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                  <text>��-7 -

Conservatoire
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Espace Saint-Cyprien
jM
BP 3011 - 31024 TOULOUSE CEDEX
Tél. 61 42 75 79 - C.C.P. 1417-25 R Toulouse

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B.

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IMPRIMERIE-RELIURE HAZAEL LABEOUE
11,

rue des Carmes

i897

��LETTRE-PRÉFACE
DE

M.

Isidore

SALLES (de

Gesse)

MON CHER COMPATRIOTE ET AMI,

oilà cinq ans déjà, — un siècle ! — que vous avez annoncé
un volume de poésies gasconnes sous ce titre :

Ou Cout

dou Houéc.
Affriolés par tout ce que renferme une pareille étiquette, les

journaux, les revues et quiconque s'intéresse à l'étude de nos
idiomes méridionaux répètent avec une périodicité persistante :
« Quand donc

Lou Cout dou

Houéc

viendra-t-il au jour?... » Et

l'on ne voit rien venir ..
De mon côté, me faisant l'interprète de toutes ces impatiences,
j'ai poussé le courage et l'indiscrétion jusqu'à vous demander
raison de ce mystérieux retard. Et comment avez-vous répondu ?
— Par une lettre renversante... !
« Certes, me dites-vous, en composant et en livrant au public
« cette série de petites élucubrations inspirées par l'amour du pays
* natal et par le genre d'esprit que Dieu a donné à notre privilé-

�« giée et charmante Gascogne, je ne pensais pas franchir les
« bornes d'un jeu innocent et d'un délassement légitime au milieu
« d'une vie de labeurs trop souvent mêlée de grandes amertumes.
« Eh ! bien, on a des amis ou l'on n'en a pas !... Moi j'en ai, et
« ils sont dévoués et sincères, et ils m'aiment autant qu'ils sont
« aimés... Mais... ils jugent autrement que moi les circonstances ..
«
«
«
«
«
«
«
«

« Exagérant peut-être un peu le mordant de certains traits
satyriques ; craignant que des esprits prévenus ne vinssent à
confondre le Socrate philosophe, avec le Socrate jouant aux
osselets sous les remparts d'Athènes ; n'admettant pas qu'on
puisse chausser le solennel cothurne français et parler en même
temps sa langue maternelle, et surtout descendre des sommets
de l'éloquence théologique aux badinages qui font le charme de
nos conversations et de nos foyers..., ils ont dit : — « Non,
abstenez-vous ! » —

« Et je m'abstiens, sinon de bonne grâce, du moins avec
« résignation... » —
Et, comme un simple Abraham, vous alliez étendre le fils chéri
sur l'autel du sacrifice ? Et aucun bélier empêtré dans les ronces
ne se présentera pour sauver le pauvre Isaac...?
Cela ne sera pas ; cela ne peut pas être ; et vous serez de mon
avis quand je vous aurai convaincu que votre abstention va
droit au péril que vous avez l'intention d'éviter.
Forcée de parler dans le vide, la critique n'a plus ni guide ni
mesure ; et je pourrais vous en fournir plus d'une preuve...
« Jovial et rabelaisien », écrit-on quelque part.
Ailleurs, sans intention malveillante, on trouve : « Le seul

�« reproche fait à sa muse, c'est de prendre, dans ses accès
« d'humour artistique, des airs trop croustillants. »
Si les auteurs de ces lignes étaient interrogés, ils répondraient
qu'ils parlent par ouï-dire.
Saviez-vous cela, ami?... Et voilà comment se font et se défont
les réputations littéraires et autres. Et il en sera toujours ainsi,
in secula seculorum !
Tant que votre ouvrage ne sera pas soumis au jugement direct
des lecteurs, les meilleurs diront : — « C'est dommage ! on assure
qu'il est pétillant d'esprit. » — Les collets-montés, avec une moue
toute britannique, parleront de son affreux « réalisme », et les
méchants iront encore plus loin... Et, après quelque temps, on
verra l'édifiant spectacle d'un demi siècle d'études, de succès
oratoires, de travaux apostoliques, allant pitoyablement s'échouer
et périr sous l'opinion préconçue de quelques perclus de l'intelligence ou devant la pudeur effarouchée de quelques salons.
Une éventualité pareille n'est acceptable pour personne ; ni pour
vous, ni pour vos vrais amis, ni pour quiconque vous connaît,
d'abord, et connaît aussi la langue gasconne, sa franche allure,
ses locutions originales et imagées, son génie typique, fruit du
terroir et du soleil.
J'en parle savamment. Ignorez-vous donc que j'ai eu le corps
du délit sur mon bureau pendant quinze jours, et qu'en vrai
chirurgien de Lettres, je l'ai consciencieusement disséqué ? Il est
probable que jamais opérateur de l'amphithéâtre n'a éprouvé un
plaisir égal au mien. C'est tout simplement délicieux d'un bout à
l'autre. En l'inspectant, toute la Gascogne — la chère Gascogne —
m'est apparue à l'esprit et au cœur comme dans un rêve doré.

�Vous m'avez ému; vous m'avez attendri; vous m'avez fait pleurer ;
vous m'avez secoué d'un bon rire, souvent sans transition. Soit
que vous ayez voulu, par une libre traduction, communiquer à
nos compatriotes tant d'œuvres charmantes inconnues ou incomprises des Jasmin, des Mistral, des Coppée et autres auteurs
modernes ; soit que vous vous inspiriez de vous-même, ou que
vous habilliez à la gasconne les incroyables histoires qui se
transmettent de bouche en bouche, — précisément àou cout dou
houéc, — aussi bien dans l'intimité des presbytères que dans
l'aimable laisser-aller du toit familial pendant les longues soirées
d'hiver; c'est en tout et toujours la même ingéniosité du procédé,
le même pittoresque de la langue, le même culte des traditions
locales ; et, de cet ensemble, se dégage comme un parfum, un
arôme dont se délectent et se grisent les vrais gascons et,
particulièrement, les Landais.
Permettez-moi de vous le dire, très-cher ; quand on a écrit,
dans le genre pathétique et hautement moral : L'Amou é la mourt,
— Las pilules dou Curé, — Enhournade l — La mie épita/e, —
Pan é roumatye, — Benyènse ê perdoùn, — Tan qué biourey ! —
etc., etc., dans le genre comique et populaire : — Cap dé hémne
cap dé diable, — La Gouye dou Capràn, — Un carnalh, — Lou
boùn rèmèdi, — Lou bouheroc dé segnt E&amp;trôpi, —- Nunquam
polluta, — etc., etc., on n'a pas le droit d'engloutir ces richesses
dans un carton pour en régaler les mites et les rats. Ce serait un
crime de lèse-littérature, de lèse-Gascogne, de lèse-amitié, c'est-àdire triplement impardonnable 1
Il est vrai que, sous les ailes protectrices de tant de chefsd'œuvre, (pardon ! le mot m'a échappé 1) se tiennent blotties

�quelques pièces de moindre envergure, quoique du même crû :
Gouéou a la braze, — La moulête ou lar, — La Tentacioùn dé
segn Pacoume, — Gras é magre, — Lou Sou é la Lu...! — Mais,
outre qu'il y a là une légende du vieux bréviaire romain, fort en
honneur parmi les chanoines de Versailles, aucune de ces
boutades ne dépasse en hardiesse ce qu'on déclamait de notre
temps aux jours fastes des collèges et des séminaires ; et aucune
n'approche, même de loin, des étincelantes facéties que semait
avec prodigalité dans notre diocèse, un évêque, qui fut votre ami
et le mien, et dont on aime à se rappeler, en même temps que ses
joyeusetés, la chaude éloquence, la foi ardente et le grand cœur.
Donnez donc, donnez la volée à vos gais oiseaux, et fournissez
ainsi au crayon si fin de notre éminent artiste E. Léon-Dufour
l'occasion d'être votre Grandville et d'ajouter à l'esprit du texte
celui du dessin. (1)
Votre cas me remet en mémoire l'histoire d'un vieux livre,
monument remarquable, le plus curieux peut-être de la littérature
romane au XVIIe siècle : Lou Trioumfe dé la léngouo gascouno,
publié à Toulouse en 1642 par J.-E. d'Astros, curé de St-Cla dé
Lomagne.
Le brave homme, dans sa modestie, doutait de la valeur de son
œuvre :
lou hèou bersis é jours é neys
Què sèrin béts s'éron plan heys;
Mè jou né sàbi què-m én dize.
D'autre part, son amour de la langue d'oc, son désir d'en

(1) Les gravures annoncées sont destinées à l'édition de luxe en préparation.
(Note de l'éditeur)

�propager l'usage, d'en conserver la pureté, d'être mieux compris
de ses concitoyens, lui tenaient fort à cœur.
Elas ! moun Diou ! mé bêzi plan
Entre lou martet é l'enclusi.
Enfin, il cède à la sollicitation de Moussu Goudelin, aboucat a
Toulouso, et le livre voit le jour.
Lou bèt prumè mot dé moun titre
Mê hè prengué per un bélitre ;
Jou-t hèou tout lou hasti dou moun (du monde)
Per soqué jou parli gascoun !
Tu huges, en quita-m, lahore.
Tourne, tourne, fray, é démore ;
N'ajos hounte d'augi toun fray
Parla la lêngouo dé ta may !
Ainsi s'exclame le bon d'Astros, et il vous donne l'exemple.
Aussi vous dirai-je, avec tout le respect que je professe pour
votre caractère et pour votre personne : — Au nom de tous nos
compatriotes, je vous

SOMME

de publier Lou Cout dou Houéc !
ISIDORE SALLES

(DE

RÉPONSE DE L'AUTEUR
Moussu

L'ABOUCAT,

Déban ùn ta broy parlemen,
N'ey pa sounque a respoune : Amen I
B. GASSIAT.

GOSSE).

�AVANT-PROPOS

En me décidant, il y a quelques années, à publier â part le petit poème de
Pan «'■ Itoumntye, ce n'était pas, disais-je, un ballon d'essai pour me
pronostiquer á moi-même le sort réservé au présent volume, mais pour attirer
l'attention et avoir le sentiment de mes amis et des amateurs de littérature
gasconne sur le système orthographique que j'avais adopté.
Mes observations ayant le même intérêt d'actualité, je crois devoir les reproduire.
Lorsqu'on s'occupe, en effet, de ce pittoresque et harmonieux langage qui, à peu
de chose prés, est commun aux divers départements qu'enserrent l'Océan, les
Pyrénées et la Garonne, on est frappé de deux phénomènes assez étranges et qui
consistent, l'un en ce que tout le monde l'aime avec ardeur, s'exalte même à
l'audition de certaines de ses poésies typiques, originales, rayonnantes de gaieté
ou de sentiment ; et l'autre, en ce que personne ou presque personne ne sait lire ou
n'aime à lire ces œuvres charmantes dans leur texte.
Comment expliquer cet illogisme, cette contradiction ?
Il y a bien peut-être là un peu de cette belle et native paresse dont mes chers
compatriotes s'enveloppent comme d'un manteau; mais il y a surtout—je m'empresse de le reconnaître, — une réelle difficulté qui effarouche le bon vouloir et qui
provient de l'orthographe.
C'est cette difficulté que je voudrais essayer de vaincre en adoptant pour
l'écriture et la lecture du gascon le système phonétique, c'est-à-dire en écrivant
comme on prononce et en prononçant comme on écrit.
Beaucoup d'esprits sérieux regrettent qne l'orthographe française ne soit pas
basée sur ce système, qui est celui du grec, du latin et de leurs dérivés, et ils
viennent d'ouvrir une campagne pour y rallier l'opinion et l'Académie : tâche
ingrate, fatalement destinée à un échec. Mais ce qui paraît impossible pour le
français est très réalisable pour le gascon, lequel, en fait d'orthographe, manque
de lois et possède peu de traditions.
Ma tentative réussira-t-elle davantage ? Il n'est pas défendu de l'espérer. Voici,
d'ailleurs, en quelques mots, toute ma législation.
I. — Principe. — Lire absolument comme c'est écrit en tenant compte des
accents et de leur signification ; écrire comme on parle.

�II. — .«ccente. —l' Il y en a deux : l'aigu etlegrave. Placés sur la voyelle e,
ils produisent le même effet que dans le français; exemple : roumén (froment),
crétièn (chrétien).
2- Placés devant la diphtongue ou,

ils rendent celle-ci muette ; exemples :

chibàou (cheval), cèou (ciel), séou (suif), hôou (fou), qué bùou (il boit).
3- Placés sur la syllabe pénultième d'un mot, ils rendent cette syllabe longue, la
syllabe finale brève et muette et constituent ainsi une rime féminine pour la
poésie; exemples : qué damàuri (je demeure), qué prestéchi (je pétris), débóussi
(dussé-je)
4- Placés sur les particules, an, en, in, on, un, ils indiquent leur son nasal, par
opposition â celles qui n'ont pas cette nasalité ; exemples : peyzàn (paysan),
fénian (fainéant), pastén (feuilles séchées de maïs), bren (son), camin (chemin), dit
ménin (petit doigt), boutoùn (bouton), redoun (rond), un (un), pun, (point).
Souvent ils déterminent le sens de certains mots qui s'écrivent de la même
manière; de là leur importance et même leur nécessité; exemples : càn, gràn,
bin, dôun, (chien, grain, vin, donc) qui n'ont pas la même signification que can,
gran, bin, doun, (chant, grand, vingt, don). Autres exemples : ères (tu étais), ères
(elles), qu'es (il est), qu'es (tu es), arrè .'(arrière !), arré (rien), set (soif -, séide nombre 7),
etc., etc.
5' Placés devant gn et II, ils indiquent que ces lettres doivent être séparées et
fortement articulées ; exemple : éndigne (indigne), un droite (un drôle) ; prononcer
éndig-ne, un drôl-le.
III. — Particularités. —

Ih correspondent à l mouillée

du français ;

exemple : miralh (miroir), orgulli (orgueil). Y (i grec) forme toujours consonne;
exemple : j/è»(gens), aryèn (argent), qué ya (il y a) ; u ne se prononce jamais dans
la diphtongue ou, ni après le q ni après le g dur comme dans les mots questioun
(question), enguiba (gaver) et analogues.
IV. — Un idiotisme de la Iangur

— H y a dans le gascon parlé un son

qui revient souvent, et qu'aucun signe alphabétique particulier n'exprime. La
dernière syllabe des noms propres Larbaigt, Bonnebaigt, telle qu'on la prononce
en Béarn et en Gascogne, représente très bien ce son qu'on donne à ceitains mots
finissant par un f, tels que cat (cal, durillon), arrestèt (râteau), cet (champignon),
grit (grillon), cot (cou), caput (sommet), qu'il faudrait écrire, par analogie avec les
noms propres sus-mentionnés, càigt, arresteigt, cèigt, griigt, cdigt, capùigt,
puisqu'on les prononce de même.
Ce son est donné également, dans beaucoup de circonstances, aux syllabes dm,
che, chi, cho, chu, comme dans charpa (égratigner), qué s'espèche (il se pêle),
arrécouchic (roitelet), pachoc (lourdaud), chuma (suinter).
On le donne enfin au pronom qui suivi d'une voyelle avec laquelle il se contracte ;
exemple : qui ét bous ? (qui êtes-vous), qui a heyt aco f ^qui a fait cela).
En l'absence de signe alphabétique indiquant ce son, et en raison du peu d'uniformité qu'il y a dans son émission, nous nous contentons de l'indiquer par un petit

�trait (—) placé au-dessus des lettres ou syllabes qu'il affecte, laissant a chacun la
liberté de prononcer selon l'usage de sa région.
V. — Comme on peut voir, ma législation est bien peu compliquée. L'expérience
en a été faite sous mes yeux et elle m'a semblé non seulement probante,
mais péremptoire.
A ma prière, un ecclésiastique parisien absolument étranger à notre langue,
s'est pénétré des quelques règles sus-indiquées. En moins de demi-heure, il a pu
lire à haute voix plusieurs pages de Pmi é Roumotve, et «i liien que, sans
saisir lui même un traître mot de ce qu'il disait, il a été parfaitemunt compris de
tout son entourage composé de béarnais et de landais.
Dieu me garde de vouloir régenter le savant philologue, Y. Lespy, et son brillant
disciple, dont l'orthographe idéale est celle du XIV- siècle ! Mais, convaincu que
notre gascon est une langue vivante, je n'admets point, pour ma part, qu'on la
traite archéologiquement comme une langue morte. Je veux être compris de mes
compatriotes et contemporains ; c'est pourquoi je parle comme eux et, pour être
mieux compris encore, j'écris comme je parle. Après mon expérience, le débat me
parait clos ; il y a chose jugée.
B. G.

��Oferte

Récéou, néboude dou mey co,
D'aquês libioùn l'umble cado !
Per tu, d'umou bèt drin youénote,
La sàouce Ihèou séra fadote ;
Car n'a piper ni sarpoulêt,
D'aquêts qui dan Vestournéguet...
Mé prou l'ên trouberas, meynade,
Lou your oun sis énlunétade,
Quan lou toun nas ê lou mentoùn
Hèsquin entr'êts chalibardoùn !

��LOU

COUT DOU HOUEC

Ous meys biélhs amies.

0 cout dou houée dé quant èri meynatye,
Quign dous parfum én lou co m'as dachat !
E couan dé cops, ségoutit per l'ouratye,
Lou toun soubiéne é-m a rébiscoulat !
Ah ! trop soubèn, coum Jop, qu'ey dit : « Malaye ! »
Més, ou mè hort dou màou, qué-m ès biénut
Escalouri-m dé la tou segnte imaye
E relhéba-m lou couratye cadut !

Tabey, dab tu qué biou la mi pensade ;
E, quan souy hart dé tribailh é dé blàous,
Dou toun coustat qué gàhi la boulade ;
Aqui tustem qué trobi lou répaous.

�Pràoube larè ! N'és pourtan mè coum ère !
Touts adarroun ou cèou qué-s soun sèguits...
E cépéndèn qué lis i bey encouère...
Quó lis i bey, coum sé n'èren partits !

Qué bey la may tustèm brabe é balènte
Dab lou hiélous ous dits ou lou tourdoulh ;
E lou payboùn qui, d'ü màn coumplazènte,
E-m caressèbe a chibàou s'ou soun youlh.

Qué bey lous rays é las sos tan brouyines...
Tout aco boún coum gàrfou bénédit.
Couan dé poutoùns sus las mis machèrines
M'an heyt crouchi...! Qu'éri l'eschuguenit !

Qu'ous bey, qué-m bey, quan déhore tourrèbe,
Coum sé tiénèm én cérc agurmérats
Tout a l'entour d'ü souque qui flambèbe,
Darrè yélats é per déban usclats.

E quigns piouléts, sé, per cas, coque irole,
Trop chic hénude, esclatèbe ab fracas !
La pràoube may d'arride coum ü hole !
Qué-n lou cadèn las bézigles dou nas !

Lou gran esbat toutùn qu'ère a la roste,
E dab rézoún ; car arrey né-p ségout
E né-p rèn gay coum la mesture toste
En cabilhouéts trempats dé piquepout...

�Carpàout dé bin ! qui déré la parlote
Ous muts médich! Qu'és, quan l'abèn poupat,
Qué l'un ou l'àout dé mantrüe istouérote
E-s régalèbe en gascoùn piméntat....

Dab quign plazé, moun Diou, ous éscoutèbi !
Per couan n'àouri cédât lou cadeyroùn !
Lou cot toursut, dous gouélhs qu'ous abalèbi
Enhournan tout dén lou mey cabourroùn :

Escouminyats, loucarous, Came-crude,
Porcs arràouyous, àzous ensourciérits,
Pics dé cizèou à la pélhe pénude,
Ninins troubats ou catsè touts bastits.

E dous bédous las agres ritournèles,
Quan, sus lou tart, éts toùrnen amourous... ?
E lous réplics salats de las dounzèles
Ous ahumats qui-ensùlten lous éspous... ?

B'é doùn pécat, o léncou de Gascougne,
Né poùsquin pa dou toùn croucan débis
Escribe tout ! Mé lou gouélli qu'a bergougne,
Mè qué l'àourélhe, én lou nous broy pèïs...

Qu'a doùn calut, per ha la mi Garbéte,
Déssèpara l'irague dou roumèn,
Pr'ou fernestoùn yéta mantrü perléte,
Coueille é triga lou mélhe én l'eccèlèn.

�Dou mèy assay, amies, qué-p dàou l'estréne !
Qué-m dizérats s'ey bien troubat lou pléc
E méritât, en pagues dé la péne,
Ou ménch un cop, l'àounou dou COUT DOU HOUÉC

�LAS PILULES DOU CURÉ

A M. le Docteur Demoulins de Riols

Amie Riols, las tous pilules
Qu'an, dé ségu, grane bertut.
Dous yélous coum dous incrédules,
— Médich à Dax, — qu'és admétut.
Grâce ad ères, — quign bêt élotye ! —
Lou bènte lou mè destoubiat
Qué-s règle coum ue arrélotye
E youéch dé toute libertat.
E doùn, boussé-t las tous àourélhes !
Pèn-té, sé bos, qué-n ey dé mélhes ;
E qué las tiéni, mè que mè,
D'ùn pràoube estroupiat dé curè.
0, d'ùn curé ! Sapièn n'és gouayre
Ne chic ni mic apouticayre,
Mé, — couqu'arrey dé mè qu'aco, —
Qué creyt en Diou é qu'à boun co !

�Dé la sou famuze pilule
N'a pa, d'alhoùs, heyt ùn secrét,
Puchqué mé-n a dat la formule,
A you terrible escuzepet !
Qu'ère doùn en bizite enso d'ibe crampère,
— Un bielh artalh dé chardinère, Qui, déns un cout escuragnous,
E-s mouribe a~chiquets dé péne é dé doulous.
D'ü permère gouélhade
Sus lou crampot esbarreyade
Lou segnt ômi dé Diou qu'a léou coumprés lou cas.
Afectan l'èr d'un sabantas,
(Aco plats fort a las fumèles) :
— « Bam lou pous, sé dits... Flac !... La noueyt, bédetscandèles?
— Soubèn. —
— E l'estoumac é-p hey doùn brigue màou ? —
— Qu'és, à mouméns, coum lou qui-m ou darrigue... ! —
— Ah ! tammelhe, pràoube amigue !
« Qu'ey t'ap gouari tout soqué càou !... —
Lou sé médich, qué l'embi, troussadétes
En bèt roùllèou, trénte pécétes
Dap aqués mout escribut ou créyoun :
« Chaque matin, dap ü d'aquestes pilulétes,
« Qué-p harats coze ùn toupiot dé boulhoùn.
« Prégat bien Diou ; prénéts paciense ;
« Tiénet-pé néte la counsciense ;
« Dé l'abiéne n'ayits qué-ha ;
« Lou Pilulè per bous tustèm qué flourira 1 » —

�En ménch dé dus més la malàoude,
Hardide coum ü youène alàoude,
Ou permé sourélhét d'abriou,
Qué-s passeyèbe én prégan Diou...

Qué beds doún bién, o flou républiquéne,
Qué lous curés né soun pa touts cangrène !!

��L'AMOU É LA MOURT

A l'àouyoû d'un broy houéc d'arrédits qui flambèben,
E, lhéou, aténdridéts pr'ùn goutic dé bin càout,
Dus biélhoùns capacap doucemén debizèben
Dé la grane amistat qu'éts abèn l'un per l'àout.

— « You, dizè lou marit, qué t'ey tustem aymade,
E qué t'aymi ta plàn qué né pouyri yamè
Passam dé tu. Tabey, tout your à la lhébade,
Qué prégui lou boùn Diou dé-m apra lou permè. —

— « Pràoube amic ! Nou, pa' co ! répliquèbe l'espouze ;
A parèlh coumbiénut you ne pouch counsenti... !
Car, souléte aci-bach, trop sérî malurouze...
Nou ; qué damouréras... qu'és a you dé parti... ! » —

Un boùn co, quign trézor ! — Dézémpuch mè d'ue ore
Dou mè téndre parlà qué-s yumpèben atàou,
Quan, tout d'un cop... un brut arribe dé déhore...
— Toc ! Toc ! — « Té ! dits lou biélh ; qué trùquen ou pourtàou.

�— Qui-és aqui ? « — Qué souy you, cride ü buts insoulente. » —
— Qui, tu? — « La mourt ; ourbits; aci you qu'ey aha... ! —
— Orp-tu, fumèle ; car, qu'ey un gran màou de bènte,
E prèmses ous budets qué biénen dé-m gaha .. ! » —
— « Qué sènti, you tabey, dits la hemne espouyride,
Coucarrey qui-m estrangle é qui-m tire la lèn...
Qu'ey un pè for pachoc..., ü couéche endoulouride...
E qué-m és impoussible are tout moubemèn... » —

D'atende tan é tan la Mourt anfin s'abéye ;
E, per méte d'acor lou nous biélh pa dé gus,
Qué hey ? qué-s da débi capbat la chamineye,
E, chens mè dé faysoùn, qu'ous hè hope a tous dus... !
Are, boulets sabé so qué sort d'aqués counde ?
Qu'at direy, mé dap pou qué sie én baguenàout... :
« Lou qui crét a l'amou tan yurat en lou mounde,
— Qué si youén, qué si biélh, — n'é pa qu'un gran nigàout.

�SITS DOUN G ALAN !

« Mamizèle ! — sé-s boute a dize, « Qu'ats ü bèsti darrè l'esquî... ! »
Ed ère, dab un dous arrize :
— « Moussu, né-p sabí pas aqui... !

��PAN

É ROUMATYE

BAYOUNE! qu'és ou pé dé la tou Citadèle,
Yumpat én ü tiyole ou mitan de l'Adou,
Qué, meynatye, énténouy la prézènte Noubèle
Coundade én italièn per ùn sègn troubadou.
Débat lous pouns, démpuch, fort d'aygue qu'és passade...
Mé qué la trouberas tustém youéne, émbàoumade,
Pramoun qué cante DIOU, la PATRIDE é l'AMOU !

�I

A TÁOULE

Un bét your dé l'estiou, coum ounze ores
Ù bande d'ouficiès dé tout grade arribèben
En un broy castélét, luzèn com ùn cristàou,
Oun loutyèbe labéts lou général Bignàou.
Exercicis a houéc, manobres, passéyade,
Qu'abèn, sus lous glacis, abut loc, la matiade ;
E tout s'ère ordonat ta plan, tà cranemén,
Qué lou biélh général dén lou rabissemén
Ofre un répach d'àounou.

sounèben,

Grougnar pér abitude
Coum touts lous biélhs sourdats, qu'a la crouste un chic rude ;
Qué-s bed ou débiza brac, séc, impérious.
Mé quign médout ! Quign co téndre, boun, piétadous !
Lou co d'ü hémne ! Gouey, qu'é countèn... : qu'é dé heste... ;
Soùn bizatye qu'at dits. Dé la buts é dou yeste
A touts, l'un arroun l'àout, ét qué hey amistat.
Qué-s débine qu'ous ayme outan coum n'és aymat.
Sus lou truc dé miyour, ou saloùn nat coumbibe
Né manquèbe, é pourtan le soupe né-s serbibe.
L'òmi dè guerre, inquiét, prén la sou mountre én màn ;
Qué la fixe un moumén déban touts. Lou cadràn

�Muche Tore passade. Impacièn, qu'anèbe
Bourni, lhéou yura, quan un ridèou é-s suslhèbe.
Un lacay galounat dits d'un toun esbérit :
« — Moussu lou général, lou disna qu'é serbit ! » —

Un murmure ahamiat salude la paràoule ;
E touts de s'abia dou coustatdé la tàoule,
Lou meste lou permè. Péndèn lou défilât,
Dén l'oumpre un liutenan qué-s tiénèbe éfassat,
Quan lou boun général, pér dessus l'esparléte,
Ou dizoù tout choualoùn : « — Qué-p bouy à la mi dréte ;
« Sabiéts ensà. » —

Chacun s'assédou préstemén,
E touts ént'ou coumbat s'arman gàouyouzemén.

Aquère umou bibe é làouyère
A la tàoule coum a la guerre
Qu'ém a tustèm heyt gran plézi.
Qué déout sabé minya qui tà plan sap mouri.
Or dou sourdat francès aqui qu'ats la nature :
Soupa dé pàn chèns masquedure,
Bube aygue blousse é droumi sus la dure,
Baté-s après coum un lioùn,
Per ét qu'é simple yoc, é qu'a-t hey chèns feysoùn.
Més é finide la courbade ?
A ménch d'abè la pét tràoucade,
Qué sort dé la hagne é dou sàn
Scarrébelhat coum un pinsàn.
Outa plan qué-p talhe ü boulhote
Ou-p' éntoune ü cante houlote
Ou-p exécute la gabote ;

�E qué hique dén tout aco
E médiche amne é médich co.

Dap coumpagnoùns atàou qué débinats chéns péne
So qué gouey apoudut débiéne
La riche tàoule dou castét :
Péch é moutoùn, bouéou é bétêt,
Lous perligalhs é las bécades,
La crème é las pèces mountades,
Lou Bourdalés, lou Bourguignoùn
E lou couquin dé Yuransoùn !...

Déya lous gouélhoùns qué luziben ;
Lous caps, coum tambourins, bourniben ;
Las buts, én sé crouzan én l'èr,
Hazèn un tapatye d'infér,
Quan tout d'un cop, — moumén funeste ! —
Lou général, cércan un curedén
Ou pantaloùn, ou yélét, à la bèste,
Qué rouyéch, qué pahléch... ; couc'arrey és absèn ..
La mountre !...

D'abor, pér prudênse,
Qué gouarde lou mè gran silénce...
E poches é pouchots qué foulhe encouère .. Arrey !
Labéts s'arrébiran à guèouche : — « Diou qué crey !
« Capiténe, sé dits, n'èy pas mè la mi mountre!... » —

— « Bah ! Bah ! réspoun aqués, l'àourats dachade countre
Ü colone dou lhèyt, aqués matin... Pardi !
Càouze parèlhe a you... » —
— ■« Qué-p dizi qué l'abi...

�« Né pèrdi pa lou cap... ; qué l'ey cspiade andore,
« Un chic aban disna, ou saloún édéhore !...
« Major, mé l'abéts biste én màn ? » —
« E bous, liutenan ? —

— Séguremén. —
— You tabey, perfétemén —

Aquéts moûts né hazoun qu'espessi lou nuatye
Qui démpuch un moumén coubribe lou bizatye
Dou général.
«
«
«
«
«

-- « Méssius, sé dits, què soum aci
Touts sourdats..., ouflciès..., yèn d'àounou, Diou merci... ;
Més anfin... — én bertat qué-m i pèrdi... — la càouze
Parle de si médich... ; qué ya tout doy ü pàouze,
La mountre qu'ère aqui... ; déhén aqués goussét... ;
Qu'ey tout boueytat, birat... é la mountre né-s béd!... » —

La stupou s'esbàrréch sus toute la tàoulade ;
A péne sé s'embin l'un à l'àout ü gouélhade
Coum pér interrouga-s sus lou triste accidèn,
Quan lou bézin dé guèouche, a meytat arridèn,
A meytat blassat, dits :
— « A you biélh capiténe
« Un soupsoùn né sàouré coumbiène ;
« E pr'ou mey général qu'ey un respec trop gran
« Ent'am perméte aci couc'arrey d'oufensan... » —

Parlan atàou, qué-s prén las poches dé la beste,
Dou pantaloùn, dou yélet; é, d'un yeste
Dous mé superbes, dous mè fiés,
Qué las met toutes a l'émbès.

�24

wmcmmmmí^MMmmMmMMm,

L'exemple qu'é séguit dé cadeyre en cadeyre ;
Chacùn d'examina-s dap souégn dé cap ou pé
E dé sourrebelha tout énqui'ou mouquedé.

Lou pràoube général, mè malurous qu'ü peyre,
E bergougnous tabey d'aquère rébizioùn,
Qu'àouré boulut ha dibersioùn,
E médich, s'ère tèms encouére,
Coubri d'un linsòou lou mistère...
Mé lous àouts n'at bouloun atàou.

A farfoulha-s qué damourèbe
Lou liutenan qui s'assédèbe
Per pribilétye ou ras dou meste de l'oustàou.

Yutyats un chic dé l'espabénte,
Quan lou youén òmi, d'ü buts lénte,
Mé bién timbrade, respounou :
— « So qué boùlhits, mé foulha-m... nou !
« Ount-è la mountre n'at sey dize :
« La mi paràoule déout sufize !... » —

Né sufl pas.

En l'entenén,

Lou général perdou l'alén.
Nou yamè, dén nade bataille,
Ni lous obus ni la mitralhe,
Né l'abèn atàou desglountit.
Soumbre, espouyride é destoubiade
Outan qué lou chèf, l'assemblade
S'ou truc qué-n perdou l'apétit.

�Qu'an bel ha courre la casséte
Dé l'àoudourènte cigaréte,
Serbi café, cougnac, licou...
Arrey ni hey ; nat né-n prenou ;
Lou co qu'ous claque a touts, é chacun esdébure
D'ana dèhore respira
Per poudé melhe débiza
Sus la délicade abenture.

— « Nou ! dizè l'un, ségu, lou liutenan Marcel
« Né-s pot soulha la màn d'ùn acte criminel.
« Dou catseroùn you qu'où counéchi ;
« Coum you mèdich qu'où garéntéchi ! »

— « Bah ! dizè l'àout mènch boùn, bélhèou un cïîic yélous,
t Né càou hida-s ous érs tan sucrats é tan dous...
« Pa mè qué you Marcel n'és riche ; é la mizère
« Qu'és ü perfide counsélhère !... » —
■

— « Mé qué séré houli dé-s méte én parélh cas,
Réplique un amie dab coulère.
« Or Marcel n'é pa hòou!... Aco né-s pot ! Aco n'é pas !... »

Tàou doùn d'aquère heste espérade tan douce
Estou lou tris courounemén.
Qu'abè coumensat com ü nouce,
E qué fénéch coum un enterremen !

�26

^Mmm^^M^M^MmmmMMMM^M,

H

QU'ÈRE

MARCEL ?

Binte cheys ans ; alure flère ;
Cos drét é souple, distingat ;
Gouélh blou, froun larye, Marcel qu'ère,
Coum dits lou puble, « un bel gouyat. »

Mé lou cos n'és arrey. So qu'én ét dominèbe,
Qu'ère, én fèt dé béoutat, l'amne qui l'abitèbe
Riche dé touts lous douns dou cèou.
Séns dé l'àounou, délicatésse,
Dézintérès, francou, noublesse,
Dén lou soùn co tout qué-s hazè rarnpèou.
En las obres d'intelliyènse,
Nat n'ou balè per la sciense ;
En lou trabalh dou soun mestiè
Ou réyimén n'abè pa lou parié.
Dap aco, serbicious, moudeste,
Yamè né tranchèbe dou meste ;
E, quan sé merlèbe dous aoûts,
Qué-n bédé las bertuts é yamè lous défàouts.

Tà youén é ta coum càou, qu'estounera béhide.
Mé Marcel qu'abè prés per sustién é per guide

�Un double sentimén outa téndre qué bîou :
L'amou dé la sou may é lou respec dé Diou.
Diou ! l'éternel àoutou dé la càouze créade ;
Diou ! la forse dou co, la luts dé la pensade,
En tout, pertout, tustém ét qué l'abé prézèn,
Counfourman a sou ley lou méndre moubemèn.
Débot, ségu, qué-n ère, é médich un chic rude.
Mé la sou déboucioùn n'ère pa cottoursude,
D'aquères qué lou mounde, — é dap coque rézoùn, —
Espérréque ta plan é gnaque à l'ocazioùn.
Indulyèn, gracious, boùn outan qué sincère,
Qué dacliébe a chacun la libertat sancère.
Mé malur ou hardit qui, per arride ou nou,
Dap un mout dé trabès àouré blassat la sou !
Qu'at sabèn. Per aco. nat né s'en dou la frime.
Un cop sou qu'assayan. Qu'ère ou saloùn d'escrime. '
Un malestruc lansa tà màou lou soùn flurét,
Qué la punte esboutouade ou tràouca lou yélet.
Ou talèou coucarrey dap brut roùlle per terre
U croùts d'or !
Tà trufa-s l'éscadènce ère bère.
Lous assistans susprés guignèben esbahits —
Et, qu'amasse l'obyèt
; qué l'eschugue
é qu'ous dits
Chèns orgulh, mé chèns pou : — « La mi may bénérade,
« Meynatye, qué-m a dat aquéste crouts sacrade.
« Alhous pa mè qu'aci you né la dacherey ;
« Car qué la bouy s'ou co lou your oun mourirôy !
» —

Qu'estou dit.
Atàou doùn, lou sourdat qué mésclèbe
La sou may ou soùn Diou déns û* même piétat.
Mé déban Diou soulét lou soùn youlh qué pléguèbe,
Goueytan pér la sou may l'arris dé l'amistat.

�E prou dize amistat? — Qu'és mè qu'aco : téndresse,
Tout so qué dé suabe é coutién ü caresse,
Tout so qué sus la terre é-s gouste dé mé dous.

E couan n'abè bézougn, pràoubote ! Ou tèms urous,
Qué s'enténèbe apra : « la broyé é riche ertère ! »
Gouey, atyade é malàoude é yuste én la mizère,
Chens aquét hilh aymat, quign sort séré lou soùn ?
Quigne noueyt !.. Mé dap ét lou negrous orizoùn
Claréye é réluzéch dé touts lous houécs dé l'àoube.
Ù may pot ère esta descounsoulade ou pràoube,
Quan pér la sou biélhésse a tàou hilh per sustién
E t'ou soùn co brizat parélh soulatyemén ?

A la permère sourélhade,
Qué la miébe à la passéyade,
Aparélhan lou pas piouzemén ou soùn,
Esbitan lou calhàou, récercan lou gazoùn.
E l'abiénèbe d'esta lasse ?
Taléou que l'a càouzibe ü place,
La mè plazènte dou bousquét.
La may déns un fotulh, lou hilh sus un souquét,
Coum un pa d'amourous tous dus qué babilhèben,
E puch, atendridéts, à caze s'én tournèben
Cap a cap, màn én màn. En lous bédén atàou,
Qu'àourén dit lou tablèou dé l'amou filiàou.
Ed ère, pràoube biélhe ! urouze outan qué fiére
D'esta pénude ou bras d'un tan bèt cabalié,
Qué-s soubiénè dou tems ount'ère youéne é bère... ;
Qué l'islèbe lou co d'orgulh é de plazé...
0 sègnt orgulh ! Plazé céleste !
Qu'où bénédéch, ségu, dé capsus, lou boùn Meste.

�Ah ! poudoùssin las mays, — n'estoùssi qu'à meytat,
Toutes, gousta lou méou d'aquére boluptat !

Tàou doun ère Marcel én face de l'armade,
E sustout ous gouélhoùns d'ü sensible meynade,
D'Agnès, la broyé Agnès, hilhe dou général.
D'un pur amou, la lou youénésse
Chèns gouayre abé parlat, s'ère heyt la proumésse.
Per éts qué-s perparèbe ou cèou l'anèt noubial,
Quan esclata lou cop fatal
Dé la mountre !... Per l'amiguéte
Quigne priglade! é quign esglas!
Dé suspréze é dé pou qu'én damoura mudéte ;
Miragle sé n'én mouri pas !!

�III

COUATE

BOURRASQUES

EN

UN

Quan tout lou mounde estou sourtit,
Agnès, mè qu'arrés espahmade,
S'escape dou saloùn màoudit,
E dén lou soùn crampot que s'é lèou ahounade.
Aqui, souléte é chèns sécous,
A las larmes qui l'estupèben,
Ous sanglouts qui démpuch un moumén l'escanèben,
Qué balhe anfln un libre cous.
Coum la pasture qui-s tourtilhe
Débat lou pè dou biatyedou,
Lou soùn cos délicat qué-s tors é s'esbèncilhe
Choupit, bargat per la doulou.

Quign cambiemèn, pràoube meynade !
Lou your médich, à la lhébade,
D'un mout qué soùn pay l'abè dit,
Lou cèou pr'adère s'ère ourbit ;
Car qu'où dèbe Marcel. Qu'és pr'aquère paràoule
Qué Marcel près dou pay ère assédut à tàoule.
E, déban touts adare, — 0 rébès ! 0 malur !
L'idole dou soùn co passèbe per boulur !

COP

�Et, l'àounou médich ! Et, dous sourdats lou moudèle !
Nou, yamè né s'é bis engouèche tà cruèle
Nou, yamè nat màrtir n'abou tan a soufri !

Agnès, plégade én dus qué-s sentibe mouri,
Quan, én esbarréyan lous gouélhs sus la crampéte,
Qu'apercéout prés dou lheyt la mignoune Bieryète,
Qué tan dé cops, youénote, a prègade a yénous.
Un array d'espérance ou talèou s'ou bizatye,
Luzéch coum l'arc-én-cèou ou bit miey dé l'ouratye,
E bién un moumenét adroumi sous doulous.
Déban la segnte Imaye ère qué-s précipite :
— « 0 may ! 0 bone may ! Tà soubèn én la bite
« Qué-m ats aydade ; qué-p én prey,
« 0 ! né m'abandoùnits pa, gouey !
« Per Marcel !
Innoucèn, qué-n é !
qué-n souy ségure
« Qué-n yuréri la fé
« May dé Diou, qué sabéts s'ey la pensade pure,
« Sàoubat-lou ! Sàoubat-mé ! » —

Couant'é dous dé préga ! La nouste infortunade
Chèns tarda qué-s senti toute rébiscoulade,
Coum sé l'abè parlat un anyoulét dou cèou.
Per lhéba de las plous toute merque éndiscrète,
Qué-s rafresquéch lous gouélhs, qué sarranye lou pèou,
Qué restabléch un chic l'orde dé sou toalète ;
E, bién qu'estoùssi triste encouère é dap rèzoùn,
Que descèn, coum tout sé, dap l'oubratye ou saloùn.

Entartan, quigne mine
Hazè lou général, chèns péne qué-s débine.

�Talèou partits, qué-s barre én lou soùn cabinét.
Déban lou burèou qué s'asséd ;
D'àncre prén ü plumade,
E qu'escrlout d'afilade :
— « Moussu lou liutenan, dé goueyt ores a nàou
« Ou castèt qué-p atén lou général Bignàou. &gt;&gt; —

Qu'apère lou plantoùn én tiran l'esquiréte,
E, soumbre, éntre las mans qu'où remét la houélhéte.
N'abé pa dit un mout ; mé soùn perpilh ardèn
Abè tan d'eslambrics qué lou brabe saryèn,
Per garanti-s countre la grêle,
Parti mé biste qu'û gazèle.

A péne abè birat, énéfeyt, lou taloùn,
Qu'esclate é réboumbéch coum un pét de canoùn.
D'un cop dé pugn, doublât pér ü négue coulère,
Qué hique én tros la tàoule é yéte tout per terre.

— « Qué carra qué Marcel é-s yustifi... ; qu'at càou !
« Ou bién malur ! qu'où sàoura màou !
« E doùn ? sé l'ouficiè, sé l'òmi de noublésse
« E s'oublide a couméte ü parèlhe bassésse,
« A tàoule..., én la mayzoùn d'un chef... é dous mè grans,
« Qu'atènde dous qui hèn lou mesti dé brigans ?. .
« E la hilhe qué-s prén d'amou per. aquét dròlle ?...
« E la sou may qué cad én un parèlh hiélat ?
« E you dé dize amèn qu'ey acceptat lou ròlle ?
« Ah ? qué-m én bouy à mourt. Pr'un général d'esprit
« Qué-m souy counduit aci coum un simple couscrit...

�«
«
«
«

Tounerre ! qué sàourey darriga-lés l'aragne
Qué la hilhe é la may s'an fourrât ou chignoùn !
E qué carra sabé s'ey heyt cèn cops campagne
Enta finalemén passa pr'un bielh couboùn ! » —

Qué dabère én fiamban las portes, é qu'arribe
Drét ou saloùn.. .
Quan beyt lou soùn pay abansa
Rouye, arissat, Agnès, dé nature créntibe,
Qué sèn dén lou soun co couc'arrey s'esquissa.
Toutes dus capbachat, qu'atènden doùn l'ouratye,
En démandan à Diou couratye.

Lou général s'adresse a l'espouze én permé ;
La furou qu'où da la trémblère.

— « Dou bos trabalh, sé dits, què débéts esta fière,
« Madame!... Qu'abéts heyt, ségu, so qué calé...
« Qué-p counsélhi pourtan, sé lou cas é-s prézènte,
« Dé mucha-p d'arenlà mè saye é mé prudènte...
« Dé-p soubiéne a perpàous qué lous ahas d'àounou
« Né dében pas atàou trecta-s a la bapou.
« Qué sabéts gouey, élas ! dé reste,
« Couan lou biélh prouberbe a rézoùn,
« Quan dits qu' « arrés né sémble a l'òmi franc, oneste,
« Coun lou filou é lou fripoùn !

.&lt; E tu, pràoube cap dé linote,
f Pràoube énluzide, aprèn d'abor
« Qué tout so qué luzéch sus terre n'é pas or...
« Puch, fourcé-t dé-t tira dou cap la tou marote...

�— E, groussin la buts, — outemèn,
« Qué yùri dé-t barra dé nabèt ou coumbén !

» —

E, per da mè de pés encouére
Ou soùn discours, d'un yeste dé coulère
Qué lanse a terre un ta gran cop de pé,
Qué-n hey trémoula lou soulè.

Més ou moumèn médich un brut qué-s hey entène
Un obyèt dé métàou plat, rédoun é luzèn
En bournin birebare enqui-ou sofa d'ébène
Oun la hilhe é la may tan tristes é-s sédèn.

— « La mountre ! .... sé cridan en bét cop las pràoubéttes,
« La mountre !
»

E dé las dus bouquétes
Nad août crit né poudè sourti.
Qu'é doùn ?
Pér lou hourat d'ü poche trop madure,
La mountre abè glissât ou houns dé la doublure ;
Lou famus cop de pè l'abè heyte parti ?

Dap un tàou feyt mè cla qué la mè clare glace
La scène, coum pensats, chanye biste dé face.
Las mans yuntes, la may souspirèbe tout dous.
Agnès abè déya réprés, dap las coulous,
Las sous aies d'àouzét qui gahe la boulade.
En un sàout, sus la mountre ère qué s'és yétade ;

�Qué la sézéch dous dits,
Qué la porte à l'àourélhe.
0 miragle ! 0 merbélne !
Qué marche encouère !
— « 0 pay, sé dits,
« 0 pay, couan m'abéts dézoulade !
« Qué sabí Marcel innoucèn
« A la Bierye dou cèou qu'ey dit lou mey tourmén,
« E qu'és ère qui-m a sàoubade ! » —

Déban aquét truc téatral
Qué débiénou lou général ?
N'ey pa, sé crey, bezougn d'at dize.
Lou gouélh pèc, qu'é-s toursé la sou moustache grise,
For doulèn dé s'esta muchat un chic trop dur
Per la hilhète ou co tan pur.
Qu'esprabèbe en déhén coum ü grane estrégnude.
Ü larme a la perpère ou séré lèou biénude í
Mè per nou pa plourà, què prénou lou partit
Prudèn dé sé-n ana d'ou saloùn é dé-s tiéne
Dén lou soùn cabinet, oun, d'alhous, ère dit
Qué Marcel débè biéne
Aprat per lou bilhét tan rét é miassan
Qu'am bis.
Pràoube gouyat ! Récébut lou messatye,
Et tabey dén lou co ressenti gran pipiatye,
Cèn cops, pramoun d'Agnès, mé dur é mè hissan.
L'àounou ! l'àounou ! qué s'ou sàoura défènde
Dap l'espade ou bézougn! .. Mé lou trésor d'amou
Proumétut é réprés, ah ! quié l'i pouyra rènde ?
Aqui que la sou péne, aqui la sou doulou !
A mouméns, qué l'arribe ü boutade dé ràouye.
Coum lou tigre blassat tournéye dén la caouyé,

�Qué ba, qué bién, qué bire. A mouméns abatut,
Qu'entèn ü buts qufou dits : A qué serp la bertut ? —
Urouzemén Marcel qu'abè l'amne crétiène?
Lou boùn anye a perpàous qué l'én hazou soubiène
En amian déban lous souns gouêlhs
Lou sègn Libi dous boùns counsélhs.
Qué l'orbe é qué léyéch a la permère paye :
« Qui~é doun èt aci bach lou mè nouble é lou maye ?
« L'ômi dé plazé ? — nou ; mé lou qui sap soufri ;
« L'ômi qui, sus la crouts, espère,
« E dén la sou fé persébère,
&lt;\ En déboùssi mouri !

Aquére paràoule illumine
E counsole lou pràoube amie.
Pénsan à la sou may, qué prén lou crucifie,
E, s'ou sarran sus la potrine,
Lous gouélhs ou cèou, qué dits : « Diou boùn, én bous qu'ey fé
Qué counéchéts la mi pensade !
A bous lou mèy àounou ! Mé la douce meynade,
Diou boùn, tourn-a-t-mè-lé ! »

�IV

PATS ENTA

TOUTS

A l'ore, Marcel qué-s prézènte.
Lou général, — qué càou bién dize la bertat, —
Qu'abè la mine chic ridènte .
E paréchè fort engrabat.
Mé l'òmi n'ère pa hèyt dé paste ordinère,
Né per lou sentimén né per lou caractère.
En aqués, arrey de comun
Dap tan dé chefs coum you né counéchi mantrun,
Pecs outan qu'orgulhous, capables d'inyustici,
E qui-an l'irrémissible bici
Dé né boulé yamè passa per abé tor ;
Qui méy é-s soun troumpats é mèy cridàssen hor,
Coundan, a force dé bioulénse,
Ous lous perpàous balha crèdense,
E ha préne per coumbicsioùn
So qué n'é pa sounque passioùn.
Bignàou arrey n'abé d'aquére charre classe
Heyte per obèdì mè qué per coumanda.
Nouble, franc é loyàou dé co sénou dé race.
Qu'a heyt lou blàou, qu'où gouarira.

�i

Aban tout, qu'èstala la mountre sus la tàoule,
Tà qu'én entran, d'abor la bédoússi Marcel ;
E la sou permère paràoule,
En l'i muchan, qu'estou : « Bédéts lou criminel ! »

En médich tèms, qu'ou hey assède
Près d'ét coum un amic, é puch, qu'ou prén la màn,
Téndremén que l'i sarre en dizén : « Liutenan,
« Qu'ey fort, fort dé chagrin, mè qué nó pouyrets créde ;
« E yamè né-m counsoulerey
« D'abé prestat la màn a parelh badinatye
« D'abè, chèns at boulé, suslhébat tan d'ouratye,
« E pr'arrey ! é pr'arrey !
« Cassam, cassam aco dé la nouste pensade ;
« Yamè n'abi doutât dou bos àounou
»
— « Qu'at crey,
« Respoun Marcel. L'àounou qu'és ü càouze sacrade
« Qu'un pay é-m a counflat ; qué l'ey tustem goueytade ;
« Yamè né permetrey, é dé nade feysoún,
« Qu'entre un boulur é you poúsquin ha confuzioún ! » —

— « Lou culte dé l'àounou, liutenan, qu'ou proféssi
« Coum bous. Qu'ey bién coumprés qu'ep sits un chic troublât ;
« La mi counduite aci, franquemén qu'at couféssi,
« Qu'és estade làouyère, é dap rézoún qué-p èts blassat.
« Adare sim amics ; qué sï tout derroumbat !
« Espiats coum ü simple péguésse
« Pot yéta dé négrou sus un your d'allegrésse !
» —

Marcel qué respira ; lou soùn froun s'esclari,
E, chens ha trop bèdé couant abé dé plézi

�D'entène lou soùn chef, dap doussou qu'ou réplique :

— « La léncou, général, qu'a, coum la lanse antique,
« La bertut dé gouari lou màou qu'a heyt permè.
« Qué derroumberey tout, espéran qu'én l'abiéne,
« Qué trouberats, ségu, lou tems dé-m ha plazé... » —

Lou général qué-s dou l'er dé né pa coumpréne.
Qué-s coutente dé dize : « Espéram ! » — Mé taléou,
Coum s'abè récébut espirassioùn dou cèou,
Qu'ou dits : — « Sé né débè passa per indiscrète,
« Qué bourri bién pàouza-p ü simple questiounéte... » —

— « Lou mey chef respectat qu'a lou drét dé parla. » —

— - « Né bouy pa pénétra dén la boste counsciènse,
« E foursa-n lous secréts per abé-n counechènse ;
« Nou, ségu ; més anfìn... — qu'és ü curiouzitat... —
« Perquè n'abets boulut, coum touts, esta fouilhat !... » —

— « La questioùn, général, qu'és fort embarrassante,
« E, bienqué la rézoùn nè-n si dézonorante,
« A touts né la diri... Més a bous... sustout gouey...
« Sé-m gouardats lou secret, qué-p é la dizerey !...

«
«
«
«
«

N'ignorats pa bélhéou qu'ey la chance préciouze
D'encouère posséda la mi may. Réunits,
A forse d'espragna, qué trobi prou d'ardits
Per touts lous soùns bézougns é,per la rende urouze.
Més élas ! quan nous soum séparats coum ougan,
« La mi pague dé liutenan

�« Né suféch pa. Càou doun dacha dén la soufrènse
« Aquére qui-m balha nachènse ?
« Aquét être chérit, ànyou biénut dou cèou,
« Qui n'a pènsat qu'a you désémpuch lou bercèou?
« Nou, nou, mélhe mouri !... Qué soun cares las bioures,
« E qu'ou manque per més, tout counde heyt, bin lioures
Què lis i càou ; què lis i dàou.
« Pr'aco, dap lou trétur qu'ey heyt ü coumbiénude,
« Qui, per simple qué sie, é-m porte fort ayude.
« Sé né disni pas a l'oustàou,
« Né pàgui pas. Atàou grousséch lou mey cabàou.
« Per semmane dus cops, què-m pàssi dé poutatye ;
« E, puch qué bouléts tout sabé,
« Aquéts yours, qué-m dàou lou plazé
« De bibe, dén lous cams, dé pàn é dé roumatye... »

En escoutan aquét récit
Lou général qué paréch interdit.

— « 0, countune Marcel, — chens nat àout coumpanatye
« E qué-n souy mile cops urous !
« Qué hèch capsus la Nibe ü lounque passéyade ;
« Qué-m assèdi sàoula dén coque loc oumprous,
« Près d'ü houn, per poudè bube a la régalade.
« E, quan dou mey festin né-m damoure arré mey,
« Qué-m én toùrni gàouyous é mè countèn qu'un rey !
« Qué souy youén é qué souy robuste ;
« Sécouri la sou may qu'és outa dous qué yuste ;
« La mi qu'a touts lous dréts, touts, mé lou principàou
« Qu'és lou coumandemén couatàou !
« Qu'abi probizioùn heyte, ou permé soùn dé cloche,
« Aqués matin, aban la lhébade dou sou,

�« Quan boste embit é-m susprenou
« Dap lou mey disna dén la poche.
« Atàou qu'èri doun esquipat
« En m'assédén ou bos coustat.
« E you qu'àourl boulut foulha-m én plègne tàoule ?
« Déban l'Estat-major— ? Sustout déban Agnès
?
« Em aboùssin passat mélhe un sabre ou trabès !
« D'alhous, qu'abòts la mi paràoule !. ...»

Lou général senti lou soùn co palpita.
Ous soùns gouèlhs, Marcel qu'ére ún rèbe—
Un idéal !
Qué l'ammirèbe !
En l'éntène, aqués cop, lou biélh grougnar plourà.

— « Marcel, s'ou dits, Marcel ! Dé toute la countrade
« Bous qu'éts lou mélhe hilh, coum dé toute l'armade
« Ets lou mélhe ouflçié
Sits a parti de gouey '
« Lou mey amie, qué-p at én prèy ! » —

— « D'obédi-p qué-m é dous, é, sé mè tart

»—
— « Silence

« Diou qué-m a dat l'intelliyense
« Aymats-mé sulemén :
« Agnès qué-p apartién
» —

Lou pràoube liutenan coum un yùn qué tremblèbe,
E qu'ére a-s démanda sé, sbeilhat, souneyèbe.
Lou général rabit qu'ayoute én sé lhéban :
— « Quan soun urous qué càou marcha tambour batan,

�« Coum ous grans yours de las batalhes.
« Déscendém ou saloùn acoumpli las flansalhes :
« Dus cos qu'atènden ansious !....» —

Tan dé bonur arroun tan dé doulous !
Per célébra parèlhe heste
Qu'és op ü musique céleste !

Enta prézèn, Marcel qué-s tira dou goussét,
— N'abè qu'aco, pràoubot ! — un broy chapélétét.
Graciouzemén qu'ou passe ou cot de la meynade.

— « Singuliè cado dé flansade
« Dé la part d'un sourdat !
« Dits la may. Mé, Marcel, n'àourat pas oublidat
« Qu'a you tabey, siban l'uzatye,
« Qué débéts un prézèn assourtit ou mey atye
« Mé qué bourri you médiche càouziou

—

— « Lou couàou ? Parlats ; s-'és pot, coum débéts créde

»

— « Qu'és lou pàn dou couatàou coumandémén dé Diou ! » —

— « Oh ! pr'aco... »
— « Qu'ou boulém ! 0 .si, qu'ou boulém bède
« E goustàou
» sé cridan may é hilhe én bèt cop. —
— « Chanse ! respoun Marcel ; n'ey abut ni pensade
« Ni tèms dé-m én détsha ; qu'at régrétéri trop.
« Aci doùn qué l'abéts, familhe bién aymade,

�« Aquét pàn dé bénédicsioùn
« Qui per you, chens lou cèou, é-s mudèbe én pouzoùn!... »

Tout én parlan, Marcel tire dé la pouchéte
Un bét quignoùn dé pàn ; qu'ou mét sus ü tàouléte
Dap un roumatyot tout sansé
For plan troussât én un papé.
Dou pàn, la may sé-s léou sézide ;
Puch, un moumén après esta sourtide,
Qué rébién pourtan à la màn
Ü boueytète incrustade é d'or é dé diamàn.

— « Espie, Agnès, sé dits ; qu'és aci qué you plàci
« Aquét pàn bénédit é tan sabre é tan dous,
« Sustout ou co d'u may. Counserbéou plàn, dé gràci,
&lt; Entà qué, quan sim biélhs, é-t soubiénis dé nous !... » —
Agnès respoun, lous gouélhs én plous :
— « Ü may coum tu, nou, yamè né-s derroumbe
Né per désà né per délà la toumbe ! » —
E, l'éntouran dous soùns brassoùns,
Qué sé la minye dé poutoùns.

Dus sémmanes arroun, én plégne catédrale,
D'Agnès é dé Marcel ü màn épiscopale

�Counsacrèbe l'unioùn.
Dap ràouble blànque é flou d'iranye
Ère reprézentèbe ûn anye ;
E dap l'espade, ét, un lioùn !

A l'àouta per aco qué-m a plazut dé sègue
Aquère bierye, aquét sourdat.
Car l'ü qu'és la FRANCE QUI PRÈGUE
E l'àout, la FRANCE QUI COUMBAT !

Poudoûssim-nous soubèn bédé tàou maridatye !
Arrey ou nous bonur né haré mè pouchiou ;
Car lou sourdat terrible és lou qui creyt en Diou
E qui sap countenta-s dé PAN é dé ROUMATYE !

�LOU LOUP É L'ÀOULHÉ
(Fable)

Cap a cap dab la hémne un sé dé carnabal,
Un àoulhè d'ùn yigot s'ofribe lou régal,
Quan ùn loup, atirat pi^ou hum dé la chicalhe,
Tout chouàous biénou guigna pr'ou tràouc dé la saralhe.

— « Foutut cafart ! s'ou dits lou rey dous galifàouts.
« Soqué hès tu médich perqu'at défénde ous àouts...? —

(Moralitat)

A couan dé grans ségnous a la bertut sàoubatye
La pràoube yèn pouyré tiène un parelh lengatye !

��LA GOUYE DOU

CAPRÀN

Hades é mètyes é sourciès,
Dizet-mé perqué lous curés,
Nou pa touts, mé, sus cèn, nouanante —
An ùn pouzoùn per goubernante ?
Capsus, capbat, lahore, ensa,
Qué prénin béoude ou moutchourdine,
Pertout qu'és lou médich bestia,
Médich démoun dab àoute minei

Pourtan, entre las dé rénoum,
Catiche sus toutes domine.
Qu'és reyne ; ad'ére lou poumpoum !
Ère qu'a plégne la biasse
Dous défàouts dé toute la rasse :
Mus prim, pot gras ébouheroc,
Bernique, arrembesse, esléncouade,
Trouye ént'ous pràoubes, arissade
Ent'a touts, coum un plantebroc.

Abé per gouye un tàou àouyàmi ?
Barré mélèou mouri dé hàmi !

�Urouzemén qué lou Destin,
Per castiga toute l'enyence,
Arma dou fouet dé la benyence
Un hardit bécari bézin.

Mountat sus bèt chibàou, soutane arrécussade,
Coum d'uzatye, et qu'arribe ou truc de l'Anyélus.

— « Biénets disna belhéou ! — s'ou dits lou nous gàhus
Chens même saluda ; qué-n séri plan fachade ;
« Car Moussu qu'é partit dempuch aqués matin.
« Et absèn, ou larè né bouréch nattoupin.
« Dus castagnes per you, dé mesture ü roundèle,
« Qu'é tout lou mey frico... ! » —
— « Counsoulap-pé, fumèle ;
« Né biéni per aco, — dits l'abérét tout dous.
« So qui-m amie ou presbitère
« N'é pa lou hum dé la padère,
« Més ùn aha bién mè sérious.
« Qu'ey rencountrat lou bos boun meste,
« Aqués matin précizemèn ;

�«
«
«
«
«

E, coum a piquepout de reste,
U barriquéte qué-m én bèn.
Souy doùn biénut d'ü galoupade
Càouzi lou mélhe é m'en ana ;
Car qué m'atènden a disna... » —

Catiche, toute esbéridéte,
Abale aco coum tarteléte.

Qu'a biste prés un guimbalét,
Un candéloùn, ùn beyroulet ;
E tous dus ban drét à la cabe.

�L'abé, youéne é gouillart, qué-s carque dé l'esprabe.
Qué hey ùn tràouc, prén bin, qu'où gouste... — « Qu'és fort boùn
Sé dits. Hemne, hicats ùn dit s'ou houradoùn,
E qué bàou sus l'àoute barrique
Préne tabey échantilloùn.

Tràouc heyt é bin goustat : — Ho ! ho ! ho ! se réplique,
« Aqués qué-m semble ùn chic troublât.
« Esténets l'àoute màn, pr'aci, sus l'àout hourat;
« A la luts qué pouyrey plan béde... » —

La gnoye qu'obédech. L'àout, per ha-s méilhe créde,
Dets cops guigne lou bin à trubès lou cristàou...
Més, ou pas dé la porte, et sàoute s'ou chibàou
E dache la pràoube pécore
Lous bras tenuts en crouts é cridan : ou biahorc !

Pesta, yura, ploula, yémi, fort plan ; aco
Qué dezihle lou hitye é soulatye lou co.
Més arroun ? Quignemen sourti d'aquet pipiatye ?
Sé lâche lous hourats, lou précious bébératye

�Qué s'escape en lou chay barréya-s én arriou...!
Sé damoure, lous os qu'où cràquen
Apoutiou !
E sé coque bézougn... tout d'ùn cop... la gahèbe...?
Dé pensà-y sulemén l'embéye l'én biénèbe

Aquére embéye a pourtat frut...?
Aco ! né sé yamè sabut...
Eslurram...! So qué sey és qué la prézounère,
Dé fatigue crouchide é hole de coulère,
Qué s'estripèbe de brama,
Quan, lou bespe, ou sécouc, lou biélh capràn tourna.

Dous énhillets dé crabe
Qui biénèn de la cabe
Esbahi-s gouayre né poudè :
Qué sabè tout : disna, perpàous dé la balente,
E lous brouquets, ruze sapiènte,
Dou nous éndémouniat d'abè.

Toutun, ou crit arràouc d'ayude,
Qué ba bédé la nazagude.
Més un cop countemplat lou dròlle dé tablèou,
Ou plach que ba coupa bère flingue d'agrèou ;
D'ùn tros hey cabilhoùns per boussa chaque douèle,
E dé l'àout, caressan l'esqui dé la dounzèle,
Pétouze, a yùn, déhore ét p'é l'embi dansa...!

Ou ménch atàou fini coum débè coumensa.

i

��UN CAMALH
( Counde

filosofique )

Moun Diou, quign abét-bous préstit
Dous oumiarrots lou pràoube éschàmi,
Lou gran ségnou coum lou petit...?
— Am plan boufat ? — Arrés n'a hàmi ;
— Am plàn pintat ? — Arrés n'a sét ;
— E soum usclats ? — Arrés n'a rét ;
— E-s dibertim ? — Arrés né ploure.
Plégn d'èTmédich, chacùn damoure
Asségurat dé mey en mey
Qué d'ét es tout, lous aoûts, arrey !

Aso bién a perpàous qué-m rémét én pensade
Un curélét dou Maransin
— Lous capràns dé pr'aqui qu'an l'esprit fort malin,
Embitat a disna dab l'Abésque en tournade.

« — Disna dab Mounségnou, —
Sé dizè, t'ous chicoys qu'é tustem grane àounou ..!

�54

« E coque cop proufïeyt .. Té ! qui sap so qu'ü dobe
« Bién coueyte a pun é reglade à la mode
« A la gran yèn é pot espira d'amistat ?
« Tout arrédit n'é pa messounye :
« E qué sé heyt mantr'ùn canounye...
« — Mé caré-t doùn, tros d'eslencouat ! » —

D'un tour dé màn qu'a lèou hernéchat la bourrique,
E, hardit coum ùn perligalh,
Frés razat é frizat, sus ère s'apourique,
E qué part sounéyan ùn chinoùn... ou camalh...

Tout qu'ana plàn péndòn ü pàouze.
Mé dab àzous tustèm qu'arribe coque càouze.
Ou moulin, — l'arrécaze, — aqués qué s'estanca.
Trùque ! Malhùque ! Arrey ! Né bòou mè camina.

Pipiatye dou capràn !... Que ha ? miyour sounèbe
Qu'a bèt dacha la sàoume é courre coum ü lèbe,
Sàouta goles, barats, mè biste qué l'escler,
Sudan, hourbut, crouchit, n'arribe qu'où desser.

Estrégnudes de màns, saluts, douces parâoules,
A brasses qué-n abou capbat toutes las tàoules ;
Médich lou boùn Abesque, — o charmante atensioùn ! —
Qué l'embi dab lous dits la sou benédicsioùn...

Sim fràncs ; dé bin boussat sé l'abèn dat ùn beyre,
Ent'à rafresqui-s lou gazé,
E, per s'assède, un bàn, ùn troussot de cadeyre,
Qué l'àourén heyt, sé crey, un chic mé de plazé !...

M

�Mes hélas! panse pléye
Brigue a la boueyte né sounéye :
Qu'ad ey dit ; qu'ad ré die ; qué boulots ? Qu'es atàou !

Lou nous maransin doun hazè charre frimouze
Quan l'Abesque, d'ü buts gàouyouse,
Ou démande per taquinà-ou :
— « E doun, curé, qu'abets de nàou
« Per boste ? » —

— « Ah ! Mounségnur ! ü càouze for curiouze...
« Estranye... escounéchude én lhèou mile cantoùns...
« La trouye dou Bernat, — ü dé las mè pétites, —
« Qu'a heyt, yé sé, tretze bitoùns...
« Pràoubote ! é, per nàoùri-ous, n'a pa que doutze tites... » —

Un tounerre d'arride esclate adaquets moûts.
La tàoulade qué-s tors ; l'abesque, mè que touts.
« Mé, segnt omi, s'ou dits quan poudou ha-s enténe,
« Ü caouze qué-m estoune é né la pouch coumpréne.
« Doutze tites..., tretze animàouts !
Quan déjùnen lous doutze, é qué hey lou trétzième ? —

« So qué hey, Mounségnou ? Pardi ! coum hech you même...
— « E doun...? —
— « E doùn .. Qu'espl lous aoûts...! » —

La réspounse bélhèou qu'ère à la binagrétc...
Mè qu'agrada tan plan à la ràoube brioulétc,
Qué l'urous imbentou dou trétzième pourcoún
Estou noumat canounye é curé dé cantoùn ! —

��CAP DÉ HÉMNE; CAP DÉ DIABLE !

CAP DÉ HÉMNE, CAP DÉ DIABLE !

badinats ? La hémne, ùn anye dé doussou
Doun lou gouelhoùn luzéch coum ùn array de sou !
La hémne ou co tà téndre, à l'arris tan aymable,
Ou débiza dé méou ! la hémne, — ép trufat-bous ? —
Dou bielh cournut Satan qu'àouré lou cap afrous ?...
Nàni ! N'è pa bertat. —
Si plan. —
— Proubats ! —
— Détire.
-

E

Né counde pa lou feyt Ségn Luc ou Sègn Matlou,
Més un curé d'esprit, lou défun de Tétiou.

Qu'ère un dissatte ; à Dax ; en yulh ; lou sou flambèbe
E, pendèn qué de tout coustat
La yèn afluibe ou marcat,
Nouste Ségnou qué-s passéyèbe
S'ou cantè de l'Adou dap sègn Pierre ; mé tris,
Soumbre, mut, alanguit, la perpère moulhade,
Coum sé coque chagrin ou premè la pensade.
Tan dézoulat yamè Pierre né l'abè bis.

�— « Segnou, s'és boute à clize, — é perquè tan de péne ?
« Ou Crist ressuscitat aco né pot Counibiène.
« Acassat-doun bièn louègn tristesse é malumou :
« Lou ploura n'apartièn qu'ous pécadous coum you ! » —

— « Ah ! qu'apartien tabey ous pays... ! Es-ét possible,
« Amie, és-ét sus terre ü càouze mè pénible,
« Per un pày amistous, dé bédé hilhs chèrits
« Croupi dén lou pécat é bibe coum bandits... ?
« Qu'é lou mey cas, Pierroùn ! En baguenàout pr'ou mounde
« Ey-you patit affrouns, màous é tourmèns chens counde,
« But dé la Passioùn la coupe a chicoys glouts,
« Soufert trucs, hàmi, set, è, per fini, la Crouts ;
« Aco n'é pas arrey ; arrey la mi Paràoule... ;
« Arrey lous sacreméns... ; arrey la segnte Tàoule... !
« Lou meste qu'é Satan, aquét bielh couquinas...
« Lou gran doctur, lou rey, lou Diou, aqui que l'as... !
« Lous omis qu'ous a touts, é ne m'estoùni brigue :
« Qué soun tà pecs ! Tà lès ! Tà gourmans ! Dab ü higue
« E dus pichès de bin, qu'én hets soqué boulets.
« Mé la hémne a l'esprit fié, nouble é dous mè drets,
« Dempuch qué dé la hounte ü Bierye Fa tirade... !
« E doùn, qué l'a tabey ; n'en a heyt qu'ù boucade ! .
« Adrétemén ét l'a mudade en papilhoùn,
« En aouzét, en mousquit... Qu'é hole ! Lou briouloùn,
« Ou permè cop d'archèt, qué la dézarticule !
« Chens semblans dé rémors, chens l'oumpre d'un scrupule,
« Ère s'arrit dé tout, médich de la bertut !
» Poudé pourta couroune é débiéne un rébut... !
« Ah ! lou co qué-m én sànne é n'i pouch pa mè tiéne...
« Malaye, quan la hi ! — »

�Qu'abò parlat à péne,
Qu'ü brounside arriban dou miey dé la citat,
Anounse coucarrey dé nabét ou marcat.
Piérre, tustem curious, bòou sabé soqué-s passe.
Coum ancien matelot, qué grimpe sus un casse,
Près dou cartiè Bibi. Né béd sus lou moumèn
Qué la place Pouyane argoufide dé yen.
Lanusquets, Maransins, marchandots dé Chalosse,
Apiélats l'un sus l'août, qué s'én dèben ü bosse
D'arride é dé sioula, coum s'ère carnabal.
Ségu, qué prénèn part à coque gran régal,
Ue azoulade, ü nousse, ou toute àoute merbelhe ;
Qué s tôrsen dé gàouyou. Pierre, per bédé melhe,
Pouye mè hàout ; qu'a bis. — Malédicsioun ! Oourrou !
Un patac... ! Segnoù Diou ! ü hemne chens pudou
Què-s bat dab ùn Démoun !... Aqui qu'é loumistére
Esplicat... Qué-n a prou ; lou segnt omi dabère
De brànque én brànque, é cad sus pè déban Jésus.

— « E doùn Pierre, ous as bis, are, lou pa dè gus ?
« Ey rézoùn de yérni, dé ploura
Prén un bimi ;
« Bey drét ous aganits, é dits-lous qu'ous entimi
« Dé sépara-s dé hèt ; é, sé lous bouhémiàous
« Hèn lous échourts, tainpis, né-t yènis dé flingà-ous,
« Qué-t at permèti ; bey ! » —
— Dus cops né s'at hey dize ;
Trop qu'où bruhlèbe la camize
Dé poudé péléya-s un chic
Dab lou soùn mourtàou ènemic.
Qué part doùn coum ùn eslambric,
E perbièn léou à la batalhe.
Hàout dé cheys pés dé rey, Satan l'emporte én talhe ;

�60 ^mm^^^^m^^^^^^:
Mé la hemne en malice, èn coulère, én furou.
Qué-s tùmen, qué-s gnàquen, què-s piquen,
Qué-s grapignen é qué-s pôgniquen
Coum tàous. coum cans, coum gats quan soun prés de yélou.

Hardit, l'apotre s'énterpaouze :

— N'ab-pa hounte ! 0 la lède càouze
« Dé chamalha-p atàou à la care dou cèou !
« Escandalous, stap-pé ! Qu'é prou, même dé reste... ! » —

Prêche, curé... ! Nat né s'arreste.
L'un qu'é chens dens, l'àoute chens péou ;
N'importe ! A cop de pugn qué-s toùgnen
E dab las uncles s'escarroùgnen
Coum n'a heyt yamè nat bourrèou.

— « Séparap-pé, coucars, — cride segn Pierre, — é biste !
Ou lèou pr'aci qué hara triste... ! »

�Lous arràouyous né soun pouyrucs
E countùnen entr'ets dé troca blàous é trucs.
Pierre, éndignat, mè né balance ;
E, rouye dé despieyt enti-ou caput dou nas,
Qué-s tire lou sabre ; qu'où lance,
E qu'ous trènque lou cot ou ras
E, péndèn qué la houle, esbalourdide é mourne,
Countémple lous dus caps sàoutican s'ou pabat,
Lou nous guerriè tranquile qué s'en tourne
Dize à Jésus so qué l'és arribat.
Et trioumfe, é qu'a hide
D'esta, coum d'àouts, un chiquét décourat

Pràoubas !... Ou loc dé co, lou dous Meste qu'où cride !
— « Malurous, qu'as-tu heyt ? Remét l'arme ou fourrèou.
« Lou qui d'espade é-s serp déout péri per l'espade.
« Part, qu'at bouy! Qu'a chacun la teste si tournade...
« Enténs ? Hey biste ó rébién lèou I » —

�Dou Pierrinoùn l'engouéche estou fort grane.
Tout bergougnous é goueilh bachat,
Qué-s rèn sus la place Pouyane
Exécuta Torde balhat...

Mé, chèns doute, lou dôou qu'où broulha la cerbèle ;
Car, én culhin lous caps, qué-s trouble tan é tan
Qué met lou dé Satan ou cot dé la fumèle
E lou dé la fumèle ou cot dou bielh Satan...!

Aso, messius, istouère ou fable,
Qu'é lou miralh d'ü gran bertat.
Un mèrlou blàn à qui cèn cops n'aye esprabat
QUÉ CAP DE HEMNE ÉS CAP DE DIABLE !!

�AOUCATS E COUFESSE

Né-s hidim pas a l'aparènce :
Reyte d'aryen n'é pa tustem reyte d'esprit ;
E tàou malestruc a la cerbèle mè hénse
Qué mantr'ùn gran ségnou dé séde é d'or bestit.

En probe you-b bàou dize un counde
Un chic huguenàoutét, mé tan é tan gàouyous
Qué pr'arrey né bourri priba-n lou pràoube mounde.

Yanin, ùn peyzanas, miey bôrni, picoutous,
Lou nas toursut pénèn sus ù gàoute esdèntade,
Chimourrit, cappèlat,
E biélh biélh pécadou, per dessus lou marcat,
Un your, prés dé rémors, qué-p gahe l'abiade
Per ana-s coufessa...
— « Per ana-s coufessa ? —
— 0, perquè nou? Bàou mélhe aco qué s'ibrougna.
Sé touts lous sacripans prènèn ü tàou routine,
Chens tarda qué pouyrém crama la guilhoutine,
Courre, bube, minya, droumi chens cragne arrés... —

�Or doùn, lou coumbertit dé frés,
Tout càout dou soùn nabèt couratye,
Ba foflla-s dén lou hourat d'uzatye...
— Aquét hourat oun dizen, a yénous,
Càouzes dé toutes las coulous... —

Après lou prélude ordinère,
Què couménce tout chouàous : You-m acuzi, moun père,
« D'abé panât... un pa .. d'àoucats... ! » —

N'ère pa, dè ségu, lou yénse dous pècats ;
Mès, — o couquin dé sort! — lou sègn qui l'entènèbe
Ere d'aquets estrets, qui, per ü distracsioùn
E-p émbin chens rémissioun
Capbat l'infern. Tabey, coum sé biénè d'un rèbe,
Qu'a lou péou arissat, l'ouélh bert, lous pots brioulets.
— c Un pa d'àoucats ? » sé dits grougnan.
— « Qu'at énténéts,
Respoun lou pénitèn én han lou « Per ma fàoute. »

— « Un pa d'àoucats, guzart ! Aqueste n'é pa l'àoute ! » —

— « Cho ! doucemén!...-En p'at prégan... ! La yèn
Débizéré sus you, sé-p ènténèn...
« Las fumèles qu'escoùten...
« E déya lhèou qué-s doùten
« Dou mey larcin... ! »

&lt;s

— « Un pa d'àoucats ? » —

�— Omi dé Dìou, sé tan cridats,
Qué-m én bàou é né-m tournais béde... » —
— « Un pa d'àoucats !! » —

Coum poudets créde,
Lou nous peyzan qué-s lhèbe é s'escape coum pot.
Counfus, embergougnit, capot
Coum un hazàn chèns coude, én l'oumpre qué s'estuye...,
Qué-s glisse coum ü serp... Mé, bernic ! qu'a bèt huye,
Lou terrible curé qu'où cride dou soùn yats :
— « Hey ! l'òmi ! l'òmi dous àoucats .! —

Un pét dé prigle én plégn bizatye
Mé l'àouré dat tan de pipiatye ;
Car, per débat lous capulets,
Qué béd bin gouélhs sus éTbracats coum pistouléts...
Trémblan coum un béncilh é pahle coum la cire,
Qu'é perdut...!

�Qu'é sàoubat ! car ü luzi dou cèou
Qu'où trabesso l'esprit; que l'emplègue ou talèou.
Campat sus lous talòuns, lou rustre s'arrébire,
E, hardit, lou cap hàout, chèns pou,
Que réplique ou soùn coufessou
Toutùn coum sé tiénè boutigue.

— « Moussu curé, finim ! Né badini pa brigue.
« Sé tan bouléts lous àoucatòuns
« Qué-p cousteran, ni mè ni ménch, cheys escutoùns ! »

�GOUÉOU A LA BRAZE

Un fray-ménoun, un your, tournan dé ha la queste,
Las, estarit, a yùn, — qu'ère bélhe dé heste ! —
Entre én un oustalét ta répàouza-s un chic
E tabey perminya, sé-s poudèbe, un moussic.

Las yèns qu'èren ou cam ; né trobe qu'un meynatye...
Lou mounye per aco brigue né-s descouratye.
En sourrebélhan plan, que descobre un bèt gouèou,
Tout fresquét ; la gari que biénè de pouné-ou.

L'espincéte a la màn, qu'eslarique la braze ;
Dus cops lou eu dou gouéou qu'arrouze d'escoupit,
E qué l'apite arroun.
Lou meynatye esbahit
Qu'où sèc d'un gouélh alian coum s'ère dén l'estaze,
Puch, qu'où dits : — fray-ménoun, perqu'ou lécats atàou

�— « Aco, lou mey amic, qué-s he'y per empéchà-ou
Dé péta. »
— Dé péta ? —
Ségu!
— Gran Diou madàou
Fray, hat-né doùn outan a la tatàn Juliène ;
Car l'ouncle, tout matin, dits qué n'i pot mè tiène !

�TROP CARISTIOUZE !

Qu'ère un famus gáscoún lou Bernat dé Hiquet !
Un your, ou restoràn, qué beyt un parrouquét
Blu, rouye, yàoune, bert, chabecan én la càouye.
Dé gnaspla-n un boucin talèou qu'où prén l'arràouye.

— E-s minye aso Ì — Ségu. — Couan couste ? — Un plat atàou
Moussu, quinze louisdors. — E doùn, qué bouy goustà-ou :
Hat-lou coze. &gt;» -Pénsan gagna-s yournade grasse
Dé l'aouzèt escarniou Marioùn hey ü fricasse.
Qu'é lèou tubat, plumât, usclat, hiquat én tros,
Coueyt... é poumpouzemèn arranyat sus l'assiéte.

— « Fort plan ! dits l'orginàou ; serbit-mé-n per dus sos H » —

Dé tout perde én un cop, parrouquét é mounède,
La dàoune qué-n badou hole, coum poudets créde.

�Mé tabey qu'àouré plan poudut un chic pensa
Qu'un nèrbi trop ténut fénéch per esclata.

Aso qu'és un abis per lâ yèn traficante
Dé né pa, dap cin sos, boulé-n gagna cinquante !

�UN QUILHEBET

Pramoun qu'abè troubat én un biélh pè dé càousse
Un pugn dé dinèrots arrécàttats pr'ou pay,
Bizèns, gouflt d'orgulh, dache tout, pique é hàousse
Per ha dou moussurét dap carrosse é lacay.

Tan dura lou plazé couan dura la mouzilhe.
Més, après un bèt sou, mantr'un cop qué grézilhe...
E, per lou nous péndar grézilha tan é tan
Qu'en très més débiénou biét d'àzou coum aban..!

{Moralitat)

Sé tu bos minya piocs, n'escànis pa la clouque,
E né sioulis yamè mè hàout qué la tou bouque ! (1)

(I) Traduction équivalente d'un proverbe trop gascon et pas assez littéraire.

�LA TENTACIOUN DE SEGN PACOUME

Lou Diable, un your, troubat qu'abè,
En lous comuns, sègn Pacoume l'Abè
Léyin tout chouàous ou brèspes ou matines.

— « Saloupioùn ! s'ou dizou ; tàn bère càouze aciou ?
« N'as pa doùn pou d'oufénsa lou boun Diou
« En lou prégan atàou dén las latrines ? » —

— « Né sis én péne, biélh cournart !
Respoun lou mounye ; soqué mounte
« Qu'és ent'à Diou, é né-n ey hounte ;
« Mé soqué cad, minyé-t, qu'é la tou part...! » —

�L'ABUGLE

DE

CASTÈT-CULHÈ

(POÈME)

Libremén birat dé Jansêmin

I

Dou pè d'aquère gran mountagne
Ount és émpouricat lou broy Castèt-Culhè,
Où tèms oun lou pouaiè, lou pruè, l'amandé
Blanqueyèben dén la campagne,
Aci qu'é la cansòun qu'ùn dimècres matin,
Bélhe dé sègn Yàouzèp, énténèn s'ou camin :

— « Las carrères débrèn flouri,
« Tan bère nòbi ba sourti !
« Débrén flouri, débrén gragna,
« Tan bère nòbi ba passa ! » —

E lou biélh Tédéom dous chicoys maridatyes
Qué sémblèbe sourti dou bèc bèc dous nuatyes

�Quan, tout d'un cop, fourman ùn gracious roundèou,
Gouyates ou tin frés, proupétes coum la nèou,
Chacü pénude ou bras dou soùn dounzèl Adèle,
Aparéchen cantan la broyé ritournèle ;
E, coum biénèn dé hàout, dou béziatye dou cèou,
Qu'àourén dit anyouléts qué la Bountat céleste
Embièbe per oí'ri-s coques ores dé heste.

Qu'an lèou prés lou balan ;
E, dabéran a la fresquéte
Capbat la coste estréte
Qui mî tout drét a segnt'Aman,
Las noustes fariboles,
A trabès prats é goles,
Birouléyen coum holes
E tustèm én cantan :
— « Las carrères débrén flouri,
« Tan bère nòbi ba sourti !
« Débrén flouri, débrén gragna,
« Tan bère nòbi ba passa. » —

Qu'ère Batiste é la sou flansade
Qui-anèben dap amies amassa la yuncade.
Lou cèou qu'ère tout blu ; né-s bédé pa nat hum ;
Lou bét sou dé Mars qu'arrayèbe ;
E déya déns lous ers lou printems qué lansèbe
Sous alénades de parfum.
Quan puntéyen ous plachs las sègues négrilhouzes,
U nouce enso dou puble ! ah ! couant'é broy aco !
Ou brut armonious dé cèn cantes gàouyouzes
Qui-p hèn tà doucemén las chagotes ou co,

�Un heyt dó meynades
Escarrébelhades,
Un heyt dé gouyats
EscaiTébélhats
Sàoutepetrilhen
E s'acoudilhen
Coum ü nidade dé perlits ;
E, bètlèou estarits,
Qué chapoutéyen,
Qué chabéquéyen,
E qué hèn a qui mey én dits. —
Dou yoc l'espouze qué s'abize,
E, d'un arris fin é eharman
Ous haroulis qué-s boute a dize :
— « Aquères qué-m atraperan
« E què-s maridéran
« Ougan! » —
E toutes dé courre sus ère
Coum tà castigalé dous souns moûts imprudens.
Mé n'entenoun bourni qué pots é coumplimens...
Qu'é tan dous dé-s bédé miassats dé maridère...!!
Cépendèn, d'oun bién qu'où mitan
D'aquére esbatouze youénesse
Toute arrayante d'àllègresse,
Batiste, mut, souspiri tan ?
Es-qué sègn Yàouzepoùn é-s bourré ha coumpréne
Qu'a l'amou trop balèn né reste arrey a préne ?
Nou, ségu ! Gouyate én défàout
Né porte pa lou cap tan hàout...
Nòbi ! Nòbi ! qu'as doùn ? Qu'as l'èr dé ha la mine.
A-t béde atàou éndiférèn,

�Atàou soumbre, qué-t prénerèn,
0 Diou madàou ! pr'u grane yen !
Qu'a doùn Batiste gouey ? Qu'és doùn-ét soqu'ou mine ?...

Ah ! trop qu'at sey !... Lahore, ou miey dé la eoline,
En aquére meyzouéte ou pourtalét dé hè
Oumpreyade d'un àoulanè,
Damoure Pabugle orféline,
Hilhe d'Arnàout lou béteran.

Qué càou qué-p dizi qu'ariban,
La youéne Margueridéte ère
Dé tout lou péïs la mè bère,
E Batiste labèts ère lou soun galan.
ij pure amou qu'ous animèbe ;
L'àouta per éts qué-s prêparèbe...
Més un your dé l'estiou, — malici dou Destin ! Un màou afrous... un màou a qui nat né résiste...
Màou d'infern... la picote ou bién lou sarrampin
Qué cad sus la pràoubine é qu'où pane la biste !

Tout qué chanya bétlèou a la buts d'un pay dur.
Qu'ous damoura l'amou, mé nou pa lou bonur.
Arroumégat d'anuy, lèou qué parti Batiste.
E, dézempuch un més tournât,
Un chic d'or qué l'a capbirat...
E dap Anyèle qué-s maride...
Pensan tustem à Margueride !

En déco, la dounzèle cride :
— « Marte ! Suzète ! Catinoun !

�Biste ! aci qu'am la Torte ! » —
Outa lèou, près d'ü houn,
Ü hemne pr'ou bielhè crouchide
Aparécli achoulade entre couate mourès.
Toutes dé boulà-ou a trabès
Coum s'abòussin abut alerétes ous pès.

La bertat qu'é n'an pa bis gouayre
Persoune grate ous malurous
Coum Yanote, la débinayre.
A l'ü qu'anounse ùn amourous ;
A l'àoute un urous maridatye ;
Ous nòbis un béroy meynatye ;
E tout soqué dits, mè què mè,
Arribe chens troumpa yamè !

Aqués cop toutùn la sourcière
Prén un bizatye fort sébère.
Lous soùns gouélhs, ardèns coum tizoùns,
Qué sémblen un pa dé canoùns.
Batiste qu'ous a bis. La bouque qu'où bad blüe,
Esbalourdit, yélat, què semble üe statue...
Ous pugns n'a pa mè pous..., ou co n'a pa mè sàn...

N'é pas ad ét pourtan qué la sempiternèle
En bòou, més a l'espouze. Ad ère prén la màn,
Qu'i hey ü larye crouts, é puch, qu'où dits :
— « Doumàn,
« Bôulhi lou Diou dou cèou, esparboulade Anyèle,
« Qu'én espouzan atàou Batiste l'enfidèle,
« N'àyis pa cruzat un toumbèou ..! »

�Qué-s care ; ô la troupe làouyère,
Préze de pou, qué l'apercèou
Ü larme débat la perpère...
Mé, sus un arrigan mè clarét qué l'aryèn,
Qué pòden, dizét-mé, couate glouts d'aygue trouble ?
La nouce, eschentade un moumèn,
Qué-s tourne da dé bi ; lou brànlou qué rédouble.
Soulét, lou pràoube espous qu'é pahle coum ùn mort.
E las fariboles,
A trabès prats é goles,
Birouléyen coum holes
En entounan dets cops mè hort :
— « Las carreres débrén flouri,
« Tan bère nòbi ba sourti !
« Débrén flouri, débrén gragna,
« Tan bère nòbi ba passa ! » —

�II

E per la soufrènse magride,
Mé tustèm broyé coum l'Amou,
Atàou la triste Margueride
,
Exalèbe la sou doulou :

.&lt;■
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«

— « Qu'és arribat ; at débi créde ì
Yane, démpuch très yours né-m en parle pa mé...
Qu'és arribat, ségu. Perqué doùn né-m bien béde ?
E qué ploùri, qu'at sap, coum né plouran yamè.
Què sap qué, l'amne én dòou, your é noueyt, you l'atèndi,
E quó né bibi pa quan ét é louégn dé you...
Ah ! qué biéni doùn lèou da-m soquè-m prométou
Ent'a qué you tabey médich bonur ou rèndi...!
Car chens ét, què souy you ? — Un pràoube être détsheyt...
Lou màou én mé bargan qué-m rèn la bite afrouze...
Your ent'ous aoûts tustem ! Ent'a you, malurouze,
« Tustèm noueyt ! Tustèm noueyt !...
Bé hey négue louegn d'ét ! 0 ! couant ey l'amne triste !
0 ! qué soùfri, moun Diou ! Quan doùn, quan bién Batiste ?
Sé l'ey ou mey eoustat ou your né pénsi mè.
Qu'a lou your ? un cèou blu? Lous soùns gouélhs què-n soun mè...
Et qu'és un cèou d'amou qui per you s'illumine.
S'entèni la sou buts, arrey mè né-m chagrine ;
Qu'oublidi terre, cèou, tout, tout soqu'ey perdut
Quan mé sarre la màn ou ras dé you sédut...;

�mûmmgÊûÊûÊûàûm,

so￼

«
«
«
«
«

E démpuch tan dé tèms qu'én plouran é l'espéri,
Et, et, badut eschourt, n'éntèn pa quan l'apèri...!
Qué hey Batiste doùn ? dizét-mé-t, o Diòu boùn !
Qué biéni per piétat, car n'i pouch pa mè tiéne. .
Qué dizen qu'ayme mè lou qui-s trobe en la péne :
« E lous qui soun abugles doùn ?

« Mé qui sap ? lhèou qué-m a déchade...
« Malurouze, qu'ey dit ? Qué carré m'enterra !
« Moun Diou 1 quigne orrible pensade..!
« Qué-m hey pou, cassam-lé ; Batiste tournera.
« Ségu, qué tournera, n'ey pas arrey a cragne,
« Puch qué-m ad a yurat ou pè dé la monntagne.

« N'a pa poudut biéne tan lèou...
« Qu'é fatigat..., malàou belhèou...,
« Belhèou, — pràoube amie ! Qué-m perpare
« Coque susprèze per toutare.. !
« Mé qu'enténi coucùn... Are mè nat regrét ;
« Lou co né-m troumpe pa : qu'és èt ! qu'és ét ! qu'ès ét !... » —

Lou pourtalét qué-s déchisclète ;
E la pràoube Margueridéte
Qué-s lhèbe, obre lous bras, hey dus pas en aban...

Mé Pol, lou soun rayot, entre soul en cridan :
« L'espouze, Anyèle, qu'é passade,
« Lahore, près doupachera.
« So, dits-mé doùn perqué né-t an pas embitade ?
« Né ya qué nous qui n'i sim pa... » —

�— « Anyèle ! espouze ! qué l'as biste ?...
« Quign secret I Bé l'an bién gouardat..!
« Parle, Pol ; qui-é lou íìansat
—
— « Té doùn ! lou toùn amie Batiste. » —

L'abugle pousse un crit é pa mè né respoun.
La blancou dé la leyt qu'où s'estèn s'ou bizatye ;
Un glas mè mourdèn qu'un canoùn,
Cadén à la buts dou meynatye,
Sus lou soùn co chens batemén,
Qu'i suspèn la bite un moumén.
Qué l'àourén préze atàou près dou soun ray qui ploure
Pr'ü bieryéte de cire abilhade én pastoure.

Lous bruts dé la nouce aprouchan,
A la fin, qué la deschudan.

— « Tè ! Tè ! coum lous ers rétrénéchen !
« Margueride, ous entèns canta ?
« Ah ! moun Diou ! couan sé débertéchen !
« Qui sap ?... sé-s biénen embita..?
« Qué-m dras la bestote qui-m coùzen
« Hè ? la cinte é lou berret blàn !
« Qu'é tems encouère ; car n'espoùzen
« Qu'où hàout your, én plegn sou, doumàn..! »

— « Qu'at sey ! qu'at sey ! dits la pràoubine
En sè balhan gàouyouse mine,
Quan lou chagrin é la prémè
Toutùn coum un estoc dé hè.

�« Counsoulé-t, Pol ; qué soum dé heste ;
« Qu'àouras tout, berret, cinte é beste ;
« Mé deché-m soûle un mouménét... » —

Qué sort én han un biroulét.

Qu'ère a péne ou pas dé la porte
Quant arribe Yane-la-Torte.
— « Sègnte Bierye ! quign calouras !
« Qu'estoùfi... qué souy espuizade...
« Mé tu qu'és réde...! qu'es glassade...
« Amiguéte, qué soufres..? Qu'as ?.. » —

— « Arrey... Qué cànten... Qu'escoutèbi...
« E, toute ou mey bonur, pensèbi
« Qué lous meys yours arriberari.
« A Pentecoustes..., bé saps plan..?
« Las tous cartes qué-m an, a pàouzes,
« Débinât tan é tan dé càouzes
« Qué lou toùn noum séra bantat
« Quan lou bédin ou mey coustat...!
« E Batiste... qué-n dits ? Qué crèdi
« Qué déout bien, bien tardà-ou. You qué-m semble qu'où bédi..! »

La Torte qué fréméch ; né sap pa trop qué-ha.
— « Margueride, s'ou dits, qué l'aymes trop ; què-t blaymi !
« A tan créde ou bonur né càou s'acoustuma...
« Té ! créd-mé, prègue Diou dé né pa tan l'ayma...! » —

�— « ...Yane, mè prègui Diou, qué-m semble, mè qué l'aymi !
Mé... n'é pas ùn pécat... Qu'é bien tusteni t'a you .. ? » —

Yane bâche lous gouélhs ; qu'a parlat, é qu'é prou.
Are qu'où houns dou co l'espouer mè né puntéye,
A troumpa la bézi Margride s'estudéye.
Qué-s hey ùn bizatye countèn...
Qué parle un chic dé tout...; dé la plouye é dou bèn...
Qué sé-n arrit... T'infortunade...!

La biélhe ayzidemén estou lèou abuzade,
E qué-n estou ta plan qu'a toute la béziade
Dap trioumfe dizè : « Puch qué né sap arrey,
« Qu'a-t yùri ! qué la sàouberey ! » —

Pràoube Yane, la counselhère !
Adare qui-at bourrés, nou, né'n ès pa sourcière !
E lhèou, aqués matin, quant as parlat tan lé,
Qué-n ès estade chèns boulé.

�III

Péndèn qué dén lous ers la campane yumpade
Dap un gay carilhoún deschudèbe la yèn,
Dus hémnes atendèn l'àoube tan anounsade,
Mé couan difrenternèn !

L'ü, princesse dou your, dé flous qué s'embiroune,
E d(i flaturs tabey. D'ü crouts ó dü couroune
Sus la gorye é s'ou cap qué-s hey coum ùn bouquet ;
Ere qué-s frize é qué-s bichoune
En han rizéte ou miralhét.

L'àoute, abugle, orléline, é malàoude, é souléte,
Nat ournemén d'aquéts n'abè...
Més, én place, qué prén ou houns houns d'ü tiréte
Coucarrey dé puntut é luzèn coum l'acè ..
En dat sézin, lous dits qu'où trémblen, la pràoubéte !
E, mè yélade qué lou to,
Qué s'at sarre countre lou co.

L'ü, mè qu'un papilhoùn, estourdide é làouyère,
Ou brut dous poutoùns
E dé las cansoùns
Qué-s-at dérroumbe tout, médich la sou prière.

�L'àoute, mourte a meytat, n'oublide pas arré...
Qué yugn las dus màns ; qué s'ayoulhe...;
E, péndèn qu'én sàoutan lou soùn ray desbarroulhe,
Qué dits : « Moun Diou, perdounat-mé ! » —

Per guida-s, dou meynatye ère prén la manine ;
E dé cap à la Gleyze atàou qué s'acamine
Mude, soumbre, chens respira.
A péne ou bec dé la coline,
Ue àoudou dé lourè qué la hey frissouna...;
Qué l'esclate lou co ; qué-s'ou sèn esquissa.

Coum lou soùn co, lou tèms qu'é malàou ; qué brumèye.
Déya lou bèt hazàn dou clouchè qué puntèye ;
Mé qué càou gouelhs, élas ! per poudé-ou ammira.

— « Pol, lénéch dap la tou carrèque,
Dits Margueride, oun soum? Qué-m sémble qué pouyam...? » —

— « E né beds pa tu qu'arribam ?
« Entèn sou clouchè la cayèque !
Ah ! lou sinistre àouzèt ! Qu'anounse mourt, é bray ?
Margride, é-t-én soubiens, quan lou nous pràoube pay
« Dizè, la noueyt oun lou belhèben :
— Meynade, qué souy bién malàou...
« Qué-t récoumàndi Pol ; car sènti qué-m én bàou... —
« Plourèbes, ét tabey, you tabey, touts plourèben...
« E doùn s'ou teyt labéts la cayèque canta...
« E lou pràoube défun aci, tè, qué-s pourta...

�«
«
«
«

Aci qu'é lou soun clot ! la crouts qué-n é fletride...
...Qué-m embrasses trop hort ! Qué-m estoufes, Margride...
Entrain ; car lous espous qu'an passat lou pourtàou.
Mé qué trembles... Moun Diou ! e-t bas-tu trouba màou...? »

Pr'aquéts mouts, énéfeyt, l'abugle ségoutide,
Crèd éntène lou pay crida-lé dou toumbèou :
« Meynade, qué bas ha ?» — Qué s'espahme, é belhèou
« Qu'anèbe récula, bergougnouze, espouyride...
Mé Pol qui bòou entra l'estire per lou bras
E dou porye sacrât qu'où hey franqui lou pas.
Quan, débat lous soúns pès, l'abugle malurouze
Sèn craca lou lourè, signe dé heste annàou ;
Quan raze dap lou péou la guirlande poumpouze
Pénude a l'arcèou dou pourtàou...
Qué perd lou cap. Adare arrey mè né l'arreste.
Qu'entre hardidemén coum s'ére dé la heste ;
E dén la biélhe Gleyze oun sé glisse chèns brut,
En un cout dap lou ray qu'a lèou disparéchut.
L'oubade dous espous reboumbéch sus la cloche ;
Lou moumèn espérât é tan cragnut qu'aproche.
Pr'ùn hat mistérious qué sourélhe é qué plàou...
Nat dé la nouce n'é malaou ;
Touts qué soun a l'ore fixade,
Embitats é curious, près dé la fiansade.
Qué càou qué dé troumpa nè rèndi pas urous,
Puch qué Batiste, ou miey d'ún trioumfe tan dous,
Soumbre, mut coum un péch é mè tris qué la bélhe,
Né sounyèbe qu'ous mouts terribles dé la Biélhe...

�Pr'Anyèle qu'é difrèn. N'a pas ère la crouts ?
Esta nôbi qu'é tout, tout pr'adère ; é la yoye
Qu'où hey isla lou co quan éntèn dize a touts :
Oh ! couant'é broyé ! Couant'é broyé !

Qu'é tems pourtan dé s'ayoulha ;
La misse qué ba coumensa.
Tout qu'é près a la sègnte Tàoule :
L'anèt qu'é bénédit. é Batiste qu'où tièn.
Més, aban dou reméte ou ditòun qui l'atèn,
Ou ministre dé Diou qué càou dize ü paràoule..;
Qué la dits...
— Ou talèou, darrè lou dounzélet,
U buts dap ùn sanglout cride : qu'és ét ! qu'és ét !
E, tout d'ùn cop, ous gouélhs de la yèn interdite,
Lou coufessional s'obre é l'abugle qué-n sort.
— « Té ! Batiste, sè dits, qu'as boulut la mi mort ?
« E doùn, qué lou mey sàn a tou nouce màoudite
« E sèrbi d'aygue bénédite...! » —

E dou ségn qué-s rétire un coutèt chèns trembla.
Mé qu'abè, dé ségu, coque ànyou per escorte,
Car la péne dou co qué l'ère tan, tan horte,
Qu'où moumén dé-s coutéléya,
Qué cadou morte I

Sus lou bespe, ou loc d'ers gàouyous,
Lou déprofondis qué cantèben ;
Un cerculh courounat dé flous
Ou cam dou répàous qué pourtèben.

�Las dounzèles, toutes en blàn,
Formen courtetye, floc en man ;
Nade mè né pense a l'arrize ;
Cliacii, mélèou, semblèbe dize :

— « Las carrères debrén yémi,
« Tan bère morte ba sourtl !
« Débrén yémi, débrén ploura,
« Tan bère morte ba passa ! » —

�L'ÉNDÉYOUR

DÉ

CARNABAL

(Counsultacioun)

LOU DOCTUR

— « Répàous I Répàous ! Qué-p càou répàous, Madame,
« Pramoun qu'abéts, élas ! a soqué bey,
« Coque tems a, fort ségoutit la came... » —

LA. DAME

— » Espiat-mé doùn la léncou, qué-p at prey... » —

Lou
— « Répàous

1

DOCTUR

Répàous ent'adére tabey !...» —

�SERMOUN

DOU

CURE

DÉ

TÉTÌOU

SUS LOU SÉQUÊ

Ou noum dou Pay ê dou Hilh ê dou Segnt-Esprit. Atàou si !

Imber abiit et récessif ;
La plouye sé-n és anade
é n'é pa tournade.
(CANTIQUE DOUS CANTIQUES,

chap. duzàou, berse't ounZÒOM.)

Lous meys chers rays,

Lou marguilhè
Qué-m a parlat aban la misse
E qué-m a dit : — « Moussu curé,
« E-s bouléts rônde ùn gran serbice...
« Gran, gran . ? »

�Qu'èy respounut : — « Moun Diou !
« N'és qué pr'aco qué souy aciou.
« Qué carré doùn enta-p coumplaze..? » —

— « Biste ha plabe, sé-m a dit ;
« Car tout qu'é bruhlat, estarit...
« Lous cams, lous prats qué soun én braze..!
« Sé dure aso, n'àouram arrey,
« Ni gràn, ni frut, ni bin, ni hey..!
« La pouralhe qu'a la perpite,
« E la baque, eschugue la tite ;
« Lou nàouris, magre coum ùn clàou,
« Qu'é chèns bendrésque é chens esquiàou..!
« Sé la plouye betlèou n'arribe,
« Qué bads bédé qué la chalibe
« A las fumèles ba manca
« E né pouyran mè chabeca..!
« Or, chèns chabec, — sim dé boùn counde, « Bé séré doùn pachoc lou mounde..! » —

— « Lous meys chers rays, la bertat qu'é,
« Dé ha plabe qu'ey lou poudé 1
« Qué-m suféch dé léye ou brébiàri
« \J oremus countre segn Sécàri...
« E, — miragle ! — l'aygue outalèou
« A tines dabère dou cèou !...

«
«
«
«

Més, — escoutats aso, fumèles,
Béoudes, bédous é damizèles, —
S'ou your qué-p càou hica d'acor
E bouléts qué plàbi d'abor..? » —

�— a Gouey ?... dits la youénesse énhouliade,
« Séré biscan, qu'am ü mayade... » —

— « Douman labéts?.. » —
— « Nou pa bissè ;
« Qu'àouram bugade ou ténédè..! » —

— « Prénèm dimarx?... » --

— « A Labouhèyre
« Qué-s trobe yustemén la fèyre ;
« Qué-s càou croumpa tan dé hardots
« T'à las hilhes é t'ous hilhots... » —

— « Souat ! dits lou Pastou boniface,
« Dacham dimarx. A la sou place,
« Métòm dimècres ou matiàou.
« E-p agradera touts, sé plàou... ? • —

«
«
«
«
«
«

— Nou, sucre ! nou ! dits d'ü buts soumbre
Lou mayre qui-s tiènè dén l'oumbre ;
Dimècres, sucre ! lou Préfet
Qué-m atèn ou soùn cabinet...
Nè bourri pa, dé la campagne,
Arribà-ou tout cascan dé hagne... ! » --

— Aném ! diyàous ?

�A péne a dit
Aquét moutot chic refléchit,
Qu'outaléon ü sarrabanténe
D'escouliérots qué-s hey enténe :
— « E badinais, moussu curé ?
« Diyàous?... E lou bire-pourquè ?... » —

— « Or, lou dibés né bàou pa mélhe,
« Qu'at sey ; car, ou crus dé l'àourélhe,
« Lou marguilhè qué-m a dit : — « Bam !
« Sustout pa dibés..; qué dalham... ! » —

« Disatte?...

Ad aquére paràoule,
U buts, coum la d'ùn càn qui gnàoule,
Clapéch dou houns houns dou lutregn :
— « Tapàouc !... lou your dé maridatye
« Dou bos fidèle sacristegn,
« Qu'és op chèns plouye é chèns nuatye... !

— « Yèn dé Tétiou ! qu'ey dit d'abor
« Qué càou s'ou yourn hica-p d'acor
« Per da forse a la mi prière.
« Qué bey qué-n èts fort louegn encouère...
« Tachats dé lhéba lou pouchiou.
« En atenden, dachats ha lou BOUN Diou !..

Amen.

�FLUTE OU TROUMBOLE ?

A F. DARRIGAN,
Juge de paix en pays basque

B'abéts bién counéchut Mayote,
La biélhe dàoune dé Beyri?
Brabe, brabe tros dé hemnote,
Poulide, oneste é fort débote ;
Més eschourde... coum ü toupì.

Eschourde? Aco, dé bray gran càouze né bòou dize.
Médich qué pot esta, per cops, abantatyous,
En émpéchan mantrü sotize
E mantrùn cascantè dé perbiéne énqûl-a bous.

Aquès cop cipendèn, qué-n pati fort la dàoune ;
Car, la pràoube !... quant aprénou
Soqué l'ère arribat, qué-n badou toute yàoune
E qué pensa mouri-n dé hounte é dé doulou.

�Qu'ère Nadàou. Per rènde omatye
Ou Sàoubadou nachèn, qué ba, siban l'uzatye,
Coudelicoude ab las fumèles dou péïs,
A l'oferte tout chouàous pourta lou soun pastis.
Malayeü én s'abachan per bayza la patène....
— Moun Diou ! quign càou-ét dize aco ? —
Un gran réboum qué-s hey entène
Coum ùn esquis dé calico,
Coum ùn darrè bramet dou prigle dén la plène...
Déban aquét solo... dé canoùn... — coumprenets ?
Toute la gleyze suslhébade
Qué-s dou d'arride üe espetchade.
Pénsan ou soùn pastis trop chicoy... — Qu'arridéts
Sé dits modestemén la biélhe,
« Foy-té ! n'ey pa poudut ha mélhe ;
« Qué-m a mancat la paste én l'acaban...
« Sénou, qué l'àouri heyt mè gran... » —
En baguenàout sus la segnte Cadeyre
Lou curé bòou répréne un proune destoubiat...
Qué s'estòrsen coum én ü feyre.
(Ous lectous é aouditousj
Qu'arridéts, bous tabey, a bónte desboutouat ?
Yèn chèns hitye ni co ! — Lou qui sî chèns pécat,
Qu'où yéti la permère peyre !

�DARRÈ SERMOÙN DOU CURÉ DE TÉTÎOU

Fort braboulas é pacifique
Qu'és, dé ségu, lou nous curé.
Mé, trop hida-s-i né carré
Quan la mousque-cagnère ou pique...
Or, qu'où piquèbe aqués matin,
E broy... ! Arrey qu'a la manière
Dé tourrina la tabaquère
E lou péou a l'arrébouhin,
Qué-s bédé ela qué lou segnt òmi
Abé l'estoumacot malàou...
Badoùn, quan, ou proune, és atàou,
Né ya dounyé qu'arrés i dròmi !
D'abord, qué toussèch, qu'escoupéch...
Puch, d'ü poche ount-és ahounade,
Tiran ü létre chifounade,
Qué couménse :
— « A soqué paréch,
« U gran débote... — mé pa fresque... —
« Qué-m a dénounsat a l'abesque

�« Coum droumilhous..., ùn chic pendart...
« Arriban tustem en rétard,
« Sounque a disna, lou your dé feyre...
6 E tan péliè tà prèdica
« Qué déhén aqueste cadeyre
« Las aragnes biénen nida... !

«
«
«
«

Bé càou bissè gran màou dé bente
E lou cerbèt prou destracat
Per entertiène dé tàou couénte
Un persounatye tan hupat... !

«
«
«
«
«
«

Qu'àouré heyt mélhe, — la balente ! —
Dé l'abiza qu'abèm lou teyt
Meytat pouyrit, meytat detsheyt,
Tout estràouquilhat dé goutères
Pr'oun piche la plouye a càoutères...
Ou loc d'esquissa per darrè
Un pràoube diablot dé curè... !

t

« E pensats doùn, biélhes agaces,
— Sé countune en islan la buts, —
« Eslencouades é nazaguts,
« Gagna-p atàou las bones grâces
« E dou boun Diou é dou pastou...?
« Hica-p-pé bién ou cap qué nou !

« A ! qué-p plats dé ha-m arréguignes... !
« E puch, enta-p gouari las bignes,

�98

«ÌÎ«M««MM
«
«
«
«
«

Are embubades dè pouzoún,
Qué-m démandats ü processìoùn... ?
Pràoubotes ! né-m counéchets gouayre...
Ha-t-lé, sé boulèts, dap loumayre...;
Mé né coundits sus you, qué plàou... !

« Or, coum dits lou biélh brìoulounayre,
« Quàn plàou, l'àsou foùti s'i bàou !

«• E, sé lou bìn manque à la nouce,
« Hats coum you, bubéts aygue blousse ! »

fQu'é la gracì qué-p souhêti! Amen!)

�ENHOURNADE ! !
(POÈMIOT)

I

Lou doctur Brunei qu'a l'àounou
Dé-p ha part dou soùn maridatye
Dab mamizèle Adèle Arnou ;
E qué-p prègue, siban l'uzatye,
Dé biêne a la sou misse, a miyour, chens rétar,
Diyàous qui-arribe, a Segn Médar.

Coum dizen én francès, aso qu'és iie idile
Oun sé sèn un parfum d'iranye é dè mirtile.
Qué l'abé rencountrade, un your, près dé la ma,
A Nice. Outalèou biste, outàlèou qué l'ayma...
Et, l'òmi soumbre é rét, doun toute l'existènce
E-s passèbe a sounda lous secréts dé la Sciènce,

�A counqui, your é noueyt, én un rèbe ambicious,
Lou rénoum dous sapiens, la glòri, las àounous,
L'aryèn, sustout l'aryèn, — aquét meste dou mounde, —
Aqui qué l'ats, yazut ous pès d'ü youène blounde,
Pràoube, chens pay ni may ; qui n'abè per troussèou
Qu'un co pur é tout nàou, dab dus gouélhs blu dé cèou !

Lous docturs soun fort prouns én aquère matière
Très semmanes après, é l'àouzèt é l'àouzère
Bénédits, plan troussais é fiés dou lou bonur,
Qué s'ou ban estuya dén las grotes d'azur
Dé la broyé Italie, à Naples é Flourènce.
Paradis ! dé l'ancien douce réssoubiénènce,
0 I couan l'àourén tous dus dézirat éternel !
Assaye dé lé-n rende, assaye doùn, Brunei !

Més élas ! un matin, a-s lhéba ménch balènte,
La nòbi dits tout chouàous : — « Qué-m sènti fort doulènte...
« Qu'cy lou cap esbarrit... é lou co tout birat...
« A I tournam-sé-n... ! Qu'ey pou... ! » —

Qu'abè ré/.oun, la pràoube !
Rébiéncuts a Paris, aban la permère àoube,
Magrè tout lou talèn é l'amou dou marit,
En ü crize d'éngouéche ère réndou l'esprit,
Remercian Diou pourtan, — piouze é rézignade, —
Dous cheys més dé bonur qué lou Cèou l'abè dade...

Quign prigle ent'ou doctur !... Estourdit, meytat hùou,
Chèns reliyoùn, chèns fé, farouche én lou soùn dòou,

�Un moumén qué pensa dé fini-n dab la bite...
Més ugnàout séntimén betléou qu'où ressuscite...
Qué bloura per la Sciense é per l'Umanitat...

Pr'aquét rézounemén ùn chic tranquilizat,
Qué coumande outaléou ü carrosse poumpouze
A couate chibàous blans, é qué hey mia l'espouze
Ou hourn, ou famus hourn oun lous cos én chinchan
Soun cramats é roustits, coum lous porcs, a cap d'an...
Atàou bòou lou progrès... è n'i càou countredize
Sé né bouléts récébe ou nas coque sotize...

L'éndéyour, ou sécouc, per las màns d'un baylet,
Lou sapièn amourous récéout én un croufét,
— Coum ü coude d'arrat, — plan ligat dab ficèle,
U pinsade dé braze...

Aqui qu'ès, pràoube Adèle... !

�102

^^^mm^^^Mm^MMMM^,

ri

— « Atàou, dizò Brunei, quó l'espràgni l'àourrou
« Dou toumbèou... dé la pouyriture...
« Tan répugnans à la nature...
« E qué l'àourey ou ras dé y ou,.. ! » —

Qué prén doùn d'ü màn qui trembléye
La proube bénérade, é, puch, qué l'esbarréye
Dèns üe urne d'albastre ous countours gracious,
QuPabèn croumpat ou tèms ount'èren tan urous.. !
Pàouzade sus la chaminèye,
L'idole qu'abè doùn üe espèce d'àouta...
E qu'i bédoun soubèn l'aganit dé la science
Qui né sabè ni créde ni préga,
Lou gouélh moulhat, tournéya-y én silènce...
Espia l'albastre... é sounéya...

Chic a chic cépéndèn la sou bite qué chanye.
Qué réprén lou trabalh..., qué sèc lous espitàous...
Léye, escribe, parla, bizita lous malàous...
Què hey tout coum d'àouscops, més... én pénsan à l'anye...
Lou soùn soubiéne ama pertout-qu'ou perséguéch...
E, gouarin tout lou mounde, ét arrey n'ou gouaréch... !
La plague, én s'eslaryin dé semmane én semaiane,
Né trobe qu'óndifrèns per rendé-li mè grane.
Un cop, en sé lhéban, qué beyd
Lou soun lacay,
Un bouschoun a la màn, laban lou Réliquère...
— « Pas aco, gran nigàout !... sé s'escride en coulère ;
« Nou !... qué-t dèfèndi dé touca-y !!... —

�— « Doctur, aqui qu'abèts üe obre dé gran stile... » —
S'ou dizen, ugn'àout cop, biziturs estranyés ;
« E séré permétut d'examina dé près ?» —
E-d ét dé respouné-ous : — « Nou ! nou ! qu'é trop fragile... !

« Moun Diou ! quign doùn sàouba lou mè gran dous trézors
« Dé tan dé bahurlès, ou méchans, ou butors.... ?
« Tè I qu'i souy... ! » —
E, gahan l'urne..., dap ü escale,
Piouzemèn ous bras qu'é l'emporte é l'istale
Sus la bibliotèque, ou miey dé bièlhs bouquins,
Oun dròmen l'un sus l'àout tràstous é parchemins.

— « Ou mench atàou, sé dits, l'Amigue séra sàoube...
« Qué la derroumberan... » —
— E tu tabey, la pràoube... !

�I

III

Lou Doctur Brunei dé Paris,
Permé médécin dé l'armade,
Gran Crouts d'Aounou, Coulié dé l'Anouncîade,
Etcètera..., qué-b balhe abis
Dou soun Maridatye
Dab mamizèle Olga, baroune dou Bocatye ;
Que-b prègue tabey d'assista
A la Misse qué déout canta
Pér éts, a Segnte Madelène,
L'Archebesque de Mitilène.
Ho ! Ho!... gran maridatye aqués cop... dé rézoùn.,.

La hémne ?... — Atàou... atàou.. lède, coum poudèts créde...
E biélhote..., mé qu'a... qu'a lou porte-mounéde
Bourrât ou mènch d'un broy milioun...

Coque tèmsot arroun, superbe neste
Per célébra lou trioumfe dou Meste
A l'Académi dous Docturs.
Couan dé gourmans ! Couan dé fiaturs !...
Chou ! caram-sé ! pramoun qué-n dizeri dé reste...

En grane dàoune dé meyzoun,
Dou mounde Olga qu'a l'expérience.
Qué hey las àounous dou saloùn
Dap outan dé noublésse é d'esprit qué dé sciènce.

�D'abort, la tàoule. Ou miey, bère garbe dé flous...
Dén l'urne qué sabém... ous countours graciou.s...
En la bédén, Brunei bad pahie coum la cire...
Chacun dous embitats, esblouit, s'arrebire
Dé cap à la baroune è qu'où hey coumpliméns
Per la soue élégance én lous arranyeméns...
— « Moun Dîou ! sé respoun ère ab ü gràci charmante,
« N'i souy pr'arrey. Brunei qu'a débat lou soun teyt,
« — E né s'én doute pa, — belhèou mè dé cinquante
« Obyets d'art précious, chens tira-n nat proufieyt...
« Sabéts ount'ey troubat aquére gran potiche,
« Merbélhe dé trabalh é d'un rare géni... ?
« Espiats un chic... lahore... ou houns d'aquére niche,
« Fourmade dé bouquins iragnous... Qu'és aquí
« Qué lou nous Sapientas, — innoucente nature, —
« Estuyèbe aquét pot, cap-d'obre dé sculture... !
Adaquets moûts, Brunei, miey mourt, esbalourdit,
Qu'où dits tout palpitan é coum un esbarrit :
— « Baroune, n'abèts pa troubat déhèn l'albastre...
« Coucarrey .. ! » -i
— « Si, dé bray ; coum ü proube dé piastre,
Fort mioude, grizalhouze... é dé pudènte àoudou...
Mé, d'un cop d'escoubet, Yantin, dé malumou,
Qu'a tout yétat ou hèms per déla la ruèle... »
A ! pràoube Adèle ! Pràoube Adèle !!

�L'ABOUCAT Ê LOU LABOUREDOU

Partit ént'a Paris, coum fort d'àouts, boùn crétièn,
L'aboucat Pèlepoïït qué-n é tournât payèn,
Mé payèn arràouyous é dé la péye enyènce ;
Car n'abè dou batiòou gouardat nade crédènce.
Sus aquét pun dizém, bién qu'estoùssi malin,
Qué ressemblèbe fort a l'àzou dou moulin.
L'àzou tapâouc né créd arrey, né Diou, né Diable ;
Mé qu'a lou boun esprit dé-s cara... Lou sabèn
Dé la soue impiétat a tout pippas qué-s hable,
En bile, ous cams, pertout, qué-n eschourdéch la yèn.

Aquèt tic qu'où balou, l'àout your, ü tàou réplique,
Què la léncou qué-m prut dè la rènde publique.

Qué-s passeyèbe doùn fuman, coum un ségnou,
Déban la Glizi, quan passe ùn labouredou,
Hàout dé talhe, goualhàrt, bère flou dè youénesse.

�— « Oun bas atàou ? s'ou dits. » — « Té ! qué bàou a coufesse ;
« Yuste doumàn qu'é Marterou,
« E lous rnourts qu'an bésougn dé you... » —

— « A coufesse ? Es-tu pèc ? Aqui qué-n ès encouère ?
« Mé n'é pa soùnque boùn ént'a la marmalhère,
« Tà las hemnotes lhèou... Mé tu ! tu qu'ès trop gran
« Per gaspilha lou tems a parèlhe foutèze... » —

— « Trop gran, trop gran..., qu'at sey, sé respoun lou peyzan ;
« Qu'ad ey bién bis, sourdat, én passan a la touèze...
« Mé qu'ey tà-m ha chicoy ùn sécrét merbélhous...
« Qu'é dé pléga l'esquie é dé-m méte a yénous... » —

Mout superbe, pergoun, oun cap tout l'Ebangile
E qui rendéré sègn s'ou sabèn médita.
Mé per lous Pélepouts qu'és ou ménch inutile :
Lous àzous né coumprénen pa !

�PARÀOULE DE REY

—

«

YOU QUÉ

SOUY

INNOUCÈN !

QUÈ'M'

ÈN

LÂBI

LAS

MANS !

Aquèt mout prounounsat per l'infâme Pilate
E badut lou refrègn dé touts lous sacripans,
Qué-n rapèle ùn bién broy dou nous rey Enric couate.
Qué die lou nous, pramoun, bènte-segn-gris ! qué-n és ..
Qué-n és, ou ménch outan, sé nou mé, qué biarnés.
Qui doùn yamé coum ét abou l'amne gascoune ?
E l'umou gayhazènte ? é la feysoun luroune ?
E lous réplics charmans? E, — mè qué tout aco, —
Las luzis dé l'esprit, la tendresse dou co "?...

Cèn probes qué-n abém ; més, entre las mè bères,
Qu'és la qu'un your é dou, bizitan las galères.
Quan bédou touts en cerc lous agnèts dou coumbèn...
A l'un que dits : — « Qu'as heyt?... » —

»

�— « You? qué souy innoucèn,
« Sire ! Aci qué-m a miat üe errou dé Yustici... ! » —
— « E tu, caddèt ? » —
— « Ségnou, you qué souy chens malici,
« E yamè n'àouri heyt màou ou méndre mousquit...
« Més un bézin yélous ouyutye qu'a mentit... ! » —

— « E tu ? »
— « You, qu'abi, Sire, ü fumêle endiablade
« Un hissoùn... qu'é bertat. Mé, sé l'ey estranglade,
« Ségu, qu'és én droumin... ou bien qu'èri pintat...
« E qu'és ère, dalhous, ère qufa débutât... ! » —
« La brabe yen !... Touts blàns coum néou... ! — E tu, lahore,
« Quign é lou toun pecat ? » —
— « 0 ! you !... s'abèn sabut
« Tout so qu'ey heyt dé lè... bi ya bère bère ore
« Qué-m àourén dab rézoùn escouriat ou pénut... ! » —
— « Gardien! biste hicats aquét couquin déhore!...
« Dits bibemèn lou rey ; car dab tan de défàouts
Qué sérè bien flchut dè gouastà-m touts lous âouts !... »
A qui da lou perdoûn dab tan tan dè finesse
Qué càou bién perdouna tabey coque péguesse...

�REFLEXIOUN MORALE

Ü càouze fort dròlle én lou mounde :
Qu'é la coustume dé la yèn
Dé-s plagne é réplagne soubèn
Dous màous doun lou nous cos abounde.

— L'un qu'é trop hort; l'àout qu'é trop flac;
Aqués patéch dé l'estoumac ;
Un couatàou qu'à l'esqui doulènte
E qu'at dits a l'escamarlat.
Lou mayre qu'a lou cousdebente
E lou curé qu'é trop sarrat...
Atàou, dou cap enqui-a la came,
Qué si Moussu què si Madame,
En la bile coum én lous bos,
Arrés n'é countèn, dou soun cos...

�En rébenye, l'amne, s'ey hide,
Qué déout esta sane é solide ;
Car n'entèns dize a nat mourtàou
Qué la counsciense qu'où hey màou..

�EFEYT DE LA POU

- « Hè-m pou ! » sé dizè Yan a Pierre.
— « Ha-t pou ? perquè ? » respoun aqués.
— « Qu'ey lou sanglot, é, sé-m das la tremblère,
« Qué-m passe ou talèou coum m'a prés. »

Pierre labéts, — coum s'arrey n'ère :
— « Presté-m doùn cènt escuts é qué-t-én sàourey grat. »
— « Tè ! qu'é curious. Merci ! qué-m a passat... ! »

�MARTE LA HOLE
1798

Libremên birat de Janssemin

I
Ou bilatye tan broy é tan frés d'Estibàous,
Dén la hounsade oumprouze oun l'arrigan tourtéye
E dé sous aygues poutiquéye
Are lous bers, are lous sàous,
Ü meyzoùn dé parét d'àouscops ère estuyade.
Qué l'aprèben Lahite.
Or, ùn matin d'Abrîou,
Aqui médich, péndèn qué la bintième anade
Tirèbe ou sort per la lhébade,
Ü gouyate pensèbe... é puch préguèbe Diou...,
E puch, né sabè mè ni qué ha, ni que crède :
Assédé-s é lhéba-s, marcha, tourna-s assède,
Coum s'abèbe abalat coucarrey dé trabès,
Ou sé lou sòou bourèn ou cramèbe lous pès.

�Qu'ère broyé pourtan ! Qu'abè tout entà plaze ;
Qu'abè tout soqué yéte un ômi dèn l'estaze :
Talhe mioude, cos drét, pèt blanque, négue pèou,
E lou gouélhoún blu..., blu dé cèou...
E tout aco tà fin, tà fin, qué, peyzanéte,
Passèbe ayzidemén per ü damizeléte.

Marte plàn qu'at sabè ; car un miralh hardit
Mantr'ùn cop qué l'a-d abè dit.
Més a péne sé gouey l'abè dat ü gouélhade ;
Trop qu'abè lou soùn co plègn d'ugnàoute pénsade.
Souciouze coum qui-atèn, mude, lou cot ténut,
Qué trémble é qué pahléch ou mendre chicoy brut.

Qu'éntre én déco per la couzine
Annéte, la bézie ; é, chèns esta sourciè,
Qué-s béd plàn qué chagrins ère t'abey n'abè.
Mé bah ! yuste ou talèou qué-s débine a l'alure
Qu'én lou soun co lou dôou né gahe pa, qu'eslurre.

Coumt'abè l'er countèn, Martote pousse un crit :
— « N'i soun doún pa caduts... ! 0 ! parle !... En é sourtit?... » —

- « Né-s sap arrey encouère. Amigue, prén couratye...
Qu'é miyour ; qu'at sàouram betlèou.
Qu'as a trembla? Qué-m hès pou dap lou toùn bizatye.
E sé partibe Pol, qué-n mourirés belhèou... ? » - -

--«01 n'at sey pa !... » —

�— « Qu'as tor ! Mouri Ì Quign badinatye !
« Qu'àymi Yàouzèp. Sé part, ségu qué soufrirey ;
« Larmes qué-m en cayra mè d'üe é mè de couate ;
« Mé, bos-té ! aténdéou chens mouri qué sàourey :
« Nat gouyat n'é yamé mourt per nade gouyate,
« Amigue, é qu'an rézoùn. Coum dizè lou paygran :
« Arrés né pêrd tan
« Coum lous qui sé-n ban.
« Counsumi-s dé doulou séré doùn gran péguésse.
« Per pacienta, tiram las cartes. Dé ségu,
« Tout qu'é sourtit per you, tout sourtira per tu.
« Acasse doùn, — qu'at bouy, — é chagrin é tristesse ;
« Aném ! hè lèou dé-t counsoula ;
« La carte urouze ba parla !

En débizan atàou, qué hey sède l'amigue.
Qué prén ùn er sérious, é n'arrit pa mè brigue.
A plazé, qué desplègue un biélh tros de tartan
E s'apreste a l'assay, las cartes a la màn.

Co qui soufre créd mey encouère !
Marte qué-s dache ha ; louégn dé trembla, qu'espère .. !
A yoc tan danyèrous pourtan né-s hiden trop ..
E l'amistouze é la làouyère,
Chèns brigue counsulta-s, qué cànten én un cop :

«
«
«
«

Cartines tà soubèn charmantes,
Per nous, gouey, né sits pa méchantes !
Rey dé Trèfe, dame dé Cur,
Ous amourous pourtats bonur ! » —

�116

MI

E las cartes betlèou birades, rébirades,
En très piélots qué soun ranyades.
Qué càou coupa très cops ; qu'é heyt... Ah ! boùn signét !
La permère qu'es un baylét !
Las coulous én cadén s'alignen sus la tàoule...
Las dus bouques soun chèns paràoule...
Lous couate gouélhs ardèns, més un chic espouyrits,
Séguéchen ansious lou moubemén dous dits.

Sous pots dé Marte anfln ùn arrizét flouréye :
La Dame de Cur qué paréch ;
Lou Rey dé Trèfe qué séguéch 1
Sé nade pique né puntéye,
Pol qué sera sàoubat ; lou yoc né pot ménti ..
Sèt piques soun déhore, ü souléte qué-n reste ;
Mé qué yure Annetoun qué nè déout pa sourti.
Qué badine, qu'arrit... Tout d'un cop, qué s'arreste...
Car, coum un cap dé mourt yétat ou miey d'ü heste,
La béoude négue cad é bien crida : Malur !
Yuste en déco, lou tambour tapatyur
Ou louégn dap lou fifre brounzine
E mescle lou soùn roùllemèn
A l'esclat dé las buts è dous pas dé la yèn.
Un tàou brut a tàou your, chèns péne qué-s débine.
Qué soun lous faborits dou sort en libertat
Qué l'afrous démoun dé la guerre
Ou tiratye abè réfuzat,
E qui s'esbàten, hòous, dansan dén la carrère.
N'an pa tor ; qu'é tà tris lou mesti dé sourdat...!

�Tabey, quigns quilhebets é quignes enhilhades !
Bé soun flès d'aflcha lou chifre sàoubadou !
A l'entour d'éts, las mays qué soun lèou apiélades,
Plouran, fors dé plazé, mé couan mè, dé doulou...!

Moumén cruel, terrible ent'a las dus meynades
Qué las cartes andore an tan endoulourit !

Coum la clamou déhore é s'enténè mé horte,
Marte n'i tién pa mè ; qué s'eslance a la porte...
Qu'a tout bis. . Ou talèou, coum s'ére abè choupit
Ü serp, un escroupioùn, qué pousse un crit,
E, proche d'Annétoun are toute arrizènte,
Qué cad miey-mourte... agonizènte !...

Trop las cartes qu'ad abèn dit.
Dén la troupe d'urous qui-ou pëis sé-n tournèbe
Plàn s'apercéout Yàouzep ; mé lou Pol qué manquèbe...
Lou pràoubot n'abè prés
Qué lou numéro très !...

Dus sémmanes après, dé la Glèyze floucade
La chansouze Annétoun sourtibe courounade.

A Lahite, ùn couscrit, mè qué touts atristat,
Pol, ü larme ous perpilhs é lou sac sus la réye,
A la gouyate én dòou dits d'ü buts qui trembléye,
Mé desbourdante d'amistat :

�— « Qué-m hèn parti, Martote, é lou bonur qué-s quite.
« Més anfln n'é pa dit qué touts débin mouri.
« Chèns pay, ni may, n'ey pa sounque tu tà-m chéri,
« E doùn, sé lou boun Diou é-m espragne la bite,
« Aquére bite, éntèns, qu'é la toue. A l'àouta,
« Coum un bouquét d'amou, la biénerey pourta ! » —

�II

Quan lou broy més dé may, én ràoube blanque é roze,
Dé l'iber én printems hey la métamorfoze,
Qu'esbarréye outour d'ét, coum un rey générous,
La pats é lou plazé, sustout ous ménch urous.
A la sou lèn, tout qué flourèye ;
A la sou luts, tout qué flambéye ;
Lou co qué s'òbre coum las flous.

Dén las planes, sus las colines,
Nat né manque dou saluda,
Pramoun, s'arribe a plazérines,
Coum un eslambric qué s'én ba.

« Bite braque, heste mè hole ! »
Atàou dits la Nature a la prime sézoùn.
Tabey, tout soqué blou danse la farandole.
Arrìou, brize, youénésse, àouzèt è papilhoún,
Dou matiàou ou sècouc, dou sécouc a l'àourore
Ou mey arride, ou mè muziquéya què hèn.
Més aquét paradis né-s gouste qué déhore..,
E, rounyade d'anuy, Marte qué-s tién déhèn.

Escoutats lou soùn plagn doulèn

�«
«
«
«

Las hourénglétes soun tournades ;
Las d'ariban qué soun capsus.
Ah ! né las an pa séparades,
Ères, coumt'an heyt dé nous dus... !

« Encouère ou cot, — las charmantines !
« Qu'an lou broy riban satinât
« Qué Pol, per la mi heste, ous métou l'an passat,
« Quan biénèn péluca dén las noustes manines
« Lou disna dé mousquits pr'adéres amassat !...

« Qué l'aymèben, are qu'at bèdi,
« Puchqu'ou cèrquen dous lous gouelhets...
« Birats, birats outour dou souquét oun m'assédi ;
« N'y é pa mè, pràoubes àouzéts... !

«
«
«
«
«

Qu'où ploùri, your é noueyt, souléte, chens amigue.
Mé dè plourà tustem l'amistat qué-s fatigue ;
Damourat-mé, bous aoûts ! Aci, lou sou qu'é bèt.
Bous, qu'àourats lou bonur ; you qu'àourey lou mey rèbe...
Dé gràci, damourats, àouzèts qué Pol aymèbe ;
« Qu'ey tan bézougn dé parla d'ét !

« Espiats couan soun chic sâoubatyotes !
« Qué sènten qué-m hèn béy é qué-m bàlhen la pats.
« Qué-s caréssen, pràoubes bestiotes...
« Caréssat-pé lountèms ; lou bos bonur qué-m plats...

« Qué las àymi pramoun qué soun un pa fidèle...
« Pol qu'ous sémble én déco ; car fidèle qué-n è...

�« Ent'adéres tapàouc la yèn n'é pa cruèle ;
« Houréngles né tùben yamè...
« E lous omis entr'èTs qué-s mitràlhen pr'arrè...
« Mitralha-s ! qu'ey you dit?... Moun Diou quign mout orrible...
« Démpuch qué n'escrlout mè, qué-m ou bey tustem mour,
« Plégn dé hagne é dé sàn é tràoucat coum un crible,
« Ou dégourat per un botour... !
« Sulemén d'i pensa qué trémbli... qué fréméchi...
« E dé frèbe é dé pou chic à chic qué-m mouréchi...
« E pourtan, Sègnte May dé Diou,
« Qué bourrl bibe, sé Pol bìou... !

«
«
«
«

« Ount'èts, hourénglétes aymades... ?
Ah ! quéyégni trop hort ; qué las ey eschéntades...
Tournais ! Entre ét é you qu'èts lou soulét anèt...
Qué parlerey mè dous ; n'àourey pa mè la frèbe...
Damourat-mé tustem, àouzèts qué Pol aymèbe ;
« Qu'ey tan bézougn dé parla d'ét I! » —

E chaque your atàou qué-s plagn, la pràoube amigue,
Près d'un ouncle amistous qui né sap qué yémi.

Qué ya cos plégns dé Torse, ô d'àouts qui né-n an brigue ;
Marte qu'ère d'asqués aci.
Qu'é pr'aco qu'a chiquéts é-s bédé counsumi...

Lou mounde tustèm proun a màou dize, a màou béde
Qu'arridè dou soùn doou é n'i boulé pa créde...

�Cépendèn, quan, per Martérou,
A la misse bédoun un cierye
Bruhla sus l'àouta dé la Bierye ;
Quan, lèou après, lou boun Pastou
Dizou d'ü buts lènte é doulènte :
« Bones amnes, prégats per Marte qui-é mourènte... »,
Chacun bâcha lou cap, hountous,
E dou co lous Paters qué sourtin plouricous !

Né mouri pa toutùn ! Ou permè houéc dé l'àoube,
Lou biélh ouncle aténdrit qu'où dits ùn mout tan boùn
Qu'aquét mout soulét qué la sàoube.

Ü luzi qu'a lèou heyt d'où rebiéne ou gouélhoûn ;
Lou soùn sàn rafresquit qu'où galope én las bègnes ;
Las crampétes dou co dé bite toùrnen plégnes ;
Qué créd ! qu'espère ! qu'ayme!... E quan l'oùncle arridèn
Ou dits : — « Dap lou trabalh, lèou séram près, meynade »
Qué respoun : — « Trabalham, hort, hort, chèns prène lèn !

Qui-at pouyra créde anfin? Marte rébiscoulade
Biou per ugn'àoute amou..., per l'amou dé l'aryèn!...
0, dé l'aryèn ! Qué-n bôou ! L'aryèn soul qu'où tourmente...
Per abé-n, sé-s poudè, qué-s bénéré lou sàn...
Or, lou trabalh qué-n balhe a toute màn balente ;
Balènte séra la sou màn.

Qui-és doùn aquére marchandéte
Tan bérouyine é tan fresquéte,
La flou, la reyne dou marcat?

�Qu'é Marte. A l'estalét talèou qui-s hey entène,
Dé croumpédous mè d'ü céntène
Qu'où fornien esbantalh, é nat
Né s'én ba chèns abé croumpat.
Lous bielhs qué la troben charmante,
Lous youéns amistouze, atirante ;
E pr'aco tustem l'or qu'où plàou
En las poches dou débantàou.
Un an qué-s passe. Marte, urouze, qué trabalhe ;
Car Pol n'é pa mourt ; qué l'an bis... !
Què s'ou sarre lou co, lou froun qu'où débién tris
Quant arriben bruts dé batalhe ;
Mé l'espouer lèou qué lé tournât
Sé lou soùn réyimén n'é pa brigue noumat.
L'ouncle, ùn your, capacap dap ère én la crampéte,
Qu'où dizè : « Per abé lou bonur qué tu bos,
Qué càou fort dé dinès, Martéte !
« Mé qu'ous àouras betlèou 1 chicoy piélot bad gros :
« Sàpis atènde. Espí couant isle la bourséte...
« Dap l'aryèn dou mey cam é soqué-t as gagnât,
« Né-n as pa tu déya mè d'ü bère meytat ?
« Encouère coques més... Qué bos? Bonur qué couste..
« Mé, qu'at saps, lou médout arribe après la crouste ..
« Après la péne, lou plézi.
« Countune doùn ! Aban mouri,
« Ségu, you qué-t beyrey urouze... qu'ad espèri... » —

Qué-s troumpèbe, lou pràoube biélh !
Dets yours après, la mourt qu'où cluquèbe lou gouélh.
E Marte toute én plous qu'où mièbe ou cèmitèri...

�Un sé qu'ère achoulade ou pè dé la sou crouts,
Un passan l'éntenoù dize aquès couate moûts :
— « Lou couratye qué-m abandoune... !
Atènde mè né pouch ; souy féble coum un hiou...
Oumpre d'un ouncle ayrnat, perdoune...
Qué-m ad a permétut lou Ministre dé Diou ! » Décidade, qué-s lhèbe ; arrey mè né l'arreste.
Lou lendoumàn, ous gouélhs dou pèïs interdit,
Mubles, boutigue, oustàou, tout chanyèbe de meste.
Qué bénou tout, médich lou lheyt ount a droumit,
Tout, tout... soùnque pourtan ü croutzéte dorade
E la pélhe d'indiéne a gragnots blàns é blus,
Qué Pol l'aymèbe tan dessus.
Or qué boulé ; qué-n é couzude ;
La soume exijade qué l'a !
Mé tan, tan youéne, qué-n bas ha ?...
0, qué-n bas ha, souléte é chens ayude... ?
Qué-m freméch l'amne, arrey qué d'i pensa...
Qué part toute pahlote é dé dôou abilhade.
Qué sémble, en sé-n anan dou soùn bièlh oustalet,
L'ànyou dé la doulou qui reprèn la boulade
Dé cap ent'ou bonur qui l'arrit un chiquét...
Qué càou béde dé quign pè leste
Trabesse prats, carns, bos... coum l'aouzèt chens touca...
Ou presbitère mut qu'és entrade déya.
Un prêtre ou péou blancous, ou bizatye céleste
La récéout d'ùn èr amistous.

�— « Omi dé Diou, dits Marte en cadén a yénous,
« Qué-p pòrti tout soqu'ey ; qué poudéts are escribe...
« Croumpà-ou la libertat, mé... chéns parla dé you...
« Chèns dize qui-a pagat ; qu'at débinera prou...
« Né sits per you crégntiou ; you né souy pa crégntibe
« Ou bras qu'ey forse prou tà-m gagna dé qué bibe.
« Piétat ! òmi dé Diou ! Oh ! piétat ! tourna-t-m'ou... ! »

�III

Qu'àymi lou curé dé campagne !
Coum lou dé la gran bile ét n'a bezougn yamè,
Per ha créde ou boun Diou é prêcha lou débé,
D'empouriqua-s l'esprit ou bec dé la mountagne,
Ni dé s'esganurra per prouba, libi-ouber,
.
Lou Paradis ou bién l'Infer.

Outour d'ét tout qué créd ; outour d'ét tout qué prègue.
Pr'aqui qué hèn pécats, ségu, coum né hèm touts.
Mé lou prêtre dous cams qu'a prou dé la sou crouts ;
Déban ère, lou Diable plègue.

0, qué t'àymi, curé peyzan !
Dén la tou bite escuragnouze
Qué-t tròbi mile cops mè gran
Qu'un rey én la sou cour poumpouze.
Car né bious pa sounque ent'ous aoûts,
Tà soumia la bertut, darriga lous défàouts !

Tabey, dap quigne ardou sus lou soùn puble é bélhe !
D'esta meste qu'é broy, mé d'esta pay qué mélhe ;
E pay qué-n és, é dous mè boùns ..

�Ou huy un pécadou ? Qu'où counéch, qu'où ba couélhe ;
E mantr'un cop, mélèou qué d'où tira l'àourelhe,
Qué-p ou hey crouchi dus poutoùns...

Per las errous plegn dé perdoùns,
Qu'a bàoumes ent'a la soufrènse,
Doussou, respec per l'endiyènce,
Paràoule piétadouze ent'ous chagrins dou co,
Amou per touts. Qu'é per aco
Qu'én Estibàous chacun l'apére
Lou Médécin dé la mizère ;
Qu'é per aco tabey qué lèou Marte obtiénou
Coumpatissence per la sou.

Mé, per malur t'à la meynade,
Aqués cop, Pòmi-sègn àouré mélhe sabut
Descoubri d'ùn pécat la négrouze pensade,
Qué lou sourdat chèns noum perdut én ue armade,
E qui, dèmpuch très ans n'abè pas escribut...
Sustout labéts qu'où brut dous sioulets dé las baies,
Dous sabres, dous clérouns, dous canoùns arràouyous,
Cheys cèns mile francès sé-n anèben gàouyous
Ha dous mestes capbat toutes las capitales,
Esbrigalhan chaque matin
Soqu'ous hazè pouchiou sus lou camin,
Né prénén lèn sus la terre estranyère
Qué per courre mè louegn encouère.

L'estiou darrè, qu'é bray, l'ouncle escribou soubèn ;
Mé l'armade biénè dé ha trible campagne.
Pol qu'abè, sé dizèn, chanyat dé reyimèn.
Un l'abè bis en Suisse ; ugn'aout én Alemagne... ;

�128

mMMm^mMmmm;MmMm^

Né sabèn pas arrey... Parèns né-n abè nat...
Bah ! dizèm tout ; l'infortunat
Sourtibe d'aquét loc oun ùn heyt dé meynatyes
Biben dé la piétat quTous serp dé raay... Pràoubot !
Cerca la sou lountems a trabès lous bilatyes
Chèns la trouba yamè... Qu'ère lhèou én lou clot... !
0, belhéou... ! Qu'é labéts qué lou soun courillot,
Bruhlan d'esta chérit, l'estou plan à Lahite ;
E, chèns la guerre, aqui qué-s plantèbe la bite 1

Are qué sabém tout, dacham lou boùn curé
Perségui la rude enterpréze
En han courre tros de papé
Capbat touts lous camins dé la poste francéze.
Bam a la meyzoùn dé parét
Béde la nouste Marte aplicade a l'oubratye.

Ah ! coum tout a chanyat ! Yé, per lou maridatye,
Qu'abè linye, troussèou, escutoùns ou pouchét...
Are, l'iber, chèns houéc é dap un rét qui pèle,
La malurouze n'a pa mè
Qu'un hiélous, un tourdoulh, un didàou, Pagulhè
Per hiéla làn é couze tèle...

Ah ! né-t plagnerey pa dou trabalh dous toûns dits.
Riche, un your, lou toùn co yémibe...
Are, pràoube, qué-t én arrits... !
Qu'as rézoùn. Pol, sàoubat, près dé tu pouyra bibe...
E, coum té débra tout, é bite ó libertat,
Cèn cops mè t'aymera, meynade...
Cèn cops mè séras adorade... !

�E labéts, — bonur double ! — adiou la pràoubetat !
Es-ét pràoube yamè lou qui-ayme é qui-és aymat ?
Urouze la gouyate pràoube... !
L'abiéne qu'où paréch coum l'àoube
D'un bèt your ; mélhe encouè, coum un arriou dé méou...
E dé louégn la soue amne a chicoys glouts qu'où béou...

Atàou trabalhe Marte ou houns dé sa crampote
Péndèn cheys yours dé hiou a parti dou diluns.
Lou huzèt birebare é lou soùn didàou trote...
Més, outan hey dé cops l'assot ou l'escabote,
Outan l'agulhe é coûts dé puns,
Outan tabey é mè, lou soùn esprit en biatye
Qu'où téch dé dous mouméns é dé yours chèns nuatye !

Tout aco lèou gran brut hazou,
E per Marte la yèn d'amistat qué's prénou.
Qu'ère, ou printems, tantos ü douce sérénade,
Ú guirlande dé flocs sus la porte estacade ;
E, tantos, prézèns délicats
Qué biénèn ofri-lé bézins atenciounats.

Annéte sus toutes primèbe.
Marte qué-n ère urouze, é lou soùn co tan pur
Crédèbe mey encouère ous souhèts dé bonur
Qu'en cantan chacun l'adressèbe.
Discretemén qu'ous escoutèbe...
E puch, la noueyt,
Qué s'én yumpèbe dén lou lheyt...
Ah ! lou dous rèbe !

�130

Un diménye matin, lou curé tan aymat
Quél'arribe esbérit ou sourti dé la mésse.
Dé plazé lou soùn froun qu'é tout illuminât.
La màn dréte, qui tién un papé desplégat,
Qu'où trémble dé bonur outan qué dé bielhésse.

— « Marte ! Marte ! s'ou dits ; lou Ceou qué-t bénédéch
« Lou toùn plazé couménce é lou chagrin fénéch...
« Qué-m é l'a heyt trouba. . ! Dé touts lous màous qué-t bénye!...
« Qu'ère a Paris ; qu'é libre é qu'arribe diménye !...
« Arrey n'a débinât... ! Glorious que-m escriou...
« Qué créd qué la sou may qué-sé heyte counéche...
« E qu'é riche é qu'où sàoube ..Ah ! dacham-lou paréche.. !
« Quan sàpi soqué-t déout, tout soqu'as heyt pr'aciou,
« Pol, ou houns dou mey co, qué-n ey l'asségurènce,
« T'aymera mè qué tout... Mè qué tout après Diou.
« Ba doùn luzi lou your dé la tou récoumpénse ;
« Préparé-y lou toùn co. Puchqué tourne ségu,
« Ou ras dé you qué-t bouy a la soue arribade...
« E qu'où bouy ha coumpréne, ous gouélhs dé la countrade,
« Lou bey d'esta chérit per un ànyou coum tu !... » —

Ou cèou dous Biénurous, — lous sapièns qu'at prétènden, —
Qué s'entèn ü muzique a mouri dé plazé ;
Martote, ad aquéts moûts quPén lou soùn co descènden,
Senti qué, coque cop, nous l'énténém tabé.

Lou diménye anounsat arribe. Tout doréye
Ou sou flamban dou més de yùn.
La yèn cante, arrit é houléye...
Qué-s bed qu'é double heste aquét your per chacun.

�Miyour soune. Betlèou, quitan la sègnte Tàoule,
Lou biélh curé paréch. Marte, l'anye ou froun pur,
Bachan modestemén lous soùns gouelhoùns d'azur,
Qu'é bergougnouze é chens paràoule...
Qu'é toute a soue amou ; qu'é toute ou soùn bonur...

Lou puble outour d'éts s'agurmère.
Espectagle plégn dé grandou !
Qué dirén qu'Estibàous atôn un gran ségnou.

Tout lou mounde capbat la coste qué dabère
E qu'arribe én bournin, coum Pabélhe ou cazàou,
A la bouque dou camin nàou.

Sus la route dou yert tan planère é tan mude,
Arrey né-s béd, arrey, sounque, a plaps, coque àouzèt...

Tout d'un cop, un pun négue aparéch... ; qué rémude... ;
Dus omis... dus sourdats... Ah ! lou mè gran qu'és ét !...
Couant'é bèt ! qu'é badut mé hort, mè gran encouère...
Qué s'abânsen tous dus... Mé l'àout... ? Qui-és doun aquét... ?
Dirén ù hemne... 0 Diou ! qué-n és... ! Ue estranyère...
Broyé é graciouzemén bestide én cantignère...
tf hémne dap lou Pol ! Més oun ba ? Mé qué hey... ?

Touts lous gouélhs soun bracats sus éts. Marte, miey morte,
E lou prêtre é toute l'escorte
Fréméchen é soun muts...
Lous aoûts aprochen mey...
Né soun mè qu'a bin pas. Déya qué's hèn entène...

�Més are, qu'és aco? Pol semble dén la péne...
Qu'a bis Marte é, trémblan, hountous, s'és arrestat...

Lou prêtre n'i tién mè. D'aquére buts hotène
Qui hey trémoula lou pécat :
« — Pol quíés aquére hemne ?» —
— « E, coum un coundamnat :
— « La mi, sé dits, la mi ; car qué souy maridat !... » —

Un crit estoufat part. Lou curé s'arrebire :
— « Marte ! sé cride, Marte ! Aci bach càou soufri ! » —
Me Marte brigue né respire.
Touts qué trémblen ; qu'an pou dé la bédé mouri...

Qué-s troùmpen, né-n mou pa ; médich qué sé-n counsole...
Qu'espi Pol amourouzemèn...
E puch, qué sé-n arrit..., sé-n arrit coum ü hole... !

Elas ! né poudè mè sé-n arride outemén ;
Car déban toute l'assemblade,
Ous moûts qué l'infidèle abè dachat cadè,
Qué bienè, la pràoube meynade,
Dé perde la rezoùn..., dé la perde a yamè... !

Quan Pol é sabou tout, qué quita la countrade...
Qué dizen qu'a l'armade ét betlèou sé-n tourna.
Aqui, lou malurous, coum ü amne damnade,
Fatigat dé la bite, un your, qué la yéta
Ou trabès d'ùn canoùn qué biénèn d'aluca.

�Per Marte, la triste Martéte,
Ü noueyt qué s'escapa dé sa négue crampéte ;
E dèn Habas, démpuch labéts,
Pendèn trénte ans, qu'an bis l'innoucente agneréte
Courre, ha sàouts é biroulets.

Lou brabe mounde, quan passèbe,
Dizè : « Quign ès, Martoùn ? — car chacùn qué Paymèbe.
Mé lous gouyaticots qui d'arrey n'an piétat
E s'arriden dé tout, mèdich dé soqu'é triste,
Qu'où cridèben dé louégn : « — Marte ! Marte ! un sourdat !
E Marte qui-abè pou dous sourdats, houèyè biste.

Are sabéts perquè trémblèbe ad aquét crit.
E you, qui tan dé cops tabéy é l'ad ey dit,
Démpuch qué m'an coundat la sou bite estranglade,
Ah ! qué bourri bayza la sou ràoube esquissade...
Qué bourri démandà-ou perdoùn a dus yénous... !
Né trouban qu'un toumbèou..., qu'où coubréchi dé flous !!

�ÙN PEYZÀN

DÉ

MOUNSOUÈ

A M. Evariste H UC.

0 ! la brabe yèn dé campagne... !
Escoutat doùn aso, sé-p plats,
E puch arroun, qué-n parlerais.
Per ha coze coque castagne,
Pol ou bézin emprounte un càouteroùn.
— « Aci qué l'as, dits l'àout, — un pégourroùn, —
« Mé tourne-m-ou dén la matiade ;
« Qué-n ey bèzougn tà la bugade. » —
Bah ! ni lou sé, ni lou matiàou,
Lou càouteroùn né parech a l'oustàou.
Lou prestedou, coum un esclayre,
Dé courre enso dé l'emprountayre
E dé réclama lou soùn bey.

�— « Déso dé toùn n'ey pas arrey, •»
Respoun Pol.
— « 0 boulur ! Arsoulhe ! Nas d'ibrougne !
« Dé dénéga n'as pa bergougne ?
« Doumàn ou tribunàou qué-s yutyera lou truc... »

Pol qu'és un gran couquìn, mé nou pa malestruc.
Qu'abè leyit, én ùn chapitre
Dou gran Libi dé Moussu Hue,
Qu'en feyt dé càouteroùn posséda qué bàou titre.
Qué sé-n perbàou. Arroun, per mélhe sourtis-s-én,
— Espiats sé lous peyzàns an lou Diable à la bote, —
Dab un signe dé crouts, coum ù biélhe dé bote,
Lhéban cames é bras, qué preste lou sermén,
E qué s'én ba, cap hàout, proclamat innoucén.
E lou panât?...
Ous frès louyutye qu'où coundamne !...
Encouère trop urous d'esbita la prézoùn.
... Mé quant estou soulét dap lou Pol s'ou perroùn :
— « Malurous ! s'ou dizou, qu'as perdut la toue amne... ! » —
— « Qui yo ! qu'ey perdut l'amne... ? E tu... lou càouteroùn !

�GRAS

È MAGRE

Qué-p én bourri dize ü dou curé de Tétiou...
E la die?.,. — 0, toutun. Sé né la bouléts créde,
E doùn, ma foy, anat-yi béde...

Qu'ère magre, l'oumiot ! coum ùn biélh couteliou.
Dap lous os é la pét souléte,
Qu'àouréts yurat üe esquelète.
Mé qu'abè mè d'esprit én lou soùn cabourroùn
Qué mantr'ùn curé dé cantoùn.
Qué-n dou l'àout an ü probe outà dròlle qué nabe,
En sé bagnan miey curt dèns ùn répléc dou Gabe
Dap ùn canoùnye bayounés.

Aqués, — ùn poucharras a panse espatrassade
È trufandèou encouère mè qu'espés, —
Coum d'at pensats, né manca la puade
D'escarnî lou nous pràoube clàou.
— « Counfray, s'ou dits, qué-m-souy derroumbat lou rozère..
Mé, sé bouléts, qué pouch encouère,
E, fort a d'ayze, rècità-ou
En mé serbin dou bos esquiàou. » —

�— « Qu'at bouy, rèspoun Tétiou à court dé patiènce ;
« Qu'at bouy, més à la coundicioun,
« Qu'an sits ou cap, dé da dus pots ou médalhoùn...
« Pramoun aquí qu'é l'indulyénse... » —
Lou canounye outalèou perdou la débocioùn ;
E, per lou cèntàou cop, lou capràn dé las Lanes
Mucha dé quign coustat flouréchen lous coudanes.

�LOUS MÉDECINS EN CHINE

Ous docturs dou « Disna landes

Brabes amies, flou dé la médécine,
Doun possédam tà broy bouquét aciou,
Quigne candèle é débéts ou boùn Diou
D'esta dé France é nou pa dé la Chine !
Acén capbat, qu'ats chanse dé pénuts !...
Dé touts qu'abéts l'estime la mè hàoute.
Lou bos malàou gouaréch? — Un bros d'escuts.
Bién a mouri? — Qu'é tustèm la sou fàoute...
N'é pas atàou ou peïs dous magots...
Aquí qu'existe ü ley, ü ley sàoubatye...
E qué la càou exécuta, pràoubots !
S'abets bézougn dé gagna-p lou poutatye...

�Per l'orde doùn dou chinoués ampérur,
Quan dé la noueyt arribe l'escurade,
Tout médécin, ou suryèn ou doctur,
Déout aluca sus toute la fassade

Dou soùn oustàou, — sus rén plan alignât, —
Un cop outan dé lanternes flambantes
Coumt a dachat dé clians, dé cliantes,
Ana droumi, dén l'anade, ou ségrat.

Yutyats un chic quigne lutzère... !
Sustout a l'entour dé Nadàou... !
Qu'i pouyrén léye lou yournàou... !
E chens lunéte encouère... !

Or, yuste én aquère sézoùn,
Pr'aqui biatyéyèbe un gascoùn
Floucat dé la sou youéne espouze,
— Hemne charmante é graciouze,
Coum soun toutes d'alhous, — né dizits pa que nou, —
S'ou bor dou Gabe é dé l'Adou.

Aquéste, per hazart, qu'ère un chic gourmandéte ;
E pr'abè trop minyat d'un nid dé houréngléte,
(Qué soum én Chine), ü noueyt, qu'abou lou courilhot
Fort destoubiat é tout barboulhadot...

Abut aboùssi, la pràoubine,
Arré mè sounque ü piluline..

�U dé las dé Segn-Loùn qui né badinen pa... !
Mé nade né-n abè, per malur, ou caba !

L'òmi doun ou talèou dé ha courre las piernes
A trabès la citat per couélhe ùn médécin ;
Mé qué trémble en pensan ou séns dé las lanternes
Qui-òrnen l'abitacioùn dous docturs a Pékin... !

Urouzemén ü qué-n abize
Chicoye é modeste dé mize.
Lanternes né-n abè qué nàou
Apitades sus lou pourtàou.

Merci, moun Diou ! — Aci, sé-s pense,
« Damoure un prînsou dé la sciénce... !
« Aqués né tube pa, ségu,
« Puchqu'a l'oustàou meytat escu.
« Anam aqui... »

Qu'entre ; qué soune.
L'òmi dé l'art qué paréch en persoune
Dap ü coude péou toursude sus l'esqui.
— « Qu'èts médecin? s'ou dits. — « 0 plan, enta-p serbi... » —
— « E démpuch couan dé tèms èts doùn dén la carrière ? »

E dé respoune lou yanloy :
— « Dempuch aqués matin, tout doy ! » —

�— « Nàou lanternes én ü yournade,
Ou gran birepachèt ! » —

Qué-p gahe la boulade...
Dap la hémne gouaride ét part lou lendoumàn,
E, tournais a Mugroùn, aqui qu'arrîden plan.

Brabes amies, flou dé la médécine,
Doun possédam tan broy bouquét aciou,
Quigne candèle é débets ou boun Diou
Dé bibe én France é nou pa dén la Chine !!

�OU YUTYEMÉN DARRÈ

— « Hòou ! capràn dé Tétiou !
Dits lou Yutye én coulère.

— « Pléti, Pléti, moun Diou !
« Né sits pa trop sébère... » —

— « Qu'as tu heyt dou troupét qu'un your é-t ey counfiat ?

— « Qué-p ou toùrni, Ségnou, yanloy coum-mó l'at dat. »

— « Yanloy ? pràoube d'esprit ? Qu'àymi la tou franquize.
Touts ou Cèou ! Qu'ad ey dit é né m'én bouy desdize... ! »

�POULÉT A TRÈS

« Nous, dizé la habluze Yane,
« Lou diyàous dé chaque semmane,
« Qué-s régala-m d'un bèt piòoucoùn... »

— « Un pioc a très ! E quign hèts doùn ?

— « Lou Hilh qué-s minye las alètes ;
« Lou Pay qué-s chuque las couéchétes ;
« E you què-m gràti lou courpioùn. » —

�LOU BOUHEROC DÉ SEGNT ESTRÒPI

Lou BERNAT dou Cout dou Houéc
à l'IZIDOR dé la Meyzoùn Blànque.

Qu'èren én heste a la parròpi.
Lou curé, bèt parlayre, é qui débizéré
Pendèn dus yours dé hiou chens escoupi yamé,
Yuste en aquet moumén làoudèbe segnt Estròpi,
Lou patroùn dé l'endret é pay dous estroupiats :

« Salut ou gran màrtir, lous meys chers rays ! Espiats
Sé-n a début pati màou, tourmén é torture :
Qu'où darriguen lous gouelhs ; qué l'ùsclen la figure,
Dap lou piénti dé hè qufëscarpite la làn
« Qu'où souquéyen lou cap... ; pertout chume lou sàn ! »
— « Pràoubot ! yéméchen las fumèles,
Bé s'en a doùn bis dé cruèles ! » —
« Bah ! murmure un peyzan près d'ères assédut,
« Aco n'é pas arrey 1 » —

�Lou mout qu'és enténut
Dou capràn. — « Ah ! sé dits dap ü buts enhouécade,
« Aco n'é pas arrey ? Atèn... A cop d'espade
« Qu'où talhùquen lous pots, las àourelhes, lou nas ;
« Qu'où sèguen lous cachàous, las dens, la lenque ou ras ;
« E, per rendé-ou cèn cops mè scouzente la plague,
« Qu'i yéten pébe é sàou dap ü pinte dé blague ! » —
— « Aco n'é pas arrey ! » —
— « N'é pa tout ; lou bourrèou
« Qué s'empare dou segn ; qu'où plounye én ùn cubèou
« Plegn d'afrous animàouts : réboucantes mesclagnes
« Dè bèrmis, dé pédoulhs, dè punnaches, d'iragnes,
« Dè serps é dè lazerps, dè carpàouts, d'escroupioùns,
« Qui-ou chùquen, lous gourmans ! - dou cap enqui-ous taloùns. »
— « Aco n'é pas arrey ! — »
— « Ah ! qué nou ? se réplique
Lou bourèn oratur d'un geste coulérique.
« E què dìzeras doùn quan bédis lou pacièn,
« En parlan per respec, coum un porc, en pénèn,
« Lou co tràoucat, lou hitye é las tripes tirades,
« Arroumégat tout biou per bèstis ahamiades... ? —

— « Aco n'é pas arrey, » — sustién lou bouheroc.

Lou prêtre impacientat, anfin què-s pique ou yoc.
Dou bec de la Cadeyre altièremén qué-s lhèbe,
E qu'où dits : « Sapientas ! per bous, a soqué bey,
«Esta sànnat, roustit, gnasplat n'é pas arrey.
« Qu'è doùn ou nous martir, qu'é doùn soquè manquèbe ? » —

�Lou peyzan : — « Qué bouléts counèche la bertat ?
Soqu'ou manquèbe ? E doùn, qu'é d'esta maridat ! » —

Ah ! pràoubéts ! s'abèt bis la coulère sàoubatye
Qu'où miey dou fumelis suslhéba tàou lengatye... I
Arrey né poudè prou castiga l'insoulèn.
Toutes charpà-ou, péné-ou, escourià-ou què boulèn ;
E, per melhe benya l'àounou dé la parrôpi,
Hà-ou subi, truc per truc, lou sort dé segnt Estropi...

Mé, — bernic ! — lou guzart, mè leste qu'un lebrè,
S'escape é disparech pr'ü porte dé darrè.

�PA

TA

PÈC !

Dé tout tèms a yamè lous moussus dé la bile
Bouloun passa per yèn espritouze é subtile ;
E dé touts lous plazés lou mè dous, lou mè gran
Per éts, qu'és dé poudé couyouna lou peyzan,
Hà-où abala coum leyt péguesses, balibernes,
Counfounde en plégne luts béchigues dap lanternes,
Créde qué lous carpàouts bàden énlunétats...
Russéchen? — Pa tustem, coum bats béde. Escoutats.
En so d'ùn aboucat dé grane rénoumade, .
Arnàout s'ère rendut per un cas prou droùllot ;
Car qué l'abèn panât porc, hemneé boussicot...
E qu'àouré plan boulut la bousse ou ménch tournade.
En esplican lou feyt, qu'apercéout én pénen
Couqu'arrey dé rédoun, dé plat é dé luzèn
Qui hazèbe tic tac capsus la chamineye.
Et qu'escoute I..Î ét qu'espi... ! Mé né sabè pa léye...
— « Ou gran birebarclin ! Qué doun aco ? » sè dits.

�— « Bah ! respoun l'aboucat ; arrey !... qu'és ü sourïts... » —

E d'arride, én débat, dé la sou biarnézade,
Espéran plan, lou sè, diberti-n la béziade.

Arnàout, ad aquét mout ùn chic esgalouchit,
Damoure gàoute ouberte é meytat adroumit.
A la fin cépendèn, lou tic tac qu'où deschude
E porte ou soun esprit, fort à perpàous, ayude.

Qué-s bâche adrétemén... tout chouàous...; puch, tout d'un cop,
Sus la boueyte én pénèn qué-p arrounse un esclop :
« Qué l'ey ! — sé dits, — qué l'ey ! —
— Soqué ?
— La souritzéte... ! »
Lou gus d'ü mountre d'or qu'abè heyt ü mouléte... !
Dorenla, trufandèous d'Orthèz,
Gare ous esclops dé Mouscardès !!

�TRABUC

— « La mourt qu'arranye tout, » s'a dit un biélh canounye.
Qué-s pot. Mé couan soubèn acad qué si messounye ?
Sé bertat soqu'un your é coundèbe un marit,
Lou proberbe, aqués cop, qu'a, dé ségu, méntit.
Lou soùn hissoùn dé hémne ère mourte la bélhe,
E qué l'anèbe mia, coum sé hey, ou ségrat,
Quan, déns ùn carrérot, trabucan ùn pabat,
Bros, bouéous, boué, cerculh, tout qué-s destourne én l'arrélhe.
Aco n'é pas arrey. Lou gran esglas estou,
Quan la mourte, s'ou truc d'ü ta gran ségoutide,
E-s déchude én cridan ; car n'ère qu'adroumide.
— Un rébénan !. . Moun Diou !.., La yèn, préze de pou,
Dache tout é s'escape. Et né s'estoune brigue :
Trop plan la counéchè Tout dous qué la desligue ;
Qué la tire dou clot ; puch, déns un cam bézin,
D'erbe téndre é dé flous qu'où feyssoune ùn couchin.
Coum ü so, coum ü may, qué hey tout ent'ou plaze.
Dap lou bros desgrabat qué la ramie a caze ;
E, coum démpuch très yours, ère n'abè minyat,
Qu'où prépare a l'oustàou, ét médich, ùn ouliat... !

�Débinats quign paga tan dé souégns, dé tendresse ?
En sé muchan per ét cèn cops mey arrembesse ;
En l'apran cap dé porc, pédoulhous é bahourt,
Pelièras, gourmandas... Ed ét? dé ha l'eschourt...

Toutùn.. Quan, tout dé boùn, mouri l'afrouze bielhe,
Qué sabou dize ou bouè qui la débè pourta :
— « Amic, quan sis lahore... é saps?... près déTarrélhe..
« Abize, qué-t-at prey, dè nou pa trabuca... ! »

�LA

MOULÉTE

OU

LAR

Un anégat a qué né-s gaherô ?
Un ahamiat dé qué né minyéré ?
L'ùn dou razé qué séziré la lame
Ou sàoutéré nut a trabès l'eslame ;
Dé soqué l'août é capable dé ha,
Lou Youncarot aci p'at dizera.

Qu'ère, ségu, lou mè famus cassayre
Dé Samadet, dé Coudures é d'Ayre,
Pr'ou nas, pr'ou gouélh é per lou cop de màn
Or, per marcha yamè came dé càn
N'abè, coum ét, franquit barats é goles
Heyt, ou bézougn, glissades, cabrioles
Patit la plouye é lou càout é lou rét,
Lou bente boueyt é miey crébat de sét.

�Tan, cépendèn, un your, ü fripoune dé lèbe
L'abè heyt coure qué la hàmi l'escanèbe.
Més oun minya? Qu'abize un biélh oustàou,
E, chèns feysoùn, qué-n obre lou pourtàou.

— Hè ! brabe yèn ! Hey ! l'òmi ! hey ! fuinèle 1
Soulét, un cagnoulin gnàoule déns ü tounèle.
Un gouyatrot pourtan a la fin qué-s mucha:
— « Dits doùn, meynatye, àourès coucarrey a gnaspla? —
— « Nou, meste, arrey, soùnque un chic dé mesture,.. » —
— « Ah ! boùn ! qué sàourey plan trouba-m la masquedure..

Qué sort. Ou pouralhè qu'a lèou couélhut dus gouéous...
Més élas ! qu'es op grèche ou lar entà couzé-ous...
Qué hourruque pertout... Arrey a la pénénte !
Arréy én las toupis I... Mé, guidât per lou bénte,
• Qué descoubréch anfin. biélh, ahumat, ransut,
Un troussicot dé lar qu'un càn n'àouré boulut.
Qué l'a biste a talhucs yétat én la padère,
Tourrinat é mesclat ous gouéous dap ü culhère...
E léou après, lou mè gourmét dous Youncarots
D'aquét plat sabourous qué-s léquèbe lous pots.

Mé, finit lou régal, qu'estou bién àoute càouze 1
Lou nous gouyaticot, qui, dézémpuch ü pàouze,
Ere tout bouhéroc, plouricous é bernic,
En lou bédèn lampa lou soùn darré moussic,
Qu'où gahe ùn briou dé plous ; é lou yanpec qué-s hique
A ha crits é bramets coum ü bielhe bourrique.

« 0 gouyatrot ! é qu'as ? Perqué ploures atàou ? » —

�— « Ah ! perquè ? Trop qu'at sey ! Bé mé-n ba sabé màou !
« Bé bàou couélhe dou pay é trucs é ségoutides !...
« Car, dézempuch cheys més, qu'és d'aquet tros dé lar
« Qué-s serbibe, pràoubot ! touts lous yours sus lou tar,
« Per freta-sé-n... las morroïdes... ! »

D'aquét mout Youncarot estou tan estourdit
Qué, péndèn couate yours, qué-n perdou l'apétit !

�LA HÊSTE DÉ LAS LÉNCOUS
(a Rome).

Crante idiomes difrèns, yé sé, qu'an heyt énténe
Las glòris, las grandous dou Pape tan aymat.
Qu'abèm tout aploudit, mantr'un cop chèns coumpréne...
Mé lou parla dou co pr'ou co qu'é débinât.
Qué manquèbe toutùn coucarrey a la heste...
Yuste soqué calè per rèndelé céleste...
— « Qué doùn ? sé dits Dubos ; (1) qué doùn ?... » -— « Dus paràoulines dé gascoùn ! » —

(1) L'abbé Duboscq, curé de St-Vincent-de-Paul, assistait avec moi à cette fête
de la Propagande en 1888

�LA SOURITS(,)
(Comédiote

én

ùn

Acte

PERSOUNATYES :

BERTE DÉ GARBAY,
D'ALPINOS,

youéne béoude pariziène.

aboucat dé Carpantras.

(La scène qué-s passe a Habas, ou castèt dous Pérès).

(1) L'original en prose française de cette comédie en un acte de Desroseaux se
trouve dans la 7- série du Théâtre de Campagne, éditée chez Paul Ollendorf, 28 bis,
rue Richelieu, Paris.

�SCÈNE 1

BERTE, D'ALPINOS

BERTE

(Qu'entre en courrén dap ùn tistrot dé tapisseri plegn dé làns ; qu'où pàouze sus
un fotulh ou ras dé la porte, èn la barran dap bibacitat).

Yustine ! Biste ! Aprats lou beylét, lou cochè,
La couzinère, lou portiè !
Qu'arribin touts, armats d'escoubes, d'espincétes,
D'atrapes, dé hiélats, dé pàous é dé brouquétes !
Foulhats tout, sourrébélhats tout,
Lou méndre pléc, lou méndre cout !
Qué-m-é la càou ou bibe ou morte 1
(Que hey coques pas, puch qué tourne a la porte)

Sustout, qu'arrés n'òrbi la porte,
Aci déboùssi damoura
Goueyt yours chens bube ni minya !
Né manqueré qu'aco... I qu'où saloùn é-s glissàssi... !
E qu'én las cames é-m pouyàssi... !
Ah I qu'é-n bayri hole ! (que s'assèd) U sourits
En ùn castèt é dous mélhe bastits... !
U sourits én ü meyzoùn nabe... !
Mé qué carra betléou ana loutya s'ou gabe,
Ou bien empourica-s én l'er déns ùn baloùn... !

�Qué broudèbi réban ouprès dou fernestoùn.
Rédoulique dous pès, coumt abi la trémblère,
Qué-m ous bouy ùn moumén méte én la chancelière... ;
Oourrou ! qué s'-ôn escape ùn souritzot afrous
Qui-ém sàoute én plégn sus lou yénous,
E puch... né sey pas oun. Perdude,
Qué sézèchi dé las dus màns
Lou tistérot oun soun las làns ;
Qué trabèssi crampot, burèou, cridan ayude...
Anfln, aci qué souy !
(qué prén un miralhét sus la tàoule é qué-s miralhe)

Diou ! qué béy you ?
Quigne pèt é quigns gouélhs ! Quign nas de hourehou !...
Qu'ey l'èr d'abé pintat... Abanture màoudite !
E, yuste aqués matin, qu'atèndi la bizite
Dé moussu d'Alpinos, un grant òmi d'ahas,
Un célèbre aboucat, glòri dé Carpantras,
Qui d'un grabô intérès, s'a dit, déout m'entertiéne...
Pràoubas ! né-m a calut lountems ent'ou coumprène,
Aquét grabe intérès... Mé né'n ey nat qué-ha.
Qué souy béoude, é yamè né-m toùrni marida.
Qu'é prou d'ùn cop sé nou dé reste...
Qu'é l'at sàourey plàn dize é d'ü íeysoùn oneste...
Tampis sé s'apercéout dé la mi malumou !
Mè, — qu'i pénsi, — quign doùn récébé-ou dap àounou,
Sé la porte é tà plàn barrade ?
U

BUTS

(én déhore)

Madame !

BERTE

Qu'é gahade ?

�158

WMMMMMÈ^MMMM^M^M^MMM^,
LA BUTS

Nou; qu'és un moussu...

BERTE

Qui-é gahat ?

LA BUTS

Mé nou ; qu'és un moussu youén é plàn alurat.
Enta-p parla, sé dits, qu'a heyt fort, fort dé route.

BERTE

Aqueste qué calé ! (à part) Mous d'Alpinos, chèns doute.

LA BUTS

Là sou carte, Madame, aci qu'ats...

(brut dé la saraihej

BERTE (courrèn décap a la porte)

N'orbis pa !
Batiste, n'orbis pa ! Mé per débat la porte
Dé plat mélèou hè-lé passa,
Quan débré chifouna-s, n'importe !
Qu'é bien ét ! E qué ha?... Rembia brutalemén
La flou dé Carpantras né séré pa décén...

(que prén la carte)

�Puch, coucùn près dé you déns ùn tà gran pipiatye,
Ou co qué-m glisséré lhèou ùn chic dé couratye...
E lou soùn plazèn débiza
Lou terrible animaoùt qué-m haré derroumba...
Mé... qué-m bad ùe idè... ! Batiste,
Né pèrdis pa tems ; bey-né biste
A la réncountre dou moussu.
Dits-lou qué lou saralh dou saloùn qu'é fort du ;
E qué lou saralhè loutyan louégn per lahore
Aci n'é pot esta d'ue ore.
Per qué n'atèndi trop, qué pouyras démendà-ou
Sé né bourré pa ha lou tour per lou cazàou...
E puch, (ò part) — un amourous qu'é fié dé-s mucha leste, —
Qiàout) Sé n'ou plazéré pa d'entra... per la ferneste....'
S'accepte, dap l'escale arroun qu'où séguiras...
(â part) E la sourits atàou ne pouyra fofila-s.

LA BUTS

For plan, Madame.

BERTE

(tournan à la chaminèye)

Boùn ! Adare a la couyfure
Un pétit cop dé màn ; (qué s'arranye) car qué souy bién ségure
Qué l'élégan é bourén d'Alpinos
Aymera l'escalot tan dous ous Roméos.
Dap un parèlh atout én màn couàou é l'àouyole
Qui né-s préténdéré ségu dé ha la bole ?
(qué ba a la féi
...Tè ! Tè ! qué dizi you?... qué plègue per coustat...
Qué bire encouère... Boùn ! Mé... qu'é for bién plantat,
Aquet òmi... ! N'é pa brigue màou... nou..., mé... brigue...
Un chic pachoc toutùn... Qué séra la fatigue...

�Ou soqu'ey propozat... ? Nou... nou... n'é pa làouyè...
Dap quign gouélh dé mizèrèrè,
Moun Diou ! é-p espi l'escalete... !
Mé la càouze, après tout, séré doùn tan droùlléte...
Sé-m débi marida ? Puchqué touts an défàout,
Tan bàou aqués qu'ugnàout.
L'àout your aci médich qué l'énténi méntabe
Coum fort intelliyèn, louayàou, yénérous, brabe.
Qu'é bertat qué-m é l'an tabey dit orginàou,
Bélhèou un chic mè qué nè càou...
Or l'orginàou soubèn qué cou la patantène...
Nou, nou, qu'é bien finit, rézolut, décidât :
Qué-m bouy gouarda la libertat !
Discrètemén d'ùn mout qué l'at harey coumpréne...
(Qu'orb la femeste) Moussu, qué-p démàndi perdoùn...

D'ALPINOS

trop charmante dame, escuzes ? anèm doùn !
Dé tan broyé e fresque bouquéte
Né déout sourti tàou paràouléte.
Escuzes ? qu'és a you mélèou dé ha-n a bous.
Car qué SOUy trop, bién trop UrouS... (a part, a la cantounade)
— Hé ! dizét-doùn, gouyat, l'escale é bien solide ?
Tammelhe ! — (hàout) Qué-m-dic doùn, dàoune nouble é poulide,
Trop, trop urous d'entra, gouey per lou permè cop,
Pér oun n'an acassat tan d'aoûts a cop d'esclop !
0

BERTE

Moussu, per ayda-p ou passatye
E boulets accepta la mi màn ?

(qu'où tèn la mari)

�D'ALPINOS

Dous prézatye,
Pr'un òmi qui bién gouey tout yustemén aci
Per...
BERTE (bibemén)

Abizats, moussu !

D'ALPINOS (engaynanla ferneste)

Merci !

SCÈNE II

BERTE, D'ALPINOS

D'ALPINOS (saludan ; qué tien un paraplouye)

Madame, dachat-mé p'arrémercia d'abor
Dou charman chèns-féysoun, dé l'aymable indulyense
Dount ats boulut uza dén la mie acouelhense.

�BERTE

Crédéts-mé bien, moussu, qué sènti lou mey tor ;
Lou sistème, bién qué dé mode,
Né déout pas esta for comode ;
Qué-n é coupe la sou... (qué-s réprën) lou saralhé pendar,
Qui per lou soùn trabalh s'é métut en rétar.
Mé qué sey la boste existénse
Tan préze... ; qu'arribats dé tan louégn... déns un but
Dé tan grane impourtènse
Qu'ey préférât Ofri-p...
(qu'amuche

la ferneste)

D'ALPINOS

L'escale dou salut ?
Ah ! què souy louégn, for louégn dé-m én plagne... ou countrère !
Dé soqu'ey heyt aci qué-m sènti l'amne flère ! (qué s'espounye lou cap)

BERTE (én s'assédén)

Pourtan, qué bouhats un chic brac ;
L'éfort qué-p a, sé-m semble, rendut flac ;
Qué paréchéts, sé né souy abuzade,
Un chic crouchit per la pouyade.
Per répàouza-p, prénéts aquès fotulh.

D'ALPINOS

D'aquét petit éfort, Madame, qué-m onòri.
Què pouch, après tan d'àouts, répéta dap orgulh,
Qué gagna chèns dounyè qüé trioumfa chèns glòri

�BERTE (.qué s'assèd)

(à part) Ah ! qu'i soum... ! (Moût) Atàou doùn, moussu l'ambassadou,
Frésques noubèles qu'ats per you
Dè la mi tante, la baroune...?
Broyé é distingade persoune...
Plégne d'esprit..., dé séns... é bray?

D'ALPINOS

Tàou tante, tàou néboude ; é lou sàn dous Garbay
Né pot ménti.
BERTE

Né souy néboude qué d'aliénse ;
Car qué souy dé Paris éd ère dé Proubénse ;
Qu'ère tante dou mey marit.

D'ALPINOS

Ah ! qu'é bertat ; Garbay cèn cops qué-m ad a dit.

BERTE

Qué l'abéts counèchut ?
D'ALPINOS

Ensémble à las escoles,
Ah ! bé-n abém doùn heyt é sàouts é cabrioles !

�E couan dé cops, en Abignoùn,
Abém courrut lous bals ou loc dé la létsoùn !
Granots, soubèn que's souin tournais rebède encouère ;
Mé, dempuch, apsorbat per lou mey ministère,
Dé biste qu'où perdouy. Sé sabèts lous tracas
D'ü carque d'aboucat, à nouste, à Carpantras !...

BERTE

Qu'y-o ?
D'ALPINOS

Né creyrets pa couan las couentes s'accréchen
Dé your én your, sustout quan, coum you, réusséchen
En l'espécialitat.
BERTE

É, moussu d'Alpinos,
La boste quigne é doùn ?

D'ALPINOS

Séparacioùns dé cos.
Démpuch très ans qué-n ey pleyteyat crante-couate !

BERTE

Per ùn soul aboucat tan dé trabalh qué flate.
— Perdoùn d'esta curiouze, — é couan n'abéts gagnât ï

�D'ALPINOS

Crante-cìn ! Qu'arridets, Madame ?
Pourtant, qu'é la pure bertat ;
Car l'un dous cas ère bigame.
Curious aha ! Lou procurou
Qu'argumentèbe dap ardou
Sus l'artigle cèn-cincantième...
Qu'érem perduts... ! Quan, ou moumén suprême,
Un écler, ü luzi dou cèou
Qué-m arribe... ! « Arrestats ! sé cridey ou taléou,
« Arrestats, o sapièn é saye aréopatye !
« L'acuzat dé l'esprit qu'a perdut tout uzatye.
« Qu'é hòou... ! mè qué hòou... arràouyous...
« Car, poussédan déya, dé drét, ü hémne blounde,
« Qui pot ha la houli de s'én pr, ne ü ségounde ?
« Qué-p questioùni, bous aoûts, tan prudèns é sérious,
« Quign é lou d'aquéste assemblade,
« Abén l'urouze... — nou — la triste destinade
« Dé perde ü permère moulhè,
« Tournan préne ugnàoute bourré ?...
« Ah ! né respounéts pas?... E doùn, lou nous coudane
« Qué-n abèbe ue é bère é sane
« E youéne é riche... E qué la dache én plàn
« Pér préne ü chimourride é dé ségounde màn !
« Qué bédets-bién, Messius, qu'aquét charre é pràoube être
« Qué mérite dé ha l'ournemén dé Bicêtre ;
« Qu'és ùn pec, qu'at rédic, ùn brac, ùn destoubiat... ! »
E, chèns dize arrey mè, lou chalan qu'é sàoubat !
Madame, qué-n dizéts ?

�BERTE

(qué-s Ihèbe é passe)

Qué-n die ? — Chèns badinatye,
Aco qu'é dròllemèn parla dou maridatye.

D'ALPINOS

0 hémne ou gouelhoùn assazin !
E qui doùn mè qué lou marin
Ou soùn ribatye aymat é damoure fidèle,
E qui-s plats à tourna-y pr'ù pante naturèle... ?
Mè qu'és én séparan é lou tiers é lou cart
Qu'enfin you qu'ey coumprés, — belhéou un chic trop tard,
Lou plazé, lou bonur céleste
Dé-s liga si médich. Qu'at sabéts, — é dé reste, —
Démpuch tan, lou mey co qué souspire après bous,
Coum l'abelhète après las flous,
Coum la crabe altérade après l'aygue, après l'oumbre !
Qu'at boùlhits ou nat boùlhit pas,
Qué-p aymi d'ùe amou larye, féroce é soumbre...
En ùn mout, coumt aymam, nous àouts, à Carpantras !!

BERTE

(qWarHt)

Segnou-Dlou ! Segnou-Dïou ! Qu'aboùi dap franquize,
Qu'abéts, én lou miyour, ü manière dè dize
Soqué sentits, tan bibe, ùn accèn tà bibran,
Un tour èn médich tèms tan dous é tà charman ..
Ou gouélh tan dé tendresse..., ou parla tan d'eslame
Qué tròbi que ta-p crède...

�D'ALPINOS

A Carpantras, Madame,
— Lou pèïs que s'at bòou, — ùn òmi rézoulut,
D'ùn eslan, d'ùn soulét, qué perbién ou soùn but.
Arrey mè né l'arreste, un cop près l'abiade.
Per réyouégne la hémne aymade...
Dézers é mas é houéc, tout qué trabesseré !
Ous ours, ous loups, ou Diable ét la disputéré... !

BERTE

Qué défendréts la boste ap énergie é réde,
Coum sabéts ataca la dous aoûts, qu'at bouy créde.
Mé yamè, quant a you, né-m rémariderey...

D'ALPINOS

Yamey, qu'és un gran mout.. !

BERTE

Yamey !

D'ALPINOS

Bére dame, coum-p-é sey franque,
Qu'és un counlheyt qui-m dats aci.
Qué-m sémble fort qu'arrey n'i manque.
E n'ey pa mè sounque a parti...

(&lt;z«e

répasse)

�BERTE

0

nou, moussu ! N'é pas atàou qui-s déout enténe.
N'abéts pa bous a m'entertiene
D'intérès grabes é sérious
QuTan motibat gouey aqués rèndé-bous?

D'ALPINOS

Après la boste afirmacioùn funeste,
Né bey pa nat, mé nat arranyemén
Possible aciou, é n'ey pa — qu'at bey bién, —
Qu'a réfila per la ferneste...
(qWespi

la ferneste)

BERTE (pensibe)

Perdoùn ! perdoùn ! qué-m semble entène grapigna
A la porte...

D'ALPINOS

Aném doùn ! qu'a début arriba
Lou saralhè. Qu'és coucùn qui trabalhe
A raflstoula la sarralhe.
Lou brut qu'at dits, é, — sé càou parla nét, —
Qu'aymeri melhe aquét endrét
Per huéye qué la...
(qué muche la ferneste)

�BERTE

Nou ! Sus aco qué-m éntèsti !
(àpart) Pourbu qué né si pa, moun Diou ! l'afrouze bèsti... !

D'ALPINOS (EN

s'abian dé cap a la porte)

Ou reste, permététs, qué-m bàou asségura...

BERTE

(én sé précipitan)

Inutile, Moussu ; qué préféri souna.
(quësoune)
(apart) Ah ! né càou pa qué-m quiti, certe,
Per proutetya-m én cas d'alerte...
(hàout) Més, assédé-p-pé doûn, cher Moussu d'Alpinos !

D'ALPINOS

(apart)
(hàout)

Té ! qu'é mé prousse qué tantos...
E séréts-bous, per escadènse,
Troubladote...

BERTE

Quigne aparènce !
Nou, brigue, dé ségu.

�I

D'ALPINOS

Coque aharot belhèou
Qui-p chifoune é qui-p é d'agrèou... ?
Perqué n'at dizèts én permères,
Hémne superbe é bère entre las bères?
Tranquiliza-p-pé, qué-m én bàou...

BERTE

Nou, damourats !

(à part)

Dou mey tourmén qué s'enperbàou.

D'ALPINOS

Per bous, Madame, qu'ey üe estime pergounde,
E né bourri pr'arrey ou mounde
Dézagrada-p... E bien qué lou biot
Si méneh... (qué ba décap a la femeste) Ah ! Diou madàou, qu'an tii at
[l'escalot !

BERTE (a part)

(hàout)

Ah ! tammélhe ! cèn cops tammélhe !
Coum tout é s'arranye a merbélhe !
Moussu, qu'èts lou mey prézounè.
Qué bouléts ha ! Résigna-p pé !
(qu'escoute à la porte)

(apart)

Encouère qué s'éntèn la médiche muzique...
Brut afrous !... é nat domestique,

�Nat n'arribe tà-m SéCOUri
(qué soune
Guignoùn ! Aso manquèbe entà fini !

é brize lou courdottn)

D'ALPINOS

Qué-p obsèrbi démpuch ü pàouze,
Nouble béoude ! Qu'abèts coucàouze...
Qu'ats l'er... déco... qu'èts doulènte... ségu...

BERTE (impacientadé)

Mé nou, moussu ! mé nou, moussu !
Yamè né-m souy ta plan pourtade.

U BUTS

Madame qu'a sounat?

BERTE

Qu'ey heyt tàou batségnade
Qué lou courdoùn s'é coupât court.
Mé lou mounde aci qu'és eschourt.
E doùn, é heyt ?

LA BUTS

Goui, madame. Yustine
Qu'a tout bis, tout, dous houns dé la couzine.

�Qu'a bis la gâte agripa coucarré
En sàoutan sus lou canapé ;
E, la préze én las dens, grimpa sus la goutére,
Oun, d'alhous, la béden encouère.

BERTE

(ourbin brusquemén la porte)

Perqué doùn n'at dizéts, gnoye, immédiatemén ?
Perdoùn, moussu, perdoùn ! qué-p at prey, un moumén...
(qué sort)

SCÈNE

D'ALPINOS

111

(souiét)

Qué bòou-ét dize aso ? Quign dròlle dé mistère ?
Qué-m dache aci camus pr'ana béde ü goutére...,
Per countempla qui ? — Lou soùn gat !...
Un gat aci qu'é mè qu'un aboucat. .
E la famuze porte
Qui né poudèbe ourbi-s fàoute d'un sarralhé...
E qui s'obre tan biste adare chens arrè... ?
Aqueste qu'é trop horte !

�Sé si coumprén arrey, qué bouy esta pénut !
En quign hourat é souy doun you eadut ?
Ou loc d'entrade trioumfale,
Coum ún gat esquiròou qué grimpi per l'escale !...
Dou broy parla d'amou qué bouy mété-m en frès ;
Qué s'ém at prén tout dé trabès...
Sé bouy parti, qué-m dits : damoure !
E, sé bouy damoura, — capriciouse pastoure, —
Qué-m hey coumpréne dé parti...
Bapourous oumanèc, quign tè càou doun sézi ?
Lâchât, réprés, én fin finale,
Qué bouy tourna préne l'escale
Per escapa-m..., né la tròbi pa mé...
E qué-m déclare prézounè... !
Souat ! prézounè dap ère prézounère,
Aco né-m pot desplaze encouère ;
Cap a cap, qué pouyram trecta lous nous ahas...
Pap ! qué houéy é qué-m dache ap couate pams dé nas...
Chabraque dé castét! détestable bicoque !

BERTE (a la cantounade)

Soqué dizéts aqui, Yustine, qu'é barroque !
Nou, nou ; soqu'ére tién én las pates qu'é blàn.
N'é pa la sou... qu'és ún gurmèt dé làn.
Qué-m é l'aòura panat andore dén latiste;
Qué-n souy bien ségure. D'alhous
Qu'at sàourey plan é biste
En arrécoundan las coulous.
(qué rentre é qué barre la porte

�SCÈNE

IV

BERTE, D'ALPINOS

BERTE

(qué prën la tiste dé las lâns sus la cadeyre)

Ous bos gouèlhs qué souy bién én fàoute ;
Perdounats ! un aha d'impourtènse fort hàoute...

D'ALPINOS

Hàoute ! qu'é bién lou mout : ü goutére... pardi !
Né-n é pa ménch, Madame, qu'aténdi
Lou bos rétour dap grane impaciénse,
Entâ-p tira la rébérénce
E mé-n ana, bienqu'a regrét
Dé cap a Carpantras, tout drét.

(à part)
(haout)

(qué s'én ba décap à la porte én saludan)

BERTE

(bibemén)

Nou, moussu d'Alpinos ! Nou, n'orbits pa la porte !

D'ALPINOS

Perqué ?

�BERTE

Si, damourats, moussu ! D'aquére sorte,
En bériflan las làns, qué pouyram débiza.
Més assédé-p pé doùn...
(què s'assèd sus un canapé)

D'ALPINOS

Assédé-m ?

BERTE

(coundan las làns)

Perqué pa ?
Qué s'èrem arrestats a las bèstis féroces,
Sé-m semble. Aquét bestia qué-m da terrous atroces.
Dé-n béde sulemén qué-m haré trouba màou.
Dap bestis p'èt yamè batut ? (a part) Cheys, sèt, goueyt, nàou...

D'ALPINOS

Un cop, Madame, un cop.

BERTE

(médìch yoc)

Obàf n'é pa poussible ?
Coundat-mé doùn aco ; sustout qué si terrible...
You qu'àymi lous débis qui-p bàlhen lou frissoùn. .
(apart) Dets, ounze...

�D'ALPINOS

Dap plazè. Qu'érem en Abignoùn.

BERTE

Qué si béd doùn animàouts én las biles,
Médich én Abignòun ?

D'ALPINOS

Ours, chacals, crocodiles,
La bile é lous entours què-n èren touts gouflts...
Més ou tèms dous Roumègns... la crounique qu'at dits.
Qu'i gn'abè fort tabey ou tèms doun parlam are,
Més ón càouye, s'éntèn. U ménatyeri rare,
Superbe, qu'ère aqui, sus lou cours sègn Miquèou ;
E lou mounde curious s'i pourtèbe én troupèou.
Un sé qué lou public, drét sus la plateforme,
Ammirèbe ún boa costrictor loun, énorme,
Soupan tranquilemén d'un tégnè lapinoun...,
Qué s'éntèn lou bramet terrible dou lioún... !
Qu'arrèbiri lou cap... ; qu'où bey hor dé la càouye
Brizade én mile tros... Qu'abanse plégn de ràouye,
La gule ouberte é qué s'én bién décap a you...
La yèn, espahmade dé pou,
Perd lou cap... qué bad hole...
E péndèn qu'ère, a dréte, a guèouche, desgringole,
You I you né broùnchi pa. Solide coum un roc,
Dé l'animàout farouche é dé coulère rouye,

�Qué-m préparèbi, mut, a sustiéne lou choc,
Armat, coum mé bédéts, d'un simple paraplouye.
Quan tout d'un cop...

BERTE

(qui séguibe lou récit en coundan las làns, dache cadé en aquét moumén la tiste
d'oun s'escape la sourits. Qué pousse un crit é. s'esbanech)

Ah ! qu'és aqui 1

D'ALPINOS

(lui dén lou soun récit, armat dou paraplouye, es birat a guéouche, qué-s
hique én garde)

Lou lioùn ? (én s'arréUran) Ah ! moun Diou ! qué bién de s'esbani !
Qué l'àourey trop impressiounade...
En quign estat l'ey-you hicade... !
L'ardou dou mey récit... Madame ! (qué la tape déns las mans) Espiats
[un chic !
Qué souy you... d'Alpinos... l'aboucat... un amie...
Madame... ! Madame... ! S'encouère
Erè bertat la mie istouère... !
Yutyat doùn... ! Madame... ! Enténets !
Qué-p at prey, ou séns rébiénets... !
Soqué pourtan d'esta parlayre...
A l'entartan né boutye gouayre !
Eh ! sacristi I lou nas qué s'ou bat prim... ! Ah ! sa !...
(qué la ségout) Aném ! Madame !... Arrey... Segnou Diou, qué càou ha ?
La sounéte... (qu'espi lou courdoun) Aném ! boun ! coupade !...
Aygue bissé bé trouberey...
(que sort)

�SCÈNE V

BERTE (souléte qués-ranime)

Oun souy...? Ah ! si... qué-m én soubiey...
D'Alpinos!... Ah ! moun Diou !... partit... ! Qué bàou débiéne ?
E nat mourtàou aci per poudé ha-s ènténe...
E l'afrouze bestiote ou cos qué-m ba pouya.
(qué-s Ihèbe è ba a guéouche)

Oourou ! qué la bey rémuda !
(que grimpe sus û cadeyre ou ras de la ferneste)

Ou ménch aci...

SCÈNE VI

D'ALPINOS, BERTE

D'ALPINOS (qu'entre dap H, fiole a la mon)

N ey pa troubat qu aqueste fiole.
Praoubine ! qu'e badude hole !
_

.

,

.

,

,.

,

i

,

,

,

,

* e» &amp;&lt;* de cap ou
canapé, qu'apercéout
Berte sus la cadeyre)

�BERTE

Moussu !

D'ALPINOS

(rêcuian)

Madame, qué bey-you ?

BERTE

Ah ! Moussu d'Alpinos, sits lou mey sàoubadou !
Qu'èts yénérous, hardit é brabe...

D'ALPINOS

Un chic... dé ségu... mé...

BERTE

Qué-n abéts hey l'esprabe
En coumbatèn dap un lioùn...
Lioùn bous médich... é... terrible... én Abignoùn,
Un sè d'estiou, pendèn la feyre...
N'abéts pa pou d'arrey... dou prigle ni dou bèn...

D'ALPINOS

Nou, dé ségu... d'arrey... certènemén...
(a part) Perqué, diable ! és tién doùn sus aquére cadeyre ?.

�180

mmMMMm^MMM^^M^^MMmM,
BERTE

E doùn, ou noum dou céou ! Moussu, perdounat-mé,
— Né souy qu'ü féble créature, —
Mé tubat-lé, moussu, de gràci, tubat-lé !

D'ALPINOS

Plèti ?

BERTE

Qué-n èri bien ségure ;
Qué tiénè dén la grife un péloutoùn dé lan...
Qué-n souy ségure outan coum hara your doumàn..

D'ALPINOS

Grife... ?

(apart)

décidémén dou cap qu'é destoubiade..

BERTE

Qué l'ey biste, qué-p die.

D'ALPINOS

(o part) Qué-n é bien abansade. .
Per quant a you, gran Diou qué crey !

�Qu'ey bèt escarquilha lous gouelhs, né bey arrey...
(hàout) Oun l'abéts biste ?

BERTE

!

Aci, débat aqueste tàoule.

D'ALPINOS

(qué hey un sàout entas bâcha, houruqueyan dap lou soun paraplouye)

Arrey ! Arrey !

BERTE

Moussu, qué-p én dàou la paràoule,
You, que l'éy biste andore estuya-ss-i...

D'ALPINOS

Mé qui, Madame, anfin?... parlats, dizéts-mé qui ?

BERTE

La sourits.

�D'ALPINOS

(qué bad pahle é qué grimpe sus ü cadeyre dé l'àout coustat dé la fernéste)

Diou ! ü sou... Madame, tournât dize...

BERTE

Ü sourits.
D'ALPINOS

E bouléts quép-pàrli dap franquize ?
E doùn... Qu'abiteri dap ours, loups é rénars ;
Qué biouri dap lioùns, tigres é léopars ;
Qué droumiri dap lous reptiles,
Lous chacals é lous crocodiles,
Dap lous moustres lous mey afrous...
Més aci bach, qu'existe, bédèt-bous,
Un animalichot miout, nas agut, sàoubatye...
QuFa la bertut dé-m yéla lou couratye...
Qu'é la sourits... ! Countre ère, élas ! né pouch arrey.. !
Apérats doùn, Madame, aprats, qué-p ad én prey !

BERTE

Apra, qu'é biste dit ; la càouze é ménch ayzide,
Car la mi serbitud rézide
Louegn a l'opozat d'aqués pùn.
Mé bous qu'èts youén é bìou, anats cerca coucùn.

�D'ALPINOS

Ou bos dézi you né m pouch rènde,
Madame ; quan mé dréts cèn pistoles d'arrènde
Ou la carte dé députât...
Oh ! qu'é mè hort qué you — qué souy pa-ra-li-zat !

BERTE

Né poudém pa toutùn én aqueste posture
Eterniza-s... ; qué la trôbi fort dure...
E qué manque dé charme, oh ! mé... totalemén.
Nè bédéts pas arrey ?

D'ALPINOS

Nou, pa lou mendremén.
Mé d'oun, diable ! madame, é doùn ère sourtide ?

BERTE

Dou tistroùn dé las làns oun s'ère aban bloutide.
Mé qué-m sémble bédé rémuda lou ridéou...

D'ALPINOS

(qui-abé bachat la came, qué la remounte bibemen)

Dé quign coustat ? Madame, ou noum dou cèou,
Né dizits pas arrey, sé né-n èts pa ségure...
Car aquéts subresàouts quém brizen la nature... (québùou a

la fiole)

�BERTE

Bam ! moussu d'Alpinos ; parlam chic, parlam plan?
Qué-m aymats? Qué-m abéts démandat la mi màn ?
E doùn sé-m desliourats d'aquère best'infame,
Qué-p-é la dàou d'abord.

D'ALPINOS

Moun Diou, madame...
Crédéts bién qué... ségu... lou mey ardèn dézi,
En tout, pertout, tustèm séré dé-p ha plézi.
Més élas ! trop you qué-m counéchi...
Sé tòqui sulemèn l'animàout, qué-m mouréchi...
E né bey pa quign gous
E trouberets a préne ùn défun per espous.

BERTE

Moussu, préném partit ou mè lèou, qué-p at prègui !
Car démpuch un moumén sus las cames qué plégui...
La fatigue é la pou qué-m hèn crouchi lous os.
Tentats d'ourbi la porte ou ménch, mous d'Alpinos...
Qué-p entèneran lhèou, lou gouyat ou la gouye...

D'ALPINOS

Té ! qu'és un truc, aso ! Bam dap lou paraplouye...
(qué hey assay d'ourbi la porte dap lou paraplouye é que l'orb)

�BERTE

Boùn I are espouyrim-lé ; qu'é chèns doute én un tràouc.
(qué yète lou soun mouquedé)

D'ALPINOS

Arréy ! — ou mey tour. Kis ! Kis ! Kis !
(en dizén aqués darrês moûts qu'orb é bare lou paraplouye)

BERTE

Arrey

tapàOUC. (qué-s truque las màns)

D'ALPINOS

Aténdéts... ! üe idè... merbelhouze, dibine... !
Qué-m estouneré fort sé la biélhe matine
Rézistèbeou mouyen. Sustout tiénets-pé chouàou,
E né rômudits pa. (qu'imite lougat) Miàou I miàou ! miàou t
(la sourits trabesse la scène é sort per la porte)

BERTE

Aqui qu'és !... Aqués cop, ségu, qu'é bién partide.
Biste, barrats la porte !

�D'ALPINOS

(qué descèn bibemén é pousse la porte)

E la sciènse qu'a hide
Qué per lou fier yamè l'animàout n'é troumpat...
Cépèndèn ü sourits qué-m a prés per un gat...

BERTE

Qué soum doùn desliourats ! Ah ! n'at regrèti brigue ;
Qu'ère téms ; car qué souy moulude dé fatigue...
Dou mey couratye, gouey, qué-p dàou charre opinioùn.

D'ALPINOS

E you qui n'ey sabut d'ü permère impressioùn
Rendé-m lou meste, ou prêts dé soqu'aci bach, Berte,
Ey dé mé précious, dè mé ca...
Aquére màn qui-m ats oferte
Tan noublemén é qué...

.

BERTE

(en se Ihéban)

N'ats pa sabut gagna...
Mé qu-és égal ; témouégn dou mey trop de féblesse,
Qué bouy qué-n sits tabey dé la mi gran téndresse.,.
Aquére màn, qué-p-é la dàou, bel ényolur... !
(qu'où tèn la man)

D'ALPINOS

E bertat, Berte? 0 ibresse ! o bonur !
(qué la hey un pot tus la man)

�U

BUTS

(déhore)

Madame, mè né sits énquiéte :
Qu'é lou gatot quTa prés la souritzète !

BERTE

(espian d'Alpinos)

Lous gatots qué soun fins, ménch toutun qué lous gros.
Qué-n dizéts, moussu d'Alpinos ?

D'ALPINOS

Cèn cops merci ! Què càou doùn méte én la courbelhe ?

BERTE

D'abord, ü souritzère ! E puch, — soqué bàou mélhe
E qui-m séra for mè dé grat —
Ü douce ô fidèle amistat !

�TAN

QUÉ

BÌOUREY

Cante W

Broy péïs dé nachense,
A tu qué souy ligat
Pr'ü trible soubiénènse :
Clouchè, Gleyze, Ségrat.
Bouquét dé flous charmantes,
A tout atye embàoumantes,
Ou co qué-p porterey,
Tan qué blourey !

Couan dé cops, én lou rèbe,
T'ey bis, clouchè yàounit,
Doun lou brounze é-m yumpèbe,
Talèou estouy ou nid !
Sounades plouricouzes,
Batségnades gàouyouzes,
Pertout p'entènerey,
Tan qué blourey !

(1) Voir la musique à la fin du volume.

�Gleyzote doun lou Prêtre,
Un bèt matin d'Abriou, (1)
Hazou dé you, pràoube être,
Un apotre dé Diou !
Arrey qu'ü tàou pensade
Qué-m rèn l'amne enhouécade...
Gleyze ! qué t'aymerey,
Tan qué biourey !

Qué-m plats, à tous oumprères,
Ségrat, pourtàou dou Cèou,
D'esbarréya prières
Per tan dé mourts trop lèou.
Dous ànyou, may aymade,
Nou ! n'ès pa derroumbade !
Drom ! Drom ! qué-t belherey,
Tan qué biourey !

Poézi dou bilatye
Qui' tan charmes l'esprit,
Dé-m tabey lou couratye,
Sé-m sènti trop crouchit.
E puchqu'a l'amne umène
É tan grat dé-s soubiène,
Tustem qué-m soubiérey,
Tan qué biourey !

(1) Le 23 Avril 1832.

�LA

CANTE

DÉ

MAGALÌ

(Birade libremên dou proubensàou)

0 Magali, la mie aymade,
Hique lou cap ou fernestou !
Escoute aqueste sérénade
Dou co sourtide én toue àounou.
Couant'a dé charme é dé clarou
La noueyt stéllade !
Mé las estéles pahliran
Quan te beyran !

S'escoutèbi ta muziquéte,
Dé you, ségu, qué-t truferés.
Nou ! nou ! You bàou ha-m anyèléte
Dén lou gabe oun mè pergoun és...

(1) Voir la musique à la fin du volume.

�— O Magali, sé débiénès
Péch dé l'ayguéte,
You pesquedou lèou qué-m harey ;
Qué-t pesquerey !

Largue toún hiélat dou ribatye,
Plàn m'escaperey ou trabès :
Qué-m hèch chériscle ou bèrt plumatye
E m'esparboúli dén lous glès.
— 0 Magali, ségu, sé-t hès
Aouzèt boulatye,
E doùn, cassédou you-m harey ;
Qué-t gaherey !

Dé poudé-m gaha n'àyis hide,
Car sé trop bézìn é-m biénès,
You qué-m hari la flou chéride
D'ü broye reyne dous francès...
— 0 Magali, crèd-mè, sé-t hès
La margueride,
En frés arrous qué-m changerey ;
T'arrouzerey !

Sé-t chanyes én frésque arrouzade,
Làouyère nuble qué-m beyras
Parti louégn, louégn, d'ü tàou boulade
Qué ségui-m yamè népouyras...
— 0 Magali sé tu té-n bas,
Prén, prén l'abiade ;
You, bèn dé ma débiénerey ;
Qué-t porterey !

�192

^MmM^^MMmMm^Mm^M^,
Même én té han la gran béntade,
Né coundis pa qué-m tiénerés ;
Car, mè leste qué la pensade,
Array dé sou qué-m bédérés.
— 0 Magali, yamè sé-t hés
La sourélhade,
You séngarline qué-m harey ;
Qué-t buberey !

Estoùssis-tu la séngarline,
Ni mè ni mench né-m toquerés;
Car qué-m hari la luts clarine
Qui, la noueyt, plats tan ous sourciès...
— 0 Magali, sé débiénès
Blanque luine,
En brume you qué-m muderey ;
Qué-t coubrirey !

Dén la brume qui m'emmantèle,
Dé ségu, né-m retiénerés ;
Léou flou grimpante dé tounèle,
Enqui-a you quign arribérés ?
— Q Magali, sàpis, sé-t hès
La lizerèle,
Abélhe ou papilhoùn qué-m hey ;
Poutoùns qué-t drey !

Pràoube amourous, arrey né-t lasse ;
Mé qué'n séras per lous toùns frès.
Déns un couràou sé préni place,
Dits doùn quign m'i desnidérès... ?

�— O Magali, sé débiénès
Hay, loum ou casse,
Brànque d'ayère qué-m harey ;
T'embrasserey !
Nani ! Nani ! Né-m as encouère ;
Lous toùns perpàous soun trop làouyès.
Qué bàou barra-m ou monastère
Aqui né pot glissa-s arrès.
— O Magali, sé tu-t hazès
Nounéte ostère,
Capràn-coufessou you-m harey ;
T'enténerey !
Sé dou coumbèn franquéch la porte,
E doùn après ? é qué-n àouras ?
Déns un linsòou ü youéne morte
La crouts én màn qué trouberas...
— O Magali, sé, per lou cas,
Mous dé la sorte,
En ségrat you qué-m chanyerey,
Aqui t'àourey !
Are, you bey qué souy aymade,
Car n'arrits pas en ad dizèn.
Prén doùn l'anèt dé la flansade,
A l'àouta lou mey co t'atèn.
— O Magali, couan souy countèn !
Sis rémerciade !
Ou toùn coustat é per yamey,
Qué t'aymerey 1

�YÈS !

QUIGN

CHAPÈOU !(l)

fCanteJ

Qué souy gascoùn dou bor dou Gabe,
Gay, esbérit, lou co countèn.
Qué pot tourra, ha càout ou plabe,
Qué-m troben tustèm arridèn.
Tabey, sé coque plouremique
Trop m'assoumbréch ou m'és d'agrèou,
Qu'où salùdi dou mout antique :
Yès ! quign chapèou ! Yès ! quign chapèou !

Sourdat fidèle dé la France,
Qu'onòri lou soùn Prézidèn,
Boutan, quan passe, tout én danse,
Cloches, pétars, fanfare é yèn.

(1) Voir la musique à la fin du volume.

�Mé, sé lou pélat, lou chénitre
Huy chèns desplégua nat roùllèou,
Biste qu'entoùni lou chapitre :
Yès ! quign chapèou ! Yès ! quign chapèou

i

Qu'àymi prou la bone chicalhe ;
Lous perligalhs soun dou mey gous ;
Lous lébràoutouns é la pouralhe
Qué-m rènden sustout gracious.
Mè, sé per cas, la couzinère
E-m balhe baque ou loc de bouèou...
En trabalhan dé la machère,
Qué die tout chouàou : Yès ! quign chapèou

Coque tèms a, las noustes dàounes
Dé hiques qué-s hazèn burguès
En sé boutan ou ménch trénte àounes
D'estofe empézade ou trabés.
Gouey, én las bédèn sus l'àourélhe
Planta-s lou Bibi trufandèou,
Lou mè tris qué s'escarrébélhe
E dé crida : Yès I quign chapèou ! » —

L'àout bèspe, un gus d'apoticayre,
En m'espian lou caput dou nas :
— « Amic, sé-m dits, chens tarda gouayre...
« Ou bènte gran pouchìou qu'àouras.., » —
E, coum boulé, dap la... machine...
Ramouna-m un chic lou tuyèou,
Qu'où cànti dap dus pams dé mine :
Yès ! quign chapèou ! Yès! quign chapèou 1

�Aquère umou brigue n'empêche
D'esta, quan càou, saye é balèn,
D'escouta lou curé quan prêche,
E dé tringla dap lou riyèn.
Anfln, dap touts, sus terre, aymable,
Qu'espéri plan gagna-m lou cèou,
N'estoùssi qué per dize ou Diable :
Yès ! quign chapèou ! Yés ! quign chapèou !

�LOU TÈNS É L'AMOU(1)

(Biélhe cante francéze)

Per lous camins troutan chèns cesse,
Lou Tèns tout crouchit dé biélhè,
Arribe ou gabe, é, dap tristesse,
Cride dou bord : « Hòou ! galupè !
« Atàou dérroumba-m ou ribatye,
« You qui coùndi touts lous moumèns ?
« Ayits piétat dou mey grant atye,
« Biénéts, biénéts passa lou Tèns ! »
Dé l'àout coustat, damizélétes
Toutes pimpantes dé frescou,
D'ayda lou Biélh qu'an embeyétes
Sus un bachèt miat per l'Amou.
(1) Muzique nabère à la fin dou bolume.

�198

Mé l'üe, abizade lurouno,
Qué l'as dits aqués moûts prudèns :
« Soubèn qu'an heyt la capihoune
« En cercan a passa lou Tèns ! .. »
Talèou, l'Amou, d'un cop dé rame,
Aborde" ou ras dou passatyè ;
Qué l'embarque é, dessus la lame,
Et cingle arrizèn é làouyè.
Ous haroulis Iansan guignades,
Què dits én han luzi las dèns :
« Què bédéts bién, broyés meynades,
« Qué l'Amou hey passa lou Tèns... ! »
Mè, tout d'un cop, l'Amou qué-s lasse ;
(Aqui qu'é lou soun pécatàou !)
Lou Tèns én prénén la sou place
Qu'où dits : E doùn? rendé-t atàou?...
« Pràoubot ! quign é la tou feblesse !
« Qué droms, é you, biélh troubadou,
« Què cànti Ter dè la sayesse :
« Ah ! lou Tèns hey passa l'Amou ! »

�LAS BROUGNES
(Cante sus l'er dé :

FUNICULI FUNICULA)

I

Hardit ! lou sou qu'a sécat la rouzade ;
Anam brougna ;
E d'arrézims lou troulh a gran tistrade
Qué càou plégna.
Trabalh plazèn ! car lou yus dé la trélhe
É tan tan dous
Qué lou mè tris dap ét s'escarrébélhe
E bad urous.

{Refregn)

Anam doun brougna,
E hèm ou mè ha.
Lou mè balèn qué-n poupera
Mé lou péndar sé-n passera !

�200

mm^MMmMMm^M^MMMm^,

H

Un médécin famus dé Carcassone
Un your dizè :
— « L'aygue qu'é fade, é n'é pa sounque bone
« Ent'ou mouliè.
« Abìza-pp-i ! qué balhe la coulique,
« Lou dézalén ;
« E, mè d'un cop, ère qué rèn bourrique
« Qui trop en prén...

(Refregn)

Anam doun brougna
E hèm ou mè ha ;
Lou piquepout tout gouarira,
E lou mè pec esprit qu'àoura.

III
Quan lou guignoùn a la triste frimouze
E-t cad dessus ;
Quan la hémnote arrembèsse é yélouze
E-t hey lou mus ;
Quant ès crouchit, estroupiat per l'oubratye,
Pràoube oumiarrot,
Ou co, dits-mé, qui-t boute lou couratye ?
— Lou beyroulot ! —

�(Refregn)

Anam doun brougna
E hèm ou mè ha.
Tan qué la cane pichera,
Qué-s pouyram ùn chic consoula.

�LOU

NÊRBI

DÉ LA BITE

(Cante a dits)

Musique d'Offenbach dans le

VIOLONEUX

PERSOUNATYES:

1.

CANUCHÉTE. - 2. CANUCHOÙN

Ritoumèle

(l*ùn arroun l'àout)

— En cercan ceTs qu'abèm troubat —
2. — Très mile escuts én ùn hourat. —
1. — Bé soun doùn a perpàous biénuts ! —
2. — Perdiou ! chèns èts qu'èrem fichuts ! —

1.

(Amasses)
Ah ! dè plazè qué-s bat lou co !
Dize qu'an tout quant an déco... !

�i

1. — Canuch, qué dits dé l'escadènse ?
Qué pouyram doùn arride un chic...
2. — Arride, é puch tira benyènse
Dé la hemnote dou Pélhic.
Pénse ! én mé bédén a la misse...
Dap pélhe nabe é broy riban...
Qué-n àoura, ségu, la yàounisse...
E qu'é capable dé créba-n.
(Ritournèlé)

1.
2.
1.
2.

Biscats ! biscats, bêzins yélous...
Adare qué-s trufam dé bous.
Né cragném ni hàmi ni set ;
Car d'escuts qu'am plégn lou bousset

(Amasses)

Ah ! dé plazé què-s bat lou co !
Dize qu'an tout quant an déco !

�II

1. — Qué-s càou d'abort un tros dé terre
Tà soumia-y habes é càouléts ;
2. — A l'estable ü baque leytère,
En la cour guits, pouts é pouléts.
1. — Trop lountèms qu'am minyat mesture...
2. — Escoutoùn é lar eslourit !
1. — Dorenlà qu'àouram masquedure
2. — E, tà bùbe, yus dé la bit.
{Ritournèlé)

1.
2.
1.
2.

— Biscats ! biscats, bézins yélous !
- Adare qué-s trufam dé bous.
— Né cragnèm ni hàmi ni sét...
— Car d'escuts qu'am plegn lou boussét.
(Amasses)

Ah ! dé plazé què-s bat lou co ;
Dize qu'an tout quant an déco !

�III

1. — Pràoubes, arrés né-s boulé béde
E touts qué-s birèben l'esqui !
2. — Mé dézempuch qui-abém mounéde :
« Madame! » aci, « Moussu ! » pr'aqui... !
1. — Amie Canuch, chens tarda gouayre,
2. — Marguilhè you sérey noumat...
1. — Diable ! qui sap?... é belhèou mayre... !
2. — E perquè nou pa députât... ?

(Ritournèlé)
1.
2.
1.
2.

—
—
—
—

L'aryèn qu'és doùn ùn gran sourciè...
Qu'a heyt ùn pape d'ùn mouliè ;
E, soqu'és mè dous é mè broy,
Qué balhe esprit ou mè yanloy... !

(Amasses)
Ah ! dé plazé qué-s bat lou co !
Are qu'am tout puchqu'am déco !

�QU'AS A PLOURÀ

[A Mamizèle Adèle)

0 Adôline,
Ma néboudine,
Dits-mé, pràoubine,
Qu'as a plourà ?
Sis ùn chic frànque,
S'as l'amne blànque,
Arrey né-t mànque,
Nas nat qué-ha.

La bite dure
Qu'é la mesture
Chèns masquedure ;
Qu'é lou binât.

�Tu qu'as carn frésque,
Fine béndresque,
E, coum l'abésque,
Béous bin boussat.
La bite afrouze
Qu'é, per l'espouze
Brabe, amistouze,
L'òmi malàou ;
Qu'é lou meynatye
E chèns couchatye
E chèns càouhatye
E chèns oustàou !

Péne é fatigue,
La mie amigue ?
Tu né-n as brigue ;
Tout qué-t é boùn.
Tu qu'ès gouantade,
Tu qu'ès càoussade,
Tu qu'ès couchade
En dous lheytoùn !

Damizéléte,
Qu'as ü crampéte
Broyé é proupéte
Dap ridèous blus ;
E, soqu'é mélhe,
Qu'as bère pôlhe,
Qui-t hey merbélhe,
Quan l'as dessus.

�Ès anuyade ?
En passeyade
Préns la boulade
Capbât lous bos ;
E la Boulote,
Bibe é houlote,
Dap tu qué trote
Oun bos, quan bos.

Tournade a caze,
Sé nê-t bos yaze,
Qu'as per té plaze
Orgue é piano ;
E tà-t ha heste,
— Prézèn céleste, -Ou loc d'ùn meste,
Un biélh boun co !

Coum muziciéne,
E-t plats d'entène
Ù cantilène ?
Qu'as l'Opéra.
Sé bos arride,
Qué bires bride,
Bé saps, qu'ey hide,
Oun càou ana... ?

Urouze ertère !
Per ha-t encouère
Cèn cops mè fière,
Qué càou doun ha ?

�0 Adéline,
Ma mousquerine,
Bos... la lüine... ?
Bàou la gaha... !

— « Nou ; qu'é trop hàoute,
Dits la carpàoute ;
« Moun rèbe es àoute,
« Ouncle chérit...
« E-m bouléts créde ?
« Hat-mé lèou béde
« Drin... dé mounède...
« E... broy marit 1 » —

�PER

LA

MI

TOUMBE

(Ou ségrat d'Estibàous)

Counfiat à la càou, lou gràn paréch mouri ;
Mé né mou pa ; qué drom ; ou printèms qué-s rébèlhe
Atàou lou cos crétièn, coum ü sègnte soumi,
Dou ségrat ent'ou Cèou réflouréch é cabélhe I

CREDO !

�ORGULH PUNIT

Margot qu'ère ü mignoune é charmante meynade,
Esprit é gouélhoùn biou. Mé, qu'abè, — quign pécat ! —
Lou tor ùn chic pégot dé tira banitat
Dé la buts broyé prou qué Diou é l'abè dade.
Qué-n ère islade... hole..., é dou soùn istrumèn,
Dé l'àoubéte ou sécouc qu'eschourdibe la yèn.

Ent'a Pàscous pourtan, coum d'uzatye, a coufesse
Qué calou tout choualoùn dize la sou feblesse...
Més én la racoundan, — la fade ! — qué métou
Tan dè preciouzitat é tan dé suflzense,
Qu'àourén dit qu'aténdè dou soùn biélh coufessou
Un broy coumplimentoùn, ou loc dé pénitènce.

Ah ! bé-n lou sabou màou... ! Lou capràn, òmi rét,
Grabe é majestuous én la sou barbe blànque,
Qu'où dits :
— « E cantats doùn coum ùn roussignoulét
« Coum ùn tarin ?...» —

�— « 0, nou, pas outan ; fort sé-n manque ;
Né souy tan prétenciouze... » —
— « E doùn ! é quan séré,
Né cantéréts y amè qué coum ü bestioulote... I. » —

Déban ùn tàou réplic, b'àouri boulut bédé
Lou nas espatrassat dé la damizélote !
Qu'an dit qué l'a hazou l'éfeyt d'un pistoulét,
E qué l'a per yamè coupade lou sioulét ;
Car, s'ou truc, la sou buts qué badou tan arràouque
Qué, quan cante, a mouméns, qué la preyrén pr'üe àouque !

�LOU SOU É LA LU

(Fable)

A forse dè birebara
Outour dé l'Astre-rey a la luts esplandide,
La yanloye dé Lü qué sé-n amourouza ;
E, dén lou soùn orgulh, — espiats ùn chic ! — qu'a hide
Dé chabirà-ou lou cap é dé ha-s espouza...
Mé fort én baguenàou qu'éntérprenou l'oubratye... !
Ou permè mout d'ùn parèlh maridatye,
Lou Sou, prudèn é saye, respounou :
— « Nou, perdiou ! nou !
« You màrida-m d'ap aquère courrière !
Ü biélhe trotuze dé noueyt !
Qui-s lhèbe yustemén quan you m'em bàou ou lheyt !
Qui, tustèm nas én l'er, tustèm en la mudère,

�E-s plats, chaque semmane, a chanya dé cartiès !
E, chens nade bergougne, é plégne touts lous mès !!
Sé n'a pa soùnque you per espous, la pràoubine !
Ségure pot esta dé mouri moutchourdine... ! » —

{Moralitat)

Lou Sou n'é pas ùn pèc, é qu'où bàlhi rézoùn.
E-b bouléts pourta plan ? — N'abàlits pa pouzoùn.

�U

HESTÉTE

DOU

CO

(Soustouns, 1887)

Amies, dé trop dé flous qu'ournats la mi persoune.
Né-n ey pa, dé ségu, yamè tan méritât.
Qu'és égal, dap plazé, lou mey co qué-p perdoune ;
Car soqui-p hey parla qu'és la boste amistat.

L'Amistat ! qu'és ü biélhe ; é qué porte lunétes.
N'é pa doùn estounan qué n'i bédi pa cla...
Mé qu'a dén la sou buts tan douces paràoulétes
Qué la bourrî tustem enténe chabeca.

�Bous aoûts qué-m-é l'abéts tan dé cops lieyte enténe,
Sustout én.aqués tèms dé dôou é dé doulous !
Qué dizen « qu'ayme mè lou qui-s trobe én la péne » ;
Yutyats soqu'én lou co débi senti per bous...

Merci doùn, meste aymat ! Merci, biélhs camarades !
Couan souy urous aci n'at sàouré dize arrés...
Are dou Capbrétoùn bubém coques làmpades ;
Trinclam é rétrinclam ous boùns capràns landes !1

�RÊPLIC

Ou doctur F. LAFITTE.

Qué-t sabí gran doctur, mé né-t crédi poète.
Qué-m as estoumagat dap lou toùn papéroùn...
Per lou toùn broy parla lou mey co qué-t souhète
Fort é fort dé malàous d'abor, coum dé rézoùn...
E puch, tà-t counserba la tou mine fresquéte,
Bèts toupins dé chichouns, dé guit ou bién d'àouquéte,
Trip, tripéte é tripoùn dap moustarde... é lou tout
Plàn arrouzat dé piquepout !

�UN BOUN RÉMÈDI

Ous éntours dé Mouliéts, bourgade maransine,
Bibè d'àouscops ùn metye, espèrt én médécine,
E, per lou cop dé gouélh, tèlemén réputat
Qué dé tout lou péïs qu'ère fort counsultat.
Màous dou cos, màous dé l'amne, ét tout qué débinèbe ;
E, chèts esta gouarit, arrés né sé-n tournèbe.
Gouàyre né sé-n calé qu'où prénòussin pr'ùn dlou,
A yutya-n per soqué chacun biénèbe ofri-ou
Dé gàrfous é dé flous, dé fruts a gran courbélhe,
E sustout d'amistat, — soqué bàou cèn cops mélhe.

Déco for yélous qu'ère ùn caddèt dou moulin,
Gran poût arrépastat a goulire pergounde,
E qui, coum touts lous pècs, crédè qu'arrés ou mounde
Poudousse esta mè qu'ét espritous é malin.

Lou bèt rénoum dou biélh qu'où dèbe la perpite ;
E, pertout oun s'escad, qu'où gnaque é l'escarpite
En lou trectan dé tout. — « Et doctur !... ÉT sapien... !
« Aném doùn !... charlatan... ! qu'é tout soqu'ou rébien...

�«
«
«
«

Qu'es lou péguè dous aoûts qui l'ihle é qui-ou caplhèbe
Mé qué-p amucherey quign ü béchigue crèbe,
En adressan dus moûts ou soureiè prétendut,
E qué beyrats ùn chic quign p'ou dacherey mut... ! » —

Ou talèou heyt coum dit : qué part enso dou metye ;
E, — lou couquin ! — per hà-ou cadé mélhe én lou pietye,
Qué-p prén ùn pétit èr dé pàouzelitoutdous
E qu'où dits :

«
«
«
«

— « Gran sapièn, qu'ats aci déban bous
Un pràoube ensourciérit, dégourat dé soufrense
E dé hounte tabey... Mé qu'ey fè dèn la siense...
— En la boste sustout... — Ah ! sé-m poudèts gouari...
Quign bonur !... » —

— « E couàou é lou bos màou ?» —

«
«
«
«
«
«
«

— « Dé méntl.
0 ; dé menti you qu'ey la terrible gratère... !
Qué mentéchi tustèm é dé toute manière,
A perpàous, chens perpàous, débizan, escribén,
E même én mé caran, sé né pouch outemén... !
Passa per afrountur! pr'ùn òmi dé messounye ..
Aqui qu'é lou rémors é lou chagrin qui-m rounye...
Dé gràci, gouarit-mé... ! » —

— « Ségu, qué-p gouarirey,
« Dits lou metye én clignan ; car aco n'és arrey ;
« Atendéts ùn moumén ! » —

�220

^MMm^^MÉmM^mmm^Mm^,
Après bère pàouzéte,
Qué réparéch pourtan én lous dits ü bouléte
Broyé, blànque, àoudourènte é sucrade én dessus.
— « Chucats aso, s'ou dits ; én déhén qu'és ùn yus
« Célestiàou, merbelhous qui-p ba ha lou miragle !... » —

E lou gnoy dé chuca, coundan gaha l'ouragle
E trufa-ssé-n après...

Tout d'ùn cop, qué pahléch... !
Un coucarrèy dé mout a las dèns qu'où luzéch...

— « Òourrou ! sé dits ; mé... qu'é dé la-qui-sé-n-apère...
« Malédicsioun !... aso !... mé qu'è hèmse dé gat... !

— « Gouarit ! amie, gouarit ! qu'abéts dit la bertat ! » —

Fectibemén, qué-n ère !... 0, per ma fé, qué-n ère !...

Yutyats sé per Mouliéts é tout lou Maransln
E sé-n soun arriduts dou gran pout dou moulin !
Arrey qué d'i pensa qué s'estòrsen encouère !

�MALEBÈSTI

(bièlh-nàov&gt;

E-p rapélats la bigote Gouzine... ?
Mâchante pèt, gahèque gatemine !
Arrés yamè n'espragna la sou dèn,
Arrés, né Diou, né Diable, né proehèn !

Or, per bézougn, ùn your qui-ère achoulade
Darrè lou plach, ü serp qué l'a chacade...
Mouri lhèou %... — Nou ; sabéts soqu'arriba ?...
— Ah ! lou pouzoùn I — Qu'és la serp qui crèba

�NUMQUAM POLLUTA

{Origine d'aquêre débize. — Counde)

Dé han ous capuchins n'é pa càouze amacade ;
Tan Diou én lous téchén ous a tramats d'esprit.
Qué-p én bàou sus aco counda-p-én ù... salade !
Né sey, ma foy ! qui-m ad a dit.

Aqués qu'ère ùn landés pur sàn. Coumt'abè couénte
A Bayoune, qu'i part sus ùn bèt azoulét
En esquilhan tout dous lous gràns dou chapélet.
N'ère dou poun Mayou qu'a bin pas, bélhèou trénte,
Quan ùn hardùmi dé bagans,
(Lou péïs qué-n é plégn, dé chicoys é dé grans,
Dé négues, dé brioulets, dé bas é hàout estatye !)
En sé tiénén las màns, qu'où bàrren lou passatye,
E d'arride coum hôous.

�— « Fray, s'ou dits ùn luroùn,
« Perqué né disnéréts dap nous aoûts chèns feysoùn ?
« Qué débets esta flac... Mé dap bone garbure
« E gras capoùn ou pàou, b'èts, perdiou, bién ségure
« Dé-p arrébiscoula. » —
— « Perqué nou ? dits lou mounye, ùn cop bé càou disna...
« Prouflta-m doùn dé la puade. » —
Dit, heyt. Dé l'àzou qué descèn ;
E dap la bande esparboulade
A l'oberye dou cout qu'entre gàouyousemén,
Nou chèns embià-ous coque guignade.
Tout qu'ana plan d'abor,
Coum én ü nouce d'or.
Lou beyre ou beyre succédèbe ;
Un plat l'àout plat acoudilhèbe...
Quan anfln aparéch lou tan famus capoùn.
— « Hola ! fray capuchin, dits labéts ùn fripoùn,
« N'é pa tout dé plégna-s la panse... !
« Qu'és ù ley dé la biélhe France
« Qué chacun adarroun pàgui lou soun escot.
« E, coum n'as, pràoube gus ! nat ardit ou pouchot,
« En pagues, dou capoùn qué haras lou partatye.
« Més escoute, é per co rétièn lou mey lengatye...
— « A tu nous qué haram soqué hesquis ad ét... ! » —
Lou mounye ad aquets moûts qué fréméch én la pèt...
Mé betlèou ü luzl qué Fard én la cerbèle.

�— « D'acor, sé dits, d'acor ! Apressats la candèle ;
« Car qu'ey bézougn dé luts... »

Qué-p gahe lou roustit...
Puch, coum moussu Purgoùn, qué l'enfounce lou dit...
Sàoulà... débat la coude... é qué-s balhe ü chucade...
E puch, biran l'esquî dé cap a l'assemblade :
— « Are, ou bos tour, ou gran biban !
« Qu'é coumbiénut, hammé-n outan ! » —
Lous nous bagans, camus é pecs, coum poudéts créde,
Dou lou iàous escutoùn né bouloun pa mounéde... !
Sus lou courpioùn dou fray nat né bòou opéra... !
Pr'aco, lou your médich, Bayoune, urouze é flère,
Qué prénou per débize, — é qué la muche encouère
Dap orgulh — : Numquam polluta l

�ESCUZEPÉT

{Origine d'aquét moût. — Counde)

à F. DARRIGAN', juge de paix

Un biélh baroùn, gran cassédou dé race,
Qu'abè très càns, très limiès ou nas fin.
Mé, trop crouchit per countuna la casse,
Qu'ous bèn, ùn your, ou mayre, soùn bézin.

Dizém la bertat ; né-s bed gouayre,
Per débat la cape dou sou,
Paste d'ômi coum aquét mayre.
Yuste, louayàou, dé gaye umou,
Boùn per toute la cliantèle,
Qu'ère dous mayres lou modèle !

�226

m^mMmM^MMmMmMMmm,
Qu'é per aco, coumd'at pensat,
Qué n'estou yamè décourat...

Un défàoutoún pourtan... Qu'aymèbe la godchère...
E, mè d'un cop, soulét, qué-s paguèbe ü hartère ..

Or, ad aquét perpàous, un your, qué l'arriba
Coucarrey qui l'estoumaga .. !
Tà plàn s'ère bourrât dé yigot é dé habes,
Dè dobe, d'estubè, dé broutes é d'arrabes,
Qué l'escape... é sabéts?... Un déco... mé coum càou...
Séc, rounflan, digne én tout d'ùn chef municipàou... 1
Adaquet brut, lous càns, adroumits dén la sale,
Qué-s lhèben espouyrits, é, tous très én -un cop,
Coum sé lou diable ous haie,
Qué-p gahèn lou galop,
Coude bachade, a trabès la ferneste,
E qué s'én ban tout drét enso dé l'ancièn meste.
Lou mayre esbalourdit qu'ous i séguéch dé prés.
— « Baroùn, sé dits, baroùn! lous bos càns soun sourciés... !
« Qu'an la ràouye ou l'escàouye ou toute àoute diablère...
« Esplicat-mé, dé gràci, lou mistère... ! » —

— « Lou bos mistère ? Ah ! qu'és ayzit dé l'esplica...
« Qu'abéts estournégat per oun né calé pa .. ! » —

Lou mayre counfoundut damoure bouque ouberte.
— « Quign abéts heyt, s'ou dits, aqueste descouberte I » —

�«
«
«
«
«
«
«
«
«

— « Qué-p at bàou dize franquemén.
Un your, qu'ey esprabat lou médich accidèn...
E for màou a perpàous... déban ü damizèle... !
La hounte qué-n abouy qué-m estou tan cruèle
Qué, quan ém abiénè dé ha l'estourneguét...
Sus lous càns qué nazi talèou claqua lou fouét.
E, dézémpuch labéts, — innoucentes bestiotes ! —
En enténén lou brut doun soul èri l'àoutou,
Chèns brigue abé pecat, que houéyèn coum houlotes,
E, mè d'un cop, atàou qué-m an sàoubat l'àounou... ! »

— « Diou madàou ! plàn troubat ! Bibe la République !
Dits lou mayre rabit ;
« Ou counsélh d'orénlà dous càns sérey séguit ;
« Qué-m séré trop d'agrèou de priba-m dé muzique ! » —

�MAMIZÈLE FRETILHOUN

Frétilhoùn qu'és ü riche ertère
Démpuch lountems maridedôre.
Més oun trouba l'espous qué càou
Quant an l'esprit tan orginàou ?
Bouléts sabé soqué rebèbe ?
Lou mèrlou blàn qu'acoudilhèbe ?...
0 ! n'é pa l'òmi plan badut,
Youén, broy, gran, nouble é d'or couzut,
Més un cap hòou qui l'enlhébàssi
E la sou pèt pr'ére risclàssi...
Or, lou Destin, per cops, droùllét,
Un your, l'a serbide a souhét.
Qu'ère pendèn la gran rafale
Quii desglountit la capitale.
Gahade per lou tourbilhoun,
La trop làouyère Frétilhoùn
Capbat la Sène capihoune...
E, per répesca-lé, persoune... !

�229

Ayude ! Ayude ! ànyous dou Cèou !
E biélhs gouyats qui cercats fortune !
Qué-p hey qué sie ou blounde ou brune... ?
Un milioùn qu'a dén lou troussèou !

Qu'anèbe doùn péri la pràoube !
Quan, per un had probidencéou,
Coucùn susbién, plounye é la sàoube... !

— « A ! quign qué sits, co yénérous !
« Dits ère en sourtin dé la grabe,
« Doumàn, qué-p préni per espous... ! » —

Qu'ère ùn cagnas dé Terre-nabe !

�SABRE

Ê

COUNSCIÈNCE
(Léyènde)

Qu'ère ou tèms dé la reyne Yane.

Un parchemin troubat ou castèt dé Pouyane
Qué pourtèbe én escriout aqués moûts : — Mouscardès,
Péïs dé touye é dé broc é dé brane,
Oun touts lous parropièns soun boulurs é sourciès. —

Ère bertat ? Ère messounye ?
Qu'és soqu'ùn your, é boulou sabe ùn mounye,
Un gran segntas doublât d'òmi d'esprit.

Profitan doùn d'ùn marcat ou d'ü feyre
Oun lou puble ère réunit
Près dou clouchè, qu'arribe ; é, tout drét sus ü peyre,
Coum ùn profète embiat dou Cèou,
Qu'ous harangue, é d'ùn toun qui n'ère pa dé mèou :

�— « E doùnl... Qué biéni you d'aprène ?..
« Ah ! coucarrey dé broy doun poudéts esta fiés !
« Atàou doùn qué séréts touts boulurs é sourciès,
« E né baléts lou grip ou la corde enta-p pêne... ? » —

— « Nou, fray ! nou, fray ! Lou quTad a dit
« Per la ganurre qu'a mentit.
« Acén capbat arrés né pane ;
« Qu'am lo co pur é qué soum yèn coum càou ! » —

«

«

«
«
«
«

— « Pourtan lou papé de Pouyane
« Né parle pas én baguenàou,
&lt;- E, quan hè sou, né dits qu'i plàou.
Quign p'apère ?... At sabéts ?... — bouhèmis, coucardalhe,
« Escouminyats é bouluralhe,
« Enta chipa tan arràouyous
Qué-n preyréts dap las dèns sus ùn cap dé tignous !
« Dou bey dous aoûts tustèm én hàmi,
« Qu'arrapats tout, gouéous, frut, àouyàmi,
« Aban qué né si minyedé...
E lous bos dits gahecs né respècten arré... !
« E, même, o hounte 1 sé-n càou créde
Un ancièn bénédit, lou défun Bertranoùn,
Qué boutats à l'oferte, én place dé mounède ?...
Tros arrougnous dé couyre é pédas dé coutroùn... ! » —

— « Nou, fray ! nou, fray ! tout aco qu'é messounye (

— « Sé messounye és, reprèn lou mounye,
« Ou pè d'aqués clouchè, qué-n bats ha lou sermèn
« Déban lou Gran Diou qui-p entén ! » —

�Talèou, coum ùn ressor, qu'àourét bis las màns dretes
Toutes én l'er lhéba-s coum bayounétes
A la manobre dous sourdats.
Lou fray nè pert pa tèms. Lous gouélhs arrébirats,
Qué lance ou Cèou ü prière émbrazade :
— « 0 gran segn Pol ! o bous doun la terrible espade
« Trenquéré, s'at boulè, lou bos lou mè pergoun,
« Biénéts ! Biénéts aci mucha boste puissènce !
« Sustout né-p troumpits pa ! Espragnats l'innoucènce ;
« Mé las màns dous boulurs tréncat-lés adarroun... » —

Tout én prégan, dou corn dou gouélh qu'ous arrégoueyte.
Qu'apercéout?... Un miragle... outa droullet qué proun :
Touts lous bras a capbat... !
La probe qu'ère heyte.

Atàou à Mouscardés qu'èren á'àouscops...

E gouey ?...
Car déco qu'y a bère pàouze...

— D'abort, sourciès né soun è né-n estoun yamey...
Mé boulurots... qu'és àoute càouze...
Qu'ous én damoure coucarrey... !

�OCAZIOÙN É LAYROÙN

Ou canounye RAMAZÉLHES,
pay dous pays dé Bugloze.

Lou qui-a pintat qué pintera ;
Lou qui-a panât qué panera :
Paràoule yamè desmentide !
E qué beyram l'Adou, s'ey hide,
Aban qué-n sie, arrépléga-s
Dempuch Bayoune énqui-a Tartas.
Boùn argumén. Arnàout, ùn biélh filous dé race,
Ouganas, toucat dé la grâce,
A Bugloze s'én ba tout drét
Dou soùn passat hagnous dize lou chapélét...
Plàn qu'at sabé, lou gus ! lous capràns dé Bugloze
Qu'an heyt, sus aquét pun, mantr'ù métamorfoze.
Ou lou mesti dé bugadès,
Tustèm, your é noueyt, qué soun près ;

�E, quign qué si lou pécadou qui-arribe,
— Estousse ùn rénégat, ùn moustre I — enta blanqui-ou
A la léncou n'an pa lou hiou ;
N'ous manque arrey, né la chalibe,
Né lou sabloùn, né lou léchiou.

Mé lou proberbe ? Ah ! foutche... !

Arnàout doùn qué-s coufesse.
Qué-n esquilhe... é qué-n dits mourtàous dé toute espèce ..
Quan, tout d'un cop, — Malur ! — qu'apercéout én pénèn
ij bère mountre d'or dab cadégne d'aryèn
Près dou Pay qui, labéts, yustemén é-s mouquèbe
E, dap lou mouquedé, gran muzique hazèbe.
Tène lou bras, sézi lou précious métàou,
Qué heyt én ménch dé tèms qué tà-d dize né-n càou.

— « Arroun ?» — dits lou capràn...
— « Ah ! qu'ey panât ü mountre... » —

— « Ere doùn nabe ou dé rencountre ? » —

- - « Dé rencountre, ségu, mé d'ü riche balou...
« Toute or !... » —

En l'enténén, lou pràoube coufessou
Ou houns dou soùn yats qué tressàoute.
— « Aso, s'ou dits, aso qu'és ü gran grane fàoute ;
« E tà-n obtiéne lou perdoùn,
« N'existe qu'ùn mouyen : qu'és la restitucioùn... »

�— « Souat, respoun lou couquln ; é la boulets, moum Père?..

— « You ? you ? nou, dé ségu ; nou, dé nade manière... ! » —

— « Ah ! moun Diou ! é labéts qué ha ?
« Qué l'ey oferte ou meste : aqués né la bòou pa... ! » —
— « Ha ! ha ! sé né la bòou lou meste,
« Lou cas qu'é diféren, é la mountre qué-p reste.
« Anats én pats ! Gouardat-lé plàn... » —

— « Merci fort... ! » — E qué part én lou lécan la màn !

Quigne pitouze é pègue mine,
Quign nas estounat é descoueyt
Hazou lou Père én sé hican ou Iheyt,
N'ad a pa dit, mé qué-s débine...
Trop que l'escots dé chabéca
Sus la sou défunte orlotyéte...
Sulemén ous amics tout choualoùn qué répète
Aqués saye counsélh : « Quan pé boulhits mouca,
Sustout gouardat-pé bien dé souna la troumpéte ! »

��PATER NOSTER
ou

BENYÈNCE É PERDOÙN

Drame én ùn Acte
(Birat libremên dou Pater dé CoppéeJ

PERSOUNATYES :

ROZE,
Ù' BÉZI,
JULI, serbènte dé Roze,
MAMIZÈLE

LOU CURÉ, .
YAQUES LOU ROUS, comunar,
UN OFICIÈ,
SOURDATS.

(La scène quê-s passe a Bèlevile (Paris) én may i8fi. Ü crampe s'ou plané
dap ii porte é dus fernestes ou houns sus lou cazàou plegn dé flous dap
ü grilhe ouberte ; amublemén fort simple ; chaminèye dap ü estatue dé
la Bierye ; ùn crucifie ; tablèous dé segntetat. Portes a dréte é a
guèouche).

�238

w^mm^Mm^MmMMMMMMM,
SCÈNE 1

JULI, LA BÉZI.
(Ou Ihéba dou ridèou, Juli acablade dé triste qu'és assédude. Près d'ère, énpéou,
ü youéne hemne d'oubrè, toute dréte, dap un tistrot dé probiziouns a la mari).

LA BÉZI

Qu'é doùn bertat ? Qué l'an fuzilhat, lous bandits ?
Qu'é SégU ? bién SégU ?
(Juli qu'afirme d'un sinne dou cap)

JOLI

Tout lou mounde qu'at dits...
Aci près, a dus pas dé las noustes fernestes...
Yé... Quan lous sacripans èren déya lous mestes
Dou cartiè, — très témouègns qué l'an apercébut, —
En lous bénédin touts, lou pràoube qu'é cadut.
Ni la sou so ni you né-n sabém dabantatye ;
Mé qu'é ségu ! ...Quan l'an arrestat coum otatye,
Qué-s dizèm éntre nous : « Bah ! qué tournera lèou... ;
Car dé touts qu'ère aymat coum ùn ànyou dou cèou.
Et tà boùn ! ét tan dous ! tan brabe... ! Ah ! lous canalhes !
(qué s'éntèn lou brut d'ùn houéc dé péloutoùri)

�LA BÉZI

(tressalhin)

Ah ! moun Dìou I

JULI

(én se Ihébari)

Atàou doùn ! Hardit ! yèn dé Bersalhes !
Bényats-sé ! Tubats tout ! Mitralhats, massacrats !
Mal^ye qué sin touts én hachis esmiouzats !

LA BÉZI

Qué-n soun, amigue, é broy. Qué paréch même adare
Qué-n hèsquin boucheri. L'arru qué semble ü mare
Dé sàn... é lou pabat qué-n é tout rouyissèn...
Aco qué-m hey frémi..., car mè d'ùn innoucèn...

JULI

Innoucèn ! Innoucèn ! Mé qui doùn mèy én ère
Qué lou nous segnt abè, l'amie dé la mizère,
Co d'or, coumpatissèn, prodigue dou soùn bey,
Qui dèbe tout ous aoûts é né-s gouardèbe arrey... ?
Tubà-ou... ! Ad ét... ! Né souy qu'ù hémne dé campagne...
Mé lous bos parizièns qué soun dignes dou bagne,
Touts.. ! Chèns nade luzi de rézoùn..,, coum bestia...
— Per la comune encouère, ùn mout ! ùn bet aha ! -Qué s'esgòryen entr'éts, é qué prénen otatyes
Coum enso dous brigans, coum enso dous sàoubatyes...
Qué fuzilhen ùn prêtre... ùn òmi yénérous,
Qui, per sous caritats ou tems dou siètye afrous,

�E-s abè tout bénut énqui-a la sou camize .. !
Nou, bézì, lou perdoùn, ací, n'é pa dé mize !
Un puble d'assazlns déout esta castigat !
Nade piétat pr'aquéts qui-s muchan chèns piètat... !

LA. BÉZÎ

Ou feyt, per yèn atàou oun séré lou doumatye ?
Pràoubot ! l'iber darrè, quant èrem chents oubratye,
Couan dé cops é l'am bis én las noustes meyzoùns
Da-s tustèm coque ardit, linye, esclops é càoussoùns!
E qu'és ét qufân tubat... ! Bé-n a calut ü doze
D'arràouyasse... ! A perpàous, é mamizèle Roze,
La so qui tan l'aymèbe... Ah ! b'a début soufri !
JULI

Dizé-t n'é pas arrey ; qu'at càou béde, bézî... !
Lou cap éntre las màns, s'ou cantè dé la tàoule,
Qu'a damourat d'abord chèns lèn é chèns paràoule...
Bézî, qué hazè pou. . Coum ü hole, a mouméns,
Qu'esclatèbe én sanglots, én crits, én hurleméns
Dé hène sus Paris : « Bile infame é pouyride,
Sé dizè, sis màoudite .. ! » — é qué s'és adroumide
A la fin, dé fatigue, aqui...
(muchan la porte a guèouche)
Mé quign soumélh !
E quigns rèbes afrous !... Dou soùn triste rébélh
Qu'atèndi lou signét.
LA BÉZÎ

Pràoubine,'couan dé péne !
Quign brizemén dé l'amne é dou co... !

�JULI

Tà-t coumpréne,
Qué-p àouré calut bibe aci démpuch quinze ans,
Débat lou médich teyt, coum you. Hilhs dé peyzans,
— N'é pa pécat, — qu'estoun orfélins for dédore.
Qu'abè bint ans ; Yan, dèts. Brouyine coum l'àourore,
Bone, saye, balènte é richote tabé,
Qué l'abè démandade ùn brabe é bèt ertè,
Tout youén é déya chef d'ü meyzoùn aboundouze ;
Mé, chèns ézita brigue, ou gran titre d'espouze,
Qué-n préfère ùn mè gran, ùn mè dous, lou dé may
Chèns esta-n, é qué-s dou toute antière ou soùn ray.
Qué councéntre sus ét tout soqu'a dé téndresse
Entouran-lou dé souégns é dé délicatésse,
Lou your, la noueyt, tustèm. Per dize la bertat,
Arrès yamè coum ét n'ad abè méritât.
Lou Cèou qu'abè métut ou co d'aquèt meynatye
Tout soqué charme é plats : la dousou dou léngatye,
Un gran talèn unit a l'amou dou trabalh.
Qu'ère amistous, hazourt. Enqui-ou méndre détalh
Lou dézi dé plàn ha tustèm qué l'occupèbe,
E déban ùn débè yamè né reculèbe.
En tout qu'ère permè. Lous prêts ? qu'ous abè touts.
Libis, médalhes d'or, tablèou d'àounou, la crouts,
A l'escole d'abor, mè tar ou séminère,
Tout qu'ad abè... Yutyatssé Roze én ère flère,
E sé, plégne d'espouer, é dizè dab rézoùn :
— « Un your, quan si curé, qu'où tieyrey la meyzoùn ;
« Né-s quitéram pa mè. Capacap atàou bibe,
« Ét t'a Diou, you t'a d'ét... quign rèbe... ! » E quant arribe
Aquet your bénédit... ; é quan lou rèbe urous
E-s réalize... ; én plégn bonur, lous arràouyous
Qu'où prénen aquét ray... ; qu'où liguen dap ü corde...
E chèns nade piétat é chèns mizéricorde,

�242

Dé doutze cops dé nouée qué-p ou tràouquen lou co... !
(qu'esclate én sanglots)

Ah ! Jézus-Maria ! Quign malur ! Pràoube so !

LA BÉZÎ

Ségu, n'an pa yamè bis ü càouze parélhe.

U BUTS

(la dé M" Roze, én la sou crampe a guèouché)

Julie !

LA

BÉZÎ

Ats éntenut ?

JULI

Ah moun Diou ! qué-s rébelhe.
Escuzats-mé, bézî ; mé qué-p-én càou ana ;
Car qué pouyré bélhèou rémété-s a parla,
Ayégne... Qué bouléts? qué cràgni la houlie.

LA BÉZÎ

Boùn, boùn ! qué tournerey. Adichat doùn, Julie.
(la bézi sort)

�SCÈNE n

M10 ROZE,

JULI

(Jf i« Roze én pélhe négue, éntre d'un er acoblat, en trabucan. Juli ba décap ad ère

é la sustién)

JULI

E doùn... èts mélhe ?

M16 ROZE

You?... Qué bos dize ..? En efeyt,
Qu'ey droumit... Mé quign rèbe orrible ey doùn you heyt?
Sourdats é prèzounès mesclats en l'escuragne...
Cops dé fuzilhs... é doùn aco droumi... ? Qu'ey hagne
Dén la gorye... qu'ey sét...
(qué s'assed. Juli qu'aporte ùn beyre d'aygue ; qu'où bùou abidemén)

Qué-s care lou canoùn ?
Droumin qué l'enteni. Né-s bàten pa mè doùn ?

JULI

Nani ; dous fédérais l'armade qu'é détsheyte,
E touts lous coumbatans, s'an dit, què soun én houeyte.

�MLE

ROZE

Tout qué-s calme, èn bertat. Lou tèms qu'é bèt. L'azur,
En aqués mes dé may, qu'a l'esclat. lou mè pur
E hey, d'un dous reflet, brilha las méndres càouzes.
Lous cazàous qué soun frés é qu'émbàoumen a pàouzes
Espie a la ferneste aquéres broyés flous
Quign estàlen ou sou las lous bibes coulous...
Tout qu'arrit ; lous àouzèts a canta s'esgozyilhen...
Qué pot esta per éts ùn prêtre qué fuzilhen...?
Qu'ous hey dé béde préne ùn ray a la sou so,
E, per tros é per trèns darriga-lé lou co ?
Stupides animàouts !... Juli, dits.

JULI

Mamizèle.

M18 ROZE

N'é pa biénut arrés ?

JULI

Si, la bèzie Adèle.

M10 ROZE

Ah ! la qui tà soubèn Yan ana sécouri,
E qui, dèts cops chèns ét, àouré début mouri...

�Dé hàmi... Qu'a soufert tabey ère, innoucènte...
E qué biénude gouey mucha-s rècounéchènte...
Brabe hémnote... ! E puch...?

JULI

E puch, moussu curé.

LE

M

ROZE

(.brutquemén)

Ah 1 per exèmple, aquèt, nou, nou bouy pa bédé.

JULI

Qué ? bédè-ou né boulets ? I pénsats, mamizèle ?
Qu'ère dé l'abè Yan l'amie lou mè fidèle ;
E lou nous ségn dèfùn qué-n ère lou bras drét.
Counsoula-p qu'és per ét ùn dèbé... qu'és ùn drét...
E né poudéts récèbe ü bizìte mè care...

M18 ROZE

A dit qué tourneré ?

JULI

Bién ségure, é toutare.

�246

mmMmm^mmmmMmmm,
MLE ROZE

Qué biéni doùn, sé bôou. Qu'aymèbe lou mey ray,
Qu'at sey, é qu'abi tor. Mé né hèsqui l'assay
Dé trachamandéya tà-m rènde rézignade...
Qu'é trop hort; a la fin, qu'ey l'amne réboltade...
Qu'espèri bién qu'après soqué s'é heyt aciou,
N'àouzera pa banta-m la Yustici dé Diou !
(à Juli) Tè ! dachè-m ùn chicoùn.
(Juli qué sort)

I • •'• ■ • I •! «I ■ î • î» I • |V| • I

»V&gt;'|&gt;"|»r»''| tHHI«l»l«HHI»l'MB'l»l'l&gt;l*l«l'l»l»|«l«l'l«l»l*1'l'l»|t|»|*|i|i

SCÈNE I!I

MLE ROZE (touiëte)

Souléte ! é qué-m càou bibe
En despieyt dou mey màou, én despieyt dou boùn séns... !
Mey apèren la mourt é ménch ère qu'arribe ;
Né-s hique ales ous pès qué per lous innoucéns.
Couan dé cops én plouran é l'ey doùn apérade... !
Couan dé cops a yénous é l'ey doùn you prégade... !
L'ingrate 1 qu'és eschourde é né bôou pa dé you...
E capacap qué-m dache aci dap ma doulou...
Doulou d'infern... ! doulou qui-m gnaque é m'arroumègue...
E créch ou houns dou co coum ous plach créch la sègue,
Esquissan, blassan tout én l'amne é dén lou cos. . !
Quan ùn biélh animàout, ou ménch, ou houns dous bos,

�Ad arrey mè né bàou, qu'où trénquen l'existense ;
Qué l'espràgnen atàou l'ôourrou dé la soufrènse... !
You, perquè damoura sus la terre ? é qué hà-y
Démpuch qué-m an panât lou meynatye, lou ray,
Rézoùns n'ey nade mè dé perségui la bite...
Ah ! dé tiéne coucùn dé l'enyènce màoudite
En las màns... ! dé charpà-ou... dé crachà-ou a trabès...
D'où darriga lous gouélhs é d'esgouryà-ou après... !
Qu'ous an batuts, qu'é bray ; mé fors qu'an poudut huye.
E couan dé yèn qui-ous balhe azile é quFous estuye
En lous chays, grès, burguès é même én lous oustàous...
E Diou né hey arrey, arrey per émpéchà-ous... !
Nou, qu'é trop moustrüous d'ous dacha tout indémne... !
Démpuch l'assazinat, qué souy ugn'àoute hémne...
Gouey, n'é pa mè d'àouscops. Sourtide dé peyzàn,
Qué souy hilhe dou puble é qué-n porti lou sàn...
N'énterprénin pa doùn d'adroumi-m la soufrènse,
En mé parlan dou Cèou, dé perdôun, d'indulyense...
Trop dé plous démpuch yé qu'ey but ! Qu'és un pouzoùn
Qui, certe, hey pati ; mè qué-m rèn la rézoùn...
Adare, qu'i bey cla. Lou lou boun Diou, s'existe,
N'é pas arrey puchqué lou crime qu'où réziste ;
E, sé n'é pa méchan, ou ménch qu'és impuissèn.
E puchqu'a permétut la mourt dé l'innoucèn...,
Puchqu'a prés lou partit dou démoun countre l'anye...,
Puchqué même é-m défèn dé benya-m... tout que chanye...
E doùn, aquét boun Diou, qu'adoray per peguè,
N'i crey pa mè... ! Qué pot biéne are lou curé I
(Péndèn qué dits lous darrés moûts, lou curé,
biélhar apéou blàn, qu'entre per louhouns ;
qué trabesse lou cazalet, é qué s'arreste ou
pas de la porte. M1» Roze qué l'apercéout).

(à part)

Qu'és ét !

�SCÈNE

IV

1

M " ROZE, LOU CURÉ

LOU CURÉ

(anan dé cap ad ère)

Pràoube meynade!

M'° ROZE

(d'ü buts entrecoupade)

A la boste bizite
Fort sensible qué souy ; mé tout, tout qué-m agite,
Moussu, tout qué-m esnerbe, é tout qué-m é d'agrèou...
Qué parleram mè tard.. ; qu'anirey bédé-p lèou...
Qué l'aymèbets, qu'at sey... Qué souy bién chic poulide...
Mé, quan mé càou parla dé l'atroce omicide...
La furou qué-m estrangle, é qu'ey bézougn sustout
Dé yémi, dé ploura, tan qué bouy, én un cout !

Lou

CURÉ

Sé you souy indiscrét, qué-m èn toùrni détire ..
Mé qué sey qu'ùn boùn prêtre a subit lou martire ;
N'ey pa qu'un mout a dize, urous dé dizé-p-èou :
Hèmne, counsoulap-pé ! Lou bos ray qu'és ou Cèou !

�MLQ ROZE

Lou Cèou ! Ah ! qu'atèndi la famuze respounse,
Lou mout boueyt qué tustèm la péguesse prounounce...
Ah ! qu'ey lou ray ou Cèou ! Souat. Mé qué l'ey tabé
RÜ Haxo... près déci, déns ùn afrous carné...
Sànglan, désfigurat, bouhilhat dé blassures... !
Soqué you die aqui qué soun càouzes ségures... !
Dap lou mey gouélh dè carn you né pouch béde plan
Sé lou ray é lahore ap ü palme a la màn.
Soqué sey é soqu'é bertat, bertat atroce,
Qu'é soùn cadabre... E lous qui l'an métut en hosse
En yétan s'ou soùn cos la terre dou ségrat,
La mi crédènee ou Cèou dap ét qu'an enterrat.
Lou Cèou ! Tustèm lou Cèou ! Mé quan lous canibales
E'm an prés lou mey Yan é l'an tràoucat dé baies,
Qu'ère bèt lou bos Cèou : qu'àourén dit ùn cristàou.
Adare per tan chic né-s trouble pas atàou...
Qu'ère boùn per lou tèms oun Sodome flambèbe...
Lou Cèou ! mé lou dè gouey, espiats, qué semble ùn rèbe. .
E pourtan tout Paris qué brùhle, é lous pabats
Dè pétrol é dé sàn qué soun touts embubats !
Aco méritéré belhèou qué sé-n merlassi,
E qué dap mè dé séns aqués mounde regglàssi,
Tà qué la pràoube yèn, qui-arrey yamè né sap,
Né si pa counfoundude é né-n pèrdi lou cap...
Lou bos Céou ... é doùn you, so dé Yan, qué protèsti
Countre tout soqu'a heyt !... Lou bos Cèou... qu'où détèsti
E qué desfldi gouey, aci, las sous rigous...
Qu'ey dit ; màoudizet-mé !

Lou

CURÉ

Nou ! qué ploùri dap bous.

i

�Nat dous bos lès perpàous né-m éndigne ou m'estoune
N'ous ey pas énténuts, é Diou qué-p ous perdoune.
Mé dén la sègntetat qué bién dé rébesti,
La-hàout, lou nous màrtir, qu'ous a débuts séntì...
E qüT-ou blasse lou co? — La souso desdégnouze...
Mle

ROZE (esclatem én sanglots)

Qué-p at prey ! qué-p at prey ! Qué souy tà malurouze..
Perdounat-mé, moussu, toutes las mis houlis...
Ségu, qu'abéts rézoùn ; Yan qu'és ou Paradis.
Mé you ? mé you ? dizèts, quign boulét-bous qué bibi,
Chèns touca la mi plague é chèns qué la rabibi ?
Lou mey amou per èt qu'ère tà gran, tan hort... I
Qu'èri bién mè qu'ü so pr'aquét malurous être...
Chicoy, qu'où tiéni loc dè may ; débiénut prêtre
Mè tar, grabe, pïous é plegn dé dignitat,
Né bédi pas én èt sounque ùn pay respectat.
Aquét pur gran crétièn a la fé planhazènte
Qué-m plazè dé serbi-ou én hilhe obédissènte.
Naïf tabey, distrèt é rébayre ùn chicoùn,
Qué-m ou calé souégna tout coum ùn meynatyoùn...
Qu'é pr'aco qué-m bédéts dèn lou chagrin qui-m mine,
Dézoula-m coum ü may é coum ùe orfeline...
Pràoube ray ! fuzilhat pr'aquéts infames gus... !
Qu'ère tà boun, tan dous la nouste bite a dus
En aqués calme oustàou, céleste solitude !
La noueyt, aci médich, qu'abè prés l'abitude
Dé léye ùe ore, arroun lou nous frugàou minya.
Qué couzi tout prés d'ét, é né-s parlèbem pa.
Quan dus cos s'àymen plàn, parla n'é pa la péne ;
Chèns rémuda lous pots qu'és ayzit dé-s coumpréne !
E couan dé cops tabey, én parlan brusquemén
Amasses abém dit lou médich sentimén !

�Per ét qu'ey réfuzat maridatye qui flate.
Més ún co, coum lou mey, co dè bièlhe gouyate,
Qu'és ùn cròfou d'abare, ún trézor plégn d'amou,
E nat, sounque lou ray, né-n abou la fabou.
Yamè yamè né-s soum quitats. Sé per üe ore,
Caritats ou débés é l'aprèben déhore,
Lou mey co qu'où séguibe é qué-n hazèbe outan
Tout én couzinéyan ou bién én tricoutan...
Qu'é finit tout aco..., qu'é clabat débat terre... !
Mé, bey, pràoube chérit, né souy pa derroumbère ;
E né permetrey pa qu'arrés àouzi parla-m
Dé-m eschuga lous gouélhs ou bién dé counsoula-m.
Lou bonur dé d'àouscops, — àyis-né l'assurènce, —
Coumt'ou débi, qué bouy aquità-ou én soufrènse.
Mouri dé la tou mourt, oh ! qué séré per you
Ú' boluptat cruèle, üe amaré doussou.
Qué-m bouy sénti coula la bite dap las larmes... !
E, quan biéni perfln estoufa-m la doulou,
Da lou darrè souspi dap la darrère plou !

Lou

CURÈ

*

Bé-m plats aquét plourà ! Plourats, amne brizade !
Car las plous én lou dòou qué soun coum l'arrouzade
Sus lous carns é lous prats estarits dou dézer ;
Qué ranimen la bite én han flouri l'espouer.
0, parlats dou défun, dé la boste soufrènse
E gouardats dén lou co la ferme counfiènse
Qué d'én-hàout ét pé beyt é sap per qui soufrits.
Gouey, n'é pa lou pastou, lou prêtre qui-p at dits,
Mó l'amic a péou blàn... Boste doulou qu'é grane ;
Mé, — qu'at sènti, — sus ère ü sègnte amne qué plane,
La dou bos ray ! Cèn cops qu'at direy, qu'és aci ;
Qué Tentèni parla ; qué-p dits : « 0 so, merci

�252

^m^mm^mmÉm^mMmMmm,

Dé tan m'ayma ! Mé lou blafème qué-m outratye.
Puchqu'é dous dé plourà, ploure, mé dap couratye... !
Calmé-t ; qué souy aci prézèn dén lou toun co,
E tustèm, tustèm près a bènédize ü so.
Qué séram réunits ùn your, counsèn a bibe ;
Sus tu qué bélherey. Léyèch hàout lou sègn Libe,
E dén lous mouts sacrats soubèn per tu léyuts,
Qu'entèneras, ségu, l'éco dé la mi buts.
Déban lou crucifie quan tu sis prosternade,
Dén la prégàri mét tout lou toun co, meynade,
E qué creyras, unide ou toun ray én esprit,
Bédé lou mey arris ous pots de Jézu-Crit.
Enso dous maluroussis tustem planhazènte...
E, sé lou pràoube é-t tèn ü màn récounéchènte,
Récéou-lé ; per débat, qué sentiras la mi.
0 crétiène ! séc doùn enqui-ou cap lou cami !
Chèns doute, la doulou qu'és ùn pés fort terrible ;
Mé qué-t sustiénerey coum ùn guide imbizible,
Lhébè-t ! bey ! marche é lute ! Un ray qué-t é témouégn ;
E, chèns brigue inquiéta-t sé lou moumén é louègn
Oun l'àoube dé la Mourt ous toùns gouélhs aparéchi,
Mérite, pràoube so, qué lou Cèou é-s unéchi ! » —

Mle

ROZE

S'ère bertat toutùn... ? Ah ! prêtre bénérat... !
Ah ! sé nazi chagrin ou mey ray adorat...,
Sé-n éri biènségure... ô doùn, qué séri horte...
Qu'assayeri (dap acabiemèn) Moun Diou, perquè né souy you morte !
(nabére détounacioun ou louégn)

�LOU CURÉ (et part)

Cèou ! qué tùben éneouère !
MLE ROZE (tréssalhin ou brut dé la fuzilhade)

Ah quign tapatye... ! é doùn ?
Aquét brut... qué dirèn ùn houée dè péloutoùn...
Ah ! qu'é bertat... qué sey... la comune esclachade...
E tOUtS aquétS bandits...
(dap ùn crit dé trioumfe)
Anfln, qué souy bényade !
LOU CURÉ (troublât)

Oh ! qu'és afrous... ! Qui sap... ? Ou mièy d'aquére yèn...
ML° ROZE

Are àourét-bous per éts coque atendrissemén ?
E bats plagne bélhèou tan d'assazins atroces ?
You qué souy chèns piétat per las bèstis féroces..
Lou sàn bessat, lou màou qu'an heyt qu'é colossal...
Palays bruhlats... é puch, qué-m é for plan égal
Qu'après tout lou lou crime àyi tàou ou tàou càouze,
N'é pa lou mey aha. You né sey pa qu'ù càouze :
Lou mey ray ! Qu'an tubat lou mey ray, enténéts I
E qu'é yuste, é qu'é plàn qu'ous fuzilhin ad éts !
Lou houée dou péloutoùn per you qu'és ùn délici...
Ue ibresse... é sé càou sus lou loc dou suplici
Coucun per excita lous sourdats, é carca
Las lous armes, é doùn ! N'an qu'am biéne cerca I

�254

mmmmmmm^MmMmm,
LOU CURÉ

Ù hémne atàou parla ?..

M'E ROZE

Touts, qué soun touts infames !
N'an qué trop méritât dé péri dén las flames !
Orrible yèn per qui lou ray s'é tan pribat... ;
Qui, malàous, ou boulèn tustem ou lou coustat,
E dount a mile cops sécourit l'infortune...
Qu'èren précizemén touts, touts per la comune,
Près a bruhlà, briza tout soqué hey pouchiou...
E Yan qu'aymèbe aco, pràoube agnèt dou boun Diou !
Qu'anèbe chaque your bédé-ous én las mansardes
Counsoulà-ous d'ùn broy mout, pourtà-ous aryèn é hardes,
E, minyan lou pàn négue, rézerbà-ous lou pàn blàn...
E qué soun éts qui l'an fuzilhat coum ùn càn !
0, qué soun éts, qué-p die, ou médiche racalhe.
Soqué lou ray a heyt pr'aquére coucardalhe
N'é pas a Créde... Espiats.
(qu'obre brusquemén ùn armari é qu'i prén
soutane é un chapèou redoun).

Aci qué-m ey gouardat
U soutane rasplade, ùn chapèou espélat.
Qu'abi dit ou mey ray : « Pràoube òmi, qué-m hès hounte ;
« Qu'ès trop espélhoundrat ; é lou rouye qué-m mounte
« Ous gouélhs én té bédén. N'és op gran capitàou ;
« E douman qué sèras tout abilhat dé nàou. »
Ed ét? qu'a respounut? — « Roze, dén la matiade
« Qu'ey bis la pràoube Annoùn dé la bélhe acouchade,
« L'ômi crouchit dé màou, cin bouques a minya...
« Chèns ùn so !... pràoube yèn !... é né sàben qué ha...
« Tà sézi-ous lous ussiés qué-s tiénen a la porte... !

ü

�«
«
«
«
«
«

Quan n'an dé nat coustat sécous dé nade sorte,
Quan n'an pa mey arrey, ni pàn, ni boys, ni luts,
Quan pòden s'ou momèn esta yétats tous nuts
Déhore... én abit nàou ùn prêtre qui-s pabane...
Rébourdé-m lou chapèou, pédassé-m la soutane,
L'un é l'àout qué-m haran ü nabère sézoùn... »
(qué yète lou chapèou é la soutane sus ü cadeyre)

E couate yours après qu'où mièben én prézoün...
E qué-n hèn ùn otatye... ! E qu'abou bèt aténde,
Nat, énténét-bous ? nat n'assaya dou défènde !
Lous soùns mandians chérits, même lous préférais,
Qué-s gagnèben bin sos ou miey dous fédérais...
E lou your dou Haxo, qu'èren aqui béhide...
E qué-m àouzats crida... ! Prou, prou, prêtre perfide... !
Quan dé la boste buts dé mèou é-m abets dit
Qué l'amne dou mey ray ère aci..., qu'ats mentit !
Qué-m yumpèbets lou màou pr'aquère ritournèle...
Mé qué souy rendude are a la luts naturèle
Per lous cops dé fuzilh qui-ous an tirat dessus ...
Qué-m an tubat lou ray ? qué soum bényats tous dus !

Lou

CURÈ

D'aqués oustàou màoudit qué coumbiéré qué sòrti,
N'estoùssi qu'én l'àounou dé l'abit qué you pòrti
E per nou pa dachà-ou mè loúntems outratya.
Més a l'être insensat qui parle dé-s benya,
Moun débé qu'és dé dize ùn darrè mout sébère.
Lou Diou qui pér lou mounde é mourt sus lou Calbère,
Lou Diou doun lou bos ray, umble déban l'àouta,
L'olocoste immourtàou, chaque your, célébra,
E qu'adare insultats dap ü rare imprudènce,
Qu'és ùn Diou dé bountat, dé perdoun, dé cléménce !

�Lou bos ray én mourin, ét, sublime entre touts,
N'a pensat, dé ségu, qu'où Diou mourt sus la crouts.
N'é pa tan près dou port qu'un tàou sègn hey nofratye... !
En putzan dén la Fé la force, lou couratye,
La doussou dous màrtirs, qu'a ténut ous bandits
La sou màn counsacrade é qu'ous a bénédits !
Puchqu'adare pér bous la hène és ùn délici,
Aploudits, rancunouze, a l'abugle yustici.
Haïts é bénya-p-pé ! Souat ! Mé qué sàpits bién
Qué l'abè Yan Morel, aquét parfèt crétién,
— Sé lou bos nouble ray, malurouze meynade,
Ere lou yutye gouey dé la yèn mitralhade,
E sé lou yutyemén brigue d'ét dépéndè... —
Qué-n àouré gran piétat... é qué perdounéré...
Adìou t

Mle

ROZE

Quign trouble afrous é-m ispirats, o prêtre !
Lou mey ray qu'ère ùn sègn ; you né souy qu'ùn triste être...
Qu'é pourtan bertat ; qu'a bénédit lous damnats...
Élas ! Qué càou débiéne ? E qué càou ha ?

LOU CURÉ (sus lou pas de la porte)

Prégats !

�SCÈNE V

M1" ROZE

(soulété)

La prégâri ! Qué l'ey tan dé cops coumensade,
A noueyt, chèns la poudè fini... ! La mi pensade
Dé la hène é dou héou qu'a l'atroce haram...
Préga, qu'è biste dit... Qu'és égal, assayam...
(qué prén ùn chapelet é coumense lou Pater)

« Nouste Pay qui-èts ou Cèou ; qué lou bos
noum si santiftat ; qué lou bos règne arribi ;
qué la boste boulountai é-s hèsqui sus la
terre... » —
Quan pr'aquét mout soulét é-m sènti capbirade
E pouch you dize a Diou dé-m rènde rézignade... ?
(que réprén én sé foursan)

« Balhat-sé gouéy lou pàn dé chaque your ;
perdounat-sé las noustes ofènses coum nous é
perdounam ous qui... » —

Perdoùn ? Ous assazins
Qué-n préni per témouégns
E lou gran Diou dou Cèou é la Bierye é lous sègns,
Nou, n'ey pa dit aco... I Nou, n'èri pa sincère...

�258

mmmMMmmmmMmMmM

Qué méntìbi per touts lous gràns d'aqués rozère...
E qué-m bruhles las màns, o chapélét damnât !
(qu'où yéte sus la tàoule ; puch, après ùn silence)

Qué dizé lou Pastou ? Yan qu'àouré perdounat...
Mé you... you né pouch pas... ! Oh ! la doulou qué-m tube !
Lou calici dé héou, tout, tout qué-m ou càou bube !
You tan pïouze yé, né sey pa mè préga...
E lou Pater tan brac né pouch même acaba... !
(Enaquét moumén, ùn ômi capnut, dézordonat, bestitén fédérât dap couate galoùns
d'or, qu'entre bïbemén per la porte dou cazàou ; puch, après abé espiat dén
l'arrue a drète é a guèouche, per asségura-s qu'arrés né l'abè bis entra ; qué
trabesse rapidemén lou cazalet, é s'arreste sus lou pas de la porte dé la crampe).

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H

• i'. il.

H . H

. ji. il. « o il • ». il.

SCÈNE VI

M1» ROZE, YAQUES LOU ROUS

YAQUES (d'ü buts mourènte)

Azile !
M1*

ROZE (dap ùn crit dé suspréze é d'espabènte)

Ah !

H . H

. c.

«. H .

i.

B . H

. il . it. i

�YAQUES LOU ROUS

D'éstuya-m aci ham-mé la grâce
Meytat hòou, qu'ey houéyut... Qu'an perdut la mi trace.
Arrés, arrés né-m a bédut, quan souy entrat...
Azile ! qué-p at prey, Madame !

Mle

ROZE (a part)

Un fédérât !
En la mi caze, aci !

YAQUES LOU ROUS

Bèdets lou mey pipiatye !
Qué souy séguit, traçat coum ü bèsti sàoubatye
Dap aquéts Bersalhés tustem sus lous taloïms.
Sé l'un d'èts é-m susprén pourtan couate galoùns,
Tout qu'é finit ; qué-m cole ou mur é qué-m fuzilhe...
Houéyèn, qu'ey bis aqués cazàou, aqueste grilhe,
E qué-m i souy yétat. Las hemnes qu'an bounco...
Dé grâce, estuyat-mé ! Sits per you coum ü so... !
Sé dous crimes dé yé boste esprit é-m soupsoune,
Sàpits qué n'ey blassat ni fuzilhat persoune.
Ah ! dat-mé coque cout... Mut qué-m i tiénerey...
Un your, arré mè qu'un... doumàn, qué partirey... ;
Sé-m cassats, qué souy mourt... Malàoude é malurouze,
En plouran a l'oustàou qué-m atèn ue espouze...
Sits umène, Madame, ou noum sacrât d'un pay,
Sé l'ats encouère én bite, ou d'ùn hilh ou d'ùn ray...

�M18

ROZE

D'ùn. ray... ! Sus pè ! màoudit ! mizérable canalhe !
Lâche ! qué la cragnéts adare la mitralhe... ?
Qué-p àouré mè balut d'i réfléchi permè...
D'ùn ray ! ùn qué-n abi... yé... ! Gouèy... né l'ey pamè...
Lou soùn noum ba respoune a tout lou bos parlatye ;
Qu'ère l'abèMorel fuzilhat coum otatye...

YAQUES LOU

Rous

Houéyém ! Qué souy perdut !

M'e

ROZE (én lou barran lou passatye)

0, perdut, qu'ad as dit.
Perdut ! Bey-t-én, sé bos, dé la rneyzoùn, bandit I
Per you né-t quiti pa ; dén l'arrü qué-t seguéchi,
Apran lou puble armat entà què-t récounéchi...
E, déboùssis, éntèns, pouagnarda-m én camin,
Qué-t seguirey encouère én cridan : Assazin !

YAQUES

Lou Rous

Mé né-n souypa... ! Plassat darrè las barricades,
Qué-m souy batut, qu'é bray, mé dap lous camarades,
E dén lou crime afrous n'ey pa trempat la màn..
Gràci !

�MLE ROZE

Quan plourerés é dap larmes dé sàn,
Qué perdrés péne é tems. Ah ! qué-t dàchi tranquile,
Tu, l'ùn dous assazins, passeya-t dén la bile... ?
Biste, a la cour marsiale, infernàou sacripan !
Ah ! qué démande grâce ùn chef... ùn coumandan... ?
Pràoubot ! b'ès cadut màou, é b'as doùn chic dé chènse...
Car qué bouy bube a glouts lou bin dé la bényènsa... !

YAQUES

Lou Rous

E doùn, hats, liourat-mé ! Dé préga qu'abi tort ;
Mourim én brabe ! E bous, qu'agrade la mi mort,
Sàpits enqui-a quign pun ba la boste fortune :
Qué souy Yaques Lou Rous, mémbre dé la comune !
Qu'apréni jou tabey, chèns ad abé cercat,
Dou prêtre é dou débot l'ipocrite bountat.
Hémne chèns co, qué càou ou ménch que you-p-at dizi :
Aquéts qui hèn sémblans d'adora dèn la Glizi,
L'innoucèn Crucifiât qué noùmen Jézu-Crit,
Qu'ignòren lou perdoùn é liouren ùn proscrit... !

MLE ROZE (apart)

Yuste atàou lou curé parlèbe.

�SCÈNE

VU

M16 ROZE, YAQUES LOU ROUS, JULI

JULI

(entran hibémen per lou houns)

Mamizèle,
Tout ou ras dou pourtàou qué-s tien ùn sentinèle,
E qu'arribe sourdats tà foulha la meyzoùn
(en apercében Yaques, qué pousse un crit)

Ah!

M,e

Bey-té-n.

ROZE

(én sé précipitan ou cazàou, qué hey cadé la soutane ; qué s'i
embarrasse en trabucan ; qué s'arreste court débanaquet
abit, én lou fixan, que dits a part).

Dé ségu, lou Pastou qu'a rézòun,
Yan qu'aouré perdounat ; qué-m ad dits la counsciènce ;
(qu'amasse la soutane é lou chapéou ; d'ü
man qu'ous balhe a Yaques ; dé l'àoute
qu'où muche la porte a dréte).

Entrats aci, métets aso ; biste ! én silènce...

�YAQUES (esbalourdit)

Qui f You?

M16 ROZE (dap ùn geste impérious)

Biste !

FCÈNE VIII

Mle ROZE (souléte)

Qu'at bos, o ray, amne candide !
0 gran crétién ! Qu'ès ét lou toùn bourrèou béhide...
La tou so qu'obédéch én lou han rebestì
Dou toùn abit sacrât ; hè léou dé-m bénédi !

�SCÈNE

IX

M19 ROZE, ÛN OFICIÈ, SOURDATS

L'OFICIÈ (youén, fort eccitat, én s'arrestan tus la porte dé la crampe)

Madame, escuzat-sé. Mé pr'acén qu'am bis huye
Un comunar famus, ùn chef... é qué s'estuye.
A tout prêts qué-s'ou càou ; és aci ? respounéts ! (court
— Abéts aci coucùn ? parlats ; qué-s at débéts.
Déboùssim farfoulha la meyzoùn...

Mle

siiénce)

ROZE

Qué-m estoune
La boste errou, moussu. You n'estùyi persoune.
Espiats doùn ùn chiquet ount èts.
(l'oficiè espie partout ; én bédén lous tabléous dé segntetat, qué recule
d'un pas, fort empêchât)

Certènemén,
Sé pouch ùn your fourni coque renségnemén,
Dap plazé qu'at harey. N'ey pa nade indulyènse
En l'amne, crédét-mé, pr'aquére infecte enyense.
Sé gahats lou couquin, qué-p dizerey : Merci !
(En déco, Yaques Lou Rous paréck ou pas dé la porte dé dréte, abilhat én prêtre.
Qu'es interdit én bédèn lous sourdats. M'» Roze qu'où muche à l'oficiè).

Quó damòuri souléte ap aqués ray aci.

�L'OFICIÈ (qué-s tire lou képi, a la biste dé la soutane)

Perdoùn, moussu l'abè ! Perdoùn, madame ! (ous omis) En route !
(que sort dap lous sourdats)

i - Il • Il • li • K » Il • il • il • u■ il • il.

H &gt; M

. li. il «il. il. ,i. n. i,.

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. it. il • il.

SCÈNE

M1"

YAQUES LOU ROUS

K

« il • * • Il • u • il • ri • n • t

• H

• il • i • u • i t u »

H

• H •

B

• Il • K • a • il •

X

ROZE, YAQUES LOU ROUS.

(qué tèn la màn à

Roze, é dit buts basse é counfuse)

Ah ! qué-m rapèlerey toute la bite, toute... !

M" ROZE

N'ajoutit pas ùn mout. Dap aquéts sègns abits,
Qu'èts sàoubat ; é, chèns perde ü minute, partits !
Sulemén, gouardat-lé la préciouze rélique !
E, sé yamè per bous l'existense é-s coumplique
Dé malurs é dé plous, rapéla-pp'én l'espian
Qué lou Dîou dous crétièns és outà boùn qué gran !
(acoumpagnat d'un geste de coumandemén dé M1' Roze, Yaques Lou Rous qué part)

�SCÈNE XI

Mla ROZE

(souléte réprén lou chapelet yétat sus la tàoule)

Dils-mé, ray, ès coutèn dé la tou pràoube ertère ?
Sé-n ès, bénédéch-mé péndèn la mi prière.
(qué-s niét dé youlhs é fénéch lou Pater)

« Perdounat-sê las noustes ofènses, coum nous
é perdounam ous qui-s an oufènsat ; én la tentacioùn nê-s dàchits cade ; mé desliourat-sé dé
tout màou. Atàou si ! »

�AVE

MARIA !

A Nouste Dàoune dé Buglose

Couant è bère
Couant é fière
La bieryète nouste may !
Qu'é fresquéte
Coum l'àoubéte,
Coum ù flou dou més de may.

Qu'où sentilhe
La mantilhe ;
Tàou la néou én plégn sourélh.
La sou grâce
Qué dépasse
Tout soqué pot béde ùn gouélh.

�Sus la teste
Lou gran Meste
Qu'où métou la mayéstat ;
Soùn léngatye
Qu'é l'imatye
Dou soùn co, dé sa bountat.

Segnte é grane,
Ère plane
Per dessus tout, arroun Dlou ;
E, chèns pêne,
Qu'é la rêne
Dé las rênes dé pr'acîou.

Sus la terre
Qué s'apère
La Dàoune dous Biénurous ;
Car lous ànyous,
Lous arcànyous
Qué la pàrlen a yénous.

Qué l'escòrten
Qué la porten
Pertout coum d'umbles beyléts
D'ù muzique
Magnifique
Qué la yùmpen, coum sabéts.

Bos-mé dize,
Segnte Eglise,
Perqué doùn tan dé grandou ?

�— Prarnoun-qu'ère
La permére
Qu'a lou Cèou per serbidou.

Pramoun, soûle,
Ère foule
Lou serpèn débat lou pè ;
E dé l'aie
Infernale
N'estou soulhade yamè.

En las prades
Sourélhades
Ats yamè bis un cristàou ?
Quign claréye ?
Quign lutzéye ?
E doun Ère qu'és atàou.

0 boulatye,
Quign pipiatye
Per descoubrì la béoutat?
En la brane
D'ü gran lane
Cercat doùn, qué la beyrat.

Sus ùn troune
Dab couroune
Qué s'assèd royalemèn,

�270

mmêMêùêûêùmûÊmÊûÊmm
E qu'escoute
Chèns nat doute
Soqu'ou dits la pràoube yèn ;

Car s'é rêne
Souberène
May qué bòou esta permè ;
Chèns qu'où désse
Ü carésse
Nat né sé-n tourna yamè.

May aymade,
Adorade,
Qué-p imploram a yénous ;
Car las pênes
A céntènes
Noueyt é yourn, plàben sus nous.

Qu'èts puissènte,
Sits clémènte !
Alàouyits lou nous hardèou I
Qué la gràci
E-s amassi
Touts dab Bous ùn your ou Cèou !!

�YUTYEMÉN D'AQUÉS

LIBIOT

(A la nêboude)

Tout counde heyt, qué saps, — o terrible fumèle ! —
Soqu'a coustat aso dé tèms é dé candèle.
Après abé léyit, é bos sabè couan bàou ?
Qué-t ad direy tan bién qué màou :

S'as arridut,
Un bèt escut ;
S'as plouricat,
Un sac dé blat ;
Mè, s'as droumit,
UN ESCOUPIT !

��DICCIOUNARIOT
GASCOUN - FRANCÉS

A

qît'ABÉM,

AM (QU'),

nous

avons ;

du

verbe abé.
préparer ; n'é pas amacat,
n'est pas facile de...

AMACA,
ABÉYA-S,

s'ennuyer.

ABIA-S,

se mettre en
élan, essor.

ACADÉ,

route;

abiade,

s'accroupir.

ACOUDILRA,

poursuivre, courir après.

(adv.) ; l'un après l'autre, en
suivant, sans choix.

pour a Diou siats, bonjour,
adieu
APLUI, affluer.

ADICHATS,

AGANIT, DE,

enragé de faim, de soif,
d'argent, etc.
plaire.

AGRÈOU,

houx épineux, par extension.
désagréable.
pelotonner, gurmet, peloton.

enfoncer ; de houn,
ou de houns, fond.

fontaine

enfumé ; lous ahumats, ceux
qui restent au logis, par opposition
aux invités des noces.

AHUMAT,

ALIAN, TE,

(adj.) grand ouvert.

(s. f.), honneur ; las àounous,
les honneurs.

AOUNOU,

ADARROUN,

AHOUNA,

annuel ; heste annàou, fête so-

lennelle.

ACHOULA-S,

AGURMERA,

amener.

ANNAOU,

acade ; arriver que...

AGRADA,

AMIA,

il

AOUYAMI,

tous les oiseaux de la basse-

cour.
AOUYOL, E,

simple d'esprit, nigaud.

AOUYOU,

rayonnement chaud et lumineux d'un foyer.

APARÉLHA,

assortir,
par paires.

APIÉLA,
APITA,

égaliser,

mettre

empiler.

dresser debout.

APOURICA, EMPOURICA,

percher ; de pou-

tique, poule.
APOUTÎOU

! exclam. ; corruption du mot

a moun Diou !
ARGOUFIT, ARRÉGOUFIT,

archi-plein, re-

gorgeant.
ARNÉGA,

renier, jurer, blasphémer.

�ARRAOUC,
ARRAY,

enroué.
rayon.

B

ARRÉBISCOULA, RÉBISCOULA,

raviver, ra-

nimer.
ARRÉBOUHIN (A L'),

à l'envers, en dé-

sordre.
ARRÉCATTA,

BADE, BADE,

naître, devenir.
adv. or, donc.
BAGAN, TE, oisif, de
baga, avoir le
temps de
BAGUENAOU, (EN), en vain.
BAHURLÉ, turbulent, indiscret.
BALÈN, TE, vaillant; se dit aussi ironiquement pour insolent.
BAM! voyons; faites-moi voir.
BARGA, brier le lin, broyer, triturer.
BATIÔOU, baptême ; batia, batiza, baptiser.
BATSARRE, grand tintamarre, discussion
mêlée de coups.
BATSEGNA, carillonner ;
BATSÉGNADE,
carrilloùn.
BAYRI, (QUÉ-N), j'en deviendrais, de badé
BÉBÉRATYE, breuvage, liquide.
BÈc, bec, sommet ; ou bèc bèc, à l'extrême hauteur.
BÉCHiGUE, vessie.
B'É DOÙN, que c'est donc, bé càou, faut-il
donc.
BÉ, va, (impératif du verbe), ana, bè,
martin, bè ! cri des bouviers pour exciter les bœufs.
BÉHiDE, peut-être, sans doute.
BÉNCILH, mince branche d'osier, de vime
dont on fait des liens ; esbencilha-s se
tordre comme ces liens.
BENDRESQUE, le lard du cochon.
BERDAOUZE, femelle du verdier.
BERGOUGNE, vergogne, honte,
BERN, vergne.
BERNIC, QUE, (adj.) irascible, grincheux.
Au sing. exclamation signifiant va-t-en
voir s'ils viennent
BÈY, va ; que bey, je vois.
BîAiioRE, cri : au secours !
BÎBAN ! ou gran biban ! au grand Vivant ! jurement.
BADOÙN,

recueillir ; ne laisser rien
perdre ou traîner.
ARRÉ-CAZE ; maison des grands parents.
ARRÉCOUCHIC, ARRÉCOUCHIOU, roitelet.
ARRÉCUSSA, relever le bas d'une robe
d'un pantalon.
ARRÈDITS, (s. f.) racine.
ARRÉ-DIT, cancan, parole répétée.
ARRÉGOULA, rassasier (béarnais).
ARRÉGUIGNES, grimaces railleuses, d'arréguigna, regarder du coin de l'oeil.
ARRÉLHE, rigole, sillon.
ARRELOTYE, RELOTYE, horloge.
ARREMBÈS, SE, grincheux.
ARRÉPASTA, gaver, engraisser.
ARRÈQUINCA-S, se rengorger.
ARRIGAN, grand ruisseau qui sépare
Estibeaux de Habas et va se jeter
dans le Leuy.
ARRIS, rire sourire.
ARROUGNOUS, rouillé.
ARROUMÉGA, ruminer, triturer, ronger.
ARROUN, (adv.) après.
ARTALH; débris d'une étoffe après la
coupe faite.
ASSAY, essai, effort.
ASSOT, grand écheveau de fil, de laine,
etc.
AYÈRE, (S.' f.) lierre;
AZOULADE, ànerie, bêtise ; nom propre
d'une fête populaire, qui a lieu quand
un mari est battu par sa femme. On
promène un mannequin sur un âne,
représentant le mari, la tête tournée
du côte de la queue, en chantant
des couplets souvent licencieux.

�BIBÌ,

quartier de Dax ; espèce de chapeau de dame.
BIETDAZOU, mot béarnais qui signifie
fils d'âne.
BÎMI, vime, osier ; même sens que bencilh.
BINAGRÉTE, vinaigrette.
BINÂT, boisson piquante, faite avec du
marc de raisin et de l'eau.
BIOT, du latin via, petit sentier.
BIREBARA, tournoyer.
BIREBARCLIN, vilbrequin et juron,
BIREPACHET ! juron.
BIRE-POURQUÉ, jeu de garçonnets.
BIROULET, saut périlleux, soubresaut.
BIROULEYA, folâtrer, voltiger.
Bissis, (adv.) vraiment, certes, sans
doute.
BLAOU, contusion, blessure.
BLOUSSE, pure, ne se dit que de l'eau ;
aygue blousse, ne boire que de l'eau
pure.
BouÈ, bouvier conduisant des bœufs.
BOUHÈMI, (augm. bouhèmiàou), bohémien, vaurien.
BOUHEROC, fruit boursoufflé, caractère
acariâtre, de mauvaise humeur.
BOUHILHA, soulever la terre à la façon
des taupes.
BOUHOÙN, taupe.
BOULHOTE, jeu de cartes,
BOUI.OTE, nom propre d'une petite jument.
BOURI, bouillir.
BOURNI, bourdonner gronder.
BOUSSA, fermer.
BRABOULAS,

augm de
bonne part, BONASSE.

BRAC,

, mais en

BRABE

court.

BRASSES,

), à brassées, en surabon-

(A

dance.
BROUNSIDE,

rumeur d'une foule hou-

leuse, coup de vent à travers les
arbres.
BROUNZINA, retentir comme du bronze.'
BROUQUÉT, fosset, petite canelle en
tuyau de plume d'oie.
BUGADÈ, faiseur de lessive, blanchisseur.
BURGUÉ, meule de paille ou de foim

c
personne de l'indicatif de cabé,
contenir.
CABAOU, capital.
CABILHOUET, dimin, de cabilhoun, de
cabilhe, chevillette, mouillette.
CABOURROÙN, petite tête ; dimin. de cap,
tête,
CABOURRUT, têtu, entêté.
CADEYROÙN, petite chaise, dimin. de
cadeyre, tabouret ; la segnte Cadeyre,
la chaire â prêcher.
CAGOUNIT, au fig. le culot, le dernier né.
CAGDELITOUTDOUS, au fig. doucereux,
patelin;
CALOU;RAS, augm. de calou, chaleur
étouffante.
CAME-CRUDE, mot-à-mot, jambe crue, le
croquemitaine gascon,
CAMI, (béarn), pour CAMÎN, chemin.
CAN, CANTÈ, le bord.
CAN, le chien.
CANOUNYE, du lat. canonicus, chanoine.
CAOU, (S. f.) sillon tracé par la charrue.
CAOU, (QUE), il faut, du verbe calé.
CAOUZE, chose, cause.
CAOUZÎ, CHOUAZI, choisir.
CÀOUSSE, bas.
CAP, tête, bout.
CAPACAP, tête-à-tête.
CAPBAT, de haut en bas, CAPSUS, de bas
en haut.
CAPBIRAT, qui a la tête tournée, folâtre
CAP, 3-

�276

^MmMMmmMMMM^MMMMMmM,

CAPIHOUNA,

tomber la tête la première ;

CAPIHOUNE,

la chûte.
CAPLHÉBA, lever et faire lever la tête,
donner raison, exalter.
chapelain, par extension, curé,

CAPRÀN,

prêtre.
de cap, tête, sommet, extrémité.

CAPUT,

CARA-S,

se taire.
CARPAOUT, TE, crapaud, de ; dans tous
les sens français.
CARRA, {que), il faudra, du verbe calé,

CARRÈQUE,
CARRÈRE,

crécelle, jouet d'enfant.

petits chemins ruraux.

CASCAN, TE,

bruit que fait un comestible
en tombant dans une poêle trop
chaude, comme la friture.

CHIROC,

moineau.
ZE, morveux, dégoûtant de
saleté, purulent.

CHIRPOUS,

CHOUAOU, CHOU AOUS,

saleté.
lit de plume, coussin, berceau.

CAYÈQUE,

la chouette, pour les superstitieux, oiseau sinistre.

CET,

fouler aux pieds, écraser.

CHUMA,

suinter.

CLACA,palpiter,

CLÔT,

trou, fossé, tombeau.

CLOUQUE,

la mère-poule.

COCAOUZE, quelque chose
Cos, le corps; l'amne dou cos ! juron.
COUAN,

combien, du lat. quantum.

COUBOÙN,

cornichon, concombre, imbé-

cile.
COUDANE,

CHABRAQUE,

COUDELICOUDE,

guenille, ruine, décrépit.
CIIAC,

COUCART, DE,

COUÉNTE,

COUM CAOU,

chatouilles.
ancien canot bayonnais
dont les deux extrémités étaient recourbées en dedans l'une vers l'autre ;
expression proverbiale pour signifier
que le nez et le menton se rapprochent, c'est-à-dire qu'on est vieux.
marchande de sardines.

griffer; las
les ongles.

CHARRE,
CHAY,

CHARPES,

les griffes,

malingre, piètre.

CHENITRE,

sans.

vieil avare.

CHÉRISCLE,

serin d'Europe.

CHIC, CHIQUET, CHINOUN,
CHIC NI MIC,

peu, très peu.

ni peu ni prou, pas le moin-

affaire, besoin.
un homme comme il faut,

LOU
QUI...
idiotisme
comme si on me...

COUM

bombance.

gascon :

COUMPANATYE,

du lat. cum pane, ce qui
accompagne le pain en mangeant ;
fricot; même sens que masquedure*

COUPE,

du latincuipa; la faute en est

à...

chêne, cœur du chêne.

COUT,

coin, lou cout dou houéc, le coin
du feu.

COUTELÎOU,

cochevis.

COUZINEYA,

faire la cuisine tout douce-

ment.
COUYOUNA,

tromper, jouer des tours
quelqu'un.

CRAMPE, RE,

drement.
CHICALHE,

la queue-leu-leu, un

bien élevé.

COURAOU,

chai, cellier.

CHÈN, CHÈNS, CHÈTS,

à

par un.

piqûre.

CHALIBARDOUN,

CHARPA,

bohème, vaurien.

imbécile.

CHAGOTES,

CHARDINÈRE,

souffleter, famil. mourir.

fente, fissure.

champignon.
CHARÈC, QUE, babillard, de CHARECA, babiller; (subst. louchabec,\e bavardage.
piquer,

tout bas, sans bruit.

CHOUPÎ,

Co, le cœur.

sale.

CASCANTÈ,

CHACA,

vieillot, ridé, décati.

CHINCHA,

CLACHÈRE,

falloir.

CATSÈ,

CHIMOURRIT, DE,

à

locataire d'une seulechambre ; pauvre.

�CRIDA,

crier, gronder quelqu'un.
criailler, crier fort, très souvent et pour rien. CRIDASSÉ, braillard.
CROPOU, coffre, réservoir.
CROUCHI, (V.) signifie le bruit que fait
une branche en se cassant, une personne eu embrassant fortement un
bébé ; courber, briser.
CURT,E, exprès, béarn. nu, nue.
CRIDASSA,

(béarnais), un peu, bèt drin, presque beaucoup.

DRÎN

E
EMBÈS,

envers (l').
petites envies.
EMBUBA, imbiber; se dit des barriques
et des cuves qu'on fait tremper dans
l'eau avant de s'en servir.
EMMANTELA, couvrir comme d'un manteau.
EMPÊCHA, empêcher.
EMPERBALÉ-S, se prévaloir.
EMPOURICA, APOURICA, percher.
ENDÉCO, sur ces entrefaites.
ENGOUÉCHE, angoisse, évanouissement.
ENHILHÉT, ENHILHADE, long cri très aigu
qui ressemble au hennissement des
chevaux.
ENHOURNA, mettre au four.
ENQUI-A, jusqu'à,
ENSA, par ici.
ENSO, chez.
ERE, elle, ÈRE, il était.
ESBAHIT, DE, ébahi.
ESBARRI-S, s'égarer.
ESBATOUS, ZE, folâtre.
ESBENCILHA-S, se tordre comme
de
l'osier.
ESBOUTOUA, déboutonner.
ESBRIGALHA, émietter.
ESCABOTE, petit écheveau.
ESCADENCE, hasard.
ESCADÉ, tomber au hasard.
ESCALOURI, réchauffer.
ESCANA, étrangler.
ESCAOUYE, maladie contagieuse de la
peau.
EMBÉYETTES,

D
DABERA,

descendre.
lâcher, dare viam,
DÉBANTAOU, tablier.
DÉRÉ, DRÉ, il donnerait, de DA, V.
DERROUMBA, oublier.
DERROUMBÉ, ÈRE, oublieux, se.
DESBARROULHA, déverrouiller.
DESBÉZA, sevrer.
DESCHISCLETA, déverrouiller.
DESCHUDA. réveiller.
DESGLOUNTI, ébranler, chavirer.
DESGRABA, ENGRABA, ôter du bourbier,
s'y mettre.
DESSÉPARA, séparer.
DESTOUBIAT, détraqué, participe de DESTOUBIA, détraquer.
DESTOURNA, renverser,
DETSHA. défaire.
DIDAOU, dé â coudre.
Dïou MADAOU ! juron très répandu qui
signifie, d'après les uns, « Dieu me
damne .' », d'après les autres, « â Dieu
je me donne ! »
Diou QUI CREY ! Dieu que je crois ! Juron,
exclam.
DOUNZÈLE, contre^épouse, demoiselle
d'honneur, donzelle.
DOY (TOUT), adv. Juste, à peine.
DA DÉ BI,

�contrefait des jambes, cagneux, bancal.

ESCAMARLAT,

contrefaire soit en geste, soit
en parole.

ESCARNI,

celui qui contrefait.

ESCARNÎOU,

ESPESSÍ,

épaissir,

ESPETCHADE,
ESPETCHA-S,
ESPOUYRI,

une pelée, le fou rire.
s'enlever la peau.

épouvanter.

ESPRAGNA,

épargner.

déchirer la terre avec les

ESQUIAOU,

l'épine dorsale.

pieds, comme font les poules quand
elles picorent.

ESQUILHA,

égraîner le maïs, les grains

ESCARPITA,

ESCARRÉBELHA,
ESCARROUGNA,
ESCHAMI,

rendre gai.

ESCHUC, GUE,

tari.

ESQUISSA,

ESCOUPIT,

desséché.

ESTOURNÉGA, ESTOURNEGUET,

le dernier né, le culot.

écraser,

ESCOUMINYAT,

grelots.

déchirer.

ESTARIT, DE,

essuyer.

ESCLACHA,

écureuil

ESQUIROUNS,

effarouchée.

ESCHUGUENIT,

clochette assez grande.

ESQUIRÔOU,

ESCHE NT ADE,

ESCOZE,

ESQUIRE,

écorcher.

essaim.

ESCHUGA,

du chapelet.

éternuer,

éternuement,
serrer, estrégnudes de mans,
poignées de mains.

ESTREGNE,

excommunié, sorcier.

petit crachat, salive.

causer une douleur, en cuire.

ESTRIPA,

étriper, éventrer.

ESTUPA,

étouffer.

Escu, obscur, (béarnais).
ESCURADE,

obscurité.

ESCURAGNOUS,

obscur.

F

ESCUZEPET,

rapporteur, dénonciateur.
ESDÉBURA, (béarn.) se hâter.
ESGALAOUCHIT,

ESGOURYA,

égorger.

ESLAMBRIC,

éclairer.

ESLARICA,

FARPOULHA,

désorienté, ahuri.

EsGANURRA-s,s'égoziller;
ge.

GANURRE,

gor-

FARIBOLE,
FLAC,

qui a trop de langue,

ESLURRA,

s'envoler.

tombé tout du long, au
fig, stupéfait.
pelé.
couyert de

hail-

lons, loqueteux.
ESPERRÉCA,

beaux.

déchirer, mettre

frap-

petite interjection, qui dérive
peut-être d'un juron qui commence

FRAY,

ESPATRASSAT,
ESPÉLAT, DE,

FLINGA,

FOUTCHE,

FOY ! FOY-TÉ ! MA FOY

glisser.

ESPELHOUNDRAT, DE,

folâtre.

par la première syllabe.

fleuri, gâté.

ESPARBOULA-S,

les

faible,

badine, houssine,
per avec une badine.

indiscret.
ESLOURIT,

les papiers,

FLINGUE,

répandre, étendre.

ESLENCOUAT, DE,

fouiller

poches,

en lam-

! ma foi !

frère religieux,
minime,

FRÉTA,

frotter.

FRIME,

apparence.

FUMÈLE,

FRAY-MÉNOUN,

femelle, par extension femme,
en bonne part.

�G

GABOTE,

espèce de danse.
GAHA, prendre.
GAIIÈC, QUE, gluant, qui a la vertu de
prendre comme de la colle.
GAHUS, hibou.
GALAN, fiancé.
GALAPIAN, GALAPIAOUT, goinfre, glouton
GANILHE, fondrière,
GAODTE, joue, mâchoire, bouche.
GAOUYOUS, joyeux, gai,
GARBE, GARBËTE, gerbe, petite gerbe.
GÀRFOU, petit gâteau.
GATEMINE, chenille.
GAY, (subst.) geai, oiseau ; (adj.) gai.
joyeux.
GLÉ, taillis sur les bords du Gave,
GNAC, morsure; GNAQUA, mordre,
GNAOULA, aboyer.
GNASPLA, mâcher.
GNOY, E, imbécile.
GODCIIÈRE, bonne chère,
GOUEIT, bouffi, archi-plem, regorgeant.
Gom, oui.
GouLiRE, la gorge au-dessous du menton
GOÛTE, GODTIC, goutte, petite goutte.
GOUÏ, gorgée.
GOUYE, servante.
GRAGNA, grainer, faire le grain.
GRAN, grain.
GRAN, grand.
GRAPIGNA, griffer, gratter à la porte.
GRAT, (adv.) gré.
GRAT, E, (adj). agréable.
GRATÈRE, démangeaison.
GRÉ, grenier.
GRIP, crochet.
GUIGNADE, œillade
GUIMBALET, vrille, avant-clou.
GURMET, peloton.

H
HA,

faire.
petite ville près d'Estibeaux,
patrie de l'auteur,
HAD, hazard, fatum,
HADE, fée, sorcière.
HAGNE, boue.
HALA, enlever avec violence.
HA-LÈOU, se hâter.
HAOUSSE, faux pour faucher.
HARAM, odeur, relent.
HARDE, HARDÉOU, un groupe ; HARDÙMI,
même sens en mauvaise part.
HAROULIS, jeunes filles folâtres.
HART, E, (adj.) rassasié,
HARTÈRE, bombance, ripaille.
HAY, le hêtre.
HAZOURT, DE, calin.
HÈNE, haine,
HÈNE, verbe fendre.
HENS, SE, profond, de.
HÉou, fiel.
HÈT (DÉ), vite.
HETS, la lie.
HEYT, un tas, un groupe.
Hi, (béarn). Ire personne du parf. déf.
du verbe IIA.
HICA, mettre.
HIDE, du lat. fides, foi, croyance, ne
s'emploie qu'avec le verbe avoir,
qu'a hide, qu'ey hide; il croit, je
crois. BÉHIDE, peut-être.
HIÉLA, filer.
HIÉLOUS, quenouille.
Hiou, fil.
HIQUE, perche, pieu ; la perche qu'on
met au centre des meules.
HISSOÙN, dard du serpent ; au fig. venimeux.
HITYE, foie,
Hôou, LE, fou, folle. Hôou ! interj. ohé !
HABAS,

�(HA),

HOPE

accueillir dans

ses

M

bras,

dans son giron.
HOUEYTE,

fuite.
vieille ivrognesse.

HOUREHOU,
HOUHOU,

HOUKSADE,

MAHUTRE,

un bas fond, vallée.

HOURBUT,

fourbu,

HOURUCA,

fouiller.

HUYE, HOUÉYE,
HUZET,

MACHÈRE,

vieille, décrépite.

joue, mâchoire.
lourdaud, sâle, dégoûtant,

! interject.imprecative (malum
liabeat),
MALAYE PU! Plût à Dieu qu'il en eût été
ainsi.
MALAYE

fuir.

MALESTRUC,

fuseau.

du lat. malè struetus, ma-

ladroit.
MARIDEDÈRE,

I

mariable, nubile.

MASQUEDURE,

adv, de lieu, y.
une, féminin de ùn. usuel
Bayonne.
ION'AOÜT, euphém. pour UN AOÛT.
I,

IBE,

à

fricot, tout ce qu'on mange
avec le pain,
MAY, mère et mois de mai, arbre orné.
MAYADE, fête qui a lieu au mois de mai,
autour de l'arbre.
MÉ,

mais.

IRAGUE,

plus, comparatif.
MÉDICH, même.

IROLE,

MÉDOUT,

l'ivraie.
châtaigne grillée sous la cendre
chaude.

ISLA,

enfler.

ME,

mie, moelle.

MÉNOUN, FRAY,
MÉNOUNE,
MÉOU,

miel.

MÈ QUE ME,

L

minime (ordre religieux)

oncle en certains endroits.
qui plus est (idiotisme de la

langue.
MERLA-S,
LA, LAS,

article et pronom.

LA-QUI-SÉ-N-APÈRE,

MERLOU,

idiotisme de la lan-

gue pour signifier l'excrément.
LARÈ,

foyer domestique, les

LASSUS,

LÉCHÎOU,

LÌNSÒOU,

l'haleine.

linceul, drap de lit,

livrer,

Loc, lieu,

EN LOC,

LOUCAROUS,
LOUM,

MESTURE,
METYE,

pain de maïs,

mage, sorcier.

MINYEDÉ, ÈRE,

MiouT,

l'eau de la lessive achevée.

LÈN, ALÈN,

LÎOURA,

LARES.

là-haut.

se mêler de.
merle.

DE,

MOULHÈ,

femme mariée, épouse, du lat.
mulier.

MOUM,

pour

MOUNAQUE,

(adv.) nulle part.

loup-garou.

ormeau.

mangeable.

menu, haché.

MOUNYE,

MOUN,

devant un p.

du lat, monaca, poupée.

moine.

MOUQUEDÉ,

mouchoir de poche pour se

moucher.

Lû, la lune, LUE devant une voyelle,
LÜINE, dimin. de LU.

MOURDÈN,

Luzî, étincelle, éclair.

MOURÈOU,

MOURE,

lourd.

mûrier, arbre.
mûrier, oiseau.

�Mous, deuxième personne de l'indic. du
verbe mouri.
MOUSQUE-CAGNÈRE, taon.
MOUSQUIT, moucheron.
Moussic, une bouchée.
MOUT, mou.
MOUTCHOURDINE, vieille fille.
MOUZILLE, famil. argent.
MUDÈRE, déménagement et emménagement.

ORENLA (D'),

dorénavant, désormais.
ouvre, du verbe ourbi, ouvrir.
OUGAN, OUGANAS, cette année, l'année
courante.
OULIAT, soupe â l'ivrogne.
OOMANÈC, fantôme.
OUSTAOU, maison qu'on habite ; a l'oustàou, chez nous.
OUSTALÉT, dimin, du précédent.
ORP,

P
N
PA,

paire.
ou PAS, négation.
PACHERA, échalassière.
PACHOC lourdaud à marcher.
PADÉRE, poêle à faire frire.
PAGUES (ÉN), en paiement, en récompense.
PAMPE, poupée.
PAOUZE-I.i-TOUT-Dous, (béarn), doucereux ; en gascogne on dit CAGUELITOUTDOUS dans le même sens.
PAP ! Vlan !
PARET, cloison, mur en torchis.
PARIÉ, égal.
PAS, seuil de la porte.
PASTURE, ver de terre.
PATANTÉNE. prétentaine.
PATÎ, souffrir.
PAYBOUN, grand-père.
PÉBE, poivre.
PEC, du lat, peeus, nigaud ; PÉGUESSE,
nigauderie.
PÉCÉTES, pièces de 1 fr,
PÉDAS, pièces ; PÉDASSA, rapiécer.
PÉGNiCA, pincer avec les ongles ; PÉGNIC
le coup d'ongle.
PÉGUÈ, bêtise, de PÉC.
PÉLA, peler.
PA

NÀNI,

nenni, non.
DE, adject. formé de deux
subst. naz, nez, et agut, pointu; pointilleux, indiscret, malveillant.
NIBE, petite rivière qui se jette dans
VAdour à Bayonne même.
NÌNÌN, bébé, petits enfants qui viennent
de naître.
NÔBI, des deux genres, jeune époux,
épouse, fiancés.
NOUNÉTE, nonnette, jeune religieuse.
NUMQUAMPOLLUTA, (lat.) jamais souillée
devise de la ville de Bayonne.
NAZAGUT,

0

oui, affirm. et interj.
? (adv). Vraiment ?
OFERTE, l'offrande dans les églises, dédicace,
OP, du lat, oportet, ne s'emploie jamais
seul, mais avec le verbe être ou avoir,
signifie il faut.

O,

OBA

�282

^mMmrnmMrnmMmmmm,

PÉLÉYA-S,

se battre, se donner des piles,
vêtements, robe.
PÉLIÉ, fainéant, paresseux.
PÉLUOA, béoqueter.
PENDART, DE, même sens que PÉLIÉ ;
vaurien.
PÉNE, peine.
PÊNE, pendre.
PER, par ou pour, indifféremment.
PERDE, perdre.
PERGOUN, DE, profond, épais.
PERPITE, pépie.
PÉTA, outre le sens obvie, ce mot signifie éclater, se casser en éclatant ; est
très commun dans l'usage.
PÉTOUZ, SE, confus, honteux.
PÉYE, pire.
Pic, piqûre, entaille faite avec des ciseaux ou couteaux.
PICHÉ, pot à vin (2 litres).
PICOTE, petite vérole.
PIERNES, jambes; mot espagnol,
las
piernas, très usité pour dire les jambes, dans la région pyrénéenne.
PILULE, le pilulier, qui produit les pilules, au figuré.
Pioc, PIOOUCOUN, poulet, petits poussins.
PÎOULÉT, piaulements, petits cris aigus.
PIPER, piment.
PIPIATYE, perplexité.
PIP-PAS (A TOUT), à chaque pas.
PIQUEPOUT, piquepoult, petit vin du
pays.
PLACH, haie.
PLAGNE, plaindre ; PLAGN, plainte.
PLANÉ, PLANÈRE, pleinier, plat.
PLANTEBROC, aubépine.
PLATS, plait, de plaze, plaire.
PLAZÉRINES, (A), tout lentement dimin.
de A PLAZÉ.
PLEC, pli.
PELHE,

PLÉGA,

plier; arré-pléga-s, se replier.

PLOUREMIQUE,

pleurnichard, pleurard.
larmoyants.
Pouciiiou, embarras, obstacle.
POUNE, pondre.
POUPA, têter.
POÙSQUIN, qu'ils puissent, de poudé,
pouvoir,
POUT, dindon.
POUTIQUEYA, POUTOUNEYA, baiser, baisoter.
POUYRUC, QUE, poltron.
PRÈME, presser.
PRÈMSES, tranchées, colique.
PRIGLADE, orage, coup de tonnerre.
PRIGLE, tonnerre.
PRÎM, mince.
PROUS, SE, calin, apprivoisé.
PRUDI, démanger.
PUADE, occasion.
PUNTÉYA, bourgeonner.
PUTZA, puiser.
PLOURICOUS,

Q

? que faire.
subst, souci.
QUILHEBET, culbute,
Qu-Y-o ? que oui ?
QUÉ-HA

QUÉIIA,

R

RAMPÈOU,

égalité, au jeu, manche à
manche, ha rampèou, égaler.
RAOUYE, arraouye, aug. arràouyasse,
rage.
RÉBOUMBI, ricocher, faire grand écho.

�frileux.
boire enlevant la bouteille et en faisant tomber le liquide
de haut dans la bouche.
RÉPLic, réponse, réplique, riposte.
RETRÉNÎ, retentir.
ROSTE, pain ou méture grillés, trempés
dans le vin.
ROUMEN, froment.
RÉDouLic,

QUE,

RÉGALADE,(ALA),

S
SABÉ-MÀOU,

se repentir, regretter, idiotisme de la langue.
SABRE, sabre, glaive.
SABRE, (adj.) savoureux.
SANCÈ, ÈRE, entier, qui n'a pas été entamé.
SAOULA, quelque part.
SÀOUME, ânesse.
SAOUS, saules.
SAOUTA, sauter.
SÀOUTEPETRILHA, gambader, se dit des
poulains et par extension des jeunes
gens,
SARRABANTÉNE, une bande.
SARRAMPÎN, la variole.
SÉ, (adv,) si.
SÉ, (subst.) le soir,
SEOARI, (SEGN), saint imaginaire auquel
on attribue le pouvoir d'emmener ou
de faire cesser la sécheresse et de
faire sécher et mourir les gens.
SÉcouc, même sens, soleil couchant.
SÉc, (QUE), sec, sèche,
SÈc, (impér. de SÈGUE OU SEGUI), suivre.
SÉGN, TE, saint, te.
SÈGN, sein.
SÉGOUTI, secouer.
SÉGRAT, cimetière.

SÈGUE,

scie.

SEGUE OU SÉGUI,

suivre.
ronces.
SENGARLINE, petit lézard gris, qui, d'après la légende, aime tant le soleil
qu'il a l'air de le boire.
So, sœur.
So, sou.
So, ce, soQuÉ, ce que.
Sou, le soleil.
Sou, SOÛL, E, seul, seule.
SOULÉT, E, seul, seulette,
SOUN, son.
SOÙN, le sien.
SOUN (QUE), ils sont.
SOUNEYA, songer, rêver.
SOUNQUE, seulement.
SOUM, sommet.
SOUQUE, souche, tronc d'arbre.
SOUQUÉT, escabeau.
SOURÉLHADE, un rayonnement de soleil.
SOURÉLHET, dim. de sou, soleil.
STA-S, ESTA-S, s'arrêter.
SUCRE ! petit jurement anodin, qui dispense d'en faire un autre moins bien
reçu.
SÈGUES,

T

TA, TAN,

si, tant, tellement.
pour.
TALHUC, morceau; TALHUCA, couper par
morceaux. .
TANTOS, tout à l'heure.
TAOU; taureau.
TAOU, tel, telle.
TAOULADE, tablée.
TAPAOUC, non plus.
TAT AN, tante.

TA, ENTA,

�! exclamation très fréquente correspondant au mot français, tiens !
TÉCIIE, tisser.
TÉGNÉ, RE, tendre, viande tendre.
TEMS, le temps; TÉNS,(ducôté d'Oloron)
même signif.
TÈNE, tendre, étendre.
TÉNÉDÉ, corde pour tendre le linge de
la lessive.
TINE, le grand trou maçonné qui est audessous du pressoir, pour recevoir le
vin nouveau.
TINGLA, tendre très raide, roidir.
TISTRADE, corbeille, TISTE, TISTET, panier.
TIYOLE, petite embarcation bayonnaise.
To, glace.
TORSE, tordre.
TOSTE, grillé, MESTURE TOSTE, méture
grillée.
TOUGNA, cogner.
TOUNNERRE ! jurement.
TOUPÎN, pot de grès où l'on met le salé.
TOUPIE, même pot, mais plus grand.
TOURDOUUI, dévidoir, instrument pour
mettre le fil ou la laine en écheveau.
TOURRA, geler â glace.
TOURRINA, remuer, mélanger une matière
liquide.
TOURSUT, tordu.
TOUTARE, tout à l'heure.
TRABUC, heurt, TRABUCA, se heurter
contre quelque chose.
TRACHAMANDÉYA, bavarder.
TRAMA, tramer, faire une trame.
TRAOUC, trou.
TRAOUCA, trouer.
TRÀsTOus.tas d'objets en désordre, dans
tous les coins, qui embarrassent,
TRÉMOULA, trembler.
TÈ

TRENCA,

couper à coups de couteau,
trancher.

TRIGA,

choisir, trier.
travailler en peinant beaucoup.
TROS, morceau, TROUSSOT, dimin.
Tnos, (A), IÏ A TRÉNS, par morceaux et
lambeaux.
TROUI.H, le pressoir pour le raisin.
TROUSSADÉTES, diminut de TROUSSADES.
partie, de TROUSSA, trousser, enveloppées.
TROUYE, truie, au figuré mauvais cœur,
avare ; correspond au mot français
chien, chienne.
TRUC coup. TRUCA, donner des coups,
frapper.
TRUQUE-MALHUQUE ! expr. proverbiale
qui signifie : « On a beau frapper et
jouer du maillet, c'est inutile I »
TUMA, cogner de la tête, se dit des moutons et des taureaux qui luttent en se
donnant des coups de tête.
TRIMA,

u
pour UN AOÛT; on dit aussi
par corruption.
UNGI.E, ongle.
USCLAT, flambé, se dit de la volaille
déjà plumée qu'on passe à la flamme
pour brûler le duvet. Par extension :
se griller à un feu trop ardent.
UGN'AOUT

IGN'AOUT

Y
i grec ; a le son de l'i initial, mais
forme consonne avec la voyelle suivante QU'Y-A, il y a, prononcer comme
s'il y avait QUI-YA.
YA I assez I
Y,

�YAHLOY,

nigaud.

YANPEC,

même sens que

.
YANLOY.

YATS,

gîte, endroit quelconque où l'on
se tient couché ou étendu.

YAZE,

coucher, se coucher, s'étendre ;
CÌ-gît.
YÉ, hier.
ACI-YATS,

YÉGNE,

geindre, gémir,

YENSE,

plus grand.

! interjection d'étonnement et aussi
d'admiration, qui correspond au mot

YÈS

Dieu! c'est, au reste, la première syllabe de Jésus.
YIGOT,

gigot de mouton,

Youi, jouir.
YOULH,

genou.

YUGN,

juin.

YULH,

juillet.
bercer.

YUMPA,
YÙN,

jonc.

YÙNCADE,

jonchée.

�ì

�TÀOULE

DOUS

SUTYÊTS

PAGES

i

Létre-préface dé Moussu I. SALLES
Respounse dé l'àoutou
Aban-perpàous
Oferte
Lou Cout dou Houéc. .
Las Pilules dou Curé
L'Amou et la Mourt
Sits doùn galan !
Pàn é roumatye, (pouème)
Lou loup é l'aoulhè, (fable)
La gouye dou capràn, (counde)
Un camalh, (counde fllosoflque)
Cap dé hémne cap dé diable, (léyènde)
Aoucats é coufesse (counde)
Gouéou a la braze, (istouérot)
Trop caristiouze !
Unquilhebét
La tentacioùn dé segn Pacoume, (leyènde)
L'abugle dé Castèt-Culhè, (pouème)
L'endéyour dé Carnabal, (counsultacioùn

:

.

.

.

.

•

.

.

.

v
x
xi
5
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�PAGES

Sermoùn dou curé dé Tétiou sus lou séquè
Flûte ou troumbole ? (istouèrot)
Darrè sermoun dou cure dé Tétiou
Enhournade ! (poèrniot)
L'aboucat é lou labourédou
Paràoule dé rey
Reflexioùn morale
Efeyt dé la pou
Marte la hole, (pouème)
Un peyzàn dé Mounsouè
Gras é magre, (istouèrot)
Lous médecins én Chine
Ou yutyemén darrè
Poulet a très
Lou bouheroc dé segnt Estròpi
Patàpec!
Trabuc
La mouléte ou lar, (istouèrot)
La heste dé las léncous a Rome
La sourits, (comédiote en ùn acte)
Tan qué biourey ! (cante)
La cante dé Magali
Yès ! quign chapèou ! (cante)
Lou Tèns é l'Amou, (cante)
Las brougnes, (cante en cur)
Lou nèrbi dé la bite, (cante a dus)
Qu'as a ploura ?
Per la mi toumbe !
Orgulh punit
Lou Sou é la Lü, (fable)
Ù hestéte dou co, (tost)
Réplic
Un boun rémèdi, (counde)
Malebèsti, (épigrame)

90
94
96
99
106
108
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113
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218
221

�PAGES
NUMQUAM POLLUTA,

(counde)

Escuzepét, (counde)
Mamizèle Frétilhoùn
Sabre é counsciènce, (léyènde)
Ocazioùn é layroùn, (istouèrot)
PATER NOSTER OU benyènse é perdoùn, (drame) ....
AVE MARIA, (omatye à N.-D. dé Bugloze)
Yutyemén d'aqués libiot
Dicciounariot gascoùn-francés

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233
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267
271
273

IllàfÀ

Page 33, vers 22e : au lieu de court lou filou, lire : coum lou filous.
Page 36, vers 7e : au lieu de que l'orbe, lire : que l'orp.

DAX. — Imprimerie-Reliure H. LABÈQUE, 11, rue des Carmes. — DAX

��I. - YÈS! QUIGN CHAPÈOU!

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RENNES. — IMPRIMERIE DE H. VATAR.

��III. - TAN QUE BIOUREY ! °
3S©

Andante.

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(*) Libre adaptation d'un vieux Cantique.

RENNES. — IMPRIMERIE DE II* VATAR.

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�IV. - LA CANSOUN DÉ MAGALI
(ER PROUBENSAOU).

Moderato.
—!*

S

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O Maga- li, la

mie

ay-made,

Hi-que lou cap ou fernes-tou! Escoute a-queste sé-ré-

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—K

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nade Dou co

sour- tide eu toue àounou.

Couant a dé

charme é

dé

cla- rou

La

noueyt stel-

RENNES. — IMPRIMERIE DE H. VATAR.

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