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                  <text>Piène (haute) et le parler royasque de Piène1
Pena e penasc
Pour l’association « Les Amis de Piène »
par Laurenç Revest (Docteur en Sciences du Langage, Université de Nice)

I.

Introduction linguistique

La limite entre deux langues latines.
La confrontation de l’occitan au ligurien –terme à ne pas confondre avec celui de
ligure, peuple préromain dont la présence n’est pas spécifique à La Ligurie- se fait d’un côté
entre Castellar, Menton, Sainte-Agnès (en occitan vivaroalpin mentonasque : Cashtelar,
Mentan, Sant Anhe) et de l’autre côté Vintimille (en ligurien intémélien royasque :
Ventemija) avec ses nombreux hameaux Grimaldi, Villatella, Torri, Bevera (en ligurien
intémélien : Grimaldi, E Turre, Bévera). Cette confrontation existe dans une moindre mesure
plus au nord entre d’un côté Castillon, Sospel (en occitan alpin : Castilhon, Suspèr) et d’un
autre côté Airole, Olivetta San Michele, Breil-sur-Roya (en ligurien intémélien : Airöle,
Uriveta, Briei).
Les isoglosses (lieu de confrontation géographique de deux zones caractérisées par leur
opposition par un trait linguistique minimum) sont très nettes entre d’un côté Sospel dans la
haute Bévéra (en occitan alpin : Bèura) et de l’autre côté Olivetta S.M., le hameau de Colla
Bassa (Cola Bassa, commune d’Airole) dans la basse Bévéra (en ligurien intémélien : Bévera),
Breil-sur-Roya dans la moyenne Roya (en ligurien intémélien : a Röia). Tout en étant aussi
trachées entre Roquebrune-Menton (en occitan alpin : Recabruna) d’un côté et, Monaco
(Múnegu), Vintimille de l’autre, des influences partagées mineures existent. Comme sur la
côte alpine entre Nice et Vintimille on trouve successivement une aire occitane vivaroalpine
de transition (Èze, La Turbie : Esa, ‘A Torbia), une aire ligurienne (Monaco) à nouveau une
aire vivaroalpine (Menton et Roquebrune) et une aire ligurienne (Vintimille), c’est un facteur
d’interférences linguistiques.
Ces interférences sont mineures car même si le monégasque a des traits occitans, il reste de
famille linguistique ligurienne. Pareillement pour le parler de Vintimille qui est de famille

1

Récemment dans certains cartes dont internet on trouve aussi une autre forme francisée “Pienne”

1

�linguistique ligurienne avec du lexique occitan par exemple : paire, maire : père, mère (en
ligurien génois : puè, muè).
A l’inverse, même si le parler de Menton partage quelques traits (mots sans e- prothétique,
suffixe -íbi(l) ) liguriens et quelques mots (lexique : una barca/ un gosso, une barque ; (r)a
crava, une chèvre mais (r)o cabrin, un chevreau) liguriens -ce n’est quasiment pas le cas de
Roquebrune d’ailleurs où l’on a les mots : una barca ; (r)a craba, (r)o crabin-, il est de famille
linguistique occitane.
On notera que si aujourd’hui le col de Tende est un des passages les plus fréquentés
des Alpes sud-occidentales, c’est une coupure entre aire occitane (au nord) et aire ligurienne
(au sud). Le col est situé entre la cime de Salante (ou Salaute, 2 173 mètres d'altitude) et la
cime du Bec Roux (2 207 mètres d'altitude).
La vallée de la Roya (écrit « Roja » côté italien) reste liée à un bassin linguistique ligurien.
De l’autre côté du col, à l’ubac, dans la vallée Vermenagna (nom occitan : Vermenanha) c’est
un bassin occitan de dialecte vivaroalpin à l’est jusqu’à Frabosa soprana (Frabosa Sobrana),
au nord jusqu’à Roccaforte Mondovi (Ròca Fòrt), Chiusa (Ra Quiusa), Peveragno (Poranh),
Borgo San Dalmazzo (Ro Borg).
En revanche, des deux côtés du col de Larche (côté italien de « la Maddalena », à 1 991
mètres d'altitude) on est en domaine occitan vivaroalpin. Ce col fait communiquer
linguistiquement la vallée de l'Ubaye avec la haute vallée de la Stura di Demonte (val Estura
de Demont) jusqu’à Pietraporzio (Peirapuerc). En effet, le parler de Pietraporzio est
nettement de type ubayen alors que le reste des vallées occitanes du Piémont est
globalement de type cisalpin (ou Nòsta Mòda). On retrouve cette même continuité par le col
de Montgenèvre à 1 850 m, entre le briançonnais et la val Suse, tous deux de type
vivaroalpin septentrional (sans parler de la continuité du bassin historico-social des
Escartons).
Carte linguistique de la frontière franco-italienne

2

�(fond de carte Google map)
Les traits2 qui distinguent d’un côté l’occitan vivaroalpin (appelé aussi gavot
mentonnais) et de l’autre ligurien royasque (appelé aussi ligurien 3 intémélien alpin) et
monégasque sont :
1- au niveau phonétique (premier exemple en langue d’oc vs. exemple en ligurien) :
- maintien des diphtongues latines vs. réduction des diphtongues latines : CAUSA « chose »,
devient [k’awza, tS’awza]4 vs. [k’oza] ;
- -B- intervocalique latin dans CAPRA devient [k’abra, tS’abra] vs. [kr’ava] ;
- -P- intervocalique latin dans PEPER devient [p’ebre] vs. [p'ejve] ;
- diphtongues dans FOCUS « feu » [fy’ek] vs. absence [f’œgu] ;
- /–O/ final du latin disparait en occitan OVO latin « œuf » [‘Ow] vs. /–U/ [‘ovu] ;
- non diphtongaison de Ē latin &gt; [e], [dZenuv'es] « génois » vs. diphtongaison en [ej],
[zen’ejze] « génois » ;
- maintien ou affaiblissement partiel en cisalpin de L dans le groupe CL, GL, BL, PL, FL latin,
ECCLESIA « église » &gt; [gl’ejza] ou [gj’ejza] vs. évolution en dZ [dZ'ejZa].
Déjà traités par les auteurs comme RONJAT, AZARETTI, DALBERA, FORNER...
Nous ne préférons pas utiliser le terme de « ligurien » (de Ligurie) car il créée souvent une confusion avec le
peuple pré-latin « les ligures » parlant une langue non latine. Le génois ou « ligurien » n’est pas le descendant
linguistique du « ligure ». Le peuple ligure occupait un espace qui ne correspond pas à la région administrative
Ligurie en Italie (le terme historique de la région Ligurie est « République de Gênes ») s’étendant des alentours
d’Agde (Languedoc), dans les Alpes du Sud, jusqu’au nord-ouest des Apennins.
4
Exemples entre crochets en alphabet phonétique international.
2
3

3

�2- au niveau morphologique, les traits sont :
- le système occitan pour l’article défini masculin singulier [lu] donnant [lus] au pluriel, au
féminin singulier [la] donnant [las] au pluriel en occitan (nous prenons le système de base
qui se retrouve sous formes évoluées dans les articles à Menton [y], [e], à Roquebrune
[(l)yZ], [(l)aZ] devant voyelle, ou sous forme originale comme à Lucéram [lus], [las]).
L’article défini ligurien au masculin singulier [u] donne [i] au pluriel, au féminin singulier [a]
donne [e] au pluriel;
- le pluriel des mots en occitan alpin se fait par l’adjonction de -s alors que le ligurien termine
les masculins par un –i et les féminins par un –e.
Dans le cas où les mots finissent en /-AN/ ils deviennent [aj], CANE « chien » donne [‘kans,
‘tSans] vs. [kaj].
3- Au niveau lexical :
Des termes propres au ligurien, exemples de Vintimille: l’üga (le raisin, nota : ö rasime à
Breil), a mera (la pomme), a cantina (la cave), où dus aux changements phonétiques : a cà (la
maison).
Le cas du ligurien royasque
Il y a des traits liguriens (intéméliens) alpins propres à la vallée de la Roya. Hormis la
situation alpine commune des dialectes royasque et vivaroalpin, nous considérons le
royasque comme un dialecte du ligurien avec quelques influences occitanes partagées (et le
vivaroalpin comme un dialecte de l’occitan).
Quelques traits propres au royasque.
Le trait le plus notable du royasque est la conservation des traits comme le –bintervocalique, ex.
Dans les noms « le loup, la louve » : en royasque « u lubu, a luba5 », comme en occitan
vivaroalpin mentonasc « (r)o lob/ (r)o lop, (r)a loba6 ». En ligurien de Vintimille « u luvu, a
luva ».

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Exemples en royasque donnés en graphie génoise
Exemples en occitans donnés en graphie alibertine

4

�Dans les verbes : « arribà » en ligurien royasque, « arribar » en occitan vivaroalpin, « arrivà »
en ligurien côtier (génois, etc.).
Le penasc, quelques traits spécifiques
Le parler de Piène-Haute, hameau de Breil-Sur-Roya (France) est intéressant. Anciennement
hameau de Olivetta-San Michelle jusqu’en 1947 (Italie), il est le plus éloigné de Breil. C’est le
parler royasque qui présente le plus de traits occitans -certes minoritaires- par rapport au
reste du royasque. Cela peut s’expliquer par les campagnes travaillées par des penascs sur la
commune de Sospel et les relations qu’ils entretenaient avec les suspelencs pour le marché
notamment. Il faut au moins 30 minutes à pied par la piste pour aller à Ravai (ou Piène
Basse), aujourd’hui il faut 10 kms par la route jusqu’à Sospel (village) et 12 kms par la piste
ou 26 kms par la route jusqu’à Breil (village).
1- Au niveau des conjugaisons :
La désinence –aia de participe passé féminin et -à de masculin, comme en vivaroalpin
mentonasc –aia [‘aja], -a(t) [‘a], ex. : Üna a staia mariaia.
Cette désinence n’existe pas ailleurs en royasque, ni même à Olivetta S.M. ou Breil par
exemple.
Les finales de 4ème personne des conjugaisons « -më » sont parfois nasalisés [n] comme en
occitan.
2- Au niveau du lexique :
Nous savons que plus que tout, le lexique est très mobile entre les langues. On dit « parking,
week-end, kleenex… » en français mais cela ne fait pas pour autant du français un dialecte
anglais, et vice-versa. Nous avons un lexique commun à l’occitan vivaroalpin et au ligurien
royasque. Cela peut dépendre du lexique : métiers, vie de chaque jour, agriculture,
pastoralisme…
Premier exemple ligurien royasque pénasque, deuxième occitan vivaroalpin sospellois,
troisième ligurien vintimillois :
Prun ; pron ; (a)basta, assai : assez
Frema ; frema ; dona : femme (à Tende : femëna)
cuma acò ; coma aquò ; cuscí : comme cela
5

�mancu ; manco ; nemancu : même pas
pou [‘pOw] ; pauc [‘pOk, ‘paw, ‘pOw] ; pocu : peu (à Tende pocu)
ora, eira, aura ; eira (aussi : aira, aüra) ; ura : maintenant
eiçí, achí, acò ; eicí, aquí, aquò ; ghe, la, çò : ici, là, cela
pas, ne ; pas ; nu : pas
de dun, (de) d’on(t), dunde : d’où
pëciuna ; pichona, pichina ; pecina : petite
bosc ; buòsc ; boscu ; bois
Mais aussi : paire, maire (père, mère), ailí (là-bas), magnan (enfant), deranda (devant, avant),
damun (en haut), fint a (jusqu’à), agradà (plaire)…

6

�II.

Illustration du penasc

L’écriture.
Par logique, le texte penasc est écrit en graphie ligurienne royasque adaptée selon au
penasc. C’est l’écriture la plus largement employée dans toute l’aire ligurianophone
française (La Brigue, Tende…) et italienne (Vintimille, Gênes…).
On trouvera donc la prononciation suivante des lettres (équivalent écrit entre crochets en
alphabet phonétique international) :
« o » [o] (pour un lecteur francophone prononcez « ou » et un italianophone « o »),
« ö » [œ] (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez « œ » de nœud),
« e » [e] (pour un lecteur francophone prononcez « é » et un italianophone « e »),
« è » [E] (pour un lecteur francophone et un italianophone prononcez « è »),
« ë » e muet (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez « e » muet français),
« a » a (court), comme en français ou italien
« aa » a long [a:], une voyelle est double quand elle sa prononciation est longue (idem pour
ee, èè)
« â » â français de pâte (pour un lecteur francophone prononcez « â »),
« u » [u] (pour un lecteur francophone prononcez « ou » et un italianophone « u »),
« ou » [Ow] diphtongue (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez « ow »),
« uo » [wO] diphtongue (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez « wo »),
« c+ a, o, ò, uò, u » (pour un lecteur italianophone prononcez « k »)
« c+ e, i » (pour un lecteur francophone prononcez « tch » pour un lecteur italianophone
prononcez « ce »), en position finale –cë.
« ç » [s] (pour un lecteur francophone « s » et italianophone prononcez « s »)
« sci » [S] (pour un lecteur francophone prononcez « ch » et un italianophone « sci »), en
position finale –scë.
« r » r faible en position intervocalique, certains auteurs l’écrivent parfois constamment « ř »
« x » [Z] (pour un lecteur francophone prononcez « j »)
« gi » [dZ] (pour un lecteur francophone prononcez « dj », et un italianophone « gi »), en
position finale –gë.
7

�« j » (pour un lecteur francophone prononcez « y », et un italianophone « j »). Notons qu’on
peut aussi écrire « gli », en position finale –glë pour le reste de la Roya (côté italien) comme
à Realdo où « pigliaa » se dit [pi’lja:]. La Brigue comme le reste de la Roya (côté français) a
« pijaa » [pi’ja:].
« gn » (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez comme « gn »)
Deux traits typiques du penasc et du pirunasc (Olivetta S.M.) :
« sh » [θ] fricative dentale sourde (pour un lecteur francophone et italianophone prononcez
comme « thing » anglais)
« zh » [ð] fricative dentale sonore (prononcez comme « this » anglais)
On met en accent sur la voyelle quand on veut indiquer un accent irrégulier « acò » (écrit
ainsi « aco » l’accent porte sur le « a ». Quand on se trouve devant un mot où il y a déjà un ü
qui porte l’accent, on ne rajoute pas d’accent. Quand un mot comprend un ü non accentué,
on note l’accent sur la voyelle accentuée pour ne pas confondre : àigüra. Généralement la
voyelle « â » porte l’accent. Si ce n’est pas le cas, ont fait de même.
Un mot masculin fait son pluriel en –i, et un mot féminin fait son pluriel en –e.
Sont notées les finales « -më » qui se prononcent [m]. Ailleurs en ligurien c’est –mu.
Le –l ou -r final disparaissant, il allonge la voyelle qui le précède. Quoi qu’il en soit, on
retrouve le -l dans tous les dérivés : u cutèè (le couteau), cutelà (donner un coup de
couteau).
On relèvera inévitablement, comme dans toute langue (français ou occitan) des variantes
(intonations, mots) propres à chaque locuteur : « scola » ~ « scora », « françè ~ françèsë », «
süscianta ~ sescianta ~ siscianta », « mèi » ~ « me »...

Références :
- RONJAT Jules [RONJAT Jùli], Grammaire (h)istorique des parlers provençaux modernes,
Société des Langues Romanes de Montpellier, 1930-1941
8

�- BRONZAT Franc, MARTEL Felip, “L'aira dialectala Vivarò-aupenca : Per una delimitacion de
l’occitan del caire italian” pp. 3-22 in Quasern de Linguistica Occitana n°6, 1977.
- AZARETTI Emilio, L'evoluzione dei dialetti liguri, Ed. Casabianca, 1982
- DALBERA Jean-Philippe, “Alpes-Maritimes dialectales. Essai d'aréologie”, in Travaux du
Cercle Linguistique de Nice, n° 7-8, 1985-1986
- FORNER Werner, 1985-1986. « À propos du ligurien intémélien : la côte, l’arrière-pays » 2962 pp. in Travaux du Cercle linguistique de Nice n°7-8, 1985-86
-

Ligurien royasque (côté français) :

- MASSAJOLI Pierleone, MORIANI Roberto, Dizionario della cultura brigasca, Ed. dell’Orso,
1991
- LANTERI Didier, Dictionnaire brigasque-français, Patrimoine et Traditions Brigasques, 2011
-

Ligurien royasque (côté italien) :

- PETRACCO SICARDI Giulia, AZARETTI Emilio, « Studi linguistici sull’anfizona LiguriaProvenza » in Dizionario Etimologico Storico Ligure, Ed. dell’Orso 1989, p. 11-62 de Giulia
Petracco Sicardi « Contributo alla definizione dell’anfizona Liguria-Provenza » ; p. 63-230 de
Emilio Azaretti « Un dialetto di transizione fra area ligure e occitanica: Olivetta San Michele »

9

�Retranscription d’échanges en penasc

Morceau 1 : Discussion à bâtons rompus en penasc sur la place de Piène (3 locuteurs).
M. COTTA Laurent (1924, CL), Mme. COTTA Bruna née BOETTO (1932, notée après CB), M.
COTTA Albert (1924, CA).

COTTA Laurent : Dans la vallée jusqu’à Tende, ça change un peu à Sospel. Nous c’est de
l’occitan, ils parlent comme nous on parle, le niçois, on comprend tout.
COTTA Bruna: A nasciü içí, a nasciü da Pena.
COTTA Laurent : Achí, à Piène, en 1924. Parli en patuà, parlamë en patuà.
COTTA B. : E mi sü nasciüa en mila növë çent trënta düi. E el…
C Albert : 1924.
CB : Eravamë [era’vam] italian, semë està italian fint a caranta sèt. Si anavamë a scola
d’Itàlia, içí, n’u paí eravamë n’u paí. Vuí, n’èi ciü d’enfanti eira. Prima candë andavamë
enfanti nauti, i èra prun de gent, d’enfânti n’i èra tui, e èra da Pena. E puöi aprèsh a scora,
era en françesë a scora ancora. Ma candë eravamë italian sèmë agü deix, duze, d’enfanti.
Trenta.
CL : Nautři [‘nawti] n’eravamë trenta. Ma i avia düx-xent famije.
CB : Ma de mâchine, n’i a prun anche.
CL : D’estrangé. N’an de cause, n’an même tre. E meme ün pruprietari n’a üna, due, tre.
CB : E d’achili che càlun da Mentun i magnan. Ch’an i enfanti, së van da Mentun e pi da sèira
s’en van d’eiçí peiché sënun së puo viude nun. Vènun en fin de semâna.
CL : Mai ai ün parent e stà a Turbie.
CB : Parla mancu patuà, candë trubamë ün strangé, n’arribamë pa a parlà (patuà).
CL : E difícile. Ma s’acapisciemë ben.
CB : Cuma i disíun : ün sabatèè.
Nun sabi Cuma se di ün fa legname ora en françèsë, nun, da Pena pröpi. Es pa « legname »
acò’s italian. Fa legname l’é italian.
10

�CL : Ço che te dighi, nostre patuà il y a des mots italiens. Tu vois, a riana davau, c’est un riu,
c’est un vallon.
CB : La riana, sente l’aiga ? E u valun de riu. Davaa i èra düi murin i èra. A öri. An tajà l’aiga,
an facë ün tünèl, cum së di, ‘na galaria che van da Süspèè, e sort d’achí, sun passà en vint
(cms) cuma acò e an ciangià i murin. Dumagi, è.
CB : Pa d’Eirole (Airole). Peiché eiçí n’i èra ün d’Airule, che stasia a a Türbia. Ma l’èra, l’èra
marià cun üna cusina che së ciamava Mulinari.
Ës capisce ben cuma parla èr. Parla cuma acò. A nun sabia nun cuma parlava, ti vèi ?
CL : Ni stan nu ancora, stan a Múnëgu [‘münêgu].
CB : Trois Cotta, pas de la même famille. De giuvi èra Boetto, me sü mariaia con ün Cotta.
U patuà de Briej. E nautři, candë sü con u më omi, parlamë dë long da Pena nun. E aprèsh
[a’prEθ] candë arribi con i enfanti , è ben alura finí dë parlà dë long, nun parlamë cií nun,
fëní.
Ma candë andamë eiçí ora. Amë nasciü içi, stamë içi, e candë andamë içí, va da tüt en
penasc. E pöi aprèsh, candë arrivamë avaa, alura con i gent te parli françè. Candë arriba i
fanti, tut acò, e bè op, françèsë, e facë. Per u tiabaj (travail). Nautři amë nasciü içí. De
penaschi n’i a presche plü. D’ün viagi eramë prun. Parlamë tüt françèsë.
Ora, cuma, sun arribài achí, sübitu n’an dicë. An cumençà a parlà françèsë, ma senun ch’ora,
cada, parlamë da Pena. Parlamë da Pena. E stà Cuma acò.
Pena, si. Penaschi (les habitants).
CL : Së ciamava içí La Penne, Pena, c’est une crête.
CB : Ün dia vurrè, se vu interessa, n’an parlà l’autra sèira. U fa megiu françèsë, e tüt e
futugrafie du me nonu, tüt ço vej, se avèi l’ucasiun se vu interessa, u dèvun fà u mèi de
marsh [‘maaθ] (mars).
Ma deve èsse ün libre, i a caich’ün che s’ucüpa per fà fà ün libre. I ai dicë, mi m’agrada du me
prèè, peiché e aprèsh, aussi acò v’interesseria segundë, üna cassèta, ün CD : penasc e
françèsë. E bè. Ço che l’a dicë. Catrë anë che sun darrèè per fà achèè libre. Peiché car ch’u
fàgun en françèsë, e pi apresh te fau, car che scribi, an dicë ch’e difícile. Alura a dicë, u fa
scricë en penasc e sous-titré en français. Dèu surtí au mè dë marsh [‘maaθ]. E aprèsh an fach
un libre, nun l’é p’anca fení, nun. L’e tüte ‘e futugrafie. Ma achel é tüt en françèsë. Tüta a
vita da gent da Pena.
11

�CB : A fruntèra, calava.
CL : Cuma, n’é capí nun. E pi après...
CA : Amun per sü chela cresta.
CL : Se vei nè. Calava cuma acò, au Grazian, au Serre de Cai e pi filava vers Castellar.
CB : S’a culina cuma acò.
CL : Era pas lögn.
CB : Vescavo. Passa adès, passa ailí, tüt içò cuma acò.
Libri...
CL : Olivetta, San Michele, Fangheto et Libre, 5 hameaux faisaient une commune. Au
cumençament èra achí a cumüna. I avia u secretari. Et après... an vutà pi. Eravan en
minurança e l’an purtaia a Ulivèta. Après da Ulivèta, an facë achèli de Libri, con i penasc, si
sun mès d’acordë per la levà a l’Ulivèta e la purtà, a San Michele. Nautre, caminavam ancora
per andà a la mairie.
CB : I èra pa dë camin. Dë camin, prima nu n’aviamë pa. Aviamë agü de süsciant’ öcë, de
sescianta çenc a siscianta sèix.
CL : Mi ei catà a vitüra. Da Süspèè, arribavamë u bulldozer avançava.
CB : Ch’amë carài davaa.
CL : E après acò èra an gurdunà e tüt. Nautři avançavamë a mesura candë.
CB : De Süspèè a içí a pèi. Nun ma alura i èra due, épiceries, due büteghe. Fasíun i pai, i èra
du ustarie, ora i a ciü.
CL : Era Briej. E Süspèè.
CB : Süspèè èra n’a grânda cumüna. Passavamë per a cumüna. Aviamë de campagne en
França nautři. I avia üna bergerie, mun paire amun avia de vache, de mutun, i avia u pastù
che venia. Dë ciü ciantavamë de patate, de faixöi. E vuí, peiché, eiçí. Alura andiavamë amun,
i èra d’aiga...
CL : Après i a agü a gherra, an tüt demulí.
CB : U paí.
Parla da Pena !
CL : Candë an sbarcà, en 44, à Saint Raphaël, sun vengü fint a Süspèè les americains, n’an ciü
avançà nun. E an fëní a gherra en 45 en mès de magë. Chaque jour des bombardements. E
nautři i eravamë plü, eravam a Saint Jeannet. N’an pertegià.
CB : Ma candë eravamë, aprèsh an partí da Pena, n’an mandà en campagne candë brüxàvun.
Peiché i tedeschi avíun dunà fuög au paí. Es me paire e me maire gardavamë, vedëvamë u
12

�paí che brüxàva. Fai, e alura candë cuma acò i tedeschi, i èra fuög che i dunàvun i tedeschi. E
i a agü de damun i american, cumençàvun a bumbardà dessü. M’en avisi iu. M’en avisi dë
mia maire, dë mo paire. Mon dieu. Èri pëciuna, a l’epuca avii dus ani, t’esti ün enfant.
Aprèsh an turnà custrüí u paí, ora an tüt arrangià.
CB : Si, en italian. Mi, nun sabi gaire, m’enfin sabi ciü ben scrive italian che françèsë. Peiché
bè a scola èra en italian. Peiché françèsë, u parli ciü o menu, ma scrivi è ! O ma de longhe,
peiché u me paire e mia maire tüti parlàvun cada ün. Da scora nun.
CL : A a recreaçiun, parlavamë en patuà.
CB : Stasia eiçí, nun venia dë Ventimija, de dun venia, da Lacë, de Burdighera dun mandàvun.
E i èra ‘na bèla scora è.
Peiché i a agü üna vutaçiun. Ün plebiscite. Acheli che vuríun restà françèsi e ‘cheli che vuríun
restà italian. Due famije, s’en sun andài, tüti düi s’en sun andài. Üna a staia mariaia con ün
que stasia a Savona, e l’autra avia ‘na pensiun. Senun tüti françèsi amun.
Nautři, en vece, ma aura semë tüti françèsi. Tü purrii restà italian e te stà eiçí.
CA : Mi ai traverzhà [trave’ða] e ligne, a aprèsh m’an puřtà a Marzheja (Marseille). E n’an mè
dans un camp de concentration avec les allemands. Ils nous ont pris comme des étrangers.
Après, de là, ils m’ont envoyé à Naples, i sü restà e après ils m’ont envoyé 3 ans à Naples.
M’an mè n’armata italiana. Sü vengü a cà peiché avii ün fraa mořt [‘moot] en gherra. 3
frères, tous les 3, eravamë tüti da Pena.
CB : E ti veie achela cà che stai achí ? I es a lüsh [‘lyθ]. Aprèsh i a üna amun s’a cuola en
muntent…
CA : Col de Bruiscë.
CB : A pa de nuecë nun è, de dia. Ti vèi achèla màchina ? i es ‘na màchina che cara, dèu
arribà achí en amunt, ai mancu vista achèra màchina. Aprèsh i è n’autra che passa, che
arriba, i a ‘na pëciuna cuma acò.
N’i a üna che passa achí dar cià (fr. plat), e puöi ‘chili che càrun achí. Passa püei achí, passa
püei davaa, e se vai sürtí a Briej.
CA : En camin de campagna.

13

�CB : Vè, acò esë i Bancaa (en français = restanques). A l’épuca aviamë che d’acò è. Se
n’aviamë de camin, chi n’avia ün müu, chi ün ase, chi avia de böi e tüt cuma acò. Peiché
senun cumë fasiamë ?
CA : Ürusament che semë estài françèsi, che senun i italian nun fasíun ren è. E nautři
eravamë de r’Aurivèta, en a stessa cumüna, eli avíun ün camin e nauti n’aviamë ren. Ni aiga,
ni camin. E i françezhi n’an facë vení l’aiga de damun, d’achèla muntâgna amun. Achèla
« Manja Bòu » (à Sospel, nom en vivaroalpin sospellois). Tre funtâne.
CB : N’a dümega che fai bon.
Deix chilumètri, d’eiçí a Süspèè. 5 kms. À Olivetta. L’an facë ora, prima nun gh’i èra nun.

14

�Morceau 2 : Interview d’une locutrice, Mme. COTTA Bruna née BOETTO (1932).
CB : L’e gia facë Bèrtu u fuög, l’è mac de çèndi. Ai facë fög gia. Alura... u numë d’achera
frema. Cuma së ciama, a frema de P. Së ciavama… Peiché u së omi, stasia aiçí a Pena. Së
ciamava… D’un ch’avèi vist ? A achí nun, ela nun. Se ti voo, èra ün cusin de nautři, së ciamava
Cotta, d’a nostra famija, chestu. Er era d’a Pena, a facë d’estúdiu. E era el che s’ucüpava de
fà tüt.
Ma tant u demandi ün pou [‘pow].
Sabi che fan, m’a dicë che va èsse propiu ün bèè libre. Alura i ai dicë, bè mi cuma ai
d’enfanti, i ai dicë m’agrada d’en pree ün.
Pieché nautři enfanti n’an dunà tüti de numë difërent. Ma gia u me paire, i èrun tre frai, e
üna sor. Alura me paire së ciamava Boetto Joseph, Virgile. Me barba së ciamava Boetto
Joseph Paul, e l’autre Boetto Jean è chestu. E tanta Pipina së ciamava Joséphine. Dunc i èra,
Boetto, deux Joseph et l’autre Joséphine. (les formes en italiques sont soit italienne, soit
françaises).
Mon mari, së fra, che l’èra ciü viej de duze, nonu chë l’èra de 1912. E së ciamava Cotta Felix,
Isidoro, Felice. E ‘chee che l’esë mort së ciamava Cotta Dino, Philippe. Lui il s’appelle Cotta
Albert, Philippe, e peiché u se nonu së ciamava Philippe. Dunque, l’era tütu de ço cuma acò.
L’èra tütu viji cuma acò së ciamàvun. I autři nun sabi peiché. E l’aute, cuma acò së ciamava
turna ? Së ciamava Cotta Isidore, Dino. Peiché u se nonu së ciamava Zidoru.
Brüna era ün nume italian. U me prenume, mi më ciamava Boetto Bruna. E candë me paire el
a agü prun de prublèma con se l’aute dë se fra. Peiché cumë së ciamava Boetto, surtout
candë avemë agü françizhi, Boetto Giuseppe Virgilio. E l’aute së ciamava Boetto Giuseppe
Paul. E de viagi, candë arribava i papè, i metíun basta “Boetto Joseph”. E lë pustin candë
l’arribava, ne sabia pas se lë dunava a achèè o se dunava a achel autře. Ün di t’arribava üna
létera, me barba e se fra l’arribava, le dia, gardea achesta létera, nu l’e pa mia nun. Ma, mi ai
agüa ‘na soeur che l’è muřta en caranta cinc. E me paire, mia maire, an dicë, ün nume sulet !
Mi më ciamava Boetto Bruna, e mia sor [‘soo] së ciamava Boetto Vanda. Basta, dunche ai agü
diferënt meme d’autři nümi… E mi ai agü tre enfanti, ai due magnane, ün magnan. Üna së
ciama Simone, l’autra Angèle e l’autre Daniel. Basta. Peiché n’i a d’achili che mètun prun de
nümi, ma fa pena peiché tant ciü tant d’ün… I a d’achili che métun tantë nümi. E ço chë
jòva ? (à quoi ça fait plaisir ?).
15

�En vece mi n’ai ün sulet, e mia sor n’avia un sulet anche.
Pipina, Joséphine, Jusepina. E senun ciamavam tanta Pipina.

Lexique : quelques mots
Aura, ora, eira : maintenant
Ancöi : aujourd’hui
Giüste : juste
A nostra cà : notre maison
Parli patuà : Je parle patois
Ti cianti dë cauli : tü plantes des choux
Munti ar castèè [ar kast’EE] : je monte au château
Ti munti sü ‘chèla roca : tu montes sur ce rucher
Muntamë [mun’tam] : nous montons
L’èi istèsh : c’est pareil
(CB) Nautři parlamë patuà, nautři tüti ensèmë : nous nous parlons patois, nous tous
ensemble
Ili pàrlun patuà : eüx, ils parlent patois
L’esë andà ar paí : il est allé au village
Ela, l’ei andaia ar paí : elle, elle est allée au village
Ora, vaghi a barrà e fenèstre e reveni : je vais fermer les volets et je reviens
E l’èra da Pena : il était de Piène Haute
L’è mořt [‘moot] : il est mort
L’a facë a ghèrra : il a fait la guerre
E navi sun agüe atacaie : les bateaux ont étés attachés
I engrizhi [en'griði] : les anglais
L’era de vint e düi : il était de 1922
E l’avia vint ün anë [‘an] (non nasalisé) : il avait 21 ans
U buosc : la forêt
16

�A dëman [a dê’man] : à demain
S’es marià, estazhíun ensèmë : il s’est marié, ils habitaient ensemble
Vurèi che ciami propiu èla ? : vous voulez que je l’appelle vraiement ?
Cuma acò : comme cela
Siscianta : 60
Siscianta növë : 69
Sëtanta seix : 76
Nuvanta tre : 93
Ti veni d’a part de X : tu viens de la part de X.
Ün tuitun : une pissaladière

17

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              <text>&lt;p&gt;Laurent Revest,&amp;nbsp; Docteur en linguistique, consacre cet article au parler royasque de Pi&amp;egrave;ne : son &amp;eacute;tude est illustr&amp;eacute;e par des retranscriptions d'&amp;eacute;changes en penasc.&lt;/p&gt;</text>
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              <text>&lt;p&gt;Lauren&amp;ccedil; Revest, Doctor en&amp;nbsp; Ling&amp;uuml;istica, consacra aqueste article al parlar roiasc de Pena : son estudi es illustrada per de transcripcions d'escambis en penasc.&lt;/p&gt;</text>
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