le

sée

cours

et un art

aussi fermes et

aussi riches de don.

éloquence

parlé M. Bergerel de Frouvilie
FaTges, ministre plénipotentiaire, ancien député, a prononce,
qualité de vice-président des Amis de la Langue d Oc, un disCours très applaudi, aux lieu et placé de M. Fernand Devise, excusé,
M. André-Mathieu Goirand monta sur l'estrade, après le capoulie,
pour dire quelle affection pieuse la lainiile et les amis de Maurice gaidént à sa mémoire.
La jeune et énergique silhouette de notre collaborateur et ami
Auparavant, tout à tour, avaient

et M.
M.

Forges.

..

.

en sa

,

,

.

,

,

�—

140

—

Bonafous se dressa alors à la tribune : une fois de
plus, il se lit le cham¬
pion ardent du régionalisme linguistique.
Les derniers applaudissements
éteints, voici de nouveau le capou-

lié sur l'estrade. En un bref
pourlissoun, il proclame ouverte la Cour
d'amour et la définit, à
l'usage des « Franchimans » qui sont venus se
joindre aux Provençaux. Et la parole est donnée aux
poètes et aux
artistes.

Le

Centenaire de J.-H. Fabre

Le dimanche 27

sectes », «
«

Mœurs des

Souvenirs

grand

Insectes », touchèrent le
gros public. La série des

» n'avait touché que l'élite
française et
la belle édition du centenaire
que Delagrave est en.

publier, et grâce aussi à l'engouement

observateur, cette quasi ignorance

mite de Sérignan sera
réparée.
Fabre est en outre un grand

dont jouit l'œuvre du
de l'œuvre complète de l'er¬

poète provençal. Les lecteurs de l'.-lrProuvençau connaissent do longue date « lou l'elibre di Tavan »;
Florège s'honore de l'avoir compté parmi les
adhérents, bien avant

mana

le

monument élevé

Enlomologiques

étrangère. Grâce à
train de

juillet, la fête de l'inauguration du

�—

141

—

que le Consistoire lui ail décerné cette cigale qu'il chanta si lyriquement, la cigale d'or de félibre majorai (1909). Cette même année,
ses poésies provençales
paraissaient en recueil sous le litre « Oubrelo
prouveriçalo », et cette publication était loin de passer inaperçue.
Le 3 Août ce furent ses compatriotes qui célébrèrent la mémoire
de Fabre, à St-Léons (Aveyron) sa ville natale.

PAYS DE VALENCE

Hommage à Théodore Llorente
Le 31

Juillet, Valence

rente en lui élevant
Llorente naquit à

un

a

rendu hommage au poète Théodore Llo¬

monument

Valence

en

sur la grand Via
1836. 11 publia les premiers
.

vers va-

Théodore Llorente (d.ssin de Paul luosplé)

lenciens

1857, l'année
Valence. En 1858, il fut
en

avant la fondation dès Jeux Fl°raux de
couronné par ces Jeux Floraux, en même

temps

Balaguer.
il publia un poème, Valencia i Barcelona, qui constitue
premier acte de fraternité entre les Catalans et les Valencieits.
En 1868 il y eut â Barcelone une manifestation d'union occitane
que
En 1862

le

.

étaient'représentées

où
lence. Llorente était

la Catalogne, la

Provence, Maillorque et Va¬

le délégué de Valence.

�142

—

En 1S79, il obtint le premier prix lors dos
premiers Jeux Floraux
« Lo Rat Pénal ! »
En 1880, il présida les Jeux Floraux de Barcelone.
En 1907, lo Ral-Penat lui offrit une couronne

de

d'or, Llorente était

Majorai du Félibrige.
Il est mort

1.911.
Avec Querobil est l'un des primadiés de la renaissance valencienne.
De brillantes l'êtes ont eu
lieu, auxquelles assistaient le gouver¬
neur, l'Alcalde et les, représentants" de la Société
régionaliste de Va¬
Lo
lence

en

Pénal,

Rat

«

»

M..

Cebriau Mesquins, lut
Puis parlèrent M. Barriel,
M. Avilès.

La

un sonnet écrit à la mémoire do Llorente.
au nom de « Lo Rat Pénal », et l'Alcade

Musique municipale éxécuta le chant
choisis.

morceaux

de Valence

et

quelques

La Célébration des Jeux Floraux eut
lieu ensuite aux Vivers, sous
la Présidence de M.
Bentrosa, qui parla en castillan et en catalan.
La reine, Mlle Mathilde Llorente
Monleon, proclama lauréat des
Jeux Floraux le jeune,

poète Liais Guarner.

Toutes

manifestations furent de successifs
hommages à Llo¬
rente, animateur de la Renaissance Valencienne, qui, aujourd'hui,
pour n'avoir pas réalisé les progrès de la renaissance
catalane, n'eu
est pas moins
vivante, surtout avec le groupe de la « Jeunesse Valcneieniste », née en réaction contre les méthodes
floralesques
du Rat
Penat », et qui entend réaliser ce
que. trop longtemps, on chanta
pour le simple plaisir de le chanter : la liberté de Valence et la
régénération de sa culture.
Nous ne doutons pas de la volonté de
ces

l'énergie des Picueta All'onso,
Toinas-Marti, Almela, Vives, Nuvarro Borras, Manuel David,
Thons, A. P. Leone, Edouard Buil, J. G. Conejos, J. Thou,
Avinyo, Asins Saraper, AU'aro, Bayarri, OrLin, d'Espinosa, et de tant
d'autres valenciens de
Vicens

Maximilia

leurs

pas

talent véritable et de cœur résolu. N'oublions

noms.

GASCOGNE

Hommage à Em. Delsotsquet
A Sos en
Alberct, le 3 août,
les amis et les admirateurs de.

Delbousquet ont inauguré
poète
plaque commémorât! ve.
la maison natale du
Cette

sur
une

journée donna lieu

à

manifestation de jeux et
costumes gascons, tout à l'hon¬
une

de l'Escolo Gascouno,
fut l'organisateur.

neur
en

M. Antonin

publié cette
t.3ction

les

«

Perbosc,

qui

qui

a

année dans la Col-

Dis Aur

i

plreneu

»

œuvres

gasconnes posthu¬
de Delbousquet,
représen¬
tait les Amis du Livre Occitan
et prononça
quelques paroles
mes

éloquentes

en

hommage

au

donner

une

grand disparu, mort à l'heure
où

il

allait

œuvre
nous

miers

nous

occitane, qui eût été, si

en

jugeons

accords,

comptent.

par

de

les

celles

pre¬

qui
Dessin de Fpi'tuné.

�—

143

-

Hommage à Michel Camélat
Le soleil a boudé.la belle manifestation qui avait été organisée pour
fêter le 25" anniversaire de « Béline », le chef-d'œuvre de Michel Ca¬

mélat,
il avait paru

bon de commémorer cet anniversaire, qui fit rejaillir
et les vallées des Gaves, et d'offrir, à
Lola », poème dramatique en trois ac¬

tant d'honneur sur la Bigorre
cette occasion, la primeur de «

tes,

amis et admirateurs de Camélat,
se déroulèrent
dans la somptueuse et vaste salle du
théâtre du Casino-Club, obligeamment offerte par l'administration
du Casino, et si la double manifestation n'y gagna pas sous le rapport
du caractère spécial que le spectacle eût revêtu avec la foule qu'eût,
aux

Les

fêtes

rassemblée

un

même

enthousiasme

au

théâtre de la Nature, elle eut
du

moins le pri¬
vilège de permet¬

tre de mieux goû¬
ter tout le charme
de la

représenta¬

tion de Lola,
Avant cette

présentation,
rideau

leva

se

re¬

le
sur

un

tableau

digne

de

notre

poète

Le bel
artiste
et
l'en¬
thousiaste
pyré¬

illustre.

néen qu'est Ronxuald .loubé, ap¬

parut, entouré de
tout

gracieux

un

et

pittoresque cor¬
tège, les jeunes fil¬
les

et

les

jeunes

gens de la « l'rairia
del Desbelh » en

pimpants

costu¬

vallée

de la

mes

do

Lu?, de Barèges, d'Auge lès • et
du

Bêarn, et les

jeunes

gens

brillante

de la

chorale

d'Avgelès. Ce ta¬
bleau
du

évoca te in¬

folk

-

lore

bi-

gourdan,

vérita¬
synthèse de

Dessin de P.
rane

»,
sionne

.Wesplc

ble
l'âme des amants
de la

«

terre

may-

symbolise à la perfection tout ce qu'aime et tout ce qui pas¬

le'poète que&gt; l'on pouvait fêter.

Joubé déclama de sa belle voix musicale les beaux vers que consa¬
crèrent à Michel Camélat., avant, de mourir pour la France, les deux

Peyron et Desbousquet. Ces vers,
qui tressaient déjà des couronnes à « nousté Miqueù », semblèrent
d'autant!plus touchants que les deux disparus prévoyaient l'homma¬
ge qui était dû à la modestie proverbiale de i'aède montagnard d'Arrens. Les acclamations éclatèrent, témoignant que la touchante pen¬
sée, qui avait voulu associer les deux poètes glorieusement morts
pour leur grande patrie à la manifestation des survivants, corres¬
pondait bien à l'émotion artistique des amis de Camélat, accourus
pour acclamer le chantre de la petite patrie.
grands poètes occitans Alexandre

�—

Puis

ce

lurent les

chants

144

—

et les danses pittoresques de la «Frairia

del Desbelli », « lous Al. ri cou tes » et « lou Tourniquet ». et toute une
série de chants et d'hymnes occitans qui valurent à la chorale d'Ar-

gelès des

applaudissements et des rappels mérités

par

les progrès réa¬

lisés par cette phalange d'artistes consciencieux.
La création de ■"« Lola », par la troupe du théâtre occitan, couronna
ces belles fêtes. Disons, de suite que ces jeunes artistes, remplis de
bonne volonté, méritent des éloges, autant pour le tour de force qu'ils

spontanément et gracieusement accompli, que pour l'idée mê¬
d'apôtres qui se sont dévoués à mettre en valeur les productions
des poètes et des dramaturges d'Occitanie.
Félicitons-les chaleureusement du beau succès que leurs efforts
leur valurent, et remercions-les de leur jeune audace et de leur acte
ont
me

de foi.

Raconter « Lola », exprimer tout ce que ce beau poème contient
de sentiments sincères dans leur humilité, dans leur vérité vécue, dé¬
tailler les innombrables traits qui soulignent ce tableau pittoresque
d'un drame naïf au village, ce serait porter tort à l'œuvre nouvelle
de Camélat.

Tout, même l'absence de métier dans le développement si simple
drame, même la modestie souriante qui situe les personnages et
caractérise, tout est imprégné du beau et généreux talent du poè¬

du

les

quel plus bel éloge peut-on faire d'un poème que d'y découvrir
l'absence de métier et la présence, à chaque mot, pourrait-on dire,
de ce délicieux réalisme qui parle comme parlent les paysans de ce
te. Et

villageois.
gracieuse Lola, enfant trouvée, élevée par la gouvernante du
d'Arrens, fils de paysan lui-même, a l'âme des villageois parmi
lesquels elle a grandi. Certes, Sabin, son camarade, lui fait la cour à
sa façon, silencieusement, avec des yeux attendris et extasiés, mais
une bouche maladroitement muette. Le mauvais sujet, qui passe sa
vie à chasser le: lièvre, lui aussi est amoureux de Lola; il est plus bril¬
lant, plus impétueux, mais son manque de sincérité ne saurait tou¬
cher le coeur un peu poétique de Lola. lit puis, le mystère même de
la naissance de Lola n'est-il pas la plus naïve explication du drame ?
L'âme romanesque de l'héroïne, qui s'éprend en silence du beau sei¬
gneur de ses rêves, de ce contrebandier élégant et galant, rebelle au
roi avant de se faire tuer pour lui à la guerre, cette âme romanesque
n'est pas un fruit du pays... 11 faut l'âme d'une enfant trouvée pour
provoquer le drame d'amour auquel ni le curé, ni sa_gouvernante, ni
encore moins le candide amoureux Sabin ne comprennent rien, tant
drame

La
curé

semblable .drame est loin de la tradition des amours ordinaires du

village.

soigneur Audeyos, subitement annoncée
présence de la malheureuse Lola accourue aux nouvel¬
les, avec son amoureux Sabin et le brave curé Lanusse, éclate coinraie le tonnerre sur la montagne : c'est le drame muet, c'est l'effon¬
drement du rêve romanesque de Lola en même temps que sa chute
brusque en pleine réalité; le bras de Sabin s'offre pour soutenir ses
pas qui chancellent, en même temps que la bénédiction consolatrice
La nouvelle de la mort du

à

son

épouse,

en

du vénérable curé attendri devant

ces

deux âmes endeuillées

:

«

Sé-

gâbidat aqueste parelh d'anmas !' » Là-ITaut, au presbytère
d'Arrens, demain, la vie reprendra simple et honnête : le drame me¬
naçant n'aura l'ait qu'effleurer cette paire d'âmes
Les « Amis, du livre occitan » de Samatan, qui ont édité « Lola »,
doivent être félicités de leur courageuse entreprise : nombreux se¬
ront ceux qui voudront, lire « Lola », et la première édition en sera vi¬
te épuisée. Ce n'est, en effet, qu'à la lecture, pour la plupart des au¬
diteurs, qu'il est loisible d'apprécier la grandeur, dans sa sincérité et
sa beauté, de la nouvelle oeuvre de Michel Camélat. Aussi, le Comité
d'initiative dé Cauterets, dans son désir de mettre Michel Camélat
à l'honneur, à l'occasion du 25e anniversaire do la naissance de « Béline », ne pouvait mieux làire que d'aider à la naissance de « Lola »,
afin de révéler ce poème à tous les amis du grand poète.
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ami, c'est exact circulez !

mon

pas

trompant de poche,

se

signalement, le

«

—

comme

—

mouton, pied de cochon,

Alors, même

ça, mon

passe au gendarme, au lieu
dernier repas.

son

jours de fête,

en ces

cher maître... et

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145

-

AUVERGNE

Hommage à Vermenouze
Le 15 août.,

l'Auvergne a rendu hommage à Vermenouze
(1850-1910), majorai du Félibrige, l'un des
plus illustres disciples de Mistral, auteur de poèmes français et occi¬
tans, comme Flour de Brousso (Fleur de Bruyère), En plein Vent, Mon
Auvergne., Jous la Cluchado (Sous le Chaume) et Dernières veillées,
lauréat de l'Académie Française et de
l'Académie, des Jeux Floraux,
est le poète représentatif de
l'Auvergne, comme Mistral l'est pour la
Provence, Roux pour le Limouzin, Verdaguer pour la Catalogne,
Prosper Estieu et Antonin Perbosc pour le Languedoc, et Camélat
Arsène

Vermenouze

pour les Pyrénées.

L'inauguration de
gnat Jean Camus, a
9

heures,

en

buste de bronze, œuvre du sculpteur auver¬
lieu dans le quare. d'Aurillac, le 15 août, à
présence de Mgr l'Evêque de Saint-Flour, de Marius
son
eu

Jouveau, Capoulié du Féli¬
brige, du Préfet du Cantal,
de M. Pierre de

l'Académie

Nolhac, de

française, de M.

J.-R. de Brousse, de l'Aca¬
démie des Jeux Floraux,
des autorités politiques, mu¬

nicipales; universitaires, lit¬
téraires

et félibréenncs, et
d'une foule immense venue

de

tous

les

points

de

la

maintenance d'Auvergne.
M. Louis Fargues, ancien

député, président du Comi¬
té, dans

une

cution,

remis le monument

a

brillante allo¬

à la ville,
M. le Docteur

Reiniac,
premier adjoint, a remercié
nom de la municipalité.
M. Dommergues,
prési¬

au

dent de 1'
nhato », a

Arsène Vermenouze (Dessin do p. Mespié)

«

Escolo

prononcé

Ouberun

im-

portant discours en occitan,
où il a mis en parfait relief

l'œuvre et la vie du Grand Félibre.
M. Louis Delhostal, majorai, qui

représente maintenant l'Auver¬
a lu un noble poème en langue
d'Oc : le Remerciement de la Marianne d'Auvergne à Vermenouze (ce¬
lui-ci, en effet, avait glorifié l'Auvergne dans ìe personnage fictif et
poétique de la Marie-Anne Cantalienne).
M. Gandillion Gens-d'Armes, délégué de la Ligue Auvergnate et
des Auvergnats de Paris, a prononcé, on français, un éloquent et ma¬
gnifique discours-poème qui a fait écho dans dons les cœurs.
M. Eugène de Ribier, directeur de la « Revue des Poètes », qui fut
chère à Vermenouze, montra comment l'œuvre française du poète
avait beaucoup fait pour la popularité de l'Auvergne dans les mi¬
lieux littéraires étrangers au Félibrige.
Enlin, après la lecture, par Louis Delhostal, d'un beau poème oc¬
citan d'Àntonin Perbosc, J.-R. de Brousse a salué la mémoire do
gne dans

le Consistoire du Félibrige,

Vermenouze

au

nom

de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse.

grand'messe a été célébrée à Notre-Dame des Nei¬
présence des autorités et de Mgr Lecœur, évêque de Saint-

A 11 heures, une

ges, en

Flour et d'Aurillac.
M. l'abbé Mathieu,
a

curé d'Ytrac, paroisse natale de Vermenouze,
très beau prône en langue d'Oc, et Mgr Lecœur, à l'is¬
cérémonie, a fait un superbe éloge de Vermenouze, poète
Les fêtes se sont continuées par le banquet et par une

prononcé

sue

de la

un

chrétien.
charmante Cour d'Amour.
—

Occitan

F* x

�L'ANNÉE
Le Calendrier du

SPORTIVE

championnat de France de Rugby

Le championnat de France de rugby de lre série,
saison précédente comprend la Division d'honneur

d'excellence.

On sait que
cellence. Nous

Qu'il

tout

comme la

et la

Division

A) Division d'excellence
trente clubs français font partie de cette division d'ex¬
en avons

donné ici même les

noms.

suffise de dire que cette liste ne subira que très peu
de
modifications. En effet, seuls le dernier et
peut-être l'avant-dernier de la division d'excellence de
chaque Comité régional aura à
jouer des matches de classement avec le premier ou le second de la di¬
nous

vision d'honneur.
Ces trente clubs sont divisés en six
poules de
sera fait par la Commission des calendriers.
Voici les dates qui ont été retenues

cinq. Ce classement

pour les matches de ces poules
de cinq: 11 et 18 janvier 1er, 8 et 15
février. Les deux vainqueurs de
chaque poule de cinq participeront à quatre poules de trois aux dates
suivantes

:

8, 15 et 22

mars.

Enfin, les deux demi-finales

se

tres.

La

finale

se

neutre.

joueront le 5 avril

disputera le 19 avril 1925,

sur un

sur

terrains

neu¬

terrain d'un Comité

B) Division d'honneur
Au cours de sa dernière
réunion, le Conseil de la Fédération fran¬
çaise de rugby a homologué les propositions qui lui furent présentées
par la Commission des calendriers, concernant la formule du cham¬
pionnat de la division d'honneur, dite do promotion.
D'après les décisions prises par le congrès de Bayonne, ce cham¬
pionnat est à disputer suivant les mêmes modalités que celui d'ex¬
cellence, c'est à-dire six poules de cinq entre trente clubs, quatre pou¬

les de trois et deux demi-finales et une finale.
Cette nouvelle formule ramenait donc de trente six à
nombre des clubs de la division d'honneur, et le

trente^ le
congrès, soucieux de
respecter les situations acquises par les comités, avait émis le vœu
qu'il soit établi, préalablement à la qualification définitive des tren¬
te promotionnaires, tous les matches de
barrage qu'elle jugerait né¬
cessaire.

Après

une

étude de divers

projets présentés, la Commission des
une liste de 41 clubs devant
participer aux
championnats de la division d'honneur.
Ils sont les suivants,
répartis par comités : Alpes, 2; ArmagnacBigorre, 2; Atlantique, 2; Auvergne, I; Beauce-et-Maine, 1; Bour¬
gogne, 2; Centre, 2; Charentes, 2; Côte d'Argent, 2; Côte
Basque,!;
Franche-Comté, I; Languedoc, 2; Limousin, I; Littoral, 2; Lorrai¬
ne, I; Lyonnais, 3; Basse-Normandie, I;
Haute-Normandie, 2; Nord,
I; Paris, 3; Périgord-Agenais, 2; Picardie, 1; Pyrénées, 2; Touraine, 2.
Les-trente-six clubs
calendriers avait établi

dê la saison dernière demeureront donc
qua¬
un nouveau représentant pour les Pyrénées, l'Armagnac-Bigorre et les Charentes, et deux pour le Languedoc qui,

lifiés avec, en

plus,

jusqu'ici, n'avait jamais figuré dans
Pour éliminer les

onze

clubs

en

la promotion.

excédent

sur

la formule du cham¬

pionnat, il a été décidé de faire disputer des éliminatoires, en tenant
compte des résultats acquis et où figureraient d'office les clubs nou¬
vellement admis.
Une

première sous-éliminatoire opposera, le 21 décembre, le Lan¬

guedoc 7 contre le Nord,
Une deuxième

sur

le terrain du dernier nommé;

sous-éliminatoire, groupant vingt clubs,

aura

lieu

�—

147

—

le 28 décembre. Elle donnera dix vainqueurs qui s'ajouteront aux
vingt exempts pour la formation des six poules de cinq du champion¬
nat.
L'ordre de

ces rencontres sera le suivant, les matches étant à dis¬
puter sur le terrain du premier nommé : Lorraine, I contre Paris, 5;
Touraine, 2; contre Atlantique, 2; Picardie, l contre Haute Nor¬
mandie, 2, Franche-Comté, I contre Alpes, 3; Basse-Normandie, I
contre Périgord, 4; Charentes, 4, contre Pyrénées, 6; Littoral, 4
contre Armagnac-Bigorre, 4; Languedoc, 7 ou Nord, I contre Au¬
vergne, I; Beauce et Maine, I contre Languedoc, 6.
Les comités suivants se trouvent dispensés de la seconde élimina¬
toire : Côte Basque, Côte d'Argent, Centre et Limousin.

C) Equipes
Premier lour

secondes de

(II janvier),

première série

I. Littoral contre Alpes, en Littoral;
2. Lorraine contre Bourgogne en Lorraine; 3. Beauce et Maine contre
Touraine en Beauce et Maine; 4. Charentes contre Atlantique, en
Charentes; 5. Auvergne contre Centre en Auvergne; 6. Haute-Nor¬
mandie contre Basse-Normandie, en Haute-Normandie; 7. Picardie
—

Picardie. '
(25 janvier). — 8. Côte Basque contre Limousin, en
Côte Basque; 9. Périgord-Agenais contre Armagnac-Bigorre, en Pé¬
rigord; 10. Languedoc contre Lyonnais, en Languedoc; II Vainqueur
I contre vainqueur 2, sur un terrain à désigner lorsque les vainqueurs
de ces matches seront connus; 12. Côte Basque (2) contre vainqueur 3,
chez vainqueur 3; 13. Côte d'Argent contre vainqueur 4, chez vain¬
queur 4; 14. Pyrénées contre vainqueurô, chez vainqueur 5; 15. Vain¬
queur 6 contre vainqueur 7, chez vainqueur 7.
Les quarts de finale se joueront le 15 février. La Commission des
calendriers en établira l'ordre lors de la composition des poules du
championnat de France. Demi-finales, 1er mars. Finale, 22 mars.
contre Paris, en
Deuxième lour

Championnat

de

France deuxième série

championnat sont engagés 29 comités représentés par 31
clubs, les Pyrénées et le Languedoc ayant droit chacun à deux re¬
présentants. L'ordre des rencontres est le suivant, les matches devant
se jouer sur le terrain du premier nommé :
Premier tour, 22 février : I. Armagnac-Bigorre contre Limousin;
2. Bretagne contre Atlantique. 3. Basse-Normandie contre Beauceet'-Maine; 4. Languedoc contre Côte d'Argent; 5. Côte d'Azur contre
Littoral; 6. Berry contre Charentes; 7. Périgord-Agenais contre Cen¬
tre; 8. Pyrénées contre Auvergne; 9. Côte basque contre Touraine;
10. Paris contre Haute-Normandie; II Nord contre Picardie; 12
Lyonnais contre Languedoc; 13. Bourgogne contre Champagne; 14.
Lorraine contre Alsace; 15. Franche-Comté contre Alpes.
Deuxième tour, 8 mars : 16. Vainqueur I contre Pyrénées; 17. Vain¬
queur 2 contre vainqueur 3; 18. Vainqueur 5 contre vainqueur 4, à
disputer sur terrain neutre si les vainqueurs sont Côte d'Argent et
Côte d'Azur; 19 Vainqueur 6 contre vainqueur 7; 20. Vainqueur 8
contre vainqueur 9; 21. Vainqueur 10 contre vainqueur II; 22. Vain¬
queur 12 contre vainqueur 13, à disputer sur terrain neutre si Langue
doc est vainqueur du Lyonnais ; 23. Vainqueur 15 contre vainqueur 14.
Quarts de finale, 22 mars; demi-finales, 5 avril; finale, 19 avril.
L'ordre des rencontres- des quarts de finale sera établi par la com¬
mission des calendriers dans sa séance du 10 mars 1925.
Pour

ce

Les

grandes rencontres

la Fédération Française de Rug¬
les championnats et les grandes rencontres internationales,

Les dates officielles retenues par

by

pour

sont

:
—

7 Décembre :

14 Décembre
21 Décembre

:

:

1924

—

Match de Sélection à Toulouse.
Date limite pour les Championnats
Match de Sélection à Bêziers.

Régionaux.

�14&amp;

—

1925

—

—

—

1" Janvier

France contre Irlande, à

Paris.
Cinq (Honneur et Excellence); Equipes secondes
18 Janvier : Poules de Cinq
»
»
»
(1).
24 Janvier : France conlre Ecosse, à Edimbourg.
25 Janvier : Equipes Secondes (2)
Ier Février : Poules de Cinq (Honneur et Excellence).
8 Février : Poules de Cinq (Honneur et Excellence).
15 Février : Poules de Cinq (Honneur et Excellence) et Equipes
Secondes (3).
22 Février : Séries Inférieures (I).
28 Février : France conlre Pays de Galles, à Cardifi.
Ier Mars : Equipes Secondes (4,
8 Mars : Poules de Trois, séries inférieures (2)
:

II Janvier : Poules de

15 Mars
22 Mars

:

28 Mars

:

:

5 Avril

:

13 Avril

:

19 Avril

:

26 Avril

:

Poules de Irois, matches de classements
Poules de Trois, Equipes secondes (finale) et séries infé¬
rieures (3)
Armée Française contre Armée Britannique, à Twickenham.

y2 Finales première série et Séries Inférieures (4).

France conlre Angleterre à Paris.
Séries Inférieures, Finale.
Finale du Championnat de France.

LHS

JEUX

OLYMPIQUES

Le

grand événement de la saison aura été sans contredit les jeux
Olympiade qui se sont disputés à Paris.
Les ennemis du sport n'ont cessé de dire : Quoi 1 la France 1 mais
elle a été écrasée ! Vous avez envoyé tous les athlètes du monde pour
faire constater notre infériorité. Nous sommes éclipsés parles Etatsde la VIIIe

Unis etc... etc... Tel est le thème
gens... et de braves gens sont en
Eh

sur

lequel des nuées de mauvaises

train d'épiloguer.

bien, je crois qu'il convient de leur dire que la France vient
de faire, dans cette Exposition internationale du corps humain, figu¬
re vraiment admirable,
que nos athlètes ont rétabli pas mal du pres¬
tige compromis par les erreurs de notre propagande ou de nos politi¬
ciens.
Je

ne veux

encore une

crime où

même pas parler des sports à

jolie place

nous

—•

côté

—

un

à-côté qui est

de tous

confirmons

une

Borotra, Lacoste, Mlle Vlasto

ces jeux d'adresse et de vigueur, l'es¬
maîtrise légendaire, le tennis où Cochet,
nous

ramèneront à des sommets dont

pensions chassés pour longtemps... En natation, nous étions
faiblards; mais nos représentants, dès le premier contact avec les
maîtres de l'heure démolissent tous nos records et
chose qui eut pa¬
ru incroyable il y a
seulement quatre ans — notre équipe do \vater-polo
nous nous

—

bat les Etats-Unis, bat la Hollande, bat le fameux team suédois, bat
en finale nos amis
belges, s'affirme la meilleure du monde, tandis que

lutteurs,

gymnastes

nous conquièrent quelques titres, tan¬
dix neuf ans, enlève aux mastodontes
En cyclisme, nous remportons une triple
victoire, nous sommes premier au classement individuel sur route,
premier au classement par équipes, premier au classement sur piste
avec les Blanchonnet,
Cugnot, Hamel, Leducq, MicharJ, Wamst.
En athlétisme, en pur athlétisme, reconnaissons la faiblesse de
nos méthodes, mais
malgré cela dans une compétition universelle
où il ne manquait pour ainsi dire personne nous nous classons :
nos

nos

dis que le jeune Rigoulot, à
de la force la première place.

3e et 6e au Saut en longueur. 3e au 3.000. 3° en cross. 5e en saut en
hauteur. 7e et 9e au 10.000. 4e aux 400 haies. 5e aux relais. 9° au poids
7» et 12e au Marathon.
C'est entendu, ce n'est pas le Pérou 1 Nous sommes les
premiers à
le reconnaître que l'on aurait pu et dû faire mieux... Si notre athlé-

�Usine, nos athlètes, nos Clubs avaient été encouragés et soutenus

com¬

ils auraient dû l'être.
C'est entendu, nous n'avons pas présenté d'homme record, ni de
super-as. Nous n'avons jamais mis en question la victoire des EtatsUnis. Regardons et comparons mais ne nous comparons pas avec
cet extraordinaire réservoir d'athlètes que constituent les Etats-Unis,
forts de leurs 120 millions d'habitants! Notre nation compte, numé¬
me

riquement parlant, pour bien peu. Elle est fatiguée, appauvrie, usée

parla guerre, l'après-guerre. Or, quatre Américains battent Mourlon,
trois Wiriath, deux Dolquès. Comme c'est peu ! Deux Américains
battent Lewilcn. Ils ont 1 m. SO, lui 1.70, un seul Américain désar¬
me les noires au Marathon. Nous leur résistons mieux qu'avec hon¬
neur, avec gloire chaque fois qu'intervient l'élément énergie, courage.
Ne nous comparons pas avec la Finlande, pays qui ne semble vivre

que pour l'athlétisme.
Nous sommes seconds au classement général. Nous sommes seconds
derrière les Etats-Unis. Nous battons la Suède, où le sporteompte

quelque peu....

la Grande Bretagne, qui cependant a deux siè¬

sportivité.
Comparativement

cles de

jeux de 1912 et do 1920 où nous nous clas¬
sérieux progrès. 1924 marque le terminus
étape satisfaisante. Songeons déjà aux jeux prochains, à ceux

sions 5e

aux

nous sommes

en

d'une
de 1928.

Le classement

général des jeux de 1924 a été établi comme suit :

(94 points); 2. France (04); 3. Suède (44 y2); 4. Gran¬
de Bretagne (41 1/4); 5. Finlande (34); G. Norvège (31 1/4)); 7. Suis¬
se (29 %); 8. Italie (25 3/4); 9. Hollande (19). 10. Belgique (17 3/4);
11. Danemarck (I 7) ; 12. Argentine (13); 13. Uruguay (10); 14. Hon¬
grie (8); 15. Tchéco-Slovaquie (8); Esthonie (7); Autriche (5); Rou¬
manie (4); Yougoslavie (4); Espagne (3); Australie (3); Portugal (2);
Afrique du Sud (1); Haïti (1); Egypte (3/4 de point); Pologne (1/4
de point).
1. Etats-Unis

S. Borios.

rugby

et

association

En France, tout comme la saison dernière et tout comme en 1922,
le Stade Toulousain, au passé glorieux, au passé magnifique, remporte

la 3e fois consécutive le champ4 de France de rugby. C'est là
performance remarquable qui n'a d'égale que celle du vieux
Faut-il cependant signaler qu'au moment où le.
Stade Bordelais fut consécutivement quatre fois champion de France,
le championnat de France de rugby n'avait pas l'ampleur qu'il possè¬
de actuellement. Tout cela n'est donc qu'à la louange des champions
de F'rance actuels : le Stade Toulousain.
En équipe 2 c'est l'Aviron Bayonnais qui est Champion. En équi¬
pe 3 : l'A. S. Biterroise. En équipe 4 : le Lyon Olympique.
En football asociation, la finale de la Coupe de France se dispute, — contrairement aux autre années — entre deux Clubs du Midi :
l'Olympique de Marseille et le F. Club de Cette. Les premiers l'em¬
portent difficilement sur les Cettois.
Chez les Scolaires c'est Agen qui l'emporte sur Carcassonnc.
Chez les Militaires, le 28 Aérostiers de Toulouse, bat en finale
le 34e d'Aviation de Paris.
Dans les matches internationaux de rugby et d association, nous
n'avons pas été cette année des plus heureux.
pour
une

Stade Bordelais.

—

—

—

En

rugby nous

mais nous nous faisons
et l'Irlande.
en Hollande, en Belgique et

battons le Pays de Galles,

battre par l'Angleterre, l'Ecosse
En association, nous sommes battus
en

Angleterre.

�De

(&lt;7i£a0d Pni.x de l'Hcadé(mié def, jSpo^ïfí

L'académie des Sports a été fondée en 1909 et son Grand Prix doté
d'une somme, annuelle de 10.000 francs a été créé en 1911.11 récom¬
pense chaque année la personne qui s'est la plus signalée pour un

exploit sportif. Cette année, la Cie avait à choisir entre Mlle Suzanne
Lenglen, Sadi Lecointe, Henri Jullivan, Audouin Dubreuil, Casteret
et Gerbault.

C'est

ce

dernier

qui

a

remporté la palme. On

se

rappelle la magni¬

fique odyssée de

ce sporstman qui s'est lancé sur son petit canot dans
la Traversée de l'Atlantique, traversée qu'il a accompli seul. Cette
traversée Gerbault l'a accomplie pour montrer aux sporstmans d'An¬

gleterre et d'Amérique de quelle endurance et de quelles qualités de
marin est capable un Français.
Ce choix ne doit pas faire oublier les performances des autres spor¬
tifs. Le toulousain Casteret, faillit en effet lui aussi remporter la pal¬

me et

le

grand prix.

M. Casteret a accompli une performance extraordinaire en recon¬
naissant. à la nage, le 23 août 1923, la grotte voisine de St-Martory

Haute-Garonne). Le côté scientifique de cet exploit n'aurait

pas

suffi à imposer le nom de M. Casteret, comme candidat au GrandPrix de l'Académie des Sports,s'il n'avait présenté en même temps une
audace et un caractère athlétique. Nous allons laisser la parole au

rapporteur de l'Académie des Sports, notre confrère Frantz Reichel :
La grotte de Montespan est une sorte de ruisseau souterrain long
qui traverse entièrement, la montagne, haute de 500
mètres. Ce ruisseau disparaissait dans la montagne
par une fissure
impénétrable et en sortait par une fissure également impénétrable.
La grotte de Montespan n'avait jamais été explorée en raison de la
présence de l'eau, mais, poussé par la passion de la recherche, M.
Casteret, qui est un nageur remarquable et, un virtuose du plongeon,
a
pu le premier, et même depuis des temps immémoriaux, pénétrer
et explorer la caverne en recourant à ces
qualités de nageur et de
plongeur.
Pour donner la mesure de tout ce qu'il y a de magnifique dans cet
héroïsme de savant, formé à l'école du sport, il est nécessaire de pré¬
«

de 1.200 mètres

«

ciser que pour mener à bien son extraordinaire aventure M. Casteret

procéda comme ceci :
« Avant de se lancer dans l'inconnu du souterrain, il s'était muni
d'une outre,en caoutchouc, de bougies et d'allumettes pour se guider
dans le dédale de la caverne; il
nageait à la lueur vacillante.de ses
bougies, mais par endroits, la voûte regagnait le niveau de l'eau,
tant et si bien que le savant, résolu à
poursuivre jusqu'au bout son
aventure, se voyait contraint de souffler ses lumières et de les enfer¬
mer dans son outre, et de
poursuivre dans les ténèbres, dans les hasards
redoutables, le programme qu'il s'était tracé.
Son courage, sa persistance, son ingéniosité furent magnifique¬
ment récompensés.
Dans une galerie sèche de 200 mètres de
long, il découvrit,en effet,
un merveilleux musée
préhistorique, sur les parois de la caverne se
^

«

«

trouvaient gravés au silex une foule d'animaux dont beaucoup ont

disparu à la surface du sol depuis des milliers d'années : des bisons,
des mammouths; il découvrit aussi des signes mystérieux
gravés ou
peints, des statues d'argile dont celle d'un ours et celle d'un tigre qui
datent d'au moins 20.000

ans.

»

C'est dans l'exploration de la caverne de
Montespan et dans la
traversée de l'Atlantique que la Commission de l'Académie des Sports
a trouvé les conditions
qui, selon elle, répondaient le plus aux inten¬
tions du fondateur du Grand-Prix; et
c'est, comme on l'a vu, Alain
Gerbault qui a obtenu la préférence. Son
exploit est, en effet, plus

éclatant, mais il est probable

que

M. Casteret, Mlle Lenglen, Sadi-

Lecointe et l'un des nageurs qui ont traversé la Manche seront ré¬
compensés un jour..., à moins que l'Académie des Sports soit encore
obligée de céder a l'actualité, et qu'une performance extraordinai¬
re,

accomplie

candidat.

au

cours

de 1924, la prédispose en faveur d'un autre
S. Bomos.

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L'ART

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OCCÍTAN

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BARCELONE

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Les Galeries d'Art
Nous voudrions bien nous rappeler tout ce qui, de plus saillant,
pourrait, parmi le tohu-bohù d'exposition, résumer le mouvement
artistique calatan de ces derniers mois. Exposition de bijoux et de
peintures de Jacques Mercader aux Galeries Dalrnau : du luxe et de'
la richesse sans emphase; beaucoup de goût.et d'originalité ; des pein¬
tures aussi, des paysages bien personnels — mais si ternes par rap¬
port à ceux d'antan.
Henri Casanovas, aux Galeries du Càïharin, nous fait goûter les
marbres et bronzes, si bien conçus et si bien bâtis à la façon de l'ar¬
chaïsme grec des v° et vic siècles "av. J.-C. line veut pas scraber un
sculpteur démodé, Gasanovas. 11 est assez fort cependant, pour dé¬
passer la mode et le snobisme, comme le sont les nrchalsants "Bourdello, Bernard et successeurs. A la manière de Maillet, Gasanovas va,
petit à petit, se défaisant de ces préoccupations,-plutôt puériles,

d'innovateur.
Viennent ensuite, dans ce même
Pascual et de François Vayreda; ce

endroit, les expositions d'Ives
sont des paysagistes de plus en

plus sensibles.

défilé indescriptible d'expo¬
des étrangers, des collectivi¬
tés, des rétrospectives d'art moderne, etc. Parmi ces collectivités, la
Société des Aquarellistes catalans se fit bien admirer des amateurs.
Le groupe Casas, Rusinyol et Clarasso y goûta le succès de tous les
ans
les deux premiers de ces trois artistes, surtout, furent festoyés
par le plus parfait des succès, jusqu'au-point de vendre le rebut des.
toiles qui n'osèrent pas quitter l'atelier. Il en .fut à peu près de mê¬
me pour les tableaux flamboyants dé Joaquim Mir, aux Galeries
Laictancs. Dans ce bel endroit, D. Baixeras, puis G. Zunzarren, èt
Francis Vila, et.le sulpteur sur bois V. Artigas, et A. de Ferra tferet
cent autres y firent il leur aise l'étalage, et On s'y complut. Ce ftit
l'exposition de J. Mombru qui y attira lès meilleurs et lés plus nom¬
Dans le "vieux. Salon Parés, c'est un
sants du juste milieu : des nationaux et

breux

connaisseurs.

Maeztii, et les illus¬
partout, des tas de vieux

Aux Galeries Delmau, S. Matilla et le basque
trateurs Hicart et Joan d'ivori; et comme

incendiaires, et. deS milliers de mé¬
de la PlnacOtewi, chez Valent!,
chez Este va et Cie, chez Heraiz, chez Pallarols, à tous les coins de
rue, des expositions, et .des expositions, souvent plusieurs exposi¬
tions simultanément en un même lieu, avec de belles et de curieuses
choses à regarder autant, qu'avec du déjà vu, et même des niaiseries.
C'est, rasant, c'est épuisant, mais c'est beau quand même, et vivant :
gagas. peinturlureurs et des jeunes
diocrités et d'amateurs. Aux Galeries

15e

Exposition des Artistes

Société des Artistes
avril au 18 Mai.

La
27

En

dépit de

Méridionaux

Méridionaux a tenu son
.

manifestation diverses qui

salon annuel du
,

,

,

..

ont dispersé 1 attention

�—

152

-

du

public au même moment : vi° centenaire des Jeux Floraux, élec¬
tions, approche de l'Exposition des Pays Latins, le Salon Toulou¬
a obtenu le
plus vif succès, si l'on en juge d'après les ventes d'œuvres qui en sont résultées.
A côté des artistes dont
l'éloge n'est plus à faire, comme MM. Lupiac, Fauré, Sibra, Cambon, Loubat, Ramond, Soudan, Gayral,
sain

Gauret, etc. on a pu remarquer les envois d'un groupe de « jeunes »,
dont quelques-uns Sont de nouveaux venus à la Société. Citons MM.
Fages, Dulucq, Houillères, notre collaborateur Paul,; Ivlesplé, l'éton¬
nant catalan Morell, et enfin M.
LagravèreVqui paraît être le mieuxdoué de sa génération. Sa
grande esquisse "décorative,. Les Jeux au
bord du fleuve, qui évoque
Puvis de Chavannes, est cependant bien
personnelle et bien moderne par sa composition, sonjpittoresque, sa
couleur
et

Un

sa

facture.

e,,„

peintre qui est toujours jeune, malgré qu'irait la barbe blanche,

�—

153

-

qui constituaient son envoi formaient
Le cœur et l'intelligence
les
compte dans
toiles de ce noble artiste. Rappelons
également les natures mortes de Mlles Rotgès et Rivière.
c'est Paul Costes.Les six paysages

ensemble d'une harmonieuse limpidité.

un

trouvent leur

Kv
''

fi

-

Dans la sculpture, on

de plus en

Cordonnier,

remarquait les envois de|M.r,Parayre qui rallie

plus la voiefclassique, de MM. Verdier,
Palaysi, Pardieu, et un buste du maître

Manaud, Rigal,
Ségoffin,

�—

154

Les dessins et les aquarelles étaient brillamment
représentés,
envois de Mile Soulé et de M. Chevrier, de
Vezins, Salgé,

aux

de

—

Palaminy.

Enfin l'art décoratif réunissait les

grâce
Harant,

meubles, papiers peints, tentu¬

de fer forgé, etc., de MM. Alet, Rigal, Bijou, Gazelle, Mmcs Gasset, Ousats, Pauline Rivière, de MM. Grand, Fauré, Ferna'nd, Olié, etc.
L'intérêt de ce Salon est de grouper les artistes des
régions les plus
res,

�dits, on y
des Catalans,
des Périgourdins, des Auvergnats, des Landais ; il n'y manque véri¬
tablement que des Provençaux, depuis que Gérard, des Martigues,
est mort. Espérons que cette lacune sera comblée l'an prochain.
En terminant, saluons la mémoire du peintre André Lupiac, le
fils du vaillant artiste André Pierre Lupiac, mort à 27 ans. Il laisse
ensemble d'études d'une grande fraîcheur de sentiment et souvent
variées de notre Midi. A côté des Toulousains proprement
trouve des Languedociens, des Gascons, des Rouergats,

un

mélancoliques. Dans le nombre se trouve une toile achevée, Pan et
les Nymphes, dont la sobriété et le style ont permis de mesurer
la grande perte que nous avons faite.
A MARSEILLE

Midi de la France
Ceux qui doutent de la portée ample et concrète du mouvement
de décentralisation
prélude de la repçise de conscience des provin¬
et de leur marche vers une autonomie progressive — que le ré¬
gionalisme a infusé à la France, recevront, après tant d'autres, un
démenti en présence de l'initiative prise par un groupe éminent, soutenu par la Municipalité de Marseille, pour fonder un Salon
annuel des Artistes du Midi de la France.
N'est-ce pas d'ailleurs, véritablement le Midi qui, dans les arts plas¬
tiques, a fourni à notre génération les artistes les plus prestigieux et
les plus féconds : Paul Cézanne d'Aix, Antoine Boudelle, de Montauban; Aristide Maillol et cette magnifique école de Céret, ce groupe
Toulousain que tend à dominer Marcel Lenoir.
Réunir ces artistes non dans une salle parisienne qui masque leur
origine, dissimule le caractère et la parenté de leurs tendances, mais
dans la plus antique cité méditerranéenne, Marseille, porte féconde
par laquelle entra en la Gaule la culture helléno-latine, voilà une no¬
ble idée qui ne peul manquer de porter de beaux fruits.
En montrant à nos provinces, sceptiques encore trop souvent sur
elles-mêmes, quelle part prépondérante leurs fils peuvent revendi¬
quer de la gloire nationale de nos arts, elle apprendra aux jeunes l'a
vantage de demeurer auprès des sources d'inspiration les plus pro¬
pres à les animer. Elle contribuera surtout, eii dehors de l'élite qui
les connaît, à donner au peuple d'une grande Cité et des régions voi¬
sines, une culture dont. l'éloignement de Paris le prive, en mettant
ses yeux des chefs-d'œuvres qui sont siens et lui étaient injus¬
tement dérobés.
Mais venons-en à l'organisation do l'entreprise et aux directives
Le Salon

du

—

ces

nouveau

•

sous

qui la guident.

Maire
d'ama¬
députés;

président du Comité est le Docteur Audibert, adjoint au
parmi ses premiers membres, qui dépassent la cinquan¬
taine, on relève des noms bien connus d'hommes politiques,
teurs d'art, d'écrivains, de mécènes : Cadenat et Reynaud,
Stéfani-Martin, André d'Arnaud, Paul Barlatier, Joseph Donnasse,
Le

de

Marseille:

Castel, Détaillé

Grawtiz, Luzzati,

Moullot, Nathan, de Queylar, Ruau,

Vidal-Naquet. Je ne peux les nommer tous et je m'en excuse.
Des sous-comités seront formés dans les principales villes
que le Salon reste ouvert à tous et ne devienne pas
ques chapelles, sa direction restera entre les
capables de maintenir les principes ecclectiques
Métropole de la mer latine, Marseille entend
ce
seulement aux français mais à tous les latins : italiens
roumains, portugais, ainsi qu'aux écoles
que
d'Indo-Chine ou celle de Madagascar, que discipline notre

et, afin
l'apanage de quel¬
mains do non-exposants,
qui doivent le régir.
ouvrir espagnols,
salon non
celle
coloniales telles
ami Pierre
Camo.
Il est à; noter que les promoteurs de l'exposition entendent y voir
figurer non seulement la peinture, la gravure et la sculpture mais en¬
tous les arts appliqués : meuble, céramique, verrerie, papier peint,
ferronnerie, objets par lesquels le goût pénètre plus sûrement dans
chaque foyer et dans lesquels l'artisan, stimulé et encouragé égale si
souvent l'artiste.
Honoré Le Rondin
core

�RENSEIGNEMENTS
Taxes

Postales

lettres et paouets c.los

■Jusqu'à 20

0
0
0
Au dessus de 100 gr
0
par 100 gr. ou fraction de 100
Poids maximum

:

Mandats
en

25
45

gr

De 20 à 50 gr
De 50 à 100 gr

60
20

gr.
1.500 gr.

chèques
Versements

à

0 20
du

lixe
Mandats de

taxe

0 20

gr

Au-dessus de 100

gr., par
100 gr. ou (racl.de 100 g.
Poids maximum : 500 gr.

0 15

commerce

de

factage.

Taxes des lettres et paquets

clos,

Facturés et relevés, jusqu'à
20

gr

D'envois recommandés
valeur déclarée

ordinaires,

En sont

à

10,01 à

De

20,01
40,01

à
à

De

60 01

à

100,01 à
200,01 à
400,01 à
600,01 à

800,01
.000,01

0 25

à

à

restante

0 20

exemptes les

cor¬
aux

d'identité

cartes

Taxe fixe

10....
20...
40....
60...,
100...
200...
400...
600..,
S00..,
1.000...
5.000...

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

0 30
0 40

0 60
0 80
1
1
1
1
1
2
2

20
40
60
80

Au-dessus de 5.000 fr
6
pour les premiers 5.000 fr.
plus 1 fr. par 1.000 fr. ou
fraction de 1.000 fr.
Taxe de factage,
0

autorisées

non

Surtaxe fixe

1

expédiées après
levées réglemeiitaires

lettres
les

Surtaxe fixe

0 15

bons

de

0 10
0 20

(Ne comportent plus de fractions

francs.)

imprimés non
i.

périodiques

Imprimés présentés à l'af¬
franchissement en numéraire, dé¬
posés en nombre au moins égal
à 1.000, triés et enliassés
par
départements et par bureaux
—

de

25

toste

De 1 à 5 fr
De 6 à 20 fr
de

pour les premiers 1.000 fr.
plus 0 20 par 200 fr. ou
fraction de 200 fr.

2

Insertion de Noies Manuscrites

.

De

recom¬

respondances adressés

(ordinaires, caries, lettres, lélégr.)
Jusqu'à 5 fr
0 20

De 1

recouvrer

voyageurs de commerce,
titulaires de la carte d'i¬
dentité et acquittant un
droit annuel d'abon. de.. 10

lettres

mandats-poste

De
De

à

Surtaxe fixe de

0 40
Au-dessus de 1.000 fr., par
1000 fr. ou tract, de 1.000 0 25

De

plus

poste

Jusqu'à 1.000 fr

De

poste... 0 25.

mandations de

d'assurance des

5,01

bon de

recommandation

cl Boilcs valeur déclarée

De

0 25

paiement

enveloppes valeurs

0 20
de

Lettres et boîttis val. déclarée 0 60

De
De

ou

de

on

Affranchissement, des lettres

Objets afl'r. à prix réduit.. 0 40
Lettre, paq. clos, cart post. 0 60
droit

réception

avis he

Mandat

d'affaires

de

cré¬
0 25

avis

droits

aux

ancienne taxe des mandats de
poste. Restent exonérés de la

0 40

échantillons

et

numéraire

chèques d'assigna¬
chèques nu porteur :

tion et de

0 10

réponse payée

papiers de

postaux

en

Taxe

corres¬

l'adresse

Jusqu'à 100

com¬

recouvrements à inscrire au
dit des comptes
postaux.

pondance, l'autre moitié
Avec

d'abonnement

du droit de

comptes postaux et mandats

SiiMj&gt;lcs ordinaires
Illustrées, avec moitié
réservé à la

sus

mission applicable
aux
mandats ord., taxe addi(ionneilc
0 20

cartes postales

recto

PRATIQUES

distribution

Jusqu'à 20

gr

:

0 04

�li:

—

De 50 à

par

100

périodiques

général.
Jusqu'à 50 gr

0 02

Rayon

100 gr
0 15
de 100 gr.... 0 15
gr. ou fraction de 100

Rayon limitrophe :

0 fr. 15 par mot avec
de perception de

maximum
fr. 50.

les tcadressés aux voya¬

N'est pas perçue pour

l'abonnement
en

10

annuel de

télégrammes

1 50
télégrammes avec réponse payée
Minimum de perception ... 1 50
avec

Triple taxe des
dinaires.

kilomètres

0 45

.

priorité

télégrammes or¬

des

sémaphoriqu es

télégrammes

0 15
1 50
2 70

Minimum
Maximum

récépissé
dépôt de télégramme

de

0 20

fixe

Taxe

0 10

télégrammes

exprès

Par mot

ou

0 20

Au départ
A l'arrivée

accusé de réception..

0 25

kilomètre. 0 75

maritime

taxe

téléphonés

une ligne d'abonnement
par une ligne d'intérêt privé

avec

remettre par

a

Pour le premier
Pour chacun des

»

0 20

Taxe

télégrammes

réception, pos¬
télégrammes, let¬

taux,

suivants

ayant

télégrammes a remettre
mains propres ou contre reçu

par

postales

de paiements'

télégrammes

0 20

Taxe de

Avis postaux
Accusés de

tres, etc

télégrammes a remettre
Poste restante ou lélégr. restant

de commerce

ou

perceptions

1

geurs

moitié.
45x45x45
en rouleau : 75 x 10 e/m

Télégraphiques

télégrammes ordinaires

légr.

en augmen¬

25 gr. ou fract. de 0 01

Tarif diminué de
Dimensions maxim. :

c/m,

Taxe de

suite

Et ainsi de
tant par

Tarifs spéciaux pour les
caries électorales et les impri¬
més à l'usage des aueugles.
—

Taxes

0 30
0 04

De 50 à 75 gr
De 75 à 100 gr

Au-dessus

III.

el écrits

journaux

Autres imprimés (y com¬
pris les cartes de visite) :
Jusqu'à 50 gr
0 05

télégraphiques

adresses

Pour
Pour
Pour

un

an

un

semestre
mois

un

150 fr.
90 »
20 »

correspondances
pneumatiques

0 75

Jusqu'à 17 gr
De 7 à
De 15

1 25
2 »

15 gr
à 30 gr

Renseignements divers
papier

timbré

14 40
9 60
7 20
4 80
Demi-feuille de petit papier 2 40
0 25 quand les sommes
dent pas 100 francs.
0 50 quand les sommes

prises entre 100

francs ;

1

n'excè¬

sont com¬
francs et 1.000

franc quand les sommes
dent 1.000 francs.

somme.

0

25 pour
leurs ou

quittance

excè¬

n'excédant

francs sont
droit de timbre

Feuille de grand registre..
Feuille de grand papier..
Feuille de moyen papier.
Feuille de petit papier. .
timbres de

paiements

pas
exemptés du
à condition
qu'ils ne constituent pas un
acompte sur une plus forte

Les
10

timbres

les reçus de titres, va¬

objets.
sur

les

effets

de

commerce

0.10 pour 100 francs
de 100 francs.
timbres

0 20.

des

ou

fraction

chèques

�—

158

—

TIMBRAGE DES AFFICHES

minal pour les sociétés dont la
durée n'excède pas 10 ans ;

ORDINAIRES

30X40

12 déc. carrés.

40x60
60x80
80x120
94X140
100x140
110x150
120x160
120x190
130x200

260

—

135x220

297

—

24

—

—

.

48

—

—
.

96
131

—

—

—

—

.

.

140

—

—

—

—

.

165
192
228

.

—

—

.

—

—

.

0
0
0
0

45
60

0

90

0
0
0
0

90

1
.1

—

.

Affichage protégé

—

2.40 par

15
30

—

gations 2.40

90
90
90
20
20

DE

Droit annuel d'abonnement
: 0.12
par 100 fr.
Droit annuel de transmis¬
sion des titres au porteur fran¬

Achats

—

çais et des titres nominatifs ou
porteur étrangers : 0.72 par

au

100 fr.

comptant

Droit de conversion au por¬
teur des titres nominatifs fran¬
—

OPÉRATIONS

BOURSE

et ventes
ou

de

çais
valeurs

à terme

:

0 50 par

:

0 20

1.000 fr.

par

—

IMPOTS

SUR

LES

VALEURS

8.

—•

Colis
COLIS POSTAUX

Colis de 0 à 3
re

1 fr.

—

kil., livrable

en ga¬

30; à domicile 1 fr. 90.
kil., livrable en ga¬

1 fr.

30; à domicile 2 fr. 40.
Colis de 5 à 10 kil., livrable en
gare 2 fr. 95 ; à domicile 3 fr 55.
Taxe

supplémentaire pour le
transport par voie de terre d'un
colis

par un
chemin de fer
de la

correspondant du
par un courrier

ou

poste : 0 fr. 60.
d'exprès : 0 fr. 60.
Droit spécial pour un rembour¬
sement ne dépassant
.pas 500 fr.
1 - Payable en gare
1 30
2° Payable à domicile... 1 90
Droit spécial pour un rembour¬
Taxe

sement de 500 francs à 1.000 fr.
1

Payable en gare
1 90
2° Payable à domicile... 2 50
Le droit proportionnel d'assu¬
rance pour les colis postaux avec
°

déclaration de valeur est fixée à
0 fr. 15, jusqu'à
500 francs, avec

augmentation de 0 fr. 15 par 500
francs ou fraction de 500 francs
excédant.

Taxe

sur

les lots

sur

les

:

—

Taxe

24 fr. par
des

revenus

va¬

leurs

étrangères non soumises
régime de l'abonnement :
14.40 par 100 fr.
au

Postaux

NOUVEAU TARIF

Colis de 3 à 5
re

100 fr.

100 fr.

MOBILIÈRES

Droit de timbre sur les ti¬
tres ou certificats d'actions :
1 .20 par 100 fr. du
capital no¬

i.

2.40 par

100 fr.

7.
.

:

La conversion du porteur au
nominatif est exempte de ce
droit.
6. — Taxe sur le Revenu des
valeurs mobilières : 12 fr. par

au

1.000 fr. ou fraction de 1.000
du montant de la négociation.

Opérations du report

timbre

au

4.

ou intérieur dou¬

LES

100 fr., quelle

—

5.
SUR

par

soit la durée de la société.

que
3.

ble tarif.
IMPOTS

100 fr. du capital no¬
les sociétés dont la

minal pour

durée excède 10 ans.
2.
Droit de timbre sur les obli¬

(Nouveau Tarif)
Indemnité maximum

en

cas

de

perte des colis ordinaires :
1° Pour les colis
jusq. 3 k. 35 fr.

2° Pour les colis de 3 à 5 k.
3° Pour les colis de 5 à 10 k.

Pour les

colis

avec

55

»

85

»

valeur dé¬

clarée, l'indemnité pourra s'éle¬
jusqu'au montant de cette
valeur; mais, en cas de décla¬
ver

ration

frauduleuse

d'une

valeur

supérieure à la valeur réelle du
colis, l'expéditeur perdra tout
droit à une indemnité sans
pré¬
judice des poursuites judiciaires
que comporte la législation sur
la matière.

L'expéditeur d'un colis perdu
aura

tion

droit,
des

en

frais

outre, à la restitu

d'expédition.

Colis

postaux de Paris pour Paris
Colis simple de. 0 à 5 kil.... 0 60
Colis simples de 5 à 10 kil..
1 »
Remboursements :
Taxe supplémentaire : de 0.50
jusqu'à 500 francs;
Taxe supplémentaire de 1 franc
.

de 501 francs à 1.000 francs.
Maximum de dimension 1 m. 50

�-

Actes

sous

159

-

signatures privées

développement de l'instruction rend de plus en plus fréquent
actes sous signatures privées, des « polices »
l'expression populaire. Si ce procédé est souvent plus
il n'est pas toujours sans risques. Dans l'intérêt de nos
nous rappelons ci-après quelques-unes des règles
La plupart des actes peuvent être rédigés sous la forme sous
tures privées, notamment : les ventes, les baux,, les
taments ; toutefois certains actes doivent passer, devant
sous peine de nullité notamment : les donations; les
donations; les donations-partages par les parents à leurs
la quittance donnée par la femme, après séparation
sa
dot et autres créances; la constitution d'hypothèque ainsi que
renonciation à l'hypothèque ou mainlevée (1), la licitation
vente de biens de mineur peuvent être passées soit devant le
nal, soit devant un notaire; les acceptations et les
successions et à communauté ne sont valables que si elles sont pas¬
sées au greffe du tribunal.
Les actes sous seings privés peuvent être écrits par n'importe
ils sont valables dès lors qu'ils sont signés par les intéressés.
d'usage de faire toujours précéder sa signature de
«
approuvé » c'est une sage précaution,
exigée par la loi.
Par contre la signature ne saurait être remplacée par une
ou un autre signe, même apposé en présence de témoins. La
ture doit être apposée à la fin de l'acte et non pas en marge;
prudent d'approuver tous les mots rayés
que
peine de nullité lorsque l'acte constate des
plusieurs personnes, il faut que l'acte indique
a
autant d'exemplaires qu'il y a de parties intéressées. Ex. : un
sera fait double lorsqu'il n'y aura qu'un propriétaire et
mier; une vente sera faite quadruple lorsqu'il y aura deux
et doux acheteurs.
En dehors de ces copies il en faut une
destinée à être conservée par le receveur de
car
depuis la loi du 29 juin 1918 presque tous
doivent être présentés à l'enregistrement dans les trois
date. Cette formalité n'est pas prescrite à peine de
en
la négligeant on s'expose à des amendes assez
Nous signalons également que toutes les fois
vente d'immeubles, d'un échange ou d'un partage chacune
par¬
ties devra écrire de sa main la déclaration suivante : «
soussignée affirme sous les peines édictées par
18 avril 1918, que le présent acte exprime
Le

suivant
économique,
lecteurs,
essentielles.
signa¬
partages, les tes¬
notaire
acceptations de
enfants;
de biens, de la
et la
tribu¬
renonciations à

l'usage des

qui;
11 est

mots Lu et
mais qui n'est pas toujours

croix
signa¬
il est
ainsi
les renvois. Sous
engagements pris par
qu'il été rédigébail
en
qu'un fer¬
vendeurs
supplémentaire qui est
l'enregistrement,
les actes saufmoisles debillets
leur
nullité, mais
élevées.s'agira
qu'il
d'une
des
La partie
l'article 8 de la loi du
l'intégralité du prix
principe, tous les actes doivent être rédigés sur papier timbré
peine d'amenda mais l'acte conserve néanmoins toute sa valeur.
Exceptionnellement les ventes ainsi que les échanges d'immeubles,
peuvent être rédigés sur papier ordinaire. Il ne faut pas en effet
prendre pour du papier timbré les feuilles de papier spécial sur les¬
quelles on doit rédiger la copie qui devra être déposée au bureau
hypothèques.
Dans l'intérêt de nos lecteurs nous insistons sur l'importance de
cette formalité trop souvent négligée. C'est, en effet, la transcrip¬
qui rend définitivement propriétaire puisque tant que l'acte
n'est pas transcrit le précédent propriétaire peut toujours vendre
et hypothéquer l'immeuble vendu et que ses créanciers peuvent
le faire saisir. De plus en cas de perte la copie déposée au bureau
des hypothèques peut servir de preuve. Nous ajoutons que les droits
perçus aux hypothèques sont peu élevés.

convenu.
En

»

sous

des

tion

donc renoncer à son hypothèque
faut qu'elle soit faite par acte notarié.

(1) Une femme mariée ne peut
légale par sous-seings privés; il

�—

Ì6Ó

—

Testament olographe
testament olographe est celui qui est écrit en entier

Le
daté et signé
par le testateur. Ces trois conditions sont les seules requises par la
loi, à peine de nullité; une personne qui ne sait ou ne peut signer,
ne
peut donc pas l'aire un testament olographe, elle doit avoir recours
à un notaire.

L'emploi du papier timbré n'est

du

ment

11

du

n'y

rement

obligatoire

pas

testament, mais en ne l'employant
qui devra être payée par les héritiers,
a pas

moment de l'enregistre¬

au

testament.

sa

pour la validité

pas, 011 encourt une amende

de formule exigée par la loi; il suffit d'exprimer clai¬

volonté.

Nom de famille éteint
par suite de
décès au champ d'honneur
Une loi du 2

juillet 1923

permis de perpétuer le

a

nom d'une famille
suite du décès de l'héritier du nohi,
champ d'honneur. Jusqu'au 2 juillet 1925, le plus proche parent
du défunt ou si celui-ci ne veut
pas en profiter, le suivant, jusques
et y compris le sixième
degré, peut demander au tribunal ie droit
d'ajouter à son nom le nom du défunt.

qui risquerait de

se

perdre

par

au

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41

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droit malade un TOPIQUE BERTRAND.
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milliers

guérisons prouvent l'efficacité

précifeux remède.
a

_

sement: S

produit un effet
ont cessé dès la pre-

mière application. Louis, curé de P... (Calvados): »
Topique Bertrand et Toile Bertrand pour pan¬
îv. Envoi franco avec notice contre mandat adressé

à la Pharmacie

BERTRAND aîné, 37, pl. Bellecour, Lyon.

Quatrain du Docteur

Le

Maurice Donnay, il y a bien longtemps, dînait
le docteur Cristal, une des. sommités médicales

Celui-ci, enragé collectionneur
—

-

Vous

improvisez merveilleusement.

tout petit quatrain.

ques vers, un

un jour chez

de Marseille.
d'autographes, le pria d'enrichir

album.

son

Des

de ce

Votre Topique Bertrand a

merveilleux ; mes douleurs
âlS

poi¬
l'en¬

Volontiers, fit Donna y.
EL, prenant la plume, il écrivit.,

Je vous en prie, quel¬

—

regard

le suivait du

tandis que son hôte attentif

i

Depuis que te. docteur Cristal
Soigne des familles entières,
On a démoli Vhôpilal...

s'arrêta un moment :
Flatteur, dit le médecin.
'Attendez, dit Maurice Donnay.
Et il termina :
...On a démoli Vhôpital ■

Ici. Donnay
—

Et Von a

fait deux cimetières

!

LARCADE
RÉGÉNÈRE LE SANG,

GUÉRIT L ANÉMIE

dures et par suite
qui, comme toutes les
d'alcool nuisible aux
le fortifiant par
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qu'il suflit d'envoyer un

pharma¬

recevoir iraner. avec ins¬

truction.

QUELQUES PLAISANTERIES
— Bébé est assis par terre et

Pauvre enfant.
larmes.
Tout à coup, il

s'arrête :

Maman, dit-il, pourquoi donc que
C'est parce que je n'ai pus voulu

—

—

pleure à chaudes

je pleure "?
te laisser sortir

nu-tête au

soleil !
Et

vrai !
remet à pleurer.

Ah !

oui, c'est

Bébé

se

■—

d'une petite mairie :
sous peine d'amende.

Dé quoi rêver! — Affiché à la porte
La mendicité est interdite dans la commune

Tous ceux

qui ont

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—1

Une

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tant. et le jeune homme
—

son

réitère :

première...

distributeur pour .l'inviter à la patience.
première! .l'ai dit une première, c'est une
première que je veux ! se récrie le bon jeune homme:
Monsieur, dit le distributeur, en sortant par lé guichet sa cas¬
quette galonnée, soyez paisible; vous aurez votre
une
—

—

'

Une
Une

légèrement prétentieux, frappe
distributeur de tickets :
Saint-Germain...
timbre, le fait attendre 'un ins¬

vitrage du

seconde! dit le

Mais

non...

une

—

première dans

seconde.

ancien¬
fistules,
qu'il suffit
et PHI¬
Lyon, pour le rece¬

obtient la guérison rapide des plaies, môme
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Lenoir, par M. Violette et par trois Roux.
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rurier, Masson ; le règne végétal : Dubois Desjardins et
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Cadenat, deux Bonnet et un Cadot.
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re, sévère.
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M. Briand

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Pouce.

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rend à l'hôtel de ce dernier qu'habitait

sait que

inoffensif
Enfants.

Lablache était d'une taille

le nain Toin-

le nain tout à son aise, se
aussi la célèbre basse. On

colossale.

vient ouvrir luigéant au lieu d'un nain, elle balbutie ;
Pardon, Monsieur, mais c'est au général Tom-Pouce que...
C'est moi, Madame, dit le, chanteur.
Oh I je m'étais bien trompée. On m'avait dit, Monsieur, que
étiez un tout petit homme.
Au théâtre, oui, Madame; mais chez moi je me mets'à mon aise.

La dame se trompe et frappe
même.
Toute stupéfaite deNvoir un

chez Lablache, qui

,

—

—

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portrait de J. d'Arbaud.
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Valère Bernard, Œuvres choisies et notice
bio-bibliographique de
Frédéric Mistral, neveu, avec un
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6.
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7.

portrait de V. Bernard.

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Louis Funel, Œuvres choisies et

Girard,
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Raimon

Prosper Estieu. Œuvres
Roques,

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portrait de L. Funel.

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choisies et notice

Is-

bio-bibliographique de

portrait de P. Estieu.
Philadelphe de Gerde, Œuvres choisies et notice bio-bibliographi¬
que de Alphonse Lajoinie, avec un portrait de Ph. de Gerde.
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bio-bibliograpliique de
Edouard Mazin, avec un portrait de Louis Delhostal.
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La seconde série comprendra les œuvres choisies de
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Anglade, Joseph d'Arbaud, Jean Arus, Jean Audiau, André Baudorre, Valère Bernard, Jules Bœuf, Alcide Blavet, Jean Bonnafous, Baptiste Bonnet,
J. de Baroncelli-Javon, Jean Bouzet, F,. Boudon-Lashermes, Michel Camélat, Jean Camp, Joseph Carner, Jean Cassou, J.-B. Chèze, II. Dambielle,
Louis Delhostal, Charles Dercnnes; Bruno Durand, J.-Ch. Dugas, Prosper
Estieu, Joan Estelrich, René Farnier, Pierre Fontan, Louis Funeï, Thomas
Garcès, Venture Gassol, Ismaël Girard, Henri Giraud, P.-L. Grenier, Marius
Jouve'au, J.-M. Junoy, J.-B. Laborde, G. Lavergne, Et. Levrat, J. Loubet, J.-M. Lopez-Pico, A. Mazeras, E. Mazin,
P. Mesplé, F. Mistral
neveu, A. Muzac,
Guilhem de Nauròz'a, Simin Palay, Antonin Perbosc,'
S.-A. Peyre, J.-S. "Pons, Albert
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II. — La première série des Figures
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publié

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1923 :

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1924

des Lettres occitanes.
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La deuxième série du Livre d'or des Lettres occitanes.
II. — Les Provinces occitanes (histoire, lettres, arts, économie,
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(vers et proses).

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IV.

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II.

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Les Provinces occitanes (histoire,

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études

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Ismaël Girard; La Catalogne, par Joan Estelrich.

langue occitane : Le Limousin, par

par Frédéric Mistral neveu.; L'Auvergne, par L.
Eh Boudon-Lashermes ; Le Languedoc, par S.-A.

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Figures occitanes.

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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/95c06c52d681af4b8e49e32f859e9d0c.jpg</text>
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              <text>&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/13332" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organe bilingue d'action occitane et de vulgarisation &amp;raquo;, l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publie des &amp;eacute;tudes en langue occitane et en langue fran&amp;ccedil;aise des plus grands auteurs occitans. Il publie aussi des &amp;oelig;uvres in&amp;eacute;dites des &amp;eacute;crivains de la renaissance occitane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 1925 la devise &amp;laquo; La fe sens &amp;ograve;bras m&amp;ograve;rta es &amp;raquo;, en fran&amp;ccedil;ais &amp;laquo; La foi sans les &amp;oelig;uvres est chose morte &amp;raquo; orne la page de titre de la publication. Elle deviendra par la suite la devise de la Societat d'estudis occitans (SEO) puis de l'Institut d'estudis occitans (IEO).&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organ biling&amp;uuml;e d'accion occitana e de vulgarizacion &amp;raquo; l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publica d'estudis en lenga occitana e en lenga francesa d'autors occitans dels mai b&amp;egrave;ls. Publica tanben d'&amp;ograve;bras ineditas dels escrivans de la renaissen&amp;ccedil;a occitana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 1925 la devisa &amp;laquo; La fe sens &amp;ograve;bras m&amp;ograve;rta es &amp;raquo; orna la pagina de t&amp;iacute;tol de la publicacion. Devendr&amp;agrave; la devisa de la Societat d'estudis occitans pu&amp;egrave;i de l'Institut d'estudis occitans.&lt;/div&gt;</text>
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