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                  <text>SEGOUNDO ANNADO, Nô 50.

DIMARS, 17 DE MAI 1892

Nàutri, li bon Prouvençau,
Au sufrage universau,
Voutaren pèr l'ôli
E faren l'aiôli.

Vidoun, Vidau,
Segound la vido

Loujournau.
(Prouvèrbi di meissouniél

F. MISTRAL.

QUE %7.4

(7, 1'7, 2`l')

PRES DE L'ABOUNAMEN :

BURÉU DE REDACIOUN

Un an ............. i o fr.
Sièis mes ......... à fr. 50.
Tres mes.......... 3 fr.
Estrangié.......... 12 fr.

E D'ABOUNAGE

Lou numerô....... 10 centime.

Vers

M. DE BARONCELLI,+

Baile dôu journau :

au palais déu Roure,

M. 'DE BARONCELLI.

EN AVIGNOUN

Secretàri = de la redaeioun :
GRABIÉ PERRIER.

lui, - on l'en sépare brutalement. On le traite comme

4
Dins lou journau La Dépêche, de Toulouso,

noste ami e counfraire L. Savié de Ricard
vèn d'entamena 'no campagno pèr la relèvo

déu Miejour. Nous fasèn e nous faren un
devé de cita quàuqui tros dis article ounte
l'elouquènt majourau espauso emé courage,
autant qu'emé justiço, Ion pequinage e l'cupressioun que lou sistèmo centralisto fai, despièi trop de tèms, pesa sus nosto raço. Tant
de reclamacioun que mounton de p'ertout,
souto tôuti li formo, tant d'esfors generous
que fan, en païs d'O, pèr se leva de dessouto,
Aquéli qu'an la membri,
Aquéli qu'an Ion cor aut,
Aquéli que dins sa bbri
Sènton giscla Ion mistrau,
Aquéli qu'amon la glbri,
Li valènt, li majourau,

finiran, esperen-lou, pèr eigreja lou flaquige
de nèsti representant. E lèu-lèu faudra hèn
que counseié generau e deputa e senatour,
au-lir') de bestira sus la councentracioun di
gaucho e de nous enrnasca de si discussioun
bizantino, s'Ôucupon quauque pari d'aquelo
grando Franço prouvincialo e prouvençalo
que, bono qu'à fourni de soudard e d'impost,
s'envai anequelido, (auto d'alen e d'alo.
Mèste FRANC.

1U1% 1-AU YbIE JILTS'LPIÇ4b

un enfant trouvé, auquel on veut cacher sa famille.
L'avantage, s'il vous plait, de ce système?... Les politiciens qui nous font l'honneur de continuer parmi nous,
en pleine démocratie, Richelieu, Louis XIV et Napoléon
- j'oubliais Louis XI, - vous déclareront doctoralement
que démembrer l'enseignement universitaire, c'est déjà
démembrer la France; et si vous leur inspirez confiance
décidément : « Chut ! vous diront-ils en grand mystère,
la trouée des Vosges !.....C omment ! vous voulez qu'un
Toulousain sache l'histoire de Toulouse, un Montpelliérain, l'histoire de Montpellier ! Ah ! ça, vous voulez
donc réveiller les anciennes rivalités provinciales? Auriez-vous oublié qu'il n'y a plus en France que des Français ? »

,Eh! c'est justement parce que nous le savons que nous
voudrions, - quelques-uns dont le nombre grossit et sera
demain légion, - que l'enseignement en France daignât

enfin tenir compte (les milieux et des tempéraments,
qu'il assouplit un peu et même beaucoup son autoritarisme unitaire et centraliste aux diversités et aux nécessités locales; pour se faire plus réel, plus vivant, se
rapprocher plus qu'il ne le fait du peuple, qui lui reste
parfaitement inconnu et sur lequel il travaille avec la
même placidité (le cruauté qu'un savant, à son laborafoire, sur une bête.
Si vous ne voulez pas que j'aime mon coin de terre,
comment voulez-vous que j'aime le coin de terre du voisin? Vous m'apprenez que Toulouse et Montpellier ne
sont rien dans la grande patrie : ni Lyon non plus, je
suppose; ni Marseille, ni Quimper-Corentin, ni Lille-enFlandre. Et Paris, pas davantage, j'espère ! Si tous les
fragments du territoire qui, agglomérés, forment la
France, ne sont, pris isolément, rien du tout, je conclurai
que le total de tous ces riens ne peut pas être grand'chose.

Si, au contraire, vous respectez en moi mon instinct
filial pour mon endroit; si vous maintenez la solidarité
pieuse qui m'unit à tous les miens, aux vivants par la
sympathie familiale, aux ascendants par l'hérédité; si
vous me faites sentir que je suis une personnalité et qu'en
cette personnalité est résumée toute la vie collective d'un

groupe, je m'attacherai à ma cité, et, m'y attachant, je,
comprendrai que les autres aiment la. leur comme j'aime

Rien, certes, de moins scientifique que cette uniformité

la mienne. Je serai prêt à les aider autant qu'ils seront

d'éducation que l'on donne à un grand pays comme la
France, sans consentir à la différencier, si peu que ce

prêts à m'aider eux-mêmes.
Ainsi, (le proche en proche, se constituera la solidarité
nationale, qui fait la seule et véritable unité d'un peuple.
Or, il faut bien le voir et le dire comme on le voit : en
cette fin de siècle, le patriotisme, plus passionné peut-

soit, conformément aux diversités de régions, c'est-à-dire

de milieux et d'hérédités. Au lieu de solliciter la curiosité de l'enfant du connu à l'inconnu, du réel à l'idée, de
le développer dans le sens des atavismes accumulés dont

il est la résultante, nous nous obstinons à l'arracher,
tout de suite, de la terre, où il tient encore comme une
plante, par toutes ses racines physiques et morales, et à
le transporter, inconscient, en pleine abstraction - inania regna.
Nous nous évertuons, avec plein succès d'ailleurs, à
détruire du même coup, en lui, l'individualité de sa race
et la sienne propre. Nous le démuselons de toute initiative; on dirait que l'idéal de notre enseignement est de
faire des fonctionnaires et des employés.
Je prends comme exemple notre région du Midi. Sorti
de cette série d'écoles par lesquelles il doit passer
comme par autant de laminoirs qui l'amincissent de plus
en plus, que sait le Gascon, que sait le Languedocien,
que sait le Provençal, de son pays? Se doute-t-il seulement du passé de sa race? - Toutes les générations qui,
avant lui, ont rêvé, ont souffert, ont lutté, ont travaillé
sur cette motte de terre où il a poussé lui-méme, mêlant
en son sang les vertus congénères de la race et du ter-

être qu'il n'a jamais été (les preuves seraient faciles à
fournir), le patriotisme n'est plus et ne peut plus être le
sentiment enthousiaste de la première République, ni la
religion un peu idolâtre des armées de l'empire. Il est
l'instinct, il sera bientôt la conscience de la solidarité (le
tous dans la communauté de mêmes intérêts moraux,
mentaux et matériels. Or, la solidarité suppose des contractants, et qui dit contractant dit personnalité libre et
autonome.

Qu'on le veuille ou non, le progrès en tout se fait par
une différenciation continuelle; l'enseignement qui reste
unitaire et centraliste est donc de plus en plus contraire
au développement intellectuel qu'il prétend servir. Il
devient une véritable tyrannie, gènant aujourd'hui, insupportable demain et, sous peu; impraticable absolument!
Avec des Universités provinciales, nouspouvions espérer
que les nécessités des milieux différents où elles seraient
fondées réagiraient sur l'enseignement. Chacune d'elles

eut tenu à honneur et eut été, malgré des résistances

sion scientifique et littéraire de sa région. Ainsi, l'enseignement de l'histoire et de la littérature locales eut pénétré petit à petit dans les sanctuaires de la routine et
les eût démolis. C'était, du moins, notre espérance et
celle d'un homme récemment mort, Raoul Frary, qui,
dans un article du Figaro avait très nettement indiqué
que la réforme universitaire ne pouvait s'accomplir (sans
un peu de fédéralisme. »
Vouloir raconter l'histoire de France sans parler des
histoires locales, c'est vouloir décrire un fleuve sans tenir
compte des affluents. Et en littérature est-il admissible
vraiment que rien du passé littéraire du Midi ne soit enseigné aux enfants du Midi ? que l'éducation universitaire tienne comme lion avenues, ou peu s'en faut, des
eeuvres qui, pendant plusieurs siècles, ont été les inspiratrices et les régulatrices de la civilisation intellectuelle
dans tous nos pays de race latine et même ailleurs ? Est-il
compréhensible que l'admirable et précoce langue dans
laquelle ces oeuvres ont été écrites devienne une langue
morte pour les derniers venus de la race qui s'en est si
magnifiquement servie ?... Quoi ! tout cet immense effort
d'un peuple serait perdu et ne vaudrait même pas un
souvenir de ses descendants !
La France a été souvent et est encore ingrate envers le
Midi, qui, avant elle ou du moins plus persévéramment,
a essayé de toutes les révoltes - qui se sont réunies, un
jour, pour leur triomphe définitif, dans la grande Révolution ! Que maintenant elle nous permette d'être un peu
nous-mêmes et de retrouver, 'dans nos souvenirs du
passé, les énergies et les vertus dont ellea profité.
L.-XAVIER DE RICARD.

En Mai pichoto plueio
Degun e,-,ueio.

UNO LETRO DU COMTE ANGE DE GUBERNATIS

Un brave païsan de Sorgo, Ion pouèto Fermin Sauvan,
aguènt felicita loti comte Ange de Gubernàtis, proufessour de literaturo à l'Universita de Roumo, au sujèt de
la joio que se i'es estado decernido en Counsistùri felibren,

veici la gènto letro qu'aquest i'a respoundudo
Cher confrère,
Votre lettre si pleine de votre cane, et votre beau sonnet
provençal, ainsi que vous pouvez vous l'imaginer, m'ont
causé le plus vif plaisir. Rien ne saurait mite toucher plus
que ce culte poétique des vieilles traditions et (le toutes les
belles choses qui caractérisent la société et la poésie des
félibres.
La Provence est si belle, son histoire est si pure et si glo-

rieuse, et elle sert si bien à l'union désirable de l'Italie avec
la France, que rien n'est plus facile pour nous que de l'ai-

mer et l'admirer.
Mais, justement à cause de cela, les preuves de sympathie qui nous viennent de votre pays lumineux, nous sont
plus chères.

L'honneur qu'on vient de me décerner à Tarascon est
bien au dessus de mes mérites ; et l'annonce que vous m'en
donnez m'oblige particulièrement. Que le ,Soleil bienfaisant
luise toujours sur votre sol et dans vos âmes!
Bien à vous,
ANGELO DE GUBERNATIS.

Eigagnado de Mai

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AI0LI

2

SANT BRANCAI DE MANOSCO
La cansoun poupulàri qu'anan donna eici - e que si

Avès vist Mario ?

ciounèèri prouvençau. La cansoun fugué facho en 1826

La musico, de Mèste Vincènt, es estado noutado pèr
M. A. Aillaud, que i'a mes l'acoumpagnamen pèr tambourin e galoubet.

cantavo à Manosco, quand, lou 12 de Mai, si fasié sant
Brancai, - es l'obro, nous an di, dôu manousquin J.-T.
Abriéu (o Avril), aquéu meme qu'a publica peréu un di-

Lou préire es darrié,
Pièi vèn la Meirio
Qu'a bouen capoulié
Es noueste bouen paire
Couina Jan Baffin,
Laisso seis alaire
Pèr lei Manousquin.

Si la fèsto brido,
S'apren bèu à-n-du
Qu'a fa tout de-filo
Tres poulit drapèu !
Fai gagna loti pople,
L'ivèr, quand fai fre

Acb's un touer noble:
Vivo D'Audifret !

Miejo-nué sounado,
A fini ion trin ;

Gènt de la Prou - vèn-ço, De Mar

sih - o,

d'Ais,

- trr r r--l
tr -rtt
r r r-r
i +R- F=r--rtt -r-R-r_
R. =R =R e e -

-- -_i.

0-

-e

La vèio es passado,
A deman matin :
Toucaran la diano,

Passas la Dti-

t.-r -r tr-rR _e

reviharan ;

r-R-

de la plano,

Recou mençarun.

Vaqui la cansoun qu'èro ion mai en vogo pèr sant

f' t t f
rènço, Lou voun - ge

de

tr r-r
t t tr ttr r- w
- 0 - e -* -

tttt
r r-r r

f -F

posto, Partès

pre- nès la

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f-0 -!-t

-f. s -F -F

lou ma

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Vèi-re noueste

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tin.

-

t t r-r
tt
t t t t t t tR-R-t -r-r
R R-R

r=!
-4

-i i t--

Ve-nès à Ma - nos - co,

Mai :

.r t . f tf ff f f f f
Si

i -f

R-R-R-

R

î

1:17-

il

t+ -I -r i f t f f
f t fIstaran
plus gaire,

Gènt de la Prouvènço,
De Marsiho, d'Ais,
Passas la Durènço
Lou Vounge de Mai.
Venès à Manosco
Vèire noueste trie ;
Si prenès la posto
Partès lou matin.

Vous farai counouisse
Aquéstei-d'eiça :
Soun lei bràvei souisse,
Qu'aro van passa.
Coumo dins un cofre
Tènon seis abit ;
N'i'a ges de plus propre
Dins tout loti païs.

Mai lei gènt s'aplanton,
Li a niai d'atencien,
Lei penitènt canton,
Es la proucessien.

Si lou brut deis armo
Vous a fatiga,
Atendès, meidamo,
Vous van deilassa.
Veici la musico
Qu'ausès voulountié ;
Davans vous se pico
Pèr fa de sounmiés.

Counfraire, anal d'aise,
Istas un pau mai,
Afin qu'à noueste aise
Veguen saut Brancai !
Saut Brancai lou fouine,

Vaqui de .Manosco

Es tout cubert d'or

Fasès un pau plano,
Tiras-vous arrié...
Vesès pas que passo
La cavalarié

Fan, de caire en taire,
Un fué de malur.

Ausèn lei tambour ;
Veici lei (lansaire

Qu'an tant de flambour;
Lei cambo amoulado

Tocon pas lou sbu
Soun mai degajado
Que leis esquirbu !

Lou Crist es en tèsto :

Toui leis ournamen,
Pèr aquesto fèsto,
Soun d'or e d'argènt.

Arribas la vèio,
Veirés lou plus bèu,
Quand souto lei lèio
S'abron lei flambèu :
Sus uno coulino,
Lei tambour batènt,
La troupo camino,
Pièi lei penitènt.

Lei sapur s'acaton
Erré sei destrau :
Leis enfant s'aclaton,
Lei fiheto an man!
Regardas sa trougno,

Pouerton de la vielo
L'aguste patroun
Qu'emé sa bandiero
Sous'.o l'enviroun.
Tôutei lei bastido
Que Ion vien passa
Brulon de feissino
Que pouen pas cessa.

La bello prestanço
Qu'un tambour major !
Sèmblo un rèi de Franço,
Nouéstei vôutejaire
Soun poulit segur :

Lei brido argentado
De sei bè.u chivau,
Denoton la classo
Dei meious onstau.

Es l'ami de Diéu...

La foulo que bado,
Lei pichoun, lei grand,
Lançon de fusado

Coumo dins l'armado
Nouéstei granadié,

Es aquelo Vièrgi

Diras leis èr s'envolon

Toui leis an s'anipon,
Vès, de miéus en miéus !

Lei troumpeto filon
Aquito davans;
Vesès coumo brihon
Sus sei chivau blanc
Formon l'avans-gardo
Dei carabinié,
Leis ausard en gardo
Li vènon darrié.

Tout en l'esperant.
Lei serpentèu rolon,
De milo à la fes :

Que sèmblo un fué gres.

Sèmblon Artaban ;

N'an pas rèn vergougno,
Toui en rèng s'envan.

Se li a'no pegnado,
Soun pas lei darnié.
Lei vaqui qu'arribon,
Li manco pa'n fiéu :

FUIETOUN DE L'AIÔLI

43

LI MEM0R1 D'UN GNARRO
La serp di Maire di Font 1'seguido,.
E moun paire, ço disènt, pèr miés engaugna l'animau,
aloungavo soun bras, e de l'espalo au couide e dôu couide

au pougnet i'avié tant de jo, de souple e d'ardidesso

qu', emé touto la magico que dounavo à sa man, aurias
cresegu vèire uno serp vous veni dessus.
Après IYI'avé

quita, la serp levé la tèsto, chaurihè

d'abord d'aqui, d'eilai, pièi, souspresso e ausihado qu'èro,
za !

de lampado en lampado, gagnè de-vers lou valat

d'ounte moun paire de-countùnio siblavo ; arribado aqui,

la serp, uno passadeto s'aclatè, pièi plan-plan aubourè
mai la tèsto, e pièi, za! se leissè ana, faguè qu'uno resquihado de la ribo dins lou valat, d'ounte sourtiguè pèr
ana se quiha sus sa co, subre la routo à dons pas de
moun paire.

E moun paire, emé de gèst e d'iue coume acb, nous

fasié :

- S'avias vist aquel animau, cire sus sa co, davans

iéu, emé soun esquino que fasié ion pountet, emé sa tèsto

revessado ansin, vous assegure, mi bèus enfant, qu'acb

Sias leu bèn-venqu !
Sias gras couine unnouine.
Vous couneissian pu

Lou grand prouteitour.
Aquéu que l'envoco
Sènte soun secours
Agués-li counfianço,
La Vièrgi s'avanço,
Vési lei dons priée.

Que nous a sauva:
De l'estat de siègi
Nous a deliéura.
Dôu tèms de la pèsto
E déu tramblamen,
Nous curbè la tèsto
Fouert urousamen !

pourtavo esfrai, q pamens siblère dôu miés que pousquère, car me disiéu :
« Ve, Salumè, toun paire t'a toujour di que valié rèn
de paga li viquloun pèr faire dansa lis autre. Siblo tant

que poudra;mai,au-mens fagues pas bon badau de te

leissa coupa lou siblet pèr aquelo moustro. »
Oh ! la poulido causo qu'es la pensado ! Quand vous

vèn, la pensado, meno pas brut, poudès faire roundina
em' elo touto vosto coulèro, res l'ausis ; sias mèstre de
pantaia la mort d'un èstre en risènt à sa bello visto e
facho ; sias libre de pensa que tout-aro, à cop de manche, emé li man, li dènt, lis ounglo, à cop de poung, à
cop de pèd, l'ensucarés, loti crebarés, i'escarteirarés la
pèu dôu vèntre
0 la poulido e la terriblo causo qu'es la pensado !
La serp semblavo béure l'èr de la farandoulo que ié
siblère e ié ressiblère quau saup quant de fes, talamen
que n'en poudiéu plus. L'escupigno me mancavo, ma
gorjo èro seco coume un brusc, e aquelo moustrasso èro
aqui coume pivelado au brut de moun sibla. Se pavanavo

enté sis iue entre-nega de bemuanço, me fissavo, me
lardihounavo de sivistoun negre, fasié la belasso, e'm'acb
se balançavo qu'aurias di que dansavo.
Es que, aro, anave èstre coundana de ié tène Ion siblet
touto la santo journado ? Courre ! un orne coume iéu
anave demoura d'aro-en-lai l'esclau d'un animau? E, tron
de lèi, de couquin de monstre, mancarié plus qu'aquelo !
Un ome de ma trempo? Levas-vous d'aqui, vous dise !

Emé lou cap-de-Diéu sarrère Ica manche de moun
eissado e, tout en siblant, au moumen que fasié bèn la

Brancai, à l'epoco ounte lei Manousquin sabien encaro
s'amusa. Falié vèire qunt entrin, qunt afougarnen li avié
dins lou païs ! La fèsto acoumençavo bon lendeman de
Pasco, pèr fini que vue jour après lou douge Mai, qu'èro
loti dimenche de remerciamen. Sènso pbu d'èstre deinientido, pouede apoundre que saut Brancai èro la plus
poulido fèsto que si faguèsse en Prouvènço. Perqué aujoun-d'uei si fai plus'? Sarié maleisa de bon dire, sènso
faire de peno eis un errai eis autre. Mai d'abord que lei
fremo, coumo dison, noua soun gènt e que li es pas germés de dire ço que pènson, viren l'aigo d'un autre caire
e meten, se voulès, qu'es lou filoussera, qu'es l'encava
que la fèsto de moun païs noun si fai plus. Ansin degun
crenihara, e belèu la jouinesso en qu loti péu fouletin
pounchounejo au mentoun voudra la fa reviéure, e alor
pourren mai dire : Osco, Manosco !..
Lou mai de plagne es ]ou paure ermito ! Si lou vesias,
vous fané pieta. L'an passa, en anant à Manosco, vouguère ana dejuna à Touto-Auro, emé ma bello-sorre
e quàuquei vesino. Garnisserian nouesto canestello de
tout ço que nous falié pèr chica, mai pourterian ges de
béure; coumtavian de n'en croumpa à l'ermito, pèr li fa
gagna quàuquei dardèno.
Mai quento fugué pas nouesto debalausido, quourolou
bouen Cirile nous digué qu'avié rèn que d'aigo dôu pous
à nous ôufri ! Pas soulamen un grun de sucre, pas un
brèu de café, pas un degout de vin nimai de trempo,
rèn de rèn ! Dias si faguerian aquelo bèbo ! L'aigo

dôu pous es foueço boueno, a meme rendu la sauta
en de feble de sang, perqu'es d'aigo ferrado. Mai acb
fasié pas lou comte : èro (le bouen vin que vaulian
emé de bouen cafè, e tangué s'en tourca.
Veici ço que nous diguè l'ermitan de sant Brancai
« Desempièi que ci fai plus la fèsto e subre-tout de-

sempièi que lei doues glèiso de la vilo an caduno
« croumpa un cors-sant, degun vèn plus à la capello
« vèire bon miéu - qu'es pamens lou meiour. Ma poulido
« cape'lo es abandounado ! Degun vèn plus ges fa dire

« de niesso au grand saut Brancai, em' à la Boueno
« Maire que sauvé Manosco dôu terro-tremo e de la pèsto.

« Eici, degun li vèn plus. Vese pas mai de jouvènt pèr
s'amusa que de devot pèr prega. Sèmblo quasimen que
« la capello de Touto-Auro eisisto plus. E vaqui perqué,
« mei bràvei gènt, iéu ai plus rèn pèr vous ôufri. Pèr iéu
« n'ai pas besoun... Vive coumo dèu vidure, pecaire, un
« ermitan -

»

Pèr vnei vous n'en dise pas mai, car si vouliéu vous
racounta de fiéu en courduro coumo si fasié la fèsto de
sant Brancai, loti journau noun sarié proun grand. Ajustarai plus qu'uno causo, pèr vous donna 'no idèio de co
que lei Manousquin amavon soin sant patroun.
Uno fes li avié à Marsiho uno fiheto que, dôu jour de
l'an à saut Sivèstre, parlavo rèn que de sant Brancai.
Pèr elo, coumo pèr tôutei lei Manousquin de l'epoco,
ges de saut dins ton Paradis avié tant de poudé. Sei
mèstre, entartuga d'auui toujour la memo cansoun, finiguèron pèr li dire : « Ah ! van la peno ! un poulit saut !

bello, à la pensado, pan ! dins un revès de manche, te la
prenguère en plen aqui sus lis esquino...
D6u cop la serp faguè dos o tres viro-passado, cresiéa
de i'avé brisa li ren ; ah ! pas niai ! Remesso d'à-plat sus
loti vèntre, férouno, gulo badanto, la serp se reviro emé

d'iue 'nverina, me descaro, sibio, la car de galino me
pren, mi mesoulo se jalon, car dins soun siblamen me
sèmblo que me siéulo :

« Siés un traite, te fasiéu rèn... Regarda toun drole,
n'a pas uno deco, pas uno bechigo de man, e tu, treitas,
perqué, quand te belave dins toun sibla, quand t'escoutave en t'amirant, quand ère touto tiéuno de joio e d'alegresso, o monstre d'orne, perqué me siblaves, se vouliés me tuia? Siés un caponnas ! S'aviés uno amo, coume
te creses d'avé, te sariés pensa qu'eitant bèn que ta femo
poudiéu èstre maire e qu'à ma visto mi pichot poudien
bèn valé li tiéune ! »
N'en pensère pas mai. La serp, proumto coume l'uiau,
s'abrivè sus iéu. La reçaupère d'abord em'un autre cap
de manche, mai fuguère un pau guerle de cop, fau crèire,
e lou manche aguènt esquiha sus sis escaio, me vesiéu
pres, vosto maire cridavo secous, Brisquimi bramavo e
mis auriho siblavon à roumpre ma tèsto.
Faguère un escart d'aqui, un esvàri d'eilai, e toujour
ansin, de drecho à gaucho e de gaucho à drecho, cour-

reguère, remoucant de tèms en tèms, dôu miés que

poudiéu, à cop de manche d'eissado, lou terrible animau
que desmourdié pas de me persegre. Gagnave d'ande,

quand malurousamen m'embrounque à-n-un caiau, e

pataflbu au sbu ! N'en prene uno eiminado. Me cresiéu.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AIÔLI
a jamai pouscu trouva de plaço en galèro! » E la fiheto
de rebeca : « N'aurié mai trouva que vautre ! »
Li a 'n prouvèrbi efetivamen, que dis : A coumo Bran_

citci trovo pas plaço en galèro.

LAZARINO DE MANOSCO.

Queto façoun ouriginale de me faire assaupre que la
nouvello boutigo n'èro pas soulido e que Ion boutiguié
bèn lèu pagarié plus si fournissèire !
Figuras-vous un magasin de vilage, donnant subre la
grand carriero, un envans sus loti pourtissbu pèr n'en

para l'intrado de la plueio ; à man senèco, deforo e

La bello fiho vos nourri
Au mes de Mai laisso-la dour-rni.

contro li paret, uno post de sèt à vue pan de long apielado sus dons moussèu de ferre; subre la post un coufin
de faibu, un autre de lentiho, un cabas de figo, un autre

de castagno, quàuqui tros de saboun, quatre o cinq

a trueio desviro l ou tau lié
Aviéu bessai trento an. Alor courre aro, en Prouvènço,
en Lengadb, bai rulave de-longo e, tout afouga qu'ère pèr

tira prouflé de moun negbci, troubave enta proun tèms
pèr faire de recerco sus li bèuta de nosto lengo e peréu
de remarco sus li vièis us de nbstis endré.
Es verai que mi vesprado, li passage pas toujour en de
cafè grandaras ounte, au mitan d'un chafaret que n'es
pas de viôuloun ni de flahuto, se vèi que mirau, daurèio e
mabre, ounte co-de-merlusso e faquino se tuerton l'uno
contro l'autro, pèr se grafrgna ; nimai en de rode pan sari
ounte espalo descuberto, pitre nus e bras poupu s'esparpaion à bèus iue vesènt; nani ! es tout loti contro. Erré

de bons ami anavian, de fes que i'a, passa d'ouro de
reloge dins de chambreto trevado pèr de bràvi gèn dôu
pople que, tout en charrant prouvençau, jougavon à la
quatreto, au cinq-cènt, à la bourro, i tres-sèt ; bevien leu
cafè à bon comte e franc de c.ebri, Ion vin-caud linde e
proun acoulouri, la liquoureto-Raspail de proumiero marco, de chartrouso dôu couvènt, o de touto autro menèstro
que, liogo de vous desrusca Ion gargalet, de vous faire
veni la tressusour o de vous douna leu masclun, coume
d'uni que n'i'a, vous dounavon leu recounfort e de pantai
à l'amo, e vous alestissien de biais pèr Ion hèn-èstre de

merlusso, un boucau de vèire plen de dragèio, de regalisse-negre e de berlingau ; à-n-un clavèu, de paquet de
chasso pèr li fouit, un ensourtimen de grosso terraio,
em'un canestèu de tartifle; à dons o ares cènt pas d'aqui
uno trueio que s'escapo dôu pouciéu en galoupant coume uno enrabiado e que, passant soute la post dôu bontiguié, emé soun esquinasso fai trebuca e derruna tout
ço que i'avien bouta pèr mostro. Que malastre, bond
maire de Diéu! Faibu, merlusso, castagno, lentiho, sahoun, dragèio, tartifle e tout Ion rèsto se permenant
dins la carriero, la terraio esclapado enmilo moussèu, e
la trueio galoupant toujour, peraliri...
Eh ! bèn, tout aquéu tablèu s'atrouvavo pinta dins li
quatre paraulo que venien de sourti de la bouco dôu bon
E pamens aquéu moutet, la trueio desviro loti taulié,
que iéu entendiéu dire pèr la proumiero fes èro forço mai
prefound que ço que iéu m'imaginave, car sabès ço que
voulié dire ? que la femo dôu Felip avié li man traucado,
qu'ère uno degaiero, qu'èro uno gènt de rèn, e que, pèr
sounmau-viéur7, fasié, dins quatre jour, abouchala boutigo.
JAN DE L'ORT.

Quau se marido au mes de Mai,
Duro gai (paire`.

La nèu s'es enanado,
La rose es retournado,
Touto la matinado
Lou roussignbu l'a di ;
Amoundaut l'alauveto,
Piéutant sa cansouneto,
Counvido li floureto
A lèu-lèu s'espand'.

vilage, sèmblo pas verai. Es li vièi subre-tout, li bon

Fasen-nous de courouno
De nerto e d'aubespin
Anen soute li pin
Trouva nôsti chatouno
Chato e jouvènt, fasen l'amour,
Es arriba Ion tèrns di flour !

venié de leva boutigo, me dis : « Anas pas vèire Ion

Jouvènto fouligaudo
Que l'amour esbrihaudo,
Quitas rnantiho e faudo
E coutihoun espés ;
En primo vestiduro
Dansas sus la verduro,
E la cabeladuro
Voulastreje au vènt fres

vesin? Tout-bèu-just acoumenço de s'aprouvesi e poudrié

vous faire uno bono coumando; boutas, dèu avé de

got.

I

perdu. « Gràndi Sànti Marie ! cridère, venès à moun
secous ! ». E m'aubourère. Fuguère pas dre que la mous-

tro, presto à m'encentura, m'aganto pèr ma taiolo que
s'èro desfacho en toumbant... Urousamen pèr iéu, mis
enfant, car à si pôutiramen coumpeenguére que clins sa
ràbio infernalo la serp s'èro engavachado li dènt dins ma
cencho. Alor me revire, la vese que rebalavo sa tèsto au
sbu pèr se desempatouia la gulo de ma taiolo. Perde pas
de tèms : lèu-lèu recampant tout ço que me restavo de
sang e de pougno, cri sacrant li dènt, aqui, cra ! d'un cop
d'eissado ié faguère la tèsto en miôugrano.
Ah ! la couquinasso ! Meme dins sa mort voulié me
persegre ; car aviéu pas releva moue cop d'eissado que
la veguère se revessa sus Ion coutet, pièi faire Ion fouit
dins uno cambareleto ounte, s'aviéu agu Ion malur d'èstre
pres, me sarravo dintre si cadeno jalado. Urousamen
qu'après ragué donna leu cop que devié ié faire passa
Ion goust dôu la, m'ère tra de caire ; sènso acô, boudiéu,
i'ère !

1

r

Quand arribère vers veste maire :
- Ah ! moun brave orne, me diguè, que m'as fa traire
peno!
- E Ion drole a ges de mau
Parèis que iéu dounère pas leu tèms à ma maire de
respondre; veniéu de faire uno riseto à moun paire en
i'estendènt li bras.
- Vène, vène, Berteto, vène lèu, nous enanen, vai
Ion travai dôu dimenche es un marrit tiavai ! Dempièi
quauque tèms mancavian la messo. e tout nie dis qu'a-

L'eigagnolo de Mai

Pèr la terre vau mai
Que leu eôrri d'un rèi noun i'a vaugu jamai.

LI NIERO E LOU REINARD
Sabès coume fan li femo pèr aganta si niero ? Prenon
un tros de mouletoun - qu'à Marsiho noumon gàngui,
en Arle pistoulet, dins d'àutri païs passe pertout, e se Ion

permenon, tout douçamenet, entre la car e la tamise.
Mai Ion reinard es encaro plus fin.
Quand la manjanço leu tourmente, vèn à la ribo d'un
estang o d'uno gafo o d'un valat, e'm'acb, de pan à pau,
intro dins l'aigo à la reculade. Li niero, que se volon pas.
bagna, quiton la co, quiton leu vèntre, quiton l'esquino,

Lou CASCARELET.

Co que iéu rescountrave de metaforo, de flour de

Restère estabousi, tant Ion brave orne venié de me
coutiga l'ausido; n'aguère pas proun de mi dons iue pèr
l'espincha, i 'esquichère li cinq sardino, e turterian Ion

ANFOS TAVAN.

(Tira d'Amour e Plour.)

e li nègo fin-que d'une.

retourico, d'image e d'enversioun dins aquéli cabaret de

jour la trueio desviro Ion taulié. »

Fasen-nous de courouno
De nerto e d'aubespin
Anen soute li pin
Trouva nbsti chatouno
Chato e jouvènt, fasen l'amour,
Es arriba leu tèms di flour !

e mounton vers Ion mourra... Pièi, quand li sènt rambado sus la figo de soun sas, flbu ! leu reinard cabusso

i'ajudavon gagna Ion pan e la pitanço de chasque jour.
Aquéli béni gènt d'aqui avien de-countunio Ion cor sus
la man, Ion rire sus la bouco e Ion respèt de tôuti, tout en
charrant de que? de tout.

besoun. » - « Nàni ! emé biais responde, siéu countènt
de vous, e se Ion lias de iéu, n'aprouvesirai degun autre
dins leu païs, pèr la resoun que n'es pas grand de rèsto,
e que noun voudriéu manteni voste councurrènt. » Un
brave vièi qu'èro aqui emé nautre entaula, e que fasié
de fum erré sa pipo, venènt d'ausi de co qu'èro questioun,
à moun chaland fai à la chut-chut : « A proun resoun,
moussu, de pas i'ana vers Ion Felip; aquito au proumié

A tu se durbira.

vièi.

la niue.
Pièi, Ion cor galoi e l'esperit sena, s'entournavon, aquéli
bràvi gènt, penequeja fin-qu' à l'aubo dins sis oustau, pèr
tourna-mai l'endeman prendre Ion bechas o la picolo que

rèire-grand que, sènso, pecaire! n'en trop counèisse Ion
mérite ni labèuta, tenien de-longo aquéu lengage flbr_. E,
coume se pôu pas mai, preniéu goust à li escouta.
Un vèspre, dins un d'aquéli cafetoun, em'un chaland
tratavian afaire e bevian noste pichoun vèire de requiqui
pèr ajuda davala Ion gros de la soupado que venian de
faire tôuti dons à l'aubergo de la Crous-Blanco, quand
vouguènt me parla d'un de l'endré, sus l'estiganço que

Afama di caresse
D'une jouino mestresso,
A la font d'alegresso
Iéu vole m'abéura !
Vène lèu, nia poulido,
Moun cor abra te crido :
Sus la tepo flourido

Fasen-nous de

couronna

De nerto e d'aubespin
Anen soute li pin
Trouva nbsti chatouno
Chato e jouvènt, fasen l'amour,
Es arriba leu tèms di four !

quelo serp nous es vengudo coume uno punicioun de
Diéu l... Acô fuguè fini. Dempièi aquéu jour moun paire manquè

plus la messo Ion dimenche matin, e iéu, tranquilamen
alounga clins ma bressolo en eséoutant ma maire, pousquère faire mi regardado i travelo e estira mi brasset
de-vers li liame de rasin que n'en penjoulavon en me
fasènt : lego ! lego ! aganto-me'que m'auras !

]Lou Font de la )Fèoubineto.
- Pichot ! me faguè moun paire, as ensahina mi soulié ?

Sabes que deman de matin fau èstre matinié, e quand
dise « deman nous fau èstre s es que vole que vèngues
emé iéu à-n- Arle, coumprenes, Brisquimi ? Siéu countènt

de tu ; as, aquesto semano, acampa força renguiero, e,
ma fisto, pèr la page, tous paire vbu te faire faire counouissènço emé li parènt, lis ami qu'avèn eilai en Arle.
0, pas plus tard que deman, vole te fa vèire ma vilo
nadalo e pèr acb, de bono ouro abiha de sbu, tôuti dons

nous metren en camin e leissaren faire la bèbo à ta
maire e la fougno à ta sorre e à ti fraire, que, moun bèu

drole?... -

Ah ! soun Arle, emé quete goust n'en parlavo ! En Arle

acb, en Arle aqui, en Arle eilai, n'i'avié que pèr soun
Arle, e Diéu vous aguèsse engarda de i'ana pica pebre
en quicon de soun Arle ! Ah ! boustre ! que vous aurié
recata la lengo lèu-lèu coume se dèu.

OULEGADISSO *ROUVENÇALO
L'assemblado pleniero dôu Felibrige, que se tèn téuti li sèt
an, aura liô aquest an loti 6 de jun, bèu dilun de Pandecousto,
à la vile di Bans. Lou banquet se fara sus leu Plan de Castèu,
sus aquéu proumountôri meravihous que porto li rouino dôu
palais di vièi prince Baussen. Li taule se dreissaran en plen
soulèu, sus leu tepu, soute uno tèndo, en visto de l'inmènso
Crau. Aqui se destribuïrali Joio di Grand Jo Flourau de noste

cicle setenàri. Aqui la Rèino de la Fèsto, rèino nouvello di
Felibre, chausido e designado pèr leu laureat dôu Gai-Sabé,
reçaupra sus la tèsto la couronne argentalo d'ôulivié minerves.
Aqui, leu Capoulié aguènt, davans leu pople, fa soun discours
d'ouncur, se cantara e se dira noumbre de pèço prouvençalo.
E li plus bèlli chato de la Terre di Baus jujaran li pouèto:

Au numerô que vèn, dounaren pièi lis entre-signe pèr se
rèndre amoundaut i Baus. En atendènt, quau voudra èstre
dôu banquet (que coustara 5 franc), que se fagne lèu escriéure
encô de J. Monné, en carriero Breteuil, 149, à Marsiho.

Une Soucieta de Secours Mutuau, coumpausado esclusivamen de Miejournen de Franço, vèn de se founda à Tunis, soute

la presidènci d'ounour de M. leu baroun d'Ortès, Residènt
Generau de la Republico. Un vote unanime de l'assemblado
aguènt ôufert à F. Mistral la vice-presidènci d'ounour, vèseici la responso que l'autour de Mirèio vèn de faire teni à
Moussu leu Presidènt de la nouvello Soucieta:

Lou lendeman, la primeto de l'aube nous prenguè que
davalavian Ion pont dôu Canau. Fasié uno d'aquéli matinado pleno de siau, uno d'aquéli matinado que soun ni
fresco ni caudo e que vous dounon un sabe-pas-dequé de
bèn-èstreau front, tout en vous cabossant dins un varai
de cause ajouguido eitant qu'imparaulablo.

- Cra, cra, cra, cra, t;re, tire, tire, laisse-m'ana! eantavon li roussignôti-de-palun, quiha sobre li plumet di
canèu di roubino ; e li roussignbu d'aubre ié rebecavon
d'une voues empregnado di raucoulige d'une niue passade
dins la gando di cansoun e dis enchuscie dôu mistèri.
Caminavian toco à toco sènso rèn dire, nous enanavian
d'un bon amble, moun paire en sounjant e iéu en me de-

suiant sus lis escarteiramen acoulouri de l'aube que
mountavo de mai en mai en esfarlant à grand ridelado
de rire d'or e d'argènt l'inmènso manto sourno de la
niue.
De tèms en tèms quàuqui brou-brou d'alo, que partien
di tamarisso de la roubineto, d'aucèu espauri bessai di
cracinamen que nbsti soulié tacha menavon sus li gravil
de la route, èro à pau près tout ço que s'ausié dins aquelo
grande calame dôu matin. E Ion silènci que nous envirounavo nie semblavo encaro que plus grand emé !ou
silènci de moun paire, que, de-coustumo, amavo hèn de
faire uno enchaplado emé sis enfant. Auriéu vougu que
me diguèsse bèn de cause, e pèr noun comte aviéu tant
de questioun à ié faire ! Mai leu vesiéu tant apensanienti
qu'ausave Ineme pas boulega la man que nie, tenié dins
la siéuno, de pôu de leu treboula.
(A segui)

BATISTo BONNET.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AIÔLI

4

Moussu fou Residènt Generau,

A Vieno en Austrio, à l'Espousicioun de Musico e de Tiatre

Siéu mai-que-mai touca de la provo d'estimo e d'amistanço calourènto que

venès de nie trasmetre, au noum de la Soucieta franceso e tunisenco La
Afericlioicaato. Iéu mande de tout moun cor, ii nesti bon counfraire e fraire
Miejournen, mi souvèt de prousperita e mi salut de coumpatrioto. Que la
terro de Tunis siegue pèr é!i fourtunouso
eque dins la Gouleto' trovon
tôuti bon port !

Gar,i,a de ferre de PARIS à LIOUN

que se ié duerh d'aquest inoumen, entre àutris iscripcioun

et;î

que i'a sobre la porto don Saloun dis L .tian ;ié sé vèt aqucsto
en prol_Ivençait

à

la Mar Mediterragno.

1,4). Dï, a.'ASCEf% j®L'1

T6`,
ALOUN DIS ESTRANGIE,
INTRO QUAU VÔU.

Recevès, Moussu fou Residènt, emé, mi gramaci, la vivo asseguranço de
mi sentimen egrègi.

'

Billet d'ana e veni à pres redu.

F. MISTRAL.

Es aquesto semano qu'à Mountèu li Sant-Genaire van en
courrènt, pendent tres lègo, pourta Sarit Gènt au Bausset.
Anouncien à-n-aquéu sujet qu'un felibre de marco, l'abat
Imbert, de Vaurias, vèn 'd'acaba, subre Saut Gènt, un grand
pouèmo prouvençau. Reparlaren dins quàuqui mes, e à soun
apareissudo, d'aquelo obro honnico - que n'a pas mens de
douge tant, chascun d'un centenau d'estrofo.

Pins LA CIGALO n'on. Frederi Anaouretti, un estùdi bèn
touca sus aquéu primadié dôu fédéralisme prouvençau, pèr
J. Soulèu ; Lou païsan pèr J. Laurés ; un sonnet de P. L'Estiéu ; un soumet d'A. Perbosc un sonnet de F. Dezéuze

jusqu'i darrié trin de la journadodbu dilue 30.
Aquelo valideta poudra éstre prouloungado pèr dos
les e de mita (li fracioun dejour coumtant pèr un jour),
emé fou pagamen,' pèr chasco prouloungacioun, d'un
supümen egau à 10 e/0 ddu pros dôu bihet.
Li biliet °d'ana e veni deliéura de o pèr Paris, Lioun e

L'idèio felibrenco dins fous journals pèr A. Arnavielle.
- Dins LE SOLEIL DU MIDI: A Gipoutou pèr L. Foucard.
- Pins LA SARTAN de Marsiho : Avans la croio d'Arau pèr

-oEs la semano que vèn, 24 de Mai, que se vai i Sànti Mario.

A.-F. Marion ; La courso deis ai à Manosco pèr Lazarino de

Li barco, li carreto, lis omnibus, li jardiniero, parton à la
primo aube, de téuti lis endré que bordon loti Gou dôu Lioun,

Mianosco.

pèr èstre, vers 4 ouro, à la glèiso di Santo e vèire davala li
Caisso. Lou culte di Sànti Mario, tant poupulàri en terro
d'Arle, l'es enca mai en Lengado, e fou mai que davalo de

- Pins lis ÉCHOS DE TAMARIS : Bouillabaisse et rascasse pèr
B. Artou.
- Dins LA TRADITION de Paris: La bielle tuallsoun, pouësio

pelerin dins la Camargo es d'Aigo-Morto, de Sant-Gile, de BèuCaire, de Nimes, de Lunèu, de Mouat-Pelié e de touto aquelo
coustiero.
--Ç--

Les fêtes cigalières et félibréennes, notes de voyage, pèr Louis

Gallet, tira de La nouvelle revue, 32 pajo in-8° (Paris, empr.
Chamerot e Renouard). Es un brihant recit, escri em'un cor
de pouèto e un esperit d'artisto, pèr un d'aquéli fin e patrioti
cigalié que, clins soue roumavage renouvela dis Argounauto,
venguéron l'an passa counquista gaiamen l'Au% de la Cabro
d'Or.

La Coumpagnié P.-L.-M. vouguènt facilita li viage, à
l'Gucasioun de la Fèsto de l'Ascensioun, a decida que li
bihet d'ana e vcni ourdinàri previst pèr sa tarifo especialo G. V. no 2, que saran dèliéura pèr si garo li 25, 26
e 27 de niai 1892, saran, téuti sènso reservo, valable

Marsiho, gardaran sa durado nourmalo de valideta quand
sara plus longo qu'aquelo endicado eici-subre.

Loti SSeet-it de l ad.l ieno

gascouno d'Is. Salles.
- Pins LE GRIL de Toulouso : La roso pèr A. Fourès ; A-nuno drollo e A Castèl-Nliu-d'Ari pèr J.-F. Court; La primo pèr
P. L'Estiéu.
- Pins LE DIMANCHE de Marsiho : Vai ntau, lino charpi-

- Sabe pas coume vai, tu qu'as la pèu tant leuo
Damai llli blaveirou, ni pano ni roujour.
- Vai, respoundegué Madaleno,

narié de M. Raimbault, de Cano, contra li chausimen fa pèr
leu Counsistôri dins sa darriero sesiho. Car es pas que que

,

Qu'au saboun Ali%oadù me lave chasque jour.

siegue, pàuri gènt, d'agradai felibre dûu Pimenche. Escoutas,

Fabricant: Fèlis EYnoux. - MARSIHO.

dins sa formo eleganto e coussudo, la counclüsioun de M.

-o-

Raimbault : « Je dis, et je ne suis pas le seul, que les paysans,

Veici, de gros en gros, ton plan dôu roumavage que faran,
en avoust 1893, li Cigalié e li Félibre
Centenàri de Madamo de Sévigné, à Grignan ; ereicioun
dôu mounumen d'Emile Augier, à Valènço ; d'aquéu dôu troubadou Folquet, à Roumans ; d'aquéu dôu pouèto doufineu
Blanc-la-Gouto,à Grenoble; d'aquéu dôu gloussatour prouvençau Honnorat, à Digno; d'aquéu finalamende Roumanille,
à Sant-Boumié; emé clausuro à-z-Aispèr la celebracioun di Jo
déu rèi Reinié e la counmemouracioun de la vitôri de Caius
Marias sus li Barbare. S'adoubaran de biais pèr faire endeveni,

qu'on nous en sert. C'est trop. Faisons un peu agir des comtes,
des marquises, des gommeux, des ltori: ontales. » Capouchin
de bon goi !

em'aquèli gràndi fèsto, l'inaguracioun soulenno dôu Cièri
d'Aurenjo restaura.

A Marsiho, dimars, au Saloun di Mardistes, leu majourau
L. Constans, a donna sus li Troubadou errai subre « l'amour
dins la literaturo prouvençalo » uno galanto counferènci.
M. Paulin Guizol, leu nouvèu cabiscôu di Felibre de la
Mar, ié presidavo la vesprado.
La Soucieta d'Agriculture. Art, Sciènci e Bèlli-Letro de la
Lèiro vèn d'acourda 'no gr r-d : iedaio de vermèi au pouèto
P. Duplay, mai couneigu souto fou noum de Pare Barounta,
que, dins ton vièi parla gaga de Sant-Estiene, descriéu delongo e boute en sceno li coustumo e loti pople d'aquéu païs

Se vènd dins t6uti li bons oustau.

li pastre e gènt di mas, nous embêtent. Voilà trente-six ans

Se l'autour de l'opera de Galatèio canto ansin : « Lou
vin, loti vin es un tresor divin! » es que, de-tout-segur, a
tasta ton vin de

Vint-un cènt franc pèr fa bouï

L'OUSTAU MALA URENT

s aquest cop qu'aman jouï! E n'avié pas tort, la Vieeio, de
voulé jamai mouri... Que, hoir ! li cresto-porc de la muse pacano, quau trou poudié se- crèire qu'un jour Moussu Raimbault nous farié intra dins loti grand mounde !
- Dins LA CORNEMUSE de Marsiho : D'aut, tambourin,!
po,Iësio de J. Gautier ; La nteissoun de C. Léger ; Lou deforo

(Aigo-ardént de la Jamaïco, Rum, etc.)

à L?OURDÈUS, Carriero Casemajor, 46.
Es forço de crèiru, peréu, que se l'Oustau Malaurent
aguèsse eisista, es en soue bon vin de vigno, qu'esbrihaudo dins ion got coume loti rubis, que vous caufo

de l'oustaloun de L. Roux.
- Dins leu BULLETIN MFNSIJEL DE LA SGCIETL D'AGRICUL-

leu cor e vous fai peteja l'esperit, que leu Bon Diéu

L'agriculture prot'encale pèr

TURE DES BOUCHES-DU-RHÔNE :

aurié chanja l'aigo di nuvi de Cana.
Moussu Malaurent acepto de representant dins tôuti li
vilo mounte n'a encaro ges, e se pôu dire qu'es un plesi
de faire d'afaire em'éu.
S'adreissa, pèr rensignamen, au burèu de l'Aiôli.

Jouve.
- Dins LA CAMPANA DE MAGALOUNA: L'eleicioun dôu flaire,

Las afichas en lenga d'O, Sant Pèire e l'ibrougna, Lous bibus !
fous bidus ! etc.
- Pins LA REVUE MÉRIDIONALE de Carcassouno : Le mou-

venient félibréen pèr P. L'Été; A la illirèio de P. L'Estiéu pèr
F Mistral; Lous dons parrouquets pèr A. Mir.

Lou gerènt : GRABI. PERRIER.

d'aqui. Pare Barounta, nôsti coumplimen !

-e-

Noum dôu port de Tunis.

LA EV

VINS MOUSSEUX
M. G.-A. P ALUN &amp;

Co

ENCO DOU

l

Erian estouna, despièi long-tèms, qu'en terro de Prouvènço, ounte noste soulèu
amaduro e sucro tant de clareto, dins li claretiero de Dlo, d'Eirago e de CastèuReinard, e de muscat tant fin dins li muscadeliero de Baumo, - i'aguèsse pas dins
fou negôci un champagno-prouvençau. Esperavian....
Gràci à l'ounourable oustau de M. G.-A. PALUlmr, poudèn dire qu'esperan
plus, car tenèn. En efèt, i'atroubaren, à parti d'aro, un vin ounèste, linde, amistous,
regale de noço e de festin, vin capitàm, viéu coume la poudro : fai parti fou tap
coume un canoun li boulet, finalamen vin digne d'avé pèr lusènto marco l'Estello de
la bello co.

Mai... es pas besoun de 10" faire moussa

Grand 1flousseux du Comtat,
En miejo-caisso
o mié-panié

de 6 fiolo, o 12 miéji-11010,

o 24 quart de fiolo.

En caisso t de 12 fiole, o 24 miéji-f'010,
o panié S o 24 quart de fiolo.
En doublo caisso de 25 fiolo,o 50 miéji-fiole,

En double pané

o 50 quart de fiolo.

bruni, pourtant en relèu, d'un constat la Pervenco emé l'Estello di sèt rai, de l'autre
la Cigalo emé de mot misterious. Es un simbèu astra, un galantoun porto-bonur, que
se pôu rèn ôufri de mai requist à-n-uno damo.

La lEDAI® souleto

--

la fiole,

C» fr. ; - mountado en epingolo

port, gara d'Avignon,,, embalage perdu.
page en tracho à 90 jour, sènso escomte, o

bèn 15 jour 2 /.

1_1

tire d'intrado e de

regio arregardon fou croumpaire.

X* Ad

LOU 'VIN

'O

Encô de Louis FERRER e fiéu,

Lieue, pla .o St Pothin, 14

IL-1

SOURCES MIREILLE

; - emé

VIN MAflIANI

A LA COCA "ou PEROU
La meiouro di bevèndo pèr remounta l'estouma, famous pèr donna de toun, pèr faire
digeri, pèr adouba la voues, superiour en tout

au vin de Quinquina e agradiéu en bouco
couine fou vin de Castèu-Nôu.

Pèr béure, o Marlàni,
Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
])ins li soulèu estràni,
Pèr béure risoulet
Toun vin de capitàni,
Esperaren pas, nàni,
D'avé l'estouma blet.
Se vènd ; fr. la boutiho, à Paris,
balouard Haussmann, 41, farmacio Mariani.

lue, Digestive, Reconstituante

EAU DE TABLE

OUSTAU BÈN COUNEIGU PÈR VÈNDRE A BON MARCAT E DE COUNFIANCO

Par cxceltence

Grando varieta de counservo de viando emé de pèis. - Counservo au
vinaigre. - Liquour de touto meno. - Entre-paus de saboun, car-salade,

basin eEspedicioun
bevèndo.
-- Sucre pèr vendémi.
franco de port et d'embalage.

`?' fr.

:

A l'arribado, li fiolo dèvon èstre sougnousa1nen couchado dins un endré fresqueirous.

i Ni

:

:

3 fr.
3 fr.

v
FOU TDADO EN 187e
1, àla carriero Grando-Saunarié, 1, en AVIGOLTO`

boug'to.

:

brassalet assourti, tout en argènt ddu proumié titre 1 Z fr. ; - emé cadeneto pèr
mostro, tout en argènt perén 1 3 e 10 fr. - e 12 sbu de mai pèr reçaupre franc
de port.

sage :
A toue apetis se vos aotina d'alo
dry (goût anglais). .
Extra
se vos donna de joio à toi-in cor.
2fr. 50 E
mi-sec (goût français) ....
Quand vas au café, laisso la verdalo
Nôstis espedicioun soue facho franco de E pren fou Vin d'or, e béu fou Vin d'or.
Se

Grand Mousseux, 'Muscat de Provence, carte or............

C. RABANIT

TBIJOUTIE

à Paris, 14 bis, rue des Mliiimes
Se trovo la l®IEDAI® F i L1D11EC®, veritablo beloio d'art, en argènt

un aperitiéu plus fin que tôuti li
Madèro - e qu'a fa dire à-n-un vièi

MOUSSO TOUT SOULET.

PRES COURRENT

EE I

SETENCO ANNADO. - Publicacioun lileràri, franco-prouvcncalo, souto la direicioun
de Pau Mariéton, cancelié dôu Felibrige, pareissènt fou 15 de chasque mes.
Un an : 10 fr. ; 6 mes : 6 fr. - Burèu e amenistracioun, à Paris, 9, rue Bïchepanse.

AVIGNON

PROPRIÉTAIRES

Marco depausado.

En Avignoun, empremarié di fraire SEGUIN.

Demandas

SOIWEi1,1!NF

Estomac

La caisse de 3OLG teir e&gt;,511'r prise à Vals
ADDIl2 _. _iitTIOI &amp;

k nr.4SINS S, rue S -Augustin, Paris

Vente dans tous 1 s IJép `4g l

x M n-rales et Pharm.

I

la mai amourouso di Pipo, en racino de
bruse.
Se trovo en Avignoun, au magasin Deshayes

BMVR - Alcazar - Marseille

�</text>
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          <name>Portail</name>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèques de Marseille</text>
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