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                  <text>ALMANACH

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VALMANACH OCCITAN, organe d'action
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vains de la Renaissance Occitane.
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inédites des grands écri¬

COLLABORATEURS

Mmes Clémentine

Arderiu, Henriette Dibon, Marguerite
Gaillot-Priolo,
Marie-Charlotte Lamouré, Marie Manent, MM. Frédéric
Abelous, Joseph
Anglade, Joseph d'Arbaud, Jean Arus, Jean Audiau, André
Baudorre, Valère Bernard. Jules
Bœuf, Alcide Blavet, Jean Bonnafous, Baptiste
Bonnet,
J. de Baroncelli-Javon, Jean
Bouzet, E. Boudon-Lashermes, Michel Carrtëlat, Jean Camp, Joseph Carner, Jean Cassou, J.-B. Chèze, H.
Dambielle,
Louis Delhostal, Charles
Derennes, Bruno Durand, J.-Ch. Dugas,
Prosper
Estieu, Joan Estelrich, René Farnier, Pierre Fontan, Louis
Funel, Thomas
Garcès, Venture Gassol, Ismaël Girard, Henri Giraud, P.-L.
Grenier, Marius
Jouveau, J.-M. Junoy, J.-B. Laborde, G. Lavergné, Et.
Levrat, J. Loubet, J.-M. Lopez-Pico, A. Mazeras, E. Mazin, P.
Mesplé, F. Mistralneveu, A. Muzac, Guilhem de Nauroza, Simin
Pálay, Antonin Per.boscj
S.-A. Peyre, J.-S. Pons, Albert
Pons, J.-R. Régis, Caries Ribl, Pierre
Rouquette, Joseph Rouquet, J.-M. de Sagarra, Fernand
Sarran, Camille
Soula, Caries Soldevila, etc.

PRINCIPALES RUBRIQUES
I.

—

:

Livre d'or des Lettres occitanes.

II. —Précis de la Littérature

occitane, par Joseph Rouquet.
(histoire, lettres, arts, économie, avenir),
études en langue occitane : Le
Limousin, par Edouard Mazin; La Provence,
par Frédéric Mistral neveu; L'Auvergne, par L.
Delhostal; Le Velay, par
E. Boudon-Lashermes ; Le
Languedoc, par S.-A. Peyre; La Gascogne et le
Béarn, par Ismaël Girard; La Catalogne, par Joan Estelrich.
IV.
Les Figures occitanes.
III.

—

Les Provinces occitanes

—

V.

—

Annuaire occitan

trie, commerce).

VI.

PRIX DE VENTE

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(lettres sciences, arts, agriculture, sports, indus¬

Œuvres inédites (vers, proses,

études).

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: 18 fr. 50. Les 100 exemplaires : 150 fr.
(franco); les
1000 fr. Les commandes sont
reçues à la Direction à
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On ne saurait, lors d'une" visite forcément rapide, examiner en détail l'Etablissement modèle de la Bénédictine et son ma¬
gnifique Musée, qualifié à juste Litre de. « Petit Cluny », mais quelques heures suffisent cependant pour emporter de son excur¬
sion

un

souvenir inoubliable.

Après avoir visité l'Usine et l'esprit plein d'une vision de débordante activité on passe ensuite au Musée, véritable enchan¬
qui parcourt la salle gothique aux précieuses collections, l'Oratoire, véritable bijou de l'art ogival, la Salle du Dôme,
avec sa voûté en mosaïque d'or, et enfin la merveille de l'Etablissement, la Grande Salle des Abbés. La"Bibliothèque est aussi
riche que le Musée et renferme des manuscrits d'une grande valeur.
tement pour

Bénédictine s'est toujours attachée à améliorer sans cesse le sort de son personnel. Elle a fondé et entre¬
des œuvres nombreuses. Ce fût tout d'abord un Orphelinat dirigé par les Sœurs de Saint Vincent de Paul. De
nombreuses ouvrières qui travaillent dans les ateliers de la Bénédictine ont été élevées dans cet Orphelinat. Une Caisse de secours
La Direction de la

tient ii cet effet

pour

les ouvriers fut ensuite créée, puis l'organisation sociale de la Société devenant plus complète il fut possible d'établir le

sursalaire familial. Par une création récente la Bénédictine a établi une Caisse spéciale de Retraite qui permet aux ouvriers et
ouvrières de se retirer à l'âge de 55 ans. Une somme de 500.000 francs a été prélevée, sur l'exercice 1923-1924 à titre de fonda¬
tion de cotte caisse. De plus, tout un règlement spécial de retraites a été institué par l'intermédiaire de la Caisse Nationale des
Retraites et de la Caisse Nationale d'Assurances en cas de décès.
un

Enfin, dans une magnifique Cité ouvrière, « la Cité Bénédictine » de nombreux logements ayant tous l'eau et l'électricité avec
jardin, s'étagent à flanc de coteau dans un paysagères plus riants et sont mis à la disposition des ouvriers et de leur famille:
B.
La visite des Etablissements a lieu aux jours et heures suivants :

N.

—

Semaine

.:

du 1er Novembre

au

28 février, de 9 à 11 heures et de 14 à 16 heures.

Octobre, de 9 à 11 heures et de 14 à 17 Heures.
Dimanches et jours fériés : (seulement du Dimanche de Pâques
Du 1er Mars au 31

de 1 3 à

18 heures.

au

dernier Dimanche de Septembre) de 9 à 11 heures et

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Médailles d'argent
Médailles d'or

Marque dépecée-.

En fredonnant, doucement, sans effort ni fatigue, « LA VA¬
RINETTE » rend des sons mélodieux rappelant ceux du VIOLON

(avec voix de Soprano), du VIOLONCELLE (avec voix dé Ténor
Baryton), de la CONTREBASSE (avec voix de Basse). En
sorte, que plusieurs Varinettistes, bien familiarisés avec leur
instrument et jouant ensemble, en famille ou en so'ciété, peuvent
former le plus ravissant orchestre que l'on puisse imaginer.
et de

Son adoption depuis un an, dans plus de 3.000
Ecoles,Groupes de Jeunesse,Chorales,Orphéons,
diffusion

dans 112 pays

moins de trois

en

ans

étrangers, indiquent

que « LA 'VARINETTE
tient une place unique dans
les saines et légitimes
distractions
de tous.

y vssoi et

\
\
\

.

sa

,

'

x'introOnction

' ,ió

x

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J

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dans

un

d'Eglises

certain nombre
et de Chapelles,

où elle excelle tout
ni en t

ies,

de

sa

réelle valeur

Jouer de « LA VARINETTE » développe
cultive la voix et fortifie les poumons par
que nécessite le jeu de cet instrument.

C'est, par

dans l'exécution

pariieubé¬
et l'accom¬

pagnement des Chants Religieux (Canti¬
ques, Faux-Bourdons. Mélodies grégorienChœurs palestiniens) sont la preuve évidente

artistique.

le sentiment musical,
l'activité respiratoire

le .moyen de l'Art, et de l'Agrément, la FORCE eù

la SANTÉ,

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en buis ou en olivier, modèle simple, franco
en buts ou en olivier, modèle riche, en

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VARINETTE, en galalilii, en. étui, franco
28 fr.'
VARINETTE, en gialailith, en écriń
33 fr.
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qui ac¬
compagne l'instrument,
MEMBRANES

'

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i 1" Un article doctrinal :
•
2° Une poésie ;
i 3a Une biographie ;
! 4° Une croisade pour ie salut de l'Eglise

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Presse Occitane

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Occitania (librairie parisienne)
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23
23
25
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Annuaire Occitan
Nos Provinces Occitanes
Le Béarn
La langue Béarnaise

33
35

Le calendrier

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37

39
41

Pregarios Gascounos

42

Gleisos

Nossos de

43

Le Centenaire de Gamarde-les-Bairxs
Noces

44

d'église.
d'Action Occitane

Les Sociétés Litéraires et

45

47
51
58

Bibliographie Occitane
■: -.L'Année.Littéraire Occitane
Figures Occitanes .1
,

65

"Influence deda'Littérature Occitane

Philologie

Les mots antiques du terroir

:

:L'Année-Sportive

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Recettes

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nous.

lumière

Quelques mots
Baux

71
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pratique^

Vń peu de"
La

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98

Councierge à l'Obelisco

107

Ouaderns occitans.
Nos vieilles Chansons

123

11.3

Les Morts de l'année.
Le Musée Pyrénéen du Château-Fort
L'Année Occitane
La langue d'Oc, % l'école.
.
.
.

126

Evénements

147

.

de

l'année

133
139

141

Epfetenéeidss

l'50

L'Art Occitan

153

A-rrèponfees Gasooùs

1-60

�ALMANACH OCCITAN
QUATRIÈME
Les ouvriers, sont
que

ANNEE

—

1926

dans la maison, c'est la preuve

encore

le travail de création auquel

nous nous

consacrons

continue.
Comme nous l'avons dit dans noirs précédent Almanach,
1921 nous avons jeté les bases dé /'Editorial Occitan,.
maison d'édition dont les premiers efforts ont eu
pour but
d'assurer la vie à Z'Almanach, au Journal Oc, et aux
en

dif¬
férentes publications en cours.
Tâche difficile dont nous sommes venus à bout en
partie,
mais qui a exigé dans le courant de l'Année
qui vient de
finir, un effort dont nous n'avions même pas soupçonné
l'importance.
Aujourd'hui nous nous présentons devant nos fidèles
Amis avec /'Editorial Occitan solidement assis sur une
Imprimerie qui vient d'ouvrir ses portes à Samatan, (
Gers)
et qui est la propriété de l'œuvre.

A l'heure qu'il est, notre bilan se chiffre ainsi : création
d'une Imprimerie, relancement du Journal Oc (doublé du
Soleil d'Oc) publications de la Collection « Dis Aup Piréneus », lancement de la Collection Oc et de la Collection

périodique bilingue

Les Cahiers Occitans ». Dans le cou¬
lancerons plusieurs collections nou¬
jetterons les bases du Grand Prix des Let¬

rant de l'année

«

nous

velles et nous
tres
Occitanes.
Concentrant
nous

à la

en

ce

moment

pouvons assurer nos

efforts pour l'édition,
que nous ne faillirons pas

nos

Amis

lâche.

Nos réalisations passées et nos projets ctduels : telles
sont les étrennes de Z'Almanach Occitan
pour 1926.
A l'œuvre plus que jamais.
La

fe

sens

obras

morta

es.

L.'Almanach Occitan renouvelle à tous ses Confrères
qui l'accueillent chaque année avec tant d'amitié, ses remer¬
ciements les

plus sincères.

Le Directeur de l'Almanaeh Occitan
les

avis, conseils et suggestions

que

il renouvelle à tous les confrères

tant de

recevra

avec

intérêt tous

l'on voudra bien lui adresser,

qui ont accueilli VAlmanach

sympathie, ses remerciements les plus sincères.
Pour l'édition 1926 les manuscrits seront
reçus jusqu'au

1926, dernier délai.

avec

1er juillet

�Editorial Occitan
DIRECTION

c/c.

toulouse

Secrétariat

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A SAMATAN

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(rééditions et œuvres inédites) de format in-8 jésus,
composés en caractères de la série « Astrée ».
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Bibliothèque comporte des œuvres dramatiques ancien¬
nes et nouvelles, d'un format élégant et de présentation soignée.
L'ALMANACH OCCITAN; organe bilingue d'action occi¬
tane et de vulgarisation. Publie des études en langue occitane
(lettres, sciences, arts, agriculture, sports) et en langue fran¬
çaise, des meilleurs écrivains occitans. II publie des œuvres
inédites des grands écrivains de la Renaissance Occitane.
LES EDITIONS DE « L'ALMANACH OCCITAN », publi¬
cation de
Postales.

propagande populaire. Brochures, Tracts et Cartes

«
OC », organe d'union
ralisme, Langue d'Oc.

Collection

et

d'action. Régionalisme, Fédé¬

OC »,

tracts de propagande.
» prépare la publication d'une Biblio¬
thèque d'Enseignement et de Vulgarisation. Cette Biblio¬
thèque comportera des Manuels pour les Ecoles, grammaires,
lexiques, etc., une Anthologie de la Littérature Occitane des ori¬
gines à nos jours (plusieurs volumes) et un Dictionnaire Occi¬
tan pratique.
LES CAHIERS OCCITANS, publication périodique bilingue
de forts volumes in-8 jésus.
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L'Editorial Occitan

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dans les bonnes Librairies. Les publications populaires sont en
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Hachette.

�GENERALITES SUR

1926

Eléments du Comput
Nombre d'or

8

Lettre dominicale

C

Cycle solaire
Epacte

3

Indiction romaine

9

16

Eelipses
janvier, éclipse lolale de Soleil, invisible à Paris.
Commencement à 3 h. 59; maximum à 6 li. 36; fin à 9 h. 14.
L'éclipsé est visible dans l'Asie du Sud, au nord de l'Australie,
dans l'océan Indien et dans l'Afrique Orientale.
II. Les 9 et 10 juillet, éclipse annulaire de Soleil, invisible
à Paris. Commencement le 9, à 20 1j. 5 ; maximum le 9, à 23 h. 6;
lin le 10, à 2 h. 6. L'éclipsé est visible au sud de l'Amérique
du Nord, dans la partie nord de l'Amérique Centrale, d'ans
l'océan Pacifique, en Corée, au Japon et dans la partie nordI. Le

14

est de l'Australie,
Les Quatrc-Tcmps :
décembre.

24 février; 2G mai; 15 septembre; 15

Changement des Saisons (Temps légal)
Printemps (Equinoxe, le 21 mars à 9 li. 1 m. 2S s.
Eté (Solstice), le 22 juin à 4 li. 30 m. 0 s.
Automne (Equinoxe), le 23 sept, à 19 h. 26 m. 29 s.
Hiver (Solstice), le 22 déc. à 14 h. 33 m. 32 s.
de la Lune

Phases

N. L.
P. O.
P. L.

7 h.
le 14 à
6 h.
le 20 à 22 h.
le 28 à 21 h.

D. Q.
N. L.
P. QP. L.

le 5 à
le 12 à
le 19 ù
le 27 à

D. 0.

le

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D. Q.
N. L.

P, O.
P. L.

N. L.
P. O.
P. L.

h.
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D. O.

N. L.
P. O.
P. L.

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le 14 à 14
le 21 à 5
le 28 à 10

le

le
3 à
8 h.
le 10 à 10 h.
le 18 à 11 h.

le 25 à 21

h.

le
7 h 11 li.
le 14 à
3 h.

le 21 à 5 h.
le 29 il 10 h.

D. O.

le

N. L.
P. O.
P. L.

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le
le
le

le 5 il 14
le 12 à 23
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le 27 à
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2 à 13 11.
9 à 23 h.
18 à 2 h.
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5 h.
31 à 19 h.

N. L.
P. O.

N. L.
P. O.

P. L.

le 28 à

D. O.

0 h.

P. L.

le
8 à 13 II.
le 16 à 10 h.
le 23 A 12 h.
le 30 à
4 h.

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ti. 2
h. 21
11.15

décembre

aout

le 5 à 20 h.
le 12 à 12 li.
le 19 à 23 h.

11. 13
h. 28
h. 1 5
h. 57

novem dbf.

juillet

D. O.

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octobre

juin

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16

avril

D.

le 7 à 5 11. 45
le 15 à 4 h. 27
le 21 à 20 h. 19
le 28 à 17 h. 48

3 h.

le 11 à 22 h.
le 19 à 17 li.
le 27 à 11 h.

mars

Q.

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le

février

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mai

janvier

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L.
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le 5 à
le 12 à
le 19 à
le 27 à

h. 12
h. 47
h.
9
h. 59

Depuis 1916, l'heure légale a été
pendant les plus longs mois de
l'année. Une mesure analogue est prévue pour l'année 1926.
En conséquence, pendant celle période, les heures indiquées
dans noire calendrier- doivent être augmentées d'une heure pour
se trouver en concordance avec la nouvelle « heure d'élé » que
doivent marquer les.horloges publiques.
Nous rappelons, à cotte occasion, que chaque journée est
maintenant divisée en vingt-quatre heures consécutives, comp¬
tées de 0 à 24, à partir de minuit,.
Avis très important.

—

avancée de soixante minutes

�La

prévision du Temps à longue échéance

M. l'abbé

Gabriel, qui est professeur de mathématiques à
Caen, a établi qu'il existe un cycle luni-solaire de 744 an¬
nées, cycle connu jusqu'à ce jour, et comprenant exactement
9.202 lunaisons, 40 révolutions du point ascendant de l'orbi¬
te lunaire, et 67 périodes de la variation des taches solaires.
Ce cycle primordial se subdivise en deux périodes de 372 ans,
en
quatre de 186 ans.
Là découverte a un intérêt extraordinaire que seuls lés sa¬
vants pourront apprécier. Mais
l'application de ce cycle lunisolaire de 744 ans à la météorologie fournira, espère-t-on, de
précieux éléments pour la prévision du temps à longue échéance.
M. l'abbé Gabriel, est, en effet, en même temps qu'un mathé¬
maticien, un météorologiste averti, qui a déjà pressenti les lois
de périodicité en matière de prévision du temps. 11 a donc con¬
fronté le cycle luni-solaire qu'il vient de découvrir avec les
grandes dates de l'histoire; et il a trouvé qu'on pouvait cons¬
tater une double relation entre ces périodes de 744
ans, 372 et
186 ans, avec les grands hivers et les grands étés.
Ainsi, pour ne prendre que les hivers, celui de 1917, si dur
à nos poilus, correspond à celui de 1544, soit 373 ans
aupara¬
vant, lequel a pour précédents les hivers de 1359, do 988 et de
881, tous marqués par une température rigoureuse. L'hiver de
février 1905, après 180 ans, succède à celui do 1709, qui fut si
dur; l'hiver de 1879-1880, que nos pères n'oublient pas, corres¬
pond à celui de 1694, à 186 ans de distance, et on rencontre
ainsi de 186 ans en 186 ans un hiver également rigoureux de
à

1508 et de 1323.

Si l'on peut constater que dans le passé les
phénomènes de
températures extrêmes, été ou hiver, se reproduisent avec régu¬

larité

(l'écart maximum serait d'une année on en vient à esti¬
qu'il en sera de même dans l'avenir. A l'hiver de 1907 cor¬
respondrait celui de 2903, à l'hiver de 1895 celui de 2081; dates
trop lointaines pour nous intéresser directement.
Mais M. l'abbé Gabriel a découvert
qu'en 1553, il y eut un
grand hiver {l'armée, de Charles-Quint en fut détruite au siège
de Metz). Après une période de 186 187 ans, on rencontre le
grand hiver de 1740 (la Seine fut gelée, la débâcle emporta les
ponts de Rouen). 1740 et 186 feraient 1926 : nous devrions donc
croire attendre à un prochain hiver particulièrement
rigoureux,
qui surviendrait soit en janvier ou décembre 1926, en tout cas
entre décembre 1925 et janvier 1927.
Le directeur des services astronomiques du
Matin, M. Ga¬
briel Guilberl, après avoir constaté que ce
rigoureux hiver se
trouverait ainsi astronomiquement prévu
d'après le cycle com¬
mencé en 995, et affirmé en 153 et
1710, ajoute :
mer

Qn peut dire qu'une telle

improbable échec

en

découverte, même si elle devait subir un fort
1926, constitue le premier progrès scientifique réalisé

dans la prévision du temps à longue échéance. L'étude de la
périodicité estla vraie voie qui y conduit. Déterminer très
longtemps à l'avance, des siè¬
cles mêpie, le caractère dominant d'une année ou d'une saison
serait un
inappréciable bienfait pour l'humanité entière et le retour mathématique,
à dates fixes, des grands
phénomènes météorogiques, démontre que rien
ici-bas n'est laissé au hasard et
que l'Intelligence toute-puissante qui a
établi l'éternelle harmonie dans les mouvements des astres
et dans l'univers
infini, a réglé pour toute la durée des siècles jusqu'aux vicissitudes du

temps,

Cette conclusion n'était-elle
pas

intéressante à rapporter?

�Collection tt dis aup
PuMiée par
Secrétariat à

TAssoiatkn des
Samatan (Geçs)

—

«

Amis

i Pireneu "
du

Livre Occitan»

Chèq. Pastay.x

:

3862, Toulouse

Cette collection comporte des Séries de Sept volumes
(rééditions et oeuvres inédites)* de format
Jésus, com¬
posés en caractères de la série « Aâtrée »

PRËîVîiÈRÊ SÉRSË
Parus

:

préface de H'içhol Cameportrait de Navarrot.
Romivatge, poèmes de Charles Derennës (texte et
traduction). Portrait de l'auteur gravé d'après pierre
Œuvres de NaYABbot, avec

lat et

un

Gandon.
Cape at la Lan a, poèmes de Emmanuel DlleouEGVEt
(texte et traduction). Préface de Antonin Pebbosc. Por¬
trait de l'auteur par Paul MJjsplê.
En

prèparatim

:

Michel Camelat (texte et iraduotion).
Soudan.
Lq libre del campestrf, poème de Antonin Përbosc
(texte et traduction). Portrait de l'auteur par Bouisset.
Œuvres provençales de Paul Arène avec préface
de Joseph Loubët (texte et tradùéion). Portrait par
Beline, poème de

Portrait de l'auteur par

Cazal.
Pages provençales inédites de Baptiste Bonnet
(texte et traduction), Portrait inédit de l'auteur,

L'Association des Amis du Livre Occitan comprend des
Membres Fondateurs, des Membres, 1 fonoraffes et des
Membres Actifs.
Les Membres Fondateurs payent une cotisation de
500 fr. et reçoivent les Sept volumes sur Japon, avec leur

inscrit sur la page de garde.
Les Membres Honoraires payent une

nom

cotisation de 100
de Rives, avec

reçoivent les Sept volumes sur vergé
leur nom inscrit sur la page de garde.

fr. et

Les Membres Actifs payent une cotisation de 30 fr-, et
reçoivent les Sept volumes sur Alfa.
Les Membres de l'Association ont droit fi un numéro
de tirage qu'ils conservent pour les sept volumes de la
série

(édition originale). Il est déterminé par l'ordre d'ar¬

rivée des adhésions,

Souscrivez ! c'est votre devoir \ 1 î

�PREGARIOS GASCOUNOS
Les

trois prières qui suivent ont été recueillies dans le
Savés, canton de Saraatan, département du Gers.

de

I.

En

—•

entrant

Aigo segnado
arroso

Toutes

arrose-moi,

me,

Tous

pecats

mes péchés
pardonne-m i.

me.

Se jou n'ei arren dit
Pou machant Esprit
Jou m'en destourni
Jou m'en dedisi
Dauant l'auta
de Noste.

Si j'ai jam: is ritn dit
Par le mauvais Esprit,
Je m'en répons'
Je m'en dédis
Devant l'autel
do Notre.

Segnf Jésus-Christ
II.

Seigneur Jésus-Christ

—

L'enfant

son

Bounsouer papa,

grand-père, grai.d'mère,

A toute la
compagnie,
A Dieu je me donne

coumpanio.
dau,

à la Bierjo
Jou prengui

Noste-Segne

Mario.

et
Je

pai,

à

la

Vierge Marie.

prends

Damb'aqueres quate

Notre-Seigneur pour père,
La Sainte Vierge pour mère,
Saint Jean pour parrain,
Saint Pierre pour cousin,
Avec ces quatre

parens
Passarei la neit

Je

per

La sent.o

Bierges per mai,
Sent .Jan per pairin,
Sent Pè per cousin.

parents,

siguradomen.
de

La bénédiction
de mon Dieu
me soit donnée.

Diu
suio dado.

rnoun
me

III.

lèit

Au

—

bouti

me

En

se

ttant

jou

Dus
très

au
cabes.
sonto Bièrges
au
mièi qu'es,

La

Qu'em
de

est au milieu
Elle garde
mon corps
et mon àme,

gardo

rroun

d

e

cos

moun

amo.

Preg

en
sent Marc

'

a

soun

Un Pater et

amos

qui

espregatori.

B.

nos

Saint Marc et saint Luc.
un Ave
pour les pauvres âmes

e

praubos

per

que
en

N.

Prions,

sent Luc.
Pater et un Ave

Un

—

aïeux

Nous donnerons

qu'ils récitaient

lit

je me mets
Cinq angelets
j'y trouve
Deux aux pieds,
trois à la tête,
La Sainte Vierge

jou

pès,

as

au

Au lit

Cinq anjoulets
i trobi

passerai la nuit
sûrement

La benedictioun

de

coucher

Bonsoir papa,

pépin, menino

A touto la
A Diu me

l'EgLise

dans

Eau bénite

mous

perdouno

pays

au

s

les

sont

purgatoire.

ans

gascon.

une

page

de prières

�La Presse Occitane
AUVERGNE
L'AUVERGNAT DE PARIS

Chroniques occitanes de Gandilhon Gens d'Armes.
13, Boulevard Beaumarchais (IVe).
L'AUVERGNE LITTÉRAIRE

Régionaliste Bilingue
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Revue des

Jeux-Floraux, 287 Mallorca, Barcelone.
LE COURRIER CATALAN

71, Rue de Rennes (VIe)

�6 Janvier 1189
tion

aux

et les

: Le Comte Raimon V
promet aide et protec¬
habitants de Toulouse et jure de maintenir les coutumes

franchises de la ville.
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S. Polycarpe
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Î6

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Mistral, recevant, peu avant sa mort, M. le Président de
République, avait bien raison de dire que le Félibrige trou¬
vait, dans le régionalisme sa conclusion logique et son
épanouis¬
sement. Et nous, régionalistes, nous saluerons, à notre tour,
«

la

dans

un
Mistral, dans un Vernemouze ceux qui nous ont tracé
voie, qui nous ont dicté la doctrine, qui ont appris aux autres
provinces de France le secret de leur régénération. ».

la

Çliarles Brun,

�-

11

—

LA CORRESPONDANCE DE VALENCE

Quotidien paraît à Valence. Carrer de Minyana.
L'EVEIL
Journal littéraire et
Administration : 13,
.

N-ACÍON

CATALAN

régionaliste. Le n° 15 cent.
Place des Poilus, Perpignan.

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LA PU CL IL IT VT

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OUADERNS D'ESTUDIS

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RESSORGIMENT
Revue catalane de littérature et d'action.
Buennos-Aires (République Argentine). Mexico - 1356
REVISTA MUZICAL

CÂTALANA

Organe de l'Orfeo Caîcila Palau cle la Musica,

Barcelona.

REVISTA

L'ORFEO

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Asturias,

83,

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Barcelonne

REVISTA

LA

Organe de la littérature. Directeur : J.-M. Lopez-Pico
Direction : Corts Catalanes, 613, Barcelone
LA REVISTA DE CATALUNYA
Directeur

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J.

'

Rovira-Virgili.

34, Passciy de Gracia, Barcelone.
LA

REVISTA- DELLS
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LLÏBRES

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125, Rambla de Gatalunya, Barcelone.

�5 Février 1856
«

Mireille

Adolphe Dumas rend visite à Mistral, qui

:
»

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Purification
S. Biaise
S. André Corsini
Ste Agathe
S. Tite
S. Etienne de Muret.
S. Cyrille d'Alexandrie
Ste Scholastique
N.-D. de Lourdes

Sept Fond, des Serv.
Lézin

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SS, Faustin et Jovite

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S. Siméon
S. Gabin
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17

18

profiter de

ce que la plupart de nos
parlent encore ce qu'on appelle
patois ». Ce ne serait pas négliger

enfants connaissent et

d'un nom grossier le «
le français : ce serait le mieux apprendre au contraire
que de le comparer familièrement dans son vocabulaire,
dans sa syntaxe, dans ses moyens
d'expression, avec le
languedocien et le provençal. Ce serait, pour le peuple
de France du Midi, le sujet de l'étude linguistique la
plus

vivante, la plus familière, la plus féconde pour l'esprit...
Les siècles d'histoire s'éclaireraient en lui, et, penché
sur cet abîme, il entendrait le murmure lointain des sour¬
ces profondes. Et tout ce
qui donne de la profondeur à la
vie est un grand bien.
Jean Jaurès,

�LA VEU DE CATALUNYA

Quotidien
7-9-11, Carrer Ferfandiha, Barcelone.
DE PARIS

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S. Simplice
S. Marin
S. Casimir
S. Adrien
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S. Jean de Dieu

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Martyrs
S. Vindicien
S. Grégoire le Grand

Ste Euphrasie

Leelare
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Ste Eusébie
S. Patrice
S. Cyrille de Jôrusal.
S. Joseph
S. Joaehim
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terre que sap, per
planes et costes, uni toutes las yèrbes
touts lo.us arbes de la
mey petite a la mey grane; e toutes en
ilourin, en s'ai'rutan. que canten l'imne
flamboureyant de
l'amou qvi, à cade
primtemps se rebiscole toustem ardent,
toustem nau, toustem
pregoun, toustem gauyous e sâ.
Aquere bouts que la poudem entene tout
die; tant pis tau
qui nou la coumpren pas ! qu'éý hère à
plagne ! »
Siiiiin Palay..
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Mercr.
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S. Georges
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enfants, défendez votre mère contre ceux qui veulent faire servante une demoiselle de bonne maison. Je vous
«

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Mes

recommande par testament
dre ce vieux terme.

que vous ne

laissiez point per¬

Je supplie très humblement ceux auxquels les muses ont
inspiré leur faveur de prendre pitié, comme bons enfants,
«
de leur pauvre mère naturelle... Car c'est un crime de lèsemajeslé d'abandonner le langage de son pays. » Ronsard,
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Fils valents

d'Oçcitanio, Miejournals espertats, tencun
lengo, aquelo clau que « di cadeno nous deliuro »,.
la clau rejoungudo tant de
temps al debrembier es

be la
mès

touto l'ouvilhado ! La cal

loungo
nostre

netejar, la cal fa luzir, e dins la
pinhastro mou nia do per la recounq.uisto de
èime, de nostros libertats, s'arrcstar pas de cridar...
e

Pus naut, sempre pus naul!

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Dr Vinas.

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; 2, Mazin, 33, Bd Lefèvre, Paris

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S. Dominique
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S. Louis d'Anjou
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d'Oc, bautres que 30 debias tout
prendre dobont, n'obès pas pougut trouba ol mièt des miliès
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des miliès de felibres

proutes abounats per bous fa bioure ?
pas gaire en bouostro fobour. Cau creire
que lou
mounde bous aimou
pas gaire, E per que diaples ès to roun-

Oquo probe

hossous ?

H.

POMMERGUES,

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Septembre 1830 : Naissante de Frédéric Mistral.
»
Moun paire qu'èro d'aqiieu moiiinen-, segound soun
abitudo, au hiitan de si terra. En tourtvnt, e doii phs tiuèh que
poiisquè se faire entendre ;
Mèstre! tritlè tau niandwiou, tíenèsì que tu inestvesso tout
escas s'es, acoutkado.
Quant n' a fa ? eridè moun païré.
N'a fa'n bèil»
...

—

—

Frédéric Mistral
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Nice
Paris

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Nice'[ch.

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L'Eclair

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L'Eclair (ch. P.

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Le Mercitre de Prance
J.-S. Pons.)

(ch.

Ì'auÌ Souchan et

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Le Monde NvubCati (ch. : Pierre
Les Nouvelles Littéraires
Le

(ch.

:

jalftbert.)

Ed. Ramontì.)

Quotidien (ch. : J. Charles-Brun.
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la Haute-Garonne, des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées, de
ou

l'Aveyron, de l'Ariège et du Tarn, peuvent envoyer une œuvre inédite"
Conditions du Concours.. — Sujet : au choix des candidats (toute¬
fois,

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prix spécial sera attribué au lauréat qui aura dignement
gloire, ses héros, ses poètes ou ses sites);

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de préférence dactylographiés, sous pli cacheté, à M. Jacques

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teront ni

noms ni signatures, mais seulement une devise reproduite
enveloppe cachetée qui contiendra le nom et l'adresse de
l'auteur. Chaque œuvre gasconne devra être accompagnée de sa
traduction littérale en français et indiquer le lieu d'origine du dia¬
lecte employé.
Un Jury, présidé par Marcel PRÉVOST, de l'Académie Française,
pour le français, et par M. Joseph de PËSQUIDOUX pour le gas¬
con, distribuera en séance publique, dans le courant du printemps,
les prix suivants : Un Jasmin d'Argent pour la section française et
un Jasmin d'Argent pour la section
gasconne, des Médailles d'Ar¬
gent, des Médailles de Bronze et des Diplômes.
Le Comité se réserve le droit de publier, en une plaquette vendue
sur

une

profit du Jasmin d'Argent, tout ou partie des œuvres couronnées,
concours est gratuit; mais, moyennant la somme, de 5 francs
envoyée à l'adresse ci-dessus, on recevra le livre du Jasmin conte¬
nant les poésies couronnées en 1925 et les très utiles directives do
au

Le

Marcel Prévost

aux

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Les concurrents

recevront

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qui joindront, en outre, la somme de 5 francs
1926, après le couronnement des poètes, et sans autre-

avis, le livre du Jasmin qui contiendra les poésies et discours de
Tannée, ainsi que l'allocution de Georges LEGOMTE, de l'Acadé¬
mie

Française.

Les envois des conrcurrents
de

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ne

seront pas

rendus. Toute demande

renseignements complémentaires doit être accompagnée d'un
la réponse.

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Le Comité.

�SMovembre 1850 : Mistral conçoit « Mireille ».
Un uespre, per semenço, en espinchant li mfi
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La

Cascarine

Laxatif Scien
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Leprince, Véritable

tifique, Guérit ses Causes
Conséquences. — Bien l'exiger partout

�L'ACTION FRANÇAISE
Organe du Nationalisme intégral
Directeurs Politiques

I.6011 DAUDET

:

CJii. MAUDKAS

Rédacteur

en Chef

Maurice

:

PÎJJO

La

politique extérieure — JACQUES BAINVILLE
Chronique religieuse —• BERNARD DE VESLNS
La vie sociale et économique — GEORGES VALOIS

"Z 'Aofvon ficwçou'st ai

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en

au jvtmuuL'

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France et Colonies...

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�L E

Chacun connaît les conséquences désastreuses d'un
rhume négligé ou mal soigné. Les lecteurs ont vu, dans cet

Almanach,

nos

précédents conseils dans l'article intitulé

:
poumons ».
Inutile, par conséquent, d'insister sur la gravité des con¬
séquences qui menaceiît le malade, si celui-ci n'a pas su
comment enrayer les complications telles que bronchite,
«

Sachez veiller

au

bon fonctionnement de

vos

pleurésie, grippe, tuberculose pulmonaire, etc... Un grand
nombre de médications sont préconisées contre les affections
des voies respiratoires. Mais bien peu ont fait leurs preuves
et ont

corps

une

efficacité aussi unanimement

médical

Docteur

que

le Régénérateur

reconnue

par

Pulmonaire

le
du

Bouyer.

Pour convaincre les malades hésitants

nous reprodui¬
compétents et désintéressés
qui figurent au milieu de tant d'autres dans notre brochure
que nous envoyons gratuitement sur demande.
sons

ci-dessous les deux avis

Paris, le 30 Septembre
Mon cher

Confrère,
J'ai employé avec succès votre iRégrénérateuï? Pulmo¬
naire dans diverses affections des voies respiratoires, et je tiens à
le dire en vous adressant mes remerciements.
veux surtout souligner les trois cas suivants :
—
Un jeune homme de 19 ans, cavitaire du sommet gauche
avec amaigrissement rapide, toux, sueurs et crachats nombreux qui,
après le sixième flacon, a vu disparaître en grande partie ces symptô¬
mes, engraissé de 5 kilos et a pu repi-endre sans fatigue son emploi
dans un bureau.
Deuxième. — Une dame de 45 ans, atteinte d'un asthme eatarrhal
avec'suffocations très pénibles qui, dès le second flacon, s'estjjjtrouvée
transformée (c'est son expression).
Troisième. — Une dame de 42 ans qui, au cours d'une grippe" infec¬
tieuse, a fait de la pleurésie tuberculeuse grave et a pu. grâce à votre
formule, traverser toutes ces complications et y résister victorieusement.
Tous mes compliments confraternels.

vous

Je

Premier.

Dr

Médecin
*

en

GOUEL

chef de

de la

l'Hôpital des Tuberculeux
Seine, .à Villepinte.

Paris, le 4«r Juin
soussigné, Dante SCOLA, élève à l'Ecole Odontechnique de Paris,
certifie que le Hégénérataur 1P -u.lmonaire du.
Docteur Bouyer, d'Ambérac, qui m'a été prescrit parie Docteur
MORA de Paris, a produit sur moi les meilleurs effets ; je toussais et
crachais le sang depuis fort longtemps à la suite de bronchites répétées :
je suis heureux de pouvoir affirmer que le Régénérateur
Pulmonaire a fait cesser très rapidement etTa toux et l'expecto¬
ration qui m'avait considérablement affaibli.
J'autorise M. le Docteur BOUYER à faire de cette attestation ce qu'il
luiplairadansi'intèrêtdetous.
DANTE SCola
Je

Le

Régénérateur Pulmonaire BOUYER se trouve
et en particulier chez

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du bétail — Pharmacie
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médicinales —
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yST *Z Ý? *r *? Ý? *? y&gt;? yC *sr

AnnuaireOccitan
En llemosi sonà lo

meu primer vagit
Quan del mugro matern la dolça llet bevia;

En llemosi al
I

Senyor pregava cada dia

cantics llemosins

somniava

cada

nit.

B.-G.

Aribau, calalà.

Amies, germans : la Patria llemosina
Renaix per tot ! Rebrota l'englantina..,
Téodor LlorentE, valencia.

Dis

dins la

man,

Fraire, ambourem donne lou vielh

parla

Aup i Pireneu

e

la

man

&gt;

rouman

Frédéric Mistral, provençau.

Tôt lo

pais que la mar avezina
pretendia Patria Lemozina;
Quitamen uei, malhorquins, catalas,
Se

Son

lemozis...

coma

deuriam, allas!
Jozep Ros, lemozin.

Voulem, dal fier Cantau jusqu'à la Mar Latino
E de la Leiro al flot tremou

Endusqu'als Pireneus qu'aloimgon loin* esquino
Sous l'ardent soulelh e.-panhôu.
E de las Alpas jusqu'à l'Oucean bramaire
Voulem toutis parlai* la vielho lengo maire.....
Arsène Vermenouzo, auvergnat.

Deus ori's de Balencia, ans soums de Murcia,
Deu gourg

de Gascougna

au

Poey deu Belay !
Miqucu Camelat,

gascou.

De Clormont à Malhorca
Pertot ont rebombis lo

e d'Alpas à Medoc
preclar parlar d'Oc.

Antonin Perbosc, lengaclocian.
Occitan

F. III

�carte
r"V;i

"-rv

,

Cette carte

des

"pays

...

a

de

langue

il

±.L

été dressée pour

Mesplé.

I'Editorial Occitan

NOTRE

d'oc

,i

par M. Paul

BUT

Notre but est de

publier un annuaire qui soit l'image exacte de
l'activité des pays d'Oc dans tous les domaines.
Notre but est de faire de notre Annuaire un recueil de
renseigne¬

ments occitans. Avec le concours de tous nos lecteurs nous sommes
convaincus que nous réussirons. Nous ne nous faisons aucune illu¬
sion, la tâche est difficile. Nos débuts sont modestes :

chaque année
rubriques et d'en créer de
: géographie, lettres,
sciences, arts, presse,, agriculture,
sport, commerce, industrie, administration, etc...
nous

essayons d'améliorer

nos

diverses

nouvelles
Pour

nous

parfaire notre

aider

en

cernant Leur

nous
« pays

Occitan de 1927.

œuvre nous

envoyant

»,

tous

Convions nos lecteurs a
renseignements con¬

les

qui devront figurer

dans

l'Annuaire

�Les Provinces Occitanes
(département du Puy-de-Dôme, du Cantal et, en par¬

AUVERGNE

tie, de la Haute-Loire). Capitale : Clermont-Ferrand.

Pays

Basse-Auvergne et Limagne,
en 1523 par François lor.

:

Réunie à la France

BÉARN (département des Basses-Pyrénées).

Henri IV.

Réuni à la France par

Haute-Auvergne.

Capitale

;

Pau.

(département de Vaucluse). Capitale :
Avignon.
Pays : Principauté d'Orange.
Réuni à la France en 1791. Orange en 1713.

COMTAT-VENAISSI-N

FOIX

(COMTÉ DE) (département de l'Ariègc). Capitale, : Foix.
: Haijt-Comté, Bas-Comté, DonEzan.

Pays

Réuni à la France par

Henri IV

en

1507.

(départements dos I-Iautes-Pyrénées, Gers, Landes et
en
partie, du Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonné, Basses-Pyré¬
nées et Ariège). Capitale : Auch.
Pays : Albbet, Marsan, Armagnac, Bigorre, Astarac,
Haut-Comminges, Bas-Comminges, Gouserans.
Réunie à la France par Henri IV en 1589.

GASCOGNE

(départements de la Gironde, Dordogne, Lot, Aveypartie, des Landes et du Lot-et-Garonne). Capitale ;

GUYENNE

et,

ron

en
Bordeaux.

Pays : Bordelais et Médoc, Bazadais,
gbe, quERCY.
Réunie à la France, en 1453, par Charles VIL
LANGUEDOC

Agenais, Rouer-

(départements de la Lozère, Ardèche, Gard, Hérault,

Aude, une partie de la Haute-Loire, du Taru-et-Garonne,

de

l'Ariègc, des Pyrénées-Orientales- et de la Haute-Garonne. Capi¬
tale

:

Toulouse.

Pays

:

Toulousain, Albigeois,

Lauragats, Carcassez

Bas-Languedoc, Gévaudan, Velay, Vivarais.
Réuni à la France par Philippe le Hardi en 1271.

(départements de la Creuse, de la Corrèze et de la Hau¬
te-Vienne). Capitale : Limoges.

LIMOUSIN

Pays :
Limousin,
len tai s

Haute et Basse Marche, Haut-Limousin, BasPays de comohaiu.es, Nontronnais et Confo-

.

Réuni à la France par

Henri IV

NICE (COMTÉ DE) (département
Nice.
Réuni à la France en 1860.

en

1589.

des Alpes-Maritimes). Capitale

PÉRIGORD (département de la Dordogne et une partie du Lot-et-

Garonne). Capitale

:

Périgueux.
Henri IV en 1589.

Réuni à la France par

(départements des Basses-Alpes, Bouches-du-Rhônc
partie, du Var et de Vaucluse). Capitale : Aix.
Pays : ITaute-Provence, Basse-Provence, Crau et G a

PROVENCE

et,

en

m argue.

Réunie à la France

en

1487 par

Charles VIII,

�36

—

—

R0USS1LL0N

(département des Pyrénées-Orientales). Capitale:
Perpignan.
Pays : Ròussillon, Cerdagne, Confient, Vailespit, Fe-

nollet.

Réuni à la France

en

1659.

LLIVIA, capitale : Llivia.
Réuni à l'Espagne.
CATALOGNE. Capitale

:

Barcelone.

Pays : Barcelone, Ampourdan, Vicii, Vallès, Penedès,
Ribagorça, Val d'Aran.
Réunie à

l'Espagne

en

1652.

ILES BALEARES.

Pays

Capitale : Palma de Maillorque.
Maillorque, Minorque, Cabrera, Formentera,

:

Eïvissa.
Réunies à

l'Espagne.

VALENCE. Capitale

Valence.

:

Pays : Castello, Valence, Alicante.
Réunies à l'Espagne.
ALGUER. Capitale :
Alguer.
Réunie à l'Italie.

ANDORRE.

Capitale
Pays neutre.

gens

:

Andorre.

de Catalogne, de Valence

gens de

Gascogne

et

de

Maillorque !

et de Béarn !

de Languedoc !

gens

de Limousin

gens

de Provence

gens

de

et

Périgord !

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�LES PROVINCES OCCITANES d&gt;

(Histoire

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Lettres

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Arts

-

Économie

-

Avenir)

Le Béarn
Géographie humaine. —Le Béarn correspond

aux

deux tiers envi¬

du département des Basses-Pyrénées (arrondissement de Pau,
Oloron,' Orthez). Dans sa partie montagneuse couverte de forêts et
ron

de hauts
pâturages, les trois vallées d'Ossau, d'Aspe
forment chacune comme un petit monde fermé. A la

et de Barétons

latitude d'Olo-,
gardienne de ces défilés, la chaîne des Pyrénées s'abaisse vers,
deux amples vallées transversales. Les gaves d'Oloron et de Pau y
coulent parallèlement dans de verdoyants bassins. Au delà, vers le
Nord, les coteaiix subpyrénéens s'étendent jusqu'à la courbe de
l'Adonr; leurs terres fertiles ont été mises en culture dès l'antiquité,
comme en témoignent le
rapprochement des villages et le nom de
Vic-Bilh fVirus Vetulus).
C'est par la région moyenne des Gaves que
pasteurs et agriculteurs
sont entrés en contact. Obligés' par les neiges à pratiquer la
trans¬
humance de leurs troupeaux, les montagnards ont tenté d'accapa¬
rer les herbages de la plaine. De leur mainmise
primitive subsiste un
dernier vestige dans la possession île la Lande du Pont-Long, par les
communes d'Ossau :
propriété indivise, comme le sont restés les pa¬
cages des hauts sommets. Ces rapports nécessaires entre hommes
ron,

•

d'existence dissemblable ont créé le

peuple béarnais. A la tête des

ponts qui enjambent les gaves se sont développés les centres urbains,
successivement, forteresses,'marchés, villes manufacturières. Oloron,
Navarrenx, Sauvetcrre commandent le gave d'Oloron. De même
le gave de Pau a vu grandir Orthez, Pau et Navarrenx.
Déplacé à
quatre reprises, le centre politique s'est fixé à Pau au déclin du
administrative
beauté
Moyen Age. La centralisation
et la
de son
sito'ont achevé de l'aire de cette ville la

capitale moderne du Béarn.
L'antiquité. — Les -découvertes des préhistoriens, au xrxe siècle
prouvé que les cavernes des Pyrénées, notamment celles d'Arudy, ont abrité les chasseurs de rennes de l'époque quaternaire. Plus
tard des populations néolithiques élevèrent des monuments funérai¬
res : tels sont les
mégalithes de la montagne (dolmen de Buzy) et
les (ombelles qui Couvrent nos landes (l.umuli du Pont-Long et du
ont

camp

de Ger).

Lorsqu'à l'aube des temps historiques, les Romains pénétrèrent
en Aquitaine, ils trouvèrent, établies sur notre sol, deux
peuplades d'Origine ibérique. L'une d'elles se groupait à l'entour
de Èeneharnum (Lescar ?). L'autre avait pour retranchements l'oppi¬
dum d' Iluro (C-loron I. Les conquérants tracèrent une voie subpyré¬
de Gaule

néenne passant par Bcneharnum. Là s'embrancha leur route de Bor¬
deaux à Saragosse, qui. par Iluro et la vallée d'Aspe, gagnait le col
du Somport (Surnoms Portas) ; cette dernière était l'une des trois ar¬
tères destinées à relier la Gaule à l'Espagne. Devenues cités de la

Novempopulanie, Iluro et Bcneharnum reçurent le christianisme

au

(1) Nous avons commencé l'an dernier la publication de Notices sur 110
Provinces. Chaque notice ast confiée à un écrivain occitan. Nous publions
la troisième notice : Le Béarn, rédigée par M. Paul Lorber, archiviste des
Basses-Pyrénées.

Nous avons publié en 1924, Le Perigord, par M. G. Lavergne; en 1925,
I.'Auvergne, par M. Loui; Delhost.al.

Ces Notices n'Ont
occitans.

qu'un but : donner une

idée d'ensemble des pays

�aux secrétaires d'Etat • qu'ils pouvaient
le roi de la conversion totale du l'éarn, de 22,000 rcligionnaires qu'il y avait n'en restant pas mille ». (1685).
Par « l'éclit d'union » de 1620, Louis XFil accomplit en outre
clos

me

dragonnades, écrivit

assurer

une

réforme

judiciaire. La Chancellerie de Navarre, transportée de
au Conseil souverain de Béarn pour former

Saint-Palais, fut jointe
le

'■

Parlement de Navarre séant à

Pau

».

En 1G91, le Parlement

de Soûle, en.même temps que lui était
réunie la Chambre des Comptes. Non seulement il contribua à la
prospérité de la ville de Pau, mais il incarna l'esprit libéral du Béarn.
En 1765, sa désobéissance aux ordres de Louis XV entraîna pour
ses magistrats un exil de dix années et motiva par contrecoup la
disgrâce de l'intendant d'Etigny, auquel le pays doit le réseau de
ses"grandes routes. En 1788, le Parlement de Navarre se solidarisa
avec ceux de Grenoble cl de Rennes pour refuser l'enregistrement
des édits bureaux. Le peuple considéra ces édits comme attentaioires à la liberté qu'avaient conservée les Etats de Béarn de fixer euxmêmes la quotité de l'impôt sous forme de donation nu roi. Lue
émeute soutint la résistance du Parlement. Mandés à Versailles, les
magistrats virent biffer leurs délibérations en présence de Louis XVI.
A leur retour, ils reçurent un accueil triomphal. L'effervescence
grandit à l'annonce de la convocation des Etats-Généraux de 1789.
À l'opinion publique s'offrait cette alternative : refuser de siéger à
l'assemblée, c'était revendiquer pour le Béarn une indépendance
purement théorique et pratiquement insoutenable; accepter d'y
envoyer des représentants, c'était reconnaître l'assimilation aux
autres provinces du royaume. Les Etats de Béarn finirent par se
rallier à ce dernier parti. Arrivés à Versailles après la proclamation
rie l'Assemblée nationale, les députés du Tiers béarnais sollicitèrent
leur admission tandis que ceux du clergé et de la noblesse décla¬
raient leurs pouvoirs
outrepassés. La ville de Pau prit dès lors la
tête du mouvement d'adhésion. Le 28 octobre 1 789 ses citoyens réso¬
lurent « d'unie voix unanime, d'offrir pour tribut à la patrie une
constitution antique qui leur est chère et qui rendait leur situation
plus heureuse que celle des autres provinces », Eri s'unissant de plein
gré à la France, le Béarn pouvait se faire gloire de lui avoir donné
le plus
populaire de ses rois et d'avoir respiré longtemps avant elle
l'atmosphère de la Liberté.
étendit

sa

juridiction

au pays

Paul

Archiviste des

L'INSTITUT
Cet Institut,

Lorber,

Basses-Pyrénées.

D'ÉTUDES MÉRIDIONALES

été fondé à Toulouse, en 1914, par

l'éminent
professeur Joseph Anglade (voir p.
), et collaboration avec,
Calmette, Cartailhac, Graille!, Galabert.
Thèses faites sous la direction de M. J. Anglade : Touché
(Pierre). Eludes sur les dialectes romsillonnais. Toulouse, 1925.
S. Eker, Professeur anglais du lycée de Surderland (Angle¬
terre). Le participe'passé en ancien français. Toulouse, 1925.
En préparation : Abbé J. Salvat, La poésie toulousaine au
XIVe siècle.
Mlle Tjtchenbr, étudiante à l'Université
Harward (Amérique), La Renaissance Méridionale en Auver¬
a

J.

—

gne.

Travaux de l'Institut d'Etudes Méridionales
Les Troubadours el VAngleterre.

:

.1. Audiau.

Diplômés de l'Institut d'Etudes Méridionales, — a) Diplô¬
supérieur : Abbé Noabel (Toulouse), — Pierre Fouché, —
Jean Audiau,
L. Àliberl, secrétaire de l'Escolo Moundino.
b) Certificat d'Etudes Méridionales ; Méras, professeur
d'Université au Canada, — Routières, — G ultime, étudiant
me

américain,

�La

Langue Béarnaise

Lorsque le voyageur, quelque peu surpris par

l'étrangeté du lan¬

qu'il entend parler en arrivant en Béarn, s'informe, on lui ré¬
pond : c'est le patois. Et, sans réfléchir autrement, il est convaincu
que le béarnais est un patois, c'est-à-dire une langue pauvre, dé¬
formée, une manière d'habit d'arlequin, fabriqué de pièces et do
morceaux à l'usage du peuple des campagnes.
Or, ce patois n'est pas du patois, au sens que les franciman lui
donnent généralement. Si nous employons ic-i le mot, c'est qu'il est
commode de placer en faee du mot le français, fions disons ; « Parle
patois, 011 te comprendra.! » comme nous dirions : « Parle français ! »,
L'un et l'autre ternie ont pqur nous une s'aleur égale et, pour le
commun, le patois est une langue différente du français, Iqut sim¬

gage

plement.

Mais, peut-on soutenir que le béarnais n'est pas un patois ?
Certes I La richesse et la beauté d'une langue se mesurant
d'ordinaire au nombre des mots qu'elle possède pour exprimer la
pensée. Le dictionnaire académique de Littré comporte 42,000 mots.
Le lexique béarnais en a bien autant, peut-être davantage. Aussi
notre langue est-elle d'une précision dont, en de nombreux cas, la
langue française n'approche pas. Nous possédons par centaines des
mots qui n'ont pas leurs correspondants en français, et cela n'est
certes pas un signe d'indigence. Par contre, les mots de « fabrica¬
tion » modernes et scientifiques étant mis de côLé, il est peu de ter¬
mes français qui n'aient pas leurs équivalents en béarnais. Un exem¬
ple, en passant : En français, le verbe abattre s'applique à une foule
d'actions assez dissemblables on abat un mur et on abat son ennemi,
on abat un arbre et on abat des cartes, etc. En béarnais, chacune de
oes actions, aura son verbe propre et, si je ne m'abuse, il y a là une
prouve certaine de richesse.
Mais la langue béarnaise n'est pas riche qu'en termes, elle est
encore élégante et gracieuse, imagée, sonore et lière. Tout le momie
—•

—

connaît le témoignage de

Michel Montaigne :

bien au-dessus de nous, vers les montagnes, un gascon quo
je trouve singulièrement beau, sec-, bref, signifiant, et, à la vérité,
un langage masle et militaire,
plus qu'aucun autre que j'entends;
autant nerveux et puissant et pertinent comme le français est grâ«

Il y a

cieux, délicat et

Aussi,

abondant.

»

où le français ne peut aller, que le gascon y
c'est le nôtre; Montaigne l'entendait du côté

gascon,
il venait

ci

«

arrive! ». Ce
d'Orthez, où

prendre les eaux ».

du moins, greffée sur elle, la langue
française est encore en formation : telle elle était alors, telle elle est
aujourd'hui, j'entends quand on ta parle correctement, Car il en est
d'elle comme de toute autre ì le français des faubourgs de Paris, le
béarnais des villes sont voués aux mêmes vicissitudes : on les estro¬
Issue de la souche latine, ou,

pie à plaisir, et c'est ici que la
peut, être appliqué,

seps et

qualificatif de patois retrouve son

�—

40

—

Les bons Béarnais ont

toujours été fiers de leur langue qu'ils ai¬
honneur de bien parler. 11 y a trois cents
ans,
quand Louis XIII
le fils d'Henri IV pourtant, — converti aux
idées de centralisation par
Richelieu, interdit
ment et tiennent à

l'usage du béarnais
Parlement de Navarre, le conseiller Bordenave fit entendre
en
pleine cour une protestation émue et véhémente, déclarant
qu'il se
soumettait à la force, mais qu'il
n'en gardait pas moins tout son
amour
respectueux à l'antique idiome qui, pendant des siècles, avait
au

fidèlement traduit la
La

pensée du Pays.

plupart des

œuvres littéraires qui nous sont parvenues ont
pour auteurs sinon de nobles personnages, du moins des hommes
d'une solide instruction. Le fond
nos

chants,

populaire est aussi très riche, et
particulier, sont célèbres. On appelle le Béarn lou

en

païs de las cantes, le pays des chants.

Depuis la fondation du Félibrige en Provence, un renouveau a
la Muse béarnaise; une
puissante association, « l'Eschole

réveillé

Gaston Fébus »,
groupe nos écrivains de langue d'oc, et les œuvres
qu'ils publient'rie sont pas généralement inférieures à celles de lan¬
gue

française.

Par leur action continue et

méthodique, nos félibres ont redonné
au
peuple la conscience de sa valeur, car la langue a une portée so¬
ciale certaine* Ils empêchent ou du moins
atténuent la
et font aimer le

«

parler joli

corruption

»,

lou béroy parla, qui fleurit les lèvres

maynades et vibre dans la voix de
de la plaine et de la
montagne.
nos

nos

de

gars, nos solides gouyals

Un

jour viendra, qui n'est peut-être pas lointain, où il retrouvera
place qui lui est due. 1) y reviendra par l'Université,
par l'Ecole
primaire (car il peut, autant que le latin, servir à l'étude du fran¬
çais). Ge jour-là, un acte de justice sera accompli qui effacera le
la

geste

brutal de l'élève de Richelieu

pas

et, certes, la France

ne

s'en trouvera

plus mal.
Simin

Palay, Majorai du Félibrige

IMPRIMERIE-RELIURE
DES

ORPHELINS-APPRENTIS

IMPRESSIONS

Têtes de Lettres
«s

Factures

Lettres de

DES

TOUS

GENRES

Journaux
Brochures

v*

faire-part

.ŒUVRE

EN

»?

Revues

-

-

Thèses

Almanachs

vm

BULLETINS PAROISSIAUX

RELIURE
ENCADREMENTS
L'Établissement se charge d'exécuter tous les
genres de Reliure,
Cartonnages, Collages de Cartes.
--

S'adresser

a

M

le

Directeur, Rond-Point Saint-Martin

-

ALBI

�^ &lt;î&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;î&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;^ &lt;$&gt;&lt;$&gt;

&lt;î&gt;

PREGARIOS GASCOUNOS
dou

pais de LOUMAGNO, Gers (xvne siècle)
Litanios

Jésus

a

Diu, qu'ets per nous plen de
bountat, Ayats de nous pialat.
Diu, qu'auèts per nous tout créât,
Diu, qu'auèts l'ome rachetât,
Hil de Diu, per nous incarnat,
Jésus, per nous persécutât,
Ayats de nous pietat.
Jésus, per nous-aus affligeât,

'

per

nous-ans

flagellât,

d'espinos courounat,
Jésus, au pople présentât,
Jésus, des Jousious mespresat,
Litanios

des

sents

patrous

S.

Adelard, jardinier, 3 jan...
S. Auber,
vigneron, 9 fév...
S. Anien, savetier, 25 avr...
S. Isidore, laboureur, 10 mai.
S. Menigne, foulon, 15 mai.
S. Thodore, cabaretier, 18 mai.
S. Simon,
laboureur, 1er juin.
S. Aquila, tailleur cuir, 8 juil..
Gràns
Coum

Sents, qu'abets trabaillat
nous-aus

dins noste estât,

S'a tan b. plats, pregats per nous.
E per touts lous tribailladous.
Grand Sent N... qu'ets estât

Coum
S'atan
E per

nous

bous

tribail

au

pl.,

preg,

occupât,
p.

nous

touts lous trabailladous ;
Obtenguèt-nous, s'at. b. plats,
Litanios
S. A bel, S. Jacob.
Ste Geneviève, 3
S.

S.
S.
S.

de

sents

qu'an

de

janvier.

Marcel, patroun des pastores

Prégats, si b. plats, Diu p. nous
Obtenguèts-nous, s'atau, etc.

tribail

Ste Priscille,
S. Alexandre,

Ste-Lydie,

couturière,

8 juil.

laboureur, 1er août.

teinturière,

3

août.

S. Byltroy, forgeron, 6 août.
S. Crépin, cordonnier, 25
oct..
S. Ludal,
boulanger, 28 oct..
S. Ilomebon, tailleur, 13 nov..
S. Eloy, orfèvre, 1 dèc...
Lou

perdoun de nostes pecats,
gracio de traballa
en railla,
Ny mès de nad'auto faiçou
Que desplacio a sa Grandou.
Obtenguets-n,. s'atou b. plats,
Lou perdoun de nostes pecats
E la glorio dou Paradis
E

la

Sens aufensa Diu

Pes mérités de Jesu-Chris.

guardat

S. Moyse,

Marcel, 16 janvier.
Benezet, 14 avril.
Patrice, 17 mai,
Félix, 18 mai.

Sent

croux

Jésus, à la croux coundámnat,
Jésus, à la croux accablat,
Jésus, à la croux claouerat,
Jésus, sur la croux elebat,
Jésus, per nous crucificat,
Jésus, qu'auèts per nous prégat,
Jésus, sur la croux insultât,
Jésus, deu lairoun blasphemat,
Jésus, de son pai délaissât,
Jésus, de la mort attaquai,
Jésus, per la lanço blassat,
Jésus, sur la croux trespassat,
Jésus, as Limbos debarat,
Jésus, des morts ressuscitât,
Jésus, a touts manifestât,
Jésus, per nous au Cèu pujat,
Jésus, jutge de l'ome ingrat,

Jésus, qu'auèts per nous susat,
Jésus, qu'auèts per nous plourat,
Jésus, qu'auèts tant endurât,
Jésus, per nous-ans mautrata,
Jésus, per nous-ans soufletat,
Jésus,
Jésus,

en

le

bestia

4 septembre,

été Rosalie, 4 septembre.
Lubin, 15 septembre.
I-Ioneste, 29 novembre.
Malc, 21 octobre.
Valeri, 12 décembre.

S.
S.
S.
S.

Sent
Per

Félix, pregats,
las

pastouros é

Obtënguets-nous,

per nous

pastous.
etc.

s'atan,

L'A L 1VÎ Â M A G H OCCITAN
DE 1926 (4e ANNÉE)
Demandez-le

partout, chez votre libraire, à votre

gare,

c'est

VAlmanach régionalisle le plus complet, le mieux renseigné.
Le demander chez l'auteur à SAMATAN (Gers) — ou bien
chez M. E.-H. Guitard. 6, Passage Verdeau, Paris 9e.

�NOSSOS

DE

GEÈISO

Aquel gounze febriè li calio dous soulels...
Quuno bèlo jouinesso ! et quunses dous parels !...
Benès beire passa de nossos tant poulidos !
Balbino ambe Finou sou dos rouèsos culidos
Sul roueziè d'un jardin que Dieus a benesit.

Jousep et Batistou, qu'abès ta pla causit
Ne poudès esse fiers et quilha bostro talho :
Las nobios que menan sous pas de rafatalho,
N'a'n brieù qu'abian pas bist mounta pes carreirous
Quicon de ta superbe e de tant amistous...
Semblou pas de rampans garnits de Iiboureios,
De periès rouges-blancs broutounats de glijéios,
Coumo las que besen dins la glorio de dhuei,
Que se pimpou, mater) ! coumo filhos de rei,
Et souben la briquieirio es touto sus l'esquino.
Las noros des paysans, Finoto ambe Balbino,
N'agradou cent cops mai dins lour simplicitat;
Raubo de Castro bluo et faudal acourdat,
Cofo de tule blanc et dantèlo flandreso
Ambe riban bioulet à grand nus de-lampeso.
Bel moucadou tartane à franjos de pindal

Que sailo-largomen et toumbo dusco abal
Escarpins de cuer fi lusens coumo d'estrenos,
Al col, plaqueto d'or et dous tours de cadenos,
Sinne d'estacomen de l'espouso à l'espous,
Aqui tout lou noubiago : es pas res de poumpous;
Mès coussi tout s'acordo ambe aquelo jouinesso !
De nobios coumo'co troumpou pas lour proumesso
Superbos de santat, d'innoucenso et d'amour.
Mantendroù pes oustals la rasso amai l'houmour.
Dins la gleioto biellio et dhuei touto jouialo
D'apimpa sous autars de lour poumpó noubialo,
Dientras, efans ! anas, amoun, al boun pastour
Mena cadu la bostro et dire, tour à tour :
La boli, qu'es la mio, que moun cur l'a causido,
Et juri de l'aima... pas qu'elo... pella bido ! »
Piei, quand clos auroù dicli l'oui, qu'ai segur
Caduno lou dira d'al pus founs de soun cur,
As dets d'aquelos mas dins lous trabals roussidos
Metès, et trambles pas, las bagos benesidos
Jimbole bertadiè de lour fidelitat,
Et lou Dieùs de Cana qu'abès ta pla'mbitat,
Lou Prince de la pax, lou Rei des patriarcos
Sul gourp et sur l'estang guidara bostros barcos;

:

«

Creissès, multiplicas, enreissas, de familhos
Mantenès lous oustals pies d'efans et de filhos.
Aimas-bous fort et ferme, aimas bous
pla bel brieu,
Et que lous musiciens d'abal, louloung del
rieu,
Lou raussinhol, lou merlhe amai la tourtourèlo
Bous cantou, cado primo, uno cansou noubèlo
Per brassa lous nenis que toumbaroù d'al Oel 1
Extrait de « Al Brèn à la Toumbo »
J, Bbs/îHQ

'"tlHIÎÍÉÌÍII

�—.

La Cei)tel?aife

43

-

de Gamarde-les«baii)s

(LANDES)
Gamardc-les-Bains est parmi les jolies communes de la
Clialoe, l'une des plus coquettes. Elle se pare de ses vieux
châteaux et de sa jeune église, de son Camp romain et de ses
sources thermales, comme une élégante de se bijoux. Pour la
visiter, les étrangers viennent chaque année très nombreux.
Gamarde les accueille avec une grâce paifaite et leur offre pour
les distraire et les
réconforter, la dou¬
ceur de ses paysa¬
ges

et la force de

piquepoult.
quel¬
ques jours, Gamar¬
de a ajouté à sa pa¬
rure, un joyau de
grand prix : une

son

Or, depuis

centenaire. Céleste
Darricau de la mé¬
tairie Lasgamardes
a célébré le 17 mai
1925 le centième
"anniversaire de sa
naissance.

Toute la contrée
fut en fête ce jourlà. Plus de 2.000

personnes
devant

étaient

l'église

quand la centenai¬
re

descendit

do

laquel¬
Maire de Ga¬

l'auto dans

le le
marde était allé la

chercher. La musi¬
que du Patronage
l'église saluèrent l'entrée de la Centenaire
sous le porche où l'attendait son curé qui lui offrit alors au
nom de la paroisse, une belle croix
d'or.
Après la messe très solennelle pendant laquelle M. l'abbé

et les cloches'' de

allocution la vénérable
enfants et petits enfants
déposa une gerbe de fleurs devant le Monument aux Morts de
la guerre. Puis, sous les arbres do la Mairie tous les assistants
se groupèrent autour de tables ornées par Mme et M. Bédous
instituteurs, et ce fut l'heure charmante et pittoresque de
l'apéritif lequel fut agrémenté de deux discours l'un du Maire
de Gamarde, l'autre du maire de Dax propriétaire de la métai¬
rie Lasgamardes. C'est le 3e centenaire que Gamarde célèbre
en 10 ans. Un quatrième est en espérance. Un vieux soldat
de Crimée, âgé de 99 ans célébrera dans un an, lui aussi, lu

Bordes curé de Gamarde prononça une

centenaire, entourée de ses dix-huit

ceMième anniversaire de sa

naissance)

�D'ÉGLISE

NOCES

A ce onze février il fallait deux soleils...
Ali ! les beaux jeunes
gens ! les couples sans
Venez, admirez tous les belles mariées !
Balbine avec Pliinon, tendres roses coupées
Au rosier d'un jardin
par le bon Dieu béni.

pareils !...

Josepli et Batistou, vous avez bien choisi,
Vous pouvez être fiers et relever vos têtes;
Vos. femmes ne sont pas de frêles femmelettes,
Et

depuis bien longtemps, à travers le hameau,

L'on n'a rien vu passer si aimable et si beau...
Sans nulle prétention elles se sont
parées,
Et non comme des fleurs qu'on eût
enrubannée?,
Ni comme l'on en voit de ces filles,

Qui s'attiffent, mâtin !

parfois,

comme

filles de roi,

Et qui ont sur le dos tout ce dont on les dote.
Les brus de nos paysans, Balbine avec
Phinote,
Me plaisent cent fois plus dans leur
simplicité :
Robe do castre bleu et tablier
adapté,
Coiffe de tulle avec dentelle de Maline.
Où pend un long ruban

qu'un large nœud termine.
frangé gracièusement
ample et bien tombant,
Escarpins de cuir fin brillant comme l'ébène,
Au cou médaillon d'or avec deux tours de
chaîne,
Signe d'attachement de l'épouse à l'époux :
Tel est l'habit nuptial : il est très
simple en tout;
Mais qu'il s'accorde bien avec cette
jeunesse !
Ce ne sont pas ces brus qui
trompent leur promesse ;
Superbes d'innocence et de saine fraîcheur,

Superbe châle

roux

Oui habille à souhait très

Elles conserveront et la

race

et l'honneur.

Dans l'église modeste et aujourd'hui heureuse
D'embellir ses autels de leur
pompe joyeuse
Entrez, enfants ! allez au vénéré pasteur,
Mener chacun la vôtre et dire de tout cœur :
«. C'est elle
que je veux, celle que j'ai choisie,
Je jure de n'aimer... qu'elle... toute la vie ! »
Puis, quand elles auront dit le oui à leur tour,

Que chacune, elle aussi, dira avec amour,
Au doigt de cette main
par le travail brunie
Mettez, et sans trembler, votre bague bénie,
Symbole non trompeur de leur fidélité.
Et le Dieu de Cana qui est votre
invité,
Le Prince de la paix, le Roi des
patriarches,
A travers les dangers
guidera votre marche...

Croissez, enracinez de nombreuses familles,
Garnissez les maisons de garçons et de
filles,
Que votre

amour soit fort, qufil ne
s'éteigne pas ;
Et que les musiciens
près du .ruisseau, là-bas,
Le rossignol, le merle avec la tourterelle
Vous chantent, tous les ans, une chanson
nouvelle
Pour bercer les
petits qui tomberont du Ciel !

(Traduction du dialecte du Rouergue)

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M y* &gt;y aa \&gt; &gt;&gt; M&gt;&gt;&gt;Í

M

vZ ýZ yiT /S*" *iT ÝF ỲZ ỲF ^ST *Z *Z *?

Ý? ÝZ

Les Sociétés Littéraires
et d'Action Occitane
Auvergne : Aurillac : Escolo Oubcrgnaio (H. Dommergue) Clermont-Ferrand : Escolo clc Limagno (Benezet Vidal à. Chateldon. P.
de

D.)

—•

Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts; — La Veillée
— Société médicale-, — Société de Pharmacie; — Société
H'aute-Auvergne (5, Place du Palais.)

cl'Auvergne-,

d'Initiative rurale de la

Béarn
Pau : Escole Gaslou-Febus (Simin Palay à Gélos, près
Pau); ;— Association Régionaliste du Bassin de l'Adour (Ducla, 42,
rue de Liège) Société des Sciences-Lettres et
Arts; — Académie de

Béarn.

Dauphin'é

: Tulette
(Drôme)': Lou Rondelet de Tuleto (à la Mairie)
(Drôme) : Jouiouso troupo felibrcnco de las Ribos de Granelo
(Gacian A mol rie.)
Gascogne': Aucli : Société Archéologique; — Société historique de
Gascogne; —Escole Gaslou Febus (Abbé F. Sarrau, Pension Salinis.)
Saint-Gaudens : Escolo deras Pireneos; — Société historique du Comminges. Mont-de-Marsan : Société d'Agriculture, Sciences, Arts et
Manufactures; — Dnx : Société de Borda: Saint-Girons : Société des

Chabrian

Etudes du Gouzerans.
Guyenne

:
Bordeaux : Académie des Sciences, Belles-Lettres et
Société des Archives historiques; — Société de Médecine.
Agen : Société d'Agriculture, Sciences et Arts; —Société de Médecine;
Jasmin d'Argent. Cahors : Société des éludes littéraires,
scientifi¬
ques et artistiques du Lot. Rodez : Lou grel Rouergas (Hôtel Rouvier,
2, rue de Laumière); — Société des Lettres, Sciences et Arts; — Société
Archéologique. Giroussens (Tarn) : La Terro-Basso d'Albigés (Henri
Martv, Giroussens). Montauban : Escolo Carsinolo (Café de la Comé¬
die); — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts. Nérac : Escolo

Arts;

—

—

gascouno.

Moncrabeau

(D. Ficat.) Ràbastens

(Lot-et-Garonne)
:

:

Las Belhados gascounos

La Lausclo Rabaslinholo.

Languedoc : Toulouse : Escola Occilana (14, rue des Arts); —
Toulousaine de Toulouse (3, rue Lapcyrouso); — Chorale Déodat de
Sévérac (69, rue du Taur); — Institut d'Etudes Occitanes,
(52, rue du

Taur);

Ligue d'Oc 5, Rue du Moulin-Bayard; — Office de Propa¬
rue du Moulin-Bayard; —Escolo Moundino (15,
Denfert-Rochereau); —•Académie des Jeux-Floraux (Hôtel d'Assézat); .— Société Archéologique du Midi de la France (Hôtel d'Assézat); — Société de Médecine; —Société des Artistes Méridionaux (3,
rue
St-.lean); — Institut d'Etudes Méridionales (52, rue du Taur).
Montpellier : La Lausela (Café dé l'Hôtel de Ville); — Escolo clou
Parage (M. Jean Fourncl, 15, rue du Cheval-Vert); — Académie des
Sciences et Lettres; — Société archéologique de l'Hérault: — Société
de Médecine, et de
Chirurgie pratique; — Société pour l'Etude des lan¬
gues Romanes. Béziers : ì.a Cigalo Lengadouciano (Cité du Pastisson);
Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers (8, rue de
Bonsi). Narbonne : la Cigalo Narbouneso (4, rue Aubcr). Saintes?
Maries-de-la-Mer : la Nacioun gardiano (chez Confias). Beaucairc :
Escolo d'Argenço (46, rue Nationale). Cette : Felibrenca de Sen-Cla
(chez Gustave Thérond). Lunel : Escolo doù V-idourle (chez Louis
Abric). Lunel-Vieil : Coumitat di Recoubranços Nationales doù Miejour. Aies : La T'abo (rue Saint-Vincent). Le Puy : Escolo Peire C.ardenal (chez Césaire Franc, bibliotli. de la
Ville) Société Académique.
En Va : (Haute-Loire) : Escolo clou Boumbarclamcnt
(chez J. Eyraud).
Combon (Haute-Loire) : Li Chivaliés de Sant-Ubert (chez .1." Blanc
à Jandriac par Combon). Privas : Société des Sciences naturelles et
historiques de l'Ardcchc; — Foix : Société Ariégeoiee des Lettres,
Sciences et A rt. Carcassonne : Société Scientifique des Arts et Sciences,
Nîmes : Nemausa; .— Académie de Nîmes.
—

gande Occitane, 5,
rue

—

�Limousin : Argentat (Corrèzé) : Fellbrige Lemousi; Escolo. de la
Sehtria (Amédée MUZacj Bibl. de la ville). Guèret : Société des Scien¬
ces Naturelles et d'Antiquité.
Limoges Escola dau Barbichet (René

Famier) Société archéologique et historique. Tulle : Société des Lettres,
Sciences

Œt Arts.

: Périgueux : Lou Bournal don Perigord (R. Benoit 9,
Michel-Montaigne); — Société des Beaux-Arts de la Dordogne
(73, rue des Barris); — Société historique et archéologique du Périgord.
Provence : Avignon : Lou Flourege (5, Palais des Papes); —

périgord

Cours

(Léon Ey-

Académie de Vaucluse. Aix-en-Pro vence ? Escolo de Lar

mard, 9,

4-Septembre); —Académie des Sciences Archéologi¬
ques d'AiX; —- Académie des Etudes Provençales. Arles : Escolo Mistralenç.o (Palais cíu Félibrige); —Palais du Félibrige; — Société Archéo¬
logique. Bédouin (Vaucluse) : Li Galo-Bon-Tems (Louis Gerbaud).
Pertus (Vaucluse) : Ateneu de Pertus (chez Ch. Cotte, notaire). Eyguière : Escolo felibrenco de la Cran (Paul Pavan, avenue de la Gare).
Carines : Escolo de Lerin (à la Bibliothèque de la ville). Châteaurenard (B. du Rh.) : Escolo cli Tourre (chez Antonin Ginoux). C.arpentras

du

rue

(Vaucluse)

Escolo dou Veniour (chez Alan Châtasse, instituteur

:

à BeaUrnont d'Orange (Vaucluse). Gadagne (Vaucluse) Lis Enfant
de Font-SegugrtO (Ach. Vidal, villa des Cigales). Valreas (Vaucluse) 1
La Poumo Vauriasso (chez Louis Bichet); s— Secrétariat Général du

Félibrige (Louis Bèclint, -compte de chèques postaux : C. C. Marseille
Général du Comité des Revendications
Mistral, neveu). Marseille : Escolo de
la Mar (35, rue Monte-Cristo); — Prouvenço (12, Cannebièrc); —
Académie des Sciences, Lettres et Arts (40, rue Alphonse Thiers); —
Société Archéologique de Provence ((83, Bd Longchamp); — Lei Cigalouh Tambourinaire (3, Bd Dugomier); — Musée du Vieux-Marseille
(Rond-Point du Prado); — Maison de Provence, (22, rue Montgrand),
Toulon : La Targo (12, Ouai du Parti); — Li Tambourinaires de Mirelho (Foyer de la Targo); .— Académie du Var, (5, rue Moche); —
89.00.). Maillane : Secrétariat
Nationales du Midi (Frédéric

Les Amis du

Vieux-Toulon.

Forealquier (Basses-Alpes)

:

Escolo dis

Sistéron (Basses(-Alpes) : Escolo de Durenço (5,
Grand-Rue). Draguignan : Société d'Etudes Scientifiques et Archéo¬
logiques. Digne : Société Scientifique et littéraire. Vice : Académia
Nissarda (20, Bd Mac-Mahon). Vence : Mantenensa UqoT'ética (L.
Aup (à la Mairie).

F unel).

Rqussillon : Perpignan : Casai Catala; — Société d'Etudes Cata¬
lanes; — Société Archéologique et d'histoire du Roussilhn (Henri
Aragon, Chateau-Roussillon, par Perpignan).
Catalogne

:

Mancomunitat de

Ateneu Barcelones;
tudis Catalans; —

Catalunga (Palau de la Diputaciô)

— Académia de Buenas Lclras; — Institut d'EsAssociatif); Protectora de l'Ensenyença Calalana;
Jochs Florals (Mallorca) —• Orfeo Catala; — Orjco Gracienc; ~—
Centre de Dépendants del Comerc e de la Industriel.
Institut de la
Llenga Calalana. Girona : Jochs Florals; — Associacio Protectora.
Vieil : Jochs Florals; ■—Associacio Protectora. Leyda : Jochs Florals;
—

—

Associacio

Protectora.

Maìllohóce

:

Bisbè Maura, 2).
Valence

:

Associacio ptr

la Cultura de Mallorca (Carrer del

Jooentul Valencianisla.

—

Lo Rut-Penal

(Jochs Florals)

Sociétés

Ligue pour

Paris.)

siégeant hors des Provinces Occitanes
la langue d'Oc à l'Ecole (.1. Bonnafous, Lycée Henri IV
.

L'Escolo de l'Alaubeto
Les Amis de la

(33, Bd Lefèvre, Paris.
langue d'Oc (J. Loubet, 355, Rue de Vaugirai'd),

Paris xx0..
Lous Chaniaires Lemousis (30, Bd
Voltaire), Paris.
La Provence (12, rue
Aotre-Danie-de-Lorette), Paris.
Comité Central Séparatiste Catalan (92, rue de
Richelieu),

Paris.

Groupe Occitan (159, rue de Flandre) Paris.
pour la Culture Catalane, (Bd Saint-Germain, 121).

Association

�Bibliographie Occitane
qui sonl publiés à noire con¬
à Octobre.
Nous y inscrivons automatiquement tous tes ouvrages et tous lés
périodiques qui sont adressés comme service de Presse au Journal
OC », 5, rue du Moulin-Bayard Toulouse.
Toutes les réclamations, rectifications, demandes de renseignements
ou d'insertion
concernant cette rubrique doivent être adressées à M.
ISMAEL GIRARD, 5, RUE DU MOULIN-BAYARD, TOULOUSE.
La librairie « Occitania », 6, passage Verdeau, Paris (IXd), offie
à nos lecteurs de leur faire le-service régulier de ses catalogues s'ils
veulent bien leur faire connaître leur adresse. Elle distribuera prochainement un catalogue d'ouvrages rares, sur l'histoire Méridionale
et spécialement les coutumes. Voir pages 25 et 27.
Nous mentionnons tous les ouvrages
naissance au cours de l'année d'Octobre

«

ANNÉE
Auvergne

1926

— I.ou Batismc de Mario-Jodsefo Boudon(Ed. La Crounico de Sant Maiou, Le Puy. 1924.)

Per Mijo

:

Lashermes. Un vol.

Tirage privé.

L. Debrons — Pel Càmpestre. Un vol. in-8, 20 p. (Ed. Robert et
Romeuf, Aurilhac, 1924.)
Benezet Vidal et Emile Rhodes — Almctnach chantant de l'Auver¬
gne et Almanach félibréen (Ed. Delaunay, Glermont-Ferrand, 1925.)
Henri Gilbert —Discours en langue d'oc. Une br. 4 p. (Sangues,

1925). Pr.

:

0,50.

Catalogne

:

Louis Pastre

rie Catalane, Perpignan)

—

Grammaire catalane (Ed.

imprime¬

Pr.

: 7 fr.
Jean Amade — La Renaissance Littéraire en Catalogne, au XlXe
siècle.
Bibliographie critique, un vol., 570 p. (Ed. Privât, Toulouse.
1925). Pr. : 20 fr.

Régal Acaclemia de Bones letres cle Barcelona. Orlografid de la LtenCalalana. (Ed. Tipografica. Barcelona, 1924).
Sêncque — De la Brevetât de la vida. De la vida bénaurada. Un vol
lui + 96
p. (Ed. Catftlana, Barcelona, 1925) Pr. : 7 fr. 50.
Senèquo —De la ira. Un vol. Xli + 104 p. (Ed. Catalans, Barce¬

gua

lone, 1925) Pr.

:

7 l'r. 50.

Albi-Élègtes. Un vol. lxxxi, 65 p. (Ed. Calalana,
Barcelone, 1925). Pr. : 7 l'r. 50.
Xenofont.
Obrcs socratiques inenors. Un vol. 145 p. (Ed. Catalana
Barcelone, 1925). Pr. : 7 fr. 50.
Tibul

—

—

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tion castillane de la circulaire absurde de M. de Monzie sur l'utilisa¬

tion des

patois dans l'enseignement du français. Les militaires

espa¬

gnols n'ont pas le sens du ridicule.
La Veu, de Barcelone, a publié en entier la fière réponse de Perbosc parue dans OC. Tous les journaux et toutes les revues catalanes
l'ont citée et commentée.
Ce n'est point en quelques lignes qu'on peut donner une analyse
du mouvement littéraire catalan. On excusera donc ce'rapide aperçu.
Il convient tout d'abord de signaler la remarquable
torat de M. Jean Ania'de, professeur à la Faculté de

thèse de doc¬
Montpellier :
Origines et premières manifestations de la Renaissance littéraire en
Catalogne. Nous n'avions en France, sur ce sujet, èn dehors d'articles
épars, que l'étude de Savine parue dans l'importante préface de son
édition de l'Atlantide. L'ouvrage de M. Amade a sa. place marquée
dans toutes les bibliothèques 'méridionales.'
Ceux qui voudront avoir une idée d'ensemble du. patrimoine spi¬
rituel de la Catalogne devront lire VHiStOria de la:Literatura Catalana
du Dr Josep Comerma. Venant après les essais de L. Nicolau-d'Ol¬
iver, Alexandre Plana, Joàquim Folguera, Manuel de Montoliu,
Joan Arùs, A. Schnèebergér, celui de' Comerma ëst une étude com¬
plète qui va des trobadors à nos jours. On doit'le compter au nom¬
bre des grands ttânuèls d'histoire littéraire.
Je tiens à mentionner tout particulièrement Els singulars anecdolies de Placid Vidal qui sont un précieux apport à l'étude des mœurs
littéraires et artistiques de Barcelone del-1900 à la guerre. Ces sou¬
venirs projettent une clarté nouvèlle sur de nombreuses personna¬
lités catalanes que nous Connaissons ainsi .plus intimement. Parmi
les écrivains disparus évoqués par Placid Vidal je. songe "avec mélan¬
colie à son frère Gosme; — il écrivait sous le pseudonyme d'Aladern
qui avait tant fait pour unir les efforts des occitans des deux
côtés des Pyrénées. Avec Estieu et'Perbosc il avait fondé la revue
Occitania qui suscita des polémiques ardentes. Nous retrouvons bien
vivant Miquel Ventura Balana qui fut le traducteur d'une œuvre
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temporaine. Los articles réunis par'j. Carner sous le titre de Bonho¬
mies prouvent que le prosateur n'a pas moins d'humour que le poète.
Signalons les rééditions du célèbre roman de mœurs antiques V-Ado¬
lescent d'Altons Maseras, et de Mestre Blai Marti, Ì'uiie des œuvres
caractéristiques de cet .écrivain. J. Puig i Ferrater a publié Les jaeecies de l'ainor où l'on retrouve le style'vigoureux; et original de l'au¬
teur de la Dame Allègre. Carles: Riba, un des collaborateurs- impor¬
tants de la Fundacio Bernât Metge, a donné l'Ingénu Amor, contes
dramatiques pleins de charme et de finesse. -El Mirait imaginari,
d'Alexandre Plana, contient des nouvelles d'une belle imagination.
notes d'une .observation

aiguë

sur

XIXe siècle avec ses sites et
monuments, révèle de vraies qualités de romancier chez Miquel
cainiliants de la terra du grand, humoriste

Historia Gris où revit la Barcelone du
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ses

Llér. Il faut citer encore Els

Santiago Rûsinol, VAiiima trista, de Cri'stot'or de Domeneoh; la Gropada de Pons i Pages, VEtern Adolescent de-J. Carner —r Ribalta,
Facecies do Tonias Rorg i Llop où le tragique et la l'iwce se mêlent
curieusement, le drame (prose et vers) de Fcrran Agullo : la Farola,

�-

52

-

et la comédie du roussillonais J. S. Pons

: Amor de Pardai, jouée à
Perpignan.
Les "poètes abondent en Catalogne. Signalons au hasard Eleç/ia,
de Lopez-Pico, poèmes d'un catholicisme mystique, Apre, intellec¬
tuel et passionné. Le poète se débat entre le désir de Dieu et le désir

dp la mort. Seule, la connaissance de Dieu chasse l'idée de la mort.
Seule l'humble prière laisse arriver à l'âme la voix de Dieu. On ne

peut d'ailleurs analyser en quelques mots approximatifs d'aussi
poétiques suggestions. Etegia est digne de la Nvua Ofrena; ce qui
est tout dire. Josep Carner qui a publié
bordant de lyrisme : La Inutil Ofrena,

dernièrement, un recueil dédonne El Cor quiet où l'on

Josep Carner
retrouve la

grâce et l'humour qui caractérisent l'un des maîtres de
la poésie catalane moderne, tu jeune
poète M. J. Garner-Bibalta
d'une spirituelle sensibilité — on
pourrait peut-être l'apparenter
aux grands lyriques anglais — voit son
premier recueil Acoraments
i r/audis préfacé par Allons Maseras.
Les exquis poèmes de Salvator
Albert Opals attendus depuis longtemps, l'ont de leur áuteur un
des plus subtils intimistes que possède
la Catalogne et un des meil¬
leurs ouvriers du vers. Après ses Nous poemes .ïoan Arus vient de
faire paraître une très uggestive brochure Notes sobre la creacin
putica (asaig de psicologia do la poesia tirica) qui est une profession
de foi esthétique fort intéressante. Joan Arus
oppose à l'intellectua¬
lisme mystique de Lopez-Pico un nouvel humanisme et réclame le
retour à la clarté, à la beauté sereine et
simple des anciens. Men¬
tionnons encore Sabadellenqnes, de Mme Agnès
Armengal; Les 0/re¬
nés cspiriluals,
J.
Tharrats,
de
dont le préfacier Gabriel Alomar
célèbre le lyrisme éclatant; Tu i jo sols de
Poal-Aregall qui se com¬
plaît à l'analyse de l'âme féminine; l'Aube! cantaire de Plackl Vidal;

1

�—

'tes flores quieles de Joan Trias

53

—

Fabrègues; les bellesiQançoiis de tôles

les hores de J. M. de Sagarra; La Companga de Ramon Tor,
rias i Ruses de G. Pages de, Gliment.
La Fundacio Bernât Metge
si activement

et Tama-

qui dirige
Joan Estelrich continue ses publications des classiques grecs et latins (texte et
traduction) qui égalent celles de l'Association Guillaume Budé.
Citons parmi les derniers volumes parus : La Vie d Alexandre le
Grand, par Manuil de Montolicu; le deuxième tome des Dialogues
de Platon (CharmUès, I.ysias,
Protagort), par Joan Creixells; l'Eco¬
nomie et la Défense de Soci'ate, de Xénefont, par Caries Riba : les
de
Tibulle,
Elegies
par Caries Magrinya et Joan Minguez; l'Histoire
naturelle de Pline l'Ancien par

Marrai Olivar.

La Bibliothèque Els Nostres Classics,
spécialisée dans la publica¬
tion des anciens auteurs catalans, -— notons que son Bulletin biblio¬

graphique est devenu la Revista.dels Llibres — a donné lo Somni
de Bernât Metge, que présente une
remarquable introduction de
Ll.

Nicolau d'Ohver, deux volumes de Tirant lo Blanc, le grand ro¬
du XVe siècle, un des
plus riches modèles de la langue catalane,
et, peut-être, le plus extraordinaire récit en prose de cette époque.
man

« La
historien ciel Caballero Tirante ei RIanco es un tesoro de contento y un a mina de pasatiempo.
Por su eslilo es este mejor libre
del munjào ». a dit Cervantès. Notons encore dans cette collection
Les cent meilleures poésies lyriques de la langue catalane choisies
par
■J. M. Capdeviia, et un choix des meilleures

poésies de Raymond Lulle,

le philosophe médiéval, un des premiers classiques, catalans, que
l'on étudie chaque .jour davantage. Ce
recueil est accompagné de
notes et d'un glossaire.
Une nouvelle collection d'études

ies

biographiques, dirigée

par

Car¬

Soldeville, Els quaderh's blaus, a consacré ses deux premières li¬
vraisons, l'une à l'humoriste Santiago Rusinol, l'autre à Antoni
Rovira i Vïrgili, historien érainont, publiciste redoutable et directeur
de la Revista de Catalunga.
Il faudrait aussi signaler les grands
quotidiens comme la Publicilat et la Veu de
Catalogne, et les nombreuses revues qui ont surgi
autour de la Revista que dirige le grand poète Lopez-Pico. Son in¬
fluence sur les jeunes est indiscutable. Depuis plus de dix ans les

cahiers lu-mensuels de la Revista condensent l'histoire de la pensée
et de la littérature catalane, et l'ont de Barcelone la source
spiri¬
-

tuelle où les écrivains puisent leur idéalisme ardent. L'activité litté¬
raire catalane est un bel exemple, pour toute l'Occitanie.

flUVERGNE
L. Delhostal et II. Gilbert ont réuni dans une même
plaquette les
discours (texte et traduction) en langue d'oc qu'ils ont prononcé au
banquet du Cnvize, à Brioude, le 16 août. On peut comparer ainsi les

parlers de la région d'Aurillàc et du Brivadois. On constate combien
la lecture de dialectes différents est facilitée par des
sur

des

principes

graphies basées

communs.

I,'Auvergne littéraire de Juin-Juillet a publié la fine comédie fran¬
çaise do M. Desdevizcs du Désert, le Cid Auvergnat, et sa remar¬
quable traduction occitane par Bén'êzet Vidal.
L'Auvergne, de Jean Ajalborl,- était introuvable. On a réédité cet
ouvrage dont Gaudilhon Gens d'Armes a dit : « Aucun livre ne peut

contenir toute
en

de

l'Auvergne : mais je n'en sais

pas,

contienne davantage. »
Une édition illustrée do Flnur de

gros ou

petit, qui

Brousso, les poèmes introuvables
paraître avec une préface de Marins Jouvcau.

Vernemouze, vu
On annonce aussi la

MM. J. Couderc,
lycée Jeanson de
Sailly, des oeuvres poétiques, en dialecte auvergnat, de l'abbé Jarsaillon, curé de Chabreloche (1840-1893). L'abbé JarsaiUon qui n'a
jamais rien édité, laisse cinq pièces de théâtre, deux contes en vers,
une scène idyllique et des fables imitées de Lafontaine.
curé de

publication prochaine
Sauxillanges, et R. Petiot, professeur

par
au

�—

54

—

Delhostal prépare un troisième recueil Bélugas', B. Vidal va faire
paraître un roman. : La Scrva; E. Hbod.es se décidera probablement
à publier des contes en prose, écrits dans une langue excellente-

GASCOGNE
Je

signalais, l'an dernier, l'œuvre des Veillées Gasconnes que diri¬

ge, à Moncrabeaù, le docteur Ficat, bien secondé par M.
Secrétaire perpétuel de VAcadémie des Menteurs de cette cité,

Larrat,
coquet¬

perchée au dessus de la Baïse. J'ai assisté, le 17 Mai, à la
représentation de l'originale comédie du docteur Roques : loti
soun e l'ArrOiimic, et
j'ai été surpris de la façon remarquable dont
les acteurs, tous moncrabelais, l'ont interprétée. Les Veillées Gascon¬
tement

Çus-

n'appartient pas au félibrige. Elles pourraient cependant servir
d'exemple à beaucoup de Sociétés félibréennes.
nes

Michel Camélat

Cap bal nausle est un beau recueil de Félix Mascaraux. La langue
est riche et colorée, le vers aisé et varié. Le sentiment et l'ironie
s'y mélangent agréablement. On songe parfois au landais Isidore
en

Salles.

L'œuvre de Mascaraux apporte une note nouvelle dans la
poésie béarnaise.
Camélàt a publié Lola le splendide drame lyrique en 3 actes joué
au théâtre de la Nature de Cauterets, le 7
Septembre 1924, en com¬
mémoration du 25« anniversaire de l'apparition de Bélirie. Lola
constitue' l'é premier volume de la Bibliothèque clu théâtre occitan
publiée par l'Editorial Occitan, à Samatan.

�—

Vallée iVOssau csl une

55

—

intéressante étude de P. Badiolle sur l'his¬

toire;- l'es coutumes èt--les mélodies des Ossaloîs, pasteurs à la haute
stature si j'en crois la chanson': Aquets Aùssàlès soun de gran lbeluuie ».
'q
■

Dambielle, folk-lorisfe actif, ne se contente pas de truffer
proverbes savoureux' ses1 spirituelles comédies, if vient de' l'aire
paraître quatre recueils de proverbes gascons du plus vif intérêt :
Les douze mois de l'année; Proverbes météorologiques; VHomme el
la femme; le Mariage et parmi ses comédies il faut en signaler'd'eux
nouvelles parues cette année : Le Tilet à-Paris' » et « Cauncicrgc a
L'abbé

de

l'Obeliè'co

».

Signalons encore Counies gaugous de nousle, du P. Abadie; la H este
de Cáseres, de C. Dangé; Canenits Irufanderes de Simin Palay : Eslous
d'Aussau, chansons-dé' S. C.azassUS,' loiL Bóùrrut benefic àu docteur
Gat'or et annonçons la Gram'maire béarnaise que termine Jean Bouzet.
GUYENNE
Cubaynes. a traduit en prose le quatrième chant des Géorgiques: J'ai -lu son manuscrit. Cette traduction est exquise. Les déli¬
cieux détails rustiques! que Virgile a mis dans son-œuvre ont permis
à l'abbé Cubaynes d'utiliser soin merveilleux- vocabulaire qu'il doit
non pas à des dictionnaires; mais aux paysans, du Ouerey où'là lan¬
gue a gardé sa pureté. Souhaitons que cette traduction paraisse sans
L'abbé

tarder.

-

•

•

■

■

■ -

-

L'attente a été
longue. 'Elle n'est point décevante. Lo libre dels Auzèlsest, -un choix
■de légendes où revit agrandie l'âme lyrique du peuple. L'inspiration
et la forme sont à la fois simples et savantes.! Dans nul autre de ses
recueils nous-n'avions comprisaussi bien à quel point Perbosc sait
trouver d'emblée le ton bxacifc que réclame te, sujet. On. s'en rend
d'autant mieux comple'que les thèmes-de ces légendes sont très-: va¬
riés i Loi Libre âels. Auzèls unit en une perfection souveraine les qua¬
lités des précédents recueils de Perbosc. La littérature-compte: un
chef-d'œuvre de plus avec ces poèmes prodigieux qui se terminent
sur un chant d'amour et'ric foi eit l'éveil 'de l'âme occitane.
Le Livre

des

Oiseaux, de Perbosc, a enfin paru.

De las rasas endormidas
los Trobnires son ios Pois ;

dins' la trumor- de mort,
soscân à las respelidas...
il faut

signaler aussi une plaquette de

sols

Perbosc, las Fermas reguer-

boittes en vers étibnelants d'humour. mentionner encore- Su la Taupineyreestudes
la Bartliù -Pbudoiese » par Grie cle Prat. '

gas, -contient deUX'
il convient de

de

quitter la' Guyenne jé1 tiens à dire un mot d'un livre
sais trop où classeT'puisque l'auteur en est inconnu, mais
qui me paraît appartenir à cette'région,' noir seulement -par: l'impri¬
meur,'mais p&amp;r! la -langue que je' crois q.uercynoise. C'est un-recueil
de contés''parus sous ce titre grec l'sophos (bruilj. Ils vont'écrits par
un Rabelais'qui aurait' lii Lafontaine' ou plutôt par un Lalbnt-aijie
qui aurait su' alléger ses' contes dès 'longueurs qui les déparent, Je
ne connais point, en Occit'anié, d'œuvro'co-mparable à ces récits pui¬
Avant de

que

je

ne

sés directement,
aux histoires de

aux sources

populaires. Autant je trouve de saveur

Psophos, autant ieS'Hisfotietïes gasconnes de M. Dulàc mi semblent ternes et insipides. Son recueil donne l'idée d'une
compilation hâtive. L'auteur mystérieux de Psophos a laissé mûrir les
occitane: il nous en présenté quelques-uns
colorés dans une-corbeille d'un métal précieux ciselé avec
sûr. Souhaitons que ce grand poète ne s'en tienne pas
fruits dé la-tbrre

les autres

productions de son verger.
LA

un goût
là et nous offre

NGUEDOC

Troiibillio'-de L." R'ôuquier'sont de la même veine
précédents recuéjls-Contes-à ftoe-de sal-etiPazimaduras, Rou»

Les Contes

que les

des plus

à la

�—

56

quier est conteur-né. Il n'a qu'à prendre la plume et la laisser courir
au gré do son inspiration. Rouquier écrit une excellente langue popu¬
laire. On est certain de ne pas perdre son temps avec ce parisien du
Midi qui évoque avec fantaisie, dans les trop rares loisirs que lui laisse
la Mairie de Levallois-Perret les récits entendus au temps de sa
jeunesse dans la campagne biterïoise. Un lexique important accom¬
pagne ses Contes à la volée. Regrettons seulement l'absurde digres¬
sion sur la graphie d'un préfacier malencontreux.
.J'ai dit, l'an dernier, que Ions Bielhs étaient probablement la meil¬
leure comédie d'Emile Barthe. J'en dirai autant de sa nouvelle
pièce ; lou Perdou de la Terro.
On attendait depuis longtemps les poèmes du majorai René Four¬
nie r. Lou Cor en Flou nous les apporte. Pièces de circonstance, chan¬
sons, sonnets, odes, fables, y voisinent pour notre plaisir. La langue
qu'écrit René Fo urnier est pure. Souhaitons qu'il adopte dans le pro¬
chain volume qu'il annonce : Sul graile d'Oc, une graphie qui se rap¬
proche davantage- de celle de l'Escolá Occitana.
Jean Ladoux a fait paraître son Essai de grammaire occitane. C'est
un précieux petit livre simple et précis qu'on ne saurait trop recom¬
mander. En une centaine de pages il réussit à condenser les notiors
indispensables à la connaissance de la langue.
Nostra Dama del Grau, de Gaston Vinas, est un poème légendaire
qui nous fait espérer plus encore de son auteur.
Le docteur Ch. Vidal aime son pays. On fait en compagnie de son
livre Choses du Terroir Castrais un voyage agréable dans une des
régions les plus curieuses de notre Midi. De nombreux proverbes,
des superstitions et des légendes complètent cette intéressante con¬
tribution à l'actif de la terre occitane.
A

signaler

encore

Grimaud et Marins

le Précis d'histoire du Gévaudan, par Albert
Balm£llé, que présente une préface de Camille

Jullian, et les deux précieuses plaquettes de J. Rouquet : Abrégé
d'histoire de la littérature occitane; La langue Occitane et la prononcia¬
tion du Latin.

LIMOUSIN
Paul Ducourticux a publié une Histoire de Limoges qui constitue
le meilleur travail d'ensemble qui ait été écrit sur cette cité.
La Comédie de René Farnier Carnavar en Eiti (Carnaval en Eté)
est vraiment charmante.
L'abbé Marcelin Gorse a consacré au rénovateur de la poésie

limousine Joseph Roux, l'auteur de cette épique Chanson Ĺemouaina
et d'une Grammaire limousine, une importante, pénétrante et ex¬

pressive biographie. On ne peut qu'aimer tout ce qui a trait à la vie
appréciations sur l'œuvre appellent quelques réserves.
Quand donc Se décidera-t-on à publier les poèmes inédits de Joseph
Roux qui sont peut-être ses plus beaux ?
Lotis Francimans de Mlle. Marguerite Genès et d'Eusèbe Bombai,
le regretté majorai, sont un
petit chef-d'ceuvre de bonne propagande.
Ils raillent avec verve les imbéciles qui rougissent de leur origine
de Roux. Ses

et

délaissent

s'exprimer

la langue

en un

maternelle, qu'ils connaissent bien, pour

français approximatif qui les ridiculise.

On annonce, l'apparition prochaine d'un recueil d'Albert Pestour:
lou Blèitou de pourpa (l'Eeheveau de pourpre). Ceux qui suivent dans
les revues les poèmes de Pestour attendent avec impatience

ce livre
qui honorera grandement les lettres limousines.
Gabriel Lafon, des Eysies, a publié, avec une préface de DujarricDescombes, une brochure illustrée qui résume l'histoire de la Renais¬
sance

méridionale.

PROVENCE
La Provence a perdu un grand prosateur :
Baptiste Bonnet. îles
deux principales œuvres Vido d'enfant et Varlel de Mas sont des livres

exquis qui prouvent
paysan

que,

seule, la langue d'oe peut permettre à

un

doué de faire de la littérature. Alphonse Daudet disait dans

�—

sa

préface de Vido d'enfant

: «

57

—

C'est simple et vrai, naïf sans enfan¬
d'une grandeur qui vous remue

tillage, et par instants d'une douceur,
comme un

décor des Saints

Evangiles.

»

L'œuvre de B. Bonnet est

n'abondent
nombreux inédits. Les Amis du Livre
leur collection.
poésies françaises et provençales de J. H. Fabre ont paru dans

d'autant

plus précieuse que les prosateurs provençaux

pas. Baptiste Bonnet laisse de
Occitan en publieront un dans
Les

l'édition du Centenaire. Ce recueil contient la
par l'auteur pour une trentaine de ses poèmes.
Ma

musique composée

glerio, du dauphinois E. Chalamel, renferme une partie dos

du poète-potier de Dieuleflt qui écrivit, en outre, un
12 chants : Flour de nèu et une traduction de la Chanson de
dialecte du Bas Dauphiné.

œuvres
en
en

Depuis les poèmes ardents qui composent la

^

Pierre Devoluy

poème

Roland

gfori d'Esclarmoundo

ne
peux m'expliquer,
c'est que

Marins

André

poussé plus loin son évolution et n'ait point rétabli l's du
pluriel qui est un des défauts sérieux de la graphie mistrallenne.
Souhaitons qu'à son prochain volume Marins André se libère en¬
n'ait pas

tièrement.
Avant de quitter Marins André, je tiens à signaler ers
articles sur hlisiral journaliste et ses collaborateurs, .parut dans
feue Revue Méridionale.
On annonce H publication des inédits de Mistral. Ils compren¬
dront. plusieurs volumes : les Moissons, Souvenirs, Contes,
et devis et Mi rapugo (mes grappes d'automne). L'ancien capo:

brillants
la

fabliaux
lier

Devoluy est chargé de préparer cette publication.
compte un nouveau poète, un grand poète : Paul
Eyssavel. Son premier recueil Au bèu soulèu dis Avi est splendide de
facture et d'inspiration. Eyssavel a été couronné ces deux dernières
années aux Jeux Floraux cie Toulouse. J'ai pu parcourir son dernier
envoi fort important. Je n'ai qu'un désir :■ c'est de le relire imprimé.
Qu'il se hâte donc de faire paraître ses nouvelles œuvres qui dépas¬
sent encore la beauté de son premier livre, et qui apportent, avec
une inspiration aussi large, un métier plus original encore.
La Provence

Jean-Paul Régis.

�Figures Occitanes
Monseigneur GIEURE
Evêque d'un pays tourmenté, où se manifeste l'esprit de
défense de deux races jalouses' l'une et l'autre de leurs carac¬
tères distinctifs, et de tout ce qui peut maintenir dans le
temps
leur individualité, Monseigneur Gieure, Evêque de
Lescar,
et
Oloron
Bayonne, est le premier représentant d'une puis¬
sance officielle qui ait ordonné l'enseignement de la
Langue d'Oc
Le 9 Octobre 1923, de Messanges
(Landes), il adressait à
Messieurs les Supérieurs des Séminaires et
Collèges Libres »
une lettre » pour instituer et organiser
l'enseignement des lan¬
gues régionales dans les Etablissements diocésains ».
«
«

Il

exposait des raisons aux cours de quelques pages où il
parenthèse : « On parle de faire revivre un passé
glorieux : des langues qui s'enorgueillissent d'avoir
produit
des chefs-d'œuvre,"ne doivent
pas disparaître... Rien n'a été
fait encore. L'Etat a bien établi dans
quelques Facultés des
cours de Langues
Régionales. Les auditeurs ne sont, pas venus...
Ńous pensons qu'il
ý a eu erreur de méthode. C'est par eh bas
qu'il fallait commencer, et non par en haut. Plus tard,
c'est
trop tard, il fallait un enseignement élémentaire; on a débuté
par un enseignement supérieur... Nous voulons tenter
l'épreuve
dans le diocèse de Bayonne. »
Monseigneur Gieure répondait ainsi, par. avance, au Ministre
mobile de Monzie. Par ses actes,
Monseigneur Gieure a droit
à toute notre reconnaissance. Grâce à
lui, grâce encore à un
Gascon, Monseigneur Gieure est Landais, la Langue d'Oc à
été vengée' d'un
mépris séculaire. Monseigneur Gieure est l'un
des défenseurs et'des
protecteurs de la Langue d'Oc.
disait entre

�—

59

—

Joseph ANGLADE,

languedocien

Joseph-Antoine-François Anglade, né à

Lézignan (Aude), le

dé

11 octobre 1868, est une des figures lès plus remarquables
l'Oc.citame contemporaine, car il a donné une vive impulsion a
l'étude, des Lettres Occitanes de notre période pour ainsi dire

classique, à l'étude de notre poésie aux siècles glorieux
Troubadours émerveillaient toute l'Europe par leurs
nouveaux, ardents et passionnés.

où nos
chants

1886, J. Anglade étudiait successive¬
Montpellier, sous la direction dé savants
maîtres comme Max Bonnet, et Camille Chabaneau ; puis il allait
en Allemagne, où il 'se mettait en contact avec les savants proBachelier ès-lettres

en

ment à Toulouse et à

vençalistes de ce pays, avec Wendelin et Fœrster à Benn, avec
G. Baist et Emil Levy à F r ib ou rg- en-Bris g au.
Successivement licencié ès-lettres, agrégé de l'Université et
Docteur ès-lett.res, J. Anglade était professeur au collège de

Béziers, aux lycées de Tulle, de La 'Ro'che-sur-Yón, de Mont¬
pellier et de Bordeaux. Ensuite maître de conférences' à la
culté des Lettrés ® Rennes, puis à celle de Nancy, il était enfui
nommé Professeur à la Faculté des Lettres do Toulouse, où,
depuis 1910, il ne cesse de déployer la plus grande activité en
faveur des lettres occitanes, qu'il vulgarise et fait mieux con¬

Fa¬

naître

par ses

tions.
.J. Anglade

remarquables travaux et ses

savantes publica¬

est, en outre, officier d'Académie, officier de
l'Instruction Publique, lauréat de l'Académie Française et de
l'Académie des Inscriptions, majorai du Félibrigé et membre

Floraux.
professeur a rempli d'importantes missions à l'é¬
tranger : en Catalogne (1910), pour la recherche de manuscrits
provençaux, catalans,, etc., et en Italie (1923), pour l'étude
de l'Académie des Jeux

L'ómihent

de

à Rome, Florence, etc., en vue de son
Iconographie des Troubadours, qu'il prépare avec le soin le.plus
minutieux. Il a ensuite fait des cours à Madrid (Institut Fran¬
çais), et à Hambourg (Institut Colonial).
En 1914, J. Anglade fondait, à Toulouse, V Institut d'Etudes
Méridionales, en collaboration avec, J. Calmette, Çartailhac,
Graillet et Galabert. Cet Institut est un fbver de science et
d'études occitanes. Il a été et il est fréquenté par des élevèé
savants, français et étrangers, qui ont déjà publié, ou qui pré¬
parent, des thèses intéressantes et des travaux remarquables,
continuant par là l'oeuvre lumineuse du maître.
.1. Anglade'collabore aux principales Revues philologiques
de France : Romania, Annales du Midi, Revue' des langues
romanes, Anutiri Catalù. En même temps, il est membre de
noprbreuses Sociétés savantes ou félibréennes : Tangues Roma¬
nes, Société Archéologique du Midi de la France, Société de Lin¬
guistique. Escolo Moundino, Esçolg Occilana, Escpïo. deras Pirenéos, Cigalo Narbouneso, Cigalô Lcngadouciano, Commission
Archéologique de, Narbonne, Ecole Palatine {Avignon)', institut

manuscrits provençaux

historique de Provence.
'

9

'

Pho¬
nétique. Montpellier, 189.7. (Extr. île la Revue, des langues romanes).
Notés languedociennes. Montpellier, 1900. (Extr. çle la Rev. des l.
mm.)
Notice sur un manuscrit de Véglise de Fóurtiés. 'Montpellier,
1901. (Extr. de la Rev. des I. rnm.),— Deux Troubadours Narbonnais.
Bibliographie. —Le

—

—

patois de Lézignan

(Aude). lrc partie:

�—

eo

—

Narbonne, 1905. — Le Troubadour Guiraul Riquier. Paris, 1905.
(Thèse de Paris). Ouvrage couronné par l'Académie française, prix

Saintour, 1906. —De lalinilale libelli... Peregrinalio ad loca sancta.
Paris. 1906. (Thèse ialine). —Les Troubadours. 1re édition : Paris,
Colin, 1908. 3e édition : 1923. —Jean de Nuslredame. Les vies des
plus anciens poètes provençaux. Nouvelle édition par G. Chabaneau
et J. Anglade. Paris, 1912. (Classiques français du
moyen âge). —
Les poésies de PeireHaimon de Toulouse.
(Extr. des Annales du Midi)
Les Chansons de Rigàut de Barbczieux (Extr. de la Rev. des l. rom. )
Les Origines du Gai Savoir :
Paris. E. de Boccard. 2° édition.
Onomastique des Troubadours, liste de tous les noms propres que Von
A.

—

—

rencontre chez les troubadours.

(D'après les papiers de Chabaneau)

—

Chantons de Rigaut de Barbczieux (en collaboration avec
Chabaneau)
(Extr. de la Rev. des langues romanes, comme le précédent). - Las
Legs d'Amors. Manuscrit de l'Académie des Jeux f loraux. Toulouse,
Ed. Privât. 4 vol. pet. in-8» (Ouvrage couronné par l'Académie des
Inscriptions et Belles-Lettres.) — Histoire sommaire de la Littérature
Méridionale au moyen âge. Paris, E. de Boccard, 1921.
Ouvrage cou¬
ronné par l'Académie française,
prix Saintour, 1922. — Grammaire
de l'ancien provençal ou ancienne
langue d'Oc. Paris, Klincksieck,
1921.
Grammaire élémentaire de l'ancien français. Paris, A. Colin.
1" édition, 1917; 2e éd., 1922; 3e éd., 1925.
Sous presse : Traduction du Roman de Flamenca.
Paris, E. de Boc¬
card
Les principaux troubadours, avec illustrations en noir et en
—

—-

couleur. Paris, fi. de Boccard. —- Les Troubadours de
Toulouse, avec
illustrations. Toulouse, Ed. Privât. — Les Fleurs du Gai Savoir.
Manuscrit de Barcelone. Barcelone,. Institut d'Estudis Catalans.

En
préparation : Iconographie de la Chanson de la Croisade.
Iconographie des Troubadours.
Notices bibliographiques : 1. Pour, étudier les
Troiibadouésy, Tou¬

—-

louse, Ed. Privât.

—

E. de Boccard

2

Pour étudier les patois méridionaux

Paris,

Add.

Bibliographie élémentaire de l'ancien provençal. Bibïioteca
Filologica, Barcelone, 1921. — Bibliographie de la Grammaire pro¬
vençale. Barcelone. 1907. (Estudis remanies).

Jean

LADOUX, rouergat

Jean Ladoux, professeur au
collège Henrri IV à Béziers, est
né le 2 août 1870 à Brorame, commune de
Mur-de-Barrez,

Avey-

von.

Maître

gai savoir en 1919, vice-syndic de la Maintenance
Languedoc depuis 1922, membre fondateur et secrétaire
adjoint de la Cigalo lengadouciano, il prend une part ac tive au
en

du

mouvement occitan en
Languedoc.
Il collabora d'abord à Lo Cobreto de

Vermenouze, à Aurillac,
époque du grand Majorai cantalien. Plusieurs fois
depuis 1912, de l'Académie des jeux floraux de Toulou¬
se; lauréat en 1913 de la Société
archéologique de Béziers (1er
prix, rameau d'olivier) ; lauréat en 1920 des grands jeux floraux
septénaires du Félibrige, il collabore à la Ci.qalo
à la Viè biterroise, au Petit bilerrois, au Journal lengadouciano,
de. l'Avegron, à
1 \\rmanac rouevgat. — Il
publie en 1923 Phonétique occitane'et
en 1924 Essai de
à la belle

lauréat

grammaire occitane.

Pour paraître : deux recueils de
et La Canson del Cariades.

poésies

:

Pasejadas dins Bézier
'

�—

Ó1

—

auvergnat
perceplor, nascut à .Pqhtgibaud (Puei de

Benezet VIDAL,
Vidal Benezet,

Doma) le 15 de mai 1877.

Fondador e Chabiscol de
dic d'Auvernha), mëstre en
bre

l'Escola de Limanha, (ancien Sen-

Gai-Saber, Félibre majorau mem¬
correspondant de l'Académia de Clarmont.
Flours de
~

■

%.

■:

á&amp;ÊÊÊhí

1
!

-,

: " 'hpM

_

'i
;

Moiilayno (poezias),l

articles
bibliograflcs, biografi.cs e de provol., 6 fr. contes, trobas,

paganda,
etc... in jornaus, revistas armanacs (Almanach chantant de l'Auvergne e Armanac

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VOrl rustic,

trobas

—

Coules

—

Lo fíeìorn,

roman.

Henri

GILBERT, auvergnat

à Chilliac, arrondis¬
Brioude, en Auvergne. Jusqu'à l'âge de six ans, il a
parlé exclusivement la langue d'oc, ce qui lui a valu de bien la
Henri Gilbert csL né-le 9 novembre 1874,

sement de
connaître.

Paris, où il est allé à l'âge de 23 ans, il a collaboré aux
La Semaine Auvergnate, La Musette, Noire Pags, et il
s'est toujours occupé d'œuvres régionalistes. 11 a été, pendant
vingt ans, secrétaire des Entants de la Haute-Loire. Il a fondé
au commencement de l'année 1925,
une société régionaliste
et félibréenne «.Lo Covizo », qui groupe les originaires de l'ar¬
rondissement de Brioude. Henri Gilbert est le vice-sýndic de
Maintenance d'Auvergne.
Son œuvre est très intéressante et très belle. II. Gilbert
écrit d'ailleurs pour son plaisir, parce qu'il aime profondément
son pays, et, par conséquent sa langue. Mais, précisément parce
qu'il connaît son parler natal, et parce qu'il en a fait une étude
approfondie, il n'admet pas qu'on puisse l'écrire « au petit
A

revues

font ceux qui prétendent sottement que
patois n'a ni règle ni orthographe », et qui, depuis trop long¬
temps, travaillent inconsciemment à sa destruction. Ses Iravaux littéraires s'accompagnent ainsi d'un sérieux travail lin¬
guistique, et, sans le chercher, il se trouve au nombre de ceux
qui travaillent à la restauration de la langue d'Oc.
Le dernier ouvrage de H, Gilbert. La Covisada, a obtenu un
grand succès. « Cette collection de vieilles histoires et légendes,
bonheur », comme
«

le

�écrites

le plus grand soin, constitue un véritable monu¬
linguistique, en mémë'temp's qu'elle ravive les ancien¬
traditions, qui tendent trop à s'effacer daiis nos régions'x.
avec

ment de
nes

Ce livre est
te

yraime'nt rèxpressiòn de l'âme populaire auvergna¬
mots, les locutions savou¬

l'auteur y fait revivre les vieux
re usés du terroir àncëstràl.
:

Bib.liqg.iîaeiiie. — Countes. de la Ĺunaira, Paris,
La Çovisaila, l'avis, Gibei't, 1923. —' En

Glbert, 1913.

prépara tion

—-

: Contes de là
augmentée. —- M'orcè'aiix
Basse-Auvergne cl du' Vclag, avec une

Luńaira,'^," 'édition, illustrée,

revue

choisie des Troubadours de là
traduction française. — Mai en

Achille '

et

Flors, poésies.

ROUOÚET, Idnrjïiedocien

Achille'Rouquet, né à Carcassonne, le 8 janvier 1851, est
dés

une

figures les' plus éminemment représentatives du Midi lan¬
guedocien, des pays de l'Aude, et de la ville de Carcassonne.
Cette vieille et glorieuse cité,berceau de
troubadours, d'artistes
et de poètes, on peut
direqu'Achille Rouquet l'a aimée; pas¬
sionnément et de toute son
âme, et que, durant toute sa vie,
il n'a eu qu'une
pensée, une préoccupation, un bat : la'glorifi¬
cation de sa chère Cité.
En 1886, Achille Rouquet fondait la Revue
Méridionale,

litté-

�-met artistique. Cette vaillante, et sympathique revue à
jusqu'en 1916. A cette date,-elle a été tuée par la guerre,
comme tant d'autres belles choses.
Poète sensible, fin et délicat, Achille Bouquet a publié divers
recueils de vers, où se trouvent de beaux poèmes, d'une inspi¬
ration élevée et noble. Il a collaboré au Courrier Français de
Paris, où il a publié des poésies, et à VArtiste de Paris, où il a
publié des rondels et une importante Etude sur les Chénier,
portraits, lettres et Fragments inédits, qui fut ensuite réunie en
brochure, ave c'ies portraits inédits des Chénier.

faire

.paru

Achille Bouquet est .également un artiste graveur remar¬
quable. Ce fut le besoin d'illustrer la Revue Méridionale qui le
fit devenir graveur sur bois, autodidacte, il y a environ 25 ans.

quarantaine d'années, Achille Bouquet fondait à
dont, il est toujours prési¬
dent, et qui possède actuellement plus do 25.000 volumes.
En outre, il.organisait la réception des jélibrés, et, plus tard,
en 1898, celle des Cadets de Gascogne. Pour la réception de ces
derniers, il imagina Vembrasement de la Cité de Carcassonne, au
Il y a une

Carcassonne la Société de Lectures,

niçyeip.de tonnéaux d.e.flqmmes .'de Bengale.
Achille Bouquet a fortement contribué, à l'érection, à Car¬
cassonne, de la statue de Barbès, par Falgùière. Il a préside

�—

64

—

èncore à trois autres

érections : celle du buste au peintre Gamelin, au musée; celle du buste d'Achille Mir, au square Gambetta; celle du buste de Oos Mayrevieille, le sauveur de la Cité
qui, en 1850, avait fini par servir de carrière de pierres aux

habitants des environs.
Iîibuograchie.

Petits Poèmes, clans
l'Anthologie contempo¬
Français et Belges, Bruxelles, 1887-88-89.
La Chanson des mois, 1 rc
édition,
Bordeaux, à la Société Biographique de France, 1885, 2° édition,
Carcassonne, 1924. — Œuvres surtout illustrées en bois gravés:
La Ville (lu Passé. La
C6le.de Saphir, Jardins de Paris, Carcassonne..
En préparation : Terre Natale, Bois de
guerre, Les plaisirs de la vie,
Masques contemporains. Nombreuses autres œuvres, dans la Collée
lion de la Revue Méridionale, 1886-1916.

raine des
Echos et

—

écrivains

Chansons, Paris, 1883.

—

—

(S 1
;

'

Monseigneur

de CARSALADE du PONT
plus sympathiques figures occitanes. Mon¬
seigneur de Carsalade du'Pont, Evêque de Perpignan, est deux
l'ois occitan. Par ses origines, il est
gascon, né exactement à
Simorre (Gers), aux confins du
Comminges et de l'Astarac,
lieu historique que pare l'une des Eglises les
plus curieuses de
nos Pays d'Oc. Il est catalan d'a¬
doption.
Gascon, il se distingua dès le dé¬
but de sa carrière ecclésiastique
par un esprit curieux de tout ce
qui pouvait affirmer la réalité de
la Gascogne morale et historique,
pierre d'achoppement de la renais¬
sance
régionalisée de nos Provin¬
ces. 11 fut de ce groupe de prêtres
du diocèse d'Auch, chefs de ce
Voici l'une des

W-

mouvement de renaissance où bril¬
lent les noms de : Léonce
Couture,

Max

Laclavère, Mgr Cézerac, Paul
Tallez, Fernand Sarran et tant
d'autres.

Catalan, il le devint bientôt de
il fut nommé Evêque de
Perpignan et prenant pleinement
conscience de son rôle d'Evêquechef, il manifesta dès le début de
son
épiscopat, par des actes, sa
cœur;

volonté de servir la renaissance
catalane comme il avait servi la renaissance

Paul

[y L'un des

TALLEZ,

gasconne.

gascon

primadiers » de la renaissance occitane en Gascogne,
avec Léonce
Couture,'Max Laclavère, Mgr de Carsale, Mgr Cézérac,
Í. le Chanoine Fernand
Sarran, M. le chanoine Dambielle, PaulTallez
est un poète délicat dont l'œuvre toute de
finesse et d'émotion con¬
tenue s'abreuve au cœur des vallons
d'Armagnac et fleure le parfum
de la terre.
«

Modeste, Paul Tallez est
e

un

maître.

Bibliographie. — l0 En gascon : Collaboration
.'tous et à l'.lrmac de la Gascnugno.

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recueil Aheus

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D'EXPÉRIENCES

�Influence
de la Littérature Occitane
Nous

étudierons

d'abord

l'influence

moyen âge. Nous verrons
Occitane comemporaine, dans
au

I.

—

de la Littérature Occitane

ensuite l'influence de la Littérature
la plupart des pays de l'Europe..

Influence drs Troubadours,

poésie lyrique des troubadours, dit Gaston Paris, a une impor¬
historique. La poésie artistique de l'Italie, du Portugal, de
l'Espagne, de l'Allemagne en procèdent : elle est l'arbre dont les
greffes ont, fécondé toutes ces plantes, jusque-là sauvages ou à peine
nées ». (1)
Italie.
'&lt; Dès le onzième siècle, dit .Iules Véran. des relations
La
tance
«

—

très étroites et très suivies s'étaient établies entre le Midi de la Fran¬
ce et l'Italie. Des traités de commerce liaient les villes libres méri¬
dionales et les villes libres italiennes; les commerçants des deux
pays allaient
que la même

fréquemment des unes aux autres, et, parlant pres¬
langue, marins provençaux et italiens, qu'ils fussent
Gênes, à Narbonue ou à Marseille, se sentaient également chez
eux.
» (2)
En outre, les troubadours méridionaux recevaient dans les cours
italiennes l'accueil le plus sympathique; plusieurs y ont passé la
plus grande partie de leur vie. D'un autre côté, on sait qu'il y a un
assez grand nombre de
troubadours originaires de l'Italie.
Pendant la première moitié du Xlllc siècle, la poésie lyrique
occitane règne seule en Italie. Mais déjà, vers la même époque, on
voit apparaître en Sicile les premiers monuments d'une poésie natio¬

à

nale. La cour de Frédéric II — le dernier refuge des troubadours —
voit naître la poésie sicilienne. L'influence occitane y domine : ce
sont les mêmes formes métriques et les mêmes idées dans une langue

différente.

.

Pendant la deuxième moitié du XIIIe siècle, une autre école de
poésie fleurit dans le centre de l'Italie, en Toscane. Elle n'est d'abord
qu'un prolongement de l'école sicilienne, dont elle conserve et déve¬
loppe les défauts. Mais bientôt, des poètes plus vigoureux et plus
originaux apportent à cette école nouvelle plus de force et de vie.
C'est l'école du dolcc sli!

nuouo,

dont le centre est à Florence. Ses

principaux représentants sont : Guittone d'Arezzo, — Chiaro Davanzati, — Guido Guinicelli, — Guido Calvalcanti, — Dante, — Cino da
Pistoja... Ces poètes traitent avec ampleur et sincérité les thèmes
les plus élevés de la lyrique occitane.
Entre les troubadours et Dante, nous rencontrons un poète aussi
gracieux qu'original, qui a, lui aussi, fortement subi l'influence de
nos troubadours : c'est Saint François d'Assise, l'auteur des Fiorelli.
C'est notre poésie qui lui a enseigné son art. « Ses vraies origines,
écrit Renan, sont d'abord l'Ombrie, la Province Séraphique, cette
Galilée de l'Italie, à la fois fertile et sauvage, riante et austère, puis
la poésie provençale. 11 aimait lès troubadours; il les prit à plusieurs
égards comme modèles. Il priait et chantait en leur langue. De leur
nom (jnfflar) il appelait ses disciples les «jongleurs
de Dieu ».
Le poète le plus remarquable qui ait eu les troubadours pour maî(1 ) G. Paris, Esquisse historique de la littérature française au moyen
âge, $ 125.
(2) Jules Véran, de Dante à Mistral, p. 71,
Série Commune

F- V.

�—

très, c'est Dante.

«

(iô

—

Bien que Dante, en effet, dit Jules Véran, se

soit

élevé infiniment au-dessus des troubadours, il n'y en a pas moins
entre eux et lui des liens incontestables. Peut-être leur doil-il plus

qu'il n'a été dit jusqu'ici. N'est-ce pas la violence de leur satire
politique et religieuse qu'on retrouve dans les invectives retentis¬
santes du Purgatoire et de l'Enfer V Si on reconnaît généralement
leur théorie de l'amour courtois à toutes les pages de la Vila Nuova,
a-t-on aussi bien vu que la Béatrice de la Divine Comédie est la suprê¬
me idéalisation de la Dame qu'ils avaient chantée, riche de toutes
les qualités, inspiratrice de toutes les vertus ? Serait-il enfin exces¬
sif de prétendre que le grand souffle religieux qui anime son œuvre
principale, Dante le recueillit de la poésie provençale expirante ? » (3)
Dans la Divine Comédie, Dante cite quelques troubadours, comme
Sordel, Folquet de Marseille, Arnaut Daniel, et même il fait parler
ce dernier en langue d'Oc; il en cite plusieurs autres
dans le De vulgari eloyueniia.
Un autre grand poète qui a eu les troubadours pour maîtres, c'est
Pêlrargue. 1 unis le Triomphe d'Amour, il l'ait l'éloge des troubadours
et leur rend un hommage ému. « Sa connaissance de leur poésie se
devine partout, dans son œuvre, et les premiers provencalistes des
temps modernes ont été, à l'époque de la Renaissance italienne,
les commentateurs du chantre de Laure. Le génie de Pétrarque a su
d'ailleurs revivifier les traits qu'il a empruntés aux troubadours ou
aux écoles italiennes de poésie qui l'avaient précédé; la femme qu'il
chante n'est pas une pure abstraction; elle vit et pense, comme le
poète lui-même, ou plutôt elle est l'image vivante de cette pensée.
Nous sommes déjà loin de la poésie des troubadours, surtout
de
celle de la décadence

».

(4)

Pour la prose,

le Novellino contient quelques récits dont le fond
est emprunté aux biographies des troubadours, ou à des nouvelles
provençales qui ne nous sont pas parvenues.
Espagne. — Le Catalan n'est qu'une branche de la langue d'Oc :
aussi la poésie occitane eut-elle, en Catologne, dès le milieu du XII0
siècle, des représentants. Les relations politiques étaient nombreu¬
ses entre la Catalogne, et, par suite, l'Aragon, et le Midi de la Fran¬
ce; les domaines du roi d'Aragon comprenaient le Roussillon et
Montpellier; de plus, les. comtes de Barcelone, rois d'Aragon, furent
comtes de Provence jusqu'en 1245. Enfin, les relations étaient cons¬
tantes entre la Catalogne et l'Aragon, d'une part, Narbonne, Foix
et surtout Toulouse, d'autre part; les vicomtes de Narbonne étaient
d'origine espagnole; les comtes de Foix et ceux de Toulouse étaient
liés aux rois d'Aragon par les intérêts politiques les plus importants
et souvent par des mariages. Aussi
la cour des rois d'Aragon futelle un des centres les plus brillants de la poésie occitane.
De nombreux troubadours ont visité l'Espagne. A la fin du XII °
siècle et au début du XII Ie, les rois d'Aragon Alfonse II et Pierre 11
sont les meilleurs protecteurs des troubadours. Le roi Jean 1er pro¬
tégea aussi de nombreux troubadours, sans avoir toutefois le même
enthousiasme pour la poésie occitane que ses deux prédécesseurs.
Son fils Pierre III protégea également notre poésie et fut poète

lui-même.
Les rois de Léon furent peu accueillants aux troubadours, sauf
Alfonse IX.
La Castille fut, par contre, au moins aussi hospitalière que l'Ara¬
gon. Alfonse VIII fut un grand protecteur de la poésie occitane;
plusieurs troubadours chantèrent ses exploits, et, sans doute, vécu¬
rent à sa cour. Son petit-fils, Ferdinand III, le Saint, eut une cour
austère, qui fut peu fréquentée par les troubadours; quelques-uns

cependant ont fait
Au

son

éloge.

contraire, son fils Alfonse X le Sage fut un des protecteurs les
plus zélés de la poésie occitane ; aussi les troubadours ne lui ont-ils

(3). Jules Véran, de Dante à Mistral, p. 13-14.
(4). Joseph Anglade, Histoire sommaire de la Littérature Méridio¬
au moyen âge, p. 128'

nale

�—

67

—

pas ménagé leurs
avoir été, pendant

éloges, en particulier Guiraut Riquier, qui paraît
près de dix arts, un de ses poètes favoris. Ce prince
généreux et hospitalier, poète et savant, fut un des derniers protec¬
teurs des troubadours dans la péninsule ibérique. (5*
Les rois de Navarre ne paraissent pas avoir
protégé

la poésie

occitane, quoique les communications avec le Midi de la France
fussent faciles et nombreuses, et qu'il y eût, au moins à Pampelune.
des îlote linguistiques où se parlait la langue d'Oc,
En

résumé, la poésie, occitane fut protégée

pendant près d'un

siècle et. demi dans la péninsule : en Aragon, surtout par Alfonse II et
Pierre II; en Castille, par Alfonse VIII et surtout par Alfonse X. (6)

Portugal. — L'influence provençale s'est fait sentir, en Portugal,
plus tard que dans le reste de la péninsule ibérique. L'ancienne
poésie lyrique portugaise ou galicienne ne paraît pas remonter au
delà de la fin du XIIe siècle. C'est l'époque la plus brillante de la
poésie occitane.
La poésie portugaise fleurit surtout au XIIIe et au XIVe siècles,
pendant les règnes d'Alfonse X de Castille, et de Denyv, roi de Por¬
tugal. C'est d'après ces rois poètes qu'on la distingue en plusieurs
grandes périodes : l'ensemble de ces périodes forme la « période
provençale ».
C'est dans les poésies du roi Denys que l'influence provençale
est le plus sensible. La poésie portugaise est d'ailleurs nationale par
ses origines; l'influence
provençale a consisté surtout à transformer
cette poésie lyrique, de populaire qu'elle était, en poésie courtoise.
C'est à la cour des rois de Castille et de Léon, où fréquentaient volon¬
tiers troubadours provençaux et chevaliers-poètes galiciens, que
se seraient établies, au début du XIIIe siècle, les relations poétiques
entre Méridionaux et Portugais. Filles se développèrent à la cour
d'Alfonse X, qui est un des plus brillants représentants de la poésie
galicienne; au moment où le roi Denys monte sur le trône, les rela¬
tions poétiques entre le Midi de la France et le Portugal sont depuis
longtemps établies, et l'influence méridionale règne dans la nouvelle
Ecole : les allusions du roi Denys à la poésie « provençale » sont assez
nombreuses ». (7)
«

France du Nord.
La poésie lyrique de langue d'Oïl n'a pas
échappé à l'influence occitane. La France, au Nord, avait une poésie
lyrique à elle, représentée par des « chansons de printemps », des
«chansons de danses », des «chansons de toile », des romances et des
—

pastourelles.
La poésie occitane était connue, dans les pays de
dès la seconde moitié du XIIe siècle. C'est l'époque
«

provençalisante

»,

langue d'Oïl,

de l'école dite

dont les principaux représentants sont : Conon

do Béthune, Chrestien de Troyes, Jean de Brienne, Blondel
Gui do Coucy, Gace Brûlé. «A la fin du XIIe siècle et au

de Nosle,
début du

XII1°, la poésie de langue d'Oïl est sous la dépendance de sa « sœur
de langue d'Oc ». Cette dépendance continue on partie pendant le
XIIIe siècle, avec des poètes occupant un haut rang social, comme

Champagne, et Charles d'Anjou, comte de Provence.
les deux poésies, occitane et française, s'est
produit de bonne heure et de plusieurs manières. Marcabrun paraît
avoir séjourné auprès du roi d'Angleterre Henri Ier; Bernart de
Ventadour a fréquenté, en Normandie, la cour d'Éléonore de Poi¬
tiers, mariée, après son divorce, au roi d'Angleterre Henri II, maître
de-la Normandie et du Sud-Ouest de la France; Fiigaut de Barbezieux a vécu à la cour de la comtesse Marie de Champagne, « centre
poétique de première importance dans l'histoire littéraire, où s'o¬
péra le contact entre l'école de Chrestien de Troyes et la poésie
méridionale, et d'où partirent, amalgamés pour ainsi dire, les ger¬
mes qui allèrent éclore sur les bords du Rhin ou du Danube ». (8)
Thibaut IV de

Le contact entre

(5) et (6) Joseph Anglade, op. cil., p. 122.
(7) Joseph Anglade, op. cit., p. 123-124.
(8) Joseph Anglade, op. cit., p. 125.

�Quelques troubadours
essais sont rares.
Allemagne.

—

s'exercèrent à écrire en fançais; mais ces

On divise les poètes

allemands, les Minnesinger,

qui ont vécu à deux périodes différentes : l'Ecoio
Austro-Bavaroise, qui a fleuri surtout en Bavière et en Autriche,
dans la vallée du Danube, — et l'Ecole Rhénane, sur les bords du
Rhin, plus récente.
La première période, peut-être plus populaire que l'autre, porte
déjà des traces de l'influence occitane.
■Dans la seconde période, l'influence de la poésie lyrique en langue
d'Oïl est partout sensible; mais cette poésie était celle de l'éco¬
le provencalisante
C'est entre 1170 et 1190 à peu près que s'est produit le contact
entre minnesinger et troubadours. Les relations étaient nombreuses
entre l'Allemagne du Sud et l'Italie du Nord. En outre, Frédéric 1er,
qui avait des prétentions sur le royaume d'Arles, avait l'ait un séjour
de trois mois en Provence; beaucoup de minnesinger
étaient de
hauts fonctionnaires des Hohenstaufen, et, à ce titre, ils séjournaient
fréquemment en Italie.
L'imitation a été d'aiilcurs moins sensible que dans la poésie
galicienne ou la poésie française; la plupart des grands minnesinger
ont gardé leur originalité. Le poète allemand chante la femme en
général, et non une femme en particulier; la discrétion, vantée par
les troubadours comme une grande vertu, est poussée à l'excès dans
la poésie allemande; le « vasselage amoureux » y prend une allure
plus formaliste; enfin, il semble que la liberté des mœurs ait été moins
grande dans la société germanique que dans la société méridionale.
Par tous ces côtés, la poésie des minnesinger a gardé, dans l'imita¬
tion, une très grande originalité ». (9)
Parmi les minnesinger-qui ont imité formellement les troubadours,
on peut citer : Rodolphe de Neufchâtel, Frédéric von Hausen.
.Angleterre. — L'influence des troubadours sur la poésie anglaise
a été peu importante. Les rois d'Angleterre avaient de nombreuses
possessions en France, et Richard Cœur-de-Lion fut un des plus
grands protecteurs des troubadours.
Mais la poésie lyrique anglaise n'apparaît que dans la seconde
moitié du XIII- siècle. L'imitation de la poésie occitane s'est pro¬
duite par l'intermédiaire de la poésie française. Les traces d'imita¬
tion sont visibles, surtout dans la forme; quelques termes de langue
d'Oc ont été empruntés directement.
L'influence de nos troubadours s'est particulièrement fait sentir
sur les poètes anglais Gower et Chaucer. (10)
deux groupes,

en

«

II.

—

In/laénce de la littérature contemporaine.

Dans la littérature occitane contemporaine, il n'y a
seulement une revendication linguistique; il y a encore toute
une sentimentalité d'abord,
toute une doctrine ensuite, littéraire,
patriotique et sociale, qui ont largement influencé la littérature et
la politique de la France tout entière. (11)
France.

—

pas

A) Littérature occitane et littérature française.
années de la renaissance, des

—

Dès les premières

rapports d'amitié se sont établis entre

poètes de langue occitane et certains hommes de lettres, méridio¬
mais qui ont écrit en langue française. Nommons tout de suite
Alphonse Daudet et Paul Arène. Ils ont puisé l'un et l'autre dans
les

naux,

le trésor des contes de Roumanille. Daudet n'a jamais caché que
la fine farine de son moulin était bien de la meilleure farine proven¬

çale; il s'en est fait gloire et il a, toute sa vie, entretenu avec
des

Mistra'

rapports affectueux. Paul Arène en fit de même. La littératurc-

(9). Joseph Anglade, op. cit., p.

129.'

(10). Joseph Anglade, op. cit., p. 130, note 2.
(11). Emile Ripert, Le Félibrige, p. 178.

�—

69

—

contribué à enrichir la littérature française, puis¬
de conte, remis à la mode par l'art d'Alphonse Daudet et
de Paul Arène, a complètement fait fortune.
Moins vive dans le roman, cette influence y est pourtant visible,
dans les romans de Daudet, d'abord, ensuite dans ceux d'Emile
Zola, provençal, qui n'a jamais perdu de vue-les choses et les gens
du Midi, qu'il a d'ailleurs décrits dans ses premières œuvres.

occitane, a donc
que ce

Du

genre

reste, le bon roman

réaliste conduit

naturellement au roman

réalité, de
le sujet,
pléni¬
ei
de terroir, qui forment

régionaliste, par le besoin qu'il a, pour serrer de près, la
la placer dans son cadre exact, qui peut devenir, suivant
un milieu caractérisé de province. Balzac et George Sand en avaient
déjà donné l'exemple; mais ce genre devait trouver toute sa
tude dans l'œuvre d'un Ferdinand Fabre, d'un Emile Pouvillon,
d'un Léon Cladel, tous les trois fils du Midi, et pleins de saveur
couleur.

de

beaucoup de romans

Depuis lors, il y a
actuellement une

partie importante de

notre littérature.
plus visible encore dans

L'influence de la littérature occitane est
le domaine de la poésie. Une poésie de langue
s'est élargie do plus en plus dans

française s'est, formée et.

le Midi, et, même dans toute la
France, en accord avec l'inspiration régionale. Cette poésie, rajeu¬
nie aux sources latines et provençales, a remis en honneur la discipli¬
classique, s'inspirant des littératures antiques et de la tradition
ne

méditerranéenne.
Parmi les
en

même

d'Oc
Marin,.
Gasquet, Lionel des Rieux, Emmanuel SignoEmmanuel Dclbousquet, pour citer quelques

poètes*de

temps que

ce genre,

certains ont employé la langue

le français : Jules Boissière, Auguste
n'ont employé de façon suivie que la

Marius André; d'autres

française : Joachim
ret, Emile Sicard,
morts.
« En

ce

langue

toute cette littérature a réagi contre l'invasion des
septentrionales, du théâtre norvégien, du roman anglais
elle a préparé ainsi, au sein même de la littérature fran¬
sens,

littératures
russe:

ou

réaction classique, qui s'est manifestée dès avant la
qui a pris, depuis, une plus grande intensité...
exagéré de dire avec. Jean Carrère ; « La renaissance
provençale provoquée par Mistral aura eu pour éorollaire une renais¬
sance du pur esprit français ». (12)
B) Littérature, Occitane et Bégionalisme. — D'abord uniquement
littéraire, ce régionalisme est devenu assez vite politique et écono¬
mique. Désormais, une réforme de l'organisation française s'impose,
et cette réforme, c'est une vaste et large décentralisation, ce qui
signifie : répartition de nos ressources plus égale, et maintien de la
vie économique et intellectuelle sur tous les points du territoire.
çaise, cette
guerre
Il

de 1914, mais

n'est pas

s'accomplissent, on a déjà obtenu
de plus en plus grande apportée
par les milieux parisiens eux-mêmes aux manifestations de la vie
provinciale, aux arts régionaux, le développement du tourisme et
des métiers qui en profitent, la création d'organes provinciaux de
plus en plus importants, quotidiens ou périodiques, soutenant de
mieux
mieux l'effort des artistes et des littérateurs, qui, de plus
plus nombreux, préfèrent le séjour de leur pays à celui de Paris. »
11 convient d'ajouter qu'on célébrant la terre et ses travaux,
la littérature mistralienne a lutté à sa façon contre l'abandon des

En attendant que ces réformes
certains résultats : « l'attention

en

en

«

campagnes,

qui constitue un grave

péril des sociétés

En

Espagne, la

mouvement

modernes, et

faisant mieux connaître les gloires et
elle à contribué à donner à
patriotisme français le support précis
l'histoire ». (13)
Catalogne, territoire Occitan, a vu également son

manière,

que, de la même
en
les traditions de chaque pays de France,
la notion trop vague d'un
d'une vision concrète du sol et de

linguistique aboutir très

tiques sérieuses et justes,

justement à des réformes

qui indiquent le

chemin à suivre,

(12). Emile Ripert, op. cit., p. 180-181.
(13). Emile Ripert, op. cit., p. 183,

poli¬

�—

Autres

Pays d'Europe.

—

70

—

En prenant conscience de leur hérédité

traditions latines, les poètes d'Occitanie ont contribué
à former peu à peu l'idée latine. qui devait devenir un des principaux
aliments des ferveurs félibréennes. Les poètes de Catalogne avaient
éveillé cette idée dans les esprits des Occitans; peu après, les Rou¬
mains devaient l'affirmer aussi. C'était le réveil de la race latine.
chanté par Mistral.
La Littérature Occitane compte actuellement des auditeurs dans
un grand nombre de pays étrangers. Les érudits italiens, orientés
vers l'Occitanie par le culte de Dante et de Pétrarque, se sont vive¬
ment intéressés au mouvement. Citons : Pio Raina. — Antonio Reset de leurs

Mario Chini, qui a traduit en italien Mirèio, — F.. Portai,
donné une Anthologie du Félibrige, — Vincenzo Crescini,
auteur d'un excellent Mànualelto Provenzale classique, — Luisa
Graziani, qui a publié une petite histoire de la littérature proven¬
çale au XIX5 siècle et une traduction de Calendau en prose italien¬
ne, — Salvioni,' 1— Novati, — G. Bertoni, — B. Sanvisenti, qui a
contribué à faire connaître en Italie les poètes Estieu et Perbosc, —
G. Rabi-zzani, — G.-A. Borgese, — E. C.imrnino, qui a représenté
l'Italie aux fêtes célébrées S Toulouse, on l'honneur du VIe cente¬
tori,

qui

—

a

naire de la fondation de l'Académie des Jeux Floraux.
En Roumanie, le grand poète Vasile Alecsandri fut lié avec Mis¬
tral, qui fit couronner, aux Jeux Floraux de Montpellier, son Chant

Sylva, elle-même, traduisit en
félibréennes.

de la Race Latine. La reine Carmen

roumain
•

quelques

œuvres

En Allemagne, la littérature occitane a toujours été en grand
honneur. Les savants de ce pays ont, depuis Diez, consacré de nom¬
breux travaux à la littérature occitane, ancienne et moderne. Il
suffit de citer les noms de Bartsch, d'Appel, d'Emil Levy, de Fœrs-

ter, de Behrens, de Bërtuch, de Koschwitz. C'est Koschwitz qui a
donné, de Mirièo, la seule édition savante.que nous ayons. Ouand
veut lire et étudier les

troubadours, on ne trouve aucune Antho¬
poètes, ni en France, ni en Occitanie, et l'on doit recou¬
Anthologies Provençales de Bartsch et d'Appel, ou encore
à celle de Crescini, dont nous avons déjà parlé. De même, le Petit
Dictionnaire provençal-Srançais d'Emil Levy est de nature à rendre
de grands services, tant au point de vue dé la langue et du vocabu¬
laire qu'au point de vue de la graphie.
.Enfin, l'Académie de Suède a couronné Mistral du prix Nobel,
en 1905, montrant
par là lé prix qu'elle attachait à son effort.
Ainsi, la littérature occitane contemporaine a su, dans un demisiècle, inspirer à tout l'univers lettré le plus profond respect et t'ad¬
mira tion la plus vive. Puisse-t-elle monter encore plus haut et rede¬
venir, comme elle l'était autrefois,.au moyen âge, la première litté¬
rature de l'Europe !
Joseph Rououft.
on

logie de
rir

ces

aux

Pensées
Il est malaisé d'être

Le

C'est pour
On

quelque chose, si l'on veut rester Quelqu'un.

peuple voudrait bien de la poule
ne

la correction de la

laisse des

regrets

Les
les

que

au

mesure

si

on

Il est bien

triste,

Il faut
certaines.

se

une

sans

farce.

les emporte.

politiciens qui poussent le plus
plus cultivés..

parents éloignés.

pot, mais

qu'on la bat.

ne

sont

pas,

bien s'en faut,

fois vieux, de n'avoir près de soi

méfier de certaines choses et

ne

croire que

que

des

dès choses

�PHILOLOGIE

Les mots antiques

du Terroir

noms de cours d'eau de nos régions
création par les Ligures, nos vrais

Nous allons étudier quelques
usage depuis leur

restés en
ancêtres.

.iubainville a démontré que Garumma, nom du
aquitain était un nom ligure formé, au moyen du
m-no qui caractérisait le participe présent moyen en
(sanskrit manas, grec menas, latin minus, mnus), sur une
D'Arbois de

ger, gar, crier,
gues et dont il

grand

suffixe
indo-européen

fleuve

parler, faire du bruit, qui existe
convient de citer les principales

racine

dans plusieurs lan¬

concovdances.

crier
gêruô, parler; qera.no.s, grue On peut probable¬
ment rapprocher de ces termes gerôn, gerontos, vieillard, et géras,
vieillesse, les personnes âgées étant en général enclines à parler lon¬
10 Sanskrit jaraie,
2° Grec gérus, voix :

guement pour expliquer, raconter ou gronder.
3° Irlandais gair, cri; gallois gawr. clameur;

irlandais goinm,

crier D'où peut-être l'irlandais granl (pour gérant,
garant, répondant au grec gerôn dos'• •'? vieux, âgé, oui exprime vrai¬
semblablement le sens exact du franco-provençal grand dans grand
père : le vieux père, ainsi distingué du jeune père.
4° Latin garrio, parler, dire; garrulo, bavarder: garnit us, bavard.
5° Lituanien garsas. bruit.
6" Allemand gernusch, bruit; gerassel, fracas, cliquetis; 'gérede,
babil, caquet; geriesel, murmure, 'gerochel, râ 1 c.
7° Provençal charrar, parler; charrateissa, causerie;
charrairc,
gairim, appeler,

à
le
nom d'un
fleuve, la racine ger gar exprimait la rumeur produite par l'écoule¬
ment des
Nous traduisons donc Garumna par la Bruyante
et, poussant nos investigations plus loin,nous découvrons aussitôt
Garonne provençale, aussi ligure que la Gasconne, dans la petite
bavard ; charramalan,
double entente.

conversation bruyante ; chaîna, propos

D'après ce qui précède, on

peut admettre que, dans

eaux.

une

Saint-Raphaël, laquelle a une sœur
du Golfe de Grimaud.

rivière de ce nom qui traverse
voisine dans la Garonnetle, tributaire

On sait

qu'en aval du Bec

d'Ambez où elle vient de recevoir la

Garonne'porte le nom de Gironde, qui semble être la
dans un idiome gaulois nettement caracté¬
risé par la mutation régulière en i celtique de l'e montré par la
ne ger de l'indo européen, ce qui s'explique par l'établissement d'un
peuple gaulois, les Bituriges Vivisci, aux environs de Bordeaux.

Dordogne, la

traduction de Garumna

raci¬

apporte une confirmation éclatante de ce qui a
l'origine ligure du nom de la Garonne, car sa
me secondaire Gironde existe aussi dans notre région où elle dési¬
gne doux cours d'eau homonymes : la Gironde, affluent
et la Gyronde, qui se jette dans la Durance, au-dessous de

Ce fait bien connu
été dit au sujet de

for¬

de l'Estéron,
Briançon.

Nous trouvons une
affluent de la Siagne,

autre

appellation ligure dans le nom

du Nans,

aussi porté par un hameau voisin, de même
que le joli bourg de Cagnes a tiré le sien de celui de-la
dont il est riverain. Nans, village du Var, et Nant, localité de l'Aveyron, ont probablement emprunté leur nom actuel à quelque cours
d'eau de leur voisinage, ainsi nommé, à une époque
Le nom du Nant aVeyronnais s'écrivait autrefois Nantz, ce qui

petite rivière

reculée.

�—

suppose une

72

—

forme antérieure Nantis, d»nt la terminaison

rencontre souvent dans les anciens

noms

de

cours

d'eau.

l.t

se

De cette

forme secondaire le

provençal a lait Nans en simplifiant régulière¬
(pour ?s&gt;. Cette particularité apparaît aussi
affluent du Var, auquel je restitue son ortho¬
graphe provençale et nationale, et dont je complète rapidement la
fiche linguistique en disant que, de même que la Cane: ardéchoise,
anciennement, Cardia, dont il représente la forme masculine Canlis
ce nom
peut-être rapproché de la-racinc Ica, plaire, citée par d'Arbois
ment

en

dans le

de

s

le groupe iz
de Chans,

nom

Jubainville,

ce

qui autorise h traduire les deux formes par l'ad¬

jectif agréable, sans risquer d'être démenti par les nombreux admi¬
rateurs des superbes Gorges du Chans.
isotre Nans n'est pas isolé : il y a deux Nant en Savoie et le. gal •
lois nous explique ces deux formes au moyen du mot nant, torrent,
de

montagne. 11 nous reste à constater que, comme Came et Chans

le Nantis

primitif est un participe présent: il a été formé sur une
racine na montrée par le verbe, grec naô, couler, au moyen du suffixe
ni de l'indo-européen, et il est aussi allié aux dérivées de ce verbe :
nama, source,, ruisseau, fontaine, et nains, nymphe des-eaux.
Ajoutons que le nom de la Brague antiboise est exactement l'ir¬
braga, cours d'eau.
Louis Funel.

landais

La

valeur

des

couleurs

Un

journal américain de publicité, dans un article récent, donne
les appréciations suivantes sur les sensations
que peuvent produire
les couleurs, dans leur emploi o'u publicité.
Rouge : excite les nerfs, donne l'impulsion du mouvement.
Orange et jaune : chaleur (l'orange surtout).
Vert : repose, calme, ni chaud ni froid, neutralisation.
'
Bleu : rafraîchit, tranquillise, sérénité, sriritualité, etc...
Lavande : tranquillité.
Pourpre : faste, solennité, richesse, royauté.
Blanc : pureté, supériorité spirituelle ou parfaite pureté
physique.
Vues à grande distance, les meilleures combinaisons de couleurs
sont : noir sur jaune, vert sur blanc, rouge sur blanc, bleu sur blanc,
blanc

sur

bleu, noir

Il est certain que

détermine

blanc.

sur

les couleurs ont chacune

une

valeur propre qui

réaction diverse. Tout l'art est, précisément,
de savoir les combiner heureusement. Un
voisinage harmonieux
atténue la violence des unes et donne de la
vigueur à d'autres.
en nous une

La Marseillaise

C'est

façon nouvelle d'utiliser de façon amusante toutes les
complaintes dans le chant de la Marseillaise.
une

Les sourds
Entendez-vous

Mugir
Les

ces

dans

nos

campagnes

farouches soldats ?

manchots

Qui viennent jusque dans

nos

bras...

Jeunes écoliers

Egorger

nos

Les

muets
Aux armes

Les

paralytiques
Marchons !

fils et

nos compagnes.

citoyens !
Marchons !

Les bouchers

Qu'un
Les

sang impur...
laboureurs
Abreuve nos sillons.
Comme

cela, c'est plus gai.

�les héros du Tour d'Europe.
capitaine Ludovic Arrachart, qui est né à Besancon le 15 août 1887, est
jeune aviateur, puisque breveté depuis le 26 juillet 1919. Cela n'empêcha pas
Arrachart de gagner, en 1923, la Coupe Michelin, son fameux raid, avec le capi¬
taine Lemaîtrc, du vol sans escale en ligne droite. .
Au
du circuit des capitales, le capitaine Arrachart pilota du départ a
Nous donnons

C'est

un

quelques détails biographiques sur
les plus beaux de l'aviation..

des raids

Le

un

cours

l'arrivée!

a pourtant à son actif une belle
Bossoutrot, lorsque ce dernier gagna
avions de transport.
la guerre dans l'aviation.

L'ingénieur C.arol. peut-être moins connu,
performance puisqu'il fut le mécanicien de

le grand prix de l'Aéro-Club des
Carol est âgé de 30 ans et a fait,

L'flviateiir Vm

On

grands

ne

dira

iffERE

jamais assez les

progrès que fait tous les

jours l'aviation.

Depuis Clément Ader jusqu'à
jours, combien est grand le

nos

chemin parcouru.

Laere qui
a'vionnette, la dis¬
Cherbourg-Paris (321 km.),

Voici l'aviateur Van
a

couvert, en

tance
en

2 heures 24".

�L'Année
Passons

point de

en

vue

revue

Sportive

l'ensemble des événements de l'année

au

sportif:

RUGBY
Nous donnons ci-dessous un extrait du rapport sportif qui fut
présenté au V Congrès annuel, tenu à Grenoble le 20 Juin 1920.
Au point de vue purement sportif, la sachy internationale n'a
pas répondu à nos espoirs. Au début surtout, le match FranceIrlande fut pour nous, une cruelle déception; il est juste de recon¬
naître que deux de nos joueurs furent grièvement blessés dès le
début de la partie. Cependant, malgré les défaites qui nous ont été
infligées par nos amis de la Grande Bretagne, la Sachy internatio¬
nale peut nous permettre de formuler quelques constatations agréa¬
bles. Notre match contre l'Angleterre fut tout en notre
honneur, et
nos joueurs, quoique battus par 13 à 11, eurent la satisfaction de
marquer 3 essais, alors que les Anglais ne violèrent nos buts qu'à
deux reprises.
Les scolaires français, remportèrent en Pays de Galles une écla¬
tante victoire sur leurs camarades gallois. Les militaires, firent en
Angleterre contre l'équipe de l'Armée Anglaise une exhibition remar¬
«

quable qui fut longuement commentée dans les journaux britanni¬
ques.
Les

épreuves officielles organisées par la Fédération ont suscité,
tous les ans, le plus grand intérêt. Le succès des équipes
champion s est d'autant plus méritoire, que chaque année le nom¬
bre et la valeur des équipes augmentent dans
chaque catégorie.
Après trois années de succès, le Stade Toulousain a été obligé de
laisser à l'Union Sportive Perpignanaise le titre de
Champion de
France. Félicitons, sans réserve, les Perpignanais qui ont fourni
comme
«

pendant toute la saison un effort admirable, avant de renouveler
l'exploit de leurs aînés de 1921. Mais ce qu'il y a de plus beau dans
catalane, c'est qu'elle a été acquise par des Catalans.

cette victoire
A

une
époque où tant d'autres équipes sont heureuses de donner
place à des éléments étrangers, il est agréable de constater que
l'Union Sportive Perpignanaise a gagné le
Championnat de France
avec des joueurs formés à son école! C'est le
plus bel éloge qu'on

puisse lui adresser. L'A. S. Monlferrandaise est champion de la
division d'honneur. On comprend la valeur de ce succès
lorsque
d'excellentes équipes comme celles du Biarritz-Olympique ou de
Lézignan étaient sur les rangs. L'A. S. Montferrandaise qui a mérité
sa victoire était tout
indiquée pour venir prendre place parmi les
clubs de la' division d'excellence. On crut un instant
que cela ne se
produirait pas, lorsqu'elle perdit son match de classement contre
Limoges. Heureusement, une modification apportée à la formule
du Championnat de France a permis à l'A. S. Montferrandaise de
gravir le premier échelon qui la séparait de la catégorie supérieure.
Le Stade Toulousain en équipes deuxièmes, le Stade Bordelais en
équipes troisièmes, et l'A. S. Carcassonnaise en équipes quatrièmes,
ont remporté les championnats des
équipes inférieures, et ont montré
qu'ils pouvaient compter sur d'excellentes réserves.
En deuxième série, le championnat de France est revenu au Navarre-Athlétic-Club de Champ-sur-Drac, qui battit nettement le
F. C. de Mirament par 18
points à 0. Il y a longtemps que nous

�—

75

—

plus habitués à des scores aussi impressionnants, car depuis
les équipes de seconde série qui arrivaient jus¬
qu'aux épreuves ultimes du Championnat, étaient de force sensi¬
blement égale, et ne se battaient que par un faible écart de points.
Le Club Athlétique Espérazannais a,, lui aussi, gagné brillam¬
ment sa finale, par 25 points à 0, sur son rival régional l'A. S. des
Cheminots de Béziers. C'est sans contredit, le plus beau score qui
ait été obtenu dans les finales de cette catégorie.
En quatrième série, c'est une vaillante société d'Armagnac-Bigorn'étions

la fin de la guerre,

le Magnoac Football-Club, qui remporta le titre, après une finale
qui enthousiasma les spectateurs venus ce jour-là sur le terrain des
re,

Ponts-Jumeaux pour assister à la grande
de France de la division d'excellence.
Enfin le Comité de Languedoc se tailla

finale du Championnat
encore un

beau succès

cinquième série, en fournissant les deux finalistes. Ce fut la Jeu¬
nesse Sportive Lézignanaise un club né d'hier seulement, qui enleva
la palme.
Chez les Scolaires, l'Académie de Bordeaux a renouvelé son suc¬
cès de la saison précédente, tandis que les Universitaires toulousains
viennent de renouer la^ tradition, en gagnant le championnat qui
était déjà leur apanage en 1920, 1922 et 1923.
Enfin, le 2e Aérostiers n'eut pas trop de mal à conserver le titré"
qu'il gagna l'an dernier en prenant la succession du glorieux 502e
régiment de Chars d'assaut.
en

totales pour les diverses
de 2.897.219 francs 15; il est

Les recettes

la

somme

rencontres se sont élevées à
juste de reconnaître que les

sont élevées à 2.164.005 francs 15.
recettes effectuées :
Match de Sélection à Toulouse 29.987 fr. Match de Sélection à
Béziers 21.079 fr. Match France-Irlande à Paris 263.870 fr. Match
Néo-Zélandais-France à Paris 417.690 fr. Macth Néo-ZélandaisFrance à Toulouse 327.450 fr. Match France-Angleterre 303.747 fr.
Parmi les grosses dépenses nous devons signaler les déplacements
de
nos
équipes à l'étranger, à Edimbourg, 51.053 fr,; à Cardiff,
37.342 fr. Scolaires et Militaires 62.199 fr. Pour les équipes et les
séries inférieures 120.000 fr. les déplacements des diverses Commis¬
sions, du Bureau à 1 03.922 fr, les frais généraux à 161.964 fr. Malgré
toutes ces dépenses la situation financière de la F. de Rugby reste
très prospère et nous ne pouvons que féliciter ceux qui ont eu la
lourde tâche de diriger la Fédération Française de Rugby.
dépenses de l'exercice se
Voici

quelques détails de

Rugby modifié
dernière saison de rugby, fait prévoir
que le code régissant le sport du ballon ovale serait, en France, modi¬
fié sur certains points et de telle sorte que la physionomie ordinaire
des parties s'en trouverait sensiblement changée.
C'est maintenant chose faite puisque lundi dernier le Conseil de
la F. F. R. a accepté les propositions qui lui ont été soumises par
Le

Nous

avions, à la fin de la

la commission des arbitres.

le joueur le portant, touche ou
la ligne de touche.
opposé à celui qui Ta touché en
quand Je porteur du bal¬
adversaire.
Le ballon, lorsqu'il est en touche, peut être mis en jeu de diffé¬
rentes façons, il y a deux cas à envisager.
Premier cas.
Si d'un coup de pied le ballon a été expédié en lou¬
che dircctemenl, sans avoir louché terre dans le terrain de jeu, l'arbitre
ordonnera, au choix de l'équipe devant bénéficier de la remise en
jeu, soit une mêlée au point où le ballon a été frappé en dernier lieu,

11 y a touche quand le ballon ou
franchit le plan vertical passant par
Le ballon appartient au camp
dernier lieu dans le terrain de jeu, excep té
lon est projeté en touche par un

—

soit

une

touche

en

face de ce

point.

�76

—

—

Lorsque l'arbitre constatera qu'une équipe recherche systémati¬
quement la touche, il pourra considérer cette faute comme une obs¬
truction, et la pénaliser par un coup franc au

point où le ballon

a

été

frappé en dernier lieu.
Cependant :
a) Lorsque Je coup de pied
dans ses 22 mètres;
b) Lorsque le coup de pied
franc pénalisé.
Si le ballon

suivra la

va

cas.

été frappé par

aura

été donné à la suite d'un coup

un joueur

même directement, la remise en jeu
ci-après énoncée :
Le porteur au ballon est passé en touche, ou bien
après coup de pied, de toute autre façon que celte
touche,

en

règle du deuxième

Deuxième

situé

aura

cas

—

le ballon est sorti

prévue

au premier cas.
Dans ces cas. le ballon
de la remise en jeu :

a) Par

une

sera

joué

au

choix du capitaine bénéficiaire

mêlée jouée à 10 mètres de la touche et sur

une per¬

pendiculaire à la ligne de touche partant du point où le ballon est
sorti

:

b) En projetant le ballon dans le terrain, perpendiculairement à
la ligne de touche, en partant du point où il était sorti, de l'acon à
ce qu'il franchisse au moins une distance de cinq mètres.
Le ballon

ne

pourra

minimum.

être joué qu'après avoir franchi cette distance

Aucun joueur ne pourra se placer dans la perpendiculaire que
devra suivre le ballon au moment de sa remise en jeu, et qui est
située entre la ligne des cinq mètres.
Sans doute les nouvelles dispositions que nous avons dites
auront cet effet avantageux de rendre le jeu plus rapide et, par
—

conséquent, plus conforme à son véritable esprit. Mais reste à savoir
comment les joueurs français s'accommoderont à ces nouveautés
qui, d'ailleurs, sont propres à provoquer une certaine fluctuation
dans la valeur relative de nos équipes de premier plan.
Là-dessus nous ne serons vraisemblablement pas fixés d'une
manière précise avant le milieu de la saison prochaine. En atten¬
dant, un fait est certain : plus que jamais, la victoire en rugby dépen¬
dra du souffle et de la rapidité. Aussi ne saurions-nous trop conseil¬
ler aux' dirigeants de clubs qui nourrissent quelques ambitions en
vue de la saison
prochaine, de profiter des deux mois qu'ils ont
encore devant eux en exerçant leurs athlètes sur les pistes de courses
à pied.
m M » ♦

CYCLISME
Pour

rien changer à l'habitude, le Tour de France Cycliste
vient d'être gagné par un Italien. Depuis 1912 le Tour n'a été gagné
qu'une seule fois par un Français (H. Pelissier en 1923).
Le classement de cette année est d'ailleurs le suivant • on y verra
que le 1 « Français Bellanger n'arrive qu'en 110 position !
1er Bottechia (Italien) en 219 h. 10 — 2e L,. Ruysse (Belge) en
3e Aymo (Italien) en 220 h. 6 — 4° Frantz (Luxembour¬
220 h. 4
ne

—

geois)

— 5e Dejonhge (Belge) — 6e Beckman (Belge)
1—
(Belge) —- 8° Verdi ck (Belge) — 9° Sellier (Belge) —
(Italien) — 11e Bellanger (Français) — 12e Benoit (Belge) —
13e Alavoine (Français) 14e Martin (Belge) — 15° J. Ruysse (Belge)
16e Despontin (Belge) 17 — Hardy (Belge) — 18e Cristophe (Fran¬
çais)..— 19e ROssignoli (Italien) — 20° Englebert.

en

220 h. 20

7° O. Buysse
10e Gay
—

Le Palmarès

1903. 1. Maurice Garin

du

«

Tour

»

(Français); 2. Lucien Pothier (Français);
3. Augereau (Français).
1904. 1. Cornet (Français); 2. Dortignacq (Français); 3. Jousselin
(Français).
.

�77

—

(Français);
(Français);
3. Louis Trousselier (Français).
1907. 1. Petit-Breton (Français); 2. Gustave Garrigou (Français);
3. Emile Georget (Français).
1908. 1. Petit-Breton (Français); 2. François Faber (Luxembour¬
geois); 3. Georges Passerieu (Français).
1909. 1. F. Faber (Luxembourgeois); 2. Garrigou (Français); 3.

Trousselier (Français); 2. Aucouturier
Dortignacq (Français).
1906. 1. René Pottier (Français); 2. Georges Passerieu
1905. 1. Louis
3.

J.

Alavoine

(Français).

François Fabert

1910. 1. Lapize (Français); 2.
3. G. Garrigou (Français).
1911. 1. Garrigou (Français); 2. Duboc;
1912. 1. Défrayé (Belge); 2. Christophe

(Français).

1913. 1. P. Tliys
1914. 1. P. Thys

(Luxembourgeois);

3. E. Georget

(Français).

(Français); 3. Garrigou
(Belge); 2. Garrigou (Français); 3. Buysse (Belge).
(Belge); 2. H. Pélissier (Français); 3. J. Alavoine

(Français).

1915 à 1918. Pas couru.
1919. 1. Firmin Lambot

(Français); 3. Chris¬
H. Heusghem (Belg,) ;'3. Lambot (Belge).
2. H. Heusghem (Belge); 3. Barthélémy
(Français).
1922. 1. Lambot (Belge); 2. Alavoine (Français); 3. Sellier (Belge).
1923. 1. H. Pelissier (Français); 2. Bottecchia (Italien); 3. Bellen-

tophe

(Belge); 2. Alavoine

(Français).

1. Thys (Belg.); 2.
1921. 1. Scieur (Beige);
1920.

(Français).
1.

Lucien
1925.

—

Aymo

Bottecchia (Italien); 2. Frantz
Buysse (Belge).
1er 0. Bottecchia (Italien) — 2e

(Luxembourgeois); 3.
L. Buysse (Belge)—-3°

(Italien)
La statistique du
Années

1903

,

ger
1924.

,

1904
1905
1-906
1907
1908

Etapes
6
6
11

15
15
15
15

191 8

:

Pas
15
15

1921

15

1922

15
15
15
18

1923

1924
1925

Les

1908
1909
1910

1911

4.637
4.600
4.600
4.600
4.600
5.400
5.400
5.400
5.400

14
14
15

1919
1920

1907

2.975

14

1910
1911
1912
1913
1914
1915 à

1905
1906

2.428
2.428

13

1909

1903
1904

liilom.

(Cornet)
(Trousselier)
(Pottier)

moyennes

(Petit-Breton)
(Petit-Breton)
(F. Faber)

(Lapize)

(Carrigouj

Tour
•

Partants

Arrivés

18

60
83
69

22
24

82

14

112

92

162
197
136

112
150
110

33
36
55
41
28

84

105
153

41

112
112
145

153
168

couru.

5.500
5.519
5.484
5.375
5.425
5.425
5.430

(M. Carin)

«

Engagés
80
105
78
100

41

65

129

67

138

113
123
120

149
146
159
183
153

113
157

130

11
22
38
38
48
61
49

réalisées

'.

25 kil. 28S
24 kil. 292
27 kil. 284
24 kil. 463
28 kil. 470
28 kil. 740
28 kil. 658
28 kil. 680
27 kil. 322

�78

—

1912
1913

—

(Défrayé)

27 kil. 894

(Thys)
(Thys)
(Lambot)
(Thys)
(Scieur)

1914

1919

1920
1921
1922
1923

27 kil. 625
27 kil. 028

24 kil. 954
24 kil, 132
24 kil. 900
24 kil. 498

(Lambot)

(H. Pélissier)
(Botteccbia)
(Bottécchia)

1924
1925

24 kil. 428
24 kil. 018
24 kil. 775

AÉRONAUTIQUE
Le record du monde de la vitesse a été établi
par l'adjudant-chef
Bonnet, qui l'a triomphalement enlevé au:-: Américains et l'a rendu
d'une façon magistrale à notre pays.

L'adjudant Bonnet, montant un avion Bernard, muni d'un moteur
H. Juiza dé 450 chevaux, a réalisé la vitesse
presque incroyable de
448 k. 170, à l'heuré, battant de .19 k. le record du monde détenu
pr
le lieutenant américain Williams.

L'exploit de l'adjudant Bonnet est d'autant plus remarquable
qu'il fut accompli suivant les nouveaux règlements de la Fédération
Aéronautique Internationale, qui exigent, non plus un vol, quatre

fois aller et retour, sur la base de 1
km., mais deux fois aller et retour
sur une base de 3 km., soit en tout 12
km. de parcours aérien.

D'après

notre

i

as

mêmes règlements, l'aviateur qui tentera de ravir à
Bonnet, le trophée qu'il a si brillamment enlevé, devra

ces
t

réaliser la vitesse de 452 k. 1 70, le nouveau records devant être su¬
périeur à l'ancien d'au moins 4 k.
Il est à remarquer,
que, depuis l'armistice, deux moteurs seule¬
ment ont pu
inscrire leurs noms au palmarès mondial de vitesse :
le moteur I-Iispano, Suiza et le moteur Gurtiss.
Jusqu'en 1922, la
supériorité du premier s'était affirmé comme le montre le tableau
suivant :
29 oct.
1919 DeRomanet..
Hispano-Suiza,300ch.s
7 fév.
1920. Sadi-Lecointe... (
—
1
28 fév. 1920. Gasaie
(
—
—
—

10 oct.
20 oct.

4 nov.
12 déc.

1920. Sadi-Lecointe

1920 Sadi-Lecointe.
1920.De Rómanet
1920 Sadi-Lecointe

(
(
(
(

—

—

—

—

—

—

—

—

nov.

déc.

1923.

283

—

)
)
)

296

—

302

—

309

—

313

—

043

330

—

341

—

355

—

35S

—

375
387

—
) 429
1924.Adjud. Bonnet.(Hispauo-Suiza, 450 ch.) 448
—

362

464
694
529
012

) 414

Lieutenant William.(

—

j

;
26 sept 1921. Sadi-Lecointe
(
—
—
)
21 sept. 1922. Sadi-Lecointe
—
(
—
)
8 oct.
1922. Lieutenant Manghan
450 ch.)
(Curiss.
18 oct.
1922. Général Mitchell. (
—
—
)
15 fév.
1923.
Sadi-Lecointe(Hispano-Suiza, 300ch.)
2 mars 1923. Lieutenant
Manghan (Gurtiss, 450 ch.)
2 nov. 1923. Lieutenant
Brown. (
—
—

4
4

268 k. 631m,
275

—
—
—
—
—

275
239
000
830

000
751
314
025
170

Nous approchons donc de cette vitesse de 500 km.
à l'heure
hier encore, semblait une
utopie, et sera demain peut-être, une
rieuse réalité.

qui,
glo¬

♦ M M» M

TENNIS
Le grand tournoi de Wimbledon vient de

nous

porter notre plus grande victoire internationale.
Lacoste et Bordra

triomphèrent après

une

permettre de

rem¬

lutte très sévère

de

�—

79

—

l'équipe américaine Cassey-Hennety. Mlle Suzanne Langlen et Rorotra battirent nettement l'association italo-américaine qu'avaient
formée de Morpurgo et. Miss Ryan.
Ainsi, la manifestation de law tennis, la plus importante au point
de vue international aura été, cette année, en tout ce qu'elle com¬
portait, la démonstration éclatante de la supériorité de nos
pions.
C'est un résultat à tel point magnifique, qu'on eut considéré
comme insensé celui qui eut osé le faire prévoir il y a seulement

Cham¬

deux

ans.

Mais aussi, comment eût-on pu supposer un
très facilement par l'Australien O'Hara
Tournoi de 1922, que ce tout jeune garçon

enfant Lacoste battre

Wood, au premier tour du
serait finaliste deux ans

plus tard et grand vainqeur cette année-ci 1
Oui, vraiment les progrès réalisés par Lacoste en cet espace de
3 ans sont, tout comme ceux accomplis par ses camarades Borotra,
Cochet et Brugnon, dignes de la plus grande admiration.
Naturellement le mêm, tribut doit être payé à Mlle Suzanne Lenglen qui trouva le moyen d'accomplir le prodige de se montrer
blement supérieure à ce qu'elle était en 1623.
Bref, devant les succès obtenus par nos Champions à Wembledon,

sensi¬

sportif et aussi quelque amourla plus grande satisfaction.
très méconnu en France, que
chez nous, ce triomphe à sa juste valeur.

devrait pour peu qu'on ait l'esprit
propre national, éprouver
Mais le sport du tennis est encore

on

l'on

n'appréciera pas

En
res.

qu'on sût chez nous que les victoi¬
le fameux tournoi sont cotées au plus
les plus hautes compétences sportives de l'étranger.

attendant nous voudrions

françaises obtenues dans

haut

prix par

ATHLÉTISME
d'Athlétisme a, par une
à de Nys sa requalilicaLa Fédération, en prenant cette décision, parut se souvenir du
camouflet reçu lors de la requalification de Vermeulen, qui se vit
après le vote français, interdire par la Fédération Internationale
le droit de représenter son pays dans les épreuves internationales.
Tout serait, pour le mieux dans le meilleur des mondes, si on ne

Le conseil de la
stricte application
tion d'amateur.

Fédération Française.
des règlements, refusé

s'apercevait que. certaines

Fédérations étrangères

paraissent se

règlements internationaux et savent fermer
leur meilleure figuration athlétique.
qu'un de Nys pour avoir participé
à quelques courses cyclistes professionnelles, où il n'a récolté que
bûches et déboires, se voit interdire le droit de revenir à ses premières
amours, tandis que les Nurmi et autres Ritola, peuvent pendant de
nombreux mois, quitter leur travail, s'exhiber en des réunions à
moquer royalement des
les yeux lorsqu'il s'agit de
Il est déplorable de constater

blanche
américains peu¬
toute
vent
restent toujours
classé parmi les purs 1
On
calculé que pour les courses disputées par ces deux Améri¬
Allemagne et à Paris (3.500 mètres environ! ces deux ama¬
cains
teurs avaient touché... 50.000 francs. Gela met les 100 mètres à
1.450 fr, le mètre à... 14 fr. 50 ! mieux..."en admettant que la foulée
de Paddock sort de 2 m. 25, à chaque pas, l'Américain accrochait
pointes la somme de 32 fr. 50.
A
•
.
Je
vois sourire 1 La chose n'est pourtant pas drôle, mais elle
est capable de discréditer à tout jamais l'amateurisme et peut être
aussi l'athletisme.
Décidément en France, nous sommes destinés à toujours être

recettes et sont

hermine.
Les

dignes de conserver leur

jugés cependant

beaux amateurs
quiétude l'aire le tour du monde et

Paddock, Murchinson, ces

en

a

en

avec ses

vous

,

�—

tondus et
battre !

ce

il faut

En tout,

doivent

qui est pire,

nous

80

—

fournissons les butons pour nous faire

règlements draconiens
régir l'amateurisme, qu'ils soient les mêmes pour tous.
une

Justice égale : si des

-M-

BOXE
On

saurait nier que la boxe traverse actuellement une période
de marasme et que la vogue dont elle jouissait, semble s'éteindre
ne

progressivement

par

nisateurs.
Ce n'est
boxe.

pourtant

suite des difficultés

que

rencontrent les orga¬

le public qui fait défaut

pas

aux

réunions de

L'expérience et les recettes magnifiques, plusieurs fois réalisées,
qu'il y avait à Paris pour le sport pugilistique, une
énorme, lirais malgré des salles en apparence fort bien gar¬
nies, les organisateurs ont rarement bouclé leur budget à leur avan¬

ont, montré

clientèle

tage.
Il y a donc dans toutes ces organisations, un vice de forme fonda¬
mental et c'est de lui que vient t.oùt le mai. Ce vice de forme réside
ce fait que lés
organisateurs ont toujours payé les locaux au
dessus de leur valeur'commerciale. Ils sont les premières victimes
de cet état de choses dont ils sont
responsables.
en

nu

Mais
des

direz-vous, peut-on reprocher aux boxeurs d'avoir trop obte¬

organisateurs ? Et

ces

derniers n'ont-ils pas la latitude d'op¬

poser une fin de non recevoir aux

prétentions qu'ils jugent exagé¬
parties peuvent trouver des arguments pour leur
défense, mais la plupart des boxeurs ont exagéré en plaçant les organisateursdans des impasses d'où ils ne pouvaient pas sortir. D'aucuns
jugeront que c'est là du bel et bon commerce et que la principale
qualité d'un commerçant est de tirer le maximum de ce qu'il vend.
C'est possible, mais en boxe, ce n'est
pas une solution équitable.
Un boxeur ne vaut exactement
que la somme d'argent qu'il rap¬
porte aux guichets- tel est le principe dont ne devraient jamais se
départir les organisateurs. Car, on ne le répétera jamais assez, il n'y
a
qu'une solution pour boucler le budget d'une réunion de boxe,
rées '? Les deux

c'est de

payer les boxeurs à la recette. Ainsi ils seront toujours
rénumérés conformément à leur valeur et en fonction du public

qu'ils auront attiré.

Une autre des causes de l'Etat des choses actuel, réside dans les
difficultés que rencontrent les organisateurs lorsqu'ils
effectuent la
composition de leurs programmes. D'abord les vedettes sont rares et
la plupart des champions de grande
envergure ont été ceux des

cliauisions d'avant-guerre.

Sauf Mascart, les premiers plans ont toujours été tenus par Carpentier, Criqui, Ledoux, F. Charles. On peut citer aussi d'autres
noms Doutes,
Fritc-h, Krd Francis, Moiina, mais on conviendra
sans difficulté que eeux-ci n'ont
pas encore la réputation des cham¬
pions dont il est question plus haut, quoiqu'ils possèdent les meil¬
leures qualités.
Dans ces conditions et devant la rareté des hommes
qui sortent,
il est très difficile de ne
pas mettre en vedette, toujours les mêmes

boxeurs.
Telles sont les deux
l'essor de la boxe.

de

causes

Ce n'est pas pour une
s'afficher.

principales, qui entravent énormément
o. Vax..

femme le

Un navire n'est jamais aussi
fait eau.

moyen de se l'aire bien voir

pressé de mouiller

que

que

lorsque il

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préparer votre Eau
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ef Ph

CONSEIL AUX DAMES
Toutes les maladies dont souffre la femme
pro¬
viennent de la mauvaise circulation du sang.

Quand le

sang circule bien, tout va bien; les nerfs,
l'estomac, le cœur, les reins, la tête, n'étant point

congestiennés, ne font point souffrir. Pour maintenircëtte bonne harmonie dans tout
l'organisme,
il est nécessaire de faire
usage, à intervalles
réguliers, d'un remède qui agisse à la fois sur
le sang, l'estomac et les nerfs, et seule la

Jouvence de l'Abbé
peut remplir
sans aucun

rétablit la

Soury

ces conditions, parce qu'elle est composée de plantes
poison ni produits chimiques, parce qu'elle purifie le sang,
circulation et décongestionne les organes.

Pour assurer à leurs fillettes une bonne
formation, les mères de
famille leur font prendre la Jouvence do l'Abbé
Soury.
Les dames en prennent pour éviter
les migraines périodiques.
Les malades qui souffrent de Maladies intérieures trouveront la

guérison

en employant la Jouvence &lt;1© 3'Abbé Soury,
qui craignent les accidents de la Ménopause doivent faire
une cure avec la Josiveac© dl©
3'Abbé
pour aider le
sang à se bien placer et éviter les maladies les plus dangereuses.
La Jouvence cl© l'Abbé
@©*xir^, préparée à la Pharmacie
Mag. DUMONTIER, à Rouen, se trouve dans toutes les pharma¬
cies. Le

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■

�LES

CATHOLIQUES

ŒUVRES

Le Tiers-Ordre de Si
1925, l'Année Sainte a

François d'Assise
bien remplie
dehors des nom¬

été vraiment

puisque en
béatifications, le Gouverne¬
ment italien a proclamé saint François d'Assise, Patron
de l'Italie, quelques jours après la glorieuse et impo¬
sante canonisation de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus

par

le monde catholique,

breuses

canonisations et

de la Sainte-Face,

et

d'avoir donné

au

que

monde

la France

; car

doit être père

c'est l'âme la

plus pure

depuis saint François d'Assise duquel
rapproche, par le Fils de Dieu et les Roses.

qui ait vécu
se

1926 sera aussi une

Année Sainte,

elle

puisqu'elle verra
Saint François

commémorer le 7e Centenaire de
d'Assise et, aussi celui du Tiers-Ordre,
lébrés dans le monde entier, par des fêtes

se

dications

qui s'annoncent, comme

qui seront cé¬
et des pré¬
devant être magni¬

fiques.
Afin de
de Saint

célébrer

dignement, le 7e

François d'Assise et

Centenaire

du Tiers-Ordre,

de permettre à chaque ter¬
impérissable souvenir,
nous avons créé, une belle Médaille spéciale dite :

qu'il a institué et

tiaire. d'en conserver un

Médaille du 7°

Centenaire de Saint

d'Assise et du Tiers Ordre avec revers
formités qui est vendue, avec bénéfices
des

Missions

François
des con¬
av. profil

Franciscaines.

plus grand soin
Franciscains au moyen de
Graveur en Mé¬
fait sa maquette à

Cette1 magnifique Médaille a été préparée, avec le
ia Direction des TT. RR. Pères
leurs Ì documents officiels. Elle est signée, par le
dailles Pierre Turin, Grand Prix de Rome, qui a
Assise, d'après la Statue de Saint François de
dans la basilique, elle est frappée par les
fournisseur de l'Etat, ce qui nous a permis d'en
des plus artistiques quoique vendue 2 fr.
MM. les Curés, Prêtres, Sacristains, Couvents,
merçants et Particuliers, doivent envoyer
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PRATIQUE

Comprenant diverses plantes de la région (arbres, arbuslest
plantes potagères, céréales, herbes), aux propriétés alimentaires
et médicales.

(suite) 1
III.

Plantes potagères.

—

Ail, allium, ail. — L'ail stimule la circulation du sang, est
apéritif, antispasmodique, vermifuge, antiseptique : Il est con¬
seillé .en temps d'épidémie.
Aubergine, solanum esculentum, aubergino. — Aliment
dont les propriétés nutritives sont à peu près nulles.
Artichaut, cynara scolymus, artichau. — Aliment sain, peu
nourrissant mais de facile digestion.

— Mets excellent,
accommodant. Racines sèches
employées comme diurétique et calmant dans les affections
du cœur. Infusion : 20 gr. par litre d'eau.
Betterave, beta vulgaris, bleto. — Rafraîchissante, en salade;

Asperge, asparagus

môme pour un

nuit

aux

tains

ofïieinalis, asperjo.

estomac peu

vieillards, aux pituiteux;

difficile à digérer pour cer¬

estomacs.

Céleri, apium graveolens, apit. — La racine est employée,
médecine, comme apéritive et diurétique.
Chou, brassica oleracea, caulet. — Suivant que l'estomac
est bon ou maladif le chou est excellent ou malsain. Ses qua¬
lités nutritives sont assez restreintes, mais il a l'avantage de

en

tenir le corps

libre.

Carotte, daucus carota,

carotto.

—

Aliment sain, rafraîchis¬

brû¬

sant, réparateur. La pulpe fraîche est un remède pour les
lures. Le suc délayé dans un peu d'eau est employé contre la
toux, les extinctions de voix, l'asthme.
Chicorée frisée et escarolle, cichorium intybus, scariola, endebio, escarolo. — Toutes, mangées en salade, constituent un
aliment sain, rafraîchissant et digestif.
Citrouille, cucurbita maxima, coujo. — La citrouille est
diurétique et très digestive.
Cornichon, cucumis sativus, cournichoun. — Stimulant
usité dans l'art culinaire.
Cresson, alenois, lipidium sativum, janitort. — Plante sti¬

dépurative, antiscorbutique.
Epinard, spinacia oleracea, espinart. — Ses feuilles cuites
constituent un aliment sain et léger qui, mélangé à l'oseille,
en corrige l'acidité.
Fève, fava sativa, hauo. — La fève est nourrissante, mais
de digestion difficile pour certains estomacs.
Haricots, phaseolus vulgaris, moungeto. — Les haricots

mulante de l'estomac,

matières azotées plus assi¬
Aussi sont-ils servis souvent

nourrissent bien. Ils possèdent des
milables que certaines viandes.
même dans les hôpitaux.
Laitue

cultivée, lactuca sativa, laïtugo. —
émollientes et calmantes.

Alimentaire en

salade. Feuilles

(1 ) Voir Almanach
Série Commune

1925, p. 81.
F.

vi.

�82

—

—

Lentille, cavum lens, lentillo. — Mangée en purée? elle se
digère plus facilement, surtout si on a pris soin de la bien faire
cuire.

Melon, cucumio melo, meloun,

qualité le melon est

rafraîchissant.

un

fruit

peu

—- Mûr à point et de bonne
nutritif, mais très digestif et

Navel, brassica napus, nap. — Aliment assez nutritif et très
sain, se digère mieux s'il est bien cuit. Les plus petits navets
sont les meilleurs.

Oignon, allium sepa, sebo. — L'oignon possède, mais à un
degré inférieur, toutes les propriétés de l'ail. Cuit, c'est un ali¬

ment très sain.

Oseille,

acetosa, bineto. — Plante qui rafraîchit et
digestion. Elle est nuisible aux goutteux, à ceux qui
ou ont des
aigreurs d'estomac, s'ils en font un usage
rumex

facilite la
toussent

habituel-

Poireau, allium porrum, possé.

surtout à l'état

cru.

—

Condiment très digestif

La cuisson le rend dur.

Pois, pisum sativum, cézé.

—

Aliment excellent quand il
mais il n'est pas facile à

est frais. Il est bon aussi à l'état sec,

digérer.
Pommes de

terre, solanum tuberosuin, patano. — Aliment
sain, d'une digestion facile. Il sert plutôt d'appoint, car
il est peu nutritif.
Radis, raphanus sativus, rahé. — C'est un bon condiment.
Il stimule l'appareil digestif; il est antisçorbutique. On
peut
en manger utilement
en quantité assez grande,
Salsifis, t.ragopogon possifolius, salsifis. — Il offre une racine
très

tendre et délicate.

Tomate, solanum lycopersicum, toumato.

—

La tomate est

aliment et un assaisonnement. Aliment très sain, rafraî¬
chissant et nutritif. Elle est utile aux tempéraments sanguins
un

et bilieux.

IV.

—

Avoine, aveta saliva, siuaso.

Céréales
—

Dans les pays où le froment
sert à l'alimentation de

mûrit pas facilement, l'avoine
l'homme. Le pain d'avoine est assez
et difficile à digérer.
ne

nutritif, mais il est

amer

Blé, triticum vulgare, blat.

— Cette céréale donne la farine,
pain, qui est un aliment presque complet et, de
pins, les pâtes alimentaires très nutritives et qui se digèrent

dont

on

avec

facilité.

fait le

Maïs,

zea mays, mil. —
tible de moisir. La bouillie

Le pain de maïs est mou et suscep¬
(millas) nourrit bien et est facile à

digérer. Une alimentation exclusive de maïs occasionnerait
pellagre.
Orge, ordeum vulgaris, ors, — Avec la farine d'orge on peut
faire du pain, mais ce.pain est lourd et ne convient qu'aux
la

estomacs robustes.

Sarrasin, polygonum fagopyrum, mouriscoun. — L.e sarrasin
blé noir donne un pain qui est
peu nutritif et même indigeste.
sSeigle, s.ecule cereale, séglé. — Le pain cle seigle seul ou mé¬
langé de froment est très rafraîchissant. Il faut"prendre garde
que les grains ne soient pas attaqués par l'ergot ou mêlés avec
de l'ivraie; il pourrait en résulter des troubles nerveux et au¬
ou

,

tres, maladies.

�—

V.

—

83

—

Herbes

Aigremoine, agrimonia eupatoria, agrimouèno. — Plante
astringente. Infusion : 20 grammes par litre d'eau. Employée
en gargarismes.
Angélique, angelica silvestris, angelico. —La racine est exci¬
tante et antidyspeptique. Infusion : 20 grammes par litre d'eau.
Armoise, artemisia vulgaris, artémiso. — Antispasmodique
et tonique. Infusion : 20 grammes par litre.
Bardane, lappa major, laparasso. — Les racines, sèches, sont
employées contre les rhumatismes. Infusion : 20 grammes par
litre d'eau.

verbascum thapsus, boulloun blanc. — In¬
(25 gr.) calme la toux. Décoction de feuilles en
lavement contre colique et diarrhée.
Bourrache, borrago officinalis, bouratcho. •— Diurétique,
sudoriflque, contre la toux. Infusion : 10 grammes.
Calamenî, calamintha officinalis, baseli saubatgé. — Réso¬
lutif, excitant, stomachique. Infusion : 10 gr.
Capselle, capulla pastoris, bourcetto. — La plante fraîche,
Bouillon blanc,

fusion de fleurs

employée contre les hémorragies.

entière est

Infusion

:

2 à5

grammes par litre d'eau.
Camomille, matricaria chamomilla, camomilo. — Les fleurs
conviennent dans les langueurs d'estomac et digestions diffi¬
ciles. Infusion : 15 têtes par litre d'eau. Egale au quinquina
comme fortifiant.

Centaurée, centaurea, centorèio. — Légèrement astringente,
tonique et fébrifuge. Infusion : 5 gr. par litre.
Chiendent, agropyrum repens, agram. — En décoction, tisane
rafraîchissante; en infusion (20 gr.), contre coliques, hydrq-

pisie, pleurésie, albuminerie.
Cresson, nasturtium officinale, gracilloun. — La plante est
stimulante, dépurative et antiscorbutique.
Fenouil, fœniculum officinale, houilh. — La racine est diu¬
rétique et le fruit stomachique et apéritif, Infusion : 25 gr.
par litre d'eau.
Fumeterre, fumaria officinalis, humoterro. — Les sommets

sont toniques, dépuratifs sudorifl15 grammes par litre d'eau.
Guimauve, althcea officinalis, maugobis. — Adoucissant,
contre la toux (infusion : 25 gr.); utile en gargarismes dans
les angines, en lavement contre dysenterie.

fleuris des

ques.

en

tiges, desséchés,

Infusion

:

Laiteron, sonchus asper, laïtug. — Les
salade sont dépuratives.
Mauve, malva, mauo. — Emolliente,

Infusion

:

utilisée contre la toux.
melissophyllum, citrounello saubatjo., —

10 gr. par

Mélisse, melittis
Les feuilles sont

jeunes feuilles mangées

litre d'eau.

stimulantes et toniques du

système nerveux.

Infusion : 10 grammes par litre d'eau.
Menthe, menta rotondifolia, mento. — Les fleurs
the à feuilles rondes sont stomachiques, arrêtent
calment les maux de tête. Infusion : 10 grammes par

de men¬
vomissements,
litre.
Millepertuis, hypericum perforatum, trescalan. — Vermi¬
fuge, stimulant, infusion : 5 grammes par litre d'eau.
Moutarde, sinapis alba, moustardo. — Les grains sont laxa¬
tifs (une cuqillerée à soupe par jour). La farine s'emploie pour
sinapismes, évitant

l'eau trop chaude.

�—

84

—

Orlic, urtica dioïca, ourtic. — Le sirop d'orties blanches
vomissements de sang.
Pariétaire, parietaria officinalis, paretèro. — Diurétique

arrête crachements et
très actif. Infusion

:

20 grammes par litre

d'eau.

coquelicot, papaver rhocas, passoroso. — Les pétales
secs sont utilisés contre la toux, la coqueluche. (Infusion : 6
à 10 gr.) Décoction pour gargarismes, lotions.
Persil, petroselinum sativum, persil. — La racine est apéritive, les feuilles stimulantes. Infusion : 20 gr.
Pervenche, vinca major, perbenco. — Plante employée con¬
tre les crachements de sang (infusion : 15 gr.), et, en gargaris¬
Pavot

mes

contre les maladies de gorge.

Pissenlit, taraxacum dens leonis, pichourli. — Plante diuré¬
tique, stomachique, laxative.
Plantain, alisma plantago, plantadjé. — Astringent. Infu¬
sion : 20 gr. par litre. Les feuilles triturées sont appliquées sur
plaies et coupures.
Pourpier, portulaca oleracea, pourpiè. — Plante purgative,
vermifuge, diurétique et antiscorbutique.
Prèle des champs, equisetum arvense, escureto. — La prèle,
desséchée, est diurétique; on l'emploie encore pour arrêter le
sang. Décoction : 10 à 15 gr. par litre d'eau.
Rénouée, polygonum aviculare, herbo sannouso. — Plante
astringente et vulnéraire, efficace contre les diarrhées. Décoc¬
tion : 50 grammes par litre d'eau.
Saponaire, saponaria officinalis, sabounelo. — Dépurative,
utilisée contre douleurs articulaires, maladies de la peau. Raci¬
nes en décoction : 25 gr. feuilles en infus. : 20 gr.
Sauge, salira verbenaca, beni me querré. — Tonique et sti¬
mulante des fonctions digestives. Employée contre paralysies,
tremblements. Infusion des sommets des tiges fleuries : 10 gr.
,

par

litre d'eau.

Scabieuse, scabiosa hortensia, beuzo.
contre les dartres. Infusion

:

Astringente, utilisée
litre.
•— Plante stimulante,

—

15 gr. par

Seneçon, senecio vulgaris, senesoun.
S'emploie en extrait.
Serpolet, thymus serpillum, serpoulet. — Les tiges fleuries
sont employées contre les affections pectorales. Infusion : 10 gr.
Souci, calendula officinalis, souci. — Pleurs antispasmodi¬
ques et antivomitives. Infusion : 4 à 5 grammes.
Tabac, nicotiana, tabat. — L'usage modéré est inoffensif et
inutile; l'usage immodéré amène les accidents du nicotinisme
ou tabagisme.
Valériane, valeriana officinalis. — La tige souterraine est
employée contre les migraines, les vertiges, le nervosisme.
Infusion : 10 grammes par litre d'eau.
Verveine, verbena officinalis, berbeno. — Astringente, anti¬
spasmodique. Les feuilles bouillies avec du vinaigre sont appli¬
quées sur les points douloureux, dans la pleurésie.
Violette, viola odorata, mamoïs. — Les fleurs sont utilisées
vulnéraire.

comme

émollient contre la toux. Infusion

par litre
tives.

:

10 à 15 grammes

d'eau. Les parties souterraines de la plante sont vomi¬

FuirI là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont
D'être parmi l'ecume inconnue et les cieux.

ivres

Stéphane Mallarmé

�PROCEDES

ET

contre Ses esmemis

RECETTES

des appartements

Blattes ou cafards
Faire un mélange de
de sucre en poudre, et
dre cette poudre dans

100 grammes de. farine de blé, 100 gr.
10 gr. de tartre stibié (poison). Répan¬
les endroits infectés.
Fourmies

d'essence, à la tombée
sulfure de carbone, du marc
de café, de la sciure de bois mouillée, de la poussière de charbon
de bois aux endroits qu'elles fréquentent. Frotter les pieds des
meubles avec de la craie en formant un anneau de cinq à six
Arroser la fourmilière de pétrole ou
du jour. Répandre du soufre, du

centimètres.
Mites

Employer le camphre ou des plantes aromatiques. Un excel¬
lent moyen consiste à envelopper ses habits, aussi exactement
que possible, dans de vieux journaux.
Mouches
Fermer les volets, liassant un passage
dre des filets devant les ouvertures pour

pour

leur sortie. Ten¬

les empêcher d'entrer.

pièges : carafes percées par le bas avec un rebord
rempli de liquide; papier tue-mouches fait d'un mélange d'huile
de lin, de résine de pin et de mélasse; verre d'eau savonnée
couvert d'une tranche de pain, percée d'un trou et enduite de
Utiliser des

miel

au

dessous

Moustiques

l'appartement des copeaux de quassia;
y placer, un pot de fleur avec une plante de ricin ; y suspendre
une lanterne allumée dont les vitres ont été enduites de miel.
S'enduire d'essence de girofle, d'absinthe. Répandre du pétrole
à la surface des mares au temps où les moustiques s'y déve¬
loppent.
Faire brûler dans

Puces

ammoniacale ou benzinée;
propreté. Badigeonner avec du pétrole,
mélangé d'un peu d'essence de lavande, le lit, les meubles, for¬
mant bien portes et fenêtres pendant quatre ou cinq heures.
Mettre dans son lit des pétales de roses ou des feuilles de noyer
Laver les

entretenir

ou

parquets avec do-l'eau

une

extrême

do menthe.
Punaises

soufre dans les cham¬
d'un mélange de 350 gr.
10 gr. de cam¬
de sublimé corrosif ,après avoir bourré

Poudre de pyréthre. Fumigations de
bres. Aspersion avec un vaporisateur
d'alcool à 90°, 15 gr. d'essence de térébentine,

phre pulvérisé et 5 gr.
hermétiquement toutes les issues.

Rats et souris
La

la meilleure amorce pour piège
du plâtre en poudre recouvert
disposer auprès une autre as¬
de l'eau. Avoir de bons chats qui, à la longue, par
seule, obligent les souris à abandonner les maisons.

graine de tournesol est

à rats. Mettre sur une assiette
d'une légère couche de farine et

siette

avec

leur odeur

�ALBI.

Capitale de l'Albigeois. Revint au roi de France
1249. La Cathédrale Sainte-Cécile, commencée en
1283* est une merveille.
—

en

....

........

;

.

'

&lt;£ &lt;$&lt;S&lt;S &lt;î-&lt;S&lt;Î&gt;
•

*■

4

PENSÉES
Quand l'orateur devient serinette, l'auditoire lui dit : « Flûte 1 !
Bien que les saints soient pour nous sacréSj on ne cessera
.jamais de leur faire
des niches.
Ceux-là qui ont le plus de coupons ne sont pas toujours ceux
qui ont lp plus
d'étoffe.
Les inventeurs du Suffrage Universel ont été aussi forts
que les fabulistes : ils
sont, eux aussi-, fait parler des bêtes.
Quand des querelles sont manifestement stériles, d'excuse n'ont

épousent.
Pour crier la

vérité

sur

les toits&gt; il

ne

ceux

qui les

faut pas avoir peur des tuíïêè

]

�PRATIQUES

RECETTES

usitées

colles les pluas

]Les diverses

colle

de

pate

Délayer dans de l'eau quelques cuillerées de
bouillir

remuant

en

avec

une

Colle

a

spatule.

farine. Paire

l'albumine

d'œuf, etc.) à laquelle on
ajoute de la cliaux vive, ou du plâtre, ou du verre pulvérisé.
Pour pulvériser le verre, le plonger de l'eau bouillante dans
l'eau froide, le broyer et passer la poudre au tamis.
Elle est à base d'albumine (blanc

Colle
Prendre

un

forte

liquide

kilo de colle forte, la faire fondre au

bain-marie,

ajouter un volume égal de vinaigre et un quart d'alcool. —
Autre procédé : faire fondre dans un demi-litre de vinaigre
200 grammes de colle forte, ajouter un demi-litre d'alcool et
25 grammes d'alun, mettre sur le fou pendant dix minutes.
Colle

insoluble

dans

l'eau

poisson dans de l'eau tiède, ajouter un
peu d'huile de lin avant complète dissolution et placer le mé¬
lange sur un feu doux jusqu'à dissolution entière de la colle.
Employer à l'état tiède.
Mettre de la colle de

Colle

pour le

bois

Appliquer sur les faces des objets à

tasse et laisser sécher.

coller du silicate de po¬
sans contact

Utilisable pour pièces

humide.
Colle

pour

enveloppes,

étiquettes

Paire dissoudre dans 120 grammes d'eau froide 150 grammes
de colle forte, aj outer 60
sucre et 15 gr. de gomme

gr.'de

que.

Mettre sur le feu et

arabi¬

faire fondre le tout en remuant cons¬

tamment. — Autre : mettre dans un peu d'eau
de gomme arabique pulvérisée, 15 gr. de

mes

de sucre. Laisser

dissoudre et ajouter

Ì5

gr.

froide 15 gram¬

dextrine et 2o gr.
de glycérine.

Colle pour le verre

d'eau, 70 gr. d'eau de vie, 45 gr. de
poudre, 25 gr. d'amidon, 10 gr. de colle forte. Après
avoir fait bouillir, aojuter 20 gr. de térébentine de Venise et
remuer jusqu'à dissolution. — Deuxième recette : émietter
dans un récipient 25 gr. de gomme laque brune naturelle, ajou¬
ter un décilitre d'alcool à 55°, plus 25-gr. d'éther et laisser
Prendre 70 grammes

craie en

reposer

vingt-quatre heures.
Colle pour faïence, porcelaine

de potasse, ajouter deux fois Son volu¬
pilée et tamisée jusqu'à consistance de
bouillie.
2° Prendre et délayer dans de l'eau 20 gr.- de salicy¬
late de potasse, 90 gr. de gomme arabique et 9 gr. de plâtre
fin.
3° Plonger 125 gr. de gomme laque naturelle dans un
quart de litre d'eau bouillante. On obtient une pâte dont on
enduira les bords échauffés des pièces à raccommoder.
Prendre du salicylate
me d'eau et de la craie
—

—

Colle Pour caoutchouc

Mélanger et laisser dissoudre 40 grammes
de gutta-percha fondue.

bone et 16 gr.

de sulfure de car¬

�88

—

—

Les Bizarreries de ta laijéûc
Exercice

de

française

lecture

L'orthographe française a ses bizarreries. En voici quelques-unes
qui peuvent servir d'excellent exercice de lecture pour jeunes éco¬
liers

:

Nous

«

portions les portions. Les poules du couvent couvent. Mon

cassé les fils. 11 est de l'Est. Peut-on se fier ii cet homme fier '!
Nous Éditions de belles éditions. Je suis content qu'ils nous content
cette histoire. 11 convient qu'ils convient leurs amis. Ils ont le carac¬
fils

a

tère violent et violent leurs serments. Ils
un

expédient leurs lettres, c'est
expédient. Ils résident chez le résident. Nos cuisines excel¬
préparer ce plat excellent. Les poissons af/luent à cet affluent,

bon

lent à
etc. »

Ne nous hâtons pas de maudire l'orthographe française. L'anglaise est autrement compliquée. « Compliquée ! je te crois, disait ce
brave garçon. En anglais tu écris é'aslique et ça se dit çaoutchou. »

un

géographique

repas

âgé de Carcntan, Douai d'un air Digne, était Lann
dernier, Dinan dans un rcstOran de Paris, à Celte Eure du soir :
« Servez-moi
bien, dit-il, car j'ai une faim qui me Creusé l'estomac,
faites-moi faire Bône Cher, je vous donnerai de l'Argentan que vous
voudrez, et surtout que chaque Metz Vienne à son Tours. En effet,
Savenay selon Séez désirs. A peine fut-il assis qu'il ôta ses Gand,
releva ses Manches et dit : Avallon, Tonnerre! On lui servit Pô,
Tage, Paimbceuf, une volaille Grasse à la d'Aube, un pâté de Foix
et autres bonnes choses Ham Angers. Il commença
par des Eu à
la coque, prit du vin dans des Pau de Gray, dont il but de grAnvers
Árras et duquel il Falaise méfier, car s'il avait Millau du Puy, il
n'aurait pas ressenti au Thicrs de son repas des Meaux dans l'Aisne
et du Malo Rhin; il Alais continuer, mais il perdit le Sens et on fut
Un homme

obligé de l'emporter,

ce

qui

causa une

Seine dans l'établissement.

On le coucha sur un lit de

Caen, on lui fit avaler des pastilles de
Manies, du sirop d'èCorse d'Orange (vraie Valence) et du thé au
Rome. Après quoi, il fit un bon Somme, dormit toute la Nuits, se
réveilla le lendemÀin matin, frAix et dispos et fort comme un Lyon,
il Jura de ne plus tenter pareille
prouHesse. et dit au traiteur :
Je vous Ségré des soins que vous avez pris de ma Perseonne.
—

Il remercia Toul

guérir

ses

monde,

se

Reims et Sedan, prit

:=■:

Privas de liqueurs, but de l'eau pour
sa Cannes et partit pour Perpignan.

OS

W&gt; m
UN

cas

TQOÏ

:

=*

:

d'intoxication

Le

jeune soldat râle dans un coin do l'hôpital. M. le docteur, appelé
d'urgence, fait ses constatations. Profitant d'un moment de répit, il
interroge le malade.
Voyons, mon ami, quelle est votre arme ?
—■

—-

vre.

Musicien.
Je m'en doutais. Et

—

?

—

—

quel est votre instrument ? Bois

ou

cui¬

Cuivre!...

C'est bien cela ! continue l'homme de l'art à

ses

aides. Vous

devant vous, Messieurs, un cas exceptionnel de congestion
buccale provoqué par les efforts que fait le musicien pour pousser
le souffle dans l'embouchure... (Au malade.) Et de
avez

vous,
—

mon

Des

ami 1

cymbales !

quel cuivre jouez-

�—

La

tour

de

89

—

saint-germain

l'auxehkois

à travers les siècles, les trans¬
formations, modifications ou mutilations qu'a subies l'antique col¬
légiale de Saint-Germain l'Auxerrois; aussi, offre-t-elle&gt;en ses diverses
parties des spécimens do styles et d'époques fort dissemblables.
Ainsi, la porte principale du porche, qui date du xme siècle, pré¬
sente en son tympan une peinture de Mottez, la Trinité, exécutée en
1840. C'est à cette époque qu'on eut la malencontreuse idée d'édi¬
fier, sur le côté gauche du portail, une tour de style gothique dont
la nécessité ne s'imposait pas et qui masque en partie la façade Nord.
Cette tour, qui abrite un carillon, vient d'être restaurée. Rappelons
que SainL-Germain était la paroisse du Louvre et des" Tuileries. Les
souverains tenaient à honneur de venir y entendre la messe. SaintGermain avait dans ses dépendances une école célèbre qui remontait
ii Charlemagne : elle est encore citée en 1292. La Place de VEcole qui
donne
le quai du Louvre en a gardé le souvenir.
d'églises parisiennes

Peu

ont connu,

sur

timbres-postes

Nos

à 1849. 11 en existe actuellement
différenciées par la couleur et subdivisées en trois
séries
modèle J. Blanc, O. Roty (Semeuse) et Luc-Olivier Merson.
La fabrication des timbres-poste, opérée successivement à la Mon¬
timbre-posLe remonte

Notre

catégories,

quinze

:

la Banque de
l'administration
procédés de Alors
fabrication
que 51
aujourd'hui plus
étapes :
progressivement remplacé
des presses rotatives perfectionnées. Utilisant au départ le
papier gommé en bobines, elles impriment la bande qui se déroule, la
datent, la perforent, la numérotent, la découpent automatique¬
feuilles de cent timbres, rangées par paquets de cent. Cha¬
presse supprime dix employés, d'où économie de personnel et
motrice. Souhaitons poïir les nouvelles séries (Arts décora¬
tifs, etc.), qu'un effort artistique dans la composition des vignettes
corresponde aux améliorations techniques.

régie (1848-1851) par l'industrie privée, par
(1875-1880), est effectuée directement par
depuis le lor juillet 1880. Les
ont suivi difficilement les besoins de la consommation.
millions de timbres suffisaient en 1849, il en faut
de 4 milliards ! Aussi le vieux matériel, opérant en plusieurs
encollage, perforage et impression, est

naie, en

France
des postes

par

ment en
que

de force

Traitements

de

souverains

marks-or; le roi
7.100.000; le roi de Dane¬
le roi de Suède,
reine des Pays-Bas,

reçoit par an 11.600.000
12.800.000; le roi d'Espagne,
mark, 1.200.000; le roi de Norvège, 986.000;
1.858.000; le roi des Belges, 4.300.000; la
1.500.000; le roi des Serbes, Croates et Slovènes,
de Roumanie, 2 millions; le roi de Bulgarie,
duchesse
do Luxembourg, 160.000.
roi d'Angleterre

Le

d'Italie,

le roi
2.622.000;
1.600.000;
la grande
d'Europe, l'empereur du Japon, avec ses 9 millions de marksrange entre Alphonse XIII et Victor-Emmanuel; mais, le
souverain le'mieux appointé du globe est le roi de Siam, dont la
civile atteint 14 millions de marks-or (entre cinq et six millions
Hors

or,

se

liste
de

francs-papier par mois).

Arbres

géants

Tardets
a
de
ci
r
roi des¬
d'Isarbe,
quartier de Saint-Engrace, un autre sapin d'âge séculaire, mesurant
de hauteur et 4 mètres de circonférence, était également
Le sapin géant de Gérardmer est-il toujours debout ? Res¬
Dans

la vallée de

la Soûle, la

35 mètres

abattu.

pectons les arbres.

Compagnie forestière dis

mesurait 40 métrés de haut, 7 mètres
mètres cubes de volume : c'était le
jours auparavant, dans la forêt

abattu un sapin qui
conférence à la base et 28
forêts du pays. Quelques

�LA

LUMIÈRE

Si

l'intelligence humaine a pu surprendre, à travers 1rs espaces
infinis, les lois qui régissent les grands corps célestes, il est des
mys¬
tères qui semblent avoir
échappé jusqu'ici à sa pénétration; tel est
celui de la lumière.
Dans l'impuissance où se trouve la science d'affirmer
Ja nature de

la lumière,
et celui de

elle a créé deux hypothèses : le
système de l'émission
l'ondulation.
D'après le premier de ces systèmes la lumière serait un fluide
extrêmement subtil, émané du soleil et des
corps lumineux, et lancé
dans

l'espace avec une vitesse prodigieuse.
D'après le second, elle serait produite par un fluide nommé élhier,
également subtil et élastique, universellement
répandu dans la

nature, et qui

n'acquerrait sa qualité d'éclairer que par la vibra¬
tion ondulatoire que lui
imprimeraient les malécules vibrantes des
corps lumineux. Cette derniere théorie prévaut
la
aujourd'hui dans

science.
li y

aurait donc analogie entre la production du
lumière, et l'on pourrait dire que les ténèbres en
dent au

silctlce

en

acoustique.

son

et celle de la

optique correspon¬

Vitesse de la lumière
La vitesse de la lumière est
approximativement connue depuis
plus de deux siècles et la première notification
que la nature en a
donhê à l'esprit humain est
celle-ci : La planète Jupiter tourne
autour du soleil

accompagnée de quatre satellites qui traversent de

temps en temps l'ombre

que la planète forme derrière elle, comme
la Lune le fait
pour nous.
Ces éclipses permettent de calculer
les longitudes en mer et sous
Louis XIV on construisit les tables de
leur arrivée afm de les obser¬
ver attentivement. On
ne tarda pas à
remarquer qu'elles ne reve¬
naient, pas régulièrement et
que tantôt elles avançaient et tantôt
elles retardaient sur l'heure
prescrite.
Or comme tous les
corps célestes les mouvements des satellites
de Jupiter sórtL
réguliers et. leur retard ou avance ne pouvaient qu'ê¬
tre apparents.

Les astronomes de
chèrent vainement

ce

temps, Cassini I-Iooke, Fontenelle,

cher¬

l'explication, Un jeune Danois Roemer alors
stagiaire à l'observatoire de Paris se mit à discuter les
observations
et prouva avec évidence
que les éclipses sont vues plus tard
quand
la terre est le
plus loin de Jupiter et plus tôt quand elle est le plus
proche; il on conclut que la différence provenait de la
distance, la
umière employant d'autant

plus de temps pour venir que cette dis¬
tance est plus grande.
Le fait fut confirmé en 172?
par l'astronome Bradlev (auteur de
la découverte du mouvement
annuel apparent des étoiles
que l'on
appelle l'aberration de la lumière) dans les
preuves du mouvement
de translation de la Terre
autour du soleil. Ce mouvement
montre
que la vitesse est 10.000 l'ois
plus grande que celle de la terre et que
a lumière du soleil met
8 minutes 13 secondes à nous
parvenir.
Pour la démonstration de la
vitesse de la lumière il n'est
pas
besoin de se servir des
corps célestes ainsi que l'a prouvé Pizeau en
1849 on prenant deux stations
éloignées et en servant d'un ingénieux
appareil. Les diverses valeurs trouvées sont dans le
voisinage de
300.000
kilomètres à la seconde.

Il s'ensuit

donné s'est

satellite de

qu'urle éruption solaire visible a un certain moment
produite 6 minutes 13 secondes avant; que
un
Jupiter disparaît il y a 34 minutes que l'éclipsé quand
a eu lieu.

Quand nous voyons une étoile nous la
voyons telle qu'elle était
quand le rayon lumineux en est
parti, c'est-à-dire il y a trois ans,
s'agit de la plus proche dix ans. vingt ans,
cinquante ans selon
la distance.

s'il

�—

91

—

Réflexion de la
Tous les corps de la surface dé
les corps éclairés et même ceux

chaque point

lumière

la nàttare lumineux pôi1 eux-mêmes,

qui sont dans l'ombré

de leur surface des rayons

directions.

envoient dé

tìè lumière dans toutes it'S

trouve, les objets envoient
Visible, feUrs rayons
de l'œil la rétine, y
impriment l'image dé l'objet et produisent ia Vision.
Un rayon de lumière est ordinairement envoyé en ligné droite
Quelque soit donc l'endroit ou l'on se
l'œil par tous les points de leur surface
lumière, et ces rayons rencontrant au fond

dans
de

mais il peut y arriver auss après s'être
plusieurs fois.
Si le rayon envoyé par un objet no traverse pas des milieux diffé¬
rents, ou ne rencontre pas de surface polie réfléchissante, il arrivera
à l'œil en ligne droite.
Si ce rayon rencontre une surface opaque parfaitement polie, il
s'y réfléchira, c'est-à-dire qu'il s'y brisera, et continuera sa
en s'éeortaiit, de cette surface du même nombre de degrés qu'il s'en
trouvait écarté en y arrivant, comme fait une bille dé billard tou¬
chant la boule. Cette loi physique s'exprime ńinsi « L'angle de
réflexion est égal à l'angle d'incidence.
Réfraction de îa lumière
dans

l'œil d'un observateur;

brisé une ou

route

Les rayons

direction on

se briser et de changer de
autre. La lumière S'affai¬
transparents d'une certaine épaisseur.
notablement de son éclat en traver¬

lumineux ont la propriété de
passant d'un milieu dans un

blit on traversant des corps
Ainsi la lumière du soleil perd
sant notre atmosphère. On

milieux différents des subs¬
Si l'on plonge un bâton
pins haui point d'immer¬
sion, c'est-à-dire au niveau de l'eau. Cette déviation est ce que l'on
appelle la réfraction.
La. réfraction n'a pas.lieu quand les rayons lumineux arrivent per¬
pendiculairement au plan du corps réfringent. Pour les habitants
de ia zone torride les rayons du soleil leur arrivent en ligne droite
entend par

de nature ou de densité différente.
dans l'eau calme, il paraîtra rompu à son

tances

quand cet astre est à

leur zénith-.

climats, les rayons solaires se réfractent
pénétrant dans notre atmosphère, de sorte que nous
ne voyons jamais le soleil où il se trouve en réalité.
L'aurore et le crépuscule sont produits par la réfraction, ou l'inf¬
lexion des rayons solaires vers la terre par dessus l'horizon. Le
du soleil se trouve au-dessus du bord de l'horizon lorsqu'il se trouvé
en réalité au-dessous. Si l'air atmosphérique venait subitement à
disparaître, le soleil au même instant semblerait tomber et
raîtrait. derrière l'horizon. Les mirages que l'on observe sur les plai¬
nes de sabie ne sont autre que des effets de réfraction,
Pendant, la campagne d'Egypte lorsque le soleil avait échauffé
les sables, l'armée française apercevait au loin sur ia vaste plaine,
comme une grande nappe d'eau limpide réfléchissant le ciel bleu et
les palmiers. En vain les soldats marchaient vers cette eau
pour étancher leur soif, la nappe d'eau fuyait toujours.
était le mirage. Les effets du mirage sont très variés et souvent
contraire dans nos

Au

constamment en

disque

dispa¬

désirée
Cette illusion
jour un navire à l'horizon à l'aide d'une lunette on le
distinguait nettement, lorsqu'on aperçut tout à coup son imase
....
capitaine se trouvant un jour dans les mers du Groenland, aper¬
çut
jour l'image aerienne d'un navire qu'il reconnut pour être
bâtiment de
père ; ce ne fut que trois heures après que ce navire
apparut réellement à l'horizon.
. .
Morgane que l'on observe à Naples, à Reggio et sur les
de la Sicile n'est qu'un effet de mirage. Lorsque ce spectacle
extraordinaire apparaît, le peuple se porte en foule sur le rivage de
vôit áU loin dans les airs, des colonnades, des châteaux, des
bizarres.

.

On vit un

renversée.
Un

un

son

le

La

fée

côtes

la mer.

On

�—

92

—

palais, des ruines etc... qui changent d'aspect et

se

déplacent

succes¬

sivement. On peut ranger dans la même série de
phénomènes, l'appa¬
rition du spectre de Brœtken
que nous avons maintes fois observé
au sommet du
pic du Midi.

Décomposition de la lumière
Quand il y a réfraction il y a en même temps décomposition
dispersion do la lumière.

ou

La lumière est blanche et
pourtant chacun do ses rayons est com¬
posé d'un faisceau de sept petits rayons de couleurs différentes
qui

sont

le

violet, l'indigo, le bleu, le vert, le jaune, l'orangé et le rouge.
La combinaison des
sept fractions réunies forme un rayon blanc.
Ce n'est que quand ces fractions sont
disjointes que l'on distingue
la couleur de chacune d'elles.
:

Si dans

une

chambra

obscure, on fait un rayon solaire par un
ce rayon se projettera sur la muraille"en une
image ron¬
de blanche et lumineuse.
Si l'on
présente au trou un bâton de cristal à trois pans ou prisme
le rayon solaire se réfractera et se
décomposera en traversant le

petit trou,

cristal, les sept fractions de ce rayon se sépareront et se
projette¬
sur la muraille en une
image ovale allongée composée des sept
couleurs et
a
ront

que

l'on

nommé spectre solaire.

Analyse spectrale
En 1814

Frauenhofer remarqua en regardant le
spectre solaire

grossi, dos raies ou lignes obscures, fixés et placées tranversalement
spectre c'est-à-dire dans le sens des zones colorées; il désigna les
plus importants de ces raves mystérieuses. 11 en compta plus de
000. En 1860 un savant Brewster
perfectionna les recherches de
Francuhofer et signala plus de 2.000 raies
spectrales.
Après des études approfondies Buuseu et Rirclhoff, professeurs à
Heidelberg découvrirent le mystère des raies obscures du speclre et
au

cette découverte fut une des
plus
me ait produites. Au
moyen

intéressantes que le génie de l'hom¬
d'un appareil ingénieux ils obtinrent,,
par la lumière de la lampe à l'hydrogène un spectre
lumineux grossi
8 fois. Ce
spectre ne montrait aucune raie obscure.
Ayant fait vaporiser de la soude dans la flamme de la
lampe ils
virent apparaître dans le spectre
une raie jaune brillante. Or cette
raie jaune correspondait avec la raie obscure
du spectre solaire indi¬

quée

par Frauenhofer sous la lettre D.
Ils brûlèrent dans la flamme d'autres

de

substances, d'autres

raies

diverses
couleurs
apparurent correspondant à d'autres raies
dessinées par Frauenhofer.
On essaya d'augmenter l'intensité de la
lumière en projetant un
faisceau de lumière électrique sur la flamme à
obscures

qu'on

y

vaporisait le sodium.

l'hydrogène pendant

Aussitôt la raie jaune visible dans le
spectre s'éteignit et devint
noire.
Le même phénomène se
produisit pour d'autres substances.
Cette découverte
permit de découvrir trois corps simples nouveaux
Mais le plus merveilleux résultat de cette
découverte c'est de
pouvoir à travers les espaces célestes, demander au soleil et aux
étoiles le secret de leur
composition.
On a aussi pu découvrir
que le soleil contenait du
du
chrome, du fer et du sodium mais ne contient ni or potassium,
ni argent, ni
cuivre, ni zinc etc...

L'analyse spectrale de la planète Mars correspond à celle du spec¬
de l'atmosphère terrestre.
L'analyse spectrale appliquée aux corps célestes nous ouvre des

tre

horizons

sans bornes et très variés. Nul
doute que dans un
temps
pas très lointain nous enregistrerons des découvertes
sensationnelles.
Les étoiles qui scintillent sur nos
têtes et qui attirent nos
regards
et notre
pensée nous donnerons tous leurs secrets.

F. Rossard.

�SSSSSSSSSSBSSSBSSSSS
PAGES

COMIQUES

@ra2*@TO8 mots p©ra mia
famille.

En

Maman, Ernest m'a donné une gifle. — Le
— Je la lui avais rendue avant.

—

petit

drôle ! il fallait la lui rendre.

Papa ! papa !... ce chien ! ce chien ! —
chiens qui aboient
Oui, mais le_sait-il, lui ?

petit Paul el le chien.

l.e

—

crains rien, mon enfant, tu sais bien que les

.Ne

mordent pas.

ne

—

gourmande son fils. — Voyons Jérémie, as-tu-fini de te
promener comme cela ? Tu vas user tes souliers. — Jérémie rési¬
gné se rassied. — Allons bon! s'exclame de nouveau Samuel, use
Samuel

culottes maintenant.

tes

vêtu, disait en par¬
vrai que j'en fais ce
Ma foi, monsieur, lui dit un plaisant, vous devriez

En pelit comité. — Un musicien, assez mal
lant de sa voix dont on faisait l'éloge : » 11 est
que

je veux.

bien

vous

» —

en

faire

une

culotte.

service. — Calino, vous m'achèterez un thermomètre,
lui dit sa maîtresse. —• Si Madame voulait attendre; on dit que cet
article baisse beaucoup on hiver.
Calino

en

Calino chez le

raie

sur

le côté •?

Chez te

coiffeur. — Monsieur
— Non, si ça vous est

pharmacien.

—

désire-t-il que je lui fasse la
égal, faites-la moi sur la tête.

M'sieu j'viens chercher de

petite fiole.

pour mon colonel qu'est malade dans une
nance ? — Présent ! c'est moi qu'est l'ordonnance.

l'eau d'anon
Et l'ordon¬

—

réparer le toit de votre
quand c'est qu'il pleut !
Alors, mon capitaine, c'est

A la caserne. — Pourquoi ne pas faire
chambrée "? — Mon capitaine ça s'peut pas

Parfait, mais quand il fait beau '?
plus besoin.

—

—

dépêche confuse. — Demain tous les cochons en gare moi aussi
puis arriver que par train suivant, train de voyageurs ne
prenant aucun animal. Si vous avez besoin d'un bœuf, pensez à moi.
Au restaurant.
Un client appelle le garçon et lui signale la pré¬
sence d'un cheveu dans le potage. — Un Cheveu ? impossible. —
Une

mais

ne

—

voici dit le dîneur. — C'est pourtant vrai, dit le garçon;
excusez-moi, Monsieur, mais je croyais bien les avoir enlevés tous.
Tenez le

— Garçon, je ne puis manger cette soupe. —
apporte une autre. — Garçon, je ne puis manger cette
soupe, reprit l'anglais, après quelques minutes. — Le garçon furieux
appelle le Maître. — Eh bien ! qu'est-ce qui manque à cette soupe
pour que vous ne puissiez la manger ? — Je n'ai pas de cuiller.
Une scène en wagon. — Première dame à son voisin. — Monsieur,
seriez-vous assez bon pour fermer la fenêtre, on gèle 1 — Deuxième
dame.
Par exemple, on étouffe. •— Les deux voyageuses finissent
par se dire dos choses vives. — Un Monsieur dans un coin : Bah !
fermez toujours, quand celle-ci sera étouffée, vous ouvrirez pour

L'Anglais à lable.

Le garçon

en

—

l'aire geler

l'autre.

Monsieur doit se
Ca prouve que vous

l'hôtel. — Ces huîtres ne sont pas fraîches. —
tromper; au surplus je ne suis pas dedans. —
A

n'êtes pas

à votre place.

�Le Relèvement des
des baux de

prix
longue dtarée

Le Relèvement des prix des b.aux de longue

durée.

Une loi tendant à autoriser les bailleurs

qui ont consenti des baux
de longue durée à procéder à la révisipn du prix des baux a été votée
par les Chambres.
Mais le législateur n'a pas entendu accorder ce droit à tout bail¬
leur et pour tout bail quelle que soit la date de sa conclusion. Il a
Gonsidéré que les baux contractés au cours de la guerre, à plus forte
raison avant la guerre, avaient été établis sans qu'il ait pu êtrefait
état des graves changements économiques qui se sont produits
depuis; qu'un dommage sérieux en résultait fréquemment pour le
bailleur et que ce dommage devait être partiellement réparé.
Conditions

-du

1.

Les

pris

baux dont le

cours ou

droit a

—

Date de

révision

du prix des baux

conclusion du bail.

prix est susceptible de revision doivent avoir

avoir été conclus avant le 24 octohre 1919.
2.

—

Durée du bail

Ces baux doivent ayoir qne durée contractuelle de plus de 9 ans.
indépendamment dé la durée de la prorogation qui peut y être appor¬
tée éventuellement.

3.

—

Nature du bail.

Les baux régis sont les baux de locaux à usage d'habitation, com¬
mercial oq professionnell, niais non les baux ruraux.
Les concessions accordées par les commîmes,,
départements et

autres

velle.
4.

collectivités publiques sont égaiemeqt régies

par

la loi

nou¬

Date d'acquisition de l'immeuble par le
propriétaire.
propriétaire, pour avoir droit à la revision, doit avoir acquis
l'inimeubie à titre onéreux à une date antérieure au 24 octohre 1919.
—

Le

5.
Prix portés au contrat.
La demande de majoration ue sera admise
que si le prix porté au
contrat est inférieur de plus d'un quart au prix arbitré comme
repré¬
sentant au jour de la demande la valeur locative
—

équitable.

Conditions

particulières à certains baux
La révision des prix des baux
qui ont été prorogés en vertq de
l'article bë de la lpi du 9 mars 1918 ne pourra jouer au
profit du pro¬
priétaire que si celui-ci accorde à son locataire une prorogation sup¬
plémentaire de bail égale à la durée de la prorogation restant à
courir.

Mais il importe de bien observer que seuls sont régis par cette
règle les baux dont la prorogation est en cours au moment de la pro¬
mulgation de la loi.
Le rapporteur de la lai s'est nettement
expliqué sur ce point et
M. Berthod a même fait modifier le texte de la
proposition de loi
afin qu'il n'y ait aucun malentendu :
M. Berthod
Si je l'ai tiieçi compris celte fois, et il va me répon¬
dre, les avantages qu'il réclame trk» légitimement pour les commerSants s'appliquent aux prorogations actuellement en cours.....
«

—

�—

95

—

Pour la clarté de votre texte... je présente à cet effet un amen¬
dement,.... qui consiste à ajouter après les mots «révision des prix
des baux » ceux-ci « dont la prorogation est en cours... »
M. Je rapporteur « Nous sommes d'accord ».
Officiel 12 juin — Chambre 11 juin 1925. page 26 28.
«

II.

taux de la majoration

à usage d'habitation et dans les comnuines
définies à l'article 1er paragraphe lor de la loi du 29 décembre ! 929,
la m&amp;ÌPration de prix sera calculée conformément aux règles posées
par les articles 2 et suivants de cette loi.
2. Pour les locaux qui ne sont pas régis par la loi du 29 décembre
1923 (locaux commerciaux notamment), la majoration sera calculée
en tenant compte de tous
éléments d'appréciation et de manière
que le locataire continue à bénéficier d'un abattement équivalent
à un quart de la différence entre le prix fixé au contrat et la valeur
locative équitable.
Voici comment le rapporteur explique la portée de ces mesures :
La loi trace à cet égard deux cadres extrêmement distincts,
qui sont du reste conformes au cadre traditionnel de toute notre légis¬
lation sur les loyers. Elle décide d'abord que pour les locaux d'ha¬
bitation déterminés par la loi du 29 décembre 1923 la majoration
sera calquée exactement sur celle que vous avez entendu délimiter
par les articles 2 et suivants de la loi du 29 décembre 1923.
Pour les autres locaux, la majoration ne sera contenue dans
aucune limite. Il s'agira le plus souvent de cas d'espèces pour lesquels
vous ne pouvez légiférer à l'avance et à propos desquels il y a lieu
de laisser au juge sa pleine et entière responsabilité, sauf une res¬
triction particulièrement importante que je signale : même lorsque
1. Pour les locaux

«

«

juge aura librement

le

arbitré, le locataire continuera, aux termes

proposition de loi de M. Garat, à bénificier d'un abattement égal
au quart de la différence
entre le prix du bail fixé au contrat et le
prix équitable du nouveau bail. Pour fixer les idées, supposons que
pour un local d'un prix de 5.000 francs la valeur locativè équitable
soit fixé par le juge à 17.000 francs; la différence étant de 12.000
francs, le locataire, aux termes de la proposition de loi de M. Garat,
bénéficiera sur cette différence de 12.000 francs d'un abattement
d'un quart. Il ne paiera par conséquent que 9.000 francs d'augmen¬

de la

tation
se

au

lieu de 12.000 fr.

3. Revision de la
sont modifiées au

quart de la valeur
pourra, tous
ment

majoration. — Si les conditions
point d'entraîner une diminution

locative précédemment arbitrée, le

les trois ans, demander la

majorés.
III.

économiques
de plus d'un

locataire

révision des prix précédem¬

POfNT DE DÉPART DE LA MAJORATION,

d'usage qui
premier terme de payement concernant les foyers éehqs ap^ès
promulgation de la loi sera déclaré terme d'usage.

La majoration pourra courir
suivra la promulgation de la loi.

à compter du terme

Le
la

IV.

—

Droit du locataire de faire

réviser la majoration.

modifiées au point d'pntraîner une diminution de plus d'un quart de la valeur locative précé¬
demment arbitrée, Je locataire pourra, dans les mêmes formes et
tous les trois ans,
demander la révision du prix précédemment
Si les

conditions économiques se sont

majoré.
V.

Droit

du

locataire de

Le locataire dont le bail aura
pas

résilier le pAiL.

droit, s'il no veut
résilier son bail.
au terme d'usage qui suivra une

été majoré aura le

accepter cette majoration, de

Cette résiliation prendra cours

�—

9G

—

période de six mois à compter du jour de la décision fixant définiti¬
vement les nouveaux prix. Le locataire devra aviser de son inten¬
tion de résiliation le

propriétaire de l'immeuble dans les

trois mois

plus de la notification dé la décision intervenue.
cours de ces délais le prix du bail ancien ne sera pas

au

Pendant le
modifié.

VI.
A défaut d'accord

—

Procédure.

amiable, 1» propriétaire

saisira

par

lettre recom¬

mandée ou déclaration faite au greffe le juge de paix de la situa¬
tion de l'immeuble quand le prix du loyer en cours ne dépassera pas
2.000 francs dans les villes de plus de 100.000 habitants, et 1,000
francs dans les villes de moins de 100.000 habitants. Dans tous les
autres cas,

ble

le président du tribunal

civil de la situation de l'immeu¬
du siège

saisi et pourra se faire remplacer par un magistrat
tribunal de la Seine, par un juge assesseur.

sera

ou. au

11 sera ensuite procédé conformément aux
et 9 de l'article 18 de la loi du 31 mars 1922.

paragraphes 6, 7, 8,

La décision du juge de paix ou du tribunal sera susceptible d'ap¬
pel dans les termes du droit commun.
En cas de cessions de bail ou de sous-locations, même postérieu¬
res au 24 octobre 1919, le propriétaire devra mettre en cause, devant
les juridictions instituées par l'article 4, en même temps que le. loca¬
taire primitif, tous les cessionnaires ou sous-locataires.
Ces juridictions seront compétentes pour trancher toutes les dif¬
ficultés soulevées par la demande do révision du prix du bail, tant
dans les rapports du propriétaire avec le locataire principal et les
cessionnaires ou sous-locataires qu'en ce qui concerne les actions
en garantie auxquelles pourra donner lieu l'action de révision.
Le juge fera, s'il y a lieu, entre tous les intéressés, la réparation
de là majoration qu'il aura fixée.
Gabriel Viguier-gorse
ancien

bâtonnier du barreau d'AIbi.

Lo Médecin
le

c

Camparolairc

A la raza
ri'un
bosc lo médecin trova lo Janti qu'amas¬
sa

camparos.
«

—

Vos

eau men-

fizar ;

Janti, engoan

n'i

forsa

a

de

mâ¬

chants, cargades de
berium.
—

«

»

Oh !

mes os-

gal, respon lo J anti,
los voi pas enta minjar».
Enta que los
—

«

volets ? »
« Enta les
de a la vila. »
•—

ven¬

�—

25

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li

Ba.c beng, sense
bia de plaço ?
La porto.

jamès cam-

2.

A

—

—

4.

—

A

pas nat pè ni nat "taloun, è court coum'un démoun ?
La

—

—

L'alh.

brasses

23. — Cabiruat e recabiruat, ja¬
mès nat charpentiè ni. ei pas¬
sât ?

Le nisè d'agasso.

—

—

—

Cap blanc, coueto berdo ?

Cos sense amo,
sense cap ?
La camiso.

bolo.

Un hour plen de cahiuos
blanquetos, que soun pas berdos ni secos ?
La gorjo.

5.

—

—

—

La boutelho.

—

3.

bente, un cot e a

un

nat cap ?

pas

21.

22.

—

—

Tan que biro hè
La gauduflo.

le tour ?

24.

—

sense
—

Cauho la terro
lanterno ?
Le sourelh.

e

l'esclairo

crambo

25. — Galopo
de
crambo e mès
a
camo ?
La balejo.

pas

en

qu'uo

—

6.

—
A pas ni car ni ossós, e
s'en ba courré pes bosqués ?
Le bent.
—

26.

Digun le pot pas arresta

—

tout le mounde le trobo
Le bent.

e

?

—

7.

Arrits

—

debara, plouro

en

mounta ?
Le herrat dou

en

—

8.

Laurat

—

l'arnés
9.

n'y ei passât ?

Mès

—

ne

tiron,

mès beng

grand ?
Tout le mounde le trobo,
digun l'a pas bist ?
Le bent.

10.

—

—^

11.

quate quarts e di¬
jamès pesado ?

Hè

—

l'a

pas
La luo.

gun
—

Le pai i haut, la mai
bacho, la neurico i nero, le
mainatge i blanc ?
Le castagnè, la terro, la
pèt e la castagno.
—

—

trauc.

Le

—

29.

—

Bigno, cherment, rasin.
Le besèn pas, mous pèso

13.

—

e mous

Le

—-

?

acasso

tens.

Porto les
lou bente ?

14.

—

A

—

los

e

16.

pas

La

—

—

A

gran ?
canauèro.

duos

esquios

e a

pas

qu'un bente ?
—

17.

—

Le

Demaisèlo diguens un cou-

lado tousten ?
18.

—
—

19.
i

—

La

den

Le

pas

hiu.

Soun frais é

besis, en popas este mès, e se besen
jamès ?
Les uels.

—

31.

—
—

Baillo camos
Le bin.

32. —• Ni brasses,
milo uels, tout le
mo ?
Le pan

e

las tiro ?

ni camos, a
mounde l'ai-

Pinjourlejaire que pinjourlejauo, gnaca-chapa que le
uardauo, pinjourlejaire que caïjèc, gnaca-chapa que le chapec ?
Le porc e l'aglan.

33.

—

—
Pelut prumè, chrestian
darrè, mort au mièi, debino

34.

qui ei ?

ne eau un

?

Le

—

35.

lengo.

A touts

—

—

bouhet.

bent, ei à la selo de la ploujo
e
dou bent, e taplan i mou—

Le camuchet de

—

30.

—

L'esclop.
Samatan porto hoeil-

—

15.

cachaus débat

cou'mo un

toupin ?

—

—

Loung loung

camin, round round coumo un

La mai torto, lou pai
loung, le mainatge round ?

12.

L'aigo.

—

28.

teolé.

Le

—

pouts.

é relaurat; jamès

27. — Pot pourta en boès cent
quintaus, en her pot pas pour¬
ta dus claus ?

—

se

bueu, le buè e l'arnés.

Pot atrauessa l'aigo sen¬

hè umbro ?
Le bramet de Vase.

—

nom.

Semblo

un

pas un bueou
La baco.

bueou, e mès

?

36. — Per 'tant qu'ou
i tousten bach ?
Le bach.

mounten

—

—

20.

—

Caperat de pèt e i pas

occobestio, porto
pas un arbe ?
—

Le

hoelhos e

37.

—

se

Un petit

barricoutet, sen¬

tampo ni brouquet ?
—

Le

ueu.

libe.

Ces devinettes ont»
Lombez et Samatan.

Occitan et

été recueillies

Supplém. B,

dans le

Bas-Comminges

canton de

F. VII,

�LÊ îîTET A PARIS
Personnages

:

Le Titet : orne bouholo e besliasso.
Là Françôun : La suo henno.
Le

Françuoès

:

Soun hillh.

Un çoumiçari de Paris.
UN ÌtOÚSSU que ba a paris.
Un goujat en gamin de hër.

Un ëmi'legat de camin de iier.
agent. Besis. Le Factur-.

On

TKES ACTES

1 ba.
II àctê. —- 1 âemoro ïio neijï e an jour.
IIÏ Acte.
Ì tournai.
I Acte.

—

—

Acte
Un

i.

i m

eon-rnparlimenl de camin de fier.
SCENE I.

(Le Titet e un goujat sùun coslo-cosió).
Lt goujat. — Atàtoets "auets un liilli a Paris.
Le Titet.
Oui à Péris-, a la bilo mémo.
Le govvjal. — Ali !
Le Tilel. ■-— I pas un d'aquerés que dècho la
lengo darrè le
catoecè le màitiń quand se dechkto.
Le goujat. — Çîiïùìe qiie plau.
Le Titet.
Í a'tau... Tiets bous ât bail bè bese. (Se joulho) :
(Jais aquiu le soun pourtret. At bestets, a très galous a la cas
queto !. .
Le goujët. — M&amp;'òWriú !... I eapiteui «e a très
gâtons.
Le Titet.
Sai pas 'si capitani ou si pas
capitâni... d'aco
m'en trufi.,. mès à très galous.
Le goujat. — 'Qu'en lié dès très 'galous ?
Le Titet.
Qu'en bè'ça dits ?... Uats aquiu lacarto de besito... l'a mańdà'do àu
cap d'an (Seioumo foulha, l4ro la carlo e
Vajuslo au goujat) U-a'rdàts si besets cla... atau saberats tout..
Le goujat. — (Legis) Marias
Paloumère, concierge intro¬
ducteur... Chiulo que plau lié dus
emplùès...
Le Tilel.
Just, dusompluès : ja n'a coupoments de cap...
i caueoumét aco.... À
noste, l'aperauon Frahçuès, a Paris si
boùlut hè apura Marius, i mes fin. Estei
d'aquet abis.
Le goujat. — Àuets rasoun !...
Le Titet.
Quand èro petit, a l'escolo, le regent le sabcuo
pas ensegna arren triés.
Un goujat. — Le tirets de l'escolo ?
Le Tilel.
Per forço.,. autramcns auré lièt l'affrount au
regent don passa dauant.
Le goujat. — S'en angouc a Paris e bats le bese.
Le Titet.
Just.,. i bau d'un cop de pè... Le Marius ac a
boulut.... i loui... mès quand i sioi arribat serei a
mitât camin
—

—

—

.

—

—

—

—

—

enta tourna.

�&lt;!9

—

Le

—

Paris, per entene a dise, ei uo bèro biio.
: i aquiu qu'ei la Crambo des Députais.
goujat. — I bats toutsoul:.. boushè pas pensoment...?
Le Titet.
Pensoment de que ?.,. Bouièui amia, i pas l'em¬
barras la mai dou drolle... dou Marius enfin.,. Sou cop de parti

goujat.

Le Titet.

—

Parick

—

Le

~

a

faussât... E

après

on

pot

pas

decha la maisounsoulo...

I soun bien les besis.,. mès besis !...
Le Titet.
Oui i a les besis, mais besis gna de toutes.,. Bous
tabe, se soui pas trop crious, bats a Paris sampa ?
Le goujat. — Nani... en bau arresta tout'aro.,. (Le train
chiulo). Tè arribi !... Soui arribat!... Debari (Selëuo) bous
dise « Ackchals » e boun bouia'tge...
Le

goujat.

—

—

Le Titet.

—

Mercio... AtaU madicli.

Le goujat. — Uardat-bous
Le Titet. — Bous tabe..,.

de mau!...

SCENE II

(Pendent
to

e

que débaro
preng sa plaço ).

le goujat,

un

Moussu, un pauc fier, moan-

De Titet. ■— (à part). I pas gracions aquet Moussu... A pas
l'aire debisaire.... Le bau decha pe la faïooun.... (Demoro m

pauso en pensados)
Le Moussu. — On

va

ronfler (Hè ensemblanl

de boule drou¬

mi ).
Le Titet (à part). — E be pusque bo rounca, jou, bau debisa
tout soui. Maria praoo !... Quino enbencioun, le camin de lier !.
Hè trembla !... 1 pas nat mau agit le qu'a troubat aco !.. Per uo
buaturo i uo famuso buaturo !... Ta-ta tac !.. ta, ta tac !... I un

plase!.. Presque nat balans ! Bous agrounço prumè que bous
segouti !... Ta ! ta-tac !... ta-ta-tac !... Mès que bau hè aci tout©
la neyt... M'at demandi ! Perbu qu'aujoi pas fret 6s pès ! Damb'aquet chamôus de soulièrasses me eau attende a pas sue un.
biuloun. Se m'auèui poudut sauba les esclops, empalhats de
fresc; un boun pugnat de palho toursu'de, bien gnacado, bien
liurusado, aco que teng calou ! Bau aue fret, at seiîtichl. Bain
hè a malauèro dinco douman maitin. Se podi droumi encuèro
rai e podi droumi sense pôou ; la buaturo s'assaubara tousten,
touto la neyt, a bento terro; ta, ta, tac ! ta-ta-tac Le s'arrestera
pas que douman, le sourelh sera un tros capsus... (Uerdo la
luts). Més aquëro garço de luts, m'enliagalho, s'enplanto diguens les uëlhs coumo oops de lesuos ! Se ramourtichèui ? (Se
biro decaps le Moussu. Au toc de rounca hè pas que se segouti e
se
grala).
SCENE III
Le Monsieur. — Plaît-il ?
Le Titet. — Aquero luts me tranquilho les suelhs; boulerio
bien l'amourti.
Le Moussu. — Je ne comprends pas.
Le Titet. — Bous demandi ex-cuso s'ei mau parlât, mes
boulerio sabe se pouirioi pas da un bouhet à la luts.
Le Moussu. — Je ne comprends pas !
Le Titet. — E alabets ?
Le Moussu. — Plaît-il ?
Le Titet. — Podi bouha la luts ?
Le Moussu. — ?
Le Titet. — Hè « pfeu! » su la luts ? Podi ?

�—

Le Moussu.

100

—

(Dédaigneux) : Non.
pari). — En biet d'ase se podi pas. Bau milliou
que m'i ensaji pas, i belèu un emplegat. E praco boulèui presta
les uelhs a abuglés, m'escosen, me hare beng de droumi. Aquet
espèço de Moussurot, et, bo belha. Hastious bè ! Podi bien ensaja taplan ! (Il fait setnblanl de dormir).
Le Moussu.
(à part). Mais, ma parole, cet liomme doit
ôlre légèrement timbré, sinon fou; il parle tout seul un chara¬
bia incompréhensible. A la bonne heure, je crois qu'il va dor¬
mir, nous allons en faire autant.
(Cadun ba ensafa de droumi).
Le Titet (à pari). — Cresi
que ba droumi... Aube que
droumich... Le manco pas que la rouncadéro !... Ba bengue !
coumenço!.. (Le Moussu rounco). Coumenço coumo eau!...
Anen, anen tout ba ana bien ! Tout aro quand l'ei dit que bou¬
lèui amourti le pétrol m'a dit entout s'alioula — ac auets bist
coumo jou — Non, tout court. E s'auèui
tengut tenoun, ac
ei bist, s'anauo ahoula coumo uo auelho sadouro de clauanet
(Le Moussu rounco mes que jamais). Diren les orgués de la
—

Le Titet (à

—

cathedralo !..

Droumich

coumo

uo

turro.

Podi

sense

amourti le petrol !.. Alè
Aco rai, soui trop loui

poou

haut !... (Bouho su Vampoulo). Ken...
! (Bouho encuè. en tout se raproucha)
Ken.
(Mounlo sur la cadiero) Ren. Bau ensaja d'en tira le
beire. (Ensajo) I pas agit. L'i an hicat de cuses én sus !.. Aco i
lampos noubèlos, n'i a pas entau noste marchand. — Soui pas
mes bestio
que gnaute, boui sabe coumo ei ahituat. (tiirp,
rebiro). I coumprengui pas goutto : n'ia enta si bira le cap.
Se pot pas destorse. Diren qu'èro tout d'un
tros, mès a prenpaus i pas poussible, pusqu'ei alugat. Ent'aluga a calut hè
passa l'alumeto per un trauc. Sulomens me semblo qu'aço
i pas un beire de
lampo, i uo espèço de boudoflo dambe un
petit guiroun au cap. Sei pas ço qu'en reteng d'i foute un patac,
un
cop de barrot, e d'ac embricalha en milo trosses!.... Que
podi risca, digun me bets pas... Le Moussu rounco.. Enta aue
la nose eau
coupa la clesco, anen haut ! Arribe ço qu'arribe !...
(Balho un cop de barrot) Bou Diu praubo ! A l'assassin! ! !
—

■—

SCENE
Le

contrôleur

(arribo just

au

IV

moment. Qu'est-ce que c'est ?

Le Titet.
A l'assassin ! M'au tirât un cop de fusilh.
—
Mès garo, èi le coutet.
(Preng le couiet e l'afusto decaps).
Le Moussu. -— Vous avez un fou
dangereux, M.,1e contrô¬
—

leur.
Le controleur.

Le Moussu.
Le Titet.

Un fou ?
Parfaitement.
Bous boui estripa à toutes...
per pauc, bous sanni coumo a un
—

—

—

Se bouleguats
clau ).

Ei le coutet...
pouret. (Pala-

(Le ridèu cai)
ACTE II.

—

I demoro
SCENE

uo

neyt

e un

jour

I

«
Le Titet i entau coumiçari. A la 'debarado dou
train,
fauèuon sasit e amiat au biuloun; ioulo la
neyt i demourec e le
mailin de douro un agent Vaméno au
coumiçari

».

�—

Le Coumiçari.

c'est ?

que

L'agent.
Le

101

—

(Quand l'agent e le Tilel entron »

—

Un fou !

—

Coumiçari.

—

Un fou ? Ce n'est pas

Qu'est-ce

ici qu'il faut le con¬

duire si c'est un fou, il faut l'enfermer.
Le Titet. — Il faut l'enfermer, ça dits ?... M'embarra...
Me eau embarra ? I prou at.au... en soui estât touto la
e
liasèuo escu sabets.
L'agent. — Vous voyez qu'il est fou ?

neyt i

— Je ńe vois rien du tout, mais je comprends
c'est une personne échappée de quelque maison de santé
qu'on a cueilli dans le train... Un fou ! Un fou authentique !
Lf. Titet.
Me prenguen per un pec, aro... I ères que soun
toucats dou mau de la bolo. (à part).
Le Coumiçari. — Ou'a-t-il donc fait ?
L'agent.
C'est un fou furieux. Dans le train il criait « A
l'assassin ! A l'assassin ! » et il menaçait du couteau.
Le Coumiçari. — Il est désarmé au moins.

Le Coumiçari.

que

—

—

L'agent. — Oui.
Le Coumiçari. —

A la bonne heure.

Eh bien, vieux à nous deux alors
D'où êt.es-vous ?
Le Titet. — ?
Le Coumiçari. — Comment vous
Le Titet. — ?
Le

Coumiçari.

Le Titet. — ?
Le Coumiçari.

!

(S'adressant à Titet).

appelez-vous ?

Vous êtes muet ?
(à part). Bau milhou se cara en cas

—

—

Il est muet...

d'arren.
Faites-moi signe avec la

tête et dites oui ou non.
Le Titet. — ?
Le Coumiçari.

—

Ah ! mais ça va se gâter :

dites oui ou non

(en colère).

Le Titet. — Oui ou non !...
Le Coumiçari. — Ah!... il

chose..—
vous

n'est pas muet : c'est
Répondez à la question ?... Comment vous

?

question... Comment vous appe¬

Le Titet. — Répondez à la
lez-vous ?
Le Coumiçari. — Vous êtes
Le Titet. — Vous êtes fou
Le Coumiçari— Vous ?

Titet.

—

Titet.

—

—

Vous ne comprenez pas

E.

Coumiçari.

—

Titet. — E.
Le Coumiçari.

—

vous

fou .?

!

Vou

Le Coumiçari.
Le

quelque

appelez-

coûter cher.

malin.
pas l'idiot ! Cela pourrait

Je crois que vous

Allons ne faites

le français ?

voulez faire le

Si diu cousta care (à part) en boui pas ruina a
parla... a l'azart.
Le Coumiçari. — Qu'êtes-vous venu faire ici ?
Titet.
M'an amenât, Moussu, coumo qui améno uo auelho
au marcat, en perlant per respect.
Le Coumiçari. — Qu'êtes-vous venu faire à Paris ?
Titet.
(à part) : Bau parla francés. — Je suis bengu,
rapport à mon fils (S'adressant au commissaire).
Le Coumiçari. — Où reste-t-il votre fils ?
Titet.

—

fet... bau

—

—

�—

Titet.

102

—

A Paris, a la bile nïême.
Coumiçari. — Quelle rue ? quel numéro ?
Titet.
Vous m'en demandez trop ; là où il reste il y a des
maisons et des gens dedans. J'en sais pas plus long.
Le Coumiçari. — Comment
s'appelle-t-il ?
Titet- —1 Coumo s'apèro ? S'apèro Marias Paloimèro...
Le Coumiçari. — Fort, bien, ça c'est, le nom mais la rue, je
vous demande, le nom de la rue.
—

Le

—

SCENE III

(A ce moment on frappe:— C'est le fils du Titet qui ayant su
que son père avait passé la nuit au violon, se rend au Commissa¬
riat et arrive au moment de
Vinterrogatoire).
Françuès. — (Il entre timidement) (à pari). C'est lui...

Je le reconnais... Pour une histoire... c'est une histoire...
Le Coumiçari. — Que demandez-vous Monsieur ?
Le Titet qui tournait le dos,
n'a pas encore vu
rentre

:

il

Titet.

retourne, ci il reconnaît

se

Foutorro

son

fils.

l'étranger qui

le Françuès... FI adiu Françuès !...
(Il lui saule au cou!... Exeusoau mens... houlèui disle... Marius !
Le Coumiçari. — Comme tableau c'est réussi
(à part).
de

—,

Françuès. — (Très froid... très digne... faisant presque mine
ne pas le
reconnaître). Je ne m'attendais pas à cette aven¬

ture !...
Le Titet.
bets ?

(Tout eslounal)

—

En bos pas hè. un poutet ala-

Françuès.
Monsieur le Commissaire je vous fais mille
je connais cet homme, nous sommes même parents,
mais je vous conseille de me le confier
je m'en charge...
Le Titet.
(à pari).. Repapio... Dits qu'en parents... en
més que parents pusque soui soun
pai...
Françuès. — Carats bous, auets pas mot a dise.
Le Titet.
Me cara jou !... Espèço de bouhoun !
Le Coumiçari. — Assez de comédie.
Ecoutez-moi. Oue
s'est-il donc passé ? Vous avez contre vous une
déposition acca¬
blante faite par votre compagnon de route. Le contrôleur
de
chemin de fer lui aussi vous
prend pour un assassin. Vous l'avez
excuses...

—

—

menacé du couteau.
Le Françuès. — Vous
permettez, je vais tout vous dire.
Le Coumiçari. — Ce n'est
pas vous l'accusé, vous n'avez
rien à dire.
Le

Françuès.

Mais mon père ne sait pas
s'exprimer.
Que dits aquet féniant aro !...
Coumiçari. — Parlez;... répondez... Laissez-le dire.
Françuès. — Je vous assure qu'il est incapable de
répondre.
Le Titet est exaspéré... il
fait des gestes de désespoir).
Le Titet.
Praube Jfrançoun !... Co que se eau bese !...
Se te hesèuon aqueres
hastis, tu, se te hienere le co en dus
Le Titet.

—

Le

—

trosses...

Le Coumiçari. —
(à part). — C'est une crise sans doute.
(S'aclressant à Titet.) Calmez-vous, calmez-vous.
Le Titet.
Carez-vous ! Carez-vous !... En
podi pas cara !
(Il s'agite davantage)
Le Françuès. — Vous
voyez, je devrais parler à son lieu et
place.
Le Coumiçari.
Tout à l'heure. D'abord lui I
—

�—

103

—

Il ne dira que des bêtises.
dises corolle ?Carat-hous,
Le Titet.
Enta -que Los qu'em' carei ?•
Le Coumiçari. — Vous avez raison. Oui parlez.
Françuès. — Je connais -toute l'aventure : elle

Le Françuès.

—

Le Titet. — Que
Le Françuès. —
—

est drôle

et c'est tout...
Le Titet.
Que parlas hè çlo drolle... Bos que te çaupei les
pots (Il fait le geste de lui donner un atout).
Le Coumiçari. — Vous parlerez après- Allons commencez
(S'adressant à Titet).
—

quin eap,eoumença...A l'azart... Quand
henno — la mio henno s'apèro fi'rançoun ; at poudots crese, ei uo brabo henno, ia pas ren à retouca.
Quand mous mariden ia d'aco trente ans, — les défunts
des anciens èron pas morts, n'esten countense nous aus tabe;
quand mo.us mariden — riches n'èron pas, i p.rumo d'aco
qu'a calut trabalhà — e de sigu èron pas riches, has.ftun le. dinna
de noços sus uo semau birâdo de çus.es en aus, auèuon pas
qu'un leitot, arren, duos cadièros cussuados — bo.us bau hè
bese s'èron riches, le se enta mous esclaira nat candelè, ne hasoui un, ambe le goubelet plen de milh, — enfin aco rai —
quand mous marid&amp;n jou e la henno. — au mens que hasèuo
— Sei pas
per
maridèn jou e la

Titet.

mous

—

—

fret, uo fret de can...

SCELTh Y

ai dit de commencer.

Le Coumiçari. — Je vous
Le Titet. — Ei coumenç.at.

Le

.Coumiçari.

Le Titet".

—

—

Mais vous ne dites rien.
dites rien, ça dits : et.s sourd ou que

Vous ne

! Bous crésèui mès ruai.
Coumiçari. — Allons ! Allons ! Au
Titet.
Qu'ei « le fait ».
Cqumiçare —Vaps avez cqssé une

Parli prqco
Le

Le
Le
Le Titet.

?

fait !

—

qqipoule.électrique.

Hascbts pas tant de miracles : uo ampoule
electrique, ça dits ; que bo dise aco I
Le Coumiçari. — Ça veut dire que vous êtes un imbécile.
Le Titet.
E bous labe. Bous at tourni demanda : qu'estce que c'est qu'une ampoule électrique ?
—

—

Le Coumiçari.
Le Titet.

i

pas uo

—

—

C'est une

Bous auets pas

amppule électrique;

ampoule électrique pardi

tirât nat uelh 1 Co

!

qú'ei coupât

bous au bau dise jou, ço

qu'èro,

gouduflo luminiqiio. Parlais cla, Gourt e boun.
Le Coumiçari. — Ah ! (Il rit aux éclats).
Le Titet.
Gna pas enta risé !
Le Coumiçari. —- Vous avez gagné la journée !
Titet.
Gna pas enta rihagna atau.... (Il fait semblant de
contrefaire le commissaire).
Le Coumiçari. — Vous ayez porté des dégâts : qui casse le

—

èro uo

—

—

verre

le paye...

barrot... ei coupât la gauduflq..
s'ac aure poudut sauba — mès
l'ei pas dit de s'amourti. — Pagarci
la gauduflo... mès pas la luts.
Françuès. — Vous voyez Monsieur... C'est inutile d'insis¬
ter... S*adressant à son père : Anen... carats bolls, Juan Bestio.
Titet.— I

bertat,, d'un cop de

mémo qu'a hèt un pet e
la luts l'ei pas bouliado...

e

aco

�—

Titet.

104

—

En

podes pas apera « papa »... arriegaire '?
Carats-bous, ets pas qu'un pec.
Titet.
Un pec jou... t'at boui foute... (Il lui administre
une claque
retentissante) é gna gnaute au cap des dits.
Le Coumiçari. — C'est en effet un fou dangereux que nous
—

Françuès.

—

—

avons

Le

là...

Françuès.

—

(à pari). Excusez-le, je le connais, nous

l'irriterions inutilement. Donnez-moi la liberté de le prendre,
je vais l'amener chez moi et demain matin je l'expédierai en

province par le plus prochain courrier.
Le Coumiçari. — C'est de la
sagesse, mais...
Le Françuès. — Je
comprends, il y a des dégâts; je réponds
de tout.
Le

Coumiçari. — Votre adresse. Françuès. — Voilà (Il donne sa carie).
Le Coumiçari. — (Il
rédige vile la promesse el il lui donne
le papier pour le faire signer). Vous
répondez de tout.
Françuès.. — De tout !
Le Coumiçari. — C'est une solution
plus rapide. On vous
appellera... (Il sort).
Le Titet.
As dit : Je réponds de tout. Grand mau
agit.
At sabés pas dounc : qui
respOund, pago.
Le Françuès. — Prou
atau, marchats e respounots pas ?
(Ils sortent tous les deux de l'autre côté).
Le Titet.
Kespoune pas ça dits... Atau pagarei pas.
—

—

Le ridèu cai.

ACTE III.

—

(A la cousino. Le Titet,

I tournât
sa

henno

e

les

besis)

SCENE I

(Le Titet i tournai;

soun

cap e cap en laulo dambe la

suo henno)
(en tout recula Vassiclo) més le
toun fricot, Françoun, se m'arresto
pas au cap dou cot couino
le de Paris; passe lis i un
plasé. Ei pas besoun de hè atau (S'aliso le
col).
La Françoun. —
Qu'èro aquet fricot !
Le Titet. —Arren que balho.
La Françoun. — La
soupo ?
Le Titet.
Aigo de la bachèro dambe heritous e abarrejadisses a modo de bernicèli.
La Françoun. — Le bourit ?
Le Titet.
Ne besoui pas jamès un
cap de brico.
La Françoun. — L'alicot ?
Le Titet.
Camos e pesics.
La Françoun. — La dobo ?
Le Titet.
Brico, e a la plaço un plateg'as de bermicèli
dou gros coufit au houns d'uo cassarolo : aurès dit bermous

Le Titet.

—

N'ei prou, aro

—

—

—

—

entourclats

en

uo

coco.

La Françoun. — Le fricandèu ?
Le Titet. — Uo huelho de car
que capefauo

tilhouso coumo uo gançolo
d'esclop.
La Françoun. — Le roustit ?

l'assièto è

�—

105

—

roustit ? Pouretots tirats de débat la

Le Titet..— Le

La Françoun. — E alabets ?
Le Titet. — E alabets quand me

l'estoumac auta bueit

clouco.

leuaui de taulo auèui

qu'uo cacho de biuloun.

Françoun. — M'auejaui, sabes, touto soulo.
— Jou tabe me tardauo d'en trouba
aci-tau cap
cap, nas e nas.
La Françoun. •— Hei lièt un macliant sang d'infer.
Le Titet. — Aube ! jou !
La Françoun. — Jou n'ei het coumo qui dire, aquéro pinto.
Le Titet. — Jou n'ei kèt un tounet.
La Françoun. — N'es tournât estoumagat. d'aquet bouiatLa

Le Titet.

e

ge

?

Le Titet. —■ N'ei un plen rebut.
La Françoun. — Per que ?
Le Titet. — Dèchon-dise : Bibo

gracio (Le hè uo joubino)
La Françoun. — Enfin que si ei

la tuo soupeto e la tuo

espassat.

Arren.
La Françoun. — Me ballios per counseil d'i ana pas.
Le Titet. — Praubo mainado ! praubo innoucento, se bos
que te porten au cementèri as pas qu'a parti... Tournaras a
trosses. Jou soui tournât pramo que soui jou... Mès tu !...
Le Titet.

—•

Scène II

(Le Titel e la suo henno soun
enlro

i le

:

charpenliè)

alaulals cap e cap, un besin
Adechats a toutes dambe

Le Zousep (besin charpenliè. —
la coumpagno.
Le Titet. — Adiu Zousep.
Le Zouzep. — Es tournât d'aquet
Le Titet. — Me soui escapat.

Le Zouzep.
Le
Le
Le
Le
Le
JjE
Le
Le

Titet.

Ou'as bist "?
e mounde.
Arren mès !

—

—

Cèù

Zouzep. —
Titet. — Si.
Zouzep. — Que ?
Titet. —- Tout plen de causos.
Zouzep. •— Pounts e gleyses ?
Titet. — E miracles tabe.
Zouzep. — Ali ! E oustaus gna

Se tocon.
Le Zouzep. — Soun bets 1
Le Titet. — Coumo castets praci !
Le Zouzep. — Oun ei le Françuès,
Le Titet.

Le
Le
Le
Le
Le

Titet.

bouia'tge.. t'es escapat.

?

—

—

Jamès plus.

i bet tabe ?

?

Zouzep. — I bet coumo la nosto gleyso
Titet. — La nosto gleyso i dansaré diguens.
famuso
Zouzep. — I diu aue
Titet. — La charpento la besoui pas,

coumo

cbarpento.
mès le teule i bet

ûo

uo

anglado.

La Françoun. —

bets per

débat.

Le Titet.

—

En biet d'aze

La Françoun.

pensi qu'i pot cabe ala¬
mès qui ei pas soui !

Bou Diu ! praube

—

I ei pas soui ?

�—

Le Titet.
La

I

—

Françoun.

manco
—

de mounde...

106

—

d'aute mounde.

pas

Le grand pce !.. Balho la retiranço a

trop

(Tusion)... Entratsl...
SCENE III

(Gnaule besin eniro, i le cafelislo, le Menic)
Le Titet.

—

Le Meniç,
ou

nou...

Le Titet.
Le Menic.

Adiu Méniç !
Me freti les uelhs enta sabe si i ci lagagno oui
Per que

—

—

?

Es tournât tglèu

qu'aeo ? Tan boutât à la

porto.
Le Zouzep. — Oun as loutjeat ? Entau hilh ?
Le Titet. — En poydouc pas reçadda.
Le Zouzep. — Bou Diu praubo ! Que dises aquiu
La Fpamçoun. — Qun

Le Meîsjc.
Le Titet.

?

loutjès alabeTs ?

A l'auberjo n'ariam.
Jps.t !
Le Meî®, .— A l'auberjo que hè café ?
La Françoun. —• Que hasco café ou
auberjo, m'ei esgal,
mès t'aure poudut recebe quan ne sere estât, qu'à la cousino.
Le Titet.
A la cousino mainado ? Mes n'a
pas nado cou¬
sino, le drolle.
La Françoun. — Qu'a alabets ? En biebd'ase.
Le Titet.
A un crambot bèt coum'un
lanço : l'emplaçoment d'un leit, duos cadièros cussuados de bielhòs e arren mès.
La Françoun. — L'aute mounde que soun au mémo
oustau,
—

—

—

—

soun

mounde

Le Titet.

bist. Toutes

courno eau

?

T'at sabi

—

biron

se

La

jou 1 Toutes afferats ! Passo que t'ei
figuro... piri que mounde a la heiro.

Françoun. — Enfin aco rai I. Mes le drolle porto oamisas
d'empes e minjo pas le pan échut.
Le Titet.
Aco subant... tiamisos d'empès :
ne besoui
forço que n'auèuon pas : èron mémo mau fargats; quant a la
cousino, t'at tourni dise.. Parlo de la tuo soupeto... e un boun
patac de bin, atau, tcho, on se pot refourti l'estoumac.
Le Zouzep.
I tousten puissant
praco le Francuès.
Le Titet.
Puissant ?... I rouge coum'un
nap.
La Françoun. — Maria que dises ?
Le Titet
Disi ço qu'oi ?
—

—

—•

—

Le Menic. — I tousten un fier ome !
Le Zouzep. — Un fier ome coumo bous !
Le Titet. — Coumo jou !... Se n'èro la mintat. I toulcrou-

chit...

tout madurat, tout couiïit, tout
defaussit, diren un
poulh bagnat pou delauas.
La Françoun. — Enta que le
mesprèsos ?
Le Titet.
Pramo que m'aperec « pec » dauant moussus
de soun genre. Poulit genre e poulits
riioussus.
La Françoun. — Que disés
praubo ?
Le Titet.
Disé ço qu'ei e aquet mot estee un famus mouquet enta jou.
Le Menic, — T'a arribat
quauque malur ?
—

—

Le Titet.

—

Pas enta dise.
T'a arribat quauque
.

Le Zouzep.

—

liasti ?

�Le Titet. — Un espèco de moussurot en oerquec rioto
diguens le camin de lier.
Le Menic.
E après ?
Le Titet.
La coulèro le s'alarguec coum'un pairo de
lechiu que hè sauto la cabertelo.
La Françoun. — Bous disputets ?
—

—

Le Titet. — A hico coutet.
La Françoun. — Coumo èro
Le Titet. — Letcli coumo

aquet Moussu ?

le pecat,... èro nere coum'un
taupat; quand s'ahiscauo m'afustano un mentoun de cholo e
cachinos
La

de

can.

Françoun.

—

(Tuslon) Per sigu ban poude tengue le

marcat, tout le besinat aj-ribo.
SCENE

IV

(Le Tuèrio, un abarc jetiil,

enïro)

Le Tuèno. — Adeçhats a toutes dambe la eoumpagno.
Mès... es belèu tu, Titet... talèu tournât ?... Bous
escusQ bous ei coupât le discours !
Le Menic. — Le Titet mous parlano de Paris.
Le Tuèno. — A prenpaus t'a coustat care aquet
Le Menic. —* Diu onusta cauooumet ?
Le Titet. — Jamès bons at flgurarets.

!...

dèmandi

houiatge...

La Françoun. — De sigu diu este care ?
Le Zouzer. — T'at bau dise : hint pistoloa,
Le Tuèno.
Le diable s'en porte Paris e

t'a coustat bint pistolos, aurio
casau de terro.
Le Zouzer. •— T'a pas boutât, à la
Le Titet. — M'a pas boutât à la
la bito bitanto.
Le Tuèno. — Plago d'argent lié

le toun houiatge
préférât en croumpa un

se

ruino.
ruino, mès m'en doulerei
pas

mouri, mès hè escose;

boucin.

un

Le

(Pendent aquel temps, le faclur entro)
Madame Antoine Françoise Paçqumère (Per¬

factur.

—

sonnelle)
Le Titet.

—

Que bo dise «

Personnelle » ?

La Françoun. — Aryen !...
Le Titet. — Oui escriu ?
La FrançounT— T'at sai jou ?
Le Titet. — D'oun beng ?
La Françoun, — Cresi que beng

de Paris.
après.

Le Titet. — Bouto-lo praquiu, la legiran
Le Menic. — T'i es hèt praube a Paris !
Le Tuèno. — I as desaproufitat !
Le Zouzep. — As pas mot a dise !
La Françoun.
en

—

Le Titet, at

besets coumo jou, i tournât

milo trosses d'aquet bouiatge.
Le Titet.— I pas l'embarras, soui
Le Menic. — As pas pourtat arren ?
Le Tuèno. — Le droite, que dits ?

tout maoat, tout hurusat.

Le Titet.

çoun.

—

Le drolle !... le

Le Zouzep. — Paris...
Le Titet. — Paris i un

cando,

drolle... dêoko Pesta pe

i pas dounc

Paris ?

grand riu/més l'aigo i

la fai-

ei pas jamés

�—

108

—

La Françoun. —- Cresi que t'endroumiclies.
entà te adouba.
Le Titet. — Me eau le leiL.
Le Zouzep.
E be alabets....
Le Menic. — Parlaran de Paris.
Le Tuèno. — En parlaran gnaute
cop.
Toutes très. — Bouno neyt.
Le Titet. — Atau madich.

Te

eau

le leit

—

La

Françoun.

—

(Les accoumpagno à la porlo)
SCENE V

La Françoun. — Les liastiouses
Quant t'a coustat le bouiatge ?
Le Titet. — E la letro ! enta
La Françoun. — I enta jou
Le Titet. — De qui ei ?
La Françoun. — Dim-me
ço
Le Titet. — Coumenço tu...
La Françoun. — Dim-me
Le Titet.

La
Le

!...

soulés

aro

!...

de toun, te direi ço de

men

!...

seram

qui ei ?
?

ço que t'a coustat le

Coumenço tu !
Françoun.. — Nou. Coumenço tu !
Titet.
A tu. soui
trop malerous...
—

toumac

me

bouiatge ?

—

hè

tico-táco.

empramo que l'es-

La Françoun. — Per que
praubo !..
Le Titet.
Legis... at bas bese...
La Françoun. — Encuè un malur ! Le
Françuès diu este
bien malau.
Le Titet. — S'èro pas
qu'aco, rai.
La Françoun. — Bou Diu
praubo ! me hès transi... Legissi
—

bisti

(Draubich la lelro)

Ma chère maman, Quelle mauvaise
inspiration tu as eue de
laisser venir mon père !... il m'a fait voir les
pierres... j'ai eu
tous les affronts... il m'a coûté les yeux de
la tête... et je ne t'en
dis qu'un peu... devine le reste...
Enfin, s'il est rentré, gardele et garde-le bien.
Ton fils

qui t'aime, François.

S'i pas qu'aco rai... me tourno le
respiralh...
Le Titet. —Le poulissoun
!.. bau auta pauc que
La Françoun. — Anen, a
!

tu

bouiatge ?

aro

les de Paris.
Quand t'a coustat le

Le Titet.
Rede...
La Françoun. — Quand entrepocoment ?
Le Titet.
Me courrouçaras pas ?
—

—

La

Françoun.

Le Titet.

—

—

Nou.

Enta la

heiro, sabes, benei la pourcerado !

La Françoun. — At sai, aro... T'a coustat touto la
pour¬
cerado...
Le Titet.
Touto la pourcerado !...
—

La Françoun.

— Tant pis... ço qui
passât... i passât...
(En Vembrassa). — Françoun, enta jou, Paris
bibo la tuo gracio e la bouno
soupo.

Le Titet.

i tu

e

—

(Le ridèu cai.)

�•=»

Í09

■«=»

GOUNGIERGE A L'OBELISCO
Persounatges

Mariot.
Polito.

:

Goujat de la campagno que ba à Paris per bijarrario.
Besin trafandè dou Mariot.

—
—

UN ACTE
La heito
Polito.

—

se

passo au

cournè ua belhado d'iuer.

Coumo le diable te madurec

diguens le

cap

aquéro

idéyo de t'en ana councierge à Paris ?
Mariot.

Me

—

Mariot.

housiltia

T'a bau dise ?

—•

trigo d'at sobé...
M'auejaui praci : entene carna las agassos cado jour,
la terro e s'engauassa à crida Ha ! Ha ! aco poudèuo pas

Polito.

—

dura.

Polito.

.

—

Mariot".

Boulous ana da un cop de nas pe la bilo.
I seri pas anal; sulomens un se, en tout

—

desatela las

bacos, la reguéro se boutée a cabousseja, s'eseapec trop bisti
hasouc repoumpi un cop de juato (1 ) sus las machères, las
m'en carrincon encoèro, besoui pas que luos e hoec.

e me

dents

Que digous 1
« Foutut mestiè » que digouy; mès aco ray encuèro,
sulomens le patroum arribauo, me digoue coumo aço : « Quin mauagit ? Tenguerés pas un burèu ii Toulouso ? « Aco, béses, me inourtifièc. De sigu le cop de juato en picauo, més aquet afrount m'escouPolito.

Mariot.

•—

—

sèuo encuèro mès.
Polito.
Mariot.

dechei las

Que hasous ?
Go que hasoui ? plantei l'agulhado aquiu sur plaço,
courréjos au paroufle e digoui au Meste aço — « Pus—

—

countents atau, pagat-ine, m'en bau cop sec ». Angoui
en balhec bint pistolos que*m diuèo-e; le liasèuon do,
sabes ! L'aurio darrigat le hidge auré pas auut ta mau'de co.
Polito.— E partiscous ?

qu'ots
hè la

pas

rnallo,

Mariot.

—

Partiscoui !

Oun angous ?
Mariot. — Oun angous, ça dits
Polito. — A Paris, praubo !
Mariot. — Au be, à Paris !
Polito.

.

Polito.

—

—

? Angouy de tiro à Paris.

Chiulo que plau !
T'estouno aco ? Jou

at besèui tout cla coume le cumin
pès quan arrajo le sourelli.
Polito.
Quino idèio ?
Mariot.
M'auèuo dit enta-m mourtifia : « Es talomens bestio
que tenguerés pas un burèu à Toulouso » L'at bouloui hè bese.
Mariot.

—

débat les

—

—

Partiscoui à Paris.
Polito. — E à Paris ?
Mariot. — E à Paris
eau

qu'ei hè escu forço cops A Paris, sabés,
badina. I a de tout mounde. I a de brabe mounde, sigu,.
pertout, nés i a canalho tabé.

pas

coumo

(1) Le joue.

�—

Ëolito.
Polito.
Polito.
brico !

Dit-me

sus

l'aygo 1

coumo

s'espassec ? Me haras plasé.

Gnauré tout un libe.
M'en digos pas qu'uo hoelho

—
—

Mariot.

i'oli

—

Nou.

—
—

Mariot.
uo

Estec pas

*—

Mariot.

iío

d'aquet libe, mès dim-me

I

pas agit.
Alabets boulous tengue Un burèu 1
Mariot. — Per fat ou per bestio, me
calèuo tengue quaucoùm.
Bouloui ensaja.
—■

Polito.

Polito.

—

Mariot.

—•

cèu

Coumo hascous ?
Courroui eapsus,

eapbat, endouaut, endarrè,

besèul

mounde, oustaus e carrèros. Arpentei au mens dets
lègos de cattiin : las buàturos côurren à bento terro, bous passon
costo-costo en hè tziu, tzau, e les pouslilbous dessus i cridon coumo
pas que

hols.
Polito.

e

Que cridon ?

—

Mariot. — Sabes l'aunestetat, la couneguen
pas à Parts : per uo
bilo coumo Paris at troubei
pas brie© bien. Allons l'empaillé!...
Allons le terreux !... Allons le campagnard !...
e que sabi jou tout ço
que me cridauon !... Ëro un hasti... èi bergougne de t'at tourna dise.
Polito. — E bé !...
Mariot.

Polito.
Mariot.

cops, te

—
—•
—

Les dechaui crida

bau bese

de Police du XX"

Polito.
Mariot.

—
—

aurio pas

me

en un cantoun de tuo

Arrondissement

E

après ?

O

aquiu mè digoui

sabèui ço qu'èro
ac

e

biraui de

cuses.

Ë après !
Ë après dounc m'este hèt enloubi

un

:

«

uo tourri-Uiado de
Bureau du Commissariat

».

: «Soui chez jou : Arrondissement
Arrondissement. Commissariat de Police, aco

coumprés s'auèui

pas blst se passeja douant la porto
coumo uu sounlat
qu'auèuo un kepi coumo les gendar¬
mes, uo cinto de cuè coumo le suisso de la gleise e un
petit sabre
coumo uo coutèro enta talhuca caulets. Pensei
: « S'i
pas qu'aco un
Bureau de Commissariat de Police
un orne

sensat

», i podi hè. — L'ac anaui hè bese
patroun s'èri pas capable de tengue un burèu à Toulouso. Espèço
de jalous. L'anaui
abarreja le sang dambe les nèrbis le jour oun
anauo sabe qq'i à Paris
que teiiguèui le Burèu.
au

Me

paupèi à la potche, auèui bien le porto-fulho. I le tout

de sabé
m'anauo cousta le Burèu.
Polito.
Que hasous ent'ac sabe ?
Maiiiot. — Que hasoui ? Ço qu'aurès hèt. Me
digoui entre jou
mémo : Se bos croumpa, te eau atela dambe le
patroun.
Polito. — T'i atelès ?
Mariot. — M'i aprouchèi e le
digoui : « C'est vous le patron » ?
Pensei d'où parla francés en cas d'arren.
ço que

—

Polito. — Te respounouc ?
Mariot.
Me respounouc pas.
Polito.
E alabets ?
Mariot. — E alabets le digoui : « Éscusats Moussu
mès coumprenguots pas le francés belèu ?
Polito.
Que respounouc ?
Mariot.
Arren.
—

—

se

bous

coupi,

—

—

Polito.
Mariot.
Polito.

—
—

E dounc ?
Me digoui :

I mut.

Coumo hascous ent'at sabe ?
Mariot. — Me tire! le porto-fulho de la
—

potcho; l'en hasoui hi-

�-111
ileios

qui le fro dise : « Se l'es boulets bené, le boste
croumparei per ta eare que sio,

coumo

le bous

I'omtii.
Polito.

Pas ehcoère, ïnès eh pensauo pas mens.
Coumo lïasoUs ?
Le tournei dise : « Ei de que le paga, le

—
—

Marïot.

Burèu,

Parlée alabets ?

—

Mariot.

—

boste Burèu
belèu qu'éri sense le sou ? Quah ne bou¬

ta bèt que sio. Gresèuots

per

-

lets ?
Polito.

—

Te respounoue ?
Me respounoue : «

Il n'est pas à vendre ». Le digûui :
taplan, e coumo besoui qu'éro boun enfant, me boutèi à
debisa e ja debisauo.
Mariot.

—

mereio

Polito.

En franeés ?

—

Mariot.

letos. PàîTèn de tout : de

Biquet, de tout, te dîsi-.

d&lt;ou
e

alabets ne d'estequèh parauSent-Subra, don Gàpitoto, de la Garou-ho,

Nou, èro de Toulouse ; e

—

L'ac countei tout connue s'èro

digoui d'e m'énsegha un Burèu à béne.

le

Polito.

espassat

T'en troubèc un ?
Me digouc qu'en fèt

—

de burèu à béne, ne besèuo pas
moument sounque un qu'éro l'amus.
Polito.
(Jiïe t'ensegnèc ?
Mariot.
M'ensegnèc que i auèuo uo plasso de councierge a
l'Obelisco ! Autalèu qu'enteuoui oeô-, saiit-aUi de countent qu'èri.
Mariot.

—

pou

—

—

L'Obelisco, aco m'anauo.
que

Councierge, in'anauo pas ta bien prumo

coumprèngui qu'î un mesti'è -de

PolitO.

Aiïgé'iïs bése.

—

Mariot.
Polito-.

De tiro.

—
—

ïéitiaiit.

Oohmó hàseoas ?

T'a't ®%ti dise. Un mau-agi-t e joù bèu dus. A cado becroutsàui, enta-m trourtipâ pas demandani l'Obelisco. A
Paris, eau bése aco; I a tant (le caïTèTos; ta!nt de CToutZo eamis
qu'on pot se troutiipa. Fó-rço 'me diguèhon : « Comprend pas, Mon¬
sieur ». D'autes me digirètion : « Marchez toujours, puis vous tourne¬
rez à droite, puis à gauche ». Anats-i
«ôuniprèíïgere qnaucomtì, à
dreto, à gaucho. Enfin, bouto biro, marchèy toustèn.
Polito.
Arribès, praco !
MAUroï.

—

nant que

—

MaUTot.

AtìÏ&amp;cì. Fig-uto-te que

—

passèy da-tfaht la Crampe des

DepuLats.
PoîiiTO

.

Mariot.

—

E îre ?

biet d'are 1

PouKélo bàs't'isso,

—

après ?
Trauessèy

Polito. =— E
Mariot.

—

palanquo.
Polito.
Mariot.
Polito.

—

—

poii'nt,-ah ïà'nïus pou'nt

qu'èïo pas uo

arribès ?

Arribèi.

—

MAriot.

les drolles

Pe la fin

un

Coumo ey l'Obelisco ?
Atrén de fa'm'us. LFo espèco

s'y soun amusats a i

de bigó catrado, en pèyro ;
hè esgarraupiados per dessus-. A f tria

tout.
Polito-.
Mariot.
Polito.

MXuo-iT.

PolTto.
Mariot.

—

—
—
—

—
—

Sè'frro y cû'tflo
Polito.

—

I bèro aquero

-bigo ?

Bèro, de sigu, mes aco
Touto soulò 1
Touto soulo coumo uo
Y a pas
Y a pas

rai,; y surtout touto soulo.
pêgé.

oustaus tout autour
arrén, y quilh'ado a'u

1
nriei d'ub angtado e là

-cos'to 'e aquiu tout.
Més aquero anglado y pou'lido ?

�Ì12
Mariot.

—

Mariot

pouiré
digoui

Seré pas lèjo s'èro bien trabalhado.
Ien bousigo, i a pas arren ?
Arrén tout court, i a pas la quiti

—

Polito.

•—

pas

r"»

pèche

:

i

èrbo : uo crabo i
trapido. Quan besoui aco, me

pas que terro

I pas enta coumbéngue un endret atau !

: «

Polito.
Mariot.
Polito.
Mariot.
Polito.
Mariot.
Polito.
Mariot.
Polito.

—
—

Arribèi au ras
Besous le lotjoment
..

?

Foutut lotjoment ?
Per que ?
Besoui pas nado porto.

—
—
—

E finestros ?

—

Tapoc.

—
—

Mariot.

»

Te tournés bira ?

—

-—

ei le

Coumo hèn enta entra
M'en demandos trop.

e

sourii ?

Demandaui

as

passants

:

Oun

councierge aci ? Le boui parla; coumprengues qu'auant de
louga •— coumo se lié — boulèui sabé coumo èro la plasso.
Polito.
Que respounèuon ?

me

—

Mariot.

Arrén !

—

Polito.
Mariot.

Arrén ?

—

—

Arrén i pas

le mot, sulomens

se

boutauon à rise

coumo

pècs.
Polito.

—

Mariot.

Polito.
Mariot.

—

—
—

besoui pas

ne

Polito.
Mariot.
n'i

crési,

e

Polito.

—

•—;

Alabets t'en tournés.
Aubé !
Pertout las garios que grapon a l'endarrè.
Sèy pas aquiu se grapon à l'endauant ou à

mémo n'i criesi forço !

Soun pas toutes de Paris ?
Mariot. —Aco at sai pas,
més ço que sai i
un

Mariot,
mau

e

que
Polito.
Mariot.
Polito.
Mariot.
Polito.

Mariot.
Poi.ito.
bien més.

bèstios

—

aço :

jour de més, benguèui estimbourlat à fèt.

Polito.
Mariot.
Polito.
Mariot.
Polito.

l'endarrè,

nado.
la rnés de gens bèstios que d'ases cournuts.
S'èi pas se à Paris i'a ases cournuts niés gens

-—
—
—

s'èri demourat

T'en tournés ?
A hutos.

Que bas lié ?

Tourna ent'au pruniè
patroun s'en bo prengue
Qu'ou bas dise ?
Que le cop de juato sus la maclièro me lié pas més de
soui uarit de la prusèro d'ana courre.
Se te bo, demoro-t'i; se te bo pas, balèu-t'en
aci.
Perqué me disèts aco ?
Te lougarei...
Me louga ?... Jou ?...
—

—

—-

■—

—-

—

—

—

—

—

Tu, auta bien

que

gnaute.

?

(Hè Vcslounat).
Pec, ja t'en cresèui

uo

brico... sulomens L'en

cresèu,

Le ridèu cai.

ENTRE
Je ne sais pas ce
Je bois un verre, puis
—

je

ne
—

trois

BUVEURS

qui m'arrive. Je ne puis plus rien supporter.
deux, puis trois, et quand je rentre chez moi

puis plus me tenir debout.
provient de ta construction géométrique. Bois d'abord
verres, puis deux, puis un; alors ta pyramide sera plus large
Cela

du bas et tu tiendras debout tout naturellement.

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coneêcut de segur lo Gatèt de Secaperas. Aquel brave
dme, quand èri mainat, me dizia sobent tôt cOp que repotegabi con¬
tra quicom que m'agradaba pas : « Laisa far Dius, qu'es un brave
ome. » E apondia tant ben aquel reproverbi : « Am lo temps e la
pala las mespolas s'amaduran. »
Ai soscat plan sobent à-n-aquel dich, en vezent cosin las idèias
siègon lor caminol. Los carretals fan de contors, an de fangases ont
s'alacan, de rocases ont trabucan, mas que volètz, i a pas que lo que
demora à l'asès qu'atrapa pas de lavasi.
Dcmpei la renaisensa oceitana, crezi pas que se sia tant parlât de
la lenga d'Oc coma ara. Quand las sorbas an pron rascoalhat, perdon
lor amaror e las podètz machugar sens abcr pôu que vôs l'asquen
rufar las pôtas Lo temps arriba ont se pôd dire de cauzas que, i a
gaire, las aurelhas èran pane prestas à escotar.
Crezi pas brica que la lenga d'Oc se perde. La lenga es sô que toca
ai plus prigond de l'ami. 1 a d'endreches fóra lo païs d'Oc ont de
mèjornals, fôrabandits bèl-temps-a, an seryat piozament la lenga
maire, do montre qu'ai rôdol la lenga que rebombis n'a res que retiple la nost.ra. Podetz metre d'uos de perdic am d'uos de piniarda.
La cloca l'os coara, e, quand seran espelits, menarà aquela polalha.
Mas tant lèu grandets, un bel ser, dintraran plus los perdigals. Los
auzèls de bosc .poêlon estre embarrats dins una gabia, debremban
pas las cansons dels arbres ont son nascuts.
La lenga d'oc es estada parada pel pople, que n'a brica quitat
de la parlai'. I a de locs ont s'es melhor servada, n'i a pas cap ont
se sia gandida à fons. Los mots blozes se son escampilhats; los cal
casar e, se dins un endrech ne manca un, lo cal amanar enta l'vezin
que l'a gardat. Sus aco gaire-ben totes los felibres son d'aeordi.
Abetz pas

Aquel"abastardiment de la lenga risca de se far plan plus viste
qu'autres cops. Antan lo monde demoraba ont era nascut. Ara
joves afranhan de bona ora, van veire de païs e, sobent, tornan
plus al canton ont èran estais bresats. Los estrangers prenon lor
plasa e se mesclan am los nôstres. Se la lenga se perd pas, risca de
s'agrolir dins un rcs. Se n'cal donc malflzar. Lo gram a lèu ganhat la

auei
los

boiga.
toi de mântenir la lenga; la cal mantenir bloza, franca
d'aquel abastardiment que la menasa. E la sola cauza que pod la
salvar, es justement so qu'a tant trabalhat, vanament, à la perdre :
l'escola. Los qu'an crezegut que faria debrembar lo parladis del brès
se son enganats. Quand lo pages o lo pastre volon parlai' frances son
plan esquerriers e, trop sobent, fan pas qu'acatar de larda fransimanda la lenga occitana. Trop sobent, tant bon, de mots fransimans
se mesclan à,la lenga d'oc per que los joves d'auei sabon plus s'aquels mots son occitans o non. Lo jorn ont las doas lengas s'estudiaran ensem à l'escola, s'ajudaran en plasa de se noire. Fora aco, tôt
so que se pod far es coma un elliaus per un bartas Es temps encara,
mas lo plus leu sera lo melhor Nostres mainages dibon poder épren¬
dre à legir e à escriure en occitan coma en francès
Aisi se fa sentir l'utilitat d'aber una grafla unenca que sera facha
per tôt lo monde, se se pod dire, per que dins cada terraire, cada
parlar diura estre escrich en partent d'una mèma sorga : la grafia
clasica. Aco fara belèu erisar lo pièl sus la suça de mai d'un, aco n'empacha pas que, an bèl trastejar, cal pasar pel pont o per l'aiga.
duc'ara aquela question n'abia facli tant de bruch. En tôt païs, dins
totas las revistas, se parla del biais d'escriure la lenga.
Occitan
F' VIII
terra

en

N'es pas

Jamai

�-

114

r-

Ábetz vist, belô'u, do nadaires. Abètz rcmarcat cosin fan quand
de se dcpolhar. Los uns tastan l'aiga del guln de l'artel, per
veire s'es pas trop frecha, i dintran de nonent, en trcmolant, e se
troban, calque cop, sazits; peîïresc. Los autres papusan cpp'spc. Atal
per la graiia'pccjtápíu Lỳs reformas, }o§ qns pensun que las cal far
sens trastéjar. D autres volo'n n'aribar al mêmes puni, mas plus tard,
bosin per bosin, de cambiamcnt en cambiament. Riscan de se perdre
pel camin.
D'autres enfin an trobat. que i abia pas à se tracasar, que lo trabal
èya fpch p plgn fapflr §9 flup cjilá lor avis), ? D ! tôt simplamejjt que
toîeg'Vos paîs.es'd'e"lenja (l'qc' escribep arn ia graiia mistralenca. E,
venon

s'au^ajaap, dirian lo fops de Ipp pensbda : qi'je totes lys parjars occitans
ayatequép
per far plasa al prq'yénsái. L'hpilicacïop de la Jenga, la
voloiT compléta, totala, en parlant sqlafnçnt la ïénga de Mistral.
E catalans, gagpong, carsinols, roergats, auvernhasesfi'em.ozins, l'eng'ad.ocians, n"ap plus qu'ij forábáńdir \or parladis ,ë visté lo rcniplàsar
pel provens'aî
E son los qu'an aquela idêiasa darrier lo copet que cridan que la
grafia de l'E^cplq Occilqnq es trop cspehnboza persoque demanda un
quart d'orq fie tratjal per l'aprendre. I a pl'aj) dé lunas que |o que vpl
pçgarsop cap dis qu'eg fol. Que volelz ? Cal pas dcmaudar à un períer

poinak jLo§ grgpals sér'an januji de graulliasi jEs yertat'.

de "far de

saquelà, que l'a parauîa 'niapca pas à totas las bcsjtias. On s.o q'traciia
c;jdn jorp.
Quand Mistral yongpè), i abia res p tàqt val dire. Cadun escribiy
epjfj.a volia, La gr.aíìa' d.e' Mistral èra per aquo) temps lip bipye pas'.
Tant d.en anguét pas t.ota soja. Se fasquèi à l'èntprp un caritiarl

d'ihferp.
L

ppa trentçna d'ans, so qu'èra reprochât à Forés, èra (J'escriure
peís' saifept.asps. pizipn que lo pp'pî.e lo podia pas cpniprene.
Apèj Jpg pjjjs aipplits contra la graiia de VÉseofà Ùcçilqnq escribon
coma Fores. É sòrí'aquels que réprpchan
als qu'an contunliat l'pbra
de
jÇifi.stral, de For.es, d'.esçriure' una i.enga trop sabenta, coma se
a

qpe

d

e.s.cfiupe PP mot d'un biais

1^ l.éng.a.
Qu'on

p/s

yolgue

q pop,

i

pl.u,s |.eu que d'up autrej

a que

aco

doas manieras d'es.criure

eambi'pba

: o

foneti-

tqf'ýs l.ag ipfras qpe s'auzison, b d'aprèp de réglas. Aquclas
règ)aé,'pvapartèn pas à' up foi clé las fargar per tota l'Qccftan.ia. Cal
qip; Cotes lo's çscfiji.apg y.cngucn far prodèl als obri.èrs de la reiiaisèns.a pccita.pa. Cg&gt;i q,ue, dins cada ïérraijú') fasqueń lo qièpies trabal,
p,er que lp ïépga d'Oc a dé pichpnas diférêns'as de lèiic en I'èncfe cal
camept ppi

plan

.copéige

un

ppEar

per

pqder l'unificar

sens

iè 'd.egprofechar.

Gascops, ealalans, Jemqzing, auyernhas.es, prgvçpgul.s, d'feaníar
cadun per lor parlai1'lo trabal que Èsticu e Pcrbosc an íaçlá per içjr
terraire, ep ofrant ain l'apia del iqple.
Se voleni que fotes los parlárs del pals U'Qc uosqucn se iegir fora
dp.tor rqdol, R.ef' tôt lo mqpdý, cal escriufe la lénga am una" graiia
un.en.ca.
E se cal

quand

destrigar ij'adoptar aquelp graiia, se volem ègtre pr,ès,t,cs
la le.nga d'Oc prépara la pla,sa qup j' rpyep 4 léesqola- Autra-

nos tryliar enibarrasats, aqu/îl jorp.
È.g plap polit d.e recjapiar po'stré dreph. É.s pi,us pplit eneara de
p.o.der no'n' servir e lo fpr vafer. Per aqo, çaidpbremEar tps piclionas
riyalita,ts de p.ersqnas q de cloquier/iCal ia.r'pagar dajjans totfa pajr.ia
o:e.cì(tapa.
Jean Paul Régi's.

rpent riscain cfe

DABANS LO MONUMENT

D'ARSENE VERMENOUZE
Tq.t terraife og b.èl cp.tro los mai bèfs
per
a

se

a.quol qp'.epíanf dùrbigijèl Iq.s éi's
ïum, Jan,dr.è.t ,s,ps sps "capiinolas.
eitdormiguèt à las bresalrolps

son

i

�—

que

dizia

sa

maire

en

115

—

lo parjadis
trefolis,
de la Rasa

ont, sempre vivent, canta e

train los sècles morts, lo cor

mai, l'onor, lo trelus que pasa
glorios, al lerraire astr'uc'
paire de son à une e de son aluc.
e qada entontrada atal se fa bêla.
De Sos mages fljg cóma l'cèl s'estèla

I a, de
d'un fil

per

airáls (le mai d'astres treluzpntâ;.

Tu, terra d'Auvèrjihe, ondrada en tôt temps
dé (i('s qu'à bèls' rams la' Gloria engarlanda,
tèrra forta e tendra, eroïcà e candà, '
dil-as pas de non, demèch lo tro'pèl
dels trobaires qu'an cantat jos ton cèl.
Aqui lo que sab melhor que cap tota
la vida dels çarpps, —

qu'agaçha c qu'escoJ,a

tot'ert'arielhant ràstols e burga'ls '
"" '
al temps de la lèbre e dels perdigals;
Aqui lo mai teu, tèrra glovio'za,
amor qu'espelits dins.ta lenga bloza
sos cants i. an ganhat la vert.at gue val
tôt : coma se dis, sentison l'estràl.
Tèrra, aquel legis al cor de teis pastres,
e, de tos garrics dusca à tos inentastrés,
sab te pintrar tota àmb'e làs Çolors
que cal : peiruscals e Îàndas en flors;
rius clars cascallianis dins ias'ffescas combas;
sègas, eurbizons, c 'bres.es ç tombas;
en tota sazon, — për ortà, al sólei,
o jos la ctuchada, al lùm del caiel, —
tota la serena e

e,

lo

vajenia vida

ta faùçfa an facli espelida
se t'an quitada. an gardat al cor
sasc de morir ont'loi- paire 'es mort

dels que sus

amie, t'ai visf, tu, de las Espanbas
plan sadol, torhat cap à'tas monlanhas, "
cap al vièl ost.al, lènc'de la ciutat,
ont prèp de ton tirés' ta maire a cantat,
ont dins son cloguier la canipana s'Ona
sa canson d'ant.àn Una Bèl'á autona"
per tu la darrièra, oc sabiam que trop —
èrem cap-e-tgla, uii bel darrier cop,
à ta vièlha tâula, e pràco parlabem
d'aveni, diziam : Doman .. e soscabem,
coma los boiers uprèp curbizon,
als que, temps vengut, faran segazpnGrand

—

Coma aquel ainar ser d'autona, à l.'ora
ont ta gloria bloza en plc'n lùm s'arbora,
me sembla té 'voire e t'ai&gt;z}f. Melhor

qu'en l'aram viuras, tant que la raior
fara fugir l'ombra, en"la romcnibransa
dels que t'an aimat e qu'an l'esperaùsa
d'acabar ton obra.

Amie,

es

atal

imjnortal.

que, del sol bon biais, saras
Ta votz bronzir.a seprpre, ardejita
dins Jos la Clnchada e «lins Flor de
En tu-, mai que plus vivent, ton

e dosa,
Brosa.

pais

batega e s'alèrta; en tu resplendis'
coma se miralha als èls de sas fìihás,
e

i ès estacat per

de ta carn e per

totas las tillias
lots los soscàmenU

�116
de ton cor : Ion panl «ara, tram lo temps
bèl coma l'mai bèl selhon de lauraire,
e de ton Terraire*

lo cant de ta Rasa

Monlalban, le 13 d'Agost 1924.
Antonin

Perbosc, iangadocian.

Bibliographie.
Remembransa, 1902.
Lo Gol occitan, 1903. — Cau¬
sons dei Gol occitan, am las melodias de Paul Vidal e Paul Rejin,
1904. —
Contes populars gascons, 1905. — L'Arada, 1906. —
Guilhem de Toloza,
1908. — Anthologie d'un Centenaire, pages choisies des écrivains tarn-et-

gironnais, 1908. — Contes Populaires, Première série, 1904. — La Paslorèla,
1921.
Solcilleite, 1922. — Las Causons del Pôple, 1923. —La Debanadora,
cmtes en vers (Ed. du Travail, Toulouse, 1924). — Contes
Populaires de
la vallée de la Bonnette (Ed. Masson-Champion,
Montauban-Paris, 1924).—
Lo Libre dels Auzels, 1924 (Librairie Masqueste, 7, rue O-zenne, Toulouse).
iJour paraître en 1925 : Lo Libre dcl
Campestre (Les Amis du Livre Occitan,
Samatan, Gers.)
—

AL

PLATÈU DELS POÈTAS A BEZ1ERS
La

prima

ven :

■loi cèl scren,

Enfestolidas,
A

eu

la

fan

Venon è van
Nôstras manidas.

Blanquejan

coma

de néu,

Las aladas del Platèu
Ne son iloridas.
E icu, qu'i trèbi sobent.
Me diziai tôt dosament
«
O joinesa

:

Luminoza d'allegresa,

Aire

franc, rire avenent,
Que lèvan lo pesament I
Vida pura, vida pléna
De lux, de jóia è d'amor !...
L'amie que tôt còp me rena

»

Me fasuèt : « Paure falord,
Vai-t'en pescar las eslèlas

Que luzison dińs lo rieu

!
Purs amors, gracias à Dieu,
Son pas que de l'arfantèlas !
Aco
Pièi
«

me

treblèt

reprenguèri

Que

me

»

brieu.

un pauc

vieu

dizes ?... Farfantèlas

Aqueles

Que

un

:
:

amors

las piuoélas
plee de frescas colors,
Parpalhonejant lo ldng de las flors,
Jogant è rizent, gracio/.as è bêlas
son

Vestidas à

E

l'adeiarèlas

Amas del Platèu,
Non serian belèu

Que de farfantèlas ?
Mas destanea tas parpèlas
E veiras nost.ras piucèlas :
Vei

:

Lor

polida rojor

A flor de gauteta arbora
Lo simbèl d'un nôble amor

N'es

l'espèr que se colora
Ni mai l'auba d'un bèl jor.

;

�—

O lìllionas

117

-

vorturozas,
l'anèl d'ôr,

Per meritar

Gardatz-lo pur vôstre cdr :
nôsas urozas
Los grands liris blancs de

Sonan do

l'drt.

»

J. Ladoux.

Pasejaclas clins Biziers.
Bibliographie.

—

Essai de Grammaire Occilane.

(Ed. de la Cigale Len-

ga'douciano ) 1925.
A

FERNAN GRANON

iMANADIE

Auries pouscu, Fernand, t'asseta, gros catau,
Vèspre o matin davans Tortóni,
E charra poulitico en chourlant toun cigau
Dins lou zounzouna di sinfdni.

Tu, fièr, as arna mies

abriva toun chivau

di Rose au Rôni
Brusis, e, pèr la Raço e pèr noste Ideau,
Baia ta vido en testimòni.
Au coumbat

que

: fiéu d'uno tiero ilustro de gardian,
segui simplamen sa vio,
courseja ti biôu sus lou desert que brilio,

Crèi-mé
De
De
De

parla sens countour la Lengo

dis ancian

Mai que cènt titre de familio
Aoo te rendra noble is iue de la Palrio

Marqués

de

!

Baroncelli-Javon.

Luno, poèmes avec préface de Frédéric Mis¬
Babali, nouvelle (Lemerre, Paris et Roumcnllle, Avignon) — Pour paraître : La Damisello; Lou Biôu e lou chivau din
l'Art-, Escourregudo de dous gardian.
Bibliographie. — Blad de
tral (Roumanille, Avignon);

I Santo 17 de

jun de 1907.

CONVERSA AMB EN
Me demaneu
com

la poesia nova,

si l'os ara un temps per

Un bon foc de
Ara és vingut
i aixis com els

JORDI

relilar!

ginebre, aixô me proba.
el temps de.s'escalfar,
cargols d'entrar à oaseta,

d'agafar el ganivet i matar el gall,"
de 1er rajar poc à poc la sanqueta,
i de l'esplomissar amb un encenall.
Afegiu ademés algùn granatxa
que llisa i se transcola en cl guifcr,
envermellint.les galtes com una atxa
i m'en rie si el vent sembla un Llucifer.
Ouan la nit ès g'elada i maleida,
i la vora del foc m'estic ben quiet,
i si per càs la casa és proveida,
Ỳaig à despenjar panses del sostret.
7 janer 1924.
Joseph S.-Pons, catala,
Bibliographie. — Lo Ban Pedriç (Cornet, Perpignan). L'Estel de l'Escamot (La Revista, Barcelone).

Car

legir las cronicas

de J.-P. Régis dins «

OC »

�118

—

—

ANGEL GUIMERA
La mort que

cada d.ia fa la tria,
: al.mestre li ,ha toeat la sort,
Si,ql mestre.a tôt? nosaltres pertanyia

ha dit

t.ots hem callat

escoltar la mort.

en

Ha estât home de crits i

veus enceses

que. eus han gronxat i ens lian fibloneiat;
ha fet viure miracles de
princeses
i ha fet lluir

puriyals de llibertat.

Enamorat de! blau de primavera,
com un infant somreia amb el Desli.
Son cos era una inena de bandera
que soliem trobar-la

tôt cami.

en

Si enterrera la carcassa
fugitiva.
Si amb les cendres es fonen els
sanglots,
en.? resta el nom,
que és una flama vivo

Oue

encara crema

dintrc el

cor

de lots !

J.-M.
Bibliographie.

—

Primer

llibre

de

P.oemés

de

Sagabra.

(1912-1914).

—
Cançons
d'Abril i de Novembre
(1915-1917). — Cançons de Tarerna i d'.Oblit (19181921). — Poemes i Cançons, où sont réunis les trois volumes
précédents.(un
volume, Editorial Catalan S. A.
Barcelone — 1922). — Pautina Buxareu
(Editorial Catalana), — L'Estudiant i la
Pubilla, pièce en trois aptes. (Edi¬
tion de la Revisla
1920). — El Comte
—

les Ginesteres

Âfriait, pièce

(1923) (id.)

dé théâtre ( i cl.

j

El Ioc de

DARRIEIRA, O DÍVESSA AUTRUCHA
jjarrieira, P divessá aulrucìiá
Tu qu'as diiis la raspa d'or
Per lou goust touta la l'ruehâ,
Tous lous raibes per loti cor,

,

Siaijariflc, Parrieira, aniija

:

Fais-me Instar la sabour

D'aqucu i'ruch pus dotis que lijn,
lliougràna ou raziih; Amour.

TOUTA LA PRIMA MIRAl'DIOl ZA..
Touta la prima miraudjouza
Chab plins
.unagrapn de lilas,
Couma la Pouezia-, dioiiza
De la
sapiença e dijii soûlas,
Chab dins.'na troba

armounïouza,
Qouma. Venus çrudela e Iriouza,
O

Bibliographie.

A
Pér

dels

vierja, dins

—

Poèmes

toun

cor

de

glas,

(En préparation).

Albert Pestour

NOSTRA DAMA DE PATZ
lairoris

sens

îé, nostrri Fransá,

àssaitadà
A sos melhors étants
vist aval demorar

Bi s!alichap..de,cinc ans sos sodars
l'ont.salvada,
OScháda, sanbeguda, li chai fort se mèghar.
Que jâniai rie si'am enféssits

ia

-Dels paures endechats escotat.z la? giierrà;
clamors 1
per

�119

—

—

Que sia per totjom lq( patz sobre la terra !
Agaitatz orfanoâ è felictâs fen píòrs i
En

vóst.re

cor

botpm la plena asseguransà,;,
«ls p.aures pe.ctiaciorS)
tant sufert, Mityre dais Sept-Dolors !

Bailatz vostre perdon

qu'avetz

Vos

t.oljorn arnfit i.a dos,sa.et gentn Fransa

Avetz

Al nom de vostre

Filh estachat,

Nostra Dama de Patz,
E.
Bibliographie.

:

]a,Çrot,z,

aiatz pietat de

Rhodes.

Œuvres

—

a

nos
de la

Auvernhat

!
Naula-Auvernha.

(En préparation).

DËblGÂCIOUN
cm'ayi.és l'a Ioii viirge

Bord

e.p.tìgá ton natienii?,

que, lis Alisçiimp IrévâëeS bifivp e mtif.ti,
o toiirlduro de
.hèq.,0, tii divo liaSciido,
lou sourirent de tni
jjioiir rájávo i
nefcniô
e

istór MbèireS

Long Hôii

que

pièij

beiso la niai'

hHstd,

!

qei neblous, djns, lou.qa.pcl.sabljin, enlugrant,
counie lou chiii perdit iìarríi.t.avç Cerpàiii
ti piado pèr lou vènt à jamai escoutiadd.
lis

E lis

risien,

erso

lou tpijmple blu
tambèii rislèii li velo,

e sus

escampihado alin

lou tebes alen. de la primo, ripuyojlo
cantavo dins .H .pin, là jo iç&gt; (lo.ù ti'el.ii.
Alor, toi.it fernissenti dins inoun 111,'irrit
e

ai
e

aganta l'outls dav.ans, la mort leissp,
.

.....

recàti
,.

iou pieloun que nu man t'an dreissa,
pieloun que s'aiibouto au b&amp;u soulèu dis avi.
P. EŶSSÂVfeL, pró'ùbcnçûu.

veici

lou

Bibliographie.

Au Beû Souleu dis Avi (Ed. Maeabet.) 1925.

—

RETRACH DË PRIMA
•

La riàttlrá
De l'ibèrii

rfcŷìscbtìládà
qilitat. loti tìoii;
raprimage fan trinou
Las esquilias lie la vafeHctdi
a

A

bduispunii eftH8iilàt8;
cil; iiëii tdutii rioiivela,
L'espandida de l'aUsanèla.
Mètre l.lëis bouquets jidumpdiihats:

âe

ItilS

vei

,

En flour

pet camp, mo,us te ,dé rouý.atlil
liiátiíi iciti SdiliclH Iuílá
un çlar rire qu'espelis
Dins uná cara niiêch iièblâcià.
E.

Al

Couin

pria .tóuâÌHol^jffjaaph.l

Ççjiirii

Siis quatre

biiscáè piindoùlaìla;

yna .aranhtièja tremoujada
prada s'estend.

A travers de

E

peìs courtius de.riipuq vii,àgë

Lo.us

alásebláncs sautoim plus viús;
pdiillt, l'lonris lours nius,

Mai Idii

Se mars

a

sotiiiat lotir fitìuviiige.

JiìliBff G/ílèhy,
Bibliographie.

—

Œuvres

inédites èii préparation.

altíerrìhfít".

�—

120

LO PUEI

—

FERRAT

L'estorn

fuguet cozent; las fléchas enchantadas
biulavan, au solelh, com de las serps aladas.
Los gartz de Lupersac, Erolas, las
Fumadas,
Aquels de Cornamula, Erole'tas, Montaut,

Archavan los rotiers, cridavan aitant aut.
Oue lors corns, enrauchatz-coma l'horra cornolha
Dau taur d'infern qui brama e rolla
De las costas, en
l'avesprau.
Los rotiers
An fugit
A mieja

an

Dont la luna
L'Escur

fugit, emportant lor chaptau;

davant l'host de fléchas agusadas
núeit per las xnas de las fadas,
era

la mola d'esmoledor.

desplejat

a

son senhau celador,

Terra e cel son mais neirs
que l'etern Tentador,
Mas au champ de l'estorn, las fléchas enchantadas

Brilhan, meisso de fer

o

vin

una

(La Chanso de Combrallia).
Bibliographie.
La Chanso de Com

luior.

Paul-Louis Grenier, lemozin

L'Archipel Enchanté,
bralha, poèmes occitans.
—

proses 1920. En

préparation

ENANT
L'espèro fugidisso e jamai revengudo,
Belèu que. trèvo encaro à l'orle
d'ourizount,
Coume uno aiiio d'enfant en de limbo
tengudo,
Sorre liuencho à moun amo, e sorre en
languisoun.
E belèu

poudiéu m'enana t.ras lis aubre,

se

Caminarello blanco, adoulo fieramen,

Coume facho de lin, de soulèu e do
maubre,
Alin mounte la
piano enintro au fiermamen;
Ma raubo, en rebalant
pèr camin e pèr orto,
Rapugarié d'oulour sanitouso, que fan
Mou.nta de l'erbo rusto un pensié
que counorlo,

E la blouso vertu di

remèmbre d'enfant.

Lis aubre mouvedis que gardon
Soubron dins soun fuiun la

l'avalido,

pensado di jour;
.moun frount, de bro fins qu'à salido,

Oundarien

sus

La sagesso

dis ôuro

e

l'espai dis

errour.

Pèr moun ande lougié, mai voulountous
encaro,
La vido etcrno e
largo aurié de bais rnisti,
E lou rebat di causo adournarié ma caro
De lau d'oumbro e de
lus, e de brancun rusti.
O l'estàsi
Au relarg

d'ana, deliéuro d'ànci vano,
jamai vist que me simbello avau,
Moun remembre d'un jour es mort dins lis
andano,
E de moun reire tèms plus rèn
saup que m'envau.
Mai preferisse encaro, en li causo
qu'an
La repausolo santo à l'ufanous
avènt,
E vole crèirc, urouso, en
ajougnènt lou
Qu'acoumence d'ana vers uno fin que
Bibliographie.

d'èstre,

dèstre,
vèn.
Escriveto, prouvençàlo.

—

Poèmes

Cal

(en préparation).

legir

«

iËÈgte»

OC

»

:

�—

121

—

TENSOU
(Bartsch.

—

chrest.

prov.)

Domna, per vos estauc en greu turmen.
Senher, que fols faitz, qu'eu grat no'us en sen.
Domna, per dieu.ajatz en chauzimen.
Senher, vostres precs i anatz perdcn.
Bona domna, ja'us am eu finamen.
Senher, et e'us volh peitz qu'a l'autra gen.

n'ai eu lo cor dolen.
alegre e jauzen.

Domna, per so

Senher, et

eu

Domna, ja mor per vos ses nulh confort.
Senher, ben trop n'auretz fag lonc acort.
Domna, ja es ma vida peitz de mort.
Senher, so'm platz, sol qu'e'us am aja tort.
Domna, de vos non ai mas desconort.
Senher, e doncs cujats qu'e'us am per fort ?
Domna, ab un sembian m'agratz estort.
Senher, respeit no'n ajatz ni conort.
Domna, vauc doncs alhors clamar merce.
Senher, anatz de sai : qui vos rete ?
Domna, 110 pose, que

vostr'amor me te.

Senes, conseih, Senher, 0 fa de me.
Domna, trop mal mi res poundetz anese.
Senher, car peitz vos volh qu'az autra re.
E

doncs, Domna, no'm faretz ja nulh-be ?

Senher, aissi er cum dizetz, so cre.
Amors, gitat m'avetz a no m'en cal.
Amies, per deu no'us en pose far ren al.
Amors, e vos ja meretz de tôt mal.
Amies, per so'us en trairai san e sal.

Amors, per que'm fetz chauzir domn'aital
Amies, eu vos mostrei, so que mais val.
Amors, no pos sofrir l'afan coral.
Amies, per so queiram autre logal.

?

vei faillir.
laidir.
que'ns voletz partir ?
Amies, car greu m'es quan vos vei rriorir;
Amors, ja no eugetz qu'alhors me vir.'
Amies, per so pensatz del ben sofrir.
Amors, sembla'us si ja'n poirai jauzir ?
Amies, 00 vos, sufren e ab servir

Amors, en tôt quan faitz vos
Amies, a gran tort me volctz

.

Amors, e clones per

Aimeric

de

Pegulha.

ROUNDELS
Per l'album de

Modems.zela

Mireia

I
D'entre las flours de mai pradela,
Blanc mouquetou vous ai chauzis.
Co's flouretas del Lemouzi,

Agradatz-las, Mademeizela.
L'estrena n'es rioha ni bela,
Mas vet d'un brave e boun vezi.
D'entre las flours do ma pradela,
Blanc mouquetou vous i chauzis.

I....

�122
Es de
Vostre

—

margarfta nouvela.

cor li nicha cóuissi.
que ne puescha-ieu d'aici
Vous*envouiar en ribambela

Ah!

Joutas làs ilours de

pradela !...

ma

A S'en-SanU

II

Poqvtatz-me boutcih.a de vi:
L'aigua n'es pas ijipû.h ourdinari.
L'una m'agris lou caratari
E l'autre lou me rejauvis.
Otian
A

jièhse

iuouii paire,

que

a

vis

quatre.sols loti, Séni-Àlàri !...

PourLátz-mè bóutélha dp vi;.

L'aigiìa n'es

moiin ourdirihri.

pas

Odan veirétz que soi Sus la fi,
Àri'ier. rnedéci e nputari !
Mas dei méltidtír dfei
presbitàri,

Adonne, curet
m'avotz au vis ?
Pòiirtatz-me bóiiteliia de vi.
—

—

III

Rosa,

prfep toun boiin teins qtiftii l'ai?;
Rçisa dé Mai es jeu piiâsbrla.
Uria pliijqiS, iina bradada.:.

L'A ciilllissetz

erii loti

balás.

Tous lous garsous te fan
soulas;
L'amour te mena en permênada.

Ròsa; pren toun boun teins quan l'as;
Rosa cîe Mai es leu passada.

i

,

Vai, dansa, vira... Pense, ailas
Pense quap siras. maridada

Lou treni
gqgriou, la inainada,
La caifa. ;s;ua. e lous
tirqplas..,,
Rosa, preri toun boun teins quàs l'as.

lpiis

j.-ii.
Bibliographie.

—

Çhqnls ef. chansons populaires

Chèze, lemouzi.
du Liicouzin.

(avec
J. Plantadis et 1..
Braiichet) (ëptiisé). — Trqcassou, comédie (Brive, 1912)
La Nuez de Tous Seuls de Í91S
(Priée,.
lSl?)
— Lus Primas, comédie.
En brinlan las chastahhas, cdiili! en v.érS
(Soiis presse) — 1 auia u cop,
contesté paraître) — Vocabulaire àsùcl de la langue limousine
{à
—

—

—

paraître).

LO GANT

YÁLLESPIR

DEL

Cantem la terra catalana,

Terra de l'alegria.i tprra

de, la

Lo Canigo i'cy de
De la montnnya i

Cantem lo

Valléèpif

pan

la plana,
del eel blau.

hont bronzina l'abella
vent'gcliu,
la p'eïdiu
sos
petits'que,piulen aprop d'c.lla;
Vallçspir hont l'.ivqrn es, tant dois

Sens por del
Ilont sempre

Pot criar
Lo nostre

Qu'hom

veu a

De l'aine! lier cubert de

Naixe'aviat, al

çada branca

gi-pre

eu tu. u.U;

pois

sol vermeii, una flor bíańca !
Pais de la cirera i. del clavell
hermos,
Hont la .miny.ona porta
,

En. sa ga'ta, en son. c.qs,

Com la fruita i la flor

mes

;

boniques de l'Jiorla,

�123

—

Terra ciel Tech
Terra

de

les

—

festiu,

Alberes,

H ont lo sol fa de l'ull ira. gcrmit del caliu
I de la bocâ frcsca, Si moment que sornriu,.
La germana dé les cireras.
0 terra antigua de l'oliu,

Aybre estimât dels nostres avis
One donas l'oli pur

i clnr

meìijar

Per fer milior nostre

pe'l Hum qui, la. ait, vollíá cl, írebgií. ciels salils !
Vallespir.de la. yinyá i de! ciiirè rojijncli,
De la ciolsa inariglaria agiradab'e a lès boqùes !...
0 poesia del pais vallespirench
que fas florir sota del c'el taies les roques.).
Cantem lo que diu l'alba a nostre cor a-ymant,
Lo que li diu.l'estela espellida ai ilevani;
Ganteiti, amichs, cantem .encore
I

Corn croix la tendre flor. a la vora del riu.
1 com los a.ucellets s'adormen dins del niu,

Sota les

plumes de

Gahtem lo
D'un goig

sa

mare,.,
cor.

qu'umpleix nostre

i- d'un eric.anl

sens

mida.

Amichs, cantem, cantem l'amor;
Cantem, amichs,. cantem la vida;
Si, cantem-la tóts de bon grat
Mostra vida que
Com les a.ygues
Mont

raja ambe tant de dolsura,
vbres de prat

del Tech entre

reina la frescura !

Cantem lâ primavera,
Lo follatge amoros y

i l'estiu rialler,
fresch del castanyer,

i. les. fonts régalades
1 font
Per encisar lo.

s'ainaguen les fades
jove amb soii mirai- dolser...

La barretina roja i
I la i'aixa

l'espardenya ardidn,•
i.l.'escolïlo,

espellida
del minyo !
cantin nostres llabis,
Rossinyols de l'amor refilant sus d'un fnig :
Com rajen per l'herbarn les deus al mes de maig,
Que raji lo parlai- diyi d.cls nostres avis I...
i fins a i'hora liont lo sol eau,
Cantem la gracia
De la minyona i
Que canli nostre cor, que
,

.

Cantem la terra catalana,
Terra de

l'âlegria ,i terra de. la pan,
la plâiiu.
del cel blau !...

Lo Canigo reỳ de.
De la montaiïya i

Joaii Amade,
Bibliographie.

Histoire de la

—

calhlàn.

Renaissance Calalane (Ed. Privât

Toulouse), 19-25.

LA CANSON

D'EN RÁMON DE

SANT GILLES

Barons, dit en Rsmbn, eh la Cadierri-Diu,
Fo se polit- un sa lit en qui ,jo èi fldaiisa.l.
Saut Robert, qui pul-mer que iio.i'osa Romlil,
Abè leialan.ierit portât espada e lâitsa.
Près de Diu, aquet saut ei rrion intersesbi-,
—

•
.

Com ei. contra

MalveXbtat, mort dèfèiisor,

Or, Sentiers, lo qiie vol que Diu e l'neompanhe
A travers los ti-ebucs don ca'mih longairter
E que sle go.ardat don lucre lampoiner,
Aquet deu este pur clebant non s'acaitipahhe.
En orezon sept jorns e sept noeits soi estât
E, la oeitau, lo sa'nt au tahut. a tustat,
«

�124

-

-

Ë sa vox l'èi audida autan viventa e lortá
Coma la d'un capdau en traversant
reclorta,
Ouan comanda los sons e
quan los aconorta !
Ë sant Robert m'a dit : « Per Diu n'ei
jamei trop :
»
Non's pot servir Diu e Mamnon en medix
cop !
»
Vedias — si ton orgulh au mens no-t l'è
pas op —
»
Ont ei la bona via e fè subant ton
compte ! »
Pav, non voi que d'arré jamei digun m'enlionte *
Si mavita ei
pariera à camin arralher,
La voli neta e lisa autant coma la lauza :
Aimi 'n Elvira mei
qu'au monde nada cauza
E mons berois entants, autant corn ma
molher...
Si eau, los lexarèi
per lo camp batalherl
Pas pro !
—

—

Ou'abetz

—

aci

mon

amna

E per vos non i a de

Iota

nuda,

pensada esconuda...
Pas pro ! clama la vox, e Diu mérita mei !
Mon eastèt ei mei rie que lo
palais d'un rei,
Per puxant e
per tant fastuos que rei sia.
E ma Cort n'a pas sa
pariona en tôt Micy-dia,
Los mei fiers cavalers e, la flor dous barons
S'i venguen aplegar ad arrond en l'anada...
—

—

Lo rei de Fransa, d'ab los sons mei
béts florons,
Non podere monstrar, ja, tant bela
méinada;
E per sons cotres, d'ab talas testas
que dau,
Lèu besonli non seré d'aber nad
garda-clau.
A tôt aco. per tant endolorit
qui-n sîi,
Pux qu'ai voletz, sense

degrèu jo renonçti !

Ei pas pro ! Diu b'en teng per poc cauzas atau.
Ta cort... Poirés aimor
quauqu'arré mei encara

,—

Que ta splendcnta cort,
!...

Raxa lo cap

I

per

tant que-l sic

cara.

ben, per nosta, trobadors
Qui de dia e de noeit. proelaman las baudors
De la cort de Toloza e 'scriven,
per l'istoria,
Los vers miravilhos qui
çantaran sa gloria :
Los bau donc renviar...
Pas pro, Comte, pas pro!
•les de la glizia; espia
à l'entorn l'amirô !...
—

a

—

Soi jesit. E suber lo solhar de la
boria
Ouilhat, au matin fresc, dabant. jo, lo païs
S'esplandiva" beroi com jamei l'abei vist...

E quand aboi mirât la serra ensorelhada
E la plana de totas las tlors
pigalhada,
Lo dîsi, sentiscoi ma
perpera mulbada...
Co qu'aimavi lo mei era
aco, lot aco
Qui-m fazè rebombir lo sang mei caut au cor
Ë tremir den ma çarn com l'ardor amoroza
Dont perpila un jovent quand abrasa
l'espoza
Era l'amor pasionat, l'amor

!

puxant...

E, de-tras lo t.niiut fornat, èi dit
«

Aci doncas abets lo Comte

E la
E

vox

responec : «

au

sense

Sant :
terra !

Ara, bèn tarda

»

guerra !

»

comte En Ramon,
la-véts, s'en ei iínat
mar e per delà
Constantinople,
Lo bèl purmer de tots, en
cap de tôt son popte,
Préne Jérusalem... E jamei n'ei tornat !
io

Dusqu'en la

Moi !

Per lo

mes

morl

1920.

Sirnin

Palav.

gascon.

�Î2§
.Bibliographie.— Derceis de Yoenesse

m'es.

—

Cansoas enVaus

e

Coundes (Tarbes, 1899), Boê-

maynadyes (Pau 1900), Poèmes.

—

Souneis e

—
Lou
Franchiman (Pau). Théâtre. — La Peleye dous Arrasims (Pau). Théâtre.
La Rebiscoulade (Pau). Poème. — Toulouse! (Pau). Poème. — Nadau,
Nadau! Recueils de Noëls béarnais et gascons (Editeur de). — Nombreu¬
ses études. Collaboration régulière aux Reciams de Biarn e Gascouç/ne, à la
Bouts de la Terre et au Patriote des Pyrénées. — Sous presse : Las Pregaries
e las Gracies. Poèmes. — Inédits : Théâtre et Romans.

Quatourzis (Pau, 1902), Poèmes.

—

Case, Pau (1908). Poèmes.

—

y* m

xa

&lt;Z aZ

xa xa

xa

xa xa

xa xa xa

xa

xa xa

a? aZ a? aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ\

6141101

fïll-ltll
I.

Ma

xaxaxaxa^^axa^ajaxaxa
aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ aZ

xa

douce Annelie (xvn« siècle)

(Mélodie bretonne, harmonisée par Béon)
II

I
Ma douce

Ma douce AuncUo,pur ce beau soir,
Viens sur la lande nous asseoir.
C'est le printemps et dans l'ajonc

Paraissez, fleurs;oiseaux, chantez,

Toujours unis sous le regard de
[Dieu,
Laissons couler l'es jours heureux.
Mon ami Pierre, garde ma main

[fleuri
Les
—■

font déjà leur nid.
Pierre, laisse ma main,
ferai seule le chemin.
oiseaux

Mon ami

Je

Nul
Mais

ne

on

—

Pour faire ensemble le
La vie

prend garde aux oiseaux
[du bon Dieu,
médit des

Annette, voici l'été,

Sème les

amoureux.

chemin.

joies et ses dou[leurs,
ris, sème les pleurs.

épand

ses

III
Ma douce

Annette, les ans ont fui,
n'a pas vieilli.

Mais notre cœur
L'hiver

morose

Voilant

nos

a

chassé le printemps,

fronts de lîls d'argent.

Mon ami Pierre, serre ma main,
Pour finir tous deux le chemin.

—

Quand l'ange noir aura fermé nos yeux,
Nous

II.

nous

retrouverons aux cieux.

Chanson

du

XVe siècle

(Harmonisée par Léon du Bois)
Petite fleur coincte et
Las ! dictes-moi si vous

jolie
m'aymés;

Despechoz-vous si vous vouliez,
Car il m'ennuye n'en doutez mye.
Hélas !

trop mallement
vostre pensée :

Car il m'ennuye

Que je

ne sçay

supply très humblement,
Dictes-la-moy si vous agrée.
Je vous

je plaidoye sans partie :

Je vous aime et vous me hayez;
Mais s'ainsi vous me renvoyez,
En la fin en serez marye.

�4&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;*&gt; &lt;?&gt;&lt;$&gt;&lt;^&lt;$&gt;&lt;^&lt;3&gt;&lt;9&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;$&gt;&lt;?&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;

&lt;3&gt;&lt;^$&gt;

Les Morts de l'Année
M. Glé»ment
Né à

Muret,

ADER,

gascon

1841, le célèbre inventeur eut de bonne heure l'in¬
tuition que l'ayènir était dans le
pltis lourd que l'air. Áq rrjiliéu de
! 'in différence
générale des milieux soi-disant
compétents, qui se
préoccupaient exclusivement
il y a
quelque trente ans
du
plus léger que l'air, il poursuivit avec acharnement de laborieuses
études qui aboutirent à la construction
d'appareils ayant 'à peu
près l'aspect d'une chauve-souris.
Ce fut en 1886 qu'il construisit
VEolc, l'avion chauve-souris.
Sur cet appareil, il fit un vol
le premier officiellement
enregistré
d'une cinquantaine de mètres
(9 octobre 1890).
Ader avait de bonne
en

--

—

—

—

point de
essais

ses

vue

heure pensé à l'utilisation
de l'avion au
militaire. Encouragé par M. de
Freycine't, il continua
le couvert de l'autorité militaire.

sous

Le 12

octobre 1897,il fit un vol rie 1.50.0 piètres au camp de Sa to¬
ry. Le 14 octobre, au cours
Ce fut la fin do sa carrière 'd'une'expérience; il brisa son appareil.
d'aviateur.
Mais Clément Ader avait ouvert la
voie aux
magnifiques réalisa¬

tions.
11

n'y

titre

a

guère d'emploi de l'aviation qu'il n'eût
prévu; c'est à

ce

génial précurseur1907, il publ.i.a un íi.yrp, VAviation Miljlaire, contenant'les
plus curieux enseignements prophétiques.
un

En

Méconnu de

'ses'contemporains, souvent raillé, Clément Ader a
cependant le bonheur de recevoir, vers la fin de sa
carrière, des
hommages mérités.
Le 19 octobre 1924, la ville de
Muret organisait en son honneur
une fête
magnifique, à laquelle lç gouvernement était représenté
par MM. Raynaldy et Laurent liynac.
Ader est considéré comme le
père de l'aviation;
eu

�—

J.-V.

Í27

—

LAL/kZfNE,

gascon

mprt à Bidaclie, J.-M. Lalannç, piajoral du Féîibrîge, président d'honneur de ï'Eeoié Gastou-Phcebùsi
Voici ce que dit à son sujet M. Simin Pàlay', Président en fonction
Le 9 Janvier est

de l'Ecole.'

Que h.ey counechences dab Lalanne en 1893, à l'oucasiou dous
jocs flouraus de Tarte, oun s'en ábe pourtat lou përmè" prêts de

prose.
Qu'abou'y
l'auherte

l'auriou, coum secretàri don councours, dé l'ariounça

amistat que-ns e ligué, qui a durât trente
jamey ue brume d'arré ì'aye trab'ersade.
qu'ère u cô d'or; quoan abè quauqu'u pu sóu grat que
l'aymábé de toute soun arnne, pérmoii nou sabè pas ha las causes
é, desppch, uë

dus ans, cliens que
Lalanne

îniejès.

a

Quoan abè eounegut lou Felibridge, que s'y ère dot de tout soun
poudé. Secretàri en pè de l'Escolc, tant qui Mous de Planté ère Capdaii, n'éỳ pas u spcret ta'd'àrr,es qu'en aqticre fempòurade de crecliou delà nouStc Ëscolc, qu'en abouti à epténè dé tontes, permou
qu'en y a toùstem qu'an ue iiabé dé niau cosé. Et, blu coum lou saupët, que las sé supporta dab ue p'acïençe d'anjoq. Aco us lu mal ans
ni.aynà'ds — qui ań tbpts Jous défauts dous omis :— que sabè qu eh
eau' perdouna hères é que p'assabe sus tout.
Que boulé béd.e tous f«libres unils coum frays e ta lia, ta mnnliéne
aquere

uriibu, urré

l'aberé cqustal.

non

Loti tri'balh qui a hournit duràn aqueres trente anades darrères,
arrés riôu s'en pot ha ue idée si nou a tiengut la barre u'co'p ou g'n'aute,
E que eau pensa que, dab aco, que basé segui l'escole primàri de
Bidaclie doun ère Directou, e'qúàsí quinze ans de seguide, lou Secré¬
tariat de la Mairie d'aquere grane coumune.

Jules
.] ules

ROMJAT,

p:ovençgl

Ronjat est mort à Genève, où il était professeurà

l'Université,

poète Michel Camélat, ami de Ronjat a écrit,
de Béarn e Gascougne; à l'occasion de sa mort un
article dont nous sommes heureux de citer les principaux passages :
Uilh de Vienne, bile aniiç dou Daufinat, que hé lotis pruniès estudis à Paris, au coulèdye Rpllin oun counegoù, coume mesle, Maxime
Notre maître le grand

dans les Reclams

Lan'usse.
De

d'ore que

bad.è

gran

biadyadou e esearrabelhat puyayre de

mountagnes : Qu'a garrapètat las mayes punies de l'Alpe e sau¬
ta n las termières de la Gaule, que s'ey passeyat en Alemagne, Daricniarck, Suède e
ue

Norvège, goardan ta d'aquets pèys tribalhadóus,

amistat pregoune.

becicléte qu'abè prou lèu bachat lou Rose e, estanganse a Malhane, qu'ère debierigut u disciple dp fey, de F. Mistral lou
pay (le la Patrie d'O.
4tint, ans de seguide qu'ère de toutes las hèstes annaus dou Felir
bridye, p,er oun que-s demièssen.
En 19.01 qu'on bedém à Pau : La beroye gracie d'Adrien Planté
qu'ou counquesibei Allegreyat per la numerouse couderilhe dous
ámics de Febus qui dab;en u balans nabèt à l'acciou gascoune, que
s'y Jtpurnabe en 1903. Que coussirabe per Orihez oun se debè demeu¬
ra quoate ou cinq diés enço dou Capdau :
que s'y estabe quasi u
Sus la sjoue

larè la léngue mayrane e que-s hieflbe à léye
l'obre maye dous noustes pouètes. mayes :
Que la debè mcdich escribe, la nouste léngue,
e
que demouren dëns lous Reclams, lou so.u debis d'Aryélès en 1903
c lou sou estudi sus lous parlas d'Alsace e Lourréne en 1919.
D'autes que pouderan (lise ço qui lié, quoan sayabe d'amasga lous
h'i.Lhs dou Mieydie qui biben à Paris, la pucbance de las sones idées
ti'ourganisaciou quoan lou capouliè Devoluy lou sé causibe coun.i

niés e

qu'aprenè

au sou

tasta loungademens
Garros e Isidore Sallese

�-Ià8
Sêgretàri en pè don Cqunsistori; d'autes que saberan lia baie lou
íilologue qui s'ère hèyt per et medich, lou cretic literàri
qui abè segoutit au sedas toutes las obres de grammatie, de
prose e de prousey
escribudes d'u sègle à gn'aut, en
léngue d'O, despuch lous Troubadous dinque au die de
oey : Prèts-hèyt grandous d'oun póudè, au
sou adyc, counda de béd'e lou
coumplimén. Mes, aylas, la guerre
qu'arribabe.
Coum ère maridat à Daune Use
lou birayre en tudesc de

Lœbell, neboude dou Dv Bertuch,
Mirèio, Diu sab ço qui debè soufri, dens las
ànades oun pou boulé de quauques moustres las
dues nacious
Gaule e d'Alemagne nou
paraben d'abia-s dens las herides e lous

quoàte
de

eslurs, à la loue roéyne.

Lou Mieydie de la Gaule que
perd dab et u dous sous yénces aymadous : Las glories d'aquets
pais encantadous qu'èren coum las soues
las soues doulous de
pople soubent enganat e soubén bensut, que las

esproubabe.
Que l'ère ue bertadère soufrénce de
s'espia quin parechèm rets ou
bergougnous de ço de nouste, ignourénts dou nouste
passât e capbachats daban lous mesprèts e las raalésses dous
omis dou Nord.
Diu que l'aye ! Que drins à
drins, la pats que tourne à la soue dau¬
!

Que lou sou hilh, Louiset, qui clou sou brès enla
aprenè lou francés, l'aleman e lou proubençau, seguèsque lou tras baient
dou nouste
ne

amie défunt.
Nous

•

auts, tan qui-s pousque

beni. Ou'ou mentaberam
aus noustes yoens.

Batisto

nou-ns e tiraram

coum u

dou

etsemple de balenlie

e

nouste soude sapiense

M. Camélat.

BONNET, provençal

Notre grand ami est mort le 6
Avril, presque ignoré. Nous nous
proposons, avec l'aide des Amis du Livra occitan de consacrer un
nu¬
méro spécial de Oc à son œuvre

çales, à la collection

Aujourd'hui

quand paraîtront ses Payes Proven¬
Aup i Pireheu.
mémoire en reproduisant les
passages prin¬
lui consacra dans Septimanie, M. Frédéric Mis¬

Dis

saluons

cipaux de l'étude

que

sa

tral neveu, dernièrement.
«
Il était né à Bellegarde
(Gard), en 1844. Son père était canton¬
nier et il avait six frères ou sœurs.
Tout jeune, sa mère étant
morte,
on le mit au travail.
D'abord bergerot au parc de
Bronzet, il se plaça
comme ynarro (valet de
ferme,
au mas de la Reyranglande et, tout
en gardant ses moutons
ou en
charruant, s'emplit les yeux des pay¬

sages

qui l'entouraient, les oreilles

gendes. Là, il écrivit

ses

premiers

de

récits populaires et. de lé¬

vers.

Mais il devait vite abandonner la forme
poétique pour la
où
il
pourrait, plus à l'aise, conter ses souvenirs. De 1892 datentprose,
ses pre¬
miers écrits. Mistral lui ouvrit les
colonnes de L'Aiôli et
publia ses
Mémoires d'un valet de ferme. De cette
dernière publication date son
Véritable succès. Son nom, inconnu la
fut
sur la bouche
veille,
vite
de tous les félibres et de tous
ceux qui s'intéressaient à la
littérature
d'Oc. Alphonse Daudet, s'étant
pris d'affection
citoyen, n'allait point tarder à lui procurer danspour son quasi-con¬
Paris, où Baptiste
Bonnet était venu se
fixer, une situation à la librairie Dentu et à
traduire ses souvenirs qui,
augmentés de quelques écrits, parurent
en 1894, sous le titre:
Un Paysan du Midi: Vie
Paysan du Midi : Le Valet de Ferme. Nommé félibre d'Enfant et Un
majorai, en 1 897,
et en
remplacement de Paul Arène
qui écrivit de délicieux vers
—

provençaux,

—

il démissionnait bientôt, étant de caractère entier
Collaborant à la plupart des journaux

et quelque
peu chatouilleux.
et revues félibréens de

l'époque, il semait de droite et de gauche sa
prose muselée, ses précieux trésors de cœur et
d'esprit. Un
un livre de souvenirs «
Le Baile » Alphonse Daudet
Flammarion, éditeur), que Joseph Soulet traduisit
en français.
Quand, sonna l'heure de la retraite
car, grâce à la sollicitude de
belle

jour, il écrivit

—

�—

33

—

Lili, 6 ans, compte dans son assiette les huîtres qu'elle a mangées,
puis demande à sa mère :
J'en ai mangé huit, est-ce que ça lait
une douzaine ?

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�PETIT DICTIONNAIRE

MÉDECIME PRATIQUE

DE

L'USAGE

A

meilleurs llemèdes pour les prévenir el les guérir.

el les

—

Amas

.de pus sous

provient générale¬
piqûre, d'une fou¬
lure, de carie dentaire. Après
quelques, jours, il s'ouvre sou¬
l'a

peau. Il
ment d'une

vent tout seul.
On favorise la

suppuration et

hâte la cicatrisation avee le

on

—

Maladie

de peau

le visage, la poitri¬
ne, le dos, des boutons avec rou¬

amenant

Debrei/ne, et les Pilules
par jour) (V. Pilules
Le Rlion.nol du Dr
est

sur

geurs.
AFFECTIONS NERVEUSES.
Les affections nerveuses, états

L'élite du corps

obsessions,
scrupules, phobies etc... sont
soignées avec succès à l'établisse¬
ment hydrothêrapliique de Saint
Didier (Vaucluse) par le double
traitement physique et moral.
AGE CRITIQUE. — Les fem¬
mes
sont exposées à. des acci¬
dents pénibles, souvent même
dangereux, quand elles appro¬
chent de quarante ans. La Jouuendk de l'abbé Souru et la Ton ineurasthéniques,

sont

très

recomman¬

dées.

est

supérieur à la viande crue

et

au

de

manifeste
odeur

la
par
un

—

digestion qui se
des renvois à

aigre.

Prendre
repas

fer.

APOPLEXIE.

Grain de

du soir.

Eaux alcalines ou

Vais

veau.

saignée;

une
ner

bicarbonate

soude, pas d'alcool, peu de
féculents. Si les aigreurs persis¬

benzonaphtol

avant

le

repas.

ALRUMINERIE.

—

Est le

signe d'une maladie. L'urine est
mousseuse, elle devient et reste
trouble si on la chauffe et si l'on

quelques gouttes d'acide
azotique. Soigner la cause de la
maladie et, en général, régime
lacté et déchloruré (sans sel).
ANÉMIE. —• Parmi les. pré¬
parations fortifiantes les plus
souvent prescrites par les méde¬
cins sont le Fer Larcade, le Vin
y verse

attendant don¬

en

de l'air au

malade, l'étendre

tête élevée, le déshabiller;
compresses glacées sur le front,
la

sinapismes aux jambes, friction»
énergiques, lavements.
Quand on a un tempérament
très sanguin, il faut manger so¬
brement et se purger souvent.

ARTHRITÍSME.

—

Diathèse

se manifeste par l'inflam¬
mation plus ou moins doulou¬
reuse des jointures avec formes
rhumatismales. Employer le Spé¬

qui

cifique Béjean.
—

Accès d'étouf-

femerit, crises de toux suffocan¬
tes, qui surviennent surLout la
nuit.

est

guérissable et
être calmées.

crises, peuvent

ses

La Poudre Sais est

de

tent,

Rupture ou

Prévenir le médecin pour

L'asthme
au

—

congestion d'une artère du. cer¬

ASTHME.

AIGREURS D'ESTOMAC.
Trouble

médical em¬
le Sirop dé

maintenant

ploie

Leprince

reconstituant.

Deschiens à l'hémoglobine, à rai¬
son
d'une cuillerée à soupe à

—

.lourencc

excellent

un

Gip (4

GipJ;

chaque repas. Ce produit sérieux

baume Sais.

ACNÉ.

FAMILLES

ilosc.riplion îles Maladies les plus fréquentes

Renfermant la

ABCES.

DES

ce

très effica¬

ainsi que le Remède

sihie d'Exibard.

BRONCHITE.
tion

des

—

bronches,

d'Abys-

Inflamma¬

provoquée

souvent, par une exposition pro¬

longée à l'humidité froide. Toux
sèche au début, grasse ensuite
avec crachats
grisâtres, jaunes
à la fin.
Pour

apaiser les quintes de

toux, le Sirop

indiqué.
La bronchite

duit souvent à
à

Clérambourg, est
mal soignée con¬

l'emphysème

ou

la tuberculose pulmonaire.
Le
Pulmosérum Bailly est

souverain (voir page 19).

�36

-

—

Ecrire à M. Vincent, 8,
place
Victor-Hugo, à Grenoble, qui
indique gratuitement un moyen

de

est à l'origine des engorgements
du foie, des maux d'estomac.
II faut se
purger régulièrement.
La Tisane Cisbey est très re¬

guérir les maladies de poi¬

trine.

commandée, ainsi que la Magné¬
Roy, dépurative et antibilieu¬

BRULURES. —' Superficiel¬
les, les laver à l'eau chaude
bouillie, compresses do pomma¬
de à l'oxyde de zinc.

Quand les brîilures

sont

fondes, acide picriquo
me;

sie

et la Tisane
Debreyne.
Le traitement par les Grains
de
Vais est des plus efficaces
(voir Grains de Vais).
se

pro¬

L'usage des Pilules Rosredon

milliè¬

au

appeler le médecin.

CATARRHE.
l'asthme

assure

Forme

—

caractérisée

par

On

de

ne

l'op¬

CLOUS ou FURONCLES.
Petites tumeurs pointues et dou¬

—

loureuses

au

toucher,

sous

les¬

quelles s'amasse du pus.
Pulvérisations

badigeonnages

d'iode.

Le

à

Baume

rapidement.
COLIQUES

teinture

Sais

guérit

HÉPATIQUES.

Douleurs violentes accompa¬
gnées de vomissements et provo¬
quées par le passage d'un calcul
dans les canaux biliaires. Pen¬
dant la crise, piqûre de
morphi¬
bains
chauds
ne,
prolongés.
—•

Après la crise, suivre un régime
sévère que seul peut
prescrire

le médecin.

Faire

usage

de

la

Cascarine

Leprince qui régularise la

sécré¬

tion de la bile.
—

Dans la congestion pul¬

de vapeurs ou

de gaz irritants et
celle qui résulte d'une
gêne de

la circulation. La toux, la
diffi¬
culté de respirer, les crachements
de sang sont les

symptômes gé¬

néraux de cet état; il
appar¬
tient au médecin d'instituer le

traitement convenable.

n'a pu assimiler.

boutons,

peau, le

laxatif vrai

guérit la

cause

et les consé¬

Un sérieux régime,
viande et des viandes

peu

de

blanches,
légumes abondants, miel, pain
d'épices, pruneaux, lavements

à la glycérine
de l'exercice.

et, par-dessus tout,

CONVALESCENCE.
lules

Gip

par

Gip).

—

4 Pi¬

jour (V. Pilules

Il convient aussi de faire
usage

des

Pilules Rhomnol à la dose
de 4 à 6 par jour, car elles cons¬
tituent un merveilleux reconsti¬
tuant à effets durables.

Sirop de Deschiens à l'hémo¬
globine, une cuillerée à chaque

Elle provoque
des rougeurs de la

ballonnement du

CONVULSIONS
FANTS.
lontaires

—

DES
Mouvements

EN¬

invo¬

plus ou moins violents
qui envahissent les muscles du
corps. Les convulsions sont sur¬
tout causées par les troubles de
la dentition, vers intestinaux,
troubles de l'intestin, émotions
ou colères, blessures.
Les convulsions sont très dan¬
gereuses: quand elles sont pro¬

longées, il faut les soigner d'ur¬

CONSTIPATION (voir aussi
Laxatifs). —- Cause initiale du
plus grand nombre de nos mala¬
dies; elle charge le sang d'impu¬
retés, en retenant dans le corps
tous les déchets que
l'organisme
des

un

quences, comme
le prouvent
plus de trente ans de succès sans

PULMONAI¬

monaire, il faut distinguer celle
qui est produite par l'inhalation

\

purgatifs

la
Cascarine Leprince
qui régularise les fonctions diges
tives (origine de la
constipation)
et

repas.

CONGESTION
RE.

Beaucoup de médecins préfè¬

rent aux
comme

précédent.

antiseptiques,
la

anti-

glaireuse.

pression permanente avec ex¬
pectoration d'humeurs glaireu¬
ses, comme dans le rhume, la
bronchite. La Poudre Sais est
très efficace.

la liberté du ventre.
Tisa¬

peut prendre aussi la
Bonnard, antibilieuse et

ven¬

tre, la somnolence, les hémorroï¬
des, des étourdissements; elle

gence. Bains tièdes de 20 minu¬

tes, sinapismes.
ce

sur

cin.

la tête.

aux jambes, gla¬
Appeler le méde¬

COQUELUCHE. — Toux
quinteuse d'origine microbienne
qui affecte principalement les
enfants. La coqueluche débute
par une légère bronchite; après
quelques jours, la fièvre dispa¬
raît tandis que les quintes aug-

�—

129

—

baudet et à la bienveillance de M. Doumcrgue, il avait été attaché
bibliothèque du Ministère de l'Intérieur, — habitant Bellegarde,
puis Nîmes, il participa à la fondation de deux écoles félibréennes'
a Nîmes, lit jouer,, au Grand-Theàtre de cette ville lin drame
paysan
en 4 actes : Le Sou fiel, jouit encore, durant
quelques années, d'une
belle activité, la tête pleine de rêves et de projets, puis se tut,, acca¬
blé par la maladie. En avril 1925, il formait les yeux à la douce lumiè¬
à la

re

de notre Terre d'Oc.

où l'on donnera à l'œuvre provençale de
vraie place : une des premières. La mort servira
cette mémoire. Dégagée des quelques nuages qui pouvaient la voiler,
cette figure se détachera des autres sur le plan de la gloire.-Baptiste
Bonnet, en effet, de par sa naissance, sa vie, s'est trouvé placé dans
une atmosphère qu'on
est tenté de qualifier de biblique. Nos mas
ne connaissent plus et ne connaîtront plus jamais ces mœurs, ce
relief ces couleurs, ces vertus domestiques, cette vie patriarchale.
A douze ans; Baptiste Bonnet lut la vie que Mistral était en train de
décrire dans Mireille. Ses yeux ne devaient jamais oublier les visions
L'heure ne tardera pus

Baptiste Bonnet

Occitan

sa

F. IX

�—

íao

—

de

ce tableau, ses oreilles ne ttpvuient
jamais perdre le son de cette
magnifique orchestration qu'était la vie paysanne aux environs de
185« (Mireille parait en 1S59, Baptiste Bonnet est nè en
1844.)
Lorsque Baptiste Bonnet voudra conter plus tard, lorsqu'il Sera
de
pressé
le faire, il n'aura qu'à puiser dans" ce merveilleux trésor
d'adolescence, de jeunesse, et il dira, avec un accent prenant, une
poésie intense, ses souvenirs de misère, ses joies, ses peines et ses
amours. Qu'on n'aille pas croire
que cet homme, qui a appris à parler
et à écrire au hasard de l'école, de son
village et des veillées, soit un
illettré. S'il a íe don des images, s'il parle
d'instinct une belle et sou¬
ple langue — cette sorte d'aiitodidaetishie sans lequel on ne peut
rien de grand, -1— il a aussi à son actif une Culture
qui lui est propre,
qu'il s'est acquise et qui le servira puissamment, l'heure venue, d'ex¬
primer ses idées. N'écrirait point ainsi coin! qiii ne posséderait pas
la langue provençale dans ses moindres nuances.
Or, le provençal
dont se sert Bonnet, s'il est fleuri ici et là de
quelques mots langue¬
dociens, de quelques termes du terroir, est correct et classique en
diable. Aucun doute n'est permis,
Baptiste [lotinet a travaillé long¬
temps son vocabulaire, est passé par l'éeulo de Mistral, en quoi il
s'apparente encore à Charles Hiôu, juriste connue pas un, doué d'un
génie instinctif, mais qui a travaillé, a réfléchi et s'est nourri des

chefs-d'œuvre de nôtre Renaissance avant d'écrire.

Fait à noter aussi et tout à l'honneur de
Baptiste Bonnet et tout
à l'honneur de notre littérature saine et fortement accrochée : cet
expatrié, qui n'est pas et ne veut pas être un déraciné, se souvient
avec joie des heures les
plus pénibles de sa vie cl les considère avec
émotion et piété. Elle lui fut rude
cependant et dure souvent, mais,
comme il l'a dit : « Aux .heures les
plus sombres et les

plus misérables

de sa

vie, toujours le provençal lui a fait lumière et lui a tenu chaud. »
Comme le remarquait
Alphonse Daudet, à propos de Vie d'enfant,
« un
double armen-Ciel de bonté et de tendresse,
qui Va de la pre¬
mière à la dernière page du
livre, en illumine toute la misère. » A
certains moments, le récit tremble de colère ou
pleure
de douleur,
mais vite le paysan, avec sa belle
pudeur, met un frein à l'Une et à
l'autre. Baptiste Bonnet, comme Charles Rieu, n'est ni un

révolté,

ni

un
coupeur de cheveux en quatre. Si l'on compare l'œuvre de nos
grands paysans provençaux à celle d'un Vallès ou d'un Zola, on se
rend immédiatement
compte do ce. qui différencie nos auteurs d'Oc
des écrivains français et du
point de vue de l'inspiration et du point
de vue de là morale.
Certes, ils n'ont pas peur du mot, ils ne dédai¬
gnent pas d'employer, lorsqu'il le faut, une expression,
une image
réaliste, mais ils n'ont rien à voir, selon le mot de Daudet encore,
avec « les
blagues corrosives » d'un Vallès, « les bêtès fauves » d'un
Zola. Baptiste
Bonnet, paysan, est un lettré, un poète et non un doc¬
trinaire, un romancier à tendances. De là cette impression de con¬
fiance, de foi dans la vie, d'optimisme, de santé morale quo son œu¬
vre dégage. Enfin, le fils dé
Belíegarde a donné une belle leçon à ses

frères, les féllbres.

11

a

mis à l'honneur la

prose, il a prouvé ce qu'elle

pouvait produire, lorsqu'on savait s'en servir; il à contribué avec
quelques autres, Mistral, Félix Gïas, BoumaniUo, Xavier de Fournières, à la mettre en honneur, à la valoriser, à lui faire produire des
chefs-d'œuvre. Et ce n'est pas le moindre des services
que son œu¬
vré nóus

rend, après tant d'autres.
Ces quelques aperçus décideront, je le pense, le lecteur de cette
brève élude à se procurer l'œuvre de
Baptiste Bonnet. Ce sera une
véritable révélation. Aucun
parti-pris ne me guide ni aucun patrio¬
tisme de clocher lorsque
je déclare que je donnerais volontiers tout
le remarquable roman de Ladisias
Reymont, L'Automne, pour tel
chapitre de Vie d'Enfant. Cela est digne des anthologies, cela n'a
d'égal dans aucune littérature et comme, à distance, je comprends
l'erilballement d'Alphonse Daudet, l'amitié admirative que Mistral
pe cessa de témoigner à un de ses meilleurs
disciples 1
Frédéric

Mistral,

neveu.

�—

Salvador

Ì3Í

—

BONAVIA, catalan

Salvador Bonavia est mort en Juillet dernier. Celui-ci fut un poète
sans it'ond et un homme d'action. Dans l'histoire de la renaissance
occitane en Catalogne, Salvador Bonavia tient l'une des places ma*

jeures dans la corporation des grands éditeurs. Toute l'activité de
la Catalogne s'est portée vers la publication ininterrompue d'œuvres
catalanes. Salvador Bonavia fut l'un des pionniers de cette œuvre
essentielle.

Le
citat

la

poète J.-M. de Sagarra salue ainsi

sa

mémoire dans la Publt-

:

Entre les sorpreses que us deixen atuït,
nova de la mort de Salvador Bonavia.

m'ha yi'ngut aquests dies

Salvador Bonavia ha

desaparegut en plena activitat, en el moment
empenla vital estava més abrandada.
Era aquest bon amie meu i de molts, una barjeja de romàntic i
d'home que toca de peus a terra, poeta i editor, xerfaire i négociant.
En la seva cara, un punt pagesivola, de grans faccions enèrgiques,
li ballaven sempre
aquells ulls vius, coneixedors de totes les aventu¬
res de la impremta i de tots
els trucs de la llibreria, amable i rialler
a totes hores, optimista i obert posava per damunt de tôt l'entusias
nie per la seva
terra i la seva llengua.
Com a poeta, En Bonavia era un sentimental i un humoriste de
la vella escola ; sense prcocupacions académiques, escrivia de cara
al poble, de cara la fulla de calendari i la canço de] carrer. Els mil
acudits que sortiren de la seva ploma ban fet viure i han l'et plorar
un bé de Déu d'ànimes
ingénues de totes les bandes de Catalunya.
Pero alli on cremava la força d'aquest home activissim, era en
i'espandiment i la popularitzacio de les nostres lletres i el nostre
teatre. Les seves publicacions corrien fins a l'ùltim poblet de Cata¬
lunya per mitjà d'una xarxa elicaç que cil s'havia empesoat i que
maùtenia ell tôt sol. El seu famosissim calendari, a niés a més d un
gran negoci éditorial, era en molts indrets l'ùnica espurna espjritual
que mantenia el ioc sagrat. En aquest calendari, En Bonavia s'anava
adaptant a totes les évoluerons literàries, i amb un tacte iinfssini
d'home que coneix perfectament el public, anava barrejant les dosis
de, llàgrimes i rialles, d'alta pocsia i de grotesca expansio, tôt el gra
i la palla de la nostra literalura que fos rriatèria niengivola per a
milers i niilers de boques anonimès.
que

la

La

seva

seva

publicacio,

«

L'Escena Catalana », ha estai i és 1 ùnica

publicacio tcatral que s'aguanta i s'expandeix amb un èxit deflnitiu.
Ĺ'amor al teatre fou en ell una facultat biologica,. coneixia tots els
comediants i totes les comédies, el vèieu a totes les estrenes cagant
els originals de les pbres per donar-los lot seguit al public. I no solament s'interessava per les produccions i les figures actuels, sino que
ténia un arxiu pie de coses vclles : rcliquies teatrals. Sabia totes l'es
coses ingénues i picants dol vuit cents, i els precursors, i els primers
lluitadors de la nostra escena foron dignamenl consacrais per les
cdicions d'En Bonavia.

Imagina cent menés de llibres, tots a l'abast dois més humils, tots
per escampar tant com es pogués la nostra estimada

per propagar,

llengua.
La

passio de 11ibre 1er que sentia ell,

l'havia enoomanada a Iota

la familia, i en aixo la seva bot.iga semblava l'obrador d'un home
antic de l'època dels gremis. Ell i els seus estaven lliurats en cos i
anima a l'oíìei, i en Pestabliment que presideix un rctral euorme
d'En Guimerà, hi enlréssiu a l'hora que l'os, hi haurieu vist sempre
febre vertiginosa, una colla de maris femenines i masculines
una

plegant, enquadernant, tallant i empaquetant paper humil de les
màquines i llctra impresa disposada a volar per lot arreu.
1 per damunt do tôt, En Bonavia ha estât un excellent patriota.
Ell ha omplert les botiguos humils dels pobles, i els quips cos lin mpauts de les nostres Ramilles de grans carlells virolats amb rallies
vermeilles i daurades amb Sant Jordis trioml'adors i « Manelics #

�pe pit ample i cabellera isborifada, amb efigies d'home? venerables í
figures de simbols emccionants.
Les nostres lletres i el nostre poble lian perdut
un
activitat i d'una efieàcia dificilment substituïble.
Pobre Salvador Bonavia, que D6u el guardi en

asoleiat

on reposen per a
senipre
estimât molt i molt la seva terra !

csperit d'una

aquell Hoc tan
més tols aquells homes que han
Josep Maria de Sagarra.

•

m m m

Fabien

ARTIGUE,

L'Escolo deras Pirenéos

perdu

gascon

Avril son vice-président M.
Fabien Artigue, dont le dévouement au Félibrigé mérite de n'être
pas oublié. D'une inlassable générosité, SI. Artigue était un anima¬
teur éclairé qui, par son action
personnelle, permit à nos amis de
l'Ecole des Pyrénées de faire clans l'extrcme Gascogne el le Comminge une œuvre utile et durable. 11 suivait d'ailleurs avec sympathie
les efforts de notre Revue dont il voulut
bien, lors de la félibrée de
Lannemèzan, en septembre 1924, nous faire les plus grands éloges.
Annonçant sa mort aux lecteurs de Réclams de Béarn e Gascoui/nc,
Simin Palay dit avec raison que M. Fabien Artigue fut un « mécène
du Félibrigc ». Son exemple
lie doit p'as être perdu; il ne le. sera pas
car bien des familles terriennes
comprennent noblement leur devoir.

Albert

a

en

RARCLANN,

gascon

Albert Darclann, l'un des fondateurs de l'Escale Gaston.
Febiis,
s'est éteint aussi.
Ce fut un esprit subtil, un poète difficile mais vrai. Son
œuvre,
en majeure
partie inédite n'est pas indifférente. Mais elle est écrite
en

graphie tellement biscornue !...
poèmes : Majjagus, Soulè cVEsièles, Embet, Troubadous, sont
petits chefs-d'œuvre qui perpétuent la mémoire de ce gascon ori¬
une

Les
de

ginal et solitaire.

Chanoine
Le 13

PAYAK.

P.

over

ç

l

juillet, le « Flourè.ge » et la « Cb'mta'dine » fraternisaient à
Gordes. Après une. belle messe en musique, chantée
par les chœurs
de la Comtadine, dirigée par le chanoine
Payan, curé de, Vaison, et
un beau discours en
langue d'oc prononcé par ce dernier, un repas
à l'Ilôtel Renaissance réunissait les deux éèolcs. Le chanoine
Payan,
lui, se rendait au presbytère et, un peu fatigué, y prenait une tasse
de lait. A 2 heures eut lieu à la mairie la
réception des félibrcs et un
vin d'honneur fut offert par
la municipalité : le maire, lé majorai
Béchet, le président du Flourège, portèrent des brindes. On passa
dans la grande salle à côté,
pleine de monde. Après le chant de
la Comtadine
dont paroles et musique sont l'œuvre de
Payan —
celui-ci commença la félibrée en lisant deux beaux sonnets à la
gloire
de Gordes. 11 entamait la lecture du troisième
sonnet, lorsque sou¬
dain, il s'écroula, disant « soutenès-me ». Malgré les soins empressés
qui lui furent donnés, il rendait le dernier soupir quelques instants
après. Au milieu des sanglots et de l'émotion générale son corps fut
transporté au presbytère.
La mort du majorai Payan atteint cruellement le
Félibrigé. Pro¬
sateur de tout premier ordre, excellent
poète, orateur puissant, pro¬
pagandiste • inlassable, il était une des plus belles figures de notre
Terre d'Oc. Il disparaît en pleine activité,
à G5 ans, en pleine robus¬
tesse alors
que les félibres attendaient tant encore de sa belle acti¬
vité, de sa superbe intelligence.
—

�BBBBBBBWBBBBBBWBWBBBBBfr

LE

MUSÉE PYRÉNÉEN

DU CHATEAU - FORT DE LOURDES
A l'issue de la vallée supérieure du Gave, au point où celui-ci
descendu en direction sud-nord à travers l'étroit défilé de la
vallée de Gavarnie décrit un coude brusque et coule doréna¬
vant en direction est-ouest vers Bavonne, un rocher abrupt
se dresse au milieu de la
plaine.
Vraisemblablement il fut habité par l'homme préhistorique :
on en a retrouvé des traces lors des fouilles faites dans les grot¬
tes des Espélugues. Certainement les Romains y habitèrent :

Chateau de Lourdes.

des

fragments de statues mis à

—

Vue générale

découvert lors de la recons¬

1840 en sont une preuve
l'époque féodale et avec les moyens de combat

truction d'un mur vers

indéniable.

de l'époque
la position de la forteresse était formidable au point de vue
stratégique comme au point de vue tactique. Elle était le ver¬
qui fermait la vallée et le maître du Château, s'il était
Espagnol, barrait la route à toute invasion française de même
que, s'il était Français, il barrait la route à toute invasion espa¬
gnole. Aussi pendant' des siècles l'histoire de la forteresse
s'inscrit-clle en lettres de sang.
L'invention do la poudre à canon diminua sa valeur tactique
A

rou

�-

et

en

134

-

môme

temps la pacification du pays, la cessation des lut¬
province en province et la diminution des guerres inter¬
nationales diminuaient sa valeur
stratégique. Le Château
devint une prison d'Etat, où on enfermait
par lettre de cachet
des indésirables qui à la Bastille
parisienne auraient été encore
trop près de la Cour.
La Révolution ouvrit les portes des Bastilles
à tous les pri¬
sonniers politiques. Au cours du dernier siècle le ChâteauPort de Lourdes n'est
plus qu'un lieu de casernement où quel¬
ques gardes du génie attendent paisiblement l'heure de la re¬
traite ait pied des vieux murs lourds d'histoire.
En 1894 l'Etat vend à la Ville l'immeuble devenu
pour lui
inutile. La Ville l'ouvre à la visite mais
n'y fait aucun aména¬
gement. Divers projets d'utilisation sont envisagés sans abou¬
tir quand enfin en 1920 un traité intervient entre la municites de

Chatëaù

de

Loùbdës.

—

Vue extérieure

palité et le Touring-Club de France. Par ce traité la Ville affecte
pour 99 ans l'immeuble à un Musée Pyrénéen et elle
charge le
Touring-Club de France de la création et de l'administration
du Musée. La Ville,
propriétaire de l'immeuble, reçoit un loyer
annuel de 3000 francs et un
pourcentage progressif sur le pro¬
duit net des entrées. Le
Touring-Club s'interdit par une clause
du traité de percevoir aucun
bénéfice, mais il reste proprié¬

taire des collections.

Une

souscription

laquelle le Touring-Club s'inscrit
qui en produit 15000 permet de faire les
réparations que le défaut d'entretien a rendu nécessai¬

pour 10.000 francs et

pour

grosses
Le coût de celles-ci s'élève à 14.600
francs et au mois de
mai 1921 le Musée
Pyrénéen se trouve dans cette situation

res.

�—

135

—

paradoxale, d'avoir à ouvrir ses portes ayant 400 francs en
des premières collections et Ì5.00Ò
couvrir avant là fin de l'année.
Une série d'expositions improvisées permirent de faire face
à la situation qui par moment fut angoissante pour les promo¬
teurs. Au 31 décembre le total dès îœcettes s'élevait à plus de
32.000 francs. L'œuvre était sauvée.
Le Musée comprend aujourd'hui Í5 salles aménagées et il a
pu remplir une partie de son programme initial. Cielui-ci est
vaste puisque le Musée Pyrénéen tel qu'il a, été envisagé
être une sorte de microcosme dos Pyrénées donnant à ses visi¬
teurs des aperçus généraux sur le pays pyrénéen tout entier
et une synthèse de l'activité humaine dans la région pyrénéeriile
au point de vue intellectuel et artistique, Nous écrivons tout
exprès ce mot de synthèse et nous insistons slip lui car le pro¬
gramme du Musée Pyrénéen n'a jamais été d'être une repré¬
sentation complète dé toutes les F'yfénéës sous tous les aspects
caisse pour l'aménagement
francs de frais généraux à

doit

de l'art et de la science.

Cette fejtrésèiitatioh complète rie peut

l'œuvre de Musées beaucoup ffibiris étendus au point
de vue régional tels que lé Miiséë Basque et le Muséè Béarnais
déjà existants ou des Musées OatàlëiiSj ariègeois, eommingeois, etc... dont le projet p été plus ou moins envisagé en ces
être que

derniers temps.

spécial, le Musée Pyrénéen a envisagé
complet ; c'est la partie concernant la haute
l'histoire de la dêéoUvertè des Pyrénées, la descrip¬
chaîne au point dé vùé seìeiitifbiue, littéraire ou

Sur un seul

point, très

d'être absolument

montagne,
tion de la

iconographique.
Le Musée

Pyrénéen a voulu

Lotit d'abord donner aux

visi¬

pyrénéens. Deux salles y
des agrandissements
photographiques, la deuxième des vues sur verre éclairées par
dispositif électrique à l'intérieur d'une cabine autour de

teurs une idée des principaux sites
sont consacrées : la première présentant
un

ohscur.

laquelle le public circule dans un couloir maintenu
Le Musée, à Côté des paysages a. voulu également

montrer

disparaissent malheureusement de
plus en plus, de la civilisation particulière au pays, de ses arts;
de ses métiers, de ses coutumes, etc., etc... Cinq salles ont été
consacrées au folklore : cuisine béarnaise, saile du berger, salle
de l'habitation humaine à haute altitude, salle du tisserand,

aux

passants les traces, qui

divers:
.
salles de folklore, tâche à laquelle se
la plupart des Musées existants!

salle du potier et des métiers
La présentation des
sont d'ailleurs jusqu'ici bornés

_

répétition. Pour parer à cet
dioramas lumineux permet¬
tant de présenter des scènes caractéristiques sous un volume
restreint
le Ouillé d'Argelès, le ristoung de Chalosse, un bal
populaire le sdir à Massat, un cimetière basque; ces dioramas
sont l'œuvre d'Un artiste épris de folklore, Claude Max, avec,
pour certains, la collaboration de Mme Le Bondidier, de Mlle
M. Terrisse et de M. d'Hauterive.
Une salle a été consacrée aux Beaux-Arts . sculpture, pein¬
ture, eau-forte, etc... 11 convenait., en effet, de montrer, à côté
de la reproduction exacte des paysages par la photographie,
l'interprétal.iori de la peaulé Pyrénéenne par des artistes, A

risque d'être monotone par sa
inconvénient lé Musée a créé des
:

�—

136

—

côté de cette salle
annuelles

et

une
petite pièce est réservée à des expositions
temporaires. Elle a renfermé notamment une

exposition de l'œuvre de l'Observatoire du Pic du Midi à l'oc¬
casion du Centenaire des premières
Observations qui ont été
faites au.sommet (1S23-1923). En ce moment elle
groupe une
exposition de tableaux caractéristiques des différentes archi¬
tectures des régions pyrénéennes.

Des murs d'une autre salle ont été décorés avec des échan¬
tillons des différentes marbres do nos
montagnes.
L'ancienne chapelle du Château et une autre
pièce qui était
la basse-l'osse abritent les autels et les statues de l'ancienne
église paroissiale de Lourdes démolie en 1902. L'église parois¬
siale actuelle et les
sanctuaires de la
Grotte étant posté¬
rieurs à 1858, c'est
donc au Château
que se trouvent les
autels et les sta¬

tues

devant

quels

les¬

Bernadette

priait à l'époque
apparitions.

des

Une

affectée

salle

a

été

spéciale¬

ment à l'histoire

de*

Lourdes. Elle ren¬
ferme notamment
des objets préhis¬

toriques trouvés à
grotte des Espélugues, dos meules
gallo-romaines,
provenant des fouil
la

les

de

l'ancienne

église,les fragments
avons
parlé plus haut, des poteries, des
verreries, marquant les différentes étapes de la civilisation à
de

statues donL nous

Lourdes. Cette salle
tion de
30 ans.

s'est

enrichie récemment

d'une collec¬

plus de 500 insignes des différents pèlerinages depuis

Après avoir donné

aux visiteurs une idée des aspects du pays
nécessaire de lui montrer par l'image et par l'objet ce
qu'avait été la découverte de ce pays, la longue et admirable
histoire du pyrénéisme
depuis 100 ans. La salle d'honneur du

il

a

paru

Musée

a

.donc été consacrée à la commémoration des hommes

qui ont aimé et contribué à faire aimer les Pyrénées. Elle con¬
tient notamment, tous les grands
piolets et instruments de
montagnes de l'histoire pyrénéiste depuis la canne-baromètre
de Ramond jusqu'à la corde teinte de
sang du malheureux
Carrive qui le 24 juin 1923 a trouvé aux
Aiguilles d'Ançabere '
la mort qui parfois est la rançon des sensations
âpres et vio¬
lentes que procure à ses adeptes la haute
montagne.
Dans cette salle d'honneur on s'est, efforcé de
marquer le
souvenir de chaque grand, pyrénéiste
par un objet caractéris¬
tique : carnets des Officiers Géodési.ens, orographe de Schrader,
dessins du Comte de Bouille, croquis
à la plume de Brulle,

�i:ì7

-

—

appareil photographique qui fui la cause de la mort de Marcel
Spont, dessin d'Hossard, de Jalon, de Frossard, de Ramond, etc..., etc...
La Salle d'Honneur contient en outre une bibliothèque qui
est le dépôt le plus riche du monde en manuscrits, livres, es¬
tampes, cartes concernant le pyrénéisme. Le dépôt est d'ail¬
leurs tellement important que la Salle d'Honneur n'en con¬
tient qu'une partie et que pour donner des garanties absolues
de conservation deux salles vont être aménagées spécialement
au donjon dont les murs de
1 m. 80 d'épaisseur et les portes
de fer garantissent de tous r;sques.

Telle est l'œuvre actuelle réalisée par

considérée

non

seulement

chateau de

en

le Musée. Elle doit être

elle-même, mais encore en tenant

lourdes.

Intérieur Béarnais

quatre années seulement et
France, le Musée Pyrénéen
dû se créer, se développer et pourvoir à toutes ses dépenses
par ses seules forces et par ses uniques ressources.
Le Musée, des la première heure, a d'ailleurs déclaré très
nettement qu'il n'entendait pas être une œuvre de conserva¬
tion figée, mais une œuvre de propagande active.
Matériellement et moralement il a aidé toutes les œuvres
réo-ionalistes et notamment toutes celles qui s'efforcent de
conserver les traditions et les costumes. Par l'intermédiaire
d'une de ses filiales ■&lt; l'Association du Réveil &gt;\ il a organisé
chaque année des fêtes au Château-Fort de Lourdes et dans
compte qu'elle est le résultat de
que, cas unique croyons-nous en
a

�138

—

—

les régions voisines. La fête donnée à .Toulouse en 192-1 a
grou¬
pé plus de 300 costumes venus de tous les points des Pyrénées
et a été la plus grande manifestation
de ce genre donnée jus¬
qu'à ce jour.
En même
temps le Musée s'efforçait de rappeler à la généra¬
tion actuelle le souvenir du passé
pyrénéen. Il a lancé l'idée
de la fête du Centenaire d'Alfred de
Vigny en Béarn, celle du
Cinquantenaire d'Alfred de Roland à Bagnères, celle du Cen¬
tenaire de George Sand à Cauterets etc...
De même il a'organisé et lancé la
souscription qui a permis
l'érection à Argelès du monument aux Officiers
Géodésiens,
la création d'une
Coupe Carrive et celle d'une Coupe commé¬
morant Falisse le
premier propagandiste du ski aux Pyré¬
nées.
Il est d'ailleurs devenu le

siège social des grandes associa¬
pyrénéennes : la Fédération des Sociétés Pyréiiéistës, la
Fédération pyrénéenne de ski, la Fédération des Etablisse¬
ments thermaux des Pyrénées, la Confédération
pyrénéenne
climatique, thermale et touristique, etc.., etc...
La salle
supérieure du donjon va être aménagée pour cette
destination spéciale : dépôt d'archives et salle de réunions.
tions

Après ce que nous venons
l'appui moral et matériel du

de dire est-il besoin
d'ajouter que
Musée Pyrénéen est acquis à tou¬

tes les offres des militants du
régionalisme et du félibrige. Les
Camélat,, les Pëfbf||j les Palay, les Sarrieu etc..., leurs collè¬
gues, leurs disciples ont été les collaborateurs de notre œuvre

ou

do nos fctes.

Jamais

un

cri

Qu'ils en soient tous ici remerciés !
poussé du terroir pyrénéen ne restera

sans

écho sur le vieux roc de Lourdes
que surmonte le ChâteauFort. Toute tentative nous sera
sympathique si elle s'inspire
de la véritable doctrine î
éaionaliste qui • onsistc, non pas à
chercher dans la poussière dés chartes
périmées les motifs
d'une survivance factice de nos anciennes
querelles

ciales, à dresser

une

provin¬

partie du

pays contre une autre partie
dans des luttes qui seraient, d'abord
des luttes d'idées mais qui
risqueraient d'évoluer dans des combats fratricides ou à
pous¬
ser au nom du Midi contre le
Nord les cris d'une haine qui
serait odieuse si elle n'était
puérile, niais aii contraire à s'effor*

rendre à chaciine dé nos provinces son vrai
visage et son
propre de façon à Constituer urië Fruiice plus vh unie,
plus riche; et pluS belle.
C'est en développant chacune des
parties d'un grand corps
qu'on le rend plus souple, plus harmonieux et
plus vivant;
ter de

Arne

c'est la tâche quo nous nous
sommes fixée et que nous

nous

efforcerons d'accomplir au Musée
Pyrénéen du Château-Fort
de Lourdes.
L. Le

Bondidiivh,
Conservateur du Musée Pyrénéen

AMICALE

GARONNE-LANGUEDOC

DÉPARTEMENTS FÉDÉRÉS Ariëge, Aride, Avevron,
Cantal, Dordo°ne, Gard, Gers, Gironde, Hauté-Garqnné,
Hérault, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Tarn,
Tarn-et-GârOnne, Pyrénées Orientales, Basses-Pyrénées,
Hautes-Pyrénées et Haute-Loire
Siège Social ; 2, Brd Victor-Hugo,
Etage, Bureau 12, Nice
:

�e

L'An née Occitane
La

Française

langue d'Oc à l'Académie

aimait sa Provence natale. Pour la célébrer il crut
qu'il valait mieux écrire ëil français qil'fsh langue rl'OC. Aicard ùiotiva son choix en disant que le provençal était destiiié à disparaître,
que le meilleur moyen d'être utile a sa praviiiçe élaii. de la Chanter
en français.
lin .composant Miellé el Noré. Aieal'd pehsrtlt refaire Mireille. 11
estimait que C'était ainsi que Mistral a lirait dû coliVrer, Pauvre Ai¬
Jean Aicard

cependant Mireille
Et Mistral

card ! Qui donc aujourd'hui le lit eíicoi'c ! Et
écrite eu ce patois qui disparaît, selon Aicard,
et les années ne l'ont qu'aviver sa radieuse splendeur.

est toujours jëtihe,

est

passé

au

railg dès dieux...

Or donc .Jean

...Comme

ce

Aicard disait, clans son prologue

Ae Miette et Noré !

grès qui fut notre ville des Baux,

Foi, légende et

patois s'effritent miette à

miette...

■J'ai donc mis le français aux lèvres de Miette,
Et j'ai planté l'esprit nouveau — sur les

tombeaux...
Et dans une préface qui apparaît dès la troisième édition de cë poè¬
me, vers 1882, Aicard écrit : » ... Les patois provençaux s'en vont...
Fixons donc les choses provinciales qui s'en vont dans la langue qui
doit leur survivre... Quant aux patois, ils sont — et c'est tout sim¬
ple, — impuissants à" rendre les idées nouvelles. Le provençal est. uri
idiome mort qui correspond admirablement aux choses mortes, à la
légende, et à la foi: il ne peut exprimer la Pensée qui est chose neuve. &gt;.
Comme sa Mireille française, Aicard est mort, M. Camille Jullian,
le grand historien dont l'œuvre est une puissante résurrection de la
Gaule, lui a succédé h l'Académie. Comme Aicard, M. Jullian est
provençal, Mais il ne partage poiiit les idées saugrenues d'Aicard
sur les « patois ». Son éloge obligatoire de .íèán Aicard rie l'a pas em¬
pêché de faire justice des allégations naïves de son prédécesseur.
Le public parisien qui assistait à la réception de M. Camille Jul¬
lian sous la coupole, a dû être plutôt eslomirê quand le nouvel Aca¬
démicien s'est

exprimé ainsi :

HxlMl du Discours
démie

de réception de M.

Française, le 13

NoOertibre 1924.

Camille Jullìan, à

l'Aca¬

je ne veux pas, comme le souhaitait Jean
l'oii retranche le parler populaire, les dialectes provin¬
ciaux .Vous appelez le provençal un « patois &gt;&gt; :,le vilain mot, et Com¬
bien inexact! Le patois, c'est la déformation locale d'une Hiiigùë
déterminée, c'est une excroissance à denii fantaisiste qui pousse sur
une
plante linguistique : le parler de Montmartre est èri train de devè
nir le patois de Paris (j'ajoute aussitôt qu'il est plein d'agréments,
pour ne pris attirer sur la Coupole de l'Institut les foudres
ters de la Huilé). Mais lè provençal est iihë langue qui a par ellemême ses racines et ses rameaux, sa sève propre et son libre épanouis¬
sement. Il est né, il a grandi à part sur un terrain qiii était bicii à lui.
Vous me dites qu'il va mourir. A quels sigiies, je vous prie, recon¬
naissez-vous qu'une langue se meurt ? Il y a pour les lángues, com¬
me
pour les nations et les croyances des crises de fatigue et de dé¬
clin. Mais nous venons de voir ressusciter des nations qu'on disait
riiortes, mais des croyances qui se perdaient se sôiit retrouvées, et
îles langages qu'on crdyait endormis Ont. proclamé letir gloire. De
l'avenir d'un idiome, pas pliis que dé celui d'ime foi ÓU d'urife patrie,
Mais de cette terre,

Aicard, que

tics Jupi-

personne ne

sait rien et la science n'a qu'à se taire sur la loi du len¬
passé, on s'imagina que le catalan allait dépérir s

demain. Au siècle

�—

et voici que

poète et des

140

—

maintenant, coup sur coup, il produit
scientifiques de premier ordre.

un

très grand

œuvres

Le

félibrige et Mistral, dites vous encore, ont l'ait une œuvre fac¬
tice, de résurrection artificielle : ce furent procédés de savants qui
galvanisent un moribond, ce ne fut pas un malade qui se relève par

ses propres forces.
A coup sûr, nous
n'ignorons pas que l'école et la science sont à
l'aube du renouveau provençal . Faire de Mistral un
paysan est une
absurdité. C'était' un érudit et de très large envergure. Son
« Trésor
du Félibrige », par certains côtés, vaut et
passe même le Dictionnaire
de Littré. 11 a pourvu la langue

lui

manquaient. Mais est-ce

que

provençale de termes littéraires qui
la Pléiade, ce félibrige français de

la grande Renaissance, n'a
point fait cola pour notre langue natio¬
nale ? Est-ce que Turold n'a
point fait cela pour cette même langue
aux heures de son enfance ? Et
l'expression favorite de sa « Chan¬
de
son
Roland », ce mot de « douce France »
qui est peut-être le mot
le plus simplement ému de toute notre
langue, n'est-il pas à son ori¬
gine la réminiscence d'une expression du latin

Regardez donc le lendemain

au

lendemain de la bataille

de

classique ?

Font-Ségugne et de Miréio

:

c'est

qu'on voit si la victoire est complète.
a gagné tout le Midi. Il a péné¬
tré les vallées les
plus agrestes des Alpes et des Pyrénées, il a gravi
les plateaux du Limousin et
les.pays de l'Auvergne. Partout on a
chanté son hymne de 'a
Coupo santo, et à l'instant où je vous parie
de bons ouvrages
surgissent rà et là en terre de langue d'Oc. Jamais
les félibres du premier matin n'auraient
espéré une telle gloire pour
la montée do leur jour. A la réussite de
l'œuvre, je constate qu'elle
était bonne.
Or, de proche

en

proche, le félibrige

Faire mourir une langue! mais c'est
pécher contrôla vie sociale.
Une langue nous apporte les idées et les sentiments de nos
ancêtres,
elle nous conserve les nôtres, elle les
répète aux êtres qui viennent
de nous. F.lle est le ilen moral
par lequel le crépuscule de la journée
humaine, qui finit se rattache à l'aurore de celle qui commence.
Quand j'entends du provençal, je revois dès visages qui me furent
chers, et le jardin même de mes premiers jeux. Il y a dans un langage
des senteurs du terroir natal et des nuances de ses
paysages. Nous
tous qui voulons que le Français
revienne au labour de son champ
et à la

pierre d'un foyer rural, ne touchons pas aux dialectes de nos
provinces : ils sont sacrés comme toutes les parcelles du sol de la
patrie.

Ce sont

teaux
que

ou

"

monuments

nos

vieil hôtel de

historiques

beffrois. Conservons-les

j'aime autant

que

». au
avec

même titre que nos châ¬
le même souci. Une ville

Marseille, Bordeaux, possède le beffroi de

ville, la porte de la Grosse-Cloche,

respect et de soins;

son

et elle l'entoure de

c'est une ville admirable en sa reconnaissance
pour son passé, et cette Grosse-Cloche a été pendant des siècles le
porte-parole des libertés municipales, elle convoquait les citoyens de
la commune à la fête ou au
combat, au deuil ou à l'allégresse, elle
car

était la voix même de cette
personne souveraine qu'on nommait la
cité de Bordeaux. Je voudrais
que Bordeaux cultivât du même amour
son idiome gascon. C'est la
langue que parla la Grosse Cloche en l'âge
de sa maîtrise. Et c'est une si belle
langue ! J'en

à M. Bourciez, qui l'enseigne à l'Université; et j'en appelle appelleau
aussi
Béarnais
et au Gascon
de

que

je vois

clairon, des douceurs

en

de

votre compagnie. Elle a des sonorités

berceuse, des mots qui lui suffisent à
résumer une scène ou à
peindre un tableau, elle est solide, elle est
claire, elle est rapide. Et le jour où elle rencontrera son Mistral, elle
offrir
pourra nous

du gascon.

des

chefs-d'œuvre. Ne brisons pas les destinées

LIGUE POUR LA LANGUE D'OC A L'ÉCOLE
Secrétariat : J. BOfoliMAFOUS,
professeur au Lycée Henri IV
Paris (Ve)
—

�La

langue d'Oc à la Chambre

Rapport du budget de VInstruction publique pour 1925,
député de Toulouse et adopté par la Chambre les
18, 19 et 20 Novembre 1924.
Extrait du

fait par M. Duras,

ENSEIGNEMENT
De

DES

LANGUES ROMANES

remarquables, interventions de M. Edouard

Herriot Leygues,

Raynaldy, Friburg, etc., ont déjà
des Députés pendant la précédente
législature, e n faveur de la littérature française en Langue d'Oc trop
méconnu jusqu'à ce jour. Une enquête menée par M. Emile Riperl,
professeur de provençal à la Faculté des lettres d'Aix, sur l'oppor¬
tunité d'admettre au baccalauréat la langue du Midi, vient do recueil¬
lir l'approbation quasi unanime des littérateurs des hommes politi¬
ques et des universitaires qui ont donné leur avis.
Le principe de la Langue d'Oc officielle étant admis et reconnu, il
appartient aux professeurs et instituteurs de faciliter la tâche du
pouvoir central en lui préparant les voies vers l'organisation de l'en¬
seignement bilengue dans les régions du Rhône, de la Garonne et
du Massif Central. Dans ce dessein, un Comité d'Action s'est, récem¬
ment constitué, comprenant d'éminentes personnalités aussi bien de

de

eu

Magallon, Duclaux-Monteil,

lieu à la tribune de la Chambre

l'enseignement public que de l'enseignement libre et, d'ores et déjà,
il a entrepris auprès des Universitaires, en particulier auprès des
instituteurs, une fort utile propagande qui mérite, selon nous, d'être
encouragée. (Le Président, est le Docteur Camille Soula, professeur
à la Faculté de Médecine de Toulouse; le Secrétaire est M. Jean
Bonnafous, professeur adjoint au Lycée Henri IV à Paris).
Ce Comité d'action demande que l'on ne punisse jamais les élèves
pour avoir « parlé patois » à 1)école, il faut que le « patois »
bilité comme une véritable langue qu'il est. Inôulquer aux élèves du
Languedoc le mépris de cette langue, c'est contribuer à leur donner
le désir de se « déraciner », c'est les pousser à s'engouffrer dans la
capitale qui, déjà surpeuplée, n'a pas besoin d'eux. Non
il ne faut pas prescrire le « patois » mais encore il y a intérêt à le faire
servir à l'enseignement du français, comme le recommandent plu¬
sieurs inspecteurs primaires en Gascogne et en Provence : on
exposer aux élèves que ce prétendu « patois » est, en
vance plus ou moins pure de la langue des troubadours, lesquels
furent les maîtres do tous les écrivains du Moyen-Age et de la Renais¬
sance, et la tdgùe que tes félibres ont rendue célèbre dans le

soit réha¬

seulement,

doit
réalité, la survi¬

entier. Enfin

pourquoi n'expliquerait-on pas

dans les cours,

monde
à côté '

parisienne) celle de langue d'Oc ou occitanne (provençale,
languedocienne, gasconne, limousine, auver¬
gnate. catalane", etc. La chose n'a rien d'impossible, puisqu'elle
est déjà réalisée dans plusieurs établissements des Académies d'Aix,
de Toulouse, de Bordeaux et de Clermont-Ferrand.
Faut-il rappeler ici que sous le terrain des langues romanes nous
avons eu à lutter pendant longtemps avec les Allemands- ? 11 y a
quelque humiliation à le reconnaître : la lutte n'a pas toujours tourné
à notre avantage, au moins vers la fin du siècle dernier. Mais grâce
aux Gaston Paris, aux Paul Mêler, aux Chabaneau, aux Jeanroy,
de la

littérature en oil (ou

Anglade, Bourriez, Millardet et à tant d'au¬
provençales, avec édition de texte et travaux criti¬
ques, sont aujourd'hui "très'brillamment représentés chez nous. Au
surplus, l'enseignement des langues romanes s'impose dans l'ensei¬
Thomas, Mario
tres, les études

Roques,

évidence, pour qu il soit
il reste beaucoup
Jules Veran, rédacteur au
'Gaulois, et lui-même ancien élève de Chabaneau, donc apôtre fer¬
vent des langues romanes une fort intéressante lettre où il dit avec
juste raison « 11 n'est tout de même pas exagéré de demander qu'on
fasse
peu mieux connaître aux élèves la si curieuse littérature
gnement supérieur avec une suffisante
inutile d'insister ici.
En ce qui concerne l'enseignement secondaire,
de progrès à accomplir. Je reçois de M.

un

�des
des

troubadours, au piême titre que colle des trouvères ainsi que
poètes comme Mistral, Aubanel, Fourés, Vermenouze, Goudouli, Jasmin qui sont étudiés dans le monde entier et qui ne figurent
même pas dans les manuels de littérature où fan
a trouvé te pvmcn de
réserver une place à des poètes français dé
vingtième ordre. » Gn ne

saurait

exprimer en meilleurs termes une vérité plus incontestable;
demanderons-nous, avec M. Jules Veran, que la littérature
Langue d'Oc soit inscrite au baccalauréat comme matière facul¬

aussi
de

tative,

Enfin, dans l'enseignement primaire, un grand nombre d'inspec¬
teurs, do directeurs d'école, d'instituteurs, de professeurs d'école
normale, ont commencé à organiser l'utilisation de la langue d'oc,

suivant le dialecte
C'est une méthode

clarations faites
de Michel Bréal

de la région, pour l'enseignement
du français.
pédagogique excellente. Toutes les études et dé¬

en sa
:

»

le

faveur sont dominées et résumées par ce mot

Provençal, c'est le latin du

pauvre ».

i 1 faudrait

organiser cette méthode, On trouvera, j'en suis certain, parmi les
membres du

personnel administratif ou enseignant, tous les con¬
l'on voudra. (Voici, à titre d'exemple, les résultats d'un
petit sondage fait dans le département du Lot. Sur 330 communes,
que compte le département, 243 seulement ont été consultées à ce
jour : 102 adhésions ont été recueillies sans aucune réponse hostile,
sans aucune objection. Gela constitue un véritable
plébiscite surtout
si l'on considère qu'il n'y a pas d'école félibréenne dans ce
dépar¬
tement.)
Je n'étonnerai personne en
ajoutant que cette thèse, favorable 'à
l'introduction de la langue d'oc à l'école, a été soutenue avec éclat
par un homme dont le cœur ardent et généreux n'a jamais
manqué
de se laisser transporter d'un enthousiasme réfléchi à
l'appel de no¬
bles causes. J'ai nommé Jean Jaurès. On ne m'en voudra
pas de re¬
reproduire ioi, en partie, l'un des articles adressés par lui sur ce sujet,
à la Dépêche de Toulouse en Août 1911 ; le lecteur
y sentira vibrer
encore l'âme d'élite de grand latin
qui fit un grand Français, et au¬
quel, selon le mot de cet autre latin de l'antiquité, rien de ce qui
est humain ne fut étranger :
« Pourquoi ne pas profiter, disait Jau¬
rès, de ce que la plupart des enfants de nos écoles connaissent et
encore
parlent
ce qu'on appelle d'un nom grossier « le patois » t Ce
ne serait pas négliger ie français : ce serait le mieux
apprendre au
contraire que de le comparer familièrement dans son
vocabulaire,
dans sa syntaxe, dans ses moyens d'expression, avec le languedo¬
cien et le provençal. Ce serail,
pour le peuple de France du Midi,
le sujet de l'étude
linguistique la plus vivante, la plus familière, la
plus féconde pour l'esprit. Par là serait exercée cette l'acuité de com¬
paraison et do discernement, cette habitude de saisir entre deux
objets voisins les ressemblances et les différences qui est le fond
même de
l'intelligence, Par là aussi le peuple de notre France méri¬
dionale connaîtrait un sentiment
plus direct, plus intime, plus pro¬
fond, de nos origines latines, même sans apprendre le latin, il serait
conduit, par la co paraison systhématique du français, du langue¬
docien ou du
cours que

provençal entrevoir, à reconnaître le fonds commun de
latinité d'où émanèrent le dialecte du Nord et le dialecte du Midi.
Los siècles d'histoire s'éclaireront en
lui, et, penché sur cet abîme,
il entendrait le murmure lointain des sources
qui donne do la profondeur à la vie est

un

profondes. Et tout ce
grand bien. Aussi, le sens

du mystère, qui est pour une grande
part le sens de la poésie, s'é¬
veille dans l'âme. Et elle reçoit une double et
grandiose leçon de tra¬
dition et de révolution, puisqu'elle a, dans cette chose si
prodigieu¬
se et si familière à la fois
qu'est le langage, la révélation que tout
subsiste et que tout se transforme. Le parler
de Rome a disparu,
mais il demeure jusque dans le patois de nos
paysans comme si leurs
pauvres chaumières étaient bâties avec les pierres des
palais romains.
«
Du même coup, ce qu'on
appelle le « patois » est relevé et magni¬
fié. il serait facile aux éducateurs, aux maîtres de nos écoles,
de
montrer comment, au XIIe et XIIIe siècle, le dialecte du Midi était
un noble langage de
courtoisie, de poésie et

d'art; comment a-t-il

�—

143

—

perdu le gouvernement des esprits par la primauté politique de la
de. merveilleuses ressources subsistent en
un des rameaux de cet arbre magnifique, qui couvre de
ses feuilles bruissantes l'Europe du soleil, l'Italie,
l'Espagne, le Por¬
tugal. Quiconque connaîtrait bien notre languedocien et serait averti
par quelques exemples des particularités phonétiques qui le distin¬
guent. de l'italien, de l'espagnol ,du catalan, du portugais, serait en
étal d'apprendre très vite une de ces langues.
Et même si on ne les apprend pas, en effet, c'est un agrandisse¬
ment d'horizon, de sentir cette fraternité du langage avec'tes peu¬
ples latins. Elle est bien plus visible et sensible dans nos dialectes
du Midi que dans la langue française, qui est une sœur aussi pour
les autres langues latines, mais une sœur un peu déguisée, une sœur
qui a fait le voyage de Paris ». L'Italie, l'Espagne, le Portugal s'ani¬
ment pour de plus hauts destins, pour des magnifiques conquêtes
de civilisation et de liberté. Quelle joie et quelle force pour notre
France du Midi, si par une connaissance plus rationnelle et plus
réfléchie de sa propre langue et par quelque comparaison très simple
avec le français, d'une part, avec l'italien et l'espagnol et le portu¬
gais d'autre part, elle sentait jusque dans son organisme la solidarité
profonde- de sa vie avec toute la civilisation latine! Dans les quelques
jours que j'ai passé à I.isbonnc il m'a semblé plus d'une fois, à en¬
tendre daps.les rues les vifs propos, les joyeux appels du peuple à lire
les -enseignes des boutiques que je- me promenais dans Toulouse,
mais dans Une Toulouse qui serait restée une capitale, qui n'aurait
pas subi dans sa langue, une déchéance historique, et qui aurait gardé,
comme à la
sur les frontons de ses édifices,
devanture de ses plus
modestes boutiques, aux plus glorieuses comme aux plus Humbles
enseignes, ces mots d'autrefois, populaires et royaux.
De se sentir en communication avec la beauté classique par Us
œuvres de ses poètes, de se sentir en communication par sa substance
même avec le plus noble langage des peuples la Lins, le langage de la
France méridionale, recevra un renouveau de. fierté et de vie. Notre
languedocien et notre provençal ne sont guère plus que des baies
désertées, où ne passe plus le grand commerce du monde; mais elles
ouvrent sur la grande mer des langues et de races latines, sur cette
seigneurie bleue » dont parle le grand poète du Portugal.
Il faut apprendre aux enfants la facilité de passage et leur mon¬
trer par delà la barre un peu ensablée, toute l'ouverture de l'horizon.
J'aimerais bien que les instituteurs dans leur congres mettent la
question à l'étude.
C'est de Lisbonne que j'ai écrit ces lignes, au moment de partir
pour un lointain voyage où je retrouverai, d'ailleurs, de l'autre côté
dé l'Adriatique, le génie latin en plein épanouissement. C'est de la
pointe de l'Europe latine que j'envoie à notre France du Midi cette
pensée filiale, cet acte de foi en l'avenir, ce vœu de l'enrichissement de la
France totale par une meilleure mise en œuvre des richesses du Midi
France du Nord. Mais que

lui ! 11 est

«

«

«

«

«

«

»

latin. »
Ainsi parlait Jaurès en 1911. Ce Vœu que ce
Jaurès était patriote, au sens le plus authentique du
—
mait du plus profond de son cœur il y a
de
ans,
tre de l'Instruction Publique de
ou de 1925 n'aura-t-il

192-i

près

grand patriote — car
mot
expri¬
quinze
le Minis¬
point la

coquetterie de le réaliser ?

Faites faire tous

vos

imprimés à 1'

IMPRIMERIE OCCITANE
Travaux de Luxe

Direction

:

SAMATAN (Gers)

�1-14

-

La

—

langue d'Oc à l'Ecole

La lettre suivante a été adressée à M. de
Monzie, maire de
sénateur du Lot, ministre de l'Instruction
Arts

Cahors,

publique et des Beaux-

:

Monsieur le Ministre,
Depuis longtemps déjà Mistral et le Fèlibrige, de nombreux grou¬
pements régionalistes, ainsi que tous ceux qui s'intéressent, aux idio¬
mes romans, demandent
qu'une place soit accordée aux dialectes

Pendant la dernière
la

législature,

Chambre applaudit à plusieurs

reprises
bre

en

juin, juillet

et décem¬

1922, les interventions de

MM.

Magalîon, Herriot, Leygues,Mé-

de

ritan, etc., en faveur d'une étude
objective et d'une utilisation ra¬
tionnelle des. dialectes d'oc.
En 1925, il s'est constitué

ligue

pour la

une

langue d'oc à l'Ecole

qui comprend des académiciens

plusieurs

res

et

centaines d'universitai¬

de trois ordres

d'enseignement.

La
Presse de tous les partis et
de toutes les régions de
France, a
réservé à ses communications le

meilleur accueil.
I.e

rapport du budget de l'Ins¬

truction

Publique, pour 1925, pré¬
M. Ducos, député de la
Haute-Garonne consacra plusieurs
pages élogieuses aux efforts de cet¬
te ligue, « dont l'utile
propagande
mérite, dit-il, d'être encouragée ».
11
senté par

Jean Boxnafous
tion

Publique de 1925 d'avoir

qui fut celui de Jaurès.

prie M. le Ministre

«

de l'Instruc¬

la coquetterie de réaliser

» son

vœu

Après enquête et discussion, lors de son
de février dernier
présidé par MM. Camille Jullian, Marion et congrès
Jean Brunhes, la Fédéra¬
tion
Régionalisée française adopta les conclusions du rapport Ducos
qui sont celles de la Ligue pour la
langue d'oc à l'Ecole et du Fèli¬
brige tout entier.
Vos

prédécesseurs,

MM.

Leygucs, Lafferrc et Ilonnorat ont orga¬
de langue d'oc dans' six Facultés
et dans
27 chaires en tout. Allant
plus loin, par
circulaire en date du 20
novembre dernier. M. François-Albert a
permis la création de cours de
langue d'oc dans tous les établis¬
nisé

ou

autorisé des

cours

plusieurs lycées du Midi

:

sements
d'enseignement
males du Midi de la

secondaire

11 reste à

France.

et dans toutes

les écoles

nor¬

prendre une décision touchant
Quelque temps la méthode'directe pour l'enseignement primaire.
l'enseignement des langues
fut considérée comme la
plus efficace.
Mais à l'usage, la
plupart des pédagogues se sont aperçus qu'il est
préférable d'aller du connu à l'inconnu, c'est-à-dire dans les
régions
où il en
Outré

existe, du dialecte local à
qu'enseigner le mépris du

la

langue nationale.

patois » c'est inculquer le mépris
des gens et des
pays qui le parlent, et faire de mauvais
fils, des vani¬
teux et des déracinés, écarter
le dialecte
maternel, vivant, spontané,
riche d'images
pour mettre d'emblée l'enfant au régime du français
exclusif, c'est donner à l'écolier un langage
livresque, pauvre et terne,
c'est affadir son goût,
atrophier son jugement, oblitérer ses facultés
d'observation et annihiler sa personnalité.
Connaître deux idiomes et les
comparer, c'est connaître deux fa¬
çons de penser, c'est pouvoir se livrer à l'excellente
gymnastique du
«

�—

montent

d'intensité

ot

de .fré¬

Trailement : bromoforbelladone, antipyrine.

quence.
rae,
Les

médecins

—

l'organisme, de nature maladive
traumatique. La plupart des
maladies s'accompagnent de dou-

ou

recommandent

douleurs. Guérir la maladie, c'est

beaucoup le Sirop Clérambourg.

guérir la douleur. 11 n'y a donc
pas de remède universel contre

COUPURE.

—

Si elle est peu

profonde, laver la plaie et rap¬
procher les bords avec du collo-

dion ou de la baudruche
mée. Si elle est plus grave,

"

37

gom¬

appli¬

quer un morceau d'amadou ou
à son défaut plusieurs épaisseurs
de toile, en serrant assez, de ma¬
nière à
obtenir la formation
d'un caillot qui devient fibreux
et ferme la plaie.

COURBATURE.

Sensa¬

—

tion de brisement dans tous les

membres, lassitude générale. La
courbature se

guérit

par

le

repos,

grands bains tièdes, des tisa¬

do

sudorifiques (bourrache), des

nes

frictions, du massage. Faire usa¬
ge

du Topique Bertrand.

CROUTES LAITEUSES. —
Maladie des enfants.
Croûtes
desséchées ou humides, sur la
face et la tête et accompagnées

les douleurs. On entend aussi par

douleurs une sorte de malaise in¬
dans les articula¬
tions et dans les reins, à la suite
d'un refroidissement ou d'une

définissable

névralgie. En

ce cas, un

révulsif

léger comme le Topique Bertrand
amène une sensible amélioration,
sinon la disparition de la dou¬
leur.

DYSPEPSIE.

digérer

la

—

Difficulté de

nourriture;

les

ali¬

ments
mal digérés pénètrent
dans l'organisme, y provoquant
des fermentations dangereuses.
Le mauvais état des dents est
cause

une

fréquente dé dyspep¬

sie car les aliments descendent
alors dans l'estomac insuffisam¬
ment imbibés de salive et de suc

infection du sang, d'une intoxi¬
cation. Guérison assurée par le
Traitement J. M. Larcade (Voir

prendre
La
dyspepsie affecte diverses for¬
mes, mais toujours elle exige :
exercice au grand air, surveillan¬
ce de la constipation, massage et
hydrothérapie, interdiction" ab¬
solue d'alcool, absorption d'ali¬
ments bien mastiqués.
Ecrire à M. Vincent, 8, pl.
Victor-I-Iugo, Grenoble, qui indi¬
que gratuitement le moyen de
guérir les affections de l'estomac.

page 25).
DEPURAT!P BLEU.

peau

démangeaisons.
Affection
déprimante pour

de

douloureuse et
les bébés.

DÉMANGEAISONS.

—

1°

contagieuses, faciles à guérir par
un traitement externe; 2° tena¬

suites d'une

persistantes,

ces,

Gué¬

matismes, constipation, mala¬
dies de foie, d'estomac, de vessie.
Le

flacon

fr.

7

dans

toute

pharmacie.

complète, 4 flacons,
expédiés franco gare contre man¬
dat de 28 fr, adressé à M. Breland. Pharmacien 1" classe, 31
Rue Antoinette. Lyon.
La

cure

DIABETE.

Provient

—

en

général de troubles nerveux et
digestifs. Un excellent remède
des plus efficaces consiste dans
l'usage des Pilules du DT Séjournet. Prendre la

Cascarinc Leprin-

régulateur des glandes
digestion. Toutes pharma¬
et 62, rue de la Tour, Paris-

ce comme

ce cas,

alcalins avant le repas.

des

ECZÉMA.
—

eczémas, rhu¬

rit vicesdu sang,

gastrique. Dans

Maladie

—

de la

caractérisée par de petites
éruptions de vésicules contenant

sérosité transparente, ou des
lamelles farineuses produites par
érosion de l'épiderme. Aux pé¬
riodes aiguës, la démangeaison
devient insupportable.
une

Employer la Pommade

Flo¬

rentine.

Ecrire à

M.

Vincent, 8,

pl.

Victor-Hugo, Grenoble, qui in¬
dique gratuitement un moyen
de guérir démangeaisons, bou¬
tons, dartres, eczéma, plaies va¬
riqueuses.
EMPOISONNEMENTS.

—

produit sur l'organisme
l'introduction dans le corps

Effet
par

de la

de substances

cies

où elles sont absorbées. Se hâter

16°.

DOULEURS.

—

On entend

par ce mot tous les .symptômes
qui dénotent un dérangement de

nuisibles à la dose,

d'appeler le médecin, chaque
empoisonnement exigeant un
remède spécial. Dans
aement

par

les

l'empoison-

champignons»

�nux
se
se

premiers symptômes, il faut

faire vomir et se purger pour
débarrasser au plus vite des

aliments ingérés.

ENTÉRITE. — Inflamma¬
tion de l'intestin; légère, elle
occasionne des coliques et de la
diarrhée;

quand elle devient
chronique, il faut suivre un ré¬
gime sévère.
ENTORSES, FAUX PAS. —
Compresses fréquentes d'eau
blanche, ou mieux d'eau végétalo-minérale. Massage toujours
dans le même sens,

de bas

haut.

Repos absolu jusqu'à
plète guérison.
EPILEPSIE.

—

Au

en

com¬

moment

de

l'attaque, faire respirer quel¬
ques gouttes d'éther. On dimi¬
nuera la fréquence des attaques
par l'emploi de bromure de po¬
tassium, valériane

d'ammonia¬

de valériane. Guérison
les Dragées Gélineau
qui sont souveraines contre l'épilepsie; toutes pharmacies et
J. Mousnier, 30, rue Houdan, à
Sceaux (Seine).

que, tisane
aussi par

ESTOMAC.

L'hydrothé¬
rapie médicale, un régime ap¬
proprié et surveillé ont. le plus
raison
des différents
troubles dyspeptiques. L'Éta¬
blissement Hydrothrapique de
Saint-Didier (Vaucluse) est in¬
ce genre d'affections.

GÉNÉRALE.
Sirop de Deschiens à l'hémoglo¬
bine, admis dans les hôpitaux
de Paris. Une cuillerée à chaque
FAIBLESSE

—

repas.

Debreyne, de la GrandeTrappe. (Voir page 1).
FATIGUE. — Qu'elle pro¬
vienne de maladies, d'excès" de
travail ou de préoccupations ex¬

cessives, elle a vile disparu par
l'emploi du Rhomnol (2 pilules
au repas) qui est un vrai recons¬
tituant à

effets

durables.

GLANDES. — Grosseur pro¬
duite par l'inflammation de gan¬

glions

chez

les lymphatiques.
dégénèrent souvent
plaies, et ulcères sçrofuleux

Ces grosseurs
en

dits

humeurs

froides.

GOUTTE. — Affection carac¬
térisée par des troubles viscéraux
et

articulaires,

rates.

constipation. Un grain au repas
du soir agit le lendemain matin.
Le fl. de 50 grains : 3,80; le %
fl. de 25 grains : 2 fr. 40.
GRIPPE.

Une

avec

dépôts d'u-

cuillerée à

café

de

—

Le Pulmosérum

Bailly est recommandé (voir
page 19).
HÉMOGLOBINE.
Princi¬
pe ferrugineux du globule san¬
guin. Ce principe vital du sang
est la base duSirop de Deschiens,
admis dans les hôpitaux de Pa¬
ris et employé par plus de 30.000
—

médecins du monde entier, dans
l'anémie ,1a chlorose, la faiblesse,
la convalescence, etc.

HÉMORROÏDES.
Varices
des veines de l'anus et du rectum
pouvant causer de fréquentes
—

hémorragies.
Le remède de choix est la
Pommade Roger. Ecrire, 225, rue

Saint-Martin, Paris, 3°.
HERNIE.

—

Affection grave

pouvant entraîner la mort lors¬
que la hernie devient étranglée.
Elle se guérit généralement
par une opération chirurgicale.
Si cette opération n'est pas pra¬
tiquée, seul un bon bandage per¬
met aux hernieux une vie régu¬
lière.

HERPÈS.

—

Eruptions

de

et boutons fréquentes
les arthritiques, sur les bras,
jambes, etc., provoquant

rougeurs
chez

les

Vin

d'Auduran, le matin à jeûn

GRAINS DE VALS. — Médi¬
cament très connu et très appré¬
cié dans le traitement de la

—

souvent

diqué dans

Vin

suffît à calmer l'accès.

souvent

de

fortes

démangeais-

sons.
,

—

KENAROL CHANTEAUD.
Est très actif contre grippe,

névralgies,

migraines

rebelles,,

sciatique. La douleur cède in¬
failliblement. Notice, 54, rue des
Francs-Bourgeois, Paris 3°.
LAXATIFS. — Les médecins
recommandent particulièrement
les Grains de Vais et les Pilules

Clérambourg. (Voir p. 14).
La Cascarine Leprince est un
excellent laxatif, véritable agent
régulateur des fonctions digestives. Elle peut être prise par tout
le monde, à tout moment.
Le Sedlilz Charles Chanleaud
est également recommandé.

�39

—

MALADIES

NERVEU.SES
les Dragées Gélineau
toutes
pharmacies et
chez M. J. Moussier, 30, rue
Houdan, à Sceaux (Seine).
sont

guéries

par

MALADIES' DE

LA

PEAU.

Boutons, acné, rougeurs, dé¬
mangeaisons, dartres, etc...
MAUX

DE

ve

REINS.

les

Le

—

Vichy-Etat est le remède

verain contre

sou¬

maux;

Douleurs
flammation

PSORIASIS.

Maladie

—

de

légères,

sèches,
cuir
des

démangeaisons1 sur le
chevelu, les articulations
bras, des genoux, le tronc.

toux, rhumes, bron¬

:

chites, etc. Toute

produites
ou

complot.

monaires

MIGRAINES, NÉVRALGIES
—

franco contre 3 fr. le traitement

PULMOSERUM BAILLY. —
Remède employé avec succès
dans les affections broncho-pul¬

il lessi¬
reins, l'estomac, l'intestin.
ces

lippe, pharmaciens, 37, place
Bellecour, à Lyon, qui enverront

peau : rougeurs, croûtes

—

Sel

—

par in¬
irritation d'un

cieuse de

personne sou¬

santé, la mère in¬

sa

ou

quiète

sont

fant. aussi bien que le chef do

plusieurs nerfs sensitifs; elles
quelquefois très violentes.
NÉVRALGIES —Traitement
spécial des névralgies, lumbago,
sciat'ique, par les bains de lu¬
mière électrique colorée com¬
binés

avec

vapeurs

les

inhalations

famille,

de

qu'en

PHTISIE.

—

Bailly

en forme
régulières.

Voir

GIP.

—

Médica¬

ment très efficace, à base de fer
et quinquina. Reconstituant» le

plus énergique du sang et des
nerfs; 3 fr. 30 le flacon, franco
domicile; 11, rue Joseph-Bara,
Paris-6C, et toutes pharmacies.
PLAIES VARIQUEUSES. —
Plaies qui sont la complication
des varices et qui résultent de
la perforation de la veine et de
la peau; se produisent à la suite
d'un coup, d'une chute, d'une
blessure, parfois même à la suite
d'une grande fatigue. Elles s'é¬
tendent
très
rapidement, se
compliquent souvent de plaques

gnements sur un nouveau
tement facile et

trai¬

très efficace.

COTÉ. — Le Topiqile Bertrand est tout indiqué.
Ecrire à MM. Blanchard et Phi¬
POINT DE

RACHITISME.
—
Maladie
occasionnée par un défaut de
solidité des os et qui provoque
des
difformités
du squelette.
Le remède consiste à consolider

partie faible par un appareil
qui agit à la façon d'un tuteur.
RHUMATISME.

généralement
une

—

Maladie
par

caractérisée

inflammation et

un

gonfle¬

ment douloureux

d'une ou plu¬
sieurs articulations. Le rhuma¬
tisme

peut être articulaire ou
Quand il est aigu,

musculaire.
il affecte

principalement les arti¬

culations par poussées suivies
d'intervalles de repos. Quand il
est "musculaire il affecte surtout
la tête, le cou, le dos, le
Bains sulfureux, douches,

côté.
fric¬

tions, eaux d'Aix.
,

gratis tous rensei-

prend à la dose d'une

la

eczémateuses et nécessitent des
soins tout particuliers. Employer
le Baume Sais.
Le laboratoire Frangar, 102,
Av. de Neuilly à Neuilly-sur-

Seine envoie

se

Pulmosérum

Bailly, 15 et 17, rue de Rome,
Pars," -8°, (Brochure sur de¬
mande).

Tubercu¬

lose).
PILULES

Le

cuillerée à soupe, matin et soir.
Le flacon : 8 fr. 80. Toutes Phar¬
macies
et
Laboratoires
A.

l'apparition de plaques
presque

des milliers

témoignent

d'attestations.

Maladie du sys¬

pileux qui atteint surtout

tonsures

être

toires. Dix ans de succès ont
son
consacré
efficacité, ainsi

la tête: elle est caractérisée par
de

toujours

en¬

du Pulmosérum Bailly.
précieux remède, universelle¬
ment
employé, représente ce
qu'il y a de mieux, à l'heure
actuelle, pour réaliser la cure
des maladies des voies respira¬

(Vaucluse).
—

doivent

son

Ce

résineuses et l'hydro¬

PELÀDE.

l'avenir de

pourvus

thérapie à l'Établissement hydrothérapique de Saint Didier

tème

pour

Comme préventif, faire usage
de la Cascarine Leprince : elle
élimine
les
toxines
qui font
naître la crise de rhumatisme.

Appliquer
loureux

un

sur

le point dou¬
Bertrand.
place

Topique

Ecrire à M. Vincent, 8,

�—

Victor-Hugo, ù Grenoble, qui
indique gratuitement un moyen
ed guérir les rhumatismes,
RHUMATISMES.

Poul¬

—

ies faire cesser rapidement et
obtenir
du
soulagement fric¬

tionner les parties sensibles avec
du Baume Sial, préparé par les
laboratoires Petit-de-Plas, Brive.
Traitement spécial du rhuma¬
tisme chronique' par les bains
de
lumière électrique colorée,
combinés avec les inhalations
de

vapeurs résineuses et l'hy¬
drothérapie à l'Etablissement
hydrothérapique de Saint Didier
(Vauçluse).
RHUME.
Guérison rapide
par le Pulmosérum Bailly (voir
page 19).
—

SEDLITZ CHARLES CHAN¬
— Le
meilleur laxatif,

TE A ED.

purgatif, dépuratif contre cons¬
tipation, congestion, migraine,
excès de bile. Se prend en tout
temps. Exiger le flacon jaune
et l'adresse, 54, rue des FrancsBourgeois, Paris-3e. Notice gra¬
tuite.

SPÉCIFIQUE BÉJEAN.

—

Ce remède calme en 24 heures
les douleurs les plus violentes de

goutte, rhumatismes, gravelle,
sciatique. Demander notice au
dépôt général, 30, rue des
Francs-Bourgeois, Paris-3e.
SULPHYDRAL
TEAUD.

CHAN-

Antiseptique inter¬
ne, incomparable, sans danger;
très, actif dans angine,
grippe,
laryngite, rougeole, coqueluche.
—

Notice gratv, 54, rue des Francs-

Bourgeois, Paris-3e.
TISANE
—
DEBREYNE.
Véritable tisane de santé de la

Grande-Trappe, rafraîchissante
et iaxative. Supprime la consti¬
pation, décongestionne le foie,
chasse la bile, les glaires, mi¬
graines, douleurs et vices du
boîte : 2 fr. plus
sang. La
0

fr.

20

de

taxe.

pharmacies. (Voir

Principales

page

1).

40

—

TQUX.

—

cuillerées de
li&amp; et la toux
diatement.

2

Prendre p,ar jour
Pulmosérum Bailse

calmera immé¬

TUBERCULOSE.

—

Maladie

contagieuse, la plus meurtrière
de toutes les maladies. La
plus
fréquente est la tuberculose pul¬
monaire
(phtisie) qui débute
gar toux, amaigrissement, points
de côté, sueurs nocturnes, cra¬
chements de sang. Les deux
principaux facteurs de guérisont la vie au grand air
de l'exercice et, si l'esto¬

son
avec

peut s'y prêter, la surali¬

mac

mentation. Bien soignée, la tu¬
berculose est guérissable sou¬
vent.
La Juglandinc Ferrouillat est
un
excellent reconstituant qui
facilitera la guérison.
Le
Pulmosérum
Bailly est
très efficace (Voir annonce, p. 19)

UREOL CHANTEAUD. — Le
meilleur remède, le plus actif,
contre goutte, rhumatismes, ma¬
ladies de la vessie et des voies
urinaires. Notice. 54, rue des

Francs-Bourgeois, Paris-3°.
VARICES. —Développement
exagéré des veines par suite de
l'affaiblissement de leurs tissus.
Ce sont généralement les veines
dès membres inférieurs qui sont
atteintes. Le remède consiste,
dans ce cas, à consolider les tis¬

portant des bas élasti¬
l'effet est celui de l'enve¬
loppe du vélo qui empêche la
sus

en

ques;

chambre à

air d'éclater.

VESSIE. — Pour guérir les
maladies de vessie, écrire à M.
Vincent, 8 p . Victor-Hugo, à

Grenoble, qui indique gratuite¬
ment un moyen de guérir cysti¬
te, albumine, diabète et toutes
affections de voies urinaires.
VIN

DEBREYNE,

Grande-Trappe.

—

ment recommandé aux1
aux
aux

convalescents et
personnes faibles,

de la
Spéciale¬
enfants,

vieillards,
(V. p. 1 ).

La Cascarine Leprince, Véritable
Laxatif Scientifique, Guérit ses Causes
et ses

Albi.

Conséquences.

Imprimerie des Orphelins-Apprentis,

—

—

BÌ6D l'eXigBP partout.

Le Gérant J. Jomter

�145

-

-

thème et de la version, c'est être mieux préparé pour l'élude d'au¬
tres langues.
C'est pourquoi nous nous

permettons de vous demander, Monsieur
le Ministre, de bien vouloir adresser au personnel de l'enseignement
primaire une circulaire autorisant ceux des maîtres qui le voudront
à utiliser le dialecte maternel de leurs élèves
pour i'enseignement
du

français.

Cette modeste réforme

nous paraît être le corollaire naturel de
qu'ont accompli vos prédécesseurs et nous ne pensons pas
qu'elle puisse froisser ou gêner qui que ce soit.
Nous attendons avec confiance votre décision et vous prions d'a¬
gréer, Monsieur le Ministre, l'expression, de nos hommages respec¬

celles

tueux.

Jeanroy, de l'Institut, Professeur à la Sorbonne.
Joseph Anglade, Majorai, Professeur à la Faculté des Lettres de
Alfred

■

Toulouse.

Bonnafous, Professeur adjoint au Lycée Henri IV et la Ligue

Jean

la langue d'oc a l'ecole.
Adrien Frissant, Directeur du « Provençal de Paris ».
Charles Brun.
Marius Jouveau, Professeur à Aix, Capoulié et le Félibrige.
pour

Joseph Loubet, Majorai et les Amis de la Langue d'Oc..
Gandilhon Gens d'Armés, Rédacteur de « l'Auvergnat de Paris
Le Ministre

Ministère
et

direction

a

répondu

par

l'Instruction
des
Beaux-Arts

de

l'instruction

de

2e

primaire

Paris, le 2 juillet 1925.

—

avez

:

Publique

bureau

Cher
Vous

la lettre suivante

»,

ami,
transmettre une requête émanant.do

bien voulu me

personnalités et de Ligues
pour la langue d'oc, tendant à obte¬
nir que des instructions soient adres¬
sées au personnel fie l'Enseignement
primaire « autorisant ceux des maî¬
tres qui le voudront à utiliser le dia¬
diverses

de leurs élèves pour
».

maternel

lecte

l'enseignement du français
Je dois

paraît
désirs

vous

informer qu'il ne me

pas possible de répondre aux
exprimés. Les programmes des

écoles primaires sont trop chargés
pour qu'il puisse être question d'au¬
toriser les instituteurs à faire des le¬
çons

dans la langue du pays. Mon de¬
à l'essentiel ce qui
enseigné aux enfants. Et l'es¬

voir est de limiter

doit être

sentiel, dans

l'ordre d'idées qui

préoccupe, c'est
français.

nous

l'enseignement du

Avec tous mes regrets, je vous prie
d'agréer, cher ami, l'assurance de mes
sentiments cordialement dévoués.

Le

Ministre de VInstruction publique et des

Signé
(1) Ministre de
Occitan

Anatole 1
:

Beaux-Arts,

de Monzie.

l'Instruction Publique,
■

F. X

�146
íí

a

complété s'a réponse paï la circulaire ci-dessous

16 août

eii date

dit

:

Aux Recteurs, Circulaire relative à l'utilisation des idiomes locaux
pour l'enseignement du français dans les écoles primaires.
* Confirmant la
réponse ïaite par mon prédécesseur aux recteurs
de Bordeaux, Toulouse, Aix et Montpellier, à la date du 20 décembre
1024, je crois de moii devoir écarter les suggestions émises par divers
congrès, depuis 1914, et tendant à l'utilisation des idiomes locaux
(basque, breton, gascon et langue d'oc en général) pour l'éuseígneinent du français dans les écoles 'primaires-.
Cette méthode, disait M. François-Albert, est très discutable.
On ne voit pas comment le basque et le breton pourraient servir
à
l'enseignement du français. Si je me préoccupe d'ajouter à cette lin
«

dé

recevoir-, c'est parce que plusieurs bons Français animés d'un
renaissance, ont réclamé que l'État fixât en cette matière sa
position, et lit au régionalisme, sa part ou sa place définie, lis insis¬
non

zèle de

tent pour obtenir que les Instituteurs parlant un patois, soient auto¬
risés à l'utiliser dans leurs élusses et donnent à leurs élèves, des ver¬
sions et des thèmes comme s'il s'agissait de langues «nobles »,

que le
«

latin et le

telles

grec.

Je sais bien que

l'étude d'une langue autre

que la

langue mater¬
nelle nous, initie au mécanisme linguistique de notre
propre langue,
mais je sais aussi que savoir une langue étrangère, c'est posséder le
moyen de connaître directement, ia eivifeaiion., et ia littérature du
peuple, qui la parle, c'est accroître d'autant notre propre valeur
humaine et sociale. Il n'est pas indifférent à la formation de nos
maîtres, d'apprendre n'importe quelle tangué étrangère. Le maître
qui aura appris le 'français et le basque, aura-t-il autant élargi ses
capacités humaines et sociales, qtìe celui qui'saura le français et l'ailemand, le français et l'anglais, le français et l'espagnol ou l'italien,
ou le russe, 'où t'ò'úte autre
langue étrangère, riche de toute ia vie
intellectuelle cl sentimentale d'un grand peuple moderne, expres¬
sion de toute son activité et de-toute sa prospérité économique
?
dé n'ignore 'pas non plus, quels services éminents l'élude des
patois » rend dé plus en plus h l'histoire dé la langue française. Je
rends ici fwiiniûii-age aux professeurs et aux éï'údits
qui, peïi'chés sur
ces
«

fleurs dé nú'tíe terroir en ont étudié avec amour tontes t'es varié¬
tés. Mais èè Sont ià matières
d'ett'S'efg'tìéTncnt supérieur, ce sont re¬
cherches die savants. Notre école 'normale
(primaire, qui a des tâches

précises ét multiples, ne peut rien distraire, ni dé
efforts pour cqs- études.

son

ses

«

Ils demandent que

dans les écoles normales

.on

temps, ni de
accorde

une

place â TeitScigiaeiiienl 'scientifique dès pnrlers locaux, soutenant
que la Connaissance du patois, eh sus du français, augmente la valeur
sociale de l'homme par ta seule gymnastique h il lingue qu'elle
suppo¬
se. C'est
pour s-ei-v-ii- de point de départ et p'our servir d'appui à T en¬
seignement du frànçais, que l'introduction -du patois il l'école pri¬
maire estcollicitée, sinon réclamée sur le mode irrité delà polémique.
Est-il donc Vrai que le dialecte loèa'l
puisse servir à enseigner le
français? Ce a'-es't, à cette beurre, l'avis d'aucun pédagogue qualifié.
Oui songé à mettre en œuvré le breton, Te basque et le flamand
pour
faciliter l'intelligence du fiançais ? Faudra-t-il édicter d'es règles
différèïftes selon tes régions et classer les idiomes d'après les services
qu'ils s'fcraáéïìt susceptibles de rendre à la pédagogie primaire ? Com¬
ment èSi èubpiluá, accorder une telle
'proposition avec les méthodes
générâtes «te l'enseignement, avec la méthode -directe dont il est usé
pour apprendre l'allemand ou l'anglais ? Se seiVifa-t-on du langue¬
docien cònfmè t-rncliement du français, tandis que le mot d'ordre
mederae -est l'apprentissage du -français par le français ? Les objec¬
tions valables se multiplient
sans qu'apparaisse en sens contraire
«

aucun

«

argument décisif ?
Les

Amis du

»

Livre Occitan

»

Secrétariat à Sainatan

(Gers)

�—

Un

Emprunt

147

—

pour

la Catalogne

Le gioupemcnl, « L Estât Català », dont le chef est le leader séparatiste M. Francosc Macià, a été lancé un emprunt
pour aidera là
libération de la Cata'ognc. Cet emprunt comporte une émission de
bons jusqu'à la totalité de 8 millions sept cent cinquante

mille pe*

Fi'ancesc

Macia, Président de n i'Estât

Calala

»

des titres de 25, 50, 100, 500 et 1.000 pesetas. Les condi¬
l'emprunt sont détaillées dans le Bulletin de I L'Estat Català », publié à Paris, le 1er juillet 1925.
M. Francesc Macià a lancé un manifeste invitant lès Catalans à
la souscription à cet emprunt. Nous empruntons à ce manifeste les
setas,

en

tions de

passages

suivants ;

.

�Li Catalogne passe par des heures d'angoisse. Je dirais même
jamais l'âme de notre peuple n'avait éprouvé de si gros malheurs.
Si, en d'autres temps, elle avait senti le fléau de plusieurs guerres —
guerres qui lui furent adverses — et celui du décret dit de la « Nou¬
velle Plante » qui l'humilia, c'étaient là des douleurs qui touchaient
plus son corps que son esprit, car celui-ci sommeillait déjà, refroidi
par l'hiver de décadence qui l'assoupissait petit à petit. A l'heure
présente, raidi qu'il est et tout éveillé, il a la conscience claire des hu¬
miliations qu'on lui inflige, et s'il n'en souffrait pas par dignité, il en
#

que

souffrirait par

Le geste

«

honte.

qui

nous

ceux-là

»

rendra plus dignes,

ce

n'est pas ceux-ci

ou

qui doivent, le faire, mais tous les Catalans. Ce n'est pas un
parti politique quelconque, ni celui qui souffre le plus des injures

et ilr-s vexations de

l'Espagne,, mais la Catalogne tout entière.

»

«
La Catalogne possède aujourd'hui une grande partie de son ar¬
mée future; elle a ce qui donne aux armées une âme et un
idéal;

elle

les hommes. »
Les jeunes gens

a

de la Catalogne veulent des armes. » « L'emprunt
Catalogne que nous lançons aujourd'hui est le geste qui met la
jeunesse catalane en ordre de bataille. »
Nous voulons une République catalane indépendante, parce
que nous avons pleine conscience de la personnalité de la Catalogne;
parce que c'est là notre volonté, que personne ni rien ne détournera;
parce que la Catalogne est capable de se gouverner elle-même, et
parce qu'elle a assez de moyens pour vivre, mieux que maintenant,
séparée de l'Espagne. »
Nous faisons cet appel avec un
espoir absolu et avec, une foi
aveugle en la Catalogne. Nous avons foi en le peuple catalan. Nous,
Catalans, ne sommes pas différents des autres hommes. Nous ne
«

de la
«

«

sommes pas une race inférieure. Le jour où nous déciderons le soulè¬
vement, l'enthousiasme prendra comme du feu. Partout, il en est

arrivé de même. Catalans, ayez foi en la Catalogne,
ayez foi en vousmêmes et aidez à garantir íe premier coup, car ce
coup sera l'étin¬
celle

qui allumera cet enthousiasme.

»

Anniversaire de la mort de Guimera
L'anniversaire de la mort de Guimera
par
A

la Catalogne.

a

été

pieusement célébré

cette occasion la Pttbliciiàl a
publié un passage
inédite du maître : Pcr Dret Divi.
La Veu de Catalunya
a publié un

poème de jeunesse
gloria.
Unis de

du maître

:

La

Catalans, célé¬
brons Guimera, symbole dé la Terre
Occitane renaissante, en redisant l'un
des poèmes
qui furent les premiers
échos de la langue d'Oc'en deuil, il y
a

un an

cœur

aux

:

En la mort del

poêla An gel Guimera

La gran nivelladora t'ha vençut
I la gitat tes despulles
en la cendra
Pero romàn ton verb, que és la virtut;
ton verb altiu i xardoros i tendre.
Ton verb, més fort que els temps i

que l'oblid,
Superador de tota lnimana fila,

La estât Uevor d'amor i de délit;
i els homes l'han
copçat i l'han oit

esperançuts

en

l'eternal coilita.
Alfons Maseras.

d'une

œuvre

�—

149

—

Henri Prat de la

Riba

jCr vi0"'' 'a Catalogne a célébré également l'anniversaire de la

mort de 1 rat

de la Riba, l'animateur de la
Catalogne, celui dont
énergie matérialisa en réalisations heureuses les rêveries des poètes.
C'est lui qui a « organisé » la Catalogne, lui dont est sortie la Mancòmiinile, noyau essentiel de l'activité renaissante.
1

11 est mort le 5 Août
De

Joseph CarGer

1917, trop tôt.

:

Caialunya,

Per que
ta mas magna íillada,
l'os més gran encara que sotà el tendal,
de ton ombra viva que l'ha recerada

calia,

en

que tu

ja

la bella futura diada,
no l'ossis mortal.

Prat de la Riba, malade, fut soigné à Durtol en Auvergne. Dans
article publié en 1902 par la Veu de Caialunya il parle de la com¬
munauté de langue des terres occitanes. Sa mort nous prive d'un
ami qui aurait certainement
à resserrer
les liens spirituels des divers Pays
souvent isolés, par le

un

contribué d'une façon active
d'Oc, trop

d'initiative.
part cette phrase significative :
dir imitais, repetir automàticament, indefmidament, el mateix acti, amb una mateixa cerimonia actual,
sense eíìcacìa constructiva, ans vol dir collaborai', actuar en una
obra .de creacio collectiva. »
manque
11
«

a

écrit quelque

Continuai1 110 vol pas

Demandez le

catalogue de la Librairie Occitane

Tenu par

Paris, 6 Passage

H.

GUITÂRD

Verdeau IX0

—

Toulouse, 7 rue Ozenne

�—

Aux

150

—

Saintes-Maries-de-la-Mer

Les fêtes des Saintes-Maries-de-la-Mer ont attiré cette

année, les

24 et 25 mai, une grande foule autour de la vieille église qui domine
de ses créneaux et de ses cloches toute la terre des taureaux. La
descente des châsses, leur exposition, la vénération, dans la crypte
des reliques de Sainte Sara, la procession et
la remontée des châsses ont suscité
plus que

la bénédiction de la mer,
jamais les grandes scènes
familières, ardentes et pathétiques de ce culte provençal que seul le
rivage.de Camargue, chaque année, au mois de mai, voit fleurir. La
procession vit, cri te l'ois, une innovation, par la présence des gardians
qui escortèrent la châsse et entrèrent à cheval, pendant la bénédic¬
tion, dans la mer. C'était là un désir de Jean Grand, capitaine que
la Nacioun Gardiano aimait tant et qu'elle a eu la douleur de
perdre ;
un groupe de cavaliers camarguais a
tenu à réaliser ce vœu.

Baroncelli

Après la fête religieuse, la ferrade dans

les

«

sansouires

»

au

bord

de la mer, lés triages de
taureaux, les abvivades lancées au galop
dans les rues jusqu'à la
place, les courses dé cocardes qu'illustra la
line fleur des rasetcurs — terminèrent ces

grandes journées de mai
mystère mystique le cœur d'un pays, où la Race se
reconnaît, où la tradition se perpétue avec un sens de plus en plus
fort et que rien ne peut faire dévier.
où bât, dans le

La

Sainte

Estelle

L'assémblée félibréenne annuelle s'est,

le sait., tende
témoignage lé plus
province extrême de la langue par
l'enthousiasmé populaire qui l'a accompagnée, ntix dcpeils même
de Ai. Laurent
Eyhâc, qui passa inaperçu dans la ville, eh même
temps que le éapoulié entouré d'ovations.
L'allure régionaliste des fêtes s'est affirmée dans ses moindres
cette année à Clermont-Ferrand. Klle
net de la fidélité occitane d'une

a

comme on

fourni le

détails. C'est dans des brocs de bois cerclés de cuivre
que fut servi
le vin local de
Chàhlurtue, dans des terrines populaires de faïence
brune qu'on présenta le fameux
eoq au vin et. dans des barillets au¬

vergnats qu'on puisa les alcools généreux.

�151

—

—

La vieille confrérie des Porte-Châsse, vêtue de l'habita la française
de flanelle blanche et du bicorne escorta les officiels et les costumes

auvergnats s'étalèrent dans tout leur charme, à.côté de ceux.d'Arles,
de Marseille et du Limousin.
La Chorale Déodat, de Séverac.

fut

guer,

un

des

«

clous

Pour

juger le ton do

dirigée

par

Foubernat

y

Verda-

de la fête; nous savons tous qu'elle le mérite

»

bien.

oes

deux journées, il nous faut rapporter le

thème du discours de Fâniiar

;

Auvergne et Limousin sont l'AJsace-Lorraine des pays d'oc;
soyez tranquilles, frères méridionaux, nous gardons la frontière et
les franohimands ne passeront pas ! »
«

Le Consistoire de Clermont a réélu
Jouvèau et majoraux. Emile Barthe,

capoulier le vaillant Marius

languedocien, Bénezet Vidal,

auvergnat, Fernand Clément, provençal; — Maria Salvà et G. Coilom, catalan, ont élé reçus associés; Farfantello et Albert Pestoui,
maîtres

en

gai-savoir.

La Ste Estelle

se

tiendra l'an

prochain

en

Avignon,

donnera, écrit le Feu, tout son sens latin et méditerranéen
à la grande manifestation d'amitié franco-italienne que provoquera
«

Elle

l'inauguration du musée Pétrarque, à Vnuchise.
Car il ne faut pas oublier que la Provence, pu début dp la Renais¬
sance italienne, n'était pas encore française et que, devenue fran¬
çaise volontairement, elle n'a accompli cet acte qu'à la condition
de ne pas cesser de rester avant tout la Provence ».

Le Monument

Ferroul, à fiarbonne

Sur convocation de M- le maire de Narbonne,
Comité se sont réunis le 12 juillet.

les membres du

Après lecture de diverses lettres d'excuses de membres

d'assister à la séance et

en

l'administration municipale do Narbonne,
vellement du bureau du Comité actif, qui

posé

empêchés

raison de changements survenus dans

il est procédé au renou¬
est désormais ainsi com¬

:

: M. Marius Cathala; vice-présidents : M. Fabre Gusta¬
ancien adjoint au maire de Narbonne; M. Vidal Paul, doyen du
parti socialiste narbonnais; M. Achille Armand, secrétaire de la
Bourse du Travail de Narbonne; M. le colonel Mirepoix, président de
la C. G. V.; M. Lacroix, maire de Narbonne ; M. Mouret Germain,
ancien maire de Narbonne; secrétaire général : M. Elie Bernard, se¬
crétaire général de la C, G, V.; trésorier ; M- Joseph Delpude, tréso¬
rier du syndicat des Vignerons de Narbonne.
M. Lacroix, maire de Narbonne, et M. Germain Mouret, ancien
maire, sont également, nommés présidents d'honneur du Comité.
Les secrétaires adjoints sont confirmés dans leurs fonctions, et MMCastanet, Dellac, François sont maintenus comme membres du

Président

ve,

Comité.
Le

nouveau

Comité ainsi reconstitué, lo président remercie l'as¬
qui lui est fait en le désignant pour présider
entreprise pour rendre hommage à la mémoire

semblée de l'honneur
les travaux de l'oeuvre
du docteur Ferroul.

Après échange de vues entre divers membres, il est décidé qu'une
souscription va être ouverte en vue de recueillir les fonds néces¬
ériger un monument digne de celui qui s'est sacrifié -toute
sa vie pour le bien public, et le réaliser dans le plus bref délai possible.
Le président va mettre au point un appel aux souscripteurs qui
sera transmis aux diverses associations participant à l'œuvre et des
listes de souscription vont également être misés à leur disposition.
La Yie du pr Ferroul et son action occitane revivent splendide¬
ment dans Vin Rouge, le roman historique de la Crise vítiçole de
1907, écrit par P, E. Martel et qui va sortir à V Editorial Occitan,
dans la cóHpecUon ejes Cahiers Occitans,
large

saires pour

�ÉPHÉMÉRIDES
La Félibrée

de

Thïviers

Elle a eu lieu le 26 Juillet sous les auspices de nos amis du
Notre collaborateur G. Lavergpe prononça un important
La Félibrée

de

Elle fut tenue le 7 Juin, sous la
Jeux Floraux
Le 24

St-Emilion

présidence de M. Léon Bérard.

du

Roussillon

Mai, à Perpignan.
La Fête

Elle

Bournat.
discours.

a

eu

lieu à

Joseph Loubet

y a

du

Peyrou

Montpellier en Mars, dernier. Notre grand ami
prononcé un important discours.
Les Fêtes Arnaut Vidal

Elles furent célébrées le 24
Les Fêtes
Ont

eu

de

Mai, à Gastelnaudary.
l'Escole Gastou Febus

lieu à Pau le dernier dimanche d'Août.
Les Fêtes

de

l'Escole

deras

Pireneos

Ont été célébrées à Muret le 1 3

député,

y prononça un

Septembre. M. Vincent Auriol,
important discours en langue d'Oc.

Les Fêtes d'Ouveillan
Le dimanche 28 Juin. Sermon do M. l'abbé Salvat.
Les Jeux Floraux Catalans
Les
pu

persécutions continuant
avoir lieu.

en

La Cigalo

Catalogne, les Jeux Floraux n'ont

Lengadouciano

Elle a tenu ses assises le 22 Mars à Montpellier. Le Secrétaire en
est notre ami M. Stchlé, 21, rue du Courreau, à Montpellier.
Les Jeux Floraux
Ils ont

de

Valence

lieu le dimanche 4 Août. Le lauréat de
Vincens Ramirez Bordes, pour son poème Ensomni.
eu

poésie est M.

L'Eglantine Limousine
Fut célébrée à

Limoges le 3 Septembre, grâce à l'activité de notre

ami Farnier.
L'Escola
Le lauréat du

concours

de

littéraire

Limanha
a

été M. Henri Gilbert.

NÉCROLOGIE
Nous avons appris la mort de M. l'abbé E. Beauregard, membre
du Comité directeur de la Fédération Régionaliste Française, Fer¬
vent fédéraliste," il avait contribué
née Fédéraliste de l'an dernier.

largement

au

succès de la Jour¬

.

L'abbé Bauregard n'était âgé que de 44 ans. C'est une grande
perte pour l'action régionaliste et pour l'avenir du fédéralisme.

�iï

LArt Occitan

■cZ
A4

o

EN

L'Œuvre
Les lieux

communs

de

LANGUEDOC

Bourdelie

abondent. Parler de Bourdelie

en

peut qu'admirer son extraordinaire génie dont il n'y

ne

à dire

qu'à lé redire. On

ne

labeur.

peut

que

s'incliner devant

son

est

un.

On

plus rien
formidable

a

Bourdelie est

plus d'actualité que jamais, non point parce que la
splendeur de son Héraclès rayonne sous le ciel de Toulouse;; mais
parce que la publication de son œuvre complète est commencée.
On sait à quel degré de perfection peuvent atteindre maintenant
les reproductions en couleurs. On en a une preuve nouvelle par celles
qui figurent dans le premier fascicule des œuvres de Bourdelie :
Beethoven (peinture à l'huile) et là Naissance d'Aphrodite (bas relief
couronnant la scène de l'Opéra de Marseille). Ce fascicule contient
d'autres fragments de ce bas-relief prodigieux : Eros au serpent,
Têtes d'Aphrodite et de l'Amour, la Méditation théâtrale, il renferme
encore de nombreuses reproductions qu'il serait fastidieux d'énumérer

comme

les bustes de Simu et d'Anatole

France, le monument

d'Alvear, la Vierge d'Alsace et des dessins et des esquisses de. diver¬

périodes allant de 1887 à 1924.
luxueuse publication qu'a entreprise la
commentaire de l'auteur. Que ne donne¬
rait-on pas púur lire les remarques des grands artistes sur leur œu¬
vre ? Les écrits des artistes n'abondent pas. Ils n'en sont que plus
précieux. Témoins les Traités du Vinci et le Journal de Delacroix.
En Bourdelie il y a un poète. Le labeur du sculpteur et du peintre
ne lui ont
pas laissé les loisirs nécessaires pour poursuivre son œuvre
poétique. Telle quelle il faudra bien qu'il finisse par la livrer à ses
admirateurs. On sait à quel point les vers do Bourdelie intéressent
des poètes différents comme Claudel et Perbosc, d
philosophes
comme Bergson. Ses écrits sur l'art sont suivis par une élite, par tous
ceux qui savent découvrir la vraie beauté, même quand elle n'est
pas entièrement dégagée de sa gangue. Les pages de Bourdelie sur
ses

Ce qui caractérise cette
Librairie de France, c'est le

l'art sont

rares. La
Son commentaire

Le
aux
«

ves
«
«

des

i

publication de ses œuvres complétera cette lacune

sera

une

leçon unique.

premier fascicule s'ouvre sur ces lignes que
Ouvriers de ses jours » :

Je fis mes

premiers pas comme tout entouré des pénombres acti¬

que projectaient sur moi quatre
Voici ce que furent ces temples :
De

mon

Bourdelie dédie

petits temples ouvriers.

grand-père paternel l'établo douce du Chevrior emplie

regards éclatants et de l'innocence des

bêtes.

grand-père maternel le métier à tisser le lin qui berçait,
sans fin la navette. Naïf portique paysan, aux piliers élancés et raides
plantés à même le rocher.
De mon oncle Lucien, Herculéen à face antique, le chantier du
tailleur de pierre où penchaient en épis les colonnes naissantes.
De mon père, le maître-ouvrier, l'établi façonné du lourd plateau
formé du cœur d'un orme bien assemblé sur quatre forts piliers égaux.
Sur ce plateau-fronton revivaient en rudes assemblages, avec leurs
grands bras enclavés, les anciens arbres, recomposés en coupes pures
de charpente.
«

«

«

De

mon

�4
—

J'avais

—

mes pas, quatre sentiers, ayant, chacun
son petit temple qui abritait son Dieu Ouvrier.
«* J'ai suivi les quatre sentiers.

•«

"sa

154

ainsi devant

dans

pénombre

«

le

Du

sens

Meublier-Charpentier tailleur de poutres en figures, j'acquis
d'architecture. Devant les durs assemblages, je conçus mes

les structures intérieures.
pierre j'appris à écouter le roc, à compo¬
plans taillés et leurs tournants, en suivant
conseils de la pierre qui nous parle quand on la coupe.
Par le tisserand je compris comment nouer serrées, comment

traoés par
«

ser

les
«

De l'hercule tailleur de

tout droitement mes

faire valoir les couleurs dans les trames.
«
Le sentier chevrier conduisait mes pensées

ler, à
sur
«

«

se

tresser entre elles,

la route.
La syrinx

Mes

du

meneur

capricieuses à s'appe¬

diverses c-t groupées comme le troupeau

m'a révélé le chant.

quatre Dieux enseigna teurs sont toujours là, mêlés à mes

journées, dans leurs temples élémentaires.

d'Autel à façonnage humble, je tends en
axée du haut compas qui tourne la forme
la fleur de fou de ma Lampe toute fragile.
«: Et je tends aussi des rameaux, et ces rameaux sont mes années :
là.se sont attachés les feuillages des jours. Tous mes rameaux liés,
je les donne tard, à l'Automne, mais c'est grâce à cela qu'ils étincellent d'or pourpré.
N'attendant pas qu'ils soient être in ts de neige, je les ordonne
aux seuils de nies'Dieux vénérés pour ombrager l'austère offrande. »

Au pied de leur pierre
offrande profonde, l'Arcade
des mondes. J'apporte aussi
«

«

Bourdelle s'adresse ensuite à son livre. 11 souhaite d'atteindre
l'âme cachée des mots comme ses vieux clvevriers faisaient jaillir
du triangle de huis troué une âme déchirante et douce ».
Son commentaire expose l'ordre de présentation de son œuvre.
Dans ces'pages simples et profondes figure cette, phrase qu'on fera
bien de méditer : «
Au fond de notre ensemble (qu'il faudra vouloir
s

...

pénétrer'., il y aura, pour l'esprit attentif, un ordre do démarche,
Une progression de recherche, puisque
encore à ce jour je n'ai pu
parvenir à créer ce qu'une voix suscite en moi à créer et que j'ai l'es¬
poir de saisir... ». Qn est loin de la vanité de tant d'artistes de deuxiè
me zône. Seul, le génie n'est jamais satisfait.
Jean-Pau! Régis,

EN

Au

Salon

PÉRIGORD

Périgourdin

La Société des Beaux-Arts de la Dordogne a repris cette année
la série do ses intéressantes expositions,interrompues depuis la guerre
et où de nombreux périgourdins ont montré un talent fort appréci,

du

public.

Dans le catalogue, nous avons relevé les noms de plusieurs de nos
collègues du Bournât : MM. Achille Auché, Jean Daniel, Georges
Darnet, Mme Marguerite Delpal, MM. Robert Dessales-Quentin,
Léon Félix, Adolphe Fommarty, Marcel Fournier, Léonard .Joussen,
G" Lucien de Malevillç, Georges Margat, Camil Merlaurl et Georges
Pasquet.
Nous y avons vu figurer aussi les noms de Mlle Jeanne Barillot.,
fille de notre collègue M. Ernest Barillot; M. Emile Chaumont, frère
de notre malntenour Léopold Chaumont; Mlles Alice et Jane-Fran¬
çoise Pouquel, filles de.notre collègue Mme Paul Pouquet, du châ¬
teau de l'Hauterie; M. de Lestrade, beau-frère de notre ami et col¬
laborateur M. Géraud-Lavergne.
A tous ces artistes, l'Almanach adresse ses bien vives félicitations,

L, B.

�—

155

—

EN

Courrier

CATALOGNE

d'Art

Il serait vain peut-être de juger la saison artistique qui vient de
finir, chez nous, du point de vue patriotique.

Cependant, à l'heure actuelle, la Catalogne se trouve tellement
la tyrannie des Espagnols, que toute pensée vient iné¬
se colorer de patriotisme, et l'on saisit toute occasion
pour manifester ses sen timents catalanistes. Si absurde que cela puisse
paraître, les arts aussi se sont prononcés en le sens protestataire.
11 y eut un moment où les artistes ont eu l'occasion de protester,
de se prononcer matériellement et do la manière la
plus directe. Les
intellectuels madrilènes furent informés des grands progrès que l'idée
séparatiste faisait en Catalogne sous le régime anti-séparatiste des
militaires espagnols; ces intellectuels en furent émus au
point de se
mettre à la recherche d'un plan de stratégie morale qui
reconquerrait
nos
esprits égarés: et ce qu'ils trouvèrent immédiatement de plus
efficace, ce fut d'organiser des salons d'art dit ibérique où, parmi les
surexcitée par
vitablement à

ai-Listes Basques, les Valenciens, les Andalous, les Castillans et même
les Portugais, la peinture et la sculpture catalane seraient
particuliè¬
rement honorées et expressément rehaussées, à Madrid, à Lisbonne
et dans les capitales de l'Amérique espagnole et de
l'Amérique an¬

glaise. Il s'agissait d'une grande entreprise, à forte réclame et à beaux
et sûrs profits. Des émissaires, on ne peut plus cordiaux et éloquents
furent envoyés vers nos contres d'art et des pourparlers furent ou¬
verts, mais ils

ne

réussirent à soutirer de

nos

artistes les moins farou¬

ches que des remerciements polis: pas un de nos artistes ne se sentit
alléché par le beau programme, et
le Salon des Artistes ibériques
rata tout aussi fatalement que les procédés de violence traditionnels.

N'ayant

pas

osé supprimer l'Institut ciEsludis Catalane, les auto¬
MancomnnHrû qui nous ont été imposées, essayèrent

rités de la fausse

moins de l'étoulîer, d'abord en lui supprimant le budget éditorial,
puis après en lui interdisant l'emploi officiel do notre langue. Eh bien,
un mécène a surgi, M. Francesc Cambo, qui a déboursé tout ce
qu'il
au

faut pour que nos
Cet

éditions savantes puissent continuer de paraître.
la vie artistique, plus catalanisante que

accroissement de

jamais, avec cet accroissement des publications catalanes d'art et
d'archéologie, n'est qu'un échantillon de la poussée de plus en plus
marquée et substantielle de notre vie intellectuelle. Ce qui se passe
chez les artistes arrive aussi chez les écrivains, chez les savants,
chez les musiciens et partout ailleurs, • même dans les moindres érivations de l'art et de la science.
Voilà un beau bilan de la saison artistique catalane. Messieurs les

militaires espagnols n'y sont pas pour rien. Gloire leur
ne

fût-ce

en

qu'en Catalogne.

EN

soit rendue,
G, C.

VELAY

L'Exposition Régionale
des Beaux-Arts d'Yssingeaux
L'Académie
cette

année,

des Jeux

son

Floraux

du Puy-Sainle-Marie a organisé

exposition régionale des Beaux-Arts dans la ville

d'Yssingeaux.

Rappelons à celle occasion que cette manifestation artistique a
pour but de maintenir dans le Velay les glorieuses traditions d'un
passé dont le souvenir, s'est maintenu vivace pendant près de cinq
eu

siècles.
L'école de

XVI"

peinture vellave, qui atteignit son apogée à la lin du
siècle, avec Guy et Jean François, et celle de Sculpture, dont

�—

Í56

—

Vaneàu fut incontestablement le maître, au XVIIe

siècle, ont laissé

trace profonde, et d'inestimables chefs-d'œuvre
dans nos églises, nos musées et nos vieux châteaux.
Sans remonter jusqu'au XIIIe siècle, où le peintre Michel décorait
au Puy les murailles de la commanderie de St-Jean de Jérusalem,
ou jusqu'au XVe siècle, où maître Blancafort peignait à fresque les
murailles du fier manoir de Polignac, on peut établir sans interrup¬
tion la généalogie artistique des peintres célèbres de la ville du Puy.
Pierre Boyer, dès 1509; Vital Parier, en 1535; Jean Besseyre, en
1537; Bonnventure Reynaud, en 1.543; François Forez, en 1561;
Donnai, en 1584; Lyonnet Veysset, en 1585; Josué Parier, en 1595;
Jean Fabre, Pierre et François Brun, en 1596; Guy et Jean François,
en 1598; Jean Chapon, en 1610; César Gouteyron. en 1611 : Charles
Chaminat, en 1612; Antoine Retournac, eu 1613; Giraud Nicolas,
en 1619; Jean Solvain, en 1620; Antoine Roynard, en 1627; Fran¬
çois Lanthenas, en 1629; Jean Couton et Antoine Bohet, en 1630;
Guillaume Rome, en 1636; Jean Sanhard, en 1643; Jacques Servant,
en 1644; Jean François, en 1650; Antoine Gay et Vital Brun,
en
1660; Claude Gouteyron, en 1677; Jacques Vigerie et Jean Boyer,
en 1682; Jean et Barthélémy François, en 1683; Jean Rabaste, en
1684; Jean-Baptiste Acre, Robert Àvinenc, en 1685; Michel Boyer
et Marcellin Besson, en 1686; Jean Solvain jeune et Marcellin Cormailh, en 1703; Jacques et Pierre Servant, en 1712; Staron et Mau¬
rice Buffet, en 1713; Nicolas Bally et Théofrède Solvain, en 1730;
Alexandre Blanc, en 1732; Gérard Buffet, en 1733; Cormailh ctBonaventure Buffet, en 1740; Joseph Blanc, en 1763; Jean-Baptiste Haclc,
en 1766; enfin, plus près do nous, les deux Giraud, Vibert, de Becdelièvre, Vincent Daniel, Charles Maurin, Léon Giron... pour ne parler
que des défunts.
La liste des sculpteurs ponots est tout aussi complète :
Bonaventure Reynaud, en 1544; Pierre Besses, en 1545; Jean
Goyon, en 1571; Jean Dupuy, en 1576; Claude Crouzet, en 1581 ;
Hector Besses ,en 1588; Raphaël Goyon, en 1605; Antoine Reynard,
en 1607; Vital Layes, en 1643; Pierre Crouzet, en 1652; Mathieu
Bonfils, en 1656; Laurent Bayle, en 1661 ; Claude Crouzet jeune, en
1677; Pierre Marie et Simon "Marie, en 1678 et 1691; Jean Roudil,
en 1682; Gabriel, Antoine et Claude-Garbiel Crouzet, en 1678 et 1699 ;
Pierre Vaneau, en 1690; André Berne, en 1700; Georges Arnaud et
Joseph Marcon, en 1705; Gabriel Alignon, en 1706; Amet Dclolme,
Jean Breuil, Mathieu Bonfils, en 1708; Pierre et François Layes, en
1727; Jean Marcon, Jean Pierre et, Jean-Claude Portai, en 1753;
Gabriel Samuel, Antoine Rochelimagne, en 1750; Robert et Pierre
Michel, en 1751; André-Thomas Pelisse, en 1752; Malègue, en 1753;
Jean-François-Régis Girard de SB hier, en 1755; Anastase Bongùyot,
Joseph Gros, Brunei et Julien, en 1756; Théofrède Pellisse, en 1778;
Jean-François-Dominique Tholance, en 1780; Pierre Godefroy Tholance, en 1812; Jean-Pierre Toussaint Beraud, en 1838...
Une telle pléiade d'artistes, dont quelques-uns eurent réellement
du génie, mérite assurément que le mouvement qu'elle créa jadis soit
maintenu chez nous aussi longtemps que le sens artistique saura s'y
conserver.
"
A. Boudon-Lasueiimes
dans le pays une

E

PROVENCE

des Beaux-Arts
Le peintre et félibre Fernand Maille, qui habite à Ste-Anastasie
fVarj a publié un appel en faveur d'un groupement en formation,
qui a déjà à sa tête Valère, Bernard, Frédéric Montenard, Paul Labbé,
Le Eoble Félibréen

le Rnblë, Félibréen des Beanx-Arls.
L'Appel débute ainsi :
Vous lous que lés fées des Arts ont enchantés et qui suivez ravis
dans l'espace la course lumineuse de Santo-Eslello ! Vous qui avez
entendu les chants immortels du grand poète de Maillaae et qui
Léon Azéma, etc. :
«

�-

157

-

Oxultcz de l'amour de la vraie pairie

: vous encore qui vous réclamez
du passé cependant que votre
regard interroge l'avenir en rêvant
d'un haut idéal : le Rohle l'élibréen des Beaux-Arts vous
appelle à la
croisade pour la conquête absolue de
l'Esprit Roman et la renais¬
sance d'un nouveau grand Art Provençal. »
S'adressant à tous les artistes
M\ Maille les invite à se grouper.
Bonne chance.
O. C.
,

Provence et Méditerranée
Depuis quelque temps les artistes des diverses régions de la France
expositions qui

habitant Paris, se sont groupés et ont organisé des
eu le plus grand succès.
Ces manifestations nous ont

ont
un

les

appris qu'un peintre, un sculpteur,
rapides moyens de communi¬

graveur, un architecte, malgré les

cation

actuels, les facilités de pénétration intellectuelle, garde

qualités particulières du sol qui l'a

vu

en

lui

naître. La diversité des éco¬

les françaises qui ont enrichi notre patrimoine d'art
traits qui les dilTérenciaient'subsistent, moins visibles

continue, les
peut-être, plus

subtils
MM.

toujours.
Berioiii-Aurái},. Eugène Cartier, Clialluleatt Marcel,

Ludo

Ghauviac, René Devillario, Léon Galand, Martin-Sauvaigo, PaulMaurou, A. Pégurier, E. Sclmy, tous artistes de talent, ont pensé
qu'il serait grandement temps que les représentants de la Provence
et de la Méditerranée
sol latin par excellence — aient, à Paris,
une fois l'an au moins, l'occasion de montrer les
caractéristiques du
tempérament méridional dans le domaine de l'art. Ils viennent de
jeter les bases d'une association, sous le patronage de hautes person¬
nalités de notre pays qui, déjà, d'enthousiasme ont promis leur con¬
—

cours.

Elle

aura

pour objet de démontrer que les forces d'ordre, de mesure
l'art latin, trouvent en nos artistes

et d'harmonie qui caractérisent
de dignes serviteurs.

Nous félicitons les heureux promoteurs de leur
rant que le succès le plus grand couronnera leurs

initiative
efforts.

en

espé-

P. P.

LE FEDERALISTE
Le Fédéraliste nourrit dé

grands espoirs. C'est qu'en effet, dans la
parmi lesquels figurent : Charles-Brun,
Jean Barrai,
Jcan-Desthieux, Roux-Parassac, Louis Casabona
Schnceberger, Dr Van der Ghinst, l'Argentin, A. Suix; des femmes
de haute culture
philosophique et sociale : Fanny Clar, E. Des¬
préaux, Alice Brenot, qui ont la conviction que tous les frottements

pensée de

ses collaborateurs

entre nations de l'heure

fédéraliste.
Il est

dirigé
AU

par notre
COLLEGE

présente ont leur solution clans la méthode
grand ami Poitevin.
DES

SCIENCES

SOCIALES

Le

Collège des Sciences Sociales (Paris, 28, rue Serpente) annonce
pour cet hiver, une série de Conférences sur le Fédéralisme. En voici
le programme : Les Principes Fédéralistes, par MM. Jean
Hcnncssy,
J.-Charles-Brun et Poitevin.

—

Application du Fédéralisme

en

Bel¬

gique, par MM. Van der Ghinst (Flamand), et R. Colley c (Wallon).
Le Fédéralisme dans la péninsule Ibérique, par M. J. Bonafous...

-—

Le Fédéralisme en

Suisse, par M. P. Grellet. — Le Fédéralisme en
Yougo-Slavie, par AI. Vouchetitch. —Les Etats Danubiens elle Fédé¬
ralisme, par M. Sczeide. — Le Fédéralisme en Lithuanie, par M.
Turauska.
La Démocratie liusse el les principes de la Fédération,
par M. Milioukolï. — La Constitution Juridique de la Fédération russe',
par M. Gronsky. — Le Fédéralisme dans VAmérique Latine, par M.
—

Le Fédéralisme aux Etals-Unis, par AI. N.
Une séance de discussion clôturera la série. Nous donnerons pro¬
chainement le programme de la seconde série.
le docteur Pastor.

—

.

�Fédéraliste

L'Année

subjectif, il résulte que le mouvement fédéraliste,
11 en sera ainsi, probablemen t
donné la mesure dé ses effets,
c'est-à-dire jusqu'à la catastrophe dont nous ressentons déjà les ulti¬
D'un examen

est régressif, en ces dernières années.
tant que le central isme«n'aura pas
mes

convulsions.

contraire, nettement favorable à la
convaincre d'étudier certains symptô¬
mes qui marquent le processus par lequel se recrée, dans nos pro¬
vinces, l'esprit traditionnel de véritable indépendance d'où était
sorti ie faisceau de nos vieilles libertés communales.
Oui, qu'on veuille bien le noter, il se crée en France, un peu len¬
tement, certes, mais sûrement, un être social qui finira par se trou¬
ver en complet désaccord avec l'être politique des jours précédents
et il n'est besoin que de jeter un regard quelque peu averti sur tous
les traits de la vie journalière, dans le ead.ro de la région : on s'aper¬
cevra alors que tant intellectuelle que morale et surtout économique,
une transformation, tout en profondeur est en train de s'opérer,
préparant contre le centralisme le sentiment de révolte, l'effort de
réaction dont le parlementarisme complice est appelé à supporter
les frais, légitimement d'ailleurs.
A ceux qui seront tentés de trouver à ces lignes une allure de pro¬
phétie, nous répondrons que cela n'est pas défendu dans un aimaL'exainen

objectif, est,

au

méthode et il suffît, pour s'en

ngeh. Au contraire.

A ce genre do publication conviennent aussi les exposés chronolo¬
giques. Mais, comment pourrions-nous sans appréhension nous ris¬
quer dans le domaine de l'histoire, avec la documentation de la
grande presse « d'information », s, v. p., dont le rôle ne consiste pas
à nous donner le récit des événements tels qu'ils se sont passés, mais
à nous les présenter tels que leurs intérêts J'exige !
Qui donc nous a dit, en effet, que le dernier révolutionnaire du

départ, était

Brésil avait eu, pour cause, une révolte dont le point de
l'Etat de Sao Paulo contre les empiétements de Rio de Janeiro,
-

et capitale fédérale, autrement
contre l'élément, centralisateur

Etat
dit, une lutte de l'élément fédéraliste
?

Sao Paulo vaincue, c'est un échec
fédéralisme qui en a vu bien d'autres

laquelle, en raison de sa forte latinité
noire continent.

de plus à enregistrer pour le

dans cette Amérique du Sud,

subit la néfaste influence de

qui nous donne l'odieux spectacle, au XXe siècle !
de Caltellapo qui, poui' brimer les Catalans, n'ont d'autres justifica¬
tions qu'un orgueilleux passé et un lamentable présent!
Si en Primo "de Rivera, l'esprit monarchique est servi à souhait,
l'esprit jacobin l'a été également, mais la férule française fut moins
Ce continent

l'espagnole et ía taquinerie linguistique île M. de Monzie,
susceptibilités-régionales, lit plus, en un jour et une
mise en valeur du principe d'autonomie, celte
pierre d'assise du fédéralisme, que les meilleurs partisans des dia¬
lectes et des patois, en toute leur existence de propagandiste.
Autre événement au passif du fédéralisme, tout récent puisque
cela se passait en Octobre dernier, c'est l'extension de compétence
en matière de police étrangère, accordée, par un vole populaire,, au
pouvoir fédéral, qui, par empiétements successifs, semble préparer
les temps où l'admirable, constitution suisse ne sera plus qu'un sou¬
venir. La Société des Nations apporta dans ce pays trop de mau¬
vaises herbes impérialistes pour qu'il ne soit tombé quelques graines.
Si nous voulons étudier la question consécutivement aux clauses
dit traité de Versailles en ce qui concerne les unions nouvelles entre
les morceaux des blocs désagrégés, cela nous entraînerait à trop de
détails. Contentons-nous de dire que ces unions ne sont pas sans
tribulations, pour une infinité de raisons qui n'ont rien à voir avec
les conditions expérimentales du fédéralisme et dont la principale
est qu'à ces minorités en gestation, il manque l'exemple, venant de haut,

'I

ï

rude que

en

éveillant les

circulaire, pour la

»fë r :

�Toutefois puisqu'il nous a été donné l'occasion

des

d'interroger

un

espoirs de la jeune génération Yougo-Slave, en la personne de
M. Malo Vouchetitch, nous ferons
profiter nos lecteurs des très inté¬
ressants aperçus que nous lui devons,
sur la politique intérieure en
Yougo-Slavie.
«

La

culmina

grands bataille entre le fédéralisme et le centralisme qui
aux élections
législatives au début de cette année et qui
triomphe numérique des partis plus ou moins fédéralis¬

finit par un

tes,

a changé d'aspect depuis que le parti des
paysans croates —
parti de M. Stephan Raditel — s'est engagé sur le terrain des com¬
promis avec le parti radical. Cette évolution d'ordre tactique du
parti Raditel a porté un coup rude à l'idée fédéraliste, caries autres
partis du bloc fédéraliste, privés des masses les plus combatives et
les plus sûres, perdirent leur élan et leur foi dans le
triomphe de
la cause fé éraliste en Yougo-Slavie.
Ii se' produisit alors une sorte de
repliement de chaque groupe
sur ses forces originaires, afin de conserver le
gros de leurs troupes
«

désenchantées et désorientées.

Le parti radical
pivot du centralisme — qui pouvait s'enor¬
gueillir du triomphe incontestable sur l'opposition — du fait do sa
nouvelle coalition avec le parti radical ;—
préféra s'engager sur le
chemin décentralisateur et abandonner
petit à petit son chauvinisme
et son impérialisme intérieur, il admet maintenant
que la centrali¬
sation est génératrice du désordre, du gâchis et du
règne de l'incom¬
pétence et il est prêt à envisager des réformes'dans un sens décentra¬
«

lisateur.

li est à

«

prévoir

que

l'influence de la forte personnalité de M. Ra¬
de l'Instruction publique, se fera
de

ditel, actuellement ministre

plus mi plus sentir sur les décisions et sur l'action du gouvernement
You-Slave et que la réalisation des réformes sociales,
auxquelles il
est passionnément attaché, coïncidera avec une décentralisation
administrative qui permettra à l'idée et

partisans du fédéra¬
supériorité sur le
centralisme, outràncier. et incompétent. »
11 est agréable.de souligner ces réconfortantes
paroles qui nous
consolent un peu d'un insuccès personnel dont nous
avons été parti¬
culièrement Louché : il
s'agit de la 2° journée fédéraliste qui devait
aux

lisme de s'affirmer et de donner des preuves de sa

avoir lieu à Bruxelles

en

Juillet dernier, comme suite à

une

décision

prise lors de la l ro journée fédéraliste, tenue à Paris, le 15 déc. 1924.
Cependant, toute espérance en une prochaine réalisation ne nous
est pas défendue,
puisque, élans l'Opinion Wallonne du 15 Novembre
1925, nous trouvons cette fin d'article d'un ardent fédéraliste Wallon,
M. Raymond
Colleye, à propos du Congrès Fédéraliste de Liège :

«
Nous voici donc entrés officiellement dans la voie des
pourparlers
entre Flamands et Wallons.
«
De la décision du deuxième Congrès d'Action Wallonne, rebon¬
dira peut-être le Comité d'entente Flamando-Wallonne
que nous
avons tenté de fonder l'année
dernière, avec Borginon, Beeékman,
(le Moussé et Firmin Mortier, du côté des
Flamands; Déjardin,
Gahide, Franz Foulon, du côté des Wallons. Nous ne fûmes pas suivis
par les Liégeois. Buisserct, pressenti, hésitait. La réunion constitu¬
tive du Comité fut
reportée à une date ultérieure.
«

Enfin,

on n'a pas oublié que les Fédéralistes français et étrangers
Congrès, à Paris, l'année dernière, ont décidé d'organiser
deuxième Congrès
international, à Bruxelles, cette année.

réunis
un
«

en

Les Fédéralistes Wallons

Congrès

au même titre

et les

que

comme les Flamands, assisteront à ce
les Catalans, les Bretons, les Irlandais

petites nationalités. Cette réunion internationale sera peut-être
l'occasion des premiers contacts entre fédéralistes flamands et wal¬
lons que nous attendons et souhaitons tous. »
En somme, l'année 1925 n'est pas à marquer du blanc
néanmoins

caillou;

avec confiance, nous prenons la route vers 1926, en nous
disant que le long du chemin, nous rencontrerons
peut-être le con¬
grès fédéraliste des Républiques de France. Ainsi soit-il !

Eugène Poitevin.

�ARREPROUBÈS GASCOUS
CAUSIDO

PAJO

A la

Le plan hè
I toustem de sasoun.

Las hen ;s soun pas de maçons
Mèshè » ou dehènlasmaisous.

que hè l'ome
L'argent qu'ou perd.
L'aunou

Henno e telo
Las croumpes

joc, sio au bin,

Sio au
L'ome

tens e l'usât
Hèn l'ome abisat
Le

Riche
Urous

Sage

Henno
fardado
Soun pas de loungo

canto.

Hilho que
Taulo que
Henno que

amie

abric.

Aurelho fretado
Drolle castigat

Dinna minjat
Amie escapat.

Detras

Digos

bielh

Que cerque pas le milhou

M au ha
Pot pas

piri.

Gat miaulaire, pas boun cassaire,
Ni orne sage grand parlaire

Goi

Las bounos sourços
Se couneguen à la sequèro,

Bien

Les

Se

couneguen

Se le

de

dura.
carrèro

Doulou d'oustau.
disé

rise,
Bien trabailla

à la praubèro.

Hè

paisant èro pas tant sot

L'aboucat

pourtaré esclops.

cara.

Qui hè le mau au loc doubeng'
Tarda pot mès le
mancara pas ren.

Boun'aboucat e machant besin
Bouno terro e machant camin

S'aprenes, saberas;

bons critiquen
Mandat-bous,l

Se

Boulets
Boulets

bons banten

Sas

Quand seran morts partits
lèu esclarits.

Les

amies seran

Las

praubos gens

An

pas

auras;

pouderas;

podes, bouléras;
Se bos, benqueras;

Mourichets.

A tout

Se sabes,

S'as,

que

que

trop

Hè

amies

bounes

paraulo pègo.

Le pè ba loui
Quand manquo le cap.

Quand l'ome a le plan
troubla le

sègo
pas

Parla prou e noun pas
Aco qu'èi lou cop.

Aleitat ou en presoun
Se beira se l'amie i boun.

Pouire

durado.

landro,
branlo,
parlo latin

Auran uo tristo fin.

Amie de taulo
Amie aule.

Gau pas este
Enta mouri.

daurejo.

Mountagno claro,

Qui jouen planto
Boun
Boun

à la candelo

Henno au finestroun,
Terro au ras d.ou pount,
Bigno sou camin
An pas james bouno fin.

qui pot,
qui sab
qui bo.

Bieilh

pas

balentejo

Henno que
Oustau que

couquin.

hè

se

1

boulentat de Diu

beng,

beng

haras !

Se

hès

ge

^e3es Diu, sant séras.

beng,

Diu neiras;

Oui perdouno,
Diu le douno

amies ni parents

Au
mau

Que i a piri.

Segnou, l'aunoù

Bien commença
Hé bien acabra.

(1) Extrait des Séries « Nos Proverbes gascons » édités à l'Imprimerie
Cocharaux, Auch, et en vente chez l'auteur à Samatan (Gers).

ALBI.

—

Imprimerie-Reliure des Orphelins-Apprenlis

G.I. 0.0.
BÈZIERS

�Editions de l'almanach occitan
Direction

EDITORIAL OCCITAN
SAMATAN (Gers)
: OCCITANIA. Passage
Verdeau, 6, Paris-ç)6

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—

Dépôt Central
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Les LECTURES POPULAIRES OCCITANES
constituent
cation de propagande occitane. Elles
de 16 pages au

res

une publi¬
comportent la publication de brochu¬

moins, contenant

une

étude

succincte de l'un de

nos

écrivains, les meilleures pages de cet auteur, son portrait et un index bibligraphique complet. La collection constituera une ANTHOLOGIE vivante
de notre littérature actuelle. Les notices sont
publiées en français, pour ré¬
pondre au but de propagande de cette publication.
PREMIÈRE SÉRIE
Pour paraître en 1926 :
—

1.

—

J.-P.

Antonin

Régis,

du Musée

Perbosc, Œuvres choisies

avec un

Ingres.

et notice

bio-bibliographique de

portrait de Perbosc par Félix Bouisset, Conservateur

2. —&gt; Michel Camélat, Œuvres choisies et notice
Ismaël Girard, avec un portrait de M. Camélat.
3. — Simin Palay, Œuvres choisies et notice

bio-bibliographique de

bio-bibliographique de Is¬

maël

Girard, avec un portrait de Simin Palay.
Joseph d'Arbaud, Œuvres choisies et notice bibliographique de
Frédéric Mistral neveu, avec un portrait de J. cTArbaud.
5.
Valère Bernard, Œuvres choisies et notice
bio-bibliographique de
Frédéric Mistral, neveu, avec un portrait de V. Bernard.
6.
Louis Funel, Œuvres choisies et notice
bio-bibliographique de Is¬
maël Girard, avec un portrait de L. Funel.
7.
Prosper Estieu. Œuvres choisies et notice bio-bibliographique de
Raimon Roques, avec un portrait de P. Estieu.
8.
Philadelphe de Gerde, Œuvres choisies et notice bio-bibliographi¬
que de Alphonse Lajoinie, avec un portrait de Ph. de Gerde.
9.
Louis Delhostal, Œuvres choisies et notice
bio-bibliographique de
Edouard Mazin, avec un portrait de Louis Delhostal.
4.

—

—

—

—

—

—

10. — J.-B. Chèze : Œuvres choisies et notice
bio-bibliographique de
Edouard Mazin, avec un portrait de J.-B. Chèze.
La seconde série comprendra les œuvres choisies de
Angel Guimerà, Batisto Bonnet, J. de

Baroncelli-Javon, Marius Jouveau, J.-M. Lopez-Pico,
Joseph Carner, J.-S. Pons, J.-M. Sagarra, Pierre Fontan, Joseph Loubet.
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Cartes Postales

PREMIERE SÉRIE : « EPHEMERIDES OCCITANES » Série de 12 car¬
tes postales commémorant des faits de notre histoire
occitane, dessins iné¬
dits de M. Paul
Mesplé, des Artistes Méridionaux.
SECONDE SÉRIE : « FIGURES OCCITANES » cartes postales
repro¬

duisant le portrait de Michel CAMELAT,
Anlonin

PERBOSC, Auguste
FOURES, Dr FERROUL, Maître ROUMIEUX, JOAN ALCOVER, Paul
FROMENT etc. etc.

Les 10 Exem. 0 60.; franco 0 65
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Antonin Perbosc.

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Limoges, Mallorque, Marseille, Montpellier, Nice, Nîmes,
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sagement conçu.
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s'adresse à tous

qui, en Auver¬
Catalogne,
Gascogne, en Languedoc,
en Limousin, en
Provence, veulent travailler pour
la renaissance de la Langue d'OC et la
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ceux

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publie des articles

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çais.
4,

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Numéros

Spéciaux : La
Parlement de Navarre:

langue d'Oc à l'Ecole.

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Michel Camelat,

—

Le
—
J.-H. Fa-

bre, — J.-M. Lopez-Pico, — Antonin Perbosc, — Angel
Les Troubadours.
Guimera, —• Vermenouze.
Les
—

—

Provinces Occitanes.

Enquête

internationale

sur

le

Fédéralisme.

llVIP. DES ORPHEUNSTAPPRENTIS.

—

ALBI.

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              <text>&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/13332" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organe bilingue d'action occitane et de vulgarisation &amp;raquo;, l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publie des &amp;eacute;tudes en langue occitane et en langue fran&amp;ccedil;aise des plus grands auteurs occitans. Il publie aussi des &amp;oelig;uvres in&amp;eacute;dites des &amp;eacute;crivains de la renaissance occitane.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organ biling&amp;uuml;e d'accion occitana e de vulgarizacion &amp;raquo; l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publica d'estudis en lenga occitana e en lenga francesa d'autors occitans dels mai b&amp;egrave;ls. Publica tanben d'&amp;ograve;bras ineditas dels escrivans de la renaissen&amp;ccedil;a occitana.&lt;/div&gt;</text>
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          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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