<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="2227" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/2227?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T01:53:44+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="1434" order="1">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/b184fe4a75bcba25d8c05a4db9bc6857.jpg</src>
      <authentication>146999704fb8c137a5a2c14612a7e431</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="5">
          <name>Omeka Image File</name>
          <description>The metadata element set that was included in the `files_images` table in previous versions of Omeka. These elements are common to all image files.</description>
          <elementContainer>
            <element elementId="74">
              <name>Bit Depth</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196764">
                  <text>8</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="75">
              <name>Channels</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196765">
                  <text>3</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="73">
              <name>Height</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196768">
                  <text>1131</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="79">
              <name>IPTC Array</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196769">
                  <text>a:1:{s:11:"object_name";s:14:"1911 15e Anade";}</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="78">
              <name>IPTC String</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196770">
                  <text>object_name:1911 15e Anade
</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
            <element elementId="72">
              <name>Width</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="196771">
                  <text>1696</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="138315" order="2">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/58bfaeb110b2b9c393a307d7f160dfd5.pdf</src>
      <authentication>bb41437e0044bbc7dc516285f23a24d6</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="621918">
                  <text>LA

RAISON

D'ÊTRE

de l'Ecole Gaston-Phébus
H
Si chaque membre d'une association assume par le fait seul de
son adhésion aux statuts fondamentaux de cette association, des
devoirs, dont le plus simple, le plus naturel, le plus rationnel et
le plus essentiel, est de concourir selon ses forces et ses moyens
particuliers, au succès de l'œuvre commune, il en est parmi eux,
qui, en raison de leur situation et de l'influence qu'elle leur
donne, ont des devoirs plus étendus si l'on peut ainsi dire, parce
que leur champ d'action est aussi plus étendu. De ceux-là
sont, dans l'Ecole Gaston-Phébus, les instituteurs et les prêtres.
Au cours de la première réunion des fondateurs de notre groupement, qui eut lieu à Pau, le 2 Janvier 1896, l'un d'eux, l'instituteur Eyt, dit la beauté et la grandeur de la tâche qui y incomberait
à nos maîtres primaires ; et. comme les prêtres paraissaient dès
cet instant, devoir eux aussi s'affilier nombreux, à l'œuvre naissante, ceux qui s'attelaient ainsi, vaillamment à la besogne, et
dont les craintes se portaient surtout sur l'avenir, se disaient : si
nous avons avec nous les prêtres et les instituteurs, nous aurons
les enfants, nous aurons l'avenir.
Eh oui ! si prêtres et instituteurs comprennent leur devoir béarnais, et si chacun d'eux accomplit dans sa sphère, selon tout son
pouvoir, tout son devoir. Où est il donc, le devoir béarnais, pour
ces formateurs, ces pétrisseurs de l'âme et &lt;Je l'esprit des enfants ?

�- 118 Et combien en est-il des uns et des autres, qui l'accomplissent
dans son intégralité ?
Il suffit que dans un de nos villages, une pimbêche, ou une
brute quelconque, venue ou revenue d'on ne sait où, s'y échouer
parce qu'elle compte y vivre mieux qu'ailleurs, ou y « manger »
plus à son aise les quelques sous de retraite que lui sert la Société,
ait des enfants et parle avec eux un français de pacotille, pour
que nos pauvres villageois tombent aussitôt en pâmoison devant
ce ramage importé. Et l'autre, la pimbêche ou la brute, celui qui
est venu ou revenu parmi nos libres campagnards, dont il a besoin
pour mieux vivre, adopte vis-à-vis d'eux, des airs de supériorité
suffisante, cache à peine son mépris pour la Terre et le terrien,
pour sa façon d'être et de vivre, pour son parler. Un vaniteux du
village — généralement des plus bêtes — voulant se distinguer,
s'avise tout à coup que ses enfants à lui, ne sont pas faits pour
user du langage commun, celui qui pourtant est le sien ; et ce
cuistre-ci trouve tôt des imitateurs, et le mal s'étend...
Nous passons pourtant, béarnais, de même que nos frères gascons, pour être une population spirituelle et fine ! L'exemple vient
de haut il est vrai. Ce fut d'abord le grand bourgeois pétri d'orgueil et de vanité ; il lui fallait frayer avec les fonquetionnaires,
avec ces messieurs et ces madames distingués à ses yeux, qui
avaient peut être vu Paris, Rouen, Lyon ou Lille en Flandre, qui
parlaient précieusement comme on parle en Ile de France, en
Bourgogne ou en Normandie; il lui fallait être reçu et parader
dans les salons des sous-préfets de Louis-Philippe Ier ou Napoléon III.
Et le mal descend. Ça a été ensuite le tour des boutiquiers —
s'il est vrai que l'homme descend du singe, il faut convenir qu'il
tient beaucoup du perroquet — pensez donc, la fille de ces spécimens de la moyenne et de la petite bourgeoisie béarnaise « tou
cherait» du piano et prenait déjà des airs de dinde qu'on mène
au Concours agricole ; elle ne devait certes pas se salir au contact
du vulgaire, et s'abaisser à parler comme parle le « vulgaire ».
Et le mal descend. Et le pauvre « vulgaire » qui voudrait bien
ne plus être le « vulgaire » au sens que les bourgeois dont il vient
d'être question attribuent à ce mot, ne s'aperçoit pas, ce prétendu
« vulgaire », qu'il va le devenir dans la véritable acception du
terme, qu'il va tomber dans la vulgarité du triste sire qu'il veut
imiter, du monsieur qui se croirait déshonoré s'il ne s'habillait
pas comme on s'habille à Paris, s'il ne parlait pas comme parle
M. le Contrôleur, et qui à la vérité a perdu toute originalité,
toute caractéristique, qui oublie ses traditions, abjure ses origines, qui n'est pas quelqu'un, qui est devenu quelconque, —

�- 119 dans la vulgarité vraie, la vulgarité incontestable, la vulgarité
plate, fade, cosmétiquée, vaselinée, vaniteuse et bête.
A l'instituteur de nos campagnes, à celui de l'Ecole GastgnPhœbus d'abord, de lutter de toutes ses forces contre ce lamentable état des esprits ; à lui de rendre à nos paysans la fierté de leur
langage, de leur indépendance et de leur race, à lui de revivifier
chez l'enfant du peuple béarnais l'amour de sa Terre et de son
Parler.
Qui empêche, en dehors des heures de classe, l'instituteur
béarnais de parler béarnais avec ses élèves; de leur raconter
quelque épisode de l'histoire de la petite Patrie, un fait qui se
passa sur le coteau où est perché le village, dans la vallée
où coule le ruisseau ; de leur apprendre qu'outre l'histoire
officielle il en est une autre à laquelle les siens ont été plus
directement mêlés et qui est plus intimement, plus véritablement
la sienne, et que cette histoire est, elle aussi, glorieuse ; de leur
dire qu'à côté des choses qu'ils chantent à l'école, et que surtout,
en dehors des ineptes et insanes refrains de café concert qui
pénètrent partout, il y a le Chant de leur pays, la douce cantilène
des aïeux, la chanson qu'encore aujourd'hui lancent sur les rives
de ses Gaves les fils pieux de la terre béarnaise, tel Lacoarret,
dont la noble « Cante dous Piquetalos », cette splendide évocation
du travailleur des champs et de ses tribulations séculaires, écrite
en une langue vigoureuse et pure, frappée en des vers si ferme
"lent martelés, portée par un air si adéquat aux paroles qui sont
i adéquates elles-mêmes à l'esprit du terroir, devrait fièrement
retentir dans toutes nos écoles ; qui l'empêche d'évoquer le vieux
Pays, d'émouvoir les cœurs d'amour pour lui, d'en célébrer les
"autés et les charmes, d'en éveiller la fierté et l'orgueil dans
8
me des petits béarnais, de maintenir en eux le sens de leur
dition, de leur conserver intacte leur originalité provinciale ;
ui empêche l'instituteur de l'Ecole Gaston-Phœbus de prêcher,
x repas de corps, dans les Amicales, dans les réunions intimes,
bonne parole auprès de ses confrères que l'état de leur esprit ou
ours préoccupations n'ont pas spontanément tournés vers nous ?
es derniers, enfants du peuple, ne peuvent pas haïr, ne peuvent
as vouloir trahir leur petite Patrie, le sol d'où ils sont saillis, la
rre où ils sont toujours enracinés, celle dans laquelle ils iront
êler leur poussière, à la poussière de leurs ancêtres ; ils ne peuvent pas haïr, trahir, ce qui est l'expression de l'âme encore
vivante et vibrante de ce pays : son Verbe.
Mais ce qu'il doit avant tout, le Maître béarnais, — car là, est
tous comptes faits le devoir initial, le devoir primordial, celui
qui est le plus facile à accomplir, celui qui est à la portée de

�- 120 tous, — c'est en dehors des classes, s'il n'ose ou s'il ne peut dans
les classes, parler béarnais à ses propres enfants. Les instituteurs
qui sont venus à nous ont fait acte de foi et de vouloir. Ils ont cru,
ils croient qu'il faut sauver la langue pour sauver le reste ; ils ont
proclamé leur volonté de s'employer à l'œuvre de salut. Ceux qui
ont une foi, n'ont pas tant à la prêcher qu'à en pratiquer les préceptes et les. maximes, à en observer les lois. Les adjurations les
plus pressantes, si elles ne sont vivifiées par l'exemple, n'amènent
à rien, ne produisent rien que déception, et cela aussi est non
sens, anomalie, hypocrisie, et -cela amène un effet tout différent
de celui qu'on poursuit. L'instituteur béarnais de l'Ecole GastonPhœbus nia pas le droit de ne pas parler, en dehors des classes,
béarnais à ses enfants, à ses élèves.
Et les prêtres béarnais de l'Ecole Gaston-Phœbus, qui ont
consciemment adhéré aux principes qui sont la raison d'être de
notre apostolat, ont des devoirs similaires, sinon en tous points
identiques. Nous ne pouvons mieux faire ici que de reproduire
des fragments d'une Lettre qu'un prélat Gascon vient d'adresser à
son clergé catalan ; en écrivant ainsi en faveur du Catalan,
Mgr de Carsalade, évêque de Perpignan, pensait évidemment aux
dialectes d'Oc dans leur ensemble, et surtout à son dialecte de
Gascogne, car, ce- qui s'applique aux uns, s'applique aussi aux
autres :
« Il y a en France, disons'-le en passant, des intellectuels qui
s'irritent contre l'ordre établi en ce monde par la divine Providence et qui prétendent modifier cet ordre au profit de leurs idées
personnelles. Or, sachez que Dieu a voulu ce qu'il a établi, la
diversité des peuples. 11 a donné à chacun d'eux un caractère
particulier, une personnalité propre qui est le reflet de la terre qu'il
habite, de la langue qu'il parle et qui détermine sa race. La terre
et ht race sont inséparablement liées l'une à l'autre et de leur union
est née la langue, après une gestation quelquefois séculaire. Tenter
de détruire l'un des trois termes de cette trinité, la race ou la
langue, même sous prétexte d'unité nationale, est une œuvre impie
et chimérique.
« MM. les archiprêtres, les doyens et les ecclésiastiques que
nous avons convoqués, avec les membres de notre Conseil, pour
discuter la question du petit catéchisme, tous prêtres de grande
expérience, ont été unanimes à réclamer l'édition catalane que
nous vous présentons. Ils ont exprimé aussi le très vif regret que
les jeunes prêtres délaissassent trop facilement la prédication dans
la langue du pays, et ils nous ont prié d'intervenir pour mettre un
terme à cet abandon qu'ils jugent avec nous absolument désaslreu.r.

�- 421

-

M. le supérieur du Grand Séminaire pénétré de la même pensée
et toujours soucieux d'armer les futurs prêtres en vue du plus
grand bien à faire, a exigé d'eux qu'ils sussent leurs prières en
catalan et qu'ils s'exerçassent à la prédication catalane autant
qu'à la prédication française. Nous sommes heureux de cette
occasion qui nous est offerte d'exalter devant vous la vieille langue
des dieux, d'en célébrer les incomparables mérites, de la proclamer avec tous les savants du monde, la fille aînée du latin, fûla
progenita dell llati, de vous dire, enfin, qu'il y a pour tous un
devoir sacré d'honorer et d'aimer cette langue si belle, si sonore,
si énergique et si douce, si magnifique et si simple qui a été peadant des siècles la langue unique de vos pères, la langue des
chartes, de vos libertés et de vos coutumes, la langue de vos
chroniques, de vos poésies, de vos chants populaires, de vos goigs
si pleins de foi et de piété,.. »
Mais qu'importe tout cela, aux yeux de beaucoup de jeunes?
Qu'importe encore que le Concile de Trente ait recommandé, s'il
n'a pas imposé l'évangilisation des peuples au moyen de la langue
populaire. Ce qui importe à leur puérile vanité, c'est de ne pas
paraître vulgaires et triviaux...! Oh ! insondable, incommensusable badauderie humaine !
Qui sait pourtant de quelle radieuse et majestueuse beauté, un
grand orateur chrétien que pourrait, parmi les jeunes prêtres,
susciter sa pratique, revêtirait une langue aussi harmonique, aussi
souple que la langue d'Oc dans ses divers dialectes, quel lustre
insoupçonné il lui donnerait, et quel merveilleux, quel incomparable levier d'âmes il en ferait...
Mais que les incroyants se rassurent... !
YAN DOU BÉARN.

ARREB1SCOULADE
Adare, mies, qu'èy prou plourat,
Que crèy qu'ey lou moumen d'arride.
E que n'ey lou dret bahide !
Lou coo defun hens u hourat
Dap la sole frémude,
Que m'ey de pregoun enterrât
Qu'ey hort taupic e qu'èy gahat
Au galop la courrude.

�r-

122 -

Dous dies que sègui lou briu,
Chens pensa mey brigue a la bélhe
Se sabèts quoan m'en trobi mélhe...
Qu'èy lou coo mourt mes lou sang biu !
Quine boune susprése...
Qu'ey yétat l'entée maladiu
E que souy mey leuyè, per Diu.
Ouérats, u coo que pèse !
Que canterèy bestit de nau
Mourétes e rouyes e bloundes
Gliets d'a-m'en trop, chets tiene-n coundes
Ana-m'en que saurèy s.at eau.
Tau diatche lou pipiadye !
Que souy trop bielh enta gouarda u
Se l'Amou s'en ba, lou bet mau...
E doun, mie, bou biadye !
Peruquan a tout grapilhou
Qu'en anerèy a l'abenture
Capbath lous cams e la berdure
Drin pertout coum u parpalhou.
Lèu que-m sarrerèy l'aie
E qu'abacherèy pabilhou
Se m'amuchen nat agulhou,
E hardit toustem, haie !
Qu'aurèy ta hilh lous mis bercéts
E ta hilhes las mies cantes,
Ne las herèy pas trop gnaçantes
Nous herèy pas trop machantéts.
De tau fayssou bahide
Que-m birerèy lous camoufléts
E ne rimerèy pas couplets
Sounque ta m'en arride !
Al.

CARTERO.

Nabèths Counfrays
M. Mirât, Gaston, compos. de musique, 7, Place de la Halle, Pau
M. Bousquet, Louis, recev. des contribut. indirectes en retraité
6, rue de Pau, à Oloron-Ste-Marie.
M. Régarie J. B., (A), £ Pontacq (B.-P.).
M. Bégarie, abbé (A), curé de Gomer, par Soumoulou.
M. Quidarré, chanoine (A), secrétaire de l'Evêché de Tarbes.

�Salies !
Leyende dou bielh temps
Qu'ey ha bèt tems à d'aquò ; qu'ère per l'an de gràci doutze cens
e nonante û ; Joane de Nabarre Rèyne de France qué-s aòeyabe
hens Paris, que l'habé gahat la marrane1 de la terre majrane e
qu'ère ganide de tourna bede lou soû caridous pèys dou Biar oun
ère badude : per û die qué-s apitec sus sa carossi ye à chines
yournadetes bienouc debara hens sa boune bile de Biharnou au
castèt de soûs auyòs ; soûs acugnadès2 qu'èren touts estais de
grans cassayres de pay en hilh ye despuch û temps esmemouriau qu'atertànguèn au castèt ûe mûte de cas courens de la prumêre tilhe dab û cagnoutè e dus fanfarayres.
Hens aquet tems qu'ey habè per l'ire» de la bile de Biharnou, û
galès3 amoulè, echauriden qui charrabastabe las campagnes bésies,
troulhabe lous enfruts de cab à seguères, bourneyabe las enbotes
a la sasou e bire-boucabe lous prats dou débat dessus entâ desterra
lous gritous doun ère hort africoutè : adês qu'ù cop la Rèyne
Yoànne estec arribade, lous paysàs qu'où mandèn û messaiye, tà
la prega de hè da la casse p'ous soûs cas à d'aquet heroustumi ; la Rèyne hascouc û arcoelh . amistous aus mesatyès e lous
apourmentouc d'où hè da la casse lou Dizaus anprop* que perbengoussin sous bésîs e amies, qué lou recapté qu'haure loc sus e
l'abiat de la carrère qui ba de de Bicharnou à Saubeterre ; la
Bèyne qu'at hascouc asabe aus ségnous dou besiatye tâ que
bienoussin prene pars à la casse et qu'en mandée û me'ssatyè au
Prenci de Biarn hens sou castèt d'Ourthèz, qui ère Gastou sètgnat8
dou coumte de Fouch ; au die fissat lous fanfarayres e lou cagnoutè
dabe sous cas encoublats qué s'arendoun à punte d'aube sus
l'abiat de la carrère de Biharnou à Saubeterre e lous fanfarayres
tountourèn l'arrecapte : lous cassayres qu'arribèn en mené,
armats d'ars e de pubales6 agudes e guinchudes" qui pourtaben
hens û cousso pihat à la cinte, d'autes qu'èren armats de malhucars de hèr, de loungues andeyes, besougnetes, bourdous, galihes,
dalhes amanchades à l'arrebouhin, destaus e cœtera ; qué s'abién
touts de cab à l'ahourês7 qui-s troubabe à mâ gauche de la
carrère qui ba de Biharnou à Saubeterre ; quòan estèn à la lissèrë"
de l'ahourês, lou cagnoutè que desencoublec lou milhou câ tâ
serca lou rez e digouc aus cassayres d'esta-s aqui'u dab lous autes

�— 124 —
câs denqui qué tournessi, puch qué s'acabidec catsus lou gran
carrey qui gniscle l'ahourês en dus tros d'û cab à l'aute ; quòan
arribec dret e dret de las gàroulhes dou riu dou Lez lou cà que
s'estanquec, arnasilhec la terre dus ò très cops, hascou flicouteya sa
coude e andec û auhuc8 eslouncat ; lou galés qu'ère passât aqui'u ;
alabets lou câ qué dintrec cabbat las bruches en da de la ganarro9
ye a cen pas mey à l'enbat qué s'estanquec dabans ûo gran brucho
harsido de brocs e d'aroumecs, lous péus se l'erichèn s'ou charèu
ye qu'andec dus auhuglets araucs e brèus, lou ragou qu'ère
aqui-ù. Lou cagnoutè que lunec de tràs lous hutalhs y percebouc
l'auyami aclepat coste û tap au pèd d'ûe grane hayole, qui apapourabe touts lous autes aubres de l'ahourês ; qué hascouc repèd
ye s'en tournée en ta'us cassayres e Tous digouc : — Bedets la
cabelhe d'acere hayole, lou galés que y ey aclepat au pèd, qué la
ban cinta de touts lous trems .puch qué desencoublerèy lous
câs, qué l'aniran desbruchouca e n'éu manquets pas lou
heroustumi à la partido ! Atau qu'estec hèyt, puch quoan touts
lous cassayres estén apoustats lou cagnoutè desencoublec lous câs,
e lous boutée s'ou rez : qué partiscoun en auhugla y'arribèn batlèu à la bruche ; qu'ey hutalhèn tâ l'ana pegniga, més lou galés
qu'ous brounic de trâs e d'û cot de gouril qu'en hascou camucheta
û las tripes au bens, puch s'en tournée atapa ; lous autes câs
hascoun repèd e iroulèn la bruche en l'auhugla de cab : lous
cassayres qu'arribèn, lou cagnoutè qu'aganchec ûo pubalo ser la
cordo de soun ars, lou tenouc de tanc que puscouc puch en tout
guigna lous galés aus flams qué desganchec; la pubalo'0 particouc
dab û chiulemens agut e s'anec clanppuncha hens lous flams dou
ragou, més nou puscouc pas ahica-s prou à-cabens peramou de
l'expéssou de la coudene oun damourec pihade, lou ragou qu'an,
dec û gourilhet" estrenidens e partiscouc de trâs las bruches;
pu'haberen dit û arascle : cauques cassayres qu'où desganchèn sas
pubalos en passa ; alabets lous fanfarayres tountourèn lou desbrushoucat, lous câs qu'auhuglaben, lous omis que cridaben et tout
aquò hasè û terretrems e û ba terme de talemens grans qu'haberen
dit qué bireboucaben l'ahourês dou débat dessus ; tout lou die lou
galés que-s hascou truca hens las bruches e lous talhadis més nat
cassayre n'ou gausec attende de péhèrre12 de tan qu'ère esheroustiu ; drin aban de l'escouc dou sourelh que gahec ûe garoulhe
empasterade e hère pergounte tâ sourti dou bòs e gagna las
labous ; més aqui'u que l'argoubaben dus cassayres atrepits
qui l'attendèn pèherrats: qu'èren lou hau de la Flame armât

�- 125 dûe longue andeye de hèr mâche e tout e lou Manou lou bouscassè
armât d'ûe destrau basquése, amachade d'û péterre de rèchou
loun e tilhous ; lous galés qu'ous bédouc mésnou-s horobiec13 pas
de sa carreyree clanpouchec tout de dret s'ou hau : aqueste qui
tienè l'andeye dab toutes dûes la mâs, l'at pauhiquec hens lou
cos en guigna lou poutralh, més que manquec drin soû cop e
l'at ahiquec hens l'espanle denquie l'os ; si lou hau habè
mancat lou cop lou ragou nou manquec pas lou soû, d'u soul
gnac qu'où birec de patèrnes e maugrat las doubles bléses de
còé dou coèchau14, qu'où truchecla coèche coum quecroeh ucanaoéroun sec ; lou Manou qué boulec à l'ayude dou hau e tirée au
heroustumi û cot de destrau ser la crouts de la rhèe qui l'habère
asclat en dus tròs, més qué s'eslissec d'u pèd ye nou gahec pas que
la coèche oun hascouc ûe gniscle d'u pan e miey de loun e de
quòate dits cabense ; lou galès esmalit s'arrebirec de cab à d'eth e
lous dus cassayres qu'èren perduts chens e l'arribade douscâs qui
counegoun l'auyami blassat e s'ou pihèn à las aurelhes, à la ganarre, à las tenplegues e à la bentresque ; alabets eth qué dec û
brus bounbit en abans, hascouc garioula lous câs de patèrnes à
drete e à gauche, més lous dus qui èren à las aurelhes qu'ey
damourèn pihats ; d'un cabousseyat pouderous qué s'ous despihec de las aurelhes e partiscou en quoata catsus las labous tout
dret de cab à Biharnou ; qu'ère toutu drin echanpouat dous pics e
dous blaus doun ère crierat'5 e per la san que perdè ; que s'estancabe per tems tâ hè cab aus câs qui'u toucaben de ras e à cade
estanquet que deychabe ûe paute de san ; qu'arribec atau au baniu
dou moulin, qu'où troubessec en nada, arpichouec sus la cantêre
de l'auste estrem e s'en anec enbara-s drin à l'enbat de la bile de
Biharnou hens ûe m'aguiche15 ensaupicade de barlaque, harside
de brocs, d'arroumecs e gaòarres de talomens enbruchoucade que
yamés lous bius nou y èren dintrats ; que hutalhec de trâs tout
aquet bastaratye e s'anec acula-s coste û tap ; lous câs qu'où seguiscoun en segui lou hutalh oun ère dintrat, més qu'ous brounic de
trâs y'en esbentrec encoêre dus ; lous autes echaurits qué hascoun répèd s'en tournèn deban lou hutalh oun auhuglaben de cab
à d'eth. Lous cassayres qu'arribèn ù quoan aute e tienoun coûselh
tà sabe sò qué calé ha : duste touts qu'estèn d'abis d'ana tâ la bile
serca esgalihes, soustreyes, destraus e d'esbasta la maguiche; més
d'autes qué digoun qu'ère danyerous de s bentura de cab à la
noèyt de cab en u heroustumi parié, qué balè mey attende lendedie, que daulhous dab lous pics, las gniscles doun ère crierat e la

�- 126 san qui perdè que l'y atrouberen mourt à cop segu Tende mayti ;
lous cassayres que s'en tournèn lous de prop entà sa case e lous
autes qu'oustalèn coum puscoun hens la bile. Aquet sé lou Prenci
de Biarn qu'arribec dab ûe mûte d'ûe doutzée de câs,anec hé sas
aumenances à la Rèyne Yoane y escusa s de n'esta pas puscut
arriba mèy lèu : la Rèyne qu'où hascou û arcoèlh dous mey
amistous e boulouc qu'oustalessi hens lou soû castèt ; qu'où countèn
de coum s'êre espassade la casse, eth qu'arrepiquec : —de dus û
eth ou you douma que calera qu'en passi !
L'endedie à punte d'aube lous fanfarayres'que tountourèn l'arrecapte ; lous cassayres qu'arribèn autalèu, lou cagnoutè qu'amiec
touts lous cas à la maguiche, més n'ey troubén pas lou galès,
qu'abè desguinbat de trâs la noeyt, alabets qu'arribec u paysâ qui
digouc : — E sercats lou galès ? — AHbé ! E sabets oun ey dat ?
— Tio bé lou nouste Farou que l'a hèyt enbarra dabans die hens
lous bòs de Caresy, bienets dabé you. Lous cassayres qu'où seguiscoun, adès qu'û cob arribén au bòs coum n'ère pas hère gran,
qu'où cintèn de touts lous trems, desencoublèn lous câs de la
Rèyne e dou Prenci puch qu'ous boutèn s'ou rez ; lous câs que
partiscoun en tout auhugla s'ou rez encòère caut e troubessèn lou
bòs, més lou galès nou pariscou pas ; qu'habè entenut l'arribade
dous cassayres e quère partit d'augide ; lous cas en segui lou rez
qué-s acabidèn tout drét de cab à l'ahourês oun l'habèn desbuchoucat la bèlhe ; aqui'u lou ragou qué-s tournée hè truca tout
lou die hens las bruches e de cap au brespe tournée gaha la
garroulhe ta gagna las labous : lou Prenci de Biarn qué l'y argoèytabe, més que desbruchouquec drin à l'ensus de l'endret oun ère
apoustat e s'acabidec en courre a bente à terre, de cab à Beharnou ; lou Prenci qu'ey galoupec à pè-yuns en tira per las endresses ta coupa-u lous dabans. Qu'arribec tout espoussat à la maguiche
e s'anec apousta darrè ûe tusque de gaòarres dabans lou hutalh ouii
êredinbratla bèlhe ; qu'ère tems ; lou galès qu'arribabe pougnacat
p'ous câs, autalèu lou Prenci qu'où bedou qui desgarioulabe lou
rapalhoû ta bengue s abasta, qu'ère armât d'û malhucar dehèr à
double coub, amàchat d'ûe lounque tare d'agrèu miflente e tihlouse.
Lou galès qu'ère heridous; dues loungues dens garières que punteyaben de cade coustatde sas gagnaules, sa loenque rouyecoum la
san que pindoulabe de sa gaute, soûs oelhs que lusiben hissans
coum sengles carboùs, sas cèdes qu'èren erichedes s'ou- charrèu
coum puntes de lésénes, qu'ère tout amarat de hangue e de san ;
quoan arribec duste dret-e-dret dou Prenci qui tienê dab toutes

�- 127 —
dues las mâs soû malhucar arquilhat en sus dou cab, d'û soubte
andat qué sautée dabans lou héroustumi ; aqueste estounat qué-s
estanquec lèu à l'iròu d'ûe segounde ; qu'estec prou : lou Prenci
que l'apataumec à rebire-bras û cot de malhucar sou mourrou tremiey de las dues aurelhes, l'auyami que chanqueyee, las dûes cames
de dabans qué s ou flisquèn ye què cayouc de patèrnes estabournit : chèts perde pause lou Prenci qu'où sautée dessus ye dus
cops pèt-à-pèt qu'où clampounchec soû larye coûteras de casse
hens lous flancs ; la san qu'echistrec tau coum quoan dessuren
lou dousilh d'ûe Piparde pleye de bî ; lou galès hascouc encoê
cauques estrepassides puch sa bite qué-s echourrec dabé la san
hens u darrè ranguilh : lou Prenci s'arquilhec e sou,capèt en mâ
de sa bouts pouderouse qué cridec : — A mourt ! A mourt ! A
mourt! E lous fanfarayres qui l'entenoun que tountourèn l'alali :
Haraut ! Haraut ! Tou ! Tou !
qu'ey mourt lou ragou !
Soulet de dèts cors,
N'anira pas entâ case dous mourts,
Més si lou sou flam,
ey lindrat de san.
Mey d'u boû bitchoû,
qu'ha bist chourro lou soû !
Haraut! Haraut ! Tou ! Tou!
qu'ey mourt lou ragou !
.. Lous cassayres qu'arribèn à galops ye bienoun acoûplimenta
lou Prenci de sa bère prése ; puch que carquèn lou gabès sus u
bayar e quoate omis dous mey gaÁuts qu'où pourtèn au castèt de
la Rèyne : aqui-u lou Prenci boutée youlh en terre en tout dise :
Agradats nòble Rèyne l'aumenance qui-b's en hè lou Prenci de
Biarn ! La Rèyne repiquée : — Gran Mercès brabé, bé sabèy you,
Perdiu, que nat nou l'aucire sounque Ion balens gnat dou counte
de Fouch !
Alabets qu'anèn serca ue gaane cauterade d'aygue ye breguèn
lou Galés de la hangue e de la san doun ère tout amarat ; qu'estèn
touts estounats de bede qué dab las esgniscles e lous pics doun
ère tout crierat i'auyami qu'habourri puscut acouserba sa grrrudou e soû gòalhardè ; mes so qui lous estonec lou mey qu'estec de
bede las blassadures de la bèlhe duste apoutenades e crestadouseyades : lou Prenci de Biarn que digouc qué tout aquò debebe
esperde-s à las bertuts de las aygues e dous bours oun s'êre barlacat e que bederen aquò lendedie.
Lendedie à punte d'aube lous cassayres qu'esgalihèn17 y es

�— 128 —

bastèn la maguiche, batlèu que desapriguèn ûe barlaque doun la
hangue humabe ; drin mey à l'ensus qu'atroubèn û tutey dóun
l'aygue huistábe en bourideya dab ûe humarlêre toute pariêre à la
d'ûe cautère d'aygue quoan bouris ; que touquèn l'aygue, qu'ère
caute bourente, que la bouloun gousta, qu'ère salade à hòec de
sau ; puch que houtyèn la terre dab trenques e paloùs, ta serca
l'échour de l'aygue dou tutey, més aus purmès pics qui dèn qu'a"
troubén à ras de terre las yemes de sau toutes natres ; que boutèn
aygue de la dou tutey hens tesures qué-s échaubenquec biste ye
deychec à las paraus de las tésures croustêres espésses de sau de
la mey fine. Lou Prenci de Biarn qué digou qué de ségu aqueres
aygues que debèn habe la bertut, d'ablousa la san, de balha garrudou, é goalhardè, de goari de tire e crestadouseya, lous pics, las
esgniscles, lous uridèris18 e autes malichèrles de la pèt, de sana
lous eslabassats, lous rèlhous, lous echancats e lous qui èren entecats d'anousidé19. Batlèu qu'ey courroun de tout lou Biarn en lâ,
au cab de cauques dies lous malauts s'en tournaben sanats dab
de fresques coulous, garruts e goalhards; que hascoun basti sus
aquet endret u bagna, à l'irou dou eau s'arquilhèn batlèu oustes
esmanefics ; ûe bile nabe qué s'acousterec e cot-yuntec dab la
bielhe bile de Biharnou, las dues qué-s amaguèn e batlèu nou-n
hascoun pas mey qu'ûe ; que dèn à la nabêre bile lou noum de
Salies, y entâ sauba lou noum delà bielhe que las amaguèn en u
soul noumentat ye las aperèn Salies-de-Biharnou, dou méy tard
per û bire loenque hascoun — Salies de Biarn.
Betare la hamade d'aqueres aygues qué-s ey espandide liens lou
mounde entié, lous estranyès qu'ey bienen en abounde de hère
loègn serca la senetat e la goarisou de sous entées e Salies de Biarn
que déu sa bastide, sa hamade e soun richè en û heridous galés !
Au die lou hoèy Salies de Biarn qu'ey.debienudeûe delà purmères
estacioûs bagnayrères dou mounde.
U Felibre dou Bach Armagnac per grat de l'arcoèlh amistous
que lou Gurmèth de Salies hascouc endèse nau cens nau a la Féli
breyade de l'Escole Gastou Fébus.
Marius FONTÀN.

Esplic de cauqués mots
^Marrane : hantise ; 'Acugnadès : ancêtres ; 'Galés : sanglier ; 'Anprop :
après; 'Gnaí : 'gendre ; *Pubales : flèches; 1Ahourès: forêt; "Auhuc :
aboiement ; 'Ganarro : gorge ; ,aGourilhet : grognement ; uPèhèrro : Pied
ferme; "Horobiec : dévia ; "Coéchau : cuissard; "CrUrat: criblé; "Ma(juiche : maquis; "Esgalihcn: émondêrent ou élaguèrent ; "Uridèris:
Ulcères; "Anousidi : anémie.

�- 129 -

us la Couméte de Ha
E l'abets biste la couméte ?
Jou qu'ey belhat pendén cheis neïts,
Lous ouelhs braquats a la kméte,
E de ségu chéns nats sauneis..
En tout cerqua la bère estéle,
Qu'ey bis lusi quauque lugrâ .
Biste coubrit coum d'ûe téle
Mes coue nou n'ey bis nat grâ.
Soubén lou cèu que basé négue,
Qu'aurén talhat l'escû a pics
Coum û troupét d'asous arnégue
E que fénech dens lous soupics.
Atau dous crums la brounidère
En sé réga que s'enténè,
La lue qu'ère estujade hère,
E n'en parechè nat cournè.
Lèu lou périgle que truquabe,
Lous eslambrecs qu'èren cingléns,
Tantos la neit coum hén la cabe,
Tantos lou jour dous mey biuléns.
Entertan lou bén e la plouge,
Las grésilhes, chens nade fî.
Dou sou rentrât a l'aube rouge
Nou cessaben dinquau matî.
Toustém lous teints que degouttaben
A flocs dinqu'a sous arrousès
Pertout las aiguës que couhaben :
Lous palocs qu'èren arrasès.
Toustem que countinue a plabe
E né sé pas quouan fénira ;
Drin trop la terre qué s'ellabe
Sé calé hems ? qu'en caléra !
Pous camps, arrelhes e tournères
Né poden pas mey régourja,
Capbat lous prats, las arribëres,
Lou hé que-s terre en d'arranja

�- 130 -

Pous bords dous soucs lous blats chens palhe
Que:s soun négats a dé grands tros.
E lous milhocs, nat n'ous tribalhe,
Né gnaura pas oayres dé bros
Aus bignobles, las carratères
Qué l'aiguë ecruse en s'escoula,
Que-s emporten las bounes terres :
Lous arrasims que ban coula.
Qu'ey emplégat lou labouratge
Lou talhatge oun eau tant d'oubrès
Lou sulfatatge e lou soufratge
En da s'éc bése perde après.
Qu'an pourtant dit qué la coumète
Que hasé base de bou bî.
Jou n'at crey pas (qu'an bèt prouméte)
Lhèu qu'aurey tort (qu'at bouléri !)
Déns touts lous cas, lou sou passàtge
Né séra pas caucoum de nau :
Dou temps troublât qu'abém l'usatge...
S'a heyt arré qu'a heyt dou mau !
•
- .

J.-B. LAMARCADE,
de Geaune (Landes).

Dou tems de Gastou Febus
A las hèstes de campagne, quoan lous gouyayts e s'an hèyt ûe
beroye plégue de bourit, de farcit, de roustit, de pastis e de roumadye, n'ous suféch pas, enta pla deberse, de s'esloucha la cinte.
Enta ha, coum dits la mie besie, « la decisiou », que eau da-s drin
de moubemén. E labets lous yoéns que hèn a las quilhes, au bire
perche, au yète barre, au posse-calhau, e lous qui bolin paréche
mèy horts encoère que hèn au patac.
D'où téms de Gastou Febus que-m menshidi que debè esta û
drinot parié. Nou sèy pas si las quilhes èren encoère embentades
e lou saute-corn counegut ; méy ûe cause qu'èy pla segure : lous
tours da forse qu'èren en aunou per la countrade biarnése. La
probe qu'en èy deguéns lou libe de Froissart, lou gayman crounicayre. Puchqu'at a escriburque déu esta bertat.
Quan aquét Froissart biengou béde a Ourtès, la Cour de l'ayma-

�— 131 —
ble biscounte Gastou Febus, qui ère la Cour la mèy renoumade
dou mounde, — que hé lou cami dap u coumpagnou de biadye
qui aymabe de batala e qui-u counta haut ou bach coum asso la
héyte d'u certén Ernautou d'Espagne.
Qu'ère per Nadau, e que y abè, coum toustém en parèlh die,
grand regaudissemen au castet d'Ourtès. .Que hasè û réd qui
pelabe. Lou biscounte, dab û hardèu de yantius, de chibalès e
d'escudès, que-s cauhabe en ûe crampe dou soulè, segut daban ûe
chemineye hère larye, e coum nou s'en y hè mèy. Soulamén, lou
larè n'eslamabe pas goayre, lou hoèc qu'ardè a pênes e l'auyourade n'anabe pas loégn.
Gastou Febus que digou labets : Amies, que torre a pèyre héne ;
que-s bam mouri de réd si nou hèt ûhoéc batalhè. Autalèu Ernautau que debare lous escales. U cop au miéy de la pa'rquie qu'y
trolm u doudzenat d'asous cargat de légne entau serbici dou castèt.
E dounc ! e sabèt so qui hé labets aquet demoun d'Ernautou ?
Que soy segu que n at debinarét pas. Goalhart coum û taure, que
s'apressa dous bourrous, que passa lou cap débat lou bénté dou
qui parechè lou mey cargat, qu'où se bouta sou cot dap lou hèch
e, l'û pourtan Faute, que s'abia decap aus escalès. Qu'ous puya
coum si n'abé abut sus l'esquiau qu'û craboutot de quinze dies.
Arribat s'ou soulè, que-s hé ha plasse en hougnan lous ûs, en
escouban lous autes dap las broustes de la cargue, e quan esté
daban lous grans landrès, d'û cop d'espalle tarrible qu'arrounssa
s'ou hoéc l'ayne e la légne.
Yudyat si y abou cridassère, batahòri, esclaquerats d'arride !
Yamèy las paréts de Mouncade n'abèn bist û tau espectacle ! Lou
soulè que tremoula coum lou yunc héns l'aygue e lou sourroumbourroum que s'estenou pou besiadye. Per so qui ey d'Ernautou,
lous applaudiméns que l'arribaben de tout coustat, e que m pensi
qu'arrés nou boulou serca de brut a û gabilat qui hasè d'aquéls
tours de forse.
Qu'èy atau qui lous grans moussus e s debertiben austes cops
enta s'escalouri. N'èy pas eslounan si lous Biarnés aymen toustém
lous yocs oun eau abé pugnat, e si û bignè dou Bic-Bilh qui bibè
nou y a pas trop loungtemps e qui ère hort et tabé coum û brau,
e s debertibe a bébe de galet, dap û barricot de cent boutélhes,
plé dinque au boussou.
A. LACAZE.

�- 132 -

Madalène
SOUNET

Echouroulhade dens la quèbe, l'aymadoure
Dou Crist, la Madalène amourouse aus oelhs dous,
Blanque de car, horte de tite, que-s sadoure
De ranguilhs enraucats e doulens e de plous.
Lou cos de nèu, de la beroye peccadoure
Eslame en l'oumpre et l'escurade trahidous,
E Madalène, cap bachade e plouradoure
A l'oelh de Diu, anude son co pietadous.
Lou rebrum dou Passât en soun amne s'abite,
E sa bouque d'arrague, oun arrisè la bite,
Panle e banhide qu'ey de lagrémes de do.
E, se trop escousen lou Soubiene, que-s dole,
Que ploure : las mans à la care, utnit lou co,
E la garbe de sous pèus arrous que pindole.
François DE

LARTIGUE.

Lou Farsur dou biladje
E l'abéts bis aquét caddèt, s'a brigue de bergougne ! N'ey pas
maje qu'û câ segut e que-s crét gran coum moundèris.
A l'enténe que dirén, per ma fé, que lou Rèy que la oeytat las
baques.
N'ou deréts pas l'adje qu'y a ! Quoan ère joén que j'a dequo
cinquante ans ou mey qu'a courrut Sagorre et Magorre, qu'a
galoupat lou péys, qu'és anat ta Pau, ta Lembéje, belhèu tabé ta
Bourdèu, proumou que dits qu'a bis carrères... lounques, bourdades de maysous hautes a pèrde de bistes.
Toustém countén, ehbérit, encoère méy curious, que-s méscle a
touts lous ahàs, que counéch tout, n'a pas pou a-d arrés, lou regén,
lou mayre, lou curé que soun passais a la soue estamine. S'ous
trobe en camî qu'ous muche bère care, qu'ous dits so qui ou
rebién, niés n'an pas mey-lèu biratlouq... qu'ous hè ûpam denas.
Qu'ey talhur dou sou estât, qiie-s gagne quauque souricot en
cousén pous endréts, culotes e bestots... A la soue maysou né
gausen pas pourta-u lou drap, proumou que saben l'arrépouè ?
talhur, boulur, pane hiu, pane drap... N'en die pas méy. A
l'Escloupè ou a Gourthiade, tout lou diménche que béu boutélhes
e pintous, que ba de lue taule a l'aute en tout counda foutèses,
que paguelou sou ehcot dab margagnes e n'a pas jaméy mounéde.
U cop toutû quauqu-û qu'où hasou mucha la pèce! Qu'ère û luis
d'or de dèts liures, que l'y lampèn au cap dous dits enda-u

�- 133 dehmouneda, mésque s'engourgoussi en ha l'arris dou câ, que l'y
tournèn de pietat ; que l'y abè balhàt la hémne se disou en da
croumpa u'ue pélhe au marcat !
Praube hémne I b'en l'a doun hèyt bése ; oéy qu'é mourte e lou
boun Diu que l'a hèyt bère graci.
Enda-n tourna rebiéne au nouste talhur quoan ey per las maysous enda couse que bo toustém esta a la cousine, gourmantou
coum ûe padéne que bo sabé so qui-s cots, queseré chiiïounat s'ou
balhaben pas lou sou talhuc.
Per û cop, enda ehdejoa, la daune qu'où dits :
E bouléts û oéu talhur ou ûe carboade ?
L'û dab Faut se respoun, tout mehclat qu'é miélhe e qu'en y a
méy.
S'ey gourmantou, ehcargnous, maudisén, n'ey pas déboucious :
a la messe ne l'y besèn qu'a las hèstes en nau, a brèspes jaméy
(que gnaquen se dits). Que passe soun temps en pintan ou hà
despyèits.
U cop a loue qu'abèn pelât dus aucatots ; quoand lous ehbendrèn
qu'ous troubén dus hitjes despariès, l'û qu'ère prou bèt Faut
coum d û guitot ; eau ha-n ûe, se dits, que eau pourta-u au curé ;
Hèyt coum dit : (labéts n'èren pas cas coum oèy lous hitjes) que-t
gahe ûe tistère, qu'ey hique lou hitjote qu'en ba. Adichats, Moussu
Curé, là, ne p'fr pas jaméy hèyt nat presén, oèy que-b porti û
hitje, qu'èy hise que mé l'arcoelhérats, dab autan de plasé, coum
jou n'èy de p'ou balha.
E doun e doun, se respoun lou curé, que béy que-t bas coumberti, aném Peyrot, que s'aperabe Peyrot (na-tabi pas dit, belhèu)
cousinère hats ehdejoa lou Peyrot, jou que m'en bau enda dise la
messe ; la cousinère tout de frés arribade (n'abè pas encoère prés
lou pléc), que-t balhe gnaute hitje tout coèyt, dab mièje tchoïne e
ûe boutélhe de bî a moun Peyrot, y et que s boute en taule e bébe
e minja !... Qu'ey hé passa e lou hitje e la tchoïne e la boutélhe.
Qu'auré béut drinot encoère e qu'attendè : a l'entertan Moussu
Curé que tourne, lou Peyrot que s bouchabe lous pots. — E doun,
Peyrot, as troubat bou lou îrico ? — 0 bé, Moussu Curé, n'èy pas
jaméy auta plâ ehdejoat e lou curé qu'aubréch la tistère : en
besén lou bèt presèn dou Peyrot : bam, s'ou dits : quoan ajis
hitjes, que t'ous minjeras a boste e Peyrot que s'en ba countén
coum Balthazar.
Gnaut cop drin malausèc ou qu-en hasè, lou tribalh n'anabe
pas, la bite qu'ère care, Peyrot que s hique au cap de-s ha pourta
de que bibe. Qu'apère û drolle dou besî que l'embie pèr las maysous en dise : Peyrot qu'é malau, n'a pas dequé souegna-s que-s
barre dehén. Autalèu tourtières e caussets, tchoïnes e pourquéts
dab bères boutélhes de bî qu'arriben a piélots e Peyrot que-s harte

�- 134 chens ha arré, assi û malau qu'é souegnat ! Moussu Curé que
bién a passa, en aquéts demièys, qu'espie enda dehén, lou talhur
qu'où bét e qu'où dits : Entrats doun Moussu Curé. E que bas
da-m s'ou dits aquésti, ne t bas pas doun coumberti jaméy ? Què s
malau, que-t mouriras ballèu, y oun aneras praubas ? Qu'en as
tan hèyt !
Assietat-pé, Moussu Curé, que-m bouy coumberti enda p at
prouba que-b bouy embita, oèy, en ûe boutélhe de bî qui m'an
dat e n'en abéts pas beut d'aquét. 0 plâ, bam e lou curé que
s'assiète.
Peyrot que passe eada la crampe darrè la chaminège e qu'ey
damoure, qu'ey damoure dinqua que Moussu Curé que-s lhèbe e
qu'entre au crampoot oun. ère passât lou Peyrot, qu'où bét, dab û
jimbalet que houradabe lou pè dou lhèyt !
Quehès doun aquiu ? Ou tires decap au lhèyt lou tou bou bî ?
Ho ! Moussu Curé, qu-en y è tan pourtat, e n'en bo pas tourna
brigue.
Peyrot, Peyrot n'en héras jamey que d'equères, que seras toustém u ibrougnas, û farsuras, û canalhas que lou demoun e mie :
tan pis per tu. Adiu que-t dèchi au tou malhur !!
Que l'apèren lou farsur dou biladje, se bouli counda tout so qu'a
hèyt qu'en auri dinqua douma passât, au méndre prépaus qu'abè
l'arrebirade toustém prèste au mén d'auts cops !
J.-B. LAMARCADE.
ESPLIC. — Mounderi: homme de taille extraordinaire passé en proverbe
dans la région ; Estamine : critique acerbe ; Lescloicpè, Courthiade : auberges
de l'endroit ; Padéne : coquelle a long manche, poêle ; Ehbendren : écorchent, éventrent ; Tourtières, caussets, poyrquets : pâtés, baignets, confits ;
Arrebirade : réplique.

Fragments fl'ooe Petite Histoire le Béarn
Gaston V Centule et le Béarn au XIe siècle
I
Gaston V Centule de Béarn épousa Talèse, vicomtesse de Montaner (vers 1083) réunissant ainsi cette région à sa vicomté. Il
succéda à son père, en 1090; il sera un des princes dont les Béarnais doivent le plus honorer la mémoire.
(1) M. Maurice Faure, sénateur, ancien ministre de l'Instruction Publiqu"
a décidé que l'histoire locale serait enseignée à l'Ecole, réalisant ainsi un
vœu cher à notre Ecole. Nous continuons, en vertu de la décision prise à
Capbreton, la publication de ces fragments qui pourront être utilisés par les
maîtres pour leur enseignement.

�— 135 —
Au début de son règne se place un fait curieux montrant
que les rustiques jouissent de droits. Son père avait donné au
seigneur de Rivehaute certaines redevances à prendre sur l'église
de ce lieu. L'abbé de Sordes, qui les revendiquait, protesta hautement et, dans le duel judiciaire, son champion obtint l'avantage.
Le serment fut prêté suc l'autel de Saint Gladie, en présence
d'habitants de Léren, Nabas et Munein.
Gaston V assiste à la dédicace solennelle de l'abbaye de St-Pé en
Bigorre (1095) qu'il dote de privilèges. L'année suivante, l'appel
d'Urbain II à Clermont soulevait la France, par une généreuse
poussée, à la délivrance des Lieux Saints. Le vicomte prend la
croix et se met au premier rang des chefs par son courage que
célèbre l'historien Guillaume de Tyr. Sa vaillance se manifeste à
la bataille d'Antioche où le vicomte commande un corps de troupes avec Tancrède de-Sicile, à la prise de Jérusalem où, chargé de
la direction des machines de guerre (car les Gascons passèrent de
tout temps pour excellents tireurs), il emporte la place par une
attaque vigoureuse. Mais, généreux dans la victoire autant qu'ardent dans la bataille, il protège les infidèles vaincus et fugitifs
sous les plis de l'étendard qu'orne la vache. Enfin, il met en
déroute les ennemis au combat d'Ascalion (14 août 1099).
Rentré en Béarn, Gaston veille à la défense de sa terre. Il avait
conquis, en 1090, la vicomté de Dax qu'il garda jusqu'en 1102,
mais Pierre I Arnaud, vicomte, et Guillaume Fort II, vicomte de
Soûle, recouvrèrent leurs états, sauf les pays de Mixe et d'Ostabarat, d'Orthez qui devint te'rre béarnaise."
Gaston va combattre les Maures avec Alphonse le Batailleur,
prend part au siège de Saragosse(18 décembre 1108) et signe l'acte
par lequel le Roi donne un for ou coutume à cette ville dont le
vicomte reçoit, en récompense, partie de la seigneurie. Poursuivant ses exploits, le seigneur béarnais promène victorieusement
ses armes à travers les régions Maures d'Espagne dont il défait
onze rois à Aranjuel, mais il est tué par des ennemis dans une
embuscade (1131) et enterré à Saragosse, dans l'église NotreDame del Pilar, où écrit Marca « sa mémoire y est conservée encore
aujourd'hui avec telle vénération, que l'on montre aux jours de
solennité, parmi les reliques des saints, les éperons et le grand
cor de guerre de Gaston ; de même façon que l'on fait montre dans
l'église Saint-Sernin de Toulouse, du cor de guerre de Rolland. »
Gaston ne fut pas sans s'occuper du bien de son peuple. Vers
1110 il confirme le for de Morlaas qui sera la charte de liberté
non seulement de cette ville, mais de beaucoup de villages,
même de partie du pays basque (Soûle, Mixe, Ostabat). Il fonde
des hôpitaux, asiles des pèlerins et des voyageurs, à Sainte Chris-

�— 136 tine, à Mifaget, Lescar, Gabas, Aubertin, et, dans une contrée
déserte, l'abbaye de Sauvelade. Il établit à Lescar les chanoines
réguliers de Saint Augustin. Il institue à Morlaàs des courses de
chevaux dont le vainqueur devait être traité au couvent. En
promontoire de la terre béarnaise, à l'Ouest, de concert avec son
vassal Olivier, il édifie le fort de Mongiscard.
Ce vicomte a mérité d'être rangé parmi les preux de son époque.
Sa mémoire doit être en grand honneur chez les Béarnais.
ÏI

Etat économique et social. — Monuments,
I. Les Béarnais peuple pasteur et agriculteur. — Les Béarnais formaient un peuple pasteur : estiveries ou bergeries sont fréquemment mentionnées et la vicomtesse Talèse.possède de nombreux
troupeaux de brebis ; des troupeaux de porcs et de bœufs paissent
en liberté dans les vastes espaces de terre. L'agriculture est en
honneur dans les arribères. Emerigot de Montaner plantait des
vignes près de Madiran et construisait des chai's de pierre ; la
vigne est aussi cultivée à Morlaàs, à Orthez, et les bords du gave
fournissent l'arbre à cidre fpommade) en quantité. Si les Béarnais
fréquentent les marchés d'Espagne, la route d'Oloron en était la
voie, il se fait beaucoup de transactions sur la frontière où l'on
trouve encore dans la terre, dans le roc, les cavités ayant servi au
mesurage des marchandises : les foires du bout du pont de Lescar
sont réputées, on y échange les produits du sol ou de l'industrie
contre cette monnaie de la Hourquie de Morlaàs, d'un titre si bon,
qu'elle eut cours dans le Midi entier. Foirails, marcadieux ou
places de marchés sont mentionnés dans les bourgs.
IL Vie alimentaire. — Certaine propreté devait être en honneur
puisqu'une des peines infligée aux excommuniés était l'interdiction de se laver, de couper leurs cheveux et d'user de nappes pour
leurs repas. — On cuisait le pain au four domestique, on chassait
librement sauf au faucon et à l'épervier. — De simples villages,
tel Biron, possèdent une boucherie. — Le poisson brillant et frais
(toquan, saumon, truite, brochet) habite les rivières. Les bassecours se peuplent d'animaux divers. Aussi compte-t-on de nombreuses personnes d'un âge avancé : une enquête de 1125 produit
seize témoins de 108 ans, possédant leur intelligence et dont trois
seulement étaient perclus. Aussi un contemporain (le Codex de
Compostelle) nous fournit-il la description suivante : « Voici la terre
gasconne où abondent le pain blanc et l'excellent vin rouge : bois
touffus, prés, rivières, sources d'eau salubre y sont en nombre.
Les Gascons sont rieurs, parleurs, moqueurs, enclins aux plaisirs,
portés à boire, amateurs de nourriture, mal peignés, mal habillés,

�— 137 mais très courageux à la guerre et très hospitalier pour les pauvres. Assis autour du feu, ils mangent sans table et boivent tour
à tour librement, dans une seule coupe. Ils mangent et boivent
largement ».

#

[II. Hôpitaux et Léproseries. — Ce document loue la charité de
nos pères dont les hôpitaux que nous avons vu se fonder sont la
preuve. Sur le chemin d'Espagne les hôpitaux de Malle à Morlaàs,
Anoye, Luc, puis la Commande d'Aubertin, St Christau, SainteChristine d'une part ; Larreule, Sauvelade, la Commanderie de
St-Antoine de Navarrenx, d'autre; Lescar, Caubin, Noarrieu,
Orthez, le pont d'Orthez, Sauvelade de Départ, l'Hôpital-d'Orion,
Burgaronne, Sauveterre, Osserain sur une troisième ligne, rejoint
à Orthez par la voie de Saultet de Bordeaux et s'adjoignant la voie
de Sordes, Ordios et les Landes, tels étaient les lieux d'asile offerts
aux voyageurs.
Les lépreux étaient recueillis dans des maisons spéciales.
IV. Monastères. — Divers monastères avec leurs prieurés parsemaient la région et « au milieu des tourmentes qui bouleversaient la société féodale... paraissaient autant d'oasis abritées
contre la tempête. On y jouissait d'une tranquillité relative ; la
pensée y trouvait le temps de se reconnaître, l'esprit de s'aiguiser
et de revêtir mille formes ingénieuses ». (Luchaire).
V. Liberté connue et pratiquée. — Les Béarnais tenaient à leur
liberté et à leur indépendance ; les vicomtes «véritables rois'de
montagne » apparaissent bien comme les chefs d'un peuple indépendant : « un pays comme la région pyrénéenne avec 'ses vallées
autonomes et sa belliqueuse population d'hommes libres, se distingue de bonne heure par l'affranchissement très largement pra
tiqué des centres urbains. Les villes béarnaises, dès la fin du
xie siècle, jouissaient d'un ensemble de libertés qui aurait pu faire
envie à tous les bourgeois du roi de France ». (Luchaire, Histoire
de France La risse).
VI. — Les églises, ce « livre ouvert à la foule » suivant l'expression de Viollet-le-Duc, nous permettent encore de contempler de
beaux morceaux à Sévignac, Navailles-Angos, Mifaget, Béost,
Sainte-Croix d'Oloron, spécimen très pur du romano byzantin ;
l'église abbatiale de Lucq avec son sarcophage curieux et sa vieille
tour ; enlin cette belle œuvre de Sainte Foi de Morlaàs, que nous
ne devrions pas nous lasser d'admirer, dont l'abside et le portail
: sont de la belle époque du roman fleuri du xi° siècle.
Les arts n'étaient pas étrangers aux Béarnais de ce temps.
Rainald, orfèvre de Morlaàs, acquit quelque réputation pour certaines pièces d'un travail délicat.

�VII. Béarnais réputés. — Des Béarnais furent renommés pour
leur éloquence, comme Etienne de Lavedan, évêque d'Oloron, prédicateur très estimé dans le Midi et Hunald de Béarn, frère de
Centule V, un grand orateur, abbé de Moissac.
Louis

BATCAVE.

A Moussu lou Mcste d'ahas dous Réclams
Moussu,
Qui lou diatche e-m diseré perque lou Palay s'arregagne decap
a you coum u gat borni ?
Que so qui ou prut ?
Se n'èy pas dit tout so qui-s poudè dise sus l'abiade de l'Escole,
qu'ey bahide co n'abi pas a dise-c ta respoune a so qui m'abèn
demandât. Mes eth tapauc n'at dits pas tout — be s'en manque
hère, — badoun que ne sie pas maridat de fresc.
En prumères, n'ey pas pramou ni a prepaus dou councours, ni
« atau » qui hem counechences. Que n hem drin dehèt apuch,
dilhèu dus ou très ans, qu'at espierèy quouan ayi lou baga.
Quouan me parechi tabey biengut la pause de tout dise, — se
s'en bau jamey la péne, — qu'at diserèy tout, en tiran de l'escounut
u gran hardèu de letres qui m'estoun escribudes despuch 1892 ou
1893, e tout lous papés de queth tems, qui-m souy estrussats hens
ue tiréte qui, enter you medich, ey batiade lou nidau de l'Escole.,
Be s'y trouberan bissè p'ou miey las dou Palay, qui m'escribè,
coum l'escribi a d'eth, chens que s'abisassem nade brigne l u a
l'aut, dinquo que per beth mati, e n l'escribouy ue en ta prega-u
de s trouba à Pau, dap lou Camelat, au pè de la statue dou
Nouste Henric. Qu'ey aquiu qui hem counechences.
Perque l'escribu-y a d'eth qui ne counechi pas? Autan s'en bau
de dise-c adare, puch que s trobe lou parât. Enguichat p'ou
Baquiè-Founade, de qui las létres soun dap las autes, qu'esprababi
despuch beths dies, e chens m'y esta encouère goayre escadut
d'apoudya ueobre biarnése. F die que-m gaha lou tesic de guigna
lous noums dous omis, de you incouneguts, qui-m parechèn
poude-s emplega a d'aquere obre. Au miey, que bi dus Palays,
— si èren pay e hîlh, you n'at sabi la.bets nade brigue, — mes dus
Palays qu'y abè. Sus dus be-n y aura u de bous, se m pensey ;
mes lou quouau ey ? a qui eau escribe, au Yan ou au Simin ?
Qu'ous tirèy a pille e a crouts, e que s'escadou tau Simin.
Qu'ey parié toutu, quin gran e tarrible malur se lou mounde ne
sabè pas tout acol...

�- 139 —
Meslhèu que-n saberan mey [u cop ou gnaut, quouan sie escribude, dap toutes aqueres létres e touts aqueths papés, l'istouère
de la badude de l'Escole. Labets lou Palay que sera counten, e
d'autes tabey.
Mes so qu'y a de segu, moussu lou Meste d'ahas, qu'ey, que s'y
a mounde bergougnous debath la cape dou ceu, lou Palay ne parech
pas esta toucat de queth entec, — e qu'ey tan melhe per eth.
Serbitur moussu e het beroy.
YAN DOU

BOUSQUET.

E adare qu'ey prou de pataqueya. Aus Reclams qu'em touts amies e
rays.
N. D. L. R.

La Hèste de Pountac
Se n'y abè mounde à Pountac lou 14 de May, se n'y abè mounde !
Lou courriè d'Aussu per u coustat, lou tram de Pau per l'a ut,
que n'amièn de bou mayti, felibres de Gastou-Febus, escribas de
la Bouts de la Terre e estranyès de toute ley ; Dou houns de la
Bigorre, dou Labeda mountagnut, de l'arribère dou Gabe, de Nay
l'endustriouse e de Pau capdulh naciounau de la Gascougne. A
barreye que couinencen de pareche lous amies capbat la carrère :
S. Palay, Auguste Lacaze, Laborde-Barbanégre, P. Abadie,
P.Tarissan, Pomès ed'auts. Touts, à Pountac, ta hesteya lou cantadou Bisens de Bataille.
Dèts ores. A la glèyse lou canounye Quidarré (en francés) lou
missionnàri Maupas (en biarnés) que hèn l'eslodye de l'òmide bé,
dou patriote qui demoure coume u dous mey soulides pialas de
la nouste Renachence. De mey touts lous cants qui s'entenen tan
qui misse que soun estats coumpausats per et.
A la sourtide, debanteyats per las becicletes, que bain tau casteret de Furè qui a coum înèste lou propi hilh de Bisens, Mous
Charles de Bataille. Ue pèyre de marine nègre £[u'ey estacade sus
la paret e que broumbe quin, dens aquet nidè, e badou lou pouète
en 1799.
Lou Mayre de Pountac, Mous de Carassou, que parle en biarnés,
que dits que Pountac qu'ey fièr dou sou Bisens de Bataille, dou
sou ancien mayre qui biscou toustem aymat e aunourat dous
pountaqués. Mous de Carassou qu'ey hère aplaudit. Mes la courale
qu'entoune la cantate escribude esprès per Simin Palay e doun la
musique ey de G. Mirât. Las bouts mascles que-s lhèben. A pênes
se soun carades que lou yoen hilh de Pountac, Begarie, que dits
ue ode à Bisens de Bataille, e lous sous bèrs en lengue sabrouse e
natre que soun recebuts à patacs de mas. Pensats, lou qui us
arrequè que deu abé dèts à sèt ans !
Simin Palay, espérât despuch gran pause, que puye sus la
cadière. Que counde quin se hè que sèt proubençaus en 1854,

�s'amassèn au castèt de Font-segugne ta souna lou desbelh de la
nouste Patrie. Nou counechèu Bisens de Bataille, mes se n'aboussen
entenut parla que l'aberén de segu coumbidat, permou qu'ey lou
prumè qui per nouste a sabut canta tout ço qui s pod canta : la
glòri de l'istòri gascoune, la glori dous santuàris de nouste, laglòri de la Tèrre e dou balou de l'Ousse. Ue letre de Mistrau
recebude toutare qu'ey leyide. Lou pouète de Malhane que
y'assegure qu'ey dens la pèce, A N.-D. de Betharram, qui hé
counechénces dap la lengue biarnese. E Palay qu'acabe lou sou
discours dap u salut aus dus arrè-hilhs de Bisens, pouètes ets tabé
pusque soun souldats e dan lhèu en aqueste ore, drin mey de yoye
au payran qui us espie d'ue cletère dou cèu enla.
Eu aqueres, Yan de Gapsus, lou sourelh bite dou mounde, que
semble abé audit que y a hèstes sus la terre tabé que-s lhèbe acera
bec sus la mountagne.
Ta barra, Mous Charles de Bataille que salude, en fi biarnés,
lous qui soun bienguts de près e de loegn. Daune de Bataille, toute
graciouse, que hè las aunous de l'oustau sou aus besitayres.
Mieydie e miey. Que s'estangam au pè de l'estatue de Barbanegre.
L'amie Magendie que clame la pouesie Huningue e la courale que
cante la pèce coumpausade ta l'inouguraciou de 1895, per lou
nouste sabènt counfray H. Barthety.
Ue ore. Disna à l'oustau dou Mieydie. Poutiu 1 Be seram sarrats
coum chardines au barricot. Que-n demouraben ue centene, que
seram dus cents. Cadu que-s hique coum pod autour de Moussu
mayre de Pountac, dou conselh municipau de la bile, de Mous
Charles de Bataille. Autalèu que lou bi espumous ey dens lous
beyres, Mous de Carassou que hè encoère u cop l'arcoelhence aus
felibres. Lou Camelat qu'où da lou gran mercés au noum dous de
Gastou-Febus. Que dits quin se hè que lous hilhs de la Gascougne
soum oubligats de camina pou pèys, abans que nou siam hounits
dens la franchimandalhe, abans que nou perdiam tout soubeni de
las gloris de nouste. Puch Mous de Sacley, u paulin, que cante
Cessât boste ramadye, de Despourri ; S. Palay que mande l'adichat
aus yoens, aus bieìhs qui nou soun pouduts biéne ; Mous de Devaille
que porte la santat de Mous de Planté retiengut à Orthez ; Mous
d'Abadie de Soumbru que dits u counde, Mous d'Abadie, de Nay,
qu'embite lous pountaqués à s'en ana ta Nay, ta gnaute hèste qui-s
tieneré l'ibèr qui bié ; Ugène Palay que ha courre quauque couyounade. Drin doulens de tan de paraulis e de cantes que bam
escouta " Lou Franchiman" qui-s yogue dens la cour de la Maysou
commune, deban dus ou très cents persounes. Lou brèspe que
s'escurech, sèt ores que tranguen.
E atau que fenech aquere yournade beroye se n'y a nade.
U

QUE Y'ÈRE.

Lou Yérant : E. MARRIMPOUEY.
PAU.

EMPRIMERIE VIGNANCOUR

—■

PLAGE DOU PALAYS.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266474">
            <text>Aquitaine</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266475">
            <text>Gascon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="266476">
            <text>Gascogne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237833">
              <text>Reclams de Biarn e Gascougne. - Anade 15, n°06 (Yulh 1911)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237834">
              <text>Reclams. - Annada 15, n°06 (Junh 1911) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237835">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237836">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237837">
              <text>Gascon (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237838">
              <text>Littérature gasconne -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237839">
              <text>Reclams. - juin 1911- N°6 (15e Année)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237841">
              <text>Béarn, Yan dou</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237842">
              <text>Cartero, Al.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237843">
              <text>Fontan, Marius</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237844">
              <text>Lamarcade, J.-B.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237845">
              <text>Lacaze, J.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237846">
              <text>Lartigue, François de </text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237847">
              <text>Batcave, Louis (1863-1923)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237848">
              <text>Bousquet, Yan dou</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237849">
              <text>U que y'ère</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237850">
              <text>Marrimpouet, E.</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237852">
              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237853">
              <text>Escole Gastou Febus (Pau)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237854">
              <text>Imprimerie de Vignancour (Pau)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237855">
              <text>1911</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237856">
              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237857">
              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237858">
              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237859">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237860">
              <text>1 vol. (24 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237861">
              <text>fre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237862">
              <text>oci</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237863">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237864">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="237865">
              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2227"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2227&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="237866">
              <text>INOC_Y2_7_1911_06</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266471">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266472">
              <text>Certains droits réservés</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="266473">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595414">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595415">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="595416">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="634983">
              <text>Inoc</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="640808">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="60">
      <name>Béarn</name>
    </tag>
    <tag tagId="402">
      <name>Gascogne</name>
    </tag>
    <tag tagId="376">
      <name>Reclams</name>
    </tag>
    <tag tagId="125">
      <name>Revue</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
