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                  <text>AVIS
Grâce au concours bienveillant de la Cie du Midi,
les fêtes qui devaient être célébrées les 7 et 8 Septembre sont reportées aux 31 Août et 1ER Septembre,
à raison des manœuvres de troupes qui ont empêché
de tenir la réunion à la première date.
Les lauréats sont priés d'envoyer à M. LALANNE, la somme de
1 franc pour les frais d'expédition des prix par eux obtenus.

Fête Félibrcenne de l'Escole Gastou-Fébus
Elle aura lieu, à Auch, les 51 Août et l'r Septembre
Arrivée par les trains venant de Tarbes : 12 h. 34 — 16 h. — 17 h. 29.
Arrivée par les trains venant d'Agen : 12 h. 26 — 16 h. 52.
Arrivée par les trains venant de Toulouse : 12 h. 11 — 16 h. 04
PRINCIPAUX

Hôtel
Hôtel
Hôtel
Hôtel
Hôtel

HOTELS

de France
des Ambassadeurs
Central
Arqué
Moderne

NOMBRE
DE CHAMURES

p

35
10
18
10
4

2 fr., 3 fr. et 4 fr.
2fr., 3 fr. et 4 fr.
2 fr.
2 fr.
2 fr.

RK

Il serait bon de retenir les chambres 8 jours à l'avance.
Un Comité sera en permanence le 31 Août à l'Hôtel de France, de midi à
7 heures du soir, pour accueillir les Félibres qui seraient dans l'embarras.

31 Août. — 5 h. 30 : Réception des félibres par la Municipalité dans la
« Salle des Illustres », à l'IIôtel-de-Ville.
8 h. 30 : Soirée artistique et littéraire, à la Salle des Cordeliers, avec le
concours de l'orchestre Boubée.
1° L'Orne Blanc, comité gascoun.
2° Lou Franchiman, pastourale de Simin PALAY.
3° Au Lauadé, debis gascoun.
Intermèdes gascons par M. DUMAIL.
1er Septembre. — 8 h. 30 : Réunion du Bureau de YEscole GastôuFebus.
9 h. 30 : Cour d'Amour, avec le concours de la musique du 88e de ligne.
Midi : Banquet félibréen à l'Hôtel de France.
Adresser les adhésions à M. Despeaux, rue de Metz, 11, à Auch.

�— 142 -

Quelques uns de nos confrères en Gastou-Fébus me demandent
de leur parler du Sabbat II n'entrait pas dans mes projets de
traiter ce sujet, craignant d'abuser de la bienveillance des lecteurs
des Reclam*, mais je me rends volontiers au désir qui m'est exprimé, puisque les histoires de sorcières paraissent offrir encore
quelque intérêt.
On appelait sabbat, au moyen âge, les assemblées nocturnes que
les sorciers étaient accusés de tenir sous la présidence de Satan.
Ces réunions avaient lieu, le plus souvent, les samedis, et, quelquefois, dans la nuit des lundis et des jeudis. On croyait aussi à
des assemblées générales convoquées annuellement et à date
lixe. D'après les Allemands, sorciers et sorcières de tous les pays
du Nord se réunissaient sur le Bloxberg, dans la nuit du 30 avril
au l r mai, que l'on nomme la nuit de Valpugis. (')
Il en était de même dans le Nord de la France, et particulièrement en Bretagne.
Pour notre région, les grandes assemblées plénières se tenaient
dans le pays de Labourd. (') Elles avaient lieu, probablement, la
veille de la Saint-Jean, car la réunion, cette nuit-là, était beaucoup
plus nombreuse que d'habitude ( ')
Le sabbat se tenait presque toujours sur une vaste lande, loin
de toute habitation, ou bien dans quelque lieu sauvage, auprès
d'un lac, d'un étang, d'un marais.
« Dans tout le Béarn, on désigne Pimbo comme le séjour ordinaire des nocturnes voyageuses. On ajoute que c'est sur le clocher
que se réunissent, pendant la nuit, les sorcières de la région pour
prendre leur commun essor vers le Labourd. (J) » Les vastes fougeraies des environs d'Oloron, entre Ogeu et Buzy, sont également
fréquentées parles bandes infernales, de même que les inextricables broussailles deû Herrana, montagnes de Laruns. Dans la plu
plart des localités béarnaises, du reste, on indique un endroit
précis où se tenaient les mystérieuses réunions, et des témoins
ont affirmé en avoir entendu le bruit, au sortir du cabaret, dans
diverses maisons inhabitées ou en ruines.
(1) Traité des sci. occ. p. le Comte Résie.
(2) Sorcières et Loups garous, p. M. l'Abbé Foix.
(3) Annuaire des Landes, 1888. p. Tartière.

�— 143 —
A ce point de vue, 'es populations landaises n'ont rien à envier
à leurs voisines du sud. Nombreuses sont les personnes qui ont

vu la llamme des chandelons que les sorcières portent à la main,
briller dans la forêt de Poyaler ; d'autres ont entendu le sabbat au
llourn de Précbacq, ou au Tue de l'Eschouré de Tétbieu, et, du
côté de Cazères-sur l'Adour, on est assuré qu'il « bat son plein
lorsque la grande lune se promène sur les landes arides de Molès
et du Bruhet ('j. »
A Saint Julien de Gabarret, le lieu de réunion est un champ
situé entre la métairie de Lafargue et celle de Lahoun. Là, on
montre à tout venant un arbre qui rivalise en hauteur avec celui
de Créon, autour duquel s'exécute la danse prescrite. {') »
De même, le cassouric de Mimbaste, vieux tauzin plusieurs fois
séculaire, est témoin de la sarabande infernale.
« Autour de ce tauzin grimaçant, sous la rafale qui fait rage, à
califourchon sur les manches de leurs balais, chevauchent les sorcières de la région. Il en vient des quatre coins de la lande, et
Jeannicot, leur compère, qui le jour s'appelle Cassourick, conduit
le bal ». (°)
« Mais l'endroit qui détient le record, c'est Lou Yert de Poumarès
la lande de Pomarez. Les sorcières y vont de plusieurs lieues à la
ronde, à jour fixe, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il grêle ». (*)
Comment les sorcières sont elles averties de l'heure du sabbat,
et comment y vont-elles ?
D'après de Lancre, les sorciers et les sorcières portent une marque qui leur est imprimée par le diable. « Cette marque, par un
certain mouvement intérieur qu'elle leur cause, les avertit de
l'heure du ralliement. En cas d'urgence, le diable fait paraître un
mouton dans une nuée (lequel mouton n'est vu que des sorciers)
pour rassembler son monde en un instant. » (4)
Lorsque l'heure du départ est arrivée, après que les sorciers ont
dormi, ou du moins fermé un œil, ce qui est d'obligation, ils prennent leurs dispositions pour se rendre au sabbat. Le voyage
s'eifectue généralement par les airs, soit sur le fameux manche à
balai, « soit sur des diables subalternes qui les transportent, sous
des formes de boucs, de chevaux, d'ânes ou d'autres animaux ».(5)
(1)
(2)
(3)
(4)
(5)

Sorcières et Loups garous, p. M. l'Abbé Foix.
Monogr. de St-Julien.
Echo de Bax, n° du 9 avril 1892.
Tableau de l'inconstance, par de Lancre.
Tableau de l'inconstance, par de Lancre

�— 144 —
Chose étrange, des milliers d'individus, accusés de rapports
avec Satan, ont avoué, dès le premier interrogatoire, avoir assisté
au sabbat et s'y être rendus par les airs. C'était à la suite des frictions faites avec des onguents contenant le jus d'une certaine
herbe — la Jusquiame, probablement — ou de l'absorption de
breuvages narcotiques empruntés à la Belladone, au Datura,
plantes de la famille des Solanées, les Consolantes, comme dit
Michelet, et dont la recette se transmettait secrètement. Ces substances amenaient une sorte de sommeil hypnotique capable de
produire, sur certaines constitutions, les effets les plus extraordinaires. De là à regarder comme réels tous les rêves d'une imagination surexcitée, il n'y avait qu'un pas.
C'est ce qui résulte du fait suivant, raconté par Gassendi, dont
la sincérité, je crois, ne saurait être mise en doute. (M
Ce philosophe aperçut un jour, dans un village où il séjournait
de temps à autre, plusieurs paysans qui conduisaient un berger
lié et garrotté. Il demanda ce qu'avait fait cet homme, et on lui
répondit que c'était un sorcier qu'on allait mettre entre les mains
de la justice. Usant de l'autorité qu'il avait sur ces paysans, il fit
conduire le berger chez lui pour l'interroger. Grande fut sa surprise, quand cet homme lui affirma qu'il allait tous les jours au
sabbat, qu'un de ses amis lui avait donné la liqueur qu'il fallait
avaler pour cela, et qu'il était reçu sorcier depuis trois ans.
Gassendi persuada à ce pauvre hère qu'il voulait aller au sabbat
avec lui, et feignit de prendre sa part de la drogue qui lui faisait
faire ce merveilleux voyage. Le sorcier lui dit qu'il fallait se coucher sous la cheminée, et que peu de temps après il viendrait un
démon, sous la figure d'un gros chat, qui l'emporterait au sabbat.
Tous deux se couchèrent, en effet. Le berger, qui avait avalé la
drogue, parut étourdi comme un homme ivre, et ne tarda pas à
s'endormir Gassendi veilla près de lui. Pendant son sommeil, cet
homme parla continuellement et débita mille extravagances. 11
conversait avec les démons, et parlait à ses camarades qu'il croyait
sorciers comme lui. Lorsqu'il s'éveilla, il félicita Gassendi de la
façon dont le bouc l'avait reçu, et de la faveur dont il avait été
honoré dès le premier jour de sa réception, faveur singulière
mais qu'on m'excusera de ne pas rapporter.
Cependant toutes les sorcières ne se transportaient pas au
sabbat par des moyens cabalistiques. Les enfants qui furent inter(1) Lettres Juives T. I. lettre 20.

�— 145 —
rogés à Montfort, en 1671, déclarèrent y avoir été conduits par des
moyens simples et naturels.
Jeanne Darmanar, servante dans la maison de Vivensine, « y
c était quelquefois portée endormie; parfois elle s'éveillait en
« chemin, et voyait une femme habillée de rouge qui la faisait
« marcher plus vite que le pas. »
« Jean de Cazeaubon fut enlevé de son lit et porté dans une
« maison qui semblait être de la paroisse de Gamarde. » Pour le
retour, « la sorcière qui l'avait été quérir après l'avoir éveillé,
« ouvrait la porte de la maison, le déshabillait et le remettait au
« lit. » (')
On sait que le départ des sorcières s'effectuait ordinairement à
minuit précis, par le tuyau de la cheminée. Le retour avait lieu
avantl'aurore,et par la même voie. Malheur à celles qui se laissaient
surprendre par le jour. Elles perdaient le pouvoir de voyager par
les airs, et rentraient chez elles brisées par les fatigues d'un long
chemin.
« Suivant Berthomibe Gert, sorcière de Préchacq, vivant en
1608, lorsqu'une de ses commères, revenant du Sabbat, était tuée
en chemin, Messire Satanas prenait en compensation sa forme et
sa figure, et la faisait reparaître et mourir dans son logis, pour la
tenir en bonne réputation. » (2)
Veut-on savoir maintenant ce qui se faisait au Sabbat ?
Per la bertut de l'untami magique,
Au miey d'u bosc, Arcencam arribat,
Quentén grane musique :
Quine musique ! -lou Sabbat !
Aquiu las brouxes que dansaben,
tous sourciès que pinnaben,
Lous demouns que quilhcbetaben,
Courn las troèytes héns u baniu
Coati l'a quasi secat l'estiu,
E pendén qui lous us bramaben,
Lous autes que tutabcn,
D'autes que houleyaben
Débat lous cassons, a l'escu,

(1) Annuaire des Landes 1888 (Tartière).
(2) Sorcières et Loups garous, p. M. l'Abbé Foix.

�— 146 —
Lou diable qu'ère aquiv, dab sa mcy bère pélke,
Rovye. coum u carbov,
l.ou plumet de hasaa penén darré l'aurclhr,
E las cornes seu cap, coum yamêy nou-n-y Itabou;
E puix qu'arroussegabe
De coude, au mens, doutzc pams coan marchabe

[.es sorcières savent bien garder leurs secrets. Cependant, on
vient de le voir, le Sabbat est connu ; on sait ce qui s'y passait. On
le sait même depuis longtemps, puisque Torquemada, le trop
célèbre inquisiteur, a donné des détails précis sur cette fameuse
cérémonie, et que de Lancre, qui avait vu les choses de près, en a
laissé de saisissantes descriptions. D'autres démonomanes du
moyen-âge avaient également pu lever le voile de ces fantastiques
séances, dont ils ont transmis à la postérité les sincères et véridiques impressions.
C'est d'après toutes ces révélations que les différentes scènes du
Sabbat ont pu être reconstituées (!), et que je vais, à mon tour, en
mettre quelques-unes sous les yeux des lecteurs des Reclams.
Lorsqu'on arrive au Sabbat, le premier devoir est d'aller rendre
hommage (3; à Maître Léonard, le grand nègre, qui préside, assis
sur un trône infernal. Ordinairement il affecte la figure d'un grand
bouc ayant trois cornes, dont celle du milieu produit la lumière
qui éclaire l'Assemblée. « Quelquefois il prend la forme d'un
lévrier, ou d'un bœuf, ou d'un tronc d'arbre sans pied, avec une
face humaine fort ténébreuse ; ou bien encore il paraît en oiseau
noir, ou en homme tantôt noir, tantôt rouge. Mais sa figure favorite est celle du bouc. U porte une couronne noire, les cheveux
hérissés, une barbe de chèvre. Le visage est pâle et troublé, les
yeux sont ronds, grands, fort ouverts, enflammés et hideux. Les
mains ressemblent à celles d'un homme, excepté que les doigts
sont tous égaux, courbés comme les griffes d'un oiseau de proie et
terminés en pointes. Les pieds sont en pattes d'oie, la queue est
longue comme celle d'un âne » (').
Quand Léonard a reçu l'hommage de tous ses adeptes, il donne

(I) Countes biarnés p. M. Alexis Teyret.
('2) Diction, des se. occ. p. l'Abbé Migne.
(3) On ne m'en voudra pas si je passe cette cérémonie sous silence.
(4) Diction des Se. occ, p. l'Abbé Migne.

�— 147 —
à chacun un pou d'argent, puis il se lève et va s'asseoir à la table
du festin. Le maître des cérémonies place tout le monde, chacun
selon son rang, mais toujours un diable à côté d'un sorcier ou
d'une sorcière.
On a dit que la nappe du sabbat est dorée, et que les mets qu'on
y sert sont de tout premier choix, avec du pain très blanc et des
vins exquis. Ce sont là des histoires de pure invention, qu'on ne
peut attribuer qu'à l'imagination maladive de quelques sorcières
vaniteuses. Au contraire, les plus sérieuses parmi ces dames ont
déclaré à De Lancre qu'on ne sert que des crapauds, de la chair
de pendus, de petits enfants non baptisés, et autres substances du
même genre, ordinairement peu appréciées des palais délicats.
Quant au pain, il est fait de millet noir.
On chante, pendant le repas, des choses que les comptes rendus
considèrent unanimement comme abominables.
Après avoir mangé, on se lève de table, on adore le grand
maître, puis on passe à des exercices divers.
Ici, on danse en rond, chacun ayant un chat pendu par la queue
à son derrière, ou bien on forme des quadrilles avec des crapauds
vêtus de velours et chargés de sonnettes ; là, des sorcières, coupables d'avoir maltraité les crapauds qui sont à leur service, reçoivent le châtiment qu'elles ont mérité ; ailleurs se fabriquent les
orages, la grêle et les poisons qui affligeront les humains; (d'où
le nom de pous mères qui est souvent donné à nos sorcières) dans
un coin obscur, enfin, une magicienne dit la messe du diable,
pour ceux qui veulent l'entendre.
A quelque distance de ces groupes, se tiennent les enfants. Ils
ne s'amusent guère, les pauvrets, s'il faut^ en croire les réponses
enregistrées par Me Jacques Ducasau, greffier, au cours de l'interrogatoire que subirent, à Montfort, les jeunes sorciers dont j'ai
déjà parlé.
Jeanne Darmanar, quatorze ans, déclare « qu'on l'avait mise
« avec d'autres enfants dont les uns berçaient les tout petits, et
« d'autres, plus grands, gardaient des crapauds)). On la menaçait,
si elle disait ce qu'elle avait vu au sabbat, « de la faire bouillir
« dans une chaudière d'huile ». (')
Lagreaulet, « âgé de neuf ans ou davantage », déclare ne pas
savoir ce qu'on faisait au sabbat « à cause d'une brouée épaisse
« qu'on lui jetait au visage. Quant à lui, il berçait de petits enfants
(1) Annuaire des Landes, 1888 p. Tartière.

�— 148 —
« en compagnie d'autres de son âge qui en berçaient aussi, car il
« y avait plus de 100 berceaux avec autant de petits enfants dedans.
« Il lui semblait que le lieu où se tenait le sabbat était un grand
« château où il y avait diverses chambres dorées ». (')
Jean de Cazaubon, âgé de dix ans, fut employé, comme les précédents, à bercer de petits enfants. Il déclare avoir reconnu au
sabbat, où il est allé au moins huit fois, quatre hommes et onze
femmes ou filles dont il donne les noms « La nuit de la St-Jean,
« il vit le diable avec quatre grandes cornes sur la tête, faisant
« danser sorciers et sorcières ». Au chant du coq, on donnait à
lui et à chacun de ses camarades « un coup sur l'épaule, et incon« linent s'endormait et se trouvait devant la maison où il réside.»)1)
C'est en effet au chant du coq que se terminent les exercices du
sabbat. Le grand nègre donne aussitôt congé à ses fidèles, et chacun s'en retourne chez soi.
Telles sont, aussi fidèlement reproduites que la décence le per
met, les principales scènes du sabbat.
Il y a, dans tout cela, beaucoup de fiction et un peu de vérité.
Mais où finit l'une et où commence l'autre? Voilà ce qu'il est
peut-être difficile d'établir.
Les sabbats ont-ils existé dans la forme que leur prêtent les
démonomanes auxquels j ai emprunté les détails ci dessus ? Evi
demment, non ; mais ou ne peut nier qu'il n'y eût des rassemblements nocturnes sur un point déterminé, et qu'on ne s'y livrât à
des pratiques ridicules ou déshonnêtes.
Ces rassemblements, du reste, ont leur histoire.
Vers la fin du xve siècle, on représentait, à Paris, des pièces
appelées diableries et qui étaient très goûtées du public. « Couverts
de peaux noires et cachés sous des masques affreux, deux acteurs
poussaient des hurlements, vomissaient des flammes et faisaient
toutes les contorsions imaginables pour donner une idée aussi
exacte que possible de l'enfer et de ses tourments » (!) Un peu
plus tard, ces spectacles eurent quatre acteurs au lieu de deux, et
le tapage y devint véritablement infernal : ce furent les grandes
diableries, celles où l'on faisait le diable à quatre. De Paris, ces
amusements se répandirent dans les provinces, et partout ils firent
les délices du peuple qui accourait pour les voir. Dans les campagnes, ils avaient lieu en plein air, pendant l'été, et dans des granges en hiver.
(1) Annuaire des Landes 1888 p. Tartière.
(2) Ptes ignor. de la Conversation, p. Th. Rozan.

�—

149

—

Mais, simplement grotesques et bouffons au début, ils ne tardèrent pas à devenir licencieux et immoraux.
Des bandes

de

gens hardis s'organisèrent,

dans beaucoup

d'endroits, pour se substituer aux acteurs des diableries, et tenir
des assemblées illicites. Après avoir répandu le bruit que certains
lieux étaient hantés par les esprits — bruit qui était confirmé par
l'apparition opportune de quelque soi disant fantôme - ils s'y
rendaient en toute assurance, sans crainte d'être troublés, tant la
frayeur inspirée par les démons, et la crainte des sorciers dominaient les esprits
Ce furent là, très vraisemblablement, les assemblées du sabbat.
L. LACOUTURE.

s§*£^

(Parla de Bigorre).
Dab ed sué setièm centenàri dera batalho de Muret, aquesto
annado de 1913 auheris ats debots ded Passât, ats patriots dera
terro ouccitano uo bèro aucasiou de hè-s béie e de counda-s.
Nou seré pas era peno, berladèramen, d'abé tant cridat mentre
mei sigle countro ed acapoutimen dera raço se, aqueste an, ed dio
ded centenàri eds grilhous e ras cigalhos debèn bruni touts soûls
en camp de Muret...

Car, qu'oui ac boulhe ou nou, qu'enz'ac

semble ou nàni, qu'ei aquiu que, sèt sigles-a, dad ed nouste aligat
ed arrei d'Aragou, Pèiro

II

ed Catoulic, cayou ra maye part de ço

qui hasè libro ra nousto Tèrro e fièro ra Raço nousto...
Plouras, dono e troubaire ! es toumba
Lou rei que pèr Toulouso se bat !
Es toumba
Subre l'erbo flourido...
E finis lou coumbat !
E, de hèt, cayut aquet bèt Cap d'armado, cayuts eds darrès brabes,
noustes auyòs, qui batalhabon at sué estrem, e d païs liurat at
Loup-[\Tegrc, ed barbau coundoutiè qu'èro Simoun-ed- Lèu, fenit èro
ed coumbat, perdudo ra partido ped Païs en arroueino!
Que s'èro parlât d uo Sto-Estelo à Toulouso, aqueste an, en
coumemourianço d'aquet hèt tant counsequent de r'istòrio ded
Mei-Dlo... Mes, tout pla pesât, eds félibres s'an melhe estimâtana-

�—

150 —

s'en hesteya gauyousamen en Ais, at sou ded tambourie dera fluto
de Proubenço, ensegnant per aquiu à quin punt ed esbourrouamen
dera Patrio éus soucitabo e quant ed plagn de Damo Guiraudo éus
dechabo quiéts...
Ra bertat ei que i'a dus Mei Dios, autant pla coumo i'a dus
felibrityes, ed u qui canto per dansa, ed aute qui canto en tout pensa...
A nousto aci, qu'èm d'aqueste darrè. E qu'ei perqué ed

12

de

setéme qui beng, de Biarn, de Bigorro, d'Armagnac, ded Couminye,
de Toulouso e ded entour, hommes libres e counscients s'acaminaran, grèus e recouelhuts, cap à ra lano de Muret, e aquiu, en
silènci, atau coumo coumbeng à hilhs de bincuts de qui r'esperanço
ei en oumpro, quilharan encoro uo pèiro mourtuàri, uo segoundo
mountyoio eslhebado à ra memorio deds darrès aparaires dera
Terro-nousto.
E nou hoùssen qu'uo doutzeno, aquets pelegris ded Soubié, at
tour ded mounumen, qu'aço séré mes bèt que nado Sto-Estelo et
mes sinnificatiu que nado Cour d'Amour \
FILADELFO DE YERDO.

P. S. — Aquets deds noustes amies qui-s bouleren assoucia à-daquero manifestaciou e prene part ats frès ded mounumen, n'an
qu'à manda ed loué counsenlinien e d loué escot, tant choi que sié,
à ra Présidento ded Coumitat, Dauno Filadelfo, à Yerdo, Hautos
Pirenéus, ou à Mous Sabiè de Gardalhac,

28,

carrèro Porto-Nabo,

à Pau.

{Parla de Lanes.)
Lou cèu tan estinglat desémpuch la matiade
Que s'es escuragnat, blanquichas e negrous ;
U listre pr ou bet miéy que cinte la crumade
Segoutide tendén per un bén arraujous.
Quégn gaumas ! Que dirén qu'un bouhet de hournère
Qu'a passât per dessus las bestis e las géns
En samiantlou llaquè, coum tabégn la halère,
Sus tout ço qu'a la bite, au dehore e dehéns.

�Tout que paréch langui : l'alét dou sou d'Afrique
Empestât de bapous bienudes qui sab d'oun,
Dous péis d'aléntourn e belhèu d'Amérique,
Déns lous cams e lous prals qu'a bouhat lou pousoun.
Lou prigle en limechourd dens lou lougn que bournége,
Arroussegant lous crums d'esloumbrics esquichats ;
E l'ômi, désoulat, espauric, que juntége
Las mans, coum se disèbe aus souns bégns adichats.
La raoulénde que truque... E la cloche branlade
Qu'émbite lous paysans à prega lou boun Diu...
Segnou, quégn crèbe-cô se la tarrible aubade
E de«trùibe cop-séc las proumesses d'abriù i
Louis

LAMAIGNÈRE.

ESPLIC. — Gaumas ou gouhe : air lourd, embrasé, presque irrespirable ; hournère : fournière, intérieur d'usine à vapeur ; flaque : lassitude ;
halère : dégoût de la vie ; a'.ét, haleine souffle ; moulénde : bruit du vent
jetant la bourrasque et de la grêle hachant tout ; aubade : nuées grises,
noirâtres et toujours menaçantes.

Lou Menistre, lou Capera e lou Sabatè
(Parlâ de Biarn).
U menistre e u capera d'où parsa d'Orthez qu'ous agradabe beroy
de disputa sus la reliyou, la santé Escriture e lous sacremens.
Per beth diye lou menistre dichou au capera : « Ta tau diye
qui-p hasi gay, dabant tant de mounde qui-p agradi, que bam abé
ue discussiou theologique. Dap bous que hey embit à touts lous
caperas d'où parsà, à touts lous mounyes d'Orthez. E you, you tout
soul, à touts bous autes, dap la mie science, que-p aberey peth e
carn, touts amasse.
Au diye mercat, lou capera qu'arribe. Lou menistre que l'amuche lou digt indici tenut de cap ad eth. Lou capera que bat mut
coum u pech : « N'y bey pas luts », se dits, mes u capera, amie sou
que sera leu arribat qui s'y enten dehet a coumprene lous situes.

�— 152 —
« Anatz lou coelhe », se respoun lou menistre. Lou capera que
s'en ba labets trouba u sabatè, u bielh sabatè, qui-n sabè trope
d'ue de las de couhel, drinou sourciè, se disèn, pramou qu'aquelh
liomi leyè, dimenyes e hestes en nau, biellis libes arrounhous.
Lou capera que l'apelhe d ue grane lebite nègre e que s'en lou mie
decap au menistre.
La dispule que tourne coumença. Lou menistre qu'amuche u
digt. — Lou sabatè qu'en ensenhe dus. — Lou menistre, très. —
Lou sabatè, lou punh. Aqueste cop lou menistre que-s boute a
dise : « Capera, que p hey excuse ; que t mey sapien que lou boste
serbitur ».
Urin emberbequit, lou capera que s'en ba demanda au menistre
so qui ey tout aco. Aqueste respounse qu'en tira : « Au boste
camerade qu'ey amuchat u digt ta dise qu'y ha u Diu. — Eth, dus
digts qu'ha lhebat ta boule dise : qu'en y ha mey de u, qu'en y ha
au menchs dus : — You que te l'ey respounut en tirant très digts :
qu'y ha très Diu. — .Mes eth labets en amuchant lou punh barrât
que disè tout natre : Pla, obe pla, mes lous très ne hèn pas qu'u ».
De mey en mey emberbequit, mes toutu drin meshideu, lou
brabe capera que tire decap au sabatè : « Amie, be s as doun tu
heyt lou serbiciau hoey ! Toutu bé bouleri sabe so qui abetz
debisat. « Moussu capera, que pa-t pouch dise. Aqueth homi, en
amuchant lou digt indici, que boulé dise que t'ou hiqui tau...
foundement. — Qu'ey respounut : que p'en hiqui dus. — Eth qu'a
countinuat : qu'en auras très. — You, labets : E doun bous, lou
punh tout sancé ».
Aqupste counde qui m'ey estât racountat per u ecclésiastique
d'où parsa d'Orthez n'ey pas ue nautat. Leyets so qui sec : « Jean
Ruiz de Hita ou l'archiprêtre de Hita, poète espagnol du xiv siècle,
avait conté un débat singulier entre un portefaix romain el un
docteur grec Les deux adversaires ne parlant pas la même langue,
il avait été convenu qu'on disputerait par gestes. La séance ouverte
au milieu d'un grand concours de spectateurs, le Grec se lève le
premier et montre un doigt, l'index, puis se rassied majestueusement. Le Romain bondit et tend au Grec trois doigts, qu'il recourbe en griffes, puis reprend son siège d'un air satisfait. Alors
le Grec ouvre toute sa main et l'étend avec une expression pensive.
Là dessus le Romain ferme le poing, et l'agite furieusement contre
son adversaire. Mais celui ci, rompant le silence, s'écrie que les
Romains, jusque là calomniés, ont une intelligence des plus remarquables. « En effet, poursuit-il, j'ai demandé à ce Romain s'il

�— 153 —
n'y a qu'un Dieu : il m'a répondu affirmativement, tout en avançant trois doigts pour montrer que ce Dieu est en trois personnes.
Je lui ai demandé alors si la volonté de Dieu est toute puissante : il
m'a répondu que Dieu tient le monde dans sa main, et voilà pourquoi il a fermé le poing comme s'il tenait un globe. Il connaît
donc le mystère de la Trinité ». Interrogé à son tour, le Romain
explique ainsi sa pantomime : « Le Grec m'a dit qu'avec un doigt
il me crèverait un œil, cela m'a mis en colère et je lui ai répondu
que j'aurais bientôt fait de lui crever les yeux avec trois doigts et
de lui casser les dents avec le pouce. U m'a dit de prendre garde
à mes oreilles et qu'il me soufflèterait ; je lui ai répondu que je
lui assénerai d'abord un si vigoureux coup de poing qu'il s'en
souviendrait toute sa vie ; alors, plein de frayeur, il s'est empressé
de faire la paix » (1 ).
« Certes, se dits l'autou dont tiram a&lt;so, je ne donne pas cette
scène comme un chef-d'œuvre comique ; mais elle contient
une idée assez plaisante, celle des deux interprétations toutes
contraires, l'une mystique, l'autre triviale, à laquelle les mêmes
signes peuvent prêter. Pour que la plaisanterie soit sensible, il
faut évidemment un récit court, vif, clair, qui puisse être suivi
sans effort et compris au moins après coup » (2).
Lous sabatès qu'èren passais mestes ta las disputes. Leyetz so
qui sec: « Jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes, les évêques
avaient, paraît-il, à leurs ordres, des gens de condition médiocre,
instruits tant bien que mal à la controverse, qui allaient disputer
dans les prêches. Un manuscrit contemporain contient à ce sujet
le curieux fait qu'on va lire»: « Le 9 juin 1606, Jean Moreau,
controversiste de Nosseigneurs du clergé de France, traitant à
présent la controverse en la ville de Poitiers, sous le bon plaisir et
autorité de Mgr de Poitiers, fut reçu et agréé maître cordonnier,
avec exemption de droit ». Ainsi la prédication servait de marchepied à la maîtrise ! » (3).
L'intendant de Pau. Foucault, qu'escribè en 1684, au sudyèc de
(1) Analysé par Marc Monnier- d'après A. de Puibusque et Th. do Puyraaigre. La Réforme de Luther à Shakespeare, note de la p. 140.
(2) Paul Stapfer. Rabelais. Paris, Colin, 1896, 3« éd. p. 423-4 ; que citi
aqueth libi, pramou n'ey pas poudut trouba lous de Yan Ruiz e de Monnier.
Que poden leye dens lou Pantagruel de Rabelais, libi dus, capito vingt :
« quand nous avons disputé par signes, sans dire mot ni demi ».
(3) Pierre Clément. Histoire de Colbert, Paris, Didier, 1874, 2» éd. t. 1 p.
402. Cf. Bibliothèque Nationale. Mx Portefeuille Fonlanieu, 494-5.

�—

154 —

las counbersios dous pFoutestants : « Il s'en est fait de plus de
1200

personnes depuis six mois que le sieur Foucault est dans la

province, et le moyen dont il s'est servi pour attirer à l'église les
religionnaires dans les bourgs et villages où ils sont en grand
nombre, a été de choisir dans chaque canton un nouveau converti
intelligent et accrédité et de lui promettre une récompense lorsqu'il aura fait un certain nombre de conversions; ce qui a très
bien réussi, ces pavsans (à qui l'on a donné dans le pays le nom
d'apôtres) travaillant à faire des conversions. Il y en a un nommé
Dutos du bourg de Maslacq, qui a converti plus de deux cents
personnes depuis six mois »

(1).

Que trouberem d'autes exemples de mounde dou coumu qui
èren countroubersiste. N'en bouy pas cita qu'u gnaute, Jean de
Bayle, de Montbres [?, en Biarn « qui a un talent particulier pour
la controverse et a appris de lui-même l'Ecriture sainte et qui,
pour s'y rendre plus capable, est venu à ses dépens à Paris, où il
a souvent disputé avec approbation de Mgr de la Propagation de
la Foi ». N'abè pas heyt foutune. Lou

31

d'Octobre

1655,

l'Amas-

sade dou Cleryè de France, a la recoumandatiou de Mous de
Marca, archabesque de Toulouse

(2)

qu'où bailha

120

liures ta que

s'en poudoussi tourna a case.
Orthez, septembre

Louis

1912.

BATCAVE.

{Parla d'Armagnac).
Lou jour es acabat. Coum uo molo roujo
Lou sourelh debarat toucauo lous coustous,
Lou boè plen de calou, nègre coumo la soujo
S'apuauo sou cot de soun buus amistous ;
E mountauon tout très — lous compagnous de peno —
L'aret pausat sou jugn, pou camin peirusquet,
Eron plan auejats ! més aro la sereno
Quebouhauo dou bos un pau d'aire fresquet.
(1) Bib. Nat. MM. Fr. 8248, P 53.
(2) Collection des Procès-verbaux des Assemblées générales du Clergé de
France. Paris, 1770, t. IV, p. 414,

�— 155 —
La cansoun d'unbaquè de pou houns delà piano
Passauo douçomen, coumo bolo unauzèt.
Entenèuon taben, sous pastens de l'abrano,
Dous agnèts estarits beleja lou troupèt.
Las luscrampos deja lusisson dénia palho
Burlado pou sourelh, e que semblon esta
Laïsos de Sen Joan sourtidos de la halho.
E lou boè tout d'un cop se boutée a canta :
Moun Diu, qu'as tout créât
Au cèu e sel la terro,
La briuleto dou prat
Etl'oum de la oumero !
Qu'es boun astan que gran
Espio, tout t'adoro !
Qu'at dison, à cad' oro,
La hlou dan lou lugran !
Lou pauvre boè tabén, t'adoro sel l'aubado
Cado matin !
Que t'adoro-n mia la pesanto journado
Dinco la fin !
Benasis lous mes hilhs, que soun la-bas que dalhon
Dan la Françoun ;
Benasis lous bailets e touts lous qui trabalhon
A la maisoun.
Benasis la garbèro
La siuaso e lou milh
E benasis encoèro
L'establo e lou courtilh.
Dou cèu pintrat d'estelos,
Oardo tout en santat,
La bigno de las grèlos
E l'amo dou pecat !
E lou boè, tout cap nu, plantât sel l'agulhado
Damb' un sinne de croutz feniscout lou refrèn,
E lous buus, quan beigoun la pregario acabado
En roumia douçomen, que respounoun : Amen !
C. CÉZÉRAC.
(Tirât de Aliéus e Flous).

�Cansou ërane*Ianibe.

Coelhude pèr Félix ARNAUDIN,

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Jia. ta. p&amp;ri caum fa.na.de jteu -Sa

de.

-de

IV

II

Coum t'i ba l'aoulbade, aoulhé?
Coum t'i ba l'aoulbade ?
— Lous agnét' soun entecats
Lés oulhes émbrumades (1).

/1 , .
bu

— Goum t'i ba l'aouihade, aoulhé?
Coura t'i ba l'aouihade ?
— Lous agnét' qu'en soun hort béts,

bis.

Lés oulhes bort oualhardes

bis.

III

— Coura t'i ba l'aouihade, aoulhé?
Coum t'i ba l'aouihade ?
— L'aoulbade én ba meulhe én-ouan
Que l'anade passade.

— Toque toun ligot, aoulhé,

bis.

Decap a le gran' prade,
Tu qu'as pan é you qu'éy léyt,

bit

Ataou haram calhade.

bis.

VI
— Toque toun ligot, aoulhé,
Enta darré le coste,
Jou qu'éy burre é tu qu'as pan,
Ataou haram le roste

bis.

bis.

(2)

(1) Variante : Lous agnét' soun guitèrnous , Lés oulhes énmelades.
(2) Ce couplet, ou du moins une variante très voisine, se rencontre dans une chanson
de Despourrins, le »• 16 du recueil de Rivarès ( !''&lt;- édition), qui a le même air et offre
la même composition métrique. Cependant partout dans mon domaine il fait partie
intégrante de cette ronde, et je ne puis l'en exclure. Rien n'empêche de supposer au,
surplus, que Despourrins l'ait tiré, avec la mélodie, du fonds populaire, comme il en a
tiré bien d'autres choses, le meilleur de son répertoire.
(Note de Félix ARNAUDIN),

�Las muralhes, las frinèstes, lou taulat dou bach
Qu'abém, hens lou darrè artigle, quilhat la maysou beroy a
l assés et plà ourientade ; beyam, bitare, quin déu esta bastide :
Nou debiserèy pas loungtemps de las muralhes ; eu partide que
soun plâ hèytes, soulides e espésses ; la causée n'ey pas esparagnade pèr lou maçou permou que lou paysâ que la se fournéch e
que la se ba coélhe et medich en carrière. La boune causée nou lié
pas rèyte en nouste peys ; lous hours de Mountaut, de Rébénacq.
d'Estialescq, de Madiran, d'Orthezque fabriquen causées de boune
qualitat, cadûe dap las soues bertuts prôpis. Nou harèy qu'û petit
arcast aus maçous e aus paysâs : que bòlen toustém drin trop
estaubia las ligues e lous barrous, mey coustous que lous calhaus.
Tabé, lous cantous nou soun jamèy plâ ligats e que soun yusta
ment las cantounados qui eau soegna si nou bòlen henèrcles aus
murs (lézardes).
Las frinèstes que soun quasi toustém trop chines, bâches e
estrétes ; e toutû, de bets oélhs n'an jaméy desagradat sus la care
d ue beroye gouyate ! Nou y a jaméy luts e ayre de soubres héns
las crampes qui soun toustém hère granes. Dounc que eau ha frinèstes plâ laryes e plâ hautes dou coustat dou lhebant e dou
miey-die.
Qu'abém dit que lou sòu dou bach (rez-de-chaussée) que debè
esta subèr-lhebat de dues ou très marches capsus lou sòu dou pàti ;
d'ourdenàri lou bach que coumprén : au mièy lou vestibule e l'escalè, à dréte la cousine e à esquèrre la beroye crampe dousméstes.
Que hèn souben lou sòu de la cousine en bétou de ciment dap
ûe chape carrelade per dessus. Aquiu, arré à dise: lou cimént
qu'ey drin réd débat lous pès, més nou s passéyen pas pès descàus
pèr la cousine e lou cimént que permét lou neteyadye aysit dou
sòu qui s pot plapa de grèch e qui ey soubent empipautit de grabe
qui porten de dehore dap lous esclops.
A la crampe, que bòlen toustém û beroy taulat. Mes, quin ey
aquét taulat? Toustém en seguin la bielhe routine ! Que bouèyten lou débat, que hén muralhetes enta sustiéne las soulibes de
couràu e que pàusen las planches per dessus. Nou poden pas ha
mey mau!U planché atau hèyt que-n a pèr très ou quoate ans tout
yuste enta s poueyri. Medich au cap de très més qui ey hèyt, lhe-

�— 158 —

bat ûe planche e que la bederat toute choupe, bérde e querade pèf
débat: las soulibes que couméncen deya a parti en proube. Que
eau plà coumpréne que lou boès, coum las persounes qu'a besougn
ayre enta bibe. Apuch la crampe n'ey pas garantide de 1 humiditat
qui bié dou sòu : quoand la terre hè ûe bouride, las aulous que
puyen à trubès las planches e la crampe que sap à l'oumpre.
Quauques cops, toutû, que hèn miélhe : sus lou sòu que hèn û
bétou de causée e las soulibes qu'y soun négades dehens. D'aquére
fayçou lou planché qu'ey mey garantit e que dure mey ioungtemps ;
mes, n'ey pas encoère so qui y a de parfèyt.
Nou y a pas arré de mey sà, de mey soulide e de mey beroy en
medich temps qne lou planché sus bitume : qu'ey tan plâ recounegut que l'Estat que l'indique enta las escoles ta esbita lous
rhumes e las brounchites aus maynadyes. E qu'ey ta beroy de béde
lous dessis qui fourmen aquéres petites lamettes (bâtons rompus
ou fougère). E que poudét counda qu'abét planché per autan de
temps que muralhes.
Mes, se-m diserat, aquet taulat qu'ey bou ta û castèt, pas ta
ûe praube maysou de paysâ ! E perqué, si-bou-plait ? Si poden
abé beroy e bou, e eau dounc decha-t et enta quauqu'arré de
défectuous? Sustout qu'en fèyt de despense l'û que coumpense
l'aute. Lou taulat sus bitumi qu'ey drin mey coustous que Faute,
més que p'estaubiat las muralhétes e las soulibes ou lou betou e
tout plâ coumptat que s en tourne au medich.
Per hoèy, prou de batalère atau ; que-s y tournaram ballèu enta
debisa drin dous poutereladyes e de las charpentes.
YAN DE LA PLANE.

sO*S«-

■

rm de tout
CAUSES BERDIUSES BERDAUSES
Las causes berdiuses berdauses que soun so qui ey mentabut
p'ous francimans devinettes. Aquetli noum qu'ous ey escadut
pramou cadue coumençabe atau :
You sabi ue cause
Berdiuse berdause.
Ou : Qu'ey aco? Qu'ey aco ? Rerdause qu'ey aquiu enta la rime.

�Las causes berdiuses berdauses que soun, coum se dits, assounansades. Qu'es deberen escribe coum bèrmis. Més que eau estaubia
lou papè blanc. Que las bam escribe coum prose en merquant per
ue letre maye so qui sere lou coumencement d ou bermi.

1
So qui tanh la persoune
A nouste que y ha u pa de paus ; Sus aqueths paus qu'y lia ue
barrique ; Sus aquere barrique qu'y ha ue escole ; La sur habilhade
de rouy, las maynades de blanc ; Sus l'escole qu'y ha u pa de
cametes ; Sus aqueres cametes, qu'y ha u pa de miralhs ; Sus
aqueths miralhi u hia oun pèchen lous chibalès.
Lou cos de l'homl.
Damisèle barrade hens u coumbent, — Nou bet ni plouye, ni
bent, — E qu'ey moulhade toustems. — La lengoe ou lenque.
Variante — Ue damiselete qui ey toustems moulhade — E
toustems a l'acès.
Ue troupe de mounyetes (ou nounetes) apelhades de blanc, —
Tout autourn, la superioure au miey. La kîique e las dents.
Carniquete, carniquos—Carniquete n'ha pas os — Mes qu'en
pot cousta de gros.
Barat de ci, barat de la — Barat au miey. Lou nas.
Que m'en bau tau lheyt — Coum l'aute noeyt — Que bau prene
plasé — Coum Faute sé - Peu sus peu — Zig zag au miey. L'oelh.
Variante. — Pelut countre pelut — Qu'estuye u henut.
Que soun enta rays e besis coum se pot— E toutu nou s'espiyen
yamey.
Qu'ha la renhe debant -r- Lou bente darrè. La poupe de la camp,.
Variante. — U moussurot — Qui ha Fesquie dabant — E lou
bente darrè.
se^aa

Au catrechisme.
Bam tu, Yan, se hè Moussu curé, quoan y ha de sacrements ?
Moussu curé n'en y ha pas mey nat.
Yan, que batales coum u desestruc, Qu'et disi : quoan y a de
sacrements ?
Moussu curé n'en y ha pas mey nat.

�— 160 —
Tè, Yan e bos que-t disi, n'es pas soun qu'u pec. Respoun coum
you : Qu'en y ha sept.
Moussu curé, la bertat n'en y ha pas mey.
E perque dou aco, petitin ?
Pramou la may que disè à nouste hie se qu'haben pourtat lous
darès à la Dauninete de Darrècase.

Lou pater dou praube
Lou pipi de Serretuque, dous Marmouns, que s'abiabe tout
dilus de cap à Orthez, truca dap lou barrot à las portes dous
oustaus, en ta demanda la caritat... ta croumpa lou tabac de fuma
é tabey ta poude gousta lou bi bourrét de Mouncade.
A cops u pater desquilhat, que s'amassabe galabiis ; à pauses
lou barrouilh que s'estabe clabat Labets qu'entenèn lou pipi dise,
en se hican lou bounet s'ou cap : « Tau diatche, encoère u pater de
foutut ».

Lous bielhs yocs dou Biarn.
A Orthez las gouyes en serbici qu'habèn la coustume, lou
diménye apuch brespes, de ha au toupî poudat. Que s hicaben aus
quoate corns d'ue carrère croutzade, e dap u bielh pega, ue bane,
que hesèn au yette-lé e ne la dechis pas cade. La desestrugue qui
ne la poudè arrapaque balhabe u gatyee, la partide acabade, que
calècroumpa lous gatyes. Yoc innoucen e oun sedebertiben beroy.
Las gouyes de hoey lou diye be soun trop pimpim ta ha à la toupiade (1).
L. B.

^

Alberte Lalanne-Bibal. — Primevères. Auch, Imprimerie-Lithographie
Th. Bouquet et Cie, éditeurs, 1913. Beroye broucadure de 77 pages, [toute
sarside de berséts tringlans. Qu'arretroubam aquiu la troubadoure espirade
a la bouts d'aur qui remudabe quauqu'arré au houns dou cô quoand recitabe
lous sous beroys pouèmes a las felibreyades. Que la mandam lous noustes
respectuous coumpliméns ; e, au payran tan escarrabelhat en despièyt dous
ans : Siats-ne fiér, a boste qu'en éy la probe, la race ne-s pèr pas encoère,
puchqué, coum disén lous biélhs, l'estère e-s semble toustém ta-u hust.
J.-V. L.
(1) Aquero que-s hè encoère à Bidache lou dimars gras, de l'û cap a l'aute
de la carrère mayoure, de fayssou que lou die de Géndres lous testots,
esparpalhats pèr toute la bie, que balhen l'idée de quauqu'arrèy de tris.

�— 161

—

Bernadette, poëme pastoral par Philadelphe de Gerde 1 v. in-10 carré
3 fr. 50. Nouvelle Librairie Nationale, tl rus Médécis, Paris.
Que y a toute ue biblioutèque lourdése sus l'espelugue miraggleyante, sus
Bernadéte, sus l'abat Peyramale, sus lous pelerinadyes qui barreyèn, au cant
dou Gabe, las bourres dou mounde de touts lous cèus despuch 858 ; mes la
literature gascoune qui pouderén bouta daban las obres de Lasserre, de
Boisariè, de Bertrin, de Huysmans etc., que toque à la praubère : Miéye
doudséne de cantiques sinnats per Bisens de Batalhe ou l'abat Laclavère e
qu'ey tout.
Que-s calé ue obre, ou men ûe, escribude dons lou parla de Bernadéte e
qui miélhe que la cantadoure pirénénque l'auré escadude? Qu'ey beroy de
béde quin passéye la soue fantesie a pintra la bite de l'aulhère de Bartrès, de
l'illuminade de Massabiélhe. Nous qu'estém embescats per lou tablèu tan pla
troubat de las maynades au catéchisme e per la cante dous beuraynès de
Betarram :
Que y aniram, que y'aniram
ta Betarram !
d'ue enspiraciou sancére e d'ue longue soulide.

M.

CAMELAT.

3*&amp;

NABETHS CÔUNFEAYg
M. Rospide-Laborde, clerc de notaire, à Nay.
M. Masounabe, receveur de l'Enregistrement, à Manzat (Puy-deDôme).
*TSS&amp;SP&gt;

Rebiste de las Hautes-Pyreneus. Yulh. Lacassin, Annales de BicBigorre, p. 265 (lous habitans de St-Lizer que hesen houmatye, youlh en
terre, aus cossous de Bic e qu'ous pourtaben 10 coques, lou prumè dimenye
de jenè, p. 265. Perqué Bigourdàs e Biarnes e-s tesiquen, p. 277). —
F. Marsan, Enqueste sus las bielhes campanes, p. 288 (ue de 1521). —
Larchet, Ta goeyta las récoltes, p. 294.
Rebiste de Gascougne, Yulhet-aoust. C. Laffargue, Estudis d'histori
de la Beboluciou, p. 289 (lous boulountaris d'Eauze, 1792-93). — P. Cosle,
Dues lettres autographes de Son Bizents de Paul, p. 298. — G. Delpech,
Cartes nou publicades de Yoan Yaubert de Barrault, ebesque de Bazas,
p. 303. — V. Foix, Lou huque dous faus noubles, p. 322.

�— 162 —
Bulletl de li Soucietat arqueologique dou Yers, Ie trimestre 1913.
P. Lauzitn. Lou toumbèu de l'intendent d'Ellgny, p. 38. - Z. Baqué, L'archabesque d'Aucb, co segnou de Bic-Fezensac, p. 43. — F. Dupont, Poulice
de metayè d'Armagnac au segle xvnau, p. 52. —Bompeix, Rebolte de las
serous.de caritat d'Auch, Coundoum e Lectoure, en (812: l'emperur qu'arranye tout, p, 50. — P. Lauzun, Pèces mubies de la gley.se de Bcrduzan,
p. 62. — P, Castex, Très actes de reparaciou a Sen-Clà en 1678, 1684 et
16S7, p. 60. — A Branet. Inscripciou gallo-roumane troubade a Lasseran,
p. 71. — L. Saint-Martin, Cauquesheyts de l'instrucciou publique a Simorre
abans 1789, p. 73. — L. Mazéret, Lous atyes de la peyre liens lou Yers,
p. 77. — A. Lavergne, Lou H. P. Elisée-Bizentz Maumus, p. 82. — Lauzun,
Discours au banquet, p 96.
Rebiste historique e arqueologique dou Biarn e dou Pays Basque. Yulhet. L. Balcave, Lou Yenerau bayounes Thoumas Cliegaray — Sen
dos, (1756-1799), p. 289.
Daranatz, Miles de Domeus abesque manquât
de Bayoune, p. 303. — J.-h. Laborde, Dominique Eliçagaray, p. 304. —
Mignou, Bollede la milice dou Biarn ou Bandes Biarneses (coumpagnie de
Mourlaas), p. 326. — L. Batcaue, Lou Mayourat de Talleyrand Perigord
hens l'arroundissëment d'Orjhez, p. 326. — Laborde, La Reboluciou a Assou
e per catbaigt, p. 327. — Annal, Bulleti Bibliographique, p. 328.
Annales de la Soucietat d'Agriculture, Sciences, Lettres e Arts
dou Mount de Marsa. Mars-Yulb, 1913. Laborde-Lassalle, La Soucietat
d'Agriculture, p. 1. La nécessitât de ha lous bournatyes, p. 37.
Rebiste scientifique, n" du 12 Yulhet. Ch. Moureu, académicien. A
perpaus de l'elecciou de Mous de Gramounta l'Académie de las Sciences.
L'Abant-Garde, de Dax. Yuste cade dimehye u counde de gaye humou
titulat : lou Bou Temps d'autes cops : Se boulets ha-p u bente d'arride que
eau levé : Armagnac en Paradis n'en bolen nat sounque siye tort ou descansat. — So que-t eau Yan de Bernede ? Mounéde, aqueste qu'ey mentabut
Paul, lou Proubençal, damourant a Orthez. Beroy homi gayhasent lou
countayre, Yan de Moughorin.
Vivo Prouvenço. Yulh. — F Mistral. Sus l'unificaciou de la grafio
occitane. — A. Peyrou. Lou Laus di Rèire. — Jan Grand. Lou Bi&gt;u escapa.
— E. Dode. Lou Gastèu dóu Passât. — P. D. Pajo d'Istori Miejournalo. —
Sfenosa. Soupir. — M. Chabrand. Sant Bounet. —• A. Vidal. Li Sauto. /. de la Vaulongo. En memoride Ivan PranishnikofF. —■ /.. B. Boulegadijso
e Nouvelun.
L'Action Régionaliste. ./. Méline. La Réforme administrative. « Il faut
résolument supprimer cette chinoiserie de formalités qu'on appelle la centralisation, qui coûte si cher au pays et qui lui fait perdre un temps précieux ».
Bulletin de l'Amicale des anciens élèves de l'Ecole Normale
des B.-P. — Counte-rendut de l'Amassade ennau dous escouliès d'autes
cops oun leyém ùe beroyetrobe de Baudorre, en Marnés : Saute la Brouste
e û artigle do l'Espettur dé las escoles purmères de Mauleou, M. Manciet
titulat : Quelques Basques célèbres, Alphonse Iluelva ; Bernard-Renaud

�— 163 d'Elissagaray, dit Petit Renaud ; Etienne Pellot, de Hendaye ; Amiral Jauréguiberry ; Antoine d'Abbadie ; Arnaud-Jean de Peyré ; un enfant, le jeune
Etchegoyen ; Colonel Harriet ; Général Harispe; Henri-François-Xavier de
Belsunce, évêque de Marseille ; Michel Renaud, etc..
La Petite Revue du Midi. — Queleyém dabplasé ausdarrès numéros :
J.-P. AUbert, Les Violons sur l'Adour.

Paul Martignon,

Francis Jammes,

prosateur. Edouard Dulac, Un Poète de la Renaissance catholique.

Cliarles

de Bordeu, L'Homme des Rêves.
La Bouts de la Terre. — Miquéu de Camelat. Pierre-Daniel

Lafore

(1863-1912) Que hè arrebibe la care tan douce e tan aymade de l'oubrè purmè
de l'Escole Gastou-Febus, qu'éy

dabplasé qui abém Ieyut aquéth artigle ;

qu'éy dab plasé qui leyeram la seguide. — U Berretot Biarnés, U maridadye
aussalés,

Las Suspréses de

Paris, Lou Berrét. — /. Mpur-thé, L. Poque,

G. Baugé, Yan Bourdete, B. Daubian,

P. Abadie,

Proses e pouesies

—

L. B. Rebistes mentabudes: Reclams e Ere Bouts dere Mountagne. Ue petite
errou a courriya : l'artigle titulat : Ue

passeyade

a la Garéne de Nerac de

E. Bourciez n'éy pas estât arrebirat pèr J.-V. Lalanne ;

lou

Méste que

s'a

hèyt la grane haunou d'escribé-u en biarnés ; qu'an poudut béde lous leyedous que manéye la loénguedous gabes dab autan de briu coum la francése!
— L. R. La Quinzenadc. — L. G. G. Go de biélh.
Occitania. Ch. de Villeneuve. La Sainte Estelle d'Aix. — G. P. Le Gartabèu de 1911-1912. Les Candidatures au Majoralat. D'aquéste darrè artigle
ne boulém retiéne que dus puns. Lou purmè : Sémble que boulhin dise que
§e Planté e desahilha l'Escole dou Felibrige dab ûe F mayoure, qu'éy pramou que ne l'abèn pas noumat Capouliè. Planté n'éy pas méy aquiu enta
respoune, malaye ! e lous qui l'an counechut nou degneran. Lou sigoun :
« Dans de nombreux articles, les Beclams de Biarn e Gascougne ont attaqué
la nouvelle administration du Félibrige et leurs critiques n'ont pas toujours
brillé par la bonne foi ».
E-b séntits pounthats pèr aquére pognicade qui sembleré yuste abé las
alures d'ùe empertinénce ? Nous, nou ! Ne preneram pas la pêne de respoune a û cretic hèyt sus aquére fourme tan hoeytibe qui suban l'escadénce
e pot dise ou hère ou arré. Serbitur, marquis, dinquo las purmèrcs, so qui
sera quoand boulhits !

1' de Garbe. — Lou nouste counfray M. Fernand de Laudet, directou delà
Bebiste semmanère qu'ey heyt aufficiè de la Legiou d'Hounur. — Pau. Ue
missiou americane que bien estudeya la Caisse Régiounale Agricole.
2. — Dax. Que manden que M. Dufourc que s'emporte lou prumè prêts de
hautbois au Gounserbatori de Paris
4. — Aulourou. Lou capitène Gamy, dou 2e tiraillurs senegalés, au Maroc,
qu'ey hicat a l'ourdi dou die p'ou sou couradye.
6. — Louvie-Juzon (B.-P.). La soucietat "dous pesquedous de Pau qu'y
bien hesteya. Lou pech que balhe gaye humou.
7. — Ta'rbes. Lous troubadous mountagnols qui s'an empourtattrès prumès

�prêts aú Gouncours de Cougnac que coussiren per Dax. — Lourdes. La fede»
raciou dous syndicats d'initiative dou Sud-Ouest que tien amassade ; que
deciden de ha ue listre dous sites e mounuments dou nouste pays a défende.
8. — Sen-Sebè. Maridatye de damiselle Marthe Darbo dab M. Maurice
Guérin.
9. — Bruges (B.-P.). M. Saléza, proufessou de cant au Counscrbatori de
Paris, qu'a autant d'eslhèbes courounats que présentais : Opera-Comique,
4 prumès prêts, 2 segounds, 3 accessits ; Opéra, 2 prumès prêts, 2 accessits.
Nat ne l'y pot ha.
10. — Tarbes. Mourt dou courounel Souriau, dou 14« d'artillerie.
11. — Mount-de Marsa. Qu'obren las portes dou nabeigt Salou Lanusquet.
Qu'y poden bede obres de Lizal sur las Lannes, et dous Dacques Roger
Soulanne, Dorlanne, Garnier, Gassin, Pelissié,de Morin, Tayan, dou Mount,
de Pascau, Fontan, Gelibert, damiselle Dufau e u beroy escantilh.
12. — Samatan (Yers). Haunous dou countre-amirau Fort, ancien mayor
yenerau de la marine.
13. — Pau. Grand councert de caritat taus inoundats dou Pays Bascou.
Lous artistes biarnés de l'Opéra et de l'Opera-Gomique, damiselle Lapeyrette,
Fournets, Gazenave, Brun et autes qu'an cantat e yougat. — Baretous. A la
peyre de Sen-Marti, hicade en terre en 1373 (que l'an carabiade desempucb),
las coumunes de Lannes, Aramits et Arette que balhen très bimes aus Rouncalès, tribut annau. Dise qu'y a pecs qui troben aco hountous : lous qui en
troben tabey lou berret e bau parla biarnés ou gascou. Se ne poden pas decha
lou mounde hesteya coum a toustém heyt ! - Yers. M. Gadot que passe
sccretari yenerau de la Préfecture — La duquesse de Fezensac que s'ey
mourte à Bersailles.
14. — Here d'aufficiès qu'an la poulacre oundrade dou ribentou rouy : lou
courounel Schmitz, d'Aulourou, heyt aufflciè ; chibaliès, a Bayoune, lou
capitène Mibulgorry e lou metye de lre classe Gorre.
15. — Salies. Beroy councert.
10. — Tostat (H.-P.). Inauguraciou d'u mounument en memori dou sourdat
Coupet, mourt lou 28 may en serbice. Lou courounel dou 16e hussards que
hé la soue laude.
17.— Biarritz. Lou rey d'Espagne que bien ha ue besite. — Mimizan
(Lannes). Lou Counseil d'Estat que hè d'aquère coumune ue statiou climatérique.
19. — Garli. Mourt de daune Marie-Louise Jaudet, badude Lemée. —
Lannepax (Gers) M. Glovis Alfred Cazes que s'emporte, à Paris, lou segound
grand prêts de pintrure, n'en y abou pas de prumè.
20. — A Orthez, au Moun que « hen lous taus » coum disen autes cops.
Baques emmaliciades, escarturs toustém leuyès, tumades.
22. — Nay. Haunous de daune Labernadie, badude Julie Mirassou.
23. — Condom. Haunous de M. l'abat Vignaux, canounye, archiprêtre.
24. — Lou rey d'Espagne que trubesse la Gascougne ta anas'en en Angleterre.
26. — Aulourou. Ue soucietat d'Espagnols que bôu counserba lous soubenis de case : qu'an heyt ue mutuelle, que bolen abé ue bibliothèque, que
hen youga pèces espagnoles. — Haunous de M. Aries, ancien mayre.
27. — Aygues-Bounes. Granes hestes aussaleses : so qui ey toustém de
gay a béde qu'ey la course cà pè a la mountagne. Biban ! se soun goarruts e
brinchuds aqueths diatches ! — Ayre. Hestes dous cent ans de M. Lourties,
ancien hussiè, pay dou senatou de las Lannes, dou medeci de Courrrières e
de l'abat Lourties, autes cops aumoniè dou lycée dou Mount.
28. — Pau. M. Laguerre, directou de la Soucietat Yénéale, qu'ey embiat
à Alger ta founda ayences e bureus d'aquere Soucietat.
30. — Pau. Haunous dou yenerau bescounte de Nays-Candau, de Yuransou, coummandedou de la Legiou d'Haunou. Lou défunt qu'ère d'ue famille
anciane dou Biarn.
Lou Yérant : E. MARRIMPOUEY.
PAU,

EMPRIMERIE

VIGNANCOUR,

E.

MARRIMPOUEY,

EMPRIMUR.

�Supplément au " REGLAMS " du mois d'Août 1913.

Célébrités et Notabilités duBéarn et Gascogne
par l'Escole Gastou-Febus
Liste provisoire (SUITE)
Les premiers noms de 1 à 174 ont paru dans les Réclams de
Avril, Mai, Juin et Juillet.
— Je prie mes honorables collègues de l'Escole Gastou-Febus
de vouloir bien me faire connaître leurs observations sur ce qui
a paru et paraîtra de cette liste provisoire, observations quelconques qu'ils jugeront convenables : corrections, additions,
soustractions.

NOTA.

BIBAL.

175.

EPERNON (Jean-Louis de Nogaret de la Valette duc d'), 15541642, né au château de Caumont près Samatan (Gersj, pair et
amiral de France, Gouverneur de Normandie (1587', de Provence (1595J, de Guyenne (1622), était à côtéd'Henri IV, quand
ce prince fut assassiné (1610).
176. ESCOFFIER
1816-1883, de Pau, trompette, illustré au
combat de Sidi-Youcef, a son monument au cimetière de Pau.
177. ESPAGNE (Jean-Louis-Brigitte), 1769-1809, né à Auch, engagé
volontaire (1787), général de brigade (1797), de division (1805),
se distingua en Italie et en Allemagne, grand officier de la
Légion d'Honneur et comte de.l'Empire (1808), tué à Essling
(1809), son nom est sur l'arc de triomphe de l'Etoile à Paris ;
et sa statue est à Auch.
178. ESPALUNGUE (Jean-Baptiste), (1732
), d'Arros-Nay(B.-P.),
mousquetaire (1750;, maréchal de camp (1791).
179. EPARBÈS DE LUSSAN (François d ), * vicomte d'Aubeterre
(1572-1628) né au Château de Lasserre près de Francescas
(Armagnac), Sénéchal d'Agenais et de Condomois, maréchal
de France.
180. ESÎÉBENET DE TALAURESSE
(xve SIÈCLE) grand capitaine Landais.
181. FAGET DE BAURRE (Jacques-Joseph baron), (1755 1817), né à
Orthez (B.-P.), magistrat et historien, avocat général au Parlement de Pau (17-74), Député (1810), Président de chambre à
la Cour de Paris (1811), Vice-Président de la chambre des
Députés (1815;.

�182.

FAGET
(1700-1762), de Castelnau d'Auzan (Gers),
chirugien en chef de la Charité (1748-1753), Vice-Président de.
l'Académie royale de Chirurgie.
183. FAY
(1827-1903), de St-Jean-Pied-de-Port (B.-P.),
aide de camp du maréchal Bosquet, général commandant le
11e Corps d'armée à Nantes, écrivain militaire, a laissé des
ouvrages sur l'armée et le maréchal Bosquet.
184. FENARIO (Jean de), du Béarn, dominicain de Morlàas (B.-P.),
prédicateur réputé, général de son Ordre, ami de François 1er.

185.

FÉRALD (Jean), 1764-1795, né à Arreau (H. P.), député des HtesPyrénées à la Convention. Délégué de l'armée des PyrénéesOrientales, y fut blessé ; délégué aux armées du Nord et
du Rhin, y fit preuve de bravoure héroïque ; fut tué par
l'émeute du 1er prairial an III, en défendant la tribune de
l'Assemblée Nationale.

186.

FERMÂT (Pierre de) 1601-1665, né à Beaumont de Lomagne
conseiller au Parlement de Toulouse (1631), célèbre géomètre
et mathématicien, qui a coopéré aux plus belles découvertes
du xvuc siècle, partageant avec Descartes le mérite d'avoir
créé la géométrie analytique et avec Pascal l'invention du
calcul des probabilités. D'Alembert, Lagrange et Laplace lui
font honneur de la lrc idée du calcul différentiel. Pascal le
nommait « le premier homme du monde » et Descartes a
dit de lui : « M. de Fermât est Gascon ; moi je ne le suis pas».
187. FERRÈRE (Philippe), 1767-1815, né à Tarbes, jurisconsulte,
célèbre avocat au Parlemeut de Bordeaux, refusa, en 1804, de
faire'partie du Tribunat, a laissé des plaidoyers remarquables,
publiés dans le « Barreau Français » (1820).
188. FERRIÈRES (Pierre de),
né au château de Miramont (GersJ
chancelier (en 1302), de Charles II roi de Sicile, mort archevêque d'Arles le 8 novembre (1308).

189.

(Charles), 1828-1896, de St-Jean-Pied-de-Port (B. P.)
avocat, homme politique, Préfet de la Seine (1882) président de la Chambre des Députés (1885-1893) ministre de
l'Intérieur, Président du Conseil des Ministres (1888-1889).
FLOQUET

190. Foix (Pierre de) dit l'Ancien, (1386-1464) de Pau, fils d'Ar
chambaud, captai de Buch, évêque de Lescar, cardinal en
1409, légat du pape près du roi d'Aragon (1429) administrateur du comtat d'Avignon, archevêque d'Arles en 1450,
fonda à Toulouse le collège de Foix.

�191. Foix (Pierre de) dit ie je ine (1449-1490) neveu du Cardinal,
évêque d'xVire et de Vannes, cardinal en 1476. négociateur particulier du pape Sixte IV, évôque de Bayonne (1486).
192.

FONDEVILLE

(Jean-Henri de) 1633-1703, de Lescar (B P.) mé-

decin, avocatau Parlement de Pau, le plus complet et le plus
important des poètes béarnais, a laissé des ouvrages, « calvi« nisme en Béarn diviset en seys églogues » « pastourale du
« paysan qui cerque mestié à soun hilh, chens né trouba à
« soun grat » ; a écrit « la nabère pastourelle ».
193.

FRESCHEVILLE

(Joseph-Anatole Bosquillon de) (1823

) né à

St-Esprit (Landes) général ethomme politique, capitaine d'ar
tillerie (1834) à la campagne de Crimée, chef d'Escadron au
Mexique (1866), fait la campagne de 1870, colonel en 1876,
général de brigade (1882) à St-Omer,
tement du Nord (1883).
I9i.
195.

FRANÇOIS XAVIER
(Saint) (1506-1532)
l'Apôtre des Indes et du Japon.
GABASTON

(Pierre de)xme siècle, (1312

Député du Dépar-

d'origine

Basquaise,

) de Gabaston (B. P.)

chancelier et chambellan d'Edouard II, roi d'Angleterre.
196.

197.

GALOS (Jacques) (1774-1831) d'Arance fB. P.) un des fondateurs
de la caisse d'épargne de Bordeaux, régent de la Banque,
Député de la Réole.
GARÂT

(Dominique) dit l'aîné (1733-1799) né à Ustaritz (B. P.)

professeur au collège de Guyenne, avocat au Parlement de
Bordeaux, Député aux États Généraux (1789), membre et secrétaire de l'Assemblée constituante.
198.

GARÂT (Joseph ] dit Garât le jeune, (1749-1833) né à Bayonne,
philosophe, publiciste homme politique, ministre de la Jus
tice après Danton, notifia, en cette qualité, au roi Louis XVI
sa condamnation à mort, prononcée par la Convention Natiotionale (20 janvier 1793) ambassadeur à Naples, Comte et
Sénateur de l'Émpire, membre de l'Institut, mort à Ustaritz
en 1833.

199.

GARÂT (Dominique-Pierre-Jean) 1762-1823, neveu de Garât
Joseph, et fils et Garât Dominique un des plus grands
chanteurs, favori de Marie-Antoinette, célèbre sous le Directoire et l'Empire, professeur au Conservatoire.

200.

GARROS

(Pey de) (1482-1581) né et mort à Lectoure (Gers)

poète gascon, a laissé en 2 volumes : « les psalmes de David
virats en rimes gascounes » ouvrage dédié à la reine de Navarre
et « les poésies Gascounes » ; ce dernier paru à Toulouse en
1567, avec une dédicace au prince de Navarre.

�— 4 —
201.

GARROS

(Jean) poète gascon, frère de Pey de Garros, né aussi

à Lectoure, conseiller au sénéchal d'Armagnac '1576) a laissé
« la Pastourale Gascoue » sur la mort de Henri IV (1610) consul
à Lectoure (1616).
202.

GASCONS.

Hommage aux braves, inconnus, de Gascogne : aux

160 gascons qui, en 1749, au château de Malannos, en Picardie,
arrêtèrent, pendaut trois jours, malgré des assauts répétés,
une armée de 40.000 Impériaux. Le chef des Gascons, Raymond
d'Ossaigne, blessé et survivant, fut pris et pendu par ordre
de l'Archiduc Maximilien, [essais historiques sur Paris, de
St-Foix, Paris 1776) R. de
203.

GASSION

G.

T. xn p. 576.

(Jean de), né à Pau (1609), tué au siège de Lens (1647)

engagé volontaire, commandant un régiment auprès de Gustave Adolphe, roi de Suède, se distingua à la bataille de
Leipsig (1631), à la bataille de Lutzen (1632), à la bataille de
Rocroy (1642), maréchal de France, en

même temps que

Turenne (1643), son portrait

est au musée de

(estampe)

Mauvezin.
204.

GASSION

fJean, Marquis de) 1678-1746, colonel du régiment

de ce nom, du régiment de Navarre, gouverneur de Dax et
St-Sever, prit une part brillante à la plupart des guerres de
cette époque.
205.

GASTON

IV, dixième vicomte de Béarn, fils de Centulle IV,

part pour la Croisade (1096), contribue à la prise de Nicée
( 1097) à la victoire d'Antioche, à la prise de Jérusalem, retourne
en Béarn (1101), conquiert le vicomté de Dax (1104). va en
Espagne contre les Maures et péritdans une bataille (1130j.
206.

GASTON

VI dit le Jeune et le Bon (1171-1215), quinzième

vicomte de Béarn, rend hommage au roi d'Aragon, reprend
Orthez (1192), sur le Comte de Tartas, va au secours du Comte
de Toulouse excommunié et attaqué par Simon de Montfort,
est défait à Castelnaudary et obligé de se réfugier en Aragon
OÙ

207.

il meurt.

GASTON

VII vicomte

de Béarn (1229-1290)

prisonnier des

Anglais (1250) lutta contre Eskivat de Chabannais, au sujet de
la Bigorre et contre le prince de Galles, gouverneur de Gascogne, assiégea Bayonne (1253, chassa les Anglais du Béarn
( 1275), fit la guerre à don Sanche roi de Castille (1286), fut un
des princes qui ont le plus fait pour leur pays.

�208.

GASTON

dit Fébus, Comte de Foix et de Béarn (1331-1391), fit

ses premières armes contre les Anglais (1345)., contre les
barbares de Prusse, contre les Jacques à Meaux (1358), battit
le Comte d'Armagnac à Launac (1372;, reçut de lui le château
de Mauvezin (1377) lieutenant-général du Languedoc, battit le
duc de Berry à la bataille de Revel (1381), lettré, grand seigneur, bâtisseur de châteaux, populaire.
209.

GAUTHIER

(Théophile), 1821-1872, né à Tarbes, célèbre critique

d'art, romancier et poète, auteur très fécond qui avait pour
devise : « nulla dies sine linea ». Ses œuvres « critique litté« raire, dramatique, bibliographique,

artistique,

romans,

« poésies, contes, nouvelles, voyages, pièces de théâtre, œu« vres d'imagination » si elles étaient éditées, dépasseraient
300
210.

volumes. Tarbes lui a élevé une statue.

GODIN

(Pierre), de Bayonne, dominicain, provincial des frères

Prêcheurs de Toulouse, évêque de Ste-Sabine, cardinal, légat
du Saint-Siège, mort en 1336.
211.

GONDRIN

(Louis Henri de Pardaillan de), 1620-1674, né au

château de Gondrin (Gers), archevêque de Sens (1646). On a
de lui des mandements, des lettres. Célèbre par ses démêlés
avec les Capucins et les Jésuites et, plus tard, avec Louis xiv,
pour avoir souffleté Mme de Montespan.
212.

GONTAUD-BIRON

(Armand de), 1524-1592,'' né au

château de

Gontaud, près la Garonne, marié à une d'Ornézan qui lui
apporta le château de St-Blancard (Gers), où il établit sa principale résidence. Maréchal de France, tué par un boulet de
canon au siège d'Epernay. Il fut grand homme de guerre et
grand homme d'Etat. Brantôme donne, en témoignagne de sa
bravoure et de sa générosité une série d'anecdotes qui font le
plus grand honneur à l'homme qui en a été le héros.
213.

GONTAUD-BIRON

(Charles de), né au château de St-Blancard

près Masseube (Gers) en 1561, amiral et Maréchal de France
(1594), duc et pair (1578), décapité à la Bastille le 31 Juillet 1602.
214.

GONTAUD-BIRON

(Jean-Armand-Henri-Alexandre), marquis de

Gontaud, lieutenant général le 20 février 1815.
215.

GONTAUD-BIRON (Charles-Michel
vicomte de), marquis de
St-Blancard, né en 1741, lieutenant-général le 3 mai 1816,

216.

GONTAUD-BUION (Anne-Armand Elie, vicomte de), d'origine
Béarnaise (1817-1890), député, sénateur des Basses-Pyrénées,
ambassadeur à Berlin (1871-1878), où il négocia la libération

anticipée du territoire Français.

�— G —
217. GouRGCES (Dominique de),

né à Mont de-Marsan,

célèbre par son expédition victorieuse contre les Espagnols à
la Floride (1567), au siège de la Rochelle (1573), mort en 1585,
au moment ou le roi de France l'envoyait à la reine Elisabeth,
d'Angleterre,

pour prendre le commandement d'une Hotte

contre les Espagnols.
218.

219.

GRAMONT (Gabriel de), 1480-1534, originairede Bidache (B.-P.),
prélat et diplomate, évêque de Comminges, puis de Tarbes
(1522). archevêque de Bordeaux (1529), ambassadeur à Rome
et cardinal (1530), se rendit célèbres dans diverses négociations.
GRAMONT.

Château dont les ruines sont à Bidache (B.-P.),

origine de la famille de Gramont.
220.

GRAMONT

(Antoine, duc de), 1604-1678, petit-fils de Philibert

de Gramont et de la belle Corisande, lieulenant-général du
duc de Mantoue (1627), blessé à la défense de Mantoue (1630),
maréchal de camp ( 1635), fit campagne en Allemagne, Alsace
et Italie, lieutenant-général du gouvernement de Normandie
(1638), mestre de camp des gardes Françaises (1639), lieutenant-

général et Maréchal de France (1641), aux batailles de gribourg et Phillispbourg (1644), prisonnier à Nordlingen

(4645),

aux sièges de Courtràý et de Le rida (1647), à la bataille de
Lens (1648), gouverneur de la Navarre et du Béarn, duc et
pair en 1663.
221.

GRAMONT

(Philibert, Chevalier de) 1621-1707, frère de Antoine,

duc de Gramont, se distingua en Franche-Comté (1668), en
Hollande (1672), lieutenant général du Béarn. Célèbre par son
esprit et ses galanteries. U avait la prétention d'être petit-fils
d'Henri IV

Dans les « Mémoires du'Chevalier de Gramont »

écrits par Hamilton, on trouve de lui ces propos : « Tu ne sais
«peut-être pas qu'il n'a tenu^qu'à mon père d'être fils
« d'Henri IV. Le roi voulait à toute force le reconnaître ; et
« jamais ce traître d'homme n'y voulut consentir. Vois un peu
« ce que serait que les Gramont sans ce beau travers ! Us
« auraient le pas devant les César de Vendôme ! »
222.

GRAMONT

(Armand de), comte de Guiche, fils du maréchal de

France (1638-1674), général, accompagna Louis XIV à la campagne de Hollande, se couvrit de gloire au passage du Rhin,
fut battu par Montecuculli et en mourut de chagrin. Mme de
Sevigné a écrit de lui :

« Il est à la Cour le seul de son air et

a de sa manière, un héros de roman qui ne ressemble point
« au reste des hommes ».

�7 —
223.

GRAMONT

(Antoine, duc de), 1675Í-1725, petit-fils du Maréchal

de France, de même nom, aide de camp du Dauphin (1688),
brigadier (1694). mestre de camp général des Dragons (1696),
maréchal de camp (1704), ambassadeur en Espagne (1705),
blessé grièvement à la bataille dexMalplaquet (1709), gouverneur de la Navarre et du Béarn (1712), maréchal de France
en 1724.
224.

GRAMONT (Louis Antoine-Armand, duc de), 1688-1741, lieutenant-général, gouverneur de Béarn et Navarre.

22a.

GRAMONT (Louis Antoine, duc de), 1689 1745, frère du précédent, Gouverneur de Ham, lieutenant-général des armées du
Roi, succéda aux titres de son frère, tué à la bataille de Fon-

tenoy.
GRAMONT (Antoine-Alfred-Agénor, duc de), prince de Bidache (1819-1880), ambassadeur à Casse! (1851). Stuttgard (1852),
Turin (1853), Rome (1857), ministre des Affaires étrangères

226.

(1870).
227.

GRAMONT DE CASTÉRA (Jacques Barthélémy) (1746-1816), né à
Biarritz, occupa des postes importants ; Président de la Chambre de commerce de la Gironde (1806-1809), adjoint au maire
de Bordeaux (1806-1815), maire de Bordeaux en 1815.

228

GRANIER DE CASSAGNAC (Bertrand-Adolphe), (1808-1880), né à
Averon-Bergelle, près d'Aignan (Gers), célèbre homme politique, historien et publiciste distingué. Député du Gers à
Mirande (1852-1857-1863-1869-1876 eM877).

,229.

GRANIER DE CASSAGNAC (Paul), 1843-1905, fils du précédent,
publiciste de talent, célèbre par ses nombreux duels, avec des
hommes de valeur ; Aurélien Scholl, Rochefort, Lissagaray,
Gustave Flourens, Jules Lermina, Lockroy, Ranc, Thomson,
de Montebello, Andrieux ; député ;du Gers, à Coudom (18761877), à Mirande (1881-1885 1889-1898).

230.

GUIMARD (Marie-Madeleine Despréaux dite la), 1743 1816 de
Dax, célèbre danseuse le l'Opéra, femme du monde, connue
par ses fêtes et ses prodigalités, fit construire dans son hôtel,
un théâtre appelé « le Temple de Ternsichore », où se coudoyait

tout ce que Paris comptait alors de grands seigneurs et d'aventuriers, de courtisanes et de grandes dames.
231.

GUINDEY (Jean Baptiste) (1785 1813), né à Laruns (B.-P.), lieu
tenant aux grenadiers de la Garde, tua, en corn' at singulier,
le 10 octobre 1806, à la bataille de Saatfeld (gagnée par le
Maréchal Lannes), le prince Louis de Prusse qui avait refusé
de se rendre. 11 a une plaque de bronze au cimetière Mont

martre et un monument à Laruns.

�— 8—

de Lichos (B.-P.), ive siècle, évôque

232.

(Saint),
d'Oloron.

233.

GRATELOUP (Jean Baptiste), 1735-1817, né à Dax, habile graveur qui se distingua par la pureté de dessin de ses estampes.
Son genre imite le lavis. Les portraits de Bossuet, Fénelon,
Descartes, Montesquieu sont cités parmi les plus beaux. Il
inventa le collage des objectifs ochromatiques avec le mastic
en larmes.

234.

GRAT

GROSSOLLES

(Evrard de)

évêque de Condom, mort

en 1543.
235.

GUILLOUTET (Louis-Adhémar, Marquis de) 1819 1902, né à
Parlebosc (LandesJ, député en 1863, auteur de l'amendement
interdisant les allégations contre la vie privée, surnommé
« le mur Guilloutet » député en 1869 et secrétaire du Corps
Législatif.

236.

HARAMBURTJ (Jean d'), seigneur dePicassarry (Basse-Navarre)
ami d'enfance d'Henri IV, grand giboyeur delà maison du
roi, commandant la compagnie des chevaux légers, gouverneur de Vendôme et d'Aygues Mortes, pourvu en 1624 d'un
commandement important. Lou Noste Henric l'appela familièrement « Borgne » après qu'il eût perdu un œil au siège de
Niort.

237.

HARISPE (Jean-Isidore, Comte), 1768-1855, né à St-Etiennede-Baïgorry (B.-P.), volontaire en 1792, blessé à Iéna, général
de brigade (1807,), se distingua en Espagne (1813), blessé à la
bataillé de Toulouse, pair de France (1835), commandant la
20° Division militaire à Bayonne (1840-1849), Maréchal de
France (1851).

238.

HOURCASTREMÉ (Pierre), 1742-1815, né à Navarrenx (B.-P.J,
poète, avocat, mathématicien, a laissé divers ouvrages :
« aventures de messire Anselme » Cl790), « essais sur la
faculté de penser et de réfléchir» (1805), sur quelques pro
blêmes de physique, d'astronomie, de géométrie, de métaphysique et de morale (1805|, « solution du problème de la
trisection géométriqne. de l'angle » (1812), grand-père de
Louis Bouilhet, fameux poète et chanteur dramatique.

239.

H TARTE (Jean), 1530-1600, de St Jean-Pied de-Port, médecin,
philosophe célèbre. Son livre : « examen des esprits propres
aux sciences » a eu de nombreuses éditions en Espagnol et en
Français, et a été traduit dans presque toutes les langues de
l'Europe.

�- 9 —
240.

JASMIN (Jacques), 1798-1864, né à Agen, poète gascon, couronné par l'Académie Française (1,852). Ses principales œuvres
« l'abuglo de Gastelcuillé (1836), traduit en anglais parle poète
américain Long Fellow, « Françounetto » (1840), « Maltro
l'innoucento » (1844), « Lous dous frays bessous » (1845;, « la
semmano d'un fil » (1849), sont contenues avec d'autres, dans
un gros volume « les Papillottes », Agen lui a élevé une statue
que vint inaugurer Mistral (1870). Sur le piédestal sont gravés
ces mots de Jasmin : « 0 ma lengo, tout me zou dit plantarey

241.

une estello à toun froun incrumit ».
JAURÈGUIBÉRY (Jean-Bernard), 1815 1887, de Bayonne, marin
réputé, se distingua en Crimée, en Chine, en Cochinchine ; à
Coulmiers, à Patay (1er décembre 1870), comme commandant
de la 1™ division du 16° corps d'armée à la bataille du Mans
(11 janvier 1871), comme commandant du 16e corps ; contreamiral en 1869, vice-amiral (1870). Député des Basses-Pyrénées.
Président du conseil des travaux delà marine (1875), grand
croix de la Légion d'Honneur (1879J, ministre de la marine
(1879-1880-1883), sénateur inamovible.

242.

243.

244.
245.

JÉLIOTE (Pierre), 1711-1782, de Lasseube (B.-P.), chanteur
célèbre, dit le « roi de l'Opéra », fit, pendant 22 ans, les
délices de l'Opéra de Paris, et chantait à Louis xv les chansons

de, Despourrins.
JCBINAL (Marie-Louis-Achille), 1810-1875,
professeur de Faculté, journaliste, littérateur, député des HautesPyrénées (1852 à 1870), fondateur-donateur des musées de
Bagnères-de-Bigorre et de Tarbes, a laissé de nombreux
ouvrages, a eu l'idée d'acheter les ruines du vieux château de
Mauvezin pour en faire un musée.
JULIEN (Saint), Vfi siècle,
•

évêque de Lescar.

(Antoine Germain),. 1777-1850, néà 01oron(B.-P.),
chimiste célèbre, membre de l'Académie des Sciences, applique les chlorures à l'hygiène et à la thérapeutique, auteur
LABARRAQUE

d'ouvrages remarquables.
246. LABARTHE (Jean-Jacques de)
seigneur de Giscaro
près Gimont (Gers), capitaine gascon aux Gardes Françaises,
blessé à la bataille d'Yvrée (le 24 avril 1641 ), mort à Milan,
dans l'armée du Comte d'Harcourt, enterré à Turin dans
l'église des Récollets au couvent de Notre Dame des Anges,
(R. de G. v. 40 p. 99.

�— 10 —
247.

248.

LABAT (Dom), 1723 1833, de St-Sever,
savant Bénédictin,
auteur de divers ouvrages historiques,, entre autres « la
nouvelle collection des Conciles » (1784.)
LABATUT
LABORDE

'

du Gers, général de Division.
Famille illustre de Bielle (Jîéarn), qui se

distingua par :
249.

(Jean-Joseph de). 1724-1794, négociant, financier,
banquier de Louis xv, prêta 12 millions à l'Etat pour la guerre
de l'indépendance en Amérique, grand philantrope, contribua
à une foule d'établissements de bienfaisance et de construc
tions dans Paris. Une rue et une place y portent son nom.
Il fut généreux et bon autant qu'opulent. Arrêté à son château
de Méreville, près Paris, il fut décapité en 1793, pour avoir
prêté de l'argent à la famille royale.
LABORDE

250. (LABORDE-MÉREVILLE François-Louis de), fils de Jean Joseph,
mort en 1801, financier et homme politique, fit la campagne
de l'indépendance, en Amérique, comme volontaire, garde du
trésor royal (1789), député aux Etats Généraux, se retira en
Angleterre après la mort de son père.
251.

dit Boutervilliers et LABORDE dit Méreville, fils
aussi du financier Jean-Joseph de Laborde, tous deux marins,
enseignes de vaisseau, faisaient partie de l'expédition de
Lapérousse. Ils périrent ensemble, au cours de ce voyage, en
voulant secourir des camarades engagés au milieu des brisants
de la baie des Français en Californie, victimes de leur dévouement, ils furent submergés tous deux, avec ceux qu'ils voulaient sauver (6 mai 1786).
LABORDE

(Alexandre-Louis-Joseph de) 1744-1842, 4e fils du
financier Jean-Joseph, archéologue et homme politique attaché
à l'ambassade de Lucien Bonaparte, en Espagne, (1800) il
en profita pour faire, pendant 8 ans, les études d'un grand
ouvrage sur la Péninsule, directeur des ponts et chaussées de
la Seine, adjudant-major de la garde nationale (1814) Député
en 1820, Préfet de la Seine (1830) a laissé des ouvrages remarquables : «Monuments delà France classés chronologiquement (1816-1826), voyage pittoresque en Autriche (1821-1823),
voyage pittoresque et historique en Espagne (1807-1818 »,
4 vol. in-folio, avec atlas, livre magnifique dont le prix était
de 3000 francs.

252.

LABORDE

�— H —

253.

LABORDE (Léon Emmanuel de) 1807-1869, filsd'AlexandreLouis
Joseph, archéologue et voyageur savant, parcourant une
grande portie de l'Orient, l'Asie-Mineure, la Syrie, la vallée
du Nil, l'Arabie Petrèe, Secrétaire de l'Ambassade Française
à Rome (1828), aide de camp de Lafayette (1848) secrétaire
d'ambassade à Londres et à Hesse-Cassel, Député de Seine-etOise (1840), membre de l'Académie des Inscriptions et belles
lettres (1842) Conservateur du Musée dses antiquités au Louvre
(1845 ,Directeur général des archives de l'Empire (1857) Sénateur (1868), il a laissé un grand nombre d'ouvrages remarquables.
254. LABORDE (Jean) 1806-1878, né et élevé à Auch ; servit d'abord
trois ans dans la cavalerie, s'embarqua pour les Indes, où il
créa, à Bombay, un établissement industriel qui prospéra, fit
naufrage sur les cotes de Madagascar et ne quitta plus cette
île. Industriel habile et diplomate avisé, il entreprit de placer
Madagascar sous le protectorat de la France. Le règlement de
sa succession fut une des causes de l'expédition qui aboutit à
la conquête. Une statue lui a été élevée sur la place Andobalo
à Tananarive.
255. LABOUCHÈRE. Célèbre famille protestante d'Orthez qui, à la
suite de la Révolution de l'édit de Nantes, s'est distinguée par :
Peter LABOUCHÈRE, peintre réputé de scènes protestantes en
France.
LABOUCHÈRE, négociant plénipotentiaire
(en Hollande) que
Napoléon 1er employa pour traiter avec l'Angleterre.
Henri LABOUCHÈRE ( 1798 1869) lord de l'amirauté en Angleterre
(1832), secrétaire pour l'Irlande (1846), secrétaire des Colonies (1856-1850J élevé à la pairie avec le titre de lord Taunton (1058).
LORD LABOUCHÈRE, journaliste et député radical en xAngleterre.
256. LACAVE-LAPLAGNE (Jean-Pierre-Joseph) 1795-1849. Né à Montesquiou ;Gers) polythecnicien, avocat, procureur du roi (1819)
conseiller à la Cour des Comptes (1821) Député du Gers (1834)
Ministre des Finances (1837-1839, 1842-1847).
257. LACAVE-LAPLAGNE (Louis) 1835
fils du précédent (JeanPierre-Joseph) député du Gers (1871-1876) sénateur (1879-1896)
258. LACAVE-LAPLAGNE-BARRIS (Raymond-Jean-François) 1786-1857
né à Montesquiou (Gers), juge au tribunal de la Seine (1808)
avocat général à la Cour de Cassation (1824) Président de
Chambre (1844), pair de France (1837).

�259.

LACAZE (Louis) 1703-1765, né à Lembeye (B.-P.) Docteur â
Montpellier ,1724) Médecin du roi Louis XV (1730) a laissé de
nombreux ouvrages, dont le plus curieux : « Mélanges de physique et de moraië » (ilôlj.
26^LACAZE (BernardJ né à Vic-Bigorre en 1799, avocat à Pau,
conseiller général (1841), député à la Constituante (1848)
député à la Législative, conseiller d'Etat (1852) commandeur
de la Légion d'honneur (1863) sénateur (1866).
161. LA CAZE (Louis) 1798 1869, originaire de Monein (B.-P.) médecin, philantrope, se distingua à soigner les cholériques
('1832) grand collectionneur, a légué au Louvre 600 toiles estimées plusieurs millions, réunis dans la salle « La Caze». Il a
légué, de plus, à l'Académie des Sciences : un prix annuel de
10.000 francs, pour le progrès de la physiologie : 2 prix
annuels de 5.000 francs, un pour Chimie, un autre pour la
physique et une rente de 5.000 francs pour combattre la phtisie
et la fièvre typhoïde.
262. LACLÈDÉ, 1769-1808, né à Pau, nommé colonel le 14 août 1808
et tué 4 jours après à Saragosse, à la tête de la cavalerie.
263. LACONTRE (Jean-Louis) né à Argelès de Bigorre en 1809, auteur
de poésies béarnaises et de fables charmantes.
264. LACOSTE (Jean de) 1730-1820 né à Dax, délégué à St-Domingue,
au moment de la Révolution, ministre de la Marine (16 Mars,
10 Juillet 1792) membre du Conseil des prises sous l'Empire
265. LAFFAILLE
né à Pouzac (H.-P.), général du génie.
266/ LAFFARGUE (Jean Baptiste) 1797-1866, né à Vic-Fezensac, poète
gascon, auteur de plusieurs pièces, pleines de saveur parmi
lesquelles : « Mous vingt cinq ans » « Moun petit gabinet
d'histouero naturello» En 1845, dans un concours organisé à
Condom, il fut couronné pour son ode « La heste de St-Pierre
à Condom ».
267. LAFARGUE (Etienne de) 1728 1795, né à Dax, avocat au parlement de Paris ; receveur des taxes de l'élection de Dax, écrivain et poète ; a laissé plusieurs ouvrages en prose ou en vers :
« L'histoire géographique de la Nouvelle Ecosse (1755) » Discours sur la Lecture (1764) « œuvres mêlées (1775) Poëme sur
l'éducation » (1788) « la France régénérée (1791).
268. LAFFITE (Justin, baron), 1772-1832, de Dax ; volontaire (1790)
lieutenant-colonel se distingua, pendant les campagnes de
1806 à 1807, colonel en Espagne en 1808, général de brigade
(1813) membre de la Chambre des Députés (1831).

�-

13 —

(Jacques), (1767-1844), né à Bayonne, financier,
homme d'Etat, régent de la Banque de France (1806), président
du tribunal de commerce de la Seine (1813), gouverneur de
la Banque (1814), député de Paris (1816), possesseur d'une
immense fortune, il secourait les malheureux, il protégea
l'industrie et les arts ; ministre des finances et président du
Conseil (1830-1831). Député libéral, de Bayonne, puis de Paris
et de Bouen, jusqu'à sa mort survenue à la suite d'un discours
qu'il prononça comme doyen d'âge à l'ouverture de la session
(mai 1844), Il s'intitulait en plaisantant « le prince du rabot »
parce qu'il était fils d'un charpentier (de Mont, B.-P.)
270. LAFUTZUN (Louis Charles), originaire de Lacarre (B.-P.), né le
18 août 1814. colonel le 14 août 1867 ; périt à la tète du
3E cuirassiers, le 16 août 1870, dans la fameuse charge de
Reischoffen.
271. LAGRANGE (Joseph, comte de), né à Sempeserre (Gers), le
10 janvier 1761, volontaire (1794), général de brigade en
Italie, se distingua en Egypte à El Arisch et à Héliopolis, général de division (1805), se distingua aux Antilles, y battant les
Anglais, général de division en Prusse et en Hollande, ministre de la guerre du Royaume de Westphalie, comte de l'Empire
(1808), se distingua en Espagne et à la bataille de Tudela,
commandant les troupes fournies par le duc de Bade (1809)
prit part à l'expédition de Russie, aux batailles de Dresde et
de Leipsig, député du Gers (1817), inspecteur général de la
gendarmerie ( 1818), pair de France (1831).
272. LAGRANGE (Frédéric, comte de), fils de Joseph, (1816-1883),
représentant du Gers à l'Assemblée législative (1849), membre
de la Commission consultative (1851), député de Condom
(1852-1870), membre du Jockey-Club ; ses chevaux renommés
« Fille de l'air » et « Gladiateur » ont remporté le grand prix
du Derby à Epsom (Angleterre,) en 1864 et 1865, Sénateur (1870).
273. LA H IRE (Etienne Vignoles dit), 1390 1443, né à Préchacq-lesBains (Landes), officier de Charles VII, ami de Poton de
Xaintrailles et de Jeanne d'Arc, au siège de Coucy (1428J, au
siège d'Orléans (1429), prisonnier des Anglais (1431), mort de
ses blessures, à Montauban. Il était dit, en Gascon « la Hire ■)
fia colère), à cause de son tempérament fougueux.
274. LAHONTAN (Isaac de Lom d'Arce, baron de), 1666 1715, né à
Lahontan, (B.-P.), militaire, explorateur du Canada, a laissé
le récit de ses voyages : « nouveau voyage, dans l'Amérique
septentrionale (1703;, «suite du voyage de l'Amérique »(1704).

269. LAFFITTE

�275.

LALANNE (Jean), né à Orthez en 1756, père de famille, s'engagea en 1791, pour aller combattre les Espagnols, général de
brigade en 1793, destitué, puis colonel, organisa les gardes
nationales, pour la levée en masse décrétée le 13 avril 1813.
276. LALANNE (Jean Baptiste), né à Dax en 1772, poète didactique,
a laissé plusieurs ouvrages : «le Potager», 'Paris 1860),
«voyagea Sorèze (Dax, 1802), « les oiseaux de la ferme »,
poème (Paris 18041, « Bagnères » poème (Paris, 1819).
277. LAMARQTJE (Maximilien), 1770-1832, né à St-Sever, (Landes),
généra! et orateur libéral, volontaire en 1791, capitaine des
grenadiers dans « la colonne infernale » commandée par la
Tour d'Auvergne, général de brigade (1801), se distingua à la
prise de Gaête ( 1806) à l'ile de Caprée ; général de division
(1809), fit 5.000 prisonniers à Laybach et eut plusieurs chevaux
tués sous lui à Wagram, pacificateur de la Vendée en 1815,
député de Mont de-Marsan (1828), tribun distingué et aimé;
le peuple de Paris assista a ses funérailles.
278. LAMARQÚE D'ARROUZAT (Jean-Baptiste Isidore, baron) 1770-1834,
né à Doazon. (B.-P.), volontaire en 1791, comme capitaine du
1er bataillon des Landes, fit les campagnes de Toulon, d'Ralie, d'Egypte, d'Allemagne, Colonel et baron (1809), se distingua à Essling et Wagram, général de brigade en Espagne, à
la défense de Figueras et à la bataille de Alta-Fulla, commandant la place de Lérida en 1813, fut fait prisonnier par
trahison. La Bestauration le mit à la retraite.
279. LAMAZOU (Pierre Henri), 1823-1883, né à Accous (B.-P.), évêque de Limoges, auteur d'un ouvrage intéressant : « la place
Vendôme et la Roquette », « documents sur la Commune. « Il
fut un des otages de la Commune en 1871.
280. LANABÈRE (Pierre), 1770-1812, né à Salies-de Béarn, engagé
volontaire, brillant officier pendant les campagnes d'Italie,
d'Espagne, de Russie, général de brigade, commandait une
division delà garde impériale, lorsqu'il reçut à la bataille de
la Moskowa, la blessure dont il mou/ut.

281.

LANNELONGLE (Odilon-Marc), 1841-1911, né à Castéra-Verduzan
(Gers), médecin, chirurgien éminent, homme politique, a
étudié et classé les maladies des os, expérimentateur hardi et
ingénieux, un des premiers auteurs de la greffe animale.
Membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des
Sciences. Député de Condom (1893-1897), Sénateur du Gers
(1906-1911),

�282.

LANNES (Jean, duc de Montebello), 1769-1809, né à Lectoure
(Gers), volontaire en 1792, général de brigade à Arcole (1796),
maréchal de France (1804), blessé mortellement à Esling (1809)
Napoléon a dit de lui à Ste-Hélène : « Il a assisté à 50 combats,
à 100 batailles. Comme général, il était infiniment au dessus
de JVloreau et de Soult ». Une statue en marbre lui a été érigée
à Lectoure. Son corps est au Panthéon.
283. LANNES (Napoléon-Auguste), duc de Montebello, lils aîné du
Maréchal (1801-1874), diplomate, pair de France, ministre
plénipotentiaire en Suède (1833), puis à Berlin, en Suisse
(1836), Ministre des Affaires étrangères (1er avril 1839), Ministre de la Marine (1847), député de la Marne (1849), Ambassadeur à St-Pétersbourg (1858 1864).

284.

(Gustave-Olivier), Comte de Montebello, deuxième fils
du Maréchal (1804-1875), engagé volontaire pour l'expédition
d'Alger (1830), colonel en Afrique (1847), général de brigade
(1851J, général de division (1855), commandant le Corps
Français d'occupation à Rome (1862-1866), sénateur (1867).

285.

LAUNAY (Auloy-Jean), de Bayonne, né le 28 Juin 1765, engagé
volontaire (1793), généralde brigade (1795), s'est distingué par
des faits d'armes, en Italie et en Dalmatie, mort en

286.

LANLSSE (François), 1772-1801, né à Habas (Landes), volontaire en 1792, se distingua aux Pyrénées, en Italie, à la bataille
de Dego (1796), général de brigade, franchit, le premier, le
pont de Lodi, et eut un sabre d'honneur à Castiglione. En
Egypte, les Arabes l'avaient surnommé « le père du Tonnerre »
tué à Aboukir.

287.

LA PAILHÈRE (Géraud de), de Sarragachies, canton d'Aignan
(Gers), s'empare en 1424 avec 400 hommes de la forteresse
d'Ivry, (Normandie), la défend contre 8.000 anglais, s'empare
de diverses places en Normandie (1427), pour empêcher les
Anglais d'arriver à Orléans, combat sous les murs de cette
ville et accompagne le roi à Reims. (R de G. t. xvn et xn).

288.

(Jean), 1639-1718, né à Pontacq (B.-P.), un des
premiers moralistes calvinistes, surnommé « le Nicole protestant » auteur de plusieurs traités de morale. Pasteur de
l'Eglise d'Orthez (1663), de l'Eglise de Nay (1665), puis à
Kœnigsberg (Prusse) et à l'Eglise Française de Copenhague
où il resta 23 ans. Envoyé en mission en Hollande par Charlotte-Amélie, il resta deux ans à La Haye et mourut à Utrecht.

LANNES

LA PLACETTE

�— 16 —

289.

LAROCHE-DUBOUSCAT (Antoine, baron de), 1739 1831, né à
Condom, capitaine de la légion de Luxembourg (1781), com
battit les Anglais au cap de Bonne-Espérance et à Ceylan,
lieutenant-colonel (1793), général de brigade à l'armée des
Pyrénées et à l'Armée de la Moselle (1796), se distingua aux
Montagnes Noires, à Vidbad, à Elsingen, général de division
(1799), mort au château de Las près de Vie Fezenzac.

290.

(Dominique-Jean, Baron),- 1766-1842, né à Baudéan,
près Bagnères de-Bigorre, célèbre chirugien, aide major à
l'armée du Rhin (1792), chirurgien en chef de la grande Armée
en Corse, en Egypte, en Russie, blessé et fait prisonnier à
Waterloo (1814). A assisté au moins à 60 batailles et 400
combats. Baron de l'empire après Wagram (1809), membre'
de l'Institut de France, de l'académie de médecine, chirurgien
en chef de l'hôpital du Gros Caillou et des Invalides, a laissé
de nombreuses publications scientifiques ; il a sa statue au
Val-de-Grâce et à Tarbes.

291.

LARREY (Félix-Hippolyte, Baron), 1808-1893, fils de Larrey
Dominique, de Bagnères de-Bigorre, aide-major au siège
d'Anvers (1832), chirurgien en chef du Gros Caillou (1843),
puis au Val de Grâce, médecin en chef de l'armée de l'Italie
(1839), commandeur de la Légion d'Honneur à Solférino,
membre du conseil général de Santé depuis 1838, président
de la société de chirurgie, membre de l'académie de médecine,
a fait de nombreux voyages d'études et d'inspections et laissé
des publications intéressantes. Député de Bagnères-de-Bigorre
(1877).

292.

LARROUY D'ORION (Jean-Julien), né à Orthez, le 7 janvier 1815,
élève de St-Cyr, lieutenant colonel (juillet 1854), se distingua
en Afrique, en Crimée, tué au siège de Sébastopol (juin 1855).

293.

LAPEYRIE (Jean de), 1728-1778, né à Lombez, capucin, auteur
d'ouvrages ascétiques.

294.

LARTET (Edouard-Armandj, 1801-1871, né près de CastelnauBarbarens (Gers), savant naturaliste, membre et Président de
la Société géologique (1838-1867), professeur de paléontologie
au Muséum (1869), a fait d'importantes découvertes et laissé
un grand nombre de mémoires : « Notice sur la colline de
« Sansan (1851), cavernes du Périgord (1864).

LARREY

�— 17
(Louis), 1840 1899, fils de Lartet Edouard, géologue
de valeur, docteur es sciences, professeur à la Faculté de
Toulouse, puis de Lyon, auteur de «sépultures des anciens
troglodytes des Pyrénées » « géologie de la Palestine ».
296. LASPALES (Joseph), 1730-1808, né à Bagnères-de-Bigorre, do
minicain, paléographe distingué, a laissé « Essai historique »
sur son pays natal.
297. LASSALLE-CÉZEAU (François de), 1741-1823, né à Lagraulet près
Montréal (Gers), général de brigade (1793), député au Corps
Législatif « 1799).
298. LATAPIE ESTARAC (Augustin-François); né à St-Pé (H. P.), mort
en 1819, membre correspondant de l'Athénée de la langue
Française, auteur d'un cours complet de mathématiques.
299. LATERRADE (Jacques de), (1758-1793), né à Plaisance (Gers),
général de brigade, mort à l'armée des Pyrénées-Orientales.
300. LAURENCE (Bertrand Sévère) 1790 1870, né à Oroise (H.-P.),
évèque de Tarbes (1844), officier de la Légion d'honneur,
comte Romain, grand administrateur» A sa statue en Bigorre.
301. LA VIE, famille notable, originaire d'Orthez. Se distingua par :
295. LARTET

(Fortin de), conseiller d'Etat d'Henri IV, président au
Parlement de Bordeaux, mort à Tours (1590), se rendant à
Paris, appelé par Henri IV.

302. LA VIE

(Bernard de), 1579-1655, fils de La Vie Fortin, né à
Dax, président du Parlement de Bordeaux, conseiller d'Etat
de Louis XIII. Premier Président du Parlement de Navarre
(1622), mort à Pau, enseveli dans le sanctuaire de Bétharram.

303. LA VIE

(Thibaud de) 1608-1684, fils de Bernard de La Vie et
neveu de Montaigne, avocat général au Parlement de Bordeaux
(1635), conseiller d'Etat, écrivain, Premier Président au Parlement de Navarre (1648).

304. LA VIE

(Charles-Martial-Allémand) 1825-1892, né à St-Esprit
de Bayonne, professeur à la Sorbonne, évêque de Nancy (1863)
archevêque d'Alger (1867) fonda les missions du Sahara et du
Soudan (1874) et jusqu'à [l'intérieur de l'Afrique équatoriale,
cardinal en 1882 et archevêque de Carthage ; il contribua
beaucoup à répandre l'influence Française en Afrique.
306. LAVIGNE (Jacques) 1770 1811, né à Pontacq (B.-P.), colonel et
baron, fit les campagnes de l'Empire, reçut un coup de feu à
travers le corps le 3 avril 1811 et en mourut quelques jours
après.

305 LAVIGERIE

�— 18 —
307.

LA VIGNE (Jacques Emile) 1782-1855, né à Pau, artiste lyrique
réputé, ténor d'une voix très étendue. 11 aimait à s'appeler
« l'Hercule du chant.

308.

(Bernard de) originaire du Béarn, franciscain,
disciple de 'Raymond Lulle, a laissé des commentaires sur
toutes les sciences (Lyon 1523) réédités en Allemagne au xvue
siècle.

309.

LAVIGNETTE

310.

(Abbé de) 1695-1774, né à Ste-Marie de
écrivain réputé», membre de l'Académie

LA VILLE DE MIRMONT

Gosse (Landes),Française.

(François Lay dit) 1758-1831, né à la Barthe de Neste
célèbre chanteur, très applaudi à l'Opéra, pour sa
façon d'entonner la Marseillaise (1792) professeur de chant au
Conservatoire de Paris (1818).
LAYS

(H.-P.)

311.

(Pierre), 1771-1838, né à Mielan (Gers), général de
brigade (1815), fit les campagnes de la République et de
l'Empire, blessé à Austerlitz, à Essling, en Espagne.

312.

LEBEROU (Antoine de Gélas de), 1530 1579, né au château de
Flarambel, près de Valence-sur-Baïse (Gers), capitaine gascon
« le neveu de Monluc ».

313.

LEFRANC (Jacques), 1750-1809, né à Mont-de Marsan, chef du
3e bataillon des Landes (1793;, se fit remarqner à l'armée des
Pyrénées-Orientales. Député en 1802, général de brigade (1803)
en Espagne (1808), emporta de force l'arsenal de Madrid. Mor
à Malaga.

314.

LEFRANC (Edouard Edme-Victor), 1809-1883, né à Garlin (B.-P.)
avocat et homme d'Etat. Député des Landes (1848), député !
l'Assemblée Législative. Député des Landes à l'Assemblée
Nationale (1871), Ministre du Commerce et de l'Agriculture
(5 juin 1871), Ministre de l'Intérieur (1872), Sénateur inamovible (1881), mort à St-Sever.

315.

LEMBENE (Adrien de)
du xvie siècle.

316.

LESCUN (Jean de), bâtard d'Armagnac, comte de Comminges,
maréchal de France le 3 Août 1461, mort en 1473.

317.

LESCUN, (Thomas de Foix, seigneur de) né en Béarn, maréchal
de France (1515), se distingua en Italie, gouverneur du Milanais, tué à la bataille de Pavie (1525).

L'EGLISE

d'origine béarnaise, philosophe

�— 19 —
(Jean-Paul de) 1576 1622, du Béarn, magistrat, conseiller d'Etat du roi de Navarre, historien, agitateur protestant
poëte béarnais, président de l'assemblée des protestants à la
Rochelle (1621), condamné par le Parlement de Bordeaux et
décapité (1622). 11 a laissé, plusieurs ouvrages, notamment
« Généalogie des seigneurs souverains du Béarn » (1616),
« avis d'un gentilhomme de Gascogne à MM. des Etats Généraux du royaume de Navarre» (1617).
319. LESPY (Vastin) 1817-1897, né à Pau, professeur au.Lycée,
secrétaire général de la Préfecture, auteur de diverses publications, concernant la langue d'Oc, notamment la l,e grammaire en 1858, dictionnaire, proverbes commentés, édition
de poésies de Navarrot. etc.
Les LESSEPS, famille originaire de Bayonne.
320. LESSEPS (Jean-Baptiste, baron de), 1766 1834, consul à Cronstadt (1783) suivit 1 expédition de Lapérouse, consul à St-Pétersbourg, consul à Constantinople (1794) commissaire général en
Russie (1801) consul général à Lisbonne (1815-1833).
321. LESSEPS (Mathieu Maximilien, comte dej fils de Jean-Baptiste
de Lesseps, consul génénéral au Maroc (1797) consul général
en Egypte (1801) puis à Livourne, puis aux îles Ioniennes,
préfet du Cantal (1814) consul à Philadelphie (1819) en Syrie
(182l) consul général à Tunis (1827) où il mourut (1832J.
322. LESSEPS (Ferdinand de) 1805-1894, fils de Mathieu Maximilien,
diplomate, créateur du canal de Suez, membre de l'Académie
des sciences et de l'académie Française, « le grand Français »
promoteur du canal de Panama.
323. LIADIÈRES (Pierre-Charles), 1792 1858, né à Pau, homme politique, littérateur polythecnicien, officier d'ordonnance de
Louis Philippe, député d'Orthez (1834-1848;, chef de bataillon
( 1841), conseiller d'État (1846), auteur de plusieurs tragédies
et comédies, jouées au Français et à l'Odéon.
324 LONS (Philippe, marquis de), né en Béarn le 17 mai 1738,
mousquetaire lieutenant-général, maréchal de camp, fit la
campagne 1737-1758-1761-1762, en Allemagne assista aux
batailles de Astembeck et de Crévelt.
325. LORDAT (Jacques), 1773-1802, né à Tournay (H.-P.), docteur à
Montpellier (1797), professeur de médecine opératoire (1811),
d'anatomie et de physiologie (1813), doyen de la Faculté et
secrétaire perpétuel de la société médicale a laissé de
nombreux ouvrages.
18. LESCUN

�— 20 —
32G.

LORENCEZ

(Guillaume Latrille, comte de), 1772-1855, né à Pau,

général de division, gendre d'Oudinot, fit les campagnes de
la Révolution et de l'Empire, a laissé des « Mémoires » récemment publiés.
327.

LORENCEZ

(Charles-Ferdinand Latrille, comte de), 1814-1892,

né à Pau, chef de bataillon aux Zouaves (1847), lieutenantcolonel (1850), général de brigade, à la tour Malakofî (1855),
commandant du corps expéditionnaire au Mexique et général
de division (1862), grand officier de la Légion d'honneur (1866)"
commandant la 3e Division du 4e Corps (1870;.
328.

MAILHE

(Jean-Baptiste), 1754-1839, né à Guiserix (H.-P.), dé-

puté de la Haute-Garonne, à l'Assemblée Législative (1791),
membre de la Convention Nationale, du Conseil des Cinq
Cents, jurisconsulte éminent.
329.

MARANSIN

(Jean-Pierre,

Baron),

1770-1827, né à Lourdes

(H.-P.), volontaire (1792), capitaine, se distingua en Espagne,
en Vendée, à l'armée du Rhin, colonel, eut des succès à
Matola, contre les Anglais, emporta d'assaut Beja, fut salué
par Junot, « le brave des braves », général de brigade, gouverneur de Malaga, battit Ballesteros à Tartama (février 1812),
général de division à la bataille de Vitoria, battit le général
Hill au col de Maïa et se distingua à la bataille de Toulouse
330.

MARCA

(Pierre de), 1594 1662, né à Pau, président au Parle-

ment de Pau (1621), Conseiller d'Etat (1639), évêque de Couserans, archevêque de Toulouse (1652), ministre d'Etat (1658),
archevêque de Paris, un des plus grands savants du xvir3
siècle, auteur de plusieurs ouvrages : « Histoire du Béarn »
(1640), « Marca hispanica » (1688).
331.

MARGUERITE

de France, 1492-1549, reine de Navarre en 1527,

morte à Odos (Bigorre), belle, spirituelle, instruite, surnommée « la Marguerite des Marguerites », tint à Nérac la Cour la
plus brillante et la plus distingué, a laissé plusieurs ouvrages :
« l'Heptaméron »■ « le miroir de l'âme pécheresse » et

une

grande quantité de lettres et de poésies.
332.

MARRAST

(Armand). 1801-1852, originaire du Comté de Com-

minges, élève au collège d'Orthez, publiciste, Docteur èslettres, membre du gouvernement provisoire en 1848, maire
de Paris. Président de l'Assemblée Constituante.!
(A suivre).

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              <text>Camelat, Miquèu de (1871-1962)</text>
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              <text>Marrimpouey, E.</text>
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              <text>Bibal</text>
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              <text>&lt;p&gt;Bibliot&amp;egrave;ca de l'Esc&amp;ograve;la Gaston Febus&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.reclams.org/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img style="height: 97px;" src="http://occitanica.eu/images/omeka/gaston_febus.jpg" height="97" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>Escole Gastou Febus (Pau)</text>
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              <text>Imprimerie de Vignancour (Pau)</text>
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              <text>Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/original/e472a8c919c77eed6b76d1205b58246f.jpg&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a class="link_gen    " href="http://www.sudoc.fr/039860345" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.sudoc.fr/039860345&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Reclams de Biarn e Gascounhe&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2019"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2256"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2256&lt;/a&gt;</text>
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