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Âlmanach Occitan

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Direction

:
à 5AMATAN &lt;(&gt;er.Q
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PrvjïA f. CHêmjîn or UÊ-spim r Toulouse
1 î)èp'ot Ci-NtrÀ• ; OGC)
Passage Vjeroeau 6, PÁeis S'
Téi. Bergère .52-«^-^ Cl'- P- e56-i?5
Í. ÌH. C. P6Ò-4 ÌS
^v,'-à'. iìiSíceìptiè : Í.libíçrìa /vipiiiioaiia, íïhiiïÎÌHì -.(ì" J«s Ek-rs, 3i.
tiêpôt :i 'tjttór : Lïíît'airip 1-e. Câituova &amp;. Cié. Elur.' CjUíí'nab', ;
H. Çftabat': Librairie Prjnoipate., .1. JoainKit; feveime tiar ci
MagĹzétí

Secrétariat' : Vii.i
-

CC\.

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Birbanl-il'.lM'y.

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sports)^ct 6r. langue fran&lt;

tuuuare,

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O'Çfípublic- âê* isuóres

:'fia Be'naÎssa ace
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Ofc íttíjte.

„„.v.

ré,.,

•

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inédites des grands écri~

.

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A. Ib.vívuAir^li.
Soiva!. IVrnmid .Pui*3)L
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#SilUn\ |£. Yalld'Cper&amp;s. LA Vidai, A. 'Juin c»t»*.'

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S'fe-.

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PRINCIPALES-' RUBRIQUES
Cahiers Oœiluns: u:\h-: dus mPii!.
LHltrdlnrg ocdlcmi

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uu'.'-uiv.

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l.\&gt;t.

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-i
.

-dm.

^

-'H'r ;

�ALMANACH

OCCITAN

C.i.D.O.
BÉZÎERS

ANNÉE 1928. VIa ANNÉE. L'EXEMPLAIRE : 5 FRANCS
DIRECTION : EDITORIAL OCCITAN, SAMATAN (Gers)
SECRÉTARIAT : OC, Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet
TOULOUSE

DÉPÔT
DÉPÔT
DÉPÔT

OCCITANIA. 6, Passage Verdeau (9e)
PARIS
a
BARCELONE : LLIBRERIA AMERICANA,
:

a

a

3i, Rambla de les FLORS
: LIBRAIRIE F. CASANOVA &amp;

TURIN

Place Carignan

DÉPÔT

a

RABAT

:

LIBRAIRIE JOANNOT,

Avenue Dar

El Mahgzen

Cle,

�$&gt;&lt;$&gt;&lt;♦&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;♦&gt;&lt;$&gt; &lt;*&gt;&lt;$&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;$&gt;&lt;^ &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;^&lt;^ &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;?&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;
TABLE
L'Almauach Occitan
Carte des Pays d'Oc
Annuaire Occitan
Editorial Occitan
Collection Dis Aup

DES
3

100

Un petit dinna
Figures Occitanes

148

7

L'Année

164

8 '

L'Année Occitane

9

Par monts et par vaux d'Oc :
Les aïeules vêtues de blanc
224

5
6

i Pireneu

Les Cahiers Occitans
Editions de l'Amistansa
Jovehs
Les Mois
La Presse Occitane
Occitania

dois

L'Année Fédéraliste

Quaderns Occitans

33

84

Sociétés occitanes
Nos adresses

88
90

Alcover

190

98

157
161

180

Bertrand de Born
Bonnafous (J.)
Bonet-Alcantarilla

179

Bourciez (Ed.)

148

Bourciez

156

(J.)
Bourrilly (J.)
Bouzet (J.)
Camélat (M.)
Carbonell (J.)
Carner (J.)
Carte des Pays d'Oc
Celda (0.)
Chamson (A.)
Charasse (L.)
Conio (A.)
Crexelles (J.)
Cristofor do Domenech

234
151

154
174
174
155

167
4
192
177

98
159
92
96

Cubaynes (J.)

158

Dambiello

173
171
177

(H.)

Delhostal (L.)
Delteil

(J.)

Folk-Lore

Dods
■

232
:
234
235

L'Imprimerie Occitane

237

ILLUSTRATIONS

(Ë.)

93
162
214

96

Espinosa (Amelia d') 192
152
Eyssavel (P.)
Farnier (R.)
212
170
Folguera (J.)
Gandilhon-gens-d'Ar¬
mes

Garées

(I.)
Grando (C.)
Iglesias (L)
Imprimerie Occita¬
Jouveau

Morera i Galicia

95

Nicolau d'OIwer
Occitania
Pacotto (G.)

167

Pasquet (Mlle)
(A.)
Pestour (A.)
Pétrarque
Pélissier (Ch.)

211

Perbosc

Pin i Soler

Poitevin

164

J. S. Pons

161

Puig i Ferretes (J.)
Ramirez-Bordes (V.
Rebier (J.)
Reboul (G.)
Riba- (C.)
Ripert (E.)
Rodès-Cucurny (D.)
Roques (J.)
Rouquet (A.)
Rouquier (L.)
Rouquett.e (P.)
Rovira i Virgili
Salvat (F.)
Sarran (F.)

190

(M.)
Laflont (S.)
Lamandè
(A.)
Lavergne (G.)

180
222
175

Le Bondidier

152

213

américaine 27

Ligne aérienne Fran
ce-Amérique latine 232
Lopez-Pico (J.-M.) 164
170
Llorens (J.-B.)
Llorente (T.)
191
169
Maragall (J.)
Martel (S.)
94
Mathieu (J.-S.)
163
Millet (L.)
169
Mois (Les)
de 10 à 32

31

183
175
213
218
97

93

186

236

ne

Librairie

:

Valencianes

(de Montgaillard)
Desplanches (R.)
Devoluy (P.)

99

229

pratique

Ligne aérienne FranceAmérique latine
De l'Union occitane
pratique
Bayonne-Lyon

Desazars

97

,223

DES

historique de.Gasco¬

la

81

Bibliographie Occitane

(J.)
André (M.)
Arnavielk (A.)
Audiau (J.)
Azéma (P.)
Barthe (E.)
Barthe (R.)
Bernard (V.)

Société

29

226

quatre vents d'Oc : la

gne
Do l'Union latine

Montpellier 73

183

184

Aux

27

Alecsandri

Littéraire occitane

11
25

INDEX

136

10

Librairie Américaine
Les Provinces Occitanes
Les Lettres d'Oc à
La Poésie Catalane

92

Les Morts de l'Année
Lola

4

.

MATIÈRES

226

(E.)

165
191
192
212

160
167
214
192
222
162

153
216
149
157

150

Senès la Sinso

216

Spariat (L.)
(A.)

158
189

Trin

Vermenouze

Vidal

(B.)
Vinyes (J.)

(A.)

171
188

83

�ALMANACH OCCITAN
SIXIÈME

ANNÉE

—

1928

;||H
3ÊZIERS

Lecteur fidèle, toi qui es déjà un personnage historique, un
personnage de notre histoire, écoute ce que nous avons à
te dire, au moment où tu ouvres l'Almanach Occitan 1928 !
L'année 1927 aura été marquée par la préparation de cette

synthèse occitane que constitue le numéro spécial de
l'Amic dels Arts consacré à la culture occitane. Synthèse

occitane, oui, preuve matérielle de notre

unité de

race

et de

langue.
Il était nécessaire de faire le point. C'est fait. Il s'agit
maintenant de repartir sans hésiter, avec tous nos moyens,
pour mener, d'une part, l'action populaire, d'autre part, l'ac¬

tion intellectuelle, toutes deux étroitement liées
soutenues par un organisme fort, vers le même
la renaissance occitane

et étroitement
le seul,

but,

totale.

peuple, un groupement nouveau, qui fera
parler de lui à l'avenir, se propose de la mener avec persévé¬
L'action dans le

rance

et lucidité

:

les Amistansascellules vivantes ayant

pour but « la renaissance et la défense de tout ce qui constitue
l'individualité du peuple occitan : langue, art, science, his¬
toire, industrie, commerce, etc. (Pour tous renseignements
s'adresser à M. Ramon d'Alvar, Secrétaire Général des Amis¬
aux bureaux d'OC, villa Peyrat, Chemin de l'Espinet, Toulouse, France).
L'action technique de reconstitution de la langue et de dé¬
veloppement intellectuel aura son foyer au sein de la Societat d'Estudis Occitans qui, avec ses six sections : philolo¬
gie, histoire, littérature, art, politique, religion, embrassera
l'ensemble de la vie de l'esprit occitan. (Pour tous renseigne¬
ments s'adresser à M. Joseph Carbonell, Secrétaire Général
de la SociETAT d'Estudis Occitans, 2, Car. de Sant Gaudenci, Sitges, Espagne).
Il s'agit de donner à ces deux organismes les moyens maté¬
riels de parler au public, en mettant à leur disposition les

tansas,

d'une maison solidement établie.
C'est à cela que nous nous employons en procédant à la con¬
solidation de /'Editorial Occitan.
Nous avons chaque année apporté une pierre à la maison. ;
Voici que la maison se trouve enfin nantie des choses néces¬
saires pour abriter une œuvre d'avenir. Le Livre Occitan,
l'Almanach Occitan, OC, les Cahiers Occitans, l'Im¬
primerie Occitane : il s'agissait de les établir sur des bases
ressources

financières

et commerciales normales.

L'Edition occi¬

développer que si tous les moyens techni¬
ques de cette branche de la production sont mis en œuvre.
Nous sommes en mesure de déclarer qu'à partir du 1er-Juillet 1928, tous nos services — équipés sérieusement, ■—- &gt;
fonctionneront selon un rythme régulier.
tane

ne

pourra se

�s

Cette carte

a

Mesplé.

&gt;

'49 «r

été dressée pour

^táïì-ò*ca

I'Editorial Occitan par M. Paul

NOTRE

BUT

Notre but est de publier
un annuaire qui soit l'image exacte de
l'activité des pays d'Oc dans tous les domaines.
Notre but est de faire de notre
Annuaire un recueil de renseigne¬
ments occitans. Avec le concours de tous nos
lecteurs nous
sommes

convaincus que nous réussirons. Nous ne nous
faisons aucune illu¬
est difficile. Nos débuts sont modestes :
chaque année
nous
essayons d'améliorer nos diverses rubriques et d'en créer de

sion, la tâche

nouvelles

:
géographie, lettres, sciences, arts, presse, agriculture,
sport, commerce, industrie, administration, etc...

Pour parfaire

nous aider

cernant

Occitan

en

leur
de

notre

nous
il

pays

1929.

œuvre

nous

envoyant tous

»,

convions nos
les

lecteurs a

renseignements

qui devront figurer dans

con¬

l'annuaire

�AnnuaireOccitan
En llemosi sonà Io

m eu

primer vagit

Quan del mugrô matern la dolça llet bevia;
En llemosi al Senyor pregava cada dia
I cantics llemosins somniava cada nit.
B.-G. Aribau,

calalà,

Amies, germans : la Patria llemosina
Renaix per Lot ! Rebrota l'englantina...
Teodor Llorexte,

valenciá.

Aup i Pireneu e la man d.ins la man,
Fraire, auborem donc lo vielh parla roman

Dis

Frédéric Mistral, provensau.

Tôt lo

pais que la mar avezina
pretendia Patria Lemozina;
Quitamen uei, malhorquins, catalas,
Se

Son

lemozis...

coma

deurian, ailas!
Jozep Ros, lemosin.

Volem, dal fier Cantau jusqu'à la Mar
E de la Leira al flot tremôu

Latina

Endusqu'als Pireneus qu'alongon lor esquina
Jos l'ardent solelh espanhôu,
E de las Alpas dusqu'à l'Océan bramaire....
Yolem totis parlar la vielha lenga maire
Arsène Vermenoza,

Deus

01

ts de Yalencia

Deu gorg

aus soms

auvernhat.

de Murcia,

de Gasconha au Poey deu

Velay !

Miqueu Camelat, gasco.

d'Alpas à Medoe
preçlar parlar d'Oc.

De Clarmont à Malhorca e

Pertot ont rebombis lo

Antonin Perbosc, lengadoctan.

�Editorial Occitan
c/c.

Direction :
n°
3.862.

a

Samatan

Toulouse

Secrétariat

:

«

OC », villa

(Gers)
téléphone

Peyrat,

chemin

:

16

de l'Espinet,
: 124-55.

Toulouse, (Hle-Gar.) France. c|c Postal
Dépôt pour la Librairie : « Occitania »,
■6, PASSAGE VERDEAU,9e, ET MAISON DU Ll VRE, 6, RUE FÉLIBIEN,PARIS
Dépôt pour la Catalogne, Valence et MailloRque : Llibreria
Americana, 31, Rambla de les Flors, Barcelone

Dépôt

pour

I'Italie
Place

Dépôt

: Librairie F. Casanova
Carignan, Turin

pour le Maroc, I'Algérie et la Tunisie
Avenue Dar el

:

et Cle,

Librairie

Joannot,

Mahgzen, Rabat

« L'Editorial Occitan » se
propose pour but l'action occitane
par l'Edition, sans distinction de dialecte ni d'école, l'action
pour l'union.
«
L'Editorial Occitan » publie :

LA COLLECTION

direction de

«

« DIS AUP I PIRENEU
»,
l'Association des Amis du Livre Occitan

sous

la

».

LA BIBLIOTHÈQUE DU « THÉÂTRE OCCITAN
», sous
la direction de la Société dramatique « le Théâtre Occitan ».

L'ALMANACH OCCITAN, organe bilingue d'action occi¬
vulgarisation. Publie des études en langue occitane

tane et de

(lettres, sciences, arts, agriculture, sports) et en langue fran¬
çaise, des meilleurs écrivains occitans. Il publie des œuvres
inédites des grands écrivains de la Renaissance Occitane.
LES EDITIONS DE
cation de

postales.

« L'ALMANACH OCCITAN
», publi¬
propagande populaire. Brochures, tracts et cartes

LES CAHIERS OCCITANS, publication périodique
bilingue

de volumes in-8
«

jésus.

OC », organe d'action de littérature

et d'art.
Régio¬
nalisme, fédéralisme, langue d'Oc. Synthèse de l'activité litté¬
raire des Pays d'Oc.
La COLLECTION « OC »,
ouvrages de propagande.
L'Editorial Occitan » prépare la publication d'une Biblio¬

thèque d'Enseignement et de Vulgarisation. Cette Riblioihèque comportera des Manuels pour les Ecoles, grammaires,
lexiques, etc., une Anthologie de la Littérature Occitane des ori¬
gines à nos jours et un Dictionnaire Occitan pratique. L'Edi¬
torial Occitan
prépare également la publication d'une collection
à grand tirage «Le Livre
Occitan», collection encyclopédi¬
que où seront réunis toutes les œuvres occitanes des

à

nos

origines

jours.

Toutes les publications de /'Editorial Occitan sont en
vente
dans les bonnes Librairies. Les
publications populaires sont en
vente dans tous les

Hachette.

kiosques el bibliothèques des Messageries

t

�COLLECTION

«

DIS AUP I

—

»

et à Toulouse : Villa Peyrat,
Chèq. Postaux : 3862 et 124.55, Toulouse.

Secrétariats à Samatan (Gers)
Chemin de l'Espinet

PIRENEU

Amis du Livre Occitan »

publiée par VAssociation des «

6, Passage Vcrdeau, (ixe)
Félibien
Dépôt a Barcelone : Llibreria Americana, Rambla de les Flors, 31
Dépôt à Turin : Librairie Casanova, Place Carignan
Dépôt à Rabat : Librairie Joannot, Avenue Dar el Mahgzen
Dépôt .a Paris : Occitania,
et Maison

du Livre, 4, rue

comporte des Séries de Sept volumes (réé¬
inédites), de format in-8 Jésus, composés
en caractère de la série « Astrée ». La série
sur Japon :
1.000 francs; sur Eives : 500 francs; sur Alla : 100 francs.
Conditions spéciales pour les « Amis du Livre Occitan »
Première Série
Cette collection
ditions et œuvres

Parus

:

Navarrot, avec préface de Michel Camélat
portrait de Navarrot.Romivatge, poèmes de Charles Derennes (texte et traduc¬
tion). Portrait de l'auteur gravé d'après Pierre Gandon.
Capbat la Lana, poèmes de Emmanuel Delbousquet
(texte et traduction). Préface d'Antonin Perbósc. Portrait
de l'auteur par Paul Mesplé.
En préparation :
Beline, poème de Michel Camélat (texte et traduction).
Portrait de l'auteur d'après Soudan.
Lo libre del cAMPESTRE,
poèmes d'Antonin Perbosc
(texte et traduction). Portrait de l'auteur par L. Cadène.
Œuvres provençales de Paul Arène avec préface de
Joseph Loubet (texte et traduction). Portrait d'après Cazal.
Pages provençales inédites de Baptiste Bonnet (texte
et traduction). Portrait de l'auteur.
Œuvres

de

.

■et un

LES AMIS DU

LIVRE OCCITAN

L'Associa Lion des Amis du Livre Occitan a pour
servir les lettres occitanes en aidant l'Editorial Occitan
travaux

but de
dans ses

d'édition.

Occilan soutient l'Editorial
publication, sans distinction de dialecte
ou d'école, des œuvres des maîtres de la littérature occitane.
L'Association des Amis du Livre Occilan comprend des Mem¬
bres fondateurs, des Membres honoraires et des Membres actifs.
Les Membres de l'Association ont droit à un numéro de tira¬
ge qu'ils conservent pour les volumes de diverses séries (édi¬
tion originale). 11 est déterminé par l'ordre d'arrivée des adhé¬
L'Association des Amis du Livre

Occitan en aidant la

sions.
Adhésions. — Membres actifs : les personnes qui
vent pour une somme minimum
—
honoraires : minimum 200 francs. — Membres fondateurs :
minimum : 500 francs.
Ces chiffrés s'entendent pour des souscriptions
les diverses publica tions de
soient : livres ou périodiques.

souscri¬

de 100 francs.

Membres

concernant
l'Editorial Occitan quelles quelles

�Les Cahiers Occitans
EDITORIAL
Villa Peyrat

Toulouse

a

Barcelone

Dépôt à Rabat

en

l'Espinet

—

C. C. Postal 12455.

Paris : Occitania, 6, Passage
Verdeau,
et Maison du Livre, 6, rue Félibien.

a

:

;

(ixe)

Llibreria Amerieana, Rambla de les

Dépôt à Turin

Œuvres

de

(Haute-Garonne), France

Dépôt

Dépôt

OCCITAN

Chemin

—

Flors, 31
Carignan

Librairie Casanova, Place

:

Librairie

Joannot, Avenue Dar

langue occitane ou œuvres
(format in-8° jésus).

langue française

en

d'auteurs occitans

el Mahgzén

Ont paru :
N° 1. —Bos de Bénac, œuvre
dramatique de P.-J.
illustrations de Marc Saint-Saëns. Un vol. de 160 Cantabre,
pages. Sur
Montval : 100 fr. ; Rives : 30 fr.; Alfa
purifié : 15 fr.; Bel Al¬
fa : 7 francs.
N° 2.
de

—■

1907,

Vin

Rouge, liistoire romancée

de la crise viticole

Marcellin-Albert et Ferroul, par P.-E.
Martel,
illustrations de Parayre et Cadène. Un vol. de
350 pages. Sur
Montval : 200 fr.; Rives : 80 fr.; Alfa
purifié : 30 fr.; Bel Alfa :
10 francs (Epuisé chez
IEditeur).
N° 3.

avec

—

Le Chant

du

préparation

:

Soleil de Saint

François d'Assise,
texte italien, traductions
française et occitane (en six dia¬
lectes).
En

Théophile

de

Cornet.

LA

Ouvrages
Parus

de

Bordeu, documents inédits

COLLECTION

OC

le docteur

»

propagande.

:

La Langue d'Oc
J.

«

par

et

Les Langues

Prononciation

la

Bouquet. Une brochure

:

1

du

franc.

Latin,

par

France a l'Ecole, par Antonin Perbosc.
Une brochure : 3 francs.
Traduction Occitane du Chant iv des

J.

de

Géorgiques,

Cubaynes.

LE
Œuvres

par

THÉÂTRE OCCITAN

dramatiques

en langue occitane.
préparation :
Lola, poème dramatique de Michel Camélat.
Andrèu d'Estibèra, poème
dramatique de Michel Camélat

En

�Les Cartes postales de

rimistaeçi del Jeusine

Signalons, aujourd'hui, l'une des manifestations les plus heureu¬
VAmislanço, la publication de Caries postales reproduisant des
te,xtes en langue d'Oc des écrivains de chez nous, sans distinction de
«

ses

de

dialectes ou d'écoles...
« Ces
textes qui, petit

à petit, seront complétés, constitueront
fruit répan¬
d'Oc.»
(OC, 15-5-27) ■

véritable Anthologie occitane que nous verrions avec
dre dans les écoles où L'on donne des cours en langue

une

première série

(épuisée)

Marseille. J. F. Roux,

A. Thumin, C. Galicier, L. Noré, Valère Ber¬
nard, Ant. Conio, Jorgi Reboul, Meste Piarre, Alàri Fanton, Loueis

Hugues.

deuxième série

(épuisée)

Mazière, L. Astruc; Aubagne, Dr Fallen; Aix, J.
B. Gaut;
M. Bourrelly; Salon, A. B. Crousillat; Languedoc, X. de
Ricard, P. Estieu, A. Perbosç.
Marseille. Pierre

troisième série

Antoine

Conio; Toulon, F. Chauvier; Ch. Poney; L.
Pélabon; Rhône. A. Jouveau, M. JouVeau; Languedoc, A. Langlade;
Pèire Azéma; A. Fourès; Gascogne, Ch. Ratier.
quatrième série
Marseille.

Marseille. Lazarine de Manosque; F. Roux; P. Ferrand; Rhône, J.
Brunet, H. Fabre, Marius André; Languedoc, A. Mir, Louis Rouquier;
Quercij, P. Froment; Rouergue, Abbé Bessou.
cinquième série
Marseille. J, A. Martin, A. Pomme; Toulon, P. Fontan; Rhône,
Louis Bayle, A. Dumas, V. Lieutaud, M. Louise Armand; Languedoc,
Clar Gleizes; Gascogne, T. Burgalat de.Libertat; Rouergue, A. Benazet.
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Jésus.
Ste Geneviève.
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S. Robert.

Ste Amélie.
Epiphanie.
Ste Mélanie.
Sainte Eamille.
S. Marcellin.
S. Guillaume.

Ste Hortense.
S. Alfred.
S. Léonce.
S. Iiilaire.
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S. Sébastien.
Ste Agnès.

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JOURS

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1 Mercr.
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S. Biaise.
S. André Corsin'i.

3 Vendr.
4 Samedi

5 Dim.

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6 Lundi
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LUNE

S. Tite.
S. Romuald.
S. Jean de Matha.

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9 Jeudi
10 Vendr.
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13 Lundi
14 Mardi
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19 Dim.
20 Lundi
21 Mardi
22 Mercr.
23 Jeudi
24 Vendr.
25 Samedi
26 Dim.
27 Lundi
28 Mardi
29 Mercr.

S.Cyrille d'Alexandrie
S te Scholas tique.
N.-D. de Lourdes.

Sexagésime.
S.

Gilbert.

S. Valentin.

SS. Faustin et Jovite.
Ste Julienne.
S. Tliéodule
S. Siméon.

Ouinquagésime.
S. Sylvain.
Ste Yitaline.
Cendres.
S. Pierre Damien.
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Mathiqs.

S. .Léandre.
1er de Carême.

Ste Honorine.
S. Romain.
S. Nestor. O. T.

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31 Samedi

LUNE

FÊTES

JOURS

S. Aubin.
S. Simplice. Q. T.
S. Marin. Q. T.
2e de Carême.
S. Adrien.
Ste Perpétue.
S. Thomas d'Aquin.
S. Jean de Dieu.

Ste

Françoise.

Les 40 Martyrs.
3e de Carême.

S.

Serge.

S. Victorien.
S. Gabriel.

Passion.
Annonciation.
Ste Lydie.
S. Justin.
S. Eustase.
N.-D. des Sept
Ste Balbine.

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6 27 17 39
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S. Grégoire I.
Ste Euphrasie.
Ste Mathilde.
S. Longin.
S. Eusèbe.
S. Patrice.
4e de Carême.
S. Joseph.
S. Joachim.

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fêtes

JOURS

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1 Dim.

Rameaux.

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S. Isidore de Séville.

François de Paule.
Irène.

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S. Anicet.

18 Mercr.
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24 Mardi
25 Mercr.
26 Jeudi
27 Vendr.
28 Samedi
29 Dim.
30 Lundi.

S. Parfait.
S. Léon.
Ste Théodora,
S. Anselme.

14 Samedi

Vendredi-Saint.
Samedi-Saint.

Pâques.
S. Herménégilde.
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S. Léon, pape.
S. Jules.

2e

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Odette.

S. Marc.

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après Pâques.
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S. Fidèle.
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Occitan

P. II

�mion des

«

Sept

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segugne.
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2 Mercr.
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11 Vendr.
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Mardi
Mercr.
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19 Samedi
20 Dim.
21 Lundi
22 Mardi

23 Mercr.
24 Jeudi
25 Vendr.

lune

fetes

.

Philippe, Jacques.

Athanase.

Inv. de la Ste Croix.
Ste Monique.
S. Pie V.
4e

après Pâques.

S. Stanislas.

Apparit. de S. Michel.
S. Grég. de Nazianze.

S. Antonin.
S. Orens.

SS. Nérée et Achillée.
Ste Jeanne d' Arc F. N

Rogations.
S. Jean-B. de la Salle.
S. Ubald.

Ascension.
S. Venant.
S. Pierre Cèles tin.

6s après Pâques.
Ste Eustelle.
Ste Quitterie.
S. Germier.
S. Donatien.
S. Urbain.

26 Samedi
27 Dim.
28 Lundi
29 Mardi
30 Mercr.

Pentecôte.
S. Germain.
S. Maximin.

31 Jeudi

Ste

S.

Philippe de ISÎéri.

S. Félix.

Q. T.
Angèle.

coucher

lever

coucher

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4 31
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19
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4 26 19 10 20
1
4 49 16
4 24 19 11 21
8 5 12 1.7
4 23 19 13 22 13
5 39 18
4 21 19 14 23 13
6 14 19
4 19 19 15
.6 58 20
4 18 19 17 .0
5 7 52 21
4 16 19 18 0 49
8 56 22
4 15 19 20
1 25 10
7 23
4 14 19 21
1 53 11 21 24
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4 11 19 24 2 39 13 58 26
4 10 19 25
2 59 15 20 27
4
8 19 26 3 19 16 44 28
4
7 19 28 3 42 18 11 29
4
6 19 29 4
1
8 19 39
4
5 19 30
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4 2
4
4 19 31 5 25 22 20
3
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3 19 33 6 20 23 22 4
4
1 19 34 7 27
5
4
19 35 ;"8 41 0 9 6
3 59 .19 36 9 56 0 44
7
3 58 19 37 11
9 1 11 8
3 58 19 39 12 19
1 32 9
3 57 19 40 13 27
1 50 10
3 56 19 41 14 33 2
5 11
3 55 19 42 15 39
2 21 12
3 54 19 43 16 45
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soleil

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1 Vendr.
2 Samedi
3 Dim.
4 Lundi

5 Mardi
6 Mercr.
7 Jeudi

8 Vendr.
9 Samedi
10 Dim.
11 Lundi
12 Mardi
13 Mercr.

14 Jeudi

15 Vendr.
16 Samedi
17 Dim.

S. Clair

Q. T.

Ste Blandine. Q. T.
Trinité.
Ste Jeanne d'Arc.
S. Boniface.
S. Claude.
Fete-Dieu.
S. Médard.
S. Félicien.
2e

après Pentecôte.

Barnabé.
Jean de S. F.
Antoine de'Padoue.
Basile le Grand.
Sacré-Cœur.

S.
S.
S.
S.

S.
3e

Cyr.
après Pentecôte.
Eplirem.

18 Lundi19 Mardi
20 Mercr.
21 Jeudi
22 Vendr.
23 Samedi

S.
SS. Gervais et Protais.
S. Sylvère.
S. Louis de Gonzague.

24 Dim.

S.

25 Lundi
26 Mardi
27 Mercr.

S.
SS. Jeanet Paul.
S. Crescent-.

28 Jeudi
29 Vendr.
30 Samedi

Irénée.
SS. Pierre et Paul.
S. Martial.

.

S. Paulin.
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Agrippine.

Jean-Baptiste.
Prosper.

S.

11 faut suivre de près

cieuses.

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tant de choses pré¬
Pierre Rououette.
(L'Eclair)

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opérées
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SOLEIL

JOURS

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1 Dim.
2 Lundi

3 Mardi

•4 Mercr.
5 Jeudi
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7 Samedi

8 Dim.
9 Lundi
10 Mardi
11 Mercr.
12 Jeudi
13 Vendr.
14 Samedi
15 Dim.

16 Lundi
17 Mardi
18 Mercr.
19 Jeudi
20 Vendr.
21 Samedi
22 Dim.
23 Lundi
24 Mardi
25 Mercr.
26 Jeudi
27 Vendr.
28 Samedi
29 Dim.
30 Lundi
31 Mardi

LUNE

FETES

Précieux Sang.

Visitation.
S. Anatole.
S te Berthe.
S.

Antoine-Marie-Zac.
Tranquillin.
SS. Cyrille et Méthode
S.

6e

S te
S te

après Pentecôte.
Véronique de G.
Bufme.

S. Jean Gualbért.
S. Anaclet.
S. Bonaventure.
7e après Pentecôte.
N ,-I) .duMont- Carmel.

S. Alexis.
S. Camille de Leilis.
S. Vincent de Paul.

Ste Marguerite.
Ste Praxéde.
8e

S.

après Pentecôte.

Apollinaire.

Ste Christine.
S. Jacques le
Majeur.
Ste Anne.
S. Pantaléon.
SS. Nazaire, Oelse.

9e après Pentecôte.
S. Abdon.
S. Ignace de

Loyola.

lever

3 53 19 56 18 59
3 53 19 55 19 57
3 54 19 55 20 47
3 55 19 55 21 28
3 55 19 54 22
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S. Pie I.

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50 0 33 16
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6 17 30 28
48 1 49 18 44 29
47 2 44 19 46 30
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1
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6 22 33 6
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37 13 28 23 25 9
36 14 36 23 47 10
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0 14 12
32 17 48
0 49 13
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14
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30 19 26
15
2 29

Il faut lire OC. Tout le
monde lit QC

�—

23

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nes-Burgade).
Clermont-Ferrand

(chr.

:

Le Moniteur clu

Puy-de-Dôme

Biney et Vidal).

:

: La Gazelle du Centre [ch.
Le Salut National (ch. Albert

Limoges
Lyon
neveu).

:

René Farnier)
Pestour).

La Revue Fédéraliste (ch. : Frédéric

Marseille

:

Le Petit Provençal

Mistral,

(ch. Marius Jouveau.)

Montpellier : L'Eclair (ch. P. Rouquette et F.
tral, neveu).
Nice
Paris

:
:

L'Eclaireur de Nice

(ch.

L'Action Française

(ch.

:

:

MÌ3-^

Pierre Devoluy)

Albert Pestour.)

L'Auvergnat de Paris (ch. G. Gens

d'Armes).

(ch. : J. Valmy-Raysse).
L'Eclair (ch. : Léon Treich.)
Le Mercure de France (ch. : J.-S. Pons.)
Le Monde Nouveau (ch. : Pierre Jalabert.)
Le Quotidien (ch. : J. Charles-Brun.)
Toulouse : L'Express du Midi (ch. : J. Salvat.)
Le Télégramme (ch. : J. Rozès. de Brousse.)
La Volonté

�2 Août 1907

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Montpellier, à leur sortie de prison.

soleil

jours

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1
2
3
4

Mercr.

S. Pierre

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S.Alphonse de Liguori

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6
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Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi

aux

liens.

Invent, de S. Etienne.
S. Dominique.
10e

après Pentecôte.

Transfiguration.

Vendr.

11 Samedi
12 Dim.

13
14
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31

S. Gaétan.
S. Cyriaque.
S. Jean-M.
S. Laurent.

Vianney.

Ste Suzanne.
11e

après Pentecôte.

Lundi
Mardi

S.
S.

Mercr.

Assomption.

Jeudi
Vendr.
Samedi

S. Joachim.

Hippolyte.

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S.

Hyacinthe.

Ste Hélène.

4 40 19
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4 43 19
4 44 19
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4
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Mercr.

Jeudi
Vendr.

S. Césaire.
S. Augustin.

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S. Aristide.

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Décollation de S. J.-B.

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15 13 25
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18 27 28
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1
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54 18 52 12 22 21 48
55 18 50 13 29 22 13
57 18 48 14 35 22 44
58 18 46 15 38 23 24
18 44 16 34
1 18 42 17 22 0 15
2 18 40 18
1
1 17
4 18 38 18 32 2 27
5 18 36 18 57 3 43
7 18 34 19 19 5
1

4 48 19
4 50 18 58

4

Barthélémy.

15

34
52

16 23

Ste Jeanne de Chant.
S. Symphorien.
S. Philippe Bénit.

Louis, roi.
13e après Pentecôte.

2

31
54

14 23 42
12
11
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12e

S.

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4 37 19
4 38 19

S. Bernard.

S.

lever

4 36 19

Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vendr.
Samedi

après Pentecôte.

coucher

4 25 19 28 20
4 26 19 27 20
4 27 19 25 20
4 29 19 24 21
4 30 19 22 21
4 32 19 21 21
4 33 19 19 22
4 34 19 17 22

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« Moun
paire qu'èro d'aqueu moumen, segound soun
abitudo, au mitan de si terro. En courrènt, e doù. pus liuen que
pousquè se faire entendre :
Méstre! cridè lou mandadou, venès! que la mestresso tout
...

—

escas
—

—

s'es acouchaclo.

Quant n'a fa ? cridè
fa'n bèu... »

N'a

païré.
F. Mistral (Memori

moun

soleil

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1 Samedi

S. Gilles.

2 Dim.

14e

3 Lundi

Ste Séraphie.
Ste Rosalie.
S. Taurin.
S. Zacharie.

5 Mercr.

6 Jeudi
7 Vendr.
8 Samedi
9 Dim.
10 Lundi
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Vendr.
15 Samedi
16 Dim.
17 Lundi

18 Mardi
19 Mercr.
20 Jeudi
21 Vendr.
22 Samedi
23 Dim.
24 Lundi
25 Mardi
26 Mercr.
27 Jeudi
28 Vendr.
29 Samedi
30 Dim.

lune

fêtes

jours

4 Mardi

Raconte)

e

après Pentecôte.

S. Se ver.

Nativité

de la S. V.
15e après Pentecôte.
S. Sauvy.
SS. Prote, Hyacinthe.

S. Nom de Marie.
S. Aimé.
Exaltation Ste Croix.
N.-D. des Sept Doul.
16e après Pentecôte.
S. Lambert.
S. Joseph de Cupertino'
S. Janvier. Q. T.
S. Yves.
S. Matthieu. Q. T.
S. Maurice. Q. T.
17e après Pentecôte.
N.-D. de la Merci..
S. Firmin.
Ste Justine.
SS. Côme et Damien.
S. Exupère.
S. Michel.

18°

après Pentecôte.

5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5

8 18 32
9 18 30
11 18 28
12 18 26
14 18 24
15 18 22
16 18 20
18 18 18
19 18 16
21 18 14
22 18 11
24 18
9

25 18

5 26
28
29
31

5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5
5

coucher

7

18

5

18

3
1

18
17 59
32 17 57

lever

19 37
19 57
20 17

couchai*

âge

6

19 18
39 19
8 59 20
20 40 10 20 21
21
7 11 42 22
7

21 41 13
4 23
22 26 14 21 24

23 23 15
i
16
0 31 17
1 45 17
3
2 18
4 18 18
5 31 18
6 42 18
7 51 19
8 59 19
10
7 19

34 17 55 11

29 25
24 26

6 27

38 28
4 29

24 30
41

57

1
2

14

3

31
50
41

17

8

15 20 13

35 17 52 12 22 20
36 17 50 13 26 21
38 17 48 14 25 22
39 17 46 15 16 23
41 17 44 15 58
42 17 42 16 32 0
44 17 40 16 59
1
45 17 37 17 22 2
47 17 35 17 41
3
48 17 33 18
1
5
49 17 31 18 20 6

4

5
6
7

3

9

10
11

5 12
18 13
36 14
55 15
15 16

37 17

�LIBRAIRIE AMERICAINE
JOAN
31,

VINYES,

DIRECTEUR

RAMBLA DES FLEURS, BARCELONE

dépôt

des

publications

occitan. centre

de

l'editorial

diffusion

de

du

livre

OCCIT AN
POUR LA CATALOGNE ET LA PENINSULE

DIP0S8T

DE LES PUBLICACIONS

DE

IBÉRIQUE

L'ÉDITORIAL

O CCSTAM
foment

l

difusio

del

per catalunya

e

BARCELONA.

RAMBLA

JOAN

3L

les

libre

terres

occita

ibériques

DE LES

FLORS

VINYES, DIRECTOR

LLIBRERIA AMERICANA

�26 Octobre 1789

Etals de Béarn où

discutait

l'abandon des Droits et
semblée à

se

peuple béarnais envahit la salle des
depuis 10 jours la question de
Privilèges de la Province et force l'as¬

Le

:

se

disperser.
soleil

lever

'coucher

lever

coucher

] Lundi

S. Rémi.

5 51 17 29 18 42

2 Mardi
3 Mercr.

SS.

4 Jeudi

S. François
S. Placide.
S. Bruno.
Rosaire.

5 52
5 54
5 55
5 57
5 58
6
6
1
6
3
4
6
6
6
6
7
6 9
6 10

5
6
7
8

Vendr.
Samedi
Dim.

Lundi
9 Mardi
10 Mercr.
11
12
13
14

Jeudi
Vendr.
Samedi

Dim.
15 Lundi

16 Mardi
17 Mercr.

18 Jeudi
19 Vendr.
20 Samedi
21 Dim.
22 Lundi

23 Mardi
24 Mercr.

25 Jeudi
26 Vendr.
27 Samedi
28 Dim.
29 Lundi
30 Mardi
31 Mercr.

I

lune

fêtes

jours

Anges Gardiens.

Ste Romaine.

Ste
S.
S.

Ste

d'Assise

Brigitte.
Denis.

François de B.

Foy"

S. Gauclens.
S. F.douard.
20e après Pentecôte.

17 27

19

17 25 19
17 23 20 22
17 21 21 16
17 19 22 21
17 17 23 34
17 15
17 13 0 49
17 10
2
5
17
8 3 18
17
6 4 28
17
5 5 38
17
3 6 46
1
17
7 54
16 59 9
2
16 57 10 10
16 55 11 15

6

12
13
15

S. Luc.

6
6
6

16
6 18 16 53 12 16
6 20 16 51 13 10
6 21 16 49 13 55

S. Caprais.
21e après Pentecôte.

S. Léothade.
S. Romain.
S. Raphaël.
S. Chrysanthe:
S. F.variste.
S. Fronton.

Christ-Roi.
SS. Simon et Jutie.
S. Marcel.

Vigile de la Toussaint.

.

6 23 16
6 24 16
6 26 16
6 27 16
6 29 16
6 31 16
6 32 16
6 34 16
6 35 16

47 14
45 15
43 15
41 15
40 16
38 16
36 16
35 17

18

9 9 25 19
40 10 51 20

Ste Thérèse.
S. Bertrand.
Ste Marguerite-Marie.
S. Pierre d'Alcantara.

8

âge

31

12 12 21
13 24 22
14 23 23

15

9 24

15 43 25
16
9 26
16 30 27
16 48 28
4 29
17
17 19
1
17 36 2
17 54 3
18 15 4
18 41 5
19 13 6
19 54 7
20 46 8
21 47 9
22 56 10
11

24

0

44

1
2

3
22

43
6
33 17 35
6' 37 16 31 18 13

5

10
26
45
6
29
56

12
13
14

15

16

6
17
8 24 18

9 51 19

�*

Les Provinces Occitanes
AUVERGNE

(département du Puy-de-Dôme, du Cantal et, en par-

Lie, de la Haute-Loire). Capitale : Clermont-Ferrand.
Pays : Basse-Auvergne et Limagne, Haute-Auvergne.
Réunie à la France

1523 par

en

François Ier.

BÉARN (département des Basses-Pyrénées). Capitale : Pau.
Réuni à la France par
COMTAT-VENAISSIN
.

Henri IV.

(département de Vaucliise). Capitale

:

Avignon.
Pays : Principauté d'Orange.
Réuni à la France

en

1791. Orange en 1713.

(COMTÉ DE) (département de l'Ariège). Capitale

FOIX

Pays

:

:

Foix.

Haut-Comté, Bas-Comté, Donezan.
Henri IV en 1607.

Réuni à la France par

(départements des Hautes-Pyrénées, Gers, Landes et
partie, du Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Basses-Pyré¬
et Ariège). Capitale : Auch.
Pays : Albret, Marsan, Armagnac, Bigorre, Astarac,
Haut-Commtnges, Bas-Comminges, Couserans.
Réunie à la France par Henri IV en 1589.

GASCOGNE
en

nées

GUYENNE
ron

et,

(départements de la Gironde, Dordogne, Lot, Aveypartie, des Landes et du Lot-et-Garonne). Capitale :

en

Bordeaux.

•Pays : Bordelais
Quercy.

et

Médoc, Bazadais, Agenais, Rouer-

gue,

Réunie à la France, en

1453,

par

Charles VII.

(départements de la Lozère, Ardèche, Gard, Hérault,
Aude, une partie de la Haute-Loire, du Tarn, du Tarn-et-Ga¬
ronne, de l'Ariège, des Pyrénées-Orientales et de la Haute-Ga¬
ronne. Capitale : Toulouse.
Pays : Toulousain, Albigeois, Lauragais, Carcassez.
Bas-Languedoc, Gévaudan, Velay, Vivarais.
Réuni à la France par Philippe le Hardi en T271.

LANGUEDOC

■

LIMOUSIN

(départements de la Creuse, de la Corrèze et de la Hau¬
te-Vienne). Capitale : Limoges.
Pays : Haute et Basse Marche, Haut-Limousin, BasLimousin, Pays de combrailles, Nontronnais et Confolentais.

NICE

Réuni à la France par Henri IV en 1589.
(COMTÉ DE) (département des Alpes-Maritimes). Capitale

;

Nice.

Réuni à la France

en

1860.

PÉRIGORD (département de la Dordogne et une partie du Lot-etGaronne). Capitale : Périgueux.
Réuni à la France par Henri IV en 1589.
PROVENCE

et,

(départements des Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône,
en partie, du Var et de Vaucluse). Capitale : Aix.
Pays : Haute-Provence, Basse-Provence, Crau et Ca¬

margue.

Réunie à la France

en

1487 par

Charles VIII,

�Novembre 1850

:

Mistral conçoit

«

Mireille

Un vespre, per semenço, en espinchant
cantant l'araire clins la rego, entamenère,
«

».

li rafl que seguian
glori à Dieu, lou

prwniè cant de Mirèio !...

»
Frédéric Mistral

(Memori

e

Raconte).

SOLEIL

lever

1 Jeudi
2 Vendr.
3 Samedi
4 Dim.

Toussaint.
Commém. des défunts
S. Hubert.
23e

après Pentecôte.

5 Lundi
6 Mardi
7 Mercr.
8 Jeudi
9 Vendr.
10 Samedi

S te Bertille.
S. Léonard.
S. Ernest.

11 Dim.
12 Lundi
13 Mardi
14 Mercr.

24e

15 Jeudi
16 Vendr.
17 Samedi
18 Dim.
19 Lundi
20 Mardi
21 Mercr.
22 Jeudi
23 Vendr.

24 Samedi
25 Dim.

26 Lundi
27 Mardi
28 Mercr.
29 Jeudi
30 Vendr.

LUNE

FÊTES

JOURS

S.

Godefroy.

S. Théodore.

S. André Avelin.

après Pentecôte.

S. René.
S. Brice.
S. Josaphat.

Ste Gertrude.
S te Edme.
S. Grégoire de Tours.
25e après Pentecôte.

Ste Elisabeth de H.
S. Félix de V.
Présent, de la Ste V.
Ste Cécile.
S. Clément.
S. Jean de la Croix.
26e après
S. Amat.

Pentecôte.

S. Maxime.
S. Sosthène.
S. Saturnin.
S. André.

6
6
6
6
6
6
6
6
6

coucher

39 16 30
40 16 28
42 16 26
44 16 25
45 16 23
47 16 22
48 16 20

50 16 19
51 16 17

6 53 16 16
6 55 16 15.
6 56 16 13
6 58 16 12
6 59 16
7
1 16
7
2 16
7
4 16
7
6 16
7
7 16
7 9 16
7 10 16
7 12 16
7 13 16

.lever

âge

5 11 12 20
9 12 18 21
21 22 13
9 22

19
20

22 38 13 47 23
23 54 14 15 24
.—

1
2

3
4

5
7
8
10 9
9 10
8 11
7 11
6 12
5 13
4 13
3 13
2 14
1 14

15 16
16 15 59
17 15 58
19 15 58
20 15 57
7 21 15 56
7 23 15 56

coucher

7

14

7
7
7
7

15
15
16
16

17
19

14 37 25
8 14 56 26
18 15 12 27
27 15 27 28
35 15 43 29
43 16
30
51 16 19
1
59 16 43 2
6 17 13 3
9 17 51 4
5 18 38 5
53 19 36 6
31 20 41
7
2 21 52 8
26 23
5 9
47
10
6 0 20 11
24
1 38 12
43 2 57 13
5 4 20 14
31
5 46 15
5
7 16 16
50 8 43 17
50 9 59 18
2 11
19

�31

—

—

jROUSSILLON

(département des Pyrénées-Orientales). Capitale
Perpignan.
Pays : Roussillon, Cerdagne, Conflent, Vallespir, Fe-

rsollet.

Réuni à la France

1659.

en

LLIVIA, capitale : Llivia.
Réuni à l'Espagne.
CATALOGNE.

Capitale : Barcelone.
Pays : Barcelone, Ampourdan, Vich, Vallès, Penedès,
Ribagorça, Val d'Aran.
Réunie à l'Espagne en 1652.

ILES BALEARES.

Pays

:

Capitale
Maillorque,

Eivissa.
Réunies à

:

Palma de Maillorque.
Minorque, Cabrera, Formentera,

l'Espagne.

VALENCE. Capitale : Valence.

Pays

:

Castello, Valence, Alicante.
l'Espagne.

Réunies à

ALGUER. Capitale : Alguer.
Réunie à l'Italie.

ANDORRE. Capitale : Andorre.
Pays neutre.

OCCITANIA

«

est

»»

la Librairie Parisienne de Toulouse

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Renseignements gratuits

Dépôt du Journal OC et des publications de l'Editorial Occitan
Dépôt central de toutes les publications périodiques et autres inté¬
ressant la langue d'Oc et tous les pays occitans.
Achat de bibliothèques — Catalogues d'occasions envoyés gra¬

tuitement

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Directeur

demande.

E. H. Guitard, archiviste-paléographe,
Toulouse. Môme maison ; 6, Passage Verdeau, Paris
:

7, rue Ozenne.
(voir page 25),

�&gt;re
ir

1319

la

Jugement et condamnation de
place du Marché de Carcassonne.
:

dessins de Paul

Mesplé, des Artistes Mérii

SOLEIL

LUNE

FÊTES
lever

1
2
3
4

5
6
7
8
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10
11
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21

22
23
24

25
26
27
28
29
30
31

S. Eloi.
1er de l'Avent.
S. François Xavier.

coucher

7 24 15 55
7 26 15 55
7 27 15 54

Barbe.

7 28 15 54

S. Sabbas.

7 29 15 53
7 30 15 53
7 32 15 53
7 33 15 53
7 34 15 52

Ste

S. Nicolas.
S. Ambroise.

Imma.culée-Concep.
2e de l'Avent..

Ste Eulalie.
S. Daniel.
Ste Adélaïde.
Ste Lucie.
S. Nicaise.
S. Mesmin.
3e de l'Avent.
Ste Yolande.
S. Gatien.
S. Timoléon. Q.

7 35 15
7 36 15
7 37 15
7 37 15
7 38 15
7 39 15

Vigile de Noël.

SS. Innocents.
S. Thomas de C.
Dans l'Octave.

S.

Sylvestre.

52
52

53
53
7 40 15 53
7 41 15 53

7 41 15 53

T.

S. Eugène.
S. Thomas. Q. T.
S. Flavien. 0. T.
4e de l'Avent.

Noël.
S, Etienne.
S. Jean.

52
52

7 42 15 54
7 43 15 54
7 43 15 54
7
7
7
7
7

44
44
45
45
45
7 45
7 46
7 46

âgS

11

45 20

12 18 21
12 43 22
13
3 23
13 19 24
13 35 25

13 50 26
14
7 27
14 25 28
14 47 29
15 15 30
15 50
1
16 35 2
17 29
3
18 32 4
19 41 5

20 52

6

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0 34 10

15 55

1 52 11

15 55
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3 14 12

15 58

15 58
15 59
16
7 46 16
1

7 46 16

2

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18

19
20

�Quaderns Occitans
A MOS OPS CANT...
A mos ops

oaht et a mos op l'iaujol.
mas ieu non enten mon lati,
Qu'atretam. pauc coma d'un rossinhol
Entent la gens de mon chantar, que-s di;
Mas ieu non ai lenga friza ni breta
Ni sai parlar flamenc ni angevi;
Mas malvestats, qui los eissalabeta,
Lof tolh vezer qucz es fais ni es iî.
Ara m'es mais que fols liorn s'entremeta
De mon cliantar, quar sei i'ag son porssi.
Peire CaRdenal, auvernhal.(x 11e siècle)
Quai' liom

Bibliographie. '— Œuvres non encore recueillies en volumes. Eparses
dans les diverses Clirestomalies (Raynouard; Bartscli; Koschwitz; Appel;

Anglade.)

EN CLASA
O filiis degordidôs de la rasa auvernhata
Ouora sètz amorrats subre vôstre traballi,

Ôblidatz
E

que

l'esclôp del vezin fa rambalh

bolegatz pas mai qu'ai fogairon la cata.

Atemats coma sèm, l'ôbra que vos aclata
Dèu pas espaorucar; revertaretz l'arbal
Qu'amoda de son foet las ègas, lo caval
Dins lo brumier fumos del matin que l'acata.
La

peria solament portara lo profich,

Lo plazer brefarèl lin del jorn es confit
E lo saber nais pas dins una gordejada.

Volètz a vôstre torn sègre lo camin
Ont los vièlhs an laisat marquai- loi-

clreeh
afanada,

Emplisètz-vos lo cap è pas de côr estrech.
Lois Delhostal, auvernhat
Bibliographie.
Rcscouolo, poèmes (1021) (épuisé) ; Los Piados, poè¬
mes.
(Imp. du Cantal Républicain, Aurillac); Beluguelas, poèmes (Occila~
(Beluguetas)

—

nia

1927.)

SEGAZGN
Jos

l'esplécha afielada,
e dè fresc picada,

cèl que

branda
canda
prat s'alanda
al cap d'un tori-el ;
se l'aiga cascalha,
al ras, una'dalha,
pel l'èrba miralha
un

una

sorga

dins

un

coma

un

davala

—

rastèla;.
pels de roséla

li fan coifa d'or;

el, dins l'enluzida,
la

vei

polidà

tant

qu'un bel briu s'oblida î
sent tustar

d'un rude pacan;

occitan

ram.

femna.

sos

Aqui, lo segaire,.
en suzor,. pecaire,
jol' capel a l'aire

Bibliographie.

lo

Darricr, bravonéla,.
sa

rai de solelh.

(Flors de Prima)

eslhueiada

una

:

son

Julian Galéry,

Fforèr de Prima:, poèmes

côr.

auvemhai

(à parafe);
Feuille

m

�34

—

—

S EU SES COMA L'ABRE VERTUROS
leu sei coma l'abre verturos
Et de bon plant et de bóna

mena

Que porta, sen l'albensa, l'edena
Que lo ten de si rattis vigoros;
Delh

.

qionle jusqu'en aut

es

Et per tota la sazon abena;
leu sei coma l'abre
verturos
Et de bon plant et de berna
Un bel

amor en son

liarn

me

branchos

mena.

ten

Et, cossi vóu, me chapdel' et mena;
Mas, si sei près, non me traze en pena,
Et mais me
sarra, mais sei jauzen.
Me mestreja lo cuer et lo sen :

Ai ! com' es leujeira sa chadena
!.
Un bel amor en son liam me
ten

Et, cossi
Me mena'

vou, me
n

lai,

chapdel' et

per

mena.

comandamen,

Ont sojorna ma Dama
agradiva,
En lai ont es mon anma
ehaitiva,
Ont ieu vóudria esser eissamen.
Ai ! Dieu ! la pregearia
charamën
Et Ihi diria
qu'Amor, que m'abriva,
Me mena' n lai, per

Ont

sojorna

comandamen,

ma Dama

.

agradiva.

Vai de

qu'ont es, vai t'en, ma chanson,
Pregear, per ieu, ma Dama agradiva
digea lhi delh biais ma razon
Qu'un bel amor me ten et m'abriva.

Et

Enric Gilbert, auvernhal.
Courtes de la Lunaira,
Gibçrt, 1913. — La
Couisada, Paris, Gibert, 1923. —En préparationParis,
: Contes de la
édition, illustrée, revue et augmentée. — Morceaux choisis des Lunaira, 2°
Troubadours
de la Basse-Auvergne et du
Veiaij, avec une traduction française. — Mai en
Bibliographie.

—•

Flors, poésies.

LA

LEftiGA

D'OC A L'ESCOLA

Se nostra lenga s'es un
pauc escaraunliada à travers los ansj se s'es
embarrasada de mots fransimands, la fauta n'ès
per una grosa part
à l'Escola é à sos
joves eseoliers. Cada homenôt de sieis ans
qu'a posât
los premiers piaulats dins la lenga

de sos vielhs, clau cada jorn dins
cap, quand comensa d'anar en clasa, cauqués mots de
dossamenot, los mescla amb la lenga meirala que canta dins francès;
son cor,
é un bel jorn vos
bateja de son biais los mots
dis pas
plus lo morre, la cara, nié : la figura-, las nibas,lengadocians;
mé : los
treijidon, la cornhola, mé : la gorja; soei lase, mé : soei nuages ; lo
fatigat, etc...
De mêma, belcòp d'efants,
que parlon lo l'ransés à
l'ostal, s'acostumon sens effort à
parlai' coma lors cambaradas païzans;
mé, malhurozament per nostra lenga,
prendon tamben las deformacions é los
fransimandejages de los que, de contun, « parlon patai ». Plus
tard,
quand païzans é borgès quitton l'escoîa del
village, gardon ben lor
crana lenga
d'Oc, mé gardon tamben los défauts que li an
las escaraunhadas que li an
donats,
fachas," é degun fa effórtper s'endebarrasar. Aital, d'an en an, de
generacion en generacion, nóstra
paura
lenga ven de mai en mai bastarda : los vielhs,
sols, que son gaire anats
en clasa,
gardon sur los pôtas è dins lor côr la puretat
de
nos tra
Oue faire per la reviscolar,
lenga.
per li donar la
qu'abia autre
temps ? Lo remedi, creze que lo cal donar al ped plasa
mèma
de
l'Ensenhament priinari, lo cal donar als joves
mèstres d'Escola, cal
remplasar
son

�—

la

«

langue vivante

que

»

35

—

s'apprend dins las Escolas normalas,

per lo latin.
Pendent los très ans que paSa à l'E. N., un « instituteur »
treijis
duas oras per semana d'una
lenga que n'a jamais entenduda : seguent
los païzes, cal se borrar la

nhol,

d'Italian. Ont

o

tuja

o

l'utilitat

es

d'Angles,

d'aqiîel

o

d'Alemand,

o

d'Espa-

estudi ? Eo nor'malian

sor¬

tit de l'E. N. part sovent faire côp sec son
servici, é, quand torna
per faire la clasa dins cauque trauc perdut de la montanha,
a lèu
oblidat sa « langue vivante », pertan
qu'a quicòn mai à faire que
d'esajar de s'en sovenir : Soei pla segur que podria pas solament demandar del pan, dins la
lenga qu'a estudiada sens gost pendent très
ans.

Mé lo

latin, lo pauc de latin que podria pla aprendre à l'Escola
un âge ont lo razonament es format, li serviria
grandament mai. Sens
comptar los profits que n'en tiraria la
la nostra surtot li ganharia. Los normalians sorton lenga franceza,
totes del pôple
e coneisson lo «
patai ». Quai benfach per el, se totes los mèstres
d'escola del Miëtjorn, trobant dins lo latin
l'etimologia de nostra
lenga, la dintrabon à l'Escola, tant pla per la miel faire cscriure que
la
miel
per
faire parlar. Dins pauc de temps segur, aurièm tornat à
la lenga maire sa.
puretat, é obrat de bon biais per l'unificacion de
la lenga escricha.
Adonc, à mon humble avis, per claure la lenga d'Oc à l'Escola, la

normala, à

cal d'abord dintrar dins lo
cap

donar

coma

tota

am

sa

pastura

un

pura beutat.

primarias, baza de tôt

dels mèstres d'escola; é lor cal pas
patai escaraunhat, tné nostra lenga d'Oc
Aléra solament, clavam-la dins las escolas

ensenhament.
Antonin

Bibliographie.

ginesias,

—•

En

préparation

vers.

LO

Montaviam,

TRIN, auvernhal.

Bélugas cendrozas, vers; Flors de

:

LAITENC

annada, al Trap-Vielli ; ataben, per la festa de
Nostra-Dama d'Aost, davalere vas
Cheylada quand aguere gitat.

Al

un

una

joc de la padela, arràpere un escut de cinq francs; me chamaiere
pauc lo morre mas, rai d'acó, li aviá d'aiga à la bachassa
per me

demascharar, pueis

anere entemenan

mon

escut

espartinant en
acó de la Maria que fricâssa de biais
quand se l'i bota.
Dins la taulada de trenta
personas, per lo mins, que l'i avia se trobavan catre tialaires de vas
Apchon qu'eran davalats per las corsas
d'egas o que menavan forsa brut, amais un vielh curât am la barba
chanuza que, so dizian, demorava aval, dins las
Africas, per batejar
los negres e lor aprene
lo Frances.
Al meit de
l'espartin, la Maria nos
am
portet

una

un

en

laitenc enastat

pel daurada, friscalhanta, que res que sa forsa vos faziá lecar
las pótas. « Mosur lo
Curât, so faguet la Maria, fazetz-me lo plazer
de n'en far de trôs;
aqui avetz lo cotel tranchador e la cot per l'afialar. » Lo Curât s'aprestava à trosar lo laitenc
quand un dels tialaires
l'arrestet : « Dins la tiala, so diguet, sem una còla
qu'avem jurât de
vos far, à
vos, tôt so que l'aretz am aquel laitenc; adonc mesflzatz
vos. »
« Ah ! » so
faguet lo curât, que s'esglajèt pas briza per tant
pauc; conhet son det dins lo cagador del laitenc, li viret e se lo
lequet;
ppeis se devirant del costat del tialaire, levât sa
rauba, tombet sa
brajas en li dizent : « Eh ben, trôs de peterola 1 qu'apeitas per mes
—

far atau ? »
Mas los catre tialaires avian rancat
per las fenestras. Totis avem
mancat d'en pisar
per la brajas, talament riziam, amais me sei laisat
dire que d'uns s'eran esfelats 1

(Lo Vachier de las polas).
Bibliographie.

—

Œuvres diverses

Emile Rhodes, auvernhal.
en

préparation.

Auvernhats! cal legir beluguetas de L. Delhosial.

�—

36

—

BRINDE
L'amo auvernhado n'es pa' enquèro al cementèri
Entre las pôsses del tahun,
Sa ilourizoun n'es pas un darrier revertèri
E

soun

parlar n'es

pas

delun.

Lous nesûis e lous couards aun be dicli
Mès n'aun pas dicho la vertat :
L'amo auvernhado viu, o pouderouso e
Vôu counquistar la libertat.
E del

Miejour

e

qu'èro mtìrto
fôrto

de la raço miejournàlo

S'auzirà pas

sounà lou cla'

Tant que se quilharà nostro Auvernho immourtalo
Goumo un barri dins lou cèu cla',

Barri de rocs ferrauds e de mountanhos nautos
Guardat per dei mascles de cur

Qu'aun de la bourro espesso e rufo sus las gautos
La cresto roujo e lou cap dur.
Voulem, dal fier Cantau jusqu'à la Mar Latino
E de la Leiro al flot tremôu

Endusqu'als Pireneus qu'aloungon lour esquino
Sous l'ardent soulelh
espanhôu.
E

da las

Aupos jusqu'à l'Oucean bramaire

Que brumejo délai Bourdèus
Voulem toutis parlar la vielho
lengo maire
Amais la parlarem per Dièus !
La libertat

d'escriure e de parlar sa lengo
Se deu pas demandar jamais
Se deu pas demandar, étants, eau que se
prengo
Sens dire a dègun « se vous
plai ! »
Acô

d'aqui, Mistral, nostre rei de Prouvenço,
Zo diz, zo crido, zo afourtis,

E tout boun Miejournàu que zo dis
pas zo penso :
L'Auvernho zo penso e zo diz !
Sem

Lengadoc, e de las nauto terrassa
D'aqueste antique Castelnau

en

Iêu brinde de tout cor als homes de
A tout lou Pais Miejournàu 1

ma

■

raço

Arsène

Vermenouze, auvemhal. (1850-1910)
Brousso, poèmes (Aurillac, 1895); — Jous
Cluchado, poèmes (Aurillac, 1909);— Nouvelle édition (Aurillac,
1924)

Bibliographie.
la

—

Flour de

A-N-UNA
La veze ben savent la blanclia
damizella,
Ambê sa côma d'aur, e lumenoza e

Luzènta

©om un

Es gènta es pas
O que chamina

Ghancèle

com

rai'desraubafc

bella,

au

solèu.

de creire ! E quora passa lèu
lènta ambé son air divin

un

ôme enebriat de vin !

Es bella es pas de dire î Ah !
que son biais m'agrada I
E que m'esmôu sa
gràci e de femna e de fada ■
Segur a davalafc 'n ange dóu paradis 1
*

�37

—

—

jamai ren dis;
mopir,

L'ame mai que ma vida, e n'ai
L'ame mai que mon Diu e. me tara
dezir que me vai' devorir

Car sente lo

E i'ai jamal parlai !.. E
Pèr tu mon cor en fuôc
E quand passes vers iéu
Or

pamens, ô cliatona,
raiba ma de potonaj
pense devenir fòu l

veiqui lo printemps; d'amor lo

Chanta, jamai sadol; auzisse
De Pan au fons dos biles...

rossinhôu

mai lo rire

Mas te vôle ren dire

!

Benszet Vidal,
Bibliographie.

Auvernhat, comédie

1925);

—

poèmes;

La Serva,

Contes-,

—

auvernhat.

{épuisé}; — Lo Cid
en collaboration avec Dësclevises du Dézert (Qermont,
roman (Ocoitâma, 1925); &gt;= Sous presse ; L'Qrl rustic,

—

Flours de Mountagno, poèmes

—

Lo Retord, roman.

DESPRES DEL SACR1FICI
L'ofrena fou humil,

tal

corn

quan la présenta l'hom amb
Dels rierols vermeils, bavoirs

als déus agrada

esperit fervent.

de sang vessada
perfum d'encens muntaven hlanament.
Tranquil-la, poc a poc, venia la vesprada
qui un gran velari obscur anaya dil'onent,
Davant l'altar divi la tribu congregada
bevia la dolçor d'aquell sagrat moment.
com

un

Ni un remoreig prol'â
Yessava cl cel rogenc
Passava

dins l'ombra se rnovia.
immensa melangia.

silenciós 1' halé dels Immortals.

I pàl-lida, sotil, a la claror darrera
d'aquell agônic jorn, pujava una fumera
per sobre l'ara ardent en amples espirals.

Gabriel Alqmab,

Bibliographie.
Futurisme (1903)";

—

Una gi'la que s mgr-, —

—

De pociUzaçiô

(1908);

ODA A LA

—

La Coluinna ie toc

PATRIA

Adeusiau, turons, per sempre adeussiau,
oh serras desiguals, que alli en la pétria

mia

eel de lluny vos distingia,
per lo repós etern, per lo çolqr mes. blau 1
Adeu, tu, veil Montseny, que des ton altpalau,
dels nùvols é del

com

guarda vigilant, ciibert de boyra e peu,

guaytas per un forât la
e

al

tomba del Juheu,
Mallorquina nau !

mit) del mar inmens la

Jo ton

superbd front coneixia llavors,

coneixer pogués lo front de mos parents;
coneixia també ìo só de tos torrents,
com la veu de ma mare, ó de mon 1111 los plors.
com

Mes, arrencat després per

fats perseguidors,

ja no conech ni sent' cpm en
son

mlllors vegadas;

migrât à terras apartadas,
gust perden los fruyts e son perfum

aixi d'arbre

Qué val que'm liaja tret una enganyosa

à veure de més prop las terres
si'l cant dels trobadors no sept
ni

desperta

en mon

calalà.

Tôt gansant (1904); —

las flors.

sort

de Castella,

la mia orejla

pit un geperós recort 1

.

El

(1912)

�—

Ëri vá á

38

—

dois païs en alas jo'm
transport,
veig del Llobregat la platja serpentina;
que, fora de cantar en llengua llemosina,
no'm queda més
planher, no tinoh altre conort.
mon

é

Plaume en cara parlar la
llengua d'aquells sabis
que ompliren l'univers de llurs eostums é
lleys,

la

llengua d'aquells forts que acataren los reys,
defengueren llurs drets, venjaren llurs agravis.
Muyra, muyra l'ingrat que, al sonar en sos llabis
per estranya regió l'accent natiu, no
plora;
que, al pensai- en sas llars, no's consum ni
s'anyora
ni cull del mur
sagrat la lira dels

seus

avis.

En llemosí soná lo meu
primer vagit
quan del mugró matern la dolsa llet
bébia;
en Uemosi al
Senyor pregava cada dia,
é cantichs Ilemosins somiava
cada nit.
Si, quant me trobo sol, pari' ab mon

en

é

llemosi li pari', que llengua
altra
boca llavors no sab mentir ni

ma

puig surten

mas

esperit,
no sent',
ment,

râlions del centre de

mon

pit.

Ix, donchs, per expressar l'afecte més sagrat
que puga d'home en cor gravai- la ma del
cel,
oh llengua à mos sentits més
dolsa que là mol,
que'm tornas las virtuts de ma innocenta edat.

lx, é crida pel mon, que may mon cor
ingrat
cessará de cantar de mon
patró la gloria;
é pássia per ta veu son nom é
sa memoria
als propis, als
estranys, à la posteritat !
(1834)
Bonoventura C. Aribau, calald.

PASSESG PER L'HORTA
LÓ dia convida

: la verdor de l'horta
triumfal misteri qu'el cor
aconhorta;
pareix, que les plantes del sol a la llum
envanides llancen son millor
perfum.

te

un

L'aigua de la fila sa oració mormura
respectarla, lo demés s'atura;
sols jo per la senda seguixc
caminant,
perque se que ansioga m'estará aguardant.
i per

Creixen dels

ribaços flors de primavera :
ja aplega la ditja, se fengué ué la neu,
caseta blanca guarda lo
qu'es meu.

sa

Vine estrela meua, juntets
pasejem
per l'horta florida, que sembla un
encis,
i lo que callamem tôt
mos ho direna
baix una pomera d'este Paradis.

Vicente Ramirez
Bibliographie.

—

Poèmes (en

Bordas, calalâ.

préparation).

CEIVÌENTIRI ITALSA
Què hi fas,

amb

un

o

posât

lluna 1,

en

aquest cementiri,

d'antifaç indolent

Amb un poc més
la mandolina i el
El vell xiprer,

?

vagarà de sentir-hi

gai jurament.

mig hagut pel deliri,
Venus plaent

pensa en les roses de

�—

39

—

que van voltar-lo, penjant folament,
ans que Jésus beneîs tant de lliri.
I-Iom de setins creu sentir tremolors;
s'obren les tombes en gest curiós.
O rossinyol, tarongcr, violetes !
embriagat, els meus.ulls clucaré :
sento invisible dins l'aire Ueuger

besos, tremors, Carnaval de puntetes.
Josep

Carneu, català.

Bibliographie. — Llibre dels Poètes: — Els fruits Saboroses; —Primer
llibre de sonets; — Segôn llibre de soneïs (1907); — Verger de les Galanies

(1911);

—

Monjoies (1912);
(1922).

—

Auques i Ventalls (1914) ;—- La

i allres contes

creacio d'Eva

CANYAR FLQR8T
Canyar florit, o selva dels meus somnis !
dolçament,
presa en el prim fullatge que ia lluna
Uiga amb trenyines pallides d'argent.
Tota la nit tremola

ombradiu, llisquent riera clara;

Fresc

melangia

;

sentor

de terra molla; herbei gemat. Les canyes
fan un sostre de somni travessat de claror.

Fullatge vcrd teixit amb lluna,
o, recer car
al peu dansaire

de les fades roses
ventijol del mari

i al

Juguen les fades en la terra molla;
la terra apaga

el lieu

anar

i venir.

El ventijol besa les fulles
i la menta oblidada del cami.

Fullatge verd i lluna;
palpita l'ombra clara del record
la gavina blanca
damunt" l'aiga quieta i dormida del port.
Recer divi.

com

Canyar florit de lluna, o, xarxa dels meus somnis
Fullatge prim lligat ami) fils d'argent.
No enyorcs la lluor de l'estclad»
ni cl llambrar de les aiguës ni l'abrivall del vent;
serves

de

encar

!

la recordança

l'esguard clar i el llavi ardent ?
Tomas

Garcés, calald.

Bibliographie. — Vint cançons, poèmes (Barcelone, 1922); — L'Ombra
del lledoner, poèmes (Barcelone, 1924); — Trad. catalane de Maria Chap-

delaine, de L. Ilémoil (id. 1926);

—

Trad. catalane de Memori e Raconte,

de Mistral (id. 1926); — Païsalges i lectures, articles, (id. 1926); — Les cent
millors poésies humoristiques de la llengua catalana (Anthologie en collabo¬
ration avec M. Oliv.ar.) (id. 1926); — El Somni, poèmes, (id. 1927).
En

: La nit de Sant Joan, poèmes; — Noies per à una Aniologia
(critica); Aniologia de'la poesia catalana moderna (en collaboration avec

préparation
J.-M.

Capdevila.)

ALTRES

MOTS SOBRE VERDAGUER

ençà, Verdaguer, és altra voila aclual. L'actualitat
Verdaguer perô, no cessa.rà mai, mentre existeicèn catalans. Par¬

D'un temps
de

qué Verdaguer ès tant com un belh Caire universal i eternament
Mima de la catalanitat.

Qué

era, en

realitat, Verdaguer ? —Un esplendent poeta épie ?

—

�_

40

—

Mes aviat

no. Aixo ès encara, én resum,
castellanisme, vuitcentisme.
Verdaguer era, i continua essent, un dels mes grans poetes naturals, que ha produit Europa en els darrors sogles. El brillant Gaziel
l'apel-lara poêla primitiu, en el sentit de primitiu de certs pintors
italians com Fra Angélic.
De Verdaguer, no volem que ens interessi, —
per huma respecte —
la seva vida. Per elegancia cordial,
avui, estenem un délicat vel de
silenci, sobre tantes lamentable coses dels sens contemporains. — Es
com un dol massa recèn. Evitem amb cura de
parlar-ne.
Que la critica quasi ciclica, psicQ-biologica, ultra-literaria, llindant
amb la ciencia, analitzl la dolorosa vida del poeta, amb aquelha 11
magnifica 1 amplement popular, — nô ès, en veritat, nostre afee.
Creiem no obstant, que un
senyorivol bon gust dira per ara i tant,
referintse a aquest assumpte no comode: noli me tangere. I el
detugira.
Verdaguer, pot esser considérât altrament, començant per prescindir de com escrivia i de com fou' sa vida. En
aquest aspecle, el proleg
a la tria de les
poeseis verdaguerianes, degul a la pluma del dilecte
—

amie Caries Riba, es d'una preciosissima valor.
L'excels poeta que hi havia en Mossen Cinto, tè
dret, quasi exigeïx
que per un temps, s'oblidin contrarietats de la seva vida.
La re
construccio anecdôtica, pot fer-se mes tart. Cal
pensar que un només
—

d'aquells Idillis, bactaria per a congraciar-lo amb el

homes.
El véritable

mes

exigent dels

Verdaguer, no és el poeta plé d'amarguesa dels ult'ms
temps, ni l'excessivament primitiu dels primers assaigs, ni el de la
épica Atlantida, — sino l'autor d'aquets fruits mèravellosos, saonats,
frescals, pervenidors i humanissims dels Idillis, els cants misticsiles
cançons.
Aixo de mistics,
és un estudi a fer,

ès

dir. La vera natura del mistic, — i aquest
és pas representada en aquells versos embriacs, de sublims infantilitats, de delicadeses incomparables, d'una
cordialitat i

una

Verdaguer
blau i cella

no

rossa

—

un
no

tendresa,

poques voltes assolides.

ès Verdaguer, sino

en

aquell dorretit

«

amor

d'ull

i en aquelles tant humanes cançons, que de la
clara terrerola oatalana, del bon Jésus et un nin nos
»,

Verge eh fan una
Judea, un paissatge de Gatalunya. '
Aquest Verdaguer, ès l'immortal, l'inimitable, l'auténtic, — el
que no podra mai èsser estargit, copiât o plagiat. Es unie. Es
quasi
Iota la valor d'una raça i d'una
nationalilat, en aquest sector mental.
Un retorn a Verdaguer, ès tant absurd a
Catalunya, com, a França,
un retorn a
Victor-Hugo.
Aquella bona anima génial, candia i rnovenc de camperol enlluernat d'amor devant la
divinitat, catalanit/.ada per a millor embriagartrat i de

s'hi

—

no

pot tenir bis. Ara be,

—

ès indefinidament reiterable el

gaudiment estétic de la prodigiosa- ricor lirica
Crjstofor
Bibliographie,

—•

de

de

Verdaguer.

Doménec, caiala fl879-1927).

Carnet d'un heierodox

(Barcelona, 1922).

FESTA AL PORT
Clar

recort

de

festa

al

port soleiós :
goig i remolesta
i festejadôs.
A caball del riure,
s'alegra Colliure,
ull viu, cama lliure
i dits atrevits,
caballets que giren,

joves que se miren,
mainatjons que estiren
pasta de conllts.

La cobla- que passa
a tots dona
afany;
cl marxant de
glaça
fa diners per l'any.
Al

port s'emmiralîen

les veles qu'hi ballen
i al col se retailen 1
Sant, Vicens i cl fort.
Avall la penya
orre,
de liama és la
sorra,
sembla d'or la torre
i de

plata el port.

�41

_

la plaça
mitja-nit

Sarau
fins

—

a

a

Ficarem carbassa
al més

presumit

Vent de farandola
buta epcesa vola
un bes se gronxola
llarg d'un coll nevat;
el desitgs 'arrela

eau

bufa i candela,

esteln,..

cada ull

una

i al mar

del peeat

l'amor para

vela.
Carles

Bibliographie.

—

Grando, calalá.

Poésies (à paraître].

MÂRÍNER8 EXOTSCS
Aqueixos homes semblen deslligats de nosaltres;
a la terra i canteri. ïot el mar
duen amb ells. Per' xô la terra els és petita
i s'hi mouén eslranys en llur ansia inlinita.

arriben

Llavores s'ubriaguen i cantén niés- encar.
Aqueixos homes semblen deslligats de nosaltres.

so'n enriuen
nostre esguard,
désignais i anlielantes;
semblen flamejantés;

Ens els mirem, ens els mircm. Ells
de l'esforç que nosaltres posem en

Passen a llargues colles
llurs vides a pie sol ens

móuen coin en
Ens els mirem. ens

se

l'aire s'hi mon un estandart.
els mirem. Ells sé n enriuen.

Demá se'n anirán i cantarán en altres
terres. Homes

de mar, deslligats de

nosaltres !

J.

M.

Lopez-Pico, catald.

Tonnent-Froment (1910);
La germana imaginaria (1911); — AmorSenyor (1912); — Espetacles i miloLogies; -— L'itifàniamenl meravellos de
Seharaznda;-—Moralitals i Pretexlos; — Dielari Fspiritual; — Poésies
(1915-1919); -— Les Étnjorances del,mon. f— Jubilèu.

—

Bibliographie. — Intermezzo
Poemes del Port (1911); —

galant (1910);

—

LA FONT DEL VIDRE
Amunt la font del \idre,
la font del Vidre avall,
que raja, l'amor mia
i fila el seu cristall.
Les donzelles de la Roca
s'hi solien aturar,

Carboner de les dents blanques
g; &gt;om volguessis ajudar,

diries
îes.podrîa trobar ?

Carboner, tu no'm
0I1£

*

Marguerida,

Marieta,

Clavellets a refresear.
Marieta ès-una dama,

Marguerida és un cel clar,
primera el vent que passa,

la

Paîtra el sol al devallar.

Amunt. la font del Vidre,
la font del Vidre avall,
canta una amor perduda
i fila el seu cristall.
Josep-S. Pons, calalà.

1927.

Bibliographie. — Roses i Xiprers, poèmes (Perpignan, 1911);
Ban Pedriç, poèmes, (Perpignan. 1911); — L'Estel de l'Escamol,

— Lo
poèmes

La Font de l'Aidera, pièce dramatique (Perpignan,
Amor de Pardal, id. (id., 1923); — Canta-Perdiu, poèmes (Cham¬

(Barcelona, 1921);

1922); —
pion, Paris, 1926).

—

�42

—

—

ROSA-AÎVIOR
Aquesta rosa que ha florit suava
dins deï-jar'di que clou la meva ment
i. que neguitejant-me. el cor m'amava
d'un bell, íebrós i grácil
sentiment,
és com la ilor que fina esbadellant-se
la branea somorta d'un roscr :
és la flor que, florint,, va auriolant-se
no
en

amb la llum
verge

Per xô

d'un

amor

primer.

la meva ment —
palau
on tôt encantament hi
és nadiu,
avui hi han naseut mil llors

entre

en

una

rosa

el meu

que en

cor

Manuel
Bibliographie.

—

—

viu.

Valldeperas, calalá.

Comèdia d'Amori de Dolor

Epislolari d'una dona de mon, roman, 1926;
Neguils, poèmes, 1927.

—

de lades

gemades

1927.

Directeur de la

revue

catalane

:

œuvre
—

dramatique, 1925;

Amor i Excursionisme,

Arls i Llelrcs.

QU'EÈ ÇO QU5 CAU HA ?
Qu'ei. çé qui
E donc

hé ?
qu'ei hèra simple. De poesia lirica è epica que-n i
eau

a

lhèu pro

bitara puch que no-n sabem que hé; è tornem-se comença au
començament com si yamei no-y avè avut felibres.
per

Sayem d'interessá lò pépie d'abórd; dem-lo l'embeya de-nse leye,
a leye lo gascó. L'embeya de leye com
l'embeya de fumé
è hèras d'autas embeyas, n'ei goaire
qu'ua abituda presa.Si arribam
"a ha prene aquera abituda, aquera
embeya lavetz qu'averam gagnat
la partida. Mes demorat : tôt
que-s liga è que eau ané-n a petits drins,
enta no
e

aprenem-lo

trebucá.

Leye

o

cósta tostem u esfórs, sustot coan s'ayech de leye gascó
gn-aute dialecta d'óc, necessariament escriuts en ua grafià diferenta
que

deu francès.

Yo que crei qu'avans de demandé au
pépie dc-nse leye que-u caleré
demandé sonque de-ns csco'tá, permó
qu'aqueró no cósta nada pena.
Si los'libes e son hèits enta
leye, los tealres que son hèits enta
escéta. Que calerá lhèu anadas enta cscolá ua edicié de
cinc cents
exemplaris è ategne cinc cents.lectés. Au teatre en ua serada qu'ate-

gnerat u rnilè de espectatos. Aquera comparazé n'a pas
besogn de
.

longs comentaris.

Comencem doncas per amassa lo nostc monde au
teatre, hem-lo
arride.o plorà dab pèças on se reconega; contem-lo contes
sabrés dab
sàu bearnesa o gascona; eantem-lo cansés a la moda
vielha qui-u
hen mei de gai. Si reussim a-u
plàze que s'i tornará tant qui volham;
è cregat qu'u cép interesêat, lhèu
e. volera leye aquera
pèça, aquet
conte, aqu'eras cansés qui a deyá escotat, permó d'at tornás
sàboreyé
au cérn deu larè.
N'ei pas d'enla-us libes, mes dessus
l'empont qpi-nse devem d'a¬
bord adressé au pé. Si volem que-nse
seguesca, gahem-lo per las
aurelhas on i a presa, è pas per los oelhs.
a

solas

A quiu qu'avet en dus mots la solucié deu
grama d'accié.
E n'ei pas solement la logica deu bon sens

problema,

e

tôt

u

pro-

qui-ns aconselha aqueré,
mes que-n avein au ras de nos la
próva istorica deyé realisada —Jo
qui ei tostem ua goaranlia de vertat è de succès. Qu'avem
l'exemple
de la Catalogna qui au dia de
oei, maugrat que partida après nos,
e-nse devanteya de lo.egn enlà dens l'obra
de
Renachença. Aciu que
poden èmprimé en catalan lives de tota lei, revistas
è jornals; qu'an
lectos tant qui-n volen en totas las classas de la
societat.
E donc que eau dize
que lo principau estrument de la
Renachença
catalana, qu'ei estât lo teatre. Qu'ei per acé qui an
començat e au

�—

43

—

dia de oei lo

espagnol
son com

reperto'ri eatala que pod acompará-s dab lo repertóri
: Angel Guimerá mort dus ans-a, e Santiago Rusi'nol, que
Mistral la glori deu monde lati, e las loas obras que las an

pertot imitadas e traduzidas. Enta hâ la part de la musica e de la
eanta, que combié de signala tabé en aquetb pais, lo rolla tengut per
VOrfeo Calalá qui ei estât lhèu lo permé Orfeo de l'Europa.
Jan
Bibliographie.

dramatique
sous

(en

—

Poesias

(en préparation).

préparation);

—

presse).

Bouzet, gasco.

Petjou de Mourle, Œuvre
Grammaire gasconne (en souscription;
—

LO PLANH COMENZ IRADAMEN
Lo planh comeîiz iradamen
D'un vers don hai lo cor dolen;

Gasco

Ir'

Fer vos deu essor

.

marrimen
Ai, car vei abaissar Joven :
Mal vestatz puej' e dois dissen
e

dolor

e

Despois mûrie lo Peitavis (1).

Perdut

cortes, nominatiu,
avez

lo

senhoriu,
e

esquiu,

Don Jovenz se clama chaitiu.
Ouar un non troba on s'aiziu,
Mas quan n'Anl'os, qu'a joi con¬

quis.
Remazut

li prez

e'ill lau
Qui solon issir de Peitau,
Ai ! com lo planho li Barrau !
Peza'm s'a longas sai est.au.
Senher, lo baro qu'ieu mentau
Metetz, si 'us plats, em paradis !

Planhen lo Norman e Franceis,
E deu lo be planher lo reis
Cui el laisset la terr' e '1 creis;

Del Comte de Peitieu mi

Aquil n'an joia, cui que pes,
De Limozi e d'Engolmes;
Si el visques ni Deu
plagues,
El los agra dese conques;

son

planh

Qu'era de Prooza companh;

Despos Pretz

e Donars soffranh,
Peza'm s'a lonjas sai romand.
Senher, d'efern lo laitz estranh,
Que molt per fon genta sa lis.

Pos aitan grans honors li
Mal l'estara si non pareis

crois,

Chiyauclian sobre Serrazis.

Estort en son, car Bièu lo près
E'1 dois n'es intratz en Aunis.

Lo

planh es de bona razo
Que Cercamonz tramet n'Eblo.
com lo planho li Gasco,
Cil d'Espanh' e cil d'Arago !
Sant Jacme, membre 'us del baro
Que denant vos jai pelegris.
Ai !

Cebcamon, gascon. (1150)
Bibliographie. — Poésies de Cercamon, éditées p. le Dr
nales du Midi, Toulouse, 1905);
— Les Poésies de Cercamon,
roy (Ed. Champion, Paris, 1922.)

Dejeanne (Anéd. p. A. Jean-

LOLA

LOLA, poema liric de Miqueu Camelat, es estât « créât » a Cau¬
tères lo 7 de setembre 1924, en omatge au poeta e a l'occasion deu
25e anniversari de Belina.
L'escena que seguich.es tirada de la prumera heita. Audeyos,

senhor
Coduras, au bet païs de Èanas, e contrabandier en luta contra
Fransa, torna d'Espanha dab bonas intencions ! Arriba en
Arrens-Cap-de-Montanha, enso deu son amie Lanusa. Lanusa, Agaus
e
Sabi, aulhès escotan Audeyos. Lola, neboda de Lanusa, va cade
amoroza de l'Audeyos.
Qu'es aquiu lo nozet del drame.
de

lo Rei de

audeyos

Se m'en souy anat qu'ey pramou que las troupas
deu rey eschemiadas sou pèis qu'acababan
de minyà lou paysa

(1) Guillaume de Poitiers, troubadour.

,

�—

44

—

lanusa

fi de

en

O, qu'ey èt qui paga

coundes,

quoan lous

puchans

se

trucan !

audeyos

Maugrat n'ayan boulut la pats auherida,
bouy pas èste tan loegn, qu'èy prou d'Espagna
e dous dias
qui biscouy aquiu..

nou

agaus

La guerra
la

mey horta que s'estanca e que-ns arriba

l'idea de-ns

pausà !
audeyos

tan

qui sia

Pausà-s, nou, briga !
tau hourat lou nouste pople ?

a

lanusa

Lous

qui hourneyan de la mediclia pasta
que l'Audeyos, beroy segnou de Couduras,
nou-s pausan que dab l'aledada darrèra.
audeyos

Pausà-s entant que deu rey lous mandataris
renegan la loua paraula ? S'éy l'amna
d'u esclabe, nou bouy que crouehi la tèsta;
souy omi e gascou, que tournarèy pareehe.
sabi, encantal
taus aulhès n'ey mey a bou counde
lou qui-ns pana la sau be-ns pana la bita ?
Se la

sau

audeyos

Que boni couma labets ahoega la luta
fiene lou càmin.au, tiene la saliga,
èste pertout en u cop, c cauquo dia
houni sous gabelous qui' sbariats
s'eseapan,
tira sus lou cap pramou se cad lou mèste,
lou troup dous sourdats que museya
la prouba !
e mouri se
eau, mouri d'u cop de daga
d'ua arquebusada perduda e qui-b bouta
dens u barat dab ua amna qui s'embola.
(Touts que l'espian esmiraglais sounque Lola qui Irisleya.)
E d'abord bachà tau beroy païs de Lanas
e prou lèu espia la maysou
qui punteya
acerà, sou tue, qui coumanda p-Gouduras.
Miqueu
Bibliograph

Camelat,

gascoun.

El

piu-piu dera me. lagula, poèmes, Tarbes: — Béline
poème, Pau, 1898-1912-1926: — Mourte e Bibe, poème, Pau, Ì920. Sous'
presse : Béline, édition définitive (Editorial Occitan); — Lola,
poème dra¬
matique (Editorial Occitan). En préparation : Andréa d'Eslibère, poème
e.

—

dramatique.

BÈTLAV
à Simili
Si you

counechèy

migueta
Que, d'ua bouts tant beresqueta,
N'este libe a cantat Palay,
Ou'óu diseri : Bètlay ! Migueta,
Bètlay !
ra

Mies

Palay, enlal

suc

libe.

coumplimens,bèra maynada

Aro èt célébra
autant que

S'ôu diseri

nada,

sense
deslay.
Bètlay ! bètlaỳ à ra maynada !
Bètlay 1

�45

—

Qu'abet enspirat ua canta
Douça e heresca e musicanta
Couma u sounyis de du Bellay...
Bètlay ! bètlay à r'encantanta !
Bètlay !

—

E bous poudet banta, r' artista,
D'abe liet beroya counquista,
S'ou diseri d'u franc eslay,
Bètlay . bètay hôu ! à r' artista
Bètlay !

mandadis

Si you

counechèy ra migueta
Que, d'ua bouts tant heresquela
as eantat, Palay,
Ou'òu diseri, Bètlay ! Migueta,
Bètlay !

N'este libe

Filadelpa
—

Bibliographie. —Posos perdudos (1891); —
Canlos d'Azur (Roumanille, 1899); — Canlos
Canlos de Bol (1909); — Bernadelo (1913).

de

Gerda, gascona.

Brumos d'Autouno {1892);
d'eisil (Roumanille, 1902);

—■

PER DOS FEL1BRES D'OLTRA-ROSE
I.

—

(1)

L'ALBA NOYA
a

Mari An drieu

Aici

tengut enjosta mar barbara
Adeja iranoa e que flaira 1' ponent
Ai vist, « emé d'arange un cargament
Venir la Nau qu'esperabiam per ara.

»,

A vela amena e clara e, de citara
Bronzis un cant iinque en son fondament,
Gant subre l'aiga (ont se neguec, al lenli,

Ellé) raubat

per

So que se perpara.

De mieugranas fuguec amadurier
Lo cel avinhonenc que t'a vist naiser :
Aco non era encar' que fruch primier;

D'adara en sempre e per la grana a craisûr,
L'arange siague un simbel batalher
Pineat al punch de matrasa de fraise...
L'ombra encar' ten nostre eime

preizonicr.

(Iscla d'Auleron, selembre de 1925)
C'est la grave erreur de la graphie mistralienne d'avoir été créée
les rimes fussent commodes, et conformes à une tradition fran¬
pour comble, française!), encore inviolée en 1850. (Or, nous ne
rimons pas pour l'œil, nous îî'avons même pas besoin de rimer en Oc.)
Et la même raison qui a fait supprimer les s au pluriel dans le dialecte
rhodanien ! Encore en faveur de la rime pour l'œil !
Mais on ne prononce pas l's au pluriel en Provence ?
En français vulgaire ou parlé non plus.
Mais alors vous devriez écrire dans votre poésie en dialecte de Mail-

(1).

—■

pour que

çaise (oui,

—

—

—

lane

:

et le

vers

lis beltas donas,
serait faux.

—

■is

Non, j'aurais écrit

causons
:

dis Irobaires...

Lis bellas dona' is.., etc.

Je reviendrai sur cette question du rhodanien. Il est agaçant que le dia*
lecte qui a fait la plus riche gloire de la poésie moderne d'Oc continue à
ressembler, par la graphie, à je ne sais quel espéranto. Au nom de quoi 1
de qui ? Mistral ?
Mais les'éditions modernes corrigent, presque toutes, Racine, qui, malgré
son

génie, orthographiait, même
Madame de Sévigné.

ou comme

pour son temps, comme une

cuisinière...

.

Charles • D erennes.
Le

premier de

ces

deux sonnets, notre collaborateur et ami Charles De-*

rennes l'avait adressé au

grand poète que nous pleurons, Marius André, à

�—

II.

—

46

—

CANT DOU CANTOUN DOU ROSE

Li belli

dona, i cansoun di troubaire
Sentori soun cor clouçamen tresana,
Au vespre i bos s'en van li
calignaire...
Ause eilalin li viola ressouna.
Dins li grand bos que l'aura lei bacella
Li calignaire au vespre soun ana.
—

—

Au cèu vioulet s'alubon lis estella.
Sente ta man dins ma man tretouli...
Dona U labra, o Lu
qu'amc, o ma bella !
Te cantarai mi cant li mai
pouli...
Vene eme ièu, vene souta li sause :
Lis estella an à eba pau
espeli;
Coume linda es la nuie c risenta. Ause
Lou cant doulènt e dous dóu
rajeiróu
Subre Lis iuo que ma bouca se
pause !

Vene émé ièu, chatouna; sènsa
póu
Dôu long plourum dóu vent à travès
l'aire,
Escoutaren l'inné di

roussignéu...
i bos s'en van li calignaire...

Au vespre

III.

—

GASCONHAi... PROENSA !...
a-N Emili Ripert

'
-

i

Amie, al nom de nostra joventut
E de l'engenli que iaguec ton cor batre
Prep del meu cor, al Liceu Enric IV,
Te mand, avuei, franc e leial salut !
Orror de tôt

Qu'i
E

so

que trebla o

qu'engana!..

de lux al fond d'aques'te got,
posque un fillx de la Reina Margot, '
ague

Festejar aut

un

de la Reina Jana !

Nos, demorem

Sompre franoes,

aco

mas

E feals d'un solelh

qu'abem volgut

latins à tengut

:

sens desfalida,
Sempre frances, mas jamais franchimands,
Bresatz per la Mar nostra, vox
que crida :
Marselha, amont e tu, Toloza, avans !

(Paris, Febrier de 1925)
Caries

Derennes,

gascon.

l'occasion de son livre Eme d'arange un
cargamen, qui demeurera un des
plus beaux monuments du lyrisme occitan.
Le second sonnet, M. Ch. Derennes le récita, à l'heure des
toats, au banquet

l'élite de

la littérature
parisienne offrit à M. Emile Ripert, à l'occasion deque
sq nomination dans l'Or¬
dre de la Légion d'Honneur.
Entre ces deux Sonnets, et
par courtoisie pour ses amis
Ch. Derennes, gascon, a voulu insérer une
provençaux, M.
Cansoun qui montre qu'il manie
e dialecte rhodanien aussi bien
que la langue d'Oc
classique de Romivatge,
lsi savante et si pure et où il
n'emploie pourtant aucun mot qu'on ne
puisse
comprendre, décemment prononcés, — entre Toulouse et
Agen, — et même
baucoup plus loin.
Dans la Cansoun rhodanienne, on
remarquera que M. Ch. Derennes, mistralien libre, a remplacé, comme
Marius André, par la voyelle
la voyelle féminine n, que Mistral
féminine a,
lui-même déplora à divers moments
vie d'avoir employée et que le grand
de sa
poète Valère
Bernard, suivi

disciples, vient d'abandonner courageusement pour se
rallier
de restauration graphique
intégrale préconisée par Perbosc

par ses

à la méthode
et Estieu.

�47

—

AU

—

PRSNGEP DE

ENIÂVARRA

Pux donoas

que plazut vos a,
Gascon compauzá
n'eratz pas estât.
En vaganau sollitat,
A prene a causa damnada
Ritmas

De mi

en

vos

De nosta

lenga mesprezada

:

Damnada la podelz entene,
Se degun no la vo deliene :
Cadun la leixa e desempara
Tôt lo mond' l'apera barbara,

E, qu'es causa

Nos auts

O

mes

medix

nos

planhédera,
trufán d'cra.

praube liatge abuzat

Digne d'este despaïzat,
Qui leixas per ingratitud
La lenga de la noiritud.
Per quant tôt sere plan condat,
A prene un
lengatge hardat !
,

E

lies conde de l'ajuda

no

Au païs naturau
Aco b'es, a plan

deguda,

tôt pensa,
Son païs mau recompensa
Mès do ma part jo v'asseguri,
F,

r'eligiosament vos juri,
Que jo scriuré dam vcliemcncia,

No m' cararé n'auré paciencia,
De quia que siam tots acordatz
E d'ua conspiracion bandat.z,
Per l'hono deu païs

E per sa dignitat
No pas d'espazas
Ni lansas de sang

sostengue,
mantèngue
aguzadas,
abamadas'.

On sab prou que l'arnés luzent
No es de natura plazent,
E que-u sabén
manejá

plan

Qui

nos

Mès

au

ven

tarabustejá;

loc do lansas

pontxudas,
Armém-nos. de plumas agudas,
Per orna lo gascon lengatge,
Perque on prezique d'atge en atge
La gent, la bcra
parladora
Com

en

(XVI8 siècle)

armas

es

vencedora...
Pei

de

Garros,

gascon.

Bibliographie.
Psaumes de David, -traduction gasconne (Ed. J. Colomès, Toulouse, 1565); — Ileroïdes el Eglogues (1567); — Œuvres, recueil¬
lies par Durricu
(épuisé); — P. de Garros in Poètes Gascons du Gers p. J.
Michelèt (Aucli-Bouipiet, 1904).
—

FLATERSE
A Vamic-fray Miquèu Camelat.
Miguete abèt bist si las flous
Puntcyaben '? Si la liloye

Ou la

mamoy abèn coulous
coum las bostes, beroye

Fresques
E si

?

l'ayguete de l'arriu
Qui bribeye cabén la prade
Abè lou blu gouayrc mès biu
Que lou dous b Os tes oelhs, besiade î

�—

48

—

bousquet
l'arraguète
perfum dous coum l'alet
Qui'b bayle lous pots, amiguete 1

Digat-me,

en passa pou

Abèt sentit si

Abè

Abét ausid si l'ausérou
Oui décab lou sou cantéréye,
Dise oantèts dab la douçou
Dé boste bouts qui m'enayreye

?

You

qu'èy bist la flou dou easàu,
L'arriu blue, sentit l'arrague,
Ausit l'ausèt, arré nou bàu
Boste arrise qui m'embriague.
—

Simin

Palay,

gascon.

Bibliographie. — Berçais de Yoenessc e Coundes (Tarbes 1899), Poè¬
mes. — Cansous eul'aus maynadyes (Pau 1900), Poèmes. —■ Sounets et Quatourzis (Pâu 1902), Poèmes. —. Casé, (Pau 1908), Poèmes. — Lou Franchiman (Pau), Théâtre. — La Peleye dous Arrasims (Pau), Théâtre. — La
Rebiscoulade (Pau), Poème. — Toulouse! (Pau), Poème. —• Nadau, Nadau!
Recueils de Noels béarnais et gascons (Editeur de). Poèmes, (Marrmipouey,
Las Pregaries e las Gracies, poèmes, (Marrimpouey, 1925). — Nombreu¬
ses études. Collaboration régulière aux Reclams deBiarn e Gascougne, à la
Bouts de la Terre et au Patriote des Pyrénées. — Inédits : Théâtre et Romans.

LA FONT D'AMOR
Font de

joia e de doloi',
l'aiga dosa, l'aiga amara —
qu'ai vol bèure a la font clara,
—

la font clara de l'amor 1

sur la montanha rosa
li a un grand bosc largue, naùt e
al fons del bosc, dejos la mosa,

Amont

plond;

clareja l'aiga d'una font.
Nuech e jorn, la
tôt dosament, en

diriatz

una

font plora, plora,
perlejent;

dosa mandora

qu'engruna de notas d'argent.

D'une eterna desesperansa
sembla dire lo patidas :

qu'es aquela desconsolansa,
que la doze n'en taris pas ?
Font de joia e de dolor,
l'aiga dosa, l'aiga amara —
quai vol bèure a la font clara,
—

la l'ont clara de l'amor ?

Sus la font linda que

perleja,
galantiè prirn e polit,
se
balanseja,
un galantiè
totjorn florit
E sovent lo rozèr salvage
que se bresa en bronzinejent
va caressar de son fulhage
tôt dosament la font d'argent.
Dels. côps una flor virginèla
destacada pel ventoli
se nega dins
l'aiga rosèla,
e la font sembla
trei'oli,
un
en

saludent

Font de joia e de

dolor,
l'aiga dosa, l'aiga amara —
quai vol bèure a la font clara,
—

la font clara de

l'amor ?

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PIANOS

��—

49

—

La Fèga d'aquesta montanha
aimaba un crâne bospatier,

el

mes

caùziguet

per

companha

la bruna filha d'un batier.
Alèra la Fega jaloza,

cambiet

—

son

poder est tant bel

en

font la bruneta amoroza,

en

galantier l'efant rosel.
bronzineja

—

E s'al rozier que

culissetz
se

sul

una

blanca flor,

l'aiga que claréja
pic avetz lo mal d'amor.

bevetz

Font de

joia e de dolor,
l'aiga dosa, l'aiga amara —
quai vol bèure a la font clara,
—

la -font clara de l'amor ?

Calelhon, roergal (Gulena)
Bibliographie.

—•

LO
Job

apondèt

Poesias

(à paraître].

LIBRE DE-JOB
encara a sa

(escapol)

parlaclisa e diguèt :

quai me tornarà los mezes d'un côp éra,
jorns ont Dius sus ieu velhaba e m'aparaba;
quand sus mon cap lo seu calel treluzisià
e qu'a son lum corriai a bèl tal d'escurzor;
tal qu'èri ieu al brave temps de ma jovensa,
quand Dius am ieu venià frairejar dins ma tenda;
quand lo Tot-Poderos èra encara arabe ieu
e qu'ai entorn de ieu abiai totes mos 'drôlles;
quand ieu dedins lo lach netejabi mos pèds
e que lo trèl per ieu rajaba sos rius d'ôli !
«

—

O !

los

Quand ieu per la ciutat corriai devers lo barri,
quand per ieu sus la plasa ennairaban un sèti,
los jovents, de me veire, anaban se rescondre;
los aujôls se levant estaban totes dreches;
los cosols, retenent la vots,
botaban lo det sus la boca;
los mèstres estaizaban siaud
e

bolegaban plus la lenga;

l'aurelha que m'auzià soscaba a mon bonur
e l'èl que m'abià vist me fazià test.imóni.
Car ieu abiai pietat del paure que clusis
e del ori'anèl sans apara;
car me benezisian los qtt'anaban morir

portabi solach dins lo còr de la veuza;
justicia al biais d'un vestiment;
la drechura, l'abiai per mantèl e corona;
e

vestisiai la

èri l'èl del avucle
lo pèd
ieu èri lo
e

del garrèl;
paire dels paures;

auzisiai las razons de 1' que coneisiai pas;
trosabi la maisa al irège;
i traziai del cais sa bocada.
Diziai : — « Morirai dins mon niuc

multiplicarai

«

e

«

mas

«

e

«

ma

«

e

mos

jorns coma la saula;

raisas ratan drech las

aigas

cabèl nada dins

lo seren;
glôria al tengut creiserà
dins la meuna man l'arc s'asegurarà.

mon

occitan

t

Fettille

ît

�50

—

pèis esperaban

ma

—

M'escotaban

totes èran siauds

dogun n'auzaba apondre

sentencia

:

quand parlabi;

paraulas;
rozada;
la
M'agacbaban coma
plèja;
durbian la boca coma als
aigasis de prima.
Se lor riziai, abian pena a z'oc
creire;
la claror de mos èls tombaba
pas per terra.
S'anabi a lor ostal, abiai lo
primiér sèti;
m'i seziai coma un rèi entrcmèch son
armada,
coma un
res a mas

las bcbian coma la

consolador entremèch los dolents.
XXX

Ara, d'icu rizon de drollats
botat lor paire

que n'auriai pas
ambe los cans de

Qu'aUfiai fach ieu

mon

tropèl

:

ambe la fôrsa de lors brases ?

Ornes gamats e cusonats,

—

sols de paurièra e descazits
d'aganiment,
brostan a bèl tal de dezèrt,
sul rascle qu'es, n'a 'n
briu, escanat e' cramat;
trusan la gleba amai la rusca dels
garrics
e s'avidan. ambe las raisas del
genibre;
lo monde los bôtan dei'ôra
e lor cridan coma a de
laires;
se rescondon
per las cabaulhas,
dins las cavensas dels travèrses e las
balmas, '
lor regaulada,
enlai, s'auzis per las garrostas;

jazon a masa pels randals,
palandrans e pôple de res,
e las curalhas de la terra

lojialajum

!

Trad. de J. Cubaynes, carsinol
(Guiena).
Bibliographie.
Trad. del cant IV de las
Georgicas (Editorial Occitan,
1927); — Pour paraître : Per la terra e l'autar,
poèmes; —
Magdalena, roman; — Contes carsinols; —■ Trad. de Nadal, pastorale;
l'Evangeli segond
Sant Joan; — Trad. del Libre de
— Trad. de l Libre de
Job;
de Dius, poèmes; — Trad. de
Rulh-, — Orne
VEccleziasli; — Trad. de las Lamenlacions de
Jeremia.
■—

—

GUILHEM DE TOLOZA
Guilhèm, rizent, diguèt

:
f

So

demandi,

que

Senhe, aiciz-oc : es un pron brabe espandi.
abal, cap aïs monts ont, bufant
A tôt aland dins son clar
olifant,
semprc vivent en l'immortala gloria,
Orland
Aco's

nos

crida

O

;

«

Es ora, e se fa tard.

paladins ? perdètz donc la memoria ?
Los qu'an franquit lo pas
do Gibraltar,
dusca al darrier, lo
tornaran-Sautar,

quand i aura pron d'alert en vostras amas.
Aco's abal ont daurejan lors ramas
las vits que fan los vins
septimanencs,
e, dela's camps ont senhora Narbona,
mon brès, delà los acrins
pirenencs,
aco's abal, dels rancs oceanencs
ont terra a fin duscas à
Tarragona,
per monts e vais, Saragosa e
Pamplona;
aco's abal, prep dels flots
barrulants,

jos lo cel cande

e

raiant, Barcelona,

reiala flor dels bels orts

catalans;

»

�—

aco's Malhorca

e

51

—

las isclas ombrozas

fan fruchar en pomas saborozas
iranjers los nolents brotons blancs.
Aco's apei, de Bordeus dusca à Vensa,
de la Mar Granda als neviers de Provensa,
tôt lo pais qu'a tentât tant de reis,
Pais en tira als trevirants desfeis,
emmantelat de gloria porporada
per flums de sanc, verturoza encontrada
ont, malgrat tant d'auvaris malastrucs,
viu, batègant d'abrondants abelucs,
un
pople sempre auzard d'auzor novela :
aco's Toloza, e la roza e l'estela
tram las ciutats del terraire occitan;
es Carcasona, ardidament mastant
son gigantesc agrum de nautas torres
qu'an atacat de bada, à cops de morres
que
dels

—

o

de carrais, la gata e lo trabuc;

es
es

Agde, orland lo golf de las Serenas;
Nimes, am son grandios Aigaduc,

font e sas colosalas Arenas,
que s'estoloira encantaira, al mitan
dels oliviers batanats per l'autan;
aco's Beziers, ciutadèla auturièra;

sa

Magalona, ufanoza emperiera;
Aiga-Morta, à las sornas parets;
aco's Belcaire, e la terra d'Argensa,
es

es

am

sos

castels qu'an, subreforts arets,

del lop mauresc cotât l'orresca engensa;
aco's lo Roze, ont torres e cloquiers,
del cap d'un roc, miralhan lors mirandas,
lo potent Roze ont milanta nauquiers

pasan, quilhats subre lors sisélandas;
es la Provensa, ont an fach tant d'arlandas
los arlandiers que lèu me reveiran;
subretot Arles, la subre-bela,
ont lo clarum solelhenc escrincela
es

joventas al trelus tant sobeiran,
qu'om las diria diuzas, en las mirant;
aco's enfin Aurenja, Aurenja ondrada
d'un tal belum, que sembla un paradis...
L'aule jargon tudesc me dezagrada
dusca al descor

gauchozament
O

:

abal tinda

mon

e

bronzis

reiral parladis.

sosc preclar ont mon esprit senaura !
Es tôt aquel empèri, d'aura en aura
e de solel emsolel
espandit,
al bord de la mar nostra arredondit,
dont voli faire una patria astrada

qu'afrairara, tram los monts PirenënGS,
poples d'Oc pels sècles aveqencs.

los

Antonin Perbosc, carsinol (Guiena)
Bibliographie.

—

Remembransa, 1902.

—

Lo Gol occilan, 1903.

—

Cau¬

del Got occitan, am las melodias de Paul Vidal e Paul Rejin, 1904. —
Contes populars gascons, 1905. — L'Arada, 1906. •— Guilhem de Toloza,
1908. — Anthologie d'an Centenaire, pages choisies des écrivains tarn-et-

sons

garonnais, 1908. — Contes Populaires, Première série, 1904. — La Pastorèla, 1921. — Soleilleile, 1922. — Las Causons del Pôple, 1923. — La Debanadora, contes en vers (Ed. du Travail, Toulouse, 1924). — Contes Popu¬
laires de la vallée de la Bonnette (Ed. Masson-Champion, Montauban-Paris,
1924). — Lo Libre dels Auzels, 1924 (Occitania), 7, rue Ozenne, Toulouse).
Pour paraître en 1928 : Lo Libre del Campestre (Editorial Occitan).

Lisez Les Langues de France

à l'Ecole

par

A. Perbosc.

�52

—

—

IWOIM RODES
Ardit ! bufa
estufla
e

sizampa

e

pels randals ta

mena-nos

la

nèu flna

gafa lo pa'is
canson magro

e sa

dura,

e

bona frechura

derevelha nOstre sang
que

s'&amp;Oaquis.

O gàuch ! al vent d'ivèrn la flor blanca
Del Cantal sus Rodes

arpadura !

torneja, embornha, mopta

pasis,

aqui que s'espandis :

mas

sans

Dins la

relais davala

tomba e

e

se

de très pans s'altura.

e

nèu, dins lo frech, aqui n'ai plazentat;

la pota es rafida amai lo nîorre usclat
n'ai saquela lo côr brandant e l'ama uroza.
se

Oc I la vila : Cloquier, Borg, Fièiral e Cièutad
ofris a naltres sols sa beltat
alturoza.
Jol vent que

e sern

bufa al quiol l'estranjier n'es anat,

mestres, d'aici dusc'al

de Toloza 1

ras

E.
Bibliographie.

Poesias (à paraître).

—

TERRA

SÉQunET,

roergas.

D'OC

Jout lou trelus daurat dau sourel
qu'escandillia
Entrefoulits voulèn te clarnà noste amour
E te

cantà, pies d'eatrambord

e

d'alagria

O terraire de la Patrie
O Terra Santa dau Miejour I
Terra das troubadours, que

An caucada

de soudards de proia
autres cops, terra dau Gai-Sabé
l'Amour, de la Jpift
l'Amour, de la foia

Terra de
Terra de
E dau

ielibrige Label

Terra forta ounte

creis la vjgna generousa
espérant lou galoi l'estenau,
Quand lou rasin roumplis la Pastièira moustousa
E que, de la
prepsa sannousa,
Raja lou bon vl miejouinau !
Terraire perfumat de la gana
garriga!
Das ouliviès, simbèl de bopur e de
pas
De vendemia

Plana

saureta

ounte

va;

pouneliejà ï'egpiga

De poulit blad
rous,
Dau jardinet, dau

terra aipiga

pichot

mas 1

Terra dau

prat,, qu'un rtèu enoasçalhejant
Que vènoun paiáse, urous, i'edas, moutons, bagna,
agnèls,
E terren salabrous de la rusta
mountagna
Ounte, en rousigant la oastagna
Loua pastres gardoun sous
troupèls !
Terra dau grand cami, do la routa
que passa

Reiaumç dau trimard, dau roumlèu, dau
Tous que s'en van, tèsta laugeire e camba bouiiiia»
lassa
EJn qarrejant emô sa biassa
Pas mai de lèguis que de pan 1

Terra eaminejant de long das riéus, bagnada
Per lou poutou d'argènt de
l'aiga que oourris
roe e dau
valat, sabla daurada
Qu'au pèd de la mar azurada
T'espandisses couma un tapis l

Terra dau

�53

—

—

dau piehot vilage
simple e famlliè ounte vièls oustaus,
Quitats de paire en fil, elritâls d'âge en agè,
Amagoun traval e courags
Terra do la vilotá e

Sôu

pèiias das l'ougaUs.

Jouta las

Terra do las

cieutats, intrada dins l'Istoria

Que, pietadousamenl, gardes lou souveńi
Das jours passais, co.umouls de tristun ou
Nous remembres à la merhôria

dé glória

D'avudre fe dins l'avoni !
Terra de la 'batalha, o plana desnusada
Soul temouen, triste o mut( das orros ohapladis
Es d'un sang genorous quo te siès abeurada
E la mort'' antan

Lèva

en

semenada

meissou de souvenls !

Terraire sant, bénit as epocas anticas ,
Ounte nostes aujoùs, bastiguent eh cantant
Enaurant dors lou cièi abadiês, basilicas
Escrivièn en letras goutioas
Las ' splandous do l'âge

mejan.

cementèri

morts, terren dau

Terren sacrat das

Roumavage pious das cors adoulcntils
De nostes reires grands sourne e terrible

Que, clins la pas e
le treva l'arna

lou mistèri

empèri

dàu Païs !

d'Oc, dàu piOCh fui qu'à là plana
majestous per fllt qu'à l'OuCean

Terra dau Païs
Da'u

Rose

gigants fin qu'à là MiClàrraiia

Das Pireneùs

Terra, per tus l'ama tresana
E

de tout liôstê ciOr t'aimàn

!

■

Oi, t'aiman d'un Amour tendre e fort,

Que
Ë te

bèu terraire

sempre siès estât anlistndous e bon,
deurian biesà d'à-ginouLs, Terra maire

Que tloubriràs toun son amaire
noste darniè som I

Per breseà

Pierre
Bibliographie.
avec Louis Bonfils;

Joui

—

—

Lou

un

baleoun,

Azéma, lengadoucia.

comédie écrite en

collaboration
—; Ter¬

Bè'u RetòtiP, poème (Montpellier, 1919);

d'Oc, poèmes (Montpellier, 1926) Lou Ciclopa, comédie antique (Occitania
1926). — Sous presse : A Boulet Ronge, cHroliiques du temps de la guerre

re,

LA

ÔÂBR5ÈRA

O tu qu'ai visl qu'un oôp, en plena jôventut,
Polida montanhôla, agradiva oabrièra,
O tu qu'ai remirat dins In luts matinièra,
Es lèncli de te dotor que qualcun pensa à tu

dent-Ma
l'alba abià tapat l'estè.la,

Tôt escàs la fina

De

Que dins son cotillion de tèla
Ë son corsatgo rojinèl,
Sa earbaseta'à la 'eintUfa,
Dins l'embaumarèla frescura
S'acamiiiaba dau l'ausura
Al cap

de son pichôt tropèl.

Tôt èra mut sus

Dins Son

la montanlia;

pèl bidritl, folèjà escânlia,

La briza mandaba

ambe canha

�54

—

—

Sos potons los plus caresants,
E plan-planet, los pèds sens grola.
Travès l'espic e la írigola

S'acaminaba tota sola
Dins la

í:y

gracia de

sos

quinze

ans.

D'aquî la Natura èra înmensa.
Sens se trachar de ma
prezensa,
Al mièch del religios silensa

D'aquel rustic

e

bèl decôr,

Cantèt ! E sa vots armonica,
Com una divenca muzica

Venguèt, d'una faison magica,

Tustar

mon

aurelh

e

côr.

mon

O cansonetas montanhôlas.
Gansons tendras e bresairôlas,
Sus de hoquetas faribôlas

Que

vos

aimi, cascalhs d'amor!

Vôstra armonîa pura e fresca
Tôca l'ama la plus
brozesca,
Abètz la dosor de la bresca
E voldriai vos auzir totjorn.
E sens quitar sa cansoneta
La pastorèla plan-planeta
Montaba cap à la cimeta

Que
E

se

remplisià de solelh,

élhs la vezian à
pena
Qu'encara sa vots de serena
Com una misteroza alena
Venià caresar mon aurelh.
mos

O tu qu'ai vist qu'un
côp, en
Polida montanhôla,
agradiva
O tu qu'ai remirat dins la luts
Es lènh de te dotar

que

plena joventut,
cabrièra,

matinièra,

qualcun

pensa à tu.
Emile Barthe.

Bibliographie.

Voir

Figures Occitanes

LO
Dempèi

que

:

Emile Barthe

CIPRÈS

lo solelh te manda

son

poton,

O ciprès,*qu'a rajat de sang sus
ta racina !
Es per aeô, belèu, que ton brancum

Quand la vots d'un

bronzina

pacan

alarga

una canson.

Mas ièr encà diziam : « Las cantas,
onte son ? »
Auzisiam plus clantir parladura latina !
A 1 que debiàs plorar
quand lo vent que rondina
Te trazià plus d'àntan l'encantarèl reson.

Ara, n'es plus atal ! Fôses aiman ton atge,
L'atge de Poezîa !.. E van en romivatge
Plan sobent à ton pèd
per soscar al Pasat.
Diga

nos,

ô ciprès qu'as vist

tant de

trobaires,
Tu que lo temps a pas ni malcit ni
Se los enfants de vuèi son dinnes decansat,
lors

Roger
Bibliographie.

—

d'Oc, Béziers, 1927).

La Fe

Lalina, Sonnets

paires.

Barthe, lengadocian.
et poèmes (Ed. de las
Paias

�s

—

55

-

PACAN

LO

A

mon

Paire

ventral,

plôu d'à-plec sul terraire.
Com un mantèl de plomb, )o pes de sa calor
Aclapa lo pacan que, gôlî de suzor,
Sèga dins lo camp d'aur lo gran refastugaire.
X.o solelh de Julhet

Bruma

—

tal damnat al mièch de la cremor

—

pèl de labech per sostar son dezaire,
E pamens non se planh, aquel fièr trabalhairé;
Afogat al prefach, sempre s'i fa d'ardor.
Sens

un

Deque lo sostèn donc que s'atale à l'obratge
Ambe tant de voler ? Onte pren lo coratge
De panlevar lo fais de sa pezuga crox ?
Se pensa : « Mon Trigós es de bens en abonde
Per los umans; mon mal pas ta lo pan del monde. »
E mai son bras li dôl, mais son cor es uros.

P.-J. Bedard,

lengadoeian.

Bibliographie. — Raport legil à l'asemblado mantenencialo de
subre l'unificaciu de quauques punts de grafio ouccilano
;—
sul majoural Junior Sans, de Beziers, e soun obro (Ed. de la Cigalo

(19113)

Beziers

Esludi
Lengadoueiano); —■ Esludi sul majoural villanovenc Jan Laures e soun obro (Ed.
de la Cigalo Lengadouciano); — Mon solas, poèmes (ibid, 1927); — A pa¬
raître

:

L'Eslatuï de Vilannva de la cremada (xvie secle) ;

de Boscaiiu

—

Las Sornelas

(prose.)
L'ÂUTA

piano, auta, d'albres oundrado
Qu'as arrancat d'ourmeus, de pibouls e d'albas !
Que de casses gigants que toun but jamai las,
Crudel ! a'sparracats sur la terro estounado !
Dins nostro verdo

Qu'as esparravissat de vinlios joust le cèl 1
E cantis de palhès que le lauraire quilho
Dount la palho, quand vos, dins l'aire s'escampilho
E qu'alavets retrai, de lenh, un gros ausèl.
Fas atabe crica poustan, croundats,
A cops de countrovents soufletos la

teulados;
paret,

Mestrejos le pais, e, ifcr coumo un lambret,
Coumandos le repaus à nostros oustalados.

porto l'espant en faguent tout plcga :
mouments, siaudomen, nous parlo ame misteri,

Ta vouts
A

E toutis tristomen souscam'al cementeri,
E semblo qu'auzissem « Per nous aus cal prega... a

Vent d'auta, mentretant plases à moun aurelho,
CaT acatos tout bruts, car n'as, pas de pariu,
me portos, là neit, mait d'un raive gradiu.
Quand la som se rafudo à tampa ma perpelho.

Car

Sousqui as grandis moulis sur la serro baslits
Dount t'amusos, gáujous, à bufa dins las telos
Dount fas am'un

Qu'es

paures

Sousqui

que

tal brut vira las grandos vélos

mouliniès ne soun estavousits...
sul carni la carreto cargado

A toun bufal s'arresto e

camino pas pus;

Sousqui que dins soun trauc trernoulo le caus,
E que l'paure auselou pot pas prene voulado !

�—

Me fas sousca tabès an
Ount lutavi ame tu de

5(3

aqubl temps urous
ma vouls menudeto,

Omit, pet pla fàdeja rounsavi
Que fasios

—

ma

casqueto

rudela dins le oami pouscous.

Ai ! te cafirio
niait, auta répoutègaife,
Se soustavos le
càiiip quë sS vci

Verdéja,

E se darrè la vitro Oimt vfeńes
fiuleja,
Fasios pas calque oop ploura cado laUrah'è.

Mès sios pas fait, auta eoumo 1' zéfir tant dous
Per caressa le blad ou las flous del
campestre,

Mès per brandi les
rocs, les oiistalses, en mcstre,
E fa trerîioula tout, 6 vent tant
pouderous !
P,

A

LA

ítíAR

Batut, lenqadoucicii

LÀtfiNA

O bressaira de lutn amai
d'allegretat !
Tas ersas, couma d'iols linsas e

Qu'enfloura

toun

sounjarelas

pantai d'îlias lugrejarèlas

Autant qu'un cel preciar alargOun ia clartat.
Oanda clartat que fai de cada ime atindat

Un eiar meraviihous miralhaire d'estèlas
E regat per vesiouns, emb' de
majicas vêlas
Que van questant per tout e Sapiensa e Bèutat,

Car, s'emerga de

A

tus l'Afroudita

Minerva-Athénè toun

Qu'en subre-amor

daurada,

siau blous tant
agrada
de tus lou garda en soun
esgavd.

Antau,

couma de Dietls roililfint una ul-nli
atttiéâ,
Veiras tous ills Làtiiis,
coupa Sérfcna, o Mar !
T'abrassa d'una volta estrfcéUa e

pacefica !

(Montpellier, 1879).
LO

Lydia Colonia.

CAŃTSC DEL SOLËLH
d'aprèp Sant Françes d'Asiza.

Subre-Naut, Tot-Potént, o benfazent Senhof,
laUZeiijá, glófia, oiior, bèrtèdicciort !

A tu

A tu sol, Subre-Naut,
E tôt òme tfemôlé en

aqueste cant coiiven,

prononûiant

toil llorri !
Sias lauzat, mon Senlior, dins sò
qu'as congrelhat,
E subretot dins nóstre fraire lo Solelh !
Dins nostre fraire lo Solelli
que nos fa
Qu'es tant faèl e luzis am tant granda
Dins nôstre fraire lo Solelli
Ont 106 èllis emblauzits te

lum,

efepléndof

!

qu'es ton retrat
pôdon remirarl

E sias lauzat tamben, Senlior, dins
l'Estelum,
E dins la Luna, nôstra sôrre dins lo cèl
!

E sias

lauzat, Sènhor, dins hôstt'O fraire 1'
temps niboienc coma dins lo temps Vent,
eiar!'
E sias lauzat, Senlior, Grealor
sobeiran,
Dins nôstra sôrre l'Aiga Ont 10 côs se fa
blos !
E sias lauzat, Senhor, dins
nôstre fraire 1'
Fôc,
Dont soiit faits los calëlhs
qu'illuminan la nèlt!
Dins lo

�57

—

—

Oc, dins Io Fôc gaujos qu'es tant bèl e tant fôrt,
Qu'es gaujos, bèl e fort com tu, Subre-Poterit !
sias lauzat dins ndstra maire Tèrra, ô Dius,
dona Hors e fruch'es agradius !

E

Pramor que

e benezit Nóslre Senhor,
servit ambe prosternament major

.E sià lauzat

sià

E

ProsPer

!

Estieu, lengadocian.

Bibliographie. — Lou Terradou (1895).
Flors d'Occilania, 1906); la
Canson Occitana (1908); la Romancero Occitan (19Ì4). Las Annadas Rojas.
Lo Flahut Occitan, canlas nouas sus uielhs airs (Société d'Éditions Occi¬

—

tanes, 1925).

REMEWSLM DE LAS ËLOUÏMOG8 ©ABELADURQS
Anem ! cal caiita las cabelàduros

's frouflts divencS,
bloiiso claroii des belets fiiâienCs
flambent
Dambfe l'or
do sègos maduros.

Oue sabouu méscla, stibre
La

Faitis

pr' esolaira dejoubs le cel trum

Ount le souloihas nou pot fa traucado,
Se dcsplegoun naut les poisses de fado;

rais de luni !

Cantarem partout que soun
O
O
A

quanlis d'amours les prenoun per vélos 1
quantis de cors enmimarelats
trop remira las trenos rousselos,

Coumo

d'aUccious s'i

soun

eiiflalats 1

Anem ! cal canta lus cabeladurOs

Que saboun mescla subrejs frounts divencs,

La blouso clarou des belets maiencs
Dambe l'or flambent do Sègos maduros.
Auguste

Fouiiès, kngadoucià.

La Groux de 1'Inoundaciou, 1S75 (Chavard, Castelnaudary). — La Croux del grand Âlgat, 1816, 1879 (imprimerie Centrale/Mont¬
pellier). — Les Cants del Saltlclh, 1891, (SSVifie, Paris). — La Muso SilvesIro, 1897 (Bibliothèque de la Revue Méridionale, Carcassdnne). — La Sego
(id.). Etudes sur Fourès. : Paul Mariéton : Le Dernier Albigeois, Revue
Bleue, 1887. — Laurent Tailiifldi!, Terre Latine, ijjmëlfé, Paris, 1899. —•
Bibliographie.

—

Louis-Xavier de Ricard.

Ou poète

national, Savihe, Pdi'ife, 1888.

—

De

Beaurepaire-Froineut, Dielionnairss bio-bibliographigheS des hommes du
Midi, Le chevalier, Paris, 1895. — Maurice Fauré, Le Mouvement Félibréen, .Revue encyclopédique, 31 juillet 1897. — Antonin Perbosc, Au¬
guste Fourès, Revue félibréenne, décembre 1891. — Joseph Salvat, Au¬
guste Fourès, Société d'Editions Occitanes; Castelnaudary, 1927.
LA

SEREÎMADA

La riiocb es founsa a l'oumbra gagna,
Jouta lous aubres porta esfrai.
As omba'rràt dediiis ta cambra
LOU sOUrol ambé tu bèlltàt.
Loti vènt trampellà dins las ramas
Mès tout es-mut, franc soun plagnun.
La terra es bouiila,
a rua es trista,
qu'es loti moimde s'à pas ges de sourel.

Moiin
De

Manida

so

sios à l'escouta,
ma cansou,

Ajassada, de
Barra tous

iols poudras

fols de
aucelou dins

entendre

Lous tustaments

moun cor,

Couina

sa

un

gàbia.

�58

—

-

S'estrassa las alas per res :
e crida

Sauteja

Pode pas viéure
Pode pas vieure,

Quand vai

s'ai pas ges de sourel.

tournà l'aubeta linda

Que ta fenèstra alandaràs,
Me traparàs davans ta porta

:
Toutas las rosas flouriran.
Se de toun riset, me saludes
M'estavanirai de bonur...
Car l'ancèu libre,
Couma las rosas
Rèca sa vida dins un rai de sourel.
Joseph Loubet,

langadoucian.

Bibliographie. — A Théodore Aubanel
poème, Paris Duc, 1901. ■—■
Discours de recepcioun au Félibrige de Paris emé la
responso de Lucian Duc
Paris Duc, 1901. — Is escoulan de Wreschen ode. Paris. Duc. 1901.
—Li
Roso que saunon poésies provençales.

Avignon. Seguin. 1902.— Traduction
française du Baile Anfos Daudet de Batisto Bonnet. Paris Flammarionl912.
loubelenco, liame amistadous di félibre pendent la guerro (60
n»&gt;) 1915-1917.
A paraître : recueils de pièces
provençales et languedociennes parues
dans l'Aioli, La Cigalo d'or, Le Provençal de
Paris, la Campana de Magalouna, VArmana Prouvençau lou Gai etc., etc. Eludes de bibliographie. Va¬
riétés et documents
félibréens. Anthologie des auteurs de langue d'oc. (Renais¬
sance Montpellièraine). Sus l'auboi
clapassié poèmes. Les Lettres d'Oc à
Montpellier, étude critique (Editorial Occitan. 192S).
—'La Gazeto

SULS BORDS D'UN
Suis bôrds del riu de la
Los

RIU

Sauzeta,

jovents van de dos en dos,
dins l'azur dcl eèl blos,
S'auzis pifrejar l'alauzeta.
Tant que
Lo

parpalhòl fa

sa

pauzeta

Subre lo mentastre audóros.
Suis bords del riu de la
Sauzeta,
Los

jovents

Era per

van

de dos

en

dos.

ieu qu'antan l'aureta

Dins lo bartás cantaba dos.
Com sentisiai mon cor gaujos,
En

espérant

mon

amigueta

Suis bords del riu de la Sauzeta !
Guilhem de Nauroza.
Bibliographie.

—

Cants d'un

1925).

LA

PE5RA

grilh, poèmes

lengadocian,

(Société d'Ed. Occitanes,

DRECHURëERA
A

Napoiileoun Peyral.

E venc tôt drech la

peira lai on era'mestier.
(Canso de la Crolsada).

L'aurassa folament bufa, tout acoussant
Daus lou Pounent, coumoul de Nîboulas
Un roustun de brandal e do cars

Qu'idouloun dins

poulpradas,

grazilhadas

fum negre e grebat de
sang.

un

E raufels

atupils, e clams que
Boumbasses de castels cásénts
Deglesidas, qu'embé

sous murs

S'avalancoun dau cop

s'esclafissoun,
e

de cieutats

desencrestats
dins la flamba e s'abissoun;

�—

59

-

Tout s'engoulìs — coum'una
Enmiech una sansogna aula,

aigadina en la mar, —
dolenta e rauca,
Que boumbourina, creis, se couila, brama e trauca,
Coum'un tron soundissent qu'escalariè dou larg !

—

0 Martirs

espelhats

per

tant de nafraduras !

Cieutadis, espoutits jout nosta libertat !
Assoulats dins la mort
Vostes

sacrats

corses

e

vosta

soun

bravetat,

pas pus que

pasturas!

Vaga la sauvagina aloupida das clers

Que

sus vous,

grands aujols

enarca soun

esquina,

Regaugna, e, tout flairant, tomba de sa babina
L'escuma de souis cants azirouses

e

fers.

E, per aval, depès, cap tors, arma ourguelhousa,
Nazilha uflada à tout ce de la grand' coumbour,
L'Orne, qu'an elegit per chaplà lou Miejour,
La pugna

gauclia à l'anca

Toulousa,

que

Coum'

un

arregassa

l'oulousa;

s'enfloura aqui, jout lou cel blau,
rousiè, rousent de flous, mes espignaire,

Airissat das iissous d'un issam

Que virouleja autour

guerrejaire

en zouzounant

ulhau !

E Toulouza l'auzis... — Àici
qu'en l'entremieja
Das dentelhs batalhés enredesits contra el,
D'un cop, prime negraz sus lou vespre roussel,
Coum' una oumbra, dou cors d'una fenna testeja

!

Muta, espinchouna; pioi, muta, la Grand-Mouliè
S'aclina

e s'abalis... la peirièira crou'oina...
Fizèla, e redament coum' una matrassina,
La peira drechurièira anet n'ounte caliè !
L.- Saviè de Ricard, lengadoucian. (1843-1911.)

Bibliographie.
en

Le Fédéralisme

(Paris, 1878) ;

—

Poèmes (non réunis

volume).

CHANSO
Volontiers farai
Tal ehanso novella,

Sitôt no m'apella
Ni m'acuelh autiva,
M'es s'amors honrada

Que fos agradiva,

Si far

la

Qu'ades me sembella,
Oue'l captenh me pliva

podia.
capdella
Mon chan e l'abriva,
Per qu'ieu tan quan viva
Vuelh servir la bella,
Que de grat sagella
Sos faitz, gent aiziv.a,
Humils et esquiva,
Plazens et ysnelha.
Mas

razos

Ou'als valents

Que d'honor sazada

Ês

nominativa.

Guiraut Riquier,

lengadocian (1276)

Poésies de Guiraul Riquier éditées par H. Pfalî (Ber¬
lin, 1853); — Le Troubadour Guiraut Riquier, étude sur la décadence de
l'ancienne poésie provençale p. J. Anglade (Paris, 1905.)
.

Bibliographie.

agrada.

Bona fon anc nada,
Tant es adoniva
De totz bes preziva:
Ouar tant es lauzada

—

LA

DICHO

DE

GALGASSO

Voli pas casca lous félibrous que s'enmajinou que lour abasto de
rima cauquos trovos, de mascara cauquos pajos de lengadocian ou
d'escriure dins las gazeto de bêles articles en Oil en favou del paure
jirma Oc, per sana e gandi lou malaut !
Voli pas jingla lous felibrasses talentuouzes ou pitrassaires, qu'ai

�de l'intérès sacrat do nosto
de l'estèlo ielibreneo, cùscou de
noum

abouzisou l'aziromèn mutUal !

léngo mairalô 6 jolis t l'emparamen
câpelètos ôunte ritous é Clergues

Volipas esse dezairat ébès lous braves félibrès que quand où trincat
la Santo-Ëstelo ou dins d'autros félibrejados- annalos, que quand
où enjimbat de eoùileôurs e d.espartit de joios, qu'ou désoutat a
grand peno de mansips e de ménudôs per réviuda, montre cauquos
ouros, lou tems ancian, en lous veâtiguon à la modo d'alaro; que
dins de clamàdissos, sens reslountido ou à restountido pla décado,
où repetit nostros libertats, ìôu dïèt imprescritibïo de parla nostro
lengo e de sèrva nostrèS Us, erêzoU — o Iour ÏÔu pas l'èscornù de cuja
que sou pas d'âpOUStôîs âsertenâts — que camiîiou cap à iâ realizasiu
de lour coubézajes e que cadó cop un paUC agândlrou lou let !
Mas lour cridi : Paures de paures !..
Es pla bel de se desgargamèla dins de festos ou dins de démonstramens, sens aflat du radis subre la chourmo !
Es pla bel de rétourqui las « Iscariotados » d'un de Mounzie mas
cal pas bouta lou cap joust l'alo, se cal pas gargalha de mots, cal
pas
voudre préno ittârto per guèine, pértal es SOU frâje d'âgachâ'n pauc
per

al rOudat.

RéspôuNso

Aissi-bas, li

a

abèlados e
D'autros ou

sou

paurissou

a

GaLgaSso

rès d'éterne

se sou

ou

savi

abourdidos,

regrelhat

e se sou

:

Do lengos se sou cuseados, se

dézagouloupados, d'autros s'em-

ou se ïémontou.

La nostro a fach 6 tara so-mèdis nias se DiUs ou vol es
pa'ncaro
déma que la rébouûdrem !
E per coupa court soi Segu que se do EelCairo à
Périgiis' e de Narbouno a Ourlhac Gàlques omes de saber, dë
de

fé,
voulé, de tengudo
quilhavou al subre des eni'alaehats, des coubezes
e de l'abéliè biaialre — dùunt soi un vlelh crêstat
que sap pas quane pastre segui; s'en t.enguen counte des papasars
d'en réire, de la viroulado perdurablo de touto eauzo e del
lengaje
escript ou parlât d'adaro, COUrnpllssiôu drechurièiromen entre mal
e bè, la
bèlo obro d'unificassiu de la gramatico e de la graflo ouocitanos, se nôstres plchouhes apréniou à l'escolo lou lengâdûciàti e
lou fransimàtid, CàUC&amp;nbo àlaro
Galgasso !
Des vinhèirâls del Gard à las milheiros
AgénéZOs S'auziriOu re'stOunti d'ans, d'âils e d'ans lâs Oànsous terrenalos !
e

d'afiscamen,

des

se

gâlâmbêjâirês

—

Louis
Bibliographie.

Rquòuibr, lengadàUêian.

Maclamo

Carpignol, comédie (1900-1926); —• Lou
Manjo-cagaraus de Marsellia, poème héroïcomiquè (1901); — Jepo lou cassinié, comédiê (1902); — Un tantos a Campilhergués (1904); — Uno rêiiniu
—

publico à Campilhergues, comédies politiques (1905);
- Conter à
fioc dé sal
(1922); — Contes à la Troubilho (1923); — Conles a l'Ailloli (1926 ; tíbntcs
pounchuls (1927); — Pour paraître : La Filho amai la maire, comédie-—.
Lou Bfwiâri dé Rabelais.

■

SANS

GANÁ

L'iver, sioi prés de languimen,
fifre davans lou seuc que pleura,
Engrepisit, trobe quel'oura
Se revala trop douçamen.

Al

En

brâsuquen, tout tristamen
Sounge al sourél câudet que fleura;
Sans gàna) me demandé coUra
Finira moun agaçatûen.

�—

Alitai, laïat
Ma

sus ma

61

—

cadièira,

pensàda trop prisounièira,

Dins las nivous s'estavanis.

Me tarda que la vigoundèla,
Joust moun tiulat toujour iidèla,

Vengue piula dins soun viel nis.
Paulin Vaissadb,
Bibliographie.

Peésias

—

lengadoucian.

(à paraître).

ROUNDEL
Qu'era plazenta, la brunota
Qu'anava veire al Pueg-Plancot !
Moun Dieu I que eo 's loung, tout aeo !
Sa voutz, lou rire de sa pota,
Squs bouns uelbs, sa doussa manota,
La rosa de soun earaeo,,.
u'era

Plazenta, la brunota

u'anava veire al Pueg-Plancot !
Las 1 es morta, paubra piohota!...
Buvem, amis I Dal barricot
ïiratz | tiratz de vi belcop !
Per nejar l'amour que me trota,
Ati, toujours, de ma brunota.,.

(Las

Babarçlas.)

Bibliograpj-iie.

—

J.'B. CuÈZE, Umouzi.

Las Babarolas (à paraître],

AUX PASSANS ELETOURS
Paisan tu ses lou Mestre dau Païs a dieh lou Grand Mistral, mas
si n'eran las cleecius creze be que jamais tu ne t'en poudrias apersa-.
ber. Tu ses tan eitat, moucat e countrufach que tu lou prumier as

perdut la coussińsa deHa grandour e de ta forsa.
Eilas paisan, soudart te rapelas tu l'orra vita de las trenchadas
Dins la tanha e lous gaulhers sous lou freq e la coma, pendent quatre
ans e mai, as pat.it, as balhat toun tems, ta forsa e
toun sanc. De
n'ei jamais vengut te credar per te boutar a l'arrei, els damandavan
pla lous oubriers, dau fer, de la pierra, dau boues, de la pluma per
lous far trabalhar dins las usinas e dins lous Buréus ount isgufrian
gra de la nevia, de la fam, de la set, dau gial e daus boumbardamens. Mas lous oubriers de la Terra, jamais pep is de pansa, toujours
la trenchada per meijou la fanha per liot, lous fusils o lous canouns
e lous
gas per distracciu.
E quan tu fugues tournât dins ta paubra terra deilessada e que de
petit a petit en trabalhan tu la tournerps boutar riclia e nurissiera,
lous gros embuscats de la guerra tan saubut mait d'aver un pauc
eicartat la misera. Paubre mounde n'an t'isM'ol1 sur 'ous PodsTerrous, sur lous Bieanars I Mas lou Perceptour, ilh, ne t'a gra oblidat e t'a faulgut paiar couma lous autres, oouma quis qui n'an pas
faoli la guerra. Paia e Mers païsan tu ses mas boun a co.
Mas auro tout ei chanjat, las eleceius se van far e lous candidats
te venen veire. Blancs e Roujes. Jaunese Blus is soun tous tous amies.
Lous beus moussurs de la vlla bouten lours mas blanchas dins tas
mas rufas de trabalhadour. E is te sadoulen de lours ei lingadas e is
t'amialen de lours páraulas flateiris. Per trapar toun vote
len far marchar, mas n'ia pén-que voudria liberar
la terra
de la Centralisaciu.

is te voudaulveg
ei

Païsan, per qu'una vet tous lous qautre ans tu ses Ion meitre,
tems de lou moutrai, de boueifar touta que la sepalha de pouliticians
qui

se

fouten de te.

�—

Tu ses prou

beu, tu

ses prou

62

fort

—

tout soul, tous
Anez païsan, n'as
dins que la Fransa

per menar en paz

afars. Tout co a prou durât., faut que co chaba.
tu pas païat de toun sanc, lou drech d'esser libre

que tu as sauvada ?
Renat Farnier, lemouzi.
Bibliographie. — La Condition juridique des Personnes et des Biens
dans l'Ordre de Grandmont. Limoges 1913. — Chronique, regionaliste hebdo¬
madaire de la Gazette du Centre depuis août 1919. — Lendemain de Saint

Loup, comédie en 1 acte (en collaboration avec le Dr Delhoume) Limoges,
1921.

—

Lou Ghami de

Perdiciu, La Vierja daus Rochqus, Paubre Carnaval.

(Contes limousin, parus dans Lemouzi.

—

zinas end
un
acte
—
Nombreux
Le Salut National, Cri de Limoges, le

felibréens dans Lemouzi,
Courrier du Midi, la Revue Méridio¬

nale, etc.

LA

SOLDADA

Clara es la prada
De Iloiz estelada,
Clar es lo temps delà gaiajornada
O los joglars van paiar soldada
A la font chara aus pastors.
Santa Valeria es loi- patrona (1);
sa font doussa aus suffridors
Los joglars vengutz de Narbona,

En
De

De

Tolosa, de Carcassona,
Marselha, de totz païs,

Gitan sols

e

marabotis.

Per honorar la santa

poderosa,

Daus joglars la banda joiosa
Comensa a galament dansar;
En los vezent

•

deportar,

se

Diriatz un eissam d'abelhas,
Diriatz de las moschasvermelhas

Qui viran

au

solelh de mai.

(La Chanso de Combralha. )
Bibliographie.

Tras Lou

Plai.

—

Pessas lemou-

articles

DAUS

JOGLARS

An daus motos à très

banas,

Achaptatz

en terras londanas,
Diriatz de las moschas vermelhas
Sonant de petitas champanas
E parlant eom los preichadors,
An daus chis chavauehadors
E daus asnes
comptadors.
La piosa dansa es achabada,
E comanda chasque joglar
A sas bestias de trabalhar.
Es la fl de l'esbaudejada;
La deiana de l'assemblada

(Una vielha femna barbada
A qui lo bo vi
agrada
Mais que l'aigua d'un mostier),
Bufa de la chalamella,
Juchada subre una chamella
Dont un ors es lo chamelier.

Paul-Lois

Grenier, lemozi.

L'Archipel enchanté (Paris, 1920);
Combralha, poèmes (Occitania, Toulouse, Paris, 1927).
—

La chanso de

—

LA LIMANDO
A l'oustal de moun pai ió no vielho limando
De nouguié que, de loun, nous
siert,de pai en filh
A lou que la
faguet falho la ma, l'utilh,
E surtout lou
cerbel, per flouri la guirlando,
Sus lei pannèus lusents escultâ lou
diamant,
Per foulhâ lou rincèu, fignoulâ la tiréto,
Al mitan d'uno estello enelaure uno merléto
F, floucâ lou frountoun em d'un floc de
ribans.
O limando
Coumo lou

saerado, o muble de familho,
liet, toun frai, — ount l'ome nais
Mès ounte ne viu pas coumo altour de la
sor,
Ount lei mas d'urio femno, après la mai la
Adoben la bugado e sarren lou linçol...
Gardairo del Passât mai de l'ouro
presento,
Tu sabeis nosto vito e nous las fas
pus sento,
Autar de la meisou, de sa joio à soun dol 1
Entre lou linge blanc que de causos recato
Brassièros de meinage e flours de
soubenis,
Pials morts de paures morts,

e

mor,

-—•

filho,

:

letros, papiés jaunis,

(1) Au Moyen-Age, sainte Valérie était la patronne des jongleurs. La
s'agit est située dans une prairie de la vallée de Chambon.

fontaine dont il

�—

63

—

Dei relicos d'amour qu'auro n'an pus de dato...
Mémo un pilot de touallio i recato l'argent !
E coumo sint à boun quand la porto s'alando :
Co'i là flno sintour de la flour de lavando

Que
O

marido al linge amistadousoment !

se

filho, mei lilhs, gardas

ma

vous

de la vendre

Nosto vielho limando

après que sirai mort !
D'aquel simbel de raço e del vielli Perigord
Belèu l'arias d'argent... Mes l'argpnt n'ei que cendre...

Aimas lou lum que mounto !... E gardas lou temoun
Del Passât e de tant de vitos que vous mando...
E

quand

Ne

vous

vous

diras

parlaro nosto vielho limando
noumas

que moun noum... voste noum !
Méry de Bergerac, lemousin.
Bibliographie.
Aies Artois, contes; — Bernicarios, Boucinous
e Brigalhas; — Sous presse : De Rampan à Guilhanèu (Occitania.}
—

QDA
Lo solelh

Apromet

A

CATALONHA

d'aqueste ser es vermelh coma sanc
jorn d'auratge, aquela esclardor

un

Catalonha tremolenta

clar
sur mar,

Más davans l'auba esperam, vendra

totjorn lo mati de íum (1)

a

plá lo cor del jorn
mietjorn devé flambôr

Catalonha triomfanta !

Se,

sur

dels janols murtrils, bels côrs jeunes

van

sannant,

Matrassadura del fil sei bôta (2) la maire en sanc,
Catalonha maire e senta —
La
plaja ganha en dacôm corona de sentas flors
—

Fai-te jôias de ton sanc e jôias de ta dolor,
Catalonha aura dolenta !
En
en

vortat, as vist rajar de la tua charn ton sanc viu
vertat, tu n'as credat sur la charn môrta dels tius

Más
a

la

e la mieja-môrt, l'enduras;
pelfruch color deluts, qu'es la brada (3) sur las flore
vendémia de gei de que fai la vinha en plors
Vendemiaira qu'aura pura (4) ?

Ouar lo cial tremolará, un jorn, de gaias
clamors,
ton sanc sannará más sur la seda
d'auriflors, (5)

e

jos lo gran cial blué luzentas;
Tots los chamïs serón verds jos los lauriers
samenats;
tos uels se pauzará 16) l'ala de la Libertat,

sur

que

t'aoialara contenta !

Los endemás

qu'esperam, que naisserón del solel,
un jorn liats per totjorn e de novel
quôtidianas tendressas —•
délai mar e délai monts totjorn nos
arrespondrem,
e de nostra luts do
gei (7) fums e negror escondrem,
dejos l'aie que nos bfessa.
Oc,

nos

veirón

per

Sur los dos ranvers (8) dels monts sem tots
pôples lemozis,
rassa al sanc radent que la terra s'achauzit
per l'amar dins tots los segles
Nôstrc sanc sourta del soi o al rôch nôstre sem liats

Sem la

Qu' doncs

nos

derajarià del pais meravilliat
e las
reglas ?
Jan Mouzat, lemozi.

Contra los dieus

Bibliographie.

(1)

brouillard.

—

Chansos de dabanl

jorn, poèmes (à paraître.)

(2) met. (3) gelée blanche. (4) pleure. (5) oriflamme

(6) abritera. (7) joie. (8) penchantes, versants.

�64

—

—

DOURDOUNHA
na filba mountanhieira,
d'esquissar sa rauba de cristal,
en galoupan peùs rocs e peu ruscal
rajol, malpas, eapriciousa rivieira

Arderousa, ailal
Sens crentar

Davala
Aroant

Dourdounha.

Regour de rouléjar de destourn en deslourn,
A forsa de broundir per vaur e per

Roundis
Li

vaureta,

darrier cop, un darrier cop lelireta;
d'arrivar; mas en plana a séjourn
Dourdounha.

un

trueja

Pianota d'Argentat, o plazenta eneountrada,

Ceclada de eoustaus, frescha ooum'un boutelh,
Blounda de sas meissous, espandida al soulelh,

D'un bel riban d'argen, tu l'as tan
Dourdounha.

ben oundrada

Lous aubres rivieirals, eatoun lous
Ouanhe abric, pel s'egur, per ilhs e

auzeletz.

Ës plazer,
Que, pels

sur
sers

lour mainada
teus bortz, d'auvir la seronada
de prin-tems, chantoun roussinholetz
Dourdounha !

Seras

toujourn

per

ieu, la fada encantarela

E, nascut sur teus bortz, aqui demorarai;
Couma iau auzeletz, ieu tabe, amarai
Mas, preg do tu, toujourn, ma migà doussarela
Dourdounha !

Amédée Muzac, lemouzi.
Bibliographie. — Flors lemozinas, poésies. — Sen Guiral, Poème (pet.
m-8». Impr. Roche, Brive; — Les Chaires. Etude de philologie limousine;
Lou Revelh a Venladourn. Poème, (pl. in-8° de 8 pp. avec traduction.
—

Paris Société de publication du centre); — Lou Cliabutoure, la Sartressa.
Chants del Felibre. A moun pais. La vous del pais. Sur lou Suquel de la Ramieira. Chansons limousines, avec musique de Léon Branehet; — Collabo¬
rateur de la Revue Méridionale la Cigata lengadquciana et de Lemouzi; —•
Les Verreries de la Cère et leurs genlilhàmmes verriers. (Broché in-8° Imp.
Roche Brive). Description et Elude de l'enceinte préhistorique. Le vieil Ar¬

pentât xv, xviit0. Esquille historique. (Bulletin, de la Société Scientifique

Historique et Archéologique de la Corrèze à Brive.)

L'AGABAIRE
Un gouiat, cand soun pai mourisquèt, li daehèt un gros arjent. Lou
joube, se besent libre couma l'èr e.ric couma un Grésus, coumensèt
de s'en douna tant
las bilas à la moda,

counsels de

e

tant, samenant

soun

bc

sens

coumta, eourrent

jougant, beguent, gourrinejant. De. bada li dabon
sajessa : — &lt;• Filhot, las rendas soun aiga que coure la

bita, una mola que bira; las grossas dépensas coumbenon sounca ad
aquel que sa pensioun es assigurada per un plassomen de tout repaus.
Sarra toun bc, se n'as pas paire 1
Car lous maris

Se
Li

nou

se

an

ia carisoun

bei nibouls

en

:

l'aire,

aura
pas d'aiga, al gourg prigounll
Siosque sage, estadia dacha lou {oc e lous plasés.
Ta mouneda acabada, bendras gus e te
pentiras ! »
Mès lou drolle, qu'aimaba bebe e dansa, escoutèt
pas: moun dise
Al countrari, in'arresounèt : « S'ères sénat, bendrńs
pas
treboula
moun repaus dan ta crenta de penos endebenidouras.

Biba

joial fora cadena !

Betrem douma

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jou, tè

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las jens me moslron touta sorta de poulidessa, me fan
e d'ome benfasent. Or,

de jenerousitat

renoum

Lou que se sap que tout soun bien estralha
Pot pas boula soun or jous la sarrallia.
Cancl de pretoul te dison jenerous,
Cal pas pensa de tous i coupa gous ! »

Besquèri que moun counsel l'enfetabo : tal un bentoulet tebés
pretoca lou fer iredas. « Après tout, me pensèri, ei feit moun debé
en l'abertint; es pas de ma l'auta se tourna mal. »
De fèt, calque tems enla, rescountrèri moun manjairas bestit
d'abits petasSats, tarlanquejant pès carreras e mendicant soun pa.
Acô me siosquèt grèu. Mès èra trot tard per i res cambia, e pousquèri
sounoa répéta en jou médis :
S'a la prima Irasiô mens berd,
nou

L'albre

se

verbaiô de saba per l'iber!

h. Pi at,
1894, 2
Essai de

péri gourdin.

(Montpellier, 1893.
vol.;) — Grammaire générale populaire des dialectes occilaniens.
syntaxe. (Revue des Langues romanes, 1911.)

Bibliogrpahie.

—

Dictionnaire français occilanien

SONET
Ièu

poèsqui de Caron la barca passar ara

cotèu,
gendarmèu
.tantara.
plus li virar jamai cara,

jamai porti plus ni guèina, ni

Se

Pétard ni cabusset per estre
E faire per lo rèi à crédit la
Pertant

non

voli

Mais toustems li serai coma un

barbet fidèu.

.

Vivènt dins mon ostau à pleser de budèu,
Donarai la preson au diable de la Fara.
O

es qui pôu sa paureta vidassa
seguir la trassa
princes, ni de rèis, de barons, ni senhors.

qu'uros

Pàssar entre Ici sièu sènsa
De

vèndre,

Car per aver s'amor fau sa libertat
Puei devenir llator et surtot ben entendre
Coma fau lo filhan tentar aus jocs d'amor.

Bellaud
Bibliographie.

—

de la

Obras

e

Bellaudiera,

rimas, 1595;

provensau.(1532-1588)

Le Don-Don infernal, 1588,

—

1595, 1602; — Bibliographie de Bellaud dé la Bellaudière (Revue félibréenne
ix); — Elude sur B. de la Bellaudière p. M. Garbier, fils (manuscrit,
1924); — La vie ei l'œuvre de Bellaud de la Bellaudière, par l. Vérane,
(Toulon, Les Facettes, 1927.)

Tome

POUEIVIAS
Dins lou fialat de la rougina,
Auva, o moun cor, la moufla gent
Daus auzeus que chanta e gazina
Couina dins 'na gabia d'argent.

T'agrada, aquela

mandinada

De doussour teuna e
E de sentours tebias

de lum gris

uflada

:

Pantai de tristour chanteiris.
Mas huei, pus naut que las frairalas
Voutz daus auzeus, escouta en tu,
Escouta dins un fremin d'alas
Lous désirs de ta jouventut.
occitan

Feuille v

�—

66
*

»

Couma

—

riele, lou fuelhatge
e lous plais,
Quoes l'abrilhaus envulhatge
Que renais.
un

Ganha lous bosos

È tu tabe, 'la te douncla,
Ama tola de clarum

,

Ouela renascuda mounda
De l'arbrum.
E semblas la

Que,

a

virginela

l'abros dau ciau trop len,

Couma l'aubre fer barbela
Au soulelh
E

crei, tant se sent boueirada
Prima, qu'es subran
Aqueu tible sus la prada
S'aubourant,
A la

Davant la meijou qu'habena
Tout lou cercle daus puegs glas
E derm dins la vierja lialena
Daus lilas.
Albert

Pestour, lemouzi.

TRADUCTION
Dans les rels de l'averse

entends mon cœur, le tendre
peuple des oi¬
qui chante cl gazouille, comme dans une volière d'argent.
Elle te plaît, cette matinée de douceur grêle et de clarté
grise et de ticdes parfums gonflée : rêve de tristesse chantante.
Mais aujourd'hui, plus haut que les voix
fraternelles des oiseaux
écoute en toi, écoule, dans un frémissement d'ailes,les désirs de Ion ado¬
seaux

lescence.

*

Comme

un

incendie le

feuillage

gagne

les bois et

magie d'avril qui renaît.

les

haies, c'est la

Et toi akissi, elle te dompte, âme folle de
lumière, celle chaste résurrec¬
tion de la forêt.
El tu ressembles à l'adolescente qui, au bord du ciel
trop doux, comme
l'arbre sauvage palpite au soleil.

Et croit, tant elle se sent mêlée au printemps, qu'elle est tout-à-coup
peuplier se dressant sur la prairie,
qui embrasse tout le cercle bleu des collines et dort
dans la vierge haleine des lilas.
A. P.
,

ce

Devant la maison

Bibliographie. —-Lous rebais

sus l'aulura
(Les reflets sur la colline) avec
provençal de Charles Maurras.
Lou bleitou de pourpa (l'échevéau de
pourpre) odas e
La garlanda d'aubespi (La guirlande d'aubépine) prejieiras e
Eimaiges lemouzis e peiregords (Images du Limousin et du

poème liminaire
Pour

en

paraître

sirventes; —
canticas; —
Périgordj.

:

!

BAUS
à Madamiselle Jàno
Charcol,

Tout

pensati^u

malancôni,
Pantaiant de bonur perdu
E de ma jouvènço U
i'angôni
e

L'autre ièr mi pas m'an coundu
Sus un serre, à la souleiado,

Ounte, mâugrat lou vènt terrau,
Li flour enea marcon la piado
D'Uno que

sènso

pensa mau,

�—

67

—

Rèn cju'en risènt pèr se fa gau,
Leissè moun amo desaviado.
I'aviè'

qui, daura dins lou cèu,

Pus aut que lou serre e si mourre,
Un castelas emé de fourre;

E,

sus lou camin dôu castèu.
chatouno que gardavo
Si cabro e que me regardavo.
Uno

,

Rouginello em'un poulit biai
Venguè 'nsin — « Sabès pas bessai
Qu'acò 's lou castèu de la Rèino ?
E de que Réino ? — Malapèino 1
Si vès bon que sias pas d'eici,
Car en Prouvènço, do.umaci !
I' a qu'un soulèu e qu'uno luno,
E de Rèino tambèu n'ia qu'uno :
—

La Rèino Jano ! Un soulet cop
L'ai visto e pode pas vous dire
Goume es bravo, coume saup rire,
E que gènto rèino es aeô :

Galanto
Bruno e

qu'aurias di Mirèio
palo, de bago i det,
Caminavo aqui, dins la lèio,
Meme qu'en passant me
riguè...
Mai, mignoto, siès do une ben vièio
Vau sus douge. — Alor galejan ?

—•

—

E me n'en contes uno forto;
l'a bèu-tèms que Janeto es
La Fado de l'Age-Mejan !

morto,

Moussu, la Jano que vous parle
Passavo i Baus, anavo en Arle

—

Quand la veguère, i'a sieis an !
Êro ben nosto Rèino Jano,
De tant de castèu castelano,
E qu'en long mantèu chimarra,
De fes vèn vèire sa Prouvènço.

.

Dempièi Sisteroun jusqu'à Vènço
Tout lou mounde

vous

lou dira.
Pau Areno

Bibliographie.

Poésies

—

(1889).

provençales (à paraître à l'Editorial Occitan.

PÈR....
Sèns te vèire, au païs tiéu
Ai passa, malancouniéu
Au

.

païs ounte demores...

Moun

amour crese

que mores

!

Rèino Jano do moun amo
T'ai pas visto, e la calamo
Es intrado dins moun cor.
O

fas escor 1
pantai
Que fasiéu dins ma jouinesso
moun

cor, me

Rèino Jano di
Toun còu fin

noun

lou veirai

Que baié talo tristesso,...
Mandadis
Rèino Jano, encaro mai
De moun amour siès mestresso.
Frédéric

Bibliographie.

—

Poésies

(non

Amouretïi.

encore recueillies en volume.)

�—

PRJNTEMS
Un

68

QUE

—

WOU

S'ACABA

grand abelimen

S'enaura de la terra,
Un grand abelimen
Toumba dôu flermamen.

Li coulour li
An

perfum
grâci,
colour, li perfum
renouvat si

Li
Soun ime de ehalun.
E tóuti li belour

Dijmount, di plan, dis astre,

E tóuti li belour
Sus toun cors soun

grand délice s'élève de la terre;
mameńt.
Un

Les

en

flour.

un

grand délice tombe dufir-

couleurs, les parfums ont renouvelé leurs grâces, les couleurs,

les parfums sont imprégnés de volupté.
Et toutes les beautés des monts, des
plaines,
les beautés sur ton corps sont en fleur.
Marius
Bibliographie.

Œuvres

des astres, et toutes

André,

prouvençau.

: Plju e Souleio, poésies (Avi¬
Roumanille, 1890); — La Glori d'Esclarmoundo, poème en cinq chants
(ibid., 1894); — Li Pirênèu, tvad. de l'épopée de Balaguer (ibid., 1894); —
Eme d'arange un cargamen (Ed. du Cadran, Paris,
1924).
Œuvres françaises d'inspiration méridionale ;
Monlserral, roman (Paris,
Savine, 1896); — Dialogues du Bienheureux Raymond Lulle\ — Polyphème
et Galatée, trad. de Gongora; — Le Catalan de la
manche, trad. d'un roman
de Santiago Rusinol.
Marius André a collaboré en provençal à L'Aioli,
L'Armand Prouvençau,
La Revue Félibréenne, La Plume, La Revue Méridionale,
La Cigale d'Or, Oc.
En français, à La Minerve Française, La Revue
hebdomadaire, Le Corres¬
pondant, etc.
—

provençales

gnon,

SEMOUSTO
Coumc un Sibourniè qu'an fourça
t'esbadarnant mo.un cor resta mau-grat
veici mi vers.

tout cande,

l'atroubaras, mescla de cendre,

li beloio de jado e li poirard. li foundo,
'mé d'aste e d'os taia d'un gàubi fantasious.
Mai se toun èime fin ié saup tourna la
vido,
veici q.u'aquéli ren van se carga d'ideio
e noste Amour val trelusi de rai
nouvèu.
Cor se de-long mis annado avalido,
cor-doulènt o mourtoun, tant d'amour fan

tirasso,
pèr fins qu'un jour la gaiardo jitello
soun pieu çpèiss'e e
s'enpandigue.
Veses, renegue rèn dôu passât mort.
Simple e. sencèr, e tau qu'ai çresegu lou sentre,
te lou semounde en
èro

de noste Amour à

trobo. libro d'ande

deseaussanado ni facilo.
Mai. seguissènt moun raive d'enfre
ièu,
ai cerca

-—noun-pas

—

'mé li mot de rendre un
pau de l'esmougudo
Que dins lou pitre dôu jouvènt l'amour amodo.
N'ères panca veng'udo, o luenclio
Desirado,
pèr faire i rai de toun amour d'estiéu

s'enrousela 11 rôumio de

moun

erme,

�—

e

trefouli

moun cor

69

jalebre
pèiro

dóu fresi benura de la

—

e rabusa,
au soulèu.

E pamens

dija semblo un rampèu vers toun aubencho.

Moun vers

acó s'un qui coumet de bon
umblamen, ferverousamen n'en fau
De tout

à Tu, à

n'en soubro,
semousto

noste Amour garlanda de proumesso.
Bourrilly, prouvençau.

J.
Bibliographie.

—

Trad. du Cantique des

Œuvres en langue provençale :

di granouio
Jeux-Floraux de
Li
Vivent Astruc, roman.

1909); — La Grando Guerro
eme
li furo (id., 1907); — Sidi Yahia, poème
aux
Toulouse. 1920; — A paraître : Lou Sibourniè, poème, couronné aux JeuxFloraux du Félibrige, 1927; — Là Reino Sabo, roman (sous presse); —
Cantiques (Vivo Prouvenço,

Maugrabino, poèmes;

—

couronné

Li Pradarià d'or, poèmes;
SE

VES, DSSON....

qu'uno causo,
esqu'un bèu vèspre de Mai,
arcna sus

fin-qu'au camin s'ausisson :
noun lou sai, noun lou sai.

ère à

iéu

mes

Res

noun

sai,

Noun sabe

bastido bessai

l'an

qu'aniue sounavo

li jouvènt, e que si bais
li l'asien veni blave :
iéu noun lou sai, noun lou

poutoun d'amour, dison,
sa

di

S'es

Se ves, dison, pèr orto
em' un galant, emai mai,
dison que de sa porto
lou lindau se passo gai.
Li
de

—

la Gourrinasso 1
la trevo jamai

si lauso,

moun

darrié badai,

quouro sus ma
soun cor

basto

e

patarasso
qu'a pa'n pièd dins lou gavai.
que quauco

lou

destresso,

vueja si rai,
mouriguèsse
a

jour que l'oublidarai

Pau

!

Eyssavel, prouvençau.

1922);—
poème.

Bibliographie. — Au bèu souleu dis avi, poèmes, (Macabet,
Sous presse : A L'atlal dôu gregau, poème; — Lou Balicol,

LA

LEGÈÌSIDA DEL VSRA-SOLELH
velhada

Aici só que ma grand, — l'ivern à la
Me contava souvent : — Dins nóstras encontradas
Li avié subre los Baus — una torre daurada
Ont soleta viviá — la rèina de las fadas,
Polida que-no-sab ! —
Com la flor de las
Polida que-no-sab !

pradas

E de

jorn

c

de nèit

venien pèr trojieladas,

—

Venien los galantins — d'amor tocar l'albada.
Mas la bêla riziá — car s'èra enamorada
Del Senhe lo Solelh. — Am l'ama trebolada
Ploravan los galants.
Tre que

l'alba espolis,

Montava lo Solelh.

—

—

com

La bêla

à l'acostumada
enfeneslrada

Vestit de sas îlamadas
Intrava lo Solelh, —: e vague las brasadas
E lo parlar d'amor; —- las labras enlasadas
L'esperava

en

cantant,.

—

Vés ! barbèlan d'amor.

Coma de pavons

blaus

—

que prenan sa

volada,

Costa los fenestrons —1 espinchavan las fadas.
Las estèlas ta pla — se tenian aclinadas
Sus las torrilhas d'ór — dins l'azur arboradas.
Mas tôt pren

lin, ai-las !■'— segond sa
fin, ai-las 1

Mas tôt pren

destinada,

�70

—

Un laid

E,
«

.

«

jorn un.gelos

com un forastier

Intra

e

dis

Reina,

Al

:

«

Soi

—

vestis

—

una

flasada,

dins la torre daurada

—

plan las !

—

donas-me retirada,

balliarai — ma crotz escrinselada
del Senhor Dius
senon saretz damnada
« Al
nom del Senhor Dius. »

vos

nom

—

La reina

am un sorris,
Respond al trahidor :

donant la retirada,

—

Lo Dius de mas pensadas,
L'autre alor l'a matada,
— las
campanas fenadas,
— ne son mórtas las
fadas,
Oc, mórtas de dolor !
—

Amie es lo Solelh ! »
De Roma a fait sonar
Bèn tant que de dolor
«

—

Pauras

fadas, ai-las 1 — De la malemparada,
Dempèi l'astre a fugit — la terra ablazigada,
gira à l'entorn
lisant sa bèn-amada

Mas li

—

Transmudada en la flor
altoroza e granada
Que se vira al Solelh
de l'alba à la
vesprada,
—

—

Lo bel Vira-Solelh.

Valèri
Bibliographie.

—

La

balada

guerro, poèmes
24 p. Richard,

Bernard, provensal.

et 14 eaux-forts, in-8e; — Li
Paris;,— Li Cadarau, sirventès;

d'Aram, 1883, in-4,
1884, in-8, 18 p. Hamelin, Montpellier; — Pegéli, poésies en collaboration
I. Astruc, musique de A.
Bensa, 1887 in-8.®, Marseille; — Bagatoûni
roman, 1894, in-16, 221 p. Aubestié, Marseille, Nemo
édit.1902, avec trad.,
de Paul Souchon. La
Plume, Paris; —- La Pauriho, poèmes et eaux-fortes.
Préface de Frédéric
Mistral,
avec
trad.
française 1899 in-8° Assos
typogr. d'édit. Marseille ; —• Long la mar
poésies, avec trad.
française 1908, in-16. Henri Falque, Paris; —lalino,
Lei Boumian, roman 1910
n-18, Ruat, Marseille; — L'Aubre en flour,
poésie 1912 in-12, Ruat, Mar¬
seille,
avec

UNGUIBUS

ET

ROSTRO
à

Toni

Esclango

Deis ounglo emai dóu bè sian lèsts à faire
arrasso
lei brun cadèu testards en
Prouvènço neissu,
e lou renoum dóu
nis, e l'ounour de la raço
lei voulèn vèire un jour pèr nouesto obro
creissu.
Pouedon manda sei fien bestias lei
lei mascaro-papié qu'an lou mourre patarasso,
toussu.
A

fouarço de barja la lengo dei moussu,
ounglo emai dóu bè sian lèsts à faire

deis

Troumpa pèr
lou lancôu
sa

un Fourbin, nouéstei
de sei dre, L'unita

rèire

arrasso.
an

teissu

sèmpre estrasso

pacho pèr l'unien e, de devé, matrasso

lei brun cadèu testards

en

Prouvènço neissu.

L'Idcau federau nous es apareissu
tant bèu que lou fèu nouestre
e, nouvèu
emé

pimo, à raport

lou voulèn vèire

un

Jan-Trepasso,

que la vido lèu passo
jour pèr nouesto obro creissu.

Coumo nouèsteis einat sian lèsts à faire
arrasso
■lei brun cadèu testards en
Prouvènço neissu,
e lou renoum dóu
nis, e l'ounour de la raço,
lei voulèn vèire un jour
pèr nouesto obró creissu,
deis ounglo emai dou bè !

Antoni

Gonio, marsihés.

N. D. L. Ii. Unguibuset
Roslro, devise qui accompagne les armoi¬
ries d'Avignon où l'on voit deux
aigles « lests à faire arrasso deis

ounglo emai dàu bè

».

�—

LA

71

—

POL1TSCA

Aquèu matin, mèstre Gandofla passava lo

tèms à si promenar dins

la cort de l'ostau de Mossur Maureu lo députât : Fau que saupès que
mèstre Gandofla èra alora un personage important de Vènça, car

politica, coma forsa gènt fasien en aquela epoca de
Republica de 48. Fasiè partida de la Sociètat nomada la «Cogorda »
per lei revolucionari provençau que s'èron laissad .emborniar pèr
bèu d'idèia que, coma tojorn, de malin avien semenada dins lo pôple
per s'en l'aire ajuçlar à si metre à l'onor dau monde e pèr avenir à
èsse lei comandant dau governament.
Mestre Gandofla s'èra donca fach una mena de menaire dai tèsta
fóla dau païs que s'accampavon de tôt caire, pès discutar coma faliè
l'aire pèr que lei paure prenguèsson la plaça dei rice, meme, si raconta
encara dins l'encontrada que s'èron fach una guilhotina em'un ferre
d'àpia e si fasien la man en vista dai escaufèstre que pantalhavon
e copavon la tèsta en de lapin qu'après lei manjavon em' una sauça
s'oeupava de
la

do civier.

s'èspacejava ensins de long en larg, en lucant do contugranda i'aciada de l'ostau de Mossur Maurèu. Estagué tant
faguè tant de vira-vira que Mossur Maurèu anè s'avisar de la prcséncia de Gandofla e, près de curiositat sus sa maniera de faire,
durbè lèu una fenèslra, e li cridè en risènt :
Hoù, Gandofla, s'ics bèn matinier, ancuei ? F. que bon afaire,
t'an conduch aissi ? As quaucarrèn d'intéressant à mi dire.
Gandofla levé la tèsta en audènt aquestei paraula e respondè coma
Gandofla

nia lai
e

—

aissót à Mossur Maurèu :
Eh ! citoyen députât,
—

avèn entendud dire que van rebatre lei

coma es de juste, afin de faire una milhora part ai
paure émé l'argent que lei rie an de tròu. Tambèn, mi sien mes en
tèsta de venir chausir la part que porrá m'atocar de vostre ostau
que mi sembla un pau trou grand pèr vos, e, tôt ben calculad, mi

grossai

fortuna",

prendrai lo premier pian que mi sera tôt plen comoditos, car aurai
pas tant d'escalier à montar, e ma fema si contentàra de quaistai
bellai coil'a de vostra sorre.
Mossur Maurèu parte d'un
debitar de talâi .estravagança,

folesc de rire en entendènt Gandofla
emé sant plan, li

digué :

calar pèr charrar un brigon emé tu
d'aquelai causa espetaelosa que n'avièu p'ancara sentid parlar.
Calé en repetenant, car èra un Orne que lai manjava cauda, coma
se dis. Cora siguè dins la cort, s'aflatè tant lèu de Gandofla, l'agantè
pèr una espala, li donè un grand cou dé pèd onte sabès e, trufarèu
—

li

Espéra mi'n pau, que vau

diguè
—

:

As reson,

n'an e
lai part.
d'aperaissi,
comte.

Gandofla, de voler partéjar em 'aquelei que

sen que porras, cora l'ora sera venguda de faire
En tant, recassa aquèu côu dè pèd, e garça-mi lo camp
e sense tardar, que non mi prengue l'idèia de t.i faire un milhor
ti

prendras

Gandofla aujè rèn respondre é s'en anè sus lo cóu. E, cora, pus
tardi, siguè despaïsad coma tant d'autre, en aquéu tems de reacion
aguè prou tèms de regretar lei jorn que vivié d'esperança e que s'estralucava de si rèndre mèstre dau bèn dai autre.
,

Loïs

Funel, provençau.

1893; —•
prego-Pan, poème.
En Caslen, poème,
1913. Nice.
Lei Rei Mage, poème, 1918. Grasse. — Li Masajan, roman
en provençal,
1884, Montpellier. — Lou Tin-Po, nouvelle en provençal.
S. L. N. D.
I..'Aveniuro qu'arribé au douctour Bagn&amp;s; Mei 28 jours;
Jean Cougourdan; Mineroo (les 4 romans ont paru en feuilleton dans la
Revue de Grasse) — Essai de grammaire du dialecte grassois, couronnée par
la Société pour l'Etude des Langues Romanes, 1883. Montpellier. — Les
Ligures, élude historique, 1911. — L1 Etendard Celtique. — L'Article celtique
dans les parlers des Alpes-Maritimes, 1913. Nice. — Les Vrais amitiés de
la Patrie Française, 1917. Nice.
A propos des Ligures et de leur idiome
1920, Nice.
Les Mots antiques du Terroir, 1920-1921. — Lettres de Pro¬
vence, publiées en irlandais dans le Claid Cam Solecis, revue Celtique de
Bibliographie.

—

Viouleto-Fero, poésies provençales, Grasse,

La Maso Vencenco, sonnets, 1904. Vence.— Lou Pasire
1904. Toulouse. — Lou Chaple, poème, 1905. Grasse.—
—

—

—

Dublin,

�72

-

A
en

O

—

iVHSTRAL

gramàci de la

«

Reino Jano

emai de l'épigràfi.

»

Mèstre, toun vin

A refresea la

roco

pur e goustous à prepaus
ardènto de mi baus :

Avièu set. M'as adu li bouqueto
Aviéu fam. M'as pourgi si gauto

de Jano.
d'avelano.

E de liuen sourrisènt : « Tè, Mau-Ras, manjo e
M'as escrich au lindau dóu libre subre-bèu.

O, mai s'en
Ounte

as

nous

béu

trenant aquelo obro nouvello

desavia lou flume dis

estello,
d'apasima

S'un moumenet te siès creisu
La fam que bramo au cor de

ti felibre ama,

La fam di Santo Taulo ounte un Mèstre semounde
Lou soulèu de soun raive i lagremo dóu

mounde;

O, boudiéu, s'as pouscu crèire qu'en nous vuejant
Aquéu suprême rièu de vers beluguejant.
Ausiriès crida sebo e que lou Felibrige,
Rescountrant lou lassige o sentent lou rassige,
A

forço d'esquicha ta Jano dins ti bras,
poudriè deman s'atrouba

Aièr mau-ras,

ras,

Ai I S'as pouscu me crèire emé li cambarado
Tant

martegau qu'acô, rise de l'enganado,
E, çô qu'en saludant la bareto dóu cèu
Cridavon lis

aujou dóu bon Pantagrièu,

Te lou cride peréu en cargant
Per chourla li clarun de ti

l'ile

cap

Toun dramo

e

l'éurre

d'obro

:

«

A béure !

s

lèst. Eiçó vai bèn. Te reclaman
Un segound, un tresen deamo. Sian de grouman.
E voulèn

es

mai

:

legi li charradisso fléri

Que noste Pau Areno
Pièi

a

vist dins ti memôri.

flnido, un cop pèr cinquanto, saupras
Que, li gènt de Paris saren sèmpre mau-ras
Tant que l'espèr de ti pajo meravihouso
Flourejara li plan de la Prouvènço blouso.
Charles Maurras,
en

Bibliographie.
non

réunies

en

AU

—
En
volume.

PUE

langue d'Oc

DE

:

prouvençau.
Poésies provençales (1890-1S95),

BARÎAGMQ

(1.043 m.)

Pèr lou D1 Jousè Fallen.
Auturo

espetacloue, santo roco dei diéu I
fugîssi ma Ciéuta, soun trafé, sei magagno,
pèr oublida vers tu l'amarun de mei lagno
en cantant ta belour
qu'encapèlou lei niéu.
Ouratôri sacra, coumo fan lei roumiéu,
t'escalarai un vèspre, à l'ouro que

l'eigagno
soun linçôu la planuro d'Aubagno,
dóu mistralas sauve rouni'la lou biéu.
Bressa pèr lei recouard qu'amount lóu vènt
aleno,
sentènt reviéure aqui l'amo de
Madaleno,
assetq sus toun baus, esperarai lou jour.

bagno de
e

que

O moumen benesi ! Nouvieto dins
la Terro nouesto
grand, ei

alin,
(A

couar

vers

sa

raubo,

premiè bais de ,1'aubo,
lou Soulèu, tressalira d'amour.

dubert)

Jorgi

Reboul,

prouvençau.

�Les Lettres d'Oc
à

Montpellier

CONTRIBUTION
A

SOMMAIRE

U'ÉTUDE DE LA RENAISSANCE LITTÉRAIRE
DU
DIALECTE MONTPELLIÉRAIN

Un historique de la langue parlée à Montpellier devrait s'accompagner
de nombreux textes et d'incursions historiques et cette tâche demanderait
gros volume.
Nous ne voulons que passer brièvement en revue les auteurs locaux en

un

notant les

pas.

phases essentielles de l'évolution littéraire du dialecte du

Cla-

(1)
I

d'unité linguistique que celui de l'Hé,
proprement dit n'est qu'une enclavequand les deux autres portions du
département sont inféodées l'une au provençal rhodanien et l'autre au lan¬
guedocien de la Narbonnaise ou du Rouergue.
Cependant le rayonnement du montpelliérain est d'une importance que
l'on peut rapprocher de celle du dialecte de Mistral. C'est qu'il a eu de tout
temps la fortune d'être employé par des auteurs de mérite divers, mais
très ardemment épris de sa saveur particulière. M. Eugène Thomas, un
historien de Montpellier a dit que « l'idiome est de même trempe que l'âme
des Montpelliérains ; qu'il est flexible, moins propre à peindre les passions
fortes que les légères émotions de l'âme et qu'il tient le milieu entre l'accent
traînant des Marseillais et l'accent dur des habitants de l'Aveyron ». (2)
Encore que les œuvres d'un Bringuier, d'un Langlade, du Dezeuze dans
Sant-Roc » soient venues infirmer la première partie de Cette assertion, la
formule entière nous semblé juste-et heureuse dans une' étude oii nous vou¬
lons nous garder d'érudition et de rigueur scientifique.
On sait que lé montpelliérain — " et nous voulons dire le dialecte du
Clapas et ses variétés limitrophes — a pour principale caractéristique l'a
atone final. Cette finale en ci est pour Camille Chabaneau, la véritable mar¬
que d'anoblissement d'un dialecte. M. Eugène Thomas a traduit aussi
heureusement que tout à l'heure cette opinion du grand romaniste : « le
dialecte de Montpellier a conservé la tradition romane dans un'état de pureté
plus parfait encore que les autres dialectes' du Midi » (3). La finale en a;
la prononciation de l'r entre deux voyelles, très approchée d'un d; les n
finales qui disparaissent après Vi : ccuni, vi; encore après ou : ccinsou, pouisou; le v qui se prononce b, telles sont les signalisations principales du
parler du Clapas et des villes du voisinage immédiat.
Sans faite de l'histoire nous ne pouvons omettre de rappeler que Jqcme
le Conquérant, náquit à Montpellier en 1208 du mariage de Marie de Mont¬
pellier et de Pierre d'Aragon, Jacme joignit le royaume de Mayorque qu'il
conquit sur les Sarrasins à la couronne d'Aragon et à la Seigneurie de Mont¬
pellier. 11 n'est donc point étonnant que le dialecte de Montpellier ait reçu
Peu de départements offrent moins
rault. Le domaine du Montpelliérain

réduite entre le Vidourle et l'Hérault,

«

une

forte empreinte

catalane.

Pour expliquer l'extrême fluidité du verbe populaire et sa richesse de
vocabulaire, où tant d'apports se sont amalgamés, il suffit de rappeler que
jusqu'à la fin du quinzième siècle, Montpellier fut une ville commerçante

(lj Clapas, lieu couvert de pierres. Lou Chipas, nom par

lequel les gens
considé¬

du peuple désignent la ville de Montpellier, en raison du nombre
rable d'édifices et de monuments remarquables construits en excellente

pierre de taille des environs.
(2) Montpellier, Tableau historique et descriptif, par Eug. Thomas.
Montpellier. Seguin 1857, in-12, 344 pp.
(3) idem.

�—

74

—

-très florissante, un des plus grands marchés, de l'Univers. On y entendait
tous les langages du monde au dire du fameux rabbin Benjamin Tudèle.
Le port de Lattes par lequel se faisaient les transactions pL
dqnt il ne reste

plus de vestiges avait une importance considérable et il ne fallut rien moins
que la réunion de la Provence à la couronne pour ruiner cette prospérité.
Ces deux indications permettent d'imaginer l'évolution et les transforma¬
tions de la

langue vulgaire.
II

Le grand hâbleur Jean de Notre-Dame a fait naître à Montpellier le trou¬
badour Arnaut Daniel, ne nous y fions pas. L'amoureux de la Comtesse
de Die Rambaud d'Orange, lui, était bien fils de Guillaume d'Aumélas
de la Maison de Montpellier. Méritent-ils d'être cités comme ayant pu par
leurs œuvres, influencer sur le langage de Montpellier, ainsi qu'Azalaïs
de Porcairargues, Guillaume de Balaruc, les Folquet de Lunel,
Matfre,
Raimond Gaucelm ou les chanoines de Maguelonne (1). Non, le langage
des troubadours était essentiellement factice et féodal ; ces noms sont • chers
aux romanisants, comme tant d'autres qui
pourraient y être ajoutés :
Peyrols le troubadour d'Auvergne qui, après avoir couru le monde trente
comme jongleur prit femnie à Montpellier et
s'y fixa; Germonde de
Montpellier, la poétesse, qui répondit par un sirventès au sirventès célèbre
de Guilhem de Figueiras, contre la papauté.
ans

-

Mais leur influence

le langage

sur

La ruine du commerce de

Nous abordons le 16e siècle

dialecte
avec

populaire dut être peu sensible.
Montpellier date, nous l'avons dit, de 1482.

sans données précises sur les
productions du
vulgaire. Mais avec la fondation de l'Académie des Jeux Floraux,
moufiâi Goudelin, les poètes gascons et provençaux contem¬

le poète

porains,

nous

allons voir surgir à Montpellier le premier poète de langue

d'oc. Connu longtemps sous le pseudonyme de
Sage, il a fallu l'érudition
et les recherches du regretté Prosper Falgairolle
pour restituer à notre
devancier sa véritable identité. Il se nommait Isaac
Despuech et vécut
de 1567 à 1642.
Les folies du Sage de Montpellier, tel est le litre du recueil de ses œuvres
languedociennes. Il eut quatre éditions en 1636, 1650, 1700 et 1725. Ce sont
des poèmes assez faciles, d'une imagination gaillarde,
traduisant sans-pru¬
derie ies dérèglements d'une, vie de joyeux luron et ses misères aussi.
Sage,
gardons-lui son nom populaire, était un compère de l'école du rondié de
Rabastens, de Goudelin et surtout des arquins de Bellaud de la Bellaudière
Il est incontestable que Montpellier l'opposait à Goudelin
et qu'il jouit
d'une grande popularité. Il n'ignorait pas Rabelais; il vécut au milieu d'un
entourage de coureurs de tripots et d'aventures et sans doute de disciples
dont il n'est pas impossible de retrouver des traces. Un médecin de 1
épo¬
que, Roudil, l'honorait de son amitié au point de pourvoir les éditions
pos¬
thumes des Folies d'un long testament
villonnesque que beaucoup ont cru
du Sage et n'était qu'un jeu du praticien, poète
lui-même
languedocien
dont nous regrettons de ne point avoir d'autres œuvres.
(Une édition an¬
noncée en 1879, des manuscrits de Roudil, n'a
pas encore vu le jour). Ce
Régnier du Clapas que fut Sage, est très digne d'étude et quoi qu'en ait dit

le Dr Noulet on ne peut lui dénier un talent
primesautier, une jovialité, une
truculence, et un accent de sincérité, par quoi il s'affirme bon révélateur
des dons clapassiers.
Fait remarquable, nous trouvons son texte habillé à la
gasconne, plus
justement à la moundino, ce qui décèle combien était grande la renommée
de Goudelin.
L'édition de 1900 publiée à Amsterdam chez Daniel

français ministre à Fontenay-le-Comte
Nantes, fait partie

Pain,fils d'un réfugié

avant la révocation de l'Edit de

l'Embarras de la fieiro de Beucaire du sieur Michel
de Nismes et à la suite de las obros de Pierre Goudelin du
Recueil des poètes
avec

gascons.

L'a atone final du montpelliérain et du nimois de
par l'o de Toulouse.
La finale en a ne reparaîtra dans les œuvres

l'époque

été remplacé

a

littéraires

montpelliéraines
qu'après la publication de la Flora Monspeliaca (Lyon, 1765)
et cette resti¬
son auteur, le botaniste
montpelliérain Gouan (1733-1821)
grand ami de Jean-Jacques Rousseau.
Notons qu'à la fin de 1678 pour célébrer la
paix de Nimègue le cardinal
de Bonzi, dont le faste et la liberté de vie sont demeurés
célèbres fit repré¬
senter à Montpellier l'Opéra dè Fronlignan, obra
galoya accoumpagnada de
tution honorera

(1) Bernard de Iréviers
Pierre de Provence et de la

poème

sur

la Fauconnerie

a

qui l'on attribue

belle-Maguelonne-,
«

généralement le

Deudes de Prades

delz auzels cassador

»

etc.

etc.

'

roman de
auteur d'un

�—

dêcouraîious de Ihéalre eì de

75

—

symphonias escarrabilhadas. C'était une adapta¬
et du Pastor Fido de Guarini, œuvre de

tion plaisante de VAminìe du Tasse
Nicolas Fizes (1648-1718) avocat et

docteur en droit, professeur de mathémathiques et d'hydrographie à l'Université de Montpellier. La musique
était tout entière composée d'airs populaires dont plus d'une centaine em¬
pruntés aux chansons de langue d'Oc de ce temps. La pièce montée magni¬
fiquement eut un grand succès. M. Gaudin bibliothécaire de la villè de Mont¬
pellier l'a rééditée en y joignant des pièces fugitives du même auteur
(1873)
C'est à peu près le seul document linguistique de l'époque avec les noëls
boursouflés de l'abbé Plomet

(1).
III

Vers la seconde moitié du 18e siècle se dessinera uiie renaissance active
de la littérature populaire d'oc. Il faut en voir la cause initiale dans la publi¬
cation du Dictionnaire languedocien de l'abbé de Sauvage (1710-1795) qui
mit entre les mains de tous les auteurs un guide très apprécié. La première
édition est datée de 1756. Deux éditions subséquentes 1785 et 1820, rema-t
niées, complétées, n'en épuisèrent pas le succès.
L'abbé Favre (1727-1784), l'utilisa abondamment dans ses productions

qui jouirent rapidement d'une popularité fort méritée.
Dans l'Opéra d'Auhai, lou Trésor de Substancioun, Lou Siège de Cadaroussa, Jan Van près, etc., etc., on peut distinguer les apports acceptés
d'autant volontiers que Favre était originaire de Sommières, l'abbé de Sau¬
vage était également un Cévenol, d'Alès, mais aussi adaptés comme il sied
par l'humaniste qui séjourna la plus grande partie de sa vie aux alentours
de Montpellier. C'est l'abbé de Sauvage qui préluda à la formation du montpelliérain littéraire et l'abbé Favrè qui lui donna sa fixation populaire. Un
autre auteur dont il ne faut pas oublier la participation à cet effort d'ano¬
blissement est Fabre d'Olivet (1767-1834). Il publiait Le Troubadour, poé¬
sies occitaniqùes du XIIIe siècle (&gt;'); occitanique mot nouveau, disait-i',
adopté pour exprimer le provençal et le languedocien et généralement les

dialectes dérivés de l'ancienne langue d'oc
Fabre d'Olivet, originaire de Ganges,poète, philosophe, historien, philolo¬
gue. « de la lignée des grands chercheurs qui.par des chimères conduisent
aux vérités éternelles (3) », avait eu beaucoup plus recours à la langue deS
troubadours, dans ses poésies qu'il donnait d'ailleurs comme une traduction.
Son vocabulaire contenait aussi bien des termes du RoueTgue, mais on peut
l'estimer à base montpelliéraine, son archaïsme a le souci de s'harmoniser
avec l'évolution'de la langue parlée, il est un précurseur
des occitans d'au¬

jourd'hui.

époque demeure l'abbé Favre
réputation stimule les imitateurs, remet en honneur l'idiome popu¬
œuvres
qui font la fortune des
que ce sont les

Mais incontestablement le maître de cette

dont la

laire, tellement il est exact
dialectes.
Il est

cependant

un

autre animateur de la renaissance montpelliéraine,

et l'on a tant pris l'habitude de le vouer aux gémonies, que je m'en vou¬
drais de ne pas lui traduire notre gratitude. C'est l'excellent abbé Grégoire
ancien évêque de Blois, dont le rapp.ort sur la nécessité et les moyens d'anéan¬
tir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française (séance du 16
prairial an II de la République une et indivisible) suivi du Décret de la Con¬
vention Nationale fut envoyé aux autorités constituées, aux sociétés popu¬

laires, et à toutes les

communes

de la République..

Gazier (4) on se rend compte du
contre la langue populaire à Montpellier.

A lire les documents recueillis par M.

tollé que déclencha cette attaque

(1) Dans
œuvres

nier

un

sonnet de Fizes dont

on

retrouve deç imitations dans les

de Claude Peyrot, le prieur de Pradinas et dans la préface
de l'abbé Favre (Tournel 1815) un quatrain dit :
Ploumel rampa toujour couma una cagaraoula,
De rima couma un baou noun es jamay sadoul,
Dao.u témplé d'Appqloun, voou leva la cadaoula,
Mes la porta, per et, es barrada au barroul.

de Bru-

aux œuvres

(2) Le Troubadour, poésies occitaniqùes du XIIIe siècle, traduites et
publiées par Fabre d'Olivet. Paris, Henrichs, an XII. (1804) 2 vol. in-8°.
lxviii, 2-22 pp. et 292 pp.
(3) Frédéric Donnadieu. Les Précurseurs des Félibres (1800-1855). Paris
Ouantin, 1887. gr. in-8° de 350 pp. ill.
.

(4) Lettres à Grégoire

inédits

sur les patois de la France (1790-1794). documents
etc., etc. Paris Durand et Pedone-Lauriel 1880, in-8°, 353 pp.

�—

76

—

IV
Aux vigoureuses protestations se joignirent aussitôt
Une véritable pléiade d'auteurs populaires fleurit au

des œuvres nouvelles
Clapas.

Auguste Tandon (1759-1824) négociant, disciple de l'abbé Favre, qui
s'intitule coniplaisamment le troubadour de Montpellier, publie : Fables
et contes en vers patois, (Montpellier, Renaud (1) an VIII) ; les frères Rigaud
donnent également leurs « Pouesiâs patouezas » (1806).'
Las Vendémias de Pignáń d'Auguste Rigaud
avaient été composées en

1780. Son frère Cyrille Rigaud, docteur en médecine, longtemps professeur
de belles-lettres qui fut le premier bibliothécaire de la ville, composa un
charmant poème : Las Amours de Mounpeië. Augmentées d'imitations de

Catulle, d'Anacréon, de couplets bacchiques et de romances amoureuses,
œuvres des Rigaud seront rééditées deux foisà vingt années d'intervalle /
possède un recueil manuscrit de cinquante pièces, d'Auguste Rigaud,

les
Je

dont quarante-sept inédites.
L'avocat Brunier donne une édition de l'abbé Favre

en

inédits.

joignant des

y

Un autre

publie

en

-négociant montpelliérain, M. Raymond Martin (1777-1851),
1805 un Recueil de Fables, contés et autres poésies paloises et se

soucie d'établir la filiation du sous-dialecte ainsi que l'atteste dans son ou¬
vrage « Les loisirs d'un Languedocien » (2), un très honorable essai histori¬
que sur le langage vulgaire de Montpellier, qu'accompagne une chrestomathie romane bien composée (3).
A son tour il donnera chez l'éditeur Virenque une édition de l'abbé Favre
en

quatre volumes im-16 (1839).
Auguste Guiraud, de Saint-Chinian (1778-1849), directeur d'une institu¬

tion, traduit les fables de Lafontaine, écrit plusieurs pièces dont l'une, la
Font Pulanella, représentée pour la première fois à Montpellier le 11 mai
1808, met en scène Jacques Cœur, l'argentier de Charles VII. Le Majorai
Antonin Glaize clans la préface d'une réédition des œuvres de Guiraud (4)
assure qu'il avait prévu et souhaité les deux mesures
que le Félibrige doit

poursuivre encore : fusion progressive possible des différents dialectes;
épuration et surveillance exacte du vocabulaire.
Le tendre Benoit Gaussinel (1782-1825), répandait lui-même parmi les
grisettes
fiant

-

aux

ses

jolies romancés que l'on chante encore de nos jours et sacri¬
une quantité de poètes de moindre éclat. Amans,

goûts du jour

César-Brun, Bonnet, Goste, Jourdan, Bertrand etc., etc., chantaient à ip*i
mieux mieux. A ce « caveau » devait succéder une génération non moins ac¬
tive, mais, hélas,-Toujours autant patoisante.
Le concours imprévu d'un Pierquin de Gemblnus, inspecteur de l'Univer¬
sité, venu de Flandre et du Berry, qui s'amourache du patois de Montpellier
parce qu'il était sensible aux charmes des Montpeliéraines, (aur
point de
publier plusieurs recueils non sans valeur, mais incontestablement en patois
d'universitaire (5), ne contribue pas au' relèvement littéraire de l'idiome
de l'abbé Favre et marquerait au contraire une régression.
Cependant les poètes du Clapas et des environs, de même que leur doyen
Sage attentif à la renommée de Goudelin. s'émeuvent de la gloire naissante
de Jasmin.
Ils ne tarderont pas à rêver
d'égaler le coiffeur agenais.
Si Eugène Vivarès, dans son poème La Voulada de las Foucas

qu'un narrateur plaisant et adroit de la traditionnelle chasse

(1844), n'est
aux macreu-

(1) Renaud, libraire de puriste mémoire a-t-on coutume d'ajouter, ainsi
que l'atteste une épitaphe d'Auguste Rigaud, plaisante en
dépit d'affreux
gallicismes et datée de 1827.
—•

«

Anen, Renaud, la mort diguèt

«

Perqué reculas, se-vous-plèt ?»

Vous'fau parti. » Renaud recula.

—

—

«

Per vèire

Iè

se

dins vostre arrêl

manca pas una

(2) Les loisirs d'un languedocien

Sevalle, 1827, in-S° de 308

pp.

virgula.
par

»

F. R. Martin, à Montpellier, chez

(3) Le testament du Sage de Roudil (voir plus haut]
à Sage.

erreur

y

est attribué

par

(4) Montpellier, I-Iamelin Irères, 1878, in-8», 88 pp.
(5) Flurétas. Paris. Dumoulin 1844, in-12, 110
pp
Pimparèlas, laoulié de O de Giblous. Paris Th. Barrois,1846 in-12 159 pp.
Flurétas, par Moussu de Giblous. Segounda édicioum Paris Th Barrois

1S46, in-12 de 400 pp.

'

'

.

�ses, le potier Peyrottes (.1813-1858) élève son dialecte au ton de
vengeresse avec les Orclvolets (1835), puis donne le recueil de ses

palouèsas

la satire
Pouesias

(Montpellier, -Ricard (1840). Ses essais poétiques sont imparfaits

terralié qui se réclame de ses maîtres préférés, Goudelin,
Peyrot et l'abbé Favre, est mieux qu'un patoisant, sa langue s'est épurée,
elle est peut-on dire moins patoise que celle de Jasmin, si son inspiration
poétique demeure moins élevée que celle de l'auteur de Mario et de l'Abaglo de Castel-Cuillé.
certes mais le

V
Mais bien

plus que les lauriers de Jasmin, l'aurore de la renaissance pro¬

vençale va stimuler le3 poètes montpelliérains. Moquin Tandon (1804-1883)
propre neveu d'Auguste Tandon, avec une supercherie littéraire
avait
trompé la perspicacité des romanistes en renom. Son Carga magalonensis
(1836), chronique supposée du xni° siècle avait bel et bien mérité les éloges
de Raynouard. Féru de sa langue qu'il manie plaisamment pour redire les
pointes narquoises de la rue et se délasser de. ses labeurs scientifiques,
il fut des premiers à
prendre contact avec les nouveaux croisés de Font-

Segugne.
Le baron Charles de Tourtoulon (1836-1913), l'érudit historien de Jacme
le Conquérant dont l'influence sera grande dans l'adhésion des Montpellié¬
rains au Félibrige, dès -1855, est, lui aussi, entré en relation avec Roumanille.
Il a lié amitié également avec un jeune homme qui collabore à ses travaux

philologiques et qui, de plus,

a

l'âme d'un beau poète : Octavien Bringuier

(1829-1874).
Les
térêt.

patoisants, les modestes artisans continueront leur tâche digne d'in¬

Le ferblantier

Hippolyte Roch dira des chansons qui plairont au peuple
publiera lou Porlafuia de l'Oubrié (1861); le boulanger Prunae sera fêté
compatriotes cettois et donnera la même année Las fougassas de

et

par ses

Meslré Prunac.
La voix de Diogène Guiraldenc (1840-1869), demeurera bien pâlotte dans
la rumeur de ruche en travail que font les poètes d'oc qui savent maintenant
que

leur plus impérieux devoir est d'épurer leur vocabulaire, d'uniformiser

leur graphie.
D'autres patoisants, tel J. Roudier, par exemple, pourront publier des
bluettos qui ne sont que des témoins de la langue parlée à l'époque, sans
valeur littéraire. Mais l'élan a été sonné par la cloche de Maillane.
Et voici que la plus favorable des conjonctures va donner à la Renaissan¬

montpelliéraine

ce

son

point d'appui souverain,

son

laboratoire d'expérien¬

et son soutien autorisé. La Société des Langues Romanes et sa Revue
vont désormais servir les efforts des poètes d'Oc en
galvanisant les ar¬
deurs de ceux qui seront à Montpellier, en liaison permanente avec l'élite
des Romanistes.
ce

Nous

le baron de Tourtoulon en relation avec les amis de Mis¬
des personnalités qui préside aux-destinées de la nouvelle
un félibre enthousiaste, un patriote occitan.
collaborateur Octavien Bringuier, il a pu dire qu'il est le premier

avons vu

tral. C'est

une

Société et c'est
De

son

poète ayant osé élever à l'ode le langage de Montpellier. Bringuier, en effet,
s'est rapidement fait remarquer; iia brillé dans les assemblées poétiques
des provençaux.
Aux fêtes de Pétrarque,

il

a

jeté

son

appel

a

il a soulevé l'émotion enthousiaste des auditeurs,
l'union des nations latines :

Se voulen ioi

Segucn
(Si

nous

Soyons

voulons garder le timon du vaisseau...

ce que

Malheureusement

gardà lou timou dau veissèu...
ienieu lous litous : un (aissèu.

ce que

tenaient les licteurs

le cygne

: un

faisceau).

Montpélliérain mourait la même année (1874)'

ayant à peine commencé le dictionnaire du dialecte montpélliérain, travai1
que d'autres avaient déjà -tenté (Roudil, F.-R. Martin) et qui n'a pas été
ni continué ni repris. Et ce fut un grand deuil. Cependant les efforts conju¬
gués des poètes, des philologues et des patriotes portèrent leurs fruits aux
resplendissantes Fêtes latines de 1878.
Parmi les dirigeants de la Société des Langues Romanes sont Tourtoulon,

Roque—Ferrier (1844-1907), Chabaneau (1831-1908), A. Boucherie (1831-

1883).

i

Quelle admirable émulation et quelle fièvre de reconquête dans le Clapas
lendemain de ces grandes manifestations, fêtes de la poésie, du, patrio¬
tisme et de la Paix ! Collaboration efficace des
sayants, des historiens avec
les poètes désormais consçicpts de leur véritable
mission, que le maître de
au

�—

7S

—

Mireille et de Calendal évan^élise, et qui ont vu dans leurs murs la première
représentation du Pan dôu Pecat!
Et que de livres ou de tirages porteront
cette firme de l'Imprimerie Cen¬
trale du Midi ou le nom d'Hamelin frères, éditeurs de la Revue des Lan¬
Romanes !
Tous salueront

gues

comme une victoire la création de la
première chaire de
romane que va occuper le maître Camille Chabaneau (1879).
Les félibres fédéralistes et républicains sous
l'impulsion de Xavier Ri¬
card avaient, aux fêtes mêmes de 1878, créé un mouvement
qui ne saurait
être passé sous silence. Ils avaient
pour organe un almanach à couverture
du plus beau rouge. La Lauseta en lequel les
impatiences de jeunes esprits
enthousiastes de liberté s'exprimaient au mitan de textes révolutionnaires
e.t de vers et chansons de tous genres. La délicieuse félibresse Dulciorélla
y
disait en langue montpelliéraine les
louanges du Lez et ses touchantes élé¬

langue

gies. A la Lauseta qui eut quatre fascicules
VAlliance latine. Mais
Il

en

s'adjoignit

quelques

temps

ce mouvement
rouge n'eut pas de grande durée.
est resté de grands enseignements confirmant
que le Félibrige

doit

se garder de toute action
partialement politique et le souvenir d'épisodes hé¬
roïques et de communions de pensées émouvantes. A qui voudrait donner
deux images également touchantes et tout à fait
dissemblables des plus
nobles passions de l'âme, je conseillerai ce thème d'essai : confronter
l'idylle
du farouche libertairë Auguste Fourès et de Mlle
Wilson, la sœur de Dulcio¬
rélla, avec celle de Théodore Aubanel et de Zàni.

VI
Revenons au groupement félibréen de
Montpellier, à la Maintenance et à
l'école du Parage. Le théâtre roman
inaugure ses représentations, le 3 jan¬
vier 1880 et joue, dès sa première année :
L'Opéra d'Aubai, lou Trésor de
Substancioun de l'abbé Favre;
Fataliiat, drame; La Purga, vaudeville,
lou bal dou Parasol de Charles Gros
; la Perla de
drame de La¬

croix; Lous Guindous, deux actes

en vers

Boutounet,

d'Alexandre Langlade;

La

Bisca,
deux actes de Louis Roumieux etc., etc.
Il y a à Montpellier avec les chefs
que nous avons déjà nommés, d'autres
félibres de premier plan, Antonin Glaize, Roumieux et son
inséparable ami
et collaborateur le peintre
le cévenol
cera

avec

le plus de

Marsal,
Arnavielle, l'Aràbi, qui
continuité, la plus zélée des propagandes

exer¬

mistraliennes
C'est l'Aràbi qui suscitera et
encouragera toutes les vocations nouvelles.
Son enthousiasme est débordant; il est sincère
autant que passionné,
il est
poète avant que d'être partisan. N'est-ce pas lui qui, légitimiste et maurrassien bien avant l'heure, proposera néanmoins et fera
élire comme majoraux
de Ricard et Fourès ? N'est-ce pas à lui que le
poète des Grilhs et des Canls
del Soulelh confiait la correction de,ses
épreuves.

Cependant

l'emprise du félibrige avignoiiais paraissait excessive à Tourtoulon de Ricard et Roque-Ferrier. Octavien
Bringuier l'avait ressentie et
vocabulaire s'était volontiers
provençalisé. Le succès des poètes rhoda¬
niens la rendait plus hardie. Bonaparte
Wyse, l'un des rnièsi dominlcl du
maître ne conseillait-il pas le ralliement
unanime au dialecte de Maillane ?
son

Montpellier allait-il, comme au xvii0 siècle, — cette fois au
du pro¬
vençal, — en adoptant le parler de Mistral, abandonner saprofit
finale en a,
abandon préludant à des sacrifices
plus importants. Si le peuple, lui, s'in¬
quiétait peu de ces problèmes de graphie, la plus
grande partie des amis
du dialecte montpelliérain déplorait cette
atteinte à leur patrimoine.

Une scission s'amorce et puis se confirme.
Montpellier, dès lors; comptera
deux groupes bien distincts; l'un
montpelliérain avec Roque-Ferrier comme
chef de file, l'autre adhérant plus
sympathiquement aux directives d'Avi¬
gnon

et qu'à défaut de Montpelliérain absolument
acquis à
et

Arnavielle

Roumieux dirigeront.

ces

directives

VII

L'Histoire de cette
ses

détails; féconde

période serait êxtrèmeiïieilt intéressante à Suivre

dans

par ses réalisations de part et
d'autre, mais comportant
toutes les dissensions intestines des
excès regrettables. Les
des épigrammes sont souvent
trop acérées, le genus irrilabile des pointes
poètes
se traduit parfois par une amertume
injuste. Les querelles de mitoyenneté
sont, on le sait, toujours les plus ardentes; elles conduisent
les collectivités
qui les épousent à de cruelles injustices.
N'importe, la rivalité des deux
groupes, l'obstination des chefs font lever dans les deux
clans une abon¬
dante floraison littéraire.
comme

«

Lou

oucitano

ualerous
comme

1

Roque-Ferrier, l'infatigable

empuradou de

la

sciènci

appelait Mistral (Sainte-Estelle de
1879), poète, érudit

�79

—

—

est vraiment l'âme du mouvement protestataire des Montpèlliérains fidè¬
les à leur dialecte. Secondé par Charles-Brun — trop tôt émigré à Paris —
dirige les revu s et publications.
Elles sont nombreuses. Le Félibrige laiin, la série de
quinze années de
VArmanac M ountpelieirenc, Occitania, etc., etc. il édite et réédite les auteurs
du Clapas, Bringuier, Guiraldenc Clara Reynard, l'abbé Favre. Il a pour
auxiliaire le poëte populaire Charles Gros en qui se réîlète exactement la
il

langue du Clapas et dont la collaboration maintient des sympathies dans
les masses que l'archaïsme occitan met en méfiance. (1)
Le groupe Roumieux se rend compte' que la rhodanisation du parler de
Montpellier est vouée à l'échec et se ressaisit. Jean Fournel, Marsal et le
Dr Banal adjoignent à la Cigalo d'Or, organe de la Maintenance, la Cam¬
pana de Magalouna, journal populaire des fèlibres montpèlliérains, qui
paraît pour la première fois le 1er janvier 1892.
C'est ce journal populaire qui publiera la première grammaire du dialecte
de Montpellier, œuvre du capitaine Lamouche, en tous points remarquable,
toujours actuelle, mais malheureusement introuvable (2). C'est dans la
Campana de Magalouna que s'annonce la maîtrise précoce de l'Escoutaire
pseudonyme de François Dezeuze.
Il y a dans les deux clans des auteurs dont les œuvres imposent l'attention.
Paul Chassary qui donne le recueil de contes En terra galesa (1895), un volu¬
me de vers, Lou Vi dau mislèri (1898).
On s'accorde à reconnaître en lui
celui qui sait le mieux le dialecte de Montpellier. Son petit roman, Pradet
de

Ganges, est considéré

par

M. Marcel Coulon

comme un

chef-d'œuvre du

genre.

La série de tableautins si vivants d'Edouard Marsal, Dins las carrieiras
dau Clapas, classe son auteur parmi les meilleurs écrivains d'Oc, comme il
est au premier rang des artistes du crayon et du pinceau; Antonin Roux,
de Lunel (1842-1915), a la joie de voir représenter trois années consécutives
au Grand Théâtre de Montpellier ses pièces en 5 actes et en vers : Lou Tes¬
tament dau Sarrapiastra (1895), Lous Caramans (1896),
Lou Jougadou
(1897). Il égrène ses Pescalunelas, qui paraîtront en volume en 1912 avec
une préface de Charles-Brun prisée à juste titre, comme un, des purs joyaux
de la langue de Montpellier.
A Cette, autour de Joseph Soulet (1851-1919), (excellent félibre et géné¬

mécène), et de Gustave Thérond, (un maître incontesté quand il écrit
prose), une école d'abord florissante publie de 1894- à 1913 un recueil
populaire, VArmanac Cetôri, se manifeste si activement que la SainteEstelle, qui verra couronner d'Arbaud, sera célébrée sur la colline de SaintClair. La guerre et la mort de Soulet on réduit à néant les promesses de
reux
en

cette période.
Mais la grande

voix qui domine ces trente à quarante années est celle du
lansarguais Alexandre Langlade (1820-1900).
Dins la natura

Langlado

A vougui pousà soun cant,
E d'a-founs s'es desuelado
A noste oumèro pacan,

Es l'ounour dou trescamp !

avait dit Arnavielle. Toute

une

série d'œu-

puissantes voisinant les chefs-d'œuvre mettent en relief

vres

dialecte de Lahsargues et la

le sousrenommée de Langlade.
Lou Garde-mas (1878), Lous
Paulei e Gourgas (1882) l'A¬

Les principales, sont la Viradona (1873),
las d'amour (1879), Malhan e Daudet (1881),

lerta,

son

chef-d'œuvre peut-être (1896).

Alexandre

Languedoc.

Langlade est,

sans

contredit, l'un des plus hauts poètes du

VIII
Il vient un moment où s'apaisent les animosités, où le temps et la mort,
hélas ! éclaircissent les rangs des « diseurs et des capitaines ». Il est incon¬

testable que dans le début du vingtième

siècle le félibrige à Montpellier ne

tenait à Dezeuze de rouvrir

Il appar¬
cycle. Et c'est bien L'Escoutaire,

présentait plus le même champ d'activité des lustres précédents.
un nouveau

(1) Les nombreuses œuvres théâtrales de Charles Gros, ne sont pas sans valeur, et quelques-unes de celles que je possède, en manuscrit, seraient
encore susceptibles, je le crois, de retrouver leur succès de l'époque.
(2) Essai de Grammaire languedocienne (dialectes de Montpellier et de
Lodève) Montpellier, 1902, in-1.6, xn, 200 pp. Le tirage à part fait sous
ce titre est
depuis fort longtemps épuisé et la Collection de la Campana est
une.

rareté.

.

�-

80

—

aidé de Adrien Fedières, qui va ranimer les zèles défaillants et oeuvrer une
nouvelle renaissance dans la bonne tradition populaire, celle qui trouvera
l'adhésion des masses, de l'élite et de la jeunesse. Nul n'a plus l'ait pour l'é¬
panouissement dé la langue de Moiitpelier et pour le Clapas que Dezeuze.
C'est lui qui donnera aux jeunes propagandistes par la chanson et le théâ¬
tre des armes et des oeuvres. Plus de vingt pièces de théâtre,de la farcejade
à la comédie, de la pastorale au dramo, composées successivement, feront
florès. Il est le leader de la Campana de Magalouna, inégalable, parce que
nul n'est aussi

complètement clapassier et ne possède son talent et sa réso¬

lution optimiste.
Il sait tenir compte, avec un sens avisé, des observations paternelles
(car le père Dezeuze est le type par excellence du Montpelliérain racé) ;
autant que des enseignements de la rue et des « masets », autant que des

des prédécesseurs, autant que des conseils de l'aristarque qu'est
Maselié, le majorai Paul Chassary.
poésies et chansons narquoises de Las Taperas dau Mazel (1908) sont
répétées dans tous les milieux, font les délices des réunions bourgeoises et
la joie des « rebôbis » des masets. II affirme sa supériorité dans des ouvrages
de haute tenue, les plus belles œuvres qui aient illustré le langage de Mont¬
pellier, le Sant-Boç (1912), le Rabelais à Mount-Pelié (1920).
Il a des amis, des admirateurs, des élèves et des disciples.il sait d'ailleurs
œuvres

le

Ses

découvrir les talents et les hommes. N'est-ce pas

lui qui révèle cet humble

ouvrier confiseur, G. Courtiol, qui charmera, à soixante ans, par la fraî¬
cheur de ses inspirations, dira de tendres chansons, écrira ces Souvenirs

d'enfance qui font songer sans déchoir aux belles compositions d'un Batisto
Bonnet. Ce sont les conseils de Dezeuze que le félibre René Tulet suivra dans
son village de Poussan où il fera jouer dès 1902 deux œuvres bien différentes ;
La Copr Coculaire et une exquise comédie en vers, Lou Poulou très appré¬
ciée par Mistral. Et chaque année Tulet donnera des pièces nouvelles sur
cette scène populaire. L'une d'elle représentée et publiée en 1914, La Masca
(La sorcière), drame en quatre actes et en vers est incontestablement une
œuvre

puissante et bien charpentée.

Dezeuze voit se grouper, autour do
occitans de la Lauseia, Bonfils, Belloc,

lui, la compagnie de jeunes acteurs

Tnaire, Pierre Causse, poète et ac¬
le plus talentueux de ces jeunes,
lequel sera un peu leur porte-drapeau parce qu'il est à la fois poète, tribun,
journaliste, ardent et réfléchi comme l'Escoutaire. Et Pierre Azéma s'est
montré bon polémiste et passionnément félibre sans cesser d'être clapassié;
il a présidé aux destinées d'un journal de jeunes félibrès d'après-guerre,
Le Gai, que l'on feuillette avec une fierté mêlée de regret, un journal de
bon combat qui restera et donné une pièce, Lou Ciclopa, essai truculent et
nourri permettant d'augurer qu'il ne s'en tiendra pas là.
Mais à quoi bon le nier ? Il semblé que la guerre, les méfaits dérivant de
la guerre, ont modifié la physionomie du mouvement félibréen au Clapas,
la flamme présente ne répond pas aux brillantes révélations antérieures...
teur de

grand mérite, et Pierre Azéma,

La Sainte-Estelle sans doute va nous montrer que la ville de Bringuier
et de Dezeuze n'a pas cessé d'abriter de jeunes félibres, qu'elle n'a pas tout
abdiqué de son activité du siècle deynier et demeure apte à reprendre son

premier

rang

parmi les cités occitanes.
IX

Un mémento bibliographique englobant la période de 1807 à nos jours
nécessiterait plusieurs pages. 11 serait injuste cependant de ne point citer
quelques-uns des noms que l'on retrouve le plus souvent dans les trois

grands rayons de bibliothèque où s'alignent les productions en langue clapassière de ces derniers quarante ans. En voici quelques-uns :
M.-C. Ménard, A. Arnaud, Louis Fourmaud de Lunel, Rodolphe Martin,
Poussigues junior, Delpon-Delascabras de Ganges;
Scipion Pigeaire, Encontre, le trio regretté : Paul Moulipier, le bel au¬
teur des Sept Douleurs de la Pauvresse (1901), Célestin P'ontier et Jules Granier de Marsillargues ;
Léopold Bessières, J.-Ii. Castelnau, Dussol, Joseph David, J.-B. Vivarès
Ad. Marqués de Cette;
Léon Rouquet de Clermont-1'Hérault et le trop modeste LairisP. Redonnel, A. Rottner et Bastide de Clauzel de
C.ournonterral;
De Montpellier une légion : le D* Espagne, Aimé
Atger, Louis Vergnes,
Jean Fournel, (1), Auguste Gautier le délicieux auteur de la

Cendrouseta,

(1) Le majorai Jean Fournel a qui l'on doit Une relation des plus émou¬
vantes sur les événements de 1907 « Avec ceux d'Argeliers » a publié, en ou¬
tre, en 1914, un recueil.de douze récits d'histoire et de légende se rappor¬
tant à Montpellier sous le titre Lou Mount dau Lum, (Le Mont de
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conséquences désastreuses d'un
soigné. Les lecteurs ont vu, dans cet
précédents conseils dans l'article intitulé :

au bon fonctionnement de vos
poumons ».
Inutile, par conséquent, d'insister sur la gravité des con¬
séquences qui menacent le malade, si celui-ci n'a pas su
comment enrayer les
complications telles que bronchite,
pleurésie, grippe, tuberculose pulmonaire, etc... Un grand
nombre de médications sont préconisées contre les affections
des voies respiratoires. Mais bien
peu ont fait leurs preuves
et ont une efficacité aussi unanimement reconnue
par le
corps médical que le Régénérateur Pulmonaire du
«

Docteur

Bouyer.

Pour convaincre les malades
sons

hésitants nous reprodui¬
compétents et désintéressés

ci-dessous les deux avis

qui figurent au milieu de tant d'autres dans notre brochure
que nous envoyons gratuitement sur demande.
Paris, le 30 Septembre
Mon cher

Confrère,

J'ai employé avec succès votre
Ftégrénérateur- Pulmo¬
naire dans diverses affections des voies
respiratoires, et

je tiens à
le dire en vous adressant mes remerciements.
Je veux surtout souligner les trois cas suivants :
Premier.
Un jeune nomme de 19 ans. cavitàire du sommet
gauche
avec
amaigrissement rapide, toux, sueurs et crachats nombreux qui,
vous

—

après le sixième flacon,

a vu disparaître en grande partie ces
engraissé de 5 kilos et a pu reprendre sans fatigue son symptô¬
emploi
dans un bureau.
Deuxième. — Une dame de 45 ans, atteinte d'un asthme
catarrhal
mes,

avec

suffocations très pénibles qui, dès te second

flacon, s'estjtrouvée
transformée (c'est son expression).
Troisième. — Une dame de 42 ans
qui, au cours d'une grippe'infec¬
tieuse, a fait de la pleurésie tuberculeuse grave et a pu grâce à votre
formule, traverser toutes ces complications et y résister victorieusement.
Tous mes compliments confraternels.
Dr

-Médecin

en

chef de

GOUEL

l'Hôpital des Tuberculeux

de la Seine, à

Villepinte.

Paris, le 1er Juin
Je soussigné, Dante SCOLA, élève à l'Ecole
Odontechnique
de Paris,
certifie que le Régénérateur F* u. 1

monaire du
Docteur- Bouyer-, d'Ambérac, qui m'a été
prescrit parle Docteur
MORA de Paris, a produit sur moi les meilleurs effets
; je toussais et
crachais le sang depuis
fortlongtemps à la suilede bronchites

répétées

je suis heureux de pouvoir affirmer

:

que le Régénérateur
Pulmonaire a fait cesser très
rapidement etTa toux et l'expecto¬
ration qui m'avait considérablement affaibli.
J'autorise M. le Docteur BOUYER à faire de
cette attestation ce qu'il

lui

plaira dans l'intérêt de tous.

Le

dante

scola

Régénérateur Pulmonaire BOUYER se trouve
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�—

Si

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G. Roudier, Ë. Montabré, Xavier Peyre, G. Coulazou, Urbain Cadilhac
JPépin Pagès, Ch. Reboul, Achille Maiïre de Baugé le beau poète
néen qui trop rarement écrivit dans la langue d'oc mais dont l'émouvante
canzona » à la mémoire d'Auguste Fourès est une perle inoubliable, Adrien

méditerra¬

«

Troubat, F. Jallois, MarcPierre Causse, etc., etc.
Vivarès, de Lattes ; '

Bonniêr,

Fédières, la félibresse Claire
Fernand
Rigal, E. Delmas, Gabriel Robert, François Brousse,
Encore Léon Grollier, Paul Deleuze, de Pignan,
Paulin Vaissade, de Vacquières;
Gratien Mas, d'Adissan;
Mathieu Caries, de Saint-Guilhem;
A. Arnaud, Martin Crouzet de Fabrègues;
Prosper Cavalier, Prosper Gélis, Charles Coste,
Lodève;
#

Fulcrand Virenque de
qui mérite d'être rattaché aux cla-

Auguste Advenier d'Aigues-Mortes
sur
passiers pour s&gt;es études remarquables en langue
sobriquets du département de l'Hérault.
Il est dans les œuvres de tous ces félibres (et d'autres sans doute que j'ai
omis involontairement) des fragments, des pièces qui devraient être recueil¬
lies dans un florilège du dialecte de Montpellier et des régions limitrophes.

montpelliéraine

voir réaliser cette vaste anthologie
laquelle nous aurons à commémorer
de la leçon d'ouverture du premier
Montpellier par Camille Chabaneau : le
naissance du poète Octavien Bringuier,

Je forme, en terminant, le souhait de
pour une date point trop
Pour 1929, par exemple, année durant
deux grandes dates : le cinquantenaire
cours de langue romane professé à
7 janvier 1879; le centenaire de la
né au Clapas le 21 janvier 1829.

éloignée.

les

Joseph Loubet,

languedocien.

La Poésie Catalane
Tableau sommaire de ea renaissance
a
1925
La Catalogne donne un
exemple rare
des littératures nous offre l'exemple de la

de puissance lyrique. L'histoire
continuité, de l'enchaînement de

la génération antérieure, soit pour suivre les mêmes
Normes soit pour les renouveler. L'Italie,l'Angleterre, la France ont dans
la succession de leurs écoles poétiques une ligne continue avec des hauts et
des bas, maintenant à chaque époque une physionomie spirituelle qui. si
elle change dans l'expression, ne perd jamais la moindre parcelle de son
unité biologique. Il n'en est pas de même en Catalogne (1). Notre poésie
aujourd'hui, semble être née par un phénomène de génération spontanée
sans continuité ascendante dans les siècles passés.
Le plein éclat de la Renaissance coïncide avec l'affaiblissement de la per¬
sonnalité politique de la Catalogne dont la lyrique, héritière de la lyrique
provençale, comme l'italienne, s'arrête en chemin. Au cours de trois siècles
et demi, elle n'est plus qu'une manifestation sporadique sans un cri assez
fort capable, do la soulever. Notre poésie vers le milieu du XIX" siècle était
semblable à un homme qui s'étant endormi à l'ombre d'un arbre se réveille
avec la mémoire si peu sûre qu'il lui faut réapprendre le nom des choses.
Ainsi le langage que parlent les poètes du XIXe eiécle ne rappelle en rien
le style de nos quatrocentist.es.
L'année de la restauration des Jeux Floraux, 1859, marque le commen¬
cement d'un mouvement littéraire qui de ait se développer parallèlement
à un mouvement politique. On vivait alors dans une atmosphère bien « dé¬
partementale » où le fait de parler l'idiome maternel en public, éût un
scandale. 11 n'y avait qu'un simple désir d'évoquer les époques passées,
un peu à la manière de Wnlter Scott. Ensuite, au cours des quatre premières
décades des Jeux Floraux, la Catalogne recouvra peu à peu sa physionomie.
chaque génération avec

C'est

un

curieux

spectacle que ce renouveau littéraire qui commence sous
poésie castillane et va se développant qu'and d'au¬

l'influence directe de la

batailles romantiques. Le3
qu'affectionne la poésie castillane.
Byron et Walter Scott, Cha-

influences lui parviennent à travers les
thèmes des Jeux Floraux sont les mêmes
C'est à travers des traductions castillanes que
tres

(1) Ni dans les autres pays
mousin, Provence [n.d.l.r.].
occitan

d'oc : Auvergne,

Gascogne, Languedoc, Li¬

Feuille vi

�teaubriand et Manzoni alimentent l'inspiration de nos portes. Un décor
moyenâgeux chargé de ruines et de cavaliers, une vague de mélancolie, un
.répertoire d'images contraires à l'esprit de la race soutiennent la produc-a

tiôn poétique de cette période.

Deux hommes lui infusèrent la sève du terroir natal. L'un, un porte et un
philologue, Marian Aguilô, qui laissa un recueil lexicographiqué qui cons¬
titue un des fondements les plus vivants de notre renaissance. L'autre
Jacinto Verdaguer, le premier poète qui trouva l'expression directe de notre
tempérament à travers des thèmes mystiques ou épiques
d'une grande sim¬
plicité, mais de grande envergure lyrique, et ouvrit un chemin sûr à notre

poésie.

11 y a une

période

que nous

pourrions appeler verdaguérienne, qui

com¬

avec le poème de L'Atlantide
(1877). En 1895, l'apparition du pre¬
mier livre de vers de Joan Maragall marqua le commencement d'une, nou¬
velle époque dont les manifestations se
perpétuent jusqu'à nos jours, avec,
vers 1910, des
symptômes nouveaux qui font de la lyrique catalane une
école indépendante.
mence

Avant Verdaguer, la différenciation entre la
lyrique catalane et
castillanne est difficile à établir. Verdaguer s'il sacrifie souvent
communs de la rhétorique
castillane, dans les moments

la lyrique
aux

lieux

d'inspiration la plus

fait surgir de la poésie populaire un autre horizon et un autre
paysage.
Plus que tout autre chose, il possède
l'esprit de la langue. Sa prose est une
rénovation de la syntaxe. Par malheur ses
contemporains n'achevèrent pas
pure

de voir clair.
Aussi l'apparition

comme

Jean

d'un poète libéré davantage de l'influence

Maragall, fut d'une efficacitéîessenticlle.

castillane,

Ceux de sa génération
passionnée pour tous les courants intellectuels.
suivie, de commentaires hyperboliques et de
critiques enthousiastes, d'essais discordants, d'exaltation de valeurs, d'éclec¬
tisme et de fièvre de lecture. En Catalogne
on traduit à la fois, Tennyson et
Ruslrin, on admire Meeterlinck et Tolstoï, quelques représentàtions d'Eléonore Duse
sentent soudain une curiosité
C'est une époque d'agitation

provoquent l'enthousiasme pour d'Annunzio et pour Ibsen. Les

symbolistes et les parnassiens français, leurs deux influences qui alternent
auprès de

nos

poètes. Ce furent des années,

de fcrmentaton et de

ces

années-là, de 1895 à 1910,

rapide évolution des tendances. Il faut fixer les yeux
la. bibliothèque que publiait la revue « Joventul
naient les voix les plus diverses. A côté d'œuvres », et par laquelle réson¬
catalanes on publie des
traductions d'Hauptmann, Strindberg,
Ibsen, Ruskin. Le marché du Livre
sur

français à

Barcelone

se

développe

considérablement.

Zola,

Huysmans,
Flaubert sont lus avidement. Et les poètes exaltent
plus qu'aucun autre le
de Verlaine.
Au milieu de celte agitation d'influences
opposées, Jean Maragall, grand
lecteur de Goethe et de Novalis, commente les
faits et les idées eii des arti¬
cles de journaux et publie ça et là des livres de
vers, tandis qu'il formule
la théorie poétique qui a été la
plus discutée en Catalogne et que nous appe¬
lons « du mot vivant ». Maragall
voyait dans le mot un être vivant qui pos¬
sède une vertu créatrice. Un seul mot
peut évoquer, en un instant, tout une
suite de sensations. Evoquer le monde entier
d'un seul mot. « L'émotion,
c'est toute la poésie. La poésie est le centre de la
vie » disait
nom

Maragall. Et il
que ce n'est pas l'idée qui impose un rythme
aux mots, mais que le
plus souvent c'est le rythme des mots, — naturel comme la
respiration,
croyait

—

qui éveille l'idée.

Pour s'exprimer d'une autre façon : il
comparaît la création poétique à un
état, de grâce, c'est-à-dire qu'il était un ennemi
décidé de la rhétorique.
Cette tendance du plus grand de nos
poètes n'empêcha pat que d'autres
ne suivissent les normes contraires de
l'Ecole parnassienne et
que certains,
de fine sensibilité, ne reprissent
l'exemple de la Renaissance et ne travaillas¬
sent à donner à notre langage
poétique une plus vive agilité et une subtile
discipline rhétorique. Un poète, Joseph Carner,
r|prêsénte:entré 1905 et 1910,
l'assimilation la plus intelligente de
l'esprit des lettres
Ron=ard
Malherbe, Desportes lui fournissent de beaux exemples françaises.
à imiter.
On voit donc comment dans l'évolution de la
poésie
catalane
il
n'y
a pas
de continuité , mais des apparitions
subites. Plus qu'une manifestation
d'école c'est l'œuvre de tempéraments
individuels.
.Jean
Mara"all
malgré
tout le courant de sympathie
qui réveilla la théorie du « mot vivant » n'eut
pas une influence proportionnelle à la valeur de son
œuvre. Aussi peut-on
dire qu'il eut plus d'efficacité que d'influence. Il
ne fit pas école. Si bien
que
deux poètes François Pujols et Joseph
et

Pijoan, suivant

trajectoire l'un
l'autre, n'écrivirent qu'un livre, de très vif
intérêt,"arrêtant là la projec¬
maragallienne. Son efficacité consista à ouvrir toutes

tion

de notre sensibilité à

De

1905

à

un

air où

se

mêlent tous les vents de

sa

mandes les portes

la^Dassion
1910, la lyrique catalane s'enrichit puissamment. humaine
Une plus

parfaite conscience dans i.ous les secteurs de
une préoccu¬
pation plus fine pour les problèmes de l'esprit, l'intellecLualité,
la constitution d'une
culture,
l'épanouissement de 1 idéal raciquc ont été les facteurs
qui
ont stimulé
la poésie lyrique a gagner en variété et en
qualité, en puissance expressive

�—

83

—

et, en plus vastes perspectives. La Catalogne peut offrir maintenant les noms
d'une trentaine de poètes véritables, d'inspiration et de 'sensibilité très rli

En

chemin,

nous ne trouverions pas, pour la prose l'équivalent de tren¬
se publie, par an, plus de livres de vers que de romans. Il faut
qu'une bonne partie de l'œuvre en prose est due à des poètes.
Joseph Carner, Charles Riba et Charles Sòidevila en sont les exemples.
Nos poètes d'aujourd'hui — nous voulons dire ceux qui au début de ce
.siècle étaient à peine adolescents, — et ceux qui sont venus plus tard ont
été influencés par l'Italie, l'Angleterre et la poésie classique antique qui
fut pour eux comme un garde-fou. Ils présentent peu d'exemple des excès
romantiques qui ont coutume d'accompagner l'éclosion des littératures
jeunes. Et si parfois un certain romantisme s'immisce dans cette floraison,
il ne s'agit que d'une manifestation superficielle. La poésie
française est
suivie attentivement. Le nom de Paul Valéry est respecté comme celui d'un
verse.

te

noms.

II

remarquer

maître sans tare. Francis Jammes et Claudel ont encore des lecteurs assidus
et la littérature d'avant-garde est suivie avec
une curiosité ironique. Les
mots en liberté ne nous ont guère pris dans leur enchantement.
Il faut dire cependant que chez nos poètes d'aujourd'hui les influences

des pays étrangers ont agi d'une certaine façon. L'effort le plus riche a été
fourni par la race elle-même, le tempérament et le paysage. Les influences
ont servi pour perfectionner l'instrument, pour aiguillonner
l'inspiration,
pour mieux connaître la propre substance raciale.
A qui voudrait avoir la connaissance directe de

la variété de notre poé¬
cinq noms parmi les poètes encore vivants en 1925,
de
représentants
notre lyrique : Jean Alcover, (1) Joseph Carner,
J. Bosill i Mates; Joseph Lopez-Pico et. Joseph-Marie de Sagarra. Alcover
représentait Majorque. C'était un poète très pur, riche malgré sa production
limitée. Il a été un élégiaque et un évocateur de son île dorée. Il appartient,
à la génération antérieure. Avec Joseph Carner la rhétorique devient un
jeu qiïi no connaît pas d'obstacle. Il a enrichi le langage poétique d'un infini
de modulations et de beaucoup de grâce naturelle; il a chanté les spectacles
les plus vulgaires de la vie urbaine et les plus subtiles agitations de l'esprit,
J. Bofill voit en la nature motifs à images plutôt que source. d'émotions
Il fait du paysage une géométrie. Mais, quelle mesure et quelle fraîcheur !
Sa manière diffère de la manière de Lopez-Pieê. Celui-ci est un cérébral qui
se passionne, un homme ardent
qui embrase le balbutiement des sentiments,
un lyrique
essentiel, •— c'est-à-dire un confident,— qui s'efforce de trouver
un écho en chaque aspect du
monde extérieur. Son désir est de faire de la
poésie l'interprète des valeurs spirituelles. En chemin, la poésie de J. M.
de Sagarra se libère de toute discipine fermée, s'abandonne à la. fluidité du
vers qui sourd comme une source
puissante, bouillonnante et cristalline. Les
deux sensations qui naissent à sa lecture sont toujours l'une, la clarté pure
et l'autre, la sonorité d'une langue vivante et vibrante. Poète merveilleuse¬

sie,

nous

citerons

comme

ment évocateur du paysage catalan, il donne un vigoureux coup de barre
au théâtre, avec sa production dramatique constante, et où le vers
possède
le naturel qui s'allie à une abondance d'images colorées.

Alexandre

(1) Alcover est mort

Un

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Beluguetas,
poèmes. (Ed. Occitania, ToulouseParis). Pr. : 12 fr.
Dommergues (H.) — Couontes
e
porpondejados (Ed. Lo Cobreto,

Aurillac).
Mathieu

(Abbé J.-S.) •— Fusados de Repièugos, poèmes
avec
préface de l'abbé Fric. (Ed. Lo
Cobreto, Aurillac).
(Ici...) •— Gloiissari d'Ourlhat,
publié par fascicules mensuels (Ed.
Lo Cobreto, Aurillac).
Pagès (Emile) ■— Touslous, poè¬
mes (Ed. Lo Cobreto, Aurillac)...
2) Livres en langue d'oil.
Boudon ( J.-L.) — Gaspard d'Espinchal (Imprimerie Moderne, Au¬
rillac). Pr. : 5 fr.
Dravaine (Claude) — Nouara,
chronique d'un antique village pa¬
petier (Ed. Hussard, Paris)
Farges (L.) — La Haute-Auver¬
gne (Ed. de l'U. S. H. A., Aurillac)
: 30 fr.
Paul (Georges)
Chaise-Dieu

Pr.
la

Paris). Pr.

(Idem..,)
de dans
France.

sur

L'Abbaye de
Champion.

: 16 fr.
— L'Election

l'Armoriai

Plagnard

ments

—

(Ed.

(Ernest)

l'histoire

de Briou-

général de la
(Idem.)
—

de

Docu¬

Servcrette

(Ed. Garrère, Rodez). Pr. : 12 fr.

Pourrai (Henri) — Dans l'herbe
des trois vallées;(Ed. Bloud et Gay.

Paris). Pr. : U'vi'r.
CATALOGUE, — VALENCE —
BALÉARES
ROUSSI 1,1.0N.
1) Livres en langue, d'oc.
Bellaflla —1 'Très eslcils i un ros¬
sée (Ed.
La Mirada, Sabadell).

Bellmunt
anima

(Domenec de) — Una
(Libr. Catalonia,

vençuda

Barcelone).
Caseponce (E.)

—

Cent y una
(chez l'au¬

fables

de La Fontaine

teur, à

Mqissao).
(J.-V.) — Gerlrudi, proses
par J. Miro. (Ed. de

Foix

illustrées

l'Amie de les Arts. Sitges)
Fidel S.. Riu Dalmau —• Terra

(Imprimerie St-

Amorosa, poèmes

Joseph, Manresa).
Garcés (Tomas) — El Somni,
poèmes. (LeB Edicions d'Art, Bar¬

celone).

Gassol (Ventura) — Amfora,
poèmes (Ed. Arc de Barà).
Iglesíes (I.) -— La Senyora Marieta

e

la

Llar

dramatiques,
i

Ferreter.

apagada, ceuvres

préface de Pulg
(Editorial Mentora,

avec

Barcelone).
Lleonart

(J.) — Vida Eslrela(Lib. Catalonia, Barcelone),
Lopez-Pico (J.-M.) — Jabilèu,
poèmes (Ed. de là Revista. Barce¬
lone).
(Idem) — L'Oci de la paratila
(Id.)
Martorell (F.) — Epistùlùri del
Segle XX (Ed. Barcino, Barce¬
lone).
Maseras (A.) — Figures d'ar¬
gile, nouvelle (Lib. Catalonia, Bar¬
roman

celone).
(Idem.)
roman

Una vida obscura,

(Idem.)

Millas-Raurcll

—•

La Caravana.

(Ed. Diana, Barcelone).
Miret (Gilbert) — Mallorca, ila

de

Sommi (Agence mondiale de
Librairie, Paris).
Montoliu (M. de) — Breviari
critic (Col. El Ram
d'Olivera, Bar¬
celone).
Muntaner
Cronica (Ed. Bar¬
cino, Barcelone),
Navarro-Costabella (J.) — Sa¬
muel (Libr. Catalonia, Barcelone).
—

�Pijoan (J.) —■ El mea Don Juan
Maragall (,Libr. Catalonia, Barce¬
lone).
Pi-Sunyer (G,) — L'Aplilul éco¬
nomie de Calalunya (Encyclopédie
Catala, Barcelone).
Pla ( J.) — Relacions (Ed. Diana,

Barcelone).
Pla (Ll.-G.)

—

tracio Catalana,

De toi vent (IJlusBarcelone).

Traduction de C.
(Fundaciô B. Metge.)
Pagés (J.) — Jordi Freginals édition revue et corrigée (Edi¬
torial Mentora, Barcelone.)
Una mica
Puig i Ferreter (J.)
d'amor (Bibl. Littéraire, Barce¬
Plutarque—

Riba

Pons i

lone).
Pagés (J.-M.)
blanca,

La Princesa
poèmes (Lib. Catalonia,
—

Barcelone.)
Quint.e-Gurce — Histoire d'A¬
lexandre, trad. de M. de Montoliu
.

(Fond. B. Metge, Barcelone.)
Riba (C.) — Els Marges
de la Revista, Barcelone.)
Roig i Raventos (J.)

—

(Ed.

Montne-

(Bibl. Litt. Barcelone.)
Rovira-Artigues (J.) — Poèmes
d'Amor i de Cami (Ed. d'Art. Bar¬
celone.)
Rovira-Virgili (A.) — Oui/re I.
(Edit. Barcino, Barcelone.)
(Idem) — Hisloria de Calalunya
(4 vol.) —• (Ed. Patria, Barcelone).
gre

Salva

flor prol.

(M;-A.)

—

Espigues en
Allés

de Carnor (bld.

Barcelone).

Santamaria (J.) — L'Aposlol
(Ed. Diane. Barcelone).
Soldevila (C.) — I,au o las aven¬
tures d'un aprenenl pilot (Ed. Men¬
tora, Barcelone.)
Torres i Reyetô ■— Poésies (Ed.
de la Renaixança, Barcelone.)
Vila (P.)— Ccrdanya (Encyclo¬
pédie 1 Catalane, Barcelone.)
2.) Livres en langue d'oïl.
Ulloa (L.) — Colomb était cata¬
lan. (Ed. Maisonneuve, Paris).
La
X.
Catalogne Rebelle
(Agence Mondiale de Librairie.
Paris).
—

Chant IV des Géorgide Virgile. (Editorial Occitan)
Dambielle (H.) — Nos prover¬
bes
gascons
(Imp. Cocliaraux,
Auch) Pr. : 2 fr.
occitane du

ques

Dambielle (H.)—[Contes dePriou
(Editorial Occitan). Pr. ; 5 fr.
(Idem). — Contes animaliès
(Idem). Nos chansons gasconnes
(2B série)
(Idem). Nos devinettes gasconnes.
Daugé (Abbé). Las dues cigalhes

(Ed.

Èabrouche, Aire).

Gavel (H.)

de

Justin

—

Poésies gasconnes
(Ed. Lafitte,
10 fr.
Lou Marcai de la

Larrebat

Bayonne). Pr. ;
Palay (S.) —Trouye, comédie
pouey,

(Imp. Marrim¬

Pau.)

2.) Livres en langue
Bourcicz

toriques sur

(Ed. Fèrot,

d'oïl

Recherches his¬
le parfait en Gascogne.
(,).)

—

Bordeaux.)

Broquès-Roger (V). — Canie au
pla huroùs Miqueu de Garicoïts,
musique et paroles (chez l'auteur,
à Oloron) Pr. : 15 fr.
Clermont'(J.) — Sainl-Cerais,
sa vie et son culte depuis le Ve siè¬
cle jusqu'à nos jours (Imp, Cent.,
Auch.)
Daugé- (G.) — Le Miracle eucha¬
ristique du Caussens aux premières
années du XIVe siècle. (Ed. de la
Revue de l'Agenais, Agen).
Lanusse (Max) — Biaise de Man¬

ille, mémoires (Ed. Hatier. Paris).
Nos Landes, tableau d'ensemble
de la vie landaise (Ed. Chalias, à

Roquefort).
PoueigU (J,)

—

Chansons popu¬

Pyrénées françaises (Ed.
Champion, Paris).
Roquette-Buisson (Comtesse).
Era Cansou deras Aireteras, paroles
et' musique (chez les principaux
libraires de Bordeaux). Pr. : 10 fr.
Bénazet (A.) — Menudos trobos
(Ed. Salingardo, Villefranche)
laires des

LANGUEDOC

1) Livres en langue d'oc
Albarel (P.) — Lou Cami de

la

bois gravés d'A. Rouquet (Ed. Brun, Narbonne).
(Idem) — Las Anguiàlos de la
Mcnino (Idem.)
Barthe (E.) — Lous Rasims de
Luno (Ed. des Pages d'Oc, Béziers)
Crouts, avec

GASCOGNE

QUERCY
1) Livres

en

—

—

GUYENNE

—

ROUERGUE.

langue

d'oc.

(A.) —- Floc de Gasconha, poèmes (Société d'Editions
Occitanes, Castelnaudary) Pr. :201'r.
Casebonnè (J.) — Esprabes d'Amou, roman (Imp, Marrimpouey,
Pau). Pr. : 7 fr. 50.
Gubaynes (J.) —- Traduction
Cambos

Pr. : 10 l'r.
Barlhc (R.)

(Idem).

—

La Fe Lalina

(P.-J.) — Mon Solas.
(Ed. de la Cigala Lengadociana,
Béziers) Pr. : 10 fr.
Bédard

�Clardeluno

Escriveto, poème.
Gay-Savoir, Béziers.)
Garric (G.) — La Cabrela de
■Sant-Estève (Ste Ed. Oecit.)
Rouquier — Countes Pounchuts.
(Ed. Occitania, Paris)
Salvat (J.) —
Sani Franc.es
d'Asizi (imprimerie du Midi, Bé¬
ziers).
(Idem) — Auguste Fourés (S.
E. O. Castelnaudary).
Vinas (G.) — L'Eigassier,
poè¬
me. (Ed. du
Gay-Savoir, Béziers)
(Idem) — Nostra Dama del
Grau (Id.)
Ed.

—

du

2) Livres

en

langue d'oil.

Albarel (P.) — IL Inventeur du
Curé de Cucugnan

(Imp. du Lan¬

guedoc, Narbonne).
Angiade (Joseph) — Le Roman
de Flamenca
(Ed. de Boccard,
Paris).
(Idem.) — Rapport aux JeuxFloraux (Imp.
Douladoure, Tou¬
louse).
(Idem.) — Les Troubadours de.
Toulouse (Ed. Privât, Toulouse.)
Barrière-Flavy (C.) — Chroni¬
que criminelle d'une

grande provin¬

Louis XIV, avec
préface de
Funk-Brentano (Occitania,
Paris).
Chamson (A.) — L'Homme con¬
tre l'Histoire (Ed.
Grasset,
ce sous

Paris).
Valmigère (P.) — L'Aude, mon
(Ed. Gabelle, Carcassonne).
Rouquette (L.-F.) — La Chan.
son du Pays (Ed.
Ferenczi, Paris)
LIMOUSIN-PÉR1GORD
1) Livres en langue d'oc
Farnier (René) — Lous
Nebouls,
comédie en un acte. (Ed.
Perrette,
Limoges). Pr. : 4 tr.
Grenier (P.-L.) — La Chanso
de Combralha, poèmes (Ed. Occi¬
tania, Paris).
Miremont (P.) poème
(Chez
l'auteur, à Terrasson, Dordogne).
(Idem) — Paures Medê&amp;s (Id.)
2) Livres en langue d'oil.
Fage (R.) — Le salon de Victor
Borie (1866-1870). (Tulle).
Nouaillac (J.) — Le Limousin
et la Marché (H.
Laurens, édit.,
Paris). Pr. : 20 fr.
Vachal (Ph.) — Histoire de la
Corrèze (Tulle.)
pays.

PROVENCE

—

NICE

COMTAT-DAUPHINÉ
1) Livres en langue d'oc.
Bcssat
Beucaire

on.)

(Jean) — La Fiero de
(Ed. de la Pignato, Tou-

(Idem) — Lou Galcja-jres (Ed.
Berthier, Arles).
(Idem) — Cant de Païsan (Ed.
Roumanille, Avignon).
Challamel (E.) — Ma
Gleno
(Ed. Bérard, Dieulefit).
Conte-Devaulx (Marius) — Tra¬
duction de Nausicaa (Ed. du Feu,
Aix.)
Ginoux (A.) — Susano o lou
dramo de la Santo Baumo, chant
en vu
épisodes (Ed. Pinguet, Avi¬
gnon).
Fousson (Marius) — Flour dis
Aupiho poème dramatique (Ed.
Jacomet, Villedieu-du-Comtat.)
Marcellin

(J.) —De Marsiho au
(Impr. Macabet, Vaison).
(Frédéric) — Nouvelle
prose d'Almanach, recueillie par
Mme Mistral et P.
Devoluy. (Èd.
Grasset, Paris).
ventour

Mistral

Libret de l'Escoulan prouvençau

(Ed. de la Maintenance de Pro¬
vence.)
Véranc (L.) — Bellaud de la Bellaudière, choix de poèmes (Ed. des
Facettes, Toulon.)
2) Livres en langue d'oil

Devoluy (P.) — Le Violier
d'Amour, roman (Ed. Fasquelle,
Paris).
Provence (M.) — L'Histoire des
Santons (Ed. du Bastidon,
Aix).
Sautel (Abbé J.) — Histoire de
Vaison dans l'Antiquité
Au-

(Ed.
banel, Avignon), 3 vol.
Solari (E.) — Le Potier de Pro¬
vence (Ed. A.
Colin, Paris).
Mistral (Frédéric,
neveu) — Un
poète bilingue, Adolphe Dumas (Ed.
des Belles-Lettres, Paris).
Bourrilly (J.) — Lou Moble
Prouvençau, dessins de Laget (Ed.
de la Pignato,
Toulon).
Bringer (R.) — La Primo Idilo
de Teoucrite, traduction en vers.
(Ed. du journal de Montélimard.
Benoit (F.) — Recueil des Actes
des Comtes de Provence
(Ed. Cham¬
pion, Paris).

Boasso
l'è
les

PIÉMONT
(Marcello) — La Storia

bela, recueil

de

piémonlaisses

Turin). Pr.

:

musique, paro¬
(Ed. Amprimo,

20 lires.

Costa (Nino) — Sal e
peiver,
poèmes piémontais. (Ed. Sacerdote,
te, Turin). Pr. : 8 lires.
Pacot (Pinin) —
Arssivoli, avec
une
étude de Nino Costa et de la

musique de M. Boasso (Libr. Filli
Treves Ali, Turin). Pr. : 10 lires.

�—

87

GÉNÉRALITÉS OCCITANES
Anglade (J.) — Anthologie des
Troubadours (Ed. de Boecard, Pa¬
ris).
Audian.(J.)
et

—

Les Troubadours

Paris).

l'Angleterre (Ed. Vrin,

Les Patois (Ed.
Delagrave, Paris). Pr. : 10 i'r.
Jeanroy (A.) — Anthologie des
Troubadours (La Renaissance du
Livre. Paris). Pr. : 5 fr.
Audiau (J.) —• Huon de Bor¬
deaux analyse et traduct. partielle.
(Ed. de Bocard Paris).
Camp (.J.) — Le Sol commande,
tragédie paysanne en 3 actes, tex¬
te français (Ed. Seplimaniennes,
Dauzat

(A.)

—

Narbonne).

Ur SgdFranlcrikes Kullurvàrld (Bok-forlaget Natur och Kultur, Stoc¬
Kjellman (Ililding)

—

kholm.)
ALMANACHS
Barlavèu (Lou)
Vaison.
Brioude
Calen

de la) Edi

Gasconne (Armanac de l'Acadé¬
mie), à Bayonne.
Chantant de l'Auvergne et Armana
félibréen (Almanach). De-

Clermont-Ferrand.
de) Imp. StPrivat, Mehde.
Llelres (Almanach de les) — Mail-

launay,

Louzèro (Armanac

lorq-ue.
Mounlanho

Imp. Seintein,

(Armanac

Narbounes (Armanac).
Brieu, Narbonne.
Occitan

(L'Almanaeh de).
—

(Almanach).

—

la)
Imp.

Editorial

Occitan.

Pignato (Almana de la). Ed.
Pignato, Toulon).
Poesia (Almanac de ta.) Ed. Altès,.Barcelona.
Rouergas (Armanac). Ed. Garrère, Rodez.
Rossellonés de la Veu del Canigo
de la

(Almanach). Ed. Chauvet, Perpi¬

Ed.

Ed. du

Valenciâ (Almanac). Ed.
Valenciana, Valence).

OCCITAN

Cul-

tura

Piermonteis

(Armanac). Ed. d'I

Brande, Turin.

L'ALMANACH OCCITAN,

LIVRE

de

Toulouse.

gnan.

(Almanach du)
Marseille,

OC,

Gascougno (Armanac
Cocharaux, Aucli.

—Ed. Maeabet,

Watel, Brioude.
Calen,

—

&amp; TOUTES

LE
LES

ÉDITIONS
DE

L'ÉDITORIAL
SONT
:

courant

à

Occilania, 6, Passage

postal

:

Paris, 656-86.

: Librairie Principale J. Joannol, avenue Dar el
Maghzen et rue Ricliard-d'Ivry.
TOULOUSE : Occilania, 7, rue Ozenne.

à RABAT

à

VENTE

Verdeau (IXe). Compte— Tél. : Bergère 62.99.
BARCELONE : Llibreria Americcina, 31 Rambla de las
Flors et Passatge Virreina, 5 et 7.
TURIN : Libreria F. Casanova el C°, Plassa Carignan.

à PARIS

à

EN

OCCITAN

�Sociétés d'action

(Cantal) : Escolo Oubernhato, Petite-Rue Cazaud.
Clermont-Ferrand
(Puy-de-Dô¬
me) : Société des Sciences, Belles-Let¬
tres et
Arts; — Société d'Initiative
Rurale de la Haute-Auvergne, 5, Place
Aurillac

du Palais.
Billom (Puy-de-Dôme) : Escola de
■Limanha (chez son président, M. Bénezét Vidal.)

(Haute-Loire) : Société de
de Brioude, 125, rue St-

pierre.

CATALOGNE-BALÉARES-RO USSILLON-VALENCE.
Barcelone

(Espagne)

Aleneu

:

Barcelones, 6, Canuda; — Açademia
de Buenas Lctras ; — Associacio Prc-

Arcs;

l'Ensenyença Catàlana,

de

leciora

1,

Institut d'Estudis Catalans;

—

Orfeo Catala; Orfeo Gracienc, As-

—-

turies, 16;

—

Institution Patxot, 22,

C, Conte delfAsalto
Lleyda (Esp.); Aieneu Lleydala,
Palma de Majorque (Espagne) :
Associacio■ per la Ciiltura de Mallorca,

2, C. del Bisbe Maura.
Perpignan

(Pyrénées-Orientales)

:

Colla des Bossello et Jochs Florals del

Bosseilo;
d'histoire

■—

du

Société Archéologique et
Roussillon

à

Château-

Roussillon, Perpignan.
'Valence (Espagne)
bliografica valenciana;

Accion Bi-

:
—•

Cenlro de

Gultura valenciana; — Cenlro escolar i
Mercantil. C. IJbreros, 2; — Lo Bat

Pénal, 5, Plaça del Poeta Liera;
Societat .Valenciana

de

—

Publicacions,

5, P. del Poeta Liera.
Castellon

Castéllo

nense

(Espagne) : Sociedad
Cullura, C. Caballe-

de

31.

ros,

ET

GUYENNE

Agen
(Lot-et-Garonne)
Jasmin
d'Argent (chez M. J. Amblard, avo¬
cat;) — Société d'Agriculture, Sciences
et Arts.

Auch (Gers). Société Archéologique;
Société historique de Gascogne, 50

rue

gnac

Victor-Hugo. — Section d'Arma¬
de l'Escole Gastou-Febus (chez

M, F. Sarran, rue Gambetta.)Bayonne (Basses-Pyrénées) : Aca¬
démie

Gasconne.

Bordeaux

(Gironde)

:

Académie

des Sciences, Belles-Lettres et Arts;
Société des Archives historiques;

—
—

Ligue Guyenne et Gascogne, 16, Place
de la Bourse.
Caiiors

littéraires,
du

(Lot)

:

Société des études
et artistiques

scientifiques

Lot.
Dax

Moncrabeau (Lot-et-Garonne)
Las Belhados Gascounos. (chez le

:

Dr

Ficat).
Montauban
(Tarn-et-Garonne) :
Escolo Carsinolo (au Café de la Comé¬

die);

—

Académie des Sciences, Belles-

Lettres et Arts.
Mont-de-Marsan

ciété

(Landes) : So¬
d'Agriculture, Sciences, Arts et

Manufactures.
Nérac (Lot-et-Garonne) : Escolo
gascouno (chez M. Durey.)
Pau (Basses-Pyrénées : Académie
de Béarn.—; Association RêgiOnaliste
du Bassin de ï'Adour, 42, rue de Liège;
EscoleGaslou-Fèbus, (chez son Pré¬

—

sident, S. Palay à Gélos-Pau); —
Société des Sciences, Lettres et Arts.
Rabastens (Tarn) : La
baslinholo.
Rodez (Aveyron) : Lou
gas, Hôtel Rouvier, 2, rue
re;

—

Lauseto RaGrel Rouerde Laumiè— Société

Société Archéologique;

des Lettres, Sciences et Arts.
Saînt-Gaudens (Haute-Garonne) :
Escolo deras Pireneos (Librairie Aba-

die);

—

Société historique du Commin-

ges.

Saint-Girons (Ariège)- : Société
Etudes du Couzerans.
-Samatan (Gers) : Les Amis du
vre Occitan ; — Editorial Occitan ;

des
Li¬
—

Imprimerie Occitane.
Tardes

(Hautes-Pyrénées : Société
historique des Hautes-Pyrénées.
LANGUEDOC
Alès
Vincent.

(Gard) : La Tabo,

rue

St-

Beauçaïre (Gard : Escolo d'Argenço, 46, rue Nationale.
Béziers (Hérault) : La Cigalo Lengadouciano, à Villeneuve-les-Béziers ;
Société archéologique, scientifique
et litléraire, 8, rue de Bonsi; — Escola
del Remembre, 19 bis, rue Casimir-

—

GASCOGNE

—

•

littérature et d art

de sciences, de
AUVERGNE

Brioude
VAlmanach

occitane,

(Landes)

Giroussens
Basso d'Albigés

:

Société de Borda;

(Tarn)

:

La

—

Terro-

(chez M. Mouly).

Pèret,
Cette
Sent-Clar

(Hérault)

:

Felibrenca

de

(chez Gustave Thérond).
(Aude)
:
Société
scientifique des Arts et Sciences.
Carcassonne

Combon

(Haute-Loire)

liès de Sant Ubert (chez
driac par Combon)

:

Li Chiva-

Blanc, à Jau-

Foix (Ariège) : Société Ariégcoise
des lettres, sciences et arts,
Lunel (Hérault) : Escolo dôu Vidourle (chez L. Ahric).
Mende (Lozère) : Société des Let¬
tres, Sciences et Arts:
Montpellier (Hérault) :
Escola
dau Parage, 15; rue du
Cheval-Vert;
La Lausela, Café de l'Holel-de-

Viîle; — Académie des Sciences et Let¬
tres; — Société archéologique de l'Hé¬
rault; — Société pour l'Elude des Lan¬
gues Romanes.

,

�—

(Aude)

Nàrbonne

La Cigalo Nar-

:

bouneso, 4, rue Auber.

(Gard)

Nîmes

:

Nemausa;

Aca¬

—

démie de Nimes.

(Ardèche)

Privas

Sociélé

:

naturelles et historiques.

sciences

(I-IauterLoire) ; Escolo

LePuy

des

Peire

la ville;

Cardenal, à la Biiiliothèque de
Société académique.

—

Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) ' : La Nacioun Car-

(chez Courlas).

diano

Toulouse (Haute-Garonne) : Escola Occitańa (14, rue dès Arts); —
'Toulousains de Toulouse (3, rue La-

peyrouse); — Editorial Occitan
(villa Peyrat, Chemin de l'Espinetl —
Office de Propagande 'Occitane, (villa
Peyrat, Chemin de l'Espinet) — Es¬
colo Moundino, 39 bis, rue Riquet); —
des

Académie
du Midi

zatj ;

Jeux

—

—•

(3, rue St-Jcan);

naux

(Hôtel

Floraux

Société Archéologique
de la France (Hôtel d'AsséSociété des .Artistes Méridio¬

d'Assézat);

Institut

—

(52, rue du
Les Amis du Livré Occitan
(villa Peyrat, Chemin de l'Espinet)
Méridionales

d'Etudes

Taur).

—

Escola de la
Sentria, à la Bibliothèque de la ville.
(Corrèze)

:

(Corrèze) : Société

Brïve

de Bom (chez Mlle

Bertrand

Genès).

Scien¬

Guéret (Creuse) : Société des
ces Naturelles et d'Antiquité.

Limoges (Haute-Vienne) : Escola
dau Barbichet, 6, rue Darnet;— So¬
ciété archéologique et historique; -—
Société des Lettres; Sciences ci Arts. —

Ligue pour la Langue d'Oc à l'Ecole
(J. Bonnafous,-. Lycée Gay-Lussac).
Périgueux
nal

(Dordoghe)

Perigord, (9,

dou

:

Lou Bour-

Cours -Michel-

Société des Beaux-Arts,
— Société histori¬
que et archéologique du Périgord.
St-Priest-Ligoure
(Haute-Vien"
Montaigne)
73,

■ne)

rue

:

—

—

des Barris;

(Alpes-Maritimes) : Escolo
la Bibliothèque de la ville).
Digne (Basses-Alpes) : Société scien¬
tifique et littéraire.
Draguignan (Var) : Société d'Etu¬
Cannes
de Lerin (à

Archéologiques.
(Basses-Alpes) : Es
la Mairie).
Gadagne (Vauçluse) : Lis Enfant
de Fonl-Segugno (villa des Cigales).
Nice
(Alpes-Maritimes) : AcadeScientifiques et

des

Forcalquier
colo dis Aup (à

Ségurane;—•
Ségurane.
(Drôme) :
Escolo di Lavando (chez M. Martin).
Sisteron (Basses-Alpes) : Escolo
de Durenço, 5, Grand'Rue.
Toulon (Var) : La Targo, 12, Quai
du Parti; — Académie du Var, 5. rue
Hoche.; — Les Amis du Vieux Tou-

mia Nisscirda, 10, rue
Lou Caireu, 10, rue

Montségur-sur-Lauzqn

'lon

—

NICE

—

•

.■

Secrétariat Gé¬
baile.
(Vauçluse) : La Poumo

(Vauçluse]

Vaison

:

Félibrigé, L, Béchet,

néral du

Valréas
Venge-

(Alpes-Maritimes) ; Man(chez M. L. Funel).
(Vauçluse) : Ateneu de

ienença Ligorenca
Pertus

(chez M. Cotte, notaire).
(Drôme) : Lou Roudelet
de Tuleto (à la Mairie).
Marseille
(Bouches-du-Rliône) :

Perlus

Tulette

de la Mar (35,
rue MonteCristo); — Prouvenço (12 Cannebière); — Académie des SciencesLettres
et Arls (40, rue Alphonse Thiers); —
Escolo

Société

Archéologique de Provence

Calenet Amistanço

DAUPHINÉ

Lou

dei Joueine fchez

Reboul, 4, Bd des Dames.)

G.

DU PAYS

HORS

COMTAT

(63,

Bd Longchamp);, t—
Lei Cigaloun
Tambourinaire (3, Bd Dugomier); —
Musée
du
V ieux-Marseille
(RondPoint du Prado) ; •—- Maison de Pro¬
vence. (22, rue Montgrand) ;

Escola de la Briansa.

PROVENCE

- du (chez Anto-

(Bouches

Ci-iateaurenard

Rhône) : Escolo di Tourre
nin Ginoux).

Vauriasso.

LIMOUSIN-PËRIGORD
Argentat

89

Escola de l'Alaubeta

D'OC

Paris, 33, Bd

Lefèvre; — Les Amis de la Langue
d'Oc, (J. Loubet, 21, rue d'Enghien.);
Lous Ghantaires Lemousis (36, Bd

■—

Aix-en-Pro venge
(Bouches - du,Rhône) : Escolo de Lar, 9, rue du 4Septembre; —• Académie des Sciences
archéologiques\ — Académie des Etu¬
des provençales.
Arles
lo
—■

(Bouches-du-Rhône)

:

Esco¬

Mislralerico (Palais du Félibrigé);
Société

archéologique;

—

Siège du

Félibrigé (Palais du Félibrigé,)
Avignon (Vauçluse) : Lou Flòuregé
(Palais des Papes); -— Académie de
Vauçluse; — Escolo Avignouenco.
Bédouin (Vauçluse) : Li Galo-bon-

Voltaire)

(chez Louis Gerbaud).
Carpentras (Vauçluse) :
-

Groupe Occitan

—

'Poitiers
Méridionaux
not.

:

Charrasse).

la

Association amicale des
de Poitiers, 16, rue Car-

: Fédération occitane du Ma¬
Rabat, 1, Avenue des Touargas.
Tunisie : Union des Pays d'Oc, 5,

Maroc

rue

d'Italie, Tunis.

Strasbourg : La Cigale
nale, 18, rue Schweighauser.
Argentine

Escolo

(41, Bd

roc;

tems

dou Venlour (chez Alan

;

■des Capucins) ;. — Association pour
Culture Catalane (286, Bd St-Germain).

Méridio¬

Associacio Proteclora

l'Ensenyança c.atalana, BuenosAyres, 1532, Estados-Unidos.
de

�cfccfecfocfccfagfocfocfocfocfacfocfcicfccfacfacfosfccfscfocfocfccfogfocfccfcsfocfc

ADRESSES '"

NOS

Albarel (Dr), 3, ru3 du Lt-Colonel
Deymes, Narbonne (Aude). —Directde la « Cigalo Narbouneso ».
Arbaud (J. d'), 13, rue Frédéric
Mistral, Aix-en-Provence — Direc¬
«

Feu

».

Alibert (L.), d Montréal
Rédact. à la Terro d'Oc.

(Aude).

.

Anglade (J.)

50,

rue

des Chalets,

Toulouse. — Directeur Insl. d'EL Mé¬
ridionales.
Arus (J.) 114. C. Perez-Galdos. Sabadell (Espagne).
Azéma (P.) 7 bis, rue Moquin-Tan-

don,.

Montpellier

d'OC.
Babler
Reslova
naliste.

(Hérault).

Coll.

(Otto. F.) à

Olomouc, 13
(Thécoslovaquie). — Jour¬

Baïsset, 10,

rue

—
Secret. Ecole Peire-Vidal.
Balliano (Ad.) 9, Corso Palestro,
Turin (103
Italie). — Journaliste.
Balmelle (Marius), à Mende (Lozè¬

re), .direct, de la Revue des Provinces.
Barthe (R.). 19 bis, R. Casimir-Péret, Béziers. fondateur de l'Esçola del
Remembre.

Bauby (Ch.), Les Cigales, St-Simon,
Toulouse.

—

Directeur de la. Tramon¬

tane.

Bédard

(J.)

à

Villeneuve-les-Bc« Cigalo

ziers. (Hérault).. Direct, de la

Lengadouciano ».
Béchet (L.) à Vaison (Vaucluse).

—

Secrétaire

Général du Félibrige.
(R.), 9, Cours Montaigne,
Périgueux (Dordogqp). —Directeur du
Bournat dou Périgord.
Bernard (Valère), 15, Quai de Ri¬
Benot

ve-Neuve, Marseille.
Bondidier (Le)
au
Château-Fort
de Lourdes (Hautes-Pyr.). •— Çonserv. du Musée. Pyrénéen.
Bonnafous
(J.), Prof. au Lycée
i

Gay-Lussac,

Limoge (Haute-Vienne)
général de la Ligue pour
la Langue d'Oc à l'Ecole.
Bourciez (J.), Prof, au Lycée de

—

Secrétaire

Toulouse

(Haute-Garonne).

guiste.

—

Lin¬

Bouzet

((J.), Professeur au Lycée de
(B.-P. — Linguiste.
Charles-Brun (J.), 22, rue Delam-

Bayonne

— Présid.
de la F. R. F.
Calmette (J.), 60, rue Bayard, Tou¬
louse. Prof, à l'Inst. d'Etud. Méridio¬
nales.
Camélat (Michel), à Arrens (Hau¬

bre, Paris.

tes-Pyr.)

— Directeur des Reclams de
Gascougne.
Cambo
(Fr.), 30, via Layetana,

Biarn

e

Barcelone.

(1) Nous donnons,

Alès (Gard).

—

Dir. de Cacalaca.
Cèrvera (Dr), 273, C. Aragon, Barcelona.
Colombon (H.), 25, rue
Ferrari,
Marseille. Direct. d'Ecole provençale.

Compalans (R.), 118, C. Rosellon.

Barcelona.

—

Journaliste.

Capdevila (F.) 17, Pl. de Catalogne,
Barcelone. — Direct, de D'Aci i d'Alla.
Dambielle (II.) à Samatan (Gers). —
Directeur de l'Imprimerie Occitane, —
Administrateur de l'Editorial Occitan.
Delhostal (L.) à Thiézac (Cantal).
Derennes
Paris.

Bouquière, Toulou¬

se.

(J.), à

Castagno

de Sant-Gau— Direct, de

(Charles), 2,

Devoluy
Nice.

(P.)

Bd

Mizon,

Carabacel,

Journaliste,

—

Dommergues

zaud,

35,

rue

Aurillac.

(H.)
—

Petite Rue CaDirecteur de la

Lo

Cobrelo.
Dezeuze (F.),

25, rue de l'Aiguille-

rie,

Montpellier. — Direct,
Campana de Magalouna.
Ducos

(H.),

député

Bourbon, Paris. —
Budget de l'Inslruct.
Duran

au

de

la

Palaisdu

Rapporteur

Publique.
Tortajada, à VAteneu, 6,

i

C.

Canuda, Barcelone. — Journaliste:
(Félin) à l'Aleneu, 6, C. Ca¬
nuda, Barcelona. — Journaliste.
Estelrich (J.) Apart 789. Barcelona.
Elies

Direct,

—

de

la

Fondation

Bernai

Meige..
Estieu

(Prosper), rue Contresty.
Castelnaudary (Aude). — Direct, du
Gai Saber.

Eyssavel (P.) 4-2, Rue de Bellevue,
.

Villeneuve-Saint-Georges (S.et-O.)
Falgairolle (Ad.) 95, rue de laTombe-Issoire, Paris (14e). — Journaliste.
Farnier (René) 6, rue Darnet, Li¬
moges (Hte-V.). — Journaliste.
Ferran-Mayoral, à la Veu, 11, C

de
Ferlandina, Barcelone. Journa¬
liste.
Frissant (A.) 17, Fbg Montmartre,
Paris.
Direct, de Paris-Provence.
Foix (J. M.), Plaço Prat de la Riba
Sarria-Barcelone. — Rédact. lilt. à la
—

«

Publicitat

».

Fontan

(Mme), rue Antoine-Bon¬
net, St-Roch, Toulon (Var). — Reine
du Félibrige.
Gandilhon-Gens-d'Armes
(C.),
8,
.

teur du

Carbonell (J.), 2, C.
denci Sitges (Espagne).
«
l'Amie de les Arlç ».

rue

Malebranche, Paris (5e).

lilt. de

—

Réd.

l'Auvergnat de Paris.
(Tomas), 32, S'ant Caries
Barcelone.
Cril. litt. de la Publicitat'
Garcés

—

sous celte rubrique, les adresses de
et des critiques littéraires occitans

nos

correspondants

�—

Genès

91

Secrét. génér. du Caireu.
Girard (Ismaël), villa Pèyrat, Che¬
min de l'Espinet, Toulouse. — Di-y
recteur d'OC et de l'Editorial Occitan.

Grammont (E),

Montpellier

12,

rue

(Hérault).

fies Car¬
— Di¬

(Pompiliu) 9, rue SainteBeuve, Paris (6e). — Réd. à « l'UniPaltanea

vèrsul.
Perbosc (A.), Avenue de Bordeaux,
Montauban (T.-et-G.)
Pestour (Albert à Chantemerle, p.
Couloumieix (Dordogne. —.Réd. litt.

(Orion) à l'Action, Française.
Peyre (S .-A.), au Caylar

rect. de la Revûe des Langues Roma¬
ines, Montpellier (Hérault).

Directeur de

Grautol'f (Otto), Haberlandstrasse,
2, Berxin, W-30, Allemagne. — Jour¬

trons,

«

Marsijas

(Gard).

—

».

Planes-Burgade, 39, Quai des CharBordeaux. — Réd. litt. à la

«

Liberté

naliste.

».

Poitevin

Grenier (P.

du Rocher,
Chroniq. tilt, des Feuil¬

L.), 49,

Paris (8e). —
lets Occitans.
Guillaumie

rue

(J.), Professeur de lan¬
la Fa¬
culté des Lettres de Bordeaux (Gironde).
Guitard (E. H.), 6, Passage Veret littérature gasconnes à

gue

Gastou-Febus.

Prés, de l'Escole

—

(H.), 2, Bd Rochechouard,
Paris (18e). — Fond, du Covize.
Giordan (J.) 10, rue Ségurane, Nice.
Gilbert

(B.-P.)

Palay (Simin) à Gelos-Pau

(Mlle), Avenue du Dr Ver-

hac, Brive (Corrèze).

mes,

—

deau. Paris
Jalàbert

9e).—- Editeur.
(Pierre), 14-, rue Ferdi¬
Fabre, Paris (15e). — Réd. litt.

nand
au Monde Nouueau.

Jouveau (Mârius), 19, Bd NotreDame, Aix-en-Provence (B.-du-R.) —-

Capoulier du Félibrige.
Laborde (Henri) à Gaillac (Tarn).
Ladoux (J.), 8S, Bd de Strasbourg,
Béziers. — Linguiste.

(Eugène), 4, rue de CronsCourbevoie (Seine). — Direct,

tadt,
du

Fédéraliste ».
Pons (J.-S.), Prof, au
«

pellier.

Chr.

—

France.
Reboul
Marseille.

Lycée, Mont¬

litt. au Mercure de

(Georges), 4, Bd des Dames,
Réd. à la

—

Pignato

«

».

Régis (Jean-Paul), 5, rue de l'Hor¬
loge, Montauban (T.-et-G-). —- Chro¬
niqueur littéraire d'OC.
Riba (Charles), 3Û, Via Layetana,
Barcelone.

Fondation Bernât Metge.

—

43,

Ripert (Emile),
taud, Marseille.

Lieu-

Cours

(Emile) Domaine du Cham-

Rhodes

(Puy-de-Dôme).'

Issoire

bon, par

Rollarícl (Paul), 5, rue

de l'Hqrloge,

Laffont (E.) 1, Avenue des Touragas, Rabat (Maroc). — Directeur de
«Le Mieljoun ».
Lavaud (René) 9, Avenue de Pa¬

Montauban (T. et-G.). -— Réd. Litté¬
raire de « l'Almanach Occitan ».

ris, Versailles. — Linguiste.
Lavergne (Géraud), 5, rue Romai¬
ne. Périgueux (Dordogne). — Archi¬
viste, linguislel
Lopez-Pico (J.-M.), 125, Ramble
de Catalogne, Barcelone. — Direct,

Rouquier (Louis), 23, rue VictorHugo, Levallois-Perret (Seine).
Rozès de Brousse (J.), 3, rue La-

de la Revisla.
Loubet (Joseph) 21, rue d'Enghien,
Paris (10e) — Président des Amis de
la Langue d'Oc.

Lasserre,
Paris.

—

Avenue d'Orléans,
Dir. Théâtre Provençal.

72,

Martinet

(J.),
59, Bordeaux.
Maseras
(A.),
Paris.

Mesplé

Porte-Dejeav.x,

rue

21,

(Paul), 7, Place Esquirol,

—

(Fr. neveu),

23,

Lices, Avignon.

rue

des

Mouzat
(Jean), 165
Evington
Road. Leicester (Angleterre).
Nicolau

Barcelone.
Nouaillac

d'Olwer, 46.

C.

Avinyo,

(J.), 125,
-—

rue

d'Orléans,

Directeur

de Le-

mouzi.

«

Toulouse.

(Guiseppe)

Torino

1 Brande

(Italie).
».

GariDirecteur

31, via
—

Ch. litt. du

—

Télégramme.
Saltor

(Octave),

Barcelone.

talunga'

17, Sant

Réd. à la

—

«

Christ.

Veu de Ca-

».

Séminaire, à
Rédacteur

Salvat (J.), au Petit
Castelnaudarv (Aude).
littéraire de «* l'Express

—

du Midi

».

Sarrieu (S.), 121, rue Lacapelle,
Montauban (T. et-G.) — Direct de la
Bouts dera Mountanho.

Seguret (Eugène), 41, Avenue Vic¬

tor-Hugo, Rodez (Avëyron).
de

l'Àtmanac

—

Réd.

Rouergas.

(Charles), 3, Place de Ca¬
talogne, Barcelone. — Réd. à la « PuSoldevila

blicitat ».
Sole i Pla (Dr), 6, Ronda San Pere,
Barcelone.
Sonia (Dr), 17, rue Montplaisir, à
Toulouse. — Président, de la Ligue
pour

la Langue d'Oc de, l'Ecole.

(Ĺ.-J.),

Thomas
à la

maître de Coufè-

Faculté

des

Lettres de

Montpellier. Rédact. à « i'Eclair ».

Valmy-Baysse

(J.),

Michodiere, Paris (2e).

Paeotto
d'

Journaliste.

rences

Neuilly-sur-Seine.
baldi,

—

pevrouse,

Serpente,

rue

Toulouse.
Réd. litt. de d'Auta.
Millardet (J.), Professeur de Lan-,
gues Romanes à la Faculté des Lat¬
tre s de Montpellier.
Mistral

Rouquette (P.), 1, rue Falq, Mar¬

seille.

de la

4, rue de la
Rédact. litt.

—

Volonté.

Vidal

Dôme).

(Bénezet), à Billom (Puy-deJournaliste.

—

�&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;3&gt; &lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt;&lt;$&gt; &lt;S&gt;&lt;S&gt;&lt;S&gt;&lt;^&gt;&lt;$&gt;&lt;^^&gt;&lt;3&gt;&lt;^&lt;$&gt;&lt;3&gt;&lt;^&lt;$&gt;&lt;^&gt;^&gt;

Les Morts de l'Année
CREXELLS, catalan

Joan
A

Barcelone, en décembre

1926, est mort en pleine jeunesse, en
plein travail, Joan Crexells, helléniste,
journaliste, politique, unejeune person¬
nalité, un grand espoir catalan.
collaborateur de notre

Crexells était

grand confrère La Publicilal. Il publiait, à la Fondation Bernai Metge,
une

traduction de

Platon.

perdu, avec la mort
de Jean Crexells, écrivait M. J. Pla,
dans la Publicilal notre plus grande
espérance. C'était, le meilleur, e.pluls
savant, le plus complet, la nature
d'homme la plus riche, qui respirait
l'air de la Catalogne. Cette lois, le
destin a frappé drbitet'nous a dérobé
une parcelle de notre âme.
C'était un de ces hommes qui vous
ci

Nous

avons

font envie. Pour moi

c'était l'homme

qui avait fait le voyage de la haute
culture et qui avait commencé à peine
à nous donner
A trente ans il

les trésors du retour.
ce que peut

avait tout

savoir un homme en ce monde. 11 avait exspérience philosophique
ue certaines
personnes privilégiées parviennent h posséder aux
ortes
de la vieillesse. Les systèmes, de la connaissance n'avaient

lui aucun mystère...

pour

Victor
Le 24 Décembre est

»

LBEUTAUD, provençal
mort, à Volone • (Basses-Alpes), Victor I.ieu-

taud, majorai du Félibrige, à l'âge de 82 ans. Avec lui disparaît l'un

premiers auditeurs de Mistral. 11 avait habité Maillane et avait
dans l'intimité de Mistral. Encore aujourd'hui on chante à
Maillane un cantique qu'il y composa en l'honneur de Notre-Dame

des

vécu

des

Gyabes.

Il fut nommé en

Marseille.

Il

1871,

commença

au concours, Bibliothécaire de la ville de
là des études historiques qu'il poursuivit

vie. 11 fonda i'Aulo Prouvenç.alo et publia plusieurs
prose et de poésie : Un Amour, Marius, Noslro-Damo dôu

livres de
Rô.
Consistoire d'Avignon, réuni à l'Hôtel du
Templiers, qui vola les statuts du Félibrige
et porta à cinquante le nombre des Cigales majorâtes, il reçut l'une
des- nouvelles, la Cigalo dou Trelus ou de Saint Maime, en même
temps que le Languedocien Auguste Fourès recevait la sienne, la
Cigalo de la Lib'ertat.
L'année précédente, en 1875, Victor Lieutaud fit partie du jury
du Concours des Langues romanes de Montpellier qui réunissait,
sous
la présidence de Mistral, Egg'e.r,. Gaston Paris, Michel 'Brfeal,
Mila y Fontanals. Ce .jury couronna notamment Li Carbounié,, de
Félix Gras; Amour e Plour, d'Alphonse 'l'avant; La Cansou delà
toute

sa

En 1876, au" célèbre
Rouvre dans la salle des

Làuseto et la Messo de Ladern, d'Achille Mir.
De -1879 à' 1888, Victor Lieutaud fut chancelier du

Félibrige. Il

s'y révéla 'homme d'action ayant le génie de la propagande, n'avait
édité des séries d'enveloppes portant au dos des passages d'histoire,
et de littérature, des proverbes et des chansons.

�—

Au moment

93

—

où la mort l'a surpris, il projetait la

publication d'une

Histoire de la Provence.
En Lieutaud, la Provence a

relâche, au travail de

sans

perdu un inlassable travailleur, occupé,
la renaissance mistralienne.

DESAZARS de MONTGA8LLARD,

Baron

languedocien

le 9 janvier en son
1837. Critique d'art,
historien, archéologue, linguiste, poète même à ses heures, il lut aussi
un protecteur
éclairé des lettres
Le Baron Desazars de Montgaillard est mort
château d'Avignonet en Lauragais. 11 était né en

occitanes. Mainteneur
mie des Jeux Floraux,

do l'Acadé¬

il lava l'A¬
tricentenaire,
en lui faisant de nouveau
ouvrir
ses portes aux lettres occitanes.
Majorai du Félibrige, il était capiscol. de l'Escola Occitana.
Il était journaliste dans l'âme et
toute sa vie collabora à plusieurs
organes. Sous le pseudonyme de
Jean de l'Hers, il avait dirigé la

cadémie d'une honte

Revue des

Pyrénées.

noble figure qui dis¬
paraît avec ce beau vieillard, dont
Rixens avait jadis si bien fixé les
beaux traits et le clair regard, écri¬
vait M. A. Pratviel ; un des der¬
niers représentants de hes amateurs
éclairés, de ces gentilshommes de lettres aussi savants que
ressés, qui ont été et sont encore l'honneur de notre Société
«

C'est

nale.

une

désinté¬
méridio¬

»

Le Baron Desazars a écrit beaucoup, mais peu en langue
h'Almanach Occitan, il y a trois ou quatre ans, avait publié un
de

lui, écrit

en

d'oc.
texte

occitan.
J.

Pin

i

SOLER, catalan

janvier est mort, à Barcelone, l'écrivain catalan J. Pin i
Soler, âgé de 85 ans. 11 était né à Tarragone en 1842. Expulsé d'Es¬
pagne pour raisons politiques, il se fixa à Marseille où, après avoir
été chancelier du Consulat d'Espagne, il devint architecte et obtint
le premier
prix d'un concours organisé
par le Cercle artistique de Marseille. A
Marseille, il entra en relation avec Mis¬
tral, Aubanel, Rou manille et tous les
chefs de la renaissance littéraire proven¬
çale. Après avoir séjourné plusieurs an¬
nées en Belgique, il retourna en Espa¬
gne, à Barcelone, en 1888.
^
11 a publié successivement
« Quadros
de coslums maritims »,
« La familia dels
Garrigues », « Jaunie », « Niobe », trois
romans célèbres qui
marquent une date
Le 31

dans l'histoire des lettres catalanes. Pour
le théâtre, il écrivit « Sótjra i Nora », une

« La Tia Teclela », « La Sirena »,
Poruga », Humaniste, il traduisit Erasmes, publia une étude critique sur lo Son¬
net et dirigea la « Bibliothèque d'Huma¬

comédie,
«

nistes
En

».

sBelles-Lettres de Bar¬
où il prononça un vibrant
du Pont traduisit en français.

1912, il entra à l'Académie de
1917, présida les Jeux Floraux,

celone. En

discours que Mg Carsalade

�—

C'est

une

94

—

curieuse et attachante figure de

la renaissance catalane

qui disparaît. Il avait été pendant longtemps

la réforme
les auspices

adversaire acharné de

orthographique préconisée par M. Pompèu Fabra
de V Institut d'Estudis Catalans.

sous

L'Abbé

MOLE, gascon
de janvier l'abbé Mole. C'est, lui
qui avait écrit le texte musical du beau poème de Michel Camélat,
A

&gt;

Lous

Nay est mort, dans le courant
Gabes de Bigorra.

Le

R.

P.

ABADIE, gascon

Le 23 janvier est mort le R.
musicien d'élite. Il avait publié,
ten en Aussaa.

Etienne

P. Abbadie, à Bétharram. C'était un
il n'y a pas longtemps : So qui can

MARTEL, quercynois

Etienne Martel est mort en Mars 1927, à 27 ans. « C'est une grande
force qui s'évanouit avec lui » écrit notre ami le Dr Camille Soula.
Etienne Martel était né en 1897 à Martel
(Lot). Il avait fait ses premières études sous la
direction de son grand-père,
un universitaire
qui, jadis, avait eu pour élève. Gambetta. Sa
formation intellectuelle s'était achevée au Lycée
de Cahors et auxFacultés de Droit et des Let¬
tres de Toulouce..

Après la

guerre, il entreprit en Espagne un
de vait durer quatre ans.
capital
qui l'orienta vers la littérature
Voyage
de la vieille Péninsule. 11 y étudia tout parti¬
culièrement, en même temps que les grands
mystiques, l'œuvre cervantine. Détail curieux :
fixé momentanément à Barcelone, il fut mandé
auprès du capitaine général de Catalogne au
titre de lecteur de français et précepteur de
trois enfants. Ce capitaine général s'appelait

grand voyage qui

Primo de Rivera

Dès

rentrée

en
France, en 1922, Etienne
en collaborant à diverses publica¬
commença d'ordonner les matériaux ras¬
sa

Martel, tout
tions,
semblés

au

cours de

ses

quatre années de pérégrination. En

1924,

voyage professionnel dans le Midi viticole, lui donna l'idée d'une
histoire romancée des événements de 1907. Ce fut Vin
Rouge, que
nos lecteurs connaissent : œuvre écrite en
français, mais toute parfu¬
mée de senteurs occitanes.
Œuvre écrite en collaboration avec
Pierre Martel, son ami et son compagnon.
un

Louis

PASTRE, catalan

Louis Pastre, ancien instituteur,
teneurs les

sous-bibliothécaire, l'un de-, main-

plus appréciés de la Section Catalane de l'Académie du
Genêt d'Or, nous a prématurément quittés, au
printemps de 19.7,
Il laisse d'importants travaux de grammaire et
linguistique, en.
tr'autres : une traduction inédite de Èl llibre de les bèslies de Ramon
Lull; une étude critique sérieuse sur cet écrivain catalan et sur son
rôle pédagogique, de nombreux ouvrages
sur l'enseignement du
Catalan à l'école et des Méthodes appropriées; dés Textes Catalans
appréciés; une Grammaire Catalane (éd. Cornet Perpignan); le So usDialecte bas-languedocien.
Il fut durant de longues années le Secrétaire de la Revue Catalane
et l'un des initiateurs et animateurs les
plus dévoués de la nou¬
velle école poétique catalane qui nous a donné, en Roussillon. des

�—

95

—

poètes de qualité comme J. S. Pons et Charles Grando. Pour l'ensei¬
gnement du français il présenta en collaboration avec Davin, une
méthode de lecture encore très répandue.

BOISSIÈRE, provençale

Thérèse
Le 15 Mai est morte

Avignon Madame Thérèse Boissière, la fille
Joseph Roumanille, fondateur du Félibrige.
Elle avait été Reine du Félibrige de 1885 à 1892. Elle avait épousé
le poète provençal Jules Boissière. Depuis la mort de Madame Rou¬
manille elle dirigeait la fameuse librairie d'Avignon et publiait 1 "Ar¬
mand Prouvcnçau, qui, cette année, pour la première lois,
n'a pas
en

aînée de

paru.

IVlags Morera i GALICÍA, catalan
,

Le poète Magi Morera i Galicia est mort, à Lleyda, sa ville

le 5 Mai. Il était né en 1853.
Il avait publié d'abord des vers castillans
ses premières poésios catalanes sous
le titre
de Hores liiminoses.
En 1912,
il entreprit
la traduction des
œuvres de
Shakespeare,

et

en

natale,

1908 il donnait

qui, à l'heure actuelle est l'une des meilleu¬
res traductions
du grand écrivain anglais.
Voici des
noses,

œuvres

catalanes

:

Hores lùmi¬

poésies, 1908; Tria de Poesias, 1924

;

Consideracions sobre

les interpréfacions
dcls
personatges de Shakespeare, 1921; Belorn de
Grecia, poenïa épiq., 1927; Nou i vell, edi-

ico

d'hommatge, 1922; Traduccions de Sha¬
kespeare : XXVI Sonels, Selecia de Soneis,
i
Adonis, Coriolà, Hamlel, Romeu i
Juliela, El maryant de Venecia, Macbeth,
Venus
Juli

César.
Morera i

prit

une

lane.

Galicia, grand ami de Cambo,
part assez activeà la politique cata

Poète et citoyen, a pu écrire Rovira i
Virgili, il comprenait bien la totalité du de¬
voir civique. Son nom était devenu un symbole : il était le repré¬
sentant de la Catalogne dans Barcelone...
Les vers de Morera i
Galicia, comme ' sa conversation, touchaient immédiatement votre
«

cœur.

»

Toute la

Catalogne intellectuelle
Cristofor

de

a

salué l'ami, le poète et le citoyen.

DQMEftiECM, catalan

Au mois d'Août est mort Cristofor de Domenech. II était né à Bar¬

celone en 1879.
Il n'était donc âgé que de
œuvre inédite considérable.
En

1922, il publiait

une

48

étude

ans.
sur

Il avait

peu

publié et laisse une

Alfons Maseras et quelque temps

après il réunissait dans son Carnet d'un heterodox ses articles parus
dans le journal de C. Alomar, Juslicia social.
« Un
jeune vient de mourir, a pu écrire T. Garcés, dans la Publicitat. Il avait, à l'approche do la cinquantaine, un esprit joyeux, un cœur
généreux et une importante œuvre inédite... Conteur, philosophe,
théoricien politique', l'enthousiasme le soutenait.
Les jeunes étaient
ses meilleurs
compagnons. Et, — oh ! exemple de gentillesse ! — la

médisance, l'anecdote inutile et la mauvaise humeur n'avaient pas
de prise sur son âmè
pure de chevalier.
C'était, en effet, un chevalier qui servait, de la pensée, de la plume
et de la
parole, des idées multiples... Inquiet sans pessimisme, il
nourrissait des songes et des songes... »

�Il avait longtemps

Social, le vivant hebdoma¬
catalans.
paradoxal. Il
place parmi les écn-

collaboré à Justicia

daire de Gabriel Alomar et aux principaux organes
C'était un esprit profond et
a sa
vains les plus illustres de la Catalogne

_

renaissante.

Elisabeth Dode

Cristofor de Domenech

Elisabeth DODE.

languedocienne

nîmoise, était née le 24 Juin 1868, elle est morte
Septembre 1927, ayant vécu une vie toute consacrée à la re¬

Elisabeth Dode,
le 1"

naissance occitane.
Elle avait collaboré avec Charloun
vues et les journaux des proses et des

Rieu. Elle égrena dans lesrepoèmes occitans, abondants et

profonds. Elle en publia, en particulier, dans Vivo Prouvenço, Lou
Rampèu, Lis Annalo de Prouvenço, L'Armana Prouvençau, La Cigalo,

Lenqadouciano, L'Athénée de Forcalquier, Cacalaca, Lou Gai, Journal
du Midi, Républicain du Gard, l'Eclair. Elle laisse de nombreux ma¬
nuscrits inédits, un recueil de vers, Pantai Prouvençau et une pièce
de théâtre écrite en collaboration avec Charloun Rieu,
Margarido
dou Destet.

SVIarius

ANDRÉ, provençal

Marius André est mort à Paris le 12 Septembre, après une cruelle
maladie. C'est une très grande perte pour les lettres occitanes; avec
lui

disparaît un grand poète.

Il était né le 5 Juin 1868, à Sainte-Cécile, près d'Orange.
C'est en 1892, à vingt-quatre ans, que son nom devint célèbre dans
les milieux occitans : il fut proclamé lauréat des Grands Jeux Floraux

Septénaires du Félibrige pour ses poèmes réunis, sous le titre de Plôu
e Soulcio. Cette même année, 1892, il s'affirma félibre fédéraliste en
rangeant aux côtés de Maurras et Amouretti qui venaient de lancer
leur fameuse Déclaration des Jeunes félibres. 11 marqua son adhésion
d'un vibrant discours et à propos duquel coula, en ce temps-là,
beaucoup d'encre. •— En 1894, il publiait La Glôri d'Esclarmoundo,
symphonie d'amour et do gloire », belle œuvre trop peu connue.
Entre temps, ayant pris sa licence à Aix, il passait dans la carrière
consulaire et partait à l'étranger pour de longues années, s'éloignant
du mouvement provençaliste.
Au lendemain de la guerre, ayant abandonné la carrière, libre, ins¬
tallé à Paris, il fit trois parts dans son activité littéraire : une part
française, critique à la découverte des vrais poètes — une.part lati¬
ne, historien passionné au service des hommes et des faits des jeunes
républiques latinçs de l'Amérique du Sud, — enfin une part proven¬
çale renouant la chaîne et publiant une œuvre magnifique, Eme
se

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Il laisse une œuvre
En voici la liste :
Œuvres provençales

97

—

occitane et une œuvre française

considérable.

: Plòu e Souleio, poésies (Avignon, RoumaLa Glori d'Esclarmoundo, poème en cinq chants (ibid.,
189-1); —- Li Pirenèu, trad. de l'épopée de Balaguer (ibid., 1894); —
Eme d'arange'lun cargamen (Ed. du Cadran,JParis, 1924).

nille, 1890);

—

M.

André, consul

M.

André,

en

1927

Œuvres françaises d'inspiration méridionale : Montserrat, roman
(Paris, Savine, 1896); —Dialogues du Bienheureux Raymond Lutte-,
Polyphème et Galalée, trad. de Gongora; —• Le Catalan de la man¬
che, trad. d'un roman de Santiago Rusinol.
Marius André a collaboré en provençal à VAioli, VArmana Prouvençau, La Revue Félibréenne, La Plume, La Revue Méridionale, La
Cigale d'Or, Oc. En français, à La Minerve Française, La Revue heb¬
domadaire, Le Correspondant, etc.
—

Charles

PÊL1SSIIER, languedocien

naquit à La Palme (Audepe 18 Mars 1854,
le 8 octobre 1927. 11 s'établit comme .'médecin dans son
village natal et y exerça pendant
près de 50 ans. Très attaché à son
pays qu'il aimait d'un amour fer¬
vent, il eut toujours un eulte par¬
ticulier pour sa langue. 11 la maniait
en maître et ses premières
œuvres,
furent couronnées par la Terro d'Oc.
Il fut avec le Dr Albarel un des
fondateurs de La Cigalo Narbouneso à laquelle il collabora réguliè¬
rement
pendant douze ans et dans
laquelle il publia la plupart de ses
œuvres. 11 a fait
imprimer Rasigol a ço dal deniislo, saynète farce
pleine d'esprit; La Vérité sur le
Curé de Cucugnan, étude très inté¬
ressante sur "ce conte; La
Cloto,
Le Dr Charles Pélissier

il y est mort

roman

des

temps

gallo-romains

qui lui valnt le premier prix de
prose aux grands Jeux Septinaires d'Alès de
1920 et le titre de
'Maître en'gai savoir ; l'Elti de la
au

occitan

Pounso, légende

e son pays.
F. VII

�Alphonse BRANET, gascon
remplie de travailleur fidèle
les Couture, les Tamizey de
Larroque. les Breuil, les de Carsalade, les A. Lavcrgne, les Cézèrac,
les Palanque et les Brégail, l'un des fondateurs et des animateurs

T II est mort à Auch après une vie bien
à sa terre. Il avait été, avec les Bladé,

de la Société
Il a laissé

historique de Gascogne.
destinée à

une somme

dialecte d'Armagnac de l'abbé

l'impression du Dictionnaire du
Sarran.

AUDIAU, limousin

Jean

Paris, à peine âgé de 29 ans.
élève de M. le professeur Joseph

Il est mort le 10 Octobre, à
Jean Audiau

était

un

Anglade.

auprès du maître toulousain qu'il s'était initié à l'étude de la
langue d'oc et, en particulier, à l'étude des Troubadours. Son activité
était grande. 11 avait déjà publié plusieurs ouvrages : Les Poésies de
Ouatre Troubadours d'Ussel (Paris, Delagrave, 1922) qui lui avait
valu, en 1923. le Prix Lagrange, de l'Académie des Inscriptions et
Belles-Lettres;* La Pastourelle dans la poésie occitane du moyen-âge,
avec textes annotés et traduits (Paris, de Boccard, 1923); Les 'Trou¬
badours de la région briuisle (Brive, 19*24); La Chanson de la Croisade
contre les Albigeois (Paris, de Boccard, 1924); Les Aventures merveil¬
leuses de Huon de Bordeaux (Paris, de Boccard, 1925); Les Trouba¬
dours et VAngleterre (Paris, J. Vrin, 1927).
Il repose maintenant en sa ville de Tulle (Corrèze). Son nom ne
sera pas oublié, car il est de ceux qui, s'étant donnés à l'œuvre de
notre renaissance occitane, lui ont apporté le meilleur d'eux-mêmes :
des travaux qui, nous faisant connaître plus profondément nos gloi¬
res passées, sont l'un des soutiens de nos enthousiasmes.
C'est

Louis Ciiarasse

Louis
Il

Jean Audiau

CHARASSE, provençal

naquit le 25 Août 1868, à Beaumont d'Orange (Vaucluse) au

qu'il

« géart de Provence », le Ventoux
a tant aimé et chanté.
Il y est mort le 27 octobre. Après de brillantes études à l'Ecole Nor¬
male d'Avignon, d'où il sortit en 1887, il se passionna pour la renais¬

pied du

provençale. C'est en Avignon qu'il connut Firmin Morin, Au(père du Capoulier Marius Jouveau), Théodore Aubanel, Anfos Martin. Il fut couronné aux Jeux Floraux de Cannes, en
1887, de Digne, en 1889, de Nîmes, en 1892, d'Alès, en 1896, de Béziers, de Manosque, de Barcelone, d'Agen et de Nîmes. Il collabora
à la plupart des publications de langue d'Oc et fonda VArmana dôu
sance

zias Jouveau

�Venlour, dans lequel il se livra, corps et âme, jusqu'en 1914. En
1913, sur la proposition de Frédéric Mistral, il fut élu majorai du

Félibrige. 11 présidait l'Escolo dôu Venlour.
11 avait habité quatre ans à Séi'ignan, où il vécut dans l'intimité
du savant entomologiste Henri Fabre, qui fit éclore,
durant leurs
entretiens littéraires, ses délicieuses Oubreto prouvençalo.
Ses œuvres n'ont pas encore été réunies en volume et beaucoup
encore manuscrites.
Louis Charrasse était un

sont

Alan

digne patriote provençal. Il laisse,

un

fils,

Charrasse, qui marche sur ses traces.
Albert

ARNAVIELLE, languedocien

Le 11 novembre est mort à
Il était

âgé de 84

ans,

Montpellier le poète Albert Arnavielle.
majorai du Félibrige et doyen du Consistoire.

Il avait été élu majorai en 1876 et avait reçu la Cigale de l'Aube ou
de la Tabo.
Arnavielle était un des premiers disciples de Mistral.
«
C'était un de nos maîtres, a écrit Maurras. Et Mistral l'avait

appelé le saint du félibrige, parce
que sa vie était un acte de dévoue¬
ment perpétuel à l'esprit comme à
la terre de

sa race. Pour les siens,
pour ses compagnons comme pour
foules, il était VArabi parce
qu'en pays latin on donne des sur¬
noms à ceux que l'on aime.

les

Depuis le Médoc et les collines
Limousin jusqu'aux pieds des
Pyrénées et des Alpes, de la mer
de Gascogne à la Méditerranée »,
son nom,
ses vers,
ses discours
étaient adorés. « Il transportait les
«

du

foules

e.n

les illuminant

A la dernière
ava:t chanté le

Estelle, il
Coupo Sanlo, d'une

voix cassée mais

religieuse.
vante.

«

»...

Sainte
avec

une

ferveur

Ce fut une minute émou¬
Mon chant du

cygne »,

disait-il

quelques temps après. En effet. Avec Arnavielle meurt un
passionné de la renaissance occitane, un fédéraliste actif qui lutta
toute sa vie pour la cause.
Mistral, voulant1 symboliser sa flamme d'apôtre, l'avait surnommé
le Saint du Felibrige. Il avait publié Lous Canls de l'Aubo, poème
(1869), Volo Bioù, poème (1875), Lous Gorbs (1880), La Prièro de
Murcio (1880), 11 laisse, épars dans les revues et les journaux, de
nombreux textes de prose et de poésie.
MM. A. Blavet, Jean Fournel, Paul Gros, Henri Sebe avaient en¬
trepris, dans le courant de cette année, l'édition complète des Œuvres
d'Arnavielle. Ce projet nous apparaît, en ces heures de deuil, comme
le meilleur hommage à la mémoire du disparu. Adresser toutes les
demandes de renseignements au sujet do cette édition à M. Fournel,
15, rue du Cheval-Vert, à Montpellier (Hérault).
Si

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DRAMA LIKIC EN TRES HEYTAS
DE MIOUEU CAMELAT

NATURA DE
CAUTERES, EOU DIA 7 DE SETEME DE 1924, EOU
25a ANNIBERSARI DE EA BADUDA DE BEEINA.

ESTRENAT

DE

TEATRE

AU

EA

MOUNDE

Lanassa, capera; — Selina, goubernanta; — Sabi, aulhè; —
Marti, eassàyre; — Audeyos, barou de Couduras; — Agaus, paysa pay de
Sabi; —- Pepi, hieladoura, may de Marti; — Dauna Dubourdiu ; — Marques
Lola;

—

de Pouyana; — U sourdat.
L'acciou que-s passa en 1675.
La Ira e Ilau heytas au presbitèri
La Illau

d'Arrens.
d'Audeyos à Couduras (Lanas].

heyta dabant la maýsou

HEYTAPRUMERA

à Arrens, dens la bat d'Azu, en Bigarra. Sus la drela,
duas portas, sas l'esquerra ua fineslra, sou mie y lou corn dou hoec, puch l'aygassè. Selina, que hiila au cournè.
Lola, segoulin lou terras, à l'aygassè.
Cousine1 de presbitèri,

Tatà !

nou

y'a pas mey d'ayga au terras !
setina

Nebouda,
l'arriu n'ey pas loegn

Qu'y bau, e quoan

n'ey

pas

dou nouste presbitèri.

harà machanta yournada

Lola.

lou prumè eop ni lou darrè,

à dcsparl.

Lola,
Bah ! E you

(Que-s Ihèba.)

qu'y debi èste ; que m'atenden !

(Haut.)
Tata, qu'y bouy ana

!
setina que-s

Mes

l'ayre quin bouha deliora

tourna sède.

maynada, escouta

!

lola

Per drin

d'ayre !

setina

E que
sus

plau ! n'entenes pas dounc
teyts las goutèras ?

lous

quin gouteyan
lola

Per drin de

Que-m

hicari lous esclops.

setina,

plouya !

descidada.
Capbat la hanga

esclops touts naus ?
(Que pausa la hourcèra e que

lous

Lola,

gaha en arriden lou lerràs.)
sayan-Se lous esclops.

Bah ! Be m'en harà

gn'aute

parelh lou me gouyat !

(Que bôa tirà lou terras à Selina.)
setina

Quio !
lola

Quio !
SETINA,

countrariada.

Courri, doUIril
que te»n

saberà mau, Lola !

.(Sou lindau de la porta,)

Que parteches ?

�101

—

hoec.)

(Tournant l'au cournè dou
E que-n ey

—

atau tout dia, desencusas,

machantas rasous ta sourti de casa.
E bitara oun hè prouseys ? Mes, tè, goardem-se
de mau ! Que sustout moussu curé n'at sapia,
e

que

la dechabi parti dab la
(Lou curé Lanussa que

Que m'at a tant
couma ua may

timpesta.

parech darrè ua porta.)
recoumandat : siat ta d-era

! Dabant

Diu qu-en eau respoune.

maynada troubada
neurim coum s'èra nousta !

Qu'ey ua carga ua

qui dets ans-a
Bclhat, eh, sus Lola !
e

lanussa,

entrant.
Quina tounerrada !
(Que-s sègna.)

Yèsus ! U eslambréc ! Be soun dounc
aulhès e peleris capbat la baléa.

Digat.

à plagne

setina

Que, moussu

Curé ?

lanussa

S'arrés m'apèra
que

b'at prègui,

respounet ta lèu qui truquen !
setina

aqueste temps qui-b pensât que

Dab

ba biene ?

Qui sab ? Lou mau que cad sus nous en suspresas.
Lou hort ey segu d'acaba la soua obra
quoan la coumença ? Tabé, quin temps que sla,
nous aiits, baylets dou Pay de miserioordia,
que barreyam sous cos macats pats, ahidas,
yoyas!
Ba

Be

setina,

à despart.

Lola !

pla ! nou-m parlarà pas de
souy countenta !

LANqssA, en

s'en tournant,

E Lola ?
setina, suspresa.

Oun ey

? Tè ! Bitara

qu'èra aquiu !

frinesta, à despari)
proumeti
sourtirà la hilha dou cant de l'ayga ;
(Ananl la la

Toutu

que-n
nou-n

s'y bau, que b'at

tirarey yamey arré !

(Haut.)

Oun

ès, I.ola ?

Lola, Lola !
Nou seré pas

à la glèysa ?

setina,

à despart-

hount, tè, mey lèu ! Lola ! Nouste Segne !
nou pas dab Sabl, nou, qui ey tant bouna pasta,
dab Sabl lou nebout qui counda sus era,
A la

mey

lèu dab Marti lou cassayrc

Nouste Segne ! Be-n ey ypu

de lèbes.

besQugn paciçnça

(Haut.)
Sounque sla delà, lhèu que-y
Boulet que,..

(Que saga

d'pufbi la porta.)

lanussa*,

qui s'en ba.

Que ba ! s'ey ù la soua crampa !
lola, qui tourna en eanlan e pausan lou

Be

pèsas, terrés, be

pèsai !

!

hé pregarias.

terras.

�102

—

setina,
prou

lèu, qu'en

y a per

estounà !

—

à despart.
Qu'ey tournada
(Haut.)

de lèbes n'èra pas

Lou cassayre

à la hount ?
lola

De lèbes
ne

d'ausets, tata

Sabet ço

you, n'ey bist nat cassayre !
qui m'estangaba ?
setina

Prou de coundes !
lola

N'at boulet pas sabé ?
•

setina

Nou !
lola

Qu'ey la pensada

qui-m seguech tout de oey !
setina

e

Anem,

despàcha-t

anem ! hiela

Lola, en arriden.

Dinca autant qui síí nobia !
setina

Qu'ey
g

qui dises ? qu'ey aco qui-t pressa ?
(Que-s Ihèba e que la segoutech arridenta. )
qui s'en cargarà de la nousta Lola ?

E

qui l'aura ?

aco

lola

setina

Que-serçarà coumpagnia

e

yoena coumpagnia, n'ayat cragnença !
pas boeyt lou terras d'ayga, que la yeta
e coum sourtech sou cantou
dou presbitèri,
que l'an aqulu cantant bèt ayre en arride,
e galans
que s'amian per escadença !

N'ey

lola

Lou qui l'aya
d'esclops !

nou serà pas

nat pourtayre

(setina que s'en arrid).
Anoeyt, tatà, couma me lhebabi...
setina, suspresa.

Que t'ès lhebada,

e

ta que ha ? Nou droumibas ?
lola

Coiim de la frinesta, loungas,
loungas pausas
espiabi lou cèu estelat, you qu'èy bista
la mia estela dab lugous estounantas.
B'at sabet, qu'ey ua estela qui
m'espia
tout

sé dou cèu pregoun, e quin me
prouseya ?
you loegn d'aci que sauneyabi
lou me sauney, u sauney
ayumpayre
que-m hasè bede gran mounde sus las nublas.

Maugrat de
e

Bèt mounde ?

setina

Princes,

reys

?
lola

u

segnou

qui dens

u

carroch

Autaplà,

reys,

princes;

setina

Se t'en miaba ?

Bèn, qu'èra u brós e nou pas ua boetura;
Qu'èra lou mouliè dab la soua carreta !

(Arrident à carcanadas.)

Qu'èra

u segnou !

Lola, seriousa.

�103

—

setina,

—

escoulanl u esclop qui

Tè, que l'as aquiu !

arriba.

lola

Trufat-be-n,
boulet !

se

setina

Ara n'ey pas segnous, ne
ne&gt; ]reys

_

........

au

cap,

princes,

qui biénen parlanousta gouyata ;
l'esclop I Ou'ey la de qui-t bouta
Lola, ua troupa de macliants ayres

îe icounéchi
que

„

.

lou sou liilh. Béyas
lou cassayre de lèbes !

te bôu maridà dab

e

dab lou sou Marti,
E Setina qu-en sab

mey que
Lola,

tu nou-t pensas.
denegant coum Pepi

Entrât, Pepi !

arriba.

pepi

Que-m darèy ua escauhada

dab

plásé.

setina,

dab malicia escounuda.

biengas ha coundes
hièlà, carat-be toutas duas.

Per oey, nou-ns e

Boutat-be

a

s'assèdent.

pepi, en

Nou

cantarèy ?.
setina

ïgÉsla !

Pcr oey, nou-n eau

nada canta !
pepi

Nou

coundarèy ?
setina

Hièla !
pepi

La noubèla

qui-t bouli coun da toutu, que-n ey beroy

fresca.

e lola, CU

setina

Que

y-a

U COp.

?

LOLA

Digab lèu ?
setina

E biste,
pepi

Oue
dabant la maysou

passabi

d'Agaus...
setina

Dcu

me

fray !

pepi

Mounde,
gran

ahoalh de mounde qu'èran sus

la porta.

.

setina

E

qu'y hasèn ?

pepi

Oh, aeo...
setina,

à Lola.

Bèn, ua pausa

s'at goarda, e puch se yamey coumença
nou-s saberà mey e carà.
que

pepi

Tè,
toutu de ço

qui pod èste !

que-m

setina

Hè}i miracles !
pepi,

dab

E dounc tè, you que b'at bouy
countra la murralha de casa, e

s

innés de-s carà.

c'oundà. Que-m bouti

qu'enteni,

mesfidi

�104

—

—

bedi ? U beroy gouyai, qui-y entraba
coum lous atagounes, las culotas
cbapèu de las granas alas
Qui pod èste ?

e que
bestit

mârrous e dab

setina

Qui pod èste ?
Lola,

trepant de plasé.
Qu'at debini,

N'ey que lou segnou, lou segnou dou me rèbe !
(Pepi e Seiina que-s hèn s innés. )
Nou m'a pas dounc mentit l'estela beroya
qui tout sé, pou cèu, hè coum se m'aperaba !
B'at disi, tata, que Lola que-s marida !
setina

Tros de

pèga !
pepi, coum

hidanl

Marti que-n sab sus- lou counde
d'aquet segnou qui per aquiu se passeya

u

segret.

!

Sjetina
E que

sab ?
pepi

Causas !...
lola

Ah !...
pepp

E que
quoan

parla qu'ey

per

b'asseguri

la bertat touta neta!
setina

Que t'a dit de qu'aquet segnou que l'apèran ?...
pepi

Audeyos.
setina

N'ey
aquet noum.

pas

lou prumè

cop

qui 'nteni

lola

You tabé !
pepi

Qu'èra
e

ara

que

per

tourna.
setina

Escùsa-m drin si-t eoupi,
Qu'ou counechi ! Nou y'a loungas anadas
qu'Audeyos ey biengut ta nousta. Tu, Lola,
qu'èras petita e de segu nou te-n broumbas.
lola

Enta bous que souy
e

toustem la petitina,

toustem dens lou brès que-m balhan la poupa.
tatà, n'aurèy yamey traça de hemna ?

Bam !

(Toutes très

a

d'arride. )

d'aquet Audeyos quoan èri maynada
qu'ou m'abi hèra de gay. qu'ou me puyabi
sus lous youlhs e que-m hasè sauta la brousta
sauta qui pousca, Be m'aprenou la c-anta
qui dou me cap nou s'ey yamey es bar rida,
A

i^j

•

^

(Cantant) Labach en terra plana... (bis).
pepi

Dechat-me dise. Ou-en bôu

aus

de qui boutan

sau.~Aco se-n èy aunèste ?
U sac de sau qui balè dus escuts, ara
que costa lous oelhs dou cap ! Ah ! banditaljia !

impos sus la

Gabelous ! Nou sera pas lou dit ! Bitara
l'Audeyos que bôu darriga-b las eabilhas !
Quin baient segnou !

.

Espagna

�105

—

—

E Diu que-ns e

presèrbe

bede ! Permou que se te-n truias,
tu, de ço qui bè, you, nou. Aquesta casa
d-ou tourna
pou

la

boulé deu caperà qu'ey sense raanca

soua

!

despari.

Lola, a

Qu'ou bederier, labets !

setina

Ou'entran
touts lous moundes dou païs :

Omis

hemnas,

e

Bouryés, paysàs e praubes E la manobra
ta qui éy ?
pepi, en arviden.
Ta Setina !

(Qu'entenen irucà.)
coeniada.

setina,

Qui soun aquestes ?
N-ous y bouy me y ! Oue s'anen cercà la lotya
aulhous ! Senta Bieryâ ! quinas benalèyas !

Que irucan encoèra
pepi

qu'ey capbat lou bilatye
quauqu'arré que-m dits qu'Audeyos que truca !

Hè couma boulhas,
e

despart:

Lola, a
Labets

qu'ou parlarèy !
lanussa,

arribàn.

N'ourbit pas,
aus

de

daunetas ?

qui soun que ya pausas à la porta.
setina,

esbariada.

Que ya ?
lanussa

Lhèu que soun peleris, e lhèu
Lola,

dab

u

praubes.

suspis doulourous.

S'èra

Audeyos !
(La frinesta que s'oubrech e Audeyos en

bestissi de bialye qu'ey dab Agaus.)

cridàn en lou beden.

lanussa,

Audeyos !
audeyos

loungtemps-a la

maysou

Que la counechi
! Tabé quoan nie-u bipni

França, à bosta qu'èy amie, l'arcoelhçnça;
à bosta que trobi la paraula douç.a
qui m'ayuda, a tiene pè, senta paraula
qui-m tira l'escousou de las malas oras.
ta

lanussa

Entra, entra, aci qu'es

a

bosta, amie dous mielhes.

(A Agaus.)

Agaus lou brabe besi !
agaus,
nou

sentech pas

Qu'ey

you

trucàn Vespalla d'Audeyos.

Caperà yence,
aqueste lou saubatyumi !

qui l'ôy trebucat e que l'amii !

Qu'èram au cor deu hoec dab la familhota,
la dauna que-m hè : quauqu'us à la i'rinesta
Que disi à Sabi lou me hilh :

(Que s'assèden. )

!

m'espiás

(Sabi qu'enlra.) Nou

l'estranyè q;ui ey aquiu ? Mes e crèdet doungas
Quin

que gausa sourti ?

pauruc

lanussa
u

cop a

!

à Sabi

qui esplaba u cop VAudeyos

Lola.

Say t'assède,
gouyat, bè-n endabant dab aqueste mounde

..

�106

—

—

agaus

Per oey, nou-m pensabi abé la
dou segnou d'Audeyos !

espiàn

audeyos,

coumpagnía
Lola qui hiela a despart.
Bah ! Quin ey beroya !

a

s'en abisa.

lanussa, que

Qu'as amie ?

audeyos,

r

segoulin-se.

Arré, mèste !
lanussa

La mountagna en
à passà.

Qu'ey loung lou biatye !

aquesta sasou qu'ey dura

qui abè tournât d'espia Lola.
Mes, au qui bôu, que-s passa a d'aysa.

audeyos,

Ço qui ta-d'auts e seré neu, retplouyassa
ou timpèsta
heroutya, nou l'ey que bouna
auyóu!

Que soun lous degrèus

de nèna !

cara

au pa

(A despart. )
d'aquesta

(Espian encoèra Lola qui bacha lous oelhs, puch segoutin-se
e parlàn haut
que-s Ihèba.)
Que seran las anadas
de luta, de rèyta, de maus e d'angoèchas,
se las me hiquiau pa de l'amistat bèra

qui tasti

en

couma

aqueste larè ?

lanussa, sarran

Audeyos dens la

soua

brassa.
Ou'ès à bosta

amie; esta-t quinze dias, la mesada
se

eau

!
audeyos

La mesada ? Be seré hort

lounga !
(Espiàn

A mench que...

a

Lola.)

lanussa

Dîu
lou

qu'ayudarà ta

temps court

e

que-s

hassia

agradiu.

(Regàn-se las mas.)
biberam dab Agaus en coundàn las
de que y'a oeyt ans, quoan eras per
e qu'y liés cade la maladita
raç.a
dous

gabelous,

Ouinas belhadas

heytas
las lanas

pausabas la luta
que per pietat de ha crouchi mey de bitas !
e nou

audeyos

Se me'n souy anat qu'ey permdu que las
troupas
dou rey echemiadas sou peys qu'acababan
de minyà lou paysa
lanussa

en

fi de

coundes, quoan lous puchans

se

O, qu'ey et qui paga

truean !

audeyos

Maugrat n'ayan boulut la pats auherida,
nou bouy pas èste tan loegn,
qu'èy prou d'Espagna
e dous dias qui biscouy aquiu.
agaus

la mey horta que s'estanga e que-ns arnba
l'idéa de-nse pausà !

La guerra

audeyos

tan qui

sia atau hourat lou

nouste

pople ?

lanussa

Lous

que

qui hourneyèn de la inedicha pasta

l'Audeyos, beroy segnou de Couduras,
pausan que dab l'aledada darrèra.

nou-s

Pausà-s, nou, briga !

adès

|

�107

—

—

AUDEYOS

Pausà-s entant que dou rey lous mandataris
renegan la loua paraula ? S'èy l'amna
d'u esclabe, nou bouy que crouchi la tèsta;
souy omi e gascou, que tournarèy pareche.
SABi, encaniai.
Se la sau taus aulhès n'ey mey à bou counde
lou qui-ns pana la sau be-ns pana la bita ?
AUDEYOS

Qui bôu couma labets ahoega la luta,
tiene lou caminau ,tiene la saliga,
èste pertout en u còp, e quauque dia
houni sous gabelous qui 'sbariats s'escapan,
tirà sus lou cap permou se cad lou mèste,
lou troup dous sourdats que museya la prouba !
e mouri se eau, mouri d'u cop' de daga
d'ua arquebusada perduda e qui-b bouta
dens u barat dab ua amna qui s'embola.
(Touts que Vesplan esmiraglais sounque Lola qui Irisieya.)
E d'abord bachà tau beroy paèys de Lanas
e prou lèu espia la maysou qui punteya
acerà, sou tue, qui coumanda ò Couduras.
Lanussa e bous Agaus, quoan m'y bienet bede ?
AGAUS

Audeyos, sounque u mout : you nou sèy gran causa
de ço qui capbat de bosta se maneya.
N'êy yamey hèyt nat biatye que din-cà Lourda
Mes, toutu, las noubèlas qui nse-n arriban
de la plana, que-nse dan pocas ahidas.
AUDEYOS

Nou m'at

digat pas ! Qu'en coumbieni d'aqueras.
Be-n èy medich a nousta, amies, parentèlas
qui nou harén u pas ta la mia ayuda !
E d'aquet lachè que-n tiri liourtalessa !
AGAUS

Mes touts que-11 an prou ! Nou n'y a mey dous qui
bibe dens la pôu de cada dia, cragne
à cada moument d'abé la casa pléa
de sourdats, e boulens ou nou miats a força
dens u houns de presou, medich en galèras
ou penuts, coum s'ey bist, à u arbe. Mounde,
oeyt ans de guerra qu'ey loung e lous qui eérean
de s'y ha, que soun toustem petita troupa !

bolen

LANUSSA

Lous sourdats de Gedeou n'èran pas goayres,

toutu, qu'entrèn

en

terra de Palestina.

Nou y'a noumbre de

d'apoutyà-s-per

gouyats qui oey sauneyan

oun calha, en l'ora

qui-s boulha ?

(Lola quehè sinnes dab lou cap que si, si.)
E

nou

pleyteyan

pas

aquets, nou mesuran

à la cana, au pam la loua balentia,
que-s dan dou mey pregoun de la loua amna

Audeyos, b'ès dab

you

?

?
AUDEYOS

Capera, se n'èri
pas dab

bous, dab qui serî ?
LANUSSA

Que-n arribaban

yé medich.
AGAUS

E

qu'ous digout ?
LANUSSA

Drin de

lou Diu de pats qu'ey lou prumè, qu'ey
e dou nouste
rey qu'esclarirà la bîa.

lou mèete

paciença

�108

—

Ihèba la parlî.

AGAus que-s

Lou nouste rey

—

! Dabant lou sou noum que-m

tiri

lou berret !
Mes

que

,

(Que-s da u tour.)

y'a dous ahàs ta que la bertat puye

dinca

d-et, cabens dous brums de la mensounya.
lanussa

La bertat de Diu deu
sus

Bersalhas,

b'ey loegn de nous ! Co

lusi

sus

qui scguech a Agaus.
las brumas,

l'iniquitat dou mounde desbroumbayrc !

(Agaus, Lanussa, Sabi que se-n

ban. Audegos que-s dcmoura dab Lola.)
audeyos

Lola, despuch l'aut cop

quîn ès tu baduda !

Inou cantarem mey, bertat,
dou hoec. Nèna, labets, oey

dabant l'eslama
gouyata bèra !

Quoan se bederam ?

lola

Quoan be-n bat ?
audeyos

N'at
Lola,

(Sabi que tourna sus lou
Ouin boeyt que s'ey

sèy goayre !

soula.

lindau.)

hèyt pou tour d'aci ! La crampa

b'èra dounc plea e beroya quoan e-y èrat
Audeyos, segnou de Couduras ! E ara...

(Que s'abisa de Sabt que l'escaula.)
E Sabi qu'ey aquiu ? Be-m souy you troumpadn
adès, quoan au cant de l'ayga ou disl ; Sabi
ballèu ta nousta, que-n cantaram mey d'ua,

!

d'aquestas yumpantas e qui tan agradan
au

caperà !

sabi, que

s'abança, gauijous.

Tè, b'èm amassa !
Lola,

counlrariada.
Nou-m

baga,

bèn, bitara... que-m eau preno la hourcèra.
sabi

Be tournaràs de prene

lou hiu, beroya,
lola

Se sabès quin tatà
quoan nou hièli.

Setina

me

crida
sabi,

à despart.

Qu'ey ço qui a ? (Haut,) Lola !
lola

Nou-rn

sabi,

baga !

qui l'amucha u pa d'esclops qui-s. tira de débat la blousa.
bôu ha fayçous la nousta dounzèla.

Bo ! que

lola

Paciença de Diu I
sabi

'íê, lou

pa

d'escloupetas !

Lola, counlenta.
Ta you

?.
sabi

E dounc ta

qui ?

�109

—

Lola, que

—

las se saya.
Oh ! quoan

Tatà

qui disè

que nou me-n

harés d'autas !

las

as

hèytas ?

(Que s'enlenen bouts.)

Quc-ns escoutan ! Tourna ballèu quoan touts slan

partits.
SADi

Se sabès

quin

demouràn encoèra.

aquera

plouyassa

batana lous teyts.
lola

Ànem !
SABI

Ua

segounda.

LOLA

LSô-te-n, ara!
(Couru Sabî s'en anaba, Seliua qu'au tourna

nebout ?
sia

de ha entra.)

Qu'ey dounc ço qui-t hè bergougna,

Qu'as plaça açi ! Tant qui la Setina
dou hoec, tu qu'y as cadièra.

au cor

Qu'ès a casa !
SABI

Lola que

disè...

setina

Que, Lola !
tatà, qu'abi pôu qu'ou troubèsse
aquiu lou caperà !

E bé, o,
encoèra

setina

Que rasounas

d'aci. Que sauneyas
à la qui-s boutya
capsus dou cèu e tremoulenta e-t hè sinnes
coum s'abousse la paraula. E nou sabes
qu'adès lou caperà que l'a heyt assède.
n'èras pas mey
toustem à la toua estela,
coum se

(Segoulin-la pou bras.)

deyà dit au cassayre de biene ?
o, ho, ho ! You que las te craqui
las bertats sou nas, se lou nebout nou gausa !
Ou'abès

A

Marti,

Lola,

relrèyta.

Naui; tatà, que-b troumpat beroy!
SETINA

Que-m troumpi ?
Que bos aprenc à Iriballià nousta bielha ?
Oèra-u à Marti !

Lola,

Be-11

as

espiàn, cragniiba.

Quîn hè oelhs de malicia I (A despari)
tracliurs, Lola, e trachurs en abounde !
marti

E

dounc, que y-a pèr aquiu ? Adès qu'entraba
Mounsegne Audeyos ?
LOLA

Be ban lèu las

noubèlas '.

MARTI

Qu'èm coumpay

e coumpagnou,

doo
e

sabet ! Que tournj

segui pous passadés de la mountagna
qu'a bèt dise 1
setina

En
nou

mieya ora d'arrelotye

t'a mentabut !
marti

Toutu nou se-n tiraba

chens you, e

s'at cridi qui me-n dits lou countra ?
(Que s'assit chens que l'at digan.)

�—

110

—

setina

Omi, assegura-t !
marti

Que y'a mey de très dias
qui s'.estuyam per aquiu d'u bosc à gnaute.
N'èra pas aysit, nou, briga lou passatye.
Que semblaba, tè, que cent oelhs e-ns espiaban
Mes quoan Marti se-n earga, que poden èste
cent ou dus cents sourdats darrè de las sègas
e cent dragous en plana ! S'y bau, que saubi
lou qui s'ey hidat dens las mias adressas.
E que sat bau... ! Hèt serbîci a la noublessa
lou besougn partit, nou-b counech mey !
sabi

Qu'a l'ayre
d'u brabe

gouyat,

que

m'a toucat maneta.
marti

Lou bèt ahà !

(A Lola.)

Lola ! Que te-n sembla, Lola,
d'Audeyos qui sense autes coundes
me planta aquiu ! Nou la porta dinca Rouma !
Que-s saberà se lou cassayre de lèbes
de l'afrount qui-u hèn se sentech la gnacada !
dou segnou

setina

Mes, omi, que t'y poudem, nous, n'èm que hemnas !
Marti, que hè dus pas la parti e que-s bira.
Lous sourdats dou rey nou soun loegn de la tuta
oun

Audeyos cred d'abé la retirada !
lola

L'omi de Diu qui deguens nousta mestreya,
be saberà saubà-u de las touas urpas !

(Marlî, pechigàn lou bras de Lola.)
Ay, dou

me

bras ! Ballèu y'ou me coupaba !

baslou Ihebat.

sabi,

Gausa sarrà lou bras de nousta maynada !
marti,

qui sauta

sus

Sabî.

Qu'y bos ha drin ? Tu ? Sabi-nça ta dehora !
(Qu'ou gaha e que Varroussèga ta la porta. Ghisclels de Lola
setina,

Qu'ey aco lou me nebout, nou bouy qu'ou toques !
Yesus ! ço qui-s eau bede !
(Marti partit, Sabî que-s tourna de prene lou baslou
Lola

e

de Selina.

gahàn à Sabî.
i

e que

parlech darrè)

à Sabî
Nou lou seguescas !

setina,

Se t'estas dab

nous

!

tienen à Sabî.

que-t prègui, decha-u
sabî,

Sera pas

lou dit qu'aquesta
(Setina qu'ou seguech.)

courre

!

qui-s des^aha de Setina,

que

l'at passi !

Lola,

souleia.

Bessè n'arribarà pas nat truc ! Qu'ey lèste
Marti ! qu'aberà gahat hèra d'abança,
Mes qu'ey ta machant, se per cas e s'encountra
dab Sabî. se hèn au patac, ya s'amassan

autour d ets dus lous gouyats de la
E

parrôpi.

perquiu l'amie. de l'ouncle,
a d-aqueras coentas.
N'at eau pas ! Cau que demoure au presbitèri,
Mes quin ha ?
se-s

passeya

Audeyos, qu'ey mesclat

(Qu'ourbech la frinesta.)

�111

-r-

—

m
Be hè dous ! be hè bèt ! L'estela
dens lous grans lanès dou cèu que perpereya.
Mes Audeyos b'ey aciu dens la carrèra !
Ta que nou-s boutye que cantarèy. Se canti
be sera
E quau

fourçat d'escoutà lous mes ayres ?
canta diserèy ? La canta soua
qui m'aprenè quoan au cor dou hoec belhàbam !
La-bach en terra plana (bis).
beroy mounde que y a,
doundèna

lanlèna,
beroy mounde que y'a
doundèna lan la !

Nou-n bolen. you b'at disi
ne au rey île aus sourdats.
Aus
e

gabelous que-n bolen
touts qu'ous bolen tuà !

(bis)

,

(bis)

Audeyos qu'ous coumanda (bis)
Lou rey

s'en ba troubà.

Qui sab s'enten lou sou noum qui ey dens la canta ?
(Audeyos que parech darrè Lola e qu'escouta dinca la fi chens espià.)
Lou qui la sau se rauba
que-ns tua lou bestià.

(bis)

Se lou bestià

( bis)

quau paysa

-nse

manca

biberà ?

Mourim dounc per las armas,

mourim

sense

(bis)

amagà !
AUDEYOS

D'oun sourtech,

miga, aquet cantà qui gourgueya
rebalays de roussignou dens la noeyt blua ?
LOLA

Que m'abet escoutada, segnou ?
AUDEYOS

bouts

Q'audibi

boulouy sabé d'oun era
s'apoutyaba ! Que m'abisi, s'ey beroya,
la bouts, la nèna qui la se dé qu'ey yènça î
ua

e

que

LOLA

Nèna ! b'abet

rasou

de

m'aperà nèna !
AUDEYOS

E

perqué dounc ?
LOLA

Be souy

la nèna hort soula !

AUDEYOS

Oun ey

la bosta may ?
LOLA

Nou

n'abouy

pas

nada !

AUDEYOS

Nèna chens may, aco nou-s

pod !
LOLA

u

dia

Que-m troubaban
sou

caminau
AUDEYOS

labels

Que-b amassaban
e

puch que poussèt

au

presbitèri ?

(Lola que M sinnes que quio.)
E lous bostes ?

Tant per-tant Se you me broumbi
de quoan èri petita nèna à la brassa.

Qu'abi

u

fray 1
AUDEYOS

U fray

?

�112

—

lola

èste adara ?

Oun deu

canica, que-s seguibam,
que-s pechigàbam, d'arré que-s peleyabam.
Ah, s'èri coum labets !
audeyos
Que hasèin à la

Qu'èra
dou peu e

lous oelhs gays ?

c'oum bous, blounde

lola

Meylèu mouret couma
l'ala dou grilhou e d'u peu qui negreya
lusent à l'arrebat dou sou. Ouoan me bolen
tenta que-m disen qu'ey sourdat à
dou rey !

l'armada

audeyos

Sourdat

partit de la Gascougna ?
miga ? qu'eu debi couneche.

e

Sabs lou noum sou,

lola

arrés quin s'apèra.

Nou sab

audeyos

Mes

que-t soubra

?I,a may que l'as dens Setina.
à l'aut cop de la mia bienguda
lou noum de Louleta en bouca !

Quauca amistat
Que-m broumbi
n'abè sounque

LOLA

b'ey passât, nou y-a mey caressas,
sabèt ! Se sabèt quin toustem me crida,

Tout aco
se

que bouleré
tout biste...

que

tout biste e-m

maridèssi,

audeyos,

Mes tu,

eh ! n'es pas tant

amislous.

pressada ?

Lola, sauneuan.

Anat, la may mia e la may bertadèra
cada dîa qui-s bed, y ou que l'èy dens

l'ouncle.

audeyos

Quin omi !

LOLA

hèy, Segnou ? Ua

nèna
qu"ey ço qui gagni
que m'cntournian
e
que-m bolen dab ets. Que-m disen urousa
mes touts aquets gays que-m soun mey lèu aboyas
N'èy arré de ço qui bouy ou qui sauneyi !
Qu'èy hami de me-n anà d'aci, de n'èste
mey espiada, goardada-ne coumandada !
D'aquestes dîas ilacs, yamey nou s'acaban !
D'aquesta maysou qui hèn tant arcoelhenta,
oun las pausas machantas se-m perlounguéyan
E que-n

que souy e arré mey ! E
de-n èste ? L'ouncle e tatà

que

n'èy prou, Segnou.
(qui-u pren las mas.)
Aperat-me lou praube
audeyos

esbarrit qui cour de bilalye en bilatye,
trop urous d'escade lous ses drin d'alotye.
Mes bous, gouyata, flou dous pics, flou 'scricada,
nou sabet pas, nou, qu'èt touta la semblança
d'ua cousîa mia dou pèys
la semblança d'ua so ?

de Lanas,

lola

Qu'en abèt ua
serou

?

audeyos

Toutas las
que soun

(à despari,)

maynadas qui bey, toutas

las mias serous.

lola

Que la bat béde
quoan

?

�—

113

—

AUDBYOS

gui sab I
lola

Qu'èt dab nous auts ! Ua semanâ
que

bat demourà ?

audèyos

Nou

podi ! Bè-n, que tourni,

prima qui bié, quoan las hoelhas
berdeyan lous cassous.
Lola ta la

,sabi

sèy quoant de mounde

Non

dab fusilhs

que-b biénen ha u lè eop !
setina

Yèsus !
Amie dou
oun èt ?

caperà, qu'ey à bous qui cercan,
audeyos

Nou souy pas

loegn, mes abans de hoéye

Audeyos que tirarà bèt drin l'espada.
lanussa

(entràn.)

pregàn, estuyat lou boste gladi !
Lou sang de Martî, que bau ta qu'ou barreyen ?
e lou boste, Audeyos, qu'ou credi trop noble
ta que cole aci dens ua crampa escura
En b'at

(Que irabèrsa l'escèna,)

à tolci.
ani

audeyos,

Dat-me u soubenî dous bostes, nou me-n
sense abé sus you coum la merca agradiba
de l'amistat qui-m det en aquestas oras.
lola,
Prenet-be la capa
coum

despenén la

capa

'

de Sabi.

'

de Sabî ! Que-b sia

l'ayre amistous d'aquesta casa a'ymada.
audeyos

S'ey de Sabî, n'ey pas bosta !
lola

Coum

se-n

èra

pourtat-la be-n, que serat l'aulhè qui tourna

despuch l'Anyèlus d'anà bede las aulhas.
setina,

seguin à Marlî qui ìrubersa Vescèna.

Que hès. machant drolle ?
martî,

cercàn dab omis armais.
Oun ey

setina,

dounc ?

yunlan las mas.
Proubidença î
TELA

SËGOUNDA HEYTA

Medich decòt'. Selina eslrussàn
e.

per

aquiin Au cournè

Lola que hièia.

setina

Hièla

senâe repaus,

hièla sense estanca.
lola

Que hielarèy !
setina

Hièla ta que quoan se tourne
lou caperà, qu'au nouste armàri se beya
beroy plegot de linçôus e serbictaSi

u

OCCITAN

Ì?. Vliï

�114

—

—

LOLA

Mes,

e que

tournarà ? Praube omi

praube ouncle

e

tiri de dabant lous oelhs !
Que-m broumbi
toustem de quoan lous sourdats dou rey entraban
à casa e lou se-n miabair. Ta
qu'Ou gahessen

nou me

aquiu coum

u maufactou, dabant la" porta
qu'abè dounc hèyt ?
SETINA

Maynada, que dè l'alotya

maufactous.

aus

LOLA
u

Labets, enta bous, qu'estèra
maufactou lou segnou d'Audeyos ?
.SETINA

Hilha,

t'at prengas tant au biu ! Qu'ès ua liemna
coum you e pas mey que you,
sabé, nou debes
ço qui-s debira.
nou

LOLA

Coum

pusqu'arré

nou

sèy e tad arré

boulhat, tiet,

que

hiéli

bali !

nou

SETINA

Mantié

bos lou segnou

se

dab lou rey !

qui-s bouta

en

luta

LOLA

U maufactou ? Se credet
doungas
que l'ouncle en l'arcoelbe, yamey s-en digoure
amie ? Audeyos, u lèd sudyèc !
SETINA

Que-m troumpi !

E tant que

lou caperà n'ey à l'embarra,
l'Audeyos, et, beroy libre que-s passeya !
LOLA

Qui sab ?
SETINA

oun
au

Nou y'a nat qui sab ! Hens la serada
Marti s'amiè lous sourdats, que-s gahaban

caperà Lanussa, e liens la noeyt clara,
a d'-aquera capa qui-u balhabas,
de Lanas be-s tiré d'entrigas !

gracis

lou segnou

LOLA

Que calé ha ? Dechà-u

prene dens la casa
l'arcoelhoun ? Se deu mouri leu, nou sia
daban noustes oelhs !
oun

SETINA

Qu'es toustem la medicha;

nou-t coumbertiràs I

LOLA

Sabi you lou

bilatye

lhebat countra lou segnou, e que lous ourdis
dou rey èran sus nous ? Que-m broumba coum
s'èram
hens aquet

dia. Que cantabi la

canta !

SETINA

Ço de

yoen, que I Ta que boulet que s'abusen
sounque a cantà:, dansà, houleyà ! yoénessa,
peguessa ! E lèu lou temps amie que-s barreya,
la doulou que pen aus oelhs las souas larmas
1»'
Ah, d'autes cops n'èra pas coum oey lou dia !
quoan èram en dôu ou cabens la tristessa,
qu'èra fenit, mes oey, magagna !... Nou parlas
de hialà, s'as u cop perdut lou hiu,
miga,
be s'y goasta loungas pausas t'a
l'ategne !
LOLA

Que coummenci la cansou ? Quin
d'Audeyos ?

aquera canta
T

.

t

La-bach

en.

,

terra

.

se

coummença
,

plana, (bis)

(Cnnlàn loul clous.)

�115

—

—

SETINA

Nouste

Este

en cansous

quoan

bibem dens las
Lola,

rencuras

Segne !

!

qui-s Ihèba.

Que-b bè, que-b pot ha, se per casa m'agrada
de cantà quoan me trebuqui en las abeyas ?
Pausas tristas, pausas pègas, ou gauyousas,
anat hora de
mey

nous

leuyèras

que

! De las bostas

alâs

las bramas e que l'ayre...
enlrcin.

saisi,

Adichat!

pallin&gt;
Qu'ès aquiu, Sabi, mes las mias

Lola,

amistats bé

soun

per

loegn.
Sabi.

sei'ina, a

Hilli, b'y lié

negre

despuch qu'èm toutas soulas au presbitèri !
sabi

Mes lou negre que

s'esclarirà !
setina

Despàtcha-t
bam !
sabi

Que-n counden. mes ta là. nou de.u pas èste
tout bertat.
Lola, aienciounada.
Si, si, dits biste !
sabi

Mes

se

debi

bouy que-m hassias aquera cara !
Lola, de mey en mey seriousa.
Oue bos que troumpi ? E quoan deguens e soufrechi
que bos ilous e gauyous e bèras arrisas ?
Aco, b'ey hèra demandé !

parla,

nou

setina, a

Sabî.
Que t'escouti !

you

dab duas aurelhas quoan serèy sourda.
lola

Que rne-n bau, pusque per aci souy de soubras ?
sabi

(Que s'en ba)

Opn bas ?

loĺa

Touts dus

qu'atendèt que me-n anéssi !

(Oui s'en ba.)

setina

Despuch

que lou caperà n'ey pas à casa
n'y boulerés l'abitaciou !
sabi

Prauba néna !
setina

O ho, prauba
e nou

m'at

nèna, e bêroy endiablada
digas a you qui la counéchi !

Se nou souy sa maŷ, be souy pla sa
E que me-n empleguèy de dets ans,

neuri-la,

e

neurissa ?
bouchà-la,

desbelhà-me-n dens las noeytadas !
sabi

Tatà dou Sabi e de Lola neurissa,
boulet que-s liguem ballèu de maridatye

?

setina

U

maridatye dab Lola ? Se credouri

,

Be bau poc, s'at sabès coum Setina !
bé qui-t bouy, bè-n, hilh nou t'estaques
à d'era. Nou n'a que t'Audeyos. Nou daba
la capa qui goayre nou t'abòs boutada J

yamey !

E, té,

pou

�—

116

—

SABI

ÍJraubota I
de

mes

hèy

nou m-en

quaucàrré me y

chue d'ua capa
! Qu'ey hora de barras,
gran

Audeyos ?
S ET IN A

Qu'ey mòurt ?
SABI

Ou

quasi !
SETINA

Labels, counda-m

qtiin se tourneya aquet ahà ! se lou manca,
L'Audeyos, lhèu...
SABi,

qui

espiàn se Lola parech.

Bat bede. Lou rey que paga
prenga l'Audeyos cheys cents

au

de

en

louis d'ors dous rouys e dous

E labets lou segnou

liuras

qui tringuereyan.

qu'ey perdut.
SETINA
-

S'ougahan!

nou-t bantes d'aquera !
brut, u .d'aquets crits boulatyes

Abans d'esta-n segu,

Oue pot este u
qui-s lhèbén cadamâti dens la parropi.

Que-s dits, qu'at tournàm dise e qu'èm à bergougnas,
Quoan de cops despuch lou temps qui ey per Espagna

dit : que l'abem ! quoan medich embiaban
au darrè d'et, dab tantas abidas
d'esglachà-u coum l'arrat à l'arrat è ? Credes
qu'ou bin yamey lou cap d.ou nas ? Quoan me passi
lous destroubles qui n'aboun aci ! Lanussa,
lou praube omi, que hasè bouna arcoelhença
aus sourdats. Que-n poudèn, ets ? Mes en pensada
n'an pas

sourdats

au sou co

b'èra urous ! Ouina estabanidâ

que souy, e l'Audeyos s'aberam
dou sou ohapèu à plumas per la

la bis ta
mountagna ?
SABI

au

be

'

plegà-s la carna
cor dou hoec, cauhà-s aquiu e lia prosa,
se-n y passarà de nau !

Abans

nou

lou beyam mey

SETINA

Maynat, qu'aymi
de-t bede

couma aco

!
SABI

Qu'ey lôu rey qui bouta
au

darrè d'et centenas d'arquebusayres.
SETINA

Que-s pot aco, e doun

tiras

aquera auta ?
SABI

Qu'ey lou me pay Agaus qui m'at balha Couina
segu; que pot tie'ne quauques dias, ua
sasou, boutem, mes auta-leu que noubembré
aya nebat sus mounde, maysous e bordas
oun boulet qu'u omi perquiu e s'estuye
sense qu'at digan las lengas dou besiatye ?
Bous, que-n haret au cor dou hoec per belhadas 1
;SETINA
U omi, u segnou débat la semineya !
U caddet per qui eau tremoulà e cragne !
A mench que lou caperà nou lou-ns amie !
Mes nou l'amiarà pa^, praube d'et cbens yoya}
chens luts, sense l'auyou de la soua glèysa
embarrat', claberat au castèt de Lourda !
Dous qui pensen en et, n'y a mey ? En prumèras

qu'èra u plasé, pas u dia qui-s paçsôsse

l'u^ou Laut nou-m hèsseni. a la iriMsda ::
Quoan tourna lou càperà-? balJèu 2 »'Mes a^a
biran mey lou cap. que se-n ban. Tè, Lola,
crèdes que t'y pense mey au sou puncle ?

que
«

nou,
e

■

�117

—

—

sabi

SI, tatà !

setina

Bè-n, bò-n, ta

l'Audeyos que rèba !

bed au sou bras, partin oun ? En
nid oun la tiengoun tan besiada

E que-s

biatye

hora dou

lou soun binagrousas.
tous oelhs medichs e t'at beyas

pausas douças
Bèn, quoan dab lous
e oun

qu'y

crederàs !
O

de

qu'a

sabi,
ras ou

(Que s'en ba.)

soul.

! Que pegueyi

segui tant e tant aquera

biciada

ingrata ! Nou sey ço qui-u harî ! Dise
nou la dechey bet temps-a d'ua camada !
Que cada brèspe que souy à la frinesta
e d'aquets prouseys e gauyous, nou me-11 soubra
au pregoun dou co que la cragnença amara

e

qu^aço

nou

nou

s'acabe deplà !... Que m'y ligan
touta d'era

sèy quins nouts ! liens

qui m'embesca

que m'y trobi u nou sey que de
quoan la parli, que soufrechi, que

souy triste,
pôu ! Pôu de que ? quoan nou la
que n'èy couma ua langou de toutas oras
qui-m gnaca qui m'esperreca, qui se-m minya
lou cô tout Mu, qu'ey dounc aco ?
qu'èy pôu, gran

tourrian.
Carà-t, Lola

SETINA,

Qu'ey aquiu ! Chou !

sabi

Carà-m, autan bau
E desligats nou bisquiam mey en-deballes.
Nou la

bédi

qu'at sapie !

parlarèy mey !

(Que s'assèt e Lola que passa en
tapoc, que-s parla

hialàn sense espiœa d'arrès ;

à d'et medich.)

A bets cops

Sabi nou Vespiq

qu'espéri

soubent nou ! Soubent que-m hèy : dilhèu s'era
coumbié toutu qu'u segnou nou pot liga-s'y,
s'era coumprén d'oun ey, nou deu
e

puyà-se-n yamey tau castèt
SETiNA, a

Que hièlas ?
O.
setina

Sabî

qu'a duas paraulas

a-t dise.
E be

porlàn u drin la d'ei puch
pot anà ! Oòra,
brounechen à las aurelhas
Lola, se-t serès fiançada ?
sabi,

Aco nou

hort de bruts que
dits me au mens,

lola

Que-n souy !

-

sabi, a

desparl.

parlem d'Audeyos, trop de penas
auré ! (Haut.) Dab Marti ?
Lola, qui-s Ihèba.
Nou

que-n

Ha ! bèra mensounya

Dab Marti ? Nou l'èy mey

qui dounc at saberé se n'at
oun

l'aboum pou

bis e tu qu'at sabes,

sabès, dou dia
Yournada

darrè cop aci !

la de oey, mey gauyousa
que las qui seguiràn dinca Diu at boulha 1
sabi. à despart,
Bam, ara que s'at ba dise J

mey gauyousa que

'

pretende

de Cóuduras.
Lola qui s'ey assedudiïau cournè*

!

,

�118

—

-

setina

Que-s déclara

ent'Audeyos !
lola

lou

Dens aquesta maysou, qu'èra

qui hasè luts

e

lou qui-ns agradaba

la benedicciou de Diu ! Nou lusiba
nat matiau qu'et.nou-m digousse : « Es aquiu
as doune mey pregat
à l'autà de la bierya !
As dit u Pater tau caperà Lanussa ! »
'
E ara !...
coum

ploures, bèn

(Que-s boula à plourà. )

teniada.

setina,

Nou

nèna,

ploures !

e mey nou

•

Tu,

nou

(A Sabt.)

digas arré mey.
lola

You
u

cop la

mia fé, la

me

podi bene

s'èy balhada

gnaute cop ? (A despart.) E las mias amistats
Bet drin

loegn (Haut.) Loegn

que bouy

oun

lotyan !

parti!

sabi

Se
as

besougn, sabs,

e

de quina ley qui sian !
daban la porta.

Lola,

Loegn...

d'ayudas

setina

Oun

se-n

ba ?
sabi, tentât.
Que-t seguirèy oun t'agrade !

qui-s bira.

Lola,

.

Perqué souy hèyta atau ? Perqué nou-m balhaban
u courau de her, u boulé tilhous,
probas
d'u cos puchant qui nou sab mey la cragnença
'?
Perqué you la nèna perduda e troubada
e crescuda au presbitèri per
aumouyna,.
nou m'escaderi mey

l'amie doun sauneyi,
qui-m dé la soua t'é ? (A despari) Que-m disè : Gouyata
dia lhèu que-s troubaram sus la bia,
ta-lèu que las hoelhas berdeyen lous càssous !
u

(Que s'en ba bras estenuts.)
Diu

setina, yemin.

Segnou !

sabi

Qu'ey hola ! Aco nou pocl mey este
qu'ua hèyta de Pepi qui m'a 'mbrouchida
la maynada. Ta que lou Martî l'amie
dal» et, quoan s'en ba cassa, quoán birouleya
-

la mountagna e s'adrouin débat
couina u her uni !

ua

peyra

(Marti que parech dab

-

uq capa au

Tè, qu'ey aquiu ? (A Selina.) Escapat-Vbe !
Lola, enlràn tabé.
Ta que

'seapà-s ?
setina,
Yèsus !

qui

Sabî,
Nou m'ayas met, atau !

bôu mià Sabî.

se-n

martî,

dabani ets.

nou partescas !

Qu'es dounc

pauruc dinca
se-m beds ? N'y podi
ha-y dab tu, d'abanças qu'as 'gagnat pàrtida.

aquiu, dinca ha-t oumpras

Qu'an belhat per tu sus aquesta maynada,
qu'an coadas las bostas amistats. Bè-n, praube
que-t calera touta la legna qui poussa
aus boscs ta t'escauhà !
Qu'as gagnat, hé, pensi,
mes

lou dit menin que-m dits :

pas

encoèra Lola e Sabî !

Nou,

nou-s

maridan

bras.)

�119

—

—

sabi

Que l'aymabi.
abans que

tu

e mey que

tu !

marti

Qu'ey dounc toua ?
Oey nou hès sounque aymà, mes douma qu'espousas
Abîsa-t de trebuca, nou eourrias biste
permou lou qui cour dabant e qui h'espia
oun se hica lous pès, a cops que s'eslurra

?

lèu hèyt que pensât, qu'ey de paternas !
(Qae-s lira la cap a de dessus Vespalla. )

e, mey

aquesta eapa ?

Lola, e recounechets dounc

lola

hèy aunou !

0, e que me-n

Lola.

sABi, a

Sabs, qu'ey la mia,

sé qui cantabas

qu'ey la qui-t dey, aquet
au seré de la noeyt.

Gusàrd, se la-m tournas!

(Sautan sus Marti.)
Ah, nou la-m bas
Diu sab

oun

!

raubà la capa panada
marti

panada mes presa,
ne sus quinas espallas ?

N'ey pas lhèu
nou

be-n broumbat mey

Lola,

doulenta.

Ah!
setina, apressan-se.

N'ey pas you

qui la hialey ? Nou pod

qu'en machant cami e per manièras lèdas
qui l'as tirada au Sabî. Per casa nousta,
quoan y-ès dounc entrât ?
marti,

espian à Lola.
Lou

lou

e

qui

sab que hè toustem

nou

èsté

qui sab que-s cara:

biahora
sabi

Tourna-la

me

!
lola

Sabî, s'arrés a la coupa
qu'ey you !

sabi

Se n'ey que

tu, ray !
lola

a

l'Audeyos, lou sé qui

marti, en
Lola que-11

sab mey que nous

me-n

bos credë, nou

!

trioumfe.
Sabi.

Quoan te parli,

marti

N'abouy que
de l'amassa !
setina,

Betsl
lola,

la pena

à Sabi.

à Selina.
Ou'èy prou dita la causa

sense

l'esclari mey !
marti, a

Lola.

Dàrrè la

murralha,

hèn tantes coundes
que l'abè yetada. Bo ! qu'èra ua capa
de mountagnôu, u perrec de là groussèra,
quauqu'arré qui capbat dous segots.se dècha !
Oerat, n'ey pas esquissada e qu'ey cneTis taca,
(Saijan de boulci-la à Lola.)
sou

la dabi

auts !

setina, a
nou

You que

d'aci partiba.

cami, lou segnou doun

�120

—

E

m'ey permetut, bos

se

sus

que

la touas espallas ?

—

la te sayi
lola

Marti, que-t prègui,

enlà !

mey

marti

Ne souy pas mey de pa

dab Lola !

Respoun dabant aquestes !

lola

Que l'as toucada,

que sufech l
sabi

Goarda-la-te ! Se t'en crbubibas
que la se boute ?

despuch bèts dias-a, qui bos

'

marti

Credet de-m ha pucheu ? Ouoan la be tournabi
nou

la boulout !

(Que la

se"capèra.)

Hassiam dounc
e

lhèu que-m serbira mey

(Crubàn malicia.)

Quoan

yamey

hourèy lou

(Que hè dus

pas,

si èra

courn

lèu qui
pas

mia,

nou sembla.

dou presbitèri !

puch que tourna.)

O, Setina, o ! E qu'ey oey qui b'apourtabi
tau coum, souy, Marti, las noûbélas
beroyas
qui-b harén pataqueyà pla

mey

à d'aysa

lou co, se las aprenèt ! Pusqu'èt amassa
ta tira dessus you, oerat, que me-n tourni !

(Setina que s'abança ta Vescoula, mes Marti que partech
cap-sec.)
setina, a $abî e Lola.

Qu'èt

u pa de maynatí} 1 Que la-m auri presa '
ua capa touta naba,
e qui nou serbi lhèu qu'ua
primabèra !

nàbeyanta,

sabi, desoulat.
Ta que

ha-n,. pusque Lola...
setina

Rèyta d'umèste

qui-ns diseré que eau aço, quoan coumanda
la rasou ! Rèyta d'u mèste ! Arré nou-b costa
arré ! Que bibet chens tesic e chens coentas
e nou-b diseret
yamey : aqueste gatye
lheu que pouderé serbi-s s'ou-nse goardabam !
S'atau bat, las crampas que seran lèu
boeytas !

lola

Quinas ressègas ta

you !
setina

aumén lou

caperA, ta hicà drin d'ourdi

Ah,

que

taurnesse

aci! D'aqueste menatye- de hemnas !
Qu'ey ço qui dits, Marti ?
per

lola

Que b'y hidat briga,

bous ?
setina

Nou-ns

a pas dit : Be sabet
ço qui-s passa ?
Ya, per aquets moûts, qu'ey ço qui pot mentabe ?

Se n'abè pas rasous, rasons
Nou-s seré tan abançat ?

cooinsequentas,
lola

Ta trufà'-s mielhe.
SETINA

Quio ?

�121

—

.

Marti

nou-ns

apourtè

—

sounque

misèras.

qui trèmblam sounque per ét ? Que tourneya
noeyts, de dias; hey nat pas, que l'escadi ;
de força que l'èy a muchà bouna eara.
Per

de

(Beden arribà à Pepi.)
Anem, siat countenta
la

riiay

soua

que

e

bouna sia l'ora,

bié balhan-se noubèlas !
pepi

Adichat, mounde.
set in a

Que-n y a encoè dens la saca

Pepi!

de

LOLA

Machanta
lou

qui sia

prou

lenga !

t'escoute

que

'esbágat !

Lola.

pepi, à

Sias'urousa !
E que-n

siam

nous

auts e tputa la parropi !

(Seiina limon Lola la que nou s'en anc.)
sabi es
,

pian

a

la frinesta.

Que pod esta ? Lola, be-y a dous qui cri dan
Que bey que s'y passa quauqu'arrè.
pepi,

(Que partech.)

à Lola.
Que tourna !

Lola, a

,

despari.

Audeyos !
pepi,
Lou

dab ijesles.

caperà !
setina

Ah! nouste Segne !
(Lola que cad e Seiina que

Aço

nou

s'y eslança.)

pod supourtà las segqutidas !

,

Lola, que-s

N'ey arré !

que-m

passarà

ya,

Ihèba.

nou-b soubienga !
sabi,

enlràn.

Hemnas, que-ny-a de bounas, ara ! Allegria !
quoan

de mounde é y-a dab lou caperà !
LANussÀ,

enlràn.
Yoya

dens la maysou, dehs
qu'ey mey horta que

Arrens ! I,a proubidença

lous omis !

(Lola que l'espîa plouricousa.)
B'ey dounc palle !

Be se-b counech que l'ayre
nou b'a toucat dias-à !

de la mountagna
lanussa

l'aledabi
dia de la tour la mey hauta,
espiàn à Gabiso doun lou dentelh coupa
lous bords dou, cèu. Que-m disî : Débat la pena
que droum Arrens; lous mourts au ras de la glèysa
qu'atenden ayacats la rebiscoulada.
xVquiu qu'ey lou me 'scabot. E quoan bachabi
qu'abi dinc'au lendoumà crubat couratye !
Si,

u

que

cop per

E Lola ? Chic de coulous, s'aco durèsse
ballèu tau cemitèri qu'arrecoutibam !
setina

(Afiàn la Lolà.J

�122

—

pepi,

—

qui s'abança.

Nou-b abèn barrat dens ua escura hossa ?
U hourat oun lou sang se glaça, tan negre

qu'y gouteya ayga reda e que-n boulasseyan
gahus e tigna-hus !

à cops

arriden.

lanussa, en
coum

Ua crampa

aquesta !
setina

Que badinat ! Enlusida
coum

aquesta ?
lanussa

O, sense l'ayre de casa ! ua
presou,

qu'ey toustem presou !
lola

Ah !

qu'at aboussi

sabut, you de capbat que-b hasouri sinnes
lhèu parlàn au mèste e lhèu dab ua escala
que-b tirabi dehora e que hoeyèm !
lanussa

Nani !
La fe qui balhèm nou la-nse poudem bebe.
N'èri pas soul. Qu'abi dab you l'amassilha
dous gascous lhebats countra la bayletalha
dou rey. Qu'aboussi flouchat, que m'escapèssi
tout aco que pesaba sus l'innoucença.
Poudé, Lola, poudé dise : que soy libre !

(Que l'eslregn las mas e biste que s'en ba.)
Ah ! n'ey pas

balhat u bou dia
Que m'aten à la glèysa.
LOLA,

au me

pople !

qui-u seguech drin, puch tourna

irisla.

mey

Que-m bouy escoune !
Se

poudi mouri ! Quoan l'ouncle s'amassaba
aquesta nèna sou caminau, l'arroda
dou carret que m'aboussa esmieytada, en l'ora
nou seri per aci, nou seri la cargà
dens

ua

maysou

qui n'estou

yamey
sabi,

mia.
arribàn.

E bienes ta la glèysa ? Mounde qu'y prègan
touts qu'y soun en plous mes n'an que plous
Lola,

de

yoya

!

lutàn, puch resouluda.

Que y'anerèy !
sabi

Qu'ey lou tou debé !
Lola,

lien arre-pè.
Proumetes

de

segui-m capbat de las planas ?
sabi

Oun

calhe,

que-t seguirèy, n'as pas qu'a coummanda-m, miga.
Mes anem

pregà Diu dab l'ouncle à la glèysa.

/Que parlechen.)
setina,

entràn,

que-s

tira lou capèt.

Diu ! Que y-a la casa
soegnà ! Hiquem biste au hoec la padena !

N'ey pas tout de pregà
à

Bàlha-la me, Lola ? Lola, oun ès passada ?
Noq s-en poden serbi mey ! Toustem pous ayres.

(En malicia.)

�123

—

—

l'y bouy mey aci! Oue la Lola e-s cerque
qui a lous bint ans, gnaute estât de. bibe !
Que bôu dise, aco ? Las amistats de pèga,

Nou
ara

de pèga, arré mey, de pèga danyerousa.
U cop de courre tau cassayre de lèbes,
n'èra pas sounat l'anyèlus que partiba
e l'eslambrec nou l'aberé pas seguida !
E you coundà las oras !
(Que hica la padena au hoec e que

bouha.

Lèu que cambiaba
sèy pas ! U miracle !

d'amistats. E quin ? N'at
Talèu qui bi lou segnouret de
lou Martî n'èra pas mey bou

Couduras

! Nou parlaba
de grandous, d'anà loegn, de sourdats, ara
de l'u, ballèu de l'aut, e que-n bedoun tèstas
de yoenessa à cada pas ! Lanussa, praube,
lou qui nou hè mau nou se-n espia,
d'at prene tout couma per maynaderias !
que

lanussa,

enlràn.

Tout qu'arrid, tout que lusech dens la parropi !
La maysou beroya e la glèysa encantanta !
L'aulhada qu'èra chens mèste e oey que-s tourna
lou pastou !
setina

cèu que y'a quaucas brumas
carga e m'abet balhada !

Mes

Caperà, quina

au

!

lanussa

Touta carga ara que-m

parech mey leuyèra.
Cargas be-n eau ! Lou Segnou qu'a dit : Camina,
pren-te la crouts !
setina

Per

per

ua

gouyata yoena,

Lola ?
lanussa

Autaplà, qu'ey

ua yoena

planta !

Dab bous que la tiràbam de la turmenta
e hens nousta maysou que l'arrecattàbam
Ua

amna

raubada

demoun, à las malas

au

tentacious qui baran sus aqueste
miserous ! Nou me-n sab mau ! E

mounde

qu'at calousse

ha, parié qu'at hari!
setina

que

Qu'ey ta mau baduda,
s'a ya desbroumbats lous be-heyts.
lanussa

E'ncoèra,
quoan seré la bertat, qu'ey tantpis à d-era
se Diu escriu lou bé dens lou sou gran libe !

(Pausa. )

'- ' ■ '
i
;
Que-b carat ! que y'a, digat in'at quauca istôria
dab quauque gouyat. Dâbant nou me-n anèssi,
lou nebout S'abi b'èra soubent à casa ?
'

'

•

■

.

satina,

Ah; Sabi qui

per

Poutîu ! N'ey pas
mes de Segnous !

lous

sous

de paysàs

à despart.

oelhs t'enlusernas !
que

bôu la Lola,

lanussa,

arrident.

Bo, bo ! Segnous de mountagna !...
setina

Nou-n

loU

eau

qù'u ! Que credi de qu'ou be

sou nou m :

pensàbat,

Audeyos !
panussa

Bah )

v

(Haut.)

�124

—

—

entràn dab Sabî.
eau que-b pani
Qu'abet coonLas bitarâ.
agatjs,

Non

toutas las oras ?
dus mes de près ou qu'an bet
las aulhas. Aqueste omi...

drin esbarridas

lanussa,

amistous.

Sabî...
agaus

Oue-m poussa
tout de oey à

biene-b ha

ua

pregària.
setina,

Nou-t

eau

à Agaus.

! Goàrda-la te !
agaus

Serou, dècha-m dise !
setina

Qu'en sèy mey que tu !
agaus

Digatme, quoan-la lenga
d'ua hemna punteya... Lou hilhot doungas
nou demouraba que la bosta tournàda,
tournada qui ta tóuts ey bouna e urousa,
ta biene aci demanda-b...
lanussa,
Tout

amie dab la

coiipàn.

qui-b plasia,

co

gracia de Diu !
agaus, mequcgàn.
Nou

quoan eau alarga
bedet m'aeo ! Qu'ey
ë tau me hilh...
se

sèy goayi'e

nat rnout nou trebuqui !
ta la bosta nebouda
lanussa

Que toca àço la maynada,

countentarà de benedise.

l'ouncle que-s

Oun ey,

Lola ?
à Lanussa

setina,

Boulet

me-n

e

Agaus.

crede !

iritcàn dc.ii pè.

lanussa,

Quoan. l'apèri,
nou-s

pod pas que Lola en la maysou s'estuye !
setina, amaneyan-se.

Lola !
sabi

Que sèy oun ey que la be bau coelhe !
setina,

cridan,

Lola !
lola

Tatà, que y-a ?
setina

Bnm, quin t'at
Beyas dab l'ouncle la
Bos te maridà ?

bit a qui bos tiene
Lola,

:

anàn ta Lanussa.

Ouncle, que be-n supliqui !
Goardat m'encoèra dab bous quaucas anadas !
Ghens

bous, baleré'mey.lèu que d'èste biba

èste mourta, èste

enterradâ
.

Prou de dit !
Nou preguet

e

desbroumbada !

agaus,

à Lanussa..

Que sèy oun me toca l'aubarda !

! You que souy acasit. Qu'a dias
la mia moulhè droum débat la pèyra.
hilh, s'ey trop pressât, ya se-n y troban
ouyatas de bint ans per Biarn e Bigorra.

que

Pou me

arrenyas

?

�125

—

—

Nou t'at prengas tant au brac ! Aquesta bita
qu'ey plea de trebucs, de caps, de suspresas,
que s'y béu à las liounts oun 11011 bouloum bebe :
S'ous

coumbienguts de l'omi, Diu que descida !
agaus, que

Nou

m'y gaharàn pas mey !

lhèu

u

kè chul

a

Sabî

e

pariin clcib et.

lanussa

Bèù,'la; maynada
dia cambiarà

n'escoula pas e segiiech

Lanussa qui

setina

amislousamenl

a

Açjaus e Sabi.

Qu'ey amourousa
nou pensa a d-arré mey, nou minya
ne nou beu, ne nou dro.um despuéh que perplanas
lou galant ey partit
lanussa, haussâti las espallas.

D'Audeyos,

Aeo

nou

pod èste !
pepi, enlrciri

dab

ua capa au

bras.

Qu'y ba ha lèd, tiet ! qu'ey dounc aquesta capa
qui n'abet pas bouluda e qu'adès tournaba
lou Marti ?

setina

Qu'ey lou tou hilh, qu'ou eau

Setina

îuantiene !

qu'èm bèsias ! Diu que-s goardesse

que per la may ou permou dou hilh
nat mau ! Ou'•en y a prou de ma us !

qu'ábousset

setina

Que marmoustéyas
pepi

doun tu nou-t

mench-liidas.
setina

;

U sarrot de causas

Tu, ne arrés !

Sounque Pepi !
pepi,

bié.

à Lanussa. qui

Boulet bede,

caperà lpu me hilh tournât de las laiias ?
se-n sab ! que-n sab e qu'a .coummissious seguras
e

de bèt mounclè.

setina,
Ara que

à Lanussa.

y*èm, tè I
lanussa

Que bienga»
setina

Nou-m tirôm yamey sounque

'caboitrrcrias

d'aquet lèd sudyee 1 E oey a tau b'agrada
qu'ou hèt entra, qu'ou hèt assède, e nous heinnas
qui l'amistouseyèm tantas de mesadas
permou que n'abèm pôu, permou qu'èram souilas,
n'abem pas à cridà ! Que-b troumpat de hèra
e

puch se yamey d'aubes malurs

Martî lou boste amie que-n sera

arriban,

l'encausa I

Lola, a m uchàn

lo u qui b ic.

Qu'ey lou machant esprit baràn sus la casa
martî,

Coum

l'ouncie

ey

!

loul do us à Lola.

tournât,,rtou-m das nada respounsa

Í

?

�LANUSSA

Amie, d'oun bienes ?
(Lola que hè bede que n'enten

Setina

pas.

que sarra

lou cap.)

marti

Que bièni de la plana.
lanussa

La plana

qu'ey lounga e larya !
marti

De Couduras
que

tourni, se y-a poudé de-b ha serbici.
lanussa

Dou

païs d'Audeyos?
Lola, qui s apressa.

S'èra bertat !
lanussa

Counda
ço qui s'y boulega aus
amies dous noustes :

parsàs per oun biben

Audeyos...

marti

Nou

la

soua

pats dab lou rey

y'a

goayre

s'ey sinnada !

que

lola

Quin bounhur !
lanussa

Be seré dounc la yoya
se-n

èra

;grana

a tau.
setina

Hidat-b'y bous-auts !
lanussa

Encoèra !
marti

O-ho ! Credet-me-n se

boulet, mes mounsegne

Audeyos que s'ey maridat que y-a

dias.

Lola, a crûs.
Aco n'ey pas

bertat !
setina,

à Marti.

Quin at sabs ?
lola

Ta crede
aco,

be m'en caleré hèra de probas !

(A Lanussa.)

Ouncle, nou l'escoutet mey !

(Que s'en ba.)
setina

(Ta Marti.)
lou

sou

Be-11, que descordi

sac, e que-nse-n

diga tant qui boulha !

lanussa,

toucàn Vespalla de Marti

Marti, au cournè d'aquesta erampa
be-m hasè (qu'èrem soûls dab Diu) : « Se-m maridî,
amie, lou phimè que bouy que siat de nouças,
bous que-m benediserat lou maridatye ! »
U cop,

marti

Que-s pod, mes dises nou soun yamey que dises
E lous dises de segnou

qu'ey ço.qui balen !

L'ômi. qui de Diu recebou la par au la
serbiré soubent que coum d'u'searni ;

nou se-11

(A desparl.)

�127

—

—

s«a«c

paysás, segnous, touts pariés. Mes, laTyournada
de oey qui bedou la mia desliurança
que-m bederá bachá gn'aut cop ta la plana,
sabé

l'Audeyos tiengou las proumessas.

se

o$arti à despart e biran-se sou
Quio caddèt ? Qu'y serèy abans ! Lou cassayre

lindau.

dé lèbes nou s'a'ncoera benudas las camas 1
lanussa, a

De la fé d'u

Lola.

amie, qu'en bouy ha l'espraba.
(Pausa).

Be

b'at bos ? Lola, parla
qu'a las ideas mey claras !
(Lola qui bacha lou cap sense respoune e Lanussa que hè sinńes à Setina
dous dechà soûls ; aula-lèu Lola que plouru a grans esclacassats. )
Ah! Lola, mes qui t'a hèyta plouricousa ?
eau

que

y'ani

e

tu ! Lou eo yoen

Co

qui-m disèn, adès, n'at boulî pas crede !

Nou m'at

eares

mey

!

(Qii'ou hè

il

poulou sou frounl.)
lola

Que souy la proumetuda
dou Barou d'Audeyos, qui m'a dit : Amiga,
que serèy aquiu ta la nabèra prima,
talèu que

\

la hoelha berdeye lous càssous.

(Que-s llièba).
~
Lous càssous qu'an berdeyat, las hoelhas yaunas
que las bi tourneyà, cade dens la hanga;
d'autas esparboulà-s dab la balaguèra.
Coum aqueras hoelhas tiradas pous ayres
ey cadut.? ou mey lèu lusin coum l'estela
ara, au serbici dou Rey se pataqueya ?
lanussa

Ou'at saberam !
lola

Ouncle qu'at anerat bede,
e you estacada aei n'aurèy pas la sorta
de b'acoumpagnà !
lanussa

Qu'at bos
de

segui-m êapbat

en

t'abeya
ta lounga camada ?

e nou

lola

Quin at

eau

cridà, segnou, ta

m'entenian ?

que

lanussa

Pusqu'at bos
Couma aco,

Oun

en u

moument

que

sias prèsta !

Setina, qu'èm encoèra

(Arriden ta Setina.)

en

biatye !

Lola, qui s'aprèsia.
boutés, Sabi, las escloupetas nabas ?

sabi,

Yamey

nou

qui Val porta.

te-n èy hèyt d'autant escadudas I
setina,

à Lanussa.

Mauhèyt enta bous ! Dens las terras estranyas
las maysous taus qui passen que soun barradas.
Bam se-m troumpi. Bous qui hèt tan d'aumenanças
se
per aciu-baeh n'aurat qu'afrounterias !
lanussa, a

Agaus qui bié.

Coum mey n'y aya coumpagnous, siam dou seguissi
E bous qui yamey n'èt bachat que ta Lourda,
•que eau prenc loii cap dabant de la l.roupa.

!

�128

—

—

A G AU 3

Arré, caperà ! Mes nat mau nou be-n sapia !
N'èy pas nat aut biatye à ha. Se nat me-n soubra
que serà de casa mia au cemîtèri !
(Coum Lanussa s'en ba en arriden dab Sahî.)
Tu, hilhot, be balei'é mey nou-t boutyèssés,
mes lous oelhs per tu que parlait e debisan.
Ou'ous bos seguî ?
(Sabi que hè quio dcib lou cap)
/

(a Setïnà )
DeChem-lous ha! La yoenessa
au dia de oey, qu'ey pla mey abançada.
Serou ! Ou'aberem bèt crida-us, que s'apoutyan
coum lous plats e coum Diu bôu capbat las terras.

(a Lanussa, lournan dab

u sac e u

b.asiou de biatye,)
Quoan be-n bat ?

Dey a près te ?

clesesperada.

setina,

Tant lèu que
lanussa

parti ?

•

Bitara !
tela

TRES AU HEYTA
A
e

Couduras, au caslèi d'Audeyos. Dabanl de maysou bouryesa. Ud parla
ua

frinesta. Lanussa dab lou bastou de biatye,

dari'è eis enlran.

dauna du b ourdi

Oue hét

u,

à la frinesta.
de mounde ?

aquîu ? Moun Diu d'oun soun tant
Lola,

à Lanussa.

Oue deu èste la so d'Audeyos. Lou brèspe
oun se-n anaba de casa, que-m disèba :
Nebouda dou caperà, qu'èt la semblança
d'ua serou qui èy per Lanas !
dauna

dubourdiu,

Cl

Lold.
D'oun bien es,

Miga, dab lou capèt de las liés tas granas ?
Lola., a

Se-s trufa de nous,

Lariussa.

la dauna de Couduras !
lanussa

Qu'abem hèyt loung camî, escusat -se, dauna,
s'èm atau dab la pelha qui s'ey toucada
à la hanga dous gourgs, aus brocs de las sègas,
de biatye despuch ballèu ua semana;
qu'abem hèyt loung camî, qu'èm de la mountagna
v

daunas

dubourdiu

E de quau ? La mountagna qu'ey estenuda :
bèt tros n'y a de Perpignà dinca Bayouna.
LANUSSA

Qu'èm nous dou Labedà, de las parts de Lourda.
dauna

Oun ey aco ? De segu,
que de noeyts 1

dubourdiu

Diu n'y passaba
LANUSSA

qui capSus de nousta baden
s'y demouran dinca l'ora insabuda
Lous

que
oun tournan à Diu la bita qui-us ey dada.
Se per cas, boulens ou nou, pous trebulôssis
e soun agulhats, se maugrat e partechen,
qu'ous ey bou de tourné de broumba-s d'oun

quoan
e

lous

larya

Lola dab lou capulet Sabl

éïûii

ta ha-us crestias lous pourtèn à la glèysa
pausèn dus gras de sau sus ta bouca.

�129

—

—

toounc Ions estrânyès passàn per escadença
plasuts pou cèu e per la yent que s'estangan
quoan lous eau anà-se-n ua larmina
que se-n debara de la loua perpèra.

e

dauna

DUBOURDiu,

trufandèra

Aquet be m'a l'èr d'u paybou sermounayre !
lanussa

Que souy l'amie d'Audeyos !
dauna

dubourdiu

Be-n abou

quoantes

amies, lou courounèu !
lanussa,

a

Lola.

Courounèu ?... que parla
d'u courounèu ?

Que-s serèm troumpats de bia ?
(A 'Dauna Dubourdiu.)

Ouoan èra a nousta, à Arrens, que-m disè : Mèste
debarat per casa, qu'y serat à bosta.
Ah, que harà dous dens la nousta maysoueta;
nou cerquet goayre autour de bous, e digat sounque
au prumè qui beyrat : Oun ey l'arcoelhença
dous malaus, dous roumius, dous segnous, dous praubes
Se las noustas pourtaladas nou s'alandan !...
dauna

dubourdiu,

trufandèra.

Quin debisat bous ? E ballèu be b'at sembla
qu'arrecoutiràn au castèt de Couduras
touts lous qui diset ! pelharots qui mendican,
arroussèga-camis
(Amuchàn à Lola
se

dous très

?

e

à Sabî.J

damiselas

eau

cheys ou gouyats goalhards...

(Tous 1res que mudan las espallas.)

Que s'abten !

Biengat touts, nou-b yenets pas, en eouderilha;
nou souy prou ta-b serbî, que-m bedi ua gouya,
u baylet, qu'atelam lou carroch e trota
cabalota ! Dechat-me, tè, drin arride !
(Que barra la frinesla.)
lola

O une le !
lanussa

.

Miga ?
lola

Escoûtât !
lanussa

O, e tan

qui boulhas !

lola

Nou-b disè quauque cop : Quoan bachet ta nousta,
presentat-be couma amie, mes nou b'abienga
de dechà 'ntene enloc de que m'ayudàbat
dab coumpagnous armats capsus la mountagna.
lanussa

'

toustem atau ! Lous balents que tuman
e que s'y hèn sense espià. D'aco nou fautan
de mespresa-ns e de da-ns machanta bita.

Be-n ey

reprochs mey que s'enhourtechen
Ço qui taus caps malaudous e poudoure èste
d'abachà-s e de cade, qu'ous balha
Mes ets dab lous

resou

hourtalessa chens pai'ièras
a-t bôu quoan at eau que bencen,
(La dauna que parech dabani la porla e que s'en

la durou, la
e quoan Diu

OCCITAN

ba chçns parlà,)
F. IX

�130

—

—

SABI

Anem-s}en ! Be lou bi l'estafiè ! Lou dia
dou besougn qu'èra toustem aquiu. La reyta
passada, anat-lou-be coelhe ! Be-n pourtaba

segrets, be tiraba

au

parpalbôu boulatye.
lanussa

Boulatye ? Qu'ère omi

omi feblessa.

e coum

SABi, a

despart.

Toutu, hèy, quina

amarou ! Quina soufrença
enta you quoan per aeiu haut prouseyaban.
Este segu que lou segnou la troumpaba
e dab aco cara-m enta que la nèna
nou-n pâtisse mey ! Mes que courren yournadas
e oey que coelhet ço qui labets semiàbat
quoan l'espiabi Lola, dab aquet arride
l'arride d'u segnou qui 'ngountra ua aulhèra ?
Lola, ana-n

Oun souy

bienguda,

à Sabî.

LANUSSA,

Beyas de d'oun partech

maynada.

aquera

dauna

plouràn

se en

bienguda pèrde ?

oun me souy

arribàn.

DUBOURDiu,

Qu'èt couneguts d'Audeyos coum m'at countàbat ?
s'ey hort, qu'ey bou autant coum brabe
qu'a hèyta pats au sou hilh.
Ah ! lou rey

lanussa

Que l'an doun hèyta !
Diu de you

quin bounur !
dauna

dubourdiu

Ouin bounur ! U dia

lou

anyou goardià beroy que l'amiaba
cap au sou nid, à casa soua à Couduras.
sou

lanussa

Diu que-n sia benedit ! Hèt-me
de-m dise qui èt : la serou, la
de Mounsegnou d'Audeyos ?

la gracia
cousia

dauna dubourdiu

Bèn,
t'audiba
qu'arcoelheré dab mesprès toua paraula

esti'anyè ! Se lou courounèu

que

badinas,

e

(Anan-se dab
sabî,

u

arride.)

tournan dab Lola.

Anem-s'en caperà ! La terra que crema
débat lous noustes pès. Qu'èm tradits !

(Marti que parech.)
lola

Malaya !
sabi

Lou trahidou

qu'ey aquiu coum dens la tuta !

lanussa,

•

abisan-se de Marti qui parla dab Dauna

Dubourdiu.

Diu

qu'ey dab nous auts e Diu que-nsé gabida
maugrat de l'iher e de souas puchanças !
dauna

Qui

soun,

Marti,

que soun

dubourdiu,

à Màl'li.

qui-us manda t'aci ?

mountagnôus !

hounin

sus

la scèna.

Que soun de nousta,

�131

=-

lanussa, a Daune

-

Dubourdiu.

E b'abem
Marti,
que
a

enganada ?

coiibrin la bouts de L.anussa

d'aquets qui mau eounselhaban Dauna,

soun

Mounsegnou!
lanussa

Hou, cassayre, que menteches
Se counselhà lou hasèm, qu'èra pou maye
bé de touts !

des part.

Lola, a

Yova d'auts cops
ara

!

tan mespresada,

qui souy aci be-t troubari douça !

Oui soun se ne soun ets qui de l'u bilatye
à l'aut aperàn lous paysàs, an sounadas
las campanas ? Qui senou ets hèn demoura
aus dragous que lou rey mandé ? Qu'aloungaban
lou massacre e coum toustem qu'èran lous praubes

qui pagaban !

lanussa

qui parla

E toustem lou de
que-s

deberé

cara

!
sabi

Lou trahidou !
Marti,

saulàn

Sabî, mes Lanussa qu'ou bira.

sus

S'èram
capsus,

quin

cop

de bastou qu'aurés bitara !
sabî,

à Dauna Dubourdiu.

Qu'ey et qui boulou bene lou boste mèste,

Dauna,

e que

s'y gagnaba lhèu cheys cents

Que bouy ana-me-n loegn

liuras !

plouràn.

Lola,

d'aci !
Marti,

à Sabî.
Que boulouras

las

taryas ?

(Que-s desgaha de Lanussa mes

aquesle qu'ou tourna d'eslangà.)
lanussa

Que be-n prègui !
dauna

dubourdiu

Besis, ayuda !
ta la dauna

d'Audeyos !
lanussa

Nou be-n
'

dauna

Ah que-n

dubourdiu

tremouli touta ! Qu'éra ta bene
d'Audeyos, baron de Couduras ?«

mounsegnou

Dabant Diu, lou Diu de boentat en qui eredi,
dabant Diu qui per la bouts encoèra endtnna
d'u pecadou sus l'autà cada maytiada
debara, que-n parlarey ! Dabant lou moundc,
dauna, que bouy està lou sou testimoni,
nou permeterey que l'esquissen las lengas.
Qui coum you sab la beutat de la soua amna
dauna

dubourdiu,

Que-m sembla d'entene ua bouts
en

?

à despart

couneguda

l'audiri !
lanussa

l'ey bis you quoan de cops í
(Dauna Dubourdiu que s'aprcssa

Be

la escouià■.)

eau

nada !

�-

132
Qu'èrâ

fcer aciu capsus sus
de

Gascougna

lous poeys, en termiêra

d'EJspagna, nou-s'y passaba

e

goayre nada mesada que nou biengoussa
assède-s au me larè. Dpungas qu'estesse
de noeyts coum de dias, b'at sabè Setina
la mia goubernanta, qu'abè lous ourdis
dou ha entra, d'arcoelhe-u. Quoan d'ahutadas
lou hé seca la pelha e couma belhabam
quoan de cops entraba &amp; nousta tout doueinas.

plegaba la

e

eama à la nousta taula !
sabè lou flisquet de la mia porta

B'ou

!

Ua ora de prousey ou lhèu duas oras}
e l'auba encoè nou hesè capsus las picas

aquets bets bestissis de coulou d'iranye,
que tournaba de parti dab dòus e penas
de nou mey èjte en la nousta coumpagnia,
tant que tiênè dens nous !
èste counechut quoan souv

à

Mes oey se nou

debi

casa soua

(Dauna Dubourdiu que hè s innés ; si I si l
se l'ingratitut ey per aci semiada,
se souy l'estranyè hounit taus de qui-m
tagnen,
se nou pesi u dinè ta la soua espousa,
(Dauna Dubourdiu countrariada que hè dus pas a Vendarrè.)

bé, per aquero, Diu laudat que sîa,

e

chens mey

disé-n que segoutirèy la prouba

qui s'estacaba à las mias espartegnas
e partim, amies, decap à la mountagna,
qui boulhen

lous

ana

dab you que-m seguescan !
(Que s'en ba ta la parlaJ
dauna

Perqué nou' sta-b drin

mey

dubourdiu

? Ta que parti, mounde ?
lanussa

Nou-ns estem mey, ua
que
e

segounda, ua pausa
li'ayam tournât d'escade la tranquila

beroya pats qui-s tié pou presbitèri.
Marti,

Dechat lous ha !

arriden à dauna Dubourdiu,
DAUN'À DUBOURDIU

E

la maysou
nou

bou3, Marti, neteyat-me

qui n'a

prou

sèy quin !

de bons*! Que y-entràbat
mart

au

Ah, quio, que-m cassat ? Nou m'atelan
medich yu ! Que passarey gnauta bia,

brigue pôdi que-m benyarèy encoèra,
dous arcasts bielhs e dous nabèts. La benyença
qu'ey lou me pa, pa trende a la mia bouca,
que me-n sadourarèy !
se

dauna

.

dubourdiu

Que mastegat,

,

Ta qui b'at abet ? Qu ey ta you ? Ta dehora !
N'ey besougn ni rèyta dou mounde qui bienen
en
beroys coumpagnous ha-s loua demoura
en

ara ?

la mia maysou.

LANUSSA

Abisat-be á

sAbi à Dauna

Ua dauna
que-s

^ bous, at b plats, dauna

qui balhat bosta couníìença»

coum

bous dab bèras

Dubourdiu.

paraulas

dècha troumpà 1
(Marti que miassa Sabî&gt;)
LOLA

Yarriey

nous tes

pès nou t'aboussan hourada

!

° t&lt;311£l nlaladita T

(Marii que bôu sauta

sus

Sabî J

�133

—

—

duboufldiu

dauna

dias,

Cassayre qui m'as troumpada quoant de
coum

coundabas mensounyas sus mensounyas,

me

dehora!

ta

(Martî

que

ba, miassàn.)
de pareche !

se-n

E nou tournet mey
lanussa

Dauna, gran mercès ! Que-s hasou l'esclarida.
Diu que s'a causit lou roumen sus l'ourbada.
Ara qui touquèm lou lindau de la casa
oun Audeyos badou, biscou, s'apoutyaba
serbici dou rey, s oun que ua

tau

pr'egaria !

Dauna, au prumè cop qui tourne de la giierra
e dous sous trebucs e sannîas e gloriaS,
parlat-lou drin dou sou caperà Lanussa;
que coumprenerà !

d'u carroch.)

(Que s'entenen lous esquirous

espiàn dab Sabîi
Ya... mounde qui debaran

lola,
d'u carrOch !

à Lanussa.

SABi,

Dab omis armats

e

semblan

que

cercà !

(Broussida, espabenis dé Lola-, de Dauna Dubourdiu. U sourdal
lanussa} au
La

dauna dou

eastèt !
lou

biengut,

se souy

lou courounèu

que souy

qu'entra.)

sourdal.

trÌSÍÓ.

solfrdat,

mandat

pou me

Salut, dauna !

mèste

d'Audeyos !
dauna dubourdiu

Tout ço qui toca
au

courounèu que-m tagn
lou

Espiat !

bet drin é lhèu héra !
éspiàn

sourd at,

a

d'arrôun.

(Amuchdn Lola, Lanussa e Sabî.)
Qui souri ets ?
dauna dubourdiu

Que soun côuma

de casa !

lanussa

Amies dou courounèu.
LOtí SOURDAT

Passan tues e terras

qu'ey cercat e' sdeburat ta trouba-m
dabant bous, dauna ! Mes ara coum
lous moûts que

biste
parli

s'estàn dens la mia ganurrâ.

Qmi d'atye que-n

èy ua estrangla,

(A Lanuàsa.)

aydat-me !

dauna dubourdiu

ba ! N'ayat nada bergougna,
parlat-me dou courounèu e de quoan tourna.
Tout

aco

que

lou

souRdat,

Quin tournaré !

loul dous e a d'el medicli.

(Que dêmoura cap bach,

esmudil.)

dauna dubourdiu,

Hé ? Que

Lola,
Mes
me

passa sus

qui

a

ènfenut

quina bruma

qu'espii e nou bedi
m'amantoula ! Oun souy !

lous oelhs,

qu'ua negrou qui

à Lola.

y'a ?

(Sabi que s'en mia

aiLola.Ja dehùra.)

�134

—

—

Lou sourd
at,

nou

l'y podi ha la coumissiou

a

desparl.
Nani,

doulenta !

dauna dubourdiu

E

doungas,

que ?

Qu'ey malaut, qu'ey blessât ?
lou

sourdat

Pire

qu'aco !
Mes que bie
ta dise-b ço qui n'ey !
dauna

(Que s'enlenen esquirous dehora )
lou marqués de Pouyana

DUBOURDiu, çjahant-se au bras deu

sourdat, sourtin de la

scena.

Ah ! sourdat nou-m dèehes
atau sense sabé ! Ah, sourdat, nou
sais
dab mieys moûts, dis-me la bertat la
Se demouras atau
que

mut, trop
m'ey la mourt !

mey cruda !

que-m

turmentas,

.

lanussa,

soul, puch Sabi

Mies, quoanu marqués
que-n y a hort de nau !

se

Lola.

e

boutya

(Que s'enlencn plagns

e

crils.)

lola

nou

B'ey la dauna qui ploura !...

l'entenet pas ? Que soun aquèts plous
? Mercan
ua yoya ou meylèu
anounça

enta Lola
couma
sus

gnauta doulou ? la doulou qui bola

lou tou cap de nèna !

lanussa

Prauba

Qui-t bienès

maynada,

aci eoussirà lou baume
qui se-t cura e qui se-t minya !
Apatsa-t ! Qui n'a pas lou sou hèch de penas ?
B'ey en dôu la dauna qui credèm glouriousa ?
Aci qu'èm de trop, anem-se-n.
tau

mau

per

doulent

lola

parti d'acî ? Nou sabé s'ey biu,

Chens
se

counda

noubèlas,

yamey tourné, carreya-m atau lou rèbe:
lou machan rèbe oun lous herums se trebucan
héroutyës dab la babassa dens la goula,
estirassàn en pedas lou me co ? Sense
u mout
parti ! E parti ta oun, malaya !
(Que s'enten mounde arribà. Lanussa e Sabî qu'ou hèn sinnes que-s care.)

Perque m'abet arcoelhuda yameý, ouncle !
lanussa

Diu

qu'ey lou mèste, Lola,

e

qu'ey lou gran mèste,

Qu'ey ço que nou hè ta tu ? Qiie-t dé la bita,
la bita e lou poudé d'ayma, de comprene,
la bita oundrada beroya e soubirana.
(La porta que s'ourbrech, lou sourdat que bien.)
De que ploure la daune V
lou

Aperat-la beuda,

meylèu !
lanussa,

sourdat

pallin

e Lola

qui cal qu'cij miada

per Sabî ta la

frinesta.

Dounc Audeyos qu'a fenit de bibe ?
Diu de misericordia, que Payas balhada
pats e boutât çop-sec, à la toua dreta !
lou sourdat

Nou b'at

èy dit à bous auts ! Despuch qui coundi
que souy bariat, n'èy pas idéas seguras !
(La dauna que s'enten

a

ploura,)

�135

—

Qu'èram a Sent-Placida, endret de Sicila :
b'ey loegn ! qu'abèm batalhat dias e dias;
espagnôus qu'èran sou tue a demoura.
Lou courôunèu qu'a coumandada la carga,
que s'apoutyan lous dragous, e qu'ou be mandan
deguens la palu; Audeyos b'ey en yoya !

lous

Mes

loc de pausa-s la yournada hèyta,
bôu abé la bictori coumplida !
l'y pot ha; qu'éy ço qui l'estanga
mourt que l'ategn au pè d'u.a tuca!

au

et que

Arré
E la

?

nou

lanussa

Dits,

e

quin, amie ?

lou

sourdat

Qu'arcoelh l'arquebusada
debara de chibau...

qui u

lou

marques de pouYANA,

tout-cop e poudet èste
Oun èt bous auts, qui-m
e l'abet arcoelhut !

se

qiii da lou bras a Dauna Dubourdiu.
Diu que-b counsole,

counsoulada !
diset qu'en la mountagna

lou

marques de pouyana
Hens la

mountagna !

saubadoura

lanussa

La neurissèra
lou

d'omis libres !
pouyana

marques de

d'aqueste bèt engountre !
amie, be-n èra lou boste.

Que souy you tan fier
Audeyos, moun

(Saludan â Lanussa.)
Omi de Diu, bous

destacat de la terra;

bous, dauna, cabens

l'espraba mauhasèga,

dou défunt, permou dou qui-ns aymaba,
toustem la soua amistat que-nse liga !
dauna dubourdiu, à LcinilSSCl.

permou
per

Que-m broumbi ara
Broumbem-se dou

dou boste noum, Lanussa !

lanussa, qui lou pren lou bras
mourt, dou baient e dou noble

Audeyos qui hé lou sou
aco, que

debé. Que counda
balanças !

pésa en las celestas

dauna dubourdiu

Ouoan me parlât qu'ey
fresca e goaridoura !

toustem couma ua plouya

(à Lola qui s'ey

Ihebada)

E bous

Madamisèla !...

eslranglada, e que s'en ba enlermieij de
Lanussa.)
Lola, seguin-la à petits pas, de loegn en la.
Dauna, ne-m couneehi msy ! La bouts que-m trembla
cada cop qui bouy parla. Nou souy à casa,
per aei capbat e lou me co que-s bira
e nou se me-n tourna que ta la mountagna
{qu'ou sarra la ma,

biciada.
l'estela
la mia frinesta !
(coum s'espiaba l'estela au houns de la scena).
que la bey aciu, qu'espia e que m'apèra !
Sabi, qui eu anal la Lola e la sarra per la
Anem de biste, tournem se-n ta Setina

oun

oun

Pougana, e de

l'ouncle benedit me neuri
deu escarrabelha-s tout sé

11!

qui bi tan souben à

e

ta

il

lalha.

paỳ Agaus !

(qu'abançan de pas)

E ballèu

qu'èm à nous ta !

Dubourdiu e Pouijana à la
porta de l'ouslau, que benedech Lola e Sabi.
Segnou, gabidat. aqueste parelh d'amnas !
(e que partech au darrè d'cls.)
Lanussa,

qui bié de segui Dauna

TE LA

Miquèu CAMELAT, gascon,

�UN PETIT

DINNA

COUMEDIO DE CAMPAGNO PER H. DAMBIELLE
PERSOUNATGES

Bidau, Janot, Zousep, très
un

omes

jour le bourgés à la bilo.

Un

abugle

Un

garçoun

Un

sarjant de

le

e

soun

gafet

:

de la campagno

que

b'an hè

l'acoumpagno.

que

d'auberjo de bilo.
bilo.

SCÈNE

X

Uo poulido salo d'auberjo de bilo. Très omes de la
campagno enlron
enta dinna.
Le Bidau couhal d'un
berrel, porto un parasol blu débat le bras. Le
Janot couhat d'uno casquelo a bouchet
porto uo biaço sou coi. Le Zou¬
sep, couhal d'uo bouneto à peu, porto un desquel plen de
flous. —'Arroussègon cadun un barrot de recardè. — Le garçoun, un cabeçaa sou
muscle, les guigno en tout arrise.
Bidau

Adeehats, Moussu bien le bounjour

la coumpanio.

e

Janot

Adeehats, Moussu bien

le

bounjour

la coumpanio.

e

Zousep

Adeehats, Moussu bien le bounjour

la coumpanio.

e

Le garçoun

(Les saludo, les afusio

uo

cadiero

a

cadum

e

les hè

penjaire).
Messieurs

vous

pouvez

suspendre

vos

bese

un

clau'

chapeaux.

Bidau

(A part).

«

Vos chapeaux

n'auèn pas nat capet grand
un

», ça

dits,

a

lagagno

as uelhs

sampa,

pegourlin : jou ei un berret; tu, Janot,
casqueto; tu Zousep, as uo bouneto.
(Enioui se bira decaps le garçoun). Mercio, brabe, ets
trop auneste.
Janot

(A part e d'un aire maufisent). Bau mielhou s'esta
caperat, en
cas d'arren.
(Eniout uerda le garçoun). Enta que boulets
que sion
eap-nuts, la couhaduro gèno pa enta minja.
Zousep
E aço

(Hé bése le desquel; touiès très pauson les paquets coslo érés
sur uo cadièro. Dou
desquel, hè sourli pe la porto badalhado, de poulidos flous. Atau se gaac.aran pas e
s'estarrouhiran pas tapoc.
(Toutes très se pintuon très bels flùcs de flous
que porlon sur l'esto¬
mac ).
Janot
Embauinon

aquéros flous; surtout la berbéno,

flairou que hè ahoula las nasits.

esplandich

uo

Bidau

Garçon.
Voilà.

Le garçoun
Bidau

Boulèn hè un boun dinna.
Boulèn sourti d'aci dambe uo bouno
tibado.
En de Patatras, e auen la
gorjo débat le naz.

Compris, bertat ?

�137

—

—

Le garçoun
Bien. (Le garçoun

s'en ba hè

un

lour per la cousino).

Zousep

Oun diu

le garçoun.

ana

?
Bidau

Ba

bese, pardi, pe la cousino si a de que mous hé deberti les cachaus.
Janot

(tout eslounat)

I coumo enta la bolocho.

Uo serbiéto !

(Desplègo la serbiéto).

Bidau
I

famuso coutèro (preng le coulel).

a uo

La nosto Françoun n'a uo atau,
de la soupo e pela las trufos.

Qui

sap se

s'en serbich enta talhuca les caulets

talho ?
Janot

(Le Bidau hè ensemblant de s'arresega les dits).
Bidau

Coumo bets

l'asquio é le talh i ço de mémo, mous balliara pas nat

:

Pourbu que

talhe prou enta talhuca le car

.

Zousep
Jou m'en chauti plan. Ei le men coutèt a la potcho, coupo coum'un rasuèr. L'ei tousten dessus. Poden arriba milo causos. Estrabu-

qui a uo endorto linjardo e tilhouso, la poudi; trobi uo toucadère
poulido, dréto, sense nat nouset, la coupi.
Un coutet; ne eau aue tousten un. Te biroulejos le car capbat un
tarrè, podes estrougna l'armèro de l'ateladèro en un birat de man;
le chibau s'espatarro de quelhos diguens un barat, abracos la soufle
le tens d'un limbret. Damb'un coutèt ahilat de iresc, te tiros en aunou de pertout. e jamès te besés pas nat hasti.
(Le garçoun porto la carto a la man, e la balho as ornes).
Le garçoun

Voilà

messieurs, choisissez.
(S'en tourna ana, decaps le porto-biiro enta luna les ananls e les

benants).
Bidau

(à part)

auneste, mous balho aquèt espèço de
cusés, en tout arrupa les pots.
-

Mau
«

Choisissez », ça

sigu, aquet goujat.
E

be

calendriè

e se

biro de

dits, choisissez de quoi ? A un cop de martet
Janot

uerdo, legis, tirot partit d'aquét papé, tu que eounégués

las létros.
Bidau
«

Menu,

hors-d'œuvres, saumon, loup,

pommes ».
■Jésus Maria,

Janot

Parlos ygrec.
Zousep

Se trufon de

nous

ans sampa.

Bidau
Le bau

parla, jou... Garçon!...
Le garçoun

Voilà.

sauce-verte.

quinés miracles que hen praci.

Bejteak aux

�138

—

—

Bidau

tant, de berses. Auen le bermou salutari a l'estoumac, las hourmits mous hèn prusèro per diguens le benté... Mous
eau un brabe dinna... Ouan mémo i manquara un bourit, mous lié
pas ren : « Boun appétit, bau plat cousit ». I coumprenguen pas gouto
au boste calendriè... Auèts soupos ?
Boulèn dinna

e

pas

Le garçoun
11

n'y a que du potage.

Bidau

Du... ?
Le garçoun
Du

bouillon, si

voulez.

vous

Bidau
Dambe bernicèli ?
Le garçoun

Oui.
Bidau

Pourtats bernicèli

e

dou gros.
Zousep

Quin doumatge qu'aujon pas soupos. Las aimi jou, jamès plus, las
soupos. Ne minfi eado cop uo brabo siétado ahoulado coum'un leuade,
mès tabe : Sièto alicoulado, hame ataisado. Après un eop a Chabrol,
que le culhé si nègue, aeo lié un boun platoun au houns de l'estoumac, e draubich bien commo eau, la tuto de la garlamèro.
SCÈNE

II

f"lr

(En aquet moumeni un abugle appuyai su muscle d'un gafei, enlro
diguens la salo. Porto débat le bras uo caclio de biuloun e a la man
l'arquet).
Bidau

Tè, qui ei aquet despenjolard. I hèt a la bimbolo. Bado eoumo
un agassae, mort de hame. E le petit sentiroulet au coustat, a duos
camotos de cigalo e brasses grosses eoumo husès esquissats.
janot

Ço qu'ei praeo que l'apparauénço.

La

un

parich, bèt coum'un

pallié, l'aute petit coum'un bertelh.
Zousep

La bèt i

bisto-flac, diren que

marehauo

pé-descaus

su

las res-

toulhos, uerdats eoumo hè.
Janot
I pas

bisto-flac, i abugle a-fèt... Que ba hè praubo, aro, se boulo le
eap dou biuloun débat la machèro ? (L'abugle hè liba las cordos, se
boulo le cap clou biuloun débat la machèro e coumenço de ressega).
Bidau
Mous ba hè

uo

brico de

rigorago.
Janot

Coumo bos

qui béjo, enta pessiga la cordo

que. eau.

(Le biulounaire jogo).
Zousep

Se da aire dambe le cap.

(Le biulounaire jogo
loutès estounals.

uo

brabo pauso. Les très
jogo mès horl).

Le biulounaire

Bidau
Aro li

ségoutich las tripos.

(Après hè bien dons, bien prim),

omes

te uerdon hè,

�13;)

-

—

janot
Aro loumo lié

prirri; dircn

un

liiu du musiquo.

1)1 dau

S'at boulo

bo; le hè parla,le hè rise, le

coumo

(Jogo tousten dambe

mes

hè ploura, le hè tout.

de forço e finich).
zousep

Maria praco;

l'i chasclo aquet biuloun
(L'abugle se tiro de la potcho, un pelit siéloun, e s'en ba decaps les
dinnaires amenai pou gafct).
Janot

Que bo damb'aquet siétoun ?
Zousep

Un mos de soupo ou un

tchicoutet de l'ricot ?
Bidau

demandi excuso, brabe. (Entoul se bira de caps Vabugle)
mès auen pas aci qu'uo pièlo d'assiètos e arren diguens : attendets
tant, che pu, mous ban pourta bernicèli, moun balharan duos culher.ados dambe milo plasés; bous ac auèts bien gagnai, mous auèts hèt
Bous

uo

musiquo jamès plus.
(Vabugle

se

boulo

a

rise d'un aire

Irufandè).

Janot
Ali ! praco

arribo dambe le bernicèli.
Le

Un

petit

sou,

s'il

vous

petit gapet

plaît, pour un pauvre aveugle.
L'abugle

Ayez pitié d'un

pauvre

aveugle.
Zousep

Oui, praube; que n'auèn pietat !
Janot
Oh ! oui

pramo qu'ets rede a
(Le garçoun s'esglaho d'ûrrise).
en

Le

Un

deplagne.

petit gafet

petit sou... s'il vous plaît.
L'abugle

Ayez pitié d'un pauvre avejugle.
Bidau

de nosto pietat e de noste ber¬
bo, [mous galia qùauque so..., uèro aquiu ço que bo.

(A pari). Cresi bien que se chauto

nicèli;

ço que

janot
Jou ei pas

qu'uo soro.
Zousep

Jou ei pas un

ardit de mounédo e bau pas descambia.
Bidau

petit caucoumet en aquet liastious enta que se
tire dou tour. (Se foulho). Bau bese s'ei liât souricot. Se canson pas
de péno, aquero gusalho de mounde, praci enta se gagna diiiès : dus
ou très
piulets de musique è uo pecéto diguens la boussicoto !... 1 a
UO tourrilliuado de feniants que biuén agidoment en manéja la barro
Le

eau

balha

un

�140

—

—

de lèuge. (Erousomenl que l'abugle coumpreng pas
ço que dits. Enfin
trobo un so e le balho au quisloun). Tièts uats aquiu un so, e tirât
bous de la lutz; auèts un machant alet d'ana hè le quistoun atau.
Mitarets de hè louga le boste gafet, coumo bailet e bous, mitarets de
bous ana coutcha tout le jour. (L'abugle comprend pas).
L'abugle
Dieu

vous

le rende. (E s'en ba).

SCÈNE

III

Bidau

Mous

décha defreda le bernieèli. En ban prengue uo coussado cadun, ren qu'uo e mès encuèro pas trop rasèro. I talomens cla,
que se bets le eu de la soupièro. I a pas nado luo, pensi pas que mous
eau

pas

estoumague. Diu este hèt dambe

uo

de grilhoun.

lauzeto magro, ou quauquo pato

(Pendent que dits aco, le Bidau balho
cadun dés

uo

coussado de boulhoun

a

très).
Janot

Crési que

sio ruent, ahumo réde.
Zousep

Se calere pas crama

la lengo.
Bidau

I a pas

qu'au bouha.

(Toutes très bouhon et béuen per gourjados).
Janot
Bau pas arren

tout court.
Zousep

S'arresto
eslourit.

au

cap don cot, i de machanto passo. A uo troubou a
Bidau

Se

soun

trompais : au loc de trempa

au

metau de la soupo, an

poutzat au pairo de la bachèro.
Janot
Me balha

déjà l'ascoupidéro à jou.
Zousep

A

jou, mé hè rebut.
Bidau

Garçon.
Le garçoun

Voilà.
Bidau
I uo

pousuario aquet bernieèli. Auèts dobo ?
Le garçoun

Non.
Bidau
A pas

dobo. (E enlout

se bira decaps le Janot, e le Zousèp).
malerousés !... Mous aure calut un brabe tros de dou-

Bèn nous aus
bèto. Aco, aure eugnat las parets de l'estoumac !...
Trobi que se batten entrèros coumo las pèts d'uo
jado a la rubès. Auèts estoufet de biou ?
Le garçoun

Non.

saquéto biroulc-

�Í41

^

—

bldau
Un

pioc a la brocho ?
Le garçoun

Non.
Bidau

Pas mémo un

saupiquet de mounjos ?
Le garçoun

Non.

Bidau
Auets pas ren.
Le garçoun
Mais lisez la carLe.
Bidau

Le

calendriè, l'auen legit; marquo maclian tens; auets platets
enta hè traita estoumaes de tchourros. At besèn, i pas qu'uo boutigoto aço. Bous demoro pas qu'estramos. Dambe un boun cugn de
pan, trufos bouridos, uo salado de garous de cébo, abarrejadés dam¬
be binagre dou cournut, aurèn hèt un mes boun dinna enta nous
aus... Puisqu'auès
pas arren mès, pourtam-mous un platat de sauço,
ne

diuèts

aue

encuèro cauquo coussado.

Le garçoun

Je vais voir.

(Le garçoun s'en ba à la cousino).
Bidau

(En loul s'adressa

as

aulésj.

Haram chaucliolo dambe pan.

janot

Erousoment que'm sobro dus ou très pataes de bin diguèns la coujo.
Mous hara passa le machant goust dou bernicèli, em-pramo qui pas
hèt dambe jus de cordo de pouts, aqueste.

(Entoul hè

un

poulet

a

la coujo).
Bidau

Qui le diable trépo ata'u, dauant la porto ? Hurgan décaps le flisquet.. Bon entra...
Janot

Un

sarjantl...
SCÈNE

IV

(Un sarjanl de bilo, enlro, coum'un cop de benl).
Le
Les boilà !... les gaillards !...
voir pour voir... la trombino

tifications...

(Les

sarjant

Cré non de non d'un bidon !... Voyons
qu'ils ont!... Ils en prennent des for¬

léuon, se tiron la bouneto, e peton de pôu). (En lout
decaps le garçoun) ;
Bous abez trois mauvais sujets dans votre bicoque... Depuis deux
heures, la police est à leurs derrières... et enfin je les appréhende...
(Enlout se boucha le frount).
Ah I bous sabez il faut avoir un tempérament d'entomobile avec
se

ornes se

rebira

eux.

(Jusl

en

aquel moumenl, le Janot se boulec

relrouni loul : le Bidau
Le sarjanl se rebiro

poudouc
cop-sec).

pas

a estournuda,
relengue d'arrise)...

ac

hasonc

�Ì42

—

D'abord, bous, n'aprofitez

—

Le

sarjant

pas

de ce que je vous tourne le dos pour

rire au nez...
Et bous... bous bous êtes mouché à

boix haute...

le délit.
(Ajusta las lunetos e se boulo

un

me

Vous
au

e

nom

agravez

a

legi

de la loi.

petit librol). Je bous arrête

Un poing (en tout ajusta le pung e en balha un palaç. sur la taulo)
be un poing, c'est tout.
Et voici ce qu'ils sont les motifs du délit de votre chacun... Primo.
Un de bous autres, il a arraché des fleurs au jardin des Plantes
Secundo. — Un autre de bous autres il a ponsu tuer le singe, qu'il

■—

s'en relèvera pas.
Tertio. — L'autre de bous autres, il a estoufé
en est mort. Et maintenant expliquez-bous !
ne

Le

sarjant boulo las explications

le perrouquet, qu'il

escriul.)

en

Zousep
I
au

jou qu'ei escabessat las flous, més ac ei pas hèt de machancetat,

countrari. La nosto henno, las aimo las flous,
(A part e se bouta a ploura).

jamès plus.

praubo Menjoun, se sabèuos ço que m'arribo de le boulé hé
uo amistousetat. (De caps le sarjant). Aure arrisut, coumo uo pègo,
tiets, aqueste se, quan l'auessoi draubit aquet desquetat de rosos.
Ah !

Le

Oui, mais
reposer en

ces

sarjant

fleurs, ils n'étaient

paix.

pas

à bous, il fallait les laisser

Zousep

Elles n'étaient pas à moi ?... Bous demandi excuso c sense boule
manqua de respect a la plaquo besicatuèro que pourlats sou bras,
bous direi qu'i pas atau que s'espasson las causos cha noste. Quand
on bouto bazéîi dauant la porto, ou su la sègo dou casau, au bord du

camin, les anants e les benants le poden maneja, le poden pessiga,

poden prengue flots, digun dits par ren, au countrari tout le mounde
i countent. S'en bau bien la péno d'este de la bilo, quan on ei ta
bijarre e ta jalous 1
Le

Sufïicit. Et le

sarjant

singe ? !
Bidau

Bous demandi excuso,

le singé i joui...
Le

Bous

sarjant

êtes, le singe, bous ?
Bidau

Nani, mes moun dise ei qu'ei jou que l'ei apalarrat. Bats bese, se
hèt autant, bous. Passaui tranquilloment costo et. Ero

n'aurets pas

penjat pé la cuo au soun joukè, e aquiu s'âgrounçauo. Le disèui pas
arren. D'un sang-fret, me sauto sou cap e se m'en porto pou floc,
la couhaduro. Après s'en ba mountagna au cap de la bigo, e aquiu

auèuo l'aire d'en tira fiouns en tout me hè la nicho e hè clitcha les
uelhs. Alabets le digoui jou commo ço ! « Debaro, s'es pas un feniant 1
Debaro, s'es pas un gale, un pedae ! Tcho, debaro ! » Debarec sus un
barroun a pourtado de man. Le balhéi un cop de parsol sou cap, le
diuei pas bien èstabourni, pusqué en tout hé la camuchéto caijouc
de palos. Autalèu qu'estèc per terre, me repoumpiscouc dessus, e
érousoment que parei le cop, autromens m'eshueillicauo : me poudouc

pas prengue

qu'au bras, aquiu m'i plantée las cacliinos d'un plen.

I ei le blau cncuèro, le sang coulée a riuèro.
le barrot aquet barrot (hé bésc le barrot) e

Quan besoui aco, cabejei
la pelho dambe
belòurs de garric en aquet poulissouh. fin paru, truco que Lrucaras;

funtejei

�143

—

—

forco de l'alisa las costos coumo eau, l'escurratei,
l'echarriei, s'arrouseguec decap la tuto, le praube gus, en tout s'escuica e boucha la
terro dambe le traïn de darré.
a

Le sarjant
Bous n'abiez pas

le droit de le toucher.
Bidau

Pas le droit ? Bous demandi excuso. Enta nous aus quan un can
ben laira trop ras dou calhiua s'ou trucon sou mours i enta ét.
Se moussèguo e que l'escabècen, i tan pis per et. Le singe, et tabe,
que

s'at bire.

Se eau bengue à la bilo enta se
rio de bestios demouraran en ço

pas de que l'entretengue, i pas
odents ni de moussec.

jou,
Le

Sulïîcit.

—

hè mourganha per aquero saloupade noste. Se le mestre dou singe a
cresem-me

qu'ou boui serbi d'ahi-

sarjant

Bous abez le décès dou parroquet.
Janot

Excusais, i a jou que bous adressats aro. Bous bau dise la causo
coumo si espassado, sense i ahitua arren. Quan entrei
diguens aquet
poulit jardin oun i a tout plen de causos, te bau bese sou pas carretè,
aquèt espèço de pin-lai, apausot sur un bruchot que hasèuo ensemblant de se tira las piuses. Talèu que mous besouc, mous saludec,
bien auneste. e bien tout. Aco at troubei plan. Quand
besoui que
parlauo coum'un ome e qu'ero tant gracious, jou tabe me tirei la
casqueto e le tournei le salut. Bouloui dise aquiu au Bidau, ren qu'aç.o : « Le poulit aujam »; me trufaui pas d'et; au talèu se quilhec
coumo un pout, entout se
péu-héri las plumos e d'uo bouts engaussado e en coulèro, me cridec : « Sacr... r... r... r... cochon ! sacr... r...
r... cochon!
quan besoui que m'enjuâriauo atau, le bouloui tengue
ténoun. Alabets, praubo de bous, qui a pas entenut aco a pas entenut
»

Cridauo coum'un hol, e le malerous!... arnegauo coum'un
païen. Me traddec de tout; ei bergougno de bous at tourna dise; me
boutée mes bach que terro; quan besoui aco, le gahei en un pugnat
arren.

darrè le cot entau

segouti las plumos un bricalhoun. Me balhec un
a la man, se m'en pourtec le tros. Pensats
bats bese; la m'a caludo estroupa dambe le

pessic, d'aquérés toursuts,
belèu que mentichi,
moucade dou

sannenlo). En

nas

cas

(Hè bese la man, la descapèro, ei esgarraupiodo e
d'arren mès, le sarrei las aussos coumo qui tuo

pijoun. Quan auée pas mès l'aléno se carec cop sec, boutée les
a la rubès, se pato-birec, dechec ana le
cap, hasouc un darré
badalhet entout poussa un petit eslamèc. Ero mort, point de « releun

uelhs
batis

»

Amen.

Le

Malheureux! Si bous sabiez

sarjant

lequel crime bous abez commis !
janot

Quel,crime j'ai commis ? Mes boulets badina sampa. Crime!... n'ei
pas hèt nat, au countrari. Quan enta nous aus, tuon uo bestio heroutjo
quç cerco pas que la malo-heito coumo qui diré l'estouret, la hagino,
balhon uo recoumpenso. E aci de tua aquero auzeralho d'arren, aquet
boulatum de malur sere un crime ?... Après tout me coumencèc,
m'atournei... M'anaui pas decha esgarraupia las mas, ni embricalha
le mours per aco d'arren que balho... Auets pas arren a dise, l'ei pas
panat. Au loc de l'amaga diguens la biaço — au mens que s'en sera
pla aperiat — (hé badalha là biaço), si cabejat diguéns le petit nauquet oun auèuo le milh; aquiu l'ei dechat enta bous hè pas encrése
qu'èro mort de hame. En ço de noste, las garios s'escapon suen enta
s'en ana grappa pes croubits : i porton esprejudici. Per tantos qu'en
tue le mestre dou camp, perbu que las dèche diguèns la régo oun

�—'144*—
cai,judos, le besin a pas arren a dise : mitauo de garni mieihod
papach à la pouralbo auant de l'alarga, ou mitauo de decha la

soum

le

garlèro flisquetado.

Le

sarjant

SufTieit. (He semblant d'aue finit
se

rebichonna

(Les

les atirails, rede esloumagals).

prençjuen

omes

d'escriue, barro le librot : enloul

moustachu). Suibez-moi au poste.

la

Le

garçoun

Et le dîner ? Vous ne l'avez pas

payé.

Bidau
Auen pas
e

tout entiè

minjat

un

culhè de boulhoun, le bous dechan tout prope
encuèro le mous boulerets hè paga.

houns de la sièto ;

au

Hauets pas mau

d'estoumac, bous !

Le garçoun
Et le bourboire

?

(Enloul chira le Bidau).
Bidau

Pour

boire, ça dits ? Auèts set, diguel.s ?
janot

(Enloul segouti la caujo). 1

a pas mes
Le

de bin.

sarjant

Allons, suibez-moi au poste.
Janot

Que diu este

aquo

de chamôu ? Le poste 1
Le

Allons que

je

vous

sarjant

réitère, suibez-moi

au

poste.

Bidau

Pourquoi

que

faire ?

Le

sarjant

Assez... suibez-moi.
Bidau

(Le Bidau as autes; enloul sourti e ségui le sarjant),

Beiram-be,

seguichèn tousten. (Enloul l'afusla le pung au sarjant qu'ai béjo pas),
Enten la rasoun coumo un pore la musiquo.
Le ridèu s'abacho.

FINALO

"'(Les 1res
bien

omes

arrupals.

—

—

SCÈNE

V

bengnen de paga 1res berbals. S'en soun tournais
Le lendouman matin se trobon su la routo enlotit s'en

Irabalh. An quittai las biaudos, soum en camisos, un utis cadum sou col. A un croulzo camin se ban esparti : auant de se dispersa,
se soun restais enta fuma uo cigarelo. Hèn réflexious.
ana

au

Bidau
Be mous esta bien : mitauon de mous esta

tranquilles enta

nous

aus.

Janot

desigu, s'éron
aquéros farços.
Oh!

pas anat

Damb'argent tout s'adobo.

leua le nas, mous
Zousep

seren pas

arribados

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I

Mont-Dore

1 «r O C T O B H %

-

grâiàitès ■:

/fae'Jù'&amp;fr, fyrtsOx%}

La Cascarine
Laxatif
et

ses

Leprince, "Véritable

Scientifique, Guérit ses Causes

Conséquences.

—

Bien

�—

Ì45

—

Janot

ì bertat, mès taplan les

.

très, berbals mous coston cent

escuts.

Zousep

Encuèro

dit le sarjant que mous

mous a

i passauo caucoumet !.

Bidau

Oc,

pagat cent francs cad'un!... I a pas a

auen

dise.

Zousep
Se calera

la cinto aqueste

sarra

iuer.

Bidau

Ou

penja les cachaus au saumè.
Janot

la henno at sabio pas.

Ei chanço que

Zousep

mi enloubire.

mio dounc,

E la

Bidau

le jour, soufri
autes c l'aute
tournarei pas mès;à la

Jamès plus mi tournaran arrapa : trapi hango tout
fret as pès tout le tens, este cugnat pes us, injuriât pes
hasti per dessus le marcat, i rede escousent, i
bilo.
Janot
An bien rasoun

le

de dise, ma fué, que

le que se hè bestio, le loup

minjo.
Bidau

B'auèuo dounc rasoun le praube Janoun
Diu le béjo, quan disèuo comme ço

de Terros-Pègos, le Boun

Gens de bilo,

Troumpélos de buès.
Janot
I

eau

mès.

pas pensa

Zousep
E oc,

hè

sulomens

escose

un

plago d'argent hè pas mouri, i bertat,

bouci.

mès taplan

Janot

passât. Enta mous at desbrumba mielhou,
qu'as la bouts esclarido coumo le cristalh,
escrilh, canto-mous caucoumet.

Bo ! ço qui passai i
canto-mous tu Bidau,

trindento coumo un

Bidau

Nou, ei le cantade

aherroutat
Janot

Perque ?
Bidau

Soui
eau

: aco beses, mous esta bien. Quand on a
le milhou, on risquo de trouba le piri.

estoumagat,

pas cerca

le plan

Zousep
Mous

en

pas

ruinats.

S'auen pas car,
occitan

janot

arrougagnaran osses.

Feuille X

�146

—

—

Bidau

Si ia hango, mous boutaran esclops.
Janot
Ou

maridaran dambe

mous

Patienço.
Zousep

Dambe

Patienço ?
Bidau

Oe, Patienço i le remèri des praubés...i
—

Le ridèu cai.
H.

Le
Mariai le Pastre
Ero
mos

nado

e

Pastre
Labric le

can

—

DAMBIELLE, coumengés.

le

e

Can

ueitauon le

troupet, tout dus...

las auelhos auéuon un ahourest causit, minjauon a plen
l'angladq, erbo goustouso,... brico de clauanet en loc...
quilbauo le cap... ero un plase d'at bcse...

agit

:

I'herbo de
nou

Mariai le Pastre s'èro eslarissat

sou

cassoulèro e aquiu lirauo plans...
Labric le can, mort de calou, s'èro

tarrè de la

tatbio, débat

espatarnat à la bèro

dou calimas lirauo un
pan de lengo.
Mariot le Pastre coumencec de trouba tout d'un
cop,
lou hè prusèro au houns de l'estoumac :
mou

uo

caus e pra-

las hourmits

Pusqu'i atau, ça dits, eau minja un mos... qu'em dises I.abric ?...
Labric digouc pas ren, inès ne pensauo
pas mens...
Se tu minjos un mos, se pensec, jou
n'attraparei uo mico... ou
pouirei pas...
Enta hè bese qu'èro counsent... se leuee, arrestec le
respiralh e
uardec Mariai d'un aire quistaire...
Mariot ramenée sou dauant-darrè l'abrassac e le hasouc badalha...
Dou bet houńs ne desentarec un
eugn de pan coum'un cap d'ase e
uo rodo de saucissot de dus trauès de dit
d'espés...
Damb'acò ça dits Mariot, me bau tira las
rupos de l'estoumac...
Berlat Labric ?
—

—

—

Labric
—

Tu

digouc

pas ren, inès se pensec aço :
rai... jou harei coumo s'aparie."
coumo
s'apariec e s'apariec mau !...

E uats aci

Mariot

pelo le soucissot e ahuo diguens la gorjo alandado dou can
lengo de pet :
Tè, porc de can, ça dits, seras le prumè serbit atau...
I-Iam ! ça dits Labric, e
l'empassec touto biuo.
Aro, a jou, ça dits Mariot.
E la nose de la
garlamèro hasèuo au mounto-debaro de tant qu'empassauo bisti :
Labric èro aquiu dauant et; tantos uardauo
de dret, tantos de
trauès... trépauo des quates pès... choumauo a
terro, flairauo en
la

—

—

—

l'aire...
Mariot

hasèuo' molle la

e

prestidero

s'escapauo...
n'auèùo pas que le cop de uelh, le
cop de nas e arren mes..
Aquet briçalh d'arren do pet de saucissot L'auèuo ahiscat la liame
ahilat las dents : aquiu tout.
I.abric

Hasèuo
Le can

pietat dou
se

digouc

bese...
:

mes

arren

ne

�—

Ì47

—

hè pensa.
hasèuo tout plen de berses !... hasèuo tout..;
segouti la cueto... abacha las aurelhos... le ehouma les pès : l'aure boulut hè un poutet ent'aue le quiti mos de pan!...
Mariai, enta se trufa d'et, quand besouc aco, aro qu'auèuo amourtit la hame, l'afùstauo de la punto dou coutet, un tros de pan, entau
hè hinetos... e talèu qu'anauo hè « ham » enta l'atrapa, Mariot cabejauo d'un sang fret le coutet o l'en balliauo un cop de mange sou cap
Penso pas

—

Ë

aro

dou

à jou, l'i

eau

enta l'i hè pensa,

mours.

Labric se det de l'affrount. .
Se biree de cuses e s'en angouc.
En le bese parti ta bergougnous,

Mariol boulec hè le màliiî.

Praube Labric as tort de te fatcha... s'as pas minjat coumo jou
i la tuo l'auto. Ero à jou a coumença... T'en boulèui da... me hasèuo
pas do... mais le tros èro talomens coumo eau enta jou, que sabèui
pas d'oun tira la tuo part... A la fin', quand t'en boulèui ballia... n'as
pas boulut.... tant pis per tu...
Labric, èro pas sourd... Entenouc tout.
Beslio ja n'ei, iiiès pas tant qu'aco...
Tout mourtilicat, s'en angouc l'aureUio bacho e la cùeto entrccamado... s'en angouc un tros en la... e. aquiu se dcchec ana, tout ajaçat
per terro... en tout hè lusi le uelh blanc de caps Mariot...
Tôt ou tard ma't paginas !...
—

—

E

just

au

moument

oun

Mariol bengùèuo de hè trinda le cou'èt en
loup sourl.ieh dou bosc...

tout le barra e d'empassa le darrè mos... le
sauto sus uo auelho et jito la pôu periout.
Mariol crido tant que pot •
—

Au

loup !... Au loup!... hard.it Labric.

Labric brounchauo

E be Labric...

—

pas...

Au loup!... i le cop

d'este baient... le pagarei...

bisti... Au loup... !
'—
Soui flac... las camos me bon pas empara...
—

—

on

a

loup... f badinos sampa... balèu bisti... atrapen le Loup...
Atrapa le loup... i de bo.un hè quand on a brespalhat. . Quand

Au

la

flaquèro à las camos e l'eslaquèro à l'cstoumac, eau demoúra

cotitchat...

le brespalh.
co'p de barrots Mariol apatarrcc Labric...
Le loup s'en pourtec l'auelho e coumo sutn arribo,
de mès, estoc besLio c l'ome machant !...
—

E

Le te boni ballia

a

H.

le can, un cop

DAMBIELLE, coumcngés.

LESS .AURIHO
Pèr la

premièro fes qu'émé l'ami Pidalo,

Anerian tó'ulci dons

vèjro la Canitalo,

Gaminàvi, candi, badant coumo un limbert,
Car là rèu de tant bèu dintre tout l'univers !
Subran, un Parisen à la i'èci d'arlèri,
Mi toueso e puei mi dis, cresènt l'aire l'empèri
Tout en mi tutejant « Mon vieux lu m'émerveilles,
Pour un homme, vraiemcnl, t'as, de grosses oreilles!
Rebequèri subran : « Coulègo, m'es egau,
La Naturo en cadun douno quàuq-uei défaut,
L'a degun de perfèt sus noueslo pauro terro,
Fau pas pèr tant sié pau vous boutar en coulèro;
Meis auriho soini grosso, eh ! bèn, que li farai !
Mai, bèn pichouno soun, Ici vouestro, pèr un ai !

»

AlaAi Fanton, provençau

Bibliographie. — Pour paraître : Odo
Lei Conte de Misle Alâri, emé preiàci de

ei fremo de Marsiho (1524) ;

Jòrgi Rcboul;

—

—

Article d'islori

loucalo, pouësié, galejado, dins : l'Jdéio Prouvcnçalo, la Sarlan, lou Cacho
fîô, VArmana marsihés, la Pignalo, Le Petit Provençal, Le Petit Marseillais,
Le Soleil du

Midi,

L'Eclair de. Montpellier, Le Courrier

du Midi etc., etc.

�F igures
Edouard
Gascon, oui. Gascon de

Occitanes
BOURCIEZ, gascon

cœur

etjd'esprit.. Toute

une

vie consacrée

à des études de linguistique et. d'enseignement [ gascons sont des titres
suffisamment hauts pour que le Français d'oïl qu'est Edouard Bourciez, ait droit au titre de gascon.
Après ses débuts brillants dans le domaine des lettres et de l'his¬
toire françaises, Edouard Bourciez, nommé professeur à la Faculté
des Lettres de Bordeaux, où il re¬
trouva son camarade Camille Jul-

lian, rivalisa tout de suite avec son
collègue et intime ami dans

illustre

l'étude des choses
dit

régionales. On

a

Pour la philologie gasconne
gascon d'adoption a plus fait
que n'importe quel gascon de nais¬
:

«

ce

sance.

»

Par ses soins a été constitué en
1894 et 1895, le monumental Rea.ieil des idiomes de la région gasconné, dont 17 volumes grand in-4°,
sont conservés manuscrits à la Bi¬

bliothèque Universitaire de. Bordeaux
11 s'agit là d'une des
plus importan¬
enquêtes qui aient été menées
dans le domaine delà dialectologie.
tes

«
C'est lui, écrit un de ses élèves
de centaines d instituteurs,
investiga¬
désintéressés. C'est lui qui les a guidés dans leur
tâche délicate en leur fournissant les instructions les
plus minutieuses.
C'est lui qui a rassemblé la masse énorme des. documents.
C'est lui
enfin qui a rédigé la Préface,
partie importante par laquelle s'ouvre
ce monument à
peu près unique. »
En 1890 il a publié dans les
Annales de la Faculté des Lettres de
Bordeaux un important article sur la
Conjugaison gasconne d'après
les documents bordelais.
En 1892 il a
complété cet article par une étude remarquable: La
Langue gasconne à Bordeaux, parues dans une monographie de Bor¬

qui

a

suscité la collaboration

teurs' bénévoles et

deaux (Paris, Hachette;
Bordeaux, Feret, 1892) publiée par la Muni¬
cipalité de cette vilie.
En 1896, dans la Revue des Universités du
Midi, il poursuivait ses
travaux par la Conjugaison dans le Gavache du Sud.
Successivement
dans la Revue Méridionale, dans les
Mélanges Chabaneau, dans je
Bulletin Hispanique il publiait La
Langue gasconne; Le Verbe « naître »
en

gascon, les

Mois espagnols comparés

aux mots

gascons.

Il l'aut

si-

gnaler aussi la communication faite au Congrès international des Lan¬
gues Romanes; Contribution à l'étude du son ce
landais, et, les Notes
de Syntaxe gasconne,
publiées en 1924 dans l'Hommage à Menéndez
Pidal.
M. Bouciez a
poursuivi en
rales qui le classent

dans

sujets

sa

seconde thèse,

même temps des études romanes géné¬
parmi les plus grands romanistes. Dès 1886,
présentée en Sorbonne, il abordait ces grands

De praeposilione

ad » casuali in lalinitaie aevi merovingici.
Eléments de Linguistique romane « où est
tracée, écrit son élève Miliardet, à la fois dans ses
grandes lignes et
dans le plus minutieux
détail, l'histoire d'ensemble de toutes les
En

:

1910, il publiait

ses

«

�149

—

—

langues romanes et d'une foule de ces dialectes romans qui voltigent
chaque jour sur les lèvres du peuple, depuis les confins de la Rouma¬
nie, jusqu'à l'extrémité du Portugal. »
Enfin l'œuvre de Bourciez se complète par des études de

linguisti
française,
Linguistique française, linguistique générale des langues roma¬
nes, linguistique gasconne, voilà, outre l'histoire littéraire, le triple
domaine où s'est exercée
1 activité scientifique de M. Bourcier. Pro¬
fesseur de langue et de littérature du Sud-Ouest de la France, il a
excellé non seulement dans cette branche spéciale, mais encore dans
toutes celles qui sont connexes, et il a su dominer l'ensemble de la
science sans se laisser absorber ni diminuer par le détail. »
Gloire de la philologie romane, Bourciez est, pour nous, l'une de
nos gloires gasconnes les plus pures, les plus hautes. Nous nousdevions, ici, de le proclamer.
que
«

Bibliographie.

—

Les Mœurs polies et

la littérature de Cour,sous Heri-

fi II (Paris, 1885); — Marot et la poésie française de 1500 à 1550 (Histoire
cle la langue et de la littérature française des origines à 1900, éditée sous
la direction de L. Petit de .Julleville, tome iii, cliap. 3; — L'Hôtel-de Ram¬

(idem. Tome iv, cliap. 2.) — Conju¬
tes -documents bordelais (Annales de la Faculté des

bouillet, Balzac, voiture, Les Précieuses

gaison gasconne d'après

Í96-225; —- 1890.) ; — La Langiie Gasçonrte à Bor¬
(in Bordeaux, aperçu historique, sol, population, ihdtistriè, cb'rm

Lettres de Bordeaux, p.
deaux

(administration, Paris, Hachette et Bordeaux, Féret, 1892)"— Recueil
desddiomes de la région gasconne (17 vol. grand in-4", manuscrit. Bibliot.

merce,

Universit. Bordeaux, 1894-1895) ; —• Conjugaison dans le Gavache du Sud.
(Revue des Universités du Midi, 1896); — Contribution à l'élude du son œ
landais (Congrès international des Langues Romanes) ; — Les Mots. espa¬
gnols comparés aux mots gascons (époque ancienne^ (Bulletin hispanique,

1901);

—

La Langue Gasconne (Revue Mérid onale,

1907) Le verbe naître

(Mélanges Chabaneau, Erlangen, 1907); — Simplification de la
françaises et étrangères. BordeauxUéret, 1900) — Démonstratif dans la petite gavacherie (Mélanges Wilniotti,
Paris, 1910); — Eléments de linguistique romane (Paris, KliiiCksieck, 1910);
Nérac au XVIe siècle (Revue des Conférences: ,1913) ; —- Ue passeyade
a la Garène de Nérac (Réclams d.e Biarn e Gascougne, tome xvme, . 105-107);
Précis historique de Phonétique française- (Paris, Klincksieck, 1889-1921);
Nouvelle édition des Éléments de linguistique romane (îd , 1923) ; — Noies
en

gascon

syntaxe française (Revue des Lettres

—

—

—

de

syntaxe gasconne (Homenage a

ROVIRA

A.

Menêndez Pidal, Madrid, 1924).

I VIRGILÍ, calalan

lu' 2G
d'une
famille humble de travailleurs. Son
père était venu de Sarral (Gonca
de Barbara)) d'une famille de pay¬
A. Ro'vira i Virgili est né
novembre 1882 il Tarragonb,

Marié à Tarragone
• fille
d'AltafuUa,
Angela Virgili, le père de Rovirai
Virgili était un partisan de Pi i
Margall, c'est-à -dire un fédéraliste

sans

pauvres.
une

avec

jeune

convaincu. 11 avait une Culture vas¬
te.

c'était

un

grand travailleur.

C'est dans ce milieu familial la¬
borieux qu'Antoine Rovira i Virgili
fut

des

élevé.
au

pour

Il lit do brillantes

élu'

Collège Provincial, ri avait
compagnon

Domingo,

M.

bien connu aujourd'hui dans
milieux intellectuels catalans.

les

La
vocation
politique naquirent en son cœur
vocation littéraire et la

d'adolescent, d'une

manière imperceptible, elles ne furent pas une

révélation subite.
Dès 1901, Président

de la « Joventut Fédéral » de Tarragone,

il diri-

�—

150

—

geait

un hebdomadaire, La Avanzada. Il y soutint des polémiques
politiques et littéraires restées fameuses. Peu à peu il se révéla à la
fois journaliste brillant et orateur fougueux. Mais un accident allait
modifier son caractère combattit', en 1909, il devint peu à peu sourd.
Les

joies purement intellectuelles allaient être le nerf de sa vie.
Après avoir collaboré au Pople Calala, il passa à la Publicilat, dont
il devint directeur politique quelques années après.
A l'heure actuelle A. Kovira i Virgili,
tout en poursuivant des étu¬
des politiques générales et en publiant des ouvrages' de grande valeur,
tout en composant sa monumentale Histoire de Catalogne, dirige effec¬
tivement. le grand quotidien catalan la Publicilat, la Revista de Caialunya, organe de haute intellectualité et il vient de lancer un quoti¬
dien du soir, La Nau.
Historien, orateur et grand journaliste, A. Rovira i Virgili n'honore
pas seulement la Catalogne et les Pays d'Oc, mais encore l'humanité :
une haute intelligence,
une personnalité.
Quant à nous, nous l'avons approché quelque temps durant un
séjour de quelques semaines qu'il lit à Toulouse, en 1924, en compa¬

gnie de son ami, notre ami le Dr Léandre Cervera. Nous avons pu
apprécier sa vaste culture et son grand cœur. 11 a pour nos modestes
œuvres, une sympathie toute particulière, il est un des ouvriers du
rapprochement interoccitan.
Bibliographie. — La
universel. Barcelone, 1910.

représentation proportionnelle dans le suffrage
Histoire des mouvements nationalistes Barce¬
2e série, Barcelone,
1912.
I-Iisloire des mouvements nationalistes, 3e série,
Barcelone, 1912. —
La Nationalisation de la Catalogne, Barcelone, 1914. — Débats sur le Calalanisme, Barcelone, 191.0. — Le Nationalisme, Barcelone, 1916. — Les valeurs
idéales de la guerre, Barcelone, 1916. — Le Nationalisme catalan, Barcelone,
1917.
Nationalisme el Fédéralisme, Barcelone, 1917. — La Crise du Régi¬
me.
Biographie de Pau Claris, 1920. — Histoire de la Catalogne, 3 volumes
parus. — Histoire de Russie. — La guerre des nations. — Dictionnaire cata¬
lan-castillan el castillan-catalan.
Vocabulaire orthographique catalan. —
Grammaire élémentaire de la langue catalane. — Nova vida, drame en 3
actes.
Episodis. — Livre de lecture scolaire, Barcelone. 1917. — Traduc¬
tions d'œuvres de Nathanel llawthome (La Llelra vcrmella): de Jaurès
(Diseurs à la Jovenlul); de Pi i Margnll (La question catalane).
1912.

lone,

—

—

Histoire des mouvements nationalistes,

—

—

—

—

—

L'abbé F.

SARRAN,

gascon

Si /.nu

Casçarol, — comme il &gt;e
baptisa il y a plus do trente ans,

souvenir du Gascarelet de Pro¬
— était
né à l'ombre du
château des Papes d'Avignon
ou
dans les plaines de I arascon et de
Nîmes, il serait loué dans les jour¬
naux et connu de tout le Midi.
Encore abbé au Grand-Séminai¬
en

vence,

re

lin

d'Auch en 1898, il se révélait
conteur, à la suite du Maître

Bladé et garnissait
de

son

Armanac

la

Gascouyne (1898 - 1928) de
Chroniques pleines de bon sens et

semées de sdgesse.

Homme de théâtre, il a créé la

scène gasconne. Dans

sa Grarv May
(1908) il a indiqué la voie d'une
action simple et
poignante et de
l'ironie
tragique; dans l'Orne blanc
(i 91 3) il a mis à. la scène un conte

f

de
Christ qui se promène,
recueilli par un pauvre

Sarran,

partout

et

de

toujours

:

le

le soir, sur la Terre, chassé par les uns, et
tisserand.
prédicateur populaire, rassemble autour de la chaire les

�—

151

-

foules du pays d'Armagnac. (.Te ne crois pas qu'on l'ait encore
senté vêtu duisurplis et parlant dans les églises). 11 prononçait

pré¬
en

1914, l'Oraison Funèbre de Mistral, poète catholique, à l'église de la
Daurade, à Toulouse, devant l'Archevêque et une multitude.
Licencié es-lettres, ancien élève de l'Ecole des Hautes Etudes, de
Gillléron, de Rousselot, il connaît les nouvelles méthodes de Gram¬
maire et de phonétique. 11 a dans ses papiers la Grammaire et le Dic¬
tionnaire des

parlers d'Armagnac. Seront-ils jamais achevés ? 11 est
du Petit Séminaire d'Auch où il

aussi, directeur de l'Ecole Salinis et
enseigne la langue gasconne.

homme d'agréable compagnie, s'il en fut, il a
deux autres hommes chers, Léonce
quelles mains sûres et choisies pou¬
M. C.
L'Armanac de la Gascougno, Auch, (1898-1928); —
Bibliographie.
Très
Oraison Funèbre de Frédéric Mistral (Cocharaux, Auch, 1924); —
debisels (recueil de théâtre. Cocharaux, Auch, 1924) ; — Sóus presse : Gram¬
maire du dialecte gascon d'Armagnac; — Dictionnaire du dialecte gascon d'Ar¬
Bon

compagnon,

hérité des livres et des papiers de
Couture et Max Laclavèrc : dans
vaient-ils mieux tomber ?
—

magnac.

BONET ALCANTARILLA,

P.

valencien

Alcantarilla est né le
12 Novembre 1864, à Valence. 11 a
P. Bonet

sa vie au journalisme et
appartient à la rédaction d'un
journal de Valence. Ayant pris part
de bonne heure au mouvement de
renaissance valencienne, il est ac¬
tuellement le plusancien Maître en

consacré

vivant.
1888 qu'il obtint la
fleur naturelle aux Jeux Floraux
Gai Savoir

C'est

en

Valence.
C'est un poète et un prosateur
de talent qui mérite d'être mieux
connu. 11
a une place dans l'his-

de

loire de

la littérature

occitane à

Valence.
Bibliographie.
core

réunies

en

—

Poésiesnon en¬

volume;

—

beguercs, conte. (El cuento
n.enche, Valence, 1914.)

Les Alfa-

del Bi-

BONDIDIER, gascon
un gascon
d'adoption, comme M. le Professeur Bourciez.
Lorrain, (ils de Lorrain, Le Bondidier est né en 1878, dans un petitchef-lieu de canton il cinq kilomètres de Verdun. Son premier horizon
est un coteau presqu'anonyme, mais dont le nom lera plus tard irémir la France d'anxiété : la colline de Douaumont.
Après des études faites brillamment au Lycée de Bar-le-Duc. il
entre dans l'administration. Et c'est à ce titre qu'il arrive,
le 13
Le

C'est

Juillet 1901, — à Campan, en Bigorre.
Du 13 Juillet 1901 date la naissance
Nous ne suivrons pas Le Bondidier
la Section de Batjnères du Club Alpin, et

de Le Bondidier, gascon.
pyrénéiste, animant tour à tour
la Fédération des Sociétés
Pgrénéistes, qu'il fonde en 1903 et dont il est toujours Secrétaire gé¬
néral. Son activité de pyrénéiste se chiffre par S0 ascensions de pics

précieuse à la Com¬
qui donne
Maudits, dominant le lac Gregorio

dépassant 3.000 mètres et par une collaboration
mission franco-espagnole do toponymie et der topographie
son

nom

à

un

(3.140 mètres),

des

pics des Monts

�Ce n'est pas tout. Le pyrénéiste est doublé d'un
gascon. A ce titre il anime les Syndicats

pagandiste

magnifique

pro¬

d'Initiative des

Pyrénées et l'onde la Confédération touristique, thermale et climatique,
général et l'animateur. Il fait mieux encore.
En 1919, il reprend un projet qu'il suit depuis 1912 et aboutit à Un

dont il est le Secrétaire

traité par

lequel la ville de Lourdes affecte

pour

le Château-Fort
à un' Musée pyrénéen
et charge le Touring-

99

ans

-Club de créer et d'or¬

ganiser le Musée. C'est
comme
délégué du
Touring-Club que Le
Bondidier prend pos¬
session

ble

en

de l'immeu¬
1921.

\j AlmanachOccitan
a

déjà dit l'importan¬

ce

de

re

de la tradition gas¬

ce

Conservatoi¬

qu'est le Musée
pyrénéen du
Châ¬
conne

teau-Fort de Lourdes
11 est pour la Gasco¬
gne ce que le Musèon
Arlaleii est pont la
Provence. 11 est l'œu¬
vre de Le Bondidier

qui fait honneur à la
Gascogne et à tous
les pays d'Qc.
l'homme énergique, l'homme

Disons-le bien haut. Et n'oublions pas
d'action et le fils aimant de notre terre que nous avons en M. Le
Bondidier. Le ruban de Chevalier de la Légion d'honneur qui est venu
orner,

le 5 Mai 1926, la boutonnière de Le Bondidier

reconnaissance de toute la

P.

c'est bien, La

Gascogne, c'est juste.

EYSSAVEL, provençal

l'aul-Loiiis-lienri Eyssavel est né à Lyon, le 14 Septembre 1886,
de pareilLs provençaux qui, en
1888, revinrent habiter le ten-oir na-,

tal, à lui Tour il'Aiguus (Yuucluse).
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wUiA'«i

.

Lycée d'Avignon et avoir été reçu
bachelier, Paul Eyssavel entra
dessinateur

comme

revint

'

aux

mutilé'à

i 00 s%

Chemins

d'invalidi-

té et °mcier 'J® la Légion d'hon-

venu. un 'nom d'après-guerre, dans
les lettres occitanes. Mais s'il est
venu tard, Eyssavel est arrivé
SÈW • "'
chargé d'une œuvre intensément
PPP
|
belle qui l'a mis au premier plan,
uset, pour beaucoup, au premier rang
'

■fclj

t

&lt;

de la moderne lyrique
provençale.
Eyssavel a le don. 11 est poète. » écrit Albert l'es tour, poète luimême et critique de toute première valeur.
«

■

�—

Notre

153

—

poète n'a publié qu'un seul recueil, mais ceux qui connais¬
qu'il annonce, assurent qu'ils sont supérieurs au

sent les deux autres

premier.

Eys'âavel mérite l'attention de tous les lettrés.

Bibliographie. — Brtlre leurs mains, journal d'un mutilé ^Plon, 1921); ~
bèu soulèu dis Aui, poèmes. (M'àcabet, 1924) (Eglantine d'Argeiit aux
Jeux Floraux de Toulouse); —• A paraître : A VA fiai don:Gregau, poèmes
Au

(violette d'argent

aux

Jeux Floraux de Toulouse, 1925);

poèmes (violette d'argent aux Jeux Floraux de

—

1927.)

Lou Balicoi,

♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦

L.

RQUOUIER, languedocien
(Hérault),

Louis Rouquier est né le 12 Octobre 1833 à Puisserguier
dans une famille de souche rotiergate.
«
Ses débuts dans la vie furent précoces, écrit son biographe,

à 13

■

l'école'du village pour aider ses parents, — modestes
au travail de la terre. Précoce aussi fiit le développe¬
intelligence. 11 fut puissamment stimulé par le patient
opiniâtre effort que lui imposait ia dure école de la vie.
Fixé à Levailois dont il est Maire depuis plus de 20 ans, Rouquier

tins

il

quittait

vignerons

—

ment de son

et

�—

154

—

s'y est distangué par l'audace do ses conceptions

sociales, par l'énergie

l'intensité de son action altruiste et par son dévouement sans
nes à la cause des travailleurs et des humbles. »
et

bor¬

au cours,, d'une vie remarquablement activé il n'oublia jamais
origines et il devint tout naturellement l'un des conteurs occitans
plus vive et au bon sens le plus net.
Dès 1899, il avait commencé d'écrire en languedocien, à la suite
de la lecture du « Campeslre », de Jean Laurès. Depuis lors il a publié
un nombre considérable de contes et de comédies.
11 publie régulièrement, chaque année, un ou deux volumes de
contes. Le dernier paru, Contes pounchuts, qui le rattachent à la lignée

Mais

ses

à la verve la

rabelaisienne. Ajoutons que
d'une action de propagande

ce

Rouquier double son activité d'écrivain
énergique et pratique en faveur de tout

qui est occitan.

Bibliographie. — Madamo Carpignol ou
die (1900); — Lous Manjo-Cagaraus de

la Bèlo-maire de Picodur, comé¬

Màurelha, poème héro'-comique

Jèpo lou cassiniè. comédie (1902); — Un lanios à Campilhergues,
comédie politique (19041; — Uno Reùniu puhlico à Campilhergues, comédie
politique (1905); — Cordes à Fioc de soi (1922); — Razimaduros. contes
'1929) ; — Chansons nues et chansons habillées (1922); — Contes à la Trou(1901);

—

bilho (1925);

—

Contes à l'Alholi (1926);

tes Pounchula (1927); — Sous
Lou Breviari de Rabelais.

Après le dessert (1927); — Con¬
Filho amai la Maire, comédie; —

—

presse : La

Joseph BOURRILLY,

provençal

Bourrilly est né à Marseille, en 1878 et a pris part, de bonne
heure, au mouvement provençaliste.
C'est un grand travailleur et un homme d'action. En 1905 il fonda
VEscolo Mistralenco, à Arles et fut, pen¬
dant plusieurs années, l'un des plus actifs
collaborateurs de F. Mistral, à la fonda¬
J.

.

tion du Museon Arlalen.
a
Il
publié, depuis,
études ethnographiques,

de nombreuses
linguistiques et
historiques sur la Provence, parues dans
diverses revues. Cette année, aux grands
Jeux Floraux du Félibrige, il s'est révélé
poète de très grande valeur.
Bibliographie.

—

Le

Costume

d'Arles

Enquête elhnog
ro.ph.ique dans le Bas-Lariguedoc. (Société
d'Histoire Naturelle de Nîmes, 1912) ; — La
Vie populaire dans les Boiiches-du-Rhône, Mareille, 1921; — Le Costume en Provence au
moyen-âge, Marseille. — Œuvres littéraires pu¬
bliées : traduction
provençale, du Cantique
des Cantiques. Vivo Prouvenço,
1907 ; —
La
grando guerro di granouio emé li furo,
Vivo
Prouv. 1907;
Sidi Yahia., poème
Primevère, aux Jeux Floraux de Toulouse, 1920). — Œuvres littéraires
non publiées :
Lou Si-bournic, poèmes (couronné aux Jeux Floraux septennaires du Félibrige. 1927); — La Reino Sabo, roman provençal — Sous
presse : Li Maugrabino, poèmes; — Li Pradarjé d'oF, poèmes; — Vivent
(Revue f.èlibréenne, 1909) ;

—

—-

Asiruc, roman.
♦♦♦♦♦»♦♦♦♦

Paul-Louis

GRENIER, limousin

sur Voueize (Creuse), le 21
Après avoir été élève de l'Ecole des Chartres et di¬
plômé, il occupa, de 1906 à 1910, le poste de Conservateur des Archi¬
ves et de la Bibliothèque de la ville de Limoges. Il est actuellement
bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale.
11 publia en
1920 un petit recueil de proses françaises, VArchipel
enchanté, fut salué par le critique avec de grands éloges, Orion écri-

Paul-Louis Grenier est né à Chambon

Novembre 1879.

�—

155

: « Ce sont,, sorties dans le métal le plus
beauté, do la raison éternelles... »

vail
la

—

précieux, les perlés de

prit bientô t une part acti ve au mouvement des lettres occita¬
qu'il suivit, par la plume, dans plusieurs revues et par un con¬
assidu à plusieurs Sociétés littéraires, comme le Groupe d'Etu¬
Limousines, le Groupe occitan, la Fédération régionalise, la Société

Mais il
nes

cours

des
des Amis de la

Langue d'Oc, etc.
Et, cette année, ii a publié en volume, un certain nombre depoè-'
mes limousins, égrenés dans la revue Lémouzi, depuis plusieurs an¬
nées : La Chanso de Combralha. Cette oeuvre l'ait de M. Grenier,'—et

l'expression du regretté J. Audiau. — a l'un des maîtres incon¬
testables de la poésie limousine ». P.-.L. Grenier est un « poète épique,
doublé d'un remarquable linguiste ». (J. Audiau.) P.-L. Grenier est
un de nos
meilleurs poètes occitans.

selon

L'Archipel enchanté (Société littéraire do France,
La Chansô de Combralha, poèmes (Oceitania Paris), 1927.

Bibliographie.

Paris), 1920;

—

—

Joseph CARBONELL I GENER,

calalan

Joseph Carboneil i Gener est né à Sitges, près de Barcelone, le 24
Mars 1897. Après avoir reçu une solide instruction classique au Col¬
lège Mariste «le Sitges et avoir été initié aux lettres par son père,

Carboneil fut, tout naturellement
catalane. Après avoir, dès 1915, à
tion à la.culture, Carboneil débuta
tion suivie à des revues de jeunes «

temps après il

fondait

«

ouvert aux idées de renaissance
Barcelone, poursuivi cette initia¬
dans les lettres par une collabora¬
El Garni», et « Vilanova ». Quelque

Terramar » où il aborda tous

les genres et

�156

—

tous ies sujets
de toute idée.

qui attiraient

—

esprit curieux de toute chose et

son

C'est dans Terramar que, dès 1919, il publiait une étude remar¬
: « Per la Calalunga intégral » où, le premier, au
lendemain de la guerre, il envisageait la nécessité d'une action basée
sur l'idée de l'unité de la culture occitane.

quable intitulée
En

1920, faisant suite à

Terramar,

Carbonell

lançait

Monitor,

avec trois collaborateurs, Cassanyes, Manent et Foix, il cher¬
che à dégager une doctrine politique et intellectuelle catalane s'élevant à la conception de l'unité occitane, et par delà l'unité occitane,
à l'idée latine revivifiée. Une doctrine fédéraliste essentielle qui est.

où,

accord

en

parfait avec nos propres conceptions.
qui développe, actuellement
l'exemple, les conceptions politiques et intellectuelles de son di¬

A Monilor succéda L'Amie de les Arts

par

recteur et de ses collaborateurs. Cette année L'Amie
blié un numéro spécial consacré à la culture occitane

de les Arts

a pu¬

considérée dans
son ensemble. C'est là un premier
acte de cette action pour l'union
que, dès 1919, considérait Carbonell, et qu'avec nous tous, actuelle¬
ment, il réalise de toute sa fougue et tout son talent.
Bibliographie.
réunis.

—

Articles

dé

littérature, d'art et de politique, non

.

Jean

BOURCÏEZ,

gascon
Bourciez, Professeur de
Langue et de Littérature gascon¬

M. Jean Bourciez, est le fils de M. Edouard

à la Faculté des Lettres de Bor¬
deaux. il est né le 27 Mars 1894à Bordeaux.
nes

Ancien élève de l'Ecole Normale

Supérieure et professeur aux Ly¬
Nice (1920-1923), il est
actuellement professeur du Lycée

cées de

de Toulouse, depuis 1923.
M. Jean Bourciez, suivant les tra¬
ces de son père, a déjà publié plu¬
sieurs articles d'ordre philologique
et littéraire.
Fin 1927 il a soutenu, en Sor-

bonne, une thèse remarquable sur
le Parfait en Gascogne. A ce- prodos, M.-Jean Bouzet, Professeur au
Lycée de Bayonne a pu écrire : «
En vrai spécialiste qui embrasse peu

mieux étreindre, il a borné le
ses recherches à un seu
tempsTilu|verbe : le parfait; mais ce champ reste encore très .vas¬
te,'enfsuriace, puisqu'il s'étale sur huit départements, et en profon¬
deur, 'puisqu'il comprend une période dé six à sept siècles. Son ou¬
vrage épuise la question et apporte une solution heureuse, — pour
ainsi dire définitive, — à tous les problèmes qui s'y rapportent. »
Cette thèse a mis Jd. Jean Bourciez au premier rang du mérite
dans le domaine de la philologie romane.
pour

champ de

Bibliographie.
en

—

Recherches

Gascogne (Bordeaux, Féret,

Retires d'Horace

Emile
En l'an de

historiques et géographiques sur le Pariait
— Le « .Sermo Colidianus » dons les

1927);

(Bordeaux, Féret, 1927V)

BARTHE, languedocien

grâce 1877 et le 30 Octobre naquit dans le coquet village
de Nissan (Hérault) le majorai Emile Bartlie.
Son premier succès félibréen date de 1894. 11 avait composé « Lou
Mouli » qu'il envoya à l'Athénée des Troubadours à Toulouse, Cette

�-

157

—

«3
Société le

d'un 1er prix. Depuis lors il a marché de succès
jusqu'au jour où la Société archéologique de Béziers lui
suprême récompense : le rameau d'olivier. En 1925, l'Acadé¬
Jeux Floraux lui décerna le prix Pujol qu'il partagea avec
couronna

succès

en

offrit sa
mie des

Stehlé.
En 1902, il organisa la Sainte Estelle h Béziers. Il fit le voyage de
Béziers à Maillane. Quoique malade, Frédéric Mistral, devant ce dé¬
vouement à la cause d'Oc, quitta Maillane et vint à Béziers pour ne

point contrister son jeune et bouillant admirateur. Au théâtre on

joua Coucouriou. Depuis que d ecliemin parcouru I La liste de sês œu¬

est longue. .Certaines de ses pièces do théâtre ont été jouées plu¬
sieurs centaines de l'ois. Rappelez-vous « tous Proufilaires
alla
faire applaudir â Paris, après l'avoir fait représenter une douzaine
de fois à Béziers avec le même succès.
Bprtlie a changé son fusil d'épaule avec
« Lous Vielhs »
« Loti Perdou de la Terro »,
« Lous
Rasims de Luno ». Demain il
pu¬
bliera «Nino » pièce en 3 actes tirée d un
vres

»'qu'il

romande

Vigaé d'Octon. Il prépare '«.Le
» Que dire de soii Théàtr.
populaire ? C'est une mine très ricin
qu'exploitent nos froupés locales avec ui
filho de la Mur

Emile

succès croissant.

grand bel homme de
comme un

lices

turc, boit ses

et à table

se

Barthe,

50

tient

est

ui

qui l'urne
apéritifs avec di
ans,

comme un mous¬

quetaire. Son cerveau est toujours en Abu
llition : il rime comme il respire.
Maître en Gay Savoir en 1902, il fut élu
Majorai en 1925. il a hérité de la Cigali
de la Garouno que détenait le regrette
Charles Ratier il
truction publique

est officier

de

l'Ins¬

depuis 1909. il publie
depuis 1904 Lou Camel, journal félibréen.
Bibliographie.

—

Proufilaires, Béziers;
—

pièce dramatique, Béziers, 1902;
Lous
Lous Vielhs; — Lou Perdou de 'la Terro-, — Lous
de Thrâtre. — Sous presse : Nino, pièce en 3 actes;
etc.

Coucouriou,
—

Rasims de Luno, pièces
La filho (le la Mai-

♦ » M M M M

F.

,

SALVAT, catalan

F. Salvat est né à Palakla en Roussillon.
Racliou et de Bonis à l'Ecole des
Beaux-Arts de Toulouse, il pour¬
suivit ses études à Paris, chez Cor-

(passage rapide), à l'Académie
Julian, où Gervais le prend en esti¬
me... Puis il lâche tout et passe à
Paris
quelques années d'avantcroquis. II se
guerre, à faire des
cherche... 11,regrette le Roussillon...
11 ne se sent lui-même qu'aux va¬
cances... Puis c'est
la guerre! Le
mon

Front. L'Orient! Et lé retour.
Il

expose chez Devauchez, des
pour un livre de sonnets
catalans encore inédits.

croquis

Après avoir traversé une période o
difficile, il publie en 1924 ses Douze =
images du
Vallespir.
L'éditeur ^
Grasset remarque cet album
et h
prend Salvat chez lui. En 1926, »
Salvat devient

le directeur artis- iy

tique de la maison Gfasset. il l'est S
toujours...

Après avoir été élève de

�158

dirigeant les services artistiques de la Maison Grasset iì
de Delteil pour Ferenczi; il
14 planches « La Passion », qui vont sortir, ainsi qu'une série

Tout

en

réalise l'illustration do la Jeanne d'Arc,
grave

de bois en couleur commentant des chansons catalanes et un nouvel
album d'Images Vallespirenck.es. Salvat est un pur artiste, amoureux
de son art et passionné de beauté.
♦♦♦♦♦♦♦♦♦+

Léon

SPARIAT, provençal

Léon Spariat est né à Roumoules, canton de
le 18 Août 1861. 11 fût élevé à Toulon, dans un

Riez (Basses-Alpes),
milieu ouvrier où le

provençal était à l'honneur.

Il entra au Petit Séminaire de Grasse et, bientôt
contré l'abbé Ardison, prit goût au provençal. Dès

après, ayant ren¬
1883, il était cou¬

Félibrige pour un

ronné par le
Lis Auceliho.

poème,

Dès lors il fit deux parts dans sa vie,
part pour son ministère de prêtre et
part pour la cause félibréenne. L'abbé

une

une

Spariat est

un

homme

d'action et un

Charles Maurras disait de lui
«S L'abbé Spariat, terrible,
vingt-sept ans, est le Père Xavier des jeu¬
nes
gens de notre époque. »
«
Prédicateur provençal, l'âbbé Spariat

combattif.
dès 1891

:

parmi les meilleurs orateurs de
en langue d'Oc: 11 se distingue
l'allure franchement populaire de ses
sermons et par son
éloquence fougueuse
et chaude. » (P. Jullian et P. Fontan). 11
majorai du Félibrige depuis 1898 et curé de Pierrefeu (Var).
compte

la chaire

par

1

I
I,

1n

est

Sani Aloi de Broussinel, poème tragi-comique
Panegiri de Sanlo Madaleno (Avignon, Aubanel,
1900); — L'a Missioun de Laurès de Durenço, sermons (Vaison, Roux, 1910);
La Cigalo, poème (Avignon, Roumanille, 1916); — A paraître ; Per
mounlo-devalo, poésies, lyriques; Discours et souvenirs etc.
Bibliographie.

—

Lou

iMarseille, Ruat, 189S);

—

—

M t * M

Abbé

Jules

GUBAYNES, quercynois

L'abbé Jules Cubaynes, né en 1894, à St-Hilaire-Lalbenqué (Lot).
Commença à 20 ans à écrire en langue d'Oc. Compatriote, élève
et ami de Pcrbosc, il reçut du Maître, dès
aie

début, l'excellent instrument de travail

1qu'est la gralia occitana.

Lauréat, depuis 1918, des Jeux floraux

lie Toulouse et de diverses autres Acadé-

Jmies
et Sociétés félibrêennes.. On connaît
«Je lui seulement

quelques poésies disper¬

ses dans des recueils

j-euvre manuscrite est
■

près de 6.000

Per la Terra

L'abbé
Iment une

ou

revues;

assez

mais

son

volumineuse

vers groupés sous
e l'Autar ».

le titre

:
:

Cubaynes possède admirablelangue riche à souhait. 11 a

Commencé des traductions d'œuvres an■iennes et ce que nous connaissons de
:etie partie de son œuvre nous a révélé
in
traducteur exemplaire, un prosateur

i occitan de tout premier ordre.
fait déjà et

L'abbé Cubaynes, travailleur infatigable,
fera certainement parler de lui dans la litlératue occitane.

�—

Bibliographie.

Occitan1).

—

Traduction

Sous presse

159
du

—

Chant

IV

des

Gèorglques (Editorial

Per la Terra

e VAular (poésie); — Nadal (pasto¬
Magdalena (roman,- en prose); — Conles
quercynois; — L'Evangëli segond Sani Joan (prose); — Traduction de Lo
Libre de Job (vers) ; — Lo Libre de Ruth (prose) ; — Orne de Dius (poésie) ; —
L'Eccleziasti; — La Sabiensa; — Las Lamenlacions de Jeremia (traductions

rale

en

en

—

deux

:

tableaux-poésie);

—

vers).

Antoni

CONIO,

provençal

Antoine Conio est né le 11 septembre 1878. Comme il nous l'apprend
dans la préface de son œuvre, son père a usé sa vie comme on la fa¬

tigue dans les savonneries de Marseille.
C'est un enfant de ce peuple marseillais qu'a si magnifiquement,
buriné Victor Gelu, le truculent et inégalable poète de Rive-Neuve.
Antoine Conio n'a pas eu les douceurs d'une enfance bourgeoise.
De bonne

pâte,

heure, à la sortie de l'Ecole primaire, il a mis la main à la

pour gagner sa

vie, et fréquenté les milieux militants de

■S

ses

y

a roulé les tonneaux et chargé les sacs sur les
quais de Marseille. 11 a sué son pain, et grondé dans les émeutes.
Très jeune, il a éollaboré à une multitude de journaux et de re¬
vues : lou Guhti Prouvençau-, l'idèio Prouvençalo, l'Esiello, lu Vihadn,
la Sartan, VAiòli, ensuite, à la Pignato. à Prouvènço, l'Arnistanço del
Joueine, ainsi qu'à tous les Armana de Provence. 11 est président du

frères les ouvriers, il

Calen de Marseille.
Poète honnête et valeureux,

conférencier infatigable, ami des jeu¬
auxquels il prodigue sans cesse l'aide de son expérience et de sa
science. A. Conio est essentiellement homme d'action. 11 a été élu
cette année majorai du Félibrige.
nes

Bibliographie. — Extraits du Carlulaire de Jacques Aube, viguier de Mar¬
seille'de 1363 à 1334 (criées en langue provençale).,(Revue Historique de

•— Discours per la rcmesso dei Joio dôu Cov.n(Armana Marsihés, 1901); — Odo à l'EleilriLou Dragoun en Prouvènço (Roumanille, Avignon, 1920). —

Provence, 564-573, 1901);
cours

cila

doù Patrioto proiivenr.au

(1908);

—■

�_

A

160

paraître : Lou Revihél de la Counlesso,

—

étude sur la renaissance des

lettres

provençales au XVIe siècle; Lou Blasoun de V'Empèri dôu Soulau, étude sur
proverbes et les dictons; — Peire Puget vo Marsiho souto Loueis X.lv,
un acte en vers; — Lou Bôu dei Sereno, poèmes; — Lou Temple dévasta,
poèmes; — A la sousto deis Acoulo, poème.

les

provençal

Georges REBOUL,

(Jordi lou Barnilaire)
Né à Marseille le 25 février 1901. Des études techniques le versent
dans l'Industrie. Le sentiment do race se réveille en lui à la suite
d'excursions dans le terroir où il apprend à contempler et a aimer les
beautés de la nature et .du; passé
provençal. Ancien vice-président

de l'Association...
Proiwènço ! en
juillet 1925 il l'onde « Lou Calen »
groupement vite réputé par la
bonne humeur et les idées nouvel¬
les de
nes

ses

poètes

Ciotat et

membres.'Avec les jeu¬

Marius

Louis

de la

Daniel

Bayle d'Arles, il
«(fé¬

crée «l'Amistanço dei Joueihe
vrier 1926).
Le récompensent comme
et

poète

prosateur original, les jeux flo¬
de « VAvignounenco » (1923);

raux

de Nemausa (1924-1927); de VEscolo de Lerin (1925-1926-1927); de la

Mantenèfiço de Prouvcnço (Avignon
Forcalquier 1926 — Arles
prix 1927). 11 écrit dans la
langue franche et sincère des troubaires marseillais et selon les règlesde ses maîtres Valère Bernard,
Pierre licrlas, Antoine Conip. Georges P.eboul est un jeune d'action
et d'avenir. 11 est cabiscol (lu Calen et Secrétaire de l'Amistanço dei
Joaeine. Son œuvre est
actuellement toute d'action fougueuse et
de propagande féconde. Nous aurons à reparler de lui, car il fera
certainement parler de lui.
Bibliographie.
Conférences. (Marseille, Allauch, la Ciotat, Aix, Ar¬
les etc...) sur Jean Roboul, Victor Balagucr, Henri Fabre, Anselme Mathieu,
1925

—•

lor

—

Mireille, Jean Aicard etc., etc.
Articles

:

dans

Oc; La Pignalo; çartaléu de VAmistanço ; Prouvènço ! ; Paris-

Provence', Journal de l'Aveyron; Le Courrier du Midi; Narrateur
fdanche etc.
Livres : A cor duberl (poèmes) à paraître.

Abbé

de Ville-

JOFFRE, limousin

L'abbé J.-B, Joffre est né à Brive en 1875.

Séminariste à Tulle, i[

fréquenta beaucoup Joseph Roux, le chef de la renaissance occitane

limousin dont il sert la mémoire par une action continue et inlas¬
sable en laveur de la langue et de la littérature limousines.
en

Il collabore depuis 30 ans a,« Lcmouzi », l'organe officiel du Félibrige limousin. Et il va par monts et par vaux dé son pays prêchant
la bonne parole de la fidélité à la race. Prédicateur, il se multiplie et.
parle toujours en limousin. Conférencier, la liste de ses conférences
constitue le sommaire d'urte Véritable encyclopédie limousine : La
langue limousine, La palronymie limousine, Les Limousins au bon
Vieux temps, la langue el les proverbes limousins, La femme et le folk¬
lore limousins, La sagesse limousine, La vieille cheminée limousine, le.
Mariage en Limousin, les Parlers pittoresques, la Parole publique en
Limousin, la Chanson franco-limousine, et cola continue etc.

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�161

—

L.abbé Joffre, limousin est un homme
lui il

me

en

d'action. Des hommes com¬
là le meilleur

faudrait dans tous les coins. N'est-ce pas

éloge d'un homme d'action ?
M M M M M

Roger BARTHE, languedocien
Naquit à Magalas le 20 mars 1911.

Il est élève de 1" au Lycée de Béziers.
Le fils du Majorai Emile B'arthe est
assurément l'un des plus jeunes
de
lires
f'ranee. Los ruts /un pus de

pli-

Le jeune Roger

chis, dit le proverbe.

déjà quatre premiers {iris
scolaires ouverts par la
Maintenance du Languedoc. Tout ré-

a

obtenu

aux

concours

cemment il

recevait

-

».

F'
E

Jjg&amp;íir

j

BMBRH&amp;P

prairie enchantée. Le voici déjà, aux
un beau bouquet qui pour être

.mains

9HH

HHr

í '%iSR

untçoisième prix

Concours de Nemausa, et lu vieille
Société Archéologique de Béziers lui a
accordé sa 1 rc médaille d'argent à l'ananimité cette année. Ce sont là de
belles promesses. Nous retrouverons
certainement ce jeune homme dans la
au

'M,

,

HHRfv^Pn^ jBSBBÊ
B
Br.'"..
■RT'Os

E

• .1

Ti

*

gjHMl

zAV\. \lSHl
- ^It&amp;l
,. .•Vv»'*

parsemé de fleursde rhétorique,
aussi parfumé des plus beaux espoir, «s Osca ! ! ! »

»

encore

est

Bibliographie.

—

La Fe

Làlina poèmes (Ed. des Pages d'OC, Béziers

1927.)

Caries

GRANDO, catalan

Perpignan le 30 mars 1889. Le plus populaire et l'un de nos
meilleurs poètes roussillonnais actuels, très apprécié dans les mi¬
lieux littéraires des deux versants pyrénéens pour son intéressante
Né à

mouvement artistique des
Barcelone. Auteur des paro¬
les de plusieurs cliceurs, de belles Sardanes
mises en musique par l'illustre Morera, de la
Sardana Gran, de l'-AÙia,
Estiuenca, etc...
qui l'ont partie du répertoire des grands
Orphéons de Catalogne, de nombreux ouvra¬
ges
en langue catalane : El Clam Roig
(poèmes); Fariboles monologues); Gaiimelis
(monologues); Aqueixa Mainada (comédie);
Amos i domestics (comédie); Les Cris' de la
Rue; Rossellonneques; Eléments d'orthographe
catalane; Poésies (collection des« Poètes d'A¬
ra», Barcelone);,M sub-dialecle calalà del Ros
sellô (ouvrage inédit, couronné par l'Institut
d'Est.udis Catalans de Barcelone 1917). Un
recueil de ses
plus belles poésies catalanes
paraîtra prochainement. Plusieurs fois lau¬
réat de
l'Académie des Jeux Floiraux. —

collaboration

au

Pays d'Oc et à

des 20 Mainteneurs de l'AcadémieCatalane du Genêt
remplit les fonctions de Secrétaire Perpétuel adjoint.

L'un
i)

d'Or, où

Ligue pour la Langue d'Oc à l'Ecole
envoyant votre obole à M. J. Bonnaious, professeur au
Lycée, à Limoges (Haute-Vienne).

Il faut soutenir la
en

OCCITAN

Feuille XI

�—

162

—

Auguste ROUQUET, languedocien
Auguste Rouquet est né à C.arcassonne en 1887 dans une famille
d'artistes. L'Almanach Occitan a déjà présenté Achille Rouquet. A
côté de ce dernier et de Jane Rouquet, Auguste Rouquet s'est fait
une place originale
de dessinateur et, de
graveur, sachant faire jouerles blancs et les
loirs sur la page blanche.
Les illustrations d'Auguste Rouquet
sont
léjà nombreuses. Disons qu'elles sont en ma¬
jeure partie consacrées à des sites ou à des
types des pays d'Oc.
Outre les

illustrations de

ses

propres

œu¬

françaises, La ville du Passé, La côte de
Saphir, Les Jardins de Paris. Terre Natale,
Auguste Rouquet a gravé des bois pour La
Sego d'Auguste Fourès (édition de la Revue
Méridionale); La Grandi) calera de Guilhem
de Prosper
Estieu; La Chanson des Mois
d'Achille Rouquet; Lou cami de ta Cronls du
D1' P. Albarel; le Boulevard d'Henri Duvervres

nois; le Palais de Justice, rie Maître Henri
Robert; La Seine, de Pierre Mac Orban ; la
Bonde des masques de Paul Sentenac etc., etc.
Il expose régnlièrement : au Salon d'Automne, aux Artistes indé¬
pendants, au Salon Occitan : œuvres acquises par l'Etat en 1922 et
par
11

le British-Museum
est

en

en

1923.

outre, fondateur,

avec

Paul Sentenac, du

tan » en 1922. L'un des fondateurs du
il est le Secrétaire, général ; l'un des
tans » dont il est le. Secrétaire de la

11

nie;

a

«

Groupe Occitan

fondateurs des

rédaction.
collaboré à la Revue Méridionale d'Achille

aux

Tendances' Nouvelles; Aux Annales;

«

«

Salon Occi¬
1925 dont

» en

Feuillets Occi¬

Rouquet; à ScptimaFeuillets Occitans;

aux

Studio de Londres, aux Tablettes de la côte d'Azur;à Franche-Conté
et Mont Jura; à I.a Cigalo Narbouneso etc., etc.
11 a fait des expositions particulières à Toulouse et à Paris. C'est
un artiste et un homme d'action
que nous saluons en Auguste Rou¬
au

quet.

t ♦ ♦

Rémy DESPLANCHES, pêrigouvdin
Rémy Desplanches est un félibre
limousin, bien connu sous le pseudo¬
nyme de Mérg de Bergerac. Bon poète
populaire, Méry de Bergerac est un in¬
lassable propagandiste occitan,
tou¬
jours sur la brèche, jamais découragé
11 B déjà
publié plusieurs ouvrages
et corrige, en ce moment, les
épreu¬
ves
d'un important recueil de vers.
nim.ioGRAPiiin.

—

Mes

Artois, countes

pébre ni sal; — Bernicarios, Boucie
Brigalhos; — Sous presse : De Rampan à Guillianèu (en souscription, 10 ir.)
S'adresser à l'auteur Rémy Despiansans

nous

—

ches, à Bergerac ; après parution à la li¬
brairie d'édition Occitania 0,
Passage Verdeau, Paris 9".

Inscrivez-vous
la

comme

membre honoraire à

Langue d'Oc à l'Ecole.

La

Ligue

pour

�163
J.-S.

MATHIEU, auvergnat

L'abbé J. S. Mathieu est né
Il lit ses études secondaires à

fascinait,

au

Cernin

du

-

-

à Cayrois (Cantal) le 13

Aurillac où la

Petit Séminaire de Plèaux,

11 fut successivement

Flour.

—

Cantal.

au

vue

Mars 1878.

de Vermenouze,le

Grand Séminaire de Saint

vicaire à Saiut-Santin Canlaiès et à St-

La

guerre le prit, l'armistice
vint le réjouir ù l'ambu¬
lance de Kireekoj (Orient)
d'où

il pouvait contem¬
pler dans l'azur de la

Grèce

là

de

lointaine

le Par¬

l'Olympe. C'est
qu'il pleura la mort

nasse

et

son

cher abbé Four.

Quelques mois après la
démobilisa tionilfut

nom¬

mé à la cure d'Ytrac. 11
veille, donc la dépouille

mortelle du
« grand et
beau Vermenouze ». Le
Maître lui a fait entendre
sa
volonté. Ne nous ditil

pas'lui-même dans Las

fusados que ce fut sur le
tombeau de Vermenouze

qu'il comprit qu'il devait
donner libre cours à ça
vocation félibréenne. Et
il

va
depuis!... ardent,
passionné de son dialecte
qu'il épure et enrichit :

Poulit

parla mairal

Tu qu'as la rougio mino
De poumo carabino
E iou cor plus frairal....

Ayant découvert dans les documents de l'abbé Four une lettre par
laquelle Vermenouze l'incitait à composer le glossaire d'Aurillac, il
n'a pas hésité, dans la carence de son ami et par amour pour le poète
d'Ytrac, à produire le glossaire qu'il préparait lui-même déjà et au¬
quel il se consacre avec sa ténacité auvergnate.
Plusieurs fois lauréat aux .Jeux Floraux
de l'Escolo auvernhato
et de l'Escolo de Limagno, l'abbé Mathieu est aujourd'hui archiviste
adjoint de l'Escolo auvernhato et collai,ore assidûment à Lo Cobretn.
Bibliographie.
Vermenoza crislian, sermon prêché à Aurillac à l'ooca
sion de l'inauguration du buste (le Vermenouze; — Vcrmcnoza è l'abal Four,
traducteur de .tous la cluchado;
Fusados de repièugb, recueil de poèmes;
Gloussari d'Oiirlhac qui paraît mensuellement dans « La Cobrélo. — En
préparation : Les majoraux Vermenouze el le Duc de la Sale et l'abbé Four
—

—

—

d'après des documents inédits.

la langue d'oc, il vous
qui travaillent à cette défense. Parmi cel¬
les-là, LA LIGUE POUR LA LANGUE D'OC A L'ECOLE, se dislin¬
—

Si

vous

vouiez défendre efficacement

faut soutenir les œuvres

gue tout

particulièrement par son but précis, essentiel. Soutenez-là.

Envoyez votre obole, si minime soit-elle, à son Secrétaire général,
M. J. Bonnafous, professeur au Lycée, à Limoges (Haute-Vienne).

�L'Année Littéraire
Occitane
CATALOG SM E
Cervantès

a

dit

:

«

Les Catalans sont des gens pacifiques, agréa¬

bles, coléreux, terribles, des gens qui facilement donnent leur vie
pour leur honneur et qui, pour défendre l'une et l'autre se surpassent

eux-mêmes, ce qui est comme surpasser toutes les nations du mon¬
» Et ceci
expliqué bien des choses sur lesquelles je ne peux ici

de.

m'étendre.
un aperçu ultra-rapide des lettres catala¬
exposé est loin d'être complet. Je ne puis signaler que les
livres, les revues et les journaux que je connais. Et il en existe bien

Je me

nes.

bornerai à donner

Cet

d'autres.
Les lettres catalanes ont été
Pin i Soler, le grand romancier

pays;

frappées de nombreux deuils : Josep
qui a dépeint merveilleusement son

les poètes Ramon Vives i Pastor, traducteur d'Omar Kayyam,

J.-M. Lopez-Pico

Tomas

Garcés

et Morera i Galicia l'intime ami de F.

Cambo; Joan Crexells, à peine
âgé de trente ans, un des humanistes dont s'enorgueillissait la Ca¬
talogne.
Les poètes abondent. On n'a que plus d'ennui d'être obligé de les
signaler à la hâte. Des images nouvelles nul n'en crée autant que
J. M. Lopez Picó. Son Jùbileu est un monument splendide à la gloire
de Saint-François d'Assise. Dans le chant second où il célèbre l'Italie
son lyrisme se développe plus librement. On
songe parfois à une des
œuvres précédentes de ce poète : Invoco Secular. Son dernier recueil
l'Oci de la paraula très varié, semble dénoter une tendance vers la
poésie pure. On y trouve des poèmes qui enrichissent la lyrique cata¬
lane de beauté, vives et neuves. Père Guilanya doit aimer Mallarmé.
Il a publié à Paris avec une préface de Ventura Gassol Voluplat. On
sent qu'il recherche une forme très personnelle qui lui demande quel¬
que effort. Sensibilité, sensualité, modernisme, imagination, carac¬
térisent cette oeuvre qui contient de petits poèmes charmants. Miquel
Ferra est un poète délicat. Alcover qui avait
préfacé son premier

livre louait
ce

sa

facture. Son

poète sait chanter

sa

nouveau

recueil A min cami prouve que

mélancolie romantique dans

S,

'

une

forme clas

�—

165

—

sique. Les Albes de VAmor ont fait dire au grand critique Manuel de
Montoliu que les vers de Domenec Juncadella ont la sonorité do
grelots argentins. Juncadella aime les mots résonnants. 11 en tire
des effets tout particuliers. Rossend Liâtes a publié un choix de
poèmes de Baudelaire traduits en catalan. Certaines de ces traduc¬
tions sont vraiment splendides. La quielud dcl pendis de Josep Munteis est un recueil d'inspiration distinguée d'un jeune auquel Tomas
Garces a consacré une belle préface. La Llantia cnèesa le troisième
recueil de poèmes d'Alfons Maseras contient des pièces d'une grande
beauté. Cette lampe allumée éclaire les inquiétudes du poète. Nulle
part sa technique et sa sensibilité ne se sont unies plus heureusement
que dans ces impressions d'amour, de joie et de douleur. Espigues
en flor do la majorquine Maria Antonia Salvà, présentées par J. Carncr, renferment des qualités bien féminines : grâce, sensibilité, pitié,
compréhension. Par sa musicalité assourdie, sa volonté d'ordre et
de mesure, sa sensib lité, El Somni de Tomas Garcès offre des thèmes
traités avec art. Gârcès est un des poètes les mieux doués d'aujour¬
d'hui. On peut en attendre beaucoup. Réédition de l'œuvre la plus
remarquable de Ventura Gassol, Amfora contient un vin puissant
au bouquet généreux. Son inspiration romantique est contenue par
sa volonté do classicisme. L!œuvre poétique de Jacint Torres i Reyetô
le poète des Jeux floraux par excellence — se trouve réunie dans
Poésies. Les poèmes d'Enric Bosch i Viola, préfacés par Gabriel Alomar, .sont philosophiques et descriptifs. Père Riera a publié un choix
de ses Poésies. On l'a comparé à Ronsard et aux poètes de la Renais¬
sance italienne. Fidel S. Riu
Dalmau, célèbre le pays natal dans
Terra Amorosa. La nature se transfigure aux yeux du poète. Malgré
quelques négligences ces poèmes sont pleins de grâce, d'art et
fraîcheur. Eglogues i allres poemes contient l'ensemble de l'œuvre
posthume du regretté Joan M. Feixes. Ces églogues que
Joaquim Ruyra ont une résonnance antique. Le premier volume
des poésies de Marian Aguilo a paru avec une préface
et critique do Miquel S. Oliver. Les poemes d'amor i de cami le
recueil de Josep Rovira Artigues dénote une sensibilité disciplinée
pleine de promesses. Signalons encoro Florida d'estels de Josep
gas, le poème scénique en trois actes de J. M. Pagès, La
blanca, et Grans de Sorra dç Josep Alemany i Borras. Et appelons
tout particulièrement l'attention sur la nouvelle œuvre du
lonnais Esteve Gaseponce : Cent y wia fautes de La Fontaine traduites
et adaptées au catalan. L'abbé Estève Caseponce a publié d'autres
notamment les charmants Contes vallespirenchs en prose
œuvres
dont
plusieurs éditions spirituellement
illustrées par Junceda avaient paru à
Barcelone. Sa traduction en vers des fa¬
bles de La Fontaine est vraiment remar¬
quable. Elle est infiniment supérieure
aux diverses traductions en langue d'Oc
que je connais. Je n'ai point lu, il est
vrai, celle de Josep Garner dont pa;lait
si élogieusement J. S. Pons dans le Mer¬
—

de
présente
biographique
premier
BurPrincesa
roussil-

de France.
Si les poètes abondent,
sont plus nombreux encore.
cure

ve

et

les prosateurs
Et ceci prou¬
langue. Parfois poètes

la vitalité de la
prosateurs se confondent.

sont bien poétiques les
et musicales d'E. Isern

Elles

colorées

proses
Dalmau

à Paris avec une belle traduction
Meyer. Les proses lyriques de
j. s. Pons
Al marge de la vida
dénotent un fin écrivain. André Breton
ne
désavouerait pas les proses surréalis¬
tes
V. Foix, illustrées par Joan Miré et publiées
de J.
éditions de l'Amie de les Arts. Primavera inquiéta d'Ernest
Ferrando est une subtile analyse d'une âme d'enfant sensible.

parues
de

Luce

Josep

Tharrats

aux

M.
Ma-

�\

166

—

—

huel de Montoliu donne dans El ram d'Olivera son bréviaire critique
de 1923 à 1924. Ce premier volume contient des études sur les quatre

princes de la lyrique catalane
Picô et J.

M. de

:

.Josop Carner,

Caries Riba, Lopez

Sagarra. L'étude sur Pico est particulièrement ai¬
guë. Dans les Hores viatgères, Gaziel groupe tous ses articles catalans.
Quatre titelles i un ninat de Joan Santamaria ne manque ni d'humour

ni

d'originalité.,La collection populaire Barcino a publié Tanger, le
premier volumc'des voyages d'Ali-Béi et Abbasi, l'explorateur cata¬
lan du XVIIIe siècle. Le roman de Prudenci Bertrana Moi! (mémoi¬
res d'un médecin
philosophe) a fait couler pas mal d'eneçe. On a
voulu y voir, à tort, je crois, un roman à clef. P. Bertrana est un des
maîtres de la prose catalane. Com nos attres pérdonen de Pere Salom
i Morera est un roman de mœurs
gitanes. Josep Plà a publié La Llanilerna màcjica dont une nouvelle El
que ïambe podia esdevenir a été
particulièrement remarquée. Joseph Plà est aussi l'auteur de Rela¬
cions. 11 en est le
principal héros, héros qui ne manque ni dé cynisme
ni d'esprit. La composition en est un
peu hâtive. Vida eslreta de Jo¬
sep Lleonart est un roman d'analyse remarquable par la finesse et
l'élégance du style. C'est l'histoire-de deux sœurs aux tempéraments
opposés. La Germana de Pere Mialet est encore un peu « jeune ».La
jeunesse est le seul défaut dont on*se corrige. Jordi.JRreginals de Josep
Pons i Pages avait paru il y a une
quinzaine d'années. 11 vient de
reparaître. 11 n'a rien perdu de sa fraîcheur. L'auteur l'a revu avec
soin. Un véritable écrivain n'est
a

dit de

ce

livre

:

Jordi

jamais satisfait. Miguel de Unamuno

Fraginals est l'un des

romans les "plus robus¬
tes, les plus sobres, les plus réalistes et les plus idéalistes que l'on ait
publiés ces derniers temps ». De toi venl de Lluis G. Pla est un recueil
de récits, d'impressions de voyage, de
critique et de poèmes en pros
Les sensations de paysage en sont la
partie la plus remarquable. Un
grand courant d'humanité passe dans les nouvelles joliment contées
de Joan Puig i Ferreter : Ûna mica d'amor. Laa o les aventures d'un
aprenent pilol, de Caries Soldevila fera les délices des enfants. Puig
«

i Cadafalch vient de

publier une remarquable brochure la Plaça de
Catalunya, historique de cette cité dont les travaux d'urbanisation
jadis. Cerdanga de Pau Vila est une belle étude
géographique de cette terre moitié de France moitié d'Espagne
comme dit une vieille chanson. Le
puissant roman valencien de Blasco,
Ibanez Flor de. Maig qui n'est déparé
par aucun des faux brillants
lui avaient été confiés

dont abuse cet auteur

a été traduit en catalan. Dans Volves musicals
a illustré lui-même; Apeles Mestres donne des souvenirs et de
curieuses anecdotes. Le roman de Poal-Aregall El desengany ne man¬
que pas d'originalité. La Font de Penya Falconera, de Joaquim Burgas contient des contes pleins de. verve et de gaîté. Le valencien F.
Álmela i Vives a écrit une belle étude sur le patron de Valence, Saint
Vincent Ferrie?; Signalons tout particulièrement la belle
monogra¬
phie d'A. Rovira i Virgili, Guifre 1er, où ce comte et marquis appa¬
raît plein d'un glorieux prestige. C'est une belle
page d'histoire d'une
remarquable impartialité. La biographie du docteur Andreu que
donne Joan Minguez est vraiment remarquable. Caries Soldevila a
traduit L'inventôr de canons de William J. Loc.ke. Signalons d'auti;es
traductions : celles de L'home perdurable de G. K, Chesterton
par M.

qu'il

Manent; du Faust de Gœthe
ven

de Romain Rolland par

Kalidasa,

par

C. A. Jordana

par Josep Lleonart; de la vie de Beetho¬
lgnasi Folch i Torres; de Sakunlala, de
les Figu¬
célèbres
française

en une prose rythmique. Dans
res d'argile d'Alfons
Maseras on retrouve une de ses plus
nouvelles La conversion de Leuleonia dont la traduction

avait paru en 1925 au Mercure de France. Le dernier roman d'A.
Maseras Una vida obscura dont l'action se déroule à Barcelone est
l'histoire d'une humble femme du peuple.
Roman douloureux et

vrai. Miguel Roger i Crosar a publié El
grand rei roman hisLorique
du temps de Pierre le Grand. Comme il
convient, un drame d'amour
en fournit la trame. La langue d'un archaïsme
savant, prouve que
Crosa a lu et bien lu 'Tirant lo Blanc
qu'aimait Ccrvantès. Les
nouvelles de Millàs-Raurell La Caravane sont d'un modernisme amer,

d'un

pessimisme absolu. Ses héros semblent vaincus

d'avance.

Les

�—'

167

—

quatre nouvelles de Josep Roig i
Raventos groupées sous le titre de
Monlnegre ne manquent pas d'ob¬
servation.
L'Agence mondiale de
librairie a remarquablement édité
à Paris Mallorca, illa de Somni de
Gibert Miret préfacée par Sant¬
iago Russinyol et traduit en cas¬
tillan par
nes

Manuel Cajuso. Les scè¬

barcelonaises d'Alexandre Font

l'ùltima collila sont évoquées
avec'exactitude. Amor silenciosa
Maria
Teresa Vernet que Farran
de

De

i

Mayoral

présente

avec

enthou¬

siasme est une confession écrite en
une
prose poétique qui promet
un véritable écrivain.
Una anima
vencuda de Domènec de Bellmunt

'

comprend une nouvelle sentimen¬
tale et des contes humoristiques.
J. Carner
Dialogues rapides que déparent
parfois
quelques castillanismes.
De bons dialogues aussi dans Samuel, histoire d'un employé voleur
et martyr, de J. Navarro Costabella. Très estells i un rôssec est formé
d'articles d'une subtile ironie. Ils dénootent un esprit singulièrement
cultivé. Ils sont signés Bellaiila. Ce pseudonyme ne dissimulc-t-il pas
J. C.arner ? L'Apostol de Joan Santamaria est une suite à Ma vida
en doina. Tumultueux, brillant,
l'auteur manque encore d'équilibre.
Son style se perfectionne. Els Marges contient les articles de Caries
Riba publiés
de 1920 à 1927. Caries Riba sait analyser

subtilement

Nicolau d'OLWER

un

écrivain en images

suggestives et précises. Dans

Caries Rida

Per les terres de

Lieux-Saints.
politique.

Joaquim M. de Nadal raconte son pèlerinage aux
Remarquable préface de Francesc Cambo d'un vif intérêt
Memories d'un llil de malrimoni est un récit aux épisodes variés d'un
écrivain très moderne qui devrait éviter les quelques gallicismes
viennent parfois sous sa plume. Paradisos de paper
imprimé est formé de textes de Paul Valéry, d'Ortega
Xenius, de Valéry Larbaud, Marcel Proust, Caries
Crist

qui
magnifiquement
i Gasset, de
Soldevila, I.ôpez

�—

Picô.

Les

écrivains

péruvien Lluis UUoa

168

—

étrangers sont traduits en catalan. Le savant
publié un livre retentissant Colom était catalan.

a

La traduction catalane ne
Domenec de Bellmunt. Del

pouvait tarder à paraître. Elle est due à
pais de les coses grans, de Francesc Blasi
Vallespinosa, est un bon recueil d'articles d'un voyage dans l'Amé¬
rique du Nord. Pierre Corominas donne dans Jardins de Sanl Pol où
passent les' ombres de Platon, de Plolin, de Saint Thomas, de Kant,

cinq essais de pure spéculation métaphysique 'écrits dans une belle
langue. C'est un apport remarquable de la pensée catalane au mou¬
vement philosophique contemporain. El meu Don Juan
Maragall,
de Josep Pijoan, où revit le grand poète, a susciié d'ardentes discus¬
sions. La vcra efigie del Povercllo du P. Miquel d'Espelugues est née,
dit l'autour, du désir de donner un portrait exact de Saint François.
La Historia de Catalunya de FSovira i Virgili dont le 4° volume a
paru
devrait être analysée longuement car elle a une
importance capitale.
Ferran Soldevila a écrit une remarquable biographie de Jaume Ier.
L'aptiiud economica de Catalunya (1er volume) de Caries Pi i Sunyer
est

exposé d'une clarté et d'une précision merveilleuses écrit avec,
Llord est un livre bourré de faitss
11 n'en a que plus de valeur. Let
Dialegs sobre V arquitectura do Nicolau M. P&gt;ubio i Tuduri contiennene
de précieuses suggestions. La Venus de la Carela, trois nouvelles dt
Domènec Guansé, l'excellent critique, dénotent un vrai
ternpéramen
un

art. La Lliço dè la historia de
Josep
de dates, volontairement nu et sec.

d'écrivain. Guansé sera bientôt un des maîtres du roman catalan
Abadals i Portais a fait ses débuts avec un roman La Prometansa.
Signalons encore La Bogeria i allres comédies de Josep Got i Anguera
une réédition
de Renyines d'enamorats du

grand romancier Ńarcis

OHer, la publication des conférences de Caries Rahola : Els emigrants
politics en la Historia, et d'Amadou Vives, l'illustre compositeur :
ILEnlusiasme

es

la sal de l'anima.

Signalons également la vivante conférence sur la Sényera dels Pallars
faite en Argentine lé 4 Juillet dernier
par Antoni Cursach i
Truyol, et éditée à Buenos-Aires.
.

Le théâtre catalan n'est pas
la comédie dramatique d'ignasi

moins vivant. On

a

joué

avec

succès

IglésiasLa llar apagada. Iglesies est le
plus grand auteur dramatique de la Catalogne depuis la mort d'Angel Guimera. La llar apagada et la Senyera Mariela viennent d'être
publiées dans un même volume avec une étude pénétrante de Puig i
Ferreter. Marçal Prior de Josep M. de Sagarra est un beau drame
poétique. Millàs Haurell a publié La Llolja, trois actes d'une psycho¬
logie aiguë. Caries Soldevila et E. C. Fernàndez Burgues ont remar¬
quablement traduit Santa Joana de Bernard Sliaw. La Verge de la nit
d'Ambrosi Carion est un drame rapide sans
complications psycholo¬
giques. L'Ombra du même auteur un peu inégale dénote un effort
vers la comédie d'analyse. La
spirituelle comédie de Caries Soldevila

Els milions de l'oncle est une amusante satire de la bourgeoisie
cata¬
lane. Pupul o el joc de l'amor i de l'interes,
de Josep Pons i Pages
raille finement le matérialisme de notre
époque. C'est une comédie
à tendances classiques vraiment

remarquable.

Le premier acte de

L'obstacle d'Enric Lluelles est original. Francesc Madrid, a donné
de bonnes promesses avec El mal que pot fer una dona.
La Fundacio Bernai
Metge qui fait pour la Catalogne ce que l'Asso¬
ciation Guillaume Budé fait
pour la France a terminé sa deuxième

série de

vingt volumes

avec

la publication du tome

d'Alexandre (le Quinte-Curce. Le texte latin

a

été

n

de l'histoire

revu

par le direc¬

teur de la collection Joan Estelrich. La traduction Catalane est de
Manuel de Montoliu. La troisième série a débuté
par le volume u de

Plutarque, texte et traduction de Caries Riba. Llorenc Riber a tra¬
duit dans une prose rythmée,les Satires et les
Epitres d'Horace...
Paraît à la collection, Els noslres classics un Epislolari del
segle XV

présenté par Francesc Martorell. Si ces lettres n'offrent pas un grand
historique, elles donnent une idée de la vie intime de cette

intérêt

époque... La collection Sant Jordi a publié les Discarsos de Bossuet
remarquablement traduits par J. M. Capdevila; f-'educacio de les

�de
Saint

noies

de

Fénelon, traduction do Concopciô de Balanzô; les Sermons
Augustin traduits par le professeur Joaquim Balcells;
Valencia_par Francesc Almela i Vives... Grâce à l'im¬

la Catedral de

portante Fondacion veuve Romaguera,

cinq ans, sous la direction de M.

l'Orfeo Calala prépare depuis

L. Millet le recueil des chansons

qui comprendra tout le folklore musical de la Catalogne.
Dans cette même collection a paru le premier volume des Chroniques
catalanes, merveilleusement édité sur papier pur lin... Parmi les
ouvrages qui se publient grâce à la générosité de Rafaël Patxot, ci¬
tons notamment les Sermons de Saint Vincent Ferrier, le célèbre
prédicateur vâlencien... La Fondation biblique catalane, patronnée
catalanes

L.
Joan

Mahagall

Millet

directeur de

l'Orfeo Calala

inauguré ses publi¬
Evangélique établi
par le P. Lagrange, le savant dominicain, directeur de l'Ecole Bibli¬
que de Jérusalem. L'édition comprenant la traduction catalane ne
tardera pas à paraître... Le premier volume de la réédition de la
traduction catalane du Décameron de Boceace,
elle date du XVe
siècle, a paru aux éditions Els Nostres classics avec une remarquable
préface de Caries Riba.
Une promonade à travers revues et journaux donnera une idée de
l'importance des périodiques. La Bevista de Lopez Picô que l'on
pouvait croire disparue depuis 1925 a reparu au bout d'un an avec
un numéro aussi important que les cahiers de toute une année. Nu¬
méro d'égale importance en 1927.
Belle présentation. Beau choix
poètes et de prosateurs... La Bevista de Catalunya qui paraît depuis
4 ans est en pleine prospérité. Histoire, politique, littérature, art y
ont leur place. Et tout y est traité de main de maître. Une élite in¬
tellectuelle y collabore sous la direction de Rovira i Virgili. Regret¬
tons de ne pouvoir en parler comme il conviendrait... La Hevisla
de Poesia que dirige Octavi Saltor prouve que rien de ce qui touche
à la poésie ne lui est étranger... L'Amie de les Arls (Sitges) est une
très belle revue présentée avec un goût sûr et une sobre élégance
du plus heureux effet. Beaucoup d'éclectisme. Lopez Picô y a écrit
un article subtil sur le regretté Jôaquim Folguera, poète et critique,
une des plus merveilleuses intelligences de la jeune'culture catalane...
La Vida Llcidatana (Lérida) illustrée, vivante, variée, se lit avec
intérêt... Arls i llelres bien documenté, la Paraula cristiana, La
Bevista dels Llibres, Ciència (Barcelone) Sol ixenl (Cadaquès), Ĺ'Aui
muné (Sant Feliu de
Guixols), Aires de la Conca (Montblanch),
Cultura Valenciana, la nouvelle Taula de lletres valencianes, Boletin
de la Sociedat castellonense de cultura (Castellon), El euento del Dumenche (Valence), Almanac Valencia, et d'autres que j'oublie... En
Roussillon l'Eveil Catalan et la Tramontane: A Paris le Courrier

comme

cations

la Bernai Metgo par Francesc Cambo, a
l'édition du texte grec de la Synopse

avec

�—

170

—

d'une documentation précieuse et le satirique El Fuel...
Buenos-Ayres Ressorgiment, bien illustré, donne une excellente
revue de la littérature, des arts, du folklore et des événements cata¬

Catalan

A

lans. Excellente revue qui fait un utile travail. On y lit avec un plaisir
véritable des vers de G. B. de Llorens. De Buenos-Ayres encore la
Nacion catalane...

J.

Nova

Signalons enfin Renaixença de Montevideo, et la

Folguera

G. B. Llorens

Calalunya de la Havane... 11 faudrait mentionner tout parti¬

culièrement

les grands
quotidiens catalans qui valent n'importe
quel journal européen. A côté des deux quotidiens de langue cata¬
lane qui paraissent le matin à Barcelone la Publicilal et la Veu de
Catalunija vient de se créer la Nau quotiden du soir qui paraît sur
un minimum de
16 pages sous la direction de Rovira i Virgili.
Quand donc existera-t-il à Toulouse un grand quotidien pour la
défense et l'illustration de tous les Pays d'Oc ?

AUVERGNE

répète souvent que si tous les dialectes d'Oc s'écrivaient avec
graphie basée sur les mêmes principes leur lecture en serait sin¬
gulièrement facilitée. 11 n'y aurait plus de grandes différences entre
ces dialectes. Certains ont prétendu
que c'était une idée absurde.
M. Emile Ripert a écrit dans son petit volume Le Félibrige paru
on 1924,
(pages 72 et 73), ces affirmations un peu trop risquées : «
«... C'est dans le vif désir d'être compris de ce peuple qu'ils voulaient
instruire et régénérer que Roumanille et Mistral rejetèrent l'ortho¬
graphe étymologique pour adopter, à l'imitation des Italiens et des
Espagnols, l'orthographe phonétique... Ce système séduisant par sa
clarté et sa simplicité tut bien vite adopté par tous les amis des sept
de Font-Ségugne et même par bon nombre de Marseillais, malgré
la résistance de quelques impénitents. Il est aujourd'hui admis par
tous les Félibres du Midi, sauf par un petit groupe de Languedociens
fondateurs de VEscola Occilana (A. Perbosc, Prosper Es Lieu, ' etc.),
qui ont adopté une orthographe plus voisine, disent-ils, de celle des
Troubadours. Mais cette tentative isolée, qui a donné lieu à de nom¬
breuses polémiques, semble avoir peu de chances de vitalité... »
M. Ripert ne s'est même pas aperçu que la graphie de VEscola
Occilana est celle qui se rapproche le plus de l'orthographe castil¬
lane, la plus simple do toutes. On croirait que ces deux graphies, la
castillane et celle de VEscola Occilana, sont calquées l'une sur l'autre.
Les événements donnent singulièrement tort à M, Ripert. Pans
Je

une

�tous les Pays d'Oc paraissent dés livres orthographiés selon
principes de VEscola Occitana. En Auvergne Delhostal vient de
publier Belugueias. J'ai été vraiment surpris en lisant ces bluettes.
Surpris parce que ce recueil de poèmes démontre à un degré extraor¬
dinaire la justesse des théories préconisées par le grand Perbosc.
J'ai lu Belugueias avec la même aisance qu'un texte du Quercynois,
Cubaynes, des chantres du Lauraguais, Estieu et Guilhem de Nauroza, du bitterrois Bédard. Ouand on songe aux difficultés qu'éprou¬
vent à lire un texte phonétique auvergnat ceux qui appartiennent à
un dialecte non envahi par les o et les ou, on reste médusé de la faci-

presque
les

L.

Delhostal

A. Vermenouze

Delhostal. Les

lité avec laquelle ces mêmes personnes peuvent lire
catalans le liront comme ils lisent Perbosc. Souhaitons que
donné par Delhostal soit suivi. Dans une préface

l'exemple

remarquablement

précise Delhostal expose les raisons qui ont motivé son évolution
graphique. Il montre, textes à l'appui, qu'il n'a fait que réaliser ce
que voulait faire Vermenouze si la mort ne l'en avait empêché. Et
le résultat est d'autant plus merveilleux que la difficulté était plus
grande en Cantal qu'en Guyenne, en Languedoc, en Gascogne, en
Limousin ou en Provence. On n'a pour s'en rendre compte qu'à com¬
parer Flour de Brousso à Belugueias. On verra l'immense difficulté
qui attendait l'audacieux qui oserait tenter cette réforme. Delhostal
aura la gloire
de l'avoir réussie. Belugueias célèbre l'Auvergne. La
terre natale est aimée du poète. Aussi l'irispire-t-elle merveilleuse¬
ment. Plus encore que dans Rescouto ou los Piados sa muse s'est
libérée. Et quelle langue savoureuse ! Nul poète d'Auvergne n'a écrit
une langue aussi
riche que Delhostal. C'est un enchantement que
de lire cette musique arverne.
Ceux qui voudront étudier la langue d'Auvergne n'auront qu'à
lire la trilogie de Delhostal. Ils seront étonnés de la richesse de ce
vocabulaire qui dépasse celui de Vermenouze-, une traduction fran¬
çaise très fidèle accompagne le texte occitan de Belugueias.
L'abbé J. S. Mathieu a publié Fusados de repieugo. (Repieugo'
c'est le chanvre de' deuxième qualité, le déchet qui provient du peignage du chanvre). Son préfacier l'abbé L. Fric dit : « ... En effet
la graphie de l'abbé Mathieu est en délicatesse avec celle de VEscola
Occitane, J'incline pour cette dernière... ». Je crois que maintenant

�—

172

—

incliner aussi. Son article do Lo Cobreto où il a
Four avait travaillé en communion d'idées
obligé à donner tort à ses amis. Je veux croire
n'est
pour
rien
qu'il
dans l'article quelque peu « mufle » de La Liberté
da Cantal reprochant à l'abbé Lissorgues de soutenir les partisans
de VEscola Occiiana. Ceci dit je suis heureux de constater que le re¬
cueil de poèmes de l'abbé Mathieu contient des pièces qui dénotent
un sérieux progrès. Elles m'ont surpris agréablement. Je regrette seu¬
lement qu'au lieu de mettre des italiques dans des mots écrits en ro¬
main
ce mélange de lettres inclinées au milieu de lettres droites
est désagréable à l'œil — l'abbé Mathieu ne se soit pas décidé à aller
un peu plus de l'avant.11 n'y a que le premier
pas qui coûte, Monsieur
l'abbé ? Cal auzar !, Si l'abbé Mathieu n'écrivait que pour le Cantal,
il n'aurait qu'à conserver la graphie phonétique. S'il veut que ses
œuvres circulent sur tous les terroirs occitans il faut qu'il fasse le
nécessaire. Un glossaire donne la traduction des mots difficiles de
l'abbé Mathieu doit y
démontré que l'abbé
avec

Vermenouze l'a

—

Fusados de

repieugo.

Bailèro-leu de Louis Debrons contient des poèmes et
Les chansons sont accompagnées de musique. Et cette

des chansons.

musique s'a¬

dapte joliment aux paroles. Debrons a des qualités. Il n'a pas encore
donné tout ce qu'on est en droit d'attendre do lui. Il ne lui manque
que l'ambition de faire de grandes. choses.
Lo Cobreto a annoncé Couontes e porpondejados du bon conteur
Dommergues. Au moment où j'écris ces lignes le volume n'a pas
encore paru. Nous en reparlerons l'an prochain. J'espère aussi que
j'aurai à parler des Contes d'Emile Rhodes, un des maîtres prosa¬
teurs d'Auvergne, et des poèmes de Galéry, paysan merveilleusement
artiste.

Pierre Malvezin, infatigable, a publié la seconde partie de son dic¬
tionnaire des racines celtiques... Dans Gaspard d'Espinchal, Jean
Louis Boudon évoque la vie curieuse de ce criminel de grande enver¬
gure... M. Albert Dauzat est certainement un grand savant. Mais il
ignore la langue d'oc et ses écrivains. Et cela lui a fait commettre
de graves erreurs dans son volume Les Patois... Les Devins, La Fon¬
taine au Bois Dormant sont des ouvrages où Henri Pourrct exécute
de délicieuses variations sur le folklore et les chansons populaires...
Henri Pourrat a publié Dans l'herbe des trois vallées. C'est l'histoire
des papeteries établies dans les vallées de Laga, de Nouara et de
Valeyre, contée dans un style savoureux... Claude Davraine narre

aussi avec charme dans Nouara l'histoire des moulins à
bert... La monographie historique et héraldique que Georges
a consacrée à l'Abbaye de la Chaise-Dieu a été rééditée...
Jean
bert a écrit superbement la Passion de Roland Garros... Dans

papier d'AmPaul

AjalSaint

les maladies des reins le docteur Emile Roux a écrit un
livre qui intéressera bien d'autres personnes que les malades et les
médecins... Louis Farges qui connaît son pays merveilleusement lui
consacre un bel ouvrage : la Haute "Auvergne... Un jeune universitaire

Nectaire et

Iienry Barthez a écrit Cléopatrc la Voluptueuse, curieux roman de
mœurs antiques... Les Chants de Minuit d'Amélie Murât ne manquent
ni de force ni de sobriété... Le Rayon dans l'ombre de Marie-Louise
Vert, Goutte d'eau de Jeanne Pélissier sont des poèmes dont la meil¬
leure inspiration provient des paysages du Livradois.
Lo Cobreto a publié le remarquable discours sur la langue d'Oc
prononcé par Jacques Lacoste à la distribution des prix du collège
de Mauriac. Elle publie aussi un glossaire de l'abbé Mathieu. L'Au¬
vergne littéraire, extrêmement intéressante, a consacré un beau nu¬
méro au Puy-de-Dôme. Le Pèlerinage de Ronzières n'oublie pas la
langue d'Oc. Signalons enfin les Echos d'Auvergne et, bien entendu,
les beaux articles de. Gandilhon Gens d'Armes que publie chaque
semaine, l'Auvergnat de Paris.

Lisez O O

-,

organe

d'action occitane

�—

173

—

GASCOGNE
La

graphie de l'Escola Occitana a pénétré en Gascogne.

Il fallait

que quelqu'un commence. Arthur Cambos aura cet honneur. Son
recueil de poèmes Floc de Gasconlia est, je crois, le premier livre gas¬
con ainsi présenté.
Ajoutons que sou bouquet contient de belles
fleurs... Le béarnais Julien Casebone s'annonce comme un bon ro¬
mancier occitan avec ses Esprabes d'Amou écrites dans une prose
aisée. Les scènes de la vie gas¬
conne

sont

joliment dépeintes...

Gavel, professeur au lycée de
Rayonne, a publié une nouvelle
M.

des introuvables Poésies
Gasconnes de Justin Larrebat. Il
aurait bien dû ne pas se livrer dans

édition

préface, à des digressions sur la
graphie Nous aurions ignoré les erreursy gavéliennes... L'àbbé Dam¬
sa

bielle a fait jouer avec succès une
nouvelle comédie Lou Retour à Case.
C'est de la bonne propagande. Ses
Countes de Priou et ses Counles animaliès
débordent de verve et de
bonne humeur. L'activité de l'abbé
Dambielle est prodigieuse... L'abbé

a publié Las dues Cigallies.
célèbrent l'une sa Gascogne,
Le majorai,
l'autre sa Provence.
Daugé a trouvé des accents émus
pour chanter les plaines de l'Adour

Daugé
Elles

H, Dambielle

les

Gaves, Il a écrit aussi le Mira¬
de Caussens aux

cle. eucharistique

premières années du XIVe siècle... Lon Marcat de la Trouje est une
amusante farce de Simin Palay. Le recueil de ses poèmes Las Pregaries e las gracies a été couronné par l'Académie des Jeux Floraux...
La comtesse Roquette-Buisson a publié Era Cansou deras Airclas
(paroles et musique) et Nos landes tableau d'ensemble de là vie lan¬
daise, en une splendide édition... Victor Broquès-Roger est l'auteur
dés paroles et de la musique de Canle au plaa hurous Miguel de Garicoitz. Jean Bourriez a publié une remarquable thèse de doctorat
Recherches historiques sur le par/ail en Gascogne. C'est une impor¬
tante contribution à l'élude du verbe gascon... Jean Poueigh a re¬
cueilli Les Chansons populaires des Pyrénées françaises. Le premier
volume de ce beau recueil a paru... A l'école normale d'instituteurs
de Lescar M. Tucat a fait une remarquable conférence sur les « Fors
et coutumes du Béarn »... A. Berry a publié un recueil de poèmes
Lais de Gascogne qui évoquent avec charme le pays natal... S'il n'en¬
thousiasme pas l'Amérique sèche le livre de Paul de Cassagnac Les
Vins de France plaira à ceux qui aiment le sang des vignes... Fran¬
çois Duhourcau a fait paraître Grappes de Jurançon cl d'Irou léguy.
Toulet aimait les vins qui portent ces vocables... Menlionnonfe en¬
core Saint Cérats, sa vie et son culte depuis le Ve siècle jusqu'à nos
jours de J. Clermont.
Ceux qui ne pouvaient se procurer les oeuvres occitanes d'Isidore
Salles n'auront plus à se plaindre. Une réédition de Debis gascons
et de Gascounhe est à l'impression. Le majorai Daugé et Xavier de
Cardaillac, vice-présidents de la Société de Borda à qui l'on devra
cette nouvelle édition, se sont chargés de la revision des épreuves...
La Grammaire Gasconne de Jean Bouzet ne va pas tarder à paraî¬
tre... On annonce aussi la publiciaton de l'Histoire du Béarn à la¬
quelle travaillent depuis longtemps MM. Labordc et .Lorber... Enfin
une réédition de Béline, un des chefs-d'œuvre de Camélat, revue et
augmentée par l'auteur, s'imprime aux éditions du Livre Occitan.
Parmi les périodiques signalons Reclams de Biarn e Gascougne
où collaborent notamment Camélai et Bouzet; Era Bouts dera Moun-

�—

174

—

,anho à laquelle B. Sarrieu ne marchande ni son
la

Revue

cale des

temps ni sa

peine;

régionalisle des Pyrénées; le Bulletin de l'Association ami¬
anciens élèves de l'école normale d'instituteurs des Basses.

J.

Michel Camélat

Bouzet

Pyrénées, le Réveil Basco-Béarnais de Paris, le vaillant Cadet de
Gascogne merveilleusement vivant, l'Anmanac de la Gascoagno et

VArmanac dera Mountanlio.
A Moncrabeau les Veillées gasconnes donnent toujours leur gran¬
de fête de plein air. On y a
cette année une
de
Bordes : Causos de biel, étude de caractère fouillée cl vraie, et une
bouffonnerie de Larrat qui obtint un succès de fou rire. Naturelle

"représenté

comédie

cette fête où auteurs e
qui est l'âme de ce foye'
d,art et ses précieux collaborateurs Bordes et Larrat, ne sauraient
être trop loués. Ils prouvent ainsi magnifiquement que la belle fierté
paysanne n'est pas morte.
ment le folklore musical n'est pas oublié à
acteurs sont moncrabelais. Le docteur Ficat

GUYENNE
Rouergue les félibres Calelhon, Seguret, Mouly avaient adopté
graphie de l'Escola Occilana. Quelques adversaires de cette gra¬
phie résolurent de frapper un grand coup. A une fête organisée à Ville"
franche, le président, l'avocat Me Hild, prit la parole au théâtre.
M0 Hild est renommé pour son esprit. Il attaqua grossièrement les
partisans de la graphie nouvelle qui offre cependant l'avantage de
pouvoir s'adapter à tous les dialectes. 11 s'en prit particulièrement à
M. Seguret, lut certains passages de ses poèmes, écrits dans cette
graphie, en prononçant exactement toutes les lettres. 11 n'eut ainsi
aucune peine à dénaturer ces textes et à démontrer que cette langue
n'avait rien de rouergat, qu'il était possible que ce fut de... l'iroquois.
M" Hild lit bien rire aux dépens des disciples de l'Escola Occilana. 11
prouva une fois de plus qu'un avocat habile peut l'aire applaudir des...
âneries. M0 Hild était-il de bonne l'oi et ignorait-il complètement le
sujet qu'il traitait ? Ou, ce qui ne serait pas très élégant, M0 Hild
dénaturait-il sciemment la vérité ? Ignorance ? Mauvaise foi ? Nous
laissons à M0 Hild le soin de choisir. Mais puisque M "Hild tient à ce
qu'on écrive la langue d'oc phonétiquement pourquoi n'écrit-il pas
e français de cette manière ?
Pourquoi n'imite-t-il pas le maréchal
de Saxe qui, sollicité de se présenter à l'Académie Française, refusa
En

la

�-

175

-

eii ces termes : « Jé répondu que se la malet comme une bage
cha... Je creins les ridiqules et se luy si man paret un. »
Calelhon et Seguret ont publié dans le Journal de l'Aveyron
lait

une

matique

bonne

envers

place à la langue d'oc
Moulins d'un cop

àun
qui

une remarquable comédie dra¬
ero, tirée du roman de Fabié.

J'avoue que

j'aime mieux le drame occitan que le roman français.
quand donc aurons-nous la joie de voir en volume des œuvres
de Calelhon et Seguret ?... Ne quittons
pas le Rouergue sans signaler
Lous Marmots poème de J. Vaylet et la curieuse étude que Combe
de Patris a consacré à une muse romantique de ce pays : Pauline de
Flauzergues.
En Quercy, Perbosc a publié Les Langues de France à l'école. C'est
une admirable mise au
point de cette question complexe sur laquelle
Mais

Antonin

A. Lamande

Perbosc

a écrit tant
d'absurdités. Lo Libre del Campestre de ce grand
poète est à l'impression aux éditions du Livre occitan... L'abbé Cu¬
baines a fail paraître sa belle traduction occitane du chant IV des
Géorgiques. La prose harmonieuse de Cubayncs est un enchantement...
La désopilante comédie que Sahuc avait l'ait jouer à' Casteinau-Montratier a paru... Louis Gardes, capiscol de la Cloucado dels Claslres
de Moissac, a tiré une pièce en vers — l'occitan s'y mélange au fran¬
çais — d'un drame inédit en prose de F. Rigal capiscol de l'Escolo
Carsinolo. Cette légende dramatique M. Gardés l'a baptisée Ghésalide. Il a prouvé qu'il avait une originalité toute particulière. Ghésalide a été jouée à Moissac. Mais il faut la lire pour en sentir toute
la saveur. On no regrette point lecture.
On y trouve . de rares
attraits qui prouvent que la personnalité de M. Gardes pent attein¬
dre un sommet inégalé... En Quercy... En glanant est un recueil de

on

morceaux'choisis des écrivains

Tpiercynois groupés

par

Eugène Bosc...

petite ville de Martel un beau vo
paroisse du Quercy à travers sept siècles (1100-1800) la
ville de Martel et ses annexes Gluges, Loupchat, Murel. C'est une
excellente histoire de cette cité... On doit à Eugène Grangié deux liM. Serrurier Dubois

lume

:

Vue

a

consacré à la

�-

176

-

Cahors en Ouercy...
Guerriers clandestins,
remarquables nouvelles. Richard doit aimer Cladel. .Je ne saurais l'en
blâmer... Léon Lafage s'est diverti en composant Bottier Lampaign'e...
Olivier de Magny est peut-être le poète le plus naturel du XVIe siècle.
Ferdinand Loviot a composé un grand poème à la gloire de ce déli¬
cieux quereynois dont la vie lut brève... Signalons encore : la pla¬
quette de Henri Ramet et de Jean Moulierat sur Castelnau-Bretenoux; la Chalellenie de St-Céré et la vicomte de Turenné,
d'Henri
Bressac; Rocamadour (Documents pour servir à l'histoire du pèleri¬
nage) par le chanoine E. Albe; la belle œuvre posthume du regretté
Pierre Etienne Martel (Etienne Allard) : -Rencontre de CerUantès et du
Quichotte; Les enfants du siècle, de Lamandé, devenu quereynois; La
Coquette au Soleil, de Louis Gratias. Et mentionnons tout particuliè
rement la revue Divona.'Éile n'oublie pas la langue d'oc. Elle groupe
tous les écrivains du Qercy. Elle est de plus en plus vivante;
Il a paru à Bordeaux une nouvelle revue Aquilania, organe de la
Ligue félibréenne Gascogne et Guyenne. M. Adolphe Lajoinie en est le

vres

: Le Loi à petites journées et
bel et probe écrivain, a publié Les

intéressants

Elie Richard,

directeur.

LANGUEDOC
En Languedoc la graphie de l'Escola Occitana a l'ait de nouveaux
progrèí. A Béziers Pierre Bédard, un des meilleurs ouvriers du féli-

brige, a

publié

un

recueil de poèmes, Mon Salas. On peut comparer

livre et celui de Delhostal. On constatera que de l'Auvergne à la
Méditerranée la langue d'oc écrite avec une orthographe, basée sui¬

ce

principes communs ne présente que de très minimes différences.
ces différences ne se voient que rarement. Mon Solas dont l'ins¬
piration est variée et sincère est. d'un bon poète. Bédard connaît
admirablement la langue occitane, il a su trouver des accents émou¬
vants pour célébrer son pays, la vie paysanne, le loyer et l'amour.
Une traduction française accompagne ces poèmes. Quelques-uns ont
été mis en-musique. Je regrette de ne pouvoir que les signaler à la
quatrième vitesse. Ils mériteraient qu'on s'y arrête longuement. Une
préface de Perbosc, lumineuse et brève mise au point des questions,
graphiques cpii agitent les milieux J'élibréens, présente Pierre Bé¬
dard... Si Pierre Bédard ne s'est décidé que très tard à publier quel¬
ques-uns de ses poèmes, le jeune Roger Barthe, autre partisan de la
graphie de l'Escola Occitana, n'a pas attendu autant. Il vient de faire
paraître La Fe talinq, recueil de sonnets pleins de promesses, suivis
d'une traduction française. Roger Barthe n'a que 16 ans. Je n'aime
guère les poèmes d'écolier. Je. trouve qu'il vaut mieux attendre pour
publier sa première œuvre. Et cependant j'ai lu avec plaisir les vers
du jeune Barthe, joliment préfacés par le grand sonneur de sonnets
Prosper Estieu. Et maintenant, que Roger Barthe travaille et qu'il
garde son enthousiasme ! Anibc lo temps et la palha las mesplas
s'amaduran... Il ne faut pas séparer çle Roger Barthe, son père Emile
Barthe, auteur de plus de vingt comédies jouées avec succès. Sa der¬
nière œuvre Lous' Rasirns de luno est un drame d'amour en vers. 11
ne manque
pas de vigueur. Le deuxième volume de son théâtre
populaire, Las vesprados gatoios, a paru. II contient cinq comédies
en prose fort divertissantes. Mentionnons encore des poèmes du mê¬
me auteur : Las Paloambos de Sant Nazari. Emile Barthe fait de la
bonne propagande... Louis Rouquier est infatigable. Conseiller géné¬
ral de la Seine, maire do Levallois-Perret, il trouve le temps dè pu¬
blier, depuis plusieurs années, de nombreux volumes. Son dernier,
Countes pounchuls, est d'une verve étincelante. Du bon sens, Rou¬
quier en a dos réserves. L'esprit abonde dans ses contes. Je nie de¬
mande si le mot conte est bien oxact. Rouquier se sert de contes
pour émettre ses idées. C'est le seul écrivain qui amalgame ainsi à des
récits folkloriques des digressions intéressantes sur des questions
d'actualité. Et ce mélange est plein de saveur. Et Rouquier écrit
merveilleusement en langue d'oc. Son recueil contient non seulement
des
Et

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177

—

fine traduction française, mais encore
mots...
La région bilterroise est aussi riche

un

glossaire de plus de 3000

en poètes qu'en vin. Sous le
pseudonyme de Clar de luno, Mademoiselle Barthez a écrit la légen¬
de d'Escrivelo, (texte occitan et traduction
française). Les Muses

l'ont comblée de leurs dons.
Si elle sait se satisfaire difficilement, si elle sait garder un idéal
littéraire élevé, elle comptera parmi l'élite de poètes
Gaston Vinas ne se contente, pas de mettre en bonne place dans sa
librairie les écrivains d'Oc. Il écrit lui aussi en.vers et en prose avec
la même aisance. Cette année il a publié une amusante comédie en

d'Occitanie...

deux actes Prosper Viajn et une farce en un acte La Picota, d'une
joyeuse cocasserie... Loa Garni de la Croula du Docteur Albarel, pla¬
quette de luxe illustrée de bois d'Auguste Bouquet, contient qua¬
torze stations du Chemin de la Croix. Dans VInventeur du Curé de
Cucugnan il indique ceux qui ont écrit ce conte ayant Roumanille
et Mir. Las Anguialoé de la Menîno, conte en vers, est du même au¬
teur...

autounenc. Ce bon poème
recueil qui s'appellera proba¬
de Sani-Estève de Gabriel

Joseph Loubet a fait paraître Vespre

n'est qu'un fragment de son prochain
blement Las rosas dau Clapas... La Cabreta
Garric est un conte charmant accompagné

de quatre poèmes.,. Jan

Castagno ajoute à son oeuvre immense un drame en vers en quatre
actes Simoun lou Minur préfacé par Marius Jouyeau... gant Frances
d'Asiza, etsemple e aparaire dels Felibres, de l'abbé Salvat, disciple
de TEscola Occilana, est le beau sermon qu'il a prononcé à la cathé¬
drale St-Nazaire de Béziers. Salvat a publié aussi un choix de poèmes
du

grand Auguste Fourès au

André Chamson

moment de l'inaguration du monument

Joseph Dbltiîh,

été élevé à l'ardent félibre à Caslelnaudary... Le savant roma¬
Joseph Anglade a éeit une délicieuse traduction des principaux
passages de Flamenca, la plus exquise peut-être des œuvres occita¬
nes du passé. Un résumé des passages non traduits permet de suivre
la trame de ce curieux roman. Le remarquable rapport d'Ariglade
sur les Jeux Floraux cle l'Escola Occilana a été édité en plaquette.
Souhaitons que ce rapporteur persiste. Anglade a publié aussi une
Anthologie des Troubadours avec traduction française. Elle rendra
de précieux services. Enfin Anglade va 'faire paraître Les Trouba¬
dours de Toulouse... Signalons en même temps une Anthologie des
Troubadours d'Alfred Jeanroy qui précéda Anglade à la Faculté des
Lettres de Toulouse. Elle ne contient que la traduction française
des poèmes... André Chamson, l'auteur de ce beau roman que les
circonstances ont matérialisé, Ropx le bandit, a donné l'Homme con¬
tre l'histoire un essai qui vaudrait' d'être analysé... Serverette est une

qui

a

niste

occitan

Feuille XII

�—

178

—

antique petite ville de la Lozère. Les Documents sur l'histoire de Serverelte, d'Ernest Plagnard sont un travail consciencieux et intéres¬
sant... Bornons-nous enfin à mentionner l'Aude, mon Pags, de Pierre
Valmigère, beau livre à la gloire du terroir; la tragédie de Jean Camp
le Sol commande qui a enthousiasmé Joseph Delteil; Autour de la
maison du Bourg, du chanoine Clément Tournier; En Lauraguais,
de Mlle

Marguerite Dufaur...

Les périodiques abondent. 11 est d'autant plus regrettable de ne
pouvoir que les signaler hâtivement. On sait la place importante
qu'a pris la revue OC. Elle est loin pourtant de se trouver satisfaite.
Elle fera mieux encore... Lo Gai Saber publie toujours de belles
œuvres; La Cigalo Lengadouciano que dirige depuis si longtemps
Pierre Bédard mène toujours le bon combat; la Cigalo Narbounezo,
Terro d'Oc mériteraient qu'on s'arrêtât avec elles; La campana de
Magalouna où Dezeuse écrit de spirituels articles me fait songer
qu'on se demande toujours quand est-ce que Dezeuse se décidera
à publier le poème qu'il cache soigneusement: Loii Camel d'Emile
Barthe est toujours drôle; grâce à Paul Mesplé l'Auta souffle du bon
côté; Les feuillets Occitans bien illustrés, ont consacré un numéro
spécial à la gastronomie méridionale; Seplimanie plus luxueuse en¬
core a célébré le grand compositeur Déodat, de Séverac;
Cacalaca
prouve que le bon félibre Jan Castagno est infatigable; Le Langue¬
doc en Algérie fait une grande place à la lenga maire ; l'Almanac Ńarbounes amuse toujours. Deux nouvelles revues rédigées par des jeu¬
nes ont vu le jour : Anadiomenè, à Narbonne; l'Anglora d'Or, à Nî¬
mes.

Nos vœux les

accompagnent.
LIMOUSIN

Jean Audiau est mort. Tout jeune encore Audiau était un linguiste
remarquable. 11 venait de publier une nouvelle édition bien aug¬
mentée des Troubadours et l'Angleterre où il signalait notamment
l'influence des Troubadours sur les poètes anglais du Moyen-Age.
Il avait traduit en français moderne Huon de Bordeaux. (Les passa¬
ges qui lui avaient paru présenter des longueurs avaient été résu¬
més). Audiau venait d'achever enfin la traduction d'un roman de
T. Hardy. Sa mort est une grande perte pour les lettres occitanes.
Le Limousin retrouve la place qu'il avait jadis au temps des Ber¬
nard de Ventadour, Bertrand de Born, Giraud de Borneil, Jancelm
Faidit. Joseph Roux avait sonné le réveil de la poésie avec sa Chansou Lemouzina. Une
pléiade de poètes a surgi depuis : Mlles Genès
et Priolo, Chèze, Mazm, Muzac, Mouzat, Rebier, Delhomme et d'au¬
tres encore. L'an dernier Pestour publiait Lous Rebats sur l'Aulura.

Cette année c'est la Chanso de Combralha de Paul Louis Grenier. Le

de Gombraille est l'extrême nord du monde occitan. 11 se trouve
aujourd'hui dans le département de la Creuse. Je ne sais si la langue
d'Oc s'y est conservée très pure. P. L. Grenier devrait bien nous le
dire. Nul n'est aussi qualifié pour en parler. Dans ses délicieux poè¬
mes joliment traduits Grenier conte le folklore de cette région de
fées, de chevaliers, d'ermites. Chaque pièce fait songer à un joyau
merveilleux, ciselé avec amour. La langue est archaïque parfois. Cet
archaïsme me semble souvent plus apparent que réel. Il provient
non seulement de quelques vocables et de quelques tournures an¬
ciennes (comparatif latin) mais surtout de la graphie attardée, voi¬
sine de celle des Trobadors.il paraît qu'en Limousin quelques bons
apôtres voudraient faire de la Chansô de Combralha une machine de
guerre contre VEscola Occilana. On prendrait prétexte de l'archaïs¬
me volontaire de Grenier pour affirmer que ceux qui emploient les
principes graphiques de VEscola Occilana (Grenier en est loiii) écri¬
vent une langue morte. Ces affirmations ridicules n'auraient aucune
pays

importance auprès de ceux qui sont au courant de ces questions.
Elles pourraient en avoir auprès des ignorants. Le Félibrige n'en
est pas dépourvu. Mais pourquoi P. L. Grenier n'indiquerait-il pas
ce
qu'il peut y avoir de vraiment archaïque dans les poèmes qu'il

�—

179

écrit pour chanter son pays aux

service à

ses

amis et à

ses

—

collines ombreuses 1 II rendrait

adversaires. Et cela nous vaudrait une

chronique charmante... La comédie de René Farnier, Lous Nebouts
a obtenu un vif succès à la fête de l'Eglantine de Pierre-Buffière.
Quel dommage que Farnier se satisfasse aussi facilement ! Li Limou¬
sin et la Marche de Joseph Nouailhac, abondamment illustré, est une
bonne étude de ces provinces à travers les siècles. Une anthologie
des écrivains et un choix de chansons populaires complètent ce livre.
Regrettons que le texte limousin des poètes cités soit absent. La
traduction française ne saurait le remplacer... La petite histoire de
la Corrèze de Pierre Vachal est intéressante... Il ne faut pas oublier
les romans de Charles Silvestre : Amour sauvé; de Fernand Vialle :
VAppel du Soleil, et de Jean Nesmy : La Féerie des Bois.
La revue Lemouzi en est à sa 36e année. Toujours attrayante elle
groupe tous les écrivains limousins. D'autres périodiques ont vu le
jour. Citons La Revue Limousine, La Vie Limousine, la Brise. Et
signalons tout particulièrement les bonnes chroniques sur le mouve¬
ment félibréen que donne à La Gazette du Centre René Farnier, et
l'Enclos des Lettres, line, subtile et pénétrante critique, d'Albert
Pestour dans Le Salut National.

Périgord faisait partie de la Guyenne, jadis. Sa langue, excep¬
région de Bergerac, se rapproche davan¬
limousin. On a pris l'habitude dans les milieux félibréens d'unir le Périgord au Limousin. Conservons cette habitude.
Le

tion faite notamment de-la

tage du dialecte

Monument de Bertrand de

Bokn

Gaston Guillaumie est né à Saint-Pierre-de-Chignac.
Contribution à l'élude du glossaire périgourdin précédée
de délimitation des parlera de la Dordógne,

Dans sa

d'un essai
Guillaume étudie la
langue du coin natal. C'est un travail consciencieux et excellent.
Souhaitons que l'auteur en fasse autant pour le Périgord et qu'il ne
C'est le château de Hantefort, le château
de Born, que l'Académie des Jeux-Floraux a
honteux !

de Bertrand

vendu. C'est

�—

180

—

Miremont, auteur de
publié Paures Méde¬
théâtre de

s'arrête pas là, ensuite... Le Sarladais Pierre
Visio dcus Moanls, poème plein d'espérance, a
cins, l'amusante comédie jouée pour la première fois au
Viviez en 1922... On a annoncé De Rampan à Gutthouen
meaux à Gui l'an neuf), poèmes en dialecte bergeracois

Bergerac (Rémy

(Des Ra¬

de Méry de
Desplanques). Certaines de ces poésies ont paru

dans lou Bournat la vaillante revue du
la plaquette d'A. Puyrenier : Périgord

Péri go ni. Mentionnons enfin
noble cl Périgord peuple. •

PROVENCE
grand poète Marins André est mort. Son œuvre occitane Plou
d'Esclarmoundo et Eme d'arafyge un Cargamen,
plus belles manifestations du génie provençal. Dans
son dernier recueil Marius André avait commencé son évolution gra¬
phique pour se rapprocher de VEseola Occitana. La lettre qu'il avait
adressée à Perbosc, le 11 février 1924, avant la publication d'Eme
d'arange un cargamen, prouve qu'il ne considérait les réformes qu'il
apportait à la graphie mistralienne que comme un premier pas.
Dans la Revue de VAmérique latine Charles Derennes a évoqué des
souvenirs émus et charmants qui montrent la perte irréparable que
la littérature d'Oc a faite en Marius André.
Dans ses Mémoires et Récits, Mistral a donné quelques contes qui
sont de vrais chefs-d'œuvre. On regrettait que tous les récits de la.
même veine qu'il a dispersés dans des revues,.des almanachs, des
journaux, ne soient pas réunis en volume. On n'aura plus à le déploter. Mme Mistral a chargé P. Devoluy de publier les inédits du Maî¬
tre. L'ancien capoulier a débuté par deux délicieux recueils : Proso
d'armana et Nouvelle prose d'almanach. A l'incomparable texte mistralien Devoluy a joint une traduction française. Ou'on ne s'y trom¬
pe pas : le style de ces contes est toujours merveilleux de précision
Le

e

Souleio, La glori

restera une des

Marins Jou veau

et de

sobriété. Tout le

Valère Bernard

folklore provençal revit en ces pages parfaites.

qu'est
histoire,

Mistral a bu longuement à cette source d'éternelle jouvence
la littérature du peuple. L'ârîic occitane, ses légendes, son
Mistral les a connues intimement. Délassement de ses grands'tra¬
vaux, il a pu écrire en une prose savoureuse
vre

es

et riche des chefs-d'œu¬
Nerte et
pseudo-

plus familiers qui complètent admirablement Mireille,
Iles d'Or... Mademoiselle Henriette Dibon a trouvé un

�—

uyme

181

—

charmant : Fartantello (feu follet,

illusion). Ses poèmes Li Mi¬

ont souvent le même charme. Tout n'est pas parlait dans cette
11 serait curieux qu'il en soit autrement : l'auteur à vingt ans
à peine. Dans ces Mirages Farfantello célèbre les paysages de Ca¬
margue où croît le lys sauvage des sables (.jelifer) qui lui a inspiré
un poème exquis. Que Mlle Divon sache se montrer difficile. Sa faci¬
lité et son amour de la beauté lui en font un devoir... Susano o lou
Dramo de la Santo Baumo, du regretté A.. Ginoux, est un roman en
vers. Il comprend sept épisodes écrits dans une bonne langue popu¬
laire. Une préface du majorai Bruneau le précède... La maintenance
de Provence a publié Lou librel de l'Escoulan prouvençau, excellent
recueil de poèmes et de chansons qui plairont plus qu'aux écoliers.
rage

œuvre.

la vie ?.. A. Tavernier
draiolo. Ces poèmes, pré¬
manquent
de fraîcheur rustique...
Dans la Fièro de BeuCaire Jean Bessat retrace les origines de cette foire illustre. Pendant
sept ou huit siècles elle fut un marché annuel où se rencontraient
les marchands de tous les pays méditerranéens. Lou Galeja fres du
même auteur est un choix de contes joyeux en vers, de monologues,
pourrait-on dire, qui n'engendre nulle mélancolie... L'adaptation
provençale que le capoulier Marius Jouveau a fait d'une comédie
rapide de l'Albigeois, a-t-on dit, sous ce litre La Bugado, est une
amusante suite de scènes qui font songer à une sorte de revue. Pré¬
cisons que la comédie originale d'où est sortie la Bugado n'est pas
albigeoise, mais quercynoise. Elle est tirée en effet du recueil de
l'abbé Parisot Saynètes
Ouercynoises (texte occitan et traduction
française) paru il y a une vingtaine d'années à Montauban. Cette
comédie fut traduite avant la guerre en dialecte de l'Armagnac, par
l'abbé Sarran qui l'attribua à un certain Albigeois. Simin Palay la
traduisit ensuite en béarnais en l'attribuant toujours à ce mysté¬
rieux
albiyes »... Bien drôle aussi Meste Ventre la farce du docteur
Clément... Flour dis Aupiho de Marius Fousson est une comédie
lyrique qui ne manque pas do talent... M. Conte-Devolx 110 pouvait
Mais n'est-on pas quelque peu écolier toute
célèbre le pays où il vit dans Per li draio e li
facés par Ch. de Bonnecorse, ne
pas
Ma Gleno de Challamel a d'aimables'qualités...

«

(chant

mieux tradùire en vers provençaux l'épisode de Nausicaa
l'Odyssée). Belle préface de J. d'Arbaud... Charles de Bonnebien traduit on provençal le Cantique du Soleil... De Marsiho
au Ventoar contient des poèmes provençaux et français de J. P. Marcellin. Ils ne sont pas dépourvus d'intérêt... L. Vérane a publié quel¬
ques poèmes de Bcllaud de la Bellaudère précédés d'une
sur
ce grand et lointain précurseur du félibrige.
Cette plaquette
regretter qu'on ne réédite pas l'œuvre entier de Bcllaud de
dière. Il est impossible de se procurer une édition ancienne... Lou
Moble Prouvençau de J. Bourrilly est une intéressante étude illustrée
par E. Laget... Pierre Dévolu y donne de
à l'Eclaireur de Nice. Il a publié le Violier d'amour. Le romanesque
de l'intrigue s'y allie agréablement à la vérité des' détails...
bilingue : Adolphe Dumas, de Mistral neveu contient de
lettres, mentionnons enfin l'Histoire de Vaison dans
l'abbé J. Sautel, et le Potier de Provence d'E. Solari.
pas
vi

de

corse a

étude
fait
la Bellau-

remarquables chroniques
Un poète
curieuses
l'antiquité, de
Il faut appeler l'attention sur le groupe des écrivains niçois : le
pur poète Louis Funèl dont on attend toujours les recueils de ses
beaux poèmes et de ses contes écrits en une prose souveraine; L.
Giordan auteur des contes savoureux d'Aqueli dou Calen; Jules Eynaudi dont

Dapè dou Fougeiroun

contient de remarquables contes

Mossa, et Mossa lui même qui a orga¬
Martin dont il est l'animateur,
régisseur, le costumier.
L'ancien capoulier Valère Bernard prépare un grand poème on
plusieurs chants et un roman.
11 faut souhaiter enfin qu'Eyssavel, le merveilleux poète proven¬
çal, puisse publier ses deux nouvelles œuvres qui n'attendent qu'un
éditeur : A l'a/fat dau Greqau et lou Balicol. La splendeur de ses pre¬
miers poèmes, Au bèu soulèu dis Avi, rend impatients ses admirateurs.

en vers et en prose, illustrés par
nisé le théâtre charmant de Barba
l'auteur l'acteur, le décorateur, le

�—

182

—

Félibrige tient régulièrement ses lecteurs au courant de tout
se fait et se publie en Occitanie... Le Feu dirigé par J. d'Arbaud
et Louis Giniès est toujours la grande revue d'une belle tenue litté¬
raire... Prouvenso, bulletin de l'Association de propagation de la
langue provençale, poursuit infatigablement son œuvre. La popu¬
laire et joyeuse Pignato est bien vivante. Celui qui la fait bouillir
(pignato = marmite) sait, l'assaisonner congrûment. Les épices n'y
manquent pas... Marsgas paraît hors de Provence, au Caylar (Gard).
La langue de Marsyas — Appollon ne lui enleva que la peau — est
mistralienne.
S. A. Peyre a trouvé moyen de perfectionner, d'enri¬
chir encore le vocabulaire du grand Maillanais. Quand donc se décidera-t-il à réunir en volume ses poèmes magnifiques ?.. La Vie Mar¬
Le

ce

qui

seillaise est

une revue

nouvelle. Dans le numéro du 8 octobre der¬

Reboul, a commenté humoristiquement le discours
prononcé par M. Anatole de Monzie à Cahors, le 8 septembre 1927.
On sait que ce politicien de série à qui l'on .reprochait sa circulaire
interdisant l'utilisation de la langue d'oc, pour l'enseignement du
français, déclara que les langues n'avaient aucune importance,
qu'on changeait de langue comme de vêtement. « E, quouro mesti
Anatôli dis que chanja de lengo es chanja de viesti, ajoute Reboul,
saup bèn de que viro. Es dôu rnestiè, éu. Lei Sartre pourrien ou
prèndre coumo soun sant patroun. Aquest gascoun de Bassas à l'aflat.
de sa vido parisenco si laio vèsto e faquino segound lou tèms, de
gai, saup parla tôutei lei lengo de tôutei lei menistèri. »... Espérons
que Paris-Provence ne tardera pas à reparaître, et regrettons le glo¬
nier, Geor^fes

rieux

Armand

Pmuvençau.

HORS

DE

L'OCCITAIMIE,

Cette année, hors des Pays d'Oc se sont révélés des foyers ardem
sympathiques aux Lettres occitanes considérées dans leur
ensemble :
ment

De Clarmont à Malhora

e d'Alpas à Mcdoc,
perlol ont rebombis lo preclar parlar d'Oc.

Des foyers d'ardente sympathie et des
Signalons en premier lieu la Fédération
l'active direction de M. Emile LaffOnt,
de 12 pages, Le Mieljoun où tout ce qui
Le Miètjoun, de jour èn jour avec plus de

foyers d'action exemplaire.
Occitane du Maroc qui, sous
publie un bulletin mensuel
est occitan trouve un écho.
courage et de volonté atten¬
tive, travaille avec vaillance à faire pénétrer « l'idéal occitan », à ré¬
veiller « la pensée occitane » au coeur et à l'esprit de la nombreuse co¬

lonie occitane du Maroc.
11

est de même à

Strasbourg où la Cigale méridionale, sous la
judicieuse de M. Pujo publie un Annuaire qui fait voisiner
largement les textes occitans à côté des textes alsaciens.
A l'Etranger, signalons l'excellente initiative, de la Gacela litteraria, de Madrid, journal littéraire qui ne se limite point au seul Cas¬
tillan et qui accueille aussi bien les autres langues ibériques, le por¬
tugais et le' catalan, (donc, la langue d'Oc,) que les dialectes pro¬
vinciaux. Ce voisinage permet de curieuses observations linguisti¬
ques, et témoigne d'un esprit de tolérance et d'éclectisme, digne
en

direction

d'admiration.
En

Italie, la Fiera lelteraria, journal littéraire de Milan, consacre
chroniques aux lettres occitanes et en Allemagne, M. Otto Grautoff, parle régulièrement des publications occitanes dans Germania
et plusieurs journaux littéraires.
Cet exemple est. suivi dans plusieurs autres pays étrangers. Nous
ne pouvons ici énumérer tous ces centres occitanophiles.
En bloc,
qu'ils reçoivent nos remerciements les plus chaleureux,
des

�—

183

—

PIÉMONT

langue piémon-

Nous devons également signaler le léveil de la
taise que sonnent là-bas M. Guiseppe
groupe
chiamo et d'7 Brandc, avec Adolpho Balliano, Oreste

Paeotto et le

Fiochet, O. Géraud et quelques autres.
Dans le courant de l'année les revues II
fusionné et sont devenus une belle revue
montaise sous le signe de l'idée latine.

Le

Parmi les
tout cas,

Richiamo et I Brande ont
mensuelle de culture pié-

Guiseppe Pacotto

poète Alecsandri
CORSE

en

d'il Bi-

Gallina, Vigini

&amp;

ROUMANIE

sympathisants non occitans, mais proches parents, latins
signalons les Corses et le groupe- d'U Larriciu, dirigé par

poète Carulu Giovoni et les Roumains, que leur représentant à
Pompiliu Paltanea, fait plus proches de nous à l'occasion
cinquantenaire des fêtes latines de Montpellier et par les souvenirs
du poète national roumain Alecsandri.
En somme, excellente année d'intensification de l'action occitane
dans le domaine de la culture et expansion de l'idée occitane à l'é¬
tranger, dans les milieux latins d'abord et dans le monde entier.

le

Paris, M.

du

Jean-Paul Régis.

Votre

devoir

s

OC ».
numéro de l'AMIC DE LES

1) Vous abonner à «

2) Acheter un

consacré à la

culture occitane.

3) Envoyer votre obole
LANGUE D'OC A

à la LIGUE
L'ECOLE.

ARTS

POUR LA

�"W
-M.

I

t

L'Année Occitane

y?"

L'enseignement des langues régionales
et
Extrait

lettre de M. Poincaré

d'une

Strasbourg

le gouvernement
au

l'Université de

Recteur de

:

prescrire, dès votre circulaire du
rappelé plus récemment dans
vos
l'enseignement d'Alsace et dans
une partie des écoles lorraines est et doit être bilingue.
Avant 1871 la France avait toujours laissé les provinces qui nous
ont été enlevées par le traité de Francfort conserver leurs coutumes
et leur dialecte. La France républicaine a promis, à son tour, aux dé¬
partements recouvrés, de respecter leurs traditions. Elle ne manquera
pas à cette promesse. Elle l'a tenue et continuera de la tenir.
En matière d'enseignement et en ce qui concerne plus particuliè¬
rement la langue, il va s'en dire qu'elle n'a jamais songé et ne songera
jamais à restreinare ou à gêner l'emploi du dialecte. Que le flamand se
parle dans le Nord, le breton en Bretagne, le basque au pied des Pyré¬
nées, te provençal au pied des Alpes, ce sont là des diversités qui ne me¬
nacent en rien l'unité nationale. L'essentiel est que le français se parle
et se comprenne partout. Mais, comme le dialecte n'est pas une lan¬
gue écrite et grammaticale et comme du reste, (rendant cinquante
années, les Allemands y ont superposé le haut allemand, la France a
voulu, dans l'intérêt des familles, que l'école française enseignât aussi
Comme

«

15

vous

aviez

eu

soin de le

comme vous l'avez
instructions du 10 février 1926,

janvier 1920,

«

«

le haut allemand dans toutes les communes où
« Vous
avez recommandé, dès 1920, que

se

parle le dialecte.

l'enseignement religieux
chaque fois que l'enfant aurait plus de
recevoir dans cette langue. Ce sont là sans doute de
nouveaux efforts à demander aux maîtres et aux maîtresses,
mais ils
les accompliront certainement avec le noble
sentiment du devoir
dont je les ai vus animés.
Signé : Poincaré.

fût aussi donné
facilités pour, le

S'il
sures
ce

est vrai
pour

en

allemand

qu'il

des

ne doit pas y avoir deux poids et deux me¬
d'un meme pays, égaux devant la loi,

citoyens

oui est reconnu juste en

seulement

réconnu

juste,

alsace

mais

et

ordonné, doit etre, non

ordonné

au

sud

de

la

loire.

L'enseignement des langues régionales
à la chambre
M. II. Ducos, député de la Haute-Garonne, mène depuis quelques
années le bon combat pour la langue d'oc. Cette année èncore, dans
son

Rapport du Budget de l'Instruction Publique, il
nos justes revendications.

fermeté
Voici
«

A

sa

un

conclusion

a

exprimé

avec

:

degré supérieur,

comme on

Chambre, un Jasmin, un Mistral,

un

l'a rappelé à la tribune do la
Goudelin, donnent à l'enfant

qui les lit un plaisir tout particulier, propre à éveiller en lui le sens
esthétique. Oue l'on ne se hâte pas de crier à la langue morte ! En
Béarn et en Gascogne, cette année, plus de cinquante groupes locaux
ont joué avec succès des pièces en langue d'oc; et il y a un théâtre

�—

populaire, provençal,

185

—

languedocien,

limousin, périgourdin,

auver¬

gnat.
1926, la seule littérature d'oc, s'est, enrichie
volumes, dont quelques livres du plus haut prix.
Malgré les difficultés présentes de l'édition, vingt périodiques
paraissent en langue d'oc, et de nombreux quotidiens, comme le Petit
Marseillais, le Petit Var, le Petit Méridional, etc., publient réguliè¬
rement des chroniques en dialecte, fort goûtées de leurs lecteurs.
Ces laits parlent d'eux-mêmes, il ne saurait être question de com¬
battre les dialectes locaux. On sait combien leur étude, dans l'ensei¬
gnement supérieur, lit où elle est organisée, est utile, et quel vaste
champ elle ouvre aux philologues. Mais, dès l'école primaire, sage¬
ment adaptée aux besoins pédagogiques, elle peut être le meilleur
adjuvant à l'enseignement du français. »
Pour cette même année

de trente

On

ne

saurait mieux dire,

Ce que

les Méridionaux demandent

France, que demandent Languedociens, Gascons,
Provençaux et Catalans .*? Ceci seulement : que, dans la France uni¬
fiée par la langue française comprise et parlée de tout le monde, cha¬
cune des libertés et des originalités locales puisse continuer à fleurir,
dans l'harmonie particulière de la langue qui lui est propre. Us ne
veulent pas réduire les modes d'expression; les augmenter, au con¬
traire. Mieux : faire servir le langage qui chanta aux oreilles de l'enl'ant dès. son berceau à faire une connaissance plus rapide et meilleure
avec la langue française. 11 est certain que le dialecte natal pourrait,
aux écoles primaires, jouer un rôle aussi utile que le latin dans les
classes de l'enseignement secondaire.
C'est une excellente gymnas¬
tique pour l'esprit de pouvoir confronter une langue apprise d'ins¬
tinct et sans peine avec celle qu'il importe d'apprendre do façon
plus méthodique. Le dialecte natal et le français se prêteraient ainsi
une aide mutuelle. Etre bilingue, bien parler deux langues à la fois,
cela n'a jamais rien gâté.
REMO.
La Dépêche, .27 janvier 1903.
Au

Midi

de la

«

Les

dialectes

méridionaux

en

dehors de l'école

Pourquoi,, lorsqu'on réclame pour nos dialectes méridionaux la
place à laquelle ils ont droit, n'est-il jamais question que de l'école ?
Croyez-vous qu'il ne serait pas utile, pour ne pas dire indispen¬
sable, qu'un juge de paix connaisse la langue des paysans qui com¬
paraissent devant lui ? La même nécessité n'apparaît-elle pas pour
le juge d'instruction, le greffier, pour tous les agents de la police judi¬
ciaire ?

infir¬

Dans les hôpitaux
n'y aurait-il pas avantage à avoir des
miers et des internes connaissant le dialecte local ? 'Je pourrais citer
telle ville de Provence où, il n'y a pas bien longtemps, les deux inter¬
nes de l'hôpital avaient été pris, non seulement hors de la

mais

encore

hors de France,

région,

puisque l'un était Serbe et l'autre Tchè¬

Comment ces jeunes gens, qui connaissaient à peine le français
qui le prononçaient fort mal, pouvaient-ils comprendre des paysans
qui ne parlaient que le provençal, et se faire comprendre d'eux ?
Vous imaginez-vous un facteur rural, un garde champêtre qui
ignoreraient le langage du pays ? Et un vétérinaire, qui n'a guère
affaire qu'aux gens de la campagne, chez qui, quoi qu'on en dise,
les dialectes méridionaux se maintiennent plus ou moins purs, mais

que.
et

se

maintiennent tout de même

?

pourrait. allonger cette liste en y ajoutant les pasteurs,les
prêtres, les gardes forestiers, et bien d'autres qui sont en contact
journalier avec les gens du terroir. Tant que les dialectes méridio¬
naux vivront (et ils ont la vie dure et n'ont nulle envie de mourir)
On

�—

186

—

connaissance du dialecte local fût exigée pour cer¬
cette connaissance leur
qui sont étrangers au
pays et qui, n'en comprenant pas la langue, n'en comprennent pas
davantage les habitudes et l'esprit.

il faudrait que la

tains fonctionnaires, ou tout au moins que
donnât un avantage appréciable sur ceux

Armand

Dauphin,

Processeur agrégé de

l'Université.

AUVERGNE &amp; VELAY
«

LO COV1ZE DE L'ESCOLA DE

LIMANHA

». —

Lo

«

Covize »,

1924, avait, d'abord, pour but de grouper, à Paris, les
ginaires du Brivadois et de les associer à une action félibréenne
fondé

en

devait être

entreprise dans leur arrondissement. Le

ori¬
qui

poète Gandilhon

G. Gandilhon-Gens-d'Armes

Gens-d'Armes, les majoraux L. Delliostal et B. Vidal, le Dr Delanef,
syndic d'Auvergne et les félibres A. Blanchet et P. Mamet avaient
prêté leur concours à cette œuvre, laquelle fut interrompue, en 1925.
par les agissements de quelques amateurs de réclame personnelle
et de danses nègres.
Lo Covize » fut donc reconstitué sur de nouvelles bases, après la
félibrée de Brioude (septembre 1926). 11 devint « Lo Covize de l'Escola de I.imanha » et eut pour mission de rassembler à Paris, les féli¬
bres de cette Ecole. S'il a pris, depuis, un développement rapide, cela
tient à ce qu'il n'est formé que d'éléments choisis. L'appui de la
«

Cal ci'ompar lo numéro de l'AMIC
ARTS consacrai, à la Cultura occitana.

DE LES

Es acô la mai bêla manifestacion que fins ara se siegue
Es un lans de volontat que portara fruchas. Es una de
transa vidtoriejanta de nostra unitat da rasa e de Ienga.
V.

donada.
demos-

Bernard

Que crei qu'aquera baslisa monuinentau d'ua occitania qui anare
de Valencia qu'ei qu'auqu'arre de subrebet. D'auts segurament qu'at an volut tentar ;
nats s'im sembla, n'i son anats dab aquet balans'eaquet voler.
de la Creuza au Llobregat e aus cazaus

V, Bernard

�—

locale ne lui

presse

a,

187

—

d'ailleurs, pas manqué. Cependant, il n'est,

peut-etre, pas inutile de signaler aux t'élibres que certain journal au¬
vergnat (de Paris) a cru bon de montrer, sans raison, de l'hostilité
envers

«

Lo Covize de VEscola de Limanha

».

Qu'importe I L'action qui avait été concertée entre les félibres brivadois, fondateurs du « Covize », et le Bureau de 1' « Escola de Lima¬
nha » n'en a subi aucun ralentissement. Chaque mois, de novem¬
bre 1926 à juin 1927, un « Covize » a été tenu : conférence sur un su¬
jet local, félibrée, danses du pays exécutées au-son de la « chabrette », tel est le programme habituel.
Voici les sujets qui ont été traités au cours des conférences : Mis¬
tral et le Félibrige, par le majorai J. Loubet; Gandilhon Gens-d'Armes
et son œuvre, par E. Roux-Parassac; Le Fédéralisme dans les pays
d'Oc au moyen-âge, par .1. Bonnafous, Professeur au Lycée Henri IV;
Pierre de Nolhac et Régis Michalias, par le poète auvergnat C. Gan¬
dilhon Gens-d'Armes; Les principaux monuments historiques de la
région de Rrioude, par M. A. Casati, Avocat à la Cour d'Appel de
Paris; La Diligence d'Ambert au Puy et de La Chaise-Dieu à Brioude,
par M. C. Chacornac, Proviseur du Lycée Condorcet; Les Trouba¬
dours Canlaliens, par le majorai R. Lavaud,
Professeur agrégé au
Lycée Hoche.

Les œuvres des artistes auvergnats au Salon, présentées et expli¬
quées, pendant une visite au Salon, par le grand peintre auvergnat

Maurice Busset.
Il n'est que juste de dire, en outre, que la collaboration des Amis
de la langue d'Oc nous a été précieuse. Je dois citer, parmi eux, les
félibres C. Gandilhon Gens-d'Armes, J. Loubet, .J. Bonnafous, Méry
de Bergerac, J. Belloc, J. Camp,
Mme Roux-Parassac, de l'Opéra.

M. Lasserre, J.Naudy,sans oublier

résumé, Lo Covize de VEscola de Limanha, en groupant une
élite, a obtenu, en peb de temps, de beaux résultats. Non seulement
En

il

a

contribué à répandre la doctrine félibréenne,
une école qui a formé des félibres comme

devenu

mais encore il est,
A. Saugues, P. Sa-

batier, L. Maurannes, A. Vidal.
L'action entreprise sera continuée vigoureusement. « Laschem pas!
Sem d'Auvernha ! » disaient nos pères.
Nous tiendrons bon

!
Henri Gilbert, Meslre en Gai Saber,
« Covize de l'Escola de Limanha ».

Directeur du

lieu de consacrer des phénomènes de déca¬
d'épurer la langue et de remonter aux sources lorsque cette épu¬
doit nuire en rien à la compréhension par le public moderne.

Ne conviendrait-il pas, au

dence
ration

ne

R. Grand.

— Le 7 Août l'Escola de Limanha a
générale à Besse, avec le concours de MM. Béne-

L'ESCOLA DE LIMANHA.
tenu son assemblée

zel-Vidal et

Henri Gilbert.

Septembre, à Brioude, eut lieu une seconde manifestation
auvergnate, au cours de laquelle M. Antoine Bertrand,
maire de Brioude, M. B. Vidal, majorai du Félibrige et président de
VEscola de Limanha prirent la parole en langue d'oc.
Le soir, M. Maurice Busset lit une conférence sur l'Art en Auver¬
Le 25.

d'action

gne.

actuelle, 1' « Ecole auvergnate » s'affirme de plus en plus
pléiade d'artistes : Taillandier, Pérouze, Dodet-Faure, Loriol, Clémensac, Garmy, Jaffeux, Busset, Fontfreyde, peintres ou
aquarellistes clérmontois, Mabru, Vaury, Camus, sculpteurs.
Belles manifestations. Bonnes journées. Aussi M. L. Maurannes
pouvait-il écrire :
Eloges et chaleureux remerciements sont dûs aux organisateurs
et aux animateurs dévoués de cette charmante fête du souvenir, imA l'heure

avec

«

sa

�—

188

—

simplicité et en particulier à M. Henri Gilbert, di¬
Paris, du Couize de VEscola de Limanha, yice-syndic de la
d'Auvergne, qui, dans cette circonstance encore, ne
ménagea ni son .temps ni sa peine. »
Le 30 Octobre, à l'Hôtel-de-Ville de Glermont, VEscola.de Lima¬
nha a proclamé le Palmarès des Jeux Floraux 1927. Le voici : Poésie ,

posante dans sa
recteur, à

maintenance

Benezet V:dal

Premier prix réservé; — 2e prix,
Tonneins (Lot); et P. Vaissade, de

ex-œquo : M.

Montpellier.

P.-A. Vayssieres, de
3e Prix : M. Pou-

—

devigne, de Nîmes; — Mentions : R. Barthe, de Béziers; — H. Montel, de Châteaurenard; P. de Miremont, de Terrasson; J. Arles, de Vicsur-Cère.
Prose

Premier

:

prix réservé;

—

2e Prix : M. Maurannes,

de BOis-

Mentions ; M. de Miremont, P. Vezian, de Gallargues;
Ghabralle, de Ceilloux.
Mentions à Mlle J. Bony, de Vallon-Monteyre;
Concours scolaire.
Mlle L. Sabatier et A. Duvegheant, de Glaine-Montongue; —- Mention
collective aux élèves de l'Ecole complémentaire de Thiers.
Colombe;

—

—

A.

—

...Celle
vage qui
écrits les

graphie -(la graphie phonétique) me semble digne d'un sau¬
chercherait pour la première fois à rendre par des caractères
sons

et les vocables de sa langue.

A.

a

Vermenouze.

L'ESCOLO OUBERNHATA. — Le 14 juillet VEscolo
tenu ses Jeux Floraux annuels au Théâtre Municipal
Voici le

Oubernhalo
d'Aurillac.

palmarès du Concours littéraire :

— Poésie
: lor prix, M. P.-A. Vayssieres, de
2e prix, M. Marcel Fournier, de Périgueux; — Mentions
honorables, MM. P. Miremont, de Miremont et F. Vergé, d'Ax-lesThermes. —Prose : 1er prix (Réservé); — 2e prix, M. Villiers, de StGeniez-d'Olt; — mentions honorables, MM. F. Vergé, d'Ax-les-Thermès et P. Miremont, de Terrasson.
2. Section des Ecoles. — Poésie : 1er prix, (Réservé); -— 2e prix, M.
Paul Peytavin, du Lycée de Rodez. — Prose : 1er prix, M. Jean
Gourg, du Lycée de Rodez; — 2° prix ex-œquo, MM. Marcel Laqucrbe Robert Goûtai, Paul Peytavin, du Lycée de Rodez; — 3e prix.

1. Section des adultes.

Tonneins;

—

�189

—

M. Firmin Delmas, d u Lycée de Rodez; — Mentions honorables,
MM. Robert Mazars, Marcel Souyris, Gaston Charbonnier, Edmond,

Pyronnet, Marcel Théron, Roger Terrai, Eloi

Fcrrand, Lucien Gaf-

i'ard.
Le 4 Septembre 1 'Escolo
nifestation à Vic-sur-Cère.
—■

Ouberuhato organisa une seconde ma¬

v

Antonin Tbin

Cette Société chorale mixte, a été définitive¬
l'adhésion du Maître Canteloube qui a adressé
au début de Mars une lettre programme au président de cette Société.
Dans cette lettre, après avoir exposé l'intérêt de la chanson popu¬
laire, le maître termine par ces lignes vibrantes :
Notre influence serait salutaire et peut-être décisive, car, au
souffle pur de la tradition populaire infinie et vivifiante, se ferait
sans doute une vraie renaissance artistique. Le but, superbe et grand
mérite qu'on y consacre ses efforts. Je suis prêt, quant à moi, non
seulement à fournir les directives, parfois indispensables,
que seul
peut donner un spécialiste connaissant bien le terrain où l'on doit
s'engager, mais aussi à payer de ma personne en venant me mettre
moi-môme à votre disposition et m'asseoir au piano.
Oui pourrait nous résister ? Nous avons tout pour réussir. Quoi
qu'en pensent les Franeimcins, rien n'est, impossible, dans aucun
domaine, à l'Auvergnat, donL l'opiniâtreté et la continuité dans
l'effort sont devenues légendaires ! Prenez conscience de la force énor¬
me que nous représentons, car nous avons déjà le nombre, et quel
nombre ! L'organisation est facile et aussi bien, cher Monsieur Bon¬
net, ceci n'est point, que je sache, pour vous arrêter! Nous savons
bien qu'il suffit de vouloir pour réussir, nous qui appartenons à la
race dont on a dit, si j'en crois le Maître Camille Jullian, qu'elle con¬
quiert à force d'agir ! En avant, donc, les chœurs et les ballets de
la Bourrée, mon cher compatriote 1 Et vivent l'Auvergne, la Ligue
Auvergnate et du Massif-Central, en attendant une prochaine Fédé¬
LA.

ment,

BOURRÉE.

—

constituée par

«

ration nationale !
La Bourrée est

»

dirigée par MM. Canteloube et Fontbernat. Et
présidée par M. Oustry.
Le 8 Juin, à la Salle des Agriculteurs, magnifique concert
—

Canteloube.
—

Le

2

Octobre,

Bourrée, dirigée par

à

Levallois-Perret, triomphale

Fontbernat.

sortie de La

,

�LIGUE AUVERGNATE ET DU MASSIF
grande manifestation annuelle s'est déroulée du
1926.

CENTRAL. — La
11 au 25 Décembre
a fait une
Le 8 Février, M.

LES RUTENES. — Le 14 Décembre, M. Charles-Brun
conférence sur Le Rouergue et le Régionalisme; —

M. M.-A. Faparla de la Tradi¬

Farges, sur VAuvergne et le Rouergue; — Le 8 Mars,
bre, sur l'abbé Hermet; :—Le 14 Juin M. J. Hild
tion, la routine et le progrès en Rouergue.
L.

LES

VEILLÉES D'AUVERGNE.

—

Le 17 Décembre, M.

fait une conférence sur l'Aviation en Auvergne; —
M. J. Brunhes parla du Décor volcanique du
Février M. L. Farges parla de Vermenouze; —
Vodet parla sur Vermenouze; — Le 18
a

Sardier

Le 18 Janvier,

Massif Central; — Le 13
Le 26 Avril, M. P.
Mai eut lieu le banquet annuel.

CATALOGNE,

BALÉARES, VALENCE, ROUSSILLON

ALCOVER. — Le 20 Février, le Circol Malde Majorque, a rendu hommage au poète Joan Al-

HOMMAGE A JOAN

lorqui, à Palma
cover.

M. J. Pou, membre du Bureau du Circol,
qui le Maître en Gai Savoir J.-M. Tous i Moratô lut une
poésie castillane « Mi tributo ». Ensuite le poèLe Miquel Ferrà étudia
dans une brillante conférence le poète dont il lut quelques poèmes.
La poétesse Maria Antonia Salvà qui n'avait pu assister à la mani¬
festation avait envoyé un très beau poème « Ofrena al Mestre », qui
fut lu par M. Ferrà. Enfin après que l'écrivain valencien eut récité
un poème d'Aleover, le grand poète Gabriel Alomar lut un remar¬
quable travail sur Alcover. 11 faudrait citer tout au long cette con¬
La séance

à la

fut ouverte par

suite de

férence.
« Mes

amis, s'écria-t-il en terminant, nous ne rendons pas homaaujourd'hui à un mortel. Nous n'entourons pas de lacs funèbres
l'image que nous conservons sur les murs de cette maisons vénérable,
lieu ouvert à la vie noble de l'esprit majorquin. Nous ne voulons pas
que ce soit une étoile mortuaire, parce que Joan Alcover n'est pas
mort, il ne mourra jamais. »
Alomar répondait ainsi au vers de M. A. Salva qui terminait son
mage

hommage et disant :
Tu vius. oh

J.

FA

Mestre,

en

noslre cor leial.

Alcover

parcnlin njunla ets pnples occitans.

I.

Iglisias

Tomâs

Garces

�—

191

HOMMAGE 1GNASI IGLESIES.

—

—

L'hiver dernier vit le triom*

phe magnifique de la « Llar apagada », œuvre dramatique d'Ignasi
Iglesies. A cette occasion tous les intellectuels catalans envoyèrent
une adresse spontanée et fervente « au poète,
à l'homme pur, au
grand afiteur dramatique, à l'esprit jeune plein d'illusions et d'éner¬
gies, revenu glorieusement, après un long silence, aux lettres cata¬
lanes.

»

Cette adresse était

signée de plus de 130 noms.

La Catalogne a voulu saluer, en Ignasi Iglesies, l'un des plus glo¬
rieux restaurateurs de son théâtre. Outre la Llar apagada, Iglesies a
écrit El cor del pople, Els vells et Les Garses.

DE
JEUX-FLORAUX
BARCELONE. — Le 2 Mai furent
célébrés à Barcelone, les traditionnels Jeux Floraux, qui se tiennent
depuis 69 ans. Ils ont marqué le cinquantième anniversaire du cou¬
ronnement de l'Atlantide de J. Verdaguer. h'Atlantide fut couronnée
en effet en 1877. Date glorieuse s'il en fut pour la Catalogne.
Cette année le Lauréat est le poète Estadclla qui a reçu la Fleur
naturelle et qui a choisi pour Reine Mlle Dolors Rodés-Cucurny.
Voici le palmarès lu par le Secrétaire des Jeux Floraux, notre ami
Octavi Saltor :
Fleur naturelle : La flor aparaulada; Accessit : Mali de diumenge.
Eglantine d'or : Mossa de Fraga; Accessit : La calaixera vella.
Violier d'or et d'argent : Poema de Març; Accessit : Transfiguraciô.
Coupe artistique : Proses historiques; Accessit : El calçasses del

nyinol.
i

Prix nouvellement créé : Musa ruslica; Accessit : Egloga
de la nereyda.
Prix Fastenrath : Bromes i veres, de Pompeu Crehuet.
Prix

C.oncepcio Rabell

Cal desiljar que
de la tasca massa

:

del sâlgr

Una mica d'amor, de Joan Puig i Ferreter.

els temps de prova servcixin per a fer adornar-nos
ignorada dels escriplors i homes d'idées occitans.
Octavi Saltor

J.

Puig

i

Teodor Llorente

Ferreter

HOMMAGE A TEODOR

LLORENTE.

—

Au cours des fêtes de

a rendu hommage au poète T. Llorente.
monument élevé à la mémoire de Llorente, M. Burriel,

Mai, Valence
Ral Pénal

daguer.

chef de la renaissance occi¬
parallèle entre Llorente et Ver¬

rappela l'œuvre de Llorente,

tane h Valence. Il

établit ensuite un

Au pied du
président du

�—

192

—

sraç

te

chœur de Ral Pénal

Le
de la

se

termina par un

à Llorenle de J.

ensuite un
discours du Comte

poète Thous Llorens lut

cérémonie

Solerpoème de Llorente et la

chanta un Hymne

Péris.

de Trigona,^au nom

Municipalité.

Y.

RAMiTtEZ-BonDES

Amelia d'EspiNOSA
Jeux-Floraux de Valence

Reine des

t

gnjEUX-FLORAUX DU RAT-PENAT. — Les Jeux Floraux de
lafsociété valencianiste Lo Ral Pénal ont été célébrés au Théâtre prin¬
cipal de Valence, sous la présidence du Marquis de Sotelo.
En F. Burriell annonça que l'an prochain Lo Ttat-Penal célébrera
lefeinquantenaire de sa fondation.
Ensuite, le secrétaire lut, le palmarès des Jeux Floraux. Le lauréat
fut proclamé : Vicens-Ramirez Bordes, qui choisit pour Reine N'Ame¬
lia Lamo d'Espinosa.
A la fin de la lecture

du palmarès furent

proclamés maîtres en Gai

Martinez et En F.

Savoir : En M. Pérès Fuentes, En F. Martinez i
de Carchano.
Voici le nouveau Bureau du Rat Pénal : En F.
En M. Cortina et Ignasi Villalonga, vice-présidents;

Burriel, président;
V.-F. Salvador,
secrétaire; J. Soler et E. Daroca, secrétaires adjoints; bibliothécaire;
J. Perales; membres : J. Osset et N.-P. Gômez.

M. Oller

Celda

des Jeux-Floraux

de Valence

Dolors Rodés-Cucurny
Barcelone

reine des jeux-floraux de

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La Grande#Liqueur Française

Vue

générale des Établissements de la

A TRAVERS LE
La

ment

Bénédictine.

MONDE

Bénédictine, «La, Grande Liqueur Française», porte haute¬
son nom et soutient par le monde entier la renommée, des

produits français.

Evidemment, en France et dans nos Colonies, la Société est
représentée dans chaque ville importante et la Bénédictine a sa

place marquée sur toutes les tables.
Mais, liqueur favorite des Français, la Bénédictine n'est cepen¬
dant point leur apanage, et les Anglais ont su depuis longtemps

justice à notre liqueur

rendre

nationale. Représentée dans toutes
la Société a également des agents
des plus grandes aux plus

les grandes villes d'Angleterre,
dans toutes les colonies ou dominions,

petites.

nations d'Europe ont aussi des agences florissantes.
seulement, faute de place : la Finlande, les pays Scandi¬
naves, la Hollande et ses magnifiques colonies, la Belgique, la
Suisse, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Yougo-slavie, la Grèce,
la Tchécoslovaquie et la Roumanie.
En Asie, on trouve des succursales au Levant, en Palestine, en
Perse, en Chine, au Japon, en Mandchourie, en Sibérie Orient aie
Les autres

Citons

et

aux

Indes.

jusqu'aux îles du Pacifique et à celles de la Malaisie
qui ne paient leur tribut à la Grande Liqueur française.
Le Nouveau Monde ne dédaigne point les exquises et vieilles
choses de l'ancienne Europe. Tous les peuples savent appréciai
notre grande liqueur et la Société y entretient, sauf aux EtatsIl n'est pas

Unis.

toujours

secs,

seulement :
sud, le Venezuela,

des agences florissantes. Citons

plus

les républiques d'Amérique. Centrale ;
au
la Colombie, le Chili, le Pérou, l'Equateur, la Bolivie,
le Paraguay et enfin le Brésil et la République
«La

bots

Bénédictine est encore en vente sur

français et étrangers,

l'Uruguay et
Argentine. ,

tous les grands paque¬

�—

193

—

HOMMAGE AU CHANOINE COLLELL.

—

Le 22 mai

a

eu

lieu

Vich, la vieille ville catalane, fameuse par son séminaire et par ses
poètes — le grand Verdaguer y fit ses études ecclésiastiques puis¬
qu'il était né aux environs — un hommage au chanoine Jaume Collell, dont on a fêté les noces « d'or » avec le journalisme, appar¬
tint à cet « esbart île Vieil », qui groupa, vers 1870, toute une pléiade
de poètes, dont le plus illustre fut l'auteur du Ccinigou. Dès lors,
que Jaunie Coiîell n'a cessé d'écrire et par le livre et par la presse.
Aussi ses admirateurs lui ont offert une magnifique plume en or. La

à

ville de Vich

avec

a été en fête à cette occasion, et le vieux chanoine a reçu,
la bénédiction papale, une foule d'adresses de félicitation. On

peut dire "que la Catalogne toute entière a adhéré à cet hommage. »

J.

Estelrich

Amies-du Tolosa

:

Chanoine Collell

salai per a vosaltres,

salul

per al voslrc

OC, salut

per a la voslra terra.
A. Rovira

CONCOURS

i

Virgele

LITTÉRAIRES D'ARTS i LLETRES.

La vi¬

—

que dirige le poète M. Valldepras a organisé un Con¬
cours littéraire qui a eu le plus grand succès.
Voici les noms des lauréats qui furent proclamés dans les bureaux
de notre excellent confrère :
vante

revue

Bartomeu Barceló, Felip Graugés i Campredón, J. Pujadés i
Amat Gosalbes, Pere Verdaguer, prevere;
Ramon Ribera,

Truch
Marti
Révoltés, Lluis, Jordà, Ramon Pla i Goral, Anatoli Tarrats, Francesc Gard®, Èduard Vmyals.
LA FONDATION BERNAT METGE.

--

Chaque année,

en

Juil¬

let, la Fondation Bernât Melgé donne un souper où sont réunis tous

collaborateurs et tous ses amis. On sait que la F. B. M. a pour
tâche la traduction catalane des ouvrages des littérateurs anciens.
Pour la cinquième fois cette année) autour de M. Francosc Gamba,
se sont réunis MM. J. Estelrich, directeur; C. Riba, .1. Balcells, P.
ses

Boseh-Gimpera, A. Rubié i Lluch, P. Corominas, P. Fabra,
ber, J. Farran.i Mayoral, M. Oliver, R. Liâtes, J. Petit, J.

Ll. RiVergés,
B. Olivar, G. Fages de Clément, J. Pellicena, Á. Lopez Llausas, C.
Soldevila. Comme invités, sè trouvaient l'archéologue grec A., Filadelfeus et le Dr Palma, président de l'Université de Philippines.
A la fin du .banquet M. Estelrich salua la mémoire de J. Crexells,
l'un, des plus brillants collaborateurs de l'Œuvre disparus et rendit
compte des travaux de la Fondation qui en est à son 27e volume.
Prirent également la parole : Moss'en Riber, le Dr Balcells, C. Riba.
Et M. F. Cambo termina par des paroles de confiance .et des remer¬
ciements à tous
occitan

ses

collaborateurs.

F. XIII

�—

Ha mancat

fins

194

—

als noslres amies del mitjorn un

ara

fulwisla.

Joán

fort senlimenl

Estelrich.

Mgr DE CARSALADE DU -PONT. — A Perpi¬
Comité s'est constitué, sur l'initiative de M. Georges Auriol,
banquier et de M. J. Puig, numismate, en vue d'offrir une médaille
d'or au rénovateur de Saint-Martin-du-Canigou. C'est le 11 Novem¬
bre que la « Médaille d'Or de la Reconnaissance catalane » lui a été
remise par le Consistoire des Jeux-Floraux de Barcelone.
HOMMAGE A

gnan un

Mgr

de

Mme S. Gay

Garsai.ad.ï

Mgr de Carsalade est gascon, né à Simońe (Gers) et il a été
pendant longtemps un des animateurs du mouvement de renais¬
gasconne. En 1899, nouvel évêque de Perpignan, son compa¬

sance

triote Laclavère lui adressait les vers suivants :

Qu'els.un moussu de la noublessu,
Qu'aïs touljour l'aire franciman,
Taplan, gascoún, boslo feblesso
Qu'ero de parla païsan.
Au jour^d'au'eijloul bous caressa
Abesque qu'els de Perpignan !
Bou-n

Là-bas que par Ion
Mes

:

anguerals sense Iristcsso,

catalan.

que'bous brembera touljour
jour

De Simorro, bilo qu'un
Aouc uó gleizo badialo,
De

Mounl, bilalge sou tupè,

De la

gleiseto de Sent Pè

E de la

Auch, 28-12-1899.

gleiso calédralo !
Max

La

clavéhe, armagnaqués.

�—

t&lt;

L'aire franciman

» ne

195

—

l'avait jamais emporté, sans

doute. Gascon,

racé, Mgr de Carsalade allait devenir catalan de cœur. Animateur
gascon, il allait devenir animateur catalan. Ge sont là de-bons échan¬

d'amitié occitane !
Rappelons qu'à Saint-Martin-du-Canigou, Mlles Nicole et Jac¬
queline de Carsalade ont découvert la tombe et les ossements de la
comtesse Guisla, femme du comte Guiffre, fondateur de l'Abbaye
et premier chevalier du Blason de Catalogne, dont il teignit l'or
sans macule des quatre Traces de sang (Las quatre barras). Le 16
août; Mgr de Carsalade a transféré sous les voûtes de la vieille église
les cendres neuf fois séculaires de très haute, très noble et très puis¬
sante dame Guisla, fille du comte Pallas, comtesse du Roussillon, du"
Vallespir, du Confient et de la Cerdagne, morte en l'an 1018.
ges

Mosscn B.

Babcelo"

Francescli

Mathèu

—
Le dernier di¬
Compagnie Littéraire du Genêt d'Or a célébré au
Théâtre Municipal de Perpignan ses grands Jeux Floraux annuels,
Catalans sous la présidence du poète Henri Muchart. Les rapports
ont été lus par MM. Francis et II. Noëll.
Le soir, La Colla del fìosselló a offert un splendide banquet en hon¬
neur de la
Reine des Jeux Floraux, Mlle Campanaud, des mainteet lauréats-, de tous les amis des lettres catalanes accourus
neurs
de toutes les provinces de France et de Catalogne. Des discours
très
applaudis ont été prononcés, en français ou en catalan par MM. H.
Chauvet, Tresserre, C. Grando, Bassouls Noëll, Aragon, Bauby etc.
Voici le palmarès de ces Jeux Floraux :
Poésie a). (Roussillon). —■ Ëglantine de vermeil (Prix du Conseil.
Général) : Àdeu à Illa el Ninela meva, de Mme Simone Gay, à Reims
(Marne). — Rose d'argent (Prix Lambert Ecoifïier) : Très poemes, par
M. le Père B. Barceïo, à Perpignan. Rappel d'œillet d'argent : :
Jan de Vos, de M. l'abbé Castella Roger, à Err. — Médaille grand Mé¬
daille de bronze (don de M. le Préfet) : La bota del recô,, de M. Jean
Narach, à Perpignan. — Médaille de bronze i.Dins lo Rossellô et Lluny
de ta, de M. Antoine Baille, -à Perpignan. — Diplôme d'honneur :
Entre cel i terra, sonnet de Miquel Robert, à Perpignan. — Citations :
La nuvia de l'espay, G, Gumila, à Perpignan. — Amor, Joseph Mé¬
dina fils, à Saint-Estèvc.
b) (Catalogne). — Laurier do vermeil (Prix des Amis Catalans
de Barcelone) : La pubillela, de J. Povill i Adsera, à Olesa-de-Montserrat, province de Barcelone. — Coupe de cristal (Prix Marie Barrère-Affrc); Mar incessant... sonnet de David Jordi (J. M. LopezPicó), à Barcelone.
Rappel de mimosa de vermeil : Invocaciô eôlica el Quan ve el mati,
de Xavier Benguerel, à Barcelone. — Médaille de bronze, module
majeur, (don de M. le Préfet) : Un captaire; Un hereu, sonnet de
M. le docteur J. Estadella, à Lleida
Diplômes d'honneur ;

LE

JEUX-FLORAUX DU GENET D'OR.

manche de Mai la

�—

La Plalanada
Gérone.

à

à

l'olumne, sonnet de
Poemet de

—

Trueh, à Masnou.
Barcelone.

—

196

—■

la

—

M.

noia

Joseph

M. de PuigSuros,
Joseph Pujades i

malalta, de

Poema d'una rosa, d'Arthur Palau-Ximenes, à

Mentions honorables

:

Somnis d'un

d'A. Ollè Bertran, à
Carme Nieolau Maso,

fadri de monianya,

Barcelone. — El beire d'or, sonnet de M. del
à Barcelone. — Citations : El dia mat, sonnet
de Magi Valls i Mari, à Barcelone (Horta). —Vends d'una cançù, de
A. Busquets i Punset, à Calders-Manresa.
Prose Catalane. — Rappel de prix : La mort de l'espôs el El
miracle de Nadal, de M. Puig Pujades, à Figueras. — Plaquette ar¬

tistique (Prix des Amis de la poésie) : Erôlisca, d'Al. Bulart i Rialp,
— Diplômes
d'honneur : MalernMl, de M. Tomes Roig
i Llop, à Barcelone. — Histaria d'una amor, de Mlle Carme Monloriol-Puig, à Barcelone. — Citation : Urgcllesa, par Epifani de Fortuny
à Barcelone.

de Salazar, à Barcelone.
Pireneus

enllà, vieun dea millons d'animés, que

en

la inlimitat parlen

llengua vergonyanl, la quai, amb leus variants i matisos,

una

noslra

es

la

llengua.
Josep Carbonell.
SOUVENIR DE

LE

s'est recueillie

au

GUIMERA.

souvenir

—

Le 17

Juillet, la Catalogne

d'Angel Guimera

Trois ans déjà que le glorieux auteur de Mar i cel et de Terra Baixa
est mort. Rappelons que c'est en 1877, la même année
que tut cou¬
ronnée l'Atlantide, que Guimera l'ut révélé aux Jeux Floraux. Cin¬

quante ans.
LE SOUVENIR DE PRAT DE LA RIBA. —Dix ans. voilà dix
le 1er Août que Prat de la Riba est mort, dans sa maison
pater¬
nelle de Castelltersol. A l'occasion de cet anniversaire A. Rovira i
ans

Virgili, dans la Publicitat du 31 Juillet a parlé de l'écrivain que l'ut
magnifique animateur, dans la Veu de Calalunya Duran i Ventosa

ce
a

salué

mémoire.

sa

HOMMAGE A

MARTJ-FALGUERA. — Le 15 Octobre à Rcus,
de nombreuses personnalités ont rendu hommage au maître en Gai
Savoir Marti-Falguera.

Niça à Alacanl, Gvecia i Ruina rediviuen. I vosailses i nosaltrcs,
son asi per à défendre'n, per à vigorilzar-ne elxseu esperit
légal i espirilual : la lueIda harmùnia d'Occident.
De

lots

itinls,

Josep Carbonell.

GASCOGNE, BÉARN, GUYENNE, QUERCY
L'ACADEMIE

GASCONNE.
Il s'est fondé à Rayonne une
Académie. La chose ne serait que très banale si cette Académie n'avait
ce

caractère

—•

particulier, absolument anormal dans le monde des Aca¬

démies, qu'elle n'á d'autre' but que de travailler à la publication
d'une grammaire et d'un dictionnaire de la
Langue gasconne. C'est
notre ami Jean Bouzet,
professeur au Lycée de
chargé de coordonner les

travaux linguistiques.
également Jean Bouzet qui a prononcé,
d'ouverture de l'Académie de Bayonne.

C'est
cours

Lo

teatre, la cansô, lo conte, aquia qu'àvel

de ço qui cleverem persegui e
utila

e

duradera.

en

Bayonne, qui
en

a

octobre, le dis¬

ires mots lo programa

/auoriza tant qui-s podosse enta ha

Jan Bouzet.

I^BWWÉÉÉ

été

obra

,

�—

197

—

GRAMMAIRE GASCONNE. —ï Nous avons déjà annoncé la pu¬
blication d'une, grammaire gasconne par M. Jean Bouzet,
Cette grammaire est sous presse chez notre ami l'imprimeur béar¬
nais Marimpouey, à Pau. En souscription : 15 francs.
L'auteur a obtenu pour son travail remarquable le Prix Lagrange,
de l'Académie de Bordeaux.
LIGUE

GUYENNE ET GASCOGNE.

—

Les

Jeux Floraux d'A¬

quitaine ont été tenus à Bazas le 29 mai, sous l'active impulsion de
la Ligue Guyenne et Gascogne. — Voici le palmarès 1927 :
1er prix, la Grappe d'or, offert par la Ville de Bazas : à M. Adrien
Dupin, de Mérignac (T'ey iralhat, pietadoas); 1er prix, rappel de
Bruyère, ouvrage offert par M. Lajoinie : M. P.-A. Vayssière, de
Tonneins (Cinq Sonnets); 2e prix, la Bruyère : à M. R. de" Cardenal,
de Villeréal (Las Ciretzos); Mentions honorables,: Première mention

X. Navarrot, béarnais
à M. J. d'Aquitaine (Las belhas de noste peïsj; deuxième mention à
Mme B. Lalanne, du Bouscat (La luenco clou Bearn); Mentions : à
M. P. Miremont, de Terrasson (Uilo estapo); à M. l'abbé Mauroux,

d'Agen (Legende de N.-D. Peyragude).
Le Comité de la Ligue Guyenne et Gascogne, ordonnatrice des
Jeux Floraux d'Aquitaine a été ainsi constitué, à la suite delà démis¬
sion motivée de Mme Philadelphe de Gerde :
Président : A. Lajoinie; vice-président : F. Calmés; secrétaire : II.
Salanoubat; trésorier : P. Campana; conseillers : Pierre Louit, Gric
de l'rat, Robert Dufourg.
LA

SOCIÉTÉ

DE

BORDA.

—

Cette savante

Société, de Dax,

célébré, en Juillet, son cinquantenaire, à l'occasion du 9e Congrès
historique de Gascogne.
Rappelons que le Secrétaire de la Société de Borda est M. l'abbé
Foix, curé de Laurède (Landes).
La Société de Borda prépare une édition des Œuvres complètes

a

d'Isidore Salles.

A L'ECOLE NORMALE DE LESCAR. — Au cours de la dernière
année scolaire MM. Palay, Eyt et Tucat ont donné, devant les Elè-

�—

198

—

de l'Ecole Normale, une série de Conférences intéressant la langue
d'Oc et l'histoire.
Le 23 Juillet eut lieu, comme clôture, une belle fête
pédagogique
où la langue d'oc fut à l'honneur. Voilà une Ecole Normale modèle.
Toutes nos félicitations à son directeur M. Etchart,
auquel nous sou¬
haitons d'avoir des- imitateurs.
vcs

LE REVEIL BÂSCO-BÉARNAIS. — Voici comment est
composé
le Bureau actuel de cette active Société méridionale de Paris :
Président : M. Boeymirou Benoît; Vice-Présidents : MM. Carrère-

chique Justin, Hayet Auguste; Secrétaire Général

: M. Franc Louis;
Secrétaire Adjoint : M. Pierrou Pierre; Secrétaire Adjoint : M.
Camblong Charles; Membres : MM. Biscay Jean, Cohen Victor. Couteillou
Jean, Goyhenetche Félix, Iratchet Jean, Jeanbat Jean, Labadie
Léon, Labrouche Maurice, Lalïitte Louis, Larripe Baptiste, Laussade
Maurice, Lavie Edouard, Miremont François, lvloureu Pierre, Sansenacq Alphonse, Sansenacq Rémy, Sarramia René, Supervielle Jean.

Commission

Président
bres

:

MM.

de

Contrôle

M.

Camblong Paul; Secrétaire : Chicoula Martin; Mem¬
Boher Ludovic, Denayrou André, Gastarriet Jean-Louis.
:

Camille

Jullian

LE DEJEUNER DU CADET DE
des Journalistes, le 3 Mars,

Raphaël Lauquier
GASCOGNE.

—

A la

maison

M. Raphaël Larquier a convié, en un ban¬
quet fraternel, ses collabpratenrs-du Cadet de Gascogne.
Aux côtés de Raphaël Larquier et de Jean
Courel, administrateur
du Cadet, avaient pris place : André Lamandé, Tristan
Derême,
Charles Derennes, ídouard Dulac., Jean d'Ast.orq. Jean Suhcrvillc,
J.-F. l ouis Merlet, Marcel Çallède,
Georges Lacàssic, Jean Bonnal'ous, Robert Delthil, Emile Ribet, Pierre de Pressac, Léon- Lafagc,
Jean Davros. Osrniii

quier,

Jean

Cassas, noire secrétaire de rédaction Pierre Lar¬
Marcel Clavié, Philippe Larquier qui avait

Lamelle,

illustré avec'beaucoup d'humour le menu de chacun des convives,
le dessinateur Louis Tochebus, Félix
Goyhcnèche, Robert Courel,
et Henri Lassime.
Au

de

dessert, Raphaël Larquier se leva pour lire les lettres d'excuses

collaborateurs absents : Jean Rameau. Joseph Loubet, félibre
majorai, Serge Barranx, Emile Magne,- Pierre Barispe cl Jean Bàstia.
Se défendant de vouloir discourir, il tint cependant à remercier de
leur concours les Cadets qui l'entouraient.
M. Raphaël Larquier est le porté-drapeau — depuis,
25 ans que le
ses

Cadet de Gascogne, est fondé, — des Gascons de Paris.
tour à tour, André Lamandé, J,-F.-Louis Merlet et

Charles De-

�—

199

—

assurèrent' notre directeur de leur dévouement à son œuvre

rennes

l'approuvèrent ardemment de vouloir grouper en un faisceau in¬
tellectuel, dont l'influence serait grande, les hommes de lettres et les
artistes gascons disséminés à travers la capitale.
Ce fut ensuite le tour de M. Marcel Callède, à dire un de ses poèmes
en
langue d'oc. Après lui M. Bonnafous exposa, en langue d'oc, ses
vues si pénétrantes sur la fraternité nécessaire et possible à instaurer
entre les peuples latins.
Longue vie au Cadet de Gascogne et à son directeur. Que la langue
d'oc ait une place de plus en plus grande dans ses colonnes !
et

LA SEMAINE GASCONNE DE
a été tenue à Paris, dans les

PARIS.

—

Du 7 au 20 Mai der¬

Salons du Petit Journal, grâce à
l'initiative du Cadet de Gascogne et de son actif directeur
Raphaël
Larquier. La langue d'oc y fut à l'honneur. Et toute la Gascogne
niers

•

vivante !

SOCIETE DES SCIENCES, LETTRES, ARTS ET D'ETUDES
REGIONALES DE BAYONNE. — La Société a édité l'œuvre poéti¬
que complète de-l'aimable poète bayonnais Justin
l'édition de 1868 tirée à petit nombre est épuisée.

Larrébat, dont

réimpression correspond à un mouvement très net de re¬
naissance de la langue gasconne à Rayonne.
Deux portraits et un fac-similé d'autographe de Justin Larrebat
illustrent cette jolie édition qui est en vente au Musée Basque, chez
les principaux libraires de Rayonne et de'Biarritz, et prochainement,
à la librairie Champion, 5, quai Malaquais.
Cette

Ta que
il

siam de bou côumprcne, que siam

madech sistema de grafia que sera

de bon legi. Besè que lèu-Ièu,

counseniit

pcs r.ansnunaijres gas

cous.

Miqueu Camfxat.
MILLÉNAIRE DE SALIES-DE-BEARN. — Le 21 Août par
température idéale, dans le magnifique cadre
de ses frondaisons et de ses proches montagnes,
Salies-de-Bèarn,
Pantique et renommée station, a célébré son histoire glorieuse et son
passé thermal qui remonte à dix siècles.
Les l'êtes ont préludé par un banquet d'une centaine de convives
dans le magnifique hall de l'Hôtel du Parc.
M. Léon Bérard, sénateur ancien ministre, présidait, ayant à ses
côtés MM. Catalogne, sénateur, Champetier de Ribes, député, de
Coulommc La Barthe, maire, Charles Hézard, concessionnaire des
eaux, Maurice Damour, ancien député, et une foule de notabilités du
LE

soleil radieux et une

un

conseillers municipaux et généraux.
fut marquée par l'inauguration d'une fontaine et un dé¬
historique, rappelant toute l'histoire de Salies, du moyen-âge à

pays,

La soirée

filé
nos

jours.

VEILLÉES GASCONNES DE MONCRABEAU. — Le 15
Veillées gasconnes ont donné leur fête annuelle. Ce fut une
manifestation régionaliste des plus intéressantes.

LES
Mai les
Au

programme, en

plus des chants et des danses que la troupe

moncrabelaise exécuta remarquablement, on put
applaudir une
étude de mœurs de M. Boulès et une comédie de M. Larrat.
On aimerait voir se propager dans tous les villages des pays
de tels loyers de propagande. Ils sont dans la note
ami Jean Bouzet, dans OC
propagande par le théâtre, par le conte

d'oc
qu'indiquait notre

et par

la chanson et ils sont un moyen

les choses du
LE

simple et direct de faire aimer

terroir, à commencer par la

PARLEMENT DE NAVARRE.

qui est, à Pau, l'un des vestiges des
à plusieurs reprises par les vandales.

—

langue.

Le Parlement de Navarre

libertés béarnaises, fut menacé
Mais le bon sens a eniin triom-

�—

200

—

phê et après de longs et pénibles efforts, voici le Parlement de Navarre
devenu la propriété du département des Bassês-Pyrênóes.
Cette fois, la chose est définitive. Habilités respectivement
par la
délibération du Conseil Général, M. de Lassence, maire de
Pau, et
M. Robert JVIireur, préfet des
Basses-Pyrénées ont signé le vendredi
28 juillet dernier, à la Préfecture des
Basses-Pyrénées, en présence
de diverses
personnalités, l'acte de cession du vénérable immeuble.
La date du 22 juillet a donc son
importance, car elle est le point de
départ du délai de un an accordé au Département pour effectuer au
Parlement les réparations et améliorations qui permettront d'y ins¬

taller les archives.
Les travaux seront rondement menés. Il

va être
procédé aux diver¬
adjudications et dans quelques mois le bâtiment dont la ruine
était inévitable aura repris quelque air de prospérité.

ses

'

L'ESCOLE

GASTOU-FEBUS A RISCLE (Armagnac). — Cette
que l'Escale Gastou Febus a tenu ses assises.
Voici le Palmarès des Jeux Floraux.

année, c'est à Riscle

Concours général.
Poésie.
1er Prix, médaille d'argent
:
Sedades, par M. Charles Bertrou, de Pau.'2° Prix, médailles de bron¬
ze : Droumiis mous agnets, par Mme Andréa
Barrère, institutrice à
Créon-d'Armagnac (Landes); — Enta une Eslranyère, par M. Henri
Sequé, à Versailles. Mention honorable : Reeourdancio, par Mme
Bergenton, à Tarbés. Traditions populaires. — Mention : Endcbinkies,
par M. Aimé Cazenave, à Sénac (Hautes-Pyrénées). Prose. — Mention
honorable : U coiw.te, par Mlle Irma Cassou, à Gomer
(Basses-Pyré¬
nées).
—

CONCOURS DES ECOLES.

imposés

—

—

Institutions secondaires.

—

Sujets

a) Traduction de Virgile. — 1 et 2. Médailles de bronze :
Larqué, du collège de Nay et Francastel, de N.-D. de
Bétharram. Mentions : MM.
Péboscq, Lanusse-Cazalé, L. Serizé,
Casteret, Joseph Prat, A. Lacaze. 3e Médaille de bronze : M. Xavier
Prat, du collège de Ńay. Mentions : MM. Hondagneu, Camousou,
Candau, Dilharre. 4e Médaille de bronze : M. F. Betbèze, du collège
de Garaison. b) Ue Cesericade. — 1. et
2e, médailles de bronze : MM.
Maury, du collège de Nay, et Péboscq, du collège de Bétharram.
Mentions : MM. Cerisé, Prat,
Francastel, Larqué. 3° Médailles de
bronze : MM. Hondagneu et Capdevielle, de
Nay. Mentions : MM.
Crabos,. Souroste, Dilharre, Prat, Lespès. c) L Émbole. — Médaille
de bronze : M. L. Serisé, du
collège de Moncade. Mention : M. Candau.
:

MM. Victor

Dessin. —■ Sujet imposé : bordure en
céramique. — Ont concouru :
cent élèves des Lycées, Ecoles
supérieures et pensions libres de Bor¬
deaux. 1er Prix, médaille d'argent : Marie

Barthélémy (groupe D),
professeur : Mme Lemaire. 2» Prix, médailles de bronze : Gilbèrte
(groupe C), professeur : Mlle Merzeaui Lucienne Delahayc
(groupe E), professeur : Mlle Ferran.. Marie Guinandau (groupe A),
professeur : Mlle Chopis. Henriette Dupas (groupe B), professeur :
Mlle de Saint-Sauveur. Mentions honorables : Madeleine
Philipean
et 'Suzanne Manon. Mentions : E.
Phiiippon, Simone Lahonta, Yo¬
lande Lâfay, O. Ghamboh, G.
Ducassé, .1. Raguère, du groupe B.
M. Guily, H. Ghirou, S. Saumier, R.
Pillet, G. Pinkham, du groupe G.
M. Ackermann, C. Cavalier, A. Bardet, ,J. Lys, J.
Bayon, du groupe E.
.1, Bouquier, S. Rhodes, M.
Talafré, S. Gouin, P. Maurissom, du
groupe A. Y. Gamaury, S. Garńum, O. Bouyu,"R. Lalusse. Musique.
Médaille de bronze : pour le chœur Lou
Bos, par M.Brumont, de
Viella
Avril

—

(Gers).

Prix d'Honneur.

gail, professeur
son

action

en

au

Médaille de l'Escole Gastou Febus

Lycée d'Aueh,

pour ses
faveur des études gasconnes.

Michel Camélat est
rature gasconne.

devenu, je crois, le

nom

travaux

:

M. F. Bre-

historiques et

le plus glorieux de la litté¬

Camille Jullian, de l'Académie
Française,

�—

201

—

LA SEMAINE REGIONALISTE D'HOSSEGOR.

La Semaine

—

régionaliste d'Hossegor qui se déroula fin Août début de Septembre
fut marquée, au point de. vue occitan,
par des représentations en
langue d'Oe et par un vibrant discours de M. Charles Brun,' sur le
Régionalisme.
L'ESCOLO

DERAS

PIRENEOS.

—

Le 18

septembre, à Saintpar l'Eseolo

Gaudens, se déroulèrent les manifestations organisées
deras Pireneos, à l'occasion de sa fête annuelle. Voici
des

le

palmarès

Jeux Floraux :
1. Enfants : 26 concurrents, 37 versions ou narrations gasconnes,
venues des écoles de
Saint-Laurent-de-Neste, Ilhot, Juzet-de-Luchon,
des écoles libres de Polignan et de Bonnefont et du
collège de SaintGaudens.

Principaux lauréats : J. Comps, J. Dat, A. Pégot, J. Rimailho,
Viau, J. Détienne, Marguerite Amiel, B. Escaig, et B. Ricaud. Ils
reçoivent divers livres et brochures en gascon et des abonnements
M.

à

la Bonis

clera

Montanha.

Lettres de félicitations à

Mme Barry, Mme Micholet (a offert un
prix de 30 francs), MM. Uzec (principal du collège), Bazerque, Rumeau, F. Sarrieux, abbés Francez et Bataille.
Diplôme d'honneur à l'école de Saint-Laurent; médaille de bronze
à celle d'IIhot; médailles d'argent à celle de Juzet et aux
collèges de

Bonnefont et de Saint-Gaudens.
Grand Concours : ode régionaliste ; livre offert
par Mlle Barthélémy :
M. Pierre dé Miremont (de Sarlat),
Poésie, prose, théâtre en langue d'oc : médailles d'argent, à MM.
Pierre do Miremont, Vayssières, L. Troycs, L. Arrix; médailles de

bronze à MM. J. Cassassus, Poudcvigne, Vinche, de Miremont
(2),
Dengerma; diplômes d'honneur,à MM. L. Madon, Dengerma (2), Vergé,
.1. Canton, J. Cantagrel, .1. Maumus, Léo
Lagarrigue.
L'Eseolo a offert à M. Poueigh, compositeur, pour son recueil des
Chansons Populairés des Pyrénées
françaises, une médaille de ver¬

meil.

L'unité

graphique est désirable et l'on

y

viendra...
Simin Palay.

JASMIN D'ARGENT. 1927
Comme tous les ans, la Société
Le Jasmin d'Argent a proclamé, en Agen même le
palmarès des Jeux
Floraux.
Jasmin d'argent : Mme Jeanne Saint-Hugues, dé Boulet
—

(l'uylaroque). — Médaille d'argent : Louis Delluc, à Saint-Vincent de Cosse
(Dordogne). — 1re médaille de bronze : M. J. Cantagrel, à Golfech
(Tarn-et-Garonno). — 2" médaille de bronze : Gérard Nègre, à Castelmorou (Lot-et-Garonne). — lr0 mention : P. A.
Vayssières, à Tonneins (Lot-et-Garonne). — 2e mention : E. Lafott, instituteur à Allias
(Lot). —i 3e mention : Mine Capmartin, ù Beauville (Lot-et-Garonne).
4° mention : M. l'abbé Laflargue, professeur au Collège d'F.auze
(Gers).
—

LA CLOUCADO DELS

CLASTRES, A MOISSAC.

--

Le 25 juin,

a été ténue en la ville de Moissac
l'assemblée annuelle de la Cloucado dels Claslres. La séance l'ut pré¬
sidée par L. Montiès, président d'honneur, entouré de M. L. Allanche,

grâce à l'activité de M. P. Gardes,

L.

Gardes, P. Gardes, Baile, E. Caseponce, Cayrou.
P. Gardes.

Le rapport littéraire a été lu par M.
Voici le palmarès des Jeux-Floraux :
1 «r

prix,

plaquette de vermeil, à M. P.-A. Vayssières, de TOnParpalhol.
2e, une médaille dé vermeil à Mme G. AbeilhoU dé Lufrançni-c,
pour son poème, .4 travers Akitania.
S", une médaille de bronze d'art grand module à M. J. Cantagrel,
de Golfech, pour son sonnet : La Pimparélo.
neins,

une

pour son sonnet Lou

�—

4e, une médaille de bronze

202

—

florentin, à M. P. Miremont, do

Terras-

poésie : Soubenis.
5°, une plaquette de bronzé, à M. Louis Verdier, d'Auvillar, pour
sa
poésie Belho de Noço.
6e, première mention très honorable, à M. Joseph Vaylet, à Le
pour sa

son

Mas Nouvel

(Aveyron).

7e, 2e mention "honorable, à M. Barrié, d'Auvillar.
8e, première mention honorable, à M. Jean Bédé, de Saint-Antonin.
9°, 2e mention honorable, à M. Pégas, de Montech.
10e., première mention à l'auteur anonyme ayant signé : « Verdun
1916

».

11e, 2e mention, à M.

François Vergé, d'Ax-les-Thermes.

Prose. — 1or prix réservé.
2e rappel de médaille de bronze,

à M. J. Cantagrel, de Golfech,

déjà nommé.
Fables (section réservée aux enfants des écoles). — 1er prix, une
médaille de bronze à M. Yvan Merlé; 2e une médaille de bronze à M.
André Roudalès; 3e, une médaille de bronze à M. Jean Bonis; 4e,
mention honorable à M. Gabriel Labarbe; 6e, mention honorable à M.
André
Des

Poirié.
mentions sont

suivants : Raymond
Maurice Bruzon.

décernées dans l'ordre de mérite aux élèves
Lacassagne, René Rey, Hubert Doumergue,

LE GREL ROUERGAT, A RODEZ. — Le
cédé le 2 janvier dernier au renouvellement

Grel Rouergat a pro¬

de son Bureau, qui est
désormais ainsi constitué : A. Girbal, d'Espalion, Capiscol; Mouly, de
Compolibat, Secrétaire Général; Vaylet, de St-Geniès d'Olt, Secré¬
taire adjoint; Séguret, de Rodez, Trésorier.
LANGUEDOC
INSTITUT D'ETUDES
DE

TOULOUSE.

—

MERIDIONALES DE

quels, sous la direction de M. le
donnés des cours

L'UNIVERSITÉ

Voici le programme des examens en vue des¬

Professeur J. Anglade seront donnés

réguliers durant l'année

scolaire 1927-28 :

Certificat libre d'Etudes méridionales. — 1) épreuve écrite. : traduc¬
tion française d'un texte d'ancien provençal (Xle-XIVe siècle), avec
commentaires philologique et littéraires;
2) Epreuves orales : a) explication d'un texte d'ancien provençal
ou d'un texte en langue moderne, écrit dans un des dialectes romans
méridionaux, le dialecte étant au choix du candidat; b) interroga¬
tion, au choix du candidat, sur la littérature méridionale, l'histoire
méridionale, l'archéologie et l'histoire de l'art méridional.
DIPLOME

SUPERIEUR

D'ETUDES MERIDIONALES.

—

A) Section Lettres-philologie : 1) épreuves écrites : a) Traduction fran¬
çaise d'un texte d'ancien provençal avec commentaire philologique
et littéraire; b) matière à option : histoire méridionale du Moyen-Age,
archéologie méridionale ou histoire de l'art méridional, droit méri¬
dional ou mémoires, au choix; c) paléographie méridionale;
2. Epreuves orales : a) Explication d'un texte moderne écrit dans
un des dialectes romans du Midi de la France au ciioix du candidat,
y compris le catalan; b) interrogation sur l'histoire de la littérature
méridionale; c) interrogation sur l'histoire méridionale : antiquités
moyen-âge, temps modernes, au choix. — B. Section histoire. — C.
Section archéologie

méridionale, histoire de l'art méridional.

Certificat d'Etudes Supérieures méridionales. — a) Epreuves écrites :
1« Traduction française d'un texte d'ancienne langue d'Oc (XIeXIVe siècle), avec commentaire littéraire et grammatical; 2") com¬
position d'histoire lt.itéraire (histoire de la Littérature méridionale des
origines à nos jours).
b) Epreuves orales : 1 0 Explication d'un texte moderne écrit dans
un des dialectes romans du Midi de la Françe.le catalan compris; 2°

�—

203

—

Interrogation sur l'une des matières suivantes se rapportant aux étu¬
des méridionales, au choix du candidat (géographie linguistique, pho¬
nétique expérimentale, paléographie, bibliographie, critique, histoire
de l'art, archéologie). Ce
diplôme compte pour la Licence.
ACADÉMIE DES

JEUX-FLORAUX ET ESCOLA OCCITANA.
Voici le palmarès du Concours de Langue d'Oc pour 1927 :

—

1.
Poésies manuscrites. — 1. Lou Balicol, recueil, par M. P. Eyssavel, à Paris, a obtenu une Violette d'argent. 2. La Clusida de"la
Menina, élégie, par M. l'abbé Jules Cubaynes, curé de Gréalou, par
—

Cajarc (Lot), a obtenu le Souci, prix du genre. 3. Nocturne et autres
pièces, par M. Charles Grando, à Perpignan, ont obtenu une Eglan¬
tine d'argent. 4. La Caigucla de les Fuites et autres pièces, par M. l'abbé
Barthomeu Barcelo, à Perpignan, ont obtenu une Eglantine d'ar¬
gent. 5. Pi'nhs d'à hoste, pièce, par M. Adrien Dupin, à Mérignac (Gi¬
ronde), a obtenu une Primevère. 6. hlila Ruslica, idylle, et l'Alba
Roja, sonnets, par M. Clovis Roques, à Clermont-l'Herault, ont obtenu
un

Œillet.

—
Poésies imprimées. — 1. Lous Rebals sus l'Aulura,
par M.
Albert Pestour. à Chaniemerle, par Couloumieix (Dordogne), ont
obtenu une Violette d'argent. 2. Floc de Gasconha, par M. Arthur
Cambos, professeur au Collège île Bergerac, a obtenu une Eglantine
d'argent. A. Las Paloumbos de .Sant Nazari, par M. Emile Barlhe, ma¬

2.

jorai du Félibrigè, à Béziers, ont obtenu un rappel de Primevère.
3.
1. /1 Clcmençu J saura, sonne!, par
Mentions honorables.
—

M.

—

Poudevigné,

Nîmes. 2. Lo

neins

maréchal dès logis

au

194« régiment d'artillerie, à

Rodet, sonnet, par M. Pierre-Anionin Vayssières, à Ton-

(Lot-et-Garonne), é. Gansons d'amnr per la Terra Nosira, pièce,
Louis Bousquet, à Arrnissan, près Narbonne (Aude). 4. Gilos
Flouquels, recueil, par M. Louis Dellue, à Saint-Vincent-de-Cosse,
par Saint-Cyprien (Dordogne). 5. A Sant Francés d'Asizas, sonnet,
par M. Roger Barthe, à Béziers. 6. L'estiu de Sant Martin, sonnet, par
M. P. Vinche, à Auterive (Haute-Garonne).
Signalons qu'à la cérémonie de la Dalba'de où chaque année les
Fleurs, selon l'usage antique et solennel, sont bénies, M. Rozès de
Brousse a, pour l'a première l'ois depuis plusieurs siècles, prononcé
un discours en langue d'Oc.
L'Académie des Jeux-Floraux se civilise.
L'Escalo Occitana s'est réunie à 10 heures du matin, à son siège
par M.
e

social, librairie Privât.
A la suite de la mort de son

regretté capiscole, le Baron Desazars
Montgaillard, elle a renouvelé son bureau. Le majorai J. Anglade,
professeur de littérature romane à la Faculté des Lettres, a été nom¬
mé Capiseol. Le Majorai J. de Brousse, de secrétaire, a été nommé
sous-Capiscol, et l'abbé J. Salvat, de Castelnaudary, a éfé nommé
de

secrétaire.
A l'heure actuelle, c'est la masse de nos populations méridionales qui
le plus fidèlement la langue occitane-, c'est dans la rue, dans la
chaumière el non dans les salons que l'on entend retentir ses accents
chauds et colorés-, pour la sauver il faut s'adresser à ceux qui l'aiment
el la leur faire aimer davantage. La Municipalité de Toulouse est prêle
conserve

à encourager toute grande manifestation
de notre belle langue d'Oc.

de l'Escola Occitana en faveur

Adjoint

J.

au

Julien,.

Maire de Toulouse.

feSTELLE DE MONTPELLIER. — La Sainte Es¬
grands Jeux Floraux septennaires du Félibrigè ont été
célébrés le démanche et le lundi de'la Pentecôte à Montpellier en pré¬
sence de Mme Frédéric Mistral et du capoulier M'arius Jouveau qu'en¬
touraient les majoraux Louis Béchet, Valère Bernard, Bénazet Bruneau, Dr Fallen.' Pierre Fontan, Paul Ruât, Abbé Spariat, Dr Clé¬
ment, Esclangon, de Provence; A. Blavct, A. Arnavielle, Dr Albarel,
LA SAINTE

telle

et

les

�—

J.

Charles-Brun,

204

Paul Chassarv,

Edouard Marsal,

—

Prospcr Estiëii,

Jean Fournel,

Vinas, Emile Barthe, J. Rozès de
Brousse, de Languedoc; Louis Delhostal et Bénézet. Vidal, d'Auver¬
gne; Bernard Sarrieu et Abbé Daugè, de Gascogne, ainsi que de nom¬
breuses personnalités occitanes et latines parmi lesquels nous cite¬
Dri Vabro et

Paltanea, délégué roumain, Edouard Serre, délégué catalan.
poète lauréat Joseph Bourrilly ,de Toulon, couronné pee.iooin
noble poème, « Lou Cibournié », a choisi, par I'intermédiair — dxM.
Pierre Azéma, qui le représentait, lui étant retenu au Maroc, la nou¬
velle Reine du Félibrige qui le sera pour sept ans. li a tait choix de
Dono Romanetto (Mme Pierre Fontan), de Toulon, qui a été cou¬
ronnée de la couronne d'olivier d'argent. Elle a prononcé un magni¬
fique discours en pure langue provençale.
Lundi à 9 heures, le Consistoire des drapeaux s'est réuni pour élire
deux Majoraux en remplacement du regretté baron Desazars de
Montgailhard (cigalo de l'Agoût) et do Victor Lieutaud (cigalo dou
Trelus).
MM.

rons

Le

,

J.

au

Rozès

Brousse

de

Ont été élus : au premier tour,
Séminaire de Castelnaudary,

Joseph Loubet
M. l'abbé Joseph Salvat, professeur
secrétaire de l'Escola Occitana et
de

dels Grilhs del Lauraguès et au troisième tour, M. Antoine Conio,
Marseille.
Le Consistoire

nommé

a

également des maîtres d'oeuvre

:

J. Nouail-

Iac, Branchat de Leobazel et Silvain Ballot (Limouzins), Gandillion-

Geiis-d'Armes (Auvergnat), Jean Bonnafous (Quereynois), et trois
Languedociens : Pierre Roque, Paulin Vaissade et Pierre Causse; 4
maîtres en gai savoir : Joseph Bourilly (Provence),
Henri Gilbert
(Auvergne), 'Louis Fourmaud (Languedoc) et Jean Rebier, limousin
et deux « soçis », M. Pierre de Nolhac, de l'Académie Française, fidèle
à sa terre d'Auvergne, et le colonel Macia, défenseur do la langue
catalane.
A 10

heures,

,

a

été dévoilée devant Mme Mistral l'inscription lapi¬

placée près de l'Arc de Triomphe du Peyrou, rappelant la date
1S78, jour où Mistral, en présence des délégués intéressés —
des peuples latins, dit au Peyrou son fameux sirventes « A la Raço'
Latino).
daire

du 25 mai

Au cours de ces

différentes manifestations s'est fait entendre l'O-

feo Canigo, de Perpignan,ïsous la direction du maître Marcet.

�205

—

Voici le

palmarès général des Jeux Sèptenaux :
1er prix,:
Joseph Bourrilly (provençal) (pour son
Sibùurnié); 2" prix, Albert Pestour (limousin), (Le,u poème
Rebats
sus
VAuluro) ; 3» prix, FarfantelW (provençale) (A
laDesciso cli iour
uroiis)-, 4'* prix, d'Elly (provençal). (La Cansoun di
Albert
Mirage),
Boudpn-Lashermes (auvergnat), (Licenciouso) et Jean Boùzet
(gas¬
con) (Gantes a tout bènt); 5-' prix, Louis Bavlo
(La Ribciro à'arBartoloinèu
Barcelô
(catalan),
(jènt,
(La
Caigada de las juclhcs) et
Paul Eyssavel
(provençal), (Au bèu soulèu dis avi); 6e
prix, l'abbé
Cubaynes (quercinois), (Gtenas à la Gamha),
Louis Fourmaud
(Oins li jardin de la vida); Gabriel Bernard
(languedocien), (Dono
Alis), et Mile Barlhès (languedocienne),
(VImagié) mentions très
honorables : Louis Abric, P.
Vayssière, Alphonse Arnaud, Georges
Estève, Albert Arnaud, Gaston Virias et Antonin Trin.
Théâtre en vers.
1«' prix, Marins
Fousson (Flour dis Aupiho,
trois actes); 2e prix, Louis Fourmaud
(De VEnjanioulige à VAmour)citation, Pierre Miremont (La Noro).
Poésie.

Lou

—

Reine du

Féli'brige

De TOurtoulon

Prose

(romans et nouvelles), — 1or prix, M. Caacbonac (gascon),
(Esprabes d'amour); 2e prix, Henri Gilbert (auvergnat), (La
Covisada); 3e prix, Paul Eyssavel (provençal), (Nouvè
Ńouvèu) ; *« prix,
M. Dumas (Las Fiançàdos
das Crouzals) et Roger Simon (Un Sauvamen); mentions très honorables, Mlle Blanche Albert, Mlle Claire
Bonnier, Angel Tremolls Pell, Ivo Salà, d'Elly; citations^ Henri Marrou et Mlle
Germaine Palais.

Contes et Galéjades. —2e prix
(pas de premier,) Joseph Giordan
(Aquéli clou Calen); 3e prix, Louis Fourmaud (Li Viclowlado); cita¬
tions, .Joseph André et Emile Sogno.
Etudes et essais.
1« prix, François Garbior (Milo
Negrin);
2° prix, Deiils Poullmet
(Maiano); mentions, J. Canton (La Piano
de Nay), Paul Vézian (Fauno
Miejownalo); citations, Joseph André
et Graugnard.
—

Théâtre en prose. ì— Médaille d'argent
pour un ensemble de
médies limousines, René Farnier; montions,

co¬

François Brousse (Plou

Souleio) et Mile Lucie Clap (QilaU a fa lou cap).
Chansons (florilège). —- Prix, Marcel et GlaudiUs Lacroix
(Bielhes
Causouns des Enbirouns de Damazan).
Les récompenses consistent en fleurs
orfévrées, médailles, livres
de luxe (œuvres de Frédéric Mistral) et
diplômes.
e

.

Il y a

chez Bourrilly, avec une connaissance parfaite des ressources
langue rhodanienne, une richesse de sentimentalité et une gravité
d'inspiration qui ont fait placer le Sibournié au-dessus des envois de
ses
concurrents, lors du classement définitif.
J. Loubet.
de la

�—

206

—

NEMAUL'œuvre de l.ail en est do
ers deux
prix

JEUX FLORAUX DE LA SOUCIETA FEL1BRENCO
SA. — Voici le palmarès des Jeux Floraux de 1927 :
tisto Bonnet a inspiré peu de poètes et de prosateurs;
même du Temple de Diane. Aussi, les premiers
sur

sujets ont été réservés.
Langue d'oc : Poésies : sujet imposé « Le Temple de Diane», pre¬
mier prix réservé; 2° prix,.. M. Mouton, de Comps, et l'auteur de la
« Prolem sine maire creatam -»; 3e prix. M.
nau-Montratier (Lot). Sujet imposé « Le. Cyprès »;

devise

Sainte, de Castel1er prix, M. Jean

de Castelnau-Montraticr, et M. Cornille, de Pontvieille
(Bouches-du-Rhône); 2° jtrix,' M. Georges Reboul. de Marseille; 3"
prix, M. Mouton, de Comps, et M. Roger Barthe, de Béziers. Men¬
tions : M. Roux, de La Seyne (Var), l'auteur de la devise « Cupressus
sèmper vivens »; Mlle Friôn, de Vergèze; M. Barrai, de Frontignan,
et M. Roque, de' Montreuil. — Prose": sujet, imposé : l'œuvre de Ba¬
tiste Bonnet; 1er prix réservé; 2e prix, M. Jgolen, de Nîmes; 3e prix,
M. Martel, de Châteaurenard.
Bénazet,

Le monument de Casteinaudary

A.

Fourès

D'AUGUSTE FOUR ES, A GASTELNAUDARY
en l'honneur d'Auguste Fourés se
déroulaient les 24, 25 et 23 Septembre, au milieu d'une l'ouie enthou¬
LE SOUVENIR

—

Les

diverses

manifestations

siaste.
Los Grilhs del Lauraguès, ont proclamé le résultat
des Jeux-Floraux scolaires de Langue d'Oc.
Voici les noms des principaux lauréats :

de leur concours

Première section. — 1er prix, Edouard Galvayrac, de Carcassonne;
2e, Laurette Gestes, à Castclnaudary; 3e, Marie-Louise Martv, à
Ferran, par Relvèzc (Aude),' 88 diplômes d'honneur : Marie-Antoi

à Salles-d'Aude; Auguste Rasloull, à Labécèdc-Lauraguais; Lucien Guiraud, à Aguts (Tarn). En outre, quatre premières
mentions et cinq deuxièmes mentions honorables.
2e section. — lei prix. Victorine Sabarthe, à Péxiora; 2e Julien
Saury, à Carcassonne; 3e Renée Giboulet, à Alzonne; diplômes d'hon¬
neur": Marie-Louise Serres, à Castclnaudary; Julien Billotte, à Labé.cède-Lauraguais; Georges Latorre, à Cuxac-Cabardés; René BonnafOus, à Taurizo; Hélène Douchez, à Plaigne.

nette Louichet

�—

En

sièmes

201

—

outre, 16 premières mentions, 9 deuxièmes mentions et 5 troi¬

menLions honorables.
ces lauréats ont reçu, en
plus de leur prix
dessiné par Paul Sibra et gravé sur bois
par

Tous
me

CONCOURS
DE LA

LITTÉRAIRE

NATALITÉ.

—

DU

IX"

respectif, un diplô¬
Lagarrigue.

CONGRES

Le bureau de l'Escola

NATIONAL

Occitana, réuni

sous

la présidence de M. Je
professeur Anglade, majorai du Félibrige
mamteneur de l'Académie des Jeux Floraux, au nom du Comité
National de la Natalité, organisateur du
Concours, a décerné les prix
suivants :
1. Deux

prix de 500 francs à M. Paul Eyssavel, à Paris pour son
« A dous Novis » et à M. l'abbé Jules Cubaynes, curé de Gréalou, par Cajarc (Lot), pour son poème « Paternitat ».
2. Trois prix de 300 francs : à Mme Julienne
Séguret (Calclhon),

poème

institutrice à Rodez pour «
Barcelo, à Perpignan, pour

Al fiai de las sazous », à M. Bartolomeu
l'ensemble de ses poèmes, et à M. Jean
Camp, professeur agrégé au Lycée Louis-le-Grand, pour son poème
La Farnilho ».
Des mentions sont décernées à MM.

«

Lacaze, à Bayonne, J. Marcel-

lin, à Meynens (Gard), et Julien Galéry, cultivateur, à Cambian, par
Ytrac (Cantal).
En outre, dans le concours, qui a
paru très remarquable au jury,
ont été retenus et examinés

favorablement les envois de M. L. Pou-

devigne, maréchal-des-logis au 119° d'artillerie, à Nîmes; de M. Ray¬
Desplanches, à la Geyte, par Bergerac (Dordogne); de M. Léon
Paies, à Castelnau-Durban (Ariège), et du félibre Sylvestre, de Narbonne, pour le premier sonnet de son recueil.
La valeur exceptionnelle de ce concours est une
preuve du grand
intérêt qu'a provoqué parmi les populations occitanes le sujet d'or¬
mond

dre si élevé

proposé

aux

félibres.

LE SOUVENIR DE L. XAVIER DE RICARD. — M. Pierre
Azéma a lancé dans OC l'idée d'un monument à L. X. de Ricard.
« Tout récemment, uit-il, en tête du beau numéro d'OC consacré
à Montpellier, Charles-Brun rappelait le rôle de Ricard dans l'exal¬
tation et l'expansion de l'idée latine. F.1. il disait : « ...Et je le sais,
.

jusqu'à sa mort tragique, alors qu'il se traînait pour expirer dans ce
Montpellier, qui ne lui a pas encore érigé une pierre tombale, le grand
rêve le hanta. » J'aime croire que Charles-Brun a marqué, en passant,
la honte et l'injustice de cet
oubli, pour nous permettre d'affirmer
qu'il a assez duré.
Nous sommes pourtant encore quelques-uns de ceux qui « ont la
mémoire ». Nous sommes quelques-uns, aînés qui n'ont pas tout ou¬
blié, et jeunes gens qui ont appris quelque chose. Les uns et les au¬
tres, nous savons comment Xavier de Ricard aima à la passion, le
pays de Languedoc et la cité de Montpellier. Nous savons comment
il les chanta, en vers ardents
qui auraient mieux servi sa renommée,
s'ils n'avaient pas retenti, sur les bords un peu trop insouciants du
«

Lez...
«
Mais

la

puis, baste ! il

revanche

des

morts.

y a temps pour tout et tout
L'heure de cette revanche

Ricard. Revanche

arrive — même
approche pour

pacifique, qui est la montée sur l'horizon et l'ex¬
pansion puissante des idées pour lesquelles il a lutté, il a vécu, et il
est mort... S'il est mort avec l'amertume
suprême de ne pouvoir
atteindre le terroir bicn-aimé où l'attendait la tombe de Dulciorella,
s'il n'a pas eu (et s'il n'aura jamais, hélas !) la douceur dernière d'un
éternel repos dans la terre maternelle — du moins, la leçon de sa
mort et de sa vie sera
écrite dans la pierre au cimetière de
Montpellier. A défaut de sa cendre mortelle, et plus précieux qu'el¬

le,

son souvenir vivra comme dans nos cœurs,
que nous allons lui élever. Le conseil municipal de
a donné le
terrain; deux beaux artistes d'oc, Louis

cel Bernard offrent, pour honorer

dans le tombeau

Montpellier nous
Guignes et Mar¬
la mémoire de Ricard, l'aide pré-

�d'un talent de premier ordre. Nous avons le meilleur et le
plus nécessaire. Le reste, c'est à la générosité des patriotes •d'oc que
nous le demandons. Nous ne voulons pas croire qu'ils n'entendront
pas notre appel. »

eìeuse

Traduit de Toccitan de. Pierre A'zéma,

�PETIT DICTIONNAIRE

f/IÉDECSHE PRATIQUE

DE

A

L'USAGE

Renfermant la

DES

description des Maladies les plus fréquentes
les prévenir el les guérir.

les meilleurs Remèdes pour

et

ABCES.

—

Amas de pus sous

la

provient générale¬
pi pire, d'une fou¬
lure, de carie dentaire. Après
quelques jours, il s'ouvre sou¬
peau. 11
ment d'une

vent tout seul.
On favorise la
suppuration et
on hâte la cicatrisation avec le
baume Sais.

ACNÉ.
amenant
ne,

—

sur

Maladie

le

de

peau

visage, la poitri¬

le dos, des boutons

geurs.

AGE CRITIQUE. — Les fem¬
mes sont exposées à
des acci¬
dents pénibles, souvent même

dangereux, quand elles

appro¬

chent de quarante ans. La ToniJourence est très recommandée.

AIGREURS D'ESTOMAC. —
Trouble de la digestion qui se
manifeste
par
des renvois à

odeur aigre.
Eaux alcalines ou bicarbonate
&lt;!e soude, pas d'alcool, peu de

féculents. Si les aigreurs

benzonaphtol

persis¬
le

avant

r-pas.

brement et

—

Est

le

signe d'une maladie. L'urine est
mousseuse,

trouble si

elle devient et reste

on

la chauffe et si l'on

quelques gouttes d'acide
azotique. Soigner la cause de la
maladie et, en général, régime
lacté et déchlorurë (sans sel).
v verse

qui

Le Stenol Chanteaud
recommandé.

APOPLEXIE.

est

très

Rupture ou
congestion d'une artère du cer¬
veau.
une
ner

la

—

Prévenir le médecin pour

attendant don¬
au malade, l'étendre
élevée, le déshabiller;

saignée;

en

de l'air

tête

compresses

glacées sur le front,

purger souvent.

manifeste

se

mation
reuse

plus

des

—

jointures

ASTHME.

Diathèse

par

l'inflam¬

moins doulou¬

ou

rhumatismales.
votre eau le Sel

formes

avec

Employez dans
Vichy Etat.
Accès

—

d'étouf-

fement, crises de toux suffocan¬
tes, qui surviennent surtout la
nuit.

L'asthme est guérissable et
crises peuvent être calmées.
La Poudre Sais est très effica¬

ses

ainsi

ce

sinie

les

que le Remède d'Abysd'Exibard, et la Poudre ou

Cigarettes Espic.

On

recommande

Régénérateur
page 47).

vivement le

pulmonaire

(voir

il est de l'intérêt de tout ma¬
lade qui cherche la guérison, soit
de l'asthme, affections pulmo¬
naires ou toute autre maladie de
genre,

de profits de l'offre

laite par une
nue,

maison bien

con¬

établie depuis de longues

années :
&amp; C°, de

25-25

La

Maison

Puhlmann

Berlin... (Muggelstrasse

a

,

faisant envoyer
sa bro¬

en se

gratuitement et franco
chure
tions.
se

ANÉMIE. — Le RlintnHol du
Docteur Loprince est un excel¬
lent reconstituant.

se

ARTHR1TISME.

ce

ALBUMINURIE.

'

sinapismes aux jambes, frictions
énergiques, lavements.
Quand on a un tempérament
très sanguin, il faut manger so¬

avec rou¬

,

tant,

FAMILLES

instructive, ave illustra¬
Remarquer l'insertion qui

trouve en page

BRONCHITE.
tion

des

d'annonces.
—

bronches,

Inflamma¬

provoquée

souvent, par une exposition pro¬
longée à l'humidité froide. Toux
sèche

au

début,

crachats
à la fin.
avec

Pour

grasse

grisâtres,

ensuite
jaunes

apaiser les quintes do

toux, le Sirop Clérambourg, est

indiqué, ainsi que le Régénateur
pulmonaire (voir page 47). et les
Dragées Russes,

�de vapeurs ou de gaz irritants
celle qui résulte d'une gène

La bronchite mal soignée con¬
duit souvent à l'emphysème ou
à la tuberculose pulmonaire.
Ecrire à M. Vincent, 8, place

la circulation.

traitement convenable.

trine.

BRONCHO P-ULMONAIRES
—

anciennes

récentes

CONSTIPATION

affections
(toux opi¬
niâtres, bronchites, rhumes),
sont les portes d'entrée de la tu¬
berculose. Les Dragées Russes
préparées spécialement pour le
ou

Ces

traitement des

affections

bron¬

cho-pulmonaires
le

remède

en constituent
souverain constaté

50 années de succès. (Voir
la dernière page de

par

annonce sur

la

couverture).
BRULURES.

les,

les

laver

—

à

Superliciel-

l'èau

chaude

'

CATARRHE.
Forme
de
l'asthme caractérisée par l'op¬
—

pression permanente avec ex¬
pectoration d'humeurs glaireu¬
ses,

comme

dans le rhume, la

bronchite. La Poudre Sais est
très efficace, ainsi que le Régéné¬
rateur

pulmonaire (voir page 47).

CLOUS ou FURONCLES. —
Petites tumeur's pointues et dou¬
loureuses au toucher, sous les¬

quelles s'amasse du pus.
Pulvérisations antiseptiques,
badigeonnages à la teinture
d'iode. Le Baume Sais guérit
rapidement.
Suivre le Trailemenl Delezenne

qui est très recommandé.
COLIQUES HÉPATIQUESDouleurs violentes accompa¬

—

gnées de vomissements et provo¬

quées

par le passage d'un calcul
les canaux biliairesi Pen¬
dant la crise, piqûre de morphi¬

dans

bains

ne,

chauds

prolongés.

Après la crise, suivre un régime
sévère que seul peut prescrire

(voir aussi

Laxatifsj. — Cause initiale du
plus grand nombre de nos mala¬
dies; elle charge le sang d'impu¬
retés, en retenant dans le corps
tous les déchets que l'organisme
n'a pu assimiler. Elle provoque
des boutons,, des rougeurs de la
peau, le ballonnement du ven¬
tre, la somnolence, les hémorroï¬
des

des,

étourdissements;

elle

est à l'origine des engorgements
du foie, des maux d'estomac.

Il faut se purger régulièrement.
On peut prendre aussi la 7 isane

Bonnard, antibilieuse et anti¬

glaireuse.
Employez les Dragées de santé

i

bouillie, compresses de pomma¬
de à l'oxyde de zinc.
Quand les brûlures sont pro¬
fondes, acide picrique au milliè¬
me; appeler le médecin.

La toux, la diffi¬

culté de respirer, les crachements
de sang sont les symptômes gé¬
néraux de cet état.; il appar¬
tient au médecin d'instituer le

Victor-Hugo, à Grenoble, qui
indique gratuitement un moyen
de guérir les maladies de poi¬
(affections).

et
de

Dabus.
Grains de Vais excellent laxa¬
tif dépuratif végétal, un ou deux
au commencement
du
du soir.
Beaucoup de médecins préfè¬
rent aux purgatifs un Laxatif

grains
repas

vrai

comme

la Cascarine Leprin¬

qui régularise les fonctions
digestives (origine de la consti¬
pation) et guérit la cause et les
conséquences, comme le prou¬
vent plus de trente ans de succès
sans précédent.
Un sérieux régime, peu de
ce

viande et des viandes blanches,

légumes abondants,

miel, pain

pfuneaux, lavements
la glycérine et, par-dessus tout,

d'épicès,
à
de

l'exercice.

CONVALESCENCE.
—
Il
Convient de faire usage des Pi¬
lules Hhomnol à la dosé de 4 à
6 par jour, car elles constituent
un
merveilleux reconstituant à

effets durables.
CONVULSIONS
DES
EN¬
FANTS. — Mouvements invo¬
lontaires plus, ou -moins violents
■

PULMONAI¬

qui envahissent les muscles du
corps. Les convulsions sont sur¬
tout causées par les troubles de
la dentition, vers intestinaux,
troubles de l'intestin, émotions
ou colères, blessures.

congestion pul¬
monaire, il faut distinguer celle
qui est produite par l'inhalation

elles sont pro¬
longées, il faut les soigner d'ur-

le

médecin.

Faire

Cascarinc
Leprince qui régularise la sécré¬
usage

de la

tion de la bile.

CONGESTION
RE.

—

Dans la

Les convulsions sont

gereuses; quand

très dan¬

�gence.

Bains tièdes de 20 minu¬

tes, sinapismes aux jambes, glai

ce

sur

la tête.

cin.

Appeler lé méde¬

COQUELUCHE. — Toux
quinteuse d'origine microbienne
qui affecte principalement les

entants.

La

coqueluche débute

légère bronchite; après
quelques jours, la lièvre dispa¬

Un excellent remède des plus
efficaces consiste dans l'usage
des. Pilules
du Dr
Séjourncl.
Prendre la Casçarine Leprinçe
comme

quence. Traitement : bromoforme, belladone, antipyrine.
Les médecins recommandent

beaucoup le Sirop Clérambourg.
COUPURE.

—

Si elle, est peu

profonde, laver la plaie et
procher les bords

avec

rap¬

du eollo-

dion

ou de la baudruche
mée. Si elle est plus grave,

gom¬

appli¬

quer un morceau d'amadou ou
à son défaut plusieurs épaisseurs
de toile, en serrant assez, de ma¬
nière à
obtenir la
formation
d'un caillot qui devient fibreux
et ferme la plaie.

COURBATURE.

—

glandes

XVIe.

par une

rait tandis que les quintes aug¬
mentent d'intensité et de fré¬

régulateur des

de la digestion. Toutes pharma¬
cies et 62, rue de la Tour, Paris

DOULEURS.

—

On

entend

mot tous les symptômes
qui dénotent un dérangement de
l'organisme, de nature maladive
ou
traumatique. La plupart des
maladies s'accompagnent de dou¬
leurs. Guérir la maladie, c'est
guérir la douleur. 11 n'y a donc
pas de remède universel contre
par ce

les douleurs. On entend aussi
par
douleurs une sorte de malaise in¬
définissable dans les articula¬
tions et dans les reins, à la suite
d'un refroidissement ou d'une

névralgie. En ce cas, un révulsif
léger comme le Topique Bertrand
amène une sensible amélioration,
sinon la disparition de la dou¬
leur.

DYSPEPSIE.

Sensa¬

—

Difficulté de

tion de brisement dans tous les

digérer la

membres, lassitude générale. La
le repos,

ments
mal
digérés pénètrent
dans l'organisme, y provoquant
des fermentations dangereuses.
Le mauvais état dès dents est

courbature se guérit par
de grands bains tièdes,

des tisa¬

sudorifiques (bourrache), des
frictions, du massage. Faireusage du Topique Bertrand.
nes

CROUTES LAITEUSES. —
Maladie
des
enfants. Croûtes
desséchées ou humides, sur la
face et la tète et accompagnées
de
Affection
démangeaisons.
douloureuse et déprimante pour

les

bébés.

DÉMANGEAISONS.
contagieuses, faciles à guérir
—

un

1»
par

traitement externe; 2° tena¬

persistantes,

suites d'une

infection du sang,
ca tion.

d'une intoxi-

ces,

DEPURAT1P BLEU.

—

Gué¬

rit vices du sang, eczémas, rhu¬

matismes, constipation, mala¬
dies de foie, d'estomac, de vessie.
Le flacon, 11 fr. 20 tous im¬
pôts et taxe compris, dans tou¬
tes

pharmacies.
cure complète de 4 flacons

La

est
adressés

expédiée
contre 44 francs,
aux
laboratoires Bre-

land, 31, rue Antoinette à Lyon.
Compte chèq. pos. Lyon- 55-53.
DIABETE.

—

général de troubles
digestifs.

Provient
nerveux

en

et

une

sie

cause

les

ali¬

fréquente de dyspep¬

aliments descendent
alors dans l'estomac insuffisam¬
ment imbibés de salive et de suc
car

les

nourriture;

gastrique. Dans
des

ce cas,

prendre

alcalins avant le repas.

La
dyspepsie affecte diverses for¬
mes, mais toujours elle exige :
exercice au grand air, surveillan¬
ce de la constipation, massage
et
hydrothérapie, interdiction ab¬
solue d'alcool, absorption d'ali¬
ments bien mastiqués.
Ecrire à M. Vincent, 8, pl.
Victor-Hugo, .Grenoble, qui indi¬
que gratuitement le moyen de
guérir les affections de l'estomac.
ECZÉMA.

--

Maladie

de

la

caractérisée par de petites
éruptions de vésicules contenant
une sérosité
transparente, ou des
lamelles farineuses produites par
érosion de l'épidémie.. Aux pé¬
riodes aiguës, la démangeaison
devient insupportable.
Employer la Pommade flo¬
peau

rentine.
Ecrire

à M. Vincent, 8, pl.
Viclo.r-Hugo, Grenoble, qui in¬
dique gratuitement un moyen
de guérir démangeaisons, bou-

�tons, dartres, eczéma, plaies va¬

riqueuses.
Suivre le

Traitement Dezenne.

EMPOISONNEMENTS.
—
Effet produit sur l'organisme
par

l'introduction dans le corps

de substances nuisibles à la dose

hâter
d'appeler le médecin, chaque
empoisonnement exigeant un
remède spécial. Dans l'empoison¬
nement
par les champignons,
aux premiers symptômes, il faut
où elles sont absorbées. Se

faire vomir et

se

se

débarrasser au
aliments ingérés.

purger pour

plus vite des

se

ENTÉRITE. — Inflamma¬
de l'intestin; légère, elle

GOUTTE.

coliques et de la
diarrhée; quand elle devient
chronique, il faut suivre un ré¬
gime sévère.
ENTORSES, FAUX PAS. —
Compresses fréquentes
d'eau
blanche, ou mieux d'èau végétalo-minérale. Massage toujours
dans le même sens, de bas en
haut. Repos absolu jusqu'à com¬

plète guérison.

Grains de Vais. Laxatif

EPILEPSIE.

—

Au moment

l'attaque, faire respirer quel¬
ques gouttes d'éther. On diniinuera la fréquence des attaques
par l'emploi de bromure de po¬
tassium, valériane d'ammonia¬
que, tisane de valériane. Guérison
aussi par les Dragées Gélineau
qui sont souveraines contre l'épilepsie; toutes pharmacies et
Mousnier, 30,

rue

Houdan, à

Sceaux

(Seine).
Employez le Tonique nerveux

du R. P. Koenig.
ESTOMAC.

HÉMORROÏDES.

—

raison

des

—

d'excès de travail

ou

de préoc¬

cupations excessives, elle a vite
disparu par l'emploi du Rlwmnol (2 pilules au repas) qui est
reconstituant

vrai

durables.

à

effets

remède de choix est la
Pommade Roger. Ecrire, 225, rue
Le

Saint-Martin, Paris, 3e.

Ces
en

dits

les lymphatiques.
grosseurs dégénèrent souvent
plaies et ulcères scrofuleux
chez

humeurs

HERNIE.

Affection grave

—

pouvant entraîner la mort lors¬
que la hernie devient étranglée.
Elle se guérit généralement
par une opération chirurgicale.
Si cette opération n'est pas pra¬
tiquée, seul un bon bandage per¬
met

aux

hernieux

vie régu¬

une

lière.

HERPÈS.

Eruptions de
fréquentes
arthritiques, sur les bras,
les
jambes, etc., provoquant
souvent de fortes, démangeais—

rougeurs et boutons

sons.

LAXATIFS.

;—

Les médecins

recommandent particulièrement
les Pilules Clérambourg. (Voir

75).

p.

La Cascarine Leprince est un
excellent laxatif, véritable agent

régulateur des fonctions digestives. Elle peut etre prise par tout
monde, à tout moment.

Je

MALADIES

guéries

les Dragées Gépharmacies et

toutes

ineau

chez

NERVEUSES

par

M.

,J.

Mousnier,

30,

rue

Houdan, à Sceaux (Seine).
MALADIES

DE

LA

PEAU.

Boutons, acné, rougeurs, dé¬
mangeaisons, dartres, etc...

—

Le

très

Traitement
efficace.

Delezenne

est

MIGRAINES, NÉVRALGIES
Douleurs
flammation
—

par in¬
irritation d'un

produites
ou

plusieurs nerfs sensitifs; elles
sont quelquefois très violentes.

ou

1

GLANDES. —- Grosseur pro¬
duite par l'inflammation de gan¬

glions

Varices

de fréquentes

pouvant causer
hémorragies.

différents

dyspeptiques.
FAIBLESSE GÉNÉRALE.
Qu'elle provienne de maladies,

un

—

des veines de l'anus et du rectum

sont

L'hydrothé¬
rapie médicale, un régime ap¬
proprié et surveillé ont le plus
ouvent
troubles

végé¬

chez les

de

,1.

carac¬

tal parfait, très réputé, un- ou
deux grains au commencement
du repas du soir.

tion

occasionne des

Affection

—

térisée par des troubles viscéraux
et articulaires, avec dépôts d'urates. Une cuillerée à café de
Vin d'Anduran, le matin à jeûn,
suffit à calmer l'accès.

froides,

PELADE.— Maladie du sys¬

tème
la

pileux qui atteint surtout

tête; elle est caractérisée par

l'apparition de plaques en forme
de

tonsures

presque

régulières.

�—

La
verte.

souscription

209

—

pour le monument L.-Xavier de .Ricard^est, ou

Adresser les souscriptions à M. Louis
Vorniies, 1. rue de Vallat, Montpellier (compte chèque postal 8779, Montpellier) ou à M.
Joseph Loubet, '21, rue d'Engliien, Paris (Xe).
L'ESCOLA KELIBRËNCA DAS ESTUD1ANTS DE
MOUNTPELlER. — Elle a lancé un Appel à la Jeunesse où d'excellentes cho¬
ses sont dites. Il reste à les réaliser.
Souhaitons bonne chance à ces
jeunes gens. De l'action, de l'action, oui, mais pas un jour, mais pas
une

semaine, de l'action toujours, toujours, jusqu'au bout.

L'ESCOLA PEIRE-VIDAL.

Elle a été constituée, sons l'im¬
pulsion de M. .1. Mouzat,- le 7 Avril dernier, à Toulouse. Voici la com¬
position du bureau de ce nouveau groupe :
Bureau : président : Jean Mouzat;
vice-présidents : Eàïsset, Girard;
secrétaire : Laborde; trésorier : R. Castelvi;
conseillers ; Jean Bourciez,

Emile Jean,
Et le

—

abbé Salvat.

des adhérents

: MM. Baïsset,
E. Jean, Dumond, Vilà, J.
Mous, .1. Mouzat, Mines Girard, Laborde, MM. Girard, Laborde
Mouiis, Escubè, Bascoul, R. Lacam, Roché, Castellvi, RogaUe, Lacaze, Roques, Mlle Delpe'ch, MM. P. Balbaud, R. Sentis, Assalit
senior, Assalit junior, H. Bès, Gazai, Bournazeau, Denis Azéma,'Al¬
bert Séguy, Mlle Til, Seguy, Mlle Dmnand, Mlle L.
Mous, M. l'abbé
Salvat, MM. Ch. Olié, A. Bozouls, Chguzenoux, Rumeau, Autan, Gaubert, Jaure-Fredort, Savary, Labarqùe, Planté, Artigue, Crouzet.,
Bachellerie, Boudot, Gautier, Mlle Rouzaùd, MM. Bourciez, Julien,
Martres, Mesplé, Castelvi, Sl-Raymond, Mlles Chariot, Dominici,'
Miss Themister, etc.; etc...
Ajoutons que tous lis- pays d'oc sont représentés dans VEscola
Peire-Vidal. El. même... l'Ecosse... par Miss Themister, de l'Institut

nom

d'Etudes Méridionales.

1.1

ne nous

reste

grand succès dans

plus qu'à souhaiter à VEscola Peire-Vidal le.plus
son

entreprise de propagande occitane dans

jeunesse. Qu'elle ne disperse pas ses forces mais,
cis arrêté,
qu'elle s'y tienne « jusqu'au bout!

la

un programme pré¬

N'oubliez pas, au milieu de vos fêtes cl de vos
enthousiasmes, que
beaucoup de travail reste, à [aire. Jl faut des réunions, des fêles, des dis¬
cours et même des cours d'amour, des jeux floraux et des
banquets; mais
cela ne suffit pas pour créer un mouvement durable. Vous
n'y arriverez
rf i'cn étudiant notre brillant passé, noire ..glorieuse histoire. Ne laissez
«

pas ce soin aux étrangers : travaillez vous-même. Justifiez le proverbe.:
Rasa

ráseja 1

P1' J; AnGLADE.

L'ESCOLA DEL REMEMBRE, A BEZIERS. — La jeunesse
biterroise, répondant à l'appel lancé par 1' « Union Languedocienne
des Jeunes », a fondé l'Escôla del Remembre ». Le but de cette société
est d'unir les jeunes gens de la région de Béziers, pour la défense des,
coutumes méridionales et l'épuration de la langue occitane.
Pour faire partie de 1' « Escôla », il faut être-âgé de moins de
vingt
cinq ans.
Adresser les lettres d'adhésion et demandes de renseignements au
Secrétari; Philippe Walcli, 7 Dis, rue Etienne-Marcel (Béziers). Join¬
dre un timbre pour la réponse.
Les cotisations devront être envoyées en mandat ou timbres au
Clavaire : Roger Carrier, rue Casimir-Péret.
Le Comité, directeur est ainsi composé :
Capiscol : Rogèr Barthe; Jos-Capiscols : Denis Ferrand, Evariste
Fabre; Secrelàri
Philippe Walch; Clavaire : Roger Carrier.
-

DEUX

MANIFESTATIONS

POPULAIRES.

—

Elles

lieu le 3 Juillet à Montblanc dans le.
Bas-Languedoc, sous
dence du provençal Ferdinand Bouissori, Président de la
occitan

ont

eu

la. prési¬
Chambre

F. XIV

�—

des

210

—

Députés, entouré des parlementaires du département. La langue
l'ut à l'honneur. On put applaudir un magnifique discours de

d'Oc y

notre ami P. Azéma.

Le 15 Août, au Grau d'Agde, grâce à M. Jean Félix, maire-député
dVtgde, eut lieu également une grande manifestation populaire où
l'on" ne s'entretenait quasi qu'en langue, d'oc, du maire au dernier
des auditeurs. P. Azéma y fut également magniliquement applaudi.
LA SOCIETE ARCHEOLOGIQUE DE BEZIERS. — Voici le
palmarès des Jeux-Floraux proclamé en Mai par le Dr Vinas, prési¬

dent.

Barthe, pour son sirventès :
M. Poudevigne, pour sa
pièce : La Pouesio; médaille de bronze : Mme Denis Conte, pour son
poème; Pepezac; médaille de bronze : Mlle Cécile Cuxac, pour son
poème : Lo Vespre-, mentions : à M. Albert Arnaud (La Troucho);
Mlle Chapert (La Mamelo); J. Cubaynes (Parvuli); Eugène Martin
(vespre d'autouno) ; J. Bessat (La chato i bèusiueJ; Etienne Mouton
Poésie.

Cant de

Médaille d'argent : Roger

—

Gloria-, rappel de médaille d'argent :

(Luu Poudaire).
Théâtre. — Médaille
La Filho amai la Maire.

Le

rapport

a

d'argent

:

M. L. Rouquier, pour sa comédie

été lu, comme chaque année, par l'actif docteur

Vinas.

UN MONUMENT A BATISTO BONNET. — Voici bientôt deux
ans que mourut, à Nîmes, à l'âge de quatre-vingt-un ans, le merveil¬
leux écrivain provençal Batisto Bonnet. 11 avait été révélé par Mis¬

tral, qui publia dans l'Aïoli, les savoureux mémoires d'un «gnarro ».
Alphonse Daudet en donna une traduction saluée par un concert
universel d'éloges. Félix Gras, Xavier de Fourvières, Valère Ber¬
nard, considéraient, à juste titre,. Bonnet comme le plus remarquable
des prosateurs de langue provençale.
Un Comité, dont le président est M. Eloy Vincent, fait appel à tous
ceux qui, de près ou de loin, ont connu le poète ou ses livres, pour
ériger un monument à sa mémoire dans la ville de Nîmes.
Tous ceux que ravirent les belles pages de Batisto Bonnet., applau¬
diront à la pieuse initiative de la Société i'élibréenne de Nîmes et
tiendront à participer à l'hommage qu'elle compte donner à sa mé¬
moire, en juin prochain. La souscription est ouverte et les fonds peu¬
vent être envoyés à l'adresse de M. Malige André, 43, rue Roussy, à
Nîmes (chèques postaux, Montpellier n" 8142, compte de chèques
postaux de la Société)...

LIMOUSIN,

PÉRIGORD

LES FETES BERTRAND DE BORN. — A Périgueux le 17 Juil¬
let se sont déroulés des fêtes en l'honneur de Bertrand de Born dont
on

a

inauguré

un

buste du sculpteur Lamourdedieu, à l'occasion de
Périgord, au Parc Gamanson.-

la fête annuelle du Bournat du

palmarès des Jeux Floraux proclamé à cette occasion.
Rappel de 2e prix (un dictionnaire français-occitanien de M.

Voici le
Poésie

:

Piat, offert par l'auteur) à M. L. Mazeau, de Périgueux, pour
Guilhaneus.
Mention (2 vol. de

Nadau

et Lous

L. Rouquier, offert par l'auteur à chaque men¬
tion), à M. Laborderie-Boulou, de Bordeaux, pour Mci de Mai et à
M. Margat, de Périgueux, pour La Rousado. Comme l'écrit M. J. Anglade, dans son Anthologie des Troubadours, « Bertrand de Born est,
pour de multiples raisons, le plus populaire de nos troubadours. N é
vers 1140, au château de Hautefort, dans le département de la Dordogne, mort avant 1215 à l'abbaye de Dalon,Bertrand do Born a me¬
né une vie assez agitée et Dante lui a donné^ dans la Divine Comédie,
une place immortelle (Enfer, xxvn, 118-142). 11 prit une part active
aux
guerres que le roi d'Angleterre, Henri II, duc d'Aquitaine, eut
à soutenir contre ses lîls, dont le plus connu est Richard Cœur-deLion.

�—

211

—

Bertrand de Born est surtout le chantre de la
guerre; il met dans
possie lyrique méridionale, un peu molle et un peu efféminée, com¬
me un bruit de
trompettes et de tambours : c'est une sorte de «con
la

dotticre

»

dat;

poésies, précieuses

ses

poétique,^ chevalier et troubadour, poète autant

chansons

que sol¬

par les nombreuses allusions historiques,
d'une franchise rude et hautaine. Ses
sont moins intéressantes que ses sirventès. 11

sont des tableaux de

mœurs

amoureuses

jusqu'ici quatre éditions, dont trois en Allemagne. L'édition
française est celle de M. A. Thomas, Toulouse, 1888. (Bibl. méridio¬
nale, lre série, t. i). »
a

eu

Un roc, un cœur, un

fori

nous

glaive, tel dans l'ombre de son donjon d'Hauteapparaît vraiment avoir été Bertrand de Born.
..

Gérant! Lav^hosb.

M,le Madeleine
Reine

des

Pasqu&amp;t

Jeux-Floraux

L'ESCOLA DE LA P.R1ANSA.

.—

du

Périgord

Cette nouvelle écolo est née, à

Pierre-Bulïière, à la suite des fêtes de l'Eglantine de 1926.
Le Bureau du nouveau groupe est ainsi composé : Président : Dr
Léon Delhoume; vice-présidents : J.-B. Bourdeau et D1' de Bony de
Lavergne; trésorier : Marcel Beaugerie; secrétaire : Maurice Bour¬
deau.
A ce propos, M. René Farnier a
Nos Ecoles du Haut-Limousin sont

écrit dans la Gazette du Centre

:

vraiment des écoles i'élibréennes.
elles travaillent pour la cause limousine, mais elles ne se
séparent point cette cause de la cause occitane. C'est la pensée et la
«

Sans doute,

doctrine de Mistral qui les animent. Elles savent qu'elles sont, aux
frontières de la langue d'oïl, les citadelles avancées de l'Occitanie et
que derrière elles tout un peuple, des Alpes aux Pyrénées, vibre de
la même foi. Et cela est asssez nouveau chez nous.
»
Désireuse de poursuivre une'ceuvre d'éducation populaire, « l'Eicola

la Briansa » organise à son siège social, à Pierre-Bufîlère, une
bibliothèque Occitane. Elle serait infiniment reconnaissante
aux
écrivains de langue d'Oc qui voudraient bien l'aider à constituer et à
de

�—

212

—

compléter cette bibliothèque par l'envoi
bréens.

Envoyer les livres au Dr

de livres occitans et

féli-

Léon Delhourne, à Pierre-Buffière (Haute-

Vienne).
LA XXVI10 FETE DE L'EGLANTINE. — Elle a eu lieu à St*
Priest-Ligoure le 23 Août 1927. Ce fut une fête improvisée, cette ma¬
nifestation devant primitivement avoir lieu à St-Privat et des cir¬
constances imprévues ayant empêché la réalisation du programme
primitif. Malgré cela ce l'ut une réussite.
La plus grande part de cette réussite revient à VEicola delà Bnansa
et à ses animateurs, le Dr Delhourne et J. B. Bourdeau, dont on ne
saurait trop louer à la fois la conviction ardente et le lucide sens pra¬
tique. Voici des hommes nouveaux, qu'anime un esprit nouveau, et
qui peuvent réaliser de belles choses.
La fête fut marquée par la représentation de La Pèna de Chauzir,
de René Farnier, par l'Ecole daa Barbichel et par la proclamation du

Palmarès des J. F. scolaires.

René Farnier

Jean Rebif.r

Voici ce palmarès.
Rappel de grand prix d'honneur : M. Albert Catalifaud, école pri¬
maire de Saint-Jean-Ligoure.
Prix Marc-Sarlange : Mlle Suzanne Perpilloux, Ecole primaire de
Saint-Bonnet-Briance.
Prix Louis Duverger : Mlle
Pierrebuffière.
3e Prix ; Mlle Marie-Josette

Marie Reygnier, Ecole Sainte-Marthe
Eyrignac, à Malesse de Saint-Privat

(Corrèze),
4e

Prix

buffière.

:

Mlle

Marguerite Reygnier, Ecolo Stc-Marthe Pierre¬

5° Prix : Mlle Marguerite Nardot, Ecole Saine-Marthe Pierre¬
buffière.
lre Mention : Mlle Suzanne Aublanc, Irène Deconchas, Jeanne

Peyrat, Lucienne Ventenat, MM. François Boulesteix, Jean Dumas,
Mandon, Georges Pouyade.
2e Mention : Denise Chouffour, Léonie Clément, Pauletto Eyrolle,
Jeanne Ortliavent. MM. René Bossoutrot, Paul Jouin, Henri Savère,
Raymond Tapie, Louis Vareilhas.
André

�—

Le mouvement
et paysan.

fclibrécn

en

213

—

Limousin est

MAINTENANCE DU LIMOUSIN.

—

un

mouvement populaire
René Farnier.

Le 21 Août, M. le Br Léon

Delhoume, cabiscol de VEicola de la Briansa a été élu vice-syndic
en remplacement de M. Léon Brancliet, démissionnaire.
M. Jean Frugier, de VEicola dau Barbichet a été élu secrétaireclavaire en remplacement d'Albert Pestour arrivé à expiration de ses
fonctions.

Le bureau de la Maintenance pour
donc constitué de la manière suivante

l'année i 927-1928

se

trouve

:

Syndic : René Farnier.
Vice-Syndics : Edouard Mazin et Dr Léon Dclhoume.
Secrétaire trésorier : Jean Frugier (51, chemin de Montléry, Limo¬
ges). •
Le Limousin el le Périgord étant des pays bilingues ont
tures. Et la plus illustre, comme aussi la plus ancienne

neuve,

n'est peut-être

pas

celle qu'on pense.

Albert Pestour
LE

GROUPE

Albert Pestour.

Géraud

D'ETUDES LIMOUSINES.

deux littéra¬
et la plus..,

Lavergne

Ce groupe actif
par M. de Nusshac, à Paris, a organisé en 1927 une série de
conférences parmi lesquelles nous devons signaler tout particulière¬
ment celles du très regretté Jean Audian- sur les Troubadours.
—

dirigé

LES CHANTEURS LIMOUSINS. — Sous la conduite
Jean Clément, président-fondateur, Jean Teillier, Larderet,

de MM.

directeur

musical, les Chanteurs Limousins ont l'ait, celte année, une tournée
Limousin.

en

A BRIVES et dans la

région, M. l'abbé JolXre a donné une série
régionalistes.
Marguerite Genès, avenue Docteur-Verlhac, Brive, nous si¬
gnale qu'elle possède les Lexiques limousins de R. Laborde et quel¬
ques recueils des premières années de VEcho ét de Lemouzi. Elle les
met en vente au prix de 15 francs le volume (non compris le port).
L'argent est destiné à une nouvelle édition de la Grammaire Limou¬
de conférences

Mlle

sine de
aux

Joseph Roux qui est demandée par tant de Limousins. Avis

Limousins

limousinants !

�—

214

—

PROVENCE, NSCE, GQMTAT, DAUPHINÉ
LOU CALEN.

—

Ce

groupement de félibres marseillais

a

été fondé

par 7 jeunes voulant s'affranchir de l'influence néfaste de certains
mainteneurs aux idées étroites bornant leur action à piétiner sur¬

place dans

une

vallée

sans

issue d'où ils reprochent à la jeunesse des

cimes de voir, mieux qu'eux, grand et loin.
Le Calen est actuellement très vivant. 11
comprend 120 atubaire
et son activité féconde se répartit en : conférences,'l'élibrées, théâtre

provençal; roumavàgi; excursions félibréennes etc., etc.
Ses réunions, littéraires et populaires à la fois, sont toujours sui¬
vies d'un public nombreux et enthousiaste. La langue d'Oc est la
seule'admise. Parmi les conférenciers habituels

nous

citerons

:

notre

illustre ami Valère Bernard; Emile

Ripert; Antoine Conio; A. Esclangon; P. Reynier; Pierre Rouquette; C. Brun, conseiller général
du Var; H. Fanton: Dr Jaubert de la Seync;
H. Colombon (Mèsle
Piarre); Emile Bodin, de Cassis; Jean Bessat, d'Arles etc...
Le Calen est administré par le « qoavèr »
que voici : Cabiscol : Jôrgi
Reboul; Secretàri : Jôusè Romezin: Clavaire : Macèu Jourdan; Coun: A. Fauton; F.
Bonnet; P. Piquenot; L. Viguier; E. Gay-

seiè decan

rard.

Pierre Devoluy
«

OC », que

[ara l'union occitana.

L'AMISTANCE
14 février 1926 à

Emile Ripert

Valeri Bernard.

DE! JOUEINE. — Cette Société a été
fondée le
La C.iotat. Son siège est actuellement à Marseille.

Elle compte à ce jour
Comme son nom

35 sociétaires jeunes et 40 membres honoraires.
l'indique, cette Société a pour but de Jédérer en
Provence les groupes de jeun.es. Parmi ces
groupes, d'ailleurs, il en est
un qui se distingue tout
particulièrement par son activité, c'est le
groupe marseillais Lou Calen.
L'Amistanço dei Joueinc et Lou Calen sont animés par des hommes
d'action comme notre ami Georges

Reboul, comme Marcel Joui-dan.
h'Amistanço édite des cartes postales (la liste en est donnée d'autre
part) et organise des Concours poétiques,

�—

215

—

LINSTITUT HISTORIQUE DE PROVENCE.
Le 20 Avril,
à Nice, le Congrès de l'Institut
historique de Provence a commencé ses
travaux par une séance que présida M.
Labande, membre de l'Insti¬
tut de France. Dans son
discours'inaugural, le président a souligné
l'effort fait par les nombreuses sociétés
—

littéraires, scientifiquesou
artistiques de la région et regretté que ces efforts ne soient pas pius
grand public. Le Congrès, que se propose d'organiser tous
les ans VInstitut historique de
Provence, pourra en partie combler cette
lacune, ce dont se réjouit l'orateur. M Raoul Bosquet, président de
l'Institut historique de Provence, a
pris ensuite la parole pour donner
un aperçu des
questions qui ont fait l'objet d'études au cours du con¬
grès.
Durant toute une semaine, les diverses commissions du
congrès
ont tenu des séances au cours
desquelles ont été entendues cinquantedeux communications.
connus du

LE PROVENÇAL A L'ECOLE BERLITZ.

—

Le 3

en-Provence, M Paul Roman, majorai du Félibrige,
mière leçon de Provençal à l'Ecole Berlitz.
Une brillante assistance était

venue

Février, à Aixa

donné la pre¬

entendre le conférencier. Nous

y remarquons : M.

Jouveau, capoulié du Félibrige; M. Joseph Jourdan, conseiller général; MM. Rambaud et Mora, adjoints au maire
d'Aix; le marquis Lionel de Ferry; Mme et M. Dobler; Mme de Giraud d'Agauy; marquise et
marquis de Tressemanes; M. Vidal, se¬
crétaire générai de la mairie, etc...
M.

Paul Roman débuta par une

l'utilité,

intéressante

et très fine causerie

— la nécessité en Provence, — de parler l'idiome du
pays.
leçon commença. Le temps passa vite, prouvant quel plai¬
sir on peut trouver fi apprendre le provençal.
M. Paul Roman en l'adaptant de merveilleuse
façon à la méthode'
Berlitz n'aura pas peu contribué à en répandre
l'enseignement dans

sur

Puis la

le monde entier.

LE BI-CENTENAIRE DE L'ACADÉMIE DE
MARSEILLE. —
En Novembre 1926, l'Académie de Marseille a célébré son bi-centenaire. Elle a été fondée en effet en 1726
par MM. J.-P. Rigord, Abbé
de Porade, Carry, Dulard, Eymar, Le Fournier, Guérin,

Bertrand, Olivier, Peyssonnel et Chalamond.

Vaccon,

LE CENTENAIRE DE
LA SOCIETE DE
STATISTIOUE,
D'HISTOIRE ET D'ARCHEOLOGIE DE MARSEILLE ET DE
PROVENCE.
Cette Société a été fondée le 7 Février 1827 par
Louis Méry.
LA MAINTENANCE DE PROVENCE. — Du 3 au 5
Septembre,
à L'Estaque. la Maintenance de Provence a tenu son assemblée an¬
nuelle. Elle fut marquée par des manifestations auxquelles
prit part
officiellement la Municipalité de Marseille.
Voici le Palmarès des Jeux-Floraux de l'année :
—

Poésie.
2°

Prix,

—

1er

Prix, médaille d'argent : M. Contencin, de Marseille;
MM. Joseph Vaylet, du Rouergue, et Poudevignes,

cx-aequo:
de Nîmes.

Comédie provençale. — 1er prix : Réservé. — 2e prix, médaille
de bronze : M. Manadie, de St-Just Lunel. — 3e prix : Mme Henry,

d'Hyères; lre mention : M. Reglioli, Saint-Gilles; 2° mention : M. L.
Roux, de la Seyne-sur-Mer; 3° mention : A. Sahuc, de Castelnau-Monstratier (Lot-et-Garonne).
Monographie d'une

commune provençale. — 1er
prix : Réservé.
prix, médaille de bronze.: Jôrgi Reboul. — 3e prix : M. Laprée,
de Toulon. — lie.mention : H. Martel, de Châteaurenard. — 2° men¬
tion : M. .1. Igolin. —3° mention : P. Miremont, de Terrasson.
—

2e

LE CENTENAIRE DE SENES-LA-S1NSO. — A l'occasion du
centenaire de la naissance do l'écrivain toulonnàis Senès, dit la Sinso
]es

Amis du Vieux Toulon, les- Soci de l'Escolo de la Targo et la rédac-.

flon du journal provençal La Pignalo ont pris l'initiative d'une

ma-

�—

216

—

nifestation de

sympathie pour honorer le souvenir de l'auteur savon
de tant de contes populaires.
C'est dans ce but de pieuse commémoration que les membres des
sociétés et les représentants de LaPignato se sont réunis au cimetière
reux

central, à l'effet de déposer sur la tombe du maître galéjaïre, une pal¬
me de laurier «
symbole de gloire et témoignage du souvenir ».

En cette circonstance, plusieurs discours furent prononcés. M. A,
Chaude, mesté Bartoumieu des pétades de Besagne et directeur de
La Pignaio, se devait de faire l'éloge de Senès la Sinso, lui
qui s'appa¬
rente si bien par la verve, la franche gaîté, l'ironie
plaisante avec
l'amusant auteur des Scènes de la Vie

Senès

la

provençale.

Sinso

Pierre Rouqtjette

LOU CAIREU.— Sous ce titre, éminemment poétique et
niçois,
été fondé un groupe ayant pour but de
développer l'étude de l'his¬
toire de Nice et de l'ancien Comté, de n*iintenir leurs traditions et leur
langue en harmonie avec le mouvement du Félibrige, et d'entretenir,
avec les Associations qui
y
des rapports amicaux. L'as¬
semblée générale constitutive a été tenue jeudi 28 juillet.
a

participent,

Après l'a¬
doption des statuts, le Comité de direction, élu par acclamations, a
été composé de la façon suivante :
résident d'honneur, M. Pierre Devoluy; président,
M. Joseph
Giordan; vice-président, M. Claude Gilli; secrétaire-trésorier, M.
Louis Micholet; membres, MM. Félix Blanchi, Louis
Genari, Auguste
Isoard et Antoine
■

Rolland.

Les fervents de notre passé, de nos coutumes et de noLre
langue,
ainsi que tous les Occitans, sont cordialement invités à faire
partie

du

nouveau

groupement. S'adresser

au

Président, 10,

rue

Ségurane.

OC est une véritable synthèse de l'activité intellectuelle du Midi.
Cela,
joint à.son ardeur, à sa foi, à sa juvénile combativité lui confère une pri¬
mauté si naturelle que sa critiqué même en devient
flatteuse.
Camille Ma»vx.

L'ACADÉMIA
organisé

dialecte

NÏSSARDA.

—

Le

jury du

concours de prose en

I'Academia Nissarda, à Nice, a procédé à l'exa¬
compositions qui avaient été
présentées, et il a arrêté comme suit la liste des récompenses :
1« prix.: M. Félix
Blanchi, avocat à Nice, pour Lou Mèstre noù
(devise : Escriboch); 2e prix : Mme Pin-Gasiglia. à Nice, pour Lou
tourtoun (devise 1 Pèr manteni la lenga
maire); 3e prix : M. Sully Mayr

men

et

au

par

classement des nombresuscs

�—

nart

du

Pont-de-Glans) (A.-M.),

217

—

pour Bosa

mai); mention : M. Charles Barzel,
Berra).

Lou Bruc de

Mỳstica (devise

:

Mai vèn

pour Li flou de Nissa (devise

:

LE FIIEATRE DE BARBA MARTIN. — Le
Théâtre de Barba
Martin est niçois. 11 est animé
par M. Gustave Mossa, conservateur du
Musée des Beaux-Arts. C'est un
peintre et un dessinateur de grand
talent. C'est un imprésario
prestigieux. Il s'est proposé, avec un
groupe d'amateurs de perpétuer par le moyen
du théâtre, la langue
occitane à Nice.
Au programme : La
Tina, variante de la Farce du Cuvier, le Nouvé
de Mossa et
Marengo, La Nemaïda de Rancher, avec partition musi¬
cale d'André Pellini, Lou
Permquiè dau Maseoïnat etc.
^

Le 7 liéâtre de Barba Mariin

cès. Des tournées dans la

a

obtenu et obtient le plus franc suc¬

région sont fructueuses.

C'est

la troupe
d'excellents éléments : Mlle Marie Roux, du 'théâtreque
dialectal de
Saint-Barthélémy; MM. Gian Nardin, Victor Vassallo, L. Caglio, Geo
Augier, Mme Garbarino, Jorgi Miqueu, Mlles Paulette
Benoit, Suzanne
Benoit, M. Roux, Mlles Yv. et Désirée
Augustin, Marie Renaudo,
Marcelle Colombo, Nicolettc Mossa, Lulu
Pagliano, France Mossa,
et cet extraordinaire
garçon' F. Gag.
Nous connaissons quantités de fclibres
qui ne sont pas dignes de
dénouer les cordons des chaussures de
l'animateur Gustave Mossa.
a

LA
le
le

MAINTENANCE LIGURIENNE.

Jury des Jeux-Floraux

—

A

de la Maintenance

Vence, le 8 août 1927,

Ligurienne

a

proclamé

palmarès du concpurs littéraire. Le Jury était présidé
par M. E.

Hugues, cabiscol de
Voici le palmarès

l'Ecole de Grasse.

: Travaux en langue provençale, poésie cl
prose :
Prix, Médaille d'Or : Mme Ci. Jùdlin, de Carros, pour son
Pucello; 2e grand Prix, Médaille d'or : MM. Bertrand, de
Cannes, pour ses quatre sonnets : Long dbu camin, Jun, 12 de jalict,
San Sumian; —-1 «
Prix, diplôme de médaille d'or : Mme G. Judlin,
de Garros, pour sa
poésie : Lou Chivaliè Blacas; 2e prix ex-sequo, mé¬

1 or Grand

conte

:

Litre

daille de bronze
M. Buscaldi, pour sa
pour sa poésie : Lou Êoulèu.

Rostagni,

galéjade

:

Meslre Mariin; M.

LE SOUVENIR. DE FRÉDÉRIC MISTRAL.
Le' 13« Anniver¬
saire de la mort de Frédéric Mistral a été
dignement commémoré en
Provence.
Le 25 Mars, à Maillane, sur la tombe de
—

Mistral, M. M. Jouvoau a
prononcé un magnifique discours. Après lui parlèrent : Mistral neveu,
flourëge d'Avignon; le majorai Paul Ruât, de Marseille; Jean
Bessat, de l'Ecole Mistraleneo d'Arles, et vice-syndic de la mainte¬
nance de Provence;
Poullinct Denis, au nom de l'école Provence,
de Marseille; Rome/,in
Jean, de la maintenance dcVelay et don Caieù
de Marseille; A
bric, au nom des félibres de Montpellier et de Toulouse.
Une commémoration eut lieu
également à Marseille par les soins
du

du

Calen et à

Paris.

L'AVIGNOUNENCO.
La Société félibréenne d'Avignon
avait
organisé un concours littéraire. Elle a attribué son Prix de Littérature
Provençale à M. Lapée et son Prix de Noëls à M, Gènat.
—

C'est par OC que nous sommes le mieux renseigné sur la
pensée qui
s'exprime en langage d'Oc cl, d'une façon générale, sur tout le mouve¬
ment intellectuel, qui occupe les esprits entre Loire, cl Pyrénées.
Les Volontaiues.

L'ANNÉE DE
— La Provence s'apprêtait à fêter
!e Cs centenaire de la rencontre de Laure et de
Pétrarque en Avignon.
M. Pierre de Nolhac avait annoncé, en termes

PÉTRARQUE.

vait avoir lieu.
«

Il disait :
Le monde félibréen. les universités

vibrants, qu'il de¬

italiennes, les académies des

�—

218

—

pays,-les poètes surtout y seront conviés. Le Feu, l'ardente

deux
revue

littéraire d'Aix-en-Provence

Société des Amis de Pétrarque, dont

se charge d'attiser le Midi;
la
le secrétaire général est Maurice

Mignon, de l'Université d'Aix-Marseille et qui s'est fondée à Paris
jours passés, se promet de réaliser un brillant programme. »
Hélas des circonstances d'ordre diplomatique sont venues empê¬

ces

cher les

cérémonies commémoratives.

A Marseille simplement, le 21 Avril, M. M. Vianèy, Marius .Jouveau,
Maurice Mignon et Silvain ont célébré la date fameuse,
Le centenaire avait éveillé de nombreux souvenirs dans tous les

dOc et en particulier au pays de Comminges, dans l'antique
Lombez, où Pétrarque avait été hébergé par son ami Jac¬
Colonna.

pays

évêché de

ques

Bois

gravé de Jacqves Gvira.n

LA LÉGION D'HONNEUR AU CAPOULIER MARIUS JOU¬
VEAU. — Dans la dernière promotion de l'Instruction Publique,
le capoulier Marius Jouveau a été l'ait chevalier de la Légion d'Hon¬
neur.

Jouveau est

un

homme
Nous

écrivain de talent.

d'action,
nous

un

grand travailleur et aussi un

réjouissons de cette distinction.

Naulri, atacan ton bèn de res. Que noste bèn, dounc, siegue respeta !
flour dôa ves'in. Que lou vesin dounc chaupine pas
nosli flour! Naulri recouneissen voulountié lou dre de chascun. Que

Naulri. amiran li

chascun, dounc, recouneigue nosli dre!
Marius .Jouveau.

L'ESCOLO DI LAVAN 1)0.

—-

Le 2 octobre, à

Basso-Drôme, VEscolo di Lavando

Mont-Ségur, dans

donné une belle fèlibrée, avec
reconstitution d'anciens costumes et banquet, sous la présidence de
M. L. Béchet, balle du Félibrige. L'Escolo don Ventour, la Poumo Vaula

a

riasso et les Amis du Tricastin étaient représentés. L'activité
colo di Lavando est due à son président M. Eugène Martin.

L'Escolo di Lavando

de l'Es¬

ayant pris la tâche de se constituer une
bibliothèque d'œuvres françaises et en langue d'Oc, adresse un appel
ù toutes les Ecoles félibréennes qui auraient des volumes en double,
dans les leurs, de ne point l'oublier.
«

Elle adresse le même

régions d'Oc,

pour

»

appel aux écrivains et aux poètes de toutes les
l'envoi de quelques exemplaires de leurs œuvres,

�—

Leur

le

geste

219

—

fera qu'amplifier la voix régionaliste et

no

renom de leurs
ouvrages.
Par avance, l'Escolo di Lavando
adresse à tous

ses

reconnaissance.

Eugène Martin, capiscol de l'Escolo
Montségur-sur-Lauzon (Drôme).
—

auteurs

sentiments de

Faire les envois à

L'ESCOLO DE LER1N.

aux

di

Lavando,

Les "Jeux Floraux ouverts, encore cette

année, par 1' « Escolo félibrenco de Lerin », à
Cannes, ont, obtenu le
plus vit succès, tant par le nombre des œuvres envoyées
que par leur
valeur

littéraire; en voici le palmarès :
—-a) Chansons, en provençal : 1er prix (avec
félicitations), Louis
Bayle, à Rabat (Maroc); 2e (ex-sequo), Philippe Troin,
à Toulon, et
Alphonse Tavernier, à Saint-Cannat
(Bouches-du-Rhône);
3e Marcel
Ornède, à Lunel (Hérault); mentions : Alphonse
Arnaud, à SaintJust
(Hérault), et Emile Sayournin, à Draguignan (Var).
I.
b) Chansons, autres dialectes d'Oc : 1er prix : Jules Arles, à
Vic-sur-Cere (Cantal); 2°
Joseph Vaylet, au Mas-Nouvel, près SaintGeniès-d'Olt (Aveyron). Mentions
: docteur Bardin, à Valréas
(Vaucluse).
1.

—■

IL

Poèmes

1er

prix (ex-requo), Henri Martel, à Chateâurenard
(Seine); 2e Geor¬
(Bouches-du-Rhône); 3e Eugène Martin, à
MontSègne-sur-Lauzon (Drôme). Mentions : Pierre Miremont, à Ter¬
rasse®
(Ùordogne); Lou Pastro de Canjucr, à Bauducn (Var); Louis
Roux, ii La Seyne-sur-Mer (Var), et Gaston Gauvin, à Saorge (AlpesMaritimes).
III.
Sonnets : 1er prix, Louis
Bayle, à Rabat (Maroc); 2e Georges
Reboul, à Marseille; 3° Louis Roux, à La Seyne-sur-Mer. Mention :
Fernand Vidal, à Orange
(Vaucluse).
IV.
Prose : Ie1' prix, Mme A.
Henry, à Hyères (Var); 2e ex-sequo,
Joseph Laprée, à Toulon (Var), et Auguste lsoard, à Nice (AlpesMaritimes); 3° Emile Savournin, à Draguignan (Var).
—

:

(Bouches-du-Rhône),

ges

Reboul, à

et Louis Roque, à Montreuil

Marseille

—

—

LA PERVENCO.
L'école de provençal
« La Pervenco », à
Marseille a procédé, le 5
Décembre, à la distribution des prix aux
élèves les plus méritants
—

(1925-1926). La présidence en était dévo¬
lue à M. Marius Jouveau,
capoulié du Félibrige, et à M. Marius Jouveau, capoulié du Félibrige, et à M. Valère Bernard, ancien
capoulié.
Les allocutions des capouliés, en
pur provençal, furent un véritable

régal. M. le directeur (Mèste Piarre), adressa
remerciements

aux

amis de

livres et objets en

«

ses
La Pervenco », pour

compliments et ses
les dons en espèces,

céramique d'art. Après la remise des joio eis cscou
lan, Mlle Jane Levet, ancienne élève, récita, avec beaucoup d'âme,
VEnvoucacioun de Calendau, de F. Mistial et Mme N.
Barneaud, élève
de première
année, dit le joli sonnet Au Pous, de M. Jouveau.
Le directeur de La Pervenco n'est autre
que M. Colombon.
LA SAISON PROVENÇALE A PARTS.
le Hall du Petit Journal, rue

—

Du 5

au

20

avril, dans

Lafayette a eu lieu la semaine proven¬
çale organisée par notre distingué confrère M. Adrien Frissant, direc¬
teur de

Paris-Provence.

11 y eut, en
particulier, une exposition du Livre Provençal qui fut
du plus haut intérêt.
Du 20 Avril au 6 Mai, à
Magic-City, ce fut le tour de la Provence)
Culinaire et du 14 Mai au 29
Mai, à la Foire de
saison se

Paris la

mine par une très belle manifestation
provençale.

ter¬

Lou verladié felibre, vesès, es aqueu que
licheto, fouis, reclaus e
Es aquéu que perd pas un moumen de Visio Vacoulraduro
dôu
Pais d'O, e qu'à iouto oum dôu
jour provo soun amour dôu terraire per
uno acioun
courajouso e couslanlo. Lou qu'a jamai rèn fa qreia à soun
entour deurié pas pousqué se dire
prefachié de la Coupo-Santo !
semeno.

Marius

Jouveau.

�220

—

LE THEATRE PROVENÇAL. A PARIS. — Grâce à l'initiative
de la section artistique de la Société des Vauclusiens de Paris, une

pastorale provençale populaire d'Audibert : la Neissènço dou Crisl,
a été
représentée à trois reprises devant des salles combles au théâtre
Adyar pendant les dernières têtes de la Noël.
Les acteurs, semi-professionnels et amateurs parmi lesquels, MM.
Ferland, Zacharie, Renoyer, Frechin, Dareourt et leurs camarades
dûment stylés par M. Fracher, de'l'Opéra, qui tenait le rôle de Chichourle y turent très ovationnés, dans les jolis décors de Mme Ger¬
maine Casse.
L'accueil chaleureux que rencontrèrent ces représentations a sus¬
cité la constitution d'un Comité du Théâtre Provençal à Paris (OC
en a déjà dit
un mot), où M. Fracher reste le directeur scénique
le mieux qualifié et qui s'est adjoint comme conseil, M. N. Lasserre,

remarquable diseur, interprète justement réputé des fables de
Bigot et travailleur zélé. Le siège social est 4, rue Déjean, Paris (18").
La Société du Théâtre Provençal donnera cette année à Paris, une
nouvelle pastorale du regretté docteur Chabrand : l'Oulo d'Arpian.
Etendant son programme, elle se propose de relever des œuvres iné¬
un

dites d'auteurs provençaux et languedociens. Elle a mis en répétition
une pièce en trois actes de M. Marius Fousson : Flour dis Aupiho et un
acte charmant d'un humble félibre de Marsillargues doué d'un grand

talent, M. Louis Fournaud, titre La Doumestico (II eut mieux valu

peut-être dire la Servicialo).

La valeur de ses membres, le choix des œuvres, nous paraissent
au Théâtre Provençal une heureuse destinée.
Nous ne pouvons que féliciter chaudement ces Occitans de Paris
qui entendent avant tout — c'est leur grand mérite — payer d'exem¬
ple et faire du félibrige actif. Le 4 novembre, la rentrée sera marquée
par la création d'un acte inédit de Fourmand : La Seruicia et lou
Juge de pas, de l'Escoutaire.
Notons que le groupe des Enfants de Saint-Clair originaires de
assurer

Cette, sous la direction du félibre Mathicu-Marius Delmas a inauguré
juin une saison où la place la plus impor¬

à la salle du Tambour, le 19

tante est dorénavant réservée

au théâtre de langue d'Oc.
première représentation de Si doula, ne peut
qu'encourager les Cettois qu'a réunis M. Delmas.
Ils joueront cet hiver plusieurs pièces des félibres du Clapas.
Ajoutons, au point de vue action, que M. C. Rouquier, annonce
pour le 21 janvier, à Levallois (Salle des Fêtes) une représentation
théâtrale en langue d'oc.

Le

succès

de la

LECTEUR

!

Si
tu

o o
ne

t'abonnes

tu

es

un

pas

à

PIGMOUF !

�—

221

—

L'ACTION GÉNÉRALE OCCITANE
(1)
LES AMIS DE LA
LANGUE D'OC.
le 23 Mars 1920
par M. Joseph Loubet
général et l'animateur de tous les

Société

Cette Société

—

a

été fondée

qui

en est resté le secrétaire
instants. Les membres de cette

réunissent tous les vendredis au Café des
Ministères, 227,
Bd. St-Germain, à
Paris, pour entendre parler de questions occitanes.
Les réunions du Vendredi
sont devenues un lieu de rendez-vous de
tous les méridionaux de
passage à Paris.
Pour tous
renseignements, s'adresser à M. J. Loubet, 21, rue d'Ense

ghien, Paris (Xe).

LES AMIS DU LIVRE
OCCITAN. — L'Association des Amis du
Livre Occitan a
pour but de servir les lettres occitanes en aidant
l'Editorial Occitan dans ses travaux
d'édition.

L'Editorial Occitan, est

but de publier des
occitane.

œuvres

société d'édiLion qui se
propose pour
susceptibles de contribuer à la renaissance

une

L'Association des Amis du Livre Occitan soutient
l'Editorial Occi¬
en aidant la
publication, sans distinction de dialecte ou d'école,
des
tan

œuvres des

maîtres de la littérature occitane.

L'Association des Amis du Livre Occitan
des Membres
fondateurs, des Membres honoraires et des comprend
Membres actifs.
Les
Membres de l'Association ont droit à

qu'ils

un

conservent pour

numéro

de

tirage

les volumes de diverses séries (édition
origi¬
nale). il est déterminé par l'ordre d'arrivée des adhésions.
Adhésions.
Membres actifs : les
personnes
qui
souscrivent
pour
une somme
minimum de 100 francs.
Membres honoraires : mini¬
mum
—

—

200 francs — Membres fondateurs
Ces chiffres s'entendent
pour des

verses

livres

publications

ou

:

minimum

500 francs.

:

souscriptions concernant les di¬
l'Editorial Occitan quelles
qu'elles soient :

de

périodiques.

Pour tous

renseignements s'adresser au Secrétaire
Girard, Villa Peyrat, Chemin de l'Espinet, Toulouse.Général, M. I.
LÀ CIGALE MERIDIONALE.

—
C'est une Société de
propa¬
en Alsace. Elle est animée
par son président M. G.
été constituée le 5 Décembre 1924. Elle
organise chaque
année Une semaine occitane à'
Strasbourg et publie un album où voi¬
sinent des textes occitans « dis
Aup
i
» et des textes alsaciens.
Pireneu
Voici la
composition de son bureau : Président : M. G.

gande occitane

Pujo. Elle

a

Pujo; vicePrésidents : MM. Montplaisir et
Savy; Secrétaire et Secrétaire-adjoint :
MM. Giordan et
Charrier; Trésorier : M. Panserieux; Membres : MM.
Fezay, Sudrie, Etienne, Menard, Appas et Sigaud; Commission de

contrôle : MM. Lamarche,
Ranchin, Rebstock.
Pour tous renseignements, s'adresser à M. G.

gliauser, Strasbourg (B.-RUin).

FEDERATION OCCITANE DU MAROC.

Pujo, 18,

—

rue

Schwei-

Cette Société

a

été

constituée, à Rabat, pour resserrer la confraternité des originaires
des pays d'Oc en fédérant les Sociétés diverses
qui les réunissent.
Car il

y a au
Un Bulletin
tous les mois.
«

Maroc

une

qui paraît

colonie occitane des plus intéressantes.

sur

douze pages

«

Le Mictjoiin

»

bat le rappel

Compatriotes, était-il dit, dans l'un des premiers numéros de

ce

bulletin, venez à nous sans crainte. Vous trouverez la plus franche
plus vive cordialité. Car de même que chaque jour, les hardis
avions de Toulouse, franchissent les
montagnes, les mers, traversent
et la

(1) Nous plaçons

leur action à tel

Occitanes.

ou

sous

celle rubrique, les groupements qui ne limitent pas
d'Oc, mais travaillent pour l'ensemble des Terres

Ici pai/s

�222

—

brouillards, se rient des ouragans, de même notre Fédération Occi¬
tane, son bulletin, sans souci des heurts, des froissements inévitables,
resteront joyeusement, fièrement, au-dessus de ce qui divise, main¬

les

tiendront toutes nos raisons de rester unis. »
L'animateur de la Fédération Occitane du Maroc et le directeur du

Mietjoun est M. Emile Laffont, Président, aidé de MM. G. Vois, J. At,
Laforgue, vice-présidents-, M. Morère, secrétaire-général-, L. Sablayrolles, secrétaire .général-adjoint-, Edmond Manau, archiviste;
Louis Granier, trésorier; Jean Renaud, J. Lavergne, A. Fournier, T.
Luppé, Bertrand Itié, Lestrade, Pacot, Baynières, Durand.
Pour tous renseignements, s'adresser à M. F,. Laffont, 1, Avenue
des Touargas. Rabat (Maroc).
A.

LE FELIBRIGE.

Cette Société

—

été fondée à Font-Sêgugne

a

(Vaucluse) le 21 Mai 1854. Elle a pour but de « conserver à la nation
occitane sa langue, ses usages, sa beauté et tout ce qui constitue son
individualité nationale.

»

manifestation annuelle,
grands Jeux-Floraux.
Félibrige est composé d'un Consistoire de 50 majoraux portant
la Cigale d'or, comme insigne,'d'un nombre illimité de félibres mainieneurs, de Maintenances, ou sections régionales dialectales, et d'Ecoles
félibréennes affiliées.
Le Président en est M. Marius Jouveau, qui porte le titre de Capoulier. Le Secrétaire général en est M. L. Bèchet, baile. Adresser
toutes les communications d'ordre général à M. M. Jouevau, 19 bis,
Bd. Notre-Dame, Aix-en-Provence, et toutes les communications ad¬
ministratives à M. L. Béchet, à Vaison (Vaucluse).
Le

Félibrige organise

:

chaque année

une

dite de Sainte-Estelle; tous les sept ans de
Le

Emile

—■

Laffont

•J.

Roques

FEDERATION DES SOCIETES MERIDIONALES DE PARIS.
Elle a été l'ondée sous l'active impulsion de Me Villot, et de M. J.

Roques afin de «

conjuguer.les efforts de tous les groupements repré¬

sentant à Paris nos

belles régions du Midi et de vivifier

un organisme
toujours puissante
qui est la transposition en langue moderne des pensera et des réso¬
nances de l'ancienne langue d'Oc. »
La F. S. M. P. se propose de créer une « Chaire de Langue d'Oc » où
l'on parlera des auteurs occitans et où les orateurs occitans eux-mêmes
pourront se faire entendre.
nouveau

au

moyen

Le Président de

M. Jean

Roques.

de cotte sève antique, mais

la F. S. M. P. est M8 Villot. et le Secrétaire-Général

�—

223

—

Le Journal des
Méridionaux
qui paraît tous les mois, ën est
l'organe officiel.
Pour tous
renseignements, s'adresser à. M. J.
Roques, 77, rue Monge, Paris (Ve).
«

»

LE GROUPE
OCCITAN.

Le Groupe Occitan a été
fondé pour
propagande occitane à Paris et être-Un
Irait d'union entre
les Occitans de Paris
et les
compatriotes
restés
au
J.e
Groupe occitan publie une revue luxueuse, Les pays natal.
où l'on traite des
Feuillets Occitans
questions occitanes quels
qu'en
soient les sujets.
Les animateurs des
Feuillets Occitans sont MM.
président et A. Rouquet,
Cros-Meyréville,
secrétaire-général.
Toutes les communications
doivent être adressées à M. A.
servir la

—

41, Bd des Capucins, Paris.
LIGUE

POUR

LA

Rouquet,

LANGUE D'OC

A L'ECOLE.
langue d'Oc à l'Ecole a pour but de travailler la La Ligue
à
occitane dans
l'Enseignement. Elle a été créée par M. Jean propagande
qui en est le secrétaire général et
Bonnafous,
l'animateur.
Son action est
dirigée d'une part auprès des membres de l'Ensei¬
gnement à tous les degrés et
auprès" du Ministre de l'Instruction Pu¬
blique.
M. J. Bonnafous a
déjà
mené
plusieurs campagnes fructueuses.
Le Président de la L. P. !..
0. A. E. esLM. le
Docteur Camille Soula,
Professeur-agrégé à la Faculté de
pour la

—

Médecine de Toulouse.
Toutes les communications
doivent être adressées à M. Jean Bon¬
nafous, Professeur au Lycée
Gay-Lussac, à Limoges (Haute-Vienne).

Pierre Azéma

délégué de la Presse

Occitane

au

Congrès de Bucares

L'ACTSON

A

L'ÉTRANGER

AU CONGRES DE LA PRESSE LATINE
A BUCAREST.
Cette année pour la première
fois, grâce à OC, la langue occitane
été représentée au Congrès de la Presse
Latine à Bucarest.

—

a

C'est

notre

distingué 'collaborateur, le brillant orateur occitan
Pierre Azéma qui est allé,
là-bas, en
lettres et des écrivains et journalistes Septembre, porter le salut des
occitans.
Nous espérons que ce
premier.geste esra suivi d'une organisation
permanente, de là Presse Occitane qui a le droit et le devoir de faire en¬
tendre sa voie dans le concert des assemblées
latines.

�Par
les

monts

aïeules

et

par

vaux

d'Oc

vêtues de blanc (i)

Par son sol et par sa race, la Gascogne est lille des Pyrénées,
sont elles qui dominent ses plus lointains horizons. Des confins
du Languedoc ou de la Guyenne aux dernières terrasses du Quer-

e
■

le signe des temps clairs, on peut apercevoir, reliefs di¬
le soleil ou sommets coiffés de neige, la muraille pyré¬
grisailles sévères.
Pendant les mois d'été, les plaques de diamant des glaciers se
brisent sous la chaleur, et, sauf sur quelques sommets s'éteignent
cy, sous
latés par

néenne tendre de l'Est à l'Ouest ses

complètement. Mais l'hiver, l'habit blanc des montagnes descend
jusqu'à leurs pieds et l'air froid des grands espaces de neige voya¬
ge au loin dans la plaine; Et l'été comme l'hiver, quand l'autan
souffle sur la Gascogne toulousaine ou que les nuées atlantiques,
charriées par le vent d'ouest, s'assemblent et se recueillent avant
de dérouler sur le pays leurs manteaux de pluie, alors les
Pyré¬
nées. semblent se mettre en marche vers la plaine et leur écran
sombre arrête les regards au premier plan de l'horizon.
Elles sont là, les fidèles aïeules de la contrée, — et depuis des
millénaires qui s'épuisent à modifier leur visage. — Depuis les
grandes fureurs géologiques qui ont creusé le océans et sculpté
les promontoires, elles sont là, montant leur l'action rigide face à
la France du Nord.
Ce sont leurs vicissitudes
tri les caractères et les sols,

qui, tout en dessous d'elles, ont pé¬
façonné les cultures et les climats.
Dans la formation do la race gasconne la part de l'Océan est
négligeable. La rive de l'Atlantique court en ligne droite de Soulac à Bayonne; et sur ces 200 kilomètres, pas d'échancrure profon¬
de de la" côte ni d'abri. Hier encore le déroulement des dunes dé¬
sertes. Aujourd'hui, le rideau vert d'une forêt peuplée de travailleurs
mais dont toutes les richesses sont orientées vers l'intérieur, vers
les terres; négligeant ainsi les grandes routes mouvantes, les gran¬
des routes de l'Océan qui n'attira jamais loin de la Gascogne les
pilotes de galions exotiques ou les conquistador*..
Au contraire, à tous les
points de vue, la montagne, elle, est de¬
venue la mère et l'éducatrice du peuple gascon.
Elle lui a prêté ses défilés quand la houle des grandes migra¬
tions humaines le fit descendre des plateaux déserts de l'ibérie et
s'arrêter dans les plaines ligures comme une formidable moraine
chargée pour les siècles à venir de légendes et d'histoires.
Elle lui a prêté ses grottes et ses forêts qui sont restées les archi¬
ves mystérieuses et sacrées, de ses premiers peuplements et les
premiers foyers de son émotion artistique.
Elle lui a donné ses dieux, au temps où se balbutiaient les pre¬
mières invocations, après que l'homme, sous la poussée de l'ins¬
tinct ou de la faim, revenait mettre en sûreté les trophées de ses
ou de son amour.
Elle lui donne ses sources qui se sont élancées vers la plaine en
un éventail de rivières et de gaves, et qui permettent alors au la¬
boureur de la Chalosse comme au vigneron de l'Armagnac de vi¬
vre riche sur une terre docile à l'appel de la richesse.

chasses

Les

Pyrénées gasconnes se tiennent à peu près au milieu de la
l'est, au-delà de Toulouse, elles ont leurs sœurs de
Septimanie, puis leurs soeurs de Catalogne. Plus à l'ouest, audelà de l'Àdour, le Béarn, puis le pays basque leur livrent passage
chaine. Plus à

(1) Exlrail de

«

Le. Pays

gascon »,

volume en préparation.

�Pi-ITISIE.

Voir

—

Tubercu¬

lose ).

PLAIES VARIQUEUSES.

—

Plaies qui sont la
complication
des varices et qui résultent do
la perforation de la veine et de
la peau; se produisent à la suite
d'un coup, d'une

chute, d'une
blessure, parfois même à la suite
d'une grande fatigue.
Elles s'é¬
tendent

très
rapidement, se
souvent de plaques

compliquent

eczémateuses et nécessitent des

soins tout particuliers.
le Baume Sais.
Le laboratoire

Employer

Frangar, 162,

Av.

de Ncuillv à
Neuilly-surSeine envoie gratis tous rensei¬
gnements sur un nouveau trai¬
tement facile et très efficace.
Le Traitement Dclezenne est
très efficace.

POINT DE COTÉ.

pique Bertrand,

—

est tout

Le To¬

indiqué.

Ecrire il MM. Blanchard et Phi¬

lippe, pharmaciens, 37, place
iieili'COur, à Lyon, qui enverront
franco contre 3 fr. le traitement

complet.
POUMONS (Maladies des). —.
Composées d'extraits végétaux

inofïensifs,;

les Dragées

Busses

constituent le traitement le
plus
sûr et le plus
simple des maladies
des broncheis (Voir annonce sur
la

dernière page de la couvert).
PSORIASIS.
Maladie de
peau : rougeurs, croûtes légères,
—

sèches,

démangeaisons

le
cuir chevelu, les articulations
des bras, des
genoux, le tronc.

RACHITISME.
occasionnée
solidité dos

par

—

un

sur

Maladie

défaut

et

de-,

qui provoque
du squelette.
Le remède consiste à consolider

des

os

difformités

la

partie faible par un appareil
qui agit ii la façon d'un tuteur.
RHUMATISME..

généralement

Maladie
caractérisée par
—

une inflammation et un
ment douloureux d'une
sieurs

articulations.

tisme peut
musculaire.
il

affecte

culations

Le

gonfle¬
ou

plu¬

rhuma¬

être articulaire ou
Quand il est aigu,

.principalement -les arti¬
par

poussées suivies

d'intervalles de repos. Quand il
est musculaire il affecte
la tête, le cou, le
dos,

surtout

le côté.

Bains sulfureux, douches, fric¬
tions, eaux d'Aix.

Le remède du

Curé de Saint

Souplet est très efficace.
Appliquer sur le point dou¬

loureux un Topique Bertrand.
Ecrire à M. Vincent, 8,
place

Victor-Hugo, à Grenoble, qui
indique gratuitement un moyen
de guérir les
rhumatismes,"
Employez le Sel Vieliy Etal
qui lessive les reins, l'estompe,
l'intestin.

SULPHYDRAL CIIANTEAUD.
Antiseptique inter¬
ne, incomparable, sans danger;
très actif dans angine,
grippe,
—

laryngite, rougeole, coqueluche.

Notice grat., 54, rue des Francs-

Bourgeois, Paris-3e.
TOUX.
Employez le Régé¬
nérateur Pulmonaire (voir
p. 47).
—

TUBERCULOSE.

Maladie

—

contagieuse, la plus meurtrière
de toutes les maladies. La
plus
fréquente est la tuberculose pul¬
monaire
(phtisie) qui débute
gar toux, amaigrissement, points
de côté, sueurs
nocturnes, cra¬
chements

de

principaux
son
avec

mac

sang.

facteurs

Les
de

deux

guéri-

sont la vie au grand air
de l'exercice et, si l'esto¬

peut s'y prêter, la surali¬
soignée, la tu¬
guérissable sou¬

mentation. Bien

berculose est

vent.
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—

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Ce sont généralement les veines
des membres inférieurs qui sont
atteintes. Le remède Consiste,
dans ce cas, à consolider les tis¬

portant des bas. élasti¬
l'effet est celui de l'enve¬
loppe du vélo qui empêche la
sus

en

ques;

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VESSIE.
maladies de

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«

1

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�—

225

-

jusqu'à l'océań, où leurs dernières pentes viennent
s'infléchir et
jeter l'ancre, — après ce grand voyage de vallées et de
pics qui
ont tracé la frontière entre
Espagne
et France.
Elles commencent face au
pays de Comrninges,• au dessus de
la grande plaine romaine de
Valcabrèré, dans l'effort de leurs plus
hauts sommets et le
déploiement d'une somptueuse histoire hu¬
maine. Dans les replis fertiles de leurs
sous la crypte verte
de leurs .forêts, partout où les lointains vallées,
I bères avaient allumé leurs
feux et psalmodié leurs
légendes,
la
Rome
impériale,
ayant dépassé
la Provence et la
Séptimanie, poussa sa marche jusqu'au cirque
glorieux des Pyrénées et
La

formidable

y dressa sa richesse et

ses

lois.

empreinte du peuple-roi, celle qui a vaincu le
temps et qui domine encore les grands rêves ethniques de l'Oc¬
cident, saisit toute cette région et soumit lé
peuplement celte à la
latinité victorieuse.
Et quand

l'empire s'écroula

et que le christianisme devint
le
civilisations nationales, les barons féodaux rem¬
placèrent à leurs postes les centurions romains et, sur la
Gascogne
des cimes et des torrents, là. où les
proconsuls avaient maintenu
l'ordre public les évêques
dressèrent leur haute taille dans l'ar¬
mature prodigieuse du
moyen-âge chrétien.
Ce sont eux qui ont survécu 1 On a
perdu le nom des riches pa¬
reconstructeur des

triciens qui villégiaturaient à Luchon et des
colonies qui peuplaient
la grande dépression glaciaire creusée: au
pied de la chaîne entre les
les
et la Bigorre. Mais l'évOque Bertrand de l'Isle-Jourdain règne encore sur tout ce
pays de Comrninges qu'il a fait en¬
trer dans l'Histoire. Et sa
cathédrale, que les "marées des siècles
ont abandonnée, monte toujours sa faction au
seuil de la monta¬
gne, comme une prière grandiose qui ne serait

ijouserans

Tout

pas

achevée.

près de l'église médiévale la grotte néolithique de Gar-

gas ouvre son sanctuaire plus ancien, ce sanctuaire
mystérieux
dont les voûtes profondes portées
par d'énormes colonnades de ro¬
ches sont comme les
tragiques salles capitulaires où les premières
foules de notre Occitanie ont
échangé leurs prières, leurs effrois
et leurs rêves...
Mais si l'on veut prendre d'un seul
regard le déroulement des
Pyrénées gasconnes il faut gravir la terrasse de Saint-Gaudens ou
celle de Montréjeau...
Par

temps clair les montagnes laissent tomber leurs brumes
un vêtement
qui glisse, et leur nudité royale barre alors
d'une gloire blanche tout l'horizon. Au
centre de cette muraille
bosselée de pics, la Maladetta dresse son
groupe dominateur où
même l'été les neiges ne quittent
pas leur faction éblouissante.
Entre les épaulemenls géants tapissés de forêts ou de
rocs, les val¬
lées forment leurs pentes, et leurs
eaux, au sortir des
comme

breux,

délilés

s'étalanL

.om¬

sous la lumière, font
jaillir immédiatement les
labours et les prairies. Encastrée entre le
grand soulèvement py¬
rénéen et ses plateaux morainiques
du nord, la plaine de Valeiitine semble une immense table de

en

moissons, tantôt verte, tantôt
blonde, tantôt brune, où les. routes filent tout droit en rubans
blancs d'un village à l'autre. Et sur l'étendue
plane, avec leurs
coiffes de briques et leurs jardins, ces
villages se lèvent alors com¬
me autant de points
géométriques roses et verts.
Louis

usez
.

oc oc

Occitan

oc

d'Antin

de

Vaillac.

OC OC OC
F.

XV

�L'année Fédéraliste
Deux événements considérables au
du progrès des idées fédéralistes,

et

point de vue de la diffusion
permettent de marquer d'une

pierre blanche l'année 1927.
Le premier, c'est la parution, chez Giàrd, de L'Europe Fédéra¬
liste, Aspirations et Réalités, annoncée par nous, dans « OC »; le
second : Congrès, de « Breiz Atao », à Rosporden.
L'édition du volume représente
le travail soutenu de trois" années
d'efforts poursuivis avec une pcrs
sévérance inlassable par notre col¬
laborateur et ami Eugène Poitevin,
chef du mouvement fédéraliste de

France,

en vue

cumentation

pu

de réunir

dont

une

l'ensemble,

do¬
a

l'aire dire à notre confrère «La

Tribune Régionaliste «que c'est un
véritable monument de sociologie

contemporaine.
Sauf pour la Suisse qui, sur le
plan des Réalités eut un admirable
commentateur, en M. Pierre Grellet.,

rédacteur à. la « Gazette de
» et, incidemment en M.

Lausanne

Nitti, un admirateur aussi passion¬
qué prestigieux, il ne s'agit que

né

à'Aspirations!M&amp;is présentées

avec
au moyen cl'argunients combien démonstratifs.
A cette tâche de « redressement des

quelle

foi

et

Eugene Poitevin
valeurs humaines

»

se

sont

appliqués

non seulement des journalistes, des
comme MM. Charles Brun, Colleye, Van

écrivains, des profes¬
seurs
der Ghinst, Poitevin,
Nicolas Bourgeois, Pierre Grellet, Paul Gronsky, Mato Vouclietitch,
Jean Bonnàfoùs,; mais, étroitement associés dans leurs conclusions,
à des Chefs de gouvernement ou à des politiques influents qui furent
ou sont encore chargés de lourdes responsabilités, tels que MM. Jean
Hennessy, député, ambassadeur de France à Berne, Milioukov, an¬
cien ministre des Affaires Etrangères de Russie, Paiii Szende, ancien
ministre des Finances de Hongrie, Nitti, ancien président du Conseil
d'Italie.
Cette dernière

phrase est extraite d'un compte-rendu de M. Nico¬
Bourgeois, dans le Mercure de Flandre où il est dit encore ceci :
En.'réalité, ce sont les faits qui parlent. Aucune éloquence ne sau¬
rait être plus persuasive : Belgique, Pays-Bas. Suisse, Russie, Europe
Centrale, Balkans, Péninsule Ibérique, tous ces pays si différents
sont successivement passés en revue par des auteurs de formation
souvent nettement opposées. Il n'en est que plus curieux et symptom.atique de constater leur parfaite unanimité à saluer dans le Fé¬
déralisme non point certes un pouvoir mystérieux, mais une science
solide, capable d'assurer la prospérité et la liberté de chaque nation
prise en particulier et l'accord de l'ensemble des patries.
Signalons en lui (ce volume publié par le Collège Libre des Scien¬
ces Sociales, si intelligemment dirigé par M. Joseph Bergeron) le meil¬
leur manuel de géographie politique paru depuis des années, la plus
profonde analyse de la psychologie des peuples, le meilleur et le plus
plaisant des guides pour une promenade dans le labyrinthe de la
diplomatie actuelle.
M. Poitevin qui l'ut l'animateur de cette série de conférences, a
accompli une' belle œuvre. Les auditeurs et les lecteurs reconnais¬
sants proclameront qu'il leur a révélé des terres insoupçonnées et
las

:

«

«

«

des

horizons

nouveaux.

»

.

�227

Eloge .magnifique et de toute .justice pour notre excellent ami,
grandiose mission à laquelle il consacre tout son temps —
son argent (Dieu sait au prix de quelles privations) — ne nous
semble pas suffisamment encouragée par les innombrables disciples
du grand Proudlion.
Nous n'aurions rien ajouté de plus, au sujet de « L'Europe Fédé¬
raliste » sans la controverse qui se poursuit journellement, et avec
une extraordinaire acuité à
propos des sentiments de la nouvelle
génération envers ses aînés, ceux qu'a stigmatisés l'auteur de « La
République des Camarades ».
Il y a, en effet, un rapport direct entre la publication fédéraliste
dont la
et

critiques acerbes des jeunes, contre lés pharisiens, dont l'uni¬
« positions acquises ».

et les

que

force tient à cet avantage inouï des

Ce rapport direct, le voici :
c'est, que le besoin d'action pratique
de science positive voulue par notre ardente jeunesse et opposée au
verbalisme formant tout le fond de la politique de ces derniers lustres

correspond exactement à l'application — en leur intégralité — des
principes fédéralistes.
Science solide, capable d'assurer la prospérité et la liberté de
chaque nation prise en particulier et l'accord de l'ensemble des par¬
&lt;

ties ».
(ta

saurait mieux dire

et, si je note comme un événement con¬
l'initiative de trois tout jeunes gens : MM.
Olier Mordrel, Morvan Marchai et F. de Beau vais, un congrès qu'on
peut bien qualifier « international » puisqu'il recevait des délégations
flamandes, galloises, wallonnes, catalanes, en plus des Alsaciens, des
Lorrains, des Languedociens etc.... c'est que le programme breton
se recommande du fédéralisme international, en même temps que de
l'application, économiquement parlant, des théories proudhoniennes
adaptées aux besoins modernes.
Donc, au congrès de Rosporden, alors que des groupements de jeu¬
nes dont, pour parler d'un des plus importants « Les Jeunesses Répu¬
blicaines » cherchent encore leur voie, ceux-là sont entrés résolument
dans l'arène, sachant bien ce qu'ils ont à faire et clamant bléii haut
le but poursuivi, sans avoir peur dos mots et des préjugés, pas plus
que de l'hypocrisie des représentants officiels de. la nation bretonne.
A ce propos, nous devons signaler la conférence de notre collabo¬
rateur, la seule qui soit, « -construcUvc » parmi toutes celles que re¬
produit « L'Europe Fédéraliste », en donnant l'extrait de quelques
appréciations la concernant.
De M. Georges Scelle, dans Le Progrès Civique : « Eugène Poitevin
se préoccupe du problème fondamental de rajustement du syndica¬
lisme,au fédéralisme, ce qui pourrait, bien être à l'heure actuelle la
clef de la question sociale et de la représentation démocratique »,
De M. Stcphen Valot, dans L'Œuvre': « Ce fédéralisme (proudhonnien) n'est pas seulement, un principe politique, mais aussi un prin¬
cipe social. L'étude de M. Poitevin sur le fédéralisme appliqué au
syndicalisme nous donne peut-être la clef de l'évolution contempo¬
raine des masses ouvrières et de leur résistance, sur toute la surface
do l'Europe, à la propagande communiste. Lisez le parallèle qu'il
établit, au seuil même de cette étude, entre le système social du
penseur allemand et" celui du solide Comtois : « Marx, Proudlion :
l'un aux conceptions essentiellement spéculatives;
l'autre simple¬
ment humaines ; l'un qui a misé sur l'idéologie de la force cl du nom¬
bre, l'autre sur les réalités de l'esprit; l'un qui a travaillé pour le
triomphe d'une classe, l'attire pour l'aisance de lùus ». Et vous vous
demanderez avec M. Maxime Leroy, cité quelques pages plus loin
par M. Poitevin : « Est-ce que la classe ouvrière ne retourne p:as à
ne

sidérable, le l'ail,

que, sur

morale, son magnifique prophétisme pra¬
retournant à Proud'hon ? »
De sorte que le fédéralisme proudhonieh, après cette lecture, ne
vous paraîtra plus seulement comme le secret de la paix entre les
peuples, mais comme le gage de la paix entre les classes. »
Enfin, M. Jean Hennessy, parlant de. la conférence de notre colla¬
son

unité morale, &gt;a force

tique,

&lt;"ii

"

borateur, s'exprime

ainsi :

�—

228

—

Je ne

puis mieux faire, me semble-t-il, que de trouver dans le
sa
leçon, la conclusion de cette brève préface : « C'est, du
fédéralisme, de son application intelligente et mesurée, que nous
«

résumé de

attendons la solution des graves
rope surpeuplée, les rapports de la

problèmes que posent, pour l'Eu¬
consommation et de la production.
du
L'application
principe fédératif, semble seule pouvoir donner au
travail mieux ordonné la

que

peuple désire et

mettre après elle.
Le fédéralisme,

que

période prolongée de paix féconde
chaque génération souhaite trouver

que cha¬
et trans¬

»

technique de la paix, réfléchissez à cela, jeunes gens
qui aspirez à la réalisation d'une ère nouvelle et agissez, dussiez-vous
piétiner un peu rudement les profiteurs anciens et nouveaux des
vieux clichés de la
politique.
Nous terminons en
annonçant qu'un troisième événement, non
moins important que les deux
premiers, est en préparation : la tenue
à Liège, en cette lin
d'année, de la 2e journée fédéraliste internatio¬
nale, dont le président est l'étudiant en Droit M. Paul Ilenry, actuel¬
lement à Paris; où il l'ut délégué
par le Comité d'action Wallonne.
L.

Mbmento
IV"
—

de

l'action générale,

Congrès Flamand,de
Les 4 et 5

—

Le 22

France.

C.

Juillet, à Hazebrouck'

Juin, à Montpellier, réunion du Consistoire Félibréen.
d'Août, à Genève, Congrès des Minorités

La dernière semaine
nationales.
—

—

lisle
—

Du 3

au

8

Bretonne.
Les 10

et

Septembre, à Quentin. Congrès de l'Union Itégiona11

Breiz Aiao.
Le

—

11

Septembre, à Rosporden, Congres Fédéraliste

Septembre, à Rosporden,

Yauuanlciz Vreiz, s'est constitué
nationales de France.
La deuxième quinzaine de

un

sur

de,

l'initiative de VUtivaniez

Comité

central

des

minorités

—

tion

Régionalistc Française.

Vous devez avoir
numéro

Novembre, Congrès de la Fédéra¬

dans

spécial de I'Amic

votre

bibliothèque le

de les

Arts consacré à

la Culture Occitane. En voici le sommaire
«

Présentation

:

Joseph Carbonell; « Les Pays d'Oc du territoire fran¬
Ismaël Girard; « Unité et diversité de la langue d'oc »-par Jean
»

par

çais » par
Mouzat; Carte inédite des Pays d'Oc;

« De la Littérature de l'ancienne Lili¬
Les Troubadours (1000 à 1500),
par Jean Mouzat; — « La*deu¬
époque littéraire de la langue d'Oc (1500 à 1850; » par Jean-Paul
Régis; « De la Troisième époque littéraire de la langue d'or » • « La Renais¬
sance occitane (1850 à nos jours)
», par J.-P. Régis; « Anthologie poétique
de la littérature d'Oc » (1000 à
1927), réunie par Ismaël

ane

d'or

»

:

«

xième

ri

Girard;

«

Elucida-

», par Ismaël Girard; « Panorama des artistes (l'Occitanie
», par Jean
Paul Régis, « La Communauté occitan ; »,
par Jean Bonïiatous; « L'Occita¬
nie conquise, l'Occitanie
réveillée, l'Occitanie retrouvée », triptyque, par
■ismaël Girard; » histoire des plus récentes idées
poétiques occitanes », tex¬
tes de Frédéric Mistral, Xavier de
Ricard, Charles Maurras. eh-... Repro¬
ductions de peintures et de sculptures des meilleurs
artistes occitans coucontemporains. Enfin une étude de J. V. Foix sur les « Lettres occitanes »,
suivie de documents, inédits sur la rupture, des relations entre
les intel¬
lectuels catalans et le
FélilJHge provençal ; une étude de J. Cassanyes
sur
«
Les Artistes
occitans » et deux études de ■).
Carbonell,
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«
Cézanne vu d'un point de vue occitan » et sur la « Part de
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-

�Aux
LA

quatre

vents

d'Oc 5

*

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE GASCOGNE

Le mouvement

historique qui, dans ïa première moitié du XIXe

siècle, eut, en France, pour initiateurs A, Thierry, Guizot, Michelet,
Tocqueville, Thiers, devait t'atalertient se faire sentir en province
dans

ces centres d'humanisme qu'étaientles Petits Séminaires et
plus tard les divers collèges ou établissements ecclésiastiques fondés
sous l'égide de la loi sur la liberté
d'enseignement.
Le Petit Séminaire d'Auch était, vers 1855, un véritable
foyer
d'intellectualisme, et c'est parmi ses professeurs que Monseigneur
de Salinis, qui avait pris une si grande part au mouvement
philoso¬
phique de son temps, devait trouver les premiers membres de la
Société d'histoire qu'il voulait fonder. En véritable homme d'Eglise,
il se rendait
compte de l'importance de la tradition, de ce lien si fort
qui unit le présent au passé dans une chaîne ininterrompue, quoique
quelquefois
invisible. Son but était de faire revivre la tradition, cette
vie des églises particulières, malheureusement interrompue pour
toutes les églises de France.
Aussi, par ordonnance synodale du 11 octobre 1859, il créa le Co¬
mité d'Histoire et d'Archéologie de la province
ecclésiastique d'Auch

dont les travaux avaient

un

double but

:

1° Etudier les monuments et recueillir les
sent le passé du diocèse et même celui de la

documents

Province

d'Auch;
2° Ecrire l'histoire du

qui,intéres¬

ecclésiastique

présent.

11 intéressa à l'œuvre nouvelle
re,

ses suffragants et les Evêques d'Ai¬
de Tarbes et de Bayonne donnèrent sans retard leur adhésion. Le

Comité d'Histoire et d'Archéologie était fondé, la publication d'un
Bulletin décidée et la Commission du Bulletin nommée.
Ce fut M. Canéto, ancien Supérieur du Petit Séminaire, vicaire

général, auteur de l'Atlas de Sainte-Marie d'Auch, qui présenta au
clergé du diocèse la première livraison du Bulletin du Comité d'his¬
toire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch. Quatre ans
plus tard le Bulletin, qui avait Léonce Couture pour secrétaire de

rédaction, prit le

nom

de Revue de Gascogne.

Une séance extraordinaire

du Comité eut lieu le 22 février 1869.

Il avait dix années d'existence et on avait pu voir,
nes du premier
règlement. Plusieurs membres, en

à l'usage, les lacu¬

effet, présentèrent

nécessité d'établir la périodicité régulière des
séances du Comité et sur les inconvénients pour cette Société de
n'avoir d'autre centre et d'autre lien que son Bulletin mensuel : la
des observations sur la

Revue de

Gascogne.

Une nouvelle séance

extraordinaire eut lieu le lundi 12 Avril de
laquelle, tout en restant fidèle au but

la même année, au cours de

dès l'origine, de son fondateur, le Comité
d'Archéologie adopta le nom de Société historique de
Gascogne et fit un règlement nouveau motivé « par les nouveaux
développements que lui impose le progrès des études provinciales. »
Un article du nouveau règlement portait que l'on devait se réunir
le premier lundi de chaque mois dans une salle de l'Archevêché, Eh
effet, les réunions suivantes eurent lieu en juin, juillet, décembre,
sous la présidence de M. Canéto.
La Société historique de Gascogne exerça presque dès son origine,
une attraction que Léonce Couture, note en ces termes : « Presque ex¬
et

au

programme reçus

d'Histoire et

il] Sous celle rubrique qui est essentiellement une tribune libre, nous expo¬
sons l'œuvre des Sociétés occitanes, quelles que soient leur but,
lettres, arts,
sciences, industrie. Chaque Société est présentée par un de ses membres.

�—

230.

—

clusivement

ecclésiastique à son origine, née dans un Synode diocé¬
sain, la Société historique de Gascogne s'est de plus en plus dévelop¬
pée dans des voies qui semblaient n'être pas les siennes, elle a gagné
de jour en jour dans le monde
laïque. »
Dès la première heure et dans la suite, viennent à elle des érudits
comme Jean-François Bladé, Paul
Durrieu, Paul Parfouru, A. Lavergno, Gard ère 'de Condom, le Dr Sorbets d'Aire; pour la région
landaise et béarnaise, Communay; pour la Bigorre, Balencie
et Durier; pour le Couserans, de Bardies et de Lahondès; pour le pays do
Garonne, de Bourrousse de LalTore et Tamizey de Larroque. Ces tra¬
vailleurs compétents, désintéressés, continuèrent à seconder Léonce
Couture quand l'Archevêque d'Auch, protecteur-né de la Société,
le
nomma son Président à la mort de M. Canéto. Du
premier Président
de la Société historique de
Gascogne, Léonce Couture a pu dire avec
raison que « sans lui la Société dont il était l'âme n'aurait
pas vécu
même quelques mois, elle n'aurait,
pas poussé ses premiers vagisse¬
ments; sans lui la Revue qui tient aujourd'hui un rang si honorable
dans la presse savante n'aurait pas
publié deux livraisons de suite. »
Ce tut aussi sous la
présidence de M. Canéto, dans la séance du 9
décembre 1882, que la Société historique nomma une Commission
pour étudier et mettre à exécution le projet d'une publication an¬
nuelle exclusivement composée de documents concernant l'histoire

de l'ancien duché de

Gascogne et qui prit le titré d'Archives histori¬
de la Gascogne. Le premier l'ascicule, un élégant volume de 202
pages, œuvre de M. J. de Carsalade du Pont, depuis évêque de Per¬
pignan, parut en 1883 sous le titre : Documents inédits sur la Fronde
en Gascogne'. L'élan était donné. De 1883 à 1914 les Archives
histori¬
ques comprennent une première série de 26 fascicules et une deuxiè¬
ques

me

de 18.

La

Société avait trouvé la forme définitive de

son

activité. Elle

publia la Revue et les Archives historiques.
Quand il fut nommé Président de la Société, Léonce Couture était
professeur à l'Institut Catholique de Toulouse. Ce qu'il fut comme
directeur de la Revue, à quel niveau il l'avait haussée
parmi les re¬
vues savantes de
province, tout cela a été dit et bien dit dans les arti¬
cles nécrologiques que ses élèves, ses collaborateurs et ses amis lui
ont consacrés.
La Société souffrit

peut-être de son éloignementd'Auch. Les séan¬
pouvaient être aussi régulières que s'il ne se fût point éloigné.
Cependant, de temps en temps, une séance plus solennelle réunissait
ces ne

les

membres de la Société.

sacré, sentir revivre la

C

en

flamme

d'historiens et d'érudits.

était assez pour entretenir le feu
et susciter de nouvelles vocations

C'est dans une de ces séances, le 22 novembre
la création du Musée de la Société

1887, que fut décidée
historique de Gascogne, auquel
l'Archevêque d'Auch, Mgr Gouzot, offrit, pour son installation, des
salles inoccupées du palais
archiépiscopal. Ce Musée comprit bientôt
divers monuments
d'épigraphie gallo-romaine, des sarcophages an¬
tiques, des statues de marbre et de bronze, des mosaïques (dont la
magnifique allégorie du dieu Océan), le tombeau du Cardinal Jean
d'Armagnac, des pierres tombales, des émaux de Limoges, des armes,
des faïences, des bahuts
Renaissance, des fragments d'un ancien
cloître du XIIe siècle, des médailles, etc. Sur la destinée de ce
Musée,
ce n'est point le lieu d'insister, nos lecteurs n'ont
qu'à se reporter
à la Revue de Gascogne 1922 p. 192 et-1923,
p. 5, pour avoir tous les
renseignements désirables.

A cette même séance, M. l'abbé
Douais, professeur d'histoire ecclé¬
siastique à l'Institut Catholique de Toulouse, mort évêque de Beaufit
communication
sur
le
vais,
une
projet d'un Bullaire de la Gasco¬
gne « qui serait, écrit-il, une mine inépuisable pour l'histoire ecclé¬
siastique et même pour l'histoire civile de cette antique province. »
Ce projet excita un véritable enthousiasme
parmi les membres
de la Société. 11 fut l'objet d'un rapport
présenté le 13 juin 1889 à
la réunion des Sociétés savantes à la Sorbonne
par Paul Labrouche.
lï reçut un commencement d'exécution. M. l'abbé L.
Guérard, de

�l'Oratoire,

a publié dans les Archives historiques deux
Documents tirés des Lettres secrètes de Jean XXII.
Le Bullaire de la Gascogne ne sera peut-être jamais
la forme où il avait été conçu. Mais les historiens de

volumes de

publié dans
la Gascogne

quelles ressources leur offrent les Archives du Vatican, et,
s'ils n'en ont pas tiré un véritable Bullaire, ils y ont puisé largement,
comme le prouvent soit les volumes qu'ils
ont édités, soit les articles
publiés dans la Revue de Gascogne. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à
parcourir l'Histoire des Evêques d'Aire et l'Histoire des Evêques de
Dax, Le Cardinal d'Ossat de M. le Chanoine Degert, et la Chrono¬
logie des Archevêques, Evêques et Abbés de l'ancienne province ecclé¬
siastique d'Auch de celui qui signe ces lignes.
Jusqu'en 1902, Léonce Couture assuma la direction de la Revue
et la présidence de la Société historique de Gascogne. Fin 1901, sen¬
savent

tant

ses

forces

diminuer, il demanda d'être déchargé de cette respon¬
Balaïn, dans la séance du 10 février 1902, nomma,

sabilité et Mgr

le remplacer, M. l'abbé Gézérac, vicaire général, depuis Arche¬
vêque d'Albi. Léonce Couture mourait le 17 février, et M. le chanoine
Degert devenait directeur de la Revue de Gascogne.
Sous la présidence de M. l'abbé Cézérac, la Société se réunissait
régulièrement deux fois l'an, au printemps et à l'automne, jusqu'au
jour où fut promulguée la Loi de Séparation des Eglises et de l'Etat.
Pour la plupart de ses membres actifs atteints par cette persécution,
les événements de 1906, 1907, 1908 reléguèrent au second plan de
l'actualité les études archéologiques et historiques. Ils n'empêchè¬
rent point cependant la Revue de Gascogne et les Archives historiques
de paraître régulièrement.
On retrouvait un peu de calme vers 1911. M. l'abbé Cézérac fut
alors élevé sur le siège épiscopal de Cahors. La Société historique
perdait un président actif et avisé, habile à déceler les vocations
naissantes et ne négligeant rien pour leur faciliter la tâche. M. l'abbé
Laclavère lui succéda pour peu de temps. Puis vint la guerre de 19141918 qui amena même l'éclipsé de ia Revue de Gascogne. En 1920
elle reparaissait, mais sans les Archives historiques à cause des diffi¬
cultés causées par la cherté de la main-d'œuvre et du papier.
Dès que ces difficultés auront perdu de leur acuité, la Société histo¬
rique de Gascogne reprendra ses. anciennes traditions, ni les maté¬
riaux ni les hommes ne lui manqueront.
pour

A.

Clergeac,

Président de la Société historique de-

50,

rue

Gascogne.
Victor-Hugo, Auch.

N. D. L. R. — Cette année 1927, qui vient de
25° anniversaire de la mort de- Léonce Conture.

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De l'Union
LA

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Latine pratique

LIGNE

AERIENNE

FRANCE-AMÉRIQUE LATINE
mois avant l'Armistice, le projet de. liaison entre la France
l'Amérique du Sud était présenté au Gouvernement par M. LateL'exploitation de cette ligne, de beaucoup la plus longue du

Deux

et

coère.

monde,
Le

va

commencer sous peu.

temps qui sépare la conception de la réalisation peut donner

idée de

l'ampleur d'une telle
entreprise et de la minutie avec la¬
a
été étudiée.
quelle elle
Encore, pour ne rien livrer à
l'imprévu, pour éliminer les risques
et les tâtonnements, la traversée
de l'Atlantique sera-t-elle provi¬
soirement effectuée par avisos rapi¬
une

des de Praia à Noronha. Le trafic
ne sera

d'ailleurs

présentement

vert

qu'aux aéropaquets
courrier postal.
Dix

ans,

va-t-on

——

&gt;mm$

J
dtmvsjpf

ou¬

et

au

s'écrier.

—

'.

Oui, dix ans pour désarmer la neu¬
tralité hostile des autres nations,
pour vaincre l'hostilité acharnée
des Etats adversaires contre les-

C&amp;OS&amp;

^wttérjg
e^crnscm^^j

;&amp;nWiZ$
&amp;ag SSRQSO.'ib
JA7M

quÉls

un

homme isolé

a

dû lutter

heure par heure.
mfà ®8

WQSJANHRO

Aujourd'hui,

les obstacles sont

détruits et la Cie Gle

Aéronautiques

d'Entreprises

a, par contrat, la
concession du courrier postal
pour

^ofjrsyfoeo

mmS'ÁY®£2

l'Uruguay, l'Argentine et le Brésil.

Les
neutres
et certains alliés
ont fait contre mauvaise fortune
bon cœur, les compétitions se sont
évanouies et

l'Allemagne vaincue
lignes Latécoère, paraît
disposée à abandonner l'exploita¬
tion de la Ligne Espagne-Améri¬
par

•

les

que.

L'ex-Cbancelier Luther n'a pu
avoir raison de la ténacité subtile
de M. Lateeoère • la voie est libre
aux
avions portant pavillon français vers
l'Amérique latine. Ils feront merveille pour
peu que l'économie nationale les encourage.
Le seul nom de l'Ambassadeur
que les intérêts aéronautiques
allemands avaient dépêché au Brésil
pour organiser la suprématie

�—

aérienne allemande par

233

—

l'évincement de la France doit être

un ensoi
hommes d'affaire. D'eus seuls, désormais,
dépend que notre victoire ne "tourne un jour au seul profit d'un étran¬
ger qui, vaincu dans le duel engagé, guettera tontes nos défaillances
afin de substituer son activité fébrile et
clairvoyante à l'éventuelle
carence de nos industriels.
Notre clientèle doit dès le premier jour donner à notre
Ligne France

gnement pour tous

nos

Amérique Latine un essor qui décourage l'aéronautique allemande
de créer une ligne concurrente. Il y va de notre
prospérité économique
et du
tre sécurité aérienne.

développement de
notre aéronautique,
Il

ne

que

l.ombe

peut s'épanouir et atteindre
si elle est prospère.

en

effet

un

sous

pour ne pas

le

sens

dire de no¬

qu'une industrie

haut degré de perfectionnement

Le devoir s'allie donc à l'intérêt. Encore convient-il
que

les usagers
de la ligne aérienne transatlantique soient avertis descaractéristiques de son exploitation.
éventuels

Voici
source

quelques utiles indications

La nouvelle

tres,

que nous avons

puisées à bonne

:

ligne, qui

aura .un

développement de 12.400 kilomè¬

sillonnée par avions, hydravions et avisos rapides. Ses
principales escales seront les suivantes :
sera

France

(

Casablanca

(

Casablanca

(

par

Barcelone, Alieante, Malaga, Tanger et Rabat
en

avion, 1.850 k.

en

11

heures'

Agadir, Cap Juby, Villa Cisnéros, Port Etienne,
St-Louis
en avion, 2.850 k. en 1 jour %
(
St-Louis, lies du Cap Vert
en hydravion 800 k. en 5 h. fó.
Iles du Cap Vert à Noronha
3 jours.
en aviso 2.200 k. en
Noronha à Recife (Pernambouc) en hydravion
650 k. en 5 heures.
par

Rccil'e à Rio de Janeiro

en

avion 1.950 k.

en

14 heures-

Rio de Janeiro à Buenos-Ayres

en

avion 2.100 k.

en

15 heures-

Total

:

12.400 kilom.

Dès à présent,

l'exploitation mixte prévue dans le premier stade
une lettre ou
à un échantillon de franchir en 7 jours et bientôt en 5, une distance
qui restera à vingt ou vingt-cinq jours de bateau pour les autres pays.
Ceci n'est qu'un début.
Vers 1930, dès que la clientèle de nos hommes d'affaire aura garanti
a la
Ligne un trafic normal, les vols de nuit seront généralisés, les hy¬
dravions substitués aux avisos et le trajet Toulouse-Buenos-Âyres
pourra être couvert en 95 heures, tandis que l'étranger restera à plus
de vingt jours de l'immense marché Sud Américain.
Comprend-on ce que M. Latecoère a dû dépenser de diplomatie
patiente, d'elïort opiniâtre, de lucidité, d'audace, d'inébranlable con¬
fiance pour évincer les compétitions étrangères, pour prospecter,
organiser, réaliser clans ses grandes lignes et dans ses plus humbles
détails un aussi grandiose projet.
11 serait vain d'insister sur l'immense profil que l'économie natio¬
nale et régionale peuvent, tirer de cette réalisation.
Préparons-hoUs, avec la même clairvoyance et la même patierie'e
que l'es initiateurs, à exploiter à fond, dès le premier jour la Ligne
Franco-Amérique, ligne destinée à rapprocher les peuples latins dans
du

une

programme aérien France-Amérique. permettra à

communauté d'intérêts et de sentiments. Portonsnoslettres pour

la ligne d'Amérique dans les bureaux de
à la Cie Gle d'Entreprises Aéronautiques.

poste, confions nos colis

C'est la plus belle récompense à laquelle prétendent les anima¬
de cette œuvre. Ils y ont quelque droit. Notre empressement
les stimulera dans l'amélioration,et l'extension du réseau aérien qui
de Toulouse, va resserrer les liens des pays de langues latines.
teurs

�De l'Union

Occitane pratique

BAYONNE-LYON
Le

régionalisme tel que nous l'entendons ne s'efforce pas seulement
de maintenir la langue, les arts et les belles traditions
que nos aïeux
nous ont
légués; il se préoccupe aussi de la prospérité matérielle de
nos provinces. Son
programme économique est aussi complet que son
programme intellectuel; tous les deux forment un ensemble harmo¬

nieux et cohérent.

11 a notamment une
politique ferroviaire. Les chemins de fer fran¬
çais sont à la l'ois une imagé saisissante et un instrument formidable
de la centralisation qui nous épuise et
que nous voulons mettre en
pièces. On a souvent comparé no¬
tre réseau national à line pieuvre
dont Paris est le corps et qui lance
ses tentacules dans toutes les direc¬
tions pour en sucer la substance
et y l'aire peser sa domination.
A

peine quelques grandes trans¬

versales

seille,

comme

le Bordeaux-Mar¬

le

ïùulouse—Bayonne, le
Bordeaux-Lyon, le Nant'es-Nevers,
rompent-ils l'implacable uniformité
de notre
Mais

«

ee

•

roue

»

de,

fer.

qui aggrave encore-les
ce
.dispositif, c'est que

méfaits de

Paris, le « moyeu » n'est, pas au
géométrique du territoire

centre

national;

il occupe

en

centre de la moitié nord.

que

les

« rayons

l'Ile-de-France,
le

»,

assez

Nord, dans "l'Est,

die,

réalité le
De sorte

très serrés dans
.denses dans
en Norman¬

Orléanais,

en

deviennent

en Bourgogne,
déplorablement espa¬

cés à l'ouest de la Mayenne et.au
sud de la Loire, du Cher et du Moi'van.

Jean

bonnafous

L'insuffisance des chemins de fer dans l'Ouest et dans le Sud est
une des causes les
plus actives de l'appauvrissement et du dépeuple¬

ment de

ces

régions.

Nous savons bien que les montagnes
d'Auvergne et des Alpes cons¬
tituent de très sérieux obstacles, mais on ne
peut en tirer un argu¬
ment décisif puisqu'on n'a
pas, hésité à les traverser de chemins de
fer tels que le Paris-Bé'/.ievs, le Paris-Nîmes, le Paris-Orenoble-Marseille qui se- jouent
denac (point à peu

de la

de toutes les difficultés. Si la.capitale était à Cap
près symétrique de Paris dans la moitié sud), les

roue de fer en partiraient
nonobstant les monts et les vaux.
Les régionalistes ne

rayons

dans

toutes les- directions

songent pas à détruire les voies qui existent
::: à
supprimer les services directs qui fonctionnent; ils veulent équiibrer le système en le
complétant. A la grande roue nationale ils

veulent superposer une série de roues interrégionales dont les
rayons
entrecroisés donneront à l'ensemble du réseau'
l'aspect d'un tissu
a chaînes et à
trames multiples.
L'Etat et les Compagnies ont fait quelques efforts dans ce sens.

L'opinion publique devrait les encourager, les

pousser à

développer

cette tendance nouvelle. La
presse devrait leur suggérer des projets.
A notre avis il faudrait
envisager un pian d'ensemble do « saturaLion ferroviaire », c'est-à-dire au lieu de construire, au hasard des

intrigues de clocher, des bouts de. voies qui passent n'importe où pour
tracer sur la carte un réseau complet de lignes
possible les tronçons déjà exploités et unissant
par le plus court chemin des points éloignés judicieusement choisis
n'aboutir nulle part,
utilisant autant que

�—

235

—

îrtHLiôJte,

tels que
ce

capitales de régions, ports ou villes
puis réaliser
au fur et à mesure de l'urgence et des moyens financiers.
Pour nous en tenir aux contrées dont Le Cadet tle Gascogne, est. le
plan

porte-parole, les points tout indiqués

comme -terminus

nœuds seraient les cols de Puymorens,

ou

comme

de Saiau, du Somport et de

Roncevaux, Hendaye, Rayonne, Pau, Tarbes,
Mont-de-Marsan.
Aueh, Toulouse, Monlauban, Ageń, Nicolè,. Bordeaux.
ilendaye et Rayonne sont les étapes inévitables de tous les convois
allant du Nord et du Nord-Est vers Tanger, Lisbonne. Porto ou La
Corogne. Or deux grandes lignes seulement aboutissent à Rayonne :
celle de Bordeaux-Paris et celle de Toulouse-Avignon. Une troisième
au moins serait nécessaire, allant de Rayonne à Lyon, faisant com¬

muniquer la moitié occidentale de la péninsule ibérique avec la Suisse,
la Bavière, l'Autriche; la Bohême et la Pologne. Porto, Rayonne
Lyon, Berne, Munich, Prague et Varsovie sont à peu près sur le même
grand cercle.
La réalisation du BayOnne-Lydn pourrait être rapide si on le vou¬
lait tant soit peu, une grande partie de son ttacé se trouvant déjà
construite. 11 emprunterait le Bayonne-Dordeaux jusqu'à Dax, puis
le Dax-Mont-do-Marsan et le
Monl-de-Marsan-Marmande jusqu'à
lloueillès. Pour continuer, il faudrait construire

un

tronçon de trente-

cinq kilomètres et un pont sur la Garonne afin d'atteindre, par Dantarsan, Aiguillon et Nicole, le croisement du Bordeaux-Marseille.
Un raccord de sept ou huit kilomètres permettrait d'atteindre à
Glairac le Tonneins-Pcnne. On utiliserait l'Agen-Paris de Penne à
Monsempron-Libos et,, l'on poursuivrait par Gahors et Capdenac
jusqu'à Pencliot, lieu où le Paris-Rodez, quitte la vallée du Lot que
devrions suivre encore.
de Pencliot il n'y. à

nous

Au delà

plus rien et il restera à relier Capde¬
Puy; le Lot jusqu'à Kiitrayguc», puis la Truyère jusqu'au
(ligne de Paris-Béziers) nous offriraient un itiné¬
raire facile jusqu'au'- pied des monts de la Margeride. De la Truyère
à la Loire serait le tronçon le. plus dur à cause de la Margeride et
nac

au

viaduc -de Garabil

du Forez. Néanmoins en utilisant les ravins

qui mettent dans ces deux

chaînés parallèles de profondes entailles perpendiculaires, non loin
do Ruines (Cantal), de, Piiiols et de Loudes (Haulc-Loire), on coupe¬
rait vers Chanteuges le Paris-Nîmes et l'on rejoindrait vers Darsac
le Paris-le Puy. De là par
tout seul jusqu'à Lyon.

(Le Cadet de

le Puy, Firminy et Saint-Etienne.cela

Gascogne).

FALLES
Junt al pou
llauradora i

i baix la parra

Uaurador
mano a mano es l'an Ta mm;,
i el seu idilli no marra.
No l'a t'ai la la guitarra
por tan preciôs moment,
puix per art d'eńcantáment
ca J'rase és una cançô

encén la céga passiô
d'aquell amor tan fervent.
que

.Jean Bonnafous.

VALEWCIANES
llorers i xavala;

la Caldera
abrasa,
pastissos i dolços,
junt

a

de l'oli que
i puros.

de. i'aixa.

Ouina testa és ni

que tant se

regala

K.l.Sant dois Pepitos
La lesta a la falla !

!

L'âssumpt de la falla

Campanes al vol,

no

conté malicia ;

tabal i dolsiana,
balcons en banderes,

sa

vida és iictieia,

mûsiques i traça.
Estampa, hascuit,
llibrets plens de past.
piles de bunyols,

parqué és engin y osa,
perquè és divertida

no

i
a

pot insultai-

sols ve, atrevida,
fer-nos gojar.

va

�dans cette

est

c
1927
ceux

Samatan,
un

une

des plus vieilles de

depuis

an.

Vu

a

pittoresque maison,

que se trouve installée notre imprimerie,

se

réaliser ainsi

un

de

nos

rêves les

plus 'chers,

un

de'

qui pouvaient paraître le plus chimérique.

désormais nos propres imprimeurs.
Après plusieurs années de lutte, c'est la possibilité de reprendre et
d'étendre toutes nos publications : Le Livre Occitan, OC, etc.
Notre imprimerie dispose, déjà, d'un matériel moderne et
complet,
que nous comptons améliorer encore au cours de cette année 1928.
"Car, à peine créée, notre imprimerie a trouvé beaucoup plus de tra¬
vail qu'elle n'en pouvait exécuter.
Nous

sommes

A côté

de

tuellement

l'Imprimerie, nous avons créé
plein fonctionnement.

un

atelier de reliure, ac¬

en

Autant de
doit
seul

présages heureux annonciateurs du développement que
prendre notre Maison* d'imprimerie et d'éditions, créée dans le
but de servir par des moyens pratiques la Renaissance Occitane.
L'Editorial Occitan.

imprimerie OCCÎTAIME

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SAIVIATAN (Gers)

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lté ïêgioftaïe est reçue Sur Bureaux Ûu Journal, tá puMírttí
tató est reçue pur le Bureau Parisien des Journaux dé l'ro¬
ue Blanche; Paris (9"),■ t'élêph; Trud. 78.81,
et par toutes les
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              <text>Almanach occitan. - 1928</text>
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              <text>Dambielle, Honoré (1873-1930). Directeur de publication</text>
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              <text>Editorial occitan (Samatan)</text>
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              <text>1928</text>
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          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/b4b159d3f0538a191b209a7a76497297.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/13332" target="_blank" rel="noopener"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Littérature occitane -- 20e siècle</text>
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              <text>Occitanie -- Histoire</text>
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              <text>Bonnafous, Jean (1893-1987</text>
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              <text>Delhostal, Louis (1877-1933)</text>
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              <text>Galéry, Julien (1895-1931)</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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              <text>Trin, Antonin</text>
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              <text>Vermenouze, Arsène (1850-1910)</text>
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              <text>Vidal, Benezet (1877-1951)‎</text>
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              <text>Bouzet, Jean (1892-1954)</text>
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              <text>Camelat, Miquèu (1871-1962)</text>
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              <text>Philadelphe de Gerde (1871-1952 ; poète)</text>
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              <text>Derennes, Charles (1882-1930)</text>
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              <text>Garros, Pierre de (1525?-1583?)</text>
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              <text>Palay, Simin (1874-1965)</text>
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              <text>Calelhou (1891-1981)</text>
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              <text>Cubaynes, Jules (1894-1975)</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Séguret, Eugène (1896-1956)‎</text>
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              <text>Azéma, Pierre (1891-1967)</text>
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              <text>Barthe, Émile (1874-1939)</text>
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              <text>Wilson de Ricard, Lydie (1850-1880)</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939)</text>
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              <text>Fourès, Auguste (1848-1891)</text>
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              <text>Lèvefaude, Guillaume (1898-1993)</text>
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              <text>Ricard, Louis-Xavier de (1843-1911)</text>
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              <text>Rouquier, Louis (1863-1939</text>
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              <text>Vaissade, Paulin (1864-1945)</text>
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              <text>Loubet, Joseph (1874-1951)</text>
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          <description>An account of the resource</description>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;laquo; Organe bilingue d'action occitane et de vulgarisation &amp;raquo;, l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publie des &amp;eacute;tudes en langue occitane et en langue fran&amp;ccedil;aise des plus grands auteurs occitans. Il publie aussi des &amp;oelig;uvres in&amp;eacute;dites des &amp;eacute;crivains de la renaissance occitane. &lt;br /&gt;En couverture de l'almanach de 1927 et 1928, un dessin de Paul Mespl&amp;eacute; repr&amp;eacute;sente la maison, une des plus vieilles de Samatan, o&amp;ugrave; est install&amp;eacute;e la toute nouvelle Imprimerie occitane : &amp;laquo; Cette vieille maison qui abrite maintenant nos esp&amp;eacute;rances, et qui va nous permettre de les r&amp;eacute;aliser, est b&amp;acirc;tie dans la partie haute de Samatan, sur les remparts. Nous en acceptons le symbole et nous t&amp;acirc;cherons de faire d'elle un des remparts &amp;eacute;l&amp;eacute;v&amp;eacute;s de l'Occitanie. &amp;raquo;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&amp;laquo; Organ biling&amp;uuml;e d'accion occitana e de vulgarizacion &amp;raquo; l'&lt;em&gt;Almanach occitan&lt;/em&gt; publica d'estudis en lenga occitana e en lenga francesa d'autors occitans dels mai b&amp;egrave;ls. Publica tanben d'&amp;ograve;bras ineditas dels escrivans de la renaissen&amp;ccedil;a occitana.&lt;br /&gt;Sus la cob&amp;egrave;rta de l&amp;rsquo;almanac de 1927 e 1928, un dessenh de Paul Mespl&amp;eacute; representa l&amp;rsquo;ostal, un dels mai vi&amp;egrave;lhs de Samatan, que la tota n&amp;ograve;va &lt;em&gt;Imprimerie occitane&lt;/em&gt; i es installada : &amp;laquo; Aquel ostal vi&amp;egrave;lh qu&amp;rsquo;ara abriga n&amp;ograve;stras esperan&amp;ccedil;as, e que nos va permetre de las realizar, es bastida dins la partida nauta de Samatan, sur las muralhas. N&amp;rsquo;acceptam lo simb&amp;ograve;l e ensajarem de faire d&amp;rsquo;ela una de las muralhas mai enlairadas d&amp;rsquo;Occit&amp;agrave;nia. &amp;raquo;</text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Al 9</text>
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              <text>Mediatèca</text>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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      <name>Autors occitans = Auteurs occitans</name>
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