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Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956)

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<p style="text-align: justify;">Pierre-Louis Berthaud &nbsp;(Bordeaux, Gironde, 24 ao&ucirc;t 1899, S&eacute;ry-Magneval, Oise, 8 ao&ucirc;t 1956), journaliste, homme politique, majoral du F&eacute;librige (Cigale du Tarn), membre de l&rsquo;Institut d&rsquo;&Eacute;tudes Occitanes (IEO), franc-ma&ccedil;on, cofondateur de la revue <em>Occitania</em> (1956).</p>
<h2>&Eacute;l&eacute;ments biographiques</h2>
<p style="text-align: justify;">Fils d&rsquo;instituteurs, il &eacute;tudie &agrave; Bordeaux o&ugrave; il obtient une licence de Droit et Lettres. Mobilis&eacute; en tant que traducteur aupr&egrave;s des forces am&eacute;ricaines en 1918, il est alors membre de la SFIO. Son ascension dans la f&eacute;d&eacute;ration socialiste de la Gironde est d&rsquo;ailleurs rapide puisqu&rsquo;il assiste au congr&egrave;s de Tours de 1920 en tant que d&eacute;l&eacute;gu&eacute; (bien que son mandat semble ne pas avoir &eacute;t&eacute; valid&eacute;). Mais il se trouve &eacute;loign&eacute; de la vie militante pendant plusieurs ann&eacute;es suite &agrave; un grave accident d&rsquo;automobile auquel vient s&rsquo;ajouter une tuberculose.</p>
<p style="text-align: justify;">Proche du nouveau maire de Bordeaux, Adrien Marquet, il devient conservateur adjoint &agrave; la Biblioth&egrave;que municipale de Bordeaux en 1925&nbsp;; poste qu&rsquo;il occupe jusqu&rsquo;en 1928, ann&eacute;e o&ugrave; il quitte son emploi suite &agrave; une brouille avec Marquet pour se lancer dans le journalisme en tant que secr&eacute;taire de r&eacute;daction du journal <em>L&rsquo;Avenir de la Vienne</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient directeur de ce journal en 1929 et le quitte en 1932 apr&egrave;s ce qui semble &ecirc;tre une longue succession de brouilles qui le voient notamment accus&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre un sympathisant de l&rsquo;Action Fran&ccedil;aise.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour en Gironde dans la maison familiale de Gaillan-en-M&eacute;doc, il tente de relancer sa carri&egrave;re de journaliste en envoyant des articles &agrave; divers journaux et revues et essaie vainement de trouver une place au quotidien<em> La Petite Gironde</em> qui appartient au m&ecirc;me consortium que <em>L&rsquo;Avenir de la Vienne</em>.&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il fait aussi l&agrave; ses premiers pas dans la politique en tant que candidat. Apr&egrave;s avoir vainement tent&eacute; en 1929 de monter une liste &laquo;&nbsp;r&eacute;publicaine d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts municipaux&nbsp;&raquo; lors des &eacute;lections municipales &agrave; Poitiers, il m&egrave;ne en tant que candidat r&eacute;publicain ind&eacute;pendant une liste pour les municipales de 1935 &agrave; Gaillan, terminant &agrave; la deuxi&egrave;me place, derri&egrave;re la liste de droite et devant celle de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il rejoint finalement Paris en 1937, &eacute;poque &agrave; laquelle il d&eacute;missionne de la franc-ma&ccedil;onnerie &agrave; laquelle il avait &eacute;t&eacute; initi&eacute; &agrave; Bordeaux en mars 1927. C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque, semble-t-il, qu&rsquo;il se met &agrave; faire plus r&eacute;guli&egrave;rement des piges pour divers journaux. Mari&eacute; en janvier 1939 &agrave; Juliette Dissel, il s&rsquo;occupe &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode de l&rsquo;accueil des intellectuels catalans r&eacute;fugi&eacute;s qui sont h&eacute;berg&eacute;s &agrave; Roissy-en-Brie. Il devient par ailleurs directeur-g&eacute;rant de la<em> Revista de Catalunya</em> pour les num&eacute;ros &eacute;dit&eacute;s en France en 1939-1940 et s&rsquo;occupe du secr&eacute;tariat de la Fondation Ramon Llull.</p>
<p style="text-align: justify;">Il quitte Paris lors de l&rsquo;exode en juin 1940 pour rejoindre le sud. On le retrouve &agrave; Vichy en octobre 1940. Il occupe alors un poste de r&eacute;dacteur au minist&egrave;re de l&rsquo;Information du gouvernement de Vichy. L&agrave;, d&egrave;s le d&eacute;but de 1941, il entre en contact avec les services anglais pour leur transmettre des informations, notamment les minutes de la commission d&rsquo;armistice de Wiesbaden. Il devient membre du r&eacute;seau de r&eacute;sistance Mithridate et est arr&ecirc;t&eacute; par la Gestapo le 21 janvier 1944 intern&eacute; &agrave; Moulins puis &agrave; Compi&egrave;gne avant d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;port&eacute; &agrave; Dachau le 6 juin 1944.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour de d&eacute;portation en mai 1945, son divorce ayant &eacute;t&eacute; prononc&eacute; pendant sa d&eacute;portation, il se remarie avec Madeleine Castelain, rencontr&eacute;e alors qu&rsquo;ils travaillaient dans le m&ecirc;me service du minist&egrave;re de l&rsquo;Information de Vichy. Il reprend rapidement ses activit&eacute;s de journaliste parlementaire et devient syndic de la presse parlementaire entre 1947 et 1949. Il assure par ailleurs le secr&eacute;tariat du Comit&eacute; international des anciens d&eacute;tenus de Dachau et repr&eacute;sente &agrave; ce titre la France &agrave; la Commission internationale pour Service international de recherches sur les archives de la d&eacute;portation conserv&eacute;es &agrave; Arolsen, ainsi que la vice-pr&eacute;sidence de l&rsquo;Amicale des Anciens de Dachau et la g&eacute;rance et la direction de la revue de cette association.</p>
<p style="text-align: justify;">Apr&egrave;s un &eacute;chec aux &eacute;lections l&eacute;gislatives de 1951 dans le Tarn o&ugrave; il s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; sous l&rsquo;&eacute;tiquette RPF, il est d&eacute;sign&eacute; le 11 juillet 1952 par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, conseiller de l&rsquo;Union Fran&ccedil;aise avec l&rsquo;&eacute;tiquette UFAS (gaulliste). Cette charge l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; pr&eacute;sider la Commission de l&rsquo;Information et &agrave; &ecirc;tre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de l&rsquo;assembl&eacute;e aupr&egrave;s de l&rsquo;UNESCO. Son action parlementaire trouve son point d&rsquo;orgue lors du d&eacute;bat sur le trait&eacute; instituant la Communaut&eacute; Europ&eacute;enne de D&eacute;fense contre laquelle il prend fait et cause en 1954. Il est toujours conseiller de l&rsquo;Union Fran&ccedil;aise lorsqu&rsquo;il d&eacute;c&egrave;de d&rsquo;une crise cardiaque le 6 ao&ucirc;t 1956.</p>
<h2>Engagements dans la renaissance d&rsquo;oc</h2>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;Pierre-Louis Berthaud s&rsquo;int&eacute;resse tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; la langue d&rsquo;oc et devient peu &agrave; peu un militant actif. En contact avec la langue d&egrave;s la prime enfance dans la maison familiale o&ugrave; vivent ses grand-parents &agrave; Gaillan, il dit avoir pris conscience &agrave; l&rsquo;adolescence de l&rsquo;unit&eacute; de la langue d&rsquo;oc lorsque, ayant achet&eacute; une brochure intitul&eacute;e <em>Po&egrave;tes proven&ccedil;aux modernes</em>, il se rendit compte que le parler de Gaillan &eacute;tait, &agrave; peu de choses pr&egrave;s, celui utilis&eacute; par les f&eacute;libres proven&ccedil;aux.</p>
<p style="text-align: justify;">D&egrave;s le d&eacute;but des ann&eacute;es 1920, il est en contact avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12">Isma&euml;l Girard</a> et, tr&egrave;s certainement, abonn&eacute; &agrave; <em>Oc</em>. Il faut sans doute voir en partie dans ce rapprochement l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;il d&eacute;veloppe alors pour la Catalogne &agrave; laquelle il consacrera de nombreux articles jusqu&rsquo;&agrave; la Seconde Guerre mondiale. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cet int&eacute;r&ecirc;t qui l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; prendre contact au d&eacute;but des ann&eacute;es 1930 avec Louis Alibert et l&rsquo;abb&eacute; Joseph Salvat. En 1930, il participe aux f&ecirc;tes du centenaire de Fr&eacute;d&eacute;ric Mistral et est impressionn&eacute; par Charles Maurras. C&rsquo;est &agrave; la suite de ces f&ecirc;tes qu&rsquo;il va donner &agrave; Bordeaux et Poitiers des conf&eacute;rences consacr&eacute;es au po&egrave;te proven&ccedil;al, conf&eacute;rences r&eacute;unies en 1931 dans une brochure intitul&eacute;e <em>Fr&eacute;d&eacute;ric Mistral, la langue occitane et la latinit&eacute;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Curieux, sans cesse &agrave; la recherche de nouvelles informations il est abonn&eacute; &agrave; la revue <em>Calendau</em> anim&eacute;e par Pierre Az&eacute;ma et L&eacute;on Teissier, et se rapproche d&egrave;s 1934 de la revue <em>Occitania</em> pour laquelle il &eacute;crit quelques articles en tant que correspondant pour la Gascogne. Int&eacute;ress&eacute; par le projet politique que porte <em>Occitania</em>, il participe en d&eacute;cembre 1935 &agrave; Narbonne au congr&egrave;s des Amis d&rsquo;<em>Occitania</em> duquel sortira un &laquo;&nbsp;Programme occitaniste de base&nbsp;&raquo; &agrave; tendance f&eacute;d&eacute;raliste. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;installe &agrave; Paris en 1937, il rentre rapidement en contact avec les Amis de la Langue d&rsquo;Oc, l&rsquo;&eacute;cole f&eacute;libr&eacute;enne parisienne, dont il devient vite un membre actif. C&rsquo;est &agrave; ce moment-l&agrave; qu&rsquo;il se lie v&eacute;ritablement d&rsquo;amiti&eacute; avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank">Jean Lesaffre</a> qui participe lui-aussi &agrave; l&rsquo;aventure d&rsquo;<em>Occitania</em>. C&rsquo;est &agrave; ce titre de membre des Amis de la Langue d&rsquo;Oc qu&rsquo;il organise l&rsquo;accueil des intellectuels catalans.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1939, il prend en charge depuis Paris l&rsquo;&eacute;dition d&rsquo;un journal destin&eacute; aux soldats occitans sur le front. Ce sera <em>Oc</em> &ndash; titre que lui confie alors <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank">Isma&euml;l Girard</a> &ndash; &eacute;dition de guerre qui para&icirc;t le temps de cinq num&eacute;ros entre janvier et mai 1940.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait d&rsquo;avoir un emploi au minist&egrave;re de l&rsquo;Information &agrave; Vichy ne freine pas l&rsquo;action militante de Pierre-Louis Berthaud. Il continue par exemple &agrave; g&eacute;rer pour les Catalans la <em>Revista de Catalunya</em> et la Fondation Ramon Llull. C&rsquo;est encore &agrave; Vichy qu&rsquo;il cr&eacute;e en 1942 un Centre Permanent de D&eacute;fense de la Langue d&rsquo;Oc apr&egrave;s avoir publi&eacute; en 1941 dans la <em>Revue Universelle</em> ses "R&eacute;flexions sur l&rsquo;enseignement de la langue d&rsquo;oc". Ce Centre Permanent de D&eacute;fense de la Langue d&rsquo;Oc a toutefois une activit&eacute; limit&eacute;e puisqu&rsquo;il est port&eacute; essentiellement par le seul Pierre-Louis Berthaud.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui-ci n&rsquo;en est pas moins actif et s&rsquo;implique notamment dans les vifs d&eacute;bats suscit&eacute;s dans la presse nationale et r&eacute;gionale par le d&eacute;cret Carcopino du 24 d&eacute;cembre 1942 qui autorise un enseignement facultatif des dialectes locaux. Toujours &agrave; Vichy, reprenant une id&eacute;e de Max Rouquette du temps de la revue <em>Occitania</em>, il tente de cr&eacute;er un Office de Presse Occitane destin&eacute; &agrave; envoyer aux journaux nationaux et r&eacute;gionaux des articles sur la langue et les d&eacute;bats suscit&eacute;s autour d&rsquo;elle. L&agrave; encore, l&rsquo;&eacute;chec est patent faute de pouvoir s&rsquo;appuyer sur un collectif de militants susceptibles de prendre en charge une partie du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque, vraisemblablement depuis 1938-1939, que Pierre-Louis Berthaud travaille &agrave; une bibliographie occitane, mais ses fiches disparaissent apr&egrave;s son arrestation par la Gestapo en janvier 1944. Il n&rsquo;en arrive pas moins &agrave; publier en 1942 une <em>Bibliographie gasconne du Bordelais</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour de d&eacute;portation, il reprend son activit&eacute; militante en faveur de la langue d&rsquo;oc. Il r&eacute;ussit ainsi &agrave; faire publier en 1946 le premier volume de sa <em>Bibliographie occitane (1919-1942)</em>. En 1947, il publie avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank">Jean Lesaffre</a> un <em>Guide des &eacute;tudes occitanes</em>. Cette m&ecirc;me ann&eacute;e, lors de la Sainte-Estelle de P&eacute;rigueux, il est &eacute;lu majoral du F&eacute;librige, succ&eacute;dant avec la cigale du Tarn &agrave; Jean Charles-Brun, ce qui n&rsquo;est pas sans &eacute;veiller quelques tensions au sein du F&eacute;librige eu &eacute;gard au fait que Pierre-Louis Berthaud est aussi proche de l&rsquo;Institut d&rsquo;&Eacute;tudes Occitanes dont il int&egrave;gre le conseil d&rsquo;administration. Son investissement en faveur de la langue et de la culture catalanes ne se d&eacute;mentent pas non plus&nbsp;; il participe en 1945 &agrave; la cr&eacute;ation &agrave; Paris de l'<em>Institut Catal&agrave; d'Art i Cultura</em>, et de la revue <em>Presencia Catalana</em> dont il deviendra directeur-g&eacute;rant en 1948, ann&eacute;e o&ugrave; il pr&eacute;side la commission organisatrice des <em>Jocs Florals de la Llengua Catalana</em>, de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est entre 1950 et 1951 qu&rsquo;il s&rsquo;investit dans ce qui apparaitra pour nombre de militants en faveur de la langue d&rsquo;oc de cette &eacute;poque comme son action la plus importante&nbsp;: en tant que fin connaisseur des m&oelig;urs parlementaires et d&eacute;l&eacute;gu&eacute; parisien du Cartel de D&eacute;fense des Langues R&eacute;gionales, il &oelig;uvre en coulisse aupr&egrave;s des d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs et ministres en faveur du vote de la loi Deixonne sur l&rsquo;enseignement des langues et dialectes locaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, Pierre-Louis Berthaud n&rsquo;abandonne pas ses travaux de recherche. Il travaille &agrave; un deuxi&egrave;me volume de la bibliographie occitane et profite de sa campagne &eacute;lectorale dans le Tarn en 1951 pour effectuer des recherches dans divers fonds d&rsquo;archives et d&eacute;couvre ainsi la po&eacute;tesse albigeoise Suzon de Terson (1657-1684). Le d&eacute;but des ann&eacute;es 1950 est aussi le moment o&ugrave; les relations entre Pierre-Louis Berthaud et le F&eacute;librige se tendent. D&eacute;but 1952, avec l&rsquo;abb&eacute; Joseph Salvat et Fr&eacute;d&eacute;ric Mistral Neveu, il remet sur le tapis un sujet sensible en lan&ccedil;ant aupr&egrave;s du F&eacute;librige une d&eacute;marche en vue de lever &laquo;&nbsp;l&rsquo;indignit&eacute; consistoriale&nbsp;&raquo; qui touche Charles Maurras depuis la Lib&eacute;ration. En 1951, c&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; lui que lors de la Sainte-Estelle d&rsquo;Aurillac Pierre Rouquette est &eacute;lu majoral contre Charles Rostaing. Cette &eacute;lection fait ressurgir le conflit latent entre &laquo;&nbsp;Proven&ccedil;aux&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Occitans&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, lors de la Sainte-Estelle de Clermont-l&rsquo;H&eacute;rault, les trois candidats &laquo;&nbsp;occitans&nbsp;&raquo;, <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank">Jean Lesaffre</a>, L&eacute;on Cordes et Roger Barthe sont battus par des candidats &laquo;&nbsp;proven&ccedil;aux&nbsp;&raquo; apr&egrave;s une intense campagne men&eacute;e aupr&egrave;s du consistoire par des majoraux &laquo;&nbsp;proven&ccedil;aux&nbsp;&raquo; et Sully-Andr&eacute; Pierre. Parrain de <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/11" target="_blank">Jean Lesaffre</a> qui se pr&eacute;sentait au majoralat en hommage &agrave; Joseph Loubet dont la cigale &eacute;tait vacante apr&egrave;s sa mort, Pierre-Louis Berthaud vit particuli&egrave;rement mal ce camouflet. C&rsquo;est en r&eacute;action &agrave; ce qu&rsquo;il consid&egrave;re comme une machination qu&rsquo;il d&eacute;missionne en juin 1952 de son titre de majoral et qu&rsquo;il publie une acerbe <em>Letro au Capouli&eacute; sus lis eleicioun de Clarmount e l&rsquo;anamen d&oacute;u Felibrige</em>. Sa d&eacute;mission rejet&eacute;e lors de la Sainte-Estelle de 1953, il demeure majoral mais a t&ocirc;t fait de r&eacute;server son action militante &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&Eacute;tudes Occitanes et de devenir un v&eacute;ritable trouble f&ecirc;te au sein du F&eacute;librige en jouant notamment un r&ocirc;le essentiel dans la mise en place d&rsquo;une v&eacute;ritable contre-c&eacute;r&eacute;monie pour c&eacute;l&eacute;brer les cent ans de l&rsquo;association en 1954 en Avignon et en convaincant les ayant-droits de Th&eacute;odore Aubanel d&rsquo;&eacute;diter les &oelig;uvres du po&egrave;te en graphie classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu&rsquo;occup&eacute; par ailleurs par ses diff&eacute;rentes activit&eacute;s, parlementaires ou au sein des associations d&rsquo;anciens d&eacute;port&eacute;s, Pierre-Louis Berthaud consacre beaucoup d&rsquo;&eacute;nergie jusqu&rsquo;&agrave; sa mort &agrave; l&rsquo;Institut d&rsquo;&Eacute;tudes Occitanes au sein duquel il apparait comme un conseiller tr&egrave;s influent. Son dernier projet est la reprise du titre <em>Occitania</em> avec <a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank">Isma&euml;l Girard</a>. Les deux hommes, avec l&rsquo;aide de Robert Lafont, entendent cr&eacute;er un journal d&rsquo;information &eacute;conomique et culturelle destin&eacute; &agrave; sensibiliser les milieux d&rsquo;affaires aux perspectives de d&eacute;veloppement des r&eacute;gions occitanes. Trois num&eacute;ros paraissent en 1956 avant la mort de Pierre-Louis Berthaud. Le journal continuera &agrave; para&icirc;tre sous l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;<a href="http://vidas.occitanica.eu/items/show/12" target="_blank">Isma&euml;l Girard</a> jusqu&rsquo;en 1962.</p>

Citer ce document

Lespoux, Yan, Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956), Occitanica - Mediatèca Enciclopedica Occitana / Médiathèque encyclopédique occitane
http://vidas.occitanica.eu/items/show/9

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