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3ÉZIERS
Annada VI. — N°&lt; 103.

Lou Numerot: QUATRE SOUS

14 de Mars 1920

CACARACA!

AICI SÈN..

RNAL
,

9

ABONNEMENTS:

UN

E
Pour la première fois en cinq ans
d'eiistence Lou Gal a dû interrompre sa publication — pour si peu de
temps, d'ailleurs, que c'est à peine
si l'on a eu le loisir de s'en apercevjoir.
Pour la première fois — et non
pas la dernière — nous paraissons
av»ec une partie de notre texte rédigé en français.
Cela v»aut quelques lignes d'explications. Les v»oici :
La désastreuse situation économique où nous nous débattons est
connue de tous, parce que tout le
monde (ou presque) en souffre. Elle
se fait sentir partout. Le papier ne
cesse pas d'augmenter — nous parlons du prix, pas de la quantité. La
v»ie chère contraint les ouuriers du
Liore, comme les autres, â demander des relévements de salaires
malheureusement trop justifiés. Hier
encore, les typographes de Montpellier étaient en grèv»e. La conclusion s'impose : tout rencbérit et le
consommateur subit tous les contrecoups de la hausse; et le consommateur, c'est nous.
Voici l'ascension formidable des
prix du Gal, pour 1000 exemplaires :
Années 1916-1917..
60 francs
—

1918

Janv»ier i919
Juillet

1919

100

—

110

—

i5o

—

Ocrobre 1919....

180

—

Jancier 1920...

25o

—

Les commentaires sont superflus ;
à ce prix la v»ie devient presque
impossible.
Et, pourtant, nous n'av&gt;ons pas
jugé cette raison suffisante.
Nous nous sommes résolus, non
seulementà maintenir Lou Gal, malgré tout, mais encore à le rendre
HEBDOMADAIRE ;
nous av»ons décidé
aussi d'y publier des articles en
français. Suiuant ainsi de plus près
t'actualité, augmentant et variant
notre rédaction, nous comptons intéresser dauantage nos lecteurs fidèles et nous espérons fermement^en
recruter de nouv»eaux.
Nous pensons les recruter, notammeut, parmi les jeunes qui joignent
à un goût aoerti pour les lettres et
les arts une saine passion pour les
exercices physiques. Ces rubriques
seront ici, désormais, particulière-

AN

:

9

FRANCS ;

SIX

BOULEVARD

MOIS

:

5

ment en bonneur; elles seront tenues dans un esprit nettement méridional, av»ec la franchise combativ»e
qui nous a toujours caractérisés :
nous ne débitons ni sirop d'orgeat,
ni pastilles de guimauv»e.
Nous garderons la place qui leur
est due aux contes et poèmes en
langue d'oc, aux sav»oureuses chroniques, à la polémique, \5iv»e et v»ibrante, pour la défense de tout ce
qui nous est cber. Et nous nous
expliquerons plus et mieux que jamais sur tous les faits de la v»ie
municipale ; nous av»ons à la Canourgue du Clapàs, et dans d'autres
communes de notre Parage, des
amis pour qui Lou Gal sera une
tribune du haut de laquelle ils sauront parler baut et clair.
Eux, et nous tous, nous parlerons
désormais dans ces colonnes comme
nous le faisons ailleurs, tour à tour
dans les deux langues françaises :
celle d'oc et celle d'oui. La vérité
n'y perdra rien non plus que le pirtoresque. Nous renonçons à une
formule originale, mais peut-être
trop absolue, en fav»eur d'une autre
plus souple, plus exactement adéquate aux habitudes et aux mceurs
du bon peuple pour qui nous écriuons.
Ainsi, mi-languedocien, mi français, couma lou sermoun de Moussu
Sistre, puisse notre rrjournalet »
poursuiv»re, sous sa forme nouv»elle,
une carrière digne d'un passé dont il
a le droit d'être fier.
II dit d'av»ance à ses amis nouoeaux un cordial : Gramecis; il le
redit à ses amis anciens.
Et, aux uns comme aux autres :
Zou! tçujour, pèr lou Clapàs! pèr lou
Miejour !

SENMANIÊ

JOC-DE-PAUMA,

DE

MOUNT-PELIÈ -

PUBLICITÉ:

FRANCS

Lou tópi
de M. ROUSSET
Tout lou mounde

LENGADOC

counouis lou vièl

TELEFONA :

DE

GRÉ

n-3x

A

GRÉ

« On pourrait multiplier Ies exemples.
e Et voilà Ie pire! C'est que Ie colonel
Rousset faisait autorité et qu'au front il eut
pendant les années 1914 à 1917 une inffiuence
sur Ies chefs, »

Rousset, lioctenent-coulounèl

Couma lou regimenfc en questioun èra
dau XVII ma cors, ML. Rousset tèn sa

retirafc. Es estafc un " critica militàri "

pichota plaça dins la cola das que, pèr

Moussu

das famouses, un das flambèus lous mai

michantisa ou pèr nesc'ge, an pourfcat

brilhants de l'estraíegia en cambra. Las

torfc à la repufcacioun das souldats dau
Miejour.

ancas dins soun fautul, lous pèses dins
sas sabatas, a fach valerousament la
guerra, en tèsta de las coulounas... dau
PeLit ParìÀen.

Acò's de causas que cau saupre e que
cau pas dessoublidà.

J.-S.-P.

Aquel mestiè i agradava, saique; pèr
faire durà lou plesi, ara que pot pas
pus fabricà d'articles nouvèls sus la
gueìrra, recita lous vièls-e sona acò una
counterença. Es vengufc antau, i a quaucas senmanas, à Mount-Peliè, remenà
sas sansònias davans las banquetas dau
cinemà Pafché. Quand agèt partit, lou
capoural Davray,

bravàs e devouat,

essuguèfc piousament sa bavarilha.
A Toulousa ounte a passafc tamben,

Toujours à mieux
Nous

n'avons

pas voulu

retarder

davantage — malgré des difficulfcés nombreuses — la réapparition du Gal, pour
ne pas risquer de perdre le contacfc
avec nos abonnés efc lecfceurs. Nous
avons dû, par suite, sacriíìer au désir
d'aller vite, le souci d'une présentation

noste counfraire Pèire Dumas ausèt i

matérielle qui n'est pas encore parfaite-

escullà de veritats crudèlas, en publi-

ment au point efc qui s'améliorera de

cant dins lou Télégrainme quauques-uns

semaine en semaine.

de sous souvenis de pialu}. Entre autras
bòfias,

souvenfc dangehousas,

de M.

Toutefois, dès aujourd'hui, nos lecteurs ne manqueront pas de remarquer

Rousset, cifcaren aquesía :

notre nouveau titre, où Noè'l Garrigues

e Voici un exemple entre mille : Ma division tenait le rêduit d'Avocouri,repris à I'ennemi depuis cinq ou six jours. Une attaque
ennemie à objectif restreint se produisit
contre nos tranchées et fut mentionnée dans
Ie communiquê par ces mots :

a dessiné un coq combattant qui, beau

« Une allaque dirigée contre nos poj-itionó du
boiá d'Avocourl a été enrayée par noj- feus. de
milraiíleujej el de moujquelerie. »

e Vous pouvez retrouver dans un numêro
de mai 1915 du Peíií Parisien, sous la signature du L.-C. Rousset, Ies mots suivants :

d'aspect et íìer d'allure, est la plus flatteuse image de notre Gal.
En remercianí ici, publiquement, notre
ami Garrigues, nous voulons associer à
son nom celui de ses camarades Ernesfc
Fouard, Jean Bascoulès, Aristide Rudel,
Charles Ricome efc Marcel

Bernard,

jeune, ardente et brillante collaboration
artistique dont Lou Gal a le droit d'être
fier.

« L ennemi ren/orcé a atlaqué cetle nuit noj
pojilionj du réduit d'Avocourt.

Celle opération

Nous prions insiamment nos coblaborateurs de v»ouloir bien écrire
jil.r de fer dcj inonceaux )e cadavrej. Le réduit
TRÈS
lisiblement et sur UN SEUL
d'Avocourl ed un formidable ccnlre de réjijtance
daní lct/uel L'e.nneini ne potirra jamaió pítut péné- côté du papier. Faute de quoi nous
trcr. »
AVIS AUX ABONNÉS
aurons le vif regret de ne pouv&gt;oîr
« J'atteste n'avoir vu Ie íendemain, en fait insérer leur copie, ce dont nous nous
Comme nous l'indiquons eji man- de cadavres. que des Iaissês pour compte des excusons par av»ance.
chette, les nouv»eaux prix d'abonne- attaques précédentes.
« Quant à ce fameux rêduit, c'êtait exacment pour Lou Gal hebdomadaire
tement une tranchêe creusée de Ia veilíé par
sont de 5 francs (six mois) et 9 fr. nos régiments, sans Iigne de doubîement,
En 3me page
(un an).
sans boyaux, sans abris, sans flls de fer.
Les abonnements en cours seront
« Quelques jours après nous perdîmes un
continués, bien entendu, compte poste de ce bois, bientôt reconquis d'ailieurs.
tenu des numéros non parus à leur A I état-major on ne comprit pas qu'un
rêgiment pût céder un pouce de ce « formidate normale, de manière que nos
CONTE
dable réduit ». Et Ia Iégende du rêduit, créée
abonnés actuels reçoioent 2,4. numé- dz toutes pièces par le Peíií Parisien, eut,
par ADOLPHE-FALGAIROLLE
ros, représentant l'abònnement qu'ils pour Ia réputation d'un régiment, les plus
fâcheuscs conséquences. Je n'insiste pas!
ont souscrit.
LOV GAL.

a ele coíiteuse pour lui. II a LaLójé devanl noj
t

Lc Plaçard

�LOII

islejat Ssqatoupial

Dimenche.,

11

E, sans rancura, counvidèt Fumarol à anà

de janviè, se fasièn auCIa-

pàs Ias eieciouns senatourialas, e Ious trins
que i arribêroun de tout

caire

dissate au

souèr desbarquèroun sus Ious quèis de Ia
gara Ious delegats senatourials.

Un d'eles,

Briquetou, qu'aviè de grandas cambas, Ious
davancèt toutes, dins I'idèia se i aviè pas
qu'una cambra dins Mount-Peliè de Ia Iougà
pèr el tout soul. A Pintrada d'una carrièireta
entendèt que Iou sounavoun

misteriousa-

ment : « Qébê 9. Era Mimi, que, dins aquel
passage, chaca souèr, cerca Ioga. S'èra pintrada Ia pèl, Ias boucas e Ious iols, aviè
sourtit toutas sas ploumas e sas beloias e
cargat soun mantèu de velous que ié dona
l'èr d'una grossa cata. Briquetou se sarrèt —
aquel cop de Bébé i aviè fach mountá una
bufada de calou au mourre — e ié diguèt :
« Me counouisses ? »
— Se te counouisse ! pas qu'au cop de
poung de toun capèl, ai devignat qu'ères un
— Justamenl !
troubaràs pas ges : tout es lougat dempioi
ioch jours. Mès se vos veni à moun oustau,
ai un bon fîoc e un saumiè soulide...
un

m'as toumbada.
... E Briquetou, fîèr

e coufle

d'avudre

toumbat una tant bella Mount-Pelièirenca,
Ia seguiguèt.
Dins sa cambra Mimi iê faguèt emé sous
brasses de passas magneticas, tout en cantant : « io sé ballar — io sé cantar — io sè
tocar Io piano », e de poutous e de caressas
e de pichots mots douces : moun «gros
bébé 9, moun « petit Loulou 9... I'autre n'en
badava couma un mùjou.
sa camisa,

Lou mati, Mimi

enfîlèt sas bralhas, ié boutounèt
ié

sdin pountificat de cremanta ardou dins

Bmjour M. Courbel. Malurousament lous

veirous de « gnola » pèr metre un pauc de

était

ressort dins lou coutou de sas cambas. Pioi

passèt Ias manchas de sa

vèsta e de soun perdessus, en fredounant
toujour : « io sê ballar...» E quand Briquetou

M.

la

marque

de

son

talent : des

mots ", et pas de phrases, de I'esprit

Sas mans tavanejèroun

plus que des arguments, beaucoup de

dins toutas sas pochas ; soun gilet, sa vèsta.

fantaisie enjolivant un soupçon, à peine,

soun perdessus, sas culotas, segneroun visi-

de doctrine. Des qualifcés brillantes de

tats, foulhats, paupats e repaupats. Fumarol

causeur, y compris la citation judicieuse

Iou regardava faire e Iou vesiè deveni blème

et l'anecdote

au pount que ié dounèt de Iàguis.

menfc, sans une ombre de pédanterie.

cerquèt pèr pagà.

facile,

Ce causeur

— Dequé cerques ? ié demandèt enfìn.

servies négligem-

prenait parfois un ton

— "Moun ome, ai perdut moun portafulha.

grave, en abordant certains sujets chers

— I aviè fossa ?

à son cceur.

— Dèch mila francs de moun vi que vou-

niment

lièi piaçà à I'emprount dau Crèdi Founciè.
— Anen sus I'EspIanada... I'auràs toumbat
aqui.
— No.., me manca encara ma mostra,
ma c chaina » e moun porta-mouneda.. Hou
aurai dessoublidat dins la cambra de Mimi.
Vèni, i anen.
Fumarol paguèt e i anèroun. Briquetou
demandèt °Mimi. Lou gerent respoundèt que
me

La tradition lui était infi-

chère,

dès

napoléonienne ;

recou-

emé ièu iêr au souèr.
— S'es acò, reprenguèt Iou gerent, es una
Oungresa. Es escricha jouta lou noum de :
comte aqueste mati, e es partida en me

delegal senatourial!... un

tant bèl ome !... Tè, pas pus Ièu que t'ai vist

I'abilhèl, i

Guiraud, c'était le sel attique, et

parfois gaulois, de ses propos. Et telle

Vicoumtessa de Jeanéhassay, a reglat soun

— "Mès quant fas pagà ?
— Pagà !

de

colat, e Briquetou envalèt tres ou qualre

nouissès be, ièu ? ebê ! es Ia fenna qu'èra

—... e que cerques una cambra. Mès n'en

que la lumièra triounflanta esclata dins

dejunà em'el. Au cafè, prenguèroun un cha-

la counouissiè pas.
— Enfîn, diguèt Briquetou,

delegat.senatourial...

Ce qu'on aimait dans les chroniques

diguent que poudièi lougà soun apartament.
Pèr coupà court : Briquetou e Fumarol
mountèroun dins Ia cambra de Ia vicoumtessa, cerquèroun pertout, virèroun tout e

lors

qu'elle

éfcait

moussurots das bordo de la Seine se countentoun de counouisse las doumaisellas
das mèmes bordo, e belèu couma Napoleoun

sarièn crentouses de veire una

III

bèutafc mens clouroutica. Dins l'interèst
de l'art e dau Clapàs sariè bon de faire
l'inventàri de nostes tresors de belles
causas, pèr esemple en un libre de la

Leó villeo d'art célèbreo de

couleciouu

H. Laurens. Souvetan que la coulabouracioun de quauques

bons Clapassiès,

au point qu'il défendit

nous baile lèu la joia de saludà l'espe-

la Halle aux Colonnes pour l'amour du

jida d'aquela bella obra à la glòria de

Consulafc. Efc qu'il ne pouvaifc souffrir

nosta Ciéutat.

les

félibres :

constituait,

leur

à

L. T.

fédéralisme latent

ses yeux, la

suprême

offense à la majesté virtuelle de César.

L' Expo/Uion Cíovis Terraire

Napoléon disait : * Grattez le Russe et
vous trouverez le Cosaque » ; en grattant

le vernis

impérialiste on trouve

ainsi le jacobin.
Du moins

M.

Chez Gabriel, Grand'Rue,

de cette

exposition Terraire à laquelle nous conGuiraud était-il un ja-

cobin aimable et souriant —

un

peu

viait une

fallacieuse affiche,

nous ne

retenons que l'éblouissante vision d'un

parce que

dallage rouge sang-de-bceuf. II est très

sceptique, et maniant l'ironie pour seule

beau, ce parquet, peinturlé de la sorte.

sceptique,

sans

douíe,

efc

guillotine. Ses nombreuses victimes con-

Quant

tinuent à se bien poríer, tandis que son

murs, elles sont hors de la peinture.

aux toiles dont s'adornent les

journal est mort.

Technique

habile,

peut-être,

mais au

Car le ridicule ne tue plus, en France,

service d'un art de convention, et non

qu'à la manière de certains vieux pis-

d'une émotivité sincère. Cespaysages du

tolets, moins dangereux pour ceux qu'on

Dauphiné

vise que pour celui qui s'en sert.

d'être en

JEAN DES MOURGUES.

troubèroun pas res.

et

de la Savoie

tôle vernie. Ces

ont l'air
pâturages

ressemblent uniformément à des plats
d'épinards, des plats d'épinards qu'une

— Vos que te digue ? escoupiguèt Fuma-

cuisinière malicieuse aurait agrémentés

rol... Ebé, siès estat entoulat! Acò se coum-

/1 prepatu de Courbel

pren... una fenna que sap tant ben toucà Iou
pianò!
— Tè, cridèt Briquetou

furious, se n'en

dises quicon à ma fenna, ou à quau que
siège.t'estoufe!
Fumarol dirà pas res, de pòu d'un tourticòlis.
Mès Lou Gal sap tout. E Lozi Gal... cau

de petites vàches

découpées dans du

Lous prumiès conservadous de noste

carton.
En somme, le principal caractère de

Musè Fabre èroun de bèus amatous de

la peinture de M. Terraire est de n'en

pinfcrura; M.

point avoir.

Joubin seguèt un egrègi

Marcel

RICOSE.

founciounàri e belèu un precursou, car
mème au Louvre es devengut de moda

ÉS s &lt;KT
SVJSS £s &amp; _s _a flL_*_®,_&amp;*„.
0 s sz as__r"«s
K .xBasmaaisaES-

de chanjà las pintruras de plaça pèr las
milhou classà. Obra prou vana à moun

que cante !
Guilhem de

Ia quitèt, Mimi aviè dos grossas Iarmas dins

SIXTER.

avejaire, chaca pintrura aguent d'èstre

Concert Bouilíon

estudiada d'esperela e raramen pèr coum-

sous iols.

paresoun emé d'auíras. Las coumpare-

— Ah ! te veirai pas pus!

souns iníeressantas soun d'alhurs impou-

— Si, diguèt Briquetou enfîoucat, vendrai

ssiblas pèr la majoura part tanfc las obras

faire Iou dimàs emé tus.

majouras

E Mimi l'embrassèt e ié souspirèt : « m'a-

Un journaliôle'

mour 9, couma se Ias forças ié mancavoun

se

troboun

esparpalhadas,

d'America ounte es Fragonard à Berlin

Dimanche 7 mars à la Métropole, on
a servi du Bouillon (des comprimés d'harmonie).
Ils étaient deux jusqu'à présent: Gabriel et Georges; le proverbe disant :

ounte se languis la definitiva embarca-

«jamais deux sans trois», voici le troi-

cioun pèr Cithèra. Cau pioí luchà confcra

sième, Joseph. II n'a pas été vendu par

pr-

l'ignourença das crifcicas d'arfc sus las

ses frères, mais encadré par eux. Son

abrutit

sonne de M. Louis Guiraud, un de ceux

causas d'arfc. M. Josse èra ourfèbre, lous

d'amour. Sus I'EspIanada rescountrèt soun

qui portaienfc le plus dignemenfc, dans

criticas d'art soun pas d'artistas. L'un

début n'a pas été indigne de la réputaíaíion qu'onfc su se faire ses aînés. Et ce

camarada Fumarol.

notre ville, le titre — si rare et parfois

vèn d'escrièure:

beau

pèr n'en dire mai.
Dins Ia carrièira, Briquetou sabiè pas pus
dins quanta sfèra

dau cièl s'atroubava, de

tant que se sentissiè urous.

— Au tron, ié

Era

cridèt aqueste, d'ounte

sourtisses ? Tai cercat pertout ièr au souèr,
pèr te menà couchà emé ièu à Ia Citadella...
— Moun ome, respoundèt Briquetou, ai

La presse monípelliéraine viehfc d'éprouver une perfce sensible en la

galvaudé — de journalisfce.

« Courbet reste généralement peusen-

Non pas que M. Guiraud soit morfc;
mais son journal a disparu.

Et c'est

pire : rien n'est plus fcriste que le spectacle d'un beau jouteur qni, ses armes

troubat milhou qu'acò.
rescontra de Mimi :

brisées, se voit contraint de quitter la

« una fenna que... emé d'iols... e de d'acò's

lice quandil aurait la force eí la volonté

couma acò... e que sap toucà Iou piano .9

de combattre encore.

E ié racounlèt sa

e patin, e coufîn !
— - Tè! ajustèt pèr fíni, n'ai Ias cambas de
coutou.
— O beligas! gulèt Fumarol, e IouSenat?
e noste prougrama : Ordre, travail, économie ?...
— Mès, bardot! m'a pas res coustat.

L'Appel au Pettple succombe, dans sa
vingt-deuxième

année

—

la

fleur de

presse quotidienne, apprécient la " petite

un cop de capèi que t'estabourdisse !

presse " pourvu que la plume de ses
rédacteurs ne soit trempte ni dans la
boue ni dans la vaseline.

La bataille pour la direction de l'Opéra

(alia.s

Municipal

Grand-Théâtre)

Montpellier, touche à sa fin.

« nn jour d'aielier. » Vejaqui couma se

dire que

parla en 1919 d'un grand artista mort

combattants, la plupart des

parisencs : Lej- doLo bougrea ! Lej 00U bou-

Pensa que siès un moucèl

La DirecLion ?e L'Opéra iïfuiiicipat

« dessinés en blanc et noir efc vus dans

clamà tournamai, en parlant das criticas

politiques eí des chiens écrasés de la

— Bota, barra ; se n'en dises mai, te foute

sonfc encore

Mais à ce

un paire de familha ! un delegat senatourial !
qu'un senatou es un pountifa de Ia...

« de C enterreinenl a' Oriiatu

parti bonapartiste, ce serait bien peu.

gens de goût qui, saturés des scandales

Senatou,

« deó bordo de la Seine... Les personnages

Clapassiè Bruyas auriè resoun de s'es-

gardes, se joindra le grand nombre des

***

« ques paysages ou dans leo Demo'uellej

n'étaifc regretté que par les fidèles du

— Acò fai pas mai... As pas vergougna?
de

« sibìe aux effets de la lumière exfcérieure;

soulamant i'a quaranta ans ; e couma lou

quarteron d'anciens cent-

nous consolera de tant de

mauvais quatuors.

« il n'en devine le charme que dans quel-

victime de la vie chère. S'il

l'âge! —

trio

greà ! Lej sotj bougrej ! Sans parlà de las
dos pichotas estùdias quesounà Mount-

le

On peut

combat va finir faute de
compéíi-

teurs s'étant successivement désistés.
Certains nous arrivaient chargés

de

mirifiques promesses, d'autres précédés
d'une

excellente

réputation

conquise

dans des directions voisines. Ils se sont
retirés,_ ri'en parlons plus.
Les

ehances de l'Association coopé-

Peliè, e que l'una representa una marina,

rative desmusiciens deviennent donc des

me sembla que toutes lous elj'elj' de la lu-

plus sérieuses. Peut-être

mière exléricure s'atroboun armounisats

tront ces lignes sera-f-elle officiellement

de man de mèstre dins las Baigneiueó e

l'élue de nos élus.

quand paraî-

Au premier jour nous publierons en feuilleton:

—
un l' edecm _
sur la plus Grande Guerre
p«r le PocteCir

de

LoOii BARRRS

�Nous ne sommes pas de ceux qui s'en
plaindront, au. contraire. La « Coo*é *
des musiciens peut faite plus et n§us
qu'un directeur, si elle veut. II ^aut
qu'elle veuille. Elle s'attelle à ùne tâche
ardue, on le sait. Tout le monde suivra
ses efforts avec curiosité, une curiosité
sympathique chez les uns, méfiante chez
les autres.
il importe de dissiper cesméfiances et
de prouver, par l'exemple, la force de
l'association et les heureux résultats de
l'organisation coopérative.
Cette organisation estparticulièrement
délicate sur le terrain artistique ; les
artistes sont, par définition, individualistes, épris de fantaisie et rebelles à
l'embrigadement. La réussite de la
« coopé » des musiciens aurait, de ce fait,
une valeur d'exemple particulièrement
significative.
Elle aurait aussi une heureuse influence au point de vue de l'administration
des affaires communales. En acceptant
sur les détails intérieurs de son entreprise, sur ses livres et sa comptabilité,
un droit de regard de la municipalité,
la « coopé » des musiciens donne une haute
leçon de désintéressement et de civisme
dont certains concessionnaires de services publics feraient bien de s'inspirer.
Nos vceux accompagnent la « Coope »
avec l'espoir qu'elle sera digne de la
confiance qu'on lui témoigne.
Mais, au fait, nous anticipons...
Roger

DULEZ.

oooooooooooooooooooooo

fes que i a un pauc mai... Me sembla que
passoun bougrament I'osca.
— Lisa, revendren as ancians remèdis
qu'èroun encara Ious miihous, e que coustavoun pas res. Alioga de prene de ferre JaiIIet
pèr Panemia, e de tisana de I'abat Soury pèr
Iou sang, e autras poutingas dau mêma calibre, que fan pas de ben qu'à la pocha das que
las fabricoun, prendren, se sèn enraumassats
un bon vi caud ben sucrat, s'avèn una plaga
Ia saupejaren emé de vi sucrat.
— E pèr Iou sang ?
— Ebé ma mia Ia centarèia, Iou pichot
chaine Ia saubia, la camoumila, tout aquelas
erbas nous faran Iou sang nouvèl, e anlau
nous passaren d'aqueles messius que voloun
gagnà de dous à tres cents francs pèr jour.
— Oi bota, e pioi, Ious jus de gabèl e noste
bèu sourel i a pas res couma acô pèr nous
faire ben pourtà.
— Au reveire, Marioun, uu poutounet au
pichot pèr ièu.
CHARLOU DE L'UNIVERSITAT.

•t*
La Placè aux Colonnes
Après 7 ans d'attente, il est enfin sérieusement question de faire un sort à
l'emplacement de ce qui fut la Halle aux
Colonnes. Un rapport du Directeur de
la voirie a été soumis à une commission
municipale ; beau pròjet : trottoir en ciment, becs de gaz, prises d'eau, douilles
en fonte pour recevoir les piquets de
tente des revendeurs.
La Halle aux Colonnes remplacée par
la Halle aux Piquets! On a mis 7 ans

La Vida au Clapàs
Charrada

pour accoucher de ça... La réalisation
de ce projet, a dit avec raisos notre ami
Pierre Azéma, substituerait une horreur
définjtive à une horreur provisoire. Et

— Adissiàs, Richarda ! Vous quite que
vese veni Marioun qu'ai pas vista despioi
bravamenl de tems.
— Ebé, ma mia couma vas ?
— Ben, e tus ?
— Couma veses.
— Ouníe te tènes que te vesèn pas pus ?
— Taisa-te ! sabes que moun gendre es
emprimur ?
— Oi!

— Ebê soun en grèva, e acò n'en porta
pas! Soulament cau avouà que poudièn pas
faire diferentament. Sabes que gagnava pas
que ounze francs ? ajusta Ious sièis francs
que gagna ma fîlha, fai dès-e-sèt francs que
dintroun dins I'oustau, pèr sièis jours de Ia
senmana, e couma sèn quatre poudèn pas
i'arribà. Autras fes, Ious paures, nous atacaven au fruchan, mès ioi es pas poussible, i a
pas res de bon mercat. lèr anère croumpâ de
manouls, sabes que me Ious coumtèroum
quaranta sôus Ia dougena !
— Acô fai tremblà.
— Lous fabaròus vint-e-cinq sòus Ia Iiéura,
Ious caulets de vint à quarante sôus pèça.
— Cau encara entendre de mounde que
disoun que Ious oubriès soun pas jamai
countents e que gagnoun trop. Cau coumtà
miserablament quatre francs pèr jour e pèr
persouna, e pas que psr la nourritura, e encara
en anent douçamenl. Pioi cau se caussà,
s'abilhà, se caufà, e Ia renda que comta pèr

il a fait remarquer qu'il y avait là, au
premier chef, une question d'esthétique
bien plus que de voirie, donc que la consultation du service d'architecture et de
la commission des beaux-arts s'imposait.
M. le Maire et M. I'adjoint Molinier se
sont associés à cette demande de renvoi
qui a été unanimement adoptée. II est
dès maintenant certain que le projet de
cimentage et de piquets n'a aucune chance
d'aboutir. Les conseillers sont tous d'accord pour estimer que, s'il est difficile et
coûteux d'embellir la ville, on peut toujours, et l'on doit, ne pas l'enlaidir davantage.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Lou Muscte miejournal
X

A moun amic L. BRAYE,
cbampioun lengadoucian. .

Pér lous de l'Ubac, lous Miejournals
soun d'enervats, soun pas de gens dal
musele. Es una idèia que lai se soun
faches e es una idèia que à souvent de
counseqaenças fachousas, hou avèn_
vist pèr lou XVma corps.
Ebé, s'agis de metreun pauc la veriquicon.
tat
en evidença e de fà dispareitre
— Es pèr acô que cau que moun gendre
aqueìa legenda couma tant d'autras
gagne quinze francs se voulèn i'arribà.
— A la coundicioun, Lisa que siègues pas michantas. Es à nautres, felibres, que
revèn aquel traval, dise pas de nou;
malauta.
mès dirai tabé, que se lous grands
— Couma dises!
Sabes pas que disoun que Ious medecis quoutidians dal Miejour avièn prou
counsciença de sa raça, un pauc mai
vênoun de decida d'aumentà sas visitas ?
— Moun Diéu! acô m'eslouna pas, saique d'educacioun patriala, e quand seguèsse,encara! quela recounouissença
an doublat sous prises ?
dal ventre à i'egard de sous letous, i
— Ebé ma mia ! pos escalà pus naut.
a'n briéuque jouïrian d'una reputacioun
— Saique dèch francs ?
milhouna e pus justa.
Es pas lou
— Monta toujour.
pople qu'es flac. Es lou pus grand
„— Douge ?
noumbre de nostes escrivans e journa— Quinze francs, ma fîlha, couma siès ben
listas.
ounèsta.
Lous d'amoundaut, de longa, nous
— Saique coulhounes ?
atacoun e jamai nous aparan pas. Pèr
— "No ! acò es couma acô.
un cop faguen iou rebous, ataquen, e
— Ebé ramounoun pas pèr Ia suja.
diguen lus : « Moussus de 1-Ubac, vauCouma faren s'avèn besoun d'eles ?
— Quand l'oubriè gagnava cinq francs, tres lous.especialistas das sports, vauprenièn tres francs de Ia visita, un pauquetou trés lous rèis dal muscle e de la força,
mai que Ia mitat de sa joumada, mès quinze vautres qu'oubeïssiàstant benà uostes
francs e.s touta Ia journada que iè passa e de generals dal Miejour, après avudre

fach prouba d'inferiouritat pèr la closea.
seriàs dounc tabé en iiiferïouritat musculària? Es de spnrts que vous barjan,
ara, aici, dins aquel journalet de felibres reputat pèr sas galejadas.
Coussi nous parlàs pas, moussus, de
la partida (lou match, s'aimàs mitfi?^J
de Perpignan, ounte pèr establi lou
groupe de 15 omes que duvièn representà la Françacontra l'equipa d'Ecossa
dins una partida de rugby internaciounal faguèrounderrevesi lous SOmilhous
atlètas de la terra francesa e dount 27
soun de Miejournals à vousfaire ounou
Mousus de l'Ubac, oi, de Miejournalsde
Lengadoc e de Roussilhoun! Vautres
aviàs fournit un peitavin, un liounès,
un parisenc. UN parisenc! Oh! capitala
grandiosa, quanta força e quanta garrudiè! quante muscle! laissàs-nous
rire un pauquetet, nautres lous ennequelils, lous endemesits, lous abroussits, lous abestits, poudèn be rire un
pauquetet, avès be prou ris dal Miejour.
Hou vous prouban que sèn pas mai
« degenerals» que vautres, car ignouràs pas pamens, dins voste grand
silença de l'oura, las qualitats mouralas
e flsicas d'aquel genie de sport. N'avès
prou parìat d'energia, de tactira, de
cop d'iol, d'à-perpaus, d'en-avans, de
força fisica, d'endurança. d'agilitat, de
souplessa, d'adressa, de voulountat,
d'iniciativa, de countinuitat dins l'esfor, de seguida dins l'entrenament,
toutas quaiitats que se saudoun e fan
lou caratèra de l'ome, — de l'ome miejournal! Recounouissès-hou moussus.
La culida es estada trop belia! E la
jurada qu'èra fourmada de las pns
grandas coumpetenças de França e
d'lnglaterra meriia que li rendés au
mens aquel oumenage.
Grands patriotas que seguès, grands
acusaires dal Miejour, parlen un pauc
mai, se voulès. d'aquel Miejour que
sabès mespresà.
Paiien de soun patrioutisme ; cal que
voste verbilhage d'antan s'envoule
couma un fum quand vous presentaren nostes morts.
E lous oublidan pas. A Perpignan
ounte sejouguèt la partida,sus lou prat
batalhò de l'U. S P., s'auboura un
mounutnent à la memòria das coumbatantsde l'Unioun ; e sus 15 omes que
fourmavoun la prumieira equipa d'avans-guerra, 8 soun tugats à l'enemic,
4 mutilats, 3 amoucals : antal n'es, ou
aprou-.'hant, dins toutes lous groupes
miejournals.Ah! la bellaceremouniè,de
veire aquela jouinessa vigourousa e
garruda, aqueles omes reblats parlès
as luchaires de l'antiquitat pèr sa bèutat e sa flertat, se courbant piousament
davans lou mounument à sous moi ts.
Lou drapèu Caíalan enga'oupa va dins
sous plecs l'esiatua ount reviéu, emé
l'ama d'aquela crouïca joumessa, lou
gèste pouderous dal MUSCLE miejournal.
DELPON-DELASCA3RAS.

Décembre 1919.

Chronique Sporúve
Comme le dit notre articîe de fond,
nous suivrons ici, désormais, les manifestations régionales les plus intéressantes de la vie sportive, et aussi celles
de ces manifestations nationales et
internationales intéressantes au point
de vue régional.
Pour la semaine écoulée, rien à signaler, la grève des cheminots ayant contrarié la plupart des rencontres projetées.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
JVous commencerohs bientôi
la publication
d'une série de silbouettes:

Têtes de Pipe

Le Placard1
PAR

ADOLPHE-FALGAIROLLE
— Des nuits d'horreur? me dit le
vieillard. Ah! vous pouvez vivre longtemps, vous n'en rencontrerez jamais
d'aussi tragique ef d'aussi édifiante que
celle de cette fois-là, aux Buttes-Chaumont.
... Mieux vaut que je vous conte les
choses dans l'ordre.
Monsieur Chasseigne m'avait confié
le double des clefs de son jardin de la
Rue des Alouettes. Habitant à Passy,
il n'y venait jamais ; sa femme non plus
d'ailleurs. J'avais un carré de jardinage
pour moi, je faisais des fieurs que je
leur portais... quand elles avaient réussi;
je m'occupais du pavillon. C'est là que
s'est passé le drame.
Monsieur Chasseigne négligeait sa
femme. Est-ce qu'on a le temps de roucouler, avec la vie comme elle est ? On
va à son travail le matin, on revient en
taxi, on repart... Faut que les femmes
comprennent. La sienne ne comprit pas.
Elle avait connu dans ses salons un
espècede freluquet, ah ! unpauvre jeune
homme qui la buvait des yeux et qui, à
l'idée de I'aimer, s'agitait comme les
voyageurs d'une rame de métro.
Elle eut pitié de lui et puis, à Paris,
on ne trouve pas d'ami pour recueillir
des confidences. Elle lui donna rendezvous dans ce pavillon à dix heures du
soir, le 24 décembre. Moi j'avais bien
flairé quelque chose de pas bon quand
elle était venue dans le jour me demander les clefs de son Jardin-des-Plantes
et de son Petit-Palais. Quand on ést
employé de qué qu'un, faut pas raisonner...
A neuf heures, le bêta, il remontait
déjà de la station é d'mètro de Botzaris.
II s'était perdu é dans le quartier. Ces
fils-à-papa de province, ça sait pas se
conduire. Je lui indiquai la Rue des
Alouettes. II entra dans la petite maison. Ah! il dut y avoir une fameuse
secousse, le pauv' gosse tant impatient
de l'amour, de voir entrer au lieu de sa
dame le mari. Notez que je suis sûr que
Madame Chasseigne avait pas de mauvaises intentions en lui accordant cette
retrouvée. Ç'aurait du être un réveillon
de cceurs sans nid que la grande ville
tourmente : des moineaux qui picorent
les reliefs du souper. Chastement ou
non, ils s'étaient promis de s'aimer. Le
mari l'avait su, ou deviné, et savezvous comment il prétendit se venger du
candidat-amant ?
II lui fit promettre d'apprendre à sa
femme que lui, le jeune homme sentimental, il n'avait voulu que s'amuser
d'elle en lui faisant des aveux. Ce mari
était un honnête homme qui serait mort
s'il avait été trompé.
II déclara à Son rival que s'il n'arrivait pas à lui ramener son épouse il la
tuerait. Par affection pour elle, pour
lui conserver la vie ; mon jeune pròvincial tolére que le mari se cache dans un
immense placard qui occupait tout le
fond de la pièce. Là, le jaloux Chasseigne commença à entendre les deux
amoureux dix minutes après, quand
Mme Chasseigne fut venu rejoindre son
consolateur.
Elle ne soupçonnait rien. Elle vit
l'angoisse qui se peignait sur le visage
de Jacques. Elle crut qu'il s'était inquiété
de la savoir seule dans ce quartier de
filles, même un soir de fète car ça se
passait à la Noel.
II était troublé. Elle l'accusa de timidité. Pour l'enhardir elle se préparait
à prendre dans le placar les friandises
qu'elle avait eu soin d'y porter pendant le jour.
(La fin au prochain numéro.)

par GAMBIER
fi)
N- 1. — M. ALICOT, fnécene

Totur

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sont sans contredil les mieux assorlis
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$raue
5, Anciana Plaça de las Coulounas

I lcole

11

Bemiagtea " î?

^ Oustau de counfiença renoumat dins
^ lou Clapàs. Tèn las uitras las pus
j£ claras e las pus soulidas, las milbou^ nas coulous e touta mena de drou^ gariè de prumièira qualitat.

STENO-DACTYLOGRAPHIE
Dirigée par Mademoiselle MAGLJO

MOUNT-PELIÈ

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— Digàs Marioun,
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D'ounte v»èn lou renoum
ss;
De i'atalhè CAUSSE-FEDIÈRE
X
X
— Es qu'abilha embé goust
X
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Soulide e d'un pris dous...
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      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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              <text>Lou Gal. - Annada 06, n°103 (14 de mars 1920)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
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              <text>Lou Gal. - Annada 06,  n°103 (14  de març 1920) </text>
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              <text>Soutien des soldats du sud de la France, Lou Gal est l'un des seuls journaux en occitan qui parut régulièrement pendant la Première Guerre mondiale.&#13;
&#13;
&#13;
S'y mêlaient contes, chroniques, tableaux de guerre, poèmes et chansons, etc.&#13;
&#13;
Lou Gal - N°103 - 14 mars 1920 (6ème année)</text>
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              <text>Bardin, Jean (1893-1966)</text>
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              <text>Causse, Pierre (1883-1951)</text>
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              <text>CIRDÒC - Mediatèca occitana,  AG 1</text>
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              <text>Imprimerie de l'"Économiste Méridional" (Montpellier)</text>
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          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
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              <text>&lt;p&gt;Vignette :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/files/fullsize/d9e23b25c57b68473a8e24f2c4aded14.jpg"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/files/fullsize/d9e23b25c57b68473a8e24f2c4aded14.jpg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</text>
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              <text>&lt;span class="ibw_diagnostic"&gt;&lt;span class="ibw_format_i"&gt;&lt;span class="ibw_isbd"&gt;http://www.sudoc.fr/039102890&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;</text>
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          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
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              <text>&lt;span&gt;Lou Gal &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/1851"&gt;(Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>&lt;a href="http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2009"&gt;http://www.occitanica.eu/omeka/items/show/2009&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Poilus (Guerre mondiale, 1914-1918) -- Périodiques</text>
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              <text>Charlou de l'Universitat</text>
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              <text>Delpon-Delascabras</text>
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              <text>Adolphe - Falgairolle</text>
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      <name>Publicitat dins la premsa=Publicité dans les journaux</name>
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