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                  <text>�BIBLIOTHEQUE DE L'ESCOLE GASTOU-FEBUS

DICTIONNAIRE
dû

béarnais et

du

gascon modernes

(BASSIN DE L'ADOUR)
EMBRASSANT LES DIALECTES DU

BÉARN,

DE LA BIGORRE,

DU GERS, DES LANDES ET DE LA GASCOGNE MARITIME

PAR SIMIN
MAJORAL DU

AVEC LA COLLABORATION DES

PALAY
FÉLIBRIGE

FÉLIBRES

DE

L'ESCOLE

GASTOU-FEBUS

TOME PREMIER

A-E

PAU
IMPRIMERIE MARRIMPOUEY JEUNE
2, PLACE

DU PALAIS-DE-JUSTICE

1932
Tous droits réservés

����DICTIONNAIRE
DU

BÉARNAIS ET BU GASCON MODERNES
TOME I

�A

Tous droits réservés.

Tous les

exemplaires de la présente édition,
qui est la première,

portent la griffe de l'auteur.

�BIBLIOTHEQUE DE L'ESCOLE GASTOU-FEBUS

DICTIONNAIRE
du

BÉARNAIS

et du

GASCON MODERNES

(BASSIN DE L'ADOUB)
EMBRASSANT LES DIALECTES DU
DU

BÉARN,

DE LA BIGORRE,

GERS, DES LANDES ET DE LA GASCOGNE MARITIME

PAR

SIMIN

MAJORAL DU

AVEC LA COLLABORATION

DES

PALAY

FÉLIBRIGE

FÉLIBRES

DE

L'ESCOLE

GASTOU-FEBUS

TOME PBEMIEB

A-E

C.l.0.0.
BÊZIERS
PAU
IMPRIMERIE MARRIMPOUEY JEUNE
2,

PLACE DU PALAIS-DE-JUSTICE

1932
Tous droits réservés

��PREFACE

Lou

qui sap lou mout,
Que pot dise tout.
(Proverbe).
Sans la science du mot propre,
il n'y a pas d'écrivain.
La Harpe.

L'ouvrage qui est présenté aujourd'hui au Public fut d'abord conçu
simple recueil de termes pour servir
surtout d'aide-mémoire aux écrivains de langue béarnaise.
dans la forme d'un Vocabulaire,

Le nombre des félibres allant

croissant, aussi bien

en

Béarn

que

du Bassin de l'Adour ; l'ordonnance de Mgr
Gieure créant, grâce aux Cours de langue Béarnaise et Gasconne
rendus obligatoires dans les Etablissements scolaires de son Diocèse,
une pépinière félibréenne ; le Dictionnaire de V. Lespy étant insuffi¬
sant et d'autre part introuvable, il apparut qu'un travail plus complet
que ne pouvait l'être ce Vocabulaire devenait nécessaire.
VEscole Gastou Febus avait bien décidé, il y a quelque vingt ans,
de constituer un Supplément au Dictionnaire de Lespy, publié en
1887, mais l'entreprise en était restée aux préliminaires. Sur les
instances de plus en plus pressantes d'amis de la léngue mciyrane,
je me décidai à reprendre à pied-d'œuvre le travail demeuré en
chemin : ce travail, le voici, complété dans la mesure où un diction¬
naire peut l'être quand c'est un poète, non un homme de métier, qui
l'entreprend.
C'est dire que je ne me fais pas d'illusions sur sa valeur intrin¬
sèque ; n'étant ni grammairien ni philologue professionnel ; n'ayant
à mon service que des moyens précaires; j,e-ne pouvais guère faire
mieux et je m'en excuse sans bonté : 'k)u qiii lie eo qui pot... On
connaît le proverbe. Pendant vingt ans et plus j'ai attendu qu'un
dans les autres pays

�VIII

autre

plus qualifié entreprenne l'œuvre qui était considérée comme
indispensable à notre littérature ; ce n'est qu'en désespoir de cause
que, vaille que vaille, je me suis décidé à le mettre en chantier. Tel
qu'il est, malgré les imperfections dont je suis seul responsable,
j'espère qu'il pourra rendre quelque service aux amis de notre langue.
Ils voudront bien, comme moi-même, en remercier mes confrères
de YEscole Gastou Febus dont l'aide me fut si précieuse. Que Miquèu
Camelat, M. l'abbé Daugé, félibres Majoraux ; M. l'abbé J.-B. Laborde,
sost-capdau de l'EscoIe Gaston Febus ; MM. Auguste Lacaze et Paul
Pérès, Mèstes en Gay sabé, M. Rondou, l'érudit Barègeois, M. Louis
Rouch, Agrégé de l'Université, veuillent particulièrement trouver ici
l'expression de ma sincère et très vive gratitude.
Miquèu Camelat m'a fourni les mots de Lavedan et d'Azun ; je
dois à M. l'abbé C. Daugé un grand nombre de termes landais ;
M. l'abbé J.-B. Laborde, non seulement m'a fourni environ quatre
mille mots

qu'il avait eu la patience de relever dans les écrits publiés
depuis la fondation de YEscole Gastou Febus et manquant
au Dictionnaire de Lespy, mais encore il m'a aidé dans le minutieux
et fastidieux travail de la correction des épreuves; M. Auguste Lacaze
a fait une besogne non moins fastidieuse en mettant en ordre, jusqu'à
la lettre I, les fiches que j'avais accumulées depuis qu'il avait été
question de refaire le Dictionnaire Béarnais ; M. Paul Pérès a revu
mes listes des parlers du Gers ; à M. Rondou je dois le
lexique du
Pays de Barèges ; M. Louis Rouch, outre les judicieux conseils et avis
de toute nature qu'il m'a donnés pour la marche générale du travail,
a revu en détail et corrigé, avant la rédaction définitive que j'ai moimême écrite en dernier ressort, le premier état d'une bonne moitié
en

Béarn

des articles de la lettre A, la presque

totalité de la lettre B, le premier
quart de la lettre C et les premières pages de la lettre D. De plus, il
m'a fourni des listes de mots usités dans le Gers, le Haut Adour et

partie des Landes. J'ai toujours reçu de lui les renseignements
plus précieux au point de vue grammatical ou linguistique chaque
fois que ma science s'est trouvée en défaut.
Je n'oublie pas les félibres amis qui, spontanément pour la plupart,
m'ont apporté leur aimable concours et tout particulièrement J. Eyt
et P. Sabathé qui m'ont communiqué chacun un petit lexique des
termes curieux d'Ossau et de la Lomagne ; MM. les Professeurs Gavel
et Bouzet, dont les conseils nie furent des plus utiles.
Mon souvenir ému va aussi avec reconnaissance aux disparus qui,
à la première heure, m'aidèrent à rassembler les éléments indispenune

les

�IX

sables

:

L. Batcave, le Dr Lacoarret,

J.-V. Lalanne et

ceux

dans les

qui j'ai pu faire une riche moisson.
également MM. les Souscripteurs ; sur la foi d'un sim¬
ple prospectus ils m'ont fait confiance et ils ont renforcé la mienne ;

œuvres

de

Je remercie

sans

leur aide, le Dictionnaire

saurais terminer

n'aurait

sans

doute jamais

vu

le jour.

laissant dans l'ombre M.

Eugène Marrimpouey, le dévoué et attentif imprimeur des Reclams de Biarn e de
Gascougne, et ses collaborateurs ; par le soin qu'ils ont apporté h
réaliser la typographie de l'ouvrage, ils prouvent une fois de plus que
la classe des Artisans du Livre, fiers de leur profession, aimant leur
métier n'a pas déchu et que la lignée des bons imprimeurs Béarnais
Je

ne

en

continue.

Gelos-Pau, Juin 1932.
Simin PALAY.

�.

'

�AVERTISSEMENT
POUR SE SERVIR DU DICTIONNAIRE

les dialectes parlés dans la circonscription
désignée sous le nom de Bassin de l'Adour ; ces dialectes sont le
béarnais, le bigourdan, le landais, le gascon du Gers. Son titre indique que
nous avons voulu y comprendre tous les termes actuellement en usage, sauf les
gallicismes flagrants, que nous signalerons toutefois le cas échéant.
Si nous n'avons pas voulu faire un choix parmi les mots identiques de sens
et presque de forme, souvent, c'est parce que nous ne nous sommes point
reconnu l'autorité suffisante pour cela ; nous appelons
de nos vœux les lin¬
guistes et les grammairiens qui voudront mettre leurs efforts en commun pour
dresser le lexique de la langue telle qu'elle devrait être parlée.
Le

DICTIONNAIRE embrasse

territoriale

Le béarnais

été choisi

dialecte de base ; en conséquence, sauf
exception, tandis que nous signalerons les termes particuliers à telle ou telle
région (voir plus loin au chapitre des Abréviations) nous nous abstiendrons
de signaler comme tels les termes spécifiquement béarnais et ceux aussi qui
appartiennent au fonds général de la langue, tout en étant donnés ici dans
leur forme béarnaise. Il eût été trop long et fastidieux d'indiquer pour chaque
terme ses diverses formes dialectales ; toutefois, quand il y a lieu, les plus
importantes sont signalées soit au début de chacune des lettres du Diction¬
naire, soit dans le cours de l'ouvrage.
Comme la plupart des Auteurs de travaux similaires, nous n'avons pas jugé
utile de donner, après chaque verbe, l'adjectif ou le participe qui en dérivent,
sauf dans des cas exceptionnels ; chacun sait que pourtà fait pourtadoù ou
pourtàyre, minjà, minjadoù. ou minjàyre, etc.
A ce propos et bien que certains estiment qu'il existe une nuance entre les
suffixes adoiï et àyre dont s'accompagne le radical d'un grand nombre de mots
(àyre serait péjoratif) nous nous en tiendrons d'une manière générale à la
forme adoù, étant bien entendu que le suffixe àyre peut lui être substitué
géné¬
ralement ; il sera fait, d'ailleurs, des exceptions à cette règle que nous avons
choisie pour éviter d'inutiles redites ; en Béarn et dans les Landes c'est la
forme adoù qui prédomine, tandis qu'en Bigorre et dans le Gers on préfère la
forme àyre.
a

comme

Les parties centrales et occidentales du

Béarn, la Chalosse, les Landes, le
à l'a étymologique intérieur dans un grand
nombre de cas : croumpedoù pour croumpadoù, besiademén pour besiadamén,
etc. Nous emploierons seulement la forme étymologique.

Bas-Armagnac landais substituent

e

�XII

Depuis la fin du 17° siècle, les Béarnais ont adopté la lettre e pour rendre
son sourd des finales de certains mots (e muet français), bien que le son de
la voyelle e ne se rapproche du son français que dans la région d'OrthezBayonne ; dans le reste du Béarn, cet e sourd est remplacé par les atones a ou
o, ou encore par un son neutre qui participe de a, de o et de e. Nous confor¬
mant à la tradition, toutes ces atones sont uniformément représentées dans les
syllabes finales par la lettre e ; c'est ce que l'on nomme l'e béarnais (voir à la

le

lettre E, l'article initial).
En

Bigorre, dans le Gers, c'est le son o sourd qui domine ; en conséquence,
de ces pays, les finales féminines seront en o, bien qu'on
dans des parties de la Haute-Bigorre, du Lavedan, de la
vallée d'Azun, du Haut Adour (on entend, même, à Campan un son voisin de
l'e landais), etc. et dans des lieux armagnacais (Plaisance).

pour les dialectes
entende l'a sourd

La nécessité de faire bref
—

se

obligé à quelques formes et formules
simples — auxquelles le lecteur voudra bien
études et recherches.

nous a encore

peu nombreuses, d'ailleurs, et
référer pour la facilité de ses

ORTHOGRAPHE

le Dictionnaire soit destiné surtout à nos compatriotes des régions
Gaves, nous ne pouvions pas oublier qu'il existe, en dehors
de notre pays, des grammairiens, des linguistes, des littérateurs qui s'intéres¬
sent à nos dialectes ; aussi, à leur intention, avons-nous ajouté quelques indica¬
tions graphiques et phonétiques qui faciliteront leur travail, nous l'espérons
Bien que

de l'Adour et des

du moins.
De l'avis unanime, l'orthographe française est déplorablement compliquée ;
pourtant, on n'ose pas la réformer, à cause, sans doute, des difficultés d'appli¬
cation plus que de la réforme elle-même, tellement les mots, dans leur forme
écrite, sont gravés dans notre esprit ; nous possédons notre langue autant par
les yeux que par les oreilles.

Malgré les quelques défauts de l'orthographe moderne du béarnais, qui a
adopté l'alphabet et les groupements phonétiques du français, à quelques excep¬
tions près, elle est, certainement, moins compliquée que l'autre.
Nous avons, en effet, l'heureuse chance de parier une langue où, dans les
mots, toutes les lettres se prononcent ; elles y ont une vie active. Dans l'ortho¬

graphe française, au contraire, figurent de nombreuses lettres qui ne se pro¬
noncent point. Dans effrayer, par exemple, quelles complications inutiles !
Mais, si on l'écrivait éfrèié, c'est-à-dire suivant sa prononciation, qui com¬
prendrait ?
Pour nous,

français, l'orthographe employée dans le Dictionnaire paraîtra
elle est aussi logique dans ses principes. Si elle ne satisfait pas tout le
monde
et qui peut se flatter d'atteindre la perfection ? — du moins avonsnous la conviction qu'elle facilitera l'étude de notre langue, car elle est claire,
sans, pour cela, s'éloigner trop des formules traditionnelles. L'accentuation
abondante que nous employons n'est pas indispensable dans l'écriture courante,
mais ici elle évitera les erreurs phonétiques et fixera mieux le lecteur.
simple

;

—

On trouvera

au début de chaque lettre du Dictionnaire les
explications utiles
prononciation et son emploi ; néanmoins, nous croyons bien faire en
résumant ici les principales règles de notre orthographe et de la prononciation
du dialecte ; ces règles sont celles de l'Escole Gastou Fcbus ; elles diffèrent
peu de celles du Félibrige Provençal et des Escoles qui lui sont affiliées ; les
sur

sa

�XIII

dont nous ne faisons pas d'ailleurs une règle générale
apportons ici ne s'inspirent que du désir d'être le plus clair

seules modifications
—

que nous y

—

possible.
la langue d'oc possède des sons que le français ignore ; s'il
indispensable de créer des signes particuliers pour ces sons, il nous
a semblé utile de les signaler
à l'attention du lecteur ; voici en résumé le
système adopté :
On sait que

n'était pas

Il est de première importance, nous semble-t-il, de bien
l'accent tonique en dehors des cas les plus courants ; en conséquence
la voyelle ou le groupe sur lesquels porte l'accent tonique dans un mot seront
signalés de la façon suivante :
ACCENTUATION.

—

marquer

a

ouvert par un

a

nasal par un

accent grave : ponrtà, cantà (porter, chanter).

accent circonflexe : Ion câ, lou pâ (le chien, le

E, dans le corps des mots, se prononce é mais on ne
dans le cas où il porte l'accent tonique :
dable, vermeil).

accentué que

e

ouvert

pain).

l'accentue pas ; é n'est
benedé, bermélh (ven¬

porte toujours un accent grave : bère, berjè (belle, verger).

légèrement fermé et atone à la fin d'un grand nombre de mots sera indiqué
par un point au dessous : béyre, pràube (verre, pauvre). Les Landais n'em¬
ploient pas ce son. V. à la lettre E, au préambule.
e

I portera un accent grave quand la tonique se trouvera sur cette voyelle :
parli, partir, et sur la diphtongue ìu : sabìu prendiu (scion, hâtif) ; nasal, il
portera un accent circonflexe : besî (voisin).
O ouvert et

tonique portera un accent grave : siulò, bialàs (sifflet, tombe¬
de même dans les diphtongues óu, òy : cariòu, beròy, òuriôu (chariot,
joli, loriot).
reau)
Le

;

est

parfois nasalisé à la fin de certains mots ; cette nasalisation est
boû (carton, bon. Les Gas¬
cons
Quand le son ou n'est pas
nasal, si l'accent tonique porte sur lui, celui-ci est signalé par un accent grave
son ou

par un accent circonflexe sur u : cartoû,
des Landes et du Gers disent cartoùn, boun).

indiquée

sur u :

troubadoù, Adoù (troubadour, Adour).

U suit les
un,

règles appliquées à

o

et i : escù, biscùn, û, cadû (obscurité, angle,

chacun). (1)

CONSONNES.

doivent être prononcées. Une excep¬
qualitat, esquiróu, anque, l'u qui suit q ne
se prononce pas ; sa suppression aurait
trop modifié la physionomie conijue
des mots où cette forme est traditionnellement employée. Il en résulte inverse¬
ment que l'on n'écrit que les lettres qui se prononcent réellement. Mais, dans
le Dictionnaire, pour la raison que nous avons dite plus haut, on trouvera
parfois, entre parenthèses, la consonne étymologique. Ex. Car(n) — chair, du
latin carnem.
Poun(t) = pont, du latin pontum, etc.
La consonne h est toujours fortement aspirée ; tantôt elle a remplacé le
f latin, tantôt elle est due à une origine germanique.

tion, toutefois

:

—

Toutes les

dans les mots

consonnes

comme

—

Le groupe ch a le son
diverses régions, vers la

(1) Si dans le
les considérer

cours

comme

du ch français dans charrette, cheval, chose ; dans
montagne notamment, il se prononce comme le ch

de l'ouvrage il était constaté quelque manquement à

fautes

d'impression

ou

des oublis du

correcteur.

ces

règles, il faudra

�XIV

espagnol, c'est-à-dire précédé d'une dentale plus ou moins forte, tch, dch, dans
l'intérieur et surtout à la fin des' mots : capurètch = capurèt ; betètcli = betèt.
Vers Orthez et dans des régions landaises, ch et tch s'adoucissent ; le son est
représenté alors par le groupe th : thoyne = choijne (choinne), debàtli = debàt
(dessous), martèth = martèt (marteau).
Le groupe lh correspond à 1 mouillé (ill) français : halhe (faille), hilhe (fille).
Traditionnellement, h mouille la consonne qui le précède.
Bien que la consonne j soit un caractère relativement moderne, — les Latins
employaient i — nous n'avons pas hésité à la préférer ici à y partout où cette
demi-consonne ne crée aucune confusion dans l'esprit du lecteur. La lecture
y gagne incontestablement en facilité et clarté. Ex. Bilàdje et bilàdye, bar je et
barye. La première forme ne prête à aucune confusion. En Béarn, d'ailleurs,
le son j est presque aussi commun que le son
y. Si à Pau, par exemple, on dit
gouye, à Lescar, commune limitrophe, on dit gouje. Même constatation dans la
vallée d'Ossau, en Bigorre et en Armagnac où les deux sons se mêlent dans un

même canton.
Devant

et

i, la consonne g sonne comme j ; dans la majorité des cas, nous
respecté la tradition relativement à l'emploi du g étymologique ; on ne
devra pourtant pas être surpris si de nombreuses
exceptions sont faites, pour
le plus de simplicité, à cette règle.
e

avons

VOYELLES.

Chaque voyelle garde toujours le son qui lui est particulier,
Prim=pri-m, mince. Hìu=hì-u, fil. Defùn(t)=defù-n,
Bén(t) = bé-n, vent. En Armagnac, n final, dans certains mots, sonne
dans le français zing.
—

même devant m, n. Ex.

défunt.
comme

DIPHTONGUES.
dont chacun
que nous
celles qui

se

—

Les

diphtongues ont les équivalents français suivants,

prononcera en une seule

syllabe, où la première voyelle, celle
plaçons ici devant le trait d'union, est articulée plus fortement que
la suivent :
au

ou

àu

=

éu

=

èu
iu
ou

Faisons

ày
éy
èy

=

Ex.

é-ou.

Ex.

Banquè, gerbière.
Péu, poil.
è-ou. Ex. Barèu, dévidoir.
i-ou.
Ex. Hiu, fil.
o-ou. Ex. Pòu,
peur.

à nouveau que nous employons pour cette dernière
ò accentué, adopté pour les langues romanes.

remarquer

diphtongue
ay ou

=
=

a-ou.

=
=
=

un

a-i.
é-i.
è-i.

Ex.
Ex.
Ex.

ABREVIATIONS.

—

Pay, père.
Miéy, milieu.
Pèyre, pierre.
Les

òy

Ex.

o-i.
o«y=ou-i.
ùy = u-i.

ou oy =

abréviations d'ordre

Ex.

Ex.

Beròy, joli.
Arroùy, rouge.
Hùy, fuis.

grammatical adoptées sont

celles que la généralité des dictionnaires
classiques emploient. Ex. sm
tantif masculin ; sf. = substantif féminin ;
adj. = adjectif, etc. Pour le
voici celles que l'on trouvera le plus souvent

employées

Ant.

Antonyme.
Augm.
Augmentatif, augmentation.
G.
Comme ; qui est identique ; qui a la
même signification.
Cf.
Confrontez pour synonymie ; se
référer, voir.
—

—

—

—

die.

ou

Dim.

Expr.
Fréq.
Lit.

Litt.

diet.

—

—
—

—

—

—

:

Dicton.

Diminutif, diminution.
Expression.
Fréquentatif.

Littéraire.
Littéralement.

=

subs¬

surplus,

�XV

V. D.
Voyez dans le dictionnaire (abré¬
viation employée dans le Supplément).
V. Sup. — Voyez au Supplément.

N. de I.
Nom de lieu.
N. de p. ■— Nom de personne.
Par anal.
Par analogie.

—

—

—

Par ext.

péjor.

—

Par extension.

Péjoratif.
pop. — Populaire.
prov. — Proverbe.
Syn. — Synonyme, synonymie.
T.
V.
V.

—

Esp.
Lat.
Fr.

Voyez.

—

m.

ce

Voyez

_

ce

—

—

—

Prov.

mot.

Italien.

—

Lang.

Terme.

—

Espagnol.

—

Ital.

Languedocien.

Latin.

Français.
Provençal.
.

—

ZONES DIALECTALES

qu'issus de la même souche, les dialectes étudiés dans le Dictionnaire
pas absolument identiques et, de plus, chaque région emploie des
termes qui lui sont particuliers ; nous les signalerons au moyen d'abrévia¬
tions conventionnelles dont la liste suit. Toutefois, ces indications de lieu ne
sauraient être prises au sens rigoureux, c'est-à-dire que tel mot indiqué comme
de telle région ou de tel lieu peut aussi être employé ailleurs et quelquefois,
quoique rarement, à très longue distance de l'endroit indiqué.
Bien

sont

ne

II.-A.

Ecliez (Ossun et canton), la
l'Adour de Tarbes à Bagnères,

Ilaut-Adour, de Bagnères à l'ex¬

—

trême sud.
Bas-Ad.
Bas-Adour,
—

de Tarbes à Aire, le

long du fleuve.
Albret.

Al.
Arm.

—

—

Armagnac.

—

—

—

Ast.
Astarac.
Auro.
La vallée d'Aure.
Az.
La valleé d'Azun.
B
Béarn.

—

—

L.

—

—

■—

Bayonne.
B.-L.
Le Pays de Barèges.
Big. — Bigorre.
H.-Big. — Haute-Bigorre ; nous
Lavedan

Un

R

—

V.-B.

rangeons

du Bas(Lourdes), la région du Haut-

Les localités,

La vallée de Lavedan.

•—

Lomagne.

—

Marsan.

Montagne

en

'

général.

La vallée d'Ossau.
Rustan.
Vic-Bilh. (Le parler

—

—

les

—

—

—

indication

—

Lav.
Lom.
Mars.
M'.
Os.

—

Bar.
La vallée de Barétous.
Barousse.
La vallée de Barousse.

cette

Sabres, Pissos, vers la Gironde.
Landes, en général.

cenx,

—

sous

en

—

Bas-Arm.
Bas-Armagnac.
As.
Vallée d'Aspe.

Bay.

région de
le Nébou-

partie.
Mt-Big. — Montagnes de la Bigorre en
général.
G.
Gers, en général.
G.-M.
Gascogne maritime, région de la
côte Atlantique de Bayonne à Arcachon.
Gr. L.
Grande Lande, régions de Morzan

—

peut être rattaché

pays

au

du Montanerez
V.-B.).

quand il y a lieu, sont indiquées en toutes lettres.

Supplément et les Errata

se

Ouvrages

trouvent à la fin du présent volume.

Consulter

a

Manuel de Grammaire Béarnaise, par

J. Bouzet.

:

—

Imprimerie Marrimpouey,

Pau, 1928.
Grammaire Gasconne, par

C. Daugé.

—

Imprimerie H. Labèque, Dax, 1905.

�■
■

J

i

I

'

■

.

V

�A; voyelle.
labes
il est

— En béarnais, dans les syl¬
finales, le son de a est toujours fort;
toujours tonique et l'on se dispense,

habituellement, de l'accentuer,

car

dans la

graphie béarnaise actuelle, il n'y a plus
aucun
a
alone dans
les syllabes Anales.
Jadis, cet a atone, que l'on entend encore
ainsi dans quelques parties du pays, était
écrit : baca (ou vaca), terra; mais depuis
le 17e siècle, il est remplacé dans l'écriture
par e qui a l'avantage d'unifier, dans l'or¬
thographe, les diverses prononciations de
la finale atone : baque, terre. Mais dans
d'autres parlers gascons où les finales en
a peuvent être atones ou toniques, il est
utile d'accentuer

ces

dernières.

La

diphtongue au se prononce ùou, en
syllabe et en appuyant sur l'à
fortement : pàu, sàu.
En quelques lieux, dans les mots issus des
primitifs latins, où le groupe an est devenu
final (panis, canis), a s'assourdit et sonne
un
peu comme O: po = pá (pain), co = c«
(chien).
La lettre a n'a qu'une valeur prothétique
dans certains mots comme aglan = glan
(gland), amoure— moure (mûre) ; devant un
mot commençant par un r, a devient ar :
rode devient arrode (roue). Quand on ne
trouvera pas à la lettre A les mots qui peu¬
vent ainsi être précédés d'un a purement
prothétique, on devra les chercher à la let¬
tre étymologique qui suit cet a.
Nous rappelons que l'accent grave indi¬
que l'accent tonique: liàtou (houppelande);
cantà (chanter) et que l'accent circonflexe
indique une nasale plus ou moins disparue
en Béarn et en
ISigorre surtout ; les parlers
des Landes et du Gers ayant généralement
conservé ces nasales, nous nous dispense¬
rons dans la
plupart des articles du diction¬
naire de signaler les différences. On saura
donc, par la présence de l'accent circon¬
une

flexe

seule

les mots

pâ, câ, oustalâ,
le landais et le gersois disent pan, can,
sur

comme

que
oustalan.

à; prép.

En béarnais, et en général
à diverses prépo¬
chez, en présence
pour, par, etc. ; il se met sou¬
devant un complément direct
—

gascon, à correspond
sitions françaises: à, vers,
en

de, contre,
vent

aussi

d'objet.

Quand il précède un mot commençant
voyelle (en général un pronom ou
un
adverbe), à est souvent suivi de d,
(à-d ét, dinqu'à-d ét) par euphonie et pour
par une

éviter

un

hiatus.

Dans le Gers et

en

Landes, à est suivi de
C'est donc à
ét.

tort que

certaines

parties des
(digat-l'at à-n éi).
l'on écrirait ad et.

n

an

a
en

; sm. —
bois pour

Récipient à lait ; forme, moule
le fromage. On dit aussi abà.

abà ; sm. — Cercle en bois des tamis,
des moules; tour en bois de certains pa¬

niers; récipienl à lait. V. a.
abà; adj. m. — Etat de la noix, de la
noisette quand la chair ne peut se détacher
de la

coquille.
Syn. unglous, unglut, inglous.
abacà, abacadà ; v. — Inscrire

sur

le

rôle des bacades.

abacadà-s ;

v.

ches, constituer

Se pourvoir en
attelage de vaches,

—

un

va¬
un

I roupeau.

abachà ; v.
Abaisser ; baisser ; ra¬
baisser, humilier; foncer une couleur;
abachà-s, se baisser, s'humilier, baisser
vers la tombe, se courber.
Jamey nou Vabacharèyl Jamais je ne
l'abaisserai! exclam, de quelqu'un qui jure,
en
levant le bras, pour appuyer son ser¬
—

ment.

abachade ; sf.

—
Action de se baisser,
s'abaisser, de s'humilier ; déclivité, des¬
cente. V. bâche, bachade.
abachamén ; sm.— Abaissement, affnissement; humiliation; décroissance.
abachàt,-ade ; adj.— Abaissé,-e; bais¬
sé; rabaissé; humilié; courbé, cassé (en
parlant d'une personne) ; mal en point
dans ses affaires, presque ruiné, à fond de

de

cale.

abadésse ; f.
d. p.

de abàt.

—

Abbessc. N.

t.abadésse.
abadiàu ; adj. des 2 g.— Abbatial,-e.
abadie ; sf. — Abbaye, monastère. N.
de p. Abadie, Labadie.
abadiòle ; sf.— Petite abbaye; dépen¬
dances d'une abbaye. N. de p. Abadiole,
Badiolle.

�ABADOT

2

ABANDOA

—

abadòt; sm.
Labudol.

—

Dim. de abat, abbé.

N. de p.

abagnère,-gnoère. — C. abajoassère.
abagnoû, abajoû ; sm. — Airelle myr¬
tille ; désigne aussi bien la plante et le

abàn, abàns ; sm. — Avance, progrès.
En aban, en avant, sur le devant.
U téyt en abans, un toit qui avance. N.
d. p. Laban, Daban.
abàn-bèlhe

(ou bélhe)

fruit.

veille.

Syn. ajoû.
abajoassère ; si. — Lieu où croissent
les airelles ; la plante même.
✓
Syn. ajoassère ; abagnère; abagnoère.
abajoulà, bajoulà; v. — Mettre dans

abàn-béy (Lav.) ; loc.
examiner, supputer,

les

Avaler; aspirer; engloutir.
Lou peridé qu'on s'abalù, le goulïre l'en¬
gloutit.
abalà ; sm. — Action, facuité d'avaler.
Qu'a û beroy abalà, il a un bon « avaloir ».
abalade ; sf.— Action d'avaler; ce
qu'on avale; gorgée.
abaladé,-re ; sf. — Avaloir,-e ; le go¬
sier ; s'applique également à une ouverture
formant bouche, tel un pertuis.
abaladoù,-re ; s. et adj. — Avaleur,v.—

euse.

abalàt,-lade
amaigri, séché

adj et s. — Avalé,-e ;
la maladie, les priva¬

;

par

tions, le surmenage,
abalèmus ; sm. —

Goinfre, goulu,
Détruire, abolir,

abali ; v. —
abalide ; sf.

abalit,-lide

Destruction.
adj. et s.— Détruit,-c;

—

;

aboli.

abalòt ; sm. —
abaloutà-S ; v.

Attroupement.
— Se porter en troupe,
se pousser
du môme côté.
abalùt,-lude ; s. — Perche qui main¬
tient le fourrage sur un char. — Jéte-abalut, s. m. Sorte de jeu.de force, lancement
de la perche ; on dit aussi jéte-perche.
abalutà ; v. — Placer Vabalut sur un
abambà ;

Enflammer, brûler ;
abambà-s, s'enflammer.
abambade ; sf. — Flambée,
abàn; adv. et pi'ép. — Avant; aupara¬
On

i-.i

v.

—

aussi abans.

Aban-die, avant jour; aban-d'arré, avant
rien faire ; aban-à-sé, avant-hier soir ;
d'are-etn-aban, dorénavant; (ou tems aban,

de
le

temps passé, l'autrefois.

Aban, joint à un autre mot, indique une
limite, un point de départ soit pour le re¬

gard, soit
un

—

—

Avant-

Voir avant,

abàn-brèspe ; sm. et aban-brèspe ;
Dans l'après-midi; avant-veille; dans
l'après-midi ou vers la lin de l'après-midi;

sf.

—

abançà
avant ;

faire

;

v.

—

progresser ;
des

avances

;

Avancer ; pousser en
faire saillie ; abançà-s,
se

mettre

en

avant ;

prendre les devants.
Que bam abançà-s, nous allons partir en
avant, devant ; abançà lou tribalh, pous¬
ser le travail ;
quoan tribalhe, qu'en abance,
quand il travaille, il va vite, il est laborieux
et adroit ; lou saumè qu'abance, la poutre
fait saillie.

aban-çà ; adv. — A peu près, environ.
Qu'èren, aban-çà, trente felibres, ils
étaient, environ, trente félibres. On a par¬
fois confondu ce mot avec abans-à, aupa¬
ravant.

abançade ;

sf.

—

Avancée

;

ouvrage

avancé.

abançadoù,-re ; s. — Celui, celle qui
qui s'avance; homme de progrès;
éclaireur ; laborieux et adroit au travail.
abançamén ; sm. — Avancement ; pro¬
grès ; saillie.
abance ; sf. — Avance ; progrès ; anti¬
cipation ; provision; prévenance. Abances,
avance,

avances.

Gahà Vabance, prendre de l'avance, les
devants; ha las permères abances, faire les
premières démarches ; avancer les premiers
frais; avancer de l'argent; abé abances,
avoir de

char.

vant.

v.

sf.

surveille.

langes.

abalà ;

;

envoi,

pour
un

toute action qui nécessite

lancer: tira d'en aban, aller

l'avant; d'aci aban, d'ici en avant;
espià d'en aban, regarder d'ici; que y
anerèy de nouste aban, j'irai en partant de
chez nous; d'aban enlà, vers; lira d'aban,
de

partir, s'avancer; per l'aban, auparavant.
V. daban.

aban-à, abans-à ; loc. adv.
vant ; prématurément.

—

Aupara¬

l'argent frais.
sm. pl. — Ancêtres. Y. Dabancès, ayòus.
abancétes ; sf. pl. — Avances; démar¬
abancès ;

fallacieuses; mariage an¬
ticipé.
abanciu,-cibe ; adj. — Qui avance, se
hâte ; expéditif,-ive.
aban-co ; sm. — Avant-choeur d'église,
aban-courriè ; sm. — Avant-coureur,
ches intéressées et

aban-cors ; sm. — Avant-corps,
aban-darrè ; sm. — Avant-dernier,

abanderà,-dierà ; v. — Orner de ban¬
nières, pavoiser.
aban-dies ; loc. adv. — Avant le jour.
aban-dit,-e ; adj. — Susdit,-e, sus-nom¬
mé.

aban-dit ; sm.

—

Susdit,

abandoà (B-L) ; v. -— Sonner
ches à la volée. V. abranlà.

les clo¬

�ABANDOU

3
abandoû ;

sm.

—

osé.

abàn-jé ; adv. — Avant-hier.
Syn. d'aban-hièrm, d'ahièrm (Bar.) ;
d'abim- je.
abàn-nàche (Lav.) ; v. — Naître avant
abans-à.

—

V. aban-à.

abantàdje ; sm.
abantadjoÙS,-e
;

Avantage.
adj. — Avantageux,

—

;

abondant.

abaradà ;

v.

—

Faire des fossés; entou¬

de fossés.

abaradàs,-se

;

adj. et

s.

—

Superaug¬

mentatif de abàre,-e.

;

sm.

pl.

un

sens

de

abarroà ; v!

—

abarroutà ;

v.

—

Mélange,

pêle-

—

C. abarrejadis,

Avarice.

abarcàlh ;

sm.
—
Lien, cordon
barque; Vabarque elle-même.
abarcàlhs, abracàlhs ; sm. pl.
Savates. V. abarque.

de

Va

diminution ; restes,

Placer des burroûs.
Battre,

—

abarroutade ; sf.

—

à
à coups
donner

frapper

coups de bâton (barrot), poursuivre
de bâton ; abarroutà-s, se battre, se
du bâton entre adversaires.

Volée de

coups

de

bâton.

abarroutàyre,-e

adj.

;

—

Qui frappe

du bâton.

adj.

Sauvage, rusqu'es mey lèu
abartehò, le monsieur est plutôt rustre;
pruè abartehò, prunier sauvage. V. abàrje.
abasà (Bas Arm.) ; v. — Combler à nou¬
veau, refermer (un trou),
abasimàt (G). — C. abismàt.
abasses ; sf. pl. — Branchages qu'on
étale sur le çhevronnage du fenil en guise
de plancher. A confronter avec le mot fran¬
;

civilisé. Lou

non

—

moussu

çais abaisse.
Yèste

abaradàt,-dade ; adj. et s. — Lieu,
pièce de terre entourée de fossés ; champ où
i! y a des fossés.
abàre,-e ; adj. et s. — Avare, cupide,
abarè; sm. ; abarice, abaricie; sf.
—

abarréys
mais avec
reliefs.

Ire,

abantadjà ; v. — Avantager, faire un
avantage à; abantajà-s, se donner un
avantage, se vanter.

rer

sm.

abartehò,-le (L)

terme.

-euse

;

mêle.

A Vabandoû ; loe. adv. — Dans le désor¬
dre, la confusion; terres à Vabandoû, terres
laissées sans soins; ne maysoû à Vabandoû,
une maison on désordre, sans direction.
abandounà ; v. — Abandonner; abandounà-s, s'abandonner, se laisser aller.
abàn-hèyt,-e, dabàn-hèyt,-e ; adj. —
Fait,-e avant; mûri avant le temps; indis¬

cret,

abarrejadis

Abandon; cession de

bien.

ABATÉ

—

le

à

ras

a,bassàs

(Lav.), n'avoir plus

sou.

abastà,-toà

;

v.

—

Faire,

ériger des

abastoûs.
à

abastà ; v. — Suffire, tourner à bien ou
mal; arriver, atteindre avec peine, diffi¬

cilement.
Xou

s'y pot abastà,

on ne

peut

y parve¬

nir, il n'est pas possible d'y arriver, d'at¬
—

Syn. chòcou ; sabarc, sabarque, sabàrcou.
abarcàt,-cade ; adj. — Porteur d'abarques. Sobriquet des gens d'Esquièze (H.-P.).
abaréys; sm. — Jeu d'enfants à deux.
Le Ier dit: Abaréys, le 2e: tintaréys ; ier :
dinquiò quoan ? Le 2e dit un chiffre au
hasard. Il gagne si le chiffre est juste et
reçoit tous les grains qui se trouvent dans
le poing fermé; s'il y a erreur en plus ou
moins, il perd et paie la différence. Cha¬
cun est
premier joueur à son tour.
abaricioùs,-e ; adj. — Qui est porté,-e
à l'avarice.

abàrje,-e; adj. — Sauvage.
Frut abàrje, fruit sauvage; bestià abàrje,
bétail sauvage, farouche. V. abartehò.
abarque; sf. — Chaussure faite_ de cuir
grossier et rattaché! à la jambe par des
liens; sandale, savate. V. abarcàlhs.
abarradà, abarroutà; v. — Frapper
avec la barre ; gauler.
abarrejà, barrejà; v. — Mélanger,
mêler; abarrejà-s, se mélanger.
Abarrejà lou brén e la harie, mélanger
le son et la farine, le mauvais et le bon.
Employé pronominalement, dans le G.
abarrejà-s signifie aussi se brouiller, en
parlant du temps: lou tems que s'abarréjo.

teindre; parti rayl qu'ey d'abastà lou mau; partir, ce n'est, pas grand'chose, le
difficile c'est d'atteindre le but; lou sou

aysit

bénte

nou-n

pot mey abastà, son ventre

en

recevoir,

ne

contenir d'avantage.
abastardi ; v. — Abâtardir ; abastardi-s, se dit des bêtes et des plantes qui. par
mélange de race ou d'espèce, dégénèrent.

peut

en

On dit aussi embastardl.

abastardit,-ide
di,-e; dégénéré.
abastoû ;
de

ou

sm.

adj. et

;

—

s.

—

Abâtar¬

Petit tas de soutrage

paille.

On dit

abastoûs

de

soustre, de héus et,

plutôt, garbot quand il s'agit de paille (de
gerbe).
abàt ; sm. — Abbé. N. d. p. Abat, Labat
(vient tantôt de l'abat et tantôt de la bat, la
vallée.) V. abè, abadòt.
abatàdje ; sm. — Abatage.
abatamén,-temén
d'abattre; abattement.
abatassià

;

sm.

—

Action

'

Frapper à coups
(Vieux).
abàte ; v. — Abattre ; fa'ire tomber avec
une gaule ; abattre une bête. V.
matà, esredoublés,

(Lav.)

rouer

de

; v.

—

coups.

tarroucà, alatà.
Abàte lous
ler

les

esquilhàts, las castagnes, gau¬
noix, les châtaignes.

�ABATE-S

4

ABENGUDE

—

S'abattre, en parlant
être, d'une chose qui

abàte-s ; v. —
d'un cheval, d'un
tombe.

abatedoù,-re

adj.

;

abatuà (B-L) ; y.

—

Qui abat,
Abattre, faire tom¬

—

ber.

abatùt,-tude ; adj. — Abattu,-e.
abàu, abauque; adj. — Apre..
Abé lu lengue abauque, avoir la langue
âpre après avoir mangé des choses acides.
Syn. àspre, asét.
abbéns, adbéns (lous) ; sm. pl. —
L'Avent..

abdicà ;

v. — Abdiquer.
Syn. renouncià.
abdicacioû ; si. — Abdication,
abé ; v. — Avoir ; abé-n de boû, abé-n
de mau, ces mots signifient actif et passif
dans les comptes.
abé ; aué (V.-B. Big. G.) ; abéche (Bay.
L.) ; v. — Avoir, posséder; atteindre; tirer
une
chose d'où elle était; lasser, mettre
sur les dents ; maîtriser, réduire à l'impuis¬
sance

.

Abé sét, avoir soif ; abé caloù, avoir
chaud ; abé de-que, avoir de quoi, posséder ;
abé d.e-qués, avoir des biens, des terres, de
la fortune; abé-n de cla, en avoir du net,
du clair, du disponible; n'ayat pas pòu,

n'ayez

n'èy

pas peur; nou

point; abét hàmi?

pas,

je n'en ai

avez-vous faim? Que
aurez; qu'en èy abut,

n'aberat, vous en
j'en ai eu ; e lou droite, en a? Et l'enfant,
en a-t-il ? Atendiàt qu'en aye, attendez qu'il
en ait;
qu'en aberà, il en aura; que bani
abé plouje, nous allons avoir
as lou sac ? As-tu le sac i&gt; Que

de la pluie;
l'&amp;y, je l'ai ;
uqucrd lèbe, que la bau abé, ce lièvre, je
vais l'atteindre; à tu, que t'aberèy, toi, je
t'aurai, je te réduirai, je te vaincrai ;
aquere poume, en m'estira que l'aberèy,
cette pomme, en faisant effort, je l'attein¬
drai. V. arotes.

abé;

sm.

—

Avoir,

ce que

l'on possède,

richesse.

(Lav.)
abéngue.
abè ;

sm.

;

sm.

—

Avenir. V. abié,

Autrefois abat,

—

(le mot,

celui de curât, curé, est tombé en

désuétude)

:

abbé

;

vicaire de paroisse. V.

abadòt et aberòt.

abeberà,

abeurà

;

v.

—

Abreuver,

donner à boire.

abeberade, abeurade; sf.

—

Abreu-

vage.

abecà, esbecà ; v. — Ecimer le maïs
ou toute
plante érigée.
Syn. essoumà, escimà.
abecà ; v. — Abecquer, donner la bec¬
quée.
abecàt,-cade ; adj. — Ecimé,-e.
abéche (Ba'y.). — C. abé, avoir,
abedat; sm. — Forêt de-sapins. V. abét.
abedate ; sf. — Jeune sapin.

«5

Sapinière,
abejà, debejà; engoejà (Big.);
Ennuyer; abejà-s, s'ennuyer.
—

v.

Syn. aburà.
abejance, abeyance; auejànço (Big.
G.); sf. — Ennui, inquiétude, lassitude.
V. a dire, abejè, anujè.
abejàt,-jade ; adj. et s. — Ennuyé,-e ;
fatigué, las, harassé.
abejatiu,-tibe ; adj. — Extrêmement
ennuyeux,-euse.

abejè, debejè,-re ; s. — Continuité
(Big.) engoejè, auejè. (L. et
Arm.), anujè.
Syn. adiré.
abejìu,-jibe, abejatiu,-tibe ; adj. —
Ennuyeux,-euse.
abelhâ (Lav.) ; sm. — Essaim d'abeilles

d'ennui.

sauvages.

abelhà, agoelhà, aouihà ; v.— Ouiller.
Abelhàts! dit-on à table, c'est-à-dire:
ayez votre verre plein. Signification plus
générale : ajouler du liquide à un autre
liquide. Ex. abelhà la soupe; soupe abelhade; qu'a abelhat, il est saoul, plein.
abelhadìs, agoelhadis; sm.; abelhadure ; sf. — Ouillage.
abelhadis,-se ; adj. — Prêt à être ouillé,-e.
abelhadure ; sf. — C. abelhadis.
abelhàno (G); sf. — Mélisse (plante).
abelhàt,-ade ; adj. — Ouil!é,-e. Au fi¬
guré, un individu qui a bu son saoul :
qu'ey abelhat, il est plein.
abélhe ; apélhe (Bar. et As.) ; sf. —
Abeille.

abelhè ;

sm.

—

Bûche, rûcher.

Syn. bournàc, rùsco, bruc, caben, cabén,
còben, cougnét, cubél.
abelhoû ;
abenà ; v.

— Larve
de l'abeille,
Bonifier; laisser rassir.
abenàt,-nade ; adj. et s. — Piassi,-e ;
car abenade, viande rassie ; au fig. barbon,

sm.
—

femme mûre.

abé

comme

abedélhe ; sf.

v. — Rendre fou" mettre hors
exciter, affoler; abendà-s, entrer en
fureur, s'emporter, perdre toute mesure.

abeildà ;

de soi,

V. enniali.

abendàt,-dade ; adj. — Fou, folle, affo¬
lé, déchaîné ; excité.
abenén,-te ; s. — Avenant,-e. V. abienén.

abéngue (G. et Big.)
V. abé,

abéngue-s,
s'en; v.
d'accord;

—

se

d'accord

en

abengué-s,

S'entendre; être,
convenir.

Que eau
alià, il faut

abéngue-s'an
nous
vue

abengude
avenue.

; sm.

—

Avenir.

abenl, abiéne.

;

abénguese

enta

mettre (ou

se

mettre

d'aquéi
mettre)

de cette affaire.

sf.

—

Bienvenue, arrivée

;

�5

ABENI

abenì ;

sm. — Avenir; on dit aujour¬
plus communément abiéne; aberil est
plutôt littéraire.
abenidé, abenidoù; adj. et sm. —
Futur, avenir, (litt.) ; que l'on espère.
Lou temps abenidé, le temps futur,
abenturà-s ; v. — S'aventurer, se ris¬

d'hui

abeurà.

noix

abeuràdje, abeurade

aberaè, aberagnè, auraè, aueraè,-; s. — Noisetier. (On emploie indiffé¬
remment les deux ffenres.)
aberàu ; sm. — Le bois de noisetier,
aberoè ; sm. — Noisetier,
aberoère ; af. — Dent canine (avec
laquelle on casse l'aberâ.)
aberòt; sm. — Dim. de abè, abbé. V.
re

abadòt.

aberoû ;

sm.

—

Vairon. Y. berou.
Noisetier sauvage,

adj.

abeusà

(Big. G.). — C. abeudà.
abéy, abeyè, abejè; sm. — Ennui.
Syn. Debéy; engoéy (Big.). V. abejè.
abeyà. — C. abeja.

sm.

—

(B.-L.)

abesià ;

v.

nir voisins.

;

adj.

—

Beso¬

gneux,-euse.

abésque ; sm. — Evêque.
Drap d'abésque, drap de couleur violette,
abesti ; v. — Abêtir; abestl-s, s'abêtir,
s'abrutir.

abestit,-tide
abét ; sm.
la

adj.
Sapin

;

—

—

Abêti,-e, abruti,
qui retient

; cheville
baublt.

à l'essieu. V.
Dans les Landes abét
roue

est

le

nom

du

genévrier, qu'on appelle aussi génèbre.
Abét. est f. en Lav., B.-L., H. A. (Asté
jet Campan ; dans le reste du II. A. auét, f.).
abetà ; v. — Passer le fil à l'aiguille;
amorcer, commencer. (Vient de béte).
abetilhà (B.-L.) ; v. — Faire dégrin¬
goler, précipiter.
abetole (Os.) ; sf. — Jeune sapin,
àbets ; àuets (G) ; s. des 2 g. pl. —
Balles de céréales.

abeudà,-di;
ve

;

v. — Rendre veuf ou
abmdà-s, devenir veuf ou veuve.

abeurà,-ri;
saturer d'eau

v.

un

—

sol.

—

C. abiade. V. abioàn.

lancé

car

Employé
un

;

—

Mis,-e

en mou¬

acheminé.

qu'ey abiat, le char est lancé, il
attribut, a le sens de
vite, qui équivaut presque
que. camine abiàt, il marche

comme

adverbe:

vite.

Avoisiner

abesougnàt,-gnade

Lou
roule.

à

C. abéngue-s.
; abesià-s, deve¬

—

heure de suite.

abiadé,-re ; adj. — Qui peut être ache¬
miné, mis en marche, en mouvement.
Lou moulî qu'ey abiadé, le moulin est
prêt à être mis en marche.
abiadé; sm.
Lieu où l'on jette les

lancé, rapide,

Evêché.

; v.

—

une

abiàt, abiade; adj.

*

abescàt ;

abià ; v. — Mettre sur la voie, envoyer;
abià-s, s'acheminer.
abiade ; sf.
Elan, mise, en mouve¬
ment, début, essor.
Boune abiade', bon début; anà-n d'abiade,
aller sans arrêt; d'abondance; parti d'abia¬
de, partir d'emblée, sans hésiter ; n'èy pas
droumit ue ore d'abiade, je n'ai pas dormi

Averti,-e; rusé,

adroit.

abé-se

Abreu¬

tremper.

vement ;

—

—

—

abertissimén ; sm. — Avertissement,
abertissioû ; sf. — Avertissement.
;

s.

abeuradoù,-re ; adj. — Qui abreuve,
abeuragnà. — C. abeurà.
abeuri (G.) ; v. — Imbiber, mettre à

détritus.

aberoû ; sm. —
aberti ; v. — Avertir,

abertit,-tide

;

—

certains endroits.

en

abreuver; se dit
qui on

va ge.

euse,

et

C. abeberà,

ABIGNA

des bêtes et non des personnes pour
dil plutôt bébe.

quer.

abenturàt,-rade ; adj. — Aventureux,hardi.
abenture ; sf. — Aventure.
Syn. auhèrte; benalèje, ahà.
abenturè,-re ; sm. — Aventurier,-ère ;
qui ne craint pas l'aventure.
aberâ, auerâ, aurâ; sm. — Noisette,

—

—

veu¬

Immerger, inonder,

abiàt,-àda (Azun)
tueux,-euse.
abibà ; v.

—

;

adj.

—

Présomp¬

Aviver.

Syn. abibilhà, abitalhà.
abié (ou mieux adbié, adbiéne)

; v.

—

Advenir.

abié, abiéne; sm. — Avenir. V. abenl,
abénguè.
abiénee ; sf. — Convention.
Syn. coumbiengut.
abiéne-s; v.
S'accorder, être à
l'unisson; s'accommoder, s'entendre.
A quel parélh que s'en abiénen, cette
paire, ce couple, est bien d'accord ; que
s'en eau abiéne, il faut nous entendre, nous
accommoder. La forme abiéne-s'en est éga¬
—

lement courante.

abienén ; abinén,-te (L.) ; adj. — Ave¬
nant,-e, aimable.
abienùt ; sm. — Accord, convenlion.

Syn. abiénee, eoumbienut.
abigà (G.) ; v. — Reprendre la main,
la direction, la voie; rattraper; abigà lou
tems perdut, rattraper le temps perdu.
abignà ; v. — Bien préparer une affaire,
ffn coup; viser, combiner, réussir; abiqnà-s, se rencontrer en un lieu désigné.
Abignà lou soû cop, viser son coup.

�ABIGNAT

—

6

ABOR
abitalhà ;

ravitailler,

tation.

abilhamén ;

abilhure

sm. ;

;

si.

—

Habillement; costume; vêture.
abilhoà ;

v.

—

Partager

un

arbre

l'impér.- du

—

abituà ;

Habileté.

Apercevoir, aviser,

—

abitumàt,-made (B.-L.); adj. — Rftche, qui n'est pas lisse, uni; au fig., de
mauvaise humeur.

con¬

abiùt,-ude (Lav.) ; adj.

peu.

bien

dit

— Prendre garde,
être, se
gardes, attentif.
Abisà-s de nou pas càde, faire attention
de ne pas tomber, prendre garde de tomber.
abisamén ; sm. — Avisement; précau¬

Abjura-

abladà ;

et adj.

—

Habitant,-e;

abladà;
ser,

;

pourvoir de

—
Accabler de coups, ros¬
exténuer ; abladà-s, s'entretapir, se mettre à plat-ventre

v.

abîmer

;

battre ;

se

pour se

dissimuler. Y. acatà-s.

Abladà-s

de

patacs,

se

rosser

mutuelle¬

ment.

abladade ; sf.

Emblavure.

—

Syn. ejmbote.
abladade; sf. — Rossée, volée de coups.
abladàt,-dade ; adj. — Emblavé,-c;
rossé ;

accablé, exténué.

ablajà

;

de coups,

ablasigà (G.Ì ; v. — Accabler
meurtrir. Cf. abladà.

ablani; v.
Eeanguer le lin.
ablanidoù,-re ; s. — Qui ecangue le
—

lin.

ablanoû ;

sm. — Petite pluie.
Syn. arrousilhn.de; plabusquéy.
ablasigà (G.). — V. ablajà.

ablatugà (Arni.).

—

ablesi (G.)

Flétrir, faner.

; v.

—

C. ablajà.

Svn. blasl.
abòr

(d);

rencontre ;

*
s.

Emblaver

—

Svn. embòbe.
|

adresse.
abisàt,-ade; adj. — Avisé,-e, attentif;
averti ; perspicace, prévoyant ; rusé.
abismà; v..-— Abîmer, détériorer, acca^
hier de coups et blessures; harasser; abismà-s, se blesser plus óu moins grièvement.
U tablèu abismat, un tableau détérioré ;
que l'an abismat, on l'a roué de coups et
blessé; abismat p'ou tribalh, harassé, acca¬
blé par le travail.
abismàt,-ade ; adj. et s. — Abîmé,-e;
détérioré, blessé.
abissà ; v. — Abîmer, détruire, ruiner,
abità ; v. — Habiter,
abità ; v. — Donner vie ; allumer ; four¬
nir la subs'stance ; abità-s, pourvoir à son
existence, vivoter.
Abità lou hoec, aviver ou allumer le feu;
nou
sèy quin aquet arnou s'abità, je ne
sais comment cet amour prit naissance ;
abità lou baylét, nourrir le domestique.
abitàble,-e; adj. — Habitable,
abitacioû ; sf. — Habitation. V. abitance,.

v.

blé.

tion ; ruse ;

cf. abitan,

—

lion.

ses

abitadoù,-re ;

Advenu,-e,

—

venu.

abjurà ; v. — Abjurer.
Syn. renegà.
abjurade, abjuracioû ; sf.

abisà-S ; v.
sur

Habituellement,

—

tume.

à l'occasion.

tenir

Habituer; abituà-s, s'ha¬

adj. des 2 g. — Habituel,-le ;
on
dit parfois, au fém. ubitwle.
abitude ; sf.
Habitude. V. acous-

jamais d'une femme : que la
counégui, le terme en béarnais a le sens
biblique, mais bien: que l'ablsi, c.-à-d., je
la connais, de vue, de loin, je lui parle
ne

abità.
—

abituàu ;

Avis.

—

v.
v.

abitualamén ; adv.

petit fût;
òrni abinatat, homme habitué au vin.
abioùn (L.) ; sm. — Base, pied, point
de départ. V. ubiadé.
abiroussà (B.-L.) ; v. — Bosseler,
Abinatà. û barricot, aviner un

un

—

s'est

bituer.

abillamén ; adv. — Habilement,
abinatà ; v. — Aviner, habituer au vin.

naître
On

l'on

où

—

bile.

—

—

Habitation, demeure,
retiré; que s'y n hèyt
l'abitance, il s'est retiré là. V. retirance.
Exclamation pour exciter à
abite !
agir, pour exciter un chien à mordre. C'est
lieu

abìle, abìlle, abìgle (B. Big.) ; abìnle, abìrle,-e,-o (G. L.) ; adj. et s. — Ha¬

abis ; sm.
abisà ; v.

v.

gagner sa

abitance ; sf.

en

bilions.

abilésse, abillésse, abilletàt ; sí.

Avi tailler

; abitalhà-s, se
vie.
abitàlhs ; sm. ; abitalhes ; sf. — Menu
bois pour allumer, aviver le feu ; menus
objets de subsistance.
/1 case l'arroumigue n'abè que quauque«
abitalhs, chez elle, la fourmi n'avait pas
grand'chose pour subsister.
abitàn,-te. — C. obitadoù.

abignàt ; sm. — Réussite; coup droit et
alegnàt, alignât.
abignét (Or.) ; sm, — Beignet,
abilhà ; v. — Habiller; vêtir, parer;
abilhà l'autà, parer l'autel; abilhà l'àrbe,
nelloyer l'arbre, le préparer pour la plan¬
violent. V.

abords de

sm.

—

Abord; approche;
la maysoû, les

tous abors de
la

maison ;

ail

permè abor.

au

premier abord; abé il boû, û le abnr, avoir
un abord agréable ou désagréable.

�7

ABOR

D'iibòr; loc.

—
Abondamment.
aboundàn,-te ; adj. — Abondant,-e.
aboundance,-ci,-cie ; sf. — Aboun-

ment.

Celte loc. adv.

de nombreux syn.

a

Auta-

lèu, s'ou pic, s'ou pitè, de tire, d'abiade,
d'un

tien, espèrt, auta 'spèrt, bel espèri,
tantiquoan, tantecan, catecan, de pous, de
brac, de hèyt, de hèt, truc sus Vungle,
en û mâ-lhebat; tendén
(L.).
Ces divers syn. trouvent
selon la circonstance,

leur emploi

abòr ; agòr (Bar.); srri. — Automne,
abouà, aboui, abouni ; v. — Boni¬
fier; abouà-s, se bonifier; mûrir à l'ombre
en
parlant des fruits ; se dit. du temps qui
devient meilleur

abouà ; v. — Avouer, vouer,
abouacioû, abouade ; sf.
Aveu,
aboviàt ; sm.
Avoué près les tribu¬
—

aboùnde ;

sm.
Abondance; avan¬
tage: que lié abounde, çà dure; coulà
d'abounde, couler abondammenl, d'abon¬
dance; pourtà abounde, donner, produire
abondamment; être économique dans l'em¬
ploi que l'on fait de la chose.
aboundè ; sm. — Surcroît de ce qui
est suffisant, grande abondance.
aboundòus,-e ; adj. — Abondant,-e qui
donne généreusement, (avec idée de durée) ;
avantageux.
aboundousamén ; adv. — Abondam¬

Aboucher; placer contre
une ouverture (bouque ou bouquè) ; aboucà-s, se mettre en rapports, s'aboucher.
aboucassejà,-tejà ; v. — Faire l'avo¬

abouni,
abouni;

—

cat, avocasser.

aboucasserie ; sf.
cane

—

Les robins; chi¬

;

s.

—

Coureur,-euse

d'études d'avocat, chicaneur.

aboucàt;

sens

—

abougni.

; v.

Aborder

—

—

;

Honnir,

abourdà-s,

adj.

;

—

—

Abordable,

Arrivée, abord,

ac¬

costage.

abourdàdje ; sm. — Abordage.
abourdàyre,-e ; s. — Celui, celle qui
aborde ;

qui borde, qui est

en

bordure,

aboure ; sf. — C. haboure, hêtre,
abournà ; v. — Aborner.

—

abournàdje ; sm. — Bornage,
abournamén, abornamén ;

sm.

—

Abornement.

C. abouni, honnir,

abouli ; v. — Abolir,
aboulicioû ; sf. — Abolition, destruc¬

abourrassade; abourrissàdo (G.);
Averse mêlée de pluie, grêle et vent;
au fig
mélange, pêle-mêle. V. esbourre.
abourrejà, agourrejà; v. — Annon¬
cer l'automne; faire un temps d'automne.
abourri ; v. — Lancer avec force ;
abourri-s, se jeter impétueusement sur
quelque chose, s'élancer, prendre de l'élan
pour la course ou l'attaque.
abourride ; sf.
Escousse, élan, im¬
pétuosité; élan de prospérité, vogue.
abourrissà (G) ; v. — Brouiller, mêler.
abourrit,-ride ; adj. — Intrépide, im¬
pétueux, très décidé; qui s'est élancé.
abourrugà ; v. — Ramasser, rouler en
houle, en peloton ; abourruqà-s, se couvrir
de verrues, d'excroissances ; se recroque¬
sf.

—

,

tion.

aboulit,-ide ; adj. — Aboli,-e.
aboumbà; v. — C. boumbn.
Employé pronominalement, s'aboumbà,
dins le 0. (région d'Auch) désigne l'action
de rebondir, quand on se livre au jeu sui¬
vant : deux personnes s'asseoient à califour¬
chon sur une planche ou une pièce de
bois posée en équilibre sur un support ; cela
constitue une sorte de balançoire ; pour se
balancer, chaqu" personne doit, imprimer à
ta planche un mouvement d'oscillation ver¬
ticale en repoussant tour à tour le sol avec
les pieds.
aboumbadéro (G.) ; sf. — Balançoire.
Syn. jumpadére.
abouminà ; v.
Abhorrer, exécrer,
—

abouminablamén ; adv.

—

Abomina¬

blement.

abouminàble,-e

;

adj.

—

Abominable,

abouminacioû ; sf. — Abomination,
abounà ; v. — Abonner,
abounamén ; sm.

abounatàri ;
aboundà ; v.

v.

abourdade ; sf.

V. abouà.
—

C. aboua, aboui, abonnir,

—

abourdàble,-e

ironique,

aboui.

abhouni

v.

abourdà ;

Avocat. On dil parfois
abouc.ate., avocate, mais toujours avec un
sm.

pour

s'aborder.

d'avocat.

aboucassiè,-re

—

ment.

naux.

v.

V. abounde.

dance.

—

aboucà ;

ABOUTIDE

aboundamén ; adv.

immédiate-

adv., aussitôt,

—

Abonnement,
Abonnataire.
Abonder.

sm.
—

—

—

En T.om. s'emploie aussi avec
faire plaisir, être agréable à.

le

sens

viller.
fiure abourruçjade, bure dont la laine
forme de petits pelotons, des boucles tas¬
sées.

abourrugàt,-gade ; adj. — Qui a
beaucoup, qui semble couvert de verrues;
subs.
Recoquevillé, ramassé sur soi ; à
rebrousse-poil ; au fig. un homme peu gra¬
cieux, peu avenant, à rebrousse-poil.
abouscassi, embouscassi ; v.
—

—

de

Qu'aboùndo de bise la joenésso, cela fail

plaisir de regarder, de voir la jeunesse.

—

Mettre

une

cassl-s,

se

abouti;

terre

en

nature de

bois; abous-

couvrir rl'arbres.
v.

—

Aboutir, réussir,

nir à.

aboutide ; sf.

—

Aboutissement.

parve¬

�ABOUTISSAN

8

ABSENTA-S

—

aboutissàn,-ssén

;
sm.
—
Aboutisqu'a troubat û abouaboutissant, le moyen

sant, aboutissement;

tissan, il

a

trouvé

un

d'aboutir.

abraçà;

v.

Abréger;

—

raccourcir,

sermoû, abréger le sermon.
— Action de raccourcir

abracade ; sf.

;

traverse.

abracadé,-re, abracadis,-se, abraadj. et s. — Qui doit, qui peul
être raccourci, tronqué. L'adj. exprime un
besoin, une possibilité; le subs. exprime le
fait accompli, le résultat de l'action.
abracadis,-se ; adj. s'emploie aussi
substantivement.
Qui peut être abrégé,
raccourci. V. embraquères.
Las sègucs que soun abracadisses, les
ronces peuvent être raccourcies, taillées.
abracadis ; sm. — Ce que l'on a coupé
pour raccourcir ; rognures, bouts, sommités.
abracàlhs,-lhes ; s. pl. — Bouts, som¬
mités tirés ou tombés d'objets raccourcis.
cadure ;

—

V. abarcalhs.

abradjà (Loin.)

; v.

—

Ombrager,

abranà ; v. — Mettre un sol en état de
produire de la brande ; récolter les brandes.
abranà (Os.) ; v. — Enflammer, mettre
en flammes. V. abanibà,
brandejà.
abranà, branà ; sm. — Terrain à
bruyère.
abranàt, abrandàt,-àde ; adj. — En
flammes, embrasé,-e.
Qu'ère tout abranat, tout était en feu.
abranli ;

v.

—

Ebranler.
mettre la cloclie en

Abranll la campai te,
branle.

abranlide ; sf.
nerie à la volée.
abranoû ; sm.

—

Ebranlement; son¬

—

Bru-

sm.

—

Bru¬

C. branoû, petite
lieux thym.
Embraser ; répandre de
la cendre sur le sol ; accabler quelqu'un
d'injures et d'outrages.
Que l'a abrasàt, il l'a mis pins bas que
—

en divers
abrasà ; v. —

terre.

abrasade ; sf.

—

Action de répandre de

la cendre.

abrasamén;
abrasàt,-ade

abrejà. — C. abrebià.
abrejà (L.). — C. abrigi.
abrenouncià (L.) ; v. — Renoncer,
renier, jurer, désavouer.
abrespè, brespè ; sm. — Goûter, repas
de l'après-midi.
abresperà ; v. — Donner le goûter.
abresperàt,-rade ; adj. — Qui a eu le
goûter.
abreujà. — G. abrebià.
abreulà (L.) ; sm. — Lieu planté de
peupliers. V. bréule.
abric, apric ; sm. — Abri, couvert.
Syn. achut, assès, ses.
abrigà, aprigà; v. — Abriter, cou¬
vrir; abrigà-s, s'abriter. V. abrejà.
abrigade ; sf. — Action d'abriter, de
couvrir.

abrigue, aprigue ; sf.

—

Couverture ;

abri. V. amantadé.

Abriu; sm. — Avril.
Plouye d'Abriu que plie lou baniu, la
pluie d'Avril emplit le bief ; au més
d'Abriu, l'ausèt que hè pìu-pìu, au mois
d'Avril, l'oiseau chante (die.).
abriulà ; sm. — Ruisselel ; rive (?) G.
abreulà. V. briutà, bribejà.
abriulét; sm. — Petit poisson d'eau
douce, sorte de vairon.
abriuléte ;
sf. — Pâquerette ; fleur
d'Avril.

abroucà ; v. — Mettre en perce ; com¬
un travail de tricot, placer les bro-

mencer

bruyère;

— Embrasement,
adj. — Réduit en cen¬
dre ; entouré de braise ; couvert de cendre,
en
parlant d'un sol.
abrassà ; v. — Serrer avec les deux
bras, brasser; attacher par les bras; ubrassa-s, s'embrasser.
Tan qui-n pouch abrassà, autant que mes
bras peuvent en contenir.
abrassade; sf. ; abrassàt; sm. —
Embrassement, prise à bras.
abrassàt, brassât; sm. — Brassée;
quantité de choses que l'on peut tenir entre

sm.

;

les bras.

abrebià, abreujà;
abraçà.

sm.

gnon.

tronquer, tirer au plus court.
Abraçà û barrot, raccourcir un bâton;
abraçà lou

abregnoè, abrugnoè ;
gnonnier.
abregnoû, abrugnoû ;

v.

—

Abréger. V,

ques.

abroucade ; sf.

abroucadé,-re
le vin est bon
tre

en

a

—

;

Mise

adj.

en perce.

(Fûlaillc) dont

—

être soutiré

;

bonne à met¬

perce,

abrougà ; v. — Abroger,
abrougacioû ; sf. — Abrogation.
abrougadé,-re ; adj. — Qui doil, qui
peut être abrogé,-e.
abrounci,-qui. — C. abourri.
abrouncide,-quide. — C. abourride.
abrugnoè,-gnoû. — C. abregnoè.
abruti; v. — Abrutir,
abrutimén ;

sm.

Abrutissement.

—

Syn. brutlssi.
abrutissàn,-te ; adj. — Abrutissant,-e.
abrutit,-ide ; adj. — Abruti,-e, brûle.
V. brùtou.

abruytejà (G. M.)
du bruit.

;

v.

—

Ebruiter

troubler par

absén,-te; adj. — Absent,-e.
absénce,-ci,-cie ; sf. — Absence,
absentà-s ; v. — S'absenter.

;

�ABSINAGRE

9

absinàgre,, abstinàgre (L.) ; sf.

ac

-

le

Abstinence.
Semmane

d'absinagre, semaine d'absti-

absòlbe ;

v. — Absoudre,
absolucioû, absoulucioû; sf

—

Ab¬

solution.

absouludamén ; adv.

— Absolument.
absoulùt,-lude ; adj. — Absolu,-e.
absté-se (Lav.) ; v. — S'abstenir,
abstinagre. — G. absinagre.
abugadà ; v. — Blanchir à la lessive ;
faire la bugade.
abuglà, abugli, embuglà; v. —
Aveugler ; ubuglà-s, s'aveugler, se faire

illusion.

abugladoù,-re ; adj. — Qui aveugle,
aveuglant,-e.
abuglamén; adv. — Aveuglement,
abùgle, abùggle,-e, abùdgle (Or.) ;
adj. et s. — Aveugle.
abuglè, embuglè; sm. — Aveugle¬
ment : illusion, trouble de l'esprit,
abugli; v. — C. abuglà.
abuhà (G.); v. — Etourdir par dis¬
cours, désorienter; surprendre; étonner.
abuhà (Lav.) ; v. — Gonfler, faire des
bulles (en parlant de la pâte).
aburà ; v. — Ennuyer, impatienter,
(pop.) embêter. V. hurla.
aburàble,-e, aburàu,-able, aburiù,ibe ; adj. — Ennuyeux,-euse, embêtant.
Tribalh aburàble, travail ennuyeux par sa
longueur; qu'es aburàu! Tu es ennuyeux,
m'ennuies I
la forme aburàu, le mot

est des
mais 011 dit aussi au fém. aburable.
aburguerà ; v. — Mettre eu las, formel¬
le burguèt; réunir, rassembler.
Aburguerà las bits, relever les pampres
en les attachant au pieu.
aburguerade ; sf. — Réunion de las,
de fagots.
aburgueràt,-rade ; adj. — Mis en tas.
abùs ; sm. — Abus,
abusà; v. — Abuser; tromper; amu¬
ser ;
distraire ; abusà-s, s'abuser ; muser,
perdre le temps. V. debertl.
abusàyre,-e; adj. — Qui distrait, qui
l'ail perdre' le temps; fâcheux; trompeur.
abusée,-èque ; adj. et s. — Qui perd
Dans

a

g.

musard,-e.
abuse-pastoù ; sm. — Engoulevent
d'Europe.
Syn*. clùcho (G.), ausèt-crepaut, courbensoù, couspoulàn.
abusère ; sf. — Distraction, divertisse¬
ment, amusement; action de détourner la
pensée.
abusiu,-ibe. — C. abusée,; abusif,-ive.
son

temps,

abusòle.

ACAJOULA

; pron. rel. — Le, cela,
h'i? faut-il le faire? A"ac an pas

(Arm.-Big.)
eau

l'ont pas fait. Béarnais, at.
—- Mener
à bonne fin, jus¬
qu'au bout, terminer, achever; finir (au
propre et au figuré, au sens transitif et au
sens intrans.) ; consommer la ruine ; dissi¬
per son bien jusqu'au bout.
acabadét (Lav.) ; sm. — Repas de fa¬
mille donné chaque année à la fin de tra¬
vaux
agricoles. La fin (en parlant de
choses), le dernier morceau d'un pain,
hèyt, ils

ne

acabà ; v.

nence.

tu

—

—

C. abusère..

par ex.

acabalà ;

là-s,

se

v.

Mettre à cheval ; acaba-

—

mettre à cheval, à

califourchon.

Syn. acrauà (Bis. et G.).
acabalàt,-liàt,-ade ; adj. — Qui est à
cheval, à califourchon.
acabalhes ; sf. — Achèvement, termi¬
naison, derniers restes d'un repas, d'un
travail, la fin ; repas pour fêter la fin d'une
construction de maison, des esperouquères,
ele. Qu'cti. soun à l·is acabalhes, ils sont à
la fin, ils achèvent.
à-cabalhes,
à-cabalirôt,
à caba
lhoûs ; loc. adv. — A califourchon.
En (H. A.) à cabàlhous ; dans le (G.)
«

crauétos.

acabamén ;

— Achèvement,
Construire des cabanes
dans les pâturages et y rester; entasser des
choses
en
forme de cabane; ocabanà-s,
s'installer au cuyalà. V. cc m.
acabàt ; sm. — La fin, l'achèvement.
Que tire sus l'aeabàt, cela lire à sa fin.
acabàyre,-e ; adj. et s. — Qui achève,
termine, conclut; dissipateur, prodigue.
acàbe ; v. — Contenir ; être contenu
Ne s'emploie guère qu'à l'infinitif avec le
verbe poudé; se dit des gens et des choses.

acabanà ;

sm.

v.

—

V. cube.

acàbe,

Nou pas ha-l'y
faire contenir.

ne

pouvoir l'y

S'emploie aussi au fig. dans le sens de
je te ferais bien dire oui, avouer, te taire;
j'aurais raison de toi»; n'èy pus poudui
hà-l'y acàbe, je n'ai pu lui avoir le dessus,
lui faire entendre raison.
«

acabè ; sm.

—

Terminaison, conclusion,

bout.

acaboulà ;

v.

—

Edifier,

mener

à bonne

fin.
; v. — S'entêter ; se metquelque chose dans la « caboche ». Cf.

acabourrà-s
Ire

encabourrl-s.

; v. — S'acagnarder.
acacià ; sm. — Acacia, robinier,
académie ; sf. — Ac démie.

acacagnà-s

academiciâ

; s.

—

Académicien,

acajoulà, acaujoulà; v. — Mettre en
cage; acajoulà-s, se caser, en style plai¬
sant. V.

engabià.

�ACALHABA

—

10

ACARRASSA

acalhabà ;

v. — Lapider, poursuivre à
de cailloux,
acalhabade, acalhabassade,-jade ;
sf.
Action de lapider ; poursuite à coups

coups

—

acaperàdje ;

acaphl,-pibe (L.)
euse

de cailloux.

—

—

li fraîcheur et l'ombre. V. caiùro.

acamà ; v. — Refaire la
rieure d'un bas usé. la came;

partie supé¬
on

dit aussi

arcamà, arrecamà; à B.-L., mettre du fil à
plusieurs brins et le tordre.
acamà-s ; v. — S'acheminer pédestr"ment.

acamià, acaminà, encaminà;
Acheminer,

mettre

sur

le

chemin

v.

;

—

aca-

mià-s, s'acheminer.
Syn. abià.

acampà; v. — Assembler, rassembler
ou bêtes; envoyer le bétail au pâtu¬
rage; à Lectoure, mettre en fuite, faire
décamper; détester, avoir en dégoût; en
Lav., signifie aussi mettre sur pied, termi¬
ner un" oeuvre, la camper. V. acapà, acapsà.
acampade ; sf. — Assemblée, réunion:
troupeau en pâture; voyage, campagne,
gens

acanaulà ; v. — Mettre la canaule..
acanerà ; v. — S° dit de l'oiseau dont
les plumes se

forment. On dit aussi cariera.
—
Devenir comme un
au flg. maigrir, dépérir:

acanerà-s ; v.
canét. un roseau;

aux gens comme aux

acanit-ide
V.

(Lav.); adj.

—

plantes.
Assoiffé,-e.

aganit.
acanoà ;

v.

—

Mettre la laine

en

c/moûs.

acapà ; v. — Accaparer ; utiliser les
plus petites choses. S'emploie aussi dans le
sens de acapsà, mettre sur pied.
acapà (As. Bar."). — Forme de acabà.
acapàn,-te ; adj. — Accapareur,-euse ;
grapilleur.
acaparà ; v. — Accaparer. V. acapà.
acaparamén ; sm. — Accaparement.
acaparàyre,-e ; adj. et s. — Accapa¬
reur,-euse.

acàpe (As.-). — Forme de acàbfí.
acaperà, caperà, acapurà, capurà;
v.

—-

Couvrir, combler,

Syn. amantà.

—

Couverture

;

action

nuer
se

adj.

;

—

Accapareur,-

avide de biens.

;

acapoà (B.-L.)

acalhabassà, acalhabejà, escalhabassà.
Fréq. de acalhabà.
acalhabàyre,-bassàyre,-e ; adj. et s.
Qui lance des coups de cailloux, qui
poursuit en lançant des cailloux.
acalhoucà (B.-L.) ; v. Faire des gru¬
meaux
(calhocs) à la pâte, la bouillie ;
acalhoucà-se, se dit de la pâte où des gru¬
meaux
se
forment et, par extension, de
toute chose comparable.
acalourà,-ri ; v. — Réchauffer ; acalouri-s, se réchauffer.
Cf. encalourl, escalouri.
acalurà (B.-L.) ; v. — Se dit des bêtes,
des ruminants et des ovins en particulier,
quand, par temps chaud, elles recherchent

s'applique

sm.

de couvrir.

de

— Rabougrir; dimi¬
acapoà-se, se rabougrir,

; v.

volume ;

recoqueviller.
acapouti ; v.

—

les

Accabler, écraser sous
tomber, s'affaisser

coups ; acapoutl-s,
sous les coups.

acapsà;
travail

en

v.

—

Commencer, mettre

chantier ;

arranger,

un

de

mettre

l'ordre. V. abià,

alengà, entinoà, escàpse.
S'emploie également au sens de cupsà.
V. acapà.
acapulàt, acapuràt,-rade ; adj. —
Qui porte une capure, crête, huppe, houpe
ou
analogue, un capuchon.
V pic acapulat. de néu, un pic avec un
chapeau de neige ; ue assiéte acapurade, de
cauiets, une assiette (de soupe) avec des
choux par dessus.
acapuràt,-rade ; part. p. — Qui est
placé sur une éminence, un tertre élevé,
comme un chapeau sur la tête.
acarà ; v. — Confronter, mettre en pré¬
sence, diriger la face vers, care à care. face
à face ; acarà-s, se mettre visage contre visa¬
ge, face à face; se rencontrer inopinément.
à-carabosses, (hicà-s) ; loc. adv. — (Se
jucher, se mettre) à califourchon sur quel¬
que chose d'élevé.
acaralhà-S ; v. — Se chauffer au soleil ;
s'étaler devant le feu. V. cnralh et escaralhà.

acarassà-se (H. A.) ; v. — S'entasser.
acaràt,-rade ; adj. — Confrontant,-e,
placé face à face; équilibré, d'aplomb,
bien placé, dans 1" (G).
acarauà, acrauà ("Big. et G.); v. —
Mettre à califourchon ; acarauà-s, se mettre
à califourchon. V. acabalà.

acarauàt,-ade ; s.
mal faites, en cerceau;
bes écartées; bancal.

Qui a les jambes
qui marche les jam¬

—

acarcoulà (Lav.) ; v.

Bouler en bou¬
ce m.).
Acarcoulà ets péus, rouler les cheveux
en boucles,
en papillotes.
acari; v.
Elever le prix d'un objet,
d'une marchandise; enchérir. V. encari.
cles,

comme

—

des carcòlis (v.

—

acarnassì ;
de

la

v.

viande ;

viande, devenir
acarrà.

—

—

Habituer à manger

acarnassl-s s'habituer à
gros mangeur

C.

la

de viande,

apedagnà.

acarrabassà-s ; v.

S'acharner,

—

acarraboussà ; v. — Jucher, mettre
au sommet; acarraboussà-s, se jucher.
acarralà i'Lav.) ; v. — Rentrer au cour¬
rait.

acarransi

(B.-L.) ;
Syn. engarransl.
acarrassà ÍB.-L.);
ràs. V.

c.

m.

v.

—

Ankyloser.

v,

—

Faire des

car-

�ACARRERA-S

11

accès;

acarrerà-s ;

v. — Se loger, s'établir
(carrère).
acarreràt,-rade ; adj. — Qui est sur,
au bord de la rue; acheminé.
acarrougnà,-gni ; v. — Rendre carrogne, cliarrogne; acairougni-s, se dit d'un
homme qui s'associe à une femme de mau¬

clans

une

accioû ; sf.
acciounà

Id.

aceràt,-rade ; adj. — Acéré,-e; garni
se dit aussi de quelqu'un qui est
en appétit et qui d'ordinaire ne se nourrit
d'acier;

il voudrait.
(Big.) ; v. — Bécolter des
cerises, grésiller; aceriesà-s, se couvrir de
cerises (en parlant du cerisier) ; se pourvoir
pas comme

aceriésa

de cerises.

aceriesàdo, ceriesàdo (Big.); sf.
grésil.
Svn. cesericade.
acerò ; pron. —

sa

acatralhàt,

un

char

en mau¬

ordre, bien faire une chose.
f,e terme,
en

ici, n'a

le

sens

péjoratif de

Béarn.

à cats (G.) ;
envers

pas

prép.

—

Envers

;

à cats jou,

C. amacà.
acaumà, acaumi (G.) ; v. — Calmer,
ap liser.
acaumà (G.) ; v. — Faire une chaleur
—

suffocante. V. caumàs.

acaumi-se
dant

la

(G.)

; v.

Se reposer pen¬

chaleur.

acautà ;

v.

—

—•

aceroulè (As.);

sm.

—

Espèce de vio-

lier.
v. -— Assurer, soutenir, cervérité; affirmer.
acertenàt,-de ; adj. — Assuré, cer¬

acertenà ;
lifier la

acès,

;

ou

mieux assès; sm. — Abri.
chercher un abri (pour

Cercà-s û assès,

soi).
Svn.

achut, célo, soubac.

ou mieux assessà ; v. — Met¬
l'abri, notamment du mauvais temps;

acessà,

accssà-s, s'abriter des intempéries,
acét

Echaudpr, ébouillanter

fig. inciter, encourager. V. escautà.
acayà (B.-L.) ; acayoulà (Lav.); v. —
Plier, couder en croc (cay). V. cajat.
accedà ; v. — Accéder,
acceptà ; v. — Accepter,
acceptacioû ; sf. ; acceptamén ; sm.
Acceptation.

au

l'flcerouiè.

tre à
—

qui est plus

tain,-e.

moi.

acatulhà (G.).

ce

Acò e acerò, ceci et cela; acerò, qu'ey la
ptouje, cela, (ce nuage au loin), c'rst 'a
pluie.
aceròle (As.) ; sf. — Feuille et fleur de

acatrassà ; v. — Mal i ncommoder,
acatrià (Arm.) ; v. — Arranger, mettra

acatralhà

Cela;

loin.

d'un ensemble d'objets.

ou

—

Averse de

toilette.
acatralhàt,-lhade ; adj. — Accoulré,-e; arrangé, mis en ordre, en parlant

s'habiller, faire

eu

Actionner.

le là-bas.

faire

mau

—

acerà; ndv. — Au loin, là-bas, là-haut.
Ocre-u acï, oèrC-u acerà, vois-le ici, vois-

petit, humble.
Acatà la porte, plaquer la porte sur son
cadre, la bien fermer ; acate aco, cache ça ;
acatém-se aci, cachons-nous, dissimulonsnous. plaquons-nous ici.
acatàdje ; sm. — Ce dont on se couvre
au lit, couvertures; action d'acatà.
acatralhà, acatrelhà; acoutralhà
(G.) ; v. — Arranger quelque chose qui est
détraqué, qui est en désordre; acatralhà-'!,

U car
vais état.

v.

d'abriter.

—
Eloigner, chasser, poursuivre, persécuter.
acatà ; v. — Baisser, céder ; celer, ca¬
cher, couvrir ; plaquer ; acatà-s, se tapir, se

objet

; adj. — Accidenté,-e.
Action, poursuite en jus¬

—

si). C. acasà.
acassà ; v.

d'un

—

acciounàri,-e; sm. — Aclionnaire.
acè ; sm. — Petit lait restant après l'ex¬
traction du grulh.
Svn. leytoû, chenigou, redè, serigot.
acè,-re ; adj. — Suive, un peu acide,
acè, aciè ; sm. — Acier,
acedulà ; v. — Envoyer une cédule ;
citer en justice.
aceà, aceyrà; v. — Garnir d'acier,
acelà ou asselà (G.-); v. — Mettre à
l'abri, acelà-s, s'abriter. V. assès, célo.
acelàdo ou asselàdo ; sf.
Action

acascà (Lav.) ; v. — .Taper après, en
parlant d'un chien.
acascagnà (B.-L.) ; v. — Exciter, pous¬
ser
a
la dispute.
acasi ; v. — Acquérir (corrup. de aque-

se

approche,

tice.

acasalissà (Lav.ì ; v. — Faire rentrer
dans la maison (case) ; adopter.

dissimuler,

Accès, quinte, poussée

—

accidentât,-tade

acasà, acasi; v. — Etablir, caser, ma¬
rier; (icasà-s, acasl-s, s'établir, se marier et
fonder un ménage,
—

ACÉT

accessioû ; sf. — Accession,
accidén ; sm. — Accident,

vaise vie.

acasali.

sm.

de fièvre; entrée, abord,

rue

—

acét,
te,-o ;
e,'lui-fi.

(As.). — C. asét, âpre,
acéste (G. L.) ; acéré, acésadj. et pron. — Ce, cet, cette.
celle-là.

òmi, acéré hémne, cet homme, cette
femme; acét qui arribe, celui-là qui arrive;
acéré, te, nou ban pas ca! Celle-là, tiens,
Acét

ne

pas

vaut pas

celle-ci.

cher ! N'ey

fis

acéste,

ce

n'est

�ACEYRÀ

ACLAUPA

—

12

aceyrà. — C. aceà.
achàc (G. M.) ; sm. — Partage du pro¬
duit de la pèche entre marins d'un même
bateau.
achàdo (Big.) ; sf.

—

Serfouette, bêche.

Cf. eschadô; chàdo

(G.).
M.) ; sf.

achante (G.
effroi. V. echén.

Epouvante,

—

Las nàyts d'achante sus la ma, les nuits
d'épouvante sur la mer.
à-chaquemalà (Bay. Or.) ; à sacamalà (M4) : loc. adv. — A califourchon.
V. à-cabulhes.

V. achado.

Syn. espassè (Lav.).
ache, achère, eschère

;

sf.

—

Ais¬

selle.

achequetì, achequi, achicà ; v. —
Diminuer, devenir moindre; achequl-s,
diminuer, baisser, se perdre.
La fourtune que la s'a hère achequide, il
a
beaucoup diminué sa fortune; lous dies
que-s soun achequits, les jours ont diminué.
acherbicà-s,-bucà-s ; v.
Tomber
dans un précipice (escherbic).
acherbicade,-bucade ; sf.
Choc,
—

—

souvent suivi de chute,
—

C. ache.

achère
fait

le

(Os.) ; sf.
fromage.

acherichoà ;
un
se

cheriçhoû)
pelotonner.

acheringlà.
achicà.

—

Plat dans lequel

on

v. — Ratatiner (comme
acherichoà-s, se ratatiner,

;

Lou rét que-m
nio ratatine,

•achibalà.

hc acherichoà, le froid

—

—

C. cheringlà.

—

—

queter, couper

en menus morceaux,

mettre

pièces. Cf. estroussicà.

achoalà-s, achoulà-s; v.
Replier
ailes, se poser. Au fig. se reposer, se
calmer, s'apaiser.
I.'ausèt que bu achoulà-s, l'oiseau va se
poser; il va fermer ses ailes pour dormir.
Dans les L. signifie aussi s'accroupir à la
façon de la poule-mère avec ses poussins.
achoalàt, eschalàt,-lade ; adj. — Qui
a
les ailes tombantes, soit naturellement,
soil pour les avoir brisées; au fig. quel¬
qu'un dont les épaules s'affaissent et qui
—

ses

a

1,'S bras ballants.

achuchengà-s ; v. — S'accouder
ou contre quelque chose.
achùt ;

sm.

achutà ;

achutà-s,

se

v.

en

quinze,

acibadà ;

—
Donner de l'avoine,
v.
d'avoine; familièrement, en style
badin, prend le sens de donner un excitant,
une manière d'aliment épicé.
Hoste acibadade da bî e d'Armagnac,
soupe assaisonnée de vin et d'eau-de-vie

—

—

Abri. V.

sur

a ces.

Abriter, cacher, garantir

mettre à l'abri.

d'Armagnac. On dit,
on

acibadàt !
mulant,

aciè.

en badinant,
boire avant un travail

à

verse

Allons, donnez l'avoine!

—

acierà.
aci-tàu

;

quand
aném

:

un

sti¬

C. acè.

C. aceà.

—

(Rustan)

; adv. — Ici, ici même,
Là, là-bas.
Aciu dit moins que acerà. Y. acl, aquiu.
Dans le pays d'Orthez et la Chalossc, aciu
n'a pas ce sens mais bien celui de ici; le

aciù ; adv.

—

n'est pas

mot acl

employé.
qu'ère acl, lou hilh aciu e la
le père était ici, le fils là-bas
beaucoup plus loin.
aciuasà (Big. G. V.-B.). — Forme de

Lou pay
rnay acerà,
et la mère

acibadà.

aciutadà-s ;

cité,

une

v.

—

S'établir dans une'

ville,

aclamà ; v. — Acclamer,
aclamacioû ; sf. — Acclamation.

aclamàn,-te

C. acabalà.

C.

achequi.
achicouti.
Fréq. de achicà.
achiquetà, eschiquetà ; v. — Déchi¬
en

d'ici à ce qu'on se revoie; d'aci
d'aujourd'hui à la quinzaine.
nourrir

achàt ; sm. — Achat. Cf. crournpc.
achàt (Bar.) ; sm. — Espèce de boyau,

achère.

acì, aciu (Ort.) ; adv. — Ici.
D'aci, d'ici; d'acl-aban, d'ici, de l'en¬
droit où nous sommes ; dorénavant ; d'ucl
enlà, d'ael estan, d'acl-tau, (M4) d'ici,
d'ici même ; acl disén, ici parlant, entre
nous soit dit.
(On confond parfois acl disén
avec à si désén, c'est-à-dire
parlant à la per¬
sonne, à soi) ; aci-me,dich, ici même ; d'ail
t'aquiu, d'ici là; ann-n d'acì e d'aquiu,
aller de-ci, de-là ; d'aci à que-ns e beyam;

;

adj.

—

Acclamalcur,-

trice.
Lous

crits

dous

aclamans,

les cris des

acçlamateurs.

aclapà, aclaupà, aclepà, aclapi (G) ;
(G. M. et Mt) ; v. — Aplatir en
comprimant, écraser, faire tomber sur lés
talons, affaisser; aclapàs-s, se tapir, s'ac¬
croupir, s'effondrer.
La maysoû que s'ey aclapade, la maison
s'est affaissée; aclapat de patacs, tombé,
aclatà

accablé de coups;

la poule que s'aclépe, la
poule s'accroupit (pour recevoir le coq.)
aclapadìs, aclepadìs, aclaupadìs,se ; adj. — Qui est
susceptible de s'effon¬
drer.
Ue

maysou aclapadisse,
très mauvais état, prête à

une maison en
s'effondrer.
Amas de ruines,

aclapadis ; sm. —&gt;
pierres, etc.
aclapi (G.). — C. aclapà.
aclatà-s (Mt et G. M.) ; v.
pir.
aclaupà (L.). — C. aclapà.

—

S'accrou¬

�ACLBDA

13
acledà ;

Passer la déde; dresser
—
barrière, clôturer. V. cledà,

v.

des claies
encledà.

en

aclepà (Big.). — C. aclapà.
aclimatà; v. — Acclimater; aclimatà-s,
s'acclimater, s'habituer à.
Quin èt en aquére maysou ?
aclimàti.

êtes-vous

Comment

Que m'y
dnns

cette

maison ? Je m'y

habitue.
aelimatàdje ; sm. — Acclimatation.
aclimatàt,-tade ; adj. — Acclimaté.-e,

habitué.

acloucà-s,

S'accroupir

—

aclucà-s, acluchà-s ; v.
la clouque, la poule

comme

mère.

aclucà, aeluquerà ;

v.

Faire des

—

tas, (cluques).

aclucà, clucà ; v. — Bander les yeux,
aveugler.
açò; adv. — Ceci, (qui est près),
acò ; adv. — Cela, (qui est plus loin),
/lcò c açò, ceci et cela. Acò n'ey pas boâ;
mes açò que-n ey, cela n'est pas bon, mais
ceci l'est.

aco-d'aqui (G.)

acoquì (L.)

;

;

adv.

—

Ceci, cela.

acoqui, montre ceci (ou cela),
acoeylarà (B.-L.) ; v. — Rentrer au
coeylà. V. c. m.
acoeylà-s (G.) ; v. — S'étendre, se cou¬
Muche

cher ;

se

baisser.

acoeytibà, coeytibà; v. — Cultiver,
bien soigner sa terre.
acò-là (G.) ; adv. — Cela, ce qui est là.
acòr (d) ; arcòr (Ort.) ; sm. — Accord,
entente, bonne harmonie ; traité, contrat.
Qu'an hèyt lous acors, ils ont signé le con¬
trat.

acostamén ;

appuyé contre

Bâtiment léger
—
autre plus important. V.

sm.

un

coustè. Cf. acousUtmén.

acôt,-e ; s. — Cale, étançon, appui,
accotement ; espace compris entre le plan¬
cher et la naissance du toit ; le mur qui va
du

plafond au toit.
açò-tau, acò-tau (Rustan)

adv.

—

acouarà

(G.); v. — Tapir, asseoir;
ncouarà-se, s'asseoir lourdement et ensuite
savoir

se

décider à

acouatà-se

(G.)

se

; v.

lever.
—

v. — Abriter, protéger à
façon de la poule abritant ses poussins ;
acoucoulà-s, s'accroupir, se blottir.
acoucouroucà (G.). — C. acoucoulà.
acoudà (L.) ; v.
Ecourter, couriau—

der.

acoudà-s ; v.

—• S'accouder.
acoudadé,-re ; s. — Accoudoir,
acoudi (Lav.). — C. acouti, aborder,
acoudoutà (Lav.) ; escoudoutà ; v. —
Couper le coudai d'un arbre. V. escouhà.
acouì, acuì, encoui ; v. — Mettre une
poule, une dinde, etc. en disposition de

couver.

acoudilhà,-lhoà ; v. — Poursuivre de
près, pourchasser. (Vient de coude,
queue).
acoujoulà. — C. acajoulà.
acoujourlà-se (Lom.) ; v. — Se pelo¬
très

tonner,

acoulà ;

S'accroupir. V.

C. acouplà et dérivés,
acoucardi-s, acoucarri-s ; v. — Con¬
tracter des habitudes de vaurien, s'enca¬
—

nailler.

acouchà ; v. — Accoucher ; acouchà-s,
s'accoucher, enfanter.
acouchade ; sf. — Accouchée.
; s.

—

Accoucheur,

ac¬

coucheuse.

acouchamén ; sm.

—

—

Accoler,

prendre cil mauvaise part.)
acoulourà,-ri ; v. — Colorier ; parer ;
acoulourà-s, rougir.
acoùm (B.-L.). — Usité dans cette loc.
qui sap à-oun acoum ? Qui sait où il peut
être ?
Dans la vallée d'Azun,

ounacoùm signifie
— Oun de anal ?
Ounacoùm, où est-il allé ? — Quelque
part.
acoumanà ; v. — Communiquer (une
ma ladie) ; commencer un travail, ébaucher ;
ajuster sommairement.
U mau qui s'acourmine, un mal épidémique.
Syn. apréne, atrapà, gahà.
acoumanadé,-re ; adj. — Contagieux-,
nettement

quelque part

Accouchement.

:

—

euse.

munique facilement.
acoumanàdje ;
commencement d'un

acoumandà ;
en

v.

;

adj.

Qui

—

sm.
—
travail.

Confier

—

se com¬

Contagion
un

;

dépôt,

carde.

acoumoudà ;

prêter,

Syn. héde (M4).
acouchadoù,-re

v.

acoulade ; sf. — Accolade; révérence,
salut cérémonieux.
acoulà-s ; v. — Mourir d'hémorragie.
C. acourù-s.
acoulite ; sm. — Acolyte; (peut se

remettre

aelutà-s.

acoublà.

acoucoulà ;

la

acoumanadis,-se
;

Ceci, cela.

ne

ACOUMOUDAYRE

—

arranger,

v.

—

Accommoder,

assaisonner,

ap¬

concilier;

acoumoudà-s, s'accommoder.
acoumoudàble,-e ; adj. — Accomodable, conciliable.
acoumoudàdje ; sm. — Accomodement, accommodae-e.
acoumoudamén ; sm. — Accomodement.

acoumoudàn,-te
dant,-e; complaisant.

;

adj.

acoumoudàyre,-e ; s.
qui accommode, arrange.

—

—

Accommo¬
Celui, celle

�ACOUMPAGNA

—

14

ACOURDABLE

acoumpagnà ; v. — Accompagner,
acoumpagnàdje ;
acoumpanàdje
(Asp.) ; sm. — Accompagnement, ce qui
accompagne; suite, cortège.
l'à e acoumpagnàdje, pain et fricot,
acoumpagnaméil ; sm. — Accompa¬
gnement; cortège, convoi funèbre.
Syn. segulssi.
acoumpagnàyre,-e ; s. — Qui accom¬
pagne, compagnon, suivant, guide, protec¬
teur.

acoumpanà (As. et Os.) ; v. — Fournir
Vacouinpanàdje ; ajouter du fricot au
pain sec.
acoumpanàdje, coumpanàje, coumpaynàje (Os. et Asp.). — C. acoumpa¬
gnàdje.
acoumparà ; v. — Comparer. V. coumparà.
acoumparàble,-e ; adj. — Comparable.
acoumparadé,-re ; s. — Qui peut être
de

mis

en

comparaison.

acoumpli, coumpli

; v.

—

Accomplir.

coumplit?

V.

acoumplicimén ;
acomplicimén ;
(L.) ; sm. — Accomplissement.
acoùnde, acoùmpte ; sm. — Acompte,
acoundià ; v. — Réunir plusieurs trou¬
peaux en un seul. V. acounsià.
acoundie, acounsie ; sf. — Réunion
des animaux de plusieurs pasteurs.
acounòrt ;

sm.

—

Ferme

résolution,

encouragement, réconfort;
résignation;
que n'èy hèyt l'acounort, je m'y suis rési¬
gné, j'en ai fait l'abandon. Qu'èy besougn
d'acounort, j'ai besoin de réconfort.
acounourtà ; v. — Fortifier, réconfor¬
ter, consoler ; acounourtà-s, prendre une
résolution ferme; se résigner, se contenter
de, s'accommoder.
acounourtàt,-tade ; adj. — Résolu,-e;
réconforté, résigné.
acounourtè ; sm. — Encouragement
pour une ferme résolution.
acounselhà ;

v.

—

Conseiller

;

acoun-

selhà-s, prendre conseil.

acounselhàyre.
se.lhàyre.
acounsià ;
tuer

lant

v.

—

—

Forme de coun-

Apparenter, unir, habi¬

à vivre ensemble; assembler en par¬
des gens et des bêtes de la même

;
acounsià-s,
société. V. counsie.

espèce

s'unir,

acounsialhes ; sf. —
dailles, assemblage; lia lus
cérémonie des
en

former
Union,

une
accor-

acóunsialheis, la
fiançailles. Peut se prendre

mauvaise part également : beroyes acoun¬
Joli assemblage de gens!
acounsie ; sf. — Action de vivre ensem¬

sialhes!

ble, de s'habituer à la vie

commune.

V.

acoundie, counsie.

acountentà ;

tentà-s,

se

v.

contenter,

—

se

Contenter

;

acoun-

satisfaire de.

acountentè ;

sm.

—

Contentement,

satisfaction. On dit aussi countentè.

acountià

(Lav.) ; v. '— Faire ample
(se dit des fermiers, locataires,
les maîtres, un nouveau ménage.

connaissance

etc.),

avec

acoublà; v. — Accoupler,
se prendre en mauvaise
part, en parlant de personnes ; acouplà-s,
se mettre en faux
ménage, s'accoupler entre
gens de mauvais aloi.
acoupladé,-re, acoupladis,-se ; s. —
Qui peut être accouplé, en état d'être accou¬
acouplà,

atteler à deux. Peut

plé, attelé.
acouplàdje ; sm. — Accouplage ; accou¬
plement. Peut se prendre en mauvaise part.

acouplamén ; sm.
acouplàyre,-e ; s.

—
—

Accouplement.
Accoupleur,-euse ;

marieur, entremetteur.

acouquetà (15.-F.. Lav.) ; v. — Retrous¬
en l'orme de couquéto; aplatir, rouler,
recoque vil 1er, incurver.
acouquilhà,-lhoà (G.). — C. acalhoulà.
acouquinà ; v. — Acoquiner ; acouquinà-s, s'acoquiner.
Syn. acoucnrrl, agourrinà.
acouquinàdje ; sm. — Acoquinage.
acouquini ; v. — Encoquiner ; acouquini-s, devenir canaille.
acourà ; v. — Abriter, protéger sous
les ailes; contre son cœur; au figuré, abri¬
ter, prendre en sauvegarde; acourù-s, se
mettre à l'abri à la manière ues poussins;
en Lav.
faire cuire jusqu'au cœur. Se dit
d'un pain bien cuit.
acourà-s, acoulà-s ; v. — Avoir une
hémorragie ; mourir d'une perte de sang.
ser

acourbachà ; v.

— Courber, tenir cour¬
ployer ; baisser en courbant ; acourbachà-s, se courber, se baisser en se cour¬
bant ; s'humilier.
acourbè (L.) ; sm. — Mue, cage à vo¬
laille pour la c/ouque et ses poussins.
acourbelhà, acourbelhoà (Lav.) ; v.
Accroupir; mettre à plat et en rond
(comme une corbeille ronde).
acourbilhoà (B.-L.) ; v. — Faire des
tas avec une corb, panier, hotte d'osier.
acourci ; v. — Raccourcir ; prendre la
traverse, le rhemin le plus court.
acourcide ; sf. ; acourcit; sm. — Che¬
de traverse, raccourci ; gahém per
min
l'acourcide, prenons par la traverse.
acourcimén, acourcissimén ; sm. —
Aecourcissement, raccourcissement.
acourdà ; v. — Suivre à la file, à la

bé ;

—

corde.

acourdà ;

—
Accorder ; acourdà-s,
s'entendre ; accourdà-s coum
briuloû, être d'accord comme les

v.

être d'accord,

cordes de
cordes d'un violon.

acourdàble,-e ; adj.

—

Accordable.

�ACOURDADJE

15

acourdàdje

; sm.

Accord entre

—

gens

de mauvaise vie.
;

s.

—

Accordeur,-

entremetteur.

;

acourdalhes ; sf.
dailles.

acourdàn,-te
qui s'accorde.

pl.

sf.

Accords,

—

adj.

;

acourdance ;

Accordant,-te

—

Même

—

accor;

que

sens

acourdalhes.

—

Que hén acourdance, ils firent un accord.
acouri-s,-choà-s, acouruchoà-s ; v.
Se dit des enfants se pressant sur le
de

cœur

la

mère

de

ou

toute

autre

per¬

des poulets qui veulent se mettre
sous les ailes de la poule. V. acourà.
acouride ; sf. — Action de la mère press.int son enfant contre son cœur, de la
poule abritant ses poussins.
sonne

;

acournerà ;

Rencoigner ; mettre
acournerà-s, se rencoigner.
acouroulà (Lav.) ; v. — Mettre le foin
en couròlos, en
longs andains.
acouroulade ; sf. — Le foin rangé en
dans

un

v.

—

coin ;

couròlos.

acoùrre ;
à

une

v.

—

Accourir, prendre part

course.

acoùrre, à-coùrre ; v. — Avec le v.
ha, faire à la course.
Ha au méy à-coùrre, courir à qui mieux
mieux.

acouruchoà-s ; v. — C. acouri-s.
acoussà (G.) ; acoussegà ; v. — Pour¬
suivre en chassant ; mettre en fuite.

Syn. acoudilhà, acussà, da la eusse.
acoussàdo ;
acoussegade ; sf. —
Chasse, poursuite.
Que Van dat Vacoussegade, on lui a don¬
né la chasse ; on l'a chassé.
acoustà; v. — Accoster; être' à côté de,
acoustàble,-e

;

adj.

; sm.

acoustadoù,-re

Accostable.
Accostage.

—

—

; s.

—

Accosteur,-euse

;

accosloir.

acoustamén ; sm.
lance. C. acostamén.

acoustejà,-terà

Accostage; acoin-

—

; v.

Mettre de,

—

sur

côté.

un

Elêter (un arbre). V.

—

es-

acoutà ; v. — Accoter, caler, appuyer ;
acoutà-s, s'appuyer, se mettre de côté.
acoutadé,-re ; adj. — Qui doit être
étèté, accoté, calé, appuyé.
acoutadé ; sm. — Accotement. C. acòl.

acoutàt,-tade ; adj. — Calé,-e; étançonné ; mis sur le bord.
acouti ; v. — Aborder, aboutir.

Syn. recouti.
acoutibàt,-bade (Lav.) ; adj. et s. —
Terre cultivée; espace cultivé avoisinant les
terrains incultes.

acoutinàts

(Os.)

où les pacages sont

acoutrà ;

v.

—

; sm. pl. — Quartiers
réservés.
Accoutrer, vêtir ; acou¬

tras, s'accoutrer,

acoutràdje ;

sm. ;

acoutramén ;

sm.

acoutradure
—

;

sf.

;

Accoutrement.
Accoutreur,-euse.
sf. — Cajolerie,

acoutràyre,-e ; s. —
acouyoulàdo (Lav.) ;
acouyoulà-se (B.-L.) ; v. — S'accrou¬
pir.
àcque ! interj. — Cri poussé lorsque la
fumée coupe la respiration.
acréche ;

v.

acrechemén ;

augmentation.
Syn. crechoû.
acréde (ha-n)
acròc ;

sm.

Accroître ; acréche-s,
bien.
—
sm.
Accroissement,

—

accroître, agrandir

son

— (En faire) accroire,
Accroc; rencontre vio¬

; v.

—

lente, accrochage.
acroucà-s, encroucà-s ; v. — Se raccornir, se replier sur soi. V. croque.
acroucàt, encroucàt,-cade ; adj. —
liaccorni,-e, rapetissé par la maladie, les
rhumatismes

la courbature.

ou

acrouchà ;

accompagner.

acoustàdje

v.

ACTUAtJ

couhà.

acourdadoù,-re
ruse

acoutà ;

—

—
Accrocher ; acrouchà-s, s'accrocher. Se dit 'notamment en
parlant des véhicules.
acrouchàt,-ade ; s. —• Accrochage de
véhicules. Par extension on applique le mol

v.

à deux personnes aux

prises.
acroupi ; v. — Accroupir ; acroupl-s,
s'accroupir.
acroupilhoà-s ; v. — S'accroupir,
acrucà-s, acruchoà-s; v.
Se pelo¬
tonner; s'accroupir; se recoquevillcr. V.
acherichoa, aperissoà.
acrùms ; sm. pl. — Accumulation de
nuages ; les nuages mêmes. V. broulh.
acruquerà (Monein) ; v. Mettre en cru—

Syn. estrembià, estremà.
acoustumà ; v. — Accoutumer
tumà-s, s'accoutumer, s'habituer.
A l'acoustumàt, à Vacoustumade,
de coutume, d'habitude.

acoustume

acoustumance,

;

; acous-

comme

sf.

—

Coutume, habitude.
A l'acoustunwnce, comme
me,

c'est de coulu-

d'usage habituel.

acoustumè ; sf.

—

ques, en

tas.

àcte ;

sm.

—

actualamén ;

Accoutumance.

acoustumè,-re ; adj.
ière, qui a l'habitude.

—

Coutumier,-

Acte, contrat judiciaire,

notarial.

d'après

un

sm.

—

Acluellement

acte,

actualitat ; sf. — Actualité,
actuàu ; s. d. 2 g. — Actuel.

;

�ACUA

—

acuà ;

16

ADÈS

v.

Mettre

—

au

adartà ; v.

berceau (cuc) ;

—

Inciter, excéder ; sollici¬

ter.

bercer.

acucà-S ;

v.

se tapir à la
appelé clique.
C. acrucà-s, s'accroupir,
— Empiler, mettre des

Se blottir,

—

manière de l'insecte

acucoulà-s.

—

acucurucà ;

v.

choses l'une

l'autre.

sur

Syn. (trivial) hartà.

adaygà, adagà, adagoà; v. — Arro¬
irriguer, inonder, immerger ; passer le
linge à l'eau claire,
adaygade, adagade, adagoade; sf.
Arrosage, irrigation, lavage, immersion
de prairies.
adayse ; sf. — Aisance, aise.
Que soun adayse, ils sont dans l'aisance,
adayse, à d'ayse, à l'ayse; adv. —

ser,

—

acudi (B.-L.) ; v.
destination.

—

Aboutir, arriver j

acui; v. — C. acoul.
acujalà, acujoulà, encujoulà; v. —
Mettre en cage; dans le bercail; acujoulà-s,
se caser, s'établir (terme badin).
Syn. engabià.
acujalàt, encujoulàt.-lade ; adj. —
Encagé,-e; emprisonné.
aculà ; v. — Acculer, serrer de près ;
ruiner. V. arracà.

acùlhe

(G.)

;

v.

Accueillir. V. ar-

—

coèlhe.

Accusation.
H i-n Vacùs, avouer et aussi accuser,
acusà ; v. — Accuser ; acusà-s, s'accuser,
sm.

—

acusàble.-e: adi.

—

Avouable.

Accusation,
acusadoù, acusatoù,-re ; s. — Accu¬
acusacioû ; sf.

—

sateur ,-trice.

acusamén ;

riche.

adbeni ;
adbéns ;

—

Accusation.

dérivés.

adardà (Bar.) ; v. —
dent, attiser. V. hàrde.

adare, à-d-are; adv.

Rendre plus ar¬
—

Maintenant, à

l'heure même.

adarrè (/') ; sm. —
chant. N. de p. Ladarré.

L'arrière, le cou¬

adarrè (à /'), (Big.); loc. adv. —
derrière, par derrière; sur

l'arrière,

A
les

derrières.

adarrèrà, adarrèri;
arrière ; retarder ;
ter à l'arrière.

v.

—

Mellrc en

adarrèra-s, s'attarder, res¬

adarroùn, à d'arroùn, ad arroùn;
En suivant le rond, l'un après
l'autre, à la ronde; indistinctement, sans
exceplion ; bregnà à d'arroan, ne pas lais¬
loc. adv.

v.

—

sm.

Advenir,

pl.

—

Avent, mois de

Décembre.

adbéns, l'Avent. Cf. abbéns.
s. — Intrus,-e.

adbentis,-e;

adbèrs ; prep.

■—

Envers, à l'égard de

(vieux).
adbersàri ; s. des 2 g. — Adversaire,
adbersitàt ; sf. — Adversité,
adebià

(B.-L.) ; v. — Réussir un travail.
pâ, réussir le travail du pain.
Syn. escàde.
à-de-boû, à-de-bounes ; loc. adv. —
Tout de bon, sérieusement, sans plaisanter,
pour de bon.
adegà ; v. — Instruire, former à.
adejà, à-dejà (G.) ; adv. — Déjà,
à de maies; loc. adv. — Méchamment,
Adebià et

sm.

acusatiu,-tibe ; adj. — Accusatif,-tive.
acùse (Azun) ; adj. m. — Se dit d'un
chien qui ne cesse pas d'aboyer.
ad; prép. — A. Fréquemment, à devient
ad devant une voyelle, ou à d': ad. aqurl
moumérit, à ce moment; ad enlà, ou à
d'enlà, au loin.
adà ; adv. — S'emploie pour adare.
adabà ; sm. — Dévidoir.
Syn. barèu, cousséye.
adagà, adagoà (H. Big.). — C. adaygà

f

Hicàt be à

Lous

acùs ;

et, ses

l'aise, bien facilement.
d'ayse, prenez vos aises; que
tribàlhi à d'ayse, je travaille facilement;
qu'èt adayse, vous êtes bien, à votre aise,
A

—

ser
de, grappes ; 1res dies adarroùn, trois
jours consécutifs ; que souri mours à d'ar¬
roùn, ils sort morts l'un après l'autre, très
près.

avec

malice.

Qim hè à de maies, il agil avec méchan¬
ceté, malice.
adençà, à d'ençà ; adv. — De ce côtéci. par, vers ici.
Qu'arribe adençà, il vient de ce côté.
adendàbàn, à d'endabàn; adv. —
En avant, au devant.
adendarrè, à d'endarrè ; adv. — En
arrière, par, vers l'arrière.
Que soun adendarrè, ils sont en arrière,
adenlà, à d'enlà ; adennà (M®) ;
adinnà (Asp.) ; adv. — Au loin, loin.
Lou brut que s'enién adenlà, le bruit
vient de loin, on l'entend dans le lointain.
aderà ;

v.

—

Adhérer, consentir.

— Adhérant,-e.
à-de-réng (G.) ; loc. adv. — Lit. En
suivant le rang ; successivement, de suite,
aussitôt, sans désemparer.
On dit aussi, avec un sens identique, à de
réje; masc. ; à de rédjo; féiri.
Syn. adarroùn.
adès, adès-astàn (G.) ; adv. — Tanlôl ; il y a un instant. Qu'ère adès aci, il
était ici il y a un instant ; d'are en adès.

aderàn,-te; adj.

�17

ADÉSC

de

temps à nuire, d'ici à tantôt; lou temps
d'adès, le lemps pissé; (lit.).
(.Adès est aussi, quelquefois, employé avec
le sens de dès : adès qui at saberèy, dès que
je le saurai).
adésc,-ade ; s. — Becquée ; nourriture
en
petite quantité.
adescà, endescà (G.) ; v. — Mettre
dans la désco (grand panier).
adescà ; v. — Donner la becquée, nour¬
rir.

adescade ; sf.

— Nourriture, becquée.
adescàt,-ade ; adj. — Nourri,-e; arrivé
au ternie du premier âge, sevré.
adescadoù,-doure ; s. — Nourrisseur,-

euse,

éleveur d'oiseaux.

adesioû ;

sf.

Adhésion,

—

consente¬

ment.

adià ;

—

moins usité.

adicioû; sf.
adiciounà ;

—

à

un

instituteur.

adjoénce ; sf. — Fonction d'adjoint.
Ha Vadjoénce, remplir la fonction d'ad¬
joint.

adjudicà; v. — Adjuger.
adjudicacioû ; sf. — Adjudication.
adjudicamén ; sm. — Adjudication.
adjùgne, jùgne; v. — Adjoindre,
joindre.
adjùn,-te ; adj.
Adjoint,-e. V. ad¬
joén.
Syn. ajude.
adjutòri ; sm. — Aide, assistance.
—

v.

—

adiciounàu; adj. des

2 g.

■—•

Addition¬

nel,-le.

adiciounàyre,-e

; s.

—

Additionneur,-

eiisc.

adirà ;

v. — Ennuyer.
Syn. aburà, abejà.
adiràu, adirèu; adj. des

2 g. — En¬
nuyeux,-euse, notamment par sa durée.

adiré; sm. — Inquiétude, nostalgie,
mélancolie; étal de nonchalance de l'es¬
prit; ennui sans raison définie.
Syn. abeyè, mulencuunie, aniquè.
adissiàts. i—î G. adichats, à Bay., le
G. et les L. mais non d'une manière géné¬
rale.

adìu, adìugues; interj. — Adieu !
Bonjour ! Salutation employée non seule¬
ment quand on quitte mais aussi quand on
aborde une personne, ou que l'on rencontre
une
personne que l'on tutoie.
adiussiàt, à-Diu-siàt ou siats.
_

V. adichàt.

adjàt,-jade; adj. — Agé,-e.
àdje ; sm. — Age, temps.
listà d'û àdje, être du même âge que;
A âme il'àdje, un vieillard; este au plé, au
liort de l'àdje, être en pleine force; ue
gouyate d'àdje passai, une jeune fille mû¬
re ;
countes d'à gn'aale àdje, contes du
lemps passé; està sus l'àdje, 'être à la fin
de l'âge mûr; ha-s en àdje, vieillir.

Administrer.

adj.

;

—

être administré.

administracioû ;

sf.

—

Qui peut

Administra¬

tion.

administradoù,-toù

; sm.

—

Adminis¬

tra leur.

admounestà ;

v.

—

Admonester,

aver¬

tir.

admounestacioû ;

sf.

—

Admonesta-

lion.

(G.)

sonnement.

Additionner,

■—

administràble,-e

adòb

Addition,

ADOUBA

adjoén; sm. — Forme francisée de
adjiin, mais employée seulement quand il
s'agit de désigner un adjoint au maire ou

administra ; v.

Ajourner, fixer un jour ;
ndià-s, prendre date pour.
adiade ; sf. — Ajournement.
adiàt,-ade ; adj. — Fixé,-e à tel jour.
A die adiàt, à jour, à date fixe,
adichàt, adichàts; interj. — (A Dia
siàt, soyez à Dieu). Adieu! formule de salu¬
tation ; quand on quitte plusieurs personnes
(ou une personne qu'on ne tutoie pas). Bon¬
jour ! (salutation faite en abordant ces mê¬
mes
personnes) ; adiusiàt, plus correct, est
v.

—

; sm. ■—
V. adoub.

Arrangement

;

assai¬

adòbe ; sf.

— Forme de dobe, daube.
Syn. estoufat.
adòt, dote ; sf.
Dot.
Syn. légitime.
adoù, doù, dour; sm. — Canal, égoût
(vieux). V. douts et Adour.
—

Adoù ; sf. et m.
adour.

—

Adour, fleuve. V.

adoùb, adoubadis; sm. ; adoubasf. pl. — Assaisonnement, con¬
diment; la viande, les légumes, la graisse
avec
lesquels 011 corse, on assaisonne le
polage. Peut se prendre en mauvaise part,
au
lig.
Que y an hicàt tous adoùbs e las adoubes,
en aqui't acte, cet acte est explicite, rien n'a
Ihes ;

été omis.

adoubà; adouà (G. et L.) ; v. — Ap¬
prêter, assaisonner; mettre du lard, de la
viande, du jus, des condiments avec les¬
quels on assaisonne une sauce, un potage ;
arranger, réparer, mettre en état de servir;
peut se prendre en mauvaise part.
Adoubà lou fricò, assaisonner le fricot;
adoubà ious apès, réparer, préparer
les ou¬
tils; adoubà ue came, réparer une jambe;
adoubà t'alita, apprêter l'autel; que:
t'an
beroy adoubai! On t'a joliment arrangé 1
dira-t-on à quelqu'un que l'on a rossé,
abîmé; à quelqu'un qu'on a mal accoutré;
adoubà la bèste, rosser (battre la veste).
Z

�ADOUBADÉ

ADU

—

18

adoubadé,-re, adoubadis,-se ; adj.
Qui duit être assaisonné, arrangé, répa¬
ré, amélioré, nettoyé, apprêté.
Blat adoub·xdé, blé à nettoyer ; poutàdje
adoubadis, potage qui doit être assaisonné
—

mieux assaisonné.

ou

adoubadis;

sm.

—

Criblures de céréa¬

les. V. adoàb, adoubadé.

adoubàdje ; sm. — Assaisonnement ;
réparation, arrangement.
adoubadoù,-re ; s. —■ Vanneur, répara¬
teur, -trice.
adoubalhe ; sf.

— Ce qui
sert à assai¬
à réparer, à améliorer.
adoubatòri ; sm. — C. adoubes, mais

adourablamén ;

adouràble,-e

adourgà (Lav.) ; v. — Accorder ; en
A. irriguer, canaliser l'eau. V. adour.
adouribà (Lav.) ; v. — Etre hâtif, en
parlant des plantes, des saisons. V. douriu.
adournà ; v. — Orner.
Syn. adounissà, ajaytà, apoulinyù,

adoulenti;

—

adousilhà
silh,

v.

adoutà ;

adoulide ; sf.
adounà-s ; v.

—

Meurtrissure

; engour¬

—

v.

v.

—

Mettre le dou-

Doter,

—

adréjo (G.);

dréje (L.

G.); sf.

—

Lierre.

Syn; ayère, gèyre.
adressé, dressà

; v. — Diriger, adres¬
conduire droit, faire marcher droit.
adrésse ; sf. — Adresse, indication,
envoi; dextérité du corps. Y. adretie, ati-

ser,

adrét,-e

adj. — Se dit en Osqui s'est fixé dans une
maison, qui s'y est en quelque sorte donné
ou

adj. — Adroit,-e, habile.
prendre en mauvaise part :
adrét, un fripon.
à-drét, ou de-drét-à-drét ; loc. adv.
Peut

A

;

se

Vis-à-vis,

en
v.

face; côte-à-côte.
Mettre sur la route,

•—

en

bonne voie.

;
celle

considéré comme de
était désigné sous

L'homme

adreti;
adreti-s, se

v.

famille.

la

l'appellation

de Donat.

—

Rendre droit, redresser;

ranger

à droite;

se

redresser;

devenir adroit.

adretie ; sf.

—

Syn. atinoù.
adrilhe (G. L.)

Adresse, dextérité.

sf.

;

—

Carreau, soit

de vitre, soit de pavage.

adroumi ;
s'endormir.

S'adonner.

adounàt,-nade

adoùnc.

(G.) ;
fût.

au

—

dissement,

est

(fausset)

adretà ;

Affliger, causer de la
douleur, de la peine ; udoulenti-s, se laisser
aller à l'affliction. V. dòlç-s.
adoulescén,-te ; s. — Adolescent,-e.
adouli ; (11. Big.) ; v. — Meurtrir, ren¬
dre douloureux ; engourdir.

et

oun-

drà.

—

(G.); adoulén,-te; adj.

Attristant,-e.

de celui

Adorable,
Adoration.

—

—

11.

dessalé.

sau

Adorable-

nou.

adoucissàn,-séll,-te ; adj. — Adou¬
cissant, -e ; calmant.
adoucit-,cide ; adj. — Adouci,-e ;-tiédi ;
adoulàn

—

adouradoù,-toù,-re ; s. — Adorateur,trice, celui, celle qui adore,
adouramén ; sm. — Adoration.
adouratiu,-tibe ; adj. — Adoratif,-tive,

avec

cissement.

adj.

;

adouracioû ; sf.

sonner,

un sens
péjoratif.
adoubes; sf. pl. — Choses disparates;
pièces et morceaux.
adoubs; sm. pl. — Herbes d'assaison¬
nement; au iig. ce qui arrange, complète,
adoudzenà ; v. — Réunir par douzaine,
adouci ; v. — Adoucir, tiédir, dessaler,
adoucide ; sf. — Adoucissement du
temps, d'une douleur.
adoucimén,-cissimén ; sm. — Adou¬

adv.

ment.

v.

adroumide ;

—

Endormir

sf.

;

adrouml-s,

Sommeil

—

plutôt

court.

adroumidé,-re; adj.

—

Qui porte

au

sommeil.

adroumidére ; sf.

—

Envie de dormir

;

berceuse.
—

C.

dounc, donc;

or

donc,

adoupcioû, adouptacioû ; sf. —
Adoption.
adouptà ; v. — Adopter,
adouptacioû,-tamén. — C. adoup¬

adroumidéres ; sf. pl. — Les tempes.
adroumilh,-e ; s. — Espèce de petit
poisson.
adroumilhoû,-lhoè ; sm. — Ce qui
endort; sommeil.
Préne l'adroumilhoû, s'endormir; /ou lî
que porti sus Vadrouinilhoû, le vin porte

cioû.

à la

adour, dour; sf. — Source, cours
d'eau (vieux) ; fleuve de la Gascogne. V.
adoù et hdourgà.

adroumit,-mide ; adj. — Endormi,-e
lent, apathique, sans énergie.

adounissà; atounissà (Lav.)
Parer, orner, enjoliver.

adourà ;

v.

—

Adorer.

;

v.

—

tète et endort.

adù
cours

(B.-L.)
d'eau.

;

sm.

—

;

Confluent de deux

�1!)

ADUA

aduà

(à-d-uà) ; v. — Ramener à l'uni¬
(à û), rapprocher de l'unité, des choses
uniformes ; réunir des choses, objets ou
animaux sur un plan d'égalité, de ressem¬
blance; aduà-s, s'apparier.
Aduà poumes, choisir des pommes d'un
volume égal ; aduà boéus, choisir pour le
travail des bœufs d'une égale force.
aduàts,-ades ; adj. pl. — Choses appa¬
riées, choisies, égales; animaux qui vont
d'un train égal.
Qut| souri beroy aduats, ils font bien la
paire. Se dit aussi des personnes, mais sur
le ton moqueur ou ironique.
a-d-ue, à-ue ; loc. adv. — Pareillement ;
égal l'un à l'autre, uniforme.
té

Anà-n

à-ue, aller

du même

train,

afemeli-s, afumeli-s ; v. — Se pas¬
les femmes.
afemelit ; adj. — Adonné au sexe, pas¬
sionné pour les femmes.
Syn. hemnassè.
afenà ; v.
Affourrager, donner du
foin, du fourrage.
afenàt,-nade ; adj. — Pourvu,-e de
sionner pour

—

foin, de fourrage.
0

—

vre

afà

C. alià, dans quelques par¬
l.ombez.
afablamén; adv.
Affablemenl.
afàble,-e; adj. — Affable,
afabilitàt; sf. — Affabilité,
afàch, afàych ; sm. — Fâcherie, bou¬
derie (vieux).
afachà ; afatchà (G.) ; v. — Fâcher,
afadi ; v. — Affadir ; ajudi-s, s'affadir
cl au lig. perdre de sa vigueur.
afadimén,-dissimén ; sm. — Affadis¬
(G.).

—

ties du G., notamment vers
—

en

; v.

erreur; masquer;

Tromper, induire
afalagà-se, se mal vê¬

l'afèrme, affermer.
afermi; v.
Affermir,
aferrnl-s, s'affermir.

afalagàt,-àdo (Lav.) ; adj. el s. — Mal
vêtu,-e, accoutré, fagotté.
afalangàt,-de ; adj. — Affamé,-e, mort
de faim.

afermide ; sf. — Affermissement,
aferroà ; v. — Affener avec du trèfle
incarnat (Jerrou) ; mettre les bêtes au vert,

afî, perfî ; conj. — Afin,
v. —- Afficher, faire des publi¬
cations ; afichà-s, s'afficher,
afichà ;

afichàdje;
afichàyre ;
afiche ; sf.

sm.

-—-

afidà, hidà
se

Afficheur,
Affiche,

; v.

—

—

Confier, fier; afidà-s,

fier à.

afidamén ;
de

Affichage,

—

sm.

se

sm.

—

Action

de confier,

confier.

afidance,
de ; sf.

—

afidénee,

ahidance,

hi-

Confiance.

afidàt,-dade ; adj. — Attaché,-e, fidèle,
afilià, ahilhà; v. — Affilier,
afiliacioû, ahilhance; sf. — Affilia¬
tion.

Syn. fangaloàs.
afargàgn (B.-L.) ; sm. — Mauvais
objet de toilette; vêtement ridicule.
afargagnà (B.-L.) ; v. — Accoutrer,
fagoter; afargagnà-se, s'habiller sans goût,
s'accoutrer.

C. ahartà, hartà.
afàyt ; sm. — Ornement, parure,
afaytà, afeytà; v. — Orner, parer,
afeblí; v. •— Affaiblir; afebll-s, s'affai¬

(Lav.).

—

blir, s'évanouir.

afeblimén,

;

sm.

—

afeccioû ; sf.

—

Affection, attachement.

afecciounà ;

v.

—

Affectionner

;

ajec-

iiounà-s, s'affectionner.

afectuoùs,-e

afinà; v. — Affiner; aiguiser.
afinàyre,-e ; s. — Affineur,-se; méti¬
culeux ;

trompeur, rusé.

afiquè

; sm.

—

Affiquet,

parure,

bijou,

ajustement élégant de toilette féminine,
afirmà ;

v.

Affirmer,

—

afirmacioû; sf.
Affirmation,
afiscalhà, afistoulà; v. — Attifer,
orner. V.
rafistoulà.
afiusà ; v. — Associer; afiusà-s, s'asso¬
—

cier.

afeblissimén

Affaiblissement.

;

adj.

—

afectuousamén ; adv.
ment.

raffermir;

—

—

tir, s'accoutrer.

afartà

fin.

sa

mage.
Préne à

sement.

afalagà (Lav.)

homme est à

afermà ; v. — Affermer,
afèrme ; sf. — Action d'affermer ; fer¬

du

mener.

»

afenì, feni ; v.
Finir, conclure.
Syn. acabà.
afenìt,-nide ; adj. — Fini,-e, achevé,
qui est à sa fin.
Aquct praube. òmi qu'ey afenit, ce pau¬

même pas.

adulte,-e ; adj. — Adulte,
adultère,-ri ; s. et adj. — Adultère,
adùse ; adùre (G.) ; v. — Conduire,

AFLIJA

—

Affectueux,-se.
—

Affectueuse¬

afiusade ; sf.

—

afiusàt,-sade

;

aflacà ;

v.

Fiancée

; promise.
Habitué,-e.
—Rendre fiasque.

adj.

—

Syn. amoudi.
aflaqui ; v. — Affaiblir ; engourdir,
amollir; aflaqui-s, s'affaiblir.
aflictiu,-tibe ; adj. — Affligeant,-e.
aflijà, aflidjà; v. — Affliger.

�AFLIJATS

AGALHARDI

—

aflijàts

; sm. pl. —
du la famille qui
dans un enterrement,

Affligés, les person¬
conduisent le deuil

nes

aflijè

20

Affliction,
aflourà, aflurà; v. — Affleurer,
aflouramén ; sm. — Affleurement.
aflouràn,-te ; adj. — Qui affleure,
aflustà (Big.) ; v. — Viser avec une
arme à feu. Cf. ajusta.
afoulà ; v. — Blesser, endommager.
afoulàt,-lade ; s. — Blessure,
afranqui ; v. — Affranchir, risquer une
démarche, une affaire; se décider, aller de
l'avant, franchir.
Qu'èy afranqutt, j'ai risqué le coup; que
barri ajranqui, nous allons franchir la dis¬
tance, résolument; afranqui ue carte, af¬
; sm.

franchir

une

—

missive.

afranquide;
afranquimén;

Démarche;

—

dis¬

—
Franchise; af¬
d'ajranqui.

sm.

franchissement ; action

afrayrà,-ri; v. — Associer à une con¬
frérie; accoupler; ajrayrà-s, s'associer, faire
société

avec.

Afrayrà

pà de boéus, habituer deux
pair.
afrayrade ; sf. — Réunion de frères ;

bœufs à

u

Lirer de

les enfants d'une même famille,

afrayramén ;
Syn. Frayrie.
afrayràt,-ade
frère,

un

une

sm.

—

adj.

;

—

Association.

Qui est

associé

sœur,

comme

fraternelle¬

ment.

Qu'èm

coum afrayrats, nous sommes
deux frères, ou frère et sœur, ou

comme

deux

sœurs.

afredouli

(Big. G.) ; afrejouli (G.) ;
afreydi (G. M.) ; arredì (B) ; v. — Re¬
froidir; rafraîchir; ajredoutt-s, se refroi¬
dir, se rafraîchir, en parlant du temps.
afredoulit,-ide ; adj. —Frileux,-euse ;
refroidi.

afrenà

(G.)

place, affermir.
afrenàdje ;

; v.

Ajuster, mettre

—

sm.

—

en

Ajustage, consoli¬

afresqui ; v. — Rendre frais, rafraî¬
chir; afresqui-s, se rafraîchir. V. refresqui.
afresquide ; sf. — Action de rafraî¬
chir ; fraîchissement de la température ;
Affront,

—

avanie,

ou¬

trage, injure.
Obs.
aussi bien
—

L'injure, l'outrage peuvent être
en
gestes, en actes, qu'en paro¬

les. V. escàrni.

afrountà ;

v.

dit

Affronter;

—

insulter; confronter.
afrountadoù,-re

;

s.

—

tromper;

Trompeur,-

audace ; insolent. On
plus communément afrountur.

euse

;

afrountùr,-re.
afroùs,-e ; adj.

menteur

avec

—

—

C. afrountodoù.
Affreux,-euse.

afrousamén ; adv.
afrutà ; v.

—

—

Mettre

Affreusement,
arbre à fruits,

un

terme de

jardinage ; fournir de fruits.
afrutà, esfrutà; v. — Cultiver; jouir
des fruits; posséder sans conteste,
afrutàdje ; sm. — Action d'afrutà.
afrutàt,-tade ; adj. — Chargé,-e de
fruits; bien en fruits; se dit aussi d'une
bête qui a un produit : jument, vache, etc.
afurounì, enfurouni ; v.
Mettre en
—

fureur.
v. — Affûter; aiguiser; émonle G. signifie de plus : montrer,
(montrer un objet, montrer les
dents); viser, ajuster; appliquer; afuslà-s,
se mettre à
l'affût, aux aguets. V. ahielà,
afrenà, argoeylà.
afustade ; sf. — Coup d'affûtage ; cor¬
rection avec la fusta.; coup,
afustàdje ; sm. — Affûtage,
afutà.
C. afustà; mettre, porter à

der ; dans
faire voir

—

l'affût.

àga,-o, ague (M1). — C. aygue, eau.
agabés (M®).. — C. ayguebés.
agadis,-se (M*) ; adj. et s. — Terrain
palustre.
agadjà ; v. — Prendre en gages ; gager ;
agadjà-s, se mettre en gages.
agadjàt,-jad.e; adj. — Qui est à gages.
agalà ; v. — Boire avidement. V. galet.
agalàpo (Lav.) ; sf. — Conduit d'eau
la roue du moulin ;
la turbine.
sur

aube de la

roue,

de

agalatà ; agalaupà (Lav.) ; v. — Gord'eau.
agalè, agoalè ; sm. — Sillon, petit
canal d'écoulement; rigole; évier, en cer¬
ger

tains lieux. V.

agalét

dation.

rafraîchissement.
afroùn ; sm.

-

Effronté,'-e.

afustà ;

sf.

à franchir.

tance

afrountarìe, afrounterie; sf.
Tromperie, mensonge audacieux,
afrountàt, effrountàt,-ade; adj.

; sm.

ayguè.
—

envie; désir vif.
Tirà-s
Vagalét,
l'envie.
En certains

Appétit
se

vorace;

rassasier,

besoin;

satisfaire

lieux, agalét est du fém.
galét; sm. — Entonnoir;
tourbillon, dans l'eau, qui affecte la forme
d'un entonnoir; petit conduit de bois adap¬
té aux sources, aux fûts pour canaliser le
liquide; creux en forme d'entonnoir par
lequel un filet d'eau se perd sous la terre.
à galét (bébe) ; loc. adv. — (Boire) à
la régalade.
agalhardi ; v. — Ragaillardir, rendre
fort ; agalliardl-s, prendre de la force, de
quoi résister.

agalét,

�AGALOP

21

Agalòp

Dans cette expression :
Agalòp, se fier à
ses jambes (pour fuir).
agalorce, galihorce ; sf. — Ravin ;
Ierres ravinées ; creux forme par les eaux ;
précipice. V. barricabe, peridé.
agalòt (M4). — C. agalè.
agamàs (Lav.) ; sm. — Temps maus¬
sade, gâté, pluvieux.
aganà ; v. — Fortifier ; conforter ;
counsoulà e aganà, consoler et conforter,
aganàncie ; sf. — Résolution ferme.
aganàt,-nade ; adj. et s. — Résolu,-e,
; nrn.

—

Recoumandà-s à sént

entreprenant.

aganè ; sm. — Force, ce qui conforte,
aganè, aganidè; sm. — Appétit glou¬
ton ; au fig. excessive inclination vers un
objet ; avidité.
aganimén ; sm. -— Abondance, de quoi
rassasier, satisfaire l'avidité.

aganit,-nide

ganit (G.); i:dj.

;

—

Avi¬

de, glouton, avare, affamé ; épuisé par la
faim et la

fatigue.
àga-pich (H. Big.)

; sm.

—

(Litt. pisse

d'eau), cascatelle.

agarbà, agarberà ; v. — Mettre en
gerbes, en javelles, au fig. s'emparer de.
emporter.
agarbadoù,-re ; s.— Qui fait les gerbes.
agarbàt,-bade ; adj. et s. — Paille qui
est mis en gerbes ou en garbes, meules.
agarberà-se (Lav.) ; v. — Se disputer
et même

en

venir

aux

mains.

agarberàdo (Lav.) ; sf. — Vive discus¬
sion soit entre deux antagonistes, soit entre
plusieurs.
agargalà, engargalà (H.-Big.) ; v. —
Mettre de force dans la gorge; s'applique
généralement aux bêtes; prend un sens
péjor. quand on l'applique aux personnes.
agargalàdo ; sf. — Action d'engorger,
d'engouler; la quantité ingérée.
agaròlo (R.-L.) ; aygaròle ; sf. Merle d'eau, cincle plongeur.
agarrà,-roà; v. — Garrotte:-, entraver;
agarrà-s, s'empêtrer.
agarràt, agarroàt,-de ; adj — En¬
travé. garrotté,-"; se dit de quelqu'un
dont la marelle est gênée soit par une infir¬
mité, la maladie

agarroutà
vint de
Lou.s

toute autre cause.

ou

; v.

véhicules).
dus trunquí,!:

tafs. les

Accrocher (en

—

que-s

deux cabriolets

se

soun

par¬

agarrou-

sont accrochés.

agarroutà (B.-L.) ; v. — Lancer vio¬
un
obj"t, une pierre sur quel¬
qu'un.
agarse, agasse; sf. — Pie (oiseau).
agassàt,-ade ; s. — Piàt,, petit de la
pie. V. pigue, pigàt.
agassàt (Lom.); sm. — Action d'épirpiller, de dissiper ; faute, erreur.
lemment

agassè

(M4)

;

—

AGLOUMER A D JE

aygassè,-re

;

s.

—

Evier; conduit d'eau,

agassùt (M'). — C. aygassùl.
agasilhè. — V. agousilhà.
agàt (M'). — C. aygàt.
agati (G.) ; v. — Radoucir, rendre doux,
en
parlant des gens et des bêtes. (Vient de
gat, chat).
agatoà-s ; v. — Se pelolonrer comme
les chats ; accoucher (en parlant d'une
chatte).
agàu, gau; sf. — Canal, cours d'eau
non naturel, bief,
agaytà, gaytà ; v.— Guetter, regarder,
agelhoà, agelhuà (ou ajelhoà, ajelhuà), ajoulhà, ajulhoà; v. — Age¬
nouiller ; agelhoà-s, s'agenouiller,
ageilèc. — Forme de aginèc.
agi, aji; v. — Agir,
agìdo ; ajido (G.) ; sf. — Aisance,
adresse, dextérité. V. ayside.
aginèc,-o ; agenèc (G.); adj. et s. —
Facile; adroit; ingénieux; au fig. flandrin,
qui aime le travail facile. V. agit et ge'gnèc.
agino (G.). — C. agldo et aussi ouver¬
ture d'esprit, compréhension, ingéniosité.
En Lav. dans cette expr. Hè de trèïs e
d'agino, agir de façons diverses (pour réussiri ; en R. : ha de trins e de trans.
agis; sm. pl. — Procédés, agissements;
se prend en mauvaise part)
; effort.
Aguets agis nou-m ban, ces procédés me
déplaisent ; ha de grans agis, faire de
grands efforts.
agit,-gide (Arm.) ; adj. — Aisé,-e; V.
aysit.
aglafà (L.) ; v. — Baffrcr, manger
gloutonnement.
Syn. glapà.
aglafà; v. — C. esglafà, écraser,
aglàn ; sm. — Gland,
aglanà ; v. -— Récolter la glandée ;
aglanà-s, se détacher, tomber comme des
glands.
aglanade; sf. — Glandée.
aglanàdje; sm. — Panagc, droit de
mener à la glandée.
aglàns-sànos (G.); sf. pl. — Fruits
de l'aubépine.
agle ; sf. — Aigle. V. aguile.
agîanadoù,-re; s. — Celui, celle qui
cueille les glands.
aglandère ; sf. — Quanlit.éc de glands.
L'an de V'aglandère, Van de la misère (dict.)
aglantine ; sf. — Eglantine ; ancolie.
agloùt (Os.) ; sm. — Avalanche.
Rvn. eslur, eril.ur, lit, arroulh.
agloumerà ; v. — Agglomérer.
Syn. agurgoulàagloumeracioû ; sf. — Agglomération,
agloumeràdje ; sm. — id.

�AGN

—

AGOURRUPI-S

22

agn. — Forme de alh (ail) dans le
landais où Ih mouillé devient

Ami.

Basgn

généralement: pabàlh = pabàgn, sourélh =
sourégn, etc.
agnerà ; v. ,— Agneler.
agnerà-s,-ri-s ; v. — Se dit du ciel qui
se couvre de nuages floconneux, « mouton¬
nés.

»

agneradis (Lav.)
tonné

—

Nuage

mou¬

.

agneràdje
me

; sm.

; sm.

•—

Agneaux d'une mê¬

venue.

agneràyre,-e
d'agneau.

;

s.

—

Qui vend de la

viande

Svn. calhét.

agnére, agnère ; sf. — Jeune brebis,
agnelle.
agnerè, agneri (c'cu) ; adj. — (Ciel)
moutonné; frisé comme du poil d'agneau.
Cca agneïè, ciel couverl de nuages flocon¬
neux.

Cèu agneri,
Plouye. en cami.
Ciel moutonné, pluie en chemin (dict.).
On dit en fiançais: Ciel moutonné, femme
fardée, ne sont pas beaux longue durée.
agnerè,-re ; s. — Gardien,-ne, vendeur
d'agneau. V. agnerè.
agnerère ; sf. — Brebis mère,
agneri; sm. — Peau d'agneau, laine
d'agneau. V. agnerè (i).
agneriàt,-iàdo (Lav.). — C. agnerè,-re.
agnèro (G.) ; sf. — Nielle, lychnide des
champs (plante).
agneroû ; sm. — Petit agneau,
agneroû; agneroùn (L.). — Métathèse de arregndun, rognon,
agneroû ; sm. — Prunelle sauvage.
fíèyte de prues, que minjen agnerous,
faute de prunes, on mange des prunelles.
V. aragnoû.
agnéste, gnéste, agnèste ; sf. —

Genêt.

Syn. géste, yéste.
agnét, agnèt, agnére,-ère; s. Agneau ; agnelle,
agnibe ; ignibe (M') ; sf. — Gencive,
agniscarde ; sf. — Agnelle d'un an.
agnoucà ; v. -— Faire comme une
motte, un peloton ; empiler sans ordre ;
masser,
faire une gnoque. (V. ce mot et
athoiignouca) ; agnoucà-s, se pelotonner, se
mettre

en

boule.

agnoucàt,-cade ; ad.j.

—

Oui est

en

gnoquë, en pelote, en boule.

agoadà, agoalà, agoalhà, agoelhà;
Boire, entonner beaucoup d'eau; im¬
merger: ouiller. Ouiller se dit aussi abelhà.
agoadàt,-làt, agoelhàt,-ade ; adj. •Saturé d'eau, immergé, ouillé.
agoalà; v. — Remplir d'eau; gorger
d'eau ou de tout autre liquide.

v.

—

s

agoarrà ; v. — Garroter, entraver.
Syn. garrouià.
agoarradé,-re ; s.
Entrave,
agoassè, agoè, aguè (M') ; aygassè, ayguè,-re ; s. — Evier, réservoir
d'eau, canal, conduit d'eau. V. agassè,
—

adoà.

agoegnoùs,-o (Lav.); adj. — Humide,
agoelhà. — C. abelha, ouiller.
agoéy, auéy; engoéy (Big. et M'), et
leurs dérivés.
C. abéy et dérivés.
agoèyt, argoèyt; sm. — Guet. V.
—

goèyt.
Boûtà-s à l'agoèyt,

se

mettre

aux

aguets,

guêter.
agoeytà, argoeytà, arboeytà, goeytà, gaytà ; v. — Guetler, êlre aux aguets,
agòr (As. et Bar.). — C. abòr, automne,
agougnè ; sm. — Appétit.
Abc l'agougnè, avoir grand faim. V.
ahamè, aganè.
agouhà, agouhassà; v. — Envelop¬
per dans une chaleur lourde (gouhe).
agouhassamén ; sm.
Chaleur lour¬
—

de.

Syn. ciumàs.
agouhassàt,-ade ; adj. — Accablant,-e
(en parlant du temps, de l'atmosphère ora¬
geux).
agouhit,-ide ; adj. — Affaibli,-e, acca¬
ble par la chaleur lourde.
agouloupà ; v. — Envelopper ; agouloupà-s, s'envelopper soit dans un man¬
teau. soit dans

une

couverture.

agouni, agounisà ; v. — Agonir,
agounie ; sf. — Agonie,
agounisà; v. — Agoniser. On dit aussi.
esta-n aus arpunts, être à la fin : esta en
passiou, souffrir comme le Christ à la
Passion.

agounisànt,-e ; adj. — Agonisant,-e.
agourrejà (As. et Bar.); v. — Annon¬
cer l'automne
(se dit du temps).
agourrì, agourrinà,-ni ; v. — Débau¬
cher. V. gourrinè (de gourrî, porc) ; agourrinà-s,-ni-s. s'acoquiner; vivre en débau¬
ché, se mettre en faux ménage.
agourrinàt,-nade ; adj. — Qui vit
dans le libertinage, le désordre, la débau¬
che ; vicieux.

agourrinè (G.); sm. — Coureur de
femmes, débauché.
agourrudà-s; v.
Se pelotonner,
s'accroupir, se ratatiner, se replier sur soimême, se recroqueviller.
—

agourrudàt,-dade ; adj. — Recroque¬
villé,-e; mal tourné; ratatiné; agourrudà-s.
se
recroqueviller, se ratatiner.
agourrupi-s ; v. — Se recroqueviller,
se replier
sur soi ; au fig. se renfrogner. V.
agrupl-s.

�AGOUR RUPIT

23

agourrupìt,-pide

ndj.

;

Chiffon¬

—

né, -e, froissé, ratatiné.

agousilhà
la

gorge ;

; v.

—

Mettre de force dans

supporter. V. engousilhà, agar-

—

AGROA

agrapautàt,-tade ; adj. — Qui a les
pieds, les pattes tordues ; qui va comme ac¬
croupi.
à-grapes (anà) ; v. — Aller à quatre

çjalà.

pattes.

agradà,-di ; v. — Monter de degrés,
escalader, gravir ; agradà-s, s'élever.
agradà; v. — Plaire, agréer, satisfaire,
contenter ; agradà-s, se contenter de ; se
complaire ; se plaire réciproquement.
Aquét fricò nou m'agrade, ce fricot ne
me plaît pas, ne me convient pas ; lou qui
dou eu dou câ s'agrade, que s'en hè blre
guirouflèje, celui qui aime, trouve joli le

agràs ; sm. — Verjus,
agràt ; sm. — Gré, consentement, ap¬
probation.
agraule ; sf. — Corneille noire; cor¬

derrière

chien,

du

en

fait,

comme

une

giroflée, une fleur (die.) ; aquét parélh
que s'aqraden, ce couple (jeune homme et
jeune fille) se plaisent réciproquement, ils
« se veulent » ;
que m'en agradi, quin que
sie, je m'en contente, quel qu'il soit ;
l'endrét qw m'agrade, l'endroit me plaît.
belle

agradablamén,-blemén

adv.

;

—

Agréablement, de manière acceptable, satis¬
faisante, complaisante, aimable.
agradàble,-e ; adj. — Agréable, plai¬
sant,-e.

agradamén ; sm. — Agrément, ce qui
plait, ce qui est agréable; approbation, con¬
sentement.

agradàt,-ade ; adj. — Agréé,-e.
agradilhà; v. — C. agradà, monter;
agradilhà-s, s'élever.
agradilhàt,-lhade ; adj. -— Qui s'est
élevé,-e, qui a monté.
agradru,-dibe ; adj. — Agréable, qui
peut plaire.
agragnàt,-gnade ; adj. — Rien garni,
fourni en grains. U bé plâ agragnàt, un
bien fourni en grains.
agragnoè (Rig.) ; agragnoùn (L. et
G.): aragnoùn (G.). — C. agneroû, pru¬
nelle ; le prunellier est appelé dans le G.
broe-négrd.

agràm, agramén ; sm. — Chiendent.
Syn. alicoude, arrepoun, èrbe-câ, trauque-camt, centenéjo.
agramén, agremén; adj. — Aigre¬
ment.

agramén, agremén;

sm.

—

Agré¬

ment.

agramentà, agrementà;

v.

—

Agré¬

menter.

agranà

; v.

—

Donner du grain à la

volaille.

agrani,

agrandi;

v.

—

Agrandir;

agranl-s, s'agrandir, arrondir son bien,
agranide; sf. ; agrandissimén ; sm.
Agrandissement.
agranidé,-re ; ajd. — Qui est suscepti¬
ble d'être agrandi,-e.
agrànlo (G.) ; sf. — Hirondelle. V. au—

rangle.

agrapà

;

s'accrocher.

v.

—

Accrocher;

agrapà-s,

beau.

Syn. courbachine ; courbàch.
agrauloùn (M4) ; sm. — Frelon. V.
boussaloù.

agraynà, graynà; v. — Grainer. V.
engranà.
àgre,-e; adj. — Aigre.
agrè,-re, agroù ; s. — Aigreur,
agredí ; v. — Assaillir, attaquer ; inju¬
rier ; mettre en fureur,
agredide ; sf. — Agression,
agregà ; v. — Agréger, réunir,
agregacioû ; sf. — Agrégation,
agrejà ; eygrejà (G.) ; v. — Devenir
aigre, tourner à l'aigre, avoir de l'aigreur
en parlant des aliments, du vin.
Syn. picà, piquejà, sabé au pic.
agremén; adv. — Aigrement,
agremén. — Forme d e agramén, agré¬
ment.

agreoè, agreulà,-lè; sm. — Housqui est de houx, de la nature du

saie. Adj.
houx.

agressà (G.).

C. vgusà, aiguiser,

—

affiler.

agretàt ; sf. — C. agrè, aigreur,
agréu ; agréule (L.) ; aréu (M1) ; sm.
Houx (plante).
agreulà,-è ; sm. — C. agreoè.
agreuloû; agrusthioùn, areuloû,
arustoùn, auristoùn (L.) ; sm. — Houx
nain, fragon (plante) ; le fruit du houx.
agricòle,-e ; adj. — Agricole,
agricultoù ; sm. — Agriculteur,
agriculture ; sf. — Agriculture,
agrilhà (L.) ; v. — Apprivoiser, domes¬
tiquer.
Syn. amechà.
agrilhàt,-lhade L.) ; adj. —Qui n'est
pas sauvage, qui est apprivoisé. On appelle
paloume agrilhade, une palombe qui n'émi-

—

gre pas.

agriòl (H.

Rig.)

;

sm.

—

Rigarreau

blanc.

agriòt,-e ; s. — Griotte, cerise aigre.
aus
agriòts (R;is. Arm.), jouer à un
jeu où l'on doit deviner le nombre de
pignoûs (graines de pin) cachés dans la
lla

main fermée.

agroà-se (Lav.) ; v. — S'endormir par
l'effet d'une chaleur molle. V. acaumi-se.

�AGROADE

—

AGULHÉTE

24

agroade ; grouade (Big.) ; sf. — Marc
pressé.
agròle, agreòle ; sf. — Cerise acide,
plus petite que Vagriòt.
agroù ; sf. — C. agre, aigreur,
agrouanère (V.-li.) ; sf. — Coudrier
(plante). V. auranglère.
agrouère (Bas Arrn.) ; sf. — Noisetier,
agrougnà (Lav.) ; v. — Pousser, en¬
fermer dans le grougn. V. c. m.
de raisin

agrupi-s. — Contraction de agourrul&gt;i-s.
agüelhade; sf. — C. ugulhade; (peu
usité).
aguère, ayguère; sf. — Rigole d'ar¬
rosage, sillon d'écoulement des eaux,
aguergà (G.). —• C. ajergà, arranger,
aguerlì, enguerli; v. — Tortuer.
(Vient de guèrli. V. c. m.).
aguerri; v. — Aguerrir; aguerri s
s'aguerrir.
aguerri G.) ; v. — Tromper.
Aguerrit per un maquignoun, trompé
par un maquignon.
agugnoÙs,-e ; adj. — Grincheux,-euse,
rcvêclie ; tout en pointes, en angles aigus;
mauvais caractère; hargneux; mal disposé
naturellement.

Ën

B.-L.,

esprit finaut,

personne

pru¬

dente.

aguichà ; v. — V. aguissà.
aguilàt, aguillàt; sm. — Aiglon,
aguile, aguille, aguinle ; aguite
.(M4 B. et Big.). — C. agle, aigle. Par
endroits, sert à désigner en général l'oiseau
de proie de grande taille, le grand faucon,
le

circaète, etc.
aguilàt, aguiUoûaguillòt, aiglon,
aguilhounè (G.) ; sm. — Désigne une
promenade qui se fait pendant l'Avent et
Dim.

aussi celui qui y figure comme personnage,
de même la chanson de cette cérémonie.
On

peut voir dans

le « au gui
cortège diffère selon
il se compose de trois ou de cinq
personnages, représentant peut-être les rois
Mages, car un des acteurs habituellement,
porte une lanterne simulant une étoile,
l'étoile classique à cinq rayons, et un autre
suit qui porte les bagages; si c'est possible,
il conduit un âne. Les « aguilhounès » vont
de maison en maison, quêtant des victuail¬
les ; ils remercient en chantant et parfois le
chant s'accompagne d'une danse, sorte de
ronde au rythme grave. Du produit de la
quête il est fait deux parts : l'une servira
à la confection des pains à l'anis qui seront
distribués, à la messe de minuit, pour la
Noël, aux généreux donateurs; l'autre est
réservée par les quêteurs pour leur réveillon.
Cette coutume serait arrivée en Gascogne
des pays d'outre-Loire par l'Agenais, où
l'on en retrouve les traces vers i/i5o. V.
l'an neuf

»

ancien. Le

les lieux ;

ahumes et biroundèu.

ce terme

aguille. — C. aguile.
aguilo (B.-L.); sf. — Fruit de l'érable;
il ressemble à un aigle (aguilo) les ailes
déployées.
aguignoùs,-e (G.-M.) ; adj. — Frin¬
gant, -e ; déluré.
aguinle. -— Forme de aguile.
aguispà (B.-L.) ; v. — Exciter, lancer
vers.

V. les

m.

suivants.

Syn. enguichà.
aguissà, agusicà, ahilhà,
enguichà, enguissà; v. —
par cris et gestes, à se battre, à
lancer vers; aguicher.
Aguissà lou câ, exciter le chien à
et à mordre.

ahiscà,
Exciter,

mordre;
attaquer

aguite, aguitle. — Formes de aguile.
agulhà, agulhoà; v. — Enfiler une
aiguille; aiguiller; piquer de l'aiguillon.
agulhade, agüelhade; sf. — Aiguil¬
lon à bovins, aiguillade, bâton de néflier ou
de coudrier ou bout duquel est fiché un
aiguillon; aiguillée de fil. V. baste. Design"
aussi,

divers lieux,

en

longueur égale

une

à celle d'une

aiguillage, environ i m. 75.
Qu'a h 'sougn Vagulhade, il a besoin
d'être aiguillonné, excité
trop pounche.
Vagulhade. l'aiguillon pique Irop profon¬
dément, le mal est trop poignant: gahà
Vagulhade p'ou petit cap, prendre l'aiguillade par le bout mince; quand on en vient
là. c'est que l'on va se battre.
agulhadoù,-re ; s. — Aiguilleur, meneutveuse

de bestiaux.

agulhàt,-lhade ; s. — Aiguillée de fil.
agulhe, gulhe ; sf. — Aiguille, dard :
pointe de rocher ; flèche, timon ; aiguille
de clocher ;

libellule. V.

pue.

Agulhe de passàdje, aiguille à repriser;

agulhe aubardère. grosse aiguille de bour¬
relier ; qu'ey agulhe e pedàs. c'est aiguille
et pièce à coudre, ils se valent, ils sont du
même acabit: està sus agulhes, être sur des
aiguilles, en désagréable posture, être impa¬
tient ; marcha sus punies d'agulhe, mar¬
cher sur la pointe des pieds, ou encore
souffrir de la plante des pieds en mar¬
chant. Semiàvres d'agulhes. sobriquet des
gens d'Ibos (H.-P.) qui, dit un conte,
avaient semé des aiguilles dans l'espoir de
récolter des barres de fer.

agulhè; sm. — Ouvrier qui fait des
aiguilles; aiguillée de fil; étui à aiguilles;
libellule.

agulhetà (B.-L.)

; v.

—

Boutonner le

p ntalon ; agulhetà-se, s'habiller, mettre ses
vêtements. (L'expression date de

l'époque

des

aiguillettes).

agulhéte

sf.

Aiguillette

épingle à
l'on passe
faire égoutlcr le petit
lait; partie du blanc de volaille; dans G.,
scandix, peigne de Vénus (plante),
;

cheveux; aiguille
dans

le

—

en

caillé pour

bois

que

;

�25

AGULHOA

agulhoà ; y. — Aiguillonner, stimuler.
agulhoàt,-lhoade ; s. — Coup d'ai¬
guillon.
agulhoû ; sm. — Aiguillon, dard;
pointe de territoire entrant dans un autre;
pièce de terre anguleuse. U camp plé
d'agulhoûs, un champ ayant des pointes.
agurgoulà ; v. — Réunir, rassembler,
entasser, faire un gurgòu; agurgoulà-s, se
rassembler, s'entasser.
Olhes agurgouladcs,
en

tas ;

lous

acrums

s'entassent.
agurgOUlàt,-ade

brebis rassemblées
s'agurgòlen, les

que

nuag's
ment ;

;

s.

—

Rassemble¬

entassement.

agusà; v. — Aiguiser; affiler; faire la
pointe d'un objet.
Agusà-s las dens, aiguiser ses dents, man¬
ger ;
lengue agusade, bngue affilée, mé¬
chante; agusà lous pots, pincer les lèvres;
qu'a lous cachàus agusàts, il a les molaires
amusées, « les dents longues », dit-on en
parlant d'une personne avide. V. ahielà.
agusade ; sf. — Action d'aiguiser.
Da ue agusade à la dalhe, donner un
coup de pierre à aiguiser à la faulx.
agusadoù,-re ; adj. et s. — Qui ai¬
guise ; émouleur.
agusàdje, agusamén; sm. — Aigui¬
sement ; affûtage.
agusardi-s ; agusi-s (G.) ; v. — Deve¬
nir gueux, fainéant; s'avilir,
agusicà ; v. — V. aguissà.
agùt, agude ; adj. — Aigu,-e; pointu;
tranchant; au flg. empressé, prompt; acer¬
be en ses paroles ; mauvais caractère ; en
Luv. indiscret ; avare.

1.'agulhoû qu'ey agut, l'aiguillon est
pointu, acéré; qu'ey u nas agut, c'est un
indiscret; abé lous dits agùts, avoir les
doigts crochus, être avare.
ab ! intei j. — Exclamation de surprise,
de joie, d'admiration, d'étonnement, de

ahàm (Lav.) ; sm.

outil, chose.
(Juin bit ahà! Quelle belle affaire! Maclian ahà! Mauvaise affaire! Ilassiani l'ahà,
faisons le marché; qu'.y tout u ahà, c'est
toute une affaire; que l'arribà il beroy ahà,
il lui advint une belle aventure; balhe-m
tous mes ahàs, donne-moi mes outils, mes
bardes, ce qui m'appartient.
(En quelques lieux du G. on dit ajà).
ahagnà, enhagnà; v. — Dégoûter en
çlónn nt trop à manger, en gavant les bê¬
tes. V. enhastigà.
ahalét, ahaletà (L.). — C. alét, aledà.
ahalhà (G.) ; v. — Empourprer ; au flg.
enflammer, mettre en colère.
ahalhàt,-àdo ; adj. — Rouge de colère,
enflammé; qui a une belle crête; un gail¬

Grande faim; dé¬

ahamà,-mià ; v. — Affamer,
ahamà, hamà; v. — Aboyer.
ahamâ,-no (G.); ahamàt,-miàt,-ade;
adj. et s. — Affamé,-e, avide de biens,
accapareur.

ahamàyre,-e ; adj. et s. — Affameur,; aboyeur, en parlant d'un chien.
ahamè,-miè,-re ; s. — Grande faim ;
avidité; gloutonnerie; famine. V. hàmi,
euse

ham ère.

ahamoulén,-te, hamoulén, ahamoulit,-ide ; adj. — Affamé,-e ; avide; en¬

désire ardemment; travailleur

vieux. qui
acharné.

ahanà ;
rer

v.

Désirer fortement

—

;

aspi¬

à.

ahanà-s ;

v.

Se fatiguer; s'acharner

—

travail.

au

ahanàt,-ade ; adj. — Exténué,-e; ava¬
cupide; affamé; impatient; essoufflé. V.
aganit.
ahanè ; sm.
Avidité ; désir passionné ;
cupidité. V. aganè.
ahanè,-re; adj. — Avide, cupide,
aharàt, aheràt,-de ; adj. — Affairé,-c.
ahardi, enhardi ; v. — Enhardir.
ahardit,-dide ; adj. — Enhardi,-e;
présomptueux.
aharià (Lav.) ; v. — Mûrir, en parlant
re,

—

des céréales.

aharòt; sm. — Dim. de ahà, petite
affaire, petite aventure; petite chose,
ahartà (M4 Big.)- — C. hartà.
ahasardi ; v.
Hasarder, risquer 'a
chance ; ahasardl-s, se hasarder, risquer.
ahassà (H.-Big.) ; v. — Hrrasser, fati¬
—

guer ;

ahassài-Si'.,

fatiguer beaucoup.

se

ahassadéro ; sf.
par

d'accablement
— Etat
suite de la fatigue et de la chaleur ;

travail, action harassants.

ahastià, enhastià;

dégoût,

de

assommer,

lu

v.

—

répugnance;

Inspirer du
importuner,

ennuier.

ahastialà ;

procès ;

lard.

AHEA

sir ardent.

douleur.

ahà ; ahè (Big. G.) ; sm. — Affaire ;
aventure, objet, soin ; différend, querelle,

—

—

v.

—

Fréq. du préc.

ahautà,-ti ; v. — Elever, exhausser;
ahauû-s, s'élever, monter, gravir, gagner
de la haut"ur.

Que lièn ahautl la borde, ils font élever
grange; que s'èm aliautàts, nous avons
gagné de la hauteur.
à-hay-cabarétos (B.-L.) ; loc. adv. —
la

A califourchon. V. à. carrabosse.

ahè (Big.

Arm.). — C. ahà, affaire,
inter.j. — Cri pour chasser les
oies, les poules. V. bhé!
aheà, ahià; v.
Affaner, faner; pré¬
parer le foin.
Aheà lou bestià, donner au bétail
le
foin du fourrage, le repas ordinaire, dans
ahè!

—

l'étable.

Syn. ajenà, da l'estram.

�AHECHA

—

26

AHIRA

ahechà, enhechà ; v. — Mettre en
hèch, en faix, une forte charge; faire des

fagots
ber,

;

ahechà-s, plier sous le faix, se cour¬
le poids des ans, s'affais¬

se casser sous

enhechà; v. — Donner,
quand on est chargé, un coup d'épaule
pour remonter le fardeau que l'on porte.
ahechàt,-chade ; ad. et s. — Affais¬
sé, -e ; qui se tient dans la position courbée
en avant
de quelqu'un qui porte un far¬
deau ; cheval dont l'échiné est creuse.
Ana-n tout ahechàt, s'en aller tout cassé,

ahegnà (Ort.). — C. ufenà.
ahelecàt ; ahelencàt,-cado (G.) ; —
adj. — Bavard,-e, cancanier.
ahemerà, ahumerà ; v. — Travailler
le fumier, le mettre en tas; vider, nettoyer
l'étable.

aheràt,-ade. — C. aharat.
aherescà, aheresqui (II.-Big.)
Rafraîchir

herésc, frais)
aheresqul-s, se rafraîchir.
ahereuli-se (H. Big.) ; v.
(de

;
—

; v.

—

aherescà-s,
Se refroi¬

dir.

v.

Faire confiance,

—

ahidançà

;

v.

—

Encourager, donner

ahidance, ahidence;

sf.

—

Espoir,

désir à satisfaire, envie.

ahide, hide

sf.

;

—

Confiance, espoir,

désir.

Qu'en abèy l'ahide, j'en avais l'espoir, le
désir.

ahidè ;

sm.

Fréq. de ahide.

—

ahidèc, hidèc,-èque; adj. — Con¬
fiant,-e ; à qui on peut se confier, avoir
confiance,

ahidjà (Bar.). — C. agusicà.
ahielà, ahièlà; ahilà, ahiulà (Big.
G.). — C. ahialà.
ahieladé,-re, ahieladis,-se ; adj. —
Qui a besoin, qui doit être aiguisé, affûté,
affilé.

C. ahialoù.

ahieladoù,-re ; s. — Emouleur,-cuse ;
affûtoir ; pierre à aiguiser.
ahieloû; sm. — Affûteur, lime des bou¬
chers et charcutiers. C. ahialoû.

ahereulido ; sf.

—

Refroidissement. V.

inredide.

aherretà
travailler

(Lav.)

;

v.

—

Battre le bri¬
herréto,

avec.

aherrissà (Lav.) ; v.

—

Sarcler. (Vient

m.),
aherrissàdo ; sf.

de lierrls; v. c.

—
Sarclage,
pl. — Sédiment, résidu,
dépôt de choses grossières des liquides ; lie.
S'emploie aussi au fig. Que soun anats
dinqu'aus ahèts, ils sont allés jusqu'au
fond, ils ont remue l'écume et le scandale.
ahéu, héus, heuguère ; sf. — Fou¬
gère (plante).
aheyrà (Os.) ; v. — Acheter les bijoux
des fiançailles (à la foire),
ahì, ahis ; sm. — Vif désir.
Xou-m pouch amatigà lous ahis, je ne
puis calmer mes désirs ardents.
ahialà, ahiélà; v. — Enfiler l'aiguille;
affiler la faucille, la faux avec la pierre;

ahèts ;

ahierà ;

v.

—

Mettre

les

ahièros.

V.

anerà.

quet herrét. Dans le G. mettre la

sm.

une affaire, la mettre en train,
ahialét, hialét (L.) ; sm. — Fléau.
Svn. eslayèt.
ahialoû, ahiéloû; sm. — Pierre à ai¬

entamer

guiser.

ahièros

(B.-L.) ; hiéros (H.-Big.) ; sf.
Fils de fer qu'on passe au groin des
porcs pour les empêcher de fouger.
Syn. anères.
ahijà ; v. — Ajuster, joindre deux mor¬
ceaux, deux pièces.
ahije,-e ; adj. — Qui est ajusté,-e; qui
s'ajuste.
Lou taule qu'ey ahije, le plancher est
ajusté.
ahilà, ahiulà (Big. G.). — C. ahialà.
pl.

—

Dans le G.

on dit encore ahilhà.
ahilét (G.). — C. ahieloû.
ahilhà ; v. — Donner un fils

; prendre,
fils, adopter ; terme
d'agric. : provigner, diviser une touffe;
faire prendre, accepter par quelqu'un quel¬
que chose dont on veut se débarrasser,
« refiler »
en
fr.
pop. ; ahilhà-s, avoir,
prendre un fils. V. ahilà.
Ahilhà u e.hibiu abùgle per bòrni, faire
passer pour borgne un cheval aveugle et 1e
vendre; ahilhà u mau, transmettre, com¬

reconnaître pour

son

muniquer une maladie.
ahilhance.
V. afiliacioû.
ahilhoulà (Lav.) ; v. — Tenir un en¬
—

ahìc, ahìt, arhic; sm. — Partie amin¬
cie, rétrécie, d'un terrain en dehors du
morceau qui en forme la masse principale,
el où les sillons sont plus courts.
Svn.

;

confiance.

ser.

ahechà,

hidà

ahidà,

fier; ahidà-s, s'en remettre à.

escunsoûs.

ahicà ; v. — Ficher, planter en terre un
objet aiguisé, pointu.
Ahicà paus, planter des pieux.
ahicàt,-cade ; adj. et s. — Indiscret,-e,
quelqu'un qui est toujours où on ne le
demande pas.
Syn. nas agut, hique-l'y-nas.

fant

(hilhò)

ahintoà

sur

(G.).

les fonts baptismaux,

V. ahitoà.
Mettre, ajuster, affubler ;
communiquer un mal par contact ; « refi¬
ler » un objet, une bête qui déplaît, que
ahirà ; v.

—

—

l'on ne veut pas garder.
Ahirà-s u" pélhe, ajuster une robe; n'es
pas mau ahirat, tu n'es pis mal habillé;
qu'ey et qui l'a ahirat 'lou mau, c'est lui
oui lui a transmis la maladie; ahirà û ea-

Ihàu, lancer

une

pierre.

�27

AHIRADÉ

ahiradé

(Lav.) ; sm. — Dans cette ex¬
n'y a nat ahiradé en este
un fil ne tient dans cette étoffe.
ahiralhoû (B.-L.) ; sm. — Mentonnière

pression :
drap, pis

nou

île bonnet.

ahirè
sm.

—

(ou mieux, sans doute, ahidè);
Désir, espoir ; confiance. V. ahide.

ahirèro

(Lav.)

ahiroùs,-e.
V.

c.

;

—

sf.

Rosette.

—

Forme fautive de aïroùs.

m.

ahiscà.

ahoetà, ahuetà (V. Arm. et Big.)

ahoetade, ahuetade ; sf.
Correc¬
le fouet, coup de fouet.
ahoetàt ; sm. — Coup de fouet sec.
ahoeyrénee (Lav.) ; sf. — Offrande.
Syn. auherénde.
ahoeyri ; v. — Offrir. V. auherl.
ahoeytà ; v. — Mettre en fuite, expul¬
—

tion par

ser.
—

ahoeytàt,-ade

ahissàble,-e ;
adjJ — Haïssable.
ahità (B.-L.) ;
communaux.

ahississàble,-o

(G.,

;

v. — Empiéter sur des
C. ahitoà, borner. Dans

I: Ci.,

assister, secourir.
sm. — Hameau; terres éloi¬
gnées du centre habité, terres de marche
ahitàu ;
deux

V. bourdalat. N. d.

communes.

Lahitau, Lafitau, Lafitan.
ahitàyre,-o (B.-L.); adj. — Qui
piète ; celui qui place les bornes.
p.

ahite, ahites, hite
Borne de frontière.

em¬

sf. — C. ahitàu.
N. d. p. et de 1. Lahitte,
;

Lafite, Lusahites.
ahitoà ; ahintoà (Arm.) ; v. — Raboutir, rallonger, ajouter ; regarder fixe¬
ment ; borner, placer des hites, des bornes,
délimiter (vieux).
ahitoàt,-ade (Bar.) ; adj. et s. — Méti¬
culeux,-euse ; indécis.
ahitoû ; sm. — Faux angle dans une
pièce de terre. N. d. p. Lahitou, Lahiléte.
ahiulà.
ahiusà.

—

C. ahialà.

C. u/iusù.
ahoà, ahoalà ; v. — Crier pour faire
peur aux volatiles. (Vient de houe, buse).
—

Huer.

ahoàlh ; sm. — Volée, d'oiseaux;
multitude.
U ahoalh de gouyates, un groupe

troupe,

joyeux,

bruyant de jeunes filles.
ahoatà.

—

de chaleur,

ahoecà, ahoegà; v. — Mettre en feu,
enflammer, embraser.
Alioecà-s, s'enflammer, au propre ou au

figuré.
ahoecade,-gade
me ;

;

sf.

—

Feu qui s'allu¬

flambée ; coup de feu.

Tira ahoegadCs, tirer des salves de mousqueterie.
ahoecamén,-gamén, ahoeguè ; sm.
—

Ech uiffement.

ahoecàt,-gàt,-ade
mé, ardent,-e,

;

adj.

—

Enflam¬

et au figuré.
ahoeguè,-re ; s. — C. ahoegamén;
ahoeguè de bénte, échauffement intestinal.
au propre

adj.

—

ahoèyte, hoèyte; sf.
ahoù ! interj. — Cri
aux

bêtes, les

Chassé,-e,

pour¬

—

Fuite,

pour

pousser en avant.

faire

peur

V. ahoalà.

ahoùc ; sm. — Enterrement, mise en
terre; cortège funèbre; (esp. ahogo, cha¬

grin, affliction)
Lom.

; dans
enlèvement.

les L. absoute

;

en

ahoùc, ahoucàt,-ade ; s.
Poussée
avant, afflux, flot; troupe marchant.
ahoucà (Os.). — C. ahupà, appeler. V.
ahouquét.
ahoucà : v.
Pousser, faire marcher
devant soi en inspirant la peur, la crainte.
Ahouct lou bestià, pousser le bétail ;
ahoucà soustre, pousser en avant du paillis
(pour le mettre en tas).
ahoucadoù,-re ; adj. et s. — Toucheur,-euse de bétail, de troupeau.
ahoucàt,-cade ; s.
Poussée, pourchas ; action de ahoucà.
—

en

—

—

ahoucanà.
Fréq. de ahoucà. Au
asticoter, tourmenter.
—

fig.

ahoulà (Big.) ; v. — Enfler, gonfler;
ahoulà-s, s'enfler, se gonfler.
Càme ahoulàdo, jamb" enflée ; qu'ey tout
ahoulat, il est tout gonflé, enflammé.
Syn. cslat, ounflat.
ahoulà, enhoulià; v. — Affoler,
ahouladure ; sf.
Enflure, gonfle¬
ment, inflammation.
Svn. esptdure.
—

ahounà ;

Forme de ahocià.

ahoéc ; sm. — Fièvre, coup
échauffement. V. ahot'guè.

;

chassé, expulsé,

ter.

entre

; v.

Fouetter.

•—

G.

agusicà, exciter.
ahiscàt,-cade. — V. agusicàt.
ahisquét; sm. — Cri, geste pour exci¬

biens

AHOTJNCHA

_

pour

v.

lancer

cercle

fronde;

vertical
on

lancer la

—

un

Faire le geste du bras

objet;

faire décrire

un

membre (rad. houne,
fait tourner la fronde avant de
an

pierre). V. houne jà.

Ahounà dou bras,

de la came, rouler des
bras, de la jambe.
ahounà, ahounçà ; ahounchà (L. G.
M.): ahouni ; v. — Enfoncer; ahounà-s,
s'enfoncer, disparaître sous.
Ahounà-s dfibat l'aprigue, s'enfoncer sous
la couverture; lou negat que s'ahounà, le
noyé s'enfonça, il disparut dans l'eau ; la
coste que s'ahoune,, la côte s'enfonce, s'ef¬
fondre.

ahounadé,-chadé

; sm.

—

Endroit où

l'on enfonce,

ahounchà

(G.-M.).

—

C. ahounsà.

�AHOUNDA

—

AHUMALHE

28

ahouildà (As.) ; v.

—•
Avoir de mau¬
fréquentations,
ahoundrà-s; v. — S'effondrer,
ahoùne, hoùne, houni; v.
Fondre,
tomber impétueusement.
Qu'ahounibe de plàbe, la pluie tombait à
torrents; Vespirbè que s'ahounè sus lou
pouric, l'épervier fondit sur le poussin.

vaises

ahourè, ahourèch, ahourès, ahouriu, hourèst ; sm. — Terrains couverts
de bois, fourrés, hallier; pacage dans le
bois.

—

à-hounes ; loc. adv.

—

A foison, énor¬

mément. Y. à

fanègues, à Moles, à palhàts.
Que pl'iu à hounes, il pleut à verse ; marà hounes, des marchands en'foule,

chans
en

masse,

ahounét;
ahouni.

sm.

pour

ahounide ; sf.

—

ahoùp (Or.)

sm.

—

;

Repas, collation

—

des funérailles dans la maison
tuaire; repas en général.

upres

ahoupà, hapà
bras,

sur

ses

; v.
genoux,

mor¬

Prendre duns ses
enfant notam¬

—

un

ment.
t

ahoupa. — C. ahupà, héler,
ahoupà (Or.) ; v. — Faire un ahoup.
ahourastà ; v. — Envoyer le bétail au
pacage, dans les vacants.
ahourastà-s ;
vivre dans

bois ;

v.

S'enfoncer dans les

—

un

écart boisé

s'en aller loin du monde pour
nir

un

;

par ext.

vivre, deve¬

forestier.

ahourastà, hourastà, fourrastà ;
Forêt épaisse, fourré, hallier.
ahourastè,-tiè,-re ; adj. et s. — Bête,
animal
qui s'écarte habituellement du
troupeau : individu peu sociable.
sm.

Fourré; terrain

—

couvert de fourrés.

ahouratà ;
trou

un

dans

un

cahute,
par

un

un

Enfoncer,

pous¬

fourgon, avec
coin, un trou,

les
une

v.

—

Soutenir fort et ferme

propos, une

suite.

V.

ahucà, aücà ; v. — Hurler, aboyer.
clapi, cagnaulà, hamà, hagnà, hourbà.
ahuetà.

—

C. ahoetà.

ahuetàt,-ade.

C.

—

ahoetade.

V.

fouiste.

ahugà (L. G.-M.1

;

v.

—

Enflammer,

mettre à feu. V.

ahoegà.
ahugà. — C. ahuà.
ahuglà. — C. ahucà.

—

endroit vilain

;

rester chez soi

manie.

à-hum !
courons!
raient à

ahourcà,-cadà, enhourcà; v. — En¬
fourcher, fourcher; au fig. repousser vio¬
lemment,
durement (comme avec une
fourche).
ahourcà,-s (Os.);
se

—

idée; renforcer, maintenir,
certifier ; ahourli-s, devenir fort, s'amélio¬
rer ; s'assurer dans sa conviction.
ahourtit,-tide ; adj. — Conforté,-e;
rendu plus fort.
ahouquét (Os.) ; sm. — Cri prolongé.
C. ahup.
ahrountà ; v. — Affronter; plus spé¬
cialement, v. Pontacq, Ossun, traire les
vaches ; ce verbe a pu prendre là cette
signification en raison de la position de
celui qui trait et qui appuie son front au
ventre de la vache. Traire, ailleurs, se dit
moùlhe. V. arounià, arrountà.
ahù ; sm. — Façon, allure, tenue.
Qu'a bit ahù, il a belle allure, belle
façon.
ahù! interj. — C. ahute!
ahuà, ahugà,-tà; v. — Mettre en
fuite; fuir, s'échapper; lancer, élancer;
poursuivre ; ahuà-s, s'élancer à la pour¬
un

Enfoncer, cacher dans
(hourat) ; ahouratà-s, s'enfoncer
trou; élire domicile dans une
v.

; v.
un

hournà ; v. — Enfourner ; mettre comme
dins un four, cacher.

—

ahouràt (G.); sm.

avec

cachette, cacher ; ahouricà-s, se cacher, se
tapir, s'enfoncer. V. hourucà.
ahouriu (G.). — C. ahourèch.
ahournà ;
ahournarà (Lav.) ; en-

ahourti ;

ahoùne.
Action d'enfoncer, de
s'enfoncer, de fondre,
ahounìlh, hounilh ; sm. — Entonnoir,
ahounsà, enhounsà.
C. ahounà,

ploie aussi

comme

poings; mettre dans

Cri, l'ahoù.

—

C. ahounà, enfoncer. S'em¬

—

ahouricà,-rucà
ser

v.

—iSe débrouiller,

tirer d'affaires, d'un mauvais pas.

loc. excl.
A toute vitesse,
Qu'en anaben à hum, ils cou¬
—

toute vitesse.

ahùm ! interj.

— Cri
des enfants, à la
Noël, dans la région du gave.
d'Oloron. qui aurait le pouvoir de chasser
lns sorcières devant jeter un sort sur les
nouveaux-nés, ou, même, les enlever. V.

veille

de

ahumes.

Que. s'ahoùrquen ! Qu'ils se débrouillent !

ahumà ;

v.

ahourcadà-s ;

Bèn,

nou

v.

—

S'enfourcher.

ahourcàt,-ade ; adj. — Qui s'est en¬
gagé dans une mauvaise affaire sans le
vouloir, qui s'est, trompé, « mis dedans ».
Svn. enganàt.
ahourcadàt,-ade ; adj. — Fourchu,-e.
S'emploie aussi pour ahourcàt.

pas

que

—

Fnfumer; importuner.
m'ahùmes! Ne m'ennuie

!

ahumàlh ; sm. — Fumeron; enfumoir;
personne ennuyeuse. Y. ahumàyre.
au

ahumalhe; sf.
fig. ennuis.

—

Tout acò que soun
ce

sont des

Fumée incommode;

ahumalhes, tout cela,
ennuis, des choses ennuyeuses.

�À HUMAT

2fl

ahumàt,-made ; adj. et s. — Celui,
qui 11'a plus la fraîcheur de la jeu¬
nesse ; personne peu sociable, qui sort peu
•le chez elle, enfumée ; jet de fumée. Sobri¬
quet des gens d'Athas.
Sourtit, sourtit lous ahumàts",
Biengàt béde lous plà penliàts.
Sortez, les enfumés, venez voir les bien
peignes, les bien habillés. (Chanson des
noces).
ahumàyre,-re ; adj. et s. — Enfumeur,-euse ; personne ennuyeuse. V. ahucelle

tnàlh.
ahumèc

Tarier rubicole

(G.) sm. —
(oiseau).
ahumèc,-èque. — C. ahumàyre; l'umel'on ; chose sans valeur, sans importance
en paroles, un peu de fumée. V. ahurnàlh.
Tout ço qui a dit n'ey qu'uhumècs, tout
ce qu'il a dit n'est que fumée, ce n'est pas
;

sérieux.

ahumerà

(G.). —C. aliernà.
ahumère, humère ; sf. — Grande
quantité de fumée. Employé au pl. choses
qui ennuient. V. ahumalhe. Que-m abures
dab
las
toues uhumères,
tu m'ennuies
avec tes propos assommants, bêtes.
ahumes ; sf. pl. — On appelle ainsi
dans la région du gave d'Oloron et la
Chalosse une promenade que font les en¬
fants dans la soirée de la veille de Noël à
travers

et

tes

que

la commune; ils

demandent qu'on

chose

en

chantant

frappent aux por¬
leur donne quel¬

:

Ahùm, uhumalhes,
Tripes y castagnes,
Bouharoc, coc, coc,
Poumes y esquilhots.
Enfumé, enfumées, boudin

et châtai¬
véreux, coc, coc (peut-être gâteau ?),
pommes et noix. V. ahum.
Cette promenade s'appelle prous au nord
de la Chalosse, biroundèu en Bigorre et
aguillwunè dans le Gers.
ahùp ; sm. — Action de boire en aspi¬
gnes,

rant vivement.

ahùp! interj. et sm. — Appel, cri; ac¬
tion de huer.
Que hase de grans ahùps, il poussait de
grands cris d'appel.
ahupà ; v. — Appeler, huer à grands
cris ;

boire par ahup.
Ilòu, Jan, hò-o-òu! IIo, Jean, lio-o-o !

ahupà i B.-L.)
le

; v.

—

Dégoûter, soulever

cœur.

ahupà-s

— Se faire valoir ; se metagir en huppé.
ahupàt,-ade ; adj. et s. — Huppé,-e,
orgueilleux, prétentieux; indiscret,-ète.
ahupàyre,-e ; adj. — Qui a la manie
de pousser des ahùps, de hêler, de huer.
ahuquit, aiiquit (G. L.) ; sm. — Aboi,

Ire en

; v.

avant;

cri. V. ahucà.

—

AJASSA

ahurà

(Loin.) ; v. — Désirer.
ahuràt,-ade ; adj. — Qui a de l'aliù, de
l'allure, bonne façon.
ahurbì,-guì ; v. — Poursuivre, chasser ;
annihiler, exténuer par la poursuite, la
chasse; repousser; nhurbi-s, se fatiguer en
se
dépêchant; dans les L. et G., ahurir,
ennuyer, gêner; priver les plantes d'air et
de jour.
ahurbìt,-guìt,-ide ; adj. — Exténué,-e;
engourdi ; effarouché, effrayé, mort de
peur; courageux, décidé. (Ce cas d'anti¬
nomie

dans

le même

mot

est

commun

ii

plusieurs langues ; il existe dans le fran¬
çais).
Dans le G., outre les sens ci-dessus
ahurbit veut encore dire ébouriffé, qui a
les cheveux

en

désordre.

ahurbìu,-bìbe ; adj. — Agaçant,-e;
ennuyeux ; qui est à charge, qui fatigue ;
un
gêueur.
ahuri (Lom.) ; v. — Hérisser,
ahurrà (B.-L.). — C. ahirà; ahurrà-se,
s'encanailler, faire compagnie avec des
gens malhonnêtes,
ahutà.

—

C. uliuà.

ahutade ; sf.

— Effort de courte durée ;
d'oeil indiscret; petite course. Du-n
ue ahutade, donner
un effort, « en mettre
un coup » ;
qu'a biengùt da ue ahutade, il
est venu donner un coup d'oeil curieux ;
d'aci la lou, nou y a qu'ue ahutade, d'ici
chez lui il n'y a qu'une courte distance.
ahutàt,-ade ; s. — Poussée, poursuite ;
fuite rapide ; course.
ahute ! interj. — Pour dire: fuyez
échappez-vous ! Cri de fuite : que s'escapen :
ahute! ils s'échiippent, hop! Ahutel Ahu!
cri tles chasseurs pour exciter les chiens,
ahute ; sf. — Pourchas.
Que l'an dut Vahute, on l'a pourchassé.
aïòu,-ole, ajòu, aujòu, aujòle ; s. —

coup

Aïeul,-e. V. dabancès.
aïròus-e ; adj. — Irascible, hargneux

(lat. udirosurn). V. uhiroùs.
ajacà, ajassà ; v. — Coucher, étendre;
ajacà-s, se coucher, s'étendre. (Vient de
jas, gîte).
Syn. j'use.
ajacàt,-cade, ajassàt,-ade ; adj. —
Couché,-e, étendu; rendu au gîte, en par¬
lant d'une bête,

ajade (L.). — C. ajude.
ajadsà ; v. — Faire d'un lieu son gîte,
ajàdse, jàse. — C. ajacà.
ajargà (Lom.). — C. ajergà et dérivés,
ajarpà ; v. — Accrocher ; même sens
que arpa. V. ce mot.
ajartà (G.); v. — Injurier.
ajàs,-se, jàs,-se; s. — Couche. En M1,
gîte, abri, emplacement des troupeaux au
repos ; cuvette dans les roches,
ajassà ; v. — C. ajacà.

�AJASSADE

AJUMBA

—

30

ajassade ; sf. — Etal Je choses cou¬
chées ; trace laissée pur quelqu'un qui s'est
couché. Oïl dit aussi jasse.
ajassàt,-sade

;

adj.

Couché,-e,

—

étendu.

ajdssats, blés couchés du fait de

Blats
la

verse

ou

du mauvais temps.

ajasse, jasse, jaque; sf. — Couche,
grabat. V. ajassade.
ajé (M4). — C. abé, avoir,
ajedràt (G.) ; ajeràt, ajeyràt,-ade ;
adj. — Couvert de lierre (Jèdro, jère,
jèyre).
ajelhoà. — Autre graphie de agelhoà.
ajençà ; v. — Doter, donner en dot ;
agencer, arranger.

ajençade ; sf.
ment ;

—

Dotation

;

arrange¬

agencement.

ajèys (ah! Jésus!); cxcl. et sm. pl. —
Lamentations, plaintes, soupirs.
Nou s'enteriè qu'ajèys, on n'entendait
que lamentations; està-n aux ajèys, être
aux hauts cris ; dans une
position critique,
lamentable.

ajis. — Autre graphie de agis.
ajoà, ajuà ; v. -— Mettre sous
V. jùgne, enjuà.
ajoassà; sm. ; ajoassère; sf.

le

joug.

—

Lieu

où croissent les airelles.

ajoassà;

v.

—

Cueillir les baies d'ai¬

relle.

ajoasse ; sf. — Airelle (plante),
ajoû ; sm. — Fruit de l'airelle myrtille,
ajòu, ajòle ; s. — V. aiòu, aujòu.
ajoùc, ajouquè, jouquè, yoc ; sm.
Juchoir, perchoir.
ajoucà ; v. — Mettre les volailles au
perchoir ; accroupir comme la poule sur
le jouquè; ajoucà-s, s'accroupir, se
tapir
sur le sol les
jambes repliées.
Syn. ajucà (G.),
ajoucadé. — C. ajouc.
ajoulà ; v. — Dandiner, bercer, cajo¬
ler ; ajoulà-s, se dandiner, se bercer.
Syn. aloulà.
ajoulàyre,-e ; adj. — Berceur,-euse,
—

ajérc, ajèrc ou ajérg,-ade ; s. —
Arrangement, convention ; soin, ordre,
aménagement.
Qu'abém hèyt u ajérc, nous avons con¬
clu

un

accord,

un

arrangement; ha drin

d'ajèrc, mettre un peu d'ordre.
ajergà ; v. — Arranger, disposer, metIre de l'ordre; réparer; ajt'rgà-s, prendre
ses dispositions.
Ajergà lou dehéns, mettre de l'ordre
dans la maison ; ajergà lous ahàs, arranger
les affaires; ajergà las atranes, réparer,
mettre en ordre l'outillage; que soy plâ
mau ajergal, je suis mal en point; si l'abès
entenude, que t'ajergabe beroy, si tu
l'avais entendue,
elle t'arrangeait bien,
c'est-à-dire : elle disait de toi beaucoup de
mal; ajergà û membre, réparer un mem¬
bre, réduire

une

fr.icture.

ajergade ; sf. — V. ajerg; peut se
prendre dans le sens contraire.
ajergadé,-re ; adj. — Qui peut, doit
être arrangé.
ajergadis; sm. — Ajerc fait à la vavite. réparation superficielle, momenlanée.
ajergàdis,-se ; adj. — Qui est suscepti¬
ble d'être arrangé, réparé.
ajergàn,-te; adj. — Accommodant,-e;
soigneux.
ajergassà (Os.) ; v. — Faire et défaire ;
arranger sans soin, grossièrement.
ajergassàyre,-e ; adj. — Qui fait et
défait, donne ordres et contre-ordres suc¬
cessivement et n'est jamais satisfait.
ajetà-S ; v. — Se jeter dans une mai¬
son, s'y rendre assidu, en devenir l'hôte;
se réfugier.
ajetade ; sf. — Attirage, action d'atti¬
rer.

Abé

Vaj,elade en tau endret, être attiré
tel endroil, s'y rendre assidûment. V.

par
boutade.

ajèy (M')

;

sm.

—

Brasier.

endormeur.

ajoulhà, ajulhoà; alhoulà (Lav.) ;
Agenouiller; ajoulhà-s, s'agenouiller.
ajoulhadé, ajulhoadé,-re ; s. — Agenouilloir, prie-Dieu.
ajoulhamén ; sm. — Agenouillement,
ajuà. — C. ajoà.
ajucà (G.). — C. ajoucà.
ajudà, adjudà ; v. — Aider, secourir ;
ajudà-s, s'entraider.
ajudâ, adjudàn; sm. — Adjudant,
v.

—

sous-officier.

ajudâ,-àyre, ajudadoù,-re

; s. et

adj,

Aide, assistant,-e.

—

ajudamén ; sm. — Assistance, aide.
ajudàn,-te, ajudén,-te, ajudàble,-e ;
adj. — Secour.ible.
ajude ; adj. et s. —- Adjuvant, aide,
assistant, ouvrier remplaçant.
ajude ; sf. — Aide, assistance, secours,
ajude! ajude-à-Diu! — Cris d'appel
au

à l'aide!

secours:

ajude

;

ajudère (L.)

;

sf.

—

Corvée

volontaire entre voisins.

Oey, qu'abém
d'hui,

nous

hèyt

avons

fait

ue

ajude, aujour¬

une

corvée

d'en-

tr'aide.

ajulhà,-lhoà ; ajulierà (Lom.). — C.
ajoulhà.
ajumbà,-pà, jumpà ; v. — Bercer,
balancer; ajumbà-s, se bercer, se dandiner,
se

balancer ; se leurrer.

�I

AJUSTA

3i

ajustà; v. — Ajuster; joindre, réunir,
rapprocher; ajuslà-s, se rencontrer à un
rendez-vous, se joindre.
ajustade; sf. — Assemblée (vieux);
ajustement, réparation à un objet; ren¬
contre.

ajustàdje;

sm.

Ajustage, ajuste¬

—

ment.

ajustamén, ajusté

;

sm.

Ajuste¬

—

ment.

ajustàyre,-e

;

adj. et

s.

Ajusteur,-

—

euse.

ajusté; sm. — Un ajouté; pièce rap¬
portée. C. ajustamén.
ajùt,-de ; s. — Appui, aide; faveur,
ajutòri ; adj. et sm. — Auxiliaire; se¬
cours, aide.
à-là ; à-là-bach (G) ; adv. — Là-bas ; là.
Syn. acerà. V. à-la-dounc.
aiabàsso (G.) ; — sf. — Bardane ; plan¬
tain moyen. V. palalasse.
Syn. caulét cL'àsou.
àla-bat ; àlo-bat (G.). — C. alebàt,
gobe-mouche.
alabéts, à-la-béts, labéts; adv. —
Alors, cette fois, à ce moment ; dès lors. V.
béts.

alabià ;
un

v.

—

Aplanir, unir

sol avec

un

rouleau,

alacà (Lom.).

C. alasà.
v. — Gauler,
Faire un lacà, une flaque ;
alacà.
alacà-s, se vautrer dans un lacà (G.).
alacade ; sf. — Flaque d'une certaine
—

alacà,-tà, lacà;
—

étendue.

alacade ; sf. — Coup de gaule ; gaulage,
alacarrà ; v. — Fréq. de alacà.
alacarrade ; sf. —
gaule.
alacàyre,-e; adj. et
qui gaule.
aladà.

—

s.

—

coup

de

Celui, celle

V. alasà.

à-là-dounc

(G.
donc, ainsi donc.

L.)

;

alamà
mer,

Grand

conj.

(G. et M' Big.) ; v.
mettre le feu, flamber.

—

—

Or,

or

Enflam¬

Syn. enlamà, eslamà.
alamàn, alemàn,-de; adj. et s. —
Allemand,-e ; est pris, parfois, pour a firnàn. V.

ce

m.

alambì,-bìc ;
alambrà (G.)

(de porte) (G.);

sm.

—

Battant

porte, de barrière ; est aussi employé
dans le sens de ouverture, entrée.
de

bel alan, la mai¬
large entrée ; qu'as
l'alàn dous mies bràssis, tu as (comme re¬
fuge) mes bras ouverts. V. alandà.
alanà, alaneà, alanegà, alanejà;
v.
Porter, avoir de la laine, une toi¬
son ; être laineux.
Lous agnéts qu'alanéjen, la toison des
agneaux est belle, elle croît ; aquét drap
qu'alanéje, ce drap est laineux.
alanà ; v. — Employé parfois avec le
sens
d'aplanir un terrain, comme le sont
ordinairement les landes (lane) ; d'ailleurs
dans les Pyrénées làna,-o,-e signifie plaine,
La

son

maysoun

a

une

qu'a

belle,

un

une

—

inculte

ou

cultivée.

alanade, alandade

; sf. — Etendue de
plaine, de landes. V. alandade,.
alandà ; v. — Ouvrir, ouvrir à deux
battants; déployer; alandà-s, s'ouvrir, tout
dire, au lig.
alandade ; sf. — Ouverture, entrée ;
étendue, espace. V. alàn et alanade.
Daban lou courrau qu'a ue grane alan¬
dade, devant l'enclos il y a une belle en¬
trée, une large avenue,
C. alanà (i).
alaneà.
alagòt,-o (B.-L.) ; s. — Caresse, mi¬
gnardise, cajolerie.
alangouri ; v. — Rendre languisssant ;
(ilangouri-s, tomber en lansueur, dépérir,
alangouride. — V. alanguide.
alangoutà (B.-L.) ; v. — Caresser, ca¬
joler.
alangui. — C. alangouri.
alanguide, alangouride ; sf. — Alanguissement, état de langueur.
alargà ; v. — Elargir, mettre au large ;
écarter; alargà-s, s'étendre dans ses pos¬
sessions, se mettre au large; se détendre,
prendre ses aises.
alargà ; v. — Lâcher, relâcher, déli¬
vrer, larguer. V. manda.
Alargà lou bestlà, lou câ, détacher ie
—

bétail, le chien.

alargade ; sf.

—

Mise en liberté ; le

lâcher.

alargamén

;

sm.

—

Elargissement,

délivrance.

Alambic,
Embraser, mettre
en
flammes ; alambrà-s, s'enflammer, au
prop. et au lig.
alamén (B.-L.) ; sm. — Manière, façon.
alamén,-to; adj. — Maniéré,-e; qui
fait des

alàn

ALARGUE-QUILIIÊT

—

sm.

—

; v.

—

façons, des manières.
Syn. fayçounoùs.
alamentejà ; v. — F.iire des façons; se
faire prier.
alampià (Lav.) ; v. — Attirer.

alargance ; sf. — Largesse ; mise
liberté, action de larguer. V. largancC.

en

alargì,-guì ; v. — Elargir, rendre plus
large; alargul-s, se mettre plus au large,
élargir son bien. V. alargà. On dit aussi
eslargui, eslarji.

alargue-quilhét ; loc. adv. — Se dit
dégourdi, actif, leste, toujours prêt.
Està d'alargue-quilhét, être actif; qu'a
las eûmes d'alargue-quilhét, il a de longues
jambes et il est agile, leste, déluré.
d'un

�ALAR!

—

ALEGRANCE

32

Alàri, Làri ; n. p. — llilairc.
(Sl-Lary), coin, des II.-P.
Alari, Alaric ; n. p. — Alaric.
L'ugau d'Alaric, VAlaric, le canal d'Alaric, en Bigorre ; il aurait été, dit-on, creusé
Srn Làri

sur

lia l'aie, ployer ses ailes,
parlant des oiseaux.

Alarme.
Cridà

l'alàrme, donner l'alarme.
alasà,-dà ; v.
Etendre, coucher, di¬
later ; rendre plat; alasà-s, se détendre,
prendre ses aises, s'étendre, se dilater.
La brume que s'alise, la brume s'étend,
alasade ; si. — Détente, moment de.
repos,
distraction ; action d'étendre, de

reposer

en

Hè aies,

faire des avances, flatter, cares¬
aquét àrbe qu'a hère d'ale, cet arbre
une ramure très large,

ser;
a

aleà ; v.

l'ordre d'un Alaric.

alarmà, eslarmà; v. — Alarmer;
alarrnà-s, s'alarmer.
alarmade; sf. — Alarme.
alarmadoù,-re ; adj. — Alarmiste.
alarmàn,-te; adj. — Alarmant,-e.
alàrme,-e ; eslàrme,-o (G.) ; s. —

se

Bouser.

—

aleade ; sf. — Mélange d'eau et de bou¬
se de vache dont on colmate l'aire à battre
les

grains

aire ainsi préparée.
— Fracture, perte d'un mem¬
bre ; accident, aventure désagréable.
alebà ; v. — Blesser, estropier; alebà-s,
alèb ;

se

;

sm.

blesser.

ale-bachà ;

v.

—

Baisser de l'aile; s'hu¬

milier.

—

dilater.

alatà, latà.
alatà ;

C. alacà.

—

Battre des ailes

dégour¬
dit de
l'oiseau qui bat des ailes sans quilter le
sol ; se détendre, se dilater, aspirer profon¬
dir

en

v.

—

remuant les

bras ;

; se

alatà-s,

se

dément.
L'eslasoû

s'alate, l'enflure s'étend,

que

gagne.

alatade ;

sf. — Coup d'aile ; action
gauler,
alatejà, aletejà ; v. — Agiter les ailes.

d'alatà et de
V.

alatà.

alaude,-se,

laudéte,-séte

;

sf.

—

Alouette. V. calandre.

à-làudos

(B.-L.)

;

loc. adv.

des cloches les neuf soirs
alauni ; v.

—

— Sonnerie
précédant Noël,

Rouir le lin, le chanvre,

alayà (B.-L.); v. — Etendre, coucher;
(dayà-se, s'étendre. V. ajassà, alasà.
alayàt,-ado (G.) ; adj. — Altéré,-e,
d'après Cénac-M.
alayerà (B.-L.) ; v. — Etendre avec le
fléau (layèt) ; alaye,rà-se, c. alayà-se, avec
une nuance: d'augmentation.
alaysà-s ; v. — Se mettre à l'aise,
prendre ses aises.
à-l'ayse ; loc. adv. — A l'aise.
Aquet qu'ey à l'ayse, celui-là est à l'aise,
dans l'aisance, il est. aisé; anà-n à-l'ayse,,
marcher, aller avec aisance; parlà à-l'ayse,
parler avec facilité ; dire des vérités banales.
albigés,-e ; s. — Albigeois,-e.
alcobe ; sf.

alcoubejà

—

;

v.

Alcove.
—
Paresser

au

lit;

ca-

gnarder.
aie ; sf.

—
Aile ; pan de vêtement ; ha
dit des plantes et des arbres qui
s'étendent, trop; ha Valéte, caresser; se dit
du coq qui poursuit la poule en traînant
l'aile; du galant qui fait le beau près de
sa belle ; du
papillon qui caresse la fleur ;

(de,

s"

alebàt,-bade
estropiât.
Ets alebàts d'et
les estropiais qui
neuf à

adj. et

;

s.

—

Blessé,-e,

Poun-nàu, les mendiants,

stationnaient sur le PontLourdes, les jours de marché.

alebàt, ale-bàt ; sm. — Gobe-mouches
(lilt. bat-de-l'aile). V. ala-bat.
ale-bàte ; v. — Battre des ailes, de
l'aile.

alebadure ; sf.

—

Fracture d'un

mem¬

bre. V. alèb.

alebri (Lav.) ; v. — Libérer ; expédier ;
soulager; alebri-se, se rendre libre, se dé¬
barrasser, se soulager,
alebòr.
alecà ;

—

V. alibòr.

Allécher.
alecàt,-ado (G.); adj. — Mignard, aux
petits soins ; prétentieux.
aledà, alenà, aletà, alentà ; v. —
Prendre haleine, respirer et aspirer.
aledade, alenade, alentade ; sf. —
Haleinée, bouffée ; respiration.
Goardà-s l'aledade, retenir la respiration;
que y ana d'w: aledade, il y alla tout d'une
v.

—

haleine.

aledadé; sm. — Soupirail, ouverture,
alée, aléje ; sf. — Allée d'un parc ou
jardin ; galerie à St-Pé-de-Bigorre. V. biè.
alegà ; v. — Avouer.
Que s'ey alegài, il a avoué. Y. lengà.
alegàn,-te ; adj. — Elégant,-e; poseur,
alegance ; sf. — Elégance ; pose, tenue
affectée.

alegnà (M®) ; v. — Faire des légnes
(bûches). Au fig. abîmer, battre et blesser
sérieusement.

alegnàt ; sm. — Coup de
violent et rude. V. alignât.
alegrà, alegri;

v.

—

bûche,

coup

Bendre allègre,

g.ii, réjouir.

alègramén ; adv. — Allègrement,
alègramén ; sm. — Qui met en allé¬
gresse ; qu'ey u alègramén de l'enténe.
c'est un plaisir de l'entendre.
alegrance ; sf. — Réjouissance, allé¬
gresse.

�33

ALEGRE

alègre,-e, lègre, alègri,-gre ; atlj.

—

.) oyeux-,eu.se, a Ilègre.

alegrìe, allegrie; sf. — Allégresse,
alejà; v. — Battre des ailos ; voler (lit.).
V. uletà, alebàte; alejà-s, s'étendre, rester
couché de tout son long. V. alasà-s.
aléje. — C. idée, allée, couloir.
alemàn,-de.

C. alamàn.

—

qu'un à coups de poings et de pieds.
alempià (G.); alimpià; v. — Rendre
net, clair, propre, passer à l'eau claire,
filtrer.

alén

(G.); alêne; sf.

—

Haleine, respi¬

ration. Y. alét.

alenà.

C. aledà,

respirer, souffler,
alengà ; v. — Commencer, mettre en
train, sur le métier. V. acapsà; faire parler
quelqu'un qui hésite; alengà-s, se décider
à parler.
alengade ; sf. — Action d" mettre en
—

train.

alengàt,-gade ; adj. •— Qui a la langue
bien pendue, qui sait parler ; bavard.
On dil aussi lengassàt, lengàt.
alengui. — C. alangui.
alentà (L.). — C. aledà.
alèp;-sm. -— Calomnie,
Ihe.bà (lover).
Lhcba û alèp, imaginer et
fausse nouvelle

en

vue

avec

le verbe

propager une

de nuire.

alèptes (R.-L.) ; sf. pl. — Injures.
Dans l'expr. cantà eres alèptes, chanter
pouilles, injurier.
alère ;
d'un
Las

sf.

—

Le

dessous de

la

saillie

loit.

alères, vide entre les chevrons,

d'eau.

alét,-e
sur

un

Ha

Valéte,

même habitat.
alertà ; v.

—

s.

—

Alerle; intcrj.

Alerte !

alesâ,-ne
alesà ;

v.

que).
alesàdje ;

; s.

■—

sm.

alesà-s ; v.

Alezan,-ne.

Aléser

—

—

(terme de mécani¬

Alesage.
Prendre du loisir (rad.

—

les£);
alésio

(B.-L). ; sf. — Planure, copeau
rabotage. On dit aussi mensounje.
alestrugà (B.-L.) ; v. — Ranger, met¬
tre en ordre. Syn. estrassa.

de

corps

penché

pencher

se

marchant,

en

C. aledà.

adj.

;

■—

—

S'ouvrir à

Qui

pousse

par¬

l'ha¬

Chibiu

aleiàyre, cheval poussif,
aletejà. — C. alatejà.
aletijà-se (B.-L.) ; v. — S'étendre, se
coucher, en parlant des bêtes. V. alhetigà-sj..
aletissà-se

(B.-L.) ; v. — Se dit du
quand la crème monte.
aletràt,-ade ; adj. — Qui a des lettres,

lait

leltré, instruit.

aleujà, aleujì, aleujeri; v. — Allé¬
aleujà-s, se justifier, se décharger
imputation.
alèujamén ; sm. ; aléujeride ; sf. —
Allégement,
aléujance ; sf. — Allégeance,
alèuje ; sf. — Allège, mur d'appui
d'une fenêtre; système pour
alléger, sou¬
tenir une partie d'un poids qui pèse sur.
alèuje, lèuje ; sf. — Liège,
aleujeri, aleuji; v. — V. aleujà.
aléyt (B.-L.) ; sf. — C. alét, haleine,
aleytà ; v. — Allaiter ; on dit plus com¬
munément du la poupe, ha poupà.
alfabét ; sm.
Alphabet,
algarade ; sf. — Algarade,
algarejà ; v. — Crier, gronder ; pous¬
ger;
d'une

-—

des clameurs.

algarejade.
algaréys
alh ; sm.

; sm.
■—

C. algarade, gronderie

—

Ail

;

pl. — Cris, clameurs,
(plante).

La tête ou bulbe se nomme cabòs, les
caïeux, pèrnes ou ascles; on dit parfois
aussi
Sâ

Alerter.

alèrte,-e; adj. et
—

—

aletàyre,-e

clameurs.

ale-rouy ; sm. — Ailo-rouge, espèce de
poisson du genre chevêne.
Il ressemble au cabàs, mais il a la tête
petile el sa chair est plus fine; ils ont le

le

a

leine.

dans les

deux bâtiments.

Qui

—

aletà-s, alatà-s ; v.
ler confidentiellement.

ser

entre

adj.

;

côté.

alèrgues (Os.) ; sf. pl. — Séparations
profondes et larges, sortes de meurtrières
murs

ALIÍ

alét; ahalét (L.) ; sf. — Haleine, res¬
piration, souffle. V. alén.
Gahà Valet, reprendre haleine; dat-me
a
alét d'aygue, donnez-moi une gorgée

aletà.

alemande ; sf. — Sorte de danse ; sorte
de scie à lame tournante; volée de coups.
Da-n ue idemande, faire « danser » quel¬

—

grà et cabosse.
coum
l'alh, sain, bon comme l'ail;
la plante, en effet, tient une place de choix
dans la
pharmacologie populaire où ' ses

qualités désinfectantes

sont

depuis

long¬

le donne surtout aux
enfants contre les vers intestinaux, la co¬
queluche, etc., sous la forme de croûtons
temps reconnues ;

frottés

ou

on

de bouillon où il est associé

au

thym, également désinfectant; sauce d'alh,
sauce
d'ail, dans l'Arm. signifie la sueur
du travail (la sueur, en effet, a une odeur
alliacée) ; en Arm. constà sàuço d'alh signi¬
fie coûter 1res cher; ad qu'ey l'alh, ici est
l'ail, le hic; (peut-être pourrait-on voir
dans ce commun-dire employé dans toute
3

�ALIIA

—

ALIGNAT

lu

Gascogne,

i't

devrait-on dire: acl

34

confusion du populaire
qu'ey l'ay; —• ay !
exclamation de douleur; il se peut qu'il
y ait aussi jeu de mots, calembour). On
entend encore dire : acl qu'ey l'alh,
si hase
la cébe, voici l'ail, disait l'oignon, et
que
l'on traduit: voici celui que l'on ne récla¬
mait pas, un fâcheux; d'aucuns traduisent
avec le sens : le
piment se moque du poi¬
vre ;
un prov.
français dit : la pelle se

alià

une

du fourgon.
alhà; v. — Piquer d'ail, assaisonner

dont

alhà ;

sm.

—

Plantation d'ail

ou

lilia-

cés.

alhade ; sf.
Aillée ; repas avec de
l'ail; réprimande; volée de coups.
Qu'a recebut ue boune alhade, il a reçu
une réprimande ou bien une solide correc¬
tion ; pagà Valhade, p.iyer les pots cassés.
alhadis, alharis,-se; adj. — Propice
à l'ail; qui a rapport à l'ail.
Terre alhadisse, sol propre à la culture
—

de l'ail.
alhàt ;
d'ail.

—

Morceau de viande

—

sens,

on

dit aussi

:

que

s'ahour-

que! (Os.), que las s'cspàlhe!
alhetàt, alheytàt,-tade; adj. — Ali¬
té,-e.
alhetigà-s (M4). — C. aletijà-se.
alhetigade (M'), sf. — Empreinte lais¬
sée par une personne, une bête qui s'est
couchée. V. ajasse.
alheytà. — C. alhetà, aliter et trier;
litière

au

bétail.

alhò (B.-L.) ; sm. — Plante voisine du
colchique : Crocus multijidus. Ram.
àlhos-gràssos (G.); sf. pl. — Alliaire
(plante).
Syn. alh-poàrrou..
alhoù,
alhoùs ;
alhoùn
(B.-L.) ;
alhoùns, alhùrs, aulhoù,-lhoùs ; adv.
Ailleurs. (Bien que couramment em¬
ployé, alhurs doit être considéré comme un
gallicisme).
alhoulhà (M'). — C. ajuloà, agenouil¬

—

ler.

alh-poùrrou ; sm. — Ail sauvage.
Syn. ulliét, àlhos gràssos.
alià; v. — Allier; alià-s, s'allier, s'asso¬
cier.

avec

l'aliadé.

dents

courtes

sm.

Allié,-e.

—

s.

—

Sorte de vaga¬

licite d'exisllandrin, insouciant,

sans

moyen

Ellébore,

—

alicates, aricates ; sf. pl. — Petites
pinces de métal.
alìcos, aricos (G.) ; sf. pl. — Débris,
brins; restes, reliefs.
alicòt (aie y côt) ; sm. — Plat
pré¬
paré avec des ailes, des cous et autres aba¬
tis

de volailles. C'est

des

grands
;

sf.
;

gourmand,

l'entrée

»

Graminée

—

chiendent. V.

alicoutè,-re
un

«

ordinaire

campagnards.

repas

alicoude ;

agroslis

alidà ;
alidà.

du

genre

agrarn.

—
Friand,-e d'alicòt;
délicat de bouche. On

s.

un

v.

—

Forme de aledà, dans le G.

Forme de

alisà, lisser,
— Caresser, frôler.
per lou parpalhù,
fleur caressée, frôlée par le papillon.
alienà ; v. — Aliéner, vendre ; alienà-s,
—

aliempejà (G.) ; v.
La flou aliempejade

Ail sauvage.

On l'appelle
poùrrou.
alhetà (M' et H. Big.) ; alheytà ; v. —
Aliter; faire un lit d'herbes, de paille en
les étendant; alheytà-s, s'aliter.
alhetà, alheytà ; v. — Faire un choix,
trier ; prendre une décision. V. elége.
Que s'alhéyte! Qu'il se décide, qu'il
prenne un parti, qu'il se débrouille. Dans

la

—

tence ; paresseux,

piqué

aussi alh

faire

à

briser les bilions.
Alliance, union ; bague

mariage.
aliàt,-de ; adj. et s.
alibàn, alimàn,-e ;

alibòr ;

Herser

sert pour

se

bond, individu

C. alhadis,-se.

—

alhét ; sm.

même

—

llerse

—

dit aussi licoutè.
sm.

alhè,-re.

le

on

; v.

sm.

aliance ; sf.
de

moque

d'ail.

(H.-Big.)

aliadé ;

la

s'aliéner.

alienàble,-e ; adj. — Aliénable,
alienacioû, alienamén ; s. — Aliéna¬
tion.

aliençà

; v.

—

Mettre ensemble, unir,

allier.

alifatà, aliflatà ; v.
Caresser, pren¬
le bon procédé ; enjôler.
aliflatùr,-e ; adj. — Celui, celle qui
—

dre par
caresse,

flatteur.

Syn. engalinàyre.
aligà ; v. — Couvrir de

vase,

de limon.

V. alim.

aligardoû

; sm.

Framboisier; fram¬

—

boise; framboisière.

aligàs (V. Bay.) ; sm. pl. — Marécages,
bourbier, terres riveraines des cours d'eaux
qui débordent habituellement. On dit aussi
igàs. V. saligà.
alignà ; v. — Aligner ; tringler une
pièce de bois; viser; alignà-s, s'aligner; se
mesurer, accepter le combat.
alignade ; sf. ; alignât ; sm. — Ran¬
gée, file.
alignamén ;
alignât; sm.

sm.
—

—

Alignement.

Coup porté d'une main

sûre.

Tirà, foule û alignai, frapper. Peut être
corruption de abignat, même sens, ou en¬
core d'aie g nat.

alignât,-ade ; adj.

—

Aligné,-e.

�ALIGUÈ

aliguè.

— V. aliijui.
■
alimbe (G.-M.) ; lim
Algue, varech, herbe aquatique,

alxm ;

alimàn.

—

alòt;
;

sm.

C. alibàn.

aloubatà, enloubatà;

(L.). — Forme de animau.
alimbòt (G.-M.) ; sm. — Touffe,
poi¬
gnée de varech.
alimén (t) ; sm. — Aliment,
alimentà ; v. — Alimenter ;
nlimentà-s,

s'alimenter.

—

Alimentation,

alimentari; adj. — Alimentaire,
alimpià. — C. alempià.

aliguè,-què, aligue,-que;

s.

—

méduser, jeter

aloubatade ;

alisà,-ssà,-soà ; v. — Lisser, rendre
caresser ; ironiquement,
rosser ; au
fig. flatter, cajoler; alissà-s, se lisser, en
parlant notamment d'un oiseau lissant ses
plumes ; rajuster sa toilette.
alisade ; sf.
Raie de nuage dans le
ciel, au lointain, indiquant que la pluie
lombe là, notamment par temps
d'orage.
aliscà (G.) ; v. — Lisser, unir, défrois¬
lisse ;

—

dit de même dans le G., alissoà.
alissà, lissà, eslissà; v. — Glisser;
alissà-s, se glisser; faire une glissade.
C. eslissade, mais
alissade, lissade.
; on

alit, lit (M') ; sf. — Avalanche.
Syn. aglout, eslur.
alitràt,-ade ; adj. — Eveillé,-e, vif.
Syn. escarr.ibelhat.
alitùt,-ude. — C. alirut.
aile (Ort.). -— Forme de arle, mite.
allegà ; v. — Alléguer,
allegacioû; sf. ■— Allégation,

aloegnà, esloegnà ; v. — Eloigner ;
aloegnà-s, s'éloigner.
allòre, (à l'òre), en-l'òre; ádv. —
Tantôt, bientôt, tout à l'heure.
Syn. Tout-are, adès, ballèu.
alòdje ; sf. — Logement, loge.
Syn. coulac.

—

—

aloubatàt,-tade ; adj. — Médusé, être
l'empire de quelqu'un. Le loup passe
pour avoir dans le regard un pouvoir fassous

cinateur.

aloubatit,-tide
loup ; méchant.

adj.

;

Affamé

—

comme

C. alougà.
aloudjà v.
Loger ; se mettre en
logement, aménager; aloudjà-s, s'installer
dans un logement.
alougà ; v.
Mettre en lieu en place,
réduire une fracture ;
alougà-s, s'arranger,
—

;

—

—

prendre sa place, son rang.
Alougà ue came (desalougade), remettre
en
place une jambe, la raccommoder, l'ar¬
ranger ; alougà las causes,
arranger les
affaires, les choses.

alougà-s

;

v.

Se marier,

—

se caser,

se

ranger.
V.

alougnà-s (II.-A.)

; v.

—

ajelhoà-s.
aloulà ;

v.

—

S'agenouiller.

Dodeliner ; endormir

en

berçant ; bercer.
aloùm,-e (v. les Land. et l'Arm.) ; s. —
Ormeau, orme.
Syn. oume, oulourn.
aloumbrà (Big. G.) ; v. — Mettre à
l'ombre, hors du soleil.
aloumè,-re ; adj. et s. — Bois d'ormes;
propice à l'orme.
Planisse aloumère, plateau où croît
l'or¬
me.

alouncà (M4 et Big.) ; aloungà ; v.
Allonger, prolonger, temporiser; metlre
l'eau dans le

vin, la

alouncade,-gade

—

moins usité,

—

sf.

batiis.

aloucà.

Alise;

use,-e.

alòse ; sf.

v.
Fasciner,
charme, égarer.
Quantité de lou-

comme un

un

espèce de saule, alisier ; sorbier à Salies.
alihèr,-re (M4) ; adj. — Farouche, fier,
superbe.
aliòs (L.) ; sm. — Espèce de
grès alios.
aliquè. —■ C. aliguè.
aliquè,-re; adj. •— Délicat, fine bou¬
che, gourmand,-e.
aliròt (B.-L.) ; sm. — Oiseau, de grande
envergure généralement.
aliròt; sm. — Aileron; les abatis de
volaille en général.
alirùt,-tùt,-ude ; adj. — Ailé,-e, qui a
de grandes ailes. On dit aussi ulàl.
alis,-so (Vers l'Arni.); adj. — Lisse;

ser

Espèce de thon,

—

aloubatà (M4) ; v. — (De loubat,
petite
meule de foin). Mettre en petites meules.

—

alimàut

alimentacioû ; sf.

sm.

ALOURDA

—

gée

; ce

—

de

sauce.

;

qu'on allonge

sf.

—

Partie allon¬

en une fois.

alouncadé,-gadé ;

Ce qui sert
sm.
allonger; qui peut être allongé, pro¬
longé; temporisation, échappatoire,

à

—

alouncamén,-gamén

;

sm.

—

Allon¬

gement, prolongement,

prolongation.
alouncàt,-gàt,-gade ; adj. — Allon¬
gé,-e, prolongé ; dilué.
Bî. alouncàt, vin où l'on a
ajouté de
l'eau; sauce aloungide, sauee claire, allon¬
gée.
alouncàyre,-gàyre,-e; adj. et s.
Celui, celle qui allonge: qui diffère, tempo¬
—

risateur;

mauvais

payeur.

alounguide (L.) ; sf.
Retard, retar¬
dement; allongement, prolongation; tergi¬
—

versation, détour.

Alose.

alourdà,-di;
se

souiller,

se

v.

salir.

—

Souiller; alourdà-s,

�ALOURDAT

—

36

AMAGADE

alourdàt,-dade ; ad,j. — Souillé,-e.
/Vèri alourdat, poupon souillé, cmbréné.
alourdi; v. — Alourdir; alourdi-s,
s'alourdir, devenir pesant; souiller. V.
alourdà.

alterà ;

v. — Altérer. V. assecalù.
altérât,-rade ; adj. — Altéré,-e.
altercacioû ; sf. — Altercation,
altéré ; sm. ■— Désir ardent, grand be¬

soin.

alternà ; v. — Alterner,
altisme ; sm. — Le Très Haut (vieux),
aluà (11. Big.) ; v. — Jeter, lancer. V.

aluside ;

sf. — Action de rendre lui¬
lueur.
alusioû, allusioû ; sf. — Allusion.

sant ;

alùt,-ude ; adj. — Qui
grandes ailes. V. alirul.

am ; sm. — Hameçon. On
l'influence du fr. anieçoû.

Syn.

amà,-re

;

adj.

Amer,-ère. Dans le
Big. 011 dit

—

G. et en quelques parties de la
aussi arnàre, ainàro, amàt,-ro.

risque de.

coup

d'œil.

V. ahoecade,

alucàlhj-gàlh ; sm. — Sonnerie de clo¬
quand on allume les cierges à l'église
et qui donne le dernier avertissement pour

che

à-mac

sm.

pl.

—

Brindilles

allume-feu.

Syn. pachoùs, taroussès (Big.).
alùco-hoécs; alucô-hour (G.); sm.
Dorycnie sous-frulescente, plante dont
on se sert pour allumer le feu.
aludà,-nà ; v. — Aluner, préparer les
peaux à l'alun.
alude, lude ; sf. — Basane; amadou.
V. esque, souréque.
aludè,-re; s. — Pot hors d'usage, boîle
où l'on conservait l'amadou qui servait à

—

allumer le feu.

aluje ; alue (L.) ; sf. — Partie de
champ en repos.
Syn. estibí, barèyl.
alujoà (Bar.) ; v. — Corrup. de ajulhoà,
agenouiller.
alùm, aluméte ; s. — Mèche soufrée
pour les fûts. ï.e mot, par ext., sert à dési¬
gner tout feu purificateur, un désinfectant,
alumà, alumnà ; v. — Soufrer un fût.
alumà.
Gallicisme de alugà.
aluméte; sf. — C. alùm; gall. de alu¬
quét, allumette.
—

alunà.

—

aluquét ;

G. aludà.
sm.

—

Allumette, allume-feu.

V. alucàlhs.

aluquét;

sm.

—

Tarier ordinaire (oi¬

seau)
aluràt,-ade ; adj. — Qui a de l'allure,
bonne façon.
alure, allure ; sf. — Allure,
alusenti ; v. — Rendre luisant, polir;
.

on

dit aussi alusi.

de

amacà

(Salies)

(G. M.)

; v.

amacà

de coups, geste

loc.

;

—

amucà-s, s'installer,

ser ;

prép.

—

Au

Arranger, dispo¬
mettre à l'aise.

se

Mal accoutrer, habil¬
de carnaval, masquer;
amucà-s, se masquer. V. amagà.
Ha en amacan, agir en se cachant, secrè¬
ler

(L.) ; v.
personnage

en

—

tement.

amacà-S ;

la rentrée.

alucàlhs,-gàlhs ;

sous

aimer.

alucà, alugà ; v. — Allumer ; ulucù-s,
s'enilammer, se monter la tête ; alugà de
sét, brûler de soif. (M').
alucade, alugade ; s. — Enflamme-

regard,

dit aussi,

Forme ancienne de aymà.

—

amàc ; sm. — Menace
de menacé; semblant.

lucade, lupade, guignade, sourdhade.
alucadis,-se ; adj. — Inflammable,

des ailes, de

aiiquéde.

anque,

amà ; v.

abrounci.

nient,

a

ces, «

—

ans

Décliner, perdre ses for¬
l'irréparable outrage ;

(Vient de mac, contusion, ma-

flétrir.

se

v.

subir des

chure).
amacà-s (Salies) ; v.
rapprocher ; s'assortir.
liens

malur,

lou

—

arrés

S'approcher,
nou

se

s'arnaque,

s'approche
(du malheureux) ; que-s soun beroy amacàts, ils se sont bien assortis (le couple).

dans

le malheur,

personne ne

amacourràt,-ade,-rrit,-ide ; adj. —en faux ménage ; tombé dans le
désordre, le vice, déchu. (Vient de màcou).
amadoà ; v. — Amadouer. V. amisAssocié,-e

tousà.

amadoù.

—

C.

aymadoù (vieux),

amagà ; v. — Menacer du poing ; bran¬
dir un objet dans un geste de menace.
amagà ; v. — Cacher, masquer, enve¬
lopper, serrer, réunir; amagà-s, se cacher,
se
dissimuler ; s'assortir, s'assembler, se
prend dans ce dernier sens en mauvaise
part.
(','est

amagà-s 11e s'emploie
signifier le cas d'une union
de peu, de mauvaise vie, de

ainsi

que

guère

que pour

entre

gens

vauriens.
De mag est probablement issu le terme de
magorre, macorre, qui désigne une matro¬
ne, une entremetteuse, une tenancière de
mauvais lieu. V. Sagorre e Magorre.

amagà, amaguilhà ; v. — Rassembler
poignées; raccommoder, arranger;
amugà-s, se ranger; se porter de côté, se
par

cacher.
de

amagade; sf. ; amagàt; sm. — Geste
menace ; action de ranger, de cacher.

�37

AMAGAT

amagàt,-gade ; adj. — Menacé, exposé
à; commode, rangé; prêt; à l'amagàt, en
cachette, clandestinement.
amagatère

; sf.
amagada.

tance. V.

—

Menace

sans

impor¬

amaguilhà ; v. —V. amagà.
L'ahà que s'ey tournât amaguilhà, l'affai¬
re s'est arrangée, il y a eu un arrangement.
amanoucà,-gnoucà ; v. — Mettre en
manoque, en petite poignée, soil des fleurs
sur
tige, soit autre chose. V. amougnoucà.
amalauti; y. — Rendre malade;
lauti-s, devenir, tomber malade.
amalautit,-tide
malade.

;

adj.

—

ama-

Qui est de¬

amantoulà ;

grand manteau
se

amalhà ;

v.

—

Réunir

des

mailles

échappées, remmailler; tricoter.
amali.
C. emmall, rendre mauvais,
—

méchant, irriter.

amaligà, à-mâ-ligà; v. — Lier dans
main, réunir en poignée, en faisceau,
amaligà-s; v. ■— S'irriter,
amandén; amandéne (G.); amanèyt (L.) ; sm. — Tout outil manié avec
la

les mains.

Syn. apè, atrune, uils.
amandéne; sm. — Encombre, embar¬
ras.

amanèch

(M1) ; sm. — Réglisse.
Syn. bagnèu, bonèch, cardine, regalissi.
amanédo (Lav.) ; sf. — Lieu ombragé.
V. amarèc.

se

amanejà-s ; v. — Faire vite un travail,
hâter, se dépêcher.
Syn. esdeburà-s; demenà-s (Big.)

amanèyt,-e (L.). —• C. amandén.
amanicle (G.-M.) ; manicle ; sf.
Mécanique, machine, engin.

—

amantà ;

v. — Couvrir, recouvrir, com¬
envelopper d'une mante; abriter,
chausser la vigne; amantà-s, se couvrir,

bler;

s'abriter.
Si plau, h.è-t amantà, s'il pleut fais-toi
couvrir; amante lou nén au brès, couvre,

la

au petit
au berceau ;
la semiade, nous allons
recouvrir le semis, les grains semés.
amantade ; sf. — Couverture ; couche
superficielle.
Ue amantade de hems, une couverture de
fumier ; ue amantade de néu, une couche
de neige.
amantadé,-re ; s. — Couverture de
lit, couverture blanche qu'on met sur les

mets

couverture

que' bam amantà

bœufs.

Syn. Iheytère, abrigue.

AMARUM

v.
— . Envelopper
d'un
amantoulà-s, s'envelopper,

;

couvrir.

Syn. agouloupà.
amanudà (Os.); amenudà; v. — Ar¬
ranger avec soin,
amarà ; v. — Inonder, délayer.
Amarà la paste., faire absorber l'eau à la
farine (jre opération); désamarà la paste,
lui faire absorber de l'eau froide à la suite

la rendre plus molle, plus liante; y
le levain (?.e opération précédant la
fermentation). Dans le G. amarà s'applique
en même temps au
mélange et au pétris¬
pour
mêler

sage.

On dit

venu,^

amalaysè ; sm. — Malaise, gêne,
à-male-ayse ; loc. adv. — Mal à l'aise,
à-male-jéne ; loc. adv. — Très gêné,
embarrassé (litt. à mauvaise gêne).

—

avec

amarà

le même

(boni.)

; v.

sens
—

désamarà.

Orner, embellir,

fleurir.

amarcadà-s,-di-s ; v. — S'installer sur
place du marché.
amarcadi (Lav.) ; v. — Entrer en mar¬
ché ; baisser de prix.
amare ; sf. — Picris (plante).
amàre,-e ; amarèu (G. et Big.). —
C. amà, amer.
amarè, amaredà ; sm. — Terrain sans
soleil, acide, peu fertile. N. d. p. Amaré,
la

Damaré.
En H. A.

on

dit aussi amarédo ;

sf.

amarè,-ésse, amaroù; sf. — Amer¬
tume; chagrin.
amarèc (B.-L.) ; adj. m. — (Lieu) hu¬
mide ;

ombreux.
Syn. amanédo.
amarédo.

amerejà

—

V. amarè.

Avoir de l'amertume,
(B.-L.) ; sm. — Légère se¬
cousse sismique.
amarejàn,-te ; adj. — Qui a le goût
; v.

—

amarélh

amer.

amaroù; sf. — C. amarè, amertume.
amaroùs,-e; adj. — Amer,-e; âpre; de
mauvais goût.
amarousse ; sf. — Camomille sauvage ;
le coquelicot avant qu'il n'ait fleuri.
amarrà ; v. — Ramasser, accumuler,
entasser ; économiser ; amarrer.
amarràdje ; sm. — Ce qu'on accu¬
mule ; amarraje.
amarradéro (Lav.) ; sf. — Ravine ser¬
vant de glissoire pour le bois.
amarradoù,-re; adj. — Apre au gain,
amasseur, économe avec excès.
amarroucà ; v. — Entasser. V. amassoucà.

amarroùso (Lav.) ; sf.

—

Chemin

en

zig-zag.
amartòts ;
pas

sm. pl. — Noix qui ne sont
mûres, qui sont, par conséquent, amè-

res.

amarùm ;

sm,

—

C, amarè, amertume.

�AMAS

AMBICIOU

—

amàs ;

sm,

38

Amas; abcès,
(Lav.) ; sm. — Construc¬

—

amasamén

tion, bâtiment.
amascà ;

amacà (Lav.)

v.

;

Affu¬

—

bler, masquer.
amassà ;

v.

Amasser,

-—

ramasser,

réu¬

nir ensemble; accumuler; gagner
(faim,
soif, etc.) ; recueillir ; mendier.
Que-s soun amassats oun ère dit, ils se

réunis

sont

à

l'endroit

désigné;

amassa

castagnes, ramasser des châtaignes; amassà
dinès, accumuler de l'argent, économiser;
amassà hàrni, gagner de la faim ; amassa
û aretàdje, recueillir un héritage ; am.issà-s'en, mendier.
Amassà-s, se réunir, s'assembler, se ras¬
sembler; vivre ensemble. Peut se prendre
en
mauvaise part, quand il s'agit, par
exemple, d'un faux ménage, de gens de
mauvais aloi.

amassade; sf. —■ Assemblée, réunion.
amassadé,-re ; adj. — Qui peut, doit
être cueilli, récolté, ramassé.
Lou milh qu'ey am.-tssade, le millet est
mur, prêt pour la récolte.
amassadis ; sm.
Ramassis; gens de
—

mauvais aloi.

Syn. atrassadls.
amassadoù,-re ; adj.
économe ; avare ; quêteur.
amassàn,-te ; adj. et s.

amatà-S ; v.
Se tapir,
petit, se cacher. V. amigà-s.
amatachà, amatatchà;
en

sm.

Amasseur,

—

Qui entasse,

l'épargne,

;

S'emploie aussi avec le sens
amassade, mais diminué ; petit groupe.
Despéne l'amassat, dépenser les écono¬

mies.

amassât,-sade; adj. — Enfant aban¬
eampich, espitalét.

donné et recueilli. V.
amasse

sf.

;

Récolte

—

amasse

;

de

la

résine

adv.

—

Ensem¬

Que-n barri amasse, nous partons, nous
cheminons ensemble; omis e hemnes amas¬
se, hommes et femmes ensemble, mêlés.
amassilhe ; sf. — C. amassade. Ce mol
peut, selon la phrase où il est employé,
avoir le sens péjoratif ou être un diminutif
clc amassade.

Triste amassilhe!
soun,

aquiu,

petit

groupe.

Déplorable union! Que
amassilhe, ils sont, là, un

ue

En Lav. c'est le

tiers.

amassoucà ;

mariage entre deux héri-

v.

Agglomérer, entas¬

•—

v.

—

avec

amatulhà ;

tulh;
L'an

v.

amatulhàt,

—

amastoucàt,-cade
fait,

sans

;

Entas¬

un

l'a éeïasé

oh

fût de bois

Syn. massadé.
amautà (M4)

sous

les

adj.

—

Travail

amatà-S ; v.
(De matà, tuer, abattre"),
s'anéanlir, perdre (G.).

ou avec

des douves

; v.

Réunir, rassembler

—

le bétail notamment; le terme est rarement

employé s'il s'agit de
amayà (Lom.) ; v.

gens.
—

Conslruire,

arran¬

bâtir.

ger,

amayencà ; v. — Donner aux vignes
les façons, les soins de printemps, du mois

de mai

(mov). V. esmayeneà.
Lnv., acclimater; à Rarèges, exécuter

un

travail difficilement et mal.

amaynà

;

ameynà (Bay. et L.)

; v.

—

Orienter, diriger, conduire, mettre dans la
direction ; amener ; amaynà-s, s'orienter, se

fixer

une

direction.

amaynadà, maynadà; v.
Enfan¬
ter ; amaynadà-s, avoir des cnf:ints.
amaynadàt,-ade ; adj. — Qui a des
—

enfants.

Qu'ey maridàt e amaynadàt,
père de famille.
amaynadit,-e ; adj. — Qui
fant, malgré l'âge; tombé en
amayrà, amayri ; v. —

il est marié

et

amayrit,

Chose mal faite.

soin.
•—

Vainú-

et cerclée.

amastoucà, mastoucà ; v.
ser; mal faire, bâcler (un travail).
mal

avec

àmàubè (ft.-L) ; amauguè (M4); sm.
Outre, sac fait avec la peau tannée
d'une brebis et qui sert de baratte ; baratte

petit à nourrir à

—

Emotler

■—

coups.

sienne.

sm.

les coups,

sous

de coups.

rouer

ser.

amastoucadis ;

Ecraser

la

matuque. (masse).
amatùlh; matùlh,-o (G.); s. — Emotloir, soile de râteau pour briser les mottes.
Sryn. matuque.

En

(à-masse)

vite et mal. V. atrassà.

amatucà ;
comme

dans les Landes.
ble. On dit aussi amassi's.

Mettre

—

masser

faite dans
—

les économies.
de

—

—-

Tîccucil

•—

v.

tas.

en

amatià, amaytià; v. — Etre rnalinâl ;
amaylià-s, se lever matitl.
amatigà ; V. — Calmer, apaiser ; amatigà'S, se Calmer.
La caloà que s'ey amatigade, la chaleur
s'est apaisée; amatigà ue mounture, dresser
une monture :
prend parfois le sens péjo¬
ratif : la douloà que l'amaligue, la douleur
l'abat, le laisse sans forces,
amatigade; sf. — Apaisement,
amatrassà, amatrassià; v.
Ra¬

avare.

amassât;

paquet,

faire tout

se

—

une

autre

sa

Donner

mère que

enmayrit,-ride

Enfant qui suit toujours

est très

;

amatià.

—-

un

'a

adj.

mère et veut

toujours être dans ses bras.
amaytià (v. la Rig. et l'Arm.).
ambicioû ; sf,

en.

enfance.

Ambition.

—

0,

�39

AMBICIOUNA

ambiciounà ;

v.

ambicioùs,-se

—

amemourià-s ;

Ambitionner.

adj.

;

■—

Ambitieux,-

souvenir.

Ambitieuse¬

mémoire.

tieuse.

amemouriàt,-ade

ambiciousaméll ; adv.

—

ment.

sf. — Foie et
d'agneau de boucherie,

poumons

ambounic (L.) ; amounìc ; amounilh
; sm.

Nombril.

—

Svn. melic, oumbric, lournbrilh.

ambrade (N.

0. des L.)

sf.

;

circonstance.
Aceste ambrada, cette fois; en

brade,

telle circonstance. V.

en

ambrée,-éque
prompt

—

Fois,
am¬

cop.

adj. — Rapide; vif;
raide, abrupte ; susceptible, iras¬

;

;

ardent; û pic am¬
pic raide, abrupte; òmi ambrée,
homme susceptible; méchant, dur; la bile
qu'ey ambréque, la vie est difficile, pénible.
ambriu,-ibe ; adj.
Fringant,-e, vif.
—

se

dit d'un cheval

sur

l'oreille. V.

ambulàn,-te; adj. et s. — Ambu¬
lant,-e ; employé de la régie, des postes,
ambure, lambure; sf. — Asphodèle.
Syn. Pourrét de câ, poireau de chien, pô
saubàdje, poire ni sauvage; aubòs (Big.).
C. amne, âme.
ame, amme.
amechà, ametchà; v.
Apprivoiser;
amechà-s, s'apprivoiser.
—

amechà;

v.

—

Mécher, passer les fûts

la mcche de soufre.

amechadé,-re ; adj. — Propre à s'ap¬
privoiser.
amechàt,-chade ; adj. — Eméthé,-e,
un
p"ii pris de vin ; méché, on parlant
d'une futaille.

amèche,-e; adj. — Apprivoisé,-e.
Gouyate amèche, fille facile. V. amigaIhàt.

amedà ; ametà (Bar.") ; v.

—

Mettre

en

(médes), le foin fauché,
amedàdje ; sm. — Mise en médes.
amedoulìt,-o (B. L.) ; adj. — Peureux,euse. (Rad.
mét.).
amelà, ameleà, amelleà, melà; v.
tas

Faire

du

amelè,
—

miel ;

fournir

du miel

amenci.

—

Amande, fruit

amelhourà, amelhurà, amielhurà;
Améliorer.

amelhurance ; sf. — Amélioration.
amèlle.
C. amèle.
—

—

amelleà.

amelloû ;

C. amelè.

—

C. ameleà.

sm.

—

Amande. V. amèle.

Forme de aminci.

v.

—

—

diminution.
amendrissimén ;

sm.

—

Amoindrisse¬

ment.

amenigà (Lav.) ; v. — Rendre délicat ;
gâter par trop de soins.
Syn. bicià, embesiadà.
amenousà ; v. — Choyer ; soigner avec
délicatesse.

amenudà,-sà, menudà;

v.

—

Ame¬

nuiser ; couper en morceaux menus ; dimi¬
nuer.

V. amanudà.

amenudàt,-dade ; adj. — Amenuisé,-e,
diminué, réduit ; coupé, taillé en petites
parts.
Pourcioûs

amenudades, portions réduites,
ameràt, ameràc (M4); sm. — Pâte,
bouillie pour les porcs.
americà,-ane ; adj. et s. — Améri¬
cain,-e.
Amérique; n. p. — Amérique. S'em¬
ploie souvent au pl.
Qu'ey partit ta las Amériques, il est parti
pour les Amériques ; n'a pas besougn d'anà
ta l'Amérique, il n'a pas besoin d'aller en
Amérique, il est assez riche; las Amériques
que soun pertout, on peut faire fortune où
que ce soit (die.),
amermà ; v. — C. amendri.
amermamén ;
sm.
—
Diminution;
reste

d'un

compte.

amermàt ;

de l'amandier.

amellè.

—

Amoindrir, diminuer;
amendrl-s, s'amoindrir; s'humilier.
amendride ; sf.
Amoindrissement,

aux

amellè, melè; menlè (G.);

—

un.

amendri ;

Amandier.

amèle, amèlle; sf.

—

de la

—

essaims ; récolter des amandes.

v.

a

(en) ; loc. adv. — En amitié
(vieux).
ameilà, amià; v.
Amener. (Ame'nà
s'entend en As. et dans l'est de la Big.
mais amià est plus usité).

—

sm.

adj. —Qui

se

amèn

aurèc.

-—

rappeler,

arrivera, si, du moins, il ne s'arrête pas;
&lt;)ue y èren touts à méns û, ils y étaient

un

éveillé;

à

;

Se

(Big. L. G.) ; à méns, à
A moins, excepté,
prép.
sinon, à l'exception.
A méns que pàgue, arré à ha, à moins
qu'il paie, sinon, il n'y a rien à faire ;
qu'arribarà, à méns nou s'estàngue, il
ménch ; loc.

tous sauf

tau

cible.
Hoée ambrée, feu vif,

brée,

—

a-mén

ambote (L.) ;

(Al.)

v.

AMESTIA

—

sm.

—

Reliquat d'un comp¬

te.

Pagà, l'amermat, payer l'arriéré,
amermàt,-made ; adj. — Diminué,-c.
ameròt (B.-L.). — C. ameràc.
ameroutà (Big.) ; v. — Donner l'ameròt, nourrir avec ; cuisiner malproprement,
amerutà (B.-L.). — C. amenudà.
amestià (B.-L.) ; v. — Domestiquer les
animaux ; rendre docile, apprivoiser.
Syn. amechà.

�AÌMESTURA

—

amesturà

AMOU

(Mk) ; v.
Apprêter les ali¬
grossière façon ; les donner mal¬
proprement. (Had. mesture).
—

ments de

ametchà.
amètche.

—

G. amechà, umestià.

•—

G. amèche.

à-méy (M4 L.) ; adv. — De même, de
plus ; aussi ; ensuite, et puis.
ami; sm. — Ammi, plante ombellifèrc
ressemblant à la carotte. En quelques lieux
de l'E. du G. 011 l'appelle apifol.
amià, mià ; v. — Amener, mener, con¬
duire; faire venir; amià-s, venir.
Qu'arniabe gran trune, il menait grand
tapage.
amiàble (à 1') ; loc. — A l'amiable,
amiablamén ; sm. — Amiablement.

amic,-igue ; s. — Ami,-e. O11 emploie
souvent mic, migue.
Amies courir
peroles, en bons amis;
amies cuum car e ungles, amis comme la
chair et l'ongle; que bau mey u amie que
dè.ts paréns, mieux vaut un ami que dix
parents (Dict.).
amigablamén ; adv. — Amiablement.
amigalhà; amirgalhà (G.); v. — Ca¬
resser,
amadouer; amigalhà-s,
devenir
ami de; amadouer.
sf. pl.; amigalhét; sm.
Tendresse, amitié, caresses.
amigalhàt,-ade ; adj. — Apprivoisé,-e.
Y. amistousàt, amechàt.
amigance ; sf. — Accord amiable; amigances, marques d'amitié.
amigà-s ; v. — Se réconcilier, redeve¬

amis;

se

faire

amigalhes

un

;

—

nir amis.

amigàs

; sm. — Terme familier, aug¬
de ami. On donne parfois le
surnom de Migas, qui sert de prénom, à
un fils cadet.
mentatif

amignounà ; v. — Enjoliver, parer,
rendre mignon.
amigoutà. — C. amigalhà.
amilhà (Buy.) ; v. — Appeler, héler. V.
alìupà. C. amigalhà.
aminci; v. — Amincir, émincer; amin¬
cis, se faire mince, petit comme pour tra¬
verser un passage étroit.
Syn. aprimà.
amincimén ; sm.
Amincissement
amincit,-cide ; adj. — Aminci,-e;
—

émincé.

aminjà, à-minjà ; sm. — Nourriture
bétail, afenage.
Da l'aminjà, affener. V. estram.
aminouchà (Lav.) ; v. — Caresser, faire

40

amiràble,-e, amiradiu,-ibe
amiracioû ; sf.

gâter,
aminouchade ; sf. — Caresse, cajolerie,
amirà ; v. — Admirer, regarder longue¬
ment ; amirà-s, s'admirer, se regarder dans
un
miroir avec complaisance.
amirablamén ; adv,
—Admirable¬
ment,

adj.

—

Admiration.

—

amiradé,-re;

adj.

—

Qui est digne

d'admiration.

amirade ; sf.

— Regard, plutôt admiraoculaire.
amiradoù,-re ; s. — Admirateur,-trice.
amiradiu,-ibe ; adj. — Admiratif,-ive.

tif ; examen

amiràu ;

adj. des
plus ancien et

mais

a g. — G. amiràblç
peu employé aujour¬

d'hui.

amiràu; sm. — Amiral,
amiroà, armiroà ; v. — Environner,
entourer, envelopper ; roder, tourner au¬
tour.

amiroàt,-ade ; adj. —- Environné.
Amiroat d'enemics, environné d'enneamistadoùs, amistoùs,-e; adj. —
Aimable, affectueux,
amistadousamén, amistousamén ;
adv.
Amicalement, aimablement, affec¬
—

tueusement,

amistance ; sf.

—

amistàt ; sf.

Amitié.

—

Amitié,

Ligà las amislàts, sceller l'amitié de deux
plusieurs personnes,
amistoà (G.). — C. amislousà.

ou

amistousà ; v.

affectueux

cieux,

Rendre aimable, gra¬

.—

allécher,

apprivoiser ;
amigulha ;
amistousà-s, s'amadouer, s'apprivoiser.
Amistousà-s quauqu'û, se rendre quel¬
qu'un favorable.
faire l'amistous

;

même

:

amistousè ; sf.

sens

que

Amitié tendre, affec¬

—

tion.

amistousejà ; v. — Caresser, donner
marques d'alïection ; flatter aimable¬

des

ment.

amistòy,-e; adj.

—

Galant, aimable;

amant,-e.

L'amistoy

e

l'amistoye, les

amoureux,

les

fiancés.

sf.

amne;

Aine.

—

L'arnne dou còs! L'âme du
ment
couru

particulier
las

corps! Jure¬
Landes. Demourà
l'espurgàtôri, attendre
les âmes du purga¬

aux

de

amnes

patiemment,

comme

toire.

amoblamén ;

du

des chateries

;

Admirable,

amorce

; sf.

sm.

■—

amoù ; s. des 2 g.
tendresse.

:

—

Ameublement,

Amorce.
—

Amour, affection,

Ha l'amoù, courtiser ; ha l'amoù à, dési¬
pas perdre de vue ; lou gît que hè
l'amoù à la coustéte, le chat ne perd pas
vue
la
eôlelette ; mau d'amoù, mal
rer, ne

de

d'amour,

langueur érolique ; per amoù,
(devenu prarnoà, permoà, v. c. m.), à
cause, parce que ; mey tire amoù que câble,

�41

AMOUBLA

l'amour est

plus fort qu'un cable (dict.) ;
cl'utnoà, se dit des bûtes en feu; ubé
amoù, se dit d'une vache qui donne beau¬
coup de lait. Confronter avec lamoù.
està

amoublà ;

v.

Ameubler

—

;

ameublir

amoublà-s, se meubler.
amoublamén, amoblamén;
Ameublement ; amcublissement.
amoubli ;

v.

;

—

amouderà ; v. — Modérer, calmer. Se
dit, mais à tort, pour amoudì. V. c. m. ;
amouderà-s, se modérer, se calmer, s'apai¬
ser.

Amoudi la

— Amollir.
poste, amollir la pâte,

v.

amoudissà ;

v. — Fréq. de amoudi.
(B.-L.) ; sm. — Lessive où
l'on plonge les peaux de mouton ou de
chèvre pour les dépouiller de leur poil
quand on veut faire un amaubè. V. c. m.

amoudìs

amoufli ;

v.
—
Amollir, rendre une
élastique, moelleuse (moufle) : un
édredon, une couverture.
amougnacà, amougnoucà ; v. —
Mettre en mougnoc, c'est-à-dire en pelote,
en boule,
sans ordre, masser, chiffonner cl
friper; entasser malproprement; coudre,
ravauder, en mettant les points les uns sur
les autres, en mougnoc. V. agnoucà.
amougnacadìs,
amougnoucadìs,cade ; adj. — Qui est amougnoucàt ; action
d'amougnoucà.
amoulà ; v. — Mettre en meules ; entas¬
ser, empiler.
amoulhèc, amulhèc; sm. — Repas de
relevailles de la moulhè (épouse).
amoulhèrà ; v.
—
Prendre femme
(moulhè) ; amoulherà-s, se marier.

chose

amouliàn,-én,-te ; adj.
amoulì, amoulousi;

—

v.

Emollient,-e.
—
Amollir.

V. amoudi,

amoullà, moullà
•

; v.

amoulumén

(G.-L.).

amounacà ;

v.

—

—

—

Mouler,

V. emoulumén.

Couvrir, envelopper

la

tête soit, d'un capuce, soit de tout autre
draperie ; amounacà-s, s'envelopper la tète
entièrement. Y. mounaque.

amounedà ;
naie ;

Pourvoir en mon¬
donner de l'argent ; amounedà-s, se
v.

—

pourvoir de monniie.
Que l'a calut amounedà, il

a

fallu qu'il

paye.

amouninà-s ;

mounine,

pour

«

v.

;

adj.

—

— Garder les bestiaux
amountagnà-s, partir

amountagnade ; sf. — Temps que
bétail passe en montagne, l'été,

le

(R.-L.) ; v. — Amonceler,
amoùr, amoùrrou, amoùrre,-e ; adj.
Engourdi,-e par le froid, gourd; gelé;
qui a le vertige, la tète « qui tourne » ; le
tournis pour les ovins.
Abé tous dits amours, avoir les doigts
gourds ; este amoùrrou, avoir le vertige.
amourà (G.). — C. amourejà; se dit
surtout en parlant des oiseaux.
amouràdo (G.) ; s. — Saison d'amour
pour les oiseaux,
amourçà ; v. — Amorcer,
amourçàdje ; sm. :— Amorçage,
amoure ; amouro-sègo (Lav.) ; sf.
Mûre, fruit de la ronce.
Syn. mouràno, '(Rig.).
amourè ; sm. — Ronce.
Syn. arrouméc, 'sègue.
amourè; sm. — Mûrier; nom d'un
oiseau, le mûrier. V. mourè.
amourejà; v. — Faire l'amour, cour¬
tiser ; être amoureux ; énamourer.
amourejà ; v. — Cueillir des mûres,
amourétes; sf. pl. — Amourette;
et passager; s'emploie ordi¬
amour faible
nairement au pluriel.
amourgachà ; v. — Prendre avec la
mourgache. (V. c. m.); pincer.
amouroÙS,-e ; .adj.
Amoureux,—
amant,-e.

ciise;

amourousà.

Pourvu,-e

en

C.

—

amourejà;

amou-

rousà-s, s'amouracher, s'énamourer.
amourousamén ;

adv.

Amoureuse¬

—

ment.

amourousè ;
mal

sm.

d'amour, mais

Légère passion,

—

avec

de
le ton ba¬

nuance

une

légèreté; s'emploie, surtout,

sur

din. V. amàurousle.
Acà n'ey qu'amourousè,

cet amour n'est
s:'rieux, profond,
amourousejà ; v. — Faire l'amoureux,
amourousì, amourtousi; v. — Cal¬
mer une douleur physique en frottant dou¬
cement, engourdir le mal.
amourousie ; sf. — Mal d'amour, pas¬
pas

sion

amoureuse.

amourrà-s (G.

Big.)

face contre terre ; se

figure).
amoùrre,-e ;
gourdi.

; v.

—

Tomber la

prosterner. (Vient de

mourre,

amourrè ;

amounedàt,-ade
argent, riche.
la

montagne;
la montagne.

—

amouchoucà, amoutchoucà, amougnoucà ; v. — Diminuer le volume, la
grandeur d'une chose en la compressant;
amoutchoucà-s, se tapir ; se presser en se
froissant, en parlant d'une étoffe.

amoudi;

; v.

la

amountounà

sm.

Ameublir,

—

amountagnà
sur

AMOURRETAT

—

adj.

—

C.

amour,

en¬

—
Engourdissement,
vertige qui prédispose à

sm.

étourdissement,
tomber.

—

la cuite

»

S'enivrer, prendre
(v. la Big. et le G.)

amourretàt ;
des ovins),

sf.

—

Tournis (maladie

�AMOURRI

AN

—

amourrì ;

v.

42

Engourdir, étourdir;

—

donner le tournis.

amourriu,-ribe

;

adj.

—

Bête qui

Etre

en

crise de tour¬

tournis.

amourroà ;

v.

—

a

le

nis.

amourroadis ;

sm.

Engourdisse¬

—

ment du tournis.

amplificacioû ; sf.
amplitùt,-tude ; sf.

—

étendue.

amploù ; sf.
L'amplou de
voix qui s'étend
plou, il

a

Ampleur, largeur.
bouts, l'ampleur de la

—

lu
;

appelé

Amplification,
—
Amplitude,

qu'a cridat dab tan d'arnavec une telle

ampleur de

son...

amoùrrou,-rre ; adj. — C. amour.
amourtalhà (Lav.) ; v. — Préparer !e

ampoure (Lav.)
pin; hippomane.

amourterà ;

amuchà, muchà; v.
Montrer, indi¬
quer, enseigner ; amuchà-s,
se montrer,

lit mortuaire.

Fournir, garnir do
mortier ; épaissir un fricot.
amourti ; v. •— Amortir, éteindre le
feu, la flamme; calmer; amouril-s, s'amor¬
tir, s'éteindre.
v.

amourtousi ;

—

v.

—

Amortir, diminuer,

apaiser, engourdir.
Mail

amourtousit, mal, douleur calmés;

qu'è.y Jous dits umourtousits, j'ai les doigts
gourds ; /ou patac que l'amourtousi, le coup
l'engourdit.
amouscarà (B.-L.) ; v. — Protéger

contre

les mouches, les chasser.

Syn. esmouscalhà.
amoussà,-lhà (Lav.)
entre ses

bras,

ses

; v.

—

Etreindre

mains.

amoussecà,-gà ; amoussigà (G.);
moussegà ; v. — Mâcher, mordre ; cou¬
per en morceaux (moussècs).
amoùstà (Azun) ; sf. — Contenu des
deux mains réunies en forme de bol ; join-

amublà.

—

;

sf.

—

Résine de

sa¬

C. amoublà.
—

s'afficher.
Amuchà las litres,
amuchà

apprendre l'alphabet

;

d'òsle, montrer visage d'hôte,
accueillant; mau-amuchà, enseigner le mal;
nmuche! Fais voir! Amuche-l, montre-toi.
care

amuchàt,-ade, (plâ, màu) ; adj. —
fBien, mal) appris, élevé.
amudi ; .amugui (L.) ; esmudi; v. —
Rendre muet, réduire au silence; stupéfier;
amudl-s, se réduire au silence,
amulhèc ; sm. — Y. amoiilhèc.
amurralhà ; amurrerà (Lav.) ; v. —
Faire du mur de clôture, clore de murs; au
fig. entasser des choses comme des pierres
d'un

mur.

amurtri ;

v.

•—

Tu"r.

amusà, abusà; v.
tir; nmusà-s, s'amuser,
traire.

—

se

Amuser, diver¬

divertir,

se

dis¬

muser.

Syn. deberti.

tée.

Syn. junte, moùsta.
amoustoulhà,-lhoà, amoustroulhà ;
v.
Froisser, plier mal, chiffonner; pélhc
—

arnoustroulhad?,

robe

froissée, chiffonnée
été pliée avec soin.

pour n'avoir pas
amoustoulhadis ;

sm.

—

Choses frois¬

sées, chiffonnées.

amoustroulhadoù,-re, amoustroulhàyre,-lhoàyre,-e ; s. — Chiffonneur,
ncuse ; ouvrier, ouvrière
peu soigneux.
amoutelà ;

v.

—

Mettre

en

mottes ;

en bottes du fourrage.
amoutelàt,-lade ; adj. — Qui est en
mottes ; qui s'est aggloméré.
amòy,-e (Bay. Ort. et L.) ; adj. — Com¬
mode, nisé,-e. Tnterj. amòy! tout va bien.
ampe ; sf. — Petit lard. Dim. ampéle,
sf.
ampòt, sm. On dit aussi hampe.
ampè, empè ; sm. — Partie du bas qui
enveloppe le pied.
ampès ; sm. pl. — Bas de laine tricotés
pur les bergers.
amplamén, amplemén ; adv. — Am¬
plement, longuement.
àmple,-e ; adj. — Ample, large.
lie pélhc ample, une robe
ample; ht à
l'ample e au forge, y aller largement.

mettre

—

amplificà

; v.

—

Amplifier.

amusade ;

sf.

—

Amusement,

perdu, retard.
amusamén ; sm.

•—

temps

Amusement.

Syn. debertissance.
amusàn,-te ; adj. — Amusant,-e.
amusàyre,-re ; adj. et s. — Amuseur,
divertissant,-e.
amustrà (As.) ; v. — Montrer. V. amu¬
chà.
an, ànde, an-de (G.) ; prép. — Avec,
ensemble, pour.
Ande lou Jan, avec Jean; qu'an
benùt
àndr-u hilh, ils ont vendu pour le
compte
du fils; an-d'et, avec lui.
à-n (G.); prép. — A. pour; forme
parti¬
culière au G. et à la Big. (Rustan) où n
tient lieu de en et vient appuyer à.
L'at digouy à-n et, je le lui dis à lui.
V. ad.

Année; augàn, cette année
an, l'an passé; û d'aquéstes ans, un an rapproché avant ou après ;
l'an de la gratère, une date hypothétique;
paga an per an, payer annuellement. Les
grands événements sont marqués p ir an;
l'an de l'aygàt, de la hàmi, de la guerre:
l'an de l'inondation, de la disette, de la
an; sm.

—

présente; l'aùte.

guerre.

C'ip d'an, le bout de l'an, le Ier janvier;
anniversaire.

�43

ÀNA

Oéy hè l'an, il y a Un an aujourd'hui;
u an de
noéyt, faire line nuit très lon¬
gue, en décembre ; tan per an, tant par
an ; an de
cepère, an de misère, année de
champignons, année de misère; an de hé,

abé

ha

an

anade ;
V.
ne,

—

en

jolie al litre ;
là

une

annàdo

(G.)

sf.

;

—

Année.

an.

Ue

(Dictons).
anà; v.
Aller; convenir; aller (bien
ou mal) en
pirlant de la santé, des affaires ;
fonctionner, marcher, durer; servir; fré¬

fuir,

beroy anà, avoir

dou moiinde, la vie, la marche,
manière d'être du monde, des gens.
l'anà

d'arré, année de foin, année de rien.

quenter ; perdre,
pient ; affluer.

û

ANDA

—

boune,

u.e mâchante anade,
mauvaise année.

une

une

bon¬

anade; sf. — Fém. de anà, marche;
s'emploie avec le même sens.
L'an,-:de (ou l'anà) dou léms, la marche,
l i tenue du temps.
anadure; sf.
Action, résultat de
l'usage sur une chose; service; étape.
Berrél espelal d'anadure, berret pelé par
l'usage, le service; anadure d'il die, étape
d'un jour, une journée de marche.
ânàn,-te ; adj. et s. — Allant; espià
loua anans, regarder ceux qui vont, les
p ssants*
Anarchie,
anarchie; sf.

parlant d'un réci¬

En

—

Aspe, au lieu de anà on dit i. Ex.
bau i ta-l cam, je vais aller au champ ;
cependant, anà est également usité.
.4n« la la bile,, aller à la ville; aqlléste
berrét noti. pòt pas méỳ aftà, ce h erre t île
peut plus servir; açò que-b lia anà, ceci va
vous convenir, va vous
plaire; anà plâ, se
bien porter; anà dab quauqu'û, fréquenter
quelqu'un : ue bilhéte d'anà e tournà, un
billet d'aller et retour ; açò noti pòt pas
méy anà, ceci ne peut plus durer ; que S'en
cau
anà, il faul partir; touts n'y pòden
anà, ils ne peuvent tous y contenir; que
pòt anà! loc. ça va, ça peut aller! Anà dou
bénie, dou cos, aller à la selle ; aquêste
toujiî que s'en ba anà, ce pot va déborder,
ha-s anà, se donner du mouvement, se
dégourdir.
E bà coume acò? A'ou pòt pas anà. Cela
est-il bien ainsi ? (Non), cela ne peut aller,
ne saurait aller ainsi. Lous blats e ban
pl/i?
Que pòden anà, les blés prospèrent-ils ? Ça
peut aller, je suis satisfait, y bòs anà? Qu'y
bau. Veux-tu y aller ? J'y vais.
Anà, comme dans le français, donne
naissance à diverses interjections pour blâ¬
mer, consoler, stimuler, etc.
Anàt, anàt! nou-b erédi pas. Allez, allez!
je ne vous crois pas: aném dounc! Allons
donc f Aném. haut! Allons, hop! Bèn!
qu'es û pèc. Va ! tu es un niais. Bos t'anà!
Veux-tu bien ne pas m'en conler; ne pas
que

—

anarchiste;

sm.

anatematisà ;
anatème ; sm.

v.

anayà
(nays).
ancà.

; v.
—

—

V.

—

—

anatoumie; sf.
anatoumiste ;

Anarchiste,
Anathématisef.
Anathème.

—

—

sm.

Analomie.
—

Anatomiste.

Disposer, faire les andains

anquà et

ses

dérivés,

ancàlh ; sm. — Péjoratif de anque.
anche (G. M.1). — Dans cette expr.
L'anche dou tos. dou cros! .Turon innoffcnsif pour ne pas dire l'amne dou cos.

chez soi. quitter sa famille; anà-s'en de la
poutrine. s'en aller de la poitrine; anà-s'en

anchoès (H.-A.) ; sm. — Mol populaire
correspondant au fr. « machin », « chose »
et désignant, tout
objet.
Syn. daco. dequéro, lou be-sàbes.
anchòy,-e, anchoès ; s.
Anchois,
ànci, àncie, ànsi, ànsie ; sf.
Anxiété, inquiétude; tribulation.
anciâ,-ne ; adj. et s. — Ancien,-ne:
vieillard. On dil aujourd'hui, couramment
ancièn, prononcé à la française.
ancianamén ; adv.
Anciennement,
autrefois, jadis.
ancianetàt ; sf.
Ancienneté.
ancioùs,-e; adj. — Anxieux,-se.
anciousamén ; adv. — Anxieusement.
C. anglà,-de.
anclà,-de.
ancloùs.
C. angloùs.
ancoulejà Cl.av.) ; v. — Secouer, ba¬
lancer la tête, en parlant d'un cheval.
ancrà ; v.
Ancrer, jeler l'ancre; an-

haylét, s'en allnr

crà-s.

—

—

t'en faire, etc.
.4 ném !

bat pas

ha fayçoûs ? Allons !
faire des f'cons? Aném!
partim! Allons! partons! Anàt! que passa¬
rà... Allez! cela passera... Bèn ! que nou

vous

nou

n'allez pas

m'ahàmes. Va! ne m'ennuie pas.
bèn! Va-t'en voir!

anà-s'en.

—

Bè-t'en.

—

S'en aller; dépérir; fuir,
parlant d'un récipient; suivre le pen¬
chant ; s'en aller, se diriger vers le bas, le
—

en

—

—

fond.
Anà-s'en

de

case,

s'en

aller,

partir de

domestique

anàs'en tiu houns, aller au fond, dans le bas;
aquéres barriques que risquen d'anà-s'en.
ces barriques pourraient bien fuir.
anà; sm.
Marche, action d'aller; ma¬
nier.' d'être; allure; fonctionnement. V.
anade (2).
L'anà e lou tournà, l'aller et le retour;
comme

—

;

s'accrocher,

s'ancrer,

ancràdje
ancre

andà ;

;

; sm.

sf.

—

—

Ancrage,

Ancre.

v.
\gir avec vigueur, pous¬
marcher, aller. (Esp. anda. marcher).
Andà e caminà, pousser, agir et marcher.

.—

—

ser,

!

ànda ! excl.

—

Allons, du

courage

I

�ÂNDADE

ANGE

—

andade, ande

M

sf.

;

—

Mouvement,

Lia
une

ue

boune

andade, donner

poussée.

andade ;

sf.

Vague

—

;

balancement

;

oncle.
I.as andadns de

la rnà, les vagues de la
andade d'aygue, un afflux d'eau,
andade, ande ; sf. — Andain d'herbe.
Syn. nay.

mer

;

ue

andadejà, andarejà; v. — Balancer,
parlant des vagues; andadejà-s, se balan¬

en

cer

en

marchant.

ande.

—

C.

andade, poussée,

mouve¬

ment et andain.

andè (G.) ; sm.

—

; andèch ;
d'acier en forme de ciseau,
bout de l'aiguillade pour

sm.

—

Lame

placée au gros
dégager l'outil

aratoire, charrue, herse, etc. de la terre,
de l'herbe, des racines.
Syn. hèrre, enhèrrie, hèrrétë.
andère, andorde (Lav.) ; sf. — Chancellement ;

ligne courbe, irrégulière,

sen¬

tier

serpentant.
andères ; sf. pl. — Zigzas?s.
Andères de briic, zigzags d'ivrogne,
andilhe ; sf. — Verrou de bois ou de
fer; pièce supportant la meule d'un mou¬
lin; verrou de porte ou loquet. V. andre.
àndo (Lav.) ; sf. — Activité, particuliè¬
rement dans une vente publique; mouve¬
ment. V. andade, ande.
les

Que y a àndo, il y a de l'activité (dms
enchères, la marche de l'affaire).
andòrt,-e ; s. — Hart; lien fait d'une

branche flexible tordue.
Hn

quelques lieux; par assimilation, anse
de chaudron. On dit aussi en-

de panier,
dorte.

andoulhà ;
porc
les andouilles.

dont

sf. —
sert pour faire

andoulhe;

sm. ;

Boyau de

on se

St-André, les vents montent et la
Per Sént

Andréu,
Que podes estacà lou boéu.
A la St-André, tu peux attacher le bœuf,
les grands travaux vont chômer.
Dans les Landes, on dit: Ta St Andréu,
l'auquit que cagarà sus lou manche de la
Iruèle, à la St-André, le roitelet salira le
manche de la truelle ; c'est aussi la mortesaison pour les maçons.

anegà (Bay. et L.). — C. negà, noyer,
submerger,
anélh (G. et L.). — C. arnélh, rein,
anemià ; v. — Anémier ; anemià-s,
s'a,némier.

Chenèt.

Syn. Landrè.
andéch (G.)

la

neige descend.

effort,

un

A

ac¬

tion, poussée qui prépare l'élan, effort.

aném, choanòt! loc. adv. — Allons,
(v. les L.). V. cho-mot.
anémie,-gue ; adj. — Ennemi,-e.
anémie,-que ; adj. — Anémique,
anemie ; sf.
Anémie,
anerà ; v. — Anneler, mettre un an¬
neau ; passer un anneau au nez d'un tau¬
reau, du groin d'un porc, etc. V. ahierà.
Anerà lous péus de la maynade, anneler
les cheveux de la fillette, les boucler.
Anerà û porc, mettre des anneaux de fil
de fer au groin du porc pour l'etnpècher de
fouger.
anère ; sf.
Anneau, bague do fer ou
de bois. V. anët; spécialement, petit au¬
ne. iu de fil de fer
que l'on passe au groin
des porcs pour les empêcher de fouger. V.
taisez-vous !

—

—

ahièro.

anère; sf. — Se dit, en quelques lieux,
agnère, agnelle,
anerè ; sm. — Doigt annulaire. V. dit.
anéscou,-que ; s. — Ovin d'environ un
an
d'âge; en Aure, ansutat, ansùto.
anét, anèt; sm. — Anneau, bague; on
appelle anéts un bracelet formé de plusieurs
pour

anneaux

reliés.

anét

andoulhe; sf. — Andouille. Terme de
mépris (trivial).
andoumàn (G. L.) ; sm. — Lendemain.
Partichoun l'andoumàn, (ils) partirent
le lendemain.

andre;

sm. — Morceau de bois pour
portes; sorte de verrou; vaurien,
à rien. Terme de mépris. V. andilhe.

(Il.-Big.). — C. anéyt, anoéyt.
anéy, an-éy (à-n-oéy) ; adv. — Au¬
jourd'hui, ce jour même, dans l'est, et 'e
nord de la Gascogne (Albret, Bordelais,
grande Lande). En certains lieux on dit
anuéy, anuèy.
aneye, anèye (Bay. et L.). — C. ana-

fermer les

&amp;*., année.

propre
Tros d'andre! excl. Vaurien! Fainéant!

anéyt ou à-néyt, anoéyt; anét (Il.Big.) ; adv. — Ce soir, cette nuit,
Anéyt, que plaberà, il pleuvra ce soir,
cette nuit ; arribat anoéyt, venez ce soir.
anfàn-blu (Arm.) ; sm. — Martin-pc-

Andréu ;
est

André. La St-André
pour les campa¬
en effet, marque
l'agriculture l'entrée dans la saison
n.

p.

—

dale

marquante
gnards; le 3o novembre,
une

pour
morte

—

novembre et décembre sont appe¬

lés les mois
aussi y a-t.-il

morts,

lous

més

mours

Enta Sent

anforgue,

—,

de nombreux dictons dits de

Sl-André.

cheur.

sf.

—

anforje,

auforje

(M4)

l'on porte sur l'épaule. (Esp. alforga.).
Syn. bedace, biasse.

que

Andréu,

Pùjen lous béns, bâche la néu.

;

Sac, sorte de besace à deux poches

ange ou

anje, ànjou;

sm,

—

Ange

�ANGÈLE

45

angéle, angéle ou anjéle; sf. — An¬
guille.
angeline ; sf. — Ange qui serait du
féminin ; nom

sexe

petite fille.
angélus ;

d'amitié donné à

une

du

aniàble,-0 (Lav); adj. —
caractère, maniable. V. ardu.
anidàt,-ade ; s. — Nichée,

sm.

—

français,

Souple de

anidejà

v. — Faire un nid; anidejà-s,
couple d'oiseaux qui construi¬
sent leur nid ; en style plaisant, se mettre
en ménage.
Lous cardîs que s'anidéjen, les chardon¬
nerets (mâle et femelle) construisent leur
dit d'un

se

Angélus. (Sous l'in¬
on
prononce aussi
angelùs, en certains lieux).
anglà; sm.; anglade, angladure;
sf.
Contenu d'un angle ; cantonnade ;
coin de terrain. N. d. p. et lieu-dit : Dancla,
Anglade, Langlade.
anglés,-e ; adj. et s. — Anglais,-e.
La guerre dous angles, dou tems dous
angles, expr. qui reviennent souvent dans
la conversation pour rappeler un événement
mémorable, sensationnel ou éloigné; fier
coum û angles, bien habillé comme un an¬
glais ; on dit aussi coum il milord; be-m
liés lou beróy anglès! Tu es un drôle de
fluence

ANNALAMÉN

_

nid.

'

—

monsieur !
A quelqu'un

que l'on a houspillé et
qui dit qu'il ira se plaindre, on répli¬
que : qu'ai aneràs dise au rey d'Angleterre
si bos, tu iras le dire au roi d'Angleterre,
si cela te plait. On pourrait voir là un rap
pel de l'Histoire.
Angleterre ; n. p. — Angleterre.
angloùs,-e, anglùt,-lude ; adj. —
Anguleux,-euse ; au fig. personne de mau¬
vais caractère, irascible, difficilement approchable.
Esquilhòts anglous, noix à la coque poin¬
tue qui adhère fortement à
la coquille.
Dans ce sens, v. ungloùs.
anglôy,-e ; adj. et s. — Habitant d'Anrlet près Bayonne.
angòs, angoùs (M®) ; sm.
Gorge,
passage étroit. N. d. p. et de lieu : An,gos,
Dangos, Angous, Dancosse.
angòs, angosse, aurounje ; sf. —
Oronge (champignon;.
angoù (As. Bar.) ; sm. — Oncle. V.
—

ouncou.

angoù (G.-M.) ;
angoulét (Lav.)
vif

dans

sm.

—

; sm.

Bourre, filasse,
Courant d'air

—

endroit resserré,

un

un

col. V.

anilhà ; v.

— Hennir
arrenilhà, et renilhà.

V.

anilhàyre,-e

hameçon.
On emploie couramment les dim. angurdoâ, anguéte.
anguìlo, enguilo (Big. G.). — C.
anjéle.
anguistà (G.) ; v. — Régaler, satis¬
faire; anguistà-se, se régaler.'
angulàri ; sm. — Angulaire,
angurrà (As.) ; v. — Plaindre, regret¬
ter.

—

C.

anilhét ;

autre

Habituer ,une poule ou tout
à rester au nid; anià-s, se
oiseau qui fait son nid, qui se

v.

—

vola tille

d'un

prépare à pondre^ou à couver. Au fig. se
mettre au lit ; se fnettre en ménage.

sm,

—

L'anilhét est

Qui

—

pousse

des

Cri, clameur.
cri

un

très

particulier des

Béarnais, cri d'appel, de joie, d'intercommunication et que l'on compare à un hen¬
nissement ; en basque irintzinà. Ce cri est
d'ailleurs

commun

de

à

nombreux

méri¬

dionaux, les montagnards particulièrement.
Les Auvergnats le connaissent aussi.
anilhère ;

sf.
Hennissements ; cris
joie, clameurs.
animà; v.
Animer; animà-s, s'ani¬
mer, se mettre en colère.
animacioû ; sf. — Animation.
animadoù,-toù,-re ; s. — Animateur,—

de

—

trice;

animàu ; sm. — Animal, bête; imbé¬
cile, brute.
Qu'ey û animàu, c'est une brute.

anìmou

(B.-L.)

; sm. — Volonté, ma¬
En Lav. encouragement.

nière d'être.
Eslà de
lonté.

boû anlmou,

être de bonne

vo¬

animousitàt; sf.
Animosité.
v. — Bercer ; dodeliner, tenir
dans son giron, douilletement, maternel¬
lement ; aninà-s, se bercer ; s'endormir.
aninade ;
sf. — Bercement ; action
—

aninà ;

d'endormir

enfant,

un

anipà ; v. — Nipper,
aniquè ; sm. — Malaise vague, lan¬
gueur, maladie imaginaire.
Svn. adiré, malandrè, calanque.
anís ; sm.
anisà ; v.

a m,

V. rencurà.

anià ;
dit

sf.

faire des anilhéts.

anilhéts.

angoù.
angue,-que;

adj.

;

;

—
—

Anis.
Aniser. C. anià

en

Big. et

G.

aniu,-nibe ; adj. — Qui va, actif.
Bròs, chibau aniu, char, cheval qui
aisément, facile à mener, à conduire,

va

ànje. —Autre graphi" de ànge.
anjéle, anjéle. — C. angéle, anguille,
ànjoù ; sm. — Ange,
anjoulét (G.) ; sm. — Petit papillon
blanc de nuit.

annàdo

(G.).

—

C. anade, année,

annalamén, annualamén ; adv.
Annuellement, le long de l'année.

—

�ANNAU

ANTIPALHE

—

46

annàu,-le

; adj. — Annuel,-le.
des deux genres, le ieni. a fi¬
nale n'est employé que
depuis peu, sous
l'influence du français; on dit hèste annàu,
fête annuelle, fête votive, que
Aniiàu

est

beaucoup

traduisent fautivement hèste en nau, gran¬
de fête, encore que cela ait un sens expli¬
cable et qui justifierait l'expression,

anoéyt. — G. anéyt, ce soir, cette nuit,
anoeytà ; v. — Passer la nuit ; anoeylù-s, s'attarder jusqu'à la nuit, s'anuiter.
anoeytàt,-ade ; adj. — Qui s'est attar¬
dé jusqu'à la nuit ou bien la nuit; (temps)

Nuu /ioucli mey anquà, je ne puis guère
agir, travailler, marcher; je ne suis plus
agile.
anquassès ; sm. pl. — Employé pour
désigner les hanches.
anquassè,-re ; adj. et s. — Déhan¬
ché, -e, atteint de déviation des hanches.
'Syn. rnalhét, malhùc.
anquassejà ; v. — Fréq. de anquà.
anque ; sf. — Hanche. C. anquéde.
Lou croulh sus Vanque, la quenouille

anoeytiu,-ibe; adj.
(lit.).

Qui s'obscurcit,

—

s'assombrit

anoubià-s ;
femme

v.

Se marier, prendre

—

mari ; s'unir à.
anoubli ; v. — Anoblir,
ou

faire noble

;

anoubll-s, s'anoblir, se vanter.
Que-t pùdes anoubli d'aquére hèyte! Tu
poux le vanter de ce bel exploit !

anoublimén,-issimén

;

sm.

Syn. malh.

anque-tòrt,-e (Lav.) ; adj. et s. —
Hanche-tortu,-e ; déhanché ; cul-de-jatte.
Syn. malhuc.
anquéde,-te, anquère ; sf. — Cro¬
chet, hameçon au bout de la ligne du pê¬
cheur ; petite hanche ; quartier de derrière
d'un agneau, d'un chevreau. V. arn et
malh.
Abalà

l'onquéde, se laisser Iromper.
anquinéte ou mieux nanquinéte

Ano¬

—

blissement.

Coutil de

—

anoudà,-s,-di,-s (G. et L.) ; v. — S'af¬
s'anoudà, s'étouffer, d.ms le G.,

faiblir ;

comme

si

nouait

on

(nœud). V.

le

v.

Se

—

noud

la loc. à-noû.

au mot nou

anoudà-s ;

Rad.

cou.

nouer,

en

anse

anouï ;
;

v.

-—

vrette d'un

parlant

Anéantir, exténuer, haras¬

Que soy anouïl, je suis anéanti, recru de
fatigue, harassé, rendu; lechà las terres
anouï-s, laisser le sol s'épuiser.

anoÙlh,-e

Jeune bœuf, jeune
vache d'un an; antenois.
Syn. anut,-o (Aure). V. bimat, yout.
;

mis bas

Qui n'a pas encore
(en parlant d'un vache ou d'une
; v.

—

Mûr (en

par¬

anounà-S ; v. — S'endormir. Y. aniSe dit notamment d'un enfant qui

nà-s.

an

anounçà,-cià ; v. — Annoncer,
anounce, anoùncie ; sf. — Publica¬
tion, annonce; au plur. bans de mariage.
Ha anà las anounces, publier les bans,
anounciacioû ; sf.

—

sm.

Annonciation,
Annonciateur;

—

public.

anousali-s ;
se

délabrer par

anoutà ;

v.

ou

v. — Dépérir, venir à rien,
abandon. V. anoui.
—

;

adj.

—

Antécédent,-e.

vieux textes).

anterioù,-re

adj.

;

anteriouramén ;

—

adv.

Antérieur,-e.
—
Antérieure¬

ment.

Antî ; il. p. — Nom de
Dantin. V. antls.

lieu, de

antic, antique; adj. et
Antique, ancêtre.

p.

Antin,

des

s.

2 g.

Lous antics, les anciens, les aïeux,

les

—

an¬

cêtres.

anticalhe

ou

antiqualhe

;

sf.

—

Anti¬

quaille.
anticamén ; adv. — Anliquement.
anticàri ou antiquàri ; sm. — Anti¬

quaire.

anticipa ; v. — Anticiper,
anticipacioû ; sf. — Anticipation.
antiflo (Big. G.) ; sf. — Du v. fr. antif.
antiffe.

Dans quelques expr. Bâte, cour¬
Vantlflo, courir la pretentaine ; musar¬
der; Iheuà Vantiflo, Jever le nez, aller le
—

—

ancà ;

Annotation.
v.

—

nez

au

vent.

antipalhe ; sf.

Annoter,

Remuer des

hanches ; se donner du mouvement,
cher.

qui a mis bas.
antecedén,-te

re

anoutàcioû ; sf.

anquà

Autrefois, antan.
—
Brebis d'un

antedoumâ ; sm.— Surlendemain (dans

lutte contre le sommeil.

crieur

V. anoulh.

—

—

brebis).
allouât,-ado ; (G.)
lant des céréales).

anounciatoù ;

an.

antaroéso (B.-L.) ; sf.

—

anoulhère ; adj.

Anse. On dit aussi yanse,

—

antâ ; adv.

rien.

s.

sf.

(L.) ; manilho (G.).
ansoùlh,-o ^Lav). ; s. — Chevreau, che¬

maigrir, s'étioler, venir à

anouï-s,

;

; sf.

Nankin.

gnanse

des fruits.

ser

la hanche.

sur

obscurci.

mar¬

—

Simagrée de magie,

de sorcellerie ; suite de formules et de ges¬
tes des devins et sorciers quand ils se li¬
vrent à un de leurs exercices ; il faudrait
voir

paille

l'origine de ce mot duns « antipa», chose à l'opposé du pape.

�47

ANTIQUALHE

aiitiqualhe, antiquàri, sf.

V. anli-

—

peu

adj. et

;

s.

Antique, V.

—

antic.

antiquetàt, antiquitàt; sf.
quité.

Anti¬

—

antis ; sni. pl. — Chantier.
Cf. en Uns, tins. Un quartier de Salies-deBéarn s'appelle lous Antys.
Antoni ; n.

m.

Antoine ; au

—

fig.

lourdaud.

un

anujà (G. et L.) ; v. — Ennuyer.
Syn. abejà.
anujè ; sm.
Ennui.
Dise la cante de l'anujè, tenir des propos
—

qui engendrent l'ennui. On dit aussi
jèra, sf.
anulà ;

v.

anulàble,-e; adj.
anulacioû ; sf.

—

Annulable,

beau, belle, bien s'attifer.
Le mol peut prendre aussi le

Annulation.

—

(Aure)

;

(mn-

Annuler.

—

anulhét,-e

; s.

—

de six mois.

dorloter,

Veau, génisse

anùt,-o (Aure) ; adj. et s. — Bête âgée
an environ;
p. les femelles, on dit

scie,

Big.

une

on

aparade ; sf.
étalage, faste.

ou pas-

sùdje.
aoelhà, aualhà, aoulhà (Big. G. L.).
—

s.

C.

Protection, défense

—

affaire.

aoélho

bétail.

aparcachoà (Lav.)

(Big. G.) ; aoulhe,-o (G. L.) ;
sf.
(Pron. a-oulhe). C. aulhe, brebis.
aoùn (à oun) ; adv. — Forme de oun,
où, en As., Bar., Big., G. Qu'ey partit:
aoùn ? Il est parti : où
— On entend fré¬
quemment dans le français régional : il est
parti, pour où? et même «à où est-il

;

v.

Parquer le

—

aparcelà ; v.
Mettre en parcelles,
aparcelàdje ; sm. — Mise en parcelles,
aparàt ; sm. — Apparat, pompe; coup

—

—

paré.

aparcelamén

; sm.

—

Mise

v.

—

les.

en

parcel¬

»

Aoùst ;

sm.

—

Août.

On

dit

aoustà ;
pousse

—

apachaumà
comme

ramasser, se

;

v.

—

pelote

Ramasser

sur

apachaumà-s,
bien asseoir, s'installer.
une

;

soi,
se

V.

vail.

dvenir.

aux

; v. — Donner de la sura¬
bêtes (prov. apagouna).

apachournà-s, apachurnà-s;
S'attifer, mais mal.

v.

Apparaître;

Que l'èy bis aparéche, je l'ai vu appa¬
raître; quoan aparescou (ou apari), quand
il apparut.

aparélh,-rèlh ; sm.
Appareil; outil,
aparelhà ; v.
Appareiller, assortir;
préparer. V. apurià.
—

aparelhàdje
peut se prendre

apachournà

apares.

—

apachaunà ; v. — Manier avec mala¬
dresse, malproprement; faire mal un tra¬

limentation

—

aparéche, apari;
i

Faire l'août;

se dit d'une
de l'année qui prend du bois.
v.

apare.

aussi

agoust, oust, ouch.

—

;

—

abelhà, ouiller.

—

faire

Soins, arrange¬

—

aoelhè, aoulhè,-re (Big. G.) ; adj. et
Berger,-ère. V. aulhè, òulhè.

allé ?

—

aparadé,-re ; s. — Ouvrage, objet de
protection ; bouclier. V. paradé.
aparadóù,-re ; s. — Celui, celle, ce
qui pare, protège.
aparamén ; sm.
Action de parer,
aparamén ; adv.
Apparemment,
aparaulà (Lav.) ; v. — Entretenir d'une

faux.

dit da abance,

; sm.

toilette.

aparà ; v. — Soutenir ; saisir à la volée
objet lancé; parer, défendre, protéger;
aparà-s, se protéger. V. arparà, emparà.

aoàrre,-o (G.). — C. abàre, avare.
aoàrro (G.) ; sf. — Dans la loc. da
aoàrro, donner du passage, du fil, de l'en¬
une

de

un

indifféremment anùto et anutèro ; anutèro,
désigne aussi la vache jeune qui n'a plus
son premier veau,
après quatre ou six mois.

En B. et

sens

caresser.

apapichoàdje
ment ;

d'un

trant à

APARÉN

apachucà ; v. — Même signification à
près que apachournà, mais un peu
moins péjoratif.
Apachucà la miynade, faire la toilette de
l'enfant. V. apapuchà.
apagà ; v. — Abaisser, calmer, plaire.
Que-m apaguei, il me plait, m'agrée.
apalè,-lèt ((H. A.); sf. — Belette.
Syn. paquése, panquése, panque.ro.
apalejà, palejà ; v. — Travailler avec
la pelle.
Syn. paloa.
apalhà ; v. — Faire une litière de paille
(palhat) ; mettre de la paille dans les sabots
(empalhes).
apanàdje ; sm. — Apanage.
apapatchoà (G.) ; apapichoà ; apapuchoà (Ort.) ; — Bien soigner; arranger
avec soin, avec
goût; upapichoà-s, se faire

calhe, anticàri.

antique,-e

—

;
en

—
Mise en paire;
mauvaise part au sujet

sm.

d'un homme et d'une femme ;

appareillage.
aparelhàt,-lhade ; adj. — Assorti,-e,
accouplé.
aparén,-te ; adj. — Apparent,-e.

�APARENCI

—

48

APAUTA

aparénci, aparéncie;

sf.

—

Appa¬

rence.

aparégn
—

; à Aire et
Forme de aparélh.

dans l'Arm. landais.

Syn. amanèyte, estiflat.
aparentà ; v. — Apparenter ; aparerità-s, s'apparenter, devenir parent,
aparentamén ; adv. — Manifestement,
apares, empares; sf. pl. — Barres
pour transporter des fardeaux, un cuvier ;
pièce d'appui. S'emploie quelquefois au
sing. particulièrement au flg.
Abé ue boune apare, avoir un bon appui,
un
protecteur puissant,
aparî ; v.— Apparaître; advenir, échoir.
(Jae-t pot aparî, il peut t'advenir,
t'échoir; lau cause que l'aparl, telle chose
lui advint ; tout &lt;l'û cop qu'aparì, tout à
coup, il apparut. V. aparéche.
aparî ((s') ; v. — Se montrer, se faire
voir, en Loin.
aparià ; v. — Apparier, appareiller, ac¬
coupler, assortir; disposer, arranger; aparià-s, faire sa loilette, s'endimancher ; s'ap¬
parier.
Ue crampe beroy apariade, une chambre
bien arrangée, où tout est bien disposé.
apariade ; sf. — Ce qu'on apparie, qui
est apparié.
apariàdje ; sm. — Apparîment, accou¬
plement; assortiment, assemblage.
apariàyre,-re ; sf. — Celui, celle qui
apparie.
aparicioû, aparide ; sf. — Apparition,

aparitoù

;

sm.

—

Appariteur,

valet

apastà, arpastà; v. — Mettre à l'en¬
grais; gaver de nourriture.
Syn. aristoà.
apastàt,-tade ; adj. — Pourvu,-e de
pâte; au flg. repu.
apastanère ; sf. — Bête de labour que
les Ossalois faisaient pacager de la Toussaint
à la Noël, en plaine.
apastencà,-gà ; v. — Donner la nour¬
riture au bétail, le-mener au pacage.
apasturà ; v. — Donner la pâture ; moi¬
tié

au

pacage.

apatacà

apatarrà (G.)

;

;

apatassià

Accabler de coups.
apatacade ; sf. — Rossée ; rixe, bataille,
apatachà-s ; v. — Courir, se presser
pesamment.
apatachàt,-chade ; adj. — Paltu,-e.
apatarrà (G.). — C. apatacà.
apatassià (Lav.). — C. apatacà.
apatchicà (G.); v. — Encombrer; met¬
(Lav.)

; v.

—

des choses l'une

tre

apatchoucà

;

v.

sur

l'autre.

—

Amonceler, faire

patchocs (tas) ; réunir sans ordre, mal¬
proprement des choses ; coudre mal des piè¬

des
ces

entr'elles.

apatchoucà (G.-M.) ; v. — Gaver.
Syn. aristoà, enguiserà.
apatère (As.) ; sf. — Dévidoir.
Syn. adabà, baròu, barèu, cousseye.
apathaumà-s (Arm. L.) ; v. — Se
masser sur soi-même; se bien installer.
apatoucà (v. l'Arm.) ; v. — Mettre

ra¬

en
tas, ramasser, réunir, faire une masse, un

communal.

paquet. V. apateroucà.

Syn. mande-coumû, mandéte.
aparpachoà (G.) ; v. — Partager, faire
à chacun sa part, distribuer.
apartà, aparti ; v. — Ecarter, séparer,
disperser, désunir; aparià-s, aparû-s, se sé¬
parer, se disperser.
Apartà tous loups, disperser les loups ;
apartà ço de mé, séparer mon bien du
vôtre, le mettre de côté,
apartamén ; sm. — Appartement,
aparténgue (Big. G.). — C. apartiéne.
aparteni; v. — Appartenir (vieux); se
dit encore en Aspe et en Barelous. Y. apir-

apatracà. — C. acatralhà et dérivés,
apatrià ; v. — Fixer quelqu'un en un
lieu, lui donner une patrie, une famille ;
apatrià-s, se fixer, s'établir ; se diriger, re¬

tiéne.

aparti. — C. apartà.
apartiénee ; sf. — Appartenance, dé¬
pendance.
apartiéne ; v. — Appartenir, concer¬
ner, convenir; apartiéne-s, être son maître.
apartimén ; adv. — Etat, de ce qui esl
séparé, dispersé.
apasaubi (Arm.) ; v. — Apaiser, cal¬
mer.

Syn. «matùgà, apatsà.
apassiounà ; v. — Passionner ; apasiounà-s, se passionner.

vers son pays, chez soi.
Que s'ey apatriàt à nouste, il s'est fixé

venir

chez nous; au sou-couc, que-ns apatrièm,
au
crépuscule, nous nous acheminâmes
vers

demeure. V. rapatrià.

notre

apatsà ; apatsauji (L.) ; apatsiugà
Apaiser ; apatsà-s, s'apaiser.
(Lav.) ; v.
Syn. amatigà, ataysà.
apatsamén ; sm. — Apaisement,
apatsauji (L.). — C. apatsà.
apatrassà-se (G.) ; v. — Tomber de
—

tout

son

long.

apauqui ;
restreindre.

v.

—

Rapetisser, diminuer,

(Rad. pauc.)

Syn. ame.rma, apetitl, amendrl, amenudà.

apausà, apousà ; v. — Apposer,
apauri (G.) ; v. — Appauvrir; apanrl-se,
s'appauvrir. V. apraubi.
apautà ; v. — Mettre de la paute, de la
fange, de la bouse de vache (vers Pontacq
et

Lourdes). V. aleà.

�49

apautàt,-tade

APAUTAT
;

adj.

—

Se dit d'une
b.itlage,

aii'e que J'on rend lisse, en vue du

de la bouse délayée. V. aleade.
apaysanà-s ; v. — Se faire paysan, de¬
venir propriétaire terrien ;
on dit aussi
cnpaysanà-s.
apaysani-s ; v. — Prendre les moeurs
avec

du paysan.

apè ; sm. — Appui, étai. V. apouy.
apè ; sm. — Oulil aratoire, engin à
pointe; apis, les instruments aratoires en
général. V. alrune.
apè, apèch, apèt; sm. — Repas,
apeà ; apebà (G.) ; apeutà (H.-A.) ;
apuà (Big.) ; v. — Prendre pied, toucher
le fond d'une rivière ; appuyer,
étayer,
donner du pied. V. estança.
apeçà ; v. — Ajouter ; rapiécer,
apeçadis ; sm. — Ce qu'on a ajouté,
rapiécé.
apeçadisse (cause) ; adj. — (Chose)
qui peut, qui doit être r.ipiécée, qui doit
recevoir une pièce, un ajoutement.
apeçadje ; sm. — Apiécage, a joute¬
ment ; bout ajouté à un objet.
Vapeçàdje de dus cabiroûs, la mise bout
à

bout de deux chevrons.

apeçàt,-çade ; adj. — Rapiécé,-e; au
fig. personne mal en point et qui se tienl
courbée, qui est ratatinée.
Qu'en ba tout apeçat, il

va

fout courbé,

apechà, apèche; apechentà (Lav.) ;
v.
Donner à manger, repaître.
Syn. pèche.
apechounà ; v.— Fournir de poissons ;
empoissonner.
apèd (G.); sm. — Piéton,
apedà ; apedagnà (Lav.) ; v. — Cica¬
—

triser.

apedàgn,-e ; s. — Piéton; courrier à
pied. N. de p. Apedagne, Lapedagne.
apedagnà ; v. — Aller à pied ; être sur
les pas de quelqu'un,
prêt à l'atteindre;
mettre en route; faire descendre du bois
ou
tout autre chose de la
montagne jus¬
qu'au poinl où l'on peut le charger, le
transporter; apedagnà-s, se mettre en che¬
min à pied, se transporter.
Dans les Landes, au contraire,
apedagnà
c'est élever du pied au faîte.
apegà, ernpegà ; v. — Poisser, enduire
de poix.
apejuràt,-rade ; adj. — Surmené,-e,
harassé, recru de fatigue.
apedìs, pedìs, pedit; s. des 2 genres.
Onglon du sabot fourchu des bêles,
apelacioû ; sf. — Appellation,
apelhà ; v. — Vêtir, nipper; apelhà-s,
se vêtir, se munir de
vêtements, se nipper,
apelhàdis,-disses ; s. pl. — Nippes,
apelhàdje ; sm. — Les vêtements, vê—

ture.

—

APESANTl

apelhadure; sf. — C. apelhàdje.
apélhe (As. et Bar.). — Forme de abéIhe, abeille.

apelhoutà ; v. — Fréq. ou dim. de
chiffonner; apelhoutà-s, se vêtir
de peu, légèrement, rapidement; de chif¬
apelhà;

fons, mal.

apelouyà (Lav.) ; v. —
p^lòyos, brebis à l'engrais.

Acheter

des

aperà ; v. — Appeler, nommer, hêler
quelqu'un; citer en justice; faire venir à
soi ; attirer, aspirer ; sonner la cloche,
le
cor
pour appeler ; aperù-s, s'appeler, se
nommer.

Aperà lou mounde, appeler les gens;
quin b'aperat? Comment vous nommezvous? Aperà lou baylét, hêler le valet; ape¬
rà duban lou jùtje, citer devant le
juge;
aperà-s l'amantadé, faire venir, attirer à
soi l.i couverture ; lou
peridé que l'aperà,
le gouffre l'attira; acò que s'apère parlà,
cela
s'appelle parler; que saberàs quin
m'apèri ! Tu sauras comment je me nom¬
me, (expr. de menace) ; lou houlét qu'apère l'aygue, le tourbillon aspire l'eau.
aperade ; sf. — Appel ; convocation ;
crochet de métier à tisser; commencement
d'une pièce de toile;

aperàn ; sm. — Appelant (terme judi¬
ciaire).
aperàt,-rade; adj. et s. — Appelé,-e
(terme juridique).
apeyràyre,-e ; adj. et s. — Appe¬
lant,^;

appeau,

apercébe ; v. — Apercevoir.
apercebùt,-bude ; adj. — Aperçu,-e.
Eslà aperccbùt, être averti, avoir
naissance, être au courant; abé-n û
cebùl, avoir un aperçu de.

aperét, apèu;

sm.

—

rade.

apergudi (Lav.)

; v.

—

Appel. V.

con¬

aperape¬

Rendre noncha¬

lant.

apergudi

— Perdre, ruiner, désho¬
employer utilement ; apergudl-s, se perdre, déchoir, se ruiner.
aperissà,-ssoà ; v. — Plisser, hérisser ;
aperissà-s, se hérisser, se rider, faire la
chair de poule. On dil aprissoà à Bay. et L.
V. périsse..
apernà-S ; v. — Se trémousser, se don¬
ner
du mouvement au travail. (Vient de
pèrne, motte, fesse).
aperrità (Lav.) ; v. — Rassembler une
perrito (troupeau).
aperuà ; v. — Prendre, ranger un par
un (û per á).
aperugnà (B.-L.) ; v. — Rapiécer de

norer ;

; v.

ne pas

vieilles hardes.

apesanti
lourd;
vieillir.

;

v.

apesanti-s,

Appesantir, rendre
s'appesantir, s'alourdir,

—

�APESANTIDE

apesantide ; sf.

—

Le poids d'une chose

action de peser.
Que sentéchi sous os dou tems l'apesantide, je sens le poids du temps sur mes os.

sur

;

apesantimén,-tissimén ; sm. — Appesantissement.
apessà (B.-L.) ; v. — Lier, garrotter,
apessadére ; sf. — Pièce, cheville qui
relie le timon au train ; âge. V. apessoun.
apessadéro (B.-L.) ; sf. — Corde dont
on

entrave les bêtes.

apessoùn (G.)

; sm.

—

Age, timon de

charrue.

apetiti ;

v.

—

diminuer, rétrécir
se

50

APLEGA

—

Rendre petit, plus petit ;
; apetiti-s, se rapetisser,

ratatiner.

apitranglà. — Forme de apilanglà.
aplaçà-s ; v. — Prendre sa place sur !e
marché, sur la place ; se bien placer.
aplaçade ; sf. — Emplacement, large
place, espace; ensemble de ce qui occupe,
garnit une place.
Que y a grane aplaçade de mounde, la
place est bien garnie de gens.
aplanà,-ni ; v. — Aplanir, unir,
aplanade ; sf. — Esplanade, plaine,
aplanide ; sf. — Aplanissement.
aplantà (s') ; v. — S'arrêter, se fixer,
se mettre de pied ferme, dans le G.
à-plasé ; loc. adv. — A plaisir, avec
douceur, posément, lentement. Dim. à plaserétes.
Anà-s'en

à plasé, s'en aller lentement,
plasé, travailler doucement ; lia
à plasé, faire, agir avec modération, posé¬
ment ; à plasé! excl. : doucement I pas si

apetitide ; si. — Rapetissement,
apèu ; sm. — Appel ; appeau, appelant.
A sén Miquèu, l'apèu, à la St-Michel, il
faut se servir de l'appelant pour la chasse
aux palombes.
apéutà (Big. G.). — C. apeà.
apicoà, picoà ; v. — Biner, bêcher,
apicoà ; v. — Ratatiner sous l'influence
du froid cuisant; se dit aussi de l'action
du froid qui provoque des picoâs (gerçures
excoriées) ; apicoà-s, se- plier en trois, se
ratatiner, se recoquiller.
apicoàt,-ade ; adj. — Crochu,-e, en
forme de picock (croc).
Lotts dits apifioàts, les doigts crochus;
nas apicoàt, nez crochu,
apiejà (G.) ; v. — Etayer.
Syn. estançà, apeà.
apielà; v. — Empiler, entasser; apie-

Iribalhà à

vite 1

aplasurà

Attirer

par sa

bonne

appliqué.
aplatàt,-ade ; adj. — Tapi,-e, à plat,
collé contre; aplati
aplatàt,-ade ; s. — Platée. On dit aussi
platàt,-ade.
aplati; v. — Aplatir; plaquer; aplatl-s,
s'aplatir, tomber à plat ventre; s'humilier.
aplatide ; sf. — Action d'aplatir, apla¬
tissement.

aplatissà ; v. — Fréq. de aplati. On dit
esplatissà.
aplatissimén ; sm. — Aplatissement;

empiler de l'argent;
s'apièle, les gens s'entas¬

aussi

sent.

abaissement.

apielade

;

sf.

—

Entassement, amoncel¬

aplatuchà

lement.

comme

apieloutà. — Fréq. dim. de apielà.
apigatà ; v. — Mettre le foin en las
(pigats) ; c. apielà.
apigatàt,-tade ; s. — Quantité de pigàls; amoncellement.
apilà (Big. G.). — C. apii là et dérivés,
apistoà (G.) ; v. — Donner la pâture.
V. apastencà, apaslurà, aristoà.
apità ; v. — Dresser, mettre, fixer de¬
bout ; jucher ; apilà-s, se dresser, monter
debout sur quelque chose d'élevé, un pilé;
se
jucher. V. apouncà et apitangà.
apitangà,-glà. — Fréq. de apità, avec
une nuance péjor. V. pitangue.
apitarrà-s ; v. — S'empiffrer, se saou¬
ler.
Està hart

apiterà
augm.

v.

—

Aplatir beaucoup,

—

sf.

Applaudir,
—
Applaudissement

aplaudimén,-dissimén ; sm. — Ap¬
plaudissement, approbation.
apléc ; sm. — Repli, reploiement ; ras¬
semblement pour le retour, le retour luimême ; assemblée. V. aplegade.
aplecà,-coà ; v. — Plisser, froisser,
faire des plis ; aplecoà-s, se plisser, se frois¬
ser, se mettre en deux plis.
Que-m b is aplecoà la pélhe, tu vas frois¬
ser ma robe ; lou ret que-m hè aplecoà, le
froid

me

ratatine,

me

fait tenir

en

deux

plis.

aplecoadis,

pitar, être saoul el repu, ivre-

de apità avec le
— Fréq.
(Vient de pitè, piton, hauteur).

;

limande (platuche).

d'ensemble.

sm.

e

une

aplaudí ; v.
aplaudide ;

—

aplecoàdje,

aplecoè;

Qui est plissé, froissé; tas de plis.

aplegà ; v. — Rassembler, réunir ; aplegà-s, se retirer, revenir vers sa demeure.
Aplegà lou troupèt, rassembler le trou-

mort.

sens

—

aplatà ; v. — Aplatir, mettre à plat,
unir, appliquer ; aplatà-s, se mettre à plat
ventre, se tapir.
U couhat beroy aplat.it, un soufflet bien

là-s, s'entasser..
Apielà mounéde,
lou mounde que

; v.

grâce.

; v.

:

peau.

�51

APLEGADE

aplega de ; sf. — Assemblée, réunion,
séance, rassemblement, action de revenir
vers sa demeure. V. apléc.
Syn. capitou, amassade,.
aplegàt,-gade

;

adj.

—

Rassemblé,-e

;

rentré, remisé.

aplicà ; v. — Appliquer ; aplicù-s, s'ap¬
pliquer.
aplicàble,-e ; adj. — Applicable,
aplicacioû ; sf. — Application,
aplique; sf. — Applique,
aploùm ; sm. — Aplomb, équilibre,
assurance.

gner.

ment.

à-pourè ! interj. — Pour envoyer les
au perchoir.
apouricà ; v. —- Mettre l'un sur l'au¬

poules

ordre, empiler.
v. — C. apourà-s; on dit
aussi empouricà-s.
apourroucà-s, apourroucoà-s ; v. —
Se mettre à croupetons, se placer en groupe
sans

apouricà-s;

et

accroupi.
pourroucoû (hà) ; loc. — (Jouer) à
un jeu d'enfants dans
lequel on se tient
accroupi.
apourroutchè (M') ; sm. — Apprivoi¬
sement. V. apruscàlh.
apourroutchì (R.-L.) ; v. — Apprivoi¬
à

ser.

V.

amechà.

apoustà;

v.

Aposler; apoustà-s,

—

se

poster.

apoustasià ; v.
Apostasier ; apoustasià-s, devenir apostat ; renier sa parole, son
passé.
apoustasie; sf. — Apostasie.
apoustàt,-tade ; adj. — Aposté,-e, qui
est au guet.
apoustàt,-e ; s. — Apostat,
apoustemà-s, apoustemi-s ; v. — Se
dit d'un mal où du pus se forme. V. pous—

téme.

apoustemis ; sm. —
(poustérne).
apoustemit,-mide ; adj. — (Mal) tour¬

Mal où il y a

du

pus

né à l'abcès.

apougnacade, apougnoucade, pongnoucade ; sf. — Coup de pointe, piqûre ;
reprise mal faite, amas de points.
apougnoucadis ; sm. — Fréq. de
apougnoucade.

apoulichà
se

lière.

apoustemàs,

apougnacà, apougnoucà ; v.— Poin¬
dre, piquer ; repriser, coudre malpropre¬

liver,

APOUYA

apourà-s, apouricà-s ; v. — Se ju¬
cher; se poser haut (de poure, poule).
apouralà-s ; v. -— C. apourà-s. Se dit
principalement des poules et poulets au
perchoir.
apourbàgn; apourbagnà (G.). —
Formes de aproubàgn, aproubagnà.
apourè, pourè ; sm. — Perchoir ; vo¬

tre,

L'aploum dou pila, l'aplomb du pilier;
goardà l'aploum, se tenir en équilibre;
liicà d'aploum, placer perpendiculairement;
rslà d'aploum, être
d'aplomb ; être bien
port,.ni; hou pas mancà d'aploum, ne pas
manquer d'assurance, de toupet; tién-te
d'aploum, tiens-toi droit; ne bronche pas;
abé lous ahàs d'aploum, avoir ses affaires
en règle.
aploumà ; v. — Mettre d'aplomb ;
aploumà-s, se mettre, se remettre d'aplomb.
aploumbà ; v. — Aplomber, enfoncer ;
aploumbà-s, s'enfoncer,
apòrt; sm. — Apport,
apòstou; sm. — Apôtre.
Lous cinq apòstous, les cinq doigts de la
main, en style badin ; minjà dab lous apòs¬
tous, manger avec les doigls.
apouderà,-ri ; v. — Mettre en pouvoir ;
pourvoir.
apoudjà ; v. — Mettre en chemin ;
apoudjà-s, s'acheminer ; commencer une
action ; gravir. V. poudje.
apoudjade ; sf. — Action de apoudjà.
apougnà, empougnà; v. — Empoi¬

—

orner,

apoulidà (G.) ; v. — Enjo¬
rendre poulit, joli ; s'apoulidà,
;

faire beau.

apoulingà

; v. — Parer d'afflqucls ;
apoulingà-s, se parer.
apounchà ; v. — Rendre poinlu ; pi¬
quer, aiguillonner.
Hàrril que, t'apoànchi! En avant! mar¬
che! ou je te pique de l'aiguillon.

apoupà, apouperà, apoupari; v. —
Habituer à prendre le sein.
apouperà; v. — C. apoupà; donner la
mamelle

(poupe):

apoupetà, apoupinà, apoupitoà.
Formes de apoupà avçc une nuance dim.

-

apoustilhà,-lhoà

apoustilhàdje

; v.

; sm.

tiller.

—

—

Aposliller.
Action d'apos-

apoustilhe ; sf. — Apostille,
apoustòli, apoustoulic; adj.

—

Apos¬

tolique.
apoustrofe ; sf. — Apostrophe ; en
style plaisant, soufflet, gifle,
apoustroufà ; v. — Apostropher,
apoustumà-s (M1). — C. apoustemà-s.
apouticàyre ; sm. — Apothicaire, phar¬
macien.

apouticayrerie

;
sf. — Pharmacie,
laboratoire d'apothicaire.
apoutiquerie ; sf. — Drogues, remè¬

officine,
des.

apouy (G.-M.) ; sm. — Appui, étai. V.
apè.
apouyà ; v. — Etayer, appuyer.

�APPALI

—

52

APROUPI

apressà

appalì, apallì (Lav.) ; v. — Pâlir,
appio (G.) ; sf. — Espèce de pomme,
pomme d'api ( ?)
apradà, empradà ; v. — Mettre un sol
en nature de prairie.
apraderà, apradoulà,-doulì. — C.
apradà.

apraticà

; v.

-—

Apprendre la pratique

métier; attirer des pratiques, des cha¬
lands, achalander, faire une clientèle.

d'un

faire une clientèle; appren¬
pratique d'un métier.
apraubi ; v. — Appauvrir ; apraubl-s,
s'appauvrir.
apraubide ; sf. ; apraubissimén ; sm.
Appauvrissement.
A praticà-s, se

dre la

aprestàt,-ade
aprestàyre,-e
euse

—

Prévenir,

avertir.

Syn. prebiéne.

aprecià

; v.

-—

Apprécier, priser, juger.

aprecià-s, s'apprécier.

apreciadé,-re ; adj.
apprécié.
apreciadoù,-re ; s.
trice, qui juge, évalue.

—

Qui

mérite

d'être

—

—

Appréhen¬

; v.

—

Abé

Appréhender, crain¬

; v. — Apprêter, préparer.
aprelhàdje,-ade ; s. — Préparation,
apréne ; v. — Apprendre ; transmettre,

aprelhà (L.)

communiquer.
Que-m bos apréne ? Que veux-tu m'apprendre ? S'aprén coum la rauye, cela se
transmet, se communique, se prend comme
—

Ap¬

—

Abriter,

cou¬

ue

boune

vin, marcotte.

prenti,-e ; employé adj', contagieux,-euse.
V. gajét.
aprenedissàdje, aprentissàtje ; sm.
Apprentissage.
aprenén (13ig.) ; sm. — Présure.
Syn. coulères.
après,-e ; adj. et s. — Appris,-e; qui
est instruit, eduqué.
Qu'èy beroy après; il est bien élevé,
après; adv. et prép. — Après, ensuite.
Après précède comme en français les mots
disnà, soupà, misse, etc.
Svn. apuch, arroun, au darrè, passat.

aproubagnà ; v. — Provigner, mar¬
multiplier.
aproubatiu,-tibe ; adj. — Approbatif,-

cotter ;

ive ;

—

apreseyà (Lav.) ; v. — Préparer les crè¬
ches (preséy) pour le bétail.

v.

cacher.

—

la rage.

s.

Apprêteur,-

—

aprigue, avoir une bonne
protection, un bon appui.
apriguè ; sm. — Ce qui couvre le lit ;
on dit aussi priguè.
aprimà; v. — (De prim, mince), amin¬
cir, réduire de volume; serrer (les lèvres).
apropi-s, aproupi-s, aproupià-s; v.
S'attifer; faire toilette.
Syn. aproui-s (G.),
aproubà ; v. — Approuver,
aproubacioû ; sf. — Approbation,
aproubàgn, proubàgn ; sm. — Pro¬

dre.

aprenedìs, aprentis,-isse ;

sm.

bœufs.

couverture à

qu'en èy l'apreprehoc, je l'appréhende.

On dit indifféremment:

aprehoucà

;

Aprigà défauts, cacher des défauts.
Syn. amantà.
aprigade ; sf. — Protection, abri mo¬
mentanés ; action de couvrir, d'abriter.
aprigue ; sf. — Couverture, couette ;

sion, crainte, dégoût.
hoe, et qu'ai èy à

Apprêté, guin¬

—

préparateur.

;

vrir ; excuser,

ment.

sm.

adj.

aprigà, abrigà;

Appréciateur,-

apregoundì,-tì,-gounì,-hounì ; v. —
Approfondir, creuser ; examiner sérieuse¬
aprehòc, à prehòc;

;

apresurà ; v. — Mettre la présure ;
apresurà-s, employé au flg. avec le sens
analogique de se contracter, se replier, se
renfrogner,
apribausà ; v. — Apprivoiser.
Syn. amechà, amistousù, apourroutclù.
apric, abric ; sm. — Abri, couverture ;
au
flg. complicité; protection, protecteur.
V. assès, achùt.

sionner.

v.

;

dé, affecté,-e.

aprebedì, aproubedi ; v. — Appro¬
visionner, pourvoir ; aprebedl-s, s'approvi¬
;

Approcher, rapprocher

—

tion.

—

aprebi (Lav. Azun)

; v.

apressà-s, se rapprocher.
Apressà-s de la bile, se rapprocher de la
ville ; aprèsse-t, approche-toi.
apressàt,-sade ; adj. — Qui est, qui a
été approché, rapproché,-e.
aprèst ; sm. — Apprêt,
aprestà; v. — Apprêter, préparer;
aprestà-s, faire sa toilette, se préparer.
aprestadé,-re ; adj. — Préparé,-e pour
l'apprêt final, la confection.
aprestàdje ; sm. — Apprêt, prépara¬

qui

approuve,

aproubédi ; v. — C. aprebedl, pourvoir,
aprouchà ; v. — C. aprassà, approcher.
aprouchàn,-te ; adj. — Approchant,-e.
aproudélh (G.) ; sm. — Renfort, aide.
aprouèc,-ègue,-èque ; adj. — Bien,
bonne forme, régulier, no¬
iriant des épis, des fruits,
aproupà (G.) ; v. — Approcher,

tout

à

fait

tamment

en

en

p

aproupi, aproupià ;

I

pre,

pl-s.

v.

—

Rendre

pro¬

nettoyer, mettre en ordre. V. apro-

�APROUPRIA-S

53

aprouprià-s ;

S'approprier.
aproupriàt,-ade ; adj. — Rendu
v.

—

pro¬

clamation pour : ceci
te an, l'an présent,

—

ARAGNOUS

est surprenant ; aqués¬
cette année; aquéste

cette fois.
aquét, aquére; adj. et

pre, net.

cop,

Que s'ey aproupiade, elle a fait sa toi¬
lette ; elle a mis ses beaux liabits ; aproupià lou dehéns, nettoyer, mettre l'intérieur

là, cette...-là; celui-là, celle-là.

ordre.

en

apruhetoùs,-o
dent,-e

;

;

adj.

et

s.

—

Pru¬

avisé; économe.

apruscàlh ; sm. — Croûton ; petit mor¬
de pain, trompe-faim. Y. opourrout-

ceau

chl.
Les bergers ont fait du mot une sorte
d'appel pour leurs bêles: apruscalh, tè!
qui signifie « viens, je vais te donner quel¬
que friandise. »
àpte,-e; adj. —■ Apte,
aptitude; sf. — Aptitude,
apuà; apujà (Big.). — C. apeà; ap¬
puyer, consolider avec des pues.
apùch, apùs, (à-pùch) ; adv. — Puis,
après, ensuite.
apùn ; sm. — Appoint; pointe d'ai¬
greur, en parlant du vin. V. punte.
à-punt ; loc. adv. — A point, à propos,
apuntà ; v. — Appointer ; pointer ; sui¬
vre, serrer de près ; aigrir, en parlant du
vin ; apuntà-s, se suivre de près dans une
poursuite, une course, une chasse; s'aigrir.
Lous cas qu'apuntin la lèbe, les chiens
serrent le lièvre de près ; aquéste bî qu'ey
prèst à s'apuntà, ce vin est prêt à tourner
à l'aigre; Ùempléc qu'ey plâ apuntàt, les
appointements sont bons.
apuntade ; sf. — Coup de fièvre, accès
de mal (arpuntade serait peut-être plus cor¬
rect. V. arpuns).
apurà ; v. — Apurer ; agacer en Lav.
apuramén ; sm. — Apurement,
apùye (L.) ; sf. — Etai, étressillon. V.
apè, apouy.
aquadÙC ; sm. — Aqueduc,
aquéres (en) ; loc. adv. — Sur ces

entrefaites ; en telle circonstance.

Exprime aussi le doute : qu'en soy en
aquéres, je suis indécis ; on dit encore, avec
le même sens : que soy là e là.
aquerì, aquesi ; v. — Acquérir,
aquerò ; pron. déf. — Cela ; mis pour
acà

certains

en

1 cò

cas.

aquerò, ceci, cela et le reste,
aquerò, dequerò ; sm. — C. en fran¬
çais « chose, machin ».
Lou dequerò que-m digoù... chose me
dit... Hè-m passà Vaque'rò ou lou dequerò,
fais-moi passer le machin,
aquesi. — C. aquerl.
aqueside, aquesicioû ; sf.
Acqui¬
e

—

sition, achat. V.

aquéste,-e ; adj. et
cette...-ci;
paf

celui-ci,

l'aute', celle-ci

ce

pr.

celle-ci;

écrit

d.

— Ce...-ci,
aquéste n'ey

n'est pas l'autre ; ex¬

mouille

on

aquéth;

en

pr.

d.

le t final

Aspe et

en

—

Ce...-

et

l'on

certains lieux

d'Ossau, le t final se transforme en tcli :
aquétch ; le féminin ne varie pas.
Aquét òmi, qui ey? Qui est cet homme?
aquére causé que m'estoune, cette chose
m'étonne; aquét, tè! celui-là, tiens!
aquèt ; sm. — Acquêt, terme de juris¬
prudence.
aquí (Bay. Ort. et L.) ; adv. — Ici, là.
/1 qui que l'as, tu l'as là; au ras d'aqui,
tout près d'ici. V. acl, aco-qui..
aquilhà, quilhà ; v. — Dresser, mettre
debout.

aquisi. — Forme de aquesi.
aquisicioû. — Forme de aquesicioû.
aquesìt, aquisit; sm. — Acquêt,
aquit ; sm. — Acquit, décharge,
aquità ; v. — Acquitter ; aquità-s, s'ac¬
quitter.

aquitamén ;
aquiu ; adv.

sm.
—

—

Là,

Acquittement,
cet endroit,

en

en

situation.

celte

Aci

e

aquiu, ici et là

;

d'aquiu enlà, de

là.

(M') ; art. déf. contracté, masc. mis
à et, ad ét, devant une voy. — Au;
fém. arà ou ar-à; aras, f. pl.
Qu'at èy dit ar oùmi e ar-a hemne, je
l'ai dit à l'homme et à la femme; ar escù
qu-&gt; partirèy, à la nuit je partirai; aras
tempoures de Nadau, au temps de Noël,
aràbe.-e; adj. et s. — Arabe,
arabés, arabéts (M'). — C. alabéts.
aradét ; sm. — Petit araire, charrue
légère. V. arày, arét, esboufnàlh, huroun.
ar

pour

aragnàt ; sm. — Toile d'araignée.
Syn. tardagne, telaraque, tarlaque.
aragne ; sf. —■ Araignée. Au fig. per¬
sonne maigre et fluette.
Bibe de pâtes d'aragne, vivre de pattes
d'araignées, faire maigre chère.
aragnè. — C. aragnat.
aragnè (B.-L.) ; sm. — Spatule four¬
chue pour diviser le caillé du fromage.
aragnoè, aragnoû; sm. — Prunellier.
V. aralét, iragnoun.
aragnoû; adj. et sm.
Prunelle.
Pruoûs aragnoûs, prunelles ; préne las
prues e dechà lous aragnoûs, prendre le
—

bon

et

laisser le moins bon.

aragnoû; sm.
Filet pour la chasse
petits oiseaux sur les haies.
aragnoûs,-e ; adj. — Où il y a des toi¬
les d'araignées; au fig. hargneux, malpro¬
—

aux

crournpe.

Orthez

A

pre

�ARAGOU

Aragoû

ARBOUHIDE

—

; n. p.

54

Aragon,

■—

pavs

d'Es¬

Aragounés,-e

;

adj. et

s.

—

Arbalétrier ; archer.

harague (M4)

arague, arrague ;
Fraise.

—

;

sf.

—

; sm.

aràlh,-ày (G.).

—

aràm, arùm;

sm.

C. aragtwè,

■—•

pru¬

C.

aray.

Arôme, senteur;

—

d'épidémie

; épidémie.
Qu'a passat û machàn aràm sus lou païs,
épidémie a passé sur le pays ; lou fricò
qu'a boû aràm, le fricot exhale un bon
menace

une

arôme.

aràm

(G.); sm.
aràm, aràme;

aramà ;

v.

—

—

Fil d'archal.

sm.

Bronze

—

Torréfier

;

(vieux),
roussir ; grèc.li

graisse qui a l'odeur du réussi.
aramàt,-ade (L.) ; adj. — Cramoisi,-e.
aràme (Salies). — C. aràm, arôme,
aràme (B.-L. Lav.) ; sm. — Monnaie de
bronze. V. aràm (2).
aramoùs, arramoùs,-e; ad.j. —Qui a
le goût, l'odeur du brûlé, du roussi.
arànje, irànje; s. — Orange (On em¬
ploie les 2 g. masc. et fém.).
aràs (Lav.) ; sm. — Broche de fer.
aramat,

aràube
aràuc ;

sm.

—

Balestè, Ba¬

lestrè.

arràube.

ou

sm.

arày (G.);
arayà (G.)
arbacâ ;

—

sm.
;

sm.

ll.-A. ourbissà.

v.
—

(As.) ; sm. — Tumulte, cla¬
révolte, insurrection.
arbaroutà ; v.
Ameuter, exciter du
tumulte; manifester bruyamment son mé¬
contentement ;
arbaroutà-s, s'ameuter, se
révolter ; protester bruyamment en réunion.
arbaroutade; sf. — Emeute, soulève¬
ment; dispute violente, avec un sens
d'augm. sur arbarôt.
arbàst (B.-L.) ; sm. — Foin récolté tar¬
divement, dans un pré à parcage. Par ext.
ramassis, débris de peu de valeur. N. de 1.
arbastà,-toà ; v.
Ramasser du mau¬
vais fourrage, des choses sans valeur. Con¬
fronter avec abasloà et arpastà.
ârbe ; àrbou, àrblou (Ort.) ; àrple,
àrplou (L.) ; àubre (G. L.) ; àrbre
(Big.) ; sm. •— Arbre.
meur

Fraisier,

nellier.

ou

N. de p.

arbarôt

araguè ; sm.
aralét (Lav.)

début

arbalestè, balestè, balestrè;

Aragon-

nais,-e.
—

arbaléste, baléste, baléstre; sf.
Arbalète.

pagne.

—

C. arrabén.

.Toncinelle des marais,

C. arét, araire,
— Labourer,
Petit serpenl, orvet. Eu
—

arbadjoû,-ne ; s. — (Se dit d'un en¬
ou fille) charmant, joli, plai¬
sant à regarder.
fant, garçon

arbajà (Big. G.) ; v. — Guetter, surveil¬
ler ; arrêter le bétiil, le conduire, le détourn°r.
l'empêcher de passer; mener en se
tenant devant lui un couple attelé; servir
de guide; arbayà-St', en Lav., prendre l'air,
se promener.
A B.-L., se démener,

arbajà,-ne, arbajàyre,-o ; adj. et s.
Pasteur; surveillant,-e. N. de p. Cnbarbaye, Larbaye.
En Azun, on appelle cap-arbày.'i, une
bête, vache ou veau, qui a une grosse fêle
el peu agréable de forme. Il est possible
que. autrefois, le Cap-arbajc fût un chef
—

surveillant, un guetteur; de même on a pu
appeler ainsi, dans la technique défensive,
un
ouvrage
avancé, une redoute, une
pointe.
arbajéte ; sf. — Petit filet de pêche,
arbàjou ; adj. m. — Dans cette expres¬
sion: esbariat d'arbàjou qui es! Espèce de
têle-en-l'air, d'agité (que tu es) ! V. coparbaye.
arbajoulà ; v. — Prendre dans ses
bras, son giron ; bercer. V. bajoulà.

;

—

—

Dim. arboulét, rirboulln, arboulòl.
Ta

pujà

l'arbre, que eau coumençà
s'élever, il faut commencer
à la base (dict.).
arbèc ; sm. — Guet, surveillance.
Està à Varbèc, épier, être aux aguets,
être dans l'attente. V. argoèyt.
arbecà ; v.
Epier, guetter; attendre
avec
impatience ; se montrer, apparaître. V.
p'ou pè,

sus

pour

—

becà.

arbejà-s ; v. — S'écarter, s'égarer, se
fourvoyer. En Lav. s'agiter.
arbejàt,-jade ; adj. — Egaré,-e, qui
s'esl écarté du troupeau.
arbélho (Lav.) ; sf. — Tâche de rous¬
seur.

arberalhe ; sf.

Les arbres.

—

arberèc,-èque ; adj.

—

Qui aime à

aux arbres; se dit aussi
favorable à l'arbre. V. arbouliu.

grimper

arberîll,-ibe
arbinade

adj.

;

bre. favorable à

d'un sol

Qui est de l'ar¬

—

l'arbre. V. arbouliu.

(G.)

;

sf.

—

Action de

repren¬

dre des forces; retour à la santé.
Svn. arrebitade, rebiscoulade.

arbitrà ; v. — Arbitrer,
arbitrariméll ;
adv.

—

Arbitraire¬

ment.

arbitràri, arbitràyre,-e ; adj. et
—

s.

Arbitraire,

arbitràu,-aie

;

adj.

—

Arbitral,-e. Ar-

bitrau est aussi des deux genres,

Arbitre,
arbitre; sm.
arboèyt; sm. — Courson. Employé fau¬
tivement pour argoèyt. V. ce mot.
arbouhì, arbouì,-nìt ; v. — Enfouir.
—

Arbouhl-s, s'envaser, s'enliser,

arbouhide,
Enfouissement ;

arbouide,-nide ;
fosse.

sf.

—

�55

ARBOUHIT

arbouhìt,-hide ; adj. —&gt; Enfoncé,-e,
disparu.
arboulè,-re; sm. — Arboriculteur.
arboulét,-lòt ; sm. — Arbrisseau.
arbouliu,-libe ; adj. — Qui plaît à
l'arbre. V. arbe.rèc,-riu.
Sou arbouliu, sol propre à l'arbre,

enlisé ;

arbouri.
Contraction de arrebouri.
arboùt (L.) ; sm. — Source bouillon¬
—

V. bourboû. N. de p.

nante.

bout, Narbout.
arboutin (à

1') (G.)

;

(Bar. Os.)

;

et de 1. Lar-

loc. adv.

—

Au

petit bonheur.
arbritlioû
arbuste.

sm.

—

Arbris¬

seau,

(Aure"&gt; ; sni. — Collier
Syn. canaule, courébe.
arc; sm. — Arc; arcure.
arc

Arc de séde; arc de Sén
ciel. V. arcoulan, arbaléste.

en

bois. V.

Martî,

u.

arc-en-

arcabòt,-e ; s. — Coquin,-e, fripon,
(vieux). V. arcàlle.
arcaboutade ; sf. — Friponnerie,
arcabusade ; sf. — Décharge de mousqueterie ; arquebusade.
arcabuse ; sf. — Arquebuse ; un vieux
fusil.

arcade; sf. — (Rad. arque). Jeu de
(urcl.edoûs) posé sur le char pour
augmenter sa contenance ; la contenance
hausses

du char elle-même.
Ue arcade de milhocs, un

chargement de

maïs.

raillerie mordante.

arcastà ;
der

;

v.

regretter

—

ce que

Reprocher ; répriman¬
l'on donne et le faire

sentir.

Que l'arcaste. lou de que bibe, il regrette
qu'il donne, cela se voit.
Syn. maucutà.
arcastejà ; v. — Fréq. du précédent.
arcàt,-cade ; s. — Contenu d'une ar¬
que ; chargement.
arcàt,-cade; adj. — Arqué,-e, cintré,
voûté, courbé en arceau.
la nourriture

arcattà ;

y.

Contrac,

—

de arrecattà;

cueillir.

arcàus ; sm. — Contrac, de arrecaus;
partie inférieure, rapportée, d'une chemise,
d'une robe

dont

différente. V.

arcèu ;

le

haut

est

d'une

étoffe

caus.

sm.

—

Arceau, arcature; l'arc

ciel ;

partie qui déborde dans un charge¬
ment : baldaquin, ciel de lit; arc de triom¬
phe; porche d'une église; arche de pont.
en

archà

(G.'l ; v. — Atteindre avec la
parvenir à cueillir,
archàu ; sm.
Archal.
Hiii d'archau, fil de fer.
archebescàt ; sm.
Archevêché,
archebésque ; sm. — Archevêque,
archibànc ; sm. — C. arque-banc.
ar.chidiàcre ; sm. — Archidiacre,
archiprèstre ; sm. — Archiprêtre.
arclét (L.) ; sm. — Arc; dim. arcle-

main,

—

—

arcade ; sf.
Pount

Arcade, arche.
d'arcade, pont avec une arche.
—

arcadé,-re ; adj. — Se dit d'un véhi¬
plat où l'on peut placer un caisson
(arque). *
arcadè, arcardè,-re. — Forme de
cule

arrecardè,-re.
arcadibo
ment

arcardejà ; v. — Faire l'arcardè.
arcànje, arcànjoù ; sm. — Archange,
arcasole ; sf. — Piège pour prendre des
petits oiseaux, appelé aussi quoàte-en-chifre, matoie, escripèt, escling.
arcàst ; sm. — Reproche, réprimande ;

dans le G.

débauché

ARCOLE

_

arcledoû ; sm.
Claie arquée mobile
qui ferme les bouts de la caisse (arque) du
char ; on dit aussi cledoû.
àrco (Big. G.). — C. arque.
arcoè ; sm. — Qui tire de l'arc, archer;
—

(Lav.)

contracté par

sf. — Refroidisse¬
l'accouchée au lit.
;

arcadure ; sf.

—

action de courber

un

Arcure, courbature;
; de voûter.
— Ce que l'on a reçu,
arc

arcàlh,-cade ; s.
attrappé à la volée; l'objet lui-même.
arcalhà ; v. — Recevoir, saisir, attraper
à la volée; arcalhà-s, se rattraper dans un
saut, une chûte ; se retrouver sur ses pieds.
arcalhéyt; arcalhét (M4). — Châlit,
lit ; on écrit aussi arque-lhéyi.
arcàlle ; sm. — Vaurien. V. arcabòt.
arcamà, arrecamà; v. — Refaire la
partie supérieure d'un bas usé (came).
arcamine ; sf. — Vif-argent, mercure.
arcardàyre,-e, arcardè, arrecardè,-re ; adj. et s. — Econome, grapilleur ;
celui, celle qui, dans les marchés achètent
par petites quantités, particulièrement des
fonds de sac de grains, de légumes secs.
Confronter

doùn.

avec

Syn. arnabè.

arque.

chasseur:

gendirme (vieux).
arcoélh, arcoèlh; sm. — Accueil,
réception.
arcoelhance, arcoelhénce ; sf. —
Accueil, réception; chanson d'accueil lors
d'un mariage.
arcoèlhe, arcoèlhe; arcòlhe (Big.
G.) ; v. — Accueillir, aller au devant de
quelqu'un en signe d'honneur ou pour lui
offrir de l'aide.

arcoelhedoù,-re ; adj. et s. — Qui fait
qui va chercher, qui va au devant.
L ous arcoelhedoùs que ban arcoèlhe la

accueil,
noble,

les accueillants vont

au

devant de

la mariée.

arcoelhude.

—

C. arcoelhance.

arcòle, arcoùle ; sf. — Filasse moins
grossière que l'étoupe ; l'étoffe faite avec
cette filasse.

�ARCOR

AREALH

—

arcòr, acòr
Ha

; sm.

56

Accord, arbitrage.

—

de

besîs, mettre d'accord, faire
l'accprd des voisins.
arcor

arcòs ; arcòst

(M1 Big.)

; sm.

—

Abri

;

endroit expose au soleil et abrité contre le

vent, la

pluie. N. de

arcòt ; sm.

p.

V.

arquél. (3)
arcoulàn, arcoulét, arcoulî;
Arc-en-ciel.

V.

arcoule.

arçoû

—

; sm.

—

arcourdà.

—

arcoustà

soleil
iroulà-s.

C. arcole.

au

Arçon,

—

;

v.

devant la flamme. V. tiroulà-s,

ou

ardòt

C. acourdà.

(M4 Big.)

aquiu que s'y arditéje, dans
maison, dans ce village, on a toujours
argent en poche. (Pour payer parce qu'on
a de
quoi vendre).
arditejàyre,-e ; adj. et s. — Lésineur,euse ; petit
traficant.
ardòch ; sm.
Pelle à feu, à Gembrie
(H.-P.). V. ardùt.
ardòle-s, ardoulà-s ; v. — Se chauffer
cette

—

sm.

arc.

—

le commerce;

(H.-A.)

;

sm.

—

Pelle à feu. V.

ardòch.
—

Abriter

;

arcoustà-se, se mettre à l'abri. V. arcòs.
Svn. achutà, assessà, endoustà, asselà.
arcussà, argussà, arregussà; v.
Retrousser, replier, relever, remonter.
Arcussà lou cap, lever fièrement la tête;
arcussà la pélhe, retrousser, replier le bas

ardoù ; sf.

— Ardeur, chaleur.
Que s'y hase dab ardoù, il travaillait avec
ardeur; l'ardoù dou sourelh, l'ardeur du

soleil.

—

de la robe. V. arregus.

ardàlh.

Contract.

—

de

en

ardalhà

(Big. G.) ; v. — Faire les re¬
gains, les faner.
ardà-s, arlà-s,-nà-s, arià-s ; v. — Se
miter, être rongé aux mites.
ardade, ardadure, arnadure, ariàdo ; sf. — Piqûre de mite.
ardagnes (Os.) ; sf. pl. — Désir ardent,
violent désir, prurit; s'emploie rarement
sens

de bonté. V. argagne.

arde,

arle, arne; aile (Or.); àrio
(H.-A.); sf. — Mite (insecte).
àrde, hàrde; v. — Ardre, brûler vive¬
ment, flamber.
Lou hoec

nou bo pas àrde, le feu ne veut
flamber, brûler activement ; la passioû
qu'ou hè àrde, la passion l'enflamme.
ardejà ; v. — Briller, jeter des flam¬
mes, flamboyer.
ardelesie (G.) ; sf. — Ardeur. V. arscc.
ardén,-te; adj. — Ardent,-e, fougueux,

pas

vaillant.

en

—

C. aroulà.

ardoulà-s.
ardoùlh ;

—

C. ardòle-s.

Griblure de grains,
ardoùn, arredoùn,-e ; adj.— Rond,-e,
arrondi,-e.
ardoùne, ardounl, arredouni ; v. —
sm.

—

Arrondir.
àre

(B.-L.)

— C. arét,
charrue,
adare, bitare; adv.
A
présenl, maintenant, à l'heure qu'il est.
Are-medich, à l'instant même; d'are, m
aban, d'ares en daban, d'are enà, d'are
innà (Aspe et Bar.), dorénavant; are y en
quoan, are e puch, de temps en temps ;
d'are en adès, à chaque instant ; are tout
escas, tout just, il n'y a qu'un petit ins¬
tant; are e hsl (Lav.) Si tard! Lou temps
d'are, le temps présent ; per are, pour ie
moment ; tout are; tout à l'heure ; are que
y èm! pour le coup, nous y sommes! Are,
que bain tribalhà, maintenant, nous allons
travailler; qu'ère aci tout are, il était ici
il n'y a qu'un instant.
are; sf.
Are, mesure de superficie,
arè (II.-A.) ; v. —- Lever, soulever. V.
aréye.
En B.-L. usité seulement dans l'expres¬
sion aydà arré, adaré, soulever à hauteur
des épaules.
arè; sm.
Planchette qu'on place dans
le cuvier de la lessive pour soutenir le
drap qui contient la cendre.
areà (Lav.); sm. — Lieu d'assemblée
des còssous. C'était une sorte de cirque,
d'arène, entouré, délimité par des blocs de
granit taillé et qui servaient, sans doute,
de sièges.
areà, areàs,-e (M4); adj. — Sablon¬
neux, granitique, caillouteux; fém. orée.
areàlh (Lav.); sm. — Sable des bords

; sm.

are, ares,

—

—

ard-en-cam, ars-en-cam ; sm. —
Rhinantlie, crête-de-eoq (plante).
arderoùs,-e.
C. ardén,-te.
arderousamén ; adv. — Avec ardeur,
fougueusement.
ardét (Lav.) ; sm. — Chardon commun,
—

ardilhà ;

v.
Employé quelque fois
fréq. d'àrde.
ardilhoùs,-e ; adj. — Ardent,-e.
—

comme

ardit ;

v. — Cribler du grain, le van¬
Tursan et en M4 Big. tourner et
retourner ; décrire ou faire décrire des cer¬
;

cles.

arredàlh,

Big. et G.

au

ardoulà ;

ner

sm.

—

Liard.

/16e

ardits, avoir de l'argent, être riche;
qui a ardits qu'a amies, celui qui a
l'argent à des amis (prov.). N. de p.

lou
de
Lardit.

arditejà ;
l'argent sou

Liarder ; amasser de
lésiner.
Ha ardits, arditejà, toucher de la mon¬
naie quand les ardits vont et viennent dans
v.

—

par sou;

—

des gaves.

(Le Lavedanais adoucit le Ih et prononce

plutôt areày),

�57

AREALHÈ

arealhè ;

sm.

—

Arène, cirque

en mon¬

arecà.

Forme de arrecà.

—

; sf.
V.

Vipère; en certains
arégue.
arée (M4) ; adj. cl sf. — Granit, grains
de granit ; granitique.
arées (Aspe) ; sf. pl. — V. arie.
arégue, aréque, arére, arése; sf.
lieux

—

—

courtilière.

Courtilière. V. urée.

Syn. charre, etcharre, laure, taradère,
coujèro, bubaràudo ; luupo-milhèro (G.).
arélhe (M4). — Forme de aurélhe,
oreille.

d'arràt; sf.
myosotis (plante),
C.

—

—

Oreille de rat,

arre.mà.

aréque.

C. arégue,.
arégue.
arèro (B.-L.) ; sf. — Libellule.
Syn. damisète, esplinguè, espùga-sèrs.
aresclàt, arisclàt,-àdo (Lom.) ; adj.
Propretj-te ; éveillé, dégourdi, gentil,
aréscle, ariscle ou arréscle, arrîscle (G.) ; arrùsclê (Neste) ; sm." — Cer¬
ceau
de buée ; cuveau à lessive ; la buée
arére.

—

—

C.

—

même,

arése.

—

poisson,

—

—

arestoùs,-e, arestùt,-tude; adj.
Qui a, ou contient des arêtes.
arét ;

àret (Azun)

—

Ar.) ;

(Lav.)

sm.

;

—

sm.

;

Araire,

—

Tournebroche.

V.

i iras.

aréu, agréu;

sm.

areulà, agreulà;

—

sm.

areuloû, agreuloû;

Houx.
—

sm.

Houssaie.
—

Fruit du

lioux.
are-un-an

L'an

Syn. granisse, grenisse, ceserique.
argachà. — C. argansà.
argachâ ; sm. — Maître-valet, sorte de
gérant de maison, de bien (vieux). N. d. p.
argàgn,-e; s. — Nargue, ricanement,
grimace.
U argagn d'arride, un ricanement, un
rictus ; qu'a de lèdes argagnes, il a de mau¬

; are-un-g-an

dernier, il
Bay. ariban.

y a un an.

V. margagnes.

argagnère; sf. — Contrac¬
arrougagnère. V. c. m.
Désir, envie, avec le sens d'un mal qui
argagne,

ronge.

Aquére

cause que-m

da de terribles

cette chose suscite

gnes,

en

arga¬

moi de violents

désirs.

argagnèro (Lav.) ; sf. — Boursouflure
fait en cuisant le pain bien levé. V.
carcagnère.
argalhà ; v. — Fendre, faire éclater.
Syn. aselà, escalhà, eschasclà.
argandoû (à 1') ; loc. adv. — Bien en
que

vue,

bien exposé.

argansà ; v. — Organiser, disposer,
placer; argansà-s, se mettre bien en place,
à l'aise, prendre ses dispositions.
argansà (Lav.) ; v. — Avancer, allon¬
ger le pas.
argansàt,-sade ; adj. — Arrangé,-e.
Té, mis en ordre.
arganute (Lav.);

ran

sm.

—

Argonaute:

argarade ; sf. — Algarade,
argaréys. — C. algaréys.
argàsi (Lav.); sm. — Orgelet, furon¬
cle, pustule.
Syn. ourbissà (H.-A.), eschuurdòu, eschouroc.

àret (avec

e sourd
charrue en
bois, charrue à deux versoirs pour le sol
léger.
Syu. aray (G.).

arét

sil.

individu décidé,

C.

arégue.
arèste ; sf.
Arête d'un
d'une pierre, d'un loit.
arestè,-tiè ; sm.
Arêtier

B.

—

tion de arrougagn,

arrélhe, sillon,

arègues (Os.) ; sf. pl. — Rengaines,
reproches sur les vieilles affaires.
arelhàt (M1) ; sm.
Soufflet sur la
joue, l'oreille.
Syn. couhàt, bouhàl.
aremà (B.-L.) ; v. — Prendre en con¬
dition; aremà-se, se placer comme domes¬
tique, louer ses services. On dit ailleurs

en

argabesà,-ssà ; v.
Grésiller. A con¬
avec garbutcli, pois chiche.
Syn. agarbasi (Os.); granissà, grenissà
(Big.) ; cesericà.
argabése ; sf. — Grésil ; chute de gré¬

vaises manières.

arélhe

arélhe.

ARGELOUS

fronter

tagne. V. uréo, arralhè.

arée, arése

—

(G.) ; adv. —
En Marsan à

aréye (Lav.) ; v. — C. ayréje.
areynà (Estaing) ; v. — Bien arranger,
polir, finir un ouvrage.

argastà. — Forme de arcastà.
argastoû (Lav.) ; sm. — Reproche

;

mouvement, geste de colère, de menace.

argàut ; sm. — Vêtement gascon d'au¬
trefois; par badinage ou moquerie, on ap¬
pelle encore ainsi en Lomagne une veste
vieille, usée.
argèl (G.) ; sm. — C. argéle.
argelà, argelàs; sm. — Banc d'argile.
N. d. p.

argéle,-gèle ; sf. — Argile.
argelè,-re ; adj. — Argileux,-euse. Argelès, nom propre.
argeliu,-libe ; adj. — Qui tient de la
nature argileuse.
argeloùs,-e;'adj. — C. argelè.

�ARGËN

ARIQUE

—

argén;

sm.

58

Argent. Argén biu, vif

—

argent, mercure. V. arcamine.
Qu'a argén-biu dessus, se dit de quel¬
qu'un qui ne tient pas en place, actif,

arguiro (M4 Big.) ; sf. — Racine.
Syn. arradit, urrèys.
arguirôt ; sm. — Morceau de souche
d'arbre.

remuant.

argén-pagàn

loc.

;

adv.

—

argumén ; sm. — Argument, raison,
argumentà; v. — Argumenter,
argumentacioû ; sf. — Argumenta¬

Paîmenl

comptant.

argentà
voir,

; v.

estimer

d'argent,

—

en

Argenter
argent;

; payer

et

rece¬

faire du trafic

commercer.

argumèu (Bay.) ; adj. m. — Aigre,patelin. (Se prend aussi en mauvaise
part.)
argussà. — Contrac, de arregussà.
ari ; v. — Dessécher, brûler, griller
doux ;

argentàdje; sm. — Argenture.
argentàt,-tade ; adj. — Argenté ,-e;
fortuné.

argerxtarie, argenterie; sf. — Ar¬
genterie.
argentàu ; adj. et s. — Couleur d'ar¬
gent.

argenté,-re ; s. — Argentier,-ière.
argentí,-ne ; adj. — Argentin,-e.
argentoùs,-e ; adj. — Argenteux, pécunieux ; qui rapporte de l'argent,
argilà (G. L.) ; v. — Charroyer.
argilàyre ; sm. — Charretier,
argnaulà, argniulà, gnaulà, armiulà ;

tion.

—
Aboyer, faire entendre des
entrecoupés en signe de joie ou
douleur. S'emploie aussi pour miauler.

non sous l'action de la flamme; arl-s,
dessécher, dépérir.
Arit p'ou sourelh, per la calou dou hoec,

mais
se

desséché
hâ ari
che de

u

pain.
Syn. cresmà, cremà.
arià (Iite-Big.) ; v. — Miter
ariàdo.
ariàu ;
aribàn

se

mettre

en

—

Guetter, être à l'affût;

embuscade. V. arbecà.

argoèyte-camîs ; sm. — Celui qui se
met "n embuscade près d'un chemin pour
voler les passants; curieux, désœuvré.
Argoèyte-pintoûs, guette-chopines, celui
nui est à l'affût pour se faire inviter à
boire.

argoulà ("G.) ; v. — B.iyer, ouvrir la
goule; être dans l'attente.
argoulàn,-o; ;&gt;dj. — Avide, goulu.
aFgoulét,-0 ; adj. et s. — Bayeur, mnsard,-e; benêt,

terets.

; v.

—

Avoir de la colère

en

dedans.

arguincho (Lav.) ; arreguinche ; sf.
Bejet, branche qui pousse à côté du
ti'onc. Y. orreguich.

—

V.

arriau,

; adv. —
y a un an ;

L'an dernier,
s'emploie aussi

on
entend aussi arinan,
ariuan; dans le G. arunan, (are un an).
aricà ; v. — Dresser. Aricà Vaurélhe,

Confronter avec arique.
aricàt,-cade ; adj. — Dressé,-e, relevé.
Nas aricat, nez retroussé; arica.de, nom de
dresser l'oreille.

vache dont les cornes sont très retroussées
ou bien dont le poil est comme l'arique.

aricates, alicates ; sf. pl. — Alicate,
petites pinces à bec allongé.
aride-s ; v. — Se sécher, se dessécher ;
se

chauffer. V. ari.

aride ;

sf.

—

Action de sécher, de

se

sécher.
Lou
foin

a

hè

qu'a besougn gn'aute aride, ie

besoin de

se

sécher

encore une

fois.

arie ; arée

(M4) ; sf. — S'emploie géné¬
ralement au plur. — Système de baguettes
de bois, sorte de crochet, de bât pour por¬
ter le foin

sur

la tête

ou

le dos

en

monta¬

N. de p. Àries, Daries.
Syn. arquetes, sauméte.
arim (Bar.) ; sm. — Pignon de bâti¬

gne.

argounés. — Pour aragounés.
arguchà. — C. arcussà.
arguichà, arreguichà (Lav.). — C.
aguissà.
arguichà; v. — Hérisser, darder, poin¬
ter. C. arreguichà.
arguichade ; sf. — Riposte vive ; pi¬
qûre.
arguiho ; sf. — Bûche de sapin, à Cauarguilhà

cour.

(Bay.)

pour autrefois.
Dans les L.

v.

Aire,

—

de

argoeytà;

se

ardada.

C.

—

sin.

maintenant il

arboèyt.

arià-se,

èyrau.

v.

argnaulét; sm. — Aboi, action d'argnaulà.
argoéyt, argoèyt ; sm. — Guet ; guetapens, embûche ; courson de vigne.
Cercà d'argoéyt, chercher querelle. V.

;

miter.

aboiements
V. miulà.

soleil, l'ardeur du feu ;
pâ, faire griller une tran¬

par le
tros de

ment.

àrio,-a (M4 Big.)
ario
beau
Uo

(H.-A.)

;

temps.
bèro ario,

;

sf.

sf.
—

— Mite. Y. arle.
Embellie, passe de

embellie durable,
pl. — Arbouses, fruit de
l'arbousier, raisin d'ours.
arioustà (L.) ; v. — Egaliser,
arique ; sf. — Teille ; barbe des épis de
céréale ; chènevotte.
Esta coum u pugnat d'ariques, être com¬
me une poignée de teilles, comme un héris¬
son, tout en pointes.
arioùs ;

sm.

une

�59

ARISCOUS

ariscoùs,-e;

s.

arise ; sf.

Mite du

—

—

Vindicatif,-ve.

fromage (tyrogli-

phus siro).
arissà ;

v.

—

Hérisser ;

frissonner

;

grincer des dénis par agacement d'un grin¬
cement de lime, de scie, etc., de
verjus;
arissà-s, se hérisser, se rebiffer.
Qu'ev tout arissat, il est tout hérissé (par
le froid, la fièvre, la colcre) ; la frèbe que
l'arisse, la fièvre le fait frissonner,
arissade ; sf. — Hérissement ; frisson.
arissàt,-ade ; adj. et s. — Hérissé,-e;
rechigné, grincheux, peu avenant.
V. arissoû.

arissoà-s.

arlequinade ; sf.
d'arlequin.
arlipape (L.) ; sf.

C. arissà-s.

arissoade ; sf.

Piqûre de hérisson,
bogue épineuse.
arissoàt,-ade ; adj. — Echiné,-e; hé¬
rissé, qui est en état de hargne; recoquillé
par les frissons du froid, de la fièvre,
arissoû; sm. — Frisson. V. scrissoû.
Abé arissoûs, frissonner,
arissoû; sm. — Hérisson; bogue, enve¬
loppe de la châtaigne; au fig. un hargneux,
une personne de caractère
désagréable.
Qa\'iy toustém coum u arissoû, il est tou¬
jours de mauvaise humeur.
—

aristoà ;

v.

—

Gaver des bovins,
;

v.

—

Aristocratie,

aristocrate, aristoucrate

; s.

d.

a

g.

Aristocrate.

—

la sécheresse.

arlade,

arladure,
arnade,-ure,
Point rongé par les mites,
arlaquî. — Forme de arlequí.
arlà-s, arnà-s, àrdà-s, arià-se; v.

armà;
armà
avec

arle, arde,

arne; sf. — Mite; teigne,
certains lieux.
On prononce aille, aile, v. Ort. et la Chai,
où l'r précédent une liquide devient h
en

rée

1 ; bûche fendue pour le foyer.
Ausèt d'er' àrlo, pic du rocher, en

V.

un

v.

aspi¬

ou

Lav.

àrio, ascle.
arlèch (Lav.) ; sm.

— Etagère,
arlequí, arlaquî, harlaquî ;

Armer; armà-s, s'armer,
— Attacher (les bêtes)

—

(B.-L.)

; v.
armadé.

armade ; sf.

Armée

—

;

sm.

—

Arlequin, personnage de Carnaval.
Dans les « carnabalades » béarnaises, les
arlequis forment un groupe de danseurs
semi-burlesques (les carnabals ou pilhasses
étant les plus grotesques) qui suivent les
pantelous, (lesquels sont les danseurs élé¬
gants du cortège), et qu'ils tâchent d'imi¬
ter, tandis que les carnabals les contrefont.

attache agricole.

V. armére, armét.

(B.-L.)

nairement de
V. armére.

crin,

armadure ; sf.

Armagnàc

; sm. — Corde, ordi¬
pour attacher les veaux.

—

Armure.

Armagnac; origi¬
l'eau de vie du terroir.
armagnaqués,-e; adj. et s. — Arma¬
gnac, -caise.
armàlh ; sm.
Armure; attirail de
naire de

ce

; n. p.

—

pays ;

■—-

travail.

armamén ;
armanàc ;

Armement,
Almanach.
Ha armanacs, raconter des histoires, des
faits sans grande importance ; mensounyè
û

sm.

sm.

—

—

armanac,

trompeur

comme

un

almanach. Les auteurs d'almanachs ayant

la
prétention d'annoncer le temps qu'il fera
et
leurs prédictions
étant généralement
au

dicton.

armanacàyre,-e ; s. — Fabricant, mar¬
chand d'almanachs; colporteur de commé¬
rages.

armandalh, armandàt; sm. — Foule,
troupe, bande. N. de p. Darm/indail.

armandélh,-déy;

sm.

restes, épluchures.
armanicles ; sf. pl.
foule de

—

Se miter.

—

—

quer.

fausses, ils ont donné lieu

aristoû, ariste; s. — Aliment d'en¬
graissement du bétail.
a rit,
aride; adj. — Desséché,-e; sté¬
rile; au fig. exténué.
Croustéls arits, croûtons secs; terre aride,
sol desséché, stérile: tout qu'ey arit per lou
sequè, loul est brûlé par le soleil, grille pil¬

ariàdo ; sf.

arluquejà,-guejà (pour arreluquejà) ;
C. lugrejà, scintiller, briller; relu¬

coum

sf.

Acte, danse, geste

—

der dans la lande.

de

aristocracie, aristoucracie

ARMERA

— Terre-noix (plante).
Darriga arlipapes, fainéanter, baguenau¬

armadé
—

—

petites choses

armàri ;

sm.

—

;

—

Mélange de

— Réunion
d'une
babioles.

Armoire. V. arre)màri.

Syn. limande, cabinet.
armarie ; sm. ■— Quantité d'armes;
panoplie; armerie.
armaserà (Lav.) ; v. — Remuer, battre
la pâte avec les mains.
armaseràt; sm.
Ce que contiennent,
de pâte les deux mains réunies.
armatè ; sm. — Cable qui sert à relier
et serrer la perche sur un char de fourrage,
d'ajoncs, etc.
arme ; sf. — Arme. Signifie aussi âme
—

G.

en

armecà

(Os.) ; v. —Singer, contrefaire
quelqu'un.
armecàyre,-e ; adj. — Grimacier,-ère.
armèque (Os.) ; sf. — Grimace, niche,
singerie.
armerà ; v. — Faire, placer des arméres.

�ARMËROS

de

60

ARNESA

—

arméros (B.-L.) ; sf. pl. —
fer que les ascensionnistes

pieds

aux

pour

Crampons
s'attachent,
franchir les placiers et mau¬

arnàpi;
taeiens

croyance

armére, armère; sf. — Collier, an¬
de bois pliant, de branche tordue ;
hart, lien de bois. On l'emploie à diffé¬

plupart

usages, pour fermer
retenir les jougs, etc ; dans

rents

les barrières,
le G. anse.

armeroû ; sm. -— Petite armére pour
suspendre le lard, le jambon. On dit aussi
arrourneroû. V. andorte.

armét ; sm.
Pièce circulaire de la
partie supérieure d'une quenouille; trait,
longe de cuir tressé avec laquelle on attelle
—

bœufs, les chevaux. V. armade.
sf. — Anse du joug où
s'engage le bout du timon.
Syn. moulade.
les

v.

—

Forme de amigalhà

Herminette (oulil).
Syn. eschole, uchole.
armini ; sf. — Hermine,
armiroà.
C. arremiroà; à B.-L. pla¬
arminéte ; sf.

arnàpi,-nòpi

cer

Varmiroàdo.

armiroàdo

(B.-L.). — C. armére.
armiugà. — C. armugà.
arminàt,-nade ; adj. — Garni,-e d'her¬
mine.

armotes, aramotes (Arm. Big.) ; af.
pl. — Gaudes, bouillie de farine de maïs.
Syn. Gaudiries.
armoùlh ; sm. — Remous.
Syn. arremoulî, hounilh.
armounie.
Harmonie, accords har¬
—

monieux.

armounioùs,-e

;

adj.

—

Harmonieux,-

euse.

arms

pl. — Membres de l'homme.
les membres, les bras et jam¬

; sm.

Lous arms,
bes.

tion. sisme

maladie

d'amélioration dans

un

cas

de

d'indisposition.
armulhoùs,-e ; adj. — Humide ; mouil¬
ou

lé de

pleurs.
armoumbrà, armumbrà (M*) ; v. —,
C. arrebrembà, rappeler,
armurè ; sm. — Armurier,
arnà; v. — C. arlà et dérivés.
arnabès,-se ; s. — Marchand forain,
arnachoùn (G. et L.) ; s. — Avorton,
contrefait, difforme. V. arnàpi (2).
arnade,-dure, — C, arlude.

leurs dents

; sm.

mite. V. arlade.

Arnàut

ou

Arnàud;

n.

p.

—

Arnaud.

Dim. Arnautoû.

arnàut,-e

; s.

—

Du bas lat. arnaldus.
réputation, vaurien;

Personne de mauvaise
a

l'œil mauvais.

Que hè u lé arnàut, c'est un vilain mon¬
ha lusi l'arnàut, fouiller du regard

sieur ;

(se prend le plus souvent en mauvaise
part).
arnautà ; v. — Faire briller les yeux,
faire courir l'œil, guetter.
arne.

d'autres

C. arle. Arne
insectes rongeurs:
—

peut désigner
la teigne, le

ciron, le ver de farine, etc.
arnéc, arneguét, arreneguét; sm.

Blasphème, juron grave, reniement,
(L.). — C. arnés, harnais,
arnegà ; v. — Contr. de arrenegà. Ju¬
rer, blasphémer, renier.
Arnegà coum u judiu, blasphémer com¬
me un juif.
arnegade ; sf. — Action de jurer ; suc¬
—

arnéch

cessions de jurons.

arnegadoù,-re ; adj. — Blasphéma¬
qui jure d'habitude.
arnegàt,-ade ; s. — Parjure, renégat.

teur, -trice',

On dit aussi

armugà, armiugà, arremugà, arrumià ; v. — Ruminer ; lou boéu qu'armugue ; (se dit d'un convive repu qui di¬
gère béatement). En Lav. armugà-se.
armugàlh ; sm. — Ce que les bêtes
ruminent ; action de ruminer ; qu'a gahat
l'armugalh, (la bête) a repris la rumina¬

avec

— Enfant désagréa¬
s'accroche ; indiscret, im¬
portun ; prend aussi le sens de avorton ;
terme de mépris, pour railler la petite taille
ou le corps difforme. V. arretrcc.
arnàr (d). — Contraction de arrenàr,
renard, à Bay. L. cl quelques lieux en Big.
arnàu,-ade ; s. — Miturc, ouvrage de

—

—

une

ble, agaçant, qui

qui

Aim.

en

C'est

populaire que ces petites bêtes, la
inoffensives pourtant, mordent

cruellement et s'accrochent
à leur proie.

armialade ;

armigalhà ;

salamandre.

la

comme

vais pas.
neau

— Terme général de divers
l'espèce des lézards ou des bra-

sm.

animaux de

renegàt.

arneguét. — C. arnéc, mais plus usité.
Quoique dim. arneguét peut signifier un
gros juron.
arnélh ; sm.
Rein, rognon des bêtes.
arnelhà,-ade ; s. — Partie de la bête
—

«voisinant les rognons.
Coustétes de l'arnelhà, côtelettes

du

ro¬

gnon.

arnélhs,-lhes
fruits

mûrs

dont

;

adj. et s. — Se dit des
l'enveloppe, la peau, se

détache d'elle-même.

Aberâs, esquilhols arnélhs,

des noisettes,

des noix bien mûres.

arnés; sm. — Harnais, harnachement,
équipement, armure; outil instrument araloire; charrue dans le G. En divers lieux,
aussi, terme de mépris. Be hè lou lè arnés!
OiH vilain monsieur, quel triste sire!
arnesà, arnescà; v. — Harnacher.

�ARNESADE

61

aròc ; sm. — Excroissance sur un tronc
d'arbre, loupe; tronçon de souche.

aròc,-que ; adj.

—

Se dit d'un vieil¬
s'em¬

lard, d'une vieille, cassés, décrépits;

ploie aussi subst.
U bielh tout aroc, un vieux tout ratatiné,
décrépit ; nou soy qu'u bielh aroc, je ne
suis plus qu'une chose sans valeur, de mau¬
vaise qualilé (comme l'aroc).
aroeytà (L.). — C. argoeytà.
aròlo (B.-L.) ; sf. — Espace circulaire;
chose arrondie, roulée ; andain. V. aròu.
arotes ; adv. — Dim. de are, dans cette
expr. bèt-tems-arotes, pour bèt-terns-a, il y

longtemps.
aròu; sm. — Rond, cercle, circonfé¬
rence; ensemble de gens ou de bêtes en
groupe, en cercle; tas affectant plus ou
moins la forme d'un cercle, d'un rond à
la base; hallo, auréole, limbe. V. a.
L'aròu de la lue, le halo de la lune;
hicà-s un aròu, se grouper, se mettre en
rond ; ha u aròu de roumén, faire un tas
de froment; semia u aròu de céses, faire
a

semis de

pois.
Dauphiné, on appelle aròus les ronds
qu'une chute produit sur une eau unie.
aroû ; sm. — Ancienne appellation du
genêt ; elle n'est restée que dans les loc.

un

En

sec

coutil

tous

aroûs,

bruslà

coum

aroû.s.

V. arroû.

-— Accrocher, saisir et ser¬
arpachà-s, s'accrocher.
arpachàt,-ade ; sf. — Action de saisir

rer

et

; v.
fortement ;

de

serrer.

arpàd ou arpàt,-pade ; s. — Griffade ;
poignée, quantité tenue dans la main.
Ue arpade de hé, une poignée de foin ;
l'arpat est moindre que l'arpade.
arpadejà; v. — Fréq. de arpà; se dit
aussi de la bête, de l'oiseau agitant leurs
pattes. V. arpatejà.

arpadoù,-re ; s. — Ravisseur,-euse.
arpalà ; v. — Bêcher, travailler à la
p°lle.
arpalhàn,-o (G.) ; s. — Voleur,-euse,
chapardeur. V. arpiâ.
arpàn. — Y. arpén.
arparà. — C. aparà.
arpàs (M') ; sm. — Touffe d'herbe, gros¬
sière sur des terrains marécageux,
arpàst ; sm. — Pâtée.
tìoéu hicat à l'arpast, boeuf mis à l'en¬
graissement.
arpastà, arrepastà; v. — Gorger de
nourriture ; nourrir pour l'engraissement ;
donner sa ration de nourriture à (un ani¬
mal) ; arpastà-s, se nourrir grossièrement,
s'empiffrer.
arpastàt,-tade ; adj. — Qui est à l'en¬
grais ; repu,-e.
arpàt ; sm. — V. arpade.
arpatà, arpatejà, arpitoà ; v. —
Agir des pieds et des mains pour se défen¬
dre ou pour se déplacer ; se démener, gi¬
goter. V. arpadejà..
L'enquiròu qu'arpateje, l'écureuil fait
vite aller ses jambes.
arpatejade ; sf. — Action des pieds et
des mains, faite à la fois vite et a\ec quel¬
que effort.
arpatejàyre,-e ; adj. — Qui remue
sans
les pieds et les mains ; se dit
cesse
surtout d'un enfant remuant, tracassier.
arpatéy ; sm. — Marque, trace de qua¬
tre pieds griffus.
U arpatéy de boup, la trace des pieds du
renard.

aroulà; v. — Faire des cercles, des tas
ronds; aroulà-s, se grouper en cercle; se
chauffer soif devant le feu, soit au soleil,
en tournant de façon à présenter toutes les
surfaces à la chaleur. V. iroulà-s, ardoulà-s.

Prendre de l'arô¬
me, se bonifier; se dit notamment du fro¬
mage, mais peut-être faudrait-il dire, alors,
arroumadjà-s.
aroùn (B.-L.) ; sm. — Pignon de mai¬
aroumadjà-S ;

ARPËN

arpachà

arnesade ; sf.

— Harnachement.
arnesàyre,-e ; adj. et s. — Qui met le
harnais; garçon d'écurie; bourrelier-harnaeheur ; fabricant, constructeur d'arnés.
arnicà ; sm. — Arnica ; désigne aussi
dans le G. l'année dysentérique et le séne¬
çon jacobée (plantes).
arnicade ; sf. — Application d'arnica,
lotion ou cat.iplasme, sur une plaie.
arnòpi. — C. arnàpi. Dim. arnoupiòt.
arnoùs,-e; adj. — Rongé aux mites
(arne) ; teigneux.-euse.
àro (Big-. G.). — Forme de are.
arò (M® et Big.). — Forme de aròu.

—

v.

—

arpe, yarpe, urpe;

sf.

—

Serre d'oi¬

griffe, herse.
Arpe se dit aussi des longues pattes d'in¬
sectes : las arpes de ue mousque, dou coupeseau,

dits, d&gt; l'aragne.

arpegà; v. — Herser; par anal, griffer,
arpègue; arplégue (L.) ; sf. — Herse,
griffe aratoire.
arpejà ; arpià, arpihà (G.) ; arpoejà ; v. — Agriffer, accrocher, griffer ; au
fig. tourmenter, comme un chat, un ra-

qui tient sa proie ; arpejà-s, s'agriffer,

son.

pace

arounde,-le, auroungle, irounde,le,-dèle ; sf. — Hirondelle.
arountère (B.-L.) ; sf. — Fenêtre de
pignon.
arpà, arpià, urpà ; v. — Enserrer,
saisir comme avec les griffes, agripper.

s'accrocher.

employé parfois pour arpatejà.
arpén (t), mais plus couramment ar¬
pàn; sm. — Arpent. La contenance de
l'arpent varie quelque peu selon les ré¬
gions ; à Pau elle est de 32 ares.
Est

�ARPENTA

—

ARRABÉY

62

arpentà ; v. — Arpenter ; marcher à
grandes enjambées.
arpentade ; sf. — Action d'arpenter;
traite faite à grandes enjambées,
arpentàdje ; sm. — Arpentage.
arpentàyre,-e ; sm. •—• Arpenteur,-

arque-boét (Lav.) ; sm. — Qui a les
jambes arquées,
arquebusade ; sf. — Arquebusade.
arquebuse ; sf. — Arquebuse,
arquebusè ; sm. — Arquebusier, ar¬
murier.

fuse.

arque-lhéyt;

arpî, arpic; sm. — Morpion, tique (en
prov. arpin, grapin).
arpià. — C. arpinà et arpejà.
arpiâ,-ne ; adj. — Griffeur,-euse ; esco¬
griffe; homme avide, avare.
arpic ; sm. — Croc, crochet ; en Lav.
crochet spécial du bât ; morpion ; oiseau

arquét,
Feu

arr.

—

Un

ue arque
mou¬

lin, batardeau.

arqué. — C. arcoè, archer,
arquebanc, archibanc, artibanc
sm.
Coffre qui sert de banc.
—

—

commen¬

sm.

ici.
Rai¬

—

ou

—

cauléts:

malotru,

adj.

;

un

(H.-Big.)

arrabè;

sm.

rave

arrabejà

;

en

je

—

Qui aime les

;

v.

raves.

rustre, dans L.
;

sm.

—

de cailloux particulièrement
rêter le poisson. V. arrusè.
ture de la

failes
moque,

C. arrebole.

—

arrabè

de maïs.

Sas, écluse de

arrabes

arrabè,-re

caisse du véhicule.

sf.

les mots

ou

arrabe.

le, caisson de voiture ; auge ; cercueil ; para¬
pet de pont ; jeu de planches ajoutées aux
ridelles pour augmenter la capacité de la

;

r

choux, c. à a. je m'en
m'en désintéresse, disposez-en.

derniers moments.

(L.)

Chercher à

Hèt-b'en
raves

arpùt,-ude; adj. — Griffu,-e; qui a des
doigts crochus, des racines griffues.
arque; sf. — Arche, coffre, caisse, mal¬

arque

—

.

arpùn,-gue ; s. — Sillon plus court
les angles ou le haut d'un champ.
Dans l'expr. està-n aus arpuns, être à la

»

sm.

(G.) ; v. — Rassasier,
arrabà, arrabassà ; sm
Ravière ;
champs de raves.
arrabagnoû (Lav.) ; sm. — Troupeau
peu important. V. arrabère.
arrabaneyà (B.-L.) ; v. — Rêvasser.
arrabassè,-re; adj. et s. — Celui,
celle qui cultive les raves ou s'en nourrit,
arrabe ; sf. — Rave.

vers

coffrée

;

arrabà

écharde.

une «

urquét

arrâ; arran (G. et L.);
nette ; crécelle. V. carran.

arpoejà. — C. arpejà.
arpounchoà (B.-L.) ; v. — Piquer,
arpounchoû (B.-L.); pounchoû; sm.
Aiguillon, épine, bout de bois pointu ;

milhoc,

ourquét,

follet.

çant par arr qu'on ne trouvera pas

avide, usurier.

Désigne également le contenu:

le fromage frais.

arquét; sm. — Petite arque; coffre des
colporteurs ; on dit aussi arcòt.
arquéte (M'). — C. arie.
arquilhà. — Contr. de arrequilhà.

Lou negat que tourne■ arpità, le noyé se
ranime; dëchat-me arpità, laissez-moi souf¬
fler, me reposer.
arpitoà ; v. — Remuer bras et jambes ;
courir, grimper, gravir. V. arpatà.

de

pour

Arquét de la matiade, de la brespade,

arpità ; v. — Respirer, au sens de reve¬
nir à la vie, remuer, souffler, reprendre
haleine. (Pourrait bien être une contrac¬
tion de arrebità).

aux

de bois

arc-en-ciel du matin, du soir. V. arcoulà.

chét, ritchou.

fin,

; cercle
baléste.

taupes
V.

arpxt (G.) ; sm. — Rouge-gorge.
Syn. Cot-arrouy, cot-rouy, gòlits, ricout-

—

Châlit, bois du

arquère (Os.) ; sf. — Petite fenêtre ;
Larbout, planche d'arque; table d'égouttage du fromage ; en Lav. levier.
arquét; sm .— Dim. de arc; piège à

arpiàt,-ade ; s. — Coup de griffe ; égratignure.
arpihà (G.). — C. arpià.
arpihàn,-o (G.). — C. arpic.
arpinà ; v. — Accrocher ; crocheter ;
gravir, grimper. V. garrapetà.
arpioû ; sm. — Ongle d'oiseau de proie
ou de
quadrupède, griffe, ergot, serre.
Abé de machans arpioûs, avoir des ongles
acérés, des doigts crochus ; être méchant,
avare,

—

en

grirnpereau.

voleur,

sm.

lit; lit.

—

Petite digue
faite pour ar¬

Sol favorable à la cul¬

champ de raves.
—
Planter, cultiver des

raves.

arrabén,-te; arrabéy, arrabì (B.L.) ; arràbie,-o (Lav.); adj. — Raide,
abrupte (en parlant d'un terrain, d'une
montagne).
Coste,
arrabente, eôle raide, abrupte.
S'emploie dans l'exp. u apetit arrabén, un
rude appétit.
arrabère ; sf. — Lieu arrabén, abrupte.
N. de p. et de lieu : Larrabère, Varrabère.
arrabèro (Lav.) ; sf. — Troupeau de
bétail.

;

arrabéy, arrabi (B.-L.).
ben.

—

C.

arri¬

�63

ARRABIC

arrabic,-biét,-diét ; sm. — Patience
(rumex patienlia, plante).
arràbou (15.-L.) ; sm. — Topinambour,
arrabuche ; sf.
Ravenelle (plante),
arracà ; v. ■— Acculer, pousser dans ses

sauvage,

—

retranchements ;

arracà-s,

se

ramasser,

se

rencoigner, se mettre sur la défensive
se faisant
place. V. arraque.
Lou sanglà que s'arracà, le sanglier

en

culé

mit

se

sur

ac¬

la défensive.

arradà, arrasà ; v. — Passer le rou¬
leau dit arrebole sur une mesure de grain
afin d'en f.iire tomber l'excédent; araser,
arrade.

C. arrebole.

—

arradén,-te; adj. — Engageant,-e, ex¬
citant, appétissanl.
arradét, arradiét,-dic, aragnét.
C. arrabic.

—

arradis ; sm.

—

Radis. V. arràjen.

arradìt, radìt, arredit; sf. — Ra¬
cine de plante.
Abé arradits à la terré, être riche
pro¬
priétaire foncier.
Syn. arguire, arrèys, arrincado, arringosto, arrisclo.

arradjà (Big. G.) ; v. — Rager,
arràdje ; sm. — Folle avoine, ivraie. V.
irague.
arràdje,-e, enràdje;

s.

Rage, fu¬

—

colère.

reur,

Bourl d'arràdje, bouillir de colère ; qu'ey
arradjàt, il est en rage, furieux, enragé.
arradoà ; v. — Ajouter de la farine de
seigle, de méteil à la farine de froment.

arradoû ;

Méteil. Le mot n'est
guère plus employé qu'à la montagne. Dans
sm.

—

la

plaine on appelle le méteil carroû.
arràfen, arràfle, arràfou, ràfle
sm.
Radis.

arragà,-guè

; sm.

sm.

—

—

Variété

;

de

Lieu où croissent

les fraisiers.

arragnét; arragnèu (M' Big.). — C.
en certains lieux arragnèu désigne
aussi la réglisse (bagnèu).
arragnoùn, arregnoùn L.) ; sm. —

arrabic.;

Bognon, rein.
Syn. arnélh.
Coèlhe

arague.

arraguè. — C. araguè.
arraguè, haraguè. — C. arragà; qui
est

friand de fraises.

sécher
soleil

au
ou

; v.

les puces.

arrajade

—

soleil ;

devant

Rayonner
arrajà-s,
un

; sf.

Rayonnement solaire
de soleil entre deux
nuages ; élancement douloureux.
arrajadé,-re. — C. arrajadiu.
arrajadéro (G.) ; sf. — Action de se

intermittent,

chauffer

au

—

rayon

soleil.

arrajades ; sf. pl. — Douleurs irra¬
diantes ; particulièrement douleurs de l'en¬
fantement. V. aunades.

arrajadis,-se

adj. — Qui rayonne;
le soleil.
Lou sourélh qu'ey arrajadis, le soleil
pique, darde; u die arrajadis, un jour en¬
soleillé; pruderie arrajadisse, prairie que le
qui est louché

;

par

soleil touche.

arrajadiu,-jìu, arrajediu,-ibe ; adj.
Ensoleillé,-e, exposé au soleil. N. de p.
Larrajadiu, Larrajudieu.
Coustalal arrajadiu, coteau ensoleillé,
arrajò (Big.) ; arrajoù ; sm. — Rayon¬
nement éclatant du soleil; place illuminée
par le soleil ; éclaircie.
Esléne-s à l'arrajùu, s'étendre au soleil;
que ba ha u arrajòu, le soleil va luire. V.
arrajade.
—

arràlh.

Forme de

-—

—

C.

arralhà

(M1)

; v.

se

bon feu.

—

—

V.

arralhè,

Faire des arralhes,

fendre du bois.

arralhade

(M1)

;

sf.

—

Pile,

masse

arralhe, arrélhe; sf.
profond.

arra¬

faire
chauffer au

■—

Fossé, ravin,

sillon

arralhe (M4) ; sf. — Gros éclat, copeau
('pais de bois, bûche, souche fendue par
éclatement. L'arralhe est plus épaisse, plus
volumineuse que l'escalhe. V. ascle.
arralhe, ralhe ; sf. — Partie dos roches
émergeant des roches sous l'eau ; en Bas
Arm. croûte glacée ; glace.
arralhè,-re ; s. — Eboulis, ravin pro¬
fond plein d'éboulis. N .de p. Larralhè,
Un

établissement

de

bains

de

Caulerets

s'appelle L'arralhère (La Raillère).
arralhès,-ères ; s. pl. — Eboulis,
blocs qui s'écroulent des montagnes; amas,
I rainée

de roches éboulées.

arralhét,-e;
arralhoû ;
Anà

; exposer,

arrày.

arràlh, arralhà,-lhe.
plus, usité.

s.

d'éboulis. N. de p.

arraïts, arreïts (H.-A.).
dits, racines.

arrajà

Anat
b'arrajà! Allez vous promener 1
Quand on est à ce point de la conversation,
en
général on dit tu, on ne met que le
pluriel du nombre et on ajoute quelque
chose : bè Varrajà l is pus, va te chauffer

Larrailhet.

harague (M4) ; sf. — Fraise.
Varrague, prendre ce qu'il y a de

arrague ;

bon, de meilleur. V.

ARRALHOUS

d'arralhes.

—

arrafiàt, rafiàt;
cépage blanc.

_

couru

caillou

—

Petit ravin,

plein

Larraillet; racloir.

— Caillou roulé.
arralhoû, aller vite

sm.
il

comme

roulé, qui dévale.
arralhoÙS,-e ; adj. — Pierreux,-euse,

un

rocailleux.

�ARRAM

64

ARRANQUE

—

arràm,-e, ràm; s. —
chage ; en Lav. aussi petit
Lous Arràms, la fête des
pas dec.hà ets arrams per

arramoÙs,-se.
arramùt,-ude.

Rameau; bran¬

lioux.
Rameaux; nou
benedise, faire

déré, passion.
houlie, crise de folie,
arramà ; y. — Soutenir avec des bran¬
ches, des tuteurs, soit des plantes grimpan¬
tes, soit toute autre plante ; ramer.
arramà-se (Lav.) ; v. — Se rebiffer, se
hérisser, regimber.
arramade ; sf. — Ramée. V. arramàt.
arramadé,-re, arramadis,-se ; adj.
Qui doit être ramé.
Arràm

de

arramadéro
ramer des

(G.) ; sf. — Branche qui
plantes.
arramadèrou (Lav.) ; sm. — Gardien
d'arramàdo, pasteur espagnol.
arramàdo (Lav.) ; sf. — Troupeau de
bétail espagnol.
arramassà, arremassà (M1) ; v. —

sert à

Ramasser, rassembler.

arramassade ; sf.

—

Rassemblement.

V. amassade.

arramassè (Lav.) ;
branchages coupés.
arramàt,-ade ; s. — Ramée, les bran¬

arramassadis ;
srn.

—

Menus

ches, les

rameaux.

arramàt ou harramàt,-ade ;
Ensemble de clioses, de personnes,
tude ;

dans le

rame

sens

s.

—

multi¬
qu'a le français

de wagons », par ex.
U arramàt de mounde, un certain nom¬

dans

tout û arramàt,
V. arramàdo.
arramàt,-ade,-mût,-ude ; adj. — Rameux,-euse ; qui est très pourvu de bran¬

ches.

arrambàlh, rambàlh ;

sm.

—

Grand

bruit, tapage.
arrame ; sf. —
L'arrame est plus

la

gargale plus
arrami

menl

un

nir

que

(Big.)

Branche, rame.
grande que la branque,
Varrame.

; v.

Soutenir itérativeproposition ; mainte¬

—

propos, une
dire ; se porter

son
garant.
Qu'at a dit s, arramit, il l'a dit et sou¬
tenu ; menti e arrami, mentir et maintenir
son

dire.

arramide ; sf.

—

Action d'arrami. Pé-

jor. arramidérearramiét (B.-L.) ; sf.
(Colombus palumbus).

Pigeon ramier

arramiguère (B.-L.) ; sf. — Les ronces
espèce, ronceraie.
arràmou (Lav.) ; sm. — Qualité, vice,

de toute

héréditaires.

Qu'a arrànmus de sa pay, il
(ou des vices) de son père.

lités

plutôt

a

des qua¬

Rainette.

—

adj. — Boiteux,accident que congénilale-

le boiteux de naissance est

ment ;

U

par

chibàu

arranc

dab

ômi

u

un tort.
tort, deux

malheureux ensemble.

arrànc,-cure ; s. — Gémissement,
plainte, regrets. Le fém. arrancures s'em¬
ploie le plus souvent au pl.
arrancurà, rancurà, rencurà ; v. —
Gémir, se plaindre, pleurnicher et se plain¬
dre, regretter. V. auroustà.
arrancuràyre,-e ; adj. et s. — Geigneur.-euse ; autrefois les pleureuses dans
les enterrements s'appelaient las arrancuràyres.
arrancures; sf. pl. — Plaintes, gémis¬
sements, regrets. V. arranc, aurost.
arrandà, randà ; v. — Tracer, faire
des raies (randes).
arrandà (L.) ; v. — Repriser, réparer
un
bas, une étoffe.
arrandade ; sf. — Raie profonde, trace
étroite et bien marquée. En Lav. traînée
de nuages. V. a.lisade.
arrande (L.) ; sf. — Reprise de couture,
arrande, rande; sf. — Raie, ligne,
arrang
U
une

(Lav.)

Traînée.

; sm.—

arrang de héms, de hé, de
traînée de fumier, de foin, de

arrangoùlh,-guilh,
—

brume,
brume.

rangoùlh

;

sm.

Râle.

arrangoulhà,-guilhà ; v. — Râler.
arrangoulhè,-e; s. — Râle en perma¬
râle des asthmatiques.
arranjà ; arrenjà,-gà (Big.) ; v. —
Arranger, réparer, accommoder; arranjà-s,
s'entendre au sujet d'une affaire, tomber
d'accord; s'arranger, prendre ses disposi¬
nence;

tions.

arranjadis,-se ; adj.
arrangé,-e, réparé.
arranjamén ; sm.

Qui peul être

—

Arrangement,

—

convention, accommodement.

arranjadoù,-re
fait des

mise

en

;

adj.

—

Qui

arrange,

arrangements.

arranjes
—

; sm.

arranc,-gue,-que ;
euse,

« rame

bre de gens ; qu'arribèn
il arriva tout un groupe.

Forme de ararnoùs.
C. arramàt, ra-

arràn, carràn (L.)
Syn. carrée.

Folle envie, désir immo¬

—

—

meux.

tout à propos.

arràm ; sm.

—

;

sf.

pl.

—

Arrangements,

ordre, réparations.

Ha
las
affaires.

arranges,

arranger,

régler les

arranquè,-re ; s. — Boîterie ; maladie
qui débilite et fait qu'on ne marche pas à
son ordinaire, que l'on
traîne. V. carranquè, calanque.
Nou sèy quin arranquè èy dessus, je ne
sais quel est ce mal que je traîne.

�65

ARRANQUEJA

arranquejà;

v.

—

Boiter,

clocher,

traîner.

ARRASTERA

—

arrasàble,-e ; adj. — Arasable.
sf. — Fondation jusqu'au
niveau du sol (terme de maçon).
arrasadé,-re ; adj. — Qui est arasable.
arrasamén ; sm. — Arasement,
arrasclà, rasclà; arrascà (B.-A.) ;
arrasade ;

arranquejade ; sf. — Boilerie acciden¬
pissagère.
arranquejadére ; sf. — Manie de boi¬
ter, en parlant surtout des bêtes.
arranquejàyre,-e ; adj. et s. — Traî¬
nard, -e, qui fait le boiteux; au fig. per¬
sonne
peu franche, qui tergiverse, traîne
en
longueur.
arranquit,-ide ; ad,j. -r- Rendu boi¬
teux,-euse ; malade de quelque arranquè.
arrapà, rapà ; arripà (L.) ; v. — Sai¬
sir, prendre vivement avec les mains, at¬
traper; voler, rafler; accrocher, grimper,
gravir; arrapà-s, s'accrocher; en venir aux
telle et

v.

—

Herser.

arràscle ;

— Sarcloir,
herse.
arràscle, maladroit comme
une herse
(dict.). V. arràs.
arrasclét; sm. — Petite herse pour le

Estròs

sm.

coum

u

maïs.

arrascletà ;

v.

—

Herser

l'arras-

avec

clét.
arrase

sf.

;

Pièce d'arasé, terme de

—

mains.

maçon.

Arrapà-s à toutes las branques, s'accro¬
branches, recourir à tous
les moyens de secours.
arrapade ; sf. — Prise de mains ou de
bras ; capture ; accroc, larcin. V. arrapat.
arrapadé,-re ; s. — Accrochoir, point

arrasè (plé) ; adj. et s. — Comble,
plein jusqu'au ras du sol ; baràt plé arrasè,
fossé comble, mais qui ne déborde pas.
arraserà.
Fréq. de arrasà, araser,
arraserà ; v. — Buter, biner avec

cher à toutes les

où l'on peut s'uccrocher.
Boune arrapadére,
bonne

vigoureux.
arrapadoù,-re ; adj.
prend, s'accroche.
arrapat, rapàt,-de ;
ment violent ;

et
s.

s.
—

bras

Qui

—

Accroche-

; sf. ; arraseròt ;
Instrument aratoire pour biner; il
est constitué d'un bâti de charrue où sont
sm.

fichées des

pelles imitant V arrasère.
sm. — Martinet (oiseau),
arrasèrou (Lav.) ; sm. — Mauvais bar¬

bier.

arràs,-e, arrasè,-re; adj. et s.
Comble, plein jusqu'au bord, au ras.
arrasè.

—

V.

Tnijà-s dou pichan coum de Varràs, se
moquer du tiers comme du quart.
arràs (G. et L.) ; arràscle; sm. —
Herse

agricole.
(M'). — Pour rasà, raser,
la barbe ; arrasà-s, se raser.

arrasà

(G.).

C. arradit, racine,
Raisin. En Big. et G.
arrasí, rasin, et même rasî.

arrasim ; sm.
on

entend aussi

—

—

arrasim de coulindre; sm.
seille, raisin de Corinlhe.
arrasim de culhèbro (B.-L.).
sin de

cou¬

—

—

Gro¬

Rai¬

couleuvre; orpin blanc, sedum al¬

bum. L.

arrasimàt; sm. — Raisiné,
arrasiméte; arrediméte (L.)

;

sf.

—

Groseille.

arrasi-passàt,-àdo (Lav.) ; sm. —
; qui a fini sa croissance.
arrasoà ; v. — Réprimander, raisonner,

Usé,-e

mettre à la raison.

arraspà, raspà ; v. — Râper,
arraspade.-padure ; sf. — Râpage,
écorchure légère ; râpure.
arraspàt ; sm. — Rapage bref ; coup
de rape.

arraspe,

raspe; sf.

—

lime.

Raser, abattre à ras de
terre, araser, combler, niveler, faire affleu¬
rer, couper ras, frôler.
Chibau arrasat, cheval qui ne marche
plus ; mesure arrasade, mesure passée au
—

arrasic

—

Chenille.

niveau.

—

arraseriu ;

C. arrapadoù; aventu¬
rier, coureur de chemins dans L.
arrape-càssou; sm. — Sitelle torchepot, oiseau de l'espèce des griinpereaux.
Syn. garrapoû, armpit, arpit.
arrape-cù ; sm. — Accroche cul, jeu
d'enfant qui consiste à courir les uns après
les autres. De là l'expr. ha à l'arrape-cù,
qu'on applique à diverses circonstances
analogues.
arrape-quoan-pot ; sm. — Mot à m.
prend quand il peut. Un voleur en toute
occasion; le pouce, en style fam. V. dit.
arrapit, arpit (G). — C. arrape-càssou.
arraque (Ml;) ; arruque, auruque ;

arrasà ; v.

Pelle à feu, à biaise

boulangers.
arrasére, arrasère

secousse.

arrapàyre,-e.

per

—

des

arrapàt, accrocher, prendre et tirer

Da û

—

Vàrraserot.

arrasère ; sf.

poigne,

vivement à soi.

sf.

—

Râpe,

grosse

arràspe,-e, arraspùt,-ude; adj. —
Apre, qui râpe. V. aspre.
arraspèu, arrespèu (H.-Big.) ; sm. —
Piquette, petit vin un peu âpre.
arrasteliè, rasteliè, arresteliè ; sm.
—

Râtelier,

arrasterà, arresterà

; v.

—

Râteler.

5

�ARRASTÈRE

—

66

ARRÉ

arrastère, arrestère
Syn. balie, bàrye.
arrastèt, arrestèt;

;

sf.

sm.

—

—

Râteau,

échine.
arrastoulh,-e

; s.

—

Amas, ramassis de

ratelage. V. arrestoulli.
arrastoulhà (B.-L.) ; v. — Ramasser
tout, comme avec un râteau. S'emploie tou¬
jours en mauvaise part.
arrastourà, estourà; sm. ; arrastoure, rastoure ; si'. — Champ d'éteule.
arrastourà ; v. — Faucher un champ
d'éteule.

Rat; au fig. homme fin,
adroit ; un pingre ; terme mignard.
Mus d'arrat, figure en pointe, nez aigu ;
cagalliot d'arrat, peu de chose, un rien;
arrat
vot ;

sm.

—

de glèyse, enfant de choeur ; un dé¬
pèt d'arrat, espèce de drap gris à poil

—

Qui prend des rats,

ratièr,-ère ; qui .est du genre des rats ; ava¬
re, chiche, fouinard.
:— Louvoyer ; lésiner ; fure¬
fréq. de arratà.
arratère ; sf. — Défaut de l'arratè, pin¬
grerie. G. arratallie.
arratét, arratin, arratoû. — Termes
mignards par lesquels on nomme un petit

arratejà ;

créneau ;

arràt;

arratè,-re; adj.

Fauchet.

fouiner

ter ;

v.

;

enfant. Dim. de arrat.

arratounejà.
arràu ;
Lom. pour

Fréq. de arratejà.
Les rats,
interj. — Cri des bouviers en
exciter les bœufs et les vaches ;

ailleurs

dit

arratùmi ;

on

—

sm.

:

—

ha !

arraubà, raubà; v. — Dérober, voler,
arraùc, arròc,-que; adj. — Rauque;
enroué,-e.
arraucà-s, arroucà-s, enroucà-s ;

ras.

v.

figure dans une foule de dictons
et
proverbes : Praùbe coum u arrat de
glèyse, pauvre comme un rat d'égiise ;
urous couru u arrat au burguè, ou au palhè,
heureux comme un rat dans une meule
de paille ; îmy de gats, mey d'arrats, plus
de chais, plus de rats, plus 011 est à s'occu¬
per d'une affaire, plus ça va mal ; u bur¬
guè de pallie n'a pas jamey esglachat nad
arrat, jamais meule de paille n'a écrasé un
rat, la nature a bien l'ait les choses; embar¬
rassât coum u arrat dab u esquilhot, embar¬
rassé comme un rat d'une noix; tous arrats
que-s néguen, cela va mal pour les profi¬
teurs ; dechà tout aus arrats, laisser tout à
l'abandon; arrat de glèyse, diable de carrère, rat d'église, diable dans la rue; abé
arrats au cap, avoir des soucis, des lubies.
arràt-bouhoû ; sm. — Musaraigne, rat
des champs ; musaraigne d'eau.
arràt d'àygue, arràt de canè; sm.
Rat d'eau, rat d'égoût.
arràt droumilhous ou droumilhè ;
sm.
Loir commun. Mixus glis. L.
arràt saumanè; sm. — Gros rat des
poutres (saumè), des greniers.
arratà ; v. — Prendre des rats ; fureter ;
louvoyer. V. arrutejà.

arrauje, rauje ; ròyo (Big.) ; sf. —
Rage, colère,
arraujeyà ; v. — Etre en rage.
arraujit,-ide ; adj. — Enragé,-e, en

Le rat

—

—

Echauboulure aux
lèvres qui serait, d'après la croyance pop.
produite par un aliment que les rats au¬
raient déjà mordu.
arratalhe,-tère ; f. — Quantité de rats,
le peuple souriquois.
arratatoulhe ; sf. — Qui est petit,
menu comme les rats ; ramassis de petites
gens ; fricot fait avec des restes de toute
espèce, mauvais rata.
arratàyre,-e ; adj. — Ratier,-ère. V.
arratadis ;

sm.

—

arratè.

sf. — Femelle du rat (peu
certains lieux mulot,
arratè ; sm. — Ratière.

arrate ;

usité)

; en

—

S'enrouer.

fureur.

arraujoùs,-e ; adj.

—

Enragé,-e, fu¬

rieux.

(G.) ; v. — Laisser engourdir
le froid, la maladie, affaiblir.
arraulàt,-lade ; adj. — Engourdi,-e,
mal en point, affaibli.
arraulhè ; sm. ■— Ravin profond, pré
cipice. V. arralhà.
arrauquè,-re ; s. — Enrouement,
arrauquejà, arrauquilhà ; v. — Par¬
ler d'une voix rauque ; traîner un enroue¬
arraulà

par

ment.

arràut; arroùt (L.) ; sm. — Rot.
Syn. arroc.
arrautà ; v. — Roter, éructer,

arrày; sm. — Rai, rayon lumineux;
de roue.
Array de sourélh, rayon de soleil; tous
arrays de l'arrode, les rayons de la roue.
arrayà. — V. arrajà et ses dérivés;
rayon

rayer.

sf. — Raie,
arrén (G.) ; arrés (G.
Big.) ; arrey (Bay. Ort. L.) ; sm. — Rien ;
néant ; pas; point; chose.
Nou y a pas arré, il n'y a rien ; qu'a tiençjut à d'arré, cela a lenu à rien ; acò nou
bau arré, cela ne vaut rien ; nou-n sèy arré,
je ne le sais pas ; nou-n pòdi ha arré, je
n'en puis rien faire, rien tirer ; u ômi
d'arré, un homme de rien ; arré que d'y
pensa... seulement d'y penser; arribà «
d'arré, venir à rien ; que s'en a mancat d'u
arré, il s'en est fallu de rien ; dai-me quauqu'arré, donnez-moi quelque chose ; que-s
menshidabe de quauqu'arré, il se méfiait
de quelque chose ; 11'èm pas qu'arré, nous
ne sommes que néant;
arré mey, plus rien.
arraye, raye;
arré (B. Big.) ;

�67

ARRÈ

arrè ;

sm.

—

Arrière,

derrière

occi¬

;

dent ; on dit aussi darrè.
L'arrè qu'ey boussat, l'occident est bou¬
ché de nuages.

arrè ; adv. et
rière. V. darrè.

arrebentà
tre, gonflé.

(Lav.)

; v.

.—

Faire

gros ven¬

arrebentè,-re ; adj. — Tourné, exposé
l'est, à l'abri du vent d'ouest, qui souf¬
fle le plus généralement ; pente, versant à

à

prép.

Arrière

—

der¬

; par

l'abri du vent.

arrè!

interj. — Arrière!
Syn. Hè-te-m enlii! Passe darrè!
arreade ; sf.
Chargement sur le dos
(arrée) ; mal du dos ; volée de coups sur
—

l'échiné.

Coustalat

arrebentè, coteau abrité,
v. — Fatiguer, excéder, las¬

arreberâ ;
ser.

arreberàt,-ade

adj.

;

Fatigué,-e,

—

fourbu.

Ue arreade de hé, une
charge de
sur le dos ; ue arreade de
patacs, une

foin

arrè-ardàlh ;

Moutoûs

volée

de coups.

arreberats, moutons fourbus,
— Fatigue,
lassitude très

arrebère ; sf.

grande.
sm.

Troisième coupe

—

de foin.

arré-aut, arré-més (Lav.)
—

ARREBISCOULA

—

loc. adv.

;

Plus rien.

arrebesti ;

arrebàde, rebàde

redevenir.
arrebadoun (L.)

; v.

Renaître,

re¬

; sm.

Rejeton,

re¬

—

pousse.

arrèbadùt,-dude

;

adj.

—

Né

en

re¬

tard; avorton.

—

Revêtir, vêtir, habil¬

habillé, un vani¬
fat.
arrebèsti,-e ; sf. — Deux fois bête,
double imbécile, terme injurieux.
arrebestide ; sf. — Revêtement ; action
d'habiller, de recouvrir.
arrebie ; sf. — Arrière-voie ; détour de
teux,

pousser ;

v.

ler ;on dit aussi besti.
Pedoulh arrebestit, pou
un

chemin.

arrebalà

(Lav.) ; v. — Mettre au rabais,
arrebàle, árrebalé; v. — Revaloir;
enchérir, faire repartir une enchère.
arrebalùt,-lude ; adj. — Enchéri,-e.
arrebargà ; v. — Teiller à nouveau. V.
Iiourregà. Au fig. rabâcher.
arrebasà ; v. — Remettre sur pied,
dVplomb; retrouver la base; arrebasà-s,
reprendre sa situation, sa fortune.
arrebasàt,-sade ; adj. — Qui est à son
aise, riche; prend parfois le sens péj. et
signifie repu, comblé d'abondance.
arrè-bastàr,-de ; s. — Fils, fille de
bâtard. V. campich.
arrebastà ; v. — Refaire une faufilure
(terme de tailleur).
arrebastà (Lav.) ; v. — Placer l'arrebàsto sur les jarrets d'une bêle de somme.
arrèbaste ; sf. — Repousse, recoupe de

(Lav.) ; sf. — C. arrabic.
arrebirà, arrèbirà ; v. — Retourner ;
mettre le dessus dessous ; replier ; traduire ;
arrebirà-s, se retourner, riposter, faire tête.
arrebirade, rebirade ; sf. — Action
de se retourner ; riposte ; tournant brus¬
que ; retour en arrière; traduction.
L-'s arrebirades de Marioun, les ripostes
de Marion (chanson populaire) ; /ou sanglar
qu'a ue terrible arrebirade, le sanglier a
une terrible
riposte (quand il s'accule) ; la
liernrie qu'a de bounes arrebirades, la fem¬
me a de bonnes réparties.
arrebiràt ; sm.
Volte-face ; riposte

la

soufflet donné du

baste.

arrebastì, rebasti;
arrèbàsto (Lav.) ; sf.
qui retient le bât.
arrebàu, arré-bàu ;
leur; vaurien. V.

v.
—

—

—

en

sans

arrebiràyre,-e ; adj. et s. — Contra¬
dicteur,-trice ; qui riposte ; qui tourne les
choses, les paroles à son profit; traducteur;
ronchonneur. V. arremouliàyre.
arrebire-mâ ;

Qu'ey hèyt

Sans

bois

en

un

bau-arré.

sm. — Menues
valeur, choses de rebut.

arrebèc,-que ; adj. — Impertinent,-e;
subs.
Riposte impertinente ; personne
qui se rebèque.
arrebecà-s ; v. — Se rebèquer.
—

arrebedâ, rebedâ, arrebéde; s. —
Vairon, petit poisson d'eau douce.
Syn. arrebasà, pesquit, pesqude,-de.
arrebendi-s ; v. — Se révolter ; en Bar.
rebondir, repartir en courant,
arrebéne ; v. — Revendre.

en

sm.

—

Tourne-main;

de la main.

revers

arrebire-mâ, c'est fait

u

tourne-main.

arrebire-marioû ;

sm.

Soufflet à

—

de main ;

riposte vive, violente.
arrebirèri ; sm. — Echappatoire, faux
fuyant; saute d'humeur.
arrebirét, arrebiroû; sm. — Repli,
revers

va¬

arrebaudè, rebaudè;
choses

—

suivie d'un soufflet.

Rebâtir,

Cercle

sm.

arrebio

ourlet ;

action de

se

retourner, demi-tour

;

riposte; changement d'idée.
Hit

û

arrebirét

au

pantelou,

pantalon.
arrebiselà ; (L.)

repli

; v.
arrebiscoulà ; rebuffade.

arrebiselà-s.
à

la

faites

un

au

—

Se

—

Contraction de

rebiffer,

revenir

vie.

arrebiscoulà, rebiscoulà

| nimer, reconforter, ressusciter.

; v.

—

Ra-

�ARREBITA

68

ARRÉC

—

arrebità ; v. — Ressusciter, revivifier ;
arrebità-s, renaître à la vie, reprendre des
forces.

arrebite ; sf.

—

Survie, reprise, retour

arreblà ; v.

Couper en tranches min¬
(arrébles).
arreblade, arrebladis,-se, arrebladure ; s. — Ce que l'on coupe en arreblà.
en

—

copeaux

arréble ; sf.
arréblo (M'

—

Tranche mince,

Big.)

; sm.

—

copeau,

Gaillet grat-

(plante).

teron

arrebole, arreboule ; sf.

—

de bois pour araser une mesure
rouleau pour aplatir lu pâte.

Rouleau

de grain ;

arrebòhi,-e, arrebouhièc,-que ; adj.
Contrefait, mauvais coucheur, revêche,
rétif ; l'arrebòhi prend toujours le contrepied de son partenaire ; quand ce dernier
dit oui l'autre dit ce n'est pas vrai.
arrebòr, rebòr (II.-A. et H.-Big.) ;
sm.
Foin de troisième coupe ; il vient
après l'arredàlh.
arrè-bos,
darrè-bos,
bos-darrè;
sm.
Partie ouest ou nord d'un bois. N.
d. p. Darrèbos.
arrebòt, rebòt; sm. — Rabot; galet.
Lous arrebots dou gàbe, les galets du
—

—

(Lav.) ;
bâcher, répéter, redire

gave.

arreboucà ; v. — Revenir à la bouche;
chasser, repousser.

qu'arreboque lu brume:, le
qu'ar¬
reboque, le four rejette la flamme au dehors.
arreboucade ; sf. — Rejet de bouche ;
Lou sourelh

soleil chasse le brouillard; lou hour

roi.

arreboùch (à 1') ; loc. adv. — Au re¬
bours. On dit aussi à l'arrèbouhi.
arrebouche (Ml) ; sf. — Averse sou¬

forte pluie.

arrèbouhi (à l'). — C. arreboùch.
arrebouhià ; v. — Répéter toujours
même chos",

V. arreboùm.

—

v.
ce

Rappeler, ra¬
qu'on a sur le

—

arrebouhià; rebouillir. V.

V.

cœur.

arre-

arreboulhido ; sf. — Rappel désagréa¬
ble; second bouillon d'un liquide.
arrebourà ; v. — Ouvrir de grands

avoir les yeux égarés.
arrebouri, rebouri ; v. — Rebouillir,
bouillonner, fermenter ; s'agiter, se rani¬

yeux ;

mer.'

Nouvelle ébullition

—

C. arr.bòhi.

arreboùlh ;
sm.
—
Bouillonnement
montant du fond.
arreboùlh (L.) ; sm. — Résultat inat¬
tendu ; retour; vicissitude; émotion.
arreboùm, reboùm, arreboumbit ;
sm.
Action de rebondir ; écho ; répercus¬
sion, contrecoup.
Lous arreboums dou
canoû, l'écho, la

répercussion des coups de canon ; lous arreboums de. Vaygue, les rebondissements des
arreboumbà,-bì ; v. — Rebondir ; re¬
venir par contre-coup, faire écho.
La paume qu'arreboumbe, la balle rebon¬
dit, elle est élastique.
arreboumbit; sm. — C. arreboùm.
arreboumi ; v. — Revomir, rejeter. V.
arreboucà.
; v.—

;

s.

fermentation. Au

—

fig.

pensée, agitation; rancune.
arreboutà, reboutà, raboutà; v. —

retour sur une

Raboter ; remettre,

arreboutì, rebouti

arrè-boy.

; v.

Raboutir.

—

C. arrè-bosc.
arrebràs (Lav.) ; sm. — Braise sous la
—

cendre.

arrebrassà ;

ne

Faire

v.

rebrasser.
arrebrèc,-que ;

brassage

un

nouveau

;

s.

Avorton, person¬

—

chétive, contrefaite.

Syn. arnàpii, ourtoû, arnachoun.
arrebregnà ; v. — Grapiller; cueillir
ce qui reste après la
vendange.
arrebregnade, arrebrégne ; sf. —
Action d'arrebregnà.
arrebregnàyre,-e ; s. — Grapilleur,euse.

arrebrembà, rebrembà

; v.

—

Rap¬

peler. V. brembà.
arrebrembance ; sf.

—

arrebriscoulà (Lav.).

Souvenance,

—

C.

arrebis-

coulù.

arrè-brout;

sm.

—

Arrière-bourgeon,

deuxième pousse.
v. — Se dit d'une bran¬
qui rebourgeonne.
arrebùch, à l'àrrebùch ; à l'arrebuchutè (G.). — C. arreboùch.
l'eus à l'arrebuch, cheveux rejetés en

che

arrière.

arrebuchà

(G.) ; v. — Retourner de
devant derrière.
arrebuchàt,-chàdo ; adj. — Contre¬
fait, -e ; rebuté ; hargneux.
arrebuchutè,-ro (G.) ; s. — Hérisse¬

sens,

mettre le

ment.

arrebustalhè (Lav.); sm.
les, restes de bois mort.

arrebufà,

llots. V. reclam.

arreboundì, reboundi

rebouride

ou

arrè-broutà ;

la

rabâcher.

arrebouhièc,-que.

C. arreboulhi.

arrebourit,-ide,

—

daine ;

; s.

arreboulhi

bourl.

à la santé.

ces,

arreboundit,-ide

Rebondir.

rebufà

envoyer promener

;

v.

—

—

Brindil¬

Repousser,

quoiqu'un, regimber.

—
Rebuffade ; action
quelqu'un.
arrebusquét; sm. — Floraison der¬
nière inespérée.
arréc, arrèc,-gue,-que ; s. — Raie ;
sillon; andain ; ravin; vallon très étroit;

arrebufade ; sf.

d" repousser

ruisseau.

�ARRËC

69
arrèc ; sm.
arrecà ; v.

Taillis,
Repiquer, transplanter;
faire des sillons, des raies, aligner ; arrccà-s, s'aligner, se mettre en place, se ran¬
ger ; tirer droit.
Que-t harèy arrecà drét, je le ferai mar¬
—

—

cher droit.

arrecabelhà ; v. — Refaire son épi (en
parlant des plantes) ; au fig. se refaire, re¬
prendre des forces. V. arrebità.
arrecade ; sf.

Raie, sillon

—

;

action de

arrecà.

arrecadé,-re ; adj. — Qui peut être
planté en place. V. arrecà; au fig. qui peut
être mis de côte, enterré.
D'un vieillard qui peut

gret, qui est

assez

âgé,

on

mourir sans re¬
dit : qu'ey arre-

cadé.

arrecambià ; v.

—

Rechanger, changer

de nouveau;

f.'ire un nouvel échange.
arrecàmbre (Lav.) ; sm. — Filasse de

chanvre ; au

fig. rebut, vilaine engeance.
arrecapsà ; v. — C. arrecattà; refaire,
remettre un bout (cap).
arrecapdatòri ; sm. — Vilain arrecàpt.
arrecaptà, arrecàpte. — Formes de
arrecatlà, arrecàtte.
arrecardè.
C. arcirdè.
arrecàs (Aspe) ; sm. — Augm.

ARRÈCU

—

arrecoéyt,-e ; adj. et s. — Recuit,-e;
fig. un avorton; quelqu'un qui a roulé,
qui en a vu de toute sorte ; alcoolique.

au

arrecòse ;

v.

—

Recuire

;

en

terme

d'agriculture, laisser un labour se désagré¬
ger sous l'influence des agents atmosphé¬
riques.
arrècòt ; sm. — Nuque,
arrecouà ; v.
arrècouadis ;

—

Couver de

sm.

—

nouveau,

Dernier-né d'une

couvée.

arrecoucà, arrecouquét.
coucà, arricouquét.
arrecoucoulà (Lav.) ; v.

—

—

C. arri-

Recouvrir

avantageusement,

arrecoumandà, recoumandà ; v. —
Recommander; envoyer des compliments,
rappeler au souvenir de ; arrecoumandà-s,
se recommander ; envoyer
des compliments.
arrecoumandacioû ; sf.
Recom¬
mandation ; compliment.
Qu'oit me harat pla d'arrecoumandacious, vous lui direz bien de choses aima¬
—

bles

(de

ma

part).

arrecoumbali

convalescence,

(Lav.)

recouvrer

; v. — Etre en
la santé. V. arre¬

bità.

—

de

arre-

que, gros torrent.

arrecàt,-cade ; adj. — Aligné,-e; ran¬
gé, mis en place,
arrecatedis (Or. L.).— C. arrccattadls.
arrecattà, recattà; v. — Ranger,
mettre en place ; recueillir et loger ; mettre
en
réserve ; arrecaltà-s, rentrer chez soi ;
s'établir, se tapir à l'abri; se caser, se ma¬
rier ; prendre sa retraite.
Arrecattà la bachère, mettre la vaisselle
en son
lieu ; arrecattà û prau.be, recueillir
et héberger un mendiant ; recattà û orfalî,
recueillir un orphelin; arrecattà mounéde,
ramasser, recueillir de l'argent; qu'at eau
arrecattà, il faut le cacher, le mettre en
li"u sûr; boune rrwy qu'a beroy nrrecattat
la familhe, bonne mère, elle a bien établi,
placé ses enfants.
arrecattadis ; sm. — Ce qui a été
ramassé ; s'emploie aussi avec le sens d'arrecàtte.

arrecattadoù,-re ; adj. et s. — Qui
recueille, reçoit; employé aussi

arrecàtte.

arrecàtte ; sm.
cachette ; ce que
vision ;
en

en

place dans une réparation,
arrecoùse, recoùse ; v. — Recoudre,
arrecoùt ; sm. — Recoin ; s'emploie

aussi

avec

le

sens

de arrecàtte.

arrecoutchic, arrecoutchét ; arrecouthét (G.); sm. — Troglodyte; roitelet
(oiseau).
Syn. choùrro, chourréto, marie-chourre.
arrecouterà,-derà (M1) ; v. — Cour¬
ber, pelotonner; arrecouterà-se, se peloton¬
ner, se plier en deux.
Syn. acruclioà-s, agourrupl-s.
arrecoutì, recouti; v. — Arriver,
parvenir, aboutir, revenir au point de dé¬
part; aborder; au jeu, regagner ce qu'on
avait perdu; avec le v. ha, (faire) rendre,
faire restituer.

Que Val harèy arrecouti, je te le ferais
je te rendrais la pareille ; que-m
soy arrecoutit, je suis rentré dans mes
fonds, j'ai exercé une reprise; lou bachèt
qu'arrecouti, la barque aborda ; que bam
arrecouti, nous allons rentrer chez nous.
arrecoutide ; sf. — Action de arre¬

payer,

rimasse;

pour

arrecoùre, arrècoùrre ; v. — Recou¬
vrir la charpente d'un toit avec tuiles ou
ardoises ; mettre ou remettre ces dernières

l'on

Lieu sûr, retraite,

—

mis en réserve, pro¬
goûter; en Lav. repas
a

petit repas,
général.
arrecébe, recébe
arrecebùt,-bude ;

;
s.

v.

Recevoir.
Reçu,-c; quit¬

—

—

tance.

arrechéne (G. L.). —
arrecità ; v. — Citer à

C. arrejénde,.

juslice; réciter,
arreelàm, reelàm ; sm. — Echo,
arreclamà ; v. — Faire édho ; réclamer.
nouveau en

couti.

arrècu, arrè-cu; sm. ■— Arrière, der¬
rière, postérieur; s'emploie surtout en loc.
Da d'arrècu, ana-n à Varrè-cu ou d'arrècu,
reculer ; càde d'arrè-cu, tomber sur le pos¬
térieur ; Ui cargue. que porte sus l'arrècu,
le chargement porte sur l'arrière (de la

charrette)

ou

bien

L'arrècu de la
la brouette.

sur le derrière de la bête.
cariole, le fond-arrière de

�ARRECULA

ARREFRESQUIT

—

arrèculà, arrè-culà;

v.

70

Ruer;

—

arredounì, ardouni; v.
Arrondir;
arredouni-s, s'arrondir, agrandir son do¬
maine; grossir, prendre du tour.
arredoùs,-o (Lav.) ; adj. — Grincheux,-

ac¬

—

culer. V. culà.

arreculà, reculà ; v. — Reculer ; arreculà-s, se reculer, se porter à l'arrière,
arreculade ; sf. — Reculade,
arreculadé; sm.
Reculoir, sangle de

euse

harnais.

Reculement.
Ruade,
arrecules ; sf. — Avec le v. anà (aller),
marcher, aller en reculant, à reculons.
Qu'en soy unàt. ameutes, d'arrecules,
j'ai marché à reculons.
arrecùs (As. Bar.). — C. arrcgùs.

arrèculàt,-ade

arrecussà ;

; s.

v.

—

Repousser

résiste)'

;

—

arredressade ; sf.
Redressement.

sm.

avec

un

sm.

de

sens

arrecussàt,-ade

;

;

—
C. arrecussade,
brièveté, de rapidité.
adj. — Repoussé,-e;

arrecussoà-se

(H.-Big.) ; v.
s'accroupir. A conférer

—

Se

re¬

avec cus-

; s.
Qui a le
cassé ; bossu,-e.
arrée-seràt,-rade ; adj. — Ensellé,-e.
arrefà (G.). — C. arrèhà.
arrefénde, arrehéne, arrechéne ;

; v.

—

Raidir

;

arredl-s,

v.

arredit ;

sm.

—

; v.—

se

arrefistoulà-s,
sa

Redire, répéter,

; sm.

—

—

—

—

—

—

C. arrudit,

—

—

Versoir, oreillon de la

bardeau.

arredò

(B.-L.)

dain de foin

arredoulà

sm.

—

Cercle

;

;

v.

—

v.

—

v. — Refondre,
arrefounte, refounte ; sf.
arrefourmà, refourmà ; v.

nouveau,

—

Tourner,

Refonte,
Réfor¬

—

mer.

rôder, mettre, entasser des choses en rond;
en
Arm. et H.-Big. le terme est employé
particulièrement pour rassembler en tas le

arrefourmàble,
Réformable.
adj.

foin.

tion de rendre frais,

arredouleyà ; v. — Fréq. du préc. En
Barèges, marcher, danser en rond,
arredoulì ; afredouli (Big. G.) ; v. —
Refroidir, par l'effet de la température;
arre.doutl-s, se refroidir, prendre froid.
arredoulit,-lide ; adj. — Frileux,-euse ;
refroidi ; sans entrain ; personne peu dé¬
gourdie.

Fonder de

rehoùne ;

sec.

(M4 Big.)

Refoulement.
arrefoundà ;

arrefoùnde, arrehoùne, refoùnde,

tas de
choses en cercle, en rond; en II. A. gros
boudin mis en cercle; en JI.-Big. gros an;

se

toilette.

Rajuster, réparer,
en
état ; ravigoter ;
ravoir, se remettre, réparer
—

arreflechi, réfléchi ; v.
Réfléchir,
arreflourì, reflouri; v.
Refleurir,
arreflùs, reflùs ; sm.
Reflux,
arreforme, reforme ; sf.
Réforme,
arrefoulà, refoulà; v.
Refouler,
arrefoulade; sf. ; arrefoulàdje ; sm.

Propos répété; redite.

racine.

arrèdje

à débiter,

—

confiance

charrue ;

Débiter des billes à la scie (terme de

arrefistoulà ; v.
réchampir, remettre

Ço qui ey dit e arredit ne bau pas u escoupit, ce qui est dit et répété n'inspire pas

(dict.).
arredit, arredits; sf.

—

charpentier) ; refendre,
Scie
arrefénde; sf.

raidir.

arredise, redise

—

dos courbé ;

C. arredà.

arredì, redi

Réduire,

_

arrée-crouchit,-ide

arredà,-dì, esredà; afredi,-à (Big.
G.) ; v.
Refroidir ; arredà-s, se refroidir,
avoir moins d'ardeur, se relâcher,
arredade ; sf. — Refroidissement,
arredàlh, ardàlh; sm. — Regain,
recoupe de foin.
arredalhà, ardalhà; v. — Faucher,
faner, « faire » le regain,
—

v.

reins, dos, échine.
Abé boune arrée, avoir bon dos; lefc reins
solides ; abé l'arrée plegadisse, avoir les
reins souples; l'échiné bonne
pour des
courbettes; da u tour d'arrée, aller au lit.

soû. Y. agourrupi.

arredi.

;

—

eh.issé.

trousser,

arredressamén

arreduside; sf.
Réduction,
arredùssio (B.-L.) ; sf. — Mauvaise
graine ; par cxt. ramassis de mauvaises
choses, de gens méprisables.
Tros d'arredàssio ! exprès,
injurieuse à
l'adresse d'une personne qu'on méprise.
arrée, rée ; arrégne (Ort.) ; arreye
(Bay. L.) ; arrio (H.-Big.) ; sf. — Les

de faire reculer.

arrecussàt ;

;

—

arredusi ;

Action de repous¬

—

---

ser; remettre

arcussà et arregussà.

arrecussade ; sf.

sf.

;

arredressà, redressé; v.
Redres¬
sur
pied, debout; rétablir.

—

—

remonter, relever, retrousser. V. cussô. C.

mais

raisonneur.

Action d'être grincheux.

arreculamén ; sm.

ser,

;

arredousario, arredousèro

—

refourmàble,-e

;

—

arrefrescadis ;

sm.

—

arrefresqui, refresqui
,

fraîchir; arrefresqul-s,

Rinçure;
;

v.

—

rafraîchir.
arrefresquissàn,-ssén,-te ; adj.
Rafraîchissant,-e.
—

—

refresqui-

Rafraîchissement.

arrefresquit,-quide
sement.

Ra-

se

arresfresquissimén,
mén ; sm.

ac¬

; s.

—

Rafraîchis

�ARREFRI

71

arrefrî, refrî; sni. — Refrain.
Syn. remenilh, arrépic, repic.
arrefùs, refùs; sm. •— Refus,
arrefusà, refusà; v. — Refuser,
arrefutà, refutà ; v. — Réfuter,
arrefutacioû, réfutacioû; sf. — Ré¬
futation.

arregà ; v. — Sillonner, faire des arro¬
sillons.
arregade, regade ; sf. — Frottement
contre un corps dur, égratignure, écorchure superficielle. C. arrecade.
arregàgn ; sm. — Parole, observation,
riposte hargneuse ; attitude, geste dé ré¬
gues,

volte.

arregàgn,-e; adj. — Grognon, har¬
gneux, rcvêche ; révolté ; insolent. Y. arruugagn.

arregàgn;

sm.

Terre arable non re¬

—

tournée pour une cause

arregàgn ;

sm.

—

accidentelle.
Gain renouvelé,

arregagnà ; v. — Regagner ce que
l'on a perdu; gagner plusieurs fois.
Aco que s'apère gagna e arregagnà, cela
s'appelle gagner et gagner encore.
arregagnà ; v. —• Grogner, murmurer
avec colère, faire grincer les dents. V. arrougagnà.

arregagnàt,-ade

;

adj.

—

Hargneux,-

d'hnbilude, insolent, agressif.

arregagnàt ;
(plante).

sm.

—

Fausse

oseille

sf. pl. — Nargue, gri¬
hargneux ; mécomptes. V. arre-

arregagnes;
mace

de

arregaytà.

— C. argoeytà.
arregàyto ! (Rig.) ; interj. — Cri pour
exciter le chien berger à ramener une
bête qui s'écarte.
arrègglà, regglà; v. — Régler, rayer,
régulariser, déterminer, partager ; gou¬
verner, soigner, donner la pâture : ux ani¬
maux ; corriger.
Arrègglà lous ahàs, régler les affaires;
arrègglà Jou bé, gouverner le bien, le ré¬
gir ; arrègglà lou bestià, soigner et affener le bétail. V. arregui.
arrègglade ; sf. — Action de régler,
mettre en règle ; frottée, correction.
Qu'ou n'an dat ue arrègglade, on lui a

administré

une

correction

en

rè™le.

arrèggle, règgle; sf. — Règle,
arrèggloû ; sm. — Ligne tirée à la
règle sur le papier; petite règle d'écolier.
arrègoaytà ; v. — Regarder en des¬
sous,

arrière; surveiller à la dérobée;

en

se surveiller l'un l'autre,
arregoeytà. — C. argoeytà.
arrègoaytiu,-tibe ; adj. — Qui man¬
que de franchise, cauteleux, hypocrite,
arregole. — C. arrd'goulade.
arregoulà ; v. — Rassasier, dégoûter ;
arregoulà-s, se rassasier, s'empiffrer.

arrègoaytà-s,

réitéré.

euse

ARREGUICH

—

guignes.
arregahà ; v. — Reprendre, ressaisir ;
arregahà-s, se reprendre, se ressaisir,
arregahade ; sf. — Reprise.
L'àrbe qu'a ue boune arregahade, l'arbre
transplanté a une bonne reprise.
arregahàn,-te ; adj. — De bonne re
prise, qui reprend.
arregahàt, regahàt,-ade ; adj. —
Repris,-e, ressaisi.
arregàlh (G.); sm. — Champ autre¬
fois planté en vigne et qui est laissé sans
culture.

arregalisse,-lissi,-e ; sf. — Réglisse ;
réglisse des montagnes.
Syn. bagnèu, cardine.
arregàt, arrengàt,-ade ; s. — Rang,
rangée.
arregautà ; v. — Eructer, roter ; regor¬
ger.
La terre
d'eau et la

qu'arreguutc, la terre regorge
rejette.
arrègaynà ; v. — Regimber, ruer.
(Vient de gnyne, jambe). V. arreguinnà,
arrèculà.

arrègaynade, arregayne; sf. —
Ruade ; action de regimber, au propre et
au figuré. V. arreguinnét.

Qu'en soy arregoulat coum de mesture
eslouride, j'en suis dégoûté comme de
rnéture moisie.

arregoulade,
lère ;

sf.

toute

autre

arregole,

arregou-

Replétion d'aliments ou de
chose ; surabondance.
Syn. hartère.
arregoulàt,-lade ; adj. — Rassasié,-e,
—

repu.

arregoulère ; sf. — C. arregouiade.
arregoulicio (Lav.). — C. arregalîsse.
arregouryà ; v. —■. Regorger,
arrègoùs (t) ; sm. — Arrière-goût,
relent.

arrégne (Ort. L.) ; sf. — C. arrée, dos.
arregnoùn (L.). — C. arragnoùn.
arrégue, arregguì, regguì (H.Big.) ; v. — Consolider, raffermir ; régir,
soigner le bétail.
arrégue, arrègue, arrèque, régue ; sf. — Sillon, ligne, rangée, ligne
d'écriture ; rainure.

de rangée, de suite, com¬
expression : très dies d'arrégue, trois jours de suite, que le Méridio¬
nal traduit : trois jours de rang.
arrégue-bèn! arrégue-say! interj.
(Littéral, trace ton sillon, va, viens!)
Rappel ponctué d'un coup d'aguihade que
le laboureur fuit aux boeufs qui s'écartent
Prend le

me

sens

dans cette

—

du sillon. V. arrecà.

arreguì, arreggui

; v.

—

V. arrégue,

régir.

arreguich
qui

va

; sm.

de travers.

—

Jet qui se replie,

�ARREGUICHÀ

72

ARREMALA

—

arrè-hé ;

arreguichà ; v.
Relever, redresser ;
arreguichà-s, se redresser, se rebiffer.
arreguichà, arreguinchà ; v. — Re¬
jaillir, jaillir de côté, dans une direction
—

foin que

arreguichàt,-chade adj. et s. — Har¬
jet de travers.
arrèguignà ; v. — Regarder de travers,

gneux, -euse ;

du coin de l'œil, œillader.

arreguignade

sf.

;

OEillade,

—

coup

œillade mauvaise.

arreguignàyre,-re
manie d'œillader,

adj.

;

—

Ioit

Qui

a

la

de loucher.

s.

;

adj.

—

Fiévreux,

; sf. — Plis, ride ; hérisse¬
fig. risposte hargneuse.
arreguilhè, reguilhè,-ère ; sf. — G.
arreguilh.
arreguinch,-e. — G. arreguich.

tion de arrehourni.

au

—
—

arrelaurà, relaurà;
arrè-lét ; sf.

C. arreguichà.
Regarder à la dé¬

; hoquet,
Lav.

Haleine fétide
—

en

Succession, nombre

arrélhe, rélhe ; sf. — Fossé peu pro¬
sillon; soc, partie reliée au versoir
de la charrue; il est fixé à l'estébe; on
fond,

l'appel I" aussi aurélhe, peut-être à cause
sa forme et de s;i position.
arreligà, religà; v. — Relier, ratta¬

de

arreguillà. — C. arreguilhà.
arreguinnà, reguinnà. — C.
gaynà.

arre-

arreguinnàde,'reguinnàde ; sf.

arreguinnàyre,-e ; adj. — Qui rue,
regimbe.
arreguinnère ; sf. — Manie de ruer;
suite de ruades.

arreguinnét; sm. — Ruade,
arreguis ; sm. — Branche, sillonnemerit d'un filet d'eau, de liquide, à côlé
du fil°t principal ; rameau de branche,
arreguis ; sm. — C. arreguinchat.
arreguisnà (G.). — Forme d'arreguinnà.
arreguistà. — C. arreguinchà.
arregùs; sm. — Repli, retroussement.
En Ossau Varregàs est aussi la jupe mê¬
me qui se porte repliée sur le jupon.
arregussà ; v. — Replier, retourner du
vers

le haut.

arrehà, rehà; arrehè (Arm. Big.)
—

en

milhocs,

manque ; on

du maïs où

dit aussi resseguí.

l'arrière; faire

arreligadure ; v. — Reliure ; ligature,
arreligàyre; sm. — Relieur,
arrelique, relique ; sf. — Relique,
arrelôdje; sm. — Horloge.
Mensoungè courn u arrelôdje, menteur,
trompeur comme une horloge.
arrelôdje de la Passioû ; sm. — Grenadille (plante).
arrelôdje,-re ; s. — Horloger,-ère.
arremà ; v. — Ranger, remiser, mettre
à l'abri, garder; c:icher ; arremà-s, se ga¬
se

rer,

mettre de côté ;

se

louer à

gages.

V. arernà.

arrè-mâ ; sf.
arrè-mâ

Arrière-main.

(à, d', à 1') ; loc. adv.

- -

Loin, à l'écart.
Vmdrit
à

—

ressemer

; v. — Lier sur
double nœud d'attache.

un

;

Refaire.

Arrehà

cher.

arrèligà
—

Ruade.

il

—

respiration difficile

arrelhade ; sf.

vers.

v.

Labourer

—

de sillons.

mauvais œil.
arrèguignes ; sf. pl. — Grimaces faites
la dérobée, par derrière; ressentiment.
arreguinchàt,-ade ; s. — Jet de Ira

bas

11.-A. ;

en

v.

seconde fois.

une

robée ; d'un
à

on

Petit-fils.
descendants. En
entend hi, sans lh

arrehourni, rehourni ; v. — Sura¬
jouter, fournir à nouveau.
Àrr.hourni lou milhoc, remplacer les
grains non germés du maïs semé.
arrehournide, hournide; sf. — Ac¬

arreguilhe

arreguinchà; v.
arrèguignà ; v.

les

nouveau.

courbaturé,-e.
ment;

—

arrehithat, ronce marcotée.
arrehôde,-se ; v. — Bêcher, biner de

Frisson vio¬
—

mur.

Arroumèc

lent et bref.

arreguilhàt,-ade

le

arrèhilhà,-lhoà ; v. — Reprendre du
pied-mère ; marcoter, provigner.

fait frissonner.

;

avec

les restes de

mouillé.

—

arreguilhàt,-ade

fait

avec

arrè-hilh,-e ; s.
Lous
arrè-hilhs,
Lav., dès Lourdes,

arreguigne ; sf. — Guigne redoublée,
guigne noire, déveine.
arreguilh; sm. — Frisson; ride,
arreguilhà, reguilhà, arreguillà ;
v.
Frissonner ; se replier à la façon des
vers, des chenilles.
La frèbe que-m hè arreguilhà, la fièvre
me

(Arrière foin). Regain;
en dernier lieu,

— Ga¬
pâle.
arrè-hèyt,-e ; adj. — Contrefait,-e,
avorton; moqueur; hargneux. V. arrecoéyt.
arrèhiélo (B.-L.) ; sf. — Partie de la
maçonnerie comprise d ins l'angle que le

lette faite

d'œil de côté ;

—

coupe

arrè-hèste ; sf. — Rel'ête.
arrèhèt ou hèyt (H.-Big.) ; sm.

droite.

non

sm.

l'on

qu'ey à arremà, l'endroit est
l'écart, hors du chemin ordinaire.
à l'arrè-mâ, à 'rrè-mâ de ; loc. prép.
A l'écart de.

arremalà (Lav.) ; v.
mau.

V.

c.

m.

—

Attacher l'arrc-

�ARREMANDA

73

arremandà, remandà ;
ler, f.iire revenir

v.

arremanejà, remanejà ;
nier, travailler à

—

Rappe¬

vers.

v.

—

Rema¬

nouveau.

V cnm à arremanejà, un champ à rela¬
bourer; arremanejà la piste, repétrir.

arrèmangà

; v.

Retrousser, relever,

—

rebrousser.

Syn. arregussà.
arrèmàngou;
soufflet en riposte,

sm.

—

coup

de

Geste violent,
revers.

arrèmangounàt ; sm. — Péjor. du
préc.
arrèmaniu,-nibe ; adj. — Se dit d'une
personne, d'une bête difficiles à éduquer, à
dresser ; rétif.
arremàri (Bay.). — C. urmàri, ar¬
moire.
v.

—

Remâcher; rabâ¬

cher.

arremassà ; v. — Grouper, ramasser,
arrematà ; v. — Remiser, remettre en

rencoigner, se blolau gîte.
arrematchà (Lav.) ; v. — Remâcher,
redire, répéter à satiété. V. arremascalhà.
arremàu (Lav.) ; s. d, 2 g. — Corde
qui relient la sangle au bât.
Syn. arrè-sangle.
arrè-maychéto (Lav.) ; sf. — Arrière
grand'mère.
arrembè,-ro (Lav.) ; s. — Maladroit,-e.
lir,

;

se

arremerà (Lav.) ; v. — Marquer de
l'ingratitude.
arremeràt,-ràdo ; adj. — Ingrat,-e;
grincheux.
arremetùdo (Lav.) ; sf. — Menace,
arremià (B.-L.) ; arrumià (H.-Big.) ;
v.
Ruminer ; arremià-se, se dit de la
bête qui rumine.
Syn. armugà.
arremirà, remirà ; v. — Regarder de
à diverses reprises; considérer,
nouveau,
contempler.
arremiroà, armiroà ; v. — Tourner
autour en reluquant ; tournoyer ; arremiroà-s, se reluquer.
arremiroà-s ; v. — Se retourner, faire
—

demi tour.

Syn. arrebirà-s.

arremascalhà ;

place

ARREMUSCLAYRE

—

arrematà-s,

se

cacher; retourner

On dit aussi arrembès,-o.

arremiroade ; sf.

— Regard circulaire.
arremiroàyre,-e ; adj. — Qui reluque
avec un peu de timidité ; qui tourne et re¬
tourne ; un indécis; un regardant.
arremits (Lav.) ; sf. — Ronce. (Rumcï).
Syn. arroumec.
arremitsâ ; sm. — Ronceraie, fourré

buissonneux.

arremoulàyre
gne-petit.

; sm.

Rémouleur,

—

ga¬

Renioudre, rabâcher,
Remous, tournoie¬
ment d'eau; moulin"t.
arremoulià ; v.
Tourner et retour¬
arremoùle ;

v.

arremoulî ;

sm.

—

—

—

arrembès, rembès;
arrembià, rembià ;
arremèdi, remèri ;

Envers,
v. — Renvoyer,
sm. — Remède,
arrememourià ; v. — Rappeler, re¬
mettre en mémoire ; arrememourià-s, se
souvenir, se rappeler.
arremerà-se (Lav.) ; v. — Se rebiffer,
arremercià (G.) ; v. — Friser, en par¬
lant des cheveux, des toisons; arremeroàs',,

sm.

friser.
arremendà
se

rafistoler,
en

—

(M4 fiig.) ;
particulièrement

— Réparer,
les ustensiles

v.

mêlai.

arreméndade, arreménde; sf. —
Réparation.
arremendàyre, arreméndoù; sm.
Celui qui répare les ustensiles; étameur.

ner

—

C. arremendade.

acabut

/1s

arremouliàyre,-e ; adj.
place, indécis,-e.
arremoulière ;

v. — Amoindrir, dimi¬
arremendrl-s, s'amoindrir, se faire

petit, humble.
arremendride ;

Qui tourne

sf.

Verlige;

—

tour¬

arremoulinà ;

v. — Tournoyer,
(Ort.). — C. arremoulî.
arremounchoà (H.-A.); v. — Bou¬
gonner, ronchonner.
arremouncinà ; v. — Donner une se¬
monce, gronder, sermonner ; corriger mê¬
me

m

inuellcment. V. arremouns.

remouncinade

arremouncinade,
sf.

—

;

Semonce, admonestation ; correction

arremouncino (Lav.).

arremoundoù.
arremoùns ;

—

sm.

—

C. le précé¬

C. arremendoû.

—

Remontrance,

ser¬

mon.

arremendri ;

tion.

—

aremoulinét

dent.

nuer:

de

Syn. berdigòu.

A

Lnv.

fini

noiement, tourbillonnement.

manuelle.

en

As-tu

sur

arremendoà, arremoundoà ; v. —
Goûter, faire un petit repis, en B. et Big.

rapprocher des précédents.
arremendoû, remoundoû; sm. —
Goûter; petit travail qui ne faligue pas,

d'arremoulià?

tourner, de muser P

—

arreménde.

tournoyer.

;

sf.

—

Forle diminu¬

arremugà. — C. armugà.
arremuselà; v. — Crier, gronder,
beugler.
arremusclàyre,-e ; adj. — Grognon,ne,

acariâtre.

�ARREMUSCLËT

arremusclét,
clét ;

sm.

—

74

ARREPIPIA

—

remusclèt,

arrepalhà ; v. — Recouvrir à nouveau
paille; refaire un toit de chaume.
arrèpalhade ; sf. — Litière placée der¬
rière les animaux ; paille ramassée après la
récolte ou le battage.
arrè-panàn (B.-L.) ; sm. — Arrière
grand-père,
arreparà, reparà; v. — Réparer,
arrèparà. — C. arparà.
arreparacioû, arreparade; sf. —
Réparation,
arreparade. ■— C. arparade.
arreparàdje ; sm.
Réparation,
arrepastà. — C. arpastà.
arrè-pay ; sm. — Grand-père,
arrè-payehét (Lav.) ; sm. — Arrière
grand-père.
arrè-pay-gran ; sm. — Aïeul,
arrepàyre, repàyre (G.) ; sm. — Re¬
paire, gîte, séjour, asile.
Lou celeste arrepàyrd, le céleste séjour,
arrè-pè, repè; sm. — Arrière-pied,

ramus-

de

Cri, grondement de rebuffa¬

de ;

beuglement.
arrenércle, renércle (Os.) ; sf. —
Faille, fissure, fente dans du vieux bois,
des planches, des murs. V. henèrcle.
arrén (G.) ; arréns (Ort.). — C. arré,
rien.

arrendàu, rendàu (G.) ; sm. — Ran¬
gée d'arbres, grande haie. V. orrentàu.
arrenegà, renegà ; v. — Renier ;
arrenegà-s, se renier, se parjurer.
arreneurì, reneuri; v. — Nourrir de
suralimenter

nouveau ;

fumer à

;

—

nouveau

plantation ; ouiller un fût.
arrengà ; v. — Ranger, mettre

une

en

rang, en ordre.
Arbes arrmgats,

arbres en ligne; arren¬
gà la prouc.essiou, mettre la procession en
ordre de marche.
En quelques lieux de Big. et G. arrengà
s'emploie aussi pour arrenjà, arranger. V.
enrengà.
arrengàt,-gade ; adj. et s. •— Rang,
rangée; arrangé,-e ; répare.
arrèngo (Big. G.). — C. arrengàt.
arrenguilh, arrengoùlh, rengoùlh,
rangoùlh. — C. arrangoùlh.
arrenilhà, renilhà ; v. — C. anilhà,

hennir. Les dérivés ont le même

sens

en arrière.
arrè-pè, se retourner, revenir sur
pas, faire retraite.
arrepepià, repepià, arrepipià;

mouvement, retour
Ha

—

—

Renouer ;

nœud double.
Nouer derrière un
premier nœud, surnouer ; faire un nœud à
—

faire

arrènoudà ;

v.

sf.

—

Parole et même

arrepepiàdje ; sm. — Radotage.
arrepepiàyre,-e ; s. — Radoteur,-euse.
arrèpéu; sm. — Poil follet,
arrèpéu (à) ; loc. adv. — A rebroussepoil, et par anal, action contrariante.
Qu'ai a tout à arrèpéu, tout le contrarie ;
préne à Varrèpéu, prendre les choses à re¬
brousse-poil, du mauvais côté.
arrepialà (Lav.) ; v. — Faire les piaus

C. arranjà.
arrenoudà,-sà, renoudà, renousà;
v.

;

action de radoteur.

anilhà.

arrenjà.

v.

Radoter.

arrepepiade

que

ses

un

—

l'arrière d'une chose.

arrenouncià, renouncià ; v. — Re¬
; se dédire.
arrenounciamén, arrenouns ; sm.
Benoncement, désistement.
Qu'en a hèyt l'arrenouns, il y a renoncé.
arrentà,-dà ; v.
Donner à ferme;
amodier ; servir une rente, renter.
arrentàble,-e ; ad j. — Qui peut s'affer¬
noncer

aux

bas,

aux

chausses.

—

arrepic, repic

; sm. — Carillon, batte¬
de cloche à coups répétés, précipités ;
refrain ; travail du repiquage.
ment

—

Syn. arretoc.
arrepicà, repicà;

v. — Carillonner;
(en parlant des clo¬
ches) ; répéter une chose, s'y reprendre à
deux ou plusieurs fois ; redire un vers, un
refrain; repiquer (en parlant d'une meule
de moulin, d'une pierre de taillle, d'une
plante de jardin).
arrepicàdje, repicàdje ; sm. — Repi¬

mer.

recommencer

arrentàdje

; sm.

arrentadoù,-re ;
arrentàt,-tade ;
cier mis

en

Fermage.

—

s.
s.

—

—

Fermier,-ère.
Terre, bien fon¬

ferme.

arrentàu,

rentàu, arrendàu; adj.
produit de la rente ; qui

des 2 g. — Qui
rend du bénéfice.

arrèp,

arrèc (G.)

sonner

quage.
;

sm.

—

arrepicàyre, repicàyre ; s. — Carilrepiqueur.
arrepichà. — C. arreguinchà.
arrepichade. — C. arreguinchade.
arrepicoà, repicoà; v. — Biner et

Ravine,

lonneur ;

caniveau, ruisselet.

arrepàche, repàche, repèche ; v. —
Repaître.
arrèpag ; sm. — Solde; paiement d'un
solde de

à

sarcler ;

compte.

arrepagà, repagà; v.
arrèpagà ; v. — Solder

Repayer,
un compte.

—

,

]

travail agricole.

arrepipià
vés.

; v.

—

C. arrepepià et déri-

�75

ARREPIT

arrepìt (G.)

; sm. — Roitelet, oiseau.
arpit.
arrepléc, repléc; sm. •— Repli, tour¬
nant d'un chemin, d'un sentier;
pli, s'ap¬
plique au pli qu'on fait pour diminuer la
longueur d'une partie du vêlement. V.
rampléc.
arrepoè, arrepourè, arreproè, reproè ; sm. — Proverbe.

arrequeride ; sf.
Réquisition,
arrequi (Lav. et Ii.-Big.) ; v.
—

V.

Dnns l'E. du G.

on

—

arrequido ; sf.
Réquisition,
arrequignà-s (L.). — C. arregagnà-s.
arrequilhà ; v. — Redresser, dresser,
mettre, remettre debout ; arrequilhà-s, se
redresser, se requinquer, retrouver sa for¬
—

tune.

dit aussi arreprou-

arrequilhade
tion de

arrepòs (II.-A. M4) ; sm. — Repos,
arrepòtis ; sm. — Coup de revers don¬
né en pleine ligure, sur les lèvres (pois) ;

rang.

démenti donné

qui est dû, échu.

face. V. arrepoutit.

arrepoùr ; sm. .— Chiendent.
Syn. passe-camî, passc-bies, trauque-camî, sendegnè, agram.
arrepourè (Ort.). — C. arrepoc.
arrepoùs (Lav.) ; sm. — Allusion dé¬
sagréable.
arrèpoùs, arrèpoussàt,-ade ; s. —
Poussée

en

arrière ; rebuffade.

arrepoussà, repoussa ; v. — Repous¬
rejeter.
arrepouti ; v. — Soutenir itérative-

ment, renforcer

Qu'i'n

un

mensonge.

mentit e arrepoutit, tu en as
menli et rementi; qu'en as mentit! Ripos¬
te: /5 lu arrepoutit;
injure superlative.
arrepoutit,-tide ; s. — Démenti infligé
as

face. C.

arrepòtis.
arrepròpi,-e, repròpi; adj.
Impro¬
pre à; contraire à; rétif,-ive; contrariant,
arreproubèrbi (G.). ■— C. arrepoè.
arrèpùn ; sm. — Arrière-point, terme
en

—

arrerà

arreràu.

de côté.

ac¬

—

Ce qui reste
C. darrèrau.

sf. pl.

sf.

Ancrages,

ce

arrière,

en

en

Rangée

—

en

;

sillon.

Arrhes,

—

arrés ; arréns

(ll.-Big.)

;

(Or. Bny. As.) ; arris
■—
Personne, nul, quel¬

pron.

N'y

soun pas arrés, il n'y a personne;
arrés? As-tu vu quelqu'un,
per¬
sonne? Arrés al saberé? Quelqu'un le sau¬
bis

as

rait-il ?

N'at

digat à d'arrés,

ne

le dites à

personne.

arrè-sabe ; sf.

Sève d'une nouvelle

—

poussée.
arré-sabé ; loc. adv.

renforçant

un

At bos ha?

faire ceci ?

—

!

« non

»

Remplaçant
catégorique.

■—

ou

Nou! Arré-sabé! Veux-lu
non ! Je ne veux rien

—

Non et

entendre.

arrè-sangle; sf.
li irnais. V.

—

Sangle d'arrière du

arrem.au.

arresàut,

resàut;

sni.

—

Ressaut,

sursaut.

arrè-sàut ;

sm.

—

Saut

en

arrière ;

soubresaut.

arresautà, resautà; v.
Ressauter
nouveau ; sursauter, éprouver une agi¬
tation vive mais
passagère, tressaillir.
—

de

arrè-sautà ;

v.

•—

Su nier

en

arrière ;

tressauter.

arrescà ;

v.

gratter, fourbir

Rafraîchir, d'où rincer ;
arrfscà-s, se rafraîchir, se

—

;

laver.
Arrescà-s

lou

hounilh, se rafraîchir la
arrescà lou cautè, four¬

bouche et la gorge;
bir le chaudron.

arrescade ; sf.

Rincée, action de rin¬
frottée énergique, volée de coups ; au
jeu, « nettoyage ».
arrescàt,-cade ; adj. — Rincé,-e; net¬
toyé, décrassé, fourbi.
arreselàt, arrèscle (G.). — C. aresci àt, arèscle.
arrescrìbe, rescribe ; v. -— Ecrire de
—

cer ;

nouveau.

arrequeri
la bouche ;

;

pl.

sm.

arrèro (Lav.) ;
V. arrègue.
arres

C. arrengà, mettre

—

—

fin ; arriéré.

une

chose dont

;

Redressement,

—

debout.

(Lav.).

arreràdjes

de couture.

arrepuntà, repuntà ; v. — Refaire
pointe, aiguiser une pointe émoussée ;
replanter des pointes,
arrèpuntà ; v. — Travail de couture
à point arrière ; piqûre.
arrèpuntade ; sf. — Piqûre à l'arnerepoints.
arrepuntàdje,-tade ; s. — Action de
refaire une pointe ; de replanter des pointes.
arrepuntàdje ; sm. — Travail à l'arrèpùn.
arréque, arrèque, arrégue ; sf. —
C. arrèc, sillon; ligne d'écriture, raie; lit
de torreiit en Aspe .V. arrecàs, arrèro.
arrequedé,-re ; s. -— Vieillard, vieille
arrivés à l'âge où l'on peut mourir sans
regret, à la limite (arréque) de la vie.
arrequedé,-re ; ad j. — C. arrecadé;
prend aussi le sens de propre à être mis
de côté, rangé.
Aquét utis qu'ey arrequedé, cet instru¬
ment a assez servi et peut être rangé ; mis

sf.

;

remettre

qu'un.

ser,

Re¬

quérir.

bèrbi.

en

ARRESIGNA

—

Donner le désir d'une
on a joui ; faire venir l'eau à
requérir.
; v.

—

arreserà; sm.
arresignà ; v.
donner (vieux).

—

—

Réséda,

Renoncer à, aban¬

�ARRESIMA

arresimà

76

ARRET ALH

—

(L.)

; v.

arresterade ; sf.

Tout abandonner,

—

râteau
râteau.

renoncer.

arresòlbe, resòlbe, arresoùbe;

v.

(à 1').

nord.

arrè-soû ;

sm. — Echo, prolongement
(litt. arrière-son)i
arrespèu. — C. arraspèu.
arrespéy, arrespilh (Lav.)'; sm. —
Plaquette de bois dont on rapièce un réci¬
pient, un fût, un amauguè percés.
arrespoùne, respoùne ; v. — Répon¬
dre ; faire écho ; retentir.
arrespounse, respounse; sf. — Ré¬

du

son

arrestère ; sf.

arresterè,-re

(Lav.) ; sm. — Râteau à
grande taille et aux dents très
rapprochées.
arresteriu,-ibe ; adj. — Qui est pro¬
pre, prêt pour le râtelage.
arresteriu (Lav.) ; sm. — Ce qui reste
de fourrage après qu'on l'a râtelé.
arrestèt, arrestère; s. — Râteau,
de bois ou de fer, à trois ou plusieurs
pointes.

a

nouveau.

Choses

—

que

resséchées ;
trouve altérée.

s'en

arressegà, segà;

v.

—

Scier;

au

flg.

telle la

grille ordinairement placée devant
retenir les branches, feuil¬
les, etc., le trépied du cordier, etc.
les moulins pour

ennuyer.

arressegade ; sf. — Coup de scie ; ac¬
tion, bruit de la scie; au flg. chose aga¬

Ha

dab

arressegàyre ;

sm.

—

Scieur

;

indi¬

vidu ennuyeux; un

radoteur, un rabâcheur.
arressègue, ressègue ; sf. — Scie ;

rabâcheur.

aussi

de haricots.

terres.

; v.

—

Suivre

par

en

arrestoublà ;

derrière,

—

arrestàyre,-e

;

mer

—

arréste-boéu ;

sm. — Arrête-bœuf, bu(plante).
Syn. bourrumague, brunague.
arrestelià (Big.). — C. arresterà.

arresteliadis ;
ou

sm.

—

Débris à râteler

râtelés.

v.

•—

distance

dans les

Déchaüïner

;

rese-

chaume.

Syn. eslourà, arroustourà, rastoure.
arrestoùlh ; sm. — Sorte d'échelle, de
barrière à claire-voie placée en travers d'un
canal, d'un bief pour arrêter les corps flot¬
tants.

V. arrastoalh. N. de p.

arrestrégne, restrégne ; v.
treindre; rétrécir; arrestrégne-s,

—

Res¬

se

res¬

treindre.

„

arrestregnude, restrengude; sf. —
action de ce qui restreint

Rétrécissement ;
ou

se restreint.
arrêt (G.-M.) ; sm.

arretàlh,

—

retàlh;

chiffonnerie de tailleur ;

Filet de pêche,
—
Retaille;
restes de charcu¬

sm.

terie.

arresteliè; sm. — Râtelier,
arrestèlo (G.) ; sf. — Grand râteau. Cf.
arrestère.
arresterà ;

un

d'écoule¬

me.

Petite di-

grane

Fossé

arrestoùble,-toure, arroustoùt,-re ;
s. — Ratouble, éteule, chau¬

arrête.
sm.

—

arrestoùt ;

Arrêté administratif.
adj. — Celui, celle qui

arrestè, arrestèu;
gu" ; lilet de pêche.

sm.

ou

—

arrestàt ; sm.

;

de dérivation barré de
distance pour répartir l'eau

ment

Râtelier.

—

dents

arrestò,-tòs

Arrêt; décision de tri¬
bunal; station; obstacle, digue, barrière,
arrestà; v.— Arrêter; mettre obstacle à.
Syn. estangà.
arrestacioû ; sf. — Arrestation,
arrestaliè, arresteliè, restaliè; sm.
sm.

aux

restitucioû.

arr ssegue ! quel rabâcheur!
arressegui ; v. — Suivre, revoir,
repasser en parlant d'un ouvrage.
Arressegui la mounjéte, revoir le semis

Quinc

arrè-segui

Vurrestèt

clâ, travailler avec le
écartées, travailler vite,
sans
soin; l'arrestèt n'ey pas l'arrestère,
à chacun son travail, ses fonctions.
arrestitui, restituí ; v. — Restituer,
arrestituide ; sf. — Restitution. On dit
râteau

çante, ennuyeuse

arrèst ;

de

Le râteau à faner, le fauchet est de bois.
L'arrestère est de plus grande taille que
l'arrestèt et elle a les dents plus serrées.
Divers objets s'appellent aussi arrestèt,

l'on
leur qualité, ordinairement,
sm.

V. arrestèt.
Qui fait, qui vend

—

arresteribè

râteler

arressèc, ressèc; sm. — Sciure de
réalgar.
Syn. sarradls.
arressecà ; v. — Ressécher.
arressecade ; sf
Action de ressécher.
arressecadé,-re ; s. — Qui est humide
doit être séché à

—

; s.

des râteaux.

bois ;

arressecadis ;

au

euse.

ponse.

et

travail

pre au

Au nord, du côté

—

;

arresteradé,-re ; s. — Qui est pro¬
râtelage.
arresteradiu,-ibe. — Id.
arresteràdje ; sm. — Travail au râ¬
teau ; ce que le râ teau prend.
arresteràyre,-e ; adj.. — Râteleur,-

Résoudre.

arrè-sou

Ce qu'un coup de

—

peut prendre, entraîner

v.

—

Râteler, râtisser.

de,moure- que tros e

arretàlhs, il
et retailles, c.-à-d.
des restes sans valeur ; croumpà retalhs,
acheter des chiffons, des retailles.
Nou-n

n'en reste que morceaux

�ARRETALHA

77
arretalhà ;

v.

—

Faire des retailles;

recouper.

arretàr (d), retàr; sm. — Retard,,
arretardà; v. — Retarder; arretardà-s,
se mettre en retard, s'attarder,
arretardè ; sm. — Retardement.
arretardè,-re ; adj. — Qui se retarde,
se met en retard facilement, qui n'est pas
actif ; traînard.
arretàu ; sm. — Râteau, fourgon de
boulanger.
arrête, arrêté (B.-L.) ; v. — Retenir;
est parfois
contracté en arté. S'emploie
pour la femelle qui conçoit : qu'a artéut,
elle

retenu.

a

arreténgue, reténgiie (Arm. Big.).
—

Forme de arretiéne.

arretà (Big.) ; v. — Re¬
faire, réparer un toit. V. arrécoàrre.
arreti (Lav.); arretine, artine (Bay).
arreteytà

—

;

Formes de arretiéne.

arretiéne,-tiéngue, retiéne, retiéngue ; v. — Retenir ; empêcher ; arrctiéne-s,
se retenir, se maîtriser.
arretienude,-gude ; sf. —• Retenue,
réserve.
sm.
—
Refrain; répélition
de battant, de marteau, etc.
Syn. arrepic.
arretòrse, retorse ; v. — Retordre,
tordre ; au fig. rabâcher itcrativemenl.
arretoucà, retoucà; v. — Refr.ipper;
retoucher ; reprendre un refrain ; bisser,
arretougne; sf. ; arretoùn (G.); sm.
Coup en riposte ; réplique,
arretoùr, retoùr ; sm. — Retour.
arretourcùt,-sut,-ude ; adj. — Tordu

arretòc ;

d'un

coup

—

et,

retordu,-e.

Action
arretoursude,-ssude ; sf.
de tordre, de retordre; zig-zag de chemin;
rétorsion ; action de biaiser, de manquer
de franchise.

arretournà
devenir

(H.-Big.) ; v. — Retourner;
en parlant du foin, de la

htlmide,

paille.
à

arretournà, retournà ; v. — Revenir
la santé, à la vie; reprendre les sens

après évanouissement ; revenir à de meil¬
leurs sentiments, faire la p.iix après une
fâcherie, une dispute.
arretrenì, retreni; v. — Retentir, ré¬
faire écho à.
arretrenide; sf. ; arretrenit; sm. —
Retentissement, résonnance, écho.
arretrenidére ; sf. — Long retentissement, résonnance prolongée.
arretrenidoû,-dé; adj. et sm. — Qui

sonner,

retentit.

arréuli

(Lav.) ; v. — Refroidir ; arreuli-sé,se refroidir.
Syn. arredl, arredoull.
arrèus (II.-Big.) ; sm. pl. — Etalages
forains en" retrait du marché ; ce qui est
en dehors du territo:re du plaçage.

—

ARRIBANE

arreüt,-üde (Lav. et Big.) ; adj. —
Qui a le dos fort, épais, proéminent. C'est,
d'ordinaire, un indice de force.
Aquel qu'ey arreiit, celui-là est fort, so¬
lide.

arréy,-no (Big. et M') ; rey,-ne ;

s.

—

Roi, reine.

arréy (Ort. L.). — C. arré, rien,
arrèys (Nestc) ; sm. pl. — Les racines
d'une plante. V. arredlt.
arréye (Ort. L.). — C. arrée, dos, échi¬
ne. A Or. on dil aussi arrégne.
arri ;

v.
C. arrlde, rire,
arria,-o (H.-A.). — C. arrée, dos, échi¬
—

ne.

arriadé ;

arriàu (B.-L.)

située

derrière

bétail.

V. ariàu.

la

maison

; sm.

—

Cour

réservée

el

au

(On I rouve dans certains actes anciens
arriàu

camí

il

harriàu;

et

se

peut* que

camî arriàu

désignât nn chemin passant,
dans les bastides, particulièrement, derrière
les maisons, sorte de chemin de ronde
entre les propriétés privées et le système
défensif, ordinairement composé d'une bar¬
rière de très forls piquets el d'un fossé.
Camî harriau pourrait vouloir désigner le
chemin du moulin banal.
Biè

chemin

un

encore

A Pau, il existe
qui porte le nom de

mouliè).

arribà ; v.
nir, survenir.

—

Arriver

;

parvenir

;

adve¬

pot arribà, tout peut arriver,
qu'ey u çjouyat qui bòu arribà,
c'est un garçon qui veut arriver.
arribade ; sf. — Arrivée; avenue, allée,
arribàdje ; sm. — Arrivage; arrivée,
arribalà ; v. — Gagner la rive, aborder ;
arribalà-s, aborder et gagner la terre ferme,
Tout

que

survenir ;

accrocher
V.

son

bateau à la rive, l'amarrer.

abourdà.

arribalade ; sf. — Rive; étendue d'une
rive, rivage; poinl d'accostage; action d'ac¬
coster, en terme de marine.
arribalhoû ; sm.
V. arribêt.

—

Ruisselet,

petite

arriu.

arribamén ; sm.

—

Action d'arriver

;

arrivée.

arribàn,-te; adj. — Arrivant,-e; celui,
qui arrive,, on dil aussi arribàyre.
arribàn, ribàn ; sm. — Ruban; co¬
peau, planure ; longue file de chemin; à
B.-L. désigne aussi un talus, un gradin

celle

placé

comme

un

ruban

sur

un

versant,

pente.
arribanà, arribantà, ribantà ;

une

v.

—

Enrubanner.

arribane, ribane ; sf. —
che de pain ; la planure que la
che ; eau mêlée d'hydromel.

Mince tran¬

varlope déta¬
Au pl. arri•

banes, tranches de méture écrasée avec de
acidulée ou avec du vin rouge.

l'eau

�ARRIBARÀ

ARRINCADO

—

78

arribarà,-ne, arriberâ,-berè ; s. —
Riverain,-e ; habitant d'une arribère.
arribàu,-bane ; adj. et s. — Rive¬
rain,-ne et aussi terre d'une orribe. N. de
p. et de lieu, Arribau, Larribau.
arribàyre,-e ; adj. — C. arribàn, qui
arrive ; qui veut parvenir.
arribe, ribe ; sf. -— Terre dans une
arribère; rive, talus bordant un cours
d'eau; vallon. N. de p.
Qu'ey go qui hèt per aquestes arribes?
Que faites-vous en ces lieux, sur ces bords ?

arridoulà; v.
Sourire,
arridoulè, arridoundè,-re ; adj. —
Qui rit à tout propos; jovial.
arridoulén,-te ; adj. — Souriant,-e.
arridoulét, arrisoulét; sin.
Sou¬
—

—

rire.

arridoundè,-re.

C.. arridoulè.
Rigolade,
arridòy, arrisòyye (V. l'Arm.) ; adj.

rain

en

arriberâ.

—

arrie

—

Plaine, vallée traversée
rivière ; rive.

par un ou des cours d'eau ;
N. de p. Arribère, Larribère.

à

au

G.-M.

bord d'un

cours

d'eau.

couler.

arrigàu

Grande richesse,

faire le
cher.

saut

arrigoulà

Sautiller,
du mouton, du cabri; rico¬
;

v.

— Ricochet, sautil¬
cabriole.
arricouquetà,-tejà ; v. — Fréq. de

sm.

de

nom

de

dentiste ; nom

arrigue-péu;

—

Rigole.

Regouler,

gorger, as¬

— Davier,
pin¬
plaisant du dentiste,

; sm.

sm.

Arrache

—

che¬

vaux.

Ha

arrìde, arrise, arri ; ride (L.) ; v. —
Rire ; se moquer ; railler ; se dit aussi d'un
liquide qui commence à bouillir et dont
la surface frémit, d'un fruit mûr qui s'ou¬

à

veux,

Varrigue-péu,

se

se

prendre

aux

che¬

battre.

Syn. chire-péu.

arrigue-pèyre ; sm. — Adonide des
champs (plante).
arrihàgn,-e ; s. — Ricaneur,-euse ; rica¬

vre

Arrlde cagnè, arrlde dou câ, rire de
chien; rire faux; arrlde-pegau, peguí, fou
rire ; esclaquerat d'arrlde, éclat de rire ;
arrlde-binatè ou briagàu, rire bachique,
rire d'ivrogne.
arrridère ; sf. — Rigolade, amusement
bruyant, farce.

—

arracheur de dents.

arricoucà.

sourire.

; v.

arrigue-cachàus

lement, gambade,

; arrlde-s, arrlde-s'en, rire de.
Aymà d'arrlde, aimer à rire; arrldc dib
lous ànjous, rire aux anges ; arrlde coum
u
listel, rire comme un grand panier, à
bouche que veux-tu; counle enta d'arrlde,
conte pour rire ; crebà d'arride, crever de
rire; boiirl d'arride, être secoué comme
d'un bouillonnement par
le rire; nou
pas lia per arrlde, ne pas faire pour rire,
à la légère; qu'en y a c.nta d'arrlde, il y
en a
pour rire ; arrlde coum u pèc, rire
comme un niais, bêtement, comme un fou ;
arrlde per force, rire sans envie.
arride ; sm. — Rire, action de rire ;

Torrent ;

—

souvir.

—

ce

arricouquét;

sm.

arrigole, ringole; sf.
Syn. agalè, arroulhe.

sura¬

bondance.

arricoucà, ricoucà

;

d'eau, de personne. V. arrecàs.

cours

fortune.
—

lait.

—

arribét, arriuét,-e ; s. — Ruisselet. V.
arribalhoâ. N. de p. Larribet. V. arrlu-bét.
arrîche,-o (Big. et M1) ; adj. et s. —
Riche, fortuné,-e.
arrichè, arrichésso ; s. — Richesse,
arrichèro ; sf.

—

l'espagnol pour désigner un muletier,
arrièste, arièste ,Ml) ; sf. — Fenêtre,
arrièuno (Lom.) ; sf. — Pâte de maïs
—

Gàbe, la vallée du Gave.
désigne aussi les terres en
prairie, et dans le G. des prairies situées
au

Forme de arrée.
; sm.
Mot emprunté

—

(M')

arrifàgn,-e ; s.
Goinfre, goulu,-e.
arrifagnà ; v.
Baffrer.
arrigà, arringà, darrigà, desarrigà ; v. — Déraciner ; arracher.
Arrigà câssous, arracher des chênes.
arrigà (Asp.) ; v. — Irriguer, arroser ;

L'arribère dou
En

(M®).

arrièrou

C. arribarà.

arribère ; sf.

—

C. arridoulè.

—

arribén

(B.-L.) ; sm. — Déclivité, ter¬
pente. V. arrabén.

—

arridoundère ; sf.

nement, rire forcé.

arrihagnà ;

v.

—

arrihagnàyre,-e.
hàgn.
arrim ;

—

Fréq.

de arri-

— Appui,
support, soutien.
(Big. G.) ; v. — Roussir par le

sm.

arrimà
-

Ricaner.

feu, charbonner.
Senti l'arrimat, sentir le roussi,

arrimà;
mer

très

v.

arrimà-s,
près.

;

arrimàdje ;
de soutenir ; ce

arrimou

Appuyer, soutenir, arri¬
s'appuyer, approcher de

—

sm. — Action d'appuyer,
qui soutient.

(Lav.)

vent. V. arcost,

; sm.

—

Abri contre le

endoste,

arrincàdo, rincàdo (Big.); sf.
sive.

Syn. arruscado, bugade.

—

Les¬

�79

ARRINCADE

arrincade,-gade
sm.

—

;

sf.

;

arringòt (M®);

arriu-né, nègre.

Racine.

Eu Barèges, arringòto, sf., est aussi em¬
ployé.
Syn. arrad.it.
arrincoà ; v. — Placer dans un recoin ;
arrincoà-s, se rencogner ; s'abriter.
arringà, darringà (Big. G.). — G.
arrigà, arracher.
arringòsto (Lav.) ; sf. — Racine. Y.
arrincade, arrlsclo.
arriòsto (Lav.) ; sf. — Pièce de char¬
pente qui retient les chevrons.
arrioustà ; v. ■—■ Placer l'arriòsto.
arripà (L.). — C. arrapà.
arripaupè,-péo (Big.) ; s. — Mélange
disparate de gens ; ripopée. En Lav. menu
bois, brindilles.
arrìs (M®). — C. arride, le rire. En
Lav. signifie ausïi tapage.
arris (Pontacq et M® Big.). — C. arrés,
personne, nul.
arriscàut ; sm. — Braise chaude.
arriselàt,-clàdo (G.) ; adj. — Riant,-e,
jovial, qui a le visage ouvert et souriant.
V. arridoulè.

sf. — Racine d'arbuste,
V.-B.). — C. arride,

rire.

arrisoulét ;
—

arrisoùgno

(M® Big.)

;

Sourire; sourire d'enfant,

arrisòy (G).

—

arristoà.

Forme de aristoà.

—

C. arridòy.

arristoû, aristoû, ristoû; sm. —
Appât; l'aliment qui sert à arristoà.
arrru, arriéu ; sm. — Ruisseau, petite
rivière. N. d. p. Larriu, Larrieu, Darrieu.
On emploie parfois arriu au fém. mais
le mot est

On

dans tous les anciens tex¬

masc.

pris la riu pour l'arriu.
suivi, dans la toponymie, de
qualificatifs nombreux, devenus aussi n. de
p. et de 1.
tes.

a

Arriu est

arriu-bét.

R.

—

sinueux.

V.

arrlu-

courb.

arriu blanc.

Ruisseau blanc,

—

lim¬

pide.
arriu-càu.

profond,

R.

—

arriu-càut.
arriu-elà.

.—.

creux,

R. chaud,

R. clair, limpide,
arriu-cluc. — R. caché, souterrain,
—

arriu-courb.

arriu-gran.

R. courbe. V. arrlubét.

—

—

B. grand, large, impor¬

tant.

arriu-lad.

arriu-salàt
Le
lou

ou

ruisseau

ARROSE

R. noir,
R. pierreux,

—

—

salè.

—

R. salé.

qui traverse Salies s'appelle

Satèys.

arriu-séc.
arriu-tort.
arroàdo

R.

—

arriu-tèbe.

—

qui se dessèche,
R. tiède,

R. tortueux,

—

(H.-Big.)

;

sf.

—

Travail d'en-

tr'aide.

arròc.

C.

—

arrauc,

enroué, et

c.

ar-

raut, rôt.

arròc,-que (M4) ; s. — Roc, rocher ; rod'engrenage.
arrocalégn (Lav.) ; sm. — Espèce de
chapeau qui retient la laine ou le lin sur
la quenouille (arroque).
arrodapàu, arrodepau; sf. — Exer¬
cice
gymnastique, tour d'acrobate qui
cliet

consiste à imiter la roue en se recevant
alternativement et rapidement sur les mains
et

les

pieds

:

lia l'arrodapàu. Dans le G.

estejéto.

arrode; sf.

—

Roue; halo.

L'arrode de ta lue, le halo de la lune,

arrisclo (Lav.) ;
arrise (Big. G.

sm.

arriu-peyroùs.

—

R. étalé, large,
arriu-màje. — R. principal, plus
grand.
arriu-mardè,-merdè. — R. bourbeux,
arriu-mayoù. — C. arrlu-màje.
arrîu-medoû,-medâ. — R. central,
—

du milieu.

arrîu-moulè.
moulin.

—

11.

qui fait aller le

arrode, arroùde;

v.

—

Ronger,

man¬

ger ; dévorer.
Nuu-n poudé mey

arròde, répletion com¬
plète.
arroégno (Lav.); arrougne; sf. -Rogne de bovins ; gale.
arroét, arroèyt, arrùt; sm. — Que¬
relle, bruit, rumeur; au fig. trouble moral,
amertume, tumulte de l'âme, désarroi.

L'arroèyt dou marcat, la rumeur du mar¬
arroèyt, mon âme est

ché ; que soy en gran

troublée,

arroèyt (L.) ; sm.
Puisard,
arroeytà. — C. argoeytà.
arrollamén ; sm. — Inscription sur le
rôle ; enrôlement.
arròlle, ròlle; sm. — Rôle,
arrôlo (Lav.) ; sf. — Petit pois ; noyau
—

de cerise.

arròpio, ròpio (Big.) ; ròpi ; adv. —
Négation, rien, pas du tout.
Nou y a dechat arròpio, il n'a rien laissé ;
nou n'aberas ròpio, tu n'auras rien du tout.
Obs.
Dans ce mot, pio forme diphton¬
gue atone, i et'o étant d'une force égale.
arroque, roque; sf. — Roche; rochel,
roc
d'engrenage; quenouille. N. d. p. et
de lieu : Roque, Larroque.
arròs, arroùs ; sm. — Rosée.
Ilodhe d'arròs (Lav.). Alchemi.Ua vulgaris. L. (plante).
•
arrose, rose; sf. — Rose; éruption cu¬
tanée du bétail. N. d. p. Larosc, Larroze.
Le mot peut prendre un sens ironique ou
méprisant quand il désigne une femme :
quine arrose!
—

�ARROU

80

ARROULH

—

arroû ;

sm. —- On désigne sous ce
Bigorre, diverses espèces de gra¬
minées de la famille des fétuques. En Lav.
c'est la fétuque bovine (Fesluca eskia, R.) ;
en
II.-A. c'est le Veratre blanc (ellébore
blanc) ; par analogie, ellébore fétide et
ellébore vert. En Ariège, t'arroû se nom¬
me gispét. N. d. p. Arroû.
arrouà ; sm. — Lieu où pousse Varroû.
N. d. p. Larroua.
arroubadâ,-no (13.-L.) ; s. — Jeune
domestique.
arroucà (15.-L.) ; v. — Préparer de la
farine de maïs très sèche ou torréfiée et
lloïn,

pour

en

laquelle il faut beaucoup d'eau.

arroucà.

—

C. arrautà, roter;

rochets, des brèches.
arroucà-s ; v. — Se solidifier comme
un roc ;
s'enrouer.
arroùch,-e; adj. — Raide, escarpé,
aride; brûlé par le soleil. V. urrabén.

(B.-L.) ; v. — Pleuvoir à
verse ; arroser abondamment.
arrouchàdo ; sf. — Forte averse,
arrouchàt ! 11.-L.) ; sm. — Mets prépa¬
ré avec de la farine de maïs ou de sarrazin
sur
laquelle on verse de l'eau bouillante
en
y incorporant du beurre frais. On le
arrouchà

aussi trusts.

arroudà, arroùde; v. — Ronger,
user, faire dépérir ; croquer. V. arròde.
arroudà
la

; v.

Roder

—

; se pavaner ;

faire

; décrire un cercle ; entourer.
toare qu'arrode, la buse

roue

La

rôde, tour¬

noie.

arroudade, arrouderade ; sf. — Tra¬
ce que laisse la roue ; ornière ; on dit aussi
arrouderàt.
arroùde.

m.

p.

arrougà.

Forme de arroucà,

en¬

arrougàgn,-e ; s. — Grognon,-ne.
U arrougagn de bielhe, une vieille

gro¬

gnonne.

arrougàgn,-ère ; s.
physique qui ronge

sans cesse; souve¬

qui ronge.
arrougagnà ;

Ronger

mal
nir

murmurer

— Charron;
femme
Larroudè.

arroudejà, arrouderà; v. — Rôder;
autour ; ne pas savoir se décider,
—

Qui rôde, in¬

décis.
La

gouyate qu'a hère

d'arroùdejàyres, la

beaucoup de soupirants
d'elle.
arrouderàt,-ade, arroudère ; s.
C. arroudade, ornière.
arroudère ; sf. — Rotule,

demoiselle

a

qui

tournent autour

arroudét ;

sm.

—

—

Roue de moulin, tur¬

bine; petite poulie du
rouet. Dim. de arrode.

tisserand. En Arm.,

1') ; v. — Faire la roue
volatiles).
arrouèc,-èque, arrouèrou,-re (M1
Big.); adj. el s. — Chétif,-ive.
arroudéte (ha

(en parlant des

arrouès, à roués; adv. — A révers,
ar rouflà, arrounflà (Big. G.); v. —
Ronfler,, renifler.
arrouflét ;

sm.

—

v.

—

Rongement;

—

; grogner ;

tourmenter.
ronger un os; arrouse faire du mauvais

arrougagnade ; sf. — Action d'arrougagnà; tache, trace de rouille.
arrougagnadoù,-re; adj. — Qui ron¬
ge; qui murmure, grognon.
arrougagnàt,-ade ; adj. — Qui esl de
mauvaise humeur.
li'ès

hère

arrougagnàt, tu

es

de bien

mauvaise humeur.

arrougagnejà ; v.
vement, constamment.

—

Ronger excessi¬

arrougagne-pugns ; sm. — Travail
long et difficile. i^Litl. ronge-poings).
arrougagnère ; sf. — Action de ronger ; mal agaçant ; grognement.
Arrougagnère aus cachaus, mal de dents.
arrougagnoû,-e ; s. — C. arrougagn,
grognon; dim. de arrougagnère.
arrougagnùt,-ude ; adj. — Raboteux,
dur.

arrougagnut, champ dur à travail¬

Cam
ler.

arrougàn,-te ; adj.

Arrogant, inso¬

—

arrougantamén

Ronflement.

;

adv.

s.

—

—

Arrogam-

m?nt.

arrougàt,-ade

;

C. arrauc, en¬

roué.

arrougnà, rougnà ;

autour du pot.

arroudejàyre,-e ; s.

;

Arrougagnà u os,
gagnà-s, se ronger,

tourner

tourner

—

rouer.

lent,-c.

C. arròde.

—

arroudè,-re ;
de charron. N. d.

C. arrougugnà, ron¬

—

sang.

denteler,

faire des

nomme

arrougà (L.).
ger.

se

couvrir de

v.

—

Rouiller

;

rogne.
se rouiller,

vieillir et se déArrougnà-s,
cr.'pir.
arrougnadis,-se ; adj. — Qui peut se
rouiller, qui se rouille facilement.
arrougnadis ; sm. — Ce qui est rouil¬
lé, ce qui rouille facilement.
arrougne,

rougne;

arrouégno

Rouille ; rogne, gale ; au fig.
une personne désagréable, acariâtre.
arrougnoùs,-se ; adj. — Rouillé,-e;
galeux, rbgneux; au fig. un ladre,
arrouguère. — C. arrauquère.
arroùlh ; sm. — Ce qui est. entraîné,
roulé; éboulis, éboulement; racloir en bois,
râble pour enlever les braises du four.
V. esbrasndé; long bâton pour lisonner
dans le four, racloir à long manche pour
la boue, le grain, etc. V. arroulhe.
.Lav.)

;

sf.

—

�81

ARROULHA

arroulhà ; v. — Entraîner, faire rouler
violemment, remuer, pousser et repousser
les terres, les pierres sur le sol, la braise
dans le four, la boue, etc. ; arroulhà-s,
s'écrouler, rouler avec fracas ; s'effondrer,
s'affaisser en parlant de la terre, des ro¬
chers, etc.

arroulhadis,-se ; adj. — Qui est
à s'ébouler : terres arrouUiadisses.

pro¬

pre

arroulhadis ;

sm.

Terres et cailloux

—

éboulés. Cf. arroulhère.

arronlhàt,-ade ; s. — Ce que l'on fait
Varroulh; éboulement de terre, chute
considérable de terre, d'eau ; avalanche de

avec

boue.

ARROUN

arroumerà, arroumereyà ; arrou(G.) ; v. — Tourner autour, tergiver¬
ser,
hésiter ; entourer, cerner, arrondir ;
arroumerà-s, se ramasser, se pelotonner.
V. arroudejà.
arroumeràt,-ade ; adj. — Lambin,-e ;
qui se fait attendre, qui n'en finit jamais,
arroumère ; sf. — Détour ; chicane.
Cercà arroumères, chercher des difficul¬
tés pour faire traîner une affaire en lon¬
gueur ou la faire échouer.
arroumère,-o (L. et G.) ; s. des 2 g. —
Qui n'est jamais satisfait, ronchonneur,
épilogueur, réclameur assommant ; malin,
rnià

retors.

arroulhe ; sf.
canal ;

—

Rigole ; ornière

;

fossé

;

l'outil appelé arroulh.

arroumère,-eroû.

arroulhère ;

sf.

C. arroulhadis. V.

—

arralhère.
arroullà ; v. — Enrôler, inscrire au
rôle ; enrouler ; arroullà-s, s'enrôler ; s'en¬
rouler.
arroumà ;

v.

—

Romaine

à

coum

Au fig.

un

arroumane,

fin

comme une

roumane ;

;

romaine.
arroumà

(G.)

; v.

.—

armére,

ar-

Gronder,

arroumères; sf. pl.

grogner,

ronchonner. V. arrounà.

—

Restes, reliefs,

ramassis.

arroumerè,-re; adj.
Indécis,-e; qui
fait que tourner et retourner « autour
du pot » ; rabâcheur ; lambin ; qui cherche
des détouis, des raisons.
—

ne

arroumèth

une arroume.

sf. —
habile, fin,

peser.
ue

Faire

(M1)

arroumane

C.

—

meroû.

Svn. urrèlhe.

rusé.
Fî,

—

(Ort.)

;

sm.

fil de fortes dimensions ; au

—

Peloton de

fig. un empoté,
C. armugà,

arroumià (H.-Big.). —
arroumiàyre,-o (Big.). — C.
merè; rabâcheur, mâchonneur.
arroumic,-gue ; s. — Fourmi ;

arrou-

fig.

au

active, remuante, petite, mince,

personne
menue.

arroumàno

(G.) ; sf. — Crécelle. Au
fig. ronchonneur,-euse, grognon.

Aquére maynade, qu'ey
cette

enfant, c'est

ue

arroumigue,

; sf. — Muraille
sans mortier servant
de clôture et de soutènement. A Navarrenx,

fourmi, elle est me¬
nue; cot d'arroumigue, cou de fourmi,
cou
mince; défaut, amincissement du fil.
arroumigà,-guè ; sm. — Fourmilière.

plus particulièrement, mur qui soutient les
bords d'un puils ; il est fait sans ciment ni

duire

arroume, roume

(M1)

pierres superposées

en

mortier.
arroume,-o ;
Ecume ;

—

arrouméc,

-ègue

; s.

—

sf.

arroumì

;

saleté

; magna

(B.-L.) ;
des lèvres.
arroumèc,

arroumét,
Ronce basse, framboisier

sau¬

vage.

Syn. sègue, arramiét.
arroumegà-s ; v. — Se déchirer

arroumegà,-gàlh
tas

ronces

;

;

sm.

ronceraie

de choses.

aux

;

— Terre
cou¬
buisson ; au fig.

arroumegà, armugà ; v. — Ruminer,
longuement; rabâcher; réfléchir;
mûrir une idée ; à Bay. ronger, mâchon¬
ner.

Qu'arroumégues? Qu'as-tu à mâchon¬
? Que la s'arroumégue, il réfléchit à
son affaire, la rumine.
ner

arroumegàlh,-mugàlh ;

sm. — Ru¬
bol alimentaire des ruminants.

arroumegàt,-ade ;
produite par les ronces

soit

arroumigade

;

sf.

—

Fourmillement

;

bande de fourmis.

arroumigàlh

;

sm.

—

Fourmillement

nerveux.

Qu'èy

Varroumigàlh aus pès, j'ai des
aux
pieds.
arroumiguè,-re ; s. — Fourmilière. V.
arroumigà (i). C. arroumigàlh.
arroùmpe, roùmpe (Big.) ; v. —
Rompre ; faire un premier labour sur une
terre

eu

friche

;

travail de même

genre.

«

mâcher

mination ;

pro¬

fourmillements

ronces.

verte de

arroumigà ; v. — Fourmiller ;
l'impression du fourmillement

dans les membres, soit par la foule.

Syn. marrie, marrigue.
sm.

une

s.

—

; tas

Egratignure

de

ronces.

arroumpùt,-ùdo (Big.); adj.
pu.-e; recru de fatigue.
arroùn ;

adv. et prép.

rechef ; autour.

—

—

Après

Rom¬
;

de¬

Arroun

qui estét sourtit, après, aussitôt
vous fûtes sorti ; tirat-be d'arroun, tirez-vous de là, éloignez-vous d'ici ;
e arroun
que t'y tournes! Et derechef tu y
reviens! Arroun la hèste, après la fête; à
d'arroun, sans cesser, l'un après l'autre
immédiatement; bébe à d'arroun, boire à
la file, l'un après l'autre, à la suite.

après

que

6

�ARROUN

ARROUSA

—

82

arroùn,-de (M1); adj. — Rond,-e.
arrounà, rounà,-nià; v. — Gronder;
murmurer, grogner ; ronronner (en parlant
du chat).
Lou pericle qu'arroune, le tonnerre gron¬
de ; qu'as à arrounà? qu'as-tu à murmu¬
rer ? Lou porc qu'arroune, le porc grogne.
arrounadé,-ro ; adj. — Grondant,-e;
murmurant.

arrounadére ; sf.
nie de

murmurer

;

Grondement ; ma¬
trompe. G. bramadére.
—

arrounàyre,-e ; adj.
grondeur.

Grognon,-ne;

—

arrounçà,-clà,-glà ;

Ronfler,
arrounçà, arrounssà; v. — Lancer;
jeter au loin avec force ; brandir. En Aspe
et Bar. signifie aussi rassembler un trou¬
peau ; arrounçà-s, s'élancer, se ruer.
Arrounçà u calhau, lancer une pierre;
arrounçà lou puyn, brandir le poing. V.
v.

—

abourri.

arrounçadis
lancé. V.

; sm.

—

Ce qui

arrouncàlh (Lav.) ; sm.
mort.

été jeté,

a

arrouns.
—

Menu bois

V. arrounque.

arrounçàlh,-e. — C. arrouncilh (2)
un sens
péjor.
arrouncàt,-cade ; s. — Ronflement ;

avec

reniflement de bête.

arrounço

(Lav.)

sf.

;

Baguette des

—

ridelles du char.

Syn. cancilhous.
arrouncilh ; sm.
V.

-—

Pli

;

ride

;

froncis.

arrouncilh

ou arrounssilh;
sm. —
l'on jette; au fig. une traînée,
chose ou personne à jeter, à rejeter. V.
arrounçàlh.
arrouncilhàt, arrouncilhoàt,-ade ;
adj. — Froissé,-e, froncé; plissé, ridé.

Chose que

Las arrouncilhades, les vieilles,
arroundà,-glà ; v. — C. arrounçà.
arrounclàt,-ade, arrounclét; s.
—

v.

arroundejà

—

—

; v.

Entourer ; arrondir,
Roder, tourner au¬

—

arroundi; v. — Arrondir; arroundi-s,
s'arrondir, grossir ; arrondir son bien. V.
arredouni.

arroundide ;

sf. — Arrondissement ;
autour de, environ; action d'arron¬

dir,

arroundissimén ;

sm.

—

Arrondisse¬

division administrative.

arroundissimén, arroundide; s. —
Arrondissement, action d'arrondir.
arrouneyà ; arrounià. — C. arroumerà et

arrounà.

arrounflà

àrbe

que g'a arroùngos, en
des défauts; abé de toutes
arroùngos, avoir de tous moments ; des dé¬

fauts divers ;
difficile.

arrouni.

un

—

arrounià

mauvais caractère,

assez

C.arroundi.

(M' Big.).

—

V. arrouneyà et

arrounà.

arrounià,-li (Big. G.). — C. arroullà.
arroùno, roùno (Il.-Big. G.) ; sf. —
Fronde.

Syn. houne.
arroùno-brén ; sm. — Comp.
gner et de son; sobriquet du porc,
gne pour demander à manger.

de gro¬
qui gro¬

trounque; sf. — Souche
éclatée, grosse bûche fendue poul¬

arrounque,
de bois
ie feu.

arroùns ;

sm.
Ce que l'on lance avec
chose violemment jetée ; décision
finale, abandon.
Iia-n û arroùns, jeter au loin ; décider
qu'on se désintéresse, abandonner une
affaire ; qu'en èy hèyt l'arroùns, ou bien
û arroùns, je lâche tout, le sort en est
jeté; tout aco, à l'arroùns, tout cela, au
loin, au diable 1
arroùns, arrounssàlhs,-salhes ; sm.
pl. — Choses jetées, abandonnées; détri¬
tus ; ferrailles, etc.
—

force ;

arrounssà.

Autre

—

graphie de

ar¬

(Il.-Big.); rounflà ;

Ronfler. V. arrounçà.

arrounssadé ;

v.

—

soadé (Lav.)

;

sm.

—

Paroir, outil de sabotier.
arrounssebalhe

(M') ; sf. — Rosse,
l'arroùns.
v. — Ajouter, rajuster,
juxtaposant les objets

vieux cheval bon pour

arrountà
raccommoder
bout à

(G.)
en

;

bout; travail de tonnelier.

vache, mais

(IT.-Big.)
non

pour lesquelles on
et arroundà.

V. arrountà.

tour.

ment ;

tout

arrountà

C. arrouncàt.

espace

En

tout arbre il y a

rounçà.

frouncilh.

arroundà.
arroundà ;

arrounglà. — Forme de arrounçà.
arroùngo (Lav.) ; sf. — Nodosité, dé¬
faut du bois, louppe, bigne.

arrounzèlo

;

v.

—

Traire

une

brebis, une chèvre
dit moùlhe. C. ahroundà
une

(Lav.)

;

sf.

—

Nom mépri¬

de

Rose; terme de mépris à l'égard
d'une femme, d'une fille. V. Rose.
sant

arroupà ; v. — Envelopper dans une
ruupe, une mante; arroupà-s, s'envelopper,
se rouler dans une mante, une couverture.
arroùs,-se, rous; adj. — Roux,-sse;
espèce de sauce.
arroùs, arròs ; sm. — Rosée ; bruine.
Acà n'ey qu'arroùs, cela est sans impor¬
tance ; ue goûte d'arroùs, un rien.
arrousà ; v. — Arroser, irriguer ; arrousà-s, se tremper sous la pluie, dans la
rosée.
Si plau au besî, à nouste qu'arrose, si le
temps favorise mon voisin, j'en profite
aussi (dict.) ; ha arrousà lotis prats, irriguer
les

prés.

�83

ARROUSABLE

arrousàble,-e ; adj — Arrosable, irri¬
gable.
arrousacle, rousade ; sf. — Rosée.
Parà

l'arrousade

de

St-Joan; c'est une
croyance persistante que s'en aller dans la
rosée le matin de la St-Jean
préserve gens
bêles de certaines maladies.

et

arrousadé,-re, arrousadoù,-re ; adj.
et s.
Qui est arrosable, irrigable ; arro¬
—

soir.

arrousadis (Lav.) ; sm.
produite par la rosée glacée.
arrousadoù,-re ; adj. et
seur ,-euse

;

—

s.

Gerçure
—

Arro¬

rosée.

arrousè, rousè ; sm. — Rosier,
arrouseà, arrousi, rousià ; v. — Ro¬
sir.

arrousée,

s.

—

ARROUYAT

roussàr,-de;

adj.

—

Grand paresseux-euse ; traînard. Terme in¬

jurieux.

arroussardà,-dejà ; v. — Paresser au
travail, traînailler, faire la rosse.
arrousséc,-sèc ; sm. — Traîneau rusti¬
que pour porter le bois ou les fougères
dans les lieux en pente où ne
peut aller un
char ; filet de pêche en mer, traîne.
On dit aussi, mais rarement, arroussègue, sf.
S&gt;11. de traîneau: lie, salèg, trajine.
arrousséc,-sèc; adj. et sm.— Ce que
embarras, gêne;
rosse; personne malade ou vieille qui ne
peut se traîner; vaurien, gourgandine, une
« traînée »,
terme de mépris. V. arroussegude.
arroussecà,-gà ; v. — Traîner, en¬
traîner ; arroussegà-s, se traîner avec
peine,
l'on traîne, qui se traîne;

arrosoir.

arrousàri, rousàri ; sm. — Rosaire.
arrousàt,-sade ; ad j. — Rosé,-e; arro¬
sé,-e; irrigué,-e ; mouillé; se dit du bétail
qui a pris mal pour avoir pacagé dans la

sie ; sf.

arroussàr,

—

arrousie, rousée,

rou-

Résine,

être malade

et

faible.

arroussegade ; sf. — Trace laissée par
ce qui a été
traîné; ce qu'on traîne après
soi. Au flg. femme de mauvaise vie. V.
arrousée.

arrouseàyre, rouseàyre,-e ; adj. et
Résinier,-ère ; marchand,-e de résine;
—

de chandelles de résine.

arroussi, roussi ; v. — Roussir ; àrroussi-s, se roussir, brûler.
arroussi-s ; v.
Devenir rosse, s'ava¬
—

arrouségn,-o (Lav.) ; adj. •— Rosaire,
arrousejà, arrousilhà,-lhoà ; v.
Chute de petite pluie ; bruiner.
arrousejade ; sf. — Arrosement ; petite
pluie.

—

arrousère ;

sf.

—

Action

irrigation
arrousi; v. — C. arrouseà.
arrousiàt, rousiàt ; sm.

—

raisin

—

doit travailler vieux

(prov.).

arroussinade ; sf.

C.arrousilhà.
arrousinoùs,-e ; adj. — Se dit du
temps légèrement pluvieux.
arrousoèr ; sm.
Arrosoir (gallic. On
doit dire arrousadé, arrousadoù).
arroussà, roussà ; v. — Rosser ; balIre ; fatiguer beaucoup;
harasser; arroussà-s, se battre; se harasser.
arroussade, roussade ; sf.
Ros¬
sée ; troupe de chevaux. V. arroussinade.
—

—

—

arroussadis ; sm. — Ce qui touche à
rosse ;
est toujours pris en mauvaise

part, dans un sens péjoratif.
arroussalhe,
roussalhe ;
sf.
Augm. du précédent; au lîg. les paresseux.
arroussane, roussane ; sf. — Variété

—

pêche.

sm.

nou

vaux.

ne.

de

qui

Variété de

—

la

Rosse, vieux cheval.
tribalhe pourî que tribalhe
arroussî, celui qui ne travaille pas jeune
Lou

arroussiè (Os.) ; sm.
chevaux sur la montagne.

rose.

(Lav.).

arroussî ;

d'arroser ;

arrousilhà,-lhoà.
C. arrousejà.
arrousilhoàt,-lhoade ; s. — Petite
pluie, de courte durée.
arrousilhoè,-re ; s. — Bruine prolon¬
gée.
arrousilhoû ; sm. — Petite pluie, brui¬
arrousinà

chir.

V. arroussade. '

—

—

Gardeur de

Troupeau de che¬

arroustà, auroustà (As.). — C. angurrà; plaindre, regretter, gémir, pleurer,
chanter l'aurost.

arroustt, rousti; v. — Rôtir; arrousû-s, se rôtir, se griller.
arroustide, roustide; sf. — Rossée,
frottée de coups.

arroustidé,-re ; adj. — Propre à rôtir,
arroustit, roustît; sm. — Rôti.
arroustourà,-toure (V.-B.). — C. arrestourà, éteule.
arroùt,-e ; adj. — Rompu,-e; fatigué
au superlatif.
Cap arroùt, tête rompue ; esprit excédé,
arroùt (L. et G.-M.). — C. arraul.
arroutà (Lav.) ; v. — Digérer ; rôter.
Gontr. de agarroutà.
arrouy,-e, rouy,-e ; adj. — Rouge;
très roux de chevelure. N. de bœuf ; n. de
p. Larrouy.
arrouyà, arrouyejà; v. — Rougir,
rougeoyer. N. d. p. Larrouy a.
arrouyane ; sf. — Vache au pelage rougeâtre; chose tirant sur le rouge,
arrouyàt (Lav.) ; sm. — Rougeur.

�ARROUYAT

—

84

ARRUT

arrouyàt,-ade ; adj. — Qui tire sur le
le blond chaud. N de p. Larrouyut.
arrouyén,-te ; adj. — Qui rougeoie.
arrouyét,-e; adj. — Rouge; ce dim.
est employé aussi comme nom de bœuf et
rouge,

nom

de vache.

gan.

arrouyoù, rouyoù

;

sf.

—

Rougeur;

dim. de arrouy.

arròuyoùs, arrouyoùs,-e.

—

arrouyoùs, rouyoùs; sf. pl.

—

—

Ruiné,-e, dé¬

arrèculà.
v.

—

Ranger, mettre en ligne

(arrue).
Lou milhoc qu'amie-, dit-on du maïs
quand il sort de terre et qu'on aperçoit les
lignes qu'il forme; arraùl-be, mettez-vous
rang.

arruade, ruade; sf.

—

Syn. deruit.

Rou¬

arròyo, ròyo (M' Big.). — C. arrauje.
arruà, ruà; v. — Ruer, regimber.

en

arruït,-ide (M4); adj.
truit.

geurs ; plaques rouges produites par un
insecte acarien de la grosseur du pou, par
le rouget du porc,

arruà ;

arruït,-ido (B.-L.) ; adj. — Contre¬
fait,-e; chétif ; de petite faille. V. arrebrèc.

C. «r-

ruuyoùs,-e.

V.

arruhàt,-ade ; adj. — Hérissé,-e; au
flg. hardi, osé. N. d. p. Larruhat.
arruhàut (G.) ; sm. — Rempart,
arruhécade ; arruhèque (M4) ; sf. —
Coup de vent et de pluie, bourrasque, oura¬

Ruade. V. ar-

ruét.

arruàt,-ade ; s. — Rangée, alignement,
alignée comme une rue.
arrùc (Lav.) ; sm. — Anon.
arrucà (Lav.) ; v. — Brailler, pleurer
« comme
un ânon » ; accoucher,
en par¬
lant d'une ânesse. V. aynà.
arrucàdo ; sf. — Anerie, bêtise,
arrucà-s, arrucoà-s ; v. — Se replier
sur soi à la façon de la chenille (arruque)
ou
du hérisson ; se hérisser ; par ext. se
blottir, s'accroupir.
arrucoà (Lav.) ; v. — Mettre longtemps
à grandir, à pousser.
arrùdi, arrude, rude ; sf. — Rue
(plante, rulacée).
arrue, rue; sf. — Rue, rangée; sillon;
chose

ride.
Ue arrue de blêts, une rangée, un sillon
de betteraves; la grane arrue, la grand'rue ;
lou bielhè que Va hè.yt arrues per las rna-

chères, la vieillesse a tracé des rides sur
ses joues.
arruét; sm. — Dim. d'ar ruade, ruade
de petite bête.
arrufà-s ; v. — Se rebiffer ; faire le
fier.
— Action de se rebiffer.
arrufàt,-ade ; adj. — Fier,-ère, qui
porte haut la tête, farouche.
arrufàt ; sni. — Rebufade. C. arrebujade.
arrùfou (Lav.) ; sm. — Rufian, soute¬

arrufade ; sf.

neur.

arruhà ; v. — Lever farouchement, or¬
gueilleusement la lête ; arruhà-s, se redres¬
ser, se rebiffer. V. arrufà-s.

arrumià

C. armugà.
L.) ; adv. —
maintenant; l'an dernier.

(H.-Big.).

—

arunàn ; are-un-an (G. et
Il

y

a

un

an

V. ariban.

C. charrupà, hourrupù.
Rebrousser, relever en
sens contraire, à contre-poil ; arrupà-s,
se
rebiffer ; par analogie, se redresser fière¬
ment, orgueilleusement; faire le beau.
En Lav. prend le sens de arrucà-s.
Arrupà lou pot, rebrousser la lèvre;
arrupà lou péu, relever les cheveux en ar¬
rière, rebrousser le poil. Par analogie, ar¬
rupà signifie encore boire en aspirant avec
bruit, à même le récipient, en retroussant
les lèvres. On dit, de même, charrupà,
chourrupà, hourrupà.
arrupàt,-ade ; adj. et s. — Rebrous¬
sé,-c; ridé; rebiffé; au fig. orgueilleux,euse, fier de soi, de sa personne, de sa
fortune ; huppé. A rapprocher du mot fran¬
çais rupin. Y. arrufàt.
arrupe ; sf. — Ride ; rebroussemenl.
Aquére pélhe. qu'a arrupes, celle robe
a
des plis de rebroussement.
arruque. — C. arraque, chenille.
arruscà ; ruscà (Big.) ; v. — Lessiver,
faire la lessive. V. bugadà.
arruscadé ; sm. — Cuvier. En Lav.
tronc creusé de sapin qui servait de lessi¬
veuse ; au fig. grosse dondon.
arruscadejà ; v. — Fréq. de arruscà.
arruscàdo, ruscàdo ; sf. — Lessive;
au
flg. frottée, correction ; dispute dans
laquelle on a « lavé du linge sale ». Y.
bugade, arrincàdo.
arruscadoùro ; sf. — Laveuse, blan¬
arrupà (L.).
arrupà ; v.

—

—

chisseuse.
— Barrage factice dans
arrêter le poisson.

arrusè ; sm.
ruisseau pour

un

Syn. arrabè.
arrusplà (L.) ; v. — Grimper, mon¬
ter, escalader.
arrùst,-e ; adj. — Rugueux,-euse, frus¬
te; brûlé par le soleil. Y. estibàt.
arrustoà ; v. — Brûler, craqueler par
la chaleur ; arrustoà-s, se « rôtir » la peau.
arrùt; arrùyt (Bay.); sm. — Bruit,
rumeur. Cf. arroèyt.

�ARSAGALH

85

arsagàlh,-e, arsague; s. — Lieu en
mal tenu ; pêle-mêle, brouillamini (vieux). N. de p. et de lieu, Arsague,
Arsaguét, Arzaguét.
arsagàlho,-gàyo (Lav.) ; sf. — Rât
désordre ;

mal

surprise, de peur.
Syn. estrèyte.
arséc, arsèc, arzéc;
ment où

se

mêlent l'ardeur,

Mouvement de

—
Senti¬
l'entrain véhé¬

de p.
Arsencam de Bournos est le héros

Cendre de bois menu,

—

plantes sèches.
arsoulhade ; sf.

arsoulhade.
arsoulhe ;
art ; sm.

en

coum

—

s.

Arsouille.

—

Art.
Dans

—

Artaban,

expression :
le sens qu'elle

cette

avec

français.

artàhou

(Lav.)

trefait. Conférer

; sm.

avec

—

Avorton, con¬

àrlou.

Syn. ourtoû, arnàpi.
artàlh (Bay L.). — Contraction de arretalh, retaille; id. pour les dérivés,
artanà ; sm. ■— Verveine (plante),
artày (pour artàlh) ; sm. — Gros cail¬
lou en Lav.
arté, artì (B.-L. et Lav.). — Contrac,
arreié, arretl, retenir.
artè,-re (L.).
C. urctè, héritier,-ère.
artéc, artecoùs; adj. — Se dit du
coq ardent. V. arséc.
artélh, artèu ; artilh (G.) ; sm. — Or¬

de

—

teil.

artelhà, artilhà ; v. — Marcher vite.
(Vient de artélh).
artemise ; sf. — Armoise (plante). V.
esliéns.

arterà (L.) ; v.
fois artetà.

arteràdje;
artèri ;

t

.—

sf.

—

Articulation. V.

desnoudadé.

adj. des 2 g. — Articulaire,
articulât,-ade. — Articulé,-e.
artigà, artigàu, artigoù; sm. -Terre défrichée,

convertie nouvellement

pâturage. N. de

p.

en

Artigàu, Lartigau, Lar-

tigou.

artigalère ; sf. — Sol qui lient de l'artigue, qui peut être converti en pâturage,
en
pré.
Parcèle
artigalère, parcelle d'arti(/ue;
tout aço n'e.y qu'artigalères, tout ceci n'est
bon que pour le pâturage,
artigàu ; sm. — C. artigà.
artigue ; sf. — Terre défrichée ; pré ;
clairière. N. de p. Artigue', Lartigue, D ar¬
tigue.
En certains lieux Vartigue désigne parti¬
culièrement des prés au bord de l'eau, dans
les fonds.

artiguère ; sf. — Etendue d'artigues.
et de lieu : Lartiguère.
artilhà (G.). — C. artelhà.
artilharie, artilherie ; sf. — Artille¬
rie ; par ext. un train bruyant de choses,
un
grand convoi.
artilhàyre,-o (G.); adj. et s. — Bon
marcheur ; autrefois, courrier à pied ; com¬
missionnaire. N. de p. Lartilhaire, LartitN. de p.

—

Artaban.

fier

Acte d'arsouille.
Les arsouilles. C.

—

arsoulherie ; sf.

a

d'une

légende béarnaise.

arsine; sf.

&lt;

artichàu ; sm.
Artichaut,
article ; sm. — Article,
articulà ; v. — Articuler,

sm.

le courage, l'enthousiasme.
Aqucl gouyat, l'arséc qu'ou s'emporte,
ce garçon est plein d'entrain.
arsecoÙS,-e ; adj. — Qui a de l'arséc.
arsenàc,-nal ; sm. — Arsenal; lieu où
on trouve des las de choses, un grand ou¬
tillage, etc.
arsenic ; sm. — Arsenic.
arsencàm,-càn. — C. ard-en-cam. N.

vieille

p.

articulàri ;

ment,

de

artic,-gue. — C. artigà. N. de
Artigue, Arlix ( ?)

articulacioû ;
—

ARTOURCLA

de 1.

fait, vilain.

arsarit (Lav.) ; sm.

—

sm.

sm.

—

—

Hériter. On dit

par¬

— Héritage,
Ramassis de choses hors

d'usage.
artetà (L.).
artèu (G.-M.

V. arterà.
— C. artélh.
artibanc ; sm. — Banc à accoudoirs
spécial au coin du feu.
Syn. archibanc, arque-banc.
—

M').

lère.

artilhùr ; sm.

— Artilleur ; pris parfois
de luron.
artisâ,-ne; s. — Artisan,-ne.
artisanàdje ; sm. — Artisanat,
artisanerie ; sf. •— Artisancrie.
artisoàdo (Lom.) ; sf.
Travail d'arti-

comme

syn.

—

son.

artisoùn

(Lom.);

sm.

—

Artison,

ver

du bois.

artistà,-lhà ; atistalhà (H.-A.) ; v. —
Arranger, accommoder, apprêter, bien faire
un travail, une mise en place.
U autà beroy artistalhàt, un autel bien
arrangé.
artiste ; sm. — Artiste ; personne adroi¬
te

de

ses

mains.

artòrclo
tel

un

(Lav.) ; sf. — Chose tordue,
câble; long andain de foin. V. tòr-

clou.

artòrse

(G. L. Lav.). — C. arretòrse.
artorsedé, artoursedé.. — C. arre-

toursedé.

artoù, àrtou (Bénéjacq) ; sm. — Mor¬
de pain. Confronter avec le grec artos.

ceau

artourclà.
mer

—

C. atourclà. En Lav. for¬

l'artòrclo, l'andain.

�ARTOURNA

artournà
mide. V

ASOULERE

—

(Lav.)

;

v.

—

86

Redevenir hu¬

arretournà.

arturoùn

(G.)

son

; sm.

—

Ver de la farine,

ner

artison.
Art-us (àrtus) ; sm. — Artur, fabu¬
leux roi des Bretons dont la légende est

populaire en Gascogne.
Que cour coum lou Tléy Artus, allusion
à

la chasse d'Artur.

arùm

(G.). — C. aram, parfum,
(Lav.). — C. aremà.
arumàlho (Lav.) ; sf. — Temps pendant
lequel on se met à gages.
as, ats ; art. contr. m. pl. — Se pro¬
nonce souvent ainsi
pour ats, contraction
arumà

de à els, aux, à eux.
Parlà

sins,

bcsîs, ats omis, parler

as

aux

aux

et ets.

As, jeu de cartes,
asàr (d) (G.). — C. hasàr.
asaygà (G.). — C. adaygà, inonder.
ascendént,-e ; s. — Ascendant,-e.
; sm.

—

ascàje (liig.).

■— C. escàde.
asquarédo (M1 et Big.).
asque-lieréde.

ascaréde
C.

—

ou

ascensioû ;

sf.

—

Ascension, fête lé¬

gale.
A

l'Ascensioû

que lichen l'agnèt entà
lou moutou, à l'Ascension on laiss°
l'agneau pour prendre le mouton. (Prov.).
aselà, chasclà ; v. — Faire éclater,
fendre du bois ; pourfendre ; tout casser,

prene

briser.

V.

De
rage,

escalhà.

malice, qu'ai asclibe tout, dans

Eclat de bois; quantité
anal, volée de coups.
sf. — Masse, mailloche de
—

d" bois fendu ; par

ascladére ;
fendeur de bois.

aselàt;

sm.

—

bois fendu ; gifflc
lent et bruyant.

Eclat, éclatement du
retentissante, coup vio¬

asclàt,-ade ; adj. — Fendu, éclaté.
Cap asclal, tête fendue.

3,sclàyre,-e;

s.

—

Ecnd"ur,-euse

de

bois.

ascle ; sf. — Morceau de bois fendu,
éclaté; gousse d'ail. V. arralhes, eslrouncadis. escalli, eschascle.
Sâ coum ue ascle d'alh, jain comme une
gousse

d'ail.

asclét ;

sm.

—

Petit paquet de lin prêt

à filer.

àsco

adv.

;

Hier soir

■—

;

delà-d'à-

asedàt,-ade ; adj. — Acide, aigri. V.
ase't, pic, punte.
asedà ; v. — Rendre acide; grincer des
dents; action produite par les fruits verts
ou acerbes
sur les
organes du goût.
aserò, aseròu, aseroù, aseroulè,
aseroè, aserole, auseròu; sm. — Era¬
ble, azerolier.

aseroulè,-re

;

s.

—

Lieu

eomplanté

(Lom.) ; sf.
Zeste. V. ésque.
àse, àsou, àyne ; sm. — Ane. Dans
le G. Vàse désigne aussi un chevalet sur
lequel on place un crible pour le soutenir
pendant qu'on l'agite. V. àsou. En Lom.
—

asét,-éde

;

de quoiqu'un
avoir mangé

adj. — Acide; se dit aussi
qui a les dents agacées pour
des fruits non mûrs; au fig.

chiche, serré.
asét,-éde ; adj.
asile ;

Emoussé,-e.

—

Asile

hospice.
asmàt,-ade; adj. — Gâté (en parlant
des fruits). Se dit aussi de quelqu'un qui
est faible de la poitrine tout en parais¬
sant bien portant. V. gasmàt et touiit.
asmatic,-que ; adj. — Asthmatique.
asmatiu,-tibe. — Id.
àsme; sm. — Asthme,
sm.

asoade ;
nade

—

sf.

où l'on
laissé battre

—

;

Anée; ânerie;

prome¬

ridiculise le mari qui s'est

ou
tromper par sa femme;
mannequins tournés la face vers la
cjueue de l'âne figurent le couple dont on
chante, bien entendu les... louanges en
couplets plus ou moins mordants.

deux

lia Vasoade, ha courre Vasoade, ha cour¬

l'àsou, faire ou promener les ânes,
asoè, asoulè,-re ; s. — Anier,-ère.
àsou, àse, àyne; sm. — Ane; esprit
lourd, ignorant.
Machan coum u àsou rouy, mauvais com¬
me une âne rouge; àsou d&lt;* nature,
igno¬
rant indécrottable;
ha courre l'àsou, v.
ha
abc
asoade;
l'àsou enta
brin, faire l'âne
pour avoir du son; cargà l'àsou, charger
l'âne, accuser quelqu'un qui n'en peut
mais ; farci l'àsou, remplir la panse ; que
s'y entén coum u àsou ta gaha cilles, ta
hoelhà mesturc, t'arrecà caulets; il n'y
entend
rien.
Dans
l'expression: l'àsou
joute si!... Diable soit si!...
asoulade, asoulerie; sf. — Anerie;
re

sa

il cassait tout.

asclade ; sf.

(Ort.)

»

sé, avant-hier soir.

voi¬

hommes.

règle ordinaire est, la suivante: as
s'emploie devant consonne (as bcsîs) et ats
devant voyelle (ats omis). V. la même règle
est. appliquée pour l'art, déf.
simple pl.
as

de la tournure.

à-sé

d'azeroliers.

La

es

appelle aussi àse un petit sac empli de
que les femmes, pour suivre la mode,
posaient sur leur croupe afin de se « don¬
on

sottise.

Svn. bourricade.

asoulè,-re. — C. asoè.
asoulejà ; v. — Dire ou faire des

asou-

IcYies.

asoulère ; sf.

—

Etat d'ânerie, de sot¬

tise.

Badùt dab l'asoulère dessus, né dans un

état d'ânerie définitif.

�ASOULERIE

87
asoulerie.

—

assabourà, assaburà; v. — Donner
saveur à, assaisonner,
assabouramén, assaburamén; sm.

C. asoulade.

Aspe ; sf. — Vallée d'Aspe, en Béarn.
Pouqueis (petits) d'Aspe, sobriquet des
aspois.
aspergés ou -jès ; sm. — Arrosage bé¬
nin, par imitation de la bénédiction catho¬
lique.
asperjà ; v. — Asperger,
asperjedé (G.); aspersoû; sm. —
Goupillon.
aspés,-e; adj — Aspois,-e, habitant de
la vallée d'Aspe.
aspic; sm. — Aspic (serpent); lavande,
V. espic.
aspirà ; v. — Aspirer. On dit plutôt
aledà.

aspiracioû ; sf. — Aspiration,
aspirade ; sf. — Aspiration.
aspiràn,-te; adj. — Aspirant,-e.
aspitsà,-se (Lav.) ; v. — Se prendre en
grumeaux (en parlant de la pâte).
asprà ; v. — Planter des branches pour
ramer les
pois ; placer des tuteurs,
aspramén ; adv. — Aprement.
àspre,-e; adj.
Apre, rude, acerbe;
on dit aussi chàspre; qu'a lou parlà àspre,
il a un langage acerbe.
aspre ; àspro (Lav.) ; sf. — Branche
garnie de picots plantée en terre sur la¬
quelle les bergers suspendent, leurs usten¬
siles ; branche, tuteur pour ramer les pois.
aspre (Lav.) ; sm. — Pièce longitudinale
qui entoure l'arbre d'un tamis hydrauli¬

de la

—

—

asprè, asproù

; sm.

—

Apreté,

saveur

âpre.

asprùt,-ude ; adj. — Qui a un goût
âpre ; acerbe. V. àspre.
Bî asprut, vin âpre, rude ; langue asprude, coste asprude, langue rude, côte sca¬
breuse \parlà asprut, langage rude, acerbe.
asque

(M')

;

sf.

•—

assajà, sajà, ensajà ; v.
Essayer,
expérimenter.
assajàt,-ade ; s. — Essai ; effort mus¬
—

tenter,

culaire violent.

assajàt, sajàt,-ade ; adj — Essayéj-e ;
fatigué, acciblé par un effort musculaire.
Aquét tribalh que m'a hère assajàt, ce
travail m'a

assali ;

d.

accablé,

— Assaillir.
Que, hou assalit, il fut assailli,
assalià (Lav.) ; v. — Donner du sel

v.

au

bétail.

assaliadé ; sm. — Endroit où
donne ordinairement du sel au bétail.
assalide ; sf.

Assaut, attaque

—

l'on

saillie

;

d'étalon.

assalidoù,-re
lant,-e.
assàn

(G. L.)

adj.

;

et

s.

—

Assail¬

— Aubépine,
Epurer, rendre sancè ;
raffermir; mettre juste à point la viande.
Nou y a arré coum l'àyre e lou rél ta
assanceri la car, il n'y a rien comme l'air
et le froid pour raffermir la viande, la
rendre parfaite.
assancerit,-ride ; adj. — (De sancè,
sain, complet). Parfaitement à point; dési¬
gne l'état, de la viande que l'air a un peu

assanceri ;

raffermie.
Jamboû

; sm.

v.

—

jambon

assancerit,

ferme,

à

point.
assani ; v. — Assainir,
assanide ; sf. — Assainissement.

Avalanche volante ;
plante

endroit d'où partent les avalanches :
de la famille des renonculacées. N.

Assaisonnement.

assabouràt, assaburàt,-ade ; adj.
Assaisonné,-e.
assadourà ; v. — Rassasier. V. sadourà.
assadourade; sf. — Réplétion.
assadouràt,-ade ; adj. — Rassasié,-e,

repu.

—.

que.

ASSAULA

—

assanit,-ide

p.

;

adj.

—

Assaini,-e.

Dasque,. V. asque-heréde.
asque-heréde ; sf. — Nom de la renon¬
cule bouton-d'or vers Pontacq, Ossun et

assarpà, asserpà (B.-L.) ; v. — Jeter
les bras autour du cou, embrasser ; saisir,

Lourdes. Ailleurs, ascarédê.

pourrait avoir

asquè ; v. — Forme barègeoise de ascà/e.
Que t'y pouderas asquè, tu pourras tom¬
ber juste.
assabatà (Lav.) ; v. — Durcir comme
le cuir tanné (sabàt).
assabé, à-sabé ; sm. — (Litt. à sa¬

entourant aussi

comme

sin.

assasinà ;

v.

assasinàt;
assasounà ;

assabé, à sabé, assàbe

; v.

—

Assa¬

voir.
v.

—

Instruire
—

;

informer,

Instruit; in¬

Assassiner,
Assassinat,
— Assaisonner,

■—

sm.
v.

—

assasounàdje, assasounamén
—

assabentat,-ade; adj.
formé,-e.

(serres) ; asserpà
rad. sèrp, le serpent

arpes

pour

sa proie.
assasià;, v. — Rassasier (rad. sasî,
repu). V. assaulà, hartà, emp'ifà.
assasî, assasinàyre ; sm. — Assas¬

voir). Avis.

assabentà ;

les

entre

; sm.

Assaisonnement. V. adouhs.

assaubà-s saubà-s; v.
s'échapper, s'en tirer,
assaulà ; v. — Rassasier

—

;

Se

sauver,

ensabler.

�ASSAUNA

—

ASSES

88

assaunà, assounà ; v. — Assoupir,
assaunà-s, s'endormir.
assaunade ; sf. ; assaunét ; sm. —
Sommeil plutôt court. V. bèc, cluc.
assàut; sm. — Assaut; acte de l'étalon
qui saillit.

endormir ;

assautà ;

v.

Donner l'assaut, assail¬

—

lir; saillir, faire l'acte générateur de l'éta¬
lon.
Ha

assautà la jègue, faire
ment. On dit aussi, dans ce
serbl.

saillir la ju¬
cas, coubrl,

assày, essày ; sm. — Essai,
assayà, essayà; v. — Formes de
sajà.
le

Ha anà

l'asse, faire tourner; droul'asse, rester tranquille (die.).
assecà ; v.
Assécher, mettre à sec.
coum

coum

—

V. cschoà.

assecade,-calade,-carade

sf.

—

As¬

assecarì;

v.

;

sèchement.

assecalà,
—

assecarà,

Àssoiffer ; déssécher.

—

rance.

adv.

;

—

C.

assegu¬

ramén.

asseguramén

; sm.

—

Assurance

; con¬

solidation.

asseguramén

Assurément,
Assurance.
asseguràt,-rade ; adj. — Assuré,-e;
consolidé ; rassuré, raffermi ; certifié,
asseguri; v. — Consolider, assurer,
;

adv.

assegurance ; sf.

asseguride; sf.

—

—

■—

Consolidation, affer¬

missement.

assemà-s ; v. — Se dit des plats qui se
déssèchent, en cuisant, par évapora tion de
l'eau et qui ont mauvais goût; se réduire,
se

concentrer par

l'ébullition.

Desséché,-e

par

assemàu, semàu
ne

de 5o à

; sf. — Cuve moyen¬
litres ; comporte pour la

ioo

vendange. V. semaloû.
assemblà ;

v.

Assembler, joindre,

—

réunir ; comparer ; assemblà-s, s'assembler.
assemblade ; sf. — Assemblée, ras¬

semblement; appariation, assemblage.
assemblàdje; sm. — Assemblage,
union, réunion de personnes, de biens.
Peut se prendre en mauvaise part,

assemblàyre,-e
assenceri.

; s.

Id.

—

—

Celui, celle qui

C. assancerl.

—

assencerit ; adj. ■— C. assancerit.
assencià ; v. — Donner de la science
rendre sensé.

;

assenciàt, senciàt,-ade; adj. — Qui
l'étude, savant; sage, sen¬
sé, qui réfléchit.
assenti ; v. — Acquiescer, consentir,

aime la science,

assentimén ;

assèp, sèp

assecàt, assecalàt, assecaràt,-ade,
assecarit,-ide ; adj. — Asséché, assoiffé,
altéré,-e ; mort de soif.
assède,-ète, sède, sète, assetà, assietà, sietà ; v. — Asseoir, établir; asscde-s, s'asseoir.
assegantà (Lav.) ; v. — Importuner,
dans le sens du terme français scier. (Rad.
sègue: scie).
assegantàyre,-o ; adj. — Importun,-e.
assegnouri ; v.
Rendre maître, sei¬
gneur ; assegnuuri-s, devenir seigneur ; en¬
trer dans une seigneurie.
assegoundà ; v. — Seconder, aider,
asseguentà (15.-L.) ; v. — Délivrer une
femelle de l'arrière-faix (ets seguens).
assegurà; v. — Assurer, consolider,
raffermir; affirmer, soutenir itérativement.
asseguracioû ; sf. — Garantie ; assu¬

asseguradamén

—

assemble.

;

achiroû.
ml

adj.

;

assemblamén ; sm.
as¬

sf. — Echeveau ; en certains lieux
paquet de lin que l'on file. Dim. asséte,

asse

assemàt,-ade
la cuisson.

sm.

sf.

—

Assentiment,

Claie, clôture faite
de bâtons, de barres reliées ; haie factice.
A Salies, passage ouvert dans une haie,
assepà ; v. — Clore, fermer avec des
sèps.
;

—-

asserà-s ; v. — S'cnscller
d'une bête de somme).

(en parlant

asseràt,-ade, serùt,-ude ; adj. —Ensellé,-e, bête dont l'échine est creusée en
forme de selle.

asserbi ;

v.

—

Asservir

;

asserbi-s, s'as¬

servir.

asserbissimén ;

sm.

—

Asservisse¬

ment.

assereà ; v. — Faire prendre le serein.
(On étend parfois le linge au serein pour le
blanchir); assereà-s, se dit des personnes
qui prennent froid au serein ; devenir hu¬
mide à

cause

du serein.

assereà; asserià (Lav.) ; v. — Rendre
clair, propre, rincer; sereiner; assercà-s,
se
dil du temps qui devient clair, serein.
Assereà lous béyres, lous linçòus, rincer
les verres, les draps. On dit aussi esclarí.
assereàde ; sf. — Exposition au serein ;
resereinage du temps. En Lav. rinçage.
assereàt,-ade ; adj. — Qui a pris le
serein ; humide à cause du serein ; rincé,-e.
asserià (B.-L.). — C. assereà.
asserimà ; v. — Flétrir par l'effet de
la chaleur solaire ou du feu ; asserimà-s, se
flétrir, se recoqueviller. V. ari.
asserimàt,-made ; adj. — Flétri,-e,
desséché, recoquevillé par l'effet de la cha¬
leur, de la fièvre,
assès.

—

Meilleure graphie

de acès.

�89

ASSETA

assetà (L.) ; v. — Assoiffer, altérer.
(Vient de sét). V. assecalà.
assetà, assietà, assète, assède,
assiète, assetià ; y. — Asseoir ; assiéger ;
usselà-s, assède-s, s'asseoir.
(Ces diverses formes sont répandues dans
toute la Gascogne et il est malaise d'en
indiquer pour chacune la localisation).
assetàt, assietàt,-ade, assedùt, assetùt,-ude, sedùt,-tùt; adj. — Assis,-e,

assoubacà ;
se

assetià ;
rencontre

assoubacà

Assise, tenue de

cour.

se, un

il

—

Assiettée. On dit

aussi sietade.

Abrité,-e,

terrain

des

abrité

travail.
v.

Associer

—

;

assoucià-s,

sociable.

assouciacioû ; sf.

—

Association. Peut

prendre en mauvaise part ; un faux mé¬
nage, concubinage,
assouciàdje ; sm. ; assouciance ; sf. ;

se

Vilaine association.

assouciàt,-ade ; adj. — Associé,-e.
Peut se prendre en mauvaise part : concu¬
bine.

assiéte, siéte; sf.— Assiette; assiettée,
assignà (assig-nà) ; v. — Assigner
(on prononce couramment assinnà).
assignàble,-e; adj. — Assignable,
assignacioû ; sf. — Assignation,
assignât,-ade ; adj. — Assigné,-e.
assilhoà, silhoà; v. — Faire des sil¬
lons, sillonner, labourer en jachère ; celleci comportait
cinq phases: laurà, dessoucà,
trabersà, ayreyà, assilhoà. V. estiroà, arregâ, baveytà.
assimilà ; v.
Assimiler.
assimilàble,-e; adj. — Assimilable,
—

assimilacioû ; sf.

assimplà,-pli
assisté ;

—

prend en mauvaise p u t quand
s'agil, par exemple, d'un faux ménage.
assouciàble,-e ; adj. — Associable ;

—

V. assetà.
s.

Abri de fortune.

s'associer ; se

noire.

;

—

adj.

;

assoubacade,

assoucià ;

assidùt,-e,-de -, adj. — Assidu,-e.
assiedjà ; v. — Assiéger. V. assetià.
assiedjade ; sf. — Siège, investisse¬
ment d'une place. V. sèti, sièti.
assiedjàll,-te; adj. — Assiégeant,-e.
assièp, sièp (G.) ; sf. — Moutarde

assietàt,-ade

sou-

—

assetuà ; v. — Situer (vieux),
assiduamén ; adv. — Assidûment,
assiduetàt ; sf. — Assiduité.

—

—

intempéries, retiré.
assoublejà, assouplejà ; v. — Assou¬
plir, rendre flexible ; fléchir, attendrir.
assoublì,-plì ; v. — Assouplir, fléchir,
assoublide ; sf.
Assouplissement, ac¬
tion d'assouplir,
assoublimén; sm. — Id.
assoucà, ensoucà; v. — Mettre en
sillons, labourer; commencer quelque cho¬

.(Arch.).

v.

Faire des

; sm.

soubàc, assès.
assoubacàt,-ade
Terre

Thiene cort assetiude, tenir Cour assise.

assietà ;

; v.

assoubacà-s,

vents, des

dans le Livre Rouge

—

;

couvert, protégé.

cuments).
assetiade ; sf.

(B.-L.)

assoubacàdje
V.

v. — Assiéger. (Cette forme
souvent dans les anciens do¬

Assetiabeu casteg,
d'Ossau. V. assuutà.

Abriter

—

mettre à l'abri.

bacs, brassées de foin.

solidement établi.
se

v.

ASSOUMELHA

—

v.

—

Assimilation.

; v.— Amincir, assouplir,

—

Assister, aider

;

assistà-s,

s'assister.

assistàn,-te ; adj. et
spectateur, auditeur.
assistance ;

sf.

—

s.

—

Assistant,-e

Assistance,

;

sf.

—

;

assem¬

Assistance, ai¬

assistàyre,-e ; adj. et s. — Celui, celle
qui assiste ; personne charitable.
assò.
Autre graphie de aço, ceci,
assòbe (M4) ; v. — Conduire le bétail à
la montagne ; donner libre paissance.
—

assolamén ;
assote ; sf.
retiré le bétail.

sm.

—

—

Assolement,

Pré, pâturage dont

v.

—

Consoler, calmer, récon-

Svn. acounourtà.

assoulà (de sole) ; v. — Poser, mettre
de terre; étendre des gerbes sur le sol.
assoulade ; sf. — Etendue de gerb 'S

ras

sur

le sol ; en

assoulidà ;

certains lieux, palh ide.
v.

Consolider, assurer,

•—

réparer, solidifier; donner l'assurance,
assoumà, assoumerà; assumí (G.i ;
Amonceler ou remplir jusqu'au faîte
(soum), combler jusqu'au bord.
—

Uc siéte assoumade de soupe, une
de soupe toute pleine.

ser,

méditer.
un

ins¬

tant.

assoumàt,-ade ; adj. — Comble; as¬
sommé,^.
assoumàt,-ade,
assoumit,
assu¬
mit, -ide ; adj. — Qui est plongé dans la
réflexion, la méditation.
assoumbri ; v.
Assombrir, ombra¬
ger ; assoumbri-s, s'assombrir.
assoumbride ; sf.
Assombrissement.
assoumbrit,-ide; adj. — Assombri,-e;
—

—

ombragé,-e.
assoumelhà ;

on a

assiette

assoumà ; v. — Assommer,
assoumà (Ort.) ; v. — Réfléchir, pen¬

Qu'1 assoumà û drin, il réfléchit

blée.

assistàncie,-ce
de, secours.

assoulà ;
forler.

v.

melhà-s, s'endormir,
meil.

—

se.

Endormir
sentir pris

;

de

assou-

som¬

�ASSOUMELHADE

assoumelhade ;
durée ;

courte

90

ASTROUNOMIE

—

sf.

—

Sommeil

V.

assoupissement.

de

assau-

nade.

mant,-e.
assoumerà.

adj.

;

Endor¬

—

C. assoumà, amonce¬
ler, remplir, combler; faire le sommet.
assoumì.
C. assoumà, amonceler ;
dans le G. signifie aussi abaisser.
assounà.
C. assaunà, endormir,
assounance ; sf. — Assonance ; réson—

—

—

harmonieuse.

Las

campanes qu'an beroye assounance,
les cloches ont un son harmonieux.

assoupi, assupi

; v.

—

Assoupir

soupis, s'assoupir. V. assumi-s.
assoupide; sf. ; assoupit;
tit

sm.

; as¬

—

Pe¬

somme.

assoupimén, assoupicimén ; sm. —
Assoupissement.
assoupissàn,-te ; adj — Assoupis¬
sant,-e.

assoupli;

v.

C. assoubll.

—

assourdi ;

y.

dl, eschourdà.
assourdi;
Empirer.

v.

Assourdir. V. acliour-

—

—

(De sourdéys, pire).

Lou m'daut que

s'ey assourdit, le malade
plus bas.
assourdit,-dide ; adj.
Malade qui
est. très bas; assourdi,ne.
assouriacà (M1) ; v. — Fouetter, don¬

est

ner

une

déo-elée. Y. souriac.

assouriacade ; sf.

—

violent accès de mal ; se

Dégelée

dit aussi

;

fessée

;
pour sou-

rmque, averse.

assourinà ; v. — Abriler, tenir contre
soi, doucement; assourinà-s, se blottir,
s'endormir dans le

giron.

assourelhà ; v. — Exposer au soleil ;
assourelhà-s, prendre le soleil.
assourelhàt,-ade ; s. — Exposition
momentanée

soleil.

au

assourelhàt,-ade;
lé,-e, exposé au soleil,
assourroulhà
à coups de pierres

assourti; v.
s'assortir, s'unir

(As.) ; v.
(sourroulhes).
—

Ensoleil¬

adj. —
midi.

au

—

Assortir;

Poursuivre
assourll-s,
de mê¬

avec une personne

condition, de même sorte.

assourtide; sf.

;

assourtimén

;

sm.

Assortiment.

—

assoustà ;
s'abriter.

fig.

avec

V.

le

v.

—

achutà.

sens

Donner

—

salaire

un

—

C. assouriacade.
— Assujettir.
; sm. — Assu¬

assujeti, assubjeti; v.
assujetimén,-tissimén
jettissement.

assumà ; v. — Assumer,
assumi-s ; v. — S'assoupir,

assupi.

—

astà.

Mis pour

C. assoupi.
astàn, autan.
Astaplâ, astalèu (aussi bien, aussitôt.) en
certaines parties de la Big. et, dans le G.
V astàn. (Ce cas de suppression de la na¬
sale dans les mots composés est courant),
—

astà ; v.
astalèu

—

Mettre

une

aste.

(Big. G.).
Forme de autaleu.
astàn (G. et Big.). — C. autan, autant,
astaplâ, astaplàn (Big. G.). — C.
autaplâ.
astaragàsso (G.) ; sf. — Pie grièche.
aste ; sf. — Hampe ; pieu : broche ; ti¬
mon de char; manche; corps de l'homme;
—

envergure.
L'aste dou

drapèu, la hampe du drapeau ;
qui, bire Vaste nou-n' taste, aux uns la
peine, aux autres le profit ; ômi de bère
aste, homme bien pris, de belle prest mee ;
qran d'aste, de belle envergure,
astérisque ; sf. — Astérisque,
lou

astic ;

sm.

—

Polissoir, outil de cordon¬

nier.

asticà ;

Syn. a.ssoutà.

me

v.

assoutàdo (B.-L ).

assoumelhàn,-te

nance

assoutadà ;

(soutade).

Abriter;

nssoustà-s,

S'emploie aussi
de protéger.

au

Assoustà-s de tras ue murralhe, s'abriter
(du vnnt. du soleil) contre un mur.
assoustade ; sf.

— Action d'abriter.
assoustàt,-ade ; adj. — Abrité,-e.
Assoubacàt
signifie couvert ; assoustàt
n'implique pas le sens de couverture,
assoutà (B.-L.). — C. assouriacà.

v. — Astiquer, polir,
asticàdje ; sm. — Astiquage,
asticòt; sm. — Asticot, larve,

asticoutà ;

v.

Asticoter,

—

astoéy (B.-L.)

adv.

;

—

En suivant, à la

suite.

astoù (G.)

; sm.

—

Autour, grand éper-

vier.

àstou ;

sm. — Gaulis. N. de lieu.
astouràt,-ado (G.); adj. — Abattu,-e,
sans
force, comme l'oisenu médusé par

l'autour.

astourét, estourét

; sm.

—

Petit éper-

vier.

astouretà, estouretà (G.) ;
petits oiseaux.
astralògue, astrologue; sm.
trologue. V. esturloque.
astranòmi, astrounòmi; sm.

v.

—

—

As¬

—

As¬

Chasser les

tronome.

astranoumie, astrounoumie

;

sf.

—

Astronomie.

àstre ;

sm.

Syn. lugrâ.
astrégne ;

Astre.

—

v.

—

Astreindre, contrain¬

dre.

astrégnùt,-ude
astrounòmi.

—

astrounomie.

adj.

;

—

Astreint,-e.

C. astronòmi.

—

C. astronoumie,

�91

ASTRUC

astrùc,-uque; adj.

Primitivement,

—

favorisé

des astres, chanceux; adroit. Le
mot est tombé en désuétude tandis
qu'il
est resté dans les ant. desastruc, malestruc.
N. de p. Astrac.

astruguésse

sf.

;

—

Adresse

;

aptitu¬

de à.

astruguie,-jie ; sf.
Astrologie, scien¬
de l'astrologue; astromancie
Qurey û cop d'astrujie, c'est une affaire
d'astromancie, un coup inexplicable.
astùci,-e; sf.
Astuce.
—

—

qualité : està d'era bouno astùc/o, être solide, vigoureux.
astucioùs,-e ; adj. — Astucieux,-euse.
En Lav. vigoureux,-euse.
astùt,-ude ; adj. — Bien pris de taille,
élancé, de belle, de forte stature. Y. aste.
Asû ou Azû n. p.
Azun (la vallée
d'), dans les Hautes-Pyrénées; on y parle
un dialecte qui se
distingue par de nom¬
breuses particularités du Lavedanais limi¬
trophe,
asù, àsùr; sm. — Azur.
asulî,-ne ; adj. — Azuré,-e.
asurà ; v. — Azurer, bleuir le linge
—

lessivé.

at, ats

;

art. déf. contr.

de à et, à ets.
au,

devant

une

Contraction

—

consonne

(M*)

;

aux.

At sourn, au sommet; at cap-daban, au
devant ; ats entours, aux environs. Y. or,
a ras.

at, ac, èc ; pion. — Cela. V. l'Est du
Béarn on dit ac, vers Orthez et la Chalo«se
èc.
At bos? Veux-tu cela? Dits-l'at, dis-le
lui ; digats-l'èc, dites-le lui.
Dans la

Basse-Big. et le G. le pron. suit
habituellement le genre du sujet : ot pour
le masc
at pour le fém.. dit-Vot (à d'et),
dis-le à lui, dit-l'at (à d'éro), dis-le à elle.
atabernà-s ; v. — S'installer à l'au¬
berge.

atalayà, ataleyà ; v. — Faire le guet,
reluquer. En Lav. signifie aussi
avitailler, nourrir ; atalayà-s, se mettre aux
aguets ; se reluquer.
Atalaye ; sf. — Poste de guet ; point de
vue, promontoire. N. de lieu.
Lou cap de VAtalaye, à Biarritz,
atalén (Big.). — Forme de talén, désir,
atalentà ;

(G.); sm. ; ataque ; sf. — Atta¬
que, agression.
atacà ; v.
Attaquer,
atacade, ataque; sf. — Attaque,
—

agression.
Que-s birèn
l'attaque.
atacàn,-te.

de.

l'atacade,

ils

évitèrent

—
Attaquant,-e, agresseur.
atacàt,-cade ; adj. — Attaqué,-e; tou¬
ché d'un mal, d'une passion.
Atacàt de la pintère, atteint de la p'ission
de boire; qu'ey hort atacàt, il est sérieu¬
sement touché (par le mol). V. ataque.
atàgne, tàg'ne ; v. — Appartenir, con¬
cerner: être.de la parenté, être
parent de.
Aco nou-m pot atàgne, cela ne peut me

concerner.

atahùt, ataiit, tahùc ;
beau, catafalque,
atalà (M4). —- C. otelà et

sm.

ses

—

Tom¬

dérivés

v.

—

Faire venir l'envie à,

allécher,

passionner ; atalentà-s, prendre
goût, se passionner, s'éprendre.
atalentàt,-ade ; adj. — Désireux,-euse ;
p ssionné, charmé, entraîné,
atalusà; v. — Taluter.
atapà, atapoà ; v. — (De tapo û, bou¬
chon"). Boucher, fermer; atapà-s, se tapir,
se

dissimuler.

atapi, tapi
pl-s, se tasser,
s'accroupir.

; v.
se

— Fouler, presser ; atatapir, se faire tout petit,

atapit,-ide
roulé

; adj. — Qui est tassé,-e;
boule, blotti.

en

ataque ; sf. — Attaque ; crise de mal ;
'ssion.
Qu'anèn à l'ataque, ils allèrent à l'atta¬
que; càde d'ue ataque, être frappé d'une
attaque, d'une crise de mal.
atardà; v.
Retarder, mettre en re¬
tard ; atardà-s, s'attarder, se mettre en retard.
atargà (B.-L.) ; v. — Muser, passer son
temps à faire peu qui vaille. Ce mot signifia
primitivement : mettre des targues, pelil°s
rondelles qui obturent les trous faits à
l'amaubè, travail en somme de peu de
p

—

valeur

et

d'intérêt.

atari, estari;

v.

—

Mettre à

sec,

tarir.

V. assecà.

atarridà,-tà, tarrità

;

v.

_

Exciter

;

asticoter.

atascà ;
(en

,

atàc

ATAULAY

veiller ;

ce

En Lav.

—

Gazonncr. En Barèges,
parlant de la tasqufumier

v.

entasser

des

—

ovins).

atàu ; adv.

—

Ainsi, de même,

comme

cela.

Quin ba?

—

A tau, atau; couci-couça;

Atau, atia! interj. exprimant l'admiration,
la

surprise. Dire atau! lentement,

en

sur¬

prenant quelqu'un en défaut, exprime un

reproche. Atau, te! c'est ainsi; tant pis! Si
content. Atau coum, d" même;
atau, coum l'aygue ey ta courre, de même
que l'eau est f-iite pour couler. Bit-atau,
juste ainsi, ainsi que ; atau qu'ey arribat,
c'est ainsi que cela est arrivé; nou crides
pas atau, ne crie pas ainsi; atau sie! Ainsi
tu n'es pas

soit-il !
me

;

Atni

medich, ainsi même, de mê¬

atau per atau, ainsi, cela ; ceci pour

cela.

ataulà ;

v.

—

Attabler; ataulà-s, s'atta¬

bler.

ataulade, taulade ; sf. — Tablée,
ataulày (L.) ; sm. -- Grande table, éta¬
bli, estrade; éventaire, étalage,
Syn. taulè.

�ATAYSÁ

—

92

ATHTJC

ataysà ; v. — Apaiser, calmer, adoucir ;
ataysà-s, se calmer ; se taire.
ataysade ; sf. — Apaisement, retour au
calme.

ataysadoù,-re

;

adj.

—

Apaisant,-e,

calmant.

atch ! atchis !

interj. — Cri que l'on
l'effet d'une sensation physique
vive causée, par exemple, par une brûlure,
un froid
glacial, une piqûre.
atebi,-bià ; v. — Attiédir, faire tiédir.
atebit,-ide ; adj. — Attiédi,-c.
atecoà ; v. — Ramasser de la neige sous
les chaussures, faire des te.coûs; atecoà-s,
action de la neige qui se tasse sous les
jette

sous

chaussures. V. atucoà.

atégne ; v. — Atteindre ; surprendre ;
joindre.
Désigne aussi le moment de la soudure
entre deux récoltes importantes, le blé ou
le vin.

Que pagarèy entà atégne, je paierai à
l'époque de la récolte faite.
ategnedis,-se ; adj. et s. — Accessible,
atelà, atalà ; v. — Atteler ; mettre la
dernière main à des préparatifs; atelà-s,
s'atteler à un travail; s'associer. Peut se
prendre en mauvaise part.
Haut! atelam?

Hop !

sommes-nous

prêts ?

atelade ; sf. — Attellement ; travail
d'attelage.
ateladé,-re ; adj. — Bête que l'on peut
atteler; véhicule prêt à recevoir l'attelage,
ateladére ; sf. — Atteloire.
atelàdje ; sm.
Attelage ; prend la
nuance de l'ironie quand on s'en sert pour
désigner un couple mal assorti.
Machan atelàdje, piètre attelage, mauvais
assemblage.
ateladure ; sf. — Attelage, action d'at¬
teler; prend le plus souvent, un sens péjo¬
ratif : mauvais attelage,
ateliè ; sm. — Atelier,
atelierade ; sf. — Les ouvriers d'un
atelier ; le personnel et ce qui garnit l'ate¬
—

lier.

ateloû ;
chars

tains

sm.

Atteloire qui, dans cer¬
tombereaux, double l'atte-

—

ou

ladére; elle est placée devant celle-ci.
atencioû ; sf.

— Attention.
atenciounàt,-ade ; adj. •— Attention¬
né,-c; attentif,-ve.
atendà-se (Lav.) ; v. — Attendre de¬
vant une boutique, sous la téndo, l'auvent,

la tente.

aténde ;
tendre ;

v. — Attendre ; aténde-s, s'at¬
s'espérer, s'attendre à.

atendri ; v.
en

—

Attendrir

parlant de la viande

ou

;

rendre tendre
de tout autre

aliment.

atendrissimén ;

sm.

—

Attendrisse¬

ment.

atendude ; sf.

—
Attente. V. esperade.
atendùt; sm. — Attendu, alinéa d'ar¬
rêt, de requête,
atendùt,-ude ; adj. — Attendu,-e.
atenén,-te ; adj. — Attenant,-e.
atenénci,-e ; sf. •— Attenance.
atenilhà (B.-L.) ; v. ■— Réparer grossiè¬

rement.

atenilhàdo ; sf.

Réparation mal faite,
atiéne, atiéngue,
ateni ; v. -— Etre attenant, contigu ; attein¬
dre, toucher à une chose éloignée; aténgue-s, être attenants, voisiner.
S'emploie aussi avec le sens de connaî¬
tre: qu'èy atengàt aquet tems, j'ai connu
ce temps là, j'en étais.
ateilgùt (G.) ; adv. — D'une façon
—

aténgue (Big. G.)

;

continue,

atentà ; v. — Attenter,
atentàt ; sm. — Attentat."
aténte ; sf. — Attente.

atentiu,-ibe ; adj.
atenuà ;

Attentif,-ive.

—

Atténuer,
atenuacioû; sf. — Atténuation,

atequi ;

v.

—

v.

—

Anémier

;

atequl-s, s'ané¬

mier, s'affaiblir.

ate'quit,-ide

; adj. — Anémié,-e, affai¬
épuisé.
atermià; v. — Arriver au terme; déli¬
miter, placer des bornes ; fixer un terme,
a terni (Lav.) ; v. — Epouvanter,
aterrà, terrà; v. — Terrasser, faire un
bli,

travail de terrassement ; aterrà-s, s'ébouler,
s'écrouler.

aterrassà ;

Couvrir de terre, faire
aterrassà-s,
s'écrouler
lourdement ; tomber ; être terrassé.
aterrerà ; v. — Terrer ; mettre de la
terre en bas ; porter de
la terre sur un

du

v.

—

terrassement;

champ épuisé.
aterrerade ;

sf.

de terrer.

atestà ; v.

—

Opération, action

Attester,

atestacioû ; sf.

— Attestation,
atestatòri, atestòri; adj. des 2 g. —
Qui atteste,
atéunà (G.) ; v. — Atténuer,
athaloupà-s (Ort.) ; v. — Se coucher
le sol, s'aplatir de façon à être aussi
sur
peu visible que possible.
Syn. atapi-s.
athéu, athèu, athièu (Bas-Lav. H.-A.)
Forme de aquiu, là.
Pr'athéu e per là-bach, par là et par
là-bas ; que hès athèu ? Que fais-tu là ?
athià ; interj.
Formule enfantine de
—

a

atendride ; sf.

—

atendrit,-ide

adj.

;

été rendu tendre.

Action d'attendrir.
—

Attendri,-e; qui

salutation.
*Dits athià, dis

athùc (G.).

—

bonjour, adieu,
Forme de achùt.

�ATI

93

àti, àtis (M' L.).

—

Formes de àute, I

àutes, àuti, autre, autres.

Qu'en y a d'àti (ou d'àtis), il y en a
d'autres; ço d'ets àtis, ce qui est aux au¬
tres; e bous-àti? Et vous-autres ?
atifà ; v. — Attifer ; atifà-s, s'attifer,

atifàdje,

atifamén ;

sm.

—

Attife¬

ment.

atifàlhs; sm. pl. — Afliquets, menus
objets de parure.
atifàyre,-e; adj. et s. — Qui attife;
attifeur,-euse.
atifét ; sm. — Affiquet.
atihà (G.). — Forme de atifà.
atinà (H.-A.) ; v. — S'efforcer de; viser
à ; essayer de faire quelque chose,
atine (L.). — Forme de aténde.
atinoàt,-ade ; adj. — Pourvu,-e de la
connaissance, du tour de main de son mé¬
tier ; adroit.
atinoû (As.) ; sf. — Connaissance, dex¬
térité, adresse, jugement.
Abé er' atinoû d'ets ahas, avoir la con¬
naissance, le sens des affaires ; da er' atinoû
en û aprqndis, donner l'adresse, le tour de
main à un apprenti,
atirà ; v. —• Attirer,
atirade ; sf. — Action d'attirer, attirage, chose qui attire; attrait.
Qu'a Vatirade de-cap aquiu, il est, il se
sent attiré de ce côté; aqueres biles, quine
atirade! Ah! ces villes, quel attrait!
atiràlh ; sm. — Attirail,
atiralhà ; v. — Préparer l'attirail; aliralhà-s, se munir de l'attira- utile,
atirance ; sf. — Attirance, attrait,
atirantà ; v. — Tirer avec force ; tendre
un iil, une corde ; presser.
atirantade ; sf. — Action de tirer,
atisà ; v. — Attiser ; exciter. V. atusà.
atisade ; sf. — Action d'attiser; coup,
bourrade.

atisàyre,-e ; s. — Attiseur,-euse.
atisoucà, tisoucà ; v. — Tisonner,
atistalhà ; v. — Fournir de tistalhs
(grands paniers) ; en fabriquer,
atistalhà (M4 Big.). — G. artistalhà.
atiune ; sf. — Fanfreluche,
atorcle ; sf. — Ligature ; employé aussi
pour torcle, lien, cable.
atorgà ; v. — Approuver, adhérer, don¬
ner son assentiment (vieux). V. audourgà.
atoucà, toucà ; v. — Toucher, aiguil¬
lonner; appartenir, échoir; atoueà-s, se frô¬
ler, se toucher à peine.
Atoucà tou bestià, aiguillonner le bétail,
atoucàn, toucàn,-te; adj.— Très pro¬
che, rapproché; attenant,
atoucoà (Lav.). — C. atecoà.
atounissà (B.-L.) ; v. — Mal réparer,
atourelà, artourelà ; v. — Enlourer
de cordes, de liens, entortiller. Y. torcle',
tòrclou.

—

ATRAMALHA

atourclade ; sf.

— Action de ligaturer,
cordes; ligature.
atourcladé,-re ; s. — Treuil ; travouil.
atourcladis ; sm. — Qui sert pour
atourelà; ligature grossièrement faite; pe¬
lote emmêlée; tortillon.

d'entourer de

atourclàdje ; sm. — Ligature de cor¬
dages, de liens, ligotage.
atourclàt,-ade ; adj. — Qui est entoure
de liens, ligoté,-e.
atourdilhoà, atourtilhoà; v. — Travouiller, pelotonner, entourer de cordes,
ficeler ; atourtilhoà-s, s'empêtrer, s'embar¬
rasser dans des liens ; se dit du serpent qui
roule.

se

Entourer (imiter l'au¬
?) ; être constamment
quelqu'un, l'entourer de préve¬

atourejà
tour

de

autour
nances.

; v.

la

ou

'

atourelhà ;
mettre

choses

en
:

—

buse

v.

bon

ustensiles,

Arranger,

—

réparer,

ordre de petites
outils, objets de mé¬

état,

en

atourelhà-s, employé quelquefois
pour arranger sa toilette, s'attifer; à B.-L.,
s'occuper, travailloter.
atourélhs ; sm. pl. — Choses, petits
ustensiles, outils à divers usages, outillages.
atourmeligà, atourteligà ; v. — En¬
tortiller; griser de prévenances, de caresses.
atourmerà ; v. — Enrouler ; prend
aussi le sens de atourejà; environner.

nage ;

atourrelhà ;

feu, torréfier
feu, au soleil.
le

atourtelhà
triser

une

bête

—
Faire sécher devant
atourrelhà-s, se sécher au

v.

;

(Lav.)
en

se

; v. — Dompter, maî¬
servant du tourtelh.

atourtilhà,-lhoà. — C. atourdilhoà.
atout ; sm. — Atout, jeu de cartes
soufflet.

;

-

à-tout-de-boû ; loc.

— Sûrement ; pour
bon, sans plaisanter.
Que trucabe à tout de boû, il frappait dur.
atrabersà ; v. — Mettre, placer des tra¬
verses ; passer
à travers ; traverser.
atracà,-calhà ; v. — Arranger, mettre
en ordre; atracà-s, dans le G., se parer, se
mettre en toilette. V atourelhà, afiscalhà.
atracàdje, atricàdje ; sm. — Action
d'arranger, d'habiller; l'arrangement, l'ha¬

de

billement eux-mêmes.

atracalhàt, acatralhàt,-ade ; adj. —
Arrangé,-e, mis en bon état; prend sou¬
vent le sens péjoratif.
Quin ès atraca IJ ui t ! Comme le voilà!
Comme tu

es

faerotté !

atracàt,-cade ; adj. — Un peu court,
étriqué (en parlant d'un vêtement).
atradussà (Lav.) ; v. — Rapprocher ;
a
le sens d'atnssà, parfois.
atramalhà ; v.
Mailler ; prendre
dans des mailles comme dans un filet (tramalh).
—

�ATRAMALHAT

—

ATSENDA

94

atramalhàt,-ade ; adj. — Empêtré,-e ;
pris ou comme pris dans un iilet ; travail
au filet, à la maille.
U fichu beroy atramalliàt, un fichu bien

rie, ramasseur de son, éparpilleur de fa¬
rine, un prodigue (dicl.).
atrassàn,-te ; s. — Econome ; en mau¬
vaise part, avide de biens.
atrebi (Lav.) ; v. — Rendre hardi, vif ;
atrebl-s, se hasarder, oser.
atrebiense ; sf. ; atrebimén (Lav.) ;

m.iillé.

atramalhadis ;

sm,

—

Chose embrouil¬

lée ;

explication peu claire; brouillage,
atranglà; v. — Rabrouer,
atranglade ; sf. — Rabrouement.
atràp,-e ; atrapiò (L.) ; sm. — Attra¬
pe ; piège ; tromperie ; mauvais tour ou
simplement niche, plaisanterie.
atrapà ; v. — Attraper, rattraper ; trom¬
pe,!' ; surprendre ; jouer un tour.
Que l'èy atr-jpàt au mey courre, je l'ai
rattrapé à la course, je l'ai rejoint, atteint;
que-in soy decliat atrapà, je me suis laissé
tromper, jouer; atrape aygue, va me cher¬
cher de l'eau ; atrapà pech, attraper, pren¬
dre du poisson.
atrapàt,-ado (Lav.) ; adj. — Timide,
craintif,-ive.
atrapatòri ; sm.— Attrapoire. C. atràp.
atrape-pècs ; sm. — Attrape nigauds ;
marchand

; sm.

—

a

des attraits.

relrenide.

atréulà ;

v.

de

Semer

—

trèfle

un

champ ; mettre du trèfle (tréule) en pacage,
atrèyt; sm.
Attrait,
atreytà, treytà; v. — Perception, re¬
couvrement (vieux).
atribuà,-bui ; v. — Attribuer; atribuà-s, s'attribuer, s'octroyer.
atribuàn,-te ; adj. — Celui, celle qui
—

Gobe-mou¬

attribue ; donataire.
atribucioû ; sf. — Attribution,
atribuí.
C. atribuà.
atricà ; v.— V. atriquetà, plus employé,
—

atricàdje

; sm. — Les choses consti¬
l'habillement, les effets. V. atracàdjç.
atriquetà ; v. — Parer, vêtir soigneuse¬
ment ; familiariser avec son métier.
atriquetàt,-ade ; adj. — Paré,-e; tiré
à qualre épingles; bien dressé à ses occu¬
pations.
atristà,-ti ; v. — Attrister ; atristà-s,
s'attrister, devenir malade, vieillir avec des

; sm.

tuant

atràs ; sm.

—
Ramas de choses ou de
prend le sens moral : d'un hom¬
me qui
a épousé une triste femme, on dira :
qu'a hèyt û beroy atràs! il a ramassé quel¬
que chose de joli, il a fait une belle acqui¬

personnes;

sition !

de, à l'abri de, der¬

infirmités.

atristàn,-te ; adj. — Attristant,-e.
atroce,-e ; adj. — Atroce,
atrocemén ; adv. — Atrocement,
atroucitàt ; sl'. — Atrocité,

atrassà ;

v.
—
Ramasser, procurer,
avoir; trouver et prendre.
la bloque, procurer, trouver le
pain quotidien; atrassà dinès, ramasser de
l'argent ; atrassà ue gouje, trouver une
servante; atrassà-s, se rassembler, venir au
rassemblement. Se prend en mauvaise part
selon le sujet ; atrassà-s, se mettre en faux
ménage entre gens de peu de dignité ; se
réunir entre coquins. Employé transitive¬
ment, atrassà-s, signifie aussi se procurer.
atrassadis ; sm. — Ramassis ; gens de
peu ou de mauvais aloi ; étrangers suspects
qui s'établissent en un lieu ou que l'on
recueille. Le terme a toujours un sens péjo¬
ratif, à peu près comme atràs.
atrassadis-se ; adj. — Qui est suscep¬
tible d'être ramassé, recueilli, hébergé.
atrassadoù,-re ; adj. — Celui, celle
qui ramasse, procure.
Atrassadou de brén, esparricàyre de, ha-

qui

;

Goujate atrejante, fille attrayante.
atremoulit,-ide ; adj. — Tout trem¬
blant ; tremblotant,-e.
atreni (G.) ; v.— Entraîner, faire suivre,
atreni; v. — Retentir; faire écho, ré¬
percuter. V. retreni.
atrenide ; sf. -— Retentissement, bruit
qui s'étend, se prolonge, se répercute. V

atrape-quoan-pot ; sm. — (Litt. at¬
trape quand il peut). Personne peu scrupu¬
leuse qui prend ce qu'elle peut trouver;
chat, chien voleurs.
On dit : qu'ey dou païs d'atrape-quoanpot, du pays des voleurs.

Dans le G. à l'atras
rière. V. de-tras.

Hardiesse.

trayant,-e

niais.

atrapiò,-piòu, atrapòt (L. Big.)
Piège, attrape.

—

atrebit,-ide ; adj.— Hardi,-e, vif, prêta,
atrejàn, atreyàn,-te; adj. — Al

d'orviétan.

atrape-mousquits
che ;

sf.

venir à,
Atrassà

atroupà, atrouperà

; v.

—

Attrouper,

rassembler; atroupà-s, s'attrouper.

atroupadis
blement

sans

; sm.

atroupamén
atrune ;

sf.
d'usage courant.
ats

(M4)

;

—

Troupeau,

rassem¬

ordre, attroupement,
; sm.
—

—

Outil

Attroupement,
liardes ; objet

;

art. déf. conlr.

m.

pl.

—

Aux.

V. at.

ats-à-quoàte (M1)
tes

jambes,

lecte de la

; loc. adv.
quatre jambes

A tou¬
En dia¬

—

;

plaine : aus quoàte pes.
(Lav.); sf. pl. — Salves; dis¬
putes violentes.
atsendà (G.) ; v. — Monter, s'élever,
gravir, faire ascension. V. agradilhà.
atsàrbos

I

avec

�95

ATSOLBE

atsòlbe

(Lav.). — C. absòlbe.
atòc, hatòc; sm. — Rhinante (plante),
atucà, atucoulà ; v. — Amonceler,
ent.:sser, empiler, combler. (Vient, de tue,
hauteur).
atucà; v. — Assommer, accabler, abat¬
tre ; atucà-s, s'abattre.
Que hè u sourelh qu'atuque, il fait un
soleil qui assomme; que soy atueàt de tribalh, je suis accablé de travail.
atucàn,-te ; adj. — Accablant,-e.
atucoulà.
C. atucà, amonceler.
atucoulàdje,-ade ; s. — Amoncelle¬
—

ment.

atucoulàt,-ade ; adj. — Amoncelé,-c,
empilé ; comble.
Ue assiéte atucoulade, une assiette comble,
atucoulère ; sf. — Monceau, amoncel¬
lement.

atulà ;

v.— Poursuivre, donner la chasse.
Syn. acoudilhà, ahoèytà, ahuà.
atupà,-pi ; v. — Etouffer, éteindre ; au
fig. accabler, atterrer, laisser pantois.
atupade,-pide ; sf. — Action d'étouf¬
fer, d'éteindre ; accablement,

aturmerà.
aturrà (Big.

C. atourmerà.

—

G.) ; v. — Emotter, écra¬
ser les tùrros (mottes).
aturradé,-ro ; s. •— Emottoir, rouleau
agricole de pierre ou de bois.
aturràdo (Big. G.) ; sf. — Pièce de la
charrue.

atusà (G.). — C.
atusoucà (G.) ; v.

atisà.
— Tisonner,
atusoucàyre (G.) ; sm. — Conducteur
de bêtes

meneur

atustà ;

sur

route. V.

toucadou.

Confronter, mettre face
réunir en groupe ; s'ap¬
procher d'un groupe et s'y mêler.
atutà, entutà ; v. — Faire rentrer, ac¬
culer dans la tannière ; atutà-s, s'enfermer
chez soi, se cacher dans un trou (tute).
atutàt, entutàt,-tade ; ádj. et s. —
Qui est tapi dans sa tanière, dans son
trou ; personne peu sociable et qui reste
enfermée chez elle ; ermite, au sens péjo¬
à face ;

ratif.
Atutàt
tel

un

v.

—

atustà-s,

coum

se

û

tachoû, enfermé chez lui.

blaireau,

au; art. déf. contr. — Au; pl. aus, aux.
Au cap, au bout; aus estréms, aux côtés;
au moumén oun
pàrli, au moment où je

parle

; aus

dies rets,

al, ats.
auarchè

aux

jours froids. V. or;

Azerolier ; le fruit
de cet arbre. On les appelle aussi ajouàyo.
auàre,-o (G.). — C. abàre, avare.
auàrre,-o (G.) ; adj. — Raide, escarpé.
Un camin auàrre, un chemin raide. V.
(G.)

; sm.

—

arrabén.

auàrye,-o (H.-Big.). — C. abàrje; s'ap¬
plique en parlant de fruits, notamment,
aussi bien à un fruit mal venu, rabougri
qu'à un fruit sauvage.

—

AUBÉNC

auasà (G.) ; v. — Faire tremper (le lin),
auasàdo ; sf. — Trempée (du lin),
aubà (B.-L.) ; sm. — Foin de terrain

marécageux.
aubà; sm. — Aubier, partie blanche,
tendre et ligneuse des arbres, entouiant le
cœur (courau).
Désigne aussi, en certains
lieux, la famille des arbres à bois blanc
tels que le saule. Enfin, l'orme et l'arbou¬
sier sont aussi appelés aubà dans quelques
régions, notamment en Big. et G.
aubadà, aubadejà ; v. -— Donner
l'aubade,

aubade ; sf.

Aubade.
—
aubadè,-ére ; sf. — Plantation d'au¬
biers, de saules, etc.
aubadère,-lère ; sf. — Aubade plus
ou moins grotesque ;
péjor. d'aubade.
aubà-hol (Lom.) ; sm. — Espèce de
saule.

aubanèc, aumanèc (L. et G.) ; sm. —
Epouvantai!.
Syn. espànte, espabén.
aubàn (B.-L.). .— C. augàn, cette année,
aubanèco (G.) ; aubanère ; sf. —
Voile protecteur, voilette.
L'aubanèco ser tou brès, le voile, le
rideau léger sur le berceau.
aubaràto (G.) ; sf.
Pholiote du peu¬
plier, du saule, de l'ormeau.
aubardà ; v. — Bâter, mettre la selle,
—

le bât.

aubardàyre,-e.

—

Qui met le bât. V.

aubardè.

aubarde; sf. — Bât, bardelle.
A l'àsou Vuubarde, à l'âne le bât (dict.)
aubardè,-re ; s. — Fabricant ; mar¬
chand, -e de bâts.
aubaréde; sf. ; aubredé (Bay.) ; sm.
C. aubadé, plant d'aubiers; saussaie. N.
de p. et de lieu,
aubarrèu ; sm. — Faucon hobereau,
aubate ; sf. — C. aumate, bois d'ormes,
aube; sf. — Aube; étincelle volante;
vêtement blanc du prêtre dins les cérémo¬
nies du culte catholique.
On dit aube dou matî pour l'aurore et
aube dou se pour le crépuscule ; à punie
d'aube, au point du jour.
au-bé (p. o-bé) ; adv. — Oui-bien, assu¬
—

rément.

aubèc (L.). ■— C. aubà, aubier,
aubedére ; sf. — Osier aquatique; saus¬

saie; agaric des saussaies. (Cf. aubaràto).
aubedi ; v. — Obéir.
Syn. créde.
aubédience, aubédissence ; sf. —
Obéissance.

aubedissén,-te

; adj. — Obéissant,-e.
aubénc,-que ; adj. — Qui est de l'aube.
CAaroù aubénque, lueur, clarté d'aurore,
aubéne (Lom.) ; sm. — Saule blanc. V.

aubà.

�AU-BÉ-0

—

AUCIT

au-bé-0 ; loc.

—

96

Oui, ah ! oui, assuré¬

ment.

aubejà ; v. — Commencer à faire jour.
Employé à tort pour aubadà ou aubadejà.
aubèle, aubère ; sf. — Aube pre¬
mière ; beau temps ; embellie ; temps heu¬
reux.

V. ario.

aubère ;

sm.

—

—

V.

—

dit cot de Bouisca.

aubisto (M4 Big.) ; sf. — Accueil, ré¬
ception. N. d'un pic bigourdan. Y. aubi (2).
—

—

aubride ; sf.

—

Ouverture ; passage.

Da Vaubride, donner libre
entrer; accueillir chez soi.

aubrissàc (G.); sm.

—

cière.

aubriste ; sf.

—

Ilavresac, gibe¬

Bonne nouvelle

bonne nouvelle; vains
paroles inutiles.
ne

pour une

aubùri ; sm.
aubùri:

Per

—

un

Même
peu

sens

par

faire

passage,

que

la

;

étren-

propos,

aubi (1).
beau¬

vue,

le raisonnement.
aubûs,-ues, d'aubûs, d'abùns, augùns,-unes (G. et L.) ; adj. et s. pl. —
coup par

Certains,-nés ; des

personnes,

des

choses,

des animaux.

Aubûs que

disèn, certains disaient; que
y a d'aubues persounes qui, il est certaines
personnes qui ; n'at a pas dit qu'à d'aubûs,
il ne l'a dit qu'à certains, à
quelques-uns.

aiicà, auiica, auhucà (L. et G.). —
Aboyer, hurler, crier.
aucade ; sf.
Troupeau d'oies.
aucadè,-tè, auquè,-re; adj. et s. —
Eleveur, marchand, vendeur,-euse d'oies,
aucasioû, oucasioû; sf. — Occasion,
aucàt; sm. — Oison, mâle de l'oie. On
désigne habituellement par aucats la fa¬
mille des oies en général.
Miù, gardà lous aucàts, mener, garder le
troupeau d'oies; lengue d'aucàt, bavard.
Le jars s'appelle lou guiròt, lou guirou,
la femelle adulte
l'auque, l'aucate.
aucàt-belhoû ; sm. — Oison qui n'a
que du petit duvet.
—

Accueil; sorte d'augette
une pièce de bois,
aubièque; sf. — Coloquinte (plante).
aubiroùs,-e; adj. — Intelligent,-e.
aubiscoû ; sm. — Mélique, graminée
qui pousse dans les touyas. Sa tige sert
à faire de petits balais.
Pèys déus aubiscoûs, le pays pauvre, sur
la lande du Pont-Long, près de Pau.
aubisque ; sf. — Fétuque, en général ;
en certains lieux
cependant désigne la fétu¬
que élevée (plante) ; lieu où croissent les
fétuques. N. de 1. lit cot d'Aubisque, le col
d'Aubisque, dans les Basses-Pyrénées. A
remarquer que du côté Est, en Azun, on

aubìt.

poisson
blanc, appelé aussi blanchir, cabòs, becùdo.
aubourejà ; v. — Rougeoyer,
àubre, àubre (G.). — C. àrbe, arbre.
Forme de oubrè, ouvrier,
aubrè,-re.
aubrèche (Big. et G.). — Ouvrir,
aubredé (Bay.) ; sm. — C. aubaréde.
aubrì, oubri ; v.
Ouvrir,
—

Haubert,

aubergà ; v. — Héberger ; loger,
aubergade; sf. — Gîte,
aubèrge ; sf. — Auberge,
aubergiste,-e ; s. — Aubergiste.
Aubergnàt ; sm.
Auvergnat ; nom
sous
lequel on désigne une sorte de gros
sabot de bois à devant retroussé et
aigu.
Aubèrgne ; n. p. — Le pays d'Auver¬
gne. (Cité dans le Préambule des Fors de
Jiéarn).
Aurangl.es d'Aubèrgne, hirondelles d'Au¬
vergne ; on appelle ainsi plaisamment les
ramoneurs auvergnats qui arrivent en Gas¬
cogne au début de l'hiver; barbe d'Aubèr¬
gne, barb" d'Auvergne, grossière, mal soi¬
gnée.
aubèro-lèro (G.) ; sf. — Chant sans
paroles, sur les monosyllabes ira-la-la, en¬
tonné par les bouviers et les pâtres. Cf.
boylère.
aubèro (H.-Big.) ; sf. ■— Instrument,
outil pour diviser l'ardoise.
aubi, aubit (Bar. et Lav.) ; sm. — In¬
telligence, sens, connaissance des choses.
aubùri.
aubi ; sm.
creusée dans

auboù ; sf. — Lueur aurorale, irra¬
diante ; clarté. E11 Lav. chaleur douce.
auboùr ;
sm.
—•
Yaudoise,

sf.

—

Oie, notamment oie

pon¬

A sente Ag-ite, taste
l'a que l'aura, à

l'oéu à l'aucate; si
la Ste Agathe, tàte
l'oeuf à l'oie; si elle ne l'a pas encore, elle
ne tardera
pas à l'avoir (dict.).
aucatè,-re.
C. aiicadè.
auca tir oû ou aucàt-tiroû; sm. — Pe¬
nou

—

C. aubi.

aublàn, aubràn (L.).
sette, noisetier.

aucate ;

deuse.

—

C.

aura,

noi¬

aublanè, aubranè; sm. — Noisetier,
aublanère, aubranère ; sf. — Lieu
où il y a des noisetiers, coudraie.
àubo (Lav.) ; sf. — Etincelle. C. aube.
Syn. bue, esbruse, pile, espurne, haslu.
aubò ; aubòs, aubòt (Lav.); sm. —
Asphodèle (plante).
L'iris des montagnes est parfois appelé
aussi aubòs. V. aubièque.
Syn. ambure, po saubàdje, pourrét de cû.

tit

oison.

aucàto

(G. : Lom. Save) ; sf. —
lard blanchâtre, et, bas qui couvre

Brouil¬
les bas-

fonds, les vallées. V. auguit.
auci, aucide, ouci; v. — Occire, tuer,
auchén, uchén (G.) ; sm. — Santoline petit cyprès (plante) ; plante vermifuce appelée aussi erbo dous bèrmous ou
petit, e.chém.
auchèt (L.). — Forme de ausèt, oiseau,
aucit, oucit,-ide ; adj. — Occis, tué,-e.

�97

AUCUP

sant.

aucupacioû

;

sf.

Occupation,

—

Forme d'autà.

—

audàci,-e; sf. — Audace.
audacioùs,-e ; adj. — Audncieux-euse.
audaciousamén ; adv.
Audacieuse—

nient.

(Big. et G.). — C. abét, sapin,
auéy ou aoéy (B. G.). — Aujourd'hui.
V. oéy.
auéy, aueyà (Big. G. V.-B.). — Forme
de abey, abeyà et dérivés.
auéts (G.) ; sm. pl. — Baies de céréales,
aufensà, oufensà ; v. — Offenser,
aufèrte, auhèrte, oufèrte; sf. —
Offrande.

aufertoû ;

àude,-e.

Forme d'àute,-e, autre,

—

au de (Bay. L. G.)
logis de; pl. aus de.

prép.

;

Chez,

—

AUGURI

auét

aucùp, oucùp ; sm. — Occupation,
aucupà, oucupà ; v. — Occuper ; aucupà-s, s'occuper, passer son temps en agis¬
audà.

—

au

Présent ; cadeau fait
travail fastidieux, répu¬

sm.

moquerie;

par

—

gnant.

de Rustan), des L. où l'on dit aussi audèyt,

Qui.n beroy aufertoû! Quelle besogne dé¬
sagréable vous m'offrez ! Quel cadeau !
aufìci, oufici; sm. — Office,
auficià, ouficià; v. — Officier,
auficière, ouficière; sf. — Officière.
Se prend généralement en mauvaise part
et désigne une dégourdie et même une
virago.
auficiàn, ouficiàn,-te ; adj. et s. —

auchèt.

Officiant,-e.

Au

de

Van,

chez Jean;

aus

de Cazalè,

chez ies Cazalè.

Syn. en ço.
audejà (G.-M.). — C. audl.
audejade. — C. audide.
audèt.

Forme de

—

ausèt, oiseau, dans

quelques parties de la Big, (Trie, St-Sever

audì,-sì,-jì ;

v.—

Que-m bat audl,
abét audit
bruit ?

lou

Ouïr, entendre, écouter.
vous

brut?

allez m'entendre
Avez-vous

ouï

;

le

audide,-side,-jide

; sf. — Ouïe, audi¬
faculté d'entendre.
Qu'a boune audide, il a bonne oreille;
qu'en èy abut l'audide, le bruit m'en est

tion,

entente,

p.irvenu.

audidoù,-toÙ,-re

cette

adj.

;

—

Auditeur,-

trice.

Que hès lou machan audidoù, tu fais le
mauvais auditeur, celui qui ne veut pas
entendre.

audiénee, ausiénee

audiencejà
les

;

v.

—

; sf. — Audience,
Courir, fréquenter

prétoires.

Au dit, à la
sonne, au lieu ; terme de procédure.
auditoù,-re. — C. audidoù.
—

—

C. oui où et

ses

son

per¬

dérivés,

audourgà
donner

; v. — Approuver,
assentiment.

adhérer,

audouroùs,-o (G.) ; adj. — Odorant,-e.
aué, auése, auéche; v.
C. abé,
avoir, en V.-B., Big., G. et L.
auéche (G.) ; v. — Atteindre ; forme de
aué, avoir.
auéjà ; v. — C. abejà et ses dérivés.
auélhe,-o (Bar. Big. et G.) ; sf. — C.
aulhe, òullie, brebis.
auélhè,-re ; s. — C. aulhè.
auélheréto (G.) ; sf. — Bergeronnette.
.—

V. aulhère.

auélou,-lo (Lav.) ; s. — Aïeul,-e; vieux
qui radote. (Esp. abuelo).
auélhét ; sm.
Œillet, petit trou rond,
auélhéte ; sf. — Petite cocarde, nœud
—

à oreillettes.

auérelhéto
lheréto.

année.

Blat

d'augan, blé de l'année,
— Dans le cours de
l'année (mais dans le passé). On dit aussi
auganotes.
Que m'arribà auganasses, cela m'arriva
auganasses ; adv.

dans le

cours

(G.).

—

Métathèse de aué¬

de l'année.

augansère;
d'enfants.

au-dit ; loc. adv.

audoù.

auficiè, ouficiè ; sm. — Officier,
aufrì, oufri ; v. — Offrir,
auforje ; sf. — C. anforgue; besace à
deux poches que l'on porte à l'épaule.
augà ; igà (Bay.). — Terrain maréca¬
geux. N. de p. Auga, Lauga, Luugaret.
augadére (Os.) ; sf. — Espèce de saule,
augàn, ougàn; adv. — L'an présent,

sf.

—

Le mot vient

Servante,
sans

que le louJge se faisait pour une
à l'année. V. augàn.

augarà,-rè

; sm.

—

bonne

doute de

année

ce

ou

Etendue d'augàs.

N. de p.

augaroû ; sm.
Plante aquatique, la
jonquine ou scirpe des lacs.
augû, augùn (G. et L.) ; adj. et pron.
Quelque, quelqu'un. V. degû.
àugue ; sf. — Herbages des terrains
marécageux : jonc, mousse, carex, etc.
auguè,-re; adj. — Qui tient de l'aiigà.
Sesque auguère, glaïeul des marais,
auguit ; sm. — Brouillard des marais.
—

—

V. aucàto.

; adv. — De quelque fa¬
quelque sorte,
augurà ; v. — Augurer,

augunamén
çon, en

augùri;

sm. ;

augùrie (Ort.)

;

sf.

—

Conjecture; pressenliment,, intuition; ap¬
parence. V. aubùri.
Qu'en èy l'augùri, je le conjecture;
d'aquél qui. ey passât, juste si-n èy a but
l'augùri, celui-là qui vient de passer, je l'ai
deviné plutôt que reconnu effectivement.

7

�AUHENSÈ

—

AUMENANCE

98

auhensè,-ère ; s. — Celui, celle qui
garde la maison,
auherénce, auherénde,-te ; sf. —
Offrande. Cf. auhèrte.

auheri ; v. — Offrir,
auherì-s (L.) ; v. —

S'épuiser.
auherit,-ride ; adj. ■—■ Epuisé,-e, fati¬
gué, recru de fatigue.
auhèrte; sf. — Cas, circonstance, aven¬
ture plutôt fortuite. V.
benalèje.
S'emploie parfois pour auherence.
auhùc, auiic (G. et L.) ; sm. — Ululeinent ; cri du chat-huant ;
glapissement du
chien de chasse,

auhucà.
auï

(B.-L.). — C. audi, ouïr,
auïdo (Big. G.). •— Forme de audide.
aujàm,-àmi ; sm. — Bête de petite
taille; insecte, bestiole, oiseau, volaille. En
G., désigne toute bête, même le gros bétail.
Dim. aujamiòt. — Prau.be aujamiòt!
Pauvre petite bête 1
aujé (G.-M.). — Forme de ubé, avoir,
auji (G.). — C. audi.
aujido (G.). — C. audide.
S'en anà d'aujìdo, partir, s'en retour¬
ner

dire

sans

mot.

aujoù ; sf. — Rayonnement calorique,
atmosphère douce.
L'aujou dou hoéc, la douce chaleur du
feu répandue; au flg. rayonnement sympa¬
thique, chaleur communicalive.
aujòu, ajòu,-ole. — C. aïòu,-ole.
aujoû, ujoû ; sm. — Airelle, baie de
myrtille.
Syn. abajoû.
aujoulét,-e ; s. — Bon-papa, bonne
maman.

aujourade; sf.

—

Dé'" renient de cha¬

leur.

aulamén, aulemén; adv.

—

Mal, mé¬

chamment.

d'un fruit. V. badòc.

aulàn (Bay.
noisette. Cf.

et L.) ; sm.

aberâ,

Aulàrye ; n.
àule,-e; adj.
plorable.
Terres

aùle,

aules,

temps

p.
—

—

Eulalie.
Mauvais,-e, piètre, dé¬

—

mauvaises

déplorable

;

aulésse; sf.

terres;

temps

cstoumac

aille,

—

Mauvaiseté,

avarice.

aulemén.

—

C. aulamén.

aulhade, auelhade, òulhade, oelha— Troupeau ovin.
aulharejà, aulherejà ; v. — Vivre sur
l'exploita,tion d"'un troupeau ovin.
aulharìs,-se (M') ; adj. — Qui touche,
se rapporte aux ovins ; sf. — Lieu où sé¬
journent les brebis ; ciseaux pour la tonte.
de ; sf.

Berger, bergère,

—

sf.

Grand

—

Métathèse

—

troupeau

oreille.

une

de

auréllie,

oreille.

aulhère ; sf.

— Bergeronnette.
Syn. Cilrnpiche, coudèyte, pasluure.

aulheréte ; sf.

Nœud à deux oreil¬

—

les ;

bergeronnette, dans L. V. auéreUiéto.
aulheris ; sm. — Les brebis, la gent

ovine.

adj. et
subslant.,

employé
ovin

sm.

—

Ovin

espèce

(vieux);
ovine, bétail

bestià aulhî.

:

aulhibo

(Lav.) ; sf. — Parc à brebis,
aulhoù, alhoùs, alhoùns ; adv. —
Ailleuis. On dit aussi alliùrs.

aulhùm,-ùmi;

sm.

—

C.

aulheris;

odeur de suint.

Aquere
cape

cape

sén à l'aulhùmi, cette

que

sent le suint,

au-loc ; adv.

Au lieu, plulôt que.

—

auloù,-doù; sf.
aulourà ;

v.

—

Odeur,

Fleurer, exhaler

—

une

odeur.

aulourade ; sf. — Exhalaison, parfum ;
peut être pris en mauvaise part. V. jlayre.
aulouràn ,-te,
aulourén ,-te,-rénc
rénque ; adj. — Qui exhale de l'odeur,

parfumé,-e.
aulourejà ;

v.

—

Exhaler

bonne

une

odeur.

aumade,-te. — V. aume et aumatère.
aumade ; sf.
Tumeur des bovins,
aclmomycose.
aumàdje,
aumenàdje, oumàdje,
oumàdje, oumanàdje; sm. — Hom¬
mage, offrande. V. auherénce.
—

—

V.

aume.

aumatè,-re ; sf. — Plantation, bois
d'ormes. Cf. auméde, ouméde.
aume,
aumade,-te,
auméte,-te,
oum, oume ; sf.
Orme, ormeau, bou¬
—

aura.

mauvais estomac.

aulése,

Noisetier;

; sf.

aulherade ;
ovin; charrue à
aulhère.

aumate.

aulàn,-e (L.) ; adj. et s. — Simple d'es¬
prit, naïf, niais; véreux, vide, en p.irlanl

Brebis.

—

aulhè,-re

aulhî ;

C. aiicà.

—

aulhe, auélhe, olhe, ôulhe, oulhe,
oélhe ; sf.

leau.

auméde, ouméde.
C. aumatère.
Lauméde, Louméde.
au mén, au
méns; loc. adv.
Au
—

N. de p.

—

moins, du moins. On entend aussi

Qu'en èy
moins
moins

un

;

au
au

mén.

méns û, j'en possède
mén

nou

ne
manquez pas;
Au moins taisez-vous !

aumenàdje.

ou

-—

au

manquét pas, du
caràt-be, nu mén!

C. aumàdje.

aumenance, aumenénce; sf. — Ca¬
deau, politesse; bon accueil; compliments,

civilités, hommages.
Que-s hasoun hort d'aumenances, il se
firent force compliments; pas tm d'aumenances e
mey d'argén, pas tant de poli¬
tesses ; un peu plus
d'argent.

�99

AUMENTA

aumentà ;

v. — Augmenter, accroître,
aurnentà-s, augmenter son bien ;
augmenter de grandeur et de nombre, se

exagérer

;

multiplier.
Que

ban aumentà lou pâ, on va aug¬
(de prix) le pain; qu'aumente tout
ço qui dit, il exagère d.ins tout ce qu'il
dit; la fainilhe que s'ey aumentade, la
menter

famille s'est

accrue.

aumentàble-e ;

adj.

Qui petit être

—

augmenté,-e.
aumentacioû ;

sf. — Augmentation,
aumentamén; sin. — Id.
aumentàt,-ade ; adj. — Augmenté,-e,
accru, agrandi.
alimenté ; sm.
Augmentation, ac¬
croissement, hausse de prix.
aumouniè, aumouynè ; adj. et s. —
Aumônier; charitable.
aumouynè; sf.
Aumône,
aumusse ; sf. — Aumusse.
àun (B.-L.) ; adv. — Où. Cf. aoun, oun.
—

—

aunà ;

v.

—

Auner.

aunades ; sf. pl. — Douleurs de l'en¬
fantement et, en général, douleurs du ven¬
tre, tranchées.

aunàdje ; sm. — Action de mesurer à
l'aune ; le mesurage même.
aune

;
elle valait

sf.

—

Aune (anc. mes. de long. :

m.
20).
qui-n bail l'aune, savoir la va¬
leur; aquet, nou Van pas hèyt à l'aune,
dit-on d'un homme de grande taille.
aunejà ; v. — Auner ; être en souffran¬
i

Sabé ço

ces

d'aunades.

aunèste,-e

;

politesse.
aunét; sm.
aunes (vieux).
aunéte ; sf.

ad j.

aunoù ; sm.

Honnête, poli,-e.

—

Honnêtement,

—

Probité, honnêteté

;

Pièce de toile de huit

—

Paquet fait de poignées

—

Honneur ; aunoàs, hon¬

funèbres, funérailles,
aunourà; v. — Honorer,

neurs

aunourablamén ; adv.

—

Honorable¬

ment.

anouràbIe,-e
aunourance ;

;

adj.
sf.

—

—

Honorable,

Dignité, honneur,

distingué.

L'aunourance

qui-m hèt, l'accueil que
l'an hèyt grane aunou¬
rance, on lui a rendu de grands honneurs.
aunouràri,-e ; adj. — Honoraire,

vous

me

faites ; quii

aunourarimén ;

adv.

—

llonoraire-

ment.

aunouràt,-ade; adj.

aunourific,-fique
que.

ue

Oie, femelle d'aucàt.
auque, simple d'esprit
(comme une oie) ; abé-n coum l'auque
halhe, en avoir comme l'oie a de la crête,
c'est-ci-dire pas du tout ; Jacoulet de las
auquts, un innocent, un niais ; (on donne
habituellement les oies à garder à des
enfants, aux innocents). Escribe dab u canét d'auque, écrire avec une plume d'oie ;
birà tus auques, zigzaguer comme un ivro¬
gne,
tituber. (Pour mener une troupe
d'oies, il faut aller sans cesse de droite à
gauche et de gauche à droite).
auquè,-re ; s. -— Gardeur,-euse d'oies.
N. de p. Lauquè.
auque-bère ; sf. — Oie que l'on garde
pour la ponte.
aiiquét, aiiquit; sm. — Cri, aboi,
hurlement. Y. ahuquét.
auqui ; v. — Couvrir (se dit du jars
s'accouplant avec l'oie).
auquiroû ; sm. — Petit oison. V. aucàt.
Pè d'auquiroû, pied d'oison, nom donné
à la jeune feuille du figuier et à
l'insigne
jaune, en forme de patte d'oison, de ca¬
nard, des cagots, des lépreux autrefois,
auquìt (L.) ; sm. — Roitelet.
Syn. arricouchét.
aiiquìt. — V. aiiquét, ahuquét.
aur ; sm.
Graphie ancienne, encore
employée à tort, de or (métal), or.
Juste, coum l'or, franc coum l'or, loyal,
honnête, franc comme l'or.
Lous Biarnés, sus l'aute gén,
Soun coum l'or suber l'argén.
couto

—

Les

Béarnais sont

sur

les autres

ce

que

l'argent (dicton).
aurâ; auràn (L. G.). — Contrac, de

—

lin à filer.

accu"il

—

Pèc

AURAÈ

l'or est à

aunèstamén ; sm.
aunèstetàt ; sf. —

de

auque ; sf.

—

;

—

adj.

Honoré,-e.
—

Honorifi¬

aberà, noisette; aussi c. aulàn, niais,
aurade ; sf. — Coup de vent,
aurade ; sf. — Dorade (poisson),
auradé, auranè; sm. — Lieu pointé
de noisetiers.

auradé;

Terrain, cours d'eau
Auradé, Lnuradé.
moins il y a eu en Bigorre, notamment dans le Marquisat de
lîénac, des terrains aurifères ; les noms de
lieux de Aurincles, Auerâ, sembleraient, en
effet, l'indiquer).
auràdje, ouràdje ; sm. — Orage ; em¬
ployé fautivement pour aràtje, ivraie.
Eslous d'aiiràdje, petits nuages annon¬
çant l'oragè; l'aurùdje de Sén Pè, l'orage
de la St-Pierre; il est rare qu'il n'y ait pas
vers la fin de
juin un gros orage,
auràdje; adj. — Sorcier.
Mau-auràdje, mal sorcier, qui semble
provenir d'un maléfice.
auradjoùs,-e ; adj. — Orageux,-euse.
auradjùmi ; sm. — Sorcellerie ; mal de
sorcier ; les sorciers.
sm.

—

aurifère. N. de p.
(Il y a, ou du

auraè.

—

Forme

de

tier, coudrier. V. aueranè.

aberagnè, noise¬

�AURAGAN

—

100

AURIO

auragàn, òuragàn ; sm. — Ouragan,
auragnè (G.-L.) ; sm. — Coudrier, noi¬
setier. V. aberagnè.
auragnèro,-e (G.-L.) ; sf. — Coudraie.
auragnoùn (G.) ; sm. — Prunellier.
V. agneroè.

auranglàt, aurounglàt, auringlàt;
Mâle ou petit de l'hirondelle, hiron-

sm.

—

deau.

aurangle, auréngle, auringle, auroungle ; sf. — Aronde, hirondelle. V.
agranléto, irounde.
auranglère (L.). — C. auragnère.
auranle,-lèle,-lère,-léte (L. Arm.).
C. aurangle.

—

; sf. — Grand vent.
auràt,-ade, aurèc, auriu; adj. —
Lunatique, bizarre, original ; qui prend
peur facilement (en parlant d'une bête).
Aure ; n. p. — Aure, la Vallée d'Aure.
N. de p. Daure.
aure ; sf. — Vont, souffle, air.
aurèc,-gue. — C. aurai, auriu et auaurasse

rèste.

aurelhè,-re ; adj.
l'oreille; de l'oreille.

sauvage,

aurédo, auerédo (Big.) ; sf. — Lieu
le noisetier (?) N. de I. et de p.
Averéde, Daverède. Confronter avec auradé.
aurejà ; v.— Venter, aérer ; mettre à l'air,
aurejade ; sf. — Coup de vent,
aurelhà ; adj. et sm. — De l'oreille;
les oreilles, la région de l'oreille. On dit
û beroy aurellià, avec le sens de une belle,
grosse tête, en Lav.
aurelhàt ; sm.
Soufflet, gifle.
Syn. couhat.
aurelhàt,-ade, aurelhùt,-ude ; adj.
Qui a de longues oreilles.
Mousségne Vaurelhut, l'âne,
aurélhe; sf. — Oreille. Cf. arélhe, auoù pousse

—

Ihére.
Houta-s'at durrè

l'aurélhe, oublier ; hicas'y l'aurélhe, écouter attentivement ; es¬
quissa lus aurélhes, déchirer, écorcher le
tympan ; segoull las aurélhes, essoriller ;
gratà-s Vaurélhe, être indécis; bachà l'au¬
rélhe, avoir l'oreille basse, être triste,
abattu; que-t minjarèy las aurélhes, équi¬
vaut en français « j'aurais ta peau »; siulà

à

—

llièse: uulheroû.

aurelhoûs; sm. pl. — Oreillons (ma¬
ladie)
C. aurelhat.
aurelhùt,-ude.
auréngle (Big. G.). — C. aurangle.
Auréns, Ouréns ; n. p. m. — Orens,
nom
d'un saint ermite, qui fut évêque
d'Auch après avoir été ermite dans les
montagnes Pyrénées, où son nom est resté
populaire ; de nombreuses paroisses lui ont
dédié leur église.
Aurés,-e ; adj. — Qui est du pays d'Au¬
re (H.-P.) ; qui est
exposé au vent (?)
auresoû, ouresoû; sf. — Oraison.
aurèste,-e; aurètche (L.) ; adj. —
Sauvage, sans éducation ; s'applique aussi
au sol, au p.iys. N. de p. Laureste.
.

U chibau

Vaurélhe., confier un secret ; ha-s û
pechlc à Vaurélhe, se pincer l'oreille, pour
ne
pas oublier ; hica-s'y dlnqu'à las au¬
rélhes, se donner à une affaire entière¬
ment; tira lou sét de las aurélhes, frotter
les oreilles,
secouer
d'importance; Vau¬
rélhe qu'ou prut, son oreille démange, il
a du souci ; Vaurélhe
que l'y pén, il incline
vers ; que-m dficha ri
mey lèu coupa las au¬
rélhes, je me laisserais couper les oreilles
plutôt ; aurélhe-bach, aurélhe-cadut, qui a
les oreilles tombantes; aurélhe-quilhàt, qui
—

Oreiller; coiffe; oreil-

un

cheval

sauvage, non

qu'ey d'u endret à l'aurèste, il est
endroit en pays sauvage. V. aurat,

d'un

auriu, aurèc.

auréy; sm. — Dim. de aure; brise,
léger,
aurì (Il.-Big.). — C. aubrl, ouvrir.
aurî,-ne ; adj. — Qui est d'or; couleur

vent

d'or, recouvert d'une couche d'or,
aurià (Lav.); v. — Rouiller, oxider.
auribàt, auribayt; sm. — Surnom
donné

au

porc

(litt. bas d'oreilles),

aurifloù ; sf.

— Oriflamme,
aurine, òurine; sf. — Urine,
aurinà, òurinà; v.
Uriner.
aurinàri,-e ; adj. et s. — Urinaire.
aurinàu, aurinàri; sm. — Urinai,
—

vase

de nuit,

auringlàt; aurinlàt (L. et G.);
—

sm.

llirondeau.

auringle, aurinle (L. et G.).

—

C.

aurangle.
aurio
auriò

les oreilles droites.
sm.

aurèste,

dressé ;

lians

aurelhè ;

louche

aurélhe d'arràt; sf. — Oreille de rat,
myosotis (plante).
aurélhe d'àsou ; sf. — Oreille d'âne,
bouillon blanc (plante).
aurélhe de câ; sf. — Oreille de chien,
plantain (plantago major, plante).
aurélho de lèbe (Arm.) ; sm. — Plan¬
tain pied-de-lièvre (plante).
aurélhe de porc ; sf. — Oreille de
porc ; qui a de larges oreilles et tombantes.
V. auribayt.
aurelhéte ; sf. — Nœud à deux oreil¬
les ; petite oreille.
aurelhéto (H.-A.) ; sf. — Périze coche¬
nille (champignon).
aurelhoû; sm.
Lobe de l'oreille;
versoir, oreille de la charrue. Par méta-

—

lère.

Qui

—

Chibàu aurèc, cheval peureux,

a

—

—

(Lav.) ; sf. — Rouille.
(Big. G.) ; auriòu, òuriòu; sm.
Loriot (oiseau) ; au fig. un niais.
Auriòus, sobriquet des gens de Rébénacq.

�AURIOU

101

auriòu, auriole ; adj. et s. — Homme,
de jugement. Cf. en fran¬
çais le sens figuré de étourneau. N. de p.
auriòu; sm. — Orgelet, dont le. nom
populaire en fr. est « compère-loriot ».
Syn. crusòu, eschourdoù, urzòu.
aurìu,-ibe ; adj. — C. aurèc et aurèste.
auròst ; sm. — Chant funèbre ; psal¬
modie funéraire; on l'entendait encore au
siècle dernier, là où il existait des pleureu¬
ses, auroustàyres.
auroû.
C. aberoû; nerprun (plante),
auroulejà (M') ; v. — Auréoler,
auroungle. — C. aurungle.
auroùs,-e; adj. — Exposé au vent,
auroustà; v. — Chanter l'auròst.
auroustade ; sf. — Action de chanter
Vauròst ; funérailles.
femme de peu

—

auroustàyre ; sf. — Pleureuse profes¬
sionnelle, chanteuse d'auròst dans les cor¬
tèges funèbres.
aurugàt,-gade, auruguè,-re; adj.
Sujet à des lubies, fantasque. V. aurlu.
•—

aurugue ; sf.
aurugue ; sf.

Chenille. Cf. arruque.
Légèreté, irréflexion;
pressentiment de ce qui va arriver ;

lubie ;

—

—

mauvais air, allure douteuse.

Qu'a soubén

aurugues, il a souvent des
quinei aurugue t'a passat p'ou cap ?
quelle fantaisie t'a passé par l'esprit? Qu'en
èy l'aurugue, j'en aile pressentiment ; aquei
ômi qu'a lède aurugue, cet homme a mau¬
vais air; segui l'aurugue, suivre l'instinct.
V. aubàri, augùri.
auruguè,-re; s. — Etat de légèreté, de
lubies ;

nervosité

maladive, d'étourderie.

auruguejà

Agir en étourdi,
ausà ; v. — Oser. V. gausà.
ausànci (Asp.) ; sf. —- Hardiesse.
ausàr,-de ; adj. — Audacieux,-se.
ausardè,-re ; s, — Témérité, audace,
; v.

—

auserò
sm.

auseralhe ; sf.

—
Grand nombre d'oi¬
les oiseaux,
ausère ; sf.
Oiselle, femelle d'oiseau.
Sert à désigner les jeunes filles et aussi les
femmes chez qui on relève plutôt les mau¬
vaises qualités que les bonnes : quine ausè¬
re! Personne légère, rusée, aventureuse.
auserè,-re ; adj. et s. — Oiseleur,-euse ;
au fig. léger,-ère, volage. V. aurlu,.
Chibau auserè, cheval sur l'oeil, que le

;

.—

vol d'un oiseau effraie.

; muser ; bayer aux corneilles.
auserénc,-o (Lom.); adj. — Timide,

seaux

appréhensif,-ive.
auserilhòt,-e, auserilhoû,-e

;

s.

—

ï)im. de ausèt, oiseau, oiselet.

auseriu,-ibe; adj.

auseròu, ausèròu

;

—

Lieu peuplé d'oi¬

;

larges feuilles (acer opuli-

auserole ; sf.
étroites

ou

—

herbe

au

Pulmonaire à feuilles
lait de Notre-Dame,

employée autrefois par des guérisseurs
guérir certaines affections dartreuses.
auserùmi ;

pour

— Les oiseaux,
notam¬
nuisibles; volée d'oiseaux.

sm.

ment les oiseaux

ausèt ; audèt

(Big. L.) ; sm. — Oiseau ;
jeu de l'Ecarté, le
mais dans

ustensile de maçon; au

roi ; désigne aussi les personnes
le sens ironique ou déplaisant.

Qu'ey

u

le ausèt, c'est un vilain oiseau,

individu dangereux; ausèt de passàdje,
oiseau de passage ; peut s'appliquer aux
un

ausèt de cujole, oiseau de volière;
gibier de prison ; ausèt de bosc, oiseau des
bois ; vagabond, homme de peu ; cap d'ausèt, tète d'oiseau, esprit léger; qu'ey me y
hort que lous ausèts qui bolen, il est plus
fort que les oiseaux qui volent, dit-on d'un
présomptueux, d'un fat, ironiquement ;
praùbe ausèt ! pmvre oiseau ! équivaut,
dans le style badin à : Ah ! coquin ! Petit
polisson !
ausèt-blu ; sm. — Martin-pêcheur,
ausèt-crepàut ; sm. — Engoulevent
(oiseau qui mange des crapauds).
Syn. courbençou, couspalan.
ausèt-de-boy ; sm. — Sylvain, oiseau

gens;

des bois.

ausèts;

sm.

pl.

Pulmonaire du bé¬

—

tail ; péripneumonie ; t uberculose ; toux opi¬
niâtre.
La respiration de la bête malade rappelle
le

bruit

ce râle sifflant
effet, à des cris d'oiseau,
— C. audl, en Big. G.
et V.-B.

de l'auscultation;

rassemble,

en

ausi ; v.
ausiénee
ausilhoû ;

— C. audience.
Oisillon; le super-

(Big. G.).
sm.

dim. fait auserilhoû.

ausoùs,-o (Lom.) ; adj. — Agréable,
aussà (G.) ; v. — Hausser, élever ; on
dit aussi haussa.

Aussalés, Oussalés,-e; adj. — OssaIois,-e, de la vallée d'Ossau.
Aussàu, Oussàu; n. p. — Ossau, la
villée d'Ossau.
ausse, osse ;
C.

sf.

—

Ossature,

carcasse.

ache, aisselle.
aussic (G.) ;

dont le gros
du herrét.

sm. — Longue aiguillade
bout est garni de l'andèch,

Osseux,aussùt, oussùt,-de ; a^d.
; qui a beaucoup d'os, de gros os.
austoù, astoùr ; sm.— Autour, épervier.
Austoù perdiguè, perdigàyre, le falco
palumbiarus (Lin.).
àut, àute, àude ; m. ; àuti, àti, aute,
aude ; adj. f. — Autre.
L'û e Vaut, l'un et l'autre; lous ûs e
lous auts, les uns et les autres ; l'àute cop,
l'autre fois, le temps passé, l'autrefois ;
l'û per Vaut, l'un pour l'autre ; l'û dens
—

auserèc,-èque. — Id.
auserejà ; v. — Etre amateur d'oi¬

seaux

(Big.)

Erable à

AUT

folium).

hardiesse.
seaux

—■

—

euse

�/VUT

AYÊRE

—

102

Vaut, l'un avec l'autre, l'un portant l'mi¬
tre; Vaut die, l'autre jour, naguères ;
qn'aut die, un autre jour; tout l'û ou
tout l'àute, tout blanc ou tout noir, tout
bon ou tout mauvais, tout d'une pièce;
qu'ey tout àute, il est tout changé; de,
l'û cap de l'an à l'àute, d'un bout à l'au¬
tre de l'année; l'àute, l'autre, le
prochain;
coum
dise l'àute, comme disait l'autre, le

aùtes-cops, auts-cops

—

autre.

autoù ;

sm. — Auteur,
autoucracie; sf.
Autocratie,
—

autoucrate ; sm.
Autocrate,
autoulà.
C. autejà, hèler.

àutis, àu/iis :
nous-àudis, nous-au-

—

—

autounàu ; s. d.

tres.

àut,-e

adj. — Forme gasconne primi¬
tive et étymologique (lat. altum, altam)
conservée dans la toponymie, de haut.
Pèyrc aute, pierre haute; estibe aute,
pâturage haut.
T.'/i aspiré est dû à une influence
germa¬
nique, soit directe, soit exercée par l'in¬
autà ; sm.

autâ

Autnl.

adv.

remment, sinon, ou bien.
Qu'ai auri hèyt autade.mén,

je l'aurais
fajt autrement, différemment; e autamén,
que hem ? Et sinon, que faisons-nous ? N'y
ser i pas anàt autamén, sinon,
je n'y serais

allé.

(G.1

; adv.
Autan e

austàn (Big. et G.) ; astàn
Autant.
mey, autant et plus; autan se

—

bau, autant vaut-il ; autan s'en haré, il
adviendrait autant, il n'y aurait rien

on

de
autan mey, une fois autant : d'au¬
tan mens, d'autant moins; nou m'en dau
pas d'autan, je ne me chagrine pis pour
cela, pour si p°u.
Autan prend le pluriel: autàn de s ; autàntes, autàntis (G. Big.").

changé

;

Nou

n'èy famé y bis autàndas, je n'en vis
jamais autant, d'aussi nombreux : autàntes
de

cops,

autant de fois, de coups,

autâ-plâ; adv — Aussi bien,
autâ-spèr (Bay.) ; adv. — Aussitôt.
aùte,-e ; adj. — G. dut, autre,
autè (Lav.) ; sm. — Hauteur de la récol¬
te d" foin engrangée.
autejà, autoulà, autulà; v. — Héler,
appeler de loin ; exciter à entrer en con¬
versation, interpeller,
Syn. ahupà.

g.

—

Automnal,-e.

Automne.

—

au-tour ; loc. adv.

—

lou bén d'autâ, que plaberà
douma., si le vent d'autan souffle, il pleu¬
vra
demain (dict.)
autâ-bé; adv. — Egalement, aussi bien,
autademén, autamén, autaméns,
autemén, auteméns; automén, autreméns (G.1 ; adv. — Autrement, diffé¬

autàn ;

autoùr ; adv.

Autour. V. arroun.
—
A tour de rôle.

Que passarat au-tour,
rôle, à votre tour.

vous p isserez

à tour

autourisà ; v. — Autoriser,
autourisacioû ; sf. — Autorisation

forme de autan

du S.-E.
Si bouhe

2

—

tomne.

de

Autant.
quand il se
place devant une consonne et que le mot
est un mot composé : autâ-plâ, autâ-lèu,
autâ-bé, aussi bien, aussitôt, également.
autâ, autàn (G.) ; sm. — Autan, vent
;

sm

Syn. «bor.
autounè,-re ; adj. — Temps automnal,
autounejà ; v. — Faire un temps d'au¬

français haut,-e.

—

(autan)

Autâ est la

pas

autoune ;

;

termédiaire du

—

d'auts-cops, le temps passé,
autî, hautî ; sm.
llautin (vigne hau¬
te, ordinairement appuyée à un arbre ou
à un échalas).
àuti, àutis (L. H.-Big. M'). — V. àut,

audes et, on divers lieux àti,

nous-àutis,

adv.

Lou teins

proverbe.
Au pl. aut fait auts, dûtes, àutes, àudes,
nous-àti,

; loc.

Autrefois.

autouritàri,-e ; adj. — Autoritaire,
autouritàt; sf.
Autorité.
La s autouritals, les Autorités.
autrejà,-yà ; v. — Octroyer, concéder,
autréy ; sm. — Octroi, concession.
auturén,-co (G.1 ; auturoùs,-e; adj.
Qui est sur une hauteur.
auturoùs,-e; adj. — Hautain,-e, or¬
gueilleux.
auücà (G. et L.) — C. auhucà, aboyer,
auyàmi (Lav.1 ; sm. — Bête, bête sauauyàmi ; sm. — Bête, bête sauvage no¬
tamment. V. aujàm.
auyèt (G.-M.Ì.
C. ausèt, oiseau.
auyòl,-e (Bay.); adj. et s. — Simple
d'esprit.
auyùme (B.-L.). — G. aujàmi, volatile.
ay (01.1 ; sm.
Aïeul. On attache à
cette cpithètc un respect marque
ay! interj. — Aïe, cri d" douleur,
ay (Lav.) ; sm. — Ail (plante). Dans le
parler lavedanais, ill (!/i) à la fin des mots
—

—

—

s'i'doucit et

sonne

ayàno (Lav.)
laine,

;

comme

y.

sf.

Petite brebis à

—

fine,

aychèro (Big. et G.). — G. achère.
aydà, aiudà ; v.
Aider,
—

ayda.doii.-re ; adj. et s. — Aide, celui,
celle qui aide
ayde, ajude; sf. — Aide, secours,
aydéo (G); aydia (II.-A. et, H.-Big.) ;
sf.

Idée, désir, fantaisie. V. idée.
sf. : aygat; sm. — Abon¬
dante chute de pluie; crue, inondation:
flaque d'eau.
—

aygade;

ayè, ayèy! interj. — C. ay! aïe!
ayère, ayèyre (Ch, L.) ; sf. — Lierre.
Syn. jèyre.

�AYGABÉS

103

aygabés, ayguebés
partage des

; sm.

—

Ligne de

s'inondent facilement.

aygassè,-re; adj. — Aqueux,-euse. V.
plus usité.
aygassè,-re; s. — Porteur, vendeur,euse d'eau ; celui qui prend les eaux ther¬
ay gassùt,

males.

aygassè ; sm. — Planch" actionnée par
lige qu'on fait mouvoir pour amener

une

sur

la

d'un moulin

roue

la

détourner; évier.
tarrassè, dournè.

aygassère.
aygassejà ;

V.

ou

pour

ayguè, terrassé,

C. aygarole, cingle,
Manier fréquemment
l'eau; pleuvoir par intermittence.
aygassùt,-de ; ad.j. — Aqueux,-euse ;
-—

v.

; sm.

—

Amas d'eau; inondation,

crue.

L'an d&lt;&gt;

l'aygat, l'année de l'inondation,
aygàu (G.-M.) ; sm. —• L'eau, étendue
d'eau, la plaine humide, la mer.
àygo-lòco (Lav.) ; sf. — Eau rapide,
eau

aygue-arroùs

; sf. — Rosée abondante.
gats que-s purguen dab l'ayguearrous, les chats se purgent avec la rosée
(sur les herbes).
ayguebés. — C. aygabés.

aygue-bùt, aygue-bebùt,-ude ; adj.
Desséché, épuisé,-e.
aygue-crue; sf. -— Eau-de-vie.
aygue de bie (Arm.) ; sf. — Eau de
vie (litt. eau de vigne, avec influence pro¬
bable du français). On dit. aussi aygue de bite.
ayguedùc, aygadùc; sm.— Aqueduc,
aygue-jém ; sf. — Source ou nappe
d'eau à p°u de profondeur du sol
aygue-jemàt,-ade ; adj. — Se dit d'un
terrain imperméable, imprégné d'eau; de
mauvaise qualité pour la culture,
ayguelade. — C. aygalade.
aygue-liròt; sf. — Bouillon clair,
aygue mourte; sf. — Eau dormante,
ayguère ; sf. — Aiguière ; endroit rem¬
pli d'eau; petite mare; ruissem d'irriga¬
tion ; sillon profond dans un champ pour
—

l'écoulement des

aygue-préne

—

humide.

aygàt

folle. V. lòcou.

aygoùn (G.-M.)

; sm.

—

Roscc. V.

ar-

roùs.

d'eau.

Aygue douce,

potable;

caute,
eau
chaude, eau thermale; aygue eoade.
eau
croupie ; aygue segnade, ou ngue-ségne, eau bénite; aygue de néu. eau de
neige fondue ; aygue de seniou, eau par¬
fumé" ; aygue de bachère, eau do vaisselle,
bouillon fade, sauce très claire ; cop d'aygu», crue : anà à las aygues, préne las
aygues. aller aux eaux, prendre les eaux
thermales; anà sus Vaygue, flotter: pèrâe
las nygues, terme d'accouchement; ha-s en
aygue, se liquéfier: sudà sang e aygue.
suer sang et eau ; nou pas gagna-s Vaygue,
gasrner très peu : dechà courre Vaygue. lais¬
ser aller les événements : pèc coum Vaygue
lmmgue. b-rlên coum Vaygue dou barnt.
loc.

eau

aygue

prov.

Vaygue mourte nou-b hidét,
qu'y bt'dét.
vous fiez pis à l'eau morte, vous voyez
dans celle qui court. (Prov.).
A

A la bribente

Ne
clair

ayguè ; ayguèy (G -M.) ; sm.
aygassè, évier; trou d'eau; vivier.

—

C.

eaux.

; v.

—

Prendre mal

par

V. bebude.
aygue-prés,-e ; adj. — Qui a pris mal
par l'humidité, par la pluie tandis qu'il
était en sueur. V. enfredit.
On dit, par badinage, d'un ivrogne:
aquet n'ey pis aygue-prés, celui-là n'est pas
l'humidité, la

malade à

sueur.

cause

de l'eau.

On

appelle aussi aygue-prés un pleurétique.
ayguerà ; v. — Irriguer, faire répartir
]'»au dans un pré.
Syn. adagà, adaygà.
aygue-sàu ; sf. — Eau- salée,
aygue-segnade, aygue-ségne ; sf.
—

àga (M4); sf. — Eau,
liquide: humeur; suc; cours d'eau, éten¬
aygue; ague,

due

AYMADOU

I.ous

eaux,

aygadùc. — V. ayguedùc.
aygalade ; sf. — Etendue d'eau sta¬
gnante. (Formé de aygue et de Inde).
àyga-pich (M'): sm. — Cascatelle.
aygarole ; sf. — Sauce trop claire,
aygarole ; agaròlo (B.-L.) ; sf. — Cin¬
gle plongeur (oiseau).
aygàs; igàs (Bay.) ; sm. — Flaque
d'eau d'un" certaine étendue; terres qui

l'eau,

—

Eau bénite.

Syn.

aygue

benedite.

aygue-segnè;
ayguéte ; sf.

sm.
—

— Bénitier
Ruisseau; dim.

de

aygue.

ayjé (Lom.); adv.

—

Hier (jour précé¬

dent"). V. anéy.

aymà

—
Aimer, chérir, préférer ;
s'aimer; s'aimer soi-même, être
dominé par l'égoïsme.

; v.

aymà-s,

aymablaiïlén ; adv. — Aimablement.
aymablàs,-se ; adj. — Fort aimable,
ironiauement ; qui fait l'aimable sottement,
maladroitement.

aymàble,-e; adj.

—

Aimable, gentil,

caressant.

aymablòt,-e; adj.
aymadé,-re; adj.
aimé:

—
—

Gentillet,-te.
Oui mérite d'ètrp

aimable.

aymadoù,-re;

s. — Amant,-e.
Jou la-n èy cercade
Mate per bruchoû.

Que la-n èy troubade
Dab

gn'aute aymadoù.

.Te l'ai cherchée de fourré en fourré, je
l'ai trouvée avec un autre amant.

�AYMAT

AZ

—

104

aymàt,-ade ; adj. et s.
aynà; v. — Mettre bas,

—

en

ayretà (Big. et G.)

A.imé,-e.

ayriàu

ânesse.

;

èyràu, èyre (L.)

; s.

—

Aire,

médiats d'une demeure. V. arriàit.

aynàt,-ade; adj. — Aîné,-e.
Drét d'uynàt, droit d'aînesse.
àyne, ase, àsou; sm. — Ane.
Ayne se prend ordinairement sur le Ion
badin; il n'a pas. quand on Iraite d'âne
quelqu'un, pir exemple, le sens injurieux

Syn. casalà, courràu.
ayroû,-o (Neste) ; adj.
Gentil,-le, es¬
piègle, joueur (en parlant d'un enfant) ;
peut-être contract. de jougayroû ?
ayroulè,-re ; adj — Lunatique, un p?u
fantasque.
Syn. aùrlu, uuruguè, aurèc.
ayroulejà ; v. — Venter doucement ;
ayroulejà-s, s'éventer, prendre largement le
frais ; le terme est le fréq. augm. de ayrejà.
ayroulét ; sm. — Dim. de ayrét; petit
—

de àsou.
; sm.

—

Verrue du bétail,

excroissance charnue. V. hic.

ayoà (H.-Big. et H.-A.) ; v. — Habituer
joug (yu) ; dresser une bête (bovin ou
équidé) à tirer ; au fig. dompter, mettre
« au
pas ». V. ajuà.
Chibàu ayoàt, cheval habitué aux bran¬
au

air de chant.
Cantà bèt ayroulét,

aysàt,-ade

ayoassà

ayoassère (Lav.); sf.
l'airelle.
ayoàsso (Lav.) ; sf. — Airelle.
ayòu, ayole; s. — Aïeul,-e.
Syn. ay, auélou.
ayoû (M4) ; sm. — Baie de l'airelle myr¬
tille. V. abajoù.
ayrà ; v. — Aérer.
ayràu. — C. ayriàu.
; sm.;
Lieu où pousse

chanter

petit air,

un

refr.iin.

un

cards.

—

C. aretà, eretà

surface; les dépendances, les environs im¬

Syn. saumatà.

aynét (Lav.)

—

dérivés.

et

parlant d'une

;

adj.

—

Qui est dans l'ai¬

sance.

ayse, aysénee, aysie; sf. — Bienêtre, aisance. V. aysè.
àyse (Big. L.) ; sm. — Aise.
Hè à làyse, faire facilement,
aysè; sm .— Aise, commodité, facilité.
Tribalhà dab aysè, travailler commodé¬
ment ; qu'an aysè, ils ont du bien-être,
aysidamén ; adv. — Aisément,
ayside ; sf — Aisance, facilité des
membres, des mains ; ce que les ouvriers
appellent tour de main.

àyre; sm. — Air; vent; atmosphère;
fig. air, altitude, allure.
L'àyre qu'ey fresc, l'air esl frais; que
hè drin d'àyre, il fait un peu de vent, de
la brise; dat-lou àyre, laissez-lui de l'air,
qu'il puisse respirer; la gouyate qu'a beroy
àyre, la demoiselle a l'air distingué; lou
gouyit qu'a l'àyre descidat, le jeune hom¬

au

aysie, aysiénee ; sf. — Aisance, bienêtre, commodité de la vie.
Syn. ayse.
aysinà

; v.

—

Rendre facile à faire

une

chose.

semble décidé.
Au sens fig. se met

me

au

pl.

cette

aysillà-s

aussi bien ou mieux
gouyate qu'a de lès àyres,
vilaines façons ; que bas
aquets àyres, tu vas quitter ces

decha-m

H.-A., àyre signifie aussi air effronté,

rez

vos

vrier

toi,
ou

—

en

—

soulever ;

ayrét

; sm.

sf.

—

—

Brise, zéphyr. V. auréy.

;

se

vous y au¬

aises.

revêch"

aux

difficiles

travaux

ami, tu aimes bien
de chose.

mon

peu

az.

Ventilation ; action de
courant d'air ; mise au grand air.
;

aises

ou

ne

rien faire,

aysitàt ; sf. •— Facilité,
aytà (As. Bar. M'). — C. aydà.
aytôri (Lav.) ; sm. — Aide, assistance
Aytòri! interj. : au secours, à l'aide!
ayutòri. — Id. V. ajude.

Donner de l'air, aérer;
l'air; ayrejà-s, prendre
l'air; se soulever si l'on est étendu; venter.
Que hè.t? — Que-ns ayrejàm; Que fai¬
tes-vous?
Nous prenons l'air, le frais;
ayrejàl-be, dri.n, soulevez-vous un peu.

ayrejade

ses

pénibles; oh! lu, praubin, qu'ès hère aysit,

dicton.
v.

Prendre

aysit,-ide ; adj. et s. — Aisé,-e, facile:
lambin,-ne.
Yan l'aysit, Jean l'aisé, désigne un ou¬

Ayre ; n. p. — Aire, la ville d'Aire
(Landes).
La pinte d'Ayre nou buu pas goayre, la
pinte d'Aire ne vaut pas cher (ou bien rie
contient guère de liquide) dit un vieux
ayrejà;

—

; sf. — C. aysie.
aysines; sf. pl. — Aises.
Qu'y troub:irat bostes aysines,

affecté, maniéré, « genre » qu'on se donne:
quin àyre! quel air, quelles manières!

soulever, lever

v.

aysine

manières.
En

;

tirer d'affaires

: Aquére
fille a de

asou...
ver

I

—

Chercher à asa... ase... asi... aso...
lès mots qu'on pourrait trou¬

asu...

écrits dans certains textes

azi.., etc.

aza...

aze...

�B ;

—
A remplacé aujour¬
l'écriture, là où il existait, le
V latin qui, d'ailleurs, a dû se prononcer
b depuis des siècles en 13éarn et en Gasco¬
gne. Il lient lieu, dans plusieurs mots, du
p des primitifs latins : abrlu, càbe, aprilis,
capere, etc.
b, dans certaines parties de la Gascogne,
est, parfois, remplacé par g: qu'agoù, goumi
qu'aboù, boumi. Cette forme est habi¬
tuellement rejetée dans l'écriture,
b; pron. enclitique. — Vous.
Que-b salùdi, je vous salue, pour que
bous saludi,; que-b pourtat plâ, vous vous
porlez bien, pour que bous pourtat plâ.
De ce que le b est prononcé durement
dans certaines régions, on a cru, parfois,
devoir
lui substituer p dans l'écriture :
que-p saludi, et c'est à tort ; la bonne gra¬
phie doit employer b.
ba, bas, bassî, bassià ; sm. — Bas¬
sin, récipient; abreuvoir en certains lieux.
bâ,-ne ; adj. — Vain,-e. Du mot déri¬
vent: en bàles, tn baganàut; bà,-ne, sonl
peu usités.
babà ; v. — Baver.
babà ; sm. — Ternie enfantin: soulier;
au fig. nigaud.
babadé ; sm. — Bavoir. On du aussi
babalét, babè, baberoû, babalè.
babadure ; sf. — Bavure, bave répan¬

d'hui

consonne.

dans

=

due.

babale

(M1) ; sf. — Bave. V. babe.
babaliquejà. — C. babassà, babassejà.
babalùt,-ude. — C. babassoùs, plus
usité.

babassùt,-ude ; adj. — Qui a de la
bave, qui est bavant ; souillé de bave.
Aquél droite qu'ey ioustem bubassùt, cet
enfant est toujours bavant.
babàll ;

Etre imaginaire, sorte
sm.
croquemitaine pour effrayer les enfants ;
un homme fort laid, laid à faire peur; I &gt;ideron ; épouvantail, bête noire; une blatte,
un insecte noir ou laid,
en langage enfan¬
—

de

tin.

Syn. barbecuje, barrabùu.
babe; sf.

Bave, salive abondante des
dit aussi babile, babire,

—

nourrissons.

On

babique.
bàbe

(Lav.).

babè.

—

C. bàbi.

C. babadé.

—

babè (B.-L.) ; sm. — Oiseau nocturne:
chouette, effraie; ailleurs prend parfois le
sens de babàu, vilaine bête.
On emploie indifféremment les deux gen¬
res,

et fém.

masc.

baberoû.

Dim. de babè.

—

bàbi, babialè, bàbit, bibalè;

sm.

—

Mèche de chandelle. Dim. bubilhét ,-lhoû.
Dans cette loc. : n'a pas mey de bàbi, il
n'en

a

plus

babilh ;

pour

longtemps, la vie s'éteint,

Babil,
babilhardà; v. — Babiller.
babilhàyre,-e ; adj. et s. — Babil¬
lard,-e.
babiole; sf. — Babiole, bagatelle, pué¬
sm.

—

rilité. V. ernbabioulà.

babaràudo (G.) ; sf.

—

Courtilière.

Syn. arégue.
babassà, babassejà, babaliquejà,
babiquejà. — Fréq. de babà, baver.
babasse, babire ; sf. — Bave des bê¬
tes ; quand il s'agit des personnes, le mot
a un sens
péjoratif.
babassè,-re.
C. babissejàyre.
babassejà. — V. babassà.
babassejàyre,-e ; adj. — Qui bave,
perd sa salive; se dit aussi de quelqu'un,
un bavard notamment,
qui perd sa salive
en parlant,
—

1

babassoùs,-e ; adj. — Baveux,-euse,
qui bave.
U lien babassoùs, un enfant qui bave.

babique,-bire

(L.).

—

C.

babasse,

babe.

babiroùs,-e.
C. babassoùs.
babò (Lav.-) ; sm. — Imbécile,
gaud. V. lòcou, pèc.
—

babòr ; sm.

—

sur

bac;

; v.
babord,

sm.

bacà,-gà

—

Bac

; v.

—

bacà ; sm. —
de bacaràu.

sens

ni¬

Babord,

babourdejà
aller

gros

—

Terme de marine

:

.

Vaquer,
Employé parfois avec le

�BACACIOU

—

BACHETÈ

106

bacacioû; sf. — Vacation,
sf. — Troupeau de vaches ;
laxe encore en usage dans les Pyrénées pour
le droit de pacage : un bœuf, une vache, un
cheval comptent pour une bacade; égale¬
ment pour une bacade, dix brebis ou mou¬
tons, dix chèvres,
bacadis.
C. bacaràu, les vaches,
bacalâ, bacaràu; sm. — Espèce de
chou, le bàcalan.
bacàn,-gàn,-te ; adj. — Vacant,-e;
libre, inoccupé,-e.
bacàn ; sm. — Vacant, espace laissé
inculte parmi les cultures, ou sans planta¬
tions dans les territoires forestiers; jachère.
En H.-Big., séparation, bas-flanc dans
l'étable entre les bêtes; buttant de cloche.
bacanàl; sm. — Bacchanal. bruit dis¬
cordant, tap'ge; toliu-bohu. désordre de

bach ; adv.

—

tout genre.

Quin bacanàl! Quel tapage! Aquérc mayqu'ey û bacanàl, cette maison est en
grand désordre, tout y est pêle-mêle ; baca¬
nàl dou diàble! Bacanàl dou pet de perlcle!
exclamations ou jurements comme en fr.
soâ

&lt;(

tonnerre du

bacance ;
ces,

les

diable !

sf.

»

etc.

Vacance

—

;

las

bacan-

vacances,

bacànt (G.); sm.

— Pertuis, vanne,
bacarà; sm. •— Soumis, qui est en étal
de sujétion (vieux). N .de p.

bacarade.

—

bacatade.

C.

bacaràu ; bacaris (Lav.) ; bacarissàu ; s.
Les vaches ; pâturage réservé
aux

V.

vaches, avec c:ibane
baquerie, baqüerls.

bacaràu.

sur

la montagne.

C. bacalâ.

—

bacarejà (M4)

; v.

—

Garder, surveiller

les vaches.

bacatade ; sf.

—

Grand troupeau de

—

C.

va¬

b'&lt;querie.

baccî ; sm. — Vaccin,
baccinà ; v. — Vacciner,
baccinacioû ; sf. — Vaccination.

bach,-e ; adj. — Bas, basse; inférieur;
fond ; profond ; enfoncé ; creux : au-dessous.
Bach de biste, myope; cu-bach, qui a les
jambes courtes, ragot; terre S bâches, fond
de v» liée ; la bache-bile, la ville basse; troubà la terre bach"., être fainéant (en parlant
d'agriculteurs).
bach,-e; s. — Bas, partie inférieure;
bas, chausse-pied.
En bach, dans le h s: lou bach, par opp.
nu haut, le bas, le fond d'une vallée; aci
bach, ici-bas ; u pa de bachs, une paire de
bas: p"r tan huit qui, sie, qu'ey toustém
bach. devinette: le bas; ha la bâche, faire
la parlie de basse dans un morceau de mu¬
sique ; lou bach, nom d'un branle d'Ossau : qu'a lougat lou bach, il a loué le rezde-chaussée.

parler bas ; ha bach, calembour : faire,
agir, parler doucement ; p'ou mey bach
ep, pour le moins, au moins; ha au bach,
mettre bas.

bachà ;

v.

Baisser,

—

descendre,

dé¬

croître ; mettre la bâche.
Lou

tems

bâche, les jours décrois¬

que

sent; bachà Vale, battre de l'aile; s'humi¬

lier,

baisser pavillon ; faire des affaires
moins brillantes ; perdre sa superbe ; aquet
drni que bâche, cet homme baisse, il vieil¬
lit, décline.

bachade, bâche; sf.

—

Penlc, décli¬

vité, descente; bas-fond.

bachàll,-te; adj.

—

Qui descend, qui

décline.
Au sou bachàn, à la fin du
où le soleil descend.

re

jour, à l'heu¬

bachàn; sm.
Pierre meulière fixe du
jeu de meules.
bâche; sf. — Bas, bas-fond, vallée; dé¬
clivité, penchant. V. bachade.
Lou païs qu'ey tout puyes e bâches, le
pays est tout en monts et vallées, en mon¬
tées et descentes; brume bâche, brouillard
ras du sol ;
que d"moure hfns la bâche, il
demeure dans le bas, dans la vallée.
—

bache-cap ; sm. — Honte, acte qui rend
honteux et fait b &gt;isser le front ; en certains
lieux, diminution de prix,

bachelerie; sf. — Batelerie.
bacheliè,-re ; s. — Bachelier,-ère.

bacheràyre,-e ; adj. et s. — Fabricant,
marchand,-e de vaisselle.
bachère ; sf. — Vaisselle ; récipients et
fûts vinaires.
Ha bachère

wbe-, fait'" vaisselle neuve,
manière de vivre; casser quel¬
que objet ; ha lede bachère, faire de mau¬
vaise b"sogne ; coupa bachère, briser de la
vissclle ; faire grand tapage chez soi ou
ailleurs et casser du mobilier ; se battre.
bacherè,-re; s.
Marchand,-e de vais¬
selle. V. bacheràyre.
changer

ches. V. bacarade.

bacarie.

— Bas.
bach, être très malade; parlà bach,

Està

bacade ;

sa

—

bacherè
s°lle

:

;

sm.

—

Dressoir pour la vais-

vaisselier,

bachésse ; sf.

—

bachèt ;

—

Bassesse.

Vaisseau; vase, réci¬
pient; h'teau, navire; ruche, et son con¬
tenu ; cuve vinaire ; pot de chambre.
CAirious
un

me

du
un

sm.

coum

û

pot de chambre

bachèt. curieux

comme

anà-s'en coum, l'e'spuau
bachèt. disparaître comme l'écume
pot, s'en aller rapidement : fi lè, bachèt,
vil'in bougre; û bi-lh bachèt, un vieux
;

rouleur.

bachètch (Bar.) ; sm.

— Espèce de cou¬
de casserole.
Syn. cache, coupét, coutchêt, cosse.

pe,

bachetè,-tiè,-re

; s.

—

chand de bachèts. N. de p.

Fabricant,

mar¬

�107

BACI

bacî

bassî,-e

ou

sine ; vase

;

s.

-—

Bassin, bas¬

de nuit. V. ba.

bassina ;

ou

v.

—

Va¬

v.

—

Action

de bassiner.
; s.

baclà ;

v.

—

Bassineuiyeuse.

Autre

—

graphie de bassiu.

Bâcler.

—

baclàyre,-e;

s.

celle

Celui,

qui

bâcle.

bacsà

(L.) ;
bacoû; sm.
Lav.

v.

Cesser.

—

Bacon, lard (vieux);
sentier où passent les vaches.

en

—

bacoùgno (H.-Big.) ; sf. — Dira, de baque, vache. Ailleurs, baquéte.
bacùmi ; sm.
Les vaches en général;
—

leur odeur.
Senti nu

bacùmi, porter sur soi l'odeur
particulière des vaches, des bouverics.
badà; v. — Bayer; suivi d'un complé¬
ment direct, admirer niaisement, être éba¬
hi ; être ouvert ; ouvrir la bouche, le bec.
Tou pouch mcy badà, je ne puis
plus
respirer ; parler, souffler ; que y a de qué
badà-n, il y a de quoi être ébahi, au com¬
ble de la surprise ; n'as pas qu'à badà, lu
n'as qu'à parler; lia badà lu porte, entr'ouvrir la porte, l'entre-baîller.
badade ;

sf.

—

Ouverture ; espace

temps où l'on reste la bouche, le bec

de
ou¬

vert.

badalét,-o (G.) ; adj. ■—- Badaud,-e, musard, bayeur.
badàlh, badalhòu ; badalhò (Big.
G. L.) ; sm. — Bâillon; muselière.
badàlh, -lhàde, -lhère,
IhÒU ;

s.

—

badalhò,-

Bâillement.

badalhà ;

v.

•—•

; s'entr'ouvrir.
badalhen, les grena¬

Bailler

f.os miugranes que
des s'entr'ouvrent.

badalhàyre,-e ; s. — Bailleur,-euse ;
qui baille souvent.
badalhère ; badautère (L.) ; sf.
Envie de bailler, bâillements répétés. On
—

dit aussi lou badalhoû.

badalhét, badalhòu; sm.
Bâille¬
lous darrès badalhòus, les derniers
soupirs. V. badàlh.
—

ment ;

badalhòu ; sm.

V. budàlli.

Dans celte formulette

—

;

action

bayer,
badautère

(L.). — C. badalhère.
bàde, bàje, bàse, bàye; v. — Naître,
venir au monde ; pousser, croître, devenir.
V. nàche.

Que l'a hcyt bàde, il l'a fait naître; lou
die que bat, le jour poinle ; bàde riche,
devenir riche ; bàde plâ, croître
vigoureu¬
sement ; lou medich qu'ey à bàde, son pa¬
reil est à naître, il n'y a personne comme
lui ; û plâ badàt, né d'une bonne famille,
né

la bonne étoile,

sous

bàde;

sm.

Lou bàde
et

—

«

L'action de naître.

lou

mourì, l'relion de naître

de mourir.

badèc, badòc,-o (G.). — C. badàut.
badejà ; v. — Fréq. de badà, bayer lon¬
guement ; ouvrir la bouche d'étonnement.
badénee ; sf. — Naissance, venue, crois¬
sance ; origine.
lioune badénee, bonne naissance, bonne
venue, croissance régulière et vigoureuse ;
està de grane badénee, être de noble oiigine.
badéte ; sf. — Dim. de bat, v.illce,
petite vallée.
badiane; sf. — Badiane, anis étoile
(plante).
badinà ; v. -— Badiner,
badinade ; sf.
Action de badiner.
Ha per badinade, pour rire, par badinage.
badinàdje ; sm. — Badinage.
badinàrie,-nerie ; sf. — Badinerie.
—

badinàyre,-e ; s. — Badineur,-cuse.
badine; sf.
Vase en métal pour le
lait (transport, écrémage).
badiole.
C. abadiole, abbaye.
badiu,-ibe ; pdj. — Qui pousse, croît
avec
vigueur ; précoce. V. prendiu, douriu.
badòc,-que; adj. et s. — Celui, celle
qui, en parlant, bredouille et perd la salive ;
—

—

dit

notamment

comm-ncc

:

Badallû-badalhòu,
ou droumi que. bòu.
Qui baille, demande ou à inangev

s.

sottement, en badàut.
badautère ; sf. — Badauderie

se
—

Béant,-e; entre-baîl-

—

(Big.) ; badàut,-e ; badèc,-o
Bayeur,-euse; niais.
badàu (B.-L.) ; sm. — Fanon des bovi¬
dés; en As. et Bar. fanon en général.
Syn. barabère, baléne, batane, mernère.
badautejà ; v. — Bayer ; parler, agir
de

—

s.

badàu

(G.);

Bassiner,

bacinade, bassinade; sf.

bacinàyre,-e
bachi,-ibe.

;

BADORLE

lé,-e, ouvert,-e.

bacillà, bacilhà, bachilhà;
ciller, chanceler.
bacinà

badàn,-te

—

à

d'un

enfant

quand il

parler; bayeur,-euse.

badòc,-doque

;

adj.

—

Se dit d'un

fruit vide, une noix, une courge; au figu¬

Minjà

ou

à

dormir.

badalhoû; sm. — V. badalhét.
badalòc, badòc,-doque ; s. — Vide,
creux ; au fig.
insignifiant, sans valeur.

ré, homme sans cervelle ; esta badòc, avoir
la tête vide, sans pensées ; prend aussi le
sens de niais,-e.
Syn. bidalòc, bouharòc.

badòrle,-e.
nigaud.

—

Augm. de badàut,

gros

�BADOU

BAGNOU

—

108

bàdou

(Lav.) ; adj. m. — Clair, appa¬
visible; creux, vide, stérile.
Oéu bàdou, œuf non fécondé, clair; rnenàdye bàdou, ménage sans enfants. V. ba¬
rent,

doc.
Descroubi ù

bàdou, découvrir le pot

aux

roses.

badoùnc, ba-dounc que ; adv. —
malgré, pourtant, or donc.
Qu'ai harèy, badounc que m'en còste,
je le ferai et pourtant il m'en coûte; ba¬
dounc lou tems nou s'y preste pas, or donc
et bien que le temps ne s'y prête pas ;
badounc ço qui diseràt, malgré ce que vous
Bien que,

direz.

badouquejà
me

un

; v.

—

Parler, agir

com¬

badoc.

badude ; sf.

—

Venue

au

monde, nais¬

croissance, poussée.
Boune badude, bonne venue; blat de
bère badude, blé de belle venue; qu'a hèyt

sance;

ue

badude, il

de eroiss'ince ;
sance du jour.

badùt;

fait

poussée, un coup
la badude dou die, la nais¬
V. nachénce.
— Produit,
cru.

a

sm.

une

badùt,-jùt,-sùt,-ude
venu;
Lou
que
bien

;

adj.

—

Né,-e;

devenu,-e.
nèn

qu'ey badùt, l'enfant est né;
bat gran, il devient grand; plâ-badàt.
né, heureux de vivre, jovial; poli,

correct.

bafe ; sf.

—

Coup, soufflet. Le mot est

languedocien mais est employé d.ms certai¬
nes
parties du G.
bafét,-o (Lav.) ; s. — Vapeur légère, pe¬
tit nuage clair. On dit aussi bàjou.
bàfou (Lav.) ; sm. •— Remugle ; odeur
d"

renfermé.

bag, bat ; bayt (M4 B.) ; sf. — Vallée.
N. de p. Labat.
Baiqt et b iix représentent l'ancienne gra¬
phie, aussi trouvent-on des n. de p. comme
Labaig, Labaigt, Labaix.
bagà; v. — Vaguer; avoir le temps,
bagà ; sm. — Loisir ; (avoir le) temps.
Que-t bague, loc., tu as du temps à per¬
dre, lu peux parler, c'est en vain; n'èy pas
bagà (ou lou bagà), je n'ai pas le temps,
bagà; sm. — Oisiveté.
Lou bagà, l'oisiveté, le repos,
bagade (G.-M.). — V. bagàt.
bagade ; sf. — Temps libre.
Doumâ qu'aurèy bagade, demain j'aurai
le temps. V. bagat.
bagadé,-re ; adj. et s. — Qui a du
temps, du loisir ; libre de son temps. V.
bagan.

bagàdje ; sm. — Bagage, équipage ;
injurieux: canaille, vagabond, pleu¬
tre, chenapan.
V lè bagàdje, un triste sire.
bagamoùn,-de ; adj. et s. — Vaga¬
bond,-e, rouleur, chemineau, coureur.
terme

bagamoundà,-dejà ; v. — Courir le
vagabonder.
bagamoundis,-tè ; sm. — Manie de
courir, de vagabonder ; vagabondage ; les
monde ;

routeurs, les vagabonds,
bagàn ; sm. — C. bacàn.

bagàn,-te ; adj. — Oisif,-ive ; qui est
inoccupé, sans travail, libre de son temps.
(Plus usité que bacàn).
Qu'y pouch anà, que soy bagàn, je puis
y aller, je n'ai rien à faire, je suis libre
de

mon

temps.

On

appelait bagàn, autrefois, dans les
Landes, les pasteurs-bergers qui vaguaient
avec leurs troupeaux ; ils logeaient dans un
véhicule qu'ils traînaient à leur suite.
baganàu, baguenàut; adj. et sin. —
Vain; oisif; à Bay. vaurien.
En baganàu; adv. — En vain, vaine¬
ment.

baganaudè ; sm. — Oisiveté, paresse,
baguenaudejà ; v. — Baguenauder.
baganàut,-e,-de. — C. bagàn avec une
nuince
péjor. ; fainéant d'habitude, très
paresseux.

bagantejà ; v. — Muser, ne rien faire,
perdre son temps.
bagarre; sf. — Bagarre, rixe, lutte.
Syn. batsarre, peléje, bregue, brut.
bagàt,-ade (G.-M.) ; s. — Vague, pa¬
quet de mer, onde. V. andade.
bagatèle,-tère ; sf. — Bagatelle, vé¬
tille.

bagér,-èr; sm. — Nom de lieu. V. Ger.
bagn ; sm. — R.ùn.
bagnà ; v.
Baigner, mouiller; à Bay.
signifie aussi nager.
bagnade ; sf. — Action de se baigner ;
trempée; lieu où l'on se baigne habituelle¬
ment.

bagnadé,-re ; s. — Baignoire, lieu où
peut se baigner; averse, en style plai¬

l'on

sant.

bagnadoù, bagnedoù,-re ; adj. —
Baigneur,-euse.
bagnatòri ; sm. — Grand bain, baignude, trempée copieus" ; abat d'c;iu, forte
averse ; lieu de baignade,
en style plaisant,
bagnét, bagnèu, baniu (M4 BigO ;
sm.
Réglisse des montagnes, trèfle des
Alp"s (plante).
Syn. cardine.
bagnìu, baniu; sm. — Nappe d'eau
endiguée ; bief.
bagnòl,-e; adj. — Maladroit,-e.
bagnole ; sf. — Mauvaise voiture, ba¬
gnole.
bagnòu,-le ; adj. — Personne qui mar¬
che mal, dégingandée; qui se tient mal,
dépenaillée, malpropre ; désordonnée dans
ses
propos, inintelligente.
—

�BAGNOULERIE

109

bagnoulerie ;
bête, balourdise

sf.

Bêtise, parole
de bagnbu.

—

; propos

bagoû ; sm. ■— Wagon,
bagounade ; sf. — Contenu d'un wa¬
gon.

baguèyre (G.-M.) ; sf. — Houle. Dans
à sou-baguèyre, au soleil cou¬
chant, au crépuscule (comp. de sou, soleil,
et de baguèyre), le moment où le soleil
cette expr. :

ce

tombe

»

dans la

mer.

baguèyre (L.)

; sf. — Temps libre,
bagà.
bahide, behide (ba-hide, be-hide) ;
adv.
Sans-doute ; certainement ; certes.
B'arribarà, behide? E, behide quiò; il
arrivera, sans doute ? Oui, certainement,
bahole; sf. — C. baldhe,-o, tête folle,
bahorle, .bahurle ; sm. — Hurluberlu ;
bavard peu intelligent ; hâbleur inconsé¬
quent. V. charrôc.
bahourlerie ; sf. — C. bahurlè,-erie.
bahù ; sm. — Veillée et plus particuliè¬
oisiveté. V.

—

rement

veillée funèbre.

bahumét ;

sm.

—

Petite fumée, filet de

fumée.

bahumét

(L.)

; sm.

—

Petit bahut, ca¬

binet, guichet.
bahurlà ; v. — Agir en bahurle, bêtiser.
bahurlade ; sf. — Action de bahurle,.

bahurle, bahurlè,-ère.

— C. bahorle.
bahurlis, bahurlerie; s.
Acte, propos de bahurle; les bahurlès.
bahùtch, bahùth; sm. — Cercueil. V.

bahurlè,
—

cache, tahùt.
baisse ; sf. — Ancien nom
N. de p. Fnïsse.

bajàrc, bayàr;

sm.

—

du coudrier.

Bard; dans le

G.

récipient, auge.
bajaule; sf. — Cable. V. balude.
bajaules; sf. pl. ■— Bésicles; jeu de
quatre barres posé sur le char agricole pour
en élargir la portée. V.
balances.
bàje (Big. G.). — C. bàde et dérivés.
bajî,-ne; s. — Fourreau, étui (vieux);
vagin.
bajoque ; sf. — Pièce du char agricole,
bajoques (L.). — C. bajaules.
bajoù (As.) ; sm. — Venin, celui du
crapaud particulièrement.
En divers lieux, désigne l'ampoule pro¬
duite
ou

sur la peau par une morsure
le contact d'un venin.

bajòu;

sm.

—

de bête

Lange; lisière de ber¬

ceau.

Syn. labe, panel.
bâjoulà ; v. — Envelopper de langes,
emmaillotter ; bercer,
dorloter dans ses
bras.

bajoulade ; sf. — Bercement ; envelop¬
pement d'un poupon.

bajoulàyre,-e ; udj.

BALANCE

—

—

Celui, celle qui

emmaillotte, dorlote,

bajude.
bal, bat;

C. badénee.
— Val, vallée,
bal; sm. — Bal; lieu où l'on danse.
Da lou bal, fouetter, donner la danse;
mia lou bal, mener, conduire la danse,
—

balà

sm.

(G.-M.)
(G.-M.)

Haler, traîner,
Voilà,
baladà ; v. — Promener, balader,
baladàyre. — V. baladi.
balade ; sf. — Etendue d'un val ; qui
est du val. Danse montagnarde, sorte de
sarabande, très populaire en Lav. ; troupe
joyeuse.
balade (v. l'Arm.) ; sf. — Les gerbes
de céréales étalées sur le champ moissonné
balà

ou

; v.

—

prép.

;

—

l'aire. V. balè.

sur

baladî,-rî, baladàyre; sm. — Bala¬
din ; danseur habituel de la balade.
balàdo (Big. G.) ; sf. — Grand nombre,
foule ; quantité.
Uo balàdo de moùnde, un grand nom¬
bre de personnes. A conférer avec balè.
balàdre ; sm. ; balàndre, balàyre
(As.) ; sf. — Ellébore (ver.itrum album,
plante). V. arroù.
balaguè ; sm. — Vent du sud, vent
d'Espagne ; on dit le plus souvent bén ba¬
laguè. N. de p.
balaguère ; sf. — Tourmente de vent
du sud ; au fig. trouble, orage intérieur.
En ço dou Joan, jé se, que y abè bala¬
guère, chez Jean, hier soir, il y avait du
Irouble, du bruit, on se disputait.
balaguerejà ; v. — Se dit du régime
du vent du sud, de sa persistance.
balàm,-e,-be ; s. — Flandrin, qui va
les bras ballants.

balàn, balàns ; sm.
Elan, progrès;
balancement; branle, volée d'une cloche:
—

impulsion.
En

balans,

sur

lou martèt qu'a
de coup ; lou car

la balance, en équilibre;
balans, le marteau a plus
qu'a balans, le char a de

la volée.

balançà
équilibre ;

v. — Balancer ;
peser,
compenser ;
être en suspens.

hésiter;

;

mettre en
comparer,

balançade ; sf. — Contenu d'une ba¬
pesée; oscillation.
balançamén ; sm. — Balancement,

lance ;

hésitation.

balançàyre,-e ;
balance ;

sf.

pl. jeu de barres
menter la porlée
cule à

ridelles

s.

—

—

Balanceur,-euse.

Balance

;

balances,

e.

de planches pour aug¬
le contenu d'un véhi¬
d'un char rustique. V.

ou
ou

ou

bajaules.
Està

sus

hésitant ;

la balance
se

(ou las balances), être
dans une position
balancer.

trouver

d'équilibre instable

;

�BALANCEJA

BALÉSTE

—

Se
balancejà-s ; v.
balancé,-ciè,-ère ; s.
balandà, balandrà;

dandiner,

—

Balancier,

—

brimbaler, flâner
en

110

v.

Balancer,

—

balandrà-s,

;

dandiner

se

marchant.

balandra,-dran,-drè
(G.)

; sm.

balenà ;

(Lav.)
balandrejà ; v.

sf.

;

—■

C. balàdre.

—

Courir les mauvais

balandrî-balandrâ ; loc. adv.
En
dandinant, se balançant. V. balln-balàn.
balandurèu.
C. bahndrâ; dans le
G. prétentieux et lourdaud.
—

se

—

balanque (G.-M.)
branque.
balarî,-ne.

—

sm.

;

sf.

Branche. V.

—

Gravier

—

et

; v.

terre

balatreà (Lav.)

; v.

Flâner,

—

mêlés;

Répandre du

—

balàst.

se «

ba¬

».

sm.

; sm.
Baldaquin, dais.
baie; sf.
Balle; gros ballot de mar¬
chandises; baie, enveloppe des céréales;
gousse ; arête, os de poisson.
bàle, balé ; v. — Valoir.
Ha bàle, faire valoir
; exploiter ; enché¬
rir ; quoan
pot balé ? Combien (cela) peut-il
valoir ? Que bau poc,
cela vaut peu ; qu'a
miélhe balùt, cela a mieux valu;
que bau
—

_

miéllie dechà tout, il vaut mieux laisser,
abandonner tout; per ço qui balè!.... Pour

valait !...

que ça

bàle;

Valeur, prix d'une chose.
nou-n sab pas lou
bàle, il n'en sait pas la valeur. V. baloù,
Lou

sm.

—

bàle, la valeur;

prêts.

Aire; place lisse et plane.
Lou balè de las qui.lhes,
l'emplacement
du jeu de quilles.
sm.

balèch ;
et de

—

sm.

—

Plateau

lieu.

(vieux). N. de

p.

baledé,-re ; adj. — Valable.
balée; sf.
Vallée.
Syn. bal, bat.
—

balejà (v. l'Arm.)

; v.

Balayer.

—

Syn. escoubà.

balejade

; sf.

balayures.

—

Ce que l'on

balejàyre,-o (Arm.)

;

adj.

—

«•use.

baléjo, baréjo (G.); sf.
Syn. escoube.

a

balenàyre
la

;

gui est baleiné,
personne qui se

—

Bateau armé pour

—

Value, valeur maté¬

sm.

pèche à la baleine.
balénce,-cie ; sf.
Cause de

balénce, chose de valeur..
Syn. baluda.

balénce,-cie,-ci

balayé;

Balayeur,-

sf.

;

Balai.

—

leur morale.

balenciane ; sf.
—

Vaillance,

va¬

Valencienne, étoffe

—

de laine satinée.

Baleine, cétacé.

baléne (L.) ; sf. — Fanon des bêtes. V.
batàne, rnemère.
balène (G.-M.) ; sf. — Venelle.

balenè,-re

; s.

Baleinier,-ère.

—

balentamén; adv.
balentàu; sm.
C.

—

Quoan lou balentàu
d'agir te prend.

d.'sir

Balentî ; n. p.

Vaillammenl.

balentie.

—

te

gahe, quand le

Valentin, n. de p.
l'agasse que puye au
pî, à la St-Vajentin, la pie monte au pin
(pour bâtir son nid. Die.).
balentie,-tise,-tisse ; sf.
Vaillance,
—

Enta Sen Balantî,

—

activité,

ardeur

balendrise

au

travail.

On

dit

aussi

(rare),
—

Nom de chèvre.

baleroùs,-e ; adj. — Valeureux,-cuse.
bàles, bàlles (en) ; loc. adv.
En
—

vain, inutilement.
Tribàlh en bàlles, travail inutile. En
Il.-Big. on dit aussi en de bàlles.
En bàlles, en-de-bàlles, sont aussi em¬
ployés dans la forme suivante :
Lou Jan qu'ey cadùt, Jean est tombé
;
en bàlles,
qu'èy bis à courre la soue hemne, ce n'est donc pas sans motif que j'ai
sa
vu
femme courir ; que m'an dit tau
causeon m'a dit telle chose
; en bàlles,
jou tabé qu'en abi sabùt quauqu'arré, voilà
donc pourquoi j'en avais aussi ouï
parler.
Syn. en baganàut.

baléste,-tre ; sf.
Arbalète,
flèches; piège dont un
titue la pièce
principale.
—

—

—

fig.

; au

dât.

balentine ; sf.

balè;

Baleinau.

—

U cors balenat, un corset à baleines
;
qu'ey tout balenat, il est l'aide.
(Le terme est parfois employé dans le
sens de ivre,
plein, repu; le fr. pop. dit
aussi « plein comme une baleine ». V. ban¬

baléne ; sf.

Balcon,

—

baldaquî

ce

; sm.

balenàt,-ade; adj.

rielle. N. de p. Balencie.

Forme de baladî.

pierraille, balast.
balastà, balastrà

balcoû ;

balenàt

Mettre, placer des balei¬

tient laide.

lieux ; mener mauvaise vie.

lader

—

garni de baleines

balàndre

balàst ;

v.

nes.

lieux ; mauvais
sujet ; qui a du laisser
aller; dans le G. aussi, lourdaud qui va
bras ballants.

Vaillant,-e; actif,

—

Grand râteau de
—
bois pour ramasser les feuilles, les
fougères
sèches. V. balie, barje.

balandurèu

;

Coureur de bals, de mauvais

—

balén,-te ; adj.
laborieux, ardent.
balén (G.) ; sm.

lancer des

arc

pour

arc cons¬

�BALESTÈ

111

balestè,-trè,-troû ; sm.— Arbalétrier,
pièce de charpente ; arc-boulant ; piège à
taupes.

balestè,-trè,-tradoù,-re ; adj. et s.
Arbalétrier,-ère ; qui tire de l'arc ; qui
tend des pièges. N. de p.
balestrà ; v. — Lancer avec l'arbalète;
tendre l'arc, le piège; placer l'arbalétrier.
balestradoù,-re. — C. balestè.

—

baléstre.

—

balestroû ;

C.

sm.

baléste.
—

Piège à taupes ; dim.

de baléstre.

balét ; sm. —- Galerie ; en Lav. dé¬
charge, souillarde ; en Bas-Os. toit de por¬
tail.

balét-o

(G.) ; adj. — Mignon,-ne, pl .isant, joli ; délicieux.
balét (G.-M.) ; sm. — Petite embarca¬
tion, yole.
ba-lèu; interj. — Viens vite! hop!
balli ; sm.

balhà ;
livrer.

v.

—-

Bail ; contrat,
Donner, bailler,

—

céder,

•

Balhà pa,

donner du pain; balhà û mau,

donner, transmettre un mal; balhà poudés,
donner, céder des pouvoirs; ballià la ma,
donner la main ; aider ; balhà counselhs,
donner des conseils.

balhàbble,-e ; adj. — Qui peut être
louable à bail,
balhade ; si. — Action de donner.
balhadé,-re; adj. — Qui peut, doit
être donné ; donnable.
balhadoù,-re ; adj. et s. — Qui donne,
balliàr, balhàrc ; sm. — Orge, pau¬
melle ou seigle, selon les pays.
Abé iicabài lou balhàr, être près de sa
donné ;

fin.

balhargàri,-o (Big.)

;

adj.

—

C. ba-

Iharguè.
Couloum
balhargàri, pigeon couleur
'orge.
balharguè,-re ; adj. — Qui tient du
balharc; champ d'orge. N. d. p.
balhoéte (Lescun) ; sf. •—- Avoine sau¬

cl

vage,

folle.

Syn. urâ.

bali-balè ; loc. adv.

— Couci-couça ; à
près; comme ci, comme ça.
balicioùs,-e ; adj. — Valable.
balide,-e; adj. — Valide,
balio (Lav. H.-Big.) ; sf. — Râteau. V.

peu

balén.

banne.
—

En balançant

l'autre; en clopinant.
Que s'en anè balin-balàn, il s'en alla en

d'un côté et de
dodelinant.

Terme de mer. La balis
plus rapproché de la mer el
qui peut servir de chemin de halage ; valise.
balistre (Bay. L.) ; sf. — Trident de
est

—

le sable le

pêcheur, fichure.
balleberétes
dim. de

(en)

adv.

;

—

Sorte de.

bàlles.

en

bàlles (en). — G. bàles (en).
ballèu, batlèu, bèt-lèu ; adv. — Bien¬
tôt, un peu plus tard ; d'un peu plus.
Qu'arribarà ballèu, il arrivera bientôt,
un peu plus
tard; ballèu que cadè, d'un
peu plus il tombait.
balòc, baie ; s.
Baie de céréales ;
résidus, débris sans valeur.
—

baloche

(G.) ; sf. — Fête, réjouissance,
balohe ; sf. — Echauboulure, ampoule ;
flocon de neige ; baie de céréale.
balòhe,-ho (Big. G.) ; adj. — Tête folle,
creux. V. badòc, bahorle.

cerveau

balòrdo

(B.-L.) ; sf. — Tapage, vacar¬
tumulte.
balòt ; sm. — Ballot,
baloù ; sf. — Valeur, mérite, prix, vail¬
lance, bravoure. V. bàle.
baloû ; sm. — Vallon; ballon,
balouchà (Big. G.) ; v. — Bambocher,
festoyer.
balouchàdo ; sf. — Bombance, ribote,

me,

fête.

balounà ;

—
Ballonner ; balounà-s,
gonfler.
-balounade ; sf. — Ballonnement ; éten¬

se

balonner,

v.

se

due d'un vallon.

balounàdje

; sm.

balounamén ;

—

sm.

Ballonnement,
Ballonnement;

—

vallonnement.

balounàt; sm. — C. balounade.
balounàt,-ade ; adj. — Ballonné,-e;
ce qu'un ballon enlève, contenu de la na¬
celle.

balounàyre,-e ; adj. et
nier,-ère

;

s.

—

Ballon-

aéronaute.

balouquè

; sm.

—

Débris de baies de

céréales; balayures.
baloÙr,-de ; adj. — Balourd,-e, lour¬
daud, sot ; en certains lieux, c. lour, sale.
balourdè,-re ; s. — Balourdise, état,
action de balourd.

balourdejà ; v. — Faire des balour¬
badouquejà.
balourderie, balourdise ; sf. — Ba¬

dises. V.

lourdise.

(Lav.) ; sf. — Brebis qui a les
jambes éc.irtées.
balin (L.) ; sm. — Bâche de voiture,
balièro

balin-balàn ; loc. adv.

balise ; sf.

BALOUTADJE

—

balouroùs,-e
baloùs.

—

adj.

;

—

Valeureux,-euse.

Forme de belours, velours.

balousàt,-ade

;

adj.

—

Velouté,-e.

baloutà ; v. — Ballotter,
baloutade ; sf. — Ballottade.

baloutàdje ;
tion.

sm.

—

Ballottage, fluctua¬

�BALOUTAMÉN

BANDADE

—

baloutamén; adj.

Ballottement.
Ballotteuiveuse.

—

baloutàyre,-e ; adj.

112

—

baloutine ; sf. — Ballottine (mets cui¬
siné).
balsamine; sf. — Balsamine (planle).
balsane; sf. — Balzane,
baluàr ; sm. — Boulevard. C. baluhàrt.
baluchoû ; sm. — Petit ballot, ballotin.
balude ; sf.

Value; valeur; rapport,

—

bambouchàyre,-e ;

bàmpou, bampe ; s. — Gonflement
produit par une piqûre d'insecte.
ban,-e (L.). — C. bâ, vain,
banade ; sf.
Contenu, valeur d'une
—

bane.

banalères

ch.tr.

Syn. abalut.
baluhàrt; sm. — Levée, élévation de
terre (Urt) ; perche de char.
baluhét (Arm.) ; sm. — Bleuet (centaurea cyanus).
baluse, beluse, peluse ; sf. — Flo¬
blanc attaché aux tisons, cendre vo¬
con
lante. Par extension, flocon de neige. V.

sf.

;

pl.

Balustre ;

—

Sainte

balutà ;

v.

Balustrade,
Bluter.

—

—

banaste, banastre; sf. — Manne,
long panier ; cacolet ; dim. banastoû.
banastè, banastrè,-re ; s.
Fabri¬
—

cant,^, marchand de banastes.
banastre ; sf. — Ridelle spéciale, très
haute, qui sert à augmenter la capacité du
char à fourrage.

banàstre,-e

adj. et s. — Balourd,-e;
fainéantise, un lourdaud ;

;

maladroit par

un

terme de

mépris.

Gran

banastre !

Gros

Quantité, produit de

—

blutage.

balutàdje; adj.
balutadoù,-re ;
balute ; sf.

s.

Bluteur,-euge.

—

Blutoir.

—

On

quand
me

emploie aussi bien le fém. banastre
on l'applique à une homme, com¬
fr.

en

on

dit de même grosse

—

Allons-nous ?

Partons-nous ?

interj.

Aném

bam!

aussi biàm et

—

Voyons! contraction de

Allons,

voyons!

On

Acte d'inconduite

—

bambàn,-bàu; adj.

—

bambàu ;

Fouet

—

;

se.

bambòrlo

(G.); sf.

—

Baliverne; effi-

locliure. V. bourle.

bambouchà ;

v.

Faire

—

bombance,

des bamboches.

bambouchade ; sf.

che, partie joyeuse.

;

bête.

Fait d'un

ma¬

maladresse.

s.

Banc, siège, éven-

—

bancade ; sf. — Contenu d'un b.mc,
d'un éventaire, d'une planche à laver;
réunion de plusieurs bancs dans une salle
ou

place du marché.
— Les côtés du mé¬

tier à lisser; en Lav. ceinture de rochers;
conférer avec le prov. bancau, gr.idin
na turel.

bancalejà
se

Grande bambo¬

; v.

—

Ne

pas

être d'aplomb

;

balancer,

bancarroute.
bancàu ;

—

V. banqueroute.

Large bande d'étoffe
rayée bleu, blanc ou rouge, que les
en bandoulière de l'épaule
droite sous le bras gauche et dans laquelle
elles tiennent les petits enfants, lorsqu'elles
sm.

—

de laine

femmes portent

ont à

bras

faire

une

marche

ou

à mouvoir

les

quelque travail ; garniture de
banquette; banc large. V. bancades.
bandà ; v.
Bander, tendre; bandà-s,
pour

—

se

—

la

sur

bancades ; sf. pl.
à

Flambant (feu),
à plusieurs
branches garnies de plomb au bout (vieux).
bamboche, bambole ; sf. — Bomban¬
ce, bamboche, ribote. V. bambalade.
bambole (ha la) ; loc. verbale. — Fai¬
re, agir avec insouciance, à la légère.
A la bambole, à la «va-comme-je-te-poussm.

état

son

—

taire de marchand forain, étal ; établi ; cou¬
che géologique ; la banque, ordinairement,

dit

bejàm.

bambalade ; sf.
bamboche.

ladroit,

; s.

sier. V. huste,, hustè.

Syn. barite.
bam (e) ! excl. inter.
bam!
bediàm.

Mala¬

se
dislingue du banc par des dimensions
plus grandes, par plus de largeur, notam¬
ment.
V. banque, archibanc. On appelle
banc hustè un établi de charron, de menui¬

Blutage.

—

lourdaud !

droit !

banc, banque ;

Syn. barità.
balutade ; sf.

Le

banàu ; adj. des 2 g. — Banal,-e. Sous
l'influence du fr. on dit aussi banale au
fém.

Table.

balustrade; sf.

—

manne.

banastrè,-trerie
sm.

Choses vaines,

banastade, banastrade; sf.
contenu d'une

balohe.

balùstre ;

—

sornettes.

revenu.

Qu'a balude en mey, (cela) a une plusvalue; n'ey pas de gran balude, (cela) n'a
p ;s grande valeur, ne donne pas de gros
revenu ;
qu'auménte la balude dou bé, (il)
augmente le revenu, le rapport du bien.
balude ; sf. — Câble pour attacher la
perche qui maintient le fourrage sur le

Bambocheur,-

s

euse.

raidir; dans le G. s'enivrer,
banda de ;

sf.

Troupe
saoûlerie, ivresse dans le G.
—

se

saouler.

en

bande;

�BANDADJE

113

bandàdje

; sm.
bandalade ; sf.

—

—

—

roulè.

employé aussi dans le sens de b.irnbalade,
fête, promenade en bande.
bandalejà; v. — Courir en bande. V.
bandoulejà.
bandalè,-re; adj. et s. — Membre

banét, banèytch; sm. — Réglisse des
montagnes. V. cardine; petite cruche en
métal. V. banoû.
A

Fête, amusement

—

bandalousitàt

;

s.

—

Acte de bandoulier.

bandarole ; sf.
derole.

bangarde

—

C.

banderoulè,-re

—

ment ;

Porteur,-euse de

sm.
—

vaise tête.

sf.

—

Race de bandits

;

troupe de vauriens.
bandòme, bandoùme (As.) ; sm. —
lin homme brutal ;
Vendôme. Conférer
avec l'aragonais bandomio.
bandoù ; sm. — Parti, union de per¬
contre d'autres.

Syn. bande.
bandoulè,-re
mauvais sujet;
banquerroutiè.

;

adj.

Faiseur,-euse

—

vertige

grande lassitude.
bassinéto (G.) ; sf. —
Kononcule acre (R. acris, plante).
banit,-ide ; adj. — Qui ne sait ce qu'il
fait ; troublé par la fatigue ou toute autre
baninéto

;

ou

; abasourdi.
Que soy banit, je suis rompu ; je n'ai
plus mon bon sens, je ne sais ce que je
fais; je suis anéanti; recru de fatigue.
banitadoù,-se, banitoùs,-e; adj. —
Vaniteux,-euse.
banitàt ; sf. — Vanité.
banitoùs,-e.
C. baniladoà.
baniu ; sm. — Bief, canal de moulin ;
pertuis ; réservoir d'eau du moulin formé
par la nasse. V. bàgnlu.
baniu (B.-L.); sm. — Bacine du trèfle
alpin (trijolium alpinium). V. banét.
banle (L.) ; sf. — Mâchoire. V. barre,

;

machère.

s.

—

coureur;

Vagabond,-e ;
bandoulier. V.

bandoulè (lou) ; sm. — La clique des
garnements; le mauvais penchant, le vice

banlejà (L.) ; v. — Mâchonner, faire
agir les mâchoires.
banlèu (Big. G. et L. en partie). — For¬
me

sujets.
bandoulejà ; v. •— Vagabonder, vivre
en mauvais sujet. V.
bandalejà.
bandouline ; sf.
Terme de mépris
applique à une bande.
bandoulinis ; sm.
Mauvaise vie, vie
de vagabond.
—

—

bandoùme.
V. Bandòme.
bane ; sf. — Cruche ; bidon à lait ; me¬
—

de cap. valant 20 litres (la conque.
litres; la barrique i5 banes).
bane; sf. — Courte-pointe.
Syn. cousne, flechade.
banè, banerè ; sm. — Evier.
Syn. ayguè, agassè, dournè, ourssè, herradè, tarrassè.
banère ; sf. — Bannière ; arc de bois
ou de fer d'une tourelle, d'un berceau.

de ballèu.

banostre.

des mauvais

sure

Grands airs, préten¬

—

banditalhe ;

sonnes

—

raison

Action de jeter hors,

—
Bannissement,
Bandit; mauvais sujet.
Aquet dròlle qu'ey û bandit, cet enfant
est un garnement ; un turbulent, une mau¬

sm.

bruyante,

v.
—
Bannir ; faire perdre les
banl-s, s'évanouir.
banimén, banide ; s. — Evanouisse¬

de chasser,

bandit;

Liberté

bani ;

bandì, hore-bandì, hors-banì ; v. —
aussi saisir par

bandimén ;

—

sens;

Bannir ; autrefois signifiait
autorité de justice.
—

sf.

;

bangardiè,-re

bannière. On dit aussi banerè.

bandide ; sf.

les cochons,

d'embarras.

bandarole.

; s.

pour

Vanneau (oiseau).

—

tions.

bandât,-de ; s. — Personne qui se tient
raide en marchant; ivre, en Arm. et G.
bande; sf. — Bande; pièce d'étoffe
plus longue que large ; bord ; troupe, foule ;
bordage.
bandère, banère; sf. — Bannière,
banderole.

sm.

troupe.

Bande joyeuse ; ban¬

—

bois

auge en

Syn. flahùt, peberine.
bangalade (Bas-Os.) ; sf.
d'agir.
bangarde ; sf. — Bande

en

bande.

bandalousè,

B.-L.,

banèu ;

d'une bande. V. baridoulè.

bandalère ; sf.

BANQUEROUTE

banère ; sf.
Vanne de moulin,
banerè.
C. banè, évier et c. bande-

Bandage,
Augm. de bitndade;

—

—

banoû;

—

sm.

C. banastre.
—

Dim. de bane, petite

cruche de métal ; pot à

banque; sf.

lait

; cuveau.

Banc large, établi de
marchand forain ; batte à laver ; sorte de
banc incurvé à ridelles qui sert de jeu de
billes; établissement financier. V. banc.
—

banquère
haut qui
la table.

cl

; sf. — Espèce de banc large
tient le milieu entre le banc et

banquerroute, bancarroute
Banqueroute, faillite à
une

promesse ;

Lou
mon

nie

un

désarroi.
qu'a hèyt

òmi

; sf. —
engagement, à

banquerroute,

homme n'a pas tenu son engagement ;

ç/alan que Va hèyt banquerroute, son
galant l'a délaissée; tout qu'ey à la ban¬
querroute ou bien en banquerroute, tout
est en désarroi, dans le plus grand désordre.
lou

8

�BAN'QUERROtJTIÈ

—

BAR ADOR

114

banquerroutiè, bancarroutiè,-re ;
adj. et s. — Banqueroutier,-ère ; malhon¬
nête ; en Os. coureur de grands chemins,
vagabond ; mauvais sujet.
banquét ; sm. — Petit banc ; marche¬
pied ; banquet, repas.
banquetà ; v. — Banqueter ; édifier un
parapet. V. banquéte.
banquetàyre,-e ; s. — Banqueteur,i'use.

banquéte ; sf. — Banquette ; table hau¬
sur laquelle
on pose le berceau ; parapet.
banquetejà ; v. — Courir les banquets ;
fréq. do banquetà.
banquiè,-re; s. — Banquier,-ère ; celui
qui au jeu de hasard dirige la partie et
donne les cartes ; propriétaire d'un jeu de
banque. V. ce mot.
bansoû ; (B.-L.) ; sm. — Météorisation
te

chez les ruminants.
bantà ; v. — Vanter ; bantà-s,
bantacioû ; sf. — Vanterie.

bantadé,-ére

adj.

;

se

vanter,

Digne de louan¬

—

ges.

bantadoù,-re
vante ;

; s.

—

Celui, celle qui se

flatteur.

bantaglòri,

bantariòu,-ole
glorieux.

Un vantard, un

;

s.

—

bantarie ;

sf. — Vanterie ; action de
qui se vante.
bantarole, bantorre; sf. — Gros
compliment.
bantàyre,-e ; s.
Vantard,-e, flatteur,
bantiurejà (G.-M.). — C. bantà.
bantjà (G.-M.). •— Venger. V. benjà.
bantjance (G.-M.). — Vengeance.
bantòje,-o (B.-Arm.) ; adj. — Van¬
celui

tranquillement ; birà de boèus en budécliner, en parlant d'affaires, de for¬
tune ; signifie encore raisonner sans
esprit
de suite, faire des coq-à-l'àne; qu'a boii pè
la baque, la vache a bon pied, c'est-à-dire
la personne est solvable ; baque de Mourlàs
qui tire de tout cap, vache de Morlàas qui
tire de tout bord, à droite et à
gauche; au
fig. personne sans caractère, versatile et
aussi personne adroite qui sait se prendre
à tout; à baque poumpouse, betèt cagarous,
à vache pompeuse, veau foireux ; il ne faut
pas se fier aux apparences, tout ce qui re¬
luit n'est pas or; baque taurère, taurelière ;
baque beterère, vache qui a un veau ;
baque ludère ou lusère, vache qui n'a pas
été fécondée; baque leytère, vache laitière;
baque de pic, vache pour l'abattoir ; baque
de tribalh, vache de travail ; baque nègre,
vache noire, exprès, par laquelle on dési¬
gne la locomotive.
baquè, baqueris ; sm. — Ensemble de
l'espèce bovine, les vaches en général,
baquè,-re; s. — Vacher,-ère.
baquerie ; sf. — Vacherie; Iroupcau de
vaches; les vaches en général. N. de p. V.
pas,

(lues,

bacarau, bacùmi.

baqueris. — C. baquè (1).
baquéte; sf. — Dim. de vache; ancien¬
ne monnaie valant le
quart de l'ardit,
baquì (G.-M.); prép. — Voici.
Baqul, balà, voici, voilà,
bar.

—

barà ;

Cl bard.

v.

—

—

ta rd,-e.

bantòri, bantorre; s. — Vanteries,
éloge plutôt exagéré ; s'emploie aussi pour
vantard.

bantourràyre,-e ; adj. — Gros flat¬
teur, complimenteur ; le t. a le sens péjor.
bapoù ; sf. — Vapeur,
bapoù ; sm. — Navire à vapeur,
bàpou (L.) ; sm. — Massette aquatique,
(typha latifolia, plante).
bapourade ; sf. — Touffeur, exhalaison
étouffante ; montée de vapeurs.

baptismàu

adj. des

;

2

g.

—

Baptis¬

mal,-e.

baquasse

ou

bacasse

; sf.

—

Grosse

vache.

baque ; sf.

Vache ; au fig. grosse
femme ; terme de mépris grossier.
Dim. bacote; bacoùgno (Big.) ; baquéte,
baquetote, buquichote,-quinote.
Baques de Biarn, vaches figurant dans
les armoiries du Béarn ; cop de, pi de baque,
coup de pied oblique et rue ; da la ba¬
que,
appliquer sur l'épaule d'un con¬
damné le fer chaud représentant une va¬
che (ancien) ; au pas de la baque, au petit
—

Tourner, rouler, tournoyer

surnager.
Ha barà la cousseje, faire tourner
vidoir ; parler avec volubilité,

;

le dé¬

barabà ; sm. — Dent de lion (planle).
barabère ; sf. — Claquet et roue de

moulin; bavard,-e ; fanon des ruminants.
V. goulèro, batane.
baracá (As.) ; sm. — Forêt épaisse ;
montagne couverte de broussailles servant
de

repaire aux bêtes sauvages ; espèce
d'étoffe, bourragan. N. d. p. et de 1.
baradà ; v. — Creuser un fossé; entou¬

rer

d'un fossé.

baradàt ; sm. — Espace entouré de fos¬
sés ou d'un fossé. N. de p. et de lieu.
barade ;

sf.

—

Lisoir

;

pièce de char

—

Fléau à battre

agricole.
baradé

(B.-L.)

; sm.

les céréales.

baradè,-re ; adj. et s. — Qui creuse des
qui est du fossé.
Minjà coum û baradè, manger comme
un creuseur de fossés, manger
beaucoup.
baraderà ; v. — C. baradà, avec un
sens d'augm.
baraderàt,-ade ; adj. — Qui est en¬
touré, entrecoupé ou traversé par des fos¬
sés, des rigoles.
baradòr (H.-Rig.) ; sm. — Fossé de
drainage.
fossés ;

�baràGaNo

115

baragàno (&lt;J.) ; sf. — Ail sauvage, poi¬
des champs. V. ambare, Ihergue.
baràlh,-e ; s. — Querelle, dispute; dé¬
sordre, confusion; fouillis, pêle-mêle. N. de
p. et de lieu. Augni. baralhèrc.
Qud y a baralhe, on se dispute là.
baralhadis.
Fréq. de baràlh.
baralhoùs,-e ;
adj. —• Querelleur,

reau

—-

-euse.

baràm, baràn ;
nimbe, limbe.

sm.

—

Auréole, lialo,

le halo de la lune,
baràm, baràn ; sm.— Vertige, éblouissement ; préoccupation; brouhaha.
Loa baràm qu'ou gahà 6 que. cadoù tau
houns, il fut pris de vertige et il tomba au
Loa baràm de la lue,

fond.

baramà, baranà ;
noyer,

v. — Tourner, tour¬
rouler, donner le vertige. V. emba-

ranà.

baràncos, barràncos (G. Lom.) ; sf.
pi. — Terres hors les fossés des villes, ter¬
res sans cultures, désertes; vacants. Confé¬
rer avec l'esp. baranco. Dim. baranquinos.
Courre las baràncos, vagabonder,

baranà,-neyà,-nià

(H.-Big.).

—

C.

baramà.

(M1) ; sf. — Barrière fermant un
(Esp. barandilla, balustrade en

barane

passage.

bois).
baranejà ; v. — Tourner, se mouvoir
en rond; avoir le tournis; en Lom. aussi
scintiller.

baraulè ; sm.
rie-au baràu.

barbacâ, barbecâ ; sm. — Orvet, pe¬
serpent inoffensif appelé aussi barbasane, arbacâ, èrbecâ.
barbacane ; sf. —- Barbacane ; corbeau
saillie.

en

barbacuje. — V. barbecuje.
barbadeyà (Lav.). — Frôler, effleurer;
loucher quelqu'un pour le provoquer à la
riposte.
barbahàu (G.-M.) ; sm.— Rouget (pois¬
son).
barbalà,-àdo (B.-L.) ; s. — Rosée dé¬
posée par le brouillard.
barbalànco (Lav.) ; sf. — Toile d'arai¬
gnée ; effilochure.
barbalò, barbalòc, barbalòu, barbòu ; sm. — Désigne en général les insec¬
tes du genre coléoptère, bousier, bolbocère,
carabes, etc.
Està

barbalôt

lai-tamis
se

on

en

sert

poil de queue
pour passer et

—

— Fossé,
baràt; sm. — Echange, troc (vieux),
baratà; v. •— Echanger, trafiquer, tro¬
quer, brocanter.

baratàyre,-e ; s. — Marchand, avec le
de trafiquant, peu scrupuleux, trom¬

sens

peur.
On dit aussi barate

:

qu'es û barate, tu es

coquin.

barate ; sf.

—

Echange, troc, duperie.

Avec le verbe ha, (faire), ha barate, con¬
tracter la double union appelée aussi cou-

haroû, crougoùm. V.

mots. V. aussi

ces

baratàyre.
baratè,-re;

s. — Brocanteur,-euse.
baratejà ; v. — Brocanter ; tromper,
baràto; baràtou,-to (Lav.) ; adj. et s.
Ecervelé,-e, tête folle.
Bnràto est des 2 g. ; on dit: çu'ey û ba¬
rato, en parlant d'un homme; qu'ey ùo
baràto, en parlant d'une femme.
baratoùs,-se ; s. — C. barate; qui est

—

de la nature de barate.

baràu, baròu;

sm.

et dont on se sert

saumon.

Filet adapté à
pour la pêche

—

à barater.

barbàre,-e

;

adj.

barbarie ; sf.

—

—

Barbare, cruel,-le.

Barbarie,

barbaroÙS,-e.

—

;

Fréq.

sm.

de

—

Bar¬

barbare.

N. de p.

barbasâ ;
d'eau

sm.

vairon
douce.

;

A

Petit poisson d'eau
certains lieux, loche
B.-L. compère-loriot. Y.
—

en

ourbisâ.

Syn. arrebedà, pesquit, lauquét.
barbasane; sf. — C. barbacâ; on l'ap¬
pelle aussi, en B., louisane.
barbasse ; sf. — Longue barbe, gros¬
sière, laide.
barbassoùs,-e ; adj. — Enfant qui
s'est fait « la barbe » en mangeant malpro¬
prement.

Bavarder.
se plaisait
à prendre dit-on, le titre de Mouliè de Bar¬
bàsto, dans sa jeunesse, du nom d'un mou¬
lin qu'il possédait en Albret ; les cadets de
Gascogne l'appelaient ainsi familièrement.
barbasteyà (Bay.)

; v.

Barbàsto ; nf.

Henri IV

—

•—

barbàsto ; sf. — Nom de la renoncule
bouton d'or dans l'est du G. vers l'Albret.
V. ascaréde.

barbàu,
balò.

barbòu.

—

G.

babau,

bar¬

maladroite.
Barbe ; poil du museau

En B.-L. personne

barbe ; sf. —
certains animaux

; barbe des céréales ;
poils de la moisissure ; espingole.
lia la barbe, se moquer ; avoir le dessus
à quelqu'un, le gagner au jeu, en compé-

de
—

sm.

de vache dont
nettoyer le lait

barbaris, barbarisme
; s.

baràt ; sm.

roue

barbaloû ;

;

barbaramén ; adv. — Barbarement.
barbaràu (B.-L.) ; sm. — Sorte de ba¬

douce,

au

(B.-L.)

Bardeau.

bonder. V. barràncos.

une

barbalòc, être plein de santé

boû

(Lav.).

barisme.

un

Fermier d'une pêche-

—

tit

S'applique à une pe¬
tite personne rondelette, à une boulotte,
baràno (13.-L.) ; sf. — Jante de roue,
barranquejà (G. Lom.); v. — Vaga¬
baranét,-e

lìAiuti:

—

�BARBÈ

BARDANE

—

116

tition ;

appelle

an

reste

barbe à barbe, face à l'ace ; at abé
barbe, en passer par là ; nou pas ha
barbe, ne pas prospérer; barbe de câ, barbe
rare et
longue ; pâ qui hè barbe, pain moisi
et qui se couvre de
poils ; hà-s'en ue barbe,
se barbouiller les lèvres, la figure,
en man¬
geant de la confiture, de la bouillie, etc.

barbè,-re, barberoû,-e; udj. et s. —
; chirurgien. N. de p. Barbé,

Barbier,-ère
Barberou.

barbe-cuje

être
V.

; sm. — Barbe-citrouille,
imaginaire, épouvantai] pour enfants.

bubàu.

barbe-de-capuchî ; sm. •— Barbe de
capucin (plante) ; champignon, le hérisson
(hydrium erinaceum).
barbe-gris; sm. — Barbe gris, homme
qui grisonne, grison.
barbejà ; v. — Commencer à avoir de
la barbe ;

faire la barbe.

barbe-jelàt;
la barbe

a

rare

homme timide
barbelà ;

sm. — Barbe gelée, qui
et sans vigueur ; un jeune

même

el

v.

poltron.

Poser des défenses bar¬

—

belées ; barbeler.

barbelàdje
barbelàt ;

; sm.

sm.

barbe-lecà-S ;

barbe-léque ;

Action de barbeler.

—

—

Fil de fer barbelé.

v.

—

s.

—

bouche.

Gourmand,-e; fine-

—

bier. G. barbè.

barbe-rous ;

sm.

—

Qui

a

la

barbe

N. de p.

—

—

de barbe,

barbiè.
C. barbè.
barbilhoû ; sm. —- Barbillon

barboulhàyre,-e; adj.
bouilleur,-euse

(poisson)

;

jeune.

barbole ; sf. — Poils follets ; exfolialion du derme à la base de
l'ongle ; loquet

bois, tourniquet; verterelle, gond; à Or.

cheville fendue

de chandelier.

servant
—

—

hurluberlu.

barbàu, barbaloû, barbòth.

barbòu de luts ;

barboutà ;

sm.

—

Ver luisant.

—

Bar¬

—

barboutàdje

Barboler.
—

Action de barboler.

—
Barbotage. On
gargoutàdje.
barboutàyre,-e ; adj. et s. — Barboteuiyeuse ; qui mange d'une façon malpro¬

;

sm.

dit aussi

pre.

barboutchis ;

sm.

—

Propos

sans

va¬

leur, vains, stupides, bavardage. V. barbasteyà, badouqueyà.
barbude ; sf.
Nom de plantes diver¬
ses :
la barbe de capucin, la nigelle; le
champignon hydnum erinaceum B. ; nom

aussi de divers

poissons.
(Arm.) ; sm.

—

Petit cham¬

pignon du genre chanterelle.
barbùt,-de ; adj. — Barbu,-e, qui a
beaucoup de barbe.
barcade ; sf. — Charge d'une barque,

barboulère

(Aire)
(iarthemisa, plante).
Syn. eschén.
barboulère ; sf.

;

—

escarbots.

sf.

—

barcadè,-re

adj. el

;

s.

—

Batelier,-ère

barcalhoû ;

cloû, barcoû

barcaloùn (Bay.) ; bar— Barreau, bâtonnet,

; sm.

échelon.

Puyà d'à barcalhoû, monter d'un éche¬
lous barcalhoûs doit car, bâtonnets
garnissant les ridelles du char agricole.
Syn. barroû, escaloû, esparroû.
barciàt (B.-L.) ; sm. — Chute violente;
ne
s'emploie plus guère que dans cette
expression : tirà û barciàt, faire une ehûte,
barcloû.

barcoû;

—

C.

sm.

barcalhoû.
Petite barque; dans 1,.

—

réservoir à résine ;
bar (d),-de; s.

baquet.

Bouc, limon, bauge,
faire le torchis.
Barder ; souiller de bouc ;

détrempée

—

pour

;

Absinlhe

bardà; v.
dépêcher dans
que

le fr.

—

Travailler dur, peiner, se

besogne ; même sens
barder.
sf.
Charge d'une bêle de
une

pop.

bardade ;

—•

somme.

Grand nombre de
Vers

;

passeur.

bardà ; v. —
bâler. V. aubardà.

muser.

les

v.

barboutade ; sf.

terre

Syn. bèrmi de luis, luçjrâ.
barboulejà ; v. — Agir en hurluberlu

barbòus ;

s.

tomber rudement. Y. barsiàt.

barbòt,-e ; s.
Loche; bruche.
barbòu,-bole ; v.
Insecte en géné¬
ral ; cscarbot, scarabée ; au iig. un sot, un
V. cuque,

et

bredouilleur,-euse ; tripoteur, touche-à-lout ; barboulhejàyre, péjor.
barboulhejà. — Fréq. de barboulhà.
barboulhét,-e ; adj. — Bredouilleur,euse ; on appelle ainsi, surtout,
le petit en¬
fant qui commence à parler et dit des mots
souvent inintelligibles,
;

lon ;

—

en

—•

action de bafouiller.

batelée.

barbét; sm. — Cheval barbe; chien
barbet ; à Bay. benêt, naïf.
barbèu; sm.
Barbeau (poisson).
barbich,-e ; s. -— Barbiche.
barbich,-oû ; s.
Petit toupet, touffe

barbe

barboulhadis,
barboulhàdje,-lhas.
Barbouillage ; bredouillement ;

de ;

—

Se pourlécher,

Boutique de barbier.
barbèrou,-ère (M1). — Mauvais bar¬

rousse.

vieille femme qui

une

coin du feu, à côté de la barbole.
barboulhà ; v. — Grouiller dans la
boue ; barbouiller ; bredouiller. V. bardoulhà.

barbustoû

barberie ; sf.

ainsi

encore

au

Orlhez,

on

bardane ; sf. —Bardane (plante).

Syn. caulét-d'àsou, lapasse.

�BARDÉ

117
barde ; sf.
bardé,-re ;

Barde,
Bourbier;

—

s.

—

cours

d'eau

bourbeux.

bardée,-dòc,-dòt (G.) ; sm. — Trou de
de bonde, tampon ; forme

bonde ; bouchon
de barde.

de potier.
bardinè ; sm.

terre

bardissà.

—

Boueur

;

qui fait du

un malpropre.
C. bardinà; bardissà-s, se

tig.

—

C. bardine, avec une
d'augm.
bàrdo (G.); sf — Bât. V. aublirde.
bardò,-lo (G.) ; s. — Butor, balourd,-e.
bardòc (G.); sm. — V. bardée; boue,
cloaque.
bardole ; sf. — Gros bâton. V. bardilhe.
bardoû (G.-M.) ; sm. — Verdicr, oiseau.

bardisse.

—

nuance

berdoû.

bardoû (B.-L. et II.-Big.) ; sm. — Tor¬
sade de liens de noisetier qui sert d'attaclie
d'attelage. N. de p. V. armére.

Bardot, espèce de mulet
du croisement du cheval et de l'ànesse.

bàrdou;
issu

sm.

—

Syn. brùhou.
bardoùch, bardoùlh,-e ; adj. — Sale,
milpropre, crotté,-c. V. baroùs.
bardouchà, bardoulhà ; v. — Salir,
barbouiller; bardouchà-s, s" salir,
bardouchejà ; v.— Fréq. de bardouchà.
bardoulhà; v. — Troubler l'eau, faire
: souiller de boue. V. bardouchà.
bardoulhà ; v. — Bredouiller ; bavar¬

de la boue

façon désordonnée, sans intérêt.
bardoulhàdje ; sm. — Action de bar¬
doulhà; bavardage.
bardoulhàyre,-e ; adj. — Bavard,-e;
blagueur; bredouilleur; barbouilleur.
bardoulhe ; sf. — Boue très liquide,
bourbier ; mauvaise sauce.
bardoulhe; adj. et, s. des 2 g. — Ba¬
vard et bredouilleur à la fois, et peu intel¬
ligent.
bardoulhejà.
Fréq. de bardoulhà.
bardoùs,-e ; adj.— Boueux,-eusé, bour¬
beux ; malpropre en parlant des personnes
der d'une

—

et

des animaux.

bare
V.

barecoû,-que, barocoû,-que ; s. —
Fourgon, ustensile de boulanger; jeu d'en¬
fants. V. tastourres, esparradé, esbrasoucodé.

Barèdye;
la vallée de

n. p.

ce

Pays des 11.-P. dans

—

Les gens de la plaine

nom.

Barèdyes.
barejà (G.). — Forme de batejà.
baréje (L.) ; sf. — Genêt à balai,
baréjo (G.). — Forme de baléjo.
barélhe, basélhe; sf. — Gaulis; gau¬
le. N. de p. Bareille, Lasbaseille, Lasba-

r,■illes.

barése ;

sf.

—

Espèce de poire gris-

brun.

barèt (M1); barèyt;
labourée après une

sm. — Guéret;
récolte et laissée
en repos, mise en jachère ou encore une
terre mise au point pour recevoir la se¬
l'Tre

mence.

barèt,-rèyt,-e; adj. — Qui est réduit
poussière, en parlant du sol labouré,
baretà, bareytà ; v. — Labourer en
vue de la mise en barèyt ; par ext. secouer,

en

vautrer.

V.

BARGUE

disent

bardejà ; v. — Faire de la bouc ; pal auger; souilller de bouc. V. bardinà.
bardî-bardôc ; loc. — Cahin-caha,
bardilhe ; sf. — Gros bâton. V. bardòle.
Syn. barrot, baricòu, tòtcliou.
bardinà; v. — Etendre le bard, couvrir
de terre détrempée, barbouiller de terre;
bardinà-s, se souiller.
bardinàt,-ade ; adj. — Souillé" de boue,
crotté,-c ; subs. cloaque.
bardine,-isse ; sf. — Boue liquide;

torchis ; au

—

(L.)
arégue.

;

sf.

barebère.

—

—

Courlilière,

sa

Forme de barabère.

larve.

I riturer.

baréto (Lav.) ; sf. — Clavicule
barre transversale du blutoir.
s.

du

cou ;

baretoû,-ne, baretounés,-e; adj. et
Qui est de la vallée de Barétons.
Baretoùs ; np. — Une des grandes val¬
—

lées béarnaises.

barèu, baròu

; sm. — Espèce de dévi¬
cousséje.
barèyt.
V. barèt (i).
barèyto (G.). — C. barite.
bargà; v. — Teiller le lin; avec la
burgue (maque).
Bargà en boeyl, travailler inutilement,
bargade. — C. bargùére. Quantité de

doir. V.

—

lin teillé.

bargadé ; sm. — Support de la maque ;
petits bargadés,- petit à petit.
bargadére ; sf. — C. bargue et bargadoure; bavard,-e. On dit il bargadére poui
un
bavard et ue bargadére pour une ba
«

varde.

bargadeyà,
—

C.

bargadoure
le lin

bargadeyàyro

(B.-L.).

bargà et bargadourc.
ou

; sf.
le chanvre.

—

Ouvrière qui teille

bargarade ; sf. — Emplacement de la
bargûèret.
bargarejà. — C. abarguerà.
bargariu ; adj. et sm. — Lieu propre
à faire bargùére.
bargàs (B.-L.) ; sm. — Parquet, aire
d'une grange. Parc, enclos pour les veaux,
bargassà ; v. — Faire des bargàs.
bargatòri ; sm. — Atelier de teillage,
réunion de teilleuses ; par assimilation, réu¬
nion bruyant".
bargue, bargadére; sf. — Maque,
instrument à teiller le

lin.

�BARGUÈRE

BARJA

—

118

barguère; sf.
Action de teiller le
ou le
chanvre; période où l'on teille;
lieu, atelier où se fait le teillage.
Quine barguère! loc. Quel tapage, quel
bavardage bruyant ! V. bargatòri.
barguère ; sf. — Parc mobile pour les
ovins que l'on
place dans les champs que
le troupeau fume ainsi sur
place.
Ha barguère, s'installer pour
l'opération
—

lin

ci-dessus.

(Il.-Big. M') ; sm. — Même
baricabe.
barice ; sf. — Varice,
baricole, barincole; sf.
Jeu d'en¬
fants, la crosse ; on chasse à coups de cros¬
se une
pierre ou une boule ; c'est un rudi¬
ment du jeu de golf
anglais. En Az. on
l'appelle pelota d'ets arràts.
baricòu.
C. baricâ, bâton,
baricoùgno (As.). — V. baricabe.
baricoulejà, barincoulejà, baricoutejà ; v. — Bouler, pousser un objet, le
que

—

—

barguères
vant à

baricàu

sens

sf. pl.

;

—

Les claies

ser¬

former la clôture du parc.

bargueroû ; sm.
Berger de « bar¬
guère ». N. de p.
barguerùs (Mfc) ; sm. — Bercail, petit
parc dans une grange.
barguinà ; v. •— Barguigner, hésiter,
tergiverser.
barguinade ; sf. — Tergiversation, dé¬
—

tour.

barguinàyre,-e

;

adj.

Barguigneur,

—

mettre

remuer :

Qu'at

mis

tout

dessus dessous.
a tout remué,
dessus-dessous. Conf. avec
tout

sens

barecoû.

baricoumbe.

ainsi parfois aussi

vers

le ravin.

baricoÙS,-e

adj.

;

baricoutejà.

bargùs (Lav.) ; sm. — Parc pour les
loge dans l'étable ; par plaisanterie,
chaire d'église.
bari (Lav.) ; sm. — Son retentissant.

bariè,-re ; s.
Syn. berdigoù.
barietàt; sf.

Confronter avec calhabàri.
barià ; v. — Varier ; déraisonner.
Lom. en outre, rôder.

bariablamén

adv.

;

—

En

D'une manière

variable.

bariàble,-e ; adj.
—

■—

Variable; de

na¬

Variation

;

déraison¬

nement.

bariamén ;

sm. — Variation, change¬
déraisonnement, état de déraison, de

ment ;

folie.

bariàn,-te; adj. — Qui varie, versatile,
changeant.
bariàt,-ade ; adj. et s. — Insensé,-e,
toqué, fou, qui ne sait où donner de la
tète. V. esbariàt.

Aquestes ahas

que-m.

affaires vont

ces

me

Imran bàde bariàl,

faire devenir

toqué ;
qu'ey hòu bariàt, il est tout-à-fait insensé,
fou à lier,

baribounde.

—

bariboundejà ;
pice

en

précipice

;

C. baricabe.
v.

—

Rouler de préci¬

rebondir dans

une

chute

baricâ,-còu ; sm.
Bâton court
V. bilhòt, tòtchou.
Ha dansà lou baricâ,
jouer du bâton.
-—

et

gros.

Baricâ ;
serait

sm.

on

dit

:

;

quilhes, Baricâ joue

Variété,

C. baricole.

; loc.
Cahinbalançant.
bariòu,-le ; adj. -— Ecervelé,je. C. ba-

riàt,

en

—

se

avec

une

barioulà ;

de diminution ; ver¬

nuance

Barioler.

v.

barioulàdje ; sm.
Bariolage.
barioulàyre,-e ; adj. — Barioleur,—

cuse.

barioulè,-re ; s. — Etat de bariòu, d'un
demi-fou; maboulerie, maboulisme.
barità ; v.
Bluter ; au fig. secouer
quelqu'un, le faire tourner sur soi; gesliculer ; courir de part et d'autre ;
critiquer,
passer quelqu'un au crible.
■—

baritade ; sf.

—

tité de farine blutée

baritadè,-re
baritadé,-re

; s.

Action de barità; quan¬
en
—

une

fois.

Manie de gesticuler.

adj. — Qui est à bluter.
adj. et s. — Celui, celle
qui blute : personne qui ne tient pas en
place ; critiqueur, qui a la manie de tou¬
jours et de tout secouer.
barite ; sf. —1 Blutoir; bavard inconti¬
;

;

ue
barite, parler sans arrêt
uniforme, monotone; ,quine
barit\! Quel bavard!
baritère ; sf.
Long blutage ; bavar¬
dage ennuyeux.

et sur

coum

un

ton

baritèt ;

baricoumbe

baricoubaticoumbe ; sf.
;

baricàudo (G.) :
Ravin, fondrière, précipice.
Qu'ey tout coumbes é baricoumbes,
n'est que combes et ravins,
gne,

Vertige.

—

quilles. V. barricà.

baricabe

—

baringue-barangue

caha,

Batalà

Nom d'un démon qui
rouler le tonnerre ; quand

Baricâ que hè à las
aux

Variqueux,-euse.

nent.

—

chargé de

il tonne

•—•

pentes raides

C. baricoulejà.

—

—

baritàyre,-e

montagne.

rn

barincole.

les

—

satile.

ture à varier et à faire varier.

bariacioû ; sf.

C. baricabe; on dési¬

—

gne

-euse.

veaux,

sens

baricoulejat tout, il

a

sm.

la birite.
baritoû; sm.
baritounà

—

ce

Blutoir

—

moins

grand

que

barjà ; v.
avec la barje,

—

; v.
—

Baryton,

—

Barytonner.

Râteler,

ramasser

le foin

�BARJADE

119

barjade; sf. — Râtelage.
barjadure ; sf. — Restes d'herbes non
râtelées.

barje ; sf.

Fauchet, râteau à dents
grandes dimensions pour
foin, les feuilles sèches, etc.
—

de bois et d'assez

le

ramasser

V. balie.

barjerà. — C. barjà.
barlàc, parlàc,-aque ; s.
cavation

sur

un

chemin

;

—

Petite ex¬

cahot

;

flaque

d'eau, petite marc, patouillis.
barlàc.
C. baylàc.
—

v. — Patauger, battre la bouc
mouiller, tremper ; barhcà-s, se

barlacà ;

liquide

;

s'embourber.
barlacade ; sf. — Action de tomber
dans un barlac ; éclaboussure ; grande fla¬
que d'eau ou de boue.
barlacàyre,-e ; adj. — Patouilleur,souiller de boue,

euse.

barlandurèu,-ère.

—

C. balandran.

Dans cette expres¬
sion : bâte la barlangue, battre l'estrade,
rouler, fainéanter. Y. barlingue.
barlanguè,-re ; s. — Désœuvré,-e, pa¬
resseux, batteur de chemins.
barlanguè,-re ; s. — Le vice de pares¬
se; manie de baguenauder, baguenaudage.
Lou h a r langue qu'ou ba, le désœuvre¬
ment lui plaît; n'ayme que la barlanguère,
il n'aime que le baguenaudage, la paresse.
barlanguejà ; v. — Paresser en bague¬
naudant de. put et d'autre; vagabonder.
harlét (Arm.) ; sm. -— Petit baril de un
barlangue ; sf.

—

deux litres.

ou

Syn. barràu.
barlét (G.) ; sm.

—

Barreau, bâtonnet

rond. V. barcalhoû.

barlingue-barlangue ; sf.

—

Balan¬

bourlinguer.
Anà-n barlingue- barlangue, marcher en
se balançant, aller d'un côté et de l'autre;
tout qu'en ba barlingue-barlangue, tout va

cement, action de

de I

l'avers.

barlinguejà, bourlinguejà ;
Bourlinguer.
barlòc,-que ; adj. et s.

v.

—

Tète sans cer¬
inintelligente, qui voit mal
chose creuse, véreuse. V. bou—-

velle, personne
les

choses ;

1 ut-roc,

badòc.

oéu qu'ey barlàc, cet œuf bat
coquille; esquilhòt barlàc, noix
véreuse, creuse; lou gouyat qu'ey drin bar¬
làc, le jeune homme est plutôt bête ; il rai¬
sonne mal ; esquiroû barlàc, grelot fêlé.
/1 quel

dans

la

barlouquè,-re,-querie;
tion

de

BARQUEJA
s.

—

Etat,

ac¬

déraisonnement;

sottise,

barlàc;

bavardage stupide, insensé.
barlouquè,-re. — C. barlàc,-que.
barlouquejà, barlusquejà, barrusquejà ; v. — Bavarder à tort et à travers ;
déraisonner.

barlouquerie ; sf. — C. barlouquè.
barluèc,-èque ; adj. — Lunatique,
original,-e.
Syn. luèc, lubèc.
barlùmp (G.-M.) ; srn. -— Coup sonore,
retentissant, sonnerie de cloche, vibration
sonore.

barlumpà (G.-M.)
sonner,

; v.

—

Retentir, ré¬

vibrer,

barlusquè.

C. barlouquè.
— Barnabé ; au
fig.
lourdaud, nigaud ; bonne pâte d'homme.
L'aygàt de sén Barnabè, si nou ey daban
qu'ey darrè, l'abat d'eau de la St-Barnabé,
s'il n'est avant (la fête du saint), il est
après (die.).
bàrnàto (Aure) ; sf. — Parc mobile
comme la barguère. V. plèto,
barri.
baròcou,-oque ; s. — Baroque, fourgon,
baroègne (M* Big.) ; sf. — Vallée,
baronique, barounique; sf. — Buire.
vase à mettre des liqueurs (vieux),
baroque; sf. — C. baràcou.
—

Barnabè ;

p.

n.

baroû,-ne;

s.

—

On trouve, dans
roésse pour baroune.

Baron,-ne.
d'anciens textes,

l&gt;u

baròu; sm. — C. bitrèu. V. baràu.
baroucà, barouquejà; v. — Se ser¬
vir de la baroqut.
baroulà ; v. — Tournoyer, surnager,
flotter. V. barà.

baroulè.

barlìc-barlòc, barlòc,-que, barlouquè; barlusquét,-e, barrusquét(Os.) ;
adj. et s. — Bavard inconséquent; qui bat
la bei'loque.
barlingà (G.-M.) ; v. — Aller d'un côté
et d'autre, bourlinguer.

—

—; C.

barounàdje

baraulè.

;

sm.

—

; v.

—

Agir

Baronnagc, les

barons.

barounejà

en

baron

;

faire

le baron.

barounénc,-gue ;
barounerie ; sf.

s.

—

— Baronnial,-c.
Baronnerie ; terme

plutôt méprisant h l'égard des barons.
barounie ; sf. — Terre baronniale ; baronnie.
— V.
baronique.
baroùs,-e; adj. et s. — Malpropre; de
couleur cendrée ; noms de vache, de bœuf,
de pelage brun roussâtre.

barounique.

baroussejà ; v. -— Salir, souiller ; baroussejà-s, se salir.
barque ; sf. —• Barque, petite embarca¬
tion.

barque (L.)

barquè,-re;

; sm.

s.

—

Bassin de résinier.
Passeur,-euse. V. bar-

—

cadè.

barquejà
que ; passer,

; v.

—

Faire usage de la bar¬

conduire ; naviguer.

�BARQUEJADE

BARRAJMÈRO

—

barquejade ; sf.

Promenade

—

120
on

chargement d'une barque.
barquejàyre,-e ; s.
Batelier,

bar¬

que ;

—

tonnier.

Syn. nàulè (plus usité),
barquetade.
C. barcadc.
barquéto (B.-L.) ; sf.
Chemin

barragàt,-ade
ré, -e

barràgno (G.).
barragoulejà ;

nau-

barquî ; sm.
Soufflet de forge ou
d'orgue. Cortète a écrit braquî, si ce n'est
pas une coquille d'impression.

barrahi
vage, non

—

Bouhà

û

barquî, souffler avec
lorsqu'on vient de courir ou
de faire un travail
pénible.
barquià (B.-L.) ; v. — Tousser ; s'épou¬
coum

comme

moner.

sf.

;

Contenu

—

barquilhoû
cation ;

fermer
clore ;

; sm.

—

v.

Fermer

—

Couvrir de

; sf. — Rayure,
(B.-L.); adj. des
apprivoisé.

rayu¬

2

g.

—

Sau¬

chat retourné à l'état
sociable.

barràlh ; sm.

sau¬

Clos, terrain clos, en¬
même, mur,
palissade, etc. Le mot apparaît souvent dans
les anciens actes ; en Lav.
pré clôturé sur
la limite des communaux. N. de
p. et de
barralhà ;

suspend

—

une

barre

;

porcs pour

Bouracan, sorte de

—

camelot, épaisse étoffe de laine.
barracàdje ; sm. — Oui tient de la ba¬
raque ; ensemble de baraques; mauvaise
gros

construction.

barrade

; sf.
Volée de coups de barre,
de gros bâton.
barradé,-re ; s.
Barrière, clôture,
fermoir, obturateur; en B.-L. désigne aussi
spécialement un bloe de pierre servant de
couvercle à la lodjò.
barradére, barradure ; sf.
Ferme¬
—

de coups

—

—

barre formant

barradis,-se

verrou.

adj.

;

—

fermé, clos.

barràdje;

avec

sm.
;

Propre à

—

s.

être

Barrage, clôture.
Portier,-ère ; celui

—

qui pousse la barre d'un pressoir,
treuil, barreur.

barragà (Lav.)

sens

de

du bois ;

—

Fermeture faite

ou

barrage. V. brère.

barralhadìs, barralhis ; sm.
Clô¬
de valeur. V. barralhcre.
—

ture de peu

barralhàyre,-e

; adj. et s. — Qui fait
barralhes, les place ; nom donné aux
jeunes gens qui, à l'occasion d'un mariage,
placent la barralhe, barrière symbolique
devint les mariés à la porte de
l'église;
ils leur offrent un bouquet de fleurs et un
des

de vin aux invités ; ceux-ci recon¬
naissent. la... politesse en leur donnant une
obole. Cette barralhe
verre

que,

;

bnrrebiller.

v.

—

d'un

Rayer, barrer,

barragàdo,

barràgo, barragòlo ;
Bavure, raie; ligne plutôt en zig¬

limite de lieux.

barràqo, dépasser la limite, la

me¬

la haie, Varroumèc, la

barralhe;
de

en

ronce.

Clôture, le plus sou¬
bois; palissade, claie, haie; ouvrage
sm.

fortification ;

—

dispositif d'arrêt, digue,

parapet, barrière en général.
Traucà la barralhe., passer à travers la
barrière; passà barralhe, dépasser la limite,
la mesure ; aci nou y a barralhes ni barralhs, le champ est libre.

barralhe; sf.
Trouble, dispute, mê¬
(vieux) ; ne s'est, conservé que dans
l'expr. que y a barralhe, on se dispute.
barralhè,-re ; adj. et s. — Qui est de
la barralhe; qui fabrique, construit des
barralhes, en vend. V. barralhàyre.
Laies barralheres, paus barralhes, lattes,
—

lée

pieux à barralhe; h'irdit
hardi

barradoù,-re

Ensemble de barra¬

—

barralhade ; sf.
11011

vent
sm.

sm.

S'emploie quelquefois dans le

s'appelle aussi la sè-

qu'on
gêner leur

course.

barraca;

Enclore ; place des bar-

—

barralh. Prend aussi le fém. barralhade..
avec

Sorte u'entrave

—

des

au cou

v.

barralhà ;

en

barrabère ; sf.

Passà

—

touré d'une clôture ; la clôture

ntes.

V. barreà.

babàii.

sure.

vage, non

Très petite embar¬

—

général ; enfermer, clore, en¬
boucher; endiguer; biffer; barrà-s,
se fermer, se
boucher, se cicatriser.
Barrà la porte, fermer la
porte : barrà â
camî, barrer un chemin: barrà û houràt,
boucher un trou; barrà ù cam, clore,
en¬
clore un champ ; la plaque
que s'ey barrade, la plaie s'est fermée, cicatrisée; bar¬
rât lou coùmpte, biffez le
compte; barrà
lou bestià, enfermer le bétail
; barrà-s à
case, s'enfermer chez soi.
barrabàu, barraboùn (Lav.). — C.

—

v.

rallies.

yole,

barrà.
barrà ;

sf.

C. barralhe.

—

Gat barrahi,

d'une

barque. V. barquetade.

zags ;

Rayé, bigar¬
Barragat.

lieu.

barquilhade

ture ;

p.

barrague

étroil

et encaissé.

effort,

—

res.

—

—

adj.

;

limité, borné. N. de

;

comme

un

barralhejà.
le

sens

de travail

coum.

u

barralhe.

fabricant de barrières

( ?)
Fréq. de barralhà, avec
provisoire, léger, mal fait.

—

barralhère ; sf. — C. barralhadls, mau¬
vaise clôture, en mauvais état d'entretien
;

péjor. de baralhe, dispute.
barramà (H.-A.).
C. bramà.
barramén ;

sm.

—

Action

de clore.

barramèro (H.-A.),; sf.

—

prolongé et répété. V. bramère.

de

fermer,

Beuglement

�BARRANC

121
barrànc ;

sm.

•—

C. barrangàu.

barrànc
(Lav.) ; barrancàu,-gàu ;
sm.
Barreau de chaise, d'échelle. V.
—

barcdhoâ; bâtonnet qu'on met en travers
du cou ou des ailes des poules pour les
empêcher de traverser les clôtures ; homme
d" forte taille et corpulence. N. de p.
barrancò.
barrande

C. baràneo.

—

(M4). — C. barralhe.
barrangàu. — C. barranc; en certains
lieux, alentours de la cité, faubourg.
barranquejà (Lom.) ; v. — Vagabon¬
der; vivre de

recomrtiandables.
Baraque ; échoppe ;
mauvais logis; cahute; au flg. personne
peu intelligente, d'esprit peu solide.
barraquè,-re ; s. — Habitant, cons¬
tructeur de baraques. N. de p.
moyens peu

barraque ; sf.

—

barraquerie; sf.
baraquement,

le;

barraquét,-e ; adj.
il

grosse,

une

Sottise, action bê¬

—

jvec un.sens

péjor.

Personne petite
boulotte. Le mot est peut-être

altération de

—

braquet?

barraquéte;

sf.

Petite

—

maisonnette

baraque,

légèrement construite.
barrasquin ,-quìt (L.) ; sm.

—

eloir de résinier.

Ra-

barre.

barrât,-ade ; adj. — Fermé,-e, clos,
enclos; barré, fermé, bouché; verrouillé;
barré, biffé; serré; discret, prudent à l'ex¬
cès, taciturne.

;

barrât

mousque

coum

ue

nou

y

entre,

porte de presoû,
de prison ; abé

discret comme une porte
Vestoumac barrai, avoir la

l'avoir fermé

barre à l'esto¬

barrât, cœur serré.
barràu ; sm.
C. barràlh, mais plus
spécialement système défensif de la cité.
N. de p. et de lieu, notamment de fau¬
bourg. V. barrangàu.
barràu (B.-L.) ; sm.
Fun" de pomme
mac

;

; co

—

—

de terre.

barràu;

—
Petit baril de un
En Az. citrouille servant
l'alimentation du bétail. V. cuje.

deux

sm.

litres.

Las

coujetes nou-s hèn pas
barràus, les courjes ne se font
les barils (die.), ceci ne se fait

couine

ou

à

tous

pas comme
pas comme

cela.

barrauèro

(H.-Big.) ; sf.
Espèce de
trompe rustique faite avec de l'écorce d'ar¬
bre ; on y adapte parfois une anche. V.
—

tute, bùrni.
barraulade ; sf.
tenu

gens

—

Contenance

ou

con¬

d'un barràu; beuverie.

barraulè,-re
que,

barraulét,-e ; adj. ■— Personne ronde¬
façon d'un barràu. Dim. de bar¬

lette à la
ràu.

barre; sf.

Barre de bois

—

ou

de fer,

levier, brimbale ; os, vertèbre ;
trait de plume; partie d'un prétoire; amas
de sable, de roches devant un port, l'em¬
bouchure d'un fleuve; blocage nerveux.

perche,

N. de p.

de barre, à coups de barre, de
bâton; poussa la barre, pousser le
levier, jeter la perche ; aider ; tiéne la
barre, tenir le gouvernail, commander;
mèste de barre, timonier ; désigne aussi le
A

cops

gros

tenancier d'un
barre de porte,

tripot, d'un mauvais lieu ;
barre transversale qui sert
à fermer une porte ; abé barre sus quauqu'û, avoir l'avantage sur quelqu'un;
qu'en ey à las barres, il en est aux barres,
en
parlant d'un enfant qui commence à
tenir la plume; jête-barre, bire-barre, jeux
de force et d'adresse ; à bèt-barre, loc. n'im¬
porte comment ; la barre dou cot, vertèbres
cervicales ; abé boune barre, avoir bonne
mâchoire, n'être pas des plus délicats ;
ue. barre d'escandale, se ait en M* pour dési¬
gner un trouble-fête ; ha à las barres, jouer
aux

barres; tribalhà à

cop

de barres, tra¬

grossièrement, mal ; abé ue barre à
Vestoumac, avoir une barre à l'estomac.
barre ou bare (Bay.) ; sf. — Courlilière. V. arégue..
barré (B.-L.) ; sm. — Petite ouverture,
soupirail, jour.
barreà (G.) ; v. — Placer une barre ;
barrer ; tourner, pousser la barre du pres¬
soir.

BouqutS barrade

dans bouche fermée, mouche n'y entre, si
l'on esl discret, on ne risque pas d'ennuis

(die.)

BARREJOLE

vailler

barrasquinà,-tà ; v. — Racler avec le
barrásquin.
barrasse; sf. •— Augm. de barre, gros¬
se

—

; ad.j. et s. — Qui fabri¬
qui vend des barils ; sobriquet des
de Maubourguet (H.-P.).

barrejà. — C. barreà.
barrejà ; v. — Répandre, verser, dis¬
perser, dissiper; se dit pour abarrejà (V. ce
m.) ; gâter ; barrejà-s, choir.
Barrejà lou bt e saubà l'aygue, verser le
vin et garder l'eau; barrejà lou de-qué,
dissiper son bien : lou sac que s'ey barre¬
jat, le contenu du sac s'est répandu; lou
car qu'a
barrejat, le char a versé; quau
ey lou qui barréje ? Qui verse à boire ?
barrejadìs, barrejis ; sm. — Ce qui
est
versé, répandu: mélange, pêle-mêle,
multitude hétéroclite; destruction; disper¬
sion.

barrejade ; sf. ; barréy ; sm.
sement, action de verser.

—

Ver¬

barrejàt,-ade
du,-c;

ce

qui

a

; adj. et s. — Répan¬
été répandu, versé, mélan¬

gé, mêlé.
barrejàyre,-e ; adj. et s. — Prodigue,
dissipateur : qui verse.
barréje ; sf. — Se dit de ce qui a été
répandu, jeté çà et là à pleines mains,
versé, mêlé. V. barréy, abarrejà.
Qu'at a hical tout à barréje, il a lotit
mis pêle-mêle; omis e hemnes, tout à bar¬
réje, hommes et femmes mêlés, au hasard,
barrejole. — C. barreyole.

�BARRE-PANADE

BARRTJÈ

_

122

barre-panade ; sf. — Sorte de jeu de
qui consiste à se passer l'un à l'autre
un objet, de façon
qu'il échappe à la per¬
sonne
qui doit le saisir.
furet

barrère ; sf.

Barrière mobile à clai¬
barralhe.

—

voie. N. de p. V.
S y n. batane, cléde.

re

—

—

baretina des catalans.

barréy ; sm. — Action de répandre, de
disperser; ce qui a été versé, répandu, mé¬
langé. V. barrejada, barréje.
Loit m ou ri de qu'arribaben à barréys, les
arrivaient à flots, comme si on les
avait déversés; qu'en y abè à barréys, il y
gens

avait

en

foule.

dans

bàrri.

un

sm.

—

Baril (vers l'Arm.). V.

barràu.

barricâ ;
d'un démon
V. Baricâ.

sm.

das,

—

Tonnelier

;

surnom

chargé de rouler le tonnerre.

barricàbe.
barricadé ;

—

v.

—

Barricader

;

barrica¬

se

—

Barricade. V. le sui¬

vant.

tout rond.

barricòu ;

sm.

—

Fort bâton, gourdin.

V. baricà.

barricoulejà,-tejà. — C. baricoulejà.
sm. pl. — Sobriquet dis

barricoulès ;

d'Asson dont les voisins, dit-on,

doutaient les coups
ter

barriu ; sm.— Baril ; tonneau contenant

quart ou un tiers de barrique. V. bar¬
ràu, barricòt.

un

barroà ;

sm.
Gaulis, perchis; bâ¬
suspendu en travers au cou des bêtes
pour les empêcher de passer par certains
—

ton

endroits, sauter des fossés
des barrières naturelles.

barroà ;

v.

•

barroade.

barres,

ou

avec

de traverser

ou

Placer, mettre des bar¬

—

,

C.

—

barrade; quantité de

de barroûs.

barroàdje ;

sm.

Balustrade

—

;

cloison

de barroûs.

barroàt ;
res.

C.

sm.

—

Grille, barrière de bar¬

barroà.

barroc,-roque
barrot ;

sm.—

; s.

—

Baroque, bizarre,

Fort bâton

un

peu court ;

tuile

plate dont on construit les cheminées
barrots; sm. pl. — Ensouple, rouleaux
tisser.

d'un métier à

— Barreau ; tuile plate.
barroÛ,-no (Aure); adj.
Alerte, vif.
vaillant,-e.
barroùlh, bourroùlh; sm. — Verrou,

sm.

—

barre de fermeture.

barroùlh,,-e ; s. — Branche un peu
petite barre, bûche; au fig. barroulhe, femme longue, mince et mal faite.
V.

bourroulha.
Lis coum ue

gueux, pas

barroulhe, c'est-à-dire

re¬

de trique. (?) Confron¬

baricole.

barricoutè,-re ; adj. -— Amateur du
jus de la treille; coureur d'auberges.

ru¬

lisse du tout,

barroulhà ;

barricàt,-ade ; s. — Contenu d'une
barrique.
barricàu; adj. de 2 g. — Qui est de la
lnrrique : empoun barricàu, chantier à bar¬
riques.
barricàyre ; sm. — Tonnelier,
barricòt ; sm. — Baril plus grand que
le barràu, mais ne dépassant pas Cent litres.
Dim. barricoutét; au fig. un bout d'hom¬

gens

souvent, courir les chais.

grosse,

C. baricabe.

barricader.
barricade ; sf.

me

barriquejà ; v. — Faire rouler des bar¬
riques ; en style plaisant, boire beaucoup,

barroû ;

Syn. abarguerà.
barric ;

adj.

mur,

reaux.

barréy,-e; adj. -— Mélange, pêle-mêle.
V. abarrejà.
Boutà tout à barréy (ou à barréyé), mé¬
langer, mettre tout pêle-mêle.
barreyole ; sf. — Action de verser, de
déverser, de répandre ; fréq. de barréy.
Ue barreyole de moutoûs, un troupeau
de moutons qui se répand, s'égaille.
bàrri ; sm. — Espace clos, enceinte fortifiée ;
rempart, défense; redoute; fau¬
bourg; parc clos. N. de p. Barri, Dubarry.
barrià (Aure) ; v. — Parquer au moyen
d'un bàrri.;

— Qui
est de muraille;
lucarne ; ne s'emploie que
précédé de houràt ou de trauc. V. gariè.
barrique; sf. — Barrique, futaille. La
contenance de la barrique béarnaise est de
i5 banes, soit environ 3oo litres; la borde¬

de

laise n'en contient que 220.

barreroû, barrerole.
Dim. de bar¬
rère, petite barrière, portillon,
barrét.
C. berrét en quelques lieux,
barréte ; sf. — Barrette ; châssis de
vitrail ; ancienne coiffure montagnarde, la

on

barriè ;

trou

sm.
Taillis, gaulis.
barroulhà, bourroulhà; v. — Ver¬
rouiller; barroulhà-s, s'enfermer au ver¬
—

rou.

barroulhade ; sf.
roulhs ;

—
Quantité de barvolée de bois vert.

barroulhère

(G.-M.).

—

C.

barralhe,

barrère.

barroulhét,-e
sonne.

;

adj.

—

Petite

per¬

N. de p.

barroulhùt, bourroulhùt,-ude; adj.
Qui a de grosses branches ; tailllis ; fagot
où il y a des barroulhs.
barruè,-re, barruèc,-ègue ; adj. —
Errant, vagabond.
I,e provençal avec le même sens, a le mot
hirrulàyre et le verbe barrulà, errer, rouler
sans

cess°.

barruè-ro

û-uélh). N. de

(G.) ; adj. — Borgne (barrep. Barrué.

�BABRUÈG

123

barruèc,-ègo (T,av.)
île

;

adj.

—

bourrugue ; sf.

;

souflure. V.

—

bâton.

Verrue, excroissance.

bartelòt,-e. — Dim. de bartè,-re;
Barthole, surnom de hâbleur,
vard,-e.
bartère ; sf. — Etendue de bartes ;
est de la nature de la barte. N. de p.

Ey barrùgos, avoir des dettes,
barrùs,-to (Lav.) ; adj. — Gros, lour¬

rivé de

daud,-e.
barrustét (B.-L.) ; sm. -— Panier cylin¬
drique de tisserand pour ses pelotons ou

sf.— Grosse barre en
cuvier fait dans un tronc d'arbre

bois ;
évidé.

barsà ;

(Lav.)

v.

;

Mettre, placer la barse.

■—

barse ; sf. — Chaîne, lien qui mainIient l'écarteinent des deux pièces supérieu¬
res
de la caisse du char entre lesquelles

s'appuie la claie,
barséto (Arm.) ; sf. — Farce, tour joué,
barsi (Lav.). — C. barsiè.
barsiàt (Lav.) ; sm. — Coup vigoureux,
comme pour fendre, crever la
barsìo. V.
barciàt.
barsio (Lav.) ; sf. —
ou de chèvre préparée
à
pour

Peau de mouton
l'alun et cousue

s'en servir comme sac; au fig. l'esto¬

mac.

Decha-gue era barsio, y laisser la vie.
barsiè; sm. — Sac plus petit que la
barsio et où l'on serre les
cl les

papiers de famille

choses

précieuses
barsò,-sòu,-sole ;

Berceau. En
I.av. et B.-L., barsàlo désigne la pièce de
bois qui soutient le manteau de la chemi¬
s.

—

née.

bartà;

sm.

—

Moyenne

ou

petite barte

;

terrain à barte. N. de 1.
v.

■—

Garnir

de verterelles.
;

sf.

—

Verterelle,

p.'nture; loquet.
— Terres de bar le, lon¬
ordinairement des cours d'eau ou
bordant des étangs et presque toujours

bartalasse ; sf.

geant

inondées

ou

bartàs ;
G. buisson

très humides.

Augm. de bartà, dans le
épineux touffu. N. de p.
bartasse ; sf. — Grand, vilain bartàs.
bartàu, bartòu, bertòu ; sm. — En¬
gin de pêche, verveux.
Syn. berguis.
barte; sf. — Terres en nature de lan¬
des, bois pâture spontanée, le plus souvent
sm.

—

humides, dans le bas-fond,
cours d'eau. N. de p. Barthe,

au

bord des

T.abarthe. V.

baste.

bartè,-re;
de barte ;

bartèc

s.

—

Habitant, propriétaire

fermier.

(M4 Big.)

; sm.

—

Bàlon épais;

jeune hêtre que l'on coupe pour le
fage ; longue bûche de hêtre.

bartegàdo (B.-L.) ; sf.
de bâton ; coup.

coups

qui
La-

Terres bartères, terres de baltes.
bartère,-dère ; sf. — Bassin où l'on
pétrit la terre glaise (bard).
bartét,-e ; s. — Dim. de bartà. C.
bartè. N. de p. Barthét, Labarthéte.
bartòc (vers l'Arm.) ; sm. •— Tampon
de paille mêlée de terre glaise.
Syn. tapoû.
bartole ; sm. — Bavard, hâbleur qui
parle à tort et à travers; bateleur de ta¬
verne.

jurisconsulte et avocat
siècle).
bartòlis, bourtòlis; sm. — Bisloquet,
court bâton, jeu d'enfants; gâteau long et
mince dans la forme du bistoquet; il y
entre des amandes pilées.
bartòu, bartouline ; s. — Nasse, ver¬
veux. La bartouline est plus petite.
bàrtou ; sm. — Rallier. N. de p. Bar(Barthole fut

un

célèbre du XIVe

thou.

bartoule,-lhe ; sf. — Barte couverte de
végétation touffue ; par assim. fouillis, mé¬
lange désordonné ; on dit aussi bartoulh.
Bartoumìu, Bertoumiu, Bourtoumiu; n. p. — Barthélémy. Au fig. un
bon gros réjoui.
bas (B.-L.) ; sm.
Bassin, abreuvoir.
V. ba ; petit plateau dans un contrefort de
montagne. N. de p. et de 1.
basà; v. — Baser, fonder; basà-s, se
baser, se fonder sur.
basade ; sf. — Etablissement d'une basadc, fondation.
basanà ; v. — Basaner ; basanà-s, se
basaner, brunir.
basanade ; sf. — Action de basaner ;
volée de coups, frottée,
—

bartaberà, barteberà;

bartabère,-tebère

dé¬
ba¬

barthère.

canettes.

barrùsto

BASCOU

bartégo (B.-L.); sf. — Ampoule, bour¬
bechigua, bouchorle.
barteguejà ; v. — Battre, donner du

Impair,

trop.

barrùgo (Lav.)

—

—

chauf¬

Volée de

basane ; sf.
Ila-s anà

basàr

Basane ; pe iu.
travailler ferme,
bazàr; sm. — Bazar; amas
—

la basane,

ou

d'objets disparates.
basardà ;

v.
—
Bazarder, vendre, se
quelque chose.
hasardé,-diè,-re ; s. — Possesseur
d'un bazar.; vendeur d'occasion.
basardejà ; v. ■— Brocanter, tripoter,
bascà ; v. — Inquiéter; bascà-s, se sou¬
cier, se mettre en peine de. V. basque.
bascoade ; sf. — Basquerie, fait de
basque.
bascoàt ; sm. — Le Pays basque.
Bàscou ; sm. — Basqu» ; du Pays bas¬
que; fém. basquéte.

défaire de

�BASCOURRALHE

—

BASTE

124

bascourralhe, bascourrilhe ; sf. -méprisant pour désigner les Basques.
bascourrejà ; v. — Se dit des Basques
qui, en parlant une autre langue que la
leur, y mêlent des mots de l'euskara.
bascoùs,-o (Lav.) ; adj. — Indolent,-e.
bascoye ; sf. — Panier ; sorte de panier
en
bois qui s'attache de chaque côté du

Terme

bât. V. coy.

base ; sf.

— Base ;
vase, boue. V. foundamén, pè.
bàse (G. L.). — C. bàde, naître,
bàse; sm. — Vase, récipient,

basélhe.
baseli ;

—

sm.

—

Dans le G.
nomme
baseli

on

basí ;

la

sf.

;

Basilique

—

; distribufaisait autrefois

basiu,-o (G.). — C. basoùs, vaseux,
bàsme, bàlme, bàume; sm. — Bau¬
me; balsamine (plante),
basoùs,-e ^ adj. —• Vaseux,-euse.
baspane,-a,-0 (Pontacq, Lourdes, Lav.) ;
sf.
Paupière.
baspaneyà ; v. — Battre des paupières,
—

ciller.

basque; sf.— Inquiétude, souci, ennui,
dérangement.
A'oit da-s'en basque, ne pas se soucier, ne
pas s'en faire.
basque ; sf. — Basque, pan d'habit,
basque, basquéte ; sf. — Basquaise,
fille du Pays basque; nom de vache.
bassàlh, bassàlhou; sm.
Vassal;
—

valet.

bassàu

(G.-M.);

sm.

—

Espèce de mol¬

lusque.
basseculà ; v.
bassecule ; sf.

—
—

Basculer ; bousculer,
Bascule pour peser,

basseculàyre ; sm. — Préposé aux
poids publics, peseur.
basséje. — C. bascoje.
bassét,-te ; s. — Basset, petit homme,
petite femme.
bassî ;

sm.

Bassià ;

—

sm.

Bassin, réservoir. V. ba.

—

Nom de montagne assez

répandu dans les Pyrénées. En II.-A. il
désigne particulièrement des pâturages sui¬
des emplacements abruptes. (A confronter
avec b-isslu).
A B.-L. on dit: Quan plcho et Bassià,
era bàco
que pèeli en coeylà.
bassibade ; sf. — Troupeau d'antenois
(bassius).
bassibalhe ; sf.
nois.

—

Pétrin; coffre où l'on

—

C. bacinà.

—

bassiòt ;
rèch, tos.

sm.

bassìu,-ibe

Auge à

—

porcs.

V.

pa-

Antenois,-e; agneau,
bassibét,-uét,-e. Les bassius, en certains lieux,
sont les jeunes ovins destinés à la bou; s.

—

brebis de l'année précédente. Dim.

bassocùlo
bassoû ;

mercuriale annuelle.

—

lion de monnaie que l'on
à la. suite des funérailles.

sin.

bassinà.

Basilic, plante odorifé¬
pron. aussi basèli et

basilic.

basilique

bassie ;

plonge dans l'eau bouillante, pour le peler,
le porc que l'on vient de tuer.
Syn. mèyt, pastière, parèche, parùu.

on

Basin, sorte d'étoffe de
coton pour robe de femme.
basi (Lav.) ; sm. — Basilic des jardins,
basile ; sf. — Espèce de marjolaine ;
sm.

Gardeur,-euse de

—

cherie.

V. baréthe.

rante.

bassibè,-re; adj.
bassius.

Le rebut des

ante-

(Big. G.)

sm.

Aquét qu'tn
en

vidé

a

;

sf.

Sorte de

Bascule,

—

à boire.

vase

boeytàt bàssous 1 Celui-là
verres !
dit-on d'un grand

a

des

buveur.
bast ; sm.

—

Bât de bête de

—

somme.

Syn. aubarde.
bastà ; v.
Bâter, mettre le bât sur
l'âne, sur le mulet. V. aubardà.
bastà, abastà, hui-bastà; v. — Fau¬
filer, coudre à longs points, bâtir le vête¬
—

ment ;

pour

travail

la mise

bastâ ;

préparatoire
point,

sm.

bastàdje

provisoire

ou

au

Lande. V. burte.

—

;

sm.

—

Travail de faufiler

;

bâter.

Bastàn ; n. p. — Torrent
Conférer avec le lat. vastans.

pyrénéen.

bastanague,-nègue, bastiague; sf.
Carotte, plante potagère. V. pastanague.
bastanés,-e ; s.
Qui est du bastâ.
N. de p. et de lieu.
bastàr(d),-de; s. —- Bâtard,-e; métis,
hybride.
Aquét n'ey pus bastàr, celui-là est de race
franche, pure, de bonne lignée. N. de p.
bastardagne,-dalhe,-dère ; sf. — Les
bâtards en général; terme de mépris.
A bastardalhe, nade parentalhe, personne
ne veut être parent d'un bâtard (die.),
bastardàmi, bastardis,-dùmi; sm.
Race, famille de bâtards; alliance entre
—

—

—

bâtards.

bastardè,-re ; s. — Bâtardise,
bastardejà ; v. — S'accoupler (en par¬
lant de deux individus de race différente),
bastardèu ;

— Bâtardeau.
Ajonc épineux ; en cerlains lieux, bruyère mêlée à la paillette des
landes. V. abastoû, touye.

baste ; sf.

baste ; sf.

sm.

—

Aiguillée de fil

—

;

faufilure.

V. hastà.
Ue baste de hiu, une aiguillée de fil ;
baste d". bourre, aiguillée de mauvais fil,
chose sans valeur ; s'emploie parfois comme

juron inoffensif
deux choses qui

;

ha baste

ne peuvent

e

bourre, mêler

aller de pair.

�BASTE

125

baste; adv. — Négation, exelamative le
plus souvent niais s'emploie aussi avec le
de « rien du tout ».
Votí s'en y a troubat basie, il ne s'en
pas trouvé du tout ; nou n'y a baste, il
en a pas. V. béte, bourle.

sens

est

n'y

bàste,-e

; adj. — Vaste.
bastè,-re ; adj. et s. — Qui fabrique
des bâts ; bourrelier.
bastè,-re ; adj. et s. — Terrain où croît
la baste; qui en est couvert.
bastejà ; v. — Fréq. de bustà (2 et 3).
bàsti ; v. — Bâtir, construire, maçon¬
ner ; b:isli-s, se construire une demeure.
bàsti, bàste, bàstes. — Formes du
Passé déf. et ant. du v. être, dans le Bustan et le Bas-Nestier (H.-P.). V. au début
de l'ouvrage, le chap. relatif au Verbe.
Bastiâ ; n. p. — Bastien,
bastiague. — C. bastanague.
bastidâ,-ne ; s. — Habitant dune bas¬
tide, d'une petite ville,
bastide; sf. — Action de bâtir; bâtisse.bastide ; sf.
Lieu retranché avec do¬
maine environnant et groupe d'habitations ;
ville fortifiée, édifiée d'un seul coup au
—

XIIIe et

XIVe siècles.

au

B.-L., désigne aussi les montants
d'une porte, d'une fenêtre, le bâti.
bastidé,-re ; s. — Terrain à bâtir.
bastidoù,-re ; s. — Bâtisseur,-euse ;
celui, celle qui bâtit, qui fait bâtir.
lin

bastimén ;
action

ou

sm.

bastinà;

v.

—

Bâtiment

;

navire

,

bâtir.

art de

—

C. baslà, bâter,

bât.

bastiounà ;

v. — Bastionner.
bastisse, bastissi ; sf. — Bâtisse,
construction, édifice,
bastit,-ide; adj. et s. — Bâli,-e.
Que s'ey bastit, il a bâti sa demeure,
bastoà; v. — Faire des bastoûs, des

abastoûs.

bastoà ; sm.— Sol, lande où croît la baste.
bastoade ; sf. — Bastonnade,
;

s.

—

Troupe,

multilude.
bastorre ;

bastoû ;
de

sf.

sm.

—
—

Gourdin, gros bâton,
Bâton; tas de litière,

fourrage. V. abdstoû.
Lous bastoûs,

constellation d'Orion.

bastoucà,-quejà
mal bâtir

un

; v. — Mal
vêtement. V. bastà.

bastounejà ;

v.

—

faufiler,

Jouer du bâton ;

bâ tonner.

bastringlà; v. — Faire la bastringle,
grincer, aller de travers, etc.
bastringle ; sf. — Bastringue. Se dit
aussi d'un véhicule mal suspendu, mal
ferré, en désarroi, qui balance et crie en
roulant.

BATALHÈ

basùt,-ude ; adj. — Qui a une grande,
large base. S'applique à une grosse per¬
sonne également.
bat; bath, bayt (M4); sf. — Val, val¬
lée. On écrivait autrefois aussi baigt, baitcli
ou bath. Ces formes se sont conservées dans
des noms de personne et de lieu.
bat ; sm, — Bas ; forme, ainsi que ses
variantes, la dernière partie de diverses
loc. adv.

Cap-bat (litt. face à la vallée, du côté de
la

vallée)

vers

le bas, vers le nord; en bat,

d'en bat (litt. dans la vallée),
vers le bas, en descendant, au nord.
Cf.
debat, pour de bat.
bataelàm, batielàm ;sm. — Tumulte,

à l'en bat, à

batahòri, bacanàl.
bataelàm, il faisait grand
tapage; quin bataelàm! Quel lumulte !.
batadé (M') ; batedé ; sm. — Battoir ;
batte ; planche sur laquelle on bat le linge ;
tapage, hourvari. V.

Que miabe

gran

baratte.

Syn. taulàt, tabadé, taule, massadé.
batadére, batedére; sf. — Longue
gaule pour abattre les noix, les châtaignes.
batadits ou batedits ; sm. — Sorte de
panaris.
batadoù, batedoù,-re; s. — Batteur.
batteuse de blé, de

batahòri;

sm.

lin.
Grand bruit, tap:ige.

—

hourvari. V. bataclam.

batalà ;

v. — Faire un discours de bate¬
parler à tort et à travers.
batalacioû.
C.
batalère, batalis,

leur ;

—

mais moins usité.

bastinade ; sf. — Charge d'un
bastine ; sf. — C. bast, bât.
bastioû ; sm. — Bastion,

bastòc,-torre (G.-M.)

—

batalàyre,-e ; s. — Bavard,-e (par assi¬
un bateleur).
batalère ; sf. ; batalis ; sm. — Bavar¬
dage ; conversation à plusieurs ; conférence ;
discours décousu ; causerie sans gravité, sur
I.' ton familier, parlote.
Abé la batalère, avoir parole en bouche,
batàlh ; sm. — Battant de cloche, de
sonnaille; langue bien pendue; les jambes,
en style plaisant.
Esquire sens batàlh, un insensé, un in¬
complet ; qu'ère eoum ue esquire sens ba¬
tàlh, il était sans parole, décontenancé,
égaré, la tête vide ; cames de batàlh, jam¬
bes minces ; batàlh d'esquire ou de campane, bavard inconséquent.
batalhà ; v. — Sonner la cloche ; cop¬
ier; carillonner; batailler.
batalhade ; sf. — Coup de cloche, ca¬
rillon ; tapage, grand bruit.
—
Batailleur,batalhadoù,-doure.
«use, barguigneur, ergoteur.
batalhàyre,-e ; s. — Batailleur,-euse,
plutôt en mauvaise part.
Syn. coumbatiè, eoumbatiu .
batalhe ; sf. — Bataille. Prend aussi le
sens de batailleur: qu'ey â batalhe! N. de p.
batalhè,-re; s. — Batailleur,-euse ; qui
aime à contester, querelleur; fabricant de
milation,

batàlhs. N. de p.

�BATALHÈ

batalhè,-re; adj.
l·loéc

Í2G

BATIA

—

—

batè, batedé
bc, massadé.

De bataille.

bataillé, l'eu bien flambant;

cuiii

batalhè, champ clos de combat, de bataille,
batalis ;

sm.

batalòri, batalòssi

; sm.

—

Fréq. de

batalùr,-e ; s.
Bateleur,-euse ; qui
parle à tort et à travers; bavard. V. balalàyre.
—

batàn ;

adj.

—

Battant,-e; batte¬

ment.

Que l'amie à truc batan, il le
tambour
accès:

battant.

Prend aussi

ou

la mène

le

sens

de

batan de

frèbe.
batanà ; v. — Fouler les draps ; frapper
avec force ; se dit des pulsations de la fiè¬
vre, du cœur, d'un abcès.
Batanà l'àsou, frapper l'âne à tour de
bras ; à d'aquet batedis la frèbe que-rn batane, la lièvre bat à mon panaris; batanà
rase, fouler de la bure.
batanade ; sf. — Volée de coups ; fouu

lorinage.
batanadures; sf. pl. — Coût d'un
travail de foulonnage.
batanàyre,-e ; s. — Foulonnier,-ère ;
personne active, remuante, débrouillarde,
qui mène un train de diable.
batane ; sf. — Fanon, peau qui pend
sous la gorge du bœuf, de l'oie, du dindon.
V. badà li, baléne, memère, qoulère, barabère.

batanè,-re ; s. — Foulon ; artisan qui
draps. V. batanàyre; n. de p.
batchèu,-chiu (Lav.) ; sm. — Collier

foule les
de bois.

Syn. canaule, courà, courébe.
(Lav.) ; sm. — Goujat, gros¬

batchicou

sier personnage.

bratchilè,-lhè,-ro,-làyro (Lav.) ; adj.
s.
Bavard,-e incontinent, rapporteur
de commérages.
batchilejà, bratchà; v. — Ne faire
que bavarder hors de propos ; s'arrêter à
et

—

des niaiseries.

batchilerìo,-lherìo ; sf. — Niaiserie
paroles, bêtise.
batchilìs,-lhìs ; sm. — Bavardage,
commérage.
bâte ; v. — Battre ; dépiquer les céréa¬
les ; en B.-L. baratter ; bàte-s, se battre
contre le sort, se débattre dans les diffi¬
cultés, les embarras, se débrouiller, discuter.
batè,-ro (B.-L. Lav.); adj. et s. — Qui
est de la vallée (bat) ; habitant d'une vallée.
F.n Barèges, on appelle picho-batès (pisse
dans la vallée), les bergers de la partie basse
qui, en été, mènent leurs troupeaux dans
les hauts pâturages.

en

arnau-

—

sm. -— Moulin à foulon ; ma¬
sert à fouler les draps ; manteau
vantail ; battant de cloche ; feuil¬

batàn,-te;

Baratte. V.

être battu,

batalère et batalis.

chine qui
à foulon ;
lure.

—

batedé,-re; adj. — Qui est propre à
dépiqué.
batedé; sm. — C. baladé, battoir,
batedis,-se. — C. batedé.
Mal blanc des
batedit,-dits ; sm.
doigts, sorte de panaris.
batedoù,-re. — Forme de batadoù.
batejà; v. — Baptiser. V. batià.
batejadoù,-jàyre ; sm. — Baptiseur.
batejàt, batiàt,-ade; adj. et s.
Baptisé,-e.
batéjes ; sf. pl. — Repàs après la céré¬
monie du baptême.
Syn. b:ities.
batejòu, batiòu ; sm. — Cérémonie du
baptême.

V. baialère.

-—

; sm.

batelà ; v.
•

Conduire

—

batelade ; sf.

un

Batelée

—

;

bateau.

grande quan-

tité de choses.

batelàdje
choses ;

;

sm.

—

Batelage

;

train de

convoi.

batelerie ; sf.

bateliè,-re

;

batemén ;

sm.

—

Batelerie.

adj. et
—

s.

—

Batelier,-ère.

Battement.

batén,-te ; adj. — Battant, frappant;
s'emploie que dans certaines expr.
L'àyre batén, l'air vif et frais ; tout lou
batén dou die, tout le long du jour.
ne

batene

(L.).

batère ; sf.

—
—

C. batane.
Batterie, querelle, rixe;

battage du grain.
La sasou de las
bat le grain ; per

batéres, l'époque où l'on
bateres, à l'époque du
battage; ha batère, ou batéres, battre le
grain et aussi faire du tapage.
batère (G.-M.) ; sf. — Equipage et
équipement d'un bateau ; le bateau et sou
équipage.
baterie ; sf.

—

Batterie

;

l'ensemble des

ustensiles de

ménage ; train.
Que y a hère de baterie, a ci, il y a beau¬
coup de choses ici ; qu'ey toute aquestc ba¬
terie ? Qu'est-ce donc que tout ce
pêlemêle ? Qu'est-ce que cette batterie, ce ta¬
page, ce train ?
batesmàu ;

adj. des

2

g.

—

Baptis¬

mal,-le.
batèsme ;

sm.—

Baptême.

Syn. batiòu.
batèu ; sm. — Bateau ; train d'une
maison, d'un ménage; cheptel d'une fer¬
me. V. bachèt,
baterit.
batià, batisà ; batejà (G.-L.) ; v. —

Baptiser, ondoyer; par dérision, couvrir
d'injures, houspiller.
Que l'an beroy batiàt, on lui a chanté
pouilles de la belle façon.

�BATIADE

127

batiade, batisade; sf. — Action do
baptiser ; peut se prendre en mauvaise part
dans le sens de injurier, couvrir d'insultes ;
de donner une correction, particulièrement
à

un

L'ensemble des
de baptême : la céré¬
monie religieuse, le repas, etc.
batiàyre, batisàyre. — C. batejadoù;
en
style badin, celui qui met de l'eau dans
le vin, le lait, etc., qu'il vend.
bâtie et plus souvent baties; sf. pl. —
Cérémonie du baptême.
Que bam ha baties, nous allons procéder
au baptême. On
dit quelque fois batialhes,
mais alors le mot prend un tour exempt
de gravité,
—-

C. bataclàm.

—

(Lav.)

;

sm.

—

Le dessous

d'un moulin.

baticoùmbe.

C.

—

baricabe.

baticoumbejà ; v. — Courir, explorer
ravins, courir la montagne.
batilhà (G.-M.) ; v. — Palpiter, suffo¬
quer. V. puntachâ.
batiò (Big. G. L.) ; batiòu. — C. batejàu.
les

batisà.

—

C. batià.

batisade ;

baptiser,
dans le style
de mettre de
l'eau dans le vin, de doucher, d'ondoyer.
batisàyre,-e ; adj. et s. — Baptiseur,euse ;
qui met de l'eau dans le vin par
sf.

-—

Action de

mais ne s'emploie guère que
badin pour signifier l'action

fraude.

batisèyre (G.-M. L.) ; sf. — C. bâtie.
batissè (II.-Big.) ; sm. — Barate. V.
amaubè.

et batsàrrou.

adj. et

Batteur,-euse
de lait ; amateur friand de bâtisses.
batisseyà ; v. — Battre le beurre,
bâtisses; sf. pl. — Babeurre, sérum
lactique, petit lait.
batistèri ; sm. — Baptistère.
Dans le style plaisant, amtichà lou batis¬
tèri, montrer son sexe, en parlant d'une
;

s.

-—

femme.

batistèri
carme,

(Lav.)

;

sm.

—

Tapage, va¬

batterie d'ivrognes.

Batistoû ;

fig.

(vieux)

sm.
—
Examen sévère
resté, avec le sens de remon¬
dans cette expr. que l'y an passât

; est

trance,
û

batsimoùn,

on

batude ; sf.
ment ;

un

batlèu.

n.

p.

—

Dim. de Baptiste;

niais.
—

C.

ballèu.

batoulhà, patoulhà; v. — Bafouiller.
batoulhe,-o (H.-Big.) ; adj. — Hypo¬
crite, personne à double face.
batsacà ; v. — Ressasser, secouer com¬
me un sac ; battre.
batsacade ; sf.
Tripotée, frottée.
batsarre ; sf. — Bagarre, tapage, tu¬
multe ; à Bay. on dit préférablement batsàrrou; sm.

lui

« passe un

Battue
action de battre.
—

batusade ; sf.

—

;

savon ».

battage

;

batte¬

Tâche fournie par une

batteuse.

batusàyre,-e, batusè,-siè,-re ; s. —
Qui fait marcher une batteuse ; ouvrier qui
fait les battages,
batuse ; sf. — Batteuse à grains.
En ço d'u tau qu'an la batuse, chez un
tel on a la batteuse, on bat.
bau,-be, bàubi,-e; adj. et s. — Che¬
val, jument qui a la balzane; par anal, per¬
sonne qui a une mèche de cheveux blancs
au milieu de sa chevelure brune. N. de p.
Bau, Baubi. A Bay. on appelle ben de
bau, le vent d'O.
bauarralhe ; sf. — Les vauriens,
bau-arré, bau-chic, bau-poc ; adj.
s.
Vaurien,-ne.
baub,-e; bàube,-o (G.); bèuc,-que;
adj. — Engourdi,-e par le froid notam¬
ment ;
maladroit de ses mains (comme
et

—

quelqu'un qui
On dit aussi

baubit.

a

les membres engourdis).

bàubi,-ie.

—

Forme de boubit.

baucade ; sf. — Ensemble de meules ou
de meulons de céréales (bauquès).

bau-chic.
terme est

—

moins

bauchicalhe.

batissè,-re

au

batsàrrou,-e (Bay.) ; adj. et s. — Per¬
bruyante, querelleuse, tapageuse. On
emploie indifféremment au masc. batsarre
batsimoùn ;

batialhes ; si. pl.
actions d'une journée

baticoùm

BAYLADOU

sonne

enfant.

baticlàm.

—

baucoû

(G.);

V.

bau-arré, toutefois, le

péjor.
—

sm.

C.

bauarralhe.

—

Faisceau; dim. de

bauquè.

bauquè (Big.) ; sm. — Meule de cinq
gerbes qu'on laisse quelque temps sur le
champ moissonné.
bauquèro ; sf. — L'ensemble des bau¬
quès d'un champ.
Soit! J'y consens; c'est
baye! adv.
dit, entendu !
bayét,-éte (Mk) ; adj. — De couleur
baie. N. de bovin et de p. Bayét, Bayèl.
baylà ; v. — Frotter doucement, cares¬
ser ;
baylà-s, se caresser mutuellement.
baylàc ; sm.
Longue et forte gaule ;
gaulis. N. de p. et de I.
baylade ; sf. — Doux frottemenL, ca¬
resse ; action de pas'ser doucement la main ;
frottée à coups de baylac.
bayladoù ; sm. — Compère, comp.irse ;
aide. Ne s'applique guère plus qu'à un per¬
sonnage qui prête son concours dans un
marché de maquignon.
—

�BAYLE

—

B BARAS9E

128

bàyle ; sm. — Huissier; baile; officier
justice seigneuriale ; mandataire. Le mot
est tombé en désuétude par suppression de
la fonction. Dans le II.-A. il désigne en¬
core, actuellement, un porteur de cierges
Uc

dans

les cérémonies.

N. de p.

baylejà; v. — Faire l'office du bàyle.
baylère, boylère ; sf. — Cri des pasteurs pour se tenir en contact sur les mon¬
tagnes ; couplel sur un air lent ; musique
discordante.

baylère,-léu ! interj.
Même terme

en

—

Cri d'appel.

Auvergne.

baylét ; sm. — Valet ; support pour le
pot au feu; cheville de support d'un timon
de

char abaissé. Le terme est également
employé pour différents outils.
Baylét sus quità, qu'ou lié mau coumandà, le valet qui va quitter son maître ne
lui obéit plus (prov).
baylét de sèrp (II.-Big.) ; sm. — Valet
de serpent ; grosse libellule ; la petite est
appelée damisèlo. V. esplinguè, espàgo-sèr.
bayline ; si'. — Très douce caresse.
Syn. baylade.
baylòc ; sm. — Forme de bayt-loc, lieu
bas ou lieu beau. N. de p. et de lieu.
bayloucà,-s ; v. — Se rouler par terre.
Syn. brusà-s, boacà-s, bouquillà-s, bourclà-s, bourricà-s.
bàyno (G.) ; si. — lier ret, coiffure,
bàyo (Lom.) ; sf. — Fausse nouvelle,

bayràu,-ale (G.-M.) ; adj. — Natal,-e.
(Vient de baye, naître).
baysà ; sm. — Baiser (vieux).
Judas, que-m tradéches per û baysà! Ju¬
das, lu me trahis par un baiser! (vieille
tragédie).
baysà; v. — Baiser, embrasser (vieux).
baysàt,-ade,-dure ; sf.
Baisure, ac¬
tion de deux choses
qui se louchent ou se
—

frôlent. V. toucadure.

bé; sm. — Bien; ce qui est bien, utile,
convenable, vertu, qualité, richesse; fonds
de terre ; patrimoine.
Ha dou bé, faire du bien; û ômi de bé,
un homme de bien
; l'àyre qu'ou hè bé, le
grand air lui fait du bien; lou bé de case,
le bien de la maison, le patrimoine ; û
gran
bé, un grand bien, un vaste domaine ; tous
bés de la fourlune, les biens de la
fortune,
ses
avantages ; qui bé, qui mau, tant bien
que mal ; lou bé dou cos, la santé du corps.
bé, bién ; adv.
Bien, convenable¬
—

ment.

lié s'en mmque,
bé

Je

quk...

veux

certes ; sans

doute.
bé, oui bien; o bé plan (L. G.), cer¬
tainement; bé eau plâ, il le faut bien, il
est utile, nécessaire de; b'at bos? Tu le
veux bien? Bé
y aneràm, nous irons bien,
sans doute ; qu'arribaràm,
bé, nous vien¬
0

drons, oui.
be.

Prou,

—

bruit tendancieux.

vous,

bayole ; sf. ; bayòu ; sm. — Longue
lisière servant à emmailloter un enfant.

syllabe forte,

Syn. troussère.
bayoù (B.-L.)

; sm.

—

Météorisation des

bovidés.

Syn. bansofi.
bayòu. — V. bajoù.
Bayoune ; n. p. ni. — Bayonne, ville
et port des B.-P.
A Bayoune
Tout que s'y doune,
Quoan y et arribàt,
Tout qu'éy dounàt.
A
Bayonne, tout se donne (dit-on) ;
quand on y est arrivé, tout a été déjà
donné (dict.).
Quoan lou bén bouhe de Bayoune
La plouye léu que s'ahoune (dict.).
Quand le vent (venant) de Bayonne soufII", la pluie ne tarde pas à tomber.
bayounés,-e; adj. et s. — Bayonnnis,-e, qui est de Bayonne.
bayounéte ; sf.
Baïonnette,
bayrà (G.) ; v. — Mûrir, en parlant des
fruits, prendre la couleur du mûrissement.
bayràt,-àdo (M' Big.) ; adj. — Qui est
de diverses couleurs ; se dit notamment de
la robe des bêtes. V. bayét, gayàt.

bien s'en faut; en tout
bien que... Bien; oui.

sonne

comme
comme

Néanmoins,
l'écriture, de

enclitique remplaçant bous,
complément. Devant une
be devient souvent fort et

pe.

il

plus correct, dans
le b, même quand
il sonne comme p. V. à l'art, bous.
You-b bouy pus troublà, je ne veux
pas
vous
déranger, vous troubler ; nou-b anét
pas lia mau, n'allez pas vous faire du mal.
bé (M') ; v. — Apocope de béde, voir,
et aussi de beni, venir.
Biengats-me bé, venez me voir ; que l'at
haram bé, nous le lui ferons voir; e bos bé?
est

conserver

Veux-lu venir? V.

bi.

bè, bèn ; interj. — Va ! Marche, pars !
Bè, beròy, bè, va mignon, va! Bè carcà
ta may, bè! Va chercher ta
mère, va! Care-t, bèn! Va ! tais-toi.
bè ; onom. — Cri des ovins,

be-a-ba ;

sm.

—

Dieu.

listà-n

au

A. B. C., croix de par

b-a-ba, débuter,

commencer

à

apprendre.
Beàr

(n), Biàr;

sm.

—

Béarn, le

pays

du Béarn.

Bearnés, Biarnés, Bernés,-e; s. —
Béarnais,-e, qui est du pays, qui concerne
le Béarn.

bearasse, beasse; biaràsso (H.Big.) ; sf. — Grosse veine ; en II.-Big. dési¬
gne

aussi la mammite des vaches.

�BEASSARRADO

129

—

beassarràdo, beassarido '(Lav.) ; sf.
Vache qui est cagneuse des jambes de

bèc

beàtis. V.

biàto.

beatamén ; adv.
beatàmi (Lav.) ;
n'ont pas

Femmes qui
été mariées et vivent seules;, état
sm.

lia ù
ha

un

petit

somme.

En G.-M.

bèc ;

—

sm. — Bee ; bout, extrémité ; som¬
ombelle du maïs.
bèc (Ort.), tout en haut, au dernier

bèc-blanc ;

sm

—

.

Oiseau

du

genre

passereau.

bèc-bauc,

bèc-croutsàt, bèc-tort ;
(oiseau).
bèc-d'àyne ; sm. — Bec d'âne, bédane,

sm.
—

bèc, faire
mèc.

un

met ;
ht

d'innocence.

beatilhe ; sf.

Court sommeil ; méri¬

—

étage.

Béatement,

—

; sm.

BECHÍ

dienne.

derrière.

beassùt,-arrùt,-ude; adj. — Veiné,-e.
V. begnùt, betùt.
beàt,-e ; adj. — Béat,-a. On dit aussi

(Or.)

_

Bagatelle, petite chose;

naïveté.

Bec croisé

—

outil de menuisier.

beatificà,-fià

; v.

Béatifier,

—

beatificacioû ; sf.
beàtis (Lav.) ; adj.

Béatification,

—

—

bèc-de-cane ; sm.

Benêt, naïf, inno-

cenl.

—

Bec de

bec

cane ;

de corbin.

bèc-de-lèbe ;

sm.

—

Bec

de

lièvre,

lèvre fendue; outil d'ébéniste.

béatitude; sf.
bebanè ;

sm.

Béatitude,

—

bèc-fî ; sm.

Boisson,

—

qui est

ce

donné à boire. V. bébe.

Qu'èy lou minjà
le boire.
bebassè,-re; s.

e.

lou bebanè, j'ai le

manger et

bébe ; sf.

—

—

Buveur,-euse.

Ver à soie,

sa

chrysalide,

bébe;

béue (Big. G. V.-B.) ; v. —
Boire ; se dit de l'aspiration par l'air d'un
liquide, de la terre qui absorbe le liquide,
de toute chose qui s'imbibe.
L'àyre que-s béu 1,'arroùs, l'air boit la
rosée; la terre que-s ba bébe l'aygue, la
terre va absorber l'eau ; lou pâ
que-s béu
lou bi, le pain s'imbibe de vin.
bébe ; sm. — Le boire, la boisson.
Lou bébe e lou minjà, le boire et le
manger.

bebedé,-re

adj. et

;

s.

—

Abreuvoir;

de nature à être bu ; buvable.

un

—

Bec-fin (oiseau) ; au fig.

gourmand.

becà ;

Se dit de l'oiseau qui com¬
la coquille avec le bec et
qui va éclore, et des plantes qui commen¬
cent à pointer au-dessus du sol. Par exten¬
sion, naître, sortir, saillir montrer le bout
du

v.

—

à rompre

mence

On dit aussi

bequià.
becade,-dure ; sf. — Becquée, coup de
bec, marque du poussin sur l'œuf ; regard
furtif, à la dérobée; apparition rapide,
coup de nez.
Qu'a hèyt ue becade, il a fait une courte
apparition.
becade ; sf. — Bécasse ; roupie qui pend
au bout du nez. V.
béque.
Lou tems de lus becades, calembour :
l'hiver l'époque où la goutte pend au nez.
becadure.
V. becade (i).
becàr ; sm.
Saumon vieux, beccard ;
nez.

—

—

bebedis,-se ; adj. — Qui peut boire;
qui peut être bu.
bebedoù,-re; s.
Buveur,-euse.
bebéne; sf. ; bebenè, beberè ; sm.
Breuvage ; barbotage, eau et son qu'on
donne aux porcs. Par eomp. mauvaise sau¬
ce, mauvais ragoût.
beberè ; bebetè (As.) ; sm.
Abreu¬
—

—

—

voir. V. bebedé.

beberoû, biberoû
bebetè.

; sm.

—

Biberon,

brochet vieux.

becàr,

becàs, becàt; sm. — Angle
par la jonction de deux routes
parcelles de terre. N. de p.
becàri, bicàri; sm. — Vicaire,
becariàt, bicariàt ; sm. — Vicariat,
becàt ; sm. — Houe à deux pointes ;
outil de charpentier. N. de p.
bèce 011 bésse ; sf. — Vesce (plante).

aigu formé

ou

beceri-s

C. beberè.

—

en

bebéude, bebude ;-gùdo, beiido (Big.
Buvée ; quantité suffisante à
—

G.) ; sf.

l'abreuvement du bétail; action de boire;

gorgée de liquide.
bé-boulé ;

v.

Bien vouloir, vouloir

—

du bien.

de deux

de

ou besseri-s ; v. -— Se
ployer
ratatiner sous l'action du froid,
douleur, de la maladie, de la décré¬

deux;
la

se

pitude.
becerit

ou besserit,-ide ; s. — Qui a
mal conformée, en pointe; qui
est, ployé, ratatiné,
béch.
Forme de bésc, glu.
bèc-hèrri (Big. et G.) ; sm. — Contre
de charrue. On l'appelle aussi rélhe, sègue.
bechi ; v. — Vesser. V. Ihoufià.
bechi; sm. — L'action de vesser.
Qu'as û lè bechi, lu as une manière de
vesser empoisonnante, horrible.

la

croupe

—

bé-boulùt,-ude ; s. —
de bienfaisance ; quelqu'un
du bien, que l'on protège.
bebude ; sf.
d'un
en

—

Bienfait ; désir
à qui l'on veut

Mal contracté par suite

refroidissement tandis que

sueur,

buvée.

congestion

ou

l'on était

autre., C. bebéude,

9

�BECHIDE

130

BEDOULHË

—

bechide, bechie ; sf. — Vesse.
Syn. béule, gnoufle, Ihoùfie.
bechidé,-re ; s. — Manie de vesser ;
l'anus en style gras.
bechidoù,-re ; adj. — Qui vesse.
bechie.
C. bechide,
bechie-de-loup ; sf. — Vesse de loup,
espèce de champignon (lycopordon).
Couloù de bechie, couleur de lycopordon,
pâle, d'un blanc sale ; c'est la couleur de
la figure des malades, des convalescents, la
couleur dite de papier mâché.
—

bechigue,-que, bouhigue, bouhariboutarigo (Neste) ; sf. — Vessie ;
ampoule; tumeur. V. bouhorle, paulhe.
Qu'a boune bouhigue, il a bonne vessie,
dit-on de quelqu'un qui boit beaucoup ;
la terre que. lié bechigues, la terre se bour¬
soufle ; qu'èy ue bechigue au pè, j'ai une
ampoule au pied.
becudét (G.-L.) ; sm. — Bécasseau,
gue ;

becudis ; adj. — Etat de becut, sauva¬
gerie, manque de savoir vivre.
becudis; sm. — La famille des becùts;
la

race

des

civilisés.

non

becùdo

(G.) ; sf. — Espèce de chevène,
appelé aussi uubour, alo-rouy, cabòs.
C. becudis (1 et 2).
becùmi.
Que biben coum becùmi (ou coum bccuts), ils vivent comme des sauvages.
becùt,-ude ; ad j. et s. — Lippu,-e, qui
a
l,i bouche difforme par le développement
de l'une des lèvres; qui a la bouche con¬
tournée; qui vit seul, fuyant toute société;
ogre, personnage imaginaire des fables,
—

laid et difforme ;

le démon.
becùt,-ude ; ad j. — Qui a un bec, une
pointe.
Cése becàt, pois chiche,
bedà ; v. — Défendre, prohiber (vieux),
bedace.

bedacejà.
bedalè ;

V. Masse.

—

—

leri béde! Je voudrais bien le voir! bediàm

(ou beyàm) acò, Ŷoyons ça ; béyes dou béde,
tâche de le voir, de l'apercevoir; bedétbous acò! Voyez-vous ça! N'a pas arré à y
béde, il n'a rien à y voir; bédies de-m ha
soupà, vois à me faire souper ; bediàt de
b'arranjà, voyez de vous arranger; ço qui.
n'a pas ealùt béde, il a fallu en voir de
toutes les couleurs ; lou boun Diu qu'ou s-bédie, que Dieu l'ait avec lui, qu'il l'ait
en
sa
sainte garde ; que barri béde, nous
allons essayer de ; que caleré béde, il fau¬
drait s'informer; aquét parélh que-s béderi,
ce
couple se fréquente; beyat-lou me!
Voyez-moi ce gaillard! Bè t'at béde, vas y
voir; béde s'en, en voir de cruelles, être
éprouvé, supporter des fatigues, avoir des
soucis ; béde-s de gous, partager les mêmes
goûts (Ort. Salies); que m'en èy plâ bis!
J'ai eu beaucoup de tracas, de chagrins!
Que s'at bòii béde, il veut voir avant de se
décider; que las s'y bédie! Qu'il se dé¬
brouille !

béde-arribe.

bededoù,-re

—

;

V.

adj.

bedarribe.
—

Qui voit; témoin

oculaire.

bedelhét,-e (G.); s. — Epine vinette ;
(plante). V. brouquichoùo.
bedélhe, bidélhe, bidalhe ; sf. —
Lambrusque ; terrain couvert de fourrés.
V. barélhes, ubcdélhe. N. de p. et de 1.
bedénee ; sf. — Vue; point de vue.
bedéne ; sf. — Bedaine, gros ventre,

brome stérile

bederà.
bedèt.

—

—

Forme de beterù.

Forme de betèt.

bediàm, bejàm, biàm, bàm; impér.
pl. de béde; interj. — Voyons.
On dit aussi mam, miam.

C. biassejà.

Agent communal chargé
garde des terrains mis en défense.
bedàn, bedàgn ; sm. — Fermoir de
charpentier; ciseau pour faire des entailles,
des mortaises ; bec d'âne. V. bec d'àyne.
sm.

époques menstruelles ; béde-s, se voir, se
fréquenter, faire commerce.
Béde-s'y, y voir ; béde cla, y voir clair ;
béde-y de loégn, y voir de loin, avoir bonne
vue ;
béde à biéne, voir venir ; qu'at bou-

—

de la

bédarribe, béde-arribe ; sf. ■— Bord
rive, pâturage mis en défens.
de 1.

de rivière,
N. de p. et

bedàt ;

sm. — Anciennement, défense,
lieu, bois ou pâturage mis en défens.
N. de p. Dubedat ; lieu-dit.
béde, bède ; sf. -— Défense d'introduire
il u bétail pour un temps déterminé dans

veto ;

certains pacages.
Teins

de béde, période pendant laquelle
pâturages sont en défens.
béde, bése, béye; v.
Voir; aper¬
cevoir ; observer ; connaître ; fréquente]' ;
essayer ; s'informer ; exprès, de femme aux

bois et

_

Biàm

acò, voyons cela; caràl-be, biàm!
Voyons ! taisez-vous.
bedoàge (Os.) ; bedoè. — V. beudàdge, beudè.
*
bedòrlo
(Lav.) ; berdàule ; sf. —
Bruante jaune.
Syn. chit.
bedòs,-se ; adj. — Qui blèse.
bedoù (L. Or.); adj. — Veuf; fém.
bédou; bedoù (L. Or.); adj. — Veuf;
fém. bedoue, béude. V. béude.
bedougue ; sf. — Gouet, forte serpe à
long manche, vouge.
bedoùlh, bedoùy, besoùlh; sm. —
C. bedougue mais plus usités.
Syn. eschartigot, haussillie.
bedoulhà ; v. — Essarter, émonder.
bedoulhe, bedouye ; sf. — Vouge plus
petite que le bedoitih; toutefois, en de
nombreux lieux, ces deux oulils sont appe¬
lés indifféremment du même

nom.

�BËDOURA

131

BËLÀ

—

i

; lou begaràu
de Navarrenx.

bedourà,

betourà, betoure ; s. —
el de I.
bedourét,-e,-de ; s. — Dim. de bedoui
et de bedourà. N. de p. et de 1.
bedoussà, bedoussejà ; v. — Bléser.
bedoussàyre. — C. bedòs. V. pedassàyre.
bedousserie ; sf. — Qui tient du blèsement, défaut de langue.
bedoure, betoure ; sf. — Bouleau de
grande ampleur et que le peuple dit être
femelle ; il applique la même opinion à
diverses plantes et toujours le mâle est
plus petit que la femelle.
bedoùt ; bedoùtch (Os.) ; sm. — Bou¬

gué

Bouillie. N. de p.

leau :
de p.

de

bois

bouleaux.

bedourà.

begarie, beguerie ; sf. — Viguerie,
circonscription territoriale où un beguè,
viguier, exerçait sa juridiction. N. de p.
bégne (Ort. L.) ; sf. —- Veine ; vigueur.
V. bée.

bégne-male ; sf. — Mauvaise veine ; le
Vignemale, massif pyrénéen, est appelé
Bégne-male en gascon. Confronter avec
bigne, bosse.
begnùt,-ude. — C. beassùt.
begù,-de ; s. — Qui a la lèvre supé¬
rieure relevée ; se dit particulièrement du
mulet. V. beoui. Anton, bèhi.

N.

begude (Big.).

bebude,

beguè, biguè,-re; s. — Viguier,-ère.
Bégué.
beguè; sm. — Viguier; N. de p.
beguerie. — C. biïgarie.
beguî,-ne ; .s. — Béguin,-e; bonnet,

V. besucà et

ses dérivés,
adj. et s. — Pau¬
diable, qui vit de miettes; fermier très
—

beduguè,-ro (Lav.)

N. de p.

;

pauvre.

bée, bégne, béye ; sf.
seau

Forme de

.—

buvée.

beducà.
vre

V.

de Nabarrens, la banlieue

Veine, vais¬
bras de cours
filet d'eau ruisselant d'une source,

sanguin

d'eau ;

;

filon

;

couche

—

;

d'une fontaine. V. bmsse.
La bée dou cot, la veine

jugulaire ; abé
sang à las bées, avoir du sang dans les vei¬
nes, être vif, courageux ; que Van sagnat
à la boune bée, on l'a saigné à la bonne
veine, il est bien guéri; il a une bonne
s.inté ; ue bée d'aygue, un filet d'eau ; qu'a
troubat la boune

veine, le
befà;
tourner

filon

«

v.

—

bée, il a trouvé la bonne
il a de la chance.
Berner, se moquer de,

» ;

(Asp.). Bléser, mal
les S. En Big. bedoussejà, pedas-

coiffe de femme.

.

beguilhe, besilhe ; sf. — Vigile,
temps d'abstinence.
Syn. te·mpoures.
beguinàdje ; sf. — Béguinage,
beguine ; sf. — Béguine, religieuse ;
dévole ; coiffe de femme. V. couhéie.
bé-hasén,-te ; adj. — Bienfaiteur,-trice ; bienfaisant,-e.
behelà ; v. — Avoir la voix chevro¬
tante.

dérision

en

prononcer
sà. V. blesà.

En B.-L.,

béo de flans, grosse veine de

la mamelle.

bé-factoù, béfaytoù;

sm.

—

Bienfai¬

behelère ;
semble

enfants.

befejà.

C. bedoussà.
bèfe.
begade ; sf. — Circonstance, conjonc¬
ture, occasion; intervalle de temps.
Aqueste begade, en tau begade, cette
fois, en telle circonstance; escusat-me per
la begade, exciisez-moi pour la présente
occasion; à begades, parfois.
begadè (B.-L.) ; sm. — Aide intermit¬
tent du pasteur. (Vient de begade).
begaràu, begueràu; sm. — Circons¬
cription territoriale où un beguè (viguier)
exerçait la juridiction ; on désigne sous ce
nom, aujourd'hui, les terres de banlieue.
Lous begaràus, les environs du lieu désibèfou.

—

—

C.

sf.

—

Long bêlement

bêlements ;

;

en¬

chevxotement de la

voix.

behelét ; sm.

—

Bêlement; chevrotte-

ment.

behemén,-te;

teur.

Syn. plâ-factoù.
bèfe, beferie ; sf. — Niche; moquerie.
bèfe,-e, bèfou,-fe. — C. bedòs, et aus¬
si lippu (esp. btlfo) ; s'emploie aussi pour
vilaine personne, laide et encore comme
syn. d'épouvantail, croquemilaine pour les

de

adj.

et

s.

—

Véhé¬

ment,-e.

beheménci,-cie ; sf. — Véhémence,
be-hèyt ; sm. — Bienfait.
Syn. plâ-hèyt.
bèhi,-e ; s. — Lippu,-e.
Syn. begù.
be-hide (Ort.). — C. bahide.
belà; v. — Bêler. On dit aussi melà;
au
fig. soupirer après une chose ardem¬
ment souhaitée ; convoiter.
Aquere gouyaie, que la belabe, celte jeu¬
ne fille, il la désirait avec ardeur, il soupi¬
rait après elle.
belà ; sm.
Bêlement.
Lou belà de l'agnét, le bêlement de
l'agneau; n ou pas dechà lou pèche per lou
belà, ne pas laisser de manger pour parler,
la proie pour l'ombre ; se dit aussi de celui
qui, tout en bavardant, n'oublie pas de
—

bien manger.

belà ;
la

v.

—

Se dit du maïs dont la cime,

panicule (bêle) se forme.

�i* El. A

BÉN

—

132
i

belà ;

v.

—

belade ; sf. ;
belanie ; sf.

Voiler, couvrir d'un voile,
Bêlement,
belét ; sm.
— Petite poussière
légère ;
—

grain,

saleté, fétu, plus particulièrement
les saletés,
les impuretés qui surnagent
dans l'eau, les liquides.
belàn,-te ; adj. —• Bêlant,-e ; qui bêle.
belàyre,-e ; s. — Celui, celle qui bêle,
béle ; sf.
à

Voile de navire, de moulin

—

vent.

béle, bêle ; si'. — Panicule du maïs,
belegà (M' Big.). — C. belà (i).
bèle-may pour bère-may ; si. — Bel¬
le-mère. V. bèu.
—

—

surveiller.

; sm.

—

Maison où l'on

belhadoù,-re ; s. — Veilleur,-euse.
belhàyre,-e ; s. — Qui a l'habitude de
veiller, de se coucher tard. C. belhadoù.
bélhe ; sf. — Veille ; état de quelqu'un
qui ne dort pas. V. belhade.
bèlhe (la) ; sf. — La veille, le jour
précédent.
l.a bèlhe de Pasqües, la veille de Pâques,
belhère ; sf. — Longue veillée.
Abé In belhère, n'avoir pas envie de dor¬
,

(G.)

;

coucher.

adv.

bi-lhèu,

—

belhote ;
la

di-lhéu ; be-lèu
sans doute.
Nom donné à Sauve-

Peut-être,

sf.

—

que les en¬
fants font la veille de Noël. V. ahurn.
lerre à

quête de châtaignes

belhòy,-e (L.)

adj.

;

et

s.

—

Benêt,

niais,-e.

Syn. calòy.
belí,-no (Aure)

; s.

—

Ovin destiné à la

boucherie.
beliè ;

sm.

bélier animal

—

se

Bélier (instrument).

Le

dit màrvou, màrre. V. cap-

malh, malh-moutoû.

beligàn (G.)
vagabond.

; sm.

—

Vaurien, brigand,

Belin.
N. de p. et de 1. Peut-être
les lielindi ancienne peuplade aquitanique.
Peut-être dim. de bel (beau, joli) ? V. belî.
—

belitrà ;

\. — Mol ancien qui signifiait
fainéanter; il est resté le nom
Belitroû, considéré comme le patron

gueuser,

Sên
des fainéants.
On dit : lin

fainéanter.

verticalement sur le devant du char et
dans les trous de laquelle on place une che¬
ville de fer qui la relie à la pèrcho, perche.

beloùn,-de
né,-e.

(As.)

adj.

;

Désordon¬

—

beloùrs, beloùs, baloùs;

sm.

Ve¬

—

Sén

Belitroû,

beloàrs, être à

bonne situation ; par

son

aise,

ironie, peut être

pris dans le sens contraire ; està sus lou
beloùrs, être bien, cossu.
beloursàt,-ade ; adj. — Velouté,-e.
beloursejà ; v.
Présenter un aspect,
—

un

toucher velouté.

sf.

—

Pour

blouse, dans la

région Or. Bay. L.

veille.

se

—

belouse ;

Veillée.

—

Syn. hiélère.
belhadé (Lav.)

be-lhéu,

le

beiitre; sm. — Bélître, paresseux,
fainéant.
bellèu.
Employé pour bèt-lèu.
bel-loc ; sm. — Beau-lieu. Nom de p.
et de lieu. V. bayloc.
bèlo (Arm.) ; sf. — Barre de bois posée

en

Syn. paquése, pancarre, apalè.
belèu (G.). — C. belhèu, peut-être,
belhà ; v. — Veiller, passer la soirée;

mir, de

avec

gueux,

Abé culotes de

Doucement,

Bêlement. V. behelét.
Belette.

—

belhade ; sf.

; s. — Gâteau fait
qui vient de vêler.

lours.

bèleméil ; adv.
belét ; sm.
beléte ; sf.

beiitre (Lav.)
lait d'une vache

ne

rien faire,

belouséte ; sf.

—

Pour beuséte.

belòy,-e. — C. berùy (moins usité),
belòyo (G.) ; sf. — Bijou, joyau,
belugue ; sf. — Bluette, étincelle, der¬
nière lueur d'une chandelle qui s'éteint.
Syn. bue, esbruse, pitet, esluye.
beluguejà ; v. — Produire une petite
lueur ; donner des étincelles.
beluhe (Lav.) ; sf. — Cendre
bén

qui vole,

(t)

; sm. — Vent, souffle.
Bén de ma, vent de mer, d'ouest; bén
terràu, vent de terre, du nord ou du nordouest; bén d'Espagne ou balaguère, vent
du Sud ; vent chaud qui amène la pluie ;
lou bén d'Espagne qu'ey coum las putes:
qu'a toustém sét, le vent d'Espagne est
comme
les p... il a toujours soif (dict.) ;
bén castagne, vent des châtaignes, vent
d'automne ; bén plouy, vent chargé d'hu¬
midité, vent de pluie ; bén d'autâ, autan ;
bén de Bourdèu, vent de N.-O. ; bén de
Bayoune, vent d'O. ; de 'Soulèdro (Arm.),
vent d'Est ; bén de bise, vent du Nord ; bén
de bau, vent d'O. à Bayonne.
Chaque région possède ses termes pour
désigner la nature et la direction des vents.
Bén de eu, pet ; nou y a bén pescàyre, il
n'y a pas de vent pêcheur; en temps de
vent la pêche n'est pas bonne ; da lou bén,
ventiler ; lever les robes et donner la fes¬
sée ; à l'òullie tounude, lou bén, à la brebis
tondue, le vent, au pauvre la misère (dict.).

Dans certains lieux
bén.

C. bé,

on

dit bèn.

bien, avoir,
bén, béng, bié, bién ! — Viens ! Im¬
pératif du v. beni, béngue, biéne, devenu
d'un emploi rare ; on dit préférablement :
çà bi et çà y. Toutefois, on dit, à la 2e
pers. : e béngues, e biénes, e biés ? Vienstu ? V. bé, bi et béne.
—

�BÈN

133.
bèn !
Impératif du v. aller,* employé
interjectivement : va !
Bèn ! que m'ai pagaràs ! Va ! tu me le
paieras! Da-u me, bèn! Donne-le moi, va!

bencilhà ;

—

benà.

avancer

C. abenà.

—

bèn-a-bè
bén ! excl.

ou
—

bèn-abè

ou

bèn, ha,
faire

Cri des bouviers pour

leurs bêtes

: va

bien !

va

! viens !

ben-abén, benabén ; s. — Mot tombé
en
désuétude : bien portant, qui est bien,
qui a du bien. N. de p. commun en Gas¬

pour

sens

Syn. benedé.
bendatè.

■—

benediccioû;

benadiccioû,

sf.

bendemià

ben aje ! (As. Os.) ; exclam. — Litt.
qu'il ait du bien; avoir, tenir en bien.
Ben aje Diu ! Que Dieu veuille ! Que Dieu
le garde !
benalèje ; sf. — Aventure ; incident ;
désagrément ; mésaventure.
benàn,-to (G.) ; adj. — Venant, qui

vient, arrive.

benànço (G.) ; sf. — Pour ben-ananço,
prospérité.
benarìt, benerit; sm. — Ortolan.
On désigne sous ce nom divers petits oi¬
seaux de l'espèce bèc-figue ou bec-fin appe¬

bonne santé,

lés aussi mûriers.

benarlt, gras comme un

ortolan.

benarit,-ide, ou mieux benarrit ; s.
Réjoui,-e, bon vivant.
benarrits ; sm. pl. — Travail facile,
léger; pot i t désagrément, légère douleur.
Aco qu'ey bendrrils, cela est peu de

—

chose.

ben-àuje (G.)

; v.

—

Eparpiller, je¬

bril.

Syn. melic, nóumhrilh.
bendì-s ; v. — Se rebiffer, se révolter,
bendisque. — V. bentésque et dérivés,
bendoùs.

—

C.

bentoùs, venteux,

bendràs

(Bar.); sm. — Silène (plante,
béne ; bène (L.) ; v. — Vendre ; alié¬
ner; trahir, livrer; béne-s, se vendre, se
trahir.
Béne

à lus

candéle's,

vendre

chan¬

aux

delles, à l'encan; béne de bouque, vendre
verbalement; que-s bén coum liguéte, cela
se vend comme de la lie, facilement; que-s
beneré la may, il vendrait sa
d'un homme cupide).

béne;

sm.

mère (se dit

Action de vendre;

7—

ce

qui

vendable.

est

Lou béne

vendait facile¬
l'on
peut vendre, tirer profil (dit

qu'ère aysit,

011

ment; de da que-s perd lou béne, si
donne

on

ne

l'avare).

(H.-A. et II.-Big.); impér. du
béngue, blé (venir). — Viens. Ailleurs,
dit çà bi, çày, plus rarement bén, béng,

béne
v.
011

Venaison,

—

adv.

;

—

Béne

Qu'il ait du

bien ! formule de souhait (vieux).

arrondir son bien (vieux).
ben bengude ; sf. •—

—

û

bencilh,

flexible, résis¬

de touts bencllhs,
des branches de toute qualité dans
une
souche, un pied, il y a des enfants
différents dans une famille (die.),
tant; en ue mate que y a

benedé,-re; adj.
à

Al¬

—

Vendable,

propre

la vente.

benedé;
benedi.

Bienvenue.
Syn. plâ-biengude.
bénee, bince ; v. — Vaincre.
bencedoù,-re ; adj. et s. •— Victorieux,euse ;
vainqueur ; qui gagne un procès.
bencilh ; sm.
Verge, branche flexi¬
ble; lien de bois pliant et tordu; harl
léger : scion ; houssine.
coum

t'ael, viens ici; anérn, béne!

lons, viens !

La Be-

nauje, n. de lieu. V. ben-aje.
benaysà-s ; v. — Se mettre à l'aise,

a

(Lav.)

vent.

bié. V. benî.

benasoû ; sf.

y

au

bendicioû ; sf. — Vente (vieux),
bendìlh; pendìlh (L.) ; sm. — Nom¬

—

benadìt, benedit,-e; adj. et s. —
Béni,-e; bénit,-e; benoît,-e, employé d'égli¬
se ; au flg. un niais, un innocent.

il

bentudé.

C.

(G.-M.) ; sf. — Chemise.
bénde,-te; sf. — Vente,
bénde.
Forme de bénie, ventre,

Bénédiction.

Tillioùs

—

bende

ter

û

branche

vente.

te faire gron¬

vas

der.

coum

une

serrer avec une

fouetter, fustiger.
s. — Fouettement
de verges ; fagot de verges. V. esbeneilbadc.
bençùt,-ude ; adj. — Vaincu,-e.
bendàble,-tàble,-e ; adj. —: Vendable.
bendalè,-talè ; adj. m. — Propre ù la

contraire.

Quc-t bas lia benadl, tu

Gras

lien ;

bencilhade; adj. et

benadì,-sì, benadìse, benedì,-sì; v.
Bénir. Peut être dit, ironiquement, avec

un

Tordre

—

un

branche tordue;

cogne.

—

v.

faire

en

BFiNERACIOU

—

sm.
—

—

Place du marché; étal,

C. benadi.

benediccioû.

—

C. benadiccioû.

beneditoèr (Bar.) ; sm.

— Bénitier.
benedoù,-re ; s. — Vendeur,-euse.
benefici; sm. — Bénéfice, profit.
Que t'ai dit p'ou tou benefici, je le dis
pour ton bien.
beneficià ; v.
Bénéficier,
beneficiàri ; sm. — Bénéficiaire,
—

benerà ;

v.

—

beneràble,-e

;

Vénérer.

adj. et s. — Vénérable,
— Vénération,

beneracioû ; sf,

�BENÈRBO

—

BÉNTE

benèrbo (Lav.) ;
chose. V. brie.

134

sf.

—

Miette

;

Ver

benerìt,-ide (Os.) ; adj. — Affaibli,-e,
vigueur, arrêté dans sa croissance.
Blats benarits, blés sans vigueur,

sans

benerit.

—

C.

benarit.

(Big. G.). -—■ Forme de benadl.
bengle ; sf. — Tige de bois fendue
pour tenir la chandelle de résine ; pince en
bois.

Syn. chlrou, hiebalè, glèbe.
béngue ; v. -— Forme gasconne de biévenir.

llèt-lou

béngue, fais-tc le venir ; qu'ey
bengùt, il est venu,
bengue, bengle; sf. — Pervenche,
béni; v. — Forme vieillie de biéne,
venir.
Lou

soum-soum

que ba benl,
bu drouml.
Le sommeil va venir, le poupon va dormir
(vieille berceuse) ; lou tems à benl, le temps
à venir (lit.) V. biéne.
benialamén ; adv.
Véniellement.
beniàu; s. des 2 g. — Véniel.-le.
beniboulén,-te; adj
Bienveillant,-e.
Syn. bé-boulén, plâ-boulén.
benidé,-re; adj. —-A venir. V. abiè.
Lou nénc que

—

—

ventilateur; au flg. secouer comme
l'expr. pop. secouer les puces, ne pas
1.lisser tranquille.
Que t'y bas ha bentà,, tu vas te faire se¬
couer !
Que l'y bentabe per dehéns, il la
secouait, la houspillait dans la maison.
bentàble,-e ; adj. — Qui est vendable,
bentade ; sf. — Bouffée, souffle de
vent; ventilation; action de
couer,

vanner,

de

se¬

houspiller.
sm.

Ventilateur, tarare.

—

bentadé,-re ; adj. — Venteux,-cuse,
exposé au vent, lieu où il vente; propre à
être vanné, en parlant du grain.
bentadè, bendatè (As.); sm. — Place
propice pour vanner; adj. — Qui est tour¬
né au vent (en parlant du temps).
Lou die qu'ey bentadè, la journée est
venteuse.

bentadiu,-ibe
vanné.

C.

bentè.

adj.

;

—

Propre à être

V. bentadé.

bentadoù,-re ; s. — Vanneur,-euse.
bentagne ; sf. — Vent qui dure.
bentagnè,-re ; s. — Exposé,-e au vent.
Pals bentagne, pays venteux.
Syn. bentouliu.
bentàlh ;

sm.

—

Ventail

;

van,

venti¬

lateur.
sm.

—

Venin.

beré, berim.

bentalhà ; v.
Ventiler, pisser le
grain au van, au ventilateur.
bentanie; bentòrio (G.); sf. — Vent
continu; grand vent.
Syn. bentoulère.
bénte,-de ; sf.
Vente; criée publi¬
—

benimoÙs,-e ; adj. — Venimeux,-cuse.
bénit, benedit; sm.
Benoît; benêt,
—

niais. V. coumbenit.
sm.

de

bentadé ;

corde.

benitè ;

au

dans

—

V.

Revanche.

—

en

—

benignamén, benignemén ; adv.
Bénignement, avec bonté.
benignitàt ; sf. — Bénignité ; miséri¬
benìm; benime (Big.);

bensibe,

revanche (vieux),
bensilh.
Autre graphie de bencilh.
bentà ; v.
Venter, faire du vent ;
ventiler ; vanner le grain soit à la main,
soit

benesi

ne,

bensibe ; sf.

petite

—

Bénitier.

■—

Syn. aygue-segnè, benitoèr.
benitou ; adj. — Augm. péjor. de bé¬
nit, benêt ; un simple d'esprit.
benjà ; v. — Venger: benjà-s, se venger.

benjàdiu,-tiu,-tibe;

s.

—

Vindicatif,-

ve.

Arré de mey

benjatlu que lou. tems. rien
plus vindicatif que le temps (dict.).
benjadoù,-re ; s. — Vengeur,-euse.
benjénce ; sf. — Vengeance,
benlèu.
Employé en certains lieux
pour bètlèu en Big. et G.
benoutejà ; v. — Vendre petitement ;
par petites quantités.
de

—

Benoû ;
lée
vé

n.

p. m.

—

Lieu-dit de la val¬

d'Ossau; c'est un" sorte de plateau éle¬
riche en pâturage et en sources abon¬

Il y a également du marbre fort
beau dont seraient faites les colonnes de la

dantes.

galerie des Glac=s de Versailles.

bén-plouy, béntiploùy.

—

V. bén.

que ; vente aux enchères.
Està de boune, de machante

de facile, de difficile vente; que
en

bénte,

on

l'a mis

en

vente ;

bénte, être
l'an hicat

abét dit à la

bénte ? Avez-vous enchéri à la vente ?

bénte, bénde, béntre ; brénte ÍH.Big.) : sm. — Ventre, abdomen; convexité,
bombement; portion de porc comprenant
les entrailles, le foie, le coeur, la panse, etc.
Ua-s-i'n u bénte, s'emplir la panse, se
rassasier: bénte de hagine, de fouine, ven¬
tre plat; de toupî, de terras, de cuye, de
pot, de cruche, de citrouille; pansu; de
brén, de son; gros ventre; bénte de loup,
ventre d'affamé ; anà dou bénte, aller à la
selle,; bénte prim. qui a le ventre mince,
efflanqué; bénte larg, ventre large, pro¬
fond, ventre de goulu ; bénte estadit, ven¬
tre de misère; bénte-boeyt, ventre creux,
qui n'a rien mangé ; bénie plé que porte
cimes, quand on a bien mangé on est
solide sur ses jamb"s (dict.) ; tout que lié
bénte souri que y entre, tout fait ventre
pourvu qu'on puisse l'y faire entrer (dit

�BENTÈ

135

l'affamé, le goulu) ; aque.t sac qu'a bénie,
ce sac est pansu ; lui bénte e poche, manger
et remplir ses poches des reliefs ; abé mau
de bénte, avoir mal au ventre, avoir un
ressentiment, dans le sens fr. avoir quelque
chose sur le cœur ; que-t bouy goarl lou
mau de bénte, je guérirai la rancune ; je
te le ferai payer! Parti dub lou pich au
bénte, s'enfuir, partir après un échec, une
déconvenue
il

(die.).
bentè,-re; adj. — Exposé
vente. V. bentagnè.
sm.

au

vent, où

un

mort-de-faim.

bénte-boeytà ; v.
Eventrer; purger;
bénte-boetytà-s, se vider.
bente-cadùt ; sm. — Qui a le venlre
—

bentejàrtescà,-descà;

v.

—

Venter;

dit, notamment lorsque le vent est. ac¬
compagné do neige ou de pluie; ventiler.
bentejàt,-ade ; adj. et s. — Qui est
exposé au vent, dans les courants d'air,
dans 1&lt;' vent; ventilé, éventé. V. esbenlal.
se

N. de p.

bénte-prim,-e; s. — Ventre plat; adj.
à ventre mince,
bentescà.
V. béntejà.
bentescoùs,-e ; adj. et s. — Venteux,euse et neigeux ou pluvieux tout ensemble:
béntesque,-disque ; sf. — Coup de
vent accompagné de pluie ou de neige,
bentesquejà ; v. — Fréq. de bentescà.
béntiploùy (Lav.). — C. bén-ploùy,
vent, et pluie,
bentiploeyà (Lav.) ; v. — Tempêter,
bentisque (As.) ; sf. — Bise.
bentisqueroùs,-e ; s. — Fréq. de bea¬

personne

—

tes cous.

bentole ; sf.

Grand vent chaud.

—

Syn. balaguère.
bentòrio (G.1 ;
;

bentorle

;

sf.

—

Veni

bourrasque,

bentorre.

bentoùl

—

(G.-M.)

;

sm.

—

bentrade ; sf.

Brise, vent
régime

ven-

violence.

bentoulejà

Fréq. de bentoulà;

; v.

bentoulejade

sf.

;

—

sans

violence;

Vent continu,

ventilation.

bentoulère ; sf.

bentouliù,-libe
V.

Vent continu.
adj. et s. — Lieu ven¬

—

;

bent-ignè.

bentourre,-torre ; sf.

—

Ventouse,
Portée, le nombre des

que les femelles mettent bas ; ven¬
copieuse réfection.
béntre.
C. bénte, ventre,

trée ;

bentregade.

Gros ventre;

—

C. benirudti,

avec un

d'augtn.

béntre-quèut,-o (Lav.) ; s. — Qui a le
tombant, qui traîne le ventre en
parlant d'un porc gras. V. bénte cudùt.
bentrésque, bendrésque ; sf.
Gros ventre; bedaine; les parties comesti¬
ventre

bles du venlre des animaux de boucherie ;

les boyaux de porc.
fait le mot fr. ventrémendrésque.
bentrùt,-ude. — C. bentourrùl.
benture, abenture; sf. ■— Période de
entoure

Les gascons en ont
che. A Salies, on dit

vent. N. de p.

bentùso

(G.) ; sf. — Tarare. V. be'ntudé.
bentùt,-ude; adj. — C. bentourrut.
bé-plâ ; sm. — Bienfait; le bien général.
Tribalhà per lou bé-plâ, travailler pour le
bien.

bé-plâ; loc. inlerj. — Oui bien,
béps; prép. — V. bét.
béque ; sf. — Bécasse ; roupie qui pend
bout du

au

nez.

Syn. becude.

Becqueter ; donner de
bequejà ; v.
petits coups de bec ; fréq. de becà.
bequetejà ; v. — Fréq. de bequejà.
bequià.— C. becà; contrac, de bequejà.
bequilhe; si'. -— Béquille. V. escasse.
bequilhoû ; sm. — Petit bec ; petite
béquille.
bèr, bèrne ; s. •— Verne, aulne.
Bèr (lou) ; sm. •—• Montagne d'AspeBarétous qui figure dans le dicton suivant :
—

fíét.
Bét

Que bentoulabe, il faisait du vent,
bentoulade ; sf. — Coup de vent sans

venter par intermittence,
éventer ; aérer.

—
—

petits

era

era

hère, bét

er

ibèr,

néu darrè d'et

Bèr.

la foire (d'Oloron, 9 Sept.),
l'hiver, voit la neige derrière le Bèr.

Qui
voit

bentoulà ; v. — Se dit du
leux, du temps venteux.

panse.

bentouse ; sf.

C. bentourre.

léger.

teux.

vient le vent.

graisse qui

tombant.

fort

bentourrùt,-ude ; s. — Ventru,-e ;
On dit aussi bentùt, bentrùt.
bentoùs,-e; adj.— Venteux,-euse ; d'où

pansu.

sens

Ventre vide;

•—

13 ERA Y

—

Endret bente. lieu où il vente,

bénte-boeyt;

—

bér

voit

(d) ,-de ; adj. — Vert,-e; qui n'est
mûr.
Que maduraràn per bérdes qui sien! (La
chose, les choses) mûriront pour vertes
qu'elles soient, expression le plus souvent
de menace pour dire: j'aurai ma revanche;
de mey bérdes qu'en a maduràt, on a vu
plus fort s'amender, plus grave s'arranger,
tout vient à point à qui sait attendre (die.).
bèra-ària (H.-A.) ; sf. ■— Embellie,
passe de beau temps.
berày, brày,-e (Bay. G. L.) ; adj. —
Vrai,-e; vraiment.
,4co es brùy, cela est vrai ; de bray, qu'ai
jùril En toute sincérité, je le jure!
pas

�BERBAL

BEREGNOUS

—

berbàl ;

sm.

136
berdét (G.). — C. berdoû, verdier.
berdéte ; sf. — Nom donné à divers

Procès-verbal, acte de

—

contravention.

berbalamén ; adv. — Verbalement,
berbalisà ; v. — Verbaliser,
berbàu.

C. berbàl.

—

berbeà ;

v.

Passer légèrement le ba¬

—

lai de verveine sur le blé
enlever les baies et résidus.

berbée ; sf.

Verveine

—

grains

en

;

lippie

pour

ou ver¬

veine odorante

(plante).
berbét pour brebét;

berbetà ;

v.

sm.

Brevet,

—

Breveter.

—

Que s'ey hèyt berbetà, il a pris
vet ; on lui a octroyé un brevet,
berbiàri ;

sm.

Passa

berbiàri

long

au

lou
une

un

(loc.), raconter tout
affaire; lire, parler longue¬

ment.

berbìs, berbit (As.) ; sf. — Brebis ;
ouaille, en style de prédication.
bére, bèrc,-que; adj. — Brèche-dent,
ébréché,-e.
bercà, bèrcà ; v.
Mettre de biais,
chant; bercà-s, se.mettre de biais.
—

de

bercàn

(à, de)

de chant. V.

loc. adv.

;

—

De biais,

bi\scàn.

bercèu,-çòu.

-—

Autres

graphies de

bersèu,-sòu.
berdàll
maïs

(L.)

sm.

—

Tige de mil, de

stérile.

berdaule,-se (V.-B. et Adour).

—

C.

bedorle.

D'uno personne

Que hè
Il
à

l'ait

qui

courn

a

bon appétit

on

dil

berdi ; v. — Verdir.
berdi (Lav.) ; sm. — Verdure. N. de p.

berdigò (Big. G. L. M') ; berdigòu,
-dugòu ; sm. — Vertige ; lubie.
Qu'on gahe berdigòus, il a des lubies ;
en passà s'ou
pount, qu'ou gahà lou berdi¬
gòu, en passant sur le pont il fut pris de
vertige.
berdioùs,-e.
C. berdoùs, verdâtre.
berdiu,-ibe ; adj. — Verdissant,-e.
—

berdiuse-berdàuse.
radical

la berdaule:

Iheyt à la taule.

comme

le bruant: sitôt

—

Ces mots où le

ber

signifie vrai, ne sont utilisés,
probablement par antiphrase, que dans la
formule par laquelle on commence le récit
d'un conte : que-b bau dise ue cause ber¬
diuse-berdàuse, je vais vous dire une his¬
toire. un conte (vrai ou pas). Cf. biuscx

berdoù; sf. — Verdeur; âpreté de vin.
de fruit; verdure.
berdoû; berdoulàt (G.); sm. — Ver¬
dier ; à Bagnères
linot ; ailleurs bruant ;
nom de quelques
poissons. N. de p. V. ber¬
,

:

levé, sitôt

table.

daule, bardoû.

berdouïiu,-ibe; adj. — Verdoyant,-e.
berdoùs; sm.
Linot en H.-A.
berdoùs,-e; adj. s. — Verdâtre, ver¬
doyant,-e. N. de p. Verdoux.
berdugòu. — C. berdigòu.
berdurà ; v.
Joncher, couvrir d'her¬
bes, de branchages verts ; faire paître le bé¬
—

berdaulè,-sè ; sm. — Chasseur de
au fig. un esprit léger; un demiparesseux, musard.
berdejà ; v. — Verdoyer ; être vert ;
bruants;

devenir vert ; verdir.

berdejade
plantes.

; sf.

—

Poussée

en

vert des

L ous milhocs
qu'an
les maïs sont devenus

berdescàdo

hèyt ue berdejade,
"verdoyants.
(Lom.) ; sf. — Faceti",

joué. V. Berdet.
berdésque; sf. — Endroit herbeux
élevé; lieu d'observation; n. de p. Laberih'sque. Autrefois, étoffe de couleur verte
employée surtout pour les courtines et gar¬
tour

nitures de lit.

D'un, de bér, vert. A B.-L.
berdét,-e.
drap de laine rayé vert et blanc dont on
faisait les gilets; dans le G. troène vulgaire
(arbre).
berdét ; sm.
Verdet, vert de gris.
—

—

Berdét ;

Lav. V. carràn.

en

berdetejà-s ; v. — Se couvrir de vertde-gris ; prendre le vert de gris.
berdèu (G.-M.) ; sm. — Maquereau
(poisson).

bàuse.
;

mal venue,

Dou

nette

bre¬

Bréviaire.

—

champignons comestibles de la famille des
agarics. (Agaricus clavus, russula virescens,
etc.) et aussi l'oronge verte aigüe (amanita
vendis) : on les appelle encore paloumet et
palouméte. V. cruseràco. Nom de la rai¬

sm.

—

Personnage proverbial,

rusé, adroit, On dil: fi courn Berdét,

—

tail. V. aberdurà. A Bav. donner à manger;

approvisionner, repaître.
berdure ; sf.— Verdure ; légumes verts ;
fourrages verts; feuillage, herbes; on dit
aussi berdurè.

berdurè ; adj. et s.
vert, verdeur; verdure.

—

Goût, odeur de

berdurè; sm.
Jardin, verger,
bére; (Lav.). — C. béyre, verre,
beré, berim ; sm. — Venin ; poison ; au
fig. méchant, impossible, mauvaise langue,
personne dangereuse.: un poison.
—

bère-boune ; sf.

—

espèce de poire.
beregnà (L. Or.).

Beinc des abeilles

;

Forme de bregnà.
berougnà.
beregnoùs, -moùs, -mioùs,
berimoùs,-e; adj. — Venimeux,-euse.
Y.

c"

m.

et

ses

—

dérivés. V. aussi

�BËREMÉN

137
bèremén

(L. Or.).

—

Forme de bèra-

par

berénc (G.); sm. — Maladie de la peau
(d'après d'Astros) ; à conférer avec braguén.
Beréns ; n. p. — Bérenx, commune

à retenir la toile dans

on dit : Beréns, tridze bens,
Bérenx, treize vents (qui y souillent).
beréto (G.) ; sf. — Vache laitière. Y.

brète.

bergà,-gàt (G.). — C. bartàu.
bergà ; v. — Mesurer à la verge ; placer
des bérgues.
bergade ; sf. — Vergeture ; action de
verger; chose mesurée à la verge, la valeur
d'une vierge ; fustigation.
bergalàt,-ade ; s. —• Oseraie ; nasse
«l'osier; fagot d'osier. N. d" p. et de 1.
bergàm,-e ; s.
Mauvais sujet, drôle,esse. Augm. bergamàs,-àssi (Big. G.).
bergamote ; sf. — Bergamote, variété
de poire.
bergàt ; sm. — Ancienne mesure de
longueur ; unité pour mesurer la verge, ;
forte gaule. (Le bergàt est plus gros que
la bérgue, une verge); enjambée d° paille
qu'on bat avec le fléau.
bergàyre (M4) ; adj. "t sm. — Celui qui
pose des bérgues.
bergè. — Autre graphie de berjè.
berglàs ; sm. — Verglas,
bergnòlo (G.) ; sf. — Vairon, petit pois¬
—

V. peisquit.
bergougne ; sf. — Honte, confusion,
timidité, pudeur.
lia bergougne, offusquer, faire entrer eu
confusion ; abé bergougne, avoir honte ; las
bergougnes, parties sexuelles ; ce qui ne
doit pas être montré; da bfirgougnes, cau¬
son.

ser

du scandale et rendre honteux autour

este à btirgougnes, à
préne, être dans la honte.

de

soi;

bergougnè

;

sf.

—

Timidité

bergougne
;

excès de

modestie.

bergougnejà

; v.

Avoir honte,

—

bergougnis ; sm. — Ce qui est hon¬
teux ; la gent de mauvaise vie.
bergougnoùs,-e ; s.
Timide, mo¬

berguis ;
avec

bergougnousamén
ment,.

;

enfant timide.
adv. — Timide¬

honteusement.

fléau à

battre le blé ;

ancienne mesure
qui valait environ le tiers de l'arpent; en
M' Big. anneau de fil de fer qu'on passe
au groin du porc pour l'empêcher de fouir.

berguilh (Big.) ; sm. — Lieu où
(bérgues) ; lieu-dit,

sent les saules

un

métier à tisser.

Verveux de pêche fait

—

bergues.

lence.

berimoùs, beremoùs,-e; s. — Veni¬
vénéneux; haineux.
berincàlh ; sm. — Petit vase de terre
(prov. beringoun).
berinclette; sf. — Hirondelle.
Syu. uurangle, aurotingle, arounglinc.
iroungle.
beringàlh (G.); sm. — Cristal, coupe
de cristal (Noulens). V. berincàth.
berit.
Aphérèse d'esberit.
beritablamén,-blemén ; adv. — Véri¬
tablement. En B. on dit préférablement
meux,-euse;

—

h rtadiramén.

beritàble,-e

;

adj.

—

Véritable. V. ber-

tadi.

berjè

; sm. — Verger ; vignoble de liauN. de p.
Este à Ventrade dous berjès, être au dé¬

tin.

quand tout sourit; faire un beau début.
berjè,-re ^ s. — Berger,-ère. (Galli¬
cisme employé surtout dans les chansons
du 18e siècle]). V, aulhi, pastoù.
berjè,-re ; s. — Volage, changeant,-e
inconstant (Litt.).
berjeréte-de-noéyt ; sf. — Petit pa¬
pillon blanc.
Syn. anjoulét.
berjeroû,-e. — Dim. «le berjè,-re, ber¬
ger. N. de p.
berjeroû ; sm. — Oiseau de l'espèce «lu
but.

bec-figue.
Syn. mousquitè; mourè.

Berjès (Big.); sf. — La Vierge Marie.
Pregat per nous, Berjès Marie (cantique),
berjinàu ; adj. — Virginal.
Berjine, Bierjine ; sf. — La Vierge
Marie.

bèrles ; sf.

bergougnouse ; sf. — Galantine perceneige (plante).
bérgue ; sf. — Verge, h iguelte ; fouet
«le

des

sm.

Syu. bartàu, bertùu, bergàt, bergalàt.
berguiste (L.) ; sf. — Panier d'osier.
beriàc,-àgue ; adj. — C. briac.
berie ; sf. — V. brée; longue laisse,
berim (Big.). — C. beré.
berimade ; sf. — Jet de venin ; viru¬

—

deste; honteux, confus.
V nin bergougnoùs, un

BERMËLH

berguilhe ; sf. — Anneau de verges ;
ext. bague; autrefois nom de femme.
berguilhoû; sm. — Baguette qui sert

mén.

l)éarnaise dont

—

pous¬

pl. — Envies; manie; lubie.
l'exp. da-s bèrles, signifie se documenter, se renseigner; quines bèrles as?
Dans

Quelles lubies as-tu ?

berlingà (L.)

;

v.

—

Dreliner,

sonner

la clochette.
de

berlinguèro,-guéto (G.) ; sf. — Vase
nuit; chaise percée. V. berincàlh,-gàlh.
bèrme (G. Big.). — C. bèrmi.
bermélh ; sm. — Rouge, vermeil.

�BERMËLH

BEBOTJ

—

bermélh,-e

;

s.

138

Nom

—

de bœuf,

bermelhoû
bien

(Salies)

; sm.

—

Pommelle

rose.

bermelhoû ; sm. — Tique des
ixode (ixodus ricinus) ; pou rouge.
S\n.

arrouyoû,

bespllh,

rido, biòc, boussàr.
bermelhoû; sm.

bois,

peau, aux
millon.

qu'abè,

—

:

vrille de la tarière des menuisiers.

Yut

û

bèrmi, nu comme un ver;
que s'y ey hicàt lou bèrmi. se dit d'une
chose véreuse, qui se gâte; s'emploie aussi
au fig.
bermi de luts; sm.
Ver luisant. En
II.-A. lugrâ. V. barbòu.
berméno saubàdjo (G.) ; sf. — Ver¬
couru

bernatà.

reux,-euse.

;

adj.

Vé¬

—

V. bermious.

bermià ;

v.

—

Faire, rejeter des

vers

intestinaux,

;

les

Bernàtou

avec

lo

sens

de

bernàt-pesquè

bernàt-pescàyre,
sm.

■—■

;

Héron.

Svn.

guilhèm-pesquè, meste Bernât, gà-

riou.

bernàt-pudén ; sm. — Bernard puant,
punaise des bois; terme de mépris à l'adres¬
se d'un
orgueilleux, d'un godelureau; pré¬
tentieux.
berne n..) ; sm.
fre à

— Garde-manger, cof¬
grains, à farine. V. bernà.

bernéde ; sf.

C. bérnatà. N. de

—

p.

et

de 1.

bernés,-o (Big. G.); adj.— Béarnais,-e;
ailleurs biarnés.

bernesà (Big. G.) ; v. — Imiter les
béarnais, notamment dans leur langage.
bernésa ; sf.
Dans la vallée d'Azun.
110m
donné à de petits nuages venant du
Béarn et qui annoncent la pluie et, l'été,
une brume
chaleur.

à

de

épaisse qui

bernesâ ;
sm.

—

Ver blanc, larve

sm.

—

annonce une

forle

Insecte parasile

du

sorte de cétoine.

vergne,

bernesàdo

bermiejà

; v.
devenir véreux.

—

bermière ; sf.
tion causée par

les

Ressembler à

un

ver ;

Les

vers ;

indisposi¬

vers.

rement: abé li

bermine, avoir des vers.
bermioùs,-e, bermiùt,-ude; adj. —
Qui a des vers, véreux (en parlant des
fruits, notamment).
bernà, brenà; v.
Goûter, faire le
goûter ; souper.
bernà, brenà; sm.
Goûter; léger
repas. V. abrespè, arremendoû.
bernà, bernatà,-dà,-dàu, bernét;
sm.
Aunaie. Ni. de p. et de 1.
bernacàt (G.). — C. bernissèro.
—

—

—

—

n. p.

("Big. G.); sf. — Action,
Béarnais, tour de langage béarnais,

tour de

bernét.
—•

bermine ; sf. — Vermine ; les vers : ma¬
ladies des vers chez les enfants particuliè¬

C.
—

bernatà. N. de p.

Bernarde; dim. Brr-

nadine, Bernadéte.
nu

seulement

mais

nigaud.

du hanneton.

Bernade ;

ou
chitchoû; sm.
Nigaud, simple d'esprit.
bernatère; sf. — L'espèce des nigauds,

Bernatoû ; n. p. — Dim. de Bernat;
petit nigaud, simple d'esprit. On dit aussi

vers.

bèrmi blanc;

bernadàu.

C. bernà, aunaie.

—

bermiade ; sf. — Vermine,
bermiadure ; sf. — Vermoulure,
bermialhe ; sf. — Grande quantité
vers

—

nom
général des
plus particulièrement

les niais.

veine officinale.

(Lom.)

le

est

bernàt-chitchou

—

bermenùt,-ùdo

Bernât

Bernard; nigaud,

—

échassiers et
celui du héron.

—

sus

p.

11.

oiseaux

—

la machère,
Pausat, Filis, iou bermelhoû.
Ainsi Philis avait le vermillon, posé sur
la joue. (Cbans. de d'Espourin).
bermelhoùs,-e ; adj. et s. pl. — Ver¬
meil,-11"; qui a les pommettes colorées.
bèrmi; bèrme, bèrmou (G.); sm.
Ver ; lombric ; alvéole de la dent ; membre
viril

niais.
M este

bichar-

Pigment rose de
joues particulièrement ; ver¬

la

Atàu

biauc,

Bernât;

&lt;le

vache.

Prègue-Dlu-Bernade, la mante religieuse;
fig. dévote,
bernasàu (B.-L.). — C. bernà, aunaie.

berni ;

0. bernatà. N. de p.

—

v.

—

Vernir,

lustrer;

et de 1.
on dit

aussi bernissà, en ébénisterie.

bernic,-ique

; adj. — Minutieux,-euse,
susceptible, inquiet.
bernichâ (Big.). — C. bernét. N. de p.

tatillon

et

:

de 1.

Bernicot,-e ; adj. — Les Bigourdans ap¬
pellent, ainsi les Béarnais avec une nuance
de mépris.
bernis ;

sm.

bernis,-se

;

Vernis, lustre, éclat.

—

s.

—

Aunaie.

V.

bernà.

bernét. N. de p.

bernissàt,-ade ; adj. — Vernissé,-e.
bernissèro (G.) ; bernisso (G. Lav.ï ;
sf.
Aulne nain (plante),
berole ; sf.
Vérole. V. pigote.
beròt,-e ; adj. — Dim. de bèt, bère.
—

—

N. de p.

beroû ;
subs. oison

adj. —
(vieux).

Vairon.

V.

aberoû;

�139

BEROU

berrét,-e

beroû (B.-L.) ; sra.

— Cheville en corne
auquel on suspend la

fermant

le collier
sonnaille. V. cadét.

beroû-beroû !
oisons

(litt.

«

beroù ; sf.

Cri

d'appel
joliet, joliet ! »
—

pour

les

de vérole.

berouloùs,-e

;

berounadàdo.

adj.
—

—

coup.
gay, cela m'a fait
plaisir; qu'ey beròy hardìt, il est joli¬
ment hardi; qu'at, haré beròy béífe, il ferait
beau voir cela : qw hase û beròv caminà,
il marchait joliment vite ; pourtà-s beròy,
se bien porter : que s'en trufe beròy. il s'en
moque bien, joliment!
beròy; sm. — Beau, ce qui est. excel¬

Que m'a lièyt beròy

bien

lent: la beauté.

juron inoffensif.

salut fait en ôtant le
ret. V. berretole.

berretàyre.

—

berréte ; sf.

—

bonnet

de

laine

— Coups de berret ;
berret; un plein ber¬

V. berretè.
Assiette calotte,
forme de

en

creuse,

bonnet de

nuit; deuxième poche de l'estomac des
minants, le bonnet.
m'escàuhes

berréte!

la

Ne

ru¬

m'agace

m'échauffe pas les oreilles!
berretè,-re, berretàyre,-e ; s.
fait, qui vend des berrets.
berretole ;

sf.

—

Grand berret

—

Qui

;

jeu

pile,

les

d'enfants,
bes

berrets

dressés

sont

joueurs formés

en ronde
tournent très

et

en

se

tenant par

mains
vite autour des
berrets. Profitant de la vitesse acquise l'un
ou l'autre donne une brusque tirée de ma¬
nière à déplacer la ronde en jetant l'un
les

des joueurs sur la pile des berrets; celui-là
qui l'aura fait tomber doit « coutl », subir
la punition. Les berrets étant repris en
m iins,
« lou
qui coutéch » devra passer
entre deux rangées formées par les joueurs
qui le frappent en passant et lui donnent
la berretade.

berri ; v. — Saillir, en parlant de l'ac¬
couplement du verrat et de la truie,
berriàt ; sm. — Pourceau non coupé,
berride ; sf. — Assaut de verrat,
berrigo (Lnv.) ; sf. — Ventre, en style
plaisnnt.
berrigùt,-Ùdo ; adj. — Ventru,-e.
bèrrou.

—

C. berràt.

berrounàdo
bis

avec

une

(B.-L.); adj. et

touffe

sur

s.

—

Bre¬

le front.

berrùt,-ude ; adj.
Qui tient de la
(v. c. m.) ; velu, hirsute. N. de p.
—

bèrre

bèrs ;

Loti beròy que-s trufe don que-dlse, le
heau est au-dessus du qu'en dira-t-on : lou

beròy qu'ey coum lou trot de l'àsou : que
la beauté est comme le
ne dure pas (dict.).
beroyamén ; broyemén (Bav. L.Ì :
adv.
Joliment, gentiment, aimablement,
berràt, bèrrou ; sm. — Verrat,
berratère ; adj. f. — Truie en feu. qui
dure tan qui pot,
trot de l'âne: elle

—

recherche le verrat.

Poil épais et grossier :
sf.
grossière et embrouillée : pir ana¬
logie, emmêlement à la surface du sol, de
mauvaises herbes, de racines et rhizomes.
berrét ; sm. — Berrét; coiffure des
Béarnais, des Gascons et des Basques.
—

chevelure

en

;

—

pas, ne

roayàs,-s&amp;.
Quin beròy maynàdje! Quel joli, quel
gentil, quel bel enfant! Que hè beròy, il
fait un beau et agréable temps ; û beròy
parla, un langage élégant, poli, distingué:
û beròy endrét, line jolie, une belle de¬
meure; û beròy òmi, un homme honnête,
droit, bon : que bail miélhe cantà dab û le
que plourà dab û béròy, il vaut mieux
chanter avec un laid (en sa compagnie) que
pleurer avec un joli (die.) ; de beroyes hèsles, de jolies, de belles fêtes: la gouyale
qu'ey berouyasse, la jeune fille, est jolie,
couci-couça. Dans l'E. du Gers, beròy cède
souvent à poulil-ido : à Bav. et dans les
f.. on contracte : broy,-e. V. belòy^
beròy ; adv. — Joliment ; bien ; beau¬

Du s'ou

couvre-chef sale et

Nou

Véroleux,-euse.

C. berrounàdo.

berounique ; sf. — Véronique (plante),
beròy ,-e ou beroje; adj. — Joli,-e;
gentil, aimable, beau; élégant; dim. berouyét, berouyîn, berouyòt ; augm. 6e-

bèrre ;

vieux

porc,

Se dit d'un
usé; exp. inter-

; sm.

jective

berretade ; adj. f.

berougnà (Oi t. et Chai.). — C. bregnà.
berougne (Ort. Chai.) ; sf.— C. bregne.
beroujè, beroujoù; s. ■— Joliesse;
beauté. V. beroy.
beroulade ; sf. — Attaque, épidémie

BERSIFICACIOU

Cœcum du

—

berrét-de-clouque

Beauté,

—

; s.

—

berrét,

français, taper

se

dit d'un vin capiteux

sur

;

la cocnrde, chauffer

les oreilles ; berrét de boéu, les cornes.

prép. — Vers, du côté de.
de-cap-à.
bèrs; sm. — Vers; assemblage de mots
mesurés poétiquement.
Ha û bèrs, faire un distique, un couplet,
bersà, bessà; v. — Verser, épancher,
répandre.
Svn. barrejà.
Svn.

bersàn, bessàn, bés; sm. —Versant,
pente, côté d'un mont. V. aygue-bés.
bersét ; sm. — Couplet; verset; strophe
de ch:inson.

bersetà ; v.

—

Faire des

vers,

rimer.

On dit

plutôt rimà.
bersèu, bersòu;
Syn. brès, barsole,
bersificà ; v.

sm.

—

Berceau.

eugue, eue,

eugnère.

Versifier,
bersificacioû, bersificature ; sf.
Versification.

—

—

�BERSIFICADOU

—

140

BESIADE

bersificadoù,-toù,-re

; s.

—

bersòu.

meaux.

C.

—

baiïabère, penture.

bertadè,-re ; adj. — Véritable, véridiconforme à la vérilé ; certain.
bertaderamén ;
adv. — Véritable-

qur;

lient.

bertàt ; sf. — Vérité ;
rité ; axiome.
You y a qu'ue bertat, la
açò qu'ey plâ bertat, cela

le vrai

;

sincé¬

vérité est une;
est bien vrai;
bertat qu'ey que, il est vrai que ; mastecà
la bertat, mâcher la vérité, la dire diffici¬
lement

ou

bien la dire toute

avec

détail

;

quoàte bertats, dire son fait à quel¬
qu'un; bertat de renar, mensonge; cade,
cop qui-u s'escape ue bertat, queru ead û
oelh, à chaque vérité qui lui échappe, il
dise tas

lui

tombe

œil, dit-on d'un menteur;

un

ajoute: e n'ey pis bòrni, et il n'est
borgne.
bertàt; adj. — Vrai.
Ey bertat ? Est-ce vrai ? qu'ey ue bertat
hertadère, c'est une vérité indiscutable, un
l'on

et

pas

axiome.
—

Pièce de vêtement, terme

clc couture.

bèrte ; sf.
que

;

v.

Faire des ju¬

—

—

C. bessouèro.

beruès, beruèros ; s. pl. — Jumeaux,
jumelles. V. dues.
Berùt ; n. n. — Nom de personne assez
répandu dans le H.-A. et les Quatre-vallées.
Peut-être jumeau? V. berràt.
bés ; sm. — Versant; déversoir.

Ayguè-bés, déversoir de l'eau, ligne de
partage des eaux; bés de sang, effusion de
sang.

besàgre,-e ; adj.
Qui tourne à l'aigre
(en parlant du vin, du cidre).
besagùt,-ude ; s. — Besagüe.
be-say (G. Big.) ; be-sèy, be-sè ; adv.
Peut-être, sans doute, que sais-je.
bésc, béch ; sm.
Glu.
bescà ; v. — Enduire de glu; on dit
.—

—

—

aussi einbescà.

bescàmbi, biscàmbi, càmbi; sm. —
Echange, troc.
bescambià, biscambià ; v. — Echan¬
ger,

troquer.

(de, à) ; loc. adv.
de biais, de faux chant,.

bescant

bèrte ; sf.

cl

(Louron)

V. bessoà.

beruèro.

C. bersèu.

—

bertabère.

■

beruà

Versifica¬

teur,-trice.

—

Brebis qui

ne

porte plus

l'on engraisse.

bèrte ; sf.

—

Bandeau de cheveux de

femme.
Ifa-s las

bèrtes, se peigner en bandeaux.
bertegàu, bertigàu; sm. — Nom
d'un impôt ancien. (Lat. vectigal).
M'est guère employé que dans cette expr. :
hastiàu courn ton bertegàu, fastidieux com¬
me
l'impôt.
bertélh ; sm. — Sorte de bague, peson
de terre ou de fer que l'on place au bout
du fuseau pour lui donner du poids et faci¬
liter le travail de la fileuse.

bertòu.

—

C. bartoù, verveux.
—

un

Bertroû ;

n. p. — Dim. de Bertrand.
bertuoùs,-e ; adj. et s. — Vertueux,euse
; qui donne de l'énergie.
bertuousamén ; adv. — Vertueuse¬

ment.

—

;

adj.

—

Qui

a,

qui

Vertu; propriété, effica¬

cité.

Ço qui put qu'a bertùt, ce qui sent fort
de la vertu (en parlant des remèdes) ;
aquére cause qu'a gran bertàt, cette chose
a
un
pouvoir efficace; ha bertàt, croître,
pousser, acquérir de la vertu ; mûrir, en
a

parlant des fruits.

De tra¬

bescàyre, biscàyre;

sm.

Irrégu¬

—

larité; biais, travers; forme biscornue.
Syn. de guingoach, de guingoy.
bésco (G.) ; sf. — C. besc.

bescoumptà

;

v.

—

Faire

un

calcul

faux.

bescournùt,-ude ; s. — Biscornu,-e.
bése (Big. G. L. V.-B.). — Forme de
bêde, voir,
be-sè, be-sèy, bi-sè. — V. be-say.
besedé.

—

Forme de bededé.

adj. et s. — Voisin,-e, limi¬
trophe; anciennement, citoyen, membre
de la commune : être besî c'était posséder
le « jus civitatis ».
Qui a boû besi qu'a boti matî, qui a un
bon voisin a bon matin, il est tranquille;
lou qui a besîs qu'a soucis, celui qui a des
voisins a des soucis (die.) ; n'ey pas au
permè besî, c'est-à-dire il est, demeure
;

loin.

besià ;

v.

—

Voisiner,

besià, besiadà ;

berturoùs,-o (G.)
donne de l'énergie.

—

bescantà, bescayrà ; v. — Aller de
côté, biaiser; mettre de travers, de chant.

besî,-e

Bertoumìu, Bourtoumiu; n. p.
Barthélémy.
Expression péjorative : û bertoumiu,
niais, un lourdaud. V. Bernât.

bertùt ; sf.

vers,

v.

—

Délicater, mi-

gnarder, gâter, entretenir les faiblesses, les
défauts de quelqu'un par trop de douceur,
de complaisance ; cajoler ; favoriser, choyer,
être aux petils soins envers quelqu'un. On
dit aussi bicià.

besiadamén,-demén ; adv. ■— Avec
gâteries, des cajoleries; aisément, dou¬

des

cement.

besiade; sf. ; besiàt; sm.
relations entre voisins,

nage,

—

Voisi¬

�BESIADÈ

141

besiadè,-re, besiadis,-se ; ndj. el s.
Tout ce qui gâte, les cajolements, les
petits soins ; état de ce que y est gâté par
les petits soins, la faiblesse à l'égard de.
besiadejà ; v. — Rendre besiàt, cajo¬
ler, câliner; faire celui, celle qui veut se
faire cajoler.
besiadèlo (G.) ; sf. — Câlinerie ; plai¬
—

besiadejà ;

—

C. basiadamén.

Fréq. de besià, gâter,
Cajolerie. V. besiadè,

v. •—

besiaderie ; sf.

—

besiadls.

il est utile, nécessaire; ha lous be¬
obéir aux besoins naturels.
Syn. necère, nacère.
besougnà ; v. — Besogner, travailler,
besougnade ; sf.— Action de besogner,

soùgn,

travail.

besougnàyre,-e ;

—

C. besiadè.

; sm.

—

C. besiade.
G.). — C. btsiada-

besiadomén (Big.
rnén.
besiadure ;
sance,

—^-Gâterie,

sf.

complai¬

petits soins.

besiàt ;

sm. — Le voisinage, les envi¬
immédiats, l'agglomération même.
besiade, besiàu.
besiàt,-ade; adj. — Choyé,-e; aux

rons

C.

petits soins; mignoté ; favori. V. biciàt.
besiàu; adj. des 2 g. — Voisin,-e, qui
est proche, en parlant des choses, non des
personnes pour lesquelles on dit besî.
besiàu; adj. et sf. — Les voisins, le
voisinage; communauté, ce qui est des
besîs; on étend ce terme au groupe d'habi¬
tations formant le bourg.
Cam

besiàu, place publique, place princi¬

; en Lav. chemin de grande commu¬
nication entre deux villages; hà ue besiàu,

pale

prendre part à un travail en commun exé¬
cuté pour un voisin.
besible,-e; adj. — Visible.
Syn. biistàble, bistàu.
besilhe ; sf. — Vigile.
besicatòri,-toère ; sm. — Vésicatoire ;
au
fig. personne agaçante, collante.
besin,-e (G. L.) ; adj. et s. — Voisin,-e.
V. besî.
On dira,

s.

—

Manœuvre, tra¬

vailleur à la tâche.

besougne ; sf. — Besogne, travail, ou¬
affaire,
besougnejà ; v.-— Besogner petitement.
b.esougnoùs,-e ; s. —- Besoigneux,-eu¬

vrage,

se

nécessiteux,

;

besoùlh

besiadis.

besiàdje

BESSERIT

soin; ns,

sir.

besiademén.

—

par

conséquent,

besinà, besi-

nàdje, besinàl.
besioû ; sf.

Voisinage, environs. N.

—

de p.

besità, bisità
visite ;
examiner,
rendre visite,

;

v.
Visiter ; rendre
inspecter ; besità-s, se
—

besitacioû ; sf.— Visitation,

(Big. G.). — C. bedoùlh.
Forme de besoùgn, en Big.
et G. et en quelques lieux des L.
bespàr ; sm. — Guêpe-frelon,
besparò (G.); besparòu; sm. — Va¬
riété'de cépage rouge à raisin sucré que les
guêpes aiment particulièrement,
bèspe, brèspe ; sf. — Guêpe,
bèspe (G.). — C. brèspe, vêpre.
bespè ; sm. — Guêpier, nid de guêpes.
Qui nou boùllie està hissât nou hlque
lou cap au bespè, qui ne veut être piqué ne
mette pas sa tête dans le guêpier (dicT).
bespìlh, bispilh; sm. — Petite pustu¬
le, petit bouton enflammé de la peau ; tique,
pou rouge; dans le G. aussi potentille
rampante ; fausse cigiie, v. l'Arm.
bespilhoû, bespiròu. — C. bespilh.
bessà ; v. — Verser, répandre ; pencher.
V. bés, barrejà.
L·i coste que bésse ta cap-bat, la colline a
son versant au nord; qu'os bessàt lou bi, lu
besoùy.

■—

versé le vin.

as

bessade ; sf.

— Action de verser ; verse,
bessàr (G.) ; sm. — Vesce jaune, grosse
leulille comestible. V. bésse.

bessarit ;

sm.

—

Variété de la petite

vesce.

Syn. jerjerit.
bessàtou ;

sm.
—
Scabieuse; petit (plantes).
bessày. — Autre graphie de be-sav.
bésse ; sf. — Vesce, lentille naine ; le
même terme désigne généralement les gen¬

vesce

res

vesce

et gesse.

besseri ;

v.

—

Dessécher, flétrir, rata-

liner, transir; besserl-s, se
ner,

se

dessécher,

se

fa¬

ratatiner. On dit aussi biésseri, ben-

serì. V. estadi.

inspection.

besitàyre,-e, besitoù,-e; sm. — Visi¬
teur, -euse ; inspecteur, examinateur.
besite, bisite ; sf. — Visite ; inspec¬
tion, examen d'un animal, d'un objet,
d'un malade,

besoùgn (Arm.). — Forme de besoùlh.
besoùgn; sm. — Besoin, nécessité.
Ha besoùgn, être nécessaire; en û be¬
soùgn, au besoin, en cas de; n'àjès pas
jnméy besoùgn de jou (sorte de menace),
n'aie jamais besoin de moi; que hè de be¬

Aqueres flous qui soun besserides, ces
qu'èy la pèt toute besseride, j'ai la peau toute ratatinée; lou ril
(leurs sont fanées ;

besseréch; le froid me transit.
besserit,-ide ; adj. et s. — Recroquevil¬
lé,-e, replié sur soi; ratatiné; transi de
froid; un frileux. V. hérit. En Os. signi¬
fie encore : blessé par des coups d'instru¬
ments ou d'armes; ému, accablé par un
Iliste événement, une mauvaise nouvelle,
des insultes, des injures graves, l'effroi. V.
lien, urissà.
que-m

�BËSSOA
bessoà ;
mettre bas

BÈSTÎS

—

v.

—

142

Enfanter des jumeaux ;

double

portée. V. beruà.
bessigue. — C. becliique.
bessoade ; bessounàdo (G.) ; sf. —
Accouchement de jumeaux; couple de ju¬
une

meaux.

bessouère ; besuèro

(M1 Big.) ; sf. —
Femelle qui a deux jumeaux.
bessoû,-ne ; adj. et s. — Jumeau, ju¬
melle.

Syn. mieyoâ, beruès, dues.
bessounà.
bèste ; sf.
Ha-s

—

—

doubla

bêtises ;
histoires

munie bestiaries, il conte des

valeur, des blagues.
bestiàs,-se; adj. et s. — Augm. de
bèsti,; imbécile; personne grossière, igno¬
sans

rante.

(Peut se prendre en bonne et mauvaise
part). Aug. bestiarràs, bestiourlàs,-se.
Qu'ey ue bestiasse, c'est une pauvre im¬
bécile, une grosse naïve; bestiàs, qui ès!
Grosse bête, va ! Peut se prendre en bonne
part et signifier alors une bonne pâte, un
naïf, bonasse.

C. bessoà.

«

bestiassejà

Veste.

faire

la

bèste, se faire rouer de
coups ; birà-s la bèste, changer de parti.
bèsti, bèstie ; sf. — Bête ; sol, imbéci¬

de

;

v.

Aug. de bestiejà,
lourdes bêtises, des

—

de

grosses,

stupidités ; faire la bète.
bestiàu,-ale ; adj. — Bestial,-e.
bèstie,-o.
Forme de bèsti.
bestiè; sm. — Etat d'imbécillité, l'im¬
bécillité; les imbéciles; acte bête.
bestiejà; v. — Faire ou dire des bêti¬
—

le.

lïèstie de tiré, bêle de trait ; bèstie de

pic,
bète pour la boucherie; mâchante bèstie,
un méchant
dangereux; hà lu bèstie, faire
la bête, l'imbécile, le naïf; esta-n bèstie, en
être bète, avoir le sens, troublé par
; maie
bèstie, méchante bète, mauvaise personne;
couloù de la bèstie, couleur fauve; ar.rés
nou
m'a dit « bèstie que liés », personne
ne s'est
occupé de moi. (On dit à tort bès¬
tie qui ès, bête que tu es, qui n'a pas de
signification explicable dans ce cas) ; de tout
peu boune bèsti, il y a de bonnes bêtes
quel que soit leur poil, dans toute race;
be eau créde qu'ey bèstie 1 Faut-il
qu'il
soit bête ! .4 cade bèsti de soun hé, à cha¬
que bête le foin qui lui convient (die.).
bestì ; V.
Vêtir ; habiller ; recouvrir ;
orner; au lig. couvrir d'injures; bestl-s, se
vêtir, s'habiller.
Bestl lou nèn, vêtir l'enfant; besti l'autà,
orner, approprier l'autel; bestl la crouts,
orner, fleurir la croix, pour les liogations
par exemple; que l'an beroy bestltl On l'a
joliment habillé ! On lui a dit des injures.
—

bestià ;

sm.

—.

Bétail, les animaux do¬

mestiques. V. mayràm, pcistouris.
Par ext. et

le ton badin

ironique,
à quelques
bêtes ; il lè bestià, de mauvaises gens ; las
purnaches, machan bestià, les punaises,
mauvaise engeance ; bestià de là, les mou¬
tons ; bestià bouladé, bétail folâtre, en Lav.
les jeunes gens, les jeunes filles ; bestià de
courties, filles de courtines, paresseuses ot
le mot est

sur

appliqué

—

C.

bestiésse ; sf.

bestiarie.

Bêtise; sottise; pecca¬
prend en bonne et en mauvaise
part. V. peguésse.
bestiessejà. — G. bestiassejà.

dille.

—

Se

bestide ; sf. — Habillement,
ment, ornement d'une chose.
La

de

bestide

l'autà,

recouvre¬

l'habillement de

l'autel.

bestidé,-re ; adj. — Qu'on peut revêtir.
bestidoÙ,-re ; adj. et s. — Qui vêt,
habille; celui, celle qui est chargé d'habil¬
ler le marié

ou

la mariée.

Las bestidoures soun
lie pélhes 0, ribans

arribades,
cargades.
Les habilleuses sont arrivées,
chargées de
robes et de rubans. (Chant de noce),
bestidure ; sf.
Vêture, habits,
—

bestimén ;
billement.
bèstimén

sm.

Action de vêtir; ha¬

—

(Or. L.).

—

Forme de bès¬

tiamén.

bestiòlou, bestiòrlou,-le ; adj. et s.
Gros bêta, niais, stupide.
Dim. de bèsti, imbécile;
bestiot,-e.
petit animal, petite bêle.
bestioulejà ; v. — Bêtiser, faire, dire
des bêtises sans grande importance ; faire
—

—

la bête.

bestialamén ;

adv.

—

Bestialement ;

bêtement, stupidement.
bestialè ; adj. et sm. — Qui est natu¬
rellement bête; imbécillité. V. bestiè.
bèstiamén ; adv. — Bêtement, sotte¬
ment.

bestiarie,

des sottises; badiner,

bestierie.

ou

aux gens et

vicieuses.

sottise, naïveté

ses,

bestiourlade ;

sf.

—

;

ânerie

;

sf.

—

chose de

Bêtise;
de

peu

valeur. V. bestiè.

N'èy jaméy bisl tau bestiarie., je n'ai
jamais vu bêtise pareille; nou hè, nou dit
que bestiaries, il ne fait, ne dit que des

;

acte de

bestiourlàs,-se
nigaud.
bestiourlè,-re ;

adj.

;

—

Très

bête,

gros

s.

—

bêtise.

bestierie;

Anerie

bestiòlou.

Imbécillité; la

Que hè tout acò de bestiourlè, il fait tout
d'inlelligence, par bêtise.
bestiourlère.
C. bestiourlade, mais

cela par manque

—

moins usité,

bestìs, bestissi;
Syn. pélhe, harde.

sm.

—

Vêlement,

�143

BESTOR

bestòr, bistòr,-te ; adj. —
mal fait, gauche ; tortueux.
Dans une devinette on désigne

Torlü,-e

;

le serpent
(sèrp) sous le nom de bestorte. Au fig. lou¬
che, traître.
bestorte, bistorte ; sf. — Bistorle
(plante).
bestourtejà, bistourtejà; v. — Se
tordre ; boiter ; aller de travers ; ramper à
la façon des serpents,
besuèro (M4 Big.). — V. bessouère.
bét; sf. — Fois. Est habituellement pré¬
cédé d'un adj. : la-béts, toutes-béts, cette
fois, alors, toutefois.
bét, béps ; prép. — Voici, voilà; tombé
en
désuétude. On disait bét quand 011
s'adressait à un seul, bips, à plusieurs.
bét (Os.) ; sm. — Crochet dont se ser¬
vent les tricoteurs.

bét, bit ; adv. — Voici, voilà.
Bét aci, voici que; bét couin, voilà que.
bèt, bèth, bèyt, bère ; adj. — Beau,
belle ; avancé dans sa croissance ; grand ;
gros ; bien mis en toilette.
De bèt blat, du beau blé ; û bèt droite,
un bel enfant; û bèt ahà, une belle affaire;
las aygues que soun bères, les eaux sont
grosses; ha-s bèt, se bien habiller; lou bèt,
le beau temps ; que bat bère, elle devient
grosse; qu'a bèt ha, il a beau faire; au bèt
cap, tout à fait au bout ; mes, ço de bètqu'esté... mais le plus beau ce fut...
Adj. ind. — Un, une ; certain, certaine.
U bèt, cop que passèy, certaine fois je pas¬
sai ; à bèts cops, parfois; û bèt nou-arré,
un petit rien ; en bèt deberti-m, en m'amusant ; bèt û, bère aute, un ou autre; bètehic, bèt-poc, peu, très peu; bèt tems a,
il y a longtemps; bère pèrquel bère pèynel
exclamations,
cris
d'admiration;
bère,
bère! cris poussés pour faire revenir ou
faire pose/' un essaim d'abeilles qui s'en¬
fuit ; c'est une croyance que les abeilles
doivent être traitées avec politesse, affabi¬
lité.

bèt ; adv.
Bira-s'at
tout

va

— Bien,
d'une belle manière.
bèt, réussir; tout que ba bèt,

bien,

betare, bet-are, bitare ; bitchare
(Os.) ; adv.
Maintenant, à l'instant mê¬
me. En Big. on dit àro, adàro, tout àro.
Que bién de parti betare, il vient de par¬
tir à l'instant; qu'ey ço qui liés betare?
Que fais-tu en ce moment ? Nou y a ni
betare ni adès, il n'y a pas à barguigner;
bet-are e tout-are que hèn dus, maintenant
et
tout-à-l'heure, ce n'est pas la même
chose, dit-on quand quelqu'un cherche des
moyens dilatoires.
On donne parfois au mot un dim. : beta—

rotes.

Bètharràm ;

Hameau
sur le gave de
Pau, lieu célèbre de pèlerinage à la Vierge.
D'après l'étymologie admise, ce mot signi-

de la

commune

n.

p.

de" 1.

de Lestelle,

—

—

BETOU

lierait beau rameau (bèt arràm) ; ce lieu,
dans les anciens actes, porte le nom de

Gataram,
ro

Gatarram,

Catarram.

V.

catar¬

6e.

betade ;

sf.

Aiguillée de fil, faufi-

—

lure.

betàt,-ade
cousu,

adj. — Veiné,-e, veineux;
d'une béte.
(G) ; loc. prép. — Voyez-vous ;
;

pourvu

bet-bous
voilà

(rare).
bètcòp, bèt-còp

adv.

;

—

Beaucoup

;

certaine fois.

bètcòp, il y en a beaucoup ;
certaine fois il.
bèt-cranc ! interj. — Exclamation do
surprise lorsqu'on voit ou qu'on entend
dire une chose extraordinaire. V. bèt-lay.
bèt-dabàn (au) ; adv. — Au devant,
bèt-darrè (au) ; adv. — A la suite, en
suivant, après.
béte; sf. — Veine, filon; ruban de fil,
aiguillée, fil, brin de lin, de coton; négalion qui signifie du tout.
N'a pas sang à las bétes, il n'a pas de
sang dans les veines, il est lâche ; nou n'y
a béte, il n'y en
a pas du tout.
beterà,-derà ; v. — Vêler,
beterà (M') ; sm. — Petit parc pour les
veaux ; troupeau de veaux.
beteràu ; adj. f.
Se dit de la vache
qui est près de vêler.
Baquet beteràu; on dit aussi beterère.
betère ; sf. — Génisse ; veau femelle,
Qu'en y
bètcòp

ptr

a

que,

—

vêle.

beterè ;
les

sm.

—

Védelet (pâtre qui soigne

veaux).

beterère ; adj. et sf. — (Vache) qui a
vêlé; qui nourrit son veau. En
Big., on
dit aussi carrère. V.

beteràu.

beterinàri, betrinàri;

sm.

•—

Vétéri¬

naire.

betèt, bedèt ; betètch (As. Os.) ; betèyt, betèytch (Ort.) ; sm. — Veau.
(Le veau, à sa deuxième année, s'ap¬
pelle brau et la femelle bime ; dans les
L. yaut, yout,-e).
Gras

û betèt, gras comme un veau,

coum

bèt-drill ; sm.
et même très.
Bèt-drin beròy,

bèt-hèyt

;

sm.

—

Plus qu'un

peu ; assez

très joli,
Beau fait, action de
—

valeur.

bèt-lày ! (Big.); interj. de joie. — Bra¬
I V. bèt-cranc. Exprime aussi une sur¬
prise admirative : bigre ! sapristi !
bètlebétes ; adv.
(Dim. de bètlèu),
dans un tout petit instant.
vo

—

bèt-lèu ; adv.
bèt-mau !

—

interj.

C.
—

bat-lèu, bienlôt.

Grand mal !
parbleu!

belle affaire! Evidemment!

betoû ;

sm.

—

Béton.

La

�nr.Tou

—

betoû ;

sm.

Chacun

—

écheveaux dont

betounà ;

Í44

béy

se

v.

—

des

ia

petits

l'usse.

compose

Bétonner, faire du bé¬

ton.

betoure ;

sf.

C.

—

abetoure,

bedout.

N. de p.

Labetoure.
bètòy (Lav.) ; sm.

Levier. V.

—

cap-

béts ; sf.

— Fois (vieux).
béts, deux fois. V. labéts.

Dues

bèt-séc

(de) ; loe. adv.
beaucoup.

bèt-tems-a ; loc.
Prend

béudéte

sf.

;

—

Etoffe de couleur
demi-deuil.

sombre

pour

beiido, begùdo (Big. G.).

—

Scabieusc

sf.

—

deuil

ou

;

C. bebù-

de, begùde, buvée, gorgée,

malh.

de

béude,

(plante).
beudè,-sè. — C. beudàdje.
beudéte, beuséte, biuséte

un

dim.

:

—

—

Tout-à-coup

;

Il y a longtemps.

de bebét.

bèt-tems-arotes.

betùm, boutùm ; sm. — Contrariété ;
souci ; bouderie.
Ha betùm. faire mauvaise mine; bouder,
betùm, bitùm ; sm. — Bitume.
ÎSégre coum lou betùm, noir comme le
bitume.

betumà, bitumà

; v. — Bitumer.
betùt,-ude ; adj. — Veiné-e; musclé;
nerveux. V. beassùt, begnùt.
betùt,-ùdo (Lav.); adj. — Coriace,
béu, bèu (Bay. L. G.). — C. boéu,
boeuf. (V. note sur le son de c landais).
bèu, bêle; adj. — Beau, belle, lieu,
ancienne forme de bèt, ne s'emploie guère
plus que dans bèu-pay, bèu-jray, beaupère, beau-frère ; bèle-may, bète-so, bellemère, belle-sœur. On dit encore bèucop,
mais seulement en Aspe et en Barétous.
bèuc (L.) ; sm. — Echarde.
bèuc,-que ; adj.
Déformé,-», gauchi,
«
gondolé ».
Aquéste t iule qu'ey bèuque, celte plan¬
che est gauchie, déformée, tordue ; potbèur, lèvre en bec de lièvre; aricates bèuques, pinces qui ne joignent pas.
C. baiib, bauc.
bèuc.
beucà-S ; v. — Se gauchir, se déformer,
se
gondoler, se déjeter. (Se dit surtout en
parlant du bois, d'une chose plate),
C. becàt, outil,
beucàt.
bèucòp (As. Bar.). — C. bètcòp.
beucùt,-ude. — C. becùt, pointu,
beudàdje,-sàdje, bedoè; sm. — Veu¬
vage. V. bedoàdje.
béudou,-sou,-e,-o ;
béude,-o,-so,
béus,-e (L.) ; adj. et s. — Veuf, veuve.
—

—

—

V. bedoù.
Il est difficile de fixer

régionalement les

ci-dessus; on peut dire, cependant,
que béude, béuse sont de la région armagnaco-bigourdane et landaise, bien qu'on
les entende ailleurs aussi ; que béudou,-e
peut être considéré comme spécifiquement
béarnais, bien qu'on l'entende dans cerformes

laines

parties hautes de la Bigorre ; que
bémou,-e,-o,-a est du Vic-Bilh, mais qu'on
l'entend aussi

beudoàdje. — C. beudàdje.
beùe (Big. G. V. B.). — C. bébe, boire,
béuéno (G. Big.). — C. bébéne.
beuét,-édo (Big. G. V.-B.). — Forme

sur

la rive droite de l'Adour

depuis Tarbes jusqu'à Aire.

bèu-fray

; sm. — Beau-frère,
béufumét ; sni. — Léger tourbillon

de

vent.

béu-l'aygue; adj.
Qui prend l'eau,
spongieux, terrain humide, et aussi ter¬
rain où l'eau ne séjourne pas. N. de p.
béu-l'aygue ; s. — Hydrophile, abstèinc, buveur d'eau. N. de p. correspondant
—

au

fr. Boileau.

béule ; sf.

— Vesse.
béule; sm. — Eclat de bois, écharde.
bèu-pay ; sm. — Beau-père,
bèupo (G.) ; sf. — Taret, vers du bois.
V. quère.
beuràdge,-je ; sm. — Breuvage,
beuragne ; sf. — Grande quantité de
boisson ;
boisson de mauvaise qualité ;
bouillie claire donnée en buvée aux bêtes,
barbotage.
beuramè, beuraymè,-re ; s. — Pèle¬

rin de Bétharram.

béure ;
mais

v.

—

Forme vieillie de bébe,

courante

encore

vers

le haut

Arma¬

gnac.

beuredè

(Big. G.).

beus

;

Big. G.).

(L.)
—

béuse

—

;

C. beberè.

béusou,-so (B.-B.

C. béude,-e.

béuse

(L.) ; sf. — Dans cette expr.
préngue en béuse, prendre en aversion,
beuséte.

—

C. beudete.

béusou,-se. — V. béude.
beutàt ; sf. — Beauté.
Syn. beroù.
béute (M') ; sf. — Aptitude à boire ;
abreuvage.
On dit aussi d'un vin qui « se laisse
boire » : aquét bi qu'ey de bonne béute.
D'à la béute, donner à boire au bétail,
l'abreuver. V. bude.

bexà ; v. — Vexer,
bexacioû ; sf. — Vexation,

béy (Or. L.) ; sm. — Bien, avoir. V. bé.
béy, bèy (Salies); sm.
Grande quan¬
tité, beaucoup; dans celle expr.: que y nbè
û bèy de mounde, il y avait beaucoup de
—

gens.

béy (Lav.)

; v.

—

Voir. En B. béde,

�145

BÉYE
biade

béye (H.-Big.). — l'orme do bédç, bcse.
béye (Or. L.). ■— G. bé&lt;i, veine,
beylét (Bay. Or. L.). — Forme de baylét.

Piquette. V. binât, binât.
Voie, chemin, route.
biadejàyre,-e ; adj. — Voyageur,-euse ;
sf.

—

biade ; sf.

—

;

en

biadjà, biajà

ver¬

morceaux.

beyrade ; sf. — Verrerie ; vitrage,
beyràlh. — C. beyràu.
beyràt,-rade ; s. — Le contenu d'un
verre.

L beyrat d'aygue, un verre plein d'eau,
beyràu, beyriàu, bitràu; sm. —
Verrière, vitrail, vitrage.
béyre ; sm. — Verre ; verre à boire. V.
bàssou.
Dim.

béyroulét,-lìn,-lòt, beyregòl ; augm.
beyroulàs, beyregàs.
béyre (G.-M.). — C. béde, voir,
beyréde ; sf. — Sorte d'ustensile où
l'on met les

verres,

beyrère,

porte-verres.

beyrie,

beyrerie; sf.

—

Verrerie, verroterie.

beyrie

sf. — Verrerie, fabrique de
verre ; verroterie ; verrière.
Lusén courn beyrie, brillant, étincelant
;

de la verroterie. N. de p. Labeyrie,
Beyrie,.
beyriè ; sm. — Verrier ; endroit où l'on
place les verres à boire. N. de p.
beyrière ; sf.
Vitrail,
beyrine ; sf. — Vitrine ; verrine.
beyroulàt ; sm. — Augm. de beyràt ;
im
plein verre, un grand verre plein.
comme

—

bi.

Ancienne forme du

venir, con¬
quelques parlers, particulière¬
ment à la M'. V. bié, biéne, bé.
E bos bi ? Veux-tu venir P Qu'èm biilts
ou biùts, nous sommes venus,
—

servée

bì

v.

dans

(M4 Big.).

— C. biéne, venir,
(Bay. L. G.) ; sm. — Vin.
Bi bourrét, vin bourru, nouveau ; bî
pic,
vin aigri; bi caut, vin chaud; bî dou païs,
vin du crû ; bî brusquet, vin de petite
vigne ; bî boesat, vin boisé; bî de pacherén, du berjè, vin de vigne en hautin ;

bî ; bin

de

boutelhe, vin cacheté;

abé lou bî
mqchàn, avoir le vin mauvais, l'ivresse
dangereuse ; lou bî qu'aubrech las ban¬
ques, le vin fait parler, s'ouvrir ; boutà-s
aygue au bî, devenir sage, se calmer ; lou
bi e la lèyt, coum Diu Va hèyt, le vin et le
lait (doivent être laissés) tels que Dieu les
a
fails, c'est-à-dire sans eau de mélange
(die.). Paupcbî, Chuquebî, surnoms d'ivrogne.

bià

(G.).

—

C. binà, biner, façon cullu-

rale.

biàch ;

sm.

biachà ;

v.

——

; v. — Voyager, courir le
donner du mouvement ; en style
plaisant, aller souvent à la selle.
De quelqu'un qui court, se donne du
mouvement pour ses affaires on dit : que
biàdje, il voyage ; de même de quelqu'un
qui a quitté le pays dans de fâcheuses con¬
ditions et dont on est, ou veut paraître
sans nouvelles on dit,
réponse évasive : que
biàdje 1 11 court!
biadjadoù,-re ; adj. — Voyageur,-euse.

pays ; se

V.

biadejàyre.
biàdje; biàje (As. Bar. Os.); sm. —
Voyage, déplacement.
Qu'ey en biàdje, il est en voyage; està
de biàdje, être en déplacement, être sur le
point de partir.
biàdje; sm. — Mesure de capacité pour
les boissons, équivalant à 5o litres; par
anal,

beyrèyre (L.) ; sf. — C. beyrière.
beyriàyre ; sm. — Vitrier,

bî

BIAM

chemineau.

beyrà ; v. — Garnir de verre.
Ue purét beyrade, un mur garni de
res

—

Biais; à Salies, haie,
Biaiser,

fardeau considéré
homme.

un

lourd pour

comme

û biàdje, dit-on d'une personne
dire de quelqu'un qui
porte un fardeau qu'il en a autant qu'il en
peut porler; û biàdje d'ahàs, une charge
d'affaires sur les bras; biàdje de ruine,
Qu'en

a

saoule et aussi pour

une

&lt;(

charge

biadùro

» de rhume.
(G.) ; sf. —

Nourriture.

V.

biande.

biajà (As. Bar. Os.).

—

C.

dérivés.

biàgue (O. des L.),
biahore ;

appel

au

sm.

secours

—

biadjà et

C. biàgre.

Grand cri, clameur,
; cri de guerre ; cri de
—

douleur qu'on poussait aux
nobles.
On dit aussi crit biahore.

funérailles des

biahore-horce ; sm. — Litt. que la
force soil dehors ; c'est l'invitation à tous
de

sortir

en

cri

pour aller
plus impérieux

armes

de détresse
biahore.

au secours ;
que le crit

Que cridabe biahore-horce,' il appelait au
secours,

à l'aide,

biahourè ; sm.

—
Tumulte, vacarme.
Que s'entenou gran biahourè, on enten¬
dit un grand tumulte de cris.
bialà,-lè, bielè ; sm. — Hameau;
grand domaine écarté du bourg.
Camî bialè, chemin montant vers un

hameau.

Syn. bourdalàt, ahitàu.
bialè; sm. — Violier (plante).
Syn. claberl.
bialère ; sf. — Voie, chemin ; conduite
d'eau, abée ; l'ensemble d'un bialà.
bialòs (Lav.) ; sm. — Tombereau, véhi¬
cule agricole. V. islòs.
biàm.
Contract. de bediàm, voyons.
—

10

�lUANDADJE

biandàdje

ÈIBE

—

;

sm.

J 46

Viande,

—

biande ; sf.
Os.

secte. V.

de

froment

?
(M1) ; sf. -— Planche qui est
suspendue au plancher par les deux bouts
et sur laquelle on place le pain.
Syn. paytère.
biardà (G.) ; v. •— Partir, s'en aller,
vider la place.
Biardà d'aquéste moùnde, mourir.
Biàr (il) ; n. p. — Béarn, le pays de
biandère

Béarn.
Biàr et

béarnais

les

et

bigourdans,

disent

Béar.

non

biarnés,-se ; s. — Béarnais, béarnaise.
En Big. on dit plutôt bernés.
biarnesade ; sf. — Trait d'esprit béar¬
nais ; tour de Béarnais. Les Béarnais passent
aux yeux de leurs voisins pour gens rusés,
adroits et d'esprit gai.
biaràsso

(H.-Big.).

C.

—

bearasse;

mammite.

biàs

(B.-L.)

biassà.

bibalà

(G.)

; v.

—

Ratisser,

se

servir de

bibalè,-re ;

;

adv.

ce

C.

—

biassade ; sf.

—

bibalè,-re ;
où l'on trouve
bedé.

la biasse, c'stà-n
dans la misère,

biasséjà mais plus usité,
—

Contenu d'une biasse;

à la

biasse, être tombé
obligé de mendier ; lia
courre la biasse, mendier de
porte en porte ;
abé-n lie biasse, avoir de quoi, être pourvu;
au praùbe
la biasse, au pauvre la besace,
la misère; abé, mey d'û tour à la biasse,
a,voir plus d'un tour dans son sac ; boueytà-s la biasse, dégobiller, vomir ; dire tout
que l'on sait, vider son sac.
biassè,-re. — C. biassàyre.

biassejà

Faire courir la besace,

; v. —
mendier. V. biassà.

biassejàyre,-e. — Fréq. de biassàyre.
biàta,-0 (11.-A.) ; sf. —- Dévote; femme
qui vit seule.
de

biàla,

de vieille fille,

cancan

intéressant.
biatàmi, biàtis;

peu

biàt-d'arique ;
biàto (G.) ; sf.

sm.

sm.

—

La gent biàta.

—

—

Un imbécile.

—

Repas

C. bioc,

tique.

V. biande.

biàuc.

—

Mèche de chandelle.

adj.
sa

—

Où l'on peut vivre,
bitèc, bi-

subsistance. V.

bibalhe ;

sf. — Menus brins
allumer le feu.
Syn. abitalhs.

de

bois

pour

bibàlo

(G.) ; sf.
de bois pour

—
Sorte de grand râ¬
les foins ; les dents for¬
ment comme un
peigne double dans lequel
le manche vient s'engager obliquement.
bibalùso (Arm.) ; sf. — Bateleuse à
cheval, faneuse mécanique.
bibàn,-te, bibén,-te ; adj.— Vivant,-e.

teau

V.

blu.
Da-s'at

vant

ses

bàn, de

Ce soir.

soir!

anal, charge d'homme.
biassàyre,-e ; s. — Porteur de besace ;
mendiant,-e.
biasse, bedace ; sf. — Besace ; sac de
toile du pays ; il est ordinairement à deux
poches; on le porte sur l'épaule.
Abé la biasse garnide, être riche, avoir
l'estomac satisfait, le ventre plein; préne

Cancan

s.

V. bàbi.

au
mey bibàn, donner au survi¬
biens (entre époux) ; dou sou bi¬

vivant

son

bibàn !

û boû bibàn,

;

un

bon

;

quête, aumô¬

—

V. Diu Bibanl

bibandiè,-re. — Vivandier,-ère ; bibanau fig. femme dégourdie, sans peur,
une
gaillarde.
dière,

par

ne.

Blouse (prov. blaa-

—

vivant.

Ta-t biàs! à

ce

sf.

;

la bibàlo.

As la biande ? As-tu ton repas

Les

(G.)

do).

de blé noir ; gros

ou

pain.

Piqûre de tique, d'in¬

—

piaucade.

biaùdo

Viande de boucherie. En

—

pain fait d'un mélange de farines de

maïs et

biaucade ; sf.

grosse

quantité de viande.

bibarole ;

sf. — Etincelle ; un rien ;
gestes; attouchements qui font
enfants ou qui les émerveillent.

menus

rire les
Ha bibaroles. On dit aussi ninaroles. V.

bibe:, bue.
bibe

(Bay.).

—

C. bue, étincelle.

bibe ;

sf. — Vive (poisson)
lente du pou. V. Il/nie.

vin ;

;

bibe ; v. — Vivre ; être en vie
ter, se nourrir, se conduire.

fleur du
;

subsis¬

Bibe de poc, vivre de peu; bibe la cane
la rnâ, vivre de ses rentes, en oisif ;
bibe de l'àyre dou teins, vivre de l'air ;

à

bibe aux despéns de gén bèstie, vivre aux
dépens des naïfs; bibe dou journàu, vivre
du salaire quotidien; abé de que bibe, être
pourvu, dans l'aisance; bibe de case, vivre
sur

faire ;

son

chacun

son

bibe

bénéfice

e

decha bibe, laisser à
en

ne

négligeant pas
l'usage, le

le sien; /ou bibe dou moùnde,
bon ton, le cours ordinaire de

la vie en
société; apréne lou bibe dou moùnde, ap¬
prendre à ses dépens; bibe en coumpanie,
vivre

faux ménage; en style badin, la
expression s'emploie pouf un mal¬
propre qui s'accommode avec sa vermine ;
que blu plâ dab touts, il vit en bonne
intelligence avec tout le monde ; lou qui
trop biu, trop que bét, celui qui vit trop
longtemps voit trop de (vilaines) choses ;
que eau. que blbie ou que bisque, il faut
qu'il vive; qu'a plâ bis eut, il a bien vécu.

même

en

�147

ÌÎÎIÌÊ

bibe ; sm. — Nourriture, pâture, ali¬
ment, victuaillc, provision, récolte, four¬

bichàu

biche ; sf

bichòt.
bichoû ;

bibén, de

sou

son

vivant

;

bibère, biuère; sf.
ver

de terre. V.

biberoû.

—

biberoùll

Gros lombric,

—

boudic.

C. beberoû.

(G.);

adj.

—

bibis ;
menus

Des riens, des vétilles ;
papillotes.
interj. — Cri pour appeler les
pl.

sm.

—

ornements ;

bibius !

bichounà ; v. — Bichonner ; faire des
papillotes ; bieliounà-s, se peigner avec
soin, coquetterie.
bichùc,-ùgo (G.); adj. — Bigle, qui
louche. V. guérie.
bîci ; sm.
Vice ; défaut ; mauvaise
—

Qu'a û le bîci, il
vilain défaut ;
vivre dans le vice.

bicià ;

Vicier

au

vilaine habitude,
miey dou bîci,

—

les

;

défauts

biciousè ;

sm.

l'inlluence du fr.

Vice d'habitude,

—

tinuel, état de vice.
bictòri, bictòrie
on

bictourioùs,-e

;

de

s.

—

Victorieux,-euse.

Lente du

pou.

V.

bicùt,-ude

bibohère

(L.). — V. bohère.
Big.) ; sf. pl. — Avives,
bibòs, bibostes. — V. Diu bibostes.
bibòt,-e. — Dim. de vif, vive ; vi¬

vant,-e.

Vin

nouveau ;

capi¬

Vivoter, vivre

pau¬

—

teux.

biboutejà

;

v.

.—

vrement.

bic ; sm.
Béarn et de

Vie, division des pays de
Gascogne. N. de p., de lieu,

—

Vie, De,vie.
bicàri, becàri ; sm.
bicariàt, becariàt;

—

sm.

Vicaire,
— Vicariat.

Bic-Bilh ; n. p. — Vie Vieux,
du Béarn comprenant une grande
des cantons actuels de Lembeye,

Morlaàs, Thèze.
bic-biîhoû,-ne

district
partie
Garlin,

;

; sm.

bicharrìdo

s.

Habitant,-e du

—

—

Gui

;

en

cert. lieux

(B.-L.). — Insecte de l'or¬
(ixodes reduvius), vulg.
tique. V. arrouyoû, bermalhoû, biàuc, biòc.
acariens

Victorieu¬

s.

bidà.

—

—

Terrain

compact.

de micàt.

Altération

et

contraction

de

bit-are.

bidaléte ; sf.

— Champignon blanc qui
pied des peupliers (vient de bidàu, peuplier).
bidalhe ; sf. — Lambrusque ; vigne
sauvage ; clématite ; en général plantes li¬
gneuses et grimpantes des haies et des
halliers ; fil de la langue, appelé plus com¬

pousse au

munément

bidalhéte; dans le Marsan,

peu¬

plier.
Que&gt; l'an coupât la bidalhéte, on lui a
coupé le fil de la langue, se dit d'un ba¬
vard.

bidalhàdo
—

Liseron des
bidare.

—

(G.) ; bidalhòlo (Lav.)
champs.

;

6f.

Forme de bitare.

Bidàu ; n. p.

Bic-Bilh.

bich, bise
glu. V. besc.

;

Peut-être corrup.

bibos (G.

sm.

—

sement.

lïmie; étincelle. Y. bue.

bî-bourrét ;

con¬

; sf. — Victoire. Sous
dit aussi bictoère.

bictouriousamén ; adv.

bible ; sf. — Bible.
bibo (Big.) ; sf. —

des

a une

bibe

gâter ; corrompre ;
quelqu'un par
trop ue complaisance; cf. besià; bicià-s,
se
gâter, écouler ses mauvais instincts.
biciàt,-ade; adj. et s. — Capricieux,euse ;
gâté. V. besiàt.
bicioùs,-se ; s. — Vicieux,-euse.
v.

entretenir

canetons,

dre

Papillote; terme d'ami¬
mignon, mon petit. V.

—

sm. — Vase intime ; en cer¬
lieux, pinceau pour la toilette, la
barbe, le blaireau des coiffeurs.

Bon vivant;

ivrogne.

sm.

comme

bichoû ;

un

dou

V. bichàu.

tains

bibén,-te; adj. et s. — Vivant,-e.
au mey
bibén, donner son bien
au survivant,
stipuler entre époux les gains
de survie ;

Fauvette

bibis.

habitude.

y abè pas amne bibénte, il n'y avait pas
âme qui vive; lous mours e lous bibéns,
les morts et les vivants. V. bibùn, blu.

—

Biche,

.—

—

tié, calin,

sistance.
Da-s'at

; sm.

BIDAÜ

grise.

rage.

Que-s gagne lou bibe, il gagne son pain ;
porte lou bibe, porte la nourriture ; amias'en lous bibes, emporter les vivres ; lou de
que blbe, la nourriture, le pain de chaque
jour. On dit aussi blure, blures, pl.
bibè ; sm. — Vivier.
Syn. pesquè.
bibedé,-re ; adj. — Où l'on peut vivre.
Lou païs qu'ey bibedé, le pays est bon,
pourvu en tout, on peut y vivre.
Syn. bibalè, bitèc.
bibedé ; sm. — Revenu, subsistance,
nécessaire pour vivre.
Aquiu qu'èy lou bibedé, là j'ai ma sub¬

(G.); bichòt

—

— Vital. N. de p. Bidau,
Bidalot, Pèdc.bickai, Dombidau. V. Bidòt.

Le nom de Bidau est fréquemment em¬
ployé dans la littérature populaire ; ce nom
a dû être très porté, car il figure dans de
nombreux contes, formulettes, etc.

bidàu,-gàu; sm. — Peuplier.
Syn. blgou, plbou.

�B1DAU

—

bidàu

148

BIELIIÉSSE

(M' Big.)

; sm.

Coccinelle.

—

Bòlo, bòlo, papouloû,
Douma que

hera caloà,

Bòlo, bòlo bidàu,
Douma que hera càu (t).
Vole, vole, petite bête, demain il fera
chaud, — vole, vole coccinelle, demain il
fera chaud. (Formulette que l'on dit en
tenant lu coccinelle sur la main ; on croit
que si elle s'envole le temps sera chaud).

Syn. bole-Guiràut, bole-Marie.
bidaube,-gue,-guère. — C. bitaube.
Dans le

bidèch,-sèch ; sf. — Mercuriale ; en
lieux, raifort sauvage, moutarde
sauvage (plantes). Dans le G., employé
surtout au pl., bidèchis, désigne le rapistre
rugueux (plante).
bidelhà (Chai.) ; v. — S'attacher par
des vrilles à la manière de la vigne vierge;
se faner, se, flétrir en se tordant.
bidélhe, bitélhe ; sf. — Liseron ; vril¬
le des plantes grimpantes ; pas de vis d'une
grosse tarière; gros ressort à boudin. V.
concuroûs, Ihèdre, liéte.
bidét; sm. — Bidet, petit cheval; meu¬
ble intime.

bidéye (Bay.)

;

Victuaille. V.

sf

bitalhe.

bidoàdje (G.). — G. bedoàdje.
bidolhe, bidoye ; sf. — Nourriture
grossière ; bouillie,
bidòr ; sm. — Espèce d'aulne,
bidorle; bidoùrlo (Big.). — C. bedorle.

Ce mot très ancien — il
grand nombre de person¬
pu désigner un vigneron, un
ventru. Pourrait être aussi un

Bidòt ; sm.

porté

nes

E

—

bègue,

—

par un
a

un

dim. de Bidàu,
En quelques

Vital.

lieux du G., en Alb., signi¬
fie aussi cep de vigne.
bidoû ; sm.
Bidon; en style plai¬
sant, le gaster, le ventre.
Pleà-s lou bidoû, emplir son ventre.
Bidoù, Bidouze. — Noms de p. et de
—

lieux. A confronter avec

bidòr et Bidòt.

Epine-vinette.
Syn. bimague, brouquichouo, bugrane.
bidsagues, bitsègues ; sf. pl. — Zig¬
zags, détours allant de droite à gauche ;
bidoulèro (Arm.) ;

trace

lia

sf.

—

de marche sinueuse des serpents.

bitsègues couru û briàc, aller de droite

à gauche comme
tous oélhs que-m

éblouissements.
bidure ; sf.

un

ivrogne, zigzaguer;

hin bidsagues, j'ai des

—

Variété de cépage du

Voie; chemin, rue; au fig.

moyen.

Cercà-s
moyen;

biét? Ve¬

?

biè ;

sm. — Sentier, petite voie, allée.
Syn. sendè, caminole.
bièc,-que (L.) ; adj. — Acariâtre, har¬

gneux.

Syn. arrougàgn, brouhagnàu, lubèc.
biélâ, bilâ,-ne

; s.

—

Roturier,-ère

;

vi¬

habitant de la bièle ( ?)
bièle ; sf. — Localité, village, bourg ;
partie centrale d'une ville; peut être villa?
N. de p. et de lieu, Lavidle, Hurabielle,
Yiellenave, Vielleségure.
(vieux)

biélè.

—

;

C. binlè.

bieleràü ;

sm.

—

Quartier des rotu¬

riers, par opposition à la bièle, où résident
les bourgeois ; faubourg.
bieleràu,-ane

;

adj. et

s.

—

Habitant

de bieleràu.

biélh,-e ; adj. et s.
Vieux, vieil,-le,
ancien, antique; vieillard; suranné, usé,
décati, passé.
Qu'ey hère biélh, il est, ou cela est très
vieux ; lou biélli qu'ey cncoère hort, le
vieillard est encore solide; biélh roudlgou,
—

vieux

Rodrigue (?), vieux paill.ird ; biellie
injurieux; lous
biéllis, les vieux, le père et la mère, en
style irrespectueux; ço de biélh, les choses
anciennes ; lou tems biélh, le temps passé ;
u
b?roy biélh, un beau vieillard ; biélh
brouchvieille sorcière, t.

coum lous camîs, coum Hérode, très vieux,
très ancien; ha m arri bielh.es òulhes, faire
travail inutile; ha-s biélli, se faire vieux, se

casser;

biéllie bèstie, vieille bête, gros ni-

g. ud ; nou bién pas biélh qui
vient pas vieux qui veut (die.).

bòu,

ne

de¬

bielhàcou,-que ; adj. et s. — Vilain
t. injurieux, de mé¬

\ieux, désagréable,
pris. V. bilhàcou.
c.

bielhàs,-se; s. — Très vieux, vieille;
le préc. mais moins péjor.

bielhassejà. — Fréq. augm. de bielhejà.
bielhè,-re; s. — Vieillesse; vétusté;
vieilleries.
Lou bielhè, les vieilles gens ; tout aço
qu'ey bielhè, tout ceci est vieilleries; lou
mau de la bielhère, l'âge avancé; la maysoû que cad de bielhè, la maison tombe de
vétusté; mourl de bielhè, mourir de vieil¬

lesse.
—

bordelais.

bie ; sf.

bié? veux-tu venir? E

bos

nez-vous

lain

certains

est

6c'y bies, je ne vois
préne ta boune bie,
prendre la bonne voie, le bon moyen.
bié ; v. — Pour biéne, venir ; usité dans
plusieurs parties du Béarn et de la Bigorre.
comment

G., bidàuclo,-clèro,-guèro, bigau-

dèro.

nou m'y
m'en tirer;

débrouiller;

bies, chercher une voie, un
da-s bies, se donner de l'air, se

bielhejà ; v. — Commencer de vieillir ;
paraître vieux ; biclhoulejà, fréq. dim. V.
bielhassejà.
Vieillesse.
bielhésse, bielhoù; sf.
V. bielhè.

�BIELHOT

149

bielhòt,-e; s-, — Petit vieux, petite
vieille; adj. — Qui est un peu vieux.
bielhoutè,-re; s. — Ce qui est vieux,
la vieillerie.

bielhùmi ; sm. — Vieillesse; ce qui est
vieux, laid de décrépitude.
Que put au bielhùmi, cela sent la vé¬
tusté, la décrépitude. V. bielhè.
bién ; adv. — Bien. Est considéré géné¬
ralement comme un gallicisme; il est tou¬
tefois d'un usage courant quand il trouve

place dans les phrases où l'adverbe latin
employé où il prend la place de
plâ.
Qa'ey bien aparentat, il est bien aparenté ; qu'arribarà bien, il arrivera bien, il
parviendra.
bienaysit,-ide ; s. — Un, une sans
sa

bene était

souci.

bié; bine (Bay. L.) ; beni;
(G. Big.))); biéngue; v. — Ve¬
nir, arriver, provenir, émaner, naître, croî¬
tre, devenir, revenir.
Biéne cercà, venir chercher ; biéne de
tar, venir tardivement ; que bién plâ, il
arrive bien; que bién bèt, il devient beau;
biéne à d'arré, venir à rien, dépérir;
quotn bas biéne? Quand vas-tu venir?
Biéne de hejà, revenir de faner le foin ;
anà e biéne, aller et venir; biéne hòu, de¬
venir fou; que bién d'u machan sang, il
provient d'un sang malade ; lou blat que
bién plâ, le blé croît ; si bienès à parti,
àu'aberén à biéne? Si tu venais à partir,
(lue deviendrions-nous ? Que soun bienùis,
ils sont venus. V. bàde, debiéne, arribà,
bé, béne, hi, çà bi.
biengude, bienude, bengude; sf. —
Venue, arrivée.
bienhasén,-te; adj.
Bienfaisant,-e.
Syn. plâ-hasén.
bienhasénce ; sf. — Bienfaisance,
biéne,

bénguê

—

bienhèyt; sm. — Bienfait.
plâ-hèyt.
bienheytoù,-re,-se ; s. — Bienfaiteur,-

Svn.
trice.

Svn.

plâ-jactou.

bière ; sf.

—

Bière, boisson,

bierge ou bièrje ; bièrgès (Big.) ; sf.
Vierge; la Vierge Marie; dim. bierjine,
bierjougne. V. Berges.
bierginàu, birginàu; adj. des 2 g. —
Virginal ,-e.
bierginitàt, birginitàt; sf. — Virgi¬
—

nité.

biértou

(B.-L.) ; sm. — Soin mis à
quelque chose.
biét-d'àsou,-d'àse ; sm. — Viédase,
aubergine ; au fig. un niais, un imbécile.
Employé aussi comme excl. au sens de
bigre! diable! peste!
faire

biesserit.
C. besserlt.
bifà ; v, — Biffer,
—

bifade ; sf.

—

—

BIGNÈY

Trait de plume

pour

bif¬

fer.

bigà ; sm. — Bois, lieu planté de peu¬
pliers ou d'arbres où l'on taille le rondin,
les bigues. V. bigoulà.
bigà (L.). — C. baratà, troquer,
bigàn, bigàgne,-o (G.); adj. — Colé¬
reux,-euse ; bizarre ; irascible.
bigàn,-noùn (L.) ; sm. — Sarcelle (oi¬
seau)
biganè, biganèu,-re ; adj. — Qui est
du bigà, de lu nature de la bigue.
bigàr (G.) ; sm. — Grand chevalet des
scieurs de long.
bigàr,-do (G.) ; s.
Gros cousin (in¬
secte).
bigàr,-do (B.-L.) ; s. — Homme, fem¬
me grands et minces ; on y a joute le sens
de nonchalant, paresseux,
bigarrà ; v. — Bigarrer; billebarrer.
bigarrade ; sf. — Bigarrure ; écorchure
en long et légère ; s'emploie quelques fois
pour bitcharrade. V. ce m.
bigarràdje ; adj. m. — Bigarrage, ba¬
riolage.
bigarrât,-ade ; s. — Bigarré,-e; ba¬
.

—

riolé.

bigarrèu; sm. — Bigarreau,
bigarroulè ; sm. — Bigarrcautier, ceri¬
sier à bigarreaux ; plantation de ces ceri¬
siers.

bigarròt (G.); sm. — Plante grim¬
pante, parasite du lin. V. bidélhe.
bigaudère. — Métathèse de bidauguire.
bignà,-de. — C. bignàu, vignoble.
bignalè,-re ; s. — Qui appartient au
vignoble,, propre à la vigne. V. binatè.
Terre bignalère, coustalàt bignalè, terre,
coteau à

vignes.
bignàrro (G.) ; sf. — Etendue de vi¬
gnoble ; enclos vignoble.
bignàu; sm. — Vignoble; garde des
vignes ; messier ; lieu dit ; N. de p. Vignau,
Duvignau, Vignal.
bignayroÙn,-e (G.); adj. et s. — Vi¬
gneron,-ne. V. bignè.
bigne ; bio (G.l ; sf. — Vigne, vigno¬
ble ; terre plantée de vigne.
Bigne de l'ouncle, vigne où lout le mon¬
de vient grapiller; Joan di la bigne. le vin
en style plaisant; ni trop de bignés, ni trop
de hilhes, ni trop de vignes, ni trop de
filles (die.),
bignè,-re ; s. — Vigneron,-ne. N. de p.
bigne-bergè ; sf. — Vigne et verger ;
vigne de hautin.
bignèc,-èque ; s. — Sol favorable à la
vigne.
bignéto (Lav.) ; sf. — Oseille. V. binéte.
bignèy (G.-M.) ; sm. — Gros pied de
vigne en espalier devant la maison.

�BIGNOBLE

BILHOAT

—

150

bignòble ; sm. ■— Vignoble.
bignole,-gnote ; sf. — Petite vigne. N.
de p.

Vignolc.
bigorne ; sf.

bijarrousè,-re

Côté aigu de l'enclume

;

Bigorre ; np. — Bigorre, le pays de
Bigorre. Bien que quelques écrivains disent
le Bigorre, les naturels du pays disent una¬
nimement la Bigorre.
bigorre ; sf. — Forte bigue ; surnom
de personne grande et de forte carrure!
—

Bigot,-e. V. gnoùgno,

Bernade, biàto.

bigòt; sm. — Hoyau, bident.
bigoù ; sf. — Vigueur,
bigou (Big. et G.) ; sm. — Bigue,
plier.
Drét

û

coum

au même sens
c. m. ; lieu dit.

N. de p.

bilade ; sf.

Qu'en

bigou,

droit

comme

Ensemble d'une ville.

—

abè toute ue bilade, il y avait
grand nombre de gens, toute une ville.
biladjàn,-e ; s. Villageois,-e.
bilàdje ; sm. — Village,
y

bilàn ;

N. de p.
s.

Etat de bizarre¬

—

—

—

l'enclume entier.

bigòt,-e;

; s.

rie, défaut de bijàrre.
bilà; sm.
S'emploie
que bièle, biéla et bielè ; v.

sm.

Bilan, balance de comptes.

—

bilanè,-re, bilanés,-e; adj. et

s.

—

Citadin, de la ville.

bilanie, bilenie; sf.
V.

—

Vilenie; saleté.

belanie.

bile ; sf.
peu¬

Lous de

un

hors ville ;
en ville.

peuplier.
Syn. plbou, bidàu.
bigoulà, bioulà; sm. ; bigoulée ; sf.
Terrain planté de peupliers.
bigourdâ,-ne; adj. et s. — Bigoutdan,-e; qui est de la Bigorre.
Lou pais bigourdâ, la Bigorre.
bigourilà ; v.
Forger sur la bigorne,

un

Ville, cité.
bile, les citadins; hore bile,
anà de bile en bile, aller de ville
—

la

De nombreux noms de lieu sont précédés
de bile): Bilefranque, Billenabe, Bilesegure,

bilesoubiran. V.

bile ; sf.

—

Ha-s

bile,

capdebile et bièle.

Bile.

—

faire de la bile; boumi la

se

bile, vomir la bile, injurier grossièrement,
méchamment ; ha birà la bile, tourner la
bile.

—

l'enclume.

bilejà ; v. — Se promener en ville;
le citadin ; habiter la ville.
bilèn,-e ; adj. et s. — Vilain,-e;

bigournade ; sf. — Volée de coups, en
style plaisant.
bigouroùs,-e ; adj. — Vigoureux,-euse.
bigourousamén ; adv. — Vigoureuse¬

gréable

ment.

biélh. V.

bigourrà ; sm. — Bois de bigues.
bigourrùt,-ude; ad.j.
Qui concerne
les bigues, les bigorres; se dit aussi d'une
personne grande et forte.
bigoutejà ; v. — Agir en bigot, faire
le bigot.
bigouterie; sf. — Bigoterie,
bigramén ; adv. — Terme familier : ex¬
—

cessivement

.

bigre,-ésse.
sens

atténué

bigue

:

C.

boùgrç,

avec

un

luron,-ne.

Pièce de bois longue et
perche; fût de
peuplier jeune ; passerelle formée d'une
poutre ou d'un tronc d'arbre non équarri ;
à Bay. jeu de mariniers, le jeu du mât. On
dit aussi biguè ; biguèy (G.-M.).
biguè,-re ; s. — A'iguier,-ère. N. de p.
Viquier. V. beguè.
bijàr, bijàrre,-e; adj. — Qui est d'hu¬
meur bizarre,
acariâtre ; original, peu pa¬
tient. quinteux. V. bigàr.
bijarrade ; sf. — Accès de colère, d'im¬
patience. C. bitcharrade.
bijarrè,-rie,-retàt ; s. — Accès d'hu¬
meur, d'impatience; acte de nerveux; ori¬
ginalité excessive, maladive ; bizarrerie.
;

sf.

—

—-

ronde; mât, poteau, forte

bijarroùs,-e.

—

C, bijàr.

biitlâ.

:

déshonnète

;

manant,

En Bas-Arm. aussi

bilh,-e,-0 (Bay.

faire
désa¬
V.

rustre.

avare.

G. L.).

Forme de

—

Vic-Bilh.

bilhà, bilhoà ; v. — Serrer à l'aide des
bilhes; garrotter; faire des bilions.

bilhàcou,-que (Bay. G. L.).

—

Forme

de bielhàcou.

bilhàr ;

sm.

Billard

—

;

aire du jeu de

quilles de neuf.
Plané coum
billard.

û

bilhàr, plat, uni

comme

un

bilhe ; sf. — Tronc d'arbre ; gros billon ;
cheville de bois ou de fer qui sert à faire
tourner une manivelle derrière 1" char pour
y

enrouler le câble

avec

lequel on serre
ext. 1" torse

l'abalut ou le perchenè; par
d'un homme. V. asie.

bilhè

(G. L.).

bilhét ;
bilhéte

sm.

sf.

:

C. bielhè.
Billet; ticket,
Passavant;

—

—

—

reçu,

quit¬

tance.

Cargà

sens

bilhèu.

bilhéte,

se

saouler,

C. belhéu (Ai-m. et

L.).
bilhoà,-ounà (G.) ; v. ■— Tracer des bil¬
ions : placer les bilhes; diviser un tronc en
—

bilhes. V. bilhà.

bilhoàt,-ade ;
bouré en bilions ;
D'une personne
ment

en

bilhoade,

adj. el s. — Champ la¬
qui est pourvu de bilhes.
qui se tient raide, notam¬
marchant; on dit : que semble

�151

BJLHOT

bilhòt ; sm.
; billot.

Gros bâton, tricot,

—

seau

Syn. baricùu, barrot, tòtchou, tricou.
sm. — Billon,
terme d'agri¬

bilhoû ;

flexible

Bille; pièce de bois plus
moins longue; celui qui fait des bilhcs.

ou

sm.

—

colte d'osier.

raie.

bimà;

v.

T.ier

—

bimade ;

sf.

de l'osier,
Récolte, quantité

avec

—

de

vimes. On dit aussi bimiade.

bimague, boumague ; sf. — Ononis
(ononis repens) : espèce, de centaurée (cent'iurea scabiosa) ; en certains lieux, épineVinette. V. bidoulère, binéte.

bimàt, bime
à

Gros osier ;

allant

sur

leurs trois

ans.

Syn. yaut, yout,-e ÍBay. Chai.),
bimatàdje ; sm. — Troupeau de jeu¬
nes

bovins.

ré¬

—

ou

C. bimà.

bimouàsso (G.) ; sf.

—

ou

bimouèro

(G.).

—

C. bi¬

bimou

(G.)."-— C. bimi.
bimpà (Lav.) ; v. — Frapper à coups
redoublés. V. pampà.
bin (t) ; sm. — Vingt.
On comptait ainsi autrefois : très bins,
quoàte-bins, soixante, quatre-vingts; cinqbins, cent.
bin

(Bay. L. G.)

;

sm.

—•

Vin

;

ailleurs

bU

binà ; v. — Biner.
binache, binoche ; sf. — Mauvais vin.
binade ; sf. — Récolte de vin ; action

réto.

Quand la génisse a dépassé l'âge de deux
elle est appelée bime t.ersère ou tersole
ou
simplement tersère, tersole.
Abé û parélh de. bimes e tersères, avoir
une
paire do (génisses) de deux ans et

;

oseraie.

bimoère

—

ans,

Nasse faite d'osier

bimade et bartòu.

mère, bimà.

Jeunes bovins de
deux. V. bime, doublé,-re, bour; s.

—

V.

bimoàsso

bilhùt,-ude (G.-M.); adj. — Qui a le
lorse solide, vigoureux. V. bilhe.
bimà, bimerà, bimerè, bimère, bimière ; s. — Lieu planté de vimes ; ose-

an

l'osier.

bimière ; sf.

y. de p.

un

comme

bimiade ; sf.

en Hure.

bilhoû ;

BINAT

bimi, bime ; sm. — Osier ; saule mar; branche d'osier, brin d'osier.
Tôrse-s coum û bimi, se tordre, être

gour¬

din

—

de biner.
Si

Marquét

e

Croutiét

passen

sénse tourrade,

Quei s'y pot esperà ue boune binade.
Si St-Marc et l'Invention de la Croix pas¬
sans
gelée, on peut espérer de bonnes

sent

vendanges (dic.). V. binatè.
binadé,-ro (G.); adj. et s. — Vinifère,
propre à la vigne et au vin.
binàdje ; sm.
Binage ; vinage.
binagrade ; sf. — Eau acidulée avec du
vinaigre.
binàgre, biàgre; sm. — Vinaigre.
Qu'ey coum binàgre, il est comme du
vinaigre, se dit d'une personne de carac¬
tère désagréable; quoan tout seré binàgre!
excl. pour dire : quand tout se mettrait en
travers, je réussirai ! Qu'ey mey hort que
binàgre I Comme dans l'expr. fr. «c'est
un peu fort tout de même ! » ; pichà binà¬
gre, pisser du vinaigre, se faire du mau¬
vais sang ; û piche binàgre, un aigri ; une
personne désagréable, de mauvais carac¬
tère ; un misanthrope acariâtre.
binagrè ; sm. — Vinaigrier ; flacon à
vinaigre ; chai à vinaigre.
binagrerie ; sf. — Vinaigrerie.
binagréte ; sf. — Vinaigrette ; en cer¬
—

bimàto (B.-L.) ; sf.

Génisse de dix-

—

lmit mois.

bimbà
avoir

(B.-L.)
mangé.

bimbalère ;

; v.

—

sf.

—

Devenir rond après
dans

Usité

cette

fère bimbnlère, envoyer les
V. bambalère.
bimbaròlos (Lom.) ; sf. pl. — Avec le
v. bése, voir, scintillement des yeux quand
on
est ébloui ; comme dans Ì'expr. fr. :
expr. : embià ta
gens promener.

«

voir trente six chandelles

bimbàu.

».

V. ninaroles.

C. bambàu.

—

bimbòlo (G.).

—

bim !

C. bambole.

boum !
Onomatopée
du canon, des grosses cloches, etc.
—

bimboulà ;

v.

—

du

son

Agir à la légère, être

versatile.

bìme,-e (L.)
deux

ans.

; s.
V. bimàt.

bime

(Big. G.).
bime, bimerà.

—

—
—

C. bimi.
C. bimà.

biméde, bimère; sf.

bimejà

Veau, génisse de

—

C. bimà.

Se dit d'une génisse qui
s"
forme et grandit.
La betère que coumence à bimejà, la
génisse commence à prendre du corps.
bimét.

; v.

—

—

C. bimi.

tains lieux

aussi, l'oseille.

binagroùs,-e ; adj.
vinaigre ; acide ; au fig.
binasse, binoche ;

Qui tient du
aigre.
sf. — Vinasse ;

—

personne

mauvais vin.

Syn. poumpougne.
binassejà ; v. — Boire salement, pintocher.

binât, binòt ;
vin.

Syn. biade.

sm.

—

Piquette, petit

�BINATÈ

152

BIRA

—

binatè,-re; adj. et

s. — Vinaire ; qui
marchand de vin en gros,
fournisseur de vin; amateur de vin.
L'os binatè, la pomme d'Adam ; lous
1res binâtes, appelés ailleurs les saints de
glace, Jourgüét, Bidilhét et Marquât (23,
a'l et a5 Avril) ; arride binatè., rire bachi¬
que, rire d'ivrogne. V. binadei.
binatejà ; v. — Travailler le vin au
concerne

le vin ;

chai.

binàtje ; sm. — Vinaje ; binage.
binàyre,-e; adj. — Qui bine,
bince, bénee

; v. — Vaincre,
bincle, bingle ; sf.
Lien; la fête de
Sl-Pierre aux Liens s'appelle la Binglev
binços (Lav.) ; sf. pl. — Mélange de
—

lait écrémé

bine

petit-lait.

de

et

(Bav. L.).

binéte ; sf.

binéte; sf.
fouette; figure,

Outil de jardinier,

ser¬

le fr. pop. binette.
—
Bigarrer; bin-

comme

bingarrà (L.) ; v.
garrà-s, se bigarrer.
bingarre ; sf. — Bigarrure,
binoche.

—

C. binasse,.

bintàu ; adj.

des

Vingtième.
Vingtaine.
bintée,-téne ; sf. — Vingtaine,
biòc ; sm. — Tique (ixod.es reduvius).
Emmalit coum û bioc, colère comme âne
tiqué.
Syn. biàuc, bicharrîdo, bermelhoû, l·ibàr.
biòdyos (Lav.). — C. bodjes.
bintenàt,-nade

biòl ; sm.

—

—

Viol.
Viole.

—

biole ; sm.

2 g.

; s.

—

bioque ; sf.

— Nourriture, vivres.
bioque, se procurer le vivre.
—
Chemin étroit.

Atrassà-s la

biòt ;

sm.

Syn. biè.
biòu (G.

bioulà ;

L.).
v.

C. boéu, bucu, bœuf,
Violer,

—

—

bioulà

(Big.). — C. bigoulà.
(G.); sf.
C. bigoulà.
bioulè,-ro (G.). — G. bigoulà.
bioulén,-te; adj. — Violent,-c.
biouladéro

—

bioulénce,-ci
bioulentà
dre ;

;

sf.

;

v.

bioulentà-s,

—

se

—

Violence,
contrain¬

Violenter,

faire violence.

Syn. fóurçà.
biouléte.
et ses dérivés.

—

Forme de biuléte. V.

c.

m.

biuloû, briouloû ; sm. —
de musique; chambre
de sûreté, prison.
Enténe-s'en courne cordes de biouioû,
être d'accord, s'accorder.
biouioû,

Violon,

instrument

bioulounà ; v.
violon,

—

Violonnor

;

jouer du

; au¬

tes; traduire; garder et chasser; garantir,
tourner (en parlant du vin, du
lail, etc.); dériver; renverser; châtrer un

écarter ;

animal.

faire tourner; birà e rebirà,
retourner, tourner autour, en
rond; birà de bor, tourner, virer, changer
Ha

birà,
et

parti : birà carrèu, tourner du carreau
jeu de cartes; que s'at bire plâ, il fait
de bonnes affaires, il « se débrouille » ;
bire-t aquere! Gare-toi de ce coup! birà-s
las mousques, chasser les mouches; se dit
d'un paresseux qui ne fait autre chose que
se
garder des mouches; que, bire coum lou
bén, se dit d'un versatile, d'une girouette;
birà don dembès, retourner, faire sortir de
son
naturel; faire changer d'avis; birà la
cousséje, faire tourner le dévidoir, bavar¬
der ; birà l'aygue, détourner, dériver un
cours d'eau; birà Vaste, tourner la broche;
birà lou eu, tourner le dos; birà la terre,
retourner, labourer, bêcher ; birà las ba¬
ques, détourner les vaches, garder qu'elles
11e
s'écartent; birà de cames en sus, jeter
à terre les jambes en l'air : birà l'oelh, lou¬
cher ; birà de bouquii en b-it, ou de eu en
sus, retourner un récipient, l'ouverture en
bas ; birà lou cap, retourner la tète, détour¬
ner ses regards; birà-s lou pè, lou pugnét,
se fouler le pied, le poignet ; birà lou talh.
fausser, reboucher un tranchant; birà la
hoelhe, tourner la feuille, passer outre,
changer de conversation ; birà de parts,
bouleverser; birà brac, tourner court; ha
birà, faire aller rondement; birà en francés, traduire en français; birà de la plouye,
garantir de la pluie; la lèyt que s'ey birade, le lait a tourné; tout que-m bire, j'ai
le vertige; birà de cibol en cousséje, aller
de toupie en rouet, tomber d'un mal dans
un autre, changer sans résultat ; en û biràl
de mâ, en un tournemain ; birà lou hé,
retourner le foin; ha tout à la bèt bire.
faire n'importe comment, au galop; sens
dise « bire! », sans crier « gare ! » ; bire!
ej'i de commandement au chien pour qu'il
détourne la bête; birà-s, tourner, se retour¬
ner ; bifà-s de tout càyre, se retourner de
tout côté, s'y prendre de toutes les maniè¬
res; birà-s de mau, se garantir du mal, le
détourner, l'éviter; birà-s lou sang, s"
tourner le sang, s'inquiéter; birà-s'at. s'en
tirer, se débrouiller; que s'at bire plâ, il
gère bien ses affaires ; birà l'oélh, tourner

au

—

Air de violon

birà ; v. — Tourner, retourner, mou¬
voir en rond ; détourner ; virer ; changer
de parti, d'opinion ; tourner au jeu de car¬

de

Syn. saladere.

—

bioulounàyre,-e ; s. — Violoniste.
bipèrà, biperère ; s. — Nid de vipères.
biperalhe ; sf. — Race de vipères.
bipère ; sf. — Vipère.
bique ; sf. — Bique.
biquét,-e ; s. — Chevreau, chevrette.

tourner

Forme de biéne.
Oseille. V. bignéte.
—

—

bioulounade ; sf.
bade.

�BIRABÉN

153

l'œil,

mourir;

birà

rebirà, tourner et

e

retourner, supputer, remâcher; tergiverser;
birà (/■• ma, virer de bord, changer de côté;

Va biràt, il l'a renversé, jeté à terre;

(/«e

d'un bavard intarissable

on

dit

sur

le ton

s'en biraré la plouye, il chasse¬
pluie, il s'en protégerait par son
bavardage.
birabén, bire-bén; sm. —&lt; Protège
vent ; coupe-vent ; nom du martin-pêcheur
en
certains lieux. N. de p. Biraben, Birebadin
rait

:

que

la

ben.

bira-bote,

bire-bote

sf.

;

—

Vire¬

volte.

birade ; sf.

; biradé ; sm. — Tournant
de sillon ; tours e birades, évo¬

de chemin,
lutions.

biradé,-re; adj.
retourné,-e.

—

Qui est

propre

à

être

At/uésle carn qu'e\y biradé, ce champ
peut, doit être retourné, labouré,
biradé,-re ; s.
Retournoir.
birague. — C. irague, ivraie, lolium
—

temulentum.

BIRE-DEBAT

—

bire-bare ; sm. — Girouette; tourni¬
quet; jeu d'enfant; au flg. personne ver¬
sa

lile.
bire-bare ; loc.

sens

Tourne et retourne,

—

dessus-dessous.
tout de

Hicà

bire-bare, mettre

sens

des¬

sus-dessous; anà de bire-bare, aller de tra¬
vers, de tous les côtés; tous ahàs que ban
à la bire-bare, les affaires vont à la diable,

birebarquî ; sm. — Vilebrequin,
bire-barèu; sm. — C. bire-bare.
bire-barloque ; s. des 2 g. — Bavard
inconséquent; versatile,
birebaste, birauaste, guirauastre ;
sf.
Nèfle; au fig. coup, soufflet; femme
\ ive, méohante et laide.
birebàu ; sm. — Vireveau (sorte de
treuil) ; machine de cordier.
bire-bén.

—

bire-berrét;

V.

birabén.

— Tourne béret; une
faire; un tournemain.
bire-berrét! juron qu'on pour¬

sm.

chose très facile à

Au gran
rait traduire par: Fichtre I sac à papier!
bire-bire ! excl.
Cri pour appeler les
oies. V. berou-berou.
—

biraguè,-re; s. — Qui touche l'ivraie.
Segounè biraguè, crible pour l'ivraie,
bira-hore ; v. — Rejeter ; mettre hors,
dehors.

biramén, biremén
tournoiement, rotation.
Usité

; sm.

—

Virement,

particulièrement dans cette locuchoses qui tournent

lion: biraméns de cap,
dans la tête ; vertige.

birandòu; biroundèu (B. et Big.) ;
C'est l'aguilhounè du G., les aliumallies et le piquehòu béarnais, le guiroundèu de la Big.
Peut-être, le gui se nommant bis, bise,
faut-il voir dnns ce mot « au gui, dansons

sm.

_

la ronde ?

»

biràt,-ade

; adj. et s. — Tourné,-c ; re¬
tourné, contourné; bête châtrée; retourne¬
ment.

biràt-de-mâ ;

sm.

—

Tournemain.

en û biràt-de-mâ, c'est fait
tournemain. V. bire-mâ, bire-berrét.

Qu'eyhèyt
en

un

birauàsto (Big.
et

V.-B.).

—

C. birebasté

guirauaste.

birauguèro (Big. G.). — C. bitauguère.
biraygÙt,-gildo (Lav.) ; adj. — Bi¬
zarre, d'humeur bizarre.
biràyre,-e ; s. — Gardeur,-euse ; me¬
neur

de bêtes.

T. ou

bon

câ

qu'ey boi'i biràyre, le cliien est

meneur.

bire ; sf. —
rière. V. biroû.

Flèche ;

vilebrequin

;

ta¬

bire ; sf.

cartes)

;
de-bire.

—
Retourne (terme de jeu d"
jeu de pile 011 face. On dit aussi

bire-baràt;

sm.

fossé; contrescarpe.

■—

Talus

au

bord d'un

bire-boc ; sm.

birebote.

—

Culbute, patatras,

—

V.

bira-bote.

bire-boucà ;

v.
Renverser sur la
—
gueule ; culbuter,
birebouquét; sm. — Bilboquet,
bire-cantoû ; sm. — Tournant de rue.
bire-cot; sm. — Mouvement qu'on fuit
en tournant le cou ; mauvais pas ; passage
dangereux.
Aquél camî qu'ey plé de bire-cots, ce
chemin est plein de mauvais pas, de fon¬
drières. V. poude-cot.
bire-coude ; loc. adv. — Litt. tournequeue ; tournemain.
A la bire-coude, en un tournemain.
bire-coudét ; sm. —- Tourne-queue ;
tête à queue ; brusque détour de chemin.
A tout bire-coudét, à chaque instant.

bouche

ou

la

bire-coulhoû ;

bire-cougnà

sm.

; v.

—

—

Culbute,

Mettre

l'envers, sens dessus-dessous;
quelque chose; bouleverser.

bire-cougne ; sf.
une

ttà

chose à l'envers.
à

la

—

chose à
faire mal

une

Action de mettre

V. coùgno.

bire-cougne, fair" à contre-sens,

mal.

bire-cousséje

;

sf.

—

Litt. tourne dévi¬

dans loc. : anà-n à la bire-cousséje,
aller, faire à la va-vite, sans s'arrêter ; de
doir,

bire-cousséje, incontinent, vite; tout qu'en
ha d" bire-cousséje, tout va bien, sans obs¬
tacle, et, aussi, tout va sans soin, légère¬
ment, sans attention ni règle.
bire-debàt,
bire-dessùs ; sm. —
Tourne dessus, tourne
dessous.

dessous,

sens

dessus-

�BIRE-DÉN

BTSADURE

—

bire-dén ;

sm.

154

Outil pour écarter les

—

dents d'une scie, leur donner de la voie.

biroû, biroûs;.sm. et sm. pl. — Envi¬
N. de p. et de lieu,
biroû ; adv. — environ, à peu près.
Qu'cren, biroû, trente, ils étaient trente

rons-

bire-dit ; sm.
Tourne doigt (jeu de
force).
bire-hangue ; sm. — Garde-boue ; au
fig. les oreilles. On dit aussi biré-hanguè ou
hanguès,;.
bire-hami ; sm.
Goûter; petite quan¬
—

—

tité de nourriture.

environ.

biroû ; sm. — Estomac du porc (à Sa¬
lies). Cf. bourroû, glane.
biròu; sm. — Toton, tourniquet; vrille;
moulinet.

bire-hòu,-hole; sm. — Un homme,
une
femme sans jugement, tête folle. V.
biròu.

Cap de biròu, tête folle,
biroulà ;

v.

Tourner,

—

tournoyer,

tourbillonner. V. le suivant.

bire-l'aste ;

sm. — Tourne-la-broche,
qui tourne la broche ; aide de cuisine,
bire-mâ; sm. — Tournemain.
A tout bire-mâ,, à chaque instant, à chi¬
que changement, chaque période d'une ac¬

biroulejà ; v. — Tourner de ci et là ;
pirouetter, tournoyer, rôder ; tourner et re¬

tion. V. biràt-de-mû.

ment.

celui

bire-marioùn, rebire-marioùn ; sm.
Soufflet vigoureux ; riposte.
biremén (Ort. Bay. L.). — C. biramén.
bire-mousque ; sm. — Emouchoir.
bire-oélh ; adj. et s. — Tour d'œil.
clin d'œil, clignement; louche; ha-t en û

—

bire-oélh, faire en un clin d'œil. On dit
aussi, dans ce cas, biràt de oélh.

bire-palhe ;
bire-passà ;

Toile de paillasse,
Culbuter ; outrepas¬
ser ; se retourner
pour prendre le dessus.
bire-passàt,-ade ; s. — Tourné, gâté
(en parlant du vin. du lait),
bire-pàu. — C. bire-l'aste.
bire-pè ; sm. — Tourne-pied, accident
de terrain, trou où l'on se tourne le pied;
pied-bot.
bire-pèt ; sm. — Ecorce enlevée d'un
arbre: au fig. personne désagréable, jamais
eonlonte. agaçante, qui vous « retourne les
sangs », selon la loc. pop. V. hore-pèt.
bire-pléc; sm.
Tournant, détour de
sm.
v.

—

—

—

chemin. V. bire-coudét.

bire-pugnét

; sm.
;

—

sm.

Tourne poignet,

—

Sauve-qui-peut.

désarroi.

bire-rebire;
et,ion

de

sm.

—

Tourne et retourne,

quelque
chose comme une crêpe dans la poêle ;
bavard inconséquent, rabâcheur.
bire-sang; sm. — Emoi violent; coup
:■

tourner

et

retourner

de sang.

bire-sàut;
la course, saut

sm.

—

Espèce d'écart dins

d" côté.

bire-sourélh ;

sm.

—

Tournesol (plan¬

te).; parasol.
bire-tour ;

sm.

—

Volte-face; tournant,

birginàu ; adj. des 2 g. — Virginal,-e.
biroéto (G.) ; birole. — C. biroA et
biròu.

biroû ;
servant, à

sm. — Birloir,
retourner ce qui

tarière, vrille, foret.

autour; tour

—
Tour, promenade
soi, volte-face; retourne¬

sf.

;

sur

biroulét ;

dessus-dessous.

sens

biroulejade

Tour, contour, pi¬
piège; espèce de tourni¬
girouette ; manivelle. Au fig. per¬
versatile, changeante.
û biroulét, faire un tour sur soi ;
sm.

—

rouette, culbute;

quet ;
sonne

Ha

/ou biroulét dou camî, le contour du che¬
min : qu'&lt;i hèyt û biroulét, il a fait une

pirouette,

culbute.
piroulét; sm. — Virloir,
espèce de fermeture de porte, de loquet ;
petit morceau de bois fixé par un clou de
manière cependant, qu'il puisse facilement,
tourner. Biroulét d'armeiri, personne d'une
grande légèreté, qui change facilement.
Forme de briuléte ; gi¬
birouléte.
rouette ; chose qui tourne et. vire.
une

biroulét,

—

biroùn (G.-M.) ; sm.
duodénum. V.

birouilà

biroû

(Arm.)

;

—

Gros intestin,

(4).
v.

—

Percer

avec

le

biroun.

birroùlho

(Arm.); sf.

—

Berle (sium

latifolium, plante).
bis, bice.
Particule (lat., vicis) ; on
l'emploie rarement: bis-réy, bice-réyne,
vice-roi, vice-reine. V. sost.
—

jeu de force.

bire-qui-pot

tourner, mettre

ustensile de bois

cuit

sur

le feu

;

bis,-te;

— Coup d'œil,
signe.
(ou da), donner un coup d'œil,
signe des yeux.

s.

Ha û bis

faire

un

bis,-e
bisà ;
bise

:

;

adj.
v.

bisà-s,

bisà ;

v.

dre, diriger

—

Bis,-e, de couleur brune,
en parlant de la

Gercer,

—

se gercer.

Viser, regarder pour attein¬

—

V. abignà.
bisàdcle,-gle ; sm. — Etourdissement,
berlue ; vertige. V. embisadelà.
son coup vers.

bisade, bisadure; sf. — Gerçure cau¬
la bise.
bisade; sf.
Visée; en certains lieux,

sée par

—

aussi, moissine.

bisàdje ;
Syn. care.

sm.

bisadure

;

çure.

sf.

V. bisade.

—

Visage.

—

Effet de la bise, ger¬

�BISAGUE

155

bisague, bisaygue ; sf. — Bisaiguë,
charpentier.
bisàm, bisàn, bislàm ; sm. — Hâle;
l'air chaud qui havit.
Lou bisàm dou hour, la chaleur qui sort

outil de

du four ouvert.

bisamà ;
écobuer

un

v.

—

Hâler; liavir, roussir;

terrain. V. usclà.

bisamàt ;

sm.

bisàn.

C.

—

—

Coup de bisàm.

biscàut ; sm. — Coup de vent chaud
qui dessèch" les plantes; dégâts produits
sur les feuilles par la pluie et le soleil qui,
eu
été, pendant la même journée, se suc¬
cèdent alternativement ; canicule ; rayonne¬
ment calorique qui trouble la fluidité de
l'atmosphère et lui imprime une sorte de
vibration

v.
Brûler, dessécher par le
havir ; échauder. V. bisàm.
Syn. arl, cresecà.
biscàyre (de). — C. de biscan.

biscautà ;

Bouffée,

vent

; adj. — Se dit de ce que la
la chaleur oui atteint et desséché,

bisàt,-ade
ou

gercé, liavi.

bisaygue.
bisaygùt ;

C. bisague.
sm. — Pioche,
bisayrade. — C. bisarade.
bisbilh.
Formé de bispilh.
bisbilh ; sm. — Bisbille, petite que¬
relle; bavardage. On dit aussi bisbilhe; sf.
bise, bich ; sm. — Gui (Iat. viscum).
—

-—

V. béch.

biscà ; v.

—

Bisquer,

se

dépiter, pester,

endêver.

biscade ; sf. — Bisque, dépit, accès de
dépit, petite rage.
biscalère ; sf. — Faîtage. V. bisque,

bisquère,.
biscàmbi ;

sm.

—

Change,

échange,

V.càmbi,, escàmbi.

Iroc.

biscambià ;

v.

■—

Changer, échanger,

euse,

s.

—

Changeur,-

troqueur.

biscàll

(de) ; loc. adv. — De biais, de
chant, en biseau. V. bercan.
biscàn,-te ; adj. — De nature à faire
bisquer.
biscantà ; v. — Mettre, placer, tour¬
ner

de

ehant, de biais.

biscàr,-do (Big. G.); adj. — Malin,-e;
irascible; vif, éveille, dégourdi, plein de
vie. On dit aussi biscarò. N. de p.

biscarrà

(L.) ; v. — Tondre les brebis.
biscàujo (G.); sf. — Coffre, gardemanger ; resserre. V. cache.
biscause ; sf. — Chose double, mot à

biscàyre,-e; s. — Celui, celle qui se
dépite, qui s'emporte ; colérique.
biscle,-e; adj. — Oblique; inégal.
biscle,-e; adj. et s. — Qui louche;
employé quelque fois pour myope. V. bis¬
tre.

sf. — Côté d'un toit posé de
employé parfois pour bisque,-ère.
bìsco, biscòyo (E. Big.) ; sf. — Pa¬
nier rond. V. bascoye, coy, désque.
biscòr (n) ; sm. — Oblique; angle obbiscle ;

biais ;

tus.

Espià de biscòr, regarder de travers, du
biscòr d\t oélh, le coin
plaçà de biscòr, placer
obliquement.
biscoude, biscoue ; sf. — Hoche¬
queue (oiseau).
On emploie de préférence le diminutif

coin de l'œil ; et
de l'œil (Lav.) ;

biscoudét,-e
courte: câ

devinette. Employé généralement
cédé de cause: Acà qu'ey ue cause

pré¬
biscause, cela est une chose énigmatique. Dans
le jeu des devinettes, on commence tou¬
jours ainsi :
Que sèy ue cause biscause, ou bien en¬
core : que y a
ue cause biscause au moùnde ;
Per tai i

qui sie, qu'ey toustém bach, pour si
haut qu'il soit, il est toujours bas. Ré¬
ponse : lou bach, le bas, la chaussette.

adj.

—

Qui

a une queue

biscoumtàu, bescoumtàu ; s. d. ?. g.
Vicomtal,-e.
biscoùmte, bescoùmte,-tésse ; s. —
Vicomte,-esse.
biscournàt,-ade ; adj. — Mal encorné,
qui a les cornes irrégulièrement plantées.
biscournè,-re ; adj. — Oui est à angle
obtus.

biscournejà ;

v.

—

Présenter des an¬

gles obi us. être biscornu, de guingois.
biscournùt,-ude ; adj. —- Biscornu,-e,
de guingois.
biscoùs,-o (Lav.) ; adj. — Qui sait bien
vivre, profiter de ce qu'il mange,
biscoutî ; sm. — Biseotin.
biscùn ; sm. — Angle aigu: coin

me.

suit l'énoncé de la devinette. Ex.

;

biscoudét, chien courtaud.

—

double sens, à double entendement ; énig¬

haut

chaud ;

biscoudéte.

troquer. Y. escambià.

biscambiàyre,-e ;

hâle.

;

chemin.

—

rafale de bise.
bise

BISCURT

Quoan lou biscàut danse sus la carrère,
quand la chaleur fait danser l'air sur le

bisàm et bisèsts.

bisarade, bisayrade; sf.

—

V.

aigu.

cun.

Birà-s

aigu;

en

de biscùn, tourner à

ou

biscùn, champ

cam en

en

angle

triangle.

biscundà,-tà ; v. — Tourner à angle
ou aigu; travailler un champ obli¬
quement. faire les angles. V. embrncà,
droit

cnumbracà.

biscùrt,-e
queue

;

ramifiée.

adj.

—

Animal qui a la

�BISE

156

BISTE

—

bise; sf. — Bise, vent du Nord ou, en
général, vent très froid et vif. V. buhéte.
Bise nègre, bise noire, du N.-O. ; bén de
blso (G.), vent du nord.
Lou bén cle biso
Tràuco la

pèt

e

bisè,-re

la chemise et la
la bise, mordant com-

Temps de bise ; action de
V. bisère.
bisèch, bisèsch. — C. bidèch. Se dit
parfois pour bises, bissextile.
bisègle ; sm. — Bisaigle, lissoir, outil
la

bise

; s.

—

la peau.

sur

de cordonnier.

Biséns ; n. p. — Vincent, clerc venu
d'Espagne, est très populaire dans les ré¬
gions de Bagnères el de Nay où de nom¬
breuses églises lui sont dédiées : on célèbre
sa
fête le a:! Janvier. Elle marque la dimi¬
nution du froid.
Entà Sén Biséns,
Puyen els tors, bacheh ets béns.
A la St Vincent, les gelées montent (fai¬
blissent) et les venls baissent,

bisère.

C.

—

bisère ; sf.

bisade

(2).
Temps de bise, bise

—•

tinué, V. bisade.
bisère ; sf .—
blance

Physionomie

;

con¬

ressem-

Guigne ; mauvais sort.
Que m'an dat â biserét, on m'a jeté un
sort, porté la guigne.
bisès, bisèts ; sm. pl.— Echauffement,
rougeurs, inflammalion de la peau, en par¬
sm.

—

ticulier sous l'action
lame, par un temps

bisès ;

sm.

du frottement de la

chaud notamment.

I)iu que-ns e gourde de Van bisès,
De Van d'abàn e de Van d'après.
Dieu

nous
garde de l'année bissextile, de
qui la précède et de celle qui la suil.
(Ce dicton énigmalique est néanmoins très
populaire).

celle

bisèsch.

bisèts.

V.

—

bisèch.

C. bisès et bisàm.

—

bisèu ; sm.
bisioû ; sf.

—

bisiouilàri,-e

adj.

;

et

s.

—

Vision¬

naire.

bisità ;

v. — Visiter, examiner,
bisitacioû; sf. — Visitation.
bisitadoù,-re ; s.
Visiteur,-euse.
—

bisite^ besite

;

sf.

—

Visite; inspec-

I ion ; examen.

Anà fil bisite;, aller en visite; passà la
bisite, inspecter, p:isser devant le conseil de
révision.

bislàm (Big.).

bislamà.

—

—

sm.

—

Espèce de

sor¬

C. bisàm.

C. bisamà.

(Lav.) ; sf. — Apparences, ce
l'on voit.
bispà (Lav.) ; v. — Hâler, brunir,
bispe (Lav.) ; sm. — Ilâle.
bispilh ; sm. — Grain de poussière ;
petit bouton de la peau ; sorte de tique très
petite; au fig. un rien, quelque chose de
très petit.
bispilh; sm. — Grapillon. V. gaspilh.
bispiroàdo (Lav.) ; sf. — Eruption de
boutons au visage.
bispiroû (Lav.) ; sm. — C. bispilh,
que

bouton de la peau.

bispo (Big. G.) ; sf. — Petite chose agabisque. V. biscade, bispilh.
bispòlo (Al. L. G.) ; sf. — Etincelle. V.

&lt;;a 11 te ;

bue.

bisque, bisquère ; sf.
toit. V. biscalère,
A Lescun, on

Faîtage du

—

biscle, cerimane.

appelle bisque

arbre
suspend

un

on

les ustensiles.

bisquère ; sf.
de dépit,
bisquèrle ; sf.
bisquét,-e ; s.

—

Accès de mauvaise hu¬

meur,

Fâcherie.
Rageur,-euse ; suscep¬
tible. On dit aussi brisquét.
bis-réy,-ne ; s. — Vice-roi, vice-reine,
bissà ; v. — Visser ; bisser,
bissaque ; sf. — Sorte de besace ; po¬
che sur la poitrine du vêtement.
bissautà ; àv. — Bondir; faire une
—

—

bissautade ;

sf.

—

Bond

;

rebondisse¬

ment.

bissià.
bissòc ;

—

C. besià.

— Milan
(oiseau de proie).
Siule, bissòc, qu'auras pasture, siffle, mi¬

sm.

lan, tu

auras à manger (die.).
bistàble,-e, bistàu; adj. — Visible,
bistanflute ; sf. — Flageolet ; petite

flûte.

Biseau. V. biscàn (de),
Vision.

—

;

sorte de saut double.

Bissexte.

—

(Lav.)

près de la cabane du cujalà où

physique.

biserét ;

bisoèr

bier, sorbus aucupariens.
bisoèro

la camiso.

Le vent du nord perce
peau : talhàn coum
ni"
la bise (die.).

bislàu (Lav.). — Dans cette expr. à bèt
bislàu, d'une manière oblique, par côté.

biste ; sf.

— Vue ; yeux ; regard ; inspec¬
aspect ; jour d'une maison ; étendue
que l'on embrasse d'un regard ; but ; pro¬
jet ; vision.
A la biste, au vu et su; biste courte,
myopie ; hore biste, hors la vue ; counégue
de biste, connaître de vue. L'expression
ha bistes signifie l'entrevue dans la mai¬
de la jeune fille qu'on a projeté de
son
marier ; « biste de nas, à première vue ;
abé en biste, avoir en vue, en projet ; ue
beroye biste, une belle vue, un joli pano¬
rama : loungue: biste, lunette à longue vue;
està de loiinguets bistes, ne se voir que de
loin en loin; ta la biste! Au revoir! AI da-

tion ;

bàn à

ra

bisto!

(Lav.), à bientôt!

�BISTE

157

biste, bite; adj. el adv.

Vite, vile¬

—

ment, loi, promptement.
Anà biste, marcher, faire vite; hore
e biste! Hors d'ici et vitement ! Biste!

d'aci

arrihùl! Vite! arrivez! Ha biste, faire vite,
prestement; tout biste, tout de suite.
biste-baste (à la) ; loc. — A la vavite, en baclant. V. bire-cousséje.
biste-bedén ou bedéns (à) ; loc. adv.
Devant les yeux, à la vue.
bistòr,-te ; adj. et s. — Contrefait,-e,
cagneux,-euse ; tortu,-e ; qui se tord.
blstòrse ; v. — Retordre, tordre forte¬
ment ; bistùrse-s, se tordre.
bistorte ; sf. — Bistorte (plante) ; nom
donné dans des formulettes ou des devi¬
nettes aux serpents, aux vçrs, etc.
bistoùgno (G.) ; sf. — Provision de
bouche. En II.-A. et Lav. dim. de bisto,
vue : hè bistoàgnos, regarder à la dérobée.
—

coum arribabe, juste au mo¬
(où) il arrivait.
bitàu, bitàble; adj. — Viable; où l'on
peut vivre. V. bitèc.
Aquet bé qu'ey bitàble, on peut vivre
sur ce bien, il est suffisant; praubot! n'ey
pas bitàu, pauvret ! il n'est pas viable !
bitàube (ou bit-àube) ; bitàugue ; sf.
Vigne sauvage ; clématite de haie (clcmatis vitalba) ; cf. bidàube, bidàuguère.
bitaubè ; sm. — Pied de bitàube. N.
de p. Bitaubé.
bitàuguère ; sf. — Chèvrefeuille ; cf.
bigaudère.
bitchare (Os.). — Forme de bitare.

Bit-atàu,

—

Dim. bitcharotes.

bitcharrà-s ;

prendre

un

détour

Lav. châtrer.

; en

bistournè, bistournét;
de passereau, genre

bistoursedé ;
dre le fil.

sra.

—

Espèce

étourneau.

sm.

—

Fuseau

pour

tor¬

Bistortier, rou¬
pâtissiers éten-

bistourtejà ; v. — Boiter des deux
jambes ; fréq. de bistòrse.
bistre; sm. — Couleur bislre.
bistre,-e ; s. — Myope.
Syn. lustre, blscte.
bit; sf. — Vigne (au sens de cep, pied
de vigne). Vigne, au sens de vignoble, se
dit bigne.
U bit pè d'• bit, un beau cep.
bit, bits ; sf. — Vis, pièce de bois, de
métal cannelée en spirale ; escalier à vis ;
cordon ombilical.

bit;

adv.

—

Justement,

exactement.

de la précision la
signification des mots auxquels il est joint :
bit-atàu, bit-are, bit-coum. V. ces m.
bitàble.

—

le

sens

C. bitàu.

bitàdje ; sm. — Les vignes; vignoble;
qui concerne les vignes; travail du vi¬
gnoble.
bitalhe ; sf. — Vivres, denrées, tout ce
dont vivent, se nourrissent hommes et
bêtes. V. biande, bloque, bitàmi, blures.
bitàm eternàm ; loc. latine. — A per¬
pétuité.
bitàmi ; sf. — Vignoble. V. bitàdje.
S'emploie aussi pour bitalhe.
bitare, bit-are; bitchare (Os.). — C.
ce

bitare.

S'enivrer,

—

se saou¬

bitcharrade
cuite

(M4)

sl'.

;

—

Ivresse, une

».

bitchàrrou,-re; adj. et

s.

—

Qui est

ivre; ivrogne.
sni. — Petit enfant gras, do¬
V. pitchou. En Dauphinois, bis-

bitchou ;

du,

gros.

sou

a

le môme sens.

bit-coum;

adv.

Juste

—

comme,

au

même instant, tout comme,

bistourtè,-tiè ; sm. —
leau de bois avec lequel les
(lent et pressent la pâte.

Renforce dans

v.

ler.

«

tourner ;

où.

ment

V. tatèles.

bistouri ; sni. — Bistouri,
bistournà ;
v.
—
Tordre,

BITE

Juste ainsi; à l'ins¬

bit-atàu; adv.
tant, au moment

—

bit-dabàn ; adv. — Juste devant,
bit-doublèro (B.-L.) ; sf. — Clématite.
V. bitàube.

Vie, existence ; nourriture ;
biographie.
L'autel bite, la vie future ; praube bite,
vie misérable; bite de câ, vie de chien; vie
sans morale ; ha la bite, vivre dans l'inconduile ; tourna de mourt à bite, revenir de
loin, revivre; la bitd-bitunte, le cours de
la vie; per la bite-bitante, pour la vie en¬
tière; nou y a pas la bite à gagna, il n'y
a
pas de quoi vivre; bile de coucàrrou, vie
de paresseux, de vaurien, de lazzarone ;
garce de bite, gueuse de vie; bite dou
moùndçl exclamation en présence d'un fait
bite ; sf.

—

entretien ; conduite ;

peu

ordinaire; plé de bite, plein de

vie;

vigoureux; qu'a presoû per la bite, il est
condamné à la prison perpétuelle ; ha û
llbe de bite, injurier longuement ; nou pas
abé qu'u pam de bile, n'avoir qu'un em¬
pan de vie, n'en avoir pas pour longtemps
à vivre, être en mauvaise santé; qu'ou mie
mâchante bile, il (ou elle) lui fait la vie
dure ; ha bite, per die, vivre au jour le
jour. V. abità.
bite (As.) ; sf. — Action de venir ; ites
y biles, allées et venues.
bite ; sf.
Borne, pierre de bornage

(vieux).

Vou sabé quine bite Ihebà, ne savoir
quelle borne lever, quel parti prendre, être
dans l'embarras.

bite

(V.-B. Arm.).

—

C. biste, vite.

�BITE-BITANTE

BLADÈ

—

bite-bitante ; sf.
dienne.
Aco

—

158

Vie réelle, quoti-

qu'ey la bite-bitante-, cela c'est la vie

ordinaire.

bitèc,-èque,-gue
donne de
Lou

; adj. — Viva ce ; qui
quoi vivre. V. bitàu.
qu'ey bitèc, l'enfant est vivace,

nen

plein de vie

ù endrét bitèc, un lieu, une
vivre aisément.
— Vivoter,
vivre au jour le

;

ferme où l'on peut

bitejà ;
jour.

v.

bitélhe.

p.

—

(Big. G.). — C. bibère, lom¬
(ver),
biulà, bioulà; (G.-L.). — C. bigoulù.
biule (G. L.) ; sm.— Peuplier. V. pibou.

bric

Prend aussi le fém. dans le G.

cèt.

Gras

l'on

sm.

plante.

Bitouline ;

— Victorine.
sf. — Chant monta¬
gnard dont le refrain est le plus souvent
sans paroles,
mais en tra-la-la et qui est
repris en chœur.
bitrade, bitràdje ; sm. — Vitrage,
bitràu ; sm. — Vitrail.
Syn. beyriàu,.
bitràyre ; sm. — Vitrier,
bitrine ; sf. — Vitrine,
bitriòl; sm. — Vitriol,

11.

bitounguère

bits.

C.

—

p.

;

bit, vis.

bitsegà ; v. — Zigzaguer,
bitsègue. — C. bidsagues.

—

—

bituperà;

C.

V.

betùm, bitume,
—

Outrager, crier des

outrages.

bitupèri

; sm.

—

Outrage

;

vive discus¬

—

Remède de

sion.

bitupèri (B.-L.)

;

sm.

biuléte.

Violence,

—

V. briole.

—

biuléte, briuléte; sf
Violette (fleur).
biuletè,-re ; adj. — Propre à la culture
de la violette. Subs. pied de violettes,
biure.
C. bibe (vieux),
biures ; sm. pl. — Vivres.
Pourta-s'en lous biures, emporter les vi¬
—

vres.

V. bitalhe.

biuroùs,-e (G.-M. G.).
biuse-bàuse.
berdàusé.

—

Cf.

C. bigouroùs.
berdiuse,

—

cause

Forme de béuséte.

—

Commune de la ban¬
elle est citée dans divers dic¬

n. p. -

Désargentât couru lou calici de Bizanòs,
désargenté comme le calice de Bizanos, pau¬
sans argent.
blabà, blauà, blaudà ;
sionner, meurtrir ; rouer de
l'épiderme. V. blau, abladà.
vre,

blabade ;

sf.

Qu'ou n'an dat
et

—

coups ;

Contusion

;

Contu¬

bleuir

action de

bladà,-rie;
bladade ; sf.

m.).

ue

blabade,

011

l'a battu

contusionné. V. abladade.

péri. V.

bìu, bibe; biuo (Big. G.); adj. — Vif,
vive; vivant; ardent, prompt; emporté;
éveillé, alerte ; brillant ; jaillissant.
Biu couni u pech, vif comme un poisson;
/ou malau qu'ey encoère biu, le malade est
encore vivant ; ue plague bibe, une plaie à
vif ; aygues bibes, eaux vives, courantes ;

—

v.

faire des bleus; volée de coups.

bonne femme ; ingrédient de sorcière. (En
certains lieux, on dit bitupèri pour julice

sf.

(G.) ; sl'. — Pholiote du peu¬
plier (champignon).
biulét, briulét,-e; adj. — Violet,-te.

tons.

C. betumà.
v.

;

biuleràto

lieue de Pau ;

bitalhe.

bitùm.

biulénee, bioulénce

Bizanòs ;

bittòri.—• Forme de bictòri.

bituma.

lén.

biuséte.

bit-toutû ; adv. — De même,
bitualhe ; sf. — Victuaille, vivre.

biulo.

uo

biulè, bielè ; sm. — Violier.
Syn. claberi.
biulén,-te; adj. — Violent,-e. V. biou-

ù

bitoû, gros comme un goret,
—
Petite virole de sureau
avec
laquelle on fixe les gluaux au bout
des branches; bague de fuseau. V. bertélh.
bitoû ; sm. -— Sarment de vigne que
courn

bitoû ;

Jauge, endroit
racinée avant

biuèro

Victor.
Lous dou, (ou de) Bitòu, ceux de (ou de
chez) Victor.
bitoû,-ne ; s. — Goret. V. tessoâ, pourn.

dérivés.

et

(Big. G.) ; sm. —
où l'on enterre une plante
de la mettre en place.

bitésse ; sf. — Vitesse,
bitoèro (G.). — C. bitalhe.

Bitòu;

qu'ey estai louait
biu, il a été touché au vif; aquét chibàu
qu'ey biu, ce cheval est ardent; ue hounta
bibe, une fontaine jaillissante; lou bielh
qu'ey biu per l'àdje, le vieillard est alerte
pour son âge ; argén biu, vif argent, mer¬
cure ; biu courn la poudre,
piompt comme
la poudre; quin ey biu acet lugrâ! Comme
il est brillant, cet astre !
biùe (Big. G.). — Forme de bibe, vivre,
biuè

V. bidélhe.

—

hoec biu, un feu vif ;

u

au

semble
étalé

s.

—

Champ, semis de blé.

Les blés sur pied ; l'en¬
récolte de grains ; le grain
-—

de la
l'aire. V. balade.

sur

bladè,-re ; adj. et s. — Qui est propre
blé ; marchand,-e de blé, de céréales.
l'aïs bladè, terres bladères, pays fertile,
terres propices au blé; béne à la bladère,
vendre à la marchande de grains.
au

�BLADfclUS

150
—
C.bladà; quantité de
étendue de champs de blé ; bladeris

bladeyà (B.-L.)

; v.

—

blancùch,-e;

adj.

—

Pâle, blême,
Blanc-Madame,
vigne et raisin de celte vigne.
s.

—

blandame ; sm.
riété de

—

va¬

blàndo
V.

Nettoyer le grain.

bladoùs,-e ; adj. — Propre au blé.
blagà ; v. — Blaguer, bavarder, se mo¬
quer en parlant mais sans méchanceté.
blagade ; sf. — Bavardage, « tour de
blague ».
blagadisses ; sf. pl. — Fréq. de blagacle.
blagardè ; sm. — Manie de bavarder,
de conter des blagues.
blagassà; v. — Bavarder, jacasser,
parler à tort et à travers, conter des bla¬
gues sans esprit ; railler lourdement.
blagàyre,-e, blagùr,-use; adj. et s.
Blagueur,-euse, hâbleur, bavard.
blague ; sf. — Blague, bourde, menterie, hâblerie, jactance.
Aco, qu'ey ue bère blague, cela est une
belle bourde ; nou dit jamey que blagues,
i i ne dit que des blagues, il ne parle jamais
sérieusement ; abé la blague, avoir la « par¬
lote », la langue « en train ».
blague ; sf. — Poche à tabac à fumer,
blàmi (G.). — Forme de blàsme.

;

Blanchâtre.

également employé avec le sens de

est

éteule, syn. de arrestouble, et de petit blé
au grain mal venu.
bladeriu,-ibe, bladoùs,-e; adj. —
Qui tient du blé ou du seigle. V. bladè.

BLASOUNÁ

blanquioùs,-e

blancoùs,

bladerìs,-rie.
blé ;

—

(Loin.) ; sf. — Salamandre.
escrépi.
blanère, (Lav.) ; sf. — Temps pluvieux

et doux.

V. ablanoù.

blangoÙs,-se. — Forme de blancoùs.
blanque (Ml) ; sf.
Couverture de lit ;
nom de vache ; era blanque, la neige.
blanquejà ; v. — Paraître blanc ; avoir
_

une

clarté

blanchâtre, blanchissante

;

com¬

prendre la couleur blanche.
blanquejàn,-te ; adj. — Qui paraît

mencer

à

blanc,-che.

blanquét ;

sm.

—

Etoffe de laine blan¬

che.

blanquét; sm.
Nom de bœuf, tiré
de la couleur du pelage, un peu blanc.

—

blàmi.

—

Forme de blèsme.

blami, blasmi;

v. — Blêmir,
Monnaie ancienne ; elle
valait quatre deniers.
blanc, blanque; adj. et s. — Blanc,
-che ; nom de bœuf, de vache ; partisan du
drapeau blanc : royaliste ; innocent,-e ; ma¬
ladie de certains végétaux ; partie blanche
de certaines viandes. N. de p. V. blanque.
Bî blanc, vin blanc ; lous blancs e tous
rouges, les royalistes et les républicains ;
que s'en ey sourtit blanc coum ton llri, il
est sorti (de l'affaire) blanc comme un lys ;
blanc coum u linçòu, pâle comme un lin¬
ceul ; nou-t bey pas blanc, je ne te vois pas
dégagé (de cette affaire, de ce souci), je ne
vois pas comment tu vas t'en tirer à ton

blanc ; sm.

■—

honneur.

blancà ;

sm.

—

Variété de cerise blan¬

che.

blancàr,-de.

—

V.

blanquious

plus

usité.

blancàt
en

(B.-L.); sm. — Point
B. variété de raisin. N. de p.

blanchàr

blanc;

(Arm.) ; sm. — Variété de
poisson, du genre cliesvesne, appelé aussi
pech-blanc. V. aubour.
blancoù,-goù ; sf. — Blancheur, lu¬
mière blanche, point blanc.
Que bin ue blancoù, ils virent un point
blanc,

une

lueur.

blanquéte ; sf. — Sorte de châtaigne
petite, de bonne qualité; sauce blanquette;
nom
de vache ; variété de raisin blanc ;
chlorure de chaux.

blanquéto (G.)
et

B. blanc de lait

blanqui

; v.

Ha-s
le

blanqui,
linge.

—

se

;

sf. — Uussule sans lait
(champignon),
Blanchir.
faire blanchir, blanchir

blanquiassoùs,-o (B.-L.). — C. blanquinoùs.
blanquide ; sf. — Action de blanchir ;
en style plaisant, frottée.
blanquidoù ; s. d. i g. — Blanchis¬
seur,-euse.

blanquinèu,-èle. — Forme prov. de
peu usitée,
blanquinoùs, blanquious,-e. — G.

blanquinoùs,
blancoùs.

Blas, Blàsi ; n. p. — Biaise.
Pi r Sén Blas, le jour de Sl-Blaise (3 fé¬
vrier) ; oéy Héurè, douma Candelè e Sén
Blas au darrè, aujourd'hui Février, demain
la Chandeleur et St-Blaise à la suite (die.).
blasà-s, blasi-s;

v. — S'user, en par¬
draps.
blasât,-ade, blasit,-ide ; adj.— Usé,-e,

lant des

blasé,-e.

blasfemà,-mià ; v. — Blasphémer.
blasfemadoù,-re ; s. — Blasphéma¬
teur, -trice.
blasfème,-fèmi ; sm. — Blasphème.
C. Blas, Biaise,
Blàsi.
blasi ; v. — Blêmir ; faner, en parlant
(le couleurs; blasi-s, se faner,
blasmà; blaymà (G.); v. — Blâmer,
blàsme; sm. — Blâme,
blasoû ; sm. — Blason,
blasounà ; Y. — Blasonner. V. chafrà.
—

�BLASOUNAYKli

BLU Afí

—

blasounàyre,-e

; s.

160

Peintre d'armoi¬

—

ries.

blassà, blessà;

v.

Blesser; offen¬

—

ser.

Syn. alebà.
blassadoù,-re

adj. et

;

s.

—

Qui blesse,

offense.

blessejà.

— C.
blesà.
blessoù,-e, blessoùs,-e; adj. et s. —
Qui blèse. V. blés.
blét,-e ; s. — Blet, blette, flasque.
Syn. coual,-ade; goufit,-de.
blét ; sm.
Blette (plante potagère) ;
—

betterave.

blassadure, blessadure; sf.

Bles¬

—

bletchejà,

sure.

Syn. alèb, blèche.
blassàn, blessàn,-te; adj.
blat;

sm.

Blé,

—

froment

ou

seigle

selon les pays.
Là où le mot blat

désigne le seigle, le blé
est appelé roumén; blat coiiyét, blé sans
barbes; blat estadlt, blé maigre ou échaudé ; ha lou blat., faire le travail prépara¬
toire et semer le blé ; peut désigner aussi
la moisson. V. segà.
Lou qui àje boù blat qu'ou se goàrde,
qui a du bien le garde; nous créch lou blat
sénse sémi, le blé ne pousse pas sans se¬
mence ; blat d'àsuu, des coups ; ha de tout
blat harie, tirer profit de tout (die.) ; couru
blat

et

bénie,

se

d'après le

le blé

comme

vendra,

se

du marché (die.).

cours

blat-moùrou ;

sm. — Blé noir,
dit aussi inilh moùrou, blat
rlscou, mouvèu.

sin ; on

blat-segàt.

—

sarra¬

mou-

Onomatopée du chant de

la

caille, blé moissonné.
blàu ; sm. — Bleu, contusion,
trissure, ecchymose.

Syn.

blétchou,-ne

Bles¬

—

meur¬

pencher, ployer
Ha blincà

ber

blàuse,-e; adj.

—

bloc;

blaudà

;

v.

—

s.

—

Qui bégaye,

; broncher.
branque, faire ployer,

cour¬

sf.

—

Action

de

courber,

sm.

—

Bloc;

masse,

Bloquer ; boucler,
bloucàdje ; sm.
Bloquage.
bloun,-de ; adj. et s. — Blond,-c, le
blond, la couleur blonde.
Syn. sàure, blond roux. Gaston Phœbus
est appelé parfois lou Sàure.
bloundàs,-se ; adj. — D'un blond dé¬
sagréable, comme délavé.
bloundassejà. — Fréq. augm. de
bloundejà.
bloundàyre,-e (G.-M.) ; adj.
Blon¬
dissant,-e, qui tire sur le blond.
bloundejà; v. — Blondir; paraître
v.

—

—

—

bloundejàn,-te ; adj. — Blondissant,-e.
bloundét,-e; adj. et s. — Un peu
; assez blond,
bloundi; v. — Blondir.
bloundî,-ne; s.
Blondin,-c.

Contusionner,

blét? Le voulez-vous?
sm.

Fronton,

—

mur

de jeu de

pelote.
blèche ; sf. — Blessure par coup tran¬
chant, entaille, brèche, encoche.
blés,-se ; adj. et s. — Qui blèse, qui
articule mal les sifflantes.

blesà, blessejà ;
blesi.

adj. et

branche.

bloucà ;

Dénudé,-e,

Syn. ni'icà.
blauàt, blaudàt,-ade ; adj. el s. —
Contusionné,-e, couvert de bleus,
blàudo (G.). — C. blouse.
blauét (G.); sm. — Bleuet (centaurée),
blaymà (G.). — C. blasmà.
blé ; v.
Apocope de boulé, vouloir, à
Barèges, en II.-A., les Baronnics, le Hustan.

coin

une

ue

blincade ;

meurtrir.

un

;

blond,-e

blauà,

At

Bé¬

—

blond.

chauve.

blè ;

v.

courbure.

mac.

blàu,

;

bleti-s ; v. — Se blettir; devenir blet,
blincà (Big.) ; brincà ; v. — Courber,

0,

sant,-te.

bletchouyà

gayer.

—

—

Bléser

;

mettre

C. blasl.

blèsme,-e
blesmi ;
blessà.

v.

bois,

en

; s.

v.
—

blessé,-re.

■—

—

Blême. V. blàmi.

Blêmir. V. blamX.

V. blassà et les suivants,
—

C. blessoù.

—

Bloundine ;

sf.

Personnage d'une
populaire « Peyrot e Bloundine »
qui a donné le dicton : que soun Peyrot
Bloundine, un assemblage enlre gens du
—

chanson
et
e

même acabit,

blouque. — C. boucle.
blouquè,-quiè, bouclé;

sm.

—

Bou¬

clier.

blous,-se ; adj. — Pur,-e, sans mé¬
lange ; net ; exempt.
Aygue blousse, eau pure ; qu'ai as tout
blous, lu l'as, je te le donne

sans

aucun

mélange, tout entier.
blouse, belouse; sf. — Blouse.
Syn. chamarre, camisole, blàudo.
blu,-e ; adj. et s. — Blcu,-e ; la couleur
bleue, le bleu.
Ha passà tau blu, faire disparaître; esta-n
blu, ctre ébahi, surpris, étonné,
blu.

C. blau, ecchymose.
Que m'èy hèyt â blu, je me suis l'ait
—

bleu.

bluàr,-de

;

adj.

—

Bleuâtre.

un

�161

BLUASSEJA—

blua^sejà ; v. — Tirer sur le bleu
lavé, bleuâtre.
bluassén,"te ; adj. — Bleuissant,-e.
bluejà, bluerejà

; v.

dé¬

devenir bleu.

ou

bluejàn,-te

adj.

;

Azuré,-e, bleuis-

—

saut,-e.

bluénc,-gue,-que ; adj.— Bleuissant,-e,
de couleur bleue.

bluét ; blurét

(Arm.) ;

(plantej.
*
Syn. blauét, cabòs.
bluét (B&gt;L.) ; sm.

—

sm.

—

Bleuet

Etoffes de laine

de couleur bleuâtre.

bluéte ; sf.

—
Etincelle, bluette.
Syn. bue, esbruse.
blui ou bluï; v. — Bleuir; passer au
bleu le linge.
Syn. enbluà.
blùio (G.). — Pour blue. On dit aussi

blùro.

blùro.
bo !

—

-—

V. blùio.

Exclamation

qui

marque

l'éton-

nement, le doute, le dédain.

boalà, boelà ; sm. — Etendue de ter¬
rain réservée pour le pacage des bovins.

boalà, boèlà

; v. -— Mettre un terrain
bois, en défens.
boalè,-re ; s. — Garde des pâturages,

boalhe ;
vaches

Troupeau de bœufs de
appartenant à divers, gardé par un
sf.

boè que laure, lé bouvier laboure;
boè, aller à la garde du bétail; ha lou
boè, faire le bouvier.
boelà, bualà ; sm. — Pacage réservé
aux bovins ; écart, hameau. V. boalà.
boelè ; sm. ■— Gardien chargé autrefois
de la garde des pacages en défens (béde) ;
pâtre. V. boalè.
boeiltàt, bountàt ; adj. — Bonté,
boès, boy; sm. — Bois; ne s'emploie
que pour désigner du bois en morceaux, du
bois travaillé et non pour forêt, bois sur
pied qui se dit bosc.
U tros de boès, de boy, un morceau, un
bout de bois ; ha de tout boès cabilhes, faire
de tout bois des chevilles, faire flèche de
tout bois (die.).
boès (E. Big. G.) ; sf. — Voix. V. bouts,

boàs

(N.-E. des L.).

—

C. bouts, usité

dans l'est.

boasse (L.) ; sf.
boasse ; sf.
—

—

Breuvage, boisson,

Bouse,

excrément de

bovin.

Syn. hemse, paute.
boassejà ; v. — Bamnsser de la bouse,
boatè, boétè,-re; s. — Marchand,-e,
gardien de bovins, bouvier. V. boè.
bôbe (H.-Big.). — C. boubit.
boch, bosch (Big. G.). —- Formes de
bosc.

bòdjes; biòdyos (Lav.) ; sf. pl.
« boujote »,
changement

Mouvement,
place.

—

de

Tirà-s de

bòdjes, changer d'une place où
gêne; s'en aller ailleurs; se tirer d'une
situation gênante, *se débrouiller; tire-t de
bòdjes! Ote-toi de là I Da-s bòdje's, se don¬
l'on

du

boudjà.

boesà ; v. — Boiser, couvrir de bois ;
placer et terminer une charpente ; boesà-s,
se dit du vin qui prend le goût de bois.
boesàt,-ade ; s. — Boisé,-e ; qui sent le
bois, la futaille gâtée (en parlant du vin).
boét, boetà (M4 Big.). — Formes de
boéyt, boeytà.
boét ; sm.— Jeune bœuf ; nom de bœuf.
boetè,-re. — C. boatè.
boetejà ; v. — Faire le commerce des
bovins.

—

pasteur commun.
boaràu, boeràu ; sm. -—- Bouverie,
étable ; bouvier. N. de p.
boarie, borie, boeyrie; sf. — Bou¬
verie, étable; les bœufs.
boarrét ; sm. — Mauvais petit bœuf,

ner

Lou

anà

buts.

blU0ÙS,-e. — C. bluénc.
blurét (Arm.). — C. bluét.

en

boèy (L.), -re ; s. — Bouvier,-ère,
de bestiaux, pâtre. N. de p.

conducteur

Boué, Duboé.

Paraître bleu

—

boè ;

BOÈYRË

mouvement,

se

débrouiller.

V.

boeturà; v. — Yoiturer; boeturà-s, se
porter en voiture,
boeture ; sf. — Voiture,
boeturè ; sm. — Voiturier.
boéu, boét (Big.) ; bòu (L.) ; buéu,
bùu

(L. Arm.)

; sm.

—

Bœuf. V. biòu.

boéus en baques, aller de bien en
mal, faire de mauvaises affaires; qui nou a
boéu ni carriòu, nou laure quoan bòu, qui
n'a ni bœuf ni charriot, ne laboure pas
quand il voudrait (ou quand il veut ; dict.) ;
Birà de,

bœuf rumine, se
sommeille béate¬
ment et, aussi, de celui qui réfléchit, remâ¬
che ; berrét de boéu, les cornes, en style
plaisant ; boéu biélh, si nou tire qu'entén,
si le bœuf a perdu sa force en vieillissant,
il a gardé son intelligence (prov.).
boéu-arrouy (B.-L.) ; sm. — Hémiptère
du chou (strachia ornala) ; ailleurs, aussi,
le lygée-chevalier.
boéu-de-Noùste Ségne; sm.— Lygée
chevalier (insecte). V. boéu armùy.
boèy (L.). — C. boè.
boeyrà (L.) ; v. — Mettre, traîner dans
lou boéu qu'armugue, le
dit d'un dîneur repu qui

la boue.

boèyre ou bouèyre (L.) ; sf. — Boue,
bourbier; bouse. N. de 1. Labouèyre, Labouhèyre.
II

�BOEYRIE

—

162

BORNE

boeyrie ; sf. — Bouverie; parc; pâtura¬
N. de p. V. bourau.
boeyris ; sm. pl.— Les bœufs, le bétail,
boéyt ; sm. — Vide, espace vide ; senti¬
ment de privation ; absence d'idées, etc.
Aquére mourt, quin boéyt que hèl Quel
vide fait cette mort ! Quin beròy boéyt,!
Quel bon débarras ! Lou boéyt dou co, le

dit aussi d'un bout d'homme

vide du

loir.

ge.

cœur.

boéyt,-e; boét,-e (M1); adj.

—

gras,et replet ;
qu'en âne ! Laissez courir la boule!
Cri des joueurs dans certains cas où ils ont
avantage à laisser rouler la boule ; l'excla¬
mation s'emploie aussi dans d'autres cir¬
constances et signifie : laissez courir les évé¬
nements, laissez faire, laissez aller, tant pis !
bole

bòle

(Big. G.).

bole-Guiràut ;

Vide;

Forme de boulé,

—-

sm.

—

souillé, creux.

coccinelle. Cf. boule-haubàt,

Bénte boéyt, ventre vide; la picharre
qu'ey boeyte, la dame-Jeanne est vide ; cap
boéyt, tête sans cervelle.
boeytà ; boetà (M1) ; v. — Vider, ren¬
dre vide, tarir ; éventrer et vider une bête ;
boeytà-s, se vider; dire ce qu'on a sur le
cœur; avorter (en parlant d'une bête);

loû.

vomir, vider son ventre.

Boeytà lou béyre, vider le verre ; boeytà
lou puis, tarir le puits; boeytà horgue,
der la iorge, vider la place, s'enfuir;

vi¬
que

s'ey boeytat dabàn lou jùdje, il a tout dit
juge; la baque que s'ey boeytade,

devant le
la vache

avorté.

a

boeytàble,-e ;

—

Qui peut' être vidé,

tari,-e.

boeytadis,-se ; adj.

—

Qui

se

vide aisé¬

ment.

Qu'ey boeytadls, il vomit à l'aise, il éva¬
cue

facilement.

Syn. boeytiu.
boeytance ; sf. — Action de vider,
boeyte ; sf. — Boîte.
Syn. cache, cachéte, cachoû.

boeytiu,-tibe; adj. — Qui se vide; qui
digère trop vite. V. boeytadls.
bogue ; sf. — Force ; vigueur ; vogue,
mode ; aisance, prospérité d'affaires.
Aquet blat qu'a bogue, ce blé est vigou¬
reux ; en tems de bogue, costes que soun
pianes, en période heureuse, los côtes sont
semblables aux plaines (dict.).
bohère, bibohère (L.) ; sf. — Cri dans
le genre de l'arrenilhét béarnais. V. ce m.
bòho (G.) ; sf. — Goussette ; baie de
céréale. V. balòho.

en

bol; sm. — Vol, larcin ; action de voler,
parlant des oiseaux; vol, troupe de vola¬

tiles.

bol, bòlou;
bole !

excl.

sm.
—

—

Bol, récipient.

Vole! Cri

des maçons

(L. G.), pour demander du mortier; à re¬
marquer que l'auge dans laquelle les ma¬
nœuvres porlenl le mortier s'appelle ausèt,
oiseau.

bole; sf.
V.

—
Boule, bille, bulbe. Dim.
garole; la tête, en style plai¬

sant.

boles, jouer aux billes ; ue bole
boule de beurre ; arredoun
bole, rond comme une boule ;'se

Ha ù las

bùrri,

coum

bòlhou

(Lom.)

;

sm.

—

Petite boule

;

bouton de fleur.

bòlou ; sm.

le

— Grosse boule de bois pour
jeu de quilles; bol, coupe. V. técou.
bòmi,-io -(Lom.) ; acij. et s. — Hypo¬

crite.

bòme, boùme
bònsou.

(d)

—

; sm.

—

Soc de charrue.

C. bànsou.

; sm.

—

Bord, rive, bordure,

de marine ; parti.
Passât d'uquéste bor, passez de ce côté,
du côté où je me trouve; qu'ey de l'aute
bor, il est du parti opposé, de la partie
adverse ; lou bor de l'aygue, le bord de
l'eau, la rive; n'anét pas trop entàu bor,
n'allez pas trop au bord, sur le bord ; de
extrémité ; terme

quin bor arribe ? De quelle région, de
quelle partie du pays vient-il ?
bor,-ce, borc,-e; s.— Bâtard,-e (vieux).
N. de p. Borce, Laborce.
borde ; sf. — Bâtiment agricole ; dési¬
gne parfois la ferme, la métairie, parfois
seulement les bâtiments autres que le bâti¬
ment servant

celui-ci alors

à l'habitation des personnes;
« la maysoû ».

s'appelle

On dit aussi la borde dou bestià,
la borde de las ùlhes, la bergerie ;
dou hé, le fenil. N. de p. Borde,

iMborde,
loungue.

Labourdette, Bordenabe,

La borde dou

l'étable ;
la borde

Bordes,
Borde-

loup, le dehors, l'espace;

boeyte, être dans
larè, lous cas à la
borde, les gens près du feu, les chiens à la
borde, chacun à sa place ; que hè rnaa
pas este
l'abondance ;
nou

en borde
la gen au

amourtl lou hoéc d'ue biélhe borde, il est
difficile d'éteindre l'incendie d'une vieille
ce prov. est surtout appliqué à l'oc¬
casion d'une passion amoureuse tardive.

borde;

Dim.

bourdéte,-dole ;

augm.

bordolàygo (G.) ; sm.
oleracea, plante).

—

bourdasse-,

Pourpier (por-

lulaca

bouléte.

de

Vole-Guiraut,
bidàu, papou-

bole-Marie ; sf. — Vole-Marie, bête à
Bon-Dieu, coccinelle. V. bidàu.

bor

s.

vou¬

ue

une

bòrie; sf. — Bouverie; ferme; (v. m.
remplacé aujourd'hui par borde). N. de p.
Borie, Laborie.
borne ; sf.

—

Borne, limite.

Syn. coulû, hite.

�BORNÌ

163

bÔrni,-e
Machàn
un

me

adj. et

;

s.

—

Borgne.

chat

roncle dont la tête pustuleuse n'est pas for¬
mée ; boucàu bòrni, œil-de-bœuf bouché ;
aboucùt bòrni, homme d'affaires véreux ;
bòrni désigne aussi en agriculture,
des

bourgeons, des
bòrse.

yeux

mal formés

ou

avortés.

Dans cette exprès,

chens tòrse
ni bòrse, tout droit, sans barguigner ; mol
sans
signification, sans doute mis là pour
—

la rime, seulement.

bos

(lou) ; adj. poss. — Le vôtre dans
Bay. V. bòste.
bos, bosc; sm. — Bois, forêt. N. de p.
Bosc, Dubosc, Capdebosc. V. boès, boy.
les L.

bosc-besiàu ;
Ha couni
crier gare.

sm. — Bois communal.
bosc-bésiàu, dérober sans

au

bosse; si.
bigne.

Bosse;

—

grosseur,

protubé¬

rance,

lia-s'en

ue
bosse, prendre de quelque
jusqu'à satiété ; abé-n ue bosse, être
repu ; ha-s'en ue bosse d'arrlde, rire beau¬
coup ; ha courre la bosse, rouler, courir les
chemins; bourra la bosse, battre,
bòste,-e; adj. poss. — Votre.
Bòste pày, bòste may, votre père, votre
mère; lous bòstes ahàs, vos affaires.

chose

bòste,-e ; pron. poss. — Vôtre (le, la).
Qu'abét hèyt las bòstes, vous avez fait les
vôtres ; aquét chibàu ey lou bòste ? Ce che¬
val est-il le vôtre? Lou bòste, votre mari;
la nouste, ma femme, pris substant. ; ha
bòstes e noùstes, être familiers, à tu et à
toi.

bòste

(à)

bot ; sm.

sf.

;

—

bote ; sf.

—

Chez

—

vous,

Vœu.
Botte.

Abé lou diable à la bote, avoir un empê¬
chement, être malchanceux, et aussi être

dégourdi

qu'ou
luséch la bote, sa botte
dire :
il est cossu, ses affaires vont bien ; quin te
ba la bote ? Comment te portes-tu ?
;

avoir le diable

bote ; sf.

bote, bòute
botùm.

—

au corps ;
brille, pour

Vote.

—

Pourtà lou bilhét à la
;

sf.

—

bote, aller voter,
Voûte,

C. betum, bitume,

bòu

(O. des L.). — C. boéu.
boû,-ne; boun,-e (G., L. et en quel¬
ques points de la Big.) ; adj. — Bon, bonne.
Lou boû pâ, le bon pain ; bounes terres,
bonnes terres; fertiles; ço de boû, le bon,
le meilleur ;

boû à tout, bon à tout, à tous

à tous travaux; préne lou. boû,
prendre le meilleur, le bon côté, bien s'en¬
gager ; bade boû, s'abonnir; qu'ère de bou
béde, c'était à prévoir; 11'ey pas de boû
préne, ce n'est pas facile à prendre ; de boû
ha, aise, commode à faire; qu'ou sap boû,
il trouve bonne la chose, plaisante, amu¬
sante ; qu'ey
de boû dise, c'est facile à dire ;

usages,

BOUCÁ

lou

gat bòrni, méchant comborgne ; eslourounc bòrni, fu¬
ú

coum

—

boû-plà, le bon et le bien ; abé-n dou
boû, être à son aise, à l'abri du besoin;
tiéne-s boû, tenir bon, ne pas fléchir; ta
l'abé, que dari quauqu'arré de boû, je
paierai cher pour l'avoir; tan de boû! tant
de bon, au sens du latin utinam, plaise au
ciel ; qu'ey de las bounes, aquére caddète,
celte femme n'a pas froid aux yeux, elle
n'a pas peur; qu'en as de bounés, tu, tu en
as
de bonnes ; que s'y hèn à tout de boû,
ils s'y font pour tout de bon ; aquét maynàdje qu'ey de boû apréne, cet enfant ap¬
prend facilement ; au jeu de cartes on dési¬
gne l'atout par: boû: lou rey dou boû, le
roi d'atout ; boû ta l'û e ta Vaut, également
avantageux pour les deux parties.
Remarque. — En Béarn, où l'on dit
généralement boû, et dans la presque tota¬
lité de la Bigorre, quand l'adj. masc. pré¬
cède une voyelle on dit souvent boun : û
boun òmi, boun encountre, etc. On dit
aussi, mnis exceptionnellement, lou boun
Diu.

bouà, boudà
vouer,

; v.

se consacrer

bouà ;

v.

—

—

Vouer; bouà-s,

se

à.

Enduire l'aire de bouse.

Syn. enleà.
bouadé,-re; adj. — Vouable.
boubbouses (à) ; loc. — A foison,
inconsidérément.

Syn. à fanèguès, à hioles, à bourroulhs.
bou-bè ! interj.
Cri d'excitation du
—

bouvier

:

bœuf,

va,

boubéo

(G.) ; sf.
gilo-sablonneuse).
boubét ;

sm.

—

va
—

bon ! V. bèn-a-bè.
Boulbène (terre ar-

Bouvet, outil du tonne¬

lier.

boubetà ; v.'— Bouveter.
boubinà ; v. — Bobiner,

boubinàdje ; sm. — Bobinage,
boubine; sf.
Bobine,
boubìt, baubìt; bòbe (H.-Big.); sf.
—

—

Esse, cheville ou crochet de fer en forme
de S que l'on met au bout de l'essieu pour

empêcher les roues de s'écarter.
boû-boulé, boun-boulé; sm.

—

Bon

vouloir, bonne volonté.

Syn. plâ boulé.
boû-boû ;

sm.

—

Bonbon,

friandise;

terme enfantin.

bouc ; sm.
barbiche.

—

Bouc, mâle de la chèvre

;

bouc,-gue. — C. boug,-e.
bouc (terrî, sòu) ; sm. — Se dit d'une
terre dont le sous-sol argileux est imper¬
méable. Cf.

liibouc. Dans le G. terro-bouc

désigne

argile à grenaille

une

des concrétions d'oxide de fer

elle contient
qu'on a com¬

;

paré à des crottes de bouc.
boucà ; v. — Coucher à terre ; verser
(se dit notamment des blés que la pluie ou
le vent couchent) ; boucà-s, se vautrer.

�BOÜGÀ

—

BOUCÍNEJÀ

164

boucà ; v. — Touiner ou
bouche contre ; transvaser. V.

boucàble,-e; adj. et
est

s.

—

appuyer la
aboucà.
Vocable; qui

de la bouche,

Vocabulaire.
Que-u n'a dit tout û boucabulàri, il lui a
tout conté ; il lui a dégoisé tout son voca¬
bulaire, dit toute sorte d'injures,
boucacioû ; sf. — Vocation,
boucade ; sf. — Ouverture, bouche ; on
dit plutôt boucàu.
boucade; sf. — Bouchée, becquée.
Ha-s'en ue boucade, s'emplir la bouche;
boucade de soupe, un peu de soupe ;
ue
la houn nou du qu'à boucade.s, la fontaine
donne

de

l'eau

—

que

comme

par

bou¬

ha-s'en boucades, parler avec abon¬
dance, comme si on avait de paroles plein
chées ;
la

bouche.

Blé versé

—

;

foin

cou¬

le vent, la pluie ; dans les prés ou
la place où l'on s'est étendu et où

l'herbe est couchée.

boucadis,-se

cher que

calhét, masét.
bouchère; sf. — C. bouchét.
boucherie ; sf. — Boucherie ; viande
fraîche ; tuerie, carnage. V. carnisserie.
bouchét,-ère ; s. — Plantation de buis,
buissière.

;

adj.

—

Qui verse facile¬

ment.

Blat boucadis, blé qui verse.
boucadoùs,-se. — C. bouquiu, qui
mange bien.
boucàlh (B.-L.) ; sm. — Endroit d'un
ruisseau, d'une aguèro, où l'on dévie l'eau ;
sorte de bouche, d'ouverture. V. boucàu.
boucarade, boucassade ; sf. — Aug.
de boucade, une pleine bouche; vomisse¬
ment.
—
Bougran, sorte de
gommée.
boucardoû, boucàu; sm. — Bouque¬
tin, bouc des rochers.
boucàt,-ade ; adj. et s. — Versé,-e;
couché,-e (en parlant des céréales) ; vautré.
boucàu, boucàlh ; sm. — Embouchure
d'un cours d'eau; ouverture, débouché,
pertuis, défilé, bief de moulin ; ouverture
de fenil en Big. V. bouque.
boucàu (crabe) ; adj. f. — Chëvre
prête à recevoir le bouc.
boucàu; sm. — V. boucardoû.
bouch ; sm. — Buis.
A'ou pus n'abé tau bouch, n'avoir pas de
quoi acheter le, buis des Rameaux* être très

boucaràm ; sm.

toile

—

boudujle.
bouchoû ; sm. — Bouchon ; toitillon de
paille pour bouchonner. V. boussoù, tapoû.
bouchoû; sm. — Bouquet de buis; en¬
seigne d'auberge; sert aussi à désigner l'au¬
berge, mais avec un sens pltôt ironique ou
malveillant : qu'ey ù bouchoû, c'est une
petite, une mauvaise auberge.
bouchounà, bouchouà; v. — Bou¬
chonner.

bouchourlà-s,
Se

bouchà ; v. — Essuyer, frotter ; boucher
avec un bouchon. V. eschugà et boussà.

bouchà,-che (M1) ;

s.

—

Buissaie, buis-

sière.
sm.

—

Torchon; essuie-

mains.

Svn.

eschugadé..
bouchagues,-gnes ; sf. pl. — Branthés de buis (bouch), ou branches de lau¬
rier, de lipux, que l'on fait bénir le diman¬
che des Rameaux.

lever

en

forme

bouhourlà-s ; v. —
d'ampoule; action de

l'ampoule qui se forme.
bouchugoùn (L.) ; sm. — Echauboulure, ampoule,
bouchugue (L.). — C. bouchorle.
bouchoùs,-e; adj. — Terrain où il y a
du buis.

Mountagne bouchouse, montagne où le
buis croît.

boucî;

sm.

—

Morceau, petit bout; bou¬

chée.

pauvre.

bouchadé ;

V. bouchà.

bouchét; sm. — Boisseau; mesure de
capacité qui valait de 5 litres à 6 litres et
demi selon les lieux; il en fallait deux pour
le coupè.t. V. ésohèu, mesure, quart ère.
bouchi, bouchit ; sm.
Variété de
cépage, le pinot.
bouchigue. •— C. bouhigue.
C. bouchà, boussà.
bouchoà.
bouchoanè,-re ; s. — Bois de buis,
bouchée (G.-M.) ; sm. — Touffe.
Syn. mate.
bouchorle, bouhorle ; sf. — Am¬
poule, cloche sous l'épiderme.
Syn. balolie, chourle, paullie, garole.
—

boucadis ; sm.
ché par
les bois,

au bout d'un moyeu pour empê¬
l'essieu ne l'use pas.
bouché,-re ; s. — Boucher,-ère ; hom¬
me
sanguinaire ; chirurgien maladroit V.

enchâssée

boucabulàri ; sm.

ne

boucharde, moucharde; sf. — Boucharde, marteau de tailleur de pierre.
bouche, boulhe ; sf. — Boîte en fonte

à

Boucî per boucî, morceau par morceau ;
tros e à boucîs, petit à petit; u boucî

d'ômi,

un

bout d'homme. Dim.boucmít,-

nòt.

boucigue ; sf.
pariétaire,
boucinà ; v. —
boucinade ; sf.

—

Ilerbe des murailles,

Morceler, dépecer,
Entamurc; action de

—

découper.
boucinejà ; v. — Morceler, couper à
petits morceaux ; faire petitement les cho¬

couper,

ses.

�BOUCLA

165
bouclà ;

v.

boucliè.

—

Boucler. V. bloucà.

—

C. bouclé.

Petite boucle, terme de
pince du porte-plume.
boû-coùmpte (à) ; loc. et sm. — A
bon compte, à bon marché.
L'à-boû-coùmpte que s'en tourne ca, ce
que l'on achète à bon marché revient (par
la suite) ch°r ; tirà-s'en à bou cóumpte, s'en
tirer à bon compte, sans trop de mal.
boucòu (B.-L.) ; sm. -— Terrain situé au
boucloû;

sm.

—

bourrelier. A B.-L.

confluent de deux

boudà.

—

ner

;

sf.

Gros boyau du

—

porc.

Syn. trip-pourqui.
boùde, boudé (M1)

j"1; sm.

Beurre. V.

—

boudjetade

bùrre„ bùrri.

boudoùflo

boudègo (Lav.)

;

sf.

—

Réduit sous l'es-,

ealier; à B.-L. boutiguét.

boudégue,-ègue

Cornemuse ;
vessie; gros ventre; au fig. obèse, ven¬
tru.-e, vers l'Arm. V. bouhe.
Bénie de boudégiu', gros ventre, enflé,
boudéne; sf.

—

;

sf.

—

Bedaine,

(Lav.) ; sf. — Gentiane
(plante).
bouderàyre,-e ; adj. — Marchand,-e
de beurre; amateur, friand de beurre.
boudère ; sf. — Boule de beurre ; ba¬
ratte.

boudère; adj.
Qui tient du beurre,
qui le concerne.
bouderè,-ro (Lav.); adj. et s. — Beur¬
rier.-ère, fabricant ou marchand de beurre.
Sobriquet des irons d'Ossun. Dans la plaine
ou dit burriàyre.
bouderèro (M4 Big.) ; sf. — Poids,
livre valant /too gr. usité encore à la mon¬
tagne. Dans la plaine, on le désigne petite
livre, pour le distinguer de la livre métri¬
que qui vaut 5oo gr.
bouderoû,-e,-ne ; adj. et s. — Beur¬
rier.-ère.

bouderie; sf. — Bouderie; le beurre,
un sens péjor.
boudèt (Lav.). — C. budèt. Au iig. per¬
sonne grosse et petite.
boudi (Estaing). ■— C. boudé.
boudìc (1..) ; sm. — Ver, lombric,

avec

; v.

—

Fouiller,

remuer

la

terre.

Syn. houdilhà, bouhilha.
boudigàu,-goû ; sm. — Canal, ruis¬
coulant
balliers.

ordinairement

plus usité.
boudougnà ;
I

v.

Faire des bosses,

—

uméfier.

boudougne.
boudoùlh.

C. bougne, bosse,

—

C. bedoulh.

—

boudufle; gaudùflo, goudùflo (Big.
; sf. — Ampoule, vessie; toupie; au fig.
un ventru. 1111 obèse. V. bouchorle, boudégue.

à

bouè.

—

travers

des

boudigo (Big.). — C. bousigue. N. d. p.
ï.aboudigiie.
boudigoû. .— C. boudigàu.

Autre

graphie de boè, bouvier.

bouèmi,-o (G.) ; adj.
peur,

et s. — Trom¬
tartuffe,
graphie de boès, bois,
(G. et Big. en partie) ; sf. —

flatteur,-euse

bouès.

Cap de boudère, grosse tète,

boudigà (L.)

; sf.— Contenu d'une cuve,
(Big. G.). — V. boudufle,

G.)

bouderàsso

seau

du mouvement, se débrouiller.

boudjade; sf. — Déplacement, voyage.
boudje ; sf. — Cuvier ; cuve.
Syn. bugadè,-re, cube, arruscadé.
boùdje (Loin.) ; sm. — Mollet,
boudjét; sm. — Baquet; cuveau ; bud-

Bouder. C. bouà.

boudàgo (Lav.)

BOUGA

boudigoû. (Big. G.); sm. '— Petit
boyau, petite vessie.
boudjà ; v. — Bouger, remuer ; boudjà-s, se donner du mouvement, notamment
au sujet d'une affaire; faire des démarches.
V. bodjes. Changer de lieu de résidence;
déménager. V. mudà.
E-l boudjes? Viens-tu, te dépêches-tu?
Que-s bn calé boudjà, il va falloir se don¬

d'eau,

cours

_

bouès

—

;
Autre

Voix. V. bouts, buts.

boueyrie.

C. boeyrie.

—

boufà ; v. — Manger avec excès, bâfrer,
boufade ; sf.
Grande bouchée.
Minjà à boujades, manger à grosses bou¬
—

chées.

boufade ; sf.
bouhade. bouffée.

boufàn,-te;

—

s.

Employé parfois
—

Bouffant,-e,

pour

ajuste¬

ment de toilette.

boufìt,-Ìde, goufit; adj. et
fi,-e ; blet,-te.
boufi ; v.

—

bouféte ; sf.

s.

—

Bouf¬

Blettir, devenir bouffi,
Boufette.

—

boufoÛ,-ne; s. — Bouffon,-ne.
boufounarie,-nerie ; sf. — Bouffon¬
nerie.

boug,-gue ; s. — Emoussé, ébréché,-e
(en parlant d'un outil).
bougade; sf. — Action de voguer, de
ramer ; temps, période de vogue. V. bogue..
bougà

— Voguer ; s'étendre, se ra¬
parlant des végétaux ; avoir la »
vogue ; au lig. mener la vie largement ;
prospérer.
Aquet que bogue, celui-là réussit, pros¬
père; lou bî que bogue, le vin se vend bien,

mifier

en

; v.

�BOUGADOU

—

BOUHATÈRE

bougadoù,-re ; adj.

—

166

bouhalàyre',-e ; adj. et

Celui, celle qui

bougie ; sf. — Bougie,
bouglà. — C. boucla.
bougie. — C. boucle.
bougnà-s ; v. — Se cogner et

faire

—

bouhalada.
bouhamén ;

bougnogue (Or.). — C. bougne.
bougnoulùt, bougnùt,-ude; adj.

calmer la fièvre
sm.

bouharàt,-ade.
bouharicà ;
tences et p:is

en

—

soufflant dessus.

trou.

bouhade ; sf. — Bouffée ; haleinée.
Un bouhade de bén, une bouffée de vent

:

bouhade de caloù, une bouffée de cha¬

ue

leur;

que y arribà
d'une haleinée. V.

d'ue bouhade, il

y

sm. — Soufflet pour le feu,
d'orgue. V. bouhét, barquî.
bouhadére; sf. — Trompe, tuyau dont
on
se
servait pour souffler le feu avant

l'invention du soufflet.

essoufflement.
bouhadére, avoir le souffle court,
l'asthme; qu'a mâchante bouha¬
dére, il a la respiration pénible.
bouhadis ; sm. — Débris entraînés par
le vent ; terre re,jetée par la taupe.
bouhalàt,-ade ; adj. — Enflé,-e, gon¬
flé, plein de vent. V. bouhàt, bouh'iròc.
bouhalàt,-ràt,-ade, bouharle-lade ;
s.
Coup de vent ordinairement suivi

Abé la
avoir de

—

de

bouharlerio
vanité

giboulée, d'averse, bourrasque.

;

sf.

—

Soufflerie,

(Big.)

;

sf.

—

Vantardise ;

distinction.

sans

bouharlò, bouhòrlo (Big.) ; sf.— Gros
neige. C. bouharlè. V. balohe.
bouharò,-ròu (Big.); adj. m. — Qui
"est exposé au vent.
llocon de

bouharòc,-que, bouharoù,-role ; adj.
Creux,-euse, en parlant des fruits, no¬
tamment, quand ils ont été vidés par les
vers, véreux.-euse ; miné par une maladie,

—

vidé.

Esquilhòt bouharòc, noix véreuse et vi¬
cap bouharòc, tête vide, fatiguée;
terre bouharoque, terre creuse, soulevée;
dans un jeu d'enfants où l'un des parte¬
naires tient caché un objet dans l'une des
mains tandis que l'autre est aussi fermée
mais vide, il dit, en présentant à la fois
dée;

ses

deux mains

:

coc, bouharòc,
Oun ey Vesquilhòt ?

Coc,
Coc,
ahùm.

vide, où est la noix ? V. à l'art.

coc,

bouharùt,-ùdo

(G.).

—

C.

bouhàt,

boursouflé.

bouhàt

Souffle continu du

vent ;

intermit¬

par

fort.

—

arriva

bouhadé ;

—

Souffler

; sf. —
bouhigue.
bouharie, bouhorle, bouchorle; sf.
Ampoule, gonflement ; enflure avec du
liquide. V. bouhalàt.
bouharlè,-ro (H.-Big.) ; adj. — Van¬
tard,-e, enflé.

bouhàt.

soufflerie

bouhadére ; sf.

C. bouhalàt.

—

—

Vessie. V.

Qu'a û pràube bouhà, il a le souffle, la
respiration bien faible, courte.
bouhade ; sf. — Action de la taupe qui
son

v.

bouharìgo, boutarigo (Neste)

bouhêt.

vide

Souffle, soufflerie.

bouharie, bouherie

Souffle, respiration. V.

—

—

—

Qui a des bosses, bosselé, rugueux,-euse.
boùgre ; sm. — Bougre, bulgare.
Culotes à eu de boùgre, euloté à la
bulgare, à l'orientale, à fond très ample.
bougrésse,-èsse ; sf. — Femme sans
vergogne, effrontée.
bouhà ; v. — Souffler, respirer avec_
effort : action de la taupe « soufflant » la
terre hors de son trou ; bouhà-s, se gonfler,
faire l'important.
La coste que hè bouhà, la côte fait souf¬
fler : bouhà la. luts, souffler la lumière :
o. bàn, bouhc! oui, va. souffle, tu n'auras
rien ! Bouhà-s lou mau, souffler sur son
en

sm.

bouhanère, bouhatère, bouhoère;
sf.
Taupinière.
Svn. taupinèyre, tapoèyre.

fons.

bouhà;

bouhalòc,-loque, bouhalòt,-e. — C.
; s'applique également
une personne gonflée de son importance.
bouhaloubade.
Fréq. augm. de

à
se

bougnade; sf. — Cognade.
bougnasse ; sf. — Augm. de bougne.
bougne ; sf. — Bosse, bigne, tuméfac¬
tion, loupe, bosselure. V. boudougne.
bougne (L.) ; sf. — Récipient, pot.
bougnòc, mougnòc,-oque ; s. —
Chose ramassée en boule, en pelote et chif¬
fonnée ou tassée grossièrement ; bigne ; tas.
Qu'èren en û bougnòc, ils étaient en tas;
û bougnòc de perrées, un peloton de chif¬

mal,

Souffleur,

bouharòc, plus usité

bosse,

une

s. —

vantard,

-euse ;

vogue.

(G.)

bouhàt;

; sm.

sm.

—

—

Soufflet. V. couhàt.

Souffle, grand souffle;

haleinée.

Que, y ès en û bouhàt, tu atteindras le
but en un rien, le temps d'une haleinée.
V. bouhade. U bouhàt de bî, un coup de
vin.

plus fort, plus vigoureux,
la bouhade.
bouhàt,-de; adj. — Soufflé,-e; au fig.
gonflé de joie, satisfait, fier.
Le

bouhàt est

plus bref

que

bouhatère.

—

Fréq. de bouhère (i).

�BOUHATÈRE

167

bouhatère, bouhoère; sf.
nière, trou en terre.

Taupi¬

—

parfois à la bouhatère, une
demeure, un logis obs¬
cur ; bouhatère peut également désigner un
lieu où il y a beaucoup de taupinières,
bouhausàc, bouhe-au-sac (L.) ; sm.
Litt. souffle dans le sac, la poche; cor¬
nemuse.
V. bouhe ; joueur de cornemuse.
bouhàyre,-e ; s. — Souffleur,-euse ; qui
souffle souvent; chibàu bouhàyre, cheval
poussif.
bouhe (L.) ; sf. — Cornemuse à poche
de peau. V. boudégue, bouhausàc.
bouhe,-hoû ; s. — Taupe,
bouhe! interj. — Pour répondre non.
Analogue en français « flûte ! zut ! » ; litt.

bouhét;

une

Syn. bouhadA.
bouhét; sm.

pauvre

—

&lt;(

souffle ! »
Da-m drin de

moi

un

peu

coque?
de gâteau ?

bouhe-au-sac.

bouhe-barquî
bouhe-bén

;

—

—

— Flûte ! ■
V. bouhausàc.

; sm.—

sm.

Bouhe! Donne-

■—

vent.

où le vent

bouhe-brac,-braque ; adj. et s. — Qui
qui a courte haleine; essouf¬
flé, asthmatique.
Coste de bouhe-brac, côte raide.
Syn. cour d'alét.
bouhèc, bouhét ; sm. — Petite bulle;
1"S enfants soufflent par jeu, dans des fleurs
en
cornet, telles les capucines et les font
éclater ; c'est un bouhèc.
bouhèc ; sm. — Terrain, sol qui est
souffle court,

comme

cl

s.

—

productif.
bouholàyre (G.)

soufflé ; peu

bouhe-l'àyre

;

adj.

;

Vantard,

bouhèmi; sm. — Bohémien, vagabond.
Bile de\ bouhèmi, vie, existence de vaga¬
bond. V. tatay.
bouhèmi,-ie ; sf. — Les bohémiens, la
race des bohémiens, des gitanos; ceux qui
vivent comme eux.
bouhemialhe ;

boumiàlho (G.) ; sf.
nuance péjor.
—
Essouffle¬
ment. C. bouhadére (2).
»
bouhère, bouhoère, bouhatère; sf.
Taupinière, taupinée, petit amas de terre
qu'a soulevé la taupe. V. bouhanère.
bouherlà-s ; v. — Se couvrir d'ampou¬
—

Les

bohémiens, avec une
bouhère, bouhéte ; sf.

A"a pas
sans

—

soufflé ;

C. bouharle,
—

éclater

bouheròc.

—

C. bouharòc.

soufflant. V. bouhèc.

—

née. V.

bouhèré.

(B.-L.) ; sf. — Musaraigne de
(crocidura araneus, Schreber).
bouhic,-gue. — C. bouhèc.
bouhigue ; sf. —Vessie. V. bouharigue,

bouhéto

bouhure.

bouhilhà ;

—
Fouger, fouir, barbo¬
parlant de la taupe.
Lou porc que bouhilhé, le porc fouge ;
lous guits qu'aymen de bouhilhà, les ca¬

ter ;

souffler,

Van¬

v.

en

nards aiment barboter.
Dans le G. bouhilhà ne

s'applicrue qu'à la

taupe ; fouger, fouir, se dit housilhà.
bouhilhadis ; sm. — Ce que le porc,

le

sanglier soulèvent en fougeant.
bouhilhàt,-ade ; s. — Terrain fouillé
par les porcs, les sangliers.
bouhilhàyre,-e ; s. -— Barboteur,-euse ;
qui fouge.
bouhinà (Lav.) ; v. ■— Bouder.
bouhinàyre,-o (Lav.); adj. — Bou¬
deur,-euse.
bouhit ; adj. et sm. — Qui sent le ren¬
fermé; l'odeur elle-même, le remugle,
boùho (G.) ; sf. — Vessie.

Syn. bouhigue.
v. — « Souffler» la terre, en
parlant de la taupe. V. bouhà.
bouhoàt,-ade ; s. — Sol, terre couverts
de taupinières, infestés de taupes. V. bou-

bouhoà ;

hatèré.
de

bouhoàyre, bouhoè; sm.
taupes, taupier.
bouhòc,-que, bouhòt,-e.

—

Chasseur

—

C. bou¬

haròc.

bouhoère.
pour

bouhòrlo
enflé

—

C. bouhère. Signifie

—

C. bouchorle, balohe.

(Big.)

; sm.

—

Un fat bête, un

».

bouhòt.

aussi

prendre des taupes. V. balésïre.

bouhorle.
«

.

—

en

bouhètch,-e (Ort.) ; adj. — Qui est
gonflé,-e ; bouffant.
bouhéte ; sf.
Essoufflement, dysp¬

ampoule,

s.

faibles.

croître à vue
bouhét, faire
la moue, bouder; être de mauvaise humeur.
bouhét,-e ; adj. et s. — Se dit de quel¬
que chose qui est gonflé, qui se tient en
l'air; bulle de savon; fleur de la capucine,
du liseron, que les enfants gonflent et font

Bulle d'eau, de savon;

beignet
bouhèrlou,-hèrle; adj. et
tard, -e ; fréq. de bouhat.

lou bouhét soulide, il a le souffle

force, les poumons

engin

les.

bouhèrle ; sf.

Souffle, bouffée; respi¬

Prabà à bouhéts, pousser,
d'œil. Dans l'expres. està de

—

bouhèrle.

—

ration.

Soufflet de forge,

Litt. souffle ! vent.

Coste de bouhe-bén, colline
souffle ordinairement. N. de p.

Soufflet à feu. V. bou¬
orifice de l'anus.

terre

désigne ainsi les endroits exposés au

On

—

BOUHOT

hèc. A B.-L. également

On assimile

hutte,

sm.

—

—

V. bouhòc.

bouhoû,-he; sm.
bouhòt,-0 (Lav.).

—

—

Taupe,
C. bouharòc.

�BOÜHOURLA-S
bouhourlà-s.

bouhilhàyre
qui fouge.
bouhit ; adj.

—

;

168

BOULEBERÇA
C. bouchourlà-s.

s.

-—

Barboteur,-euse

bouhure ;

boulangé,-re ; s. -— Boulanger,-ère.
Syn. pacoque (vieux),
boulangerie ; sf. — Boulangerie,

;

m. — Remugle; qui senl
l'odeur de moisi elle-même.
si'. — Enflure, vessie, bulle.

le renfermé ;
V.

—

bouharle.

bouhuròc,-que. — C. bouharòc.
bouiadjà ; bouyadjà ; (Big. G.) ; v. —
Voyager. V. biadjà.
bouïc (H.-Big.) ; sm. — Sol où il y a
de

boulàr ; sm.

boulà ;

v.

ailes; courir
boulà ;

——

Voler,

avec

se

mouvoir

avec

— Fréq. augm. de boulà.
boulàstre,-e ; s. — Se dit d'une vo¬
laille qui a le défaut de s'envoler. Au fig.
volage.
boulastrejà; v. — Voler de-ci de-là,

voleter.

Considéré

—

boulade ; sf.
d'un

insecte,

—

essor

boulatà ;

v.

—

Voleter, battre des ailes,

boulatà.

—

C.

boulatò,-tòu.

boulatèc,-èque ; adj. — Qui voltige,
boulatejà. — Fréq. de boulatà.
boulatère ;

comme un

Volée, vol d'un oiseau,
; bande d'oiseaux ; ra¬

terme de menuisier ; ce qui dépasse
charpente, bord; état, condition.

de

boulade.

V.

des

clée, volée de coups ; pièce de véhicule ;

Persoune

boulât,-de ; s. — Vol, étendue et lon¬
du vol qu'un oiseau fait en une fois.

gueur

grande vitesse.

galli¬
cisme tiré de « voler », prendre. On doit
lui préférer panà ou raubà.
v.

haute

boulade,

une

personnage

important; gahà à la boulade, prendre au
vol, prestement; qu'au n'an dat Ue bou¬
lade, on lui a donnée une volée (de coups) ;
gahà la boulade, prendre son essor ; arribat
à la boulade, arrivez au plus vite.
bouladé,-re. — C. bouladls.
bouladé, boulàn ; sm. — Volant,

les

boulatìu,-dìu,-ibe
voler. V.

; sm.

—

Précipice.

toute yitesse.

bouladìs,-se, bouladiu,-ibe
Qui vole ; qui peut voler.
bouladoù ; sm. — Planche

;

adj.
de

—

vol,

d'une volière.

boulahà

.

(B.-L.) ; sf.— Papillon de jour.
boulàm,-àme (G.) ; sm. — Faucille à
long manche.
boulàn; sm. — Volant; pièce d'une
robe; volant de roue, de meule; petit mor¬
ceau de bois rond; plat, percé par le milieu
d'un ou plusieurs trous, flottant sur l'eau
que l'on porte dans la herrade pour empê¬
cher l'eau de se répandre par dessus; à
Salies c'est fou hustot. V. pléc.
boulàn (Big.) ; sm. — Cerf-volant (jouet
d'enfant).
boulàn-te ; adj. — Qui a la faculté de
voler, volant. V. boulàdje, boulatiu.

adj.

;

—

Qui peut

bouladls, boulàn.

boulatò
—

(Big. Arm.) ; boulatòu; sm.
Insecte volant de l'ordre des scarabées;

poisson, espèce de cyprin.
boulatoère ; sf. — Les boulatòs, en gé¬
néral ; leur réunion ; leur repaire.
boulatùm, boulatùmi ; sm. ; bculaturie ; sf. -— Volatile ; ce qui vole ; volée
d'oiseaux; en Lav. s'applique" aussi à la
généralité des oiseaux de proie.

boulàyre,-e; adj. et
avec

ou

sans

boulcàn ;

(M')

Syn. peridé.
boulàdje,-e ; adj. — Volage, incons¬
tant,-e; volant,-e.
Lit boulàdje, avalanche volante formée
de neige poudreuse qui descend en volant,
à

sf. — Oiseaux en Iroupe,
de voler ; défaut des volail¬
qui cherchent à s'envoler. V. boulàstre.

vols ; action

en

volée.

bouladé

caus¬

boulassejà.

l'alios, stérile et où poussent des brous¬
sailles, des ronces, etc.

boujà ; v. — Fouger ; retourner la terre ;
piocher ; labourer.
boujadoù, boujàyre, boujè; sm. —
Ouvrier de terre, piocheur.
bouje (G.-M.) ; sf. — Bouée,

Grosse boule. V.

—

ses.

s.

—

Qui vole,

ailes ;
sm.

aviateur,
-— Volcan.

boùle, boulé; bouléy (Bay. L.) ; v. —
Vouloir ; désirer, exiger.
At ba. boulé? Qu'at boulera, le voudrat'il ? II le voudra ; qu'ai boulerèy, je le vou¬
drai ; c si n'at boulousse? Et s'il ne Je
voulait pas ?
Boulé-n, en vouloir ; avoir du ressenti¬
ment ; Diu boulhe, Dieu veuille ; boulé-s-en,
s'en vouloir; être ennemis; nou-m boulet
pas d'isç? Est-ce possible? M au boulé, vou¬
loir du mal ; que-s hè inau boulé, il suscite
de la colère, du ressentiment; que la bou¬
lerait, on la voudra, on la recevra ; boulé-s,
se vouloir,
se désirer, accepter de s'unir,
se

marier. V. bòle.

boùle, boulé;

sm.

—

Vouloir, acte de

la volonté.
Lou boulé

qu'ey soullde, la volonté est
qu'en a lou boulé, il en a le désir ;
plà-boulé, bon-vouloir; mau-boulé, mau¬
vaise volonté ; que hè lou sou boulé, il fait
sa
volonté ; ana-y de plâ-boulé, y aller
volontairement; està de quoan bou y (ou
bòli), être capricieux.
forte ;

bouleberçà,-bessà
ser,

;

v,

—

Boulever¬

�169

BOULEBERÇAN

bouleberçàn,-te

adj.

;

boulhoû ; sm. — Bouillon alimentaire ;
échec-, mauvaise affaire ; perte.
Boulhoû gras, bouillon gras, fait avec de
la viand", de la volaille ; boulhoû de les
quoàte bèsties, bouillon fait avec de la vian¬
de de bœuf, de veau, de la volaille et du

Boulever¬

—

sant.,^.

bouledé,-re; adj.

■—

Qui

fait

se

vou¬

loir, désirer; que l'on désire.

boulegà, boulugà; v.
bouger, mouvoir, balancer,
frétiller ; voleter ; boulegà-s,

Remuer,

—

agiter, agir,
se

porc

donner du

fait tout voler.
Dans le G. boulegà-se,
fie

se

ou

bien

qu'ai
active,

remue,

faire danser

de l'eau

bouludà-se signi¬

lhoû!

—

boulén,-te;

—

a.

».

Qui veut, qui

a

Plâ

boulountàri.

est

bouludà-S

veuille

ou non ; on dit aussi bouloùns.
boulentàri; adj. d. 2 g. — Volontaire,
absolu.-e ; enfant gâté.
boulentariamén,
boulentarimén ;

advf— Volontairement,

Volonté.

Boune, mâchante boulentàt, bonne, mau¬
vaise volonté ; à la boulentàt de Diu, à la
volonté de

Dieu; ùrni fie boulentàt, liohime

de volonté.

Augm. boulentadasse, bonne volonté qui
donne pas de résultat.
boulentoùs,-e s. — C. boulentàri.

ne

boulét ;
boulét ;

sm.

—

sm.

Boulet,

—

Dim. de bol; petit vol

bouléte ;

sf.

—

—:

petite

boulhoà ; v.

boulhoû ;
tourbillon

—

Tire d'ailes, pleine

adv.

Bon

—

re.

—

(G.)

C.

; v.

boulentàri.

Se rouler

—

par

ter¬

V. bourricà-s.

boulugà. — C. boulegà.
boulùgo (G.) ; sf. — Etincelle. V. belugue, bue'.
boulùm ;

sm.

—

Voile

;

volume

;

éten¬

due d'un

objet.
Qu'a gran boulùm, il a un grand volume,
boulumague (M') ; sf. — Lotier corniculé (plante).
La terre de boulumague, tién-la quoan
l'ayes; la de cardoùs, que nou la bénies ni
qu&gt;i nou la dous, la terre à lotier, garde la
quand tu la tiendras ; la terre à chardon,
ne la vends
pas ni ne la donne (prov.).
boulùme; sm. — Volume; livre,
boulùmie ; sf. — Oiseaux de basse-cour.
V. boulatùmi, heraméy.
bouluptàt; sf. — Volupté.
Voluptueux,bouluptuoÙs,-e ; adj.
—

—

sm.

—

C. bilhoà.

—

—

C. boulegà.

boulùr,-rre ; s. — Voleur,-euse. Dans
Big. et le G. le fém. est parfois bouVotí m'en harl pas

Bouillonner

bouillonnant,

bouluquejà (G.).
la
tùrdo.

C. bouche.

boulhoà (B'.-L.).

d'eau ;

Bille d'enfant;

boulette.

boulhe.

bou¬

euse.

d'oiseau.
boule ;

sm.

bouloû ; sm. — Boulon,
bouloùns-ou-noû ; loc.

vo¬

—

—

y a,

gré, mal gré. V. bouléns.

porté de mauvaise volonté. V. maliboulén.
boulénce ; sf. — Bonne volonté,
bouléns.
Dans les expr. : à bouléns,
résolument; bouléns ou noû, qu'on le

boulentàt ; sf.

baignant; aci qu'en

boulòp (G.);

de la

boulin, bienveillant, de bonne
mau boulén, malveillant, qui

se

volée.

volonté.

lonté;

en

Que d'eau ! Bébe boulhoû de graulhe,

maigre, « il n'y a pas gras » comme dit
Populo : boulhoû dab oélhs, bouillon avec
des yeux, gras ; d'un pauvre bouillon on
dit: que s'a perdut Ions oélhs; estaubià lou
boulhoû, économiser le bouillon, être chi¬
che, regardant,
boulhoû (B.-L.). — C. bilhoû.
boulhoû-blanc ; sm. — Bouillon blanc
(plante).
boulie, boulhie, boulhide; sf. —
Bouillie, crème. V. gaudines.
bouloà, boulounà ; v. — Boulonner,

Bole-Marie.

C.

spé¬

boire du bouillon de grenouille, de l'eau ;
lou boulhoû qu'ey rnàgre, le bouillon est

boulegàyre,-e ; adj. et s. — Celui,
celle qui remue ; actif.
bouleguejà ; v. — Remuer, frétiller,
papillonner.
bouleguét ; sm. — Tournoiement.
Dab lou barrot que hase bouleguéts, il
faisait tournoyer le bâton,
boulejà; v. — Voleter. V. boulatejà.
boule-haubàt ; sm. — Coccinelle.
Syn. bidùu, bole-Marie.
Boule-Marie.

c'est le bouillon des grandes fê¬

boulhoû, perdre de l'argent dans une

rouler à terre. V. bourricà-s, boucà-s,

«

;

culation, perdre de l'argent prêté; avaler

bouquilhà-s, brusà-s, bruglù-s.
boulegade ; sf. — Ce qu'on remue ;
mouvement
plutôt vif ; mouvement de
foule ; volée de coups ; réprimande avec
correction,

salé

boulhoû d'oùnze ores, breuvage empoi¬
sonné ; boulhoû puntùt, lavement; bébe û
tes ;

mouvement, se remuer.

Qu'at hè boulegà tout,
boulégue tout, il secoue,

BOULURE

—

chose de peu

Bouillonnement
dans

un

plis bouffants d'une étoffe.

;

cours

boulure.
ties des

Dax.

boulùr, dit-on d'une

de valeur.
—

C. boulùr

en

certaines par¬

Landes, particulièrement autour de

�BOULURRALHE

170

BOUMIALHO

_

boulurralhe, boulurràmi; sf.

compagnie de voleurs.
boulurrè, boulurris; adj. et

—

Ra¬

s.

—

boumbàt,-ade ; adj. — Bondé-,e.
Qu'ey boumbàt de moùnde, (le lieu) est

ce, engeance,

Les voleurs

boum;

:

le vice du vol.

sm.

Onomatopée d'un coup

—

sourd.
A tourns e boums, rouler et
bonds et ressauts,

dévaler

par

boumague,
boumayne, boumiague ; sf. — Centaurée ; luzerne épineuse,
fausse scabieuse. V. bimague.

boumàyno (Arm.) ; sf. — Anémone
pulsatile (plante).
boumbà ; v. — Frapper, d'un coup
sourd ; battre l'eau ; heurter avec force.
Boumbà

la

battre

timbale,

la

grosse

boumbabe la hemne, il frappait

caisse ; que
sa
femme.

boumbà, boumpà, bumpà; v. —
Bomber ; rendre ou devenir convexe.
Boumbà Vestoumac, bomber la poitrine,
plastronner ; s'emploie aussi pour boundà,
boumbà-se

Se balancer,
boumbàt, mais
avec un sens d'amplification. Ex. : û boum¬
bàt d'aygue, c'est une masse d'eau préci¬
pitée. arrivant soudainement, d'un coup,
landis que la boumbade s'étalera, durera,
tout en étant plus importante.
boumbadére ; sf. — Sorte de grosse
caisse ; bombarde ; dans le G. escarpolette,
balançoire.
boumbadis,-isse ; adj. et s. — Qui
bombe : résonnement prolongé de coups
(G.)

; v.

boumbade ; sf.

boumbàt d'ayprécipitée avec

coup sourd; qu'a arribàt û
guei, une masse d'eau s'est

bruit.
boumbe ; sf.
battre l'eau

Mailloche; perche pour

—

(G.).

boumbe ; sf.
lerie ; bombance.
Ha la boumbe,

Bombe

—

pièce d'artil¬

;

festoyer; gare la boumbe!

Attention dessous !

boumbejà (pop.)

;

v.

Frapper de

—

boumbats successifs.

boumbà; sonner
rebondir.
boumbêch, la paume re¬

boumbi; v. — C.
résonner ; bondir

creux,

La paume que

boumbide ; sf.

—

C.

—

sourds.

boumbadoù,-re ; s. — Celui, celle qui
frappe : bombardier.-ère.
boumbamén ; sm. — Bombement; ac¬
tion de frapper, de boumbà.
boumbàn,-te ; ad j. — Bombant.-e.
houmbance ; sf. — Bombance.
Svn. hartère, golchère.
boumbardà; v. — Bombarder,
boumbardamén ; sm. — Bombarde¬
ment.

;

Rebondissement. V.

—

boumbàt.

se

boumbinà-s
balancer,

(G.);

boumbìt.

V. boumbàt.

boùmbo

—

(Lav.)

;

v.

sf.

Se dandiner;

—

Rata de pommes

—

de terre.

boumbole.

—

hà

En Lav.

C. bambole.

eras

faire les choses

càusos à

ra

boumbòlo,

soin.

sans

boumbone, boumboune; sf. — Bon¬
bonne, cruche ; au fig. personne ronde¬
lette.

boumboû; sm. — Bonbon,
boumboulegà (Lav.) ; v. — Emerger,
faire, bosse

dessus.

au

boumbounejà ; v. — Résonner en
bourdonnement ; s'emploie quelquefois iTvcc
le

sens

de faire bombance.

Bruit, réson¬
fort.
boumboune jade dous canoûs, le bour¬

boumbounejade ; sf.

—

nement; bourdonnement assez
r.a

donnement de l'artillerie.

boumbardàyre,-e ; s. — Celui, celle
qui bombarde ; on dit aussi boumbardiè.
boumbarde ; sf. — Bombarde, pièce
d'artillerie: sorte de grosse cornemuse, au¬
jourd'hui délaissée. V. boulie ; au fig. gros¬
femme.

boumbardejà

boumbourroumbéte
donnement

sonnaille

Fréq. de boum¬

—

sm.

boumbardière

;

—

sf.

Bombardier,

—

un

sonore.

(M')

;

au

fig.

sf. —
;
tapageuse;

Bour¬

petite

femme grosse et

sm.

sens.augm.;

—

C .boumbàt mais

coup

sur

un

objet

:

boumét;

sm.

Soc de charrue. On dit aussi bòme.

houmì ;

Virago; femme

à soldats.

boumbassàt;

bombance

:

boùme; boumén (As.)
—

boumbardiè;

Sorte d'ono¬

boumbourroumbe ; sf

matopée. Fort bourdonnement.

petite.
; v.

bardà.

avec

boumbàt,-bade, boumbit,-ide ; s. —
Coup sourd ; heurt sur un corps résonnant ;
masse d'eau, de terre, etc. précipitée con¬
tre: le bruit de cette masse. V. boumbade.
Qu'an tirât û boumbàt, on a tiré un

bondit.

bonder.

se

bondé de gens,

— Vomir,
rejeter.
entà bouml, cela est dégoû¬
tant. répugnant, vous donne envie de vo¬
mir; bouml lou eo e, las tripes, vomir avec

Qu'en

v.

y a

abondance et violence.

boumiàlho

(G.).

—

C. bouhemialhe.

�BOUMIARIO

171
boumiarìo

(G.);sf. — Fait de bohé¬
vagabond ; en Loin, action d'hy¬
pocrite ; hypocrisie.
D'après d'Astros, danse à la bohémienne,
boumide ; sf. — Ce que l'on vomit en
mien, de

fois.

une

boumidé ; sm. — Vomitif; quelque
chose de répugnant, de nauséeux ; vomiloire.

Matière vomie; en¬
de maladie.
boumidêre, souffx'ir de vomisse¬

boumidé,-re;

s.

—

vie, action de vomir;
Abé

la

vase

ments.

boumidis ;

sm.

Matière vomie,

—

vo¬

boumidoù,-re adj. — Qui vomit, qui
est sujet aux vomissements.
;

boumitòrì ; sm.
vomie, avec un sens

Vomitif;

—

péjor.

matière

endroit

;

pour

vomir.

boump, boùmpou (B.-L.).— C. boumet ses dérivés; toutefois, boumbà de¬
vient boumpà, boumbadére, boumpadfro.
bàt

etc.

boumpà ÍB.-T,.). — C. boumbà.
boun (d) ; sm. ■— Bond,
bou-n (Big.
G.). — Contraction de
bous en. vous en ; en B. qui1, b'en.
Que bou-n bats, vous vous en allez ;
nun

bou-n anats ? Où

vous

en

allez-vous ?

boun, bouns (Lav.) ; sm. — TTièhle
(plante").
bounabé, boun-abé. — C. benabén.
bounamén; adv. — Bonnement, sans
penser à mal.
bounaméns (Lav.) ; adv. — Presque.
bounàs,-niàs, bounàssi,-e; adj. —
Bonasse, débonnaire, calme, bonne pâte
d'homme; on dit aussi, familièrement,
bounifàci.
boun-boulé (G.); sm.
V. be-boulé, plâ-boulé.
bounboùn ("G.

L.).

—

Bon vouloir.

bouildà ; v.
de, bondonner ;
contre les

—

de

bon. sérieusement.

Que-s soun peleyàtk à de bounes, ils se
sont disputés sérieusement ; que jougàm à
de bounes, nous jouons pour tout de bon.
bounét ; s. — Bonnet, coiffure le plus
souvent d'étoffe; dans la région Or. Bay.
et vers les L. on appelle généralement bou¬
nét le berret.

Bonder; placer la bon¬
un arrêt, une digne

qu'ey boundade de moànde.
tounéf
qu'ey boundàt, le tonneau est bondonné.
boundade; sf.
Vague, noussée d'eau.
chambre est bondée de gens; lou

V.

desboundaâe. andade. bonmbàt.

—

boundi ;

—

Bonde

;

bouchon

: on

fait

de
pile de

; coup

une

danse la ronde autour, chacun
renverser
le tas par un

on

tâchant de faire
camarade ; celui

çoit

une

qui a renversé la pile re¬
volée de coups de berrets.

bounetàyre,-e
bonnets ;

;

s.

—

Marchandée de

fabricant de berrets.

bounét de caperâ ; sm. — Bonnet de
prêtre, fusain d'Europe (plante) ; espèce de
pomme calville.
bounéte ; sf. — Sorte d° coiffure, bon¬
net de nuit, béguin d'enfant, petit bonnet,
C. abouni, bonifier.
bouni.
bouniàs,-se.
C. bounàs,-e.
bounìc (E. des L.) ; sm. — Nombril.
bounicoû,-ne, bouniquét,-e ; adj. —
nim. de boû. Qui est assez bon : petite
bonne chose. En H.-Big. et H.-A., le fém.
de
bounicoû est. préférablement, bouniroùgno.
bounicoû (Lav.) ; sf. — Bonté, amabi¬
—

—

lité.

Bounifàci,-ce ; n. p. — Boniface; dé¬
une
bonne pâte d'homme. V.

bonnaire,
bounas.

bounificà ;
Svn. abouni.

v.

;

—

;

sm. ;

Bonifier.

sf.

—

Bonification,

bouniquerie, bou-

Bonne chose; friandise.
; ad j. — Suffisamment
bon ; assez bon ; agréable.
Aquéste bî qu'ey bouniquét, ce vin est
—

bouniquét,-e

La crampe

sf.

berrets,

Bonnetade

—

jeu d'enfant

nisse ; sf.

eaux.

bounde ;
bonde.

bonnet ;

bouniquè

faire

la

assez

bon.

bounisse.

C.

bouniquerie.
C. boundà : mettre le
bounoû à une barrique, à un tonneau,
bounoû ; sm. — Bondon. bonde.
Amies de bounoû, compagnons de bou¬
bounoà ;

—

v.

—

teille.

de

bounoumie ; sf.

—

Grande bonté

;

bon¬

homie.
v.

—

boundit,-ide

;

Bondir.
s.

—

Bond,

bondissc-

ment.

boundoû ; sm.
bondon.

boundroû, goundroû; sm. — Gou¬
espèce de mastic fait avec de la
résine et de la brique pilée.
boundrounà, goundrounà; v. —
Goudronner ; obturer avec le mastic.
bounes (à de) ; loc. adv. — Pour tout

bounificacioû

C. boubou.
bounboune ; sf. — Bonbonne,
bounbounière ; sf. — Bonbonnière.
—

BOUNUREMÉN

dron ;

bounetade ; sf.

missement.

—

—

Bouchon de bonde;

bouns (Lav.). — V. boun (3).
bountàt, bouentàt ; sf. — Bonté ;
olJigeance.
bounuremén (L.) ; adv. — Par bon¬
heur, heureusement.

�BOtJP

—

boup ; sf.

172

BOUQUILHA
—

Renard, aussi bien mâle

que femelle.
Ku B.-L. on dit

:

nou-n

bo, ni 'ra boup

a&lt;juilos, il n'en veut point, ni le renard
des aigles ; ce sont les raisins de la fable :
ils sont

trop verts.

C.ouhessioû de la boup,

confession de pé-

cadilles; pèt de boup, foin jauni; coude
de boup, prêle. V. boupélh.

boupàt ; sm. — Renardeau,
boupatè ; sm. — Chasseur de renards.
boupatère ; sf. — Renardière, lieu où
il

va

N.

'd.

des

renards; la

race

des renards.

1.

Syn. boupère, boupilhère.

boupélh; sm. — Prêle queue-de-renard. On l'appelle aussi coude de boup,
toutefois le boupélh est plus petit que celleci.

bouque ; sf.

—

Bouche, goule, gueule,

embouchure, entrée;
orée.
Bcroye bouque, jolie bouche; bouque de
baràt, entrée, ou embouchure, de fossé;
eslà de boune bouque, peu délicat sur la
nourriture; ha boune bouque, faire bonne
bouche, donner satisfaction, faire plaisir;
ha ue bouque de hour, faire bouche de
four, ouvrir la bouche toute grande ; counbiengùt de bouque, convention verbale;
de bouque en sus, en bat, l'ouverture vers
le haut, le bas : càde de bouque-déns. tom¬
ber sur la bouche ; ha biéne l'ayque à la
bouque, faire venir l'eau à la bouche; méte
en
bouque, mettre en train, faire parler;
alléguer; mettre en appétit; dansà au soû
de la bouque, danser au son de la voix ;
ha la bouque en eu de poure, faire la bou¬
che en cul de poule, pincer les lèvres ; qui'
s'at liraré de la bouque, il donnerait tout,
par bonté; chibàu hort de bouque, cheval
dur au mors; la bouque dou bosc, l'orée
du bois ; bouque. de noeyt, crépuscule ; ha
demourà la bouque oubride. laisser bouche
bV: abé paraule en bouque, parler avec
facilité, avoir la parole; n'abé ni bouque
ni nu, n'être bon à rien; pleà-s'en la bouijue. s'en remplir la bouche, grossir les
faits que l'on raconte.
T,oc. et die.
A bouque barrade. mousque nou y entre, en bouche fermée mou¬
che n'entre point ; celui qui ne parle pas ne
risque pas de se tromper ; bouque qui nou
parle. Diu nou l'entén, bouche qui ne dit
rien. Dieu ne l'entend pas; il faut parler
si l'on veut se faire entendre: lou hour
que-s cauhe per la bouque, le four se
chauffe par la bouche, pour vivre il faut
se
nourrir : lou qui a bouquéte qu'aye
bousséte, celui qui est gourmand doit avoir
de l'argent en bourse, de quoi satisfaire
son
néch'! ; bouque joéne toute soûle qu'av¬
ril e en de bielhe tout soul que péte (dict.1.
c
qui est jeune est gai mais ce qui est
vieux... ; chaque chose a son temps; beroye

ouverture,

orifice,

passe ;

bouque

mes

machàns ditoûs, belles paroles,

mauvais\abé tout:
bos? Avoir de tout abondam¬
ment, à bouche que veux-tu.
Dim. boucoû, bouquetoû, bouquéte, bouquine, boucote. Augm. boucasse, boucar-

mais

méchants,

actes

bouque

que

rasse.

bouquè. — G. boucàu.
bouque-abàn ; sf. — Principale ouver¬
ture de la grange. V. boucàu.
bouque barrà ; v. — Se taire ; ne rien
dire.

bouque-bouquéte ;
mand,

un

s.

Un

—

gour¬

délicat.

bouque-de-loup ; sf. — Sauge des prés
(plante).
bouque-déns (M4). — Dans l'expres¬
sion de bouqui-dens, la face contre terre.
bouque d'or ; sf. — Une personne qui
a son franc
parler, en style familier ; on dit
aussi : qu'ey u Sén Jan bouque d'or.
bouque fine; sf. — Bouche fine; un
gourmand, un délicat de bouche
bouque tirante (à) ; loc. adv. — A
pleine bouche ; à pleine voix.
bouquét ; sm. ■—• Bouquet, touffe, Hoc;
bosquet d'arbres hauts; parfum, arôme de
vin, de plat cuisiné; chose de choix, de
haute qualité.
bouquetà; v. — Orner de fleurs, de
bouquets, fleurir; donner du bouquet.
bouqueté,-tiè,-re ; s. — Bouquetier,
-tière.

bouque-tort,-e
de travers,

; s.

—

Qui

a

la bouche

tordue.

bouqui.
comme

que, en
le mot

— En Lav., au lieu de former,
béarnais, les composés de bou¬
prenant comme premier composant
bouque, resté intact (bouque gran,
en

grand de bouche),

on

ne

prend

que son

radical

qu'on fait suivre, comme en latin,
de la voyelle i qui réunit étroitement les
deux composants en un mot unique (bouquigran, bouquiprlm). Ce procédé latin
de composition est fréquent en Lav. et dans
les vallées pyrénéennes (Luchon, Barousse).
bouqui ; v. — Saillir, en parlant du
bouc.

—

s.

bouquichoû,-e; bouquissoùn (G.);
Clavaire (champignon).
bouquide,-dére ; s. -— Accouplement
—

du bouc et de In chèvre.

bouquide ; sf. — Qui est fécondée, en
parlant de la chèvre.
bouquidére (crabe) ; sf. — Chèvre
en

rut.

bouquigràn,-o (Lav.);

s.

—

Grand,-e

de bouche.

bouquilhà

; v.

•—

Rouler par terre. C.

boucà, bourricà.

bouquilhà-s ;
dans l'herbe, la

v. —• Se rouler par terre,
poussière.

�BOUQUILHADE

173

bouquilhade ; sf.

—

Action de se rouler
la chèvre.
l'âne se roule

par terre ; jeu du bouc et de
L'àsou que-s bouquilhe,

bouquilhàyre,-e ; adj.
se

—

Qui

a

la

rouler par terre.

bouquiprim,-o (Lav.) ; s. — Qui a la
bouche petite, les lèvres minces,
bouquissoùn (G.). — C. bouquichoû.
bouquitort,-e. — C. bouque-iort.
bouquiu,-ibe ; adj.— Qui a bonne bou¬
che, qui n'est pas difficile sur la nourri¬
ture ; se dit particulièrement des bètes on
ironiquement des personnes.
bouquiu,-ibe ; adj. — Qui a l'odeur
.caractéristique du bouc.
bour (Arm.) ; sm. — Terrain bourbeux.
bouràce,-e; adj. — Vorace.
bouracitàt ; sf. — Voracité,

bouràyne ; sf. — Bourrache (plante),
bourbagne ; sf. — Qui est de nature
bourbeuse ; bourbier d'une certaine éten¬
due.

bourbère ; sf. — Source bouillonnante.
V. bourboù; dans le G. et le V.-B. bourbier.
bourboû ;
N. de p.

sm. — Source "bouillonnante.
et de I. Bourbon.

bourboulejà,-lhejà,-nejà ;

v.—

Bouil¬

lonner.

bourboulhoà ;

v.
—
Bouillonner -,
les précédents,
bourboulhoû ; sm. — Bouillonnement.
Sudà à bourbouilhoûs, suer à grosses
gouttes.
bourclà-s ; v.
Se vautrer, se rouler
par terre. V. brusà-s, bourricà-s, bruglà-s.
bourdà ; v. — Border, embordurer, lon¬
ger. V. bourdejà, bourdurà.
bourdà (Big.) ; sm. — Abord ; alentour ;
écart; terres autour de la borde, l'enclos;

moins usité que

bordure. N. de p.

bourdà; sm. — Ferme, borde avec toul
qu'elle contient et comporte: bétail cl
cheptel mort. En Lav. emplacement d'une

ee

borde tombée

en

ruines.

bourdade ; sf. — Contenu d'une borde;
bordée ; rive.
Ue hère bourdade de bestià, une borde

bétail ; la bourdnde de
Vagàu, la rive du canal ; qu'a liràt ue bour¬
dade, il a « tiré une bordée ».
bourdàdje ; sm. — Employé parfois
avec
le sens de bourderàdje et aussi de

bien

BOURDIL

bourdalà,-làt,-ade ; s. — Endroit où
des bordes; hameau. V. ahitàu, bour-

il y a
dire.

bourdalàdje, bourderàdje;

par terre.
manie de

—

pourvue

en

bourdade.

bourdàdje; sm. — Action de border;
hordage, fermage, métayage.
bourdàdje, bourduràdje; sm. —
Borilage ; bordure ; ce qui constitue la rive :
arbres, terrassement, etc.
bourdadure.

—

V. bourdure.

sm.

—

Fermage ;
ensemble d'une exploitation
agricole.
Lou bourdalàdje qu'ey ca, le prix du fer¬
mage est élevé ; qu'an û gran bourdalàdje,
ils onl une grande exploitation agricole.
bourdalaygue. — C.
bordolàygo,
pourpier.
bourdalè,-re ; adj. et s. — Exploitant
d'une ferme, fermier,-ère ou métayer; haliilant d'un hameau, d'un bourdnlà, paysan.
N. de p.

Bourdalé.

Bourdalés,-e ; adj. et s. — Borde¬
lais, -e.
Lou Bourdalés, le pays bordelais,
bourdalése ; sf. — Barrique de 2?.o li¬
tres.

bourdàu, bourdèu, bourdiu. — For¬
de bourdà, bourdalà, bourdalàt.
bourde ; sf. — Varicelle.
bourdè,-re; s. — Habitant,-e d'une
borde ; fermier, métayer.
bourdejà; v. — Faire, suivre un bord,
une
bordure; bordurer ; être bord à bord.
mes

V.

bourdurà.

bourdèl ; sm.
dre, en désordre.

.—

Bordel; lion de désor¬

; sm. — Qui est du bordel ;
de mauvais lieux ; tristes gens.
bourderàdje; sm. — L'ensemble d'une
borde, ce qui la constitue; closerie ; bail
d'un domaine à ferme. V. bourdà (3).

bourdelùmi

gens

bourdère; sf. — Hameau, groupe de
Bordère, Labordère.

bordes. N. de p.

bourderie ; sf. — Borderie, domaine
d'une borde. N. de p. Borderie*, Laborderie.

bourdét,-e ; s. — Bordier,-ère, fermier
(vieux). N. de p. Bourdét, Labourdette.
bourdét,-e ; s. — Dim. de borde.
On appelle souvent lou bourdét, la botirdéte, un bâtiment de petites dimensions et
servant de resserre, de décharge au bourdè.
bourdét

(Lav.)

;

brouillée; cancan.
Bourdèu; n. p.
bourdèu.

—

C.

sm.
—

—

Affaire em¬

Bordeaux,

bourdà (3). N. de p.

Bordeu.

Brandir, frapper en fai
bras, l'arme.
que bourdibi', avec le
sabre il frappait (vieux).
bourdide ; sf. ■— Action de brandir en
bourdi ;

v.

—

tournoyer le
Dab lou sàbre

sant

faisant tournoyer.

bourdiè,-re (G. L.). — C. bourde,-re.
bourdil, bourdilà; sm. — C. bour¬
derie; en B.-L., borde démolie, masure.
N. de p.

�BOURDILÈ

—

Í74

BO II RL AT

bourdilè,-ro (G.) ; adj. et s. — Habi¬
d'un buardlu (anc. bord.il): fermier,
métayer.
tant

bourdìlh ;
bourdìu ;

Petite borde,
sru.
—
Maison de ferme ;
ferme. V. bourdèu, borde. N. de p. Bourdieu, Dubourdieu.
bourdoû; sm.
Cloche, bourdon;
mâle d'abeille, faux bourdon ; au fig. un
raisonneur, un ronchonneur.
Brouni coum û bourdoû, résonner (ou
bruire) comme un bourdon.
sia.

sm.

—

pèlerin.
A
bourdoû plantât, à bourdon planté,
c'est-à-dire sans bouger de place, de pied
ferme ; planta bourdoû, planter son bour¬
faire

place

;

halte,

s'installer,

rester

sur

; à tire
bourdoûs,

tiéne bourdoû, tenir tête

bourdoû,

vivement;

très

lous

la constellation d'Orion.

bourdoulic

(Lav.) ; sm. — Employé
dans cette expr. : ardoùn coumo û bour¬
doulic, rond, arrondi comme un?... Peutêtre nombril. Confronter

bourdounejà
vounvounejà.
bourdurà ;

;

v.

avec

—

bourià

—

soi.

bourduràdje,-ade ; s. — Ce qui
bourdùdje.

bouride ; sf.

—

Bordure. On dit aussi,

plus rarement, bourdadure.
boure ; sf. —• Boule, pelote, ampoule.
boure, s'en

amuser,

comme

Bruit

confus,

pelote.

boure-boure ;

sm.

commune

rurale

étendue,

bourgade ; sf. — Bourgade,
bourgés ou bourjés,-e ; s. — Bour¬
geoisie ; citoyen d'une petite ville ; ren-

bouridé ;
fait

bourgesie ou bourjesie; s. — Bour¬
geoisie.
bourgnejà ; v. — Bornoyer, regarder
d'un œil et fermer l'autre. V. guigna.
bourguét; sm. — Petit bourg; quar¬
tier fortifié dans les villes, autrefois; petit
coin retiré.
s. — Habitant,-e
bourguét. N. de p.
bourgueyà-se (Lav.) ; v. — Se mettre
à l'aise, prendre ses aises, se détendre.
bourì,-lì ; bourìche (G. L.) ; v. —
Bouillir, fermenter, bouillonner; échau-

der.

chaud ;

sm.

ment

trem¬

;

bouride, (l'eau)

Bouilloire

lieu où il
le¬
thermale ; dégage¬

—

bouillonnement

quel jaillit

une source
d'acide carbonique

;

trou par

;

dans

source

une

d'eau

minérale; gouffre où l'eau bouil¬
Le Bouridé, nom d'une source de
Capvern (II.-P.).
lonne.

bouridé ; sm.

— Levain ; au fig. ressen¬
ferment de colère, de haine qui
reste au cœur, remords qui tourmente. V.
boutihòt, thebàm, llieuti, créch, chabadùro.

timent,

C.

—

boarie. N. de p.

et de 1.

Bourie, Labûrie.

bouriè,-re (Salies) ; adj. et s.
bouille, qui fouille, remue la terre
vase ; ouvrier de terre ; fermier,-ère.
bourién,-te

; adj.
bourén.

—

Qui

ou

Bouillant,-e

bourimén, bourit; sm.
échauffement

;

la
en

Ebullition;
des organes

—

fermentation ;
internes.

bouriòlo (B.-L.) ; sf. — Dim. de boeyrie ; petite construction en terre, sorte de
cabane élevée par les petits pâtres, les en¬

bourit,-de; s. — Bouillon, Ilot de
i.quide en ébullition; bouillonnement; fer¬
mentation tumultueuse.
Ha Ihtibà lou bourit, porter un
à&gt; l'ébullition ; da û bourlt, faire

liquide

bouillir
un
court instant;
ébouillanter, blanchir,
échauder en terme culinaire ; que s'en a
prés û bourlt, il a fait de bonnes affaires;
il est devenu

bourit ;

I ier.

bourguét,-e adj. et

v.
ou

fants.
—

bourdonnement, en style familier.
bourén,-te. — Forme de bourién.
bourét ; sm. — Biouet.
bourg ; sm. — Bourg ; agglomération
d'une

;

vase

Bouillonnement

—

pe du fer ; fermentation.
La cautère que hè gran
de lu chaudière bouillonne.

cons-

mais

l·Ia-s'en la
le chat d'une

la

remuer

l'eau.

ébullition. V.

litue la bordure. V.

d'un

fouiller,

—

v.

bourdure ; sf.

vin.

ce

plutôt bouryà (Salies)

ou

bourie.

V.

qu'arranyarà aquet bi, la fer¬

Bouiller,

—

bounic.

Bourdonner.

Bordurer, faire des
bordures; être en bordure; bourdurà-s, éta¬
blir des bordures, des haies autour de chez

centrale

Lou bouri

mentation améliorera

Bâton de montagne,

bourdon de

don,

ride et bourlt.

—

—

bourdoû ;

bouri ; sm. — Ebullition, action de
bouillir, de fermenter. On dit aussi bou-

en

style

tance,

cossu.

sm.

communs,

bourit,-ide

Le bouilli du pot au feu ;

—

familier

gens de
vulgaires.

adj.

;

—

peu

d'impor¬

Bouilli,-e,

cuit

totalement.
Està roustìt

bourlt, être rôti et bouilli,
être au bout, à la fin de
tout; n'avoir plus rien à apprendre, en par¬
lant d'un rouleur, d'un vicieux.

«

e

cuit et recuit »,

bourje

;

sf.

de cordonnier.

—

bourlàn ; sm.
•étoffe

de

Retaille de cuir

—

terme

Grosse étoffe de laine,

longue laine, plus fine

bourrasse.

bourlàt;

;

Cf. bourriè.

sm.

—

C. bourie.

que

la

�BOURLE

175

bourle, bourlèque,-1ère,-lingue ; sf.
Eflilure, effilochure ; par ext. chose de
peu de valeur. V. bourrègos.
Ue pélhe en bourles, un vêtement, une
robe qui tombe en loques ; û hàtou plé de
bourlingues, un manteau qui s'effiloche;
nou n'abé bourle, n'en avoir pas ou guère.
bourle ! loc. excl.
fr.

zut ! flûte

siffler, tu

bourlét

comme

courir, tu

—

peux

Bourle! Donne-moi ça!

—

— Loque, chiffon.
décarcasser, travailler
jusqu'à réduire ses habits et soi-même en
loques.
bourllc ; sm. — C. bourle, loque; rem¬
place aussi l'interjection.
Lou mànlou qu'ry au darrè bourllc, le
manteau est usé jusqu'à la corde.
bourlic-bourlàc ; loc. — Comme ci,
comme çà, par ci, par là, petit à petit.
bourlìgo,-ìro (Lav.) ; sl'. — Châton de
certains arbres : châtaignier, bouleau, noi¬

Hè-se

(Lav.)

; sm.

bourléts,

se

setier.

bourlìn-bourlàn.

C.

—

bourlic-bour¬

làc.

bourlingà (G.-M.) ; v. ■— Bourlinguer,
frétiller ; folâtrer.
bourlit (II.-A.) ; sm. — Rejet de chou.

balancer ;
V.

bourmèro

(G.)

;

quire.
bourmeroùs,-o ;

sf.

—

Morve. V. mou-

adj.

—

Morveux,

-euse.

v.

—

Borner

bournà-s,

;

de femme.

; se tromper.

canoû, au fig. gorger, bour¬
empiffrer ; bourrà las costes, battre ;
bourrà û sac, remplir, combler un sac ;
que-m soy bourrât medich, je me suis
trompé (par ma faute); bourràt-loul Frappez-le ! Ayez-lui le dessus !
bourrache, bourrayne ; sf. — Bour¬
rache, plante.
bourrade ; s. — Bourrade, coup ; brus¬
querie passagère ; coup de vent, bourras¬
que de vent et de pluie ; saillie de baudet
(boùrrou). V. bouniscle, esbourre, esbourBourrà lou

rer,

russade.
Ha à las
à

qui

aura

bourrades, lutter à bras-le-corps,

le dessus.

sm.
—
Instrument pour
bourrer; plat de consistance. V. mate-hàmi.
bourradére ; sf. — Action de bourrer,
de se bourrer, de s'empiffrer ; travail pe¬
sant, harassant. C. bourradé.

bourradis,-se ; adj. et s. — Qui bour¬
; nourriture pesante ; bourrage.
bourràdje; adj. m. — Bourrage, ac¬

tion de bourrer.

bourràs ;

-

Panse du porc;

le
général, mais en style trivial.
Que s'a hèyt crebà lou bourràs, il s'est
sm.

—

ventre en

bourïlàco

(Lom.) ; sf. — Petite source.
bournàdje,-de ; s. — Bornage; action
de borner.

(Big.) ; sm. — Même sign.
mais n'a guère conservé que

bournaquerie
bout

s'empiffrer

re

bournàc,-nàlh (L.) ; sm. — Ruche
d'abeilles; poupée en chiffons; au fig. pe¬
tite personne ragote ; petit bout d'homme,

bournàlh

un

se

borner.

que bournàc,
le sens fig.

Lav. biffer le nom d'un candidat sur
bulletin de vote; bourrà-s, se bourrer,

en

bourradé ;

broute.

bournà ;

bouroà, desbouroà ; v. — Bourgeon¬
; débourrer (en parlant de la vigne).
C. boubit, en Big.
bourole.
bouroû ; sm. — Bourgeon ; petit tas
roild. V. brout. On appelle parfois le nom¬
bril, lou bourroil dou bénie.
bouroune, bourroune ; sf. — Bosse
à la suiTe d'un coup, bigne.
bourrà ; v. — Bourrer, remplir outre
mesure ;
gorger ;
rembourrer ; charger ;
frapper, bourrer de coups ; empiffrer ; ga¬
gner au jeu, avoir le dessus dans une par¬
tie, comme au jeu de bourre (v. ce m.) ;
—

attendre.

peux

Da-m acò!
Flûte !

Rien ! Usité

-—

! Tu peux

BOURRASSOÛ

ner

—

en

—

;

sf.

Acte de petit

—

d'homme, vétillerie.

bournàt,-ade ; adj. et
têtu, peu intelligent.

bournejà (Aire)

; v.

s.

—

—

Borné,-e

;

Bouleverser le

fait

crever

la panse.

Syn. bourroù.
bourrassade.

Fréq. de bourrade.
bourrassàt; sm. — Coup dur et vio¬
lent (trivial) ; coup de vent et de pluie.
bourrasse ; sf. — Etoffe de laine gros¬
sière, épaisse, servant à faire des couvertu¬
res ; couverture entourant les langes ; bure
épaisse. Dim. bourrasséte.
bourrasse,-re ; s. — Marchand,-e,
fabricant de couvertures dites « bourras¬
—

sol, fouger. V. houdilhà, bousilhà.

ses ».

bournugue; adj. et s. des 2 g.-— Ba¬
lourd,-e ; qui a l'esprit pesant, les idées pas

de laine

claires.

enfants.

Quin bournugue ! Quel balourd! La hemne
qu'ey ue bournugue tabé, la femme
aussi est stupide. V. embournugà.

bourrassoû ; sm. — Panse, la première
poche de l'estomac de certains animaux.
Garni-s lou bourrassoû, se garnir la pan¬
se, bien manger, s'empiffrer, en style fami¬

bournuguè,-re ; sf.
bournugue, balourdise.

—

Action, état de

sf. — Morceau d'étoffe
qui sert à emmaillottcr les petits

bourrasséte ;

lier. V.

bourràs, bourroil.

�BOURRASSUT

—

176

BOUBRIGUE

bourrassùt,-ude; adj. -— Ventru,-e, !
tissu bourru, grossier.
bourràst (As.) ; sm. — Crème de lait,
peau du lait cuit.
bourrât ; sm. — Coup ; bourrade vigou¬
reuse ; forte gorgée.
Da û bourrât, donner un coup ; bébe ù
bourrât, boire un bon coup,
bourratchade ; si. — Beuverie, ribote.
béurràtche,-chou,-o ;
bourratchè,
-ro (13.-L.)
; adj. et s. — (De l'esp. borracho), ivre, ivrogne.
bourratcheyà-s ; v.
S'enivrer, boire

obèse ;

_

à

gogo.

bourràyre,-e ; adj.

—

Celui, celle qui

bourre.

Bourre, poil grossier des
extension, toute chose pileuse

bourre.

bourrèle ;

Bourrage de bour¬

Fém.

de bourreu ;
cruelle.
bourrelé, bourreliè,-re ; s. — Bour¬
relier, -ière.
sf.

—

bourrelét ; sm.
bourreletà ;

—

v.

Bourrelet.
Bourreler, placer des

—

bourrelets.

bourre-soupes ; s. — Goinfre, gros
homme ventru.
bourrét ; adj. et s. — Nouveau (en par¬
lant du vin) ; toute chose fraîche et nou¬
velle, notamment les boissons ; agneau d'un
an et plus ; toute bête jeune qui a encore sa

mangeur ;

(Cauterets, Gèdre). — C. bùrre.
bourrée,-que ; adj. — (De boùrrou,
âne). Entêté,-e ; têlu ; peu employé au fé¬

bourretà (B.-L.) ; v.
lie

Jeune ovin de
i
à a ans; bélier dans le G. bélier châtré,
mouton jeune ; bovin qui a encore le pre¬
mier poil, la bourre.
On dit fautivement mourrèe,-ègue.
s.

—

bourredis,-se (L.) ; adj.

— Bourru,-e.
bourregalhe ; sf. — Troupeau de bour¬
rées; mauvais bourrées.
bourrègos (Lom.) ; sf. pl. — Chiffons;
choses sans valeur. V. perrecalhe.

bourrégue,-rrègue (M' 13.) ; sf. —
Vieille brebis qui, ne pouvant plus agneler,
est engraissée pour la boucherie, tau pic.
V. bourrée, galaye.
bourrelà ; v. — Bourrer, terme de
bourrelier ; bourreler.

bourrelà-se (Lom.) ;

v.

—

Se mettre

—

Faire la bouil¬

le bourreladé.

bourretadé

(B.-L.) ; sm. — Ustensile
cylindrique, aplati à un bout pour
pâte.
Syn. espléne, mescladé.
bourretàt (B.-L.) ; sm. — Pâte à crê¬

bois
faire la

pes.

bourréte ; sf.

Etoffe de laine, molle¬

—

ton, bureau; laine de jeune agneau.
Dini. de bourre.
lolte. N. de p.

bourréto

(G.).

bourrèu ;

sm.

Au

—
—

l'ig.

femme bou-

C. birne, génisse.
Bourreau ; homme

dur, cruel.
U

bourrèu de

acharné;

tif,

un travailleur ac¬
de bourrèu, salaire
argent comptant. V. bour¬

tribàlli,

pague

avant le travail ;

rèle.

bourrèyo (G.)
de

menues

;

branches

bourri ;

v.

bourric

(Big. G.)

—

sf.
ou

Bourrée, fagot
d'épines,

—

Froncer, rider,
; sm.

—

Ane. V. bour-

rlcou.

bourricà ;

minin.

bourrée,-ègue ;

avec

en

boùrre

colère.

—

femme méchante, sans cœur,

—

grossière : la bourre du lin, l'étoupe, le
poil à l'eulre, le crin de bourrelier ; en
Arm. landais, aiguille de pin ; bouchon des
armes
à feu, des cartouches ; étoffe gros¬
sière ; jeu île cartes où l'on dit du perdant
qu'il est bourrât.
Tirà lou peu e lu bourre, tirer tout ce
qu'on peut; de sourre e de bourre, de pi¬
que e de bourre, de n'importe où, de n'im¬
porte quoi, sans y regarder de près; n'im¬
porte comment ; sourre e bourre, mélange
quelconque; òmi de sourre e de bourre,
individu peu délicat, capable de tout ; la
bourre de la bigne, le duvet des bourgeons
de la vigne ; aquét drap qu'ey tout bourre,
cette étoffe n'est que bourre; la bourre dou
fesilh, la bourre du fusil ; de quelqu'un qui
a reçu une peignée, on uil, sur le ton plai¬
sant : que l'an segoutlt la bourre, ou en¬
core, que s'a hèyt pelà la bourre; si la dis¬
pute a été grave, on dira : que l'an tirât la

en

; sm.

bourre.

bourre ; si.
bêles et, par

bourrelàdje
relier.

te du baudet ;

— Baudouiner, faire l'ac¬
bourricà-s, se rouler à terre.

v.

bourricade ; sf.
à

terre ;

—

Action de

se

rouler

ànerie.

bourricalhe ;

sf. — L'espèce asine ;
ânerie ; les imbéciles.
bourricou,-que ; s. — Bourrique, bau¬
det, â nés se ; terme insultant, personne bor¬
née, ignorante. A Orthez bourrique est des

grosse

a

genres.

Augm. bourricàs,-se. Dim. bourriquét,-e,
bourricòt,-e.
bourriè ;
de

sm. — Betaille de cuir (terme
cordonnier). Cf. bourje.

bourrigoû, bourringou;

sm.

—

Tas,

monticule. N. de p.

Syn. moundoulh.
bourrigue-bourrague ; sf. — Chara¬
bia basque. V. hourrigue-hourrague.

�177

fiOUURlGUE

bourrigue-bourrague
A

; loc. adv. —
va-vite, à la va-conmie-je-te-poussc,

la

Qu'ai
fait

tout

tion. V.

—

poignée de foin;

tout

sans

soin,

à bourroulhs, pleuvoir à verse;
ubè à bourroulhs, il y en avait en
masse, à foison. V. broulh.
bourroulhà, barroulhà ; v.
Ver¬
rouiller, fermer au verrou; emmêler.
bourroulhade ; sf. — Action de met¬

qu'en

atten¬

aucune

bourris-bourràs.

sur un fil mal
durillon. V. barroùlli.

;

étoffe; s'embrouiller.

lé, -e. C. bourroulliùt.
bourroulhe ; sf. — Grosse branche pas
avec des aspérités, des renflements,

bourrilhàt,-lhùt, bourroulhàt,-lhùt,
-ade,-ude ; adj. — Raboteux,-euse ; ru¬
gueux ; qui a des bourrilhs.
bourringou (Lav.) ; sm. — Gros mor¬
ceau de piiin. V. càlhou ;
bourrigou.
bourrìno (B.-L.) ; sf. — Bourre tom¬

lisse,

des bourroulhs. V. barroulhe,

bourroulhère ; sf.
le verrou ;
roulhadis.

qu'on tisse. V. pelusòu.
bourrique ; sf. — Bourrique ; au fig.

mes

la

bourriquerie ; sf. — L'espèce des bour¬
riques ; ànerie, bêtise,

bourroumbà,-blà,-bi

Se dit d'un drap rude,

—

bourroumbade,-bère,-bière
Humeur

gros,

têté.

C.

bourràs;

tains

—

Ane ;

fig.

au

—

maillet

(G.-M.)

;

sm.

—

May pléo lou chay, bour¬
de Mai emplit le chai (die.).

bourroùlh (Or.) ; sm.

rilh;

Rumeur

—

sm.

—

Bruit

de

exemple, du

par

tonneau.
sm.

—

produit

Coup sourd et

un

bourroumbejà,-blejà

Nœud, aspé¬

I

B.-L. aussi

I

gros nuage; en

;

canon,

; v.

—

Fréq. de

bourroumbà.

i

fil, rugosité; grumeau. Y. bour¬
fouillis, entassement, pêle-mêle. V.

bourroulhadis;

—

sf. — Grosse sonnaille
tintement sourd (Big.) ;
hanneton ou bousier ; jeu d'enfant qui con¬
siste à produire un bruissement en faisant
tournoyer avec force un morceau de bois
attaché à une corde; le jouet lui-même; au
lig. grosse femme. V. bourroungle.
Cap de bourroumbe, tête légère,

—
C. bouroû, bour¬
lieux signifie aussi flo¬

Bourroùlh de

du

sf.

;

bourroumbe ;

qui

C.

(G.).

geon ; en quelques
con. V.
bourroun.

rité

cer¬

prolongé. V. boumbàt.

Gros

barroàlh, verrou; en
signifie aussi un objet gros, un mor¬
épais ; on emploie aussi le fém. bour—

sur un

bourroumbàt ;

roùlho.

geon

bruissement des ailes de

sourds, du

coups

es

nuage.

bourroùlh

—

objet

un

insectes.

bourroumbàdje
Que tu

Autre forme de bouroà.

bourroucàlh

ceau

sf.

;

roùm.

un en¬

(Esp. burro).

Bé liés lou machàn boàrrou!
donc un méchant entêté !

Lav.

fait

—

sm.

bourroùlh.

bruit que

prolongée ; grosse bourroumbe.
bourroumbadis,-se.
Fréq. de bour¬

fig. hom¬

trapu.

bourrouà.

tournant ;

en

C. bou-

sourde ;

bourroumbadére

au

avec

ballotté d'un côté et de l'autre.

Chef des sorciers,
—

Gronder

—

canoû que bourroumbabe, le canon
grondait sourdement ; lou uabiu qu'ère
bourroumbeyàt d'aci t'aquiu, le navire était

de crochet double.

bourroû; bourroùlh (G.).
roù, bourgeon.

v.

bourroumbejà.

Lou

souple. V. bourrilhàt.
(Big.) ; sf. — Pièce de fer en
forme de S, employée dans différents ins¬
truments aratoires et qui remplit l'office
—

;

sourdement ; ballotter ; faire du bruit
la bourroumbe ; fréq.

bourròlo

boùrrou ;

dit aussi d'un fil pas

bourroùm.

pas

—

de

—

Epi de maïs petit,

—

rabougri. V. buròcs.

bourroû.

(B.-L.) ; sm. — Poignée
appelait en Barèges, les fem¬
l'Ariège qui venaient mendier de

lisse.
(G.) ; sf. — Tumulte,
bourroùm, bourroùmbe; sm.
Bruit sourd, grondement.
V. tourroùm-

rade, esbourrassade.

sm.

bour¬

bourroùlo

bourrigue-bourrague.
— Bourrasque. Y.
bour¬

bourròlou ;

de

laine, ères d'et bourroulhoû.
bourroulhùt,-ude. — C. barroulhùt;

se

—

bourriscle ; sf.

sm.

sens

de laine. On

imbécile. V. bourrlcou.

bourrìs-bourràs (V.-B.) ; loc. adv.

Anneau qui retient

prend aussi le

bourroulhoû

bant du fil

bourroè ;

verrou.

bourroulhadis; sm. — Mêlée, confu¬
sion, pêle-mêle.
bourroulhàt,-ade; adj. — Verrouil¬

Devenir raboteux, rugueux,-euse ; cesser
d'être lisse ; se cotonner, en parlant d'une

sm.

le

tre

v

—

bourròc ;

y

—

aspérité, rugosité

bourrilhà-se (G.) ; bourroulhà-s ;

me

dit: hè à bourroulhs,
en
lambeaux, de

on

de mettre"

Plàbe

bourrigue-bourrague, il

aucun

tordu, mal filé

G.

sens

déchiqueter.
lié

bourrilh (Big. G.) ; bourroùlh ; sm.
Petit renflement; flocon, frisure de

tissu ;

le

avec

soin.

sans

BOURROUMBÈRE

—

bourroumbère,-bière.

—

G.

bour-

roumbudi'; grondement continu.
La bourroumbère de la ma, don
pericle,
le grondement continu de la mer, du tonuerre.

12

�BOURROUMBÉT

—

bourroumbét,-e
sonne

178

BOUS

;

sf.

■—

Petite

per¬

rondouillarde ; enfant court et gros ;

style plaisant, le ventre.

en

V. bourroumbà.
bourroumbit,-ide ; s. — Grondement
plutôt court. V. boumbùt.
bourroumblà.
V. bourroumbà et

bourroumbì.

—

—

dérivés.

ses

bourroùm-bourroùm ; loc. adv. et s.
Bruyamment, précipitamment; tinta¬
marre, bruit sourd et fort.
bourroùn (L. G.). — G. bourrllli; ob¬
jet couvert de bourre ; llocon de laine ;
bourgeon.
bourroune ; sf. — Bosse, contusion ;
cf.

bouroune.

bourrounglà.
avec

une

nuance

—

C. bourruglà, mais

de dini. V. arrounglà.

bourroungle ; sf. — Fronde ; on ap¬
pelle ainsi, parfois, le jouet dit bourroumbe.

bourrucàt,-que (Bay.) ; sf. — Verrue,
bourrugà ; v. — Former des verrues,
tourmenter,
d'après d'Astros ; bourrugà-s, se couvrir de
bourrugues, devenir bourru (en parlant
d'une étoffe, d'une toison).
excroissances;

des

bourreler,

bourrugàt ; sm. — Poisson de mer
(umbrina vulgaris).
bourrugàt,-ade,
bourrugùt,-ude ;
adj. — Couvert,-e de verrues; raboteux.
bourruglà, bruglà; v. — Beugler,
mugir.
Quan la ma bourrugle, quand la mer
gronde ; lou taure que bourrugle, le tau¬
beugle.
bourruglade ; sf.

reau

tôt

-—

Mugissement plu¬

long.

bourruglère ; sf. — Vacarme de mu¬
gissements; bruit prolongé; manie de mu¬
gir chez les bêtes.
bourruglét; sm. — Mugissement plu¬
tôt court.

bourrugoùs,-e. — C. bourrugàt.
bourrugue ; sf. — Verrue ; excrois¬
sance

;

bosse dure.

Produire des aspé¬
lisse.
bourruguère ; sf. — Réunion, quan¬
tité de bourrugues ; affection de la peau se

bourruguejà ; v.
rités ; n'être pas uni,

—

pas

bourrùt,-ude ; adj. — Bourru,-e; (de
boùrrou) entêté ; qui a de la bourre ; velu ;
on
étend le terme à toute bête jeune,
qu'elle ait ou non de la bourre ; être capot
au jeu de bourre. N. de p.
bours ; loc.
Usitée seulement dans
cette locution : à tours e bours, pour signi¬
fier qu'une chose est faite à la hâte, mal
faite, qu'elle est torchée ; 011 dit aussi :
à bourre-trouch.
— Bourse; bourfil de soie pour prendre les

bourse, bousse ; sf.
sal ;

filet

en

oiseaux.

boursejà, boussicà;
mettre

boursét, boussic ;
Syn. jausset (M1).
boursicòt ; sm.

Boursiller;

—

sm.

—

Gousset.

Petit bourson, bour-

boursicoutejà, boursiquejà;

v.

—

Fréq. de boursejà.
boursiè,-re ; s. — Boursier,-ière ; celui,
celle qui tient la bourse.
Syn. dinerè,-re.
C. bartùlis, bistoquet.
bourtòlis.
Bourtoulét,-lòt. — Dini. du suivant.
Bourtouloumèu, Bourtoumiu, Ber—

toumiu ;
La

11. p. —
hèste de Sén

thélémy,

Barthélémy.
Bourtounûu, la St-Bar-

fêle votive de nombreux lieux

gascons.

bourtoùlh ; sm.

—

Agglomération,

en¬

ordinaire¬
ment en masse plus ou moins arrondie, cir¬
culaire ; tourbillon; confronter avec bertélh.
bourso-de-pastoù (G.) ; sf. — Capselle (plante). Cf. esquilhaboussét.
trelacement, mélange de choses,

boursoû ; sm. — Petite bourse, gousset,
bous; pron. pers. — Vous.
Bous qu'èt joéne, vous, vous êtes jeune;
qu'at lièy ta bous, je le fais pour vous.
b, tient lieu de vous complètement; il
uni au monosyllabe qui le précède :
que-b saludi, je vous salue ; on employait
autrefois la contraction bs en Béarn ; 011 l'a
conservée dans l'Armagnac et les contrées
voisines, à Aire notamment: que-bs e bau
dise, je vais vous dire; à Bayonne, bs a
passé à ts : que-ls e pourtàm caus, nous
vous portons des choux.
Que-b bouy parlà, je veux vous parler ;
iiou-b eau pas endòle, il ne faut pas vous
chagriner; nou b'en dét pas, ne vous en

est

faites pas.

bourruguèroùn (Arm.) ; sm. — Cail¬
lot grateron (Galium aparine, plante).

forte, devant

bourrugùt,-ude. — C. bourrugàt.
bourrulhùt,-ude. — C. bourrilhùt,
avec un sens d'augmentation.
bourrumà-se (Lav.) ; v. — Se couvrir
de boulons, de pustules.
bourrutoû (vers la Chai.) ; sm. — C.
gourlùp, grumeau.

—

sette.

couvrant de verrues.

Syn. arréble.

v.

la main à la bourse.

p, devant une lettre
voyelle notamment, nou-p
anét pas fachà, n'allez pas vous fâcher.
Be se met aussi pour bous: caràt-be,
taisez-vous; quin pe (be) ba? Comment
b

sonne

dur

comme

une

allez-vous ?
b représente

bous après un infinitif : que
bienerèy cercà-b, je viendrai vous cher¬
cher; il suit aussi l'explétive e: e-b boulet
carrejà? Voulez-vous vous porter? (sur ma
voiture); e-b brernbe? Vous souvient-il?

�179

ËOUSCÀ

bouscà, bouscàt; sm. — Petit bois,
taillis, terrain boisé. N. de p. et de 1.
bouscà ; v.
Rechercher, quémander
(vieux), Esp. boscar, buscar.
bouscàdje ; sm. — Bocage; bois touffu,
bouscalhe ; sf. — Bois en général,
Lou pa'is qu'ey tout bouscalhe, le pays
—

est couvert

de bois.

BOUSSUT

bousoulà (G.) ; v. — Borner, limiter
(vieux). V. ahitoà.
bousoùlh,-o (G.). — C. bcdoulh.
bousquè,-re; s. — Bûcheron,-ne.
bousquejà ; v. — Faire travail de bû¬
cheron ; courir les bois ; mener paître dans
les bois.

bousquère ; sf.

bouscalhùt,-ude

;

adj.

—

Couvert,-':

de bois.

bouscaròt ;

sm. — Petit bois, bosquet,
bouscarrà, bouscassà; sm. — Tail¬
lis, fourré, hallier, vilain bois de petite

étendue.

bouscàs, bouscassà; sm. — Bois mal
vilain bois.
bouscassè, buscassè,-re ; s. — Gar¬
de-forestier ; bûcheron, bûcheronne; cou¬
reur de bois. Y.
bousquè.
bouscassoùs,-e ; adj. — Qui est cou¬
vert de bois sans entretien; propice au bois
bouscùt, -cùdo
bouscassùt,- ude ;
(G.) ; adj. — Boisé,-e.
bouscàt,-cade ; adj. — Boisé,-e. N. de
p. et de lieu. Le Bouscàt (Gironde).

entretenu ;

bousejà ; v. — User du pronom vous,
en
parlant à quelqu'un; bousejà-s, em¬
ployer vous quand on se parle.
lin Lav.. dans certains cas, peut signifier
injurier: nou bouseyà à quauqu'ûs, l'inju¬
rier.

bousejàyre,-e

—

adj. et s. — Qui a la
manie de dire bous (vous) à tout le monde,
ce
qui est une marque d'affectation or¬
gueilleuse.
bousét,-e ; s. — Homme, femme de pe¬
tit' taille et gros, ragot,-e. N. de p. (Prov.
bouséli) ; ancienne monnaie gasconne.
Syn. pouquét.
bousigà,-lhà ; v. — Mal faire un ou¬
vrage, bousiller.
Syn. hèrtn, baste.
bousigà,-gue ; s. — Terre en friche, en
;

état d'abandon.

bousigoû,-guét ; sm. — Mousseron,
psalliolle des champs (champignon).
Syn. moussaroû.
bousigue ou bouzigue; sf.
Etat

—
Etendue de terrain
quantité de bois.
bousquét ; sm. — Bosquet. N. de p.
Dim. bousquetàt, bousquetoû, bousquilhoû.
boussà, boussoà ; bouchà (Big.) ;
v.
Boucher, mettre le bouchon. V.
tapoà.
boussadé,-re ; s.
Bouchon ; tam¬
pon. V. iapoû, boussoû.

boisé ;

—

—

boussàdje, boussoàdje, bouchàdje ;
Bouchage.
boussaloè,-re ; adj. — Qui est, qui

sm.

—

lient du

frelon, de son espèce.
boussaloè, la bande, l'essaim

L'arramat
de frelons.

boussaloère, boussalère; sf.

—

Re¬

traite, nid de frelons.
boussaloû ;
:—-

Frelon;

remuant

et

boussouloû (Lav.) ; sm.
un individu bruyant;
inutile ; revêche et agaçant.
au

fig.

boussàr
rouge

(Lav.); sm. — 'lique, pou
des bêtes. V. bermelhoû. Dans le G.

frelon.
boussàt ; adj. et
fourré, buissonneux.

sm.

—

Fourré; bois

bousse ; sf. — Bourse. Dim. bousséte,
boussicòt, boussiquéte, boursoû.
boussejà ; v. — Etre protubérant, for¬
mer

une

bosse,

Bosseler,
bousselà; v.
boussét, boussèt (Àrm. Big.) ; bous¬
soû ; sm. — Bouchon, bondon.
bousséte ; sf.
Bourse, porte-mon¬
naie. En If.-A. et B.-L. bourses,
enveloppe
—

—

des testicules.

boussic

(Lav.)
boussiquejà ;

ment,

mesurer

boussoà.

la

—

; sm.

—

C. bousséte.

Dépenser petite¬
dépense; boursicoter,
v.

—

C. boussà.

boussole ; sf.

inculte, devenu terre à broussail¬
les, ronceraie; friche, patis. V. bousiçjà (2).
bousiguét. — G. bousigoû.

Boussole ; au fig. l'es¬
prit, la tête.
Qu'a mâchante boussole, il a mauvaise
tête ; perde la boussole, perdre la tête ;

bousilhà,-gà; v. — Bousiller; remuer
la terre avec le groin; vermiller ; mal tra¬
vailler. On dit aussi esbousilhò. V. bour-

personne

d'un sol

terre fouillée par

sf.
les

Trace

—

du

groin;

porcs.

bousilharie,-lherie

;

sf.

boussoû.

—

C.

boussèt;

au

fig. petite

replète,

bousilhàyre,-e

(Lav.). — C. boussaloû.
boussugue, boustugue; sf. — Lieu

bossué ; terre couverte de fourrés.

Est par¬

fois
—

Malfaçon,

mauvais travail.

mauvais ouvrier.

devenir fou.

boussouloû

nejà,
bousilhade ;

—

employé pour bourrugue.
boussùt,-ude ; s. — Bossu,-e;

mon-

tueux.

; s.—

Pousilleur,-euse

; ;

Païs boussùt,
montagneux.

pays

montueux mais

non

�BOUSTACHOU

—

180

BOÜTELHAMK

boustàchou ; sm. — Gamin qui csl !
toujours à courir sur la rue, espiègle, un
peu mauvaise tête. Conférer avec l'esp. bostaxo, portefaix,
boustifalhà; v.— Boustifailler (trivial),
boustifalhade ; si. — Gros repas,
boustifalhe ; sf. — Boustifaille.
boustugue. — V. boussugue. N. de p.
bout (M' Big.) ; sm. — Outre plus gran¬
de que la boute.
bout (Big. G.) ; sf. — Forme de bouts,
voix.

bout; bot (G.) - sm. — Toile d'étoupe.
bout; sm. ■— Bout, extrémité, lin. On
dit plutôt cap.
boutà ; v. — Mettre, placer, poser, éta¬
blir ; bouter, pousser, chasser; supposer,
miser, parier ; boutà-s, se mettre, se placer.
Boutà los causes à l'àyre, mettre les cho¬
ses à l'air; boutà lou câ deliore, mettre le
chien dehors; boutà en place, mettre en
place; boute aco loégn, pousse cela loin;
boutérn que, mettons, supposons que; bou¬
te I Mise l'enjeu! Qu'ey machant quoan
s'y boute, il est méchant quand cela lui
prend ; que s'y boute à tout de boû, il s'y
met en train pour de bon ; boutà-s en camî,
se mettre en chemin ;
boutà-s en plaze, se
placer ; boute la cargue à terre, pose la
charge à terre; ha tire e boute, rabâcher,
répéter le même discours.
boutà ; v. — Voter ; botter ; boutà-s, se
botter, se chausser.
boutade ; sf. — Poussée, temps d'acti¬
vité au travail ; traite ; boutade ; caprice ;
coup de boutoir.
Qu'en da ue boutade, il fournit une
poussée, il travaille ferme ; que y anà d'ue
boutadtl, il y fui d'une traite; qu'a de
mâchantes boutades, il a de vilains capri¬
ces ;
la boutade d ou sangtà, le coup de
groin, de boutoir du sanglier.
boutade ; sf. — Coup à ltoire pris à la
boule.

boutassàt,-ade ; s. -— Coup, afflux,
poussée, débordement. Augm. de boutade.
U boutassàt d'aygue, un flot, un afllux
d'eau,

débordement.

un

boutbouses.

Forme

—

de

boubbous-

ses.

boutches (L.) ;

sf. pl. — Herbes, raci¬
qui bouchent la charrue, la herse. V.
bèrre, emboàs.
boutchoùrrou (Lav.) ; sm. — Chaleur

nes

humide.

boute; sf. — Mise en jeu, au jeu.
boute; sf. — Outre de peau, gourde de
cuir ; elle sert à de nombreux usages,
mais surtout au transport du vin en monta¬
gne. V. bout (i).
Goûte à goûte
Que-s boeyte la boute (die.).
Petit à petit tout s'en va, s'achève, finit,
boute ; sf. — Voûte,
bouté,-tè, boùtre, bùtre; sm.— Vau¬
tour.

les

Voici
vautour

en

à Arrens ;

lagos

différentes dénominations du
Lav.. bouté, à Aucun; boutéy,

boulet, à Arbéost

bouliy, à
boùtre, bouyre.
;

boute-arrode ;

;

Kstaing.
sm.

—

boull, à GailEn B. bùtre,
Chasse-roue,

outil de charron.

boutée

(Ort. et Chai.) ; sm. — Betrouslèvres, moue, bouderie. V. pounsoà.
boutée, bouder ; faire fi. Ailleurs on

sis des

lia
dit ha lou

mus.

boutée,-que ; adj. et s. — limoussé,-e,
qui a le fil du tranchant retourné.
boute-clòt, bouticlôt; sm.— Ornière;
trou dans un chemin ; creux ; en Lav.
gouffre. V. boute-pè.
boutecoùs,-e ; s. — Boudeur,-euse.
boute-hore ; sm. — Qui met hors; sys¬
tème de protection, de défense : barrière,
talus, borne pour tenir éloigné, empêcher
l'approche,
boutelà ; v.
Botteler, lier en botte,
boutelàdje ; sm. — Bottelage.
boutelàyre,-e ; adj. — Botteleur,-euse.
boutelhà, boutilhà; v. — Mettre du
—

boutadé,-re; adj. — Prêt,-e à être
placé, pis en place.
boutàn,-te; s. — Votant,-e, qui vote.
boutàn,-te; adj. — Qui est propre à
être bouté, introduit, qui est entrant,
boutanique ; sf. — Botanique.
boutaniste,-e ; s. — Botaniste,

boutarigo (E. Big.).

—

C. bouhigue,

vessie.
De

quelqu'un qui se vante trop ou que
exploit, on dit: Nou l'a pas
troubàt dtìcs boiitarigos en brénte, per
segu !
boutàro (G.) ; sf. — Lépiote élevée
(champignon comestible). V. bûdagne.
boutarre ; sf. — Vase pansu en terre ;
grosse gourde (botiie) ; au lig. grosse fem¬
me. V. picharre.
l'on vante d'un

vin

en

llià-s,

bouteilles ;

se verser

verser

Carnabal
Boutélhe

;

boute-

qu'ey arribàt,
gouyàt!

Carnaval est arrivé,
çon

à boire

à boire.

verse

à boire, gar¬

(chans. pop.).

boutelhade ;
bouteille ;

sf. — Contenu d'une
de verser à boire à la
aussi boutethàt, avec un sens

action

ronde. On dit

d'augni.
E

hèm

ue

boutelhade? Vidons-nous

bouteille ? liébe à boutelhùts,
bouteille d'un coup.

boire

une

par

boutelhàdje ; sm. — Les bouteilles;
qui verse à boire.

action de celui

�181

BOUTELHADOU

boutelhadoù, boutelhè,-re, boutelliàyre,-e ; adj. et s. — Qui verse à boire,
échanson, garçon de cave.
boutelhàt,-ade ; adj. — Qui est disdans des bouteilles.

Iribué, mis

Y.

bou-

telhade et embouteillât.

Béiiç bî, dou boutelhàt, vendre du vin
bouteille, par bouteilles.
boutélhe,-tilhe ; sf. — Bouteille,

en

boutelhè.
G.
chand de bouteilles.

boutelhadoù;

—

mar¬

boutelhè,-re ; s. — Resserre, dressoir à
bouteilles; à B.-L. on appelle encore ainsi
une
décharge, un endroit où l'on mol les
choses

au

rebut.

Qu'ey boû ta-t boutelhè, il est bon à met¬
tre

au

rancart.

boutelhoùn
che à bec ;

(G.)

;

sm.

—

Petite cru¬

ailleurs, flacon, petite bouteille,

boute-pè. — C. boute-clot.
boute-pès (à) ; loc. adv. — En s'ap¬
puyant des pieds.
bouterino (B.-L.) ; sf. — Buse boudrée, pernis upivorus, oiseau de proie.
boutét ; sm.
Dim. de bout, petite
outre. N. de p. surnom des gens d'Ousté
—

Lav.

en

boutéy CLav.). — C. bouté.
boùti (Lav-.) ; sm. — V. bouté.
bouticlòt (Lav.). — C. boute-clot ; trou
d'eau

au

bas d'un monticule.

boutiè,-re

;

adj. et

houtifàr ; sm.

—

s.

—

vais

—

boutons

Réduit

sous

dit

encore

bou-

pustuleux.

L'arrousè

que boutoue (ou que-s boutoue), le rosier forme ses boutons.
boutoàt,-ade ; adj. — Boutonné,-e ; au
fig. discret, qui no dit pas sa pensée; qui se
tient raide; boutoà-s, se boutonner; se cou¬
vrir de boutons.

Que demourà boutoàt, il

ne

voulut rien

dire.

boutoè,-re

;

s.

—

Boutonnier.-ère.

boutoère ; sf.— Boutonnière
incision ;

;

blessure

;

estafilade.

Que l'a hèyf
fait

une

ue hère boutoère, il lui a
grande incision ; ha-n arrlde la

boutoère, donner
boutoû ; sm.

ruban,

un

—

une

Bouton

décoration.
d'habit, de

plante

; pousse, bourgeon.
Boutoû d'arrose, bouton do

boutoulùm

(B.-L.)

en

; sm.

rose,
—

Amoncelle¬

; mau¬

gargotier ; augm. de boutifàr.
boutigalhe ; sf. — Ramassis ; au fig.
clique de gens de rien.
boutigasse ; sf. — Grande ou vilaine
boutique.
boutigàt,-ade ; s. — Contenu d'une
boutique.
boutigole ; sf. — Echope, baraque,
boutigoû ; sm. — Petite boutique, pelil al,'lier; recoin sous l'escalier; dans la
grange, endroit où l'on serre les petits
oulils do réparation de la ferme.
boutigue,-que ; sf. — Boutique, ma¬
gasin, atelier; prend le sens fig. de bouti¬
galhe.
La boutique dou paysâ, la boutique, l'ate¬
lier du paysan, les champs; tout aco qu'ey
boutique, tout cela c'est un ramassis, ne
vaut pas cher, ne me dît rien de bon.
boutiguè,-re ; ajd. et s. — Boutiquier,
-ère ; coureur,-euse de magasins ; prend
aussi le sens de boutigalhe.

C. boutoà.

—

boùtre, boùyre. — V. bouté.
bouts; sf. —Voix: dim. boutsinc, bout¬
ante;

aiig.

boutsasse. V. bout, buis, boès.
; s. — Accès de colère. V.

boutÙm,-e
cnboutumà.

boutura;

v.

bouturàdje;

Gros bouffi

—

on

boutihòt (Neste) ; sm. — Levain. V.
bouridé, Ihebàmi, Iheutè.
boutinà ; v. — Chausser de bottines,
boutine; sf. — Bottine.
boutis,-so (Lav.); adj. — Gros,-se.
Agùlho boutisso, grosse aiguille,
boutoà ; v. — Boutonner ; action d'uns
plante où se forment les boutons de fleur ;
en style plaisant, action de se couvrir de

boutounà.

Bottier,-ère.

Marchand de vin,

de toutes autres choses.
sm.

sm.

ment.

style plaisant (vient de boule); bouffi.
boutifarre; sf. — Outre de grande
capacité; au fig. grosse dondon.
boutifarrejà (Lav.) ; v. — Faire un
mauvais, un sale mélange de liquides, ou
boutifàrrou ;

boutiguét (B.-L.);
l'escalier; dans le Lav.
dègo.

BOUYTE

—

Bouturer,

—

— Bouturage,
bouture; sf.
Bouture,
bouyadjà (Arm. Est de la Big.l
Vovager. V. biadjà.

sm.
—

; v.

-

bouyadjàyre,-e ; s. — Voyageur,-euse.
bouyàdje ; sm. — Voyage.
bouyàn,-te ; ad j. — Voyant,-e, éclatant,
brillant.

bouyehà (G.).

—

Formé de

boucha,

boussà.

bouychèt (G.I.
C. bouchèt.
bouylère (L.).
C. boylère.
bouyrà. — C. boeyrà.
bouyràc (M*) : sm. — Poche de cuir,
sorte de boute; autrefois carquois,
bouyre. — C. boùtre.
bouyre (L.) ; sf. — Première écorce du
chêne-liège. V. bouyte.
bouyriguèy (G.-M.); sm. — Pêcheur
—

—

d'anguilles.

bouyt,-e (G.-M. Lav,). — C. boéyt.
bouyte CG.-M.); sf.
Appât pour le
poisson : 011 dit aussi bouyre et houye.
bouyte (L.) ; sf. — Bourson.
—

�BOY

—

182

BRAJES

boy (Arm. L.)

;

sm.

—

Bois. V. boès,

bosc.

boye (G.-M.) ; sf. — Bouée,
boyes ; sf. — Aises, loisirs.
Préne-s, du-s boyes, està de boyes, pren¬
dre, se donner du loisir ; être en repos, en
vacances.

boylère, bouylère. — C. baylère.
Ha boylère, chanter à tue-tête.
bÒyme,-0 (Lom.) ; s. — En,jôleur,-eusc.
boyre,-o (Arm. Big. L.) ; sf. — Buse,
oiseau de proie.
Syn. loure, hMi, houe.
brrp ! — Cri des bergers pour appeler
ou
rappeler leurs brebis ; ils disent aussi
brrp! say! viens! Certains disent brroup!
brabà ; v. — Braver,
brabàche ; sm. — Bravache, fanfaron,
brabade ; sf. — Bravade, menace,

brabamén, brabemén; adv. — Bra¬
avec bonté, doucement.
brabàn ; sm. — Brabant ; charrue mo¬

vement,
derne.

bràbe,-e ; s. — Doux, douce, affable;
indulgent, bon; adj. brave, honnête, ver¬
tueux; probe, sage, raisonnable; accommo¬
dant, aimable.

gouyàt, un bon garçon ; ue brabe
honnête jeune fille ; de bràbç
moùnde, de braves gens ; que serél plâ
bràbe si..., vous seriez bien aimable si...;
bràbe coum û so, bon. honnête comme un
U bràbe

maynade,

une

brafade,
fre, ripaille.

brafarie,-erie

brafàyre,-e

; s.

—

;

sf.

—

Goinfre, grand

Bâ¬
man¬

geur.

brafe ; sf.

Bâfr■e, voracité,
Faire le fier, se pavaner,
se
vanter ; serrer la
braque, le cuissard ;
prospérer, profiter, voguer. V. prabà.
bragadis (G.) ; sm. — Mauvaise herbe,
peut-être l'ivraie ?
V. brague.
bragadise, bragardise; sf. — For¬
fanterie, fanfaronnade, faluité, prétention.
bragàlhou,-lhÒ (B.-L.) ; sm. — Gar¬
çonnet qui a la culotte entr'ouverte.
bragalhùt,-ùdo (B.-L.); adj. — Qui
perd sa chemise.
bragàr,-de ; adj. et s. — faiseur,-euse
d'embarras ; fastueux,-euse.
bragardamén ; adv.— Fastueusement ;

bragà

avec

; v.

—

—

ostentation.

bragardè,-dise ; s. — Ostentation, or¬
gueil, faste. V. bragadise.
bragardejà ; v. — Faire le fier, la
fière, parader.
bragardeyà (B.-L.) ; v. — Se dit de la
vache dont le pis (braguè) devient volumi¬
neux à l'approche du vêlage.
bragarie ; sf. — Prospérité, vogue,
abondance, croissance, accroissement,

bragousà-s ; v.— S'embourber (vieux),
brague ; sf. — Cordage, brayer ; chaîne
brabejà ; v. — Braver, faire le brave ;
qui entoure la base du timon du char.
insulter; affronter.
brague ; sf. — Herbe abondante qui
brabilhàs, braboulàs,-se ; adj.
croît avec vigueur; chose abondante, four¬
Bonasse, débonnaire.
nie avec abondance; temps chargé de pluie,
braboulè ; sm. — Bonté, grande bonté, I
particulièrement amas de nuages à l'horidouceur de cœur et de manières.
I zon (rom. boue, saleté). Le mot a, le plus
Ant. machantè.
souvent, le sens péjoratif. V. berre.
Terre de brague, terre herbeuse ; iou cèu
braboulère ; sf.— Extrême bonté ; état
de bonté, d'affection, de douceur.
qu'a la brague, le ciel est couvert de nua¬
braboure ; sf. — Acte de courage ; bra¬
ges: il va pleuvoir; abé la brague, avoir
voure.
la parlote, parler avec volubilité.
brac; bréc,-que (G); adj. et, s. —
brague; sf. — Mamelle de vache, de
chèvre; autrefois cuissard de l'armure des
Court,-e ; bref; écervelé, toqué; rcvêchc,
chevaliers.
qui a un mauvais caractère.
Birà brac, tourner court; que b'at die
braguè; braguéy, braguèy (L.);
tout brac. je vous le dis tout bref, toul net;
sm.
Pis, mamelle des bêtes ; autref. bau¬
aquet òmi qu'ey drin brac, cet homme est'
drier.
\in
Ha braguè, avoir les mamelles pleines ;
peu fou, toqué; b'ès hère brac! Tu es
bien revêche !
qu'au haré mau louca lou braguè, il ne
faudrait pas vouloir la loucher, elle est de
bracà ; v. — Braquer, orienter de côté
les roues d'un véhicule; est, depuis peu,
mauvaise humeur.
aussi employé, sous l'influence du fr. avec
braguén ; sm. — Espèce de dartre,
le sens de diriger, viser. Vi coumbracà, embragues, brajes ; sf. pl. — Braies
bracà.
(vieux).
Bracà iou canoû, braquer le canon,
Ne s'emploie guère plus que dans des
bracounà ; v. — Braconner,
loc. qu'en a per las bragu:s, il est chargé
d'affaires ennuyeuses.
bracounàdje ; sm. — Braconnage,
bracounàyre, bracouniè; sm. —
braguéte ; sf. — Braguette, brayetle.
Braconnier.
Employé dans plusieurs loe. gaillardes,
brafà ; v. — Bâfrer, manger avidement.
brajes. — C. bragues.

sou.

—

�183

BRAM

bram, bramét; sm. — Beuglement,
braiment, mugissement.
Lou tàure que brame, le taureau mugit ;
luus brams de la ma, les mugissements de
la mer ; de quelqu'un qui a une grosse voix
et forte on dit : qu'a û terrible bramét.
bramà; v.
Beugler, braire, bramer,
brailler, mugir, rugir ; pleurer comme les
enfants ; vociférer, gueuler, huer.
Bramà de hàmi, crier famine ; bramà
coum
û àsou, braire, gueuler comme un
âne; quin brame aquét droite! Comme il
pleure fort et crie cet enfant !
bramà ; sm. — Le braiment.
L'àsou qu'a û hort bramà, l'âne a une
—

manière de braire forte.

bramade ; sf.

Action de braire, de

—

beugler; la durée d'un beuglement; braillée.

bramadé ;

sm.

Lieu où les vaches

—

beuglent, maigre pâturage, endroit dange¬
reux.

bramadére ;

sf.

—

Sorte

de

trompe

faite d'ecorce d'arbre; corne pour sonner:
on
s'en sert dans les charivaris ; sorte de
calebasse avec une corde frottée de résine
et.

qui,

du

la frottant, imite le beuglement
en Lav. cette calebasse s'ap¬

en

taureau ;

pelle oùlo.
bramadére ; sf.
le

—

Long mugissement

C. bram.

bramàn,-te; adj.
gissant.
bramassà ;
brailler

v.

—

—

Beuglant,-e;

l'on

fait

retentir

—

Instrument que
charivaris; un
voix désagréable.

les

Y. bramadéra.

bramicà ; v.
ma,

Brailler

—

fréq. de bra¬

;

de dim. V. bramejà.

avec un sens

bran, branc ; sm. — Chose soudaine
momentanée, choc, branle.
U bran de houlie, un coup de folie ;
û bran de grêle, un coup de grêle; que
souaben à brans, on sonnait à toute volée.
ou

branà, branè
Terrain

; sm. ; branisse; sf. —
de bruyères, de brandes ;

couvert

lande. V. bastà.

branade ; sf.
Quantité de brande ;
fauche, récolle de brande.
branadis,-se ; s. — Terrain favorable
à la bruyère.
—

branassè,-re ; s. — Faucheur,-euse de
brandes; qui vit, qui est au milieu des
bruyères, des landes.
branassùt,-ude ; adj. — Qui est cou¬
de bruyères épaisses.
branc; sm. — C. branque, branche;
rameau ; particulièrement les branches d'un
nuage d'orage. V. bran. Dans L. nœud

ver!

brancà ;

v.

—

pousser les branches ;
céréales. V. matà.

—

Brancher; action de
taller, en parlant des

brancà, brancàdje, brancadis ; sm.
Branchage.
brancade ; sf.
Branchée ; branches
—

réunies, tas de branches.
Ve brancade

de prues, une

branchée de

prunes.

brancadis.
C. brancàdje.
brancalàdo (Lav.) ; sf. — Bampe
—

mu¬

d'es¬

calier.

Beugler longuement

;

brarnàyre,-e. — C. bramadoù, mais
avec le sens
péjoratif.
U dròUe brarnàyre, un enfant pleurard,
braillard; quin brarnàyre, aquet òmi! Quel

brancalejà, brancarleyà;
ler d'un côté et de

brame-baque; sf. — Colchique d'aulomne. plante vénéneuse qui fait beugler
les vaches; au pl. brame-baques, pleurard
un
comme
vacher qui aurait perdu ses
bramadére.

l'autre;

v.

essayer

—
Al¬
de toute

façon. V. bancalejà.
brancàr

(d)

; sm.

—

Brancard

brancardade ; sf.

—

Coup, mouvement

;

civière.

V. ribéres.

braillard, cet homme!

bêtes. C.

bram.
sm.
dans

individu qui a une grosse

raison et. fort.

sans

C.

BRANDEJA

dans le bois.

bramadis,-isse ; adj. — Qui beugle
par manie, habitude.
bramadis,-isse ; s. — Beuglements
répétés, longs cris; celui, celle qui est,
porté à beugler.
bramadoù,-re; s. — Qui brait, qui
beugle; gueulard, pleurard, braillard,
—

—

brame-toupî ;

;

bram, le bramét sont, plus brefs.

bramamén.

bramét.

—

d" brancard.

ge

brancardàt,-ade ;
d'une civière.
brancardè,-re ; s.

s.

—

—

Contenu, char¬

Brancardier,-ère.

brancardejà ; v.
Se dit d'une char¬
rette mal équilibrée et dont les brancards,
lorsqu'elle roule, battent les flancs du che¬
—

brame-hàmi,

brame-hamén ; s. —
qui crie toujours mi¬

Meurt-de-faim ; celui
sère

avide, insatiable.

;

bramejà

;

v.

—

val ; travailler avec une civière.

Geindre, pleurer, gé¬

mir fortement.

a

brame-pâ ;
;

pour
faim

sm.
Celui, celle qui crie
avoir du pain, affamé,-e, meurt-de-

;

mendiant braillard.

bramère ;
ments

—

sf.

prolongés.

—

Braiment,

brancùt,-ude ; adj. — Branchu,-e; qui
beaucoup de branches.
brandàn,-te; adj. — Flambant,-e. V.

bambàu.
A hoe'c

braille¬

brandàn, tout feu, tout flammes,
; v. — Brûler, flamboyer;

brandejà

être ardent. V.

a

branà.

�BRANDI

brandi ;

—

v.

BRASA

—

184

Brandir,

secouer,

agiter.

V. branli.

brandissà (Loin.) ;
goureusement, ébranler.
brandoû ;

sm.

Secouer vi¬

—

Brandon.

—

Syn. halhe, halhà.
bràndou,-lade ;

v.

s.

Ebranlement

—

;

sonnerie. V. bran.
Sounà à bràndou, sonner

à toute volée ;
Lav., dans cette expr. : hicà ras canipàà bràndou, jetér de hauts cris.
brandoulejà ; v.— Brandiller, osciller;
brandoulejà-s, se dandiner.
brane ; st. — Bruyère, brande ; brousse.
Està de la brane, être peu intelligent,
peu dégourdi, sauvage, de la lande.
branè.
C.
branassè; sign. aussi,
bruna, lieu couvert de bruyère.
en

nos

—

branejà ; v. — Apparaître, commencer
(en parlant de la bruyère sur un
terrain).
branét; sm.
C. brane; petite bruyère ; peut aussi sign. branà, branè. N. de
p.
branéte, branoû; sm.
Tliym des
jardins (Ort.) ; ailleurs, brande, petite
bruyère. V. jerbéte, peberine, pimbou.
brangue. — C. branque.
brangui, branqui; sm. — C. hourà croître

—-

—

sère.

branisse ;

C.
sf.
branà, petite
bruyère.
braniu,-be ; s. — Terrain propice à la
bruyère. V. branadls.
—

branlabàch ;

sm,.

Branle-bas,

—

—

abranü.
—-

C. abranll et dérivés,

Branlement, coup de
cloche, sonnerie; branle; branloire, pièce
de balançoire. V. brandoû.
Dans le dict. trétze lengu.es e nau branloiis, treize langues et neuf branloircs,
appliqué à un bavard, les mâchoires étant
sm.

—

assimilées à des branloires.

branloutà (Arm.) ; v. — Brandiller;
osciller, dandiner; fainéanter.
branlùr (Arm. Big.) ; sm. — Paresseux,
fainéant, terme injurieux.
bràno (Lav.) ; sf. — Claire-voie portative
du parc dit barguère, barrière.Dim. branét.
(Contrac, de baranò).
branoû; sm. — Petit" bruyère.
branoùs,-e ; adj. et s. — Qui est cou¬
vert
de bruyère ; propre;
propice à la

bruyère. V. branassùt.
branque, brangue; sf.
rameau,

Ue

division, bras,

branque d'àrbe,

—

Branche;

branche d'arbre

;

sf.

Brancha¬

—

les branches.

branquét; sm. — Dim. de brane. Peti¬
branche; bouquet, rameau suspendu de¬
vant les auberges. V. bouchon.
branquéte; sf. pl. — Branchette, petit
rameau. Dans
l'expr. branquétes de brume,
nuages légers.
branquèu ; sm. — Rameau planté en
terre et garni d" gluaux ; terme de viticul¬
te

branche attachée à la

ture ;

crouts. V.

ce m.

branquî. — C. branguî.
branùt,-ude ;adj. et s. — Lieu où il y
a de la
bruyère.
braqué,-re ; s.
Etat de ce qui est
court (brac), restreint.
La braquere dou terns, le temps
trop
court, sa fuite; camî braqué, chemin de
—

traverse.

braqué,-re; adj.

—

Etat, action de

ce¬

lui. de celle, qui est brac, écervelé, détra¬

qué, maboul, toqué.
Lou braqué qu'ou hà ha péguesses,

son

maboulisme lui fait faire des sottises.

braquèro (G.)
braquét,-e ; s.

sf.

;

—

Petit bétail.

—

Nom de bœuf, de

va¬

che de taille courte.

bras; sm.
Bras; division, bifurca¬
tion; mesure; levier.
Lou bras drét, le bras droit; un bon ap¬
pui, un bon aide; ta poupe dou bras, la
partie renflée du bras (biceps) ; u bras de
mur. Tin bras de mer ; à bras ienut, à bras
tendu ; gahà à plé bras, prendre à
plein
bras, à force de bras; n'a que tous bras ta
bibf. il n'a que ses bras pour vivre; òli de
bras, le travail manuel ; da lou bras, don¬
ner le bi'as ;
pourtà, tirà à bras, porter, ti¬
rer à force de bras ; qu'en
abouy lous bras
cou
pats, je fus frapp' de stupeur; abè-u
sus lous bras, avoir
quelqu'un à sa charge ;
—

abé lou bras soullde, loung. être puissant:
lous bras de la cadière, les bras de la chais",

du fauteuil

il bras de hangue,

;

un

bras

de

profondeur de boue (le bras mesurait
0.70 environ). V. brasse; fray dous quoàtc
bras, Frère des Ecoles Chrétiennes; ils por¬
tent

un

brasses

ou

les

manches

sont

d"s*us la soutane.
bras

devient,

au

pl., bras,

bràssis, selon les régions.

brasà ; sm.
brasà.

dont

manteau

floltantes par
Dans le G.

brasà;

nervure.

une

branquère,-guère ;
ge ;

re¬

mue-ménage.
bràïlle, brànlou; sm.
Branle, ba¬
lancement; sorte de danse où les gens
d'Ossau excellent; oscillations de la cloche.
branlejà ; v. — Branler, chanceler. Y.
branli.
branloû ;

branque dou gàbe, un bras du gave ;
gahà-s à toutes las branques, se servir de
tout dans le danger. V. brane.
branquejà ; v. — Etendre son brancha¬
ge, sa ramure (en parlant des arbres).
Aquét càssou que branquéje, ce chêne se
forme, se développe ; attacher les branquèus. V. ce m.
ue

v.

—

—

Brasier éteint.

Braser, souder, V. estamà

�185

BRASADR

brasade ; sf.
bouillir des

—

fait

Lessive;

cendres

où l'on

eau

dont

on

se

lessiver; charrée ; quantité
bugade.
brasàdje ; sm. — Brasage, soudure,
brasadure ; sf. — Soudure par brasage.
brasàt,-ade ; adj. — Brasé,-e, soudé;
sol où l'on a
répandu des cendres.
brasàyre ; sm. — Marchand de cendre ;
pour nettoyer,
de cendres. V.

soudeur,

brase ; sf.

Cendre

—

;

braise.

Oéu à la brase, œuf cuit à la coque, sur
la
la

cendre; couloù de la brase, couleur de
cendre; aquera terre qii'ey coum brase,
cette terre est comme de la cendre, très
légère ; la maysoû n'ey pas mey que brase,
la maison est réduite en cendres, n'est
plus
que cendre ; lou cèu qu'ère coum brase, le
ciel était d'un gris sombre (orageux).
Svn. cène, cie.r.

brasè, brasî, brasilh;

sm.

—

braserade ;

—

d'amendement.
brasère ; sf.

On

—

Endroit, coin où l'on
foyer (vieux).

dit indifféremment

Brassée,

—

brassât

bras-

ou

sade; brassà est plutôt rare.

brassadejà

; v.

agiter les bras.
brassàdje ;

sm.

Fréq. de brassejà,

—

—

Travail de bras

;

mé¬

tier de manœuvre, de journalier agricole,
brassàr ; sm. — Brassard. V. brassàu.

brassât,-ade ; s. — Brassée.
U brassât de légne, une brassée de bois;
galià la hémne en û brassât, prendre la
femme et l'entourer de ses bras; pourtà
lou nèn au brassât, porter l'enfant dans,
sur

les bras.

brassàu;
armure

Bra¬

sf.
Charrée ; quantité
action de répandre de la cendre

; s.

contenu des bras ;

—-

sier; amas.de cendres. V. carboutà.
brasejà ; v. — Brasiller, donner beau¬
coup de cendre.
de cendre ;

brassà, brassât,-sade
les bras.

a

sert

BRASTADIS

—

pour

sm.

—

Brassard

d'armes;

le bras (vieux).

brassàyre,-e, brassé,-re; adj. et s.
Manœuvre; personne qui loue ses bras.
brasse; sf.

—

C. brassàdje; travail de

le

droit

manœuvre.

Dans

les

droit que

L.

de

brasse

est

chaque famille d'un tinèu,

un

avec

chaque membre de la famille, peut avoir
sur la récolte de l'année
lorsqu'une famille
composée de plusieurs tinèus ou ménages
renonce

et

à la vie

commune

diviser

pour se

séparer. A l'âge de 80 ans, une per¬
sonne perd son droit de brasse et reste à la
braseroû ; sm. — Sorte de chauffeur
(|ui autrefois dans les châteaux était chargé I charge de la famille. La levée, l'exercice
de ce droit commence à i4 ans pour la
d'entretenir les feux (vieux).
jeune fille, à 16 ans pour le jeune homme.
braseroùs,-e.
C. brasoùs.
Tirà la brasse, avoir droit à sa part de
brases; sf. pl. — Braise ardente.
r'coite; tribalh de brasse, travail de bras,
Calé passà per las brases ou p'ou hoec,
de manœuvre.
être pris entre deux feux.
brasse ; sf.
L'envergure des bras ; ce
brasî; sm. — C. brase; charbonille des
que les bras peuvent entourer, contenir ;
boulangers ; poussière du charbon dans les
brassée ; mesure de longueur ; la brasse
forges. V. brasè.
avait sept pains, ou cinq pieds trois pouces.
Abé brasse, avoir les bras longs; nèn à
brasilh; sm.
Charbons ardents.
Svn. carboulhà, carboutà.
la brasse, petit enfant qui ne marche pas
encore ; gahà à brasse&gt;-cos, prendre à brasbrasilhà,-lhoà ; v. — Se dit d'un bra¬
sier ardent qui brûle vivement.
le-corps. V. brassà (il.
brasiu ; sm.
brassé,-re; s. — Brassière. C. brasDébris de charbons, petiles braises. V. brasî.
sàyre.
brasse-cors ou cos (à) ; loc. adv. —
brasòc, brasoucà; sm.
Les cen¬
A bras-le-corps.
dres du foyer. V. brasà,-è.
brasoucà; v.
Remuer les cendres,
brassejà; v. — Travailler de ses bras;
les éparpiller»
agiter les bras, gesticuler; nager en levant
Svn. esbrasoucà.
et étendant les bras l'un après l'autre.
brasouquè,-re ; adj. et s. — Qui re¬
brassejàyre,-e ; adj. et. s. — Gcsticumue la
cendre, qui ne quitte pas le coin
lateur,-trice.
du feu, qui lisonne; qui achète de la cen¬
brassère, brassière ; sf. — Petit
dre pour la revendre. V. brasàyre.
vêtement d'enfant ; sorte de bretelle.
brasouquejà ; v. — Remuer la cendre,
brassiè,-re.
C. brassé.
tisonner; ne pas quilter le coin du feu. Le
met la cendre retirée du

se

—

.—

—

—

—

—

—

mot est.

un

dim. de brasoucà.

brasoùs,-e; adj. — Cendreux,-euse,
qui est couvert d&lt;3 cendre, cendré,-e.
brassa; sm. —Les bras,
brassà ; v. — Brasser; tramer; remuer
des bras

Brassà

en

travaillant.

tribalh, besogner ferme.

brassole,

broussole

;

sf.

Avant-

—

train d'un chai'.

brastà ; v.

—

Gercer. V. brescà.

Vas

brastades, mains gercées ; la bise que
braste lous pots, la bise gerce les lèvres.
brastadis ;

légère.

sm.

—

lîrythème;

gerçure

�BRASTAT

BRÉGNES

—

brastàt,-ade

adj.

;

186

Gercé,-e,

—

petit

bràste,-o (G.) ;
visage ; érythème.
brastè ;
brastilh
V.

sm.

s.

Grasse, saleté

—

au

Rrasier.

—

(H.-A.)

; sm.

—

Braise ardente.

— Qui a le vi¬
sale. V. brescàt, moustoùs .
brasucà, brasuquejà. — C. brasouquejà. On dit aussi esbrasucà.
bratchà, bratchileyà (M4 Big.). — C.
batchileyà.
brau; sm. — Bourbier, marécageux.
N. de p. et de lieu : Brau, Lebrau.
brau; sm. — Jeune bœuf. V. bimàl,

sage

yout.
brauàlho (Big. G.) ; sf. — Troupeau de
jeunes bovins, l'ensemble d'une établé de
braus.

braulhà;

sm.

Hurlement, braille¬

—

ment.

(G. L. G.-M.); v.

—

Brailler,

bramer, hurler.

S'embourber (vieux).
braulhàr,-de, braulhàyre,-e ; adj. —
braulhà-S ;

v.

—

Braillard,-e.

(M4) ; v. — Salir, souiller de
(bràute) ; brautù-s, se salir. Cf. cm-

braudinà.

ou par un coup
de bec.
(Lav.). — C. brès, berceau,
brechà (Lav.) ; v. — Bercer.
brecoÙs,-e ; adj. — Se dit des monta¬
gnes qui présentent des brèches.
brédos (G.) ; sf. pl. — Fourmillement,
démangeaison et particulièrement aux pieds.
Nou-m béngos hè brédos! Ne m'agace
pas I

bredoulhà ;

v. — Bredouiller.
Syn. patoulhà, quequejà, bretounejà.
bredoulhàdje ; sm. — Bredouillement.
brée ; sf. — Fibre, brin long ; longue
laine, la plus fine ; on dit aussi berie, brie ;
brai, résine de pin. V. brinche'.
bregà ; v. — Recurer, frotter le linge
sale avant de le rincer; nettoyer; bregà-s,
se frotter, se laver à
grande eau; se fric¬

tionner.

Que, s'a bregàt dues escudèles de soupe,
a
« nettoyé »,
recuré deux écuelles de

soupe.

bregade; sf.

—

Friction;

frottée. V.

rnsclade.

bregadé

; sm.

—

Chiffon

pour

laver la

bregadisse ; sf. — Fréq. de bregade.
bregnà, beregnà ; berougnà (Or.) ;
v.
Vendanger ; au íìg. récolter le meil¬
leur, faire des profits illicites ou non.
Aquét qu'a bregnàt, se dit de quelqu'un
qui a fait une bonne affaire ; bregnà en
toute snsoû, vendanger en toute saison, pro¬
fiter du moment, quel qu'il soit ; que las
s'a bregnades, il a tout dépensé, il a perdu
—

brautanàu

(Lav.)

;

sm.

—

Potage,

bouillon

épais.
braute,-de (M'j ; sf. — Boue.
brautoùs,-e; adj. — Sale; souillé de

boue.

bré ;

sm. — Contrac, de beré, venin,
(B.-L.) ; sm. — Chenille.
Syn. gatemine, arruque.
brè (L.) ; sm. — Aubépine.
Syn. broc.
brebét, berbét; sm. — Brevet,

occasion favorable ; lou tems de bre¬
gnà, l'époque de la vendange; de quel¬
qu'un qui, profitant de l'occasion, du
moment, gagne de l'argent, on dit: que
brégne, il vendange.
bregnade. — C. brégne; usité, surtout
dans le sens de produit des vendanges, de
la quantité de raisin.
bregnadé,-re ; adj. — Propre à être
vendangé.
bregnàyre-,e ; adj. et s.
Vendan¬
une

bré

brebetà ;
brebiàri.

v.

Breveter,

—

—

C. berbiàri.

brebìt, berbit (As.)

;

sf.

—

Brebis.

Syn. aulhe, auélho.
brebitàt ; sf.

Brièveté.

—

geur, -euse.

bréc,-o (G.). — C. brac, court.
bréc,-co (Lav.); adj. — Qui a les dénis
usées, cassées; édenté,-e, brèche-dent.

bréc,-que; adj.

—

Ebréché,-e. Y.

es-

brecàt.

bréc, brèc,-que ; adj.

—

Revêche,

peu

Imitable.
brecà ; v.
par un

ébrêcher

; s. — Coup de bec ;
comme ce qui est enlevé

vaisselle.

brautà

un

(Lav.)

d'une encoche

il

braulhà

morceau,

brèch

brasïlh, carboutà.
brastoùs,-o (G.); adj.

boue

brecàt-àdo

fen¬

dillé.

:

—
Picoter ; picorer ; manger
des grains de grenade, de raisin ;
en Lav. piquer avec le bec. V.

perucà.
brecade; sf.
chée ; encoche.

brégne, berégne ; brougne (L. Or.) ;
Vendange, la récolte des raisins; le
marc pressé.
Que y a bère brégne, il y a belle récolte
de raisin, la vendange est abondante; dues
semàus de brégne, deux comportes de marc.
brégnes; berougnes, brougnes
(Ort. L.) ; sf. pl. — Epoque, saison des ven¬
sf.

—

danges.
Per brégnes, à la saiso'n des vendanges;
ha.

brégnes, vendanger, faire comme
vendanges; adichàt!
brégnes soun hèyles, adieu ! vendanges
sont faites, il n'y a plus rien à faire; qu'an
1ns

tâcheron la saison des
—

Brèche, partie ébré-

�187

BRÉGUE

_

BRESIC

cridàt

las brégnes, on a crié le ban des
breoùs,-o (B.-E.) ; adj. — Venimeux,
j
-euse. V. bré, beré.
vendanges; de quelqu'un qui a quitte le
pays et dont on est sans nouvelles, on dit,
bréque ; brèco (Big. G.) ; sf.— Brèche,
en
Bigorre (bas Adour) : qu'ey partit entà
encoche ; blessure ; écornure ; dent de roue ;
lus brégnos d'Euzo, il est parti aux vendan¬
dépression profonde de montagne ; tort ;
ges d'Eauze en Armagnac. On se rendait,
diminution; entamure ; tablier d'un panta¬
autrefois, par troupes, à ces vendanges et
lon à ponl ; ouverture d'une robe.
certains choisissaient ce moment pour s'en
Lou coutèt qu'a ue bréque, le couteau a
aller ailleurs sans trop attirer l'attention.
une
brèche ; hà ue bréque à ta mérque,
faire une encoche à la taille ; que s'a hèyt
brégue; sf. — Querelle, discorde, rixe,
tumulte.
ue bréque au dit, il s'est
fait une blessure
Cercà brégues, chercher querelle; aquiu
au
doigt ; ue bréque à la fourtune, une
que y a brégue, là on se dispute; û cèrquediminution, une brèche; la bréque. de la
brégues, un querelleur.
pelhe, l'ouverture de la robe. V. esloque ;
amuchà lus bréques, montrer les dents,
breguén (G.) ; sm. — Ver, ascaride. C.
rire.

bragu.cn.
Lou

breguén dou cambalhoû, le

ver

brequè

du

jambon.

encoches

breguentòts,-tòtos (Lom.) ; s. — Me¬
choses, sans grande valeur.
breguí (G.-M.) ; sm. — Bregin, poisson

nues

du genre

esturgeon.
brembà, broumbà ; moumbrà (M1) ;
v.
Bappeler, remémorer; brembà-s, se
rappeler, se souvenir,
brembance ; sf. — Souvenir (lit.),
Souvenir,
brémbe, brembè ; sm.
brembejà ; v. — Rappeler les souvenirs,
brémbes ; sf. pl. — Les souvenirs,
brén ; sm. — Son, partie la plus gros¬
sière du grain moulu; bran.
Brén de sarre, de sègue, bran de scie,
sciure de bois; méy di* brén que de harie,
plus de son que de farine; que minjaré
brén, il mangerait du son (comme une
bête) ; està bren e harie, être de même extraclion, de même nature; au fig. un hypo¬
crite; abé û co de brén, un cœur de son,
manquer de sensibilité; amassàyre de brén,
csparricàyre de harie, ramasseur de son,
dissipateur de farine, un inintelligent, un
—

maladroit.

brenà ;
milieu

v.

du

—

du

Prendre le goûter, le repas
jour; dîner. V. brespejà,

disnà.

brenà ;

sm.

Dîné.

—

U boû brenà, un bon dîner,

brenade ;

sf.

—

Eau de

son

préparée

pour un lavage ou comme breuvage pour
les chevaux ou pour les porcs ; dans le G.
charivari à deux époux qui se sont battus.
V. asoade.

brenaroû ; sm. — Pet i t repas qu'on
prend l'été à quatre heures. V. brespè.
bréno ÍB.-L.); sf. — C. brenà, dîné,
brenoùn

(Chai.). — C. branoû.
brenoÙS,-e ; s. — De la nalure du son ;
qui fournit beaucoup de son; qui contient
du son en quantité ; grossier,-ière.
brénte (M' Big.).
C. bénie, venir".
Brénlf du que droum segù, (qui a) veuIre dur,
plein, dort bien, dit le monta¬
gnard.
—

sf.

—

Pièce de bois

au

timon

du

avec

char

des
pour

assujettir l'abalut, la perche. Cf. tresse-.
brequejà ; v. — Ebrécher, entamer.
Syn. esbrecà.
brequerà ; v. — Faire des brèches ;
tailler des dents, des encoches.
brequère ; sf. — A peu près comme
bréque; forte brèche; entaille; ouverture,
fente.

brère (Chai.

—

,

;

fixées

L.) ; sf. — Barrière, clô¬
branchages ; probablement, con¬

ture

de

trac.

de barrère.

brès ; brèch (Lav.) ; sm. — Berceau
corbeille en forme de berceau.

;

N'at a pas tout decliat au brès, il
laissé tous ses défauts au berceau,

n'a pas
il en a
gardé ; prénè au brès, prendre dès le ber¬
ceau
un
enfant pour l'élever, l'éduquer ;
commencer

un

récit.

Svn.

berçòu,
guère, dindon.

barçole, bressoù,

eue,

eu-

bresàgo (G.)

; sf. — Chouette. Dans
jresague. Cf. cabèque.
brescà ; v. — Enlever les rayons de
miel
(bre'sques) ; travailler le miel en
rayons. Dans L. toùne.
brescà (G.) ; v. — Fendiller, gercer ;
brescà-s, se gercer.
Qu'a tous pots brescàts, il a les lèvres
gercées. V. brastà.
brescàdo (G.) ; sf. — Gerçure,
brescadoû ; s. — Apiculteur,
brescoû, bresque; s. — Bavon de
miel ; gaufre.
bresén (Big. G.). — C. braguén, inflammatioii cutanée.
L.

breséne (G.); sm.

— Taon,
mouche.
Syn. tabâ.
bresét (G. L.) ; sm.
Recoupe des
pierres qu'on taille; sable très grossier;
pierre à aiguiser.
breséy (Lav. B.-l,. 1T.-A.); sm. — Crè¬
—

che ; partie d'une crèche. On dit aussi pre-

séy. V. presép.
bresìc (N.-F.. des L.) ; sm. -— Aubépine.
Syn. broc, bré, espí blanc, espio.

�BRESILHA

bresilhà
la

(G.) ;
bresàgo.
bresilhoè,-re ;

boutons

188

BRIAGUÈ

-

-

v.

—

Gazouiller

bresumì

comme

duire
s.

Amas

—

d'inflammation

sur

de petits

la

peau.

brét,-e ; adj. et s. — Bègue.
Syn. mèc, quèc, téc.

bresén, brusloè.
—
Démangeaison,
bresilhoè.
brespade, brespàu; s. — Vêprée, le
vèpre, la fin du jour, le soir. En Lav. la
première partie de la nuit, la veillée. On

dit aussi

bresperàu.

alors dinnà

ou

brét,-e; adj. et s.— Court,-e de jambes.
brét,-e ; adj. et s. — Breton,-ne.
Baque bréte, vache bretonne.
Bretagne ; n. p.— Bretagne. On trouve
en Béarn et en Gascogne
plusieurs lieux de
ce

brespàlh, brespalhà (Big.). — G.
brespè, brespejà ; dans le G. ces mots s'ap¬
pliquent tantôt au goûter, tantôt au grand
repas de midi ; le repas du soir s'appelle
dinnàdo.

bresparòu. — C. besparò.
bresparoû, bresperoû; sm.

—

Goû¬

ter délicat.

brespàu, bresperàu;

sm.

—

L'après-

midi, la fin du jour.
U

beròy brespàu, une belle après-midi,
brèspe; sm. — Le vèpre, le soir;
l'après-midi; le mot qui est masc. en B.
Big. et L., est fém. en Arm. En Az. signi¬
i.ou

brèspe de Pasqües, la brèspo de Pas-

brèspe; s. des 2 g. — Veille, le jour
précédent.
brèspe; sf. — C. bèspe, guêpe,
brespè; sm. — Goûter, repas entre le
dîner et le souper. On dit aussi obrespè. C.
brespàu.
brespejà ; v. — Goûter, faire le repas
de l'après-midi.
brespejade ; sf. — Ensemble de brespès; long goûter; action de brespejà.
brespejàyre,-e ; s. — Celui, celle qui
prend le brespè.
bresperade ; sf. — Soirée, dernière
partie du jour.
bresperàu. — C. brespàu.
brèspes ; sf. pl. — Les Vêpres, l'office.
Ana ta brèspes, aller aux Vêpres; cantà
lus brèspes de- matî; être content de bonne
heure (ou le contraire) ; canià brèspes,
criailler; ha cantà brèspes, corriger manuel¬
lement; ha c.oum sanctus à brèspes, être
vain,

sans

effet.

bretèle ; sf. — Bretelle. V. brassière.
bretoû,-ne.— C. bref, bègue ; Breton,-ne.
bretounejà; v. — Fréq. d» bretejà.
brèu, brée (V. l'Arm.) ; adj. et s. —
Sec, sèche ; froid sec.
brèu; sm.
Petit sachet, nouet ; sorte
—

d'amulette contenant
et

;

sm.

pl.

—

Suite de

soirées.

brésque ; sf. — Malt de la cire ; p.
analogie de matière et de couleur: foire
des enfants. V. brescoû.

bressà ; v. — Bercer, balancer le ber¬
d'un enfant pour l'endormir.
Svn. jumpà, dindà, cuà.

ceau

bressade ; sf.

—

Action de, bercer, de

balancer.

bressòu.

—

C. brès.

qu'on suspend

un

mal, soit

formule

une

ou

autre

soit pour guérir
protéger, garantir d'un

au cou

pour

mal, d'un maléfice.

brèu, brèbe; adj.
Syn. brac.

—

Bief, brève

breulà, abreulà (L.) ; sm. — Lieu
planté de peupliers. V. briulà.
brèule (L.) ; sm. — Peuplier noir. V.
blgou.
brèumén ; adv.

breüs,-o

—

(B.-L.)

Brièvement,

adj.

;

—

Venimeux,

-euse.

brezét

(G.)

;

sm.

—

Piège à petits oi¬

seaux.

bri,-e, bric ; s. — Recoupe de pierre
qu'on taille ; grain ; brin ; débris ; miette,
petit" chose; fil d'angle; fil de tranchant;
angle d'un cube, d'une pierre, d'une pou¬
V.

tre.

bresét.

Nou
un

n'y a pas ue brie, il n'y en a pas
brin, une miette; lou bri de ia haus,

le fil

de la faucille.

brî ;

Toile

sm.

grossière et claire,

serpillière.

briàc,-gue,-que

; adj. et s. — Ivre,
ivrogne,-esse.
Briàc de fatigue, étourdi, recru de fati¬
gue ; qu'ey briàc, il est ivre ; que hè û machàn briàc, c'est un ivrogne méchant, il
étourdi, saoul

a

brespès (B.-L.)

nom.

bretejà ; v. — Bégayer, bredouiller.
Svn. mequejà, queque'jà.

fie aussi soirée.
cos.

(N. des L.) ; v. — Briser, ré¬
en poussière (vi"nt de

miettes,

bresét).

Cf.

bresilhoère ;
sf.
cuisson causées par le

en

;

le vin mauvais.

briagàu ; adj. des 2 g. — De l'ivresse,
qui participe, touche à l'ivresse; enivrant.
Arrlde briagàu, rire bachique; soupe
briagàu, soupe à l'ivrogne,
briague. — Forme de birague, ivraie.
briaguè,-re,-guésse ; s. — Ivresse;
ivrognerie ; les ivrognes.
Tout aco qu'ey briaguè, tout cela c'est
d"S ivrognes ; c'est une saoulerie ; lou bria¬
guè qu'ey â lè blci, l'ivrognerie est un
vilain vice; n'ey que hartère e briaguère.
ce n'est que ripaille et
beuverie.

�BRIAGUÊRE

189

briaguère ;-guèyre (Bay. L.)

si'.

;

bribà.

V. bribejà, plus usité,
bribejà ; v. — Bruire en coulant, en
pariant de l'eau; faire du friselis. Fréq.
—

bribà.

de

bribejàn,-te

;

adj.

—

Qui bruit

en cou¬

lant.

bribén,-te; adj. et s. — Courant,-e;
rapide et bruissant,-e (en parlant d'un
fleuve ou de l'eau) ; le courant, son friselis.
L'aygue bribénte, le courant vif et bruis¬
sant de l'eau; lou bribén dou gàbc, le cou¬
rant, le friselis du gave. V. briu.
I l'aygue mourte nou-b hidét;
A la bribénte que-y bedét.
Ne vous liez pas à l'eau qui dort ; dans
celle qui court vous voyez clair (dict.).
bribéy ; sm. — Friselis ; le courant et
le

murmure

de l'eau.

Le

bribéy est plus doux que le bribén.
bribéy de l'arriu, du ruisseau,
et, plutôt, lou bribén dou gàbe, du gave.
bric, brigue, brique; s. — Mot ser¬
vant à former'des négations.
Cliic ou bric, peu ou pas du tout ; n'ai
sèy pas brique, je ne le sais pas du tout;
n'ey pas brique hort, il n'a aucune vi¬
gueur, aucune force ; nou l'èy pas entenut
brique, je ne l'ai point entendu; n'ey pas
brique pèc, il n'est point sot; nou y a bri¬
que de moùnde, il n'y a personne (ou très
peu de gens).
bricole ; sf. — Petite chose, de peu de
valeur ou d'intérêt ; bricole (partie de har¬
nais).
En bricole, en sautoir ; n'ey pas que bri¬
cole, ce n'est que peu de chose, sans grande
On dira lou

valeur.

bricoû,-goû,-gne ; adj. — lin peu,
petit peu, une petite quantité.

U bricoû de pâ, un peu
eoû de tems, un instant.

bricoulà ;

un

d.e pain

Rricoler ;
faire de menus travaux.
v.

—

;

û bri-

bousiller;

bricoulàyre,-e ; s. — Bricoleur,-euse
dit aussi parfois bricoulè,-re.
bricoùn (G. et L.). — C. brigalh.
Un bricoùn, un peu, un tout petit peu.
brida ; v.

;

—

Brider

;

mettre la bride,

bridade, bridàdje ; s. — Action de
brider, bridage.
bridàdo (Lav.) ; adj. sf. — Nom de biebis qui a des raies, telles des brides, noires
une

toison blanche,

bride ; sf.
Bride ; rêne.
Passà la bride, retenir; sarrà la
—

bride,
retenir, comprimer, serrer ; anà-n à toute

bride, à bride abatude, courir bride abattue.
bridèt, bridoû; sm. — Bride, petite
bride; bride du mors.
Mastegà lou bridèt, mâchonner, ronger
son frein ; travailler à regret ; se morfon¬
dre.

Miette, brin. V. brée, bri,

—

brigalh, brigalhère.
Ilicàl

bries, réduit en miettes; nou-n
brie, il n'en reste pas miette.
brifà; v. — Bâfrer, manger goulûment,
eu style trivial, vulgaire.
brifade ; sf.
Bâfrerie, ripaille,
brifàdje ; sm. — Action de bâfrer,
brigà ; v. — Baguer,
brigade ; sf. — Brigade,
brigadiè ; sm. — Brigadier,
brigàlh, bringàlh,-e,-lhère ; s. —
Fragment menu, miette, grain ; parcelle ;
brin; menue partie de quelque chose. Y.
bri,, bricoùn, brie, griualhe.
en

soubre pas

—

brigalhà (G.).
brigalhàdje;
de

concasser

;

ce

C. esbrigalhà, briser.

—

— Action de briser,
qui est brisé.

sm.

brigalhejà ; v. — Donner par très pe¬
quantités, par miettes,
brigalhét, brigalhoû ; sm. — Dim.
de brigàlh.
tites

brigàn ; sm. — Brigand, chenapan,
brigandàdje, brigandè; sm. — Bri¬
gandage, pillage, rapine.
brigandàlhe, brigandère ; sf. — Ra¬
massis de brigands ; canaille,
brigandejà ; v. — Agir en brigand,
brigàyre ; sm. — Qui brigue,
brigne (L.). — C. brinche.
brigno (G.) ; sf.
Brème (poisson).
brigoû,-ne; brigoùn (G. L.). — C.
—

bricoùn.

brigouléte (Bay.).
brigue.

—

brilhà ;

v.

sans

doute,

mot est de

on

sur

BRINCA

—

Forme de briou-

léte.

tout

muser;

brie ; sf.

—

B.-'uverie, saoulerie, bamboche. V. bringue.

—

V. bric.
Briller, considéré, à tort

—

gallicisme puisque le

comme

l'ancien

roman.

Syn. lusl, lugarnejà, lugrejà.
brilhàdo (G.); sf. — Liseron des haies
(plante). V. bidalhe.
brilhàn,-te; adj. et s. — Brillant,-e;
diamant.

N. de p.

brilhandamén ;
brilhantoû ;

adv.

Brillamment.

—

L'œil ; un bijou.
Quins brilhantoùs ! Quels yeux !
sm.

brimbalamén ;
brimbale ; sf.
brimbale.

—

sm.

—

Brimbalemenl.

Action de brimbaler

—

:

brimbalejà ; v. — Brimbaler ; faire
ses bras; flâner.
brimbalejàyre,-e ; s. — Brimbaleur.

aller

flâneur,

coureur,-euse

brimbàlh

(G.)

;

de bals.

sm.

—

Brin, fétu. V.

bri.

brimbàlh
brincà

(Arm.). — C. brigàlh.
(Lav.) ; v. — Enrager. C. blincà.

�BlìlNCF

190

BRUILÊRO

—

brince ; sf.

Brin de plante, d'arbre,

—

petite branche lisse.
Ue

de bìmi,

brince

brin d'osier. V.

un

brinchà.

plus usité,
Fibre, brin

V. esbrinchà

—

brinche, brinque; sf.
filamenteux ; gaule.
Las brinches dou muscle,
culaires ; las brinches dou

—

les fibres mus¬
boy, les fibres

qu'ey de boune brinche, il est

bois;

musclé, souple, il est nerveux.

brincoû;

brinchoû,

grapillon.
brinchùt,-ude

Petit

—

; s.

Musclé,-e, solide,

—

nerveux.

brincou;

— Colère, rage.
brlncous, avoir un accès de

sm.

lous

rage.

brincoû;

sm.

brin de grappe.

brindà ; v.

Brin, petite

—

chose;

V. brinchoû.
Porter

—

une

d'amour

brin
moyenne

(G.)

;

sm.

—

Brize

que

l'on

porte, toast.

bringue ; sf.

—

de cheval fourbu
te et de gauche.

ou

Sorte de balancement
vieux, qui va de droi¬

bringue, battre l'estrade ; faire la
fête, la « bombe » : està en bringue, être en
gaîté, en fèt-î ; zigzaguer; dans cette ex¬
pression: unà-n la bringue, la brangue,
Bâte la

en

dandinant fortement, brim¬

se

dit d'un train de maison
affaire mal conduite:
qu'en ba la bringue, la. brangue.
brinque (L.).; sf. — Brindille,
brinsilh (G.) ; sm. — Brindille,
briòc (Bay.); sm. — Vautour.
Syn. boutre, bùtre, bouyri'.
briole ; sf. — Pâquerette ; grès friable
exploité aux environs d'Asson ; petit bijou,
joyau. Dans le G. désigne aussi la violette;
boni, signifie encore effluve, parfum
en
printanier, excitation due au renouveau.
brioulè ; sm. — Marguerite érigée ("plan¬
te).
brioulét (G.); sm. — Giroflée,
par

anal,

on

d'une

désordonné,

briouloû.

—

C. briuloû.

bric.
v.

—

Briser, émietter,

casser

menu.

brisadis ;
choses

adj. et

sm.

morceaux.

brisât;

Pot;ge ou soupe au lait
pain (pâ ou rnesture)
préalablement brisée. Cf. miussàt.
briscàn ; sm. ; brisque ; sf.
.leu de
cartes (le mariage).
brise ; sf. — Brise, vent léger.
Syn. auréy, ayrét, chàure.
brise ; sf. — C. bric.
En brises; Ioc. adv. —■ En miettes,-en
pièces, brisé.
faite

avec

sm.

—

de la mie d"

brisé.

—

V.

brise-hèr ;

brisàlh.
sm.

—

Brise fer

; un

turbu¬

lent, qui casse tout.
; s.

Choses très brisées,

—

brisoutejà;

v.

—

Fréq.

de

brisà;

émietter.

brisque; sf. — Brisque; chevron, ga¬
posé en forme d'angle sur la manche
gauche pour marquer les années de servi¬
ce des militaires; jeu de cartes.
V. l'Ami.,
soupe de vin, soupe à perroquet (ne s'em¬
ploie alors qu'au pl. las brisques, ou bra¬
lon

ços).

brisquét,-e ; adj. — Susceptible, irrita¬
se pique, s'offense pour la moin¬
dre des choses, quinteux, coléreux.
brisquéte ; sf. — Petit chemin étroit
ble, qui

bordé d" hauts

murs

entre les maisons et

jardins dans le village; venelle.
bristoà (Lav.) ; v. — Pousser à la façon
d'une barbiche. C. brastà (G.).
bristOÛ

(Lav.) ; sm. — Barbiche.
bristoulàt,-àdo (G.). — C. brastàt,
basané, gercé par le soleil.
briu ; sm. — Vivacité, entrain, vigueur;
courant rapide de l'eau; friselis.
Briu couleroùs, accès de colère ; lou briu
di'. l'aygue, le courant rapide de l'eau;
aquet gouyàt que t'a û briu! Ce jeune hom¬
me a un entrain I
lou briu de la race, la
vigueur, l'entrain, l'allant de la race. V.
arséc.

briuà, briuejà, briulà (Big. G.) ; v.
Couler rapidement et avec du friselis ;
se
dit, surtout, d'un ruisselet, d'un filet

—

brique. — V. bric.
briquét ; sm. —"Briquet, appareil à
fournir du feu; race de chiens; dim. de
brisà ;

brisât,-ade ; adj. — Brisé, émietté,-e.
brisât, caillou cassé en menus

Calhàu

brisures.

amourette (plante) ; on l'ap¬

ou

pelle aussi purnàcho.
brinde ; sm. — Brinde, santé

baler;

(Labarlhe de Neste) ;
foyer.
cauhe-panse, paredoù, truhe, tar-

brisoutè,-re

santé.

Syn. trinca.

marcher

Syn.

brisé

Contre-cœur de

—

sm.

brin ;

Gahà

—

dosse, enterdosse.

brinche.

du

brisàlh ;
sm.

—

Quantité de

brisées; qui est de nature brisablc,

fragile.
brisadoù,-re ; s. — Briseur, casseur de
cailloux (brîsàyre est plus employé).

d'eau. V. abriulà.

Syn. bribejà, riulejà.
briulà (G.-L.). — Forme de

bréulà,

abréulà.

briulè
briùle

(Big. G.). — C. briuletè.
(N-0 des L.).
Forme de biùle.
briulejà. — C. bribejà, briuà.
briulén,-te. — C. bribén.
briulèro (Big. G.) ; sf.— Ruissellement,
friselis, avec un sens d'augm. sur briu.
—

�191

BIUULÉT

briulét,-e

; s.

—

sm.

BROUCA
—

Semotte.

Cf. broute, broutoù.

briuléte; sf.

—

Violette (fleur).
foire des violettes,

Hére cle las briulétes,
foire du printemps.

Syn. mumoy, momoy (tì.); brigouléte
(Bay.).
briuletè, briuloutè ; sni.
Touffe
d'herbes qui porte des violettes ; marchand
—

do violettes.

briuléy. — C. bribéy.
briuloû, biuloû; sm. — Violon; geôle.
Loa briuloà dous cas, le bâton ; que-t
harèy dansà chens briuloà l dit-on à quel¬
qu'un en le menaçant d'une correction.
V. biouloù, briouloû.
briulounàyre, biulounàyre ; sm. —
Violoniste; ménétrier.
briulounejà ; v. — Racler du violon,
briuo (G.) ; sf. —• Blé fin, bladeite.
broc; sm.
Epine (aiguillon des végé¬
taux) ; épine (végétal épineux) ; notamment
l'aubépine (épine blanche) et le prunellier
(épine noire) ; haie d'épines ; buisson d'épi¬
nes, buisson en général ; bâton d'épine,
canne de bois d'aubépine ou
de prunellier
ou même de néflier
(qui est habituellement
greffé sur aubépine) ; bâton en général.
Mot usité en gén. dans les B.-P., le G. et
les L. mais rare eu Big., sauf dans la pre¬
mière acception, épine (aiguillon vég.).
Abé â broc au pè, avoir une
épine au
pied, avoir des ennuis, être gêné ; machàn
co uni û broc, méchant comme les
épines;
abé brocs au eu, ne pouvoir rester assis,
tranquille ; ha pèche broc, faire faire mai¬
gre chère au bétail; eslà s'uus brocs, être
sur des épines; està couni ù
pugn de brocs,
—

être de mauvaise humeur, irascible ; ha lou

broc, tailler la haie ; quoan lou broc e bro¬
que, lou câ hòu quo trote, quand l'aubépine
pousse, trotte le chien enragé (dict.).

On fait souvent la différence entre l'au¬

bépine qu'on appelle broc blanc et le pru¬
nellier qu'on appelle broc nègre.
broc, brouc, bruc ; sm.
Bruyère.
—

C'est le

brocoli, broucòlis;

Violet,-le (couleur). V.

biiilét.

—

général de broc dans le N. des
L. et dans les 11.-P. En Lav. broc désigne
à la fois la bruyère et l'ajonc,
peut-être
parce que ces deux plantes croissent sou¬
vent ensemble dans les landes
montagnar¬
des ; le peuple d'ailleurs, réunit souvent
sous le même nom. des animaux,
des plan¬
tes, des choses qui lui semblent être de
même sorte ou d'espèce.
iVoti pas abé nad broc de
légne, ne pus
avoir même des brindilles, de la
bruyère
pour se chauffer. Dans la G.-M. et certains
pays de landes, la bruyère est le bois de
chauffage des pauvres.
broche; sf.
Broche (à rôtir). Mol
emprunté au fr. mais d'usage courant au¬
jourd'hui. Ne pas confondre avec broque.
Syn. aràs, pau.
sens

—

broèle

brouèle ; sf.

ou

sée, broyée,

—

Chose écra¬

bouillie.
Qu'aboù lou cap en broèle, il eut la tête
réduite en bouillie ; abé lou cô en broèles,
avoir le cœur broyé (par la peine). On
emploie souvent le pluriel.
Hicà tout en broèles, tout briser, réduire
en

en

bouillie.
Il est

probable, car l'acception, en tous
disparu de l'usage, que la broèle était
une sorte de bouillie
grossière, comestible,
le brouet, que la broyé a remplacé. V. brou.
broje ; sf. — Bouillie, pâte de farine de
maïs (on la mange ordinairement avec du
lait) ; mets très commun dans les commu¬
nes du Béarn ; soupe faite avec du
pain de
maïs en Vic-Bilh, Big. et Bas Arm. ;
par
ext. et anal., la boue, la fange
liquide:
en aquét camî que y a broje, il
y a de la
cas, a

boue dans

ce

chemin.

Eii

broje, en bouillie; broyé. V. broèle;
broje touslade, tourrade, torréfiée; de tu
que harèy broje, je le réduirai en bouillie;
lou passàdje de la broje, le cou, la gorge ;
minjà la broje, expr. pour dire dîner.
broque ; sf. — Broche, aiguille pour
tricoter; cheville pour fermer le trou fait
à la barrique avec un foret ; instrument
pointu servant à dépouiller le maïs ; attache
du collier des vaches.

broquedit, broque-dit; sm. — Lit t.
pique-doigt, lucane ; scarabées avec deux
pinces aiguës sur la tête. N. de p. Broqueilis, commun dans la région de Bayonne.
Dans la Chai, et les L. chaque-dit; en B. et
Big. coupe-dit.
broque-cu ; sm.— Jeu de broche-en-cul.
bros ;

sm.

Char à deux

—

roues,

sorte

de tombereau.

bròse,-o ivG.)
brosse ; sf.

;

adj.— Cassant,-e.V. brusc.

Brosse.
Syn. espounsét.
brot (v. l'Arm.). — C. broc, épine,
bròto (Big. G.). — C. broute, semotte.
brou !
Onomatopée, brr, cri pour
—

—

chasser certaines bêtes.

bròu (L.) ; sm. — Sauce, brouet.
brouadè, brouàdo (Big-, Arm.) ; s. —
Sorte de brouet. C. brenade, bebenè, bebéne.
brouc.
C. broc, bruyère,
broucà ; v. — Piquer, trouer, percer
(vieux) ; bourgeonner (en .parlant de l'au¬
bépine) ; tricoter, travailler avec les broques; broucà-s, se piquer avec des épines.
V. a broucà, embroucà.
broucà,-cassà ; sm. — Lieu couvert de
broc, c'est-à-dire, selon les régions, soit des
épines, des buissons, soit des bruyères, ser¬
vant de pacages. V. brucà, broc. N. de
p.
Broca, Dubroca.
Rebiret tas aulhetes loégn dou broucà,
détourne tes brebis de la bruyère, du
pa¬
—

cage

(d'Espourrin).

�BBOUCADË

192

BROULH

—

broucade ; sf. — Travail Je Iricol, mo¬
mentané, que l'on fait en passant.
Que bau ha uc broucade, je vais faire un

(le tricot.

peu

broucade ; sf.

travail de
piqûre d'épine,

Brochée

—

tricot; temps de tricotage;

d'aiguille. V. broucàt.
Du ue broucade, travailler

;

un

temps à

du tricot.

broucadoù,-re

;

s.

Tricoteur, bro¬

—

brouchiguè,-re ;

sf.,

Broussailles.

brouchis ; sm. — Sortilège ; ce qui se
rapporte aux sorciers, aux brouchs et aux
brouches.

brouchit (Lav.) ; sm.
instantané. V. brousside.
brouchòc ;

sm.

Bruit subit,

—

Hallier, broussailles,

—

brouchoû ;

sm.

—

Déformation de boubuisson,

cltoù, buissaie. V. Orthez,

broucadure ; sf. — Brochure ; bles¬
faite avec une broque. V. broucàt.

sure

(Lav.)

; sm.

—

Tuyau de la

boute.

broucalhe ;

sf.

Amas, quantité de

—

buissons.
Voit y a que broucalhe, il n'y a que
liuissons, des ronces, des aubépines,

broucantà ;

v.

des

Brocanter.

—

broucantàyre,-ç ;

s.

—

Brocanteur,

-euse.

broucòlis.
broucòt.

Forme de brocolis.

—

Dim. de broc.

—

broucote,-quête.
broudà ; v,

—

Dim. de broque.

Broder,

—

broudade ; sf.

Travail de broderie,

—

broderie.

broudàdje ; sm. — Action de broder.
broudarie,-derie ; sf. — Broderie.
broudàyre,-e ; adj. et s. — Brodeur,
(sous t'inlluence du fr. 011 dit aussi
brou dur,-use).
broudoulhà (Lom) ; v. — Secouer mol¬

-euse

Attirail, bric-à-brac,
Fréq. de broucantà.
broucàr ; sm. — Brocard, raillerie,
bi'oucassà ; sm. — Augm. de broucà.
broucassalhe ; sf. — Augm. de brou¬

broucante ; sf.

broucantejà ;

—

v.

—

calhe.

broucassàt.

Augm. de broucà et de

—

broucàt.

broucàt,-ade
coup
dure.

—

Y. broucà.

cheur,-euse.

broucàlh

brouchigue;
sm.

;

s.

—

Piqûre d'épine,

d'aiguillon, d'objet pointu. V. brouca¬

broucàyre,-re. — G. broucadoù. ■
brouch,-e ; s. — Sorcier,-ère, loup-garou. On écrivait autrefois brouix, broux et
même broig. Y. brouche.
brouchagà, bruchugà; sm. ; brou-

chague,-guère ; sf.

—

Fourré de buis¬

sons.

brouchaloû.

—

C. boussaloû.

Sortilège ; la fa¬
sorcière; ensemble de sorciers ou de

brouchàmi ;

sm.

—

mille
sorcières.

ceci est travail de
brouchàmi dou sabat, les sor¬

Aço qu'ey brouchàmi,
sorciers ; lou

ciers et sorcières du

sabat.

méchante
hatilhère.
Bielhe, lède brouche, vieille, vilaine sor¬
cière, injure grave; brouches d'Aujèu,
sorcières d'Ogeu (B.-P.) ; il y avait, paraîtil, un sabat considérable sur les landes de
brouche ; sf. — Sorcière ;
Dans les L., hatilhayre,

femme.

cette

commune.

(Les brouches ont joué un rôle impor¬
tant dans notre vie sociale; leur histoire
est des plus dramatiques. Si la croyance en
ces êtres imaginaires est très entamée, elle
n'a pas encore

tout-à-fait disparu),

broucherìs; sm. — V. brouchls.
brouchét; bruchét (G.); sm. — Bro¬
chet

(poisson).

lement. V. brandissà.

brouèle.
brouélh

Autre

—

(JJ.-L.)

graphie de broèle.
— Défense d'in¬

; sm.

troduire le bétail dans certains pacages
des. époques déterminées. V. bide..

à

brougnà, brougne, brougnedoù
(Bay. Ort. L.). — Formes contractées de
berougnà, berougne, barougnadoù.
brouhagnà (L.) ; v. — Murmurer en
grognant, ronchonner.
brouhagnàu.-gne ; adj. — Acariâtre,
ronchonneur,

grognon,-ne.

V. arrougàgn,

bièc.

brouhagne ; sf. — Accès de mauvaise
humeur; action de grognon.
brouhagne; sm. — Se dit aussi pour
brouhagnàu: aquét òmi qu'es un brouha¬
gne, cet homme est un vilain grognon.
brouélle (G.-M.) ; sf. — Poudroiement
lumineux. Y. broèle.

brugnoû; (Arm.-Big.) ;
V. abelhè.
broujà,-yà; v. — Broyer, mettre en
brougnoû,

sm.

—

Ruche. N. de p.

bouillie.-V. broèle,

broje.

broujassè,-re ; adj. et s. — Qui se
nourrit de broje; amateur de broje. Sobri¬
quet des gens de Lescar (Bas.-Pyr.).
broujère ; sf. — Boue liquide, eau
boueuse ;

liquide épais.

broujét,-joû ; sm. — Pâle plus claire
que la broje; brouet.
broujoùs,-e ;adj.— Limoneux, boueux,
-euse.

broulh (G.) ; sm.
lis. N. de lieu:

—-

Breuil, bois, tail¬

Lebroulh (Gers).

�193

BROULH

broulh ;

brouncà ;

sui. — Groupe, groupement,
agglomération, las, entassement ; gros nua¬
ge. V. bourroùlli.
U broulh de maysoûs, un groupe de mai¬
sons ; que y a broulhs au cèu, il
y a de gros
nuages au ciel; que bu plàbe à broulhs, il
va
pleuvoir à verse. La loc. à broulhs, signiiie à foison, en masse: qu'a passât ausels à broulhs, il a passé des oiseaux en
masse, en très grand nombre. V. au m.

ramment

s.

—

brounchis ;

dure

ler.

sm.

—

Froncis dans

une

che bourdonne.

broulhadis,-se ; s.— Brouillage, brouil¬
le ; occasion de brouille; en Lav. herbe qui
se mêle avec les céréales sur
pied. On l'ap¬
pelle aussi broulhasquè.
broulhàdje ; sm. — Action de brouiler, d'embrouiller ; brouillement, brouilla¬

brounén,-to (G.); adj. et s.

dant,-e

bruissant,
brouni, bruni.

Gron¬

—

V. broundà.

confus.
La brounide de las aygues,

broulhadoù,-e ; s. — Celui, celle qui
brouille; brouillon,-ne.
broulhàr (d) ; sm. — Brouillard; livre
de comptes. V. brume-bache.
broulhardà,broulhassà ; v. — Faire
'u brouillard; brouillasser.
broulhardejà ; v. — Faire du brouil¬
lard mais léger.
broulharie,-lherie : sf.
Brouille,

eaux;
ment

la

rumeur

des

la brounide de l'auràdjç, le gronde¬
de

l'orage.
brounidé, brounidoù,-re
Qui bourdonne, qui retentit.
brouniéte ; sf.

;

adj.

—

Bourdonnement,

—

brounimén, brounitèri ; sm. ; brounitère ; sf.
Bourdonnement, rumeur,
grondement prolongé, retentissant.
—

La brounitère dou marcàt, le bourdonne¬
ment, la rumeur du marché.

—

brouillerie.

brounit ;

broulhasquè,-re ; s. — Temps bru¬
pluvieux ; bruine. V. broulhadls.
broulhasquejà ; v. — Bruiner.
broulhasquèrou,-èro (Lav.) ; adj. —

meux,

un

sens

sm.

—

C. brounide, mais

de brièveté et de

brounsà

ou

brounsàdje;

Grossier,-ère.

brounzà ;
sm.

—

avec

vigueur,
v.

—

Bronzer,

Bronzage,

brounse

broulhassà ;

v.

—

ou brounze ; sm. •— Bronze.
Syn. aram.
brounsì,-inà (G.); v. — Gronder,
bruire avec force; ronfler; bourdonner. Kn
Béarn on dit préférablemenl brouni; dans

Faire du brouillard

mêlé de bruine ; broulhassà-s, devenir
plu¬
vieux ; se brouiller en parlant du temps.

broulhassade ; sf.

—

Temps passager

la

brouillard, de bruine.

broulhe ; sf. — Brouille ;
nues herbes. V. broulh
(3).

en

Lav.

sm.

—

me¬

brounzinà. Cf.

broussi.

Bruit de

ce qui est
lancé avec force; grondement
aérien de la grêle, d'un objet lancé avec
force. V. brounit,-ide.
brounsinà (G.). — V. brounsl.
brroup. — V. brrp.
brouquejà; v. — Se distraire, em¬
ployer ses loisirs à tricoter; faire un tricot
de p"tile valeur. V. broque.
brouquère ; sf. — Amas de brous¬
sailles; terrain couvert de broussailles épi¬
neuses ou encore de bruyère dans les rfcgions où broc signifie bruyère. N. de p.
et de
lieu : Brouqucre, Broquère, Labroqiièrt.
—

poussé,

Brouillon, première

écriture.

broulhounà ; v. — Ecrire un brouillon,
broumbà.
Forme de brembà.
—

broumejà,broùmo (Big. L.).— Formes

brumejà, bruine.
brounc; sm. — Aspérité, nœud dans le
bois; au fig. difficulté,'empêchement, arrêt.
Que y a troubàl û brounc, il y a rencon¬
tré une difficulté; en toute
branque que y a

brouncs, en toute affaire il
obstacjes (die.).

Loin,

brounside ; sf.

broulhét,-lhòt ; sm
Dim. de broulh,
petit bouquet de bois. N. de p.
broulhoû,-ne ; adj. —• Brouillon,f-ne.
broulhoû ;

—

;

brounide, brounidére; sf. — Bruit,
bruissement, grondement, rumeur, bruit

mini.

de

dit cou¬
fautivement :

; on

qui devrait être unie.
brouncùt,-ude ; adj. et s. — Noueux,
rugueux,-euse ; se dit du bois; au lig. per¬
sonne
revêche, d'un commerce peu agréa¬
ble, rude.
broundà, brouni ; v. — Bourdonner,
bruire, vibrer; gronder, quelquefois mé¬
dire; tempêter.
Lou perlcle que brouni, le tonnerre gron¬
da ; l'eschàmi que brounde, l'essaim bour¬
donne ; la mousque que brounéch, la mou¬

nou dure,
guère (die.).
broulhà ; v. — Brouiller, mêler, em¬
brouiller; s'emploie aussi avec le sens de
bruiner, brouillardér ; broulhà-s, se brouil¬

de

mais

chose

goàyre

ne

Broncher

—

aujourd'hui

A ou y a bou chibàu
qui nou broùnquç,
il n'csl bon cheval qui ne
bronche (die.).

Brouille.

Broulh de canalhe
brouille entre canailles

BROUQU1ÏROÜ

brounchà.

brousse.

broulh,-e;

v.

—

se

trouve

'

•

des

i

brouqueroû. — Dim. de broc dans le
tige mince d'aubépine.

G. ;

I?

�194

BRU

BRQUQUÉT

—

brouquét ;

sm.—

broustadé,-re; adj.

Fausset, cheville pour

un

trou de

brouquéte. — Petite broche,
brouquetejà ; v. — Essayer de placer
le fausset sans y réussir tout de suite ; bour¬
geonner ; au fig. vétiller, faire de menues
choses sans grande valeur, bricoler. Fréq.
de broúquejà.
brouqueyà (Lav.) ; v. — Brouter la
bruyère (broc), pacager.
brouquichoû,-ssoû ; sm. — Ilydne
sinué, champignon.
Dans les L. arresteroàn, arrupecroùn;
dans le G. cardèc.

brouquichoùo (Arm.) ; sf. — Epineappelée ailleurs binéte suubadje,
bignéte, bidoulère.
brouquisse ; sf. — Hallier, fourré,
vinette,

de mascàr (Arm.) ; sm. —
(heracleum sphondilium, plante).
brouse (N. des L.) ; sf. — Menu débris,
brisure. V. esbrousà, brisoutè.
broussà; v. — Brosser. Gall.
broussade ; sf. — Brossée, action de
brosser ; légère rossée.
broussade ; sf. — Le contenu d'un
bros; transport avec le bros; trace de pas¬
sage d'un bros.
broussàdje ; sm. — Charroi avec le
brous

Berce

broussàlh,-e

; s.

—

général.
broussalhà,-lhoà

Broussaille; bruyè¬

en

;

sm.

Etendue

—

broussailleuse, tas de buissons,
broussaloû. — G. boussaloù.

foule (vieux) ;
toute, brousse,
en
foule, eu masse. V. broulh (2).
broussè,-re ; adj. — Qui lient du bros.
brousse ; sf. — Masse,
est resté dans cett" expr. : à

broussi.

C. brounsl.

—

brousside

(Or.)

;

sf.

—

Tumulte, ta¬

brounside, bruhèyre.

page, confusion. V.
La brousside dou

marcàt, le tumulte du
aberà brousside, il y aura
du bruit, du tapage et peut-être des coups.
broussole ; sf. — Petit char à deux
roues; espèce de traîneau; petite bruyère.
marché ; que y

V. brassole.

broussuguè (B.-L.) ; sm. — Eruption
cl nombreux sur la peau.

de boutons petits
V. bresilhoè.

broust

(G.)

broustà

pousses ; en

;

ments verts.

; sm.
v.

—

—

C. brouste.

Brouter,

ronger

broustà, broustassà ; sm.— Jeune tail¬
fourré; couvert boisé. V. broulh (1).

lis très

ce

touffus.

Qui broute,
jet d'arbre,
pousse, branche ; collectivement, tout ce
qui peut se brouter : feuillages et herbes ;
parcelles de nourriture qui restent attachées
broustàyre,-e ;
brouste;

Action de brouter;
qu'une bête broute d'un coup.
—

sf.

s.

—

Brout,

—

barbes ; crasse.
Dans le G. le mot, outre

aux

les sens ci-des¬
aussi les suivants : feuilles mortes
tombées pendant l'hiver; grand balai d'épi¬

sus,

a

appelé aussi arroussèc.
un
individu

nes

Saute-la-brouste,
rieux,

un

«

sauteur

» ;

peu sé¬
truuque-lu-brouste,

vagabond.
— Lieu couvert de pous¬
taillis. V. broustà. N. de p.

coureur, un

un

broustè ; sm.
d'arbres ;

ses

broustejà ;

v.

—

Fouetter avec des

de broustà.
brouste-sègues ; adj. et s. —r Broutehaies, les chèvres, les anes.
broustét ; sm.
Petite branche gar¬
broustes; fréq.

—

petit brout. On emploie
parfois le fém. broustéte..
broustetalhe ; sf. -— Fagot de brou¬
tilles; menues branches.
broustic (Bay. L.) ; sm. — Ronce des¬
séchée, broussaille; au pl. menues bran¬
ches de fagot pour allumer le feu, brindille,
broustigoû (Aure). — C. broustic.
de pousses;

broustilhoà
sens

; v.

—

C. broustà, avec un

de dim.

broustoû.

—

C. broustét.

Brout, pousse, bourgeon.
Syn. bouroû, tayt, tire.
brouta,-toà; v. — Bourgeonner, pous¬
brout ; sm.

—

ser.

La

bigne

que

broute, la vigne bour¬

geonne.
— Végétation; eépée.
(Bar.). — Forme de broueh.
broutoû, broute ; s. — Semolte, pous¬
se de chou étêté ; rejeton ; jeune brout.
broutoû; sm. — Individu habituelle¬
ment de mauvaise humeur. V. brùtou.

broutade ; sf.
broutch

broutouà.

les

style plaisant, manger des ali¬

broustade ; sf.

Qui peut être

broustàdje ; sm. — Les broustes; ce
qui peut se brouter.
broustalhis, broustalhe; s. — Ce
qui se broute ; broutilles.
broustalhoàdje ; sm. — Menues bran¬
dies, bouts tombés dans l'essartement.
broustassùt,-ude ; adj. et s. — Qui a
beaucoup de broutilles ; couvert de taillis

nie

bros; brossage.
re

—

b routé,-e.

vrille. V. abroucà.
Sarre-brouquét, serre fausset, avare,

bouclier

—

V. brouta.

broutounà ; v. — Maugréer ; murmu¬
rer; dans le G. aussi bredouiller, balbulier.
V.

bretejà.
broy,-e, broyemén (Bay. L.).

tract. de

—

Con-

beroy,-e, beroyemén.

brÛ,-o (Arm.) ; adj.

—

Brun,-e. N. de p.

�195

BRÍJC

bruc ou brug,-o,-gue (G. L.)
Bruyère.
Syn. brusc, brune, bùrgo.

bruc,-que

;

s.

Sorte

—

de

;

s.

et

tournée

pointe

avant à la

en

base

—

une

; v.
Empêcher un jeune
têter, grâce à l'instrument nom¬
ou
bruque.

brucà ;

v.

—

Commencer

—

de

pousser,

d" sortir

(en parlant des plantes).
Syn. piroucà, garoà.
brucà,-gà (Arm. L.) ; sm. — Terrain
où croît la Bruyère, la petite bruyère. V.
broucà (2).
brucadé,-re; s.
Grosse broche de
bois; houille. Cf. bruque. Au fig. personne
agaçante, qui asticote.
brucadoù,-re ; adj. et s.— Qui bouille;
aide-pêcheur de rivière chargé de manier le.
brucadé pour chasser le poisson vers le

Quent

Lieu rempli de brous¬
bruyères.
bruchagues ; sf. pl. — Quantité de
broussaille; landfs de bruyères,
; sm.—

sailles ; lande de

G.

—

bruhade,-hide ; sf.
Acte de bardot,
de tête, ruade ; hennissement. V. es—

b'ruhide.

bruhe, brùhou;
issue

Eteule, chaume.

brucheris ;

peut trouver,
bruchét

Lieu où l'on
des bruches.
C. brouchét, brochet,

couper

(G.).

bruchoà.

pl.

sm.

—

bruhoà ;

—

; sm.

—

Buisson.

bruchoutà ;
terrain

brucole
les

cornes

Masse- buissonneuse ;

sm.—

de buissons.

couvert

(M*)

;

sont

sf.

—

Nom de vache dont

dressées

en

avant ;

vache

qui porte le bruc. V. bruc (2).

brucòu, brucoû;
ou

bien dim. de

brudélhs ;

ce

sm.

sm.

—

C.

bruque,

mot.

pl.

—

hardes en général.
Syn. urdélhes (vieux),

Ustensiles, nip¬

pes,

brùdio
faction.

(Lav.)

;

sf.

—

Boyaux

en

putré¬

bruét, bruhét, brùhou ; sm. — Qui
mauvais caractère, susceptible ; irascible,

comme

le brùhou. V. p. m.

—

tête.

V.

Buse, oiseau

sm.

;

C.

—

(M4 Big.)

bruchòc, bruchagà.

; sm.

—

—

C. grulh et broulh. V. brusùt.

(M4 Big.).

brullà.

C.

—

Big. et le G.
brum,-e

me,

nuage.
En B.-L.

Mugissement.

vers

Orthez, dans

V. brusloû.

; s.

V.

C. bourruglà.

certains lieux,

en

—

—

bruslà,

Vapeur, brouillard, bru¬

—

crum.

dit

on

:

Quan els brums ban t'at Labedà,
Pat ères abàrcos at câ.

bruchòc, bruchòt, bruchoû

a

brulh.
brulhà

C. brucheri.

—

mauvaise

; adj. — Bruyant,-e.
sf. — Bruit, vacarme,
tapage, tumulte. V. brousside.

bruhèyre (L.)

brulloû.

Syn. estouble.

bête

proie.
Syn. toure, houe,.
bruhén,-te (G. L.)

la
—

têtu,

fig.

au

Cf. bram.

cadé.

Bardot,

—

bruhe (N. des L.) ; sf.
de

;

brucheri ; sm.

s.

du croisement d'un cheval et d'une

ànesse ;
bruét.

— Grosse bruyè¬
broussaille, buisson. Se dit aussi pour
bruque, perche, mais la bruche est plus
petite et plus affilée que la bruque. V. bru¬
re

vagues.

coup

brulh

(insecte),

ses

—

boussuloù.

bruche ; sf. — Bruche
bruche (Arm. L.) ; sf.

se

en

bardot.

filet.

bruchaloû.

entrer

brugnoè ; sm. — Brugnonier.
brugnoû; sm. — Brugnon, variété de
pèche ; ruche. V. brougnoû.
brùgo (G.) ; sf. — Buisson ; bruyère,
brugue. — V. bruc.
bruhà,-hì ; v.
Hennir, en parlant du

—

bruchagà

; v. — C. bourelà-s ;
fureur.
brugle le mà, quand la mer se

rouler ;

se

soulève et roule

animal de
mé bruc

Syn. brulhà.
bruglà-s (Bay. L.)

retourne

vers

(15.-L.)

brugà.
C. brucà.
bruglà (Bay. L.) ; v. — Contract. de
buurruglà. V. ce m. et ses dérivés.
—

le haut.
brucà ; v.
Bouiller, fouiller avec
perche (bruque) ; au fig. asticoter.
brucà

; sm.

Ruche. V. abelhè.

—

muselière

se

BRUMALIIA

brug, brugnoû, bug (v. le G.)

—

composée d'une planchette garnie de poin¬
tes qu'on met
principalement aux veaux
pour les empêcher de têter ; perche.
bruc,-que; adj. et s. — Bête dont la
corne

—

Quand les nuages vont vers Lavedan,
donnez les abarques au chien. (Le vent du
sud fait fondre la neige
et les abarques ne
sont plus nécessaires).
brumà ;

v.

—

Faire du brouillard.

S'emploie dans cette expression: brumà
tous
sur

camîs, c'est-à-dire aller à fond de train
soulève ainsi un nuage de

la route ; on

poussière.
brumade ; sf.—
le ciel ;

Nuage qui s'étend dans

brume.

brumadére ;
brume.

sf.

brumàlh,-lhoû

;

—

sm.

Période, temps de
—

Petit

amas

de

vapeur, pet i t nuage.

brumalhà ; v.
sens de dim.

un

—

C. brumà, mais

avec

�BRUMALHË

—

196

BRUSÍ-S

brumalhè,-re ; s. — Temps de bruine,
la brume, le brouillard mê¬

de brouillard ;
mes.

brumasse; sf.— Vilaine brume,
lard épais ; gros nuage,

brouil¬

brumassejà ; v. — Brouillasser,
brumbà (Big. G.). — Forme de brembà.
brùmbe, brumbè (G. Lom.). — G.
sf. — Brume ; brouillard ; nua¬
dans l'air; influence Atmosphé¬
rique malsaine; épidémie; Irouble, désor¬
brume ;

ge, vapeur
dre.

Que hè bruine, il brouillasse; que y a
il y a du brouillard près de
terre ; au flg. il y a de la bouderie ; brume
terrère (M'j, brume sur la plaine; brume
carcoulère, brume qui fait sortir les escar¬
gots, bruine ; la brume de las bits, sorte de
maladie du vignoble ; que y a brume à la
maysoû, il y a du trouble dans le ménage ;
qu'a passat ue mâchante brume sus lou
pais, il a passé une épidémie sur le pays;
nou pas abé pòu à la brume, être hardi,
aventureux (loc.) ; nou-m hàsses brume, ne
m'ennuie pas; senti à passà la bruine, avoir
froid dans les os, avoir eu peur.
brume-bache ; sf. — Brouillard bas,
brume. Au lig. ha brume-bache, bouder.
brumejà ; v. — Commencer à faire du
brouillard ; se charger de vapeur ; bruiner.
brumejade ; sf. — Brume passagère,
brume bâche,

intermittente.

Qu'a lièyt ue brumejade, le temps a
brumeux

été

instant.

un

brumère ; sf.
de brouillard ; au

Temps nuageux, temps
fig. trouble intérieur.

—

Qu'èy brumère au cap, j'ai l'esprit trou¬
blé, mal à la tête. V.

bruméy

;

sm.

—

entoupiat.
Brume plus légère;

bruine.
—

Brun,-c. V. brû.

N. de p.

brunague; sf. — Bugrane (plante),
brunejà ; v. — Tirer sur le brun.
brunét,-e ; adj. — Qui tire sur le brun,
brunéte ; sf. — Fine étoffe de laine.
bruilèu,-èle ;adj. Qui tire sur le brun,
bruni ; v. — Brunir, rendre brun ; com¬
à faire nuit,

bruni.

—

C. brounl et dérivés,

C. bruslà, brullà, en Big.
principalement.
bruque ; sf. ■— Perche aiguisée d'un
bout ; bouille. Cf. brucadé.
bruque ; sf. — Bruche (espèce de cha¬
rançon).
Bruquère ; sf. — Nom de chienne,
bruquère ; sf. — Le bruc (bruyère) en
quantité. N. de p. Bruquère, Labruquère.
Aquéstç parsâ qu'ey tout bruquère, ce
pays, ce coin n'est que bruyères. V. brouquère.

brunlà.

G. et L.

melle

—

Sorte de petite

(champignons).

brus, brusc; sm.

—

Marc de raisin. Y.

drusc, brégne, grouade.
brus,-e adj. — Informe,

(L.) ; sm. — Bréchet,
(G.) ; v. — Cuire, démanger; ail¬
leurs, émietter, briser. V. esbrusù.
Syn. prude, prùse,-si.
brusà-s; v. — S'étendre, se rouler à
terre. V. bourclÀ-s, bruglà-s.
brusàlh ; sm. — Petite braise ; petite
quantité de charbons. On dit aussi bruse,
brasïlh; par anal, petit boulon enflammé.
brus

V. bruslou.

brusalhà ;
remuer

v.

Réduire en poussière ;
fréq. de brusà.

—

la braise ;

brusalhejà. — Fréq. de brusalhà.
brusàt (M4 Big.). — C. brulh, grulh.
brusàut.

C. brusoàn. N. de p.

—

brusc, brùsque,-e; adj. — Cassant,-e,
qui casse facilement ; brusque ; personne ru¬
de dans ses manières et sa façon de parler.

brusc;

sm.

—

Ihè; bruyère. V.
brusc.

Ruche d'abeilles. V. abebruc.

C. brus, marc,

—

bruscà, bruscàt ; sm. — Terrain cou¬
vert de btuyère, (brusc) lande. N. de p.
bruscà ;

v.

—

Flamber

-—

avec

de la bruyè¬

re.

bruscà ; v.

—

Brusquer,

bruscade ; sf.
Action de brusquer.
Est confondu parfois avec brucade.
—

bruscamén ; adv.

—

bruscamén,-querie

Brusquement.
; s.

—

Brusquerie,

action de brusquer.

bruscàn,-te; adj.

brun,-e ; adj. cl s.

mencer

; sm.

bolet des landes, de bruyère et aussi
agaricus procerus et ag. colubrinus, coule¬

brusà

brembè.

"

bruquét (Arni.)

caisse ;

bruscàt.

—

—

Qui brusque,
(i).

C. bruscà

bruscàyre,-e ; adj. — Qui agit avec
brusquerie ; personne ennuyeuse ; ramasscur
de brusc.

Etincelle. V.
boulon en¬
l'épiderme. V. brusloû, brusòu,

bruse, esbruse ; sf. —
bue; ampoule, échauboulure,
flammé de

bouchorle.

brùse, brusi.
On dit aussi

brusè.

—

—

C. brusà, démanger.

prùse,-sl.
C. brusalh.

brusè,-re ; s. — Démangeaison causée
par de petits boutons.
brusén,-to (G.) ; adj. — Ardent,-e, vif;
ailleurs, qui cuit, démange.
brusét ; sm. — Graine de lin non décor¬
tiquée. V. euros.
brusi; v. —- Bruire. V. brounsl; en cer¬
tains lieux, c. brusà, démanger.

(G. Big. L.) ; v. — Se pulvéri¬
réduire en fines particules. V. brusà.

brusi-s
ser, se

�197

BBUSIDE

bruside ;

sf.

Bi'uissement

—

;

tient de la

adj. — Poussiéreux, qui
cendre ; qui se brise, se met en
;

,
poussière.
bruslà; brullà (Big. G. Or.); brunlà
(Big. G. L.) ; v. — Brûler, incendier ;
brouir ; havir ; distiller du vin; vendre,
acheter très cher; manquer, passer à côté
du but ; cautériser ; bruslà-s, se brûler.
Bruslà la terre, brûler le pavé ; bruslà-s la

se brûler la cervelle ; û roustit brus¬
rôti brûlé ; aquere marchandise qu'ey
bruslade, celte marchandise est très clière,

cerbèle,

individu
seur

de

bouleverser, houspiller violemment ;
s'y pouderé bruslà, il pourrait se trom¬
per (en cette affaire qu'il croit bonne) ;
tout qW'ey bruslàt per la calou, tout est
brûlé, desséché par la chaleur (du soleil) ;
i-ap bruslàt, tète brûlée.
Syn. ari, cremà, cresecà. V. àrde, hàrdç,
casser,

que,

Qu'ou n'an dat

bruslade, on l'a rossé;
de pugns, une brûlée,
de poings. V. brusla-

ue

bruslade de cops

volée de coups

dure.

brusladis ;

—

C. brusladis' (ï).

Résidu, restes de ce
qui a été brûlé, incendié.
brusladis,-se; adj. — Qui est à brûler,
qui peut brûler.
brusladoù, bruslàyre; sm. — Brû¬
sm.

—

leur, distillateur de vin.

brusladure; ssf.

—

bruslamén ;

—

sm.

bruslàn,-te; adj.

Brûlure,
Brûlement.

—

Brûlant,-e; flam-

lmnl. On dit aussi bruslen.
Ue caloù bruslante, une chaleur brûlante.
bruslarie,-lerie ; sf.
Brûlerie, dis-

lillerie.

brulasoù ; sf.

—

Crémation, sensation

de brûlure.

bruslàt,-ade

adj. et

;

s.

—

Brûlé,-e; le

brûlé, le roussi.

Que sén au bruslàt, cela sent le roussi,
brûlé; marchandise bruslade, marchan¬
dise hors de prix. V. cap-bruslàt.
bruslàyre,-e; s. — Y. brusladoù; in¬
cendiaire; voiturier qui «brûle le pavé»;

le

marchand qui vend très cher.

bruslits

(G.);

sm.

—

Petite flambée,

léger.

bruslò ;
du

Brûlot;

sm.—

sucre ;

brusloè,-re

pustule

: au

F.nmalit

;

s.

—

de vie brûlée

—

Amas de brusloûs,
Bouton

enflammé,

fig.

personne irritable, irascible.
A brusloû. irrité comme
coum

bouton enflammé;

personne

eau

brûle-gueule.

irritation cutanée.
brusloû ; sm.

un

encore un

(B.-L.)

; sm.

—

un

dres¬

l'habitude

Anthrax,

gros

fu¬
qui

—

esmiussà-s.

brusoàt,-àdo (11.-A.) ; adj. et. s. —
ou ovin
qui a de petites cornes.
brusòc,-que. — C. busòc, tatillon, et

Bovin

dérivés.

brusole ; sf.

C. brusloû. Se dit aussi

—

légère bruine. V. brusoullioè.
brusòlo (B.-L.) ; sf. — Pluie fine, brui¬

pour
ne.

brusòu ;

sm.

—

Compère-loriot.

brusòu;

sm.

te, très petite

Cendre et braise; miet¬

—

quantité. V. bric.

Dat-me û brusòu de hoéc, donnez-moi

un

de feu, de braise. V. brigàlh.
brusoulhoè,-re.
Bruine légère. V.

peu

—

brusladé,-re.

avec

ou

brusoà-s, esbrusoàs ; v.
Se rédui¬
en
poussière, se briser très finement. Cf.

re

Brûlure; correction,

—

brûlée. V. roustide.

feu

»

Svn. eschourdòu, ourbissâ.

bruslade; sf.

une

brusladoù.

brusoà-s ; v. — Se dit de la peau
couvre.de petits boulons pustuleux.

se

aslamà.

lie

de

de chevaux trotteurs qui a
brûler » les chemins.

brusò

valeur; bruslà-t tout, tout,

sa

tête brûlée

«

Gall.

—

désigne spécialement

roncle.

un

au-dessus de

«

sm.

vin ;

Brûleur de

brusiu,-ibe

làt,

bruslùr;

déman¬

gea ison.

BRUSQUETADE

—

irascible.

quin brusloû! quelle

brusole. C. brùsloè:

brusoùn

(Arm.)

; sm.

—

Terre réduite

fines particules ; se dit d'un sol

en

brusouquè,-re

; s.

—

léger.

Acte de brusòc,

le défaut même.

brusouquejà. — C. brasouquejà et busouquejà.
brùsque,-e; adj. — V. brusc.
brusque; sf.
C. bruc, bruyère; touf¬
fe de bruyère.
brusquejà ; v.— Bécolter de la bruyère,
brusquejà. — Freq. de bruscà, brus¬
—

quer.
V'ns

besouqn de-m brusquejà, lu
brusquer, à me rudoyer.
brusquejade. — Fréq. de bruscade;
acte de brusquerie ; rudoiement.
brusquejàyre,-e, brusquét,-e; adj.
et s.
Qui rudoie ; emporté ; brusque ;
ramasseur de brusc. V.
bruscàyre.
brusquemén. — Forme de bruscamén.
brusquère,-querie ; sf. — Brusquerie.
Qu'ey aquére brusquère? Qu'est-ce que
c'"st. ([in.' ees brusqueries ?
brusquerie ; sf. — Etat de ce qui se
rompt, se casse facilement. Forme de bruspas

n'as pas

à

me

—

carie.

brusquât,-e.
un

sens

—

C. brusquejàyre,

avec

de dim.

brusquét (bî) ; adj. et s. — Vin de vi¬
demi-sauvage, lambrusque ; toute sorte
de petit vin : piquette.
brusquetade (Nay) ; sf, - Bibote avec
gne

du vin

brusquét.

�BRUSQUETÈ?

198

BUGUÉT

brusquetè,-re ; ad,j. et

s.

Qui récol-

—

travaille le brusc (fabricant de balais,

te,

préparateur de bruyère pour les pipes, etc.).
brusqueteyà ; v. — Faire une brusquelade.
; adj. — Brut,-e.
brùyt (Os. Ort. Lav.) ; arrùt ;
Bruit, tapage; querelle; bruit pu¬

brut,-e
brut ;
sm.

—

blic ; rumeur.
Von hassiàt

pas brut, ne faites pas de
bruit; quin brut! quel tapage! Cercà de
brut, chercher querelle; ha au brut, se dis¬
puter ; mià gran brut, mener vacarme ; que
cour û brut, il court un bruit. V. arroèyt,
auride, baticlam, batahòri, brousskle, moulénde, brounit, tapàdje, coumbàt.
brut; brùtou,-e; sm. — Brute; bru¬
tal,-e. Sous l'influence du fr. on dit aussi
brutal, brute.
brutaîamén ; adv. — Brutalement,

brutaiejà
taliser. V.

; v.

—

Agir

en

brutal

;

bru¬

brutalisa.

brutalerie, brutalitàt

;

sf.

—

Brutali¬

té, action brutale,
brutalisà ; v.—
brutissi ; sm.

Brutaliser. V. brutaie jà.
Abrutissement ; bru¬

—

talité.

brùtou,-toùs,-e ; adj. et s. — Bru¬
tal,-e; brute.
Qu'ey û brùtou, c'est un brutal, une
brute.

bruyt (Os. Ort. L.). — C. brut, bruit,
bualà (B.-L.).
C. boelà.
—

bualè.

—

C. boalè et boelè.

bùbe (Lav., Azun,
de

Ferrières).

—

Forme

bébé, boire.
buboû ;

sm.

—

Svn. crechén.
bue (Nt-E. du

Bubon

;

petit bubc.

G.) ; sm.

—

Ruche. V.

ubclhè.

buchò fB.-L.) ; sm. — Goitre. V. gabè.
buchòt (M1) ; sm. — Engorgement des
ovins, sorte d'enrouement.

buchoulùt,-ùdo (B.-L.); adj."— Goi¬
treux,-euse ; qui a le buchòt.
buchournoû ; sm. — Mousseron (cham¬
pignon). V. moussaroû.
budàgn,-tàgn,-e (L.) ; s. — Peuplier
noir. V.

bidàu.

budagne, butagne (L.) ; sf. — Phopeuplier (pholiota œgerita, champi¬

liot" du

gnon).

budagne; sf.
Ihe, plus usité.
bude.

—

—

Tripaille. V. budera-

Contraction de bebude.

Qu'ey de boune bude, cela est bon, agréa¬
ble à boire.

buderalhe ; sf. — Tripaille, quantité de
boyaux. Y. budagne, brùdio.
buderét,-ròt,-roû ; sm. — Polit boyau.
V. budèt,

budètch ; budèytch (Or.) ; sm.
Boyau, intestin. V. buderét, tripe, goy,

budèt ;

i
—

courdllh.
Abc

boâ

budèt, avoir le boyau solide,

boune digestion, « avoir du ventre », ne pas
être délicat ni au propre, ni au figuré;

pleà-s, boeytà-s lou budèt, emplir, vider
son ventre ; abè lous budèls loungs, avoir
le ventre complaisant ; se dit de quelqu'un
qui a un bon appétit : qu'a toustém û budèt
de boeyt, il a toujours un boyau de vide, il
"st toujours en appétit ; arrescà-s lou budèt,
se

purger.

budjét. — C. boudjél.
budòs,-se (L.). — C. bedùs.
bue ; sf. — Etincelle, lueur faible et ra¬
pide ; vapeur d'eau, buée. V. bus, esbruse,
estalasit, eslaïde, bùho, damisèle, pite.
buèc (G.) ; sm. — Picot, argot, écharde.
buère ; sf. — Lueur ; buée,
buéu, bùu (G. et L.).— Formes de boéu.
bufét ; sm. — Buffet, petit cabinet,
bufetade ; sf. — Contenu d'un buffet.
Qu'en y a toute ue bufetade, il y en a un
plein buffet.
bugadà.
C. abugadà; faire la lessive,
—

lessiver. V. arruscà, embassià.

bugadade ; sf. — Action de lessiver ;
bugadè.
Da ue bugadade, passer à la lessive; au
lig. dire son fait à quelqu'un ; comme en

contenu d'un

fr. laver la tête.

bugadàyre,-e ;adj. et s. — Qui fait la
lessive, blanchisseur-euse ; laveuse habituel¬
le de lessives.

bugade ; sf.

—

Buée, lessive; linge les¬

sivé.
Ha la bugade-, faire la lessive; que l'an
passât à la bugade, se dit de quelqu'un que
l'on a « nettoyé », à qui on a fait tout dire;
plegà la bugade, plier le linge lessivé ; abè
la bugadi' au pléc, avoir le linge propre à
être rentré; de quelqu'un qui. ayant trop
festoyé la veilln, se met ensuite à l'eau ou
à la tisane, on dit : que hè la bugade.

Syn. arruscade.

bugadè,-dère ; sf.

—

Cuve, envier à

lessive.

Syn. boudje.
bugadè,-re ;

s.

—

Buandier, blanchis¬

seur,-euse.

bugadejà ; v.
faire des lessives,

—

Lessiver à grande eau ;

bugàt (Lav.) ; sm. — Petite lessive,
buglà ; v. — Beugler. V. bramà, bourruglà.
buglét, uglét ; sm.— Beuglement, mu¬
gissement.
buglose ; sf. — Buglosse (plante. )
Syn. Lengue di'. boéu.
Buglose; n. p. — Lieu de pèlerinage
à la Vierge, au pays landais.
buguét (G,), — C. boudjét, cuveavi.

�BTJHA

199
buhà

(G. Big.). — C. bouhà et dérivés,
(Lav.) ; sf. — Discussion vi¬

buharàuto

cl orageuse.

re

buhèc (Lav.) ; sm.

Maison élroite
bouhèc.
buhéte ; sf. — Petite bise aigre,
bùho, buhéto (G.) ; sf. — Etincelle.
bue; en Loin, charbon enflammé.
bujàu, ujàu ; sm. — Lucarne, œil
bœuf; soupirail; niche dans un mur;
ruine.

en

Ailleurs,

—

el

comme

sf.

Bulle,

—

lettre

du

brette.

burguét

de
al¬

véole.

bule;

burguét ; sm. — Cabane portative du
berger dans les champs où, pour les fumer,
les brebis sont parquées la nuit. En H. A.,
aussi, par extension, petit local, chamPâte de farine de maïs
garbure.
Syn. broje, jerbilhoû.
burguéto (Aure) ; sf. — Sorte de bro¬
che, grosse aiguille; on s'en sert, notam¬
ment, pour trouer le caillé. Conférer avec
brouquéte, bruque, dont c'est, peut-être, la

Pape;

bule,-lhe (G.). — C. boulé, vouloir.
bulè,-re ; s. — Allée au milieu ou sûr le
bord d'un

champ; sentier. V. biè.
(Bas Os.) ; sm. — Bordure de
champ non labourée,
Bulletin,
buletî; sm.
bulh (L. G.-M.) ; sm.— Bouillonnement,
bùlhe, bulhejà; v. — Bouillir, bouil¬

burî ; sm.
burinà ;

lonner.

bumpà (L.).
buoû (Lav);
buòu.

—

C.

C. bourl.

C. boumbà.
— Gros pou des bêtes,
boéu, en divers lieux,

—

sm.

buraliste,-e

; s.

buràt ;

—

sm.

—

— Buraliste,
Bure, étoffe épaisse de

C.

brucà;

exciter,
burelà-s (I.. G.). — C. brusà-s.
bure; sf.— Bure, étoffe sombre do laine.
bureloùs,-e ; adj. — Se dit d'une étoffe
tirant

sur

—

syn.

la bure,

— Burette.
burèu,-èle; sm.— Bureau, bure, étoffe.
burèu,-èle ; adj. — Couleur de la bure :

brun-marron.

burèu ;

sm. — Bureau; cabinet d'affai¬
meuble, local où est cc meuble. On
désigne aussi sous ce nom le bureau de

Buriner.

Dans le

langage

du fr.

pop.

turbiner, travailler ferme.
— C. bruslà, brullà et dé¬

rivés.

burle, bourle; sf. — Bourde, trompe¬
rie; niche, mystification; bulle d'eau. V.
bourle, churle.
burni (L.). — C. brouni.
bùrni (Lav.) ; sm.

— Sorte de trompe,
bois, appelé ailleurs,
iuhère, ture, tute, tihoùn, pihùr, barrauèro.
burnoùs, bernoùs; sm. — Burnous,
houppelande, manteau de deuil.
buròcs (L.) ; sm. pl. — Criblures de
céréales. Cf. garbalhòs, odoubadìs. V. bour-

de

eor

rustique

en

burrà, burrià ; v.
Beurrer,
burràyre, burriàyre,-e ; sm.— Beur¬

;

—

rier.-ère; marchand de beurre.

burràyno (B.-L.)

sm.

se

dit.

à la

—

d'un paysan intelligent et un
plus instruit que le commun.
burg; sm. — Creux, vide au pied d'une
meule de paille.
bùrgo,-gue. — Bruyère en certains
lieux gascons. V. brane, bruc.
burgue ; sf.
Négation, rien du tout.
Y ou n'y a burgue, il n'y en a pas, il n'y
—

rien. V. bourle.

burguè ; sm. — Meule de paille.
Syn. méde, pallie, palhère, çjarbè, garbère.
burguerà. — C. aburguerà.
burguerà; sm. — Perche autour de la¬
quelle est entassée la paille du burguè.
burguerade ; sf. — Réunion de burguès.

—

Bourrache,

Beurre.

bùrri.

—

v.

C. bùrre.
—

Faire le beurre

;

écrémer

;

beurrer.

campagne,
peu

sf.

burrét,-e ; adj. et s. — Qui tient de la
bure; de couleur brune. N .de p.
burrèu; sm.
La lyre (poisson).
burreyàyre,-e. — C. burràyre.
burrià ;

Que pondéré tiéne burèu,

;

(borrago officinalis, plante).
bùrre, bùrri, bùde, boùde, boudé;

tabac.

a

Burin.

burlà (G. L.).

pousser,

buréte ; sf.

res

—

v.

ròc.

laine. N. de p.

burcà.

du bouillon de

des ouvriers des villes, le terme est devenu

bulèr

.—

—

avec

métathèse.

sceau.

buli, bulhì (L. G.-M.).

; sm.

torréfiée faite

V.

BUSCA

—

burriadé (Cauterets) ; sm.

en

— Ustensiles
faire le beurre,
burriàyre. — C. burràyre.
burrière ; sf.
Baratte. V. amaubè.
burtò.
C. bartòu, filet,
bùrtou (Lav.) ; s. — Volume, masse.

général

pour

—

V. endoiim.

burtubèro (Lav.). — C. bartabère.
bus (L.) ; sm. — Etincelle. V. bue.

buse;

sm.

—

buscà (L.) ; v.
dans le G.,

buscà ;

Buse de corset, de jupe,
—

ramasser

v.

—

Tondre. V. buscirrà;
du bois.

Chercher, fureter

;

frap¬

per.

buscà ; v.
arquer.

—

Busquer, meltre

un

buse

;

�BUSCA

buscà;

200

BUZ1

—

sm.

de jeunes

Polit bois

—

busqué; sf.

buscade ; sf. — Action de ramasser du
petit bois; tonte, dans L.
buscàlh,-e; s. — Branchette ; petit
morceau de bois sec ; brindille.
buscalhà,-lhoà ; v. — Ramasser du
menu bois sec ; faire un travail de peu de

busquejà

but,-e

; s.

butà ;

—

buscalhè,-re ; adj. — Méticuleux,-euse ;
la nourriture, gourmand ; rade buscàlhs

buscalhejà

— Fréq. de buscalhà.
du bout des doigls.
buscalhère,-lhoère. — C. buscalhade.
buscalhes; sf. pl. — Menu bois scc,
brindilles sèches; au fig. vétilles,

; v.

Kn Lav. manger

buscalhoà.
C. buscalhà.
buscarrà (L.) ; v. — Fréq.

pesée

grossièrement.
(L.) ; sf.

buscarrade
rement faite.

—

de buscà,

Tonte grossiè¬

buscàt,-ade ; adj. — Busqué,-e, ar¬
qué,-e.
bùsco (G.) ; sf. -— Bûche. V. ligne. En
I'.-L., comme bruc, bruyère.
buseròc,-que. — C. busòc (2) ; sobri¬
quet des gens de Buzy (B.-P.).
busèyt (L.). — C. busét, graine de lin.
busòc ; sm. — Mâle de la buse ; busard ; j
milan.

busòc, abusòc,-oque; s.
maladroit, musard. V. brusòc.

—

Tatillon,

Buse (oiseau de proie),
Muser, perdre son
temps à des riens, à un travail sans valeur;
;

busquetejà.
Dim. de busqué;

—

sm.

But

—

;

Buste.
visée ; fronton de jeu
—

Buter

—

terme du jeu de

;

—
Butter, entourer de terre,
butte; étayer ; pousser, faire une

v.

une

dans le G. ; heurter, rebuter,

sur,

rebuter.

butade ;

sf. — Choc, heurt, poussée ;
le but de pelote ; action de se
rebuter, de s'obstiner; rebufade.
butàdje; sm. — Butlage.
butagne. — C. budugne.
butât,-ade ; adj. et s. — Rebuté,-e, obs¬
coup

sf.

—

v.

—

tisonner.

l.nu chibàu que

rebuté,

s'ey butât, le cheval s'est
refusé de tirer.

a

butàyre,-e ; adj. et s. — Buteur,-euse ;
joueur de pelote chargé de buter.
bute; sf. — But, cible; étai de maçon,
de

charpentier.
bute-abàn ;

sm.

—

Boutoir (outil)

; pro¬

pulseur; pousse-avant, jeu.
butî ; sm. — Butin,
butiilà ; v. — Butiner.

butinàyre,-e ; adj. — Butineur,-euse.
butit,-ide ; s. — Coup ; poussée, seeousse, effort; arrivée au but. V. sanbui.it.
butòr; sm. — Butor (oiseau). V. bitor,
grossier personnage.
bÙtou,-to (B.-L.) ; adj. — Butor,
bùtre.
buts

—

C.

boùtre.

(Bay. et L.)

Le buis de le ma,

;

sf.

—

Voix. V. bouts.

la voix de la

mer.

bùu

busoucàssi,-o (G.) ; adj. — C. busòc,
busouquè, avec un sens péjor.
busouquè,-erie ; s.— Défaut de busòc
maladresse.

busouquè,-re ;

sur

tiné.

—

busoucà ;

s.

contrarier, choquer; butà-s, s'obstiner; se

délicat pour

busoque

v.

butà ;
faire

C. buscalhade.

Ramasser du menu

—

bust, bùste ;

pelote.

sèches, de brancliettes. C. buscade.
buscalhàdje,-lhoàdje,-lhoè,-re ; s.

v.

bûchette, broutille. G. buscàlh.

de paume.

tilles

;

busquét,-e;

buscalhà ; sm. — Lieu où il y a des
buscalhes; tas de. brindilles, de menu bois.
buscalhade ; sf. — Ramassis de brou¬

tondre

Menu bois, brindille. V.

bois, des broutilles. Fréq.

rapport.

masseur,-euse

—

bùsco.

arbres. N. de p.

s.

—

Fréq. de busòc,

tatillon.

busouquejà; brusouquejà;
Fréq. de busoucà.
Voir le

v.

—

(L. G.). — C. boéu.
bùue (L. G.). — C. bébe, boire.
Vide. V.
buyt,-e (Bay. et I..); adj.
boeyt.
buytà (Bay. L.). — C. boeytà.
Bùzi ; n. p. — Buzy, commune des
—

li.-P.

où

se

trouve

buseròc.

Supplément à la fin du Volume

un

beau dolmen.

V.

�G;

— Suit les règles de l'arti¬
française, à peu de cas près.
Dur (k) devant toute lettre à l'exception de
e, i; ii prend devant celles-ci le son sifflant
de s dur, mais dans ce cas il figure rare¬

consonne.

culation

dans les anciens textes; on

l'emploie
simplifier la graphie et
aussi avec la cédille: çà biét, cadénço. Dans
presque tout le Béarn, C final de quelques
substantifs et adjectifs, s'adoucit en g au
ment

aujourd'hui,

dans

féminin et
mots:

pour

l'intérieur de

nombreux

a/nie, umiyue; cargo., cargue = carcà,

dur dans de
jlaque, gnac,
gnacade. Initial, il s'adoucit de même dans
certains mots: gabinét, gàbie = cabinet, càc arque;

mais il garde le

nombreux

cas

aussi

:

son

fluc,

bi e.

adj. — Cher, chère, d'un
prix élevé; cher, chère, chéri,-e.
ca (pour car) ; sm. — Char, dans de
nombreux parlers locaux du 15. en V.-B. et
dans le nord-est notamment, dans l'Arm.
et quelques lieux du G.
Généralement, le car est un véhicule de
forme particulière, long et ayant quatre
roues; il a un limon et le train de roues
avant est tournant; ses ridelles sont mobi¬
les ; elles sont maintenues dans leur écartement par des chaînes. Voici les principales
pièces : la caiàii est proprement le bàli du
char reposant sur les essieux; on l'appelle
aussi carpente (charpente) ; le tumoû, uste ou agulhe. (timon) ; il est relié à
la
catàu par une chaîne appelée brague, qui
empêche le basculement ; lous cancèts (ri¬
delles) portant eux-mêmes les cancilhoûs
(roulons) ; dans les L. on appelle le jeu des
ridelles la barce; le poustét ou taulòt est
une
planche percée qui relie les deux ri¬
delles et tient la barce rigide ; les hourcs
ou
hourques (épars), soutiennent la catàu
sur le
train ; la ringadére est une palette
qui assemble le hourc de devant à celui de
l'arrière; la brassole ou broussote est
ca,

car,-e ;

l'avant-train. Les accessoires sont las cartaulcs, las bayaules, tous pihoures, espies,
et, éventuellement, la eau, la toune. V.
ces m.

Cargà, lou
câ ;

sm.

ca,
—

charger le char.
Outil de tonnelier,

tiretoir, traitonye, chassoir.

en

fr.

câ, can, cagne ; s. — Chien,-ne;
chien de fusil ; terme de mépris ; peut signi¬
fier

un avare, un
cynique, un malpropre,
dégoûtant; une catin.
Dim.
cagnoû, employé aussi comme
terme d'amitié à l'égard d'un petit enfant
dans le sens fr. de mon mignon, mon petit
chien-chien. V. cagiiòt, cagnét.
un

Béne à car de câ, vendre comme viande
de chien, à vil prix; rmis de câ, nez, mu¬
de chien, un indiscret, qui fourre son
partout ; came de câ, jambe de chien,
marcheur infatigable; auréljie de câ, oreille
de chien, un curieux qui a
toujours
l'oreille tendue quand on parle autour ou
à côté de lui ; arride de câ, rire de chien,
rire forcé, ricanement ; màgre coum û câ,
seau
nez

maigre
mus

comme

un

dou câ, froid

chien; ret
comme

le

coum

nez,

le

lou
mu¬

du chien ; lous cas que hèn câs
y lous
gals, gais, les chiens engendrent des chiens
seau

et

les

chats, des chats (die.); câ pastoù,

chien de berger; câ labri, chien de la

race

labri, très intelligent et vaillant; câ lebrè,
lévrier,; câ de mountagne, chien de monta¬
gne, de très forle taille ; layrà coum ue
cague de
barguère, aboyer comme une
chienne de «barguère», c'est-à-dire sans
arrêt; se dit, sans aménité, d'une femme
qui ne cesse de crier; câ hàu, chien fou,
enragé; 011 dit aussi arraujoùs ou hourràt ;
abé la. eagne, avoir la flème ; drouml en câ
df fusilh■, dormir en chien de fusil, en
deux ou trois plis; bite de câ, vie de chien,
peut signifier une vie misérable et une vie
de paresseux ou de vicieux, de coureur;
û Irisi e câ, un triste individu ; boû câ que
casse
de race, bon chien chasse de race
(die.) ; qui dab cas ba qu'aprén à layrà,
qui va avec des chiens apprend à aboyer
(die.) ; qu'ey û lè câ, û triste câ, c'est un
vilain monsieur, un triste sire; qui toque
lou câ que toque lou mèste, qui touche le
chien, touche son maître (dic.). V. cassecâ, piche-câ.
çà ; adv. — Çà, céans, ici.
11 èl en çà, approche, viens ici ; qu'èm
arribàts en çà, nous sommes venus ici,
céans ; nou biengàts en çà, n'approchez pas.
Cà bit Çà i! (prononcer çày). Viens ici!
Viens !

(Ces deux formes sont généralement

em-

�ÇA

—

ployces
nuance

202

CABANÈ
et

indifféremment, bien qu'une

sensible existe entre elles.

compose : i° de î'adv.
fr. çà « ici », et qui

Çà bi,

se

çà qui correspond au
vient comme lui du

(ee)ce hac; 2° de l'impér. bi du y. bi,
bir, a venir », impér. qui vient du
lai. veni, « viens ! »
Çà i (çày) se compose: i° de l'adv. çà;
2° de l'imp'r. i du v. i, anc. ir, « aller »,
impér. qui est exactement l'impér. lat. i.
va ! »)
Çà biét ! venez çà ! ou viens çà I Çà
biéts-y! (litt. ici venez-y) venez-y! Ces for¬
mes
sont particulières au Béarn et à ses
confins immédiats, toutefois, elles sont usilées aussi dans plusieurs lieux des Landes.
Les formes çà-i (çày), çay-ci (çàysi ou çàys'y) sont usitées dans la Big., le G. et quel¬
ques lieux landais. Dans la M4 Big. on
emploie plutôt béne; ailleurs, cette forme
lai.

anc.

«

tombée en désuétude, elle a
partout cédé à çà-bi et à çay. V. béne.
Loc. adv. : cà e là, çà et là ; anà de çà
e de là, aller de côté et d'autre; zigzaguer;
en çà. en deçà, en çà ; despuch en çà, de¬
puis le moment où nous sommes ; çà en
darrè, jadis, auparavant.
De çà. V. deçà.
T.oc. interj.; ah! ça! même sens qu'en
français.

ancienne est

ça; prou.

—

Ça, cela,

ce.

Ça harèy noû! Ça, non, je ne le ferai
pas, je ne ferai pas cela! Aném ! ça-s dit,
allons ! se dit-il ; que ba mau, ça-s pensé,
ça va mal, se dit-il, pensa-t-il (litt. il se
pensa ça ».

cabà,-pà ; v. — Mettre le fond à un
r'cipient, une futaille.
cabà ; v. — Gaver, creuser, fouiller,
approfondir. V. curà.
cabà; sni. — Cabas, panier de spartcric
ou d'osier, plat et profond.
On dit aussi,
mais rarement, cabàs.

cabade ; sf. —
d'une excavation.

Conlenu d'une

cave,

cabadé, capadé,-re ;-dèyre (Bay. L.) ;
de paille ou de linge que
la tête (cap) pour porter un
faideau; on dit aussi: cabedé, cabidé, cabitàgn, eabessàu. capsàu, capsère, catèe.
De tout perràc cabadére, de tout chiffon
fil fait) un tortillon; se servir de tout,
s.

—

Tortillon

l'on pose sur

comme

en

fr. faire flèche de tout bois.

cabàdje, cabadure ;
lion de caver,

de

s.

—

Fouille;

ac-

creuser.

cabadure, capadure, cabedure ; sf.
—

Bout, tète d'objet; garniture de bout,
cabagàu. — V. capagàu.
cabalà,-lis,-lùmi ; sm. — L'espèce che¬

valine, la cavalerie.

cabalàdje ; sm. — Cavalerie ; bètes de
l'espèce chevaline en général.
Lou cabalàdje de la borde', la cavalerie
de la ferme.

; s. — Meneur,-euse de
jegassè.
cabalcà ; v.
Chevaucher.
cabalcadà,-dejà. — Fréq. de cabalcà.
cabalcade, cabaucade; sf. — Che¬
vauchée ; service à cheval envers le sei¬
gneur ; cavalcade.

cabalàyre,-é

chevaux. V.

—

cabale ; sf.
Cabale

— Jument.
nègre: désigne le chemin de fer,

la locomotive.

Syn. égue, yègue, ègoa (M').
cabalè,-re; s. — Cavalier,-ère ; gardeur
de chevaux.

Syn. egassè, yegoassè.
cabalerie, cabalarie; sf.
rie ; les chevaux.
cabalét,

chibalét;

sm.

dim. de cabàlh et de chibàu.

cabalét

—

—

Cavale¬

Chevalet;

V. cabarét.

(à).

— G. à cabalhes.
cabàlhou ; sm. — Forme
vieillie de chibàu, cheval; employée encore
dans un sens de moquerie: quin cabàlh!
quelle rosse !
Egalement forme ancienne de cabàu (ca¬
pital, fond), de loyal; était aussi employé
comme syn. de cabè, vassal. N. de p. Cabail, Cabalh.

cabàlh,

cabalhes (à) ; loc. adv. — A califour¬
On dit aussi à cabalét, à cabaliròt,
à. cabalhoûs, à crauétos.
chon.

s. — Cavalier,-ère.
appelle aussi cabaliès de petit, nuages
isolés dans un ciel clair et qui annoncent
la pluie à brève échéance.
Que s'y prén d'ue fayçoû cabalière, il
agit d'une façon cavalière.

cabaliè,-re; adj. et,

On

cabalieramén ; adv.

—

Cavalièrement.

La dame qui accom¬
pagne un cavalier dans une cérémonie ;
danseuse dans un quadrille ; compagne du
dounzeloû dans une noce. Peut se prendre
en
mauvaise part pour désigner une dé¬
gourdie, une effrontée.
cabalin (G.) ; sm. — Amateur de che¬
cabalière; sf.

—

vaux.

cabalìs,-lùmi.

—

V. cabalà.

cabaliròt

—

C. à cabalhes.

(à).

cabanà ; sm. — Petit hangar; auvent;
bâtisse légère. En Az. emplacement d'une
cabane en ruines.

Construire une cabane,
(As. Bar.) ; sf. — Ca¬
bane, cahute, baraque; tonnelle; hutte de
cabanà ; v.

—

cabane ; capane

chasseur.

cabanè,-re ; adj. et s. — Cabanier,-ère ;
qui loge dans une cabane. On dit aussi
cabanét,-e. N. de p.
En certains lieux on entend plutôt cabané, en B.-L. particulièrement, où le cabané
est le concierge d'une maison de bains,

�203

CABANÉT

cabanét

(B.-L.) ; sm. ■— Partie de la
des gèrms réservée à la cuisine.
cabanét,-e; s.
Dim. (le cabane; on
désigne ainsi les choses qui ont une res¬
semblance plus ou moins marquée avec une
grange

—

cabane,

par ex. un morceau

de toile tendu"

quelque chose, l'espace compris entre
les
jambes d'une personne, notamment
d'un" femme, d'un homme dont les vête¬
sur

ments

forment cabane.

agglomération de caba¬

cabanole,-te
construit par

; sf. — Petite cabane, abri
des enfants, les bergers pour

servir d'abri momentané.

cabapalhà (Lav.) ; v. — Séparer le
grain de la paille battue et des baies.
cabapalhè (Lav.) ; sm. — Van qui sert
à cabapalhà.
cabàr,-de; adj.

Qui a une grosse,
une forte tête. N. de
p. V. cabilàt.
cabardougnà,-nà (Lav.) ; v. — Ar¬
rondir un bout d'objet et, particulièrement
le bout d'une miche de pain en le grigno¬
tant

avec

—

avidité.

cabarbaye.

—

N. de p.

cabarét ;

sm.

V. cap-arbàje et arbajà.
—

Chevalet; cheval de

bois; danse ancienne; jeu d'enfant, sorte
de

cheval-fondu.

On dit

bayàf (au Supplément).
Ha à cabaret, jouer

au

aussi cabalét.

V.

cheval-fondu,

au

cavalier.

cabarét; sm.
Cabaret, taverne.
Ha cabarét, perdre sa chemise par une
ouverture du pantalon ; allusion à une en¬
seigne, drapeau ou autre, de cabaret ; avoir
la roupie au nez.
cabaretàyre,-e ;
cabaretè,-tiè,-re ;
adj. et s. — Cabarctier,-ère ; coureur,-euse
d" cabarets; enfant qui fait « cabarét».
cabaretejà ; v. — Exercer le métier de
cabaretier ; fréquenter, courir les cabarets.
cabari ; v.
Accoupler cheval et ju¬
.—

—

ment; saillir. V. assautà.

cabarrè

(Forme phonétique de cap-'irrè) ;
L'Ouest, le Couchant. V. cabauàn.
Lou bén de cabarrè. le vent d'ouest; per
cabarrè, vers, dans, à l'ouest.

sm.

cabàt,-ade ; adj. et s. — Creusé,-e,
côtelé,-e ; fond ; creux ; le plantain

cavé ;
à côtes

se nomme

cabàt,-ade

costecabàt.

adj. — Qui a un fond (en
parlant d'un cylindre creux, d'un fût, etc.).
cabàtch ; sm. — Espèce de chevalet, de
forme concave sur lequel on met le pétrin
(Bar.) ; situation territoriale chevauchant
sur

;

deux biens.

sm.— Capital, aVoir ; ce que l'on
possède ; bien ; fortune ; cheptel ; veaux,
poulains, bétail; troupe de gens; épargne
faite principalement par le cadet avec l'as¬

sentiment du chef de famille. V. cabàlli.
Ha cubàu, amasser, capitaliser; lou ca¬
bàu de la qouyate, la part, les économies de
la

fille; bit cabàu, un beau cheptel.
Tan qui haram atàu,
Nou haram pas cabàu!
Tant que nous ferons comme ceci (boire),
nous n'amasserons
pas de bien (chanson de

cabaret).
cabauàn, caboàn (Formes de cap-abàn
en
Big. G. V.-B.) ; sm. — L'Est, le Levant.
Lou bén de cabauàn ta lèu partit que
sVn tourne, le vent d'Est, sitôt
parti s'en
revient (dicton Béarnais et
Bigourdan). Le
vent d'Est, en effet, ne souffle pas long¬
temps en B. et Big. et il tourne presque
toujours à l'Ouest, amenant la pluie,
cabaucà.

C. cabalcà.

—

cabaucade.

C. cabalcade (vieux).
cabaucadoù,-re ; adj. — Chevaucheur,
-euse, cavalcadour.
cabaucadure ; sf. — Monture (vieux) ;
on ne dit
guère aujourd'hui que mounture.
cabàyth (Or.) ; sm. — Fil qui échappe
à l'une des branches du dévidoir,
qui che¬
—

vauche.
cabbàt.

V. capbàt.
càuo (Big. G. V.-B.); sf. -Cave, creux, ravin; dans les L., en outre,
creux
d'un sillon, appelé aussi eau. cale,
caule. N. de p. et de 1. 1mcabe, Biacabe.
—

cabe;

càbe ;

v.

—

Etre contenu, trouver

tenir dans.

place,

N'y pot pas càbe, cela ne peut y contenir ;
que t'y liarèy càbe, je te maîtriserai : d'un
turbulent on dit : nou pot pas càbe à la
pet, il
un

ne peut cont"nir dans sa peau, c'est
turbulent, ou bien encore un vaniteux,

—

cabàs ; sm. — Ancienne armure, de
tête, cabasset, morion ; coiffure de paille ou
de

CABÈC

cabàu ;

cabaniu,-ibe ; s. — Cabanon ; qui est
propre à faire ou à établir une cabane.
N. de p.
Lous cabanlus,
nes. N. de 1.

—

jonc. Y. cabà.
cabassade ; sf.

—

Contenu d'un cabà.

cabassejà, caboussejà; v. — Faire
l'entêté, se buter.
cabassùt, caboussùt,-ude ; adj. et s
Qui a une gross" tête; diverses plantes,
telles les centaurées, le bleuet, sont dési¬
gnées sous le nom do cabassude, caboys—

sude.

càbe

(L.). — C. cabén, ruche,
adj. m. — Oui termine, qui est
au
bout (cap). T)ans l'expr. diménje cabè,
qui signifie le dimanche précédant le mer¬
credi des Cendres, celui qui termine la
période dite de carnaval. Y. carnabàl.
cabè; sm.
Vassal qui d°vait au sei¬
gneur un service de cheval. N. de p. V.
cabè

;

—

cabàlh.
cabèc ;
sidéré par
la chouette

sm.

le

—

Chat-huant, hibou,

commun

comme

con¬

le mâle de

(cabèque) ; se dit adj. de quel¬
qu'un qui a le nez crochu.
Syn. babè (G.),

�CABEDÉ

—

204

CABÉSTRE

cabedé (L.) ; sm.

Essuie-mains,

—

cabedére; cabedéyre (Or. L.) ; sf.
C. cabadé, tortillon.

cabidét (Lav.)
(plante).

cabedét (L.) ;

; sm.

—

—

f.uzule des champs

cabedure ; sf.
contient

—

Contenance ; ce que

récipient. V. cabadure.

un

fronter

cabejà, capejà; v. — Tomber la tête
en avant,
dégringoler; faire le têtu; faire
la moue en tenant la tête basse ; dompter ;
faire

rouler

un

cabejade
dégringolade

;
;

fut

sur

un

bout.

sf.— Coup de tête ; cabriole ;
action d'entêté ; moue. V.

— Chevelure
(vieux) ;
s'emploie guère que dans la langue lit¬

téraire.
sm.

che d'un arbre*

—

Sommité, tète

ou pana¬

cime, faîte; épi de blé, de

graminée, de maïs; le crâne, la tête en
style plaisant.
Lou, cabélh dou cèu, l'empyréè; abé û
hort cabélh, avoir une forte tête; être intel¬
ligent, ou bien têtu.
cabelhà ; v. — Actioil de la formation
d'une tête, des épis, épier, monter en épis.
Lo u blat que cabélhe, le blé épie ; nou
n'a pas de cabelhàt, il est sans le sou, il
espère.
cabelhà,-de ; s. — Les épis ; lés som¬
mités.

Profondeur. V. houn-

—

sou.

cabèque, cauèque, chabèque,cayèsf. — Chouette; au fig. vilaine fem¬
V. cabèc.

me.

cabercùt,-ude

;

adj.

—

Qui

a

des

c a-

cabèrque ; sf. — Fondrière,
cabertélo (E. du G.). — C. coubertére.
cabés ; sm. — Devant de chemise, plas¬
tron, jabot.
Bère asplingue tau cabés, avoir un avan¬
tage. inattendu.
cabessà (M®) ; sm. — Le haut d'un
champ.
cabessà (L.) ; v. — Travailler avec la
cabésse (charrue). C. capsà en G.-M.
cabessade ; sf. — Travail de labourage,
de cabésse. C.

cabussade.

cabessàu (Big.
sàu.
C. cabadé.

G.)

;

cabessòu, cap-

—

cabessàu, capsàu, catsàu; sm. —
; bûche de Noël ; traversin de lit. V.

Souche
catsè.

Que

y

aû bèt cabelhà, il v a beaucoup

d'épis (dans ce champ).
cabelhade ; sf. — Action de cabelhà.
V. cabelhà (2).
Ue hère cabelhade, une belle montée en

épis.
cabelhàdo (G.) ; cabelhole ;
Fétuque ovine (plante). V. arroù.

sf.

—

cabelhày (Lom.) ; adj. m. — Qui porte
épis.
cabelhàyre,-e, cabelhè,-re; adj. —
Qui porte des cabélhs.
Aquéste milhòc n'ey pan cabelhè, ce maïs
n'est pas productif d'épis. On dit aussi ca-

des

belhïu.

cabelhère ; sf.
que,

cabén, ruche.

berques.

cabeladure ; sf.

cabélh ;

avec

cabensoù ; sf.

que ;

cabiroune.
m-

cabén, cobén, caboû; sm. —- Ruche.
Syn. abclhè, cougnét, cubét, brugnoû,
bruc, cube, càbo.
cabén, cabéns. — Formes telles qu'on
les prononce de cap-én, cap-héns.
cabenèro (M* Big.) ; sf. — Cabane-fonlaine servant à conserver le lait frais. Con¬

—

Arête faîlière. V. bis¬

cerimane.

cabelhéts (Bar.); sm.
dim. de cabélh. V. aspic.

pl.

—

Lavande;

— Tête;
l'esprit, l'intelli¬
dans le sens plutôt humoristique.
cabésse, grosse tête ; qu'a bonne
cabésse, il a bonne tête, il est intelligent.
cabésse ; sf. — Charrue, dont les di¬
verses pièces sont:
la rélhe, la sègue, lou
témblou, la courbe, las esmagues. V. ces
m. Dans le G. désigne soit la charrue, soit
le sep dé la charrue.
La cabésse a succédé à l'arét, qui était
en
bois tandis qu'elle est presque entière¬

cabésse; sf.

gence,
Bère

ment en

bélh.

sf.
Epi d'herbe folle ;
piaule de la famille des graminées : fétuque
ovine et, en général, les fétuques, bromes
et paturins ; dans le G. cabelhàdo.
cabelhùt,-ude ; adj. et s. — Qui a un
épi fort, bien formé ; qui a une grosse
tête. V, caborre, cabourrùt.
cabelhole ;

—

s.

—

V. capsè; en B.-L.,

chevet du lit.
— Formes de capsè.
cabessejà, caboussejà; v. — Faire
aller, branler la tête ; tomber la tête en
avant, dégringoler.
cabessère, capsère ; sf. ; capsè; sm.

cabessè, cabsè.

—

cabelhiu,-ibe ; adj. et s. — Oui forme
l'épi. V. cabelhè.
Abrìu cabelhiu, avril qui forme l'épi.
cabélho.(G.) ; sf.— Faîte,- cime d'arbre;
extrémité d'une branche maîtresse. V. ca¬

acier.

cabessè,-re;

Traversin du lit.
cabessoû ; sm. — Caveçon.

C. cabessàu.
cabessùt,-ude ; adj. — Qui a une forte
tête, un bout gros. V. caboussùt.
cabestrà ; v. — Mettre le licol. V. encabestrà.

cabestràt,-ade ; adj. et s. — Qui a le
fig. qui est muselé, lié, qui a « la

licol ; au

corde

au

cou ».

—

cabestràyre,-e, cabestrè,-re ; adj.
Oui fait, qui vend des licols,
cabéstre ; sm. — Licol, chevêtre.
Syn. cachàno, licòt.

�CABICOUN

•205

cabicoùn,-coùm (Lav.) ; sut. — Demidessus eu forme de gout¬
tière servant à conduire l'eau d'une rigole
à un moulin par dessus un ravin ; viaduc,

cabilhoà.

tuyau ouvert pur

cabidé.

C. cabadé.

—

cabidoà,-doàdye (Lav.). —C. cabiroù.
cabidoû (Lav.). — C. cabiroû, chevron,
càbie, cabiole ; sf. — Cage.
Syn. cauje, caujole, cujole, gàbie.
cabilàt ou cabilàd, capilàt, capillàt,-ade ; adj. et s. — Qui a la tète grosse
et plate ; têtard, poisson à grosse et large
tète ; chabot ; en style plaisant, un luron.
Un dit aussi gabilùt.
cabilh ; sm. — Mouchoir de tète ; châle
de petites dimensions ; on le portait sur la
tète et les épaules.
cabilhà, cabilhoà ; v. — Cheviller ;
consolider.
Ahà plà cabilhàt, affaire solide, bien
établie; n'ey pas tout d'empountà, que eau
labé cabillwà, il ne suflit pas d'échafauder,
il faut aussi consolider

(die.).
Cheville du pied.
En B.-L., d'une fille qui a fauté on dit:
qui1 s'a deslougàt et cabilhà, elle s'est don¬
né une entorse à la cheville (ce qui a causé
sa chute).
cabilhade,-lhoade ; sf. — Action de
cabilhà ; sm.

—

cheviller.

cabilhàdo
de.canine

(Lav.)
(cabllho).

cabilhasse ; sf.

;

—

sf.

—

Morsure, coup

Grosse, vilaine cabi-

Ihe.

cabilhàt,-lhoàt,-ade ; adj. — Chevil¬
; au fig. personne solidement bâtie;

lé, -e
se

dit

aussi

d'une

affaire solidement éta¬

blie, bien élayée ; peut signifier au contraire
que l'affaire est épineuse, pleine de che¬
villes qui en compromettent la solidité.
Aquet òmi que senible. ptâ cabilhàt, cel
homme paraît solide ; la lièyte qu'ey beroy
cabilhade, l'histoire est bien construite;

dit d'un lourdaud ; drouml sus
cabilhes, n'être pas' tranquille,

ù couchî de
rassuré à propos
bilhe enlà cade

d'une affaire ; abé ue ca¬
houràt, être paré; avoir
réponse à tout; à cade trauc sa cabilhe,
à chaque trou sa cheville; en case de hàure,
cabilhe de huste, chez le forgeron, cheville
de bois, le cordonnier est le plus mal chaus¬
sé (die.) ; qu'a, boune cabilhe, il a bonne
dent.

cabilhéte ;
de

sucre

sf. — Chevillelte
d'orge ; quenotte.

;

cheville

sm.

—

Chevillon,

pe¬

de cabilhe.
cabilhùt,-ude ; adj. et s. — Qui est
garni de chevilles ; qui a des dents, les
canines proéminentes.
cabinét, gabinét ; sm. — Armoire ;
buffet, cabinet. V. limande.
cabirâ,-ràn,-e,-agne; adj. et s. —
Fort,-e de tête. N. de p. Cabiran.
cabiràgn,-e ; s. — Torcol ; pie-grièclie;
espèce de mésange à grosse tête.
cabiràgn,-e; adj. et s. — Tête légère,
étourdi,-e : nom de chèvre et de vache. Y.
cabiròu, capihòu.
cabirò (Big.). — Forme de cabiròu.
cabiroà ; v. — Assembler les chevrons
(:èabiroûs) d'une charpente; au fig. bâtir,
constituer une affaire.
Voti cau rney que cabiroà,

il ne reste plus
qu'à conclure, à terminer; qu'ey plâ cabiroàt, dit-on d'un homme bien « char¬
penté ».
cabiroàdje ; sm. — Charpente, l'as¬
semblage des chevrons.
cabirole ; sf. — Chevreuil femelle ; nom
de vache, celle qui a les cornes en spirale
comme le chevreuil. V.
cabiròu; cabriole.
cabiroû; sm. —.Chevron, pièce de bois
équarrie.
cabiròu; sm. — Chevreuil; sa femelle
s'appelle cabirole.
cabiròu,-le; adj. et s. — Tête folle,
écervelé,-e ; nu-tête. V. cabiràgn.
Confronter avec capihòu et capiròu.
cabiroulejà ; v. — Cabrioler, faire une
cabiroune.

cabiroune,
sf.
el

—

capiroune, capihoune;

Cabriole où l'on tombe sur la tête

en avant ; saut périlleux ; plongeon,
cabitâ, cabitàgn. — C. cabadé.
cablà ; v. — Câbler ; mettre le câble,
cablade.
Forme de cap-lade
cablassère.
C. caplassère.
câble ; sm. — Câble,
cablessèro (G.). — Forme de caplas¬
—

—

bois.

se

;

tit bout de bois;
l)im. de cap et

qu'ey hère cabilhàt lou bòste ahà, votre
a beaucoup de points faibles.
cabilhàu ; sm. — Grosse cheville de

cabilhes,

CABORRE

C. cabilhà, cheviller.

—

cabilhòt,-lhoû

affaire

cabilhe ; sf. — Cheville ; dent canine.
N. de p. V. aapilhe.
De tout boy ha cabilhes, faire flèche de
tout bois ; abé ue cabilhe au pc, être gêné,
avoir des embarras ; leste coum û sac de

—

sère.

càbo

abelhè,

(S.-E. des L.)
eau,

cabòch.
«

cabochard

; sm,

—

Ruche. Y.

càue.
—

C.

cabòs;

têtard

;

têtu,

».

cabole, cabosse; sf. — Tête de clou.
fig. tête aplatie, vilaine, mauvaise tête.

Au

V. caborre.
— Epi, bou¬
certaines plantes; la tête,
style familier; en Arm. c.abòlho désigne

cabolhe, caboulhe; sf.
quet terminal de
en

l'inllorescence mâle du maïs.

caborre ; sf. — Grosse tête ; sommité
touffue, forte; en Arm. kermès, petite ex¬
croissance du Chêne. V. cabole, chaborre,

caboàrro.

�CABOBROU

—

206

CABURLAT

cabòrrou,-orre

adj.

;

du crapaud ; la tête en langage familier.
Que-m hè mau lou cabòs, j'ai mal à la

tête. Cf. cabosse. N. de p.

cabòs ; sm. — Centaurée (cenlaurea
nigra) ; aubifoin, bleuet. V. cubassùt.
Cabòs d'alh, tête d'ail formée de plu¬

tête; se faire une bigne. V. cabougnà-s.
caboussàt,-ade ; adj. et s.
Coup à
la tête, heurt de la tête suivi de bosse ou
non ;
qui est cabossé,-e. V. cabougnàt.
caboussè,-re (Os.) ; adj. — Qui est un
peu malade de la tète, qui a « mal aux che¬
veux »
après une fête; cabochard,-e.
Que-m as l'àyre caboussè, tu me parais
—

sf. — Caboche, grosse tête ;
tète de clou ; petite mésange et

bec-lin babillard.

une

sm.

N. de

p.

Cabochon; dim.

—

ou

cap-bougnà-s

; v.

—

cabougnàt,-gnade ; s. — Coup à la
qui produit une bosse (bougne) ; souf-

tête
11e t.

caboùlh, gaboùlh ; sm. — Gros épi,
particulièrement celui du maïs ; sommité.
—

C.

chabot,

cabòs,

v.

l'Arm.

caboulìn, caboulòt, cabouloû, cabourròt,-roû ; sm. — Dim. de cap, tête,
petite-tête.
cabourdejà ; v. — Avoir le tournis,
des vertiges.
cabournùt,-nùdo (G.). — C. cabour¬
rùt.

cabourràdo

(Lav.)

maladie; ailleurs,
tête bête.

;

acte

sf.

—

Mal de tête ;
coup de

de têtu,

cabourràs,-se. — C. cabougnàs.
cabourràt,-ade ; adj. — Caverneux,
creux,-cuse. V. cahurà.
cabourrè,-re, cabourrerie ; s. —
Entêtement; coup de tête d'entêté, de
buté.

ries, tous (ces actes)

ne

sont que des accès

caboùrro (S.-E. de la
de maïs. V. caboùlh,

Big.)

;

sf.

—

Epi

caborre.

cabourrùt ou mieux
-ude ; capourrùt,-e (As.

cap-bourrùt,
et Bar.); adj.

s.
Entête,-e ; têtu.
Cap-bourrùt couru A àsou, têtu comme

un

signe de mépris; s'entêter; persis¬

âne.

(en parlant du maïs notamment).

—

Lav.

en

Centaurée sauvage.
Grande consoude

(plantes).
caboussùt,-ude ; adj. — Qui a grosse
tête, le crâne développé ; qui porte une
cabosse; qui est cabossé.
caboutà ; v. — Caboter, terme de ma¬
rine.

caboutàdje;

sm. — Cabotage,
Cabrer ; cabrà-s, se cabrer
— Croupade, action
d'un
cheval qui se cabre.
cabrât,-ade ; adj. — Cabrée,-e.
cabriole, cambriole, cambirole, capirole, capuriole ; sf. — Cabriole. V. ca-

cabrà ; v. —
cabrade ; sf.

birole.

cabrioulà ; v. — Cabrioler,
cabrioulade ; sf —. Succession de ca¬
brioles ; dégringolade ; acte peu sérieux,

pirouette.
cabrioulàyre,-e ; adj. et s. — Cabriol"ur,-euse ; saltimbanque.
cabrioulejà. — Fréq. de cabrioulà.
cabrioulét ; sm. — Cabriolet.

cabuchà,-puchà
ner

de la

; v.

—

Tomber

;

don¬

tête, cabrioler, plonger. C. cabejà,

capihounà.
cabuchàt,-ade.
capuchoade.
cabuche.

—

C.

—

cabougnàt.

V.

C. cabosse.

G. L.) ; cabuchòu,-olé ;
Têtu,-e; qui a la tête dure.
cabuchole ; sf. — Petite tête ; tète pla¬
de clou; familièrement, la tète; mauvai¬

cabuchò (Big.

adj. et
ie
se

s.

tête.

Que s'y passe en aquere• cabuchole ? Que
se passe-t-il dans cette mauvaise tête ?
cabuchole; sf. — Herminetle de sabo¬
tier. Cf. ucliole, eschole.

cabuchòt,-e,-chéte

;

s.

—

Petite tête

;

dim. de cap.

cabuchoulejà

—

cabourrùt,-ude ; adj. — Qui est gros,
-se de tête, de sommet; qui a de gros épis

l'entêtement.

ainarousse;

d'entêté.

cabourrejà ; v. — Faire à sa tête; faire
l'entêté; « faire la tête ».
cabourrét,-e, cabourrin,-e, cabourròt,-e ; s. — Petite tête; dim. de cap.

v.

tète, faire' des hochements de

caboussude ; sf.

Aquiu que y a cabourrè, là, il y a de l'en¬
têtement ; tout aco nou soun que cabourre-

et

eu

V.

bosse à la tête.

caboulhàt.

tète

Tête de

de cap.

cabougnà-s

Branler la

—

ter dans

cabòsso de can (G.) ; sf. —
chien, gueule de loup (plante).
caboû (L.). — C. cabén, ruche.

Se faire

la tête brouillée.

avoir

caboussejà ; capoussejà (Aspe) ;

cabosse ;

cabouchoû ;

Mettre une tête à;
donner un coup à

—

la

sieurs gousses.
tête dure ;

v.

cabosser ; caboussà-s, se

cabòs ; sm. — Chabot'; grondin ; chevêne, vandoise, poissons à grosse tête. V.
uubour, clèjo; têtard, petit de la grenouille
ou

caboussà ;

Entêté,-e,

—

mauvaise tête. V. cabòch, cabourrùt.

;

v.

—

Faire le têlu;

peut signifier aussi cabrioler, tomber la tête
en

avant.

caburà.— Forme (assez rare) de capurà.
caburlàt ; sm. — Têtard. V. Babillât,
cabòs.

�207

CABUSSA

cabussà
la tête lu

(C.). — C. cupiliourià, tomber
première, plonger.

cabussàdo ; sf.

Action de cabussà;

—

de tête.
cabussét,-o (G.)
aussi capuçhét.
coup

cacà ;

sm.

; s.

—

Cabriole. On dit

Terme enfantin

—

:

petite

sa¬

leté, ordure, malpropreté. V. fa.

cacafigne ; si.— La saleté, l'ordure,
(en terme adouci).
cacafignoùs,-e ; ad.j. — Petit,-e mal¬
propre; enfant qui se souille.
cacalicoùs,-e ; adj. — Chatouilleux,
excrément

euse.

cacalique

sf.

;

Chatouille, chatouille¬

—

cache (M') ; sf. — Sorte de
bois 011 de métal à laquelle est

coupe de
adapté un
tube do même matière pour puiser de l'eau
à la lie ira de ; casserole. V. coupét.
cachét ; sni.
Cachet; petite cache;
—

coffret.

cachetà ; v.

Cacheter, sceller.
adj. — Celui, celle qui
caché te ; nom que l'on donnait autrefois,
car 011 n'en voit
plus guère, à des colpor¬
teurs qui portaient leur marchandise dans
une boîte (cachét).
cachéte; sf. cachetoû, cachoû ; sm.
Petit siège à coffre, habituellement au
coin flu foyer ; escabeau ; coffre pour les
—

cachetàyre,-e

Ahl cacà! Fi! de l'ordure!

;

—

bardes.

cachilà ;

ment.

sm.

—

L'ensemble des grosses

Sýn. chagotc, gratine, gratuse, griuàlho.
cacaiuche,cacaruche ; sf.
Coque¬

dents; canine d'animal.
cachilade, escachilade

cacaracâ

cachilàs (lous) ;
dents des animaux.

—

luche.

(Bar.);

sm.

cacaracà ; onam.

—

—

Coquelicot,

Chant du coq; le

lui-même,
cacaùlo (G.) ; sf. — Corneille.
Syn. cacouléto, cachaléte, courbachine.

coq

cachà ;

v.

sf.

d'une cache.

cachalade ; sf.

—

—

sm.

Les

—

grosses

—

en

montrant les dents.

cachine.

C.

—

cachile

aussi

et

cachàu.

cachole ;

Coup, empreinte de

dent (cachàu).
cachalère (L.) ; sf.
C. cachilà.
cachàno (Arm.) ; sf. — Licol, torcol.
Syn. cabéstre.
cacharlìt, cacharri, cacharre ; s.

Coup

cachile, cachine ; sf.
Dent, canine
animaux, défense du sanglier.
Ha cachil.es, montrer les dents; sourire,

rire

Contenance, contenu

—

sf.

des

ellà, catchà.
Syn. escoùne, estuyà, amagà.
cachade ;

;

de dent.

Cacher. On dit aussi cap¬

—

CADDÈT

—

grosse

_

—

Surdent.

sf.

—

Casserole

à

petit

longue

queue.

Syn. coussole.
cachole (M*)

sf.

;

—

Petit fromage. V.

cusòlo.

càcho-moùscos (G.) ; sm. — Altér. de
càsso-moùscos, nom générique du gobemouches. V. pcle-higues.
cachot; sm.
Cachot, prison,
cachoû ; sm.
Dim. de cache ; cais¬
son ; armoire
portative des cabanes de ber¬
gers en M' ; en B.-L. de plus, cachet.
càcou (M4) ; sm. — Abri, souvent sous
roche ; tanière ; pot de terre ; petit gâteau
dans lequel on a mis un fruit; en ce cas on
dit aussi cacoû, coucou. V. coque. En Aure,
—

—

cacharre ; sf.

Mauvaise molaire ;

—

sur-

dent.

cacharrùt,-ude

;

adj.

—

Oui

a

une

dentition mal faite.
cachàu ; sm.
Mâche Mère, grosse dent,
molaire. Cf. glnbiàu.
—.

Abé

machàn

cachàu, être méchant en
propos, mordant; ù boù cachàu, un bon
mangeur, une « bonne fourchette ; ha tirà
ses

hocc

aus
cachàus, manger furieusement;
faussen pas lous cachàus, il a de bon¬
nes dents,
il peut bien manger; hà-s lous
cachàus, aiguiser ses dents sur un déjeuner
avant un grand
repas ; ronger un os ; lous
cachàus nè-u hèn pas mau, dit-on de
quel¬
qu'un qui est mort depuis longtemps; nou

c'est aussi le bol du moulin où l'eau du
conduit d'amenée tombe. V. carrà.
Dans les coeylàs, abri où l'on enferme
l"s veaux.

cacouléto

ne-u

n'y

a

pas

fort peu

tali clot dou cachàu, il

y

en

a

(à manger).
on appelle
cachàu d'et hour, la
partie du four où l'on peut encore placer
un
pain à cuire.
cachcaléte,-réte, casqueréte (Chai.
Marsan) ; sf. — Corneille. Cf. cicouléto.
cache ; sf. — Coffre ; cercueil ; cachette ;
coffre de tombereau ; caisse. V. càfre, lans,
En Az.

tabùc.

ou

{G.) ; sf. —
choucas. V. cachcaléie.

cadàbre ; sm.

cadabroùs,-e

—

;

Corneille

Cadavre.
adj. —

:

freux

Cadavéreux,

-euse.

cadàsclo

(Lav.) ; sf. — Carcasse,
adj. des 2 g. — Cadas¬

cadastràu ;

trai,-e.

cadàstre ;
cadderoû ;

sm.
sm.

—
—

Cadastre,
Dim. de Caddèt. N.

de p.

caddèt,-e (capdèt) ; s. — Cadet,-te;
correspond encore au fr. pop.
«
type ».
Que-m lies â beròy caddèt, tu es un drôle
de « type ».
luron ;

�CADE

—

208

CAGA

cadière ; cadèyre (Bay. L.) ; cadire
(Bay.); carièro (Big. L.) ; cayère ; sf. —

cade ;

adj. — Chaque.
pic l'estère, à chaque coup (de
•cognée), le copeau; en fr. «mouche à tout
coup » ; en cade' mâ, dans chaque main.
cade-û, cadû, cade-ue ; pron. — Cha¬
cade

A

Chaise ;
Parlà

appelle aussi la chaire cadière predicâdére.
cadierè,-re. — C. cadieràyre.
cadieroû ; sm. — Petite chaise d'en¬
fant; autrefois aussi chaisier. N. de p.
cadis ; sm. — Etoffe de laine fabriquée
anciennement dans la ville de Nay ; le ca¬
dis est plus fin que le buràt.
cadòlo (Aure) ; sf. — Fromage. V. ca-

cun, -e.

(B. et L.) ; càje (Big. G.) ; càse
L.) ; càyje (G.) ; v. — Tomber,
choir ; échoir.
Que bas càde, tu vas tomber; qu'ey ca¬
dùt, il est tombé ; lou die que cad, le jour
tombe; Nadàu que cat en dilûs, la Noël
tombe un lundi ; lou pag que codera lèu,
le paîment viendra sous peu à échéance ;
càde de pès, tomber sur les pieds, arriver
à point nommé, avoir de la chance ; està
mau
cadùt, être mal tombé, au mauvais
moment ; si-rn pousses que caderèy, si lu
me
pousses, je tomberai ; qud y ey toutû
cadùt, oïl est parvenu à lui faire entendre
raison, ou bien, il est tombé dans le piège
tendu ; jé, lou pencle que cadoù, hier, la
fondre tomba; que sabl plâ que cadoùre
(ou que caderc), je savais bien qu'elle tom¬
berait; e càdes? tombes-tu?
càde

(Arm.

cadée.

—

chaire.
en cadière, parler en chaire.
On

soèlo, ciisòlo.
cadrà ; v. — Cadrer ; mettre au
au carré ; concorder.

cadrâ, cadràn
cadratî ; sm.

primerie

cadre,

— Cadran,
Cadratin, terme d'im¬

; sm.

—

petit cadre,

;

càdre ;

sm. — Cadre.
cadû,-e, cascû,-e, chacùn,-ue; pron.
Chacun,-e.
Cadu per et, chacun pour soi ; pagà cadû
per escot, payer chacun son écot.V. séngles.
cadùc,-uque ; adj. — Caduc,-uque.
cadude, cajude, casude, cayjùdo ;
sf.
Chute ; décidence ; faute, péché.
cadùt,-ude ; s. — Point de chute, en¬
—

C. cadéne.

—

cadelhéyt; sm. — Châlit.
Syn. (irquelhéyt.
cadenà, encadenà; v. — Placer, met¬
tre une

droit où la chute a eu lieu.

Que s'y bedè la cadude, 011 y voyait le
point où la chute s'était produite,
cafardà ; v. — Cafarder.
cafàr,-de ; adj. et s. — Cafard,-e;

chaîne,

cadenàt ;

sm. — Ensemble, jeu de chaî¬
cadenas.
cadéne, cadée ; cadéye (Bay. L.) ;
sf.
Chaîne; servitude, captivité, enchaî¬
nas

;

blatte.

cafè ;

—

nement.
Tirà la

cafetière

cadèros, cayèros; sf. pl. — Effonau fond du récipient
après ébullition ou filtrage. V. caysè.
cadét ; sm. — Petit chien; cheville de
bois ou de corne (M'). V. beroû.
Cadets de May (Bruges), expression indi¬
qui! n I les jours froids et pluvieux du com¬
mencement de Mai. Cette période est de
ii
jours environ. Le ior jour, ca, le 2e cai _|_ 9
gne: la cagne caderà nau cadets = i
11.

coum

te
—

Dim. de cad-

cadie,-dìo. — Forme de cadée, cadéne,
M1 Big. notamment, où IV passe sou¬
vent à i, à l'intérieur des mots.

en

cadieràyre,-e ;

s.

Celui, celle qui loue les

—
Chaisier,-ère
chaises à l'église.

;

sf.

;

Mauvais café.
Amateur de café.
Cafetier,-ère ; limona¬

sf.

s.
—

—

—

—

Cafetière

;

coquemar.

;

û

gai quoan cague, sérieux, grave

chat qui se vide; bèn cagà! Va
paître! Que-m hè cagà, il m'ennuie,
il m'assomme ; cagà sec, être avare, parci¬
monieux, serré; cagà-s à las culotes, avoir
une peur bleue; qu'as minjàt et lard, cague
era coudéne, tu as eu le plaisir, supportes-en
les conséquences ; açò que s'apère cagà e
courre, dit-on quand il faut faire plusieurs
choses urgentes en même temps. (Expres-

comme

—

C. cadière.
; s.

Boire du café ; courir

—

cagà v. — Chier, se décharger le ven¬
tre; s'effondrer, lâcher pied, reculer.
Cagà dab miey-cu, faire les choses parci¬
monieusement ; cagà-s à las causses, faire
dans ses chausses, trembler de peur; que
111'a cagàt aus cauléts, il m'a trompé, il
m'a fait injure et je m'en souviendrai ;
minjà Diu e cagà diables, se dit d'un bigot
mauvaise langue; bèn cagà à la bigne!
Va-t-en au diable! Que l'y harèy cagà, je
l'abattrai, je lui ferai demander grâce;
û diable tout cagàt, un vrai diable; serious

drilles, débris tombés

cadichoùn,-e (L.)
dèt,-te. N. de p.

Café.

ca£erine,-tine
cafetàyre,-e ;
ca£etiè,-re ; s.
dier,-ère.

—

cadèyre, cadéyre (Or. Bay. L.).

—

; v.

les cafés.

cadéne, tirer la chaîne, être à la

peine ; rét couni ue cadéne de puis, froid
comme une chaîne de puits,
Cadencer.
cadençà ; v.
cadénce,-ci,-cie ; sf. — Cadence ; chu¬
te, aclion de choir. V. escadénce.
caderà (Os.) ; v.
Cliienner.

=

sm.

caferejà

I

un

faire

sions triviales).

�209

CAGADE

cagade; sí.

Cacade, décharge de

—

Ha

faire

ni;
un

cagnè;

ven¬

tre; fichaise.

rable à

cagade,

ne pas
travail de rien.

réussir

une

affaire;

cagadé,-re ; sf. — Latrines. S'emploie
généralement au pluriel ; au sing. le ternie
désigne plutôt un endroit, un coin retiré
où vont ceux qui n'ont pas de latrines.
cagadoù,-re, cagàyre,-e ; s.— Chieur,
-euse ; au
fig. un timoré, un peureux.
cagadure ; sf. — Chiasse ; excréments
répandus.
cagalét,-e, cagalòt,-e, cagalhòt,-e,
cagàih,-e, cagalhite, cagalite, caguilhe, cahilhe ; s. — Crotte de lapin, de
mouton, de chèvre; caca; au fig. chose
sans valeur et
petite.
Xou bau pas û cagalét, cela ne vaut rien ;
vaut pas qu'on s'y arrête, qu'on s'en
ne
occupe.

cagaliròt (B.-L.) ; sm. — Fruit de l'au¬
bépine.
cagaliroutè (B.-L.) ; sm. — Aubépine.
cagaliroutè,-re ; adj. et s. — Chiche,
serré, mesquin. V. cague-bènnis et syn.
cagamànyo (Lav.)

;

sf.

—

Geôle, pri¬

son.

caganè,-ane; adj. — Peureux,-euse,
style burlesque (trivial).
cagaròlo (Lav.) ; sf. — Fruit avorté,
mal venu, pomme, poire, notamment, mais
s'étend, par anal, à d'autres fruits ou cho¬
en

Trot

cagaroùs,-e, cagarùt.-ude; adj. et s.
Qui chic fréquemment, foireux,-euse.
liaque poumpouse, betèt cagaroùs, vache
superbe, veau foireux (prov.).
cagàs (Lav.) ; sm. — Couche de neige,
de boue, etc., par assimilation à une éten¬
due d'excréments.

cagassàyre,-e, cagassè,-re, cagasSOÙS,-e ; adj. et s.
Foireux,-euse ; pol¬
—

babillard.

;

sf.

—

Bec-

.

; sm.

—

Endroit couvert d'ex¬

créments ;

latrines en style burlesque.
cagnade, cagnauguère, cagnoutade; sf.
Bande de chiens, meute; por¬
tée de chiens,

cagnardè ;
cagnàrrou
cagnàs,-se

sm.

—

; sm.—
; s.

—

taille.

cagnaulè,-re
aux

cagnè, trot du chien;

aquere cram¬

en

désordre, ressemble à

cagnè

cagnèy (Bay.)

;

est sale,
chenil.

un

; sm.

—

;

adj.

Paresse, fainéantise,
Grand, vilain chien.
Chien,-ne de grande
—

Qui

se

rapporte

cagnét,-giìòt,-e, cagnoû;

s.

A bé la cagne,

Chienne; état de

cagnincà, caïncà, cahincà, cagnincaïnclà, cahinclà.
Formes de
cagnisclà dans diverses parties des L.
cagnìs,-isse,-iscle, cagniule; sf. —
L'espèce canine, la chiennaiile ; au fig., vie
de chien, paresse vicieuse.
Lâ cagnisse, laine grossière, de mauvaise
qualité, qui ressemble à du poil de chien.
cagnisclà, cagniulà ; v. — Action du
chien qui hurle ; pousser des cris
plaintifs.
cagnisclét,
eagniuladis, cagniselère, cagniulère ; s.
Plainte apeurée
clà,

—

—

du chien.

cagnisque, caïsque, caïnche,

ca-

guilhe (mousque) ; sf. — Mouche de
chien, hippobosque, appelée aussi mouche
de cheval.

cagniulà.
aussi

avec

—

sens

C.

cagnisclà; s'emploie

de chienner.

càgno-berbéro (G.)

;

sf.

—

Forficule

perce-oreille. V. cisèu.

cagnoutà

; v.

—

Chienner. V. caderà.

cagnoutade ; sf. — Portée de chienne ;
vilaine clique ; loc. n'ey pas
d'aquere ca¬
gnoutade, il n'est pas de cette famille, de
cette espèce, de cette sorte.

cagnoutè,-re. — C. cagnïs.
cagnoutè,-re ; sm.
Eleveur, amateur
de chiens ; se dit en plaisantant d'un père,
—

d'une mère

de

famille nombreuse; sobri¬

quet des gens de Gèdre-Dabat.
vaguer

; v. — Chienner
à la façon des chiens.

; paresser ;

Bande de chiens ;
cagnoutère ; sf.
gent canine.
cagnoutis. — C. cagnls; bande de jeu¬
nes chiens ; au fig. gens de mauvaise vie,
comparables à la chiennaiile.
cagnùmi ; sm. — C. cagnls; cynisme.
cagòt,-e ; s. — Cagot ; homme de race
inférieure, sorte de paria. V. chrestiâ, gela

site.
Ou

appelle ainsi, également, des dégé¬
nains, innocents, goitreux, etc.
cagoulhe. — C. cagalét et caguilhe (2).

nérés

:

cagoutàdge

paresse,

avoir la flème.
cagnè (Lav.); sm. — Fruit de la bardane. V. gahéc.

Petit

—

chien, petite chienne.

chiens.

cagne ; sf. —
de nonchalance.

Vie de

chien, de fainéant; existence désordonnée.

cagnoutejà

cagàtcho, caràtcho (G.)
cagatòri

Chenil; endroit compa¬

chenil ; paresse.

un

qu'ey ù cagnè, cette chambre

tron,-ne.
fin

—

CAGOUTIS

pe

ses.

—

sm.

—

—

; sm. ; cagoutalhe ;
Race de cagots; terme de mépris,

cagouterie; sf. — Les cagots.
cagoutis, cagoutùmi; adj. et

s.

sf.

—

Nature, état, condition de cagot.
14

�CÀGÜE

—

210

CALAMÀC

cague-ariques ; s. — (Liti. cliie-chènevottes). Celui, celle qui est d'une avarice
sordide (*).
Syn. cague-bèrmis, piche-câ, piche-courdétes.

cague-au-lhéyt;
fant foireux. V.

sm.

—

Pissenlit; en¬

piche-au-lheyt.

(Litt. chie des
sordidement.
cague-diàbles ; s. — (Litt. chie-diables). Bigot,-e; méchant, mauvaise langue.
Minje-sens e cague-diàbles, mangeur de
cague-bèrmis

;

s.

—

vers). Personne qui lésine

diables, dil-on aussi dans

saints, chieur de
le même

sens.

ricots

(liabes).
cague-liguétes ; s. — (Litt. chie-rubans étroits). Même sens que cague-ariques.
cague-l'y-tout-dous ; s. — Lin. qui
chie lentement, à petit peu ; chattemite ;
qui fait ses coups en dessous.
cague-nid ; sm. — (Litt. chie au nid).
Le dernier éclos d'une
dit aussi cague-nidè. Cf.

cague-prim

;

s.

—

couvée, culot. On

coue-nid.
Litt. chie-mince).

serrée, chiche.

Syn. piche-prim.
caguère ; sf. — Flux du ventre, diar¬
rhée, dévoiement. Au lig. acte malpropre,
dégoûtant, sans valeur.
Tout aco qu'ey caguère, tout cela ne vaut
pas cher, aussi bien matériellement que
moralement (trivial).
caguilhe. — V. cagalét. Dans les L. on
dit mousque caguilhe pour mousque cagnisque. V. cagììisque.
caguilhe, cahilhe ; sf. — Engeance ;
t'Trne de mépris.
Caguilhe d'ihèr, suppôt d'enfer, troupe
infernale; rebut de la société.
cahoùr, cahùr; sm. — Lieu obscur,
caverne, réduit, local misérable, cahute;
creux ; ravin.
Que but en û cahour, il vit dans une ca¬
hute,

trou.
cahourà-s ;
un

v.

.

S'enfermer dans un

cahour. V. encahourà-s.

recoin, caverne,
cahùr; cahùrt (L.) ; sm. — Creux;
trou; chose creusée; ravin. N. de ruisseau.
cahourne ; sf.— Cache,

V. cahour.

cahurà ; v.
trous ;

(G.);

sm.

—

Chal-liuant. Cf.

cahùtch ; sm. —
cueil. V. tuiic, tahùt.

Retraite obscure ; cer¬

cahute ; sf. — Cahute,
V. cagnisque (mousque).
caïsque.
cajàm,-e ; adj. et s. — Paresseux,-euse,
—

lambin.

cajaràco (G.) ; sf. — Bicoque, cahute,
cajàt ; sm. — Crochet à long manche
utilisé particulièrement pour arracher la
paille de la meule. V. picòch. Sobriquet
qu'on applique à un homme grand et
mince.

cague-dinès (G.). — C. cague-ariquc.
cague-habes ; sm. — Sobriquet des
gens de Pardies (Monein), où l'on mange¬
rait, parait-il, beaucoup de fèves ou de ha¬

Personne

cahùs

gahùs.

—

cahurà-s,

Creuser, miner, faire des
vermouler.

se

(*) Ce mol composé et ceux de la même
espèce étant épithètes applicables aussi bien
à un homme qu'à une femme, suivent le
genre de la personne à laquelle ils se rap¬
portent ; il est indiqué par l'adj. un, une:
il cague-ariques, ue cague-ariques.

càje (Big. G.). — V. càde.
cajedé,-re ; s. — Lieu où il est facile
de tomber, endroit dangereux ; trou du fenil par où l'on fait tomber le fourrage. V.
peridé.
cajét,-e ; s. — Giande cage des mar¬
chands de volaille.

cajetade ; sf. — Contenu d'un cajét.
cajole, caujole, cujole. — C. cùbie,
cage.

cajoulà ; v. — Cajoler,
cajoulà. — C. cujalà.
cajoulade, cajoulerie; sf.

—

Cajole¬

rie.

cajoulade, caujoulade, cujoulade ;
sf.

Contenu d'une cage.

—

Ue

cajoulade d'ausèts, une cage remplie

d'oiseaux.

cajoulàn,-te ; ad. — Cajolant,-e.
cajoulàyre,-e ; ad. — Cajoleur,-euse.
cajoulàyre,-e ; s. — Fabricant, mar¬
chand,-e de cages.
calà ;
lever
avec

v.

—

Caler, étayer. Dans le L. re¬
bords du sillon (cale)

la terre des
le caloùn.

calabasse ; sf. — Calebasse. V. couyéte.
calabàte (B.-L.) ; v. — Lutter, com¬
battre, s'évertuer; calabalé-se, se débatIre, lutter avec les épreuves de la vie. V.
clialtibàte.
calàbre ; sm.

— Corrup. de cndàbre.
calàdje, calamén ; adj. — Action de
caler, de mettre une cale; étalement.
calahàr ; sm. — Train de choses, tra¬
lala, branle-bas.
Quin calahàr! Quel train!
calàm ; sm. — Chalumeau ; plume à
écrire, calame; petit tuyau; le dim. calamét est plus usité.
calamà ; sm. — Etui à plumes. C. ca¬

làm et calamàc.

calamàc
chon.

On

(H.-A.)
met

un

; sm.

—

bouchon

Jeu du bou¬
debout

sur

lequel chacun place sa mise, une pièce de

monnaie. Le bouchon doit être renversé de
loin

avec

un

palet.

�211

CALAMAN

calamàn,-dre ;
goût.
Syn. desahuràt.

s.

Personne habillée

—

sans

calamandre ; sf.

Etoile grossière de

—

poil de chèvre.

calàmbre ; sm. — Eclat, coup,
explo¬
sion de chaleur, sorte de météore.
U calàmbre de caloù, un éclat, un
coup

de chaleur.

calamè,-re

;

s.

Ecrivain

—

joueur de

;

cala m ère.

calamejà ;

Ecrire avec la plume,
calàdje.
calamère, calemère, carmère (L.) ;
sf.
Ghalemie, espèce de musette; son
diapason est d'une octave au dessus du
clarî, hautbois; gorge, larynx; tuyau.
calamét; sni.
Chalumeau; un cha¬
lumeau de plume servant de fausset et
que
l'on assimile au brouquét
; petite llûte ;
petit encrier de poche; tuyau de paille non
écrasée ; au fig. bonne gorge soit
pour par¬
ler, soit pour chanter.
Qu'a û boû calamét, il a une bonne voix,
un organe puissant.
calamine ; sf.
Ghalemie, musette,
pipeau, instrument de musique rustique.
calamitadoùs, calamitoùs,-e ; adj.
calamén.

y.

—

càle, calé ; v. — Falloir.
(juc ba calé parti, il va falloir partir ;
alàu qu'at calé, il le fallait ainsi;
b'at eau
plâ, il le faut bien I Que sabì plâ qu'at caloùre, je savais bien qu'il le faudrait ; qu'ey
lou de qui eau, il est comme il faut
(être),
c'est

_

Calamiteux.-euse.

—

calamitàt ; sf. — Calamité,
calandrà ; v. — Calandrer.
calandre ; sf.
machine à lisser.

deux

s.

mules.

—

—

pas

la moindre

C. calanquè.
calanquejà.
calhastrâ,-ne ; adj.
—

C.

calatrâ (15.-L.) ;
s.
Personne grande et mal faite;
—

tre.

Le terme

aux

objets. C'est

calbàri ;
calcinà ;
dément ; au

—

(quelqu'un)

sm.

—

—

calcinù-s, s'épuiser

dans les soucis.

calcul;

sm.

calculà ;

v.

—
—

calculàble,-e

calculàyre,-e

;
;

au

travail,

Calcul,
Calculer.

adj.
adj.

—

et

Calculable.
s.

—

Calcula¬

teur,-trice.
cale ; sf. — Cale, morceau de bois ou
de pierre servant à étayer, à fixer sur
place.
cale (I-.); sf. — Rigole; creux d'un sil¬
lon, par opposition au talus. V.

cabe, ayguère, càro. Un n. de p. assez répandu :
Cal'stremè, rigole de l'estrém, est à con¬
fronter.

Forme

—•

de

calandre,

calhabade, calhabassade ; sf.
At¬
de pierres, lapidation. V.
—

taque à coups
escalhabassade.

calhabàri ;

sm.

Charivari,

—

calhabariè, calhabariste ; sm.
Ce¬
lui qui fait du
charivari; tapageur.
calhabassè,-re ; adj. et s.
Lanceur,
—

—

de cailloux.

-euse

calhabassùt, calhabùt,-ude ; adj. s.
Très caillouteux,-euse, pierreux
exagéré¬
calhabè,-re; adj.

Caillouteux,-euse,

—

calhabère ;

sf.

calhabis,-se ; s.
plein de pierres ; quar¬
de 1.
—
Caillouteux,
-euse, pierreux, rocheux.
calhade ; sf. — Caillé, lait caillé,
calhàstrâ, calhàstre,-e ; s.
Rustre
grossier; augm. calhastrùs, calkastranàs,-se.
;

—

Tas de cailloux ; lieu

tier de roche. N. de
p. et
calhabùt,-ude ; adj.

—

V. calatrâ.

calhastranàs,-sse

;

s.

—

rustre ; grosse

Gros butor,

dondon, rustaude. V. càlhou.
calhàstre, calhòt; sm.
Caillot.
calhàt,-ade ; s. -— Caillé, lait caillé
pour le fromage.
calhàu ; sm.
Caillou, pierre ; dans
la M', bloc de
pierre, petit ou grand ; au
fig. tête, têtu.
Calhàu blanc, pierre
blanche, chose assez
rare ;
mercà d'à calhàu blanc, marquer
d'un caillou blanc;
minjà calhàus e cagà
reyàus, manger des cailloux et chier des
réaux, chose impossible; quoan nou y a
mey terre lous calhàus que s'estanguen,
—

Calvaire,

Calciner, brûler profon¬
fig. brûler à petit feu, épuiser

;

calendréte.

alouette,
calhà ; v. — Cailler,
calhabà ; sm. — Lieu pierreux
; amon¬
cellement de cailloux. N. de p.
Caillava.

rus¬

s'applique parfois aux choses,
un p'j. de calhàstre.

v.

Maransin

charrette à

ment.

—

calantourè (Lav.).

En

une

habituellement tirée par deux

pierreux.

languissant, traîner, n'avoir
énergie.

et

inférieure du
xiphoïde. Cf. coulé.

caleçoû, calçoû; sm._ Caleçon,
calélh, caléy, carélh ; sm.
Çhaleil.
Syn. crusò, crusòu, crusère.

calandre ;

calanquè, caranquè, calinquè,-re ;
Il tat de langueur, faiblesse
physique.
calanquejà, calinquejà ; v.
Etre

calantourejà.

roues

».

Extrémité

—

(L.), désigne spécialement

—

Alouette

—

sin.

sternum, apperiL..ce
calèche ; sf. — Calèche.

—•

—

fait bien

garçon « tout à

un

calé ;

C.

—

CALHAtJ

—

—

quand la terre vient
loux
de

ne

roulent

à

calhàus, recevoir fort
pas calhàus au gàbe, il
des

manquer,

les cail¬

plus (die.)

; recébe à cops
mal ; nou troubaré
ne trouverait pas

cailloux dans le gave, se dit de
quel¬
qu'un qui n'est pas fin, adroit; û hort
calhàu, une forte tête, une intelligence ;

�CALHAU

212

CALITRALUE

calhàu, mauvaise tète, lètu ; â ca¬
cad. pas jamey de-cap ta cap-sus,

machàn

lhàu

—

nou

pierre ne tombe jamais de bas en haut
(dic.). V. pousse-calhàu.
une

Note.

—

Pour les formes gasconnes c«-

lliauà, culhauàdo, calhauàri, «te., chercher

correspondants béarnais calhabà,-bade,

les
etc.

calhàu-ariàs

areàs (M1) ; sm.

ou

—

Granit.

calhàu-caussià ;

sm.

Pierre

—

à

chaux.

calhàu-herris ;

sm.

calhàu-moulià

ou

—

Quartzite.

moulî

; sm.

—

Gra¬

meulier, silex.

nit

calhàu-rousàt ;

Caillot-rosat,
espèce de poire. Sert à désigner une chose
peu

sm.

—

ordinaire.

Aqueste hèyte qu'ey de las de calhàu rousàt, cette affaire n'est pas ordinaire ; que
las hè de calhàu rousàt, il joue des tours
inattendus, pendables.
calhàu-segnadé ; sm. — Pierre à la¬
quelle on attribue une vertu (curative ou
autre) et sur laquelle on fait le signe de la
croix.

calhè,-re

;

s.

Marchand,-e de lait

—

caillé.

La masse de caillé égoutté pour le fromage.
calhét,-o (G.) ; adj. — Malpropre, sale.
V. lour, pipàut.
calhét; sm. — Ecorcheur, boucher,
débitant de viande ; équarisseur ; au fig.
chiche, avare, ladre ; terme de mépris. So¬
briquet des gens de Bénéjacq (B.-P.). On
dit aussi culhetè,-re.
calhét ; sm.

—

G.
appelle aussi calhét un
qui se mêle à tout et de tout sans
raison et superficiellement. Ce dernier sens
viendrait-il du fr. caillette (bavard,-e) venu
lui-même de Caillette, bouffon de Fran¬
Dans

le

on

individu

çois ier ?
calhibà; calhiuà (Big. G. L.).

—

Méta-

llièse dé cabilhà.

calhibe.

—

cheville,
Corrup. de culhebule

C. cabilhe,

calhibute (L.).

—

et de

quilhebute.
calhit,-ide (Bay.) ; adj. — Borgne,
calhiuàri (Big. G.). — C. calhabàri.
calhòc ; sm. — Mouette, goéland. V.

crauàn, rnalhoun.
calhòc,-o (Lav.) ; adj. — Gros,-se; chose
épaisse, grosse ; sorte de miche courte et

épaisse.
calhòc

(H.-Big.)

; sm.

—

Grumeau. V.

acalhoucà.

Syn. gourlatoû.
calhòt ; sm. — Caillot,
càlhou ; sm. — Gros morceau,

chan-

l.eau.

U

càlhou

de

pâ, un gros morceau de

pain,.un quignon. V. qullhou.

calhoucàu

(G.-M.) ; sm. — Les mouet¬
des calhòcs.
Syn. crauanàlli.
calhouquét (B.-L.) ; calhoùt (Lav.) ;
sm.
Espèce de laitage; il est fait avec
des boulettes de pâte cuites dans le lait.
calhoutè,-què,-re ; adj. — Qui mange
du calhouquét, du caillé, qui est friand de
tes, l'espèce

—

ce

mets.

calhoutis ;

sm.

—

Cailloutage.

calî, engalî,-ne, calinoùs,-e; adj.
câlin,-e,' cajoleur.
calibrà ; v. — Calibrer,

—

— Calibrage,
Calibre,
calici,-ce, calis; càlis (Lav.); sm. —
Calice. V. califre.
Boeytà lou calici, bien boire. Y. Bizanos.

calibràdje; adj.
calibre ;

sm.

—

calicot;

sm. — Calicot,
calicoùs; galicoùs,-e (Or.); adj.

—

Chatouilleux,-euse.
calie ; sf. — Ecume blanche sur le vin
qui commence à tourner,
califrà (G.). — C. calibrà.
califràt (G.) ; sm. — Un plein verre,
une

rasade.

sm. — Grand verre, bol à
(peut-être corruption burlesque de
calice) ; gros buveur. V. bàssou.
calignoû ; sm. — V. calliçjnoû.
caligòrço (B.-L.); galihorce ; sf. —
Fondrière, précipice, mauvais endroit dans
une gorge.
On dit aussi canigorce, cani-

califre;

boire ;

horce.

caligràfe,-e ; s. — Calligraphe.
caligrafià ; v. — Calligraphier,
caligrafie ; sf. — Calligraphie,
calihoùrc ; sm. — Lieu obscur ; peu
agréable ; tanière ; vilain bois mal situé.
Que l'amièn en A calihoùrc, on le mena
dans un vilain endroit. V. cahoùr, cahùr.
calimàs (E. du G.) ; sm. — Forme déjà
languedocienne pour caumàs.
calinà ; v. — Câliner, cajoler,
calinade ; sf.— Cajolerie,
calinàdje; sm. — Id.
calinàyre,-e ; s-, — Câlineuiyeuse, ca¬
joleur.
calinejà ; v. — Câliner, cajoler,
calinerie ; sf. — Câlinerie.
calinoùs,-e ; adj. — l)e nature câline;
câlin,-ne.

calinquè, calinquejà. — V. calanque,
calanquejà.
calique. — C. cacalique.
càlis, calis (M6). — C. calici.
calissade ; sf. — Contenu d'un calice;
un coup à boire, rasade, en style badin.
calitralhe ; sf. — Fréq. péjor. de caliIre.

�213

CALITRÀT

calitràt.

G.

—

calitre ; sf.
(le vauriens.

—

calijràt.
Canaille, tas de canailles,

Quine calitre! Quelle bande de vauriens!
calitrè ;

sm.
Esprit de la canaille,
canaille; la canaille elle-même.
callàt; canlàt (Big. G.) ; sm. — Cailleteau; au fig. jeune dégourdi, jeune gail¬
lard et aussi, dans l'expr. :
quin callàt! Berùy callàt, comme on dit en français: joli

calourejà ; v. — Donner de
chaud, réchauffer.

U estiu calourén, un été chaud.

caîourénc,-gue ; adj. — Qui craint la
chaleur; d'un tempérament chaud, ardent.
calouroùs,-e ; adj.— C. calourén, mais
moins usité.

caloutà ; v. — Mettre
des taloches.

(Big. G.)

calleuà

(G.). —
callèuo (G.). —
callignoû (ou
sm.
Ligneul, fil
—

donniers ; surnom

sf.

;

—

Caille,

V. cant-lhebà.
V. cant-lhèbe.

mieux cap-lignoû) ;
ciré et poissé des cor¬
familier des cordonniers.

calumà ;

comme

calote ; sf.

;

II--Big. plus

terre

calote,

ue

se

creuse,

à

né coiffé

».

caloù ; sf. — Chaleur, temps chaud ;
ardeur; rut des animaux.
Eslàmbre de caloù, éclair de chaleur ;
rebat de la caloù, au plus fort de la
chaleur; està-de-caloù, être en rut; la caloù
dnu hoéc, l'ardeur du feu; aquét,
qu'a
caloù quoan sude, se dit de
quelqu'un qui

au

affecte la froideur.

caloumnià ;

v.

Calomnier.

—

caIoumniadoù,-toù,-re

;

adj.

—

lomnia leur,-trice.
caloumnie ; sf. — Calomnie,
caloùn (L.) ; sm. — Petite charrue
vant à relever la

Ca¬

ser¬

V. cale et calà.

caloùnje, canoùnje; sm.— Chanoine,
calounjìe, canounjie ; sf.
Chanoi—

nie, canonicat.

chaleur; la chaleur du jour.

camà

ces

venait

sf.

—

Chaleur

forte : touffeur.
Svn. caumàs, gouhe.

calourassejà.
lourt'jà.

—

B.-L.)

de

lourde,

s. — Abri
cahùr, càcou..

;

sous

Mettre

des

jambes, des
table, un banc.
trubès, mettre des jambes à un
—

: une

(Lav.)

; sm.

sf.

—

—

C. camàu.

Enjambée

N.-D. de

jambe leste, confier son salut
jambes.
cama-lhèbe, cama-lhègue, camalhèute ; sf. — Relevailles. (Confronter
avec l'esp. cama, lit.).
camalhòt, cambalhoû ; sm. — Jarret
du jambon ; le jambon lui-même. V. camòt.

camaligà ; v. — Mettre la jarretière,
camaligue, came-ligue ; sf. — Jarre¬

bouffées de chaleur !

calourasse ;

Jouer du chalu¬

—

S"S

dit

en

l'on

Nouste-Dame de Camalès, se recommander

arribade

Il

si

; gambade ;
trajet, voyage.
Qu'abém hèyt la camade, nous avons fait
le voyage, le déplacement, le trajet ; nou
y a qu'ue camadei, il n'y a qu'une enjam¬
bée à faire; qu'a la camade lounguc, il fait
de grands pns.
Camalès ; n. p. — Commune du canton
de Vic-Bigorre, dont le nom, qui prête à
calembour (càma Ust, jambe leste) est em¬
ployé dans la locution : arrecoumandà-s à

tière.

calnurades!

v.

roche. V.

v.

camade ;

Qu'en a hèyt ue calourade, oéy ! Il a fait
aujourd'hui une de ces chaleurs ! Qu'en
ues

sous

Camà û

Moment, bouffée de

—

comme

bouche.

escabeau,

à
à

terre des bords de la cale.

calourade ; sf.

;

càm (p) ; sm. — Champ ; camp.
Foùte lou cam, s'enfuir,

saouler, s'enivrer,

s'empiffrer; està badùt dab la calote, être
«

Boire,

—

en

pieds à quelque objet

fond arrondi ; tape.

Da-s'en

ou

camà ;

assiette

don¬
; une

calumerà (L.) ;

Calot,-te, coiffure,
Calotte

—

coups

—

meau.

On dit aussi càro. V. cale.
—

v.

avait le robinet

calÙr,-o (G.
en

Taloche

action de s'empiffrer

—

spécialement talus de fossé, bord perpen¬
diculaire d'un cours d'eau, d'un ravin, etc.
; s.

la tête ;

caloutejà ; v. — Donner des calottes,
calòyye ; s.
Bellâtre; dans les L.
laboureur (vieux). N. de p.

—

calme ; sm. — Calme,
càlo (G.) ; sf. — Quai ;

sur

assiettée.

Calmer (considéré

—

caloutade ; sf.
nés

néologisme). V. adouci, apadsà, ataysà.
calmàn,-te; ndj.
Calmant,-e.
calme,-e ; adj. — Calme, paisible,

calòt,-e

calotte; don¬

une

ner

calle ; cànlo

v.

la chaleur,

calourén ,-te ; adj. — Qui donne la
chaleur, qui est. chaud; chaleureux,-euse.

moineau.

calmà ;

CAMARLADE

faire

—

l'étal de la

—

2

camàr,-de; adj. et s. — Camard,-e; on
plutôt camùs.
camarade ; camerade (Or.) ; s. des
g. — Camarade, compagnon.
Camara¬
camaradarie,-derie ; sf.
—

derie.

Fréq.

augni.

de

ca-

camarlade ; sf.
made, escamarlade.

—

Enjambée. V.

ca¬

�CAMARLÈ

—

CAME

214

camarlè,-re ; s. — Qui a les jambes
longues et mal faites, mal tournées, ar¬
quées. V.. escamarlàt. Syn. camèrle.
camarlejà ; v. •— Agiter les jambes ;
marcher les jambes écartées ; marcher mal.
camaròt (Lav.) ; sm.
Pied, tige de
plante dépouillés de leurs feuilles.
camaroû,-e ; s. — Chambrier,-ère, camérier. N. de p. V. cambaréy.
camassà (Lav.) ; v. ■— Dépiquer, battre
•

_

le blé.

camassadé

(Lav.) ; sm. — Tronc d'ar¬
lequel on frappe les gerbes
de céréales pour dépiquer.
camassàyre,-ro ; adj. — Qui dépique,
camastadé (G.-M.) ; sm. — Fléau pour
battre les céréales. V. eslajèt.
camàt,-ade ; adj. et s. — Jambé,-e.
U dròlle plâ camàt, un garçon bien
jambé.
camatèro (Lav.). — C. camarlade.
camatùt,-ùdo (Lav.); adj. — Qui a de
grosses jambes.
camàu ; sm. — Bâton ou petite barre de
fer que l'on passe entre les tendons et les
os
aux
jambes de derrière d'un animal
pour le suspendre lorsqu'on veut le dépe¬
cer; entrave; collier à bovins. V. canaule;
sorte de collier appelé aussi armére; s'em¬
ploie aussi au sens de jarret de porc mis
au pot comme savouret.
cambàlh, cambalhoû, cambalhòt;
sm.
Cuissot, jambon ; en certains lieux
désigne seulement, le jarret de porc.
Le mot de cambàlh est, le plus souvent,
péjoratif : cambalhoû est parfois pris fami¬
lièrement au sens de jambe, notamment en
bre creusé

sur

cambiadé,-re; adj. — Qui est bon,
pour l'échange, sujet au change¬

propre
ment.

cambiadoù,-re ; adj. et s.
geant,-e; échangiste, changeur.

cambiamén ;
sm.
—
Changement;
échange.
cambiàt,-ade ;
adj.
—
Changé,-e ;
échangé; troqué: qui a changé de vête¬
ments, endimanché.
cambiéro (H.-A.) ;

—

Camérier ; cham-

brier,-ère. Y. camaroû.
càmbe, cambét, càmbre;
Chanvre. V. camégne.
cambelétos

(G.)

;

sf. pl.

sm.

cambiòlo (Lom.). — Forme de camiole.
cam-birà ; v. — Retourner un champ ;
par

Gambades.

—

cambelùto (G.) ; sf. — Cabriole,
càmbi, càmbie, escàmbi; sm. —
Troc, échange, substitution ; on dit aussi
mais doit être considéré comme gallicisme,
change.
cambià ; v.
Changer, échanger, tro¬
quer.
substituer; cambià-s, changer de
linge, de vêtement. On dit aussi, sous l'in¬
fluence du fr. chanjà. V. escambià.
Cambià û chibàu bòrni per û abàgle,
Iroquer un cheval borgne pour un aveugle :
1 ou tems que ba cambià, le temps va chan¬
ger: cambià bilhéts, échanger des billets
de banque pour de la monnaie ; qu'ou m'an
cambiàt. aquéste betèl, on me l'a changé,
ce
veau,
on
m"
l'a substitué; qu'es plâ
cambial, tu as du joli linge, une belle
chemise.

cambiade ;

sf.

—

Echange

;

action de

changer de linge.
An

quand

anal, bouleverser.

cambòt,-pòt;

darrè de sudà,
on a

ue bouna cambiade,
sué, changer de linge.

sm.

Petit champ. N.

—

de p.

cambouè, cam-bouè;

sm.

—

terre de

Champ,

labour; laboureur, valet de labour
(vieux). N. de p. Camboué. Cambouère,
nom
de quartier, lieu-dit.
cambrà ; v. — Cambrer ; cambrà-s, se
cambrer.

cambràdje, cambrade;
brtire

;

Cum-

s.

action de cambrer,

càmbre.
cambri ;

—

C. càmbe.

—
Etoffe légère de coton
chanvre, remplacée aujourd'hui par
l'indienne; sol propre à la culture du chan¬
vre; chanvrière. N. de p.

ou

sm.

de

sm.

Epithète

—

que

applique à quelqu'un qui

a une grosse

à

têtu,

une

«

forte tête », un

cambrure.

—

Y. candelêtos.

Allée de jar¬

sant.
A quel gouyàt qu'a la cam biole, ce garçon
a la manie du
changement, il est versatile,

cambròne ;
s.

—

cambière, cambiole; sf. — Versati¬
lité, manie du changement, en style plai¬

I.av.

;

sf.

din. Y. biè.

—

cambaréy,-e

Chan¬

—

—

l'on
tête,

C. cambrade.

camburlejà (Lom.) ; v. — Chahuter,
gigoter.
cambùs,-e ; adj. et s. — Ilaut,-e sur
jambes, qui a de longues jambes. V. camùt
et

confronter

avec

cambuse ;

sf.

came-de-hus.
—

Cambuse,

cahute.

cam-darrè ;

sm.

—

N.

de

p.

baraque,

Lit.t. champ à l'O.

derrière la maison. N. de p. et

de 1.
sf. — Jambe; tige de plante;
pied, tronc d'un arbre; jambage.
Ha cames, marcher, se tenir debout, en
parlant d'un enfant ou de quelqu'un qui
relève de maladie ; la came de l'àrbe, le
tronc de l'arbre; ue taule de très cames,
une table de trois
pieds; came de'câ, jambe
de chien, bon marcheur; carne de bus,
jambe de fuseau, jambe mince; came en
barrot de cadière, jambe en barreau de
chaise, unie, sans mollet; came de force,
jambe de force, étai : las cames dou milhdc,
Rs tiges du maïs ; courre, tan qui-n dan las
cames, courir jusqu'à épuisement ; à toute
vitesse ; anà-n dab très cames, marcher en

ou

came;

�CAME

s'appuyant

sur une canne; anà-s'en sus ue
s'en aller sans avoir réussi, complété
affaire; tirà la came, tirer la jambe;
de cames à cap-sus, les jambes en l'air;
aune,
une

dinqu'à

mieje came, jusqu'à mi-jambe;
dinqu'au joulh, expression de
moquerie; être fait comme tout le monde,
n'avoir rien d'extraordinaire; banda la ca¬
rn
tendre le jarret ; cam» bandât, para¬
lysé, gêné des jambes ; nou pas abé cames,
avoir les jambes coupées par la peur, la
surprise ; que l'a passât enter las cames,
(l'affaire) lui a échappé; anà came leste,
marcher légèrement ; boutù de cames enitbc

cume

sus,

renverser.

jambes sonl appelées familièrement
ions batàlhs, las gambilhes, las yotes, lous
coumpàs, las gaynes, lous piquets.
came-birà-S ; v. — Se tordre la jambe.
came-biràt,-ade ; adj. et s. — Qui a
les jambes mal faites, boiteux.
came-bòle (M®) ; sm. — Boiteux, qui
a
une
jambe folle. On dit aussi came-emie y.

came-brac ; sm. — Court de jambes ;
plant de vigne qui donne d'excellent vin.
U pam de came e lou eu tout blste, aquiu
i/u'abét, lou Came-brac (chanson du chari¬
vari).
came-coupét,-e ; s. — Qui a les jambes
arquées.
came-croc
(G.) ; s. — (Pour camcerouchitj, qui a la jambe pas droite, boi¬
teux.

came-crue,

came-crude

;

sf.

—

La

cruelle, un croquemitaine ;
d'épouvantail imaginaire pour les en¬

jambe
Sorte

crue ou

fants.

came-de-câ ;

sm.

—

Jambe de chien;

bon marcheur

infatigable.
came-de-poulòy ; sm.— Jambe de din¬
don, jambe sans mollet.
came-de-pout (M4); sm. — Jambe de
coq ; tige de chou rongée par les vers,
camégne (Aspe) ; sf. — Chanvre,
un

came-hole ; sf. — Jambe folle,
n'obéit plus. V. came-bole.
camelià ; sm. -— Camélia (plante),

came-ligà-s
s'engager dans

; v. •— Se lier les
un marché, une
faire de réserves suffisantes,

sans

jambe raide;

cagneux,-euse ;
bes mal conformées.

camèrlo

qui

jambes ;
affaire,

qui

a

les jam¬

—

camesî ;

sm.

—

Etoffe de couleur rouge

—

la couleur même.
caméte ; sf.
Dim, de jambe, petite,
jolie jambe; jambonneau.
Syn. camòt.

pourpre ;

—

came-tòrse ;

v.

—

Tordre

jambe,

une

lige de plante; came-tòrse-s, se tordre
jambe, se donner une entorse à la jambe.
came-tort,-e ; s. — Jambe lortu, boi¬

une

teux,-euse.

camèu,-èle.

Chameau, le mâle et sa
aussi, sous l'influence du
fr., chamèu; terme injurieux.
camí.
Ne représente pas camî, mais

femelle.

On

—

dil

—

le radical de

came

suivie d'un i de liaison

dans des

composés comme caminùt, nu de
jambe, qui a la jambe nue, eamipoudà
(Lav.), etc.
camî; sm.
Chemin, voie, route; jeu
—

d'une sci". N. de p.

Boû,

machàn

camî, bon,

mauvais che¬

min; abé camî, avoir la voie ouverte, être
sûr de soi, de son affaire; dou camî ta la
rarretere, laisser la grand'route pour le
petit chemin ; anà-n au gran camî, aller
droit, franchement, au grand jour ; que-t
harèy 'passà per û camî oun n'ès pas jamey
passât!, dit-on à quelqu'un pour le mena¬
cer de
lui intenter un procès, comme en
fr. : « Je te ferai voir de quel bois je me
chauffe ! » ; tirà camî, marcher bon train,
vite ; tiéne tout lou camî, encombrer, em¬
barrasser

la

lou

route :

camî dous

endeu¬

tats, le chemin

des endnttés, chemin dé¬
tourné que l'on prend pour ne point ren¬
contrer son
prêteur, celui dont on est
l'obligé; fi passe camî, un viatique, un
petit repas pour faire la route; eamî-hasén,
chemin faisant : da camî, donner de la
voie : rendre libre ; que v a pertout ue
ligue de machàn camî, on trouve toujours
un

nas

(die.):
(ou

difficile à franchir sur
d'un mauvais chemin,

chemin

son

mal

entre¬

dit

plaisamment: lou Boun-Diu
lou rey) nou y e.y pas jamey passât, le
Dieu (on le roi") n'y est jamais passé:

tenu.

on

prend

chandise.

gresser.

—

CAMI-BACH

C. camarlè.
Géranium robertin ; persicaire pyramidal (plantes).
came-rous ; sm. — Pariétaire
(plante),

came-ligue. — V. camaUgue.
camelot; sm. — Camelot, étoffe de
poil : marchand de camelote.
camelote ; sf. — Camelote, piètre mar¬
came-loung ; sm. — Haut, long des
jambes, l'individu qu'on appelle un échalas. On dit aussi camalòy.
came-miey; sm. — V. came-bole.
came-poudà-s ; camipoudà-se (Lav. i ;
v.
Se rompre la jambe.
came-réte, came-rèyte, came-régue, came-route; sm. — Qui a une

(Big.).

came-rouge ; sm.

la

I.es

—

Bon
rru'e\' n camî de crauts, c'est un chemin
de croix, un chemin pénible, rude; se
au

fig.

camiàu ;

fr. : ha cmî,
grade, réussir.

comme en

monter

en

sm.

—

pro¬

Chemin, voie où l'on

chemine.

Syn. caminàu.
camiàu

sm.

—

Chenet.

Syn. chaminàu. landrè.
camî-bach, de bach: sm.
passant au bas, pu pied du coteau
pelle aussi camî-debat. N. de p.

Chemin
: on

l'ap¬

�CAMI-BARRIÈ
camî-barriè ;

de, dans

ou

sm.

hors les

camî-broussè ;

tier,

pour

216

CAMPANA

—

—

murs.

sm.

—

Chemin de

camirouye.

ron¬

V. bàrri.
Chemin charre¬

mise ;
mise.

le bros.

camise ; sf.

camî-broustè ; sm. — Chemin fores¬
tier, à travers bois. (Vient de brouste).
camicherà ;

v.

—

Faire

un

amis

peloton de

camuchét (G. L.) ; cagoumichét (Arm.) ; sm. —

camichét,

Peloton de fil.

Cf. cusmél.

camî-debàt.

min rural.
sm.

Nom d'un châle

—

ne

des rayures grenat autour.

caminà; v. — Cheminer, marcher.
Béde à caminà, deviner les travers, les
intentions ; voir venir (loc.).
caminàu ; sm. — Grand-route. Traduit

le chemin neuf (camî nàu) ; le
néologisme «cheminai » indiquerait mieux
à

tort

le vrai

par

sens

du terme. V. camiàu.

caminàyre,-e ;

s.

—

Qui

chemine

Camion,
Camionner,
—

—

char-

royer.

camiounàdje ; sm. — Camionnage,
camiounàyre ; :ulj. et s. — Camion¬
neur.

camiounejà ; v. — Faire du petit ca¬
mionnage.
camipoudà (Lav.) ; v. — Couper, cas¬
ser la jambe, la tige; camipouilà-se, se cas¬
ser
la jambe.
camî reàu, reyàu; sm. — Route
royale.
camiròt,-e (B.-L.) ; s. — Superdim. de
came

(jambe),

camiròt (G.).

—

camî-roumìu ;
me,

C. camiòt.
de Ro¬
— Chemin

sm.

chemin des pèlerins.

camî de San

Jàques;

Appelé
aussi camî roumlu, chemin de St-Jacques
de Compostelle que suivaient les roumlus
(pèlerins). La voie lactée est appelée aussi
camî de St-Jàques.
camî saliè ; sm.
on

le
à

sm.

—

Chemin des salines ;
un tronçon a gardé
nom Í- un chemin qui allait de Tarbes
Salies de Béarn par le Pont-Long.

appelait ainsi

__

—

et

femme.

,

camisole ;
sarreau,

sf. — Sorte de vêtement,
espèce de blouse longue, large, que

gens de la campagne ; en Os.
c'est la blouse ordinaire qui dépasse à peine
le fessier. V. chamarra.

camisole ; sf. — Camisole,
camisoû ; sm. — Chemise de

petit

en¬

fant.

camitòrt,-e (M4).
camitòrse.

—

C. came-tort.

C. came-tòrse.

—

camî-trabersè ;

camoése

;

(ixpédilive en besogne.
caminejà ; v. — Cheminer doucement,
à petit pas.
caminèro (G.). — C. camière.
camiòt, camiole, camirole ; s. —
Sentier, petit chemin. V. camière.
v.

camise, amis intimes,

e

peau

sm.

—

Chemin de tra¬

verse.

marcheur,-euse ; qui travaille sur les che¬
mins ; agent voyer ; au fig. personne active,

camioû ; sm.
camiounà ;

comme

portaient les
que

porte plus; il était de fond noir

l'on
avec

Chemise.

—

pèt

et chemise ; n'a pas la
camise pròpie, il n'est pas sans tâche, il
n'a pas la conscience nette; abe'-n per la
camise, avoir des soucis.
Syn. quèche, quesse.
camiséte ; sf.
Chemisette, vêtement
de

camière, caminère, camiole; sf. —
Chemin ordinaire mais plutôt étroit ; che¬
camile ;

cou m

—

—

V. cami-bach. N. de p.

—

Amies

,

fil.

mussét ;

C. came-rouge.
Contenu d'une che¬
suée qui oblige à changer la che¬
—

camisade ; sf.

sf.

;

Espèce de

—

pomme

de

l'espèce calville.
camòt ;

sm.

camoù ;

—

sm.

Jambonneau,
Terrain fertile, voisin

—

et aussi dim. de came. N. de p.
camouflât; sm. — Camouflet,
camougnoùn (G.-M.). — C. cambàlh.
camoutejà ; v. — Remuer les jambes,
« tricoter »
des jambes, gambiller; faire de
petits pas rapidement ; se dit surtout en
parlant des enfants.
campà ; sm. — La campagne'; champ.
V. campas. N. de p.
campà ; v. — Camper ; aller vivre hors

du gave,

de chez soi.

Quoan jou càmpi, tout

que

campe,

dit

le célibataire.

Campà ;
ce

nom,

n. p.

Campan, la vallée de

—

dans les II.-P. (Haut Adour).

Toys de Ca.mpâ, c'est ainsi qu'on désigne
habilants de Campan dans la plaine.
campàys, choy, toy.
campade ; sf.
Temps pondant lequel
on campe : bivouac.
campàdje; sm. — Action de camper,
campagnà, campanà; v. — Aller en

les
V.

—

campagne ; camper.

campagnàr,-de
pagnard,-e.
campagne ; sf.

adj. et sub.

;

—

—

Cam¬

Campagne, la plai¬

temps que les pasteurs passent
dans la plaine l'hiver.
campagnejà ; v. — Voyager ; aller
ne

; voyage ;

d'un lieu à

un

aulre.

campamén ;
campanà ; v.
campagnà.

sm.
—

— Campement,
Employé parfois

pour

�217

CAMPANA

campanà,-nàri,-nàu,-nè

; sm.

—

Clo¬

cher.

V.

campanè.
sf. — Cloche
chingole.

campane ;
naille. V.
Sour
sourd

coum
comme

ue

;

sans

battant ; au

truc de la campane, au coup, à
la cloche; batiàt dab campanes

baptisé

«

à la cloche de bois

son¬

desbatalhade,

campane

cloche

une

grosse

»,

l'appel de

de huste,
dit-on d'un

enfant

illégitime.
campanè,-ère

adj. et s. — Sonneur,
-euse; celui, celle qui sonne les cloches,
campanè. — C. campanà, clocher,
campanè ; sm. — Chambrière, usten¬
sile de ménage qu'on suspend au crimàlh ;
s'appelle aussi gouya, las serbéntes.
campanejà ; v. — Sonner de la cloche,
;

des cloches, carillonner.

campailéte
lement

toute

;

sf.

fleur

Jacinthe et généra¬

—

du

genre

campanule,

ancolië, etc.

campardino

(G.) ; sf. — Pleurote,
oreille de chardon (champignon).
Syn. coudèrle.
camparì (B.-L.) ; sm. — Champ ou
fragment de champ transformé en pré.
campario (Lav.) ; sf. — La campagne.
camparò,-òu ; sm.
Terme général en
Rig. et G. pour désigner les champignons
comestibles de toute espèce. Toutefois, dans
la H.-Big. il désigne plus particulièrement
le bolet edulis (cèpe girolle), le petit bolet
étant appelé cép, quand on veut le diffé¬
—

rencier

de

l'edulis. En Béarn, les compa¬

CAMUCHERA

camparoulè,-re,-làyre,-e
Amateur,

—

campanade ; sf. — Sonnerie de cloche,
campanàyre,-e ; s. — Sonneur,-euse.

—

;

chercheur,-euse

adj. et s.
de champi¬

gnons.

camparoulès ; sm. pl. — Ramasseurs
champignons. Sobriquet des gens du
village d'Aurions (B.-P.).
eampàrt (G.) ; sm — Sorte de chardon,
campàs (lou) ; sm. — L'étendue d'un
champ; les champs,
campât; sm. — Contenu d'un champ,
campât,-ade ; adj. — Campé,-e ; ins¬

de

tallé.
Està

mau campât, être dans de mauvais
draps.
Campày,-o ; adj. et s. — Habitant,-e de
Carnpâ; qui est de Campan.
campe, càmpou (està de) ; loc. —

Etre de repos ; en vacances ; être de bonne

humeur, être un joyeux compagnon.
campé, campòs, càmpou; sm. —
Campos, congé, relâche, en style familier.
Oéy que y a campe, aujourd'hui, il y a
repos.

camperole.
campèstre;

C. camparole&gt;.

—

sm.

—

Champêtre.

Lou campestre,

la campagne,

campét

—

;

sm.

Campêche

dim.

;

de

N. de p.

cam.

campìch, campichou,-che
fant trouvé dans la campagne;

; s.

—

bâtard;

En¬
un

paresseux, un insouciant au dire de Bordeu ;

ailleurs,

un fripon. On dit aussi camplt.
campìche, campitche; sf.
Berge—

ro n nette.

Syn. chidro, coudite, couditche, coudèyte, coueligue, pastouréte, aulhère.

cèpes bolet comeslibles. V. camparole.
camparò d'aubà (G.) ; sm. — Cham¬
pignon d'aubier, armilaire de miel, appelé

campicherio (B.-L.) ; sf. — Variation
fréquente du temps dans la journée.
Eres campicherios d'abòr, les change¬
ments de temps de l'automne.
campichoû (B.-L.) sm. — Bâtard, fils

aussi camparò d'àumo. dii plbou ; il

de bâtard. V.

rons

sont tous

les

champignons autres

que

les

habituellement
blanc.

au

croît
pied des arbres à bois

camparò de prat (Big. G.) ; sm. —
générique du lépiote, dont l°s diverses

Nom

sorles

sont,

confondues

sous

les

noms

de

couloumèle

Manque, pradeléts, griséte,
griote, courrét, courgniol, mourt-de-fret,
perpiòt, perpiote, pepiote.
campàro de pin (G. et L.) ; sm. —
Champignon des pins (boletus bovinus et
bol. granulatus) ; on l'appelle aussi pinafà
et pinatoùn.
camparole ; sf. — Champignon du
genre des agaricinées ; le terme, en B..
désigne en général les agarics tels que les
russules, eortinaires, amanites, etc. V. eruseràco. Nom de vache à robe blanchâtre

ou

gris clair.
camparòu ; sm. — Désigne en certains
lieux l'agaric couleuvré. V. camparò cmseràco, moussaroù, paloumét.

campich et charnègou.

campistroû ; sm.
Un petit gros
réjoui.
campistroû; adj. — Forme vieillie et
tombée en désuétude, de campèstre; a dû
—

signifier aussi campagnard.
Sert,

encore à
désigner un lourdaud, un
quin campistroû! Quel benêt! N. de
p. et, de 1.
càmpou. — V. campe,, campà.
campourà ; sm. — Grand champ; éten¬

naïf:

due de terres cultivées.

campouràs, campourràs; sm. pl. —
éloignées du domaine, de la besiàu.
campouteyà (B.-L.) ; v. — Surveiller,
diriger ses affaires ; soigner ; visiter, soigner

Terres

des

malades,

style familier,
Coquelicot,.
Syn. paparòç, paparoû, arrousèle.
camrose

en

; sm.

—

camucherà,-chereyà
ner

;

faire des

; v.

—

Peloton¬

pelotons. Cf. camicherà.

�CAMUCHËT
camuchét.

V. eumichét.

—

camuchéto

218

CANCEROUS

—

(G.)

;

sf.

—

Cabriole, cul¬

bute.

camurlejà (G.)

; v.

Marcher cahin-

—

caha.

camùs,-e ; adj. et s. — Camus,-e, camard,-e ; trompé dans son attente. N. de p.
camusade, escamussade ; sf. — Nasarde, farce, tour joué à quelqu'un; décon¬
venue.

camùt,-ude.

(t)

can

; sjn.

—

Chant, coin d'un objet,

bordure, rive. V. cantère.
Hicà de can, mettre de chant. V. bercàn.

(t) ; sm. — Chant, musique.
can(g) (G. L.) ; sm. — Chien ; fém.

can

caqne, chienne.
A'as de can, fureteur,

canà ;

indiscret. V. câ.

canabàs.

—

Lieu où
canerà.

— Roseau et,
par anal.,
de petites dimensions; la trachéeartère. Employé dans les loc. : sic, drét,
curai, coum ue canabère, sec, droit, creux
comme
un roseau ; arrescà-s
la canabère,
boire, se rafraîchir; cô de canabère, cœur
léger, inconstant. (Le roseau n'a pas de

canabère ; sf.

arbre

comme un

canaberoû ;

sm.

exemple).
Agrostis stoloni-

par

—

(plante).

canade ;
claie de

sf.

—

Contenu d'une

cane ;

roseaux.

canàdje ;

sm.

canalhe ; sf.

—

—

Mesure à la cane.
Canaille, malhonnête,

gueusaille.
canalhè ; sm. — La canaillevie, l'es¬
prit, le sens de la canaillerie. V. canalhis.
canalhejà ; v. — Agir en canaille;

tromper.

canalhis, canalhè,-re;

s.

—

La

ca¬

naille.
Loti

canalhè, les polissons,

Orthez ;

on

la marmaille,

dît aussi la canalhote.

canalhòt,-e; s. — Dim. de canalhe;
guère employé qu'en style plaisant,

n'est

petit espiègle, petit coquin,
péjor.
canalisse ; sf. — Gouttière, conduit,
en bois le plus souvent. V. canàu, canè.
canapè ; sm. — Canapé.
canàr,-o (Lav.). — C. caqòt,-c.
canàr,-de ; s. — Canard, cane (galli¬
cisme : le terme exact est gu\t,-e) ; petite
quantité d'eau-de-vie avec un morceau de
avec

le

sens

de

mais sans nuance

sucre.

canardejà ;

pour

—

Quartier réservé

v.

—

Tirer des coups de

la chasse

canàt;

sm.

—

Canardière; cabane

au

canard sauvage.

—

Claie de

roseaux.

V.

ca¬

nade.

canàu; s. des 2 g. — Canal, chéneau,
rigole, canalisation, pièce de bois creusée
servant de conduite d'eau, gouttière, cou¬
lisse, et aussi, en Lav. gorge de vallée,
canaulà, encanaulà; v. — Mettre la
canaule, et, par ext. la clochette à un ani¬
et la

tuyau

vers

sf.

;

fusil à tort et à travers.

Bime.

Forme de canebàs.

canaberà, caneberà ; sm. —
croissent les roseaux. On dit aussi

fèrç

(Lav.)

cagots (canàrs).

aux

mal.

V.canejà.

cœur

canario

ravin.

Mesurer à la cane (v. c. m.) ;
encore ainsi le linge, le bois.

v.—

mesure

on

de canaris.

teur

canardière; sf.

C. camàt.

—

canari; sm. — Canari, serin jaune;
plus ou moins injurieux comme en
fr. « moineau » : Quin canarî! Que hè û
beroy canarî!
canariè,-re; s. — Marchand,-e ; ama¬
terme

canaulade, génisse qui a le collier

clochette.

canaule; sf.
aux bœufs,

met

—

Collier de bois que l'on
vaches, et auquel est

aux

suspendue une sonnaille. Par assimilation
analogique, sorte de pâtisserie à laquelle on
donne la forme d'un collier (Ort.) ; cachenez, grosse cravate; rondelle. V. courébe,
batchèu. En R.-L. et H,-A. moule à fro¬
mages.

canaulè,-ère ; adj. et s. — Qui fait des
qui en porte.
canauloû (Os.) ; sm. — Pièce recour¬
bée sous laquelle on passe la laine ail haut
de la quenouille et qui a la forme d'une
canaule; petit collier pour les ovins et les
capi'ins.
canàyre,-e ; s.— Mesureur,-euse, qu'on
appelle aujourd'hui métreur.
cancàn ; sm.
Cancan, commérage.
cancana; v.
Faire des cancans, des
canailles ;

—

commérages.

cancanàdje,-nis ; sm. — Cancans ré¬
pétés, comméraee.
cancané,-nié,-re ; adj. et s. — Canca¬
nier,-ère.
cancanejà. — Fréq. de cancana.
cancarido (Lav.) ; sf. — Inflammation
de la gorge chez les enfants; sorte de mu¬
guet,.
canceliè ; sm. — Chancelier,
cance (L.) ; sf. — C. cancèt.
Tms cances nou-s hèn pas coum lous arràvs. les ridelles ne se font pas comme les
rais.

cancerà,

canderà

;

v.

—

Placer des

cancèt s.

cancèr ; sm. — Cancer.
ou hic-cancèr.

On disait autre¬

fois hic

canceroùs,-e, cancerùt,-ude; adj. et
s.

—

Cancéreux,-euse.

�219

CANCÈT

cancèt,

cancèyt, candèt,

cansèt

Ridelle. V. cancilhoû.
cancét (G.) ; sm. — Sanctuaire

sm.

pluvieuse),

;

canche

(mousque)

chien, de cheval;
caïsque.

on

d'église,

sf. — Mouche de
dit aussi mousque
;

canchèro

(G.) ; sf. — Large sillon
plate-bande. V. cantère.

bordure ;

cànchou ;

sm.

candelerie ;

acrobatie

Forme de cantà, chanter. Se
retrouve dans les dérivés comme candarole

V.

candidamén ; adv.

s.

—

Chandelle; longue

rou¬

de

làyre.
Candelè, Candeloû.
plus usité.

atmosphériques,

tordent, s'amincîss»nt

maigrit,

bant
dant

se

Y.

:

Candelere,

se

en

chandelle du

au

bord des toits.

nez;

tes

lon

de la glace pen¬

ploure,

Si

la

Chandeleur

ne

|

!

sf.

C. cancilhoû.

—

—

—

qui

Candeur.

Tuyau, conduit de petite
long des repaires d'insec¬
la gorge; la trachéeqritch, le trou du gril¬

à la ma, ha courre la cane.
à la main ; faire courir la
canne, vivre en rentier ; nous ben pas à la

cane,

la

cane

canne

celà

n" se vend pas par grands, longs
dit-on d'une marchandise pré-

!

morceaux,

5

rieuse; pun de la Joanne, quoàte à la cane.
point de .Teanne, quatre par cane, se dit de
la couture d'une ouvrière peu

aberà.

pleure (n'est

bois

(L.). V. iute.

Bibe

plourà,
que y

Pièce de

(L.).

vivre la

L'ibèr que demoure.
nou

—

,

Aujourd'hui Février, demain la Chande¬
leur fdict.).

ou

sm.

cànde.

; sf. — Canne ; bâton sur lequel
s'appuie en marchant : ancienne mesure
de longueur, elle valait : en Réarn.
géné¬
ralement 8 empans, soit im856 ; en Rigorre
et Vic-Rilh. Tmr85; en Armagnac, im8o; la
cane carrée valait en Big., o are o3a6.

é¬

Douma, Candelè.

Plourà

Candidature,

on

une

Quarante dies d'iber

Candidement.

cane

Lav. trembler de froid; s'applique
"ncore à l'action de porter un
cierge dans
—

C.

I.a cane dou cot,
artère ; la cane dou

En

nou

V. calélh.

—

dimension ; trou

tom¬

cérémonie religieuse.
Cándelère ; sf.
T,a Chandeleur (-&gt;, f
vrier). C,. candelade.
Oey Heure,

—

—

cane;

personne

morve

—

Candidat,-e.

candìlh.

candoù ; sf.

dessèchent,

d'une

dessèche; de la

Si. la Candelere

pas¬

niais,-e.

candilhoû.
—

—

candide,-e.
candilhàt ;

candelejà ; v. — Imiter la chandelle ; se
dil des plantes érigées
qui, sous l'influence
des agents
qui

la

maintient les candèts.

Chandelier. C. cande-

—

en

candide,-e; adj. — Candide. Y. cànde.
Peut se prendre en mauvaise part au sens

quelqu'un qui baisse, maigrit, se con¬
sume. on
dit: que s'en ba coum ue candélf; està coum ue candéle, être mince,
fluet : minjà candéle, veiller.
sm.

s.

candidature ; sf.

Fa¬

De

candelè ;

pointe

trempée dans du

pl. ■— Pointes,
pendent au bord
toits; par analogie, roupie.
candèt, cancèt; sm.
C. cande,
jante.
càndi,-io. — C. cànde, pur (v. l'Arm.).

ressemblent; sta¬

y

candelàyre,-e, candelè,-re;

se

C. cantère.

—

candidàt,-e;

—

chandelle,
Chandeleur,

;

—

d'objets qui

stalactite.

Petite

—

des

bricant de chandelles. N. de
p.

»

sm.

candérles (Os.) ; sf.
chandelles de glace qui

candelàbre ; sm. — Candélabre,
candelade ; sf. — Ensemble d° chan¬

;

les

sur

—
Fil servant à rajuster
d'un sabot ; cette
réparation elle-

même.

candelejà, plus usité,

pie

marcher

candèrle ; sf.
le talon

—

candéle ; sf.

à

donner de la couleur à la
sant au feu après l'avoir
lait.

cànde,-e ; sm. — Pur,-e, blanc, clair,
limpide, candide.
cande, cance, candre, gande; sf.
Jante. On dit aussi candèt,-cet ; sm.
candejà ; v. — Aller, verser de côté,
pencher ; faire raffermir près du feu les
bords d'un fromage, en tenant la masse
de chant (M4).

delles ou
lactites.

Cabriole, pirouette,

—

canderlà ; v. — Rajuster le talon d'un
sabot ; en Os. orner, agrémenter le sabot,

candàu ; sm. — Pente, versant, côté
d'une montagne, d'un coteau. N. de p.

chandelle.

sf.

chevillette de glace

;

candère.

pour cantarole, etc.

Faire la

Fabrique, boutique

—

consistant

candeloû ;

cierge

—

—

ou

cambeléto.

dit aussi cancèt

v.

Pleurer

jours d'hiver

mains, les pieds en l'air; désigne aussi une
chute sans gravité, les jambes en l'air. V.

—

candelà ;

sf.

candeléte ;

en

cancilhoû, candilhoû ;sm.
Roulon,
baguette fichée dans les ridelles du char. On
candà.

continue.

de chandelles. C. candelade.

Chanteau. V. càlhou.

—

l'hiver

non, il y a encore quarante
à passer (dic.). V. candeloû.

—

CANE

—

cane

pas

I

un

(Urt)

;

baluhàr. V.

sf.

—

ce m.

Fissure,

soigneuse.
crevasse

dans

�CANÈ

CANOLE

—

220

canè,-re; s. — Caniveau; tuyau de
drainage ; rigole ; conduit étroit par où
passe l'eau qui fait mouvoir le rouet du
moulin ;

venelle.

Arràt

de

cane, rat d'eau, d'égoût.
En
style familier, le mot s'applique diverse¬
ment

:

abé

û

solide; avoir

boû

canè, avoir une gorge
bon « avaloir », bon appé¬

un

tit, etc.
canebàs ;

sm.

—

canét (Big.) ; sm. — Chanvre et aussi sa
graine, le chénevis ; en Az. celui-ci est ap¬
pelé lî de canét.
canét, canèt ; canèth, canèyt (Or.
1,.) ; sm. — Tuyau, bout creux de la plume
des oiseaux ; chalumeau.
Abé û boû canét, avoir une bonne voix,

canét,-nèt

Canevas.

bobine de

canebàs,-se ; adj. — Qui est du chan¬
vre. On appelle dans le G. tùrro canebàsso
le topinambour, à cause de ses tiges filan¬
dreuses qui le font ressembler au chanvre.
canébo,-nèbo (G.) ; sf. — Chanvre,
caneboùn (G.) ; sm. — Graine du chan¬
vre ;
chènevis ; espèce de passereau grani¬
vore friand de chanvre
; oiseaux granivores

général.
canejà ; v. — Mesurer à la cane; s'ap¬
plique à tout autre mesurage : aunage, ar¬
pentage, toisage et, par analogie, à d'autres

actions et travaux courants ou d'habitude.
Nou s'en canéje pas tout die, on ne fait

chaque jour (de ces choses) ; que s'en
hort canejàt, on a travaillé
beaucoup,
fait beaucoup de choses; qu'en y a hort à
canejà, il y a beaucoup à faire.
canejade ; sf. — Ce qu'on a mesuré à
pas

la

a

cane.

V. canada.

canelà ;

v.

Canneler,

—

lures, canner.
canelàdje ;

de

Cannelage;

sm.

lure.

canne¬

canne¬

canèle ; sf.

;

—

adj. — Cannelé,-e.
Canelle, tuyau, robinet

canéte ; sf.

Canette,

espolin,
se met

—

;

canfrà ; v. —
canfrade ; sf.

Camphrer.

—
Action de camphrer ;
légère saoulerie.
canfràt,-ade ; adj.
Camphré,-e; qui
est légèrement pris de vin ; on dit. indiffé¬
remment : qu'ey drin
canfràt, il est un peu
camphré ou qu'a drin canfràt, il a un peu
camphré (son intérieur),
cànfre; sm.
Camphre,
cangrenà ; v. — Gangrener ; canqrenà-s, se gangrener.
cangrenàt,-ade,-grenoùs,-e; adj. —
Gangrené, gâté,-e.
cangrène ; sf. — Gangrène ; au fig.
mauvais drôle, garnement.
canibèu ; sm. — Chéneau, caniveau. V.
_

—

canicule ; sf. — Canicule,
canihorse (B.-Arm.) ; canihosse
sf.

sf.

cane-petière

—

;

—

chez les adolescents. -C. canaberà.
canerade ; sf. — Le fil qui entoure le
canét ; ensemble de canéts.
s.

—

Qui fait des

canère ; sf. — Grosse bobine, tuyau;
cannelle, robinet de tonneau. Dans le G.
canèro désigne aussi l'abée d'un moulin et

gosier.
canerè ;

sm.

sur

—

Rouet, métier à dévi¬

les canéts.

canerè,-re, caneriu,-ibe
forme les tiges des céréales.

—

—

canilhe;
gatemine.

sf.

—

Chenille.

V.

canilhoùs,-e (Arm.); adj. et

arruque,
s.

—

En¬

fant nerveux,-euse.

canique ; sf. — Boule, bille. (Ort.) ; au¬
trefois boule de son qu'on donnait, aux
chiens. V. bole, cascorre, galhère.
canis.

—

C.

caqnls, chiennaille.

canitòr ; sm. — Variété de raisin blanc,
canitorte ; sf. — Ornithope, queue de

scorpion (plante),
canitre.
C. calitre.
canlàt (Big. G.). — C. callàt.
can-leuà et calleuà (G.) ; v. — BascuW. faire basculer. V. cant-lhebà.
canlèuo (G.). — C. cant-lhèbe.
cànlo (Big. G.). — C. calle, caille,
canoade ; sf. — Cardée de laine sur la
—

quenouille.
;

adj.

—

Qui

Mars canerè, c'est en Mars que le blé se
forme.

canerejà.

(L.) ;
qaligòrso, qalihorse.
cagniscle; sf.
Chien-

Fondrière. Cf.

naille.

—

caneràyre,-e ; adj. et
canéts, bobineur,-eusc.

—

canilhe,

Cannelure,

sf. — Canepetière, appe¬
lée aussi poule millère, outarde.
canerà ; v.
Canaliser; (rad. canè).
canerà ; v.
Faire des canéts, bobiner ;
former des tuyaux, la paille, en parlant des
tiges de graminées, de céréales; se dit de
la pousse des
plumes chez les oiseaux, et,
en style
plaisant, du moment de la « mue »

der le fil

—

chargée de fil, qui

Tuyau de fontaine ; cliebobine moindre que le canét; ca¬
nette, vase ayant un bec.
canèyt, canèyth (Or.). — Dans celte
expr. sarrà lou canèyt, donner une poignée
de main ; également serrer la gorge,
neau

;

(épice).

canelure ;

1"

sm.

canè.

canelàt,-ade
cannelle

orner

;

roseau

dans la navette du tisserand.

en

y

bonne gorge.

une

Fréq. de canerà.

canoère ; sf.
le

(vieux).
canole (Arm.)

—

Embrasure

pour

tirer

canon

; sf. — Pièce de bois pour
l'eau; rigole; canule. V. cabicanalisse, canàu, canè, canét.

conduire
coun,

�221

CANOÜ

canoû ; sm.
de laine cardée

—

ou

Tuyau, conduit ; rouleau
de lin prêt à être filé ;

canon.

U canoû de

minée;

cheminèje, un tuyau de che¬
bau pus û canoû d'estoupe, cela

«ou

bien peu

de valeur ; boudjaré pas per û
de canoû, un coup de canon ne le ferait
pas bouger ; bourrà-s lou canoû, s'empiffrer ;
drét coutn û canoû de jusilh, très droit, rectiligne.
canoulhade, counoulhade ; si.
Quenouillée. V. canoade.
canoulhe, counoùlho (Arm. Big.) ; sf.
Quenouille.
a

cop

—

—

canounà ; v.

Canonner.

—

canounade ; sf.

Canonnade,

—

canounè, canouniè,-re

; s.

Canon-

—

nier,-èi'e.
canounère.

C. canounade;

—

de la canonnade.

rumeur

canoùnge. — C. caloànge.
canoungie. — C. caloungie, canonicat.
—

;

canounisà ;

v.

adj.

—

canounisàble,-e

Canonique,

;

cansèt.
C. cancèt.
cànso (G.) ; sf. — Rangée de ceps
de
—

vigne ; jante de roue.
cansoàyre, casounàyre,-e ; adj. et s.
Chansonnier,-ère ; qui chante, habituelle¬
ment.

; sf.

—

Chanson, air de

musique.
Cansoû de la

drournilhère, musique que
petits enfants quand ils veulent
dormir; cansoû de l'abéjè (ou de Vanujè),
chanson monotone ou interminable, en¬
nuyeuse ; cansoû d'estire-en-sus, chanson
des enfants qui, ayant besoin de se mou¬
cher, tirent en aspirant par le nez ; qui noû
sap qu'ue cansoû nou gagne pas qu'à so,
qui ne sait qu'une chanson ne gagne qu'un
sou, qui ne sait que peu n'a qu'un petit
font

les

salaire

(prov.).

cansounà, cansounejà; v.
Chan¬
ter une chanson ; chansonner
; chantonner.

cansounàyre,-e
chansonne
avec

—

qu'il ne faut
cansoé, chansonnier.

cant ; sm.

tains

; s.

et

—

Chant. V.

parlera, le t de

ralement.

se

can,

fait entendre.

Celui, celle qui
pas confondre

sm.

Manière de chanter ; le

—

A:'àyrni

son

de cloche.

cantàble,-e ; adj. —Qu'on peut chanter.
Cantàbre,-e ; adj. et s. — Cantabre ; on
désigne sous ce vocable surtout les Basques
d'Espagne.
cantadére ;
sf.
Lutrin, tribune
d'église; chant traînant, sans art. V. cantarole. Envie, manie de chanter, sorte de
besoin : abé la cantadére, avoir,
éprouver
—

le besoin de chanter.

cantaderé, cantouràu (Az.)

; sm.

—

Lutrin.

cantadis,-se ; adj. — Chantant,-e; pro¬
être chanté.
Bercêt cantadis, couplet chantant,
cantàdje ; cantate; s. — Chant d'en¬
semble; chant d'église (vieux); cantàdye,
pre à

Chai, se dit de la liste des messes lais¬
sées par souscription pour le défunt le
jour
des obsèques.
en

cantadoù,-re, cantàyre,-e ; s. —
Chanteur,-euse.
cantalùmi (Bay.) ; sm. — Chanteur de
peu de valeur, braillard. C. cantorole. On
appelle ainsi également le rossignol.
cantàn,-te. — C. cantadis.
cantaploure ; sf. — Chantepleure, pi¬
pette.
cantarejà,-terejà ; v. — Chantonner.
cantaride,-ilhe, tantaride ; sf.
—

Cantharide.
can.

Dans

cer¬

inaudible géné¬

cant, cantè ; sm.
Côté, bord; coin.
Au fig. està de cant, être
quelque peu
en
froid ; barrejà à cant de
sac, donner
avec largesse.
V. berçant, biscant.
—

cantà ;
chant.

autre

adj
Canonisable.
canounisacîcû ; sf. — Canonisation.
cailOÙO (G.) ; sf. — Rouleau de
laine,
mais plutôt plus gros que le canoû.
cansalàdo (G.) ; sf. — Contr. de car
ensalàdo, viande salée,

cansoû, cante

—

celle

Canoniser.

—

cantà, candà ; v.
Chanter.
clà, chanter d'une voix claire ;
cantà couru û clarî, chanter comme un
hautbois, avoir une voix haute de ténor;
ha cantà tous escuts, faire sonner
l'argent,
imposer sa richesse; ca.ntà-las haut, avoir
des prétentions élevées, « tenir la
dragée
haute » ; ha cantà lous cachàus,
manger
avec entrain ; cantà coum ue
orgue, û briuloû, bien chanter, de manière agréable;
missc-cantade, messe chantée, solennelle ;
arribà à misse cantade, arriver
quand tout
est fini;
que-t harèy cantà brèspes, je te
ferai chanter sans envie;
qu'ey ço qui-ns e
cantes ? Que nous cliantes-tu là ? Cantà
sens pagà, machan ahà,
payer en paroles,
mauvaise affaire ; n'ey pas atàu qui cante
Bidàu, ce n'est pas ainsi qu'on l'entend,
que les choses se passent (prov.) ; cantà la
nòbie, exécuter les chants nuptiaux ; ha
cantà (L.), faire publier.
Cantà

pas aquet cantà, je n'aime pas
façon de chanter ; û bèt cantà, une
belle manière de chanter; aço
qu'ey gn'àute cantà, ceci est une autre
affaire, un

canouniè.
V. canounè.
canounière ; sf. — Canonnière,

canounique

CANTAROULÈRE

—

cantarole ; sf.
Chant long, traînant,
répété, plutôt déplaisant, qui lasse.
cantaroulè,-re.
C.
cantassè,-re,
mais moins péjor. ; chanteur monotone.
cantaroulejà ; v.
Chanter douce¬
ment, chantonner longuement,
cantaroulère ; sf. — Fréq. de cantarole.
—

—

—

�GANTASSE

cantassè,-re
cesse

de

222

CANTOU

—

adj. et

;

s.

—

incommode

chanter, qui

Qui

canterie ;

ne

par ses

canterlà ; v.
cantèrle ; sf.

chants; braillard.

cantassejà

;

v.

Trop chanter; mal

—

chanter.

pour resserrer

cantàu ; s. des 2 g.

Pierre d'angle,

—

large pierre formant les côtés d'un cube ;
borne de limite dans un angle. N. de p. et
de lieu: Lous Cantàus

(JI.-P.).
V. cantadoù. La forme
cantadoù est surtout usitée en B. ; ailleurs,
Big. G. L. on dit généralement cantàyre.
cant-birà ; v. — Mettre de chant,
cante ; si. — Chant, chanson, cantique.
Lou pais de las cantes, le pays
des
chants ; c'est aiusi qu'en Gascogne on dési¬
gne le Béarn, qui est, en effet, renommé
pour ses chants nombreux et originaux.
cantè ; prép. — A côté de, auprès de,
contre, proche.
Cantè la maysoû, auprès de, contre la
cantàyre,-e.

—

maison.

sf.

—

Chant

d'ensemble,

chœur.

Placer la cantèrle.
Ligature en Í1I de fer

—
—

et tenir deux parties bord à

bord.

canterole, canteroulejà. — C. cantarole, cantaroulejà.
cantét; sm.
Petit chant; cantique;
—

couplet.
cantèt, càntou, cantoû, cànthou,

motet ;

cànchou ; sm. — Chanteau. V. cantè.
U cantèt de pâ, un chanteau de pain ;

qui n'a pas coutèt, n'a
qui n'a pas de couteau
pain (dic.). V. càlhou.
cantèyre (Bay. L.). — C.
cantéys; cantits (L.) ;
Chants d'ensemble, chœur,
lou

pas

celui

n'a

cantèt,
de

pas

cantère.
pl.

sm.

—

cànthou

(Lav.). — C. cantèt.
cantillàt, cantilhàt; sm.
Chanlatte, terme de couvreur ; chevron
posé de même sens que les lattes et qui
soutient les dernières tuiles d'un toit ; jeu
de barres qu'on pose sur le char agricole
pour en augmenter la superficie.
cantinade ; sf. — Contenu d'une can¬
cantilàt,

—

cantè,-tèt.-re

;

s.

Coin,

—

rebord;

abord. V. cantoù.
Loa cantè, la cantère dé la borde, le
coin, les encoignures de la grange. N. de p.

Canlé, Caniet.
—
Côte-à-côte ;
près l'un de l'autre. V. catecàn.
Syn. coste-à-coste, toque-toucàn.
cante-coucût ; sm. —- Bois où chante
le coucou, ensoleillé.

cant-e-cant ; loc. adv.

tine.

très

cantejà,-rà,-derà

; v.

—

Faire, établir

terrain soit de fos¬
sés, soit de tout autre bordement.

des cantères,

border

un

Petit mirliton
il est fait d'une tige de bois fendu

cante-poulét

;

sm.

—

d'enfant ;
à un bout et dans la fente on a

introduit

languette découpée dans une feuille dont
la vibration, quand on souffle, produit un
son. aigu.
cantera,-ràt ; sm. — Terrain (place,
champ, etc.) bordé de travaux de défense
ou d'aménagement. N.
de p. Canterat, Ganune

dera, Ganderat.

;-tèyre (Bay. L.) ; sf. — Bord,
en bordure d'un champ, d'un
cours d'eau, chemin de halage ; talus.
La cantère dou Iheyt, le bord, la ruelle
du lit ; la cantère de l'arriu, le chemin du
bord du ruisseau ; en segui la. cantère, en
longeant le talus.
cantère ;-tèyre (Bay. L.) ; sf. — Chan¬
te rie ; besoin, manie de chanter. V. cantacantère

côté, sentier

dére.

Quoan lou gahe la cantère, arré nou haré
carà, quand il est pris de l'envie de chan¬
ter, rien ne le ferait taire.
'

canterejà,-derejà ; v. — Aller par le
bord d'un champ, d'un fossé, longer, mar¬
cher sur un" cantère; faire une cantère.
canterejà; canteyreyà (Bay. L.) ; v.
Chantonner, chanter longuement et
d'une manière ennuyeuse. Cf. cuntaroulejà.
—

sf. — Cantine ; récipient (à
généralement) en terre ou en fer-blanc,

cantine ;
lait
en

M' Big.
cantine; sf.

Dim. de cantét, toute
petite chanson, berceuse, chant de petit
—

enfant.

cantiniè,-re ; s. — Canlinier,-ère.
càntìque, cantic ; sm. — Cantique,
cantits (L.). — C. cantéys.
cant-lhebà; canleuà, calleuà (G.);
v.
Faire basculer soit par un bout, soit
par un côté.
cant-lhèbe; canlèuo, callèuo (G.);
sf.
Balancier ; espèce de chadouf ; poutre
d'un système à bascule pour remonter l'eau
d'un puits. V. cap-lhèbe.
cantoà ; v. — Faire des cantoûs, des
angles, des coins. V. escantoà.
—

—

cantoade.

—

C.

cantounade.

V.

can-

tounàt.

cantoû ; sm. — Coin, angle, recoin ;
chanteau; canton, division territoriale;
portion de territoire; on appelle souvent
lou cantoû, le chef-lieu de canton.
Lous sept cantoûs, nom d'une place de
Pau comportant sept coins d'immeubles ;
hique-t en û cantoû, mets-toi dans un coin,
un recoin ; lou cantoû don hoéc, le coin du
feu ; û cantoû de terre, un coin de terre ;
en
quin cantoû t'en ès anàt? Où t'es-tu
établi, fixé? il gran cantoû, un canton

important; û cantoû de pâ, un chanteau de
pain; bébe à cantoû, boire à même le vase.
Quand il s'agit d'un chanteau, on dit aussi
càntou. Y. cànchou.

�223

CANTOUNA

cantounà ;

cuntounà-s,

se

v. — Cantonner ; acculer ;
cantonner; se tapir en un

recoin.

cailtounade ; sf.
d'une rue, d'une

Cantonnade, angle
recoin.

—

place

;

cantounamén ;

sm.

cantounàt,-ade

; s.— L'ensemble d'un

—

Cantonnement.

canton, d'un territoire,

ce qui constitue le
habitations, etc. V.

canton: population,
cantounade.

cantounàu ; adj.

des

2

g.

—

Canton¬

nai,-e.
sm.

—

cantourejà. — C. cantejà.
cantourlejà. — C. cantassejà.
cantùt,-ude ; adj.
aigu ; anguleux,-euse.
canùc (B.-L.) ; sm.
de

roseau

gonfler

une

Qui est à angle

Tuyau de bois ou
pour souiller,
vessie, l'amaubè, etc.
v.
E)nnuyer, importuner

dont

canulà ;

—

on

se

—

sert

—

(trivial).
canule; sf.

Canule, tuyau;

—

trivial

fâcheux, importun.
Qu'ey ue canule, c'est

un

en

style

personnage

ennuyeux.

cap ; cat

qui est

en

mencement ;

(G.)
tête;

Tête ; chef ; celui
promontoire; com¬
lin ; extrémité ; cime ;

; sm.
cap,

bout

;

—

avant; brin. Par assimilation, cap se pro¬
nonce souvent cal, devant t et cad devant
d.

Dim.

Caboulét,-e ;-lìn,-e ;-lòt,-ií ;-loû ;
cabourrét,-e ;-rr\n,-e ;-rròt,-e ;-rroû ;
cabuchét,-e ;-chln,-e.
Augm. — Cabourràs,-se ; cabouchàs,-se ;
—

cabuchole.
Boti cap,

machàn cap, bonne tète, mau¬
cap-maysoû, chef de maison ;
lou cap dou camî, le bout du chemin
;
nuu pas béde-n lou
cap, n'en pas voir la
fin ; arribà au
cap, venir, arriver au bout ;
çop-ù-cap, tête à tête, vis-à-vis; sens cap
ni eu, sans tête ni queue; ço
qui a au cap
n'at a pas aus pès, se dit d'un
entêté, d'un
obstiné ; tirà dou soil cap, agir de son chef ;
anà de-cap, aller vers;
cap â'an, le pre¬
mier jour de l'an ; anniversaire ; misse de
cap d'an, messe d'anniversaire; lou cap
dou dit, le bout du doigt; au
cap de la
inountagne, au sommet de la montagne;
coumençà per û cap, commencer par un
bout; qu'ey û àsou cap e tout, c'est un âne
bâté; ue corde de quoàte caps, une corde
à quatre brins; tiéne cap, tenir tête; béde-n
lou cap, en venir à bout;
qu'ey au cap, il
est au bout, il va mourir;
cap-agut, bout
pointu; cap-arroùt, tête fêlée; lou cap dou
moùnde, le bout du monde; de cap en bat,
de cap en sus, la tête en bas, la tête en
haut ; de cap à pè, du haut en bas, de
pied
en
cup; nou s'y trobe ni cap ni centè, on
ne
s'y retrouve pas; en tout cap, de toute
façon, en tous cas, quoi qu'il en soit, quoi
vaise

tête ;

aucun

Cap

Cantonnier,

CAPADJE

qu'il arrive ; tirà de tout cap, n'être pas
franc, se ranger d'un parti ou d'un autre,
selon la circonstance. V. baque.
D'un étourdi on dit, sur le ton
plaisant :
qu'ou ba calé estacà lou cap, sinoû yà-u se
ba perde, il va falloir lui attacher la tête,
sinon, il va la perdre ; û maynàt qui bié
de cap, se dit en Lav. pour un enfant qui
vient bien, qui grandit, qui promet.
Cap suit ou précède la négation pour la
renforcer : nou-n y a cap, il n'y en a
pas
du tout, aucun ; nou bey cap òmi, je ne
vois

cantoüniè ;

—

homme. Usité surtout

en

M4.

a servi à la
de personne

formation de nombreux
noms
et de lieu: Capardos,
Cabardos, Cabarrou, Caparrós, Caparrous,
Caparoy, Capblanc, Cabiros, Cabidos, Capcasau, Capdebat, Capdessus, Capgran, Capgros, Capdarrestèt, Capner, Capdebile, Capdebielle, C.apbis, Capdepon, Caparrocq, Capdebosc, Capdecoste, Caplane, etc.

prép. — Vers, du côté de ; on dit
de-cap.
Cap à l'arrlu, vers le ruisseau ; que l'anà
de-cap, il alla vers lui ; que bié de-cap acl,
il vient vers ici, vers nous; qu'arribarà decap (ou cap) à miey-die, il arrivera vers
midi : qu'ou passà de-cap a us quinze ans
(cela) disparut vers sa quinzième année;
que courre cap à ci, cap à delà, il courait
de droite et de gauche.
cap ;

aussi

capà;

v.

—

Baisser la tète, être humilié,

honteux.

capà (B.-L.) ; v. — Châtrer,
capà (As. Bar.) ; v. — Forme de cabà.
capà, capià. — V. capi.
cap-abàn, cap-dabàn; capoàn (Big.
G.); sm. — L'Est; ce qui est du côté de
l'avant, devant; cap-arrè, cap darrè, le Cou¬
chant; cap-sus, cap-dessus, le Sud; cap-bat,
cap-debat, le Nord, le pays bas.
capàble,-e ; adj. — Capable, habile,
expert, intelligent.
Qu'ey û gouyàt hère capable, c'est un
garçon très intelligent, instruit; nou-n soy
paS capable, je n'en suis pas capable; que-t)
a û d'aquets àyres
capables, il vous prend
de ces airs capables; qu'ey capable de tout.
il est prêt à tout faire,
capabloû (Lav.) ; sf. — C. capàdje.
capabuhàt,-àdo (Lav.); adj. — Boufli,-e d'orgueil,
capacitàt ; sf. — Capacité. C. capàdje.
cap-à-cu, cap-e-CU ; sm. — Tête-àqueue, demi-tour.
capàdje; sm. — Capacité ; intelligence,
sens,

raison.

Omi de

capàdje, homme instruit, savant,
sensé, homme de tête; qu'ey û ahà de ca¬
pàdje, c'est

une affaire qui réclame du
du savoir; nou poudé-n abé lou ca¬
pàdje, ne pouvoir en avoir raison, se faire
sens,

obéir.

�CAP-AG AU

cap-agàu ;

—

224

CAP-CURT

sin.

—

Extrémité supérieure

(agàu) ; embouchure de canal ;
déversoir; point de dérivation d'un canal.
Un cours d'eau qui traverse Bagnères de
Big. s'appelle et Capagàu. V. agalè.
capagòrri (capa-gòrri) ; adj. — Lit.t.
rouge de tête ; mot à désinence busqué
pour désigner un orgueilleux, un vantard,
un
infatué de lui (par assimilation à un
coq) ; on peut aussi penser à càpa-gòrri,
d'un canal

chape-rouge ou rouge de cape.
capane (As. Bar.). — C. cabane.
cap-arroùs, cap-roùs,-so (Big. G.) ;
s.
Tête rousse ; qui a la tête rousse ; es¬
pèce de fauvette, le pouillot ; lotier corniculé (plante). N. de p. Caparrós, Cabarroùs.
caparbàje,-o (Big. G.) ; adj. et s. —
Qui garde, guette; en Azun, désigne une
personne, un animal ayant une grosse,
vilaine tête. N. de p. Cabarbaye. V. arbajà.
cap-arroÙt,-e ; adj. et s. — Tête rom¬
pue, en déroute, vide; personne qui a la
tête dans cet état.
Abé lou cap arroùt,
la tête rompue,

està cap-arroùt, avoir

être sans pensée : qu'ey û

cap-arroùt, c'est un écervelé.
cap-arroùy; adj. et s. — Tête rouge;
qui a la tête rouge; à B.-L. vautour. N.
de p. Caparoy, Cabarrouy.

cap-à-sou. — C. carassoù.
capassaumeyà (Lav.) ; v.

—

Pirouet¬

ter.

cap-bilhà (G.). — 0. cap-birà; ailleurs,
joindre deux bouls de pièces de bois au
moyen d'une ou de plusieurs chevilles.
; v. — Changer de bout, ren¬
mettre le haut en bas ; troubler le
faire tourner la tête, chavirer.

cap-birà
verser,
sens ;

Que-ni cap-bires lu me fais devenir fou ;
y a ta-s cap-birà, il y a de quoi per¬
dre le sens; cap-birà û rnànje, changer un
manche de bout; tout qu'ey cap-biràt, tout
est à l'envers, chaviré, sens dessus-dessous.

qu'en

cap-biràt,-ade

adj. et

;

écervelé,-e
changé de bout.
tournée,

tête

;

s.
ce

—

que

Qui a la
l'on a

cap-blanc; adj. et s. — Tête blanche;
(plante). N. de p.
cap-bouhàt,-ade ; adj. et s. — Tète
grosse, enflée ; insensé,-e ; orgueilleux. V
capabuhàt.
cap-boulh, caboùlh, gaboùlh,-e; s.
Epi de maïs particulièrement ; têtu, en¬
ammi

—

têté. V. caborre,

capî.

cap-boulhùt,-ude ;

s.

—

Qui porte des

capoulhs.

cap-bourrùt,-ude ; adj. et s.

—

V. ca-

bourrùt.

cap-burlàt,-ade (G.j;
brûlée; exalté,

cap-bruslàt;

adj. et s. — Qui a une tête
extravagant.

cap-cantoû ;

sm.

—

Chef-lieu de can¬

ton.

capassàumo (Lav.) ; s. des 2 g.

—

Pi¬

rouette.

capàyre (B.-L.) ; sm.
Syn. crestadoù.

—

Hongreur.

capayroû, capiroû; sm. — Chape¬
ron ; autrefois, ce vêtement était porté seu¬
lement par certains dignitaires, les consuls,
par exemple, les officiers municipaux.
cap-bach,-e ; adj. — Sournois,-e.
cap-bach ; sm. — Honte, humiliation,
déshonneur ; affront.
Da û cap-bach, faire un
une honte; être cause d'un

affront, infliger
scandale.
cap-bachà ; v. — Baisser la tête ; avoir
honte ; s'humilier. V. capà, capi.
cap-barià ; v. — Déraisonner, perdre
le sens, divaguer; capbarià-s, perdre la
tète.

cap-bariàt,-ade ; adj. et s. — Insen¬
V. bariàt.
cap-bàt ; prép. — En descendant, vers,
du haut de, suspendu à ; dans, parmi.
Parti cap-bàt lou camî, descendre la
route; que l'an penùt cap-bàt û àrbe, on
l'a pendu à un arbre ; cap-bàt. lou moùnde,
parmi, à travers le monde; cade à cap-bàt,
sé,-c, fou, qui divague.

tomber de haut en bas.

capbàt

on

cap-bàt ;

sm.

—

Le bas ; le

Nord.

Qu'ey dou cap-bat, il est du Nord.

cap-carrère
d'une

rue.

; sm.
N. de p.

cap-casàu

; sm.

—

—

Maison au bout

Maison du chef de

le chef même ; propriété princi¬
pale d'un bien familial ; jeu d'enfant, ap¬
famille ;

pelé aussi seminàri. On trace sur le sol deux
carrés et le jeu, différent selon les régions,
consiste dans l'alignement de cailloux avec
le pied ou le passage d'une pierre d'un
point à un autre. En G.-M. mac.

cap-càub, cap-coùy,-e; adj. et s. —
chenue; personne chauve,
cap-cèu (G.-M.) ; sm. — Zénith.
cap-cèurenùt,-ude ; adj. — Qui est

Têle chauve,

zénith.

au

cap-CÒhou,-e ; adj. et s. — Etêté, dé¬
coiffé ; têtard ; bête écornée.
cap-courdoû ; sm. — Grosse aiguille,
passe-cordon.

cap-couy,-jàt,-jade ; adj. — Chauve,
a la tête rasée. V. cap-càub.
cap-croulh ; sm. — Partie supérieure

chenu, qui
de la

quenouille.

cap-curàt,-ade ; s. — Se dit d'un épi
maigre, avorté; s'applique aussi aux per¬
sonnes : tête vide, sans cervelle.
cap-curt,-e; adj. — Etêté,-e; décoiffé.
V.

capiròu.

�225

GAP-D'ABAN

cap-d'abàn (t)

ou dabàn; sm.
Qui
devant, premier. V. cap-abàn. On dit
aussi cép-dabantè. V.
capabàn.
cap-dabantè,-re ; adj. et s.
Devan¬
cier,-ère ; celui, celle qui arrive en tète, qui

conduit.

capdabantejà
être

;

v.

Aller

—

avant ;

en

devant, le premier, conduire,

mener.

cap d'an; sm. — Bout de l'an; anni¬
versaire; premier jour de l'année.

d'arrè (ou darrè).

cap

capdèt, caddèt,-e;

—

est

S'emploie aussi avec le sens de luron,-ne :
quin capdèt 1 Quine capdètel Que-m liés û
beròy capdèt ! Tu es un joli moineau !
capdèt,-e ; s. — Maître,-sse ; chef
(vieux). Confronter avec capdàu.
cap-de-taule ; sm.
Celui qui préside
—

tablée.

une

grosse

d'arrèc ; sm. — Tète de sillon, de
caniveau; source de cours d'eau. V. capa-

grosse

d'àsou

cap

; sm.

Tête d'âne

—

; grosse

valeur

sans

Au cachoû de

l'oùncle, lous eretès qu'an
troubàt bèt cap d'àsou, dans le col'lïe de
l'oncle, les héritiers n'ont rien trouvé qui
vaille (ou bien, une grosse pierre).

capdàu, capdèl ; sm. — Vieux mot, le
même que captàu, signifiant « chef, direc¬
teur ». 11 est employé actuellement
par les
félibres béarnais au sens de président d'une
école félibréenne.

cap-dauàn (Big. G.).
nom

C. cap-dabàn;

—

d'une vieille danse du H.-A.

cap-d'autà

Lilt. clief-d'autel ;
—
Fête majeure, patronale;

; sm.

patron d'église.
fête de famille.

cap-deçà ; sm. — Qui est, se trouve du
' le
plus rapproché.
Qu'ey au cap-deçà dou bilàdje, il est de
ce côté-ci du
village.
cap de chàrpo, de sàrpo (M1 Big.) ;
s.
Tête de chàrpo, d'outre, de sac, gros¬
se, vilaine tête, aplatie.
cap de coucure ; sm.
Tête légère,
—

—

V.

coucure.

de couje ou de cuje ; sm.
citrouille, chauve; un imbi'cile.

cap
de

cap
beau ;

de courbàch ;
injurieux

sm.

terme

personne

—

Tête

Tête de

cor¬

désigner

une

—

pour

brune.

de cousséje; sm. — Tête folle.
cousséje.
cap de gat; sm..— Tête de chat; cail¬

cap
V.

lou que
de

sa

les maçons nomment ainsi à
forme arrondie.

capdèl.

—

C.

capdàu, dans

un

cause

vieux

texte landais.

cap-delà ;-derà (M4) ; sm. — Qui est
cap-deçù.
cap-de-lane, cap-lane; sm.
Bout
de plaine. N. de p. et de lieu.
cap-denoû ; sm.
Juron inoffensif,
de l'autre côté. V.

fr. têtcbleu.

cap-derà (M').

—

C. cap-delà.

Tête de cruche,

Tête de pot,

sm.

creuse.

sm.

Chef-d'œuvre,

—

sm.

d'oustàu

cap
V.

—

; sm.

—

qui revêt

Chef de maison.

cap-casàu.

cap-dressà,-esdressà ; v.
Relever,
avec le bout en
l'air; redresser, éri¬
—

lever
ger.

cap-dùlh
cape ; sf.

; sm.

Chef-lieu,

—

Cape, manteau à capuchon
d'étoffe épaisse, de laine blanche ou
brune,
dont se couvrent les pâtres de nos monta¬
gnes ; chape. V. roupe.
La cape dou cèu, la voûte céleste,
cap-e-cap; loc. adv. — Tête à tête,
tête contre tête: (dead-lieat).
Lous chibàus de course,
qu'arribèn cap e
cap, les chevaux de course arrivèrent dead—

lic-at, tous ensemble.

capedé (As. et Bar.). — C. cabadé.
capejà ; v. — Branler la tête ; hocher la

tête

dormant ; baisser la tête sous le
d'une accusation, d'un reproche ; bou¬
der; «faire la tête ». V. cabejà.
capelâ,-lhâ. —- C. caperà.
capelanie ; sf. — Chapitre d'une cha¬
pelle ; les prêtres; bien, domaine d'église,
chapellenie.
capèle. — C. capère, chapelle,
capelhâ. —*- C. caperà, chapelain,
capeline; sf. — Capeline; morion, sor¬
en

coup

te de casque.

cape-missàu ; sf.
Chape de messe,
cap-én, cap-héns, cap-éns (se pro¬
nonce cabén,
cabéns) ; prép. — Le long
de, à travers, en dévalant, dans, au fond
—

de. V. cap-bat.
Parti cap-en

l'escù, s'enfoncer dans la

nuit ; qu'ey cadùt
cap-en (ou de
lous escalés, il a dégringolé dans
liers ; anà-s'en cap-en la plane,

cap-en)
les esca¬
s'en aller à
travers la plaine; anà dinqu'àt cap-en, al¬
ler, tomber jusqu'au fond, au bas (M4).

cap-enlà-s,-eslà-s,-inlà-s
la tête

—

en

—

Pierre
deux angles de maçonnerie.

—

comme

; s in.

de toupî;
tête, tête

cap-d'obre;
cap-doùble ;

col

creuse.

de terràs
tête.

cap

gau.

pierre roulée ; chose qui est
quoique grosse et pesante.

— Cadet,-te. (Ou
caddèt). Dim. Cad-

deioû.

cap¬

cap

CAP-ENLAT

s.

prononce ordinairement

cap

G.

—

turé; dernier cheval de charroi.

—

; v.

—

Avoir

qui s'en Ile.

cap-enlàt,-eslàt,-inlàt,-ade
a

une

grosse

tête, qui

a

; s.— Qui
la tête enflée. A Or.

aussi, têtard.
15

�CAPE-PLUBIAU

226

CAPILLAT

—

cape-plubiàu ; sf.

—

Pluvial

;

grande

chape.

caperà ; v. ■— Couvrir, abriter ; caperà-s, se couvrir, se protéger.
Caperà la maysoû, couvrir, mettre un toit
à la maison; que plabè, que m'an
il pleuvait, on m'a couverte,

caperà;
caperà;
des

fruits,

caperade,
abritée,
— Couvreur. N. de p.
— Chapelain,
curé; ver

sni.
sm.

style burlesque ; pou (terme

en

bas);. N. de p.

capètch.
capéte

caperade de néu, une vaste couche de

neige.
;

sm.

—

Couvercle, couver¬

caperadéro (G.)

sf.

;

—

Couverture ;

couvercle.

caperàdje ;
qui

sm.

caperàt,-ade

;

Couverture ; protec¬
protège.
— Couverture ; ran¬

—

couvre,

s.

gée de tuiles.
capère ; sf. — Chapelle; couverture; en
g.'néràl ce qui couvre. V. capèyt.
Aube rouge-bère, la ploujé qu'ou hique
la capère, l'aube bellement rouge, la pluie
lui met la couverture (dict.).

caperoû ;
jurats; il se
Y. capuyroû.

Chaperon; insigne des
portait agrafé sur une épaule.
sm.

—

cap-eschaureyà-se (M' Big.) ; v.
Se

Petite

—

cape,

mante do

à capuchon ; ca-

En Bar., désigne aussi le cabadé.
cap-e-tout; cap-y-tout (01.j ; loc. adv.
La tète et tout le reste ; entièrement.
S'emploie pour renforcer ce que l'on dit.
Est remplacé quelquefois par cap e cames.
Que l'y passarà cap e tout, il dépensera
tout (dans cette affaire), toute sa fortune y

—•

capèyt (Ort.)

décoiffer, mettre

; sm.

—

Sorte de capuchon
jonc¬

de cuir destiné à protéger le point de
tion du manche et de la verge d'un
sont

attachés

la

avec

iléau

;

niieye; ailleurs,

capère, capèt.
s. — Qui est gros de tête.
V. capigràn.
cap-grignoùn (G.); sm. — Têtard de
grenouille. Cf. cabàs.
cap-hèr ; sm. — Bout ferré,
cap-herrà; v. — Ferrer un bout,
cap-hèrri. — C. cap-lièr. Nom de divers
objets à bout ferré.
cap-hore ; loc. adv. — Vers le haut, en

cap-gràn,-e ;

ture, cape, manteau,

tion ; ce

sf.

divers

puce.

ils

caperadé

;

en

M®.

passera.

; sf. — Couverture avec un
d'étendue importante.

Uè

Forme de cupèt

femme ; sorte de mante

caperade
seus

—

lieux, particulièrement en

sa

tête

au

—

vent.

cap-esclî (Lav.) ; sm. — Petit coffre,
que l'on cache habituellement.
cap-estàdje ; sm. — Etage au-dessus
du rez-de-cliausséc.

capét,-e ; s. — Petite tête ; dim. de cap.
capèt ; sm..— Chapeau ; vers les Landes,
barret. En M' désigne surtout le capuchon
de la cap?. Au fig. s'emploie avec le sens
de contenance de quantité : Quin capèt
qu'en a! dira-t-on de quelqu'un de très
bête, ou bien, dans un autre 'cas, de quel¬
qu'un qui est saoul, il en a son capuchon
plein. V. capèyt.
Cet dou capèt nègre (ou negue), champi¬
gnon au chapeau noir, bolet bronzé (L.).
capèt; sm. — Chapiteau ; tète, sommité,
partie supérieure de diverses choses, cha¬
peau, croûte de pâté, couvercle. N. de 1.
Qiionn la lue bire en bèt, que-s hique
lèu lou capèt, quand la lune change de
quartier par beau temps elle ne tarae à
mettre son chapeau (ou sa cape), à se cou¬
vrir (die.).
Dans le G., on appelle un chapeau melon,
capèt de campardino.
capèt; sm. — Cape, mante, gros et am¬
ple capuchon de laine des pâtres.
capèt,-o '(Lav,) ; adj. — Gros,-se, épais,
ragot, bouffi.

N. de p.

montant, au loin.

Qu'eu
vous

le

montant;

haut,

au

cap-hore aquet caniî,
long de ce chemin
qu'ey acerà cap-hore, il est là-

troubaràt

le

trouverez

loin. V. là-hore.
; v. —s Trouer, percer la
cap-houradà-s, se trouer la

cap-houradà
tête, le bout

;

tête.

càpi, càpie ; sf. — Intelligence, tête,
qui constitue le travail du cerveau.
Qu'a boune càpi, il est intelligent, il a
bonne tète. En Lav. dans l'expres. oelh
càpi, signifie œil enfoncé, poché.
capî,-e ; adj. — Têtu,-e. V. cap-boulh,
cap-bourràt. N. de p. Capy, Capin.
capi, capià ; v. — Céder, s'avouer
vaincu; baisser la tête. On dit aussi capa.

ce

capiàdo (B.-L.)

;

sf.

—

Centaurée des

champs. (C. scabiosa).

capialèro, capielèro (Lav. B.-L.) ; sf.
—

Faîtage. V. capiu.

capiboÙch,-e ; s. — Tête bouchée, per¬
sonne peu intelligente.
capigràn,-e ; s. — C. cap-gràn.
capihôu,-hole ; s. — Tête sans cervelle ;
personne légère, écervelée.
capihounà, capirounà; v. — Tomber
la tète en avant ;

cabrioler

;

plonger,

capihoune. — C. cabiroane.
capilàt, ca.,illàt. — V. cabilàl.
capilhe ; sf. — Qui est à la tête ; de la
tète ;

du bout.

capilhebàn
tête

haute,

en

; adj. cl s. — Qui va
levant la tête,

capillàri; adj. — Capillaire,
capillàt. — V. cabilàt.

la

�227

CAPJLOUTADE

capiloutade

;

sf.

Capilotade, fricas¬

—

sée.

capiu (13 .L.)

; sm. — Chape en paille
le faite des toits de chaume ;
elle est consolidée par des garbéts.
recouvrant

capiloutàt,-ade
recouvert ;

qui

;

adj.

—

Qui

a

le chef

culminant. V. cap.

capità, capitàni; sm. — Capitaine,
capitacioùn (L.) ; sf. — Capitation.
Ancien impôt qui a laissé en Gascogne ce
mot, avec le sens de quelque chose de péni¬
ble, d'insupportable.
Macliàn couin la capitacioùn, mauvais,
désagréable ; qu'èy la capitacioùn, je suis
en jieine, malade,
capitale; sf. — Capitale (ville),
capitalisé ; v. — Capitaliser,
capitalisacioû ; sf. — Capitalisation,
capitaliste,-e ; s. — Capitaliste.
capitanie ; sf. — Commandement de
capitaine.
capitàt,-ade ; adj. — Haut perché,-e,
qui est

la cime.

sur

capitàu

;

sm.

de

somme

Pericle cl'Abrlu,

a une mante, une cape.

capinégre,-e. — C. cap-négre.
capiròt, capiroû ; sm. — Capuchon,
capuce, chaperon. V. capayroû.
capiròu,-ole ; adj. — Qui a la tête
découverte, décoiffée.
capirounà ; v. — Recouvrir d'un cha¬
peau, d'une chape. C. capihounà.
capiroune. — C. capihoune.
capit ; sm. — Capiton ; partie la plus
grossière de l'éloupe'; bourre du cocon.
Groussiè connu: capit, plus grossier que
l'étoupe.
capit (G.-M.) ; sm. — Cime, tète, point

d'une

CAP-MOUNTA

—

Capital; principal
prêt; parfois aussi (E. du
—

(i.) cheptel. V. cabàu.

capitàu; adj. des 2 g. — Capital,-e.
U pecàt capitàu, ù jèyt capitàu, un
péché
capital, un fait capital; ue cause capitàu,
une chose de
première imporlance.
capitèt, chapitèt ; sm. — Chapiteau ;
chambranle; en style plaisant, le front, le

haut de la tète.

Qu'èy mau nu capitèt, j'ai mal à la tête.
capitoû, capitou; sm. — Chapitre,
assemblée, réunion.
capitoû, capitounàdje ; sm. — Capi¬
tonnage.
capitoulhe ; sf. — Culbute ; birà de capitoulhes, renverser, culbuter. V. capiho.une.

capitounà ; v. — Capitonner.
capitoùs,-e ; adj.
Capiteux,-euse.
capitula ; v. — Capituler,
capitulacioû ; sf. — Capitulation,

Era

nèu

tou

at capiu.
il y aura de la neige
jusqu'au faîte (dict. de B.-L.).
cap-jusoù ; sm. — Lieu qui est au des¬
sous, moins élevé. N. de 1. Ant. cap-susoù.
caplassère ; (L.) ; sf. — Allée de bout
de champ pour le passage des véhicules,
du bétail en travail. V. ciblère, tournère.

Tonnerre d'Avril,

cap-làt,-ade
tète.

adj. et

;

s.

—

Nom de bovins.

Large de

caplhebà ; v. —- Lever la tête ; lever
impôt, un droit en premier; faire la
bascule ; faire faire la bascule ;
s'emploie

un

aussi

avec

venter

une

le

sens de lever un
bruit; d'in¬
imputation. V. cant-lhebà, cap-

quilhà.
cap-lhebàn. — C. capilhebàn.
cap-lhèbe ; sf. — Levier • branloire.
V. cant-lhèbe.

cap-lhetàrou ; (Lav.) ; sm. — Qui lève
qui va tête levée.
cap-lhèu ; sm.
Gros câble de treuil,
Tête lisse, unie,
cap-lis,-se ; s.
cap-lissà ; v. — Unir une tête, un bout,
aiguiser.
cap-liure ; sm.
Ancien impôt, droit
d'un sou par livre ;
espèce de poire.
la tête ;

—

—

—

On prononce aussi calliure et catliure.

cap-mahiu
cap-malh ;

; sm.

—

sm.

—

Camaïeu,
Partie supérieure

d'une cotte de maille qui pouvait se rabat¬
tre sur la tête comme un
capuchon ; camail. C.

cap-moutoû.

cap-martèt,-ère ; s.
Gros marteau ;
clou à grosse tête
plate; petit poisson, es¬
pèce de chabot.
cap-màs (Os.) ; sm.
C.cap-maysoû,
chef de maison, père de famille; fils aîné.
S'emploie aussi dans le sens de bout, tête.
—

—

N. de p.
Loii

cap-màs de

la

coste,

le

bout

du

coteau.

cap-matî ; sm. — L'aube, le point du
jour.
cap-matràs ; sm.
Pièce qui tient la
flèche d'une scie mécanique, d'une vanne,
cap-maysoàu, cap-maysoû; sm. —
C. cap-casàu, chef de maison.
Cap-maysoû
désigne aussi l'habitation principale, quand
on
veut marquer la différence avec celle
que le père habite, tandis que ses enfants
—

sont

casés ailleurs.

cap-mèste ou cap-mèstre; sm.
Intendant; chef d'ouvriers, directeur de

—

travaux.

—

capitulàri

;

adj. et

s.

—

Capitulaire.

cap-mouch,-e (G.-M.); adj. et

s.

—

Nu-tête. V. cabiròu.

cap-mountà;

I cap-mountà-s,

se

v.

—

Monter

monter la tête.

la

tête;

�CAP-MOUROU

—

cap-moùrou ;
homme très

sm.

brun ;

228

CAPSA
—

Tète de Maure

;

espèce de petit cèpe à

tète foncée.

cap-moutoû ; sm. — Bélier de bois et
espèce de moufle. Cf. malh-moutoù.
cap-nayà ; sm. — Tète, extrémité de
l'andain (ruiy).
cap-négre,-e ; s. — Mésange à tête
noire; cèpe tète de nègre (B. œreus). Cf.
ccp-pourquét. On l'appelle aussi cap-négrou.
de fer ;

N. de bovin.

cap-negroû ; sm. — Jonc champêtre
(plante).
cap-nut,-nude ; s. — Tête-nue, dé¬
coiffé,-e. V. capiròu.
capoà ; v. — Chaponner.
capoà ; v. — Faire la moue ; bouder à
la façon des enfants qui gardent, alors, la
tète baissée; au lig. baisser pavillon. V.
capi.
capoà ;

Faire blettir ; faire mollir
capoà-s, se blettir ;
en style plaisant, s'amollir par le fait de la
vieillesse, de la décrépitude, se ratatiner.
En Az. hè capoà ets esclops, signifie faire
un

fruit

en

v.

—

le chauffant ;

chauffer les sabots devant le feu.

ratatiné.

adj.

—

Capot,-e,

interdit,

confus; qui a perdu au jeu; autrefois, syn.
do cagòt, de pèc, crétin,

capote ; sf. — Capote,
capoû ; sm. — Chapon; pomme ou
poire cuite au four ; capon.
capouchî, capuchî ; sm. — Capucin,
capouchinà ; v. — Hocher la tête et
particulièrement quand on sommeille de¬
bout ou assis; s'emploie aussi, mais rare¬
ment, avec le sens de capihourlà ; le terme
prend alors une nuance de diminution ;
capouchinà, c'est faire une dégringolade
sans gravité. V. capoutà.
capouchinade ; sf. — Hochement de
tête. Le mot viendrait du geste que faisaient
ceux
qui portaient chaperon, capuchon,
pour se découvrir ; employé aussi dans le
sens
de parole sans grande importance,
sans intérêt, une « blague ».
capouchine, capuchine; sf. — Petit
capuchon ; capucine (plante).
capouchine; sf. — Vieille danse.
Que-t harèy dansa la capouchine! Je le
ferai danser ! (en te corrigeant).
Les petites filles dansent encore en chan¬
tant

:

Dansons la

capouchine,

a pas de pain chez nous,
Y en a chez la voisine,

N'y

Mais il n'est pas pour vous.

sm. — Chef du Félibrige. Le
d'origine provençale, est entré dans
loule la langue d'Oc,
capounà (G.-M.). — C. capihounà.
capounamén,-nade. — C. capihoune.

capouràu ; sm. — Caporal.
cap-ourlàt,-làdo (Lav.) ; s.

—

Tête

en¬

flée, grosse tête.

capourrùt,-ude (As. Bar.).

—

C. cu-

bourrùt,-ude.

capoutà ;

v.

—

pote d'une voiture ;

Capoter ; relever la ca¬
prend aussi le sens de

capoter, chavirer. V. capouchinà.
capoutade ; sf. — Action de capoter.
capoutade ; sf. — En style plaisant,
comme en fr. un plein chapeau, un plein
bonnet, être bête, être ivre, etc. ; dans cett'.'
expr. qu'en a ue capoutade, il a son saoul.
V. capèt.
cap-pèce ; sm. — Bout d'une pièce
d'un drap, d'un morceau de toile; tombée
d'une pièce de bois, que l'on a raccourcie.
cp-pelàt,-ade ; s. — Chauve, dénudé,
cap-plegà ; v. — Ployer le bout ; baisser
ia

Arm. Y.-B.) ; sm. —
Forme contractée de cap-auàn, cap-abàn.
capoàt,-ade ; adj. et s. — Fruit amolli
soit par la maturité trop avancée, soit par
la chaleur, la cuisson ; au fig. un vieux
cap-oàn (Big.

capòt,-e ;

capouliè ;

mol,

tète.

— Tête de ponl ; bout
d'échafaudage, de pièce d'échafaudage.
cap-pountà ; v. — Placer et attacher les
pièces d'un échafaudage (terme de char¬
pentier).
cap-pountà; sm. — Pierre d'appui des
bouts d'un pont.
cap-préne-s ; v. — Se prendre la tête ;

cap-poun ; sm.

devenir malade de la tête.

cap-prés,-e ; s. — Qui a la tête prise
le mal ; qui a un bout pris, engagé.
cap-quilhà ; v. — Lever, dresser, porlor haut la tête ; dresser quelque chose sur
un bout; cap-quilhà-s, se redresser, se re¬
biffer. Li cap-quilhàt, un fier, un orgueil¬

par

leux.

sf. — Câpre,
caprici,-ce ; sm. — Caprice ; lubie.
Préne-s per caprici, s'épouser par incli¬
nation ; abé û caprici, avoir un caprice, un
coup de tête, une colère subite d'enfant.
capricioùs,-e ; adj
Capricieux,-euse ;
colère; original.
capriciousamén ; adv. — Capricieu¬
câpre ;

sement.

capsà ; v. — Couper en équerre une
pièce de bois ou de toile ; enlever un bout ;
ajuster; par ext. arranger, mettre en or¬
dre; en Lav. attifer. En B.-L., aussi, châ¬
trer. V. cscapsà.
capsà-s ; v. — Se lever de son siège
(Grande Lande).
capsà-se (B.-L.) ; v. — Se munir de
linge, de vêtements pour toute la famille ;
s'atlifer. V. çatsà.

�229

CAPSAU

catsàu (G.) ; sm. — Bout
pièce, d'un arbre, d'une pou¬
lie, etc. ; haut d'un objet, ce qui le cou¬
vre, le protège.
Lou capsàu de Nadàu, la bûche, le tronc
d'arbre de Noël. V. capsè, cabessàu.
capsàu, capsane ; s. — Espèce de ca¬
puchon recouvrant le bout du fléau. V.
capèyt.
capse ; sf.
Châsse,
cap-sé ; sm. — Entrée du soir ; crépus¬

capsàu

;

tombé d'une

—

cule.

capsè, capsàu;

sm.

—

Chevet du lit;

oreiller; traversin; bûche de Noël;

011

dit

aussi caps ère.

capseroû

; sm.

—

culièrement, matelas,

Petit capsè et, parti¬
coussin de ber¬

ou

ceau..

Piulà
tout

uu
capseroû, crier
petit enfant.

cap-so,

cap-sôu

; sm.

au

—

berceau, être

Ancien impôt,

droit de mutation, « lods et ventes ».

capsule; si. — Capsule; désigne plus
particulièrement la capsule d'une amorce
d'arme à feu.

capsulerie
cap-sus ;

;

sf.

sm.

—
—

Capsulerie.
Forme desuète

cap-sus,

dessus,

catsùs
en

;

ad'v. prép. et

montant vers,

en

sm.

—

amont,

cap-sus,

de

cap-en-sus), debout. En H.-Big. on dit
exprimer une
idée de montée, d'ascension : qu'ey parili
p'era còsle, de cap-sus en-hùro, il est parti

aussi de cap-sus eu-hure pour

la

colline,
puyà toustém

sur

le sommet;
mey cap-sus, monter toujours
en

montant,

vers

plus haut.
Quan la

gruo ba cap-sus,
Tout l'iuèr qu'auém dessus;

Quan la grùo ba cap-bat,
Tout l'iuèr qu'auem passât.
Quand la grue va vers le Sud, tout l'hi¬
ver est sur nous
(c'est-à-dire il commence) ;
quand la grue va vers le Nord, l'hiver est
fini

(prov. gascon).
cap-SUSOÙ ; sm.

sus.

Lieu qui est au des¬
plus élevé. N. de 1. Ant. cap-jusoù.
—

captà ; v — Capter ; suborner,
captacioû ; sf. — Captation.
captàu,-ale,-lésse ; s. — Captai,-e;
nom
donné en Gascogne à certains sei¬
gneurs. V. capdàu.
captàyre,-re ; s. — Captateur,-trice
captibà ; v. — Captiver ; réduire en #aptivité.

—

Qui

cap¬

—

Svn. cotturque.

capture ; sf. — Capture,
capùch, capùth (Ort.) ; sm. — Cime,
sommet, bout. V. capèyt.
Loù caputh dou dit, le bout du doigt,
capuchà (G.). — C. cabuchà.
capuchét (G.). — V. cabussét.
capuchî ; sm. — Capucin, religieux ;
petit capuchon. Y. capouchî.
capuchìn (L.) ; sm. — Loquet de bois
capuchine

biroulét.
;

sf.

—

Aconit napel (plante).

Cf. capulàno, nabét.

de; le Sud. Ant. cap-bat.
tourné vers le sud;
qii'êỳ dou cap-sus, il est du Sud; de capsus
à cap-bat, du Sud au Nord, du haut
vers le bas; à de cap-sus;
ai cap-sus (M4),
vers le haut, en montant; las cames à
capsus, les jambes en l'air; de, à cap-sus (pour
au

s.

captibetàt,-bitàt ; sf. — Captivité,
cap-tiéne ; v.
Tenir une pièce par le
bout, par la tète ; tenir le bout, la tète d'une
pièce.
cap-timoû, cap-tumoû ; sm. — Faux
timon, pièce mobile figurant l'extrémité
d'un limon et qu'on rattache au joug de la
paire de bêtes de trait qui tire devant celle
qui est attelée au timon.
captiu,-ibe; s. — Captif,-ive (lit.),
capturà ; v. — Capturer,
captùrcho, captùrsso (G.) ; capturque ; sf. — Torcol fourmilier.

capuchoà
me

dans la direction
Biràt

adj. et

;

tive.

tournant. Cf.

de

capsè.
En

captibàyre,-e

CAPULÉTE

—

; v.
de cabuchà.

—

Encapuchonner

;

for¬

capuchoade; sf. — Chute, la tête en
plongeon. Y. capihoune.
capuchoû ; sm. — Capuchon ; vêtement
do femme; espèce de burnous.
capulade ; sf. — Cochevis; fauvette à
capuchon.
capulàno (G.) ; sf. — Aconit (plante).
ayant,

Cf.

capulét blu, nabét.

capulàt, capuràt,-ade; adj. at s.
Huppé,-e; qui a une huppe sur la Tète;
flg.

personne

effrontée,

qui n'a

pas

—

au

l'air

d'avoir peur; orgueilleux, vaniteux; signi¬
fie aussi savant, instruit, « calé » ; qui oc¬
cupe une

capule
femme
coiffe:

haute situation.
sf.

;

—

couvrant

Capuchon
la

tête

et

;

vêtement de
épaules ;

les

huppe (oiseau).
capulét; sm. — Capuchon quelquefois
plus petit que la capule ; il dépasse rare,
ment le bras.
être considérés

Capule et capulét peuvenl
identiques; extrême
sommet; en B.-L., bloc conique qui cou¬
ronne le
gradin supérieur d'un pignon.
capulét; sm. — Serratule des teintu¬
riers (plante). V. cascabèle.
capulét blu (As.); sm. — Litt. capu¬
chon bleu, aconit napel (plante). V. capu¬
comme

chine.

capuléte

sf.

Huppe, oiseau. V. ca¬
aussi poulet ck SénMarti, pùbo, puyse, tùfo.
paré.

On

;

—

l'a pp"lie

�CAPURA

capurà

230

CARALHADE

—

; v.

—

Poser

carabî ; sm.

une capure; cou¬
ra

ronner.

Capurà la rnurralhe, faire une crête au
mur.

; couron¬

nement.

capurètch
d'alouette

;

sm.

—

Dauphinelle, pied

(?)

capùt, capùth. — C. capùch.
capùtcho (B.-L.) ; sf. — Cape, manteau
de femme plus grossier que le caputchoù.
capùtchoû. — C. capuchoù.
ça-que-la ou l'a (G.) ; adv. — D'ail¬
leurs, malgré tout, quand même, tout de
même, cependant, pourtant, certes, néan¬
moins.

caquét

— Caquet.
caquét, avoir bonne langue. V.

; sm.

Abé boû

claquèt.
caquetà ;

v.

v.

Carabiner

—

Cu¬

une arme

à

*

carabine; sf.

—

caraco,-còu

sm.

caracole ;

;

sf.

—

Carabine,

à feu.

arme

Corsage, caraco.
Caracole ; espèce de.
—

—

saut.

caràcou ; sm. — (De l'espagnol ca¬
jo). S'emploie en mauvaise part pour
désign»r un Espagnol. Y. caràhou, caràlh.
ra

caracoulà ; v.

;

roucouler,

—

Action de

Caracoler

—

caracouler.

et

s.

caracoler.

; sf. — Pépin de fruit
petite chose, faible quantité.

;

caquinòt (Lav.). — C. caquire.
caquire ; caquite (Os.) ; sf. — Mor-

caracoulàn,-te
caractère ;

;

s.

—

Caracolant,-e.

Caractère,
—
Caractériser,

sm.

—

caractérisa ; v.

caractéristique,-e

;

adj.

Caracté¬

—

ristique.

veau.

Car, parce
emploi rare ;
peramoù, pramoù, permoù.
car;
de. Est

conj.

que,

—

d'un

car, ca,-re ; s.
car, ca ; sm.

—

—

on

à

cause

dit plutôt

Char, véhicule à quatre

pour

car(n)

; sf. — Chair, viande.
U tros di car, un morceau de chair, de

viande; està de boune car, avoir la chair
saine ; enter pèt e car, entre peau et chair ;
ru'abé ni car ni os, être dans le dénuement;
béne à car de câ, vendre à vil prix; ni car
ni pecli, ni chair ni
raisin ; qil'e.y car dab

poisson, ni figue ni
cauléts, cela va bien
ensemble; qu'èm de. car e d'os, nous som¬
de

chair

et

d'os,

nous

sommes

des

faibles.

carà ; v.
très discret.

—

Taire; carà-s,

Que-t bas carà, tu vas
interj. comme en fr. ne
Lou qui a de que carà
celui qui sait a de quoi

se

taire; être

te taire; caràt.-be!

m'en parlez pas !
qu'a de que parlà,
dire (die.).
carabache ; caratache ; sf. — Figure
joufflue. V. campistrou.
carabate, carbate, crabate; sf. Cravate,

caractéristique

;

sf.

—

Caractéristi¬

que.

caradamén ; adv.

Cher, chère, aimé,

les transports agricoles ; mesure
de capacité qui a tiré probablement son
nom
de la valeur habituelle d'un charge¬
ment de char rustique; elle vaut pour !e
grain dix hectolitres et pour le vin trois
barriques. V. ca.
Lou car trioumfàu, la Grande Ourse.
roues

Coup de cara¬
raide, carabinade.
carabinàt,-ade ; adj. — Carabiné,-e.
Ce terme relativement moderne est employé
dans le sens qu'il a en français.
Aquéste ahà qu'ey drin carabinàt, cette
affaire est un peu raide.
s.

peu

caracoulade ; adj.

Caqueter, babiller.

—

eaquido (B.-L..)

mes

carabinà ;

carabinàt,-ade ;
bine; tour, coup un

—

■

p.

feu.

capurade. — C. capuladci
capuràt.
C. capulàt.
capure ; sf. — Huppe ; crête

très

Carabin. N. de

—

by.

—

Tacitement.

caradé,-re ; adj. — Qui doit être tu,
gardé secret ; qui se tait, doit se taire.
U alla caradé, une affaire à ne pas divul¬
guer.

caràdje ; sm.
V. care, caràlh.

Physionomie, visage.

—

Qu'ey de beroy caràdje, il est d'agréable
physionomie, d'un joli aspect.
caradrét, care-à-drét, care-drét,-e ;
s.
Visage droit, ouvert, franc,
—

carafle.

—

C.

carrafle.

carahàut,-e; adj. et. s. — Qui
haute; un orgueilleux, un fat.
carahàut

(Lav.)';

caràhou.

—

sm.

C.

—

caràcou

va

tête

Tapage.
et

caràlhou.

Employé comme exclamation: caràhou!
bougre !
caràlh; sm. i— Visage clair, illuminé,
iiguîe épanouie, fraîche et rose.
caràlh, caràlhou,-e. — C. caràcou,
caràhou. Peut se prendre en mauvaise part
pour désigner un rustre, un butor, un
abruti. S'emploie également, comme l'esp.
carajo, en forme de juron,
caralhà-s.

—

caralhade ; sf.

pagnols

;

dans le

nombreuse.

C. escaralhà-s.
—

Famille, troupe d'Es¬

style plaisant,

famille

�231

CARALHADE

caralhade.
caralhè ;
dans

celle

bant, qui

sm.

Qu'ey hère carat, il est très discret,

C. escaralhade.

—

—

La

race

des caralhs

;

visage (care).
caralis, care-lis,-se ; s. — Qui
du visage lisse, sans rides.

a

la

peau

Cabriole

—

;

ternie de

jeu de billard.
Dt' tours

brioles,

en

Syn. chét,-e.
caratache ;

sf. — Masque de carton ;
visage ; s'emploie aussi au fig. pour
désigner l'hypocrite. V. c arête et carabache&gt;.
caratàchou,-che ; s. — Qui a un gros
visage aux joues rebondies ; le visage
faux

.

même.
caràtcho.

caramboles, de tours en ca¬
façon peu sérieuse,

c'esl-à dire de

d" manière à éluder.

caramboulà;

v.

càrbe

—

Cabrioler;

carbilhe; sf.

caram¬

caramboulade ; sf.
acte léger.

—

carboà,

Tour, jeu, cho¬

Brasier

—-

caramboulàdje ; sm. — Carambolage.
caramboulàyre,-e ; adj. et s. — Qui
fait des caramboles; au fig. esprit léger,

passer au

inconstant ; un « sauteur ».

le ;

caramèl ;

sm.

caramelà,-lisà

—

Caramel.

; v.

—

Mettre du

cagàtcho.
; sm.

—

Chanvre., Cf.

Altération de Calville,

—

carboulhà, carboutà ; sm.
ardent, charbon allumé; braises.

carboà; v. — Charbouner; carboà-s.
charbon.
carboade ; sf.

gre

—
Cbarbonnée, gribleltranche de porc frais prise dans le mai¬
et que l'on fait habituellement griller

des charbons ardents.

sur

cara¬

carboàt

caraméliser.

caramén ; adv.

—

Chèrement.

caramoùch,-moùtch,-e ; adj. et s. —
face molle, qui a une grosse figure,
à bajoues molles. Conférer avec Carmouse,
n. de p. et de 1.
cararaude ; sf. — Scabieuse (plante).
Syn. beudéte, bessàtou.
carascà, carrascà,-clà ; v — Jouer
de la crécelle, imiter le bruit de la crécelle;
le chant de certains oiseaux, de la pie, de
Litt.

la caille.

(E. du G.) ; sm. — Charbon
(maladie des plantes): Cf. carboû, carboùncle, carboùndo.

carboàyre,-e, carboè,-re; s. — Char¬
; qui fait, qui vend du char¬

bonnier, -ère
bon.

Qui-s ba droumì dab û carboè, nou s'a
'stounà si-s Ihèbe nègre, qui va dormir
avec un charbonnier ne doit
pas être sur¬
pris de se voir noirci au lever (die.).
à

carboère ; sf.

Charbonnière, lieu où
charbon; four, meule de carbo¬
lieu enfumé.

C. carascà.

caràscle,-e, carrascle, carrasque ;
sf.
Crécelle; au fig. bavard bruyant, per¬
sonne qui a la voix aigre.
—

carasclét (G.) ; carrasclét (Big.) ; sm.
Ralissoir ; racloir ; en Big. petite crécelle ;

carboû; craboû (B.-L.)

—

Char¬

des

animaux, des céréales.
coum lou carboû, rouje couni tous
carboûs, noir comme charbon, rouge com¬
me braise ; està sus lous carboûs, être sur

Yégre

des
charbons
l'aise.

ardents,

anxieux,

mal

à

carboudey, escarboudey (G.-M.) ;
Fourgon, tisonnier. Cf. carboutadé.

sm.

—

carboulhà;

sm.

carboùncle

(G.),;

charbons

caradainén.

de viande.

—

; sm.

bon: houille; la braise; charbon, maladie

lig. enfant tapageur, bruyant, b.ivard.
carassòu, care-à-sou ; sm. — (Litt.
face au soleil). Exposition au midi; ver¬
sant exposé au soleil ; tuteur pour vignes
hautes ou plantes grimpantes; bogue de
châtaigne (M4). N. de p.
Ue máysòû, íî cam au carassou, une mai¬
son, un -champ exposés au midi.
carassoù (L. v. la Gironde); sm. -Echalas de petile taille ; il sert de tuteur
aux arbres, à la vigne.
carat,-ade ; adj. et s.
Qui se lait par
discrétion ; personne discrète,
prudent, V.
au

—

l'on fait le
nisation ;

carascàyre,-e ; adj. et s. — Joueur,
-euse de crécelle ; qui fait un bruit de cré¬
celle ; personne qui a une voix de crécelle ;
bavard bruyant ; oiseau jacasseur, telle la
perruche.
carasclà (G.) ; v. — Racler, ratisser.

—

C.

variété de pomme.

se,

;

—

(E. du G.)

càmbe, cambre.

boler.

mel

peu

enclin à parler.

expr. : h.oéc caralhè, feu flamfait rayonner, qui illumine le

carambole ; sf.

CARBOUTADE

—

—

C. carboà.

sm.

—

Charbon des

céréales. C. carboàt, carboû.

carbounejà
cir

avec

; v. — Charbonner ; noir¬
du charbon ; remuer les charbons,

tisonner.

carbounèu,-nèlo (G.)

;

s.

—

Mésange

charbonnière.

carbounilh,-e
fours de

; s.

—

Menu charbon des

boulangerie.

carboutà.

—

carboutadé;
ardents

C. carboulhà.

sf.

—

pour

Place

garnie.de

faire les grillades

�CAKBOUTADÉ
carboutadé ;

CARDA

—

sm.

—

232

Fourgon,

carc, cargue, car que; s.
fonction ; devoir ; chargement.

—

Charge,

Croumpà

ue cargue, acheter une charge ;
cargue-, entrer en fonctions; pourtà-n ue cargue, porter un lourd fardeau ;
ue cargue dé rame, un fort rhume ; abé-n

entrà

en

ue cargue,
se dit particulièrement de quel¬
qu'un qui est saoul ; préne en cargue, pren¬
dre en charge ; qu'en a hèyt l'en-carc, il
l'a pris à sa charge; qu'ou ne dan l'encarc,

on

l'en

accuse.

carcà,-gà ; v. — Charger ; accabler,
exagérer ; cargù-s, se charger ; se couvrir
(en parlant du temps, notamment). V. encargà.

carcalhà, crascalhà; v. — Craque¬
carcalhà-s, se craqueler,
carcalique. — C. cacaliquei
carcamén, cargamén; sm. — Char¬
gement.
carcàn ; sm.— Carcan; collier; rosse,
cheval étique ; terme injurieux: vaurien.
ler ;

carcàn ;

sm. — Civière agricole, appelée
cibéres, pourtadére.
carcanejà ; v. — Faire des gorges
chaudes; se dit du bruit de l'eau qui bout

aussi

carcanét
V.

carcadoÙ,-re ; adj. et s. — Chargeur,
; qui charge,
carcàgn ; sm. — V. carcàlh.
carcagnà, escarcagnà, carcalhà;
v.
Se conjugue avec le v. ha, hè, faire;
(faire) entr'ouvrir, écarquiller ; carcagnà-s,
—

s'entrouvrir, s'écarter à la manière des lè¬
vres;
se
dit notamment d'une gerçure,
d'une taillade, de la bogue des châtaignes
et dos noix qui s'entrouvent ; on dit aussi

carcaqnà-s d'arride, rire bruyamment, la
bouche grande ouverte.

carcagnàt,-ade
sion

dont

l'escarre

;

s.
ou

—

la

Coup, contu¬
croûte

se

cra¬

quelle. Adj. craquelé,-e.

carcagllère; sf. — Craquelure. C. argagnèro.
carcagnét ; sm. — Petit mouvement
d"s lèvres ; léger éclat de rire.
carcagnole ; sf. — Châtaigne dont la
s'est craquelée en cuisant : coup, heurt
s"ns
gravit"; en divers lieux, qualificatif

peau

m«nris')nt.

(M4) ; sm. —. Gorge,
dou cot; râle de mourant,
—

Clavicule.

—

os

—
Forte charge.
carcassàt,-ade, carcassùt,-ude ; adj.
Qui a une forte, une solide ossature, des

gros.
carcate

(Aspe) ; sf.
p'nible. V. cargatiu.

—

Montée abrupte,

sf. — Prison. N'est guère usité
dans les hautes vallées.
carceràn,-o (Lav.) ; adj. et s. — Long
malade, qui garde la chambre ; geôlier, gar¬
dien de prison.
carci (Lav.) ; sm. — Mal long, qui dure
carce ;

que

et

traîne.
carcinà

(G.). — C. calcinà.
Caresse de chien.
(Lav.) ; sm
carcoét, corcoéyt; sm. — Aigreur
stomacale, roi aigre. V. co-bourimén.
carcole ; sf. — Ecale de noix ; jeu d'en¬
carcoèl

fant.

carcòlh ; carcòli (Lav.) ;

escargòlh ;
Escargot.
Syn. limàc (G.).
carcoulade,-lhade, escargoulhade ;
sf.
Quantité d'escargots ; plat d'escar¬
sm.

—

—

gots.
carcoulè ; adj. et sm. — Qui concerne
l'escargot; où il y a des escargots; brume
carcoulère, brouillard qui fait sortir les es¬
cargots.
carcoulhè, escargoulhè,-re ; adj. —
Chercheur,-euse d'escargots, amateur, éle¬
veur, friand d'escargots.
Syn. limaquè (G.).
carcounét (As.) ; sm. — Petite mar¬
mite.
On dit aussi garioulét.
—

Que m.'èy dat (ou hèyt)
carcagnole,
je me suis cogné.
carcagnoùn, caucagnoùn (G.) ; sm.
Gond de porte; crochet de penture.
carcàlh, carcàgn; sm.
Ouverture
bridée, tendue de deux lèvres de blessure
ou de gerçure;
par assimilation, large éclat

dérivés.

de rire. On dit aussi tariàlh,

qu'un,

—

; sm.

carcassade ; sf.

carcùl.

—

(M*)

trachée.

Syn. ùmi.

vre :

-euse

cane

carcanètch

Lou teins que-s cargue,

le temps se cou¬
cargà l'àsou, charger l'âne, accabler
le pauvre diable ; abc l'estoumàc cargàt,
avoir l'estomac embarrassé; cargà mounéde,
amasser de l'argent ;
cargà-s de tout, pren¬
dre tout à sa charge.
carcadé,-gadé ; sm. — Lieu où l'on
charge, quai de chargement.
Mià lou betèt au carcadé, mener le veau
au quai de chargement.
carcadé,-gadé,-re ; adj. — Qui peut
être, qui est en état d'être chargé ; qui est
à charge.
f.oii hé qu'ey cargadé, le foin est bon à
être mis sur le char ; ú tribalh cargadé, un
travail pénible, une véritable corvée.

bruit, à B.-L.

avec

—

C.

calcul.

Y.

ce

m.

et

ses

carcùlo (B.-L.) ; sf.— Coquille en géné¬
ra), coquille d'escargot,
cardà ; v. — Carder.
Mandà-n ta cardà estoupe, renvoyer un
fâcheux, envoyer promener : cardà la lâ à

quauqu'û,

donner

une

peignée à quel¬

�233

CARDADE

cardade ;

sf.

Cardée

; quantité que
peignée.
Que s'en an dat ue cardade, ils ou elles
se sont pris aux cheveux.
cardàdje ; sm. — Action de carder ;
quantité de laine cardée.
cardadoù, cardè,-re; s. — Card'eur,euse ; qui fait, vend des cardes.
cardarie,-derie ; sf. — Carderie.

l'on carde; au

—

fig.

une

cardàyre,-e. — C. cardadoù.
carde; sf. -— Carde, machine à carder;
les doigts, un poigne, en
style plaisant.
cardè,-re.
C. cardadoù.
Cardoû cardè, chardon des cardeurs, car—

dère.

(G.)

bosselé
(hydnum repandum, champignon) nommé
;

sm.

Hydne

—

aussi

brouquissoun.
cardée, cardie

sf.

;

—

Raie, ornière,

sillon.
; sm.

—

Rainure faite dans

une

cardegnà ; v.
une planche

des rainures
de l'assemblage ;

Faire

—

en vue

bou vet er.

C. cardine.

—

cardenéyrou (Bay.).

—

cardinejà

;

cardine.

Imiter le chant du

—

cardinquère (M1)

; sf. —Lieu où il y
beaucoup de cardine (réglisse).
cardoéte ou cardouéte; sf .— Chou
fourrager.
cardoû,-doùch ; sm. — Chardon (plan¬

a

te).
Cardoû

d'àsou, chardon aux ânes ; car¬
chardon étoilé, chaussetrappe; cardoû cardè, chardon à foulon,
cardère ; dechà tous cardoûs taus àsous,
laisser ce qui n'est pas bon aux imbéciles ;
doû de Ste-Marie,

dit aussi

cun

que

:

tous cardoûs taus àsous, à cha¬

; pèche cardoûs, manger
l'on peut avoir, faute de mieux.
son

goût

car-dou-cèu ; sm.
la constellation de la
—

—

ce

Chariot de David,

grande Ourse,

C. cardoû.

cardouche ; sf.

—

Grand chardon

;

la

cardoùn dous tessoùns
Chardon des

pourceaux,

(G.)

; sm.

—

laitron (sonchus,

carderie.

—

C. cardaria.
—

!

Que-m lies û beroy cardî! Tu

es

joli

un

monsieur !

Syn. cardinàt; carmràt, cardinoùn (L.).
(B.-L.) ; sm. — Pierre d'angle;
angle d'une construction.
Syn. canlàu, cantoû.
càrdi

cardià.

—

cardiadé ;

C.

cardegnà.

sm.

—

Bouvet

—

cardillàt.

(outil de

C. cardée.
—

C.

cardt.

On

dit

aussi

cardinàl.

Désigne quelquefois un petit, un
chardonneret ; au fig. un enfant

éveillé.

cardinàu ;

sm.

l'Eglise.
cardinàu; adj.
sons
do important.

—

—

—

—

Onopordon

Chardon des blés,

; sf. — Remblai, soutènement d'un
vertical, d'une rive; talus. V. cale.
I.a càro dou baràt, d'à arrabén
(ÏT.-Big.).
care; sf.
Visage, figure, face de
l'homme; mine.
Boune care d'òste, bonne face d'hôte,
visage aimable; maie care d'òmi, visage
mauvais; care à care, face à face; care dret,
visage franc, ouvert.
carè (Lav.). — Dans cette expr. : û carè
de hoéc, un feu flambant. Y.caralhe.
carélh, calélh ; sm.
Chaleil, sorte
do lampe à huile en métal ou de terre
care

bord

—

—

me¬

nuisier).
cardie.

Syn. pè d'àsou.
cardùch,-e ; s.

sf.

cardùcho (G.) ; sf. — Cardère (plante),
cardùs (B.-L.) ; sm. — Grosse carde,

cardî,-ne ; s.
Chardonneret ; sa fe¬
melle. Au fig. personne avisée. Peut se
prendre en mauvaise part, comme en fran¬
çais le mot moineau : c'est un joli moi¬

jeune

v.

carduche grane ;
acanthe (plante).

C. cardî.

cardère ; sf. — Chardon des cardeurs,
foulon (dipsacus fullonum). V. cardè; en

neau

peu

plante). V. leyterése.

cardeline.

c.

un

cardère. Cf. cardùcho.

dans

F.av.,

Nom de vache

chardonneret.

car doùch.

cardégn
planche.

—

CARÈS

grise.

on

cardèc

à

cardine ; sf.

—

Cardinal, prince de
Cardinal,

V pecat cardinàu, un péché
faille importante. V. capitàu.

avec

grave,

le
une

cardine, careline; sf. — Réglisse des
montagnes. Y. bagnèu, cardère,

oui te.

Syn. crusà, crusàu, toundrét.
carélho (G.) ; sf. — Colchique.
Syn. brame-baque, po-cagniu, pourioulét.
careline.

V. cardine.

care-loung,-gue ; s. — Qui a la figure
allongée. Cf. cariloung.
caregnè,-re (L.) ; adj. — Carnassier,ère; Carnivore.
Corbe caregnère, corbeau carnassier,
carementràn (E. du G.) ; sm. — Le
mardi gras.

carès ;

cie;

sm.

—

Face barbouillée, noir¬

de carnaval.
Syn. caréte, caratache.
masque

�CARÉSME

—

CARITATIU

234

carésme, carême, coarésme;
—

sm.

Carême.

Ha carésme tout l'an,
née ; care de carésme,

jeûner toute l'an¬
visage maigre, de

jeûneur. V. carnabàl.
Dans le cortège carnavalesque, un per¬
sonnage figure Carésme; il est l'adversaire,
la contre-partie de Pansàr, qui personnifie
le temps de Carnaval. On le représente avec
un fourgon dont il
se sert pour éparpiller
la braise'des foyers; il port" un gril avec
des sardines salées ou la queue d'une mo¬
rue ;
quand il entre dans les maisons, il
vise

décrocher

à

boudins

!&lt;»s

et

au

froltement rude, frottée.

caressàn,-te

;

adj.

—

Caressant,-e ; ai¬

mable.

Syn. carignoùs.
caressàyre,-e ; adj. — Qui caresse;
joleur; enjôleur,-euse.
carésse ; sf. — Caresse; cajolerie.
Syn. bayline.
carèsti,-tie ; cariste (L.) ; sf.

ca¬

—

Cherté.
La carèstie de la bite,

carestiè ;

sm.

—

la cherté de la vie.
Etat de cherté ; même

que le préc.
carestioùs,-e, carestiu,-tibe ; adj. et
s.
Oui vend cher ; qui met sa marchan¬
dise à de hauts prix. On dit aussi, mais plus
sens

—

rarement, carestiè-re,.
caretà ; v. — Mettre

un masque sur le
caretà-s, se masquer.
caréte ; sf. — Masque, faux visage dont
on
se
masque ; fronton de maison ; treille
devant la maison. Peut se prendre en mau¬
vaise part.
Que hè ue lède caréte, il a une vilaine
face, un vilain air, un visage désagréable,
peu rassurant.
cargà. — C. carcà et dérivés.
cargadé,-re ; adj. et s. — Lieu où l'on
charge, quai de chargement : ce qui sert à
charger; qui est à charge. V. cargadis.
cargadé (B.-L.) ; sm. — Litt. une char¬
ge. Une grosse femme, un gros paquet. Y.

visage

;

carcadé.

cargadis,-so (Lav.); adj. — Qui est
surchargé,-e, bien plein,-e. S'em¬
ploie avec le même sens en d'autres lieux,
cargadis,-se, cargadìu,-tìu,-ibe ; adj.
et s.
Qui charge; qui est à charge; qui
préoccupe; qui est de nature à être chargé.
V. cargadé.
Tribàlh cargadlu, travail pénible; hé cargadlu, foin prêt pour le chargement. V.
souvent

—

carcadé.

cargasoû ; sf.

selon la matière et le pays ;
bois coupé valait environ trois

attaque impétueuse.
Cargue qui plats nou pèse, ou que-s porte
l'ayse, charge qui plaît est légère (die.).
carguiu,-ibe. — G. cargadis.
cari (Lav.) ; sm. — Brume légère. On

à

dit aussi cariàdo; sf.

carià-s ; v. — Qui se carie,
cariadure ; sf. — Carie dentaire,
carie (Lav.). — C. carlts, bogue de châ¬
taigne; pépin de fruit: au fig. personne
revêche, d'un caractère désagréable.
carière,-èyre. — C. cadière.
carignoùs,-e (L.) ; adj. — Calin,-e;
caressant. V. calî, affectueux.
carilhoû,-e ; adj.
Superdim. de ca,
cher, mais dans le sens ironique.
Aço qu'e.y bèt drin carilhoû, ceci est bien
trop cher, d'un prix trop élevé.
cariloÙng,-o (Lav.) ; s. — Qui a la fi¬
gure allongée.
Carinàc ; n. p. — Fils de Carine (Cathe¬
rine). N. de p. et de 1. Carinac, Carignac.
cariò ÍBig. G. L.). — C. cariât.
cariole ; sf. '— Brouette; carriole; petit
char ; mauvaise voiture.
cariòt, cariòu; sm. —| Chariot; pou¬
lie V. carruchè) ; p"tit. système sur roues
pour apprendre à un enfant à marcher.
—

V. estante.

carioulà ; v. — Transporter en cariole,
charroyèr.
carioulade,-tade ; sf.— Contenu d'une
brouette, d'une cariole; on dit parfois ca¬
ri oulàt ; sm.

carioulàyre,-e, carioutè,-re ; adj. et
Cnlui, celle qui conduit une cariole;
celui, celle qui transporte avec une cariole;
s.

—

cha rretier.

cariste

(G.-M.). — C. carèsti.
carit,-ide ; adj. et s. — Chéri,-e.
carît ; &lt;f. — Poussière fine, débris

la chandelle de résine laisse tomber
lant. V. carie, esterline.

caritadoùs,-e
toyable.
el

Cargaison.

adj.

;

—

en

que

brû¬

Charitable; pi¬

caritat ; sf. — Charité ; amour de Dieu
d'autrui ; aumône.
Dnt-me la caritat, per

tes-moi
pour

la

charité,

amoà de Diu! fai¬

donnez-moi

l'aumône

l'amour de Dieu ! (formule des men¬

dia ni s).

caritatiu,-tibe
—

la cargue de
stères ; char¬

ge,

saucisses

plancher, tandis que Pan¬
sàr tâche de l'en empêcher.
caressà ; v. — Caresser, cajoler. V.
baylà.
caressade ; sf. — Longue caresse, cajo¬
lerie: action de caresser; ironiquement,

qui pendent

cargassejà ; v. — Charger et déchar¬
des fardeaux; traîner une charge.
cargatìs,-ibe. — V. cargatiu.
cargue, carque ; sf. — Charge, far¬
deau ; obligation; chose onéreuse (V. carc) ;
mesure
de capacité (V. car) ; elle variait

ger

;

adj.

—

Charitable, qui

aime à faire l'aumône, à porter secours.

�235

CARITS

carìts ; sí.

Nom de la bogue de la

—

châtaigne en Rig.
Syn. arissoû.
Carlamagne ;

Carlamagne, il se croit pair de Cliarlema¬
gne, mais perroù signifiant chien, on voit
du calembour.

sens

carlamàn ;

sm.

un

coureur

Epithète dont on
vaut pas cher,

—

giiitifie quelqu'un qui
de cabarets

ne
et

de filles. Cf. ali-

màn.
carlamuse ;

sf.

—

Cornemuse

.

On

CARNÈRE

du

carnaval, jours gras, se nom¬
particul. : dimèrs siarroùs,
didjàus lardé, dibés oebè (ou oeuarè), dissàtle cresperè. diménje cabè, dilûs gras,
margaràs (ou carnabal), mensiarroùs, (ou
Cendres).
Ces appellations ne sont pas particulières
i u
Lav., 011 les entend aussi dans divers
lieux du B. et de la Big.
ment

n. p. — Cliarlemagne,
dans cette expr. pour désigner un fat or¬
gueilleux : qu'ou semble d'està pèrrou de

le

maine

—

Lav.

en

carnabalade ;

sf.

Mascarade

—

désigne aussi parfois sous ce nom tout au¬
tre instrument de musique rustique
: haut¬
bois, pipeau.
Syn. à Bagnères, gàyto.

que.

carlî,-ne ; s.
qui est relatif à

tissements de carnaval ; les imiter.

était

Carolin, monnaie anc. ;
un Charles ; la llure carline
monnaie de Charles-Quint. V.

une

—

caroulî.

carline; sf. —• Carline (plante),
carliste,-e; adj. et s.
Carliste,
carmagnole; sf. — Carmagnole; n'a
guère conservé que le sens figuré dû au

carnabalè,-re

femmes de la Révolution et

des

désigne

une femme mal accoutrée, désor¬
donnée, une virago. On emploie aussi le
masc. carmagnòu, mais rarement.
Aquére carmagnole! Cette vilaine fem¬
me !
On dit toutefois aussi à quelqu'un à
qui on promet des coups, une correction :
que-t harèy dansà la carmagnole, je te ferai
danser; quin carmagnòu d'òmil Quel dia¬
ble d'homme! A quel dròlle. que semble
toustém ii carmagnòu, cet enfant est tou¬
jours mal accoutré.
carmàlh, cramàlh, cremàlh, crimàlh; sm. — Crémaillère.
Da û pic, au carmàlh, faire une encoche
à la crémaillère; se dit à l'occasion d'un
fait, d'un acte, d'un événement extraordi¬
naire; lou cramàlh 'qu'ey Ion rey de la
rnaysoû, dicton qui provient sans doute du
fail que le pnt à soupe doit être suspendu
à

la

crémaillère et que, sans son

la

secours,

pourrait cuire les aliments; qu'en, y
obéré ta coupa lou cr&gt;malh, il y aurait de
quoi tout casser, c'est un fail. un cas extra¬
ordinaire.

càrme ;
carmèl ;

—

sm.

Carme

—

(religieux),

Carmel, monastère,

carmélite ; sf. — Carmélite,
carnà (G.) ; v. — Crier (en parlant des
corbeaux, des nies, des oies).
Le

carnabàl ; carnabàn (Arm.) ; sm. —
temps de Carnaval ; personnage portant

un

déguisement;

I.ou

carnabàl, est

ior Janvier

au

mal accoutrée.
la période qui va du

personne

Mardi gras.

Aquere licnme, qu'ey û carnabàl, eetle
femme est ridiculement habillée. V. carésme

et

Pansàr. Les jours de la dernière se¬

Membre d'un

■*—

Se livrer

—

cor¬

diver¬

aux

carnabalejade ; sm. — Action imitant
carnabalade, pitrerie; mascarade faite
carnabàn

(Arm.).

carnàch ;

sm.

C. carnabàl.
Echarnure, terme

—

—

d'équarrisseur.
carnacioû, carnadure

;

sf.

—

Carna

lion.

carnàdje
carnage,

sm.

;

Viande

—

en

général;

tuerie.

carnadure.
carnalà ;

C. carnacioû.

—

v.

Faire

—

une

saisie de bé-

lail

(vieux).
carnalàdje

; sm.

Action de saisir le

—

bétail.
carnalamén ; adv.

carnalitàt.
carnasse

—

sf.

;

C.
—

—

Charnellement,

carnacioû.

Grosse viande ; quan¬

tité de viande.

carnassè, carnissè,-re ; adj. et s. —
Qui aime la viande; amateur de viande;
autrefois, boucher, sens conservé mais
vieilli en B.-L. (carnassè).
A

la

villes

bile

(les

que

soun

gens)

carnasses,

mangent

dans les

beaucoup

viande.

carnasserie ; sf.
viande

—

Quantité de

de

grosse

boucherie mal tenue ; autrefois
boucherie, sens conservé mais vieilli en B.1,.

sm.

acte

hors la période de Carnaval.

ne

ou

; s.

tège carnavalesque.
carnabalejà ; v.

—

souvenir

;

sérieux, grotesque, ridicule ; troupe de
mal habillés.
Aquére nouce, qu'ey ue carnabalade,
cette noce est un vrai cortège carnavales¬

peu
gens

;

(carnasserlo).
carnàu; adj.
carnàu ; sm.

vance;

droit

sur

—

Charnel.

Saisie de bétail; rede¬
le bétail entrant prélevé

—

par le Beguè (vieux) ;
\ ision
de porc salé.

viande nouvelle

; pro-

carné, carnùs ; sm.
Charnier; cha¬
mauvaise viande; plaie puante, ou
—

rogne;

saignante.
carnelàt,-ade

; adj. — Crénelé,-e.
carnère, carnùmi; s.
Grande abon¬
dance de viande, avec l'idée de satiété, de
—

dégoût,

�CARNÉS

236

CARRASCA

—

carrabasses ! excl.
inoffensif.

carnés ;

carnèu (G.) ; sm. — Créneau.
Syn. dentélh.
carniè ; sm. — Carnassière, sac de chas¬
carniròt

(L.) ; sm. — Chardonneret.
Syn. cardi.
carnissàyre,-e. — C. camassé.
carnissè,-re ; adj. — Qui se rapporte
la

viande.

poids
i.ioo

Carrabos, Garrabos.
(R.-L.); sf. — Tête d'épin¬
gle, de clou; ensemble des gousses d'ail
réunies sous une même enveloppe. Y. ca¬
carrabòsso

C. carnassè. Liure carnissère,

bosse.

gr.

carnùmi ;

sm.

—

juron

p.

valait environ /|8 onces, soit

qui

Sorte de

carrabère ; sf. — Troupe de petits en¬
fants, les petits enfants. Y. canalhè, maynodè, maynadls.
carrabòs,-se ; s. — Tète ronde. N. d.

seur.

à

—

carràc ;

sm. — Cri de la pie, du geai,
de bruyère, des gallinacés et même
(L.) des batraciens. V. carrin-carràn.
carracà ; v. — Crier comme la pie, le
geai, etc. ; jacasser.
carradé,-re ; s. — Qui peut être mis en

V. carrière.

du coq

carnùs ; sm.

— Mauvaise viande ; cha¬
Terme injurieux, méprisant pour
désigner une femme publique.
carnùt,-de ; adj. — Charnu,-e.
caroade (L.). — Contrac, de carboade.
caròc (Lav.) ; sm. — Rractée du maïs.
Cf. bêle. Dans cette expr. : quin caròc de
hcrnno ! Quelle grosse dondon !
caròli.
C. caroulî; est resté dans
quelques expr. telles que : n'èy pas û caròli,
je n'ai pas un sou; nou-m soubre pas soularnén û caròli, il ne me reste pas la moindre

rogne.

carré.

carradure ; sf. — Carrure.
carraflàt,-ade ; s. — Contenu d'une
carafe.

—

carraflàyre ; sm. — Verrier, fabricant
sobriquet des gens de Moustev
(Landes) où il y avait des verreries,
carrafle ; sf.
Carafe,
de carafes ;

monnaie,

caròlis ; sm.

carrafloû ;

Courlis (oiseau).
Syn. courbachâ, courbagàu, œrlis, flèu.
caròp ; sm. — Bogue de la châtaigne;
—

écale.

Syn. arissoû, carlts.
caròscle; carròsclo (G.); sm. — Ti¬
ge de maïs restée en terre après la récolte.
caroulî; sm. — Carolin, ancienne mon¬
naie. V.

carií, caròli.

carouline ; sf.

— Peuplier
carolin.
carpàdo (G.). — C. canchèro, cautère
carpàut. — Métathèse de crapàut.
carpe; sf. — Carpe (poisson),
carpi, carpià ; v. — Peigner le lin ;
au fig. donner une peignée à.
carpiade ; sf. — Peignée,

carpilhoû ; sm. — Carpillon.
carpintèrou ; sm. — Pou,

en

style

carràn, carrée, coarrèc (G. et L.) ;
Rainette. Cf. raynéto (Big.).
carraquère ; sf. — Bruit que font une
bande de pies en criant; jacasserie bruyan¬
sm.

charrette, véhicule.
—

Importun,-e,

fâcheux. V. Jussïu.

Mettre

—

te.

carquiu,-ibe (L.) ; adj.
—

Carafon.

Carrément.

carpit ; sm.'— Charpie,
càrpou (G.) ; sm. — Charme (arbre),
carque. — C. carçjue; à Poey-dc-Lescar,

v.

—

—

familier.

carrà ;

sm.

carràgn,-e ; adj. — Grognon,-ne; gei¬
gnard. Confronter avec carràn.
carragnà ; v. — Grogner, grommeler,
geindre. Confronter avec carràn.
carragnade ; sf. — Action de grogner,
de. geindre.
carragnadére, carragnère ; sf. —
Manie de grogner, de geindre.
carragnàyre,-e, carragnoû,-e; adj.
et s.
C. carràgn.
carragnejà. — Fréq. de carragnà.
carragnère. — C. carragnadére ; suite
de plaintes de grognon.
carragnoùs,-a (H.-A.) ; adj. et s. —
Grincheux,-euse ; âpre (en parlant de cho¬
ses, d'une personne).
carramén, carradamén; adv. —

d.;
en

carré,

caille.

carrer; ca

drer.

carrà ; sf. — Raie.
Ma la carrà, faire la raie

carraquét, carrasquét; sm. — Dim.
carràc; petits cris de la poule, de la
carraròt, carreròt

; sm.

—

Petite

rue,

venelle.
aux

cheveux,

de pigue ; sf. —
Gomme des arbres. V. Mour-de-bigue.
carrabàs ; sm. — Amas, quantité de
choses; train de choses. A rapprocher de
purrabàst et de bacanàl.
carrabassère, carrabère ; sf. —
Grand nombre de petits enfants.

carràs (B.-L.) ; sm. — Réunion de cho¬
attachées ou enfilées à la façon d'un

carrà-de-bigue,

ses

chapelet.
Et carràs d'eres esquères,
rattachées par une corde.

carrascà ;

v. — Jacasser ; coasser ; grin¬
faire braire une crécelle; en Lom. en
outre, gratter énergiquement.
cer;

I

les sonnailles

�23?

CARRASCAYRÈ

carrascàyre,-clàyre,-e
Fabricant, marchand,-e de

adj. cl

;

crécelles

s.
;

—

qui

agite une crécelle ; personne ennuyeuse par
ses jacasseries.
Sobriquet des gens de BidosOloron.

carrascle, carrasque ; sf.

carrasclejà,-quejà
ci-i'celle ;

; v.

—

Crécelle.
Jouer de la

—

sm.

—

Nom donné

au ros¬

signol à l'arrière-saison.
carrasquét (As. G.) ; sm. — Cri grin¬
çant (d'un grillon par exemple) ; objet grin¬
çant comparé à une crécelle ; dim. de carcasque ; homme qui a la voix aigre.
carrasquéy,-e ; s. — Jacasserie ; bruit
de crécelle.

carràsso

(Lav.) ; sf. — Toul'fe ou ce qui
ressemble. On dira ùo carràsso de là,
pour désigner une quantité de laine cardée
y

et

divisée
carrassòla
non

carrejà ; v. — Charroyer, transporter;
carrejà-s, se porter.
Que carréji û machàii rùme, je traîne

(H.-A.); sf.

—

Groseille à

(H.-A.)

; sm.

—

Ue

carrejade de patàcs, une charge de
rossée.
carrejadé,-re ; adj. — Qui peut être
transporté.
carrejadére ; sf. — Véhicule rustique
(chariot, traîneau, etc.).
carrejadis,-e ; adj. et s. — Choses
transportées ; qui se transporte.
carrejadoù,-re ; s. — Transporteur,
coups, une

-euse.

—

tée.

carratè, carretè,-re; adj. cl
Charretier,-ère.
C'anU carratè, chemin charretier,

carratejà, carretejà;
faire des transports.

v.

—

s.

—

carratère ; sf.

Char-

Chemin étroit, tracé
cultivées, les landes, les

Charretier (vieux) ; che¬
chemin creux ; ravine ; or¬
charroi, corvée charretière. N. d. p.
—

nière ;
Y. carriàu.

carràu; sm. — Cuve à vendange; en
certains lieux, char dépourvu de ridelles et
utilisé notamment pour les vendanges, le
transpoit des barriques; carreau d'arbalète.
carrée (13.-L.) ; sm. — Espèce de bou¬
cle en forme de 8, de bois ou de fer aux
Irous de laquelle on passe des cordes.
Et carrée d'era gòryo, le gosier,
carrée (L.) ; sm. — Clàquette ; crécelle.
V. carrasque; petit crapaud; en certains
lieux, nom do la rainette. V. carràn, arrâ,
cuc; carrées, sobriquet des gens de Bavonne.
carrée ; sf.
Cuve à vendange ; en
Lav. réunion de carrées, de boucles, de
ronds; on appelle carréo d'ère esquio, l'épi¬
—

dorsale à

causo

de

ses

—

cé

v.

— Porteur de lait,
Placer, tracer des car¬

des carrés.

carrelade ; sf.

—

carreladis,-se

; sm.

en

Parquet de
—

carreaux.

Carrelé,-e; tra¬

carreaux.

carrelàdje

; sm. — Carrelage,
carrelât,-ade; adj. et s. — Carrelé,-e;
parquet de carreaux.
carrelàyre,-e ; adj. et s. — Carreleur,
-euse.

carrelét ; sm. — Carrelet,
lier poisson, faux turbot,

règle d'éco¬

,

carrèlo (G.) ; sf. — Poulie.
Syn. carruchc.
carrelòt (G.). — C. carreròt.
carreloû (Lav.) ; sm. — Rainure. Cf.

carrièlo, cardégn.
carréo

—

à des carrées. V. carréo.

; sm.

carrelà ;

(B.-L.) ; sf. — Sans l'expr. éra
esquio, l'épine dorsale. V. carras.
carrera ; sm.
Voie, rue plus étroite
que la carrère, et plus large que le carreròt.
carrerane (L.). — C. carrère.
carrère (M1) ; sf. — Vache qui a un
jeune veau (carréi).
carréo d'éra

royer ;

à travers les terres
bois ; ornière.

carréje-lèyt
reaux,

Groseiller

épineux (plante).
carrât,-ade; adj. — Carré,-c.
Laurà au carrât, labourer au carré, c'està-dire en croisant les sillons ; téche au car¬
rât, tisser au carré, expression technique.
carrât; sm.
Carré; mouchoir de
femme pour la coiffure.
carrât,-ade (L.) ; s. — Contenu d'un
char: un carrât, ue carrade de boy, un
char (3 stères) de bois.
carratade, carretade ; sf. — Charre¬

ne

car¬

ré] e ! Que le diable t'emporte!
carrejade ; sf. — Transport; action.de
se faire
porter ; charroi ; chargement d un

maquereau.

carràu ; sm.
min charretier ;

mauvais rhume; lou diable se t'en

U:i

canoûs.

en

carrassoulè

CARRÊT

véhicule ; rossée.

jacasser.

carràsclou ;

—

vertèbres assimilés

—

carrère ; sf.
l ue

;

chemin

esl souvent

;

—

la

Voie entre des maisons

rue

appelé la carrère. N. d.

p.

lia-s carrère, se faire faire de la
faire écarter les gens pour passer;

carrère,

ouvrir la

;

centrale d'un bourg

voie, donner

la

place,
oubrl
voie,

débarrasser des obstacles, les surmonter; se

débrouiller; eretè de carrère, héritier de la
rue, enfant trouvé.
carrerè,-re ; s. — Qui habite la car¬
rère, le bourg.
carreréte ; sf. — Petite carrère; raie
qu'on fait pour se coiffer; jeu d'enfant.
carrét ; sm. — Chariot; petite char¬
rette ; tombereau. Dans la moitié Sud du
C. et en Big., chariot court à deux roues
pour les transports agricoles, tandis que le
car est un char long à quatre roues. Dans
le reste du G. on n'emploie guère qu'un
char demi-long à deux roues qu'on appelle
car.

�CARRÊT

238

CAUROCH

—

carrét, carroù (M1 Big.). — Veau de
jours. Cf. avec chàrre et chètre.
carretà, carratejà ; v. — Faire des

8 à i5

charrois.

carretàt,-tade

càrretàyre
rettes ;

; s.

; sm.

Charretée,
Fabricant de char¬

—

—

voilurier. V. carratè.

carréte ; sf.
carretè.

—

Charrette,

C. carratc.

—

carretejà. — V. carrela.
carretejàyre,-e ; s. — Charretier,-ère,
voiturier professionnel.
carretère.

C. carratère.

—

Carreau, carré ; carreau
jeu dé cartes.
U carrèu de casàu, de bilre, un carreau
de jardin, de vitre ; debirà carrèu, tourner
carrèu ;

sm.

—

du

du

carreau.

carrèu ;

sm.

Carreau, mésentente

—

carréy; carréyo,-jo (Arm.) ; s. —
corvée avec attelage ; convoi d'at¬
telages ; voie, chemin. V. carrlu.
lia û carréy, effectuer un transport, faire
un*.'
corvée avec attelage, charroyer ; macliàn carréy, mauvais chemin.
carréy; sm. — Variété de pomme rou-

Charroi ;

erp

carreyà. — C. càrrejà.
carréyo (Big.). — Forme de

carrée,

cuve.

Sorte de voiture ; cabrio¬
certains lieux est considéré comme
un pérojatif de char, de calèche, et s'em¬
ploie sur le ton moqueur.
carriàto (G.). — C. carrée, cuve,
càrri ; sm.

let ; en

sm.

Chemin charretier. V.

—

carràu.
carribe ; sf.

—

Petit chemin creux, en¬
N. de p.

caissé. C. carrère. V. carrìu.

carrìc (L.) ; sm.

Pot à soupe en terre.

—

oùlo.
carrîc-carràc ; nom. —
d'élitrçs de certains insectes,
courant sur le papier.

Cf. toupî,

carricòts ; sm.

Syn. corcoéyt.
carriè, çarriè
ceyrè (Or.); sm.

pl.

—

sm.
—
Carillon; au fig.
répété qui agace.
Que-m abures dab lou toû carrilhoû, tu
m'agices avec Ion rabâchage; que hèn at
haut carrilhoû, dit-on en Lav. de gens qui
dépensent au delà de leurs moyens.
carrincà,-clà, carrisclà ; v. — Grin¬
cer,
crier (en parlant d'une chose mal
graissée; porte, roue, etc.).
carrincadére ; sf. — lîruil d'une cho¬
se qui grince ; grincement prolongé.
carrin-carràn ; sm. -— Dans cette ex¬
près. : anà carrin-carràn, aller de ci, de là,
grincer en roulant (en parlant d'un véhi¬
cule) ; lui carrin-carràn, n'avoir pas une
santé florissante;* se porter couci-couça.
carrincàyre,-e, carrinquét,-e; adj.
et s.
Qui grince; geigneur agaçant,
C. carrincà.
carrinclà.

carrilhoû ;

—

carrincouteyà (Lav.) ; v. — Charrier,
charroyer; vivre tant bien que mal.
carrinque ; sf. — Hiement, grince¬
ment, son aigre; instrument, objet qui
grince; au fig. geignard,-e ; personne aga¬
çante par sa voix aigre, ses rabâchages.
carrinque-carranque ; sf. — Bruit
désagréable de choses qui grincent ; musi¬

discordante, grinçante.
carrinquère ; sf. — Grincement qui se
prolonge.
carrinquét ; sm. — Grincement. C.

que

carrincàyre.

carriò, carriòu, carriòt ; sm. — Cha¬
petit véhicule à roues basses ; jeu de
poulies du métier à tisser; roulette d'en¬
fant ; en M' Big. aussi traîneau. Y. cariât.
carriole.
C. cariole.
C. carioulà.
carrioulà.
riot ;

—

—

carriscà

Grincement

de la plume

ou
—

carriu
carriu ;

Aigreurs stoma¬

sarriè (M') ; çayrè,
Charrier. Cf. cenedé,
—

Rainure. Cf. car-

reloù.

cours

v.

—

Caril¬

lonner.

Carillon plutôt pro¬
peut aussi signifier une brève son¬

carrilhoade ; sf.

C. car¬

(G. et Big.) ; sm.

—

—

cloches.

carrilhoàyre,-e ; adj. et s.

—

Caril-

Véhicule,

sf.

—

Chemin creux; lit de

d'eau. V. carribe.
—

Grogne¬

ment; action de maugréer.
carriulà ; v. — Rouler ;
des

roues;

transporter sui¬
charrier; carriulà-s, se porter.

carrejà.
—
Action de quelque
qui roule; transport; trace de roue,

carriulade ; sf.
chose

carrilhoà, carrilhounà;

—

chariot.

Y.

lonneur,-euse.

(11.-A.) ; carrisclà.

carriu-carràn (Lav.) ; sm.

carrièlo (l.av.) ; sf.

:

piètre caril-

rincà.

cierrè.

nerie de

Mauvais,

—

bruit

cales.

longé

s.

—

des enfants.

carriàu;

carrilhoè,-ère ; adj. et

maladroit sonneur de cloches,
lonneur,-euse.

ornière.

carroà,-ade ; s. — Semis, champ de
carroû, caron, mélange de blé et de seigle.
carroà ; v. — Mélanger le blé et le seigle.
carròch, carròche, carros; sm. —
Carrosse. V. càrri.

�239

CARROGNE

carrogne, carrougne ; sf.

— Charo¬
femme de mauvaise conduite; le ter¬
me,
toutefois, n'a pas toujours un sens
aussi péjoratif, quoique constituant une
injure. On emploie parfois, le masc. carràgn, carroùgn, pour désigner l'égal de la
carrogne. V. carnùs.
carrole ; sf. — Enveloppe de chènevis ;
|)lante aromatique (?) dans le G.
carrole (Os.). — G. garole, houle, et c.

gne;

caroscle.

carròp.

C. caròp.
— Enveloppe de
la graine
la graine complète. V. lière.

carros

di

lin

:

—

;

carros.

sm.

•—

C. carròch.

carròsclo (G.).

C. caroscle.
carròt, garrot (M*) ; sm. — Rocher,
—

surtout rocher saillant. N. de p.

carrote ;

sf. — Carotle (V. pastanague) ;
joué, farce, tromperie.
Jougà, tirà la carrote, tromper, mais non

tour

gravement.
carroû ;

Caron, méteil ; mélange
seigle.
càrrou iB.-E.). — Dans celle expr. plai¬
sante: hè ù beròy càrrou, faire un joli
mélange, en parlant notamment d'une réu¬
nion de jeunes gens et de jeunes filles.
càrrou (Ray.) ; sm. — Charreton. V.
sm.

—

de froment et de

càrri.

carroùgn,-e. — V. carrogne.
carrougnà-s ; v. — S'écorelier légère¬
ment. Employé aussi pour
carragnà.
carrougnade ; sf. — Acte de carrogne;
morceau de charogne, de mauvaise viande ;
excoriation.

carrougnè, carrougnis ; sm. — La
carrogne; la vie de ces gens.
carrougnè,-re ; adj. — Acte de carrfjgn, de carrogne.
carrougnère; sf. — Bande de gens

gent

tares ;

mauvais lieu.

carroussà ;

Carrosser

transpor¬
; en M' prend aussi le sens
d'urrousstgà et de carrussà.
carroussà ; v.
Dréger le lin.
carroussàble,-e ; adj. — Carrossable,
ter

en

v.

—

carruchà,-ssà ; v. — Faire rouler, his¬
au. moyen
d'une car ruche ; charrier,
entraîner, emporter.
carruche,-russe ; carrùtcho (B.-L.);
sf.
Poulie, petite roue; poulie du métier
à lisser ; la poidie et sa courroie ; rouet
d'arbalète; sorte de traîneau. V. carrasse.
Au tig. personne maigre, aux os saillants;
personne qui tourne et vire sans faire
grnnd'chose qui vaille.
carruchès ; carrutyès (Lav.) ; sm. pl.
Les suspensions de la lisse qui, dans le
métier à tisser, glissent sur les carruchès.
carruchès,-ères, carruchéts,-étes,
carrutyès,-èros (M') ; adj. et s. pl. —
Fabricants, vendeurs,-euses de carruchès;
ceux, celles qui se servent de la carruche;
carruchéts, sobriquet des gens de CetteKvgun (B.-P.).
carrùs (Bay.) ; sm. — Eboulis.
carrùs (Gl.). — C. carròs et aussi sorte
de traîneau muni d'un rouleau de pierre
(/•i pèyro) pour dépiquer les céréales sur
l'aire. (Syn. rebàlo) ; petit traîneau ou cha¬
riot sur lesquels on transporte la charrue.
carrussà ; v.
Traîner. V. carroussà
—

—

—

et

carrussade ; sf.

la

agricoles. V. carruche, carrùs.
Syn. lèye, trajine.

ports

car-salàdo

carroussère ; sf.

Baies

en

porc.

V. cansàlàdo.
(As.) ; sm.

du lin.

Danse, bal à l'oc¬
teillage du lin ou bien sur le lin
pour le battre en en détacher la graine (car¬
ros). lin Eav. herbe dure à faucher, par
anal, sans doute, le lin ayant une tige dure,
carroussè,-iè ; sm.
Carrossier,
carroutère, garroutère (M') ; sm. —
Lieu où il y a des rochers (carròts).
carroutìs (M') ; sm. — Endroit où il
y a des rocs, des rochers éparpillés.
—

casion du

—

sf.

;

—

Viande salée

confit, surtout viande

cart

—

ou

ou

lard de

Chiendent épineux.

V. agrain.

cartàble ;

;

Fréq. de carroussà.

(G.)

mise

sm.

cartahòu,-ole

—

;

Cartable.

adj.

—

Demi-fou,-folle,

exalté .V. bariàt.

cartalade ;
pourvu

sf.

—

Contenu d'un eliar

de cartaules. V. carrât,-ade.

cartale.

C. cartaule.

—

cartassade ; sf.

d'un véhicule.

—

carrusse.

carrusse,-uche ; sf. — Sorte de traî¬
neau en usage dans les
hautes vallées, Aspe
et Ossau, particulièrement. Il seit aux trans¬

carroussade ; sf. — Contenu d'un car¬
; trace du passage d'un carrosse ou
—

Trace, sillon laissés

—

le passage d'une carrusse ou similaire.
carrussàyre,-e ; adj. — Ouvrier qui,
dans la montagne, traîne du bois; qui mène

rosse

; v.

carruchà.

par

—

carroussegà

CARTAU

ser

carrosse

carroussè ; sm.

—

—

Partie de cartes lon¬

importante.
cartassè,-re cartàyre,-e ; adj. et s.
Qui joue aux cartes d'habitude; joueur

gue ou

—

habituel et

passionné.

cartassejà
ment

cartàu
tàu ; sm.
V.

;

v.

-j-' Jouer continuelle¬

cartes,

aux

mieux quartàu, quoarQuartaut (mesure de capacité).

ou
-—

quartàu.
cartàu;

sm. — Bâti de caisse de char,
parfois le char même ; la caisse du cartàu
est longue et étroite. V. catàu.

�CARTAULE

CASALÊT

—

240

cartaule

ou
car-taule; sf. — Plan¬
(taule) de char qui, selon les besoins
ou
l'usage, sert à former la caisse ou à
augmenter ses proportions, sa capacité. En
style badin, on appelle cartaulcs le thorax,
appelé aussi taules de l'estoumac.
Hicà las cartaules, se dit quand, à pro¬
pos d'une réception, d'une fête, il y a lieu
de faire largement les choses.
cartàyre,-e ; s. — C. cartassè; qui don¬
ne des cartes dans une partie.

che

carte ; sf.

—

cartè,-re.

—

cartejà
des cartes

; v.
au

cartilho

Charte ; carte ; lettre.
V. quarte, quartère, etc.

Mêler les cartes

—

donner

sf.

;

—

donner

Dans l'expres.

:

«brossée»,

une

Calepin, portefeuille;

Quin cartipèl de hemnasse! Quelle femme
tracassière, ennuyeuse !
Aquésti ahà, qu'ey û cartipèl, cette affai¬
re est
compliquée, embrouillée.
cartoà ; y. — Cartonner ; action des
agents atmosphériques, du chaud et du
froid, sur la peau, l'écorce qu'ils durcis¬
sent comme du cuir, du carton; cartoà-s,
catchà-s.

Qu'èy la pèt cartoade, j'ai la

peau

durcie.

cartoû ; sm. — Carton; boîte, cartonnier ; en terme de menuiserie, cadre léger
de porte, de fenêtre; dans ce dernier
peut-être faudrait-il écrire quartoû..

cartouche ; sf.

cartouchiè,-re

—

Cartoucherie.

adj. et

;

sac

cas,

Cartouche d'arme,

—

cartoucherie ; sf.

cartounà ;

Casabàt.

s.

—

Qui fait

à cartouches, cartou¬

—

Cartonner,

; sm. :—

que, corsage

;

sm.

—

Casa¬

de femme.
n.

Gasaboune ; s.

p.

Litt. maison
V. Casanabe.

—

p.

Litt. bonne maison.

—

Gasadabàn.

V.

—

Casabàn

et

Casa-

debàn.
maison en arrière
bàn. N. de p.

ou

vers

n. p. — Litt.
l'Ouest. V. Casa¬

casade ;
d'une

sf. — Contenu, constitution
maison, famille, personnel ; maison¬
ménage.

née ;
En aquere

maysoû

que soun ue

bère

ca¬

sade, dans cette maison, ils sont nombreux.
Casadeban ; n. p. — Litt. maison à
l'avant,

à

N. de

l'Est.

Cf. Casadaban.
maison au

p.

Casadebàt ; n. p. — Litt.
dessous ou au Nord. N. de p.

Casadehore; n. p. — Litt. maison de
là-haut, de loin. V. casàu. N. de p.
Casadessùs, Casassùs; n. p.— Litt.
maison au dessus, au sud. N. de p.
casadìu,-rìu,-ibe ; adj. — Qui est de
la maison, du ménage. N. de p. Casadieu.

Casajoùs, Casajùs;
maison au-dessus.

casàl ;

sm.

—

p. — Litt.
V. jusoù.
Forme ancienne de casàu.
n.

N. de p.

N. de p.

casalà,-lère

; s.

—

tourant la maison. N.

Enclos, le bien
de p. Casala,

en¬

Casalé,

Lacasalère.

cartounarie,-nerie

;

casalàdje

Cartonnage.
sf.

—

Cartonne-

rie.

cartounàyre,-e ; adj. — Cartonneur,
; ouvrier-qui travaille le carton,

-eusc

sm.
sm.

—
—

Cartonnier.
Cartulaire.

carugnàt,-ade (L.) ; adj. — Qui est
maigre,
carugne (L.) ; sf. — C. camus.

sm. — Ménage ; ancienne¬
vilenage ; condition de celui
qui était roturier, vilain; hameau, écart,
ferme isolée ; est pris quelquefois dans le
sens de fermage, de prise en ferme (Or.).
Qu'a prés lou béy en casalàdje, il a affer¬
mé le bien.

casalè,-re;
tant

fils
son

cas; sm. — Cas, circonstance, accident.
Cas de force, cas de force majeure ; machàn cas, mauvais cas ; si, per cas, dans le

se

où; si lou cas ère, le cas échéant; n'ey
pas au cas d'at ha, il n'est pas en mesure
d'agir ; ha cas, faire, tenir cas ; cas per cas,
circonstance pour circonstance ; en tout cas,
en tout cas,
quoi qu'il arrive.

;

ment, roture,

1res

cas

—

casabè, casabèt,-bèc

Syn. courràu, casàu.

v.

cartounàdje

cartouniè ;
cartulàri ;

n.
p. — Litt. maison en
l'Est. N. de p. assez répandu.
Pour Casadebàt. V. ce m

vers

Gasadarrè, Gasarrè;
—

c.'.ssière.

des cartouches ;
chière.

ou

Casabiélhe ;

autrefois, recueil de textes, cartulaire ; acte,
édit, écrit. S'emploie aujourd'hui pour dé¬
signer un fatras, quelque chose de difficile
à débrouiller et, aussi, une personne tra-

durcir. Cf.

Casabàn ;
avant

N. de p.

(Lav.)

; sm.

maison. V. acasà-s et descasà-s.

vieille, ancienne. N. de

jeu.

du-ri. uo cartilho,
être victorieux.

cartipèl

;

casà ; v. — Caser, placer, établir ; cusà-s, se marier et s'établir chez son con¬
joint ; se caser.
Aquet que s'uy pla casât, celui-là s'est
bien marié, richement ou dans une bonne

Paysan,-ne; exploi¬
jardinier; l'aîné ou le
à qui par héritage est attribuée la mai¬
familiale. N. de p. Casalé, Cazalet.
d'un

s.

—

casàu;

casalè,-re ; adj. f.
rapporte au casàu,

—

au

Qui touche, qui
casalàdje. V. ca-

salls.

Maysoû casalère, maison d'aîné, maisonbien familial ; porc casalè,
maison, porc domestique.
casalét,-e; s. — C. casalè,-re; dim. de
casàu, petit casàu. Les formes casalôt,-loû,
sont également dim. N. de p.
mère ; bé casalè,
porc réservé à la

�241

CASALTCOÈ

casalicoè, casaliquè,-re, casalique ;
ndj. — Casanier,-ère ; qui reste dedans.
Baqtie casalique, vache qui ne travaillé
pas,

ordinairement laitière.

casalìs,-SO (B.-L.)

;

-ère.

adj.

Casanier,

—

casal;s,-se ; adj. — Qui est de la mai¬
qui se rapporte à la case, au domaine;
en Lav.
petite fête. N. de p. V. casalè.
Tout aco, qu'ey dou casalls, tout cela
appartient au bien familial.
casalis (Lav.) ; sm. — Fête,
réjouis¬
sance
lorsqu'une partie de la famille est
son,

absente.

Casamajòr, Casamajoù; n. p.
f.itt. maison majeure,
principale. N. de
ass"z

répandus

v.

Se

—

tapir,

l'abri.
casamate ;

sf.

chette.
Casanabe ;
N. de p. très

p.

Béarn.

en

casamatà-s ;

—

Casemate; abri,

—

n. p. —

répandu

mettre à

se

ca¬

Litt. maison neuve.
Béarn et en Gas¬

en

cogne. Par sirite de différences de dialectes
le même terme devient encore

Casanoube

(.Aspe, Ossau), Casanoue, Casanoubàt, Cazenabe, Cazenave. C'est le nom fr. Caseneuve,
Cazeneuve.

Casanabéte.
Dim. de Casanabe. N.
le mot a pris un tour fr. dans Caze—

de p. ;

navetie.

casaque; sf.

—

Doubla la casaque,
lu

casaque,

Casaque, vêtement.
battre, rosser; segouil

le fr. pop.

comme

secouer

houspiller.
casaquî ; sm. — Casaquin.
C. casadlu.
casariu,-ibe.

les

puces,

—

Casaríeu.

(Lav.) ; sm. — Beurre, fromage
petit lait.
casassè,-re; adj. et s.
Qui trans¬
porte les casàs.
casasseyà ; v.
Transporter, faire le
—

—

commerce

de

casas.

Casassùs.
casàu ;

Domaine,

V.

—

sm.

—

terres

dessus.
Jardin potager.

V. or/.

dépendant de la maison ;
Casaux, CasauCasaubielh, Casaucau, Casauran (do¬
maine franc), Casaudehore,
Casauloung, etc.
casàus (M') ; sm. — Terrains
gazonnés
qui servent de pâturages aux isards, sur les
bon,

sommets.

devenu

v.
Garnir de grelots ; se
globules fui montent à la surface
d'un liquide.
cascaberade ; sf. — Garniture de gre¬
lots ; sonnerie de
grelots ; les gouttelettes
de rosée qui forment comme des
grelots

des

sur

les herbes.

—

cascabét;-bèth,-bèyt (Or. Os.);

cascarôt (G.) ; sm.
Grelot ; bulle d'air
dans un liquide, sur l'eau. V. esquiroû.
Quoan la plouje lié cascabèts, qu'en y a
—

pr ue pause, quand
des grelots sur les

la pluie forme comme
flaques, elle durera ;
plàbe à cascabèts, pleuvoir abondamment,
cascabét; sm. — Rhinante (plante).
Syn. couscoulhs, hatòc.
cascade ;
sf. — Cascade ; considéré
comme gallicisme. V. chourrère.
cascadejà,-rejà ; v. — Se dit du chant
de la poule qui vient de
pondre et du cri
de la caille, caqueter.
cascadét,-rét,-réy ; sm. — Cri de la
caille, de la poule.
cascàlh ;

(G.); sm. — Cliquetis, bruit
grelots.
cascàlh,-e ; adj. — Ecaillé,-e ; se dit
des terres siliceuses,
caillouteuses, légères,
où il y a des débris, des lames de
minéraux,
de

des cascàlhs.

cascalhà,

crascalhà.

(G.)

; v.

cascalhejà

; v.

;

n.

au-dessus.

p.

populaire, des

cascà ;

Litt. bien, do¬
d'un personnage,
Coundes de Yan

—

Nom

Briser les moites de terre
labourée, herser; par anal, remuer, se¬
couer, taper. V. esmatucà.
cascà ; v.
Action du
v.

—

—

poule. V. cancà

;

cascabèle ; sf.
riers (plante).

Syn. capulét.

coq

cochant la

casquer.
—

Gazouiller, babil¬

—

Agiter le grelot

—

Serratule des teintu¬

de

Fréq.

—

cascà.

; en

cascalhén,-1;e ; adj. — Qui est de
caillouteuse, sol siliceux.
cascalhét,-e ; adj. — Babillard,-e.

na¬

ture

cascalhoû ;

qué à

sm.

—

Terme badin

appli¬

femme qui jacasse, et dont
la langue à un grelot.

une

compare

casa

enclos. Cf. casalà. N. de
p.

Gasaussùs

Bbinante, crête de

—

Lav. siffloter.

et

Palay.

cascaberà ;

dit

cascalhà
N. de p.

CASCANTIS

(plante).

ler.

casàs

maine

cascabélh ; sm.
coq

—

on

cascàlhs;

sm. pl. — Ecailles, débris,
roche, de pierre dure, tranchants;

éclats de

gra vois.
On emploie

fautivement parfois cascàlh

pour carcàlh. V. c.

cascalite.

—

m.

C. cacalite.

cascàn,-te ; adj. et s. — Sale, malpro¬
vilain, grossier en ses propos.
Que.-m soy hèyt cascàn, je me suis sali ;
qu'ey û cascàn! C'est un malpropre, un
dégoûtant.
pre,

cascantè,-tis,-tère,-tisse ;
propreté
cieux;

;

ordure, saleté

ramassis

de

;

gens

mauvaise vie&lt;

s.

le vice

—

;

Mal¬

les vi¬

malpropres, de

cascantejà
ner

; v. — Salir, souiller ; me¬
mauvaise vie ; exécuter un travail mal¬

proprement,
cascantère ; sf.

cascantìs,-se
malpropre.

;

—

s^

Y. cascantè.
C. cascantè; acte

—

16

�CASCARÉ

242

ÇASOÈLO

—

cascaré,-carre,

cascarét,-rrét, cas-

carrasque. — C. carrasque, crécelle; jeu
d'enfant consistant à édifier des piles de
noix ou de pierres que l'on renverse avec
boule

une

personne

ou

à la voix aigre,

bavarde intarissa¬

C. cascadòjà ; faire bruire
la crécelle ; sonner le grelot, bégayer ; chan¬
tonner sans agrément ; faire entendre le
cri de la caille ; bouillonner avec bruit.
cascaréte (L.),; sf. — Pavot des champs
el des jardins, coquelicot.
Syii. Pabòt, paparòc, arrousilc.
cascaréts (lias-Os.) ; ^n. pl. — Jeu
d'enfants ; on fait à qui fera des petits tas
de noix ; celui qui réussit à les faire tenir
debout par quatre gagne. V. cascaré.
Amassà-s à cascaréts, se réunir par grou¬
—

pes.

cascaréy ; sm. — Cri de la caille, de la
poule ; bruit du grelot ; en G.-M. bouillon¬
nement bruyant. V. cascadét, cascadejà.
cascarilh ; sm. — Emoi loir ; rouleau à
aspérités dit croskil.
cascaròt (G.); sm. — Grelot. V. cascabêt; crécelle.
I.ou Cascaròt, pseudonyme de l'abbé Sar¬
rau

la

(1872-1928), fondateur de l'Arrnanac de

Gascougno.
cascaròt,-e

rissable.
le

nom

poisson,

; s.

—

Causeur,-euse inta¬

A Bayonne-Biarritz, 011 a donné
de cascarotes aux marchandes de
sans

cause

de leur babil

cascarÔ.

En B.-L. ag¬

doute à

incessant.
cascarre.

—

C.

glomération en boules de poil et de bouse
qui se forme sur le cuir des bêtes dont la
litière est mal entretenue. Conf.

avec

cas¬

caròt.
re

I

son

/I

cascarretejà ; v. — Fréq. de cascar¬
jà.
cascarréto (Big. G.) ; sf. — Crécelle,
cascauét (G.) ; sm. — Escarbot, lucane-

ceif-volant.

Syn. coupi'-dit, catcliote, escnrabàt,

porc

escrauàt.

En tout àute taré,

m'y càuhi que /ou pè.
je puis me chauffer la jambe,
ailleurs, je ne puis me chauffer que le
pied (die.).
Nou

Chez moi,

Caséte mie!...
Lou boun Diu la benie,
Per petite qui sie!
petite maison ! Dieu la bénisse, pour
si petite qu'elle soit (car elle est mienne).
Ainsi s'exprime le sentiment de la pro¬
priété. On dit aussi :
Ma

Case-caséte !

Quoan nou seré que de hanguéte
E

cascoulhe.
C. couscoulhe.
V. cadû.
cascû.
càse (Arm. L.). — C. càde, lomber.
—

—

Maison, habitation, demeu¬
re; lieu de naissance. N. de p. Case, Caze,
l.acaze, Souc-.ize, Subercaze, Dabancase, Trescazes, Lauiecaze, Malecase. Sacaze.
A cas.", chez nous ; la terre de case, la
terre patriàile; le sol natal; està plâ de case,
être de bonne, de riche maison; tirà hore
rf,; case, chasser de sa maison; tou bé de
casc, le bien familial ; case-caséte, exprès.
case; sf.

—

aberé que miquéte.
maison (puissé-je dire) ne se¬
de terre et n'y aurait-il que du

nou

y

Ma petite
rait-elle que

pain ! (die.).

auquel s'invitent réci¬
familles dont les en¬
fants viennent de s'unir par le mariage ;
lui iî houràt en case, chasser, bouter dehors.
Case, grand casier.
case; sf.
Enter cases, repas

proquement les deux

Casenabe.

—

C. Casarwbe.

caseliquè.

—

C. casalicoè.

casénce ; sf.
Droit de domicile d'un
membre de la famille dans la case pater¬
nelle.

casère ; sf.— Lieu d'habitation (vieux) ;
employé comme lieu dit ; cahute ; planche
à pain, étagère. N. de p. et de I. Casères,
Lascazères.

casère
les

(M') ; sf. — Sac pour porter
fromages (esp. caseo).
casernà, encasernà ; v. — Caserííer,

mettre

en

caserne.

casernade; sf.

—

Contenu d'une ca¬

serne.

casernamén ;
casèrne ; sf.
son,

(L.) ; sf. — Galle du chêne.
Syn. chaborre, coucure. Dans 1m région
de Capbrelon, la cascorre se nomme gar¬
gote si elle est grosse, gargaloùn si elle est
petite.
càscou; sm. — Casque,
cascorre

case-caséte,

Que m'y càuhi la carnéle ;

caillou arrondi ; au fig.

un

ble, désagréable.

cascarejà.

à peu près intraduisible: mon
petit chez moi, ma bonne, ma douce mai¬

familière

en

— Casernement,
Caserne ; grande mai¬

sm.

—

style familier.

caserniè ; sm.

Casernier.

—

case. A Barèges,
désigne aussi un petit réduit, à côté du
foyer où l'on met les cendres éteintes. N.
drt p. Lacazéte.

caséte; sf.

càsi

ou

—

Dim. de

quàsi ;

sm.

—

Quasi, partie

d'une bête de boucherie,

casiè ; sm. — Casier,
casilhe ; sf. — C. casada, mais

dans un
ironique, plaisant, pas sérieux.
La mie casilhe, ma petite famille; mon
petit train de ménage.
casnabèt (B.-L.) ; sm. — Qui n'est pas
propriétaire, qui n'a pas de terres, par

sens

opposition
casoèlo
mage.

avec

paysâ.

(Lav.) ; sf. -— Espèce de fro¬
Cf. cadòlo, cusòlo.

�243

CASPOUT

caspoùt (B-.L.)

; sm. — Cupule. Au lig.
petit homme. V. coapét, cuspél.
casquét; sm.— Bonnet à visière; képi;
par anal, huppe, toupet; en style badin.
Abé lou casquét dou dembès, avoir le
bonnet, son devant, derrière, comme en
fr. avoir son pompon, être gris.
casquetà ; v. — Gasquer, mettre un
nu

bonnet,

une

coiffure.

casquetàyre;

sm.

—

Marchand de

cas¬

quettes.

casquéte
huppée.
cassà ;

v.

sf.

;

Casquette

—

mésange

;

—

Chasser, expulser

;

écarter.

oumbres, chercher l'ombre, en style badin,
paresser. Y. acassà; tirà.
cassacioû ; sf. — Cassation.
cassadé,-re; s.— Qui peut être chassé;
où l'on peut chasser.
Lou païs qu'ey cassadé, le pays est bon
pour la chasse.
cassadoù,-re ; adj. et s. — Chasseur,
-resse.

N. de p.

cassaét;
connu

en

sm.

Chenaie (?). N. de p.

—

Arm.

cassagnàr,-e,-de ; adj. — C. cassagnè,
nuance péjor. N. de p.
cassagne,
cassagnère, cassière ;
sf.
Chênaie. N. de p. et de 1.
cassagnè,-re ; adj. — Qui est du chê¬
ne, propice au chêne.

avec une

—

—

cassaròlo (G.).

C. cassagne.

C. casserole.

—

—

Jeune chêne. V.

cas¬

siole, cassoulisseï, cassourràt.
casse ; sf.
Casse, louche de métal
poêlon; casserole; sasse. V. coupe.
—

casse

; sf.

—

;

Chasse.

lin cre'dén gahà la lèbe
Qu'a gahàt lou lebrautoû.
(Vieil air de danse),
càsse, càssou; sm. — Chêne; fro¬
mage-(rare). N. de p. Casse, Ducasse, Péducasse, Cassou, Pècassou.

(E. du G.)

casse-câs ;
de

sm.

— Chrysanthème,
Chasse-chiens, sur¬

; sm.
—

gardien, de suisse, de bedeau. V.
En Chalosse, on appelle casse¬
rais les gens
chargés de faire les invita¬
tions pour les mariages et
qui, le jour des
épousailles, font, l'office de commissaires.
Ils portent un
long bâton fleuri, et ferré,
qui leur sert à tenir en respect les chiens
[des maisons où ils vont faire leurs invitalions. Dans chaque maison, autrefois, on
nouait un ruban au bâton, de sorte
que
celui-ci, à la fin, indiquait l'importance de
la noce qui se préparait, de
quoi on tirait
quelque vanité chez les intéressés.
nom

casse-gus.

Abat-faim

;

Contenu d'une casse,

—

d'une louche.

casse-Ièbe ;

sm.

Fuite rapide ; chas¬

—

se, course.

casse-l'oumbre ;

d'ombrages;

sm.

Chercheur

—

un paresseux.

casse-mau-tems ; sm. — Chasse mau¬
vais temps, surnom plaisant des
couvreurs,
des marchands de parapluies.

casse-rauje

Nom de plantes,
guérisseurs em¬
ployaient contre la rage ; les formules va¬
riaient avec chaque guérisseur, toutefois,
le
mille-pertuis (Iriscayram) entrait dans la
diverses,

;

sm.

que

—

les

plupart des préparations.
casserole ; sf.
cervelle.

—

Casserole ;

au

fig.

un

sans

Syn. cassole.
casseroulàt,-ade

; s.— Contenu d'une

casserole.

casseroulàyre,-e, casseroulè,-re ;
adj. et s. — Qui fabrique ou vend des cas¬
seroles; gourmand, celui qui aime rôder
autour des fourneaux, des casseroles.
cassià; sm. ; cassie, cassière; sf.
Chênaie; quartier où le chêne domine. N.
de p. et de 1. Cassie, Lacassie, Lascassies.
cassiàu ; adj. des 2 g. — Qui est du
—

chêne.

Bosc

cassiàu, bois de chêne,
cassiét; sm.
Petit bois. N. de
cassiole ; sf.
sa ri,
cassoàt.
càssis ; sm.

(plante);

Peyroutoû s'en ba à la casse,
Tout soulét, chens coumpagnoû.

càsse

casselade ; sf.

—

1.

—

cassarrà ; sm.
cassarrî ; sm.

CASSOULÉTS

casse-hàmi; adj. et s.
rassasiant,-e. V. mate-hàmi.

assez

Cassà la lèbe, chasser le lièvre; cassà las

—

dernier.

son

—

Jeune chêne.

Y.

cas¬

Cassis, groseiller noir
fruit; la liqueur faite avec ce
—

cassoàt,-e ; s. — C. cassiole.
cassoàto, cassauàto (G.) ; sf. — Collybie (champignon), nom générique,
càsso-cap (G.). — C. coupe-cap.
cassole ; sf. — Grande casse ; casserole,
càsso-hàme (G.). — C. casse-liàmi.
càssou.
C. casse, chêne. (Càssou est
généralement employé en B. préférabIe¬
men t. à
càsse employé surtout dans le G.
et les L.). N. de
p. Càssou, Cassoulet.
Dans le G. càssou nègre
désigne le quercus sesskliflora
; c. blanc le q. pedunculata;
c.
bastàr, le q. pubi'scens; c. bért, le q.
ilex; dans l'E. du G. càsse signifie aussi
chrysanthème.
cassoue (Bas-Arm.). — C. cassourre.
cassoulà,-làt,-rà ; sm.
Chênaie à
taillis, composée d'arbres jeunes. N. de p.
cassoulère ; sf. — C. cassià; allée de
—

—

chênes.
cassoulét (B.-L ) ; sm.

—

Petite

casse¬

role.

cassouléts ; sm. pl. — On
communément les bosquets de
nes,

les quartiers où

se

appelle ainsi
jeunes chê¬
trouve un bosquet

de chênes de haute futaie.

�CASSOU

—

244

CASTEREJA

càssou-lèuje ;

sm.

Chêne-liège. Cf.

—

cassoulisse ; sf.
chêne. V. cassiole.

Jeune

—

cassounade ; sf.
en

—

très jeune

ou

Cassonade

;

sucre

poudre.

les yeux
mêle hort de cassounade, adoucir
ses paroles; présenter une affaire en l'enve¬
loppant agréablement.
cassourrà, cassourrre ; s. — Lieu
planté de chênes âgés et gros, cassourres.
cassourràt; sm. — Chêne de mi-force.
Dans les L. chêne jeune.
cassourre ; sf. — Chêne grand et fort ;
vieux chêne étêté, « décoiffé ». V. cassourrà.
cassourréte ; sf. — Julienne (liesperis
matronalis), espèce de giroflée appelée aussi
l'oélh drJ cassounade, faire

Ha

doux ;

clabetine et clabéte.

cassourrùt,-de ; adj. et s.
beaucoup de chênes.

—

sab
sache

castàgn,-gnè ;

sm.

—

Châtaignier. En

Big., dans le Marsan et en Arm. on entend
prononcer castày, par adoucissement de la

syllabe mouillée. N. de p. Castain, Castaign, Castaignt, Caslay. (On sait que i

écrivait montaigne et l'on prononçait montàgne).
castàgn,-e, castày,-o ; adj. — Châmouillait le groupe gn; on

nom

de bœuf et de vache.

rection manuelle.

;

adj.

—

Qui récolte

châtaignes.

castagnàr,-de ; adj. et s. — C. castagnàyre,-e, avec une nuance p'joi'. N. de p.
castagnàt ; sm.— Bois de châtaigniers ;
coup violent qui laisse une bosse. V. casta¬
gne.

d'amà ; sf.

castagne

—

Châtaigne

d'Inde. On dit fauti¬
vement castagne de ma, châtaigne de mer.
castagnè,-gné. — C. castàgn. N. de p.
castagnè,-re ; adj. —'Relatif à la châ¬
taigne ou au châtaignier; friand,-e de châ¬
taignes.
Sòu castagne, terrain, sol favorable au
châtaignier ; bén castagne, vent des châtai¬
gnes,
vent d'automne; tistèt castagne,
grand panier pour la récolte des châtai¬
gnes; sàrti castagnère, poêle trouée à châ¬
taignes; kart coum û castagne, bourré
comme un mangeur de châtaignes.

d'amertume, marron

castagnéde,-gnére,-ère ; sf.

—

Châ¬

taigneraie. N. de p. et de I.
castagnét ; sm. — Châtaigneraie
fruits. N. de p. cl de lieu,
castagnèy (L.). — C. custagnè.

castagnine,-gnole ; sf.

—

à

Noms de

vache.

castagnoùs,-e ; adj.
favorables à la châtaigne.
Anade castagnouse,

—

Terre, temps

année où la châtaigne

castalique.

C. cacalique.

—

castambèle,-bère, crestambère; sf.
—

Caillebote.
castamén ; adv.

— Chastement,
V. castàgn. En Marsan, on
aussi castàyn.

castày.
entend

—

caste ; sf.

— Caste, race.
càste,-e ; adj. — Chaste (vieux et peu
usité).
casteigt. ■— Forme ancienne de castèt.

castelâ,-ne ;
mandant

s.

—

d'un château.

Châtelain,-e ; com¬
N. de p. V. cas-

terâ.

castelâ,-ne ; adj. — Qui esl du châ¬
s'y rapporte.
Moulî castelâ, moulin du château ; pre-

teau,

castagnàyre,-e ; adj. et s. — Récol¬
de châtaignes ; amateur, gourmand de
châtaignes.
castagne ; sf. — Châtaigne, marron
comestible. La châtaigne bouillie avec sa
peau s'appelle sabate (à Morlaàs purre) ;
bouillie sans sa peau, mandilhade ou pela¬
de • rôtie ou grillée irôle, et à Salies rouleur

bide.

Castagne est diversement employé dans
style badin et peut signifier un coup :
da-s ue castagne, recébe ue castagne, se
donner, recevoir un coup ; gaha-n ue cas¬
tagne, attraper « la cuite » ; foùle-s'en ue
castagne, se bourrer, s'empiffrer.

le

Nas de castagne, gros nez

incapables.

donne la fortune à des

abonde.

castagnà ; v. — Récolter les châtai¬
les gauler ; en style plaisant, récolter
n'importe quoi, même recevoir des coups.
castagnà; sm. — Châtaigneraie plutôt
jeune, mais le terme s'emploie aussi pour
toute sorte de châtaigneraie. N. de p.
castagnade ; sf. — Soupe aux châtai¬
gnes ; poêlée de châtaignes; fouettée, cor¬

castagnadoù,-re

pelà, Dieu

tagnes da à qui nou las sap

gnes ;

des

/ou Bvun Diu castagnes da à qui las
pela, Dieu donne pourvu que l'on

en
profiter ; ce dicton est parfois
tourné d'un autre sens : lou Boun Diu cas¬

Terrain

où il y a

tain,-e;

ment ;
se

coursiè.

rond; bibe de

pets de castagnes, vivre de rien,

misérable¬

prison du château.

soil castelane,

castelanie ; sf. — Châtellenie; éten¬
due de territoire soumis à la juridiction
d'un châtelain.
— Château
fort, forte¬
château en ruines. Y. casterâ.
casterà ; sm.
Ancien camp ou motte
féodale. N. de p. et de 1.
casterâ,-ne. — C. castelâ (i et 2). N.
de p. Costera, Casteran.
casterè,-re ; adj. et s. — Qui est du
château ; domestique du château ; coureur

castelàs ; sm.

resse

;

gros

—

de châteaux.

casterejà
de château

;

en

v.

—

Aller

château.

en

villégiature

�245

G ASTEREJ AYRE

casterejàyre,-e ; adj. et s. — HabiIué,-e des châteaux.
casteréne ; sf. — Châtelaine (d'après
Narcisse Laborde).
casterét,-ròt ; sm. — Petit château.
N. de p.

casterét (13.-L.) ; sm.
Hè al

—

Sorte de danse.

casterét, folâtrer,

castèt

;-tèth,-tèyt (Or. Os.); sm. —
habitation seigneuriale; forte¬
resse ; bourg fortifié ; motte féodale ; grand
nuage, cumulus-nimbus ; on appelait castèt
aussi, autrefois, les gens du châtelain, ce
qui explique que beaucoup de personnes
poilent le nom de Castèt, Casteigt, Castex.
De nombreuses localités portent le nom de
castèt s-'iil ou suivi d'un adjectif : Castèthoù, Custct-nàu, Castèt-biélh, Castèt-Pugoû,
Castèt-lou-boû, Castèt-moùrou, Castèt-ner,
de

M'

pierre,

on

appelle aussi castèt une masse
cime ; on trouve en topo-

une

Castèt-bérd, Castèt-croubil, etc.
Qui n'a bis lou castèt de Pau, n'a jamey
bis arré de lau, qui n'a vu le château de
Pau n'a rien vu de semblable (die.) ; créde-s d'à castèt, croire être d'un château,
être présomptueux, fat (dict.) ; n'ey pas la
pene d'en lui castèts, ce n'est pas la peine
d'en faire d°s montagnes (de cette affaire).
càstig ; sm. — Châtiment, correction
nvmie

manuelle.

castigà

v. — Châtier, corriger mafrapper; élaguer.
Castigà lou poumè, élaguer le pommier
(parce qu'il part trop en bois).
castigade ; sf. — Correction ; répri¬

;

nuellement ;

mande suivie de coups.

castigou (Bay.). — C. castig.
castigue-hòu ; sm. — Cliâtie-fou, Maî¬
tre bâton.

castigues; sm. pl. — Correction: dans
expr. (L.) : cercà de castigues, cher¬

cette

cher noise.

castigùri.

—

C. castig (vieux),
-— Chercher noise,
— Noise.

Cercà di castilhes,

être

chercher noise
tatillon, tracasser les autres.
castilhà,-ne ; adj. — Castillan,-ne ;
peut prendre un sens déplaisant et signiíin' une sorte de matamore, un aventurier,
;

étranger, avec la méfiance
habituellement à un inconnu,

qui s'attache
une

fille dé¬

gourdie, effrontée.
castilhàt,-àdo (G.); adj. — Haut per¬
ché, -e ; placé sur un sommet.
Castilhe; sf. — Le pays de Castille.
castilhoade ; sf. — Correction ma¬
nuelle, fessée.
castilhoû ; sm. — Pelit château. En
toponymie, éminence, tertre. N. de p. et
de I.

castinè (Born).

C. castàgn.

—

Race de bétail.
Vigoureux,-euse

;

confortable.

castrÙt,-Ùdo (Lav.) ; adj.
de, de bonne race.
casuàu ; sm. — Casuel.
casude

(L. et G.).
—

—

Sain, soli¬

—

C. cadude.

Gobelet de l'os,

casuque, casuquè. — Employé en
quelques lieux pour case, casalicoè (rare).
cat ; adj.
Coi ; mot tombé en désué¬
tude ; on a gardé pourtant catà, rester coi.
cat.
Forme de cap, tète, en certaines
parties du G. et des L.
—

—

catà, cathà

; v.

—

Rester coi;

se

taire;

baisser
li.T ; se

pavillon; catà-s, filer doux, s'humicoucher, en parlant des chiens, no¬
tamment, s'aplatir. Cf. acatà. V. cat (i).
catabe, catàu; sf. — Char rustique

sans

caisse ni ridelles. V.

catabe ; sf.
vers

—

c a,

car.

Gens de rien

;

marmaille

;

Or liiez, aussi

En
dans

mangeaille, gargote.
aquere auberge, que y a boune catabe,
cette auberge, il y a de quoi bien

manger.

catàchou,-che ; adj. et s. — Lour¬
; peu dégourdi.
Català,-ne ; adj. et s. — Catalan,-ne;
au lig. un flambnrd, un poseur.
Cataline ; sf. — Catherine ; danse an¬
cienne ; il en est reste cette expression :
Ha dansà la cataline\ ou las catalines, don¬
ner une correction, une fessée.
Catalinàt ; sm. — Fils ou époux de
Cataline (Catherine). N. de p.
Employé dans cette expression : û berby
catalinàt, un joli moineau, un joli mon¬
daud,-c

sieur.

catalogue ; sm. — Catalogue,
catalougà ; v. — Cataloguer.
Aquet, qu'ey catalougàt, celui-là, ce per¬
sonnage est catalogué, classé, connu pour
ce qu'il vaut.
Catalougne ; sf. — Catalogne, le pays
catalougne; sf. — Une vieille femme
hypocrite, qui parle et agit en dessous. Con¬
férer

avec

catà.

cataplàsme; cataplàm (L.) ; sm. —
Cataplasme.
Dans cette expression : que Ven hèy û
cataplàsme, je le jette et je l'aplatis comme
un cataplasme ; je l'abandonne comme sans
valeur.
Dans l'E. du G.

on
cataplàume.
catapuce,-cie, gatapuce; sf. — Catapuce, épurge (euphorbia lathyris, plante).
Catarinéte (B. G.) ; sf. — Catherinette,

coccinelle.
Svn.

Bole-Marie, papouloû, coundaroû.
catarrabe, catarrabes ; sf.
Lieu
abrupt. V. arrabén. N. de 1. en M'. Con¬
fronter

—

—

CATARRAU

catalan.

castilhà (L.) ; v.
castilhe (L.) ; sf.

un

(Lav.) ; adj.
castroÙs,-e (Lav.).

casule ; sf.

Château;

etc. En

castre

—

avec

Gatarràm. V. Bètarràm.

catarràu ; adj. des 2 g.

—

Catarrhal,-e.

�CATARROU

catàrrou ; sm.
Machàn
me

un

cou m

246

CATSA

—

Cathare ; catarrhe.
catàrrou, méchant com¬

cathare,

de menace, comme en fr.
l'apprendre à vivre. »
catechisà ; v. — Catéchiser

exprès,

—

â

sectateur du catharis-

un

catarrhe; abé
lou catàrrou, être catarrheux.
catarroùs,-e ; adj. — Catarrheux,-euse.

mo

ou

mauvais

catàrt (E.
catàu ; sf.

le

comme

du G.)

; sm.

—

el-

V.-B.

en

veux

faire la

;

catedràu ; sf. — Cathédrale.
catèe ; sf.
Bûche, souche de Noël. V.

Catarrhe,

cabessàu.

categouric,-ique ; adj. — Catégorique,
categouricamén ; adv.— Catégor ique¬

principale partie du char. La catàu était,
comme le car, pris comme syn. de mesure
de capacité et valait, selon les pays, trois
ou
quatre barriques de vin, dix sacs de
grain. Cf. catruhe. V. ca, car.
Vers les L.
char agricole

je

leçon.

C. catabe; également, la

—

«

ment.

categourie ; sf. — Catégorie ; est sou¬
pris en mauvaise part avec le sens que
français donne à clique, caste.
catehòto (1I.-A.) ; sf. — Lucane; à Bagnères, on l'appelle aussi porc-escrauàt. Cf.

vent

le

la catàu est le

à quatre roues.
catàu (Lav.) ; sm. — Point noir, petite
saleté dans un liquide.
catch,-e, cayth ; cathe (Or.) ; s. —

catchote.

catéto (M* Big.) ; adj. des 2 g. — Benêt,
nigaud,-e.
Catî, Catinéte, Catinoû; sf. — Dim.

Callosité des mains, durillon.

(L. G.) ; v. — Presser, compri¬
V. préme, presti; en cer¬
tains lieux, v. l'Est des L. signifie cacher,
dissimuler. V. estujà.
catchà-s ; v. — Durcir (en parlant de
l'épiderme) ; se faire des callosités aux
mains; se dit aussi du durcissement phy¬
siologique en général ; une vache dont le
pis est durci par suite de mammite est

de

catchàde. V. cartoà.

Gatoû, Catoùn ; sf. — Nom de femme,
probablement issu de Catherine ; commère

catchà

mer,

peser sur.

catche

(L.) ; sf.
d'un coup.

Choc,

—

marque
Ha a les catch'',s, se

coup,

trace,

battre,

catchedé
ser

presse.

cachéte

(L.) ; sm. — Machine à pres¬
Cf. espremedére.
; sf.— Espèce de petit escabeau,

Bar. V. cachet.

en

catchòlo (B.-L.) ; sf.
nes

enroulées.

— Brebis aux cor¬
cor-troussade, crabère,

V.

esparbère.
catchorre ;

sf. — Boule galle du
forte, épaisse callosité; au fig.

drier ;
vilaine méchante femme.

catchòt
se

tasse

(L.)

; sm. — Masse
la chaussure. Cf.

sous

cou¬
une

de neige qui
tapoû, tapin,

técou.

catchote

(L.)

;

sf.

—

Lucane, cerf-vo¬

lant. V. cascauét.

càtchou,-che

adj. et

s.

—

Dompté,-e

;

Qu'en as mentit e
menti et bien menti,

catchourrlt, tu' en as
menti deux fois.
catchùt,-ude, cathoùs,-e; adj. — Caleux,-euse; durci comme une callosité.
catecàn (G.-L.) ; loc. adv. — Tout-àcoup, à l'instant même. V. cant-e-cant.
catechésme, catéchisme ; càtechimi (L.) ; sm. — Catéchisme.
Ha û catechésme, faire une longue re¬
montrance ; conter une affaire tout au long ;
ha-n û, catechésme

bouy

Catholique.
N'ey

pas catouüque, se dit
dont on doit se méfier ;
d'une boisson frelatée, etc.
sonne

en

faire tout

apréne

lou

une

histoi¬

catechésme,

d'une per¬
hypocrite ;

bavarde et cancanière.

catoÙch,-e. — C. catoùtch, joufilu.
(B.-L.) ; sf. — Ensemble de
biens, ce que l'on possède,
catoulicamén ; adv.— Catholiqucment.
catoulicitàt ; sf. — Catholicité,
catounà ; v. — Cancaner ; faires des se¬
catoùlho

crets.

catounejà ; v.—
rir pour cancaner,

Fréq. de catounà;

cou¬

catounejade

; sf. — Dire de commère,
catounerie ; sf. — Commérage.

Catounét;
cieux.
Lou
tences

sm.

vers

—

Petit Caton, senten¬

Gascoun, recueil de

Catounet
en

de G. Ader

sen¬

(1607).

Mendier.
— Mendiant,-e.
sf. — Mendicité ; mendiante

v.

—

catouràyre,-e
sorte de

; v.— Employé au sens
de mentir itérativement ; le mot aggrave le
sens de mentir.

que-t

demoure nat catî, il ne me reste

catoure ;

Syn. masét.
catchourrà,-rri

;

expression :
plus
rien, plus un liard. V. caròli, pic.
catolìc,-ìque, catoulic,-ique ; s. —
nou-n

catourà ;
;

rendu docile.

re

Catherine, Catherinette.
—
sm.
Dans cette

catî ;

; s.

crpquemitaine femelle

pour

;

petites

filles.

catourejà ; v. — Fréq. de catourà.
catoùtch, catoùth,-e; adj. — Jouf¬
ilu,-e; qui a de grosses joues; se dit aussi
d'un fruit gros et rond.
catràco (B.-L.) ; sf. — La cataracte,
affection oculaire.

câ-trepét;
pattes ; braque.
catruhe; sf.

sm.

—

—

Chien

à

courtes

C- catabe, catàu, véhi¬

cule.

catsà

(G. L.) ; v. — Egaliser, couper des
planche, de pièces de bois pour les
égaliser ; ranger, mettre en ordre.
bouts de

�CATSADÉ

247

catsadé,-re ; adj. — Qui doit être, qui
peut être égalise en le coupant.
catsàu, catssàu (G. et L.). — C.
capsàu.
catsè.
C. capsc. V. aussi les dérivés
do cap; à confronter avec catsèrc, catseroû, etc.

—

CAUHINÈROU

caucioû ; sf.— Caution; cautionnement.
Serbl

de

caucioû,

caucioû, fournir
cauciounà ;

être caution ; da uc
cautionnement.
— Cautionner ; servir de

un
v.

caution.

—

catulhà (G.) ; v. — Meurtrir, battre très
fort ; mettre en pièces ; catulhà-sc, se frap¬

meurtrir.
caturque. — V. captùrcho.
cau,-to,-do (Big. G.). — C. caut, chaud,
eau, caune (0. des L.) ; caue, càuen,
càuens (Al.) ; s. — Ruche. V. abelhè.
càu (Bay.) ; sm. — Chou.
Embià ta plantà càus, envoyer promener,

per, se

faire lanlaire.

cau,-be, cabe, càue; adj. cl sf. —
Creux,-euse, cave; anfractuosité dans un
rocher ; fosse. N. de p. et de I. Lacau, Lacave, Lascabétes. V. cabe, cabàt.
cau,-e,-be; sf. — Ravin; défilé entre
deux hauteurs ; petit vallon ; carcasse de la
caisse du char, la caisse même ; eau de pré¬
sure.

càu
fait

(L.)

avec

; sf. — Le creux
la hure. V. ce m.

du sillon ; se

caualhà (G.) ; v. — Faire les
miers sillons d'un ourdi. V. eau,

deux pre¬

Cauvin.

càubo (B.-L.) ;
dans

un

sf.

—

—

C. càbie, cage,

Petite anfractuosité

rocher.

Torticolis,
caucà (G.). — Piétiner, fouler le raisin,
les gerbes ; action du coq couvrant la poule.
caiic, cahùc (Lav.) ;

sm.

—

V.

caupl et cascà.
caucadìs,-so ; adj. et s. — Endroit
piétiné ; piétinement.
caucàdo ; sf. — Action de caucà; quanlilé de ce qui a été piétiné, foule.
caucàgn (M4) ; sm. ■— Talon (du pied
où de la chaussure) ; mâchure, engelure
du talon; au fig. dans le II.-A., homme
ennuyeux, insupportable, enfant importun
par ses cris, ses caprices.
caucagnade ; sf.

—

Coup de talon ;

—

Talonnière, cuir

blessure du talon.

caucagnère
dont

on

;

sf.

recouvre

le

talon;

instrument

le talon des sabots.
caucagnoû (B.-L.) ; sm. — Sorte de
chaussure, le plus souvent en cuir, envelop¬
pant le talon.
caucagnoû (en) (Lav.); adj. — En
ll 'iir, en parlant du lin.
caucagnoû. — C. carcagnoùn.

pour creuser

caudè.

—

cauén.

—

Autre

graphie de

quau-

—

Forme de cautè.

Forme de cabén

(ruche)

en

Big. G. et V.-B.
cauhà ;
de
chauffer.
vail

v. — Chauffer ; bassiner ; tra¬
distillation, etc. ; cauhà-s, se

Bimgàt-be cauhà,
cauhà-s

lous

venez

vous

chauffer;

chauffer les « arpions » ; lou sou que ba cauhà, le soleil va
être ardent ; cauhà lou hour, chauffer le
four ; préparer activement une affaire ; cauhém l'ahà, chauffons l'affaire ; cauhà-s à
l'arrayòu, se chauffer au soleil. V. escauhà.
cauhade, cauhe; sf. — Chauffe de dis¬
tillation, de fonte.
cauhadé ; sm. — Chauffoir ; foyer ; pla¬
que de foyer, contre-cœur; attirail de distil¬
espesics,

se

lateur.

cauhadé,-re ; adj. — Qui peut être
chauffé, qui est chauffable.
cauhadis,-se ; adj. — Qui se chauffe
constamment ; on dit aussi cauhagnoû, cauharoû.

cale.

càub,-e, caubî,-ne; adj. — Chauve.
caubaròu,-role, caubét,-e, caubî,ne ; s. — Noms de bovins.
caubî,-ne. — C. càub. N. de p. Caubin,
càubie, caubiòle.

caucoùm.

coàm, quelque chose.

cauhàdje ; sm. — Chauffage ; système
le chauffage.
maysoû à 1res cauhàdjes, une maison
trois foyers, trois appartements, trois éta¬

pour
Uc
à

ges.

cauhadoù,-re ; s. et adj. — Chauffeur,
chaufournier.
cauhagnoû,-re. — C. cauhadis et cau-

-euse ;

haroû.

cauhamén ;

sm. — Action de chauffer.
cauharoû,-ne ; adj. et s. — Celui, celle
qui est toujours à se chauffer, à tisonner;
frileux,-euse. V. cauhadis';, le coin du feu;
chaufferette ; bassinoire.
cauhe; sf. — Chauffe ; terme de distilla¬
teur, de chaufournier, de forgeron ; ce que
l'on fait chauffer, cuire, fondre en une
seule opération.
cauhe-lhéyt ; sm. — Chauffe-lit, bassi¬

noire. V. cauharoû.

cauhe-panse; sf. — Contre-cœur, pla¬
de cheminée, au fond.
Syn. brisàlh, brisé, enterdosse, iardosse,
truhe, paradé, paradoà.
cauhe-pè ; sm.
Chaufferette. N. de p.
cauhéte, escauhéte; sf. — Chauffe¬

que

rette, bassinoire.

cauhe-tripes ; sm. -— Le vin, l'alcool,
style trivial, tord-boyaux.
cauhinà ; v. — Rechauffer, tenir près
du feu ; cauhinà-s, garder le coin-de-feu, se
en

chauffer

sans

cesse.

— C. cauharoû.
cauhinèrou,-re; adj. et s. — Frileux,
-euse, avec un sens péjor.

cauhinèc,-que.

�CAUJE

—

CAUSEA

248

cauje, caujole. — C. cajole.
caujoulà ; v. — Cajoler,
caulà ; v. — Se tenir .coi, tranquille. C.
catà.
Nou

caulà de nade Jayçou, il n'y
de le faire rester tranquille.
caulà (L.) ; v. — Exécuter un labour
léger entre les arrégues, sorte de binage des
céréales qu'on fait au printemps.
caulasse ; sf. — Chou sauvage ; bouil¬
lon blanc, molène (plantes) ; désigne, géné¬
ralement, les plantes sauvages à larges
feuilles : bardane, tussilage, nénuphar.
caulàsso (G.) ; sf. — Sillon d'écoule¬
ment des eaux pluviales.
caulét ; sm. -— Chou, légume.

a

pot

pas

pas moyen

En Julhét
Ni hernne ni caulél;
En Aous
Tout dous
En Setéme

Repréne
Juillet, ni femme ni chou; en Août,
tout doux ; en Septembre (on peut) repren¬
dre, recommencer à (die).
lia cén lègues au tour d'û caulét, ne pas
sortir de chez soi, de son trou ; que y a
camî de caulét à caulét, il faut distinguer,
il y a loin de la coupe aux lèvres ; enténes'y coum û àsou enta arramà cauléts, être
baquA

sur

nou

un

bòu

travail à faire ; la nouste
pas cauléts, ils sont trop

verts.

cauletade ;

sf.

Quantité de choux

—

;

plat de choux.

cauletàdje

; sm. — Culture, commerce
choux,
cauletàyre. — C. cauletè.
caulét bér ; sm. — Chou vert commun.

de choux ; les

caulét blanc ;

sm.

donné parfois aux
ne. V. caulàsse.

—

Chou blanc

plantes du

; nom

molè¬

genre

caulét d'àsou ; sm.
Onoporde, char¬
don aeanthin ; en certains lieux, molène dit
bouillon blanc (lapa major), bardane com¬
.—

(lapa commuais, plante). V. lapasse,
dalaspe, carduche grane.
cauléte ; sf. — Chou jeune, plant de
choux ; sénevé champêtre.
Que-t tirarèy de las caulétes! Je te ferai
partir d'ici, de mon domaine; dab lou
tems, las cauUtes que-s hèn cauléts, avec
le temps le petit devient
grand (die.).
cauletè,-re; adj. et s. — Qui cultive,
qui vend, qui aime les choux ; qui con¬
mune

p

vient

au

chou.

cauletère ;

sf.
champ de choux,
cau-lhebà (L.).

—

—

càulo-ràbo (G.) ; sf.

Semis

cablante.

caupi

; v. — Remplir, combler, mettre
surabondance ; fouler, piétiner pour

en

écraser soit le raisin, soit toute autre chose.
V.

caucà, traupl.

caupide ; sf. — Quantité de ce qui est
caupit, par ex. une cuvée de raisin*! ; temps
nécessaire à une foulée ; action do tenir un
adversaire sous soi et de le bourrer de coups.
Cf.

traupide.

cauplt,-ide

; adj. — Qui est rempli,
bondé, comblé, foulé, saturé,-e.
Aquéste baràt qu'ey cauplt de calhàus, ce
fossé esl plein de cailloux; la carréte qu'ey
caupide de moùndç, la charrette est bondée
de gens.

En

maladroit

caumàs, gaumàs ; sm. — Chaleur
lourde, orageuse ; touffeur.
Syn. calourasse, estùp, gouhe.
caumassade ; sf. —- Bouffée, courant
d'air chaud et lourd ; chaleur orageuse ac¬

de

choux ;

C. caus-lhebà.
— Colza,

caumà (G.) ; v. — Suffoquer de chaleur,
d'émotion. V. encaumà,

càuque.
saut

sur

V. quàuque, quelque,
Clochement,
—

—

cauquét
un

(pè) ; sm.
seul pied.

Ha lou

pè aiuquét, anà-n à pè cauquét,
cloche-pied.
caus ; sf.
Souche ; tronc ; origine,
souche d'une famille ; point de départ ; en
I.av. compartiment d'une caisse à grains ;
aller à

—

coffre.

Qu'ey de la

caus, il esl de la souche, de
tirà de la caus, avoir hérité des
qualités — ou des défauts — de la race;
eslà dé boune caus, tirer de bonne origine ;
la caus de la coéche, l'aine. V. estòc.
la famille ;

caiis, cahùs (G.).

—

C. gahùs, chat-

h uant.

causàn

; loc. — Abrév. de au cas
où; caussàn que, dans ce cas,

(Lav.)

oun, au cas

parce que.

sf. — Chose ; objet ; motif.
Aymà, la beroye cause! aimer, la douce
chose ! Aço n'ey pas gran cause, cela n'est
pas grand'chose; que-b bau dise la cause,
je vais vous conter çà ; praubòt, b'ey poc de
cause! Pauvret, qu'il est débile, malingre!
Ue familhe de poc d,\ cause, une famille
liés modeste, ou bien, des gens de peu, ou
encore de piètre moralité ; que soun causes
d'arré, choses sans valeur, sans importance;
qu'un tristii cause ! Quel malheur, quelle in¬
cause ;

fortune I
En Lav., arribà coum
à

l'improviste,
cause; sf.

sans
—

plaidoyer.
Qu'a prés la

era càuso, arriver
mot dire.

Cause, motif, objet d'un

mâ, il a pris en
pas quine ey la
cause, je ne vois pas
en est le motif ;
nou-n soy pas jou la cause (ou
l'encause),
je ne suis pas la cause de ce qui arrive ;
à cause sabude, en connaissance de chose.
main la

cause

cause en

;

nou

causeà,-sseà,-sià
L.) ; v, — Chauler,

bey
quel

;

caussegnà

(Or.

�249

CAUSEÀDE

causeade,-iade ; sf.
répandue.
causeàu ; adj. des 2

Eau de chaux;

—

chaux

g.

Relatif à la

—

chaux.
IIour

causeàu, four à chaux,

causeàyre ; sm.
chand il" chaux.

Chaufournier

—

; mar¬

causée, caussée ; causéyo (G.) ;
causségne (Or. L.) ; cauts (N.-E. des
L.) ; còussì (O. des L.) ; caussie ; sf. —
Chaux.

—

CAUSSÈ

caussade ; sf. — Voie, chaussée, che¬
min pavés ou empierrés ; la rue
principale
de nos bastides et bourgs était générale¬

appelée la caussade. N. de p. Caus¬
sade, Lacaussade. V. caussàt.
caussadé,-re ; adj. et s. — Qui peut
ou doit être
chaussé, butté, qui est en état
d'être butté; lieu où l'on pnut se chausser.
caussadé,-re ; s. — Chausse-pied.
caussadis,-se. — C. caussade (i).
ment

caussàdje ; sm : caussadure ; sf.
Chaussure; action de chausser, butter.
Croumpà û boû caussàdje, acheter de
bonnes chaussures ; ha û boû
caussàdje,
faire un bon buttage.
caussàn,-te ; adj. — Qui chausse bien.
caussarì,-saroû,-serì ; sm.
Arbre
jeune, qui n'a que la tige et peu ou pas de
branchage ; bois de la caus, de la base.
caussàt; sm.
Chaussée, voie. V.
caussade. N. de p. Caussat.
caussàyre,-e ; adj. et s. — Chausseur,euse ; celui, celle
qui fait le travail de but¬

—

causéte ; sf.

—

Jeune belette; dim. de

petite chose. V. ixiquése.
causi; v. — Choisir; sous l'influence du

ciuse,

fr.

on

dit aussi chausi.

causià, caussià.
causià, caussià;
à la chaux

:

C. causeà.

—

sm.

—

Qui est relatif

hour causià, four à chaux,

causiade, caussiade.

C. causeade.

•—

causiàyre, caussiàyre,-e

; s.—

Chau¬

fournier, -ère ; marchand de chaux.

causic,-it (G.)
(plante).

; sm.

—

Raifort

sauvage

causide ; sf.

—

—

— Choix; triage. V. choès.
causidé,-re; adj. et s. — Qui est à
choisir, exposé au choix.
causidére ; sf. — Manie de choisir, de

tage.

chercher

culotte en eerlains lieux du G. ; bourse en
forme de b ;s; manche de cuisine.V. trabùc.
Abé lou diable à la causse, être rusé, en¬

sans

causiè,-re.

fixer

son

choix.

C.

causiàyre.
causilhes ; sf. pl. — Petites choses; des
—

riens.

causilhét,-lhoét,-e, causilhoû,-lhoPetite, toute petite chose.
Dans celle expr. : lou rue beròy causilliét, mon bijou, mon petit chéri, mon
mignon (en parlant d'un enfant).
caus-lhebà ; v. — Déchausser la vigne ;
lever la (erre de la caus, du pied, et, aussi,
remettre cette terre quand elle est pourrie.
te ; s.

—

causoû ; sm.

Ihét,

avec,
mentation ;

—

Même

toutefois,
'causoû

sens

une

est

que

causi-

d'aug¬
petit ; on

nuance

moins

appellera ainsi un bout d'homme, une fil¬
lette qui n'est plus dans les
langes.
caussà ;

v.

—

Chausser,

butter, terrer, colmater

un

enchausser,
terrain; ren¬

forcer. consolider une situation ; aggraver
un mal,
notamment par une imprudence;

caussà-s, se chausser; renforcer sa position.
Que-ns bam caussà, nous allons acheter
des souliers, nous chausser; caussà la bignc., enchausser la vigne ; caussà mandorres, butter des pommes de terre; caussà
l'ahà, consolider, étayer l'affaire; que s'a
caussàt lou mail, il a aggravé sa
maladie;
qu'es pia caussàt, adare! le voilà dans de
.jolis draps! Aquét maridàdje qu'ou caussaré, ce mariage l'arrangerait; caussà-s à
boû coùmpiç, se chausser à bon
compte,
faire une bonne affaire; càusse-t ! Mets des
chaussures ! dil-on au chien, au chat qui
crient parce
qu'on leur a marché sur la
patte,

caussàyre (G.) ; causseàyre, caussiàyre. — C. causeàyre.
causse; sf. — Chausse, bas, guêtre;

diablé; abé-n per las causses, être embar¬
rassé, perplexe, gêné; être dans ses petits
souliers; que l'a toustém à las causses, il
l'a toujours après; abé uc causse sens
taloû,
manquer de quelque chose, n'avoir pas
tout ce qu'il faut; hart courn uc causse,
saoul ; pleà-s la causse, se bourrer, se ras¬
sasier ; ha coum ue causse, battre,
frapper,
aplatir comme une chausse.
On dit de l'homme dont celle qui fut sa
fiancée va convoler avec un autre : qu'ou
bruslen las causses, ses chausses brû¬
il laisse ses chausses brûler; on dit
aussi :que s'uscle, il est sur des charbons
se

lent.

ardents,

comme une

volaille que l'on flam¬

be: d'un beau mollet

on dit:
que garnéch
plâ la causse; d'une fille perdue on dit
qu'elle est p... courn ue causse. V. caussoii.
Selon la laine employée les causses sont :
de boulàr (pour les hommes plus spéciale¬
ment.) ; de lastèt (pour les femmes) ; de sas-

tràs; celles-ci sont de bure et

non

de tricot ;

d'estàme, d'étamine; causses de gansòu,
qui serrent le cou-de-pied et enveloppent
le pied. V. gansole; causse
d'aban-pè, qui
ne
couvre que le dessus du
pied ; comme
la guêtre, elle n'a pas de semelle.
Causse est. parfois employé
sée. dans des actes anciens.
Causso

d'aréo

pour

chaus¬

(B.-L.), chaussée empier¬

rée; maçonnerie de mortier,
caussée.

—

C. causée.

caussegnà (L.). — C. causeà.
caussè,-re, — C, caussàyre; chausseur.

�CAUSSE

causse-ha ;

v.

—

Tricoter des bas.

Qui a les chaus¬
les bas bien tirés, soigneux, coquet.

causse-lis,-se
ses,

250

CAUTEROU

_

adj.

;

causse-pè ; sf.
complet.

—

Cliausse-pied

—

causserade ; si. — Plat
réunion d'amis où l'on mange

bas

;

de crêpes ;
surtout des

crêpes; les goûters, à l'époque de carnaval
s'appellent généralement ainsi.
Syn. cresperade.
caussèro,-e (Big. G. L.) ; si. — Crêpe,
pâtisserie.
causserè,-re ; s. — Friand,-e de crê¬
pes ; marchand de crêpes,
causseri.

C.

—

caussét (Big.

caussar 1.

G. L.)

causséte ; sf.

Pipàut

Beignet.

—

caussetejà
(causses).
—

caussià.
caussic

;

;

s.

—

v.

C.

Tricoter

—

(G.)

;

caussilhoà ;

sm.

v.

des

bas

—

—

ses

dérivés.

Chardon, terme

■—

Dim. de
Employé

causses,

parfois

miìhòc, butter le maïs,

caussilhoûs ;

sm. pl. — Sillons buttés.
caussipéno (B.-L.) ; sf. — Base d'es¬
carpement. Y. causslu.

caussis ;

sm.

—

Partie de la

caus,

de

caussiu

(B.-L.)

; sm.

à

éboulis

un

Pente herbeuse,

—

à

escarpement. V. caussipéno.
caussòt,-e ; s. — Petite
caussoû ;

sm.

—

la

base

d'un

causse.

Chausson; chausse;

manche de cuisinier ; terme injurieux pour
une femme ; femme de rien,
qui va avec
tout le monde.

caussoulhùt,-ude ; adj.
Qui a la
jambe, le mollet gros, sans élégance; se
dit, aussi d'une personne grosse, difforme.
—

caut,-e ;

adj.

aussi dans le

sens

—

de

Chaud,-e; employé
cher, de prix élevé,

style familier.

Lou bén caut, le vent, chaud, du Sud ;
t/u'a las amoùs cautes, se dit, d'un galant,
enflammé; ni caut ni rét, indécis, ni chaud
ni froid; passà-n'at tout caut, avaler tout
chaud, ne pas tergiverser ; abé-n de ço de
caut, être bien chez soi, avoir de bonne
cuisine; serbl tout caut, dire tout de suite
une

chose que

s.

—

Cauterets,

station thermale des H.-P.

cautaresâ,-ne

adj.

;

—

Habitant,-e de

Cauterets; celui, celle qui va faire une sai¬
à Cauterets.

son

cautaresade ; sf.

Saison de

—

cure

à

Cauterets.

(Lav.)

;

sf.

—

Petite chau¬

dière de cuivre.

(Lav.) ; sm. — Croc en bois
remplaçant la crémaillère. V. cra-

fer

ou

sf. — Chauffe ; opération de dis¬
degré de chaleur utile pour forger
tremper un métal ; fournée ; forte cha¬

tillerie ;

Oéy, qu'en a hèyt ue caute, dit-on après
journée très chaude; lou bî d'ue caute,
une opération de dis¬

une

cautè,-dè ; sm. — Chaudron.
Plàbe à cautès, pleuvoir à verse ; abé cau¬
tes à estamà, avoir des dettes, les choses en
retard; cautè biélh, bougnes e hourats,
vieux chaudron, bosses et trous; escarrà lou
cautè, tout manger, ne laisser rien; bouts
de biélh cautè, une voix éraillée.
Syn. payrò, payròu, payròt, peyròu. En
d'autres ,:eux, lou payròu est le panier.
cautèle ; sf. — Précaution, mesure de

prudence.
Dans l'expr.

que l'an dat cautèle, on
facilement confiance.
cauteloÙs,-e ; adj. — Rusé,-e; trom¬

lui

la souche.

aboutissant

Chaudron¬

—

le vin nécessaire à
tillation.

caussà, buter.

Caussilhoà lou

en

cautaré,-terè,-re ; s.
nier,-ère.
Cautarés, Cauterés;

leur.

caupl.

général. Cf. cardoû.
caussilhes ; sf. pl.
pour

chaudron. V. cauteràt.

caute ;
une

Chaussetier,-ère.

V. causcà et

—

;

n'y hè ni caut ni rét, cela n'y fait rien,
cautamén ; adv. — Chaudement,
cautarade (M4) ; sf. — Le contenu d'un

ou

caussetè,-re

Chaud, chaleur.
se tenir à la chaleur

màlh, chambièro.

—

chaussette.

caussì.

caut,

au

cautarissè

sf.— Fabrique de

;

Chaussette.
ue causséte, sale comme

coum

—

Tiéne-s

cautarino

; sm.

V. caussèro.

caussetarie,-terie
chaussettes, de bas.

caut ; sm.

l'on vient d'apprendre.

a

:

fait trop

peur.

cauterà,-ràt,-ade ; s. — Contenu d'un
chaudron, d'une chaudière; un plein chau¬
dron. V. cautarade.

cautère ;

sf.

cauterè,-re

Chaudière

—

d'une chaudière.
La grane cautère,
lier.
;

s.

la
—

mer, en

;

contenu

style fami¬

Chaudronnier,-ère

;

marchand de chaudrons.
Cridà

coum

û

cauterè,

crier,

brailler

chaudronnier

(les chaudron¬
niers couraient les rues en appelant la pra¬
tique à la manière des gagne-petit).
cauterejà ; v. — Terme de cuisine : se

comme

un

servir souvent du chaudron.

Cauterés.
V. Cautarés. On dit Caufarés dans la montagne et Cauterés dans la
—

plaine.
cauteroû ;

sm.

nitier. V. cautroùn.

—

Petit chaudron; bé¬

�251

CAUTÈYRE

cautèyre (Ray. L.).

—

Forme de

—

cautoù ; sf.

caytibè

Chaleur,

cautroùn, coutroùn (L.).
contractée de cauteroû,-oàn.
—

—

Forme

Croc en bois au
les fruits sur l'ar¬
V. cautarissè.
Me-u demoure pas û cay, il est ruiné;
adret coum û cay, maladroit ; està hèyl dab
lou cay gros, être grossier, rustre.
Syn. clicòt, picòch.
cay (Big. V.-B.) ; sm. — Tombée, ce qui
tombe.
Lou

pt'rmè cay dou troulh, la première
jus) du pressoir; jrut dou cay,
fruit qui est tombé ; dou permè cay, du
premier choix.
cayàdo (Lav.) ; sf.
Croc pour retirer
le pain du four,
cayche (Bar. Os.). — C. cache, coffre,
càye, càyje, càje. — Formes de càde,
tomber-, en V.-B., Big., G.
cayèque. — C. cabèque.
cayère. — C. cadière.
cayerè,-re. — C. cadieràyre,-e.
càyje (G.). — C. càde. Vers l'E. du G.
tombée (de

—

dit aussi

càyre.

sm.

caytiu,-tibe
;

maçonnerie d'une maison, sur la¬
quelle est. posée la sablière.
U camp de cinq càyres, un
champ à
cinq angles. V. cantoû; està de càyre, être
en équerre avec; abé
uc case en càyre, se
dit d'une maison dont les quatre murs sont
maçonnés.
Dans cette exprès. :de pilles ou de
càyre;
pillés ou càyre, pile ou face. V. crouts ou
pilles.
càyre (E. du G.). — C. càde, tomber,
cayrehoùrc, coayrehoùrc, coèyrehoùrc ; sm. — Carrefour. N. de p.
Cayrefourc.
cayrèt ; sm. — Angle de terrain, parti¬
culièrement sur deux chemins. N. de p. et
lieu.

cebassà.

adj.

;

C.

—

Chétif,-ive;

—

pau¬

cebà,

avec

une

nuance

cebassade ; sf.

— Fricassée d'oignons ;
d'oignons.
cebassàyre,-e, cebassè,-re; adj. et
s.
Qui cultive, qui vend des oignons ;
friand d'oignons; qui s'en nourrit,
cébe ou sébe ; sf.
Oignon.
—

—

Nou bau pas ue coude de sébe, cela ne
vaut rien ;
cridà cébe, demander grâce,
s'avouer vaincu; cébe! excl. : rien de fait!

de jeux d'enfants,

terme

cébe de prat; sf.—

cebejà

; v.

Colchique (plante),

Cultiver les oignons,

—

cebère ; sf.

—

Quantité d'oignons.
y a beaucoup

cebère, année où il
d'oignons.

cebét,-e ; s.
Dim. de cébe; un petit,
qui commence à se tenir sur ses
jambes (en style familier).
ceboulà,-lhà,-làt.
C. cebà.
cebouléte ; sf. — Ciboulette (plante),
—

enfant

—

ceboulhe.
En
cette

aqueste
soupe il

cebouri

—

C. cebalhe.

soupe, que y a
y a beaucoup

(B.-L.);

sm.

—

cecute.

ceboulhe, dans

d'oignon.
Ciguë; ailleurs

cecà

(E. du tì.). — Forme de cercà,
également employé dans
cette région.
Gecile ; sf. — Cécile ;
empiècement de
chercher, qui est

robe.

cecutà, secutà ;
portuner avec excès.

v.

—

Persécuter

;

cecutàyre,-e, cecutoù,-re; adj.

im¬
et

s.

Persécuteur ,-4rice.

—

cecute, cegude; sf.

—

V. cebouri.

Cigüe (plante).

cedà ; v. — Céder; laisser ; se soumettre.
Xou bòu pus cedà, il ne veut
pas céder,

soumettre; que l'a cedàt

de crin pour

cayrùt,-ude ; adj. — Qui est à angle,
a des angles plutôt aigus, tandis que
cayràt indique.l'angle droit ou obtus.

;

semis

il

qui

pauvreté

d'augm.

lui

de lard.

;

—-

se

un morceau

Chétivité

—

misérable.

cayroû (Lav.) ; sm. — Pierre à aigui¬
ser :
dim. de càyre; petit morceau, bout:
cayroû de lar,

Effondrilles,
après filtrage.

—

fond

caytiu,-tibe ; s. — Captif,-ive.
cebà ou sebà, cebassà; sm. — Oignonière, carré d'oignons.
cebalhe, ceboulhe; sf. — Les oignons
en général ;
quantité d'oignons.
cebàr ; sm.
Jeune oignon dont la
tête est à peine formée.

la

de

;

CED AN

misère.

;

An de

Forme de gaymàn.
caymàn.
cayrà, coayrà; v. — Equarrir, cou¬
per, tailler en angles droits.
cayràt, coayràt,-ade ; adj. — Angu¬
leux, -cuse ; crochu,-e. V. cayrùt.
cayràt (B.-L.) ; sm. — Sonnaille cylin¬
drique, plus petite que la picàrdo.
càyre, coàyre ; sm. — Angle, coin;
encoignure. A B.-L. aussi, partie supérieure
de

gêne
vre

V. causée.

cay, chay; sm. —
moyen duquel on cueille
bre ; crochet en général.

on

sm.

au

V. echèus.

C. caumàs.

—

;

débris restés

menus

cautmàs.

cauts.

caysè (M' Big.)

cau¬

tère.

—

a

cédé

cedade
Ins.

ses
ou

droits,

tous drets, il

pouvoirs.

mieux sedade; sf.
Lacet
la chasse aux oiseaux. V. cèp,

cedàn,-te ; adj. et.
qui cède.

sionnaire ;

ses

—

s.

—

Cédant,-e;

ces-

�CÉDAS

252

CENTRALISATOU

—

cedàs ou sedàs ; — Tamis
animale, de crin. V. cegounè.

cedassine, sedassine (L.) ; sf. —
plus fin que lo cedàs.
cedulà ; v. — Citer en justice (vieux),
cedule ; sf. — Cédule.
cégne ; v. — Ceindre,
cegounè ou segounè ; sm. — Tamis
ou
ri lieux crible.
Tandis que le cedàs est.
fait d'un tissu, le cegounè est, générale¬
ment, a fond de peau de porc percée de
tròus.

celà;

v.

celade ;
celade.

C. cecute.
Celer, cacher.
sf.
Action de celer.
—

—

—

C. ucelade.

(vieux)
Celui, celle qui

celademén ; adv.— Secrètement

celadoù,-re; adj.

—

cèle.

celaré,-re;

s.

Cellérier,-ère, écono¬

—

N. de p.

me.

celàyre,-e; adj.
tier,-ère.
celebrà ;

—

Qui cèle; cachot¬

Célébrer,
celebracioû ; sf. — Célébration.
celebràn,-te ; adj. et s. — Célébrant,-e
célébré,-e ; adj. •— Célèbre,
celebritàt; sf. — Célébrité,
celeritàt ; sf. — Célérité.
celèste,-e ; adj. — Céleste; couleur
v.

—

bleu d'azur.
Ue raube dô courdelhàt celèste, une

robe

de cordelat bleu d'azur.

celestiàu ; adj.

—

D'origine céleste,

celibàt; sm. — Célibat.
celibatàri,-ie adj. et s.

Célibataire.
Abri ; couvert.

—

sélo (G.) ; sf. -—
lioutà-se à lu célo, se mettre à

célo

ou

l'abri. V.

acelà-s.

Syn. assès, arcost, achùl, soubàc.
celulàri,-e; adj. — Cellulaire,
celule; sf. — Cellule,
cementèri
sm.

—

(Big.

G. L.) ; cemitèri ;

Cimetière.

Syn. Irey, treyàu (Lav.) ; segrat (L.).
ceminèje, cheminèje, chaminèje;
sf.

—

Cheminée.

cén(t) adj. et
En

sru.

—

Cent.

béarnais, cén prend le pluriel s'il est

multiplié: dus cens, dèts-e-oeyt cens. On
emploie souvent, au lieu de cén le comp.
cinq bints.
U cén, ou mey, un cent, ou davantage ;
quoan serét cén, quand vous seriez cent,
cendè, cendegnè.
C. centè.
cendégne ou sendégne. — C. centé—

gne.
— Lézard gris. V. sendà.
Syn. chichangle, singraulhéte, sernalhe.

céndre ; sm.
céndre
brase, cièr,

(Big. G,) ; sf.

—

(G.).

—

Céndres; sf. pl.

Tamis

cegude.

C. cenerè.
— Le jour des Cen¬
l'appelle, à B.-L. menciarroùs. V.

céndrè

de soie

Cendre, Cf.

dres;

on

cièr et Carnabùl.

céne, céno (Big. G.) ;

cièr (Big.)

sf.

;

brase.

Cendre. En B.

—

cenè, senè, cennè (Big.) ; sm. — Van.
cegounè.
cenedé, cenerè, cierrè, ciarrè; sm.
Charrier. V. carriè.
ceneroùs, cendroùs,-e; adj. — Cen¬
dré,-e, cendreux,-euse.

Y.

—

cengloû. — C. sengloû, sangle,
cenglùmi, cenguì, cenguini, cinglùmi, sanglùmi ; sm. — Nerprun des
haies (rhamnus frangula), bourdaine (plan¬
te')

.

ou
senilh ; sm. — Séneçon
serin (oiseau). V. chariscle.
cenilho (Big.) ; sf. — Braise éteinte,
mélange de cendres et de charbons,
cenilho (B.-L.). — C. chenilhe.

cenilh

(plante)

;

cens ; sm. — Cens ; revenu
autrefois pour être électeur,
censuàu ; sm. — Cerisier,

nécessaire

centè,-toè,-dè,-degnè ; adj. et s.
Centaine; brin de fil par lequel les fils
écheveau sont rassemblés et liés.
Ço qui nou-s trobe à l'asseque-s

—

d'un

trobe

qui n'est pas d'un côté se
trouve d'un autre ; si ce n'est au commen¬
cement ou pendant, c'est à la fin (die.).
centée,-téne ;-tégne (Or.); adj. f. --

au

centè,

ce

Centaine.

centégne ; sf. •— Chiendent. V. agram.
centenàri ; adj. et s. des 2 g. — Cente¬
naire.

centenàt,-nade

;

s.

—

Environ

une

centaine.

Qu'èren û centenàt (ou ue centenade), ils
centaine; qu'arribaben
elles arrivaient par cen-

étaient environ une
à centenades, ils ou
laines. V. cén(t).

centéne.

—

C. centée.

centenè,-ère
centime ;

s.

; s.

—

—

Centenicr,-ère.

Centime.

emploie encore, pour centime, ardit.
centoè (B.-L.). — C. centè.
centoréo (G.) ; centourée ; centou-

On

réyo (G. Big.) ; sf. — Petite centaurée
(eiythrœa centaurium, plante).
centoué (B.-L.) ; sm. — Eclieveau. En
B. centè ou cendè signifie le fil qui lie
l'écheveau (asse), tandis qu'en B.-L., ce
fil est appelé era còrdo d'et centoué.
centrà; v. — Centrer; cintrer,
centrade ; sf. — Action de centrer ;
employé aussi pour cintrade.
centralisé ; v. — Centraliser,
centralisacioû ; sf. — Centralisation,
centralisatoû ; adj. et s, — Centrali¬
sateur.

�CENTRAI!

253
centràu ; adj. des a g.
céntre ; sm. — Centre.

—

Central,-e.

ceiltuplà ; v. — Centupler.
centùple ; sm. — Centuple.
cép (15. et Rig.) ; cét, cétch (R. G. L.) ;
sm.
Champignon en général mais plus
particulièrement cèpe, bolet (boletus edulis,
b. œreus).
La sasoâ dous céps, la période de sortie
des cèpes ; anà taus céps, aller à la recher¬
che des cèpes; qu'a poussât cou m û cép,
coum si l'abèn bouhàt, il a poussé comme
un champignon, comme si on avait soufflé
dedans; une croyance populaire veut que
le cèpe pousse d'un coup, comme si un
souffle le faisait sortir de terre, d'û bouhàt;

petit coum û cép, petit comme un cèpe (de
la petite espèce) ; lou me beròy cé.p! expres¬
sion d'amour d'une mère pour son poupon ;
ue bouhade de céps, une poussée de cham¬
pignons. V. camparò.
cép, cèp ; s. des 2 g. — Piège, lacet de
chasse ; autrefois, cep, fers de prisonnier ;
s'employait surtout au pluriel.
Que l'an hicàt à las cèps, on l'a mis aux
fers. Des textes anciens emploient aussi la

forme sep: «

lo meto

aus seps ».

Syn. las, cedade.
cèp ; sf. — Claie, clôture faite de bran¬
chages ou de lattes reliées avec des bencillis.
cepà ; v. — Chercher des champignons,
cepà ; sm. — Lieu où il y a des cham¬
pignons en quantité.
On dit, mais avec un sens d'augm., au
fém. cepatère et cepassère.
cep arrauyoùs. — V. cep hòu.
cepassè,-re ; adj. et s. — Ramasseur,
-se de cèpes ; marchand de
cèpes ; friand de
ce

comestible.

cepassère ; sf. — Y. cepà.
cepatère; sf.
Augm. de cepère et de
pà; quantité de cèpes de valeur infé¬
—

c

rieure.

cép-du (r) ; sm. — Bolet tète de nègre,
appelé aussi cép nègre (boletus œreus).
ce-pendén, ço-pendén, su-pendén ;
adv. et conj. — Cependant, ce pendant.
Ha pi'r û ce-pendén, faire d'une manière
provisoire, en attendant ; on dit aussi
supendén, (de suspendre).
cepère ; sf. — Grande quantité de
champignons; qui est du champignon. V.
cepatcre.
An de

cepère, an de misère, année où les
champignons sont abondants, année de di¬
sette (prov.J'.
cép-hòu, cép-arraujoùs ; sm. — Bolet
Satan.
Dans le G. counsaumàs.

cép-mout; sm. — Grand cèpe (bol. edu¬
lis). V. camparò.
cép nègre, cép-pourquét ou pourquî ; sm. — Bolet tête-de-nègre (B. œreus).
Syn. cap-négre.

—

CERCLÉ

céps, cèps; sf. pl. — V. cép (a),
ceraque (L.) ; sf. — Gâteau de cire. V.
bresque.
ceràt ; sm. — Cérat, onguent,
cerbèle ; sf. — Cervelle.
Nou-m troubles la ce.rbèle!

ne

me

casse

la tête I
cerbén, cerpèn, cér-bén, cér-pén;
sm.
Cerf-volant, jouet,
cerbèt ; sm. — Cerveau.
Qu'ey toucàt dou cerbèt, il est un peu
fou, ou bien tout à fait, si l'on parle d'un

pas

—

aliéné.

cèrbi ;

sm.

—

cérc, cércle;
l'arc

en

Cerf.
sm.

Cercle,

—

cerceau;

ciel.

cèrc, cèrque ; s. — Recherche ; investi¬
gation. V. recérc.
cercà ; v.— Chercher ; rechercher ; qué¬
rir ; provoquer.

m

Cercà

fourtune, chercher fortune; cercà
péus aus oéus, chercher la petite bête ; cer¬
cà bréyues, chercher noise; cercà de brut,
chercher querelle ; provoquer ; anà cercà
lou pay, aller quérir le père ; aller à la re¬
cherche ; qu'ey ço qui bat cercà? Qu'allezvous chercher ? cercà-s lou pâ, chercher son
pain, sa subsistance; cercà céps, rechercher
des cèpes ; lou qui cèrque que trobe, qui
cherche trouve ; troubà sens cercà, trouver
sans
chercher, faire une rencontre désa¬
gréable ; anàt-lou-me cercà, allez le quérir
et me l'amenez; mandà cercà, envoyer
chercher ; que bau miélhe û qui sap que
cén qui cèrquen, celui qui sait est préféra¬
ble à celui qui cherche (die.) ; lou qui cèr¬
que e qui trobe n'at pèrd pas tout, celui qui
cherche et qui trouve ne perd pas tout
(prov. à double entendement) ; cèrque-cercaràs s'a patience que- trobe, cherche-chercheras (un fureteur), s'il a de la patience,
il finit, par trouver (die); que cercabes?...
qu'as Iroubàtl dit-on à un turbulent qui,
n'écoutant pas les remontrances ou les avis,
reçoit une taloche ou se fait du mal, ou
bi"n, à quelqu'un qui, risquant un coup,
s'est fait prendre. •
cercadé,-re. — C. cercadls.
cercadére ; sf. — Manie de chercher,
de fureter, de fouiller.
cercadis,-se ; s. — Que l'on recherche,
qui est à rechercher.
cercadoù ; sm. — Larve de la libellule.
Cf. cùssou.

cercadoù,-re ; adj.
Chercheur,-euse.
cercàyre,-e; adj. et s. — Chercheur,,euse; qui travaille à des recherches; fureteur, indiscret ; provocateur,
cerclà ; v. — Cercler.
cercladoù,-re ; adj. et s. — Qui fait,
place, vend des cercles. On dit aussi cerclàyre, cerclé.
—

cércle.
cércle

—

C.

cerc.

(As.) ; sm.
cerclé,-ro (Arm.)

—

—

Etable, courtil.
C. cereladoà.

-

�CÉRCOUTEJA

—

254

CÈRQUÈ

cercoutejà ; v. — Fureter, chercher on
urratejà, arratounejà.
cercoutejàyre,-e ; adj. et s. — Fure¬
teur, -euse ; tatillon; taquin; qui a la manie
de chercher des choses sans grande impor¬
curieux. V.

tance.
— Cire, produit des abeilles.
berguéte de cére, un cierge de cire,
cére, céyre; sm. — Euphorbe (plante).
Cf. céri, cidre.
cerè ; sm. — Cellier ; grange, dans L.
cerè,-re ; s. — Cirieiyère ; mousque cerère), abeille.
ceremouniàu; adj. et s. des 2 g. —
Cérémonial ; cérémonieux,-euse.
ceremounie ; sf. — Cérémonie.
Dans l'expr. ha ceremounies, faire des
façons.
ceremounioùs,-e ; adj. — Cérémo¬
nieux,-euse; qui fait des façons, des ma¬
nières. V. fayçounoùs.
ceremouniousamén ; adv. — Céré-

cére ; sf.
Ue

monieusement.

cerfùlh ; sm. — Cerfeuil (plante),
cerfùlh bastàr ; sm. — Anthrisque

(plante).
(G.). — C. cen'sè.
céri, cidre; sm. — Ellébore fétide
(plante), eu certains lieux euphorbe. V.

sauvage

céri

cére.

cerià

(H.-Big.). — C. cesericà.
cerisade, cesericade ; sf.
Averse de grésil ; correction, volée de
coups, remontrance vive.
ceriè (H.-Big.); ceyrè, ceridè (N.-E.
do la Big.). — C. cerise.
ceriése, ceyrése (Big.). — C. cerise.
ceriade,

—

ceriesè.

—

sf.

C. ceriade.

esperà

chaud ;
lou gay la, cerise, attendre im¬

coum

patiemment, comme le geai, qui est friand
de cerises, attend qu'elles soient mûres (suppose-t-on) ; Yan de las cerises, Jean des ce¬
rises, surnom du geai.
cerisè, ceriè, cerissè; sm. — Ceri¬
sier.

cerisè,-re; adj.
C. cerisouU.
cerisère ; sf. — Quantité de cerises.
L'an■ de la cerisère, l'année où la cerise
—

abonde.
; adj. — Friand,-e de ce¬
Sobriquet des gens d'Andrein (B.-P.).
cerisoulè,-re ; s. — Lieu planté de ceri

cerisoulè,-re
rises.
siers

d'azeroliers.

ou

cerissoû.

—

V. cerimoû.

Cerner,
cernalhe (V. la I5ig.) ; sf. — Lézard des
murailles; par anal., garçon ou fillette min¬
ces, maigres.
Syn. chichjngle, singraulhe, chancaline.
cèrne ; v. — Bluter, tamiser, sasser. V.
cerna ; v.

—

cerreyà.
harie,

Cèrne
hanches

se

dit du balancement des

marchant.

en

cèrne ;

sm. — Cerne, halo,
cerné, cernedé ; sm. — Blutoir à
main ; il est rond et plat et se compose
d'un bord en bois et d'une toile de crin
tendue sur le cercle. Le blutoir mécanique

s'appelle barite.
Syn. sedàs, curètch, témbou.
cernelhade (M') ; sf. — Qui se rapporte
à la cernélhe; la neige, la glace d'une cernélhe.

(M4) ; sf. — Etendue circu¬
neige; banc de neige; nevé. V.

cernélhe
—

Petit cerisier,

C. ceriè, ceriése,
dans diverses parties de la Big. et du G.
cerilhèro ; sf. — Lieu planté de ceri¬
siers, cerisaie.
cerimane ; sf. — Arête faîtière, le haut
d'un toit. Cf. bisque.
cerilhè, cerilho.

—

cerise ; sf. — Cerise.
Lou tems de la cerise, le temps

C. cerise.

ceriesole (Lav.) ;

—

Dans cette expr. : nou-m biengu.es coupa
la cerimane, ne me casse pas la tête ; qu'a
la cerimane toucade, il a la tête fêlée, l'es¬

prit atteint.
cerimoàt, cherimoàt,-ade; adj. —
Ratatiné,-e. (Vient de cerimoû).
cerimoû, cerissoû, cherimoû,-choû,
chinchoû ; sm. — Résidu de lard ou de
panne de graisse mis à fondre, effondrilles
de la cuisson des viandes ; espèce de ril¬
lettes.

Qu'ey moul coum û cerimoû, il est mou,
«molasse», flasque, sans vigueur.
Syn. gressilhoûs, grecherous, grechéts.
cerisà, cerisejà ; v. — Cueillir des
cerises.

cerisade.

laire

de

counjèste, couyè.
cernelhùt,-ude ; adj. — Partie de
montagne où il y a des cernélhes.
cernude ; sf. — Ce que l'on tamise de

celh,

farine

en

une

fois.

cernùt,-ude ; adj. — Qui est cerné,-e;
qui est tamisé.
ceroÙS,-e ; adj. — Qui produit, fournit
de la cire ;

cireux,-euse.

cerpélho, chérpélho (G.) ; sf.

—

Ma-

tricaire.

Syn.

amarousse.

cèrque ; sf.— Recherche ; recensement.
V.

cerc.

en cèrques, être à la recherche.
cèrque-brégues, cèrque-brut, cèrque-de-brut; adj. et s. — Querelleur,euse ;
brouillon. Comme pour les autres
mots composés du même genre, on dit

Està

û

cerque-brégues,

ue

cèrque-chicane
lon, chicanier,-ère.

cèrqucrbrégues.

; adj. et s.

—

Brouil¬

�255

CÈRQUE

cèrque-fourtune ; adj. cl s.
Pares¬
vagabond.
cèrque-limàcs ; s. — Clierche-limaces
ou
escargots ; sobriquet de gens de plusieurs
_

seux,

notamment de celles

communes,

dans

un

qui sont
humide, où les limàcs abon¬

lieu

dent.

cèrque-pâ

;

s.

Cherche-pain,

—

césebèc (G.); sm. — Espèce de
appelée aussi cése de loup.
cése-becùt ;

adj. et s. — Chermiséreux mendiant ; un
fureteur, qui cherche la petite bête.
cèrques; sf. pl.— Système de croc pour
opérer des recherches au fond de l'eau.
cerquit ; sm. — Cirque, enceinte cir¬
culaire dans une vallée; circuit.
cerreyà (Salies). — C. cerne, bluter,
cèrt, certaine; adj. — Certain, indu¬
;

eheur de poux, un

adv.

Sûrement,

—

d'une

façon certaine,

cèrte, cèrtes; adv. — Certes.
certén,-e ; adj. — C. cert. A certéns
dies, à certains jours.
certén,-e; s.
Certain,-e.

cése

certéne,

certenamén ;
assurément.

certifié,-ficà

adv.

—

; v.

Certainement,

Certifier,

—

—

as¬

donnée.

—

—

—

V. célo.

Cesse, cessation, répit.
ni cès ni pause, n'avoir ni
n'a pas hèyt nat cès despuch
qui plau, il n'y-a pas eu un moment de
cesse
depuis que la pluie s'est mise à tom¬
ber ; chéris cès, loc. adv.
Sans cesse.
sm.

—

Vou pas abé
cesse ni
repos;

—

Cesàr ;

César; par anal, hom¬
fort, impérieux, orgueilleux. N. de

me

n.

p.

—

chien.

cesarisme ;

sm.

—

Césarismè.

cescà, sescà; sm.
Lieu où
des glaïeuls (césque). On dit aussi
sère, cesquère.
—

cése ;
Ha

sm.

coum

—

qui

il y

a

cescas-

Pois, légume.

céses, faire les cho¬
petit, coum A cése, chose
très petit"; qu'èy à r,\spoùne? Ni cése ni
liabe, qu'ai-je, que puis-je répondre ? Rien ;
Ion mé P'itit cése,
expr. d'affection d'une
rQère pour son petit. V. cép.
ses

une

à

une;

amasse

V.

sentoù

;

sm.

—

;

sm.

—

Pois sauvage; pois mal
iig. un enfant chétif.
ceselhà,-lhoà ; sm. — Semis de pois,
lieu où il y a des pois,
ceselhoà (Lav.). — C. cesericà.
ceselhoû (Lav.) ; sm. — Neige fine et
—

; au

drue.

cése
marocain

marouquî (Lav.) ;
(P), pois sauvage.

ceserà.

C.

—

averse

de

sm.

—

Pois

ceselhà et

ceserade ; sf.

plus usité,
Récolte, fricot de pois ;
tripotée, correction. V.

—

grésil

;

cesericade.

ceseralhe ; sf.

pois ; le terme
péjor.

—

Quantité, mélange de

le plus souvent

a

un sens

ceserè,-re ; adj. et s.
Friand de pe¬
pois ; sol propice à la culture des pois.
—

tits

ceseréte ;

sf.

grimpante qui

—

pousse

Pois sauvage, plante
particulièrement dans

blés.
; v.

Grésiller.

—

V. cerià.

cesericade ;
—

cès ;

de

cesericà, ceserilhoà

Certification;

Certificat. On dil
certificàt; sm.
couramment cemtificat, fautivement.
certificàyre,-e ; s. — Certificateur,trice ; caution, répondant.
certitùt,-ude ; sf.
Certitude,
céruse ; sf.
Céruse.
cès, sès ; sm.
Employé communé¬
ment, surtout en Big. pour acès,
abri, au¬
vent.

chiche.

larges feuilles (plante).

cesélh ; sm.

venu

les

certificacioû ; sf.
surance

chose sûre, déter¬

une

d'audoù,

Gesse à

—

Ue cause
minée.

Pois

—

Pois de senteur.

bitable.

cèrtamén ;

sm.

gesse

garbàch.

cése-de-sèrp, de sègo (G.)
men¬

diant ,-e.

cèrque-pedoùlhs

CESSA

—

sf.

—

Averse

de

grésil

;

volée de coups sans gravité ; frottée un peu
vive. V. ceserade.

ceserilhe

(L.) ; sf. — Nom générique
qui poussent dans les champs,
plus particulièrement vicia cracca, vicia sativa et vicia sepium. Cf. bésse.
ceserilhe, ceserique,-ite ; sf. — Gré¬

des

vesces

sil.

ceserilhoà.

—

ceserilhoû ;

C. cesericà.

sm.

ceseriquejà ; v.
par petites averses.
ceseroû ;

cesét,-e

sm.

; s.

—

d'enfant.

—

—

Superdim. de cése.
Grésiller

un

peu ;

Tout petit pois.
Dim. de cése; petit nom

—

césou, sésou (Lav.); sm. — Sens, in¬
telligence (esp. seso).
césque, sésque, chésque ; sf. —
Glaïeul des marais; il est surtout utilisé
pour le pailiage des chaises. A cause de
leur ressemblance", on appelle aussi
césque
certaines fétuques à feuilles lancéolées.
Estadit coum la sésque, maigre, sec com¬
me le glaïeul.
cesquè ; sm. — Marais où il y a des
glaïeuls

en

abondance.

cesquè,-re; adj. et s. — Ouvrier,-ère
travaillant la sésque. N. de p.
cessà; v.
Cesser mettre'fin.
—

�CESSA

256

CHAFAUT

—

cessà-s.

—

C.

acessà-s,

se

mettre

v. — Bafouiller, dire des
radotage. V. cliabraquejà.
chabì-chabì (Bay.). — Dans cette ex¬
pression : ha chabi-chabi, trembloter ; ne
pas tenir sur ses jambes.
chabichoû ; sm. — Fromage de chèvre,
chaborre (L.) ; sf. — Gale du chêne,
boule. V. coucure, garole.
chabouriade (Lav.). — C. chourriaque.
chabourre ; sf. — Restes, relais sans
valeur et malpropres ; ramassis de choses,
mélange.
chabourriade, chourriade (M') ; sf.
Chute de neige, mêlée de pluie ou de
grésil.
chabraque ; adj. et s. — Qui parle à
tort.et à travers; personne dont les idées
n'ont pas de suite; bateleur sans esprit;
valétudinaire; patraque; neurasthénique.
chabraquejà; v. — Agir, parler en
chabraque.; être patraque.
chabraquerie ; sf. — Action de cha¬
braque; sottise; niaiserie,
chabrò, chabròl (G.); chabròt; sm.

chabequejà

à

choses frisant le

l'abri.

cessacioû ; sf.

Cessation,

—

cessade ; sf. — Interruption ; arrêt,
cessamén ; sf. — Cesse ; interruption ;
arrêt.

cessàn,-te; adj.
cèsse.

sistou

céstou,

Cessant,-c.

—.

C. cessade. Y. ces.

—

;

sm.

—

Panier

en

osier. V. coy.

Syn. tistéte, coye.
cèstre
(B.-L.) ; sm. — Millefeuille
(achillea millefolium).
cestrédo (B.-L.) sf. — Lieu où croît le

—

millefeuille.
cét.
Employé
acét, cet, celui-là.
—

en

quelques lieux pour

cét

(G. L.). — C. cép, champignon,
(Arm.) ; v. — Chercher, ramasser
des champignons (céts).
cétch (Chai, et Or.). — C. cép.
cetère,-o.
C. cepère.
cetoû (Lav.) ; sm. — Petit chevron.
cèu ; sm. — Ciel, firmament; palais de
cetà

—

la bouche ; voûte.
Cèu agnerl, plouje en camî, ciel pomme¬
lé, la pluie approche ; la cape dou cèu, la
voûte céleste ; gagnà-s lou cèu, gagner son

paradis

par sa patience, son labeur; que l'ey
cadiil dou cèu, cela lui est tombé du ciel,
il n'a eu aucune peine ; lou cèu dou Iheyt,
le ciel du lit; cèu de poun, voûte de pont;
ha cèu

e

crouts,

prendre le ciel à témoin

;

terre, remuer ciel et terre;
bouquei, la voûte palatale, le
palais; lou pè-dou-ceu, l'horizon. V. suber-

segoutl cèu

e
lou cèu de la
cèu.

ceuclà (E. du G.).
céucle (E. du G.).

—

cha, chas, chès (G.) ; prép.
Chez.
Cha lou besin, chez le voisin ; chas ét,
chez lui; est souvent remplacé par à, à-n :
nu besin, à-n et. Y. en ço.
chabadure ; sf. — Levain. V. bouridé.
chabanà, eschabanà,-ni ; v. — Essanger le linge.
chabanade ; sf.
Action d'essanger.
chabanàt,-nade ; s. — Frottée; se_

—

couage.

chabanì, eschabani; v. — C. cha¬
banà; étourdir par tapage, paroles bruyan¬
tes. '

Choucas. V.

chabèc.

—

chabèque.

C. cabèc.
—

C. cabèque.

bùc.

chabucà, chebucà (Big. G-) ; eschev. — Clioper, trébucher, heurter
du pied. V. trabucà.
chac ; sm. — Flaque d'eau; piqûre,
bucà ;

coup

d'aiguille, d'aiguillon, de dard. '
; v. — Piquer ; aiguillon¬
agacer par des pointes; mâcher, chi-

chacà, sacà
ner

;

chacade ;

ceyrè (Big.). —
céys ; sm. — Cens, impôt payé au sei¬
gneur pour une terre que l'on tenait de lui.
ceysàu ; ad j. — Qui est du céys.

—

—

qûre

—

bassine.

Chabrol.

Syn. goudale.
chabùc, chabucàt,-cade ; s.
Heurt
du pied; action de trébucher; au flg. inci¬
dent, arrêt, contrariété. V. eschebucàt, tre-

qu-r.

C. cerclà.
C. cérc.
C. cerise.

chabe (Os.) ; sf.

—

; au
ticoter.

sf. — Coup d'aiguillon, pi¬
fig. pointe malicieuse, action d'as¬

chacadit.

C.

chaque-dit.
adj. et s. — Aiguillonnemyeuse; agaçant; excitateur.
chacadure ; sf. — Blessure produite
par un coup d'aiguillon.
chacamalà (à) ; loc. adv. — A cali¬
—

chacadoù,-re

;

fourchon. V. à cabalhes.

chacarnà ;

v.

—

Faire du chac, répan¬

dre de l'eau.

chacarnè ; sm. — Augm. de chac,
quantité d'eau répandue, flaque boueuse.
chacarnejà ; v. — Barboter, piétiner
dans le chac; fréq. augm. de chacarnà.
chacàt, sacàt. — V. chacade.
chacàyre,-e; adj. et s. — Mâchonneur,-euse.

V. chacadoù.

chàcou-chàcou ;
cour-

Cf. chatchà, tride

chafàut ;

sm.

faud.

Syn. empoùn.

sm.

—

Merle litorne.

d'Espagne.
Echafaudage
—

;

écha-

�257

CHAFRA

chafrà ;
les ;

v.

donner

Mépriser, blesser par paro¬
sobriquet moqueur ou inju¬

—

un

rieux.

chafrade, chafre; sf. — Injure, mo¬
querie; action de donner ùn surnom. V.
chàfre.
chafràn,-te ; adj. — Qui dit. des paroles
blessantes ; qui est blessant.
chafràt,-de ; adj. et s. — Surnommé,-e.
C. chàfre.
chafràyre,-e ; adj. et s.
Qui a l'ha¬
bitude de chafrà; qui a la manie de donner
des surnoms, des sobriquets.
—

chàfre ;
sm.
Surnom méprisant,
injurieux; affront.
chagàt (Big.). — Aphérèse de eschagàt,
—

averse.

V. bourrade.

Syn. charrusçlàt, chalabàst.
chagatà. — Aphérèse de eschagatà.
chagòt ; sm. — Flaque d'eau. V. chac ;
chope, fâche, lagòt.
chagote (Bay. et L.) ; sf. — Chatouille.
Syn. cacalique, gratine.
chagòu (Bay. et L.) ; sm. — L'argent,
en style plaisant, équivalent au fr. galette.
chagoutà,-tinà ; v. — Chatouiller,
chagrî, chegrî; sm. — Chagrin. V.
afligí, trechaguè.
chagrinà, chegrinà ; v. — Chagri¬
ner; chagrinà-s, se chagriner, se faire du
mauvais sang, s'impatienter.
Chagrinà-s coum Ci betèi quoan poupe,
ne « pas s'en faire ».
chagrinàn,-te ; adj. — Qui chagrine,
chagriné,-re ; s. — Peine; état de cha¬
grin, de tristesse; affliction. V. trechaguè.
chagrinoùs,-e ; adj. et s. — Cause de
chagrin, d'ennuis ; personne chagrine.
Aquel ahà qu'ey chagrinoùs, cette affaire
est ennuyeuse,

attristante.
chalabàst,-tade ; s. — Forte averse ;
abat d'eau, de grésil; flot violent; vague.
Au (ig. tapage, tumulte. V. calahàr, escha¬
gàt, eschalagàs.
chalabastà ; v. — Pleuvoir à verse avec
vent violent; au
fig. bouleverser-.

chalabastàyre,-e

;

adj.

—

Tapageur,

turbulent,-e.
chalàn ; sm .— Chaland, bateau plat,
chalàn (d),-de; s. — Chaland,-e; ache¬
teur ;

client

;

chalantè ;

débiteur,
sm.—

chalantejà,-dejà

;

v.

—

Courir

le

client ;

naviguer.
chalapeyà (Lav. B.-L.)

à tort et à travers. V.

chalàpo
séquents.

;

adj. et

; v.

Bavarder

badouqueyà.
s.

—

Bavard,-e incon¬

chàle ; sm. — Châle. Il faisait, autre¬
fois. partie de toute toilette un peu soignée.

Le châle riche venait du Cachemire
par le
Portugal ; le petit châle, qui ne dépassait

CHAMADE

pas la ceinture, venait d'Espagne; il était
de couleurs vives pour les jeunes femmes ;
c'était un vêtement d'hiver; le châle d'été
était de petites dimensions et en toile fine
de lin ; on l'appelait cabllh.

chaledà,-tà, eschaletà ; v.— Souffler
force par suite d'essoufflement; chaledà-s, s'essouffler.
chalibà ; v. — Saliver ; imbiber de sa¬

avec

live ; bavarder.
Chalibà lou hiéu,
que l'on tord
de lin ou de

imbiber de salive le fil
afin de faire adhérer les brins
laine,' entr'eux.

chalibardoùn

(Bay.)

; sm.-—
se

transport dont les extrémités

Bateau de
relevaient

pointe.
•
On dit quand le nez et le menton se rap¬
prochent : que hèn chalibardoùn.
chalibàyre,-e ; adj. — Qui salive, qui
perd sa salive, qui bave; au fig. bavard,-e.
chalibe, salibe, eschalibe ; sf. — Sa¬
en

live.

Que m'en arriben las chalibes, l'eau m'en
bouche; perde la chalibe, perdre
ses discours ; abé chalibe à despéne, avoir
du temps pour parler, bavarder ; ha cha¬
libe, bavarder; qu'a encoère la chalibe à la
bouque, il vient de trépasser; qu'où ne passaràn chalibes escousentes p'ou cot, il le
regrettera vivement ; abé paciénce coum û
gat chalibe, être peu patient,
chalibè ; sm. — Salive abondante ; bave,
vient à la

chalibejà ; v. — Fréq. de chalibà.
chaligà, saligà; sm. — Saulaie,
chaligue, saligue ; sf. — Saule (salix,
plante) ; lieu où croissent les saules, bois
de saules, saulaie.

Chalosse ; sf. — Le pays de Chalosse.
chalòt, charòc (G. et L.). C. chagòt;
ornière où il y a de l'eau ; flaque.
Chaloussén,-gue ; adj. et s. — Qui
de la

Chalosse, chalossais,-e. Dans les
désigner un habitant
de la Chalosse, un Chalosse, lous Chalosses,
les Chalosses, au f. pl.
chalùm ; sm. — Chalumeau, pipette de

est.

L.

on

dit aussi, pour

chai ; au fig. un ivrogne.
Dans cette expr. qu'a prés chalùm, qu'a
drin de chalùm, il a bu ; on dit aussi d'un
vin qui a de l'arôme : qu'a chalùm.

chalùm (L.)

Bruine, pluie fine.
au moyen d'un
chalumeau ; simplement boire, avec un sens
plutôt péjoratif ; chalumà-s, s'enivrer.
Qu'a chalumàt, il a bu (trop),
chalumà-s (G.) ; v. — Se fatiguer, sic
harasser, suer de fatigue, s'éreinter.
chalumét,-e. — C. calamét; pipette.
chalùp,-lùt ; sm. — Sorte de filet de
pêche qu'on traîne en mer.
chamade ; sf.
Chamade, battement
de tambour de ville, criég.
Ha courre la chamade, faire publier.
chalumà ;

Batelier d'un chaland.

—

; sm.

v.

—

—

Boire

—

17

�"CHAl&amp;ALIIA
chamalhà ;

ciiamathà-s,

se

258

CllANQUE.TA

—,

— Chamailler, bavarder;
chamailler, se disputer. V.

v.

chinchamalhà.

chamalhade ;

pute.
chamalhis;

sf.

Charriai llis

—

sm.

—

commérages.
chamalhàyre,-e ;

,

Chamaillis;

dis¬
can-

'cans,

s.

Chamailleur,-

—

euse.

chamalhe ;

s. des 2 g. — Cancanier,bavard inconséquent.
chamalhe; sf. — Discussion, dispute,
querelle en paroles.
chamalhejà ; v. -— Discutailler ; bavar¬
der un peu vivement; chamalhejà-s, se dis¬
puter en paroles, se chamailler.
chamangàt,-glàt,-ade ; adj. et s. —
Qui a les jambes mal faites, les genoux
gros, cagneux; écloppé. V. cscamanglàt.
chamangòt (Bay.) ; sm. — Le jarret;
l'os du jambon; jambonneau. V. camàu.

ère ;

chamarrà ;

v. — Chamarrer ; chamar¬
ridiculement.
chamarre ; sf. — Blouse de paysan,
sarreau, à Bay. Oit. et Chai. Y. belouse,
blouse, camisole.
En quelques lieux landais, sorte de cape,
chamarrerie, chamarrure; sf. —
ras, se. parer

Chamarrure.
chambàr ; sm.
bousculade. (Prov.
chambardà ;

—

Vacarme,
Mettre

—

sens

dessus-

ble.

chambardàyre,-e, chambardiè,-re ;
Qui « chambarde » ; tapageur.
chambardejà. — Fréq. de chambardà.
chambièro (H.-A.); sf. — Sorte de
chambrière pour accrocher le chaudron au
—

cremàlh. V. cautarissè.
chamblòt (C.) ; sm.—
en marche.

Cahot d'un véhi¬

cule

chambloutà

(G.)

;

Cahoter,

se¬

v.

—

—

Fréq. de cham¬

couer.

chambloutejà

; v.

bloutà.

chambourlà, chapourlà ; v. — Aller
dans l'eau; barboter; passer le linge à

grande eau ; essanger.
Syn. chabanl.

chamucà, chemicà, chemucà, samucà, saumucà, gemicà; v. — San¬

gloter, pleurer en sanglotant, gémir.
chamucàyre,-e ; adj. — Pleurnicheur,
-o^ise.
chan

(O. de la Chai.) : chén (E. de la
Chai.) ; chéns (Big. B.-G.) ; chét, chéts
(Or. O. des L.) ; chot, choil (N. des L.) ;
séns (B.) ; prép. — Sans.
chanàut,-e. — C. chenàut. N. de p.
chanc ; thanc (L.) ; sm. — Saut sur un
pied; pas fait avec Péchasse (chanque).
chancà,-gà ; v. — Aller à cloche-pied;
boiter; marcher au moyen des échasses.
chancalhine

(N.-E. des L.) ; sf. — Lé¬
gris. Cf. sancaline,-galine,-gline, chingraule, cernalhe.

zard

chancàt,-cade,-gàt,-ade;

—

Action de cham¬

Saut;

chancàyre,-gàyre-e ; adj. et s. — Qui
à cloche-pied; échassier,-ère; surnom
des gens de Contis (L.).
chance ; sf.

—

Chance.

chàncou,-gou,-que ; s. — Qui va à
cloche-pied.
chançous,-e ; adj. — Chanceux,-euse.
chancoutà,-goutà, chancoutejà. —
Fréq. de chancà.
chancoutè,-goutè,-re ; s. — Qui a la
manie de marcher à cloche-pied ; qui boite
souvent.

chàncre ; sm.

—

Chancre,

chàncrou

(Bay.) ; sm.
chancroùs,-e ; adj.

—
—

Crabe de mer.
Chancreux,-

euse.

;

s.

—

Couvert de chan¬

chancù,-o

Qu'ey recebùt ue bonne chambourlade,
reçu une bonne averse.
On dit aussi chambourlàl ; sm.

chambourlàt,-ade ; adj. et s. — Qui
très mouillé ; se dit du linge passé à
grande eau, particulièrement.
chambourlejà. — Fréq. de cham¬
est

chàngre !
As.

sm.

—

;

adj.

—

Boiteux,-

Chambre

—

Excl. employée

en

Os. et
dia¬

dans celte expr. chàngre d'oùmil
ble d'homme I Cf. avec l'esp. sangre.

chanjà ; v. — Gallicisme de cambià,
changer. V. cambià, cambiamen.
chanque ; thanque (L.) ; sf. — Echasplus particulièrement, haute échasse
landaise ; béquille. V. escasse.
chanquejà,-guejà. — C. chancoutà.

se,

;

(II.-A.)

euse.

j'ai

(Lav.)

—

va

chancrùt,-de

chambourlade ; sf.

misérable ; taudis.

s.

cres.

bourlà; chute à l'eau; chopinade.

bourlà.
chambrùs

bourlà.

action de chancà.

dessous, bouleverser; envoyer tout au dia¬

s.

—

tapage.,

chamalàn).

v.

chàmi, chami (O. des I,. et H.-Big.}.
C. eschàmi, essaim.
chaminàu, thaminàu (Bay. et L.) ;
sm.
Landier, chenet.
Syn. landrè.
chaminèje. — V. ceminèje.
champlà (Lav.) ; v. — Tailler un vête¬
ment, une robe.
champòt (G.). ■—C. chalòt.
champoulhà (G.-M.) ; v.— Battre l'eau,
barboter, patauger. V. chaupateyà, cham¬

—

�259

CHANQUE-PÈ

chanque-pè; sm. — Cloche-pied; jeu
d'enfant, marelle; chanque-pè de saut, saut
de deux pas sur un pied suivi d'tin bond;
il fait partie du jeu des sauts, très en fa¬
veur en Béarn et en
Gascogne.
chanquét,-guét,-e. — Fréq. et dim.
de chàncou. V. pè-ranquét.
Anà-n à pè-chanquét, aller
clopin-clo¬
pant, à cloche-pied.

chanquét-chanquét,-guét ; loc. adv.
Clopin-clopant.
chanquî (Lav.) ; sm.
(plante). Cf. cenglùrni.

—

Bourdaine

chantiè ; sm.
Chantier ; en style
plaisant, travail important et embrouillé,
—

ennuyeux.

Quin chantiè! Quel travail ennuyeux!
Aço qu'en ey, û chantiè! En voilà une
besogne !
chantignole; sf. — Coin de bois de
consolidation ; pièce qui arrête la
paume
dans une toiture ; terme de métier ;
gâteau

triangulaire.

sm.

Chantre de lutrin. N.

—

do p.

chantrerie ; sf.— Chant d'église, plaince qui concerne l'office du chantre;
mauvais chant de lutrin ; sur le mode iro¬
nique, l'ensemble du lutrin.

chant;

chapà ; v. — Mâcher, mâchonner ; man¬
longuement; parler entre ses dents.

ger

A"(m pas de que chapà, ils n'ont rien à
mettre sous la dent
(pop.) ; chapà paters,
mâcher d"s patenôtres. Dans cette

se

expr. :

0, bèn, chape! Va! mâchonne, gromelle I
chapade ; sf.— Mâchage, mâchonnage ;
bavardage méchant, coup de dent, au fig.
Qu'ou n'a dat ue chapade (dans son ba¬
vardage) elle lui a donné un coup de dent,
elle

dit méchamment la chose.

a

chapàr,-re

On

eus".

dit

aussi

dùr,-use.

Chapardage.
Chapardeur,chapardiè,-re, chapar.—

s.

—

chapàut,-e; adj.

et s. — Celui, celle
parole va comme le clapotage de
l'eau; bavard; cancanier, colporteur de ba¬
vardages. On dit aussi chapautè,-re.
chapautà ; v.
Clabauder; rapporter,
faire des commérages.
dont

la

—

chapautè,-tis

; sm.

vards ;

—

L'espèce des ba¬

commérage; rapports de choses, de
faits sans grande importance.
chapautè,-re. — C. chapàut.

chapautejà
travers ;

;

v.

—

;

rabâcheur.

adj. et s.
qui parle

—

en

Qui mâ¬
mâchant ;

chape ; sf. — Chape de prêtre. V. cape.
chape. — Dans cette expr. : nou pas
dise chape, ne souffler mot, rester muet.
En 11.-A. hàpo.
Quoan l'acusè, nou saboù pas dise chape,
quand il l'accusa, il resta muet.

chapelét ; sm. — Chapelet ; grumeau ;
à chapelet (arrhenatherum, bulbosum, plante), appelée aussi urâ. V. coumptè.
On dit couramment â pa de
chapelets,
une paire de chapelets,
pour un chapelet.
Dise û chapelét de mentides, débiter des
mensonges ; anà en chapelét, marcher à la
queue-leu-leu ; qu'a chapelets à la paste, il
y a des grumeaux dans la pâte ; quin chape¬
let nou n'a pas hèyt! Comme il en a ra¬

Parler à

conté !

De

quelqu'un qui ne prie guère on dit :
chapeléts
Que preguen Diu touts souléts.
chapeletade ; sf. — Queue-leu-leu ;
choses reliées, enfilées comme les
grains
d'un chapelet; succession de choses, de
mots, d'injures, etc.
chapeletàyre,-e ; s. — Fabricant, mar¬
chandée de chapelets ; surnom des gens de
Lestelle, où il y a de nombreuses fabriques
de chapelets.
chapeletè,-re. — C. le préc. ; signifie
aussi, avec un sens peu amène, un diseur
de chapelet.
chapeletejà ; v.
Dire le chapelet
comme un chapeletè.
chapeletiè,-re. — V. chapeletàyre.
chapelétos (G.) ; sf. pl. — Avoine à
chapelets. V. chapelét.
chapeliè,-re ; s.
Chapelier,-ère, mar¬
chand,-e de chapeaux. Le terme est em¬
prunté au fr. comme chapèu.
chapelière ; sf. -— Malle dite chapelière.
chapelure ; cf.
Chapelure, croûte
d" pain brisée (vient du
fr.).
chapèu, capèu ; sm. — Chapeau ; cha¬
piteau ; pavillon de champignon ; couvrejoint ; couvercle ; croûte de gâteau.
Chapèu cu-haut, de très soulès, chapeau
haut de forme, gibus, que l'on
appelle aussi
en Lav.
chapèu d'era cucàlo hàuto ; ces dé¬
nominations sont de style plaisant; chapèu
en
campardino (Lom.), chapeau dit melon.
V. campardino ; chapèu de très
càyres, tri¬
corne ; chapèu de
ceminèje, mitre de che¬
Ta d'et lous

—

adj. et s. — Qui chape,
qui a la manie de mâchonner ; prend aussi
le sens de chapàut,-e. N. de
p.
chapardà ; v. — Chaparder ; considéré
comme mot. d'argot.
;

chapardàdje ; sm
chapardàyre,-e ;

;

avoine

—

chàntre ;

chapàyre,-e
chonne, chique

CHAPËU

—

tort

et

à

fréq. de chapautà.
chapautis ; sm. — Bavardage; commé¬
rage. V. chapoutls.

—

minée. Y. cubàto.

N'a pas ca lou
cop de chapèu, le coup de
chapeau ne lui coûte pas ; pagà dab cops
de chapèu, payer avec des
coups de cha¬
peau, en monnaie de singe; pourtà cha¬
pèu, porter chapeau ; signe d'un change¬
ment de situation, pour un
campagnard,
surtout, un ouvrier, une paysanne; chapèu
de cube, chapeau de cuve où le raisin
rouge
est

en

cuvaison.

�CHAPILHA

—

260

CHARLACADE

chapilhà (G.-M.)

; v.

—

Bavarder. V.

cliapautà.

chapilhàyre,-e ; adj. — Bavard,-e.
chapiròt ; sm. — Capuchon ; petit cha¬
peau, petite crête, petit couvercle. On dit
aussi

capiròt.
chapiròt,-o (B.-L.) ; adj. — Mouillé,
souillé,-e par de l'eau sale.
chapiroutà ; v. — Barboter dans de
l'eau sale. Fréq. chapirouteyà. Mettre un
chapiròt.

vite ;

réprimander.

chapitràdje

; sm.

chapitre

Réprimande ; ba¬
—

—

Chapitre

Qui est du

des
chanoines; division d'un livre. V. capltou.
chapole ; sf. — Abri. V. sapote.
chapòt (B.-L.) ; sm. — Bavardage. V.
; sm.

; corps

chapautis.

chapourlà, eschapourlà ; v.— Laver
grande eau.
chapourlade ; sf. — Lavage abondant
de linge ; en style badin, une trempée.
chapourleyade ; sf. — Fréq. augm. de
chapourlade.
chapoutà. — C. chapourlà. En certains
lieux, remplace chipautà, déchiqueter, et
chapautà, bavarder, clàbauder.
chapoutà ; v. — Coiffer d'un chapeau
(gall.). On doit dire caperù.
chapoutejà. — Fréq. de chapoutà. C.
chapautejà.
chapoutiè,-re- — C. chapàut ; chipotier,-ère.
—

C.

chapautis; signifie

aussi

clapolage.
chaque-dit (Bay. Or. L.) ; saque-dit ;
sm.— Pique-doigt, vive trachine (poisson) ;
serri-corne, lucane. V. coupe-dit.
chaque, chaqu'û,-e. — Gall. de cade,
cad'u,-U{3, usités surtout vers et dans les L.
charabàst.
Employé parfois à la
place de parrabàst. V. escharrabàst.
charabày. — Dans celte formulette :
pimplm-chnrabày, employée au. jeu de «pi¬
geon vole ».
charamàco, charramàco (Big.) ; sf.
Une femme désordonnée, malpropre. V.
—

—

eseharramacàdo.

charampìc, charrampic, sarrampìc,-pìn (L.) ; sm.— Rougeole, fièvre nioi1billeuse;

charcutejà

; v.

—

charcuterie ; sf.

Fréq. de charcutà.
Charcuterie ; char¬

—

cutage.
charcutiè,-re ; adj. et s. — Charcu¬
tier,-ère; peut se prendre en mauvaise part
pour

désigner

un

mauvais chirurgien. V.

calhét.

chardine, eschardine ; sf.— Sardine ;
fig. personne maigre, femme plate.
Syn. pechote, pechine.
chardine de barricòt; sf. — Sardine
salée en baril. En style plaisant on les dési¬
gne sons le nom de coustétes de barricòt,
côtelettes de baril ; coustétes de\ màgre, de
carésme, côtelettes de temps d'abstinence.

au

à

chapoutis.

charcutàdje ; sm. — Chose charcutée,
déchiquetée ; charcuterie en général ; action
de charcuter.

—

vardage.
chapitràu ; adj. des 2 g.
chapitre.

au fig. personne agaçante.
pigote, lou cliaramplc...
Jaméy nou-rn daràn û tau pic.
(d'Espourrin).
La variole, la rougeole ne me ppindront
jamais autant.

La

v.— Charcuter; tailler, cou¬
grossièrement la chair, la viande.
charcutade ; sf. — Charcutage, opéra¬
tion de chirurgie mal faite, à la façon d'un

charcutà ;

per

charcutier.

chapiroutè,-ro ; adj. — Qui barbote,
chapitrà ; v.— Chapitrer ; réciter ; con¬
ter

chàrco (Lav.) ; sf. — Boue, bourbier,
cloaque. V. charquè, charouquè.
charcù ; sm. — Avec le v. ha, dédai¬
gner, mépriser.
Que lie charcù dou soû galàn, elle fait
fi de son galant, elle s'en moque.

chardinè,-re ; adj. et s.
Sardinier,amateur, friand de sardines.
—

ère ;

chardinejà ; v. — Vivre de sardines ;
maigre chère.
chardìt,-e, eschardit,-e ; adj. — Ti¬
mide ; qui n'a pas de hardiesse.
chardit ! (L.) ; interj. ■— Assez! Halte-

faire

là ! C'est défendu !

Chardlt!
touche pas.

charèu

N'y toquis pas! Ilalte-là! N'y

(H.-Big.)

; sm.

—

Ami, amant,

préféré.
Qu'ey et sué charèu, c'est son amant,
son préféré, son
chéri.
charisclàt, charrisclàt; sm. — Serin
jeune.
charìscle, charriscle,-e ; s. — Serin
commun ; on dit aussi cliarrl, charrisclou.
Syn. cenllh.
chardòc (L.) ; sm. — Ajonc épineux.
Désigne aussi simplement l'aiguillon de la
plante.
Syn. gabarre.
chardouquejà. — C. charouquejà.
charlacà (Big. G.) ; v. — Projeter de la
boue, éclabousser copieusement.
charlacà,-àco (Big. G.) ; s. — Flaque
d'eau, de boue. Cf. chagòt, fâche, parlàc.
charlacade ; sf. — Boue projetée sur
quelque chose.

�CHARLATA

261

Le

v.

—

Faire, imiter le

charlatan.

charlatanerie ;

sf.

—

Charlatanerie

;

charouquè; sm. — Patouillis, ce qui
patouilleux sans trop.
charouquejà; v. — Remuer, battre
l'eau; faire un charòc; dire des inconsé¬
quences ; agir comme un charòc. V. chaupinà, charquejà.
charpà. —C. arpà; mettre au cou la

hâblerie.

est

charlatanisme;

Charlatanisme,
charlità ; v.— Eclosion de « charlites ».
charlità, charrità, cherlità; v. _
Action de la graisse qui bouillonne ou qui
grésille, frit.
eharlite ; sf. — Chaton, assemblage de
fleurs de certains arbres: châtaignier, noi¬
setier, etc. Y. cherlites.
charlùp (Big.).— C. chourràp et dérivés,
charmà ; v. — Charmer ; ensorceler,
envoûter ; charmà-s, se complaire, se délec¬
sm.—

charpe.

charpade. — C. charpiade.
charpàdo, sarpàdo (B.-L. 11.-A.)
et

charmadoù,-re ; adj. et s. — Char¬
meur, -euse ; qui emploie des charmes.
charmagòrri ; sm. — Terme à dési¬
nence basque pour, ironiquement, désigner
un
galant qui fait des grâces.
Ha lou charmagòrri; quin charmagòrri I
charmàn,-te; adj. — Charmant,-e;
charmeur ; aimable.
charmantàs,-se ; adj. et s. — Très
charmant,-e ; prend le plus souvent un
sens ironique pour désigner quelqu'un qui
est charmant, sans doute, mais platement,
lourdement, sans grâce ni élégance.
charmantm,-e; adj. — Gracieux,-euse,
aimable, charmant,-e, en parlant d'enfants,
d'un tout jeune homme, d'une jeune fille.
charmantòt,-e ; adj. — Qui est assez
charmant,-e,' gentillet,-te.
charmatòri ; sm. — Charme, enchan¬
tement, envoûtement.
Qu'ey toucàt d'û charmatòri, il est sous
l'influence d'un charme, il est envoûté.
charmounìc (L.) ; sm. — Mauvais sort
que l'on jette, surtout sur les joueurs —
du moins, le disent-ils quand ils perdent.
Même sens que charmatòri.
chamègOU,-gue ; s. — Métis; prend
sauvent un sens méprisant ; désigne parfois
un hors-venu,
un étranger à la commune
où il s'est marié, établi; un non autoch¬
tone; à Barèges, bâtard fils de bâtard et
dont le grand'père était bâtard aussi; c'est
donc un bâtard au 3e degré. V. campit,
camplchou.
charcàyre (G.-M.) ; s. — Pêcheur,-euse
de moules. V. charroû.
charòc.

C. chalàt ; trace d'un liquide
le sol, le parquet; eau coulant
d'une gargouille; sorte (le gloussement,
gargouillis.
—

sur

sf.

—

chàrpo.
Qu'en

ter.

répandu

CHARPILH

charòc,-que ; s. — Hâbleur,-euse ; in¬
conséquent, qui parle à tort et à travers ;
bavard peu dégourdi ; balourd ; qui n'est
pas ingambe.
Charòc d'ômi! terme assez méprisant,
charoucà ; v. — Faire entendre comme
un
gargouillement ; glousser.
charouquè,-re ; adj. et s. — Celui,
celle qui remue, répand de l'eau; action de
l'eau qui gargouille; hâblerie; bavardage
bruyant.

sm. — Charlatan; hâbleur.
charlatâ, jusqu'en ces derniers temps,
c'était, surtout, un marchand forain pour¬
vu
d'une belle voiture, accompagné par
une
fanfare, et qui, à grand renfort de
hâbleries et de tapage, plaçait sa. marchan¬
dise, arrachait les dents, guérissait les dou¬
leurs, etc. C'était, aussi, un personnage
obligé de toute carnabalade.

charlatâ ;

charlatanejà ;

—

Contenance

et

contenu

;

adj.

d'une

ùo charpàdo, il a son saoul; il
il a son compte de.
charpantà, èharpentà ; v. — Charpenter, faire, édifier une charpente.
(Le son an et le son en sont l'un et l'au¬
tre employés dans ce mot et ses dérivés ;
nous
opterons toutefois pour la forme an
qui est la plus ancienne).
charpantàdje ; sm.— Ouvrage de char¬
pentier; charpente,
charpante ; sf. — Charpente.
charpantè,-tiè ; sm. — Charpentier.
Syn. hustè.
charpantejà ; v. — Dresser, monter
une charpente
; bricoler sur un travail de
charpenterie, faire le charpentier ; fréq.
a

est repu ;

[

dim. de

charpantà.

charpanterie ; sf.
charpantière ; sf.
ou

importante

de

la

Charpenterie.
Pièce principale
charpente ; grosse

—

—

branche d'arbre.

charpe; sf. — C. arpe et aussi cravate,
écharpe épaisse, cache-nez. V. chàrpo.
charpenté. — C. charpantà.
charpi ; v. — Peigner le lin. Y. escarpi.
charpià ; v. — Griffer, égratigner ; pei¬
gner le lin, l'étoupe. V. arpià, escarpià.
charpiade,-pide ; sf.— Coup de griffe,
égratignure profonde, peignée. V. esgarrapiade, cliarraspàdo.
charpie,-ique ; adj. et s. — Pointil¬
leux,-euse ; personne acariâtre, qui est toute
« en
pointes ».
Syn. thepzt, thepicoùs, à Salies, Orthez.
charpie,-pilh ; sm. — Charpie,
charpide. — C.charpiade.
charpilh ; sm. — Linge usé ; petit mor¬
ceau de vieux linge; tortillon pour laver la
vaisselle, V. charpie.

�CHARPILHADE

—

CHARRUSCLE

262

charpilhade ; sf.

— Une peignée ; dis¬
lave du linge sale ». V. charpinacle, escarpide.
charpilhère ; sf. — Toile grossière et
claire de chanvre ou de jute, serpillière.
charpinade. — C. charpiade et char¬
pilhade.
chàrpo, sàrpo (II.-A. B.-L.); sf. —
Sac à courroies que l'on porte sur le dos,
espèce de besace. V. sarroâ, sarpoû, mur-

pute où

on «

ralét.

Cap de chàrpo, vilaine tête, plate, large,

charquè (Lav.)

; sm.

—

Masse de boue.

Y. chàrco.

charqueyà

; v.

—

Passer dans la boue

;

patauger. V. charouquejà.
charrà ; v. — Jaser, bavarder, babiller.
Le mot, très vivant en Provence, est tombé,
chez nous, en désuétude.
charrabalhe, sarrabalhe ; sf. — Me¬
nues
choses, restes sans valeur, reliefs;
mélange, pêle-mêle de ces choses.
charrabùscle (G.). — C. charrùscle.
charrade ; sf.
Babillage, bavardage.
charràm,-ràn (M') ; sm. — Filet mince
de lait à la traite ; par ext. filet de liquide.
charramà ; v. — Traire en faisant des
—

charrams.

charrasclà

(Big. G.). — C. carrascà.
charràscle,-o ; adj. et s. — Bavard,-e
à la voix de crécelle.

charrasclejà. — Fréq. de charrasclà.
charrasclét,-o,-clmo. — C. carrasquét,-e.
charrasclét (II.-A.) ; sm. — Faucon
cresserelle et cresserellette.

charràsclo

(Big. G.). — C. carrasque.
charraspàdo (H.-A.) ; sf. — Coup de
patte d'un animal griffu; l'effet de ce
coup, le morceau enlevé ou détaché; par
anal, morceau détaché du principal. V. ar¬
pat,-ade.
Capsùs (ou calsùs) qu'a hèt ouràdye, e aci
qu'en auém agùt uo charraspàdo, là-haut
il y a eu de l'orage et nous en avons reçu
une petite
part.
charràspe, escharràspe,-e; adj. —
Apre à la langue. Cf. chàspre, àspre.
chàrre,-e (Ort. L.) ; adj. et s. — Chét.if,-ve ; grêle, mince, petit; sans consis¬
tance ; de mauvaise qualité. En Arm. gri¬
sâtre. V.

coarre.

Syn. caytiu, chctre, méndre, mendicàn.
charre ; sf.— Courtilière, taupe-grillon.
Syn. cscharre, arése, arèro, laure, taradére, lhargue, bare.
charre ;

sf.

—

Grosse bouteille, dame-

jeanne.
Syn. boutarre, picharre.
charrè (E. du G.). — C. cendre et cinerè, charrier, Cendré est employé égale¬
ment,

charréo

charrì,

(B.-L.) ; sf. — Charrée.
charriscle,-o ; s. —

Serin

serin des murailles.
Syn. cenllh.

commun,

charrin-charràn (Lav.). — Onomato¬
pée figurant le bruit que fait le lait tombant
dans le vase pendant qu'on trait. V. charràm.

charriscaube,-claute, cheberiscaube, chiriscaube, souriscaube ; sou-

rits-escauye (G.-M.) ; sf. — Chauvesouris. Tigne-hus, en Big. et Vic-Bilh.
charrisclà ;

v.

Chanter

—

comme

le

serin ; pousser des cris aigus. Se dit aussi
du chant éclatant de tout autre oiseau,

charrisclàt ;
charrisclàt ;

Petit du serin,
Cri du serin ; cri
aigu, en particulier cri d'enfant.
charriscle ; sf. — C. charri; également
oiseau de la même espèce : tarin, sizerin.
charrisque-charrasque ; s. — Ba¬
vard,-e désagréable, ennuyeux ; onom. de
sm.

—

sm.

—

la crécelle.

char rit ; sm.
Porzane, oiseau des
marais, poule d'eau. V. chiribit.
charrit (Az.) ; sm. — Cancan, faux
—

bruit.

charrità, charlità; v. — Action et
graisse bouillante dans un réci¬
pient; grésiller en Lav.
chàrro (G.) ; sf. — Jarre, vase en terre
bruit de la

de forte contenance.

charroû ; sm. — Moule de
que). V. couscouroulhe.
charroû; sm. — Charron,
charrounà ;

v.

charrounàdje
charrounejà ;

—

;

(mollus¬

Charronner.

sm.

v.

mer

Charronnage.
Fréq. de char¬

—

—

rounà.

charrounerie ; sf.

charroutejà

; v.

charruà ; v.
charrue ; sf.

—

tée

sur

arét,

roues,

—

—

Charronnerie.

Fréq. de charrà.

Charruer.
Charrue en métal mon¬
ordinairement. V. cabésse,
—

aray.

charrusclà ;

(G. et Big.) ; v. — Grésil¬
pleuvoir avec force ; tonner ; jouer
crécelle; par ext. faire du tapage,
gronder son monde.
Syn. chagatà, eschalagatà. Cf. avec ar¬
ler et.
de la

rasen.

charruscladéro, charrùsclo (G.).

—

C. carrasque.

charrusclàt, charrùscle ,-clo ; s. —
Bourrasque de grésil, de grêle et de pluie
avec

vent et tonnerre.

Syn. escharrusclade, esbourrusclade, bourrade.

charrùscle (G. E. de Big.) ; sm. — Le
tonnerre, la foudre; l'orage; tapage, tu¬
multe

bruyant.;
bruyante.

au

fig.

pe.rsonnp

viye et

�'263

CHARRUSCLEJA

charrusclejà.

— Fréq.
de charruaclà.
charte, carte; sf. — Charte,
chartése, sartése; sf.
Blouse de
paysan, tantôt longue, tantôt courte. Y.
chamarre, belouse, camisole, sàrtou.
chartic ; sm. — Essartage; au pl. les
blanches coupées à l'essartage ; essarts.
chartigà, eschartigà; v. — Essarter;
défricher; mal couper les cheveux ou la
barbe, en style badin.
chartigade ; sf. — Action d'essarter ;
terre essartée, défrichée ; au fig. peignée.
chartigòt, eschartigòt ; sm.— Gouet ;
faucille à long manche, faucard, vouge.
Syn. bedoùlh.
chartigoutejà ; v. — Faire un petit
essartage.
chàrto (B.-L.) ; sf. — Terre défrichée,
charùp. — C. chourrùp et ses dérivés,
chas (Ray.) ; sm. — Faix, grande quan¬
tité, tas.
Un chas de causes, de palaures, un las de
choses, de paroles.
chas (G.) ; prép. — Chez. V. cha.
Chas et, chez lui.
En Big. chè, chès; en Béarn et L. en ço,
à, àu.
.—

chascà,-pà

;

v.

Mâcher,

—

chiquer,

mâchonner.

Qu'ey tilhoùs!

chascà, c'est co¬
riace! Il faut mâcher; qu'ey ço qui chasi]ues ? Qu'est-ce que tu mâchonnes ?
Syn. gnaspà, chapà.
chascàt,-ade ; s. — Mâchement, coups
que eau

chàste,-e.

sf.
ample et pesant.

v.

—

Faire écla¬

bûches ou mor¬
fracasser, faire

voler

en éclats, tout casser.
chasclàt,-ade ; adj.— Fendu, éclaté,-e.

chasclàt ; sm. —
ment; le bruit; éclat;

Action

;

l'éclate¬

giffle qui fait «voir

36 chandelles».

chascle, chiscle

de

sf.

—

Eclat de bois

;

La chascle est

plus petite que l'ascle et
plus grande que la chiscle.
Syn. bichascle, i-schascle.
chascû, cascû,-e,-ne ; pron. — Cha¬
rnu,-e (vieux).
Peut-être sous l'influence
on

dit aussi chacû. V. cadû.

chaspà. — C. chascà, chapà.
chàspre.
C. àspre.
chasprùt. — C. aspràt ; se dit
—

du vin

surtout

âpre.

chasselas ;

sm.

—

Chasselas,

variété

de raisin.

châssis;
du

fr. ;

on

da 186 s.).

sm.

—

le trouve

Châssis, cadre (vient
déjà dans des textes

vêtement

chatchà

(Lav.) ; sm. — Litorne, grive
cendrée; onom. de son cri. Ailleurs,
chàcou-chàcou, tride d'Espagne.
chate et chàtou ((Tartas, L.) ; sm. —
Crapaud. Cf. chòlou.
chatique, chetique; sf. — Sciatique.
Syn. cranc.
chau, chaus ; sm.
Saule, vers le
Tursan. V. saligue, saussarrè.
chau! (G.-M.) ; interj. — Hors de là!
—

Place !

chaubamiade,-nioulade
de

;

sf.

—

Acte

chaubarniòu, sottise.
chaubarniòlou ;

sm.

—

Péjor. du sui¬

vant.

chaubarniòu,-oie; adj. et s. — Per¬
qui a l'esprit désordonné ; bavarde
inconséquente ; hurluberlu.
chauchà, sauçà ; v. — Tremper quel¬
que chose : du pain, le doigt, dans une
sauce, du vin, etc., saucer, faire trempette;
chauchà-s, se mouiller, se tremper. V. chinsonne

chà.

chauchade, sauçade ; sf. — Action de
tremper; trempe; trempée. V. moulhatòri.
Qu'en, èy recebùt ue chauchade, j'ai reçu
une

bonne averse, une
sm.

—

trempée.
Petite

chauchade,

chauchàyre,-e

; adj. et s. — Qui a la
tremper son doigt, son pain. V.
chinchàyre.
chauchét,-e; chauchoùn,-e (Bay. et
I,.) ; s. — Méticuleux,-euse, chipotier, ta¬
tillon, minutieux, peu adroit; regardant;
indécis.

Quin
est

ey

chauchét aquét òmi! Comme il

méticuleux et maladroit cet homme I

chauchinà ;

v.
Fréq. de chauchà et,
patrouiller, patauger.
chauchine; sf. — Sauce mal faite;
mauvaise, pauvre cuisine.
—

par ext.

écharde.

du fr.

;

à tête

manie de

;

Chasuble

Aquét hâtou que sémble ue chasublece
(est si ample) que l'on dirait une

chascàyre,-e ; adj. — Mâcheur,-euse,
chiqueur, mâchonneur. Y. chapàyre.
du bois, le couper en
ceaux
éclatés; par anal,

—

vêtement
chasuble.

de dents.

chasclà, eschasclà

CHAUCHOLE

Gall. de caste.

chasuble ;

chauchàt;
trempette.

ter

—

—

chauchinè,-re,
chauchinèc,-èque ;
Gâte-sauce, gargotier ; indiscret.
chauchinejà ; v. — Acte de chauchinè,
de chauchét; chipoter, fureter, chercher la
petite bête, tatillonner ; chercher dans les
coins ; fréq. de chauchinà.
chauchinis ; sm. — Gargote, mauvaise
cuisine; péjor. de chauchine; travail de
chauchinè.

chauchole, -chorle, -chère;
sf.
Trempette; longue sauce, très claire; mau¬
vaise soupe; patrouillis.
Avec le v. ha, tremper dans tin
liquide
du pain, ou tout autre aliment;
par badi'
nage, se mouiller, se tremper.

—

�CHAUCHOULEJA

chauchoulejà,-ourlejà
trompette

;

264

CHÈ

—

;

v.

—

chaupinade; sf.

Faire
de

patauger.

chauchoùn,-e (Bay. et L.).

—

cuisinière

peu ex-

Choucas. Cf. chabe, càuo.

sage ;

se

taire pendant

discussion, une conversation à plu¬
sieurs ; chaumà-s, se taire.
Que hau miélhe chaumà que' mau moule,

une

mieux vaut
ler (die.).

ne

rien faire que

chaumade ;
repose ;
sens

sf.

—

demi-sommeil

;

mal travail¬

Temps où l'on
s'emploie aussi

se
au

de caumade.

chaumàdje ; sm. — Chômage.
chaumadoù,-re ; adj. et s. — Chô¬
meur, -euse.

chaume

Syn. choup.
chauquè, chaüquè, sahùc, sambùc,
sahuquè ; sm.— Sureau (plante). N. de p.
Syn. eschèu.
chàure, eschàure ; sm. — Brise, vent
léger, frais ; sur le ton badin, peut au con¬
traire, prendre le sens de bise. Dim. chauréy.
chaurejà-s ; v. — Se donner de l'air ;
prendre l'air, le frais ; se trouver dans le
chaurejade ; sf. — Ventilation, léger
de vent ; action de prendre le frais,
chaurélh, eschaurélh, chaurét(L.);
sm.
Lobe de l'oreille ; petit rameau d'une
gr. ppe (on l'assimile à une oreille)! U chau¬
rélh d'arrasìm. V. couy, chincloùn.
ehaurét (G.) ; sm. — Mauvais garne¬
ment, polisson.
chaus (V.-B.) ; sm. — Saule. Le terme
désigne l'arbre complet ; les branches sont
appelées, en V.-B. saligues ; en d'autres
lieux, saligue désigne l'arbre même. V.
coup

—

chau.

;

sm.

—

Calme, apaise¬

choaus (0. du B. et L.). —
(faire) : se taire; faire douce¬
ment, rester silencieux. En Big. et dans
l'E. du B. on dit plutôt: ha tout dous.

(G.).

—

C. chabe, choucas.

Avec le

quiéter.

Da-s
donner

fie,

entre

chaupade, faire
« trempée »,

une

une

une

ablution
«

; se

peignée

»

adversaires.

v.

chausi.

chaup, choup,-e; adj. — Mouillé,-e,
trempé,-e.
chaupà,-pi, choupî ; v. — Tremper
dans l'eau ; chaupà-s, se tremper.
chaupàt,-ade ; s. — Trempée ; éclaboussement ; trempèment rapide et violent ;
ablution; bruit que fait un corps tombant
dans un liquide.
ue

Trempé,-e, très

chaus,

(L.)

ment.

chàuo

—

vent.

chaumà ; v. — Chômer ; se reposer ;
dans le G. aussi sommeiller; dans les L.

tranquille,

Action de tremper,
une trempée.

mouillé.

péditive.
chauchounis,-se ; s. — Acte de chauchoùn; l'espèce des chauchoùns.
chauchounis ; sm. — Mauvaise chauchole.; boue liquide. Y. chauchinis.
chauchourlejà. — C. chauchoulejà.
chaudét ; sm. — Echaudé, gâteau,
chaugue, thiaugue (G.-M.) ; sf. —

rester

—

l'eau; dispute,

chaupit,-de; adj.

V. chau-

chêt.
Cousinère chauchoune,

battre

ha

—

Gall. de causi.

chauside ; sf.
chautà-S ; v.

—
—

Choix, option.
Se préoccuper,

s'in¬

Xou m'en chàuti pas, je ne m'en soucie
pas ; que nou m'en chàuti! Cela m'est in¬
différent ! Peu me chaut.
Dans le G. et en H.-Big., se chautà signi¬
cier

au

contraire,

soucier, se sou¬
(de): m'en chàuti!

ne pas se

fee moquer

peu,

Cela m'est indifférent,

chaupatejà ; v. — Battre l'eau, barbo¬
ter. V. champoulhà.
chaupatòri, choupatòri; sm. —
Mouillure abondante ; trempée copieuse.
chaupét; thaupét (Ort. L. G.) ; sm. —
Chopine, demi-litre, quart de litre, selon
les régions. V. taupét.
chaupetejà; v. — Chopiner.
chaupetejàyre,-e ; adj. et s. — Ama¬
teur de chopines ; pilier de cabaret.
chaupètre,-e ; adj.
Autoritaire, hau¬
tain, orgueilleux.
chaupi ; thaupi (Ort. L.) ; thyupà
(G.-M.). — C. chaupà et caupi.
chaupide, choupide ; sf. — Action de
tremper à l'eau.
Amassà-n ue chaupide, recevoir une aver¬
se et être
trempé.
chaupinà ; v.— Tremper quelque chose
—

dans l'eau; battre l'eau de ses mains; par
ext. tripoter; chaupinà-s, se mouiller.

chay

— Chai.
chay, être bien pourvu; aquet
qu'a plé lou chay. dit-on d'une personne
saoule ; ou encore : qu'en a me y au bénte
que jou au chay, il en a dans l'estomac
plus que moi au chai.

Abé-n

; sm.
au

chay, eschày ; sm. — Betaille; bribe,
petite chose, reste sans valeur ; au flg.
prend le sens de quelque chose de négatif.
Nou-n soubre pas û chay, il n'en reste
pas un morceau ; n'a pas hèyt û chay, il
n'a pas bougé ; n'a pas mey nad chay d'arré, il ne se soucie plus de rien; il est très
bas. V. cay.
Exclamation pour chasser les
ché !
poules, la volaille. V. ahè.
chè (Big. G.);" prép. — Chez, dans;
prend s devant une voyelle.
—

Chè tu, chès et, chez toi, chez lui; chè-u
Jan, chez (le) Jean, le nommé .Tean. V.

cha, chas,

en-ço,

�CHEBERISCAUBE

265
cheberiscaube.

C.

—

charriscaube.

chebùc, eschebùc,-cade ; s. — Chopade ; trébuchement ; au flg. empêchement,
obstacle ; ennui qui cause un retard. V.
trebùc, chabàc.
chebucà.

chechè ; sm. — Tei'me
de s'asseoir.
Hè chechè, assieds,-toi ;

enfantin

:

action

ha lou chechè,

s'asseoir.

chegrî. — G.chagrî.
chém, chemè (Astarac.).
hemè.
chemà ;
courbe.

v.

chemà

Voler

—

(G.).

en

—

C. héms,.

suivant

une

C. chemicà, éparpiller

—

du fumier.

chemàyre,-e

adj.

;

—

Qui répand le

fumier.

chemicà.
ce.-

—

C. chamucà-, Dans L.

amicalement.

pin¬

,

chemicà, eschemicà; v. — Eparpil¬
et particulièrement du fumier. V. espàrce, esparricà. Dans l'E. du G., pétiller,
ler

lancer des étincelles.

chemicade

(L.)

;

sf.

—

Petit pincement

de la peau.

chemicàt,-ade ; adj. — Exténué,-e, ha¬
rassé, recru de fatigue.
chemicàyre,-e ; adj. — Qui répand,
qui éparpille. C. chamucàyre.
cheminàu.

C. chaminàu.

—

cheminéje,-nèje.
chemucà.

—

—

G. chaminèje.

C. chamucà.

chenàut,-e ; adj.
formé, solide, fort,

—

Sain,-e; bien

con¬

chêne

(G.) ; v.— Forme de héne, fendre,
cheni (Big. G.) ; sm. — Chenil ; par
anal, lieu

en

désordre, chambre mal tenue.

chenìgou, senigou ; sm. — Petit lait
aigre. V. leytoû. Au fig. personne acariâtre,
aigre.
chenilhe ; sf.
Redingote, lévite.
chenitre,-e ; adj. — Avare à l'excès,
—

ladre.

chéns, chèns, chés, chèts (Or.) ;
prép. — Forme de sens, sans. Prend aussi,
adj. le sens de dépourvu,-e.
Chéns de parlà, sans parler ; qu'ey chéns
arré, ii est

rien

que haram chéns,
arrangerons sans (vous ou sans
sans

nous

nous

autre

chose).
parfois lié à

Est
sans

;

e explétif : chéns e dise,
dire ; chéns e y anà, sans y aller.
cerlaines loc. peut tenir lieu de

Dans
rien:
sans,

demourà

chens,

être

privé, rester

le subst. étant sous-entendu.

chepìc, thepìc, soupic; sm. — Souci,
inquiétude.
chepic,-que, chepicoùs,-e ; adj. —
Irritable, inquiet, susceptible, hargneux.
cheplcà ; v. — Inquiéter, tarabuster,
asticoter; chepicà-s, s'inquiéter, se donner
du souci,

CHET

chepicoùs,-e. — V. chepïc.
chèque (M') ; sf. — Coup sec.
cherbère, cerbère (L.)
canard sauvage.
Syn. brimasse.

;

sf.

—

Macreu¬

se,

cherichoû.

C. chabucà et dérivés,

—

—

C. cerimoû.

—

cherimoàt,-ade

;

s.

—

Paquet,

masse

de cherimoûs.

cherimoû.

C. cerimoû.

—

cheringà,-glà, seringlà; v. — Seringuer ; faire l'effet d'une seringue, jaillir.
cheringàt,-glàt,-ade ; s. — Coup, jet
de seringue ; jet mince de liquide.
cheringle,-gue, seringue; sf. — Se¬
ringue, clifoire. V. chistradéro.
cheringoû,-guéte ; s. — Petite serin¬
gue ; au flg. homme petit et mince, femme,
maigrelette.
cheringuejà,-glejà ; v. — Fréq. de
cheringà.
cherisclà (L.). — C. charrisclà.
cheriscle,-o (L. et G.). — C. charriscle.
cherlit ; sm.
Onom. du gazouille¬
ment de certains oiseaux ; s'emploie aussi
dans diverses loc. avec le sens du fr. pl'ft !
—

Ilûlë !

0, quio ! Cherlit! Ah, oui! Flûte! Rien
du tout ! Y.

bourle.
cherlità ; v. — C.

charlità; éclater en
grésiller.
cherlites ; sf. pl. — Gouttelettes qui
éclatent en jaillissant de la graisse en ébulition. V. charlites, esglits.
cherite ; sf. — Traîneau de bois.
Syn. léey arroussèc, tralhe.
chermén ; sm.
Sarment de vigne,
chermentà, eschermentà ; v. — Fai¬
re des fagots de sarments.
chermentàyre,-e ; s. — Qui fait, con¬
fectionne des fagots de sarments, qui ra¬

gouttelettes

;

—

masse

les

sarments,

chernilhà

(G.-M.). — C. broulhasquejà.
cherpe ; sf. — Mixture cuite, sorte de
soupe de légumes pour les porcs ; pâtée
pour la volaille.
cherpélho (G.) ; sf.— M:\tricaire (planto'l.
Syn. amarousse.
cherri; v.
C. cherlità (2).
cherubî ; sm.
Chérubin (en vieux
béarnais, cheràb):
chés, chéts (Ort.). — C. chens, sans,
chès (Big. G.). — V. chè, cha.
chés (Big. et G.) ; adj. — Six. Y. cheys.
—

—

chesàu.

C.

cheysau.
; sf. —Carex, glaïeul
des marais. On en fait les sièges des chai¬
ses. Y. arroù et gouyutc.
chesquè, sesquè,-re; s. — Lieu pour¬
vu, couvert de glaïeuls. N. de p. Sesquè,
Sesquès.
chet (G.-M.) ; sm. — Silence. C. chout.
Tout ère chet, tout était silencieux; ha
chet, garder le silence, se taire. V, chaus.
—

chesque, sesque

�CHÈTE

CHICALHE

—

chéte.

266

C. achète; piston de robinet,
brouquét.
chètre,-e ; adj. — Chétif,-ive; piètre.
Syn. caytlu, charre.
chéts (Or.). — C. chens.
—

du

cheuade.

—

C. cibade

en

certains lieux

des L., de la vallée d'Aure, etc. V. choade.

chéuquè. — C. chauquè.
chèyre (G.-M.) ; sf. — Chaise. V.

chibìt-chibìt; sm. — Chuchotement;
paroles dites à voix basse et que l'on entend
à peine.
Que hen chibits-chibits, on se chuchote
quelque chose. Pour amuser les petits en¬
fants on leur chuchote à l'oreille la formulette suivante :

Chiblt-chiblt,
La cagne qu'a bechlt.
N'at digues pas à la gâte,

ca-

dière.

Que-t daré

cheys, seys; siés(G. et E. de la Big.i ;
adj. n. — Six.
Lous tres cheys, dix-huit; cheys bint,
cent vingt; la maynade qu'en ba sus lous
tres cheys, la jeune fille va sur ses j8 ans.
chi, tchi, thi (L.) ; pron. rel. — Qui.
On dit également qui.
Lou chi m'a parlât, celui qui m'a parlé,
chibade.

C. cibade.

—

chibalè,-liè,-re ; s.
Cavalier,-ère ;
prendre, comme en fran¬
çais, un sens désobligeant.
Qu'ey û bcroy chibaliè, c'est une belle
canaille; qu'ey ue chibalière, c'est une
dévergondée.
—

chevalier ; peut

chibalét ; sm.
Chevalet, tréteau de
scieur; petit cheval. V. cabalét. Dans les
L.. aussi, ouverture dans la toiture pour
pénétrer sur le toit, soupirail.
A chibalét, à califourchon, jeu d'enfant;
lous chibaléts, les chevaux de bois.
chibaletejà ; v. — S'amuser au jeu du
chibalét; cavalcader.
—

chibàu ;

Cheval

enchevêtrement
l'écheveau, sur le dévidoir ou
fig., personne bête, grossière,
fém. cabale, jèçjue. V. cabàlh,
sm.

—

;

des fils dans
le métier; au
un

rustre ;

poutre.
Chibàu

tiè, étalon
s'arrête à

bayàr, cheval bai ; chibàu enchibàu de moutiè, cheval qui
chaque instant; chibàu de trot,
;

cheval trotteur

;

chibàu ta las

sangsugues,

cheval très maigre, bon pour les sangsues;
tiéne-s à chibàu, maintenir son bon droit,
être à cheval sur ; ne pas faillir ; nou-s
desmounte pas dou sou chibàu, il reste iné¬

branlable; tiéne-s miélh.e à taule qu'à chi¬
bàu, avoir bon appétit; ue fribe de chibàu,
une forte fièvre; à chibàu
bielh, cabéstre
nàu, à cheval vieux, licol neuf (dict.) ; lou
qui a chibàus à la borde n'a pas bergougne
d'anà-s'en à pè, celui qui est riche p°ut.
agir comme il lui plait ; cambià û chibàu
borni per û abùgle, faire un mauvais mar¬
ché ; à chibàu dat n'espien pas lou cabés¬
tre. à cheval donné on ne regarde pas si
le licol est bon ; on ne regarde pas de trop
près à ce qu'on vous donne (prov.).
chibauquejà. — C. cabauquejà.
chibernà (Lav.) ; eshibernà ; v. —
Héberger. V. eschibernà.
chibichàu (Lav.) ; sm. — Seuil de la
maison : légataire, héritier.
chibità, chibitejà; v. — Chuchoter.

de pate.

u cop

Chibìt-chibìt (écoute un secret) : la chien¬
ne a

vessé. Ne le dis pas à la
un coup de
patte.

chatte, elle te

donnerait

chibitejà

; v.

—

chibxu-chibiu.

Susurrer
—

;

chuchoter,

Onom. de cris d'oi¬

seaux.

chibòt.

—

C.

cibòt, toupie.

chibourÎ,-rÎU

;

sm.

Sorte de danse,

—

ronde, farandole.
On la dansait

en chantant ; voici une for¬
il y en avait plusieurs :
Chibouri, cliibourà,
Que disen qu'ey malaude,
Chibouri, cliibourà,
Be-sè, qu'en goarirà!
Chibouri, chibourà, on dit qu'elle est
malade... elle guérira sans doute.

mule,

car

Cette

danse

P'ou

était

particulièrement, en
la région. (V.
Bilàtye, tome II, au lexique).

honneur à

Salies

et

dans

Ha dansà lou chibouri, donner une cor¬
rection manuelle, une fessée.

chic; thic (Ort. et L.) ; adv. — Peu,
à peine. Dim. chicot,-coû,-coutét,
chiquét, chinòt. V. chignàu.
Qu'ey chic de cause, c'est peu de chose ;
nou m'en dét que chic, ne m'en donnez
qu'un peu, à peine; minjà chic, manger
peu; lou chic qui èy, le peu que j'ai.
f.oc. adv.
Prou chicl loc. de négation :
liien ! U chic, un peu médiocrement; biàm
un chic, voyons un peu
(L.) ; chic à chic,
p.'U à peu.
très peu ;

—

Loc. diverses.

—

Hernne de chic, femme

île

peu ; que s'en manque de chic, il s'en
faut de peu de chose; en chic de tems, en
p:Mi de temps; chic ou mic, peu ou prou,

plus ou moins.
Qu'en y a chic, il y
moùnde, peu de monde

en a

peu;

chic de

dou chic

que sort
lou hère, du peu sort le beaucoup ; entér
chic e trop, que y a mésure, entre peu et
trop, il y a la moyenne (prov.).

chic,
chose

tirin,

chique;

s.

abondante

peu

;

—

ou

Faible quantité;
nombreuse. V.

poc.

chicà ;

Chiquer ; par analogie,
style burlesque.
chicade ; sf.
Chique, chiquée de ta¬
bac ; fém. de «chic».
Dat-m'cn ue chicade, donnez m'en un
v.

—

manger, en

—

peu.

chicalhe ; sf. — Mangcaille, nourriture
grossière mais abondante.

�267

CHICALHE

chicalhe ; sf.

—

Les chlcous, les Espa¬

gnols.
chicané ;

v.

Chicaner

—

tromper

;

au

chicanade ; adj. et sf.

Chicanerie;

—

tricherie.

chicanàyre,-e
;

adj. — Chicaneur,-eutricheur. Sous l'influence du fr., on
;

dit aussi chicanùr.

chicane ; cf.

—
Chicane ; controverse ;
métier; adj. C. chicanàyre.
chicané,-iè,-re ; adj. et s. — Chicanier,
-ère ; tricheur.
chicanejà ; v. — Chercher chicane ;

terme de

chicaner ; ergoter.
chicanerie ; sf.

Chicanerie.

—

chicanoù,-noùs,-e ; adj. et s. — Ama¬
chicane, plaideur d'habitude, arti¬

teur de

ficieux.

chicàr,-de
ment

nouveau

le

vient du

gascon ;

adj.— Peu; petit,-e

;
tissé. N. de p.
A chicàts e à

bribes et

Cliicurd, mot relative¬

; s. —
dans

français.
chicàt,-ade

pelais, par petit

morceaux.

; rape¬

peu, par

V. à chic.

chicchàc ou chic-chac ; sm. — Flaque
bourbeuse où l'on patrouille; débris de
choses

cassées, brisées, déchiquetées.
Qu'an hèyt â terrible chicchàc, ils ont
fait un terrible saccagement, tout cassé.
chic, chac; sm.
Onom. du patau—

geage,

du clapotis.

chic-chàc ; sm. — Brisement, casse¬
ment, action de tout casser, de réduire en
morceaux.

Ha

sf.

—

Mince

CTTTDRO

tranche

de

viande de porc,

jeu.

se

chichine ;

—

tout

chic-chac, tout briser, tout

en

casser.

chichà ;

v.

—

chichangle

;

Frire,
sf. — Lézard gris, des

men chichiu, mon chéri,
chichoû, chichourlét, chinchoû.

—

C. cherimoû.

chicorée ; sf. — Chicorée (cichorium
intybus, plante). On dit aussi chicoréye,
chicourée.

chicot;

sm.

—

Chicot; dim. de chic,

très peu.

Dans

cette

d'aygue,
ehoup.
chicoû.

expr.

être
—

très

Lav.
mouillé,

en

:

este chicot
trempé. Y.

C. cliicàt ;

chicou,-que

petit peu.
Sobriquet des Espa¬
de dépenaillé. Dim. chi-

; s.

—

gnols,-les ; syn.
coutét,-e.
Dcstlt, pedoulhoùs couru û chlcou, vêtu,
pouilleux comme un Espagnol.
Les Espagnols, Aragonais surtout, qui ve¬
naient autrefois en Béarn et en Gascogne,
étaient de pauvres gens, assez mal nippés
et pas toujours propres.

chicoulét,-rrét,-lôt,-tét,-e ; s. — Pe¬
tit,-e Espagnol ,-e. Cf. chiquét.-e.
chicoulìn, chicoutét-tòt ; s. — Superdim. de chic; très peu. V. drin.
U chicoutét de pâ, de bî, un petit peu de
pain, de vin.
chicoulin,-e; s. — Petit,-e en parlant
d'un enfant; terme calin: lou

lin,

me

chicou-

tout

petit, mon mignon.
chicourralhe, chicourrè ; s. — La
gent Espagnole, au sens péjoratif, désobli¬
mon

chicourràs,-se ; s. — Vilain chlcou,
Espagnole.
chicourrét,-e ; s. — Petit chlcou, petite
Espagnole.
chicoutejà ; v. — Faire petitement ;
couper en petits morceaux. V. eschicoutà.
chicoutî,-ne ; adj. et s. — Petite per¬
sonne ; très petite
chose.
chicoutoû ; adj. et s. — Superdiminulif de chic, très petit; avare, regardant à la
dépense. N. de p.
Syn. chicòy.
chicòy,-e, thicòyye (Bay. L.); adj.
et s.
Petit,-e, très pelit. nain. V. chic.
chide (L.) ; sf. — Chemin rural entre
grosse

Syn. sernalhe, chingrauléte.
chichantàu ; adj. des 2 g.

—

Soixan¬

tième.

adj.

et

chichantée,-téne

;

s.

des

adj. f.

2

—

g.

—

Soixan¬

taine.

chichantejà

Lou

geant.
mu¬

railles.

chichante ;
Soixante.

de jambon notamment. V.
lésque, çhingarre.
chichiu (G.); sm. — Chant d'oiseau;
terme mignard qui peut se traduire par
chéri, mignon.

; v.

—

Avoir

ou

approcher

la soixantaine.

chichàr,-àrrou ; sm.
Maquereau bâ¬
(coraux trachurus, poisson),
chiche,-e ; adj. et s. — Chiche, avare,
chichemén ; adv. — Chichement,
chicherclà; v. — Grésiller,
chicherclade ; sf. — Averse, bourras¬
que avec grésil.
chirchercle ; sf. — Grésil ; c. chicher¬
—

tard

clade.

chichèrne (L.) ; sf. — (Pron. tchitchèrne). Roupie, morve.
chichi (L.) ; sm. — Terme mignard
pour désigner le sein de la mère nourrice.

—

deux haies. Y.

biè.

chideroùlho (G.) ; sf.

— Aconit napcl.
capuchine, nabét, estrangle-loup,
mate-loup.
chidre, cidre; sm. — Ellébore fétide
(plante), en Aspe séyre.

Syn.

chidro (H.-A.) ; sf,
jaune. V. coudèyne,

,—

Bergeronnette

�CHIDROULHÊTO
chidroulhéto

—

CIIINCHÂRHF

(G.); sf-

Ethuse, faux

—

persil (plante).
chife ; sf. — Chiffe,
tenue, sans valeur.

toile, étoffe usée,

sans

Mont courir ue
bau pas ue

nou

chife,

vigueur;
vaut rien.
chiflàt ; boire

mou, sans

chife, cela

ne

chiflà; v. — Donner un
coup vivement.
chiflàt, siflàt, tiflàt, estiflàt,-ade ;
s.
Coup bref, sec, rapide ; giffle ; coup
de verge ; coup de vin ou d'eau.
Récébe û chiflàt, recevoir une giffle, un
coup sec; bebe û chiflàt, boire un coup,
une bonne gorgée.
chiflatejà; v. — Fiéq. de chiflà.
chifle, cible; sf. — Verge, gaule flexi¬
ble, lioussine.
chiflòt ÍIÌ.-I,.) ; sm. — Gros morceau de
pain.
chifoû ; sm. — Chiffon.
Syn. perrac, perréc. V. chife.
chifounà ; v. — Chiffonner ; au fig.
agacer,
dépiter; chifounà-s, chiffonner,
froisser ses vêtements ; se fâcher de peu.
Cette dernière acception vient du vieux mot
chife (dépit) tombé en désuétude.
chifounalhe ; sf. — Chiffons mêlés,
un

—

rebuts de bouts d'étoffes.

perrecalhe, a un sens péjoratif,
chifrà ; v. — Chiffrer, écrire, compter
par chiffres.
chifràble,-e ; adj. — Chiffrable,
chifrade ; sf. — Série de chiffres ; opé¬
ration arithmétique.
chifràdje ; sm.
Chiffrage,
chifralhe ; sf. — Quantité de chiffres,
—

désordre.

en

chifràyre,-e ; adj. et

s.

—

Chiffreur,-

calculateur.
chifre, chifre ; s. — Chiffre.
Le genre est incertain ; la majorité des

euse

;

anciens emploient.le féminin ; actuellement,
1" masculin est d'un usage presque général.
Qu'ay toustém sus las chifres, (ou lous

chifres)', il est continuellement sur les chif¬
fres, à calculer.
chifrejà ; v. — Fréq. de chifrà.
chifrejàyre; s. — Sorte de comptable,
de gratte-papier.
4
chifretejà ; v. — Faire un travail de
chiffres sans grande importance,
chigale. — V. cigale et dérivés,
chigarréte, cigarréte ; sf .— Ciga¬
rette.

chigarretè,-re ; s. — Fumeur,-euse.
chigarriè,-re ; s. — Cigarier,-ère.
chigàrrou ; sm. — Cigare.
chignàu (E. Big.) ; sm. — Un peu;
petit morceau, bout. V. chic, chin, drin.
chignaulejà ; v. — Couper par petits
morceaux

;

véliller.

;

chimie ; sf.

—

Chimie,

chimique,-e; s. — Chimique,
chimiste,-e ; adj. et s. — Chimiste.
chimourri-S ; v. — Se rider ,se rata¬
tiner.

chimourride ; sf.

— Ratatinement.
chimpaume (G.-M.) ; sf. — Cimbale.
chin,-e ; adj. et s. — Petit,-e ; de petite
taille ; petit enfant. S'applique surtout aux
personnes et aux bêtes.
Quin ba lou chin? Comment va le petit ?
B'ey hère chin, lou pourcòt! Il est bien
petit le goret !

Dim.

Le syn.

chiffres

sf. — Lame de bois, terme
chignole.
chignoû ; sm. — Chignon.
Gahà-s au chignoû, se prendre au chi¬
gnon, se crêper le chignon.
chigougnàt ; sm. — Cigogncau.
chigougne,
cigougne ; cigoèyne
(Lav.) ; sf. — Cigogne.
chigre,-o (G.). — C. chètre.
Chilo (Lav.) ; sf. — Dim. de Cécile,
chimbòlo (Lav.). — V. chi.ngole.
chimenèje; chiminèjo,-nèyo, chiminéo (Big. G.). — C. cheminèje.
chignole

de menuisier ;

chinét, chinât,-e.

chinà ;

— Priser du tabac ; solliciter
faire l'article » ; asticoter, plainchinà-s, s'asticoter.

v.

le client, «
sant.er ;

les jeux d'enfants, chi¬
pénitence convenue, si
l'on a perdu, demeurer hors du jeu, en
attendant la fin de la partie. V. coutl.
chinade, chinarre ; sf. — Prise de
tabac ; sollicitation pour vendre, acheter ;
recherche de travail ; tournée à cet effet ;
plaisanterie, action de chinà.
chinàyre,-e; adj. et s. — Asticoteur,A Pontacq, dans
nà signifie faire la

euse

;

vendeur.

chinchà, sinçà; v. — Piquer; pincer;
boucher, étouper une fente; priser, renifler ; tremper son doigt dans un liquide,
une.sauce et le sucer; au fig. dans l'expr. :
nou pas poudé chinchà quauqu'û ou quau-

qu'arré,

ne

pouvoir sentir quelqu'un, être

rebuté; le terme est plutôt trivial. V. cimsà. cinsà.

chinchade ;
tabac ;

sf.

Piqûre

—

;

prise de

pincée.

chinchamalhà ; v. — Péjoratif de chamalhà; chinchamalhà-s, se chamailler for¬
tement.

chinchamalhade ;
vive ;

«

prise de bec

»

sf.

—

Discussion

plus sérieuse

que

la

chinchamalhe.

chinchamalhàyre,-e;

adj.

—

Cha-

miillard,-e, discuteur.
chinchamalhe ; sf. — Chamaillerie
bavardage méchant entre commères.
chincharre.

—

C.

chincheparre.

;

�CHINCHARRO

269
chinchàrro (11.-A.) ; sf. — Corruption
probable de sounsàyno (vielle, instrument
de, musique qui n'est plus employé dans le
pays) ; désigne aujourd'hui l'accordéon.
chinchàrro (G.) ; sf. — Espèce de roi¬
telet. V. chincheparre ; ancien jeu, sorte de
colin-maillard 'où le puni, armé d'une la¬
ou
d'un mouchoir noué, la chin¬
chàrro, devait frapper un des joueurs.

nière

chinchàyre,-e ;
marchand

de

s.
sangsues ;

—

en

priseur,-,euse de tabac; qui a

Pêcheur,-euse,
style plaisant,
la manie d'as¬

ticoter.

chinche

(L.) ; sf. — Sangsue; ailleurs,
anal, punaise. Y. cime/. En style plai¬
sant on appelle l'Aragon montagneux lou
pais de las chinches, le pays des punaises.
chinchemerin,-e (L.) ; adj. et s. —
Sobriquet d'un délicat de bouche, qui ne
trouve rien d'assez bon pour lui.
chincheparre (B. Bay. et L.). — Petite
mésange ; roitelet, au fig. personne maigre,
sèche, remuante et souvent acariâtre,
par

chinchoû.

—

C. cherimoû.

chinchoûs,-e ; adj. et s. — Qui est
graisseux, crasseux ; personne crasseuse.
chinclà (Lav.) ; v. — Sangler, mettre
la sangle.
chinclo (Lav.) ; sf. — Sangle,
chincloùn (G.) ; sm. — Grapillon, grap¬
pe mal venue de raisin ; au fig. petite per¬
sonne ; avorton. V. chaurélh.
chincou-chàncou ; loc. adv. — De ci,
de là, en se dandinant, en boitant; d'une
manière tortueuse.
Anà-s'en chinoou-chàncou,

boitant,

en

en

crevasse

ouverte;

jour étroit, entre

deux

planches, deux rochers, etc.
chingàlh; adj. et s. — (Vient de chin,
petit). Bande mince de viande, de lard,
d'étoffe; petite chose mince, menue, un
rien. V. chignàii. Au fig. personne petite
et maigre.
Dat-me û chingàlh de pèrne, donnez-moi
un
peu d'aloyau; qu'cy û chingàlh de
drolle, c'est
gre, lluctte.

une

fillette bien

menue,

mai¬

chingalhéte ; sf. — C. chingrauléte,.
chingalhòt,-lhoû,-ote ; s. — Se dit
d'un enfant,

CHIQUÉT

chingole,-bole ; sf. — Clochette, son¬
chingoulét,-e.
chingoulejà ; v. — Dreliner, sonner de

naille. Dim.
la choche.

chingraule, singraule,-lhe ; sf. —
gris des murailles. Au fig. fillette
grande et mince. Le dim. chingrauléte est
plus usité. V. cernalhc.
chinque-chanque ; loc. adv. — C.
Lézard

chincou-chàncou.

chintâ, chinte (G.-M.).
cintà, cinte.

—

Formes de

chintoû, thinthoû (Navarrenx) ; sm.
Mouron des oiseaux (stellaria média).
Syn. paparoû, gazòbi.
On appelle du même nom le mouron des
champs (anagallis arvensis).
chipà ; v. — Chiper. Cf. chapardà.
chipade ; sf. — Larcin,
chipalhe ; sf. — Quantité de chipes.
chipautà ; v. — Chipoter ; morceler,
couper, dépecer en petits morceaux. Prend
aussi le sens de chapautà.
ehipautis. — C. chipoutis.
chipàyre,-e; adj. et s.— Chipeur,-euse.
chipe ; sf.— Petit poisson des ruisseaux ;
vairon; au fig. petite chose sans valeur.
Dans cette expression : gourmàn coum
chipe, il faut beaucoup de graisse ou
d'huile pour les fritures;
chipe-chape ; loc. adv. — En mâchon¬

—

nant.

Que parlabe chipe-chape, il parlait en
mâchonnant, comme s'il avait de la pâte
à la bouche.

s'en aller

clopinant; ha chincou-chàncou,
agir d'une manière peu franche.
chincou -chàncou,
chinque -chanque; adj. et s. — Déhanché,-e, en style
burlesque, qui marche clopin-clopant; à
cloche-pied. V. malhàc.
chinèrcle, henèrcle ; sf. — Fente,
faille,

—

d'une fillette minces, fluets,
maigres. Dim. de chingàlh.
chingarre ; sf. — Mince tranche de lard
frit. Trop cuit, il devient dur; de là 1 ex¬
près. : dur coum chingarre, en parlant de
viande de boucherie plus ou moins coriace,
chinglà, chinglade. — V. cinglà.
chìnglou, cingle. — V. cìnglou.

chipe-chape; s. des 2 g. — Celui, celle
qui semble mâcher sans cesse, qui mâchon¬
ne en
parlant.
chipiroùn,-e (Bay.) ; s. — Petite chipe.
chipòlou,-le. — Pêcheur de chipes. C.
chipoutàyre. N. de p.
chipou-chàpou ; loc. adv. — Lourde¬
ment, en marchant comme qui patauge.
V. chop-chop.
chipoutà; v. — Chipoter, lanterner,
lantiponner, bousiller ; s'emploie parfois
pour chipautà.
chipoutàdje ; sm. — Chipotage.
chipoutàyre,-e, chipoutè,-re ; adj. et
s.
Chipotier,-ère, vétilleur,-euse ; barguigneur ; tripotier, cancanier.
chipoutejà ; v. —: Fréq. de chipoutà.
chipoutis; sm. — Tripotage, cancan,
bavardage entre cancaniers.
chipoutoù,-e. — C. chipoutàyre, avec
—

une

nuance

dim. N. de p.

chique ; sf.

—

Cliique

;

assimila¬

par

tion, fluxion dentaire.
Dans cette expr. :
cri

menus

morceaux.

chiquét ;
une

en

chiques

V. chic

e

e

miques.

mic.

sm. — Petite chose; pièce
semelle de chaussure; dim. de chic.

à

�CI1TQUËT

_

CIITTO

270

chiquét,-e ; s. — Petit Espagnol, petite
Espagnole (cliicou).
chiquéte ; sf. — Fille légère,
chiquetejà. — C. chicoutejà; faire peu
do chose ; pour un marchand, vendre au
petit détail.
chirà ; v. — Tirer à soi ; chirà-s, s'entretirer. On dit aussi eschirà. Y.
chirgà, estirà.
(N'est guère employé qu'en parlant des
cheveux).
chiralàuto (Lav.) ; sf. — Flamme lé¬
gère. langue de feu.
chiràt,-ade, chirét; s. — Action de
tirer les cheveux,

chirchire (L.) ;

sf.

—

Syn. lagagne.
; sm. — Tire cheveux, jeu
d'enfants, gribouillette.
chirgà ; v. — Piocher et tirer à soi
pour extirper herbes et racines ; travailler
à un labeur pénible;
par anal, peiner, faire
effort, tirer dur. V. chirà.
chirgue (L.) ; sf. — Moule de nier et
de rivière. V. charroû et couscouroulhe.

chiribì,-bìu ; sm.— Chéri, amant chéri.
Qu'ey lou sou chiriblu, c'est son ami
chéri. Peut prendre un sens
ironique, dé¬
plaisant.
sm.

—

Porzane

de

Bâillon,

oiseau

(ital. schiribilla). V. charrit.
chiringlà, chiringle. — C. chcringlà,
cheringle et dérivés.
chiriscà,-clà ; chirrisclà (G.). — C.
chiriscaube.

—

chirmén (Bay.).

V. charriscaube.
—

C. chermén.

chiròc, chiroù, chirou
neau

;

en

certains

; sm.

lieux des

—

Moi¬

L., roitelet

(oiseaux).
Syn. pacheròc, parràt, passeroû.
chiròlo (G.) ; sf. — Mauvais vin, mau¬
vaise boisson, piquette; goure, chose falsi¬
fiée.

chiroù.

chirou;

—

—•

Pied du corps du chan¬

delier de bois pour la chandelle de résine.
Au fig. personne grande et mince. N. de
p.

chiroucoùn (L.). — Dim. de chiròc,
petit moineau.
chiroulét,-e ; adj. — Terme d'amitié
pour désigner un petit enfant, sorte de
dim. de chéri.
Ah! lou me,
chéri ! s'écriera
son

chiroulét! Ah!
une

maman

en

(Bay. et L.) ; adj. t— Six. V. cheys.
C. cheysàu.
—

chisclà ;

perçants

;

v.

Faire entendre des cris

—

éclater, gicler, jaillir

;

éclabous¬

ser.

La drolle que

chiscU?, la fillette crie; lou
chisclà, le sang jaillit ; dou souc
qu'en chisclc esbruses, il jaillit des étin¬
celles de la souche; que m'a hèyt chisclà
banque ta dessus, il m'a éclaboussé de

sang que

boue.

Le chisclàt
cliasclàt. V.

Cri aigu;
jet ; écla-

(éclat) est plus petit

c.

que

le

m.

chiscle ; sf. — Eclat, chose éclatée ; éclaboussure ; écharde, palette de bois éclaté.
V. chlsclou, chascle.
La chisclc est

plus petite q"ue
chiscle, chisclou; sm.
mâle stérile ; bête mal châtrée
moins stérile ; castrat. V. cléc,
chisclét; sm. — Cri aigu,

la chascle.
Coquard;
mais néan¬
coulhàr.

—

chisclàt.

perçant. V.

chisnà

(L.). — C. chisclà, jaillir,
chispo ! (B.-L.) ; adv. de négation.

—

Bien ! Pas du tout ! V.

béte, bourle, churle.
chistà (G.-M.). — C. chisclà, gicler,
chistade ; sf. — Eclaboussure.
chiste ; sm.
Schiste ; mol d'usage
recent ; on dit plus généralement lobasse.
chistou, sistou ; sm.— Panier d'osier.'
En certains lieux, désigne plus spécialement
les paniers de bât, appelés ailleurs bascoyes.
chistrà (G.). — C. chisclà et aussi, gi¬
cler en grésillant, grésiller.
chistradéro (G.) ; sf. — Clifoire, serin¬
gue de roseau.
—

chit ; sm.
Interj. petit'cri d'appel,
analogue au fr. psst ; le chit est plus discret
que le hèp ; v. ce m.
Ha û chit, appeler discrètement,
chit ; sm. — Petit oiseau migrateur du
genre ortolan qui est chassé au filet surtout
dans la région maritime; en 11.-A. bruant
jaune. V. cit.
chit bastàr (H.-A.) ; sm. — Bruant
zizi.

mon

petit

embrassant

enfant.

Chiroulét, nom d'un quartier de la mon¬
tagne dans la haute vallée de Campan (H,P.). N. de p.
C.

chis

chisàu.

—

C. chiròc.

sm.

; adj. — Crasseux, grais¬
sale. V. chinchoùs.

chisclàt,-ade ; adj. et s. —
éclatement, éclat ; jaillissement,
boussure. V. chisclét.

Chassie.

chire-péu

chiribit ;

chirpoùs,-e
seux, -euse,

chìrou-pélou, chirou-pelàt (Lav.).

—

V. cit.

chità ; v.
chitchà

Appeler
(G.-M.) ; v.
—

poêle.
chitchèrne,
Morve,
chats.

lou.

nette

chite ;
main ;

sf.

Cf.

exe.

—

—

thithèrne

morveau.

chitchou ;

chire-péu.
chirpe; thirpe (Ort.) ; sf. — Callosité,
épaississement de la peau, couche de crasse.
chirpou (L.) ; sm. — Crapaud. V. chò-

chit.
Frire dans la

par un

—

(L) ; sf. —
mouquire, tenèque.
Cri pour chasser les

Coup

sec

donnée

sur

la

tape.

chito

(Lav.) ; zite ; sf.
jaune. V. chldro.

—

Bergeron¬

�■271

'CIIITOU

chìtou
ment,

(lìuy.)

sans

;

adv.

Doucement, posé¬

—

bruit.

Anà-n tout

chìtou, aller tout doucement,
Tout doux,
—

secret.

chitoùn
encore

(L.)

; sm.

Pousse de plante

—

tendre.

chiu ! excl.

Cri perçant qui termine
les chants béarnais et, notamment,
les airs de danse à rythme allègre.
—

souvent

chiu-chiu ;

CHOPE

choalétes, choalines (à) ; loc. adv.
Tout doucement, sans bruit; «tout»
est également
employé à la place de « à ».
Qu'ey arrïbàt à choalines ou bien : tout
choalétes, il est arrivé tout doucement,
choalicòt, choalòt.
C. choalétes.
choalicoùs,-e ; adj. et s. — Qui va tout
doux, qui ne fait pas de bruit ; un douce¬

—

chitou-chàtou ; loc. adv.
'en

—

sm.

Gazouillis

—

de

—

reux.

choalin,-es.
Y.
choàu, suàu ; adj.

choalétes.

—

cer¬

tains oiseaux.

chiulà, siulà ; v.
Siffler ; en style
popul. boire d'un trait.
Chiulà aus couloùms, siffler, appelerles
ramiers, appeler pour rien ; que pòdes chiu¬
là I Tu peux siffler, tu n'auras rien.
chiulàt,-lade ; s. — Sifflement, coup de
sifflet prolongé ; coup de
verge ; gorgée,
coup de vin ou de tout autre liquide qu'on
avale rapidement. V. chijlàt.
chiulàyre,-e ; adj. et s. — Sifileur,euse ; bon buveur.
chiule (G.) ; sm. — Sifllement ; souflle

—

monieux.

Suave, doux, har¬

—

de la bise

ou

de la brise.

chiulét, siulét;

—

Sifflet, petite

Chiulét de crabe, de crestàyre, sorte de
flûte de Pan dont se servent les chevriers,
les hongreurs.

Syn. pihurlèc.
chiulét, donne un coup de sifflet;
dans cette exprès. : qu'a boû chiulét, il a
bon souflle, ou encore, il boit bien ; arrebire-chiutét, coup de sifllet impérieux,
pour faire retourner celui à qui il est des¬
tiné : òulhes d'arrebire-chiulét, brebis obéis¬
sant au sifflet; està
d'arrebire-chiulét, com¬
prendre facilement; avoir l'oreille fine, en
style plaisant.
chiuletejà ; v. — Siffloter ; jouer du
Hè û

sifflet.

chiumà, chumà ; v.
geindre.
chiure; sm.
Forme

—

nicher ;

Suinter

;

pleur¬

de chaure; vent
bise.
cho ! interj. — Cri pour ralentir l'allure
d'une bêle, pour l'arrêter : halte ! On
ajoute
parfois l'interj. là: cho, là!
Ant. hay! En avant I
Ni per hay ni per cho, nou-s
boudje, ni
pour « marche » ni pour « halte », (la bête)
ne veut pas
bouger ; nou entén ni hay ni
cho, il ne veut rien entendre, il n'entend
rien; il est sourd.
choade, choase.
C. cibade, dans la
—

coulis ;

—

Grande Eande.

entend

les

formés

suivantes

dans

les Landes.
Cibade et ciuade

(S.-O.)

;

cibase et ciuase

(E.) ; chibade (Chai.) ; chibase et chiuase
(Centre); chouuade et chuuade (N.-O.) ;
-

chœuade, chuuase, çuuase (N.).
choalà ; v. — Calmer, faire cesser
l'agi¬
tation, apaiser; choalà-s, se calmer, s'apai¬
ser.

V. achoalà.

(tout)

loc.

;

adv.

—

Douce¬

bruit. V. chàus et choalétes.
Qu'ey entrât tout choàus, il est entré tout
sans

doucement.

choc,-o (G.) ; adj. — Petit,-e, menu,
V. choy, chin, pitchòt.
choc ou tchoc (G.) ; sm. —
Crapaud
accoucheur appelé ailleurs, chòlou, cuc,
court.

cùco.

choc, chot ; sm. — Petit
(oiseau de nuit). Cf. gahùs.
chocolàt

sm.

flûte ; sifflement bref.

On

choàus
ment,

sm.

—

ou

moyen duc

Chocolat. On dit aussi

chicolàt.

chòcou ;

sm. ;

choque,

soque ; sf.

—

Soque, chaussure à semelle de bois ; brode¬
quin ; savate ; pantoufle.
choèc,-que ; adj. et s. — Simple d'es¬
prit, innocent.
Syn. tòcou (M4)
choès ;
causi:

sm.

choix.

—

Est

;

noucién, pèc, chòrou.
Subst. verbal de chausl,
considéré

par certains
toutefois, peut-être
équivalent, le
terme est aujourd'hui d'un
usage générai.
Lou maquignoû que s'en a miàt /ou
choès, le maquignon a acheté les bêtes de
choix ; ha choès, expr. du jeu de
quilles
de neuf qui signifie que le joueur a réussi
un
coup donné qui lui octroie le droit de
choisir sa reprise ; au choès,
qu'àymi mey
aço, ayant à choisir j'aime mieux ceci; au
bàste choès, à votre volonté ; si, per choès...
si, par un effet de votre volonté; si, ayant
comme

en

un

gallicisme

;

raison du manque d'un

à choisir...

choèyres (L.). — C. c ibères, civière.
chohèque (G.-M.). — C. c.habèque. On

dit

aussi

cayèque en G.-M.
(G.); sm. — Crapaud; sourd,
d'après un vieux texte béarnais. N. de p.
V. chòrou (i), choc, cuc,
crapàut, hàrri,
fariòu, chàtou, chouc, chlrpou, thouc,
chòlou

chour.

cho-mot !
Interj. bayonnaise et lan¬
daise, équivalente de chut !
Syn. chut-mut, chàtis-mùtis, chou.
chop-chop. — Onomatopée du bruit
que l'on fait en marchant dans une flaque
d'eau, de celui des rames d'un batelier, etc.
V. chlpou-chàpou.
chope; sf. — Geôle, d'après un vieux
texte ; peut-être
échoppe.
—

�CIIOPE

—

272

Cil OURLA

chope (L.) ; sf. — Flaque (l'eau, mare,
étang. V. chac, doulh.
chòpi,-e (M'). — C. choup, mouillé,
choque ; sf. — Bigne, bosse,
choque. — V. chòcou; savate,
choque ; chuquî,-ne (M4) ; sf. — Li¬
notte.

Syn. linòt, ninòt, berdoû,
raque.
chor.
chœur.

—

chorè.

—

choun, milhe-

ancienne de cor,

Graphie

Graphie ancienne de corè,

chantre.

chorle.
Aphérèse
dit aussi chourle
—

de bouchorle. On

chorle ; sf. — C. chot dans le G. ; grive
dans les L. où on prononce aussi tchorle,

thorle; dans le G.

désigne le troglodyte.

chòrou, chòrro (Lav.) ; adj.— Sourd, -e.
V. chòlou.

chòrou,-o (Lav.) ;

s. —

Idiot, imbécile.

Y. choie.

Tros, du chòrou! Espèce d'idiot!
chot (L.) ; chòti. — C. charòc, flaque.
chot,-e; s. — Moyen duc (strix otus);
en
certains lieux, hulotte (strix stridula),
oiseaux nocturnes ; on désigne aussi par
chots les hiboux en général. V. choc.
Quelque spécialistes exceptés, les paysans
ne
connaissent guère les différences exis¬
tant entre les espèces d'une même famille
d'oiseaux, particulièrement les rapaces noc¬
turnes et diurnes, en raison peut-être des
difficultés qu'il y a pour les approcher et
les tuer ; aussi les identifications sont-elles
assez

malaisées.

Chouette, en certains
cabèque.
Interj. pour imposer silence:

chote ; sf. —
lieux. V. brcsàgo,
chou!

—

chut !

Chou! Taisez-vous!

Minjà chou, loc. qui

signifie rester muet, garder le
à berat ! expr.
donc !

silence ; chou

lavedanaise signifiant : voyez

; sf. — Action de battre
(choubàte); averse; trempée.
choubàt-choubàt (Lav.); adj. et s. —
Qui tête sans cesse.
choubàte ; v. — Battre un élément li¬
quide; battre dans l'eau; choubàte-s, se.

choubatade

chouc

dans l'eau ; se secouer quand on
mouillé, trempé; par anal, gesticuler,
battre l'air de ses bras. V. eschalabàte.

est

(Lav.) ; v. — Têter sans ces¬
manie de têter.
choubatejà ; v. — Fréq. de choubàte.
choubatén,-te ; adj. — Qui bat l'eau;
au
fig. personne remuante.
choubatén,-to (Lav.); adj. — Poupon
qui a la manie de rester au sein, de têter.
choubatùt,-ude ; adj. — Secoué, bat¬
tu,-e, en parlant d'un liquide, et aussi
d'une chose secouée dans un liquide.
choubàte ;

se

;

C. cuc, chòlou.
—
Gâteau fait soit

—

sf.

la chaleur du four soit la pâte
dit aussi choufle.
choufle.
C. bouchorle; galette,
choùfle, soùfle,-e; adj.— Spongieux,euse, élastique, moelleux, souple.
Pasle choufle, pâte moelleuse, élastique,
chouflét (II.-Big.). — C. souflét.
choufleteyà ; v. — Souffleter,
choulà (G.) ; v. — Se taire, rester muet.

pour essayer
à

pain

; on

—

V. chou!

choulà (L.)
choun

C. choalà.

—

(G.-M.)

Linotte. Cf.

choùno (G.) ; s.

;

—

choque.

chounchayne.

—

Forme de sounsaync,

vielle. V. chincliàrro.
choùndre

(G.-M.).

—

C. choup, chou-

pit.
choune

(L.)

sf.

;

Fontaine, filet d'eau

—

qui sourd.
choùno

(Lav.)

sf.

;

—

Petite chèvre,

choup, choùpou ; sm. — Tremble, es¬
pèce de peuplier.
choup,-e. — C. chaupit.
Choup coum la soupe, trempé, imbibé
comme le pain de la soupe ; que soy toute
choupe, je suis mouillée (comme si j'étais
tombée à l'eau). V. choùndre.

choupà,-pi

;

chupà

(Lav.) ;

v.

—

Mouiller, tremper extrêmement,

choupatòri. — C. chaupatòri.
choupide. — C. chaupide.
choùpou. — V. choup, sm.
choupÙt,-ude ; adj. — Employé quel¬
quefois pour chouplt, mouillé, trempé.
chour,-re ; adj.— Petit,-e, nain (vieux).
V. chourre

(2).

(Vient de chourlà, cou¬
ler). Jet, jaillissement d'eau (vieux).
chour ; sm.

—

à

Dans cette expies, lavedanaise : yessi-s
tout chour, couler de tout côté, ne pas re¬
tenir l'eau, la laisser fuir.

l'eau

débattre

(L.).

chouflante ;

chour, ichoùr,-de (Bay. Ort. L.) ;
et

s.

—

adj.

Sourd,-e.

chourbère

(G.-M.)

;

sf.

—

Poule d'eau.

chourdarò (R.) ; chourderòu, chourdòu, eschourderòu ; sm. — Orgelet,

compère-loriot.
Syn. ourbissâ, pipìn, urzòu.
chourdè,-re ; s. — Surdité.
chourdoà-se (M' Big.) ; v. •— Se dit du
lait qui se caille seul. V. birà, esparroutà-se.
chourlà ; v. — Action de l'eau ou de
tout autre liquide qui coule en jaillissant.
Chourlà a moins de vigueur que chourrà.
Action de la peau où une ampoule se forme
et qui gonfle. V. chorle, churle.
La sang qu'au chourlà p'ou nas, le sang
coula par son nezt

�273

CHOURLADE

chourlade ; sf.

Jaillissement, action
liquide qui jaillit, coule; en style
plaisant, boire un coup à même la bouteille,
chourle.
G. chorle (i).
chourloùt ; sm.
Bouillonnement;
glou-glou.
chourloutà, chourlutà ; v.
Bouil¬
lonner ; jaillir en bouillonnant
; bouillir à
gros bouillons. V. gourlutà; signifie encore
—

d'un

.—

—

—

l'action de boire à même en faisant un
bruit qui ressemble à celui d'un bouillon¬

nement;

faire entendre

comme

un

glou. Y. gourlutà.

glou¬

La houn que chourloute, la fontaine
bouillonne ; la plouje que chourlute s'ou

camî, la pluie fait des bouillons sur les
flaques du chemin ; lou toupî que chour¬
lute, 1" pot bout à gros bouillons,
chourloutà (G.). — C. chourroutà.
de

chourlùp (Big. V.-B.)

; sm.

—

Gorgée

liquide. Cf. charlùp.

chourlupà

Avaler, boire par
petits coups, par gorgées ; siroter.
chourlupade ; sf. — Gorgée ; quantité
;

v.

de

liquide pris
qu'un chourlup.

sirotant,

un

peu

plus

chourlupàyre,-re ; adj.
par

petits

qui

coups,

chourlutà.
chourrà ; v.
d'un jet.

a

Qui boit
—
la manie de siroter,

Y. chourloutà.

—

—

Couler

en

bruissant,

La

lèyt que choum\ de la poupe, le lait
coule, jaillit de la mamelle; l'aygue que
chourre per lou tutoû, l'eau
jaillit par la
cannelle. V. chourlà.

chourradére ;
mais

avec

un

sf.

—

C.

chourratère,

de diminution.

sens

—

—

cris perçants.

Cf. chisclà.
chourriscle (Lav.) ; sm.
çant, aigu.

—

cascade.
La chourrère do

Gabarnie, la cascade de

Gavarnie.

chourre,

marie-chourre, chourTroglodyte, oiseau (troglodytes
parvulus) ; on l'appelle aussi mieje-habe.
chourrejà.
V. chourretejà.
—

—

chourrère ; sf.

Action de chourrà.

—

Cri

—

per¬

chourriscle; sf. — C. charrî (oiseau),
chourrôt ; sm. — Filet d'eau jaillis¬
sant et bruissant
; ruissellement d'eau. N.
de p.

Plàbe à chourròts, pleuvoir à verse,
—
Cascatelle ; eau qui
tombe. V. chourre (i).
La chourrote est plus
importante que le
chourrôt et moins que la chourroutère
;

chourrote ; sf.

chourrote et chourrère sont syn.

chourroùlh, chourroulhàt,-ade,

chourroùlh ;

s.

es-

Eboulis; abat d'eau,

—

de

pluie.
Que plau à chourroùlhs, il pleut à verse,
à seaux ; û chourroùlh de
hangue e de caIhaus, un éboulis de boue et de cailloux.
chourroùlh,-e ; s.
Cascade; masse
d'eau tombante ; éboulis. V. chourrôt et
—

eschourroùlh.
Plàbe à chourroùlhs,

des, à

pleuvoir

en casca¬

verse.

chourroùlh-bourroùlh

;

sm.

—

Pêle-

mêle, mélange confus.
Qu'at jéte tout chourroùlh-bourroùlh, il
jette tout pêle-mêle.
chourroulhade ; sf.
Masse d'ébou¬
lis ; ébdulement.
chourroulhère ; sf.
Fréq. augm. de
—

chourratère, chourroutère, chourrutère,-père ; sf. — Fréq. augm. de
chourre; cascade; masse d'eau jaillissante
ou tombante
; fort jet d'eau.
chourre, chourrère; sf.
Source
jaillissante, fontaine bruissante ; jet d'eau,

réte ; sf.

chourriloû,-o (Lav.) ; adj. et s. — Qui
sait pas garder un secret;
indiscret,-e.
chourrin, sourin,-e; s.
Cousin,-e
au oe
degré; surnom de l'annulaire. V. dit.
(esp. sobrino).
C. charriscaube.
chourriscaube.
chourrisclà (B.-L.) ; v. — Pousser des
ne

—

en

CHOURRUPÈRE

—

—

chourroùlh.

chourroupiulo (Lav.)

;

lette ;

sf.

—

Goutte¬

ondée.
chourroutà ;
chourròts; couler

v.

le bruit du
Cf. chourloutà.

glou-glou, d'une cascade.

avec

—

avec

chourroutadé,-re
il y a un chourrôt

;

s.

une

ou

chourroute; sf.
chourroutè,-re ;

Action de l'eau en
abondance et bruit;

—

—
Endroit où
chourroutère.

C. chourroùlh.

Grande chour¬
—
rote; action, bruit de chourrà
s.

.

chourrét,-e; adj.

—

N. de p.

chourréte ;

jeu d'enfanl

;

sf.

—

Dim.

chourretejà

;

v.

—

peu, irrégulièrement;
de chourrà.

cade.

de

chourre;

troglodyte.

petit

chourrià ;

Petit,-e (vieux).

v.

—

Jaillir, couler à
également, fréq.

Action d'une chourria-

chourroutejà.
chourrùp ; sm.

Fréq. de chourroutà.
—
Gorgée de liquide.
En certains lieux,
signifie aussi chourrôt.
Syn. chourlùp, hurùp, hurrùp, gourlùp,
gourrùp.

chourrupà
siroter ; couler

;

—

succession de

Boire par gorgées,

—

cascade. V.

en

chourrupade

chourriacade, chourriade, chourriaque, souriaque; sf.
Averse de
pluie ou de grésil ; bourrasque courte ;
pluie mêlée de neige ou de grésil.

v.

—

chourrupàt,-de ; s.
chourrupère; sf.

—

—

rupà;

syn.

chourlupà.

sf. — Longue gorgée
chourrùps.
;

C.

;

chourrùp,

Manie de chour¬

de chourroutère.
18

�CHOURRUPIS

chourrupis;

274

CHÜRLAYRE

—

sni.

—

Clapotis do l'eau

tombant de haut.

chourrutejà.
chouslà.
chousle.

—

C. chourroutejà.

—

C. chourlà.

—

C.

ratif de chucadére.

chourle, ampoule.

chuchurejà ;

chout,-e (G.-M.) ; adj. — Silencieux,euse ; calme. On dit aussi chel; prend aussi
le sens de aphone. V. chaus, chét.
choutà (G.-M.) ; v. — Dégoutter, tom¬
ber goutte à goutte.
choutiquejà ; y. — Patauger, battre
l'eau, patrouiller. V. chòti.
chouts (Neste) ; prép. — Forme de
joust, sous.
chouy ! — Interj. pour retenir la bête
impatiente.
choy, thoy, toy,-e ; adj. — Probabl.
aphérèse de pitchòy, petit. Employé sur¬
tout en M4 Big. pour désigner un petit
garçon, une petite lille, un garçonnet, quel¬
que chose de petit ; ailleurs, est surtout un
terme d'amitié et signifie chéri, mignon,
aimable.
Oun ey et choy? Où
hère choy! Il est bien

est l'enfant? B'ey
petit! Ah! lou me
choy ! Ah ! mon chéri, mon amour !
Pour les gens de la plaine toy, toye désisignent le montagnard, la montagnarde en
général : toys de Campa, de Barèdyes, gens
de Campan, de Barèges.
choyne ; sf. — Choine, pain-choine.
Petit pain ; pain blanc et délicat que l'on
mange habituellement frais.
Minjà la choyne e dechà la mesture, man¬
ger le pain blanc et laisser le pain de maïs,
prendre d'abord le meilleur (die.),
chrésme ;

sm.

—

chrême.

Dans cette expr. : que

l'an dat lou chrés¬

ils lui ont donné le chrême, employée
pour dire que le parrain et la marraine
me,

ont

chucadoù,-re; adj. et s. — Qui suce;
qui boit avec passion ; qui savoure.
chucatère ; sf. — Manie de sucer ; péjo¬

transmis à leur filleul leurs

qualités

ou

criant: chucoû, bénel
chucoùo, tchucouléno

en

chue,

suc; sm.

—

graphie de crestiâ.
Suc, jus; goût; sa¬

se) ; tirà tout lou chue, ôler la saveur, au
propre et au figuré ; en Lav. dans cette
expr. nou baie chue, ne rien valoir.
chucà, sucà;
en
style plaisant.
Dans

v.

—

Sucer; têter; boire,

nou y a pas arré à
à prendre, à manger,
aucun espoir de profit.; nou n'y a tau dit
chucà, il n'y a rien qui vaille.
chucadé (dit) ; sm. — L'index. Y. dit.
chucadé,-re ; adj. et s. — Que l'on
peut sucer ; sucette.
chucadére ; sf. — Action de sucer ;
chose que l'on suee ; tétin ; sucette.
Abé la chucadére, avoir la manie de su¬
cer, de boire.
cette

chucà, il n'y

expr. :
a rien

;

sf.

—

Svn. didàu.

chucoùs,-e
a

du
Ue

suc

;

adj.

Juteux,-euse ; qui

—

; savoureux.

perségue chucouse, une pêche juteu¬
chuquén.
chudà, chudoù. — Formes de sudà,
suer, sudoù, sueur dans le Rustan, l'E. de
la Big. et diverses parties des L.
chumà, chusmà, eschumà; v. —
Suinter; siroter, humer, boire avec délices.
chumucà (H.-A.) ; v. — Etre de mau¬
vaise humeur, bouder. Cf. boutée, mus.
chupà (Lav.). — C. choupà.
chuperàdo (Lav.) ; sf. — Faux pas.
chuperrà-s. — V. aschuperrà-s plus
V.

se.

usité.

chupéto (Lav.). — Dans cette expies. :
chupéto, se mouiller. V. choupl-s.
chuque ! interj. — Suce! équivalent au
fr. attrape !
chuque-bî ; sm. — Suce vin, surnom
hè

d'ivrogne.

chuque-dit

; sm.

de sangsue ; surnom
nie de

nom

sucer

son

Suce-doigt, espèce
de celui qui a la ma¬
—

pouce.

; sm.

—

Suce-liard,

sur¬

d'avare.

chuqueméu ;
chuquén,-te;

veur.

Lus poumes qu'an chue, les pommes ont
du jus; uço qu'a chue, ceci a de la saveur;
tirà-n chue, tirer de la saveur (d'une cho¬

(G.)

Jusquiame (plante).

chuque-l'ardit
Autre

Murmurer, gazouil¬

—

chuchuréy ; .sm. — Murmure musical ;
gazouillement.
chucoû; sm. — Sucette. V. chucadére.
chucoû,-o (H.-A.) ; s. — Agneau sans
mère, allaité artificiellement ; on l'appelle

leurs défauts.

chrestiâ.

v.

ler.

çhevillette de

sm.

—

adj.

sucre.

Plante mellifère.
Succulent,-e ;

—

V. chucoùs.

chuque-pè, chuque-pèyre ; sm. —
Espèce de sangsue qu'on trouve dans les
cours d'eau douce ; elle s'attache aux pier¬
res.

chuquéte, suquéte ; sf. — Sucette ;
jus de la treille, en style plaisant.
Àymà la chuquéte, aimer le vin.
chuquî,-ne (Os.) ; s. — Linotte, venturon. V. choque.
churgént (G.).— C. surién, chirurgien,
chùri, chùrio (H.-A.) ; sf. ■— Suint.
le

On dit aussi sàrio.

churlà ;

v.

—

Terme de cabaret

:

boire

ferme. On dit aussi turlà.

churlade ; sf. — Lampée.
churlàyre,-e ; adj. et s. — Buveur,euse d'habilude; pilier de Cabaret.

�275

CHURLE

churle ;

sf.

Gouttelette.

—

S'emploie ]

interject. dans le sens (le peu de chose,
rien, pas du tout, comme bourle, llùte !
Mou n'y a pas churle, il
n'y en a pus du
tout ; churle de libertàt, il
n'y a pas de
liberté; o, bèn, churle! Tu peux espérer,
il

n'y a rien ! Flûte !
churléte, churluquéte ; sf. — Action
de chürlà en style plaisant.
Aquét, qu'nyme la churléte, celui-là aime

cibadoû, ciuasoû
folle avoine. V.

ciberâ ;

Chanter,

—

parlant

en

au

rhurulùc, imiter son cri.
churulàdo ; sf. — Chant du churulàc,
sifflement qui l'imite.
churulùc (Big.) ; sm. — Verdier (oi¬
seau).
Syn. berdoû.
chusmà.

sm.

taire.

se

Ha

—

chutà-se, rester muet.
chùtcho (G.) ; sf. — Engoulevent. Cf.
ausèt-crepàut.
sm.

—

—

—

dessus.

ciarrade

mieux cierrade ;

Gharrée. (Vient de cièr, cendre),
C. cenerè.
ciarrè, cierrè.

sf.

—

—

ciarroùs, cierroùs,-e; adj. — Cen¬
dreux,-euse ; qui a la couleur de la cendre,

cendré.

cibadà ;

v. — V. acibadà, plus usité,
cibadà; ciuasà (Big. G. V.-B.) ; sm.
Champ d'avoine.
cibadade, ciuasade; sf.
Ration
d'avoine; récolte d'avoine.
—

—

cibadance ; sf.

(vieux).
cibade,
—

—

ciuase,

Redevance d'avoine

chibade,-uase

Avoine.

;

sf.

Gagnà-s la cibade, gagner son avoine, sa
pitance ; da la cibade, donner à manger,
dans le style plaisant. V. au m.
choade,

pour les Landes.

cibadè,-re ; s.
Coffre pour l'avoine;
sol, terre propice à l'avoine; champ où l'on
—

sème de l'avoine.

cibadilhe,-silhe,

sm.

ciuasilhe

;

sf.

—

sf.

pl.

on ne

fait

;

lèbe,
de civet sans lièvre (die.),
cibéte ; sf.
Civette.

pas

—

cibic,-ique; adj.
cibil,-e

adj.

;

— Civique.
Civil,-e.

—

cibilamén ; adv.
cibilisà ;

v.

cibilisacioû

—

adj.

;

sf.

;

Civilement,

Civiliser.

—

Civilisable.

—

Civilisation.

•—

cibilisàt,-ade ; adj.
cibilisatoù,-re ; s.

—

Civilisé,-e.

Civilisateur,-

■—

trice.

cibilitàt; sf.
ciblà ;

—

Civilité,

Cingler, ployer. V. flingà.
sf.
Coup de cible ; action de

v.

—

ciblade ;

—

cingler.
ciblàll,-te

; adj. — Flexible; qui cingle,
façon d'une baguette,

cible; sf.

—
Cible.
cible ; sf. — Iloussine ; scion,
mince et llexible. V. flingue.

baguette

La néu que

cible lou mus, la neige cingle
visage; l'espade que, cible, l'épée ploie.
ciblère (L.) ; sf. — Caplassère, où il
y
d'.1 l'herbe à paître,

le

cibòri ; sm. — Ciboire,
cibòt ; sm. — Toupie ; au fig.
petite per¬
sonne rondelette
toujours en mouvement.
Ha anà de

cibòt

en cousséje,
faire aller
travouil, mener quelqu'un
comme on veut, le faire virer de tous
sens,
à son gré; anà-n de cibòt en
cousséje, ne
pas changer, ne pas progresser, passer d'un

de

toupie

travail à

port

en

un

autre de

même

nature

ou

rap¬

; tourner et retourner.

Syn. goudàflo, toupisso, mariole, pioun-

che, pioyne.

ciboule, ceboule
te).

;

sf.

—

Ciboule (plan¬

cibouléte ; sf.

—

Ciboulette

ciboutejà

—

Tourner

;

v.

(plante),

comme

toupie; être dans l'indécision,
plaisant, tourner autour du pot.
cicatrice ; sf.
cicatrisé ; v.

en

une

style

Cicatrice.
—

Cicatriser,

cicatrisable,-e ; adj.
cicatrisacioû ; sf.

Cévadille ; avoine stérile; poudre d'ellébore
dans l'ancienne
pharmacopée.

ci¬

Civet.

—

Mou-s lie pas cibét sens

a
ou

la

Syn. pourtadére.

à la

ci; adv. de 1.
Abrév. de oci, ici.
Passat per ci, passez par ici
; biét ta ci,
venez ici ; per ci,
per quiu, par ci, par là ;
enhr ci e là, entre ci et là.
On emploie, mais seulement
quand on
écrit, les loc. adv. ci-après, ci-countre, ci-

latéral de

Civière.
cibét ;

Chuchotement. V.

chut-mut, chùtis-mùtis! interj.
Augm. de chut : motus, soyez discret !

Coté

—

cibéres, ciuéres, chiuéres
—

chutà

chut-chut ;
chiblt-chiblt.

sm.

cibilisàble,-e

silence ;

Variété de

—

ciberade ; sf. — Ce que
l'on peut por¬
en une fois sur la civière.

Chut! Silence;

chut, garder le silence,
(G.) ; v. — Se taire, garder le

sm.

ter

C. chumà.

—

chut; interj. et

;

urâ.

vière.

boire.

churulà ; v.

GICOULANO

—

—

—

Cicatrisable,

Cicatrisation,

cìcne, cigne, chine; sm.
Cygne,
cicoulàno (G.) ; sf. — Couleuvre.
Syn. quiraule, culaur
—

�CICOY

276

CINQUANTE.TA

—

cicòy,-e. — G. chicòy.
cicùto, cigùo, cigùro (G.).

cimén ;
—

C.

ce-

ciderè

(E. Big.)

;

sm.

—

Cerisier. V.

cerise.

cidéro.
cidre ;
tains

C. cerise.

—

Ellébore fétide ; en
euphorbe (plante) ; cidre,
V. céri et poamade.

sm.

lieux

de pomme.

—

cer¬

jus

ciéjo ou siéjo (G.) ; sf. — Yandoise
(poisson). V. aubour, cabòs.
cièr (II.-Big.) ; ciérc (B-.L.) ; sf. —
Cendre. Y. brast&gt;. N. de p. Cier, Ducier,
L acier.

cièr je.
(plante).

C.

-—

—

Ciment,
Cimenter.

céri,

cierge;

s:ilicaire

V. ciarrè.

—

cif làt ;

sm. — Coup qui
cingle : un
de cravache, de verge. V. ciblade,
estiflàt.
cifle ; sf. — Baguette flexible et mince
qui sert de cravache, de fouet, houssine.
Syn. cible, flingue.
cigale,-alhe ; sf. — Cigale; hanneton;
sauterelle ; nom générique des coléoptères
et hémiptères de l'été. V. cigàut.
Le grand liannelon s'appelle aussi escar-

coup

B.

en

cigalhère

sf. — Grande quantité de
d'hémiptères.
cigalhoû,Tloû ; sm. — Petit hanneton;
(phylloperla hortícola, L.) ; au fig. petit
homme ou enfant chétif, maigrelet,
cigarréte. — C. chigarrête.
cigàrro,-rrou. — C. chigàrrou.
cigàut (G.) ; sm. — Sauterelle. Cf.
sùuto-prat, lagouste, cigalha.
cigoégne, cigougne, chigougne ;
sf.
Cigogne.
Cot, nas de cigougne, cou, nez de cigo¬
gne, longs et minces.
cigougnàt ; sm. — Cigogneau ; en style
plaisant, jeune garçon ayant de longues
jambes cl. un cou mince, long.
cigougnè ; sm. — Un homme maigre
coléoptères

;

ou

—

haut

jambes,

sur

cigure.

—

en style fnm.
C. cecute, ciguë ; dans le G.

aussi œnanthe.

cilhà ; v.
cilhe ; sf.

cim;

sm.

Ciller,
Cil.
— Sommet,
cime d'un arbre,

—

—

d'une plante érigée.
Lous cims dou milhòc,
maïs ;

cimenté,-re

Cimentier,-ère.
cimentèri, cimetèri.
cimét ; sm. ; cimo
Punaise. Cf. chinche.

(G.)

—

;

;

s.

—

C. cemitèri.

cimse

;

sf.

—

cimsà ;

v. — Pincer, piquer ; aspirer par
reniller, priser du tabac. V. chinchà.
cimsàyre,-e ; adj. et s. — Priseur,-

le nez,

euse.

cimse ; sf.

Prise, aspiration par le
priseuse.
cimse, cinse. — V. cimét, punaise,
cinc ou cinq ; adj. — Cinq,
cinclà.
C. cingla.
cincle,-gle ; sf. — Sangle, courroie de

nez.

—

Surnom de

—

cierrè.

et

—

cimentàyre,-e,

cute.

bàlh

sm.

cimentà ; v.

au

les sommités du
cim dou càssou, à la cime du

chêne.

Syn. cingle, bèc,
cimàt ; sm.
cimbaloû ;

—

soum, cap.

Cime

sm.

—

;

faîte,

Timballon. On dit

aussi timbaloû.

cimbòt

(Arm.). — C. cibòt.
(Lav.) ; sm. — Sonnette,
petite sonnaille en forme de cloche.
cimboulét

harnais. Cf.

sangle.
cindrà,-trà ; v. — Cintrer.
cindrade,-trade ; sf. — Action de cin¬

trer. V. centrade.

cindre; sm. — Zona, et en général
qui affecte la région "dorsale infé¬
rieure. On le guérit ( ?) par des moyens
bizarres, celui-ci, par exemple : une per¬
sonne ayant eu déjà le mal, prend le malade
sur son
dos (ils doivent être dos à dos) et
fait 5, 7 ou 9 fois le tour d'une chambre
en prononçant des
paroles de conjuration.
tout mal

En G.-M. mau-cinte.

cindre,-tre ; sm. — Cintre, arcade,
cinglà ; v.
Sangler ; cingler ; fouetter,
frapper vivement ; ployer, courber ; cin¬
glas, se ployer, se plier. V. cibla.
cinglade ;-glate (Aspe) ; sf. — Action
de fouetter avec quelque chose de flexible et
mince ; correction.
cinglàn,-te; adj. — Flexible. Se dit
aussi d'une personne au corps, à la taille
souple et nerveuse.
Ue gouyate cinglante, une jeune fille à
la taille souple.
cinglàn ; sm. — Serpent, espèce de
couleuvre longue et mince.
cinglât; sm. — Coup de cingle; coup
vif et violent, avec une cravache, un fouet,
—

une

verge.

cingle

;

ble. C. cim

sf.
en

flingue.
cinglùmi.
cinq; adj.

—

Scion, tige fine et flexi¬
cifle.

certains lieux. V. cible,
—

V. cenglùmi.

— Cinq,
cinquante,-quoante; adj. et s. des
2 g.
— Cinquante.
Està s'ous cinquante, approcher de la
cinquantaine.
cinquantée,-téne ; adj. f. ; cinquantenàt,-ade ; adj. — Cinquantaine.
cinquantejà ; v. — Compter jusqu'à
5o ; être dans la cinquantaine ; s'emploie

m.

aussi avec le sens de tergiverser,
« midi
à quatorze heures ».

chercher

�277

CINQUAU

cinquàu,-quoàu ; adj. des 2 g. — Cin¬
quième.
Lou cinquàu hilh, la cinquàu hilhc, le
cinquième fils, la cinquième fille.
cinquét ; sm. — Petite pièce de mon¬
naie valant un centime et frappée sous
Napoléon.
cinquét; sm. — Un cinquième; cin¬
quième partie d'une chose; employé fami¬
lièrement pour soufflet, gifle.
Beaucoup de travaux agricoles, étaient,
et quelques uns sont encore, donnés au cin¬
quét, ce qui signifie que la cinquième par¬
tie de la récolte revient à l'ouvrier,

cinquoante.
cinsà.

C.

—

cinsade.

—■

cinse.

Cirer,
Action de cirer,

—

—-

ciràdje ; sm. — Cirage.
ciràyre,-e ; s. — Cireur,-euse.
Pipàut coum û clràyre de botes, malpro¬
pre, sale comme un cireur de bottes,
circle ; sm. — Cirque,
circoumbeni ; v. — Circonvenir,
circounferénce ; sf. — Circonférence,
circounflècce ou flèxe; adj. — Cir¬

circoumbesî,-cumbesî,-e; adj.— Circonvoisin,-e.

C. cimsade, chinade,

prise

—

C. cirnsàyre.

circounscripcioû

;

sf.

—

Circonscrip¬

(G.).

—■'

C. cintre.

prendre à la lutte.
Bile plâ cintade,

ville

bien

entourée,

de toute autre chose

cintadoù,-re ; adj. et s. — Qui ceint:
celui, celle qui, aux noces de village est
chargé de mettre la ceinture à la mariée.
V. cintc.

cinte

Lutte à main plate.
(L.) ; sf.
cinte,-de ; sf. — Ceinture. La ceinture
(le laine, de soie ou de coton est encore un
—

ornement

—

utile

—

circounsténci,-e ; sf.
Ch'constance.
Syn. parât, auhèrte, escadénce.
circounstenciàt,-ade ; adj. — Cir¬
constancié, -e.
—

Forme de cimse et de chinche.

—

ceinte (de murs ou
formant ceinture).

de la toilette

line; ruban, courroie, longe.
La. cinte, cérémonie précédent

circounstenciàu ;
circulà ;

cire.

cinte, danse à quatre danseurs tenant
les bouts et qui com¬
porte plusieurs « figures ». On la danse
surtout en Bigorre (Lav. et H.-A.).
Cinte-lay ou laye, jeu d'enfant qui con¬
faire tourner

prononçant

une

lutteur.

cinteràyre (I-.);

sm.

—

foire,

cintrà.
cintre ;

—

V. cindrà.

sm.

—

Cintre.

Lutteur, athlè¬

Circuler.

sm.

ses

dérivés,

—

cisampe

sisampe

ou

; sf.

—

Bise gla¬

ciale.

cisclà.

C. chisclà et

—

cise ; sf.

(vieux).
ciselà,-rà

ses

Ancien impôt

—

dérivés,
sur

les bois¬

sons

;

v.

—

Ciseler,

couper

avec

des ciseaux.
ciserà

brindille de bois

une

formulette ; le
feu dessine, en effet, une cinte.
Sarrà-s la cinte, serrer sa ceinture, passer
misère; paralisàt quid ta cinte, paralysé
jusqu'à la ceinture; préne-s à la cinte, se
prendre juste au dessus des hanches, à la
taille; ha la cinte, faire la ceinture, t. de
en

—

estalhàns.

La

deux ceintures par

Cir-

Cierge,
ciroû; sm. — Ciron (insecte). V. cussoû.
cirsou (Lav.) ; sm. — Vent d'est,
cisalhà ; v. — Cisailler,
cisalhe ; sf. — Cisaille,
cisàlhs ; sm. pl. — Ciseaux. Cf. cisèus,

ma¬

forme.
l'église

v.

C. cére et

—

ciri ;

de

devant elle ; après quoi le cortège se
En Arm. c'est devant la porte de
que l'action se passe.

—

plus communément boudjà, roullà, biadjà.
circulacioû; sf. — Circulation.
circulàn,-te ; adj. — Circulant,-e.
circulàri ; adj .des 2 g. — Circulaire.
Syn. ardoun, arredoun, redoun.
circulàri,-àrie ; sf. — Circulaire.
circumdàt,-e ; adj.— Entouré,-e (vieux),

garçon d'honneur ou bien la
demoiselle d'honneur pose, au moment

partir pour l'église, la large ceinture de
soie autour de la taille de la future épouse,
lui donne un double baiser, puis s'incline

2 g.

On dit

mascu¬

le

adj. des

constantiel,-le.

riage. Le

te de

v.

cirade ; sf.

conflexe.

C. cinquante.
ciinsà, chinchà.

cintà,-dà ; v. — Ceindre ; mettre une
ceinture; dans L. faire à la lutte à main
plate; cintà-s, se mettre une ceinture, se

allumée

aucipriè;

tion.

clnsàyre.

siste à

CISÈU

—

cirà ;

—

de tabac.

cint

ciprè, ciprès, auciprè,
Cyprès (arbre),

sm.

—

(Big.)

;

sm.

—

Lieu planté de

cerisiers.

ciseralhes.
cisére

—

(Big.).

cisèu;

sm.

C. cisalhes.

C. cidére et dérivés,
Ciseau; sm. pl., les ci¬

—

—

seaux.

Abé lou cisèu en puni, avoir le ciseau
bien affûté, avoir la langue déliée, avoir

bonne

langue

qu'a û bou cop de cisèu,
de ciseau, une parole
incisive, à l'emporte-pièce ; abé de bous
cisèus, avoir bonne langue, propre à tailler
et à découdre. V. cisàlhs, estalhàns.
il

a

un

bon

;

coup

�CISÈUS

—

cisèus ;

CLAC

pl.

sm.

"78

mer

cistét

sistét (L.)

ou

cistòlo

(G.)

cistou

.— C. clstou.
Panaris. V. batedit.
sistou ; sm. — Panier
desque, liste.
Citrinelle (?), cia, oiseau
g.
passereau,
espèce de

sf.

;

ou

d'osier. V. coy,
cit ; sm. —

migrateur

du

bruant. V.

c hit.

cit

au

—

On donne aussi le

nom

de

pipit des prés. Cf. zllo, cougnic,

titéto.

cità ;

Citer, assigner en justice.
adj.
Citable.
citacioû ; sf. — Citation, assignation,
citadèle ; sf. — Citadelle.
citàyre,-e; s. — Celui, celle qui cite,
assigne.
citèrne; sf. — Citerne,
citole ; sf.
Citole ; espèce de guiterne ;
usité encore dans cette expression : cantà
cotim ue citole, bien chanter.
v.

-—

citàble,-e

;

—

—

citoulét (G.) ; sm.

— Piège à petits oi¬
petit cit.
d'Espagne! Terme de
mépris envers quelqu'un qui se croit beau¬
coup et qui n'est rien. Se dit aussi d'un
enfant qui perd son temps ou se donne de

Dim. de cit,
Tros de citoulét

seaux.

l'importance,
citre ; sf.

Espèce de cruche en terre,
Citron ; au fig. personne
d'humeur inquiète, de caractère aigre,
—

citroû ; sm.

—

citrounade ; sf.

citrounè,-niè ;
citrounèle ; sf.
mélisse).
CÌU ;

clabà ; clauà (Big. G. L.) ; v. — Fer¬
à clef ; metre sous clef, serrer ; termi¬

Perce-oreille forfi-

—

cule.

sm.

—

—

sm.
—

Citronnade.
—
Citronnier,
Citronnelle (aurone,

Branche de sapin.

ciuase,-o (Big. G. L.).

— C. cibade.
ciutadà,-dan,-e ; s.— Citadin,-e; habi¬
tant d'une cité ; citoyen,-ne ; dans un texte
bayonnais de I2i5 on lit ciptadan. V. bila-

travail ; clabà-s, s'enfermer à clef.
pourtàu clabàt, la porte fermée à
clef ; clabà lou bestià, mettre le bétail sous
clef ; lou co que se-m clabà, mon cœur se
serra ; abé lous pots clabàts, serrer les lè¬
vres ; cabélh clabàt, épi bien garni au som¬
met. S'emploie parfois dans le sens de con¬
clure, de terminer: clabém l'ahà, termi¬
nons l'affaire, finissons-en.
clabà, claberà ; v. — Clouter,
clabarie, claberie; sf. — Enclos; closerie ; lieu entouré d'une défense. N. de p.
Claverie, Laclaverie, Lasclaveries.
clabàt,-bade ; adj. et s. — Discret,-te;
qui reste fermé, muet, butté.
clabàyre,-e, clabè,-re; s. — Portier,ère ; gardien ; trésorier. N. de p. Clavé,
Clavaire, Clavère, Laclavaire.
claberà, clabetà; v. — C. clabà, clou¬
ter, mais préféré à celui-ci, sans doute pour
éviter la confusion avec clabà, fermer à
clef ; clouer ; planter des clous.
Esclop claberàt, sabot clouté, ferré ; Jésus
qu'esté claberàt sus la crouts, Jésus fut
cloué sur la croix; ue porte plâ clttberade,
une porte bien
cloutée ; abé lou co claberàt,
avoir le cœur comme percé par des clous.
claberade ; sf.
Action de clouter,
ner

un

Lou

—

cloutage ; piqûre.
claberàdje ; sm. — Clouage ; cloutage.
claberàyre,-e ; s. — Celui, celle qui
plante des clous.
claberère ; sf.

Outil à faire les clous,

—

claberì, claueri

; sm.

Violier, giro¬

—

flée des murailles.

claberie; sf.

—

C. clabarie; variété de

nés.

raisin blanc. N. de p. et de 1.
clabét ; sm. — Clou de
clou.

ciutàt ; cieutàt
ville. N. de p. et de

clabetà; v.
V. claberà; mettre des
eliivettes, des clous de girofle. C. enclabetà.

(Big.) ; sf. — Cité ;
1.
clà,-re; adj. —- Clair,-e; brillant; trans¬
parent ; pur et serein ; net ; évident.
Que hè cla, il fait clair, jour; aygue
clare, eau transparente; parlà cla, langage
clair; acò b'ey cla, cela est évident; û cèu
cla, un ciel pur ; roumén cla, blé clairse¬
mé ; oéu cla, œuf stérile; bî cla, vin bril¬
lant ; c la coum Pasqües e sén Joan, qui ne
se voit que de loin en loin comme
Pâques
et la St-Jean ; de cla en cla, de loin en loin.
cla; sm.
Clarté, jour; vide, espace
entre des pleins.
Lou cla, le jour, la clarté; au cla de la
lue, au clair de la lune ; à trabès, que s'y
bit lou clà, on voit le jour à travers ; porte-t
au cla, porte-le au jour.
(En certains lieux, on emploie aussi le
fém. clare, selon le cas).
cla ; adv.
Clair ; d'une manière claire.
Béde-s'y cla, y voir clair ; tirà la cause
au cla, tirer la chose au clair,
—

—

girofle; petit

—

betà.

clabetàt.

—

clabéte ; sf.

C. enclabetàt.

Clavette

—

;

coin d'engre¬

nage de la vis du piessoir; julienne, espèce
de giroflée (plante), appelée aussi clabetine.

clabetè ;

sm.
Violier, giroflée.
clabetè,-tiè,-re, clabetoû,-e; s. —
Cloutier.-ère, fabricant, marchand de clous ;
sobriquet des ffens de St-Pé de Bigorre ; il

y

—

avait autrefois,

là,

de très

nombreux

cloutiers.
clabirà

(Lav.)

;

v.

—

à clef.

Manie de fermer

clabirâ ; sm. -- Fer
fabrication d'une clef.

clabìt-clabòt.
de n,

—

I.oc.

préparé

pour

la

usitée

dans

le

i, fini. V. clic-clac.
clabuche ; sf. — Gros clou,
clac; sm.
Onomatopée, bruit sec,
claque ; soufflet ; on dit aussi cléc, clèc.
sens

—

�CLACA

279
clacà ;

—
Claquer ; faire craquer ;
claque ; bavarder ; en style fa¬
milier dans la région d'Orthez, bien man¬
ger. faire .jouer les dents. Y. cracà.
clacadé (Lav.) ; sm.
Silène (plante).
clacadoù,-re. — C. clacàyre.
clacassà, clacassejà; v. — Fréq. de
clacà; bavarder bruyamment.
clacassè,-re ; adj. et s. — Bruyant,-e ;
jacasseur, bavard ; indiscret.
Clacassère coum ue pigtic, bavarde com¬
me une pie.
clacasséy,-e ; s. — Bruit de bavarda¬
ges, jacasserie ; le bavardage.
clacassis ; sm. — Caquetage, caquets,
propos sur autrui, commérages, racontages.
Aco n'ey que clacassis, cela n'est que
racontage.
clacaté,-dé ; sm. — Jeu d'enfant ; tige
de maïs coupée en quatre et que l'on fait
claquer. Y. claquéte.
clacàyre,-e ; adj. — Qui casse, brise,
claque ; mangeur glouton.
Clacàyre de calhàus, casseur de cailloux,
clacoutà (G.). — C. clacassà.
clacoutejà ; v. — Claquer des dents,
clam; srn. •— Publication; cri public;
plainte, réclamation.
Qu'en an hèyt lou clam, on l'a publié
à son de trompe; lou clam qu'en a courrùt,
on l'a
publié, dit.
Le mot avec les sens de plainte, réclama¬

donner

y.

une

—

tion est tombé

clamà ; v.

en

désuétude.

Crier ; appeler ; nommer ;
réclamer ; invoquer.
Que l'entenoùn clamà, on l'entendit
crier, appeler ; pertout qu'ou clamabe per
bciulùr, partout il le nommait voleur; coun—

tre eis que clamarèy au cèu, j'invoquerai
le ciel contre eux (mes ennemis) ; qu'ai hé
clamà per la bile, il le fit crier, publier par
la ville; clamà péne, appeler nu secours.

clamàn,-te; adj. et s. — Plaignant,-e ;
requérant (vieux).
clamoù ; sf. — Clameur, tumulte; mê¬
me sens
que clam dans le style judiciaire
ancien.
s.

—

Clampin,-e;

chien de chasse.

clapità

; v.— Glapir ; clabauder ; aboyer,
clapità, glapità ; sm. — Mâchoire ;
lou s glapitàs, les mâchoires. V. glabiàu.
clapitejà ; v. — Fréq. de clapità.
clapitéy,-téje ; s. — Clabauderie; gla¬
pissements, criaillerie.
Dous cas courréns cragn chic la clapitéje,
des chiens courants (il) craint peu les clabauderies (Gassion).
clapoutejà ; v. — Clabauder ; clapoter.
V. chapautéjà.
clapoutéy,-téye ; s. — Clapotement,
clapotis. V. chapautis et clapitéy.
clapoutis. — C. clapoutéy.
clapoutisse ; sf. — Action de clapouti'jà; clapotis, friselis prolongé.
La clapoutisse dou brlu, le clapotis du
courant.

claque, esclaque ; sf
Eclaboussure.
claque; sf. — Claque, soufflet, gifle;
à Bay. se dit pour craque, coquille de mer.
claquejà ; v. — Claquer ; cliqueter.
claquemén (Ort.); sm. — Gros repas,
gueuleton; gala. V. clacà.
claquère ; sf. — Claquement, éclat ;
(Ort.).
Claquères d'arride, éclat de rire. V. esclaqueràt.
gros repas

claquét,-quèt,-e ; s. — Claquet ; latte
qui bat sur la trémie du moulin.
Lengue de claqilèt, langue qui va comme
un
claquet; quin claquétl Quelle langue
bien pendue ! Quel bavard !
claquetà
et du bruit
un

sm.

—

—

Clandestin,-e.

clandestinamén ; adv.

—

Clandestine¬

ment.

clanquèu,-que (G.-M.) ; s. — Coquil¬
lage. Dim. clanqueroùn.
clapà; v. — Clabauder. F.n G.-M., for¬
me

de

glapà.

pé.jor.

clapét-clapét (ha)
aller la

; loc. adv,

langue, bavarder.

—

Faire

•

Glaragués,-e
;
mot

on
a

; adj. — Habitant de Cladit aussi Claramàn, mais alors le

un

sens

désobligeant.

claramén ; adv.
claramine ; sf.
musette ;

—

—

Clairement,
Chalemie, sorte de

clarinette.

clarejà

; v. — Briller ; commencer à
luire ; s'éclaircir.
Lou lugrâ que claréje, l'astre brille ; lou
die que ba clarejà, le jour va commencer
à

luire; l'aygue que claréje, l'eau (trouble)

commence

clapadis, clapoutéy; sm. — Clabaudage ; criaillerie.
clapadisse ; sf. — C. clapadis avec un
sens

claquet ; bavarder.
; sf. — Claquette ; cliquette
fig. bavarde ; surnom de bavarde.

au

Clan, parti,

clandestine; ad.

; v. — Se dit du mouvement
du claquet, de ce qui va comme

claquéte

paresseux.

clan ;

CLARÉJE

clapiè,-ro (G.) ; s. — Amas, tas de
pierres.
clapit, glapît ; sm. — Glapissement ;
bavardage bruyant ; cri du renard ; aboi de

rac

clampî,-ne; adj. et

-,

à s'éclaircir.

clarejade ; sf. — Eotaircie. Y. claréje.
clarejàn,-te ; adj .— Brillant, éclatant.
Oélhs clarejàns, yeux brillants, clairs.
claréje; sf. — Eclaircie, V, esclarí'.je,
esclaride, aubèle.

�CLARÈRE

ÇLAUIGNA

—

clarère ; sf.

—

Etat de

ce

280

éclaircie. C. ciaroù.

clarésse, claréssi; sf. — Eclaircie.
clarét; sm. — Vin clairet. Dim. de ch.
claretàt ; sf.
Qualité de ce qui est
clair ; clarté ; pris pour gloire dans un
—

vieux texte.
Jo los dau la claretat que tu-m dits, je
leur donne la gloire que tu m'as transmise.

claréte ; sf. — Clairette (vin) ; éclaire,
chélidoine majeure (plante). V. clariane.
Dans cette expr. en Lav. : està libre coum

claréto, ne rien posséder ; être débouté de
ses prétentions.
clarétes ; sf. pl. — bouillie faite avec
&lt;ib la farine de froment à
laquelle on ajoute
parfois du lait et du sucre.
claréto (G.) ; sf.
fait

clarî;
était,

avec

—

Sorte de raisin

;

vin

raisin. Cf. clarét.

avec ce

—
Sorte de hautbois; il
la flûte, l'instrument de musi¬

sm.

préféré des montagnards pyrénéens ;
trouvait aussi quelques-uns dans la
plaine. On le faisait soit en buis, soit en
hêtre, très secs, et de longueurs différentes
allant de o,a5 à o,4o centimètres; ordinai¬
rement percé de sept ou huit trous, dont
un en dessous dans
le haut, le clarî pou¬
vait, s'il était bien percé — plâ escadùt —
donner deux octaves.
L'anche (esplule)
était faite soit de corne, soit de roseau,
soit même de grosse plume d'aigle ou de
jar. Le petit clarî avait les sons aigus et
aigres; le grand, appelé souvent claroû, les
avait plus doux. Ils sont
aujourd'hui des
objets de musée. V. claramine, calamire.
clariane, clarie ; sf.
Grande éclaire,
chélidoine (plante). On l'appelle aussi esclàyro, claréte, èrbe dou hic.
que
on

en

—

clarificà ;

v.

Clarifier

—

;

(vieux). Y. claretat.
Syn. esclarí.

glorifier

—

Clarification,

clarine; sf. — Clarine,
clarinejà ; v. — Jouer du clarî.
clarinetàyre ; sm. — Joueur de clarî,
de clarinette.

clarinéte; sf.
Clarinette,
clarìssi, esplprissi. — C. clarésse.
—

sm?

—

Hautbois

taille. V. clarî; clairon.

de

grande

claroû ; sf. — Clarté, lueur, lumière.
V. clarèro.
La claroû dou lugrâ, la clarté de l'astre ;
à la claroû dou hoec, à la clarté du feu
;
darrè lou poey—ftarescoù
gran claroû, der¬
rière le eoteâu^piftut une grande lueur,

clarouétê^ôte ;

peu

consis¬

tant, peu

Gaudines clarouses, bouillie claire ; il
drap claroùs, un drap à travers lequel on
voit le jour.
clàssis (Lom.) ; sm. — Glas,
clastrà, claustrà; v. — Cloîtrer,
clastràu; s. — Claustral,-e.
clàstre, clàustre ; sm. — Cloître,
clatère, cletère; sf. — Fente, inters¬
tice par où le jour paraît. Cf. clitchère,

clitère.

clau; sm.
Clou. Par anal, chose poin¬
aiguisée.
Clau d'aurélhe, clou aile de mouche;
clau de sauinàn, clou de sommité ;
clau
d'ourère ou d'ourlère, clou de bordure;
clau de cubosse, clou à grosse tête ; clau de
late, clou de couvreur.
Abé boû clau, avoir bonne dent; màgre
coum û clau, maigre comme un clou
; moùflç coum û sac de claus, se dit d'un cous¬
sin, d'un oreiller durs; abé û clau au pè,
avoir un embarras ; nou pas abé û clau,
être sans le sou ; pè de très, de quoàte claus,
trace de pied de trois, de quatre clous, ter¬
nie de vénerie; le
pied du lièvre laisse une
trace triangulaire, par
exemple ; abé-s per¬
dut la clau, manquer de ce qui
serait néces¬
saire pour réussir. V. eu.
—

tue,

clau ; sm. — Clef ;
métier à lisser.

enclave

;

pièce de

Aquiu qu'e.y la clau de l'ahà, là est la
clef de l'affaire ; tiénç la clau, tenir la clef,
être le maître ; à la clau préme, presser sur
la clef, en dernier ressort; que t'y

bau
préme la clau! Je vais te la faire payer,
lu vas savoir de quel bois
je me chauffe!
Li clau de tout, l'or; està clau e sarralhe,
être seul maître; tirà-t de darrè nau claus,
découvrir un objet caché ; û machant cop
dy, chu, une mésaventure, un malheur.
clauà (Big. G.) ;
V. clabà.

v.

—

Fermer à clé

;

clouer.

clauanét

(G.) ; sm. — Clavelée (maladie
ovins).
claudi, clausi ; v.
Clore, fermer,
clôturer ; conclure.

des

clarificacioû ; sf.

claroû ;

claroùs,-e; adj. — Clair,-e,
épais, liquide.

qui est clair,

épais, pas serre ; vide dans quelque
chose qui devrait être dense.
En aquét bladà, que y a clarère, dans ce
semis de froment il y a des vides.
»
clarèro,-jo (Big. G.) ; sf. — Clairière ;

pas

sf,

—

Petite clarté.

_

clauéto (H. A.) ; sf.
lin

mal

— Nom
donné à
qui serait, dit-on, provoqué par le

décrochement d'une sorte de balancier qui
se trouve derrière l'estomac
; on ressent des

douloureux qui arrachent au malade
cris; la douleur aiguë s'accompagne
d'embarras gastrique. (V. Bul. de la So¬
ciété Ramond, année igo/i, p. 65).
coups

des

clauhicà ;
une

affaire,

v.

—

Mettre la clé

commencer

des ouvertures à

clauhicàn,-te

un

; entamer
travail ; faire

quelqu'un.
; adj. — Personne indis¬

crète, trop entrante.

clauïgnà
ciller.

(G.-M.)

;

v.

—

Clignoter,

�281

CLAURUT

claurùt,-ude (L.)

;

adj.

Infécond,-e.

—

Abelhè elaurùt, ruche dont
inféconde. V.

la reine est

Lou claus de hi bastide, le système de
clôture, de défense de la ville; lou claus de
l'abadie, l'enclos de l'abbaye,
clausade ; sf. — C. clausoû.
clause ; sf. — Clause, article de con¬
vention ; 011 prononce couramment close.
clausét; sm. — Cloison.
Syn. parét, trencade.
clausoû; sm.
Fermeture, clôture,
défense fortifiée. N. de p. et de I. Un quar¬
—

clausoû ; sf.
miner

une

lou Clausoû.

Action de clore, de ter¬

chose.

claustrà.

—

clausurà ;
rière ;

se nomme

-—

C. clustrà, et

v.

—

Clore

ses

avec

dérivés.

une

bar¬

clôturer.

cléc,-o (G. Big.) ; adj. — Bègue. V. brét,
mèc, què c. Dans cette expr. : demourà-s
clée, être sans parole, ne savoir quoi dire,
que répondre. Y. clés.

cléc,-que
mûr,

passé

;

;

adj. et s. — Flétri,-e; trop
blet ; au fig. personne très
la peau sont dé¬

mûre, dont les traits et

fraîchis et ridés. V. cloue. Se dit aussi
castrat. V. coulhùr.

cléc.

—

d'un

C. clécou. Y. clét.

cléc, clèc ; sm.
Coup sec ; coup de
poing; action de cogner, de faire craquer,
—

de briser.
Dn-s û clèc, se cogner,

— Cogner,
frapper, briser. V.
clocà, clescà.
clèch, crèch, elèse, crésc, crèsc ;
sm.
Coquille d'œuf, de noix, etc. ; en
style plaisant, le crâne. V. closque, crose.
Parti couru lous pardigàlhs, dab lou clèch
au eu,
partir comme les perdreaux, avec la
coquille de l'œuf encore collée au derrière,
partir très jeune, être dégourdi de bonne
heure ; que hè de Vomi e qu'a encoère lou
clèch, se dit d'un enfant ou d'un adoles¬
cent qui «fait l'homme » ; està au
crèch,
êli-f encore en coquille; dans le sein de la
—

mère.

cléde ; sf.
Claie, treillage ; divers
rbjets fails de baguettes tressées portent ce
nom : la claie
agricole, la civière, les bar¬
rières de bois, les ridelles de charrette, le
treillis d'osier ou de châtaignier posé sur
l'?s solives des granges
et servant de plan¬
cher. N. de p. Lacléde, Cléde.
cledoû ; sm. — Clayon ; petite claie
légère; portillon.
cledoû,-e, cledoè,-re ; s.
Fabricant
de claies ; portier ou gardien d'entrée. N.
—

—

de p.

clemén,-te; adj. — Clément,-e.
cleménci,-cie ; sf. — Clémence,
clencà, clincà ; v.— Incliner, pencher.
Syn. péne, encandà.
clepà ; v. — Rester, demeurer tapi, ca¬
ché ; clepà-s, se tapir, se cacher, se blottir.
V. aclepù.
cléque, créste; sf. — Crête de vola¬
tile et, par ext., le haut de la tête. V.
halhe.
Abé la

cléque rouje, être rouge d'avoir
cléque haute, aller la tête
levée, être fier ;boune cléque, être rouge en
couleur, sanguin.
Cléque se dit parfois pour claque, souf¬
flet : que Vèy tirât dues cléques, je lui ai
donné deux claques. V. cléc; chapèu à
cléque, chapeau-claque.
clequejà (tï.) ; v. — Bégayer.
Syn. bretejà, mequejà, quequejà.
clérc, clérgue; sm. — Clerc; tonsuré ;
bu; pourtà la

clergé,-giè; sm.
Clergé,
clergie ; sf.
Convention faite autre¬
fois par l'évêque pour son
clergé (vieux),
clérgue. — C. clerc. N. de p.
Cléricalisme,
clericalisme; sm.
—

—

—

clericature ; sf.

sm.

—

Testicule. Cf.

coulhoû.

clécou, cléc; sm.
Cop-chapon et,
extension, homme stérile; castrat. V.
—

par

man.

cledà ;

v.

—

Travailler

avec

sol labouré: clôturer

cledà, cledàt;

sm.

—

une

avec

Parc

claie ;

des claies.

entouré de

claies pour les ovins.

cledade ;
cléde sur un
de la cléde,

sf.

—
Action de passer la
labour; ferîmelure faite avec

—

Cléricature.

clericàu,-cale; adj. et s. — Clérical,-e.
clés,-SO (Lav.). — Dans celte expr. :
està-se clés, ne rien dire. V. cléc (i).
clescà ; v. — Craquer, briser, fendiller.
Clescà.

oéus,

des œufs,
— G.
cléc, clèch;
cléque, crcte.

craquer

clésco (Big. G.); sf.
se

clécou, clècou;

un

cledàt,-de ; s. — Barrière, portillon à
claire-voie ; on dit aussi cledoû. V. le sui¬

clerc de notaire, d'avoué,

clecà ; v.

unir

CLIAN

vant.

mane.

claus ; sm. — Clos, enclos ; Je système
de clôture. V. casalà, courràu.

tier du vieux Salies
V. clausade.

—

dit aussi pour

cléscou.

—

C. clécou.

clét,-e ; adj. — Dans cette expr.: de¬
molirà clét, està-s clét, demeurer muet,
interdit; être capon. Pourrait être une cor¬
ruption de cléc, capon. stérile.
S'emploie au jeu des cartes pour dire
qu'on est dans l'impossibilité de jouer,
fuite de jeu, de carte à donner. Y. chél,
clic.

clétche (Os.). — C. cletère.
cletère.
C. clatère.
—

cliàn,-te.

—

V, clien.

�CLIC

282

CLOTO

—

clic; sm. — Cliquet; prend le sens de
clé, loquet, verrou. V. flisquét.
Da û clic, donner un tour de clé.
clic.
C. clét. Prend aussi le
culif, ruiné.
—

sens

de

Està clic,

n'avoir plus rien, pas un sou.
(G.-M.) ; sm. — Jeu de boules,
clicà, clisclà, clincà ; v. — Cliqueter,
clicà (vers la Chai.) ; v. — Cacher, faire
disparaître; par anal, avaler.
clic-clàc ; interj. m. — Onomatopée,
bruit sec d'une chose qui claque; claque¬
ment de fouet, de mains. V. clique-claque.
l.ou clic, clac dous esclops, le claquement
des sabots (sur le sol).
clic-clouc ; interj. — Onomatopée, cri
de la poule-mère.
clichà, clitchà, clitchoà; v. — Cla¬
quer; casser, briser, rompre; faire éclater.
Que Va cli-chàt lous os, il lui a brisé,
rompu les os.
clichà ; v.
Clicber, terme d'impri¬
clic

—

merie.

clique ; sf. — Clique ; société de gens
estimables.
Quine lède clique! Quelle vilaine clique!
clique-clique ; sf. — Cliquetis ; claquenu nt;
bruit d'objets qui s'entrechoquent;
onomatopée du bruit des sabots claquant,
peu

du fouet, etc.
Dans cette expr. : anà-n à la clique-cla&lt;jue, marcher rondement, comme sous l'ac¬
tion du fouet.

cliscà.

(H.-Big.) ; sm. — Croc emman¬
ché pour arracher la paille de la meule.
V. cay, picòch.
clicòt,-e ; adj. et s. — Loquet; au fig.
petite chose, peu de chose. Y. cisclét, flis¬
quét.
clicou (Lav.) ; sm. — Partie d'une cape,
d'un capulet, d'un manteau qui retombe,
clide (L. G.-M.).
Forme de cléde.
clien (t),-e ;
adj. (pron. cliàn). —
Client,-e. (Vient du fr.).
—

U triste

clien,

clientèle ; sf.

clignà

un
—

triste individu,
Clientèle,

clugnà (Big.) ; v. — Cligner
les fermer momentanément ; re¬
garder en clignant l'oeil; ciller ; clignà-s,
se donner à deux, un coup d'œil.
clignade ; sf. — Clignement d'œil. V.
clignât.
clignamén ; sm. — Clignement,
clignât,-gnét; s. — Coup d'œil; œil¬
lade; le clignât est plus bref que la cligna&lt;/••. En Basse-Big. on dit aussi clugnét.
clignàyre,-e ; adj. et s. — Qui cligne;
celui o\i celle qui, dans divers jeux d'en¬
fant, doit fermer les yeux au départ de la
partie.
clignét, clugnét. — C. clignât.
climàt; sm. — Climat.
clin,-e ; adj. — Incliné,-e.
Cap clin, tête inclinée,
clinà, clignà (clig-nà) ; v. — Incli¬
ner, pencher.
;

les yeux ;

clincà.
clincàn ;

—

V. clicà.

sm.

Clinquant.
adj.— Qui a du clinquant,
—

clincàn,-te ;
faux brillant, un éclat trompeur.
clincàn,-te ; adj. — Action de ce qui

un

;

l'objet qui cliquette.

V. clicà.

—

clisquét. — C. claquèt. Dans le G.
loquet. V. clicòt.
clisso (G.) ; sf. — Claie, claire-voie. V.
cléde.

clitch, clith (tout) ; loc. adv. — Tout
juste, tout net.
Qu1 b'at disi, tout clitch, je vous le dis
tout net.

clitchà ; v.

clitchère.
clitchou

clicòt

cliquette

clinchà. *— G. cluncà et clicà.
clìnco (E. du G.) ; sf. — Clique,

—

Cligner des

yeux,

C. clat'ere.

—

— Chiquenaude.
està clitchou, avoir
perdu au jeu ; être décavé. V. culit, clic (2) ;
signifie aussi être déconfit, honteux, hu¬

Dans

(Bay.)

;

sm.

cette exprès. :

milié.

clitchou ;

sm. — Loquet ; cliquet.
Syn. clic, flisquét.
clitère (L.). — C. clatère.
cloc-cloc ; sm. — Onomatopée du chant
du crapaud.
On imite ce chant sur les paroles suivan¬
tes pour amuser les enfants :

Cloc, cloc, cloc,
Que plau, 11'èy pas nad esclop.
Cloc-cloc, il pleut et je n'ai pas de sabots,
clos; sm. — Clos; enclos; cour close,
aussi en IL-A. N. de p. Clos, Duclos.
closque ; sf. — C. clècli on Big. et G.
En style badin, scrotum.
clot,-e ; s. — Trou, creux dans la terre,
fosse, gouffre, tombe. Dans le G. clot et
clòto signifient aussi vivier. V. pesquè,
fâche, crot.
U clot d'avgue, un trou avec de l'eau ;
aquét camî, qu'ey tout clots, ce chemin est
plein de trous; lous clots de la machère,
les fossettes de la joue; qu'ey boû tau clot,
il n'est bon qu'à enfouir, à enterrer; per
tout que y a clots, il y a partout des trous,
de&gt; difficultés, un mauvais passage.
L ou clot est, le nom d'une des trois gran¬
des sources d'Eaux-Chaudes (B.-P.).

clot barguè ; sm. — Fosse où l'on
allume le feu destiné à havir le lin qui va
être teille.

clot-barriè ;

sm.

—

Meurtrière, trou de
dans un mur ; on
gariè. V. bàrri (t

trou d'échafaudage
dit aussi trauc-barriè et

mur,

garie.
clòto

(B.-L.)

;

sf.

—

Fosse d'aisances

dans le G. vivier, V, clot, clute,

;

�283

CLOUA

clouà, clouuà.

—

Formes de clabà,

chiuà dans le S. des L.

cloue; sm. — Onomat., cri pour appeler
la mère-poule.
cloue, clouque; adj. — Couvi; blet,
en
parlant d'un fruit creux, vide, fêlé.
U oéu cloue, un œuf couvi ; ue pére clou¬
que, une poire blette. V. capoû.
cloucà ; v. — Pondre ; pousser le cri de
la mère-poule.
cloucade ; sf.
Bande de poussins ; se
dit, sur le ton plaisant, d'une famille nom¬
breuse, d'une bande de petits enfants.
clouchà, clouhetà, cluchà, cruchà ;
v.
Agrafer, fermer avec un crochet, une
agrafe ; se dit aussi d'une bête mordant
jusqu'au croisement des dents.
—

—

clouchè ;

sm.

Forme

—

francisée

clouquè, clocher.
clouchét, cloutchét, cluchét,
chét ; sm. — Crochet, agrafe,
clouchetà.

cloup,

—

gloup

bruit d'un corps

gée de liquide.
U cloup de bî,
;

Anà-n
en

se

de

cru-

Onomat.
tombant dans l'eau;
sm.

une

—

du
gor¬

loc. adv.

—

Clopin-

cloupét-cloupét, aller à

pas menus,

dandinant.

clouque

sf.

Poule couveuse ; pouspoussins ; le terme a
applications au fig. soit en
bonne, soit en mauvaise paît.
Qu'ey ue boune clouque, c'est une bonne
mère; qu'èy ue poure de clouque, j'ai une
poule couveuse; euquiète couin uc clouque,
inquiète comme une poussinière ; prént
clouque per pouréte, prendre une femme
mûre pour jeune ; lias de clouque, nez de
poussinière, un indiscret, un fureteur; cachàu de clouque, glouton, qui avale sans
;

cloutà
tre

dans

mieux encloutà ; v.

ou

un

—

des

—

Met¬

trou.

cloutade ; sf.

— Large clot ; dépression
terrain, affaissement du sol ; contenance

de

d'un clot.
La

maysoû qu'ey

cloutade, la mai¬
dépression de
terrain ; ue cloutade de calhàus, de
quoi
remplir de pierres un trou.
cloutadoù,-re ; adj. et s. — Fossoyeur,euse ; qui creuse des trous ; fabricant, ven¬
est

son

dans

un

en ue

creux,

une

deur de clous. N. de p.

cloutât,-de
cloutchét.

cloutét,

; s.

—

Contenu d'un clot.

C. clouchét.

—

cloutòt,-e;

s.

Fossette;

—

dim. de clot.
la

—

Crochet rete¬

ceinture, boucle.

clontùt,-ude
concave;

club;

à petits pas.

sinière menant
de nombreuses

clouc.

gorgée de vin.

;

La constellation des

—

bergère.
cloussinejà (G.). — Fréq. de clou¬
quejà; appeler les poussins en faisant clouc-

nant

;

sf.

;

CLUCADÉ

bastoûs. Houlette de

clouthoû (Lav.) ; sm.

C. clouchà.

cloupét-cloupét
clopant

clouquéte
Pléiades. V.

—

adj.

;

—

Qui

a

des trous;

creux,-se.
sm.

—

ordinairement

en

Réunion; club. Se prend
mauvaise part et signifie

réunion de gens peu recommandables,
dont il y a lieu de se méfier.
une

cluc, cluque ; adj. — Morne; triste;
fermé, caché,-e.
A case, lou hoéc qu'ey cluc, chez nous,
on

a

éteint le feu.

cendre;

lou

liuant était

on

l'a étouffe

sous

1?

gahùs qu'ère cluc, le chatmorne.

cluc, cluque ; s. ■-— Petit tas.
U cluc de hé, un petit tas de foin ; û cluc
d'òiiìis, un petit groupe pressé d'hommes.
La cluque est plus grande que
le cluc,
mais le terme n'est pas employé quand il
s'agit de personnes.
cluc;

sm.

—•

Petit sommeil; action do

mâcher.

fermer les yeux. V. bec.

clouquè; sm. — Clocher; trépied;
point de bifurcation des branches charpentières d'un arbre; siège élevé où se tien¬

Jeu d'enfant où l'on bande les yeux &lt;1p
l'un des joueurs; on dit aussi las cluques

des chasseurs dans la

nent

lombes.

V.

chasse

aux

pa¬

campnnù.

certaines

ment

vers

clocher
des

en

parties du G. (particulière¬
Lombez) à une espèce de petit
bois placé au centre du joug

bovins et contenant

une

ou

deux clo¬

chettes; leur timbre est particulier à cha¬
que ferme.

clouquét

Lieu où la poule
;
le creux appelé en fr. populaire
nid de poule » ; petit groupe de
gens, de
bêles, de choses; recoin. V. cluc (2).
Qu'èren aqulu û clouquét, ils étaient là
un
petit groupe"; amagàt en û clouquét,
tapi dans un recoin,
couve
(c

;

sm.

—

û cluc, faire un court somme; lou
cluc, le dernier sommeil.

clucà,-chà

clouquejà ; v. — Glousser.
clouqueròt (G.) ; sm. — Nom donné
dans

Ha

darrè

;

v.

—

Fermer,

boucher;

bander les yeux ; voiler ; éteindre ; clucà-s,
fermer les yeux, se les bander ; au fig.

s'aveugler, refuser de regarder, de voir.
Clucà û houràt, boucher un trou ; clucà
lou hoéc, recouvrir le feu de cendre; clucà
la candéle, éteindre la chandelle; que-t bam

clucà,

nous

clucà

allons te bander les

(Bay.)

clucade ; sf.
court

; v.
—

yeux,

Gober, avaler,
Action de clucà. C. cluc,
—

jommeil.

clucadé,-re; adj. — Qui peut, qui doit
fermé, éteint.
clucadé; sm. — Bandeau des yeux;
bouchon pour aveugler : doigtier. V. cl\1*

être

cassé,

�CLUCADIS

—

284

CO

clucadìs,-se ; adj. — Qui se ferme aisé¬
plante dont l'épi ou la fleur ne se
développent pas.
ment ;

Blut

clucadls, blé chappé.
srn. — C. clucadé; doigtiei,
linge dont on recouvre un doigt blessé. Au
jeu de cluqu.es, celui qui a le bandeau sur
clucassè ;

les yeux.

clucàt ;

sm.

—

Action de fermer les
d'éteindre le feu;
cluquét, clucadc.

un court moment,
court sommeil. V. duc,

yeux

clucàt,-de ; adj. — Aveuglé,-e ; fermé,
clos, bouché; caché.
Ana-n coum û clucàt, aller à l'aveuglette;
minjà coum û clucàt, manger sans Regar¬
der à la pitance. S'emploie subst. pour
cluc, clucade.

clucàyre,-e

; s. — Qui bouche, aveugle
orifices; celui, celle qui au jeu de las
cluques est chargé de bander les yeux au

des

clucassè.

cluchà, clutchà;
cluchè.

cluchét,

—

v.

—

Cligner, ciller,

C. clouchc.

V. clouchét et

—

clugnà (Big. G.).

—

ses

dérivés,

V. cligna et

ses

dérivés.

cluncà,-chà (v. l'Arni.).
pencher. Cf. clinchà.

—

Incliner,

Ha clunchà la barre, incliner la barre. V.

clinà, encandà.

clupét (L.)

de cœur et qui, autrefois, faisait
partie de la corbeille de noces la plus mo¬
deste. (La forme cor est rare ; on ne l'em¬
ploie guère qu'à la limite du languedocien).
Abé co, avoir du cœur; allé lou co soulide, avoir le cœur en bon état et aussi
l'avoir dur; da de boû co, donner de bon
cœur ;
ha-s'y de boû co, s'y faire coura¬
geusement ; féble de co, peu vaillant, peu
courageux, qui se laisse facilement atten¬
drir; lachè de co, faiblesse, lâcheté; co de
canabère, cœur de roseau, cœur léger (le
roseau n'en a pas) ; co d'eschèu,
cœur de
moelle de sureau, cœur sans vigueur, mou ;
co d'os de perchée, de metàu,
cœur dur ;
lou co qu'ou manque, il défaille; toucàt
dou co, cardiaque; ha dou co tripes, se
mettre le cœur au ventre, ne pas faire du
sentiment; mourimén de co, défaillance;
abi lou co dou dembès, avoir le cœur de
travers (ou à l'envers), être troublé, cha¬
viré ; abé lou co sus la mâ, avoir le cœur
sur
la main, être charitable, bon; co de
huste, cœur de bois, insensible; apréne per
co, apprendre par cœur ; en co hens, dans
I" cœur, ressentiment ; lou co que
m'at dit,
qui' m'y porte, le cœur me le dit, m'en¬
gage à ; amie de. co, ami cordial ; qu'ey la
soue amigue de co, c'est celle qu'il aime
d'amour pur, chaste; la mâ dou co, la main
gauche ; lou co que-m pataquéje, mon
cœur

Tête de clou. V.
cabote; écale de gland, de noix. V. couspe.
cluque ; sf. — Bandeau, calotte qui cou¬
vre les
yeux. V. cluc (2).
cluque-bertélhes ; sm. — Sorte de
croquemitaine.
cluques; sf. pl. — Dans cette expres¬
sion : anà-n à las cluques, aller à l'aveu¬
glette, à l'aventure, à tâtons. V. clucàt.
•Teu d'enfant,, sorte de colin-maillard. V.
cluc (2).
cluquét; sm. — Petit, cluc.
S'emploie aussi dans celte expr. : anà-n
au
cluquét, aller à tâtons. V. chiques.
cluquét,-e ; adj. et s. — Surnom donné
à quelqu'un qui cligne habituellement des
;

sm.

—

yeux.

cluquétes

forme

; sf. pl.
Dans cette expr.:
cluquétes, cligner des yeux ; se dit aussi
pour celui qui cligne des yeux sans cesse.
clusque (G.-M.) ; sf. — Petit panier de
forme oblongue. Cf. tisteroû.
clusque (Grande L.). — Dans cette
expr. : courre le clusque, battre l'estrade,
clutchà (L.). — C. clucà.
clute, glute (M4) ; sf. — Gorge, défilé
entre deux
hauteurs; plus spécialement,
désigne le couloir propice à la pose des
filets pour la chasse aux palombes. V. couline, courét; trou pratiqué dans le sol pour
divers jeux de boule. Cf. clote.
co, cor; sm. — Cœur; partie dure des
tiges végétales; dans les arbres, il est en¬
touré de l'aubier. V. couràu. Bijou en

bat fort ; crebà lou co, crever le cœur,
oélh nou bét, co nou crèbe,

navrer; ço que

l'œil ne voit pas ne fait pas de mal
(dict.) ; anà lou co hardlt, mar¬
cher hardiment ; lou co qu'ou se clabà, son
cœur s'arrêta; il resta comme
pétrifié; abé
lou co clabàt, avoir le cœur transi, serré;
nh ! co ! mon chéri; mon amour! expr.
courante à Salies; que trauque lou co, cela
perce le, cœur ; co d'espitàu, cœur d'hôpi¬
ce

que

au

cœur

tal,

banal ; ha la cause
chose à contre-cœur ;

cœur

faire

la

d'arrè

abé et

co,
co

hourcoùs, avoir le cœur gros, en peine
(Lav.) ; oun lou co me ba, l'aurélhe que-m
pén, où va mon cœur, mon oreille pen¬
che ; si lou co n'y ba, mau Ira! Si le cœur
n'y penche, mauvaise affaire ! (die.) ; on
dit aussi mau ba, notamment quand on
p:irle d'un mariage de convenances.

—

ha

et

çi

ço; pi-on. dém. — Ce.
(Lespv adopte la forme so, comme « sou »
«sœur» qu'il écrit aussi so ;
la forme

qui évite

ces

confusions

nous

semble

préférable).
Ço qui bouy qu'ey ço qui-rn eau, ce que
je veux, c'est, ce qu'il me faut; ço de me,
ço d-. sou, ce qui est à moi. ce qui est à
lui; qu'ey ço qui bos? Qu'est-ce que tu
veux? Que ba mau, ço disen, cela va mal,
dit-on (ou ce dit-on) ; ço de dit qu'ey dit,
ce

qui est dit est dit. V. ça, pron. En
(en ce), chez le voisin.

ço

dou besî,
co

(B.-T..) ;
qui
V. cògou.

substance
lait.

sm. — Coagulum, présure,
provoque la coagulation du

Da co, mettre

de la présure au lait.

�285

GO

Chœur,

co, cor; siu. —:

coàc ; coàr

(Lav.)

; sm.

coàc ; sm. — Couac, son faux,
coacà ; v. — Croasser, coasser,
Autre graphie de couade.
coàde.
sm.

—

sf.

habituellement

Vieille femme qui reste

—

coin du feu; a toujours

au

déplaisant et moqueur,
coaquejà ; v. — Fréq. de coacà.
coaquère ; sf. — Croassement ou coas¬
sement prolongés, répétés, ennuyeux; les
un

sens

cris des canards.
Au pesquè dou

castèt qu'ey ue coaquère
qui nou-n fenécli pas, dans le vivier du
château, ce sont des croassements sans fin.
coàr (Lav.). — V. coàc.
coarésme.

—

C. carésme.

coarracà (L.) ; v. — Coasser. Cf. coacà.
coarralhe ; sf. — Truandaille, gens de
mauvaise vie.

(L.) ; adj. — Pauvre, très pau¬
mendiant ; miséreux ; et par cxt,. chétif, misérable. V. chàrre.
coarrè ; sm. — C. coarralhe; le vice des
coarre

vre

;

coàrrous.

coarrèc

(S.-O. des L.)

—

C.

carrée,

rainette. Cf. carràn.

coàrrou,-rre ; adj. et s. — Truand,-e;
fém. on dit aussi cocrlc.
coày (Lav.) ; sm. — Partie de la robe
qui entoure le bassin ; robe courte.
coayrà, escoayrà, cayrà; v. —
Equarrir.
coayrehourc. — C. cayrehourc.
coarementrà, caramentrà (G.) ; v.
Entrer en carême; le jour des Cendres
est parfois appelé carementràn.
coayràm, coeyràm; sm. — Terme de
tanneur; cuir dont la préparation est ache¬

gueux ; au

—

-

vé».

coàyre.

—

co-barràt ;
un

mauvais

V. càyre et
sm.

cœur

—

ses

dérivés,

Cœur fermé;

au

; personne au cœur

fig.
dur.

cobe, coèbe ; sf. — Caverne, grotte,
creux de rocher, abri sous roche.
Syn. arcost, espeluguc, houràt, tute.
còbe; sm.
Chou cabus.
còben (Ort.). — C. cabén, ruche.
—

co-birà ;
vers »

;

v.

—

Mettre le

cœur

«

à l'en¬

troubler.

co-bouri ;

v. — Avoir le cœur troublé
malaise physique; être emporté,
transporté, bouillir.

par

un

co-bourimén ;
tion ;

sm.

—

Malaise, indiges¬

aigreurs d'estomac,
còbre (B.-L.). — Cuivre. Y. coéyre.
coc; sm.
Cuisinier (vieux); gâteau.
V. coque; brique séchée au soleil
(Salies),
cocause ou quoeause
(G.-M. L.) ; adj.
Quelque chose (contrac, de quauque
—

—

cause.

V. carà.

Couche.! Tais-toi!
còche ; còchou

Coadjuteur,

aide.

coaque ;

—

coch

rester coi.

—

coadjutòri,-tou ;

COECIIOT

Onomat. du cri de la poule,
(11.-A.) ; sm. — Couche, lit.
cochà, coucha (G. L.) ; v.
Cacher.
Y, estuyà; se taire; cacher son opinion;
COC-COC.

Croassement,

—

_

«

(L.)

;

sm.

Enfant,

—

gosse ».

còche; sm.
cochè,-re ;

Coche, voiture.
Cocher,-ère.
— Crever le cœur

—

s.

—

co-clabà ; v.
; laisser
stupéfait.
CO-clabàt,-de ; s. — Interdit,-e, sans
parole ; peiné extrêmement.
COCÒ, COCÒt ; sm. — Haricot dit de
Prague.
COCOte ; sf. — Poulette; cocote, sorte
de casserole de métal. V. coquèle; stomatite
aphteuse (maladie de bête).
code ; sm. — Code, recueil de lois.
Que-t harèy apréne lou code! Expr. me¬
naçante pour dire à quelqu'un qu'on lui
fera un procès.
Codébiteur,-trice.
codebitoù,-e ; s.
CO-dÒle-S ; v. — Se douloir du cœur,
se
plaindre.
co-douloù ; sm. — Mal de cœur ; pitié,
coé; coey (Ort. L. Lav.); sm. — Cuir,
peau ; au fig. une traînée.
Quin coé! Quelle triste femme!
coèbe; sf.
C. cobe et aussi petite
vallée, petit ravin.
coechà ; sm. — Qui se rapporte à la
cuisse ; les cuisses.
U bèt coechà, une belle paire de cuisses,
coechade ; sf. — Oui est de la cuisse ;
coup de cuisse ; action musculaire, violente
—

—

(le la cuisse.

coechàt, coechùt,-ude ; adj. — Avec
plâ et mau:
Qu'ey plâ ou mau coechàt, il est bien ou
mal fait quant aux cuisses; il a de belles

les adv.

ou

de vilaines cuisses,

coéche ; sf.

—

Cuisse.

Està serblt de la coéche, être bien servi,
avoir un bon morceau, avoir satisfaction;
coûte de la coéche, femme passionnée,

portée

la gaillardise; ha coéche (Lav.),
accouchement ; està de haute
coéche, être de grande race, de haute li¬
gnée, de la noblesse.
coéche de madame ; sf. — Variété de
poire.
»
coechiné (Lav.) ; sm. — Mouton qui a
sur

aider dans

un

les reins noirâtres.

coechipoudà-se (Lav.)

Se

; v.

casser

la cuisse.

Coechiprim,-0 (Lav.)

;

adj.

—

Qui

a

les

cuisses minces.

coechòt ;

Cuissot; ovin qui a
dans l'exp. anà-n à
coechòt, pour dire que le poupon qui ne
marche pas encore, se traîne sur la cuisse.
une

cuisse

sm.

—

tachetée ;

�COËCHUT

COEYRUT

—

coechùt,-ude.

286

C. cocchàl. Qui

—

a

de

fortes cuisses.

coedà (Lav. ;

Garder. C. co'idà.
coèfe, coèyfe. — C. cohe; en Lav.
partie du joug qu'on appuie sur les cornes.
coégn ; sm. •— Gall. de coin. V. cant ;
coin de bûcheron ; en certains lieux de Big.
I,. et d'Arm. prononciation de coelh; coing.
V. coudoùgn.
v.

—

coegnì, cougni ; v. — Combler, em¬
plir jusque dans les coins, farcir.
Ue crampe coegnide de causes, une cham¬
bre

emplie de choses

û câ cougnit de pus,
il cap cougnlt
tête couverte de croûtes ;
farcir le sac, s'empiffrer,
;

chien couvert de puces ;

un

de

crousies, une
cougrù lou sac,
en
style plaisant.
coegnure ; sf.
coélh; coégn

Encoignure,
(Arm.) ; sm.

Pourtà lou coelh à
nouille à la hanche.

—

Que¬

l'anque, porter la

que¬

Syn. croulh, hialouse, hoursère, Jilouse.
coèlhe ; sm. — Récolte, ce qu'on ra¬
cueille. On dit aussi coelhude.
Que y ey per lou coèlhe, il en est pour la

masse,

récolte.

Cueillir, récolter.
cueillir beaucoup ; que
s'y pot coèlhe, on y peut récolter.
coèlhe ; còlhe (Big.) ; v. — Quérir,
v.

—

Ha û bèt coèlhe,

aller chercher.
Hèn coèlhe, toû pay, va chercher, quérir
ton père ; que. bnu coèlhe aygue, je vais

chercher de l'eau.

coelhedé,-re ; adj. et s.
Qui peut,
qui doit être cueilli.
Lou frut qu'ey coelhedé, le fruit peut
—

être cueilli.

coelhude ; sf.

Cueillette, récolte. V.

—

coèlhe.
Abét

hèyt boune coelhude

Avez-vous fait

bonne récolte ?

coentà-s ;

(Lav.).

v.

—

cipe, c'est

une

des anneaux.

coèrle ; sf.
faucon ( ?).
coèrle ; sf.

tation,

C. coéyre.
Attache de vache

—

; en prin¬
longe de cuir terminée par

—

Aire d'oiseau de proie, de

—

-—

coureuse,

Femme de mauvaise, répu¬
entremetteuse, etc. V.

courre.

coèrnou

(Lav.)

coéscou,-que

; sm.

—

Pauvre hère.

Grand ou petitduc, oiseau de nuit; au fig. individu triste,
déplaisant, peu sociable, peu ouvert.
Que blu coum û coéscou, il vit comme
un oiseau de nuit, sans
amis, seul.
;

s.

—

coèscou (Lav.) ; sm.

—

Coup qui

casse,

brise. V. cristou, crascà.

—

nouille.

coèlhe ;

coére

coère ; sf.

Se charger d'affaires

;

s'empresser.
coentàt,-de ; adj. — Affairé,-e; chargé
d'occupations, de soucis.
coénte ; sf.
Occupation, affaire; né¬

coét,-o (H.-Big.). — C. coéyt.
coét (E. des L.). — C. coùde, coude. V.
coàpte, couthoùn.
coetedis,-so (H.-Big.) ; adj. — Qui a
été brûlé par la cuisson ou le soleil.

coéy (Ort. Bay. L. Lav.). — Forme de
coé, cuir.
Estire-t, coéy,
Doumàn que baieras me que oéy !
dit-on à un paresseux, quand on le voit
s'étirer en baillant: étire-toi, cuir, demain
tu auras plus de valeur
qu'aujourd'hui I
coeycà, escoeycà, couicà, escouicà

: v.

tes,

—

Crier,

en

parlant de certaines bê¬

le porc, le chien entr'autres. Se dit

aussi des oiseaux
en se débattant.

qui, pris

au

piège, crient

coeyfà, couyfà, couhà ; v. — Coiffer ;
coeyfà-s, se coiffer.
De quelqu'un qui croit avoir fait un
exploit et n'a fait qu'une sottise, on dit :
que s'en ba poudé coeyfà, il va pouvoir
s'en coiffer, s'en montrer fier (ironique¬
ment parlant).'

coèyfe, coyfe, cohe ; sf. — Coiffe ;
ajustement de tête à l'usage des femmes;
partie courbe du joug qui « coiffe » la bête.
coèyfure ; sf. — Coiffure. Cf. couhadure.

—

cessité naturelle.

Cargàt de coéntes coum û câ de pus,
chargé d'affaires comme un chien, de pu¬
ces ; està en coéntes, être en affaires ; ha la
coénte, faire ses besoins; cade bénte qu'à
sa
coénte, chaque ventre a son besoin
(prov.)
coentejà ; v. — Etre occupé d'affaires
urgentes; coentejà-s, se chercher des affai¬
res.

coèr ; sm. — Pièce de bois
biseau qui supporte la sablière

taillée

en

(terme de

charpentier).
coèr;

sm.

coerà ; v.

coeràt

Oiseau de

—

—

(Lav)

proie, faucon (?)

Garnir de cuir,

; sm.

—

Vieux cuir.

coeylà (B.-L.). — V. cujalà.
coeylarà ; v. — Monter au coeylà et
rester pour

y

la saison.

coeylarisso (B.-L.)

;

sf.

—

Cour de

grange; parc.

coeyquejà ; v. — Pépier, en parlant des
petits oiseaux, et aussi coasser.
coeyrà, couyrà ; v. — Cuivrer ; écarteler, dans L.

coeyràt, couyràt,-de; adj.

—

Cui¬

vré,-e; dans L. écartelé.

coéyre ; coùyre (Big. et G.) ; coére
(Lav) ; sm. — Cuivre.
coeyrùt,-de ; adj. — Qui contient du
cuivre.

�28?

COÉYT

coéyt; coét (M' ISig.) ; adj.—, Cuit,-e.
acceptions du français populaire.
Coéyt e recoéyt, cuit et recuit, brûlé par
boisson, la dissipation.
coeytà-s (G.) ; y. — Se mettre en mesu¬

Prend les
la

», tâcher de.V. coentà-s.
Cuisson ; cuite.
Hour de itou ne coéyte, four où la cuisson
se fait bien ; està de
boune, de mâchante
coéyte, être de facile cuisson ou difficile;
se
prend au fig. pour dire de quelqu'un
qu'il est malléable ou non; abé-n ue coéyte,
re, se «

débrouiller

coéyte

;

sf.

—

être ivre.

coeytibà ; coeytiuà (G.) ; v. — Capti¬
; préparer avec soin ; combiner ; miton¬
ner ; dans le G. coeytiuà à aussi le sens de
cuire, mitonner, au propre et au fig., faire
fertiliser les terres p;r la chaleur.
coeytiu,-tibe ; adj. —■ Qui est facile à
ver

CÒle ;

(vieux)

v.

cohe, avoir son ponpon ; en
la tête ; se dit aussi pour quel¬
qu'un qui a l'esprit lourd, d'un imbécile
fat ; abé la cohe dou dembès, avoir le bon¬
net à l'envers, être fort en colère et, aussi,
être pompette.
co-héns (en) ; loc. adv. — Dans le
cœur, au

fond du

cœur.

Abé la malice en co-héns, avoir la colère
dans le cœur ; qu'ai goarde en co-héns, il
garde sa rancune.

còhou, cohe ; adj.
bête

sans

cornes,

ou

—

Décoiffé,-e

écornée

;

;

têtard

étêté

;

; par

chauve. N. de p.
Està cap còhou, être

ext.

décoiffé, sans coif¬
fure, tête nue; û tausi còhou, un chêne
bianc étêté, arbre têtard ; û màrrou còhou,
un bélier sans cornes. V.
capiròu.
Le qualificatif s'appliquera aussi bien à
tout objet dont la tète, le haut, la cime
sont
défectueux : ú cabinét còhou, une
armoire sans fronton ; íi palhè còhou, une
meule de paille écimée. V. couy, escouhà.
co-hourcoùs (Lav.) ; adv. — Cœur en
peine.
coïdà

(Lav.)

— Arranger, disposer,
(esp. cuidar). V. coedà.
col, cot; sm. — Col, partie de vête¬

mettre

en

; v.

ordre

ment,

cole ; sf.

—

Colle.

fête

— Choléra,
colère, coulère; sf. — Colère,
còlhe (Big. G.). — Forme de coèlhç,
quérir, aller chercher.
còlis (hà) ; v. — S'amortir, s'apaiser,

faire

«

douce

en

».

On dit d'une

toupie, d'une boule lancée
qui s'arrêtent doucement: que hè còlis.
colloungues ; sf. pl. — Anciennement,
domaine rural. N. de p. et de lieu,
congò. — V. manuguét.
cop ; sm. — Coup, choc ; mouvement
violent ;
U cop
de

action concentrée ; occasion.
de calhàu, de pè, de bén, un
caillou, de pied, de vent ; tout d'à

à bèts cops,

Abé-n ue
avoir plein

une

colerà ; sm.

còfre, cròfe ; sin. — Coffre; au fig.
l'estomac, la poitrine.
Abé û boû còfre, avoir bon estomac, la
poitrine solide; n'être pas facile à émou¬
voir; anà-s'en dou còfre, s'en aller de la
poitrine.
cogàgn (G.-M.); sm. — Quignon, le
commencement ou la fin d'un pain. On
l'appelle aussi cougnlt.
cognoùm ; sm. — Prénom, surnom. V.
iirrè-noum (suppl.).
CÒgOU; sm.
Coagulum, présure.
Syn. co, còu, coulères, aprenén.
cohe.
C. coèyfc; coiffe, bonnet, cor¬
—

Célébrer, chômer

•—•

s'est conservé dans cette expr. ;
cantà, dise còles, chanter pouilles, chômer,

tout d'un

nette.

COQUE

;

cuire.

—

—

à la

avait
àutes

bèt cop, certaine fois ;
parfois ; arribà en û cop, arriver
fois, ensemble ; que y abè û cop, il y
une

coup ; per

fois ; cop per cop, coup sur coup ;
quàuque cop, quàuques cops,

cop,

autrefois,
une

coup
cop,

au

affaire

certain

temps ancien; û terrible cop,
extraordinaire; â cop ère, à

moment,

rnachant

à

un

moment

donné ;

mauvais coup, coup dange¬
reux, traître; cop de crouts, coup de croix,
l'article de la mort; atrapà lou cop de la
rnourt ; prendre mal sérieusement, dange¬
reusement; û cop d'escoubc, un coup de
balai ; cop de pè de barrique, une saoulerie ; da u cop de mâ, donner un coup
d3 main, aider; cop d'oélh, de nas, coup
d'oeil, de nez; cop de cap, coup de tête,
folie, étourderie ; cop de sourélh, insola¬
tion ; cop de sang, congestion; cop d'estàt,
coup d'état, aventure inattendue; tiéne lou
cop, tenir le coup, tenir tête, riposter avan¬
tageusement ; û cop de mounde, une arrivée
de gens en groupe ; lou cop de pè de l'àsou,
le coup de pied de l'âne -,mancà-s lou cop,
manquer son coup; ha lous cent cops, faire
les cent coups; tî beròy cop! C'est un joli
coup ! mantu cop, mainte fois ; si û cop hè
bèt, s'il fait beau; cade cop qui-u bey, cha¬
que fois, toutes les fois que je le vois ; ta
l'àute cop, à la fois prochaine, au revoir,
cop,

formule d'adieu.
Loc. adv.
Tout d'à cop, tout à coup,
d'un coup, sur le coup ; cop sec, sur
le coup, brusquement, soudain, immédia¬
tement; à bèls cops, parfois, certaines fois;
tout d'u cop, tout à coup, tout d'un coup;
s'ou cop, sur le coup, aussitôt ; cop sus cop,
—

tout

coup sur coup ; au cop,

à la fois.

Quantité, nombre.
Que y a û gran cop de herrulhes, il y a
une
grande quantité de ferraille; qu'en
calera û bèt cop, il en faudra une quantité.
cop, coup, coutch, cot, cup; sm. —
Coyer, coffin.
cop ; sm.

còpie

;

—

sf.

coque ; sf.

Grande quantité, grand
(2).
Gâteau. V. coc.

—

nombre. V. cop

—

�COQUÈ

288

CORNE

—

d'abàn-pale ; sf. — Galette
placée à l'entrée du four avant d'y
mettre les gros pains (pour lesquels la pelle
est nécessaire).
coque

d'essai

coquelade, couquelade ; sf.

—

Con¬

d'une

coquèle.
coquèle ; sf. — Casserole en métal, co¬
cotte; au fig. la poitrine, l'estomac.
Qu'ey malàu de la coquèle, il est malade
de la poitrine.
coquèyre (L.) ; sf. — Coque, écale,
enveloppe de certains fruits ou grains. Y.
tenu

(E. du G.).

V. co, cœur,
cor sm.
Cor, instrument de musique
cor, durillon; chœur. V. canterie, cantéy
—

—

;

;

Lous

(n)

Corne.
baque, les

,-e ; s.

cors

de

la

cornes

de la

corne, ou

Coin, recoin ; angle.
coin du feu ; està-s
en û cor, rester dans un coin ; lou cor dou
pral, le coin du pré, l'angle.
Syn. cant, canto û, cournè, cun.
corb (B.-L.) ; sf. — Corbeille ; hotte
cor

(n)

; sm.

Lou

cor

dou hoéc, le

—

d'osier. Cf. coy.

COrb,-e (L.) ; s. — Corbeau; corneille.
courbàch, courbachéte.
corcoéyt ; sm. — Aigreur d'estomac,
roi aigre. V. co-bourimén.
cor-d'anse; adj. et s. — Brebis qui a

V.

les

cornes

arrondies

en

forme

d'anse

de

panier.
cor

d'àsou ; sm.

—

Litt.

corne

d'âne,

style badin, chose sans valeur, inexis¬
tante : que t'y harà coume cor d'àsou, cela
agira, fera de l'effet comme de la corne
d'âne, cela n'y fera rien.
cor-haut,-e; adj. et s. — Bête qui a
les cornes relevées, aiguës.
corde ; sf. — Corde, tortis fibreux, câ¬
ble; chaîne de tissu; attelage de renfort;
longe de fouet ; mesure de capacité pour le
en

bois valant 3 stères environ ;
enfilade de gens ou de choses.

succession,

la corde ta-u péne, il ne
vaut pas la corde pour le pendre; ha corde,
aider avec un attelage de renfort. (L'expressioti s'étend à d'autres espèces de... se¬
cours). Ue corde de sébes, une glane d'oi¬
gnons ; anà-n en corde, aller à la queueleu-leu ; (on dit aussi à la tire-corde) ; corde
de là, corde de laine, se dit d'une personne
niolle, sans caractère ni vigueur morale ;
segui dab ue corde de là, suivre docile¬
ment : toucù la boune corde, toucher le
point qu'il faut; de tout ha corde, s'aider
de (oui., de tous les moyens, faire flèche
d- tout hois ; da eorde, donner de l'aisance,
faciliter, encourager; hourà la corde, poser
Nou

bau pas

la corde,

au

mauvais endroit,

cor-douloù

(G.) ; sm. — Déchirement
affliction.
cornaclin, corne-clet, corno-clitch
(de) ; loc. adv. — Obliquement, de biais,

de cœur,

do travers.

cor-nau ; sm.
sée dans l'année.
cor

—

Corne nouvelle,

pous¬

croître, pousser, gagner des

nau,

avantages.

bou cor, avoir
de solides cornes ; abé-t darrè lous cors,
avoir derrière les cornes, comme la vache
le joug, être embarrassé, gêné. V. corne.
vache; abé boune

sur

tromper; està de sac e de corde, bon à
faire, mais en mal; estirà touts sus la
corde, s'unir pour réussir ; nou pas gagnà-y
la corde, ne faire que peu de bénéfice,
corde-lhebà ; v. — Exciter,
corde-mià ; v. — Conduire, mener,
tout

Ha

cantis.
cor

pied

se

Espià de cornaclin, regarder du coin de
l'œil, de mauvais œil.

couspe, cresc.
cor

le

corne

;

sf.

—

Corne, la substance de

ce

angle, coin, pointe de terrain; bigne
au front;
dureté sur l'épiderme ; chaussepied en corne; au fig. espèce d'obstacle,
d'empêchement, d'ennui. V. cor(n).
Aci qu'èy ue corne, dit la fileuse, quand
la matière, laine ou lin, présente une aspé¬
rité, un nœud; recébe û cop de corne, avoir
un
désagrément, plutôt inattendu.
nom;

corne-bachà ;

v.

—

Baisser la

corne ;

l'attelage; au
fig. en style badin, baisser pavillon.
corne-bàch,-e ; cornibàch,-e (M4) ;
adj. et s.
Corne basse, se dit d'une bête
dont la pointe des cornes est dirigée vers
tirer, les

cornes

basses,

sur

le sol.

corne-biràt,-ade
d'une bête
l'arrière.

dont

;

les

corne-boéu ;

adj. et
cornes

s. — Se dit
pointent vers

sm.
Angélique (angè¬
sylvestris) à Heurs jaunes corniculées
(vicia lutea et v. hybrida, plantes) ; juron
—

lica

inoffensif.

corne-bouquî ; sm. — Cornet à bou¬
quin.
corne-cu (de) ; sm. — Tête à queue ;
au fig.
està de corne-cu, être de mauvaise
humeur.

Que s'ey Ihebàt de corne-cu, il s'est
de mauvaise humeur. V. corne-quilhe.

levé

corne de câ ! interj. — Corne de chien !
exclamation, juron inoffensif.
corne-de-diàble ; sm. — Corne de dia¬
ble, juron; au fig. un caractère difficile.
corne-haut,-e ; cornihàut,-e (M4) ;
adj. et s. — Corne haut, se dit d'une bête
dont la pointe des cornes est dirigée vers le

haut.

corne-hèr ;
matière
fer.

sm. — Corne de fer, du fer,
étrangère qu'on rencontre dans le

corne-pariè,-re

; adj, et s. — De corsemblable.
Dus boêus corne-pariis, deux bœufs ayant

nuflê

les cornes semblables.

�289

C.OISNI'-QIIII.UA

corne-quîìhà ; v. — Drosser les cor¬
mettre les pointes d'un objet vertica¬
lement; corne-quilhà-s, se redresser farou¬

nes;

chement.

corne-quilhàt,-ade ; adj. et
les

a

dresse la
se

s. — Qui
relevées, dressées.; au fig. qui
tête, qui se dresse sur ses ergols,

cornes

hérisse.

COST M

corsecà

(G.) ; v. — Dessécher ; torré¬
fig. broyer le cœur.
corsecà-s, corps-secà-s ; v. — Se
dessécher, maigrir extrêmement; sécher sur
pied. V. co-secù-s,
cor-troussàt,-ade ; adj. et s. — Ovin
qui a les cornes enroulées.
Syn. catchòlo, crabère, esparbère.
cos.
C. corps. V. ce mot.
L'amne dou cosl est un juron spécifique¬
fier. Au

.

cornequilhe ; sm.
jeu de quilles de neuf.
corne-quilhe (de)

—

au

; loc. adv.

—
Qui
bouleversé, de tra¬

dessus dessous,

est sens

Coup de coin

—

cos(t), còu;

sm.

Coteau,

monti¬

louche;

cos

—

cule. V. coste, coustalàt.

vers.

Tout

qu'ey de corne-quilhe, tout est bou¬

leversé ; lotis ahàs que ban de corne-quilhe,
le; affaires vont mal, de travers; qu'ey de

corne-quilhe, cela n'est pas d'aplomb, à sa
place, régulier; qu'ut a hicàt tout de cornequilhe, il a tout renversé et bouleversé ;
qu'ère de corne-quilhe, il était de mau¬
vaise humeur. V. corne-cu; ha û tribàlh
d corne-quilhe, faire un travail à l'envers.
corniflo (11.-A.) ; s. de genre imprécis,
mol d'argot.
Rhum ou eau-de-vie qu'on
met d.ms le café, pousse-café. V. canàr.
corniscrauàt, corno'scrauàt(H.-A.) ;
i

cos;

tombé

—

Lucane-cerf-volant. Cf. catchote.

còrno-oélh (G.); sm. — Coin de l'œil.
Espià de còrne-oélh, regarder du coin de
l'œil; de travers.
corp (G.-M.) ; sm. — Cormoran.
corpoulâ,-làn (G.); sm. — Croquemitaine ; épouvantait à moineaux. V. espànle.
corpoulâ, courpoulâ ; sm. — Engou¬
levent. Cf. ausèt-crepàut.
corpouràu, courpouràu ; adj. des :* g.
Corporel,-le. Subs. m. Corporal.
corps; sm.
Se prononce cos en B.,
cor en Big. et dans quelques parties du G.,
cors en divers lieux.
Corps; cadavre;
convoi mortuaire. (Nous adoptons celte gra¬
phie pour éviter les confusions).
Ha corps, faire corps, se corser, prendre
du corps ; se solidifier ; meste dou soû corps,
maître de sa personne; corps de baslissc,
corps de bâtiment ; corps de mestiè, corps
de métier ;
corps de glèyse, grande nef
d'église ; û bî qui a corps, un vin qui a du
corps ; qu'ey en ou à corps, il ou elle, est
mort,-e, cadavre; Ion nèn que prén corps,
l'enfant prend du corps, de la taille; pagà
dou soû corps, payer de sa personne;
segui
lou corps, accompagner le mort, être du cor¬
tège funèbre ; lou Corps de Diu, la FêteDieu ; lou corps de bile, le conseil munici¬
pal ; anà dou corps, aller à la selle; beròy
prés dou corps, de taille bien prise.
Corpus; sm. — Fête-Dieu.
corps-premùt,-ude ; adj. — Corps

—

—

—

lassé, ratatiné,-e

; se

dit des

personnes

certaines choses.
corps-san ;

sm.

—

saint.
cors

(G.-M.)

;

cour sic.

cors; sm.

—

sm.

—

et de

Reliquaire; corps

Chêne-liège. Cf.

Corsage; corset. V.

corps.

sm.
en

C. cosse,

—

est

désuétude.

còse ; v. — Cuire ; côse-s, se cuire, con¬
fire.
Esta de boû, de mau còse, être de bonne ;
de mauvaise cuisson ; dab aquestc caloù,
que y a de que còse, par cette chaleur, on
cuit ; per tout que y a ue habe de machàn
còse, il y a partout un mauvais pas à fran¬

chir,

une

difficulté (prov.).

co-sec, cor-sec; sm.

—

sm.

landais.

ment

sonne

—

Cœur

sec,

per¬

sans cœur.

co-secà-s, cor-secà-s ; v. — Languir,
dessécher, se morfondre.
cos-préne ; v. — Prendre corps, se soli¬

se

difier.

cosse ; sf. — Louche de cuisine ; espèce
de coupe de bois ou de métal pourvue d'un
tube pour puiser de l'eau dans la herrade;

de légumineuse. V. cos (3), cache,
coupét, téque.
còssou, coùssou; sm. — Consul; au¬
trefois, magistrat municipal, conseiller. N.
de p. Cossou, Ducoussou.
co-sourî, cossourî,-ne ; s.
Petit
cousin,-ne (vieux). Cf. chourin.
cost, coust,-e ; s.
Coût.
I.ou cost (ou la coste') de la bile, le coftt

cosse

—

—

d

■

la vie. Y. còstis.

costassoù

ou

mieux

coste-à-sou

(Lav.) ; sm. — Contre soleil, le Nord, côté
opposé à carassoù.
Bordo de coste-à-soà, grange orientée au
nord.
coste ; sf.

—
Côte, monticule de terre ;
renflement, nervure d'un fruit,
d'une feuille; rivage de mer; varangue
de
navire. N. de p. Coste, Lacoste, Lascostes.
Coste de bouhe-brac, côte raide, qui fait
souffler en gravissant; presti las costes, ser¬
rer les côtes ;
nou pas se coupà las costes,
n.'
pas se fatiguer; abé las costes en loung,
se
dit d'un paresseux, ne pas se
plier an
travail ; avoir un « poil à la main » ; està-s
à mieje-coste, s'arrêter à mi-eôte, ne faire
un travail
qu'à moitié ; per planes e costes.
paí vaux et par monts ; û caulét à hortes
costes, un chou très côtelé; ha coste au
mau, opposer un obstacle au mal.
On désigne par las Costes, le pays où les
coteaux couvrent la majeure partie du ter¬
ritoire, comme dans le Gers, par exemple.

côte,

os;

V. coustalàt.

19

�coste

290

coî-tbencat

—

prép. — A côté de. conlre, tout
bord.
l'arriu, contre, au bord du ruis¬
de coste la maysoû, contre la maison;

coste ;

près,

au
Coste.

seau;

coste

e

combien

sf.

—

G. cost. On emploie

assez

Quoan seran las costes'.' A
s'élèveront les frais, les dépenses.
pl.

costecabàt ;

sm. — Plantain à grosses
(planiago lanceolata et major). On
l'appelle aussi aurélhe de câ, èrbe don hic.
costemale ; sf. — Mauvaise côte. N.
nervures

de p.

costis ;

sm.

—

Employé quelquefois

costes, dépenses ; surnom de marchand

réputé pour vendre cher.
Qu'at èy croumpàt en ço dou costis, je
l'ai acheté à un prix élevé, cher.
costùme, coustume ; sm.
Costume,
habillement.

cot, coth, cotch, coyt. — Cou, col ;
goulot ; passage de montagne.
U beròy cot, un joli cou; ít beròy darrè
de cot, une jolie nuque; estirà loa cot,
tirei le cou, faire effort; abé-n dinqu'au
rot en avoir jusqu'au cou: esta-y dinqu'au
col, y être jusqu'au cou; coupà-s lou cot,
?"
rompre le cou ; pourtà s'ou col, porter
sui
les épaules ; bebe à passe-cot, boire par
petites gorgées; gahà-s au cot, se prendre
à la gorge ; untù-s l'os dou cot, lubréfier le
larynx, boire, en style badin; la barre dou
col, les vertèbres cervicales; gahà la pichaire p'ou cot, prendre la bouteille par le
goulol ; lou cot de Tartes, le col de Tort"S
(B.-P.).
cot.

—

C. cop, coyer.

cot-arroùy (Big. et M') ; sm. — Bougegorge (oiseau).
Syn. arplt, gòlis, ricoutchét. ritchou, reyp lit, petit-louréy; gabè-rouy.
cot-birà ; v. — Tourner, tordre le cou;
le porter de côté; cot-birà-s, se tordre le
co&gt;i.

On dit aussi cot-tòrse, cot-crouchl.

cot-brac, braque; adj. et
le

cou

s.

—

Qui

a

(à)

adv. — A cali¬
fourchon sur le cou et les épaules (Arm.).
cot-crouchi ; v. — Tordre, broyer le
cou; cot-crouchi-s, se rompre le cou.
cot-d'ausèt; sm. — Cou d'oiseau, outil
de menuisier, de serrurier.
cot-de-cigougne ; sm. — Cou de cigo¬
gne, cou long et mince.
cot-de-hàmi ; sm. — Cou mince, cou
de mort-de-faim, de malheureux.
cote ;

; loc.

sf. — Cale, morceau de bois ou
pierre qui sert à arrêter un véhicule, à
asseoir, étayer un objet; cotillon, jupon,
robe de dessous; cote, quote-part. V. càlo.
coterè (E. du G.) ; sm. — Cotret. Mot
emprunté au fr. cotret gasconnisé dans sa
do

forme.

cot-estrét,-e

; s. — Cou mince.
cot-gras,-se ; adj. et s. — Cou gras.
M. de p.
On dit

ù

àmi

cot-gras,

ue

hemne cot-

grasse.

cot-gros; adj. et s. — Cou gros; per¬
qui a le cou gros, fort.
cot-hicàt,-ade ; adj. et s. — Qui a le
cou « dans les épaules », le cou court. Dans
les L. enhougnàt.
cot-larg,-gue ; adj. et s. — Gros cou;
qui a le cou gros.
cot-làyo (Lav.) ; adj. f. — Brebis qui a
sur le cou une tache rougeâtre.
cot-lhebà ; v. — Lever la tète.
Syn. cap-lhebà.
COt-ligà ; v. — Lier le cou ou ce qui en
tient lieu, le haut d'un sac, par ex., le
goulol d'une gourde ; étrangler.
cot-liure ; sf. — Espèce de poire, de
forme allongée.
cot-loung,-gue ; adj. et s. — Qui a le
cou long ; col étroit.
cot-loung ; sm. — Nom donné au di¬
manche de la Passion et duquel on dit :
Cot-loung qu'espie Pasqües per dessus
Arrams, Cou-long (qui tire le cou) regarde
Pâques par dessus Rameaux.
cotnoùm.
Altération de cognoùm.
sonne

—

V

ce

mot.

cot-poudà ; v. — Rompre le cou ; cotpoudà-s, se rompre le col, se tuer en se
rompant le cou.
Qu'ey û endrét bou ta s'y cot-poudà,
c'est un endroit très dangereux, de cassecou.

cot-quèch,-e

; adj. et s. — Qui a le cou
soit naturellement soit pour
torticolis; le torticolis est dit aussi
œt-quèch.
Qu'èy lou cot-qucch, j'ai le torticolis;
que soy toute cot-quèche, j'ai le cou tout

de

travers,

cause

de

(dira une femme),
cot-rouy. — C. cot-arrouy.
cot-tor,-te ; adj. et s. — Qui a le loilicolis ; le cou de travers.
cot-tor (G.-M.). — C. cot-tourtùmi.
cot-tòrse ; v. — Tordre le cou ; broyer
les vertèbres cervicales; cot-tòrse-s, se tor¬
dre le cou, se retourner pour regarder en

de travers

court.

cot-carauétes

fanon.

sans

costii, côte à côte.

coste ;
souvent le

pour

cot-escapàt; adj. et s. — Cou fuyant;
s'applique notamment aux jeunes bovins

faisant effort.

cot-tourcùt,-sùt,-ude ; adj. et s.
Qui a le cou tordu, de travers.
co-transi; v. — Transir le cœur; cotransl-s, défaillir, se trouver mal.
cot-trençà ; v.— Trancher le cou, déca-

—

piler.
G.

cot-trencàt ; sm. — Désigne, dans le
un individu un peu fou, qu'aucun dan¬

ger ne

trouble ni n'arrête,

«

tête brûlée

».

�COT
cot-tourtùmì ; sm. ; cotturque ; cottùrso (tí.) ; sf. — Torcol, oiseau grimpe-

le torcol fourmilier; on l'appelle
cap-turque.
còu; sm.
Mamelon, tertre élevé. Y.

reaii,

iiussi

N. de p.
CÒU (15.-L.) ; sm.

cos.

poule

couve,

Endroit, nid où la

—

pond.

Présure. Y. co (2).
; dans divers jeux
d'enfant action de celui des joueurs qui
doit avoir le rôle du dernier, du puni, du
perdant; garder le silence.
Couà-la douce, se taire, imiter la cou¬
veuse
qui se tapit quand elle entend du
bruit, filer doux; ne pas faire le fier; que
'coùi û mau, je « couve » une maladie, je
sens que je vais être malade ;
que las se
coue, il ne dit pas ce qu'il pense; il réflé¬
chit; que s'at coue, il ne dit rien, il garde
son
secret, il ne parle pas de son mal ;
couà û ahà, préparer une affaire longue¬
CÒU

(M4)

couà ;

; sm.

v.

—

—

Couver

coucher, s'étendre.
Lou sou que-s ba coubà, le soleil va se
coucher ; à sou-coubàt, au crépuscule,
coubade ; sf. — Couché,-e ; gîte.
coubadé,-re ; adj. et s. — Lieu où l'on
se couche ; dortoir ; qui peut être couché,-e ;
couchant,-e.
Au sou-coubadé, au soleil couchant.
Employé avec le sens de dortoir, le mot
est toujours péjoratif, ironique ou badin.
Que-u n'an■ mandât t'at coubadé, on l'a
envoyé coucher, se « faire lanière ».
coubàn,-te; adj. — Couchant,-e.

coubàr,-de ; adj. — Couard,-e.
coubardejà ; v. — Couarder.
coubardie,-dise ; sf. — Couardise,
coubde

coube ; sf.

coudàch, coudàu; sm. —
qui se trouve à l'arrière,
culotte (terme de boucherie).
Syn. escoàu.
couade ; sf. — Couvée ; nombreuse

nant.

sm.
en

Couvoir,

en

— Couvoir.
couadé, avoir des œufs
incubation.

couadejà,-tejà

; v.

battre les flancs

S"

nuance

a le même
de dim.

son

;

couvoir

; en

On dit aussi coubedessà.

Remuer la queue,
la queue; coucjà,sens mais avec une
—

Coup de

Fièvre de la couvai¬
style plaisant, lieu où l'on
—

punition, le piquet.
couadis ; sm. — Ce qui est couvé ; ce
qui est en incubation, qui est propre à
l'incubation; peau de serpent abandonnée
par le reptile quand il change de peau.
couadisse ; adj. — Poule en état de
couver,- qui demande à couver.
couàdo (B.-l..) ; sf. — Sorte de plat en
bois muni d'un rebord ou d'une rigole
d'écoulement et sur lequel on place le
moule à fromage. V. a, abà.
couadoù,-re ; adj. — L'enfant qui, au
jeu, a perdu et « couve ».
couàlhs (G.) ; sm. pl. ■— Crottes, salis¬
sur

la toison.

couàrrou

(G.). — V. couéu. Autre gra¬
phie de coàrrou.
COuàt,-ade ; adj.
Couvé,-e ; couvi ;
blet,-te; se dit aussi d'un malade qui a dû
rester longtemps au lit et qui a le teint
jaune.
—

couatè ;
de la queue.

— Partie de la bête autour
V. couàch.

sm.

Nou

coubedejaràs la moulhè don besî, tu
la femme de ton pro¬

convoiteras pas

il"

chain.

coubedésse ;

sf.

Convoitise, cupi¬

—

dité, avidité.

coubejadé,-ro (G.).
; s.

reste par

sures

coubedejà, coubejà, coubessejà; v.
Convoiter, désirer avec ardeur, passion.

—

couadejàt,-tejàt,-ade
queue vigoureux, violent.
couadére ; sf.

—
Couche. En Lav. ombre
le soleil couchant, ou décli¬

V. coùchou.

au

avec

dcjà,-tejà

par

noubiàu, couche nuptiale.
coubèc,-o (B.-L.) ; adj. — Sournois,-e.

—

Abé oéus

Forme de coude,

—

Coube

Partie de la bête

couadé ;

(G.-M.).

queue.

projetée

fa mille.

GOUBKIVJ'ÍS

couatejà, coudalejà. — C. coude jà.
coubà (M4) ; v. — Coucher ; coubà-s, se

ment.

couàch,

—

est

—

C. coubés; qui

convoité,-e.

coubequeyà (B.-L.)

;

v.

—

Agir

en

sournois.

coubèr,-te

;

s.

—

Couverture,

couver¬

cle, couvert.
(in dit aussi cuber en certains lieux.
Lou coubèr dou toupî, le couvercle

du
la coubèrte dou Iheyt, la couverture
du lit,; mêle lou coubèr, mettre le couvert.
Y. amantadé, pléc, cubertére.
coubèr, cuber,-te; adj. — Couvert,-e.
coubertamén,-méns ; adv. — A i'insu, à mots couverts.
coubèrte, cubèrte ; sf. — Couverture
en tissu, couverture de lit.
Atrassà-s toute la coubèrte, tirer la cou¬
pot

vrit

;

ure

à

soi.

coubertére, cubertére ; sf. — Cou¬
vercle. La coubertére est plus grande que le
coubèr:
Serbl
« servir

de
de

coubertére,
paravent »

s'emploie comme
français, servir

en

d'alibi, de caution.

coubertìs, cubertis; sm. — Couver¬
cle; chose servant à couvrir, en général.
La cabane qu'a û pràube cubertis, la ca¬
bane a une piètre couverture, un mauvais
toit.

�COUft'ERTOU

—

292

COUGIl

coubertoû, cubertoû ; sm. — Courte
pointe; petit couvercle.
coubés,-bès,-e ; s. — Convoiteux,-se,
cupide.
coubessejà. — C. coubejà.
coubicoùm (B.-L.) ; sm .— Bief du
moulin. V. banlu.

Coucagne

; sf.

Le

—

pays

de Cocagne.

coucàn ; sm. — Le Couchant.
Coucàn rouje, douma ploujc,

couchant
demain la pluie (dict.).
coucàn,-te; adj. — C. coubàn.
coucàr, coucàrrou,-carre ; adj. et s.
Vaurien, paresseux,-euse ; coquin, gueux,
truand, voyou, catin. En Lav. désigne aussi
un ouvrier, un artisan et n'a pas réguliè¬
rement, comme en B., le sens défavorable.

rouge,

—

coublàdje,
plàdje.

couplàdje.

—

C.

acou-

Forme de couple.
coublét,-plét ; sm. — Fiche de métal
pour l'assembler deux pièces ; couplet.
coubléts ; sm. pl. — Jeunes bovins pré¬
parés pour être accouplés.
coubòt,-còt,-gòt ; sm. — Nuque ; tresse
courte de cheveux. G. cougòt, courtaud.
coubòt (Lav.) ; sm. — Endroit où le

coùble.

soleil

se

—

v. — Mettre une cocarde;
fig. faire le fier, l'avantageux ; coucardà-s, s'enivrer.

coucardalhe ; sf.

sm.

—

est
ce

Perte et résurgence des

dans les endroits rapprochés; terme
d'agi'., action d'enterrer la semence, le fu¬
mier, de chausser.
coubrì, courbì, curbi ; v. — Couvrir ;
voiler; féconder, saillir; (la forme coubri,
bien que plus correcte, a cédé, avec ses
dérivés, à croubi en de nombreux lieux) ;
ccubrl-s, se couvrir, se protéger, se mettre
en
garde.
Lous charpantiès que ban coubri, les
charpentiers vont placer les tuiles (ou les
ardoises) sur la charpente du toit; que s'a
coubrit lous oélhs, il s'est voilé la vue, les
yeux ; ù cop semiàt, que eau coubri, après
avoir jeté la semence, il faut l'enterrer ;
hi coubri la cabale, faire saillir la jument ;
Ion lems que-s ba coubri, le temps va se
couvrir; à la bente, Jan qu'abè dit, mes
qu'ey estât coubrit, Jean avait mis une
enchère à la vente, mais elle a été couverte.
coubride ; sf. — Couche couvrante;
travail
complémentaire de l'ensemence¬
ment ; acte de la fécondation, saillie de
bête.

coubride de néu, forte couche de
la coubride qu'ey hèyte, l'enterre¬
ment de la semence est fait ; au darrè d'ue
coubride, lou sou que lusi, après un temps
couvert, le soleil brilla ;■ lou blat qu'a hèyt
ut bère coubride, le jeune blé, en germant,
a
bien couvert le sol (il a fait une bonne
« sortie
».)
coubrimén ; sm.
Action de couvrir;
ce
qui couvre ou recouvre. (Peu usité).
couc ;
adj. m. — Couchant; ne s'em¬
ploie guère que juxtaposé à certains mots.
Sou-couc, soleil couchant; oelh-couc, œil
Hère
;

Le

clos.
—

G. coubà et

le

adj.

ses

dérives.

Qui est heureux
comme un habitant du pays de Cocagne ;
flâneur, museur,-euse. Prend quelque fois
;

—

sens de paresseux, flandrin.
coucagnà-s,-cougnà-s ; v.

—

S'ac¬

croupir ; se recoquiller. Cf. acoucagnà-s.

Cocarde.

—

figure dans diverses expr. du
style badin : aquei bî. que da sus la coucarde, ce vin porte à la tête; qu'a gahàt la
coucarde, il est gris, ivre; que-m bas ha
mot

birà la coucarde, lu vas me faire mettre en
colère; estuyà-s la coucarde, cacher ses opi¬
nions politiques.
coucardè ; sm. — Forfanterie, fanfa¬
ronnade.

coucardejà

;

v.

—

Parader,

faire le

beau, le lier.
coucardiè,-re
coucardùmi.

adj.

;

—

—

Cocardier,-ère.

C. coucarralhe.

coucaròch, coucouròlh,-ròth, couGouet tacheté (plante).
coucarrà-s, encoucarri-s ; v. — De¬
venir coucar, tomber dans le vice, se mêler
aux gens
de mauvaise vie.

curòch ; sm.

—

coucarralhe, coucarràmi, coucar¬
dùmi, coucarrè, coucarrùmi, coucarris ; sm. — La gueusaille, les vauriens.
Fainéantise, mauvaise vie.
Tout aco, qu'ey coucarralhe, tout cela est
de triste monde ; bibe au coucarrè, vivre
dans la paresse, le vice ; la coucarralhe
qu'on ba, la fainéantise lui plaît,
coucarrè ; sm.

—

C. coucarralhe.

coucarrejà

—

Vivre

; v.

en

coucàr; fai¬

néanter.

coucarris ;
coucàrrou.

—

Coucàgn,-e

m.

coucarde ; sf.

eaux

coucà.

Gens de cabaret,
bruyants. Le terme
parfois confondu avec coucarralhe. V.
—

buveurs d'habitude et

couche. V. coubàn.

couboû ;

neige

coucardà ;

au

sm.
—

coucarrùmi;

—

C. coucarralhe.

Péjoratif de coucàr.

sm.

—

C. coucarralhe.

coucassàyre,-e, coucassè,-re

; adj.
Pâtissier,-ère ; marchand de gàt":iux; friand,-e de pâtisserie.
Imu nouste droite qu'ey hère concassé,
notre enfant est très friand de gâteaux.
Sobriquet des gens de Nay.
coucasse ; sf. — Aiigm. péjor. de co¬
que, gâteau, gros gâteau, grosse galette.
couch, coùchou,-che ; adj. — Hypo¬
crite. dissimulé, sournois. Terme insultant,
méprisant. V. coubèc, escusè, limassoùr.
et

s.

—

�293

CQUCH

couch

(Ort.)

;

sm.

—

Sorte de bol

le couchât également. Y. couich.
l'exp. û cop de couch (ou dou
un coup à boire; qu'a recebùt û
cop de couch, il a bu un coup de trop.
couchà, couthà, coutyà (Or. L.) ; v.
Faire silence, rester tranquille, en repos.
Couthe! Côtye! Tais-toi ! Reste tranquille 1
Sois sage !

capacité

coucoulà,-s.

en

terre, de forme primitive. V. cos, cosse, cùcou, bol. C'était, autrefois, une mesure de

coucouloû ;

—

Gallicisme de coticù.

couchàdos (G.) ; sf. pl.
lutte à main plate.
lié à las couchàdos, faire

Syn. estorses.
couché, cochè ;
emprunté au fr.
couches; sf. pl.

sm.

—

—

Partie de

à la lutte.
Coclier. Mot

—

Couches, enfante¬

ment.

Superdim. de

—

cou¬

coueouluche ;

sf.

—

Coqueluche. V.

coucoùm, coucoùn (L.) ; sm. — Nom¬
melic, coucoû.
coucoùm, cougoùm, councoùmbre ;

bril. Cf.

sm.

—

Concombre ; au

fig. benêt.
(G.) ; sf. — Ama¬

coucoumèlo blànco
nite

(amanita ovoïdea).
coucourougnoùn (G.) ; sm. — Petit
poisson à grosse tête, appelé aussi cabillàt ;
têtard de grenouille,
coucoùt (L.). — C. coucàt.
coucoutière ;

sf.

—

Le

creux

de

la

nuque ; ce qu'on nomme vulgairement sa¬
lière en parlant du creux qui se produit

la gorge des femmes; fos¬
gâteaux. V. coucòt (2).
coucudà,-rà ; v.
Coucouer, coucou-

avec

l'âge

sur

sette; moule à

couchî,-ne, couchinère ; s. — Cous¬
sin; oreiller; traversin de lit.
Anà-s da û cop de couchî, aller faire un
petit somme, la sieste.
couchî; v. — Agir en dessous, hypocri¬
tement. V. coùchou.

aussi la taie de l'oreiller seulement.
Amies de couchinère, amant et maîtresse;

ayrnà la couchinère, aimer le lit, être

pa¬

resseux.

COUChinét ;

sm.

—

ler.

Quoan lou coucàt coucure, empaste plâ,
lèche-la dure, quand le coucou coucoule,
fais bien la pâte et laissc-la dure, consis¬
lou coucàt coucure, nou cau
escoudà la mestàre, quand le coucou
coucoule, il ne faut pas économiser le pain ;
ce sont en effet, les
jours longs et de tra¬
tante ; quoan

couchinè,-re ; adj. — Qui aime le lit,
le-, coussins, paresseux,-euse.
couchinère; sf. — C. couchî; désigne

—

Brochet de

char-

ponte ; coussinet.

pas

vail et il faut bien

(G.-M.) ; reycouchit (L.) ; sm.
rey-petit.
couchòt ; sm. — Y. couch (2).
coùchou,-e.
V. couch (1)
couchurà (Lav.). — C. coussirà.
coucòt,-e ; s. — Dim. de coque, petit
gâteau.
coucòt; sm. — Nuque. Cf. coupét,-tét.
coucote.
G. coquèle.
coucoû ; sm. — Oncle, généralement un

coucurà.

Roitelet. Cf.

cadet, 11011 marié, resté dans la maison
paternelle avec l'aîné héritier; cocon.

coucoû; sm.
C. coucòt; en certains
lieux, désigne plus spécialemenl un gâteau
aux
fruits ; le plus commun est fait avec
une
pomme rainette roulée dans la pâte;
un
pet.il. pain rond est parfois aussi appelé
ainsi ; de même certaines choses à forme
arrondie: l'ombilic, par exemple, appelé
—

coucoû dou h ente.

coucouchejà
ler doucement à

;

coutchejà

l'oreille,

en

nourrir.

C. coucudà.

—

sf.

— Galle du chêne.
Cap de coucure, tête légère, folle.
Syn. galhère (L.), poudòrclo (Lav.), cha-

coucure

—

—

se

coucudejà ; v. — Fréq. de coucudà.
coucugà ; v. — Cocufier.
coucùlo (B.-L.) ; sf. — Enflure, gonfle¬
ment ; ce qui dépasse au-dessus de la me¬
sure de
grains pleine.

couchit

—

C. acoucoulà-s.

—

sm.,

cacaluche.

-

couchà.

COUCUT

coû.

;

Dans
couch).

—

;

borre.

coucurle ;

(champignon)

sf.

—

Agaric du panicaut

; courge.

Cap de coucurle, tête de courge ; tête
folle, creuse, sans cervelle.
coucuròt,-ròch.
C. coucaròch.
—

coucuroû.
coucuroû ;

—

C. cucuroû. N. de p.

sm.

—

Liseron

coucùt ;
des

v.

—

Par¬

secret. V. coù-

chou, couchî.

coucougnà-s (Bay.) ; v. — S'accroupir.
coucougnùt,-ude ; adj.— Accroupi,-e;
qui a les jambes mal faites, tortues et mar¬
che comme s'il était
accroupi.

haies

et

Coucou ; cocu ; narcisse
sm.
prés, ou jonquille, appelé aussi janéte
espadèle; orchis tacheté.
—

Pressât coiim lou coucùt
;

des

(convolvulus sepium).
Syn., matasoube (L.) ; quiruule.
COUCÙt (B.-L.); sm. — La dernière
pierre d'un pignon ; on l'appelle aussi capulét.

pressé

le

au

mes

dou Ma y,

mois de Mai
(dict.)-; couloà de coucàt, couleur jon¬
quille, jaune; quoan piroque. lou coucùt,
la prime que béque,, quand le narcisse pei'ce
la terre, le printemps se montre; està d'acòr
coum
lou coucàt e l'agasse, 11e pas s'en¬
tendre, s'accorder.
comme

coucou au

�COUCUTÉRE

294

COUDÉT

—

— Grande quantité, pro¬
jonquilles.
coucuterejà ; v. — Fréq. de coucudà.
coud, coudéne ; sf. — Couenne. On

coucutère ; sf.
fusion de

dit aussi couthe.
Ha-s batanà la

coud,

faire

se

rosser.

Coude, partie
extérieure du bras. Cf. coéi, coùpte.
Abé bras dinqu'au coude, n'avoir ni plus
ni moins que ce qu'il est possible d'avoir,
coud,

être

coude;

comme

le

sm.

—

commun

des mortels. On

e came din¬
qu'au joulh, bras jusqu'au coude et jambe
jusqu'au genou, c'est-à-dire fait comme
loul
le monde ; Ihebà lou coud, lever le
coude, boii" copieusement.
coudà ; v. — Couder, plier,
coudade ; sf. — Coudée ; coup de coude,

dit aussi: bras

coudàch.

dinqu'au coude

—

C. couàch. V. coudlch.

vendue.

chemin.

coude; coùo (liig. G.); cougue; coùho

(B.-L.)

coudes.

coudejà qu'en cm sourûts, en jouant
coudes, nous avons pu en sortir.

En

coudejade

;

sf.

;

sf.

—

Queue, appendice caudal ;

suile ; torsade; tresse de cheveux.
La coude, dou câ, la queue du chien ;
este à la coude, être à la queue, le dernier:
ue bère coude de mounde, une belle suite,

eorlège de gens; à la coude-l'yla coiide-l'y-ségue (ou sègue), en
coude-couinày, à la queue leu-leu ; de coudeen-çà, tourné du côté de la queue; tiéne
la coude de la padéne, tenir lu queue de la
poêle, la direction : sai'rà la coude, serrer la
queue, comme un chien peureux, n'être
pas rassuré, fier; tournà-s'en la coude enter
beau
coude, à
un

las cames, s'en aller tout

coudé; sm.
agricole. V. car.

—

confus.

Arrière-train du

coude-d'arounde ; sf. —
de, tenon, t. de menuisier.

cliar

Queue d'aron-

—

Coup de

queue

d'ani¬

mal, coup de coude, coudoiement,
coude-lad,-e. — C. coue-lad.
coude-lhebà ;

coudasque. — C. coudèyne.
coudasquejà ; v. — Se dit des bêtes
qui traînent la queue. V. coudiquejù; s'em¬
ploie aussi pour caqueter.
coudarroùy, coude-arroùy, couderoùy, coue-rouy ; sm. — Queue rouge,
le rouge-queue (oiseau).
coudàu (L.). — C. couach.
coùde; sm. — Coude, angle saillant,
objet courbé en angle.
/.ou canif que hè û coude, il y a un coude
au

; sf. — Litt. queue
poêle, mésange, en général; on l'appelle
aussi coude-loungue et cuillère. On donne
ce nom aussi à la bergeronnette. Y. coudeloung.
coude-flouch,-e ; adj. — Qui a la
queue flexible.
coude-halhoû ; sm. —• Petite mésange
à longue queue et, dans certains lieux, le
troglodyte (marie-chourre).
coudejà ; couejà (Big. G.) ; v. — Faire
aller, remuer la queue, en parlant d'un
animal. V. couadejù.
La sèrp que coudejubé berùy biste, le
serpent jouait de la queue rapidement (il
rampait vite).
coudejà ; v. — Coudoyer, jouer des

des

coudàdje ; sm. — Petite rétribution
qu'on donne à celui qui a aidé à mener au
marché, qui a suivi ou gardé la bête qu'on
a

coude-de-padéne

de

v.

—

Lever la

queue,

l'arrière.

coude-loung, -gue,
coudèyte, -ne,
coudique, couditche ; couyic (G.-M.) ;
s.
Bergeronnette, terme générique; rares
—

sont les lieux où l'on donne
I i cul i ers

dans

à

nos

chacune
pays :

des

noms

par-

des

espèces connues
la Bergeronnette lugubre

(Motacillà Lugubris, Pal.), la B. grise (Moi.
Alba, Lin.), la B. jaune (Moi. Boarula,
Lin.), la B. printanière (Moi. Flavi, Lin.).
Syn. campiche, pastoure, thirle. V. coudede-padéne.

coude-l'y-coude,
coude-l'y-ségue
(en) ; loc. adv. — A la queue-leu-leu. V.
coude.

(2).

coudéne, coudje, couthe.

—

C. coud,

couenne.

Peut se prendre dans un sens déplaisant :
qu'en y a de. toute coudéne, il y en a de
tout acabit; tros de grate-coudéne! espèce
de gratté-couenne, de pouilleux!
coude-palhoùs,-e ; adj. et s. — Se dit
d'une bête foireuse qui a l'arrière-train
souillé de litière et de fumier ; terme inju¬
rieux quand il s'adresse aux gens ; signifie
malpropre.
coude-poudà ; v. — Courtauder, cou¬
per la queue.
coude-prim,-e ; adj. — Qui a mince la

queue.
couderilhe.
couderilhe

Fréq. de coudilhc.
(en) ; loc. adv. — A la

—

queue

file, à la queue-leu-leu.
coudèrlo (G.Ì. — C. campardlno ; dési¬

orge

gne

coude d'arràt;

sf. — Queue de rat,
mince et sans poils; lime ronde;
des rats (plante).

coude-de-boup ; sf.— Queue de renard,
prêle des champs; molène (plantes). C'est
par confusion qu'on l'appelle parfois coude
d ■ loup, queue de loup. En Big. coùo de
nuindro/ eu fi,-M. peluhù.

aussi le pleurote du panicaut et le
pleurote en lluître.
Syn. cardouéto.
coude-rous.
C. coude-arroùy.
coudét,-dòt,-e, coudìc,-que; s.
Pe¬
—

_

li le queue ;

courte queue.

�COUDÊT —COUDUROU

295

coudét,-dòt,-e, coudìc,-ique ; adj. —
Courtaud,-e ; bète sans queue ou à queue
très courte.

coudét ;
Dans

—

Petit coude, contour;

expr. : à toul bire-coudét, à
de manivelle, au détour de cha¬
c'est-à-dire à chaque pas, à tout

cette

coup

que rue,
instant.

—

Forme de coude-

COUdiu,-ibe ; adj.
Qui a une queue,
suite ; peut se prendre en mauvaise
part et avec des nuances diverses.
E stèle coudibe, étoile à queue, filante ou
comète ; qtl'ey bèt drin coudlu, c'est un
gaillard.
coudje ; sf. — C. coud, coudéne.
coudjoû (Lav.); sm. — Plan incliné,
versant, penchant. Cf. candàu.
C. coudét; courte queue;
coudòt.
—

sm.

manivelle.
toul

couditort,-e (M4).
tort.

Qu'ou rencountràbi à tout bire-coudét, je
chaque instant.
coudetejà, coudilhejà ; v. — Fréq. de
coudejà.
coude-teyt ; sm.
Bord du toit,
coudéto (Lav.) ; sf. — Etoile filante,
coude-tort; couditòrt,-e (M'j ; adj. et
s.
Qui a la queue de travers.
coudèyne,-èyte. — C. coude-loungue,
bergeronnette ; on dit aussi coudi-coudèyne.
coudèyre (L.)
C. caudère, chaudière.
coùdi (N.-O. des L.) ; sm. — C. coudéne, qui est employé dans l'O. et le S.
le rencontrais à

—

—

des L.

coudic,-dich

;

sf.

—

Petite

queue,

mè¬

che de cheveux tombante ; vertèbre qui
termine la colonne vertébrale ; au fig. re¬
rancune. V. coudichéte, coudét.
coudic, couyic (G.-M.) ; sm. — Berge¬
ronnette cendrée. V. coude-loungue.
coudich,-dàch ; sm. — C. gahét, fruit
de la bardane à Bay.
coudi-coudèyne. — C. coude-loungue.

mords,

Dans cette expr.

anà coudl-coudèyne, aller
couci-couçà ; marcher en se dandinant;
aller à la queue-leu-leu, mais sans observer
la ligne droite, de ci, de là.
coudificà ; v. — Codifier,
coudificacioû ; sf. — Codification,
coudilhe ;

sf.

—

Gens

queue-leu-leu, suite; peul

ou

se

chose à la

prendre

en

mauvaise par.t.

coudilhejà; v. — C. coudiquejà; faire
partie d'une coudilhe.
coudilhou.

—

C. coudlu.

coudilhoû,-e ; s.
Très petite queue,
de tresse de cheveux.
coudilhouquejà. — Fréq. de coudilliejà, coudique jà, avec une nuance de dim.
On
dit
aussi
coudilhouejà, en parlant
d'une queue courte.
coudique, coudisque. — C. coudèyne.
coudiquejà, coudisquejà ; v. — ReniuiT, agiter, balancer la queue, mais sans
violence, à la manière de la bei'geronnette.
En style badin, signifie aussi aller d'un
côlé et. d'un autre, muser sur un travail.
coudiscle ; sf. — Cytise condupliqué
(cylisus divaricatus).
coudiscle.
C. coudèyne.
coudisclét,-e (L.) ; adj. — Remuant,-e,
un
peu turbulent, en parlant notamment
—

boni de queue,

—

d'un enfant.

une

—

bout.

coudòt ;
coudòt ;

Casserole à courte

sm.—
sm.

queue,

Dans cette expr. : ha tl

—

coudòt, faire
On dit
ha û bèc.

un petit somme.
pareillement ha û cluc et à Ort.

coudoùgn, coudoùn; sm. — Coing.
Couloù de coudoùgn, couleur jaune ; cap
de coudoùgn, tête grosse et allongée.
coudougnàt; sm. — Confiture de
coing, cotignac.
coudougne (L.) ; sf. — C. coudoùgn.
coudougnè ; sm. — Cognassier.
coudougnère,-nière ; sf. — Lieu planlé de cognassiers.
coudouscà,-quejà (G.) ; v, — Cacaber,
glousser, en parlant de la perdrix. On sait
que le perdreau cacabe et que la femelle
glousse.
Svn.

craqueta.

coudousségn,-o (Lav.)
lorlu,-e à la
sier.

;

adj.— Courbé,

façon des branches du

cognas¬

coudrà,-trà ; v. — Terme de labourage :
fendre la terre (avec le coutre) ; terme de
métier : fendre des tiges pour en- faire des
lattes, des cercles de barrique.
coudrassè ; adj. et s. — Celui qui fend
le eoutre ; fabricant de cercles à fu¬
avec
taille.

coudrate ;
coutre

ou

sf.

—

Ligne tracée

par

le

le coudrassè.

coudrates

(Bar.): sf. pl.

—

Coliques,

tranchées.

Svn.

aunades, espremses.

coùdre,-tre, coudrè ; sm. — Coutre;
oulil de tonnelier, de lattier ; tonnerre,
carreaux de Jupiter. Y. bèc-hèrri; sègue.

coudrejà ; v.
Travailler avec le coupeut être employé comme fréq. de
coudra, et aussi comme signifiant, un petit
travail, un mauvais travail de celte sorte.
—

tre ;

coudròch ;

sm.

—

Mauvaise

pousse

de

vigne.
couduroû (M4); sm. — Dim. de cout,
coin, recoin: le coin de feu.
Xadàu
Noël

au

au

Pasqües au couduroû,
Pâques au coin du feu.

sou.

soleil,

(diet.).
Syn. cournè, couhin.

�COUDYOUCOS

—

296

COUHAT

coudyoùcos (Lav.)

; sf. pl. — Dans
badine : anà ha coudyoùcos,
s'étendre, se coucher.
coue,-0 (V.-B., lîig., G.). — C. coude,
queue et dérivés.
couè, couéu (G.) ; sm. — OEuf qui
reste au nid, nicliet ; s'applique aussi à
nu retardataire, à celui qui reste à la mai¬
son, sur place. On dit aussi oéu couè. V.
coue-nid, niàu.
couèbe ; v.
Action d'éclorc, en par¬
lant des poussins, des oiseaux.
couèbe; sf.
Troupe de volatiles ve¬
cette

exprès,

aller

cougnade ; sf. — Coup rude et violent ;
poussée. On dit aussi cougnàt, mais celuici est un coup plus bref.
cougnàyre,-e ; adj. — Qui cogne,
cougnét ; sm. — Petit coin en bois ou
IVr
cale; variété de raisin blanc.
cougnét; sm. — Petite ruche rustique
eu forme de dôme; au
lig. personne trapue,
.

rondelette. V. abelhè.

cougni. — C. cocgnl, remplir,
cougnic (L.) ; sm. — Pipit (oiseau).

—

—

nant

d'éclore. Cf. couade.

couèbe.

Autre graphie de coèbe.
couejà. — G. coudejà.
coue-lad,-e ; adj. — Qui a la queue
plate, large, étalée; divers oiseaux sont
ainsi désignés.
couèlo (Lav.) ; sf. — Partie réservée
d'une prairie. En H.-A., dévote. V. biàto.
couencidénce,-ci ; sf. — Coïncidence,
coue-nid, coue-nidè ; sm. — Le der¬
nier éclos d'une couvée; nicliet; fam. der¬
—

nier-né.

couère

coère

ou

(Chai.).

—

C.

eue,

berceau.

couès (Lav.) ; sm. — Pièce de bois qui
prolonge le chevron dans la charpente du
toit.

(Big. G.) ; sf. —• Petite queue,
V. coudét (i).
couéu, couàrrou (G.) ; sm. — Nicliet ;
«■uf qu'on laisse dans le nid pour v retenir
la poule pondeuse. V. couè, nidàu.
coufetoû (Lav.) ; sm. — Vase en terre
queue.

cuite.

coufi ; couhi
•

(G.)

;

counfì, goufi

; v.

Confire.

coufit ; adj. et s. — Confit. La viande
salée et confite est appelée plutôt cnclabetàt.

coufrà ;

v.

coufràdje

—

Coffrer, enfermer.

Coffrage.
coufrét, croufét; sm. — Coffret,
cougà. — C. coucà.
couge. — V. couje.
cougét,-o (G.)- — Syn. de cagòt. N.
; sm.

de. [&gt;.

cougét.
cougn,
sin courte.

—

N. de p.

cougoùm

coégn

; sm.

—

Grappe de rai¬

cougn, eugn (G.) ; cun ;

sin. — Coin;
herradi, coin de charrue. V. coégn.
cougn, coégn (M4) ; croulh ; sm. —
Quenouille.

cougn,-e, cugn,-e.— Formes de

;

sm.

—

Cornichon; pelit

concombre.

cougoumè ; sm. — Plant de cornichon ;
cultivateur, marchand de cornichons. N.
de p.

cougoumè,-re ; s. — Planche de cor¬
nichons, de concombres.
cougoùn (L) ; sm. — Ulcère variqueux;
t. générique de toute sorte de plaie des
jambes ; on dit communément : muu cou¬
goùn.
couhà.
du

—

C.

coeyfà; prend aussi le

français dans la loc. être né coiffé.

Qu'ey couhàt, il

a ce qu'il lui faut; que
beròy couhàt, je suis dans de jolis
draps ; qu'en ey couhàt, il en est épris ; il
est fier de; il en est coiffé; ue mau couliade, une désordonnée.
S'emploie parfois à la place de escouhà,
élêler :û càssou couhàt, un cliène étêté.
couhadé,-re ; s. — Coiffure ; au lig.
chose désagréable.
Que s'a anàt coèlhe û beroy couhadé,
il a été se chercher un joli camouflet, il a
été mal accueilli, etc.
couhàdje ; sm. — Coiffure; ce qui
coiffe; le branchacre d'un arbre, les tuiles
faîtières, etc. ; faîte, capuchon de tourelle.
couhadîs,-se ; s. — Qui est bon, propre
à coiffer, à être coiffé,-c.
couhadiu,~ibe. — C. couhadis; facile à
no y

coiffer.
couhadure ; sf.

V. coujét et coujéte.

cougn

coin pour

cit.

cougnit (G.-M.). — C. cogàgn.
coùgno (B.-L.) ; sf. — Mauvais lit, gra¬
bat. V. bire-coiigne.
ccugòt,-e. — C. coudòt et couhct (i).

sens

couéto

—

Cf

coégn.

— Coiffure.
couhadoù,-re, couhàyre,-e;
Coiffeur,-euse. N. de p.

s.

—

couhàlh (Lav.); sm. —- Coiffe; ailleurs,
cime, bouquet terminal d'une plainte, lloc,
houppe de poils, de laine V. couhèt.

ccuharoû
ge

entre

barate et

(Lav.)

; sm.

beaux-frères el
crougoüm.

—

Double maria¬

belles-sœurs.- V.

fendre le bois (L. Big G.).
cougnà ; v. — Cogner; enfoncer; rencogner; coincer; pousser; caler un objet,
l'assujettir; cougnà-s, se cogner, se pous¬

couhàt; sm. — Soufllel, giflle ; au fig.
camouflet, mortification.
S'emploie aussi comme syn. d'escouhàt,

ser.

étêté,

�COUHATEJA

297

couhatejà ; v. — Souffleter; couhatejà-s, se souffleter.
couhatejade ; sf. — Soufflets appliqués
coup sur coup.

couhe-bèc (L.) ; sm.

Bécassine.
Svn. escarre-hèc, becadéie.
couhejà (B.-L.). — C. coudejà.
couherén,-te ; adj. — Cohérent,-e.
couherénce ; sf — Cohérence,
couhéssà ; v.
Confesser ; en style ba¬
din, calotter ; s'emploie aussi dans le sens
de faire tout dire à quelqu'un (en dehors de
la confession rituelle).
Que l'an beroy couhessàt, on lui a fait
—

—

tout

avouer

couhessade ; sf.

désigne

ne

que

— Confession ; le mot
rarement la confession reli¬

gieuse pour laquelle on dit plutôt couhessiod, mais plutôt l'action de celui qui
obtient
'(

de

quelqu'un, qu'il a
cuisiné » ; en style plaisant, taloche.
couhessadé,-re ; adj. — Qui peut être
un

aveu

confessé,-e, avoué.
couhessadére ; sf.

— Confessionnal,
couhessadoù, couhessàyre,-e ; sm.

Confesseur.

—

couhèsse; sf. — Confesse.
Anà la couhèsse, aller à confesse,
couhessioû ; sf. — Confession ;
couhessoù.

—

—

aveu,

Etêté, écimé; écorparlant des

cornes eu
bovins et des ovins. V. còhou.

COUhét,-e ; s. — Bonnet, coiffure, coiffe,
petite coiffe; houppe de cheveux, de poils.
V. berounade, lufe.
Gouhét ; sm. — Surnom du diable, dé¬
mon

.

Està de la

pèt de Couhét, être de la

diable, avoir le diable au corps.
(V.-B.). ; sm. — Borne de limite;
pierre, arbre, tertre limitatifs. V. couhigno,
couhî

hite.

couhî ;
au

Confire

ce

chêne

—

; gagner,

Lom. farcir, combler. V.

couhide ;

sf.

—

Action de gagner

jeu jusqu'au dernier sou.
couhìn, couhìgiio (G. Turs.)
Limite, borne, frontière. V. couhî.

;

le couvrir de confusion.

couhounùt,-ude

; adj. — Confondu,-e.
C. crougoùm.
(H.-A.)..
couhùt,-hure (L) ; s. — Excavation,
trou profond. Cf. avec cahàr.
couì (S.-O. des L.). — C. couà, couver.

couhouroùn

—

On dit aussi couthà dans le N.-O. et llioulà
dans l'O.
couic ! onom.
Cri d'un oiseau, d'une
hèle; cri d'un animal qu'on étrangle.
lia lou couic, donner le coup de grâce ;
ha lou darrè couic, pousser le dernier cri.
—

V. cristou.

couicà, escouicà

; v.

—

Crier,

pousser

couïfà, couyfà. — C. coeyfà.
couïno (Uig. G.) ; coudine; sf. — Dim.
de coue, coude, petite queue; s'entend en
quelques lieux pour cousine, cuisine,
couiou.
V. couyoù.
coujà ; v. — Tondre; gagner au jeu.
coujade ; sf. — Opération de la tonle ;
la réunion des bergers à cet effet.
Que bain ha coujade, nous allons faire la
—

tonte.

coujade, cujade; sf.

—

Quantité de

coujadé,-re ; adj. et s. — Qui est bon à
tondre, lieu où l'on tond.
U troupèt coujadé, un troupeau prêt à
être tondu; que bam tau coujadé, nous al¬
lons à l'endroit où l'on tond.

mar¬

dépouiller
jeu. V. cuil. Ou dit aussi escouhi; en
çougni.
v.

COUhìte,-to ; adj. — Finasseur,-euse. N.
Couhite, Coufitte. V. couhî.
couhiterà ; v. — Fréq. de couhità.
coùho (B.-L.). — C. coude, queue.
couhòt,-lhòt. — C. cougòt; en Arm. et
V.-I5., on appelle ainsi la petite oreille ou la
petite queue formée par le coin du mou¬
choir de tête, un coin de mouchoir noué.
couhoùne; v. — Confondre quelqu'un,

de p.

citrouilles.
peau

du

Aquet càssou qu'ey couhî,
que la limite.

couhit (G.). — C. cougnit.
couhità (B.-L.) ; v. — Finasser,
couhitàdo ; sf. — Finasserie.

des couic.

C. couhessadoù.

COUhét,-e ; adj.
né,-e, dépourvu de

COUJ AT

—

sf.

au

—

couhin (L.) ; sm. — Coin, petit coin,
coin de feu. V. cant, couduroû, cournè,
cout.

coujadére

;

sf.

—

Fréq. de coujade;

tondeuse.

coujadoù,-re

;

adj. et

s.

—

Tondeur,

-

euse.

coujalà.
V. cujalà.
coujarasse; sf. — Grosse, vilaine eil roui lie ;
courge sauvage. An lig. personne
simple d'esprit.
coujasse ; sf. — Grosse, vilaine ciIrouille, et par anal. tête.
coujàsso,-jaràsso, coùjo-hòlo (G.):
sf.
Biyone dioique (plante) appelée aussi
ctijerùsso,. cujeràsso-de-sègo, cujèro. Le Li¬
mier est appelé aussi coujarùsso, c. de bosc,
cujèro de-bosc.
coujàt,-ade ; ad. — Tondu,-é ; au fig.
—

—

couhinoû,-o (Lav.) ; s. — Qui aime à
porter la cohe. Dans les L., qui aime le
coin du feu.

couhire

(L) ; sf. — Vanneau (oiseau).
flaiit, jlahùt, jlèu, qoèvne, ouène,
meneu, piguéte ou agasséte de ma.
couhiroû ; sm. — Chignon.
Svn.

décati,-e; décavé, fini.
Qu'ey coujàt dinqu'à la coud, il est ras
tondu, jusqu'à l'épiderme.; il est décavé.

�COUJAT

—

298

COUT,Eli A-S

coujàt (G.) ; sm.— Potage ii la citrouille.
couje, cuje; sf. — Citrouille; on style
plaisant, la tête.
Cap de couje, tète (1e citrouille, grosse
lOtc : personne peu intelligente; hum de
couje, rien, de la poussière; qu'an abùl
hum de couje, ils n'ont rien eu (de ce
qu'ils espéraient). — Quand une citrouille
mal

esl

venue,

effet, l'intérieur n'est

en

poussière légère; minjà coujes, avoir
déconvenue; bafouiller; d'une jeune
fille à qui le curé a refusé l'absolution on
dit: loti cure que l'a hèyt minjà couje;
isloûriâ de couje. historien, conteur de
citrouille, qui raconte des histoires invrai¬
que

une

semblables, des contes à dormir debout.

coujè,

cujè;

sm.

—

«

Citrouillier

» ;

coujè,

couyè,-re; s. — Fabricant,
paniers.
On appelle ainsi à Bagnères-de-Bigorre
le? baigneurs d'arrière-saison parce qu'ils
arrivent, avec des paniers renfermant leur
provision d'alimentation.
coujère ; sf. — Champ planté de citrouilliers; syn. de coujadére, époque de la
marchand de coys,

nom

de

la

courtilière

dans

le

G.

V. charre.

coujét; sm. — Espèce de blé sans bar¬
au fig. chauve. N. de p.
coujét,-e ; s. — Pelite gourde, calebas¬

bes;
se:'

on

s'en

serf

comme

d'une

—

de couler.

coulàn,-te; adj.

bouteille

pour le liquide ou comme
de chasse ; en slylc badin, la

boîle à poudre
tête. V. cujoû.
Lu* coujêtes nou-s hèn pas cnume lous
hiirràus-, les calebasses ne se fabriquent pas
comme lës bxrils (die.), il y a de la diffé¬
rence. entre ce
que la Nature fait et ce que
•le? hommes fonl : toutes les choses ne se
font pas de la même manière; qu'a mau à
la coujéte, il a la tête malade; cap de
cnujéte, tête sans cervelle; nas de coujéte,
ne': gros et. rond.

coujòlo (BR G.).

— C. caujole.
coul ; sm. — Ecoulement; ce qui coule.
lit dou coul, vin qui coule naturellement
avant que le raisin n'ait été pressé: c'est le

Couler, Huer, ruisseler,
suinter, lillrer, suppurer ; soutirer; décan¬
v.

—

ter

Dec-Kà coulà l'aygué, laisser couler l'eau,
laisser les choses suivre leur cours ; l'eslouque coule,
que coule, le

roune
roc

coulà;
se

le furoncle suppure; lou
rocher suinte.

Coller; coulà-s, se coller;
ménage.
coulà, coulàc ; sm, — Alose (poisson).
coulade ; sf. — Coulée ; ce qui coule ;
mettre

v.

en

coulanàt ; sm.
Maçonnerie de terre
argileuse mêlée de paille, crin, etc.; em¬
ployée surtout pour les cloisons intérieures ;
colombage. Cf. couloundàdje, coulounàt.
coulane ; sf. — Tournisse, poutrelle,
pièce de bois pour consolider, soutenir le

coulanàt; dans le G. colonne. Y. tournisse.
coulante ; sf.

coulaquine
(coulàc.).

—

faux

pas

—

raule ; sf.

—

de danse coulé

;

Accolade ; révérence
salut de cour.

—

Alevin de l'alose

Couleuvre.

—

coulàyre,-e; adj. et s. — Qui coule,
ruisselle; celui, celle qui filtre, coule; col¬
leur,-euse.
coulé ;

sm.

de l'estomac
li rate. Cf.

—

Maladie localisée

au creux

le vulgaire attribue à

et que

calé; escouleràt. V.

courèbe,

épigastre.
coulé
pour

(Lav.) ; sm. — Petit vase en bois
l'écoulement du caillé; être qui vient

de naître, de

couler

«

coule-bî;

sm.

—

V. coulât, adj.
Grand entonnoir de

».

chai.
C. 'coulùbre.
coulèbre.
couleccioû ; sf. — Collection,
coulecciounà ; v. — Collectionner.
—

coulecciounàyre,-e

; s.

—

Collection¬

neur,-euse.

coulectà ;

v.

—

Remplir l'office de col¬

lecteur.

coulècte ; sf.
coulectoù ;

—

sm.

Collecte,
—
Collecteur,

percep-

teur.

couledé.

C. coulndé. On appelait lou
Salies de Béarn le bassin exté¬
rieur où l'on versait l'eau salée des bains,
—

couledé à

coulèdje ; sm. — Collège.
couledjià,-ne ; adj. — Collégien,-ne.
coulerà ; sm.

sf.

Gonorrhée.

sf.

;

coulât,-ade ; adj. — Coulé,-e, glissé;
qui est tombé ; collé,-e.
U maynàdje coulât d'et cos (M1), un en¬
fant qui vient de naître.
coulât (M') ; sm. — Lait caillé dont on
a extrait le
petit lait.
coulaure, culaure, coulobre, qui-

éboulis.

coulade ;

Coulant,-e; ruisse¬
dégouttant; col¬

lant,-c.

meilleur.

coulà ;

—

lant; suitant ; suppurant;
—

lieu où sont cultivées les citrouilles.

tonte:

couladé,-re, couledé; s. — Conduit,
d'écoulement, tuyau ; entonnoir ; filIre, chausse à filtrer, passoire. V. cane,
escourre, passe-lis.
couladé,-re, couladis,-se ; adj. et s.
Qui est propre à être filtré, décanté,
soutiré, collé.
coulàdje ; sm.
Action de couler,
écoulement ; collage.
coulamén ; sm. — Ecoulement; action
canal

coulerà-S ;

;

V.

ëncoûlerà-s.

v.

—
—-

Choléra.
Se mettre

en

colère.

�COTILERADE

299
coulerade ; sf. — Accès de colère.
COUlère ; sf. — Action de ce qui coule.
V. chourrère.
Lou nas qu'a

coulère sf.

la coulère, le nez coule,

(Lav.) ; sf. :— Suc à caillette;
jabot ; poche formée par le col de la che¬
mise trop large. Y. còu et cot.
coulèros (H.-Big., Lav., B.-L.) ; sf. pl.
Caillette, partie de l'estomac de l'agneau
d'où est extraite la présure. Y.
presuroù.
COUleric,-que ; adj. — Cholérique,
coulerine ; sf. — Cholérine.
couleroùs,-e ; adj. — Colérique; iras¬
cible; lroub!é,-e.
Lou tems qu'ey. couleroùs, le temps est
—

orageux.

coulét; sm. — Collet ; goulot ; cravate;
col de vêlement; nœud coulant; rainure;
d'une petite
quantité fie liquide, grain, etc.', qui coule;
la quantité elle-même.
La houn nou (ta qu'à couléts, la fontaine
sm.

—

Action

coulét

IÌ.-L.) ; sm. — Pelit canal dans
où s'écoule le petit lait.
couletà ; v. '— Colleter; placer 1111 collct. mettre un col; cravater; prendre avec
un collet ;
couléià-s, se colleter.
(

coulhàndre, coulhandroù,-e ; adj. et
Còïon, niais, benêt. (Le terme est
trivial et bas).
coulhandrè ; sm.
Etat de çoulhàn—

—

—-

Scrotum, t. bas. Cf.

cou-

l-houèiv.

coulhistrou

(15.-1,.') ; sm. — Colostrum ;
désuétude, est remplacé
aujourd'hui par luchoû.
coulhòt (Arm. V.-1S.). — V. couhòt.
coulhoû ; sm.
Testicule; coïon, be¬
nêt. V. inuyoû.
Quoctn bel lou-s coulhoûs que dit qu'ey û
muscle, dit-on de quelqu'un qui n'est pas
pcTspic ice.
tombé

en

—

coulhoû-de-gat ;

sm.

—

Orpin blanc
plantes). Cf.

orpin brûlant (sedum acre,
pedoùlh.
coulhouère ; sf. — Scrotum,
coulhounà ; v. — Terme libre, fami¬
lier: duper, gouailler, plaisanter, coïonner.
coulhounade,-younade ; sf. — Tout
plaisant, bêtise, action sans importance ;

et

èrbe dou

bévue.

hère coUlhounadi\ j'ai
commis une belle bévue ; que l'an hèyt ue
coulhounade, on lui a joué un tour.
Qu'èy

hèyt

très petit

;

sm. — Affection dartreuse,
braguen.
coulicoùs,-e ; adj. — Sujet à la coli¬
que; au fig. bilieux, irascible.
coulidòr, couridòr ; sm. — Corridor.
Svn. courroèl, courredé,
couliè ; sm. — Collier.
Franc, de couliè, se dit d'un cheval franc
et ardent et, par anal., d'une personne
droite, loyale; està s'ou couliè, tirer à plein
collier, travailler vaillamment; à plé couliè,
de toutes ses forces ; repréne lou couliè, se

le

remettre au

travail.

Pour collier de

bêtes,

un

v. couru, canaille.
Charge qui nécessite

—

effort -dé collier.

Abé-n

ue

coulierade,

avoir

lourde

une

charge à traîner.
coulière ; sf.

—

Lanière de cuir du col¬

coulindre,~drè,-droû,-drounè ;
sm.
(Groseillier ; parfois aussi ie fruit ; toute¬
fois on dit généralement pour désigner le
fruit du groseillier arrasim de coulindre.
couline ; sf. — Outre le sens de «col'
line » emprunté au IV., ce mot a souvent
en Gascogne, clui île ravine, ravin, couloir

—

entre deux hauteurs.

Lou bén de la couline

qu'ey réd, le vent

du couloir, de la vallée étroite est froid.

couliòlo

(M4); sm. — Ovin mal châtré
à qui on n'a enlevé qu'un, testicule. Y. cléc,
guèlhoa, cliiscle. Au lig. lâche, pollj'on.
coulhàr

coulhe ; sf.

Quolibet

—

coulibrè ;

comme

drou, niaiserie,

mot,

sm.

li"!' de cheval.

coule que peu.

la cóuàdo par

le

adj. et s. — Mâle qui a
complètement châtré. V. coutesticules ; qui a

coulierade ; sf.

coulét;

s.

ou

col.

coulisse.

h"

mal

Ihàr. Qui est pourvu des
conservé ses testicules.

coulibét ;

coulèro

troublé,

coulhùt (G:) ;
ét'■

Colère,

—

COULLOUCACIOU

—

ue

et

(Arm.); sf. — Fente; fracture;
mauvais.
coulique ; sf. — Colique,
coulis; sm. —Coulis; terme de. cuisine :

up

sauce

coulis.

coulissà ;

v.

Coulisser

—

;

passer une

coulissé.

coulisse; sf. — Coulisse; chose qui
glisse, passe facilement.
Qu'a passât coum en ue coulisse, cela a
passé sans effort.
coullabourà ; v, — Collaborer,
coullabouracioû ; sf.
Collaboration.
coullabouradoù,-re; adj. ét s. — Col¬
—

laborateur,-trice.
coullacioû ;

sf.

—

Collation;

repas

léger.
coullaciounà ; v.

—

coullaciaunamén ;

Çollationner.
sm.

—

Action de

çollationner.

coullateràu ; adj. et .s, des 2 g.

—

Col¬

latéral. rle.

coullègue

; sm.

coulloucà

;

■placer de l'argent.
coulloucacioû,
Collocation,

—
—

Collègue,
Colloquer

mettre;

;

coulloucade

;

sf,

�œULLOUCADOU

300

COUMAYREJA

—

coulloucadoù,-re ; adj. et s. — Qui
colloque.
coulobre ; sf.— Couleuvre. V. coulaure.
coulòbre ; sm. — Gi-os bouton, sou¬
vent pustuleux; abcès purulent.
Pudì lous coulòbres, sentir très mauvais,
puer.

coulone.

—

V. couloune, coulane.

coulosse, colosse
couloù ; sf.

; sm.

Couleur

—

Colosse,

— Légère couleur ; ver¬
joues. Dirn. de couloù.
coulouris ; sm. — Coloration, coloris,
teinte, Cf. coulouradis.
U drap de be-roy coulourls, une étoffe de
joli coloris, d'une jolie teinte.
coulouriste,-e ; adj. — Coloriste,
couloussalamén ; adv. — Colossale: i te ni.

coloration.
Passà à la couloù, teindre, peindre ; abé
de bonnes couloùs, avoir de fraîches, de
vives couleurs, des couleurs de bonne santé.
I&gt;ini. couiourine ,-rote. Augm. coulourasse.
couloùgno (G.) ; sf. — Maison, domaine
de colon (vieux). N. de p. et de 1.
COUloùm,-e ; s. — Pigeon, ramier, jeu¬
—

coulourine ; sf.

millon des

;

colombe.
Sialà aus
'il" passage)
ne

couloàms, siffler aux ramiers
appeler en vain, perdre son
temps en tentatives.
couloùm,-e ; s. — Nom de bœuf, de
vache, d'ovin de couleur gris clair. N. de p.
couloumbrmo (G.) ; sf. — Coul eu-

v reau.

couloussàu; adj. des
sal,-le.

coulpe.

—

brebis.

couloumine ; sf.

—

Couleur gris clair
déjection,

gorge de pigeon; colombine,
fiente des volatiles en volière.

couloù-mudà ; v. — Changer
leur" passer; se dit en particulier
réales sur pied qui jaunissent,

Rictus des

le bre.

coulùbro

(E. du G.).

C. coulaure.
(Bav. et L.) ; adv.

—

coum, coume ; com
et

conj.

Comme, comment.
père et mère;
hèyt? Comment as-tu fait? Coum

—

Coum pay e may, comme
coum

as

coumàn ;

va

? V. bit.

Ordre, commandement
t. de procédure.
coumanà.
V. acoummà, plus usité,
coumandà ; v. — Commander; pres¬
crire; conduire; ordonner. On disait autre¬

(vieux)

sm.

—

;

—

fois mandé.

coumandamén;

sm.

coumandàyre,-e ; adj. — Qui com¬
le mot, lé plus souvent, est appli¬
qué à celui, celle qui commande orgueil¬
—

Commande ; autrefois
p. et de I. Lacom-

commanderie.
mande.

coulourà ; v.
colorer.

mauvais commandement.

—

coulourade ; sf.

coulouradis;

Colorer
—

sm.

;

coulourà-s,

se

Coloration,
—
Coloris. On dil

aussi coulourls.

coulouràdje ; sm. :— Coloriage,
coulouramén ; sm. —Action de colorer.
coulouràt,-de
en

;

adj.

—

Coloré,-e; colo¬

couleur.

coulourejà

; v.

—

Prendre de la

cou¬

leur ; coulourejà-s, se colorer.
L'aube que coulourejabe, l'aube

couleur;

lourejabe,

Commande¬

mande ;

couloune, coulone ; sf. — Colonne,
coulounie ; sf. — Colonie,
coulounàdje (E. du G.) ; sf. — Colom¬
bage. Cf. coulanàt.
couloungues, coulloungues.
C.
colloungues.

:l" la

—

coumandàn,-te ; adj. et s. — Com¬
mandant,-e ; en style plaisant, qui a la

leusement, mal.
coumande ; sf.

—

haut

nouveaux-

jusqu'à l'expulsion du méconium. Par
analogie, s'applique à une personne peu
gracieuse; on dit d'elle, en se moquant:
Qu'arril quoan a lou coulùbre, c'est-àdire elle ne rit jamais. On dit aussi cou¬

manie du commandement.

de cou¬
des cé¬

coulounade ; sf. — Colonnade,
coulounàt.
C. coulanàt.

:

Colos¬

ment.

ou

rié

—

faute,

coupe,
—

g.

nés

ha? Comment

couloumè,-re ; s.— Colombier, pigeon¬
nier; amateur, chasseur de colombes. N.
de p. Couloumè, Lacouloumère, Colornès.
couloumèlo (Big. G.) ; sf." — Lépiote
élevée (Lepiota procera). Cf. pepiote, cam¬
parà de prats, cournét.
coulouméte ; sf. — Nom de vache, de

C.

coulùbre ; sm.

2

en

prenait
parlà, la gouyale que cou¬
parlant, la jeune fille rougis¬
en

sait.

coulourét,-e ; adj. et s. — Qui a de
fraîches, de bonnes couleurs aux joues.

N.

de

coumandejà ; v. — Commander mais
plutôt mal ; faire le pelit chef.
coumanderie ; sf.
Commanderie ;
en
style plaisant, manie de commander,
—

coumàs (B.-L.) ; sm. — Caisse à com¬
partiments où le tisserand met ses pelotons
de fil pour ourdir. Cf. cusmerè.
coumày, coummày ; sf. — Commère ;
marraine; nourrice; peut prendre un sens
péjoratif et désobligeant ; sert parfois à désigner une entremetteuse, une cancanière.
Dans la loc. anà-n en coude-coumày, aller
à la queue-leu-leu ; ha à las coumày s, muser,
bavarder, faire aux commères; està coumày
e
coumaynéte, être du même acabit, en par¬
lant de. deux commères, s'entendre.

coumayràdje ; sm. — Action, fonction
commère; commérage.
coumayrejà ; v. — Agir en commère ;
fréquenter ; bavarder, cancaner.
d&lt;'

�COUMAYRÉTE

301

coumberçà. — C. coumerçà, en cer¬
régions.
coumberçassioû ; sf. — Conversation,

coumayréte ; sf.
Petite commère. V.
coumày.
coumayréto (G.) ; sf. — Surnom de
dame belette. V. paquése.
coumbalecén,-te ; adj. — Convales¬
—

taines

coumbèrce.

;

sf.

Aller

par

—

; v.

—

Con¬

monts et

coumbercioû ; sf.

— Conversion,
coumberti; v. — Convertir.
coumbertible,-e ; adj. — Convertible;

par vaux.

coumbàt ;

sm.

Combat

—

lutte

;

dé¬

;

bat; train.

traduisible.

Mià gran coumbàt, mener grand train,
beaucoup d'affaires; lou coumbàt de la bite,
la lutte pour la vie; au Counselh, que y a
coumbàt, il y a grand débat au Conseil ;
que y a hort coumbàt à noustc, il v a beau¬
coup de besogne, beaucoup à faire chez
nous. En Lav. les femmes
appellent coum¬
bàt les ornements
vêtements.

colifichets

et

de

coumbertide ; sf.

coumbesî,-e

; s.

coumbi (Lav.).
coumbidà ;

leurs

—

;

tra¬

Circonvoisin,-e.

C. coumbié.

—

Convier, inviter.

v.

coumbié, coumbiéne

;

v.

—

Conve¬

nir

coumbatàn,-te

; adj. et s. — Combat¬
s'applique plus spécialement aux
militaires, au lutteur professionnel, rare¬
ment au civil. Celui-ci est appelé
plutôt

coumbatiè.

coumbàte; v. — Combattre, lutter,
débattre, se donner du mal; coumbàt,e-s,
débattre, se démener, se débrouiller.

se

se

coumbatejà ; v. — Fréq. de coumbàte.
coumbatiè,-re ; adj. et s. — Qui aime
lutter, à combattre dans la \le. Y. coum-

plaire, agréer; coumbié-s, coumbiéne-s, se convenir, se plaire, s'accorder.
Lou bestià que-m coumbién, le bétail me
convient ; que s'en pouderém coumbiéne,
nous pourrions
nous mettre d'accord; tou
gouyàt e la maynade que-s cournbiénen, le
jeune homme et la jeune fille s'agréent.
coumbiencùt,-gùt,-nùt ; sm. — Con¬
vention, accord, contrat; agrément; acceplalion.

coumbinà ;

v.

Combiner.

—

coumbinade,-nasoû

batàn.

sf.

;

—

Combi¬

naison.

coumbatùt,-tude

;

s.

—

Surbaltu,-e.

U Carnî hère coumbatàt, un chemin très
battu.

coumbe, coume ; sf.
Ravin ; combe.
Combe, Lacombe, Lacoume.
coumbé, coumbì (M' Rig. Lav.). —
C.
coumbiéne, convenir; coumbé-se, se
souvenir, convenir de.
coumbén, counbén ; sm.
Couvent;
—

N. de p.

coumbinàyre,-e ; adj. — Qui combine,
qui fait des combinaisons. Le terme a un
s"iis plutôt péjoratif.
Que-m menshïdi d'aquét coumbinàyre, je

coumbénce ;

v.

—

coumbénce,-cioû

coumbine (Bay. L.).
coumboucà ;

Convention,

—

convenant.

Convenance

coumboè ;

prunté

;

combéngue (Big. et G.).

—

Forme de

coumbengùt (Big. et G.).

—

C.

coum-

biencùt.
à

—

Convenir (vieux

;

mot

peu près en désuétude; 011 dit
aujourd'hui, généralement, coumbiéne).
coumbenit,-nide ; adj. et s. — Naïf,-ve ;
benêt, niais, innocent.
coumbentà (B.-L.) ; v. — Faire des
conventions, un marché.

v.

— C. coumbié.
Invitation; festin.

—

Convoquer.

a

au
été

—

Convocation.

Convoi, mot em¬
fr. et dont l'ancienne prononcia¬
conservée par le Gascon.
sm.

—

—

Convoler.

coumboùl,-boùlh (G.)

; sm. — Liquide
mis dans les fûts de bois pour les resserrer.

coumboulì,-lhì,-rì
rer

n

v.

—

coumboulà ; v.

convention.
coumbiéne.

sm.

coumboucacioû ; sf.

tion
—

».

familier.

sf.

—

combinateur

— Mot d'un usage récenl
qui remplace coumbinade dans le langage

coumbit;

;

sf.

«

Convaincre.

coumbenàble,-e; adj. — Convenable.
coumbenàn,-te.
C. coumbenàbte;
coumbenénce ;

ce

coumbine ; sf.

accord.

coumbeni ;

méfie de

me

anciennement aussi convention,

tombé

Conversion

—

duction.

tant,-e ;

à

C. coumberçà, par¬
peut signifier
bien un grand

—

fois avec nuances diverses ;
faire un petit commerce ou
trafic.

valescence.

coumbalejà

C. coumèrce.

—

coumbercejà.

cent,-e.

coumbalecénce,-ci,-cie

COUMK

—

le bois des fûts

i rement

au

; v. —
moyen

Faire

resser¬

d'eau, ordi-

bouillante; coumboull-s,

se coni-

buger.
coumbouyà ; v. — Convoyer, mot em¬
prunté au fr. comme coumboè.
coume.

lon

—

C. coum, comme.

sf. — Colline, monticule ; val¬
dans la montagne, combe. V. coumbe.

coume

;

�COUMELIC

302

COUMPAGNIE

—

coumetàn,-te ; s.
Commettant,-e.
couméte; v. — Commettre; préposer;
donner commission de, députer.
couméte; sf. — Comète; petite combe.
\ de p. Lacouméte, Lascoumétes.
coumetùt,-tude ; adj.— Commis, délé¬
gué,-e; préposé.
coumî ; sm. — Cumin.
coumic,-que ; adj. et s. — Comique,
coumicamén ; adv. — Comiquement.
coumichét, goumichét, cumichét ;
groumichét ; sm. — Peloton de fil. Cf.

coumelìc-coumelét (L.) ; loc. adv. —
Qui l'un, qui l'autre, couci-couça, l'un et
l'autre. (Cette loc. est à peu-près intradui¬
sible en fr.).
Coumelic-coumelét,
Atùu cadùn pourtant soun flouquét.
ainsi chacun (l'un et l'autre) portera son

bouquet (vieille prière pop.). E
tez-vous ?

—

.

ba?

couru

Coumelic-coumelét; comment

—

vous por¬

Couci-couça.

coumemourà ;

v.

—

coumemouràble,-e

;

Commémorer.
adj.

—

Commé-

morable.

cusmél.

coumemouracioû ; sf.

coumido (Lav.) ;

Commémo¬

—

ration.

coumérc

V

—

abià.

couménces pas! N'attaque pas; si,
coumencém, si, commençons ; qui a coumençàt ? Qui a commencé ?
^ou

coumençadéto (Lav.) ; sf. — Se dit
jeune tille qui a eu un enfant; signi¬
fie aussi primipare.
coumençadure ; sf. — Entame, enta;

action de

;

sm.

eu

début ; entamure.
coumençamén dou die, au début de la
journée; lou coumençamén dou pâ, l'entamure du
pain.
coumençàn,-te ; adj. — Commen¬
çant,-e.

coumençàyre,-e

adj.

;

attaque.
coumencét; sm.

et

s.

Qui

—

début

sm.

coumentàyre,-e
teur, -trice.
coumérc.

—

—

;

adj.

Commenta¬

—

coumèrce, coumbèrce

; sm.

—

Com¬

merce.

—

Faire

un

petit

com¬

merce.

coumerciàu ; s. des 2 g.

—

Commer¬

cial,-e.
coumèrs (E. du G.).

—

coumés, coumis,-e;

s.

;

C. coumèrce.
Commisse;

—

préposé.
—

C. coumissàri.

coumésso (15.-L.) ; sf. — Caresse,
coumét ; sm. — Cuve de foulon
veau.

—

Faire de petites

sm.

—

Aisance,

moyen,

commo¬

occasion

ou

déplacement.
—

C. coumoudè.

coumpacién,-te, coumpatissén ; adj.
Compatissant,-e.
coumpagne ; sf. — Compagne; com¬
pagnie.
coumpagnejà ; v. — Aller de compa¬
gnie, faire compagnie.
coumpagnèrou (M*) ; sm. — Cama¬

—

çant,-e.

coumessàri.

coumoudè ;

coumouditàt ; sf.

— Travail de ménagère,
préparation de la nourriture aussi bien celle
des gens que celle des bêtes (csp. comida).
coumerçà ; v. — Commercer.
çoumerçàn,-te ; adj. et s. — Commer¬

employé

; v.

coummày. — C. coumày.
coumodamén,
coumoudamén,-demén ; adv. — Commodément.
coumode ; sf. — Commode, meuble.
coumòde,-e; adj. — Commode, facile,

Commentaire.

C. crouaoum.

; v.

cou-

commissions.

facilité pour un

coumérc ; sm.

coumercejà

Le fém. est parfois

dité, avantage, utilité;

Commentaire,

—

coumentàri ;

j

Petit bout, d'enta-

—

d'ouvrage.

coumentà ; v.

C.ommissionner.
— Commission¬

aisé.

commence,

mure ;

mauvaise part.

coumissiounejà

ment ;

.lu

; s.

missioune.

Commence¬

—

—

coumissiounàri,-e

coumissiounè,-re ; adj. et s. — Qui
fait des commissions, commissionnaire. On
dit aussi couruissiounùyre ; peut se prendre

commencer.

coumençamén

coumissiounà ; v.
naire.

d'une

mu re

Nourriture. V.

—

coumis.
C. coumés.
coumissàri ; sm. — Commissaire,
coumissariàt ; sm. — Commissariat,
coumissioû ; sf. — Commission,

; v.
Commencer ; enta¬
débuter; attaquer; être l'agresseur.

coumençà
mer;

sf.

(2).

;

cu-

rade.
listà
des.

coumpagnèrous, être bons

camara¬

coumpagnie, coumpanie ; sf.— Com¬
pagnie ; le mot prend toutes les acceptions
du français; l'époux, l'épouse.
Las bounes, las mâchantes coumpagnies,
les bonnes, les mauvaises fréquentations ;
udiusiàt la coumpagnie, bonjour la compa¬
gnie; on entend encore: adiusiàt touts e la
coumpagnie, salut à tous et à la compa¬
gnie ; la « compagnie » représente ici l'an¬
ge tutélaire du lieu ou du milieu; dab la
p, rmissioû de la coumpagnie, avec votre
permission à tous; à Sén Gladie, las auques
que-s bagnen de, coumpanie, à St-Gladip
(canton de Sauveterre de Béarn) les oies
se baignent
de compagnie, on fait comme

�COUMPAGNOÉ

303
voit faire (dic.); lou gouyàt qu'ère dab
coumpagnie, le garçon était avec une dame ;
hn coumpagnie, faire société ; que m'èy
perdut lu coumpanie, j'ai perdu ma com¬
pagne (ou mon compagnon), mon époux,
on

femme. Eu Az., dans cette expr. : que
s'y bù hali coumpagnies, il m'ennuie trop,
il abuse, je veux le chasser.
coumpagnoè,-re ; adj. — Qui aime la
compagnie, la société.
coumpagnoû ; adj. et s. — Compa¬

ma

gnon; camarade, ami, suivant; luron.
U bràbe coumpagnoû, un bon camarade;
ù bou coumpagnoû,
joyeux luron.

bon vivant, un

un

coumpagnounàdje

;

sm.

—

Compa¬

gnonnage.

coumpàn. — Forme vieillie de coum¬
pagnoû, et de coumpùy.
coumpanàdje; sm. — Ce que l'on
mange avec le pain: lard, fromage, etc.;
fricot ; hors d'oeuvre d'un repas.
l'â y bî y coumpanàdje qu'ayden à passà
lou bi.àdje, du pain, du vin et du fricot
aident và faire le voyage (dict:).
Diu bous doun prou de coumpanàdje
Per poudé hè troutà las dens (d'Aslros).
Dieu vous donne assez de pitance pour
faire

«

trotter

»

coumpanejà

vos

dents.
—

Ménager

sa

—

paraître.

coumparesoû ; sf. — C. coumparè.
coumpari. — C. coumparéche.
coumparide ; sf. — Comparution,
coumparole. — C. camparole.
coumparti ; v.
Répartir, distribuer,
coumpartide; sf. — Répartition, dis¬
tribution.

coumpartimén ; sm. — Comparti¬
C. coumpartide.
coumparucioû. — C. coumparide.
coumpàs ; sm. — Compas; les jambes,
en style plaisant.
Aloungà lou coumpàs, allonger le pas,
faire de grandes enjambées, las branques
don coumpàs, les branches d'un compas.
coumpassà ; v. — Arpenter ; mesurer
ment.

exactement,

au

compas.

coumpassàyre

sf.

;

—

Arpenteur, mé¬

treur.

coumpassioû ; sf.— Compassion, pitié,
coumpassiounà-s ; v. — Prendre en
pitié, s'attendrir devant le malheur.
coumpati ; v. — Compatir; supporter
l'idée
avec
d'acceptation, d'indulgence;
coumpatl-s, se supporter mutuellement avec
patience ; s'entendre.
coumpatible,-e ; adj. — Compatible.
coumpatissén,-te ; adj. — Compatis¬
sant,-c.

coumpatissénce,-i,-ie ; sf. — Compa¬
compassion.
coumpatriote ; s. — Compatriote. Y.
patriote, patrie.
coumpausà. — V. coumpousà, plus
ti ssance ;

correct.

pitan¬
ce, combiner ses ressources; mettre beau¬
coup de pain et peu de fricot; coumpanejà-s, se mesurer, se restreindre,
coumpanie. — V. coumpagnie.
coumparà ; v. — Comparer ; coumparà-s, se comparer. On dit aussi acoumparà.
coumparablamén ; adv. — Semblablement ; par comparaison ; incomparablement.
Aquét qu'ey coumparablamén mey bel,
celui-là est incomparablement plus beau.
coumparàble,-e, coumparadis,-se ;
adj. — Comparable; qui est ou peut être
comparé.
coumparadé,-re ; adj. — Comparable.
coumparàn,-te.; s. — Comparant,-e ;
terme juridique,
coumparance ; sf.— Similitude, parité,
coumparè ; srn.
Comparaison, rap¬
prochement.
Per coumparè, par comparaison ; ha ù
coumparè, faire une comparaison, un rap¬
prochement; parlà per coumparès, parler
par ligures.
coumparéche, coumpari ; v.— Com¬
; v.

COUMPLEMENTARi

—

coumpày ; sm.
Compère; parrain,
coumpayrade ; sf. — Démarche de
compère ; se prend généralement a;i sens
—

de démarche sotte,

malhabile.

coumpày-seguidoù
d'honneur dans

une

;

noce;

sm.

—

Garçon

invité,

coumpensà ; v. — Compenser.
coumpensàble,-e ; adj. — Qui peut
Cire compensé.
coumpensacioû ; sf. — Compensation.
coumpeténce,-i,-ie ; sf.— Compétence.
coumpetén,-te ; adj. — Compétent .-e.
coumpeticioû ; sf. — Compétition.
coumpetitoù,-e adj. — Compétiteur,trice.

coumpilà ; v. — Compiler; empiler,
coumpilacioû ; sf. — Compilation,
coumpilàdje ; sm. — Id.
coumpilàyre,-e ; adj. et s. — Compi
lateur,-trice.

coumplantà ; v. — Complanter.
coumplàse, coumplàyre ; v. — Com¬
plaire; coumplàse-s, se complaire.
coumplasén,-te ; adj. — Complai¬
sant,-e; peut se prendre en mauvaise part.
coumplasénce,-i,-ie ; sf. — Complai¬
sance.

coumplasentamén,-semén, coumplasidamén ; adv. — Complaisamment.
coumplàyre. — C. coumplàse (vieux),
coumplemén ; sm. — Complément.
coumplementàri,-e ; adj.
Complé¬
—

mentaire.

�COUMl'LÈT

COUMPTABLE

—

304

coumplèt,-e ; adj. — Complet,-ètc.
coumpletà ; v. — Compléter,
coumpletamén ; adv. — Complète¬

coumpoustà;

v.

—

Poster, mettre à
un étai de con¬

poste; mettre un appui,

un

solidation.

Coumpoustèle ;

coumplétes,-plètes ; sf. pl. — Office
des Complies.
coumplèxe ; adj.
Complexe,
coumplexitàt ; sf. — Complexité,
coumplì ; v. — Accomplir; compléter;
remplir.
coumplì-s ; v. — S'accorder, se mettre,

n. p. — Conipostelle,
St-.Taeques de Conipostelle. CouscouIhâs de Coumpoustèle, pèlerins-coquillards
de St-Jacques de Compostelle; se prend
assez souvent en mauvaise
p.irt et signifie
mendiant-vagabond.
coumpoustèle ; sf. — Expression de
forme plaisante, venant de coumpoustà:
esta de coumpoustèle, être peu solide, avoir

être d'accord.

besoin de soins, d'un soutien.

ment.

—

coumplicà ; v. — Compliquer,
coumplicacioû ; sf. — Complication.
coumplici,-e ; adj. et s. — Complice,
coumplicitàt ; sf. — Complicité,
coumplidamén ; adv. — D'une ma¬
nière accomplie, complètement,
intégrale¬
ment.

coumplidoù,-re ; adj. — Qui est chargé
d'accomplir, de terminer, de conclure.
coumplimén ; sm. — Accomplissement,
réalisation, perfection; compliment; félici¬
tai ion ;

discours de félicitation.

coumplimentà

;

v.

—

Complimenter,

féliciter.

coumplimentàyre,-e ; adj.
menleur.-euse ; poli
le sens de flatteur.

—

Compli-

à l'excès; prend aussi
;

ad j.

—

Révéren¬

coumplit,-de

; part, et adj. — Accom¬
parfait; achevé.
i
gouyàt ooumplit, un jeune homme
p.irfait; tribàlh coumplit, travail accompli.
coumplòt; sm.— Complot. V. martote ;
eoumbiengùt est pris parfois comme syn.
de coumplòt.
coumploutà ; v.
Comploter.
coumploutàyre,-e ; adj. — Qui com¬
plote.
coumporte ; sf. —Comporte ; vanne,
fermeture mobile; tablier de pont-levis ;
anciennement, mesure de capacité pour la
chaux, valant, suivant les lieux, de dix à
;

_

douze décalitres.
La

comporte

11 ti 1 isée

pour

s'appelle plutôt semàu.
coumpote
con

;

sf.

—

fiture.

coumpounccioû
coumpourtà;

;

v.

les liquides

Compote, espèce de
sf.

—

— Componction.
Comporter; couni-

pourtà-s,

se comporter, se conduire.
coumpourtamén ; sm. — Conduite,
altitude; manière de se comporter.
coumpousà ; v. — Composer ; transi¬
ger ; coumpousà-s, se composer,
se faire
une

Aquesie borde qu'ey de coumpoustèle,
besoin d'être réparée, étayée.
coumpoustè,-toÙ ; sm. — Pièce tour¬

celle grange a
nante du

fils.

métier à tisser où l'on enroule les

Au

lig. personne distraite, curieuse,
qui tourne souvent la tête.

coumpoutiè ; sm. — Compotier.
coumpredìu,-mìu,-ibe ; adj. — Qui
peut se comprimer. coumpréme,-mi ; v. — Comprimer.
coumpremùt,-ude ; adj. — Compri¬
mé,^. V. premùt.

coumpréne ; coumpréngue (Big. et
G.). — Comprendré!
coumprenedé,-re ; adj. — Compré¬
hensible.

comprenedére ; sf. — Compréhension,
de comprendre. En style badin,
correspond au terme pop. comprenoire, in¬
telligence.
Qu'a mâchante coumprcnedére, il est
lèlu, il n'a pas l'intelligence ouverte, vive.
coumprenediu,-ibe ; adj. — Compré¬
hensible, qui est facile à comprendre,
coumprenénce ; sf.— Compréhension.
coumproumetàble,-e ; adj. — Qui
peut être compromis,-e.
coumproumetàn,-te ; adj. — Compro¬
faculté

COUrnplimentoÙS,-e
cieux,-euse; flatteur.
pli. -e

pour

attitude,

coumpousicioû
coumpousitoù ;

;

sf.

—

sm.

—

Composition,
Compositeur.

met

tant,-e.

coumprouméte ; v. — Compromettre,
coumptà,-dà; v. — Compter, nombrer.
calculer; espérer, croire, se proposer. (Par
exception, nous adoptons cette orthographe
d'éviter les confusions
comte, et countà, conter).

afin

S.ibé

avec

coumte,

coumptà, savoir nombrer, être éco¬
coumptàt tous qui èm, comptez com¬
bien nous sommes (ici) ; quoaii me coump¬
tàtf Combien me donnez-vous en compte?
Coumptàt sus jou, comptez sur moi ; que
courhpti parti lèu, je compte partir bientôt ;
que-m coumptcs per arré, tu ne liens pas
compte de moi ; sens coumptà qu'èy rasoû,
sans compter que j'ai raison; « coumptà
fhi oéy, à compter, à partir d'aujourd'hui.
coumptà (L. G.-M.) ; sm. — Comptage ;
règlement, paye.
coumptabilitàt ; sf. — Comptabilité.
coumptàble,-e ; s. — Comptable.
coumptàble,-e ; adj. — Qui peut, qui
doit être compté.
nome

;

�COUMll

COUMPTADlí

coumptade
de faire

un

; sf. — Action de compter,
compte ; comptage ; paiement.

coumptadé,-re

; s.

tance; à noter; avec

—•

qui

Qui est d'impor¬
ou quoi on doit

compter.

Àquéste ahà qu'ey dous coumptadés, cette
qui comptent; ue hèyte
coamptadére, un fait à retenir, qui comp¬

affaire est do colles
tera.

coumptadoù,-re

; adj. et s. — Calcu¬
celui, celle qui compte.
coumptàn ; sm. — Comptant; le comp¬

lateur ,-trice ;
tant.

coumptàn ; adj. et s.
Comptant.
coùmpte; sm. — Compte, calcul.
Ha coùmptes, calculer ; ha coùmpte, tenir
compte ; ha-y coùmptes, être en comptes,
avoir des comptes à régler avec quelqu'un;
abé de bous coùmptes, avoir les comptes
on règle ;
està de bous coùmptes, être hon¬
nête, être facilement d'accord sur les affai¬
res ; està en de bous coùmptes,
être en bons
rapports; pagà per coùmpte; payer chacun
sa
part, son écot ; està en machans coùmp¬
—

coùmte,

coumtésse;

coumunadamén,

coumunalamén,
coumunamén ; adv.

—

vulgairement.
coumunalamén; adj.

tes, être peu

ment.

coumptè, coundè; sm. — Chapelet
(vieux).
coùmpte-dà ; sm. — Dette; chose due.
Qu'ey de coùmpte-dà, c'est dû.
coùmpte-de-sauce ; sm. — Compte de
partage des part-prenants de Salies de Béarn
sur

l'eau salée.

coùmpte-de-trousse

; sm.

—

Mauvais

coumunasse

sf.

;

très étendue mais

qui droum, il faisait sem¬
on aurait dit qu'il dor¬
mait : que hase coum qui nou sab, il faisait
l'ignorant, celui qui ne sait pas.
coumtàt ;
coumtàu ;

sm.

—

Comté.

adj. des a g. — Comtal,-e.
Tarbe, qu'ère bile coumtàu, Tarbe était

ville comtale.

Grosse
grâce.

—

sans

commune,

coumunàu ; s. des 2 g. — Commu¬
nal,-e; bien communal; on dit aussi, sous
l'influence du français : coumunale au fém.
coumunàu; adj.
—
Commun,-ne

(vieux).
coumunàus ;
naux :

bois,

commune.

sm. pl. — Les commu¬
pacages qui appartiennent à la
V. padoéns, besiàu.

coumunautàt ; sf.
coumune ;

sf.

—

Communauté,

Commune, agglomé¬

—

ration habitée,

coumuniàn,-te

coum

Communale-

très commun,-ne.

coùmpte-finà ; v. — Finir de payer un
compte, solder; arrêter un compte.
coùmpte-finàt ; sm. — Règlement de
compte, solde.
coumptejà ; v. — Calculer, faire des
comptes ; fréq. de coumptà.
coumpulsà ; v. — Compulser.
coum
qui ; loc, adv. — Comme qui ;
employée avec la signification de apparence,
Que hase

—

;

coumunàs,-se ; adj. — Augm. péjora¬
coumû,-ne: rustre, presque grossier;

coumunià ;

blant de dormir ;

Communément

tif de

compte, tromperie.

semblant.

Comte,

dicton.

être dans de mauvais comptes, en
mau-^
vaise situation; està de machàns coùmp¬

compte.

—

coumû,-ne ; adj. — Commun,-e; sans
distinction, vulgaire; affable.
Drap coumû, drap commun; aquet òmi
qu'ey hère coumû, cet homme est sans dis¬
tinction ; qu'ey û moussù coumû, c'est un
monsieur affable, sans morgue ; gens dou
coumû, gens du peuple ; lou disnà qu'ère
coumû, le dîner n'était pas fin.
coumû (B.-L.) ; sm. — Desquamation
qui se produit parfois chez les nouveauxnés quelques jours après la naissance.
coumû,-ne; s. — Commun, qui est à
tous ; communauté ; bien social ; la géné¬
ralité, le plus grand nombre, le public.
fíìbe sus tou coumû, vivre sur le com¬
mun, aux dépens d'autrui ; terres dou cou¬
mû, terres communales ; tous coumûs, les
communs, les latrines.
coumû-dise ; sm. — Commun-dire ;

tes

honnête, débiteur peu pressé
de payer, chicaneur, de mauvaise foi ; ha
coùmpte, tenir compte, payer sa dette, don¬
ner un
acompte, solder ; machàn coùmpte,
compte inexact, un mauvais compte ; ha
tou sou coùrnpte à, régler son compte à ;
le battre, l'abattre; ha tous coùmptes, faire,
tenir ses comptes ; faire un règlement ; de
coùmpte ha, important, dont il faut tenir

s.

Comtesse.

v.

—

;

Communier.
adj. et s. — Commu¬

nia nt,-c.

coumunicà ;

v.

—

Communiquer. V.

acoumanà, apréne, trameté.
coumunicàble,-e ; adj.

—

Communi-

eable.

coumunicacioû ;

sf.

—

Communica¬

tion.

coumunicàn,-te;

adj.

—

Communi¬

cant,-e.

coumunicàt,-ade ; part, et s. — Com¬
muniqué,-e.
coumunicatiu,-tibe ; adj. — Communicatif,-ve.
coumunioû ; sf. — Communion,
coumunisme ; sm. —■ Communisme.
coumuniste,-e ; adj. — Communiste,
coumû-parlà. — C. coumû-dise.
20

�COUMÜT

306

GOUNDICIOU

—

coumùt,-ùdo (Lnv.) ; adj.
creux. (Vient de coume).

—

Vallon-

né,-c;

councà ;

v.

—

terme est tombé

ques

lieux où

comme

en

Mesurer à la conque. Le
désuétude, sauf en quel¬

de

Contenu d'une

—

dit aussi councàt,

Dans

ment.

de

conque

capacité.

councade ; sf.
que; on

de la

011 use encore

mesure

le G.
surface

mais

sm.

une

agraire, variable selon
(de i/5 à 1/2 hectare) qui dési¬
gnait le terrain qu'on pouvait ensemencer
avec une coùnco de
grain.
councebcioû, counceptcioû ; sf. —
Conception; action de comprendre.
mesure

councourdà ;

councébe ; v.

Concevoir

—

;

compren¬

dre.

councebude.
councecioû

C. councebcioû.

-—

councessioû ; sf.

ou

—

Concéder,
councentrà ; v. — Concentrer,
councentracioû ; sf. — Concentration,
councepcioû. — V. councebcioû.
councèr ; sm. — Concert,
councertà ; v. — Concerter ; councertà-s, se concerter.
councertàn,.te ; adj. — Concertant,-te.
councessioû ; sf. — Concession,
v.

sm.

—■

Concession¬

naire.

Està

de councience,

être consciencieux,

loyal ; en councience, n'at harél pas, en
conscience, vous ne le feriez pas ; abé la
councience ayside, avoir la conscience faci¬
le, élastique ; trop de councience que cargue, trop de conscience pèse (dit la canail¬
le) ; qui a councience que demoure gus,
qui a de la conscience demeure gueux
(die.) ; nbé councience dou sou estât, avoir
conscience de

son

état.

counciencioùs,-e
cieux,-euse.

;

adj.

councienciousamén ;
ciencieusement.

councile ;
councilià ;
se

concilier,

sm.

se

v.

—
—

adv.

Conscien¬
—

Cons¬

Concile,

Concilier; councilià-s,

réconcilier.

counciliablamén ; adv.
liation

—

—

Avec conci¬

.

counciliàble,-e

;

s.

;

—

sortes.

councis ; adj. — Concis,
councisioû ; sf.
Concision.
; v.

—

Conclure.

—

Concordan-

Concubinaire,-

—

councubinàdje ; sm. — Concubinage.
councupicénce,-ci,-ie ; sf. — Concu¬
piscence.
councurrén,-te ; adj.— Concurrent,-e.
councurrençà,-cià ; v. — Concurren¬
cer.

councurrénce ; sf. — Concurrence,
councussioû ; sf. — Concussion,
councussiounàri ; adj.

—

Concussion¬

naire.

coundà.— V. countà, conter, et les déri¬
vés ;

coumptà', compter,

se

dit aussi coundà

divers lieux.

en

coundadéros

(Lav.)

;

sf. pl.

—

De l'ar¬

gent, de quoi faire des comptes.
coundamnà ; v.

—

Condamner

damnà-s, s'avouer coupable;

; coun-

se

contredire,

—

Condamna¬

perdre.
coundamnàble,-e

;

adj.

ble

coundamnacioû ;

sf.

—

Condamna¬

tion.

coundamnàt,-ade ; adj. — Condam¬
né,-e ; malade incurable, perdu.
Triste coum û coundamnàt, triste com¬
me un conda.mné ; ha ue figure de coun¬
damnàt, faire triste figure, triste mine,
coundaroû (Lav.) ; sm.— Coccinelle,-e.
Syn. Bole-Marie, bole-lwubàt, bidàu.
coundàyre,-e ; adj. et s. — V. coun-

tàyre.
coùnde.— V. coùmte,

coùmpte, coùnte.
(Lnv.). — C. coundaroû cl
coumptè, chapelet.
Par anal, on appelle aussi coundè un gru¬
meau de la
pâte de la bouillie.
coundè (Or.) ; sf. — Avoine à chapelet
(avenu pecatoria, plante). Cf. chapelets.
coundè

counderillhe

adj. — Conciliable,
counciliacioû ; sf.
Conciliation.
counciliàn,-te ; adj. — Conciliant,-e.
councio (Lav.) ; sf. — Espèce, ordre,
qualité, sorte.
Pùntos de dues counclos, pointes de deux

councludi,-cluï

adj.

concordataire.

councubî,-ne

se

councién,-te ; adj. — Conscient,-e.
counciénce,-ci,-cie ; sf. — Conscience.

;

bine.

—

councessiounàri ;

Concorder.

councouri ; v. — Concourir,
councoùrs ; sm. — Concours.

Concession.

councedà;

—

councourdatàri ;

tiel,-le

lieux

les

v.

councourdàn,-te ; adj. -— Concor¬
dant,-e.
councourdàt;, sm. — Concordat,

con¬

rare¬

councàdo était

la

colinclusioû; sf. — Conclusion.
councòrdi,-die ; sf. — Concorde,

j

sf. ;
counderilhét
Dim. de coùnte, petit conte.
Counderine, Coundourine; sf. —
Prénom de femme; il est très délaissé, tan¬
dis qu'il était commun aux 17e et 18e siècles.
coundicioû; sf. — Condition; état;
qualité.
U marcàt dab coundicioûs, un marché
avec des conditions, des clauses particuliè¬
res ; maridà-s en de bounes coundicioûs, se
bien marier, richement, honorablement;

-lhoû ;

sm.

—

1

�30?

COXJNDICJOUNA

—

—

que.
—
Conditionner ;
des choses de condi¬
choix parmi.
coundiciounàdje ; adj. — Choix.

;

v.

counferà ;

réunir des personnes,
tions égales; faire un

coundiciounalamén ;
tionnellement.

adv.

counfi.

coundoùm.
e

; s.

—

Condi¬

Condisciple.

Dans cette expr. marit
coundoùm, mari et sa suite, sa femme;

dit de même marit
Bloundine.

counductoù;

e

mouìhè, Peyròt

counduite, coundute

;

sf.

—

v.

counfirmàble,-e ; adj. — Qui est à
confirmer, qui peut être confirmé.
counfirmadé,-re. — C. counfirmàble.
counfirmàn,-te ; adj. et s. — Confir¬

Condui¬
Con¬

—

mant,-e.
counfiscà ;

duire,

coune, courne, cousne; sf.
élevé (fi&lt;/. colubrinus). V. cousne.

—

Confisquer.
adj. — Confiscable.
counfiscacioû ; sf. — Confiscation.
counfiscadoù,-re ; adj. et s. — Confiscaleur,-trice.
counfit ; sm. — Forme francisée de
couhit, confit. V. enclabletàt.
counfiture ; sf. — Confiture. V. arrasi-

a le sens biblique ; on dit,
l'abisi; counéche-s, se connaî¬
fréquenter.

le mot

sinon: que

tre,

se

cesoù.

sf. — Connaissance ;
discernement. V. capàdje,
V.

Perde counechénce, la counechénce, per¬
dre les sens, s'évanouir; mourl dab toute la

counflit ; sm.

—

counfòr

sm.

(t)

;

en

counechénces

naissance, entrer

en

; v.

—

Faire

—

Conforma-

C. acounourtà.

adv.

—

Confor¬

tablement.

counfourtàble,-e

;

counfourtamén.

—

adj,

counfraternitàt ; sf.

relation.

—

chùt.

—

counfourtablamén ;

con¬

counechén,-te, counechiu,-chibe ;
adj. et s.
Expérimenté,-e, sage; person¬
ne avec
qui on est en relation. V. coune-

sf.

lion.

maîtresse.

(ha)

Confort, aisance.

conformité de.

counfourtà.

sa

—

counfourmacioû ;

counechénce; sf. — Personne que l'on
connaît, avec qui on est en relations.
Qu'ey ue counechénce, c'est quelqu'un
qu-' je connais; cju'ey la soue counechénce,
amie,

Conflit,

acounor.

être mis

connaissance.

son

;

counfourmà ; v. — Conformer; counfourmà-s, se conformer.
counfourmàble,-e; adj. — Qui peut

counechénce, mourir avec sa connaissance;
mancà de counechénce, manquer de con¬
naissance ; être encore enfant ; manquer de
discernement; à la mie counechénce, à ma

c'est

—

mat.

counechénce ;

intelligence;

v.

counfiscàble,-e

Agaric

counéche,-négue ; v. — Connaître ;
discerner, distinguer.
S'il s'agit de la connaissance d'une fem¬
me,

Confi¬

de confirmation.

sacrement

te, direction.

coundùse,-dìuse,-dusì;
mener, guider.

—

—

e

Conducteur.

sm.

adj.

;

— Confidence,
counfidenciàu; adj. des 2 g. — Confi¬
dentiel,-le.
counfiénce.— C. counfiance, mais plus
employé aujourd'hui. V. ahide, hide.
counfigurà ; v. — Configurer,
counfiguracioû ; sf. — Configuration,
counfirmà ; v.
Confirmer ; donner le

—

on

—

counfidénce ; sf.

tionnel,-le.

coundiciple,-e

C. couhi,

v.

counfidàn,-dén,-te

plâ coundiciounàt, travail bien
fait; que soy mau coundiciounàt, je suis
en
mauvais état, soit de santé, soit d'agir.
—

donner,

dent,-e.

Tribàlh

s.

;

C. couhessà.

fiance.

condition.

adj. et

Conférer

—

—

confire,
Confier.
coun£iàn,-fién,-te ; adj. — Confiant,-e.
counfiance, counfiénce ; sf. — Con¬
—

counfià ;

coundiciounàt,-nade ; adj. — Condi¬
tionné, -e ; qui est fait dans telle ou telle

couildiciounàu ;

v.

counfessà.

Condi-

—

COUNFRAY

counechùt,-gùt, counescùt-ude ; s.
Connaissance, personne que l'on con¬
naît; adj.
Expérimenté,-e.
Qu'ey û counechùt, c'est une connaissan¬
ce ; està
counegùt aus ahàs, se connaître en
affaires, être entendu.
counfederà ; v. — Confédérer, liguer,
counfederacioû ; sf. —• Confédération,

drap de mâchante coundicioû, drap de mau¬
vaise qualité; ômi, de coundicioû., homme
de condition ; n'ey pas en coundicioû de
pagà, il n'est pas en état de payer ; plaçà-s
en. coundicioû, se louer à gages ; à coundi¬
cioû de; !oc. prép. — à condition de; à
coundicioû. que; loc. conj. — A condition
coundiciounà

_

I

Confortable,

C. acounort.
—

Confraternité,

counfrày, counfràyre; sm. — Con¬
frère; membre d'une ctfnfrérie.
On entend encore counfràyre dans cer¬
tains lieux du G. et des L., mais c'est
counfrày qui est le plus usité, même en B.
ou l'on dit généralement ray pour
fray.

�COUNFIUYÎU-S

counfrayrà-s

COUNQUÈSTE

—

; v.

308

Se réunir, agir

—

en

confrères.

counfrayràu ; adj. des

2 g.

•—

Confra¬

ternelle,

oounfrayrie; sf.
counfrountà ;

Confrérie,

—

Confronter, être
counfrounià-s, n'est guère em¬
ployé que dans le sens d'attenance, en
parlant de terrains se confrontant.
counfrountàble,-e ; adj. — Confronv.

—

attenant;

lable.

(B.-L.)

;

v.

Procréer;

—

coungregà ; v. — Rassembler, réunir,
attrouper; coungregà-s, se réunir,
couilgregacioû ; sf. — Congrégation.
coungreganiste,-e ; adj. et s. — C011grég.miste.
coungrès ; sm. — Congrès.
coungressiste,-e ; adj.— Congressiste,
couniét, counyét. — C. cougnét,
ruche.

counfrountacioû ;

sf.

—

Confronta¬

tion.

counilh ; sm.

Lapin

—

; au

Fig.

peureux,

timoré,

counfrountàn,-te ; adj.

Confron¬

—

counilhe ; sf.

tant,-e.

counfùs,-e : adj. et s. — Confus-e; pe¬
naud; timide. Cf. retrèyt, marfandii, be.rgougnoùs.
counfusioû ; sf.

—

Confusion

; erreur ;

lionte ; timidité.

Qu'an hèyt counfusioû, ils ont fait er¬
ha troubà en counfusioû, couvrir de
confusion, confondre un menteur; abè
counfusioû, être honteux.
couilgale ; sf. — Mesure de capacité
pour les grains ; elle équivaut à deux bois¬
reur;

seaux.

coungreà
créer.

Vient

sans

doute de l'ancienne

me¬

_—

Hase.

counilhoùn,-e (G.-M.) ; adj. et s. —
Enfant naïf, sans raison ni raisonnement.
Petit counilh.

counìn, counìnou, cougnìn. — C.
counilh, mais ne s'emploie guère, aujour¬
d'hui

qu'au fig.

benêt,

désigner

pour

un

niais,

un

timide, pauvre d'esprit.
counjèste,-tre ; sf. — Neige accumulée
par le vent, l'avalanche. Y. cernélho.
Syn. embaude, couyè, cagàs.
un

counjét;
veau

;

sm.

—

Récipient en bois, cu; bouvet. C. coun¬

outil de menuisier

sure

gét.

reuiyeuse.

counjugà ; v. — Conjuguer; counjuse conjuguer, se marier. V. counjàgnecounjugàu ; adj. des 2 g.
Conju¬
gal,-e.
counjùgne, counjuntà ; v. — Con-

appelée congé. V. counqua.
coungalè,-re ; ad.j et s. — Fabricant,
marchand de mesures de capacité ; meiucoungalét

gà-s

—-

;

sm.

Mesure

—

valant un

boisseau.

coungedià ; v. — Congédier. Peu em¬
ployé ; on dit plutôt da lou coungét ou bien
da coungét.
coungediàble,-e ; adj. — Qui peut être
congédié,-e.
coungelà ; v. — Congeler; coungelà-s,
se
congeler. V. fourni.
coungelacioû,-lade ; sf. — Congéla¬
tion.

joindre.

counjùn,

counjunùt,-ude

counjurà ; v. — Conjurer. On dit plu¬
escounjurà.
counjuracioû ; sf. — Conjuration,

tôt

counmudà ;

counoùlh ;
avec

le

sens

Action de cogner

;

heurt.

cougilét ; sm. — Ruche rustique; au
fig. petite personne ragote, rondelette. V.
ubelhè, counyét.
cougnét,-òt (lâg. L. G.) ; sm. — Petit
coin ; commissure.
Dans celte expression :

—

;

Commuer.

adj.

—

Commuable.

hè-s'en û cougnél
d'arrl, rire du coin de la bouche (Lav.).

sm.

—

Employé

parfois

de coun'mou.

counoùlho

(Big. et G.)

;

sf.

—

Que¬

nouille.

Syn. croulh, croélh, filouse, hoursère.
counourtà.

—

C. acounourtà.

counque,-gue ; sf. — Mesure de capa¬
cité de 10, 20, 3o et 4o litres, selon les
pays. On voit dans les actes anciens béar¬
nais que

gner ; se rencogner.
—

v.

counmudàble,-e

—

sf.

—

—

coungestiouilà ; v. — Congestionner ;
coungestiounà-s, se congestionner.
coungét ou counjét; sm.
Congé,
permission ; lettre de voiture do la Régie ;
délai-congé.
cougn, eugn (Big. G. L.). — Forme de
coégn, coin.
cougnà ; v. — Cogner ; pousser, presser
dans un coin ; rencogner ; cougnà-s se co¬
;

adj.

counmudacioû ; sf. — Commutation,
counòrt.
C. acowiort, consolation,

coungèste,-tre. — V. counjcsle.
coungestioû ; sf. — Congestion,

cougnade

;

Con j oint,-e.

la barrique valait 16 conques. V.
counquét.
counquerì,-sì ; v. — Conquérir,
counqueride ; sf. Conquête,
counquestà, counquistà. — C. counqueri; acquérir (vieux).
counquestadoù,-istadoù,-re; adj. —
Conquérant,-e.
counquèste,-iste ; sf. — Conquête.

�ÇOUNQUËT

309

counquét ; sm. — Mesure de capacité
grains valant, ordinairement, la 6e
partie du sac; le cinquèt vaut la 5e partie.
Dans les L. on dit : lou blat que lire
counquét-e-miey, pour dire que la récolte

pour

est

bonne, abondante,

counsacrà

; v.

—

counsaumàs (G.) ; sm.

counserbatòri; adj. et

—

counsèrbe ; sf.

municipal; pas¬
devant le conseil ;

Counsélh de Bile, conseil
au

counsélh,

devenir

passer

membre

d'un

couseil ;

està dou
; tiéne
counsélh,

counsélh, être membre d'un conseil
conseil ;

préne
prendre conseil ; eslà de boû, de machàn
counsélh, être de bon, de mauvais conseil.
counsélh,

tenir

counselhà, cousselhà; v. — Conseil¬
ler-; counselhà-s, prendre conseil de ; se
conseiller mutuellement.

counselhadoù,-re ; adj. — Conseil,
dont on prend conseil.
counselhàyre,-e ; adj. — Conseil¬
leur, -euse ; le terme a, le plus souvent, un
sens ironique ou péjoratif.
Lou counselhàyre n'ey pas lou pagàyre,
le conseilleur n'est pas le payeur (dict.).
On dit aussi counsclhè,-re, mais rarement
personne

dans

ce sens.

sm.

counsén,-te;
tant, -e.
counsenti ;

adj.

v.

Conseiller, magis¬

—

et

counsentimén ;

s.

Consen¬

—

— Consentement.
adj. et s. — Consé¬
quent,-e; important,-e.
counsequénce ; sf. — Conséquence ;
chose importante.
counsequentamén ; adv. — Consé-

counsequén,-te

quemment.
counserbà ;

sm.

;

v.—

Conserver, maintenir;

se conserver, se

garder,

ne pas

vieillir.

counserbàble,-e
être

;

adj.

—

Qui

peut

conservé,-e.

counserbacioû sf.

—

Conservation.

counserbadé,-re,-diu,-ibe.— C.
serbàblç,-e.
counserbadoù,-toù,-re ; adj. et

coun-

s.

—

Co n serva teur, -1 rice.

counserbatàri ;
serva taire.

adj. des

lieu où

de

conserve,

—

De bonne

ensemble, de

counsiderà ; v. — Considérer ; estimer ;
counsiderà-s, se considérer ; se regarder l'un
l'autre; s'estimer.
counsiderablamén ; adv. — Considé¬
rablement.

adj.

;

—

Considéra¬

counsideracioû ; sf. — Considération,
counsideràn ; sm.— Considérant d'une

loi, d'un arrêt.
counsideràt,-ade ; adj. et s. — Consi¬
déré,-e, estimé.
counsie,-tie ; sf.— Association, société;
habitude de vivre ensemble. V. acounsià-s.

counsignà (prou, coun-sig-nà) ; v.
Consigner.
counsignàble,-e ; adj. — Qui peut être
consigné.
counsignacioû ; sf. — Consignation.
counsignadoù,-re ; s. — Qui consigne,
counsignatàri ; sm. •— Cosignataire,
counsigne (pi on, coun-sig-ne) ; sf

—■

—

Consigne.
counsinnà.
counsistà ;

C.

counsignà.
Consister.
counsistàn,-tén,-te ; adj. —
—

v.

—

Consis¬

tant,-e.
;

?f.

Con¬

—

sistance.

counsistòri ; sm.
counsistouriàu ;

—

Consistoire,

adj. des

2 g.

—

Con¬

counsòlo ; sf.

Consentement,

—

;

sistorial,-le.

Consentir,

—

counsentide; sf.
adhésion ; concession.

counserbà-s,

Conserve

counsistance,-ténce,-ci

counselhè ;
trat, juge.

Conser¬

ble.

—

counscrit ; sm. —
counsélh ; sm. — Conseil, avis; assem¬
blée consultative. On dit aussi coussélh.
sà

—

garde-manger.
counsèrbe (de) ; loc. adv.

counsideràble,-e

Conscription,
Conscrit,

sf.

—

l'on conserve;

teur.

;

sm.

compagnie.

Nom géné¬
rique de bolets vénéneux divers : Bolelus
salarias, B. pachipus, B. luridus.
Syn. cep hòu, seguin, sanguin.
counsacràyre ; adj. m. — Consécra-

counscripcioû

COUNSOULATIU

vatoire.

conservation ;

Consacrer,

—

a g.

—

Con-

— En Lav. artichaut sau
dans le G. eonsoude (plantes).
counsorce ; sf. — Groupement ; assem¬

vage ;

blée ; entente; concert,

counsòu ; sm.
Està de
ler.

boû

— Consolation.
counsòu, être facile à

counsoulà ; v.

conso¬

—
Consoler ; counsouconsoler.
Que s'en eau counsoulà, il faut en pren¬
dre. son parti.
counsoulàble,-e ; adj. — Consolable.
counsoulaeioû ; sf. — Consolation.
counsouladé,-re. — C. counsoulàble,
avec, toutefois, une nuance un peu ironique.
counsouladoù,-toù,-re ; adj. et s. —
Consolateur ,-trice.
counsoulamén ; sm.
—
Action de
consoler; consolation.
counsoulàn,-te ; adj. — Consolant.-e.
counsoulatiu,-tibe ; adj. — Qui con¬

là-s,

se

sole, qui soutient, réconforte.

�COU i\ SOULE

COUTEMPLATOU

—

310

counsoulè,-re ; s. — Ce qui console;
grande consolation.
counsoulidà; v. — Consolider.
counsoulidàble,-e ; adj. — Consolidable.

counsoulidacioû ; sf.
counsoulidamén ;

Consolidation,
—
Action de

—

sm.

counstituciounàu ;

Constitutionnel,-le.
counstrénce,-te.

;

v.

counsùl ; sm.

counsoulidàn,-te,
counsoulidatiu,
-tibe ; adj. — Consolidant,-e.
counsoumà ; v.
Consommer, absor¬

counsulàt ; sm.

counsoumàble,-e

;

adj.

—

Consomma¬

ble.

counsoumacioû ;

sf.

Consomma¬

—

tion.

counsoumadoù,-toù,-re ; adj.

—

Con¬

sommateur,-trice.
counsoumcioû ; sf. — Consomption.
consoumì,-sumì ; v. — Consumer ;
action de la consomption ; faire évaporer.
Aquét malàu que-s counsuméch, ce mala¬
de meurt de consomption ; en bourln, l'ayí/iífi que s'ey counsumide, en bouillant,
l'eau s'est évaporée, a disparu.
counsoumi-s, counsumi-s ; v.
Se
consumer; mourir de consomption'; som¬
—

meiller.

Qae-m soy drin counsouniit, j'ai fait
petit somme.
counsounà ; v.

un

Etre consonnant,-e.

—

counsounàn,-te ; adj.— Consonnant,-e.
counsounance ; sf.
Consonnance.
counspirà ; v. — Conspirer,
counspiracioû ; sf. — Conspiration.
counspiradoù,-toù,-re ; adj. — Cons¬
pira teur-trice.
counstàn,-tèn,-te ; adj. — Constant,-e.
counstance,-ténce ; sf. — Constance,
—

counstamén ; adv.
counstàt ; sm. —

—

Constamment,

Constat,

terme

de

counstatà ;

v.

—

counstatàble,-e

;

adj.

—

Qui peut être

consta té,-e.

counstatacioû ; sf. — Constatation,
counstellà ; v. — Consteller ; couns-

tellà-s,

se

consteller,

counstellacioû ; sf. — Constellation,
counsternà ; v. — Consterner,
counsternacioû ; sf. — Consternation,

counstipà ; v. — Constiper,
counstipacioû ; sf. — Constipation.
counstituà,-tui ; v.
Constituer;
—

counstituà-s,

se

constituer.

counstitticioû ; sf. — Consilution.
counstituciounalamén ; adv.— Conslitutionnellement.

counstituciounalitàt ;
lulionnalilé.

sf.

—

Consti-

—

Constructeur,

—

Construction.
Construire.

—

V.

Consulat,

—

counsultà; v. — Consulter.
On dira, s'il s'agit d'une consultation
médicale: qae-m soy anàt counsultà; s'il
s'agit d'une consultation d'affaire ou juri¬
dique : qu'èy anat counsultà, ou bien :
qu'èy counsultàt.
counsultacioû, counsulte ; sf.— Con¬
sultation ; délibération ; avis.
Lous medecîs que soun en counsulte, les
médecins sont en consultation, ils délibè¬
rent.

counsultadoû,-re

adj.

;

—

Qui

con¬

sulte.

counsultàn,-te

adj. et

;

s.

—

Consul¬

tant,-e.

counsultàyre,-e ; adj.
Consulteur
d'habitude, qui court les cabinets d'hom¬
mes de loi, de médecins,
counsulte.

—-

C. counsultacioû.

counsumà,-mi ; v.—- Consumer ; counsumà-s, se consumer. V. counsoumi-s.
countà,-dà; v.
Conter, raconter,
—

relater.

Que-b bau countà
conter

une

ue

hèyte, je vais

countadé,-re,-dis,-se
d'être

vous

aventure.

;

adj.— Qui vaut

conté,-e.

Aquéste, qu'ey de las countadéres, celle-ci
(histoire) vaut d'être racontée.
countagioû ; sf. — Contagion. V.
acournanà.

countagioùs,-e

adj.

;

—

Contagieux,-

euse.

n'en

Constater.

—

Consul. V. còssou.

—

countaralhe ; sf.
finit pas; devis

procédure.

g.

basti.

consolider.

ber.

2

C. countrénte.

—

counstructoù ; sm.
counstruecioû ; sf.

counstrui,-si

adj. des

sornette.
rola.

On

dit

Conte

long, qui
grand intérêt;
quelquefois aussi counta—

sans

countàyre,-e ; adj. et s. -— Conteur,
; prend aussi le sens péjoratif, bla¬

-euse

gueur.

coÙnte,-de; sm.
Conte, histoire, ré¬
cit, sornette.
Acò qu'ey û coùnte, cela c'est un conte;
ha coùntes, causer, deviser. V. coumày.
—

countè (Lav.).
countemplà ;

C. countiè.

—

v.

—

hadà.

couiltemplacioû
tion.

;

sf.

Contempler.
—

V.

Contempla¬

countemplatiu,-ibe ; adj. — Contem¬
platif, -ive.
countemplatoù,-doù,-re ; adj.— Con¬

templateur,-trice.

�COUNTEMPOURA

countempourâ,-ne ; adj. et s. — Con¬
temporain,-e.
countén,-te; adj. — Content,-e satis¬

countestàyre,-e.
mais

COUNTRACTA

—

countestadoà,
— C.
péjorative,

avec une nuance

heureux, content de la vie; se dit le plus

countèxte ; sm. — Contexte,
countiè ; sm. — Association restreinte
à peu d'éléments : deux, trois ; appariage.
V. counsie.

souvent de quelqu'un
d'un ivrogne qui a le

Baques de countiè, vaches qui peuvent
s'apparier; està de countiè, être susceptible,

fait.

Aquél qu'ey countén de bibe, celui-là est

countén,-te

qui chante gaiement,
vin joyeux.
— Satisfaction, conten¬

; s.

tement.
Abé-n

p'ou sou countén, avoir satisfac¬
avoir pour son compte ; està de
bonne coiinténte, être facile à contenter.
countenén,-ce,-tiénce,-tiengude ; sf.
Contenance, capacité.
counténénee; sf. — Maintien, pres¬
tion ;

en

—

countiè,-re; adj. — Qui peut être as¬
socié,-e, apparié.
Braus countiès, bouvillons que l'on peut
atteler ensemble.
v.

tenir.

countentà ;

v.

faire.
A'ou y a pas
n'est rien qui

C. countié.
Contenter, satisfaire,

—

assouvir; countentà-s,

—

contenter,

se

se

satis¬

countienùt,-ude

adj.

;

—

;

si

plaisir?
Qu'on peut

contenter.

countentamén ;

Contentement.
countentàyre,-e ; adj. et s.— Qui con¬
tente, satisfait; qui aime à contenter, à
sm.

—

plaisir.

countente ; sm.

—

Contentement

;

état

de conlentement ; joie.

countenùt,-ude

—

;

nence.

countinuà ;

v.

Continuer. V.

—

coun-

tunà.

countinuàble,-e
continué,-e.

adj.

;

countinuacioû ;

sf.

Qui peut être

—

Continuation

—

;

suite.
On dit
vous

: boune countinuacioû pour portezbien, continuez à vous bien porter ;

bon courage pour

countenén,-re.

Contenu,-e,

—

Continent, terre.
adj. — Continent,-e.
countinénce,-ci,-cie ; sf. — Conti¬
sm.

countinén,-te

terminer.

countinuadamén ; adv.

(B.-L. Lav. Big. G.).

;

adj.

;

Conte¬

.—

retenu.

countinén ;

countentà, il faut s'en contenter

countentàble,-e

; s.
contenu ; contenant.

nance,

qui-u pousque countentà, il
puisse le satisfaire; que s'en

acò te countente? Si cela te fait

C.co untenénee.

—

countienùt,-gÙt,-ude

Contention,

counténgue (Big. G.).

C.

—

countiénce.

countencioû ; sf

faire

countié,-ne ,-éngue ;-tìne (Bay. L.) ;
Contenir; countiéne-s, countié-s, se

con

tance.

cuu

état d'être associé à.

en

—

Continuel¬

lement,.

counterilhà ; v. — Fréq. de çountà.
COUnterilhÔt,-e ; s. — Petit conte, his¬
toire amusante, légère, pour les enfants,
petite fable,
counterròlle; sm. — Contrôle,
counterroullà ; v. — Contrôler ; enre¬
gistrer un acte.
counterroullàyre,-e ; adj. et s.— Con¬
trôleur, -euse.
counterroullùr ; sm. — Contrôleur des
finances, de l'enregistrement. Le terme ne
s'applique guère qu'aux fonctionnaires de
l'Etat. Toutefois, on dirà: n'èy pas besoùgn
il'ù counterroullùr ! dans le sens de je n'ai
pas besoin d'être surveillé, d'avoir quel¬
qu'un qui contrôle mes actes.
countèst ; sm. — Contestation, débat,
countestà ; v.
Contester, discuter,
—

refuser.

countestàble,-e

;

adj.

—

Contestable,

countestacioû ; sf. — Contestation,
countestadamén ; adv. — Contestablement.

countestadoù,-re

adj. — Conteslant.-e. On dit aussi countèstàn,-te, t. de
procédure.
;

countinuàu; adj. des 2 genres. — Conlinuel,-le; on dit aussi countinuè,-re.
countinuàyre,-e, countinuè,-re ; adj.
Qui continue ; par anal, rabâcheur.
countinuè,-nuetàt; s. — Continuité,
countòrse ; v. — Action de tordre ;
countòrse-s, se contortionner.
countoùr ; sm. — Contour, circuit, pé¬

—

rimètre. V. cutour.

countournà ;

v.

—

countournàn,-te

;

Contourner.
adj. — Contour-

nantie.

countournejà ;

v.

—

Fréq, de coun¬

tournà; faire le tour; longer.
; sf.
contorsion.
countoursùt,-de ; adj.
né,-e ; qui est tordu,-e.

countoursioù,-sude

—

Torsion;

entorse ;

countrabén.

—

—

Contour¬

C. countre-bén.

countrabenàn,-te.

—

C.

countre-

benàn,-le.
countrabencioû ; sf.

—

Contravention,

countraccioû ; sf. — Contraction,
countractà ; v. — Contracter. V. acou-

manà, préne, gahà.

�COUNTRACTAN

COUNTRE-CLAU

—

countractàn,-te

adj.

;

—

Qui

312

se con-

tracte.

countrade ; sf. — Contrée,
région,
countradi.
Aphérèse de countradXse.
—

countradiccioû ; sf.

—

Contradiction,

countradictòri ;

sm.

—

Contradictoire,

countradictoù ;

sm.

—

Contradicteur,

countradise, countredise; v.
Contredire; countredise-s, se contredire.

—

char; aci-countre, ci-contre; que dit toustém lou countre, il dit
toujours le contraire;
qw'at a hère au countre, cela lui est bien
contraire; lou partit countre, le parti adver¬
se; lou blat qu'ey bèt, mes lou milhòc,
per countre, qu'ey méndre, le blé est beau,
mais le maïs, p'ar contre, est faible.
countre-atàc,-ataque ; sf. — Contreal laque.
countre-atacà ; v. —■ Contre-attaqucr.
countre-bach ; sm. — Contre-bas.

On dit aussi countredl.

countràri ;

adj.

Contraire; nuisible;

—

défavorable.
countràri ;

—
Contraire ; chose
attaque de mal par suite
de la rencontre d'éléments
contraires, le
froid et le chaud, par exemple. V. countre,

opposée

;

countre-bàde ;
le

contr»
sm.

malice

un

;

revers

v.
Croître, pousser
tronc, le pied-mère; pousser sur
de talus, de coteau, etc.
—

countrebalançà

balanssà;

ou

Contre-balancer.

à l'encountre.

countre-balàns ;

Qu'a çiallât û countràri, il a pris mal ;
nou dit pas lou countràri, il ne dit
pas le
contraire ; ha tout au- countràri, faire tout

countre-bande ; sf.

—

ccountrebandejà

v.

contraire.

au

S'emploie quelquefois pour contrariété :
n'èy que countràris, je n'ai que contra¬

riétés.

Lov. adv.

tràri,

au

•—

Au

countràri, tout lou

coun¬

contraire, tout au contraire.
— Au countràri de, à l'opposé

Loc. pré p.

do. contrairement à.

countrariàn,-te

adj.— Qui contrarie;

;

enclin à contrarier,

countrarietàt ; sf. — Contrariété,
countrarimén ; adv. — Contrairement,
countrarimén ;

sm.

—

C.

countrarie¬

tàt.

countrarioùs,-e ; adj. et s.
Contra¬
riant,-e, qui aime à contrarier par malice
ou
pour s'amuser; qui se contrarie facile¬
ment; irascible; qui prend mal aisément.
_

V. countmriàn.

Aquéste machàn teins qu'ey prou coïintrarioùs, ce mauvais temps est plutôt co"trariant ; lou gouyàt qu'ey û
countrarioùs,
le jeune homme est un
taquin, un mali¬
cieux.

countràst;
(vieux).

sm.

—

sition

countrastà ;

v.

Contestation;

—

oppo¬

Contraster, contre¬

carrer.

countràste ;

sm.

tion.

—

Contraste, opposi-

Contrat,
countràt; sm.
countràyre (13.-L.) ; v. — Contracter,
countràyre ; sm. — Forme de coun¬
—

tràri

en

certains lieux.

countre; prép. adv. et sm.
Contre,
malgré, vis-à-vis, auprès, proche; le contraire ; opposition : contraire. En
Big. et
—

dans le G.

en

divers lieux, on dit par

Ihèse croùnto. V. coste, de-tras.

méta-

Que l'anà countre, il marcha.contre lui;
qu'ère countre Ion car, il était, contre le

;

—

Contre-poids,

—

Contrebande,

Faire de la

—

contrebande.

countrebandiè,-re
dier,-ère.
countre-baràt ;
double fossé.
countre-bàte ;

;

s.

sm.

v.

Contreban¬

—

Contre-fossé

—

—

Conlre-battre.

—

Contrevent;

;

Syn. rebàte.
countre-bén ;

countrarià ; v. — Contrarier ; aller à
l'encontre de ; countrarià-s, se contrarier.

sm.

v.

ti-'! le vent.
/1 countre-bén,
veut ;

sm.

con¬

à contre-vent; abrité du

anà-n à countre-bén, aller, marcher

contre le vent.

countrebencioû ; sf.

Contravention.

countre-benàn,-nén,-te

;

trevenant,-e.
countre-bentà ;

travailler
ner

le

contre le

v.

—

Con¬

Contreventer

—

vent,

adj.

particulier

en

;

van¬

grain.

countrebersà ;

Controverse!-,

v.

countre-bèrse ; sf.

—

countre-bertàt ; sf.

Controverse,

—

Contre-vérité.

countre-biéne,-béngue

;

countre-boutà ;

Mettre

contre,

entraver, enrayer; countre-boutà-s,
Ire en travers, contre, se brouiller.

se met-

v.

—

t revenir.

v.

—

Con-

countre-cancèt ; sm. — Barre trans¬
versale fixée au char au moyen de deux
montants et d'anneaux.
countre-carrà ;

v.

—

Contrecarrer

countre-carrà-s, se contrecarrer,
countre-carràyre,-e ; adj.
riant,-e.

;

disputer.

se
—

Contra¬

countre-carre ;
sf.
Contrecarre,
; controverse.
Que hè touslérn la countre-carre, il fait
—

opposition

toujours opposition;

être

en

i

s/à

en

controverse.

countre-carte ;

countre-carre,
&gt;

sf.

—

Contre-lettre

;

contremarque.
countre-clau ; sf.
clé ;

passe-part ou t.

_

Contre-clé, fausse-

�313

COUNTRE-CO

countre-co(à)

;

loc. adv.

—

A contre¬

countre-luts ;

sf.
Contre-jour.
countrc-luts, à contre-jour ; loin de la
lumière; du côté opposé au soleil.

countre-cop ;
percussion.

sm.

Contrecoup; ré-

—

.

coutre-malhe ;

reboùm.

terme

countre-couloù ;

sf.

—

De

couleur

countre-danse ; sf.
countre-dise ; v.

—

Contredanse,

Contredire;

—

countre-marcàt ;
vention
dent.

—

Pièce de charpente,

—

Placer des countre-

countre-léy; sf.
traire.

—

Contre-

countre-méne ,■-mine ;

sf.

—

Contre-

; s.

—

ou mèstre,-mestrésContremaître,-esse.

countre-méte ;

qualité

Mettre

—

contre,
—

Y.

countre-menà, countre-méne.
countre-murralhà ;

v.

—

Contre-mu-

rer.

countre-murralhe ; sf.— Contre-mur.

countrénte; sf.

Contrainte; exploit

—

d'huissier. V. counstrence.
countre-oùrdi ;

sm.

Contre-ordre,

—

countre-partide ; sf. — Contre-partie,
countre-partit ; sm. — Parti adverse,
contraire; opposition politique.
countre-pas ; sm. — Contre-pas, danse

ancienne.

countre-passà

; v.

Dépasser, outre¬

—

passer.

countre-pè; sm. — Contre-pied,
countre-pés ; sm. — Contrepoids,
countre-pesà ; v. — Contre-peser,

con¬

tre-balancer.

countre-péu

;

sm.

Contre-poil qui

—

le vieux poil des bêtes.
countre-péu (à) ; loc. — A rebroussepoil ; à contresens.
\bé quauqu'û à countr.:-péu, ne pas
ainiei
quelqu'un. En français pop. avoir
quelqu'un dans le nez.
Svn. d'arrè-péu, à péu-rebès.
repousse sous

countre-pousoû

;

sm.

—

Contre-poi¬

son.

countre-probe
contre-épreuve.

;

sf.

—

countre-séns ;
sm.
le sens contraire.

Contre-preuve;

—

Contresens;

dins

con¬

con-

v.

étayer ; countre-méte-s, s'opposer.
countre-mina, countre-mine.

trò, qu'ey û counlre-sens, cela est un
contresens, c'est contre la raison ; anà de
countre-sens, aller dans le sens contraire ;
ni1

Contre-lettre,

TV

Marché, con¬
un précé¬

autre, à

un

v.

pas

aller dans le bon

countre-signà
—

Con-

—

countre-mèste

làts,
countre-létre ; sf.

—

v.

;

se

;

—

sm.

;

mine.

moqueur

v.

contraire à

countre-menà,-minà

ténor.

countre-lat ; sm.
countre-latà ; v.

;

miner.

—

Se mettre
prendre le parti contraire,

Contre-maille

—

countre-marcà,-mercà
tremarquer.

tre-dlse-s, se contredire.
countre-disén,-te ; adj. — Contredi¬
sant,-e; contradicteur.
countre-dit; sm. — Contredit; contra¬
diction ; déclaration contraire.
countre-enquestà ; v. — Contre-enquêter, enquêter contradictoirement.
countre-enquèste ; sf. — Contre-en¬
quête.
countre-escarpe ; sf.— Contre-escarpe.
countre-espèr(t) ; sm. — Contre-ex¬
pert.
countre-espertisà ; v. — Faire la con¬
tre-expertise.
countre-espoùs ; sm.— Garçon d'hon¬
neur
dans un mariage. (Employé particu¬
lièrement vers Orthez et dans les Landes).
countre-esproubà ; v: — Soumettre à
la contre-épreuve.
cóuntre-esprobe ; sf.
—
Contreépreuve.
countrefactoù ; sm. — Contrefacteur,
countrefayçoû ; sf.
Contrefaçon.
countrefayçounà ; v.
Faire de la
contrefaçon.
countre-fiche ; sf. — Contre-fiche; ter¬
me de
charpentier,
countre-frinèste ; sf. — Contrevent.
countre-fort,-hort ; sm. — Contrefort,
countre-gardà ; v. — Contre-garder ;
préserver.
countre-garde ; sf. — Garde, surveil¬
lance. garder contre.
countrégne ; v. — Contraindre ; countrégnç-s, se contraindre. Y. counstrence.
countregnùt,-ude ; adj.— Contraint,-e.
Syn. premùt.
ountre-hà,-hè ; v. — Contrefaire'; imi¬
ter en se moquant. V.
coùnlro-fa.
Syn. escarni.
countre-haute ; sf. —■ Haute-contre,

countre-hicà-s ;

sf.

tricotage, de fabricant de filets,

ordre.

coun-

countre-hèyt,-e ; adj. — Contrefait,-e
d'habitude; grimacier.

de

countre-mandà ; v. — Contremander.
countre-mandamén ; sm. — Contre-

différente, opposée.

tre ;

—

A

cœur.

Svn.

COUNTR E-TIMOU

—

!

i

;

v.

sens,

—

Contresigner,

countre-tems ; sm. —
Contretemps,
countre-timoû ; sm. — Contre-limon,

pièce de l'attelage.

�COUNTRE-TRAMA

COUPAYRAN

—

countre-tramà ;

v.

314

Contre-tramer,

—

terme de tisserand.

en

countribuà,-bui ;
countribuàble,-e

Contribuer.
adj. et s. — Con¬

v.
;

—

tribuable.

countribuàn,-te
bue, coopère.

adj.

;

countribucioû ; sf.

countricioû ; sf.
countristà ;

v.

Qui contri¬

—

Contribution,
Contrition,

—

—

Contrister.

—

countristàn,-te ; adj. — Qui contriste.
countrit,-e; adj. — Contrit,-e.
coùntro (Lav.) ; si'. — Ravin. N. de p.
et de I. Lacontre,

Lascounires.

coùntro-fà (G.) ;
•—

coùntro-hà,-hè

;

v.

Contrefaire.

countr'òrde

(Big. G.).

C. countre-

—

oùrdi.
countroubà ; v.
countunà (L.) ;
thèse de countinuà

—

Controuver.

countunià. — Métaqui se produit aussi

pour les dérivés.
countune ; countùnio
—

(Big. G.)

;

sf.

Continuité ; suite ; à la countune, comme

d'habitude, comme des choses qui se sui¬
vent. Quand on se rencontre on dit : quin
bu ?
A la countune, comment allez-vous ?
Comme d'habitude, ça continue (à bien
aller).
counturiè,-ro (Lav.); adj. — Con¬
tint,-e, joyeux, gai.
countusioû; sf. — Contusion. (Peu
usité, on dit plutôt moc).
—

—

coùo

(Big. G. V.-B.).— C. coude,

queue.

couo-arràs,-e (Big. et G.) ; adj. — Qui
a
la queue coupée au ras de sa naissance ;
courtaud,-e.
Syn. coudét.
coùo-céne (Big. G.) ; s. — Couvre-cen¬
dre ; Cendrillon.
coùo-d'arràt
d'arràt

(Big. G.).

coùo-de-màndro (Big.).
.de

—

—

C.

coude-

C. coude

boup.
coùo-liso

(G.)

;

sf.

—

Vipère,

coùo-tusòcs (G.) ; s. — Couve tisons,
qui est toujours au coin du feu ; on dit
aussi coùo-céne.

teur,-triée.
couourdinacioû ; sf.
Coordination.
couourdounà ; v. — Coordonner,
couourdounance ; sf. — Coordina¬
tion ; action de coordonner.
coup, cop, cup; sm. — Coyer, sorte
d'éttìi de bois ou de métal où les faucheurs
tiennent la pierre à
aussi coupél.

aiguiser. On l'appelle

Couper, casser, briser,
rompre, tailler, trancher, fracturer, déchi¬
rer, défaire avec violence, force ; interrom¬
;

v.

—

sure.

coupade ; sf. — Contenu d'une coupe.
COupadé,-re ; adj. — Qui peut être, qui
est en état-d'être coupé.
I.ou hé qu'ey coupadé, le foin est bon
pour la fauche.
coupadé,-re ; s. — Tranchoir, billot
sur lequel on coupe le bois, la viande, etc.
coupadére ; adj. f. —• Terme de jeu:
carte qui peut être coupée.
coupadis,-se ; adj. — Cassant.-e.
coupadiu,-ibe. — C. coupadé.
coupadoù,-re ; adj. — Etalier de bou¬
cherie ; coupeur,-euse.

cououperà ; v. — Coopérer,
cououperaeioû ; sf. — Coopération.
cououperadoù,-re ; adj. — Coopéra-

coupà

arrêter; canceller; châtrer; mélanger
parlant de liquides ; coupà-s, s'interrom¬
pre,; se contredire.
Coupà legne, couper du bois ; maridàdje
coupât, mariage rompu ; coupà béyre, bri¬
ser du verre ;
coupà la noeyt, partager la
nuit ; interrompre la veille ; coupà pâ, tail¬
ler du pain ; coupà car, trancher de la vian¬
de ; coupà ue poume, partager une pomme ;
lou be'n qu'at coupe, tout, le vent brise,
renverse tout; la
bise que coupe, la bise
taillade (la peau) ; coupà la paraule, couper
la parole ; coupà-s la camise, se déchirer la
chemisé ; coupà-s lou cap, se fracasser la
.tête ; avoir des préoccupations ; coupà p'ou
cour, prendre la traverse ; coupà lou bî,
couper le vin, y mettre de l'eau, faire un
coupage ; coupà la set, étancher la soif ;
c.oupà-t tout, tout casser; coupà ue carte,
terme de jeu ; coupà bachère, briser de la
vaisselle, faire du grabuge, se battre dans
le ménage ; escusàt-me si-b coùpi, excu¬
sez-moi si je vous interromps ; coupà lou
marcàt, défaire le marché, l'annuler; coupà-s lie came, se fracturer une jambe: lou
rasé que coupe, le rasoir coupe bien ; cou¬
pà-s lou nas countre, se casser le nez con¬
tre ; coupà-s la figure, se casser la
figure ;
coupà-t à mieyes, partager (quelque chose),
faire un compte à demi ; coupà camî, cou¬
per court ; couper la voie ; interrompre,
coupablaméil ; adv. — Coupablement.
coupable,-e; adj. -— Coupable; qui
peut être, coupé.
coupade ; sf. — Coupure, entaille, cas¬
pre,

coupadure ; sf.
blessure

;

—

Coupure

;

incision

;

fracture de membre,

coupamén ; sm.
Cassement.
Coupamêns de cap, tracas, ennuis.
Coupàn,-te; adj. — Coupant.-e; tran¬
—

chant; incisif.

couparròs,-roùs

;

sm.

—

Couperose,

vitriol.

sf. — Couperose, maladie.
couparrousàt,-ade; adj. — Coupe¬
couparrose ;

rosé,-e.

coupassejà;

v. —■ Tailler mal, en pe
déchiqueter.
coupayràn (L.) ; sm. — C. coupleyrane.
Cf. esquipòt.
tils morceaux;

�315

COUPAYRE

coupàyre,-re
seur,

adj.

;

—

Coupeur,

cas¬

briseur,-cuse.

coupe ; sf.

Coupe, action de

—

couper,

de tailler.

coulpe

coupe,

;

sf.

—

Ua la coupe, imputer,
faute ; ha coupe, accuser,
la coupe, battre la coulpe.

Faute.
reprocher une
imputer ; bàte-s

sf. — Ancienne mesure de capa¬
qui valait un douzième de boisseau;
coupe, vase à boire ; sorte de casserole, de
louche, cassotte. V. coupét, coupèt, eschèu.
coupe-camî; sm. — Chemin de tra¬
verse ; au
lig. échappatoire et aussi inter¬
ruption pendant un discours.
coupe-cap; sm. — Cassement de tête,
tracas, ennui.
coupe-dit ; sm. — Coupe-doigt, serriconie et particulièrement la lucane dit cerfvolant ; chenille de la pomme de terre ;
espèce de croque-mitaine. V. catchote, cas¬
eu nét, catehòto, escrabàt.
coupe-plum ; sm. — Coupe-plume, ca¬
coupe ;

cité

nif.

coupère

sf.

Ecale,

ce qui recouvre
qui enveloppent
l'épi du maïs. V. couspe, péle, peìòc.
coupèro (G.) ; sf. — Vase en forme de
coupe ; bol ; ancienne mesure de capacité.
V. coupèt.
coupét (G.) ; sm. — Nuque. Cf. coucòt.
coupét,-e. — C. coupe, cache, cassotte.
Anà-n à came-coupét, se traîner, aller
sur une jambe repliée sous soi ; on appelle
came-coupét, celui, celle qui a les jambes
arquées; ant. truque-joulhs.
coupét ; sm.
Cupule.
Coupét d'aqlan, cupule de gland.
Syn. caspoùt, crouspllh, cuspét.
coupèt; sm. — Mesure de capacité pour
le grain, valant, en Béarn, 12 I. 1/2 envi¬
ron ;
elle varie d'ailleurs, selon les pays,

;

—

certains fruits, les feuilles

—

comme

toutes

Lav. elle vaut

Bigorre
La
vaut

les
1

anciennes

d'cal.

mesures ;

en

026, à Bagnères de

décal. o/|i.

r

mesure

vaut

2

coupèts, le quoartàu

Plabe

—

COUQUILIIOUS

Superdim. de

Copie,
Couper menu,
sm. pl. — Menus

coupe,

—

coupilhà ; v.
coupilhéts ;

—

mor¬

petits coups.
coupioùs,-e ; adj. — Copieux,-euse.
coupiousamén ; adv. — Copieusemenl.
coupla ; v. — Coupler, accoupler,
coupiàdje ; sm. — Couplage,
couplamén ; sm. — Couplement.
couple,-e ; s. — Couple. (Le masculin
s'emploie pour les personnes et les bêtes, le
fém. pour les choses).
couplét; sm.
Couplet, verset; fer¬
rure, penture.
coupleyrane (Bay.) ; sf. — Cassette,
coffret, tirelire. V. coupayràn.
coupo-sègos (G.); sm. — LitI. coupehaies, instrument pour tailler les haies:
vouge ou cisailles de jardinier,
coupoû ; sm. — Coupon,
coupoulòt (B.-L.) ; sm. — Nombril de
Vénus (Venus urnbilicus pendulinus, D. C.
plante).
coupte (N.-O. des L.) ; sm. — Coude.
ceaux

;

—

V. coét.

coupùr

;

sm.

—

Coupeur,

terme

de

métier.

coupùt,-ude ; adj.

—

Creux,-euse, dont

le fond est arrondi.

couquelàt,-ade ; s. — Contenance, cond'une coquèlc.
couquèle. — C. coqu.èle.
couqueluche. — C. cacaluche.
couquéte ; sf. — Petite coque; ma¬
caron; chignon rond; petite coiffure de
femme. Eu B.-L- on appelle couquéto de
hour, un petite pain d'ox-ge que l'on mange
dans du lait ; la couquéte éna là est une
galette de maïs cuite sous la cendre.
couquèyre (Bay. Ort. L.) ; sf. — Mar¬
t"iiu

chande de

en

k.
à

coupèts, pleuvoir à verse, à
coupèts, donner largement.
coupét-coupét ; loc. — Un enfant qui
commence à marcher, se hâte à petits pas
va
coupét-coupét.
coupetejà ; v. — Vider le coupét, gobeseaux ;

coupichote ; sf.
petite coupe.
coupie ; sf.

—

da-n à

lotter.

coupèts; sm. pl. — Fragments, bri¬
de grains restant après le battage,
coupì. — C. caupi.
coupià ; v. — Copier ; coupià-s, se co¬

sures

pier.

coupiàdje; sm. — Copie.
coupiàyre,-e ; adj. et s. — Copiste,
coupichòt, coupuchòt; sm, — Petit
coup à boire.

gâteaux.
Syn. coucassire.
couquî,-ne; s. — Coquin,-e. Le terme
n'a pas toujours le sens péjoratif; il peut
signifier badin,-ne, qui aime à s'amuser
avec des moyens inoffensifs, comme on dit
en français: petit coquin.
Couquî coum la noeyt, trompeur comme
la nuit (dict.) ; tu, qu'ès û couquî, toi, tu
es un farceur. V.
couquine.
couquiàt,-e. — Même sens que cou¬
quî,- ne.

couquilhoû,-lhòt ; sm. — Sorte de
petit gâteau qu'en Gascogne on offre au
de certaines cérémonies ;
dans la pâte, la bouillie.
cours

grumeau

couquilhoû ; sm. — Pâtissier. N. de p.
couquilhoùs,-o (G.); adj. — Grume¬
leux,-euse.

�COUQUINADE

couquinade
joué

sans

;

—

sf.

316

COUP.AU
—

Petite farce, tour

gravité.

couquinàdje

Vie de coquin,
mauvaise vie.
couquinalhe ; sf. — Les coquins en
général ; la gueusaille.
couquinance, couquinerie ; sf. —
Talent de coquin.
couquinàs,-se ; ad.j. et s.
Gros co¬
quin, malin; luron,-ne.
couquinàt. — C. couquiàt.
couquine ; sf. — Coquine, femme vi¬
cieuse, de mauvaise vie.
couquine (Marsan); sf. —» Couverture
de lit (vient de coucà).
couquinè ; sm. — C. couquinalhe et
couquinance.
Bibe dab /ou couquinè, vivie avec les
coquins, la gueusaille; que counéch lou cou¬
quinè, il connaît la coquinerie ; blbe en
couquinè, vivre en faux ménage.
couquinejà ; v. — Vivre en coquin ;
gueusailler ; courir les bonnes fortunes,
mais dans le monde interlope. Quand le
temps est beau mais que la pluie menace,
011 dit :
lou temps que couquinéje.
couquinerie; sf. — Coquinerie; carac¬
tère du coquin ; friponnerie ; ruse ; malice,
cour; sf. — Cour, tribunal, conseil.
Qii'aneràm à la cour de Pau! Nous irons
devant la Cour de Pau ! (Nous plaiderons) ;
la cour dou rey, la cour royale.
cour, court ; sf.
Cour ; basse-cour ;
étable; bercail.
Qu'ey au rniey de la cour, il est au milieu
de la cour ; lou bestià qu'ey à la cour, le
bétail est à I'élable; tout ço qui ey à la
cour
qu'ey dou màrrou, tout ce qui est
dans le bercail est du bélier (die.).
cour(t), court,-e; adj. — Court,-e;
petit,-e, ramassé, ragot.
/.ou predlc
qu'ey court e boû, le sermon
esl court et bon ; lou
fra y qu'ey court e la
so
grane, le frère est petit et la sœur
grande.
(F.n H. le / final sonne généralement, tan¬
dis qu'on l'entend rarement en Big. G. et
I,.).
courà,-radilhe ; s. — Viscères d'une
bête de boucherie comprenant le cœur, le
de vicieux ;

les

le

style plaisant quand il s'agit des

person¬

nes.

; sm.
gens (le

—

—

foie et les poumons.

courà, couràlh,-e, courè,-re; s.
Collier de bois; il est, le plus souvent,

en

certains

lieux, on appelle courà tout collier
quel qu'il soit, collier d'ornement ou d'ulililé.

Dim. couraric,-que, couraroâ, courèrou,courét, petils colliers, bijoux.
courade ; sf. — Lacet de chasse pour

lapins. V. las, cedade, cedou.
courade ; sf.
Poumon des bêtes ;
fressure. Le terme ne s'emploie que dans
—

fr.

«

il

a

de

courade

comme

on

l'estomac, du pectus

dit

en

».

(M4) ;-ate (As.); sf.

passage en montagne;

—
Col,
petit vallon. N. de

Corade, Couradéte, Courate.
couradè,-re; s.
Marchand,-e de fres¬
sures, d'abats de boucherie. N. de p.
couradilhe ; sf. — Plat de fressure ; la
fressure même. V. courà (1).
couràdje ; sm. — Courage.
couradjoùs,-e, couradjùt,-ude ; adj.
Courageux,-euse.
couralade ; sf. — Eau, humeur du
bois coupé, cambium, sève suintante. Ma¬
ladie qui affecte certaines plantes et que le
vulgaire attribue à la sève ou au cambium,
la rouille des céréales, par exemple,
couralamén ; adv.
Cordialement,
courale (L.) ; sf. — Branche sèche de
pin.
couraléte ; sf.
Dim. de courade ( ?) ;
employé dans celte expr. : nou pas crebà-s
la couraléte, qui correspond à l'expr. fr.
ne
pas se fouler la rate.
Peut-être serait-il plus correct de dire
couradéte? A moins que le rad. ne soit
p.

—

—

—

—

couràu? V.

ce

couràlh.
couralhà ;

m.

C.

—

v.

courà; corail,
Mettre

—

un

collier.

couralhè,-re ; adj. et s. — Fabricant,
marchand,-e de colliers.
couralî,-ne; adj. et s. — Qui tient,
qui est de la nature du corail ; corallin,-e.
couralin (Bav.) ; sm. — Petite embar¬
cation, canot, yole.
couràlo (Lav.) ; sf. — Lacet à nœud
coulant pour prendre les rats, les oiseaux.
V. courade (1) et courarò.
couralùt,-ude ; courarùt (13.-L.) ; adj.
Qui a du cœur, du courage; dur. li¬
gneux, en parlant du bois ; bois qui a beau¬
coup de couralade.
couraric (B.-L.) ; sm.
Petit courra,
particulier aux brebis et aux chèvres.
courarico (B.-L. et Lav.) ; sf. — Cha¬
—

—

cune

des extrémités du

courarilh;

sm.

couru.

—

Cheville, clef de

courà.

courarò (B.-L.) ; sm.
—

forme de fer à cheval et se ferme avec une
cheville. V. courébe, canaule. Toutefois, en

lièvres et

Aquét qu'a courade,

—

coulant

—

Lacet, nœud

crin

pour attraper les oiseaux,
notamment les corneilles. Cf. couràlo.
en

couraroû,-reroû,-rilh,-rét (M4 Big.)
sm.

—

;

Petit collier de bois. V. courébe.

Syn. canauloû.
(Os.).

couràs

C. courà, collier à bo¬

—

vins.

couràu;
dur.
Couràu

anal,

abc

de

sm\

—

Cœur des arbres à bois

càssou,

couràu,

cœur

avoir

de chêne; par
cœur, de la

du

vaillance; être solide, dur, physiquement et
moralement. V. couralùt.

�COtÍRAU

317
couràu ;

ndj. ilos

g.

2

—

courbe; sf.

Cordial,-le,

couràu; adj. des 2 g. — Qui concerne
Ics chœurs; choral,-e.
courb,-e; adj. et s.
Courbé,-e; pièce
de cliarruej endroit courbé du timon.
courba, courbachà ; v. — Courber ;
ployer ; coúrbachà-s, se courber. On dit
aussi courbetà, en parlant du bois, quand
on le courbe, le
ploie.
courbàch,-bàs; corb (L.) ; sm.— Cor¬
beau (oiseau).
Entàu courbàch l'olhe pouyride nou put
pas, à chacun son goût (die.),
—

—

nais.

venlc du sel à

a

—

Qui

courba¬

ture.

enrolis, charrit et còrlis.

courbagàu (G.-M.). — V. courbachà.
courbagnà (G.) ; v. — Provigner.
Syn. aproubagnà.
courbàgno (G.) ; sf. — Moissine ; mar¬
cotte ; s.irment de vigne.
courbajâ. — C. courbachà, courlis.
courbalhoû,-belhoû ; sm. — Jeu dans
lequel filles ou femmes, robes serrées autour
des jambes et accroupies, sautillent; elles
exécutent ainsi soit des figures de danse,
soil des courses avec enjeu pour les pre¬
mières arrivées

au

but.

Syn. courculhoû, croupilhoû.
courbasse

(Ort.)

;

sf.

—

Femelle du

corbeau.

courbassè,-chè
dos

anse

de corbeaux.

; ad

j. et

Sobriquet

sm. —
des gens

(B.-P.).

courbassine.

Chas¬

d'Ur-

1

C. courbachine.

—

courbilhoà ;

non

latérale

comme

C. courba.
—

v.

Courbclte.
Faire des courbi-

—

llioûs.

courbilhoû (B.-L.) ; sm.
le contenu d'une corb.

Tas formé

—

avec

V.

coùrbos (E.
courbe. ;

du G.); sf. pl.

courboù,-bo (B.-L.)

;

adj.

—

Jantes.

Courbé,-c

—

;

courbe.

courbù ; sm. — Variété de cépage béar¬
nais, à raisin rouge,
courcoùlh, courcùlh; adj. m. et s. —

Recoquillement ; retrousseront des robes
sans
plis réguliers.
courcoulhoû (Lav.) ; sm. — Ange ado¬
d'autel, de rétable,

courculhoû.

—

C. courbalhoû.

corde ;
courdà-s.
se
l'effet do
la chaleur ou du froid prennent l'apparence
d'une corde. V. candelejà. En G.-M. courdà
signifie aussi boutonner et mesurer par
—

Corder, mettre

en

serrer avec une corde; lacer;
dit de certaines choses qui, sous

lier;

corde.

courdade ; sf. — Cordée ;action de cor¬
der ; enfilade, suite.
Ue courdade de hé, une rangée de foin
en andain ; ue courdade de ceps, une cor¬
dée de champignons.
courdade ; sf.
Mesure pour le bois
usitée encore en Gascogne, particulièrement
dans les Landes. V. corde.
—

courdadé,-re ; s. — Outil
de tisserand sur lequel celui-ci
de la corde du tissu.

courdadejà,
suivre à
nier des

la

de cordier,
tend les fds

courderejà;

v.

—

Se

lile, marcher à la corde; ma¬

cordages.

courdaderà ; v. — Faire des courdades.
S'emploie aussi avec le sens de courderà.

courdàdje
—

—

au-dessus et

courdà ; v.

courbagalét,-e ; s. — Petit courlis
(Xumenius phaopus, Lath.), appelé aussi

seur

une

rateur

;

Salies-de-Béarn.
Y. courbalhoû.

courbéte; sf.

:

courbadé,-re,-dis,-se ; adj.
peut être courbé,-e.
courbadure ; sf. — Courbure

Récipient de la meule

la corb.

I

Corvée; travail péni¬

—

courbençoû (G.)'; sm. — Engoulevent.
Y. ousèt-crepaut.
courbét (Lav.) ; sm. —• Elendue de ter¬
rain en ponte et formant un arc.
courbét ; sm. — La pièce du timon de
la charrue appelée aussi corb, courbe.
courbét (B.-L.) ; sm. — Corbeille qui

Que y a licre de courbachère, il y a beaucoup de corbeaux (cet hiver).
courbachéte,-chine,-ssine ;
—
sf.
Corneille (oiseau).
Syn. agraule, cacàulo ,cacouléto, cachcaléle, corbe, casqueréte.
courbachùt,-ude. — C. courbachàl,
—

bét.
sm.

courbelhoû.

lilé de corbeaux. On dit aussi courbachùmi.

ble, démarche ennuyeuse.

;

farine; (en Prov. cercle de cuve).
courbelhoû ; sm. — Corbeille conte¬
nant, cinq conques ; mesure-type pour la

courbetà.

mais moins usité.

corbeau de fer

de la

V. courbasse.

courbachère,-cherie ; sf. — Les cor¬
l'espèce des corbeaux; grande quan-

courbade ; sf.

V. urrlu

courbélh ;

V. courba.

beaux,

;

—

courbachà,-jâ, courbagàu; sm. —
Courlis (oiseau). Le petit courlis s'appelle
courbagalét, caròlis ou còrlis.
Syn. flaiit, Jlèu, piguéte de ma.
courbachàt,-ade ; ad.j. — Courbé,-e;
qui marche courbé, cassé,
courbachè.

cintrée

coùrbe,-e; adj.
Courbe, courbé,-e.
Arriu-coùrbe, nom d'un ruisseau béar¬

.—

courbachà.

COURDAD.I Ë

Courbe. C. corb, pièce

—

de charrue ; chose
nom de vache.

affectueux.

—

lier.

; sm.

—

Cordage

;

aclion de

�COURDADOÜ

3i8

COURENTAMÉN

—

courdadoù,-re, courdè,-re; adj. cl

s.

Cordier,-ère.

—

;

sm.

—

Sorte de grosse toile
grossière.
courdatè,-re ; g. — Employé parfois
pour désigner non le fabricant de cordes,
appelé toujours courdè, mais le marchand
de cordage.
courdè,-re; s. —- Cordier,-ère ; mar¬
chand de cordages.
sm.

—

dont la corde est

Ha

faire

couru
comme

lou courdè, anà-n
le cordier, marcher

à recules,

à reculons,

prospérer (dict.).
courdè,-re (L.) ; s. —- Agneau tardif,
né après la saison de l'agnelage.
courdejà ; v. — Suivre en ligne ; être
en
ligne ; faire la queue. C. courdà.
Ims costes que courdejaben, la ligne des
collines se déployait : lous milhòcs que
courdéjen, les maïs font « la corde », ils se
dessèchent; acerà, ne troupe de mounde
que courdejabe, au loin, on voyait une
troupe de gens marchant en file, en co¬
ne

qui ne pisse
petit peu.
Syn. courdilh, courdilhéte.
courdèt ; sm. — Cordeau,
courdilh; smi. — Cordelette; fil de
ligne de pêche; boyau, intestin. V. cour¬

que par

courdàme (G.) ; courdàmi
Cordage, les cordages.
courdàt ;

atteint de rétention d'urine cl

pas

lonne mince,

courdejade, courdelade,-rade ; sf.
Longue suite de choses, cordée, chape¬
let; quantité de fourrage qu'une corde res¬

dilh.

Pleà-s lous courdllhs,
bien manger.
courdilhoà ; v.
lier

;

courdilhoû ;

courdèle,-ère ; sf. — Cordelle; ribam¬
kyrielle; renfort de charroi. V. cour¬

belle.
dè re.

Ficelle mince et

—

du cordonnet.

courdoàm,-àmi ;
la cordonnerie.

sm.

—

Cuir préparé

pour

courdoàts (lous) ; adj. m. pl. — Ceux
qui ont des cordons, expr. pop. pour dési¬
gner les gendarmes; ils portaient, en effet,
autrefois, des cordons appelés fourragères.
On dit aussi lous dous courdoûs, ceux des
cordons. V. arcoè.

courdoû ;
Chourrà de

hiu,

en

sm.

—

Cordon.

courdoû, jaillir

jet tendu

en

cordon. On dit aussi chourrà de

parlant d'un liquide.

courdoulhoû ;

sm.

—

Dim. de

cour¬

doû; le cordon ombilical.

Ha

courdouline

courdèle, apporter du renfort; être

du

cortège.
courdélh,-dilh

deux
; sm.

-—

Cordelette,

cor¬

de courte, lien.

courdelhàt ;
laine ;

sm.

—

Etoffe de

grosse

bure.

courdélhe.

C.

—

(Os.)
rangées d'arbres

sf. — Allée entre
de haies.
dou castèth, l'allée du

Lu courdouline
château.

courdounejà
nier

en

;

v.

courdèlo (B.-L.) ; sf. — Cordelette,
courderâ ; v. — Lier avec une corde.
Y. courdà et courdade

couderàt,-ade
avec

un

courdère.

sens
—

; s.

—

Cordée. C.

cour¬

d'augm.

C.

courdèle,

—

—

corde, cordelette.
Dans

lettes,

l'expr. piche-courdétes, pisse-corde¬
avare, par allusion à quelqu'un

un

Cordonnerie,

Cordonnet.

sabatè.

courdounieròt ;

sm.

—

Petit cordon¬

cordonnier.
C. chorè. N. de
courè,-re.
Courét, Cori.
pauvre

—

courébe.

p.

Couri,

C. canaille, collier à bovins.
courèbe,-rébe ; sf. — Epigastre.
Qu'a la courèbe soulide, il a bon estomac,

avec un sens

d'augm. Une courdèle peut être une toute
pelite suite tandis qu'une courdère est assez
importante; renfort; quantité de corde.
courderè,-re ; adj. et s. — Cordelier,ère; employé, mais rarement comme syn.
de courdatè, courdè.
courderejà. — C. courdejà.
courderilhe.
C. courdèle, mais avec
un sens de dim. ;
petite corde.
courdét,-e,-doû,-dote ; s.
Petite

—

—

courdouniè,-re; adj. et s. — Cordon¬
nier,-ère ; marchand,-e de chaussures. V.

nier,

jà.

Faire le cordon¬

—

amateur.

courdounét ; sm.

courdeliè ; sm. — Cordelier; religieux,
courdelière ; sf. — Cordelière,

;

ou

courdounerie ; sf.

courdèle, mais moins

usité.

dade

sm.

ficelle de fouet, appelée aussi petoû.
courdiole, couriole; sf. — Cordelle
importante, très longue.
courdoà ; v. — Entourer de cordon ;
passementer ; coudre, placer des cordons,

comme un

liasse. Y. courdade.

User de courdilhoû,

—

avec.

solide ;

—

serre

s'emplir les boyaux,

il

a

—

de l'estomac.

courén,-te ; adj. — Courant,-e.
Mâ-courénle, main courante, rampe d'es¬
calier (v. brancalàdo) ; pagà lou courin,
payer les comptes du courant.
courén ; sm. — Courant,
direction d'eau. V. brlu.

cours,

fil,

Lou courin dous ahès, le courant des
îffaires ; que soy au courén, je suis au cou

.anl; courén d'àyre, Courant d'air,
courentamén ; adv. — Couramment.

�COtJRËNTE

319
courénte, courrénte

sf.— Courante,

;

euphémisme diarrhée, flux intestinal

par

;

danse ancienne.

courét ;
passage

sm.

Dim. de cot, petit col,

—

resserré. N. de

p.

courét, couribét, courichòt,-choû,lhòt, courilhìn ; sm. — Dim. de co

(cœur), petit cœur, cœur sensible; s'em¬
ploie aussi comme terme affectueux : fou
me beròy couribét, mon joli petit cœur,
mon mignon. Ant. courichàs.
hou courichòt qu'ou s'ey estranglàt, soi
petit cœur s'est serré, transi.
courgniòl (G.); cournét; sm. — Lé¬
piote (champignon des prés). V. coulouniè.lo.

courialhe, courrialhe (L.) ; sf. — Sil¬
lage, trace. V. trulhe.
couribét 5 sm. — Petit col, passage
l'.ti oit, resserré. N. de p.
courichàs ; sm. — Mauvais cœur, dur.
courichòt; sm. — Petit cœur, tendre;
t. de tendresse. V. co et courét (2).
courinclè
coulindrè.

(Lav.)

courinclo,

; sm.

—

Groseillier. Cf.

courinèlo (Lav.) ; sf.

—

Groseille, fruit.

couriole, courriole.

—

C. courdère;
vite arrê¬
marcher ;

course, voyage assez long ; course
tée d'un erffant qui commence à
le terme prend les adj. petite et

grande.

Loti nèn que hè de
fant fait de petites

petites courioles, l'en¬
courses; qu'èy hèyt
loungues courioles aquéste an, durant l'an¬
née, j'ai fait de longs déplacements, de
longs voyages, de longues courses,
couriole.

—

C. courdiole.

courjèyre (Gr. L.)

;

sf.

—

lande avoisinant les lieux habités.
; sm. •— Boyau
nerf de bœuf sècliés et torrlus. Cf. avec

courrejoû.
courlis; sin4— Pertuis, canalisation,
cournà ; v.
cor,

—

de la trompe

des oreilles

;

;

Sonner de la cofne, du
bourdonner en parlant

donner de la

corne, en

parlant

de bêtes ;

action des cornes qui poussent et,
par analogie, montrer le bout de son nez,
apparaître, en style plaisant; en Lav. action
du pot qui bout grand train.
Lou pourquè que corne, le porcher sonne
de la trompe ; las aurelhes que m'an cour¬
ant, mes oreilles ont bourdonné; la baque
que l'a cournàt, la vache lui a donné un
coup de corne; la bime que ba cournà, la
génisse va pousser les cornes ; lou caddèt
que cournà quoan nou Vatendèn pas, le
cadet apparut alors qu'on ne l'attendait
pas ; et toupî que côrno, le pot bout à gros
bouillons.

courneclin (L.).

_

C.

cornaclin.
car

cournadis,-e
des

adj.

;

-—

De nature à avoir

cornes.

cournadoù,-nàyre,-re ; adj. — Son¬
de trompe, de cor.
cournalè,-re ; s. — Coin de terre ; ang'e d'un champ, d'une charpente. V. corne.
cournalejà ; v. — Fréq. de cournà; se
dit d'vin champ où il y a de nombreux
angles.
cournalère ; sf. — Cornière, arêtier.
neur, -euse

Y- cournalè.
cournalhe ; sf.

— Cornes en général.
cournalhè,-ro (B.-L.); adj. — Qui a
des angles non symétriques, qui est mal
équarri. V. cournalùt.
cournalhè (pic) ; sm. —- Pivert ; en
H.-Big. pie-grièche.
Syn. pic escoursè, pic-lay.
cournalùt,-ude ; adj. — Cornu,-e;
corné, de la nature de la corne ; qui a des
angles, des |)ointes. V. corne.
U carn cournalùt, un champ qui a des
angles aigus.
cournàr,-de ; adj. et s. — Cornard,-e;
qui a des cornes; le diable. Dans le G.
aussi, escargot.
cournardalhe ; sf. — L'espèce des
cornards ; le fait de « coculier ».
En aquere maysoû que y a cournardalhe,
signifie aussi bien : dans cette maison il y a
des cornards, que dans cette maison il se
passe des faits de...
cournardè,-re ; adj. — Etat de cor¬

rd.

cournardère.
donner des

coups

C. cournardalhe.

—

; v.

—

de

Secouer les cornes,
mais molle¬

cornes,

ment.

cournàt,-de ; adj.— Encorné,-e; corné.
U boéu plâ cournàt, un bœuf bien en¬
corné ; à d'aquél libe, que y a ue hoélhe
cournade, dans ce livre, il y a une feuille
cornée.

cournàu (Big. G.).
quartier, carrefour.

cournè,-re

; s.

—

—

C.

cournalc;

Coin, recoin; angle;

le coin du feu.
U cOurnè de terre, un

coin de terre, de
champ ; que s'ey amagàt en û cournè, il
s'est tapi dans un coin; la cournère dou
camp'; la partie du champ qui est en re¬
coin. en angle aigu; l'arque-banc dou cour¬
nè, le banc du coin de feu. Y. cor (n), couduroû.

cournejà ;
montrer

v. — Pousser des cornes,
des cornes; donner des coups de

V. lisçournejà.
cournejade ; sf. — Cornado.

corne.

cournaclin,
Lou

lère.

cournassejà

courjoû, courjoùn (G.)
011

cournade ; si'. — Coup de corne ; cor¬
nière; en Lav. charivari (lequel se fait avec
des trompes de corne). V. calhabàri, ture-

na

Partie de la

COUÚNERADÈ

—

cournelhè.
C. cournalhè.
cournerade ; sf. — Contenance,
tenu d'un cournè, d'une cournère.
—

qu'ey tout de courneclin, le char¬

gement est tout de travers.

con¬

�COUUNÈUU
COUrnère ;

cornée, dure
forme coin

COURRATÈ.T À

—

sf.

Cornière

—

quand

;

bien

ou

entre

angle aigu dans une autre terre, elle
souvent désignée par le nom de la cour¬

en

est

tière;

on

dit aussi courneradc.

cournère ;
souvent

Bertràn

sf.

Les

—

cornes,

le plus

lig.

au

coùrno

callosité

;

pièce de terre

une

deux voies

sur

320

de

las cournères, Bertrand des
mari trompé.
cournerùt,-ude ; adj. — Qui a des

ricus

(C.) ; sf.
colubrinus).

cournoû ; sm. — Dim. do cournét, tout
petit coin.
cournùt,-ude ; adj. — Cornu,-e.
Lue cournude, lune en croissant,
cournùt (lou) ; sm. — Le diable,
couròlo (Lav.) ; sf. — Andain de foin
demi-sec.

cornes, un

courouà.
C. courounà.
Lou chibàu que s'ey courouàt,
—

cournères.

s'est couronné.

cournét ; sm. — Cornet ; petite trompe ;
dim. de corn, coin, petit coin, recoin.

ment des

Jougà clou cournét, jouer du cornet; u
pastilhes, un cornet de pastilles ;
il cournét de casta, un petit coin de jardin.
cournét,-e ; adj. — Sobriquet de cornard, de femme trompée.
Dans les calhabàris (charivaris) qu'ils
font aux maris ou aux femmes trompés,

couroucoucoû ;

diseurs de

sentences

commencent

cournét (L.) ; sm. — Agaric (agaricus
procerus, Scop.) appelé aussi cousnè, mourt
de red. V. courgniol. Désigne aussi le crate-

couroue.

cournetà ;
cournéte ;

v.

—

sf.

couroùn

(Lav.)

courounà ;

v.

de

Joueur de cornet,

—

—

;

sm.

Corollaire,
—
Contract. de

Couronner ;

—

couron¬

en

courounamén ; sm.

—

sf.

couroune,-roue;

chée à

Couronnement,
Couronne;

—

ciel de lit.
;

un

(Lav.) ; sf. — Circonférence,
cercle de pré que la bête atta¬
pieu a rasé ; partie circulaire du

(G.-M.) ; sm. — Oiseau du
ossifrage ou brisc-os ; le p.'trc! ( P)
sf.

—

Corniche,

cournichoû ;

sm.

cournichou ;

adj.

sant

pour désigner
V. counlnou.

cournicoû ;

sm.

Cornichon,

—

m.

un

—

— Terme mépri¬
mari complaisant.

Superdim. de

cour¬

Cf. couduroù.

adj.

—

Qui

se

rapporte

au

courpalàn,-co (G.) ; s. — Engoulevent.
Syn. courpoulâ, ausèt-crepaut, liclourne.
courpière, croupière; sf. — Crou¬
pière.
courpioû ; courpitoùn (G.) ; croupioû ; sm.
Croupion.
On dit, familièrement: que-t bas ha da
sus lou courpioû, tu
vas te faire donner la

cournie,-nisse ; sf. — Cornage, les cor¬
; cornillon ; partie saillante du joug.
Boéus de bère cournie, bœufs de beau
cornage ; lous braus que soun tréndes de
cuir nie, les
jeunes bœufs ont le cornillon
encore tendre, faible.
cournilhe ;

sf.

Petite

—

corne;

anse

coin de terre.

;

cournilhère.

—

C.

cournilhe; quantité

d'angles, de coins,
courniòl

(G.).

cournisse.

fessée.

courpouracioû ; sf. — Corporation,
courpouràu; sm. — Corporal,
courpouràu, courpourén,-te ; adj.
Corporel,-le.
courpulén,-te ; adj. — Corpulent,-e.
courpulénce ; sf. — Corpulence. V.
espés, espessoû. On dit aussi courpourcnce.
courratè,-re ; adj. — Coureur,-eusc. V.
eourredls. Ne se prend pas toujours en mau¬
vaise part et peut signifier aussi qui aime
à voyager, à voir du pays. Toutefois, même
dans ce cas, le terme a un sens péjor.
courratè, courretè,-re ; s.
Couloir,
passage étroit, venelle, rainure. V. courroél.
courratejà, courretejà; v. — Courir
de ci, de là; rouler, battre le pavé; ne rien
faire sinon courir, vagabonder; courir la
gueuse, les mauvais lieux.

—

nes

coùrno

;

—

chambranle.

baquet

couroùs,-e
; cordial.

cœur

courniàu

;

cour-

roû.

du cornet

(L.). sm. — Anlhéric bico¬
(anthericum bicolor, plante).

courniche,-nisse

V.

parlant d'un cheval.
courounàdje ; sm. — Colombage ; bles¬
sure d'un cheval
qui s'est couronné.
courounàles (B.-L.) ; adj. m. pl. —
Crête qui environne une hauteur,
nas, se couronner

couronne

courniàu

de

couroune.

couroùo

.Touer du cornet,
—
Cornette, sorte

cournetejà ; v. — Sonner
mais mal, à tort et à travers.

ue.

de

moulin où la meule est encaissée. V.

cournetè ; sm.

genre

Roucoule¬

couhouroùm.

tonsure ;

coiffe.

lore

Forme

—

couroullàri ; sm.

rellus
cornucopioïdes, Pers., dit corne
d'abondance et dans l'Ai, le lépiote élevé

(lepiota procura Scop).
Syn. couloumèlo.

—

couroùo.

tou¬

IISu Cournét, hò-ò-òul (ou

jours ainsi:
Cournéte).

onom.

le cheval

pigeons, de la tourterelle,
couroucouquejà ; v. — Roucouler,

cournét de

le.?

Agaric élevé {aga¬

—

—

—

C. courgnòl.

C. cournie.

(G. Lav.).

—

C.

cousne.

—

�321

COURRATÈRE

courratère, courraterie ; sf. — Habi¬
courir, de vagabonder ; passion du
déplacement ; la famille des coureurs, des
vagabonds.
courràu (Hig. G. Lav.) ; sm. — Enclos;
parc, bercail ; le bien autour de la maison,
de la ferme; en B.-L., spécialement, la cour
devant la maison ; dans les L. on appelle
courraùs des sentiers aménagés dans les em¬
placements de pièges pour les oiseaux de
passage et aussi tout autre sentier.
coùrre ; v. — Courir, accourir, circuler,
tude de

vagabonder, battre le pavé; couler,
fuir, déguerpir; parcourir, hanter; en style

voyager,

badin, avoir la diarrhée. V. courrénte.
Ha

au

course;

courre, au mey

courredére,-tére (As.

pe.iu, ballre le pavé; vagabonder; coùrre
tan que terre y a, fuir au bout du monde ;
coùrre la patantèyne, courir la prétantaine;

courredére.
ou

l'aurais d'une manière

courreccioû ; sf.
de rectifier ;

d'une autre.

ou

Correction ; action
bonne tenue ; droiture ; châti¬
—

courrecciounalisà ;
affaire devant la
nelle.

une

Renvoyer
juridiction correction¬
v.

—

; adj. et s. — Qui court,
glissant; coureur,-euse, vaga¬

suite, la foule. V. cowriole, courratère.
courrédo

(Lav.)

sf.

;

Soupe

—

choux.

courredoù,-re
euse

;

adj. et

;

s.

aux

'— Coureur,-

courrier.

courredoù.

—

courrejà,-ijà
courrejà

;

v.

lier

C. courredé

; v.

—

(1 et 2).
Corriger. V. cas¬

—

Corroyer

avec une

;

courroie

placer
;

une

faire des

çourrejades.
courrejade (G. et L.) ; sf. — Rangée
de ceps de vigne, de gerbes étalées sur
l'aire ; pampre de vigne, courson, sarment
qu'on laisse à la souche quand on taille la
vigne dans certains plants trop vigoureux
pour aider à la fructification ; branche à
fruits.

courréje ; sf. — Courroie ; chose étroite
longue ; bande de terre, champ étroit et
long. N. de p. Courréje, Lacourréje, Lascourrèges. Y. courréde, courrouye.
courréje de San Joan ; sf. — Lierre
terrestre, gléchome (glechoma hederacea,
plante).
courrejè,-re ; adj. — Fabricant, mar¬
et

jades. N. de

p.

courre-

Courréjé.

courrèjis ; sm.
Réunion de terres
longues; couloir. N. de 1. et de
p. Lous courrèjis.
courrejole, courriole; sf. — Chose
étroite et longue: une terre, une platebande, une suile de pampres reliés, un che¬
min étroit, un couloir, etc. N. de p. et de 1.
courrejoû; sm. — Petite courroie;
nerf du boyau tordu de bœuf pour la bour¬
rellerie. V. courjoùn.
—

étroites et

courrecciounèle ;

sf.

—

Juridiction

correctionnelle.

(Ce vocable est un gallicis¬
me, mais il est entré dans le langage sous
cette forme ; c'est à ce titre que nous le
signalons, ainsi que le suivant).
courrectamén ; adv.

—

Correctement.

courrectoù; sm. — Correcteur.
courréde,-dére ; sf. — Poulie ; machi¬
ne
à roulettes où on place l'enfant pour
qu'il apprenne à marcher; glissoire; cou¬
lant.

courrelacioû ;

sf.

courreligiounàri ;

—

Corrélation.

sm.

—

Coreligion¬

naire.

courréde; sf.

—

de p.

courredé,-doù,
sm.
courant.

courratère, habitude
de course.

chand,-e de courroies ; ouvrier des

ment.

redé ;

C.

—

courredisse ; sf. — Suite, ce qui ac¬
compagne, qui suit.
Au darrè dou rey, que y abè grane cour¬
redisse, après le roi, il y avait une grande

courroie ;

la purgue que-m lié coùrre, la
purge me fait souvent aller à la selle; ali!
mies! Lou qui courre! Ah! mes amis! Il
fallait voir comme il courait ! Que hasè û
courre! Ce qu'il courait! Que l'an courrùt
au darrè, on lui a couru
après ; que podes
courre! Tu peux courir, il n'y a rien à es¬
pérer.
courre ; sm. — Course, action de courir.
(ìahà lou courre, prendre la course ; bè-y
au
mey courre, vas-y à la course; si nou
l'èy au saut, que l'aurèy au courre, si je ne
l'ai en sautant, je l'aurai à la course, je

—

bond.

au mey coùrre, donner la chasse, pour¬
suivre un fuyard ; coùrre l'y coùrre, courre

courre ;

sf.

;

courredis,-se
courant,-e ;

tigà.

qui

Bar.)

manie de courir; pas

dechà coùrre, laisser courir, laisser aller les
choses; coùrri! Accours, viens vite! Da-le-

d'y

COURRÉN1

Fenêtre. Cf. hièstre.

coùrre, faire à la

ha coùrre la pèt, faire courir la

—

—

C. courrait,-re (2). N.
escourre,

escour-

Couloir, glissoire, corridor;

courredé,-re ; adj. — Courant,-e ; cou¬
lant,-e.
Nouds courredé, nœud coulant ; on dit
aussi escourredé.

courreméndes ; sf.
démarches à droite et à

pl. —
gauche,

Courses,
course en

zig-zag.
Aquét ahà que. m'a coustàt hère de
reméndes, cette affaire m'a coûté de
breuses

courses

cour¬
nom¬

de divers côtés.

courremendi ;

v.

—

Faire des

courre¬

méndes.

courrén

(G.-M.)

; sm.

—

Course.
21

�COURRÉN

322

COURSE

—

courrén,-te; adj. cl s. — Qui est apte
course ; qui est courant .
Aquét gouyàt qu'ey courrén toustém, ce
garçon est courant, à courir sans cesse;
ti boû câ courrén, un bon chien courant.
(On emploie souvent courrén pour courén, mais ce dernier terme est d'un usage
plus fréquent).
courrénte ; sf. — Flux de ventre, en
style plat, plaisant,

courroubourà ; v. — Corroborer,
courroubouracioû ; sf. — Corrobora-

à la

courrespoùnde ; v. —, Correspondre.
courrespoundén,-te ; adj. — Corres¬

tion.

courroû-couroû ;
courroudà ; v.

Corroder.
adj. — Corrodable.
courroudacioû ; sf. — Corrodation.
courroudàn,-te ; adj. — Corrodant,-e.
courroudiu,-ibe ; adj. — Corrosif,-ve.
courroùm (B.-L.). — C. croitgoàm,

—

Correspondance.
courretè. '— C. courratè, et dérivés,
courretè ; sm. — Courtier (vieux),

courretejà.

—

courretére.

—

V. courratejà.
V. courredére

(i).
courréy; sm. — Petite courroie; lan¬
guette de cuir.
Lou courréy de l'eslajèt, petite courroie
qui lient attachée la verge du fléau au
manche.

couharoû.

courridòr.

courre.

C:

courrièl.

C. courroèl.

—

courrién,-te

adj. — Qui court, qui est
courant,-e ; terme de jeu de quilles, de bou¬
les ; quand on crie: courién,-teI cela signi¬
fie qu'il faut laisser courir la boule.
courrinis; sm. ; courrinère ; sf. —
C.

courriole.

adj.

;

—

Qui court

avec

facilité ; coureur,-euse.

Aquet trusquî qu'cy courriu,

ce

cabriolet

bon, il roule bien.

courriu ;

sm.

courriule.

—

Petit ruisseau. V. aniu.

Poulie. Cf. carruchc.

—

courriule ; sf. avec le v. ubé.
;

— Cour¬
manie, passion de bouger, de courir, de

voyager.

S'emploie aussi dans le

courrénte,

llux

intestinal.

sens

de

Cf. courratère,

courredére.

Gahà la courriule, prendre sa course avec
promptitude; qu'a la courriule sens purgue,
il a la courante sans avoir pris de purge.
eourriulè,-re. — C. courredis, mais
sans nuance péjorative.
courròbi ; sm. -— Bande de gens de
mauvais aloi (dans texte gascon ancien) ;

membre de la bande.

On dit aussi

Couloir. C. courredé.

On dit,

Courroux.

v.

—

Courroucer ;
mettre en

cour-

s

se courroucer, se

courre

(N. 0. des L.)
je.

courrude ; sf. —
rir. V. courre.
Gaha la courrude,

cour

;

sf.

—

Cour¬

Course, action de

cou¬

prendre la course,
courrumàdje. — C. courroumàdje.
courrupcioû; sf. — Corruption.
courruptible,-e ; adj. — Corruptible.
courruptoù,-re ; adj. — Corrupteur,-

Irice.
— Cours, course, llux, mou¬
direction, durée, suite ; vogue ;
prix ; taux de marchandise ; promenade.
Lou cours de la malaudie, le cours de la
maladie ; lou cours de l'aygue, le cours, la
direction de l'eau ; croumpà au cours, ache¬

vement,

ter

au

cours

;

açò qu'a

cours,

ceci

a

de la

vogue, se vend couramment, facilement ;
ceci a cours ; au cours de l'an, dans le cou¬
rant de l'année ; seguim lou cours d'aquere
courdele, suivons la direction de cette co¬
hue ; cours de bénte, llux de ventre; que
eau
pré ne lou tems coum arribe e l'argén
au

cours,

il faut prendre le temps comme

il vient et l'argent à son cours (die.).
En de nombreux lieux on prononce cous.
cours;

lais,

sm.

—

Canal d'échappée,

per¬

vanne,

coursà ;

v.

coursàdje

—

Corser,

; sm.

prend, mais

—

Corsage; action de
,1e sens de

rarement

corpulence,
coursàri ;'sm.

corrosple.

course

courroû ;

un

de

fois,

de 1.

.—

roux.

Ecorce du pin.

sm. — Circonférence ; sorte
cirque ; propriété dont les terres sont
disposées en rond autour de la maison. Y.
couroùo, courràu, areà, arealhè. N. de p.

et

courroussà ;

corser;

courroèl;
—
courrosple (L.) ; sf.
sm.

sm.

cours; sm.

C. couriole.

—

COlirriu,-be

se

courroùs ;

préférablement coulère, malice.

;

cour rat ère.

est

pu,-e.

roie. V.

courriè,-re ; adj. et s. — Courrier,-ère ;
qui a la manie de courir, batteur d'estrade,

Confé¬

—

(vieux).
courroumàdje,-umàdje ; sm. — Con¬
firmation (sacrement).
courroùmpe ; v. — Corrompre.
courroumpùt,-de ; adj. — Corrom¬

courrouye

C. coulidòr.

—

v.

le sacrement de Confirmation

rer

roussà-s,

courreyà (Lav.). — Fréq. de
courratejà; ailleurs, corriger,

;

courroumà, courrumà;

sf.

;

Onom. Rou¬

—

—

courroudàble,-e

pondant,-e.

courrespoundénce,-ci,-cie

sm.

coulement,

il

gall.;

— Corsaire,
sf. — Course. Considéré comme
courrude est préférable; toute¬

course n'est jamais remplacé quand
s'agit spécialement d'une course de che¬

vaux
ou

;

ou

las

de taureaux ; on dit alors la course

courses.

�323

de

COURSE

coursé,-siè,-re ; s. — Coursier, cheval
bataille, de course.
coursé,-siè; sm. — Courson de vigne,
coursét ; sm. — Corset.
Coursét balenàt, corset à baleines, objet

d'habillement. V.

coursetà ;

cors.

v.

setà-s, mettre

Mettre le

—

corset ; cour-

corset.

son

coursetàyre,-e; adj. et

s.

Corse-

—

tier,-ère.
coursiè ou coursyè (L.) ; sm.
Chêne-liège. Cf. cors, surrè. V. escourçà.
coursudà (As. Bar,). — C. coussidà.
court.
V. cour. Certains parlers font
—

entendre la dentale

assez

fortement, si d'au-

tres l'escamotent,

court,-e ; adj.
H i rit

tirà

Court,-e

—

;

brusque.

court, tourner court, brusquement;

p'ou iney court, aller par le plus court,
plus court; pèche-las courtes, les paîlre
de court (les herbes), être d.ins la
gêne,
obligé de manger les restes.
courtade, courtiade; sf. — Contenu
au

d'une étable ; autrefois ferme, métairie. N.
de p.

Courtade, Lacourtade, Courtiade.
courtàdje ; sm. — Courtage en mar¬

chandises.

—

d'un courtàlh.

G. courtàhi.

—

(M®)

sf.

;

—

C. courtàlh et

cour¬

tade.

courtie.
C. courtine. V. au m. bestià.
On dit en Lav. en
parlant des femmes qui
ne doivent
pas entendre ce qui se dit entre
hommes :
bestià de
courtio, liòro d'et
—

cuyèu!
courtiè,-re ; s. — Courtier,-ère.
courtiè (B.-L.) ; sm. — Courtine,
courtilh (Big. G. L.). — C. courtàlli.
courtilh (Os.) ; sm. — Loge pour un
cheval dans une étable ; dans le G. loge
pour les cochons, les lapins, les oies, le3
canards.

courtinà ;

v.

—

Orner de courtines,

courtinade; sf. — En terme badin, ha
ue courtinade, signifie aller se coucher un
moment, aller faire la sieste. C. courtinàdje.
courtinàdje ; sm. — Rideaux d'un lit,
garniture de courtines.
courtine ; sf. — Courtine, rideau ; toute
draperie de même genre : pente de lit,
rideau. Cf. courtie.
courtinét ; sm.

—

Petit rideau de cham¬

branle de

cheminée, dim. de courtine.
courtisà ; v.
Courtiser, faire sa cour,
courtisâ ; sm.
Courtisan ; se prend
souvent en mauvaise
part, avec le sens de

—

-—

V.

Fréq.

de

augm.

cour¬

courlàlh.

court-boulhoû ;

sm.

.

—

Court-bouil¬

lon.

court-de-lét, courte-de-let

ou

d'alét.

Y. court-alét.

courtèdje;

sm. — Cortège.
Syn. seguide, seguissi.

courtélh.

—

V.

courlàlh-,

en

H.

A.,

cour.

courte-palhe ; sf.
courtés,-e; adj.

civil.

—

—

Courte-paille, jeu.
Courtois,-e, poli,

Biarnés, feàu

e courtes, Béarnais, féal et
ha coum lou marchàn courtes :
croumpà à quoàte, béne à très, faire comme
le marchand
(trop) courtois, qui dit qu'il a
acheté à [\ et qu'il vend à 3;
signifie que

courtois ;

l'on fait mal

son

commerce, ses affaires,

courtesamén ; adv. — Courtoisement,
courtesie ; sf. — Courtoisie,

courtiade.

—

flatteur intéressé.

courtisanerie ;
action de faire la

sf.

cour ;

—

peut

Courtisanerie
se

prendre

'mauvaise part.
cous.
C. cours; écluse (L.).
cousàrdo (G.) ; sf. — Pipil

;

en

—

rousse-

line

(oiseau).
Syn. bouscarle.
cousàrdo-màto ; sf.

—

Pipit des buis¬

sons.

courtarade.
ia de.. N. de
p.

—

courtie

—

court-alét, courte-alét ; s. •— Emphy¬
sème, asthme; pousse des animaux.
court-alét, court-d'alét ; adj. et s. —
Court d'haleine, asthmatique,
emphysémaleux ; poussif,-ive.
(Quand on emploie le
fém. on dit courte).
courtàlh,-tàu (M4) ; courtélh, courthèu (Lav.) : courtilh (Big. G. L.) : curtàlh, courtiàu; sm- — Etable, loge à
bêtes, parc, bergerie.
courtalhade,-lade ; sf.
Le contenu

courtàu.

courtiàu.

' COUSCOULHK

—

—

C. courtade.

couscoùlh,-e ; s. — Nom générique des
plantes à capsules ou dont les fleurs rappel¬
lent par leur forme un
coquillage ou un
grelot: la lvchnide, la rhinanthe, la livèche, etc. ; on désigne aussi par couscoùlh
l'orobranche du thym (Or. epithymum).
V.
cascabét, hatòc.
couscoulhâ,-ne ; adj. et s. — Coquillard,-e ; pèlerin de St-Jacques de Composlellc ; se prend aujourd'hui en mauvaise
part et signifie un clochard, un mendiant;
sobriquet des gens de Lions (B.-P.), qui
avaient la réputation de mendier, de vivre
aux dépens d'autrui, comme les
pèlerins.
couscoulhàn (Lav.) ; sm. — Individu
qui n'est ni ouvrier professionnel ni pro¬
priétaire.
couscoulhàt ;sm.
Crustacé.
couscoulhe ; sf.— Coquille,
coquillage ;
gousse, cosse dure de certains fruits ou
légumes ; grumeau; cuscute. Cf. couscrilhe,
couscouroulhe, couscoute, couscoulhère. En
—

G.-M.
aussi

araignée de
irandye.

mer,

le maja, appelée

�COUSCOULHÈRE

couscoulhère ; si.

coulhes;
meleux
fait les

Aspe,

en

324

GOUSÎNÊ

—

—

Quantité de

cuus-

résidu

gru¬

grumeaux,

qui reste dans la poêle après avoir
crêpes; ces grumeaux sont appelés
—

C. couscoulhe

couscoulhère. En certains lieux, mulette,
moule de rivière. Cf. coussoumél. Terme
et

injurieux

fr.

comme en

sf.

couscourre;

—

« moule », benêt,
Pomme de pin.

Syn. pigne.
couscoute ;

sf.

—

Cuscute.

V.

cous¬

coulhe.

couscoutejà (G.)

v.

—

Cacaber. V.

couscrìlh, cousquerilh (Bie. et G.)

;

Grelot.

—

Syn. esquirllh.
couscrìlho, cousquerillio (Big. etG.'i.
—

C. couscoulhe.

couscripcioû.
couscrit.
U

—

C. counscripcioû.

C. counscrit.

biélh couscrit, un vieux renard,

coùse ;
vers

—

v.

Coudre. C.

—

còse,

cuire,

Navarrenx.

Anà coùse, aller coudre, chez la pratique;
apréne de coùse, apprendre à coudre ; lia-s
coùse, se faire suturer ; coùse e dcscoùse,
qu'ey tout triballià, coudre et découdre,
c'est toujours travailler (dict.) ; demourà
tous pots cousùts, rester lèvres closes, ne
vouloir rien dire ; en bouque cousude mousqiu: nou y entre, dans bouche fermée n'en¬
tre pas de mouche, la discrétion évite des
ennuis (prov.).

cousedé ; sm. — Endroit de la maison
où l'on met à cuire; opération de la cuis¬
son.

Pourtà la

cousedé, porter la viande
quand il s'agit de la cuis¬
son elle-même, on
emploie de préférence la
conjonction en: mêle la car en cousedé,
là où

on

car au

la cuit ;

mettre la viande à cuire.

cousedé,-re ; adj. — Qui est de cuisson
facile, rapide ; chose qui peut se coudre ;
dans le G. aussi

c,

cousedoù.

Mounjétes cousedéres, haricots de bonne
cuisson ; it drap mau-cousedé, un drap mau¬
vais, difficile à coudre.

cousedé,-ro (G.). — C. cousedoù,-re.
cousédo (G.) ; cousénde; sf.
Corde
en
boyau pour la bourrellerie. V. courjoùn.
cousedoù,-re ; s. — Couseur,-euse, couturier, tailleur.
Syn. sàrtou, sartése, couslurè, lalhùr.
cousedure, cousture ; sf.
Couture ;
—

—

suture.

Cousedure est

ployé

plus particulièrement

em¬

suture, opération de chirurgie,
tandis que cousture l'est pour couture.
cousén,-te ou préférablement escousén ; adj. — Cuisant,-e.
cousénde ; sf.
Opération de la cuis¬
pour

—

son.

V. cousédo.

jusqu'à la poche, c'est-à-dire on
plus parents lorsqu'il s'agit d'affaires
d'intérêt ; n'èm pas cousis, nous ne som¬
mes pas
des amis, il y a brouille; cousts de
cocche, cousins de cuisse, amant et maî¬
tresse ; loii rey n'ey pas lou sou cousî, le
roi n'est pas son cousin; se dit de quel¬
qu'un qui est lier, orgueilleux et, aussi, de
quelqu'un qui est très pauvre.
cousiade ; sf. — Nombreuse parenté de
cousins ; cousinaille.

;

coudouscà.
sm.

cousins

n'est

couscoulhes et couscouroulhes.

couscouroulhe ; sf.

cousî,-e ; s. — Cousin,-u.
Cousî germa, cousin germain, on dit
aussi perinè cousî; cousis dinqu'à la poche,

cousiàdje

; sm. — Cousinage,
cousialhe ; sf. — Cousinaille.

cousinà ;

v.

Cuisiner

—

parenté,

fig. mani¬

; au

gancer.

Que las se cousine à case, il prépare ses
chez lui, en secret; que l'an berôy
cousinàt! On l'a bien arrangé! Qu'ey de
lai plu cousinades, (l'affaire, l'histoire) est
bien faite, bien arrangée.
cousinade ; sf. — L'ensemble de ce
qu'on a cuisiné; cuisinerie ; le contenu
coups

d'une salle de cuisine.

cousinasse ; sf.

cui¬
— Grande, vaste
cuisine grossière.
cousinàyre,-e ; adj. et s. — Aide de
cuisine, marmiton ; prend le sens péjoratif :
mauvais cuisinier, gargotier.
cousine ; sf. — Cuisine, salle de prépa¬
ration des mets ; art culinaire ; au fig. com¬

sine ;

position sophistiquée, tripotages.
Bonne, machante cousine, bonne, mau¬
cuisine; tout acò, que put à la cou¬
sine, tout cela sent le tripotage; està de la
cousine, être de la cuisine, à la bonne
place, près des puissants ; tiéne-s au ras de
la cousine, se tenir près de la cuisine, pour
avoir des avantages ; lous câs que-s tiénen
de la cousine, les chiens se tiennent
rj.s'
près de la cuisine (dict.) ; à la cousine que-s
counêch la daune, prov. à double sens ; on
peut l'entendre ainsi : a) dans la cuisine
(qui est ia pièce principale de la maison
paysanne) on reconnaît la valeur de la maîIressc, ses qualités; b) à la façon dont la
cuisine est faite, avec ou sans soin, on voit
ce
qu" vaut la maîtresse, qui est, celle qui
vaise

cuisine habituellement.

cousine ; sf. — Mauve sauvage (Malva
Sylueslris, plante).
Boulhoû de cousines, bouillon léger pour
malade.

cousine,-re ; adj. et s. — Cuisinier,Sobriquet des gens de Lourdes.
Cousine moundilhàn, gargotier. V. moun-

ère.

dilhes. Cousine de Lambròto (lï.-L.), mau¬
vais cuisinier. En style plaisant, est appelé

cousinè toute personne ou tout

animal qui
des casse¬

aime à êlre à

la cuisine, autour

roles, du feu

il câ cousinè.

:

cousinè ; sm.

—

cousiàdje, cousinage.

Employé parfois

pour

�COUSINE.IA

325

cousinejà ; v. — Se traiter comme cou¬
faire un peu de cuisine.
cousinejàyre,-e ; s. — Qui fait la cui¬

coussejàyre,-e

;

-

s.

COUSSin ADE

—

Qui tourne le

sins ;

dévidoir.

fantaisie; en amateur; qui aime à
tripoter à la cuisine, à remuer, toucher la

quatre branches en croix, travouil ; cylin¬
dre de moulin sur lequel frappe le claquet.
V. barèu, coussie, dabà, tourdoùlh.

Fourneau de cuisine,
Nom de la mauve

Bièrge de cousséje, vierge de travouil,
équivoque; lengue de cous¬
séje, langue qui va comme le claquet, lan¬

sine par

cuisine.

COlisinère
cousinéte
sauvage,

sf.
sf.

;
;

—
—

appelée aussi cousine; petite cui¬

sine.

cousiòt,-e, cousioutoû,-e ; s. — Dim.
de cousî; petit cousin. On appelait ainsi,
autrefois, en certains lieux, les cagots.
cousne ;
coùrno (G. Lav.) ; sf. —
Couette; matelas de plumes. Cf. cousniu,
couquine.
cousnè (L.) ; sm. — Agaric (ag. procenis). V. courue, cournét, niour de fréd.
cousniu (G.-M.) ; sm. — C. cousne.
coùsno (G.) ; sf. — C. cournét et cous¬
ue, champignons.
cousoumét (G.). — V. coussoumét.
COUSpà ; v.
Se dit des fruits qui for¬
ment leur écale et des légumes qui forment
—

leur gousse.

; sm.

—

ue

sec

couspe,

couspèc,-père

;

s.

—

comme

une

Même signiflea-

calion que couspe.

Couspèc d'esquilhàt, écale de noix; û piède feuilles d'épi

lot de couspère, une pile
de maïs, de cosses sèches.

couspère ; sf. — Cage thoracique d'un
volatile dépecé et cuit, oie, canard, etc.
couspirà. — C. counspirà et dérivés,
cousquerilho (Big.) ; sf. — Coquillage,
coquille. V. couscoulhe.
cousquilhàmi ; sm. — Les coquillages,
cousquilhe. — C. couscoulhe.
cousquilhoè,-re ; adj. — Friand de
coquillages ; lieu où il y a des coquillages.
cousquilhoùs,-e ; adj. — De la nature
des coquillages; qui a des coquillages.
coussade ; sf.

—

Contenu d'une

cosse

(louche). On dit parfois cousserade.
cousse.

—

C.

cousseguét;

course.

sm.

—

Corselet;

petit

corps.

coussejà; v. — Dévider le fil de la
je ; au fig. se donner du mouvement ;
se
dit aussi, par plaisanterie, d'une per¬
sonne
qui m irche en roulant le derrière.
Est employé par erreur pour acoussegà,
poursuivre.
coussejade; sf. -- La quantité de fil
placé sur la cuusséje; au fig. correction manuelle en faisant tourner le corrigé.

rousse

sf.

Manivelle; dévidoir à

—

tille d- conduite

de bavarde.

gue

coussejét (01.).

— C.
cousseguét.
cousserâ,-roû ; sm. — Ancienne me¬
sure de capacité valant un peu plus que le

décalitre.
cousserade ; sf.

Contenu d'un cousV. coussade.
cousseràyre,-ro (Lav.); adj. — Ama¬
teur, friand de coussèro ; ailleurs marchand

serâ, d'une

—

coussere.

fabricant de coussères.

ou

coussère ; sf.

— Mesure valant le dou¬
cousserâ, environ 22 litres ; en M4,

ble du

de bois usité pour

vase

le lait à la traite.

cousseriadé (Lav.) ; sm.
conserver la coussèro.
coussèro (Lav.) ;

Engoulevent.

Syn. ausèt-crepaut.
couspe ; sf. — Ecale ; enveloppe du
maïs et de certains légumes.
coum

;

sf.

—

■—

Niche

Lait

non

pour

écré¬

mé.

couspalàn (L.)

Sec
écale.

cousséje

cousseroû ; sm. — C. cousserâ.
coussét (M4) ; sm. — Sébille,

petite
analogie, petit objet, petit en¬
fant, petite chose; en B.-L., écuelle en
bois pour le beurre frais ; on l'appelle aussi
cousseyàu.
cousséto (G.). — C. coussòle; récipient
où l'on met la braise pour chauffer un lit,
cosse;

par

bassinoire. En Lav. terrine de bois où l'on
met habituellement la farine des bouillies,

cousséy (G.) ; sm. — C. cousséje.
cousséy; sm. — Souci, préoccupation;
qui oblige à se donner du mouvement, à
faire des démarches, des recherches. Cf.
coussire.
En Lav. dans cette expr. : da-se cousséy,
d'un côté et d'un autre, courir les
voisins.
aller

cousseyàu (Lav.)
Ic

en

ter.

; sm.'—

Sorte d'écuels'égout-

bois où le beurre frais finit de

On

l'appelle aussi saíè. V. coussét.

coussi (cou-si) contraction de quoùro
si (Est du G.) ; adv. — Comment ?
De quelle manière, où.
Coussi bats? Comment allez-vous? Cous¬
si bam? Où allons-nous ? En certains lieux,
l'accent tonique est sur cou.

coussie ; sf.

— C.
cousséje.
coussidà,-rà ; v. — Chercher ; recher¬
cher ; aller chercher quelqu'un et voyager

de

compagnie

;

coussirà-s,

se

prendre

en

passant. Cf. coursudà.
coussirà ;
N. de p.

v.

—

Estimer,

rechercher.

Coussirat.
Gouyate coussirade, jeune fille recherchée
par les poursuivants.
coussirade; adj. et s. — Action de
prendre en passant.

�COUSSIRE

COUSTIU

—

326

coussire ; sf. —
licitude. Y. cousséy

Inquiétude, souci; sol¬
(2).
jV'èy pas gran coussire, je n'ai pas beau¬
coup de souci; esià de coussire, èlrc à la
recherche; anà en coussire, aller à la re¬
cherche,

coussirè ; sf.

C. coussire.

—

coussiroùs,-e

adj.

;

cieux.

—

Inquiet,-e,

sou¬

coustalàt ;
tous
Pau.

(Arm.)

coussole ;

longue

; sm.

sf.

—

Coyer. V.

Lou

cop.

coussòri ;

sm.

cousî.

coussòt ;

sm.

coùssou.

côtes,

Petite blouse de fem¬

—

à

coussoulade ;

sf.

Contenu

—

coussoumét, counsoumét (G.
Mulette, moule de rivière. Cf.
—

L.'i

;

cous-

coussudè ;

adj.

richesse

coussurà ;
un

salaire

en

Etat de celui qui esl

—

abondance.

;

v.

Travailler moyennant

—

coussuràt,-de
celle

donl

; adj. et s.
travail est payé

le

(coussure).

sf.

coussure ;

Salaire

—

en
en

Quoan t'a coustàt?

—

Combien cela t'a-t-il coûté? Cela

me

coûte

—

N. de p.

coustalade ; sf.— Ensemble de collines,
de coteaux ; étendue d'un coteau ;
ramp".

coustaladejà
s'installer

; v.

sur une

un

«

au

Petit coteau.

adj. — Qui a des
fig. une personne

costaud

».

Cf.

cous-

—

Courir les coteaux

;

colline, devenir constata.

C.

cousfiè,-re. N. de

con¬

p.

coustè ; sm. — Appentis, bâtiment lé¬
contre un autre plus important ; côté
d'un toit; penchant d'une colline; abri au
liane d'un rocher.

coustelàt,-ade ; adj. — Côtelé,-e.
cousteléte, coustéte ; sf.
Côtelette.
coustère,-tière ; sf.
Côtière; chaîne
de coteaux; région
côtière, côte maritime;
cri G.-M.
pêche côtière. N. de p.
coustét,-e; s.
Raidillon, petite côte.
—

—

—

N. de p.

coustéte; sf — Côtelette; dim. de coste.
coustiè,-re; adj. — Qui est de la côte.

Que-rn càste cà;

cher; arré ne càste à qui bon da, rien ri"
coûte à qui veut bien
donner; qu'on ne
càste la bite, il lui en coûte la vie;
coste
que càste, qu'il en coûte n'imporle quel
prix, coûte que coûte.
coustâ,-ne; adj. et s. — Qui esl d'un
côté ; le côté. C. coustadé.
coustadé,-dèro (M4 Big.) ; s. — Mur
longitudinal de la maison, particulièrement
celui qui est exposé au Midi. V.
coustalèrn,
coustâ, ladèro, lounquèro.
coustadé,-re ; adj. et s. — C. coustâ.
coustàdje ; sm. — Prix coûtant (vieux).
coustalâ,-ne ; s.
Habitant,-e des co¬

teaux.

montueux;

—

;

longitu¬

ger

Coûter.

—

pays

forte ossature,

tre.

nature ;

Baylét de coussure, valet qui n'est pas
payé en monnaie.
coussÙt,-ude ; adj. — Cossu,-e; riche,
bien pourvu; bien mis.
coussuteyà (Lav.) ; v. — Faire le eulieux ; l'indiscret ; rôder
pour savoir ce qui
se dit, se
passe.
coust,-e ; s. — Coût ; ce que coûte une
chose ; dépense. V. cost.
v.

C. coustaladejà.

prép. -— C. coste, près.
coustè,-re ; adj. — Qui est à côté,

Celui,
nature

—

affánure. V. lorme.

coustà ;

—

couste ;

nature.

!

;

C. coustalâ,-ne. V. coustalàt, coustùt.
parsâ qu'ey coustalè, le pays est

—

courou/he.
cossu

Pau, les coteaux de

coustàn,-te; adj.
Coûtant,-e.
A. prêts coustàn, à
prix coûtant ; qu'ey
pi-ou coustàn, c'est assez cher. V. coustiu.
coustàt; sm.
Côté; bord; pan.
Hicà-s de' coustàt, se mettre de
côté;
mau de coustàt, mal de
côté; anà d'û cous¬
tà' e de l'aùte, aller d'un côté et de
l'autre,
zigzaguer,

d'une

coussole.
sm.

et

tatè.

C. còssou.

—

de,

coustalét,-lòt,-e ; s.
coustalùt,-rùt,-ude

Lav. C. couchât.

auge, en

colline

coustalèro (B.-L.) ; sf. — Mur
dinal de la maison. V. coustadé.

(vieux). V.

coussòt,-e (Os.). — C. cueàt, cuque.
En Lav. au fig. malotru, femme
grossière,
me ;

coustalàts

coustalejà.

Cousin

—

:

montueux.

Casserole de métal à

—

Cf. cachole.

queue.

Coteau

—

coustalàt, coustelàt,-ade; adj. —
Côtelé,-e.
coustalè,-re ; adj. — Qui a des colli¬
nes, qui est montueux, en
parlant d'un
pays.

COUSSÒ

sm.

pente. C. coustalade. N. de p. Costalat.

V. coustère.

coustiè,-re ; adj. — Traînard, retarda¬
qui tarde, qui est long à faire quel¬
que chose, lambin,-e; à qui il en coûte.
B'ès hère coustiè, que tu es donc lambin !
comme il
t'en coûte de;
d'après Dugay,
dans le G., ha coustiè, signifierait amoin¬
drir, rabaisser, faire tort.
coustiu,-ibè ; adj. — Coûteux,-euse ;
long, pénible ; s'emploie plus particulière¬
ment à propos d'une action,
d'un travail,
du temps qu'ils coûtent
plutôt que de
l'argent ; mais, le sens de dépense y est tou¬
taire ;

tefois inclus dans certains
U

cas.

biàdje coustiu, un voyage qui coûtera
temps ; qui sera coûteux ; tribalh cous¬
tiu, travail long; que l'ey coustiu de
s'adroumi, il lui en coûte pour s'endormir;
be t'ey coustiu aquét tribalh! Comme ce
travail te plaît peu !
du

�COUSTOU

327

coustoû ;

sm.

cule ; bas de côte
coustoûs du porc

— Escarpe ; petit
monti¬
de bête de boucherie ; les

sont conservés en salai¬

coutàn.

(G.)

;

sm.

—

coutch,-o (Lav.) ; ad.j. — Décavé au jeu.
Syn. pilh, quilh, culit.
coutch.— C. coùchou, en certains lieux,

Talus, revers

d'un fossé ; coteau.

coustoûs,-e ; ad.j. — Coûteux,-euse.
S'emploie aussi avec les sens de coustlu.
coustousamén ; adv. — D'une ma¬
nière coûteuse.

coustousi (Loin.) ;
v.
—
Soigner,
choyer; se coustousi, se soigner, se choyer,
coustrégne. — G. countrégne.
coustrénte ; sf.
Contrainte.
coustùch,-choùn (G.-M.) ; sm. — Es¬
pèce de maquereau. V. berdèu.
coustumà ; v. — Costumer,
_

coustùme.

—

C. costùme.

à

la

coutume,

aux

coutumes

pays

Costumier,-ère.
Lou dret coustume,

cousturà ;

v.

cousturàdje;

—

le droit coutumier.
Couturer, suturer,

sm.

—

Couturage, tra¬

vail de couture.
cousture ; sf. — Couture; travail d'ai¬
guille.
Apréne la cousture, apprendre la couture;
ha ue cousture, faire une couture.
cousturè-re ; s. — Couturier,-ère. Cf.
snrtou, talhur, cousedoû.
cousturè ; sm.— Perce-oreilles (insecte).
S&gt; ii. cisèu, pichebin (L.) ; cure-aurélhes.
cousturère ; sf. — Libellule.
Syn. esplinguè, damisèle, espùgo-sèr.
coustùt,-ude ; adj. — Montueux,-euse.
cout.

C. coup, coyer.
cout ; sm. — Ancienne mesure
lait mie demi-aune (0,57).

(G.-M.) ; sm.
(Lav.) ;

coutaminà

—

v.

;

v.

—

qui

va¬

Coaltar,
— Convenir.

—

Cha¬

—

Cha¬

touilleux,-euse.

coutigue; sf.

coutchigue,
touille ; caresse.

Syn. chagote, gratine, gratuse.
COÙtchoU,-e; adj. et s. — Sournois,-e;
hypocrite. Cf. coùchou.
coutchoù (Lav.) ; sm. — Couteau ; (esp.
cutchilo).

coutchouliu,-o (G.) ; adj.

—

Délicieux,

euse.

coûte
la

Coutre. Cf. coudre.
adj. — En cachette, à
dérobée (rad. cout).
coutelà,-rà ;v. — Frapper avec un cou¬
(G.)

; sm.

coutecàn

(en)

—

;

:
taillader : soulever, avec la charrue,
larges tranches de terre. V. coulrà.
coutelade ; sf. — Estafilade ; travail de
labourage.
coutelas,-ràs,-se ; ; s. — Coutelas
augm. de coutèt.
coutèle,-re sf. — Couteau à large lame ;
sorte de serpe de bûcheron ; outil de tan¬

teau

de

L. la daune de la coutèle,

Dans les

neur.

c'est,

la

(quand il

maîtresse
y

de

maison

incontestée

notamment, plusieurs fem¬

a,

mes).
coutèle.

—

C. couténe. Y. coutère.

coutelerie ; sf. — Coutellerie,
coutélho (Lav.) ; sf. — Ardoise

—

cout; couth, coutche, couthe (Or. et
L.) ; s. — Couenne. Cf. coudéne, còyno.
cout; sm
Coin, recoin, intérieur d'un
angle.
I.ou cout dou hoéc, le coin du feu. (Le
terme est plus particulier à la région d'OrIhez et aux Landes). V. cournè.
coutà, coutchà; v. — Coter; caler,
fixer; bloquer; enrayer. V. cote.
còutà

coutchicà,-gà, coutigà (L.)
gratusà.
coutchicoùs,-goÙs,-e; adj.

ou

(prov.) ; la coustume de
Biarn, la législation du Béarn.
COUStumè,-re ; ad.j. — Coutumier.-ère.

quitter le

(G. L.) ; v. — Couvrir, recou¬
amantà, curbi.
coutchà, couthà. — C. cochà et coutà.
Forme de coucha, coucher.
coutchét,-thét,-e ; adj. — C. couté.t.
coutchét ; sm. — Petite cache, louche,
coutchét, ricoutchét (G.) ; sm.— Roi¬
telet (oiseau) ; on dit aussi rey-coutchét ; en
B. rey-petit.
coutchéte ; sf. — Couchette, petit lit.
coutchà

vrir. Y.

Chatouiller. Cf.

coustume ; sf. — Coutume ; législation
provinciale; manière d'agir; habitude; règle.
Que hèm aco de coustume, habituelle¬
ment, nous faisons cela ; qu'ey la coustume,
c'est la coutume; quin bat? A la coustume,
comment vous portez-vous ? A l'ordinaire,
comme d'habitude; las coustumes anciènes,
les coutumes anciennes ; que cau segui la
coustume. ou quità lou pais, il faut se con¬
former

COUTERAS

Dans un jeu d'enfants, on
de coutàn, du côté droit, du

—

dit : de coutln,
côté gauche.

son.

coustoùll

—

pour

faire des

coutelhoû ;
\. de p.

étroite

noues.
sm.

—

Ouvrier ardoisier.

Cf. coutéu.

couteliè.

—

C. couterè.

coutelìu (L. et

Bas-Arm.).

—

C.

cou-

touliu.

couténe,-tèle
en

le

certains lieux,

;

sf. —Porcelle (plante) ;
l'agaric marbré; ailleurs,

pissenlit.
couténe.
C. coudéne, couenne,
coûtera de ; sf. — Action du couteau,
—

taille.

couteràs.— C. coutelàs; vilain couteau.
»

�COUTÈRE

COUTOULIU

—

coutère ;

sf.

Nom générique des
forme de glaive, type

—

plantes à feuilles

328

en

iris. C. coutéte.

couterè,-re; adj. et s. — Coutelier,ère ; étui à couteaux.
couterèle (01.) ; sf. — Cosse tendre
de haricots où les grains ne sont pas encore
formés, haricot mange-tout.
Syn. tecoû.
couterère ;

sf.

—

Gaine

à

couti ;

coutibà ;

(Loin.) ; sm. — Instrument de
musique (?). On lit dans d'As tros :
m i/o

auseréts,
Que soun austàn de couleréts,
Austàn de luts &lt;x d'espinétos.

(intérêts, chœurs?
couterie, coutrie,-trilhe

;

sf.

—

Cote¬

cou;

dim.

rie.

le

cou

de travers,

déformé. N. de

—

Qui

a

p.

coutét; coutèch,-tètch (As. et Os.);
coutèyt (As. et Or.) ; sm. — Couteau ;
certaines plantes à feuilles lancéolées et
tranchantes sont appelées coutéts, tel l'iris
des jardins ; jeu d'enfant.
Coutét

nau,

si

nou

talhe que luséch, cou¬

neuf, s'il ne coupe il reluit (dict.), en
ce qui reluit n'est pas or; coutét
talhs, couteau à deux tranchants ;
au lig. un
hypocrite, homme à deux faces ;
lia à l'escane-coutèt, faire à
qui se tran¬
chera la gorge, se battre sérieusement;
iniysoû d'escane coutét, lieu mal famé,
lupanar.
coutéte ; sf. — Sorte de jeu de cachccache que l'on fait avec un petit enfant
que l'on tient sur les genoux; la personne
met son visage sur la nuque
de l'enfant et
dit - coutéte! puis retourne vivement l'cnfanl et s'écrie: aci que soyl
teau

fr. tout
de dus

coutéu.

—

C. coutelhoû.

coutéu,-tèu,-tèle. — C. coutét (a),
couth (Or.). — C. couch et coup,
eoyer.
couthà.

—

Y.

coût,

couthe, coutje.
ne.

—

C. coudéne,

couen¬

Cf. coût.

coùthou,-tho (Liîv.) ; adj. et s. — Courb've, ployé:; au fig. personne qui tâche de
passer inaperçue, comme eu s- courbant.
couthoùn, cougnoùn (0. des L.) ; sm.
—

Coude. V. coél.

couti;

sm.

—

Coutil.

—

Terre cultivée ; action de cultiver.

coutibàyre,-e

adj

;

et

s.

Cultiva¬

—

teur, -trice.
coutilhoà ;
courir le

v.

Etre dans les jupes ;

—

jupon.

COUtilhoè ;

sm.

—

Coureur

de

cotil¬

lons.

coutilhoû ;

sm.

—

—

Manie de courir

te

Cotillon. Cf. cote.

coutigà (L.). — C. coutchigà.
coutigue (L.). — C. coutclûgue; sensa¬
tion qui résulte d'une chatouille.
coutisà ; v. — Imposer, établir, payer
une

Chignon du
de cot; nuque; petit coin.
coutét,-tchét,-thét,-e ; adj.
-—

;

Cultiver,

—

coutilhoère ; sf.
cotillon.

Mille et mille oiselets sont autant de (?),
autant de luths et d'épinettes. Peut-être y
a-t-il faute d'impression et devrait-on lire

sm.

v.

coutibade, coutibe, couture; sf.

couterét

coutét;

pénitence ; payer

—

teau, canif.

c

une

Que t'at haréy couti e recoutl, je te le
plus que payer ! — menace ;
lou qui pér que déu couti, celui
qui perd
au jeu
doit payer, compenser; qu'es
lou de couti, tu es celui qui dois faire la
pénitence.
(Confr. avec le v. m. fr. cotir, frapper),

couteaux,

couterejà ; v.
Jouer du couteau ;
taillader. Fréq. de coiilelà.
couterét,-ròt,-roû ; sm. — Petit cou¬

e

Subir

—■

ferai payer et

coutelière. V. couterè.

Mììo

v.

compenser.

taxe ;

coutisà-s,

se

cotiser,

coutisacioû, coutise ; sf.— Cotisation.
coutisàn,-e; adj. — Cotisant,-e.
coutise; sf. — Cotisation, imposition,
taxe ; collation que l'on faisait autrefois
aux frais de la commune
après une vente
aux enchères de
bois, de fougère, etc. des
communaux.

coutoà

(As.)

; v.

—

du coude.

Coudoyer

;

heurter

coutoàt ou coutouàt,-ade ; adj. —
Cotonneux,-euse.
coutòt; sm. — Petit cout ; cou, mince,
coutoû (As.) ; sm. — Coude. V. coude.
coutoû ;
en

Coton ; duvet des arbres
sm.
fleurs, de certains fruits.
—

coutouà-s ;
colon,

en

v.
Prendre l'aspect du
parlant de certains fruits qui se
—

dessèchent, de certaines étoffes.
coutouadis,-se ; adj. — Qui ressemble
à du colon, où il y a du coton ;
cotonneux,euse.

Estofe coutouadisse, étoffe
coutouàt.

—

coutounade ; sf.

—

coutounejà

—

tonneux.

;

cotonneuse.

_

V. coutoàt.

v.

Cotonnade,

Etre, paraître

co¬

coutounoùs,-e,-nùt,-ude ; adj. — Co¬
(rare).
coutoulìu, coutourliu, couteliu,-li¬
ne; s.
Coche vis; alouette huppée.
On appelle cdutouliu
casaliquè, l'alouette
tonneux,-euse
—

lulu parce qu'elle vit autour des maisons

(case),

ou

bien,

encore, parce

qu'elle s'éloi¬

gne peu de son point, d'habitat.
Lou coutourliu qu'ou hé

d'une

piupiu, dit-on
jeune fille qui brûle de se marier.

�329

COUTRA

coutrà ; v.

Labourer, travailler

—

avec

le coutre.

coùtre.

û

coùtre, passer, couper
coutre ; prim coum
coùtre, mince, effilé comme un coutre.

avec

û

G. coudre.

—

Passà lis

coum

aisance

comme

coutrejà.

un

Fréq. de coutrà.
—' Compagnie, réunion,
troupe de gens de même classe. V. couterie.
Anà-n de coutrie, aller de compagnie ;
està de coutrie, être de partie, faire partie,
coutrie ;

—

sf.

être d'accord

avec

d'autres;

avec

un

sens

être du même acabit, en parlant
d'un groupe de gens,
coutrilhe ; sf. — Espèce de coutre.
coutrilho (G.). — C. coutrie, mais le
mot semble avoir perdu le sens primitif,
car il
n'est plus guère employé que dans
certaines loc. telle que càyje de çouhilhos,
tomber ensemble, en tas, en parlant de per¬

péjor.

sonnes

sont

; se

boutàts de coutrllhos, ils

soun

tombés

les

uns

sur

les

autres ;

veut

dire, quelquefois aussi, de travers, de côte,
sur le flanc, mais toujours avec l'idée de
chute.

coutroùlh ;

sm. — Grapillon abandonné
vendangeurs.
gaspét., gaspllh, couy.
coutroùn (L.) ; sm. — Contraction de
cauteroùn, petit chaudron. V. coudèyrc.

par les
Svn.

couture; sf. — llins un act" du XIIe
siècle, avec la signification de terre cultivée,
culture. V. coutibà. N. de p. Le terme si
toujours usité en Lav. Un quartier de Préchac porte le nom de Coutùro-bàgo.
(Le terme est encore usité dans certaines
parties du Midi).
couy,-e ; adj. — Tondu, chauve; dé¬
nudé; brebis ou mouton sans cornes; blé
sans

barbes.

V. cap couy.

adj. et s. — Petite chose,
peu dé chose: û couy d'arrasí, une pelile
grappe de raisin. V. coutroùlh, chay.
couy, eugn (L. G.) ; sm. — Coin à
couy

(II.-A.)

;

fendre.
couy,-e ; s.

—

CRABARUT

grossier, quoiqu'il reste trivial et de
compagnie relâchée, de son correspondant
fiançais coïon).
Passà couyoû, passer pour lâche ; Ivi lou
couyoû, faire l'imbécile; faire le pitre;
(juin couyoû! Quel benêt!
Syn. marcoullioùn (Bay.).
couyounà ; v. — En style fam. duper,
mystifier, tromper, mais légèrement ; gouailler ; plaisanter; couyounà-s, se jouer des
tours ; se tromper soi-même. Cf. crayounà.
couyounade; sf. — Plaisanterie; petit
tour joué.
couyounàyre,-e ; adj. et s. — Far¬
ceur, -euse ; qui joue de petit tours.
couyounejà ; v. — Fréq. de couyounà,

sens

avec un

de diminution, badiner.

sens

couyounerie; sf.

Etat de couyoû,

—

niaiserie, imbécillité,

couyrà, coùyre. — C. coeyrà, coéyre.
coùyre (G.) ; sm. — Cuivre et aussi
coude.

coùyre, coéyre; sm. — Cuivre,
couytibà. — C. coutibà.
coy, còyo (Big.) ; s. — Panier, coffin,
corbeille. V. bascoye.
coy,-e. — C. couy,-e. N. de p. et de 1.
coyalàr ; sm. — Dans la coutume de
Soûle, signifie cabane sur la montagne avec
pâturages autour. V. cujalà.
coye (N. 0. des L.).
Forme de còse,
—

cuire.

coyfe. — C.~ colie, coiffe,
còyno (M4 Big.). — C. coudéne;

au

fig.

femme de mauvaise vie. V. coé.

crabà, craboutà;
parlant des chèvres.
Syn. pitoà.
crabachà ;

v.

—

crabache; sf.
crabade ; sf.

—

—

v.

—

Mettre bas,

en

Cravacher,
Cravache,

Troupeau de chèvres,

d'isards.

crabamasse; sf. — Grésil, grêle;
de. (En Luchonnais, màsso cràbo).
crabarie.
Donné pour claberie dans

averse
—,

C. coudéne, couthe.

couyà. — C. coujà, tondre.
couyè,-re ; adj. et s. — Fabricant, mar¬
chand de coys, paniers. V. coujè.
couyè ; sm. — La masse de laine qui

—

certains textes

—

crabarie ; sm.

vient d'être tondue.

couyè (Az.) ; sm. — Couche de neige.
V. counjeste, doumàdo.
couylà (B.-L.).
C. coeylà.
coùyno (G.). — C. cousue, couette,
coùyo (Lav.) ; sf. — Concombre. En
il.-A. panier rond et profond, ressemblant
quelque peu à une citrouille. V. coy.
couyoû,-ne; adj. et s. — Benêt, niais,
—

poltron, lâche.
(Bien que le mot soit une déformation
de coulhoû, il a perdu cette signification
dans la forme lig. De plus, il n'a
pas le

anc.

crabarie, craberie, crabeterie, craboutè,-tis ; s.
Les chèvres, la gent
caprine; étable à chèvres.
—

Nom d'un cépage. V.

claberie.

crabarissos

chés,

(Lav.); sf. pl. — Bran¬
l'on fait brouter par les

rameaux que

chèvres.
Ou'ou
sos,
en

ne

mancaré â bourlt de crabaris¬

il aurait besoin d'être fouetté, dit-on

parlant d'un enfant capricieux.

crabarole (M4); sf. — Plante préférée
des chèvres, à tlcurs de couleur jaune vif.
N. de

quartier.
crabarùt,-ùdo (B.-L.)

d'un récipient malpropre
bos (champignons).

; adj.
où il y

—

a

Se dit

des crà-

�CRABE

—

330

CRACADIS

crabe; sf. — Chèvre, caprin ; trépied,
support sur trois pieds servant de levier ;
d'échelle

sorte

agricole

l'on attache les

;

bovins ;

crochet en bois où
pied de grue. V.

pile, segàlho.
liùdç crabe, perdre le sens, devenir com¬
me une bête; nou pus bàle û pét de crabe,
ne rien valoir;
qui crabes a,"diables qu'a,
qui a des chèvres a des diables (à garder) ;
à plasé, crabes, lou bouc qu'ey biélh, dou¬
cement, les chèvres, le bouc est vieux
(prov.) ; que, bouy que crabes dànsenl Je
veux
que les chèvres dansent ! sorte de
jurement comme : je veux que le diable

m'emporte ! Dub quoàie crabes e lou pour¬
quoi. que-m trùfi d'et! Avec quatre chè¬
vres
'■! le cochon gras, je me moque de
lui ("de l'hiver), dit le montagnard; béde
s'y la crabe arrouye, rencontrer des diffi¬
cultés: gahà la crabe, avoir un accès de
colère, de dépit. V. crabères ; u endrét d'escorne crabe, un lieu abrupt, périlleux; que
m'y jougarl ua crabe arrouye! Je jouerais,
je parierais à coup sûr. J'en suis certain !
crabe ; cràbo (B.-L.) ; sf. — Champi¬
gnon
minuscule qui se forme dans les
récipients à lail mal nettoyés ; croûte dé¬
crasse, ulcération, par suite de malpropreté
de l'épiderme autour de la bouche.
crabè,-re ; adj. et s. —- Caprin,-e, de
chèvre, relatif aux chèvres, où il y a des
chèvres ; chevrier,-ère ; araignée d'eau, ap¬
pelée aussi crabe-d'aygue et courdouniè.
U boû crubè que-s goaỳíe las crabes, un
bon chevrier surveille et garde ses chèvres
(prov.) ; camî crabe, senlier de chèvre,
crabe d'aygue. — V. crabè.
crabe-hust

sm.

Chèvrefeuille.

—

V.

des

cornes.

—

C. craboutà.

adj. et sf. — Brebis qui a
On dit aussi cournudu. Y. cat-

pl. — Maquereaux, ta¬
jambes lorsqu'on s'est
V. crabòt.
crabères (las sèt). — Les sept chevrières, les Pléiades (constellation). En
TÍ.-A.
béye-s ens sèt crabèros arroùyos,
signifie souffrir beaucoup et aussi avoir du
mal à faire quelque chose. V. au mot crabe.

ches des rougeur aux
chauffé de trop près.

—

—

C. crabarie.
Afétathèse de

cabéstre, chc-

vêtre.
crabéto (Lav.) ; sf.

— Brebis qui a
les
rejetées en arrière.
crabî ; adj. et s. — Caprin ; de la na¬

cornes

in1e des

chèvres,

crabì, crapi ;

sm.

Chevron.-V. cabi-

—

roû. Nom du chèvrefeuille
V. crabe-hust.

crabiàdo

(Lav.)

;

sf.

en

—

certains lieux.

Distance entre

deux chevrons.

crabî-bouc ;

phrodite.

(M4 Big.). ■— C. carboade.
craboàyre,-ro (B.-L.). — C. ctrboè.
cràbo d'enhièr (B.-L.) ; sf. — Forficule perce-oreilles. Cf. cousturè, cisèu.
crabòt; sm. — Cautère, vésicatoire; le
mot est

tombé

sm.

—

Caprin

herma¬

en

désuétude. V. crabères;

chevreau. V. crabït.
Sautà coum û crabòt, sauter comme un
cabri.

craboû (B.-L.).

—

C.

carboû

;

même

métathèse dans les dérivés.

craboû ; sm.
craboutà.

—

—

Bouc châtré,

C. crabà.

craboutalhe, crabouterie; sf.

•—

C.

crubarie; bande de caprins.

craboutè,-re ; adj. — Amateur de chè¬
; qui se rapporte aux caprins.
crabû ; sm. — Variété de cépage blanc.

vres

V. courbû.
'

crabùm,-ùmi
caprins.

;

sm.

—

Odeur particu¬

lière des

crabùmi ; sm. — La gent
crac! interj. — Crac!
Cric, crac! lou coùnle qu'ey
crac

caprine,
acabàt, cric,

! le conte est fini.

crac,-ade;
v.

s.
—

— Craquement,
Croquer, manger à belles
claquer ; casser ; rompre ;

dents ; craquer ;
écraser. V. crascà, clacà.
Ha cracà tous cachàus,

faire craquer les
entrain ; ha cracà
las paraules, bien accentuer les mots, parler
fort; lou bén qu'at hè cracà tout, le vent
fait tout craquer; que s'a cracàt lous aberâs, il a croqué ses noisettes, dit-on de
quelqu'un qui a mangé son bien ; que s'at
cracarë tout, il mangerait tout (son bien
et celui des autres) ; cracà oéus, casser des
œufs; cracà pedoàlhs. écraser des poux:
cracà-s lous os, se rompre les os ; cracà-s
lou cap, se fendre la tête; tout açò que
craque, tout ceci chaque, n'est pas solide.
cracade ; sf. — Action de ce qui cra¬
que; craquement; craquelure; heurt rie
deux têtes; bon repas, gueuleton.
cracadé,-re; adj. — Qui peut se cra¬
quer. être craqué, croqué, cassé.
cracadé,-re ; s. — Endroit où on man¬
ge : les dents, en style plaisant; casse-noix.
Dans l'expr. : abé ue boune cracackére,
avoir de bonnes dents, une bonne gueule,
lion appétit.
cracadìs, crascalhis ; sm. — Craque¬
molaires ;

chòlo, esparbère.
crabères; sf.

craberie.
crabéste.

craboàdo

cracà ;

bitauguère, crabi.
craberà.
crabère ;

crabìt, crabitchou, crabòt,-e ; s. —
Cabri, chevreau, chevrette.
Ha l'oelh de crabòt, faire l'œil de che¬
vreau, en fr. pop. tourner l'œil; lou qui
nou a crabe e bén crabòt,
tira d'oun lous
pot ? Qui n'a pas de chèvre et vend che¬
vreau, d'où peut-il le
tirer ? Se dit de
quelqu'un de suspect en fait d'honnêteté,
cràbo (B.-L.). — V. crabe (2).

lure.

manger

avec

�331

CRACADOU

cracadoÙ,-re

adj.

;

—

Croqucur,-euse

;

bon mangeur.

cracàt;

cranà ;

sm.

—

—

crachats.
crachamén ; sm. — Crachement,
crachât ; sm. — Crachat, expectora-

cranàyre,-e
cranc;

—
—

Cracheur,-euse.
Crachoter,

ronger

les

sangs »,

en

fr.

pop.

V.

calcina.

crasmà (Big. G.).— V. cremà.
(Big. G.). — V. cremàlh.
crambe, crampe; sf. — Chambre.
crama,

cramàlh

crampàt,-ade ;
crampàt; sm.

s.
—

Chambrée,
Petite chambre; al¬

—

côve.

V. crambe.
En Lav. on appelle cràmpo d'el picà, une
chambre attenant à la cuisine; crampét
d'era hito, l'estomac, en style plaisant.
crampe; si'. — Crampe, contraction
crampe.

—

musculaire.

crampè,-re (L.)

; s. — Travailleur,agricole. V. brassé.
crampè ; sm. — Valet de chambre
(vieux). N. de p.
crampejà ; v. — Garder la chambre;
euse

faire antichambre.

crampét,-e ; s. — Petite chambre,
cliambrette, petite salle. En Lav. hè crampél litt. faire chambrelle, se dit de deux
amoureux qui s'isolent dans une chambre
d'auberge-où ils se fout servir à part : c'est
le « cabinet particulier » des
paysans. V.
(i).
crampi-se (G.)

crampe

crâne;

cranè ;

flétrir

sous

cresecà, toustà.
cran

(L.)

; sm.

—

Anthrax.

adj. des
sm.

faire le fier,

cranejà ;

2 g.

—

Bel

l'es-

—

Action

Crâne, fier,-ère.
de crâner, de

l'orgueilleux,
v. — Fréq. de cranà.

cranerie ; sf.

cranquère

;

—

sf.

Crânerie.
—

Douleur lombaire

;

mal

scialique. V. cranc.
cranquét,-e ; adj. et

crantiu,-ibe.

—

s.—

Boiteux,-euse.

C. cragnén, craintif.

cranùr,-re (Big. G.). — C. cranàyrt;
fanfaron,-11e ; fat orgueilleux.

crapàut, crepàut,-e ; s. — Crapaud ;
lig. petit polisson, drôle; faiseur d'em¬
barras. On dit aussi carpàut.
au

Dim.

crapautét,-tòt,-e. Augm. crapautàs,-

se.

Syn. fíhòtou, fariòt, cuc.
aussi, autrefois, une lâ¬
(dans laquelle on voulait
voir la forme d'un crapaud) et qui était la
marque distinctive des sorciers et sorcières.
Dans les L. 011 appelait cette tache dragoùn.
Le crapàut étail
che de la cornée

V.

ce

m.

crapàut que bòu ha soun saut, cha¬
crapaud veut faire son saut, chacun a
son
petit amour-propre ; crapàut e blbe,
crapaud si l'on veut, mais vivre; care-t
crapautel Tais-toi, drôlesse !
crapautalhe; sf. — Les crapauds, la
race des crapauds; les polissons, la racaille.
crapautàmi, crapautè ; sm. — Id.
crapautàs ; sm.— Gros, vilain crapaud,
crapautère ; sf. — Crapaudière, les cra¬
pauds.
crapautère ; sf. — Gouet tacheté, dit
aussi pied de veau (plante).
Cade

que

Svn. coucaròch.

Mucosité de la tra¬
asthme violent; on
dit aussi carpoùch par métatlièse.
crapoùn (B.-L.) ; sm.
Bélier ou bouc
qui mène, conduit le troupeau; au fig.

crapoùch

chée

ou

; sm. —
des bronches;

—

femme

; v. — Se dessécher, se
l'effet de la chaleur. V. ari,

—

un

pargate, il a le diable à la savate.
crancàu, cranque (G.-M.) ; s.— Crabe,

; v.
Voit y a pas

sion.

sm.

mations.
Cranc d'òmi! diable d'homme! O!
cranc! Diable, oui! qu'a lou cranc à

cràgne

—
Craindre.
arré à cràgne, il n'y a rien
à craindre ; nou cragn ni Diu ni diable, il
ti" craint
ni Dieu ni le diable, il n'a peur
de rien ; qu'ey de cràgne que nou arrìbe,
il est à craindre qu'il n'arrive; nou l'a pas
cragnùt, il ne l'a pas craint.
cragnén,-te; adj. — Craintif,-tive. On
dit aussi cragnedoà,-e.
cragnénce; sf. — Crainte, appréhen¬

Crânement.

Encoche, taille ; angle
sol. N. de p.
cranc; sm. — Expression qui semble
remplacer « diable » dans diverses excla¬
cranc ;

profond dans

crachoutis ; sm. — Crachotement,
cracinà-se (G.) ; v. — Se tourmenter,
d

—

adj. — Crâneur,-euse.
—
Lombago; scialique. V.
;

clndre.

lion.

crachàyre,-e ; adj.
crachoutà,-tejà ; v.

sm.

CRAPULASSE

Crâner, faire le fier,

—

cranamén ; adv.

Craquement; coup vioIcnl, contre quelque chose de dur.
crach (L.). — C. crachât.
crachà ; v. — Cracher. V. escoupl.
(Cracha s'applique à l'expectoration d'un
ciachat; escoupl à un jet de salive).
Cracha lous palmoûs, cracher les pou¬
mons; que las te harèy crachà! Je te ferai
rendre ce que tu as pris ! Tu me la paieras !
crachadis ; sm.
Crachement; les

se

v.

—

d'allures

décidées, hommasse.

crapulàdje; sm. — Les crapules; acte
de crapule.
crapulasse ; s. des a g. — Grande cra¬
pule ; augm. péjor. de crapule.

�CRAPULE

CREBADE

—

332
crauàn

crapule ; sf. — Crapule ; la crapule.
Dim. crapulòt ; augm. crapulasse.
crapulè,-lerie ; s. — Crapulerie ; la crapule.
crapuloùs,-e ; adj. — Crapuleux,-euse.
crapulousamén ; adv. — Crapuleuse-

crauanàlh

Goéland. Cf.

—

(G.-M.)

;

sm.

Les goé¬

—

crayoû ; sm. — Crayon,
crayounà ; v. — Crayonner,
crayounà. — C. couyounà et dérivés,
crayounade ; sf. — Coup de crayon.
crayounàyre,-e ; adj. — Crayonneur,

créque (L.) ; sf. —
noix de grande espèce. Cf.

craque (Ray. L.) ;
;

sm.

lands, l'espèce des goélands,

mcnt.

Coquillage

(G.-M.);

calhòc.

cascoulhe.

-cuse.

craque ; sf.

—

Craque, hâblerie,

gruvilé.
craquemàut (L.)

mern-

cré

songe sans

sm.

—

son)

crascà ;

v.

œuf; crascà

ment dans

ser

des

coquilles, d"S

crascalhade ;
lure

Craquelure

—

;

creatoù.

es-

coques;
—

fêlure,

fêler.

Fêlure ;

crascalhis.

—

C.

péjorative;

on

cracadis

avec

une

dit aussi crascalhadls et crasealhère, mais plus rarement.
crasse ; sf.
Crasse ; au fig. grossiè¬
reté, indélicatesse, vilain tour joué. V.
l.orn.

sm.

—

Bassinet du caréih. En

dit d'un homme

payer ce

D'une façon
d'une manière sordide.
crassousàs,-se ; adj. — Augm, péjov.
—

crassoùs,-e.
crassùt,-ude

; adj.
Nuance de crass'applique qu'aux choses.
crassùt, un fer crasseux, impur,
craste (L.) ; sf. — Rigole, petit cours
d'eau. N. de p. V. canè, ayguère.
suàs ; ne
U lier

mon¬

sf.

—

Créature.

S'emploie
de

contraire à créât, à propos

;

v.

Crever ; éclater ; percer ;

—

mourir,

en

nou crèbe, il ne croît ni ne crève;
ço qui
oelh nou bet co nou crèbe, ce que l'œil
ne
voit pas ne crève pas le cœur (die.) ;
crebà l'eslouroùnc, crever le furoncle ; lous
ulhs que crèbe n la sole, les aulx percent la

iticlélic ;le ;
(!{■

Créancier,

de set, mourir de soif ; crebàt de tribàlh,
recru de fatigue pour
avoir travaillé ; crebà
de hagarde, crever d'orgueil ; nou crech ni

sordide.

crassousamén ; adv.

—

parlant des bêtes et des
plantes; s'emploie quelquefois, m:iis dans
un
sens
grossier, vulgaire, pour mourir,
en parlant des personnes; crebà-s, se cre¬
ver, prendre une peine extrême ; prendre
une hernie ; au jeu,
se mettre, par faute,
hors de la partie, du jeu.
Que crèbe lou co, cela crève le coeur;
que s'en harà crebà la bouhigue, il s'en
fera crever la vessie (de rire) ; que soy malàu à crebà, je suis malade à crever ; crebà

qui n'aime pas
qu'il doit.
Pipàut cou/71 à crassét ("ou û caréih), sal"
comme un bassinet (ou
une lampe à huile),
crassì, encrassi; v. — Encrasser.
crassoùs,-e ; adj. — Crasseux,-euse ;
a'i
fig. peu délicat, sans vergogne, avare
se

s.

V. creadoù.

—

sens

crebà
éclore ;

—

gréhe.
crassét;

adj. et

creàyre,-e ; s. — Celui, celle qui crée.
creb,-e (L.) ; adj. — Crevé,-e, éclaté,
germé, en parlant de graine.

craque¬

.

nuance

Créance.

—

;

jolies, délicates.
Quine beroye créature! Quelle jolie per¬
sonne !
La, mie créature, mon bel enfant,
mon mignon, dit la maman.
creàule,-e ; s. — Créole.

Faire craquer ; écra¬

sf.

Création.

des exclamations.

créature ;
choses

—

—

Ah! lou lè créât! Ah! le vilain
sieur ! Triste créât, triste individu.

V. cracà.

v.

Esturgeon (pois¬

créât,-de ; s. — Créature. Ne s'emploie
guère que dans des sens péjoratifs, notam¬

û

crascalhà ;

—

-ère.

dans le

crascadure sf.

sf.

;

creanciè,-re

casser, craquer des noix; crascà-s
se craqueler, se casser, se fêler un

os,

; sm.

avorton.

un

qiiilhòts,
os.

(Lom.)

créance

Craquer, craqueler, fêler,

—

Créer.

.

nain,

casser.

Crascà û oéu, casser un

Apocope de créde, croire,

—

—

creadoù,-toù,-re ; adj. et s. — Créa¬
teur,-trice. En Lav. signifie aussi chélif.-ve,

craquements.
sm. — Dim. de craque,

;

v.

creacioû ; sf.

de certains oiseaux ;

craquit (L.)
coquillage.

(Lav.).

creà ;
creàc

Oronge
et, en certains lieux, l'hynum repandum,
appelé aussi brouquissoun. V. angòs.
craque-pedoùlhs ; sm. — Craquepoux, surnom du pouce. V. dit. Au fig. un
pouilleux.
craque-prues ; sm. — Croque-prunes,
sobriquet des tailleurs d'habits.
craquetà ; v. — Craqueter ; faire en¬
tendre le cliant de la caille; pétiller; claqueter ; claquer. V. coudouscà.
craquéts ; sm. pl. — Cris de la caille et
;

—

| terre; la rose qu'a crebàt lou boutoû, la

a crevé le boulon, elle éclôt.
| rosecrebade
;

i

recru

de

sf.

fatigue

—

;

Action d'être rompu,

hernie, effort, crevaison.

�CRËBADÉ

333

crée, crée (As.) ; sm.

crebadé,-re, crebadìs,-se ; udj. cl s.
Qui peut être crevé,-e, ouvert ; qui est
sujet à crever ; bête malade ou malingre
ne

semble

crecà

devoir vivre.

pas

qu'ey crcbadé, le furoncle
peut-être crevé, ouvert; û tribàlh crcbadé,

noix.

Syn. clésc, clèch, croch, crosc, quésque.
crechade, cruchade (L.) ; sf. — Bouil¬

plus usité.,
rup¬

lie de farine de maïs.
Bénte de crechade,

crebagne, crebère ; sf. — Maladie de
langueur ; mal chronique que l'on craint
devoir aboutir à la mort,en parlant des
bêles ; s'applique aussi aux gens, mais clans
le style badin ou trivial ; mortalité,
crèbamasse.
C. crabamasse.
crebasoûs (M4); sm. pl. — Maladie
sabot des ovins ; la corne se fend.

crèche.

ventre, ventre

V. créch

(i).
(Big.) ; v. — Croî¬
augmenter. V. bàde,

prabà.
Aquéste droite que lié û bét crèche, cette
enfant croît très vite; que-s bét à crèche,
011 le voit
grandir; que s'a hèyt crèche lou
bé, il a augmenté, accru son bien.
crechedé,-re ; adj. — De bonne crois¬
sance, qui croît bien.
crechedé (B.-L.). — C. créch, levain,
crechén ; sm. — Glande de croissance ;

poussa,

du

crebassàt,-de ; adj. — Crevassé,-e;
de fatigue.
crebasse ; sf. — Crevasse.
crebàt,-ade ; adj. et s. — Crevé,-e;
qui est. de faible complexion, un crevé,
comme en style pop. fr. ; hernieux.
crebàt ; sm. — Pli crevé, terme de cou-

tumeur sèche.

crechencà,-ne,-cè,-re ; adj. — Qui
bien, qui est de belle venue, qui

turc.

croît

crebatòri ;

sm.

—

Champ de mort,

en¬

pousse.

droit malsain.

Aquére maysoû qu'ey û crebatòri, cette
maison est malsaine, bonne pour y prendre
les autres

crèbe-CO ;
tion ;

au

s.

—

Qui fail

cre¬

travail.

sm.

—

Crève-cœur

;

afflic¬

crèbe-hàmi ;

Crève-la-faim,
—
dit aussi de celui qui

sm.

se

fait crever de faim les autres.
En ço d'à tau, qu'ey û crèbe-hàmi,

1

chez
un tel, on y meurt de faim; aquet
tribàlh,
qu'ey û crèbe-hàmi, ce travail ne rapporte
pas de quoi mander. Y. bramc-pâ, brámehàmi.

crebère.

—

crèbe-sac ;
né à

—•

vif dépit.

meurt-de-faim;

V.
sm.

crebaçjne.
— Crève

sac, nom

don¬

graine effilée qui perce la toile
en particulier le brome, la folle

toute

des sacs,
avoine. Cf. trauquc-sac.

crebìs

(B.-L.) ; sm. — Chevron de ca¬
québe.
crée, crée (Bas-Arm.) ; sm. — Le pelit

bane. V.

mûrier, oiseau de la famille des Becs-fins.
Syn. beryeroun (L.) ; touyie (L.) ; curouy, mourèu (G.) ; mourè.
crée (L.) ; sm. — Traquet (saxicoia rubetra, oiseau) ; le traquet tarier (saxicoia rubicola), est appelé aussi crée.
Apouricàt corn un crée sus u' yaugue,
perché tel un traquet sur un jonc.

Syn. alebàt, fenoulhét, aluquét, ahumèc,
goudàlh.

crechénce, crechoù, crescoù ; sf. —
prabe.
crechoû ; sm. — Douleur que les en¬
fants éprouvent à l'aine durant leur crois¬
sance. C. crechén. En B.-L. le mot est fém.
crechoû ; grechoû (Os.) ; cressoû ;
sm.
Cresson (plante).
crechoû saubàdje ; sm. — Berle à
larges feuilles (sium latifotium, plante).
crechounè,-re ; adj. et s. — Friand,-e
de cresson ; marchand de cresson.
crechounère ; sf. — Cressonnière,
crechounéte ; sf. — Véronique aqua¬
tique (plante).
crechude, crescude ; sf. — Coup dé¬
croissance, poussée de développement.
Lous blats qu'an hèyt ue bére crechude,
Croissance. Y. badude,

mal mortel.

crebàyre,-e; adj. et
ver

—

crèche ; crésque
tre; grandir; pousser;

recru

i

gros

paresseux.

—

ut

no¬

— Levain.
Syn. bouridé, chabudure, lliebàmi, Iheuiè.
créch, crèsc ; sm. — Coque d'œuf, de

crever.

V. crebèrc,

—

C. cracà.

Croît, augmentation,

créch ; sm.

Aquét chantiè qii'ey û crcbadé, ce chan¬
crebadure ; sf. — Eclatement ;
ture; hernie; crevaison.

—

—

par la naissance des petits ; ac¬
croissement. On dit aussi crèche. V. crue.

travail harassant.
crebadé ; sm. — Qui crève, harasse, où
l'on se crève.

crebadére.

Creux, grotte.

tamment

nu

vous

(G.-M.).

créch ; sm.

/.'eslourounc

tier est bon à

cbédë

Cf. càeou.

—

qui

—

—

les blés ont fait

crécou

une

(Chai.)

;

belle croissance.
sm.

—

Va-nu-pieds,

vaurien.

créde; crése (Big., V.-B., G., L.) ;
créye (H.-Big.) ; v. — Croire; obéir; créde-s, s'en croire.

Qu'ey de créde, c'est croyable, c'est à
croire; aquét àsou nou bòu pus créde, cet
âne
s'en

ne

veut

pas

obéir;

que

s'en crét, il

croit, il est lier de lui ; créde s'en, s'en
croire, être plein de fatuité ; à qui at harà

qui le fera-t-il croire? Ai credoù?
credùt, l'a-t-il cru ? — Il le crut ;
Croyez-vous! exclamation de sur¬
prise; crét, ou sinoûl Obéis, ou bien gare
à toi ! Créde-s'en per cheys ardits, avoir
une haute opinion de soi. V. cré, créje.

créde? à
—

e

Qu'ai

credèt!

a

�CRÉDE

—&lt;

CRESPÈ

créde,-se, créye ;

334sm.

—•

Croyance,

conviction.

Qu'a fou crécle en co-hens, il a la croyan¬
enracinée ; il est très convaincu.
credé, crededé,-re; adj. — Croyable;
qui peut, doit être cru.
crededoù,-re adj. — Qui croit, obéit;
croyant,-e ; crédule.
(Le mot figure dans des textes anciens
avec le sens de créancier, débiteur, mais ce
sens est tombé en
désuétude).
credén,-te ; adj. — Croyant,-e, crédule.
On dit aussi cncredén, et
quelque fois credùt, encredùt; crediu ; dans L. prétentieux
qui s'en croit.
credénce,-ci,-cie ; sf. — Croyance ;
crédulité; caution, garantie (vieux),
crèdi, crèdit, crédit; sm.
Crédit.
l'réne à crèdit, acheter, prendre à crédit,
ce

—

credità ;

v.

—

Créditer.

creditoù,-e; s. — Créditeur,-trice.
crediu,-ibe ; adj. — Croyable; prend

aussi le

sens

credo ;

de crédule. V. credén, crededé.

sm.

Mol latin usité dans cette

—

expr, en parlant du chat qui
lou gat que. lie loii sou credo.

ronronne :

credùle,-e; adj. — Crédule,
Crédulité,
credulitàt; sf.
credùt, encredùt,-ude.
V. credén.
credùt,-sùt (L.) ; sm. — Semblant,
—

—

feinte, apparence.
Qu'ut a hèyt per
une

un

cresùt, il s'est fié à

apparence,

crée, créye; sf. — Craie,
crégne. — C. cràgne et dérivés,

créje

; v. — Employé pour
certains lieux gascons.

en

créde, créye,

cremà, cresmà ; v.
Brûler, entrer
ignition, havir, cramer, roussir par la

chaleur. V.

crama.

palhe, faire brûler de la paille;
aqueste pasle qu'ey cresmade, cette pâte est
brûlée; que put au cremàt, cela sent le
brûlé, le roussi.
cremà, cresmà; v.
Oindre de Saint
—

Ch rême.

cremade, cremadure,-disse ; sf.
Vers la M', incendie ; étendue de
montagne
où l'on a mis le feu
pour avoir de l'herbe
au
printemps. A la plaine, brûlure, tache
de roussi, brûlement ; odeur de brûlé, de
roussi.
;

facilement,
cremadure.

adj.

—

Qui

se

roussit

C. cremade.
cremàlh (Big) ; cresmàlh, crimàlh,ère ; crimày (Lav.) ; s. — Formes de cm-

D'une grande femme laide et maigre, on

La v.

lie â lè crimày.
cremàt,-ade (Big.) ; cresmàt.
en

cramât.

:

cramoisi.

cremesî,-e ; adj. — Cramoisi,-e.
cremùt,-ude ; adj.
Crémeux,-euse.
(If. créstàt. Sous l'influence du fr., on dit
aussi cremôùs,-e.
—

crénte.

C. cragnénce.
crentìu,-ibe, crentoùs,-e.
gnén, craintif.
—

—

C.

cra-

creiltousamén ;
adv. — Craintive¬
ment, avec appréhension.
créo ; sf. — Création, dans vieux texte
gascon.
La créo de

Diu, la création par Dieu,
crép, crés, grép ; sm. — Grès; roches
de l'espèce du
grès; terrain où le grès

abonde.

crepàut. — C. crupàut.
Ausèt-crepaut, engoulevent, oiseau,
crépi ; v. -— Crépir ; on dit aussi crespi.
Syn! perboucà.
crepide ; sf. — Action de crépir ; crépis¬
sage.

Syn. perboucade, perboucàdje.
crépit ; sm. — Crépi. V. perbouc.
créque. — V. craque (i).
—

C.

clèch.

créscou, crésque ; s. — Croquignole,
chiquenaude.
crescoùgnos ! (Lav.) ; excl. — Accom¬
pagne certains gestes quand on tient un
petit enfant et signifie : crois, grandis !
crése ; v.
Forme de créde en Big.
Y.-B., G. cl diverses parties des L.
creséc ; sm.
Brûlure; coup de feu,
en
parlant d'un aliment ; cuisson trop for¬
te; peine, souci.
Aquét creséc se m'arrougagne, ce souci
—

me

ronge.

cresecà ;

v.
Brûler; trop rôtir; des¬
sécher; cresecà-s, se dessécher, périr de
mal desséchant; se faire du souci. V.
orï,
eranipi-se, toustà, asserimà.

cresmà.
crésme ;

—

—

C. cremà.
Chrême,

sm.

_

(Lav.) ; sm. — Ecorce d'arbre,
crespàdo (Lav.) ; sf. — Ecorce d'arbre
cresp

renouvelée.

—

màlh.

dit,

—

—

lla cremà

cremadis,-se

—

crésc.

—

en

Endroit où l'on
crematori; sm.
brûle; tas de choses en ignition.
cremèro (G.) ; sf.
Mue, cage d'osier
où l'on met une poule-mère et ses pous¬
sins ; cage à claire-voie pour parquer les
porcelets sur les champs de foire ; voiture
dont les ridelles sont à claire-voie pour
le
transport des cochons.
cremesî ; sm. — Drap de couleur rouge

que

créspe ; sm. — Crêpe, étoffe; placenta
qui recouvre parfois la tête du nouveau-né;
c'est, d'après la croyance pop. un signe de
chance heureuse.

crespè, cresperè,-re ; s. — Qui aime
crêpes; qui est, des crêpes. Diménje
cresperè, dimanche gras, qui précède le
les

—

C.

mardi-gras.

�CRESPERÁ

335

cresparà ; v. — Faire des crêpes,
cresperade ; sf. — Plat de crêpes

crestianamén ;
ou

beignets ; repas où on ne mange que des
crêpes; à l'époque du carnaval, on se réunit
parfois pour manger des crêpes et boire du
vin nouveau, on fait une cresperuâc.
crespère ; sf. — Crêpe, pâtisserie. Ou
dit cruspère en divers lieux.
Plat, goiirmàn coum ue crespère, plat,
gourmand comme une crêpe.
Syn. caussère, pastère.
cresperè,-re. — V. crespè.
cresperejà ; v. — Faire des crêpes,
manger des crêpes.
crespèt, cruspèt ; sm. — Beignet ; au
lig un vaniteux, un gonflé,
crespi. — V. crepl.
crespùt,-ude ; adj. — Crépu,-e.
cressoû.
V. crechoû (2) et dérivés,
crestà; v. — Châtrer; écrémer.
crestade,-dure ; sf. — Cicatrice du
cliâtrage ; par analogie, couture, rapproche¬
ment de deux bords par des points.
crestadé,-re adj. — Qui peut, doit être
de

—

châtré, écrémé.
crestadoù ;

sm. — Hongreur. Dans le
Big. crestàyre; crestoùn (G.).
crestadure.
Castration ; coup de

G. et la

—

ciseau, déchirure dans
crestambère ; sf.

un

tissu. C. crestade.
Caillebotte, masse

de lait caillé.

crestàt,-ade
poltron, lâche.
crestàu ;

adj.

;

sm.

créste ; sf.

—

Châtré,-e, castrat

Cimier; faîte,
Crème du lait dont

;

—

on

fera le beurre.

créste; sf.

—

Crête; faîte; chaperon,

sommet.
I.a

créste dou hasâ,
créste de la^coste, la

Ii·ilhe et

la crête du coq ; la
crête du coteau. V.

soum.

crestè.

—

C.

crestàu; le dessus de la

crête; en Lav. réduit où l'on dépose le lait
pour faire monter la crème.

créste-arroumigues, créste-gritch ;
Châtre-fourmis, ch. grillons, un

sm.

—

avare, un

tatillon.

créste-arroùy ;
coq; quelqu'un qui

— Crête-rouge,
le
la figure rouge, illu¬

sm.

a

minée.

créste-belétos (G.) ;
chaponner.
créste-mousquits ;
de

moucherons,
prétentieux,

un

sm.
sm.

avorton

—

—

adv.

Couteau à
Ghâtreur

orgueilleux,

créste-poulét. — C. crésto-belétes.
créste-pus. — Châtre-puces, même
sens que créste-arroumigues.
créste-quilhàt ; sm. — Crête-dressé ;
vaniteux, prétentieux.
crestiâ,-ne; adj. et s. — Chrétien,-ne ;
les cagots étaient appelés crestiâs, gesitâs,
cugòls, cousiòts.

CRIDADÉRÉ
—

Chrétienne¬

ment.

crestianisme ; sm. — Christianisme,
crestiantàt ; sf. — Chrétienté,
crestoû ;
agneau ou

sm. — Jeune animal châtré,
chevreau. V. crestadoù.

Cresùs eu Crèsus; sm. — Crésus,
qui est fort riche.
Qu'ey à Crèsus, c'est un homme riche,
crétche (Bar.) ; sf.
Précipice,
—

cretone ;

sf.

Cretonne, toile de coton,

—

créy (Lav.) ; v. — C. créde, croire,
créye (H.-Big. et M4 Big.). — Forme de
créde, croire,
creyèt (II.-A.). — G. crièt, crible,
crî ; sm. — Crin.
Chibàu de boû crî, cheval de belle venue.
C. creà, créer.
crià.
criblà ; v.
Cribler.
crible ; sm. — Crible.
Syn. crièt, curèch.
cric; sm. — Cric, machine à lever les
—

—

fardeaux.

cric ; sm. — Onom. Cric, bruit de cra¬
quement ; employé comme interjection avec
crac: cric, crac!
Cric, crac, lou coùnte acabàt, cric, crac,
je m'arrête, le conte est terminé,
cric (G.). — C. crit, cri.
cricà (G.) ; v.
Cf. cracà.

—

Craquer, écraser, bri¬

ser.

cricadéres ; sf. pl.

—

—

-—

Castagnettes

;

cla-

quette.
cricàlh
nette.

(M4)

En Lav.

cridà ;

v.

; sm. — Grelot ; petite son¬
prononce cricày.

on

—

Crier

;

réprimander

;

pro¬

clamer, publier à haute voix; appeler.
Cridà coum à perdùt, û abùgle qui s'a
perdut lou barrot, crier comme un perdu,
un
aveugle qui a perdu son bâton ; cridà de
hàmi, crier la faim; cridà miséricorde, im¬
plorer miséricorde; cridà lou dròtte, gron¬
der, réprimander l'enfant; cridà t:u bestià,
crier au bétail, l'appeler; cridà las guerres,
annoncer, publier la déclaration de guerre;
ha cridà, faire publier à son de trompe, de
tambour ; que-t cridàràn, on te grondera ;
qui bos que-in cride? Qui veux-tu qui me
gronde ? Que cridèn, on cria.
cridà ; sm.

—

Les cris, la réprimande.

Lou cridà d'aquet alebàt que hè péne, les
cris de ce blessé font peine à entendre ;
n'as pas pou au cridà de ta may? Tu n'as
donc pas peur à la réprimande, aux cris de
ta mère ?

cridade ; sf.— Publication;

réprimande.

cridadé,-re ; adj.
Qui mérite, doil
être grondé,-c; qui est à publier, à faire
—

connaître.

cridadére ; sf.
criailler.

—

.Manie de crier, de

�(IUÍD'ADÍS

33G

CROC

—

cridadis,-sso (G.); cridarie, criderie, cridère; sf. — Clameurs, plaintes

aiguës, prolongées; réprimande à grands
ci'is ; criaillerie.
cridassè,-re ; adj. — Criailleur,-euse ;
personne à la voix aigre et désagréable,
cridassejà ; v. — Criailler.
cridassejàyre,-e. — Fréq. de cridassè.
cridasserie.
Fréq. de cridarie.
cridatère ; cridauèro (G.) ; sf. — Cla¬
—

meur.

cridàyre,-e; adj. et s. — Crieuiyeuse ;
eriailleur, criard,-e.
cride ; sf. — Cri public ; publication de
bans.

faire la publication à
hèyt arià la cride,
ils ont agi en catimini ; on entend fré¬
quemment dire : la cride qu'ey passât pour
le crieur public est passé,
l·Ia-n la

cride,

en

haute voix; nou ii'aii pas

cridère.

—

cridòri ;

sni.

crier ;

C. cridarie.
—

Grands cris; manie de

bouc.in.

crierà (Big. G.) ; v. — Passer au crible,
cribler; trouer comme le tamis du crible.

grenlsso que m'a crierai tous cauléls,
le grésil a Iroué mes choux (ils sont comme
un tamis (crièt).
crieràyre,-e ; adj. et s. — Cribleur ;
La

marchandée de cribles.
crière (L.) ; sf. — Tamis spécial pour la
graine de lin. V. crièt.
crièt (Big. G.) ; sm. — Crible. Cf. sefjounè, curètch, curie, cruèt.
crignère, crinière ; sf. — Crinière,
crimàlh.

—

crime,-mi

C. cramàlh.

; sm.

—

criminalamén ;

Crime,

adv.

—

Criminelle-

■— Criminalité.
criminàu,-noùs,-e ; s. — Criminel,-le.
crin-crin; sm. — Onom. Crin-crin;

criminalitat ; sf.

aigu dos cordes d'un inslrument de
musique.
cripte ; sf. — Crypte,
crique (L.) ; sf. — Quenotte,
crique ; sf.
Envie, désir.
(B.-L.)
;
adv. et s. — Contract.
crique
de querique, un peu.
crique-craque ; loc. adv. — Dans celle
expr. : à la crique-craque, à la diable, au
plus vite, en parlant d'un travail.
crique-craque; sf. — Craquement,
dans le style badin ; heurt.
criscou, cristou ; sm. — Dans cette
expr. da lou criscou, donner le coup de
grâce, le coup mortel. V. croc (3).
crispà ; v.
Crisper ; crispà-s, se cris¬
—

—

per.

;

sf.

—

Crispa¬

crispàn,-te; adj. — Qui crispe.
n. p. — Le Christ.
cristalerie,-Iherie, cristallère;
Crist ;

—

sf.

Cristallerie.

cristales,-talles ; sf. pl. — Croûtes
au visage des enfants en basâge.
cristàlh,-tàu ; cristày (Lav.) ; sm. —
dites de lait

Cristal.

cristalî,-allî,-ne
cristambèle.

;

adj.

—

Cristallin,-e.

Forme de crestambèle.

—

Cristàu ; n. p. — Nom de personne
porté autrefois; Sent Cristàu était invoqué
pour la guérison des maladies cutanées ; des
fontaines, des pierres sont placées sous son
vocable: à Bentayou-Sérée (B.-P.), la pèyrc
de Sunt Cristàu est utilisée pour guérir les
croûtes du visage des petits enfants; les
eaux de St-Christau (B.-P.), sont employées
pour le traitement des affections de la peau.
cristàu.

cristèri ;
cristou.

—

V. crislàlh.

sm.

Clystère.

—

V.

En B.-L., per¬
(vient probable¬
ment de Christ. Esp. Cristo).
crit; sm. — Cri, appel; publication.
N'ey pas qu'û crit, le cri est général ; nou
lié qu'û crit, il ne poussa qu'un cri; està-n
aus
crits, être aux hauts cris ; qu'en ey
anùt lou crit, on l'a dit, publié; â beròy
crit, une jolie voix, en p.irlant d'un oiseau.
Crit biahora, v. au m. biahore.

sonne

à

la

—

criscou.

face émaciée ;

critic ; sm.

—

Critique, action de criti¬

quer. V. critique.
Lous critics de, la

gent, les critiques des

gens.

menl.

bruit

crispade, crispacioû
tion.

critic, critique,-e; adj. — Celui, celle
qui pratique ; qui aime à critiquer, à mé¬
dire; ce qui est caractérisé par une crise,
r|U' est relatif à une crise; dans cette accep¬
tion, n'est guère que d'un emploi littéraire.
criticà ; v. — Critiquer ; criticà-s, se
critiquer mutuellement.
criticàble,-e ; adj. — Critiquable,
criticamén ; adv. — Critiquèment.
criticàn,-te ; adj. — Critiquant,-e.
criticàyre,-e ; adj. — Critiqueur,-euse ;
médisant,-e, qui aime à critiquer.
critique ; sf. — Critique ; est plus usité
que critic; toutefois, au pl. on dit préféra hlement critics: aquéls que hèn la critique,
ceux-là font la critique ; nou y a que critics
enta jou, il n'y a pour moi que des criti¬
ques, des reproches.
croc (L.) ; sm.
— Trou. V.
clot; pelil
coin. V. cournè, cuthòt.
croc, crue

V. tèch.

(L.)

; sm.

—

Crâne; coquille.

�337

CHOC

croc,

croque ;

s.

—

crot

Coup bref, sec ;

fêlure; mauvais coup, atteinte de mal.
Qu'a recebùt à lè croc, il a reçu un mau¬
vais coup ; (la lou croc, donner le coup de
grâce; qu'a gahàt la croque, il a pris mal.
V. criscou et croque. Minjà car au croquesau, manger de la viande avec du sel en
grains (qui craquent).
croc, croque; adj. — Un vieillard, une
vieille cassés, ratatinés. V. crouchlt, en-

croucàt.

creux,

croc; sm.

Croc, crochet, agrafe. V.

—

grip, picòch.
croc,-che ; adj.

Crochu,-e.
croc, croque (L.) ; s. — Corbeau (oi¬
seau), Cf. corb, courbàch.
croc; sin. — Canard à l'eau-de-vie que
l'on fait après avoir bu le café.
croch (G.-M.) ; sm. — Coque d'œuf ;
noyau de fruit (lat. scrupulus). Cf. crèch.
croche (lìig.) ; crouchi; v. — Briser,
broyer, craquer ; faire quelque chose en le
broyant; manger à belles dents; croche-s,
se casser, së courber beaucoup.
Quu-i bas hè croche, tu veux te faire
broyer les os ; croche û esquiìhòt, broyer
une noix;
que hè Ai bel crèche, il mange
bien; que s'ey crouchlt, lou biélh, il s'est
courbé, cassé, le vieux. V. cracà.
cròfe.
C. càfre, par métathèse ; au
—

crògno (G.)
croque ; si.

— Meurtrissure,
Coup, crossage ; mal à
la suite d'un coup; maladie de langueur,
épidémique, sans cause déterminée; mal

des ovins. V.

;

sf.

(2).

cròto

(L.) ; sf. — Sommet ; corbeau.
dou cup, le sommet du crâne.
croqueloùr,-do (G.); adj. — Malpro¬
pre, dépenaillé, désordonné,-c. V. lour.
croquelourdomén ; adv. — Malpro¬
prement, d'une manière désordonnée.
croque-milhoque ; sf. — F.xpr. enfan¬
tine pour un petit coup au front, un heurt
sans gravité:
qu'as lièyt la croque-milhoque I Tu as fait la « cognclte », comme on
Le croque

dit

en

fr.

familier.

croque-pelàt,-ade (L.)
ve.

;

adj.

—

Chau¬

V. cap-couy.

V.

;

sm.

—

cùssou.

crospe

(L.)

; st.

—

Cosse du haricot. Cf.

téque.
crosse ; crotche (Bar.) ; sf. — Crosse ;
béquille; bâton recourbé; en Lav. corniche.
crot,-e (L.) ; adj. — Kquilibré,-e, bien
distribué; s'emploie ordinairement précédé
de la prép. à.
Tout qu'es à crot, tout est bien, en
place, d'aplomb.

;

sf.

;

sf.

C. crot; plus spéciale¬

—

—

sm.
v.

et

ou

moins

C. croque (1).
Cépage de raisin blanc,

—

—

Métathèse de coubrl,

—

ce m.

Boue plus

ses

cou¬

dérivés,

crouc, croup ; sm. — Croup.
croucàn,-te; adj.
Croquant,-e, qui
croque sous la dent.
croucàn,-te; s. — Croquant,-e, terme
de mépris.
croucandalhe,-talhe ; sf. — Les cro¬
quants, la truandaille.
Syn. coucarralhe.
croucàt,-ade ; s.— Petit heurt de front.
V. croque-milhoque. Le croucàt est habi¬
tuellement suivi d'une bigne qui prend
—

elle-même le

nom

de croucade.

crouch, trouch;

sm. — Trognon,
(G.). — C. crouchi; accrocher,
crocher ; prendre avec un croc.
crouchén,-te ; adj. — Croquant,-e, qui
croque sous la dent.

crouchà

crouchén ;

sm.

—

Variété de

raisin

blanc, croquant.
crouchét.

—

C; clouchét.

crouchetà ; v.
Crocheter,
crouchi ; v.— Ployer et rompre ;
—

briser,
faire courber for¬
tement; faire céder; crouchi-s, se courber,
craquer, croquer ;

casser. V. croche.
Crouchi ue, branque, faire ployer et cas¬
ser une
branche ; crouchi lous os, rompre
les os; ha crouchi dus poutoûs, faire deux
se

baisers

qui craquent.
crouchide,-dure ; sf. — Action de
ployer, de casser ; endroit où la rupture
avec craquement s'est produite; le mal qui
en

résulte.

Qu'a gahàt ue croucliide, il a pris mal
par suite d'un effort des reins; mâchante
crouch\de, contusion, distension musculaire
ou

Coque d'œuf, de noix ;
noyau. Cl', crèch, croch.
cros (Lav.) ; sm. — Accroc ; mal ino¬
piné. V. crot.
cròso (13.-L.) ; sf. — Larve de névroptère vivant dans les eaux surtout stagnantes.
cros

(G.)

croubi ;
croubi ;

casser,

croque

(M4)

grotte.

compacte, crotte,
crouagne; sf.

—

croc

silo, gîte,

trou,

crote
ment

—

S. O. des L. cercueil. V. cache.

(G.); sm. — Fosse,
repaire; crot. V.

cros

;

CUOUDA

clot.

vrir. V.

cay,

(L.)

—

entorse graves.

crouchidé,-re ; adj. — Qui peut être
cassé, ployé.
crouchidére, crouchinèle ; sf. —
Cartilage; craquement des souliers neufs;
succession de crouchides; en II.-A. la crouchidéro est la viande de boucherie composée
de poitrine de veau, de vache ou de bœuf.
crouchlt,-ide; adj. et s. — Qui est cas¬
sé,-c, qui va tout ployé par suite de mai ou
de vieillesse; dans le G. croucàt.
crouchùt,-ude ; adj. — Crochu,-e.
croucùt,-ùdo (G.); adj. — Courbé,-e
par l'âge, les infirmités. V. crouchlt.
croudà (Salies) ; v. — Obscurcir ; croudù-s, s'obscurcir. V. embruma, escuri.
22

�CROUËS

CROUSTOtJ

—

338

crouès, crouèts (I3ig. G.) ; sf. — Al¬
phabet ; les livres où les enfants apprenaient
à lire portaient en tête de l'alphabet une

croupi

croix. Cf. crouts. V. be-a-ba.

Que-t bouy apréne à legul la crouèts! Je
te donner une leçon ! (Expr. de me¬
nace).

crougnà-s, crounjà-s ; v. — Action
d'un mal qui se transmet par approche ou
U
un

mal

des croûtes, des abcès.
passât, gn'àute que s'y crougne,
est-il guéri, un autre vient sur

croupioû; sm.
pioû, curroû.
crouquéte ; sf.
crouscà.

fêler. V.
crouscàt,-ade

fêlure.

crougneris ; sm. — Mal transmis par
contact, par la vermine.
crougoùm, crouhoùm ; sm. — Dou¬
ble union entre deux familles par le maria¬
ge de frère et sœur appartenant à l'une,
avec sœur et frère appartenant à l'autre.
Syn. coumérc, couharoùn.
crouhòs (G. et L.) ; sm.

—

C. crot, fos-

tanière.

croulh (M4). — C. coélh.
Qu'a cargàt et croiilh, elle a garni, char¬
gé sa quenouille, pour dire qu'on est prêt,
qu'on est décidé à agir ; peut se prendre en
mauvaise part.
croulhàt ; sm. — Quenouille de lin ou
de laine.

croumbà,-pà ; v. — Acheter.
Croumpà d'ahide, acheter en toute con¬
fiance ; croumpà à Voélh, acheter sans pe¬
ser, à vue de nez; lou qui boû croumpe,
boû qu'on minje, qui achète du bon,
mange du bon (die.) ; e-u me croumpes ?
M" l'achètes-tu ? dit-on en voyant surgir une
tierce personne; nou s'en croumpe pas, on
n'en petit acheter; se dit de quelque chose
qui n'est pas achetable, comme l'esprit, la
santé, etc.

croumpadé,-re

;

s.

—

Lieu d'achat,

Croquette,

crouchl,

vers

Or. et L.,

cros.
;

s.

Coup

—

suivi de

croque.

grain de maïs cuit devant le feu ; en Big.
damisèle, damiseléte ; croquignole. Y. crousquét.

crousquelhà, crousquilhà ; v. —
Craquer. Fréq. de crouscà.
La choyne que crousquilhe, le petit pain
craque sous la dent.
crousquét (Bay. L.) .— Dim. de crocli,
mince coque ; croquignole.

se

croussà ; v.
croustà ; v.
forme.

Crosser.
Action de la croûte qui

—
—

crouste ; sf. — Croûte, écorce, escarre,
écale, gratin, crème. Y. carrosple, couspe.
Au bou pâ qu'a medout e crouste, dans le
bon pain, il y a de la mie et de la croûte;
gagnà-s la crouste, gagner sa croûte, son
pain; uroàs coum û pedoulh à la crouste,
heureux

(dict.)

comme

un

pou

sur

la

croûte

ion càssou qu'a bère crouste, le
chêne a une grosse écorce; quoan la rnique
ey acabade, la crouste qu'ey boune, quand
la mie est achevée, la croûte est bonne
(dict.) ; s'ou mau que s'a hèyt ue crouste,
;

il s'est formé

croustejà

une

;

v.

croûte

sur

la blessure.

Se dit du pain qui

—

croustille.
crouste-lhebà ;

v. —- Se dit du pain
croûte, à la cuisson, se soulève trop.
crouste-lhebàt,-ade ; adj. et s. — Qui

dont la

marché.

croumpadé,-re

;

adj.

—

Qui peut être

est de

acheté, qui est achetable.

croumpadéres ; sf. pl. — Le néces¬
saire pour acheter, l'argent.
croumpadiu,-ibe. — C. croumpadé.
croumpadoù,-re ; adj. et s. — Ache¬
teur, -cuse.
croumpe; sf. — Achat, emplette.
crounchùt,-do (G.) ; adj. — Bosselé,-e.

crounicàyre,-e ;

s.

—

Chroniqueur,

-euse.

crounique,-e ; adj.
crounique
crounte.

V.

—

cour-

crouspilh (Bar.). — C. coupét. Cupule.
crousquélh,-quilh ; sm. — Croquant;

celui-là.

6e,

tenir accroupi.

Croupion. V.

—

C.

—

craquer,

comme

mau

se

Syn. courculhoû.

veux

contact,

jeu d'enfants où les joueurs

;

tiennent accroupis.
Tiéne-s à croupilhoû, se

;

—

sf.

-—

— Chronique,
Chronique, récit,

Métathèse de countre.

Croup,
Croupe,
croupétos (G.) ; sf. pl. — Avec le v. hè,
faire cortège, d'après Dugay.
croupi ; v. — Croupir,
croupiè; sm. — Croupier,
croupière. — V. courpière.
croupilhoû ; sm. — Action d'être ac¬
croup ; sm.
croupe ; sf.

—

—

mauvaise humeur ;

crouste-lhèyte

;

sf.

grincheux,-cusc.
Se dit surtout

—

de la mesture mal cuite dont la croûte n'est

adhérente à la masse.
sf.
Amas, quantité de
croûtes ; écorce non lisse des arbres.
croustét, croustoû; sm. — Croûton;
au
fig. vieux sec, maigre, ratatiné.
croustilhà,-lhoà ; v. — Croustiller.
croustilhàn,-lhoàn,-te ; adj. — Crous¬
tillant,-c, croustillcux.
croustilhàyre,-lhoàyre,-e ; adj. —
Croustilleux,-euse ; mangeur de croûte ; qui
a bon
appétit.
croustilhebàt (Lav.). — C. croustepas

croustère ;

—

lliebàt.

croustinè,-re, croustinoùs,-e ; adj.
Pain qui a beaucoup de croûte. C. croustilhàyre.
croustiquejà ; v. — Fréq. de croustiIhà ; grignoter,

—

croustoû.

—

C. croustét.

�339

CROUSTOUfClT

croustoùtch

plaie. V. crouste.
croustùt,-ude
croûte,

une

(M1)

;

sm.

—

Croûte de

;

adj.

—

Qui

de la

a

écorce épaisse.

v.

—

Elol'fc à fils croisés.

—

en

Crotter, salir.

Està-n à la crouts,
crouts de pathe! Croix

en être l'a, b, e;
de paille ! juron sans
importance; bibe de crouts e badalhòus,
vivre de croix et de bâillements, être oisif ;
crouts e■ pilles, pile et face ; ha las crouts,
faire les croix, jurer, faire serment ; (quand
quelqu'un jure en disant : per aquéves
crouts! il place le pouce de la main droite
en travers de l'index
replié et lève le bras,
ou bien il croise les deux index) ; attacher
horizontalement sur l'échalas des vignes un
bâton pour appuyer les pampres.
Que y ey passade la crouts, la croix y est
passée, il y a eu un mort là, tout est triste ;
està-n à la crouts, être à la fin, à l'agonie ;
souffrir beaucoup, comme si l'on était cru¬
cifié; pourtà-s la crouls, porter sa croix;
quine crouts! Quelle croix! quel supplice,
quelle charge I Crouts de Diu! Croix de
Dieu, excl. ; de crouts en càyre, d'un côté
à l'autre, de travers; ha-y las crouts, faire
les croix, mettre le point final ; faire pour
la dernière fois ; décider que l'on n'ira plus
quelque part ; màgre courn ue crouts, mai¬
gre comme une croix ; que l'èy troubàt à
la crouts de, je l'ai trouvé au croisement
de; da 1 ou cop de crouts, donner le coup
de croix, extrémiser, donner les derniers
sacrements ; a ci que caleré û cop de crouts,
ici, il faudrait 1111 coup de croix, expr. pour
dire qu'une mort arrangerait les affaires,
celle d'un vieux qui détient l'argent par
exemple; sente Crouts de May, fête de
l'Invention de la Stc-Croix, le 3 Mai ; sente
Crouts de Septéme, l'Exaltation de la Croix,
i/| Septembre.
croutzà ; v. — Croiser ; biffer ; se dit
des volatiles jeunes qui croisent leurs ailes ;
d'un labourage en travers, d'une manière
de tisser, etc. ; métisser.
Croutzà û coàmpte, annuler un compte,
faire une croix sur le livre de comptes ;
croutzà quauqu'û, croiser quelqu'un sur la
route; lous guits que ban croutzà, les cane¬
tons vont croiser leurs bouts d'ailes, ils
vont être adultes; croutzà lous hius, croiser
les fils, t. de tisserand.
croutzade ; sf. — Croisée, croisement ;
carrefour; croisade. N. de p. Lacroisade.
croutzadé,-re ; adj. — Qui est propre

croisement.

croutzamén ; sf.
sage.

—

Croisement

croutze-camî

camîs ;

ou

sm.

_

Croi¬

sement de

croutoùs,-o (G.) ; adj. — Crotté,-e.
Hangoùs, croutoùs e bourmeroùs, boueux,
crotté et morveux (d'Astros).
crouts ; sf. — Croix; alphabet; croise¬
ment. N. de p. Lacrouts. V. crouès.

au

sm.

CRUCIFICAMËN

Syn. triscat, terlis.

crousùt,-ùdo (G.); adj. — Creux,
parlant d'un arbre. Cf. touàt. V. curât.
croutà ;

croutzàt ;

—

;

métis¬

chemins, carrefour.
Croutzét; n. p. — N. de p. (vient de
Croix). V'. binade.
Ci'outzét est quelque fois joint à Jourguét, Marquét et Bidalhét, les saints de
Glace, ou bien substitué à l'un des trois.
En Prov. les quatre font toujours partie du
même groupe ; on les appelle li quatre cavaliè, les quatre cavaliers, à cause de la pré¬
sence de
St-Georges (Jourquét), dit Mistral.
croutzéts ; sm. pl. — Croisillons; en
t. d'agriculture, sillons croisés pour la cul¬
ture du maïs.

croutzure ;

croy,-o
cru,-e ;

sf.

—

Croisure.

(G.) ; adj. — Mauvais,-e.
adj. — Cru,-e (dans le G. le

fém. est cruso).

Aqueste qu'ey drin crue, celle-ci (his¬
toire, affaire) est un peu crue, grosse ;
qu'ou se minjaré tout cru, il le mangerait
tout cru, expr. pour dire de quelqu'un
qu'il battrait facilement un adversaire, ou
bien d'enfants dépensiers qui mangeraient
le bien paternel.
cru, crùde,-e, crudèu,-èle ; adj. —
Cruel,-le, méchant.
Que lié û ret crud, il fait un froid cruel ;
douloà crude, une douleur cruelle; û
ue
òmi crùde, un homme cruel, dur.
cru,-e ; adj. — Ecru,-e.
cruague (L.). — C. cruseràco.
crubà ; v. — Recouvrer, rentrer en pos¬
session de; récolter, percevoir,
crubadé-re ; adj. — Recouvrable.
crubadoù,-re ; adj. et s. — Recou¬
vreur, -euse ; percepteur.
crubagne, crube ; sf.— Récolte; chose
recouvrée. Dans l'E. du G.

crubi, curbi.
crue
(G.-M.) ;
croc

et

le blé.

semer

C. coubrl.

—

sm.

—

Tête, crâne. V.

cruque.

crucàt,-ade

; s.

—

Coup

sur

le crâne,

fêlure du crâne, d'une coque.

cruchade (L.) ; sf.
le plus souvent,
à la graisse frite.

— Gâteau de maïs ;
les tranches sont passées
On dit aussi crecliade. V.

cruchoà.

cruchè ; sm.
cruchét.

—

—

V.

Croc de boucher,
alouchét, crochet

et

dérivés.

cruchi.
Forme do crouchi.
cruchi (G.-M.); v.
Cuire
—

la

sur

braise, rendre croustillant.
cruchoà

(L. Or.)

;

v.

—

Rissoler. V.

cruchade.

cruchoade

(L.). — C. cruchade.
crucifie,-fis ; sm. — Crucifix,
crucificà,-fià ; v. — Crucifier,
crucificacioû ; sf. — Crucifixion,

cru¬

cifiement.

cruçificamén

; sm.

—

Crucifiement.

�CRUCIFICAYRE

—

CU

340

crucificàyre,-e
bourreau;

; sm. — Qui crucifie;
anal, qui est cruel et fait

par

souffrir.
crucifis ; sm.

Crucifix,
crud, crùde,-e. — V. cru, cruel,
crudagnà ; v. — Démanger ; ronger ;
—

tourmenter.

Lous sourdùts que crudagnàn
les soldats tourmentèrent le pays.

crudagne

; sf.

—

/ou pèys,

Démangeaison
;

sf.

—

; tour¬

Cruauté.

crudèu,-èle. — C. cru, cruel,-le (rare;
n'est guère employé que. littérairement),
cruditàt ; sf.

— Crudité,
sf. — Produit, rapport d'une pro¬
priété (V. crée II et crubà; à rapprocher du
fr. excru).
cruèl,-e. — C. crudèu.
cruère ; sf. — Récolte, prise de la crue.
Cf. crubagne.
cruèt (L.). — C. crièi.
crugeràt ou crujeràt,-ade (Bar.) ;
crugneràt ; adj. — Rempli,-e, comblé,
garni abondamment. Cf. c rusera.
U cèu crageràt d'estéles, un ciel rempli

crue

d'étoiles.

Syn. coegriit.
crùgo (G.) ; sf. — Cruche, banne.
Syn. doùrno, terras, penderàt.
crugòt ; sm. — Petite cruche, cruchon,
cruguè ; sm. — Evier.
Syn. ourse, terrassé, dournè.
crugùt,-ude ; adj. —• Excru,-e; prend
aussi le sens général de poussé,-e et de
récolté,-e. Y. crubà, crue.
crum; sm.
Nuage, plutôt épais et
sombre ; brouillard noir.
crumade,
crumalère,-lhère,-tère ;
sf.
Brume, nuage, temps de brume épais¬
se ;
nuage de fumée ; amas do nuages som¬
—

—

bres.

crumèro (G.) ; sf. — Nuages légers ;
brume. Parfois altération de cremèro.

adj.

;

—

Nuageux,-euse,

brumeux.

cruque (Monein) ; sf.

—
Tas, amas de
meulon de foin ; petit monticule. V.
abàstoû, pièlot, cucuroû, cuque, eusse.
cruque (L.) ; sf. — Tête ; bosse, bigne.

terre ;

V. croque.

cruquét,-e
crus; sm.
crus ;

sm.

— Petit
las.
Creux, fosse,

; s.
—

—

bas,

Creux, voix qui descend

terme de musique.
Lou baritoû qu'a crus,

«

le baryton

a

du

creux ».

crus,-e;

adj.

—

Creux,-euse.

crusà ; v. — Creuser, évider ; descendre
bas, en parlant de la voix d'un chanteur;
l'estomac

de, exciter la faim de.
sf. — Agaric des landes,
champignon comestible ; forme de cruda¬
creuser

crusagne ;

gne.

—

C.

russule striée.

crusejà ; v. — Craquer, crier entre les
doigts comme un écheveau de soie crue.
cruserà.
Croître et envahir, en par¬
lant des herbes, notamment des mauvaises.
—

cruseràco (G.); sf.
pignon). V. camparolc.

—

Russule, (cham¬

Cruseràco
le nom générique des rus¬
sules que l'on distingue par la couleur:
cruseràco blànco (russula delica et lactea) ;

roùjo (/?. rubra) ; e. bérdo (/{. virescens) ;
négro (/?. cyanoxantha).
crusét ; sm. — Creuset ; petit creux ;

e.

c

crusòu.

c.

;

crumoùs,-e

et aussi

est

ment. V.

gratère.
crudautàt, crudelitàt

crusaube; crusàubo,-lo (G.).
c rusera co

crusòu ; sm.
V.

—

Creuset ;

lampe à huile.

carélh.

crusòu; sm. — Orgelet, compère-loriot.
Syn. ourbissâ (H.-A.) ; urzòu, eschourdòu, &lt;turiòu.

cruspèt,-ère,-o

;

(G. L.).

—

C. crespèt,

cr.spère.
crussific ; sm.

— Crucifix ; (ainsi ortho¬
texte du Xll° siècle).
crusumi ; v. — Faire évaporer un
liquide par l'action lente de la chaleur,
faire réduire, en style de cuisine; consu¬
mer; crusuml-s, s'évaporer; au fig. mourir
lentement, s'en aller.
Syn. counsumi.

graphié dans

crutchét.

un

—

C. clouchét.

Cul, derrière, fond, base,
partie inférieure; bout, extrémité ; séant.
eu;

sm.

Augm.

—

—

Cutàs,-se, cularràs. Dim.

—

Culét, culin, culot, culoù, culoutét,-t\n,-tòt.
(he mot n'a pas, ici, le sens grossier
qu'il prend en français, du moins dans la
plupirt des cas).
Lou eu, dou sac, le fond du sac; au eu
dou béyre, au fond du verre ; lou eu de
l'agulhe, le chas de l'aiguille; birà lou eu,
tourner le dos; bouder; s'éloigner de quel¬
qu'un, lui faire affront ; boutà û òmi de eu,
mettre un homme le séant par terre; le
réduire, le mettre à rien, l'acculer à la fai 1lile. le renverser, au fig. et au propre;
eàdr

fr.

de

eu,

tomber

sur

son

derrière ; en

être assis; être stupéfait pir
une nouvelle inattendue;
tomber de sur¬
prise; ha-s lou eu à l'en-darrè, reculer;
troubà-s à eu, réduit à quia ; cop de eu,
ruade ; culote en eu de bougre, culotte en
cul de bulgare, à fond très large, comme
pop.

en

les culottes orientales ;

machères

en

eu

de

pràube, joues en cul de pauvre, de men¬
diant, grosses joues; bach de eu, cu-bach,
bas sur jambes; anà-s'en cUib la palhe au
eu. être chassé, s'en aller comme un men¬
diant qui a dormi dans la paille; petà
mey
haut que lou eu, peter plus haut que son
derrière, vouloir faire plus qu'il n'est pos¬
sible ; se dit surtout d'un orgueilleux, d'un
présomptueux; està de bayse-cu, être de
baise-cul, avoir perdu au jeu et subir une
punition ; dans certains jeux d'enfant celui

�CUA

341

qui avait perdu devait faire cette punition ;
ctre quinaud ; sarrà lou eu, serrer les fesses ;
avoir très peur ; on dit d'un orgueilleux,
d'un fat: que diserén n'a pas lou eu ta
petà, il croit être au-dessus de tout le
monde ; au eu de la barrique que soun lous
ahèls, au fond de la barrique est la lie,
sont les sédiments, in cauda venenum; lou
cu dou bose, le fond, l'extrémité du bois,
de la forêt ; ù eu de hùbi, le fond d'un trou,

cul de sac; quei s'a perdtùt era clau d'et
dit-on à B.-L. de celui qui est incom¬

un

cu

lou qui
hè bère
guirouflèye, des goûts et des couleurs... ;
ha-s'en toucà lous pès au eu, gambader,
sauter de contentement; de quelqu'un qui
a commis une grosse faute, une sottise, on
dit, sur le ton ironique: que s'en pot ha
toucà tous pès au eu; en B.-L., dans cette
pxpr. hè â mus de, eu, avoir une mine ren¬
frognée; arribà dab las mas au eu, arriver
modé par un dévoiement intestinal ;
dou cu dou câ s'amouréye que s'en

sans outil,
les mains derrière
indice de paresse.
cuà ; v. — Mettre au berceau ; bercer ;
cuà-s, se dit en plaisantant pour se mettre
au lit : que-m
bau cuà, ,je vais me coucher.

chantier

au

le dos,

cu-agusà ;
rétrécir

un

v.

fond

—

Terminer

marcher

;

pointe,

en

poussant le

en

derrière.

cu-agùt,-ude ; adj. — Qui
en pointe,
étroit, maigre.
CU-à-SOU ; adv.
derrière au soleil;

a

le derrière

a

cubà ;
vin

exposition

son

contre le

—

nord,

au

soleil.
v.

Cuber

—

;

cuver ;

parlant d'un ivrogne.
cu-bach,-e ; adj. — Bas,-se

façade

sa

cuver

son

en

cu-bachà ;

v.

—

sur

S'humilier,

jambes,
se

faire

petit; cu-bachà-s, s'accroupir (trivial).
cu-bachà ; v. — Baisser, en style plaisint; eu-bachà-s, se baisser, s'accroupir,
tout

cubade ; sf.

cubàdje

—

; sm.

Cuvée; cuvaison.
Cubage et cuvage.

—.

mot eu.
sm,

—

Alvéole de

bresque.
cubèch,-e (G.-M.) ; adj. —
euse, confus, capot.
cubèr(t),-te. — C. coubèr.
cubertére, cubertis; s. —
Serbi de cubertére, servir de
d'alibi, couvrir un coupable.
cubét ; (Az.) ; sm. — Buclie.

rayon

de

cubét.

—

Honteux,-

Couvercle.
couvercle,

V. abelhè.

V. cubât.

cubéte ; sf.
cubilhoû ;

Cuvette,

—

—
Très petit cuvier ;
superdim. de cul, fond, cul-de-sac.
Qu'ay en û cubilhoû, il est dans un petit

sm.

cul-de-sac.
cu-blanc ; sm..—
donné autrefois

Motteux (oiseau)

; sur¬

membres du

parti
légitimiste.
cu-blanque ; sf. — Bergeronnette grise.
Syn. pastoure, campiche.
cu-bouch (G.) ; sm. — Partie d'un bâti¬
ment, d'un coteau exposé au nord et aussi
nom

à

aux

l'ouest, d'où vient le mauvais vent;

Lav.

en

donnant
sur le fenil ; on l'appelle ailleurs boucàu.
cu-bouchà ; v. — Défoirer ; netloyer le
fond d'un récipient, fourbir.
cu-bouhà ;
une

outre

porte extérieure

ouverture,

v.

Vanter,

—

faire valoir

chose

plus qu'elle ne vaut; exciter
quelqu'un; cu-bouhà-s, se vanter
Prend aussi le

mesure.

sens

de

cu-

hourrà.

cu-bouhàt,-ade ; adj. — Vantard,-e,
orgueilleux, fat ; personne trop vantée.
cu-boussà ; v. — Fermer le fond &lt;Tun
récipient, étancher les fuites.
cu-boussàt,-ade ; adj. et s. — Consti¬
pé,-c; personne qui est peu ouverte, peu
franche, qui semble toujours embarrassée.
cuc (H.-Big.) ; sm. — Alyte accoucheur,
petit crapaud qui chante la nuit. Dans le
G. cùco. V. chlrpou, chòlou, choc, thouc.
cucà-s.

—

C. acucà-s.

—

cubàdo,-to (Lav.) ; sf. — Chapeau haut
de forme, en ironisant.
cu-bagnà ; v. — Donner un bain de
siège ;cu-bagnà-s, prendre un bain de siège.
cu-bagnadé; sm.
Bain de siège,
petite baignoire; baquet. V. cu-labadé.
cu-barrà ; v. — Serrer les fesses ; avoir
peur, 11e rien dire, garder de Conrart le
silence prudent.
cubât,-bét ; sm. — Cuveau; vase à lait;
cuvier à lessive ; ces récipients sont en bois.
Svri. boud jét, semalou.
cubàyre ; sm. — Celui qui cube ; em¬
ployé à la cuvaison.
cu-baysà ; v. — Baiser le cul, le fond;
en certains
jeux, 0"lui qui perd doit baiser
le fond d'une poêle, d'un chaudron. V. au
cùbe ;

CUCHOT

miel. V.

contre

Qui tourne le dos, le
qui est à l'ombre.
Aquere maysoû qu'ey cu-à-sou, cette mai¬

son

cube ; sf. — Cuve.
cube (L.) ; sf. —

—

Cube.

cucaròt,-e

s. — Petite cuque; mou¬
cheron, insecte de petite taille. C. coucaròch, arum.

cucàso

;

(G.)

;

sf.

—

Chenille. V.

arru-

que.

cucàt ; sm.— Petit ou

mâle de la cuque.
cha¬
soit.
cuc-cauét (H.-Big.) ; sm. — Crapaud
qui vit dans un creux (càue).
cuche (N. des L.). — Forme de coéche.
cuche (L). ; sf. — Boîte où l'on met les
provisions.
cucherà (Lav.). — C. coussirà.
cuchét ; sm. — Nom d'une source salée
de Salies de Béarn ; peut-êtie dim. de
couch, cavité en forme de bol ?
cuchòt (L.) ; sm. — Pot à résine. On
Cade cuque qu'ayme lou sou cucàt,
que mère aime son enfant, quel qu'il

l'appelle aussi thiupàt.

�CUCO

CU-LABA

_

342

cucò ; sf. — Ver-luisant, (dans le G.) ;
épouvantait (en Lav.) ; il est fait d'un bâton
revêtu d'oripeaux et placé dans un champ
pour effrayer les oiseaux. Cf. espànte. V.

bèrmi-de-luts, cucàt,
cùco

(G.).

caque.

Dans cette expr. gahà ùo
cùco, se saouler, « prendre la cuite ».
cùcou, cuque ; s.— Nom générique des
insectes dont la blatte (cafard), est le
type
le plus répandu ; s'applique néanmoins aussi
—

à d'autres bêtes vivant dans

deux bords.

cucuroû,
Point

—

cucuruquét, cuqueroû ;
culminant; monticule. N.

de 1. V. cuque, cruque.

tains lieux.

C. cucuroû.
hèn cucuruquéts

de

Tourner le dos; faire

un

—

dròlles

que

terre, les enfants s'amusent à faire des pe¬

tits tas de terre.

cu-dà ;
affront.

v.

—

cu-d'agulhe

;

adj.

—

Pusillanime,

cu-d'arméros (B.-L.) ;
rière

de

crampons,

s.

—

personne

h:mches étroites.

Litt. der¬
maigre, à

(Arm.) ; sm. — Litt.
banne, de panier. Espèce de siège

fond de

font deux

poignets

personnes en se tenant les
pour en transporter une troisième,

cu-de-sac ;

sm.

cu-de-saume ;
nom

donné

en

—

Cul-de-sac.
—
Cul

sm.

certains lieux

au

d'ânesse,
bolet bla¬

fard

(Boletus luridus, Schaîff.'), champignon
l'on confond avec le bolet
Sntan. V. cép hòu.
vénéneux que
eue

; sf.

—

Berceau d'enfant.

Syn. brès, barçòu, eugnère.
cué.

C. coc, cuir, en certains lieux.
cuè,-re ; s.
Etoffe de laine, molleton
pour l'enfant au berceau, petite couverture.
cuèu (M4 Big.). — Forme de cuyèu. V.
cujalà.
cu-glape ; sm. — Grossier calembour
d'un ancien Jugement de Carnaval pour
désigner le médecin Esculape.
eugn (L. G.) .— C. coéçjn, coin. Dans
l'E du G. peut signifier aussi
quignon (de
pain).
eugnà ; v. — Coincer, rencoigner ; for¬
me de cougnà, cogner.
cugnàt,-ade; s. — Beau-frère, bellesœur, cognai.
—

—

V.

eue.

eugnét.— C. cou g nét.
euhe (L.) ; sf. — Emplacement de la

reine dans

ruche.

une

euhourque (M*

Lav.).

et

C.

—

cali-

hourque.
cu-hourrà ;

v.

Poursuivre, donner

—

la

chasse ; au fig. agacer, harasser ; dire
des méchancetés « par derrière », médire,
calomnier.
A'où-m bilingues cu-hourrà! Ne viens
pas
m'ennuyer ! Qu'ey toustém à cu-hourrà,
il est toujours à
parler par derrière, hypo¬

critement.

cuicà ;

v.

des oiseaux ;
escouicà.

sm.

—

Cri de certains

—

Jeter

crier

sur

son

cri,

une

parlant
aiguë. V.

en

note

cuiquejà ; v. — Fréq. de cuicà; piailler,
cuiquéy.
C. cuic.
cuiu (B.-L.). — C. cujdà; c'est un parc
où le bétail ne réside pas longtemps ; de là
—

le dict.

:

et

d'Abriu, de cuiu

mes

en

cuiu.

cujalà, cujoulà, coeylà, cuèu, cujèu, cuylà, courthéu, cuiu; sm.

—

Parc

à brebis ou à bétail ; espace, partie de
lorrain destinés à servir de parc aux trou¬

la montagne

— il y a,
parfois,
berger pour le pasteur servanl de
logement et de cuisine pour la
fabrication du fromage; désigne encore
l'ensemble du parcage. N. de p.
Pujà t'at cujalà, monter au parc d'esti\age: û bit cujalà de moutoûs, un beau
parc de moutons; machant cujalà, mauvais
emplacement d" pâturage. V. arriadé, bar-

peaux sur

cu-de-banoùn
que

Cantà, dansà, plourà, eugnerà,
jou, ço qui cau hal
Chanter, danser, pleurer, bercer, mon
Dieu ! que ne faut-il pas faire ! (distique
d'un vieil aurost).
cugnerit,-ide- — C. coegnlt, crugeràl.
eugnèro (G.) ; sf. — Berceau d'enfant.

oiseaux.

cucurucà ; v. — Se dit du chant de
certains oiseaux; du chant du coq, en cer¬

Lous

Bercer; mettre l'enfant

—

cuic, cuiquéy ;

Syn. soumeriquét.

cucuruquét.

; v.

berceau.
Moun Diu de

l'obscurité, les

tariers, par exemple, les grillons; au fig.
un sournois,
un renfrogné, personne qui
fuit la compagnie.
V. barbalò, harbàu.
Bìbe coum û cùcou, ue cuque, vivre en
ermite, sans sortir de son trou. V. cucàt.
cucoÙs,-e; adj. •— Véreux,-euse.
cu-cousùt,-ude ; adj. — Prude, bé¬
gueule. V. cu-boussàt; dans le G. reprise,
couture
grossièrement faite pour réunir

sm.

eugnerà
au

une

cabane de

guè.re, courtàu, courtélh. Confr.
cuje. — C. cou je.

avec eue.

cuje-pelàt,-ade ; adj.

et s.— Tête pelée,
style plaisant,
cujeràsso, cujèro. — V. coujaràsso.
cujéu,-jèu (Big.). — C. cujalà.
cujòlo, coujòlo (Big. G.). — C. caujole, cage.
cujoû ; sm. — C. coujéte, calebasse.
Mouque cujoû, moucheqr de calebîlsses,
(1 ' gourdes, pilier de cabaret.
cujoulà-s (G.) ; v. — Se dandiner.
(Vient de eue, berceau).

chauve,

en

culà ; v.
lâcher pied.
cu-labà ;

—

v.

Culcr,

—

Laver

s'avouer
un

vaincu;

fonds, le der¬

rière ; cu-l·ibà-s, prendre un bain de
siège.
I.es gens de Bagnères-de-Bigorre ont le so¬

briquet, de cu-lauàts. dont ils
pas, d'ailleurs.

ne se

fâchent

�CU-LABADË

343

culejà;

CU-labadé ; sm.

— Bain
de siège, cuemplacement de bains publics
do Bayonne porte ce nom ; il viendrait de
ce qu'autrefois ont plongeait là, après juge¬
ment, toutes nues, les filles publiques sur¬
prises en flagrant délit de racolage.
On disait aussi cu-bagnedé.
culade ; sf. — Culée ; croupade ; chute

vcau

;

un

cularauye (cu-la-rauye) ; cularrauye (L.) ; sf. — Persicaire poivre d'eau
(polygonum hydropiper, plante).
On emploie les feuilles pilées de cette
plante pour soulager le mal hémorroïdal ;
de là

doute.

sans

son nom

Svn.

pugàch, puguét.
cularrè (à la) ; loc. adv.
cularrosse ; sf.
tis cavaliers.

—

—

A reculons,

Blessure des

appren¬

—

le séant.

culassàt, esculassàt; sm.
Ecrou¬
culée, d'un pilier, d'un mur ;
syn. de culassade.
culassàt, esculassàt,-ade ; adj. —
Personne qui a un postérieur aplati ; qui
marche comme si le bassin était déplacé,
—

lement d'une

tombait.
—

Culasse

; en

terme gras,

culassè,-re ; adj.— Qui a un gros séant,
culassejà ; v. — Ruer ; rouler son der¬
en marchant.
culassoû ; sm.

rière

—

Ce qui reste

au

fond

d'un sac;

culot.
culassùt,-ude

adj. — C. culassè,-re.
culàu ; sm. — Culée; assise; fond, ex¬
trémité d'un lieu, d'un eul-de-sac ; ce qui
ferme ce lieu. N. de p. et de 1. ; tripe-culàu,
le gros intestin. V. trip-pourquè.
Els culàus, nom de lieu-dit assez commun
;

Mfc.

en

culàu;

Lézard des murailles; en
certains lieux orvet. Syn. orb, cingraulhéte,
ce maille, culaure-bòrni.
culaure, curaule, quiraule; sf. —
Couleuvre. Cf. coulobre, culhcbro.
sm.

—

culaure-bòrni

(Sauv.) ; sf. — Orvet,
culaurejà ; v. — Se dit d'un chemin,
d'un sentier qui fait mainte courbe, comme
la couleuvre en rampant ; faire des méan¬
dres, des sinuosités. Cf.
culàuri ; sm.
culcuchoû.

—

—

cule ;

sf.

-—

quiraulejà.

Bolet livide. V.

cep.

C. curcuchoû.

Base, souche d'arbre. V.

culàu.

cule ; sf. — Action de reculer, de lâcher
pied.
Qu'a début ha la cule, il a dû lâcher
pied ; demander grâce.
culebute, culhebute, quilhebute;

si.

—•

Culbute. V. culhebét.

en

croupe; ruer;

marchant,

se

trémous¬

(L.) ; sm. — Sarcelle d'hiver (alias
Linn.). Cf. biganoùn.
culét, culin, culòt, culoû; sm. —
Dim. de cul ; petit séant ; dans le G. le
culét de Varét est la partie cintrée de l'âge
culét

crecca

culét

(Lav.)

; sm.

—

Petit lange de nou¬

veau-né.

C. coèlhe, cueillir,
culhé,-re ; s. — Cuiller ; aube de roue
hydraulique. En divers lieux culhè,-re. CuIhé est surtout usité en Big. et dans le G.
En B., on dit plutôt culhére, sauf vers
la M*. En M4 Big. culhé désigne plus spé¬
cialement la cuiller en bois et culhéro la

cùlhe.

—

en

métal.

culhé-lheyedé (B.-L.)

C. cou-

de-arrouy.
culàs,-se; s. — Augm. de eu, séant,
culassade, esculassade; sf. — Chu¬

culasse ; sf.
séant énorme.

Remuer la

ser.

cuiller

cularroùy, cu-rouy (Lav.).

te sur

—

de l'araire.

le derrière. V. culassade.

sur

v.

rouler le derrière

CULHERÈ

—

écrémer
escrestadé.

à

le

; sm.

On dit

lait.

—

Cuiller

ailleurs culhé

culhè,-re, culheràyre; adj. et s. —
Fabricant, marchand,-e de cuillers. N. de p.
Culhé, Cuilhé.
cu-lhebà ; v.
Lever le derrière, ruer;
culbuter; basculer.
Ta cu-lliebà lou cujoû, nud couru jou,
pour culbuter la gourde (à vin), nul comme
moi; ha cu-lhebà û saumè, faire basculer
une poutre, lever un bout à cet effet; n'us
pus besougn de cu-lhebà! Tu n'as pas be¬
soin de regimber, de te mettre en colère, de
—

«

ruer

dans les brancards

».

culhèbe ; sf. — Poutre, traverse supé¬
rieure d'une barrière et dont un bout plus
lourd permet d'ouvrir et de fermer plus ai¬

jeu de bascule. V. canlhèbe.
;
s. — Buade,
croupade;
mouton, saul léger en hauteur, ca¬

sément, par un

culhebét,-e
saut

de

briole.

culhebetà ; v. — Faire des culhebéts ;
fréq. de culhebà. Cf. pinnà.
culhèbro (B.-L.) ; sf.
Couleuvre. Cf.
culaure.

culhebute.
culherà v.

—

V. culebute.

—

Prendre,

donner

par

distribuer chichement,
mesurer ce qu'on donne.
culhéra (Az.) ; sf. — Colère. Homonyme

cuillerée;

au

lig.

cuillère.
culherà; sm. — Employé parfois pour
culherè, étui à cuillers.
culheràt,-ade ; s. — Cuillerée,
culheràyre,-e ; s. et adj. — Fabricant,
marchand,-e de cuillers ; au fig. un avare,
un
lésineur, qui ne donne que par petit
peu, à la cuiller. V. culhè.
culherè,-re.— C. culheràyre. Sobriquet
des gens de Grust (H.-P.).
culherè,-re; s. — Tiroir, boîte à cuil¬
lers ; dans nos vieux dressoirs, le culherè
ronsistait en une tablette avec des encoches
dans lesquelles on passait la cuiller. V.
culherà (2).
de culhéra,

�CULHEREJA

—

culherejà;

v.

culherère

CUR

—

(M4)

;

344

Fréq. de cullierà.
sf. — Mésange à lon¬

étalée.
Syn. coude de padéne, coude-loungue.
culherét,-o (G.) ; s. — Un touche-àtout, qui s'occupe de tout sans besoin.
culheroû,-e. — C. culheràyre; petite

gue queue

cuiller. N. de p.

culhét;

sm.

—

Rouquet, «floc» d'un

—

Cueillette, récolte. (Ce

cùlte ;

cumùl ;

V

C. coelhude.

quelqu'un

jeu, le « décaver ». Y. àouhl.
Aquet qu'ey cullt, celui-là n'a plus le
sou; esià praùbe cullt, être pauvre absolu¬
au

ment.

culide ; sf.
de

—

Action de gagner au jeu,

dépouiller.

culiè,-re ; adj. — Qui se rapporte au
fondement, au derrière, à l'arrière.
culière ; sf.
Sangle arrière d'un har¬
nais ; reculoir.
cu-ligà ; v. — Lier le fond d'un sac ;
relier les parties qui forment un fond.
culin,-culàn(anà) ; loc. — Marcher en
balançant les hanches: se dit de l'enfant
qui, 11e marchant pas encore, se traîne sur
son séant. V.
came-coupét.
cu-lîs ; sm. — Cul lisse, le singe,
la gue¬
—

non.

culòt (G.-M. et L.) ; sm. — Nom géné¬
rique du plongeon (colymbus). Cf. yanòt,
plounjoû.
culòt; sm.
Culot; dini. de eu.
—

culote ; sf. — Culotte,
arrière du bœuf.

vêtement; partie

Garni la culote, être gras,
emplir son
pantalon ; que-t harèy pourtà las culotes à
Pau, je le ferai porter la culotte à Pau,
menace
d'amener devant les juges de la
Cour de Pau ; dechà-s lira lus culotes,
abdiquer entre les mains de sa femme ; se
laisser dépouiller; lou gàbe qu'a culotes, le
gave déborde ; quin te ba la bote ? — En
proupourcioû de la culote,
Comment aslu la botte? En
proportion de la euloite.
façon familière de s'aborder, équivalent à
comment vas-lu ?
Ça va normalement.
CÙlou (B.-L») ; adj. ni. -— Rulor, indivi¬
du qui fait toujours une mine de c...
cùlou-bàlou (Az.) ; sm. — Un homme
qui a un gros derrière. V. culasse.
—

—

culoutà ;

v.

—

Culotter

;

mettre la

cu¬

lotte ;

culoulà-s, mettre sa culotte.
culoutàt,-de ; adj. — Culotté,-e;
ton qui a une tache à l'arrière-train,
culpabilitàt ; sf. — Culpabilité,
culpe. — C. coupe, coulpe.
cultibà.

—

—

—

—

Cumul,
Cumuler,

C. acumulàdje, accumu¬

lion, cumulation.
; eugn (G.) ; sm. — Coin, angle.
biscùn. Confronter avec les noms de p.

cun

—

gagner

v.

cumulàdje.

1O7G). V. coelhude.
culhi.
C. coèlhe, cueillir,

Dépouiller,

sm.

cumulà ;
la

—

Cultes

—

« francisée »,
se
trouve
dans le texte des Fors de Réarn, édit. de

culhide.
culi ; v. —

—

—

arbre.

culhéte ; sf.
mot, à l'allure

sm.

culturàu; sm. — Cultural,
culture; sf.
Culture.
cumené,-o (G.). — C. culherét,-o.
cumenèyo (H.-Big.). — Cheminée. V
ceminéje.
cumicherà (Lav.).
C. canuicherà.
cumichét (Big. G.). — C. coumichét.

C, coutibà et dérivés.

mou¬

Uucuin, Ducung et les n. de 1. Aucun
(II.-P.), Lescun, Eygun (R.-P.).
cunjà ; v. — Garnir de cunjes un bar¬
rage, une digue.
cunjàdje ; sm. — Droit d'appui sur des
fossés, des barrages séparant des propriétés.
cunje ; sf. — l'ièce de bois, poutre ser¬
vant à la construction de
barrages.
cunte (N. des L.). — C. coénte ut déri¬
vés.

cùo

(S. E. du G.).

—

C. coude,

coue,

queue.

cup.

—

C.

CU-pelàt
très

;

coup.
sm.

—

Cul pelé,

un

ladre,

avare.

Syn. cu-lounùt.
cu-pelade ; sf.

—

Guenon. V. cu-lis.

C. cu-lhèbe.
cu-pés,-pèse.
cupét. — Forme de coupét.
cupét (G.) ; sm. — Culbute,
cupole ; sf.
Trousse-queue ;

sorte de
fait à la queue d'une bête.
cu-prés,-e ; adj. et s. — Qui s'est laissé
surprendre ; qui s'est laissé prendre au mo¬
ment de s'enfuir (trivial).
çuprès (G.). — Employé parfois pour
ciprès, cyprès.
cuque. — V. cùcou.
cuque ; sf. — Tas, monticule. Le terme
a
plutôt un sens de diminution : petit tas,
petit mamelon, soit de paille, soit de débris
quelconques. V. burguè, eusse, pigùt.
cuque millassère; sf.
Iule (myriapode chilognathe").
cuquerejà. — C. cuiquejà.
cuqueroû.
C. cucuroû. N. de 1.
cuquét ; sm. — Dim. de cucat et de
cuque; ver du fromage, espèce de mite.
cur,
curt,-e ; adj. — Courtaud,-e;
i.u,-e; au
fig. penaud comme un chien
écourté ; dénué, misérable.
Anjouléts louis curts, des angelots tout
nus; counfus couru û câ curt, confus com¬
me un chien
cóürlaudé; curt de tout, dénué
(!•• tout,
misérable; que s'en anù tout curt,
li s'en alla tout penaud : il s'en retourna les
mains vides ou bien sans avoir rien obtenu,
—

nœud qu'on

—

—

�CURA

345
curà ; v. — Curer, écurer ; nettoyer ;
fourbir; ronger; vider; creuser; avoir
cure; curà-s, se préoccuper; se faire du

cure

fig.
signifiait aussi guérir autre¬
fois, mais il esl, dans ce sens, tombé en

curè.

Le mot curà

baràt, curer un fossé; curà » eauchaudron, le récurer, le four¬
bir; curà il os, ronger un os; lou mau
(/ti'oit se cure-, le mal le ronge ; lous ussiès
&lt;/(/'ou s'un curât, les huissiers lui ont tout
pris ; curà û esclop, creuser un sabot ; d'acò,
nou
m'en cùri, de cela, je n'ai cure, je
ne

m'en soucie pas.

curàble,-e; adj.
être

guéri

—
Sillon ; fossé peu pro¬
arrèc, arrélhe, souc, estiroû.
curade ; sf. — Nettoyage ; purgation ;

d'approfondir, de caver.
curadé,-re; adj. — Qui peut être curé,

action de curer,

creusé,-e.
; s.

à

—

Curette, outil, instru¬

creuser.

curadé

(B.-L.) ; sm. — Recoin
la faux atteint difficilement.

ou

curadéres ;

sf. pl.

d'un pré

nant

curadéres; sf. pl.; curadis,-sse ; curùmi ; sm. •— Curures ; produit du curage,

curàdje

; sm.

—

Curage; recurage.

curadoÙ,-re ; adj. — Qui cure; récureur,-euse ; on dit préférablement curàyre.
curadoù,-toù ; sm. — Curateur,
curadure ; sf. -— Curure; ce qui reste

raclé le fond d'une poêle, d'un
clfondrilles.
curàlh,-e ; s. — Effondi iIles, ce qui

quand

on a

chaudron ;
ri

ste

au

restes

fond d'un ustensile

de cuisine

;

grande valeur.

sans

A ou l'an déchut

que, tus curalhes, 011 ne
le fond, les restes.
curalhà ; v. — Recurer complètement,
curer, nettoyer à fond.
curàmi ; sm. — Curure, curures ; ce
qui provient d'un curage, d'un recurage,
d'un nettoyage.
curât,-ade ; adj. — Curé,-e; vidé; vé¬
reux, en parlant
d'un finit: vermoulu,-e.
lui

a

laissé que

Y. crousùl.

curât;

sm.

—

Curé,

1." terme est tombé

pourvu

de

nie

désuétude;

cure.

dit
aujourd'hui curé, généralement,
curatèle ; sf. —Curatelle.
curatoù,-re ; s. — Curateur,-trice, ter¬
en

011

île Droit.

curaule

(Ailliez). — C. culaure.
curàyre,-e. — C. curadoù.
curbi.
Forme gasconne de croubi,
—

couvrir.

curcuchoû

d'entrailles;
Cure ;

sf.

on
—

Pique-assiettes;

—

sur

le derrière.

— Métallièse de culhére
qui se répète dans les dérivés.
cure-mésples ; sm.
Cure-nèfles; so¬
briquet des gens d'Espéchéde (B.-P.) ; un
pauvre diable qui vit des nèfles cueillies le
long des routes et dans les haies des
champs, où il y a. très souvent, des néfliers.
cure-metàu ; sm. — Cure marmite;
un glouton.
Svn. escarre-loupî.

et

le fumier des étables.

pour

C. curàmi.

curélho (B.-L.).

Civière spéciale

—

—

sm. — Cure-besac», un
goinfre, un avare.
cure-bousse; sm. — Vide-gousset; un
dépensier, un prodigue.
cure-boutélhes ; sm. — Vide-bouteil¬
le, un ivrogne.
cure-canè ; sm. — Egoutier, vidangeur,
cure-déns, cure-cachàus ; sm. —
Cure-dents; un coup à boire après le repas.
cu-regà ; v. —Traîner le derrière; eureç/à-s, se traîner sur le derrière.
cu-régue (à) ; loc. adv. — En se traî¬

curade ; sf.

curadé,-re

Soin,

baradè.
cure-biasse ;

fond. V.

ment à curer,

—

Svn.

Curable, qui peut

—

sf.

cure-aurélhes ; sm. — Cure-oreilles;
perce-oreille, insecte. Cf. cisèu, cousturè,
piclie,bin.
cure-baràts ; sm. — Curem de fossés,
terrassier; pauvre hère.

susceptible^d'être curé, recuré.

;

;

cure-assiette, goulu.-c.

«

curer un

(H.-Big.)

curé ; sm. — Curé,
cure-assiétes ; sm.

désuétude.
Curà

Cure, guérison; curage,

—

cùrio

;

CUROLIS

souci.

mauvais sang, se ronger, au

là,

sf.

cure;

—

(B.-L&gt;) ; sm. — Douleur
dit aussi culcuchoû.
Cure, presbytère,

—

cure-nid.
rùro-nisè.

—

cure-padère

C.

couc-nid.

; sm.

—

Dans

Cure-poêle,

le G.
gour¬

mand; goulu.

cure-pè
basse

; sm.
condition.

cure-pichè

—

; sm.

Décrottoir; valet de
—

Vide pichets, ivro-

gn&lt;\

cure-piénti
se; au

lig.

; sm.

—

Cure-peigne, bros¬

un crasseux.

C. cure-assiétes.
— En mauvaise part
les
curés; prêtaille, t. grossier.
curètch (M4 Big.). — C. crièl.
curete (L.) ; sf. — Ustensile de résinier
pour vider les pots de résine,
curiàu ; adj. — Curial,-le.
curie ; sf. — Curie. Autrefois, lieu de
cure, (in prononçait aussi curie. N. de p.
curiè,-re (L.). — C. crièl, crible.
curioùs,-e ; adj. — Curieux,-cuse.
curiousamén ; adv. — Curieusement,
curiousè ; sm. — Défaut de curiosité
cureplat.

—

cureralhe ; sf.

excessive ; indiscrétion.

curiousetàt,-sitàt ; sf. — Curiosité:
curieuse; indiscrétion.
curòlis,-ròlhe ; adj. et s. — Avare,
reçurent' de fonds; accapareur. N. de p.

chose

�CU-ROUY

—

CUYÈU

346

adj. — Cul rouge, sobriquet
de Morlàas ; c. coude-arrouy.
curpit,-ine (G.-M.) ; s. — Croupe, dos.
curràll (L.) ; sm. — Abeille qui va préun
rarer
gîte à l'essaim avant qu'il ne

sf.
Pourchas ; poussée ; coup
éloigner; étal d'une personne ivre.
Que l'an dut la eusse, on lui a donné la
eusse ;

CU-rouy ;

des gens

s'envole.

curratè,-re ; s.
Partie du corps com¬
prenant les hanches et les fesses, le bassin.
curre ; sf. — Creux de la meule qui
—

s'emboîte dans lo curroû. V.
curroû ;

sphincter
curre

gne

;

ce m.

—

de la meule. Dans le G. curroùn dési¬

aussi

curt.

de charrue,

un sep

—

C.

cur.

curt; sm. —- Gros boudin; on l'appelle
.aussi trip-pourquè, got, iripoû.
curtàlh ; sm. — Loge à chevaux, boxe.
V. courtàu.

curtàmi ;

sm.

—

Les courtauds, les pri¬

vés de queue,

cusculhe.

C. couscoullie,

coquille.
la devinette suivante :
Madame Cusculhe, qui hièle chens filouse
e qui couds chens agulhe; réponse: l'arai¬
gnée, qui file sans quenouille et coud sans
aiguille.

Employé

—

dans

cuscute ; sf.

cu-senti ;

v.

Terme trivial : aller sen¬
manière des chiens;

tir au derrière, à la
être indiscret, suivre,

chercher à savoir.
(de) (L. du G.); loe. ady. — De
dos: càyje de cùses, tomber sur le séant,
se birà de cùses, tourner le dos.
cusmerà, gusmerà; v. — Rouler le
fii en peloton.
cusmerade ; sf. — Corvée de cusmecùses

ràdje.
cusmeràdje

;

sm.

—

Action de

cus¬

cusmerè.

—

;

adj. et

s.

—

Qui fait

C. coumàs.

fuite.

en

Bille de marbre ou de bois
assez grosse pour le jeu
du même nom ;
quand le joueur frappe la bille de l'adver¬
—

saire et pour que celui-ci
il crie: eusse! poursuite!

cussè
cuque

(G.-M.) ; sm.
(2), pigate.

—

l'arrête

ne

pas,

Gros tas de foin.

cussoà ;

v. — Action du taret dans le
charançon sur les grains ; cussoà-s, se vermouler ; au fig.. en parlant d'un
vieillard, se décatir,
cussoade ; sf. — Vermoulure.
cussoàt,-ade ; adj. — Vermoulu,-e,
rongé des vers; décrépit par l'âge, la ma¬
ladie; ironiquement, être près de la ruine.
CUSSOÛ ; sm. — Charançon ; ciron ; artison, bruche, cosson, insectes rongeurs; au
fig. un avare ; quelqu'un qui reste enfermé
chez lui. V. eusse (1).

bois et du

CÙSSOU ; sm .— Larve de la grande
libellule; elle vit dans l'eau, protégée par
un étui
rigide; les pêcheurs la recherchent
comme appât.
Cf. drago, drangle, cròso,
cercadoà.
custòdie ; sf.

sonnage
cutà ;

Custode

—

:

autrefois

v.

—

Avec

ou sans

presser, hâter: cutù-s
liât"r pour la messe.

le pron. réflé¬

enta

la

d'Astros,
messo,

X'ànes pas mau cutà, ne va pas
ser

per¬

important.

chi. penser, imaginer, réfléchir.
V. maucutà, accuser. D'après

mal

se

pen¬

de.

cutchàrrou (B.-L.) ; sm. — Espèce de
cuiller intermédiaire entre le culhé et la
culhèro.

merà.

cusmeràyre,-e
des pelotons de fil.

sf.

eusse ;

Cuscute. Cf. couscoute.

—
—

chasse et mis

Cf.

Croupion ; le bassin ;
pointe où vient s'emboîter la
sm.

—

pour

cuth, cuthiòt,-thòt CL.)
coin. Cf. croc, coût.
cùto (G.) ; sf. —
cu-toune ; v.

—

; sm.

—

Petit

Ilâte (?) V. cutà.
Tondre

une

bête autour

cusmét, gusmét; sm. — Peloton de
fil; p r "xtension, loute sorte de pelote;
au
fig. petite personne boulotte.
Qu'èy û cusmét sus l'estoumac, .j'ai un
poids sur l'estomac, comme une pelote;
petit cusmét! Petit pelotonj exel. à l'adresse

1'.unis; en style burlesque, embêter, fati¬
guer. V. cu-hourrà.

d'un bout d'homme.

celui, celle que le

Syn. cumichét; goumichét (G.) ; gurméth
(Salies).
CUSÒlo (Lav.) ; sf. — Fromage de petite
taille, espèce de bondon. Y. casoèlo.
cuspét, cuspèth. — C. coupét, crouspVh.
cussà.
C. acussà; chasser, éloigner,
congédier; terme de jeu aux quilles de
—

neuf.

cussà

(Big.).

C. cussoà.
Charançon (calandra graneria, L.). V. cussoû, soubène.
eusse; sf.

—

—

le

cu-tounudéres
de laine enlevés

en

cu-tounùt,-ude

(M') ; sf.
cu-toùne.
;

s.

—

pl.
Cul

—

Débris

tondu,-e,

p"uple appelle un vautpiis-eher; un pleutre, une gourgandine. V.
polùt, cu-pelàt. (Le lerme est. du style bur¬
lesque et. par conséquent, trivial sinon
grossier).
cutoùr ; sm.
Contour, détour; tour¬
—

nant

de chemin.

CÙy (G.-M.).
cuyè (Lav.).

Forme de qui.
Dans celle expr. dechàt
1ils rayés de. laissé aux bons soins de. Con¬
fronter avec n'í no (soin), dont cuyè est
peuI-être dérivé.
—

—

cuyèu, cuyiu.

—

C. cujalà.

�D ;

consonne.

mots où

on

le

A la fin de certains
par tradition stymo-

—

conserve

logique, d sonne comme t: red, froid; nud,
nu.

t primitif est devenu d
voyelles: acuta = agude, aiguë;
inutare=mudà, changer; toutefois, en Aspe
et en Barétous, le t primitif est resté dans
ces
mois, mais il a permuté avec d dans
certaines positions ; c'est ainsi que l'Aspois
dit : que bas candà, tu vas chanter, et
aquére cansou que l'as plu cundate, celle
En

entre

béarnais,

deux

chanson tu l'as bien chantée.

—

primitif latin dans l'intérieur des mots
deux voyelles, devient
y ou s douce dans l'Est du Béarn (Mont inerez
et
Vic-Bilh) : béde devient bése;
béude, béuse. En Armagnac, en Basse Bigorrc et dans quelques parties des Landes,
le d intcrvocaiique permute avec S d'une
manière générale. En quelques parties de
l.i Bigorre (Trie, Galan, Tourflay, Pouyastruc, Aure) et dans la Grande Lande, en
partie (Onesse, Labouhèyre), par contre,
il prend la place de s: trédde = trédse,
treize; las caudes=las causes; audèl = aud

notamment entre

et

quel côté vous dirigez-vous ? Où allez-vous ?
Que l'an dat la eusse, on lui a donné la
chasse; nou sèy mey oun da ni que ha,
je ne sais plus où aller ni que faire ; da per
da, que m'at goàrdi, plutôt que de le don¬
ner, je le garde ; dà-s au bî, s'adonner à
la boisson ; dù-s à Diu, se vouer à Dieu ;
da-t'en ue cadière, prends, donne-toi une
chaise ; dà-s'en û die, se donner un jour
de repos ou de travail, ou encore de fête;
dàul (pron. daw), va! vas-y! continue!
(pour exciter); dà-u s'ou cap! excl. interj.
Lill. donne-lui sur la tète. Tant pis! et
allez donc! Dal-lou, faites; agissez; ne vous
gênez pas; dàt-l'y! Allez donc, frappez!
Qit? l'y dàbe, ça tombait tout de bon (en
parlant de la pluie, de la grêle, des coups).
V. dade. Da l'aygw&gt;, donner l'eau au mou¬
lin, ouvrir la vanne; au fig. commencer,
entamer

un

récit

:

se

débonder.

da, dau, dòu; prép. — De la part de;
de, du. S'entend en diverses parties du B.,
de la Bi&lt;r. et du G.

da ; v. — Donner; produire; livrer;
céder; présenter; causer; aller, marcher,
tendre vers un but; da-s ou dà-se, se donn/r ; s'adonner; se vouer; dà-s'en, se faire

Qu'arribe daus dou castèt, il vient de la
pari de ceux du château; l'àygo que choùrro
da lu hount, l'eau coule, vient de la
fontaine; da-n benguéts? D'où venez-vous ?
D'à, d'au sont plus usités. V. à l'art, de.
dab ; dàbe (Big.) ; dàmbe, dame (G.; ;
dat (Big. O. et S. des L.) ; prép. — Avec.
Qu • soy dab tu, je suis avec loi ; parti
ilali lou die, partir avec le jour, quand il
l'ait jour; dab acò, n'ey pis -arribat, avec
tout çà, il n'est pas arrivé. — Parfois, cette

du mauvais sang; se
Da de que minjà,

prép. ne se traduit pas en français : passeyù-s dab las mas darrè la rée, se promener

set

Dans

chaîne,

la

llaute-Bigorre,

les verbes béarnais

long de la

le

comme

bàde,

créde deviennent baye, créye.

donner du souci.
donner à manger; da
ptr poc, donner pour peu; da la ma, don¬
ner la main;
la présenter; da-m'en drin,
donne-m'en un peu ; di ù rnau, donner,
transmettre une maladie; quin prêts e m'en
dat? Quel prix m'en donnez-vous? Que-t
bas lia da, tu vas te

faire donner des

coups,

administrer une correction; ouït eau da?
Où faut-il aller, de quel côté? L'àyre que
da

hàmi, l'air donne faim; lou blat que
da, le blé produit; qu'ey ço qui nou darì!
Que ne donneiais-jc pas ! Lou sourélh que
(I i mort, le soleil darde; boune santàt Diu
que-b dùssi, (ou que-b dou, doungue) ; Dieu
vous donne bonne santé; dá lous bés, don¬
ner les biens, faire donation; oun dat? De

les mains derrière le dos.

Devant

une

voyelle,

on

prononce

dap

(lins-de nombreux lieux.

dabà
(M'A ; dabanadé, debanadé,
desbanadé; sm.
Dévidoii Cl', barèu,
cousséjti, ilabanguis, demourét, apuutère,
—

dabàn, debàn

;

adv. et. prép.

—

De¬

vant; avant; auparavant.
Passà dabàn, passer

devant,

se

placer

en

dabàn, avancez, approchezvous;
d'acl, d'are en dabàn, dorénavant;
hicà-s en dabàn, se ntettre en avant; tirà en
dabàn, aller de l'avant.; au dabàn, avant,
tête,

hêt-b'en

auparavant, primitivement; au dabàn qu'è-

�348
ri

goalkàr, autrefois j'étais fort; hicà damettre sous les yeux; dabàn dies,
avant le jour. On dit aussi dubàns.

dabàn-jé; adv. — Avant-hier,
dabantàdje ; adv. — Davantage (lit.),

bàn,

Voici les diverses formes de dabàn

:

dauàn

(Big., G. N. O. de L.) ; deuàn (Big.); douuàn cl douàn (O. des L.)
dabàn, debàn; siu.
Devant, partie
antérieure; devanture, façade.
Dabàn

de

bèstie, le devant d'une bêle,

l'épaule; d'ibàn de maysoû, façade de mai¬
son ;
gaha lous dabàns, prendre les devants;
(mà

dabàn, aller

au

devant; dabàn à-sé,

au

Dabàn est souvent placé comme un
fixe ou un suffixe pour les noms de
ou de
personne. N. de p.

lieu

dabanà.

V. debanà.

—

dabàn-case: sm.
Litt. devant de
maison, devant de chez nous, partie du sol
—

se

trouve devant la maison, soit conti-

soit

éloignée.

N. de

p.

Dabancaze,

Davancase.

dabancè,-re

; s.

—

Devancier,-ière,

an-

rèlrn.

Dabancéns ; np.

—

Xoin de

p.

Béarn.

répandu

dabàn-d'are, d'abàn-d'are ; adv. et
Avant le moment présent.
prép.
Que y èy pensât dabàn-d'are, j'y ai pensé
avant cette heure, j'y ai réfléchi d'avance.
—

dabàn-darrè ;

adv.

—

Sens

devant-

derrière.

Qu'ey tout dou dabàn-darrè, acl! Tout

es(

désordre ici ! Qu'a lou chapèu dou da¬

bàn-darrè, dit-on de quelqu'un qui est fort
colère, agité, ou bien de celui qui a bu
un
coup d" trop.
Loc. adv.
Ha daban-darrè, entourer,

en

—

circonscrire.

dabàn-darrè,-re ; adj. et s. — Employé
parfois pour aban-darrè, avanl-dertiier,-ère.
dabàn-d'à-sé ; adv.

et

sm.

—

Avant-

hier soir.

dabàn-de-hoéc ;

sm.

—

Devant

le

foyer. Cf. lu.
dabàn-dies.

—

C. abàn-dics.

dabanguis (G.-M.).
a i

dabantè, vent de l'Est; cap d-ibanl'avant, qui précède.
dabantejà ; v. — Marcher, être devant ;
conduire, mener, guider ; devancer ; précé¬
tè, qui est à

der ;

préfacer.

Que hèm

maysoû qu'ey au cap de dabàn dou
hilndje, la maison est à l'extrémité Est du
village; que-s miride tau dabàn, il se ma¬
rie dans le pays de l'Est,

en

—

vant es.

Béni

l'Est.
La

en

dabantàu, debantàu, dabantère; s.
Tablier ; ensouple ; devantière ; poitriniè" ; fronton. V.
pandòt.
dabantè.
C. dabantalè. SST. de p. Da¬

—

pré¬

dabàn, debàn; sm. — Litt. le devant
(de la maison), le côté du ciel vers lequel
est tournée ordinairement la façade des mai¬
sons
béarnaises cl gasconnes; le Levant,

guë,

l'Est. V. dabancè.

i

avant-hier soir.

qui

dabantalade ; sf. — Contenu d'un ta¬
blier; devant de maison, de porte; devan¬
ture, avancement sur une façade.
dabantalè,dabantè,-re ; adj. et s. —
Qui marche devant, qui est en tête ; de¬
vancier,-ère ; ancien, aïeul ; qui vient de

—

tourdoùlh-dabançjuis.
dabàn-hèyt,-e. — V. abàn-hè.yt.
dabàn-hèyt,-e (en) ; s. — Indiscret,-

ète ;

curieux; effronté.
Aquét gouyàt qu'ey hère en-dabàn-hèyt,
ce
j 'uue-homnie est fort curieux, indiscret ;
tout s

aquéts en-dabàn-hèyts,

chassez, débarrassez-moi de

à

l'Est, vient de l'Est.
Ben qui dabantéje,
Lèu que s'en abéje.
Vent qui vient de l'Est, ne dure
IÌ. el Big.).

tous ces curieux,

pns

(dicl.

dabantejàyre,-e ; adj. et s. Celui, cel¬
qui est devant ; qui guide, conduit :
guide, conducteur; qui précède, précurseur.
dabantère,-tière ; sf.
Devantière ;
amazone ;
pièce de mousseline dont la
marraine couvre l'enfant qu'elle tient sur
le

—

les fonls baptismaux. V. dabantàu.
lie dabantièrei ptâ doublade, un beau, un

ventre (en style plaisant).
dabanture ; sf. — Devanture.

gros

che.
Ue

bère

dabanture de melic,

devanture de nombril, un gros
sI\ le plaisant),

V.

inu-

une belle
ventre (en

dabarà

(M4). — C. debarà et dérivés,
dabàt M® Hig.). — G. debàt. N. de p.
Dnbàt. Ludabàt, Ladebàt.
d'abòr(d) ; loc. adv. — V. abòr(d).
dachà (13ay., L., Lav.). — C. dechà.
d'Acs; n. p. — Dax, ville des L., Aquœ
Tarbelliquie.
dacs (Big.) ; snt. pl. — Dépouille du
bl'-, ablais ( ?) V. garbàllis, buròcs.
dade ; sf.

G. dabà. On dit

issi

tiràt-me d.'aei

en dabantejà, nous partons de¬
dabantajà las baques, être devant les
vaches pour les guider ; que bôu touslém
dabantejà, il veut toujours être le premier,
conduire les autres, les supplanter. Se dit
aussi du vent, de la pluie qui viennent de
l'Est: fou bén que dabantéje, le vent tourne
vant ;

—•

Action de donii"r, d'all

poussée.
\nu y èy pas la dade je n
uiI. facilement : je m suis

r

vers ;

\

\

.

\

vais pas sou-

[ias

porté

vers.

andade., boutade.

Daus celte expr. : Oey que soun las dades,
aujourd'hui c'est pour tout de bon. V de.
dagnà, degnà ; v. — Daigner,
dague ; sf. — Dague.

�DAGÜEJA

349

daguejà; v. — Frapper de la dague,
daguer ; se dit, par anal, des élancements
causés par une douleur aiguë.
daguetà; v. — Daguer, poignarder,
daguetejà ; v. — .louer de la dague,
dahore (N. K. des I.., G.-M.). — C.
dehore.

dàït (13.-L.) ; adv. — C. dauit, tôt,
tôt. Autâdàït que, aussitôt que. — On
aussi

bien¬
écrit

dàyt.

dalà ;

v.

Daller.

—

dalàdje; dalàje Os'.); sm. — Dallage,
dalàyre ; sm. — Ouvrier qui dalle,
dale ; sf. — Dalle. V. labasse.
dalh ; sm. — Lame de faulx; la faulx
elle-même; droit de fauche. V. dragou.
Balén coum û dalh, vaillant, laborieux
comme

une

faulx.

Faucher ; traîner la jambe
abattre, détruire.
L'auràdye qu'at a tout dalhàt, l'orage a
loul fauché,
lout détruit; que s'y hiisi:
courue qui dalhe, il s'y évertuait à tour de
bras; dalhà! En avant! Avancez!
dalhà,-de, dalhadé,-re; s. — Pré,
champ à faucher, où l'on fauche: fauche.
dalhà ;

v.

—

demi-cercle ;

en

Lous
ilies

omis

sont

que soiin au dalhà, les hom¬
lieu où il y a à faucher, ou

au

dalhà qu'arribe, la
proche.
dalhade ; sf. — Espace fauché ; quantité
d'herbage fauché; fauchée; fauchaison ;
coup de faulx ou gesle qui l'imite.
I.ou tems de ias daihades, la saison dos
train de faucher; /ou

en

fauche est

foins. V. dalhère.
Dab la came que

lié daihades, avec sa
jambe il imite la faulx (lancée).
dalhadé,-re, dalhadis,-se ; adj.
Qui est bon à faucher. Hé dalhadé', foiu
mur, bon à faucher.
dalhadé; sm. — Endroit où l'on fau¬
che. V. dalhà (2).
dalhadis,-se. — C. dalhadé.
dalhadoù,-re ; dalhàyre,-e, dalhè, re ; adj. et s.
Faucheur,-euse.
K'i nègre dalhadouve, la sombre faucheu¬
se,

la Mort.

dalhadure ; sf.

—

Fauchage

;

travail de

faucheur.

dalhatà
fauche.

(Lav.)

; sm.

—

Herbe

que

l'on

dalhàyre. — V. dalliadoù.
dalhe; sf. — Faulx. Cf. dalh, dragoû.
/lu pic de la dalhe, nu débul ; las maies
dalhes, en serbin que-s béden, on \oit le&lt;
choses à l'usage; ha entrà la dalhe, com¬
mencer un travail ; dalhe terrère, faulx dé¬
séquilibrée, qui s'enfonce en terre; dalhepunte-hique, faulx qui donne de l'avant et
s'enfonce

en

terre.

dalhe, dalhère; sf. — Fauche, fauchaison, action de faucher.
Parti ta la dalhe, aller faucher ; està de
dalhe, être, employé pour faucher.

dalhè.

—

—

DAMNAT

C. dalhadoù.

dalhè ; sm. — Sauterelle à
tes. V. sautarèu, sauto-prai.

longues pat¬

dalhère ; sf. — Temps de la fauchaison ;
fauchaison ; lia ue dalhère, prendre une en¬

treprise de fauchaison.
dalhèyrou; sm. — C. dalhadqù.
dalhòt ; sm. — Faulx pour couper la
fougère, l'ajonc, les broussailles.
dalhuse ; sf. — Faucheuse mécanique,
dam ; sm. — Dommage. V. damn.
dama ; V. —"Damer,
damàn ; sm. — Demande (vieux),
damandà (M4). — C. demandà.

damantàu.

—

C. dabantàu.

Dame. V. daune, madame.
dame-Jane ; sf. — Grosse bouteille ;
elle contient, habituellement, 5 tasses ou
pintoûs, soil deux litres et demi environ.
On l'appelle aussi pic.hè et picharre.
damiselade ; sf. — Grande quantité de
hannetons, de scarabées, à ISuzv.
dame ; sf.

—

damiselàyre ; adj. — Qui recherche la
demoiselles; galanlin.
damisèle ; sf. — Demoiselle; 11 ie ; li¬
bellule; à Buzv, hanneton. En lîig. aussi
grain de maïs grillé; en ll.-Big. nom &lt;1 • !.i
belette. V. paquése.
Damisèle, en parlant d'une personne,
indique généralement qu'il s'agit d'une
personne de qualité, distinguée, non ma¬
riée. V. gouyate.
damiselejà ; v. — Faire la demoiselle ;

société des

rechercher la société des demoiselles.

damiselén ; asj.

qui ressemble à
damiselét ;

Qui esi efféminé;
demoiselle.

—

une
sm.

—

Damoiseau

;

effémi¬

né. homme ridiculement coquet.
"

damiseléte ; sf.

—
Dim. de damisèle;
veut imiter les demoiselles;
grain de maïs cuit devant le feu et éclaté.
damiselòt ; sm.
Garçon de complcxion délicate, aux allures de demoiselle.
damn; sm.
Dommage; Inrt : dam¬

fillette

qui

—

nation

(vieux).

damnà ;

v.

—

Damner; damnà-s,

se

damner.
Diu me dàmnel Dieu

me damne ! (jure¬
ment).
damnacioû; sf. — Damnation,
damnadjà ; v. — Endommager ; faire
du tort, du dégât.
damnadjadoù,-re ; adj. — Oui cause
du dommage, qui fait tort.
damnàdje; damnàyje (As.); sm. —
Dommage, dégât.
damnadjoùs,-e ; adj. —'Dommageable,
préjudiciable.

damnamén ;

sm.

—

Damnation

;

con¬

damnation. V. damnacioû, coundamnacioû.

damnât,-nade ; adj. et

s.

—

Damné,-e.

�£50

DARRERIU

D AMOUR A

—

damourà

(Or. lî;iy. L. Arni.).

—

C.

demourà.

dan-dan.

Onom. du

dandarinà ; v.
dandarine ; sf.

son

de la cloche.

Fréq. de dandina.
— Balancement, berce¬
ment, en style plaisant.
dandarino (G.); sf. — Berce (plante).
Syn. Brous de nvtscàr.
dandinà ; v. — Bercer; dandinà-s, se
—

dandiner.

dandinàs,-se

; s.

—

Niais,-e.

dangè, dandjè ; darijèy (L.) ; doungè sm. — Danger.
dangeroùs, dangeyroùs,-se ; adj. —
Dangereux,-euse ; périlleux.
dangerousamén, dangeyrousamén ;
adv.
Dangereusement,
dansà ; v. — Danser.
lla dansà, faire danser, malmener. Que
las te harèy dmsà, je te les ferai danser, je
le ferai payer çà ; dansà las catalines. V.
.

—

cataline ; dansà chens briuloû, recevoir une
; dansà sou machàn pè.
point; commettre une bévue.
dansadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui pieul

correction, la fessée
être mal

en

être dansé,-c, dansant,-e.

dansadére ;
mouvement

sf.

nerveux

—

Manie de

danser

;

d'un malade qui sem¬

ble danser.

dansadoù,-re ; s. et adj. — Danseur,En Big. et G. on dit plutôt dansày-

euse.

re,-o.

dansàn,-te; adj.

—

Danse; correction.
l'ombre, se
ailleurs, un
fainéant; da la danse, fustiger, malmener;
entrà en danse, commencer; s'engager dans
une aventure ; està
touts à la danse, être
tous engagés dans la même affaire.
danserie ; sf. — Habitude de danser ;
danse désordonnée ; réunion dansante.
dantàu (Bas-Arm.) ; sm. — C. dabandanse; sf.

—

tàu, tablier.

dap (Lav. B.-L. et N. des L.)

;

prép.

—

V. dab.

daquerò. — V. mquerò,
dar(d) ; sm. — Dard. Cf. his, hissoû.
dardà, dardejà; v. — Darder. V.
hissà.

—Action de darder ;
rayonnement de chaleur: tous dardàlhs dou
sourélh, les rayons dardants du soleil.
d'are-en-là, d'ares-en-dabàn ; d'are-

(M1)

sm.

d'are-inà (Aspe) ; adv. —
partir de ce moment.
dardéno,-dèno (Al. et N. E. du G.) ; sf.
;

Dorénavant ; à
Pièce de
deux liards
expr.
cher.

darrè; adv. et prép.

—

Derrière,

en ar¬

rière.

Espià ta darrè, regarder derrière soi ;
maysoû, derrière la maison ; sourti
darrè, sortir après les autres; ha-s en
darrè, se porter en arrière, reculer, s'effacer
modestement ; à l'àdarrè, (G. et Big.) à l'en
darrè, à l'arrière, à la suite, au couchant ;
que lié mau està au darrè dous auts, il est
dur, pénible, difficile d'être un inférieur,
nn
domestiqui! un subordonné, au durrè
de, après, derrière, sous les ordres de quel¬
qu'un, à son service; darrè! durrè! cri d'excilation pour envoyer un chien à l'arrière,
après ; cri d'avertissement pour garer les
derrières. V. dabàn-darrè. N. de p. Darrè,
darrè la

au

Ladarré.

darrè; sm. — Derrière, le côté de der¬
rière; le derrière, le postérieur; la partie
reculée, l'arrière; le Couchant. N. de p.
suffixe de

nom

darrè

de lieu situé

de

an

couchanl.

la,
maison; en style familier, le fessier; passà
pous darrès, passer par les derrières ; lou
darrè dou car, l'arrière du char ; lou bén de
darrè, le vent du Couchant.
Darrè peut aussi signifier le Nord.
darrè-u, darrè-us. — Contraction de
darrè lou, darrè lous. (Pron. darrè-ou et
Lou

en

i

case,

les derrières de

syllabes).

bòs, derrière le bois; darrè-us
baràts, de l'autre côté des fossés; idée de
Darrè-u

pensée de derrière la tête.
darrè-hèyt ; sm. — Terre qui est der¬
rière le bien principal, la propriété (lou
hèyt), qui est éloignée de l'enclos. On dit
aussi darrè-u hèyt.
darrè-hèyt,-e ; adj. et s. — Retarda¬
taire ; fait tardivement, en dernier lieu ;
rabougri.
On dit aussi en darrè hèyt; s'applique
parfois à un timide, par opposition à endaban-hèyt.
darredàtyes (Arm.) sm. pl. — Plantes
annuelles qu'on sème au printemps : maïs,
pommes de terre, pois, haricots, fèves, etc.
darrèramén ; adv. — Dernièrement,
darrèràu, darrèriu; adj. et s.
Qui
esl derrière, postérieur; ce qui est derrière.
Lous darrèràus, terrains éloignés des habi¬
tations, les derrières. V. darrèu.
darrerejà ; v. — Rester en arrière, ne
pas suivre ; retarder.
darrères (en) ; loc .adv. — En dernier
darrè-u cap,

—

dardàlh ;

—

dernier.

darrè-ous

Dansant,-e.

Danse à l'oumbre, danse à
dil d'un sournois à Ortliez ;

ennà

darrè; darrèy (Bay. L.),-re; adj. et s.
Dernier,-ère ; arriéré, tardif.
Lou darrè pic, le dernier sou: lous darrès
dut, dernier né; arribà lou darrè, arriver le

—

monnaie valant

un

liard

ou

(vieux) ; employé dans cette
bau pas dardéno. cela ne vaut pas

lieu.
En

darrères,

que

nier lieu, ces temps

s'ère hèyt sàge, en der¬
derniers, il était deve¬

sage. On dit parfois en darrerie (vieux),
darrèriu,-ibe. — C. darrèrau.

nu

�DAMÈROU
darrèroû ; sin. — Partie
d'une coiffure de femme.

postérieure

darrèrou,-reroue ; adj. et s. — Tar¬
dif, -ive ; d'arrière saison; dernier-né.
darrèu ou plus souvenl darrèus. —
Même

sens que dtirrèraus. V. arreus.
darrèy,-re (Bay. L.). — C. darr'e.
darrigà, desarrigà; darringà (G. et
Big.); v. — Arracher, déraciner; dmigà-s,

s'arracher.

Darvigà-s tous péus, s'arracher les che¬
darrigà ù cachàu, û càssou, arracher
une molaire,
un chêne ; nou s'en sap pas
darrigà, il ne sait s'en arracher, s'en dégaveux;

ger.

darrigadé,-ére ; adj. — Qui peut être
; bon, prêt à être arraché.
darrigàyre,-e ; s. — Arracheur,-euse.

déraciné,-c

darròcs ;

sm.

—

Masse de choses qui

tombent, qui s'écroulent; plàbe à darròcs,
pleuvoir à seaux ; bàde à darròcs, pousser
en quantité, pulluler (dans les L.).
darroucà ; v. — Démolir, désagréger
pierre par pierre ; arracher, déraciner,
abattre.

darroucamén ;

sm.

—

Action d'arra¬

cher, d'abattre, de démolir.
Darroucà

murralhes, abattre des murs.
; adj. et s. — Démolis¬

darroucàyre,-e
sm.

—

Ecroulement, éboulis.

V. arràlhè.

cl

darte,-tre ; sf. — Dartre. V. braguén.
dartoùs,-trous,-e ; dertoùs (T..) ; adj.
s.
Darlrcux,-eûse.
—

das, daus (tì. et N. de la Big.) ; art.

m.

Des.
Lou phgn das blassàts, la plainte des
blessés; l'oùmbro daus pins, l'ombre des
pins. Dans l'E. du G., das devient day de¬
vant une consonne: dus ornes, day hénnos ;
pl.

—

au

fém.

—

—

de.

daunè.

dà-se

(M')

—

Y. daudét. N. de p.

daune-bère; sf. — Belette. V. apalè.
daunejà ; v. — Faire la maîtresse de
maison ; régner.
daurà ; v. — Dorer,
daurade ; sf. — Dorure ; dorade (pois¬
son). V. aura de.
dauradé,-re ; adj. — Qui peut ou doit
être doré,-e.
dauradoù,-re ; adj. — Doreur,-euse. V.
auradé.
dauradure.

dit aussi de las et de lay.

on

DF,

dàu ! interj. — Donne dessus! Frappe!
Vas-y ! Courage ! ancien cri de guerre. —
Vient de da-u mis pour da lou.
dàu; pl. ; dàus (G.); art. m. — Du, de
celui. V. de, das.
daubât,-àdo (Lav.) ; adj. — Trop mou¬
lu,-e.
daube ; sf. — Ragoût appelé « bœuf à
la mode » en cuisine française. Il constitue
le plat de résistance des repas de fête en
hiver. On l'appelle aussi estoufàt.
daubri (G.).
C. dauri.
daubû,-e; adj. — Certain,-ne; quel¬
qu'un. S'emploie surtout au plur. ; dauguns en G. et L.
Daubûs que disèn, certains disaient,
daudét, dausèt; daunè, daunét;
sni.
Damoiseau (vieux). N. de p.
dauït (Big. cl G.); adv. — Vite, tout
de suite, tôt, bientôt.
Qu'arribarà dauït, il arrivera bientôt; hè
dauït, fais vite; autâ dauït, aussitôt; bel
dauït, bientôt. V. lèu, day.
daune ; sf. — Maîtresse de maison;
dame. Dim. daunéte, daunine, daunòte.
daune (G.-M.). — S'emploie avec le
verbe abé, avoir, pour signifier, se soucier,
avoir du souci, être préoccupé; avoir hâte

seur,-euse.

darroùlh ;

—

dauràt,-ade

—

;

Dorure. V. daurade.

adj.

—

Doré,-e; couleur

Se corriger, s'amender,
dà-s'en ; v. — Etre touché par un re¬
proche ; s'inquiéter; s'en aller d'un côté,
se
diriger vers.
\ou eau pas. dà-s'en, il ne faul pas s'in¬
quiéter de, « s'en faire » ; dà-s'en ta la bile,

dauri (G.). ■— Forme de aubrl, ouvrir,
dàyt (B.-L.). — C. dauït.
de-, des-. — Préfixes qui marquent la
privation ou le contraire de ce qu'indique

s'en aller

le

vers

dat ; sm.
dat.
Dat

l'a

vu

la ville.

C.

dab

lui

avec

dat ; sm.

une

en

;

Arm. et Chai.

l'an bis dal gn'àute,

on

autre.

Pâturage
opposition à bedàt.
—

interdit,

par

date, datte; sf. — Date,
dàt-lou ! loc. interj. — Formule corres¬
pondant au fr. faites, allez 1
Que préni aço. — Dal-lou, je prends ceci.
Faites.

N. de p.

verbe, ou bien un mouvement de haut
bas, décroissant. En Armagnac et dans
les Landes de est plus usité que des em¬
ployé en Béarn et Bigorre. Ex. debanà

(Arm. L.), desbanà (Béarn Big.), dévider:
debàte

non

datà ; v. — Dater,
datade ; sf. — Date,

—

de l'or.

eu

Dé à jouer; don.

—

avec

—

él,

; v.—

=

desbàle ; débattre.

de ;

prép. ■— De ; à ; par ; depuis ; en ;
pendant; à cause de; de, indiquant l'ori¬
gine, sert de particule de titre devant les
noms propres, mais n'indique
pas nécessai¬
rement

la noblesse

en

B. et dans les pays

voisins.
De s'élide devant une voyelle. Il se com¬
bine aux articles définis masculins et de¬
vient ainsi déu ou dou (pour de lou), du;

�DEBACH
déus

ou

—

duus

352

DÉBE

(pour de lous), des;

M' dét,

eu

dés, des, qu'on pourrait écrire
d'ét, d'éts et d'és car ici il y a simple élision et non contraction. En quelques lieux
du. dits

ou

de la Big. et
Inii et dàus

même du G. dàu (pour de à
(pour de, à lous) s'emploient,
abusivement, avec le sens de « du » et. de
des », c'est-à-dire comme dou et dons.
«

De et ses combinaisons avec les art. défi¬
nis se placent souvent devant un ndj. ou

subs.

un

sens partitif,
ou un numé¬

indiquer un
après un indéfini

pour

notamment

ral.
Pau à

Tarbe, de Pau à Tarbes ; de
enlà, depuis chez nous, à partir de
nous; Yaue de Labrit, Jeanne de La-

De

nousle

chez

Pey de Garros, Pierre de Garros ; peyre
feu; bî de l'an, vin de
l'année; qu'ey déus coustalàts, il est des
coleaux ; de brabes himnes, de braves fem¬
mes; hicà-s de trabès, se mettre de travers;
n'èy de que ha dous lous counsélhs, je n'ai
que faire de les conseils; que m'ey de grèu,
çela me répugne, je le fais à regret ;
d'aquét rnoumén en çà, depuis lors ; saludà
dou berrét, saluer avec le berret ; qu'ey
dous grans, il est de la race, de l'espèce
grande; ùo càrto dàus amics (Arm.), une
carte des amis ; dàus uns e dàus àutes, des
brit,
de.

hoec, pierre à

et des autres. V. dû. Teint de boâ!
Autant de pris, tant mieux ! S'il pouvait
être ainsi; ay de jou! Aïe! malheur pourmoi ! U dous boûs, un des bons, c'est-àuns

dire

bon; ah ! d'aquét àsou! Oh! quel
D'aquét téms, l'àute que courre, pen¬
dant ce temps, l'autre s'échappait ; anà de
biàdje, aller, partir en voyage; està de
nouc.es, être de la noce ; qu'en y a A de
malàu, il \ en a un qui est malade; aquéts
ceps que. soun do us boûs, ces champignons
font partie des bons, c'est-à-dire sont bons.
un

âne!

debàch
V.

(G. et L.)

; sm.

—

Bas, chausse.

ha ch.

debachà (B.-l,.).

C. abachà et baclià.

—

debachamén (B.-l..); sm, — Abaisse¬
ment; diminution ; amoindrissement ; ré¬

debantàu ;

sm. — Mordant de devant
moulin, celui qui soutient la tré¬
mie ; c. dabanlàu.
debarà, dabarà ; v. — Dévaler, des¬
cendre; tirer son origine, provenir, déri¬
ver; baisser, décroître, déchoir.
Debarà la coste, dévaler le coteau; que
debare dou réy, il descend du roi; l'aygue
que debare, l'eau b:iisse: pràube òmi! Que

dans

de-bar*, pauvre

homme! il décline; c bos
Que debararèy, je descendrai ; n'ey pas debaràt, il
n'est pas descendu : que seré boû las causes
que debarèssen (ou debaràssin; en Big. et
G. d.ebaràuonj', il serait bon que les choses
biissent (de prix).
debarade ; sf. — Descente, déclivité;
chute; au fig. anà-n per las debarad.es, aller
par les descentes ; choir rapidement, faire
de mauvaises affaires; tomber dans le vice,
se dégrader.
Après las puyes, las deburades, après la
montée, la descente, la dégringolade, la
debarà! Veux-tu bien descendre !

chute.

debaradé,-re ; s. — Endroit, passage
où l'on descend, déclivité, descente;
système pour descendre.
debaradé,-re ; adj. — Qui peut être
descendu,-e, jeté à lias.
debaràn,-te ; adj.
Descendant,-e.
qui descend.
debariàt,-àdo (Lom.). — C. bariàt.
debàt ; dabàt (M1) ; debàth (Or.) ;
debàtch (As. Os.); prép. et adv., em¬

par

—

ployé aussi

sarroi,

debàt, desbàt
;

sf.

—

Débâcle, dé¬

ba

aquìu à la debacle, lout
esl en débâcle par là, en désarroi.
debadé ; debaydé (Lav.). — C. debaper

niulé.

debàn.

—

V. dabàn et dérivés.

desbanà ; v. — Dévider du
fig. raconter tout au long, dévider

debanà,
(11 ; au
le rouleau.

debanadé, desbanadé,-re

; s.

—

Dé-

Tidoir.
S\n.

adabà, dabà, burèu,

cousséje,

apau-

tère, itebouadé.

debanadoù, desbanadoù,-re
Dévideur,-euse.
debantè,-re. — V. dabantè.

;

adj.

—

—

Sous

;

dessous ;

; sm.

—

Débat, contes¬

tation.

désordre.

Tout que

comme sm.

fond, bas; c'est l'opposé et le corrélatif de
dessus; le côté du Nord; rez-de-chaussée.
/)c la part de debàt, du Nord ; en debàt,
en
dessous; sous; /ou per debàt, les des¬
sous d'un vêtement;
debàt-dessùs, dessousdessus; au debàt, au-dessous; vers le bas,
I" fond ; espià en debàt, regarder en des¬
sous ; qu'ey en debàt, il esl
hypocrite; hn
lous cops en debàt, faire les coups en des¬
sous, sournoisement, lâchement.

duction, rabais.

debacle, desbacle

un

cu

debàte, desbàte ; v. — Débattre, dis1er ; debàte-s, se débattre, s'agiter,

debaydé (Lav.). — C. debanadé.
débe; debé (Bay. L. Or.); sm. — Dû,
c ■
qui est dû, dette.
débe ; debé (Bav. I,. Or.) ; v. — Devoir.
I)ébe dines, devoir de l'argent: qu'ous
debét, vous les devez; qu'ai deboày ha, je
dus le faire; nous tabé qu'ai deberém ha,
nous
aussi nous devrions li3 faire; qu'ai
débi, je le dois; jou qu'ai debi, mes n'ai
débi pas mey, je le devais, mais je ne le
doi« plus : hassiàm ço qui-s déu, faisons ce
qui se doit, noire devoir; qu'at debiàm ou
il où,
que nous le devions ou non ; débe. à
Diu

e

être

endetté

à

diable, devoir à tout le monde,
jusqu'au cou ; qu'ey à bous

�DÊBE-S

353

qui débi de caminà, c'est à vous que je
de

dois

marcher ; si deboùssi mouri s'ou

pic, dussé-je mourir sur le coup; si-m deboùssit acusà, dussiez-vous m'accuser.
débe-S ; v. pr.
Devoir à soi-même ;
avoir l'obligation, se devoir; être dû.
Qui pot sabé tout ço qui-s déu ? Qui peut
si voir tout ce qui se doit ?
(On peut dire
encore: qui sap tout ço qui pot débe-s?) ;
que-m débi aus biélhs, je me dois aux
—

vieux.

debé

B.-L.).

(Lav.

—

Forme du

v.

debié, devenir.
debé ; sm.

nécessité ; travail
composition, exercice; civilités, hom¬

de

mage.
Omi de

—

Devoir

;

debé, homme de devoir; qu'abém

DEBIRADE

—

lui ; goardà per debèrs si, garder
devers soi.
debersà, debessà; v. — Déverser,
répandre. V. bessà.
debèrse, debèrge ; v. — Digérer.
jYou pouch debèrse, je 11e peux pas digé¬
rer ;
aquéste, nou la debèrsi pas, celle-ci
(cette avanie) je ne l'accepte pas, elle est
trop forte.
debersude ; sf. — Digestion,
deberti; v. — Distraire, divertir, ré¬

envers

par

créer ; deberti-s, s'amuser.
Abé de que daberti-s, avoir
de la fortune, de quoi s'amuser.

debertissance ; sf.

—

du travail;

Divertissement,

amusement.

fait ce que nous étions tenus de
faire; as hèyt tous debés de l'escole? As-tu

debesà, desbesà ; v. — Sevrer ; désha¬
bituer; priver.
debessà.
C. debersà; debessà-s, se

fait

répandre.

hèyt lou debé,

nous avons

rendu la poli¬

tesse,

tes

I.oc.

devoirs d'écolier ?
div.
Hicàt-be en

debé, mettezqu'èm en debé de plâ
ha, nous sommes en devoir de bien faire;
que crey qu'ey dou me debé, je crois qu'il
est do mon devoir de ; méte-s en debé, se
mettre en mesure, en devoir ; aquità-s dou
debé, faire son devoir, s'en acquitter; ht
iou debé pascàu, faire le devoir pascal. A
l'occasion des grandes fêtes catholiques,
ha lou debé, c'est accomplir les obligations
de l'Eglise. V. début, déute.
débe-dà ; sm. — Dette, redevance. V.
débe, début.
debéde ; sf. — Défens.
Bosc en debéde, bois en défens.
debedé,-re ; s. — Débiteur,-trice, qui
doit, qui est endetté, redevable.
Que soy debedé de tan, je suis débiteur
vous

de

de bèt séc

—

en

devoir de ;

—

Devenir. V. debié.

tion

—

Tout à

debilamén ; adv.

debile,-e
debilità ;

;

adj.
v.

—

—

—

Débilement.

Débile,

Débiliter

;

debilità-s,

se

débiliter.

débilitât ; sf.

— Débilite,
debinà, endebinà ; v. — Deviner,
debinà ; v. — Débiner,
debinacioû ; s. — Divination,
debinade ; sf. — Devinette ; action de

débiner.

debinadoù,-re ; adj. — Devineur,-euse,
qui a la prétention de deviner.
debinàyre,-e ; adj. — Qui débine; qui
devine.

debine ;

sf. — Débine, misère ; devi¬
action de deviner.
Està-11 à las debines, être perplexe,

nette ;

debine

(Bny. et L.).

debirà ;

—

C. debiéne.

Tourner ; mettre dessus
dessous; tourner au jeu de cartes. Em¬
v.

—

ployé aussi pour birà.
Que debire ou que-s debire? De quoi
retourne-t-il ? L'ahà que debire plâ, l'affaire
tourne bien; tout que s'ey plâ debiràt, tout
a bien tourné, s'est
arrangé.
debirade ; sf. — Tournure d'une chose ;
fin. conclusion.

.

deberjinà-se (Lom.) ; v. — Se dépê¬
cher, faire vite. V. amanejà-s.
debèrs, de-bèrs ; prép. — Vers ; du
côté de ; devers, envers ; par devers.
Debèrs case, vers chez nous ;

loc. adv.

;

debéy ; sm. — Ennui.
Syn. abéy, abeyè, engoey.
debi (Lav. B.-L.). — Forme de debié.
debî,-ne ; s. — Devin,-eresse.
debià, desbià ; v. — Dévier,
debià (G.). — C. debinà par aphérèse,
debié, debiéne ; v. — C. debéngue.

le

Que debéngues ? Que deviens-tu ? Qu'ey
debiengùt? Qu'est-il devenu? Que debiengoù? Que devint-il?
debéngue (lou) ; sm. — Le devenir,
debèrge; v. — C. debèrse, digérer*,
debergude, debersude; sf. — Diges¬

(Lav.)

fuit.

tant.

debedé,-re ; adj. — Qui est dû,-e.
Lou pag qu'ey debedé, le paiement est
dû, échu.
debejà ; v. — Ennuyer ; debejà-s, s'en¬
nuyer. V. abejà.
debejè ; sm. — Ennui, lassitude morale ;
au
pl. désagréments.
debejère ; sf. — Ennui continu, mala¬
dif, ianguissement.
debéngue (Big. G.) ; debiéngue, de¬
biéne ; deb'ène (L.) ; debìne (Bay'. L.) ;
v.

—

debèrs et,

Ue boune

(prise par)

debirade,

une

bonne- tournure

bonne conclusion.
sf. — Employé parfois

; une

debirade ;
le sens de birade et de
de carte au jeu.

avec

rebirade; retourne

23

�DÉBIRAT

354

DEBUT

—

debiràt; sm. — Détour, contour de
soufflet. V. rebiràt.
debire ; sf. — Carte tournée. G. bire.
Au lig. prend le sens de choix, élite :
qu'ey de permère debire, cela est de pre¬

débité ; sf.

mier clioix. V. debure.

debis, debisè ; sm. — Devis, propos,
familière, causerie.
debis ; sm.
Devis ; état détaillé de
travaux projetés.
debisà, dibisà; v. — Diviser, détailler,
debisà ; v. — Deviser, causer, s'entre¬

conversation

bénéfice

debisade ; sf.

—

v.

S'aviser,

—

debitoribus ;

debotamén ; adv.

bouù,

debisadoù,-re ; adj. et
orateur, conférencier,-ère.

s.

debisamén ; sm. —
tient dans la conversation.

Discours

—

;

qu'on

debisàn,-te; adj. et s.— Causeur,-euse,
qui aime à parler.
debisàyre,-e. — G. debisadoù, mais
avec une nuance péjorative ; qui
cause vo¬
lontiers et trop.

—

debise,
—
Action, fa¬
parler, de deviser.
Qu'a la debise, elle a envie de parler ; elle
a parole en bouche; abé boune debise, avoir
la parole facile ; avoir bonne langue.
debisè,-re ; s. — Entretien prolongé ;
bavardage, longue causerie.
debisère,-soie ; sf. — Manie de parler.
culté de

V. debise.

debisejà
rien ; parler

debouamén ; sm.

; v.

debouàt,-ade ; adj. — Dévoué,-e.
deboucà, desboueà; v. — Répandre,
verser (un liquide,
des grains, etc.), faire
tomber quelque chose.
deboucade ; sf. — Action de répandre ;
flux, afflux.
deboucioû; sf. — Dévotion,
deboucioùs,-e ; adj.— Dévotieux,-euse.
debouciousamén ; adv.
Dévotieusement ; dévotement. V. debotamén.
deboulàt,-ade, deboulùt,-ude ; adj.
Dévolu,-e.
debouii (Arm.) ; debouri, degouri ;
v.
Tourmenter, harceler ; s'emploie aussi
pour degourà.
deboulucioû; sf. — Dévolution,
deboulutàri; adj. et s. des 2 g. —
—

Dévolutaire.

debounàri,-e ; adj. — Débonnaire.
debounariamén,-rimén ; adv. — Dé-

—

debourà, degourà ; v. — Dévorer.
debouràn,-te ; adj. et s. — Dévo-

—

V. debisère.

rant,-e.

debouràyre,-e
vore,

débit ;

sm. — Débit ; manière de s'énon¬
de tailler le bois ; partie de compte.
debità ; v. — Débiter, vendre ; parler

cer,

Que debiten hère, ils vendent beaucoup ;
l'òmi que debile beròy, l'homme déclame
bien ; débitât aquéste bigue, débitez ce billon de bois.
debitàn,-te;

s.

debitàyre,-e

; s.— Vendeur,-euse ;

et adj.

—

deboùt ;

breur, bavard,-e.

débité; sf.

—

Action de débiter,

dre ; éloquence facile.
Abé débite, avoir de la vente,

qu'a boune débité, il parle

ven¬

du débit;

avec

aisance,

adv.

—

s.

Debout.

gallicisme).
deboutà, desboutà;
debouterie; sf.

—

Qui dé¬

(Considéré

—

v.

—

Débouter.

Dévotion affectée.

débris (L.) ; sm. — Pièce de terre où
a abattu les vieux
pins et que l'on a de

l'on

nouveau

ensemencée.

deburà

(L.)
debure; sf.

Débitant,-e.

pala-

; adj. et
dévorateur,-trice.

comme

volubilité. V. debutà.

abondance.

C. debanà.
C. debanadé.
— Dévoûment.
—

bonnairement.

Deviser de tout et de
poxir parler.
debiséte ; sf. — Causerie, caquetnge.
On dit quelquefois aussi debisetls, sm.
debisòle.

—

(II.-A.).

—

Devise,
debisère ; sf.

avec

dévouer.

—

Qu'ey hère debisàyre, il est grand par¬
leur, presque bavard,
debise ; sf.

Dévotement. Cf.

Employé avec le sens de
dévouer; debouù-s, se vouer;

debouà (H.-A.).

Dévi¬

Qui divise

—

—

vouer;

debouadé
—

de

debouciousamén.

causerie.

v.

De travers,

—

—

se

debisadjà, desbisadjà;

adv.

deboucioùs.

Conversation, parlote,

sager.

proufit, à la vente est le

(die.).

debouà.

(L. G.-M.);
s'apercevoir. V. abisà-s.

Vente.

guingois. Cette locution burlesque vient
peut-être de bislòr: que s'en ba tout debito¬
ribus à gauche, il va tout de guingois.
debitoù,-e ; s. — Débiteur,-trice.
debòt,-e; adj. et s.
Dévot,-e. V.

tenir.

debisà-s

—

A la débité lou

voie ;

de

; v.
—

—

Choisir.

Choix, élite;

bien, de mieux.
Un òmi de permère debure,

ce
un

qu'il

y a

homme

d'élile. V. debire.

debùt; sm. — Ce qui est dû, dette.
Qu'a pagàt lou début, il a payé sa dette.
Degàt, vers le G. V. de.bé.

-

�bHBU'l'
debùt;

sm.

decébe ;

Début, commencement;

—-

débit oratoire.

quartier délimité. V. couhi, hite.

portaient autrefois les consuls communaux,
les jurats (vieux). V. degâ.
deçà; adv. et prép. —■ Deçà, avant; de
ce côté-ci par opposition à delà.
Passât deçà, p:issez de ce côté-ci ; qu'ey
deçà Vaygue, c'est avant d'arriver à l'eau;
de la part deçà, per deçà, de ce côté-ci,
par ici ; au deçà, au deçà, de ce côté-ci ;

Décédé,-e.

—

-—■

decénde ; v.

;

sm.

mes

Décem¬
—
mourt, mois

—

Décent,-e.
sf. — Décence,
Descendre. V. debarà.

—

;

decendén,-te ; adj. — Descendant,-e.
decerni ; v. — Décerner,
décès ;

sm.

—

Décès.

dechà; dessà (H.-Big. G.); deyssà
(G. E. de la Big.) ; lechà (B.) ; lhessà,
lheyssà (Lav.) ; v. — Laisser, abandonner,
quitter ; permettre de ; dechà-s, se quitter ;

!

se

laisser aller, déchoir.
Dechà

ha, laisser faire; dechà lou tribàlh,
quitter, abandonner le travail; dechà au
ras
dou lièyt, laisser, abandonner à pied
d'œuvre ; dechà dise, laisser dire ; perqué
e-u
dachàt ha? Pourquoi lui permettezvous ?
Qu'a dechài la hemne, il a aban¬
donné sa femme ; que-s dèche hère anà,
il ne s'observe plus, il perd sa bonne te¬
nue, il se néglige; dechà-s anà, se laisser
aller, s'abandonner, se laisser faire, tom¬
ber; dèche-m està! Laisse-moi tranquille 1
Deehàt acòl Laissez çà ! Dechà-s mouri,
décéder.

deehàt,-ade
lant,-e; tombé

adj. et s. — Noncha¬
déchéance; déjeté,-e,
qui penche de côté.
L'òmi qu'ey tout deehàt, l'homme est
tout déjeté; la maysoû qu'ey bèt drin dechade, il y a beaucoup de laisser-aller dans

—

;

en

cette maison.

dèche ; sf.

Ce qu'on laisse ; legs,
Laisser-aller, noncha¬
lance, négligence ; langueur. V. lachè.
Qu'ey û gran dechè dessus, je suis lan¬
guissant,^, sans énergie, sans force.
dechè, dechèse, deschèse (Arm.
Big.); v. — Défaire; démolir, détisser;
dechc-s, dechèse-s, se défaire. Cf. deshà.
Dechè uo barràlho, défaire une clôture ;
dechè un bach, défaire un bas ; dechèse un
poulet, défaire, découper un poulet; qu'ey
dechè ;

—

—

quitter la voie ; s'échapper.
decassà, descassà ; v. — Repousser,
supplanter, chasser, destituer.
decassade ; sf. — Action de repousser,
chasser ; poursuite.
décati, descati ; v.
Décatir; decatl-s,
se
décatir, vieillir, perdre la fraîcheur de la
jeunesse, du neuf.

dechèyt

ou

—

sm.

—

dechesùt, c'est défait.

dèche-m-està ;
se-moi ;
fade.

—

s.

négligent,-e,

des

2 g.

—

nonchalant

Lilt. lais¬
; rebuf¬

Quine dèche-m-està! Quelle nonchalante!
Qu'ou n'èy mandat û dèche-m-està, je lui
ai lancé un « laisse-moi tranquille I » (soit

decebcioû ; sf.— Déception ;

tromperie,
Défaire.

v.

decén,-te ; adj.
decénce,-ci,-cie

Décamètre.

—

; s.

Déçu,-e.

—

mort.

I

decanàt; sm.
Doyenné,
decap, de-cap ; prép. — Vers.
Anà-u decap, aller vers lui; decap à capd'an, vers le ier Janvier,
decapità, descapità, escapità; v.
Déoapiter, écimer, étêter. V. esbecà, escoulià, essoumà.
decapitacioû ; sf. ; decapitamén ; sm.
Décapitation, écimage.
decarrà, descarrà ; v. — Broncher ;

; v.

adj.

decéme, decémbre
On l'appelle aussi

—

(G.-M.)

Décéder.

—

bre.

decade ; sf. — Décade.
decadè,-re ; adj. — Décadaire.
decadénce,-dénci, decadude, descadénce ; sf. ; decadimén ; sm. — Déca¬
dence, déchéance; déclin; ruine,
d.ecalhénço (Lav.) ; sf. — Décadence.
Maysoû en decalhénço, maison en ruines,
decalcà ; v. — Décalquer,
décalitre; sm. — Décalitre. V. bouchèt.
decalogue ; sm. — Décalogue.
décamètre ; decamèstre (G. Big.) ;

decèbe

;

v.

décèle.

cliner.

—

Trompeur,-

—

Déceler, révéler.
decelàyre,-e ; adj. —• Celui, celle qui

tre ; en

sm.

adj.

;

decedà ;
decelà ;

auparavant.

Deçà e delà, de côté et d'au¬
deçà, en deçà, per deçà, par deçà;
de çà, de là, ici, là ; clopin-clopant.
decabén (de cap en), mot à mot : la
tète en avant ; adv. — Vers, dans.
A decabén íou tems, dans la profondeur
du temps; à decabén las terres, à travers
les terres, en descendant ; qu'ey partit à
decabén, il est tombé la tête en avant, vers
le fond, le bas. V. cap-en.
decàde, descàde; v. — Déchoir: dé¬

Décevoir, tromper.

decebùt,-bude
decedàt,-ade

déc, chacun chez soi ; passà
lous décs, passer les bornes.
deçà ; sm. — Ancien, doyen ; nom que
en soun

Loc. adv.

—

DÈCIIM

euse.

Í

debutà ; v. — Débuter ; s'emploie pour
débita: debutà plâ, bien parler.
déc (As. Bar.) ; sm. — Limite, frontière ;
Cadû

v.

decebedoù,-re

—

i

un coup,

soit

une

rebuffade

en

paroles).

�PÊCHES

356

DEDICATOBf

declamà ;

v. — Déclamer,
declamacioû; sf. — Déclamation,
declamatòri ; sm. — Déclamation sans

dèches ; sf. pl. — Restes; choses aban¬
données.
U hoéc de dèches, un feu de brindilles,
de félus, de déchets; bruslà coum û hoéc de

valeur.

dèches, brûler très vite, ne faire qu'une

declamàyre,-e

flambée.

dechèse, deschèse (Arm. et Big.) ; v.
—

sm.

dechéta ;
sa

declarà;

V. dechè.

dechèt;

v.

Perdre de

son

Déchiffrer,
adj. — Déchiffrable,
dechiframén ; sm. — Déchiffrement.
dechifràyre,-e ; s.— Déchiffreur,-euse.
.—

;

declinàn,-te

(G.) ; sf. — Pois carré (lathysativus).
dechoutà (Arm.) ; v. — Surprendre,
prendre sur le fait.
dechoutade ; sf. — Découverte ; sur¬
prise.

deçò, decò.

Contraction de de açò,

non,
e

pas

deçà,

—

acù, de celà.
parlons de ceci; nàni, pas

de celà; que s'oucupèm
occupâmes de ceci

nous nous

decoumpousà ; v. — Décomposer ;
s'emploie rarement avec le sens de corrom¬
pre pour lequel on dit descoumpousà.
decoumpousàble,-e; adj. — Décomposable.
decoupà ; v. — Découper,
decoupàdje; sm. — Découpage.
decoupàyre,-e ; adj. — Découpeur,-

déterminer. V. determenà-s.

decidamén ; adv.

— Décidément,
décidât, descidàt,-ade ; adj.
Dé¬
cidé,-®, déterminé, résolu.
U gouyàt décidât, un garçon résolu,
hardi. Le terme peut avoir un sens déso¬
bligeant quand il s'applique à une jeune
fille ; decidade, peut vouloir dire effrontée :
qu'ey ne decidade, aquére.
décilitre ; sm. — Décilitre,
decimà ; v. — Dimer (vieux). V. desmà.
deeimà ; v. — Décimer, faire périr.
decimàble,-e ; ad j. — Décimable.
decimacioû ; sf. — Action de dîmer
(vieux).
decimàri ; sf. — Dîmerie, étendue de
territoire sur lequel on avait droit de per¬
cevoir la dîme (vieux).
decimatoù ; sm. — Décima leur,
decimàu ; adj. des 2 g. — Décimal,-e.

euse.

decourà ; v.

—

Décorer,

decouracioû; sf. — Décoration.
decouràt,-ade ; adj.— Décoré,-e ; orné.
decrepi-S ; v. — Au fig. perdre sa fraî¬
cheur ;

vieillir.

decrepitùt,-ude
decrèt ;

sm.

—

sf.

;

—

Décrépitude,

Décret,

decretà; v. — Décréter,
decuplà ; v. — Décupler ; decuplà-s,
décupler.
decuplamén ; sm. — Décuplement.
decùple ; sm. — Décuple,
dedàu.

C. didàu, dé.
dedén, dedéns (M1); adv. et sm.
Dedans; intérieur. V. dens, deguén.
dedicà ; v. — Dédier, consacrer.

V. desmàu.

Í

se

—

dedicàce,-ci,-cie

Cf. dèsme.

Décisif,-ive.

Déclinant,-e.

Déclinaison,

manque.

(Big. G.). — C. dessoucà.
decidà, descidà ; v. — Décider, pren¬
dre une résolution; decidà-s, se décider, se

—

—

decò, dequerò. — Termes correspon¬
au fr. machin, chose.
déco (G.) ; sf. — Faute ; défaut ; déchet ;

dechoucà

adj.

adj.

dant

C. deschudà.

;

;

et de cela.

décho

decisiu,-ibe

Déclaration,

—

deçà,
deçà

rus

decime ; sf. — Dîme (vieux).
decisioû ; sf. — Décision,

Déclarable.

—

—

declinasoû ; sf.
de ceci et de de
Parlem deçò,

chire.

—

adj.

;

cade.

dechiquetà, deschiquetà, eschiquetà ; v. — Déchiqueter. V. eschaquctà.
dechiquetade ; sf. — Décliiquelure.
dechiquetàyre,-e ; adj. — Qui déchi¬
quette ; se dit d'un enfant turbulent qui
n'est pas soigneux de ses habits qu'il dé¬

dechudà.

se

declaradamén ; adv. — D'une manière
déclarée, positive.
declaràn,-te ; adj. — Celui, celle qui
déclare, se déclare,
declî ; sm. — Déclin,
déclic; sm. — Déclic. V. clic.
declinà; v. — Décliner, déchoir, pen¬
cher vers sa fin. V. anà-s'en, bachà, dé¬

descliidà.
v.

Déclama leur,-

—

Déclarer; declarà-s,

—

declaracioû ; sf.

dechèyt,-e, deschesùt,-ùdo (Arm.
Big.). — C. deshèyt,-e.
dechidà (Arm. L.) ; dechudà. — C.
dechifrà ;

v.

declaràble,-e

poids, de

valeur.

dechifràble,-e

s.

déclarer.

Déchet,

—
—

;

trice.

dedicatòri ;
toire.

;

sf.

adj. des

—

2

—

Dédicace,
g.

—

Dédica-

�DE-D'ORE

357
de-d'ore ; loc. adv.

déficit.

De bonne heure ;

—

de-d'ore, partir de bonne heure ;
de-d'ore, se lever matin ; ha-s biélh
de-d'ore, vieillir prématurément.
deduccioû ; sf. — Déduction ; on dit
Parti

defilà;

—"Défiler,
Défilade ; suite, cortège
en marche; action de s'échapper, de filer à
l'anglaise.
definà ; v. — Décéder,
definí ; v. — Définir.
N'at pouch défini, je ne puis le définir,
definicioû, definide; sf. — Conclu¬
sion, fin ; définition.
definitiu,-ibe ; adj. — Définitif,-ive.
defloramén, deflouramén; sm. —
Déflorement, défloraison, action de déflorer,
deflouràr desflourà ; v. — Déflorer,
defounçà, desfounçà, deshounçà;
v.
Défoncer, ôter le fond, effondrer un

defalcà ;

v.

—

defalcamén

;

Déduire;

—

Pâlir, blêmir,

Défalquer,
sm. — Défalcation.

defalhà,-lhì, desfàlhe,-i;

v.

Faire

—

défaillir.
defalhide; sf. ; defalhimén;

défaut ; manquer ;

sm.

—

Défaillance, faute.
defamà, difamà;

v. — Diffamer. Cf.
enfamià.
defamacioû, difamacioû; sf.— Diffa¬

—

terrain.

defouralhà, desfouralhà; v. — Sor¬
tir précipitamment ; décamper, déguerpir,
vider la place. Cf. deguerpì. V. cam.

mation.

defàme,-e; adj. et
defàni

(Lav.)

;

v.

Infâme,
Fáner. V. esfani,

s. —
—

—
—

Défaut,
Manquer, faire défaut,

défaillir.
C. defalhide.

defaute.

defaytà ;
valeur.
Lou sou lè
nez diminue

v.

—

nas
sa

defeccioû ;

Déprécier, diminuer h

que

la defayte, son vilain

beauté, la diminue.
sf. — Défection,

defèci, defecit, déficit;

sm.

,

—

—

Défi¬

Défici¬

taire.

defectuoùs,-e

;

adj.

—

Défectueux,-

euse.

defectuousaméll ; adv.

—

Défectueu¬

sement.

defectuousitàt ; sf.

—

Défectuosité.

defendàble,-e ; adj. — Défendable,
defénde, deféne; v. — Défendre, pro¬
téger, prohiber; deféndè-s, se défendre.
defendemén ; sm. — Défense ; action
d? défendre ; défense en justice.
defendén,-te ; adj. — Défendant,-e.
defenì.
V. défini et dérivés,
defénse ; sf. — Défense,
defensoù ; sm. — Défenseur,
deferà, deferí ; v. — Déférer ; décer¬
ner ; céder, condescendre.
deferén,-te; adj! — Déférent,-e.
deferénci,-cie ; sf. -— Déférence,
défi ; sm. — Défi.
defià, defidà ; v. — Défier ; dejià-s, se
—

défier.

defiàn,-én,-te ; adj.
défiance,-ence ; sf.

—

—

per,

peu

relâché).

defrayà, desfrayà ; v. — Défrayer.
defùn,-te; adj. et s. — Défunt,-e; feu.
On dit en plaisantant d'un homme très
laid : Que harà û lè défùn si la mour nou
l'arrange, il sera un bien laid défunt si la
mort

ne

l'embellit.

degâ (M*).

cit.

defecitàri, deficitàri; adj.

— Action de décam¬
de faire vider les lieux ; (sans être
trivial, le terme est cependant du style un

defouralhade ; sf.

esblasï.

defàut ; sm.
defautà ; v.

v.

defilade ; sf.

aussi deduside.
v.

Qui se défie,
Défiance.

defèci.
lancé,

—

lliebn-s

dedusì, desdùse,-si;

Déficit. V.

DEGOALHOUS

defi-dat ; loc. adv. — Défi
defiénee.
V. défiance.

prématurément.

établir par le raisonnement.
defacià-se (Lav.) ; v. —

—

—

C. deçà; autrefois, chef
consul, officier de justice;
doyen de dix hommes ; majorai des pas¬

d'un

«

teurs.

—

canton »,

Il était soumis à l'élection.

degarie ; sf. — Fonction du degà; sa
juridiction; division de pays (vieux).
deganàs, deganàssi ; sm. — Un
grand flandrin. En Arm., un dégingandé.
degayne ; sf. — Dégaine. On dit aussi,
peut-être sous l'influence du fr. deguène.
V. deguenàdo.
degenerà ; v. — Dégénérer. Y. decàde.
degeneracioû ; sf. — Dégénérescence.
V. abastardl, perde.
deglarà, desglarà ; v. — Egrener.
Deglarà lous pecats, confesser les péchés
un

à

un.

Syn. desgrilhà, desgroà, degriuà.
deglè,-re; adj. — Qui s'égrène facile¬
ment.

Habcs
ment

ou

deglères, fèves qui s'égrènent aisé¬
seules.

deglère,-e; adj. et s. — Qui est égre¬
né,-e ; égrenage.
degnà. — C. dagnà, daigner.
degnoùs,-e. — C. desdegnoàs.
degoalhìu,-o (Loin.); adj .— Prodigue,
dépensier.
degoalhoùs,-o (Lom.) ; adj. — Dépe¬
naillé,-e.

�DEGOAST

degoàst

DE-HIC

—

;

sm.

358

Dommage,

—

dégât,

dévastation.

hypocrite
hore,

degoastà

;

v.

—

Gâter, endommager,

;

n'està ni de deguén ni de de-

être

dans

situation

une

instable,
; être

de situation bien définie

n'avoir pas

dévaster.

hypocrite.

degoastadoù,-re ; ad.j. — Qui cause
du dommage, du dégât, dissipateur.
degoastassè,-re ; adj. et s. — Rava¬

Subst.
L'intérieur: ha lou deguéns,
faire le ménage; deguéns qu'ey pròpi, l'in¬
térieur est propre. V. en deguén; aquére

geur,-euse.

servante fait inal l'intérieur

degoulhà (Arm. Loin.)

; v.

—

Dégour¬

dir.

degoulhàyre,-e

adj.

;

—

Dégourdis¬

sant, -e.
Sourélh

degoulhàyre,
degoulhi ; v. — Mal
degourà (G.). — C.
degourà (B.-L.) ; v.

écimer.
Péno
met

soleil revivifiant,
digérer ; vomir,
debourà.
JL Couper le cou,

degouràdo, montagne dont le

som¬

est détruit.

degoùt

;

sm.

Egout, égouttur". V.

—

esgoùt.

degoutejà ; v.
Dégoutter; on dit
goutejà.
degré ; sm. — Degré ; n'est guère em¬
ployé que dans le sens de division d'un
instrument thermométrique: lou degré dou
—

aussi

bî, le degré du vin.

degrèu

;

sm.

—-

Affliction, peine,

re¬

gret; grief.

Qu'èy gran degrèu de ço qui arribe, j'ai
grande peine de ce qui arrive ; lou degrèu
d'aquére mourt, l'affliction (que cause) cette
mort; qu'èy lou degrèu dou me joenè, j'ai
le regret (du temps) de ma jeunesse ; quin
degrèu! Quelle peine, quelle affliction!
A degrèu, à regret ; qu'at
Loc. adv.
hèy à degrèu, je le fais à regret ; que m'ey
à degrèu, cela me déplaît, me
répugne.
degriuà, degruà, desgruà (G. Big.).
C. desgroà et dérivés.
degruyà (Lom.) ; v. — Démolir, dé¬
faire; égrener. V. desgroà.
degû; degùn (G. L.) ; digû, negû,-e;
adj. et pron. — Aucun,-e ; nul,-le; per¬
sonne. On dit aussi, au
sing. degûs.
V a pas degù, il n'y a personne; n'èy pas
degû, je n'en ai aucun.
Rem.
Malgré l'n nasal, il est raie
qu'en Arm., G. et L. on dise au fém. deghno,-e, on dit degùo,-e.
degudamén; adv. — Dûment, là où
degùt se dit et non début; toutefois, même
en ce dernier cas, on dit aussi
degudamén.
deguén, deguéns, dehén, dehéns,
dens; diguén (Big. G.); prép. ; adv. —
Dans; dedans.
Qu'ai a deguén lou bénte, il l'a dans le
ventre; qu'arribarèy deguén ue ore, j'arri¬
verai dans une heure ; deguén lou tems,
dans le temps; deguén la soucietàt, au mi¬
lieu de la société; deguén lou besoùgn,
dans le besoin ; en deguéns, en son for
intérieur; esta en deguéns, être sournois,
—

—

—

—

gouje n'ey

pas

boune tau deguéns, celte
(les travaux de).

Rem.
De même qu'en français, on
remplace souvent deguén par en.
deguenàdo (B.-L.) ; sf. — Escapade,
dégourdissement, avec le sens du fr. « bor¬
—

dée

».

Da-s'en

uo deguenàdo, se dégourdir un
vivement, « tirer une bordée ».
deguerpì, desguerpi; v. — Déguer¬
pi]'. Cf. dejouralhà.
deguignà (L. et Arm.) ; v. — Aveu¬
gler, éblouir ; contrefaire, singer ; deguignà-s, s'aveugler. V. esguignà.
deguignàdo ; sf. — Grimace, imitation,
singerie.
degulà, desgulà; v. — Dégueuler,
vomir (trivial).
degulade ; sf. — Action de dégueuler ;
vomissement; bord'e d'injures (t. trivial).
deguladis ; sm. — Dégueulis.
degunamén ; adv. — Aucunement,
degùt (Arm. et Big.). — C. début, dù.
dehàut ; sm.— Haut de chausses (vieux).
Les chausses, les bas étaient appelés debàchs

peu

débats.

ou

dehè

(G.). — C. deshà. V. dechè.
dehè, avec le verbe ha, faire ; v.
Convenir, être expédient ; signifie aussi
être mécontent, avoir de la difficulté à.
—

lie-u
tout

bût

haré

dehè

de

lou

bî

blous; il serait convenable (qu'elle)
pas le vin pur (Fondeville).

ne

se

nou

bébe

dehéne

(Arm.); v. — Défendre.
V. deguéns.
deheràt,-àdo (Lav.) ; adj. — Désert,-e;
sauvage. Y. hèrm.
dehéns.

—

dehèt ; adv. et

Vite, parfaite¬
tarder,
souhaiter vivement : que se-m hè de.hèt, il
me
tarde; arribà dehèt, arriver au bon
moment, de suile; que y anabe d'·hèt, il y
allait de bon cœur, avec ardeur; aném!
e dehèt! Allons!
et promptement !
Loc. adv.
En effet : dehèt, nou y abl
pensât, en effet, je n'y avais pas songé.
dehèyto (Big. G.) ; sf. — Escapade ;
escroquerie; vilain tour joué; méfait. Y.
desàjes.
de-hic; adv. et prép.
Promptement.
facilement, avec aisance. (Vient de hicà,
ficher).
La cabilhe qu'entre de-hic, la cheville en¬
tre, s'enfonce aisément.
ment. très bien.

prép.

—

Avec le verbe ha:

—

—

�DEHIÉU

359

dehiéu, dehiu ; adv. et prép.

—

A la

file, sans discontinuer, vitement.
Las

ores

que passen

dehiu, les heures

passent vitement; chourrà
sans

ils

se

dehiéu, couler

discontinuer ; que-s seguiben
suivaient à la file, de près.

dehiéu,

dehore ; sm. — Dehors ; le dehors ; parextérieure d'une chose. Y. endehore.

lie

Arribà de

dehore, venir du dehors, de

iou dehore, l'extérieur ; abé û
dehore, avoir une belle apparence
rieure; lous dou dehore, ceux de
loin

;

berày

exté¬

l'exté¬
rieur, de loin; goardà lous dehores, garder
les apparences ; en dehore, en dehors (loc.
adv.) ; dehore n'ey pas plé, il y a de la
place dehors, dit-on à quelqu'un qui se
plaint du lieu où il est attaché momen¬
tanément) : tu peux partir ! Qu'a de lès
dehores, il a de vilaines manières; un exté¬
rieur

désagréable.

dehore; adv.

—

Dehors. V. hors; au

dehors.

dehors, à la porte;
n'està ni deguén ni dehore, être dans une
fausse situation; hicà tout dehore, tout
montrer, mettre toutes voiles dehors ; en
dehore, hors; està tout en dehore, être
franc, loyal ; està en dehore, être tourné en
dehors, être hors; demourà-s en dehore,
rester en dehors ; per dehore de la coumime, en dehors de la commune; cercàt
d-hore la maysoû, cherchez dehors la mai¬
Ilicà dehore, mettre

son.

Dehors; parties
éloignées d'un lieu considéré comme centre, hors les murs. Cf. estremaus.
dehoùne (G. L.). — C. hoùne, fondre,
deïfià ; v.
Déifier (litt.).
déjà ; adejà (G.) ; desjà ; dedjà,
didjà (Big. G.) ; adv. — Déjà, si tôt.
Que partit déjà Vous partez déjà ? Qu'èt
déjà eounsoulàt? Vous êtes déjà consolé?
Nou t'atendèm pas déjà, nous ne t'atten¬
dions pas si tôt; déjà la noeyt qu'arribe,
d'jà la nuit vient.
dejèt (Lom.) ; sm. — Dépôt, sédiment.
V. ahits; au flg. chose rejetée, répudiée.
dejoà, dejuà ; v. — Jeûner ; dejoà-s,
dehores;

sm.

pl.

—

—

se

mettre à la diète,

dejoade; sf. -— Jeûne.
dejoadé,-re ; adj.— Qui doit être jeûné.
Die dejoadé, jour de jeûne ; hèste dejoadère, fête comportant vigile et jeûne.
dejoùs, dejoùts, dejùs; adv. et prép.
Ci-après, dessous. Ce mot est tombé en
désuétude en Béarn et en Bigorre ; il est
encore employé en certaines parties du Gers

—

et du Nestier.

dejû,-e ; adj. et

—

Qui est jeûné, à

déjà, être à jeun; demourà-s dejû,
jeun, faire diète.
dejuadoÙ,-re; adj. — Jeûneur,-euse.

Està

s.

DELÉJE

Jeûne, privation de

—

nourriture.

dejùgne,-ne, desjùgne,-ne ; v. —
Disjoindre, séparer. V. desajoà.
Desjùgne lous boéus, tirer les bœufs du
j°ug-

dejunà,-de ;
esdejuà.
dejunà;

v.

s.

—

dejunàdo (G.)

Déjeuné. V. esdejoà,

—

Déjeuner. Cf. esdejoà.
; sf. — Moment du dé¬

jeuné.
dejunàyre,-e ; s. — Déjeunemyeuse.
dejùni ; sm. — Jeûne (vieux),
delà (lou) ; sm. — L'autre monde,
l'autre côté. Dans le G. on dit aussi l'àdelà.

Counégue lou deçà e lou delà, savoir
beaucoup, tout.
delà ; derà (Mk) ; prép. — Delà, de l'au¬
côté.

tre

delà, passer de l'autre côté;
delà de la mar, outre-mer ; deçà,
delà, deçà, delà.
Loc. adv.
Per delà, par delà ; de l'autre côté ; loin, plus loin.
Loc. prép. — Au delà de, plus loin que.
delabrà ; v. — Délabrer; delabrà-s, se

Passà
mourir ;

ta

—

délabrer.

delabramén ; sm.
delà-doumâ ;

—

adv.

et

Délabrement,
sm. — Après-

demain.

delà-jé ; adv. et

sm.

delà-en-dabàn

;

—

Avant-hier,

loc. adv.

■—

Doréna¬

d'ici.

vant; partant
delà-hore ;

loc. adv.

—

Au loin

;

par

delà, loin.
delàn

(G.)

de là oun ; adv.

;

—

Quel¬

part ; où, d'où.
Delàn benguéts ? D'où venez-vous ? Aquiu,
delan èts, là, où vous êtes (en ce moment).
que

delàn

(à)

loc. adv.

;

—

A la volée, à

volée, dans l'E. du G.
Campànos, sounàt à delàn, cloches son¬

toute

nées à la volée.

delà-quiu (delà aquiu) ; loc. adv. —
plus loin.
delày, dilày; sm. — Délai,
delè (Os.) ; sm. — Saleté, résidu tombé
dans un liquide. Cf. ahèts, dejèt.
delectà-s ; v. — Se délecter.
delectàble,-e; adj. — Délectable,
delegà ; v. — Déléguer,
delegacioû ; sf. — Délégation.
delegàt,-ade ; adj. — Délégué,-e.
delejà, dilayà; v. — Différer, prolon¬
Un peu

ger.

deléje ;
s.

jeun.
rester à

dejuè,-re ;

—

v.

—

Discerner, choisir, devi¬

ner.

Ço qui èy, n'ai pouch deléje, je ne puis
ce que j'ai, que je ressens; e deléje-s ço qui paréch? Discernes-tu ce qui
deviner

paraîtP

�DELEJËN

DEMANDA

—

360

delején,-te ; adj. — Diligent,-e.
delejénee, delijence; sf. — Dili¬
gence, activité; ancienne voiture.
delejentà ; v. — Presser, rendre dili¬
gent ; delejerità-s, se presser, se dépêcher.
delerà ; v. — Désirer vivement ; delerà-s, brûler d'impatience, de désir. Y. belà.
delère ; sf. ; delerét; sm.
Anxiété,
préoccupation ; désir ardent ; privation.
Lou deierct qui-m désole, le désir anxieux
qui nie tourmente (Lamolère).
C. bellièu.
delhèu, dilhèu.
—

—

deléyre.
delí ;

v.

—
—

C. delerà.

Languir

dépérir

;

;

dell-s,

se

fondre, s'épuiser; diminuer.
Que soy délit, je suis exténué ; qu'ou
béden à-s delí tout die, on le voit baisser
tous les jours; deli-s d'amoù, se consumer
d'amour; l'aygue que s'ey delide, l'eau
consumer,

delimità ;
se

delimitacioû ; sf.

deliberacioû ; sf. — Délibération,
deliberadamén ; adv. — Délibérément,

délibérât,-ade

;

adj.

—

Aisé,-e, déter¬

miné, décidé.
Anà-n

sm. — Délibération ; déli¬
décision prise,
.lit darre dou deliberat,
après la décision
prise; après la délibération ; qu'at ml oùn
au délibérât, on le mit en délibéré.
delicàt,-ade ; adj. — Délicat,-e, diffi¬

béré ;

cile de

goût.
qu'ey delicat, l'enfant est de
complexion, def santé délicates; il est me¬
nu ;

nèn

il est difficile

sur

la nourriture

ahà
qu'ey
;

delicat, affaire délicate ; lou fricò
delicat, la chère est délicate.
delicatamén ; adv.
Délicatement,
—

delicatejà (Aspe) ; v. — Faire le diffi¬
cile, le scrupuleux.
delicatésse ; sf.
Délicatesse.
delicatèu,-tèle,-cate (As.); adj. et s.
—

Difficile pour
euse. V.
delicat.

—

dellci ;

Aquéste

le

manger;

Délice.
bî qu'ey *ù dellci,

sin.

scrupuleux,-

—

ce

vin est

délicieux.

delicioùs,-e

;

adj.

deliciousamén ;

—

adv.

Délicieux,-euse.
—

Délicieuse¬

ment.

delimén ;
tion ;

delimità-s,

—

ment.

delirà ;

v.

Délirer,

—

delirance ;

sf.

Action

—

de

délirer ;

délire.

deliri; sm.
Délire,
delit,-ide ; adj. — Epuisé,-ê
delit ; sm.
Délit, crime,
—

;

exténué,-e.

—

delità ;

v.

deliurà,
deliurà-s,

—

Déliter,

desliurà;

se

délivrer

;

v.

se

décharger.
deliuramén, deliùre
rànce, desliurance; sf.
deliùre ;

—
Délivrer;
débarrasser, se

;

sm. ;
—

deliu-

Délivrance.

V. deliurance. Moyen
sm.
délivrance; agent de délivrance; arrièrefaix, délivre.
—

de

delougà

v. — Défaire, rompre une
deslougà.
deloùng (Big.) ; adj.— Qui se prolonge,
qui est long, allongé,-e.
Lou tems qu'ou se hè
deloùng, le temps
lui paraît long; que se-m hè deloùng, il
me

;

location. V.

délibérât, marcher d'un air décidé,

légèrement.
délibérât;

Lou

;

Délimitation ; li¬
l'on se donne à soi-même.
delimitàn,-te ; adj. — Qui limite, fixe
l"s bornes; limitant; contigu.
delineà (B.-L.) ; v. — Commettre un
délit. En B. delinquí.
delincamén, delinquemén ; sm. —
Délit, faute grave (vieux).
delincàn,-te ; adj. et s. — Délin¬
quant,-e.
deliqueyà (B.-L.) ; v. — Nettoyer,
deliqueyàdo ; sf. — Nettoyage, nettoie¬

—

cider.

Délimiter

—

mite que

s'est

évaporée.
delí; v.
Diviser, dissoudre; déliter;
digérer.
Ha delí sucre,'caussêe, faire fondre du
sucre, déliter de la chaux; n'at pùdi pas
delí. je ne peux le digérer ; ça ne « passe »
pas, je l'ai sur le cœur,
deliberà; v. —- Délibérer. V. desliberà.
deliberà-s ; v. — Se résoudre à, se dé¬

v.

borner.

sm.

—

Epuisement, exténua¬

dénûment. Y. dell.

tarde.

delounguejà; v.
Traîner en lon¬
prolonger; deloùng uejà-s, s'attarder.
perlounguejà.
delùbi, delùdje, dilùbi, dilùdje, eslùbi ; sm.
Déluge, pluie torrentielle.
—

gueur,

V.

—

delurà ;

v.

—

gourdir.
deluràt,-ade
ràt.

demâ.

;

Délurer

;

adj.

Déluré,-e. V. alu-

—

delurà-s,

se

dé¬

C. douma, demain, en cer¬
parties de la II.-Big. et du G.
démagogue,-e ; adj. et s. - Démago¬
■—

taines

gue.

demagougie ; sf.

— Démagogie.
demandà; v. — Demander; question¬
ner ;
exiger ; demandà-s, se demander ;
demandà-s'en, mendier.
Que-b dernàndi drin! Je vous le demande !
loc. interj. ; que-b demàndi escuse,
je vous
demande pardon ; je vous prie de m'excuser ;
qu'ey partit entà s'en demandà, il est
parli pour aller demander (conseil); aller

mendier.

�DEMANDADE

361

demandade ; sf.

—

DEMISSIOUNARI

—

démenti, desmenti ; v. — Démentir ;
se donner un démenti à soimême; dire le contraire de ce qu'on a

On appelle ainsi à

Bénéjacq (13.-P.),

un plat composé des par¬
ties du ventre des agneaux, fressure, foie,

desmenti-s,

dont on fait une sorte de blanquette.
demandadoù,-re ; adj. — Demandeur,euse. V. demandàyre.
demandàn,-te ; s. — Demandeur,-eresse, ternie de procédure.
demandàu (lîas Os.). — C. dabantàu,

affirmé.

etc.

desmentit;

démentit,

sm.

Dé¬

—

menti.

demandàyre,-e ; adj. et s. — Sollici¬
importune par ses deman¬
des trop fréquentes ; en style plaisant, man¬
geur, friand de demandade.
demande ; sf. — Demande ; question ;
action en justice.
Ha-s la demande e la respounse, défendre
son affaire sans
laisser placer d'objection.
demarcà, desmarcà ; v. — Démar¬

Que m'a dat lou deméntit, il m'a donné
démenti.
On dit aussi desmentiae, mais desmentit
est plus employé.
Que m'a dat û démentit, il m'a donné
un démenti;
qu'en èy sabùt lou desmentit,
j'ai su que cela n'était pas vrai, exact.
demés, deméy; adj. et s. — Surcroît,
surplus. V. deméns.
Pagà lou deméy, payer le surplus,
demés (Big. G.) ; demést (G.) ; prép.
Parmi. V. demiey.
demesi (Loin.); v. — Tirer au clair,

quer.

débrouiller.

le

tablier.

teur,-euse ; qui

demarcacioû ; sf.

—

—

deméte, desméte; v. — Démettre;
deméte-s, se démettre, se dessaisir ; donner

Démarcation.

demarchàyre,-e ; adj. et

s.

—

Démar¬

demetude, desmetude
sissement; démission.

démarché, desmarche ; sf. — Dé¬
marche; manière de marcher, allure de

marche vaine.

dembès ;

sm.

—

Revers,

envers,

Lou dembès

de

la

bèste, l'envers de la
dou dembès, avoir les
embès, rebès. Birà tout
dembès, mettre tout sens dessus des¬

abé lou

cap
idées à l'envers. V.

dembessà
renverser;

demiade ;

(M4 Big.) ;
dembessà-se, se

—

Pencher,

trice ;

renverser, verser

conduire,

adj.

;

—

Conducteur,-

meneur.

en
ees

au
milieu d'épines; està-s au de¬
miey de la plouye, rester sous la pluie, au

lomber

milieu de l'averse.

demiey;

remembrance.

en

—

Milieu, entourage,

con¬

machàn demiéy, un mauvais milieu;
sèy que ha en aquét demiéy, je ne sais
quoi faire en cette conjoncture.
demingà (G.) ; v. — Diminuer. V.
amendrl, diminua.
U

sm. (voir
les formes ciOubli. Ant. remembre.
demenà (G.) ; v. — Mener, conduire,
guider, V. demnàri.
demenà-s ; v. — Se démener, s'agiter,
se donner du mouvement, se
dépêcher.
Demenà-s en û tribàlh, se dépêcher dans

nou

—

travail

sm.

joncture.

demémbre ;

deminuà.

—

C. diminua.

demissioû ; sf. — Démission,
demissiounà ; v. — Démissionner. On
dit aussi arremerciâ: lou coùhselh qu'a

mains.

demenàt,-ade ; s. — Marche, conduite,
développement d'une action, d'une affaire
(vieux). Dans, le G. discussion.
deméns, deménch ; sm. — Ce qui est
en moins. Ant. deméy.

demiey de la hourre, parmi les gens;
aquet demiey, dans ces conjectures, sur
entrefaites; cède au demiey dous brocs,

Au

demembrance ; sf.— Action d'oublier,
Ant.

;
;

milieu.

au

desbroumbà ; desmumbrà (M4) ;
desembrembà (Arm. Big.) ; v. — Ou¬
blier; demembrà-s, s'oublier. V. desoubligà.

un

Action de

demiéy, de-miéy ; deméy (Big. G.)
(G.) ; prép. — Parmi, entre, dans

;

dessus).

—

demést

dembessè,-ro ; adj. — Qui penche, qui •
va d'un côté;
qui est sur un versant.
demembrà, demoumbrà, debrembà, desbrembà (Big.) ; desbrumbà

oubli.

sf.

demiadoù,-re
v.

de côté.

(M1)

Dessai¬

mener.

bouleverser.

sons,

—

d'imià-s, se conduire, se gouverner.
Que demie pla l'ahà, il mène, conduit
bien l'affaire; nou sap demià-s et-medich,
il ne sait se bien conduire.

ver¬

opposé.

dou

sf.

—

Qu'a fière démarché, il a belle allure;
qu'a lède démarché, il a une vilaine ma¬
nière de marcher; praubc démarché, dé¬

veste ;

;

de-méy ; loc. adv.
Au plus, outre
plus, au surplus ; d'autàn de-mey, d'autant
plus.
deméy. — V. demés (i).
demià ; v.— Mener, gouverner, diriger ;

marcheur.

sant

démission.

sa

cheur,-euse.

arreinerciùt, le conseil
.

a

donné

sa

démis-

sion.

demissiounàri ;
Démissionnaire.

adj. et

s.

des

2 g.

—

�DEMNA

—

DENIANT A

demnà, desmà

; v.

—

362

demnàri,-io, pour demenàri (G.) ; s.
Meneur,-euse,
conducteur,
pasteur
(vieux). V. demenà.
dèmne, dèsme; sf. — Dîme.
Pagà la dèmne, payer l'impôt,
democracie, demoucracie ; sf. —
Démocratie.

démocrate, demoucrate

;

s.

—

Dé¬

mocrate.

democràtic,-ique ; acl.j.— Démocratique,
demòni, demoùn, demoùni; sm.

—

Démon.
demoro

(G.).

—

demoucratisà ;

C. demoure.
v.

—

Démocratiser

demoucratisà-s, se démocratiser.
demouniàs,-se ; s. — Péjor.

;

de dé-

rnoan.

Aquére

hemne qu'ey ue demouniasse,
une diablesse, une harpie.
demountrà,
demounstrà,
desmountrà, demoustrà ; y. — Démontrer.
demountràble,-e ; adj.— Démontrable,
demounstracioû ; sf. — Démonstra¬

cette femme est

tion.

demourà ;
Au

sm.

demourà

la patience se
l'attente (die.).

—

;

sm.

—

Dévidoir. Cf.

que-s

la paciénce.
à la longueur de

mesure

mesure

—

0un

demouràt ?

Où demeurez-vous ?

—

Que demoàri acerà, je demeure, j'habite
là-bas; en ço de qui demoures? Chez qui
es-tu employé? Que-/ demourarey,
je t'attendrai ; autàn que t'en demoure, autant,
une chose pareille t'attend ; demouràt drin,
restez un peu ; hère a que-t demourèri, il
J
a
longtemps que je t'espère (M4) ; que-m
demouraràs mey encoère, tu m'espéreras
plus encore; demoure, que bas bédé! At¬
tends, lu vas voir! (exprès, de menace);
demourà-s mut, demeurer muet. V. està.
demouràn,-te ; adj. et s. — Demeu¬
rant,-e ; qui attend.
demouràn (au) ; loc. adv. — Au de¬
meurant; 011 dit aussi: s'oit demouràn.
demouràn (lou) ; sm. — Le reste, ce

qui reste.
d.emourance ; sf.—

demourét

est

une

de

sorte

rouet

à

à faire l'écheveau

avec

le fil du fuseau,

demoustrà.— Y. demountrà et dérivés,

dempùch. — Contraction de desempàch. V. despùch.
dén (t) ; sf. — Dent ; pointe de rocher ;
rochet.

Dim. denléte,-tine,-tote,-tougne ; dentoû;

Augm. dentasse.
(ou cabilhe), dent canine
(vient de aberâ, dent avec laquelle on cro¬
que la noisette), appelée aussi de l'oélh, de
l'oeil, la croyance étant qu'elle communi¬
que avec la cavité oculaire.
Dén de dabàn, incisive ; las déns de l'arrode, les rocliets de la roue (de la montre ou
de la machine) ; dén de câ, de loup, dent de
chien, de loup, dent aiguë, forte; dén de
chibàu, dent de cheval, longue et large,
vilaine; abé las déns loungues, être avide;
ha las déns, mettre les dents ; ha-s las déns,
se dit, en
plaisantant, de quelqu'un, d'un
bon mangeur ou, qui mange à belles dents
ou
qui ronge un os où il n'entend pas
sm.

üén aberoère

laisser de viande ; amuchà las déns, montrer

dents, rire ou menacer; sarrà las déns,
les d°nts, ne vouloir rien dire; être
en
colère ; ha cracà las déns, grincer des
dents; hà-s torse las déns, se tordre les
dents, manger avec avidité et n'importe
quoi, ronger un os; abé la dén dou diàble,
avoir la dent du diable, être méchant. (En
certains lieux, vers la M' dén est du g.
masc.). V. cachàu, barre, herre.
denàut (G.) ; adv. et sm. — En haut,
serrer

au-dessus.
den-de-câ ;
denl

Dent de chien, chien-

sm.—

(plante). V. agràm "t déri.

dendélh.

—

Forme de dentélh.

dendélhe

(As. Bar.) ; dentélhe ; sf. —
lentille; tache de rousseur sur la peau. V.
lentélhe.

dendelhoùs,-e
taches de

rousseur.

adj.

;

—

Qui

a

des

Cf. lentelhoùs, lentioùs.

denegà ; v. — Dénier, nier ; renier ;
denegà-s, se renier.
Que denégues, mensounjè! Tu nies, men¬
teur ! 0, que denégui, oui, je nie;
que-t
bague de denegà, tu peux nier (on ne te
croit pas).
denegacioû, denegade; sf.
Dé¬
menti, dénégation. Y. deneguét.
denegadoù,-re; adj. — Qui nie, néga¬
—

Demeure, domicile

;

lieu de retraite.

Que s'y a hèyt la demourance, il s'est
(là).
demoure; demoro (Big. G.); sf. —
Dnmvure, domicile; attente; retard; affût.
Que m'y èy hèyt la demoure, j'en ni
fait ma demeure; mon domicile; està à la
demoure, être dans l'attente de quelqu'un
de quelque chose; être à l'aff\H du
ou
gibier. V. col, au Supplément.
installé

Le

quatre branches articulées servant surtout

les

Attente.

demourà; damourà (Bav., L., Or.);
Demeurer, attendre, espérer ; patien¬
ter ; rester, loger, habiter; être
employé à
gages ; demourà-s, s'attendre, s'espérer.
v.

(M')

barèu, dabà, coussége.

—

■

demourét

Dînier, payer la

dîme.

teur.

deneguét;

sm.

—

Dénégation. Y. dene¬

gade, denoû.

denejà ; v.
netejà, nettoyer.

—

Métathèse

de

nedejà,

denejade. — C. netejade.
deniantà, denientà ; v. — Calomnier,
dénigrer.

�DENIBELA

363
dentélh ;

denibelà, desnibelà; v.
Déniveler,
denientade ; sf. — Dénigrement,
—

Lav.

dentiè ; sm.

dentilhoÛ,-e

denoumà ;

y. — Dénommer. Cf. men¬
noumentà.
denoumbrà, desnoumbrà ; v. — Dé¬

tal) e,

nombrer.

nuder,

Dénombre¬

—

—

Dénomination.

denounçà,-cià ; v. — Dénoncer; faire
savoir ; denounçà-s, se dénoncer.
denounce,-ci,-cie ; sf. — Dénoncia¬
tion; délation; sous l'inlluence du fr. on
dit

;

adj.

—

denounciamén ; sm.

— C. denounce.
Dénoter.
Açò que dénoté mau, ceci est un mauvais
signe; ça va mal.
deiloutàble,-e ; adj. — Notable, remar¬
quable, qui est à noter.

v.

—

dins ;

(Lav.)

;

prép.

ens,

héns

;

Dans, dedans,

—

dentée,-égue

g.

_

moi, n'est pas en mon

en.

;

dependén,-te ; adj. — Dépendant,-e.
dependénce,-ci ; sf. — Dépendance.
Qu'ey à la soue depéndence, il est sous sa
dépendance; las dependénc'S de la maysoû,
les dépendances de la maison,
depégne ; v. — Dépeindre,
depèrde; v. — Perdre, gâter, dilapi¬
der.

deperdicioû ; sf. — Déperdition,
deperi; v. — Dépérir; deperi-s, aller en
dépérissant, se chômer. Cf. manfandl.
deperide ; sf. — Action de dépérir, de
se

adj. — Dentaire; palàt
dentée, la mâchoire supérieure; le palais
;

de la bouche.

dentégue (M')

;

sf.

—

Surdent.

pouvoir^arribaràt ?

Que depén, arriverez-vous ? Cela dépend
(des circonstances) ; que pot depénde d'û
arré, cela peut tenir à un rien.
—

de¬

Dental,-c

déshabiller.

Depénde de la coumune,, dépendre de la
; lou paysâ que depèn dou tems,
paysan est à la merci du temps ; nou
dt'pén pas de jou, cela ne dépend pas de

dentà ; v. — Mettre les dents ; faire des
dents, des rochets, des encoches.
dentade ; sf. — Dentition; coup de
dent ; morsure ; dentée.
2

se

le

moumén, en û mournén, dans un
moment ; déns aquét endrét, dans ce lieu ;
déns ue ore d'aci, d'ici une heure; déns tau
cas, en tel cas; déns lou cas oun, au cas où.

adj. des

;

C. dentade, dentition,
Dentier, fausses dents.
s. — Petite dent, que¬

—

commune

Déns û

dentàu ;
dentaire.

—

relever d". être à la merci.

Dénque, dénquio, dinque, dinquio;
enquò, enquiò, quo (Or.) ; prép. — Jus¬
que, jusqu'à.
Pacientàt denquiò que passe, patientez
jusqu'à ce qu'il passe; dinqu'à gn'àute cop,
jusqu'à bientôt, une autre fois ; denque
douma, jusqu'à demain.
déns, dedéns, én,

en

departimén ; adj. et s. — Partage, ré¬
partition. Cf. partimén.
aepassà. — C. despassù.
depati ; v. — Pâtir, souffrir,
depausà; v. — Déposer,
depénde ; v. — Dépendre, être assujetti,

Dénon¬

ciateur, -trice.
denoutà ;

;

tie.

aussi denounciacioû.

denounciadoù,-toù,-e

rochet

deogratias ; loc. adv. •— Merci. Dise
lou deogratias, remercier. N. de p.
départi, desparti ; v. — Départir, par¬
tager ; discerner, distinguer.
departide, despartide ; sf. — Dépar¬

ment.

denouminacioû ; sf.

;

Big.) ; prép. — Jusque. V.
dinque, dusque.
dentoù (Lav.) ; sm. — Surdent. V. den¬
tégue; ailleurs petit dent.
dentoÙS,-e ; adj. — Se dit particulière¬
ment des dents; subs. œillères des bœufs.
denudà, desnudà ; v. •— Dénuder, dé¬
pouiller complètement; denudà-s, se dé¬

abùt lou denoû, j'en ai eu le
démenti ; lou denoû goàyre ne-u coste, il ne
lui en coûte guère de nier.
ey

sm.

Créneau

notte; chicot.
dentiò (H.

déni.

denoumbramén ;

—

DEPITA

grande plaque schisteuse.

denticioû ; sf.

denigrà ; v. — Dénigrer,
denigramén ; sm. — Dénigrement.
denigràyre,-e ; adj.— Dénigreur,-euse.
denoû; sm. — Dénégation, démenti,
Qu'en

sm.

—

Cf.

cacharttt, dentoû.
dentejà. — C. dentà.
dentelà ; v. — Denteler. On dit aussi
ha picots.
dentelàyre,-e ; adj. et s. — Fabricant,
marchandée de dentelles,
dentèle ; sf. — Dentelle.

chêmer.

sequè, que y a gran deperi¬
de, à cause de la sécheresse, il y a grandes
pertes (agricoles).
Permoà dou

deperimén ; sm. — Dépérissement.
de-pilles ; loc. adv. — A la renverse.
V. despillà et pilles. Mica de pilles, renver¬
ser.

depistà, despistà ; v. — Dépister,
dépit; sm. — Dépit. On dit plutôt despiéyt.
depità. — V. despieytà, plus usité.

�DE-PLA

—

DERROUGACIOU

364

de-plâ ; adv.
Bien ; comme il faul,
parfaitement.
Hèt aco de-plâ, faites cela bien ; hèt deplâ, formule de salutation, d'adieu, comme
portez-vous bien ; û gouyal de-plâ, un jeune
homme comme il faut; que tire de-plâ, il
tire comme il faut, bien ; parlà de-plà, bien
parler, avec distinction, politesse, délica¬

dequé

—

Loii
un

v.

deplouràble,-e; adj. — Déplorable,
deplouracioû ; sf. — Déploration, la¬
mentation.

deport; sm. — Retard; divertissement
(vieux).
deposi ; sm. — Dépôt, lie, sédiment,
depòsit ; sm. — Dépôt, consignation,
depòst ; sm. — Dépôt, sédiment. On

—

ter.

Qu'y bain de-pous, nous y allons de suite :
de-pous, tirer vigoureusemenl. V. poils.
depousà ; v. — C. depausà, déposer,
depousicioû ; sf. — Déposition, témoi¬

tira

gnage.

depousità ; v. — Mettre en dépôt, en
consigne.
depousitàri ; s. — Dépositaire,
deprecioû ou depressioû ; sf. — Dé¬
pression.

depredacioû; sf. — Déprédation.
depredatoû,-re ; adj. — Déprédateur,-

Escoute-m !
—-

De

qué ? Ecoute un peu !
Quoi donc ? Que me veux-tu P
de-que-tiò, û de-que-noû, un oui, un
—

U

non.

de

qué; loc. couj. — De qué remplace
souvent la conj. que après les verbes qui
peuvent être suivis d'un infinitif précédé de
la prep. de et même, dans le parler popu¬
laire, après tous les verbes.

û bèt dequé,
ha dab
voguer avec

Déchoir.

—

dequét, dequére (de'quet, de'quére). — Contract. de d'aquét, d'aquére, de
celui-là, de celle-là.
de qui ; loc. rel. — Dans les B.-Pyr., de
qui tend à remplacer le pron. rel. qui; c'est
l'usage ordinaire dans les H.-Pvr
dequì, dequìu (p. d'aquì, d'aquiu).
D'ici, de là.
dequi-abàn (p. d'aqui-abàn, ou d'aquiu-abàn) ; loc. adv. — De cet endroit ;
de ce moment. Est surtout employé v. Or.
.

—

.

et les L.

de-quoan-encoèro (B.-L.)
De

lemps

; loc. adv. —
temps; souvent. On dit aussi,

en

identique, de quan en quan.
quoàn en quoàn ; loc. adv. — De
temps à autre, par ci par là. V. de quun

avec un sens

de

encoère.

der, dera, deras; art.
derà

(M*)

—

V. et article,

prép. — Delà. V. delà.
deramà-s (G.-M.) ; v. — S'user, s'élimer, s'effacer par usure.
deraubà ; v.
Dérober, voler; deraubà-s, se dérober. Y. raubà.
deraubade ; sf. — Dérobade.
dercoùs,-o (G.) ; adj. et s. — Triste,
désolé,-e.
;

—

trice.

deputà ; v. — Députer. Syn. manda.
deputacioû ; sf. — Députation.
députât ; sm. — Député,
déque. — C. déco; morveau. Cf. lauquéto.
de qué ? Inc. int. — Quoi donc?

;

celle-ci.

dépôt.

depourtà ; v. — Déporter, transporter ;
dépourtà-s, se déplacer, se transporter d'un
point sur un autre.
depourtà-s ; v. — S'amuser, se diver¬
tir (vieux).
depourtacioû ; sf. — Déportation.
depourtàt,-tade ; adj. — Déréglé,-e;
intempérant.
depoùs, de-pous; adv.
D'un coup;
vigoureusement ; tout de suite, sans s'arrê¬

dequé, le nécessaire

beau bien, une belle aisance ;

dequére. — V. dequét.
dequerò (contraction de (Vaquero). —
Mot par lequel on désigne une personne, un
objet dont le nom ne vient pas tout de suite
à l'esprit; s'emploie dans le sens que le,
français donne à chose, machin : que galià
lou dequerò, il prit le machin ; que
Varribà
û dequerò, il lui vint un machin. On dit
aussi dnquerò. V. decò.
dequést, dequeste. — Contraction de
de aquést, de celui-ci, et de de aqueste, de

—

ment.

dit aussi

bien, aisance,

Avoir,

—

V. decàde.

Expliquer, démontrer
avec clarté. Cf. esplicà.
deplourà ; v. — Déplorer ; pleurer lon¬
guement (vieux).
deplourablamén ; adv. — Déplorable;

sm.

lou dequé de l'ouncle, vivre,
l'argent des autres.
dequè (Lav. B.-L.) ; v.

tesse.

deplicà

;

fortune.

deriba ;

v.

—

Dériver,

deribacioû ; sf.

—

Dérivation,

derquejà (se) ; v. — Se dresser contre
quelqu'un ou quelque chose, se rebiffer, en
Loin.

derràn,-e (G.-M.) ; adj.
évanoui, sans mouvement.
C.

—

Inanimé,-e;

derrigà ; derringà (Big. G.)
darrigà, arracher.
derroucà ;

détruire ;

v.

—

;

v.

—

Renverser, arracher,

déranger, troubler. V. darroucà.

Lou bén qu'at
renversait tout.

derroucabe tout, le vent

derrougà ; v. — Déroger,
derrougacioû ; sf. — Dérogation.

�DËRROUMBA
derroumbà, derroùmbe (L.). — Conde desbroumbà, desbroiimbe.
derrount ; sin. — Malaise, maladie ; mal

trac.

de ventre.

derrountà ; v. — Renverser, mettre en
déroute, démolir, rompre ; ruiner. V. derroucà.
Derrountà

DESABRANLI

—

desabenturade ; sm.

Erreur, égare¬

—

ennui, désagrément.

ment ;

desabenturàt,-ade.
desabenture ; sf.
contre, mésaventure.

C. desbeniurùi.
Infortune, malen-

—

—

desabéy, desabejè;

sm.

—

Desennui,

distraction.

parét, démolir un mur ;
château ruiné.
derrountade, derrounte; sf. — Dé¬
route, état de choses renversées, démolies,
en désordre, irrégulières.
Qu'a la bouque derrountade, il a la bou¬
che, la dentition en mauvais état ; quine
derrountade! Quelle déroute!
derruí, desruì ; v. — Détruire,
derruide, desruide; sf. — Destruc¬
tion, démolition.
dèrte (L.) ; sf. — Dartre. V. braguén.
dertoùs,-se; adj. — Dar Lieux,-euse.
dès ; prép. — Dès, depuis.
Dès dounc qui la bî, dès, aussitôt qu'il
la vit. (Peu usité, on dit plutôt aulalèu,
despàch).
des; particule inséparable qui marque
la privation, la séparation ou le contraire
de ce qui est indiqué par le radical : desligà,
despariè. V. de. Nous avons dit à l'article
de que ces deux particules de et des étaient
employées indifféremment ou à peu près
devant les mêmes mots. On voudra bien en
conséquence si le mot cherché n'est pas à
des, le chercher à de.
desabançà ; v. — Ne pas avancer,
desabantadjà ; v. — Frustrer, nuire,
ue

castèt derrountàt,

desabià ; v. — Dérouter, jeter hors la
voie; défléchir; troubler dans la marche,
dévoyer ; désorienter ; desabià-s, se four¬

perdre le

voyer ;

sens.

desabiade ; sf.
che ;

fourvoiement

—

;

Erreur dans la

mar¬

désarroi.

desabiamén ;

sm. — Mésaventure ; in¬
malheur ; dévoiement.
desabiàt,-ade ; adj: — Dévoyé,-e; dé¬
traqué, demi fol,-le.
desabiàyre,-e ; adj. — Qui fourvoie,
déroute, égare; turbulent.
desabié, desabiéne ; desabéngue
(Big. G.) ; sm. — Mésaventure, désaccord.

succès ;

Y. desabiade.

v.

desabié,-ne; desabéngue (Big. G.);
Mésarriver, mésavenir, tourner à mal.
Qu'ey ço qui l'a poudàt desabié ? Qu'a-tpu lui arriver de mauvais, de désagréa¬
—

il
ble ?

desabiéne-s ;

v. — Cesser d'être d'ac¬
diviser, se désunir moralement.
Qu'an jenit per desabiéne-s, ils ont fini

cord.

se

par ne plus s'entendre ; ils
(les époux, les amis, etc.).

desabilhà ;

Ihà-s,

se

v.

—

sont séparés

se

Déshabiller; désabi-

dévêtir.

desabantadjàt,-ade ; adj.— Frustré,-e,
désavantagé.
desabantàdje ; sm.
Désavantage.
desabantadjoÙS,-e ; adj. — Désavan¬

Syn. desbestl, despulhà.
desabilhade ; sf. — Action de 'déshabil¬
ler; ne s'emploie guère qu'au figuré, avec
le sens de dire tout ce qu'on sait sur quel¬
qu'un.
desabilhàdje ; sm. — \ction de désha¬

tageux,-euse.

biller.

(Lav. B.-L.). — C. desabié, et
aussi, détourner, modifier les intentions de.
desabejà, desagoejà, desengoejà;
v.
Désennuyer, distraire; desabejà-s, se

desabilhamén, desabilhè ; sm. —
Habillement, vêtement; déshabillé.
U desabilhè tout nau, un costume neuf,

distraire.

tir.

décréditer.

—

desabé

—

(On emploie parfois desabejà pour abejà,
dira: que-m desabéji, je m'ennuie,
en As. et Os.).
desabejatìu, desabejiu,-ibe ; adj. —
Qui désennuie.
et l'on

notamment

desabejè, desabejis;
desennuie; ennui, aussi,

se

sm.
en

—

Ce qui

As. et Os.;

cessation de l'ennui.

desabelhà ;

v.

—

Commencer

une

bar¬

rique pleine;
à

boire

et

en style plaisant., commencer
à... évacuer le trop plein. V.

abelhà.

desabenturà, desbenturà; v. — Ti¬
de la bonne voie, égarer ; desabenturà-s.
s'égarer. V. desabià.
desabenturà-s; v. — Se I rom per,
rer

errer,

divaguer, aller à l'aventure.

desabilhamén ; sm.

desabituà;
;

Action de dévê¬

Déshabituer,
Désavouer, désapprou¬
desabouà-s, faire amende honorable ;

desabouà ;
ver

—

revnir

sur

v.

v.

son

—

—-

dire.

desabounà ; v. — Désabonner,
desabounamén ; sm. — Action de dé¬

sabonner, de

se

désabonner.

desabourégo (Lav.)

Bruit, ta¬

sf.

;

page.

desabouregà
avec

(Lav.)

;

v.

Chasser

—

fracas.

desaboutinà-se (Lav.) ;

jaillir tout à

coup; se

v.

—

déboucher,

s"

Couler,

débon¬

der et couler.

desabranli ;
ment d'une

v. — Arrêter le branlecloche, d'un objet.

�DES ABRIGA

DESAGRUCl

—

366

desabrigà. — C. desaprigà.
desabroucà; v. — Oter le fausset, le
robinet ; au fig. : arrêter une affaire ; cesser

l'accoutrement

de parler.

mal habillé.

desacoutrà;

v.
—
Déshabiller, ôter
desacoutrà-s, se déshabiller.
desacoutràt,-ade ; adj. — Accoutré,-e,

desabruti; v.— Guérir de l'état d'abiutissement ; desabruû-s, revenir, quand on
est

abruti, à

desadroumi;

v. — Réveiller,
desenfadi ; v.
Bendre
savoureux ce qui est fade.
desafaytà ; v. — Déparer, ôter ce qui

desafadì,

état meilleur,

un

desabùs ; sm.
desabusà ; v.
desacabà ; v.

Abus excessif,
Désabuser,

—

—

desafeccioû ; sf.
desafecciounà ;

—

une

(B.-L.)

; v.

Défaire

—

(B.-L.) ; v.
Défier,
(B.-L.) ; v. — Dévoyer.
desa£ouràt,-àdo ; adj. — Débridé,-e,
sans frein ; dévoyé.
desafrutà ;

un

abri

son

;

desacatàdje,-tade

ôter la couverture.
; s. — Action de dé¬

desacatilhà ; desacatralhà ; desacoutralhà (G.) ; v. — Démolir; défaire &lt;v

qui était bien ; détraquer. V. desacastilhà.
desacayà (B.-L.) ; v.
Redresser un
objet courbé. V. cay.
desaces3à-s ; v. — Quitter l'abri (arcs),
desacessarà-se (B.-L.) ; v. — Perdre
son sang-froid par
la peur ; avoir très froid.
desaclimatà ; v. — Déclimater ; desaclimatà-s, se déclimater.
desacòr, desarcòr ; sm. — Désacord ;
discord.

desacoublà,-plà ; v. — Désaccoupler.
desacoublàdje ; sm. — Découple; ac¬
séparer

un

couple,

desacoulpà ; v. — C. descoulpà.
desacoumpagnàt.
C. descoumpa—

gnàt.

desacounort; sm.
décourager.

Découragement;

—

action de

desacounourtà.
desacourà ;

v.

desacourdà ;

G.

descounourtà.

Oter

—

v.

de

son

abri.

—

Désaccorder

;

mettre

désaccord ; desacourdà-s, se désaccorder,

d'être d'accord, unis.
desacourdance ; sf.—- Disconvenance,

cesser

desacoustumà ;

desacoustumà-s,

se

v.

—

Déshabituer

;

déshabituer.

desacoustumè ;

sm.

—

au

v.

milieu

:

desagoejà ; v.— C. desabejà et dérivés,
desagouloupà ; v. — Désenvelopper.
desagourrupi ; v.— Détendre, déplier ;
d^sagourrupl-s, se dégourdir ; quitter son
air renfrogné. V. desarrupà.
desagradà ; v. — Désagréer, déplaire ;
disgracier ; dégrader, endommager.
Aquét òmi que-m desagrade, cet homme
me
déplait ; la picote que l'a desagrade,
la petit" vérole l'a disgraciée; qu'ai an dçsagradàt, on a endommagé..
desagradamén ; sm. — Désaffection ;
désagrément.
desagradiu,-ibe ; adj. — Déplaisant,-e.
desagramén; desagrèu (Os.); sm.
Désagrément.
desagràt; desagrèu (Os.); sm. —
Déplaisir ; mauvais gré ; désagrément.
Bel d'sagràt qu'en aboày, grand déplai¬

—

une

Retirer
chose

décaler. V. descoutà.

sir m'en advint.

desagri ; v. — Faire perdre l'acidité,
l'aigreur à un aliment; au fig. changer
l'humeur, apaiser.
desagri (L.) ; v.
Détester ; desagrl-s,
—

Désaccoutu-

mance.

desacoutà ;

ves.

—

—

V. acourà.

le côté ;

Retirer les fruits, le

— C.
desgarrancl.
desagarranci las càmos, se dégourdir
les jambes.
desagà-s ; v. — Se détacher, répudier.
desagàt,-ade ; adj.— Dégoûté,-e, déta¬
ché de; fatigué, lassé, repu.
desagnoucà ; v. — Défaire une gnoque, un amas, une pelote ; desagnoucà-s, se
séparer quand on est en tas.
desagoalà ; v. — Assécher,
desagoarrà ; v. — Délivrer des entra¬

couvrir.

ramener

—

Se

cachette, de

en

v.

desagarranci (G.).

desacastilhà ; descastilhà (G.) ; v.
Démolir, mettre sens dessus dessous.
desacatà ; v. — Découvrir, ôter de sa

tion de

_

profit. C. esfrulà.

curràs.

—

—

desafourà

pâte.

desacarrassà

;

Désaffection,
Détacher d'une
desafecciounà-s, se détacher de.
—

v.

desafià

(Lav. B.-L.) ; v. — Dé¬
de la pâte (calhocs), lis¬

faire les grumeaux
ser

affection

casu.

desacalhoucà

—

pare.

Péjor. d'acabà: ache¬
ver, ruiner complètement.
desacabàyre,-e ; adj. — Dépensier,ère sans mesure. Cf. ucabàyre.
desacalissà (Lav.) ; v. — Chasser de la
maison, de

;

de

l'acòt

qui est

;

sur

se

détester.

desagroà-se (Lav.) ; v. — Se dégager
de la torpeur, se secouer, se dégourdir.
desagrùci (Arm.) ; sm.
déplaisir. Cf. desagràt.

ment,

—

Désagré¬

�DESAGUERLÍ

367

desaguerlì, desenguerlì; v. — Re¬
qui était guèrli; desaguerü-s, se
dégourdir, se civiliser ; prendre un meilleur
port physique, se redresser.
desaguerri; v. — Calmer l'ardeur ba¬
tailleuse ; desaguerri-s, devenir plus calme ;
perdre son ardeur.
desaguis ; sm. — Méfait, mauvais trait,
méchanceté, grimace insolente; préjudice.
dresser ce

desàjes.
Que m'an hèyt û desaguis, on m'a fait
un affront, on a voulu se moquer de moi ;
aço qu'ey û terrible desaguis, ceci est un
grave préj udice ; une grosse déconvenue ;
nou-m hèn que desaguis, on ne me fait
que des méchancetés.
desagulhà ; v. — Oter le fil d'une
aiguille ; au fig.' rompre une action en
V.

cours.

desagulhetà (B.-L.) ; v. — Débouton¬
le pantalon; desagulhetà-s, se débou¬
tonner le pantalon.
desagurgoulà ; v. — Défaire un gurgòu, disperser un groupe, un rassemble¬
ment, un tas; desagurgoulà-s, se disperser.
ner

desahamà,-mià ; v. — Oter la faim,
assouvir; desahamà-s, assouvir sa faim, son
envie.
—
Se redresser, re¬
dcsaguerli.
desahicà ; v. — Oter à un indiscret, à
un importun
l'envie de continuer son ma¬
nège ; détacher quelqu'un d'une passion,
d'une habitude, d'un lieu.
Que t'en bouy desahicà d'aquére auberge!
Je saurais t'en arracher de cette auberge !
desahidà,-rà ; v.
Désafider; déce¬
voir; convaincre que l'on ne réussira point
dans une entreprise en laquelle on avait

desahechà-s ;

dresser

sa

v.

taille. V.

_

confiance.

desahilhà,-lhoà ; v. — Terme d'agri¬
:
séparer deux pieds ; couper un
provin, un rejet; séparer deux bêtes: le
petit de sa mère.
desahis (Lom.). — C. desaguis.
desahitoà ; v. — Défaire, déranger ce
qui était en ordre ; dans le G. on dit plutôt
culture

desahintoà. V. desacairalhà.

desahoegà

; v. — Guérir une inflam¬
désenflammer, amortir une pas¬
sion, calmer l'ardeur. V. desahugà.

mation ;

desahoulà

enflure,

un

(Big.) ;
gonflement

desahourastà ;

v.

—
Guérir
dégonfler.

v.
;

—

Défricher

lier; débucher; s'emploie aussi
houratà.
desahouratà.

V.

—

un

pour

une

desen-

desenhouratà

plus

usité.

desahourcà-s ;

fâcheuse

situation,

v.

—

se

Se tirer

dépêtrer,

se

d'une

tirer

d'un mauvais pas.

desahugà (G.-M.)
mer,

;

v.

—

Désenflam¬

éteindre le feu, les flammes. V. desa¬

hoegà.

desahumà ;

v.

—

humà-s, sortir,

se

mettre

dégager

son

DESALÌTRAT

Désenfumer ; desaau grand air ;

esprit des idées qui le trou¬

blent, l'obscurcissent.
desahumàt,-ade ; adj. et

s. — Un fat,
quelqu'un qui est honteux
d'être de modeste extraction, d'une chau¬
mière enfumée ; en style plaisant, qui est
dégagé des vapeurs de l'ivresse, qui n'a plus
la tête lourde, les idées fumeuses.
desahuràt,-rade ; adj. — Qui a mau¬
vaise façon ; qui est mal habillé, désor¬

parvenu,

un

donné.

desahurbi; v. — Remettre quelqu'un
qui est exténué, recru de fatigue ; desahurbi-s, reprendre ses sens, son équilibre.

desajére;
desajergà
l'ordre

des

sm.

; v.
choses

Manque de soins,
Déranger ; détruire
rangées en ordre. Cf.

—

—

desargançà.
desajergàyre,-e ; adj. et s. — Qui
dérange, détruit l'ordre des choses ; mala¬
droit ;

brouillon,-ne.
desàje (B.-L.) ; sm. — Méfait. V. desa¬
guis.
desajoà,-juà ; v. — Déjoindre; ôter du
joug ; séparer deux bêtes. V. desjàgnç.
desajoucà ; v.
Déjucher. Cf. desapourà.
desajustà; v. — Désajuster; disjoin¬
—

dre.

desalanàt,-nade ; adj. — Ovin qui a
perdu sa laine.
desalangouri ; v. — Faire cesser la
langueur, redonner de la vigueur, des for¬
ces ; desalangoui-i-s, se ravigoter.
desalàt,-lade ; adj. — Qui n'a pas, qui
n'a plus d'ailes ; au fig. qui a les bras tom¬
bés de ce qui lui arrive; désappointé.
desalatà ; v. — Briser
les lattes d'une toiture.

les ailes

;

enlever

desalayà-se (B.-L.) ; v. — Se lever,
quitter sa couche.
desaledà, desaletà ; v.— Oter le souf¬
fle ; étouffer.
desalegri ; v. — Attrister, faire perdre
la gaîté, l'allégresse.
desalén ; sm. —^ Manque de souffle ;
gène respiratoire, asthme.
desalenà-s ;

hal-

—

v.

—

S'essouffler; haleter,

perdre haleine.
desalestrugà (B.-L.). — C. desestrugà.
desalignà ; v. — Déranger ce qui était
aligné.
desalignamén,-ade ; s. — Etat de ce
qui n'est pas aligné, droit.
desalissà ;

v.

—

Froisser, rendre

qui était lisse, uni.
desalitràt,-àdo (B.-L.); adj.
accoutré, désordonné.

ru¬

gueux ce

—

Mal

�DES ALOU BATA

368

DESAPARIANCE

—

desamoustoulhà ;

desaloubatà, desenloubatà, desenv. — Dégager d'un charme, d'une

les effacer,
froissé.

loubi ;

fascination,

se

desanamourà ;
ne

desalterà ;

v.

—

Désaltérer; desalterà-s,

desalugàt,-ade ; adj. et s. — Se dit
récipient dont le liquide qui jaillis¬
sait ne coule plus; au fig. qui a perdu sa
vigueur, son entrain.
desaluràt,-ade ; adj. et s. — Qui est
de mauvaise allure, dégingandé.
desamà ; v. — C. desaymà (vieux),
desamacà-s ; v. — Se ravigoter ; se¬
d'un

desanayà
(riays).

desamagà ; v. — Découvrir ; ôter de sa
cachette, dénicher.
desamagà-s ; v. — Perdre l'habitude,
le coup de main.
desamagàt,-ade ; adj. — Qui a perdu
l'habitude, le goût de.
desamagnoucà,-noucà ; v. — Défaire
ce qui était
amagnoucài.
desamantà ; v. — Oter le manteau ;
découvrir ; faire un premier labour aux
vignobles ; desamantà-s, se découvrir. V.
descaperà, desaprigà, descaussà.
—

desanerà ;

Dénicher; enlever l'oiseau de

se

«

sa

—

l'engourdissement d'un membre.

une

faute.

— C. desabejà.
desapachucà, desapapuchà; v. —

Oter

la

toilette, le vêlement de fête,

ornements ;

s'emploie quelque fois
desempachucà ; desapachucà-s, ôter
beaux habits, ses bijoux, etc.

les

pour
ses

desaparentà.

—

C. desparentà.

desaparià

—

Déparier; dépareiller;

; v.

mettre ensemble des choses

pareilles; desaparià-s,
parià, desparelhà.

se

non

semblables,

séparer. C. desem-

desapariàdje,-adê ;
déparier

;

;

séparation

;

s. — Action de
réunion, assemblage

de choses dissemblables,

».

Faire

nid.

desanujà (G. et L.).

Guérir du tournis

v.

son

Enlever le titre de

—

desanoublit,-ide ; adj. — Qui a perdu
noblesse; qui a dérogé; par cxt., qui a

commis

Se séparer,

désengourdir

desamourtousi ;

v.

noble.

desamoucarà ; v. — Chasser d'un
abri, d'un repaire.
desamoudi; v. — C. amòudì, et aussi
durcir ce qui est mou.
desamounedàt,-ade ; adj. et s. — Qui
est privé d'argent. V. di'Sardiiùl.
desamourçà ; v. — Désamorcer.

desamourrl-s,

Enlever l'anneau, la

—

.

C.

—

v.

bague, l'anèra; desanerà-s,- se débarrasser
de l'anère (en parlant d'un animal) ; se
déboucler (en parlant de cheveux, de toi¬
son)
desanià, desnià ; desnisà (C.); v. —

desamagnoucà.
desamechàt,-ade ; adj. — Qui est re¬
venu à l'état primitif
après avoir été appri¬
voisé ; ivrogne désaoulé.

v.

—

assécher ; ôter l'eau.

i

desamourri ;

avec

v.

desanoubli ;

détacher.

Priver d'anses ; s'em¬
le sens de desancà.
Désancrer, lever l'an¬

—

(G.). — C. desanayà.
desanegà (G. et L.) ; v. — Dénoyer,

i

—

Défaire les andains

—

desandalhà

—

—

v.

desancrà ;

desamarejà ; v.
Oter l'amertume,
desamarrà, desmarrà ; v. — Démar¬
desamassà-s ; v.
desamassoucà.

Détacher de ses
desanamourà-s,

cre.

Délayer, faire dissou¬

dre.

rer,

;

desançà ; v.
ploie quelquefois

torpeur.

desamarà ; v.

;

desancà ; v. — Rompre, disloquer les
hanches ; desancà-s, se rompre les hanches.

i

sa

—

demi-fol ;

désaltérer.

couer

v.

de son affection
plus aimer.

desanàt,-ade ; adj. — Détraqué,-e ;
qui est tombé en décadence ; dé¬
fait, affaibli ; exténué, délabré, épuisé, mal
en
point, défait.
U bé desanài, un bien en décadence; està
desanàt, être mal en point, défait, ruiné ;
maysoû desanade, maison délabrée; mantoù
desanàt, manteau usé, élimé.

Alléger; desalourdl-s,
fardeau, perdre de son

poids. Cf. aleujerl.
se

—
Action de mal aller ;
trouble mental ou autre ; dé¬

amours,

—

débarrasser d'un

qui était

sordre.

rer.

se

ce

délabrer.

déchéance ;

desalougàt,-ade ; adj. et s. — Déran¬
gé, -e ; qui n'est plus en son lieu et çlace.
desalourdà,-di ; v. — Nettoyer, défoi¬
v.

Oter les plis,

desanade ; sf.

Luxation, entorse.

desalourdi;

—

desanà ; v.— Mal aller ; laisser déchoir ;
rétrograder ; desanà-s, se laisser aller, per¬
dre sa vigueur, son allant ; se détraquer,

desaloudjà ; v. — Déloger,
desalougà, deslougà; v. — Dislo¬
quer, démettre ; luxer, déranger, déplacer,
déboîter. V. desargançà.
desalougadure, deslougadure ; sf.
—

v.

rendre lisse, uni

desapariance

cesser

j

;

sf.— Dissemblance

tion de dépareiller, de déparier.

; ac-

�DÉS A PA1ÚAT

36!)
; adj. — Déparié,-e;
semblable, pareil à celui ou à
celle avec laquelle on l'a joint, accouplé,
qui n'est pas assorti.
Vòmi c la hemne que soun desapariàts,
l'homme et la femme (cet homme et cette
femme), ne sont pas assortis.
desapatchoucà ; v. — Défaire quelque

desapariàt,-ade

qui n'est

pas

chose formant masse, tas ; remettre en or¬
dre des choses mises en tas ; débrouiller ;

desapatchoucà-s, se dégourdir, per¬
lourdeur soit physique, soit intel¬
lectuelle : se depêtrer, se dégager d'une
affaire embrouillée, ennuyeuse. On dit aussi
desempatchoucà.
desapatracà. — y. despatracà plus

alléger

;

dre de

sa

usité.

desapatrià. — C. despatrià.
desapeçà ; v. — Séparer deux pièces
réunies par un bout"; ôter le peçòu d'un
métier à tisser.

desapeçàdje

DESARISSA

-

desaploumà, desploumà ; v. — Faire
perdre l'aplomb.
desapoulingà ; v. — Déparer, ôter les
ornements. V. desapachucà.
desapourà; v. — Déjucher. C. desa¬
pità, mais dans un sens badin. Cf. desajoucà.
desapoustemà-s ; v. — Action d'un
abcès qui se vide.
desapouyà ; v. — Enlever l'étai, l'ap¬
pui.
desapréne ; v. — Désapprendre, ou¬
blier.

desaprès,-e; adj. et s. — Ignorant,-e ;
qui a oublié ; mal élevé.
desaprestà; v. — Oter l'apprêt; desaprestà-s, ôter son vêtement de fête, de céré¬
monie.

desaprigà ; v. — Découvrir, ôter la
(aprigue) ; desaprigà-s, se dé¬

couverture

; sm.

—

Action de desa¬

couvrir

au

lit.

Desaprigà la maysoû, ôter le toit de la

peçà.

desapelhà ; v.
Déshabiller, dévêtir ;
dépouiller de ses ornements; desapelhà-s,
se dévêtir. V.
desapachucà.
desapergudi. — S'emploie quelque
fois avec le sens de apergudi.
desaperissoà ; v. — Dérider ; rendre
lisse une peau, une étoffe froncées ; desaperissoà-s, se dégourdir, se dérider, cesser
d'être en état de hargne, de mauvaise hu¬

maison.

—

meur, se

détendre.

; desapilà (Big. G.) ;
qui est en pile, renverser
ce
qui est édifié, érigé, élevé. V. dcspillà,
desapità.
desapicoà ; v. — Guérir les picoûs.
desapicoà-s ; v.— Même sens que desuperissoà-s, cesser d'être tout en pointes,
comme un hérisson, devenir plus amène.
desapigatà ; v. — Défaire les tas de
foin (pigàts) ; par anal, défaire un amoncel¬
lement de choses, en style plaisant.
desapità ; v. — Faire choir du haut
d'un piton; jeter bas, détrôner, renverser;
desapità-s, perdre l'équilibre et tomber.
desapite ; sm. — Jeu qui consiste à
renverser des sous dressés, et distants l'un
de l'autre, avec une bille. Un autre jeu de
même nom consiste à renverser (desapità),
avec un palet un bouchon sur
lequel on a
posé des pièces de monnaie : ha au desapite.
desaplani ; v. — Détruire l'état d'une
chose plane, lisse : û prat desaplanìt, un
pré qui n'est pas plan.
desaplatà,-ti ; v. — Rendre sa forme
à une chose qui avait été aplatie.
desaplecà,-COà ; v. — Déplisser ; faire
disparaître les plis ; défroisser.
desaploùm ; sm. — Déséquilibre; état
d'une personne 011 d'une chose qui n'est
pas d'aplomb : û pilà en desaploùm, un
pilier qui n'est pas d'aplomb.

desapialà,-pielà

v.

—

Défaire

ce

desaprimà ; v. — Démincir.
desaprissoà (L.). — C. desaperissoà.
desaproubà ; v. — Désapprouver,
desaproubacioû ; sf. — Désapproba¬
tion.

desaproubagnà ;

v.

—

Séparer

un

provin du pied-mère.

desaproupi;

v. — Salir; ôter l'habit
(proupiàu).
desapuà. — C. desapouyà.
desapuntà ; v. — Désappointer.
desapuntàt,-ade ; adj. et s. — Désap¬
pointé,-e. V. escamusàt.
desaramà ; v. — Faire perdre le goût
de fête

du brûlé à

un

aliment.

desarcòr, desarcourdà. — V. desacòr, desucourdà.
desarcoulà ; v. -— Séparer Varcole de
l'étoupe.
desarditàt,-tade ; adj. — Qui n'a pas
d'argent, pauvre. (Vient de ardit, centime).
Y. dafamounedàt, désargentât.
desardouni; v. —- « Désarrondir ».
desaretà, deseretà ; v. — Déshériter.

desargançà ; v. — Mettre en désordre,
déranger. V. desajergà, desalougà.
desargentà ; v. — Désargenter ; dé¬
pouiller quelqu'un de son argent.
désargentât,-tade ; adj.
Désargen¬
té,-e; pauvre. V. Bizanos.
desaricà ; v. — Oter les ariques.
desarissà ; v. — Rabattre les poils, les
plumes hérissées ; desarissà-s, se calmer,
perdre sa hargne ; devenir plus doux.
—

desarissà
—

Oter la

ou

mieux

châtaigne de
Syn. desquilhà.

desarissoà ;
sa

v.

bogue (arissoû).

24

�DESARLA

desarlà;

v.

370

DESASSEMBL ADJK

—

Oter les mites (arles).

—

desarmà ; v. — Désarmer,
desarmamén ; sm. — Désarmement.

desarmerà,-roà ; desarmiroà (B.-L.) ;
v.

—

Oter l'armére.

desarnesà, desarnescà ;

v.

Déhar¬

—

nacher.

desaroulà ;

v.

desarpastà;
ment, supprimer

Défaire les aròiis.

—

Arrêter l'engraisse¬
diminuer l'arpàst.

v.

—

ou

desarrabà; v. — Oter les raves.
desarrabàt,-ade (L.) ; adj. — Dégour¬
di, -e, civilisé, en parlant d'un naïf, d'une
naïve, 'd'un rustre. V. arrabè (i).
desarracà ; v. — Rendre sain, guérir
d'une raque (maladie épidrmique) ; desarracà-s, se débarrasser d'une maladie; se
tirer d'une mauvaise situation.

desarraçà (Lav.)
fier la
1'

; v.

—

race.

dérailler.
v.

—

Ebranclier

;

ôler les

rames.

desarramadé,-re

; adj. — Qui est pro¬
à être ébranché.
desarramàt,-ade ; s. — Produit de
l'ébranchage, de l'élagage des arbres.
desarranjà; v. — Mettre du désordre,
en désordre ; desarranjà-s, se déranger; fai¬

pre

re

des écarts de

conduite; s'enivrer.

desarranjes ; sf. pl. — Ce qui incom¬
mode, dérange, trouble l'ordre, gêne, en¬
nuie ;

dérangement.
desarranqui ; v.

—

Guérir de la boi-

terie.

desarrapà ; v.
(arpes) ; décrocher.
desarrasounà

—

Arracher des griffes

(H.-Big.)

; v.

—

Dérai¬

sonner.

C. darroucà.

—

desarroullà (H.-Big.) ; v.

—

Désenrou-

ler ;

dérouler.
desarroumegà ; v. — Oter les ronces ;
d'-sarraumegà-s se dégager des ronces ; au
fig. se tirer d'un mauvais pas.
desarroumerà ; v.
Dérouler ; défai¬
re une chose ronde, enroulée, en rond.
desarroùmpe (Big.). — Même sens
que arroùmpe.
desarroupà-s ; v. — Se débarrasser
d'un manteau, d'une cape; ôter ses bardes,
desarrousà ; v. — Oter la rosée,
desarroùt ; sm. •—- Désordre, déroute :
tout qu'ey en desarroùt, tout est en déroute.
desarroutà ; v. — Troubler, dérouter,
perturber.
desarrouyi ; v. — Dérougir, guérir
inflammation cutanée.

une

desarrucà.

C.

—

que ; desamicà-s, au
f rogné.

desarrupà

desaperissoù. V. arrufig., cesser d'être ren

Dans ces e\pr. : nou
bien nou pas desarrupà
pots, demeurer renfrogné ; ne pas des¬
serrer les lèvres, étant de mauvaise humeur.
desartigà,-galà ; v. — Défricher une
artigue; essarter; par anal, faire un travail
pénible. V. eschartigà.
desartigàdje,-gade ; s. — Défriche¬
pas
tous

; v.

ctesarrupà-s,

—

ou

ment

desarratà ;
desarraubà

Détruire les rats,
M'-Big.); v. — Dérober,
desarrauqui ; v. — Désenrouer ; desarrauqul-s, se désenrouer.
desarrecà ; v. — Sortir du sillon (arréci; aplanir un terrain labouré.
desarredi, desenredi; v. — Dégour¬
v.

desarrengà ; v. — Rompre le rang, la
ligne, l'alignement.
desarrengà; (H.-Big. G.). — C. desar¬
ranjà.
desarribanà ; v. — Oter les rubans et,
par ext., ôter les ornements d'une toilette;
un

desartistalhà.

—

dir.

dérouler

desarroucà.

—

Métisser, modi¬

desarralhà,-relhà ; v. — Sortir de
« arrelhe », du sillon, de la bonne voie;
desarrâmà ;

le « puni » ; il doit, en le tirant par les
poignets, détacher le premier de la file,
après quoi il pourra tranquillement se
placer à la queue.
desarrimà ; v. — Ecarter ; mettre de
côté ; changer une chose de place ; séparer
uu objet d'un autre contre lequel il était
appuyé; mettre du désordre.
desarrincà,-gà (Big.). — C. desarrigà.
desarrode (Os.) ; sf. — Désarroi, dé¬
sordre, mauvaise gestion ; ruine,
par

ruban. Cf. desenribanà.

desarrigà ; v. — Arracher avec les ra¬
cines. Cf. darrigà.
desarrigue-pourrét ; sm. — Arrachepoireau, jeu d'enfants. Des enfants assis
l'un derrière l'autre et se tenant, sont tirés

desasedà ;

v.

desassaubadjì,
—

C.

—

—

desatriquetà.

Faire perdre l'acidité,

desensaubadji

Rendre moins sauvage ;

civiliser

;

; v.

desas-

saubadji-s, cesser d'être sauvage, peureux;
s'apprivoiser.
Lou pèys que s'ey desùssaubadjit, le pays
n'a plus son air sauvage ; les habitants se
sont

civilisés.

desassecà,-calà,-rà

; v.

—

Désaltérer

;

rendre humide.

desassemà ;

v. -— Rendre mol, en Le
aliment desséché.
desassemade ; sf. — Action d'amollir,

mouillant,
de

un

délayer.
desassemblà ;

v. — Désassembler ; sé¬
diviser; desassemblà-s, se séparer.
desassemblàdje ; sm. — Dépariation;
séparation. Quand il s'agit de personnes,
le terme est désobligeant.

parer,

�i&gt;KS \v-KSS
desassessà ; v. — Faire quitter Vassès;
découvrir, ôter l'abri, de l'abri.
desassetà

(L.)

;

v.

—

Désaltérer. Y.

desassecà.

desassoubacà ;

v. — Oter la couverchasser d'un abri (soubàc); débus¬
quer. V. desamantà, desacessà.
desassoubacàdje,-ade. — Action de

ture;

découvrir.
desassoucià ; v.

— Rompre une asso¬
prendre en mauvaise part;
desassoucià-s, se séparer, après avoir été

ciation.. Peut

se

desatracà ;

v. — Déranger ce qui était
qui allait bien (atracat). V.
desatriquetà, despatracà.
desatracàdje,-cadis ; sm. — Dérange¬
ment, désordre, action de détraquer,
desatracalhà.
Fréq. de desatracà.
desatramalhà, destramalhà; v. —
Démailler, débrouiller.
desatriquetà; v. — Détraquer, déran¬
ger. Y. desatracà.
desatroupà; v. — Disperser un attrou¬

sociation

sm.

Rupture d'as¬

—

pement.
desatucoulà ; v. — Défaire un amon¬
un tas.
desatutà.
V. desentutà plus usité,

cellement,

—

desassoulidà-s ; v.
la solidité nécessaire ; se
desassoumà ;

v.

v.

Cesser d'avoir
désolidariser.
Décapiter, ôter le

S'éclaircir (en
parlant du temps) ; quiter un air sombre ;
revenir à la gaîté.
desassoumelhà ; v. — Secouer la tor¬
peur d'un endormi, réveiller.
desassourti ; v. — Désassortir,

desastourejà-s

v.

—

; v.—

Se dégager d'une

fascination, d'une pression morale, d'idées
morbides.

astrùc.

desàstre ;

sm.

desastroùs,-e

—

;

Désastre.
adj. — Désastreux,-

euse.

desastrousamén ; adv.

—

Désastreu-

sement.

desastrùc, desestrùc,-ugue ; adj. —
; gauche. Cf. enchère, esiròs,

Maladroit,-e
malestrùc.

desastrugà, desestrugà; v. — Dé¬
ranger, mettre en désordre, bouleverser.
desastruguè,-guère,-guésse ; s.
Gaucherie, maladresse; manque d'ordre,
desataulà-s ;
desatelà ;

v.

v.

—

partie,

desatequi-s ;

—

Quitter la tablée.

Dételer

;

au

fig. aban¬

à.
Se guérir de l'ané¬

renoncer
v.

—

mie, de la faiblesse.
desatiralhà ;

desatiralhà-s,

se

desatisà ;

v.

v. — Défaire un atiràlh;
débarrasser du liarnois.

desatourelà ;

—

v.

Détiser.
—

Dérouler

un

câble,

lien (tòrclou) ; désentorti lier ; délier.
desatourdilhà,-lhoà ; v. — Désentor-

un

lier.

desatourmerà ;

v.

enroulement, ce
investissement.

un

pre un

desau-

;

béir.
sf.

—

desaubedissénee

;

Désobéissance.

desaubedissén,-te
sant,-e.
desaubencà ; v.

;

-—

voile ; desaubencà-s, se
brailler. V. desgalenà-s.

adj.

—

Désobéis¬

Découvrir, ôter le
découvrir, se dé¬

desaubligà ; v. — Désobliger. Forme
desoubligà, oublier.
desaubràt.
Forme de^desoubràt.
Faire
desaucupà, desoucupà; v.
cesser une occupation, détacher d'une beso¬
gne ; desaucupà-s, abandonner un travail;
s'emploie aussi dans le sens de faire un
travail léger, pour se distraire.
Qu'èt aucupàt ? — Sl-n soy, que-m pouch
desaucupà, vous êtes occupé ? — Si je le
suis, je puis cesser de l'être, me rendre
de

—

desastràt,-àdo (G.); adj. — Malchan¬
ceux,-euse, né sous de fâcheux auspices.

faire

Oter le bât

—

en

desaubediénee,

desassoumbri-s ;

donner la

v.

style plaisant, se débarrasser
d'un vêtement pesant, quitter le harnois.
desaubedì, desoubedi; v. — Déso¬
bardà-s,

—

—

desaubardà ;

—

dessus, le faîte.

ti

ce

—

.

desassouharià (15.-L., Lav.) ;
linlever le fond d'un sac de farine.

V.

ordre,

en

associés.

desassouciàdje ;

I &gt;ESAUN0U1\ AMÉN

\

Dérouler ; dé¬
qui entoure ; rom¬

—

libre.

desauelhà ;
dans

le

G.,

v.

Forme de desabelhà

—

aussi,

entamer,

;

commencer

chose: desauelhà la palhèro, enlever
capuchon de la meule de paille pour

une

le

entamer

celle-ci.

desaumengà ; v. — Détraquer
quer. Cf. desmanengà.

;

dislo¬

desaunèstamén,-temén ; adv.— Déshonnêtement.

desaunèste, desounèste,-e ; adj. —
Déshonnête, malhonnête.
desaunestetàt ; sf. — Déshonnêteté.
desaunoù,

desounoù

;

sm.

—

Dés¬

honneur.

desaunourà, desounourà ; v. — Dés¬
honorer; desaunoarà-s, se déshonorer.
desaunourablamén ;

façon peu honorable.
desounouràble,-e

;

adv.

adj.

—

—

D'une

Déshono-

rable.

—

desaunouramén ;
déshonorer.

sm.

—

Action

de

�DESAUNOÜRAN

372

DESBARB À

desaunouràn,-te;

adj.

—

desbaradà ;

Déshono¬

v.

Combler

—

un

desauradjà-s,-jì-s

v.

;

—

Se dit du

desbaralhà ;

v. — Etre en contestation,
dispute; qu'en soun à desbaralhà, ils
sont à se disputer. V. baralhe.
desbaranà, desembaranà; v. —

temps orageux qui se rassérène.
desauràt,-ade ; adj. et s. — Désorien¬
té,-e; évaporé,-e ; extravagant (Or.). V. de-

en

sòuvàt.

Faire

desaurugà ; v.
Corriger l'étourderie, les caprices d'un lunatique, d'un bi¬
; v.

Ne

—

pas

aider, gêner au

lieu d'aider,

l'étourdissement, la berlue.

(G.)

;

sm.

—

Sans valeur ;

résidu.

zarre.

desaydà

cesser

desbarat

—

desbaratà ; v.

Bouleverser, renver¬
comble : la guerre

—•

détruire de fond

ser,

en

qu'a desbaratàt lou parsâ, la guerre a dé¬
la région ; sarralhe desbaratade, ser¬
rure détraquée.
desbaratade ; sf. — Dérangement de

desaygà ; v. — Assécher, enlever d'eau.
desaymàble,-e ; adj. — Qui n'est pas
obligeant, aimable; qui est revêche, grin¬

vasté

cheux.

conduite, bordée. Y. desbarcade.

desbabassà, desbabirà; v. — Oter
la bave, la salive.
desbaclàdje ; sm. — Action de débar¬
rasser, de dégager, de remettre en ordre un
pêle-mêle,
C. debaclc.
desbacle.
desbadalhà ; v. — Débaîllonner.
—

desbagà-s ; v. — Se reposer, se mettre
esbagà-s.
desbagàt,-ade ; adj.' et s. — Oisif,
désoccupé, débarrassé de soucis. Cf. esbagàt.
desbajoulà ; v. — Démailloter. Cf.
à l'aise. Cf.

destrousserà.
desbalà ; v. — Déballer,
desbalade ; sf. — Débord ; est

employé

parfois au seris de bambalade.
desbalàdje ; sm. — Déballage.
desbalàyre,-e ; s. — Celui, celle qui
déballe ; marchand forain.
desbale ; sf. — Débâcle, débâclement ;
débord. V. desbandùde.

desbàle, desbalé (ha) ; v. — Dimi¬
la valeur, déconsidérer.
desbalenà ; v. — Oter les baleines d'un
corset, d'un parapluie; au fig. déraidir.
desbalestrà ; v. — Terme de charpen¬
tier ; ôter les arbalétriers ; détendre une

desbaratàdje

arbalète.

desbalisà ; v.
desbaloucà ;

Dévaliser,
Oter les balles des

_

v.

—

lounà-s,

se

—

Dégonfler ; desbadégonfler.
Oter, desserrer la

—

Oler les banastes du

v.

-—■

désenfler,

desbaludà ;

v.

se

un

«

mauvais coucheur

».

—

desbarboulhà ; v. — Débarbouiller ;
desbarboulhà-s, se débarbouiller ; se dépê¬
trer ; se débrouiller.
desbarcà ;

v.

Débarquer

—

;

désembar-

quer.

desbarcade ; sf. ;
—

Débarquement

renvoyer.
Desbarcade

pop.

de bordée

; au

desbarcamén ; sm.
fig. mettre à la porte,

s'emploie aussi dans le sens
: ha ue desbarcade, tirer une

bordée. V. desbaratade,.

desbarcadé ;

sm.

—

Débarcadère.

desbarcadé,-re,-dis,-sse; adj. — Qui
est à débarquer.
desbarcadé ,-re ; s. — Débarqueur,queuse.

desbarcamén ;
desbardà ;

v.

sm.

—

—-

Débarquement.

Débarder, ôter la bar¬

de, la boue.
desbardinà ;

v.

Bouleversement,

desbarbà, desbarbelà ; v. — Ebarber, ôter les barbes.
Etourdi,desbarbalhàt,-lhade ; s.
e; folâtre.
desbarbàt,-bade, desbarbelàt; adj.
—;
Ébarbc,-e; on dit aussi esbarbàt.

balude.

desbanastà ;

—

desbaratàt,-tade ; s. — Au fig. un dé¬
traqué, une détraquée; vagabond.
desbaratàyre,-e ; s. — Tracassier,-ère ;

céréales, nettoyer le grain.
desbalounà ;

; sm.

destruction.

nuer

desbardinà-s,

se

V. — Oter la bardine ;
désembourber, se dépêtrer ;

style plaisant, se décrotter.
desbardissà,-dousà. — Mêmes
que desbardinà.
en

bât.

desbandà ;

Débander ; desbandà-s,
si'
déraidir; se débander; désenivrer (G.).
Desbandà la balestrc, débander l'arc, l'ar¬
balète ; desbandà la plagué, débander la
plaie.
desbandade ; sf. — Débandade, dé¬
roule.

fossé,

des fossés.

rant, -e.

v.

—

V. desbale.

desbande ; sf.

—-

Détente.

Qu'ey de dure desbande, il est dur à la
détente, il ne se décide pas ; està de des¬
bande, être de repos, avoir du loisir.

desbarguerà,
—

Lever la

desembarguerà ;
barguère, s'en aller.

desbarousà.

—

V.

sens

v.

esbarousà.

desbarrà, desbarralhà, desembarrà; v. — Défaire une clôture (barraihe) ;
mettre

en

liberté.

Desbarralhà
ser.

tout, bouleverser,

tout cas¬

�DESBARRADE

373
desbarrade ;

sm.

—

Action de libérer,

liberté, de se donner de
l'air. V. desbalade, desbunde.
Da-s'en ue desbarrade, jouir d'un mo¬

&lt;le

se

mettre

ment de

en

liberté.

v. — Faire tomber la
barrière, une clôture ; rendre libre.
desbarralhàt,-lhade ; s. — Détra¬

desbarralhà ;

barrassà-s,

se

v.

;

—

deshà-s.

desbarrassàdje,-ssamén

; sm.

—

Dé-

barrassement.

desbarrejà, desabarrejà; v. — Dé¬
mêler; signifie aussi le contraire. C. bar¬
rejà.
desbarroà; v. — Couper, éclaircir un
perchis ; ôter les barroûs.
desbarroulhà, desbourroulhà ; v.
Oter le verrou; ôter les barroulhes;
desbarroulhà-s, se libérer, se dévoyer.
desbarroulhade ; sf. — Action d'ôter
le verrou ; au fig. bordée joyeuse, bambo¬
che.

desbartà,-tassà
bartà, une barte.

;

desbartaberà

v.

;

v.

•—

—

Défricher

un

Oter la penture

(bartabère).
desbascà-s ;
V.

v.

Chasser le souci.

—

Séparer, dans un
des autres bêtes.
Débâter ; défricher un
défaire une faufilure ; dé-

desbassibà ; v.

—

troupeau, les bassius
desbastà ;

v.

dévaster

;

—

senfiler.

desbastacioû ; sf.

—

desbastadoù,-re ;

s.

Dévastation.
— Dévas¬

et adj.

ta teur,-trice.

desbasti ;
un

troubler, tourmenter.
; s. et adj. — Mêmes
desbatalhàt: inconséquent; trou¬

desbatiàt,-tiade
que

Que soy coum û desbatiàt, je suis com¬
un
insensé, je ne sais que faire (en

me

conjoncture). Dans la croyance popu¬

celte

laire, celui qui voulait se donner au Dia¬
ble était, au préalable, débaptisé dans un
Sabbat.
desbatisà.

C.

—

desbatissà.

—

desbatude ; sf.

desbatejà.
desleytà.
Discussion, long dé¬

C. esbatissà et
—

bat.

desbauchà ;
le travail.

ner

chà-s,

se

v.

Débaucher, abandon¬

—

desembauchà; desbau-

Cf.

débaucher, tomber dans la débau¬

che.

desbauchade; sf.

—

Bordée, bambo¬

che.

desbauchàt,-ade; adj. et

s.

—

Dé¬

bauché,-e.

desbauchàyre,-e ;

s.

—

Qui débauche,

desbauche ; sf. — Débauche,
desbeadure ; sf. — Dévoiement ;

hé¬

morragie.

basque.

bastà ;

desbatejà (G. et L.) ; desbatià ; v. —
Débaptiser ». Au fig. ôter un droit, une
qualité. En Lav. insulter grossièrement.
Que-t haras desbatià, tu vas te faire met¬
tre hors la loi, te faire chasser, enlever tes
droits ; ha desbatià, faire perdre le sens,

blé, tourmenté.

Débarrasser, desdébarrasser. V. descargà-s,

desbarrassà

DESBF.NCILHA

«

sens

qué,^ ; sans conduite, sans règle,
desbarràs ; sm. — Débarras,

—

v.

—

Débâtir

;

mettre à terre

bâtiment.

desbastit,-ide ; adj. — Débâti,-e; se
dit d'un lieu, d'une place qui n'a point de
construction, où l'on n'a pas bâti.
desbastoà ; v. — Défaire les bastoûs ;
ôter la basle, défricher un bastoà.
desbàt ; sm.
Débat, discussion,
desbatalhà ; v. — Oter la battant d'une
cloche; réduire au silence; sonner à toute
volée, comme qui veut arracher le battant;
discuter, débattre à grand fracas ; desbatalhà-s, au fig. s'emporter, perdre toute me¬
sure, perdre le sens.
desbatalhade ; sf. — Débat désordon¬
né; discussion violente ;' volée de coups.
desbatalhàt,-lhade ; s. et adj. — Dé¬
traqué,^ ; inconséquent dans ses propos ;
un « maboul » ;
qui n'a plus le battant, en
parlant d'une cloche, d'une sonnette.
desbàte ; v.
Débattre; desbàte-s, se
débattre, lutter.

desbedà ; v.
un terrain
desbedà

au

libre par¬

défens. V. bedàt.

en

(Rustan).

—-

C. desbesà.
la béde, de

desbéde ; sf. — Levée de
l'interdiction d'un pacage.

desbedoussà ;

v.

.—

Guérir du blaise-

ment.

desbelà ;

v.

desbélh ;

sm.

—

Dévoiler. V. desaubenà.
Réveil.

—

desbelhà ;

v. — Eveiller, réveiller ; se¬
dégourdir; desbelhà-s, s'éveil¬
ler ; au fig. renaître, reparaître.
L'ancien mau que-s desbélhe, l'ancienne

couer

pour

douleur renaît.

Syn. deschidà, desehudà.
desbelhade.
C. desbélh, diane.
desbelhàt,-lhade ; adj. et s. — Eveillé,

—

—

Rendre

—

cours

—

dégourdi,-e.
Syn. esberit, escarrabelhàt.
desbelhàyre,-e ; adj. et

s.

—

Réveil¬

leur,-.euse.

desbenadì,-nedì ; v. — Même sens que
desbatejà.
desbenadit,-e,-de ; adj. — Frappé d'anathème. Y. desbalejàt; Qui a l'esprit éga¬
ré ; toqué,-e.
desbencilhà

; v. — Détacher, désserrer
qui est lié avec un bencïlh; désassembler, démantibuler.
ce

�DESBENCILHADE

desbencilhade, esbencilhade ; sf. —
avec le bencllh, fouettée de ver¬

Correction
ges.

— C. desabéngue.
(As. Bar.). — C. esbentrà.
desbentoulà-s (As. Bar.). — C. csben-

desbéngue.
desbentrà

toulà-s.

desbentoulade.

l'aventure;

C. esbentoulade.

—

desbenturàt,-ade

374

DESBOUC AT AMÉN

—

adj. — Qui va à
désordonné; malheureux fou.
;

desbigouri

desbenture ; sf.

Désagrément

—

;

in¬

desbergà ;

Déverguer ; terme de
les verges d'osier,
desberginà ; v. — Dévirginer, déflorer,
desbergougnà; v. — Déniaiser; desbergougnà-s, perdre toute pudeur ; se dé¬
v.

—

marine ; ôter, couper

desbilbà ;
rer

;

adv.

—

desberni

;

v.

perdre le vernis

Dévernir, ôter, faire

—

desberni-s, au fig. vieillir,
se décatir, en style plaisant.
desberssà,-bessà ; v. — Déverser,
desbesà ;
v.
Sevrer, désaccoutumer.
V. desponpà.
desbesadé,-re ; adj. — Qui peut être
sevré,-e ; qui doit être sevré.
desbesàt,-sade ; adj. — Sevré,-e; à
qui on n'a plus grand chose à apprendre :
qu'ey beròy desbesàt, il est tout à fait dé¬
;

dévêtir.

desbirginà.

—

desbiroulà ;

v.

chargé,
C. dcisberginà.
Dérouler ; désenrou—

v.

—

Déroulement

desbisadjà ; v. — Dévisager
en regardant ; desbisadjà-s,
sager, se regarder l'un l'autre,
desbissà ;

v.

;

dé-

;

recon¬
se dévi¬

Dévisser,
sf. : desbissàdje ;

—

desbissade;
Dévissage.
desbloucà ;

sm.

Débloquer,
— Déblocage.
desbloÙS,-e ; adj. — Dépourvue,-e ;
desbloùs de mounéde, dépourvu de mon¬
naie. Syn. eschénje, desprebedit.
desbloussà ; v. — Dépourvoir. Cf. desprebedi.
à

v.

—

desbloucàdje

; sm.

desboesà ;

—

un

v.

fût vinaire le

Déboiser ; faire perdre
goût de bois.

desboét,-o (B.-L.)

;

s.

Dévoiement,

—

flux.

desboetà ;
se

niaisé.

desbescà, desembescà; v. — Dégluer, dépêtrer desbescà-s, se dépêtrer,
desbesià-s ; v. — Quitter le quartier,
la commune, les besîs
desbesti; v. — Dévêtir, desbetl-s, se

Oter les bilhes; desser¬

—

naître

—

;

v.

le câble d'un véhicule

desbiroulade ;

vergogne.
—

;

senroulement.

Sans

desbergougnàt,-ade; s. et adj.
Impudique, qui est sans vergogne ; éhonté
dévergondé.

Oter la vigueur

—

ler.

vergonder.
desbergougnadamén

v.

desbigouride ; sf. — Maladie, chose
qui ôte la vigueur.
desbigoussà (Arm.) ; v. — Oter la
vigueur, la force; disloquer, bouleverser,
mettre sens dessus desous. Y. desbigouri.

y. desubenturàt.

fortune ; mésaventure. V. desabenture.

;

amollir; desbigourl-s, s'affaiblir. V. desbigoussà.

déboîter,

v.

Déboîter; desboetà-s,

—

disloquer.
desbòr(d),-de ; s. —
se

Débordement.

débord ; excès.

Quoan lou bilèn se descorde,
N'an jaméý bis tau desborde.
Quand l'avare, le vicieux, ouvre sa bour¬
se, on n'a jamais vu tel excès (prov.).
desbordamén, desbourdamén ; sm,
Débordement,

—

desbestit,ride

; s.

desbestide ; sf.

dépouiller,

—

Dévêtement.

—

Action de dévêtir, de

d'ôter des ornements : ha la
dépouiller l'autel,

desbestide de l'autà,

desbestxts ;
desbià ;
v.

sm.

pl.

—

Dépouilles,

Dévier ;
détourner.
V. desabià, desencaminà.
desbiacioû; sf. — Déviation,
desbiade; sf., desbiamén; sm. —
Déviation, embranchement de voie ; détour.
—

Svn. birade.

(N. du G.)
perdre haleine.

desbiardàdo ; sf.

;

v.

—

Détaler,

desbiàt,-ade
détraqué.
-

—

Sortie

d'un

défilé,

desboucade ;

—
Bouche, ouvertu¬
vomissement.
A la desboucade dou bosc, à la sortie du
bois ; à la desboucade de la noeyt, au lever

re ;

du

sm.

issue, débouché

;

jour.

;

adj.

manque
propos.

sm. — Débouquement :
de retenue ; grossièreté dans les

—

Fuite; action de

desboucàt,-cade; adj. et s. — Qui
parle grossièrement ; mal embouché ; vo¬

—

Dévié,-e; dévoyé,

missement bref. V. desboùc.

détaler vite.

desbié.

sm.

débouquement ; vomissement.
desboucà ; v. — Débouclier, débouquer ; sortir d'un endroit resserré ; vomir ;
ouvrir un boucàu; au fig. insulter.

desboucamén ;

desbiardà
courir à

desboùc ;
(l'un détroit;

C, desabié.

desboucatamén ; adv.
sièreté dans les propos.

—

Avec

gros¬

�DESBOUCHA

375

desbourregàdo (Big. G.) ; sf. — Frot¬
peignée, action de secouer d'impor¬

desbouchà,-alà ; v. — Débarrasser un
éclaircir, tailler une buis-

tée,

terrain du buis ;

tance.

saie.

desbouchà,-choà (Big. G.).

—

desbourretà (M* Big.) ; v. — Débar¬
l'estomac, l'intestin, débourrer, pur¬

C. des¬

boussà.

rasser

desbouchardi ; y. — Bouchonner un
par cxt. débarbouiller ; desbouchardi-s, se débarbouiller, se laver ample¬
ment, se décrasser.

ger;

sm.

Débouché,

—

ce
a

au sens

v.

; sf. — Lutte pen¬
laquelle les lutteurs se roulent à terre.
Cf. desbourrassade, desbourregàdo.
V. desbarroulhà.
desbourroulhà.

Déboucler,
Dégonfler; desbouhà-s,

dant

dégonfler,

—

desbouhilhà.
C. bouhilhà.
desboùle, desboulé; v. — Ne pas
—

desbourrugà ;
gues, aplanir.

vouloir.

desboulounà

; v.

desboulouilàdje ;
déboulonnement.

sm.

—

Se gué¬
pustuleux,
desbours ; sm.
Débours,
desboursà ; v. -— Débourser. V. des-

Déboulon¬

.—

desboumbà ; v. — Débomber ; débonouvrir les vannes.
desboumbade ; sf. — Afflux résultant
de l'ouverture d'une vanne; action de des¬
boumbà; flot. Y. bournbàt.
desboundà ; v. — Oter la bonde ; dé; desboundà-s, au fig. se vider,
dégager le ventre ; tout dire, tout avouer.
desboundade ; sf. — Sortie violente,
éruption : flot. Y. desboumbade.
desbourdà, desembourdà; v. —

bondonner

j

boussicà.
desboursamén
sf.

Oter de la borde.

Déborder. V. desbòr.

—

sf. — Débordement
action d'ôter de la borde.

desbourdade ;

joyeuse

;

desbourdamén.
desbourdurà ;
ver

Y. desbordamén.

—

v.

;

—

ment ;

desbourduràdje ;

sm.

—

Action de

desbouroà ;

Ebourgeonner. C.
desbourrà, en parlant du bourgeon.
desbourrà ; v. — Débourrer ; action du
bourgeon qui débourre; desbourrà-s, se dé¬
barrasser des gros sous-vêtements ; en style
gros, se vider l'estomac, l'intestin.
desbourrade; sf. — Débourrement.
La bigne qu'a hèyt ue boune desbour¬
rade, la vigne a fait un débourrement satis¬
v.

—

faisant.

desbourràdje

;

sm.

—

Débourrage;

débourrement.

se

fig. donner
démêler les

v. — Oter la bourre ;
peignée; desbourrassà-s,
cheveux, en style plaisant.

une

desbourrassade ; sf. — Action de des¬
bourrassà; peignée. V. esbourrassade.

desbourregà (Lav.) ; v. — Réveiller ;
dégourdir; desbourregà-se, se se¬

v.

Déboiser

—

;

s.

essarter.

;

Déboise¬

—

essartage.

cher, défrichement.

desbousigàyre,-e ; adj. et

s.

Défri¬

—

cheur, -euse. Prend le sens fig.
desboussà.
C. desboursà.
—

desboussà,-ssoà,-chà
cher ;

ôter

;

v.

—

Débou¬

tampon.

un

desboussadé ;

Débouchoir, tire-

sm.

bouchon.

deboussàdje ;

desboussamén,
Débouchage.

sm.

desbousselà ;

v. — Débosseler,
desboussetà, deboussicà; v.

bourser

sans

plaisir,

desboussoà.

—

—

Dé¬

par contrainte,
C. desboussà.

—
Débouter ; ôter les
desboutà-s, se déchausser.
desboutà (B.-L.) ; v. — Rompre une
couverture, une voûte, le dessus.
desboutelà ; v. — Défaire, délier une

desboutà ;

v.

bottes ;

botte de foin.

desboutelhà ;

v.

Yider

—

une

bou¬

teille, la décanter.
desboutelhade ; sf.
une

desbourrassà ;
au

;

desbousigà ; v. — Défricher,
desbousigade ; sf. — Action de défri¬

—

débordurer.

desboursade

; sm. ;

Déboursement.

desbouscàdje,-ade

Débordurer, enle¬

la bordure.

—

desbouscà ;

se

v.

Oter les bourru-

—

rir des boutons

donner ;

desbourdà;

v.

desbourrumà-se (B.-L.) ; v.—

Déboulonner,

•—

nage,

bordée

emmêlées.

desbourrilhàdo (G.)

—

desbouhà ; v.—
se

desbourrilhà,-lhoà ; v. — Unir, lisser
qui est rugueux, embrouillé: un fil qui
des renflements, une chevelure, une toi¬

son

commercial.

desbouclà ;

B.-L. aussi, rendre la pâte plus

en

fluide. Y. bourretàt.

cheval ;

desbouchàt ;

DESBOUTICAYRE

—

bouteille

Buvons-nous

:

e

une

hèm

Action de vider
desboutelhade ?

—

ue

bouteille ?

desbouticà,-gà ;

v. — Vider la bouti¬
tout dire ; abandonner
les lieux ; desbouticà-s,
s'ouvrir, tout dire. V. desboutoà-s.

que ; tout montrer,
le commerce ; vider

d.esbouticàyre,-e
sans

secouer,

euse

couer, se remuer.

magasins.

;

s.

mesure; coureur

Acheteur,—
de boutiques, de

�DESBOUTOA

DESBUTI

—

376

desboutoà,-tounà ; v.— Déboutonner ;
desboutoà-s, se déboutonner, s'ouvrir, faire
des confidences ; avouer ; ouvrir sa bourse,
dépenser largement.
desboutoade ; sf. — Action de desbou¬
toà-s; en style plaisant, aussi, fête, bambo¬
che, dépense inaccoutumée.
desboutoàt,-ade ; adj. et s. — Débou¬
tonné,-e ; qui s'est ouvert à des confiden¬
ces qui a fait des aveux, qui a « mangé le
morceau»; qui dépense; débraillé,-e.
desbracà, desembracà; v. — Remet¬
tre en place un véhicule braqué.

desbracàdje

; sm.

—

desbrescàdje,-cade ; s. — Action
de la ruche ; de vider les

d'ôter les rayons
rayons.

desbricoulà ;

se

ser

desbralhà-s ;

v.

comme

desbranade ; sf.

—

ses

desbrouchì,
v.

;

v.

—•

—

desembrouchi,-tchoà

;

Désensorceler. V. brouche.

desbrouhagnà ; v. — Dissiper la mau¬
humeur; desbrouhagnà-s, s'apaiser,

vaise

redevenir calme.

v. — Débrouiller ; ébourArm., nettoyer les terres; desse débrouiller. Y. broulh; bou-

geonner ; en

broulhà-s ;
roù ; esclarí.

desbroulhade ; sf.

Débraillé,-e

; v.

—

desbrastà ;

v.

—

—

desbroulhàr,-de

Ebran-

desbrém, desbrémbe, desbrembè
(Arm.-Big.) ; desbroùm, desbroùmbe,
desbroumbè ; desmoùmbre, desmùmbre,-mémbre M'); sm. — Oubli.
desbrembà; v.
Oublier. (Les for¬
mes substantives ci-dessus
s'appliquent, au
verbe).
desbrembade; sf. — Oubli.
desbrembàt,-bade ; adj. et s. — Ou¬

desbrouqui
sarter ;

desbrembè.

—

desbrescà;

v.

—

(bresques).

—

;

v.

—

Débuissonner,.

es¬

enlever le broc, bruc.

desbroussà ; v. — Débroussailler ; ar¬
racher ou couper ajoncs et bruyères ; essar¬
ter. V. desbrouqui; décharger le bros; en¬
lever de la plate-forme du char les ridelles

qui

faisaient

un

bros.

desbroussàdje
j broussailler.

; sm.

—

le

—

en

—

Action de dé-

desbroustalhoà, esbroustalhoà ; v.
Couper les broutilles, ébrouler ; essarter.
desbrulhà, desgrulhà ; v. — Enlever
brulh, le grulh, le séparer du liquide.
desbrulhà (G. et L.) ; v. — Ebourôter les mauvaises her-

geonner ; essarter ;

j bes.
desbudoussà

desbugadà

;

(L.).
v.

bugadè.

brèche.

dssbresà-s (L.) ; v.
tin. V. esbourroà-s.

Débrouil¬

—

Qui oublie,

Qui oublie le
foyer ; ce qui fait oublier le foyer natal.
desbrembiu,-ibe ; adj. — Oublieux,euse; qui oublie. Cf. desbrembàt.
desbrequerà (M4). — C. brequerà; ail¬
leurs, prend le sens contraire: combler, en¬
sm.

—

lion d'écaler.

I

V. desbrém.

desbrembe-larè ;

adj.

;

desbrouquichoà. — Fréquentatif de
desbi-ouqui.
desbrousà; (G.); v. — Décortiquer,
écaler. V. desquilhà, desiecà.
desbrousàdo ; sf.
Déçorticage, ae-

blieux, -euse.
—

dé¬

lard,-c.

—

; s.

se

brouiller.

brastoùs.

desbrembàyre,-e

Dé-

; sm.

brouillage, action de débrouiller, de

Débraisage.
Laver, nettoyer ce qui
s.

Débrouillement;

desbroulhàdje,-lhoàdje

Débrander.

—

desbrasàdje,-ade ;

—

peignée.

propos.

dage; ha ue
dage.
desbrancà, esbrancà; v.
cher, débrancher.
desbrasà ; v. — Débraiser.

les rayons

Oter les aiguilles à

desbrouchà, desembrouchà

Travail de débrandesbranade, faire un débran-

une

—

Débrocher.

; ces¬

Licencieux

s.

adj.

;
en

desbranà, esbranà

lever

v.

desabroucà.

Se débrailler.

—

desbralhàt,-ade

est

feuilles.

desbroulhà;

desbraguetàt ; adj. et
en ses propos, (trivial).

tenue

che¬

tricoter d'un travail en cours ; débrocher ;
enlever le broc; essarter, débuissonner. C.

desboutoà-s.

sa

ses

desbroucà ;

desbragà; v. — Désembourber. Cf.
desengrabà; tirer d'embarras.
desbraguetà-s ; v. — Ouvrir sa bra¬
guette ; même sens, en style trivial, que

en

un

desbridà ; v. — Débrider; desbridà-s,
débrider ; au lig. devenir comme fou, se

branche de

Action de débra¬

Baisser pavillon

; v. —
de faire le fier.

Débricoler

—

déchaîner; tout dire, avouer. V. desboutoà.
desbrouà (B.-L.) ; v. — Dépouiller une

quer.

desbragà

v.

val.

—

C. desbedoussà.
Oter le linge du

—

desburrià (M4). — C. esburrià,
desbutà ; v. — Débutter (t. de terras-

Se vider l'intes¬

Í

sier, de jardinier).

j

réunies bout à bout.

desbuti ;

T. d'apiculteur: ôter

v.

—•

Détacher

deux

pièces

�DESCABA

377
descabà ;

v.

—

Défoncer

descadenassà

enlever le

;

fond d'un tonneau ; décaver.

descabàt,-ade ; adj. —
cé ; décavé ; au fig. qui a
V. descatabàt; ruiné,-e.
descabelhà ;

v.

Cavé,-e; défon¬

perdu la tête.

Enlever l'épi ; cou¬
se faire

—

per la tête, la cime; descabelhà-s,
mal à la tête, en style badin.

descabelhade ; sf.

—

remontrance suivie d'un essorillage
règle ; frottée ; griffage.
descabelhàt,-ade ; s. — Coup violent
sur la tête, qui enlève la tête, la cime.
descabelhàt,-ade ; adj.
Ecimé,-e;
.—

a

enlevé le cabélh

ou

les cabélhs ;

fig. écervelé,-e.
descabessà, escabessà; v. — Déca¬
piter. Cf. descaboulhà.
descabestrà ; v. — Déchevêtrer, ôter
le licou ; rendre à la liberté ; descabestrà-s,
se déchevêtrer, devenir comme fou, abuser

au

de

sa

liberté.

descabestràt,-ade ; adj. — Délivré,-c,
du licol ; au iig. fou, débridé, effréné, dé¬
vergondé
Courre cou.ni û descabestràt, courir com¬
.

me un

fou.

descabilhà,-lhoà

; v.
décrocher ; décheveler ; au
la solidité par des moyens

Déchcviller,
—
fig. faire perdre
divers.

descabilhade ; sf. — Action de déchc¬
viller; une peignée.
descabilhàt,-ade ; adj. et s. — Déche¬
villé,-e; qui n'a plus de solidité; au fig.
celui, celle dont les affaires ne tiennent
plus, qui n'a plus d'argent ; qui n'a plus
la tête solide. V. descabàt, descatabàt.

descabiroà

(cabiroûs)

; au

;

v.

—

Oter les chevrons

fig. détraquer.

descaboulà; v.
Enlever la tête; la
cime ; faire perdre la tête ; jeter bas ; descahoulà-s, se briser la tête. V. descabessà, des—

capità.
descaboulhà, escaboulhà.

Faire

—

ne

de

ses

—

Séparer une chien¬

; v.

—

Faire perdre la qua¬

cagot; relever d'un rang

inférieur.

descahourà,-nà, descahurà ; v. —
Tirer d'une caverne, de sa cachette,
descajetà; v. — Oler du cajét.
descalà ; v. •— Décaler ; ôter la cale,
descalabrà ; v. — Décalâbrer, et, par
exl.

démolir V. escalabrà.

descalàdje,-lamén ; sm. — Décalage,
descalhà ; v. — Décailler,
descalhabà ; v. — Epierrer ; ôter les
cailloux. V. espeyrà.
descaloutà ; v. — Décalotter, décoiffer ;
descaloutà-s, se décoiffer. V. descouhà.
descaloutade ; sf. — Action de décoif¬
fer ; en style plaisant, donner des calottes.
descarnà ; v. — Oter les jambes, les
pieds, les supports d'un objet, d'une table,
d'un trépied, etc.
descamaligà ; v. ■— Oter la jarretière
et, par ext., débarrasser d'une entrave.
descàmbî; sm. — Change. V. biscàrn/)í, càmbi, escàmbi.
descambià, escambià ; v. — Chan¬
ger, échanger, troquer.
descambiàyre,-e ; s. — Changeur,euse,

descaminà ; v. — Oter du chemin ;
égarer; descarni,nà-s, s'égarer. Y. desbià.
descamisà ; v. — Oter la chemise ; au
Iig. chanter pouilles, « déshabiller » son
adversaire.

—

C. des¬

descamisade ; sf.

descaboussà, escaboussà ; v. — En¬
lever la tète, la cime, plus particulièvemenl
une tête de clou, une cabosse.

sans

—

; v.

chiens.

descagouti
lité de

le feu d'une chienne.

cesser

descagnoutà

style plaisant.

v.

—

(G.) ; sf. —
(corbeille).
descadùt,-de ; descasegùt,-ùdo (L.) ;
adj. — Déchu,-e.
descagnì,-gnoutì, desencagnoutì ;

cabessà.

descabussà ;

Décadenasser.
Déchéance,
Contenu d'une

—

sf.

descàdo

v.

mage ;

on

v.

;

désco

Opération d'éci-

en

dont

;

descadénci,-cie

DESCAPELA

—

Renverser

d'un

à la tête ; détrôner.
descabussade, escabussade ; sf.
Coup à la têt" ; action de renverser en frap¬
pant à la tête ; détrônemenl.

coup

—

descachà ; v. — Oter d'une cache (cof¬
fre). Cf. descachetà.
descachalà,-chilà. — C. escachalà.
descachetà; v.
Décacheter; ôter du
cachél (boîte). V. descachà.
descàde.
C. decàde, déchoir,
descadenà, desencadenà ; v.
Dé¬
chaîner ; ôter les chaînes; délivrer, libérer.
U diable dcscadenàt, un diable déchaîné.
—

—

—

Frottée, fessée,

descamisàt,-ade; adj. et
chemise

;

un

descampà,

s.

—

en

Qui est

gueux.

descampourrà

;

v.

—

Décamper, décampiller, déguerpir.
descampassi ; v. — Défricher, déchaumer.

descançà,-cerà,-cetà

;

v.

—

Enlever

les cancèts.

descanilhà ; v. — Echeniller ; au fig.
une frottée ; fuir comme un chien
fouetté.
descantoà.
C. escanloà.
donner

—

descapà

; v.

—

Décaper, t. de métier.

V. descabà.

descapàdje sm. — Décapage,
descapelà, descaperà; v. — Décou¬
vrir; ôter le toit., la couverture; déchausser
la vigne ; descaperà-s, se découvrir.

�DESCAPERADE

DESCENTRALISAYRE

—

descaperade ; sf.— Travail de déchausde la vigne; action de découvrir.
descaperàt,-ade ; adj.— Découvert,-e ;

378
descarnassi ;

v.

sage

chair, de la viande.

nu-tête.

s'entre-déchirer.

Maysoû descaperade, maison sans toiture,
descaperoulà ; v. — C. descaperà.
descapità, escapità; v. — Décapiter,
étêter ; écimer ; descapità-s, se briser la
tète. V. descabcssà.

descapitaoioû ; sf. — Décapitation,
descapitalisà ; v. — Décapitaliser.
descapouchinà ; v. — Oter le capuce,
le capuchon. En terme badin, ôter le cha¬
peau à quelqu'un.
descapoussà (As.).
Forme de desca—

boussà.

descapuchoà
oter le capuchon.

; v.

—

G. descapouchinà,

descarà ; v. — Dévisager, défigurer,
découvrir ; mettre au jour ; descarà-s, se

dévisager.
Que l'a descarat dab toupèt, il l'a dévi¬
sagé avec toupet; descarà lou hoec, décou¬
vrir la braise

sous

descarà-s ;
der

sans

v.

la cendre.

Ne pas se taire, bavar¬

—

descarpi;

descarpiade
descarrà ;
à

Effrontément.

;

sf.

—

Action de déchar¬

v.

—

Chanfreiner

donner

;

qui est carré une autre forme ; déloger,
décarrer, déguerpir.
descarrade ; sf. — Fuite, départ rapide,
ce

descarrelà ;; v. — Décarreler,
descasà ; v.
Tirer hors de chez soi ;
—

décaser ;

descasà-s, changer de maison.

descasamén ;

sm.

Décasement

—

;

départ de chez soi.
descasernà ; v. — Décaserner.
descassoulà ; v. — Oter les
d'une'chênaie.
descastilhà

(G.)

bas.

descatabà ;

v.

; v.

—

chênes

Abattre, jeter

Rouleverser, troubler,

—

désorienter ; démolir.

descatabàt,-ade ; adj. — Désorienté,-e,
déconcerté, troublé; démoli. V. descabàt.
descati ;

—

Décharpir; descarpï-s,

—

pir. V. escarpide.

arrêt.

descaradamén ; adv.

v.

Déshabituer de la

—

ca

tl-s,

se

v.

Décatir

—

étoffe ; des¬

une

décatir, vieillir, perdre

che¬

ses

veux.

descaràt,-ade (As.) ; adj. et s. — Défi¬
guré,-e; effronté. Dans l'expr. : au descarat,
avec audace, effronterie, à visage découvert.

descàrc; sm. ; descargue, descarque ; sf. — Décharge ; soulagement ; lieu
d'entrepôt; dégrèvement; quittance.
Balhà descargue., donner quittance.

descarcà,-gà ;
ver,

v.

—

Décharger, dégre¬

débarrasser d'un ennui, d'une corvée,

d'une

obligation.

descarcadé,-gadé ; sm. — Lieu
décharger ; quai.
descarcadoù,-gàdou,-re ; s.

pour

Décatissage

—

frottée.

descaudà,-tà (G.)

; v.

;

fig.

au

Refroidir. Cf.

—

esredà.

descàus,-se ; adj. — Déchaux,
pieds : anà-n descàus ou pè-descàus,
cher

sans

v.

Déchausser

—

lonner ; faire un
ble ;
descaussà-s,

premier labour

la

au

causse,

numar¬

chaussure.

descaussà ;

gara,mâche;

décavail-

;

vigno¬

au

déchausser

se

forces.

Dc-

—

chargeur,-euse.
descarcamén,
Déchargement.

descatide ; sf.
une

ôter

;

fig. perdre

la
ses

descaussade; sf. — Opération de dé¬
qui a failli. Y. desgan-

chaussement ; fille

descargamén

sm.

soulade.

des-

seur, -euse.

;

—

descarcassà ;

carcassà-s,

se

v.

—

ion de

se

;

dépêcher. V. descougnà-s.

descarcassàt,-ade ;
cassé, disloqué,-e.
descarcassàt,-ade ;
I

Décarcasser

adj.
s.

—

—

Décar¬

Effort,

ac-

décarcasser.

(Lav.) : descardegnà (L.j ;
v.
Echarner ; ôter les chairs. Cf. escamà.
descarè ; sm. — Effronterie; toupet,
descaresmà ; v. — Rompre le carême.
descaretà ; v. — Démasquer ; descaretà-s. ôter le masque, la enrite.
descargà. —- V. descarcà et dérivés.
descargue ; sf.
Décharge ; réduit de
—

débarras.

;

adj.

Déchaus¬

—

descausseràt,-rade ; adj.
en parlant d'un sol.
descàyre,-ro (G.) ; adj. et

Déchaus¬

—

sé,^,

s.

cant, vendeur,-euse de corbeilles

descénde ;

descardeà

descarnà ;

descaussàyre,-e

v.

;

Fabri¬

(discos).

Descendre.

—

Syn. dabarà.
descendén,-te

—

adj. et

s.

—

Descen¬

dant,^,
descente ; sf.

descentralisà

Descente.

—

Syn. debarade.
descentrà; v.

—

;

v.

Décentrer.
—

Décentraliser.

descentralisacioû ; sf.

—

Décentrali¬

sation.
v.

—

Déchaîner, dénuder

ôter la croûte de la terre ; déchausser.

;

descentralisàyre,-e
Décentralisateur,-trice.

;

adj.

et,

s.

—

�DESCERA

379
descerà ; v. —
châtrer les ruches.

Décirer

;

ôter la cire ;

descerberà,-belà ; v. — Rompre la
étourdir ; faire sauter la cervelle.
descerberàt,-rade ; adj. — Ecerve-

lé,-e; étourdi.

deschagrinà, deschegrinà; v. —
Déchagriner; deschagrinà-s, se déchagriner,

desclàus,-e ; adj. — Qui n'est pas ou
plus clos; terres vagues. N. de p.
Desclaux, Desclos.
descliscà,-quetà ; v.— Lever le loquet,

(Lourdes, Pontacq), dessa— Décruer, préparer le fil
par une lessive avant la teinture.
deschidà
(G.) ; deschudà ; v.
Eveiller, réveiller; deschudà-s, s'éveiller.

desclissà

Ré¬

veil, éveil.

deschidàyre,-e ; adj. et

s.

Réveil¬

—

leur,-euse.

deschudayr&lt;;, la cloche ré¬

campane

Démonter, déman¬

—

C. descluchà.

veille-matin

Euphorbe ré¬
(euphorbiu helioscopia, plante).
sm.

—

On dit aussi rebélhe-boè.

deschifrà ;

v.

C. des-

desclouscà (G. et L.) ; v. — Ecaler
: tirer de la coquille (closque).

des

noix

descloussi;

v.

sm.

—
—

C. desglottssl.
Action d'enlever

ce

desclùc, au réveil.
desclucà ; v. — Dessiller ; ôter à quel¬
qu'un le bandeau qu'on lui a mis sur les
yeux ; ouvrir les yeux, un contrevent ; dé¬
qui

couvre

les

yeux: au

couvrir la braise des cendres.

tà ;

Dégrafer, décrocher.
(Big. G.) ; sf. — Corbeille ronde
plate. Cf. tiste.
v.

—

désco
et

Déchiffrer. S'emploie

—

quelquefois pour eschifrà, mettre en pièces,
deschifràdje ; sm.
Déchiffrement.
deschifràyre,-e ; adj. et s. — Déchif-

Sour

coum

;

un

brise tout

«

deschinglà (Lav.)

;

v.

».
—

Désangler ;

ôter la chlnglo.

deschucà ;

v.

descoedà

suc,

i'preindre, épuiser.
deschudà.
descindrà ;

v.

Guérir du

—

zona

Kïn-

dre).

Oter, desserrer la cein¬
ture; descintà-s, s'ôter la ceinture, se des¬
v.

—

Faire perdre du

descoedàyre,-o ; adj. et s. — Qui fait
perdre du temps ; fâcheux.
descoegnà,-cugnà,
desencoegnà ;
v.
Oter d'un coin ; décoincer.
descoeyfà, descouyfà; v.-— C. desdescoéyt, descoét,-e ; s. — Dépourvu
d'aliments; (qui n'a rien de cuit). L'expres¬
sion

descintà ;

; v.

couhù, décoiffer.

V. deschidà et dérivés,

—

(Lav.)

temps.

—

le

Exprimer

—

ùo désco, sourd comme un

panier.

—

—

la taille.

s'étend à d'autres

objets^ c'est ainsi

qu'on dit d'un joueur décavé
descòse ;

v.

—•

ses.

descoubèr(t),-e ; adj. et
vert,-e. Cf. desamenlàt.

v.

Décintrer,

—

descintràdje, descintramén ;

sm.

—

Décintrement.

descintradoù ;
descisioû.
desclabà ;

descoû,-coùn,-quét,-o
—

sm.

—

Déçintroir,

ou¬

—

v.

C. decisioû.
—

Ouvrir

avec

la clé.

v.

—

Déclouer,

ôter

la

clavette.

desclaberade ; sf.
desclabetà (As.).

Décloutement.
G. desclaberà.
desclareyà (G.-M.) ; v. — Troubler,
brouiller une chose claire, limpide,
desclassà ; v. — Déclasser,
desclassamén ; sm. — Déclassement,
desclastrà, desenclaustrà ; v.
Dé¬
—

—

G.);

s.

descoubertamén,
—

s.

—

Décou¬

descubertamén

;

Ouvertement.

descoubèrte; sf. — Découverte.
descoublà,-plà, desacouplà; v.
Désaccoupler ; descoublà-s, se séparer, di¬
vorcer.

desclabàyre,-e ; adj. et s. — Qui ou¬
vre les portes ;
portier,-ère. V. clabàyre.
desclaberà ;

(Big.

Petite corbeille (désco).

adv.

til de maçon,

qu'ey des¬

Décuire, terme de mé¬

tier.

descintrà ;

:

coéyt, il n'a plus rien à jouer.

descintàdje,-ade ; s. — Action d'ôter
une ceinture,
de dégager ce qui est en¬
touré, de raser les fortifications, les défen¬

cloîtrer.

—

couï.

descluchà, desclutchà, descluche-

deschide-boè ;

seller

■—

desclouqui, desenclouqui.

veilleuse.

freur,-euse

; v.

desclouchetà ; v.

desclùc ;
—

(G.)

tibuler.

Cf. desbelhà.

deschidade, deschudade; sf.

ouvrir ; décliquer. Cf. des-

l'enlever pour
lliscà.

consoler.

deschalibà
liuà (Big.) ; v.

La

DESCOTJCOUNA

n'est

tête ;

se

—

descoubri, descroubi;

v.

—

Décou¬

vrir. Cf. desamantà.

descoubride ; s. — Découverte ; t.
d'agric. V. descaussade.
descoucà, descouchà; v. — Décou¬
cher.

Syn. ir-esnoeytà.
descoucounà ; v. — Détacher les
des vers à soie des rameaux.

co¬

cons

(L'élevage du ver à soie a été longtemps
pratiqué en Gascogne ; il est aujourd'hui à
peu près abandonné).

�DESCOUDA

descoudà ;

DESCOtíRADJ AMÉN

—

v.—

descoudenà;

380

C. escoudà, courtauder.
—
Oter la couenne;

descoumblà ;

v.

Décombler.

—

descougnade, bavarder à tort et à travers.
descougnà-s (L.) ; v. — Se déhancher,
de décarcasser. V. desmanegà-s.
descougnàt,-ade ; adj.— Déhanché,-e,

descoumpagnàt,-ade ; s. — Qui n'a
plus de compagne, de compagnon ; veuf,
veuve ; dépareillé ; on
dit aussi desacoumpagnàt.
descoumplàse ; v. — Déplaire.
Syn. desplàse.
descoumpousà ; v. — Décomposer ;
descoumpousà-s, se décomposer.
descoumpousàble,-e ; adj. — Décomposable.
descoumpousicioû ; sf. — Décomposi¬

démantibulé.

tion.

v.

écorcher le porc.

descougnà ; v. — Mal arranger, mal
disposer des choses; démantibuler. C. descoegnà.
U endrét tout descougnàt, un lieu, une
maison

en

désordre

batalà

;

cou.itt. un

descouhà ; v.— Décoiffer. V.

arrocle

descoumprimà ; v. — Décomprimer,
descoumptà ; v.-— Décompter, déduire,
descoùmpte ; sm. — Décompte,

descoeyfà,

escouhà.

descouhade

; si.
Femme légère.
Ayres de descouhade, allures de femme
—

descouncertà ;

d; mauvaise vie.

descouhade ; sf.

Peignée ; prise

—

aux

cheveux.
Ue bère descouhade, une belle

peignée,
descouhessàt, descounfessàt,-ade ;
adj. et s. — Qui a abandonné la religion
catholique. Le terme a toujours le sens
péjoratif, désobligeant. Autrefois descou¬
hessàt était synonyme de vendu au diable.
V. desbatiàt.

descouï, desencouï; v. — Oter à la
poule le besoin de couver. Cf. desclouqul.
descoulà ;

v.

v.

Déconcerter,

—

descounéche, descounégue;

Décoller

—

;

descoulà-s

se

v.

—

Méconnaître, désavouer; oublier que l'on a
connu ; renier, nier.
descounechénce,
descounegude ;
sf.
Méconnaissance, oubli.
descounfiénce ; sf. — Manque de con¬
fiance, d'assurance ; perplexité.
descounfourtà, descounourtà ; v.
Déconforter, décourager ; descounourtà-s,
se décourager,
se laisser abattre.
descounfourtamén ; sm. — Décon¬
fort, découragement ; manque d'appui mo¬
ral ; abattement.
—

—

décoller.

descoungregà-s ; v.
Se séparer
une réunion (vieux).
descounòr(t) ; sm. — Déconfort,.abat¬
—

descoulamén ;

sm.

—

Décollement

s'emploie parfois pour écoulement.
descoulanà, descoulounà ; v.

—

;

Dé¬

après

tement.

molir le couianàt.

descoulerà ;

Décolérer ; descoulerà-s, cesser d'être en colère.
descouletà ; v. ■—• Décolleter ; descouletà-s, se décolleter, ouvrir le col d'un vête¬
ment ; terme de
mécanique, décolleter.
v.

descouletàdje

;

sm.

—

Décolletage

;

de mécanique.
descouloucà, descoulloucà ; v. —
Déplacer, défaire ce qui est colloque.
descoulourà ; v. — Décolorer ; descoulourà-s, se décolorer, pâlir,
descoulouracioû ; sf. — Décoloration,
descoulouramén ;

sm.

—

Action de

décolorer.

descoumandà ;

v.

—

Contremander.

descoumandade ; sf. ; descoumandamén ; sm. — Action de contrerriandcr.
descoumberti ; v. — Déconverlir; desse

déconvertir.

descoumbidà ;
invitation.

v.

—

descoumbiénce ; sf.

Désinviter

;

retirer

nir

Action de

ii"

convenir, plaire.

descoumbiéne ;
sagi

v. — Déconvenir ; dédescoambiéne-s, ne plus se conve¬
mutuellement. Cf. desagradà.

éer

;

V. descounfourtà.
descousselhà (G.)
Déconseiller, dissuader.
—

v.

—

descounsentî ;

v.

Retirer

—

son

;

con¬

sentement.

descounsiderà ;

descounsiderà-s,

v.

—

Déconsidérer

;

déconsidérer.
descounsideracioû ; sf. — Déconsidé¬
se

ration.

descounsoulà ; v.
Désoler; affliger
extrêmement; descounsoulà-s, se désoler, se
décourager dans l'affliclion ; être inconsola¬
—

ble.

descounsoulàt,-ade ; adj. et s. — In¬
consolable, éploré,-e.
Plourà coum ue deçcounsoulade, pleurer
sans

fin.

descounsoulè ;
trême. V. desò.

sm.

descountenencià

;

—

v.

Désolation

—

ex¬

Décontenan¬

cer.

une

pas

acounòr.

descounselhà ;

—

ouvrage

coumberti-s,

V.

descounourtà.

descountinuà ;

v.

—

Discontinuer,

descouradjà ; v. — Décourager ; desccv.rodjà-s, se décourager.
descouradjàble,-e,
descouradjìu,ibe ; adj. — Décourageable.
descouradjamén ; sm. — Décourage¬
ment.

�DESCOURADJAN

881

adj.

descouradjàn,-te ;

descripcioû; sf.

Découra¬

—

descristanisà.

geait,-e.
descouralà ; v.
à du bois scié vert.
descourbi.

—

—

Faire perdre la sève

C. dcscoubrl.

descourdà,-derà,-delà,-detà ; v. —
Décorder, ôter les cordes, délacer, détortil¬
ler ; descourdà-s, s'ouvrir, se dégourdir, se
». V. desboutà-s, descoùse-s.
descourderàt,-ade ; adj. et s. — Déla¬
cé, -e ; personne à la bourse large; dépen¬
sier ; prodigue.
descourredé,-re ; s.
Courant d'eau ;
canal faisant suite à un déversoir. V. es«

déboutonner

—

descoùse ; v.

Découdre ; descoùse-n,
en découdre; médire, bavarder sur les uns
et les autres ; descoùse-s, se découdre ; don¬
ner, délier sa bourse ; s'ouvrir, tout dire
que l'on gardait secret ; avouer.
descousude ; sf.
Action de décou¬
dre ; déchirure causée par une blessure ;
dispute.
descousùt,-ude; adj. et s. — Décou¬
su,-e; défaut d'ordre, de suite: û predic
descousùt, un discours décousu.
descoutà ; v. — Décaler ; ôter la cale.
—

V. desçalà.

descouthà
écorcher.

Cf.

(Or.)

;

v.

Découenner,

—

v.

—

sm.

ser.

descrassàdje
dégraissage.

sm.

;

descrasside ; sf.

—

—

Décrassemenl,

Décrassage; lavage,

nettoyage complet.
descrassadoù,-re ; adj. et
seur,-euse ;

s.—

descrechoù;

sf.

—

Décroissance.
v.

—

Décroire,

mécroire,

Discrédit,
descredità ; v. — Discréditer ; descrcdità-s, se discréditer. V. descridà.
descrenti ; \.— Faire perdre la crainte ;
sm.

—

rendre moins timide.

descrepì, descrespi
crépi d'un
sa

mur ;

;

descrepl-s,

fraîcheur, se « décatir ».
descrestà, escrestà;

v.

au
v.

Oter le
fig. perdre

—

—

descrestanisà,-tianisà

desencroustà,
esDécroûter, écroûter ; cha-

—

descrube ; sf.

Absence de récolte,

—

manque à gagner, déficit. V. crubà.
descubà ; v. — Décuver ; en style plai¬
sant, cuver son vin après une beuverie;

dégobiller.
descubade ; sf.

Décuvage.

—

descubèr, descoubèr,-te, descoubrit,-ide ; adj. et s. — Découvert,-e ; ma¬
nifeste ; lieu découvert.
descubertamén ; adv.— Ouvertement,
descubertà ; v. — Oter le couvercle,
—

C. descoubrl et descubertà.

descucà ;

v. — Altération probable de
desclucà; ôter le voile de devant les yeux.

descucà;

v.

En style badin, faire

—

sortir de chez soi, de son trou. V. Clique.

deseugnà (L.).

C. deseoegnà.
Déculasser une
s'emploie aussi pour défoncer, ôter

desculassà ;
;

—

v.

—

ar¬

un

fond.
desculoutà ; v. — Déculotter ; ôter la
culotte; desculoutà-s, ôter sa culotte; s'em¬
ploie aussi, en style plaisant, dans le sens
d'avouer, tout dire.

desculpà, descupà, descoupà ; v.
Disculper ; descupù-s, se disculper,
desculpacioû, disculpacioû ; sf.
Disculpation.
descús (à,au) ; loc. adv. — En

-

—

ca¬

chette.

Prestà à descús,
lie tout

au

prêter

en

cachette; qu'at

dtiscùs, il fait tout

descusà, escusà;

descusadoÙ,-re

Ecrèter;

;

v.

—

en

cachette.

Dénoncer.

adj. et

s.

—

Dénon¬

ciateur, -trice.

écrémer. V. desburrià.
; v.—

Déchris¬

tianiser.

describe ; v. — Décrire,
descridà ; v. — Décrier ; discréditer,
descriminà ; v.— Discerner ; disculper,
descriminacioû ; sf. — Discriminalion.

v.

peler.

me

descréche; v. — Décroître.
descrechén,-te ; adj. — Décroissant,-e.

descréde;
perdre la foi.
descredit;

Décroisemeni.

croustà ;

Décras-

dégraisseur.

descrechénce,

—

descroustà,

descubrî.

Décrasser, dégrais¬

Description.

C. dcscrestanisà.

—

descoudenà.

descrassà,-i ;

DESDAURA

descrit ; sm. — Décri.
Que-t hicarèy en descrit, je te discrédi¬
terai, je te mettrai en décri.
descroubi.
C. dcscoubrl, découvrir,
descrouchà, descrouchetà. — C.
desclouchà, décrocher.
descrouchi; v. — Redresser une chose
cassée; descrouchi-s, se redresser quand on
va tout
cassé, courbé.
descroudsà ; v. — Décroiser,
descroudsàdje,
descroudsamén ;

cour re.

■

—

—

—

descusàyre,-e, descusè,-re; adj.
Oui

a

l'habitude de dénoncer

;

—

rapporteur

indiscret.

desdà-s

(Chai)

; v.

•—

Se débarrasser,

se

défaire de.

desdaurà ;
se

dédorer,

au

v.

—

Dédorer

flg. perdre de

;

desdaurù's,

sa

splendeur.

�DESDECHA
desdechà-

—

—

DÉS EMBRIAGÀ

382
desembarrà; v. — Ouvrir à une per¬
une
bête enfermée ; remettre en
liberté, élargir ; faire tomber, enlever une
clôture ; desembarrà-s, se délivrer, sortir,

C. deslechà et dérivés,

desdegà (Lav.) ; v. — Egarer, perdre,
desdegàdo ; sf. — Egarement, perte,
desdégn ; sm.
Dédain,
desdegnà ; v. — Dédaigner ; avoir de
répugnance pour.
desdegnoùs,-e ; adj. — Dédaigneux ,-

sonne,

!

—

la

desembarràs.

;

adv.

—

Dédai¬

gneusement.

desdentà, esdentà; v. — Edenter;
perdre les dents ; desdentà-s, s'édenter. V.

las

dentà.

—

en

v.

—

Détruire

;

défaire de
; adj.
nour-

rilure. Cf. eslincoùs.

desdise;

v.

lir

Dédire; contredire; dcs-

—

Désembarras-

se

idées, s'éclaircir les idées.
v. — Désenivrer. Cf.

desdoublà ;

—

desembellà ;

—

.

desdrabà ;

v. — Désentraver ; desdradébarrasser d'une entrave, se dépê¬
I

desdrougà ; v. — Dédroguer ; lessiver
le linge éciu que l'on a blanchi; guérir
d'une drogue.
desdrougàdje,-gade ; s. — Action de
dédroguer.
desdupà ; v. — Déduper.
desdùse,-si; v. — Déduire,
de-sé, de-séy, dessé, desséy (G., Al.
N.-E. des L.) ; sm.
Le soir.
deség ; sm. — Séparation; en deség,
séparément.
desegà ; v. — Séparer ; égarer ; péri¬
—

cliter.

negoci

que-m paréch desegà, le com¬
périclite, me semble-t-il.
desegàt,-gade; adj. — Séparé,-e, éga¬
ré ; dépaysé ; en désarroi.
desegàu,-àlo (G.); adj. — Inégal,-e,
de guingois, boiteux.
desegui ; v. — Suivre : poursuivre,
deseguide; sf. — A la suite,
desembarbà ; v. — Couper la barbe,
merce

ébarber. V. esbarbà.

desembargà ;
ce qui
gà-s, se dégager.

affranchir

—
Dégager, retirer;
été engagé ; desembar-

v.

a

v.

une

—

desdoublàdje, desdoublamén ; sm. ;
desdoubladurê ; sf. — Dédoublement,
dédoublage.
desdoumadjà ; v. — Dédommager ;
desdoumadjà-s, se dédommager.
desdoumadjamén ; sm. — Dédomma¬

trer.

—
Redresser ; rendre
pièce courbée, particuliè¬
rement une pièce de bois.
desembereà,-remà,-rià,-rimà ; v.
Oter le venin ; désinfecter.
desemberiagà. — C. desembriagà.
desembescà ; v. — Dégluer ; desembescà-s, se tirer d'affaire, se dépêtrer après
s'être laissé prendre. Cf. desbescà.
desembesiadà,-di ; v. — Habituer à
moins de douceurs, à être moins mignoté.
desembirlà; v. — Désensorceler; rom¬
pre un charme ; desembirlà-s, reprendre
l'empire sur soi, se défaire d'une emprise
passionnelle.
desembità ; v. — Retirer une invitalion ; desembità s, s'excuser après une invi¬
tation acceptée,
desemboucà ; desembucà (G.) ; v.
— Débarrasser une bouche; ôter l'enton¬
noir après le gavage. V. desbucà.

droite, plate

v.
(l'ron. desdoubblà).
ôter la doublure ; désaeeoupler ;
desdoublà-s, se dédoubler.

se

désir.

couverture.

Dédoubler ;

gement

un

desembeloupà ; desengouloupa (G.) ;
v.
Enlever ce qui enveloppe, manteau,

dise-s, se dédire,
desdit,-e ; s. — Dédit ; parole reprise.
Desdites! interj. qui correspond au fran¬
çais &lt;( chiche ! »

Lou

desembarrassà-s,

desembriagà.
desembejà ; v. — Oter le désir ; faire
passer le désir de quelque chose ; desembejà-s, se détacher de ce qu'on aima, amol¬

comble. Cf. deshà.

desdincoùs, deslincoùs,-e (Or.)
Dédaigneux,-euse ; difficile pour la

hà-s,

;

desembebedà ;

desdessà ;
fond

v.

dégager, se libérer.
desembaubi ; v. — Dégager de la bru¬
me, de la fumée ; desembaubl-s, se dégager,
s'éclaircir. en parlant du temps, du ciel
embrumé ; s'emploie au fig. desembaubi-s
ser

euse.

desdegnousamén

C. desbarràs.

—

desembarrassà ;

j

desembourbà ;

v.

—

Débourber.

desembourdà; v. — Vider la borde,
le fenil, la grange.
desembournalhà, desbournalhà ; v.
Débrouiller, démêler.
desembouscà ; v. — Débucher; sortir
du bois ; défricher, débroussailler.
desemboussà (G.) ; v.— Enlever l'emboùs qui arrête une charrue.
desemboutumà ; v. — Calmer quel¬
qu'un qui est en colère; desemboutamà-s,
se calmer,
s'apaiser.
desembracà ; v. — Remettre droit un
timon défléchi, un char embraeni ; desembracà-s, se tirer d'un faux pas.
desembracade ; sf. — Action de de¬
sembracà, de se dégager.
desembriagà; v. — Dégriser, déseni¬
vrer ; deisembriagà-s, se désenivrer.
Syn. desembebedà.
—

�383

DESEMBROUCM

desembrouchì, desembroutchi,-chà ;
C. desbrouchî, désensorceler.
desemmalì ; v. — Apaiser la colère,
la malice, la virulence d'un mal ; desemmalis, s'apaiser, se calmer. On dit aussi
v.

—

desesmali.

desemmalide; sf.

Action de desem-

—

mnll.

Qu'as braque la desemmalide, ton apaise¬
ment

est court.

desempà ; sm.
Dépair, impair: en
desempà, en nombre impair. V. despà.
desempàeh.-pàtch ; sm. — Dégage¬
ment, délivrance.
desempachà, desempachucà ; v. —
Dégager, débarrasser, délivrer, dépêtrer ;
desempachucà-s, se dépêtrer.
desempachùc. — G. desempàch.
desempachucà. — V. desempachà.
desempadenà,-rà ; sf. — Oter de la
poêle (padéne).
desempafà ; v. — Dégager, vider l'esloihac trop bourré ; alléger le cœur.
desemparà ; v. — Désemparer ; aban¬
donner; enlever les appuis. En Lav. aller
toujours de l'avant,
desempara de; si. — Abandon,
désemparât,-ade ; adj. — Désempa¬
ré, -e ; sans appui.
desemparaulà-s ; v. — Se dégager,
retirer sa parole. V. desdlse-s, desparaulà
desemparià. — C. desaparià, dépa¬
—

reiller.

desempastà ; v. — T. de boulangerie:
pâte du pétrin ; dégager ce qui est
dans la pâte; desempastà-s, se dépêtrer.
desempatchà (15.-L.) ; v. — ,Rendre
moins pâteux.-euse, notamment en parlant
òter la

de

la bouche,

desempathà-s

;

V.

—

(Or.)

;

v.

desapatchou—

Se dépê-

Irer.

desempaysanà,-ni. — C. despaysanà.
desempegà ; v. — Enlever la poix ou
d'autres substances collantes; décoller deux

objets pris ensemble; desempegà-s,

se

dépê¬

débarrasser d'un individu « col¬
d'une affaire ennuyeuse.
desempegui ; v. — Déniaiser ; ouvrir
l'intelligence; desempegui-s, acquérir de la
raison, cesser d'être niais, nigaud.
desempenà ; v. — Faire cesser la peine,
le chagrin ; desempenà-s, se distraire.
se

lant »,

desempenà (M4)

Dégager quand
péne (pic,
roche), retirer une bête prise entre deux
rochers; desempenà-s, se tiré? d'un mau¬
est

on

en

: v.

difficulté

—

sur

une

vais pas.

desempensàt,-sade
pense

;

adj.

—

Qui

ne

à rien.

—

—

vant, désormais.
desenastà ;

v.

de la broche

Oter

—

(iaste.).
desencabestrà ;

v.

desencablà,-bloà
câble; l'ôter.
desencabourri ;
de

son

;

v.

C. descabestrù.
Desserrer un

—

v.

—

—

Corriger

un

têtu

défaut.

desencadenà ;

v.

—

C. deiscadenà, ôter

la chaîne.

desencamà.
ras, se

C. descarnà.

—

desencamà-s ;

v.

—

Se tirer d'embar¬

débrouiller.

v. — Dévier ; défléchir ;
abandonner la voie, le
grand chemin ; se tromper.
desencanalhà,-lhi ; v. — Désencanailler ; desencanalhà-s, se désencanailler.
desencantà ; v. — Désenchanter.
desencantamén,-ade ; s. — Désen¬

desencaminà-s,

chantement.

desencapistrà-s ; v. — Cesser d'être
têtu,-e, revenir à des sentiments raisonna¬
bles ; se désenivrer.
desencàrc; sm.
Disculpation. V.
desencargue plus usité.
—

desencarcà,-gà

;

v.

—

Disculper

un

accusé, parler, témoigner à sa décharge.

desencargue,-que ; sf. — Décharge
sens juridique,
disculpation.
desencarrabassà (B.-L.) ; v. — Dé¬
mêler, débrouiller; desencarrabassà-se, se
dépêtrer. V. desembournqlhà.
desencarrassà (B.-L.). — C. desacardans le

rcissà.

desemperielà-s

Se dit du temps
rassérène et, au fig., du cal¬
; v.

qui se
qui revient, après

orageux
me

desempesoulhi ; v. — C. espedoulhà,
épouiller.
desempetegà. — C. desempegà avec
un sens d'augm.
desemplastrà ; v. — Détacher un em¬
plâtre ; dcsemplastrà-s, se dépêtrer,
desempleà ; v.
Désemplir ; vider,
desempouscà ; v. — Oter les poussiè¬
res (posuque), nettoyer.
desempousoà ; v. — Désinfecter ; désempoisonner.
desempousoerà ; v. — Désensorceler.
Cf. de.sembrouchà. V. pousoère.
desempoutchà ; v. — Débourser, ôter
de la poche.
desempresoà, desempresounà ; v.
Faire sortir de prison ; délivrer, libérer.
desemproubà,-bassà,-bi ; v. — Oter
la poussière, la balayer, desemproubà loii
camî, balayer la poussière du chemin. Cf.
desproubà.
desempùch. — C. dempùcli, depuis,
deseilàll (G. et L.) ; adv. — Doréna¬

desencaminà ;

desempatchoucà.

trer,

DESENCATALINA

—

v

—

une

dispute.

desencatalinà

dir,

secouer

dégourdir,

(B.-L.)

;

v.

—

Dégour¬

la torpeur; desencatalinà-se,

se secouer; se

dévoyer.

se

�DESÉNCLABA

—

DÉSÈNMAÝRÌ

desenclabà,-berà

; v. — Désenclouer ;
desenclabà-s, se libé¬

libérer des barrières;
rer d'une enclave.

desenclouquì.

384

C. desencouà.
desencloutà, -clouti ; v. — Retirer
d'un trou, d'une fosse.

desencoegnà,-cougnà.

—

C. descoe-

desengoejà.
desengouli ;

C. desabejii.
Knlever par la

—

v.

gueu¬

—

le ; vomir.

desengoumicherà (G.) ; v. — Dévider
pelotons (goumichéts).
desengourdi. — C. desgourdl.
desengourgà; v. — Tirer d'un trou
d'eau (gourg) ; au lig. lifer d'un mauvais
pas ; desengourgù-s, se dégager, se tirer

des

desencouà,-couì,-clouquì, descouì ;
Oter à une poule la fièvre de couver.
desencoumbrà ; v. — Décombrer, dé¬
blayer; desencoumbrà-s, se débarrasser, se
dégager de ce qui encombre.
—

desencoumbramén
combrement, déblai.
desencoùmbre ;

;

sm.

sm.

—

—

Déson-

Encombre¬

ment, embarras.
Tirà-s d'il desencoùmbre. se dégager
d'un embarras de voitures, de la foule,
chose
barrassée.
d'une

gênante, d'une position em¬

desencourdà. — C. dcscourdà.
desencournerà ; v. — Oter d'un

arracher de son gîte ; chasser ; desencournerà-s, sortir de son coin.
desencouroulà.
C. descouroulà.
desencrumà, desencrumi ; v. — Dé¬
—

barrasser de

mi-s,

se

éclaircir ; desencru-

nuages,,

rasséréner.

desencusà ; v. — Excuser, disculper ;
desencusà-s, s'excuser, se disculper.
desencusadé,-re ; adj. — Excusable,
desencuse ; sf.
Excuse, prétexte,
—

justification.
desendemounà,-nià ; v. — Chasser le
démon ; exorciser. V. escounjurà.
desendéutà ; v. — Payer les dettes de
quelqu'un ; desendeutà-s, payer ses dettes.
desendoumadjà. — C. desdoumadjà ;
s'emploie quelquefois pour endoumadjà.
desendoumenà ; v. — Corruption de
desendemounà.

desendrabalhà ;

v.

—

d'affaires délicates

mauvaises.

ou

desengourgade ; sf.
Aclion de se
desengourgà ; sauvetage.
desengourjà ; v. — Débarrasser la
gorge, dégorger.
desengourjade ; sf. ;
desgourjamén ; sm.
Dégorgement.
desengourmandi ; v. — Oter le vice
d.' gourmandise; dís.'.ngourmandì-s, perdre
1
désir que l'on avail d'une chose, se dé—

—

•

re¬

coin ;

Démêler, dé¬

brouiller.

Fréq. de desdrabà; desendrabaIhà-s, se débarrasser d'une entrave, d'une
chose dans laquelle on s'est empêtré,
desendurci; v.
Rendre moins dur.
desenfadà,-hadà ; v. — Désenchanter ;
exorciser (de hade, fée).
desenfadi.
C. desafadl; faire perdre
le goiit exagéré de la toilette ; se débarras¬

li.eher de.

desengourrinà ; v. — Guérir du
gourrinè; desengourrinà-s, se détacher
d'une passion.
desengrabà ; v. — Tirer de la gra.be
(boue, gravats) ; au fig. a le même sens que
desengourgà.
desenguerli ; \. — Redresser ce qui
est guérie, gauchi.
desenhamià, deshamià.

—

de la toilette.

desenfemelà,-li, desenfumelà ; v.
Séparer le mâle de sa femelle ; ôter la
passion amoureuse.
desenferouni,-nà ; v. — Rendre moins
—

féroce.

desenflà, desounflà (Arm. liig.) ; v.
Désenfler, dégonfler. Cf. desenlà, deseslù.
desenfladure ; sf. — Désenflure.
desengabachi ; v.— Rendre quelqu'un
plus civilisé; moins rustre. V. gabàtchou.
desenganà ; v.
Détromper ; dégager
le gosier de ce qui l'obstrue.

—

C. desa-

hamà.

desenhangà, desenhagnà; v. — Déau fig. C. desengrabà.

bourb'îr, dépêtrer;
desenherrià ;
les enhèrries

v.

Désentraver, tirer

■—

(entraves),

desenhoelhà.

—

C. deshoelhà.

desenhountì, deshounti ; v. — Faire
cesser la honte, la timidité, dégourdir mo¬
ralement.

desenhouratà ;
trou.

v.

—

Faire sortir du

V. destulà.

desenhouratàt,-ade ; adj. — Débus¬
qué,-e; tiré de son gîte, de son trou.
desenhournà

—

ser

v. — Dégourdir,
plus civil. V. desgar-

ranci.

—

gnà.
v.

desengarranci (G.);
rendre moins timide;

du

;

v.

—

four; desenhournà-s,

Défourner, tirer
en

style plaisant,

sortir de chez soi, de son trou.

desenjassà ; v. — Dégîter ; faire lever,
qui est. couché (ajassàt).
desenlà (Or.) ; deseslà ; v. — Désen11er, dégonfler; descnJà-s, se dégonfler, dé¬
redresser

senfler.

desenlasoù ;

desellasoù (Or.)

;

sf.

—

Désenflure.

desenloubatà,-loubì. — V. desaloubalà; desenloubatà-s, se dégager d'un char¬
me, d'une emprise morale.
desenlusi; v. — Désillusionner,
desenlusioû; sf. — Désillusion,
desenmayri ; v. — Faire perdre le sen¬
qui attache l'enfant à sa mère ; le

timent

déshabituer de

sa

mère.

�.'385

DESEN R AUCA

desenraucà,-quì ; v. _ Désenroüer.
desenrayà ; v. — Désenraver. C. dcscnregà.
desenregà ; v. — Sortir du sillon, de
la voie, dérailler. C. desenrayà.
desensablà ; v. — Désensabler; déga¬
ger du sable ; dessabler,
desensacà ; v. — Dessaquer,
desensaumanà (Lav.). v. — Oier le
saumon (faîtage) ; desensaumanà-se, perdre

desentrabà.

desensemblançà ; v. — Perdre la res¬
coup d'œil.
desensepelì, dessepeli ; v. — Désen-

nière. Cf. desenhouratà.

desèr(t) ; sm. — Désert.
Syn. Hèrm.
deserbà, desjerbà,-bià ;

rentes.

desensourcierà,-ri ; v. — Désensorce¬
escounjurà, esperjurà.
desensourcieràdje ;
sm. ;
desen-

ler. Cf.

sourcieride ; sf.
desensourdi ;

Désensorcellement.

—

deseretà, desaretà

v.

Oter,

—

desentabernà ;

v.

—

guérir la

Tirer de l'auberge

&lt;taberne) ; desentabernà-s, quitter l'auber¬
ge, le cabaret.
desentascà ;

desercioû ; sf.

—

; v.

desertà ;

v.

—

tar.

desescoumenjà, desescumenjà ;
Enlever

l'excommunication ;

l'anathème, Vescuminje.
desescribe ; v. — Rayer
de compte, biffer.
deseslà.

—

desentaulà ;

v.

—

Oter

ou

faire sortir

table ; ôter les

planches ; défaire un
plancher; faire perdre l'aplomb, l'équili¬
bre; à B.-L., s'applique encore à l'action
d'un fond de récipient qui se déforme.
desentaulàt.-ade ; adj. — Personne
un peu folle. Cf. descaiabàt.
desentenebrà-s ;

v.

—

Action du ciel

qui se dégage des ténèbres. V. esbaubl.
desentenùt,-ude ; adj. — Ignorant,-e,
•—

Forme

de

v.

•—

v. — Déterrer ; exhumer,
desenterrat,-ade ; adj. et s. — Déter¬
ré,-e
Blèsme coum il descnterràt, blême com¬

déterré.

desentestà ;

v.
—
Désentêter ; faire
le mal de tête.
Syn. desencabourri.
desentoupià ; v
Oter du pot (toupî) ;
au
fig. ôter, dissiper le mal de tête ; chas¬

passer

les idées noires,
desentourà ; v.

ser

se
—

distraire.
Déclore ; enlever

ce

qui entoure.
desentourroulhà ;
la

Oter la glace,
neige gelée (tourroùìh). Y. destourrà.
v.

—

desentoursaligà (M4 Uig.) ; desentourteligà, desentourtilhà,-lhoà ; v.
—

Débrouiller des
—

C. espenalhàt,

desespèr ; sm. — Désespoir. On dit
surtout, sous l'influence du fr., desespoèr,
quoique moins correct.
desesperà ; v. -— Désespérer ; desesperà-s, se désespérer, se désoler.
desesperàble,-e ; adj. — Dont on doit
désespérer, qui vous désespère.
Aquéste droite qu'ey desesperàble, cette
enfant (me) désespère.
desesperadamén ; adv. — Désespéré¬

desesperàn,-te

;

adj.

—

Désespérant,

-le,

desenterrà ;

un

desespenalhàt,-ade.

desinte¬

ressà.

me

écriture

ment.

imbécile, balourd.
desenteressà.

une

v.

retirer

C. desenlà.

desespenalhà ;
ade; débrouillé,-e.

de la

Lézard

Déserter,

le fumier des ovins est,
celle-ci.

appelé tàsco, enlever

—

lusèrp.

desertàyre; sm. — Déserteur. On dit
plus communément, quoiqu'à tort, deser¬

fils, peigner des cheveux.

—

Désher¬

Deshériter,

—

sm.

;

Cf. landèr, lancer,

Ameublir un sol
tassé; enlever l'herbe, la croûte; à B.-L. où
v.

—

Désertion,

desèrp, desèrt (L.)
vert.

—

surdité.

v.

ber.

sevelir.

desensoubi,-se (Lav.) ; v. — Oublier,
desensoucà ; v.
Oter la charrue du
sillon (souc) ; enlever les souches ; dégager
le sabot de la neige ou de la boue y adhé¬

C. deslrabà.

—

desentrebibà,-bilà (B.-L.) ; v. — Oter
l'entrebiu, séparer la graisse et le diaphrag¬
me du
porc des boyaux.
desentristà,-ti ; v. — Rendre moins
triste, consoler; desentristà-s, redevenir
gai, chasser la tristesse.
desentutà ; v. —• Faire sortir de sa la¬

11 tête.

semblance, le

DESESQUIROULA

—

Désentortiller.

desesperance ; sf. — Désespérance.
desesperàyre,-e ; s. et adj. — Qui dé¬
sespère, qui cause du désespoir. (Ne s'appli¬
que guère qu'aux personnes).
desespessi ; v. — Rendre moins épais,
plus clair; amincir.
Desespessi la. paste, rendre la pâte plus
claire, plus liquide.
desesplingà ; v. — Dépingler.
desesquerà (M4) ; desesquiroà ; v. —
Oter les sonnailles.

desesqueràt,-ade ; v. —»Qui n'a pas
sonnaille ; au fig. quelqu'un à qui quel¬
que chose fait défaut, qui est désemparé.
Est à coum û desesqueràt, être tout dé¬
de

semparé.

desesquiroulà,

—

C. desesquerà.
25

�DÈSESTACA

desestacà ; v.
tacher ;

DESERUTA

—

desestimà ;
desestime ;

Rompre l'attache, dé¬

—

desestacà-s,

38G

détacher. V. destacà.
v.— Mésestimer ; mépriser,
sf. — Mésestime ; mauvaise

opinion

que

tion

dessous de la valeur propre,

au

l'on

se

de quelqu'un ; estima¬

a

desestimè; sm.— Augm. du précédent.
desestrùc,-gue. — V. desasirùc et dé¬
rivés. Cf. avec est rugie.
desestrùs ;
choses

ordre,

sm.

Désordre

—

;

état de

qui, devant être rangées, mises
ne

Tout

le sont

qu'ey

en

pas.

desestrùs aci, tout est en
sa place ici.
desestrussà; v. — Oter de sa cachette,
de l'endroit où on avait rangé une chose ;
([•.'couvrir; desestrussà-s, se découvrir, sor¬
en

désordre, rien n'est à.

tir de l'endroit où

était caché.

on

desfillà.

C. definà, mourir,
desfliscà, desflisquetà ; v. — Lever
le loquet (Jlisc).
desfloucà ; v. — Enlever le bouquet,
les fleurs, les rubans, les bouffettes ; priver
de sa houppe.
desflourà, esflourà ; v. — Défleurir,
déflorer; ôter la fleur; desflourà-s, pei'dre la
fleur, se ternir.
desflouràyre,-e ; adj. et s. — Qui dé¬
fleurit, qui ôte les fleurs ; déflorateur.
desflouri ; v. — Défleurir, passer fleur ;
desfloufl-s. C. desflourà-s.
desflouride ; sf. — Défloraison,
desfounçà, deshounçà.
V. dejounçà et descabà.
—

desfounçàdje, deshounsàdje

desestrussade, estrussade; sf. —
raclée.
deseufrùt (B.-L.) ; sm. — Usufruit. V.
desfrùt.
deseyretà (Big. G.). — C. deseretà.
desfaboù ; sf. — Défaveur.
desfabouràble,-e; ad.j.— Défavorable,

desfachà ; v. — Dépiquer, apaiser
fachà-s, faire la paix après fâcherie.
Syn. tourna plâ, reméte-s.
desfachamén ;

sm.

—

Remise

en

;

des-

bons

cessation de fâcherie.

desfacià ; v. — Défigurer ; desfacià-s, se
défigurer.
Aquére tuque que In desfàcie, cette tache
la défigure, l'enlaidit.
desfadà ; v. — Désappointer; en fran¬
çais populaire « défriser » ; s'emploie aussi
pour desenfadà.
desfalhi.
C. dejalhl et dérivés,
desfamà.
C. difamà, diffamer,
—

—

desfaminà ;

v.—

desfouralhà.

desfarfoulhà, desfourfoulhà ; v. —
défaire les fárfóulhs.
desfaushielà, desfaufilà ; v. — Efau-

Défroisser ;

filer.

desfemeli ;

; v.

—

Défaçonner,

cor¬

tée ;

—

desfidà,-sà

; v. — Défier ; desfidà-s, se
desahidà; menshidà-s.
desfigurà ; v. — Défigurer. Cf. desfa¬

défier. Y.
cià.

desfigurade; sf.

defouralhà.

sf.

—

Sortie précipi¬

fuite.

desfourmà ; v.

mà-s,

se

Déformer

—

desfourmàble,-e

adj.

;

desfourmacioû ; sf.

Défiguration.

desfour-

Déformable.

—

—

Déformation.

desfourmadoÙ,-tOÙ.-re ; adj. — Dé¬
formateur, -trice.
des£ournit,-ide ; adj. — Défourni,-e,
démuni,-e.
Syn. desmunit, eschénjç.
desfourtunà ; v.
Causer la perte du
—

bien.

desfourtunàt,-ade; adj. — Défortu¬
né,-e; infortuné, malheureux. V. infourtunàt.

desfourtune ; sf. — Défortune ; mal¬
heur, perte de bien; infortune.
desfourtunè ; sm. — Etat de malheur

complet.
desfrancisà ;

v.

—

Défranciser,

desfrày ; sm. — Défrai,
desirayà. — V. défraya.
desfrayrà ; v. — Désunir des frères, ou
ce qui est considéré comme tel.
desfredà,-dià, desredà, desenredi;
v.

—

Refroidir.

qui-s,

se

v.

Défraîchir; desfres-

—

défraîchir.'

desfrisà ;

v.

—

desfrisade ; sf.

Défriser
—

mauvais tour.

; dépiter.
Dépit, désagrément

;

desfroucà ; v. — Défroquer.
desfrounci; v. — Défroisser, défaire
les «fronces», les rides; desfrouncl-s, se

dérider.

desfrouncide ; sf.

desfrùt,e

;

s.

—•

—

Défroncement.

Produit de la terre,

d'un bien, fruit ; usufruit. V.
—

;

déformer.

desfresqui;

Oter la passion des
femmes ; séparer un mâle de sa femelle.
desfemelide ; sf. -— Hommasse ; action
de desfemeli.
desfèsi, desfisi (Arm.) ; sm. — En¬
nui, dégoût, mélancolie, déplaisir. V. adiré,
hàsti, engoéy.
desficelà ; v. — Déficeler.
v.

V.

—

desfouralhade ;

Délivrer de la famine,

desfangà.— C. desenhangà, débourber.

desfayçouilà
riger.

; sm.—

Défonccment.

Volée de coups,

termes ;

—

desfrutà;

v.

—

C.

esfrutà.

esfrùt.

�I

;Ì87

dégager.

se

collées.

desgalenà-s, esgalenà-s ;

v.

—

Se

débrailler. V. desaubencà-s.

desgalounà ; v. — Dégalonner.
desganàt,-nade ; adj. et s. — Dégoû¬
té,-e ; sans envie, sans appétit ; sans ardeur
pour le travail.
desgandi-s ; (Big. G.) ; v. — Se déga¬
ger. C. desgalassi.
desganè ; sm. — Dégoût, manque abso¬
lu d'appétit.
desgansà ; v. — Défaire un nœud, dé¬
nouer,

délacer.

desgansoulà

; v.

—

Oter la gansole, la

trousse du sabot.

rassé, déconcerté, indécis.

desgansoulade ; sf.

Fille perdue dj
Cf. estaloade.
desgantà-S,-toà-S ; v. — Se déganter,
desgarrampi-s ; v. — Se dégourdir les
jambes. V. garampe.
desgargalà ; v.
Débrailler, décolle¬
ter; desgargalà-s, se débrailler, se décolle¬
—

mœurs, coureuse.

se « dépoitrailler ».
desgargalà, esgargalà ; v. — Couper
les gargales, grosses branches ; dépouiller

ter,

arbre.

desgargalade ; sf. — Action de boire
à grandes gorgées, de se rafraîchir la gorge ;
de se dégager le cou, de se débrailler,
desgargalhà (G.). — C. desgargalà (i).
desgargalhà,-s ; v. - Crier à tue-tête,
s'égosiller; rire à gorge déployée.
desgarlandà ; v. — Oter les guirlan¬
des, les rubans.

desgarni
garnï-s,
ses

se

; v.

—

Dégarnir

démunir; perdre

;

vider ; descheveux,

ses

feuilles.

desgarrabi-s (G. et L.)

barrasser ; se

; v.

—

Se dé¬

dégager. V. desgalassi.

desgarramachà-s ;

v. — Oter ses guê¬
dépêcher. V. garramaine.
desgarranci; v. — Remettre en bon
état de ce qui est esgarrancit ;
desgarrancl-s,
se
dégourdir.
tres ; au

fig.

ser,

rain boisé.

desgarroutà
la

chaîne ;

; v. — Oter les menottes,
desserrer les freins d'un véhi¬

cule.

desgasalhà ; v.
Rompre le cheptel ;
fig. cesser d'être unis; se séparer; partir
ailleurs, en style plaisant.
desgasalhade ; sf. — Rupture d'asso¬
ciation en gasalhe ; séparation ; fuite.
desgaseràt,-rade ; adj. — Qui a le cou
dégagé de ses vêtements; au fig. dégourdi,
évaporé,-c. V. desgalenà-s.
desgaspà; v. — Egrapper.
desgast, desgoàst; sm. — Dégât,
dommage.
desgastà, desgoastà ; v. — Gâter,
j causer du dégât.
desgauchi ; v. — Dégauchir, redresser,
équilibrer ; dc\sgauchi-s, se dégauchir, per¬
dre sa gaucherie.
desgauchide ; sf. ■—• Degauchissement,

se

au

redressement.

desgauchit,-ide; adj. — Dégauchi,-e;
fig. personne bien faite, droi¬
te. Signifie aussi un dégingandé.
Qu'ey tout desgauchit, il est tout de
guingois, de travers, déjeté.
desgaynà ; v. — Dégainer, desserrer,
ébauché ; au

relâcher.

desgansoulàt,-ade ; adj. — Désor¬
donné,-e ; désorienté, éperdu.
Pèc coum il esclòp desgansoulàt, embar¬

un

DESGLEBA

—

desgadjamén ; sm. — Dégagement,
desgahà; v. — Déprendre, détacher,
séparer, décrocher.
desgahinà ; v. — Séparer ce qui est
fortement pris ; attaché.
desgalassi (Arm.) ; v. — Dépêtrer,
débrouiller; dcisgalassl-s, se dégager.
Desgalassi lous oelhs, dégager los paupiè¬
res

—

desgarrigà ; (E. du G.) ; v. — Déchaus¬
t. d'agric. ; ailleurs, défricher un ter¬

desfrutadoù,-re

; adj. — Qui effruite.
desgabachì ; v. — Rendre moins rusIre, dégourdir. V. gabàtchou.
desgabià ; v.— Oter de la cage ; libérer,
desgaboulhà. — C. esgaboulhà.
desgadjà ; v. — Dégager ; desgadjà-s,

&gt;KSFlUJÏ'\l)OtJ

desgaynàt,-ade; adj. et s. — Qui a de
longues jambes (gaynes).
desgayne ; sf. — Dégaine, démarche,
dans un sens désavantageux,
desgelà ; v. — D. geier. V. destourrà.
desgelade ; sf. — Dégel ; dégelée,
desgenerà. — C. degenerà et dérivés,
desglaçà ; v. — Dégeler ; déglacer,
desglaçàdje ; sm. — Déglaçage,
desglanà ; v. — Dépouiller un chêne
de ses i·lands ; récolter des glands,
desglanade ; sf. — Glandée.
desglarà ; v. — Egrener ; détacher l'un
! après l'autre. Prend un sens figuré : desgla¬
rà paraules, dégoiser ; desglarà-s, se déta¬
cher, tomber comme des grains ; desgla¬
rà-s en plous, fondre en larmes.
Lou cô que se-m desglare, mon cœur
fond (Despourrin).
desglarade ; sf. — Egrenage ; ce qui
résulte de l'égrenage; au fig. dégelée, suite
de coups, d'injures.
desglaradé ; sm. — Egrenoir ; au fig.
une bonne langue,
desglaradé,-re ; adj. — Qui est bon à
I égrener.
desglaradis ; sm. — Ce qui a été égre¬
né ; on dit aussi desglaradiss s, sf. pi.
desglaradoù,-re ; adj. et s. — Egreneur,-euse ; un dépensier, un prodigue,
desglebà ; v. — Ecobuer.

�DESGLOUNTt

desglountì
Dans les

—

; v.

dësguenîlhA

—

388

Désagréger, démolir.

L., ôter de l'eau, d'un bourbier,

dégager, dépêtrer: desglounti Varrode, dé¬
gager, désembourber la roue.
desglousì, desclousi; v. — Fondre,
dissoudre, égrener; desglousl-s, se fondre,
se dissoudre,
dépérir. V. desamarà.
Ha desglousi grèch, faire fondre de la
graisse.
desglouside ; sf. — Délayage,
desgoéy (Big.) ; sm. — Répugnance ;
haine.

;

adj.

—

Dégoûtant,-e.

desgoustoùs,-e, desgoustiu,-tibe ;
adj. — Qui dégoûte, repoussant. V. hastiàu.
desgoùt, esgoùt; sm. — Dégoût,
écoulement.

desgrabierà

; v.

Camí desgrabieràt,
mauvais état.

desgràci,-e; sf.

Dégraveler.
chemin dégravelé,
—

—

en

Disgrâce, malheur,

accident.
Maie

desgoèyne (L. et Arm.).

—

C. desgay-

ne.

desgoeyoùs,-o
répugne.
desgoubernà ;

;

conduire mal

affaires ;

adj.
v.

Qui dégoûte,

—

—

Mal

gouverner ;

desgoubernà-s,
cesser de se bien conduire; « dérailler ».
desgoubernàt,-nade ; adj. et s. Désordonné,-e

ses

;

dissolu,

frein.

sans

desgoubilhà ; v. -— Dégobiller, vomir,
débagouler.
desgoubilhis ; sm. — Dégobillis, ce
qu'on débagoule.
desgoubinàt,-nàdo (Big). — C. desgoubernàt, dont c'est peut-être une corrup¬
tion ; libertin,-tine.
desgoulhà (H.-A.) ; v. — Tourmenter,
inquiéter, en parlant d'une souffrance,
d'une passion.
Era sét que-m desgòlho, la soif me dé¬
vore.

desgouli

desgoustàn,-te
Y. hàsti, hastiàu.

; v.

—

Rejeter

vomir

;

ler.

;

exha¬

Desgouli la pêne, exhaler sa peine,
desgoulinà ; v. — Dégouliner (vient du
français).
desgoumà ; v. — Dégommer ; décruser.
desgoumàdje ; sm. — Dégommage,
desgoundrounà ; v. — Dégoudronner,
desgounflà; v. — C. desenlù.
desgourdi ; v. — Dégourdir ; desgourdi-s, se dégourdir.
Desgourdi Vaygue, dégourdir l'eau,
desgourdide ; sf. — Action de dégour¬
dir ; da-s ue desgourdide, se donner du
mouvement pour se dégourdir.
desgourdit,-dide ; adj.
Dégourdi,-e ;
vif, hardi.
desgourgà ; v. — Combler les trous
d'eau
(gouigs) ; s'emploie pour desurigourgà (V. ce mot).
desgourjà (G. L. G.-M.) ; v. — Dégor¬
ger; desgourjà-s, s'égosiller. V. esganurrà-s, desgargalhà-s.
desgourpi; v. — Délasser; desgourpi-s,
se délasser, prendre du repos.
desgourpide ; sf. — Action de délasse¬
—

ment.

desgoùst ; sm.
desgoustà; v.

desgràci I Quel malheur !
desgracià ; v. — Disgracier, déparer,
défigurer.
desgraciàt,-ade ; adj. — Disgracié,-e ;
défiguré ; peu avantagé.
desgracioùs,-e ; adj. -— Disgracieux,euse ; déplaisant, peu aimable.
desgradà ; v. — Dégrader ; desgradà-s,
se dégrader.
desgradacioû ; sf. — Dégradation ;
dommage.
desgragnà, desgraynà, esgragnà,
desgrouà, desgrilhà, desgràye (B.L.) ; v. — Egrener, ôter le grain de l'épi,
égrapper. V. desglarà.
desgragnadé; sm.
Egrenoir. V.
desglaradê.
desgragnàt,-ade ; adj. — Egrené,-e,
dépourvu de grains.
desgrebà,-uà ; v. — Dégrever,
desgrechà ; v. — Dégraisser,
desgrechade ; sf. — Action de dégrais¬
—

ser

maïs.

au

desgrouade ; sf. — Ce qui a été égre¬
né ; action d'égrener.
desgrouadé ; sm.
Egrenoir.
desgroussà,-ssi ; v. — Dégrossir;
amincir; desgroussà-s, se dégrossir.
desgroussi; v. — Débrutir, dégrossir,
desgrousside ; sf. — Dégrossissement,
desgroussierà ; v. — Dégrossir ; affi¬
ner, polir ; nettoyer le grain.
desgruà (Arm). — G. desgragnà.
Sa desgruà, être secoué
par le fou rire,
desgrulhà ; v. — Oter le gruih; écaler
—

Arm. V. desbrulhà.

en

desgrulhoà,-lhà

Enlever, écra¬
(grulhoûs).
desguenilhà, esguenilhà; v. — Dégueniller ; desgueniihà-s, se dégueniller.
ser,

—
—

Dégoût. V. hàstl.
Dégoûter.

la viande.

desgrechàdje ; sm. — Dégraissage,
desgrilhà (L.) ; v. — Ecosser, égrener.
V. desgragnà, destccà.
desgringoulà ; v. — Dégringoler. Y.
cabejà, cabussà, capihounà, grousilhà.
desgringoulade ; sf. — Dégringolade,
desgripà ; v. — « Dégripper ».
desgrouà, desgruà (Arm, Big.). —
G. desgragnà; s'applique plus spécialement

dissoudre les

; v.

—

grumeaux

�DESGUENILHAT

389

desguenilhàt,-ade ; adj.

deshoelhà, desenhoelhà; v. — Défeuiller, dépouiller le maïs de son envelop¬

Déguenil¬

—

lé,-e ; dépenaillé.
Syn. éspelhoundràt.

bach, défaire

bas. Deshà û
marché; deshà û betèt,

la boucherie ; deshà
ue pièle, défaire,
renverser une pile; que
nou sap ni ha ni deshà, c'est un indécis ;
aco n'ey pas ni ha ni d^shà, c'est perdre
son temps ; deshà-s d'û mau, se débarrasser
.d'un mal; deshà tout, disloquer; deshà-s
de tout, se décharger de toute affaire, de
ses
biens ; deshà-s'en, par euphémisme,
avorter.

deshalà ;

T. de marine

-—

deshaleytà (B.-L.).

—

deshoelhadoù,-re ; adj. et
deshoéje.

Déferrer

v.

son

vrir.

desherrade sf.
déferrure.

desherràdje
déferrage.

;

;

sm.

Qui dé-

ser

un

sol,

l'effondrer. Cf. defounça.

caver,

deshountàt,-ade
pudeur.

adj.

;

—

Qui est

sans

deshounti ;

v. — Déhonter ; deshounjustifier ; perdre sa timidité et aussi
pudeur. V. dtsenhounti.

ti-s,
sa

se

—

C. desenhouratà.
; v.

—

Dé-

fourner.

deshulà

(B.-L.).

C. desahoulà, dé¬

—

senfler.
—

Malheur, désastre, bou¬

deshàr, piir mauvaise chance.
deshuràt,-ade. — C. desahuràt.

Per

deshustà;

desherrà-s,

dans

creuser

se

bien, s'appau¬

Action de déferrer ;

—

s.—

deshorohèyt (Lav.) ; sm. — Action
exploit regrettable.
deshounçà,-sà ; v. — Défoncer; creu¬

Déferrement

;

deshèrre ; sf.

— Restes ; ce qui subsiste
destruction, une dépense; débris.

après une
deshèt,-o (H.-Big.) ; deshèyt,-e; adj.
Défait,-e ; désorganisé.

v.

Enlever

—

un morceau

la

huste;

de bois,

desi; sm. — Désir. Cf. periquè (L.).
desibrougnà ; v. — Désenivrer. Cf. descmbriagà.
designà, desinnà ; v. — Désigner,
desinterès, desinteressamén ; sm.
—

—

en cer¬

maladroite ;

en sur¬

Gall. V. desarnesà.

fig. perdre

»,

C. hoéje, fuir,

—

deshùr ; sm.
leversement.

deshartà-s ; v. — Cuver son vin.
desherni ; v. — Découvrir après des re¬
cherches minutieuses.
desherrà ;

Chute des feuilles;

—

espelouquère

«

deshournà, desenhournà

—

desharnachà.

que

feuille.

—

C. desahamà.
deshangà ; v. -— Oter la boue,
desharià ; v. — Oter la farine
plus.
v.

sens

tains lieux.

déhaler.

deshalhà ; v. ■—
la crête d'un volatile.

déferrer ; au

deshoelhade ; sf.
même

deshouratà.
:

C. desalenà.
Ecrêter, tailler, couper

deshamià ;

de

C. desenhadà.

—

v.

feuilles ; au

un

marcàt, rompre un
couper un venu pour

deshadà.

Y. espeloucà; deshouelhà-s, perdre ses
fig. se flétrir, perdre les roses
sa jeunesse.

pe.

desguisà ; v. — Déguiser,
desguisarnén ; sm. — Déguisement,
desgulà. — G. degulà.
deshà ; deshè, deschèse (Big.) ; v. —
Défaire, disloquer, désorganiser, détruire,
rompre, débarrasser; deshà-s, se défaire,
dépérir, se désagréger ; se déshabiller ; se
décharger. V. desdessà.
Deshà û

DESISTAMË?)

—

Désintéressement.

desinteressà; v. — Désintéresser; desinteressà-s, se désintéresser, ne pas se sou¬
cier de.

désintéressât,-ade; adj.
ressé,-e

;

—

Désinté¬

bon.

desipoutecà

; v.

Purger les hypo¬

—

thèques.

—

deshèto

(11.-Big.); deshèyte ; sf.

—

Défaite; action de défaire; destruction; fin.
La deshèyte don marcàt, la fin du mar¬
ché, le moment où, les transactions finies,
on
plie les éventaires, on rentre les mar¬
chandises.

desirance ; sf.

ou

— Le corps d'une bête
d'une volaille découpées.

desiroùs,-e
vieux

desirà-s,

se

dé¬

—

Action de désirer

mounedà.

zigzaguer.

deshidà-s ;

v.

Cf.

—

Se défier

;

manquer

mensfidà-s, menshidà-s,

; s.

—

Désireux,-euse

desisse-desèsse ; loc. adv.
vers.

meschidà-s.

;

;

; en¬

.

deshialà,-èlà ; v. — Vider les fuseaux ;
fig. dire tout, vider son sac ; aller en
déclinant, en parlant de la santé. V. des-

confiance.

Désirer

—

desiràble,-e; adj. — Désirable.
desiràn,-te. — C. desiroùs,-e.

au

de

v.

désir.

deshèyte ; sf.
de boucherie

desirà ;
sirer.

Anà-n

—

De tra¬

desisse-desèsse, aller de travers;

desistà ;

v.

—

Désister

;

desistà-s,

désister.

desistamén ;

sm.

—

Désistement.

se

�DESJA

DESLOUPOÀ

—

390

desjà; didjà (Big. G.); adv. — Déjà;
dit aussi déjà.
Qu'arribàt desjà? Vous arrivez déjà?
Qu'ey desjà goarit, il est déjà guéri ; que
l'èy desjà biste, je l'ai déjà vue; desjà tout
que brounibe, déjà tout grondait.
desjesside ; sf. — Issue, expédient,
on

façon de

se

tirer d'affaire, sortie.

Boune

desjesside, heureuse issue (vient de
je.ssi, sortir) ; ue fine desyesside, un joli
devis (Lacontre).
desjeyrà; v.
Oter le lierre,
desjoà (E.. du G.). — C. esdejoà, déjeu¬
—

ner.

desjoucà ; v. — Déjucher,
desjougà, desjugà (G. et L.). — C.
dejàgne.
desjudjà ; v.
Déjuger ; mal juger ;
desjudjà-s, se déjuger,
desjugne. — V. dejùgne.
desjuntà ; v. ■— Disjoindre,
desjunte ; sf. -— Déjoutement ; action
(le disjoind'e un attelage; repos entre deux
temps de labourage; séparation.
A la desjunte de la hèyre, su moment où
la foire s'achevait. V. deshèyte.
deslabà, eslabà ; v. — Délaver.
deslabade,-bassade ; sf.
Délavage ;
chute de pluie abondanle.
—

—

deslabassà ;

v.

—

Enlever la

(dalle).
deslabrà, eslabrà; v.
abîmer ; abîmer par suite de
brà-s, se délabrer.
deslabrade ; sf.

—

—

labasse

Délabrer,

coups ;

Etat de

ce

deslu-

qui est

délabré.

deslabramén ;

sni.

deslaçà ;

Délacer,

deslachà.

v.

—

—

—

Délabrement,

C. deslechà.

deslagastà, eslagastà ; v. — (Vient
de lagàs, tique). Enlever les tiques; deslngastà-s, se débarrasser d'un individu ennu¬
yeux, &lt;( collant » comme un morpion.
deslagastade ; sf.
Peignée, en style
plaisant.
deslambrà (Lav.) ; v. — Enlever l'étad'un objet,
deslanà, eslanà; v. — Délainer.
deslardà ; v. — Délarder, détacher les

mage

lardons.

deslardà

; v. — Déloger, fuir ; prendre
large, décamper; sauter du lit.
deslargade ; sf. — \ction de décam¬
per, de prendre le large, de s'enfuir.
deslassà ; v. — Délasser ; desJassà-s, se
le

délasser.

deslassade

;

sf.

—

Action de délasser,

délassement.

deslassamén ;

deslassàn,-te

sm.

—

Délassement.

adj.
Délassant,-e.
deslaudà ; v. — Décrier, médire,
deslayà. — C. dilayà. «
;

—

desleà, esleà, enleà; v. — Répandre
lée; enlever ce qui reste au fond d'un
récipient.
Està desleàt de hàmi, être mort de faim,

la

avoir le ventre vide.

deslechà ;
dre

v.

Délaisser

—

; ne pas pren¬
ne pas

soin ; deslechà-s, se délaisser ;

prendre soin de soi-même, se laisser aller.
Ue màysoil deslechade, une maison dé¬
laissée ; qui manque d'ordre.
deslechamén ; sm. — Délaissement ;
abandon

V.

lassitude.

lachè.

deslechàt,-hade ; adj. et s. — Celui,
celle qui s'abandonne, qui ne prend pas
soin de soi ; fatigué par la maladie.
deslengàt,-goàt,-ade ; adj. et s. —
Sans retenue ; médisant,-e.
deslentà ; v. — Essouffler, fatiguer,
mettre hors
d'haleine ; deslentà-s, s'es¬
souffler.

deslentàt,-ade

;

adj.

A bout de

—

souffle ; emphysémateux, asthmatique.
deslestà ; v. — Délester ; deslestà-s, t'e

décharger, se débarrasser.
desleyàu ; adj. des 2 g.
desleytà ; desletà ÍM')

Déloyal,-e.
desleyà ; v.

—

;

Délaiter. V. desbatissà.

—

deslhéyt,-e ; adj. — Dissous,-te, désagrégé.
deslheytà; v. — Dissoudre, déliter;
quitter son lit.
Ue aiTÌu deslheytade, une rivière hors de
son

lit.

desliberà ;

v. — Libérer. C. deliberà.
desliberàt,-ade ; adj. -— Délibéré,-e,
déluré,-e ; alerte, résolu, effronté.
desligà ; v. — Délier ; dégager ; desliilà-s, se délier, se dégager, s'affranchir;
s'emploie aussi pour délayer.
Desligà lou sac, dénouer le sac ; desligà
lus bits, délier les ceps ; desligà la bousséte.
dénouer les cordons de la bourse : desligà la
Ungué, délier la langue; desligà la paste,
délayer la pâte.
desligàt,-ade ; adj. —- Délié,-e; souple
de muscles, de nerfs.
desligue ; sf. — Action de délier, de

relâcher.
Plàbe à

desligue de cèu, pleuvoir à

verse,

deslissà ; v. — Délisser. V. froustilhà;
désunir une surface plane et lisse,
desliurà.
C. deliurà, délivrer,
—

desliurance.

—

C. deliurance.

desliùre; sm. -— Délivrance, mise en
liberté; arrière-faix, délivre,
desloudjà ; v. — Déloger,
deslougà ; v. — Rompre un bail à
loyer ; déloger. C. desalougà et dérivés.
deslougadure ; sf. — Dislocation, dé¬
boîtement ; entorse d'un membre.

desloupoà ; v. — Abîmer. (Ferrières,
II.-P.) ; luxer un membre.

�DESLOURICÀ

391

deslouricà

;

v.

Déloger.

—

Cf. des-

deslousà ;

v.

Oter les ardoises d'un

—

toit.

Action de deslousà.
deslousàt,-ade ; adj. et s. — En style
plaisant, un détraqué, une évaporée.
deslustrà ;
v. — Délustrer, décatir.
desmà, demnà; v. — Décimer, payer
deslousade ; sf.

desmantenì (As.

—

sure,

la

une

Guérir
contusion (mac).
v.

—

desmaçounà ; v.
maçonnerie.
desmaçounàdje ;

—

une

meurtris¬

sni.

Action de

—

anal., toute

desmagà-se (Lav.) ; v. — Bouger, re¬
se donner du mouvement ; habitude

muer,

de.

desmagàt,-ade; adj. et s. — Qui a
perdu le goût.
desmajencà, desmajescà ; v. —
Ebourgeonner la vigne.
desmalhà ; v. — Démailler, défaire les
mailles ; retirer le poisson du filet.
desmalhà-s, esmalhà-s; v. — Se
rompre les hanches.
desmalhàt, esmalhàt,-lhade ; adj. et
s.
Disloqué,-e des hanches (malhs). V.
despariàt.
malhùc, malhét.
desmalhucà, desenmalhucà ; v. —
Luxer, dévier la hanche ; desmalhucà-s. V.
desmalhà-s, plus usité.
desmamà ;

(rare) ;
pà, destità.
vrer

v.

on

desmanà
lard.
Desmanà û

—

Oter à la mère

:

se¬

dit plutôt desbesà, despou-

;

Délaisser, abandonner.

—

v.

Démantibuler,

—

détraquer.
desmantoulà ; v.

Otor le manteau,

—

découvrir.

desmaranti (Lav.) ; v.

—

Abandonner,

délaisser.

desmarcà ;

v.

Régler, rectifier ; me¬

—

terrains de marche. V.

les marques,
desmercà.
surer

desmarcacioû ; sf.
desmarcade ; sf.

—

—

Démarcation,

Action de des¬

marcà.

desmarche.

—

desmaridà ;

v.

C. démarche.

—
Démarier, séparer,
éclaircir, désunir (t. de jardinage) ; desmaridà-s, se démarier, divorcer.

desmaridàdje

; sm.

—

Démariage, sé¬

paration, divorce.

desmaridàyre;

sm.

—

Qui démarie:

desmaridàyre, avocat spécialisé
dans les affaires de séparation d'époux.
desmarque ; sf. — Démarquement ;
démarque,
desmarrà ; v. — Démarrer,

abnucàt

desmarràdje;

sm. ;

desmarràde; sf.

Démarrage.

—

—•

Svn.

v.

desmantibulà ;

Défaire, démolir

démolir une maçonnerie, et par
autre chose.

desmantiéne,
desmantine

(Big.

L.) ;

j (Bay.

la dîme.

desmacà ;

et Bar.) ; desman-

Arm.) ;
desmántiéngue (B.)

téngue

loudjà.

DESMEMBRA

—

desmascà ;

cà-s,

se

v.

—

Démasquer

;

desmas-

démasquer.

desmascarà-s ;

v.

—

Fréq. de desmas-

cù-s, -.c débarbouiller. On dit aussi dcsmnscarinà-s.

desmasclà ;

v.

—

Emasculer ; priver de

mâle ; démascler.

desmasclàdje

(Lav.)

; v.

marcàt,

—

Renvoyer à plus

renvoyer,

retarder la

conclusion d'un marché.

desmandà ;

v.

—

; sm. — Démasclage,
desmatà ; v. — Couper les mates, opé¬
ration de bûcheron ; essoucher.

Contremander.

desmandengà, desmanegà, desmanagà, desmanjà ; v. — Démancher ; dis¬
loquer, démantibuler ; desmandengà-s, se
disloquer ; travailler, s'y faire comme un
enragé, se décarcasser. V. desmangà.
desmandengàt,-ade ; adj. et s. — Dé¬
gingandé,-e.
desmangà,-jà; desmanegà; v. —
Démancher, ôter un manche. Cf. avec
amandénc.

desmangà,-glà ; desmadengà, desmanengà; v. — Démantibuler, disloquer;
desmangà-s, se détraquer, se disloquer. V.
desmandengà.
desmangàt,-glàt, desmanegàt,-ade ;
adj. et s. — Dégingandé,-e ; qui gesticule
beaucoup. V. esmanglùt, descougnàt, djsrnandengàt.

desmaterià ; v.
dre le
B.

en

Détraquer, faire per¬
(Ce mot, quelque peu délaissé
encore employé couramment en
—

sens.

est

B.-L.).
desmateriàt,-ade; adj.— Détraqué,-e.
desmàu ; s. des 2 g. — Ensemble des
dîmes levées.

desmàu; adj. des 2 g. — Décimable.
desmayrà ; v. — Séparer un enfant de
sa mère ; sortir de son lit (may) en parlant
d'une rivière ; soutirer le vin et le trans¬
vaser.

dèsme ; sf.

Dîme. Dans l'expres. en
dèsme, c'est-à-dire autrefois, au
temps passé. On dit aussi dèmne. Le terme

tems
est

—

de

encore

usité

avec

le

sens

de contribu¬

particulier: pagà la dèsme,
payer les contributions,
desmè ; sm. — Collecteur de la dèsme.
desmè,-re; adj. — C. desmàu.
desmembrà, desmoumbrà (M4). —
V. dcsbrembç et ses dérivés.
tion, d'impôt

�DESMEMBRA

DESNATURADAMÉN

—

desmembrà ;

v.

392

desmoulicioû

Démembrer,
sm. — Démembre¬

—

desmembramén ;

desmoullà ;

ment.

desmemourà-s,-rià-s

Ne pas se
souvenir; se décontenancer, se déconcerter.
desmemourià ; v.
Oter la mémoire ;
troubler, déconcerter.
desmemouriàt,-ade ; ad.j. — Ou¬
blieux, -euse ; qui n'a pas de mémoire ou
; v.

—

;

v.

Déménager.

—

V.

mudà, dejouralhà, deslouricà, boudjà-s.

desmenadjamén

;

sm.

Déménage¬

—

ment.

qui

a

desmentí.

Y. démenti et

—

çonner;

dérivés,

ses

v.

-—

dépêtrer,

se

débrouiller (t. bas),

Démérite,
adj. des 2 g.

sm.

desmeritòri ;

desmountàdje
desmouralisà ;

mouralisà-s,
ce

—

;

sm.

desmesurat,-ade

desmourrà,

Démesuré¬

—

;

—

_

se

desmeussàt,-ade

adj. et

;

s.

—

Déra¬

desmiejà, esmiejà

;

v.

Partager,

—

diviser par

moitié.
desmiejade ; sf.

desmissioû.

—

Partage

—

par

moitié,

C. démission et dérivés,

desmoublà; v. —• Démeubler.
desmoublàt,-ade ; adj. et s. — Démeu¬
blé,-©; au fig. qui n'a pas grand chose
cervelle.

desmoudà-s ;

v.

Se démoder, passer

—

des-

démunir.

desnanti ;

desmouderà-s ;
mettre en colère.

v.—

desmouderàt,-ade

;

Perdre

adj.

son

—

v. — Dénantir,
desnasà, esnasà ; v. — Casser le nez,
priver de nez; desnasà-s, se casser le nez.
Desnasà l'esclop, ôter, casser le nez, la
pointe du sabot.

calme ;

Immodé¬

ré,-e, irascible.
desmoulherà-s ;

v.

—

Se séparer de

desnaturà ;

sa

femme

(moulhè), la perdre.
desmoulheràt ; adj. m.

—

Veuf.

v.

—

desnaturàble,-e

V.

Dénaturer ;

mot.

un

bédou.

mouvement, se

desmourricà,

le foin.

de mode.

démolir ; au

Démorali¬

desmunit,-ide ; adj. — Démuni,-e;
dépourvu, pauvre.
Nou poucli pagà: que soy desmuriit, je
ne
peux payer, je n'ai pas le sou.
desmurralhà; v. -— Enlever un mur,
l'abattre; démurer.
desmurralhàt,-ade ; adj. — Déman¬
telé,-e.
desmusecà,-tà ; v. — Démuseler; ôter
le.« musèu », la muselière.
desnajà ; v. — Défaire les nays, étendre

té,-e.

desmouli ;

—1

s.

—

demetude.

se

;

desmoùrse, desmoùrde; v.
Dé¬
mordre; faire écarter les mâchoires serrées,
soit d'un animal, soit d'un outil: tenailles,
étau, etc.
desmuni; v. — Démunir; desmunl-s,

adj.— Démesuré,-e.
Démesure,
desméte, desmetude.
C. deméte,
desmesure ; sf.

se

Démoralisa¬

mourroà ; v. — Rompre le museau (mourrou) ; meurtrir le visage ; « casser la figu¬

ment.

sa

—

re ».

desmesuradamén ; adv.

dans

soi.

sant,-e.

Démêlage, dé¬

—

—

desmouralisàn,-te

desmesclà ; v. ■— Démêler. Cf. despauricà, desembournalhà; destrigà.
desmesclade; sf. — Démêlé, dispute,

desmesclàdje

se

Démontage,

—

Démoraliser ; desdémoraliser, perdre confian¬
v.

tion.

ritoire.

mêlement.

en

; sm.

desmouralisacioû ; sf.

Démé-

—

au

ble.

desmerdamén ; sm. — Démerdement.
desmerità ; v. — Démériter,

desmeriti ;

Démoulage,
C. desbrembà.

—

desemmerdà,
esmerDémerder ; desmerdà-s, se

dousà ;

—

—

v.
—
Démonter ; désar¬
fig. déconcerter; desmountà-s,
se
défaire d'une monture, d'un outillage;
perdre son aplomb, sa contenance.
desmountàble,-e ; adj.
Démonta¬

s.
—
Déména¬
la manie des déménage¬

ments.

desmerdà,

; sm.

(M4).

desmountà ;

desmenadjàyre,-e ;
geur,-euse ;

desmoullàdje
desmoumbrà

—

C. demenà.

—

Démolition,

—

Démouler,

monnaie d'une

qui l'a perdue. V. desbroumbàl.

desmenadjà

sf.
—

desmounedà; v.
Prendre de la
pièce, d'un billet de ban¬
que ; au fig. dépérir, s'en aller à petit feu ;
desmounedà-s, se dépourvoir de monnaie,
d'argent, devenir pauvre.
Loa pràube òmi, que desmounéde, le pau¬
vre homme dépérit à vue d'œil ; ou bien
encore il perd la tête.
desmounedàyre,-e ; adj. et s. —
Changeur,-euse ; prodigue, dépensier,-ère.

—

desmenà.

;

v.

;

adj.

—

estropier

Qui peut être

dénaturalisé.
—

fig.

desnaturacioû ; sf.

Démolir

; desmoull-s,
donner beaucoup de
décarcasser.

v.

—

Dénaturation.
D'une fa-

desnaturadamén ; adv.

se

1

çon

dénaturée.

�393

DESNATURALISA

desnaturalisà ;

v.

—■

Dénaturaliser

;

dénationaliser.

desnaturalisacioû ; sf.

—

Dénaturali¬

;

Désobéissance.

—

desoublidà, oublidà (L.)

; v.

Ou¬

—

blier. V. desbrembà.

desnaturàt,-rade ; adj.— Dénaturé,-e.
U hilh
desnaturàt, un fils dénaturé ;
qu'ès û desnaturàt, tu es un monstre,
desnayà. — C. desnajà.
desnebà ; v. — Fondre, en parlant de
la neige.
desnebade ; si. — Fonte de la neige,
desnegà. — C. denegà, nier ; ôter de
l'eau ce qui était noyé.
desnegrì, desennegri; v. — Oter la
couleur noire, déhaler, éclaircir.
Lou cèu que s'ey desnegrit, le ciel s'est,
éclairci.

desnéu,-èu ; sf. — Foule naturelle de la
neige ; eau de la neige.
desnià ; desnidà ; desniserà (Big.
G.) ; v. — Dénicher, débucher, découvrir,
dépayser; desnidà-s, quitter son nid, son
pays. Cf. dcsanià. V. despauricà.
desniàyre, desnidàyre,-e ; adj.— Dé¬
nicheur, -euse.
desnibelà. —C. denibelà.

desnibelàdje ;
desniserà

desoubedissénce, desoubeïssence
sf.

sation.

DESOUSSA

—

sm.

Dénivellement,
C. desnià, déni¬

—

(Big. G.).

—

cher.

desoublig (Big.) ; sm. — Oubli,
desoubligà ; v. — Désobliger,
desoubligà. — V. desbrembà.
desoubligadamén ; adv. — Désobligeamment.

desoubligàn,-te

—

—

là-s,

—

Ecaler des noix,

desnoumbrà.

—

C. denournbrà.

desnounçà. — C. denounçà.
Dénuder. Y. desnoudà.
desnudà; v.
desnudade ; sf.

—

Dénudation,

desnuderà,-serà (Big. G.).

—

—

C. desoà.

Tout gu'ey à la desoulacioû
dans la désolation ici.

aci, tout est

desoulàn,-te ; adj. — Désolant,-e.
desoulàt,-lade ; adj. et s.— Désolé,
affligé,-e ; ravagé, abandonné.
U pais desoulàt, un pays ravagé, ruiné,
déserté ; praube desoulade ! Pauvre malheu¬
reuse

!

desoulè.

—

C.

desò; affliction extrê¬

qui désole. On dit aussi, avec uu
sens d'augm. desoulère, grande désolation.
desoundrà ; *v. — Désorner; déparer ;
gâter.
desoundrà ; v.— Déshonorer, outrager,
souiller ; desoundrà-s, se déshonorer.
desoùndre ; sm. — Outrage; souillure;
désordre scandaleux ; action de déparer.
desoundres ; sf. pl. — Médisance, in¬
jures.
ce

desounèste.

—

V. desaunèste et

déri¬

vés.

desouràt,-ade ; adj. — Désorienté,-e,
qui ne sait plus l'heure qu'il est .Y. desriuràt.

Désourdir.

v.

desoùrdi; desòrde (G. Big.)

; sm.

—

Désordre.

desourdià ; v. — Mettre
désordre.

en

désordre,

mettre du

—

desourdiàt,-ade

;

adj.

Désordon¬

—

né,-e.

C. des¬

noudà.

desourdissi ;

sm.

—

Action de désour¬

dir.

desò, desòu, desoulè ; sm. ; desou— Désolation, peine, affliction.
desoelhà ; esoelhà (L.) ; v. — Oter les

lacioû ; sf.

desourdounà, desourdounàt.
desourdiàt, desourdounàt.

—

Malheur, motif de déso¬

lation.

desossamén ; sm.

—

Désossement. Cf.

sation.

desourganisatoù,-doù,-re
Désorganisa teur,-trice.

desoussàdje.

desoussà ;
v.

—

Désobéir.

C.

desourganisà ; v. — Désorganiser,
desourganisacioû ; sf. — Désorgani¬

yeux.

desoubedi ;

désoler.

desourdi ;
v.

desole ; sf.

se

desoulaciòû ; sf.

-euse.

desnougà",

Désobli¬

—

desoubligance ; sf.
Désobligeante.
desoubràt,-ade ; adj. — Désœuvré,-e,
sans occupation.
desoucupà ; v. — Désoccuper.
desoucupacioû ; sf. — Désoccupation.
desoulà ; v. — Désoler, ravager ; desou-

me;

desnoubià-s, desanoubià-s ; v. —
Rompre un mariage projeté.
desnoudà,-sà,-serà ; desnuserà (Big.
G.) ; desnudà (M4) ; v. — Dénouer ; des
noudà-s, faire de l'exercice; devenir plus
agile ; grandir et se développer, donner de
la souplesse aux jointures des membres, se
disloquer.
desnoudadé, desnousadé, desnusadé ; sm. — Articulation, jointure des os.
desnoudadé,-re ; adj. — Dénouable.
desnoudàt,-dade ; adj.
Dénoué,-e;
délié, agile des membres.
desnoudàyre,-e ; adj. — Dénoueur,

adj.

;

geant,-e.

se

disloquer.

v.

Désosser

;

;

adj.

—

dessoussà-s,

�DESOUSSADJE

—

394

DESPAURICA

desparentàt,-ade

desoussàdje. — C. desossarnén.
despà ; adj. — Dispair, impair,
despabà, despabatà ; v. — Dépaver,
despachà ; despatchà (M* Big) ; despechà ; y. — Dépêcher, hâter ; despachà-s,
se dépêcher.
Despache, aném! Fais vite, allons, dépê¬

rents; séparé

descmpachà.
despacherà ;

—

;

s.

Même sign.

—

Dépaisse-

lage.

despachiu,-ibe ; adj. — Expéditif.-ive;
l'ouvrage, actif.
despaïsà ; v. — Dépayser ; despaïsà-s,

vite à

se

dépayser.

despaïsamén ; sm. — Dépaysement,
despalhà ; v. — Dépailler. V. espalhù ;
despalhà-s, se dépailler; au fig. se décatir,
perdre sa force, sa fraîcheur, sa jeunesse.
despalissà ; v. — Démolir une palissade ; dépalisser.
despalissàdje ; sm. — Action de dé¬
faire une palissade.
despaquetà, desempaquetà ; v. _
Dépaqueter.
despàr(t) ; sm. — Action de déparer,
de faire les parts ; départ.
despàr (à) ; prép. — De côté, outre, à
pari, à l'écart.
desparà ; v. — Déparer, désarmer; ôter
ce qui garantit, qui protège.
desparalisà ; v. — Déparalyser ; desparalisà-s, se déparalyser.
desparàt,-ade ; adj. —. Dénudé,-e; sans
défense.
desparade,
De pallie piissimentade.
Une étable pauvre et nue, passementée
de paille (Vieux Noël).

ornement; mis

sans

Ue borde

desparaulà, desemparaulà ; v.
Laisser sans parole; réduire au silence;
desparaulà-.s-, perdre la parole.
desparéche,-ri ; v. — Disparaître.
desparechude, desparescude ; sf. -Disparition. Cf. desparide.
desparelhà ; v.
C. desaparià, dépa¬
reiller.

desparelhade ; sf. — Déparagement ;
dépareiller.
desparentà ; v. — Quitter ses parents ;
enlever aux parents ; mourir.
Qui lèu dénie lèu que desparénte, qui met
tôt des dents quitte tôt ses parents (dic). Y.
action de

dintà.

desparentamén ; sm.
l'enfant et des parents.

—

Séparation de

pa¬

despariàt,-ade ; adj. — Se dit d'une
d'une chose dont deux parties
qui devraient être égales: membres, côtes,
etc., ne le sont pas; hoîteux, déhanché, etc.
desparide. — C. desparechude.
desparie ; sf. — Disparité ; action de dé¬

chèts, dépaisseler.

despacheràdje,-ade

Sans

personne ou

Enlever les pa-

—

—

ler.

que

v.

adj.

;

parents,

ses

desparì. — V. desparéche.
desparià ; v. — C. desaparià, dépareil¬

che-toi !

Syn. amanejà-s.
despachebà (As.) ; v.

de

|

pareiller ; la chose dépareillée.
Aqueste qu'ey la desparie, celle-ci est celle
qui n'est pas pareille.
despariè,-re ; adj. — Différent,-te ; dis¬
tinct, dissemblable, disparate.
desparià ; v. — Déraisonner ; débagouler, parler à tort et à travers ; déparler.
desparricà (As. Bar.). — V. esparricà
plus usité.
despartadjà; v.— Départager; séparer,
despartàdje ; sm. — Action de départa¬
ger ; partage. Cf. despartimén.
desparti; v. — Départir, partager, divi¬
ser, distribuer, répartir; despartl-s, se dé¬
partir.
desparti-s ; v. — Se séparer; se retirer,
partir.
despartide ; sf. — Partage, répartition,
despartimén. — C. despartàdje.

despartit,-tide

;

s.

Séparation

—

par

suite de

départ; au pl. : adieux.
/lus despartlts, soun lus d.ouloùs, au mo¬
ment des adieux est la grande peine (Despourrin).
despàs ; sm.
Faux pas; faux dépari.
despassà ; v. — Dépasser ; surpasser ;
despassà-s, se dépaser à la course,
despassade; sf. — Dépassement,
—

despassamén ; sm. — Dépassement.
despassàn,-te ; adj. — Qui dépasse;
avancement.

despassiounà
éteindre

;

v.

•—

Dépassionner

;

passion ; despussiounà-s, se re¬
froidir, se dépouiller de la passion.
despastà ; v. — Oter la pâle ; dépêtrer,
despastoulhà. — C. despatroulhà.
une

despatracà, despatrucà v. —- Détra¬
démolir, démantibuler. Cf. desapatra-

quer,
cà.

despatrià ;
s'expatrier.

v.

Expatrier; despatrià-s,

—

despatriàt,-ade

adj. et, s.

;

—

Dépa-

trié,-e; expatrié,-e.

despatrimounià

; v.

—

Priver de

pa¬

trimoine.

despatroulhà ;

v.

—

Tirer du gâchis,
tirer d'af¬

désembourber ; despatroulhà-s, se
faire. On dit aussi despastoulhà.

despauricà (L.)
; dénicher.

brouiller

;

v.

—

Démêler, dé¬

�395

DESPAUSA

despausà; v. — Déposer; destituer.
despayràt,-ade ; ad.j. — Orphelin,-e
fie

père.

despaysanà, despaysanì; v. — Dé¬
grossir, civiliser; despaysanà-s, se dégrossir,
despeçà; v. — Dépecer. V. espeçoutà.
despeçadé,-re ; s. — Dépeçoir.
despeçàdje ; sm. — Dépeçage, dépèce¬
ment.

despeçàyre,-e ; adj. et s.— Qui dépèce,
despechà ; v. — Dépêcher. Considéré
comme gtill. V. despachà, esdeburà.
despeçoutà ; v. — Fréq. de despeça ;
déchiqueter.
despegà. — C. desempagà.
despegouli,-goulhà ; v. — Déniaiser,
despeloucà, desperoucà, espeloucà, esperoucà, destanoucà ; v. — Dé¬
pouiller l'épi du maïs de sa gangue (pelùc).
despeloucade, -roucade,
despourguère, esperoucade,-quère, destanoucade ; sf.
Action de dépouiller le
—

maïs; la réunion à cet effet.
despeloucade ; sm.— C. despeloucade ;
lieu où se fait la despeloucade.
Oun ey, à-uoeyt, lou despeloucade? En
ço de Bordenai&gt;e. Qù se réunit-on, ce soir,
pour la despeloucade ? Chez Bordenave.
despelucà,-chà ; v. — Décheveler ; despelucà-s, se peigner ; devenir chauve, per¬
dre

ses

cheveux.

despégne ; v. — Dépeindre; on dit
aussi depegne.
despenalhà. — C. espenalhà.
despenalhade ; sf. — Peignée d'im¬
portance; dépenaillement.
despenalhàt,-ade ; adj. — Dépenail¬
lé,-e. Y. espenalhàt
despéne ; sm. — Dépense; abisà-s au
despèn fi, surveiller la dépense.
despéne; v. — Dépenser; despéne-s, se
dépenser. En B.-Big, et dans le G. on clit
aussi despensù.
Despéne-s la fourtune, dépenser sa fortu¬
ne ; despéne chalibe eniù d'une,
parler pour
rien ; aquét gouyàt que-s despéri hère, ce
garçon se d'pense beaucoup; qu'as despenùt? qu'as-tu dépensé? Pas 01 itnn cour»
desmneri si poudi, je dépenserai davantage
si je pouvais.
despéne; despendà (Ami.); despen¬
jà (Big.) ; v. — Dépendre, décrocher.
despenedoù,-re ; adj. — Celui, celle
qui a dépendu.
despenedoù,-re. — V. despensiè plus
usité.

despenjà.
V. despéne (3), desplingà.
despéns ; sm. — Dépens.
Aus despéns de quàuqu'û, aux dépens, au
préjudice de quelqu'un.
despéns (B.-l,.); sm. — Chose qui
pend ou qui paraît pendre.
Et despéns d'ào achàdo, le .fer. In lame
d'une pioche.

—

DESPIÉYT

despensà. — C. despéne, dépenser.
despensadé,-re; adj. — Dépensable,
despensadoù, dispensatoù,-re ; adj.
et s.
Dispensateur,-trice.
despénse ; sf. — Dépense, débours;
budget, frais d'entretien.
Establí la despénse, régler le budget; pa¬
gà la despénse, payer, régler; en aquére
—

maysoû que y a gran despénse, cette maison
un
budget élevé; qu'y demoùri per la des¬
pénse, je reste là pour mes frais d'entre-

a

lien.

despensiè,-re ; adj. et s. — Dépen¬
sier,-re; prodigue. Cf. despenedoù (2).
despensiu,-sibe; s. — Dispendieux,
-euse.

despentià, despientà, despintoà ;
Dépeigner; despentià-s, se dépeigner.
desperbedì, desprebedi, desproubedi ; v. — Dépourvoir; desperbedl-s, se
dépourvoir.
desperboucà, despreboucà; v.
Enlever le crépi.
despèrde; v. — Dissiper, en parlant
d'argent, de biens, etc.; despèrde-s, se per¬

v.

—

dre.

Que dèchen aquét bé despèrde-s, on laisse
bien se perdre ; despèrde la fourtune,
dissiper la fortune.
desperdicià, esperdicià; v. — Dissi¬
per, laisser perdre, gâter,
desperdicioû ; sf. — Déperdition,
despescà. (L.).. — Forme de desbescà.
despetegà, desempetegà; v. — Dé¬
pêtrer. dégluer ; tirer d'embarras ; despeter/à-s, se dépêtrer. V. petégue.
despéy, dempéy (G.) ; prép. et adv.
Depuis. Cf. dempùch, despùçh.
despeysà. — C. despaïsa, dépayser, sor¬
ce

tir de

son

pays.

despéyt (G.) ; despiét (As. Bar.). — V.
despiéyt et dérivés.
despeytoùs,-o (G.) ; adj. — Impa¬
tient,-e.

despià. — C. espià, dans quelques ré¬
gions de la Big., du G. en Ossau el en
Aspe
despià (B-L.) ; v. — Débarrasser d'une
entrave.

despientà. — C. despentià.
despiéyt (B. Big. L.); sm. — Dépit;
nargue; désagrément. Cf. despéyt, despiét.
lia 11 despiéyt, faire une niche, causer un
désagrément; Jès! quin despiéyt! Mon
Dieu ! quelle affaire ! qu'en a û bèt des¬
piéyt.. il en a un beau dépit ; nou-m boulhes
pas ha-m despiéyt, n'essaie pus de me faire
un dépit, de nie narguer; que m'en a hèyl
û despiéyt. il a rejeté mes avances, mes
offres, il les a dédaignées.
I.oc. div.
Ha p&amp;r despiéyt, agir pour
narguer, faire rager; ha en despiéyt. faire
&lt;'ii
dépit de ; per gran despiéyt qui-n àji. en
dépit que j'en aie, pour ennuyé que je sois.
—

�DESPIEYTA

despieytà ;
picytà-s,

se

v.

396

DESPOUSSEDÀ

—

Dépiter,

—

narguer ;

despoublacioû ; sf.

des-

despieytadoù,-re; adj. — Dépiteux,
qui nargue, qui méprise; moqueur,

-euse;

geur,-euse.

despouchà,

despieytoùs,-e ; adj. — Qui cause du
dépit ; taquin ; qui est fait pour narguer ;
prend aussi le sens de despieytadoù.
despieytousamén ; adv. — Par dépit,
dépit.
despihà (Arm.) ; v.
Décrocher, dé¬
pendre (Ital. pilià, prendre).
despilhà (B.-L.) ; y. — Démêler,
despillà ; v. — Renverser, jeter bas.
despintoà. — C. despentià.
desplaçà; v. — Déplacer; desplacà-s, se
déplacer.
desplaçamén ; sm. — Déplacement,
desplantà ; v. — Arracher,
desplantacioû; sf. — Déplantation;
déplantage.
desplapà ; v. — Détacher, enlever les
taches (plaps).
desplàse ; v. — Déplaire ; desplàses, se
déplaire, s'ennuyer.
desplasé ; sm. — Déplaisir, méconten¬
avec

_

tement.

adj.

;

—

Déplaisant,-te

;

mécontent.

chicà ;

v.

—

despoutchà,

Débourser, tirer de

despousa

poche

:

payer.

despouchade

sf. — Action de débour¬
plutôt péjor.
despouderà ; v. — Oter le pouvoir ; dé¬
posséder ; despouderà-s, renoncer au pou¬
;

ser

le t.

;

a un sens

voir; aliéner

ses

biens.

despouderà (M4) v. — Estropier (rad.
poudà, couper).
despouderàt,-ade ; adj. et s. — Ré¬
duit,-e à l'impuissance; dépossédé, déchu.
despoudrà ; v. — Dépoudrer, ôter la
poudre.
despoulhà. — V. despulhà et dérivés
plus usités.
despouli; v. — Dépolir; despouli-s,
perdre son poli.
despoundà,-tà, desempountà; v. —
Déponter, défaire les échafaudages, les
empouns.

despountàdje
chafaudage.
despoupà ; v.
melle,

; sm.

Démolition d'é¬

—

Déshabituer de la

—

ma¬

sevrer.

Svn.

desplasénce

;

sf.

—

Déplaisance. C.

desplasé.

desplastrà ; v. — Déplâtrer,
desplastràdje ; sm. — Déplâtrage,
despléc ; sm. — Dépli.
desplecà, desplecoà; v. — C. desaplecoà, déplisser.
desplegà ; v. — Déplier, déployer,
étaler.

desbesà, desrnamà, destità.
despouplà. — C. despoplà.
despourbedì, desprebedi. — G. desperbedi ■
despourgà (L.) ; v. — Dépouiller le
maïs. Cf. despeloucà; espilhoucà, destaiioucà; s'emploie aussi pour espourgà, pourgà,
enlever l'herbe.

despourgade ; sf. — Action d'arracher
despourguère, mais moins usi¬
té ; au lig. peignée.
despourgadé,-doù,espourgadé; sm.
l'herbe. C.

desplegade

; sf.

—

Action de déplier,

d'étaler.

desplegàdje

; sm.

—

Dépliage, déploie¬

Sarcloir.

—

despourgadé,-re

ment.

desplegadoù,-doure ; adj. — Déplieur,-euse. Vendeur forain de Camelote.
desplesì (L.). — C. desplasé.
desplingà (L.) ; v. — Détacher ce qui
est suspendu, accroché. Cf. despéne.
desplissà. — C. desaplecoà.
desploumà;
v.
—
Faire perdre
l'aplomb; desploumà-s perdre son équili¬
bre ; ; son

bon

sens ;

s'enivrer.

desploumbà ; v. — Déplomber ; s'em¬
ploie aussi pour desploumà.
desplumà ; v. — Déplumer, arracher
les cheveux; despluinà-s, se déplumer; en
style badin, perdre ses cheveux.
desplumàt,-ade. — Déplumé,-e; vidé
au-jeu; décati.
despoblà (Bar.)
blà ; v.

;

et de le vider.
despoubladoÙ,-re ; adj. et s. — Rava¬

-euse.

desplasén,-te

Dépopulation

—

action de ravager un pays

dépiter.

—

;

Dépeupler

despoublà, despu; ravager.

;

adj.

—

Qui est à

despourgà.

despourgadoù, -guedoù, -re ; (L.1 ;
adj. et s. —- Celui, celle qui dépouille le
maïs.

despourguère
sf.
cet

(L.)

;

espourguère;

Action de despourgà;
effet. Cf. despelouquère,

—

la réunion à
espelon quère.

-rouquère.
despouricà (L.) ; v. — Démêler une
bande de poussins ; les séparer de la poulemère, dénicher. Le terme s'étend à toutes
choses qu'il faut démêler, parfois même il
signifie sevrer, séparer les (ils de la mère.
despousà. — C. depousà, mais moins
usité.

despouscà ; v. — Oter la poussière
i (poiisqué), nettoyer. V. desproubà (2).
despoussedà,-di ; v. — Déposséder ;
I despoussedà-s, se déposséder, livrer.

�39?

DESPOUSSESSIOU

despoussessioû ; sf. — Dépossession,
despoutchà. — C. despouchà.
despoutique,-e ; adj. — Despotique,
despoutisme ; sm. —- Despotisme,
desprabà ; v. — Arrêter dans sa crois¬
sance ; diminuer au lieu de grandir, d'aug¬
menter,

desprabacioû ; si'. — Dépravation.
desprabàt,-ade; adj. — Dépravé,-e.
desprè (L.). — C. brespè, en Marensin.
desprebedi. — C. desperbedl.
despreboucà. — C. desperboucà.
desprecià ; v.
Déprécier,
despreciacioû ; sf. — Dépréciation.
despreciadoù,-re ; adj. — Dépréda¬
—

teur,-trice.

despregà ;

v.

—

Retirer

une

prière,

une

demande.

despréne

;

v.

fondre, détacher
—

;

—
Déprendre ; délayer,
desprénes, se déprendre,

despreocupà ou despreoucupà; \.
Dépréoccuper.
després,-e ; adj. — Dépris,-e, détaché,

—

DEStlANJAMÉN

despulhà ; v.— Dépouiller, déshabiller ;
despulhà-s, se dévêtir. Cf. despoulhà.
despulhade ; sf. — Dépouillement,
désliabillement.

despulhadoù,-re. — Spoliateur,-trice ;
dépouilleur.
despulhamén; sm. — Dépouillement,
despulhe ; sf. — Dépouille, butin; vê¬
tements ôtés ; branchage d'un arbre abat¬
in ;
peau d'une bête abattue. V. desserre.
despulhoùgnos (Lav.). •— Dans cette
express. : hè despulhoùgnos, déshabiller un
enfant.

despùn ; sm. — Désappointement,
despuncelà ; v. — Dépuceler,
despuntà ; v. -— Désappointer ; émousser une pointe. Cf.
desapuntà. Y. espuntà.
despurà ; v. — Profaner, violer (Litt.).
despuradoù,-re ; adj. — Profanateur,
-trice.

desputà ; v. — Disputer. V. peleyà.
despute; sf. — Dispute, discussion.
desqualifià,-ficà ; v. — Disqualifier,
desqualificacioû ; sf. — Disqualifica¬

décollé.

tion.

desprigà. — C. desaprigà.
desproubà ; v. — Déprouver.
Si m'at bos proubà, jou que t'ai desprouburèy, si tu veux me le prouver, moi je te.
le déprouverai.
desproubà. — V. desemproubà et den-

desque (lias. Arm.). -— G. désco.
desquét,-o (G.) ; s. — Panier,
desquilh-e ; adj. — Egrené,-e ; au fig.
décavé, qui n'a plus d'argent.
desquilhà ; v. — Déquiller ; abattre,
renverser; égrener le maïs; ôter les châ¬
taignes de leur bogue, etc. ; débiter.
Desquilhà aj rounteries, débiter des men¬
songes ; desquilhà ue pinte, vider, boire une

pouscà.

desproubedi. — G. desperbedl.
desproufiét (As. Os.) ; desproufiéyt
(Or.); desproufit; sm. — Manque à ga¬
gner ; perle ; diminution.
desproufieytà,-fietà,-fità ; v. — Per¬
dre ; ne pas faire faire de progrès.
desproufietàyre,-fitàyre,-e ; adj et s.
Dissipateur,-trice.
desprouméte; v. — Dépromettre; re¬

—

tirer

une

promesse.

Prouméle

ou
desprouméte, entà d'et
qu'ey tout û, promettre où dépromettre,
()our lui c'est la même chose
desproupourcioû ; sf. — Dispropor¬
tion, disparité.
desproupourciounà ; v. — Dispropor¬
.

tionner.

despublà. — C. despoblà.
despùch,
desempùch; dempùch
(Big.) ; depùch (G.) ; prép. et adv.
De¬
puis ; dès l'époque de; après; dans l'inter¬
valle qui s'est écoulé à partir de.
Despùch en-ça, despùch labéts, depuis
lors; despùch de l'abé counegùt, depuis
l'avoir connu; despùch hère, depuis longl"mps ; qu'y soy anàt despùch, j'y suis allé
depuis.
Despùch t'ès acouslade dab gent de coundicioû, depuis que tu fréquentes les person¬
nes

de

(grande) condition. (Despourrin).

bouteille.

desquilhade

;

sf.

—

Action de desqui¬

lhà; choses renversées.

desquilhadé,-re ; adj. — Qui doit être
déquillé,-e, égrené, écalé.
desquilhadoù,-re ; adj.
Qui déquil¬
le, égrène, écale.
desquissà (M').— C. esquissà, déchirer,
desralhà ; v.
Dérailler; déraisonner.
Y. desrayà.
.—

—

desralhade ;
de raisonnement.

sf.

—

Ecart de conduite,

desralhamén ; sm. — Déraillement,
desramboulhà (G.) ; v. — Débrouiller,
démêler. Cf. desmesclà.

desranjà; desrenjà (Big. G.); v. —
Déranger, troubler; desranjà-s, se déran¬
ger; s'enivrer; faire des écarts de conduite.
V. desarranjà.
desranjamén ; sm. — Dérangement,
au propre
et au fig.
Que-b hèy desranjamén, je vous cause du
dérangement, je vous dérange; je vous
gêne, embarrasse; û desranjamén, un dé¬
placement, un voyage, pour affaires; un
désordre ; un trouble physique ; un dévoiement

intestinal ; un

desarranjamén.

écart de conduite. Y.

�DESRAN.TAYRE

DESSÈR BAN

—

398

dessagnà (pron. dessan-nà)

desranjèyre,-e ; adj. — Dérangeur,
importun, trouble-fête,
desrapà ; v. — Déraper,
desrapade ; sf. — Action de déraper.
Cf. desrapàdje.
desrasà ; v. — Déraser. V. arrasà.
desrasamén ;

sm.

—

dessalàdje ;
dessanglà;
dessarrà;
chose du lieu

Dérasement.

—

v.

,

—

serrer.

desratàt,-ade ; adj. et s. — Dératé,-e
(Gall.). V. desméussàt.
desraubà, desarraubà. — C. deraubà

dessasi-s
cer à.

se

dessaside ; sf.

desrayà ; v. — Dérayer ; effacer les
raies; dérailler, sortir du sillon.
desrayade ; sf. — Action de dérayer ;
dérayure.
desreà, esreà; v. — Ereinter, casser
les reins ; desrcà-s, s'éreinter, se harasser,
C. esredà, descaudà.
desredà.
desreglà; v. — Dérégler; desreglà-s,
s.1
dérégler.
desreglamén ; sm. — Dérèglement,
desreglàt; adj. — Déréglé,-e.
desrengà; v. — Déranger, tirer de son
rang. V. desranjà, desarrmgà.
desrengamén ; sm. — Dérangement,
—

desresounà.

—

Desserrement,

—

sm.

—

Desserrage,

de

se

sm.

—

serru-

Action de des¬

dessesi ; v. — Dessaisir;
dessaisir, se défaire de, renon¬

dessasì,

dérivés.

une

où elle avait été mise,

dessarramén;

Oui dérai¬

sonne.

el

Desserrer; retirer

—

sur

dessarralhà ; v. — Enlever une
re ; la démolir ; secouer une porte.

—

desrasounàyre,-e ; ad,j.

—

—

dessarràdje;

—

ment.

v.

Sai¬

—

son sang,

Dessalement,
Dessangler,

sm.
v.

dessarrade; sf.

Déraison,
Déraisonner,
desrasounamén ; sm.
Déraisonne¬

desrasoû; sf.
desrasounà;

; v.

blanc; dessagnà-s, perdre
dessalà ; v. — Dessaler,

gner à

-eitse;

Dcsaisissement, action

—

dessaisir; dessaisine. On dit aussi des-

sasimén.

dessasounà ;

v.

dessaumanà

(Lav.),

I

manà.

!

—

dessé

(G.)

:

—

Dessaisonner.

C. desensau-

—

desséy (Al. L. G.-M.)

; sm.

Soir, soirée. Cf. sé.
dessecà; v. — Dessécher; dessccà-s,

dessécher ;

se

maigrir.

dessecamén ;
assèchement.

sm.

—

Dessèchement;

dessecàn,-te, dessecàyre,-e ; adj. —
Desséchant,-te.
dessedà ; v.
Dessoler (t. de vétéri¬
naire)
dessemblà.
C. desassemblà, diviser.
dessemblàble,-e ; adj. — Dissembla—

.

C. desrasounà.

—

desrollamén, desroullamén

; sm.

--

Déroulement.

desroullà ;

v.

desrountà.

desrui ;

v.

—

—■

ble.

j

Dérouler,

dessemblàn,-te

V. derrountà.

—

Ruiner, abattre, détruire,
;

adj.

—

dessensè ;
bon sens.

i

—

,idj.

Qui écorce.
dessabà ; v. — Se dit des végétaux
lorsqu'est suspendue la circulation de la

Ì

dessaboù ;

s. — Manque de saveur.
dessabourà,-burà ; v.
Affadir;
—

saveur.

dessacà ;

v.

—

dessacade ; sf.
dessadoulà-s

dessus,

Dessaquer,
—

; v.

—

Se

les scellés.

; v.

—

Desceller;

desseràdo
rompre

Manque de

sens,

de

sus.

desserà ; v.

dessaouler ; vider son estomac.

dessagelà,-tà

—

dessèr(t) ; sm. — Dessert; mot entré
depuis peu dans l'usage,

Action de dessaquer.

(Arm, et Big.)

sm.

n'a

—

sève.

ôler la

Dissemblable,

Dissemblance,

dessentit,-ide (As.); adj. el s. — Qui
aucun sentiment; endurci,-e.
desseparà ; v. — Séparer, diviser, desseparà-s, se séparer.
desseparacioû ; sf. — Séparation,
desseparamén ; sm. — Action de sé¬
parer ; séparation.
dessér (G.) ; adv. — Dessus, sur. Cf.

l'écorce enlevée.

;

—

dessenseàt,-siàt,-ade; adj. et s. —
Insensé,-e, dénué de sens, maboul. V. biiriàt, destemblàt.

'

desruit,-uide ; adj. — Détruit,e ; ruiné,
démoli ; au fig. ruiné de santé,
desruscà (Arm.) ; v.
Ecorcer.
desruscàdo ; sf. — Action d'écorcer;

—

senseài.

Qui ruine, qui

détruit.

desruscàyre,-o

adj.

dessenà; v. — Faire perdre les sens,
dessenàt, dessensàt,-ade. — C. des-

démolir ; desrul-s, tomber en ruines.

desruidoù,-re

;

dessemblance ; sf.

j

j

sf.

—

ou

Desseller,

mieux deseràdo

Soirée, veillée. V. dessé.
desserbàn ; sm. — Desservant.
—

(Arm)

;

�DESSBRBÍ

399
desserbi ;

;

dessoustrà ;
soùstre.

Desservice ; ce qui
mauvais office ;
préjudice. Employé aussi au sens de service,
dessèrre (Arm.). — C. deshèire.
dessèse (L.). — C. deshà.

dessurjà ; v.
la laine du suint

Desservir

v.—

;

ôter les plats

nuire.

desserbìci ;

est

contraire

dessesi.
dessé-u

sm.

C. dessasi.

—

(G.); dessoù

traction de dessus

desséy.

lou,

;

sur

adv. — Con¬
le. V. dessus.

V. dessè.
Dessein.
machàns dessîs, avoir de mauvais

dessî ;

—

sm.

vertures

—

Abé
desseins.

dessî ; sm.
dessimulà ;

v.

Dissimulation.

—

dessimulàt,-ade, dessimulàyre,-e
adj. et s. — Dissimulateur,-trice.
dessinà ; v.

;

Dessiner.

■—

dessinatoù,-re ; s.— Dessinateur,-trice.
dessoejà ; v. — Enlever la suie (soéje).
dessoejade ; sf. — Action d'enlever de

una

—

dessoubi

(Lav.)

la

dessoubié,-ne

;

dessoubido

; sf. — Oubli,
Biner ; labourer une
terre qu'on a dcchaumée; rompre les bil¬
ions d'un labour; dans le G., faire le se¬
cond labour, après l'arroàmpe.
dessoucà ; v.
Dessoucher, arracher
les souches ; faire éclater une tige au ras de
la souche ; dessoucà-s, au lig. s'affaiblir,
perdre de sa vigueur.
dessoucade ; sf. — Dessouchemenl. On

(Lav.)
—

dessoucàdje.

dessoucià-s ; v. — Se dessoueicr ; lomber dans l'insouciance.
dessoucinà

(G. et L.)

v.

;

—

Oter le

souci.

dessoudé ;

v.

—

dessoudade ; sf.
—

Dessouder.

dessou.dàdje

;

Dessoudure.

dessoufrà ;
dessoulà ;

\.
v.

soule

Dessoufrer,

—

Dessoler,

—

sole, I. d'agriculture.
dessoularà,-lerà

; sm.

rompre

la

v.

—

Enlever

le

(plancher).

dessoulidà-s ;

de, perdre de

sa

v.

—

Cesser d'être soli¬

solidité.

dessoulidarisà-s ;

v.

—

Cesser d'être

solidaires.

sur

V.

sus.

les loits. On entend aussi en B.
dessòu, dessous, sur le, sur

ches.

destacadé,-re,-dis,-se
I

;

adj.

—

Qui

peut se d:'tacher.
j

■

destacàdje

; sm.

destacamén ;

Détachage.

—

sm.

—

Détachement

:

désintéressement; action d'enlever les ta¬
ches.

destacàn,-te
destachetà ;

adj.

;

v.

—

—

Détachant,-e.
Oter

les

lâches

(clous).
destàgne ; v. — Rompre les relations,
de parenté.
destalà, destallà; v. — Détaler; em¬
ployé aussi pour dételer, vers Orthez : des¬
talà las baques, dételer les vaches,
destalentà ;

—

C. destelaracà.

Faire passer l'envie
(talén) de quelque chose ; contenter ; satis¬
faire, apaiser; destalentà-s, se satisfaire; se
détacher de ce qu'on aimait.
destaloà, estaloà; \. —: Oter le talon ;
blesser au talon ; desMoà-s, se blesser au
v.

—

talon.

dessoulùt,-ude ; adj. et s. — Aventu¬
qui est un objet de peine pour
l'entourage; dissolu-e ; glouton, avide,

Coureuse ;

goulu.

lade.

reux,-euse ;

sur mer.

contraction

destalaracà.
;

aller

dessuscià (Lav.) ; v. — Mettre eu
! souci.
dessusciàt,-àdo (Lav.); adj. et s. —
Nonchalant,-e, sans-souci.
destacà; v. — Détacher; rompre l'atta¬
che ; destacà-s, se détacher, abandonner.
destacà; v. - Détacher; ôter les ta¬

—

dit aussi

ha lou dessùs,

les.

; v.—

desbrembà, des-

soubl-s, dessoubiéne-s.
dessoucà ; v.

dessùs mar,

leyts.

V. dessé-u.

Oublier ; se dessouvenir. V.

lit ;

Dessus se contracte parfois devant l'art.
lou: dessù-ou cap, sur la tête; dessù-ous

la suie ; ramonage.

dessòu.

le ciel de

ou

partie du ténor; pujà dessùs,
monter à l'étage ; de la part de dessùs, du
côté du Sud ; Diu gu'ey au dessùs de tout,
Dieu est au-dessus de tout ; qu'en èy per
dessùs lou cap, j'en ai par dessus la tête;
aqulu dessus, salùt, là-dessus, salut; Vàcte
aci-dessùs, l'acte ci-dessus; càde de dessùs
l'escale, tomber de dessus l'échelle; en
aquéres en dessus, sur ces entrefaites.
Dessùs s'emploie aussi avec un régime :

Dissimuler,

—

dessimulacioû ; sf.

—

chanter la

Dessin,

—

Enlever la litière, le

_

Dessuinter, débarrasser
(surje).
dessùs ; adv. prép. et sm. — Dessus;
partie supérieure; surface; t. de musique:
ténor, soprano ; désigne également le Sud ;
l'étage au-dessus du rez-de-chaussée.
.letà-u-se dessùs, lui tomber dessus ; qu'ai
èy ioul dessùs, tout ce qui m'appartient
est sur moi ; hicà lou pè dessùs, mettre le
pied dessus; lou dessùs doit Ihèyt, les cou¬

—

service ;

au

v.

DESTALOADE

—

destaloade, estaloade ; adj. et sf. —
péripatéticienne. Cf. desgansou-

�D EST AMA

—

400

DÉSTÉNELHÀ

destamà, deaestamà; v.— Oter l'éta; au fig. se ternir, se flétrir ; desestamà-s, au fig. se défraîchir, en style badin.
destampà (H.-Big.); v. — Démolir un
tnmpàs (cloison).
destanà,-noucà (G. et L.) ; v. — Dé¬
pouiller l'épi de maïs de sa gangue (tanòc).
V. espeloucà.
destanadé,-re ; s. — Action de dépouil¬
mure

ler le maïs.

destançà ; v. — Dissuader, détourner.
destanoucà,-gà ; v. — Oter l'écale;
écarteler des noix ; en Astarac, cueillir les
épis de maïs sur le pied. En Bar. c. espe¬
loucà.

destapà, destapoà;
ôter les

destapià ;
ber la

v.

—

Déboucher;

tapoùs, tampons.
v.

—

Oter la fàpie, faire tom¬

maçonnerie.

destapissà

Détapisser,

—

se mettre en retard.
destardagnà, destargagnà (G, etL.j ;
v.
Enlever les toiles d'araignée ; destardagnà-s; au fig. s'éveiller, ouvrir les yeux,

s'attarder,
—-

débarbouiller

au

réveil. On dit

sur

le ton

badin, quand le ciel s'est éclairci : lou cèu
que s'ey destardagnàt. V. destelaracà.

destardagnadé,-gagnadé ; sm. —
long manche pour ôter les toiles

Balai à

d'araignée.
destarioulà

(L.)

;

v.

Désorienter,

—

étourdir, éblouir ; destarioulà-s, perdre la
tête, ne savoir que faire, que penser. V.
esbarià, descatabà, destemblà.
destarlacà, estarlacà, destarlacade, destardagnade. — V. destelaracà et
dérivés.

destarroucà,
estarroucà ; v. —
Emotter, briser les mottes de terre ; au lig.
abattre, mater.
destarroucade ; sf. — Action d'émolter ; coup

violent

sur

destarroucadé ;

destecadé ;

sm. — Atelier d'écossage.
destéche, destiéche; v. — Détisser;

au

fig. décliner, vieillir, défaire une con¬

vention, faire de mauvaises affaires après
avoir

prospéré.

Mau ba de téche si eau au darrè destéche,
mal va de tisser s'il faut ensuite détisser

(dic.)

Vòmi

;

destéch (ou

que

que-s

destéch),

l'homme décline.

destecoà ;

destoucoà (M' Big.)

; v.

—

Enlever, désagréger la terre en mottes ; en¬
lever la neige accumulée, lassée sous les
chaussures. Y. tecoû. Au fig. débrouiller un

destarroucàdje ;
—

Emoltoir,

—

sm.

mas-

-—

Emottage.

Détartrer,

destartrade; st.: destartràdje;

sm.

Détartrage.
destaupà, destaupià; v. — Oter les
taupes; détruire les taupinières.
destaupî ; v. — Délayer, préparer la ter¬
re
qui formera le sol de l'aire,

—.

destaxà ; v. — Détaxer,
destaxe ; sf. — Détaxe,
destecà ; v. — Ecosser

;

au

fig. bien

Destecà pla tout, bien expliquer lou). On
dit d'un bon orateur: que lus desteque, il

s'exprime clairement

; aço,

Syn. esgrilhà (L.).

tôt destintà.

destehecà ;

v. — Guérir d'une mau¬
(tehéc).
destelaracà, esteleracà; v. — Enle¬
ver
les toiles d'araignée (telaraques) ; par
anal, tout autre nettoyage ou appropriation
ne
comportant pas une besogne pénible ;
une frottée. Le terme prend le plus souvent,
au
lig. un sens badin : destelaracà-s lous
oélhs, se frotter les yeux pour y mieux
voir; recébe ue deslclaracade, recevoir une
frottée. Cf. destardxignà.
Im maysoû qu'a besoùgn d'ue estelaracade, la maison a besoin d'être nettoyée (au
fig. peut se prendre en mauvaise part) ;
qu'on caleré destelaracà las idées, il faudrait
lui débrouiller les idées (qu'il n'a pas net¬

vaise

loux

tes).
destelaracade ; sf.

laracà;

une

—

Action de deste¬

peignée.

v. — T. de tisserand ; ôter
(tendeurs).
destemblà,-plà ; v. — (Vient de témble, tempe). Tourner la tête de quelqu'un,
le désorienter, le troubler; destemblà-s, per¬
dre la tête, s'égarer. V. destarioulà.
destemblàt,-ade ; adj. et s. — Qui a
l'esprit dérangé; détraqué,-e. V. dessenseàt.
destén, d'estén (G.) ; adv.
Dès ce
moment, dès lors, à cet instant.
destendà,-de ; v. — Défaire la lente,
enlever la toile, la bâche.

les tembles

—

desténde.
desténe ; v.

—

expliquer, détailler.

cà!, ceci est bien détaillé.

destecoadé, destoucoadé; sm. —
Corps dur et en saillie, sorte de gratte-pieds,
avec lequel on peut se destecoà.
destégne ; v. — Déteindre. On dit plu¬

destemblà ;

la tête
sm.

sette.

destartrà ; v.

la mort.

travail.

; v.

destàr ; sm. — Pour retàr, dans les L.
destardà (L.) ; v. — Tarder ; destardà-s,

se

destecade ; sf. — Ecossage ; au iig. ex¬
plication. S'emploie également pour volée
de coups, de laloclies. V. téque.
destecadé,-re ; adj. — Qui esl propre à
être écossé ; mûr; au lig. qui est à l'âge de

qu'ey pia deste¬

qui

a

C. d esté ne.
—

en

Détendre

;

Arm.
ramasser ce

été étendu: le foin, la lessive, clc.

desténe-s

(Arm.);

v.

—

S'éteindre,

mourir.

destenelhà ;
étendu
etc.

au

Ramasser ce qui est
v.
soleil, à l'air: le foin, la lessive,

�m

DESTÉNTE

desténte ; sf.

Détente.

—

destepà, destepoà (Arm.)
gazonner, défricher.
desteralacà.

; v.

destinade ; sf.
destinatàri,-e

Dé-

—

destermenà,-mià ; v. — Mettre liors
bornes, excéder, troubler, tourmenter,
vexer ; exterminer, détruire ; destermanà-s,
se perdre, devenir fou; se
tourmenter; se

des

au

travail.

destermenàt,-miàt,-ade ; adj. et s. —
bornes, des limites; déréglé,-e;

Mis hors des

tourmenté, violent, excédé.
destermià ; v. — Déterminer, limiter.
C. destermenà.

desterrà ;
terre

v.

Déterrer

—

;

enlever la

surplus ; s'emploie aussi pour de¬
senterrà (exhumer).
desterràdje ; sm. — Déterrage.
desterrassà.
Fréq. augm. de des¬
en

—

terrà.

s.

Destina¬

—

—

se

distinguer.
destingàt,-ade

gué,-e; distinct.
destingo (G.)
destintà ; v.

adj. et

;

s.—

Distin¬

— Distinction,
Déteindre ; destintà-s,

; sm.
—

perdre la couleur.
destintàdje, destintamén

;

sm.

—

ou

les

Action de déteindre, de se déteindre.

destirandà,-tà ;
tirants, les entraits.
destità

(Bay. L.)

v.

; v.

—

—

Oter le

Sevrer. V. des-

poupà.
destitrà ;

v. — Détitrer,
destituí,-à ; v.
Destituer,
destitucioû; sf. — Destitution,
—

desterràyre,-e
-euse

adj. et

destinelà, destounelà ; v.
Décuver,
destinelàdje ; sm. — Décuvaison.
destingà ; v. — Distinguer ; destingà-s,

racà.

tuer

Destinée.

—

;

taire.

Métathèse de desteta-

—

DESTOURNAMÉN

—

adj.

;

Déterreur,

—

terrassier.

;

destòr ;

desterritourià ;

v.

—

Chasser du terri¬

toire, bannir (vieux).
destèrrou

(Lav.)

destestà ;

v.

mer.

V.

v.

desteulà-s ;

; sm.

—

—

de

Se dit plaisamment

quelqu'un qui perd ses cheveux.
desteulàt,-ade ; adj. — Au fig. celui,
celle qui n'a pas toute sa raison,
qui a « un
grain ». On dit aussi en fr. pop. : il lui
manque une tuile.
sm. — Destin. V. hat.
destillà ; v. — Distiller,
destillacioû ; sf. — Distillation,

destillarie, distelerie; sf.

—

Distille¬

destimbourlà, destimburlà; v.
Détraquer, déranger, troubler, démonter ;

—

se

troubler,

destimbourlade

;

sf.

se

démonter. V.

Bêtise,

—

de folie.
sm.

destimbourlàt,-ade
; «

coup

Détraque¬

—

;

adj. et

maboul

».

s.

—

Dé¬

Cf. destem-

blùt.

destimbourlàyre,-e ;

—

Qui détra¬

turbulent.
destimbrà ;

v. — Oter le timbre.
Destimbrà lou titre, rendre un titre nul
par l'enlèvement du timbre.

destimbràt,-ade

;

destinà ;
destiner à.

v.

—

destinacioû ; sf.

adj.

—

Au fig. to¬

Destiner ; destinà-s,
—

le droit chemin.
v.

—

Séparer deux choses

qui

se touchent.
Destoucà lous pas
pains au four.

destounà ;

v.

au

—

hour, séparer les

Détonner

;

sortir du

ton.
sm.

—

Détour. V. bire-pléc,

Ha tours e destoùrs, aller de tout côté ;
tergiverser.
destoùrb, destoùrbe. — C. destorb;
dans les Landes, malheur, catastrophe.
destourbà ; v. — Troubler, déranger,
distraire d'une occupation; dénatter, détor¬

tiller.

destourbadoù,-re ; adj. — Qui trou¬
; turbulent,-e.
destourelà ; v.
Détordre, dérouler
un
lien entourant quelque chose ou bien
un paquet de cordages. V. tòrclou.
destourcude,-ssude ; sf. — Détorsion,

ble, qui dérange

distorsion ; foulure d'un membre.

destournà ;

s.

que,

qué,-e.

sur

destoucà ;

—

destimbourlàdje ;
ment.

traqué,-e, écervelé

v. — Détordre ; diminuer la
dévier.
Goardà-s de destòrse, se garder de dévier,

birade.

rie.

destemblà.

destòrse ;

destoùr ;

destî ;

destimbourla-s,

—

torsion ;
rester

Oter les tuiles,

—

v.

; sm.

Trouble, embarras.

— Fouille,
Etêter, décapiter, écidescapi-tà, esbecà, essoumà.

desteulà ;

— Dégel,
(As.); destoùrb,-be

sm.

destorb

Destination.

se

Renverser, jeter bas ;
destournà-s, se renver¬
ser, tomber de côté ou à la renverse ; s'écar¬
ter, prendre une autre voie.
destournade ; sf.
La masse d'un
chargement renversé; contenu d'un sac,
d'un panier qu'on a vidés sur le sol.
destournadé,-re ; adj. et s.— Qui peut
être détourné,-é ; renversé ; renversable.
destournamén ; sm. — Renversement :
v.

détourner, écarter

—

;

détournement.

26

�DESTOURNIU

destournìu,-ibe
facile à

402

DESTRUIDE

—

adj.

;

—

destourrà ;

v.

destourrà-s,

Contrainte (vieux)

-—

;

détresse.

Dégeler ; cesser de ge¬
dégeler, se dégourdir,
destourrade ; sf.
Dégel. Cf. destòr.
destourroucà (M'). — V. destarroucà.
destoùrs (As.) ; sm. — Revers, mal¬

ler ;

destrésse ; sf.

Renversable;

renverser.
—

se

en

destrét; sm. — Contrainte, violence;
Aspe, convulsions d'un moribond. V.

estrétes.

—

heur.

destourti-

destourseligà, -teligà ;
lhoà ; v. — Détortiller.
destourssude ; si.

—

Détorsion

;

dé¬

tour, contour brusque.

destourtà,-ti

;

v.

—

Redresser

ce

qui

est tortu.

destrabà.

—

C. desdrabà.

v. — Détra¬
déranger, démonter; destracù-s, se dé¬
traquer, perdre la raison.
destracàdje, destracamén ; sm. —
Action de détraquer; détraquement.
destraleyà ; v. — Travailler avec la desíràu.; par ext. abîmer, casser. V. destraubià.
destralhà (Lav.). v. — Enlever les

destracà, destraquetà ;

quer,

tràlhos, liens.
destramà ; v. — Défaire la trame ; au
fig. voir une chose dans les détails.
destramalhà; v. — Défaire ce qui est
tissé en filet; débrouiller un peloton de
fil, un écheveau, une affaire; destramalhà-s,
se tirer d'un mauvais pas, d'une affaire em¬
brouillée. V. tramàlh. Cf. desatramalhà.

destramalhàdje

Action, de
détisser, de débrouiller. V. desendrabalhà.
destrantalhà (G.). — C. destracà.
destrapade ; sf. — Surprise; dérobée.
Syn. atrap.
destrapì, destraupi (G. et L.) ; v. —
Soulever, remuer ce qui a été foulé, piétiné,
pilonné.
destràu ; sf. — Hache, cognée du bû¬
cheron. V. piole, pique. On dit aussi destràuc et même par métathèsc dreslàu.
destraubià (L.) ; v. — Rouleverser,
troubler. V. destraleyà et destourbà.
destraubiè ; sm. — Désordre, pêle;

sm.

—

mêle, bouleversement.

destrégne ; v. — Contraindre, obliger,
destréje ; v. — Soustraire, distraire.
destremà, estremà; v. — Mettre de
côté, en réserve.

destrempà ; v. — Détremper ; destremse détremper, se mouiller copieuse¬
ment ; perdre la trempe.
destrémpe, destrempade ; sf. — Dé¬
trempe ; au fig. volée de coups.
Qu'a rccebùt ue bonne destrémpe, il a

pà-s,

reçu une

bonne correction.

destrenà ;

v.

Défaire

—

une

tresse ;

dénatter. V. destriscà.

destribuà,-buì ; v. — Distribuer, ré¬
partir.
destribuadoù,-butoù,-re ; adj.— Dis¬
tributeur,-trice.
destribucioû ; sf. — Distribution; vo¬
lée de coups.

destric ;

sm.

Urgence,

—

—

Action de dénatler.

travail

destrigà ; v. — Distraire, détourner
d'une action ; destrigà-s, abandonner mo¬
mentanément une action.
Nou l'anét pas destrigà, n'allez pas le
distraire, lui faire perdre son temps; que-m
soy deslrigàt dou me camî, je me suis dé¬
tourné de mon chemin.
destrigà; v.— Presser, hâter la vitesse;
destrigà-s, se presser, se dépêcher. Peut si¬
gnifier aussi le contraire: aller lentement,
s'attarder, lambiner.
Que-ns abém à destrigà, nous devons
nous
presser; aném, destrigàt-be! Allons,
hâtez-vous I Que-s souri dustrigàts en camî,
ils

se

sont

attardés

le chemin.

sur

destrigade ; sf.
de distraire ;

Action de détourner,
temps de distraction au milieu

d'une action.

destriscà ;
brins

v.

Défaire

—

croisés, tressés

; par

un

travail de

anal, débrouiller.

V. destrenà.

destroublà ;
destroùble ;

v.

Troubler, distraire,
Trouble, désunion;

—

sm.

—

incident fâcheux.
destroucà

(G.-M.) ; v. — Action de dé¬
agglomérées,
destroumpà ; v. — Détromper.
destroùmpe,-pamén ; sm. — Détrom-

tacher les huîtres

pement.
destrounà ; v. — Détrôner,
destrounamén ; sm. — Détrônement.
destrouncà.
C. estrouncà.
destroussà ; v. — Détrousser, dépaque¬
ter, démaillotter ; destroussà-s, se détrous¬
—

désenvelopper.
destroussàyre,-e

ser, se

;

adj. et

s.

—

Dé¬

trousseur, -euse.

destrousse; sf. — Ce qui reste d'un
gibier dépouillé ; branchage d'un arbre dé¬
pouillé. V. dessèrre.
destrousserà ;

v.

destruccioû; sf.

—
—

Démailloter.
Destruction.

Cf.

destruide.

destructoù,-re

;

adj.

—

Destructeur,

-trice.

destruí, destrusì ; v. — Détruire ; des¬
truís, se détruire, se suicider.
destruide,-side ; sf.
Destruclion. Cf.
—

destrenade ; sf.

cas,

pressant.

destruccioû.

�DESTRUPADE

403

destrupade (à la)

loc. adv.

;

—

Sou¬

dainement.

desturbà.

C. destourbà.

—

desturmenà.

—

C. destermenà, excé¬

der.

desturrà

(G.)

; v.

—

Emotter ; briser les

tùrros.

desturroucà

(Arm.)

;

v.

Plumer

—

destutà.

—

C.

desentutà, sortir de !a

lanière.

destutoà, destuterà ; v. — Oter, cas¬
le tutoù (goulot).
desuit (Lav.) ; sm.— Causerie, entre¬

ser

tien.

désuni; v. — Désunir, séparer, disjoin¬
dre; faire cesser l'état de ce qui est lisse
uni ; desusnl-s, se séparer.
U camí desunit, un chemin raboteux ;
taules desunides, planches disjointes.
desunide, desunioû; sf. — Désunion,
désaccord, séparation, discorde.
dét, dére, déts, ou mieux d'et, d'ère,
d'ets, d'ères; art. — Du, de la, d"s,
d'elles en M' et dans des parties des vallées.
V. à l'art, ét, ère.
detàlh ; sm. — Détail,
detalhà ; v. — Détailler.
detalhàn,-te ; adj. — Détaillant,-e.
deté (Lav. B.-L.). — Forme de deténgue.
detencioû ; sf. — Détention,
deténgue (Big. G.) ; detié ; detiéngue, detiéne (B.) ; deteni;
detine
(Bay. L.) ; v. — Détenir, retenir,
detenimén ; sm. — Détention.
detentoù,-re ; adj.
Détenteur,-trice.
deteriourà ; v. — Détériorer.
deteriouràble,-e ; adj. — Qui peut se
—

détériorer.

deteriouracioû ; sf.

Détérioration

—

determinà; v. — Déterminer, décider,
résoudre ; determinà-s, se déterminer, se dé¬
cider à.

determinacioû ; sf.

determinàn,-te;
nant,^.
detestà ;

v.

Détester

—

Détermination.

—

adj.
;

—

Détermi¬

detestà-s,

se

dé¬

tester.

detestablamén ;

adv.

—

Détestable-

mont..

detestàble,-e

;

adj.

detestacioû ; sf.
deti (Lav.). — C.

—

—

Détestable,

Détestation.

deténgue. V. deté.
— V.
deténgue.

detié,-ne,-iéngue.

de-tire; adv. — Tout de suite, aussitôt,
vite, à l'instant même.
Parti de-tire, partir sur l'heure; haut! detirel hop! et vite!
qu'ou, recouncgoà detire, il le reconnut aussitôt.

DIABLE

de-tras ; adv. et prép. — Contre, à
côté, le long de, tout près, derrière.
Qu'ey de-tras la porte, il est à côté de la
porte, contre la porte. Loc. de tris e de tras,
de bric et de broc, de çà, de là, de tous côtés
et par tous les moyens: que
s'ul a amas¬
sât de tris c de tras, il l'a eu par tous les
moyens; il l'a amassé par ci, par là, de bric
et

de

broc.

travers ;

(d'uprès Nouions).

—

tras,

en
travers.

S'emploie quelquefois pour en
passa l'arria, qu'y cadoù depassant le ruisseau il y tomba en
en

detrimén ; sm.— Détriment, dommage,
dèts ; dèt (Big. et G.) ; adj. n. — Dix.

Qu'èren oéyt ou dèts, ils étaient huit ou
dix; lou dèts dou més, le dix de ce mois,
detsà.
Forme de deshà, défaire,
dètsàu ; s. des 2 g. — Dixième.
Lou dètsaà gouyàt, la dètsàu gouyàte, le
dixième jeune homme, la dixième jeune
fille. On dit aussi, mais à tort dètsième.
déu, dèu, dòu, dou ; art. contracté.
Du, de la, de celui, de le; déu est employé
surtout à l'Est du Béarn, en Arm. et en
Big.; dèu, à l'E. du Vic-Bilh ; dòu, à Pau
et vers le Sud du Béarn ; dou, en V.-B. tt
vers les Landes, en Montanerez ;
pl. déus,
—

—

dous.

Qu'èm dou coustàt de Mountanè, nous
de la région de Montaner ; lou pas
déu chibùu, le pas du cheval.
déu-més (Arni.) ; art. — De plus, pour
jamais.
déute ; sm. — Dette.
Loc. adv. : ha déute-pague, payer comp¬
sommes

tant.

deyesti (B.-L.)

; v.

—

Digérer. Cf. de-

bèrse.

Que deyestigoùri nuds de guinsalhs trempàts ena pout, il digérerait des nœuds de
corde en poil de vache trempés dans la
bouillie, comme en fr. il digérerait des
pierres.
deyterà (M4) ; v. — Pleurer un mort
avec

des lamentations.

Syn. auroustà, rencurà.
deytouradoure ; sf. — Pleureuse fu¬
nèbre.
Cf.
auroustàyre, rencuràyre. A
cause de la
suppression de la fonction, les
termes n'ont plus qu'un sens analogique.
diablamén, diablemén ; adv. — Dia¬
blement, excessivement.
diablàs,-se ; s. — Augm. de diable,
mais sans nuance péjor.
diàble; sm. — Diable (corrupt. diàntre,
diàstre, diàtche) ; méchant, turbulent ; ou¬
til, machine utilisée dans différents métiers ;
sorte de

Da-s

véhicule.

diàble, se donner au diable ;
û diàble desdrabàt, il est com¬
me
un
diable déchaîné ; acò bau pas lou
diàble, cela ne vaut pas cher ; abé lou dià¬
ble à la pèt, au cos, avoir le diable à la peau,
au corps ; tirà lou diable per la coude, tirer

qu'ey

au

coum

le diable par

la

queue; au

diable siel

au

�DÌABLÈ

404

DlDJAUS

—

diable soit ! bèii Vau diàble!
minjà dius e cagà diàbles, se dit d'un méchant dévot ; quoan serén lous mile diables, quand les diables
seraient mille ; que lou diàble é-u s'en
porte, é-u s'en carréje; e s'ou hàlil (L.),
que le diable l'emporte ! Lou diàble nou s'y
ey pas bis, le diable n'y a rien vu (dans
cette affaire compliquée) ; qu'ey lou diàble
à couhe'ssà, c'est chose très malaisée, pleine
de difficultés ; nou bau pas las cornes dou
diàble, cela ne vaut pas grand chose, rien ;
û ahà de diàble, une drôle d'affaire; camî
dou diàble, chemin mauvais, impraticable;
abé lou diàble à la poche, n'avoir pas le
sou; aço qu'ey lou diàbleI Voici qui est as¬
sez inattendu ! Diàble hòul Peste ! Diable !
exel ; qu'ey û petit diable, c'est un petit po¬
lisson, un turbulent; û diable salât, un ter¬
rible polisson.
Dim.
diablét,-blòt,-bloulòt,-bloutét,
diàble
va au

hay!

au

diable ! juron ;

—

diaboulét,-lòt.
sm. — Turbulence, état de ner¬
(en parlant surtout d'un enfant) ;

diablè ;
vosité
ruse.

diablè, avoir le diable au corps,
diablère ; sf. — Diablerie ; chose drôle ;
Abé lou

; la bande du diable.
diablerie ; sf. — Diablerie ; sortilège ;
chose difficile à expliquer, à comprendre.
Tout acò que soun diableries dou diàble,
tout cela se sont diableries du diable.

possession du diable

diablésse; sf. — Diablesse; mégère;
dévergondée ; femme qui a « le diable au
corps »,
D'une

effrontée.
femme

dit

on

aussi,

en

em¬

ployant le masc. : aquére qu'ey û diàble.
diablòt,-e ; s. -— Petit diable, petite
dégourdie.
diabloutalhe,-tère,-terie ; sf. — Les
diables, tas de petits diables ; la marmaille.
diablouterie ; sf. — Petite diablerie,
acte de diablòt ; les petits diables.
diabloutòt,-e. — Dim. de diablòt,-e.
diaboulic,-que ; adj. — Diabolique,
diaboulicamén ; adv. — Diabolique¬
ment.

diacouilàt; sm. — Diaconat,
diàcre, diàgue, diàque; sm.

dibertî.

—

Dia¬

diadème;

sm.

—

Diadème,

dialogue ;
dialougà ;

Dialogue,
Dialoguer, discuter,
diamàn ; sm. — Diamant,
diamanti; sm. — Diamantin.
diamètre; sm. •— Diamètre,
diane ; sf. — Employé dans l'expres¬
sion : da la diane.,, donner une correction
sm.

v.

-—

—

Diaire, d'un jour.
adj. — Divers,-e.
dibèrsamén ; adv. — Diversement.
sm.

dibèrs,-e

;

—

—

Diversion,
Diversité,

V. debertî et dérivés,

—

diués (G.) ; sm. — Vendredi,
dibî; dibìn, diuin,-e; adj. — Divin,-e.
dibinamén ; adv.

-— Divinement,
dibillàu; adj. des 2 g. — Divin,-e.
dibinisà ; v. -— Diviniser,
dibisà ; v.— Diviser. On dit aussi debisà.
dibisàble,-e ; adj. — Divisible,
dibisioû ; sf. — Division,
dibisiounàri ; sm. — Divisionnaire,
dibit ; sm. — Bruit, nouvelle, dire,
dibòrce ; sm. — Divorce,
dibourçà ; v. — Divorcer,
diccioû ; sf. — Diction ; expression,
dicciounàri ; sm. — Dictionnaire,
dic-dac ; loc. — Coup de la fin ; pour
terminer; dans la formule suivante d'un
jeu d'enfants : Une, midune, mitréne, miclàu; sancéte, pourréte, castère, chibàu;
béyre, séyre, madame lichère ; flic-flac,

tout dic-dac.

Que y a hèyt û dic-dac, il y a mis le point
final, il a terminé.
dicernà,-ni ; v. — Discerner, juger,

dichàpte.

—

Forme de dissàtte en divers

lieux.

dichoûs,
menditchoûs;
digoûs,
mendigoûs (Lav.) ; sm. pl. — Cancans,
dicernà ; v.

—

dicernamén ;

Discerner,
Discernement,

sm.

—

diciplinà ; v. — Discipliner; diciplinà-s,
se discipliner ; se donner la discipline.
diciplinàri ; adj. des 2 g. — Discipli¬
naire.

diciplinarimén,-nariamén ; adv.

—

Disciplinairement.
dicipline ; sf. — Discipline; correction,
flagellation; fouet,
dictà ; v.

—

dictade ; sf.

Dicter,
Dictée,
— Dictum, dispositif d'une
—

dictât; sm.
(t. de loi).

sentence

sm.

—

Diclateur.

dictàyre,-e; adj. et
dictoû ; sm.

dialectàu ; adj. des 2 g. — Dialeclal,-e.
dialècte ; sm. — Dialecte. V. parlà.

—

dibés ;

dictatoù ;

cre.

manuelle.
diàri ;

dibersioû ; sf.
dibersitàt ; sf.

—

s.

—

Qui dicte,

Dicton.

Syn. dise.
didade.

—

C. ditade.

didàu ; ditàu (As. et O. des L.) ; sm. Dé à coudre ; cupule ; digilale, appelée aussi
didàu de brouche.

didale ; sf.

—

Dé à coudre

;

cupule de

gland; digitale (plante). V. didàu.
dide.

—

Forme de dise. V. le

premier

article, à D.

didjà; dijà (Big. et G.). — C. déjà.
didjàus, dijàu, dijàus; sm. — Jeudi.
La semmane dous 3 didjàus, c'est-à-dire
jamais ; didjàus larde, jeudi précédant le
Mardi Gras; didjàus San, Jeudi Saint.

�DIDZEJA

405

didzejà (L.)
die ; sm.

; v.

Voleter

—

en

zigzags,

Jour.
Die per die, jour par jour; bile per die,
vie au jour le jour ; l'aute die, l'autre jour ;
tourna tous dies, vieillir, rendre ce qu'on
eut; être tombé en enfance; à plé die, à
plein jour; mie.y-die (mi-jour, en Arm. et
L.), midi; haut die, grand jour; misse de
haut die, messe de 10 heures à midi ; nou
hè pas û pam de die, il ne fait pas un
empan de jour; oey lou die, au jour d'au¬
jourd'hui; l'anà dou die, la mode du jour;
perde lou die, perdre la journée; dà-s û die,
se donner un jour de repos; da-s'en û die,
travailler ferme toute la journée ; està dou
die, ou de la coutou dou diei, être du parti
au pouvoir;
oey-en-die, aujourd'hui même;
die oubrè, ou die d'obre, jour de travail,
non chômé ; oey lou die, au die de oey, au
jour d'aujourd'hui.
Parfois die prend un s, sans pour cela
marquer le pluriel ; aban-dies, avant qu'il
ne fasse jour;
noeyt-e-dies, nuit et jour;
nou hè pas dies, il ne fait pas jour.
Les noms de jour de la semaine, dilùs,
dirnàrs, etc. sont, selon les lieux, tantôt du
masculin, tantôt du féminin,
diète ; sf. — Diète,
difamà; v. — Diffamer.
Syn. enfamià.
difamacioû; sf. — Diffamation.
di£amadoù,-toù,-re; adj. — Diffama¬
teur, -trice.
difamàn,-te ; adj. — Diffamant,-e.
diferà ; v. — Différer,
diferamén.
C. diferentamén.
diferén,-te; adj. — Différent,-e ; sm. ;
—

—

différend.

sf. — Différence,
diferencià ; v. — Différencier,
diferentamén ; adv. — Différemment,
dificilamén ; adv. — Difficilement,
dificìle, deficile; adj. — Difficile,
dificultàt ; sf. — Difficulté.
(Rem. — Les mois de cette famille sont
;

d'un

usage restreint : que sentéchen au
francès, ils sentent le gallicisme. Aussi
dira-t-on de préférence pour dificile, mauaysit ; une difficulté sera û trebùc, û
brounc : qu'a sourtlt û brounc, une diffi¬
culté est apparue, etc.).
dificultoÙS,-tuoÙS,-e ; adj. — Qui fait
le difficile, des façons; difficultueux,-euse.

difinitiu.

C.

—

difòrme,-e

;

definitiu.

adj.

—

difourmitàt ; sf.

adj.

;

difusà ; v. —
difusioû ; sf.

—

Difforme,

Diffus,-e.
Diffuser, répandre,
—

—

Diffusion,
—

Digne¬

ment.

dlnne.

dignetàt, dignitàt; sf. — Etat de di¬
gnité; honneur, décoration, distinction.
La dignetàt d'aquet òmi, la vertu de cet
homme digne.
dignitàri ; sm. — Dignitaire,
dignitàt, dinnitàt ; sf. — Dignité,
digû ; digùn (G. L.) ; degû, negû ;
sm.
Nul, personne.
Nou ya digû, il n'y a personne ; digû
n'at a bis, nul ne l'a vu; ni. nat ni digû,
exprès,
d'affirmation dédoublée, comme
—

«

nul ni personne ».

digue;

— Jeu
d'enfant qui con¬
dans une fossette une bille
en
quatre coups de doigts en disant : digue,
dogue, sabat, au sac.
digue-mendiu (As.) ; loc. adv. — Don¬
ner
à entendre : parlabe digue-mendiu, il
parlait, donnant à entendre,
dijà. — C. didjà.
dijàus (G.). — C. didjàus.
dilapidà ; v. — Dilapider,
dilapidacioû ; sf. — Dilapidation.
dilapidatoù,-e, dilapidàyre,-e; adj.
Dilapidateur,-trice.
dilatòri,-e ; adj. — Dilatoire (t. de pro¬
cédure)
dilày; sm. — Délai,
dilayà ; v. — Dilayer, différer, ater¬
moyer, retarder ; délayer. Cf. deslayà.
dileccioû ; sf. — Dilection.
dilét (As.) ; sm. — Dim. de Diu.
Lou boû Dilét, le petit Bon Dieu,
dilhèu.
C. belhèu, peut-être,
dilhùs, dilùs; dilùns (L.) ; sm. —

siste à

sm.

pousser

—

.

—

Lundi.

dilùs, ha dimàrs, loc., aller d'un côté,
l'autre, balancer, tanguer.
diligén,-te ; adj. et s. — Diligent,-e.
diligentà ; v. — Se presser, être dili¬
gent.
diligentamén ; adv. — Diligemment,
de

_

avec

soin.

dilùbi.

V. delàdje.
dilubià,-ne ; adj. — Diluvien,-ne.
dilùns (G. et L.). — C. dilhùs.
dimàrs ; sm. — Mardi.
Dimàrs larde, mardi-gras. V. carnabal.
Peu dou permè dimàrs de Mars, cheveu
du premier mardi de Mars ; ce jour passe
pour favorable à la croissance des cheveux.
dimècres (Big. et G.) ; dimèrs, dimérs ; sm. — Mercredi.
diménche, diménje; sm. — Diman¬
—

che.

Difformité.

dignamén, dignemén; adv.

digne,-e

DIMÉNCHE

Ha

diferénci,-ce,-cie

difùs,-e

—

Hicà-y trente diménches, mettre un
temps infini ; ha-s'en de bèts diménches, se
faire beau d'une chose de peu de valeur ;
se contenter de ce que l'on a méprisé ; par¬
ti diménche e tourna dilùs, ne pas aller
loin.

Dimanche
;

adj.

—

Digne;

on

dit aussi

vant le

nom

d'Arrams. V.

est habituellement placé
de la fête: D. de Pasqües,

cabè, lardé.

de¬
D.

�DIMENCHÈ

—

DISCRECIOIT

406

dimenchè,-jè,-re ; adj. et s. — Qui fait
dimanches, se pare de ce qu'un autre
dédaigne.
dimenjiu,-ibe ; adj.
Qui est du di¬
ses

—

manche.
Tribàlh

dimenjlu nou plats à Diu, travail
déplaît à Dieu (die.),

du dimanche

dimensioû ; sf.

— Dimension,
diméres, dimérs, dimèrs ; dimècres (Big. G.) ; s. des 2 g.
— Mercredi.
Diméres cierroùs, ou ciarroùs, le mercre¬
di des Cendres en H. Big. et Lav. ; en B.-L.,
011 appelle ce jour mensiarroùs.
(Vient de
cièr, cendre).
diminué ; v. — Diminuer. V. aehequi,
amendii, apetitl.
diminuàts ; sm. pl. — Points que la
tricoteuse saute ou supprime,
diminucioû; sf. — Diminution,

dinà

(G.)

;

dinnà (Big.)

;

disnà

; v.

—

Diner, faire le repas principal. Subs. dîné.
dinàdo (G.) ; sf. — Action de dîner.
L'après-dinàdo, l'après dîné,
din-dàn, din-doùn, din-dòu; sm. —
Onom. du tintement de la cloche.

dindét ;

sm.

Balancement,

—

berce¬

ment.

din-din ; sm. — Onom. du tintement de
la clochette ; terme enfantin pour désigner

clochette, un grelot. V. tin-tin.
dindole; sf. ; dindòu; sm.
Berceau.
Syn. brès.
dindoû ; sm. — Balancement de ber¬
ceau ; désigne aussi le berceau mêmes

une

_

din-doû.

—

dindoulà ;

V. din-dàn.

v.

Bercer ; di-ndoulà-s,

—

balancer ; marcher avec

un

se

balancement du

dandiner.
dindoulejà ; v. — Fréq. de dindoulà,
dodeliner ; dindoulejà-s, se dandiner.
dindouléte ; sf.
Campanule (plante);
clochetle ; balançoire. V. c'ampunéle.
dindounà ; v.
Tinter ; faire dincorps ; se

—

—

doun.

dinè ;
dinè
être à

'ancée à toute volée ;

sm.

varié

; v.
—

—

Fréq. de dindounà.

Denier.

La

valeur

du

des temps;

il dût
l'origine la plus faible expression
monétaire; nou pas balé u dinè, en effet,
signifie ne rien valoir. L'ardit valait trois
dinès ; et le sou douze; en dernier lieu
l'ardit représentait un centime de notre
»

a

au

cours

monnaie de bronze.

dinerè,-re; adj. et s. — Trésorier,-ère;
celui, celle qui manie de l'argent.
dinerère,-role ; sf. — Tire-lire, caisse
à monnaie.

dinès;

sm.

pl.

—

monnaie.
Balhà dinès, donner
touts lous dinès, tout

gagner une somme ;

L'argent;
de l'argent

somme,

; despéne
dépenser ; hà dinès,
balé dinès, valoir cher ;

roulis.

Ana-s'en dingou-dàngou, marcher en rou¬
lant des épaules, pesamment. On dit aussi

dingue-dangue ; toutefois il y a une nuan¬
ce péjorative dans le
premier. Ana-s'en à
la dingue-dangue ; ha la dingue-dangue, se
balancer, osciller.

dingue-la-dangue ; s. — Celui, celle
qui marche en se dandinant. Sobriquet des
gens de Betpouey en Barèges.
dinnà, disnà ; s. des 2 genres. — Diné,
repas principal.
dinne.
C. digne.
dinqu'à, dinqu'au, dinque, dinquiò, dinquò ; dùnco (Big. !.. G.) ;
dùsque,-co (Big.) ; doùncò,
dencò
(G. L.)'; quò (Ort); enquiò ; prép. —
Jusque, jusqu'à.
Dinqu'à ballèu, jusqu'à tout à l'heure, à
bientôt; anàt dinqu'à nouste, allez jusqu'à
chez moi; dinqu'au cap, jusqu'au bout;
quo doumâ, jusqu'à demain,
—

diòs ;

sm.

—

Gros boudin.

Svn.

trip pourquè, irip-culè, gog, curt.
dioucesâ,-ne ; adj. et s. — Diocésain,

-ne.

dioucèse,-si ; sm. — Diocèse,
diplôme ; sm. — Diplôme,
diploumà ; v. — Diplômer.
diploumàte; sm. — Diplomate.
diploumatic,-que; adj.
Diplomati¬
—

que.

diploumaticamén

;

adv.

—

Diplomati¬

quement.

dirèc(t), dirècte; adj.

— Direct,-e.
Direction,
directamén; adv. — Directement,
directori; sm. — Directoire.
directoù,-re ; s. — Directeur,-trice.

direccioû ; sf.

dindounejà
«

arrape-dinès, thésauriseur, charlatan; es¬
croc; grippe-sou; on dit aussi atrape-dinès.
dingà, dingachà (Lav.) ; v. — Boîter ;
se pencher d'un côté et de l'autre en mar¬
chant ou roulant ; dingà-se, se balancer, se
pencher.
dingoulejà (Ort). — C. dindoulejà.
dingou-dàngou ; sm. — Balancement,
oscillations amples telles celles de la cloche

—

directouriàu ;

des

s.

2

g.

—

Directo¬

rial,-e.

dirijà,-ji ;

v.

Diriger (rare). V.

—

ga-

bidà, coundusl, amià.

disàyre,-o (G.)

; s. — Diseur,-euse.
discordi, discòrdie, discorde; sf.

—

Discorde.

discourdà ;

v.

—

Discorder, être dis¬

cordant.

discourdàn,-te
discouri ;
discours ;

v.

sm.

adj.

;

—

—

Discordant,-e.

Discourir,

—

Discours,

discrecioû ; sf. — Discrétion, discer¬
nement, raison, réserve.

�DISCRECIOUNARI

407

discreciounàri ;

adj.

—

Discrétion¬

—

DISSENTERIE

C. dise, dit, mais moins

usité.

naire.

discrèt,-e

;

adj.

•—

discrètamén ; adv.

Discret.
—

Discrètement.

disculpà, disculpacioû.
culpà, desculpacioû.
discussioû, discute; sf.

—

—

V.

des-

Discus¬

disedoù,-re ; s. — Diseur,-euse.
disènes, disèynes ; sf. pl. — Des
dires, des racontars,
diséte ; sf. •— Disette. Y. hamière.
disetoÙS,-e; adj. — Disetteux,-euse.
disfourtune.
C. desfourtune.
disgracié, disgràci. — V. desgracià,
desgràci.
disloucà ; v. •— Disloquer ; disloucà-s,
s? disloquer ;
syn. Deshà, despatracà, desalougà.
disloucacioû ; sf. — Dislocation.
disoundàyre,-o (Lav.) ; s. et adj. —
Cancanier,-ère.
disnà ; dinnà (Big.-G.) ; sm.
Dîné.
disnà, dinnà ; v. — Dîner, faire le
repas principal.
Qui n'àye disnàt qu'ou s'en barréye'
Qui n'a pas dîné se le serve ! Sorte de sou¬
hait de celui qui a bien dîné.
dispàus, disposée ; s. et adj. — Dis¬
pos, disposé,-e.
dispausà, dispousà; v. — Disposer,
arranger, préparer ; dispausà-s, se disposer.
dispausicioû, dispousicioû ; sf. —
Disposition.
dispensà ; v. — Dispenser ; exempter.
dispensàble,-e ; adj. — Sujet à dis¬
—

sion.

discutà, discuti
discute ; sf.

; y.

—

Discuter.

; prend quel¬
de dispute.
dise ; v. — Dire ; enchérir ; réciter ;
dlse-s, se dire, penser. Expression landaise:
tanpà dounc, je disais donc.
Dise quauqu'arré, quaucoùm, dire, réci¬
ter quelque chose; dise doit mau, dire du
mal ; dise tout, chanter pouilles, vider son
sac; dise e desdise-s, dire et se dédire;

quefois le

disedé ; sm.

—

—

Discussion

sens

dise, trouver à dire, à redire;
b'at disi, quand je vous le disais;
nou y a pas à dise, il n'y a pas à dire ;
n'ère que per dise, ce n'était pas sérieux,
c'était une façon de parler; quauqu'arré
que rn'at dise, j'en avais le pressentiment;
nou-m
boulet pas dise! pas possible! Nou
digues, ne dis pas, ne dis rien ; nou-digues
coeytes au hour, des « non-rien », des « ne
dis pas » cuits au four, réponse que l'on
fait à un indiscret qui veut savoir ce qu il
y a de nouveau ; qu'ey ço qui-n debét dise ?
qu'en devez-vous penser ? (de moi, de cela) ;
dise-n de toutes, de bons et de mauvais dis¬
cours ; coum qui dit, presque ; û beroy dise,
un joli débit, agréable; n'ey pas qu'û dise,
ce
n'est qu'un on-dit ; que-s dit, cela se
dit, c'est courant: lou co que m'at dise,
mon cœur
le pressentait; nou y a pas à
dise, il n'y a pas il dire, à barguigner; que
y a à dise? Qu'y a-t-il à dire ?
Loc. diverses.
Qu'at anerèy dise à
Rourne, c'est tellement extraordinaire; sabé
ço qui parlà bòu dise, comprendre sans
autre explication : digue, que digue, quoi
qu'il dise; aci disén, parlant ici., à ce mo¬
ment ; à si disén, à part soi ; se disant à lui ;
tan se bail dise, pour ainsi dire ; de bous à
jou sie dit, soit dit entre nous; coum dise
l'aùte, comme disait l'autre, on; dise per
dise, c'est une façon de parler; nou dit mes
que s'at pense, il ne dit rien, mais il n'en
pense pas moins; dit-me tu, dit-me jou,
pelejats que-s soun, la discussion a fini par
tourner à l'aigre, à la dispute; ço de dit,
dit, ce qui a été dit doit être tenu pour
troubà à
quoan.

—

valable.

dise, dit; sm. — Dire, opinion, avis,
dicton, aphorisme.
Atàu qu'ey lou dise dou moùnde, c'est
ainsi ' que l'on dit, que l'on parle; c'est
l'opinion des gens; tous dises, les on-dit:
qu'ey â dise, c'est un dicton, un aphoris¬
me.

disedé,-re ; adj. — Disable ; cause disedére, chose bonne à dire, à publier.

pense.

dispensàri ; sm. — Dispensaire,
dispense ; sf. — Dispense,
dispersà ; v. — Disperser.
Syn. espàrse, esparricà.
dispersioû ; sf. — Dispersion,
dispos,-e. — C. dispàus.
dispounible,-e ; adj. — Disponible,
dispounibilitàt ; sf. — Disponibilité,
dispousà. — V. dispausà.
dispousicioû ; sf. — Disposition,
disputà; v. — Disputer; disputà-s, se
disputer. V. discutà, peleja.
disputàble,-e; adj. — Dispulable.
disputàyre,-e ; adj.— Querelleur,-euse.
dispute ; sf. — Dispute, discussion. V.
discute, peléje.
disputejà, disputalhejà. — Fréq. de
disputà, ergotter, pointiller.
disque; sm. — Disque (Lit.),
dissàtte ; dissàte (Arm.) ; sm. — Sa¬
medi. V. die.

dissecà ; v. — Disséquer,
dissecacioû ; sf. — Dissection

;

disséca-

tion.

disseminà, desseminà;

v.

—

Dissé¬

miner.

dissencioû ; sf. — Dissension,
dissenterie ; sf.— Dysenterie.
rente, caguère.

V.

cour-

�DISSENTIMBN

—

DIT

408

dissentimén ; sm.

— Dissentiment,
Disserter,
dissertacloû ; sf. — Dissertation.
dissidén,-te ; adj. — Dissident,-te.
dissidénce,-ci ; sf. — Dissidence,

dissertà;

y.

dissimulà.

bùde et de
à Angaïs,

—

—

C. dessimulà et derivés,

dissipà; v.
Dissiper, gâter; dissipà-s,
se
dissiper.
dissipacioû; sf. — Dissipation,
dissipât,-ade ; adj. et s. — Dissipé,-e ;
polisson, turbulent.
dissipàyre,-e ; adj. et s. — Dissipa¬
teur, -trice. V. garbejàyre.
—

dissòlbe ;
Dissoudre. V. desamarà.
dissoulucioû ; sf. — Dissolution.

dissoulùt,-ude ; adj. — Dissolu,-e;
goulu en Lav.
dissounàn,-te ; adj. — Dissonant,-e.
distençà,-cià ; v. — Distancer.
disténce,-ci,-ie ; sf. — Distance,
distraccioû ; sf.

distrahi;

Distraction,

—

Distraire, détourner.
Qu'a, distrahlt l'argent dou mèste, il a
distrait, détourné, l'argent du patron.
distribuà,-bui ; v.
Distribuer.
distribuadoÙ,-re ; adj. — Distribu¬
v.

—

—

teur,-trice.
distribucioû ;

flg. volée de

distributoù.

dit;

sf.

—

Distribution

;

au

coups,
—

C. distribuadoù.

Dit, mot, maxime, sentence.
On dit aussi dite, sf.
Atàu qu'en ba lou dit, ainsi le dit-on, le
proclame-t-on ; ne eau pas que sie lou dit,
il ne faut pas que cela soit dit,
affirmé, pu¬
blié ; nou-n sera pas lou dit, il ne sera
pas
dit ; si. calé escoulà lou dit dou
moùnde,
s'il fallait s'en tenir au qu'eu dira-t-on
;
lou dit e lou desdit, le pour et le
contre;
lou dit de la hade, le dit de la fée. V. dise.
sm.

—

dit ; sm.
Doigt ; orteil ; t. de mesure
ancienne, environ i5 m/m.
Les doigts de la main, le pouce et l'annu¬
laire exceptés (dit pos, pougà et
dit-menin)
sont désignés surtout
par des sobriquets;
on
désigne toutefois les cinq doigts com¬
me
suit : dit pos,
pouce ;
dit segoùn,
index ; dit màje, dou miey, ou
gran dit,
majeur; aban-darrè, annulaire; petit dit,
—

auriculaire.
Voici

les

Pouce.

sobriquets
Dit pos;

:

pougà (L.) ; craquepedoùlh, mate-piòcou (écrase pou) ; arrapequoan-pot (attrape quand il peut).
Index.
Escarre-toupie, padère, cautè
(reeureur de pot, de poêle, de chaudron &gt;;
à Ferrières, H.-P., coupe-pâ (taille
pain);
dit-chucadé (doigt qu'on suce), léque-padénz
(lèche poêle); cure-toupie (cure pot),
goustc-la-sauce (goûte sauce) ; dit merdè
(doigt à m...); cure-nas, (cure-nez).
Majeur.
Lounguebadie, loungbadie (de
—

—

—

loung (?) ; loungue-bardiiie (?)
15.-P. ; loungue-daune (grande,
longue maîtresse), labadie (l'abbaye (?),
dit màye à Navarrenx, B.-P. ; boule-marie,
sén Pansàr; dit sourelliè (pour savoir l'heu¬
re
au
soleil, le majeur est relevé sur la
main

tenue

horizontalement et

son

ombre

projetée indique l'heure) ; grane hardière à
Lescar (grande hardiesse) ; dit gran, (doigt
grand) ; loungardiè (long).
Annulaire.
Besî (voisin. V. ce m.) ;
cliourrln, sourln (cousin. Conf. avec l'esp.
sobrino) ; litchourrln, pour dit chourrin,
segoundin, petitoû, a Navarrenx; segoutln,
pour segoundin (second) ; haurigoû ( ?) à
Monein ; rapatantin ( ?) à Ferrières, II.-P. ;
—

vers

Oloron, coucàt, à

cause,

dit-on que

ce

doigt porte l'anneau de mariage(?)
Auriculaire.
mmin (petit, très

—

Dit

menin,

meninoû,

petit) ; hourcadét (Lav.).
Ces sobriquets constituent ordinairement
des formulettes pour jeux d'enfant; elles
commencent toujours par l'auriculaire.
Ex. Dit mwinoû, dit haurigoû, loungue¬
badie, escarre-toupie, mate-pedoùlh, debine
qui souy ? (Monein) ; ou bien encore :
Meninoû, segoundin, loungardiè, sourcille,
craque-piòcou: qui soy jou?
Dans un de ces jeux, un des partenaires
dissimule sa main et il s'agit de deviner
quel doigt sera montré quand la main sera
découverte. Les italiens ont un jeu dans
ce

genre.

Les orteils

(artélhs, artèus) sont également
dit : lous dits dou pc (les doigts
; sauf le gros orteil que l'on appel¬
le gran dit et le cinquième, petit dit, ils
n'ont pas de désignation particulière.
U trabès de dit, un travers de doigt, peu
de chose; dits de pégue, doigts "de poix,
doigts qui collent, doigts de voleur ; gnacàs'en lous dits, s'en mordre les doigts; dit
per dit, doigt pour doigt, le talion ; mià per
lou cap dou dit, mener par le bout du doigt,
facilement ;
lecà-s'en lous dits dinqu.'au
coùde, s'en lécher les doigts^ jusqu'au coude ;
que t'y haràs coupa lous dits, lu t'y feras
couper les doigts, dit-on à un tracassier, un
touche-à-tout; està coum lou dit e l'ungle,
être comme le doigt et l'ongle, être amis,
unis ; autàn bertàt coum èy cinq dits à la
rnâ, aussi vrai que j'ai cinq doigts à la
main, parfaitement vrai ; qu'ey coum l'oumbre dou dit, c'est comme l'ombre du doigt,
peu de chose; qu'ai pourtari dap lou cap
dou dit, je le porterai sur le bout du doigt,
dit-on d'une chose très légère; sabé sus lou
cap dou dit, savoir parfaitement : coumptà
sus lous dits,
compter sur les doigts; d'acòr
désignés
du pied)

par

lous dits de la mâ, d'accord comme
doigts de la main; à toque-dit, a tou¬
cher du doigt; abé dits de bùrre, avoir des
doigts sans vigueur; nou pas sabé tirà-s û
tribalh dous dits, être peu adroit, peu
expéditif ; tout que-m cad dous dits, je suis
si faible -que mes doigts ne peuvent retenir
coum

les

�DIT

m

rien; ou bien, je suis d'une maladresse!...
Que l'y eau lous quoàte dits e lou pougà,
il lui faut les quatre doigts et le pouce,
dit-on d'un maladroit ou de quelqu'un
a besoin de tous ses
moyens,

dit; sm. — Digital,-e.
ditàt,-ade ;. sf. — Trace,

doigt ; coup de doigt.
ditàu, ditoû ; sm.

—

qui

marque

de

Doigtier.

ditàu de brouche (As.) ; sm.
sorcière : digitale (plante).

dìtchou-m'en-dìtchou ;

sm.

—

—

Dé de
Can¬

médisance; un on-dit, qu'en diral-on, un prétexte.
dite ; sf. — Débit, enchère ; parcelle ven¬
due à l'enchère; dit.
ditét,-tòt,-toû. — Dim. de dit, pet't
doigt.
fíeroyes paraulines mes machàns ditoûs,
jolies paroles, mais mauvais doigts, dit-on
d'un hypocrite, d'une canaille, d'un en¬
jôleur, d'un voleur.
dit-poustà ; v.
Poser, placer avec le
doigt; poster le doigt.
Diu et quelquefois Dius (v. l'Arm.) ;
cans,

—

sm.

—

Lou

Dieu.
bowi

Diu, (l'usage

a

conservé la

nasale de boun; toutefois elle a disparu dans
l'exclam. Boû Diu! Bon Dieu! A la gracie
de

Diu, à la grâce de Dieu; tan que Diu
boulhe, aussi longtemps que Dieu le vou¬
dra; Diu bous àyde ou b'asslste, Dieu vous
aide; benaje Diu, (Bar.), que Dieu vous ait
en
garde ; Diu mercès, Dieu merci ; per
amoù de Diu, par, ou pour l'amour de
Dieu ; Diu que l'àje, que Dieu daigne le re¬
cevoir ; si à Diu plats, s'il plaît à Dieu;
Jésus moun Diu! Seigneur Jésus! excl.
d'étonnement, de douleur; tout que l'arribe
coum per la gracie de Diu, tout lui échoit
sans qu'il
y fasse rien ; tribalhà coum per
l'amoù de Diu, travailler sans entrain, com¬
me si le salaire était inexistant;
jurà Diu e
las crouts, faire de grands jurements, prêter
serment de la façon la plus absolue, la
plus solennelle; Diu sap! Diu sap-om! Dieu
sait si, où, quand, etc. ; Diu que se-b pastouréje, Dieu vous garde (comme un pas¬
teur
ses
ouailles) ; Diu qui-m bét que
sab si, Dieu
m'est témoin ; Diu, m'en
presèrbe, Dieu m'en garde, m'en pré¬
serve;
Diu que-b benie, Dieu vous bé¬
nisse ; nou pas abé pòu ni à Diu ni
à diàble, n'avoir peur de rien; la gràcie de
Diu, le pain ; minjà Diu e cagà diàbles, se
dit d'un tartuffe, d'une bigote méchante;
cadû per et e Diu per touts, chacun pour
soi et Dieu pour tous ; coum Diu at bouilli
ou coum Diu se
boùlhi, comme Dieu vou¬
dra, au hasard; Diu nou pague pas tout sé,
mes que pague à
soun lésé, Dieu ne paye
pas chaque soir, mais quand il lui plaît
(prov.) ; escoutàt-me, òmi de Diu! Mais
écoutez-moi donc, homme du Bon-Dieu !
e&gt;pr. qui marque assez l'impatience; Diu
b'asslste! A

vos

souhaits!

—

DOL

Jurons et jurements: Diu-bibàn, Diu
bibén, Dieu vivant ; c'est le plus connu des
jurons gascons et qui caractérise celui qui
le prononce. Diu me dau (à), à Dieu je me
donne ; Diu me damne, Dieu me damne ;
per Diu, par Dieu ; Diu messiùs, Dieu mes¬
sieurs ; mile-dius, mille Dieux, noum d'un
Diu, usités notamment en (Arm.) ; per la
sang de Diu, par le sang de Dieu ; Diu que
m'àje si... que Dieu me fasse mourir si...
que lou pericle de Diu, que le tonnerre de
Dieu...
—

diue

(G.)

; v.

(G.)

; sm.

Forme de débe, déue,

—

devoir.

diué

diués ;

sm.

C. debé, devoir,
Vendredi, dans G., et

—

—

dans l'est du Vic-Bilh.

diusèdyo

(B.-L.)

;

;

sf.

—

Criaillerie

;

tapage.

djautà (Lom.).

—

Forme phonétique de

chautà.

do (Big.

L. G.)

convoi funèbre ;

;

dòu ;

sm.

-—

vêtements de deuil

Deuil ;
; dou¬

leur, regret.
Qu'ey û çjran dòu, c'est un grand deuil ;
segui lou dòu, suivre le convoi funèbre ;
està de dòu, être en deuil ; bestit de dòu,
vêtu de noir; que-m hè pla dòu, je le re¬
grette vivement ; que-m hè dòu de parti, je
regrette de partir ; ha-n lou dòu, en faire
son
deuil ; que hè dòu dou béde, il fait
peine à voir; de dòu ha, regrettable; à

plaindre (loc.).
dòbe.
dòble

—

C. daube.

(L.).

doblemén.

—

C. double.
0. doublamén.

—

docile,-e, doucile; adj. — Docile. (Peu
usité ; on dit plutôt dous, amèche, prous.
dòcte adj. m. — Docte,
doctemén ; adv. — Doctement
doctoù, douctoù ; sm. — Docteur,
doctouràt, douctouràt; sm. — Doc¬
,

torat.

2

—

doctouràu, douctouràu; adj. des
g. — Doctoral ,-e.
doèlà ; doalà (M') ; douà, doulà ; v.
Faire, poser des douelles.
doelade, doalade ; sf.
Ajustement

de. douves.

doelàyre, doélè

; sm.

—

Tonnelier,

doèle ; sf. •— Douelle, douve,
doésso (G.) ; sf. — Conduit d'eau, tube
d'écoulement. V. doursoû.

dògou, dògue;

s.

—

Dogue, mâle et

femelle.

Hort, machàn

û dògou, fort, mé¬
dogue ; cap de dògou,
grosse, vilaine tête; mus de dògou, mu¬
seau, face plate, avec de grosses lèvres ;
bouhà coum û dògou, souffler bruyam¬
chant

ment

comme

.

dol (G.); sm.
de

coum

un

—

jurisprudence).

Deuil. V. do; dol, (t.

�DOLE

dòle-s ; v.
tracasser:

Se douloir,

—

m'en

tracasse

pas »

beaucoup.
—

dominé;

se

plaindre,

m'en dòli pas hère, je
guère, je ne « m'en

nou

domèc.

410

DOUÇAGNE

—

se
ne

fais

Y. doumèc.

sm.

Magister, maître d'é¬

—

cole, marguillier, chantre de lutrin.
dominus vobiscum; sm. — Paroles
latines employées dans le style badin ; les
curés

en style désobligeant.
Qu'arribe à tout pip-pap courn lou Domi¬
nus vobiscum,
il arrive, ou cela vient à
chaque instant comme le « Dominus vo¬
biscum » .(à la messe) ; que y a hère de
dominus vobiscum, il y a beaucoup d'abbés.
dòmne,-e ; s. — Seigneur, maître, maî¬
tresse noble, dans l'ancien style.
donàt, dounàt, douât ; sm.
Nom
ou surnom d'un homme
qui se donnait à
une maison, à une famille, dont il faisait
partie à ce titre. N. de p.
donacioû, dounacioû; sf. — Dona¬
—

tion.

—

dore, d'ore ; d'oùro (E. l?ig. G.) ; adv.
De bonne heure, prématurément. On dit

aussi de d'ore.

dos
Un

(L.) ; sm. — Toison.
bèt dos de an, une

belle toison de

laine.

dòsso, (G.) ; tosse ; sf. — Cayeu, gous¬
V. pèrna.
dot, dote ; sf. — Dot.
Syn. légitimé.
doû, doun ; sm.
Don, hommage,
donation, pouvoir, avantage, aptitude.
Qu'a hèyt doûs, il a fait des dons ; des
libéralités; qu'a lou doû ta canta, il est
doué pour chanter ; aquét qu'a û doû, ce¬
lui-là a un pouvoir (pour guérir tel mal) ;
que l'a de dat doû, il l'a reçu gratuite¬
se.

—

l'a copieusement battu ; ha doubblà l'eslauje, courber le scion; la bime en dus més
que s'ey doubblade, la génisse en deux
mois a doublé sa taille, son poids.
doubblade ; sf. — Action de doubler,
doublement, doublage.
doubbladé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui est
propre à être doublé ; qui est facile à cour
ber, à ployer.
doubblàdje ; sm. — Doublage,

doubbladure.

—

V.

doua.
douà ;

—

sm.

sa

—

naissance.

douane ; sf. — Douane. Désigne aussi
parfois le douanier ; le mot est alors du
masc. :
qu'èy bis û douane, j'ai vu un
douanier.

douanè ;

sm.

doubaydéro
sm.

—

—

;

Douanier,

sf.

;

la

bèste,

on

lui

a

Doublement,
Doublement,

ac¬

mén.

Qu'y bey doùbble, je vois double.
doubblè„-re, doubbliè,-re ; s. -■
Ovin et parfois bovin de deux ans. V
basslu.

doubble-ban !
sans

signification

sm.

pour

Forme de juron,
éviter de dire Diu

—

bibàn.

doubblegà,

doubblà;

v.

Plier,

—

courber.

doùbble-mile !
comme

sm.

—

Juron inoffensif

double-bàn.

doubblerie ; sf.
doùbbles ; sm.

—

pl.

Dûublerie, perfidie,
Gras-double. Cf.

—

doubàye (B.-L.)

doubìn

doublé la veste,

du G.

et

L.)

;

sm.

—

doubina,

endoubinà.

—

C.

debinà,

deviner.

doublé (L.) ; sm.

—

La face du pin à la

deuxième année de geinmage, parce
double la hauteur de l'entaille.

qu'on

doublât,-e ; sm. — Bête de deux ans. V.
doubblè. ; doublet, ancienne monnaie; mê¬
lai doublé d'or.

;

on

(S.-E.

Devin. V. debî.

Dévidoir. Cf. dabà.

doubblà, doublà ; v.— Doubler ; cour¬
ber ; dépasser.
Doubblâ û parélh, mettre deux paires de
bœufs à un attelage ; qu'a doublât lou trusquî, il a dépassé le cabriolet ; que l'an doubblàt

—

sm.

V. doèle.

C. doelà.

ï.a

à

—

doubblamén ;

doube, dougue; sf. — Parois d'un
fossé, berge, douve, petite digue ; douclle.

—

Douer.
maynade qu'ey douade, la fillette est
douée ; qu'esté douât en bàde, il était doué
v.

doubblamén ; adv.

galùtres.

V. déu.

—

dou, dour, adoù, adoùr;
Canal, conduit. V. douts et Adoù.

doubblade,; dou¬

doubblàn,-te ; adj. — Doublant,-e.
doùbble,-e ; adj. et s. — Double; per¬
fide, qui est plein de duplicité.
doùbble; sm. — Le double; copie, du¬
plicata ; doublure.
Que bau mey dou doùbble, cela vaut plus
du double ; açò qu'ey doùbble countre sim¬
ple, ceci est double contre simple, deux
contre un ; plegà à quoàte dohbbles, replier
quatre fois ; gardà lou doùbble da la letre,
garder copie de la lettre, le double.
doùbble ; adv. — Double. Cf. doubbla¬

do, deuil,

dou ; art. contr.

C.

tion de doubler.

ment.

dòu.

—

blure.

—

doubléte ; sf.

—

doublidà,-gà

;

Louis d'or.

oublidà (G. et L.)

; v.

Oublier. Cf. desbrembà.

doubloû ;

sm.

—

Doublon;

ancienne

monnaie.

douçagne

ou

doussagne

Chose douçàtre, fade.

;

sf.

—

�411

DOUÇAMÉN

douçamén
des

dim.

:

; adv. — Doucement ; prend
douçamentotes, douçamentôt

douçouroùs,-e
douctoù.

adv.

;

—

Tout douce¬

ment, doucettement.

douçarèu,,-èle
reux,-euse ;

adj. et

;

s.

—

—

Douce,-

comme

—

Douce-amère.

en

douctrinàri,-e

Doctorale-

—

favorable, flatter, caresser, adoucir; ra¬
doucir, attiédir ; faire le patelin, « filer
doux », s'humilier.
S'ey emmalil, doucejà-u, s'il est en colè¬
re, le calmer; qu'ou te eau doucejà, il faut
ts
le
rendre
favorable
(par tous les
moyens) ; ha douce,jà Vaygue, attiédir
l'eau; lou tems que doucéje, le temps s'adoucit, se réchauffe; qu'ey lou moumén de
doucejà, c'est le moment de filer doux, de
ne pas élever la voix,
de réduire ses pré¬
tentions.

doucejade ; sf. — Action d'adoucir,
d'attiédir; attiédissement de la tempéra¬
ture.

Douceline, Doucine ; n. p.
Nom
(vieux),
doucemén.
C. douçamén.
doucère ; sf. — Mollesse ; aclion de

de femme

douctrinàu ;

C. douçouroùs ; on dit

doucetamén ; adv.

—

Doucettement,

doucéte ; sf.— Doucette, mâche

(plante),
doucétes, avec les v. ha (faire), anà
(aller), forme des loc. adv. — Ha tout dou¬
cétes, faire tout doucement, anà tout dou¬
cétes, agir tout doux, tout doucement.
doucèu,-èbe; adj. — Douceâtre. V.
douçàs.
douchà ; v. — Doucher.
douchàyre,-e ; s. — Douclieur,-euse.
douche ; sf. — Douche,
doucî ; sm. — Doucin, variété de pom¬
mier.

doucilamén ; adv.

—

douceâtre, fade, écœurant.
doucine; sf. ■— Doucine, moulure;
til de menuisier ;
autrefois prénom

ou¬

de

fille. V. Douceline.

doucinoùs,-e. — C. douçouroùs.
douçoù ; sf. — Douceur ; fadeur,
parlant d'aliments, de boissons; tiédeur,
parlant du temps, des liquides.

en

en

—

Doctri¬

s.

des

2 g.

—

Doc¬

Documenter

—

;

dou-

doucumentacioû ; sf.

—

Documenta¬

tion.

doucumentàri ; adj. — Documentaire,
doudoù ; sm. — Dodo, sommeil, ber¬
ceau,

en

langage enfantin.
(Arm.)

douds ou douts
fontaine. N. de p.

doudsà ;
d'une

;

sf.

—

Source,

v.
Jaillir, couler comme
fontaine; faire le trou du fausset;

mettre le

—

fausset à

doudsàu

ou

un

fût.

doudzàu; adj. des

2 g.

—

Douzième.

Qu'ey lou doudzàu de la couade, il est le
douzième

de la couvée, de la famille;
doudsàu ore, la douzième heure,

la

doùdse

ou doùdze ; adj. n. — Douze,
doudsenàt, doudzéne ; s.— Douzaine,

doudsilh ;

sm.

—

Fausset de futaille

;

petit bouchon ; chalumeau ; au fig. un tout
petit enfant. V. brouquét.
dougàu (Bay.) : sm. —■ Carcan ; sorte de
collier de bois qu'on met aux cochons pour
les empêcher de se frayer un passage
à tra¬
vers

les haies. V. canaule.

douïnà,-yà; (G.-M.).

—

Deviner. Cf.

debinà.

douïnade,-jade

; sf. — Devinette ; cho¬
devinée.
doulà.
C. dioelà, faire les douves ; doler, dégauchir avec la doloire.

se

qu'on

a

—

doulà,-s.

—

doulàdo

C. dòle-s.

(Lav.)

;

sf.

—

Longue pièce de

d'arbre.

douladére ; sf.

Docilement.

doucile,-e; s. et adj. — Docile,
doucilitàt; sf. — Docilité.
doucinàs,-se ; adj.
Fréq. de douçàs,

adj.

documenter.

se

bois ; tronc
—

adj. et

doucumentà ; v.

cumentà-s,

filer doux.
—

et

s.

douctrine ; sf. — Doctrine,
doucumén ; sm. — Document,

—

aussi

;

trinaire.

doucejà ; v. — Agir avec douceur; cal¬
mer,
apprivoiser, se rendre quelqu'un

'

C. doctoù.

naire.

on pro¬

fr. douce-amère,

douçumèro.

douceroùs,-e.
doucét,-e.

—

douctouràt ; sm. — Doctorat,
douctouràu ; s. des 2 g. •— Doctorial,-e.

Douceâtre,

sf.

Syn. régalissi. En certains lieux,
le mot

Doucereux,-

—

ment.

douçàs,-se; adj.

nonce

adj.

;

douctouralamén ; adv.

fade.

douce-amare ;

DOULENT AMÉN

euse.

tines.

douçamentôt,-es

—

Doloire.
Dolage.
doulemén,-te (L.) ; s. -- Affliction,
douleur, plainte.
doulén,-te ; adj. — Souffrant,-e ; triste,
aflligé, dolent.
doulónci,-e ; sf. — Souffrance ; doléance ; tristesse, affliction.

doulàdje

; sm.

—

—

doulentà-S ; v. — Se dolente!', se plain¬
dre, être dans la peine. Cf. endòle-s.
doulentamén ;

plaintivement.

adv.

—

Dolemment,

�DOULENTOUS

—

doulentoùs,-e
geigneur,-euse.

;

DOUNÉT

adj.

412

Geignant,-e,

—

—

Fréq. de duulen-

tamin.

doulh, doùlhou, dulh; sm. — Douil,
jarre en Arm. ; petite mare, trou
d'eau en Big. et V.-B. ; dans les L. trou
d'eau profond; gouffre dans une rivière.
de p.

douménye (Lav.)

;

sm.

—

Du moins,

—

Ventre de

—

cile.

Douille.
doulhét,-e ; adj. — Douillet,-te.
doùlhou,-lhe ; adj. et s. — Personne,
animal, qui n'a pas d'énergie, qui est mou.
N. de p. V. ilroulh et doulh.
douloù ; sf. — Douleur.
Abé douloùs, avoir des rhumatismes;
està-n à las douloùs, être dans les douleurs
de l'enfantement.

doulountejà

; v.

—

se

v. — Domicilier ; doumicidomicilier, élire domicile,

dourninà ; v. — Dominer,
douminacioû ; sf. — Domination.

douminàn,-te; adj. — Dominant,-e.
douminatoÙ,-re ; adj. — Dominateur,trice.

douminàyre,-e

doulourousaméll ; adv.

—

Douloureu¬

sement.

doumà, demà;

sm.

—

Demain.

simplement au mâtî, de¬
main matin ; doumâ brèspe, demain aprèsmidi; doumâ sé, doumâ d'à sé (II.-Big.),
demain soir ; doumâ passat, delà doumâ,
après-demain; doumâs qu'en y demoure, il
y a du temps à venir (dict.).
doumàdje ; doumàje (Os. As.) ; sm.
Dommage, détriment. V. doumàu.
Que 3' a doumàdge, il y a des dommages,
du dégât; qu'ey plâ doumàdge! C'est re¬
grettable ! Doumàdges-interêts, dommagesou

intérêts.

doumàdo (B.-L.) ; sf.

—

Couche.

I/o

boùno doumàdo de néu, une
couche de neige. V. palhàt, couyè.

bonne

doumàu

(dou-mau) ; sm. — Domma¬
dam ; ravage ; mal.
Qu'ou bòu dou-mau, il lui veut du mal ;
pagà lou doumàu, payer le dommage ; la
grêle, qu'a hèyt gran doumàu, la grêle a ra¬
vagé (les récoltes).
doumèc, domèc; sm. — Fief noble;
domaine et habitation du domenger (vieux).
Il y a encore des lieux et domaines
désignés
ainsi. 11 y a à Luz le domèc-dabàt et le
domèc-dessus. N. de p., Domec, Doumec.
doumèdge,-e ; adj. -— Privé,-e; appri¬
voisé, domestique; guit doumèdge, canard
domestique. V. amètehe.
douméni ; sm. — Damoiseau. V. dounge ;

zèl.
n.

doumptà;

Chanter des paroles

(vieux).
doulourénc, -gue,
doulouroùs,-e ;
adj. — Douloureux,-euse ; souffreteux.

Douménge ;
(vieux).
doumengè ;

doumicilià ;

lià-s,

adj.

;

—

Qui domine;

dominateur,-trice.

de deuil dans les convois funèbres

p.

—

Dominique;

sm.
Ecuyer, noble de
classe; il suivait d'un degré le
cabè, (vieux). N. de p.
doumenjadure ; sf. — Fief détenu par
le doumengè.

troisième

adv.

doumestique,-e ; s. ■— Domestique. On
n'appelle ainsi que les « gens de maison n ;
le domestique rural est appelé baylét.
Domi¬
doumicìli, doumicile; sm.

doulhe ; sf.

Doumâ matî,

;

moins.

porc.

cuveau,

N

douméns,-ménch
au

doulentousamén.

—

v.

—

Dompter (Gall.). V.

masedà, capejà, matà.
doun.

C. doû, don.
dount (G.) ; pron. rel. — Dont,
duquel, de laquelle, de qui, de quoi.
Lou doun me serbéchi, celui dont je nie
sers ; lou
pay doun sòrtî, le père de qui je
—

doun ;

suis né.

doun-méy ; prép. — Avec un sens
dont plus.
Doun-mey ba, piri qu'ey, plus cela dure,
c'est pire.
dounà ; v.
Donner (peu usité) ; on dit
plutôt dà, balhà.

augm.

—

dounacioû ; sf.

Donation,

—

Donné ; nom de
dounàt, doàt ; sm.
garçon (lat. donatus). V. donàt.
dounatàri ; s. et adj. — Donataire,
dounàyre,-e ; adj. -—- Donneur,-euse,
généreux,-euse ; charitable.
Gastoû Febus qu'ère dounàyre, Gaston
Febus était charitable (Laborde).
—

douncebàn ;
comme

—

sm.

—

Juron inoffensif,

double-ban.

doundà, doundène,-dine,-doùn ; s.
Mois impliquant une idée de balance¬

ment, de dandinement et usités dans les

re¬

frains de chansons, de cantilènes ainsi que
dans les loc. adv.
Ha tout à la doundène, faire tout à la

doundène, aller allègrement ;
fête; manda ta la doundène,
promener, se faire paîlre.

diable; anà
s'en aller
envoyer

en

en

doundène ;
me, une

fille

—
Désigne une fem¬
sérieuses, en style badin.
sf.
Dondon, grosse fem¬

sm.

peu

doundoùn ;
me.

doundoiïrejà (G.) ; v. — Bercer, d'a¬
près d'Astros.
En doundourejà lous ehàns, en berçant
les enfants.

dounét,-o (G.).
tros

migo

avec

n'es

donneuse.

le

Employé par d'As¬
dounàyre : La hourdounéto, la fourni n'est pas

sens

pas

—

de

�DOUNGÊ

413

doungè. — C. dangè et ses dérivés,
doungues, dounques. — V. dounc.
douniu,-ibe. — C. dounàyre.
dount (G. L.). — C. Doun pr. rel. Dans
certains parlers le t final sonne assez fort,
.

les

devant

notamment

voyelle .
dounzèl; sm.

mots

commençant

par une

écuyer

ou

Autrefois damoiseau
d'un « domèc » ; on
douméni ».
—

possesseur

l'appelait aussi
dounzèle ;

«

sf.

Suivante

—

principale

campagne
demoiselle d'honneur. Peut
mauvaise part.
noce;

dounzeloû ;
garçon

sm.

—

dans

une

de la mariée,
se prendre en

—

Garçon de

noce,

et

—

dounzèl

(vieux)

;

s'em¬

Y. adour.

dourèc,-que,-règue ; douriu,-ibe ;
adj. — Hâtif,-ive, précoce, empressé.
Dourèc ta disnà;

empressé

s.

pour manger;

qu'es dourèc, tu es matinal ; tu arrives de
bonne heure; frute dourèque, fruit hâtif;
lou prim-tems qu'ey dourèc, le printemps
est

en

avance.

doùrgo (G.) ; sf. — Cruche à goulot
pour l'eau ; écuelle en bois ; en certains
lieux gerbière, tas de gerbes. V. doùrno,
garbè.
dourgue ; sf. — Trou d'eau. V. gourgue, doulh, dour.
dourmi.

—

Métathèse de droumi.

dournàdo (N. Big. G.) ; sf.

—

Cruchée,

contenu d'une doùrno.

dournè ; sm. — Evier. Cf. terrasse,
banè, oursè, cruguè.
doùrno ; sf. — Cruche, cruchon. Cf.
crùgo.
doursoû ;

sm.

—

Tuyau de fontaine. V.

douts et doésso.

dous,-ce ou dousse ; adj. et s. —
Doux,-ce, tiède; doucement; fade.
Que hè dous, le temps est doux ; qu'a la
pèt douce; il a la peau douce; hè tout dous,
fais doucement; û pause-l'y-tout-doiis, un
paresseux, un timoré, quelqu'un qui fait
ses coups
en dessous, un sournois; bî dous,
vin doux, sucré; aygue douce, eau tiède;
lou boulhoû qu'ey dous, le bouillon est
fade.

dous, dòus ; art. m. plur. — Des, de
(pour de lous) ; en Lom. et vers Lombez (G.), on dit dus, comme aussi lus pour
lous, les.
Qu'ey dous boûs, il est « des » bons ; il
est de ceux qui sont bons ; au loung dous
camîs, le long des chemins; e seré dous
bòstes? serait-il des vôtre: ? V. dèus, dets
C. douds&amp;u en
dousàu, douzàu.
certains parlers.
ceux

—

dousìlh.

—

doussà

(G.) ; v. — Frotter avec un
d'alh (dòsso).
doussayne ; sf. — Douceur, amabilité
que l'on fait, caresse.
doussàyne,-e (Or.) ; adj. — Douce¬
reux,-euse avec affectation ; qui craint les
gestes vigoureux, le travail p'nible.
Ta debisà qu'èm Ihèu mardâs,
E brigue aumén d'aquéts doussàynes...
Nous sommes de parler rude sans doute,
et nullement de ces doucereux... (Al Cartero).
Autre graphie de doucéte.
dousséte.
doussoù.
Autre graphie de douçoû.
doutà, douttà, adoutà; v. — Doter;

cayeu

—

douer.

C.

ploie exclamativement dans un sens péjor. :
quin dounzèu! Joli monsieur!
dour.

DRAC

—

d'honneur.

dounzéu.

—

V. doudsllh.

doutacioû ; sf. — Dotation,
doutàu ; adj. des 2 g. — Dotal,-e.
dou-tems ; adv. — Pendant ce tempslà, tandis que; pendant que.
douts, doutsà. ■— Y. douds, doudsà.
douttà ;

Douter ; suspecter, soup¬
v.
douttà-s, se douter. V. doutà.
douttance ; sf. — Doutance, incertitu¬
de, dubitation.
Qu'en ey en douttance, il en doute, il
—

çonner;

est incertain.

doùtte ; sf.

Doute.
ad j. — Douteux,-euse.
douttousamén ; adv. — Douteusement.
—

douttoùs,-e
doutzàu.

;

—

V. douds à u et dérivés,

doy (tout) ; loc. adv. — Tout juste, à
peine, tout doucement.
Qu'ey arribat tout doy, il arrive à peine;
hè tout doy, fais doucement; que y anabe
tout doy, il agissait avec douceur. V. dous.
doyèn ; sm. — Doyen ; a remplacé le
vieux mot decâ.

drabà, trabà ; v. — Entraver ; donner
croc-en-jambe ; mettre un obstacle;
drabà-s, s'embarrasser, s'entraver, s'empê¬
trer ; se contredire.
drabà (L.). — Corruption de debarà;
un

on

dit aussi dabrà.

drabade ; sf.

— Croc-en-jambe ; action
fig. objection gênante, piège.
drabadé, trabadé,-re ; s.
Entrave ;
frein ; sabot d'enrayage ; s'emploie aussi au
fig. V. camaligue, garroutadé.

d'entraver ; au

Sarra lou drabadé, serrer le frein, mettre
obstacle; tout acò que soun drabadéres, tout
cela c'est des choses gênantes, des entraves,
des objections.

drabàt,-ade ; adj. — Entravé,-e; en¬
aux
pieds ; gêné ; au fig. embarrassé.
Mey pressât, mey drabàt, plus pressé,
plus entravé (die.).
drabe, trabe; sf. — Entrave, empêche¬
chaîné

ment, obstacle. Cf. drabadére. V. enhèrries.
drac ; sm. — Lutin ; farfadet ; le drac
diffère du brouch en ce qu'il est surtout
espiègle et le brouch malfaisant.

�DRAGA

—

DROLÈ

414

dragà ; v. — Draguer,
dragàdje ; sm. — Dragage.
dragét,-e ; S. — Grain ; dragée.
dragoû ; sm.
Faulx pour faucher le
foin, lame de faulx ; dragon. En Cliul.
opacité, tache blanche de la cornée. V.
crapàut et malhe.
dragoune ; sf. — Dragonne ; au fig.,
virago.
draje; sf. — Roue. Cf. grabc, hangue.
dralhà (G.) ; v. — Aller vile, courir ;

une

faire du chemin.

dralhe, tralhe ; sf. — Roue gênante ;
raie,, sentier, voie étroite, cheminement
laissé par le passage d'un traîneau, d'une
faux

(Prov. draio).
dramatic,-tique ; adj.
(Lit.).
dramatisé;

v.

dràme ;

—

drap;

sm.

sm.

—

Dramaliau

—

Dramatiser,
Drame,

—

Drap, étoffe; linge

com¬

mun.

drapà, draperà ; v. — Draper ; drapà-s,
draper.
drapé,-re ; s. — Drapier,-ère ; fabricant,
marchand de drap.
drapejà ; v. — Ressembler au drap,

se

imiter les

draps.
drapère, drapèyre ; (L.)

;

sf.

—

Coif¬

fure des femmes landaises.

draperie; sf. — Les draps, draperie,
drapét (G.) ; sm. — Lange,
drapèu ; sm. — Drapeau ; en style plai¬
sant, linge que l'on étale.
Amuchà lou drapèu, montrer un pan de
chemise; ha-s'en u drapèu, se faire un dra¬
peau de; se servir comme d'un drapeau de
ce que
l'on a, que l'on dit, que l'on pré¬
tend, soutient.

drapèyre (Bay. L.).
drascà, druscà

—

C. drapère.

Ecraser les rai¬
faire le drusc.
drasque, drusque ; sf. — Cuve à rai¬
sins; cuve où l'on écrase le raisin. V.
sins dans

une

; v.

—

cuve,

arruscadé.

drayà (B.-L.) ; v. — Mouiller, tremper;
drayà-se, se mouiller.
drayèro (B.-L.) ; sf. — Pluie pénétran¬
te ; grande humidité.
dréjo, adréjo (G.) ; sf. — Lierre
(plante).
Syn. jèyre, ayère.
drésque. — C. brésque.
dressà ;

Dresser, relever, redres¬
ser; dompter, dresser un animal; dressà-s,
se
redresser, s'aligner, se mettre dans la
v.

(Lav.) ; sm. — Charpente de
prête à recevoir la couverture.
dressàyre ; sm. — Dresseur de che¬

vaux,

de bêtes.

drésse.

Dans cette expies. : du-s drésdébrouiller.
drét; adv. — Droit, directement.
Tirà drét, aller droit, tirer droit; que
m'en bau ta case de drét, je rentre chez
moi directement; drét-à-drét, vis-à-vis; à
dret (ou au dret de), en face, à la hauteur
de : que s'estanguèn au dret de, ils s'arrêtè¬
rent à hauteur de, devant.
drét,-e ; adj. — Droit,-e.
Drét coum û blgou, droit comme un
peuplier ; drét coum ue pichade de porc,
droit comme une pissée de cochon, c'est-àdirc tortueux, en zig-zag ; tiéne-s drét, se
tenir droit ; rester honnête.
drét ; sm. — Le droit, la législation.
Ha drét, faire droit.
drét (lou) ; sm. ■— L'endroit., la face
—

ses, se

contraire à l'envers. On dit aussi Ven-drél.
Lou drét dou

drap, la face du drap ; tout
l'arribe de drét, tout lui vient bien;
nou y a ni drét ni. dembès, les deux faces
sont pareilles.
drét (Lav.). — C. drin, un peu.
dretamén ; adv. — Droilement, avec
que

droiture.
dret-àro

(B.-L.)

;

loc. adv.

—

Tout-à-

l'heure.

dretè,-re ; adj. — Qui se sert de la main
droite; bête qui, dans le couplage, tient la
place de droite.
Ant. gauchè,-re, esquerrè^
dreture ; sf. — Droiture,
dréyt (Or.). — C. drét.
dreyturamén ; adv. — Avec droiture
(vieux).
drilhà (L.) ; v. — Driller, courir, aller
çà et là.
drilhade (L.) ; sf. — Course, chute,
dégringolade.
drin; sm. — Un peu, à peine.
U drin de pâ, un peu de pain ; oscoute
drin, écoute un peu; drin à drin, peu à
peu; à drins, petit à petit. V. poc, chic.
Dim. drinòt, drinoû.

drogue

; sf. — Drogue ; mauvaise bois¬
chose frelatée. Au fig., mauvaise chose,
un garnement. V. chirole.
Machante drogue qui èsl Garnement que
son,

tu

es.

—

perpendiculaire, l'alignement.
Dressà la pue, dresser le mât ; dressà lou
pourî, dresser le poulain ; dressà lou cap,
dresser la tête; dressà l'arrèc, redresser le
silllon ;

dressât
toît

drogue ; sf. — Etoffe grossière. V.
drouguét.
drôle,-o,-e (O. du G. et Marsan) ; drôlle,-e ; drònle,-o (G. Rig.) ; s. — Garçon¬
net,, fillette.
U petit dròlle,
les, les enfants ;

dressà la murralhe, aligner le mur ;
dressà l'aurélhe, dresser l'oreille; aném,
drésse-t! Allons aligne-toi I commandement

fillette.

de bouvier.

lùs,-se.

Dim.

un

petit

ue

beroye drolle,

garçon ;

tous drolune jolie

droullét,-l\n,-lòt,-e. Augm. droul-

�415

DROLLE

drÒlle,-e; adj.

droumide ; sf. — Somme,
droumidé ; sm. et adj. —

Drôle, plaisant, amu¬

—

sant.

dròme

(Big. G.)-

C. drouml.
droùgà ; v. — Droguer, « croquer le
marmot»; véliller, lambiner; drougà-s, se
—

droguer.

drouguerie ; sf. — Droguerie,
drouguét ; sm. — Droguel ; espèce de
drap de laine.
drouguiste,-e ; s. — Droguiste,
droulh ; sm.
Chêne roure (quercus
rcbuf) et chêne lanugineux (quercus pubcscens).
droulh,-o (H.-Big.) ; adj. — Benêt;
endormi,-e, lent au travail, peu habile. V.
—

droulh,-e ; adj. — Qui n'a pas de ré¬
qui manque de vigueur, d'éner¬
gie ; se dit aussi d'un bois qui casse facile¬
ment : huste droùlhe, bois mou.
droùlho (Lav.) ; sf. — Feirime de mau¬
vaise vie, gourgandine.
droullalhe ; sf. — Les polissons, les

fille

sans

; s.

Gros garçon, grosse
finesse ; le terme a

—

distinction ni

péjor.
Qu'ey û boû drouliùs, c'est un bon gros
garçon, qu'ey û triste, droullàs, c'est un
souvent

un sens

triste sire.

droullàt,-e

;

s.

Mauvais drôle, fille

—

envie de dormir.

droumidoù,-re

; adj.— Dormeur,-euse.
droumilhè,-lhoè,-re ; s.— Disposition
à

dormir, envie de dormir.
Abé la droumilhère, avoir sommeil
droumilhè, loir.

droullatalhe ; sf.

—

Fréq.

augm.

de

droullalhe.

;

arràt

droumilhejà ; v. — Sommeiller légère¬
Fréq. de drouml.
droumilhoû ; sm. — Assoupissement,

ment.

sommeil ; en certains lieux, droumilhè,-o,
droumidére. V. adroumllli.

droumilhoùs,-e

; s.

—

Qui est porté

au

sommeil.

droumit;

sm.

—

Court

sommeil.

V.

cluc.

droumitòri.

—

C. droumilhè, avec une

d'augm. ; narcotique.
droumiu,-be; adj. — Dormant,-e.

nuance

druch, drusc ; sm. — Marc de raisin.
grouade, gasp.
drulh, drùlhou (M4) ; sm.— Grumeau.
C. grulh et brulh.
Cf

drulhoà ;

vicieuse, drôlesse.

Lieu où l'on

droumidére ; sf. — Disposition à dor¬
mir, besoin de sommeil.
Abé la droumidére, avoir une invincible

drôles.

droullàs,-se

DUCAÜ

dort.

eslròs et droùlho.
sistance ;

—

druscà ;

v.
v.

—•
—

Faire des

Tailler le

grumeaux.
marc

de raisin

le presser.
drusques ; sf. pl. — Tranches de pâle
de maïs que l'on fait frire à la graisse. Dans
pour

droullatejà ;

v.

—

Polissonner ; faire le

mauvais drôle.

droullot,-e ; s. — Dim. de dròlle, mais
plus souvent est employé avec le sens de
petit polisson,-ne.
droumàrrou,-re ; adj. — Endormi,-e ;

le G. armòtos ; dans

gros paresseux.

Pâ du, pain dur; du d'aurelhe, dur
d'oreille; òmi du, homme rude, inhumain;
du de cap, tête dure; du au tribàlh, dur
au travail
; robuste ; coste dure, côte dure à
monter; que m'ey du à créde, cela m'est
dur à croire ; trucà du, frapper ferme ;
temps du, temps rigoureux ; que-u n'an dit
de las dures, on lui en a dit. de dures, de
cruelles; la mesture que hè la came dure,
le pain de maïs rend la jambe ferme, solide
(dict.).

le

droumatòri

(Lom.)

; sm.

—

C. drou-

midére.

droumì, dourmi

;

dròme (Big. G.)

; v.

Dormir, rester dans l'inaction.
Drouml tranquile, avoir la conscience en
paix ; dcchà drouml l'ahà, laisser dormir
l'affaire; drouml de haut-die, faire la gras¬
se malinée; dourmi coum
û souc, dormir
comme une souche, lourdement ;
goudufle
qui droum, toupie qui semble immobile,
dormir en tournant ; qu'abérn droumit à
Pau, nous avons couché à Pau ; entau qui
nou droum
pas, la noeyt qu'ou, se hè loungue, la nuit semble longue à celui qui ne
dort pas (die.) ; de drouml que bau
pâ, dor¬
mir vaut du pain, comme en fr.,
qui dort
dîne (prov.) ; lou qui n'a pas arré
que
droum tranquile, celui qui n'a rien dort en
paix.
—

droumi ;

sm.

—

Le dormir, l'action de

dormir, sommeil.
Abé lou drouml

pesant, lourd.

pesàn, avoir le sommeil

du(r),-re; adj.
tère ; inhumain ;
cilement.

les L. cruchade.
—

Durc,-e; rude, aus¬
; qui apprend diffi¬

robuste

dubét ; sm. — Duvet ; on désigne par¬
fois de ce mot l'édredon rempli de duvet :
lou dubét.

dubetoùs,-e; adj. — Duveteux,-euse.
dubèr,-te (Arm. L.). — Ouvert,-e. V.
oubèrt.

dubertamén ; adv.

—

Ouvertement,

dubrì, durbi (G. L.) ; v. — Ouvrir,
duc, duquesse ; s. — Duc, duchesse,
ducàt ; sm. — Duché ; ducat,
ducàu ; adj. des 2 g. — Ducal,-e.

�DUÈ

—

DYNAMITE

duè,-ro (M' Big.) ; adj. et s. — Jumeau,
jumelle; duès,-èr.os, jumeaux, jumelles.
Syn. miejoû.
duèl ; sm. — Duel,
duèliste; s. — Duelliste,
dùnco (Big. G. L.). — V. dinqu'à.
dune ; sf. — Dune ; on dit aussi tue de
sable.

dupà ; v. — Duper.
dupade, duparie, duperie ; sf. —
Duperie.
dupàyre,-e ; adj. et s. — Dupeur,euse.

dupe ; sf. — Dupe.
duperie; dupèyre (L.). — C. dupade.
duplicà; v. — Doubler (vieux),
durà; v. — Durer, persister, prolonger.
Lou tems que-m dure, je trouve le temps
long.
durablamén; adv. — Durablement.
duràble,-e ; adj. — Durable,
durade, durance ; sf. — Durée.
duradé,-re; adj. — Qui doit durer;
qui est fait pour durer,
duràlh ; sm. — C. douroà ; durillon,
duramén ; adv. — Durement, rude¬
ment.

416
duràn ; prép. — Durant,
durbì, daubri (G.). — C. uubri.
durci ; v. — Durcir ; durci-s, devenir
dur.

durcimén,-cissimén

; sm.

Durcis¬

—

On dit aussi durcide.

sement.

dure ; sf. —
Drouml sus la

Dure.
dure, dormir

sur la dure,
durésse, duroù ; sf. — Qualité de ce
qui est dur ; insensibilité,
duretàt; sf. — Dureté,

duroù ; sf.
la peau ;

durulhoà ;

Ihoà-s,

se

—

dureté

; plaque dure de
l'épiderme.

Callosité

sous
v.

—

Durillonner

;

duru-

durillonner.

durulhoû ;

sm.

—

Grumeau, durillon,

chose dure.

dus, dues; adj. num. — Deux: dus
omis, dues hemnes, deux hommes, deux
femmes.

dusàu; adj. des
condée.

2 g.

—

dùsco, dùsque (Big.).

Deuxième,

se¬

V. dinqu'à.
gall.,
deuxième ; dusàu est préférable.
dynamità ; v. — Dynamiter.
dynamite ; sf. — Dynamite.
dusième.

—

—

Considéré

comme

�E ; voyelle.
différents.

—

En béarnais e

a

trois

sons

i° e sourd.

e

Le

—

sourd de l'e fran¬

son

accent.

sans

Dans les

syllabes finales, on représentait
Béarn par a ou e et on représente
actuellement par un e sans accent, qu'on
a
appelé «l'e béarnais»: (bile; au pl.
biles), une voyelle atone, issue ordinaire¬
ment d'un a latin, correspondant à l'o
atone
des provençaux et prononcée en
Béarn de plusieurs façons assez différentes :
elle n'est analogue à l'e muet ou sourd du
français que dans la région d'Orthez-Bayon¬
ne ; ailleurs, c'est un son neutre qui parti¬
cipe de a, e, O, ou bien c'est un O atone,
ou bien encore, c'est un a atone, plus ou
moins pur, comme dans le S.-E. du Béarn,
le Lavedan, la Rivière-Basse et une bonne
partie du Haut-Adour, des Baronnies et du
jadis

en

Nébouzan.
2° e

—

L'e

ouvert

—

certainement

syllabe

un e

fermé s'il

se

trouve dans

finale (berdejà=bérdéjà),
à moins que cette syllabe ne forme en
réalité la finale du premier terme d'un mol
composé (claremén).
non

Mais si l'on voit un e écrit sans accent
dans une syllabe finale, il ne faut pas ou¬
blier que

cet e peut présenter deux

tout différents
i° Ce

i° Un e

lait

«

sons

:

qu'on

l'e

fermé atone, que
doucement fermé

contre notamment dans les

V. Lespy
».

On

le

appe¬
ren¬

Pour
finale

«

noms

qu'on ne confonde pas en syllabe
l'e béarnais » et cet e fermé atone,

la tradition note tous les deux, indis¬

que

tinctement,

par

un

e

sans

accent, nous

représentons, dans notre Dictionnaire, en
syllabe finale, « l'e béarnais » par un e
accent

sans

et

l'e fermé atone par

un

appelé

«

l'e béarnais

»,

e

point au dessous: e, (mèste, lèbe;
masc.
àgre, mais fém. agre; (ce qui dans
ce cas se
présentera ainsi : àgre,-e) ; qu'àymes, qu'àyme, qu'àymen; béne; que bé¬
nes,
que bénen; qu'audéches, qu'audéchen).
un

Dans les monosyllabes, on se dispense
généralement d'accentuer l'e fermé; toute¬
fois il y aura des cas où nous l'accentue¬
rons pour plus de clarté.
Dans les suffixes -adoù, -adé et aux termi¬
naisons de l'imparfait de l'indicatif des
verbes de la première conjugaison, e est

parfois substitué à l'a étymologique, no¬
tamment dans la région Ortliez-Bayonne
(cantedoù, cantadoù, labedé, labadé). Cette
particularité est seulement indiquée ici et
nous l'avons omise généralement dans les
articles du Dictionnaire afin d'éviter le dou¬
ble

emploi.

Dans la

Haute-Bigorre, le Haut-Adour et
la région montagneuse bigourdane, é passe à i dans un grand nom¬
bre de mots: arrlo
arréo, reins, dos;
arrls
arrés, personne, rien; p!io = p(eo,
pleine, etc. Ces cas sont ceux où il correspresque

toute

=

=

a

le
et

générale¬
ment masculins (mèste; pl. mèstes), mais
parfois féminins (tèbe ; pl. lèbes), dans .des
adjectifs (àgre; pl. àgres) et dans des for¬
mes verbales : à la 2e et à la 3°
personne du
sing. ainsi qu'à la 3e personne du pl. du
subjonctif présent des verbes en -à (qu'àymes, qu'àyme, qu'àymen), à l'infinitif pré¬
sent des verbes en -e (béne), enfin à la
2e personne
du sing. et à la 3e du pl. de
l'indicatif présent des verbes en -e et en -i
(que bénes, que bénen, qu'audéches, qu'audéchen).

avec

ouvert.

(è larg) est
toujours surmonté dans l'écriture d'un ac¬
cent grave (estère
= éstère ; peyrè = péyre),
sauf devant certains "roupes de consonnes
où, comme en français, on néglige d'écrire
un
accent grave (terre = tèrre).
Nous si¬
gnalerons toujours ici l'è ouvert.
3° e fermé.
a) Quand e fermé (e es¬
tret) est tonique, il est préférable de le sur¬
monter toujours d'un accent aigu, qu'il soit
dans la syllabe finale ou dans la précédente
(Inbadé, berrét, berréta).
b) Quand e fermé est atone, il n'est
jamais surmonté d'un accent aigu : on
l'écrit e sans accent. Par conséquent, si
l'on voit en béarnais un e sans accent, c'est
une

a et O, ainsi que
dont on a parlé plus haut
l'e sourd de la région d'Orthez-Bayonne.

neutre

son

çais dans je n'existe guère que dans la
région d'Orthez-Bayonne et dans les Lan¬
des; on l'entend aussi en quelques lieux du
Gers, près de la frontière landaise et à
Campan (Ilaut-Adour) ; on le représente par
un

c'est-à-dire les atones

27

�ËBACUA

418

EDIFICACIOÜ

-

pond à des groupes latins ém ou én (deve¬
nus ey à Bayonne).
Les diphtongues éu, èu se prononcent
en
appuyant sur e plus fortement que sur
u
(prononcé ici ou).

èch, èsch
echalà.

;

—

èys (Lav.) ; sin.
Forme de eschalà

—

Essieu,

(*).

echàn, echànte (Arm. L.) ; sm. —
Effroi, épouvante, peur. V. esbùrje, pòu.
echantà echentà
v.
Effrayer,
épouvanter; echantà-s, s'effrayer.
echantàble,-e ; adj. — Effrayant,-e,
épouvantable ; formidable, étonnant ; qui
—

landais.

e

Les

—

Landais assourdissent

généralement, avec des nuances de son et
de durée, le son gascon de e, que celui-ci
soit fermé ou légèrement fermé, parfois
aussi, en quelques régions, e ouvert, et
cela dans toutes les positions de la lettre ;
ils lui donnent

un

son

voisin du

eu

fran¬

çais dans jeu, heureux, majeur, etc. Ex. :
péch = peuch ; hémne^heumne, etc. Ce
phénomène a fait l'objet d'études particu¬
lières de la part de MM. F. Arnaudin, E.
Bourciez, E. Ducéré, Millardet, elo.
Les spécialistes ont choisi œ pour repré¬
senter

le

landais

e

son

:

dans

ce

Diction¬

naire, nous n'avons pas cru devoir modifier
le système général pour la graphie des mots
landais; ceux-ci, le cas échéant, sont signa¬
lés par la leltre L.
e

;

interrogatif.

E bas ? Vas-tu ? E

minjat ? Mangez-vous ?
explétif, fréquent devant les verbes.
Quoan lou chibau e cour, quand le cheval
court; entù-ns e dise, pour nous dire.
é, è; con jonc. — Et ; la région d'Oloron
remplace généralement cette conjonc. par
y. Dans l'usage, que le son soit é ou bien
è, on se dispense d'accentuer e.
Pâ e bî e car, pain, et vin et viande.
e

;

ebacuà ;

v.

—

Evacuer,
— Evacuation,

ebacuacioû ; sf.

ebacuàdje

; sm.

—

Evacuation,

ebaluà ; v. — Evaluer,
ebaluacioû ; sf. — Evaluation,

ebangèli

ou

-jèli, abanjèli;

sm.

—

ebangelisà ; v. — Evangéliser.
ebangelisacioû ; sf. — Evangélisalion.
ebangeliste ; sm. — Evangéliste.
ebasi ; v. — Evader (peu usité ; on dit
préférablement escapà-s, pour s'évader). V.
esbadà-s.

ebasioû ; sf.

— Evasion,
ebenamén, ebenemén ; sm. — Evé¬
nement (peu usité; on dit plutôt hèyte, auhèrte, ahà).
ebenistarie,-terie ; sf. — Ebénisterie.
ebeniste ; sm. — Ebéniste,
ebescàt, abescàt ; sm. — Evêché.
éble, èble, jèble; sf.— Hièble (plante),
ebòli, ebòri ; sm. — Ivoire,
ebraïc ; adj. et s. des 2 g. — Hébraïque,
ebriu ; s. — Hébreux,

—

Le, la, à Orthez et

en

Vic-

Bilh. Ailleurs, at, èt. V. at, oc.

Digàts-èc, dites-le ; hèls-èc, fais-le.
ech, etch, eth, eyt, it (M')'; pron.
Lui. V. ét.

echàste,-a (Az.) ; adj. — Apre, rude,
pâ eschàste, pain âpre.
echebéu, eschebéu; sm. — Eche-

sec :

veau.

V.

asse.

Echelî

(Sent)

Des fontaines

;

n.
les

dont

p.
eaux

—

St-Ezzelin.

passent

pour

guérir les plaies, les affections de la peau
portent son nom. 11 s'en trouve à Larreule
el à Lahitte-Toupière (H.-P.).
echèr, essèr (M' Big.) ; sm. — Urine
et bouse mêlés, purin. Cf. lichèr.
echère (M4) ; sf. — Eclisse ; espèce de
plat en bois pour l'égouttage du caillé, du
fromage V. ichère.
echère.
C. eschère, aisselle (i).
echèu, eschèu ; sm. — Ancienne me¬
sure
de capacité valant environ un litre ;
il y en avait cinq au bouc.iièt.
echèus ou eschèus; sm. pl. — Sédi—

menls, résidus de fond, effondrilles. V.

es-

chàys, caysè.
echìno, hechìno (II.-A.) ; sf. — Fas¬
cine, fagol.
echòt ; sm. — C. chot ; pelit duc.
echure (L.) ; sf. — Dégoût, liquide qui
s'écoule, suinte.
L'ecliure dou hems, le purin qui s'écoule
du fumier.

Evangile,

èc ; pron.

s'effraie.

—

eclesiàstic,-ique ; s. des 2 g. — Ecclé¬
siastique.
économe,-i,-e ; adj. et s. — Econome,
ménager,-ère. V. estaubiàn.
economàt ; sm. — Economat,
economicamén ; adv. — Economique
ment.

économie; sf.— Economie. Cf. estàubi.
économisé, ecounoumisà; v.
Economiser. Cf. estaubià.
ectolitre ; sm.

—

Hectolitre,

edicioû ; sf. — Edition,
edificà ; v. — Edifier,

edifiàn,
fiant,-e.

edificàn,-te;

edificacioû; sf.

—

adj.

—

Edi¬

Edification.

(*) Certaines régions en Big. G. et L.,
irrégulièrement réparties, d'ailleurs — Ai¬

Aucun, Samatan,

etc. — élident s dans
qui, ailleurs, possèdent le préfixe
es; considérant cette suppression de S com¬
me
une
exception, nous prions qu'on se
reporte, pour les mots où elle pourrait exis¬
ter, aux mots-types commençant par es.
re,

les mots

�4Í9

ËDIFÏCÎ

edifici;

sm.

—

Edifice,

elasticitàt; sf.

—

Elasticité,
Election,
Electeur,

—

edità ; v. — Editer,
editoù ; sm. — Editeur,

eleccioû ; sf.
electoù ; sm.

èdre

electouràu; adj. des

(As.) ; sí. — Lierre.
Syn. ayèrre, gèdro, jèyre.
edsemplàri ; adj. et s. — Exemplaire,
edsémple ; sm. — Exemple,
educà ; v. — Eduquer.
educacioû ; sf.

—

efèyt, effèyt; sm. — Effet,
effaroulhà (Lav.) ; v. — Effarer,
effarousquì (Lav.) ; v. — Epouvanter.
efferounàt,-ade ; adj. — Irrité,-e, en
fureur; effaré, effarouché,-e. On dit aussi
enfefounàt, enferounil.
effoerà (Lav.) ; v. — Crottcr.
-—

Efficacement.

eficàci,-ce ; s. des 2 g. — Efficace,
eficacitàt; sf. — Efficacité,
efrayà (Lav.) ; v. -— Défrayer. V. dtsfrayà.
egàl,-e; adj. et s. — Egal,-e.
Tout que l'ey egàl, tout lui est égal, in¬
différent ; per égalés paris, par portions
égales; qu'ey egàl, qu'ey du! C'est égal,
c'est dur! Que soy lou loû egàl, je suis ton
égal.
egalà ; v. — Egaler ; egalù-s, s'égaler,
egalamén ; adv. — Egalement,
egalisà ; v. — Egaliser,
egalisacioû ; sf. — Action d'égaliser,
nivellement,

egalitàri ; adj. et s. — Egalitaire.
egalitàt ; sf. — Egalité, équité,
egassè, egoassè,-re; s. — Gardien
do chevaux.

Syn. jegassè.
egéu ou ejéu; sm. — Aiguilles de pin,
de sapin.
Syn. garbaya (L.).
eglisi,-sie ; sf. — Eglise. V. glèyse.
egoàl. — C. egàl.
egoassè,-re. — C. egassè,-re.
ègoe, ègue ; sf. — Jument, cavale. V.
figue.
egouïsme ; sm. — Egoisme.
egouïste,-e; adj. — Egoïste,
egrégi ; sm. — Qualificatif honorifique,
honorable. (Ce mot, que le provençal a
conservé, est tombé en désuétude ici),
ègue. — C. ègoe.
eguét (Big.) ; sm. — Dignité, amourpropre, retenue.
N'a pas nat eguét,
pas de dignité.

eguét

; sm.

—

il n'a

Sol natal

aucune

retenue,

interj.

—

elàstic,-que
Elastique.

;

g.

—

Electo¬

adj.

;

—

Electrique,

electrisà ; v. — Electriser; electrisà-s,
s'électriser.
electrisacioû ; sf. — Electrisàtion.

elegàn, alegàn,-te; adj. et

s.

—

Elé¬

gant,-e.

elegance, alegance, legance; sf. —
Elégance.
elége ; v. — Elire ; choisir, trier.
Elége mounjetes, trier des haricots;
elége û counselh, élire un conseil,
elegible,-e; adj. ■— Eligible.
elegude ; sf. — Election, choix, triage.
elegùt,-de ; adj. — Elu, élue,
elemén ; sm. — Elément,
elementàri ; adj. des 2 g.

—

Elémen¬

taire.

elementariamén ; adv.

—

Elémentai-

rement.

eléy ; sf.

— Elite ; ce qu'il y a de meil¬
plus distingué.
Causes d'eléy, choses de choix ; òmis
d'eléy, hommes d'élite. On écrit aussi de
ley, avec le même sens,
eléye. — C. elége.

leur

ou

de

elidà ; v.

Elider.
Eliminer,
eliminacioû; sf. — Elimination,
elisioû ; sf. — Elision.
ellà (Or.) ; v. — Forme de eslà, enfler.
(On constate dans la région d'Orthez une
répugnance pour la sifflante et pour la vi¬
eliminà ;

—

v.

brante médiane

devant l; ex.

ellaje, pour
mèrlou; parfois même
subit le même traitement),
elladure (Or.). — C. esladure.
elléng (Or.). — C. esléng, glissant,
elluà (Or.). — C. enluà.
ellurà ; (Or.). — C. eslurrà.

cslaje, mèllou,
n

—

èlme ; sm.

r

pour

Heaume,

—

elòdje ; sm. — Eloge.
eloudjioùs,-e ; adj. — Elogieux,-euse.
eloudjiousamén ; adv. — Elogieusement.

elouquén,-te ; adj. — Eloquent,-e.
elouquénce,-ci,-cie ; sf. — Eloquence,
elucidà ;

v.

emancipà

Elucider,

—

; v.

—

Emanciper

;

emanci-

pà-s, s'émanciper.
;

lieu dont

on

a

l'habitude (vieux),
eh!

2

electricamén ; adv. — Electriquement,
electriciâ ; adj. et s. — Electricien,
electricitàt ; sf. ■— Electricité,

miné.

eficacemén ; adv.

—

electric,-que

Effé¬

—

—

ral,-e.

Education,

efeminàt, effeminàt; adj.

EMBABOUTI

emancipacioû

Eh! exclamation,
adj. et s. des 2

g.

—

; sf.

—
Emancipation,
Emboiser; enjôler;
étourdir par paroles, circonvenir.
embabouti (Lom.); v. — Ebahir, stu¬
péfier.

embabioulà ;

v.

—r

�ËMBÀCtl

—

420

EMBARIUDK

embàch,-e ; s. — Bas, rez-de-chaussée,
bach,-e.
embachà,-chi. — C. abachà; descen¬
dre, d 'valer, rabaisser; creuser, abaisser.
embache ; sf. — Bas-fond. Cf. bâche ;
bas-fond. V.

action d'abaisser.

embadauquì,-douquì ;

v.

—

Eberluer

;

ébaubir ;

rendre badòc, avoir la tête vide,
idées; embadouqui-s, devenir gâteux.
embadi ; v. — Envahir ; par ext. encom¬
brer, gêner.
Tire-t enlà! Qu'embadéches lou passàdje,
sans

ôte-toi de là ! Tu encombres le passage.

embadide ; sf.

Envahissement, inva¬

—

sion.

embadidoù,-re

adj.

;

—

Envahisseur,

euse.

embagà (Lav.)

; v.

—

Disposer des

em-

bagadés.

embagadé (Lav.) ; sm. — Bout de bois
l'on place de chaque côté du bât pour
maintenir l'équilibre.
embagàt,-ade. — C. esbagàt.
embahissà-se (G.). — C. esbahissà-se.

que

embahurlà ;

v.

—

Ennuyer,

assommer,

rendre bahurle.

embaï; v. — S'évanouir en Lom.
embajinà ; v. — Imaginer; remettre
l'épée au fourreau (vieux).
embajinacioû ; sf. — Imagination, in¬
vention.

embajinàyre,-e
ve,

adj.

;

—

Imaginatif,-

inventeur.

embajoulà. — C. bajoulà.
embalà; v. — Emballer; embalà-s,
s'emballer, s'emporter; s'emploie en Big.
parfois pour abalà, avaler.
embalàdje ; sm. — Emballage; embal¬
lement, en parlant notamment d'un che¬
val, d'un

coureur.

embalamén ; sm.

embalàn,-te

adj!

;

—

—

en¬

un mar¬

embarboulhà ;

v. — Troubler, étour¬
embarboulhà-s, se troubler, s'em¬
brouiller, s'empêtrer, se mettre dans le
gâchis.
embàrc, embàrg; sm. — Embarras,
empêchement.
embarcà; v. — Embarquer; embarcà-s,
s'embarquer, s'engager dans une affaire.
Que Van mau embarcat, on t'a mis dans
de mauvais draps; que-m càrgui, jou, de
Vembarcà de-plâ, je me charge de te faire
déguerpir.
embarcacioû ; sf. — Embarcation,
embarcade ; sf. — C. barcade; embar¬

dir ;

cadère.

embarcàdje ; sm. — Embarquement ;
fig. duperie, action de mettre quelqu'un,
de l'engager dans une affaire douteuse.
au

embarcamén ; sm.
quer ;

—

Action d'embar¬

embarquement.

embardà.

■—

C. embardinà, mais moins

usité.

embardassà,-dissà

;

v.

—

Péjor. de

embardinà.

embardinà,-dissà,-dousà ; v. — Cou¬
bard, de boue; souiller; ernbardinà-s, s'embourber, se souiller de boue; au
fig. s'empêtrer dans une affaire difficile.
Cf. embarlacà, embaroussà, enhangà.
vrir de

embargà
affaire,
cher ;

;

v.

Engager

—

dans une
empê¬
embargà-s, s'empê¬

aventure; embarrasser;

une

mettre obstacle

;

trer.

ras, se

mettre dans

une

affaire

ennuyeuse.

Cf.

embalausi ;

v.

—

Eberluer, éblouir. V.

enluà.

embalìde ;

embalìdou,-ìdo (Lav.) ;
Invalide; incapable de tra¬
vailler ; inutile.
embalustrà ; v. — Entourer de baluss.

embaratà ; v.— Tromper dans
ché, duper, attraper. V. barato.

barguère;

thousiasme.

adj. et

v.
—
Emlourer d'un
circonvenir, étourdir, faire perdre le
sens, éberluer, donner le vertige; fasciner,
ennuyer; embaranà-s,-iii-s, être pris de ver¬
tige ; se dit du temps qui se trouble.

embargarà,-guerà ; v. — Mettre en
au fig. circonvenir ; embarque¬

Emballement.

Qui emballe,

embaranà,-ni ;

halo ;

—

tres.

embàn ou enbàn; sm. — Auvent;
hangar appuyé à une autre construction.
V.

coustè, acè.s.
embanastrà; v. — Mettre le bât à
banastres; au fig. ennuyer en donnant une
corvée; empêtrer; embanastrà-s, s'empê¬
trer, se mettre dans une position embar¬
rassante.

embandi ;

einbargà.
embargassà (B.-L.) ; v. — Mettre le
bétail dans les bargàs.
embarguè. — C. embàrc.
embarguerà. — V. embargarà.
embargustà (Lav.) ; v. — Mettre dans
un bargàs.
embariàble,-e ; adj. — Invariable.
embarlacà (G.) ; v. — Souiller de
boue ; encombrer ; s'embarlacà, se souiller
de boue, s'embourber, s'empêtrer, s'embar¬
rasser.

embarousà ;

barousà-s,

se

embarrà ;
v.

Bannir, expulser.

—

Syn. horebandl.
embaramà.

—

renfermer;

v. — Salir, souiller;
salir. Cf. embardinà.
v.

plus usité.

quantité de

Enfermer ; enclore ;
embarrù-s, s'enfermer.
sf. — Action d'enfermer;
—

serrer;

embarrade ;
V. embaranà

em-

ce que

l'on

a

enfermé

;

clôture.

�EMBARRADË

421
le
la

embarradé
fermer outils,
enferme.
et

; sm. — Meuble pour en¬
provisions, etc. ; lieu où l'on

embarragnà (Arm.).
embargà, embarrasser.

embarralhà ;
ralhes, barrières,

v.

embarràs ; sm.

—

—

avec

des bar-

Embarras,
Embarrasser, gêner ;
mettre une jeune fille en maternité ; embar¬
rassas, s'embarrasser.
embarrassàn, -te,
embarrassìu,ibe; adj. — Embarrassant,-e ; encombrant.
embarrassàyre,-e ; adj. et s. — Embarrasseur,-euse, gêneur; encombrant,
embarrauà (Lom.) ; v. — Ahurir.
embarràt,-de ; adj. et s.— Enfermé,-e;
emprisonné; enclos; odeur d'enfermé, re¬
mugle. Sobriquet des gens de La r rau le
(P, -P.).
Que l'an embarràt, on l'a enfermé, mis
en
prison; que put à Vembarràt, cela sent
le renfermé ; ironiquement, se dit aussi
d'un individu qui sort de prison ou qui ne
tardera pas à y rentrer.
embarre ; sf. — Chose clôturée, close ;
étable, loge de bête; prison; système de
fortification ; ironiquement, logement misé¬
rable, malpropre, pour les personnes.
embarrè (B.-L.) ; sm. — Clôture. V.
barràlh. Lieu où l'on enferme; ailleurs, le
renfermé : que put à l'embarrè, cela a
embarrassà ;

a

EMBELÈC

perdu le caractère de pureté de

de même pour les plantes qui tom¬
bent en dégénérescence.
embastardàt,-dit,-e ; adj. — Abâtar¬
di,-e; croisé, métissé; en dégénérescence,
embàte ; v. — Embattre.
embauché ; v. — Embaucher, louer à

C. embarrulhà

Clore

produit

—

—

gages;

;

embauchà-s,

embauche ; sf.

v.—

l'odeur du renfermé. V. embarràt.

race

se
—

louer,
Embauche,

embaude
V.

(As.) ; sf. — Neige accumulée.
counjèste.
embaumà; v.— Embaumer, parfumer,
embaumamén ;

sm.

—

Embaume¬

ment.

embaumàn,-te ; adj. — Odorant,-e,
parfumé, odoriférant.
embaumàyre,-e ; adj. et s. — Qui em¬
baume ;

embaumeur,-euse.
— Baume, parfum pé¬

embàume ; sm.
nétrant. V. bàume.

embébe;

Emboire, imbiber; faire
au sol, à de la
farine, etc. ; faire rentrer sur une étoffe
tendue une autre étoffe plus longue ; faire
accroire ; embébe-s, s'imbiber ; qui s'emv.

—

absorber lentement de l'eau

boit.

embebedà; embeuedà (Big. V.-B.
G.); v. — Enivrer; embebedà-s, s'enivrer.
Cf. embriagà.
embebude, embude; sf. — Ce que
l'on

a

fait emboire ; action d'imbiber.

embebùt,-gùt, embùt,-de; adj. et s.
Embu,-e ; désigne aussi quelqu'un qui
est dégoûté de tout, qui en a assez, qui n'a
plus souci de rien ; à Navarrenx signifie
—

embàrri ;

sm.

Rempart

—

;

obstacle

;

embarras; obstruction. V. bàrri.
embarrià ; v. — Fortifier un lieu,
embarruscà-s (Os.) ; v. — Se four¬
voyer; ne pouvoir mettre de l'ordre dans
ses idées ; avoir le trac.
embarruscàt,-ade; adj. — Gêné pour
parler; troublé, intimidé,-e.
embarsià (B.-L.) ; v. — Enfermer dans
la barslo.

embartà-s

ahuri et aussi
sive.
un

embecà;

v.

une

personne peu expan-

Donner la becquée,
les oies, les canards.

—

boucher ; gorger

Syn. embucà.
embéch (G.);

sm.

—

em¬

Envers, avers. V.

embès.

embechinà ;

(L.)

;

v.

—

S'embourber,

s'empêtrer.
embartassà ;

v.

—

Créer de la barte

ou

de la bartalasse ; embartassà-s, s'embourber,

embartoulà ;
embasanà-s ;

v.

—

Tendre le bartòu.

Se dit du temps qui
s'obscurcit, qui se couvre. V. embaranà.
embasanàt,-de ; adj. — Qui est com¬
me de la basane;
temps couvert, troublé.
embassià ; v. — Mettre dans la bassie ;
dans le G., plus spécialement, mettre le
linge dans la cuve à lessive : embassià la
bugàdo.
embastà.
C. bastà, bâter ; faufiler ;
engager une affaire.
embastardà,-di ; v. — Embâtardir,
abâtardir; croiser, métisser; embastardà-s,
se
dit, notamment, de deux animaux de
même espèce mais de race différente, dont
—

v.

v. — Ennuyer, agacer ; le
qui est trivial sinon grossier, correspond
au fr. pop. canuler. Y. cu-hourrà.
embèhi,-ie ; adj. — Qui est de mauvaise
humeur ; acariâtre ; revèche.
embèhi,-io (G.) ; adj. et s. — Lippu,-e.

t.

V. bèhi.

—

embejà ; v. — Envier, jalouser,
embéje ; sf. — Envie.
embejè,-re ; s. — Envie persistante,
passionnée.
embejoÙS,-e; adj. — Envieux,-euse,
désireux.

embelà, embellà; v. — Gauchir, cour¬
en gauchissant; voiler; embellà-s, gau¬
chir, se voiler. Cf. engauchl.
embelade ; sf. — Gauchissement, ac¬
tion de gauchir, de courber.
embelèc (B.-L.) ; sm. — Ce qui encom¬
bre. V. empachùc.

ber

�EMBELECA

—

embelecà ;
embeli ;

v.

v.

EMBESIADA
emberimà

Encombrer,

—

—

422

Embellir

embetl-s, s'em¬

;

bellir.

embelide ; sf.

Embellissement

—

;

em¬

bellie.

embelinà (E. du G.)
charmer, ensorceler.

embelinàyre,-o

;

v.

adj.

;

Enjôler,

—

Enjôleur,-

—

euse.

embelissimén ;

sm.

—

Embellisse¬

ment.

embellà.

V. embelà.

—

embelouyà,-ji.

C.

—

emberouyi

en

certains lieux du G. et des L.

embencible,-e ; adj. — Invincible,
embencioû; sf. — Invention; chose,
propos inventés.
embendemià (B.-L-.) ; v. — Jeter au
loin ; dilapider, perdre,
embendi-s.
embentà ;

embentà-s,

C. bendl-s.

—

v.

Inventer

•—

imaginer

uii

—

mensonge,

une

—

Inventorier, faire

l'inventaire; supputer.

emberbequi;

v.

—

intimider; emberbequi-s,

Ebahir, épater;
troubler, s'in¬

se

timider.

embercioû ; sf.
emberdurà ; v.

—

Inversion,

—

Couvrir de verdure;

verdir; emberduvà-s,

se

couvrir de verdure,

d'herbe.

embereà,-rià,-rimà,-remià ; emberenquì (N.-E. du G.); v. — Envenimer;
exciter dans une dispute ; embereà-s, s'en¬
venimer. V. aliiscà.

embergà;
tisserand;

v.

—

mettre

Enverger, terme de

la

vergue,

terrain de

terme

de

embergà ; v. — Prendre plus ou moins
de largeur avec la verge du fléau sur les
gerb"s étendues ; disposer les gerbes sur
l'aire pour les battre au fléau. V. bergue.
embergamà ; v. — Enverger ; au tig.
convaincre par des argumenls spéciaux ;
embobiner, selon l'expression populaire.
embergàmi ; sm. — Envergeure ; ac¬
tion d'enverger.
embergougnà,-i ; v. — Faire honte,
rendre confus, timide; couvrir de honte, de
confusion.
; sm.

—

C. berguu-

gne

emberi.

—

emberià.

emberni, embernissà
vernir. Y. berni.

—

vrer

et

ses

dérivés.

; v.

—

Vernis¬

emberretà-s

(Os.)

;

v.

—

Se

buter,

s'obstiner, s'arrêter.

contre-sens.

emberri ; v. — Faire enrager quel¬
qu'un, le rendre grincheux.
embèrri,-e; adj. — Grincheux,-euse,

colère, acariâtre.
embèrs, embès, dembès; sm.— Côté
opposé à l'endroit, au droit, au soleil.
Loa dret■ a l'embèrs, le droit et l'envers,
embèrs; conj. — Envers, vers les L.
embersà ; v. — Inverser, passer d'un
versant, d'un côté sur un autre ; tourner
-

véhicule sur place; quand on laboure,
prendre le revers du sillon que l'on vient
de faire; on dit aussi, dans ce dernier cas,
un

rebersà.

embersade ; sf. — Action d'embersà.
emberti ; v. — Invertir.

embès,

dembès,

rembès;

sm.

—

Envers. V. embèrs.

embesà

(Lav.)

; v.

—

Exciter l'ardeur,

la vaillance, la colère; embesà-s, s'exciter,

s'emporter. V. aliiscà, embespà.
embesàt,-ade ; adj. — Ardent,-e; vail¬
lant ; furieux.
embescà ;

v.
Engluer, enduire de
enjôler, enchanter ; emboiser ; embescà-s, s'engluer, se laisser prendre par enjô¬

glu

—

;

lement.

embescari ;

glu

v.

—

empoisser.
embesèro (Lav.)

Engluer, enduire de

;

;

sf.

—

Ardeur

;

exci¬

tation. V. arséc.
v.

—

S'entourer de voi¬

sins ; devenir voisin.

C. embereà.
—

un

emberouyi,-ji; v. — Enjoliver; emberouyi-s, s'enjoliver, devenir beau, en par¬

embesià,-s ;

C. embeli.

emberiagà (M*).

Complanter

—

ser,

marin.

embergougnimén
(rare).

; v.

vernes.

emberretàt,-ade ; adj. — Têtu,-e, obs¬
tine, qui comprend de travers et répond à

Inventaire.

embentàyre,-e ; adj. et s. — Inven¬
qui invente, imagine.
v.

verne.

embernatà,-dà

;

teur, celui, celle

embentourià ;

de l'écorce de

lant du temps, du ciel, etc.

mentir

;

histoire.
embentàri ; sm.

(Big. G.). — C. embereà.
(G.). — C. embereà.
emberinqui (G.). — C. embereà.
emberlugà (Lom.) ; v. — Eberluer,
embermà ; v. — Embecquer, appâter
l'hameçon.
embermià ; v. — Remplir de vermine ;
enbermià-s, se remplir de vers.
embernà-s (L.) ; v. — Se dit du bois
(de verne particulièrement) que l'on a laissé
exposé aux intempéries et qui est devenu
impropre au travail d'oeuvre.
embernatà (B.-L.) ; v. — Teindre avec
emberinà

C. embriagà, eni¬

embesiadà,-di ; v. — Gâter, entretenir
défauts par trop de complaisance. V.

les

besià.

�EMI3ESIBLAMÉN

423
embesiblainén ;

adv.

Invisible¬

—

ment.

embesìble,-e

adj.

;

embespà (Lav.)
bèspe, guêpe).

; v.

—

—

Invisible,
Irriter (vient de

embessà.
C. embersà;
sur le sol. V. bessà.
—

embestì ; v. •— Rendre bête ; cmbestl-s,
s'abrutir ; s'abêtir.

embesti ;

Investir,
Embêter, ennuyer,
harceler, abêtir; embestià-s, s'ennuyer.
embestiamén ; sm. — Embêtement ;
v.

embestià ;

—

v.

—

action de s'ennuyer ou
tunité ; ennui.

d'ennuyer; impor-

embestiàn,-te ; adj. — Embêtant,-e;
ennuyant,-e.
embestiàyre,-e; adj. — Celui, celle
qui ennuie; importun, fâcheux.
embestide,-tidure ; sf. — Investiture,
embestigà ; v. — Rechercher, scruter
(vieux).
embestigacioû ; sf. — Investigation,
embestissimén ; sm. — Investisse¬
fort

ment.

embetà

(L.).

embetrioulà.
embetumà ;

—
—

v.

C. embestià et dérivés,
V. embitrioulà.
—

Donner du

souci,

embetumà-s, se faire du mauvais
betumà, bétonner.
embeucà-s ; v. — Se dévigogner, se

ennuyer ;
sang. C.

déformer

en

se

courbant

gauchir.
embeudà,-tà, empeutà

et

tordant,

se

; v.

—

Greffer,

enter.

embeudi.
C. abeudi.
embeuedà (Big. G.). — V. embebedà.
embeulà (G.). — C. embébe, emboire.
—

embèut,-pèut; sm. — Enture, greffe;
en
style familier, coupure que l'on se fait
à un doigt; le bout d'un doigt encapu¬
chonné à la manière des branches greffées,
embià ; v. — Envoyer, faire sortir.
Syn. mandà.
Embià tout tau diable, envoyer tout au
diable ;
dehors.

enibià-n la hilhe, marier

sa

lille

au

embiade ; sf.

— Envoi.
embiadé,-re, embiadis,-se ; adj. et
s.
Qui peut être envoyé ; qui est en âge
d'être envoyé au dehors, soit comme domes¬
tique, soit en mariage (en parlant des fils et
filles).
embiassà ; v. — Mettre dans la besace
—

(biasse).
embiatà-se

(H.-A.) ; v. — Tomber
bigoterie. V. biàto.
embiàyre-e ; adj. et s. — Envoyeur,euse ; expéditeur.
embielhi; v. — Envieillir; embielhl-s,
s'envieillir ; devenir vieux.
dans la

EMBLANQUÍ

embigoulà ; embioulà (G. L.) ; v. —
Complanter un terrain en peupliers (blgous).
embijarrà ; v. — Faire rager, mettre
hors de soi; embijarrà-s, se mettre en rage,
s'obstiner.
Ne-t

répan¬

verser,

dre

—

embijarrà, il ne faut pas
s'ey embijarràt sus aquét
tribàlh, il s'est mis en rage sur cette beso¬
gne, il s'y est obstiné. V. bijàrre.
embinagrà ; v. — Vinaigrer, faire du
vin, du cidre; au fig. irriter, aigrir; embinagrà-s, se mettre en rage, s'irriter, s'ai¬
grir.
Embinagrà cougoùms, mettre des con¬
combres au vinaigre; embinagrà û bachèt,
envinaigrer un fût; b'ès hère embinagràt !
Tu es bien aigri, agacé !
embinassà; v. — Couvrir, tacher de
eau

t'obstiner ;

pas

que

vin.

embinassàt,-ade ; adj. — Enviné,-e,
(en parlant d'un ivrogne) ; pour une futail¬
le, on dit embinatàt,-ade.
embinatà.
embioulà.

—

—

V. abinatà.

V.

embigoulà.

embirà ; v. — Tordre, tourner,
embirlà ; v. — Eblouir, séduire, trom¬
per, faire
leuses.

perdre le

sens par

paroles enjô¬

embiroà, embirounà ; v.— Environ¬
entourer. On dit fautiv. embiroulà.
embiroû, biroû; adv. — Environ, à
peu près.
embirouelà (G.) ; v. — Entortiller ;
s'embirouclà, s'empêtrer.
embirouclàt,-ado ; s. — Empêtrement,
ner,

emba

rras.

embiroûs ;
tours. V.

sm.

pl.

—

Environs, alen¬

biroûs.

embisagglà

; v. — Eblouir par un éclat
fasciner. Cf. embirlà.
embisagglade ; sf. — Eblouissement,
vertige.

de lumière ;

embisagglamén ; sm. — Eblouisse¬
ment; qualité de ce qui éblouit, aveugle,
charme.

L'embisagglamén dous bòstes oelhoùs, le
charme éblouissant de

vos

yeux.

embisanàt,-ade ; adj.
—
Transi pai
la bise ; se dit de la peau gercée par le
froid. V. bisane au Sup.
embiste ; sf. — Point de vue, belvédère,
embit; sm. — Invitation; action de
convier ; festin de famille.
embità ; v. — Inviter, convier ; prier,
embitacioû ; sf. — Invitation.
embitàt,-ade; adj. et s. — Convive,
invité,-e.

embitàyre,-e ; s. — Qui invite, convie,
emblanquí; v. — Blanchir; emblan¬
quís, s'habiller de blanc.
Emblanquí la taule, mettre la nappe ;
emblanquí l'autà, mettre l'autel en blanc.

�EMBLUA
embluà ;

EMBOURSA

—

v.

—

Colorer

le linge au bleu.
embluià (Loin.) ; v.

424

en

bleu, bleuir,

passer

—

Fasciner, mé¬

duser. V. embaranà.
embòbe ; v. — Emblaver, faire les Irades semailles. Par assimilation, se dit

vaux

de différents travaux ou affaires.
Si poudi embòbe uquét hèyt, si je pou¬
vais entrer dans cette affaire, y être intéres¬
sé ; d'une femme convoitée on dira: si-u

poudi embòbe lou Iheyi!
embòbe, emboùbe; sm.
Temps,
époque des semailles.
Que-s Hdsoù per embòbe, cela se fit à
l'époque des semailles.
emboesà ; v. •— Boiser; ernboesà-s, se
gâter, en parlant d'un fût vinaire en bois,
emboetà ; v. — Emboîter,
—

emboetàdje
embote ;

Emboîtage,

; sm.

sf.

Emblavure

—

champ

;

emblavé.

emboubedé,-re

adj.

;

v.

-—

Champ qui

Embobeliner

—

en¬

;

jôler ; embobiner.
emboubùt,-ude; adj. — Emblavé,-e.
emboucà; embucà (G&lt; L.) ; v. —
Emboucher ; gorger ; ouvrir la gueule, le
bec d'une bête pour l'examiner ou la soi¬
gner ; ensacher ; adresser la
parole. V.
enguiibà, enguiserà, nristoà.
emboucà; inboucà; v. — Invoquer
(lit.).
emboucacioû ; sf. — Invocation,
emboucadé ; sm. -— Entonnoir à gorger

les

oies, les canards.

emboucàdje

;

sm.

—

Embouche

;

ac¬

tion de gorger,

d'entonner. V. arisloà.
emboùch (G.). — Forme de emboùs.
embouhemià ; v.
Rendre bohémien,
embohémier, encanailler; embêter, en¬
nuyer; embouliemià-s, devenir gueux, s'en¬
—

canailler.

embouhemià.

—

C. embourriià.

embouhemiàyre,-e
encanaille ; ennuyeux ;
pos, ses manières.

embouhi ;

adj. et s. — Qui
fatigant par ses pro¬
;

Bouffir, enfler.
adj. — Bouffi,-e ; bour¬
souflé; sol infesté par les taupes (boUhoâs).
Terre, embouhide,, terre boursouflée; sol
bouleversé par les taupes.
v.

embouhit,-ide

embouhoà ;

v.

—

;

—

Mettre

en

mauvaise

humeur, ennuyer. V. embouhemià.
emboulà-s; v. — S'envoler,

emboulegà ; v. — Emporter à la volée,
emboulòp (Eav.) ; sm. — Ensemble,
bloc, tas3 volume. V. endoùm
—

bòyme.
emboumià, embouymià (Lom.) ; v.
Enjôler, séduire, emboiser. V. embou¬

hemià,

ment.

embouquì-S ; v. — Se dit de la chèvre
qui cherche le bouc.
embourdà, embourderà; v.
En¬
—

granger.

embourdade ; sf.

Embardée.

—

embourdadé,-re ; adj. — Qui est pro¬
pre à être engrangé.
embourdadé (Lav.) ; sm. — Fermeture,
planche placée au-dessous de la porte du
fenil ; place occupée par le foin que l'on
engrange.

embourdàyre,-re
engrange ;
fenil.

qui

; adj. et s. — Qui
le fourrage du char au

passe

embourderà;

v.

C. embourdà;

—

en

Lav. aussi mêler,

peut, doit être emblavé.
emboubillà ;

embouquetà ; v. —- Fleurir, garnir de
bouquets ; donner du bouquet à un vin ;
embouquetà-s, prendre du bouquet; se pa¬
rer d'un
bouquet; au lig. s'enivrer légère¬

et

envelopper; au fig. subor¬
ner; embourderà-se (Lav.), se mettre dans
l'embarras, se fourvoyer.
embourdurà ; v.
de terre ; y mettre en
ture artificielle

Limiter une pièce
bordure soit une clô¬
mieux, une plantation

ou,

—

d'arbres.

embourgesi-s ;

v.

embourlàt,-ade

;

—

adj.

S'embourgeoiser.
— C.
esbourlàt,

effiloché.

embourlàt,

embourlissàt,-lussàt,gêné,

ade ; adj. — Embarrassé,-e, troublé,
emberlificoté.

embourlissà-s ; v.— Tomber et s'em¬
barrasser, s'empêtrer.
embourmà,-se (Lom.) ; v. — Se ca¬
cher, se tapir dans un creux, un recoin,
un réduit, se terrer.
embournalhà ; v. — Embrouiller, mêdes
fils; troubler; ernbournalhà-s,

.ler

s'embrouiller, bafouiller, si l'on parle.
embourrà ;

v.

—

Embourrer.

embourrachà, embourratchà ; v.
Enivrer, saouler; embourrachà-s, se saouler.

—

embourràdje ; sm.
embourrassà ; v.

—
—-

Embourrage.
Charger l'esto¬

mac, le bourrer; embourrassà-s, se bourrer,
s'empiffrer (trivial).
embourrassà ; v.
Emmailloter, met¬
—

tre

dans

une

bourrasse.

embourricà-s.
mais

avec

une

C.

embourrassà-s,
péjor. ; se saouler
Cf. bourraicheyà-s, har—

nuance

abominablement.
tà-s.

embourroà.

—

embourroadis ;

C. embourrassà.
sm.

—

tomac, indigestion,
emboursà, emboussà

Embarras d'es¬
;

v.

bourser. V. emboussetà.

emboursà.

—

C. emboussetà.

—

Em-

�EMBOUS

425
emboùs ;

pl.

sm. ; emboùssos (G.) ; sf.
Bouchons d'herbes et de racines qui

—

arrêtent la charrue, la herse, le râteau
travail. V. bèrre, boutches.

en

Embuscade,

—

embouymà. — V. emboumià.
embràc,-aque ; s. — Tournant brus¬
que ; traverse, raccourci ; au fig. obstacle,
embràc ;

bousigue.

Tourner court ; faire
angle droit ou le faire faire ; défléchir ;
aller par un chemin de traverse, raccour¬

v. — Embosser (terme de
dans le G., se dit des herbes qui,
s'enlassant, empêchent la charrue d'a¬

;

V. emboùs.

emboussetà,-ssicà ; v. — Embourser,
empocher, encaisser de l'argent, plus usité
que emboursà.
emboussetàyre,-ssicàyre,-e; adj. —
Boursicoteur,-euse, amasseur ; qui tient la
bourse.

emboutà
la bout

ou

(M* Big.) ; v. — Mettre dans
la boàto ; entonner au moyen de

V emboutit.

emboutè
terre

en

(Big.); sm. — C. erribote;
jachère qu'on laboure pour l'em¬

blaver.

emboutecàt,-ade
emboutelà.

;

adj.

—

adj.

—

Qui

humeur. V. boutée.
C. boutelà.

—

emboutelàdje. — C. boutdàdje.
emboutelhà,-tilhà ; v. — Mettre

embracade, embraque ; sf. — Rac¬
action de tourner brusquement ;
embracàt; sm. — C. embracade.
...E per lous embracàts, — S'en ba drét

à

l'arrèc

oun

sous

boéus

soun

entràts.

—

(Nabère Pastourale).
Et par les chemins de traverse, par les
raccourcis, (il) s'en va droit au sillon où se
trouvent

ses

bœufs.

embracàyre,-e ; adj. et s. — Qui em¬
braque, coupe par la traverse; au fig.
celui, celle qui cherche ou emploie des
moyens dilatoires et, aussi, qui va au plus
pressé.
embrancà ; v. -— Garnir de branches ;
embrancher ; prendre un chemin d'embran¬
chement.

embrancade ; sf.

—
Embranchement ;
chemins, branchement.
embrancamén ; sm. — Embranche¬
ment. V. bire-plec, cutour.

—

chai.

—

embrasà ;

v.

(M4 Big.) ; sm. — Entonnoir
à grosse tubulure ; il sert habituellement à
des
faire
boudins et saucisses.
v.

-—

Emboutir,

terme

serrurerie ; embouter ; embouti-s,
l'un dans l'autre, en parlant, par
de deux véhicules qui se heurtent.

emboutide ; sf.

—

de

rentrer

exemple

Action d'emboutir,

heurter ; mise bout à bout.

emboutigà

; v. — Mettre en boutique,
atelier; emboutigà-s, s'enfermer pour
travailler, en termes plaisants.
en

emboutimà

(G.) ;-tumà ; v. — Mettre
colère, de méchante humeur; emboutumà-s, se mettre en colère, se butter.

nuages.

embouyà.

—

C. embià, dans quelques

lieux des Quatre Vallées

(H.-P.).

—

Répandre des cendres

amender le sol.

sf. ; embrasàdje ; sm.
répandre des cendres.
embrasamén ;
an.
—
Ebrasement,
ébrasure ; s'emploie aussi p. embrasàdje
Action de

mais rarement.

embrasamén ;
re

en

sm.

—

Action de rédui¬

cendres.

embrassà ; v. — Embrasser. V. abrassà.
embrassade ; sf. — Embrassade,

embrassàdje ; sm. — Action d'embras¬
; prend souvent un sens ironique, mo¬

ser

queur.

embrassadoù,-re

;

adj.

—

Embras-

seur,-euse.

embrassamén ; sm. — Embrassement.
embrasse ; sf. — Embrasse,
embràssi ;
brasamén

en

emboutimàt,-tumàt,-ade; adj. et s.
De mauvaise humeur, sombre; furieux.
Cèu emboutumàt, ciel chargé de gros

C. abranll.

embrasade ;

—

emboutèt

embouti ;

embranli.
pour

emboutelhàdje.-tilhàdje ; sm. —
Embouteillage, mise en bouteille.
emboutelhàyre,-tilhàyre,-e ; adj. et
s.
Qui met en bouteille ; homme de

—

pren¬

courci ;
écart.

en

bouteille.

se

Se fourvoyer,

division de

est de mauvaise

do

—

embracà-s ; v . —
dre la mauvaise voie.

emboussà ;

vancer.

Asthme, emphysème.

—

v.

un

—

en

sm.

embracà ;

cir.

embouscàdje ; sm. — Action de boiser.
On dit plutôt embouscassl.
C. embouscà (i).
embouscassì,-rì.
embousigà-s; v. — Se dit d'un terrain
qui, ayant été cultivé, revient à l'état de
marine)

EMBRAUTA

ennui.

embouscà,-cari,-ssi ; v. — Boiser,
planter un bois, une forêt.
embouscà, embuscà ; v. — Embus¬
quer ; embouscà-s, s'embusquer,
embouscade ; sf.

—

sm.

—

Ebrasure. V.

em¬

(i).

embrassoulà ;

v.

—

Ramasser le foin

l'emporter par brassées,
embrasure; sf. — Embrasure,
embraudinà (Lav.) ; v. — Salir, souil¬
ler; embraudinà-se, se salir. Le terme n'a
pas le sens aussi péjor. que son syn. brautà.
embrautà-se (Lav.). — C. braulà-sç.

pour

�EMBREA

EMBRUMA

—

embreà ; v.
embrecà ;

—

426

Contract. de embereà.

Ebrccher;

écorner,
égueuler. V. esbrecà, plus usité, ainsi que
ses

v.

—

dérivés.

embrecà

(B.-L.) ; v.
salaire.
embrégn (G.) ; sm.

—

Employer,

en¬

Embrun.

V.

gager moyennant

—

embrum.

embreuli-se

(G.) ; v. — S'engourdir
suite du froid. Cf. enjerri.
embréulìt,-ìdo (G.) ; adj. — Engour¬
di, -e par le froid, gourd.
Syn. baub, enreullt.
embrià, embriagà ; v. — Enivrer ;
embriagà-s, s'enivrer. S'emploie aussi avec
le sens d'étourdir, soûler par
paroles. V.
par

embebedà.

embrouchàyre,-e ; adj. et s. — Qui
Est employé dans le style plai¬

embroche.

avec le
V. brouch.

sant

embrouchigà, embrouquichà,-ssà

—

embriagamén;

sm.

—

Enivrement;

étourdissement.

embriagàn,-te ; adj. — Enivrant,-e.
embriague. — C. briague, ivraie. LeT
mot peut encore s'appliquer à d'autres
plan¬
tes enivrantes qui causent des
vertiges, des
étourdissements au bétail qui les mange,
telle la colchique d'automne, la valériane
rouge, la doronie, etc.
embriaguère. — C. briaguère.
embridà ;
au

— Brider ; mettre la bride ;
mettre la bride, au fig., la

v.

se

cou.

-—

ment.

embriscà;

v.

Rendre

—

brisquét, de

mauvaise humeur ; faire enrager.

embriulà

embroùlh,-lhàdje,-lhadis,-lhamén
sm.

ble ;

;

Embrouillement; confusion, trou¬
chaos ; dédale ; embarras ; souci, casse¬

—

ment de tête. Y.

broulh.

embroulhà ;

—
Embrouiller ; trou¬
embroulhà-s, s'embrouiller,,
se tromper, bafouiller,
embroulhàdje. — C. embroulh.
embroulhàyre,-e ; adj. — Embrouilleur,-euse ; brouillon,-ne.
embrounit; adj. m. — Se dit du ciel
grondant, du temps quand un orage se

v.

bler ; tromper;

forme. V. brouni.
se

embrouqui-s ; v.— Se couvrir de broc ;
piquer aux épines.
emb&gt;?ouquichà. — C. embrouchigà.
embrouquissà. — C. embrouchigà.
embroussalhà,-lhoà ; v.
Embrous—

embrigadé ; v. — Embrigader ; embri¬
gadas, s'embrigader.
embrigadamén ; sm. — Embrigade¬

(G.)

embroucà ;

v.

; v.

—

Orner, fleurir,

Entamer

-—

un

tricot,

les broques ; fermer un passage de
clôlure avec des épines (brocs) ; embroucà-s,
se
piquer avec des épines; s'embarrasser
dans une haie d'épines, de ronces ; au fig.
se
tromper dans ses calculs, ses projets;
s'emploie aussi avec le sens de abroucà.
embroucade,-dure ; sf.— Piqûre d'épi¬
ne.

embroucassioû ; sf.

—

Embrocation,

de médecine.

embrouchà ;

v.

Embrocher ;

—

brouchà-s, s'embrocher,
embrouchà,-choà.

embrouchade; sf.

—

—

sailler ;

embroussalhà-s, se couvrir de brous¬
sailles ; tomber dans la broussaille ; au fig.
compliquer, rendre peu clair.
embroussalhàdje ; sm. — Amas de
broussailles ; brouillamini.

embroustalhà,-s,-lhoà-s ; v. — Se
de brouste, en parlant d'un ter¬

couvrir

passer

t.

;

Fermer, clôturer avec du broc; pro¬
téger avec une barrière buissonneuse, épi¬
neuse ; embrouchigà-s, s'embarrasser, s'em¬
pêtrer, tomber dans des épines, un buisson
épineux ; on dit aussi embrouqul-s, embrou¬
v.

cà-s.

qui parle, qu'embriague, il parle
tant, il est si bavard qu'il étourdit.
embriagade ; emberiagade (M4) ; sf.
Soûlerie, ivresse ; temps d'ivresse.

corde

ensorceleur, enjôleur.

embrouchì, embroutchi, embroutchà, embroutchoà; v. — Ensorceler;
jeter un mauvais sort sur ; livrer aux effets
d'un sortilège. Cf. empousouarà, enhátilhà,
ensourcierà, encantà. V. jupitèri.
embrouchide ; sf. — Ensorcellement ;
acte de sorcier, sortilège.

De tan

embridà-s,

de

sens

em-

V. embrouchl.

Mise à la broche,

rain

ou

(bruc)

une

embrouchadìs,-tchadìs ; sm.
En¬
sorcellement ; sortilège. Y. embrouchi.
embrouchàdje ; sm.
Embrochage.
—

v.

claie,

—

une

Garnir

de

bruyère

barrière, etc.

embrucà-S.— C. embroucà-s et dérivés,
embrùm ; sm. — Embrun ; brouillard
malsain ; on lui attribue de nombreuses
maladies qui affectent tant les personnes et
les bêles que

les plantes. V. brume.

embrumà ;

v.

—

Couvrir de brume,

embrumer ; au

fig. assombrir, attrister, en¬
nuyer ; rendre inquiet ; importuner ; en
Lav.. prend aussi le sens de enlever au pas
de course, rapidement. V. à brumes, brumà; embrumà-s, s'embrumer, se charger de
nuages, de vapeurs, s'obscurcir en parlant
du temps, de l'atmosphère; au fig. devenir
soucieux, mélancolique, bougon.
Lou

embrochement.

d'un arbre.

embrucà ;

tems

que s'embrume, le temps se
abé la mine embrumade, avoir l'air
soucieux; paraître malade; que m'embru¬
mes! Tu m'ennuies! que soy tout embru¬
mât, je suis indisposé, j'ai la tête lourde.
couvre ;

�427

EMBRUMA

embrumà ;

embroumà (G.) ; v. —
un mal ; jeter un ma¬
tromper dans une affaire, emboiser,

Donner, transmettre
léfice ;

attraper.
Las bits que soun

embrumades, les vignes
pris une maladie. (C'est une croyance
que les attaques de mildiou, d'oïdium, par
exemple sont dues à des agents atmosphéri¬
ques et l'on croyait autrefois que ceux-ci
causaient seul le mal ; on l'a même attribué
à des maléfices ; dans un conte gascon, le
paysan dit : « Lous pousoès (les sorciers)
qu'embrumen lou frut, lou roumén, la bigne e tout ço qui lou Boun-Diu hè bàse ».
Que s'ey dechàt embrumà, il s'est laissé
tromper, duper, emboiser.
embrumade ; sf. — Temps de brume ;
assombrissement ; saute de mauvaise hu¬
meur, de tristesse. C. embrùm.
embrumàdje ; sm. — Assombrissement
du temps par brume, brouillard, nuages;
on!

brouille.

embrumassà-s ;

Se dit du temps
qui se couvre ét s'assombrit fortement, soit
par suite de brume, soit par l'effet de nua¬
ges noirs et épais.
embrumassade ; sf. — Fréq. péjor.
v.

—

d'j embrumade.

embruni ;

v.

—

Rembrunir

;

assombrir

;

rendre morose ; embruni-s, se rembrunir ;
devenir de mauvaises humeur.

embruni;

Rendre brun, brunir,
embruti ; v. — Abrutir, abêtir ; embru¬
tis, devenir semblable aux bêtes.
embuà (Lav) ; embucà (G.). — C. emboucà, gaver,
embùc (G.). — C. embùt.
embugadà ; v. — Mettre à la lessive ;
passer la lessive ; combuguer.
embuglà,-gli ; v. — Aveugler ; éblouir ;
au
fig. priver de jugement; embuglà-s,
v.

—

embuti. —C. embouti.

emendà, esmendà ; v. — Réparer un
dommage, indemniser ; payer une amende.
eménde, esménde ; sf. — Amende ;
indemnité.

emeri ;sm. — Emeri.
eméte ; v. — Emettre,

emigrà ; v. — Emigrer.
emigracioû ; sf. — Emigration ; mi¬
gration.
emigràn,-te ; adj. et s. — Emigrant,-e.
eminén,-te ; adj. — Eminent,-e.
eminénci,-ie,-ce
honorifique,

;

emm...

trouvera

—

V. par en

pas

par

emm,

emmallàt (B.-L.) ; sm. — Méfait,
emmouléto (B.-L.) ; sf. — Omelette.
Cf. mouléte.

emmià ; v. — Emmener,
emoucioû ; sf. — Emotion,
emouciounà ; v. — Donner de l'émo¬
tion. V. esmàbe.

emouciounàble,-e

sans

valeur.

valeur, de rebut.
embùt; sm.

à

—

Embu. Cf. embùc.

embùt,-ude; adj. — C. embe,bùt.
embuti (Lav.) ; v. — Réduire au silence,
l'inaction; embuti-s, rester coi.

;

adj.

—

Emotion-

nable.

emouciounàn,-te

adj.

;

—

Emou¬

vant,-e.

emoulién,-te.

—

emoulumén ;

sm.

C. amouliàn.

— Emolument ; pro¬
vision, denrées dans le G. et L. V. amou-

lumén.

emourragie ; sf. — Hémorragie. On dit
plus communément perte de sang.
emourrugàu; adj. m.— Hémorroïdal.
Abé lou sang

emourrugàu, avoir des hé¬

morroïdes,

empà ; adj.

embusteyà (Lav.) ; v. — Faire un tra¬
vail qui ne rapporte rien. V. busouquejà.
embùstou (Lav.) ; sm. — Outil sans

les mots qu'on ne
comme enmall,

enmayrlt, etc.

emourrugue ; sf.

rien,

Eminence,

—

eminentamén ; adv. — Eminemment,
emissàri ; sm. — Emissaire,
emissioû ; sf. — Emission,

embuglè,-re ; s. — Aveuglement, trou¬
ble de l'esprit; éblouissement.
L'embuglè dou mounde, l'aveuglement
des gens; qu'ey ue embuglère, c'est de
l'aveuglement, une folie.
embuglit,-ide ; adj. — Aveuglé,-e, en
proie à l'aveuglement.
embuglide ; sf. — Eblouissement. C.
embuglère.

—

s.

titre

s'illusionner.

emburrià ; v. — Beurrer,
emburruni (Lav.) ; v. — Obscurcir,
embuscà.
C. embouscà.
embustario (Lav.) ; sf. — Travail de

EMPACHOC

—

m.

Hémorroïde,
Impair. Y. desempà,

—

—

despà.

empacà (G.)

; v.

—

Presser, tasser. V.

presti, traupl, entougnà.

empàch ; empàche (G. Big.) ; sm. —
Empêchement, obstacle, embarras.
empachà ; v. — Empêcher ; entraver ;
sous

l'influence du fr.

on

dit aussi empechà.

empachamén, empèchamén ; sm. —
Empêchement,
empàche. — V. empàch.
empache-camî ; sm. — Qui embar¬
rasse le
chemin ; obstacle, empêchement.
empacherà ; v. — Mettre, construire
une
digue (pachère) ; planter des pieux
(pachèts).

empachiu,-ibe ; adj. — Empêchant,-e,
embarrasant, gênant ; on dit aussi empachoûs,-e (esp. empachoso).
empachòc,-chùc ; sm. — Obstacle,
empêchement

; au

fig. gêneur,-euse.

�428

EMPARES

—

empachoucà,-chucà

; v.

—

Faire obs¬

tacle, gêner, embarrasser; empaclioucà-s,
s'embarrasser, s'empêtrer.

empachoucà

; v.

—

Entasser

sans or¬

dre, mettre pêle-mêle.

empachoucàyre,-e ; adj. — Désordon¬
né, -e; ouvrier sans goût; enlasseur,-euse.
empachoùs,-e. — V. empaclùu.
empachùc, empachucà. — V. empachòc, empachoucà.

empadenà,-rà

; v.

poêle (padéne).
empadsamén ;

sm.

Mettre dans la

—

—

Apaisemeiit

; pa¬

cification.

empafà ; y. — Bourrer (en parlant des
aliments) ; empiffrer ; empufà-s, se bourrer,
se gorger, s-'empiffrer.
Aquéste paste qu'empaje, cette pâte bour¬
re

l'estomac.

empafàt,-ade
-e

; un

bouffi,

;

adj.

un «

gros

—

Bourré, repu,

plein de

soupe »;

indigestion, qui s'étouffe ;
personne qui a l'impression d'avoir l'esto¬
mac bouché;
malade par réplélion.
empala ; v. — Empaler ; empalà-s, s'em¬
paler.
empaladà ; v. — Mettre dans la bouôhe,
en contact avec le palais (paladà).
Dans l'expr. : aquére nou la pouch empa¬
ladà, même sens que le fr. : celle-là, je ne
puis l'avaler.
empalamén ; sm. — Empalement,
empalancà ; v. — Clôturer avec des
palanques; consolider avec des grosses plan¬
ches ; placer des éclisses ; poser une palanque, des palanques. Cf. espalancà.
empalancà-S ; v. — Tomber sur une
palanque, s'y accrocher.
empalaumà. — C. empaumà.
empalhà ; v. — Empailler, garnir de
paille.
empalhade ; sf. — Garniture de paille,
empalhàdje ; sm. — Empaillage,
empalhadé ; sm.— Enveloppe de paille.
empalhadoù,-re ; adj. et s. — Empail¬
bête

qui

a une

leur, -euse

; couvreur

de toits de chaume. V.

palhassè.

empalhadures, empalhes ; sf. pl. —
qui rembourre les sabots.
empalhassà ; v. — Garnir de paille, de
paillassons.
empalhàt,-ade ; adj. et s. — Empail¬
lé,-e; au fig. un nigaud, peu dégourdi; qui
se tient raide comme s'il était
empaillé ; un
Paillasson

vantard.

empalhes.

— V. empalhadures.
esclops dab las empalhes,
Las causses dab las quincalhes.
Les sabots et leurs paillassons, les guê¬
tres avec leuis ornements. (Vieux Noël),
empalissà, palissà; v. — Palissader.
empandardà-s,-di-s ; v. — Devenir
paresseux, lent au travail.

Lous

empani (G.); v. — Déjeter, ployer;
se déjeter; prendre un faux pli.
empantanà (Lav.) ; v. — Appuyer,

empanl-s,
étayer.

empantoàt,-ade ; adj. — Balourd,-e,
empoté; gêné. (Vient de pàntou, nigaud).
empapilhoà ; v. — Orner en mouclietant. V. pigalhà.
empapilhoutà ; v. — Orner de papil¬
lotes ; empapilhoutà-s, mettre ses cheveux
en
papillotes.
empaquetà; v. — Empaqueter,
empaquetàdje ; sm. — Empaquetage,
emparà; v. — Soutenir, appuyer, sup¬
porter, recevoir ; défendre, garantir, pro¬
téger. V. aparà.
Que-t bau emparà, je vais te soutenir ;
empare-t sus jou, appuie-toi sur moi; que
m'a emparât quoan cadi, il m'a soutenu
quand je tombais ; lou coustalàt qu'empare
dou bén, le coteau garantit du vent; lou
pape qu'at empare tout, le papier supporte
tout.

emparà-S

; v.

—

S'emparer de.

Que s'emparèn dou bàrri, ils (les soldats)
s'emparèrent de la redoute.

emparadé,-re

; s.

—

Appui, étai

; pro¬

tecteur.

Abé û boû emparadé, avoir un appui so¬
lide, un bon protecteur ; anà-n dab emparadéres, marcher avec des cannes, des bé¬

quilles.
emparadisà ; v. — Mettre en Paradis,
emparalà (As. Bar.) ; v. — Mettre dans
la paràu, le pétrin, la maie.
emparaulà ; v. — Faire des conven¬
tions verbales ; appuyer par paroles (vieux) ;
emparaulà-s, donner sa parole, s'engager ;
s'appuyer sur parole.
emparaulàt,-lade ; adj. — Disert,-e,
qui a la parole facile. On dit aussi emparaullt,-ide. Cf. enlengàt.
emparauli-s ; v. —; Devenir verbeux,euse, parleur.
emparcà ; v. — Parquer un troupeau,
le mettre dans

une

cour.

empardinà (B.-L.). — C. embardinà.
empare ; sf. — Appui ; étai ; protection
soutien ; abri ; autrefois rempart,
Boutà-s à l'ernpare, se mettre
V. assès, achùt, soubàc.

;

défense.
à l'abri.

emparedà ; v. — Entourer de murail¬
murer (vieux). V. parét.
emparelà. — C. emparalà.
emparentà. — C. aparentà, apparenter,
empares ; sf. pl. — Soutien, béquilles ;
clais ; au fig. appui moral.
Anà per las empares, aller en se servant
des appuis, se dit, notamment, d'un enfant
qui commence à marcher et se sert des ap¬
puis qu'il trouve ; abé de bounes empares,
avoir de bons appuis, des protections. V.
emparadé,-res.
les,

.

EMPACHOUCA

.

�EMPARLAT

429

emparlàt,-de

;ulj.

;

—

Grand parleur,

bavard,-e. Cf. emparaulat.

emparratàt,-ade ; adj. — Qui a la
un peu folle, des idées biscornues, un
toqué. (Vient de parràt, moineau, mésange).
V
bariàt, escherbérc, estimbourlàt, pèc,
haubarèu, bire-hòu, Iwubàt, harbàu, lòcou.
empartì ; v. — Impartir,
empartide ; sf. -— Action d'impartir;
partage, distribution.
empassà; v. — Avaler d'un coup, go¬
ber, ingurgiter.
Qu'at èy empassat tout blu, j'ai avalé cela
tout vif, sans le mâcher ; n'at èy pas poudut empassà, je n'ai pu l'avaler; peut
prendre un sens fig. comme en fr. : aquét
escarni, nou l'empassi, pas, je n'avale pas
tête

cet

affront.

empàst ;
graissement

sant

une

sm.

—

une

carte de

levée de carte en fournis¬
même valeur,

empataligà-s ; v. — S'empêtrer,
empàtch, empàyth (Or. M'). — C.
empàch et dérivés.
empatchalicà (Lav.) ; v. — Empâter la
bouche; empatchalicà-se, bafouiller.
empatoucà (G.) ; v. — Enveilloter. V.
apatchoucà.

empatoucà.

C. apatoucà; au fig.
désordonnés, sans
intérêt, être insupportable. V. hartà, dans
ce sens; empatoucà-s, s'empêtrer, s'embar¬
rasser dans ses explications.
empatoulhà (G.) ; v. — Envelopper
dans de vieux linge, empaqueter ; empatoullià-se, s'embarrasser, s'empêtrer, entrer
dans un gâchis.
empatrounà-s ; v. — Se mettre à la
place du patron, du maître, de la patron¬
ne; se rendre maître d'une chose.
empauhicà ; v. — Enfoncer, incruster.
V. engreuhà.

excéder

par

KMPENA

— Einpaumer; prendre
de jeu de paume,
empaumade ; sf.— Action d'empaumà.
empaumàyre,-e ; adj. et s. — Qui em-

empaumà

; v.

dans la main ; t.

emboiseur.
empauri ; v. — Apeurer, rendre peu¬
reux. Y. empòurì, plus usité,
empauri (E. du G.). — C. empraubi.
empausà, impausà, empousà; v.—
paume ;

Imposer, obliger.

empautà (H.-Big.) ; v. — Couvrir de
(paute), souiller; empaujtù'se, se

bouse

salir

avec

de la bouse ; s'empêtrer.

empaysanà-s,-ni-s. — C. apaysanà-s.
empè ; sm.— Partie du bas, de la chaussetle qui entoure le pied. V. baudet au
Sup.

Pâtée, bouillie d'en¬
pour les bêtes, les porcs notam¬
ment ; se prend habituellement en mauvaise
part si le terme s'applique à des gens. V.
arpàst.
A l'empàst, à l'engrais; aquét, que s'ey
hicàt à l'empàst, celui-là s'est mis à l'en¬
grais, il est dans une situation où il « s'en¬
graisse ».
empastà ; v. — Faire la pâte (terme de
boulangerie); pétrir; bourrer de pâte, don¬
ner la pâtée, engraisser ; empastà-s, se bour¬
rer; s'empêtrer. V. arpastà.
empastadé (Lav.) ; sm. — Endroit où
l'on pétrit.
empastaligàt,-ade ; adj. — Empê¬
tré,-e, « empoissé » ; gêné; empêché,
empastamén ; sm. — Empâtement,
empastissà; v. — Mettre dans de la
pâte; poisser, engluer; empastissà-s, s'em¬
pêtrer, S' souiller de boue, avec une pâte.
empatà (B.-L.) ; v. — Terme de jeu:
rendre nulle

—

ses

—

propos

empeberà,

peberà;

v.

—

Poivrer,

mettre du

poivre.
Qu'ey de, las empeberades, (l'histoire) est
poivrée à souhait.
v. -— Endurcir dans le pé¬
empecadl-s, tomber, s'endurcir dans le
péché.
empecadit,-ide ; adj. — Qui est dans le
péché, pécheur,-eresse.
empecatà ; v. — Faire tomber dans le
péché.
empechà. — V. empachà et dérivés,
empedi ; v. — Empêcher, embarrasser,
empêtrer (vieux).
empedimén ; sm. — Empêchement
(vieux).

empecadi ;

ché ;

empedoulhà,-lhì ; empesoulhà,-lhi
; v. — Infester de poux; empedouIhà-s, devenir pouilleux. Cf. empoulhà.
empegà ; empeglà (L.) ; v. — Empois
ser, empêtrer ; empegà-s, s'empoisser, s'em¬

(V.-B.)

barrasser dans des affaires

empetegà.
empegnà ;

ennuyeuses.

V.

— Mettre l'empeigne, t.
gêner, embarrasser.
empégne ; sf. — Empeigne.
Fatigàt coum ue biélhe empégne, fatigué
comme une vieille empeigne; fray l'empé¬
gne, terme plaisant pour désigner un cor¬

v.

de cordonnier ;

donnier.

empegoulhì, empegui ;

v.

—

Ren¬

bête, abrutir; empegui-s, devenir bête,
perdre le sens. V. pèc, lòcou.
Que s'ey empeguil au darrè d'aquére
gouyate, il est devenu comme fou après
cette jeune fille; dou trucà coum acò, que
dre

l'empeguiràn,
on

on
le bat ainsi.

le rendra bête, stupide si

empeguissimén

—
Abrutisse¬
stupide.
empenà ; v. — Peiner, mettre dans la
peine, chagriner, attrister.
Empenà-s, ze mettre en peine, se chagri¬

;

sm.

ment; état d'une personne

ner.

�ËMPENA

—

EMPIMPASSA.

430

empeilà-S (M4) ; v. — S'embarrasser
(pênes).
empenadé (M') ; sm. — Rocher dange¬

dans des rochers
reux.

V.

pêne.

empendardì-S ; v. — Devenir pares¬
seux, un propre-à-rien,
empendi-s, pendi-s; v. — Se repentir,
empensà ; v. — Réfléchir.
empensàt,-ade ; adj. — Pensif,-ive;
préoccupé.
empénto (B.-L.) ; sf. — Poussée brus¬
que,

.vive.

empepià (Big. G.). — C. empegoullû.
empér ; prép. — Pour, à la place de.
En-per est plus correct.
emperà (Lav. et B.-L.). — C. empeyrà.
emperadoù, emperàyre; sm. — Em¬
Sous l'influence du fr. on dit aussi
emperùr et même amperùr.
emperdùt,-dude. — Forme de perdùt,pereur.

dude.

emperessi-s
euse.

V.

; v.

—

Devenir

paresseux,-

perésse.

empèri, empiri; sm. — Empire,
ettiperialamén ; adv.— Impérialemenl.
emperiale ;-àdo (G.) ; sf. — Impériale,
dessus d'une voiture ; ciel de lit.

emperiàu; adj. des 2 g. — Impérial,-e.
empericà (L.) ; v. — Donner, exciter le
désir, l'envie. Y. periquè.
empericlà-s,-glà-s ; v. — Devenir ora¬
geux (en parlant du temps et, par exten¬
sion, d'une discussion qui devient violente).
empericlàt,-glàt,-ade ; adj. — Ora¬
geux,-euse; endiablé, rusé,-e.
emperioùs,-e ; adj.— Impérieux,-euse.
emperiousamén ; adv. — Impérieuse¬
ment.

emperlà ; v.
empermoù.

—
—

Orner de perles,
V. en-permoù, plus

cor¬

rect.

empernàt,-àdo (Lom.) ; adj. — Coif¬
d'après d'Astros.
emperoulà (Betharram) ; v. — Faire le

fé ,-e,

nœud à la cedade.

empertinén,-te

;

adj. et

s.

—

Imperti¬

nent, -e, insolent.

jure.
sm.

; v.

—
—

Empois, amidon.
Empeser ; terme de tisse¬

rand, basser.

empesàdje, empesade; s. — Empe¬
sage, bassage.
empesât,-ade; adj. et s. — Empesé,-e;
prétentieux ; qui se tient raide, gourmé.
empesàyre,-e ; adj. et s. — Empeseur,euse.

C. empedoulhà là
pedoàlh.
empestà ; v. — Empester, empuantir.
En Azun, on emploie comme interj. :
hiih empestât I Peste, d'enfant !
empestamén ; sm. — Empuantisse¬
pesoùlh et

—

non

ment.

empetecà (L.)
cà-s, s'irriter,

empetegà

se

;

v.

; v.

—

Irriter

; empetecolère. V. petéc.
Empêtrer, embarras¬

mettre

—

en

enipetegà-s, s'empêtrer, s'embarrasser,
surcharger ; se mêler de.
Empetegàt en machàns ahàs, empêtré
dans de mauvaises affaires; de que t'empetégues ? De quoi le mêles-tu ?
empetélhos (G.) ; empetégues ; sf'.
pl. — Entraves ; empêchement.
empetoucà (Lav.). — C. empatoucà.
empèut. — C. embèut.
empeyrà, peyrà; v. — Empierrer,
empeyrade ; sf. — Empierrement,
empialà (Lav.) ; V. — Commencer un
piàu (chausson de laine).
empialà, empielà. — V. apielà, empi¬
ler, et dérivés.
empibà (Bay.) ; v. — Jucher, monter
sur ;
empibà-s, se jucher. Cf. empouricà.
empie, impie; adj. — Impie,
empietà ; v. — Empiéter ; faire le pied
d'un bas ; rempiéter.
empietamén ; sm. — Empiétement,
empifrà ; v.— Empiffrer ; ennuyer, fati¬
guer ; empijrà-s, s'empiffrer, se saouler.
empifràdje ; sm. ; empifrade ; sf. —
Empiffrerie.
empi£ràyre,-e ; adj. et s. — Qui s'em¬
piffre, empiffre; qui ennuie par ses dis¬
cours, son attitude ; gêneur, fâcheux.
empihourcà, entihourcà ; v. — Per¬
cer d'un coup
de fourche, d'épieu (pihoùrc,
tihoùrc) ; enfourcher ; empihourcà-s, s'en¬
fourcher ; s'installer, se mettre à califour¬
chon sur la fourche d'un arbre ; s'embar¬
rasser dans
une affaire, s'y
empêtrer; se
tromper à son détriment, s'eiigeigner.
empilà (Big. G.). -— C. empialà.
empimoustà-s (L. G.-M.) ; v. — S'em¬
porter, perdre son sang-froid, « prendre la
ser

;

se

mouche

empertinénee ; empertinentésso ;
(Lav.) sf. — Impertinence, insolence, in¬
empés ;
empesà

empesoulhà,-lhi.

où l'on dit

».

empimoustàt,-ade
au

;

adj,

—

Piqué,-e

vif, asticoté.

empimparrà, empiparrà, empimpassà ; v. — Barbouiller, salir, souiller,
empoisser ; erhpimparrà-s, se barbouiller, se
salir ; en Azun, emplir. V. empourà, empudemià, soulhà, barboulhà.
empimparrade ; sf. — Barbouillage,
empimparradis ; sm. — Fréq. de em

pimparrade.
empimparràt

sm. -—
Barbouillage
Vempimparrade.
empimpassà. — V. empimparrà.

moins étendu que

;

�ÈMPÌPAUTA

431

empipautà,-tì ;

Salir, souiller ;
souiller.
empipautassejà. — Aug. de empipiiutà.
empipautàt,-ade,-tit,-ide ; adj. — Sa¬
li, -e, souillé; embrumé, en parlant du ciel,
quand il est obscurci par des nuages d'un
gris ou d'un noir sales. Sobriquet des gens
d'Auga (B.-P.).
empirà ; y. — Empirer, devenir pire,
empìri. — C. empèri.
empitarrà-s ; v. — Se saouler. V. pilàr.
emplaçà-s ; v. — Terme de marchand
forain : s'installer sur la place du marché.
emplaçamén ; sm. — Emplacement.
On dit plulôl placei.
emplag'à, plagà; v. — Blesser, occa¬
sionner des plaies ; emplagà-s, se couvrir de
plaies.
emplanà-s ; v. — S'installer dans la
plaine.
emplani ; v. — Aplanir, en parlant
d'un sol. V. aplani.
empipautà-s,

se

v.

salir,

—

se

emplantà ; v. — Implanter, planter
emplantà-s, s'implanter, s'installer
sans gêne chez quelqu'un.
emplastarnà ; v. — Péjor. de emplastrà; emplastarnà-s, s'emplâtrer, se souiller

dans;

de boue

ou de toute autre chose boueuse,
semi-liquide. V. emplasternà-s.
emplastarnàt,-ternàt,-ade ; s. — Ac¬
tion de s'emplâtrer, de se salir; chute dans
la boue, dans un bourbier ; action de jeter
violemment à terre et d'applalir; chose
qui est comme un emplâtre.

emplastissà

;

emplastarnà, mais

v.

Même sens
atténuation.

—

avec

que

emplastrà ; v. — Appliquer comme un
emplâtre; mettre un emplâtre; empoisser,
salir; plâtrer; emphstrà-s, se salir avec du
plâtre; s'empoisser; s'aplatir en tombant.
emplastràdje ; sm. — Action de mettre
du plâtre, de plâtrer un mur, un plafond,
de s'empoisser, de salir. C. emplasternàt.

emplàstre

; sm.

—

Emplâtre

; au

fig.

chose molle, sans vigueur ;
intrus,-e, qui s'installe chez quelqu'un importunément ; soufflet.
Qu'y hè coum û emplàstre sus ue quilhe;
cela agit comme un emplâtre sur une
quille; quin emplàstre! Quel importun col¬
lant ! Qu'ou t'èy aplicàt û emplàstre e deplâ! Je lui ai appliqué un bon soufflet ; qu'a
hèyt û bit emplàstre, il s'est bien aplati

personne

en

ou

tombant.

emplaui-s (Big.). — C. emploujl-s.
empleà, emplià ; emplegnà (Or.) ; v.
Emplir, remplir; empleà-s, se bourrer,
s'empiffrer.
empleadis ; sm. — Chose dont on re¬
—

gorge.

—

EMPOUDERA

empléc ; sm. — Emploi, fonction, char¬
V. plec.
Qu'èy Vempléc dous sos, j'ai l'emploi de
l'argent; qu'a û boû empléc, il a une bon¬
ne place, un bon poste.
emplèch (G.) ; sm. — Versoir, oreille
de la charrue ; aux environs d'Auch et dans
l'Astarac, c'est aussi la chaîne qui relie le
timon de la charrue au joug ; ailleurs en¬
core, en Bas-Ami., c'est la chaîne appelée
ge.

ailleurs

brague.

emplechà,-cherà ;
clore

avec

une

emplecoà
dans

un

v.

—

Fermer,

en¬

(plèch). V. empacherà.
— Plisser, faire des plis

haie

; v.

travail de couture.

emplegà ; v. — Employer, utiliser, oc¬
louer à gages ; emplegà-s, s'em¬
ployer, s'occuper,.se louer à gages.
Que m'a biengùt emplegà, il est venu
m'engager à son service ; emplegà entà
dansà, engager pour la danse ; emplegà-s à
plâ ha, s'employer à bien faire emplegà
mau Vargén, mal employer l'argent; qu'ey
beroy emplegàt de s'en da ta d'et! C'est
bien la peine de s'inquiéter pour lui ! Que
eau emplegà-s'en, il faut s'en occuper.
emplegàt,-ade ; s.— Employé,-e, fonc¬
cuper ;

tionnaire.

emplenà (L.). — C. empleà en quelques
(rare).
empiète ; sf. — Emplette. (On prononce
amplète couramment).
emplicà ; v. — Impliquer,
emplicacioû ; sf. — Implication,
emploubi-se; (Lav.).— C. emploujl-s.
emploumà. — C. aploumà, mettre
d'aplomb.
emplouji-s ; v. — Se dit du temps qui
devient pluvieux,
emplourà, implourà ; v. — Implorer,
emplouracioû ; sf. — Imploration.
emplourit,-ide ; adj. — Qui est en
pleurs.
emplumà ; v. — Emplumer, garnir de
plumes ; emplumà-s, s'emplumer (en par¬
lant des oiseaux) ; se mettre au lit, en style
plaisant.
emplumachà ; v. — Empanacher ; gar¬
nir de plumes (avec un sens de moquerie) ;
emplumaclià-s, prendre son plumet, se
lieux

saouler.

Aquére dame qu'ey hère emplumachade,
dame a beaucoup de plumes (à son
chapeau).
emporte-pèce ; sm. •— Emporte-pièce.
empòssi,-o (Lav.) ; adj. — Gros et
celte

gras,-e.

empouchà,-chicà ; v. — Empocher,
empouchade ; sf. ; empouchàdje,choàdje ; sm. — Action d'empocher.
empouchàyre,-e; adj. — Celui, celle
qui empoche, qui met dans ses poches, Le
mol a presque toujours le sens péjor.
empouderà,-ri ; v. — Donner du pou¬
voir, investir d'un pouvoir.

�EMPOÛDËSTÎ

empoudestì

—

; v..

EMPOÜSOA
—

Mettre

432
en

possess-

sipn, nantir,

empoudrà ; v. — Empoudrer.
empoudsacà (Lav.) ; v. — Faire choir
dans la boue (par assimilation à pout, pâle
bouillie);
empougnà ; y. — Empoigner, surpren¬
dre, voler; empougnà-s, s'empoigner.
empougnade; sf. — Querelle où l'on
s'empoigne, empoignade ; prise à pleine
main ; poignée de main.
empougnàn,-te ; adj.— Empoignant,-e.
empougnàyre,-e ; adj. — Qui empoi¬
voleur,-euse.
sf.

gne;

empougne ;

—

Empoignade

;

usité

dans diverses loc. adv. :
Tout acò qu'eiy d'empougne,

produit de vol

; tout

tout cela est
cela est bon à prendre,

voler ; la hére d'Empougne, la foire
d'Empoigne.
empoujarnì, empouyourni; v. —
Remplir, combler; empoujarnl-s, se bour¬
à

rer,

s'encombrer.

Ue crampe

empoujarnide de

causes, une

chambre encombrée,

empoulhà (Bi?. G.). — C. empedoulhà.
empoumadà ; v. — Pommader, enduire
de pommade; empoumadà-s,-dl-s, se pom¬
mader.

empoumadàt,-ade ; adj. et s. — Pom¬
madé,-e; au fig. qui a des manières empe¬
sées, de coquetterie un peu ridicule ; faquin.
empoùn ; sm. — Chantier, échafaud sur
lequel on travaille, particulièrement dans
les maisons ; tribune, scène, plateforme sur
des poutrelages.
empounchà, pounchà; v. — Piquer,
poindre; enfourcher; empounchà-s, se pi¬
quer, s'enlarder.
empoundà,-tà ; v. — Mettre en chan¬
tier, sur chantier; enchanteler; ponter ;
élever, dresser ; empoundà-s, s'établir sur,
se
jucher.
Empoundà barriques, enchanteler des
barriques ; empoundà û ahà, échafauder
une

affaire, la mettre

en

train; està

mau

empoundàt, être mal en train, pas d'aplomb,
malade ; abé mau empoundàt, n'avoir pas
pris toutes les précautions, avoir mal cal¬
culé; empoundà bit mounumén, élever un
monument.

empoundà (M4) ; v. — Outre les accep¬
s'emploie spécialement pour
dire que la neige forme masse, comme un

empoupinà ; v. — Mettre, habituer au
sein ; empodpinà-s, se mettre, s'habituer au
sein. V. ápoupà.
empourà

v. — Enjôler, parvenir à
colloquer.
empourà (B.-L.); v. — Mettre de l'empoùro ; barbouiller, salir.
empourcarì,-carrì ; v. — Fréq. augm.
d.î empourqul.
empourgà-S ; v. — S'infecter de mau¬
vaises herbes, de salelés (pourgue).
empourgassà-s ; v. — Fréq. de empourgà-s.
empouricà ; v. — Jucher ; signifie aussi
empiler, élever, dresser d'une façon peu
solide, peu soignée ; le mot alors est du
style plaisant; empouricà-s, se jucher, se
mettre à califourchon sur. Cf. apouricà. V.
cmpibà.
empouriques (ha) ; v. — Faire la
courte échelle ; empiler, en style plaisant.
empoùro (B.-L.) ; sf. — Résine de sa¬
pin. Cf. ampoure.
empouroucoà-s ; v. — Se jucher ; se
dit aussi des poussins qui se rassemblent
sous la poule. V. apouricà-s.

;

faire accepter ;

empourpré,
Empourprer.

empourpourà;

v.

—

empourqui ; v. — Salir, rendre sale
(vient de porc) ; empourqui-s, se salir, se
souiller ; au fig. tomber dans le vice. V.
empourcari.
empourtà ; v. — Emporter ; enlever ;
obtenir ; vaincre ; arracher ; importer ; empourtà-s, s'emporter.
empourtacioû, impourtacioû ; sf. —
Importation.
empourtamén ; sm. — Emportement ;
accès de colère.

empourtùn, impourtùn,-e ; adj. et
—

s.

Importun,-,e.

empourtunà
mander ;

; v.

—

Importuner

;

qué¬

emprunter.

empourtunacioû

;

sf.

—

Action d'im¬

portuner, d'emprunter.

empourtunè

; sm.

—

Manie d'impor¬

tuner.

empourtunitàt ; sf. — Importunité.
empousà, impousà; v. — Imposer.
On dit à tort

empausà.

Fréq. et
chantier
d'une façon défectueuse, avec négligence,
mal faire ; s'emploie aussi, mais sans la
nuance péjor.
pour la mise en chantier,
l'édification d'un échafaudage de peu d'im¬
portance ; par anal, empountaricà-s, se ju¬

empousàble,-e; adj. — Imposable,
empouscà ; v. — Couvrir de poussière
(pousque), salir; empouscà-s, se couvrir de
poussière.
empousoà ; v. — Empoisonner, infec¬
ter ; empousoà-s, s'empoisonner. S'emploie
aussi au fig. avec le sens de remplir de
dégoût, ennuyer beaucoup.
Lou remèri que m'a empousoàt, le remè¬
de m'a empoisonné ; aquét carnùs qu'empousoue, cette charogne sent abominable¬
ment,
mauvais ; que soy empousoàt per
aquéts ahàs, je suis très ennuyé par ces

cher drôlement.

affaires.

tions ci-dessus,

socle,

sous

les chaussures

en

marchant

;

ailleurs tecoà.

empoundamén,-tamén ;
faudage ; enchantelage.

empountaricà,-tericà

sm.

; v.

péjor. de empountà; mettre

—

en

—

Echa¬

�433

ÉMPOUSOAT

empousoàt,-àdo

;

(Lav.)

adj. et

;

s.

—

Grincheux,-euse.

empousoàyre,-e ; adj. et
sonneur,-euse ;

s.

—

Empoi¬

embêtant,-e.

empousouamén

; sm.

Empoisonne¬

—

ment.

empousouerà (G. L.)

; v.

—

Ensorce¬

ler, jeter un mauvais sort. V. embrouchi.

empousqui. — C. empouscà.
S'infec¬
empoustemià-s,-mi-s ; v.
ter par formation de pus.
empoutecà ; y. — Hypothéquer. V.
ipoutecà.
empoutecàt,.-ade ; adj. — Hypothé¬
qué,-e; au fig. impotent, qui a du mal, des
—

maladies qui grèvent sa santé,

empoutegà. — C. empetegà.
empoutingà ; v. — Gorger de remèdes
(poutingu.es) ; empoutingà-s, prendre des
remèdes, s'empoisonner par manie avec des
remèdes.

empradà,-di. — C. apradà.
empraubi. — C. apraubl.
emprecacioû ; sf. — Imprécation (lit.j.
empregnà ; v. ■— Féconder ; imprégner,
empregnade; sf. — Fécondation.
empregnadé,-re; adj. et s. — Fécon¬
dant,-e ; qui a un principe fécondant, effi¬
cace

contre la stérilité.

Las
res,

Aygues-Cautes que soun empregnadéles eaux d'Eaux-Chaudes (Tî.-P.) ren¬

dent les femmes fécondes.

empregnàyre;

sm.

—

Qui féconde;

fécond.

emprégne ; v. — Empreindre,
empregoundi. — C. apregoundi.
emprencipià, emprincipià ; v. —
Donner les premiers principes ; instruire ;
commencer, débuter; emprencipià-s, s'ini¬
tier aux principes; débuter, se mettre en
train.

Que bam emprencipià aquét tribàlh,

nous

allons

mettre ce travail sur le chantier ;
Inu baylét qu'ey mau
emprincipiàt, le valet
n'a pas eu de bons principes.

emprincipiàt,-ade; adj. et s. — Eduqué,-e; qui a reçu de bons principes et les
met en pratique; bien appris,
poli; qui est
train de.

en

empresà-s, presà-s; v. — S'en croi¬
s'enorgueillir.
emprése; sf. ■— Emprise, prise,
empresounà ; v. — Emprisonner,
empresounamén ; sm.
Emprison¬

re,

—

nement.

empressà-s; v. — S'empresser,
empressamén ; sm. — Empressement,
empressioû ; sf. — Impression,
empressiounà ; v. — Impressionner.
empressiounàble,-e ; adj. — Impres¬

sionnable.

empressiounàn,-te ; adj.
sionnant,-e.

emprimà ; v. — Imprimer,
emprimàdje ; sm. — Impression, tra¬
vail d'imprimerie.
emprimàt; sm. — Etoffe dite impri¬
mé ; texte imprimé.
emprimàyre,-e ; adj. et s. — Impri¬
meur,-euse; on dit aussi emprimàr; cette
forme française, dit Mistral (Trésor), était
employée à Toulouse, en i555.
emprimerie ; sf. — Imprimerie,
emprimsoà ; v. — Amincir ; empiimsoà-s, affecter des airs, des manières de fat,
de prétentieux ; se tirer à quatre épingles.
Emprimsoà tous pots, serrer les lèvres;
û gouyàt hère e\mprimsoàt, un jeune fat
tiré à quatre épingles ; très affecté,
emprincipià. — C. emprencipià..

emproubagnà ; v. — Provigner en
planter ou semer à foison.
emproubassà, emproubi ; v. — Cou¬
vrir de poussière (proube). V. empouscà.
emproùn ; sm. — Emprunt,
emprountà ; v. — Emprunter.
emprountàt,-tade; adj. et s. — Em¬
prunté,-e, contraint, gêné.
emprountàyre,-e; adj. et s. — Em¬
nombre ; par exl.

prunteur,-euse.

emprouseyi (Lav.)

; v. — Mettre en
conversation, l'exciter.
emprousi (Or.) ; v. — Amadouer, ren¬
dre prous, apprivoiser avec des paroles,
empuberà (Lav.). — C. empebcrà.
empudemià (Lav.); v. — Souiller, sa¬
lir, barbouiller salement.
train la

empudén,-te; adj. — Impudent,-e.
empudénce,-ci,-cie ; sf. — Impudence,
empudenti ; v. — Empuantir,
empudentimén, empudentissi ; sm.
Puanteur, infection. V. pudlmi.
empulle ; sf. — Soulèvement du sol par
l'effet de l'eau d'infiltration, sorte d'am¬
poule. V. paulhe, bouhà.
empuntà ; v. — Aiguiser, faire une
pointe. V. agusà.
empuntà (B.-L.) ; v. — Hésiter,
emputani-s, emputarri-s ; v.— S'aco¬
quiner avec les filles, avec une putain; se
dit aussi d'une fille qui devient vicieuse,
—

coureuse.

emulacioû; sf. — Emulation,
en; prép. — En, dans, à, sur, de,
tandis que ; pendant, durant.
En

Impres¬

mountagne,

en

montagne;

en

au;

plane,

plaine; en presoû, en prison; en bite,
en vie; pourtà
en terre, porter en terre;
en tau ahà, en telle circonstance ;
qu'ey en
dabàn, il est en avant; au devant; en place
d&amp;, à la place de; en aqueste glèyse, dans
celte église; parti
en
biàdje, partir en
voyage; en aquéres, là-dessus, sur ces

en

entrefaites.
Dans le G. et

certaines parties des L.
part, présent des verbes :
en
tirà, tirant, en anà, allant; dans ces
mêmes régions, en est joint à de avec leen

—

EN

—

en

sert à former le

28

�EN

434

EN-BAT

—

quel il forme lu préposition pour; en-de
minjà, pour manger ; en-d&amp; escouiù, pour

gissait d'un lieu basque ; il s'agit simple¬
ment du village d'ichère en Aspe, aujour¬

écouter.
En est aussi joint à tout: en tout caminà,
en
cheminant ; en tout aténde, en atten¬
dant.
11 s'emploie quelquefois devant des noms

d'hui Lourdios-Ichère.

de ville

de lieu

et

Ossau (la vallée
ville d'Argelès.

d')

:

Aussàu,

en

; en

dans
Arguilès, dans la
en,

rcl. — En, de, de là, de cela,
lui, d'elle, d'eux, d'elles.

en; pron.
de

N'en bouy
m'en trùfi,

je n'en veux pas; que
je m'en moque; Diu m'en
goarde, Dieu m'en garde ; que eau anà-s'en,
pas,

il faut s'en aller.

Après un monosyllabe terminé par une
voyelle simple ou composée, et devant un
verbe commençant par une consonne, en
représenté par n relié au mot précédent

est

par un trait d'union: nou-n digues arré,
n'en dis rien ; entà-n troubà, pour en trou¬
ver

troubarèy, j'en trouverai.

; que-n

Ne

_tient lieu de

en, ainsi que n quand
l'euphonie le demande : quoan ne gahe,
quand il en prend ; da-n si-n as, donnes en
si tu

en as

autan n'obéras, autant

;

en auras-

lu; si-n èy, si j'en ai.
A l'impératif sing. on écrit -m, à
ratif pl. -ne: bàlhe-nl donnes-en !
ne ! donnez-en !

Après
n

ou

un

infinitif,

en

l'impé¬
balhàt-

est représenté par

en-à (M4). — V. à l'art, en, pron.
enamistousà ; v. — Rendre aimable,
doux ;

v. — Rendre amoureux ;
enamourà-s, s'éprendre (lit.).
enàn (G.) ; adv. — En avant, tantôt, à
partir de ce moment ; s'emploie le plus
souvent avec d'aro.

D'aro-enàn que-s

ponderà hè, à partir de
faire.
Ailleurs, d'are-en-dabàn, d'are-enlà.
enartà ; v. — Elever, ériger, échafauder (vient de enart, échafaudage, lombé en
désuétude),
enartamên ; sm. — Erection, élévation,
enastà ;
v.
-—
Emmancher, mettre
moment, cela pourra se

ce

Vaste.

enauradji-s ; v. — Devenir orageux,
enayrà, enayrejà ; v. — Soulever,
élever en l'air; enayrejà-s, se soulever,
s'enlever, s'élever, prendre son élan avant
la course,

nom

.I/ossen

propre.

en

Gastoû,

en

Guilhaume,

en

Pèyre. (Mistral dit qu'il faut voir là l'a¬
phérèse de Monsen et. il indique la dégra¬
dation linguistique suivante: mounsêgnn,
mounsen, moussen, sen,
Na Marin, la comtessa,

m).
Dame Marie, la

comtesse.

enà, ennà, inà (As. Bar.) ; adv.
d'ici ; dorénavant ; de

Loin ; à partir
coté-là. V. enià.

D'Ichère

inà soy

—

ce

debarate, d'Ichèré mê¬
me
je suis descendue, venue, (dans un aurost de Marie Blanque) ; des ignorants ont
écrit, dans les transcriptions de ce morceau,
d'Icheraunà, croyant sans doute, qu'il s'a¬

train. V.

en-

enayrejàn,-te ; adj. — Enlevant, qui
en gaîté.
Loti brànlou enayrejan, le branle enle¬

le G.
En

vant le

en

met

Pierre.

présente à la, dans la, en la: qu'ey en-à
maysoû, il est dans la maison.
en, em devant b, r, quelquefois m entre
dans la composition dé mots très nombreux
avec
le sens d'introduction, de jonclion,
d'addition, ainsi qu'on l'a vu, et, quelque¬
fois, avec celui de privation.
en, enà. — Particule employée autrefois
comme une espèe« de titre honorifique de¬

mettre

Aquere musique qu'enayre, cette musi¬
est enlevante ;enayréj.e-t, soulève-toi
(en s'adressant à un malade couché).

vant.

Dans la M' et les hautes vallées, en-à re¬

; se

que

ç/alm-n ? Veux-tu en prendre ? Que
croit d'en entendre. Dans
parties de la Big. on em¬
ploie plutôt ne : bos gahà-ne, que eau da-ne.
Quand ne doit élider e, la voyelle est
représentée par un apostrophe : n'.
Pourtùt-n' en ço de Pc, portez-en chez
cret enténe-n, il
le G. et quelques

le saut

layrà.

ne :

Bos

apprivoiser. ■

enamourà ;

enàyres(lous) ; sm. pl. — Employé
lous àyres, les airs, l'espace, par Ville¬

pour

neuve

(Arm.).

en-baganàu
ment.
et la

; adv. -— En vain, vaine¬
(Usité surtout dans l'ouest béarnais
Chalosse; dans l'est, en Big. et dans,
on

dit en-bàlles.

baganàu que m'esganùrri, en vain je
m'égosille (Sermon du curé de Bideren).
en-bàlles.
C. en-baganàu.
—

Tribalhà

en

balles, travailler vainement,

rien; en balles qu'èy plouràt, en vain
ai-je pleuré.
En balles s'emploie comme interjection
avec une nuance de regret d'avoir agi vai¬
nement : en balles qu'at àji hèyt! Je re¬
grette bien d'avoir fait (ce travail, celte
chose) ; en style pop. j'ai été bien bête de

pour

faire cela !

en-bat ; adv. — En bas, vers le bas, !c
fond, le Nord; au bas, au fond.
Ana ta l'en-bat, descendre, aller vers le
bas, en descendant ; d'ici à plus bas; de la
mountagne en-bat, de la montagne vers le
nord ; du haut de la montagne vers la plai¬
ne. le bas; d'en-bat, à Ven-bat, vers le bas,
le fond ; en dévalant.
En
on

IIte-Big., en II.-A. on dit ad en-bat;
entend aussi dans le G. à l'à d'en-bàt.

S'emploie

encore

pour

désigner le lieu

où l'on se trouve, quin Vat bires per aci en
bat ? Comment t'en tires-tu par ici. V.

bai, cap-bat, debat, bach.

�435

EN-ÇA

en-çà ; adv.
en deçà.
en-ça,

anà-n d'en-ça e
côté.

encabà ;

v.

—

Encaver

; creuser, appro¬

tapir dans

fondir ; encabà-s, se creuser ; se
une cave, se

cacher dans

un

trou,

un creux.

encabalà; v. — Mettre"à cheval, à cali¬
fourchon; faire chevaucher; encabalà-s, se
mettre à cheval, à califourchon; s'emploie
aussi au fig. avec le sens de se fixer sur
une idée, s'en tenir à.
encabalàt,-ade ; adj. — A cheval; qui
est fixé fortement sur une idée.
encabanà ; v. — Mettre en cabane ;
abriter sommairement ; donner à des bran¬

chages, de la paille, etc., la forme d'une
cabane ; encabanà-s, s'établir dans la cabane
(en parlant d'un pasteur qui s'installe sur la
montagne).
encaberà ; v. — Coiffer une bête ; join¬
dre deux animaux par la tête.
encabestrà ; v. — Enchevêtrer, mettre
un clievêtre, un licou ; mettre à la raison ;
encabestrà-s, se mettre la corde au cou.
encabià,-gabià ; v. — Encager.
encablà ; v. •— Mettre, passer le câble.
encablàdje,-ade ; s. — Action de met¬
tre le câble.

encabourràt,-ade,-rit,-ide ; adj. —
avec entêtement, tel un mulet
qui refuse de marcher ; malade, pris de la
tête. V. entoupiàt.
encabourrì ; encaburrì (M') ; v. —
Rendre têtu,-e ; encabourri-s, s'entêter.
encachà (Lav.) ; v. — Creuser une rai¬
Rebuté,-e

nure.

encachadùro
encadastrà ;
sur

(Lav.)
v.

—

; v.

—

Rainure,
; enregis¬

Cadastrer

le cadastre.

encadeà, encadenà
mettre

une

ou

des

; v.

—

chaînes ;

Enchaîner,
encadenà-s,

s'enchaîner, s'engager par des promesses.
encadenade ; sf. — Partie enchaînée,
choses enchaînées ensemble.

encadenàdje, encadenamén;
connexion,

sm.

—

Enchaînement ; liaison ;

encadenassà ; v.

-—

encadenàyre,-e

adj.

;

Eneadenasser.
—

Qui enchaîne.

encadierà-S ; v. — Se mettre
encadrà ; v. — Encadrer,

encadràdje, encadramén;

en

chaire,

sm.

—

Encadrement.

encadràyre,-e ; adj. et

encagouti ; v. — Donner la qualité de
cagot, faire déchoir; encagouti-s, devenir
comme un
cagot, déchoir.
Lou porc qu'encagoutéch la trouje, le
porc rend cagote la truie ; le mâle transmet
sa

encagnardi

—

Enca¬

; v. — Rendre paresseux,
encagnardi-s, devenir paresseux.
Aqueste caloù qu'encagnardéch, cette
chaleur amollit, ôte l'envie de travailler.
;

race, son indignité (die.).
encahourà, encahournà

cher

dans

cacher

une

dans

caverne,

recoin

;

v.

—

Ca¬

trou ; serrer,

un

obscur ;

emprison¬
mcahournà-s, se cacher, se retirer, se
loger dans une tanière, un coin obscur et
un

ner;

secret. V. cahourà.

encajamà. — C. encagnardi. (Vient de
cajàm, paresseux),
encajoulà. — C. encabià.
encalhà-s (G.-M.) ; v. — T. de marine,
s'ensabler, heurter de la quille un fond de
sable; loa galàp que s'encalhà, la barque
s'ensabla.

encalhabà ;

v.

—

Garnir de cailloux

;

empiler les cailloux ; empierrer.
encalourì, escalouri; v. — Donner
de

la

chaleur, réchauffer

;

encalourl-s,

se

réchauffer.
encaloutà ;

v.

—

Mettre

une

calotte.

V. caloutà.

encarnà ; v. — Mettre des jambes à un
objet ; faire la partie du bas qui entoure la
jambe ; enjamber. V. acamà.
encamade ; sf. — Enjambée, enjambe¬
ment.

encamaderà (R.-L.) ; v. — Rendre les
jambes inhabiles à la marche ; encamaderàse, se prendre les jambes dans un obstacle;
s'empêtrer.
encamaderàt,-ade ; adj. et s. —
Gêné,-e pour marcher; qui marche mal.
encamarlà ; v. — Fréq. de encarnà; en
outre, mettre à califourchon ; encamarlà-s,
mettre

se

à

califourchon, jambes de çà,

de là.

encamarlàt,-ade ; adj. et s. — Qui est
califourchon, jambe de-çà, jambe de-là.
Surnom que l'on donne à celui qui, en
politique, en affaires, etc., a un pied dans
chaque camp. Au XVIe siècle on appelait
ainsi celui qui se disait du parti de la
Ligue et du parti huguenot.
encamàt,-ade ; adj. et s. — Qui a des
jambes (en parlant d'un objet) ; qui a de
longues jambes (en parlanl des personnes
et des animaux).
encamelà ; v. — Mêler les jambes. V.
à

ente,rcamà.
s.

dreur, -euse.
mou

Donner la chienne au
tomber dans le vice; de

—

encagni-s,
venir paresseux.

V. entutà-s.

trer

; v.

chien;

viens ici, approche loi ;
d'en-là, aller de ci, de là;
despùch en-ça,- depuis lors, vers nous, de ce
Hè-t

encagni

Vers ici, ce lieu, de ce

—

côté;

ENCAMINA

—

encamicherà

(Lav.).

—

C.

encamu-

cherà.

encaminà ;
sur

la

gager

v. — Mettre en chemin,
voie; encaminà-s, s'acheminer, s'en¬
dans une voie.

Syn. abià.

�ÈNCAMISOULA

—

encamisoulà ;

y. — Mettre la camisole.
encamucherà,-icherà ; encumicherà, engoumicherà (G.) ; v. — Faire des
pelotoKs de fil, pelotonner; encamucherà-s,
au fig. se pelotonner, se replier sur soi.
encamucherade ; sf. — Travail de
pelotonnement ; quantité de pelotons.
encamucheràdje ; sm. — Action de
pelotonner.
encàn, incàn; sm. — Encan.
Béne à l'encàn, vendre à l'encan, au
plus offrant,.
encanalhà,-lhi ; v. — Encanailler; encanalhà-s, s'encanailler.
encanaulà ; v. — Mettre la canaule,
(collier) ; encanaulà-s, se mettre le collier,

le

carcan.

encandà,-tà
mettre

; v. — Incliner, pencher,
de chant, courber. C. encantà.

encandade ; sf. — Action d'incliner, de
pencher, inclination, inclinaison.
encanelà ; v.— Parfumer à la cannelle,
mettre

une

cannelle.

encanoà ; v.
avec

un

—

Charger la quenouille

canoà.

encant (G.-M.) ; sm. — Bord, rive, la
parlie maritime qui touche le rivage. V.

cantère.
encantà;

can,

tre dans la tête ;

mettre

un

bout,

une

tête

;

terminer. V. acabà.

encapistrà-s (As.)

;

v.

—

S'entêter,

—

Entêté,-e;

s'obstiner.

encapistràt,-ade

;

adj.

rebuté.

encapouchinà-s, encapuchinà-s ; v.
S'envelopper complètement dans une
cape, un capuchon ; fréq. augm. de enca-

—

puchoà-s.

encapricià ; v. — Faire caprice ; encapricià-s, s'éprendre ; s'entêter capricieuse¬
ment, avec obstination.
Que s'ey encapriciàt d'aquere gouyale, i!
s'est épris de cette jeune fdle ; nou cau pas
encapricià-s, il ne faut pas s'obstiner.
encapsà ; v. — Mettre deux pièces bout
à bout. C. capsà.
encapuchoà ; v. — Encapuchonner ;
encupuchoà-s, s'encapuchonner.
encarà ; v. — Envisager, dévisager, re¬
garder dans la figure (care) ; mettre face à
face ; encarà-s, se regarder, se placer en
face. V. sourelhà.

—

Mettre à l'encan. C.

encarà; v. — Préparer un travail, met¬
tout à pied d'œuvre; encarà-s, se met¬
tre au travail, s'arranger pour entrepren¬
dre ;

encantà ;

Enchanter, ensorceler ;
encantà-s, s'enchanter, se réjouir de.
encantacioû, incantacioû; sf. —
v.

—

Incantation. V. eneantàmi.

encantade ; sf.

—
On désignait ainsi
fée,... au temps où il y en avait.
encantadoù,-re ; adj. et s. — Enchan¬
teur, -resse ; enjôleur,-euse.
encantamén ; sm. — Enchantement,

Il

charme.

eneantàmi; sm. — Incantation.
encantàt,-ade ; adj. et s. — Enchanté,
; ensorcelé,-e ; sorcier, fée.

l'allé encantade, un sorcier
ensorcelée, lui avait jeté un sort.
encantàyre, incantàyre; sni. — Encanteur ;
commissaire-priseur ; crieur pu¬
blic aux ventes aux enchères ; on l'appelle
plus souvent cantàyre. C. encantadoù.
encantè,-re. — C. encantamén, sort
jeté.
encanterà (G.). — C. encandà.
encantounà ; v. — Pousser, mettre
dans un coin ; encantounà-s, se rencoigner,
se tapir en un coin.
encapà ; v. — Commencer, entamer;
mettre
la
encapà-s, s'envelopper
cape;
V brouch que

l'avait

dans la cape.
—
Couvrir, recouvrir ;
couvrir, s'envelopper dans
une
cape, un manteau, une couverture.
Y encapuchoà, caperà.

encaperà

encaperà-s,

encapetà ; v. — Envelopper dans un
capèt, une capéte.
encapi,-pià ; v. •— Comprendre, se met¬

tre
v.

encandà.

-e

436

ÈNCARELHÁ

;

se

v.

entreprendre.
encrauà (Big. G.) ; v. —
Mettre à califourchon, mais sans habileté,
sans grâce.
encarabassà, encarrabassà (B.-L.) ;
v.
Brouiller les fils d'un écheveau qu'on
encarabà ;

—

dévide.

encarabatchà.

Fréq. de encarabà.
C. encapistrà-s.
encaracioû (N.-E. du G.) ; sf. — Opi¬
niâtreté, discussion opiniâtre.
encaràt,-ade (As.) ; adj. — Enclin,-e,
porté à ; fixé sur ce qu'il faut faire.
encaràyre,-o (N.-E. du G.); adj. —
Contradicteur opiniâtre. (Même sens en
Prov.).
encàrc, encàrg; sm. — Charge, im¬
putation. Cf. enchès.
encarcà,-gà ; v. — Imputer, charger,
encarcerà ; v. — Incarcérer,
encarceracioû, encarcerade ; sf. —
encarabissà-s.

—

—

Incarcération.

encarg,

encargà.

—

C. encore, en-

carcà.

encargadùro (Lav.)

;

sf.

—

Topique vé¬

térinaire.

encargàyre,-e ; adj. et s. — Témoin à
charge, accusateur.
encargue,-que ; sf. — C. encàrc, im¬
putation.
encarelhà (Lom.) ; v. — Illuminer avec
de:, lampions; (vient dtí carélh, lampe).

�ENCARE

437

encàre, encàros ; adv. — Encore.
(N'est employé que dans certaines parties
du G. et, en Big., vers la Garonne).
Encore,

Ci.

encoare,

encari ;

Enchérir, renchérir, de¬
plus cher.
Lou pâ que ba encari, le prix du pain va
augmenter; qu'èy encarit sus la dite, j'ai
mis une enchère sur le prix donné; la bite
que ba encari, la vie va renchérir,
ou

v.

•—

rendre

encaride ; sf.

encaridoÙ,-e

adj.

Enchérisseur,

—

v.

—

Incarner; ençarnà-s,

s'incarner.

encarnà.
C. escamà.
encarnabalà ; v. — Accoutrer comme
les masques de carnaval; masquer, habiller
—

manière ridicule, grotesque; encarnabalà-s, s'accoutrer mal.
encarnacioû ; sf. — Incarnation,
encarnamén ; sf. — Action d'incarner
011
de s'incarner; introduction dans les
d'une

chairs.

encarnissà-se

(Lav.)

;

v.

—

S'achar¬

ner.

encàro

(Big. G.). — V. encàre.
(G.) ; v. — Empiler avec
régularité, méthode, soin.
encarrassà (B.-L.) ; v. — Enfiler des
objets avec une ficelle, de façon à faire un
encarrassà

carras.

encarrejà

; v. — Charrier, charger sur
charrette ; peut prendre le sens fig.
Lou rèbe que se m'encarréje, le rêve

une

m'emporte,

me

encarrelà.

transporte,
C. carrelà.

—

encarrerà ;

—
Mettre dans la rue,
encarrerà-s, se mettre en rou¬
s'emploie aussi, mais rarement, pour

v.

dans la voie ;
te :

s'établir dans
rue.

un

logement donnant

sur

!a

abià, encaminà.

V.

encarrougnà-s,-gnì-s
avec

une

femme

de

; v. — S'allier
mauvaise vie, une

carogne.

encarrougni-s ;

v. — Tomber dans le
(en parlant d'une femme) ; se mêler à
de! tristes gens, des truands.
encartà ; v. — Encarter ; écrire, dresser
un acte, dans l'ancien
style,
encartade ; sf. — Incartade,
encartàdje, encartamén; sm. ■— En-

vice

cartement.

encàs, incàs; sm. — Attribution, ac¬
cusation, soupçon.
Ha jaus encàs, attribuer à tort, accuser
faussement,

encàs ;

sm.

—

Occasion, circonstance.

En tout encas que s'escape, il
il sort à toute occasion ; que gahe
encas,

textes.

s'échappe,
touts loua
il saisit toutes les occasions, les pré¬

; v.

—

Placer

sur une

encasernà ;

s'enfermer,

v.— Caserner ; encasernà-s,
cloîtrer, entrer dans un éta¬
alelier, usine où l'on est en¬

se

blissement :
fermé comme à la

caserne.

encastelà,-rà,-tilhà
dans

un

château,

encastrà ;

; v. — Enfermer
forteresse.
Encastrer. V. engreuhà.

une

v.—

encatalinà

(Lav.)

;

v.

—

Embobiner,

tromper.
encatalinà-S

-euse.

encarnà;

(Lav.)

casèro.

Renchérisement.

—

;

ENCENSA

C. acasall.

—

encaserà

encoère, dencoère,

dengore, enquère.
venir

encasali.

—

trer dans

une

(As.)

; v.

—

S'irriter,

en¬

colère violente.

A rapprocher de l'expr. ha dansà las catalines, donner une correclion ; (Prov. s'encalarrià). V. embijarrà-s.
encatalinà-s; v. — En style plaisant,
se saouler, comme en fr. pop. « prendre la
cuite»; s'enticher de.

encatchit,-ide ; adj. — Rabougri,-e;
qui ne croît, ne pousse pas.
encaücà (Lav.) ; v. — Gripper,
encaujoulà. — C. encabià.
encaumà-s ;

v.

—

Action d'un sol la¬

bouré

qui se colmaté.
encaumassàt,-ade ; adj. — Entrepris,
-e
mal à l'aise par suite de la température
étouffante (caumàs). On dit aussi encaumit,
■

ide.

encause ;
sf. — Motif, cause sujet,
occasion, raison.
Qu'en ès Vencause, tu en es cause ;
nou-ri cerquét pas Vencause, n'en cherchez

la raison, le motif.
encauseà,-sià. — C. causeà.
encayrà ; v. — Mettre d'aplomb des
pierres taillées, des choses ayant des angles
(çàyre) ; dresser un pilier, l'angle d'un
mur; faire un angle, placer dans un angle,
un coin ; encayrà-s, se cantonner, se placer
dans un coin, dans une place faisant an¬
gle ; s'installer, se caler.
encebà ; v. — Mettre de l'ognon, des
ognons ; encebà-s, subir pour certaines cho¬
ses, le fromage par exemple, une sorte de
fermentation à odeur d'ognon.
encebade ; sf. — Action de mettre de
l'ognon; salade d'ognons.
encebàt,-ade ; adj. — Qui a reçu de
l'ognon; qui est fermenté avec odeur
d'ognon.
On appelle poule encebade une poule qui
ne
pond pas ; l'ognon passe, à tort ou à rai¬
son, pour empêcher, arrêter la ponte.
Dans la plaine de Nay (B.-P.), on dit
d'un homme bien planté: qu'ey encebàt.
encendè,-soù ; sm. — Encensoir,
encéns, eschéns, encéys; sm.
Encens ; oliban ; armoise (plante).
encensà ; v. — Encenser, vanter, fla¬
gorner. V. humdà.
Suban las gens Vencéns, à chacun selon
pas

son

rang

(prov.).

�ENCENSADE
encensade ;

louange

;

ENCLABETAT

—

sf.

438

Coup d'encensoir,

—

flagornerie.

enchermentà, eschermentà; v. —
fagots de sarments coupjs.
enchés,-chès (G.) ; sm. — Imputa¬

Paires des

encensamén ; sm. — Encensement,
encensoù ; sm. — Encensoir,
encerbelà.
C. descerbelà; mettre

tion. Cf. encàrc.

enchibadùro

—

quelqu'un

en

cervelle, agacer.

encerclà ;

v.

Encercler ; entourer,

—

encerclamén ;

sm.

—

enchifrené ;

Encerclement,

encertén, incertén,-e; adj.

—

Incer¬

tain, -e.

encéys (G.).

Incertitude,

■—

C.

—

enchabousì.

sf.

Mortaise.

—

v.

Enchifrener.

—

On entend aussi

enchifernà, encliifrounù.

enchifrenàdje

;

sm.

Enchifrène-

—

enchalabastà ;
enchalibà ;

—Tremper

v.

v.

enchignà. — C. ensegnà, dans les ré¬
gions de la Nesle et de la Garonne,

encens.

V. enchaubousi.

-—

damment dans l'eau. V. chalabast.
—

Mouiller

avec

enchimourri-s.

abon¬
de la

salive.

enchalumà ;

v.

boire ;

Soûler

—

;

exciter

enchalumà-s,

en

s'enivrer.

enchoalà ;

enchantà
dérivés.

(G.-M.).

enchantiérà;

v.

C.

—

echentù.

Enchanteler.

—

et
Cf.

enlinà.

enchapitrà;
quatre vérités

v.
» ;

—

Dire à quelqu'un

ses

sermonner.

encharrità (G.-M.), v. — Tourmenter,
asticoter; s'encharrità, s'irriter.
enchaubousì, eschabousi (G.) ; v. —
Eberluer, troubler, surprendre, boulever¬

Enchautà-s'en

coum

—

un

Se soucier,

àse

de

berrét, s'en soucier comme un âne
de béret, c'est-à-dire pas du tout.

enchày, chày;

sm.

—

enchourdà.

cie de rien.

enchayà (Lav.) ; sm. — Mettre un fût
(chay).
enchayadé (Lav.) ; sm. — Sorte de dia¬
ble pour le chargement et le
déchargement
des barriques.
dans le chai

enchenilhà ;

enchucà ;

v.

—

Revêtir de la chenil¬

dite.

enchéri ; v. — Enchérir,
enchère. V. encari, dise.

une

C.

eschourrou-

v.

Epuiser

—

comme

par

encidénce ;

sf.

Incidence

—

;

rencon¬

tre.

encinerà ; v. -— Incinérer,
encineracioû ; sf. — Incinération,
encisà ; v. — Inciser,
encisioû ;

v.

Incision,

—

encit, encitacioû

;

s.

—

Invite ;

en¬

couragement.
E

plan inoucénte es le guerre
Coumparade aus encits yelous
D'un chas de pegots fadoulhous.
(Lahrebat).
El la guerre est bien peu de chose com¬
parée aux incitations jalouses d'un tas
d'imbéciles orgueilleux.
encità ; v. — Inciter, solliciter, encou¬
rager, pousser.

encitoùs-e ; adj. — Incitant,-e.
enclabà ; v. — Enclaver, former

une

enclave.

enclabà ; v. — Enclouer ; clouter ; per¬
de clous ; au fig. empêcher de vivre,

cer

arrêter la vie, l'action ; fermer.
Enclabà ue porte, clouter une porte;
qu'èy lou co enclabàt, j'ai le cœur trans¬
percé, serré, il ne bat plus normalement.
enclabade,-badure ; sf. — Etendue
d'une enclave; enclouure.
.

enclaberà.
enclabetà ;
—

mettre

—

d'une manière inattendue.

le

(redingote); le mot a, généralement, un
sens ironique.
enchepì, enthepi (Salies) ; v. — Ren¬
dre hargneux,-euse, aigrir, irriter; enchepi-s, s'inquiéter, devenir hargneux, bou¬
gon. (Auv. enchiprà).
enchepri-se (G.) ; v. — Prendre mal :
devenir perclus, rhumatisant.
encheprìt,-ìdo (G.) ; adj. — Pris, saisi
par le mal, la maladie; perclus.
Soy tout encheprit de douloàs, je suis
perclus de rhumatismes.
enchère; sf.— Enchère (gall. V. encan,

C. eschourdà.

—

succion, vider ; familièrement, ennuyer.
Qu'ou s'an encliucat, on l'a vidé, ruiné ;
que m'enchuqu.es ! Tu m'ennuies!
encidén ; sm. — Incident, entrave.
Qu'arribà per encidén, cela survint

cops de
de coups

ciance, de nonchalance (prov. enchaiènço).
N'a pas nad enchày d'arré, il ne se sou¬

Adoucir

—

Ihà-s.

se

Etat d'insou¬

v.

enchourroulhà-s.

ser.

enchautà,-se (G.) ; v.
préoccuper. Cf. chaulà-s.

C. chimourrl-s.

—

quelqu'un
qui est fâché, excité; calmer. V. achoalà.
enchoupi ; v. — Tremper quelqu'un
ou quelque chose,
le mouiller fortement.
V. choupi.

V. chalùm.

«

;

ment.

encertitude ; sf.

faisant

(B.-L.)

Cf. mourtoèse.

—

C. claberà.

enclauetà

Mettre des clous de

enclabetàt,-ade
girofle.

des clous de

;

(Big. G.) ; v.
girofle.
adj. — Epicé avec

�ENCLABETAT

439

»

en-ço ;

des fermes béarnaises et gasconnes.

enclari ;

v. — Rendre clair, apporter
clarté, clarifier. V. esclarí.
Enclari û ahà, mettre de la clarté, de

de la

l'ordre dans
Il

y a

une

encoare, en-quo-are (L.) ; prép. —
Jusqu'à présent; adv. — Encore.
Nou l'èy pas bis encoare, je ne l'ai pas
vu
jusqu'à présent, encore; n'es pas arri¬
bat encoure, il n'est pas encore arrivé.
encoarri-s ; v. — Devenir gueux, fainéant, aller avec la truandaille. V. coarrè

affaire.

une nuance

assez

esclarí; esclarí

enclari et

sensible entre
signifie plutôt,

débarrasser des impuretés, des
:
La noeyt que s'ey enclaride
permoù que lou cèu que s'ey esclarit, la
nuit est devenue claire parce que le ciel
s'est éclairci, il s'est dégagé des nuages.
enclaride; sf; enclarissi; sm. —
nettoyer,

obscurités

et

—

enclastrà, enclaustrà; v. — Cloî¬
trer ;
enclaver ; enclore ; encastrer. V.

enclauerà
enclaberà.

(Big.

G.).

—

C.

Encore. V.

encoare.

i

encoegnà
coin.
sf. —Encoignure ; pous¬

encoegnà ;

v. — Reneogner ;
-s, se reneogner ; se placer en un

clastrà.

enelàu, enclàus; -m. — Enclos;
' autrefois enceinte fortifiée.

encoucardà-s.

encoè,-re, engoè,-re ; dengoè (M4) ;
encàro (G.) ; encòro (Big. et G.) ; adv.

Eclaircie. Cf. esclaride.

virons ;
claus.

ENCOUIDE

prép. — Chez, dans.
En-ço de. qui? Chez qui? qu'èt entrât
en-ço de me, vous êtes entré dans mon
bien, nia propriété, chez moi.
En-ço dou, en-ço dous est quelquefois
contracté el devient en ço-u, en ço-us, chez
le. chez les,: en ço-u besî, en ço-us paréns,
chez le voisin, chez les parents.

enclabetàt; sm. — Viande cuite à la
graisse, épioée et mise en conserve dans
des pots de graisse ; c'est la meilleure
viande de porc, d'oie, de canard, de dinde
qui, ainsi préparée, constitue la « provi¬
sion

—

encoegnade

en¬

sée dans

V.

un

;

coin.

encoentà ; v. — Donner de l'occupa¬
tion, du souci; encoentà-s, se charger
d'affaires, de soucis.
encoentàt.
C. coentàt.

enclabà,

—

enclaussi;

Enclore, clôturer,
encledà ;
v.
Enclore, clore
—
moyen de claies (eledes).
enclî,-ne ; adj. — Enclin,-e.
enclin

neuve)

v.

—

(Arni.);

sm.

—

au

Inclination (Vil-

—

Incliner. V. clinà, encandà,

toujours au sens fig.,
avoir du penchant ; enclinà-s, s'incliner.
enclinàble,-e ; adj. — Qu'on peut in¬
cliner; qui a de l'inclination.
enclinacioû; sf. •— Inclination, affec¬
prend

presque

adv. conj. —
où ; en tant que.
En-ço-que sourtlbi, qu'entra, tandis que
je sortais, il entra.
encouà, encoui ; v. — Mettre en incu¬
bation, une poule à couver; encouà-s,-l-s,
se dit d'un oiseau qui se met à couver.
encouà,-dà; v. — Mettre une queue,
une poignée
à un ustensile.
encoubardi-s; v. — Devenir couard,

'

lâche, et par ext. paresseux.
encoublà.
C. acoublà, aparià; Ader
(G.) emploie le mot avec le sens de enjôler,
et il appelle encoublàyre un trompeur, un
—

tion.

enclinasoû ; sf.

— Inclinaison.
enclouscàt,-ade (L.) ; v. — Qui est
bourré,-e de noyaux; se dit de quelqu'un
qui a une indigestion de cerises avalées

avec

ilbe.

Tandis que ; au moment

.

enclinà.
se

en-ço-que,-qui

les noyaux.

encloutà,-ti ; v. — Mettre dans un
enfouir; encloutà-s,-tl-s, se mettre
dans un trou, dins une tanière; se retirer
du monde, s'enterrer.
encloutadure ; sf. — Dépression de
terrain, enfoncement.
enclucà (Lav.) ; v. -— Obscurcir ; dans
le G. c. clucà; enclucà-se, se cacher, s'obs¬
curcir :
el
sou
que s'enclucà darrè ets
brums, le soleil se cacha derrière les nuages.
trou,

enclùmi,-glùmi,-glùdi

;

sm.

—

clume.

enclùs

(G.). — C. enclùmi.
enclùs,-e ; adj. •— Inclus,-e.
enclusà, esclusà; v. — Ecluser.
enclusioù ; sf. — Inclusion,
encò. — V. £nquiò.

En¬

enjôleur.
encoucà ;

v. — Enivrer le poisson avec
du Levant.
encoucardà ; v. — Orner d'une cocar¬
de, de rubans, pomponner; dans le G.,
s'encoucardà, s'enivrer.

de la coque

encoucardà-s,

encoucarri-s

Prendre les habitudes des

riens,

se

;

v.

coucàrs, des

—

vau¬

mêler à leur compagnie. C. en-

coarrl-s.

encouchinà ;
encoudà ;
leur queue
à

un

v.

—

Garnir de coussins.

Attacher deux bètej par
; mettre une queue, un manche
v.

—

ustensile.

encoudà-se
Moùlo

(Lav.) ; v. — S'obstruer.
qui s'encoùdo, meule qui s'obs¬

true.

encoufrà.

encougnà.
encouide ;

C.

coufrà.
C. encoegnà.
sf. — Incubation. V. couade.

—

—

�ENCOULA

ENCOUNTRE

—

encoulà ;

y.

Encoller, donner

—

apprêt à la colle,
encoulàdje ; sm.
encoulerà,-ri ; v.
encoulerà-s,

se

donner

v.

Encollage.

—

Mettre

—

en

colère ;

Colorer,

«des couleurs»

colorier;
quelqu'un; en-

à

encoumbenién ; sm. — Inconvénient,
encoumblà ; v.— Combler ; encombrer
encoumbrà ; v. — Encombrer ; embar¬
avec

brer,

gêner

le plus souvent employé
encoumbrà-s, s'encom¬
s'embarrasser de. V. empachucà.

le

sens

; est

fig.

;

embarrassa.

encoumbramén ;
Encombre, encombrement.
encoumbràn,-te ; adj. — Encombrant,
gênant,-e.
sm.

—

Embarras,

encom¬

bre, encombrement.
Açò qu'ey Ci maa-éncoùmbre, ceci est
une difficulté
sérieuse; per mal-encoùmbre,
Vèy pus troubàt, par malechance, je ne l'ai
pas trouvé ; touts lous encoùmbres de la
bite, toutes les difficultés de la vie; s'ou
camî, qu'ey lout encoùmbres, sur le che¬
min il y a force encombrement.
encoumissioimà ;

v.

—

commissions.

Charger de

encoumoudà, incoumoudà; v. —
encoumoudà-s, s'incommo¬
der, se gêner pour.
encoumoudàn,-te ; adj. — Incommo¬
dant,-e.
encoumòde,-e ; adj. — Incommode,
encoumparablamén ; adv.
Incom¬
parablement.
encoumparàble,-e ; adj. — Incom¬
parable.
encoumpati ; v. — S'entendre, avec le
sens de
coumpati, et ne pas s'entendre, ne
pas
supporter; encoumpatl-s, s'entendre,
s'accorder et aussi le contraire. (Ces cas
d'antonymie sont assez fréquents et ont été
déjà signalés).
encoumpatibilitàt ; sf. — Compatibi¬
lité et incompatibilité.
encoumpatible,-e ; adj. — Compatible
et incompatible.
encoumpetén,-te ; adj. — Incompé¬
Incommoder ;

—

tent,-e.

encoumprenedé,-re,-nm,-ibe ; adj.
Incompréhensible,
encoumprenénce ; sf.
Incompré¬
hension; compréhension, (rare); on dit,
généralement coumprenénce, mais le mot

—

—

peut avoir les deux

;

encoumplèt,-e

adj.

;

sf.

—

—

Incompétence.
Incomplet,-e.

sens.

encounciliàble,-e

adj.

;

ble.

■—

Inconcilia¬

encounciliàn,-te ; adj. — Peu conci¬
liant,-®.
encounfourtàble,-e ; adj.
&lt;—
Peu
confortable, pas confortable.
encounsideràt,-ade ; adj. — Inconsi¬
déré,-e.
encounsoulàble,-e ; adj. — Inconso¬
lable.

encounsoumi,-s

;

v.

—

S'assoupir,

encountestà ; v. —■ Ne pas contester,
encountestablamén ; adv. — Incon¬
testablement.

encountestàbIe,-e

;

adj.

—

Incontes¬

;

adj.

—

Incontes¬

table.

encountestàt,-ade
té,-e.
encountiénce.

C. en'countinénce.

—

encountinén ; adv.

encountinén,-te

—

Incontinent.

adj.

;

—

Incontinent,

-e.

encountinénce,-ci,-cie

;

sf.

—

Incon¬

tinence.

—

encountrà ; incountrà (As. Bar.) ; v.
Rencontrer ; encountrà-s, se rencontrer ;

encountrà-s'y,

tomber juste, deviner.

V.

escàde.

encountrade ; sf.

—

Rencontre

;

con¬

trée.

encountrarioùs,-o (Lav.) ; s. — Qui
prend mal facilement. V. countràri.
encoùntre; incountre (As. Bar.) ; »m.
Rencontre ; réussite ; action de deviner.
Ha ù machàn encoùntre, tomber mal,
mal rencontrer, faire un mauvais achat;
que t'y ès encountràt, tu as deviné, tu es
tombé juste, lu as réussi; lu as fait une
bonne affaire, tu es arrivé au bon moment.

—

V. escàde.

encoùntre ;
raison

sm.

—

Mal

survenu

sans

explicable et que l'on
attribuait, naturellement, à un sortilège;
un
panaris, en particulier, est appelé
encoùntre; dans certaines régions du Nord
de la France, le panaris est le « mal d'encontre

connue

».

ou

Le mol

événement

encoumpeténce

Incomplè

prendre, s'entendre.

—

encoùmbre ;

—

encoumpletàt,-ade ; adj. — Qui n'est
complet, achevé, terminé.
encoumpréne-s ; v. — Ne pas se com¬

encoumbràdje,

sm

; arv.

pas

colère.

en

■—

coulouri-s, prendre de la couleur, des cou¬
leurs, se colorer.
Aquet nèn que s'ey encoulourlt, ce bébé
a
pris des couleurs, il est rose, il a un
teint de santé ; que
bey encoulourl-s lou
ceu, je vois se colorer le ciel,
encoulure ; sf. — Encolure,
encoumà (Lav.) ; v. — Creuser, vallonner ;
(rad. coume).

rasser,

encoumplètamén

un

tement.

mettre

encoulouri;

440

prend encore le sens de
fâcheux, contrariant. On dit

aussi û mau-encoùntre.

De

qu'èt malàu?

—

D'û encoùntre; de

�441

EN-COUNTRE

quoi êtes-vous maliide ? — D'un mal dont
j'ignore la cause; qu'èy abàt û encoùntre,
j'ai étc contrarié, j'ai rencontré un obsta¬
cle ; pertout que s'y trobe encoùntres, il y
a
partout des obstacles inattendus, qu'on ne
peut éviter, inexplicables.
en-coùntre ; prép. — Contre, opposi¬

encournetà ;

;

v.

rable.

encourpouracioû

accuser.

encoupe ; si.

de mauvais aloi.

—

encourrouçà;

Encourage¬

—

de la courarico.
retrousser les

v.

robes

—

sans

Se rccoquiller;
art ni régula¬

encourrude ;
dans

v.

—

corde ; lier ;

Corder ; placer, met¬
attacher ; mesurer du

bois par

cordées.
encourdà-s; v. — Se dit des plantes
érigées qui se dessèchent et dont les tiges
se - tordent
sous
l'influence
des
agents
atmosphériques. V. candelejà.
encourderà.

—

C. encourdà.

s'il était entravé

avec une

corde.

encourdetà,

encourdilhà,-lhoà ; v.
Lier, mais avec une cordelette, de la
licelle, du courdilh.
encourebà; v. — Mettre le collier
appelé courébe; incurver une éclisse pour
faire un collier; se dit d'une personne qui
—

voûte.

encouri, encoùrre;

Encourir,
encournà ; v.— Encorner ; encoumà-s,
jeter sur des cornes, s'encorner; devenir
v.

—

cornu.

encournade ; sf.
corne

—

Cornadc,

coup

de

; encornure.

encournassàt,-ade ;
ou mal encorné,-e.
encournàt,-ade ; adj.

s.

—

Très forte¬

ment

encournerà ;
au

coin du feu

rencogner;

cournè.

le

en
se

cour¬
cour¬

sf.

•—

Encourue, retard

paiement d'intérêts. On dit aussi
adj.

;

—

Incorrup¬

tible.

encourtinà ;

v.

—

Garnir de courtines,

de rideaux.

encoutihà,-lhoà ; v. — Encotillonner ;
encoutilhà-s, s'encotillonner.
encoutilhàt,-lhoàt ; adj. — Qui est
toujours dans les cotillons ; se dit surtout
d'un enfant qui est toujours dans les jupes
de

sa

mère.

v. — Garnir de coton,
d'ouate; encoutounà-s, se mettre dans le
coton ; se dit pour quelqu'un de frileux qui

—

Encorné,-e.

Rencogner ; mettre
(cournè) ; encournerà-s, se
v.

—

s'installer dans

tout

un

coin,

au

enveloppé dans des' fichus, des

cache-nez, etc. ; se dit également de cer¬
tains fruits qui ont la maladie du colon.
encoutounàt,-ade ; adj. — Qui a du
coton, en parlant notamment d'une étoffe ;
qui est enveloppé de coton.
encrà (L.) ; adv. — Par
tire-t encrà, ôte-toi de là.
encrà ;

encourderàt,-ade ; adj. — Se dit d'un
ovin malade des jambes ; il marche comme

se

peut

escourrude.

est

rité. V. courcoùlh.

se

Qui

encoutounà ;

oncourcoulhà-S ;

encourdà ;

—

v. — Mettre
encourrouçà-s,

courroucer ;

encourruptible,-e
vm.

encouralàt; adj. m. — Se dit du bois
qui est imbibé de couralade.
encouraricà (Lav.) ; v. — Placer la
coucarlco dans l'intérieur du courà, (col¬
lier) ; dans cette expr. ; encouraricà-ne ào,
mettre une farce en jeu, en action, faire
« une
blague » ; attacher, relier au moyen

une

adj.

roucer.

ment.

tre

C. encouri et escoùrre.

mandre.

geant,-e.
;

Incorpora¬

encourregùt,-udo (N.-E. du G.) ; adj.
Empri=onné,-e, séquestré. V. courro-

mêler

encouradjâmén

—

encouru.

roux,

encouquinàdje ; sm. — Action de se
aux coquins, prendre leurs vices,
encouradjà ; v. — Encourager.
encouradjàn,-te ; adj. — Encoura¬

—

encourredoù,-re;
être

— Inculpation,
encouplà ; v. — C. acouplà.
encouquinà-s ; v. — S'encoquiner ; de¬
venir coquin ; s'associer avec une femme

sf.

;

tion.

donner la

Inculper,

—

un cor¬

encourpourà ; v. — Incorporer.
encourpouràble,-e ; adj. — Incorpo-

encoùrre.

faute,

se

v. — Mettre dans
coiffer d'une cornette.

net ;

tion.

encoupà

ENCRANCAT

—

v.

généralement

—

Encrer.

là, de
On

ce

côté-là

:

prononce

ancra.

encrabà ; v. — Rendre semblable à la
chèvre, rendre bête, faire perdre le sens.
encrabaricà (Lav.)
jucher; ancrabaricà-se,

;

v. — Accrocher,
se jucher, s'accro¬

cher.

encrabatà.
C. crabaià.
encracà (Lom.). — C. encroucà.
—

encràdje, encrade ; s. — Encrage,
encrampà ; v. — Chambrer ; encrurn[là-s, s'enfermer.
encrancà-s ; v. — S'accrocher, s'in¬
cruster, en parlant aussi bien d'un être
animé que d'une chose, d'un mal. V.
&lt;!
ngréuhà-s.
encrancàt,-ade,-quit,-ide ;
—
adj.
Qui a le cranc (lombago) et, par anal, tout
autre maladie ; quelqu'un qui a un mal
indéfini et qu'il attribuera à un sortilège
dira: que m'an encrancàt; incrusté.
Aquéste, biòc que s'ey horl encrancàt, cet¬
te
tique s'est fortement incrustée (dans
l'épiderme).

�ENCRANQUI-S

442

ENDABAN

—

encranquì-s

; v. — Se déjeter, se con¬
suite du cranc...
encrapulà,-s ; v. — Tomber dans la
crapulerie.
encrassà ; v. — Encrasser; encrassà-s,
tourner par

s'encrasser.

encrassade; sf.

Action d'encrasser;
acte de
grossièreté, d'indélieateïse. V. crasse.
encrassàdje ; sm. — Encrassement.
encrassàn,-te ; adj. — Incrassaut,-e,
encrassant, qui encrasse.
tache

de

—

encrassement ;

crasse,

encrauà

(Big. G.). — G. acrauà.
Fréq. de encrauà.
encre (pron. ancre); sf. — Encre.
Està mercàt à l'encre roùge, être signalé
comme suspect,
quelqu'un dont il y a lieu
encrauistà.

de

—

méfier.

se

encrecanti-s
butter.

(L.)

;

v.

S'entêter,

—

se

Cf.

encabourrls, entestà-s.
encréde; y. — Accroire; tncréde-s'en,
s'en croire, être fat, vaniteux.
encredén,-te ; adj. et ». — Naïf,-ve,
prêt à tout croire; superstitieux; un fat,
un vaniteux « qui s'en croit ».
encredénce,-ci,-cie ; sf. — Naïveté,
candeur, croyance naïve et facile.
encredùle,-e ; adj. — Incrédule,
encredulitàt ; sf. — Incrédulité.

encredùt,-gùt,-ude ; adj. et s. —
Présomptueux,-euse.
encresperàt,-ade ; adj. — Aplati,-e
comme une crêpe ; qui est bourré de crêpes.
encrestà-s ; v. — Action
tion de la crème (créste) sur le

de la forma¬
lait.
Qui est tombé

encrestàt,-ade ; adj. —
dans un précipice (cretche).
encriè ; sm. — Encrier. On dit plutôt
eicritòli, escritòri, écritoire.
encriminà ;

v.

Incriminer.

—

encriminàble,-e

;

adj.

•—

triscà.

encrumà-s,-nii-s ; v. — S'embrumer,
s'obscurcir, se couvrir, en parlant du ciel.
Cf. encroubl-s, escurl-s, embrumà-s.
encrumide ; sf. — Assombrissement ré¬
sultant des nuages (crums).
Incruster.
encrustà.
—

V.

entjreuhà,

pignà, encrancà, encastra.
encrustacioû ; sf. — Incrustation,
encucà ; v. — Faire des cuques,
tas,

des

entasser.

encucà-S ;

S'enfermer, en parlant
se terrent, s'en¬
foncent dans des trous, y vivent; par
anal, s'enfermer seul, vivre dans son trou.
encuhournà; v. — Mettre, fourrer,
cacher au fond de ; encuhournà-s, se tapir,
s'enfermer, se réfugier dans un trou. V.
encahourà; encuhournà est trivial.
encuhournàt,-ade ; adj. et s. — En¬
fermé,-e, enfoncé; celui, celle qui reste
tcujours enfermé chez soi, qui est peu
des

insectes

v.

—

(cuques) qui

sociable.

encuhourràt,-ade. — C. encuhournàt,
un
sens
plus vigoureux. V.

mais avec
cu-hourrà.

enculoutà.

C.

—

culoutà, mettre des

culottes.

Incrimina-

ble

enculpà

Inculper,
— Inculpation.
encùlte,-e; adj. — Inculte.
encurable,-e; adj. — Incurable,
; v.

—

enculpacioû ; sf.

encriminacioû ; sf.

encròc,-que
à la

; s.

—

—

Incrimination.

Courbature

; accroc

encurie ; sf.

santé, accident.

encroubi-s ;

v.

—

Se couvrir (en

par¬

lant du

temps, du ciel).
Syn. encruml-s.
encroucà-s ;

v. — Se courber par suite
maladie, se ratatiner, se replier sur soi.
baisser au point de vue des facultés ; deve¬
nir perclus, s'ankyloser.
encroucàt,-ade ; adj. et s. — Courbé,
-e ;
courbaturé, mal en point; diminué
dans ses faculté» physiques ; qui a un carac¬
tère sombre, assombri. V. croc (3).
encroucàyre,-e ; adj. — Qui courbe,
courbature ; donne la croque.
encroulhà (Lav.) ; v. — Attacher du

de

lin

encroulhàt,-àdo (Lav.); adj. — Colè¬
irrité,-e.
encrouquì-S ; v. — Devenir noncha¬
lant, paresseux, s'encroûter.
encroustà ; v. — Encroûter ; encroustà-s, s'encroûter,
encroustamén ; sm, — Encroûtement
encrousti-s ; v. — Se dit du pain ou de
tout autre aliment qui forme sa croûte.
encroutsadure ; sf. — Croisement de
fils pendant le tissage, t. de tisserand.
encroutsilhà,-lhoà ; v. — Entrecroi¬
ser, mettre en croix, croiser en parlant de
fils, de lattes, etc. ; mettre, placer des croi¬
sillons ; encroutsilhoà-s, s'entrecroiser. V.

re,

au

croulh.

—

Incurie,

encursioû ; sf. — Incursion,
encusà ; v. — Accuser, inculper ;

en-

cusà-s, s'accuser.

encusadoù,-toù,-re ; adj.

—

Accusa¬

teur, -trice.

encùs,-e
tion. V.

endà.

;

s.

—

Accusation,

imputa¬

acus.

C. entà, énde.
endabàn, en-dabàn ; sm. — En
audace, .courage, vaillance, en¬
avant,
train, activité, énergie.
Aquét gouyàt qu'a bèi drin d'endabàn,
ce jeune homme a bien de l'audace ; l'endabàn d'aquét àmi, la vaillance, l'énergie
de cet homme ; qu'ou manque drin d'en¬
dabàn, il lui manque un peu de courage.
—

�443

ENDABAN

endabàn ;

sm.

—

Avance;

avances;

voie.

Qu'ey l'endabàn qui-u manque, ce sont
avances
(en capitaux) qui lui man¬
quent ; dat-lou drin d'endabàn, donnez-lui
un peu
d'avance; da endabàn à la sarre,
donner de la voie à la scie ; qu'a miàt lou
les

tribàlh endabàn, il

sou
en

avance,

il l'a

en-dabàn ;

a

mis

son

travail

poussé.
loc.

adv.

—

Rencontre.

Dans le G., on dit aussi esdauàn.
Biéne à l'endabàn, venir à la rencontre ;
anàt-lou, à l'endabàn, allez à sa rencontre.

endabàn-hèyt,-e ; adj. — Indiscret,
importun, qui a du toupet et se four¬
re partout. V. hique-l'y-nas.
en-dabàt (M'). — G. en-debàt.
endalauàs (Lom.) ; sm. •— Lavasse,
trombe, masse d'eau. V. aygàt.
Quantes barèyts, quantes hauàs,
N'a 'mpourtàt moun endalauàs!
-ete,

de
Combien
labours,
combien
de
champs de fèves, mes eaux n'ont-elles
pas emportés ! (d'Astros).

endamiselà-s ; v. — S'efféminer.
endarrari (Lav.). — C. endarrerí.
sm.
—
En arrière, recul,
le couchant.
De jé endarrè, dès hier; espià l'endarrè,
regarder en arrière, le passé.
endarrerà-s,-ri-s ; v.
S'arriérer, se

;

—

mettre

en

retard, derrière

;

faire de

mau¬

vaises affaires ; ne pas payer

le dû.
endarreràt,-ade,-rit,-ide ;
adj.
—
Arriéré,-e ; obéré ; en retard.
Qu'ey û endarrerit, c'est un arriéré, un
ignorant; endarreràt enta pagà, en retard
pour payer.

endarrerí; v. — Mettre à l'arrière,
arriérer, retarder. V. endarrerà-s.
endàu

(Lom.)

énde ; sf.

•—

; sm.

—-

Margelle,

Chose d'un emploi, d'un

fréquent ou de longue durée.
Aço qu'a énde à boste, ceci est d'un
usage journalier chez vous, ceci vous fait
un
long usage, ça dure ; n'a pas hèyt bri¬
que d'énda, cela n'a pas fait d'usage.
énde ; sf.
Vente ; cours de vente. On
usage

—

dit aussi ande.

Qu'a énde,, c'est de vente facile.
énde ; en-de (G.) ; prép. — Pour, jus¬
que ; chez, vers ; en. Cf. entà. V. en.
Ende que hè, pour quoi faire; bèn énde
lou moussu, va avec le monsieur; marcho
end'aciu, va jusque là-bas ; ende tout
rninjà, en mangeant.
Syn. en, entà.
énde; adv. de temps, indicatif de
passé.
L'énde-die, le jour après le jour, l'éndedouma, le lendemain.
énde-bàlles.
C. en-bàlles, en vain.
—

ENDÈMNE

en-debàt; sm. — Envers, revers, ce
qui est dessous.
L'en-debàt de l'estofe, l'envers de l'étoffe,
endebià
(Lav.) ; endebinà ; v. —
Deviner.
endebidù.

—

endebié,-ne

;

Forme de endibidù.
v.

—

Advenir, arriver,

venir.
Nou sabém pas ço

sui

qui-n pot endebiéne,
qui peut en advenir.
endebinade ((à la) ; loc. adv. — A

nous ne savons

pas ce

li devinette.

endebinalhe ; sf.— Devinette, chose à
deviner.

Qu'en
mande

soy

si ;

à las endebinalhes, je me de¬
je combine ; je ne sais quoi

penser.

endebudamén,-gudamén

;

adv.

—

Indûment.

endecén, indecén,-te; adj.

—

Indé¬

cent,-e.
endecénce ; sf. — Indécence,
endecentamén ; adv.— Indécemment.

endecis,-e

;

adj

endecisioû ; sf.

endarrè ;

passé

—

.—

Indécis,-e.

Indécision,
endedéns, endehéns (L.) ; sm. — Le
dedans, la partie intérieure.
endedoumâ, énde-doumâ ; sm. —
Lendemain. L'endedoumâ, le lendemain ;
—

dit aussi l'endoumâ.

on

endefini;

Indéfinir.
— Indéfiniment.
endefinissàble,-e ; adj. — Indéfinis¬
v.

—

endefinimén ; adv.
sable.

endegnà, endignà; v. — Indigner;
endegnà-s s'indigner,
endegnacioû, endignacioû; sf. —
Indignation.
endegnamén, endignamén ; adv. —
Indignement.
endégne, endigne,-e (pron. endlg
-ne); adj. — Indigne,
endegudamén; adv. — Indûment,
endeguén,
endehén;
endiguén,
-guéns,-héns ; sm. — Le dedans, la
partie intérieure ; la pièce principale de la
maison. V. deguén.
Qu'a lou mau à l'endeguén, il a le mal
à l'intérieur; que s'at pénse à l'cndeguéns,
il le pense en son for intérieur.
ende-hà (Lom.) ; loc. adv. — Il m'est
pénible de.
endehore (l') ; sm. •— Le dehors, la
partie extérieure.
endelicàt,-e ; adj. — Indélicat,-e.
endelicatésse ; sf. •— Indélicatesse,
endemà (Lav.) ; sm. — Lendemain.
Cf.

endoumâ.

De oé

endemà, d'un jour à l'autre,
en-de-miéy ; prép.

endemiéy,

—

Parmi. On dit aussi

enterdemiéy.
endèmne, indèmne,-e; adj.

demne.

—

In¬

�ENDEMNISA

ENDOL

—

endemnisà ;

v.

le diable

au

corps

Indemniser,
Indemnité,

—

endemnitàt ; sf.
endemounià ; v.

ÍU

endiciplinàble,-e ; adj.

—
Endiabler, mettre
de quelqu'un ; endemou-

eildemouniàt,-ade ; adj. — Démonia¬
endiablé,-e; possédé du démon; énergumène.
endenegàble,-e ; adj. — Indéniable,

endiferénee ; sf.

—
Indifférence,
endiferentamén ; adv. — Indifférem¬

que,

—

C. dentà, mettre les dents.

endentàt,-ade

;

endentelà ;

—

endependén,
et

s.

—

adj.

—

Endenté,-e.

Garnir de dentelle,
independén,-te ; adj.

v.

Indépendant,-e.

endependemén,
endependentamén ; adv.
Indépendamment.
endependénee, independénee ; sf.
—

Indépendance.
(G.) ; sm. — Embarras, trouble,
d'après d'Astros.
endescà (Or.). — C. adescà.
en-dessùs ; sm. — Face opposée à
l'envers, en droit; ce qui est au dessus.
en-dessùs ; loc. adv. ■— Là-dessus, sur

—

endére

ce.

en

destructible,-e

adj.

;

Indestruc¬

—

tible.
v.

Déterminer

—

et in-

déterminer. V. determinà.

endeterminàble,-e

adj.

;
nable et indéterminable.

endeterminacioû

sf.

;

Détermi-

—

—

Détermina¬

indétermination, doute.

endeutà ; v. — Endetter ;
s'endetter. On dit aussi endeuti.

Passà p'ou camí dous endeutats, passer
le chemin des endettés, par un chemin

détourné. V. camî.
endiablà ;

v. — Endiabler ; endiablà-s,
diable, se dégourdir.
endiablàt,-ade ; adj. — Endiablé,-e,
trè-1 dégourdi, qui a le diable au
corps,

devenir

endibidù ;

sm.

—

endibidualamén

;

Individu,

adv.

—

Individuel¬

lement.

endibiduàu; adj. des

2

g.

—

Indivi¬

duel,-le.

endibis,-e
procédure.

;

adj.

—

—

endicà ;

v.

Indivis,-ise, t. de

—

—

—

Indivision,

Indiquer.

Syn. arnucha,-dlse.
endicacioû ; sf.

—

Indication.

endicatiu,-ibe ; adj. — Indicatif,-ve.
endicàyre,-e ; adj. et s. — Indicateur,

-trice.

endici,-ie ; s. des 2 g. — Indice.
De-miey de toutes aqueres endlcifis,
a qu'u endlci de boû, parmi toutes
un

endimenchà,-jà ; v. — Endimancher,
endimenchà-s, s'endimancher.
endique ; sf. — Mêmes sens que endic;
s'emploie le plus souvent au pl. et signifie
généralement renseignement, guide, dans
d'une voie à

suivre.

Dab aqueres

etndiques, que m'at birarèy,
avec
ces renseignements,
je m'en tirerai ;
que m'an dat las endiques, on m'a rensei¬
gné, on m'a dit ce que je devais faire pour.
O11 peut employer, dans le même sens
endic, mais le cas est rare, de même
endicacioû.
endirèc,-te ; adj. — Indirect,-e.

que

pour

endirèctamén ;

adv.— Indirectement,

endiscrecioû ; sf.

—

endiscrèt,-e

—

;

adj.

endiscrètamén ;

Indiscrétion.

Indiscret,-ète.

adv.

•—

Indiscrète¬

ment.

endiscutablamén ; adv.

—

Indiscuta-

bl'tnent.

endibisioû ; sf.

indices,

endigà ; v. — Endiguer,
endigamén ; sm. ■— Endiguement.
endigén,-te ou endijén; adj. et s.
Indigent,-e.
endigénce,-ci ; sf. — Indigence.
endigèste,-e ou endijèste; adj. —
Indigeste,
endigestioû ; sf. — Indigestion.
endìgn,-e, endigne; adj. — Indigne,
endignacioû; sf. — Indignation,
endignamén ; adv.
Indignement,
endìgnitàt, endignitat; sf. — Indi¬
gnité.
endignoùs,-o (G.) ; adj. — Dédai¬
gneux, -euse. Cf. desdegnoiis.
endilho (Lav.) ; sf. — Pièce de fer
placée derrière la meule pour régler le

la recherche

endeutà-s,

paí

y

ment.

débit de l'eau.

endeterminà ;

tion et

Indiscipli-

endicipline ; sf. — Indiscipline.
endiferén,-te; adj. -— Indifférent,-e.

râà-s, devenir furieux, enrager.

endentà.

—

nable.

—

nou
ces

seul est bon.

endicîble,-e ; adj. — Indicible,
endiciplinà ; v. — Indiscipliner ; endiciplinà-s, s'indiscipliner.

endiscutàble,-e ; adj. — Indiscutable.
endiscutàt,-ade ; adj. — Indiscuté,-c.
endispensablamén ; adv. — Indispensablement.
endispensàble,-e ; adj. — Indispen¬
sable.

endispòs,-e; adj. — Indisponible; in¬
disposé,-e.
endispousà ; v. — Indisposer,
endispousicioû ; sf. — Indisposition.
endissoulùble,-e ; adj. — Indissolu¬
ble, t. lit.
endòl ; sm.

—

Affliction

;

dol.

�ENDOLE-S
endòle-s ; v.

Se douloir,

—

lamen¬

se

A'ou

endòle-s, il ne faut paí se
lamenter, se faire du mauvais
d'acò, nou m'endòli, de cela, je ne
eau

plaindre,
sang ;

pas

se

m'en fais pas ».

V. dòle-s.
en-d'ore (Or.). — V. enlore.
endort,-e ; s. — Hart, lien de bois tor¬
du ; pleyon; moissine ; par ext., anse de
panier, et même anse de fer.
Jausèp qu'ère darrè la porte,
Qu'ous te tire u cop d'endorte.
(vieux Noël).
Joseph était derrière la porte, il leur lire
un coup de hart; ha dansà Vendorte, faire
«

hart, fouetter.

danser la

endòs, endòst,-e ; s. — Abri qui pro¬
tège contre les intempéries, auvent.

endosque (L.)

;

sf.

—

Encoche

—

; on

dit aussi osque.

endoste
à

(à 1') ; loc. adv.

—

A l'abri,

couvert.
Hicà-s à l'endoste, se mettre

à l'abri; on
mettre à couvert dans une
affaire mal engagée ; se mettre hors des
coups. Le maso, endost est rarement, em¬

style fam.

se

ployé dans

ce sens.

endoste; sf. — En ccrlains lieux, cou¬
verture, de chaume le plus souvent ; pail¬
lasson de jardinier.
endoubinà,-rà (L.). — C. doubinà.
endouci.

C. adouci.

—

endoucile,-e

adj.

;

endoucilitàt ; sf.

Indocile,

—
—

Indocilité,
Endoctriner.

endouctrinà; v. —
endouctrinàyre,-e ; adj.

Endoc-

—

trineur,-euse.
endoudsilhà

(G.)

;

v.

—

Placer

le

doudsìlh. V. abroucà.
—
Peiner, chagriner ;
endolorir; endoulentl-s,
tomber dans le chagrin ; s'endo¬

endoulenti ;
rendre

v.

dolent;

geindre

;
lorir. V. adoulenli;

endoulourì ;

v.

endòle-s.

Endolorir

—

;

endou-

lourl-s, s'endolorir,
endoulouride ; -f.

—

Endolorissement.

sf. — Volume, ampleur ;
amas, monceau. V. emboulòp, ounde.
La cargue que hè bèt endourn, le charge-,
ment fait un grand volume. (Conférer avec
l'esp. endumecer, enfler).
endoumà ; v. — Bien arranger, dres¬
ser. placer un amas, une quantité de cho¬
endoùm ;

ses.

V.

doumàdo.
la
cargue

bien
arranger le chargement de bois; la hemne
qu'ey prou mau endoumade, la femme est
Endoumà

assez

mal

de

légne,

fagotée.

endoumâ

(l')

; sm.

—

Lendemain. V.

endemà, endedoumâ..
endourmi.
C. adrouml et dérivés.
—

endoustà ; v.

doustà-s,

ter.

—

ENDUL6ÉNCE

Abriter, protéger ; en-

—

mettre à l'abri.

se

Syn. assc.là, assessà, achutà.
endrabà.

—

C. drabà.

endrabade ; sf.

Action d'entraver ;
—
croc-en-jambe ; faux pas
endrabalhà; v. — Embrouiller, entra¬
ver.
gêner, empêtrer, embarrasser ; fréq.
de endrabà; endrabalhà-s,
s'embrouiller
au propre et au lig. ; s'empêtrer.
Qu'a la paraule endrabalhade, il parle
difficilement, il bredouille; que s'ey endraballiàt aus brocs, il s'est empêtré dans les
ronces; lous hiéus que soun endrabalhàts,
les fils sont embrouillés.

endragoà (Lav.)
V. endrougà.

; v.

—

Droguer, trom¬

per.

Que l'a endragoàt de mensoùnyes, il l'a
abasourdi, soûlé de mensonges.
endragoàyre,-o ; adj. et s. — Trom¬
peur ; tartufe.
endrayà,-se (B.-L.) ; v. — Se mouiller
les pieds accidentellement. V. engrabà.
endrès ; sm. — V. endrésse plus usité,
endressà ; v. — Dresser, diriger, instruire, conseiller, former.
endrésse; sf. — Direction, conseil,
guide.
endrét; sm. — Endroit, lieu, maison,
place, localité; beau côté d'une étoffe. V.
dret, dembès.
Qu'ey û beròy endrét, c'est une belle
maison ; de quin endrét arribe ? De quelle
commune srrive-t-il P Que m'èy hèyt mau
en
û machàn endrét, je me suis blessé en
un
mauvais endroit, sur une partie du
corps sensible; qu'ey û machan endrét,
c'est un mauvais lieu, les gens y sont
méchants ; la terre n'y est pas bonne ;
birà de l'endrét, tourner de l'endroit.
endri ; v.

— Tremper,
humecter.
endribàt,-ade; adj. — Mouillé, trempé,-e.
endròme (Big. G.). — C. adroumi.
endròmo (G.) ; sf. — Narcotique, d'a¬
près Mistral.
endrougà ; v. — Endormir au moyen
de, drogue ; droguer ; jeter de la drogue
dans l'eau pour enivrer le pois;on ; au
lig. étourdir, circonvenir, tromper; endrougà-s, se droguer. V. drougà.

endroumi.

—

C. adrouml.

endroumilhà (Lav.) ; v.

—

Sommeil¬

ler

endroumitòri
chose
sans

qui

;

endort

sm.

;

—

discours

Narcotique,
assommant,

intérêt. V. endròmo.

Mouiller, tremper; bou¬
gouhà.
endulgén,-te ; adj. — Indulgent,-e.
endulgénce ; sf. — Indulgence.

endugà ;
cher

une

v.

—

fuite. V. endri,

�ENDULGENCIA

endulgencià
dulgences.
endulhà ;
deuil

(dans

v.

un

;

ENFIDÈLAMÉN

—

v.

446
enfàn-blu

Octroyer des in¬

—

—
Endeuiller ; prendre le
texte béarnais du XVe siècle).

endùques ou endùcas (M4). — Dan;
etslà-n à « et ne nos endùques
enducas », être à la

endurà ;

v.

—

fin, ruiné,

aux

enfantà ;

que

s'ey enduride, cette

est devenue

en-

un

on

endustrià-s ;

v.
—
S'employer à la
recherche, tâcher de, s'industrier.
endustrialamén ; adv. — Industriel¬

lement.

endustrie ; sf. — Industrie ; habileté à
faire quelque chose.

endustrioùs,-e

adj.

;

—

Industrieux,

-euse.

enemic,-gue ; adj. et
enemistànce ; sf.

enemistat,

avec

-— Ennemi,-e.
Inimitié (vieux) ;

s.

—

le même

sens,

sf.

Enfantement

—

sm.

—

Enfantement,

enfanterie, infanterie; sf.

—

Infan¬

terie.

enfantòlou

(Lav.)

;

sm.

Petit

—

en¬

fant.
enfàstou
Avec regret ;

(dab) (Lav.) ; loc. adv. —
de bèt enfàstou, à regret.
infèc,-te; adj. — Infect,-c,

enfèc,
puant.

enfeccioû ;
infecte.
de

sf.

Que put, qu'ey
façon infecte.
enfectà ;

v.

—

Infection

odeur

;

enfeccioû, cela

ue

—-

tà-s, s'infecter.
enfectàn,-te

Infecter,

pue

enfec-

puer ;

adj. — Infectant,-e.
Recevoir félibre, affi¬
lier au Félibrige, donner la foi félibrécnne ; enfelibrà-s, devenir félibre.
enfemelà,-li, enfumelà; v. — Pour¬
voir d'une femme, marier, dans le
style
plaisant.
enfumelàit,-lit ; adj. m. — Chargé
d'une femme ; qui a la passion des fem¬
;

enfelibrà ; v.

—

V. hemnassi.

mes.

est encore

usité à B.-L.

enfëoudà ;

v.

—

Inféoder

;

enfëouda-s,

s'inféoder.

energicamén ; adv.— Energiquemen!
energie ; sf. — Energie,
énergique,-e ; adj. — Energique,
enfadà ; v.
Dégoûter ; affadir ; ren¬
dre insipide ; enfadà-s, se dégoûter de.
enfàdi; v.— Affadir; enfadi-s, s'affadir.
enfadible,-e ; adj. — Dégouttant,-e.
enfadit,-e ; adj. — Affadi,-e; insipide.
Qu'èy lou co enfadlt per trop d'aygue,
j'ai le cœur affadi par trop d'eau bue.
enfadiu,-ibe, enfadoùs,-e; adj. — •
Ennuyeux,-euse ; qui affadit.
enfafarnà (Lav.) ; v. — Salir, souiller.
(Vient de fa, excrément).
enfalourdi (Lom.) ; v. — Enorgueillir ;
en
falourdis,
s'enorgueillir.
(Vient
de
faloùr, fat).
enfamà,-mià; v. — Insulter, calomneir, injurier.
enfamàn,-te; adj. — Infamant,-e.
enfàme,-e; adj. — Infâme,
—

enfamie ;

enfantadure ;
enfantamén ;

dure; û eslourounc
furoncle devenu dur.
enduride ; sf. — Endurcissement ;
dit aussi endurimén, endurcissimén.
endùse ; v. — Induire,
durit,

v. — Enfanter, faire naître,
(Lit.). En Lav., le terme a un
méprisant.

sens

Endurer.

personnes.

Aqueste terre
terre

Martin-pêcheur

—

(vieux).

enduràn,-te ; adj. — Endurant,-e.
endurci,-ri ; v. — Endurcir, rendre
duiye ; endurcl-s, s'endurcir.
endurcissimén ; sm. — V. enduride.
endurí ; v. — C. endurci, s'applique
plus particulièrement aux choses, tandis
que endurci s'applique aussi, et, préférablcment,

; sm.

accoucher

celle expr. :
o;i

(G)

dit oiseau bleu.

sf.

—

Infamie,

insulte,

calomnie.

enfamilhà-s ; v. — S'allier à une
se mettre en famille.
enfàn ; sni. — Enfant. (Peu usité). V.

famille,

maynàd, nèn, droite.

enfermà;

v.

—

tôt embarrà.

Enfermer. On dit plu¬

enferioù, inferioù,-re

;

adj.

—

Infé¬

rieur,e.
enferiouritàt ;

sf. — Infériorité,
enférme, enfirme,-e; adj. — Infir¬
me.

enfermé,-miè, enfirmiè,-re
s.

—

;

adj. et

Infirmier,-ère.

enfermerie, enfirmerie; sf.

—

In¬

firmerie ; par ext. maison où il y a plu¬
sieurs malades.
A nouste, qu'ey ue enfermerie, chez
c'est (comparable à) une infirmerie.
enferounà,-ni ; v. — Irriter, rendre
farouche, mettre en fureur.
Aquet òmi qu'ère enferounàt, cet hom¬

nous

me

était

en

fureur.

enféudà, enfiudà.
C. enfëoudà.
enfî, en-fî ; adv. — Finalement, en
définitive ; est toujours suivi de la prép.
de: enfî d'acò, finalement; enfî de coànte.
pour en finir (avec cette histoire),
enfî, enfingues; adv. — Enfin,
enfidèl, enfidèle, enfidéu,-le ; adj.
—

—

Infidèle.
enfidèlamén ; adv.

—

Infidèlement.

�U7

ENFIDFATTAT

enfidelitàt; sf.
enfilà.
enfiltrà ;

enfuscà ;

Infidélité,

—

v.

Infiltrer;

—

v.

ENGALINA

Offusquer; enfuscà-s,

—

s'offusquer,

C. etrihüà.

—

—

enfusià ;

enfiltrà-s,

v.

Causer l'infection.

—

s'infiltrer,

Que put, qu'enfusie,

enfiltracioû ; sf. — Infiltration,
enfinestrà-s (H. Big. G.) ; enfrinestà-S ; v. — Se mettre à la fenêtre,

engabachi-s, engabatchi-s

enfirmà, infirmà; y. — Infirmer.
enfirme,-e ; adj. — Infirme,
enfirmerie.
V. enfermerie.
enfirmitàt ; sf. — Infirmité,
enflamà ; v. — Enflammer ; ne s'em¬
ploie qu'au sens physiologique. V. eslarnù.
enflamacioû ; sf. — Inflammation,
enflaqui. — C. aflaqul.
enflayrà. — C. flayrà, sentir bon ou
—

mauvais.

enflijà

Infliger,
floucà
enfloucàt,-ade; adj. — Qui est orné
; i

—

enfloucà.

C.

—

d'un floe, de fleurs.
L'arrenàr à la coude
nard à la queue en

enjloucade, le

re¬

floc.

enflourà,-rì ; v. — Parer, garnir de
fleurs, semer des fleurs.
en£luén,-te ; adj. — Influent,-e.
enfluençà ; v. — Influencer.
enfluénce,-ci,-cie ; sf. — Influence,

enfòrgo (B.-L.). — C. anforgue.
enfounçà. — V. enhounçà plus usité,
enfourmà ;

v.

Informer ;

—

enfour-

rnà-s, s'informer,
enfourmacioû ; sf.
enfourtunà ; v. —

Information,
Rendre fortuné ;
enjourtunà-s, gagner de la fortune.
enfourtunàt~ade ; adj. — Fortuné,
qui a de la fortune; infortuné,-e.
enfourtune; sf. — Infortune,
enfraccioû ; sf. — Infraction.
enfractoù,-e ; adj. — Qui enfreint,
enfredi, enredi, esfredì; v. — Re¬
froidir; enfredi-s, se refroidir,
enfredimén ; -m. — Refroidissement,
—

enfrégne

; v. — Enfreindre,
enfrisoutà ; v. — Faire des

enfrisoutà-s,

se

enfroucà ;

frisettes

;

friser.
v.

—

Enfroquer

;

enfrou-

cà-s, prendre le froc,

enfrougnà-s

; v. — Se renfrogner,
enfrounci.
C.
frounci, faire des
fronces.
enfroustilhoà-s ; v. — Froisser ses
habits.
enfrutà ; v. — Mettrç un arbre à fruit ;
—

cnjrutà-s,

qui se garnit, se couvre de
esfrutà, mais moins usité.
enfrùt (B.-L.) ; sm. — Le fruit des en¬
trailles, l'enfant; C. enfrùts.
enfrùts.
C. esfrùts, le produit d'un

fruits. C.

—

bien.

enfurià,-rounà

;

v.

—

Mettre

furie, rendre furieux; enfurià-s, entrer
fureur. V.

enferounà.

en

en

Devenir

ça

;

gabàtchou.

un

comme

infecte,

pue, ça

v.

—

rustre,

grossier ; se soûler.
engaberà ; v. — Enjaveler. V. gabère
ei engarberà.
engaberà. — C. enguiberà et aussi
avaler, en
style plaisant, s'empiffrer,
s'emplir le gabè.
engaberade ; sf. — Action de gorger,
de s'empiffrer.
engaberàdje ; sm. — Mise en javelle»',
engabià. — C. encabià.
engaboulhà; v. — Mettre dans la
tête, faire comprendre, en style plaisant;
engaboulhà-s, se dit du maïs quand l'épi
(gaboulh) se forme.
engadjà ; v. — Engager, commencer;
engadjà-s, s'engager.
engadjadoù,-re ; adj. — Qui engage.
engadjàn,-te ; adj. — Engageant,-e.
engàdje, engadjamén; sm. — Enga¬
gement ; enjeu.
engagnà (B.-L.), — C. enganà.
engahinà,-issà ; v. — Agripper, ac¬
crocher, coller; engaihnà-s, se coller,
adhérer

fortement.

engahinàyre,-e ; adj. — Celui, celle
qui s'accroche; personne «collante»,
engalafinà (Lav.) ; v. — Enjôler,
engalafinàdo ; sf. — Tromperie, en¬
jôlement.
engalafinàyre,-o ; adj. — Enjôleur,
-euse.

engalantà

(G.)

orner.
engàlh ; •m.

;

v.

Enjoliver,

—

parer,

arrangées ou
gerbe, fagot.
engalhà ;

à
v.

—

Réunion de

—

choses

arrangement;

arranger;

Réunir

et

égaliser,

arranger, mettre en ordre; engalhà-s, s'ar¬
ranger, mettre sa toilette, ses cheveux en
oidre.

engalhà (Lav.). — Placer des engàlhos, jointer.
engalhardi ; v. — Engaillardir, don¬
ner du
courage; engalhardl-s, s'engaillardir, prendre des forces.
engalharén,-to (Lav.); s. — Gros,-se;
se
dit particulièrement d'un fil épais.
engalhes ; sf. pl. — Choses d'une mê¬
me

sorte,

assemblées

assemblées ; affiquets en
ches de cheveux.

ou

bonnes

être

à

style plaisant

;

mè¬

engàlho (Lav.) ; sf. — Petite pierre ;
joint d'un mur.
engalî,-ne ; adj. et s. — Calin,-e, en¬
jôleur.
engalina ; v. — Enjôler, troubler pai
de belles, de douces paroles.

�ENGALINAYRE

engalinàyre

—

ENGENIE

448

adj. — Enjôleur,
engalî,-ne.
engamà-S ; v. — Se gâter, se couvrir
de moisissure, pourrir. Cf. gamà-s.
engàmbi ; sm. — Faux prétexte, détour, difficulté que l'on soulève. V. arroumères.

engàn,-e ; s. — Tromperie, ruse, four¬
berie, séduction, feinte.
Nou biengues cantà-m enganes, ne viens
pus essayer de me tromper.
enganà ; v. — Tromper ; enganà-s, se
tromper, se fourvoyer ; dans le G. prend
aussi le sens d'engouer. V. enhicà.
enganadoù,-re ; adj. — Trompeur,
-ruse.

enganàt,-ade ; adj. et s. — Excédé,-e ;
trompé ; séduit ; induit en erreur.
Esla, enganàt de mau, avoir du mal à
n'en pouvoir plus,
enganaussà (Lav.). — C. enganà.
enganìcio (Lav.) ; sf. — C. engàn.
A fàussos enganlcios, par tromperie.
enganit,-ide. — C. aganit.
engamu,-ibe ; adj. — Alléchant,-e,
allrayant cl trompeur, séduisant.
enganoussà (G.) ; v. — Engouer,
avaler de travers ; enganoussà-se, s'engouer.
V. enhicà,

engansà ;
cher

engarià ; v. — Enjôler (rare).
Syn. engalinà.
engaritoàt,-ade (L.) ; adj.— Germé,-e.

;-e ;

On dit aussi

-l'use.

avec

une

v. — Orner
ganse.

de

ganse ;

atta¬

engantà ; v. — Ganter,
engàr ; sm. — Hangar,
engaramachà ; v. — Mettre des guê¬
tres, des houseaux (garamatches) ; engnramachà-s, se guêtrer.
engarauche. — C. esgarrauche.
engarbà ; v. —- Engerber, mettre en
gerbe. V. abastoà, engaberà, engarberà.
engarbachà. — Péjor. de engarbalhà.
eilgarbalbà ; v. — Engerber à la vavite, faire du travail peu soigné, ramasser
et fagoter ; s'applique parfois à la toilette
des personnes.

Aquére., qu'ey plâ mau engarbalhade,
(personne) est bien mal fagotée. V.
engalhà.
engarbalhàyre,-e ; adj. — Ouvrier,
-ère peu soigneux, fagoteur.
engarbejà,-rà. — C. engarbà.
engarberà ; v. — C. engarbà et,
aussi, mettre les gerbes en meule (garbès,
cette

garbères).
engargalà,-goulà ; v. — Avaler glou¬
tonnement ; engouler ; faire avaler de for¬
ce, fourrer dans la gorge (gargante, gar¬
gote). V. enguibe.rà.
engargalade ; sf. — Gorgée, bouchée,
quantité de liquide absorbée d'un coup.
V. gargalét.
engargalhàt,-àdo (Lom.) ; adj. —
Débraillé,-e.

V

garoà.
engarià,-s (M4); v. — S'embourber,
engarlandà ; v. — Enguirlander,
engarrà (Lom.) : v. — Déraciner, en
parlant d'un arbre,
engarrachàdo (G.). — C. esgarrauche.
engarrachi-s ; v. — S'acharner,
engarranci (G. L.) ; v. — Engourdir,
arrêter la vigueur ; engarranci-s,
s'engour¬
dir, devenir perclus des membres.
engarranci-s ; v. — Aigrir, rancir. V.
esQurranci, garragn.
engarrancit,-ido ; adj. — Engourdi,
perclus,-e ; qui a la crampe.
Qîi'èy la càmo engarrancldo, j'ai la jam¬
be engourdie par une crampe.
engarrauli (Arm.) ; v. — Enrouer ;
s'engarraull, s'enrouer.
engarroà ; v. — Blesser au jarret ; en¬
traver nne bête aux jarrets ; offenser un
tendon, un muscle de la jambe d'une bête.
V. esgarroà
engascounà-s,-ni-s ; v. — Devenir
gascon, comme

un

gascon.

engascounàt,-ade,-nit,-ide; adj. —
Engasconné,-e.
engascouni ; v.
Engasconner; don¬
—

ner

l'air gascon.

engasounà

; v.

—

sounà-s, s'engazonner.

engasounamén

;

Engazonner;
sm.

—

enga-

Engazonne-

rnent.

engaubià. — G. encabià.
engauchi. ; v. — Gauchir ; engauchi-s,
■e déjeter.
V. embellà.
engauchide ; sf. — Gauchissement,
action de gauchir, de se voiler.
engausi ; v. — Réjouir, remplir de
joie; esgausi-s, se réjouir, se divertir,
s'amuser. V. esgausl.
engày (Azun) ; sm. — Bordure d'un
mur. Y. engàlh.
engaynàt,-ade ; adj. — Qui a de bon¬
nes, de grandes jambes (gaynes).
engégn; engén; engin (G.); sm. —
Ingéniosité ; adresse, talent, industrie. Cf.
engenie.
engégn; sm. — V. engibane plus usité,
engendrà ; v. — Engendrer,
engendramén ; sm. •— Génération,
procréation, engendrement.
engenià ; v. •— Machiner, tramer, in¬
venter,
agencer;
engenià-s, s'ingénier,
chercher à.

engeniàyre,-e; adj.

—
Ingénieux,ingénieur.
engenie ; sm. — Génie ; esprit d'inven
lion ; adresse ; clairvoyance.

euse

;

�449

ENGENIE

engenie

; sf.

Machine, mécanique.
ue beroye engenie, la
bicyclette est une machine bien trouvée.
On peut également traduire par « une belle
l.a bicicléte

invention

engoegilà

—•

qu'ey

ment.

en

sf.

Ingéniosité,
engeniùr; sm. — Ingénieur,
engibanà ; v. — Machiner, inventer,
imaginer ; calculer ; organiser une machi¬
ne, un système.
engibanadoù,-re ; adj. — Machineur,
-euse ; inventeur, fabricant
d'engibanes.
engibane ; sf. — Invention ; machine ;
engin; chose imaginée. V. engégn (a),
engibrà, engiurà ; v. — Givrer,
englachà, englahà (Big. G.). — C.
esglachà.
englantine. — C. aglanline.
englapà ; v. — Avaler d'un coup, ou
—

; v. — Engouffrer. (Consi¬
gall.).
engoulà,-Iì,-lhì ; v. — Engouler, ava
1er gloutonnement, enlonner,
engloutir,
engouffrer.
engoulét (B.-L.); sm. — Ravin, cou¬
loir étroit et à pic dans les
monlagnes.
engoulide ; sf. — Action d'engouler.
On dit aussi engoulade; trou dans
lequel,
en
montagne particulièrement, une masse
d'eau s'engouffre.

loup qu'ou s'englapà, le loup
glapà.
englàs (G.). — C. esglàs.
engloubi (Lom.) ; v. — Ebahir, stu¬
péfier.
englourià ; v. — Illustrer, glorifier;
englourià-s, se glorifier. Peut se prendre en

engourdi

englourioulà-s ; v. — Se vanter, se
gloriole
englouti; v. — Engloutir; manger,
avaler gloutonnement, engouler; englou¬
tis, s'engloutir. V. engouli, engargalà.
engloutide ; sf ; engloutissimén ;
sm.
Engloutissement,
englù (Lav.) ; englùdi. — C. enclùmi.
engludi (M4 Big.). — G. englouti.
engludià (B.-L.) ; v. — Rassasier, rem¬
plir.
englùt. — C. angloùs, anglùt.
engoàlh (Salies). — C. engàlh, et, spé¬
cialement, fagot de branches mince-.
engoàlha. — C. engalhà, fagoter, et
agoalhà.
engoalhardi. — C. engalhardi.
engoàn C Big. G.). — C. augan.
engoàu. — C. égal.
engoauméns. — C. egalamén.
engoè. — Forme de encoè.
engoéch ; sm. — Angoisse, effroi. Cf.
parer par

ment du

dans

Angoisser, effrayer,

baume.

boîtes

(die).

;

engour¬

bras.

un

moulin,

émouvoir et

j

las petites boétes tous boiis engoéns,
bons onguents sont dans de petites

Engourdir

en

amont d'un moulin-,

adj., qui est submergé,-e, embourbé.
Sobriquet des gens de Casteide-Doat, d'a¬
près Lespy. C'est une erreur, certainement,
quant au lieu, qu'il dit être traversé par
cinq ruisseaux, en quoi il se trompe. Le
village est bâti à flanc de coteau et ne
risque pas d'être submergé. Dans le pays,
le sobriquet appliqué aux gens de CasteideDoat est tripassès.
engourgoussi ;
—
v.
Attendrir,

engoéche ; sf. — Syncope,
engoelhà. — C. abelhà, agoelhù.
engoén, engoégn ; sm. — Onguent,
A

—

—

esgorre.

les

v.

engourdimén,-dissimén ;
sm.
Engourdissement.
engourgà ; v. —• Engorger, obstruer
par l'eau; submerger; embourber dans
une
mare ;
engourgà-s, s'embourber, se
mouiller les pieds.
Vatelàdje que s'ey engourgàt, l'attelage
s'est embourbé; ou encore, il est arrêté en
eau profonde, il est
submergé ; qu'èy en¬
gourgàt, j'ai de l'eau dans les chaussures;
qu'abè lous oelhs engourgàts, il avait les
yeux noyés de larmes.
engourgàdis,-gamén ; sm. — Engor¬
gement, enfoncement dans l'eau ; on dit
aussi, mais rarement, engourgadure.
engourgàt,-ade ; s. — Retenue^-d'eau

—

—

;

dis, s'engourdir. Cf. engourri.
engourdide ; sf. — Engourdissement
partiel d'un membre. V. amourrè.
I.'engourdide dou bras, l'engourdisse¬

mauvaise part.

v.

comme

engouloupà,-loumpà (G.-M.). — C.
(igouloupà.
engoumà ; v. — Gommer,
engoumi ; v. — Injurier, vomir des in¬
sultes; engouml-s, s'insulter.
Que s'engoumin de tout, il* se dirent les
pires injures.
engoumide ; sf. —■ Bordée d'injures,

Lou

;

de l'on¬

engoufrà

l'avala. V.

engoechà

avec

loin de moi.

déré

voracement.

émouvoir.

Oindre

engoéy (Lav.) ; sm. — Ennui,
engoeyà ; v. — Ennuyer, fatiguer;
engoeyà-s, s'ennuyer.
engoéyos ; sf. pl.— Ennuis; embarras.
Tiro-te-m de las engoéyos, ôte-toi, va-t-

engenioùs,-e ; adj.— Ingénieux,-euse.
engeniousamén ; adv. — Ingénieuse¬
;

—

ENGOURGOUSSI

guent.

».

engeniousitàt

; v.

—

I

faire

mouiller

les

gourgoussl-s, s'attendrir, sentir
se serrer

yeux ;

son

en-

cœur

et ses yeux se mouiller; dans le
29

�ËNGOURGOUSSIDE
G,

engourdir

ce

sens,

bien

—

par le froid; en B. et Big.,
que peu employé, n'est pas

cependant ,inconnu; est également em¬
ployé parfois pour engourgà. Le terme
ainsi est appliqué aux choses : lue engourclousside, lune noyée dans des nuages, dans
lî brouillard.

Confér.

engourgousside
l'attendrissement et

avec

;

sf.

aux

gourgue.
—

Disposition à

larmes; attendris¬

sement, action de

s'engourgoussl.
engourjà-S (Big.) ; v. — S'engorger,
Entasser.
engourgoustx (L.) ; v.
engourjàmén,-jomén ; sm. — En¬

gorgement.

engourmandì,-ti,-menti

; v.

—

Affri-

ander, rendre gourmand, friand, délicat,
; engourmandi-s, devenir gourmand, ne
plus vouloir que certains aliments.
engourri (G.) ; engrounli ; v. — En¬
gourdir, rendre perclus.
engourrichoà (G.) ; v. — Pelotonner,
rouler sur soi-même; engourrichoà-se, st
pelotonner.
engourrinà,-ni ; v. — Rendre vicieux,
-ruse, malpropre, fainéant;
engourinà-s,
tomber dans le vice, suivre, fréquenter les
mauvaises compagnies, gueuser.
engourrinàt,-ade,-nit,-ide ; adj. —
Dévoyé,-e; ancré dans la paresse, le vice;
parfois, aussi, le terme signifie entêté,
obstiné dans la poursuite d'une affaire. V.
gourrl.
Que s'ey engourrinàt, nou y a pas qui
l'y liasse enténe rasoû, il s'est, entêté, on
ne
peut lui faire entendre raison.
engourrit,-ide; adj. — Recherché,-e,
en
vogue, après qui l'on court.
engourrìt,-ìdo (G.) ; adj. — Engourdi,
-e
par le froid, gourd.
Syn. éngrounlit.
engourroutchoà (Lom.). — C. en¬
gourrichoà.
engourrumà-s (L.).— G. agourrupù-s.
engourrutoàt,-àde (Arm.). — G.
agourruplt.
engOÙS (Lav.) ; sm. — Ganal, canali¬
sation sous terre. V. angoù.
engousilhà,-lho ; v. — G. agousilhà.
engoussà ; v. — Canaliser un filet
-e

d'eau,

une

source;

450

ENGREGNAT

drainer.

engoustà ; v. — Mettre en goût.
engouynàt,-ade (Baŷ.) ; adj. — En¬
goncé,-e. (Vient de goyne, collerette).
engrabà ; v. — Engraver ; embouer,
faire entrer de l'eau, de la boue dans ses
chaussures; engrabà-s, s'engraver, s'embouer ; s'emploie aussi au fig.
Engrabà-s en û dhà, s'empêtrer dans une
affaire; nou y a pas de que engrabà, il n'y
a pas
grand danger, grand mal (là dedans).
engrabère ; sf. — Ce qui engrave,
emboue ; flaque de boue très liquide ; pas¬
sage boueux. V. grabe.

engràgn

engrégn

;

(G.)

;

sm.

—

Gâterie, petits soins, mignardise.

engràgn

;

abondance de

sm.

—

Produit,

récolte,

grains.

engragnà, engraynà; v. — Semer;
grainer, monter en graine; donner, nour¬
rir avec le grain. Dans L. attirer à soi par
des offres, comme la volaille à qui on
montre le grain ; s'engragnà, dans le G.
devenir friand de quelque chose, comme
la voiaille l'est du grain; s'amouracher: t.
de meunier : mettre quelques grains dans
la meule pour l'essayer.
engragnade ; sf. — Semis de graines
et. en particulier, de céréales; récolte de
grains ; ration de grains.
engragnayrà; v. — Amener l'abon¬
dance.

engragnèro
aux

confins

de

;

sf.
la

—

Balai, dans le G.

Garonne ;

le mot est

toulousain

plutôt que gascon.
engràhe (G.) ; engràhi

sm.

—

(H.-Big.)

;

Greffon d'arbre.

engràhi; sm. — Salamandre; scor¬
pion; an fig. personnage collant, agaçant,
grognon. V. escrépi, engràhe, hissangle.
C'est une croyance pop. que la salaman¬
dre en mordant croise ses dents et qu'il est
difficile

de les décrocher,

engrahinà. — C. engaliinà.
engranà ; v. — Engrener, mettre le
grain dans la trémie.
engrandí. — C. agranl, agrandi, plus
usités.

engranjà (Big. G.) ; v. — Engranger.
Syn. ernbourdà.
engraylà (Bas.-Arm.) ; v. — Epouvan¬
ter, glacer d'effroi.
engreà (Lav.) ; v. — Mettre, serrer
dans le grenier (grè). I.e mot est aussi usité
ea quelques
parties du B. bien que le rad.
soi!

graè.

engrèch ; sm. — Engrais, fumier;
pâtée d'engraissement. V. arpàst.
Espàrse engrèch, éparpiller de l'engrais;
boulà à l'engrèch, mettre à l'engrais; està
couni û porc à Vengrèch, être comme un
porc à l'engrais, être repu.
engrechà ; v. — Engraisser, repaître
abondamment;
engrechà-s, s'engraisser,
s'enrichir, au sens fig. que donne le fr. au
terme.

En

aquére place, que s'ey engrechàt, il
dans cette place, cette si¬

s'est engraissé
tuation.

engrechàdje, engrèchamén ; sm.
Engraissement, action d'engraisser.
engrechéndo (Arm.) ; sf. ; — Engrais,
engraissement.
engrégn (Bay. G.). — C. engràgn,
gâterie.
engregnà ; v. — Câliner, dorloter.
engregnàt,-ade ; adj. — Fertile en
grain.
—

�tel

ENGREHA

engrehà;

Encrasser, salir; ehc/re¬
crasse (grèhe).
engrehà, engreuhà; v. — Incruster-,
enchâsser; emmorlaiser; engreuhà-s, s'in¬
lias,

se

v.

—

couvrir de

cruster.

engrenàdje ; sm. — Engrenage,
engreuyà-s (Salies) ; v. — Se dégeler,
se
dégourdir, au fig.
engrignà-s ; v. — Devenir grignard,
capricieux ; s'entêter.
engrignàt,-ade ; adj. — Grignard,-e;
qui est de mauvaise humeur. V. grignòt.
engrigne ; sf. — Mauvaise humeur,
dépit ; jalousie. Vers l'Arm. on dit engrime.
engrimaçà-s ; v. — Se grimer, se
masquer.

engrìpi, esgripi.

—

G. engràlii, sala¬

mandre d'eau. Gf.

grifou.
engripià-s ; v. -— S'irriter, rager, se
dépiter. V. engrigne.
engrisà ; v. — Grisailler, peindre en
gris, barbouiller; engrisà-s, se dit du
temps qui devient gris, du ciel qui s'em¬
brume.

engrougnà (Lav.) ; v. — Pousser dans
grougn (coin).
engrounli ; v. — Engourdir, ôter le
désir
d'agir, de travailler; engrounli-s,
s'engourdir.
engroussà ; v. — Engrosser. Cf. emun

pregnà.
engroussamén

;

sm.

—

Action d'en¬

grosser.

engroussàyre ; sm. — Engrosseur.
engruà (G.) ; v. — Mettre du grain
dans; au battage, mettre la gerbe dans le
tambour de la batteuse.

engrulhà-s

Se coaguler, se
(Vient de grulh).
éngue ; sf. — Aine (lat. ingueri) ; on
dit aussi lou plec dou bénie, de la coéche.
engüén (Lav.). — G. engoén.
enguibà (L.) ; enguiberà. — C. em¬
bolicà; gorger, rassasier, empiffrer; enguibù-s, se bourrer, s'empiffrer-.
enguich,-e ; s. — Action d'exciter,
enguichà, enguiscà, enguissà; v.
Exciter; lancer contre, vers.
Enguichà la peleje, exciter à se disputer;
enguichà lou câ, exciter le chien vers
quelqu'un ou quelque -bête, le lancer
après en l'excitant de la voix.
mettre

en

;

v.

—

grumeaux.

—

Svn. ahiscà.

enguignoà ; v. — Action, dans la
superstitieuse, de porter la gui¬

gne;

lancer

Quauqu'û

une

œillade mauvaise.

m'a engaignoàt,
qu'un m'a jeté la guigne dessus.
que

enguignoàt,-ade
né,-e.

enguirlandé
engarlandà.

enguirlandàdje,-dade
ment

; v.

;

adj.
—

—

quel¬

Enguignon-

Enguirlander. Cf.

;

ENHACIÏAT
s.

—

Orne¬

de

guirlandes.
enguirouflà; v. — Orner de giroflées,
fleurir, mais rarement employé avec ce
sens ;
signifie habiluellemcnt injurier,
dans le sens que le fr. pop. donne au mot
enguirlander.
enguiscà. — C. enguichà.
enguiscoàt,-àdo (B.-L.); adj. — In¬
quiet,^.
enguiserà

;

v.

—

Gaver,

mettre

de

force des aliments dans

le cou, engorger,
se gorger, se rengor¬

gorger ; enguiserà-s,

en style plaisant. V. aristoà, engui¬
berà, enguibà, emboucà, embucà (G.).

ger,

enguiserade,-berade ; sf. —Aclion
d'engorger; la quantité donnée en une
fois; action d'avaler avec effort, en style
plaisant.
enguiseradé,-re ; adj. — Qui est en
âge d'être engorgé.
enguiseradé; sm. — Engorgcoir.
enguitouni-s ; v. — Devenir fainéant,
fripon ; pour une femme, tomber dans le
vice.

engulà

—
Engouler, avaler glou¬
engueuler, injurier grossiè¬
engulà-s, se gaver; s'injurier

;

v.

tonnement ;
rement ;

(trivial).
engulade ; sf. — Engueuladc.
engulàyre,-e ; adj. et s. — Personne
grossière, criarde, qui gueule par manie
ou habitude
(trivial).
engulhà ; v. — Enfiler une aiguille ;
aiguiller, diriger vers.
engulhade ; sf. — Aiguillée ; action
d'enfiler une aiguille.
engulhi (B.-L.). — C. engulà.
enguruà ; v. — Avaler de travers ; enguruà-s, s'étouffer pour avoir avalé de tra¬
vers.

V. escanà-s.

enguruade ; sf. — Action d'avaler de
travers ; étouffement provoqué par un ali¬
ment

mal

étouffée

avalé

par

:

auqtue

enguruade,

grain introduit dans

un

trachée-artère,

oie
la

la gorgeant.

en

enhabernàt,-ade ; adj. — Se dit du
bois qui est vermoulu, creux. Cf. queràt.
enhacà (H.-A.) ; v. — Mordre, en par¬
lant d'une bête.

enhacanà ;

Fatiguer, ennuyer par
V. enhastigà, hartà.
enhachà, enhechà ; v. — Mettre en
faix, en fagot: faire le geste imitatif du
fagotage ; faire une sorle de soubresaut
les épaules, comme lorsqu'on porte
avec
un faix et qu'on le remet en bonne
place ;
enhechà-s, se courber, se casser, comme
sous le poids d'un fardeau.
enhachàt,-ade ; adj.
Fagoté,-e;
cassé, courbé.
propos ou

ciovance

—

v.

action

—

.

—

�ËNHADA
enhadà ;
mer;

—

y.

452

EMÏOUGNAT

Lous

tre des

tes

m'ont charmé, ensorcelé; lou
bcstià qu'ey enhadàt, le bélail est ensor¬
celé, on lui a jeté un sort.
enhadade ; sf. — Sort, charme,
enhagnà (Or. Bay.) ; enhangà ; v. —
Embourber, crotter, couvrir de boue ;
enhangà-s, se crotter, s'embourber.
enhantaumà,-tumà (G.). —■ C. en-

jolis

malade).

|m.

enhardissimén ;
ment.

enharià ;

v.

—

Enhardisse-

Enfariner;

—

enharià-s,

s'enfarinef.

enhariade ; sf.
la farine ;

—

ebose où il

Action de mettre de
de la farine com¬

y a

élément
principal,
exemple. V. hariat.
me

enharnachà.
enhartanà ;
notamment par

—

v.

une

pâtée,

par

Fatiguer,

excéder,

propos.

—
Fréq. de hartà-s,
soûler habituellement.
enhartanade ; sf. — Péjor. de har-

s'empiffrer,

v.

se

tere.

enhastià,-tialà,-tigà ; v. — Dégoûter;
au
fig. harasser, fatiguer; enhastià-s, se
dégoûter. V. hàstl.
enhatilhà ; v. — Accoutrer, couvrir de
hatilh.es.

enhatilhà,-toulhà (G.-L.) ; v. — C.
(Vient de hatilhère, fée).
en-haut (à 1', à d') ; loc. adv. — Le
Sommet dirigé vers le haut.
Qu'ey biràt à l'en-haut, c'est dirigé le
sommet vers le haut. On dit aussi à l'ensùs.
enhadà.

enhautà; v. — Mettre, prendre dans
l·i haute, le giron. V. hapà.
enhauti ; v. — Elever, exhausser ; enhauti-s, s'élever.

enhaylà; v. — Agiter, exciter, éner¬
(Vient de haylère vent du Sud éner¬
vant). D'une personne tracassièie, agitée,
on dit:
qu'ey enhaylade.
enhaylade ; sf. — Coup de haylère.
ver.

C. enhachà.
enhechà.
enhechoutà ; v. — Mettre
—

en fagot,
enhechoutà-s, se mal habiller,
d'une façon ridicule,
enherelà (G.) ; v, — C. enherrià.
enheredi (M4 Rig.). — C. enredi.
enheroudjì ; v. — Rendre farouche ;
effaroucher; enheroudji-s, devenir farou¬

enfagoter

;

sauvage.

enherousqui (Lnv.)
effrayer.

G.

v.

entraves

Mettre

—

de fer

aux

l'ers, met¬

chevaux ; dans

aux

signifie aussi enchevêtrer.
pl. — Entraves de fer,

enhèrries ; sf.
ceps

enhesti ;

v.

habiller pour

ùnhestl-s,

se

Mettre

—

ou

comme

mettre

enhestide ; sf.

en
—

en

fête;

pour

une

parer,

l'ête;

habits de fête.
Action de se mettre

fête.

en

enbialà,-hilà,-hiulà ; v.
une
quenouillée ; enfiler

ce!

—

une

Commen¬

aiguille.

C. ahialà.

enhialade ; sf.

--

Action d'enhialà. Cf.

agusade.
enhialido

(Lav.)

l'habitude,

presque

adj. f.— Femme qui
la manie de filer.
enhicà ; v. — Enfoncer, ficher, mettre
dans; enhicà-s, s'enfoncer, tomber dans;
choir dans un bourbier, un endroit où l'on
enfonce. Dans le G. prend aussi le sens de
s'engouer. V. enganoussà. Au fig. péné¬
trer quelque part sans
qu'on y appelle,
a

;

action d'indiscret.

G. arnesà.
—

des

enhartanà-s ;

che,

li

yeux

sabatà, ensourcierà, enhadà.
enhardi; v. — Enhardir; cnhardi-s,
s'enhardir,
devenir
hardi,
courageux,
prendre des forces (en parlant d'un enfant,
d'un

enherrià;

Féer, enchanter, char¬

—

un sort. Cf. enhatilhà.
tous oelhoûs m'an enhadàt,

jeter

; v.

—

Epouvanter,

enhicàt.,-ade ; adj. — Au fig. personne
qui se fourre où on ne la demande pas,
indiscret, gêneur d'habitude; signifie aussi
engoncé.
enliièr (M4 Rig.); inhèr; ihèr; «m.
Enfer. V. cràbo d'enhièr.

—

en-hiore

(Rar.). — C. en-hore.
enhoà, enhouà; v. — 'Doubler, faire
perdre le sens comme l'oiseau qui se voit
sous la houe (buse).
enhoecà ; v. — Mettre en feu ; enflam¬
mer;
animer, exciter; enhoecà-s, s'enilammcr. Cf. ahoecà.

enhoecarnén ; sm. — Inflammation,
irritation des organes, de la peau.
Enhoecarnén de bénte, inflammation in¬
testinale.

enhoelhà ; v. —
feuilles ; enhoelhà-s, se
V. hoelhà, enhulhà-s.

Couvrir, orner de
couvrir de feuilles.

en-hore; adv. prép. et sm. — Vers le
haut; au-dessus; en dehors, au dehors, au
loin; hors, hormis; le dehors, l'extérieur.
Cf.

ihore.

Que-s trobe en-hore, cela se trouve audessus, là-haut, sur la hauteur; puye la
en-hore, monte au grenier, à l'étage;
qu'ey en-hore dou parsâ, c'est en dehors
du pays; en-hore d'acò, hormis cela.
enhouà-s ; v. — Se gonfler, bouffir.
V. ahoulà.

enhoue

Pain que l'on
gaholhe.
enhougnà-s ; v. — S'enfoncer, se ter¬
rer, s'enfermer chez soi et vivre seul.
enhougnàt,-ade ; adj. et s. — Har¬
gneux, -euse, maussade, bougon; en G.-M
(Rar.)

;

sf.

—

vient de retirer du four. V.

a

aussi le

sens

de cot-hicàt.

�ENHOULA-SE

453
enhoulà-se

(I3ig. G.).

—

C. ahoulà-s,

enhoulàs,-e (Os). — C. houlàs,-se.
enhoulàyre,-e (Os); ndj.— Affolant,-c.
enhoulejà-lià ; v. — Rendre fou, folle,
affoler.

enhoulejàt,-ade, enhoulit,-ide,-liàt,
adj. — En folie, enragé,-e.
enhounçà,-sà ; v. — Enfoncer ; creu¬
ser ;
enhounçà-s, s'enfoncer, couler au
fond ; faire de mauvaises affaires.
enhounçade ; -f. -— Ce qu'on enfonce
en
une fois ; dépression, creux. V.
houn-ade ;

çade.

enhounçamén,-samén

;

sm.

—

En¬

foncement.

enhouns
au

(à 1')

loc. adv.

;

—

Au fond,

fond, dans le fond,

enhounsadùro

; sf. — Creux,
Mettre, enfoncer
dans un trou (houràl) ; enhouralà-s, se
mettre dans un Irou; s'enfermer chez soi
et n'en sortir guère.
enhouratàt,-ade; adj. — Enfoncé,-e;
qui est dans un bas-fond, un trou, caché.
enhourcà ; v. — Enfourcher, prendre
avec
une
fourche; enhourcà-s, s'enfour¬
cher; se tromper. V. aliourcà.
C. enhourcà, et aussi
enhourcadà.
fourcher, donner la forme d'une fourche
par exemple à un chemin, à une tige, etc.

enhouratà ;

(Lav.)

v.

—

—

On dit aussi enhourcaderà.

enhourcaderà ;

v. — Faire, prendre,
grandes fourchées de foin, de fumier,

de
etc.

enhourcadure ;

sf.

—

Enfourchure.

hourcaderade.

V.

enhourcamén ;
rnent, bifurcation.

sm.

Enfourche-

—

enhournà ;
dans

une

absorber
ses

—
v.
Enfourner ; mettre
cachette; manger avec avidité,
beaucoup; remplir ses coffres,

poches; bourrer

sa

tête,

sa

mémoire;

enhournà-s, se cacher, se retirer de la so¬
ciété, s'installer dans un bas-fond, au fond
d'un Irou.

Que bain enhournà, nous allons mettre
au
four; perlcle ! quin enhourne! Tonner¬
re !
Comme il mange ! L'abàre nou pensé
qu'à enhournà, l'avare ne pense qu'à en¬
tasser et cacher ; en quin hòbi s'ey anàt en¬
hournà ! Dans quel trou a-t-il été se loger !
enhournà ; sm. — Enfournement.
A l'enhournà que-s hèn tous pas cournùts, c'est dès le début que les choses pren¬
nent leur

enhournàyre,-e ; adj. et s. — Qui
goinfre.
enhourne-pâ ; sm. — Pelle pour
fourner ; sobriquet de gros mangeur.

en¬

fourne ;

s'enfler.

tout-à-faif

ENJERBIA

—

forme

(die.).

enhournadà ;
enhournà, mettre

Se dit parfois pour
four, mais prend le
plus souvent le sens de fourrer dans ; enhoumadà-s, se fourrer dans.
enhournade ; sf. — Action d'enfour¬
ner ; fournée,
v.

au

—

enhournerà.
enhournerà-s.

—

C.

enhournià

Forme

de

en¬

enhournà;

enhournadà-s.

(H.-Big. Lav.).

—

C.

en¬

hournà.

enhourti ;

force,

v.

—

renforcer;

Fortifier, donner de la
enhourtl-s, se fortifier

physiquement, se fortifier dans une idée.
enhourtigà-se (H.-Big. et M4 Big.) ; v.
Tomber dans les orties, s'y piquer,
—

enhourtimén ;
enhuiste ;
effluves.

sf.

sm.

—

Renforcement,

Souffle

—

enhùje-s, enhùye-s;
enhulhà-s (G.-M. L.) ;

surnaturel,

v.

—

v.

—

S'enfuir,
Se couvrir

de feuilles. Cf. enhoelhà-s.

enhulhagùt,-ude; adj. — Feuillu,-e.
V. ahurnà plus usité,

enhumà.

—

enhusadure; sf.
un

—

Manière de filer

fuseau de fil.

enhuserà ;

v.

Enrouler

—

le fil

au

fuseau.

enhuserade ; sf.
un fuseau.

—

Quantité de fil

que

contient

enilhà (Or.). — C. anilhà.
eniragà. — C. irugà,
enjalousì, enjelousi; v. — Rendre
jaloux; enjalousl-s, devenir jaloux, en¬
vieux.

eiljassà ; v. — Enchâsser;
mais rarement, pour ajassà.
enjassadure,

enjasse

;

sf.

s'emploie,
—

En-

châssure.

enjasse ; sf.
trace

d'une

—

bète

Empreinte de couché,
qui s'est couchée. V.

j'isse.
enjaucà-S. — Forme de enjoucà-s.
enjaulà (G.) ; v. — Enjôler.
enjaulàble,-o ; adj. — Qu'on enjôle
facilement.

enjaulàn,-te ; adj. — Enjôleur,-euse,
enjôleuse.
enjauni ; v. — Jaunir, rendre jaune ;
enjauni-s, jaunir.
enjaurìt,-ìdo (Neste). — C. esberli,
-ide ; enjoué.-e, volage, joyeux et légei.
enjautàyre,-ro (Lom.). adj. — En¬
jôleur,-euse.
enjebrit,-ide ; adj. — Givré,-e, gelé,
enjelousi. — C. enjalousi.
enjemà (L.) ; v. — Poisser. (Vient de
jeme, résine fraîche).
enjençà ; v. — Rendre joli, enjoliver,
faire beau. (Vient de jénee).
enjerbà-s ; v. — Se couvrir d'herbe,
d'i nature

enjerbià (H.-Big.)

; v.

—

Enherber.

�ENJERRI

—

ENLAYRA

454

enjerrì (G.) ; v. — Engourdir par le
froid; s'enjerri, se laisser engourdir par le
froid. Cf. cmbrcull-se, enyebeli-se.
enjeulà (L.) ; v.— Enjôler. Cf. enjaulà.
enjeulà-S (Os) ; v. — Se geler, se tran¬
sir.

enjeulàyre,-e (L.) ; adj. et s. — En¬
jôleur, -euse.
Tribalhà com un enjeulàyre, jeter de la
poudre aux yeux.
enjeyrà-s ; v. — Se couvrir de lierre
(jèyre).
enjòc; sm. -— Enjeu. V. engàdje.
enjoeni ; v. — Rendre, faire paraître
jeune, rajeunir ; tnjoeni-s, se rajeunir.
enjoncà ; v. — Jucher ; enjoucà-s, se
jucher. V. jouquè.
enjoucà,-gà (G.) ; v. — Mettre sous le
joug. V. jùgne.
enjoucadére ; sf. — Endroit propre à
se jucher.
enjoùgne, enjùgne ; v. — Enjoindre.
C. enjoucà, mettre sous le joug.
enjourrià (G.) ; v. — Transir de froid ;
s'enjourrià, s'engourdir par le froid.
enjourriàt,-àdo ; adj. et s. — En¬
gourdi,-e; au fîg. nigaud, endormi. V.
enjerrlt.
enjouyoùs,-e (L.) ; adj. — Envieux,
-euse. Cf.
embejoùs.
enjouyri (G.-M.) ; v. — Mettre en joie,
en gaîté, réjouir.
enjuï (Arm.) ; v. — Réjouir. Cf. engausl, enjouyrl.
enjulhà-s. — C. ujulhà-s.
enjùri,-ie; sf. — Injure,
enjurià ; v. — Injurier.
enjurioùs,-e ; adj. — Injurieux,-euse.
t-nlà, en-là ; inlà (As.) ; adv. et prép.
Au loin, loin, plus loin, delà, au-delà,
—

là-bas.

de moi; que s'enloin, dans le loin¬
tain ; ha-s enlà, se reculer ; anà d'ençà
enlà, aller deçà et delà ; la bouts que porte
enlà, la voix porte loin ; que Vèy dat û hite-ni enlà, je lui ai donne une poussée;
d'are enlà, d'ici à plus tard, dorénavant ;
per enlà la mouritagne, au loin, vers la
montagne ; par delà la montagne
enlà; sm. •— Lointain; qui est éloigné;
le bout du monde.

Qu'arribe de l'enlà, il vient du lointain ;
d'aci ta l'enlà, que y a place, d'ici loin,
air bout du monde, il
y a de la place.
U hèt-enlà ou hè-te-m'enlà, une poussée,
rebuffade.

enlà

(Or.).

et dérivés.

—

Forme de eslà, enfler,

On dit aussi illà, inlà.

enlabardà ; v. —
coups comme avec un

inlabardà-s, se
et
tranchant;
Conférer

—

eslabassàt, délavé.
enlacà.

C. alacà; saturer d'eau; endit d'un terrain qui se couvre
d'eau et où se forme un lac, une mare,
enlaçà ; v. — Enlacer ; lacer,
enlaçade ; sf. — Action d'enlacer, en¬

lacà-s,

—

se

lacement,

enlaçamén ; sm. — Enlacement,
enlacì 'Or.). — C. eslaci.
enlagagnà-s ; v. — Devenir chassieux,
-euse. On dit aussi
enlegugnà-s.
U nioutoû enlagagnàt, un mouton chas¬
sieux ;

lous oélhs qu'ou s'enlagagnen, ses
deviennent chassieux
enlagagnàt,-ade ; adj. — Couvert de
lagagnes, de lagàs (tique) ; chassieux,-euse.
enlagastà-s, enlagatà-s; v. — S'in¬

yeux

s'accrocher, se coller comme un
; se couvrir de lagàs.
enlà-hore ; adv. et sm.
Au loin,
très loin ; lointain.
Qu'arribe de V enlà-hore (ou d'enlàhoré), il arrive de très loin. Cf. acerà-hore.
enlahuà (R.-L.) ; v. — Former une
luhùo (mare). V. enlacà.
enlamà.
C. eslamà, et dérivés,

cruster,

lagàs, (tique)

—

—

enlambréc.

—

C. eslambréc et dérivés.

enlanà,-ni ; v. — Mettre en lande un
terrain; enlanà-s, se dit d'un terrain qu'oïl

laisse inculte et

enlanà ;

enlanà-s,

se

transforme

se

en

lande.

Vêtir, couvrir de laine ;
dit de l'agneau dont la toison

v.

—

pousse.

Hè-t enlà, va-t-en loin
lén enlà, 011 l'entend au

une

enlabardàt,-ade ; adj. — Lardé de
piqué par des labàrs (tiques) ou tout
comme, par des puces, des mou-tiques, des
guêpes.
enlabassà ; v.
Couvrir, protéger
avec des dalles (i« basses).
enlabassàt,-ade. — Employé pour
coups ;

avec

Larder, percer de
dard, une lardoire ;

percer avec

un

s'entrelarder
labàr.

objet aigu
de

coups.

enlanade ;

sf.

—

Etendue de landes,

enlangui-s; v. — Devenir languissant,
s'affaiblir, dépérir. V. alangui.
enlanì.
V. enlanà (i).
enlardà ; v.
Larder, barder de lard ;
—

—

enlardà-s, faire du lard, devenir gras,
enlardà (Lav.) ; v. — Fixer des yeux.

enlardàt,-ade ; adj. — Entrelardé,-e.
On dit aussi enterlardàt ; gras à lard ;
parlie de viande
entrelardée,

maigre entourée de lard

enlardadére ; sf.

—

enlaricà ;

Eparpiller. Cf.

ricà.

v.

—

ou

Lardoire.
espar-

enlastà

(G.-M.) ; v. — Embrocher,
broche, piquer. V. astc.
enlaurejà ; v. — Laurer, orner de lau¬

mettre à la

rier.

enlayoà (Lav.) ; v. — Tiédir,
enlayrà (Big. G.) ; v. ■— Enlever, lever
en l'air, élever,
Cf. enayrà,

�ENLAYRE

455

enlàyre (à d\ à 1') ; loc. adv. — A la
en l'air.
enlayti-se (Lav.) ; v. — Recouvrer le
lait (en parlant d'une vache qui l'avait

volée,

perdu).

Répandre de la lée, unir,

enleà ; v. —
boucher avec.

Syii. empaulà (H.-Big.).
enleade ; sf. — Action d'étendre la lée,
l'enleade.

Sorte de pâte très
diluée faite avec de la bouse de vache et
dont on se sert comme de goudron, soit
pour rendre lisse une aire à battre le grain,
enleade ;

sf.

—

soil pour encoller des
dit aussi lée, leade.

enlebì (Lav.).
enlecà-s.

—

parois de torchis. On

C. enledl.

enlechibà ; v. — Passer à la lessive,
enledi; v. — Enlaidir; enledl-s, s'en¬
laidir, devenir laid.
enledide ; sf. — Action d'enlaidir ; de
diffamer, de noircir une personne.
enledimén,-dissimén ; sf. — Enlai¬
dissement.

enlegagnà-s. — V. enlagugnà-s.
enlengàt,-ade. — C. alengàt.
eillhebà ; v. — Enlever ; à Or. aussi
élever; erdhebà-s, s'enlever, s'envoler,
enlhèbamén ; sm. — Enlèvement,
enlifrà-s (Bav.) ; v. — Bien manger,
s'empiffrer de bonnes choses ; s'engrais¬
ser. V.
lifrét.
S'enlifrà e s'arregoulà (Larrebat), bien
manger et se bourrer.
enligassà ; v. — Entourer d'une ligassc (lien grossier).
enlignà ; .v — Enligner.
enlimacà-s; v.— S'infecter de limaces,
d'escargots.
enlimacàt,-ade ; adj. — Infeste
limaces ; couvert de traces de limaces,
enliminà ; v. — Eliminer,

enlimparrà

; v.

—

de

Couvrir, salir avec

visqueuse comparable au lim;
enipoisser. V. empimparrà.
enlinçoulà ; v. — Mettre dans un lin¬
ceul, une grande toile; enliçoulà-s, se mettie au lit, entre les draps, en style badin.
enliousà ; v. — Semer le lin, dont la
graine est la liouse.
enliousade ; sf. — Action de semer du
une

matière

lin.

enlissà.

■—

enlistrà ;

v.

glisser, et alissà.
Inscrire sur une lislre

C. eslissà,
—

(liste).
enlòc; adv. — En
part, quelque part.

aucun

lieu, nulle

? Nulle part ;
l'èy bis enlàc, je ne l'ai vu nulle part ;

Oun bas ? Enlòc, où vas-tu
nou

nou-n
verez

enlòc,
que

troubaràt pas

enlòc, vous n'en trou¬

quelque lieu que ce soit ; si bat
bau dab bous, si vous allez quel¬

pas en
que

part, je vais avec vous,

prép.

Au lieu de, à la place

—

de. Cf. au-loc.

qui-t dise, au lieu de faire
qu'il te disail.
enlore, endore, end'ore, en-l'ore;
adv.
A cette heure, à l'instant, mainte¬
nant, toiit-à-l'heure, tantôt, plus tard. V.
Iinlòc de ha ço

ce

—

are,

tout-are.

Oun
heure !&gt;

ne

bat enlore ? Où allez-vous à cette

serai enlore ? Où serez-vous
tout-à-l'heure, dans un instant? Que t'èy
atendùt dinquiò endore, je t'ai attendu
Oun

jusqu'à maintenant ; que partiràn enlore,
ils partiront tanlôt.
enloubà, en!oubatà,-ti ; v. — Fasci¬
ner, méduser ; ensorceler, jeter un sort.
(Lt: loup passe pour avoir le pouvoir de
fasciner).

C. enterlecà-s.

■—

enlòc ;

ENLUNETA

—

enloubàt,-ade, enloubit,-ide ; adj. —
Ensorcelé,-e; qui a un sort jeté; rendu
féroce. On dit aussi enloubalàt.

enloubì

(B.-L.)

;

v.

—

Empuantir. V.

enloubà.

enlouchà

(Or.). — C. eslouchà.
enlouqui (Lav.) ; v. — Abrutir ; enlouqul-se, s'abrutir. V. lòcou.
enlouquì-s ; v. — Blettir, devenir blet,
blette.

enlourdà,-di ; v. — Salir ; enlourdà-s,
salir, se souiller, s'embrener. V. lour.
enlourdi ; v. — Alourdir ; enlourdi-s,
s'alourdir, devenir pesant.
enluà,-i ; v. — Eblouir, donner la ber¬
lue, le vertige, étourdir, fasciner, pocher
les yeux; enluà-s, s'éblouir, avoir le verti¬
ge, s'aveugler, voir des lunes, trente-six
se

chandelles.

enluade ; sf. — Eblouissement.
enlubi (G.). — C. enloubà.

enluè,-re ; s. •— Etourdissement, ver¬
tige.
enlugarà (13.-1,.) ; enlugarnà (B.) ;
enlugrà,-gnà (G.) ;-guernà (H.-Big.) ;
enlusernà

(V.-B.)

;

v.

—

Aveugler,

éblouir; scintiller.

enlugarnade ; sf. — Grande lumière
qui aveugle, éblouit ; éblouissement.
enlugarnàn ,-te, enlugarniu,-nibe,
-nioùs,-e; adj. •— Eblouissant,-e, aveu¬
glant, qui illumine.
enlugrejà; v. — Illuminer, éclairer
brillamment;
enlugrejà-s, s'étoiler, en
parlant du ciel. V. lugrâ.
enlugrejàn,-te. — C. enlugarnàn.
enluminà; v. — Illuminer, éclairer;
enluminer, colorier.

enluminacioû

enlummàdje ;

;

sf.
sm.

—

Illumination,

—

Illumination,

enluminure.

enlunàt,-ade ;
adj.
—
Mal
luné,
troublé, en mauvaises dispositions d'esprit,
enlunetà ; v. — Mettre des lunettes.

�ENLURRA
enlurrà

ENMENOUTA

—

(Or.).

enlusenti ;
brillant.

voir

v.

dit

on

champ

un

enlusi ;

fr. pop.,

en

trente-six chandelles et

enlusernà

luisant,

Eblouir, donner la

—

comme

enmanchà,-jà

Rendre

—

prendre des vessies
er.lugarnà.
tra

C. eslurrà.

—

v.

enlusernà ;

berlue; faire,

456

fig., faire
des lanternes. V.

pour

au

ou

enluzernà ;

en

luzerne.

v.

—

Met¬

Approprier un intérieur,
l'orner; faire luire, fourbir; illusionner,
tromper, leurrer, séduire.
enluside ; sf. — Embellie, belle éclairv.

—

cie ; clarté ambiante.

enlusidoù,-re

adj.

;

enlusqui;
aveugler.

v.—

s.

—

Rendre louche

Trom¬

qu'ey

mal

Emmancher;

—

train

affaire.

une

enmanchùt,

mau

commencée ;

que

soy

l'affaire
mau

manchùt, je suis mal en train, ça
guère ; que barn enmanchà aquet

dàdje, nous allons emmancher
ge; qu'ey plà mau enmanjàt!
mal marié (l'homme).

en¬
va

ne

marimaria¬

ce

Il est bien

enmandà-ne

^Big. G.) ; v. — Ren¬
employé.
enmanì-se (B.-L.) ; v. —
Ne plus
donner de lait, en parlant surtout des
bêtes; devenir mane, stérile.
congédier

voyer,

un

enmanielà ; v. — Arranger, mettre
machine en train, en état de marcher.

une

V. manicle.
;

éblouir,

v.
Rendre méchant,
enmachanil-s, devenir méchant.

;

L'ahà
esi

v.
en

enmanilhà (G.) ; v. — Pourvoir, mud'une anse, d'anses. V. manilhe.

nii

enmachanti ;
-e

et

séducteur.

peur, -euse,

;
mettre

commencer,
V. manchù.

—

enmanoucà,-gnoucà

;

v.

Mettre

—

manoque, en petit tas, en peloton qui
tient dans la main. V. umanoucà et amouen

enmacourri-s ;

v.

Tomber dans le

—

vice, le désordre ; se mettre en faux mé¬
nage ; courir la gueuse. V. mùcou, macor-

gnoucà; enmanoucà-s,

enmanteIà,-toulà

re.

d'un

enmagasinà ; v.
enmagasinàdje

Emmagasiner.
sm.
Emmagasi¬

—

;

—

—

Emmenolter.

Devenir

—

adj.

enmalhoutà.

—

Emmailloter.

enmalì, esmali; v.
Rager, se met¬
tre en colère; rendre mauvais,
irriter, en¬
venimer; enmall-s, s'irriter.
Qu'ey hère ennwlit, il est très irrité ;
—

irrité
une

pas

enmall-s, il

colère ; enmalìt

comme

ne

faut pas se

coum

bouton,

un

û brusloû,

furoncle,

un

pustule.

enmalicià ; v.
irriter, courroucer;

irrité
ne

Mettre

en

colère,

une

homme ; nou b'enmaliciét
mettez pas en colère.

cet

vous

enmalide ; sf.

enmalurà-s;
malheur.

tion

de

ce

; sf. •— Envenimement ; ac¬
qui est envenimé ; mal enve¬

enmarlà ;

—

v.

pas,

—

Tomber

dans

le

Marner, répandre de

—

enmascarà ;
;

Barbouiller la figu¬
barbouiller, mettre un

v.

enmascarà-s,

—

se

masque.

enmascaràdje ; sm. — Barbouillage
de la figure et, par analogie, toute sorte
de barbouillage; chose faite «en
dépit du
bon sens », mauvais travail.
enmastoucà.

C. amastoucà.

—

enmatriculà ; v. — Immatriculer,
enmatriculacioû ; sf. — Immatricu¬
lation.

enmaynadi-s

;

v.

;

v.

Redevenir

—

fant, devenir semblable

en¬

enfants.

aux

Attacher, habituer à

—

la mère.

enmayrit,-ide

adj.

—

Se dit

enfant qui veut toujours

être

avec sa

;

qui est

sans cesse accroché à ses
On dit aussi, enmayroulit.

enmelà, enmellà
enmellà

Accès de colère.

v.

marne.

enmayri
—

irriter; faire enflam¬
plaie. C. enmalÌ.
/-oit teins qu'ey enmaliciàt, le
temps de¬
vient mauvais, il est comme en colère;
b'ey hère enmaliciàt aquet òmi, il est bien

mer

mal).
enmaréje

re

—

en

esmarejà-s (Os.) ; v.
parlant d'une plaie,

d'un

Amaigri,-e.

—

—

eau

le

S'envenimer (en

—

maigre,

enmalauti ; v.
Emmaladir, rendre
malade; enmalautl-s, devenir malade,
enmalhà; v.
Emmailler.

nou

couvrir
avec

d'amantà.

sens

la

esmagrlt.

mettre

Envelopper

nimé, gangrène.

enmagri-s ; v.
s'amaigrir.
enmagrit,-ide ;
Cf.

—

;enmantoulà-s, se
manteau.
S'emploie- aussi

enmarejà-s,

enmagasinàyre,-e ; adj. et s. — Qui
emmagasine; accapareur,-euse ; goinfre,
en style plaisant.
enmagnoutà, enmenoutà; v.

v.

manteau

d'un

nage.

pelotonner.

se

;

(Big.)

;

;

v.

mellà-s, s'emmêler,

se

enmendri.

■—

enmenoutà.

v.

—

—

jupes.

Emmieller.

Emmêler

Y.

;

en-

mêler d'une chose.

C. amendrl.

—

d'un
mère,

enmagnoutà.

�ENMERDA

457
enmerdà ; y. — Embrcner ; empêtrer ;
souiller
d'excréments; ennuyer, impor¬

mépriser, narguer, envoyer se faire
paître; enmerdà-s, s'ennuyer (terme bas).
enmerdade,-dacioû ; sf. — Action
d'embrener, d'étaler des excréments.
enmerdamén ; sm. — Action d'em¬
brener, d'ennuyer; ennui sérieux, aga¬
çant, désagrément, obstacle, empêchement.
enmerdàn,-te ; adj.
—
Ennuyeux,
-euse, vexant, embarrassant (t. bas).
enmerdatòri ; sm. — Cloaque, lieu
où l'on vide les latrines, les tinettes ; gros
tuner,

vexant ennui

cl

enmeselà ;

embarras.

ou

enmerdousi-s ;
v.

v.
—

—
S'embrener.
Emmêler, embrouil¬

ler.

enmescladis ; sm. — Emmêlement,
enmià ; v. — Emmener, conduire. V.

amià, dfimià.
enmieytà; v. — Partager au milieu,
en deux parts égales. V. esmieytà.
enminoutà ; v. — Faire mitonner ; em¬
mitoufler; enmitounà-s, s'emmitoufler.
enmoblà, enmoublà ; v. — Emmeubler.

enmoudì, esmoudi;
enmoudl-s, devenir mol,
meté.

v.

Amollir;

—

perdre

sa

fer¬

Cf. amoudi.

enmoullà ;
mettre

v.

—

enmounacà ;

v.

l'extrémité

dilourer

Mouler

;

ennabi ;

ennebà ;

s'enneiger

membre,

la montagne.
v.

—

Garnir de

—

C.

urnourtousi.

mor¬

tier, crépir.
enmourtousì.

enmouscalhà,-lhoà
ntouscàlhs à

un

enmublà.

;

—

C.
v.

—

Mettre-des

enmoblà.
—

enmurrulhà-s,
sa

v.

animal,

enmurralhà ;
murs

Murer,

entourer

s'emmurer, clo¬

propriété.

ennà, enà (M4). — V. enlà.
ennaberà,-ri ; v. — Défricher
mettre

en

sf.

—

Action de

enna

Rendre neuf, refaire à

—

(M').

Dim. de ennà.
Enneiger; ennebà-s,
parlant notamment du

v,

—

—

en

I.ou cèu que s'ennébe, le ciel se couvre
de nuages do neige, le temps tourne à la
neige ; mouritagnes ennebades, montagnes
couvertes de neige.

ennegà ; v. — Inonder, noyer. Cf.
(tnegà, adaygà.
ennegrí, ennerì ; v. — Rendre noir ;
obscurcir ; attrister ; ennegrl-s, s'obscurcir.
Lou tems que s'ey ennegrit, le ciel s'est
obscurci; qu'èy lus idées ennegrides, j'ai
mes pensées
attristées, je broie du noir,
ennegride ; sf. — Obscurcissement,
ennoubià ; v. — Habiller comme un
nòbi, un marié ; ennoubià-s, devenir nòbi,
nòbie, s'habiller comme un marié; en
mauvaise part, prendre
une
maîtresse ;
vivre avec une femme publique.
ennoubli.
C. anoubli; peut se pren¬
en mauvaise part et signifier déchoir.
—

ennublà-s ;

v.

—

Se couvrir de brunie,

V. embrumà-s.

enormamén ; adv.

—
Enormément,
adj. — Enorme.
enoubàt,-ade ; adj. — Chassé,-e.
enouncià ; v. — Enoncer,
enounciacioû ; sf. — Enonciation.

d'un

».

enmourterà ;

de

Manger du
vache. V.

temps.

Encapuchonner,

—

d'un

—

re

v.

ennarétes

de nuages.

v. — Se griser, « at¬
On dit, préférablemcnl :
(ju-lxà, préne la mounine.
enmountagnà; v. — Conduire dans
la
monlagne, s'v installer ; enmountagnà-s, s'installer, pour le pasteur, sur la
montagne avec le troupeau pour l'été.
enmountagnàt,-ade ,-gnit,-ide ; adj.
Habitué à la montagne, fait au séjoui

;

—

d'une

neuf.

enorme,-e ;

enourgulhi;

enmouninà-s ;

murs

v.

v.

—

Enorgueillir;

eriourgulhi-s, s'enorgueillir.

traper la cuite

de

;

dit

se

ennaberade ;
t-erà.

imprimer,

moniale.

sur

(Lav.)
;

entourà-se.

doigt, d'une sorte de capuchon pour le
protéger s'il est blessé ; enmounacà-s, s'encapuchonner, s'entourer la tète, s'emmitouffler sans art ni grâce. (Vient de mouno que,
poupée grossière), devenir moine
ou

(aconit)

EN-PERMOU

dre

lettres de moùlle.

en

ennaberà
nabet

—

culture.

enourmamén.
enourmitàt ;

C. enormamén.

Enormité.
empayrit,-ide ; adj. — Se dit d'un en¬
fant qui veut toujours être avec sou père.
V. enmayrlt.
On dit aussi enpayroullt.
en-per ; loc. prép. — Pour, à cause.
Que y anerèy en-per et, j'irai pour lui,
à sa place ; n'ai èy pas hèyt en-per tau
cause, je ne l'ai pas fait pour telle raison ;
en-per dus sos, pour deux sous.
en-permè ; sm. et adv. — Ce qui est
en avant, la partie antérieure, le principe;
d'abord, au commencement, en tête.
En-permè, que bam frânjà, d'abord,
nous allons manger; en-permè qu'ère Diu,
au
principe, il y avait Dieu ; en-permè,
que passaràn lous paréns, les parents passeront les premiers.
en-permoù (per amoù) ; loc. prép.
—

Pour, à cause, parce que.
En-permoù de bous, qu'at hèy, à cause
d&gt;' vous, parce que c'est vous, je le fais ;
—

pour

—

sf.

�EN-PLÉ

—

ENRAUCA

458

que soy atau en-permoù de bous, je suis
ainsi à cause de vous, par voire faute; per¬

què n'at bos pas? — En-permoù! Pour¬
quoi ne veux-tu pas ? — Parce que.
Comme on le voit, etn est ici, surtout,
un préfixe
d'appui, car dans la plupart des
cas,
on
emploie simplement permoà,
prarrioà.
en-plé ; loc. prép. — En plein, au mi¬
lieu, totalement.

Que

sautat

en plé, il y a sauté au
gagnai? En plé; as-tu
gagné ? Totalement ; qu'èy recebut l'eschalagàs en-plé, j'ai reçu toute l'averse.

beau

y a

milieu;

as

en-que-bous (s'èri),

s'èri bous,
j'étais vous,

pour

à la place de bous; loc. — Si
si j'étais à votre place.
Si èri en-que-de bous que

j'étais à votre place, je crierais,

cridafi, si
on m'en¬

enquietè ; sm. — Inquiétude, agace¬
perplexité. V. adirc, isagnè, mar¬

ment,
rer e.

enquietoùs,-e ; adj. — Porté à l'in¬
quiétude, au souci.
enquietude; sf. — Inquiétude. On dit
aussi enquietùi.
en-quiò ; adv. — Jusqu'à.
Qu'ey partit en-quiò douma, il est parti
jusqu'à demain.
(Dans la région d'Or, on contracte et
l'on dit quo; ailleurs, quià ou dinque,
dinqu'à, dinquiò, dinquò, enliò).
enquiquinà ; v. — Taquiner, ennuyer,
obséder, en style familier (vieux fr. inquiner).
enquiquinamén ; sm. — Taquinerie,

embêtement.

enquisicioû
enquisitoù ;

tendrait.

enqueheri-s ; v. — Se préoccuper,
s'enquérir, se donner du mouvement,
pour savoir. V. enqueri-s.
enqueherit,-ide ; adj.— Qui est préoc¬
cupé,-e, inquiet, affairé, chargé de tracas,
d'affaires; curieux,-euse.
Aquét, qu'ey ioustém enquehevit, celuilà. il est toujours chargé d'affaires, de
préoccupations; diable d'enqueher'it, dia¬

V.

;

adv.

v.

—

Inquisition,
Inquisiteur,
Planter

—

de

raves,

raves.

enrabassàt,-ade
rustre.

adj.

;

-—

Au fig.

un

V. urrabè.

enrabià ;

v.
—
Enrager ; transmettre
V. enradjà.
enrabulhà (N. du G.) ; v.— Embrouil¬

la rage.
ler.

ble de curieux !

enquerà

—

sm.

enrabassà ;
mettre des

sf.

;

enracà ;
—

Par là-bas,

au

loin.

acerà.

enquère (M4). — C. encoère.
enquerì, enquesi ; v. — Enquérir ;
enqueri-s, s'enquérir; (le sens du mot sup¬
pose une action moins vive que dans enqueherl-s).
enquestà, inquestà; v. — Enquêter.
enquestàyre,-e ; adj. — Enquêteur,
-euse.

enquèste, inquèste ; sf. — Enquête,
en-qui (L.) ; adv. — Contrac, de en
aquí, là, là-dessus, sur ce. Ailleurs, préférablcment, en-acò.
Uunt es? Où est-il? En-qui medich, ici
même, ou bien là même; en-qui, adichàt,
là-dessus, sur ce, adieu.

enquièt, inquièt-e; adj. et s. —
Inquiet,-e; agacé, agaçant, tatillon.
Dans les L. prend aussi le sens de véhé¬
ment; on dira d'un orateur impétueux:
qu'e fort enquièt
Enquiète coum ue clouque qui n'a qu'à
pouric, inquiète comme une poule qui
n'a qu'un poussin.
enquietà, inquietà ; v. — Inquiéter,
donner du souci ; enquiclà-s, s'inquiéter.
Que nou t'enquiàtes, benl Ya, ne t'inquicte pas ! Aquet dròllç que m'enquiète,
cet enfant me donne du souci ; enquietà-s
per chic de cause, s'inquiéter pour peu de
chose, pour rien.
enquietàn,-te ; adj. — Inquiétant,-e,

raque;
tracter
comme

v. — Donner, transmettre la
enracà-s, attraper la raque, con¬
un
mal qui passe, épidémique,
la grippe, la rougeole, etc. ; s'in-

f&gt; clor. On dit aussi enrracà.

enracinà ;

s'enraciner,

v.

se

—

Enraciner; enracinà-s,
enradicà.

fixer.

enracinamén ; sm.
enràco (G.) ; ràco
que, raquère
général.

; sf.

—

—

Enracinement,

(Big. et G.) ; ra¬
Mal épidémique en

Que passo ùo machânto cnràco, une
épidémie grave règne ; lous moutouns
qu'an gahàt l'enràco, les moutons ont
pris mal.
enradicà,-sicà ; v. ■— Enraciner; enradicà-s, s'enraciner, pousser, étendre ses
racines.

enradjà ; v. — Enrager, rager,
enradjàt (G.). — Nom d'un cépage à
raisin blanc: la folle blanche,

enradjàt,-ade ; adj. — Enragé,-e.
Syn. arraujoùs, hòu.
enràdje. ■— C. arràdje, ivraie,
enràdje; sm. — Rage, colère violente.
Que crebarà d'enràdje, il crèvera de
rage.

enramelà ;
de

v.

—

Orner de

rameaux,

branchages, de guirlandes vertes.

enramelade ; sf. —
lies branchages, des arcs
chée de rameaux.

Pavoisement

enraucà, enroucà,-qui.
ca, enrouer,

avec

de verdure; jon¬
—

C,

arrau-

�459

ENRAUMA

enraumà (G.); v.
raumà-se, s'enrhumer.
enraumassà-se ;
eriraurnà-s.

v.

enraya ;
nir

une

de

Gros rhume,
une ' charge de

pop.

V. enraucà.
—
Enrayer, arrêter

de

;

gar¬

enredà

Ornière creusée

—

C.

—

par

arrecà, et aussi raviner,

(B.-L.)

; v. — Encombrer,
enredà,-di ; v. — Refroidir ; enredà-s,
se refroidir, prendre froid. V. esredà.
Lou tems que s'ey enredàt, le temps a

fraîchi, s'esl refroidi.
enredamén,-dimén ; sm. — Refroi¬
dissement, abaissement de la température.
enredi; v. — Raidir et c. enredà;
cnndì-s, "se raidir et se refroidir
enredide ; sf. — C. enredamén.
Qu'a gaffai ue enredide, il a contracté
refroidissement. V.

un

enrédo

(B.-L.)

bebude.

sf.

;

enredouli-s ;

v.

Encombre,

—

Se

—

refroidir,

laisser transir, se laisser gagner
froid ; devenir froid, moralement.

enredoulìt,
-ide ; adj. et
amoureux

par

se

le

Arrondir ; enredouni-s, s'arrondir; prendre du ventre.
enregà ; v. — Enrayer, tracer le pre
v.

mier sillon dans

1er,

—

champ

un

commencer

; au

fig. débu-

travail,

un

enregade ; sf. — Enrayage,
enregimentà ; v.
Enrégimenter ;
enregimentà-s, s'enrégimenter,
enregistrà ; v. — Enregistrer,
enregistramén ; sm. — Enregistre¬
ment.
—

Qui

en

rang.

enre

enrichissimén

;

sm.

Enrichissement.

—

enrocamén ; sm.
enrollamén ; v.

enroucà,-gà.

—

—

Enrochement,
Enrôlement,

en¬

C. tnraucà.
Encocher ; tailler des
arrocs, des rochets ; empierrer.
enroucalhàt,-ade ; adj. — Rocail¬
leux,-euse. On dit aussi enroucussàt.
enroucàt,-ade ; adj. — Qui est cou¬
vert de rochers; empierré. C. arraàc.
enroudà ; v. — Entourer, eneerclctr ;
action de l'oiseau de proie qui tourne en
—

v.

—

l'air au-dessus de

enroudade.

-

dée de roue, sa

enrougà

victime.

sa

C.

—

arroudade; embar¬

trace.

(M'.-Big.).

C.

—

enraucà,

rendre rauque.

enrougnà-s;

v.

rogne, se couvrir
V. arroagnà.

enrougnadisse
de la rogne.
enrongnamén ;

Contracter

—

de

sf.

;

la

s'curouiller.

rogne ;

Trace,

—

mar¬

que

sm.

Enrouille-

—

enrougnàt,-ade ; adj. — Qui a
au fig. bougon,-ne, quinteux.

la

rogne ;

enroullà ;

plier

v.

Enrôler

—

rouleau;

en

;

enroullà-s,

enrouler,

s'enrôler,

s'enrouler.

enroullamén ;
Est

sm.

quelquefois employé

—

au

Enroulement.
sens

de enrô¬

lement. V. arroullà.

enroumegà-s ; v. — Se couvrir d'ar(ronces) ; s'empêtrer, se déchirer

roumées
aux

ronces.

enroumià
enrounà
un

(G.).
(B.-L.)
lieu

C. enraumà.
—
Remplir, en¬
d'enroùno; salir copieu¬
—

;

v.

sement.

enroùno

Cf.

arruà.

railles,

de

; sf. — Amas de pier¬
décombres charriés par un

(B.-L.)

torrent.

enreulit.

V. enredoullt.

—

enribantà ;

v.

—

Enrubanner

;

enri-

bantà-s, s'enrubanner, se parer.
,
Lous grans prats enribantats d'aygues.
les grands prés enrubannés de ruisseaux,
de rivières, d'eaux vives.

enribantàdje
banner.

Enrichisseur.

—

-euse.

combrer

enregistràyre,-e ; adj.
gistre.
enrengà ; v. — Mettre

Enrichissement.

adj.

ment.

enreulìt,
embreulit,
s.
—
Frileux,-euse ; un

transi.

enredouni ;

;

enroucà ;

une

enrecà.

—

enrichidoù,-re

roulement.

rais.

ses

enrayade ; sf.
roue enrayée.

enrichide ; sf.

—

—

v.

roue

Fréq.

—

sf.

l'on appelle

enrauquì.

en-

enrichimén,

enraumassàdo ;
ce
que
rhume.

Enrhumer;

—

ENROUTINAT

—

; sm. —
d'orner de rubans.

Enric;
Enricoù.

n.

p.
Henri

appelé

par
les
ioùste. Enric.

enrichi ;

s'enrichir,

v.

IV

est

béarnais
—

enroutinà-s ;

v.

—

Prendre

une

rou¬

tine, devenir routinier.

Action d'enru¬

Ha per

routine, de routine qu'ey enrou¬

tinà-s, faire par routine, c'est ne pas pro¬

Henri; dim. Enriquét,

—

enroupà ; v. — Envelopper de la
(mante) ; enroupà-s, s'envelopper,
se couvrir.
V. agouloupà, amantà, amanluulà, encapetà.
roupe,

familièrement

VEnricoù,

Enrichir

;

lou

enrichi-s

gresser.

enroutinàt,-ade ; adj. — Routinier,
se prend, le plus souvent, dans le
sens péjoratif : être fermé à tout progrès,
à
toute
modification, s'entêter dans ses
façons de vivre, de faire,
-ère ;

�ENRUA

enruà ;

460

ENSANGUI

—

— Mettre par rangées, semer
aligner. Cf. arruà (2).
enrue ; sf. — Enrue, groupe de 5 sil¬
lons séparé du voisin par une estiroà.
enrufà.
C. arrufà.
enruglà-s; v. — Devenir orageux.
V. ràgle.
enruglàt,-ade ; adj.— Orageux,-euse ;
au
lig. être furieux, endiablé, emporté,
violent. V. emperielàt, entounerràt.
enrùgle ; sm. — Employé quelquefois
pour ràgle, le tonnerre.
enrumà ;v
—
Enrhumer; enramà-s,
s'enrhumer; en style badin, s'applique à
d'autres affections. Dans le G. peut aussi
signifier gêner, déranger, embarrasser.
Nou soy pus goàyre enramàt (ou enraumàt) per acò, je ne suis guère embarrassé
par cela.
é-ns.
Groupe pron. formé par l'explclive e et la syncope de nous: Nous.

v.

sillons ;

en

•—

.

—

E-ns
E-ns
vous

da? Voulez-vous nous
bain? Partons-nous?

boulet

en

donner? E-ns

en

ensaburà ;

pot, à la
(sabures),
ensaburà-s, prendre de la saveur. V. assa-

casserole

v. — Ensacher, mettre dans
empocher, avaler, manger avec
gloutonnerie ; secouer un sac pour en
tasser le contenu ; marcher en se secouant
du bas en haut ; mal habiller, comme
avec
un.
sac, sans élégance ; ensacà-s, se
couvrir, comme si l'on se mettait dans un
sac, s'engoncer, se vêtir sans art.
ensacade ; sf. — Sachée; action d'en¬
sacher ; secousse donnée perpendiculaire¬
sac,

ment. V.

sacade.

ensacadé,-re

;

adj.

—

Qui est

propre

être ensaché.

à

ensacadé,-re

;

..

—

Cercle

que

l'on

l'entrée d'un sac pour faciliter
l'cnsachement ; entonnoir, garrot; mau¬
vais véhicule où l'on est secoué ; chemin
à

met

raboteux.

ensacàdje

; sm .—
ensacadure ;
sf.

dans

grain

?

au

ensacà ;

un

reconduisez-

Nous

Mettre

—

assaisonnements

b'drà.

e-m

acoumpagnàt?

v.

les

Ensachagc.
Tassement

—

du

agglomération d'un
geste de celui qui marche en

le

sac;

éns, déns, héns; prép. — Dans,
dedans, en ce, en ces. V. en.
Ens aquestes locs, dans ces lieux,
ensabà-s ; v. — Monter en sève fen

fond de

parlant d'une plante).

ensacàyre,-re; adj. — Qui ensache;
goinfre ; cheval dont le trot dur secoue le

ensabatà ;

Ensorceler

mettre
en état d'aller au sabbat des sorciers; jeter
1111 mauvais sort, envoûter.
Que soy counie ensabatàt, je suis com¬
V.

—

;

envoûté

me

Mistral

0

«
«
«

(Trésor) dit à l'art. Ensabalat:
Epitliète qu'on donnait aux hérétiques
vaudois

au

i3e

siècle.

Ce

leur

nom

fut donné, dit Bossuet, à cause de certains souliers d'une forme particulière

qu'ils coupaient par dessus, pour faire
« les
pieds nus, à l'exemple des Apôtres
ci. comme une marque de leur pauvreté
«
«
apostolique ».
ensabatà; v. — Pourvoir de savates,
mal chausser; cuire des châtaignes en
sabates, les bouillir; ensabatà-s, se chaus¬
ser
de savates ; s'empiffrer, se bourrer
«

avec

des sabates

ou avec un

aliment lourd.

Qu'èy trop minjàt, que soy ensabatàt,
j'ai trop mangé, j'ai l'estomac barré.
ensabatade ;sf
—
Mauvais sort, in¬
cantation
diabolique, envoûtement. Cf.
.

hantoùm.

ensabatàt,-ade ; adj. et
sabbat

avec

les

sorciers et

s.

—

Qui

va au

sorcières ;

en¬

voûté,-e.
ensablà ;
le

sable ;

v. — Ensabler, plonger dans
ensablà-s, s'ensabler.

ensablàdje,

ensablamén

;

sm.

—

Ensablement.

ensabounà ;

v.

—

Ensavonner, mettre

à la savonnade.

ensabrà ;

v.

—

Sabrer.

«

sac

ensacàn

;

».

ensacamén;

sm.

—

Action

d'ensa¬

cher.

cavalier.

ensacoulà

(Big.) ; v. — Mettre dans
(sacoche, grand sac) ; en B.
fréq. augm. de ensacà.
ensafranà,-ni ; v. — Mettre du sa¬
fran ; ensafranà-s, prendre la couleur du
safran, jaunir.
ensafranàdje ; sm. — Action de
une

sacòlo

safraner.

ensaïnà ;

v.

Graisser

—

avec

du sain¬

doux

(saï) ; ensaïnà-s, se dit du porc à
l'engrais qui « fait de la graisse, du
lard » ; se frotter, s'oindre de saindoux.
ensajà (Big. G.) ; v.— Essayer, lâcher ;
ensajà-s, s'essayer à. Cf. assajà, essajà.
ensalà, salà ; v. — Saler, mettre à
saler.
ensalade ; s£.

ensalàdje;
saler, mise

au

—

sm.

Salade ; laitue,
Salaison; action de

—

saloir.

ènsaloupi;

v.

—

Salir,

souiller;

calomnier; ensaloupl-s, se salir; s'insul¬
ter, se couvrir d'injures Mutuellement.

ensaloupide

;

sf.

—

Salissure, souil¬

lure; grossièreté, saloperie.
ensàne,-e; adj. — Insane.

ensanguì, ensannì; ensauni, ensaynì (M') ; ensanourì (Lom.); v. —
Souiller de sang, ensanglanter; ensangul-s, se souiller avec du sang.
Qu'ère tout ensanguit, il était couvert de
sang.

�ENSANÌTAT

461
ensanitàt
ensarrà ;

;

sf.

—

Insanité,

Enserrer ; garrotter.
ensatinàt,-ade ; ndj. — Satiné,-e
ensaubà-s ; v. — Se sauver, décam¬
v.

—

fuir. V. assaubù-s.
ensaubadjì ; v. — Rendre sauvage ;
insaubadji-s, devenir sauvage.
Aquéste endrét que s'ey hère ensaubadj'it cet endroit est devenu bien, beaucoup
per,

ensaumade, saumade ; sf. — Char¬
ge qu'on peut porter avec les saumétes.
ensày, ensayà. — V. essày, essajà,
plus usités.
ensebà.

—

sepeli,

ensupclì;

Ensevelir.

ensebelide;

sepelissi

enségne; sm. — Enseigne, officier,
ensegrestà (Lav.). — C. ensequestrà.
ensegui ; v. — Ensuivre ; suivre ; ensegul-s, s'ensuivre; se suivre, aller l'un après
l'autre; poursuivre.
enseguide ; sf. — Suite ; ce qui s'en¬
suit.

ensemblà ; v. — Assembler ; aparier.
ensemblamén ; sm. — Assemblage;
adv.
Simultanément.

;

sm. ;

sm.

—

ensémble;

ensebelimén, enEnsevelissement., sé-

pu Il ure.

(Bar.) ;
ensegarràt,
— Qui
est tombé dans
les ronces {sègues) ; qui est couvert de
ronces, en parlant d'un sol.
ensedà ; v. — Ensoyer, mettre une
soie de cochon au bout du ligneul ; en
I,av. faire pousser les soies (en parlant du
cochon) ; poser un sedoû, (séton).
ensedoà,-dà ; v. ■— Faire un séton.
ensegassà ; v. — Garnir de ronces
(sègues), entourer de haies épineuses; ensegassà-s, se garnir de ronces (en parlant
d'un sol) ; tomber dans des ronces, s'y
déchirer, égratigner. V. segassà, broucà,

ensemençà

rassem¬

;

v.

Ensemencer.

—

V.

Ensemble, conjointe¬
—
simultanément, collectivement. (Le
terme devient d'un emploi rare, on le
remplace par ensémble) Cf. amasse.
ensenalhe ; sf. — Copeau, planure
détachée par le rabot ; menu bois pour
ment,

allumer le

ensegassade, essegassade ; sf. —
Egiatignure, déchirure faite par la ronce.
ensegilà ; v. — Enseigner ; montrer,
instruire, apprendre ; indiquer.
Qu'on bat, ensegnà, vous allez l'instrui¬
re:
ensegnàt-lou à plû ha, npprenez-lui à
bien faire; qu'ey beròy ensegnàt, il est
bien éduqué, bien élevé; que-b bau ense¬
gnà lou camî, je vais vous montrer le
chemin; qu'ai ensegnabe tout, elle ou il,
montrait tout.
Svn. amuchà.

ensegnadoù,-re; adj. et s. — Qui
enseigne, éducateur, professeur.
ensegnadoù ; sm. — Enseigne; som¬
maire de livre, (vieux).
ensegnaméll ; sm. — Enseignement.
enségne ; sf. — Enseigne, tableau in¬
petit drapeau. Est resté avec ce
sens
dans l'expr. amuchà l'ensé¬
gne, en parlant de quelqu'un qui perd sa
chemise par une ouverture du pantalon.
Maehante
enségne, aquére
maysoû!
Mauvaise enseigne que cette maison ! Ne
vous en recommandez pas. Aquiu, nou cau
pas enségne, là, il n'est pas besoin d'en¬
seigne ; qu'a lou nourri à l'enségne, il a
son nom sur l'enseigne.

V.

feu.

mensounje.

ensensibilisà ;

v.

ensensibilitàt ;

Insensibiliser,
Insensibilité,
adv. — Insensible¬
—

sf.

ensensiblamén ;

—•

ment.

ensensible,-e
ensenti-s ;

v.

;

adj.

—

Insensible,

Se ressenlir de.

—

enseparablamén

;

adv.

—

Insépara¬

blement.

enseparàble,-e; adj. — Inséparable.,
ensepeli. — V. ensebell.
enserà, inserà,-i ;
ensercioû; sf. —
aussi enseride (vieux),

ensecalàt.

dernier

Ensemble,

—

si-mià.

ensecalàt,-e
-ssàt,-ade ; adj.

dicateur ;

sm.

blement.

enséms ; adv.

V. encebà.

ensebelì,-pelì,
—

ENSOUCA

—

sauvage.

v.

—

enseri.
ensetà ;

C.

—

v.

—

Insérer,

Insertion.

On

dit

enserà.

Commencer, entamer ;
ensetà-s, se mettre en train.
ensetade, ensetadure; sf. — Com¬
mencement,

v.

—

enlamure.

ensetàt,-ade ; adj. — Altéré,-e. (Vient
de, set, soif).
Syn. assecà t.
ensetét (B.-L.) ; sm. — Entame, de
pain notamment.
ensignà (G.). — C. ensegnà.
ensigne (pron. ensig-ne) ; sf. —
Insigne, marque, indice.
ensigne,-e (pron. ensi-gne) ; adj.
Insigne, marquant.
ensinuà ; v. — Insinuer,
ensinnacioû ; sf. — Insinuation.
ensinuàn,-te ; adj. — Insinuant,-e.
ensistà ; v. — Insister.
ensistàn,-te ; adj. — Insistant,-e.
ensistance; sf. — Insistance,
—

ensoubacà.

—

C.

assoubacà.

ensoucà; v. — Labourer, biiionnet
(vient de. souc, sillon). V. laurà.
ensoucà ; v. — Tasser de la neige
sous
la chaussure (vient de soque) ; en
Loin, mettre ses pieds dans l'eau, la boue,
les ayant chaussés, embourber.

�ÉNSOÜCA

—

ensoucà ;
et

ENTALHADÜRÈ

v.

recouvrir de

462

ensupi-se (Lav.)

Mettre dans le sillon

—

terre ;

la charrue

engager

labourer; (t. d'agric.).
ensoucadé; sm. — Terre que le labourd entraîne dans la partie inférieure
du champ.
ensoucàt,-ade ; adj. — Se dit d'un
arbre qui a pris souche ; ce qui est mis

Cf.

ensupimén

pour

dans le sillon.

ensoucarrà-se (Lav.) ; v.

Se grip¬
où le
contenu,
lait, etc., forme une
sauce,
croûte au fond par l'effet d'un coup de
feu, de trop de chaleur.
per,

parlant

en

d'une

ensoujit,-ide ; adj. — Qui a de la suie;
qui est comme de la suie : tems ensoujlt,
temps très couvert, sombre.
ensoularà (B.-L.) ; ,-lerà ; v. — Mettre
dans le soulè (grenier).
ensoulieràt,-ade ; adj. — Chaussé,-e,
pourvu de souliers.
ensoulùt,-de ; adj. — Gourmand,-e
insatiable.

ensoumençà (L.).
ensoumide ; sf.

—

C. ensemença.
Assoupissement,
Sillon. Cf. soiic,

—

sf. —
arrégue.
ensourcierà,-ri ; v. — Ensorceler.
Syn. embrouchi, embroutchi,-choà, enhalilhà, ensabatà, enioubù.
ensourcieràdje ; sm. — Ensorcelle¬
ensouque;

arrue,

ment.
v.

Assourdir; ensourdl-s,

—

devenir sourd. V. eschourdà.

ensourelhà; v. — Exposer au soleil;
erisourelhà-s, prendre le soleil ; prendre
coup

de soleil.

ensourelhade ; sf.
ser

au

Se tenir coi.

—

(Lav.)

;

sm.

—

Silence

ensupourtablamén ; adv. — Insupportablement.
ensupourtàble,-e ; adj. — Insuppor¬
table. On dit aussi ensupourlàn.
ensurmountàble,-e ; adj. — Insur¬
montable.

ensunà-se
faire mauvaise
ensunade ;
humeur.

(M4) ;
figure.
sf.

—

v.

—

S'assombrir,

Accès de mauvaise

ensunàt,-de (M4); adj.

—

Qui est de

mauvaise humeur.

ensurià-se (Lav.) ; v. — S'obscurcir,
en-sus; adv. et sm. — En haut, au-

dessus, en l'air; vers, par le
dessus, sus, susoù.
L'en-sus, ce qui est au-dessus,
supérieure, ce qui est en sus; à
le haut; per en-sus, par le
vers

Sud.

V.

la parlie
l'en-sus,
haut, les

hauteurs.
De

la

cinte

en-sus

ou

à

l'ensùs

ou

à

d'en-sus, de la ceinture en haut ; que plau
per aciu en-sus, il pleut par là-haut ; puyà
ta 'n-sus, monter vers le haut, à l'étage
au-dessus ; de cent escuts en-sus, de cent
écus et au-dessus ; de cames à Ven-sus, les
jambes en l'air; n'a pas nebàt per en-sus,
il n'a pas neigé sur les hauteurs.
entà, en-tà, en-t-à; conj. et prép.
Pour, à, vers, pourquoi, afin, chez.
—

ensourdi ;

un

v.

obstiné.

—

casserole

;

carà-s.

Action d'expo¬
d'enso¬

—

soleil ; insolation,

moment

leillement. V. sourelhade.
ensourti-s ;

v.

Se tirer de,

—

déga¬

se

ger.

enstruccioû ;

sf.

—

Instruction,

sa¬

voir.

enstructoù,-re
teur, -trice.
enstruï,-trusi ;

ensubelì,-pelì.
ensucrà ;
lier.

v.

ensudouri;
ensudourï-s,

—

v.

suer.

Entà

Entà
bile,
aller à
chez
lui, dans sa demeure; hèt lèu, entà poudé
parti, faites vite afin de pouvoir partir;
grâ entà-us pouréts, du grain pour les
poulets.
Dans le G., entà signifie aussi chez:
anàts entà moussu, allez chez monsieur ;
que soy anàt entà et, je suis allé chez lui ;
que

adj. et
v.

—

s.

—

Instruc¬

Instruire.

C. ensepeü.
Ennuyer, en style fami¬

—

—
Mettre
V. sudù.

en

sueur;

ensultà; ensurtà (Big. G.), v. —
Insulter, injurier; ensultà-s, s'insulter, se
dire des injures.
ensultàn,-te ; adj. — Insultant,-e.
ensultàyre,-e ; adj.- - Insultemyeuse.
ensuite ; ensùrto (Big. G.) ; sf. —
Insulte; injure; parole grossière, adressée
à quelqu'un.

Pourquoi

faire?

pour manger; anà entà la
la ville ; anàt entà. lou, allez

courre

entàu médecin, courir chez le mé¬

decin. Cette forme, comme ailleurs, y est
peu

usitée,

entacà ;

;

ha?

minjà;

v. — Entacher,
enta-d; prép. — Pour le, pour la, poul¬
ies; à, aux, chez, vers.
Cette prép. devant une voyelle, produit,
par
contraction, entàu, entàus, entòu,
entòus, entoù, entoùs.
Anà entaus cams, aller aux champs;
entaus omis que eau pâ, il faut du pain
pour les hommes; entà-d et, pour lui,
entà-d ere, pour elle.
entalentà ; v. — Donner envie, don¬
ner
le désir de ; entalentà-s, devenir dési¬
reux, prendre goût, désirer. V. talên.
entàlh,-e, entalhadure ; s. — En¬
taille, coche, hachure, coupure, incision,
entalhà ; v. — Entailler, inciser,
entalhadure; sf. — C. entàlh, avec,
toutefois, une idée d'augmentation.

�ËNTAMËNA

463
entamenà ;

(G.)

;

v.

—

entamià (L.) ; entemoà
Entamer, commencer, atta¬

quer.
Entamenà û

viiil

tribàlh,

commencer un

entamenà lou pâ, entamer

:

entamenà la
la dispute.

tra-

le pain

;
commencer

peléje, al laquer,
sf.

Entame, début,

—

commencement.

adv.

— Entamure.
Pendant, en même
ce pendant, en atten¬

—

temps, cependant,
dant.

Entàn qui y èt, pendant que vous y
êtes; entàn qui arribét, en attendant que
arriviez. V. entertàn.
On dit aussi à Ventàn:
A Ventàn qui lou câ se

vous

grate, la lèbe
s'escape, pendant que le chien se
gratte, le lièvre s'enfuit (prov.).
entancà, tancà ; v. — Enfoncer dans
que

ficher. Cf. hicà, enhounsà.

entanoucà-se
fruit dont l'écale

(G.);
se

v.

Se dit d'un

—

disposé, arrangé.
entaulàdje ; sm. — Action de placer
des planches, de préparer un sol, de pla¬

terre.

— Entablement,
(Bay. L.). — G. entà.
entée, entéque ; sm. — Humeur pecc&amp;iile ; par ext.
s'applique à toute sorte
de maladie de forme épidémique à marche
languissante: maladie des ovins, cacochy-

mie, débilité.
L'entée peut être aussi un mal d'origine,
de nature inconnues et qu'on attribuera,
dès lors, à un maléfice. V. encoùntre (2).
entecà ; v.
Tarer, entacher, vicier,
altérer, gâter; infecter; transmettre Ven¬
tée ou tout autre maladie ; mnléficier ;
entecà-s, se laisser prendre par le mal ;
contracter
une
maladie, habituellement
—

s'enrhumer.

eiltapoà ; v. — Placer des tapoâs (bou¬
; bouclier, obturer.
entapoàdje ; sm. — Action de placer
tapoûs.

entaroussà

(B.-L.)

entarrabanà

;

v.

Rendre

—

(Lav.)

;

v.

Gripper.

—

On dit aussi entarramounà.

entarridà,-tà, tarrità ; v. — Astico¬
ter, agacer, exciter, entreprendre quel¬
qu'un.
entarroucà ; v. — Mettre de la terre,
du mortier en tarròcs, (mottes).
entascà

:

v.

—

accumuler

Mettre

en

pressé ;
en style

tas

s'empiffrer,

;

badin. V. tasque.
Entascà lou hems, lasser le fumier; en¬
tascà mounéde, entasser des écùs, de ia
richesse ; las brumes que s'entasquen, les

s'accumulent ;
jj suis lourd, ça ne va

nuages

entascade ; sf.
couverture faite

sur

que

Tassement

;

sorte de

flanc de fossé

un

—

pour

avec

empê¬

Action de tasser,

de poser

entàu.

—

ataulù-s.
Entaulà

lou car, mettre des planches
les ridelles du char pour augmenter la

;

—

entecàt,-ade

;

malade

entaulà û casàu, diviser

C.

entée.

adj.

—

Valétudinaire;

d'une maladie à marche
intérieure : catarrhe, tuberculose,

atteint

lente

et

etc. ;

s'applique parfois aussi, mais dans
quelqu'un dont les

le style plaisant, à
facultés mentales sont

atteintes.

V. mtou-

piàt.
Qu'ey hère entecàt ! Il est bien atteint,
bien touché !

entegnà, entinà ;
des fûts
à
sa

v.

—

Placer

; rangei

les chantiers ; mettre en

place,
place, sur la voie.
Entegnà la sègue, engager la scie dans
sur

sa

voie.

entègramén
entegràu

;

sm.

—

Intégralement";

intègre.

adj. des 2 g. — Intégral,-e.
Entoiler mettre une toile,
dans une toile ; préparer le métier à tisser ;
s'entelà (G.), se couvrir de nuages légers,
en
parlant du ciel ; oélhs entelats, yeux
entelà;

v.

;

—

vitreux.

V. entà et entà-d.

entaulà; v. — Placer une planche,
des planches (taule) ; préparer, aplanir un
terrain labouré; mettre à table, attabler;
arranger,
disposer; entaulà-s, s'attabler.

capacité

entecamén.

d'une manière

pas.

—

entascàdje ; sm.
des tasques.

entascàl,

soy

de? carrés de terre gazonnée
cher les éboulements.

sur

Atteinte d'entée; épi¬

entecadis,-se ; adj. — Peu résistant
mal, en parlant surtout du bétail.
entecadiu,-ibe ; adj. et s. — Qui
prend ruai facilement ; qui donne le mal.
Prat entecadìu, pré où les bêles contrac¬
tent l'entée. Cf. entequlu.

t'iràs, bête, idiot.

V

—

démie.
au

clions)

tasser ;

à table.

entaulamén ; sm.

entecade ; sf.

(Lom.) ; s'entapoà (G.).
S'enliser, s'embourber; se tapir sous

des

entaulà tous

;

bien

forme (taiìòc).

entapà-se
-—

planches, l'aplanir

ente

entamenadure ; sf.

li terre,

eu

ENTELI.TÉNCË

embitàls, placer les invités à table; tout
açc- qu'ey beròy entaulàt,
tout ceci est

cer

entamenade;

entàn ;

din

—

un

jar¬

entelàdje; sm. — Entoilage.
entelàt,-ade ; adj. — Entoilé,-e; cmbrouillardé (G.) ; au fig. gêné, embarrassé
dans

ses

mouvements.

entelàyre,-e ; adj. — Entoileur,-euse.
entelijén,-te ; adj. — Intelligent,-e.
entelijénce,-ci,-cie ; sf. — Intelli¬
gence.

�ENTELETA
enteletà.

—

—

ENTERBISTE

464

C. entelà.

entenedé ;

entemià

(L.). — G. entamenà.
entemoà (G.). — C. entamenà.
entemoàyre,-o (G.); adj. — Qui com¬
mence, qui mol en train, sorte d'entremet¬

sm. — Compréhensible,
entenedére; sf. — Comprenettc, com¬
prcnoire. Cf. coumprenedére.
entenedoù,-re ; adj. — Entendeur,
-euse.

teur.

entenalhes.

—

V.

plus

estenallies,

usité.

enténc ;

sm.

—

Soutient,

çstày.
entencioû, intencioû

;

sf.

étai.
—

V.

Inten¬

tion.
N'a pas

bounes entencioûs, il n'a

pas

coup ; n'at èy pas à Ventencioû,
l'intention de faire cela.

je n'ai

pas

entenciounàt,-ade ; adj. — Inten¬
tionné,-e (en bien ou en mal).
Que-m paréch mau entenciounàt, il me
parait avoir de mauvaises intentions.
entendamén ; sm. — Entendement;
intention, manière de comprendre.
entendedoù,-ro (Est du G.). — C.
cntenedóù.

enténe; v. — Entendre, comprendre,
prétendre ; enténe-s, s'entendre ; se com¬
prendre, se mettre d'accord.
Enténe à cantà, entendre chanter ; enténe
à miey mout, comprendre à demi-mot; nou
s'y entén briqueil ne s'y entend pas du
tout ; qu'enléni que m'escoàtes, je prétends
que tu m'obéisses; enténe-s « plâ escribe,
s'entendre au travail d'écriture; que s'en
eau hère, enténe, il faut beaucoup en enten¬
dre (et ne rien dire) ; que s'en bam enténe,
nous
allons nous entendre, nous mettre
d'accord; enténe-s'en coum las cordes d'û
briouloû, être d'accord comme les cordes
d'un violon; n'at entén pas atàu, il ne
l'entend pas ainsi; qu'ey entenùt, c'est
conclu; be m'entenét? Vous me compre¬
nez, n'est-ce pas ? à machàn sour, n'ey pas
ayslt de ha-u enténe, il n'est pas facile
de faire entendre qui ne veut pas.
En H.-Big. et dans le G., le v. réfl.
enténe-s devient enlené-se (accent tonique
sur né) et aussi
enténe-sé; au temps pl.
entené-s'en

enténe

ou

; sm. — L'ouïe; l'enten¬
dement, la compréhension, l'intelligence.
Qu'a machàn enténe, il a l'oreille dure
ou bien une mauvaise comprcnoire ;
qu'ai
debine à l'enténe, il le devine au son ; au
sou enténe,
n'ey pas atàu, à son sens, ce
n'est pas ainsi.
entenebrà ; v.
Couvrir de ténèbres,
obscurcir; enlenebrà-s, se couvrir de ténè¬
bres. V. ennegrí, escuri.
entenebràt,-ade ; adj. — Couvert de
ténèbres, obscurci ; au fig. qui a la tête
lourde, les id"es noires, la pensée obscurcie;
a
toujours un sens péjoratif.
entenecàt,-ade ; adj.— Morveux,-euse,
qui a la roupie ; malpropre. (Vient de
tenèque, roupie).
—

Intelligence,

—

com¬

entenemén ; sm. — Entente, accord ;
complot.
entenérc,-nèrc,-o (G.); adj. — Dur,-e
d'oreille.

ententà ;

v.

Intenter,

-—

enténte ; sf.

Entente, accord ; enten¬
dement, faculté d'entendre; intention (peu
—

usité).
entenùt;
lia

lous

accords,

sm.
Convention, accord.
entenuts, préparer, conclure les

une

—

convention.

entenùt,-ude ; adj. et s. — Entendu,
capable, intelligent. V. desentenùt.
entequè,-re ; s. — V. entée.
entequiu,-ibe. — C. entecadlu.
entér ; prép. — Entre; pendant. Dans
quelques parties du G. on entend intre.
Entér cède souvent à éntre, que l'on
d'ailleurs dans des textes assez an¬
ciens. On estime que la bonne forme béar¬
naise et gasconne est entér; aussi, les mots
trouve

que

l'on serait porté à

mencent

penser

qu'ils

com¬

entre, comme entre-tuà-s,
enlre-coupà, devront être cherchés dans le
groupe entér.
Entér bous e jou sic dit, entre vous et
moi soit dit ; entér tout ço qui èy bis,
entre tout ce que j'ai vu; entér lou boéu e
l'àsou, entre le bœuf et l'âne; entér tout
douma, be Iroubaràt. û moumén ! pendant
1î; journée de demain, vous trouverez bien
un
moment ! Entér qui arribét, en atten¬
dant que vous arriviez.
par

enter-aledà ;

v.

Soupirer

—

dre haleine.

;

repren¬

enter-aydà, entr'aydà; v. — Enlr'aiente^r-aydà-s, s'enlr'aider.
enter-ayde, entr'ayde; sf. — En-

der ;

enténe-s'en.

(l')

sm.

préhension. Cf. l'enténe.

de

bonnes intentions, il va faire un mauvais

V. enlendedoù.

entenemén ;

ti

'aide.

enterbadà;

v.

Entrebâiller,

—

enterbadade ; sf.

—

enterbadàn,-te

;

enterbàte ;

—

l'une

contre

v.

adj.

Entre-bâillement.
—

Entrebâillé,-e.

Battre deux

choses

l'autre, les appliquer; enter-

bùte-s, s'entre-battre.
Svn. entertrucà.
enterbéde ;

v.

—

Entrevoir;

enter-

béde-s, s'entrevoir ; avoir une entrevue.
Que l'ey toui escàs enterbis, je l'ai à
peine entrevu ; mes be Vas poudut enter¬
béde? Mais tu

enterberti ;

as

pu

v.

enterbiste ; sf.

—
—

l'entrevoir?
Intervertir.
Entrevue.

�465

ENTERBlU

enterbìu ;
chair.
Lou medecî

sm.

Partie

—

vive

de

la

qu'ey anàt dinqu'à l'enterbiu, le médecin a tranché, est allé jus¬
qu'au vif.
enterbius ; sm. pl. — Entrevifs, t. de
boucher ; fresure, partie du
ventre de
l'agneau entre les ris.
enter-bius ; sm. — pl. — Terme de no¬
taire : entre vivants, entre
vifs, convention
entre parties présentes, par exemple une

entercoéyt, -e ;
(Big. G.) ; adj. et s.

v.

S'entrevouloir ;

—

enter-boulé-s'en, s'en vouloir.
enterbouri ; v. — Entre-bouillir, ter¬
me

de cuisine

blanchir avant la cuisson ;

:

enterbouiï-s, ne cuire qu'à demi, mal cuire
par suite d'un arrêt de chaleur, d'ébulition de

liquide.

entercòse ;

I. de

—

Blanchi,-e,

cuisine ; demi-cuit. V. entercoéyt ;
et en style plaisant, qui n'est ni

fig.
figue ni raisin, ou bien qui n'est
fini », un nigaud,
an

entercalà ;

v.

« pas

Intercaler.

—

entercalàdje,-lade

;

s.

—

Intercala-

tion.

Mal cuit, mal saisi

Ne cuire qu'à demi

—

mal saisir
entercòse-s, mal cuire.

en

mettant à

;

cuire ;

entercoste ; sf. — Entrecôte ; couloir
entre deux hauteurs ; vallée resserrée.
entercoulà ;
ser

Entercoulà-s
les

v.

Couler entre ; glis¬
se glisser entre.

—

entre; entercoulà-s,

lincòus,

nus

se

draps.

glisser dans

entercougnà ; v. — Entre-choquer ;
enlercougnà-s, s'entre-choquer.
entercougnàt,-de ; s.— Entre-choquement.

entercoulade ; sf.

—

Action de couler

glisser.
entercoupà ; v. — Entrecouper ; inter¬
rompre ; entercoupà-s, s'entrecouper; se
contredire, fourcher.
entercoupade ; sf. — Entrecoupement ; interruption,
entercoupe ; sf. — Entre-coupe,
entercoupemén ; sm. — Entrecoupese

ment.

entercalàri; adj. des

2

calaire.

g.

—

Inter

entercalhà ; v. — Interpeller ; prendre
partie ; s'adresser à ; entercalhà-s, s'inter¬
peller, se disputer.
entercalhade ; sf.
Discussion, dis¬
pute.
—

entercamà ; v. — Passer la
jambe ;
donner un
croc-en-jambe ; entefeamà-s,
mêler ses jambes à d'autres.
entercamade ; sf. — Croc-en-jambe
;
action de « passer la jambe ».

entercàmbi,-ade
entercambià ;

;

s.

v.

—

changer.

Echange,
Echanger, inter¬

—

v.

—

Action

de

deux

égales dont l'une glisse sur l'autre,
de sorte qu'elles ne sont
plus régulière¬
ment
apariées ; entercoùrre-s, glisser et
cesser d'être égal.
Lous llim que-s soun entercourrùts, les
(tendus) ont couru et ne vont plus
ensemble.
fils

v.

entercroudsà (ou entercroudzà) ;
Entre-croiser ; entercroudsà-s, se
—

croiser,

s'entre-croiser.

entercroudsàdje,

mén ;

sm.

entercame ; sf.

—

Partie intérieure des

enter-cap-e-cot ;
tête et le cou),

sm.

—

tre la

v.

enter-cedà-s ;

(en¬

Intercéder,

—

v.

La nuque

—

entercessioû ; sf.
tion de s'entre-céder.

S'entre-céder.

—

Intercession ;

ac¬

enterchàt; sm.
Entrechat,
enterchauchà, entersauçà ; v. —
Saucer dans le plat du voisin et vice-versa,
saucer à deux au môme
plat; ne s'emploie
qu'en certaines circonstances particulières.
—

enter-chirà-s ;

v.

—

fruit cueilli avant maturité.

—

Se dit d'un

v.

—

enterculà-s,

Donner à penser, pré¬
se demander si ; se

enter-de-miéy, entermiéy; prép. —
Parmi, au milieu de, entre. Y. endemiéy.
Que l'èy bis enier-de-miey dou mounde,
je l'ai vu parmi la foule ; qu'ère entermiey
dus gendarmes, il était entre deux
gen¬
darmes; boutat-lou enter-de-miey dous auts,
mettez-le

au

milieu des autres.

enter-déns ; sm. — Entre-dents ; à
part soi ou presque.
Parlà enter-déns, parler les dents serrées ;
tiéne enter-déns, tenir entre les dents,

enterdì, enterdise;
enterdiccioû ; sf.

l'un l'autre.

pantalon. Cf. enterméjo.
entercoelhùt,-ude ; adj.

entercroudsaEntre-croisement.

préoccuper.

Se tirer les che¬

entercoéche ; sf. — Entre-cuisse ;
par¬
tie intérieure de la cuisse ; enfourchure du

—

entercutà ;
occuper ;

jambes.

entercedà ;

entercòurre ;
choses

à

veux

v.

mal cuire ;

entre, de

enterbourit,-ide; adj.
en

entercousùt, -ude
—

à la cuisson.

donation.

enter-boulé-s ;

ENTERDOSSE

—

se

enter-dise-s ; v.
dire à soi-même.

—

—

enterdit,-e ; adj. et
troublé, décontenancé.

v.

—

Interdire,

Interdiction,
Se dire à part soi,
s.

—

Interdit,-e,

enterdosse
Cf.

(Or.) ; sf. — Contre-cœur.
cuuhe-panse, tardosse, brisùlh, truhe.
30

�ENTER-DROME

466

ENTERMIEJA

—

(Big. G.) ; enter-drousomnolence, sommeiller,
d'un œil.

enter-dròme

mi;

v.

—

Etre

dormir que

ne

en

enter-duràn ; adv.

—

enterlardà ; v.
enterlàs ;

sm.

enter-léts ;

Entr'ou-

—

;

entér-

Entrelacement,

—

en-

trelac.

Entre-temps.

Syn. enter-tan.
enter-durbì (E. du G.) ; v.

Entrelarder

—

lardà-s, s'entrelarder.

nées ;

parlà

sm.

Entre deux haleiparler entre les

—

enter-léts,

vrir.

dents.

enter-dùs; adj. et s. — Entre-deux;
intermédiaire ; au ïig. qui n'est pas franc,

enter-ligà ; v. — Entre-lier ; enterligà-s, s'entre-lier, s'emmêler, s'embrouil¬

enterfesilhà-s

fusilhà-s

ou

;

v.

de fusils.
Entre-fiche ; clavette,
enter-filà (Big. G.) ; v. — Glisser en¬
tre, s'échapper.
enter-fourrà-s ; v. — Se fourrer dans.
Qae-m soy enter-fourràt p'ou moùnde, je
suis fourré dans la cohue.

me

enter-foùte-s; v. — S'entre-battre; se
moquer l'un de l'autre, les uns des autres,
enter-gelà ; v. — Geler à demi.
enter-gelàt,-ade; adj. — Qui est à
demi-gelé ; s'applique surtout aux arbres,
aux

fruits.

enter-gnae,-ade ; s. — Blessure par
pression de deux mâchoires.
enter-gnacà ; v. — Entre-mordre ;
enter-gnacà-s, s'entre-mordre, se laisser
prendre entre deux choses formant mâ¬

suite d'une

choire.

enterhèyt,-e; adj.
péfié ; entrepris par un
Quoan lou bi qu'en
quand il le vit, il en
enterhèyt de douloùs,

Surprisse, stu¬

—

entreluisant.

enter-lusi ;

Entre-luire ; luire à
apparition.
enterluside, enter-luts ; sf. — Lueur
intermittente ; jour, clarté entre deux par¬
ties obscures ; apparition furtive ; « coup
de

nez &gt;:.

enterluside, je l'ai

en

us

un

éclair.

Entrefaite.
aquét entér-hèyt, sur ces entrefaites,
; s.

—

enter-hicà ;

v. — Mettre entre, inter¬
enter-hicà-s, s'interposer.
enter-hicàt,-ade ; adj. — Mis entre;
indiscret,-e ; se dit aussi de quelqu'un qui
a le cou comme enfoncé entre les
épaules.

poser;

enterhique ; sf. — (Ne s'emploie guère
qu'au pl.) ; empêchement ; tout acò que
soun
enterhiques, ce sont des empêche¬
ments, des obstacles (qu'on nous suscite),
des bâtons dans les

entermagràt,-ade
lard mêlé de

et

s.

—

Intéri¬

maire.

enterinà ;

v. — Entériner,
enterioù, interioù; sm. — Intérieur
enterioù,-re ; adj. — Intérieur,-e.

enteriouramén

;

adv.

—

Intérieure¬

ment.

enteritoùs,-e

;

Entérite.

adj.

—

v.

Entériteux,

enter-laçà ou lassà ; v. ■— Entrelacer.
enter-lar(d) ; sm. — Entre-lard, par¬
ties maigres dans le gras du lard.

—

dans

Se dit du

Entre-mailler

—

;

entermaligà ; v. — G. amaligà. avec
sens
d'augmentation ; réunir et lier,
relier plusieurs faisceaux, gerbes, fagots,
un

etc.

entermediàri ;

adj. des

2 g.

Inter¬

—

médiaire.

enterméjo,

entreméjo (G.).

—

C.

entercoéche.
v.

—

Entremêler

;

en-

entremêler, s'embrouiller.
enter-mesclade ; sf.
—
Entremêlement, embrouillamini ; mêlée.
enter-mescladis,-se. — Entremêlement, mélange.
enter-mesclagne ; sf. — Péjor. de
enter-mesclade, mélange disparate,
Ur-mesclà-s,

«

v.

entermetude ; sf.

-euse.

adj.

;

comme

faire du filet; tresser; s'emploie quelquefois
avec le sens d'emmêler. On dit aussi entramalhà V. triscà.

enterméte-s;
—

vu

maigre.

enter-meselà ;

roues.

enterimàri,-e; adj.

—.

Enter lous rocs, que y a ue enterluside,
entre les rocs, il y a un jour ; que l'èy bist

esté tout enterhèyt,
demeurera stupéfié ;

perclus de rhuma¬

v.

travers, faire une courte

enter-malhà ;

enter-hèyt,-e

enterite ; sf.

enter-ligade ; sf.— Union, réunion de
liaison entre familles. On
dit aussi enter-ligàmi.
enterlignà ; v. — Interligner,
enterlignamén ; sm. — Interligne.
enterlignàt,-ade ; s. — Interligne,
entre-ligne,
enterloucà ; v. — Interloquer,
enterloucutarie ; sf. •— Interlocution
(dans un texte ancien).
enterloucutoù ; adj. — Interlocuteur.
eilterlusén,-te ; adj.— Transparent,-e,
choses; union,

mal.

tismes.
En

ler.

—

S'entre-battre à coups
enterfiche ; sf. —

—
—

S'entremettre,
Entremise,

enterméy (Big. G.). — C. entermiéy
entermì (Bay. L.). — C. entermiéy.
entermiejà,-yà ; v. — Mettre entre
deux parties égales, au milieu ; entermiejà-s, se séparer en deux parts semblables.

�467

ENTER-MIÉJO

enter-miéjo (G.)

; sf.— Mur de refend ;
séparation.
enter-miéy ; sm. — Milieu, centre;
chose placée au milieu ; en terme de bou¬
cherie, partie placée entre deux morceaux
cloison ; barrière de

de même nature.

entermiéy ; enterdemiéy ; enterméy (Big. G.) ; prép. — Parmi.
enterminàble,-e ; adj. — Intermina¬
ble.

enter-moùle ;

v.

—

Moudre entre deux

objets, qui ne sont pas des meules, des cho¬
ses qui ne sont
pas forcément des graines,
par exemple une feuille odorante que l'on
écrase entre les doigts ou dans les paumes
des mains pour lui faire donner tout son
parfum ; se dit aussi du mouvement que
certaines personnes impriment en marchant
à leur postérieur ; d'un enfant
qui se tor¬
tille

enterprenùr ; sm. — Entrepreneur.
enterprés,-e ; adj. — Entrepris,-e ;
gêné, embarrassé, intimdé.
enterprése ; sf. — Entreprise,
enter-prestà-s ; v. — S'entre-prêter.
enterpretà ; v. — Interpréter,
enterpretacioû ; sf. — Interprétation.
enterprète,-e ; s. — Interprète,
enterpùn ; sm. — Terme de couture:
point spécial, qui relie deux bords ou
piqûre enlre deux plis.
enterpuntà ; v. — Attacher, assem¬
bler deux objets avec des pointes.
enterpuntade ; sf. — Pointage inter¬
,

médiaire.

enterquè. — Corruption probable de
entequè, même sens.
enterrà ;

v.

séant, etc.
enter-moulude ; sf.— Action de entermoùle, contusion résultant d'une prise,
d'un choc double tandis
qu'on est au mi¬
lieu, par exemple la prise d'un membre en¬
tre les battants d'une porte, la
pression ou
la compression subies par suite d'une
poussée de foule ; bagarre entre deux partis
en nombre,
mêlée; frottée.
Lous blancs e lous roùges que s'en an
dat ue terrible entermoulude, les blancs et
les rouges se sont livré une terrible ba¬

fouir ;

taille.

reur,-euse ; au

sur

son

enter-moùrde ;

v.

—

Entre-mordre. V.

enter-gnacà.
enter-noudà; v. — Nouer à faux;
enternoudà-s, se dit des fils qui se nouent
à faux.

enter-oélh ;

sm.

—

Entr'œil ;

deux des sourcils ;

entre-

taroupe.
enterparlà ; v. — Parler comme à soimême ; parler entre ses dents.

enterpàs ; sm.
cheval enlre le pas

—
Entrepas, allure du
et l'amble.
enter-passà ; v. — Passer entre ; croi¬
ser, en parlant de fils ; dépasser ; t. de la¬
boureur, passer en laissant une ligne sur

trois.

ou

pousà;

v.

—

Entre¬

Enterrer

—

;

inhumer

; en¬

iig. cacher, faire disparaître ;
enterrà-s, se cacher, vivre loin du monde.
enterrade ; sf. •— Enfouissement, ac¬
tion d'enterrer; ne s'applique pas aux per¬
au

sonnes.

enterradé,-re

adj.

;

Qui peut, doit

—

être enterré,-e.

enterramén ; sm. — Enterrement, in¬
humation; fam. élimination d'une deman¬
de, mise à l'écart d'un projet.

enterràyre,-e ; adj. et s. — Enterfig. avare; oublieux,-euse.
entèrrou (Lav.) ; sm. — Enterrement ;

enfouissement,

enterrougà ; v. —• Interroger,
enterrougacioû ; sf. — Interrogation.
enterrougàyre,-e ; adj. — Interroga¬
teur,-trice, interrogant,-e.
enterroùmpe ; v. — Interrompre ; enterroùmpe-s, s'interrompre.
enterroumpude ; sf. — Interruption.
Sous l'influence du fr.

on

dit aussi enter-

rupeioû.
entersannàt,-ade ; adj. —
d'une bête qui, mal saignée, n'a
né tout

son

mal saisir

Se
pas

dit
don¬

sang.

enter-sasi;

enterpausà

ENTER-SI

—

une

v.

—

Terme de cuisine:

viande ; enter-sasl-s, s'entre-

poser.

saisir.

enterpè ; sm. — Entrepied,
enterpelà ; v. — Interpeller ; enterpelà-s, s'interpeller,
enterpelacioû ; sf. — Interpellation.
enterpelàyre,-e ; adv.
Interpella-

enter-sec,-séque ; s. — Demi-sec, res¬
suyé,-e.
Bugade enter-séque, lessive sèche à demi.

—

tour, -trice.

enter-poun ; sm. — Entrepont,
enter-pourtà-s ; v. — S'entre-porler.
enter-pousà ; v. — Interposer ; enterpousà-s, s'interposer. V. enterpausà; les
deux termes s'emploient indifféremment
avec

le même

sens.

enterpousitàri ; sm.
enterpréne,-gue ; v.

—

—

Entrepositaire.
Entreprendre.

enter-secà ;

v.
'— Ressuyer ; enterflétrir, on parlant des plantes, des
fruits qui se sèchent avant maturité;
s'ap¬
plique aussi aux gens qui maigrissent sous

secà-s,

se

l'effet d'un mal lent.

enter-secouri-s ;

v.

—

S'entre-secou-

rir.

enter-segui-s ; v.
suivre l'un l'autre.
enter-si ; loc.

soi-même,

pour

adv.

soi.

—

—

S'entre-suivre,

se

A part soi ; en

�ENTER-SIE

468

ENTISSA

—

entertoucàn,-te ; adj.

enter-sie; loc. adv. — D'ici à; enterdemain.
enter-signà; v. — Pron. sig-nà.
Echanger des signatures.

enter-signét ;
de signatures.

s.m

enter-tuà-s;
ter-tustà-s,

dat, l'échange de

senti-s, ils

ne

en

se

ter.

enter-talhà-s ; v.

— S'entre-tailler.
entrestàn (G.) ; atretàn
(E. Big.) ; mentretàn ; adv. — Entretemps, dans l'intervalle, pendant que, en

entertàn ;

attendant.

Que s'ey hèyt entertàn, cela s'est fait
entretemps ; sedét-be û drin, qu'arribarà
entertàn, asseyez-vous, il arrivera pendant ce
temps ; entertàn, lou mau que dure, en
attendant, le mal ne guérit pas.
entertéms ; sm. et adv.
intervalle de temps entre

entertàn;

il

y

a

:

Entre-temps,
deux faits. V.
souvent confusion entre
—

deux termes

ces

enterténg (Big. G.)

;

entertié,-tién ;

Entretien, conversation.
Qu'aberàn û entertién, nous aurons un j
entretien; que-ns en èm entertiengùts,

sm.

nous

—

en

avons

tertiéne, il faut

parlé;

que.

s'en abém à en¬
entrete¬

que nous nous en

nions.

entertengùdo (Big. et G.) ; entertiengùde ; sf. — Action d'entretenir ; en¬
tretien ;

femme entretenue.
enterténgue (Big.G.) ; enterti (Lav.) ;
entertié,-ne,-tiéngue ; entertine (Bay.
L.) ; v. — Entretenir, tenir en bon état,
maintenir, entertiéne-s, s'entretenir, se
conserver, payer sa dépense journalière,
pourvoir à s'entretenir; parler à, de.
Lou casàu qu'ey penlu à entertiéne, le
jardin est d'un entretien pénible ; que s'ey
cargàt d'entertiéne lou pay, il s'est chargé
de l'entretien de son père ; que s'en èm entertengùts, nous nous sommes entretenus
(de l'affaire) ; entretiéne de bounes rasoûs e
dechà crebà de hàmi, fournir de bonnes
raisons, mais laisser mourir de faim.
enter-tirà-s ;

v.

—

Se tirer réciproque¬

ment,, se tirailler, se houspiller,
entertoèse ; sf.
eiltertoèsà ; v.

Entretoise,
Entretoiser,
entertoèsàdje ; sm.— Entretoisement.
enter-toucà ; v. — Toucher à peine,
frôler ; enter-toucà-s, s'entre-toucher.
entertoucade ; sf. — Attouchement,
frôlement, action de s'entre-toucher, de se
heurter ;
bousculade ; point, marque de
deux choses qui se sont entre-touchées.
—

—

—

—

—

S'entêter,
—
Entêtement. V.

sm.

bourré.

— V. enchepi.
entichà-s; v. — S'éprendre, s'entêter.
V encapistrà-s.
entiè-,re ; adj.— Entier,-ère; absolu,-e
Que s'a minjàt û pâ tout entiè, il a man
g.: un pain entier ; qu'ey û òmi hère entiè,
c'est un homme très absolu; chibàu entiè,
cheval entier, étalon.
entién ; entin (L.) ; adv. — D'abord,
aussitôt, de suite, sur le coup.
Gahà-s'y d'entién, s'y prendre d'abord ;
arribà d'entién, arriver de suite.
Syn. de pous, tantican, de tire, autd
'spert, s'ou pic, d'abòr, d'abiade.
entièramén ; adv. — Entièrement,
entihourcà.
C. empihourcà.
entimà ; v. — Intimer,
entimamén ; adv. — Intimement.
entime,-e; adj. et s. — Intime,
entimidà; v. — Intimider; entimidà-s,
s'intimider. V. emberbequi.
entimidacioû ; sf. — Intimidation,
entimitàt ; sf. — Intimité,
entin ; sm. — Chantier, cale, pièce de
support. V. antî.
entinà,-noà, entindoà ; v. — Enchanteler ; engerber des barriques ; placer
sur les chantiers ; par analogie s'applique à
tout autre travail de mise en place, de

enthepìt.

pòden pas entersentir, se suppor¬

nou

peuvent,

v.

entestamén ;

enter-senti-s ; v. — Ne pouvoir se
supporter, se voir, se sentir ; employé sur¬
tout dans cette expr.

se

tre-choquer.
entestà-s;

ge

L'enter-signét qu'ey
signatures est fait.

Qui s'entre-

S'entre-tuer.
Entre-choquer ; enheurter, se bousculer, s'env.

enter-tustà ; v.

Action d'échan¬

—

—

touche.

sie doumâ, d'ici à

—

préparation
tre en

de ; entinoà-s, se met¬
préparer pour un travail

en vue

mesure,

se

à faire.

Aquet coùnte qu'ey beròy entinoàt, ce
est bien commencé;
il est bien
arrangé, ordonné; bastisse mau entinade,
bâtisse mal conçue ou mal faite ; que soy
mau entinoàt, je ne suis pas
« dans mon
aplomb », je suis mal en train. V. eschanconte

tierà.

entinàdje,-noàdje,-doàdje
Mise

;

sm.

—

chantier, sur chantier.
entinelà-s,-rà-s (L.) ; v. — Se mettre
eu ménage, en tineu.
en

entinoà.

—

V. entinà.

entintèyna ; v. — Assourdir, étourdir
en paroles. V. tintèyne.
entiò.
C. enquiò.
—

entirandà ;

v. — Faire une arcure et la
(en arboriculture) ; disposer entre les
sarments des baguettes (tiràns, tires); met¬

lier
tre

un

tirant de bois

entissà

(L.).

—

ou

de fer.

C. enguichà.

�ENTITA

469
entità

(L.) ; v. — Mettre un poupon au
(/iie) ; entità-s, s'habituer au sein,
prendre le sein de la nourrice.
Syn. apoupà.
entitulà ; v. — Intituler. On dit aussi
sein

tilulà.

entitulàt; sm. — Intitulé, titre d'ou¬
écrit, en-tête.
Quin ey Ventitulàt d'aquét llbe? Quel
est le titre de ce livre ?
entorcle; sf. — Hart, lien tordu, tres¬
sé; grosse corde, câble; V. endorte, tòr-

vrage

clou.

entorse, tòrse; v. — Tordre; au fig.
tergiverser ; entorse-s, se tordre. V. estòrse.
entorse ; sf. — Entorse. Cf. toursude,
deslougadure.. V. sayàt.
entorses.
V. estorses, plus usité,
entorte.
C. endorte, hart.
entorte ; sf. — Zigzag ; contour de
chemin : entorse, au sens fig.
A la bertàl quoan as balhàt d'entortes?
(YAN Palay).
Combien as-tu donné d'entorses à la vérité ?
entoù, entòu, entòus. — Formes de
—

—

entàu.

entougnà;

v.

Engouler,

—

bourrer, emplir en pétrissant ;
se

bourrer,

s'empiffrer,

se

gouer.

entougnàt,-ade

;

Engoulé,-e,
petite per¬
rondelette. Y. tou-

adj.

courte et grosse,

—

alentours de la maison, de la ville; à l'en¬

environs de Noël ;
courir au¬
tour, faire le tour de la place ; lous entoùrs
que soun beròys, les environs sont agréa¬
bles, jolis; que l'arroudejabe à l'entoùr, il

entounacioû ; sf.

—

Intonation

;

action

d'entonner.

sf. — Remplissage d'un
quantité entonnée.
entounadé,-re ; s. — Entonnoir. V.
hourùlh, galet.
entounàdje ; sm. — Action d'enton¬
ner, de remplir.
entounerrà-s ; v. — Devenir orageux.
Cf. emperielà-s.
entounerràt,-ade ; ad. — Orageux en
parlant du temps ; au fig. altéré ; gâté ;
énervé,-e par l'électricité atmosphérique;
hargneux, hérissé,
entounouyà (Lav.).— V. entourroulhà.
entoupià ; v. — Mettre au pot, dans le
(foùpîj-e) ; au fig. ennuyer, excéder, don¬
entounade ;

fût ;

ner

mal de tête.

entoupiàt,-ade ; adj.

—

Mis

au

pot.

Nadàu,

aux

à l'entoùr de

courre

la place,

rôdait autour.
entouré ;

Entourer, considéré
v.
—
gall. V. atourmerà, entournejà ; entournià (Big. et M').
entourà-se (B.-I^.) ; v. — S'empoison¬
ner en mangeant de la tòro (aconit napel) ;
les bovins et les ovins en mangent parfois.
comme

Cf. ennaberà-s.

entouràdje ;
entourclà.

sm.

—

Entourage,

C. atourelà.

—

entourmentà,-ti;
entourmentà-s,

se

v.

entournà-s'en ;
trer

Tourmenter;

—

tourmenter.

On dit aussi enturmentà,
mén et turrnén.
v.

—

comme

tour-

Se retirer, ren¬

chez soi.

entournejà
—

;

entournià (M* et Big.)

;

Entourer. V. entoura.

entournià

ailleurs,

on

(Lav.) ; v. — Tournoyer ;
H.-Big. entourer, enrouler,

entortiller.
Entournià et câble,

entournià-s'en

enrouler le câble,

(II.-Big.) ;
retirer, rentrer chez soi.
entourroùlh (Lav.) ; sm.
accroché

aux

—

v.
—

—

Se

Verglas

sabots. V. tourroùlh.

entourroulhà,
v.

dans

de

toùr

le chant.

entounà ; v. — Entonner, verser
une tonne, remplir un fût.

avec

entoùr ; sm. et

—

gnùt.
entoùgno (Lom.) ; entoume (L.) ; sf.
Maraude, dommage causé.
Anà ta !'entoume, aller à la maraude;
pagà l'entoùgno, payer le dommage.
entounà ; v. — Entonner, commencer

Cf.

l'esp. entupir.
prép. — Entour, envi¬
rons, circuit, bords, abords; entourage, ce
qui entoure ; autour de.
L'entoùr de la maysoû, de la bile, les

tres causes.

v.

bourré, gavé, repu, plein; subs.
sonne

entoupiàt,-ade ; entupit,-ide (Bay.) ;
— Qui a la tête lourde, ordinairement
pour cause de coryza, mais aussi pour d'au¬

a,dj.

gaver,

entougnà-s,
gaver, s'en¬

ENTOURTA

—

Prendre du

entounouyà (Lav.) ;
verglas sous ou dans ses

sabots.
entourroulhà-s ; v. — Se couvrir de
verglas. Cf. tourrà-s.
L'arriu qu'ey entourroulhàt, le ruisseau
est pris par la glace, (tourroùlh), il est
gelé.
entoursaligà,
entourseligà, entourteligà ; v. — Entortiller ; enrouler,
ligoter; au fig. embarrasser quelqu'un,
l'entortiller; entourteligà-s, s'embarrasser,
bredouiller ses explications, ses réponses.
V. entorte (i).
Entourteligâ û paquet, enlortiller un
paquet; qu'a la paraule entourteligade, il a
la parole embarrassée, ses réponses sont
entortillées.

Syn. entourtilhà, atourtilhoà.
entourtà,-ti ; v. — Tortuer, rendre
boiteux ; entourti-s, devenir boiteux, se
tortuer, se fausser, cesser d'être droit.
Que m'ey entourlàt la broque, j'ai tordu
mon aiguille à tricoter.

�ENTOURTADE

qu

ENTREHIALAT

—

470

entourtade,-tide; sf. ■— Action,
rend boiteux, tortu ; entorse.

entourterà ; v. — Confectionner
tourteaux ; orner de tourteaux, pour la

—

entourtilhade ; sf.

entourtilhàyre,-e

—

;

des

C. entourteligà.

Entortillage.

adj. et

s.

En-

—

tortilleur,-euse.
entousiasmà ;

v.

—

Enthousiasmer

;

entousiasmà-s, s'enthousiasmer. V. ahoegà.
entousiàsme ;

(E. du G.).
entramà, tramà;
entramalhà.

entraméte, traméte

; v.

—

Entremet¬

tre; entraméte-s, s'entremettre.
entràms ; prép. — Les deux ensemble ;

part égale; à la fois (vieux).
lous dus frays, ensemble

pour une

Entràms

portun, qui
pas.

entràn,-te; adj.

les

Entrant,-e; qui sait
plutôt indiscret, im¬
mêle de ce qui ne le regarde
—

s'introduire ; familier
se

Cabilhe entrante, cheville qui entre faci¬
lement ; lou gouyàt qu'ey bet drin entràn,
le garçon est un peu
trop indiscret ; u coumis entràn, un commis voyageur qui sait

présenter chez le client.
(Lav.); sm. -— Voisinage; s'em¬
ploie également avec le sens de entrade,

se

entrà; dintrà (G.); v. — Entrer,
pénétrer, commencer, rentrer, prendre pos¬
session ; s'aboucher.
Entrà lou

perrr.è, entrer le premier ; h et
entrà, faites entrer ; entrà en ahàs, entrer
er. discussion
d'affaires ; entrà per Toutssans, prendre possession à la Toussaint;
entrà û pè, mettre le pied dans ; entrà en
place, rentrer en fonctions ; que m'ey
entrât au co, cela m'est allé au cœur;
entrà en danse, entrer en danse; entrà au
cap, être conçu, compris; entrât drin, ren¬
trez
un
instant: quin rìentrarem pas1
comment n'entrerions-nous
pas !
entrabalhà.

—

entrabersà ;
se

Ce qui consti¬

—

Dab l'ourdimi que eau l'entràmi, avec la

entousiàste,-e ; adj. — Enthousiaste,
entoustà, toustà; v. — Griller du
pain, torréfier de la farine.
entoustàt (Lav.); sm. — Côté d'une

entrabersà-s,

C. entermalhà.

; sm.

chaîne il faut la trame.

arsèc, balàns.

fenêtre du toit.

v.

tue la trame.

Enthousiasme.
(En litt. les félibres ont adopté le mot
prov. estrambord qui est syn.). V. aussi
—

—

entràme,-àmi

deux frères.

sm.

C. entertàn.
—
Tramer. V.

—

ourdi.

fête

des Rameaux, les branches de laurier que
l'on fera bénir.

entourtilhà,-lhoà.

entràm

coup

C. endrabalhà.

v.

—

mettre

Mettre
en

entrât

commencement, début.
E il entrât d'û mes, au

entr'audi ;
téne.

entràyne,-no (N.-E. du G.) ; adj.
Nonchalant,-e, traînard, lambin,
éntre (Lav.) ; sm. — Petit trou,

—

C. entér.

—

entrebé

(Lav. B.-L.).

—

Forme de

en-

terbéde.

entracà

(G.). — C. atracà.
entràco, entréco (G.) ; sf.

début d'un mois,
Entr'ouïr. Cf. entr'en-

-euse.

éntre.

travers,

■—

entraynà ; v. — Entraîner,
entraynamén ; v. — Entraînement.
entraynàyre,-e ; adj. — Entraîneur,

travers ;

en

v.

éntre-bér

—

Entrave,

(d),-de ; adj. et s. — Ni
(en parlant de bois),
entrebucà.
C. trebucà, trébucher,

vert ni sec

embarras. Cf. drabe.

—

entra de ;

sf.

mencement ;

—

Entrée; début,

com¬

terme de cuisine :
avec de la sauce. V. dret.
Abé l'entrade, avoir l'entrée libre, être
reçu, accueilli : 6ère entrade de maysoû,
belle entrée de maison; pagà l'entrade,
payer l'entrée; qu'a hèyt ue boune entrade,
il a fait un bon déout; gagna d'entrade,
gagner dès le début; pagà d'entrade, payer
tout d'abord; que l'an recebùt à l'entrade,
on l'a
reçu à l'entrée, sur la porte.
entradé,-re ; adj. — Qui entre facile¬
ment; qui peut être rentré, engrangé.
entradéro (R.-L.) ; sf. — Mauvaise en¬
trée ; passage difficile.

entrebuscà

entrure ;

entrecutà

plat de viande

entrahùrt;

sm.

—

Heurt de

tre

Qu'esté û terrible entrahùrt,

fut

un

entralhà
sur

le bât,

v.

—

Lier

une

charge

Brusquer.

Bousculer, met¬

dessus dessous.

couloir.

entregouhi

(Lav.)

;

v.

mouiller.

entregouhide ; sf.
entrehialà (Lav.) ;
locher ;
en

(Lav.) ;

—

desputracà, desbaratà, desrountà.
entrecutàn,-te ; adj. — Turbulent,-e.
entredies; sm. — Intervalle, fissure
par où le jour filtre.
entredio (Lav.) ; loc. prép. — Pendant,
durant le jour.
entredùs (Lav.) ; sm. — Corridor,

personnes,
ce

v.
—

Svii.

de choses ; choc, rencontre violente.

choc terrible.

sens

(Lav.) ;
(Os) ; v.

—

v.

—

Tremper,

Mouillure.
—

Effiler, effi¬

terme de couture, passer des fils ;

B.-L., effaroucher.

entrehialàt,-àdo (Lav.) ; adj.— Mince,

effilé,

�ENTREHILA

■471

se

s'enfiler.
—

introït.

Cartilage.

(Lav.) ; v. —■ Relever un
mot lancé, riposter, reprendre.
entrelhebàyre,-o ; adj. — Contradic¬
teur, -trice d'habitude; qui aime à relever
une expression.
entr'enténe ; v.— Entr'ouïr, entendre

entr'oumbrejà-s ;
brager.
entrounisà ;

.—
Introniser ; entrouquelque part et agir

v

comme

si l'on était le maître.

entrepét; sm. — Partie d'une branche
ou d'une pièce de bois entre deux cassures,
entrepetà (Lav.) ; v. — Délurer.
entrepetàt,-àdo ; adj. — Déluré,-e.
entrepidamén ; adv.— Intrépidement.
entrepide,-e ; adj. — Intrépide,
entrepiditàt ; sf. — Intrépidité,

entruït

ui

sol ;

enturmenti.

C. entertàn.

Semer du trèfle dans
—
entréulà-s, prendre une indigestion

de trèfle.

entrî ;

sm.

Entrain,

—

entricomalhà (Lom.) ;

v.

animation,
estrambòr.
—
Enche¬

vêtrer, embrouiller.

entricomalhàyre,-o
lent,-e, qui
dessus

;

adj.

—

Turbu¬

met tout en désordre,

dessous ;

sens

bavard inconséquent qui

brouille tout.

entricomàlho

—

C. entourmentl.

(Lav.)

entutà.-toà

:

v.

sf. — Intronisation,
C. entrouït.
;

v.

—

—

S'entêter,

Cacher

dans

un

entutà-s, se cacher dans un
trou, une tanière; s'enfermer chez soi
et y vivre en sauvage ; se terrer.
en-uéy, an-oéy, anéy (vers l'Ai.),
adj. — Aujourd'hui,
enuià (vers les L. Ray.J ; v.— Ennuyer.
Syn. abejà.
enuiè, enuyè; sm. — Ennui.
Cantà la cante de l'enuyè, chanter la
chanson de l'ennui, une chanson qui n'en
(tute)

;

finit pas.

enuioùs,-e; adj. — Ennuyeux,-euse.
enyòs (G.-M.) ; sm. — Chaleur étouf¬
fante. Cf. estàp, caumàs, gouhe.
enumerà ; v. — Enumérer.
enumeracioû ; sf. — Enumération.
enunieradoù,-re; adj. — Enumérateur,-trice.

;

sf.

—

Emmêlement

;

brouillamini.

entrigà; v. — Intriguer, embarrasser,
intrigues.
entrigàn,-te ; adj. et s.— Intrigant,-e ,

faire des

débrouillard.

entrigàyre,-e; adj. et s. — Celui,
qui intrigue. Se prend le plus sou¬
vent en mauvaise part ; syn. de peu scru¬
puleux.
entrigue ; sf. — Intrigue ; souci.
Aquet, qu'ey en û sarròt d'entrigues,
celui-là est mêlé à une foule d'intrigues ;
qu'èy prou d'entrigues, j'ai passablement
de soucis, d'affaires préoccupantes.
entripalhàt, entripàt,-ade; adj. et
Gros plein de tripes, ventru,-e ; ens.
tripaillé (trivial).
entristà,-ti ; v. — Rendre triste, attris¬
ter;
entristà-s, devenir triste, dolent,
celle

—

s'attrister. V. airistà.

entrò, entròu.
entroucà (G.) ;

C. enquiò.
— Mêler, emmêler,

—

v.

embrouiller.

entrouduccioû ; sf.

entrouductoÙ,-re
teur,-trice.

—

entustà-se
trou

v.

enthousiasme. V. arséc, balàns,

(Lav.).

S'entr'om-

—

s'installer

entrounisacioû ;

entre-talhà ; v. — Entre-tailler ; enlretalhà-s, s'entretailler,
entre-talhe ; sf. — Entretaillure.

v.

nisà-s,

à demi.

—

au commen¬

cement.

entrelhebà

entréulà ;

arriver

Arribà à l'entrouït,

Syn. croachidére.

entretàn.

ER

entroudusi; v. — Introduire; entroudusi-s, s'introduire. V. hicà.
entrouït; sm. — Terme de liturgie:

entrehilà.— C. entrehialà; entrehilà-s,
glisser entre, dans une foule ; en fr. pop,
entreléo (Lav.) ; sf.

—

;

—

s.

Introduction.
—
Introduc¬

episcoupàt ; sm. — Episcopat,
episcoupàu ; adj. des 2 g.-— Episco
pal,-e.
epistole ; sf. — Epître, lettre, missive
(lit.).
equilibrà ; v.— Equilibrer. V. aploumà.
équilibré ; sm. — Equilibre,
equinoxe ; sf. — Equinoxe.
equipà; v. — Equiper; equipà-s, s'équi¬
per ; se munir du nécessaire.
equipàdje ; sm. — Equipement; équi¬
_

page.

equipamén ; sm. — Equipement,
équipé ; sf. — Equipe,
equitablamén ; adv.— Equitablement.
equitàble,-e ; adj. — Equitable,
er, éra, éro (M4) ; art. — Le, la.
Er
oùmi, éra hémne, l'homme, la
femme.

(On entend ces vocables dans une par¬
d'Ossau, en ;Vspe et Barétous, du moins pour er, éri, éro, formant
le fém. de et (le) dans tous les lieux où
celui-ci est employé ; dans le Haut-Lav. et
à R.-L., le fém. pl. de et ne fait pas éras,
éros mais ères; de même v. le S.-E. de la
Big. et le Luchonnais).

tie de lu vallée

�ÈR

—

ÈRBE DOU HIC

472

èr ; sm. — Gallicisme de air, qui se dit
àyre, en gascon et béarnais corrects,
erbà, jerbà ; sm. — Herbage,
erbacâ, erbecâ; sm. — Orvet. Cf.
culaure-bòrni.

erbachoû, yerbachoû,-ote ; s. —
Herbe maigre, fine, presque desséchée.
erbadjà ; v. — Brouter l'herbe, faire
paître.
erbàdje ; sm. — Herbage ; légumes
herbacés.

; pacage.

erbassoû,-soùn (Lom.)

;

sm.

—

Fu¬

roncle. Cf. eslouroànc.
be

erbassùt,-ude ; adj.— Infesté,-e d'her¬
épaisse.
èrbe, jèrbe ; sf. — Herbe ; de nom¬

breuses herbes,-vulnéraires

autres, sont

ou

le nom de « èrbe de ».
La punte de Verbe, la
pointe de l'herbe,
le printemps, le temps où l'herbe com¬
mence à pousser; està de
boune, de mâ¬
chante èrbe, loc. pour dire être de bonne,
de mauvaise espèce : aquéste droite qu'ey
de la machante èrbe, ce garçon est plein
de
défauts; pèche Verbe courte, paître
l'herbe rase, faire maigre chère; que las
pecheré (las èrbes) de las courtes, il paîtrait
l'herbe courte, il tondrait quelqu'un, il le
ruinerait ; machante èrbe que pousse pertout, mauvaise herbe pousse partout (die.) ;
Verbe maie que-s semie toute soûle-, la
mauvaise herbe se sème toute seule (die.).
èrbe-à-câ, èrbe-câ; sf.
Herbe au
chien, plantain des chiens
(plantago
cynops). On l'appelle aussi èrbe de la

désignées

de la dalhe ; sf.

ou

Herbe de la faucille, de la faux, mille

pertuis, millefeuille, buplèvre percefeuilemployées comme vulnéraires pour

les

désinfecter

et

les chairs des

resserrer

sous

—

calle et dén de câ.

èrbe-à-didàu

ou simplement didàu ;
Digitale jaune (digitalis lutea). La
a la forme d'un dé à coudre
(didàu).
èrbe d'alh ; sf. — Faux poireau (allium ampeloprasum) ; on l'appelle aussi
alhét, alh poùrrou.
èrbe de l'aragne ; sf. — Herbe de
l'araignée, ophrvs aranifère.
èrbe de la Bièrje ; sf. — Herbe de la
Vierge, joubarbe, (sempervivum tectorum),
appelée aussi èrbe de Nouste Dame.
—

sf.
fleur

—

èrbe de la calle ; sf. — C'est Vèrbeà-câ; on l'appellerait aussi de la calle parce
que les cailles sont friandes de sa graine (?)
èrbe de la coutèle
ou simplement
coutèle ; sf. — Laîche muriquée (carex
—

muricata).
èrbe de la dalhe.

—

C.

èrbe de

la

haus.

èrbe de la

gale

;

gale, morelle officinale,

sf.

—

Herbe de la

cou¬

pures ; on emploie aussi à cet effet le plan¬
tain lancéolé (coslecabàt), le grand orpin,
la

scolopendre, etc. V. èrbe dou pic.
méusse; sf. — Scolopen¬
dre ; lamier blanc, plantes employées con¬
tre les affections de la rate (méusse).
èrbe de la

èrbe de Nouste-Dame.

erbadjè,-re; adj. et s. — Herbager,
-ère ; pasteur, bergère.
erbadjiu,-ibe ; adj. et s. — Herbeux,
-euse

èrbe de la haus
—

la

C. èrbe de

—

Bièrje.
èrbe de

Pentecouste; sf.
Herbe
Pentecôte, orcliis mâle,
èrbe de prat ; sf. — Flouve odorante,
èrbe de la sabounade, saboû; s. —
Saponaire.
èrbe de Sén Cla ; sf. — Euphrasie. Cf.
èrbe dous oéllis, espigoulhe.
èrbe de sèpt costes; sf. — Herbe de
sept côtes, plantain (plantago major) appe¬
—

de

lé aussi costecabàt.

èrbe de la sèrp ; sf. — Herbe du ser¬
pent, gouet serpentaire (arum dracunculus).
V. coucuròt, ligaroû.
èrbe de tout mau; sf.
tous

—

Herbe pour

les maux, la sauge,

la verveine offi¬
cinale, généralement, mais chaque guéris¬
seur a sa
plante préférée ; en Lav. c'est la
scrofulaire.
èrbe

dou

batedit ;

Salomon, employé

en

sf.

—

cataplasmes

Sceau

de

pour

les

panaris.
èrbe dous beréns (Arm.) ; dous
brens (N.-E. des L.) ; sf. — Herbe des

dartres, des éruptions cutanées, le mille¬
pertuis, appelé aussi triscayram.
èrbe dous bèrmis ; sf.

—

Santoline

petit cyprès (santoline chamœciparisis),
appelée aussi auchén; en certains lieux,
tanaisie.

èrbe dou boutoùn

(L.)

;

sf.

—

Cen¬

taurée. Cf. centourée.

èrbe dou chàntre ; sf. — Herbe
chantre (Erysimum officinale).
èrbe dou
telaire ;

on

diàble; sf.
donne

ce

—

du

Malherbe den-

même

nom

à

plu¬

sieurs herbes nuisibles et difficiles à extir¬
«
des cultures.
gabàr; sf. — On nomme
ainsi vers l'est de la Big. et dans certains
lieux du G. l'épervière auricule et piloselle
employées pour la guérison de certains
apthes appelés gabàrs; on appelle aussi
(jubar, en Barèges, le pou des ovins. V.
èrbe dou pedoulh.
per

èrbe dou

èrbe

dou

hic ;

sf.

—

Herbe du fie

;

plusieurs plantes sont appelées de ce nom,
sans doute
parce qu'elles ont des proprié¬
tés analogues : la cliélidoine (chelidonium
majus), appelée aussi claréte, esclayre et

�ÈRBE DOUS OÉLHS

473
suc,
qui est corrosif, brûle les
(hic); lu ciguë d'eau ou phellandre
aquatique ; la lathrée clandestine ; la sauge
des prés (salvia praiensis) ; le plantain à
feuilles triquètres ; l'euphorbe, etc.
èrbe dous oélhs ; sf. — Euphraise
(çuphrasia officinalis, plante) ; la feuille
fraîche écrasée passe pour un bon remède
contre l'ophtalmie.
Syn. espigoulhe, èrbe de Sén Cla.
èrbe dou palmoû ; sf. — Pulmonaire,
èrbe dou pedoùlh ; sf. — Herbe du
pou, orpin brûlant (sedum acre); les ber¬
gers s'en servent en décoction pour tuer
les poux des bovins et des ovins. V. èrbe
dou gabàr.
èrbe dou pic ; sf. — Grand orpin
(sedum telephium).
èrbe dous pousoès (B.-Arm.) ; sf. —
Herbe des sorciers, stramoine. Syn. droumilhoue, èrbe pudénte, pourrie de diable.

dont

ereditàt ; sf.

le

èrbe

grasse ; sf. — Grassette com¬
appelée aussi limaquère.
èrbe lade (M') ; sf. — Espèce de graminée à feuilles longues et plates qui pous¬
sent aux flancs des ravins, dans les failles
des rochers. V.

lastou.

èrbe mouthe

(Or.) ; sf. -— Coquelicot.
paparòc.
èrbe prime; sf. — Herbe fine, petite;
thym ménager (thymus vulgaris).
Syn. branéte, branoû, jerbéte, erbote,
pimbou.
èrbe pudéllte (L.) ; sf. — Stramoine
(Datura stramonium). V. èrbe dous pousoès.
èrbe-sau ; sf. •— Herbe au sel, espèce
Cf. arousèle,

d'oseille.

erbè ;
bivoires

sm.

et,

Jabot; estomac des lierext. de diverses bêtes;

—

par

s'applique aussi à l'homme, dans le style
plaisant. Cf. galhòt, gabè, papàch.
Abé û boû erbè, avoir bon estomac; abé
l'erbè

de

avoir

mesure,

estomac

un

de

grande capacité.
l'herbe,

Aller
de l'herbe; faner.

ramasser

erbilhoû ; sm.

; v.

—

Gazon, herbe courte,

—

rase.

èrbote ; sf.

Petite herbe ; herbe mai¬
gre; à Bay. thym. V. èrbe prime, pimbou.
èrboulote,-tote ; sf. — Très petite
•—

herbe.

erbùt,-ude;
couvert

adj.
—

Fautivement

Hort

—

Herbeux,-euse,

d'herbe.

ercule ; sm.
re.

coum

û

Hercule, lutteur de foi¬
dit aussi arcule.

on

ercule,

fort

comme

lutteur.

ère.

—

Hérédité.

—

eresie ; sf.

—

Hérésie,

eresipèle ; sf.
Le

; v.
contracte

landais

Erysipèle.

—

eretà, aretà

Hériter. Cf. aretà.
dit ertà, ertàdye,

—

et

ertè.

eretàdje, aretàdje;
eretè,-re; adj. et

sm.

s.

—

— Héritage.
Héritier,-ère.

Cf. aretè.
On

appelle généralement ainsi l'aîné,
les parents avantagent légale¬
ment et qui garde la maison paternelle ;
habituellement, l'aîné -se marie avec une
cadette qui vient habiter chez son mari ; le
cadet, dans ce cas, épouse une aînée et va
habiter chez elle, à moins que, demeurant
célibataire, il ne reste à la maison paternel¬
le ; on l'appelle alors l'oùncou ou coucoû.
eretic.
C. erédje.
èrgue, érgue, hergue ; sf.— Humeur
désagréable, raideur, hargne, morgue,
(d'après Mistral, qui cite à l'appui le mot
basque erquets ou herquets (droit), le por¬
tugais esguer et le lat. erigere).
èrm, hèrm, jèrm; sm. — Lande nue,
désert, friche, terres vaines et vagues
(Prov. erme, Esp. yermo).
l'aînée que

—

ermine ; sf.

ermitàdje

—

Hermine,

; sm.

—

Ermitage,

ermite ; sm. — Ermite.
Bibe coum û ermite, vivre seul,

ernie ; sf.

— - Hernie. On dit préférableeffòrs.
ernioùs,-e; adj. — Hernieux,-euse. On
dit plutôt crebat,-ade.
Erode ; n. p — Hérode.
N'est guère employé que dans ces expr.
biélh coum Erode, vieux comme Hérode ;
qa'ey û biélh Erode, c'est un homme très
vieux; qu'ey dou tems d'Erode, c'est très

ment

ancien.

erbejà, jerbejà, jerbià
à

ERTA

erédje,-e; adj. et s. — Hérétique,
ereji, erijà ; v. — Eriger.
eresiarque,-e ; adj. — Hérésiarque,

verrues

mune

—

V. et, art.

ereccioû ; sf.

—

ereditàri; adj.

Erection,

—

Héréditaire.

erouìc, erouique; adj. des 2 g. —
Héroïque.
erouïcamén ; adv. — Héroïquement,
erouisme ; sf.

errance; sf.

Héroïsme,

Action d'errer,
Erreur.
errounàt,-ade ; adj. — Erroné,-e.
èrse ; sf. — Vague (dans Fablotos Gascourios, de Villeneuve; Prov. èrso).
erroù ; sf.

un

—

errà; v. — Errer (rare); on dit plutôt
bacà, bagà.
erràn,-te ; adj. — Errant,-e.
Employé surtout dans cette expr.. praùbe
coum
lou Judlu-erràn, pauvre comme le
juif-errant.
—

—

Syn. andade.
ertà (Bay. L.).

—

C. eretà, et dérivés.

�ERTÈ

—

474

ESBALTSA

esbagà-s ; v. —
donner du loisir. V.

Se rendre libre ; se
bagà.
esbagàt,-ade ; adj. et s. — Qui est
libre de son temps; désœuvré,-e.
Que soy esbagàt, qu'y bau, j'ai le temps,
je n'ai rien à faire, j'y vais.
esbahi,-ià ; v. — Ebahir ; esbahi-s,

ertè,-re,-èyre (L.). — C. eretè,-re.
ertejà. — C. ayrejà là où èr a remplacé
àyre; dans les L., héritier,
erudicioû; sf. — Erudition,
erudit,-e; adj. et s. — Erudit,-e.
es.
Préfixe de verbes, substantifs et»
adjectifs (lat. ex.) : esténe, estirà, escoùrre,
eslrém, etc. La vogue primitive de ce pré¬
fixe lui a fait assimiler des groupes ini¬
tiaux voisins, mais différents à l'origine :
escù (lat. obscuru), escoùne ( abscòndere),
eschént (absinthu) etc.
Le groupe initial es, sans valeur de pré-i
fixe, peut provenir de l'e prosthétique qui
—

s'ébahir ; en certains lieux aussi

s'évader,
s'enfuir, disparaître, s'évanouir. V. esbani.
esbahide ; sf. -— Ebahissement.
esbahissà-se
rire

par S + consonne : espigue (lat.
spica), escàt (scutu), escale (scala) etc.
11 peut être aussi le résultat d'une ultra¬
correction de la prononciation correspon¬
dant à h-\-l: eslou au lieu de eh-lou (lat.
jlor), eslayèt au lieu de eh-layèt (Jlagellu),
eslame au lieu de eh-lame (jlamma) etc.
En certains lieux des II.-Pyrénées (Trie)
et des Landes (Chalosse), S devient chuin¬
tante adoucie: eshbagàt, echbagàt; le longi
de l'Adour (de Campan à Aire), et dans le
Bas Armagnac, s passe à h légèrement as¬
pirée : ehbagàt, tandis que dans la Lomagne (Lectoure) et le Bas-Comminges, vers
Lombez, qui subissent l'influence du Tou¬
lousain, és devient éy : eybagàt. En de
nombreux lieux gascons, répartis de çà, de

mençant

S

tante:

«

esbalà ;

dre

élan. V. abourri.
sm.

Elan,

—

branle.

V.

balàns.

esbalatrà-s ;

v.

—

Prendre

peur

et

partir de tous les côtés; se dit d'une trou¬
pe, d'un troupeau.
esbalatràt,-àde ; adj. — Epouvanté,-e,
affolé ; par anal, personne à l'air
égaré,
désorientée.

esbalatròt (Lav.) ; sm. -—■ Troupeau
épouvanté; ailleurs, acte d'affolement.
Gahà Vesbalatròt, se laisser gagner par
l'affolement et courir.

esbabirà,-bicà,-bissà ;
bave, la salive des enfants.
esbadà-s ; v. — S'ébahir (vient de
badàut et de badà) ; s'évader. V. esbàdo.
esbadà-s; v.— S'évader. Peu employé;
on dit préférablement escapà-s. V. ébahi.
esbadalhà ; v. — Entre-baîller.

esbalauri (G.) ; v. — Emerveiller,
éblouir; esbalauri-se, s'émerveiller.
esbalausi; v. — Abasourdir, étourdir,
étonner ; esbalausi-s, se sentir troublé.
esbalausi ;
ment

une

v.

—

Adoucir matérielle¬

chose ; tiédir de l'eau ;

chose

Bailler à bouche
fatiguer à force de bailler,
■—■

sens

que veux-tu, se
à s'en démantibuler les mâchoires.
Esbadulhà-s à l'escoutà, bailler sans

rugueuse ; s'emploie
de esbalisà, esbaubl.

esbalauside ;

sf.

—•

aussi

polir
avec

une

les

Ebahissement

dispersion, dissipation de la

fin
en l'écoutant;
esbadalhà-s de cridà, se fati¬
guer les mâchoires à force de crier; esbadalhà-s de plasé, se pâmer d'aise.

;

brume, des

nuages.

esbalisà,-ssà ; v. — Dissiper, désa¬
gréger, disperser, faire disparaître ; esbalissà-s, se disperser, disparaître. V. esbaudl-s,

esbàdo

(B.-L.) ; sf. — Digue temporai¬
détourner l'eau d'un ruisseau et
l'assécher; au fig. grande quantité épanpour

semi-fluides.

son

esbalàns ;

Enlever la

ou

Vanner, enlever la baie

—

; v. — Balancer, mettre en
branle, donner de l'élan ; esbalançà-s, se
balancer, se mettre en mouvement, pren¬

esbabassà,

due de matières fluides

v.

grains.
esbalançà

E-ns entenét? Nous entendez-vous?

re

Acte de bahorle,

des

=

v.

—

esbahurlàt,-ade ; adj. — Qui est com¬
bahorle, qui semble égaré, fou.
esbajà-s ; v. — S'affaiblir, baisser,
décroître ; esbachà-s serait plus correct,
esbaji ; v. — Embarrasser, gêner,
esbajimén ; sm. — Embarras, gêne.
esbajinà, desbajinà; v. — Dégainer.
V bajî.

:

esbadalhà-s ;

;

me un

=

—

S'amuser de

—

esbahit,-ide ; adj. — Ebahi,-e; dans
signifie aussi pâmé, évanoui.
esbahurlà-s ; v. — Se fatiguer à crier,
gueuler », s'égosiller.
esbahurlade ; sf.

efourçà=esfourçà.
Ces diverses formes phonétiques, sauf
exception, dans le Dictionnaire, sont rame¬
nées à la forme grammaticale régulière es.
es, e-s (é se, se); pron. réfléchi. — Se.
Si lou terràs e-s coupe, si la cruche se
brise; quoan l'ausèt e-s plume, quand l'oi¬
seau met ses plumes; dans le G., le Lav.,
le H.-A., on emploie préférablement se à es.
On écrit souvent, par erreur, e-s quand
il faut écrire e-n.s
nous par contraction).

v.

; v.

do, bahurle.

tombe seulement devant la chuin¬
echemià
eschemià, et devant la

spirante

(G.)

éclats.

le G.

s'est introduit devant les mots latins com¬

là,

aux

;

esbahi-s, esbani-s.
La troupe que s'esbalissà, la troupe se
dispersa ; las brumes que-s soun esbalisa-

�475

ESBALUHAT

des, les

sont dispersés, évanouis.

nuages se
terme a une

Le

moins

nuance

franche

anà-s'en; esbalisà-s, c'est s'en aller
comme pour ne pas éveiller

que

doucement,
l'attention.

esbaluhàt,-ade ; adj. — Ebouriffé,-e
ext. éberlué, affolé, excité,

;

par

esbalutà.

C. balutà.

—

esbalutàt,-ade ; adj. — 131utté,-e; au
fig. secoué, ballotté.
esbandade ; sf. — Lavage, rinçage à
grande eau, action d'esbandí.
esbandí; v. — Chasser, expulser, ban¬
nir. Cf

baril, horbandl.

esbandí.

—

C. eschabanl.

esbandide ; sf.

— Expulsion,
bannisse¬
ment, fuite; s'applique également à cer¬

taines

choses

le

de

éruption :
l'aygue dou banlu, l'érup-

avec

l'esbandide de

sens

lion de l'eau du bief.

esbani ; v — Dissiper, faire disparaître,
évanouir; esbarù-s, s'évanouir, se dissiper.
V. esbahï, esbalisà, esbatouhl, esbaubl.
Lou sou qu'a hèyt esbani la brume, le
soleil a dissipé le brouillard ; lou passât esbanlt, le passé évanoui; soubenls esbanlts
dç la mie joênésse, souvenirs évanouis de
ma
jeunesse.
esbanide; sf. ; esbanimén ; sm. —
Evanouissement, disparition par dispersion,
désagrégation; oubli.

esbangalàdo (H.-A.)
vais ;

;

sf.

—

Acte

mau¬

écart de conduite

; scandale public ;
bruyante, scandaleuse.
Quino esbangalàdo n'a pas hèt, aquét
tnaluroùs! Quelle action, quel écart n'a-t-il
pas fait ce malheureux !
esbapourà-s ; v. ■— S'éventer, se ra¬

bordée

fraîchir avec un éventail,
frais. V. bapourade.

esbapourà-s;

v.

en

—

bébç.

esbapourade.
aussi,

—

C.

évaporée.
esbaracà (As.); v.

humant l'air

S'évaporer. V.
bapourade

et,

Déforester.

V.

personne

—

baracà.

v.

des aises, se mettre
frais.

—

en

v.

—

v.
Ebarber ; faire la bar¬
esbarbà-s, se faire la barbe.
esbarbalhà (Lav.) ; v. — Débarbouil¬
ler; esbarbalhà-se, se débarbouiller; se ra¬

raser;

ser

la barbe,

barbe, rasé.

esbarboulà; v. — Couper les barbotes.
esbàri (Lav.) ; sm. — Bruit, tapage.
esbarià ; esbarjà (Big.) ; v.— Effrayer,
épouvanter ; troubler ; esbarià-s, prendre
peur, s'effrayer.
Dab tous sous crits, que m'esbarià, avec
ses
cris, il m'effraya ; chibàu esbariàt,
cheval épouvanté, qui a pris le mors aux
dents. V. bariàt, eschentà.
esbariablamén ; adv. — Epouvantablement.

esbariàble,-e; adj. — Epouvantable;
effroyable ; qui est facile à effrayer.
Lou bén qu'ey esbariàble, le vent est
épouvantable, effrayant ; la bèstie qu'ey
esbariàble, la bête est peureuse, s'effraye
facilement ;

noubèle

esbariàble,

nouvelle

épouvantable.
esbariàn,-te ; adj.
—
Effrayant,-c,
épouvantable.
esbariàt, esbarjàt,-àde ; adj. —
Effrayé,-e; affolé; maboul, qui n'a pas de
suite dans les idées. V. bariàt.

esbariatìu, esbarjiu,-ibe ; adj. —
Peureux,-euse, qui s'effraie facilement;
qui cause de l'effroi.
esbàrie, esbariè, esbàrje; sm. —
Frayeur, épouvante, ce qui cause la ter¬
reur; la chose elle-même: guerre, sinistre,
drame, etc. ; alarme.
Quin esbàrie! Quelle chose affreuse,
épouvantable ! Que jetèn l'esbàrje p'ou
pais, ils jetèrent l'effroi, la terreur dans
le pays ; que huyèn d'û tau esbàrie, ils
fuyaient devant une chose aussi terrible ;
l'esbariè que gahà lou troupèt, l'effroi
s'empara du troupeau.
esbàrie-bèsties ; sm.

— Epouvantail ;
imbécile, qui a des façons bêtes.
esbarioulà; v. — Fréq. dim. de es¬

barià.

Se donner de l'air,
plein air, dans le

esbaraulàt,-ade; adj. et s. — Insou¬
ciant,-e, léger, demi-fou, évaporé.
Qu'ey ue esbaraulade, c'est une femme,
une
fille un peu folle; qui manque
de
retenue. Le terme n'est pas, habituelle¬
ment, péjoratif.
esbarbà ;

esbarbalhàt,-àdo (Lav.) ; adj. et s. —
Propre, nettoyé; au fig. dégourdi, déluré,
esbarbassà ; v. — Fréq. augm. de
esbarbà, raser mal.
esbarbàt,-ade ; adj. — Ebarbé,-e, sans

Etourdir,

vent

be,

ESBARRI

un

esbaranà (B.-L.) ;
troubler. V. embaranà.

esbaraulà-s ;

—

—

esbarjìu,-ibe. — V. esbariatlu.
esbarluèc,-ègue,-èque ; adj. — Ega
ré,-e d'esprit, tète-folle, hurluberlu ; extra¬
vagant. V. barlòc, bahurle.
esbarousà, desbaroussà ; v. — Net¬
toyer (vient de baroùs, malpropre).
esbarrascà (L.) ; v.
de

— Enlever,
saison, la résine solidifiée.

en

fin

esbarrejà (G. Big.) ; esbarrià (L.).
C. barrejà; disperser, éparpiller.
esbarri ; v. — Egarer, perdre ; répan¬
dre ;
partager ; esbarrl-s, s'égarer, être

—

éperdu,

�ESBARRIDE

—

476

ESBENTAT

esbaydé (Lav.)

esbarride ; sf.
garer,
Ha

-— Perte ; action
de s'é¬
égarement; partage en Lav.
palhéte esbarride, se séparer de corps

biens, divorcer.
esbarridoù,-ro (Lav.) ; adj. et s.
Qui partage, distribue.
esbarrilhà-se

—

esbecadé,-re

; v.

—

esbegnà-s
s'éreinter. V.

vert.

esbarrocade

(G.-M.) ; sf. — Décharge
mousqueterie. V. escoupetade.
esbartà, desbartà; v. — Transfor¬
barle

en

terrain de culture.
—

Ebahi et

enchanté, heureux,-euse.
esbassibà.
esbastà.

—

—

C. esbalissà.
V.

desbastà

plus usité

;

; v.

fouettade,

esbendrà.

—

à

vent.

esbentadé,-re ; adj. — Exposé aux
; endroit venteux.
esbentadé, esbentàlh; sm. — Even¬
tail, objet pour s'éventer.
Que-b birarèy las mousques dab û esben¬
tàlh de mesplè, je vous chasserai les mou¬
ches avec un éventail de néflier (un bâton).
(Sermou de Bideren).

quatre vents

esbatoùs,-e; adj. — Qui prend ses
ébats, folâtre.
esbaubi.
G. esbalissà; signifie aussi
ébaubir, ahurir, mais n'est guère employé
—

V. esbalausl.
;
v.
—
Emerveiller, j
esbaubià-se, s'émerveiller.
sf. — Eelaircie ; dégage¬

(G.)

ment du

esbentadure ;

particulier

esbentàlh.

—

esbentalhà-s ;

émerveillé, dans le G. où l'on dit aussi

—

Refroidissement

v. — Ebaucher.
V. desrjroussl, plus usité.
esbaudx, esgaudi ; v. — Ebaudir,
égayer; esabaudl-s, s'ébaudir.
esbaurà (Lav.). ■— C. esbarià.
esbauràt,-àdo ; adj. — Evaporé,-e;

demi-fol, écervelé,-e.

canal,
j

;

être

V. esbentadé.
v.

—

Prendre l'air

en

le vent.
esbentalhade ; sf. — Coup de vent ;
évent. V. esbentade; éventage.
esbentalhàt,-ade; adj. — EventailIé,-e ; fréq. augm. de esbentàt.
esbentàt,-ade ; adj. •— Eventé,-e; qui
a
perdu de son goût par suite de l'exposi¬
tion à l'air (en parlant des aliments ou
boissons), au fig. évaporé,-e.
Cap esbentàt, tête folle, esprit léger.
plein vent

esbau,biàt-àdo.
esbauchà ;

un

sf.

animaux, notamment les

aux

chevaux.

esbaubit,-ide ; adj. — Clair, net, déga¬
gé (en parlant du temps, du ciel) ; ébahi,

Dévier

goût, s'affadir.

aérer la chambre.
esbentade,-dure ; sf. — Event. C.
bentade; éventement ; éventage ; coup de

V. esbanl.

—

Fustigation,

tà la crampe,

v. —• Débarrasser le beurre
(babeurre). V. desleytà.
esbatouhi ; v. — Stupéfier, ébahir ;
etbatoulù-s, s'ébahir ; tomber en syncope.

v.

•—

verges,
Forme de esbentrà.

La boup qu'esbentabe lou cassàyre, le
renard éventait, flairait le chasseur ; esben¬

des bâtisses

esbaydà Lav.);
rigole.

s.

; v. — Eventer ; met¬
l'air, dans un courant d'air; aérer;
flairer; esbentà-s, s'éventer; perdre son

donner du mouvement.

une

;

esbentà, bentà

esbatissà ;

esbaubide ;
ciel.

cou¬

de

au moyen

arôme, sa saveur, son

ébahir, épater;

Enlever les

—

Que y aboù gran esbàt, il y eut grand
remue-ménage, débat, dispute.
esbàte-s ; v. — Se débattre, s'ébattre,

sens.

—

Ecimer le maïs,

—

tre

ce

v.

bedoulh.
Se fatiguer beaucoup ;

; v.—

folâtrerie.

esbaubià

;

esbencilhàt,-ade

esbastàdje (L.) ; sm. — Essartage.
esbàt; sm. — Ebat, exercice des mem¬
bres ; remue-ménage ; tumulte. Rarement
employé avec le sens de amusement, de

dans

Sorte de serpette,

—

récolter.

dans les L. essarter.

se

le bec.

V. desbelhà, plus usité.
esbelhèc,-èco (Big. G. L ) ; adj. —
Eveillé,-e, dégourdi.
esbelugade ; sf. — Gerbe d'étincelles ;
éblouissement produit par une explosion
accompagnée de flammes, d'étincelles,
esbelugue. — C. belugue.
esbeluguejà ; v. — Produire des étin¬
celles ; briller, scintiller,
esbeluguejade. — C. esbelugade.
esbencilhà ; v. — Tordre comme un
bencilh; fustiger; couper les bencilhs, les

esbelhà.

esbarroade ; sf. — Action de couper
barrots ou des barroûs; volée de bois

esbasiàt,-àdo (G.); adj.

Canal, rigole

bégne.

esbelà,-llà
per la bêle.

des

mer une

—

esbedoulhà ; v.—• Essarter. V.

—

de

; s.

esbechigà (B.-L.)
bichlgos du porc,

Se séparer,
esbarrisclà ; v. — Disperser, éparpil¬
ler ; esbarrisclà-s, se disperser.
Syn. escampilhà, espàrce. V. esparricà.
esbarrisclàt,-ade,
esbarriscle,-e ;
s.
Dispersion, éparpillement.
esbarroà ; v. ■— Couper des barroûs,
des gaulis.
(Lav.)

sm.

esbecà ; v. — Ecimer, couper
esbecade ; sf. — Ecimage.

de

ou

;

d'irrigation.

sous

�ESBENTAT

477

esbentàt,-àdo (Lav.)

;

adj.

et s.

sant et

esbenti-se (B.-L.) ; v. — S'clancer,
prendre de l'élan. Cf. abourri-s.
esbentit; sm.— Elan. Cf. abrounquide.
esbentòri (Lav.) ; sm. — Pet, vesse,
en style badin.
esbentoulà; v. — Mettre au vent, à
l'air, aérer, éventer; esbentoulà-s, parer
le vent, prendre l'air, se rafraîchir au vent.
esbentoulade ; sf. — Fréq. d'esbentade; une évaporée.
esbentrà ; v. — Eventrer ; éviscérer,
vider une volaille, une bête de boucherie ;
esbentrà-s, s'éventrer ; se fatiguer à un tra¬
vail qui exige un effort des muscles de
l'abdomen.

esbentrade.

C.

bentrade; éventraouverture du ventre et enlèvement

tion,

—

des viscères.

esbentràt,-ade ; adj. et s. — Eventrée,-e; qui a un petit ventre, un vent ni
mince, plat, un «crevé»; cheval, vache
dits

sans ventre.

esbentregà. — Fréq. d'esbentrà.
esbentregade ; sf. — Ouverture vio¬
lente du ventre ; écrasement de l'abdomen ;
action de

crever

le ventre.

esberbelùdo (H.-A.).; sf. — Ecume
légère des liquides (bière, Champagne, etc.)
V. calie, çjrame.
esberceri ; v. — Acidifier ; agacer ;
csbqrceri-s, s'impatienter, s'énerver.
esberdugà (Lav.) ; v. — Faucher trop
vert.

Ramasser de l'herbe,
verdure, aller à l'herbe.

esberdurà ;
de la

v.

—

esberì, esmeri; v. —• Eveiller, rendre
gai ; esmerl-s, s'éveiller, se dégourdir.
esberìt, esmerit,-ide ; adj. — Eveil¬
lé, émérillonné,-e ; vif, gai, dégourdi,
sémillant, fringant, espiègle.
Loii nèn qu'ey esberlt, l'enfant est éveil¬
lé ; û gouyài esberlt, un jeune homme vif,
alerte, dégourdi ; ion sourélh qu'ey esberit,
le soleil est vif, gai.
esberjinà-s (Os) ; v. — S'évertuer à
faire un travail, plutôt malaisé.
Syn. esmerà-s.
esberliu; sm. — Lubie, idée folle.
esberliut,-e; adj. — Etourdi,-e, tète
folle.

esbermià ;

v.

—

Enlever, ôter les

vers,

esberròc,
esmarròc,
esmerròc ;
Mugissement, bramement; hurle¬
ment ; cri rauque et long ; par ext. effort
bruyant de celui qui vomit.
Que hasè esberròcs couin û taùre, il
poussait des mugissements comme un tau¬
reau ;
lous esberrocs de la bentorle, les
hurlements de la tempête.
sm.

—

esberròc
sourd

—

Poussif,-ive.

(B.-L.)
;

;

sm.

Bruit puis¬

—

détonation sourde.

esberroucà-s,-gà-s
à

ESBITÈC

—

; v.

S'égosiller
bruit,

—

crier, hurler, bramer; vomir

avec

effort.

avec

Que m'esberrdqui à Vaperà, je m'égosil¬
le à

t'appeler.
esbesougnà-s
vail, se dépêcher,
esbetà ;

v.

; v. — Se hâter au tra¬
se décarcasser,

Couper l'osier,

—

esbéucà, desbéucà

;

v.

—

Redresser

quelque chose de gauchi (bèuc).
esbéucà.

C. esbecà.

—

esbéudi-s ;
esbeudi.

v.

—

Devenir veuf,

veuve,

C. abeudà,-dl.

—

esbeyeri (L.) ; v. — Luxer un mem¬
esbeyerl-s, se donner une en)orse.

bre ;

esbicharrià-s ;
vrer.

v.

—

Se saouler, s'eni¬

Cf. esbourrachà-s.

esbicharriàt,-ade ; adj. — Fatigué,
abattu, défait à la suite d'une saoulerie,
d'une débauche.
esbidalhà ; v. — Enlever les bidélhes.
esbidalhade ; sf. — Action d'enlever
les bidélhes.

esbielhà, desbielhà; v. — Enlever,
séparer du troupeau les bêtes vieilles.
esbielhà-se (Lav.) ; v. — Se bien soi¬
gner lorsqu'on est déjà vieux.
esbijarrà; v. — Avec le v. ha, faire
rager, mettre en colère.
esbijarrà-s ; v. — Se mettre en colère;
s'acharner après quelque chose; s'entêter
dans une idée. V. embijarrà, emnalicià.
esbilhoà ;
d'un

labour,

tronc d'arbre

v.

Défaire

—

passer

les

la herse

;

bilions

diviser

un

bilions.

en

esbiragà ; v. — Enlever les biragues.
esbisagglà. — C. embisagglà et déri¬
vés.

esbità ; v.
esbità-s ;

—

v.

Eviter ; abriter, garer,
Vivoter, subsister péni¬

—

blement.
Uroùs

lou qui s'esbite, heureux qui
vie; tout escàs si m'esblli, à pei¬
ne si je m'en tire.
esbitàble,-e ; adj. — Evitable.
esbitàble,-e ; adj.— Où l'on peut vivre,

gagne sa

subsister.

esbitalhà-se

(Lav.)

; v.

—

Prendre

ses

ébats.

esbitalhàt,-àdo (Lav.); adj. — Qui se
démène, qui prend ses ébats.
esbitance; sf. — Modique subsistance,
de

quoi vivre à peine,
esbitassà-s ;
esbitcherrà

v. — Fréq. de esbità-s.
(L.) ; v. — Bêler ; bramer
(en parlant du cerf).
esbitèc,-èque ; adj. et s. — Débrouil¬
lard, qui sait se tirer d'affaire.

�ESBLANDI
esblandì.

ESBOURNIA

—

Forme de

—-

esplandi.

esblasì, esbrasi (G.)
couper à fausse équerre.
esblasi-s ;

v.

478

; v.

esbouladéro

Evaser

—

sa

couleur ; se

flétrir.
pélhe esblaside, une robe fanée, dé¬
colorée ; flou esblaside, fleur fanée,
Ue

esblaside ; sf. — Décoloration,
esblasimén (G.) ; sm. — Evasement.
esblasmi ; v. — Blêmir ; esblasml-s,
se

faner,

se

flétrir.

esblaumi ;

v.

Sécher légèrement, à

—

demi.
Ha

peu

esblaumi la

bugade, faire sécher

un

la lessive,

esblausì.

C. esbalausl.

—

esblinsà-s

(Bas Arm.)

(Lav.)

; v.

—

S'écarter,

—

ter.

esboulatàt,-ade ; s.
qui s'enlève et fait

Action de l'oi¬
vol court ; bat¬
tement d'ailes ; volée d'oiseaux.
esboulatèc,-o (Lav.); adj. et s. — Qui
volette ; au fig. quelqu'un qui est toujours
par monts et par vaux ; personne volage.
esboùlh (B.-L.) ; sm. — Eboulement.
Cf. arralhè, esbounlt. Dans le N. des L.,
vers
le
bordelais, bouillonnement sans

G. aussi

v.

—

adj.

;

v.

Glisser

—

;

Dépourvu,-e, dé¬
dépourvu d'argent.

Eboulement

—

;

choses

esboesà, desboesà; v. — Déboiser;
ôter le goût du bois au vin gâté.
esbouchà ; v. — Cueillir, ramasser du
buis ; détruire une buissaie.
esbouchà ;

v.

—

Bouchonner

un

che¬

val.

esboudegà ; v. — Crever la vessie, le
éti'iper (trivial). V. boudégue.
Que soy esboudegàt, je n'en peux plus,
je suis « crevé ».
esbouderà (M1 Big.) ; v. — Oter le
ventre,

esboumbàt.
esboumbi.
esboundoà
ébrancher.

C. boumbàt.

—

C. boumbl.

(L.)

;

v.

—

Emonder,

esbouni, esboui; v. — Ebouler; esbouni-s, s'ébouler. V. eslurrà-s, esbouhi-s.
esbounide, esbouhide, esbouide ;
sf.
Eboulement, glissement de terres,
affaissement

esboudrilhà

;

v.

—

Mêler, mé¬

Essouffler

; esbouhà-s,
s'essouffler, perdre haleine.
esbouhàt,-ade ; adj. — Essoufflé,-e,
asthmatique ; se dit d'un terrain soufflé,
bouleversé par les taupes.
esbouherà-s ; v. — Se gonfler et fréq.

V.

terrain ;

esbounimén ;

sm.

—

bouchourlà-s.

esbouhi,-igà, esboui; v. — Remuer,
fouger à la manière
du porc; bou i lier ; esbouhì-s, se dit de la
terre remuée qui se gonfle et s'éboule. V.
esbouni; peut encore signifier s'enfoncer,
bouleverser la terre,

faire de mauvaises affaires, tomber
un trou, une fondrière, un
précipice,
esbouhì.
V. esbouni.

dans

au

fig. déconfi¬

S'emploie quel¬

—

quefois pour esbounide,.
esbounit,-ide ; s.

—

Eboulement

;

éboulis. Y. esboùlh.

esbourgnà. — C. esbournià.
esbourlà,-lerà,-lingà,-guerà ; v. —
Effiler du drap à la lisière ; effilocher ;
esbourlà-s, s'effiler, s'effilocher.

esbourladure, esbourlmgue, bour¬
lingue ; sf. — Effilochure ; effilochement.
V. bourle.

esbourlinguère ; sf.
(Lav.)

langer.
v.

de

ture, chute morale.

beurre, écrémer.

d'esbouhà-s.

v. — S'ébouler ; dans le
s'éventrer, s'étriper, s'écarbouiller.

—

sm.

éboulées.' V. esbounide.

esbouhà ;

un

esboulhà-se ;

—

Devenir blond,-e.

—

muni. V. esbrous.
Esbloùs de mounéde,
On dit aussi desbloùs.

esboadis ;

;

—

seau

chaleur. V. bourboù.

esbloùs,-e

Grande

pour

esbliusà (G.) ; v. — Forcer un mem¬
bre ; s'esbliusà, prendre une entorse.

esbloundi-s ;

—

v. — Battre des ailes
s'envoler; esboulassà-s, s'en¬
voler en désordre, sous l'effet de la peur,
esboulassejà. — Fréq. d'esboulassà.
esboulatà-s.
C. esboulassà-s ; vole¬
comme

s'éloigner.

esbliussà (Bas Arm.)
s'échapper, fuir.

sf.

;

volée; essaim.
esboulassà ;

Se faner, perdre

—

;

res

;

—

Les effilochu-

loques.

esbournà (L.) ; v. — Raccourcir. V.
espurità ; ôter par accident un morceau à
un
objet et qui laisse un trou.
esbournàlh ; sm. —• Araire, petite
charrue de bois pour labours légers.
Syn. arét.

esbournàlh.

—

C.

bournàlh;

effi¬

lochure.
esbournalhà ; v. — Labourer super¬
ficiellement ; débrouiller, préparer un tra¬
vail ; mettre en loques.

esbournalhà.

—

V.

embournalhà,

plus usité.
esbournià ; v. — Eborgner ; esbournià-s, s'éborgner, se crever la vue à tâcher
de voir.

—

esbouhilhà.

—

sens

plutôt péjoratif

ies :

fureter.

esbouhit,-ide.

C.
;

—

bouhilhà, avec un
bouleverser des cho¬

C. esbounide.

Que-m soy esbourniàt sus aquét tribàlh,
me suis fatigué fortement les yeux sur
ce travail ;
que eau que t'esbòrnie, entà
Vaperct.be, il faut que cela t'éborgne, te
crève les yeux pour que tu l'aperçoives.

je

�479

ESBOURNIADJE

esbouniiàdje,-niade ;

s.

—

Eborgne-

ment.

esbourniàyre,-e ; adj. — Qui éborqui crève les yeux.
esbourrà; v. — Soulever, enlever la
bourre ; esbourrà-s, en style plaisant, se
donner une peignée ; se déchirer, en par¬
gne,

lant d'une étoffe.

esbourrassà ;
le ventre
trà.

v.

Eventrer,

—

crever

(trivial, sinon grossier). V. esbe&lt;n-

esbourrassade.

Fréq. de esbourre;

—

éboulement, effondrement subit et inatten¬
du de terres, de matériaux ; averse avec
grésil et vent ; au fig. peignée, rixe.
fcsbourassàt,-ade ;
s.
Travail
—
pénible, « crevant ».
esbourratchà-s ; v.— Se soûler, s'eni¬
V.

vrer.

bourràtche.

esbourre ;

sf. — Bagarre, mêlée de
bataille, bousculade ; averse mêlée de
vent violent. V. esbourrassade, arruhèque,
esbourréte ; sf.
esbourrissà ;

veur,

se

esbousilhà.

se

peu

du fil,
chevelure, une
se prendre aux cheharpailler, se donner une « pei¬
v.

Emmêler

—

une

».

battre, de

esbourroà

;

Peignée ; action
harpailler; brouillamini.
v.
Ebourgeonner. V.

esbramicà.

—

C. bramicà.

esbranà ; v. —
brande ; défricher

Couper, arracher la
sol

un

—

esbrancà ; v. — Ebrancher, émonder.
A'ou pas ha en esbrancàn, ne pas faire

à peu mais s'attaquer à la souche ; agir
les grands moyens.
esbrancadé; sm.
Serpe, outil pour
couper les branches.
esbrancadis,-càdje ; sm. — Brancha¬
ges provenant de l'émondage ; broutilles,
esbrancamén ; sm. — Ebranchement.
peu

—

esbranissà.

C. esbranà.

—

esbranlà,-li

; v.
branle. V. abranll.

—

Ebranler, mettre

esbranladis,-lamén, esbrànle ;
—

v.

C.

—

esbouni-s,

(Vient pro¬
Le terme
participe des nuances de s'effondrer et
s'ébouler qu'il réunit dans la plupart des
cas où on l'emploie. V. desbresà-s.
La murralhe que s'esbourroue, le mur
s'effrite, se désagrège et va s'écroulant ;
l·i baque que s'ey esbourroàde, la vache
s'est vidée violemment.

esbourrouadis ;

—
Eboulement,
évacuation violente

sm.

éboulis, effondrement

;

de matières fécales.

esbourroulhà,

eschourroulhà ; v.
faire choir, dévaler des ter¬
res, des pierres, des matériaux, faire un
petit éboulement ; esbourroulhà-s, s'érailler ; s'ébouler, s'effondrer, choir par masse.
Erailler ;

esbourroulhade ;

s'ébouler, de dévaler

sf.
avec

esbourroulhàt,-ade;

—
Action de
fracas; éboulis.

s.

—

Eboulis;

effondrement.
—

esbourrusclade ;
C. esbourre.

esbourrusclàt ;

éclat

Ebranlement,
esbranlide.

avec

C. bourrugà-s.
sf. — Bourrasque.

sm.

; secousse,

— Coup
de bour¬
poussée.

un

sens

en

sm.

secousse,

—

C. abranlide.

esbranquilhà.

—

Fréq. de esbrancà,

de dim., essarter, émonder.

esbranquilhade

; sf.

—

Essartement.

esbrasà,-silhà,-soucà ;-sucà (G.) ; v.
Oter la cendre, l'éparpiller, fourgonner.
Esbrasoucà lou hour, ôter les braises du
four; lou hoéc qu'ey tout esbrasoucàt, la
braise du foyer est éparpillée.
—

esbrasade ; sf.
Action d'ôter la cen¬
dre, de l'éparpiller, opération d'agriculture.
esbrasadé, -soucadé,
esbrusadé ;
sm.
Fourgon, ustensile de boulanger.
—

—

esbrasilhà.
L. aussi, tout

—

C. esbrasoucà; dans les

briser, tout

casser,

faire du

fracas.

esbrasilhade.
C. esbrasoucade, et
aussi action de mettre tout en miettes, en
—

poussière, de tout fracasser
esbrasoucà.
tout

esbourrugà-s.

de

couvert

bruyère.
Syn. esbrucà.

s'effondrer ; se vider le ventre.
bablement de bourras, panse).

rasque ;

bousilhà.

C.

sanglier.
esboussicà, desboussicà; v. — Dé¬
bourser; esboussicà-s, fouiller dans ses
poches. V. espouchicà.
esboussicàyre,-e ; s. — Qui boursi¬
cote ; qui débourse ; dépensier.
esbragalhàt,-àdo (Lav.) ; adj. et s. —
Débraillé,-e, mal nippé.
esbramassà-s ; v. — Se répandre en
cris, lamentations, pousser des braiements,
pleurer très fort, s'époumoner à huer,

—

se

esbourroà-s ;

—

esbousilhade ; sf. — Espace, lieu fougé ; trace laissée par le groin du porc, du

boarroû.

—

—

v.

par

esbourrissade ; sf.
de

averse,

passée.

brouiller, ébourriffer
toison; esbourrissà-s,

gnée

Petite

—

ESBRASSA

esbousicà,-gà, desbousicà;
Défricher, détruire la bousigue.

estimbourre.
violente et vite

—

—

C.

employé dans le

braise.

; frottée.
esbrasà, mais

sens

sur¬

d'éparpiller la

esbrassà ; v.
Casser, rompre les
bras, les faire tomber, dans le sens fig.
causer une
grande surprise et notamment
une
surprise désagréable ; fatiguer beau—

�ESBRASSADO

480

ESBROUSTALH

—

esbrassà-s, gesticuler, se fatiguer, se
dépêcher à exécuter un travail.
Aquét tribàlh que m'a esbrassàt, ce tra¬
vail m'a rompu les bras, fatigué énormé¬
ment; ço qui-m disét que m'esbrasse, les
bras m'en tombent (à cette nouvelle) ; si
nou-m
clèches, t'esbràssi, si lu ne me
lâche pas, je te romps les bras; qua s'esbrasse à-u ha signes, il se fatigue à gesti¬
culer pour l'avertir.
esbrassàdo (Lav.) ; sf. — Algarade,
discussion en train de s'apaiser.
esbrassàt,-ade; adj. et s. — Très
fatigué des bras; manchot,-te.
esbrastà, desbrastà; v. — Oter la
coup ;

braste, décrasser.

esbrastade; sf. — Décrassage, net¬
toyage.
esbrastadis; sm. — Curures, crasse
enlevée.

esbreà ;

v.

pl.

—

Enlever la

—

Cris aigus
vive arête

(brée).

esbrigalhadis,-se ; s. — Miettes, bri¬
On dit aussi esbrigalhs.
Syn. esbries, bries.
esbrigalhoutejà. — Fréq. augm. de
esbrigalhà, réduire presque en poussière.
esbrinchà,-choà ; v. — Détacher, cou¬
per des brins, des rejets (brinches).

sures.

esbrinchadure ; sf.
laire, déchirure de nerf.
esbrisà.

(H.-Big. Lav.) ; v. — Briser, ré¬
miettes (he'os). V. esbrigalhà,
esmiussà, esgriualhà.
esbrecà ; v. — Ebrécher, faire une
brèche, une encoche; entamer une chose:
du pain, sa fortune, etc. ; rogner.
en

Esbrecà lou coutèt, ébrécher le couteau ;
esbrecà-s lou dit, se couper, entailler le
; qu'a la soutade drin esbrecade,
salaire entamé, ébréché.

doigt

il

a

esbrecade,-dure ; sf. — Ebrèchement,
brèche, encoche ; diminution, ce que l'on
retranche de.

esbregnà-se (H.-A.)

S'écrouler,
s'effondrer, cesser d'être (d'après Filadelfo).
esbrenm,-Îbo (Lav.); adj. — Friable,
qui se brise aisément.
esbrencilhà ;

v.

—

; v. —

Tailler, mettre

en

brins.

esbrentà

(H.-Big. et M'-Big.).

—

C.

esbentrà.

esbrequerà.
esbréyt (M')

;

bramèt.
;

v.

—

Beugler. Cf. bramà,

bourruglà.
esbrià.

—

esbries ;

C. brisà et esbreà.

sans

un

; v.
détériorer

sol buissonneux.

esbrouhi, esbruhi;
ébrouement

V.

sf.

pl.

—

un

lubie,

«

sortie

».

Brisures, miettes.

esbrigalhà

; v. — Brésiller, concasser,
briser en menus morceaux ; abî¬
; rouer de coups, contusionner, bles¬
massacrer; esbrigalhà-s, s'abîmer, se

casser,
ser,

ou

un

—

Faire,

pous¬

bruit

On dit aussi esbruchide

(rare).
esbroujà ; v. — Réduire en bouillie
(broje) broyer; esbroujà-s, s'écraser dans
une chute, un accident quelconque.
esbrouncà ; v.

— Ebrancher et couper
les branches ; tirer les brouncs, couper
les nœuds des branches, les chicots.

ras

esbrouncadis ;
sm.
—
Branchages
d'émondage, branches coupées à la hache.
esbrouncàdje,-cadure ; s. — Ebranchage, émondement.
esbrouncàlhs ; sm. pl. — Branches
courtes, morceaux de branches provenant

l'ébranchage.

esbrouncalhoàdje
morceaux

;
sm.
d'esbrouncàlhs.

esbrounci.
esbrouncide.

Menus

—

C. abrounci.
—

C. abrouncide.
—

Décortiqué,-e,

écalé. V. esbloùs.

brée, brie.

mer

v.

analogue ;
éclater en paroles ; esbrouhi-s, s'ébrouer.
esbrouhide,-uhide ; sf.— Action d'un
cheval qui s'ébroue; accès d'humeur, de
colère de courte durée; coup de tête,
ser

esbroùs,-o (G.); adj.

C. esbreà.

muscu¬

(L.)

—

esbreytà

Lésion

—

—
Egrener avec la
l'épi.
esbroucà ; v. — Couper, tailler, enle¬
vés le broc, le bruc. V. esbrouchigà.
esbrouchigà ; v. — Débroussailler, dé¬

de

Fréq. de esbrecà.
sm. — Beuglement. Cf.

—

—

esbriulà

fricher

esbreà

son

contusionner.

main

esbràys (Lav.) ; sm.
d'enfant ; braillements.

duire

lous joulhs, je me suis abîmé les genoux
(en tombant) ; lou pâ que s'esbrigalhe, le
pain s'émiette.
Syn. esbreà, esbrisà, esmiussà.
esbrigalhade ; sf. — Action de briser,
casser ; bagarre où l'on s'est roué de coups
et blessé ; action de frapper et de blesser,

blesser fortement, s'entre-massacrer.

Esbrigalhà la bac.hère, briser la vaisselle;
esbrigalhà de patacs, rouer de coups et
blesser ; que soy esbrigalhài de fatigue, je
suis recru de fatigue; que m'èy esbrigalhàt

esbrousà ;

v.
—
Epamprer ; décorti¬
écaler, dans le G. V. desbrousà.
esbrouse ; sf. — Pampre. Cf. pampe.
esbroustà ; v. — Couper les brouts,
brouter ; effeuiller ; ébrouter.
esbroustàdje,-tade ; s. — Action de

quer,

brouter.

esbroustàlh;
coupé ; s'emploie
esbroustàlhs.

sm.

—

Bout de brouste

généralement

au

pl.

:

�ESBROUSTALHOA

481

esbroustalhoà,-tilhoà

; v. — Faire
esbrousiàlhs, essarter ; tailler les som¬
mités aux arbustes, à une haie.
esbroustassà.
C.
esbroustalhoà,
des

—

mais

plutôt péjor.
esbroustassejà ; v. — Tailler par ci,
par là des bromt.es.
esbrouyà. — G. esbroujà.
esbrucà ; y. — Couper le bruc. C.
avec un sens

esbroncà, esbranà.
esbruchi.

G. esbrouhl.

—

esbruchide.

C. esbrouhide.

—

esbrudi, esbruytà;
esbrudià (Lav.) ; v.
brùdio (les boyaux).
esbruhì.

v.

—

—

Ebruiter,
Enlever la

V. esbrouhl.

—

esbrumalhade ; sf.

—

Brume, brouil¬

lard passagers.

esbrume (L.) ; sf. — Menus brins de
paille et balles de seigle que le fléau déta¬
che des gerbes battues : ha courre l'esbru¬
me, ôter les criblures afin d'avoir le grain
net. V. palhussè. Conf. avec esgrume. Pour
le blé

on

dit baluhe.

esbrùs,-e ; adj. — Qui est brisé,-e,
friable; qui se brise facilement.
V, brusc, et bruse (Sup.).
esbrusà,-soà,-si,-serà; v. — Réduire
en
poussière, en cendre, en très fines

émietté ;

miettes.

Esbrusà mesture, émietter très finement
la

((

esbruserà lou hour, se¬
enlever les cendres, la braise du
tout acò que s'esbrusère, tout cela

mesture

couer,

four ;
tombe

en

»

;

poussière,

esbrusadà.— C. esbrasoucà et esbrusà.
esbrusadé.

C. esbrasadé.

—

esbrusadìs,-serìs ; sm. — Ce qui a
été réduit en poussière, en miettes ; ac¬
tion de briser, d'émietter.
esbrusalhis,-lhoè ; sm. — Poussière,
choses émiettées, brisées; par anal, amas
do boutons très petits sur la peau.
esbruse ; bruse (L.) ; sf. — Grain
poussiéreux, brisure ; étincelle, battitures.
particule, fragment. V. bue.
esbruse,-ère ; sf. — Marteau, maillet
pour détacher la graine du lin, sérançoir.
esbruserà ; v. — Sérancer, diviser la
filasse du lin ; dréger, battre le lin pour
recueillir la graine. C. esbrusà. V. agrifà au
Sup.

esbruseràdje
esbrusère.
de sérancer.

; sm.

-—•

V.

—

Travail du lin.

esbruse

(2)

;

action

Résidus inutilisa¬
bles du travail du lin ; fine poussière, chose
finement émiettée, broyée. V. esbrusadl-s.
esbrùsi (Or.). — C. esbruse (1).
—

esbruside.

ESCABÈT

esbruytà (L. Os. Or.). — C. esbrudi.
esburbà-se (G.). — C. esdeburà-s.
esburgà. — V. esburguerà, plus usité,
esburgue ; sf. — Galette faite avec les
restes du pétrin (environs de Nay-Betharram). V. coque, tegnole, gàrfou.
esburguerà ; v. — Racler le pétrin ;
s'applique aussi au fig. pour dire que l'on
ne
laisse rien qui vaille, là oti on est'
passé ; le fr. dit écrémer, avec un sens
identique.
esburrià ; v. — Ecrémer; s'emploie
au propre et au fig.
esburriadé ; sm. — Spatule pour l'écrémage, le travail du beurre.
esburriàyre,-e ; adj. et s. — Ecrécelui, celle qui ramasse ce
qu'il y a de bon, de meilleur,
esbuscà, esbuscalhà. — C. buscalhà.
esbuscàyre,-e ; adj. et s. — Ramasseur,-euse de menu bois (buscalhes) ; émonmeur,-euse;

deur.

escâ,-gno (Lav.) ; adj. — Avare, ladre,
(Arm.) ; sm. — Arc, ar¬
ceau de feuillage et de fleurs ; tonnelle de
escabanét

verdure.

escabelàyre,-e, escabelè,-re ; s. —
; qui fait payer les chaises, à
l'église, au spectacle.
Syn. cadieràyre-e.
Chaisier,-ère

escabèle ; sf.

—
Escabeau, chaise, siè¬
Y. escabèt.
escabelè,-re. — ,C. escabelàyre.
escabeléte,-lote ; sf. — Petite esca¬
bèle, selette.
escabelhà, escaboulhà ; v. — Oter
l'épi ; décapiter ; briser les épis avec le
fléau ; escabelhà-s, se casser la tête, se bles¬
ser à
la tête. S'emploie généralement en
style badin. V. escaboussà.

ge.

escabelhà ;
le faîte

sur

v.

cap,

escabelhade ; sf.

l'épi

;

Escalader et passer

—

(vient de

cabélh).

Action d'enlever
dispute, bagarre où on se frappe à la

tête ; décapitation.
escabeloû ; sm.

—

—

Petite chaise, esca¬

beau.

escabelòyo (Lav.)
mauvais

;

sf.

—

Escabeau

en

état, boiteux.

escabessà, escaboussà,-rrà ; v. —
Décapiter; étêter, ôter le cabòs; escabessà-s,
se

casser

la tête. C. escabelhà-s.

Escabessà
escabessà

û
arbe, étêter un arbre ;
arrabes, ôter la partie feuillue des

raves.

esbruseris ;

esbrusi.

—

sm.

—

C. esbrouhl.
—

C. esbrouhide.

escabessà (Lav.) ; v. —
col d'une chemise. V. cabés.
escabèt ; escabètch
Escabeau.

sm.

(As.)

Echancrer le
;

escabèu ;

—

(L'escabèt est plus petit que Vescabèlei.
Syn. souquéi, trubîs.
31

�ESCABO

ESCALABARRI

—

482

escàbo ; sf.

— Seine,
traîne, espèce de
pèche (d'après Mistral).
escabòt; sm. — Echeveau de fil et,
quelquefois, peloton de fil.

filet de

escabòt ;

Petite troupe ; trou¬
peau moyen : une vingtaine de bêtes, un
peu plus important que l'estàlh. Cf. ligòt,
troupét.
U escabòt de moùnde, une petite troupe
de gens; û escabot tirai dou troupèt, une
fraction du grand troupeau.
sm.

—

escabougnàt.

C. cabougnàt.
escaboulhà,
esgaboulhà;
v.
Oler
lés
caboàlhs ;
briser
rompre,
—

—

un

crâne.

nuance

C.

&gt;—

escaboussà,

avec

péjor.

escaboussà ; v. — Décapiter, ôter le
cabàs, le briser, le rompre; escaboussàs,
cogner la tête ; se battre et donner des
coups à la tête. V. escabessà-s.
escaboussade ;

sf.

—

la tête, à la tête
de décapitation.

cogner
sens

escaboussejade.

Action

de

Fréq.

—

de

esca¬
*

escaboussò

(L.) ; sm. — Le
appelé dans le G. escoubossà.
escaboutà-s ; v. — Se mettre en
se

se

prend rarement le

;

boussade.

bòt ;

dénce, bonne réussite; qu'en aboù l'escadénee, il en eut l'occasion. On dit, mais
plus rarement, en B. aussi, escadude.
escadi (Lav.) ; v. — Racler ; gratter
fort, fourbir,
escadre ; sf. — Escadre,
escadrilhe ; sf. — Escadrille,
escadroû; sm. — Escadron,
escadude ; escayjùdo (G.) ; escajùdo (Big.) ; esquèudo (Lav.) ; sf.
— C.
escadence.

escagalà (Lav.) ; v. — Vider l'intestin,
récipient ; tondre la queue des ovins,
escagarrà (Lav.) ; v. — Vider, épuiser,
escagassà, escargassà ; v. — Affais¬
ser, écraser, déprimer, aplatir ; escagassà-s,
s'affaisser, se déprimer ; faire dans ses
chausses, se relâcher ; ne pas opposer de
résistance, s'aplatir lâchement.
escagassade, escargassade ; sf. —
Affaissement ; aplatissement ; relâchement.
On dit aussi escagassàt.
escagnisclà,-nisclà,-gniulà ; v. —
Crier (en parlant d'un chien).
escagnisclade ; sf. — Cri plaintif,
hurlement de chien plus long que l'escagnisclet.
escagnisclét ; sm. — Cri plaintif,
peureux du chien.
escahét (B.-L.) ; sm. — Effort, cri pour
s'éclaircir le gosier, se désengouer.
un

escabourrà.
une

escadénce ; sf. — Echéance; chance,
réussite ; occasion.
Per escadénce, par chance ; boune esca¬

dit

des

bêtes

repas

esca¬

qui s'écartent du

troupeau. V. arcaboutà-s.

escaboutè,-re ; s. — Possesseur d'un
petil troupeau.
escabroùs, escalabroùs,-e ; adj. —
Scabreux,-euse, raboteux, abrupt.
escabussà ;
dérivés. V.

v.

C.

—

escaboussà

et

descabussadc.

escàch, escàych,-o (V. la Neste) ; s.
Vannier,-ère (vieux). N. de p.
escachalà,-chilà ; v. — Casser les
ments ; arracher les molaires
(cacliàus) ; escachalà-s, se casser, perdre les molaires.
escachalàt,-chilàt,-ade ; adj.— Eden-

escahi ;

v. — Diminuer, amincir, ré¬
volume, la taille.
escahit,-ide ; adj. -— Mince, élancé;
élliqué, court.
escahit,-ide ; adj. — Gai,-e, enjoué,
éveillé, vif.

duire le

Syn. escarrabelhàt.

—

escahurrà-s ;
dans

;

escàde,-je,-se

; v.

sf.— Echasse, béquille.

Echoir ; arriver ;
toucher juste ; dévolu par le sort ; avoir
lieu, se faire ; dans le sens actif, réussir une
—

chose.

Lou pag que-s ba escàde, le paiement
vient à échéance, il va échoir; lou cam
qui
se

m'ey escadùt, le champ qui m'a été

dévolu ;

escàde

lou cop, réussir le coup ;
la hèste que s'escad û diménche, la fête tombe un dimanche ; qu'at hè
coum s'escàt, il le fait
comme ça vient,
comme ça tombe;
escàde-s'y, deviner juste,
arriver à point; à l'escadàt, à touche-quilouche : tirà à l'escadàt, tirer au hasard.
toucher

juste

;

escademén.

—

V. escassamén.

v.

Se terrer,

—

se

tapir

cahùr.

escahurràt,-ade; adj. et

s.

—

Qui

se

cache, vit seul, loin du monde,
escàje, escàyje (Big. G.).— C. escàde.
escalà,-ne; s. — Fabricant,-e, mar¬

terre,

té,-e.

escache,-asse

un

se

chand d'échelles ; au

mince,

fig.

personne

grande

N. de p. V. escalarlsle.
escalà ; v. — Monter au moyen d'une
échelle, à une échelle ; échelonner, esca¬
lader, gravir,
et

escalà
escalà

osseuse.

(M4) ; sm.
(B.-L.) ;

—

Passage difficile,
—
Echelon. Cf.

sm.

escaloû.

escalabardà ;

v. — Fréq. de ciscalabrà,
briser, démolir, abîmer, pourfendre,
accabler, rouer de coups ; escalabardà-s, se
rompre les membres, s'abîmer.
escalabàrri ; sm. — Passage en mon¬
tant, difficile et périlleux (composé de
escale et de barri).

casser,

�483

ESCALABRA

escalabrà, descalabrà ; y. — Déca¬
ext.. défaire, démolir. V. esca-

la brer ; par

'

labardà.

escalabrade,

descalabrade ; sf. Action de ravager, démolir, tout casser ;
bagarre avec coups, rixe.
escalabràt,-ade ; adj. — Décalàbré,-e ;
par ext.

défait,-e, ravagé;

au

flg.

personne

maigre, défaite, ravagée.
escalabroùs,-e. — C. escabroùs,-e.
escaladà ;

—

là-s.

escalamousì, esgalamousi; v. —
Fatiguer, exténuer par l'effet de la chaleur,
de l'insolation, de la soif.
I.ou sourélh que m'a escalamouslt,
soleil m'a ôté toute énergie.

le

escalamouside ; sf.
tude

provoquée

—
Fatigue, lassi¬
la chaleur.
—
Se fatiguer, s'exté¬

par

escalanà-s ;

v.

nuer.

escalanàt,-ade
exténué ;

adj.

;

—

Fatigué,-e,

ext. insouciant, paresseux.

par

escalanci ;
rendre maigre,

Débiliter, affaiblir,
mince, fluet ; escalancl-s,
maigrir, devenir débile, se « fondre », se
v.

—

dessécher
escalancide ; sf.
—

— Débilitation.
escalancìt, escancit,-ide ; adj. et
Retrait, débile, anémié, malingre.

escalarmà
bes ;

(G.)

; v.

escalauà

(G.)

; v.

cognée. V. ascle, arralhe.
Au càssou cadùt, touts
chêne

au

abattu

tous

(prov.). V. etstère.
escalhà,-lhoutà
terme

cour¬

;

v.

que hèn escàlhs,
font des copeaux

—

plaisant, s'écorcher,

rement ;

Ecailler; faire

se

s'écailler.

en

blesser légè¬

escalhabà,-assà ; v.
Lapider, pour¬
suivre en lançant des cailloux ; escalhabà-s,
se battre à
coups de cailloux.
escalhade,-bassade ; sf. — Lapida¬
tion, voiée de coups de cailloux.
escalhàyre,-e ; adj. et s. — Bûcheron,
-ne
spécialisés dans le travail de fendre des
—

bûches. On dit aussi escalhè,-re, escalhoù.
escalhe ; sf. — Ecaille. Y. escàlh; par¬
tie du chanvre dont la
qualité est comprise
entre

l'étoupe et la partie fine. Cf. escày.
sf. — Quantité d'escàlhs

escalhoù ;

Ihàyre;

;

sm.

—

Ecarter les jam¬
jambes.
Escalader (d'après

ses

Noulens).
escale ; sf. — Echelle ; passage, chemin
difficile où le sol forme des gradins. V.

h'i Vescalé.te, faire la courte-échelle ; tiéne
l'escale, tenir l'échelle, aider un complice.
escale (L.) ; sf. — Grain gâté par le
charbon : que y a hort d'escales au blat, il
y a de nombreux grains charbonneux au blé.
escalè ; sm. — Escalier ; degré, marche
d'escalier ; irrégularités dans la coupe des
cheveux, de la tonte.
escalejà ; v. — Escalader, grimper,
gravir.
escaleràt,-ade ; adj. — Celui, celle
dont le calé est tombé; qui est taillé, rangT en escalier. On appelle escaleràt un
épi dont les rangées ne sont pas régulières.
Syn. esculàt.

V.

esca-

en

escàlli.

escalhoutejà ; v.
d'escalhoutàyre ;

abandonnés

—

Faire

petit tra¬
des copeaux

un

ramasser

place.
escalibàut,-e ; adj. et s. — Sale, mal¬
propre ; personne dégoûtante.
sur

escalihoùr ;
bâtards.

escalòt,-e.

escalà.

Escale de md, échelle à main, légère;
escale double, échelle double ; ha l'escale,

Petit escàlh.

Big. petit billon de sillon.
escalhoutét-,e ; s. — Petit, tout petit

Fabricant

—

—

Petite,

des escàlhs; fendre du bois; escalhà-s,

vail

escalarmà-s, écarter

—

escalèyrou ; sm. — Forme quelque peu
burlesque de escalè, escalét.
escàlh,-e ; s.
Ecaille; éclat de bois,
copeau épais ; bûche éclatée, fendue à la

s.

V. escalouride.
—

; s.

échelle.

écaillère.

(B.-L.) ; sf. ■— Flamme
légère; action de se réchauffer légèrement.
sm.

escalét,-e, escaloû
te

escalhère ;

escalandrìdo

escalariste (Lav.) ;
d'échelles. V. escalà.

escalère ; sf. — Echelle courte qui che¬
une haie et sert à la.
traverser, qui
permet de passer d'un sol en contre-bas à
un
champ au-dessus. On dit aussi escalòt.
vauche

—

Escalader.
escaladàyre,-e ; s. — Escaladeur,-euse.
escalade ; sf. ■— Escalade,
escalamassà-s ; v. — Se mettre à cali¬
fourchon ; écarter les jambes. V. escamarv.

ESCALOURI

—

sm.

—

escaloû ; sf.

—

Mariage

entre

V. escalère, escaléte.

Echelon ; petite échelle ;
Big. billon, crête de sillon.
escalougne; sf. — Echalote, herbe
d'Ascalon. On confond parfois avec esca—

en

noulhe. V.

ce m.

escalourade,-ride
réchauffer.
Dat-be ue

;

sf.

escalourade,

du feu et réchauffez-vous.

escalouràdo (G.);
chaleur ; suffocation.

escalouri;
cscalouri-s,

de

approchez-vous
—

Bouffée de

—
Réchauffer, ranimer;
réchauffer, s'animer, s'é¬

Lou tems que

soy

Action

v.

se

chauffer.
rature

sf.

—

bbu escalouri-s, la tempé¬
se réchauffer;
que-m

semble vouloir

escalourit, je

me

suis réchauffé.

�ESCALOURIDE

—

484

ESCAMUSSÉT

escalouride ;

sf. — Réchauffement ;
de chaleur (en parlant de la tempé¬
rature) ; chaleur qui ranime.
escalourit,-ide ; adj. et s.— Réchauf¬
fé,-e ; qui a naturellement chaud et ne
craint pas le froid ; chaleureux.
Qu'ey escalourit! dit-on de quelqu'un
qui, par un temps froid, va légèrement
coup

vêtu.

escampà

(B.-L.)

étendre sur le sol
de la cendre.

;

v.

Eparpiller,

—

escampà cièr, répandre

:

escampà-se (M* Rig.)

; v.

S'écarter,

—

s'éloigner.

escampàt,-ade

escamparràt,
et

s.

d'une

habité,

; adj.
éloigné d'un centre
agglomération, dans la

Ecarté,-e,

—

campagne.

escalurrà-s ; v. — Se terrer, se
un calur. V. escahurrà-s.

tapir

dans

escamà ;

v. — Rompre, enlever les
priver de jambes ; escamà-s, se
rompre les jambes ou une jambe; se fati¬
guer les jambes.
Escamà ue taule, couper, enlever les
pieds d'une table ; escamà-s de courre, se
fatiguer de courir ; que-m soy escamàt entà
l'atrapà, je me suis rompu les jambes pour
l'atteindre; escamà milhòcs, couper les
tiges de maïs.
escamalargà,-jà ; v. — Ecarter les
jambes, « ouvrir le compas », enjamber.
escamalargàt,-jàt,-ade ; ad j. et s. —
Qui marche les jambes écartées; bancaire.
escamàndro (Big.) ; sf.— Dévergondée,
fille coureuse ; péripatéticienne. (Confron¬
ter avec mandre, renard femelle).
escamaria; v. — Ecarquiller les jam¬
bes, disloquer les jambes; escamarlà-s,
écarter ses jambes largement,
faire le
«grand écart»; se mettre à califourchon,
à cheval sur ; se disloquer les jambes.
escamarlade ; sf. — Action d'écarter
largement les jambes, de se mettre à
califourchon ; enjambement.
escamarlàt,-ade; adj. — Bancal,-le.
escamàt,-ade ; adj. — Amputé d'une
ou
des deux jambes; boiteux,-euse, chose
qui n'a plus de pieds, de jambes.
L'escamàt que s'en demande, l'amputé
mendie; û labadé escamàt, un lavoir sans
pieds.

jambes,

qu'ey à l'escamparràt, la borde
escamparràt,
on l'a éloigné, transporté à l'écart.
escampét (à 1') ; loc. adv. — A la
dérobée, à la volée.
La borde
à

est

l'écart, loin; que l'an

escampéte ; sf. — Fuite, évasion.
Gahà l'escampéte, s'enfuir, s'échapper,
escampi,-pourri (Lav.) ; v. — Insulter
grossièrement.
escampich,-e (L.) ; adj. — Espiègle;
qui est agile, leste. On dit aussi escampis.
escampichoùs,-e (L.) ; adj. — Fat,
« faiseur
d'embarras », infatué
de soi,
gandin.
escampilhà (G.). — C. esbarriselà.
V. escampà (a).
escampilhàdo ; sf. — Eparpillement,
dispersion.
escampilhàyre,-o ; adj. — Dissipa¬
teur. C. esparricàyre.
escampitrà (Bay.) ; v. — Décamper,
fuir, s'échapper.
escàmpo (G.); sf. — C. escampét;
échappatoire, prétexte.
escampouri; v. — Eclore, s'épanouir,
fleurir. V. esclòye.
escampouride ; sf. — Floraison, éclosion (en parlant des fleurs),
escamuchét.

—

V. escamùs.

escamuflà (V.-Rt et Big.).

—

C. esca-

musà, mortifier.
escamuflàt,-ade.

Balhà per escàmbi, donner en échange,
échanger; chibàu bòrni per abùgle, machan escàmbi!
Mauvaise opération que
d'échanger un cheval borgne pour un
aveugle. V. biscàmbi. Escambiàdje et es-

escamusàt.
— C.
escamùs,-usséVuchét,-ussoû ; sm.
La lin, ce qui reste de la quenouillée
attaché à la quenouille. V. camuchét.
escamusà ; v. — Rendre camus ; don¬
ner
une
nasarde; infliger un camouflet,
mortifier. V. escamuflà; escamusà-s, se
le nez », se tromper, tomber en
« casser

cambiade sont moins usités.

confusion.

escàmbi,-iàdje,-iade

; s.

—

Echange,

troc.

escambià ;

v.

Echanger, troquer,

—

permuter. V. cambià, biscambià.
escàmbou

(Lav.)

;

sm.

—

Tapage,

—

escamusade ; sf. — Nasarde, camou¬
flet, riposte insultante, mortifiante. On dit
aussi escamussade.

escamussà ;

tumulte.

escamoutà ; v.

Escamoter.
escamoutàdje,-tade ; s. — Escamo¬
tage, substitution, vol.
escamoutàyre,-e ; adj. — Escamo¬
teur,-euse ; se prend le plus souvent en
mauvaise part.
escampà. — C. descampà.
—

v.

escamussade ;
ver

la

Finir, achever la

—

quenouillée. Se dit aussi
sf.

quenouillée.

pour
—-

Se

escamusà.
d'ache¬
aussi pour

Action

dit

escamusade.
à

escamussàyre,-e ; adj. — Qui se plaît
mortifier, à jouer des tours désagréables,
escamussét.

—

V. escamùs.

�ESCANA

485
v. — Egorger; escanà-s, s'é¬
s'étrangler en avalant de travers,
en parlant avec volubilité, s'engouer.
Escanà lou porc, égorger le cochon;
escanà de pou, causer une frayeur telle
qu'on en est étranglé ; escanà-s de bébe,
boire goulûment et s'engouer; escanà-s de
tribalhà, travailler au point d'en perdre

escanà ;

gorger,

—

ESCANOULHE

escandìlh,-tìlh; sm. — Echantillon,
pelit morceau détaché d'une pièce; dimi¬
nution d'une meule de moulin par le repi¬
quage.

Està de boû escantilh, être de bonne race,
sortir d'une bonne

pièce.
escandilhoà,-tilhoà ; v. — Echantil¬
lonner ; repiquer une meule de moulin ;

haleine.

abattre les bords.

escanà-s'en ; v. — Comme escanà-s,
mais seulement dans les cas où on ne s'é¬

escane-baque, escane-boéu; sm.
Etrangle-vache, bœuf, bugrane (plante),

gorge pas, où l'on ne se tranche pas
gorge : s'engouer, se dépêcher.

la

escanaberà

(Lav.) ; v. — Enlever la
élargir une encolure.
escanaberàt,-àdo ; adj. — Qui a un
col trop large. V. esgalenàt.
escanade ; sf. ■— Action d'égorger,
d'étrangler; gorgée, bouchée goulue.
escanadé,-re ; adj. — Qui étrangle,
étouffe ; qui doit être égorgé.
escanadé, escanatòri,-natè ; sm. —
Coupe-gorge; passage dangereux, étroit.
escanadoù ; sm. — Egorgeur, tueur de
canabiro, le col

;

cochons gras.

escanàt

(Lav.).

C. escanadé,

—

coupe-

gorge.

escanàt,-ade ; adj. et s. — Personne à
mince, dont les muscles saillent com¬
me au cou
d'un étranglé.
escanàt (à 1') ; loc. adv. — Agir pré¬
cipitamment ; manger très vite.
Qu'ai hè tout à l'escanàt, il fait tout avec
précipitation.
escanatè.
C. escanadé, coupe-gorge,
cou

—

mauvais lieu.

escanatòri ;

sm.—

Egorgement

; meur¬

tre. C. escanatè.

escanaulà ;

v. — Serrer le cou dans
trop étroite.
escanaulàt,-ade ; adj. — Qui est serré
dans un col étroit, en style badin.
Ant. escanaberàt, esgalenàt.
escanàyre,-e ; adj. et s. — C. escanudoù; usurier avide, impitoyable; mau¬
vais maître ; travailleur acharné et cupide,
escancalhà (L.).— C. escalhà et dérivés,
une

canaule

escançanit ou escanssanit,-ide (L.)
adj. — Epuisé,-e par la débauche,
escancèts.

—

escandà,-toà

;

C. cancèts.
; v.

■—•

Evaser,

casser

les

bords. V. escantà.

escandàle ; sm.
escandalisà ; v.

Scandale,
— Scandaliser ; confusionner; faire un affront; escandalisà-s, se
scandaliser; tomber en confusion.
escandaloùs,-e ; adj. et s. — Scanda
leux,-euse ; grossier ; honteux, infâme ; qui
se
scandalise facilement, pincé, qui ne
comprend pas la plaisanterie, se formalise
sans

—

raison.

escandalousamén ; adv.— Scandaleu¬
sement.

escane-biélhe.

—

C. etscane-crabe.

•—

escane-clouque ; sm. — Litt. étrangle
poule, fragon, housson (ruscus aculeatus,
plante).
Syn. agraulét,-loû, aurustoùn, ganache.
V agréu.
escane-cot ; sm. — Chose qui étran¬
gle ; gorgée, bouchée mal avalée et qui
provoque des efforts de rejet, qui fait tous¬
ser; casse-cou, strangulation, étranglement;
nœud coulant, lacet pour capturer les
oiseaux, les petites bêtes ; un travail dan¬
gereux, fatigant.
Carnî d'escane-cot, chemin de casse-cou ;
chemin dangereux à cause des malfaiteurs

qui le hantent ; qu'at hè tout à Vescane-cot,
i! fait tout précipitamment ; passà Vescanecot, passer un nœud coulant ; au fig. forcer
quelqu'un sous menace ; père d'escane-cot,
poire d'étranguillon.
escane-coutèt ; sm. — Dans l'expr. à
l'escane-coutèt, en querelle, comme si on
allait s'égorger.
Que souri à Vescane-coutèt, ils sont en
très mauvais termes; blbe à Vescane-coutèt,
vivre en querelle continuelle et violente.
escane-crabe ; sm. — Se dit des fruits
âpres, sauvages des haies, d'herbes rugueu¬
ses
qui engouent, provoquent l'étouffement ; s'applique aussi à un passage dan¬
gereux, même pour les chèvres.
Prue d'escane-crabe, prune sauvage, pru¬
nelle ; ù bilàdje d'escane-crabes, un village
perché, accroché à la montagne.
escanedoù.
C. escanadoù, vers Or.
—

et les L.

escane-graulhes ;

sm.

—

Egorge

gre¬

nouilles, petit couteau à lame fine, sorte de

stylet.
escane-praùbes ; sm. — Egorgeur de
pauvres, usurier, exploiteur de pauvres
gens.

escanilhà ; v. —
escanilhade ; sf.
ler ; au

fig.

une

escanisclà.

Echeniller.
—

Action d'échenil-

frottée.
■—

C.

escagnisclà et déri¬

ves.

escanoulhe ; sf. ■— Oignon qui a ger¬
mé et qui s'est amolli ; jeune oignon que
l'on mâche en le tapant pour le manger
cru.

V. escalougne.

Qu'ey macàt, coum
t-on de quelqu'un qui
sionné.

ue

a

escanoulhe, diraété battu et contu¬

�ESCANSSANIT
escanssanìt.

escantà,-toà
v.

Casser

—

ESCAPULARI

—

486

V. escunçanìt.
escanterà,-tricà (L.)

escapamén ;
évasion, fuite.

—

;

chose

une

aux

bords,

;
aux

; sm. — Echappatoire ;
style badin ; pertuis.
escape ; sf. — Fuite, évasion ; vanne ;
pertuis.
Houràt d'escape, trou de fuite des eaux ;
Nouste Daune d'escape; N. D. de fuite, dans
celte expr. recournandà-s à N. D. d'escape,
implorer l'aide du ciel pour s'enfuir, se
tirer d'une bagarre ; lou mau
qu'ey d'es¬
cape, le mal est guérissable.
escapià ; v. — Dégrossir ; ébaucher ; en

fuite,

les bilions d'un labour, émotter; escan-

toà-s,

se casser aux

ment

quand

bords;

dit familière¬
V. esbrecà.
Escantoà lou pâ, entamer le pain, en
tirer un chanteau ; escantoà ue tesure, ébrécher un récipient; lou mes qu'ey escantoàt,
se

on se cogne un os.

le mois est avancé.

escantàdje,-toàdje,-tricàdje,-toade
s.

Action

—

;

d'ébrécher, d'écorner.

escanterà ;

v.

—

estégne.
sf.

—

Extinction,

amor¬

tissement,

escantilh.

—

C. escandilh.

escantricà-s
côté

(L.) ;
(cant), pencher, se

escantoà.

escàp ;

—

v.

—

Tomber de

renverser,

V. escantà.

—
Echappatoire ; issue ;
sauve-qui-peut.
Troubà l'escàp, trouver l'issue, le moyen
de s'échapper. On entend parfois tout
escàp
pour tout escàs, à peine.
escàp,-e; adj. — Sauf,-ve, hors de
péril ; rusé, agile, leste.
escapà ; v. — Echapper, éviter, s'éva¬
der, sortir du danger; escapà-s, s'échapper,
s'enfuir, réchapper d'un danger, d'une
maladie; s'oublier.
Uroùs qui s'en escape, heureux qui en
réchappe ; qui évite de ; qui s'en tire ;
cscapà-s de la hourre, se tirer de la bagar¬
re, de la foule ; la paraule que se m'ey
escapade, le mot m'a échappé; que semble
û escapàt de galères, on dirait un évadé des
galères, du bagne, il a une mine peu ras¬
surante, c'est un vagabond ; escapà-s'cn,
s'en tirer ; per û pun escapàt, qu'en eau
deshà cén, pour un point
échappé, il faut
en
défaire cent (die.) ; escapà-la
bère,
l'échapper belle.
escapade, escape; sf. — Action de
s'échapper ; escapade ; petite course, voyage
de courte durée ; échappée.
escapadé ; — V. escapatòri plus usité.
escapadé,-re ; adj. — Qui peut échap¬
per ; qui est de nature à s'échapper; se dit
d'une personne, d'un animal qui s'échap¬
pent de la maison, du troupéau, qui trom¬
pent la surveillance. V. escapadoà; en Lav.
on
appelle le sacrum os d'et escapadé.
escapadis,-se ; s. — Echappement ;

moyen

sm.

;

adj.

—

Qui s'échappe.

ou

tout autre

lieux,

écraser,

renverser;

mettre

en

bouillie,

écar-

bouiller.

escapoutide.

C.

—

escapitade; écar-

bouillement.

escapsà ; v. — Déchasser, tirer hors ;
débrouiller, déchiffrer; énoncer, exprimer,
expliquer ; décaper, dégrossir ; escapouler.
Dans les L. commencer un travail, le met¬
tre en train; l'achever aussi. V. escapoulà.
Que l'escapsà ta que touts que bedoussen,
il le sortit ,1e mit au jour afin que tous
puissent le voir; escapsà û ahà, débrouiller
une affaire ;
escapsà la pensade, exprimer
la pensée, sa pensée ; escapsà u tribalh, ex¬
pédier une besogne.
escapsà ; v. — Décapiter, couper un
bout (cap) : étêter un arbre.
Escapsà-s û dit, se couper le bout du
doigt.
escapse, escatse; sf. — Compréhen¬
sion, intelligence, aptitude à comprendre;
adresse, dextérité.
Està d'escapse, avoir l'esprit ouvert; être
adroit.

escapte ; sf.

—

Mauvaise

venue,

crois¬

arrêtée.
Frut d'escapte, fruit mal venu,

sance

rabougri.
escapuchòt,-tòt,-choû ; sm. — Ré¬
duit, cachette, coffre : à Bay. on appelle
ainsi le réduit pour l'équipage à l'arrière
d'un bateau ; tirelire; piège à petits oiseaux,
sorte de
trappe. V. escassigle, escripét,
esplén, matole.

évasif.

escapadoù,-re

arbre

; v. — Dé¬
escapità-s, se
briser le crâne. V. escaboussà, eschapitrà.
escapitade, descapitade; sf. — Dé¬
capitation; renversement, mise à bas.
escapoà (B.-L.) ; v. — Chaponner. Cf.
capoà.
escapougnes(ha) ; v. — S'échapper,
en.
langage enfantin (M' Big.).
escapoulà,-rà ; v. — Dégrossir ; escapouler. V. escapsà.
escapoussà (As). — C. escaboussà.
escapouti. — C. escapità; en certains

escanti ; v. — Eteindre dans le G. tou¬
le toulousain. V. amourti, clucà,
;

un

escapità,-trà,-putà,-pouti

capiter, jeter bas,

chant

(G.)

en

certains lieux étêter
chose.

C. escantà, mais plus

spécialement terme de labourage : défaire,
supprimer une cantère (bordure de champ).

escantido

Action d'échapper,

—

escapatòri,-toù

angles ; défaire le fil d'un sommet à an¬
gle aigu ; donner le premier coup de herse
sur

sm.

I

escapulàri,
Scapulaire.

escapurlàri;

sm.

—

�487

ESGAQUINA

escaquinà,-rà (Lav.)
les

;

v.

—

escàr(t)

escaramude.
— Ecart, action d'écar¬
l'écarteur; lieu écarté; sépara¬

; sm.

ter, geste de

tion, fente,

escaramouche ; sf.

Enlever

caquinos.

escaraude.
escarbàlh.

d'escarabulhère, an de misère, année
hannetons, année de misère.
escarabàn, escarabatàt,-ade ; s. —

Ebranlement

avec

v. — Ecarter
à califourchon.

Vescarabiche

coum
comme

l'écrevisse

ses

encrauàt.

escarbalhère.

sm.

—

:

à

:

à

recules,

reculons;

le feu ;

Raviver, attiser

tisonner.

escaralhà-s ;

S'ctendre, s'étaler
fig. se déten
dix;, s'épanouir voluptueusement. V. caràlh.
escaralhadé ; sf. — Action de se ré¬
chauffer, de prendre un bain de soleil ; on
dit aussi escaralhàt (moins usité) ; l'escaralhàt a un sens de brièveté que n'a pas

au

soleil

ou

v.

—

devant le feu ; au

Vescaralhade.
a

C.

esca-

;

bon ardent.

escarbilhoû, escarbòt (Lav.)

; sm.

—

escarboadé.

escaralhàt,-ade ; adj. — Jovial,-e; qui
une ligure ouverte,
épanouie, l'air heu¬

C. escarboutadé.

—

escarbòt

(G. L.). — C. escarbàlh.
escarboutà ; escarbutà (Bay. Or.) ; v.
Tisonner, fourgonner, étaler les braises ; au
fig. chercher minutieusement quelque chose.
escarboutade ;

sf.

—

Braise ardente
chauffer

étalée sur le foyer ; action de se
devant des braises. V. carboutà.

escarboutadé, -butadé, -re ; s. ■—
Fourgon, tisonnier, long bâton des bou¬
langers; on l'appelle aussi esparradé, es-

ment ;

T. de métier, ôter le
foyer de la forge.
—

; v.—

—

escarra-

braises de bois éteintes. Cf. brasllh.
escarbilhe,-bélhe ; sf. — Petit char¬

usité.

(Lom.)

V.

ger ;

brasoucadé.

escaralhà

•—

Menu charbon de four de boulan¬

escarabougnà,-boussà ; v. — Battre
bosseler; cogner; escarabougnà-s, se
cogner et se faire une bosse, une bjgne
(bougne).
escarabougnàt,-ade ; s. — Coup,
heurt violent qui laisse une bigne.
escaragnà. — V. escarragnà, plus
mâchefer du

(Bay. Or.).

rabélhe.

et

v.

C. escarabalhère.

—

belhàt, plus usité.
escarbélhe, escarbiélhe.

jam¬

rouge coum ue escarabitche, rouge comme
une écrcvisse cuite.

escaralhà ;

C. escarragnade.

Charbon, tison enflammé.

escarabichàt, -ade ;
escrauichàt,
-itchàt,-àdo (Big. G.). — Fréq. de escarabàt,-ade.
escarabiche,-bine,-bisse,-bilhe,-bitche ; escarauicho, escrauitcho (Big.
G*) ; sf, — Ecrevisse.
Anà-n

—

V. escarabàlh.

escarbilh,-boùlh, escarboutilh,-tis

Qui a les
bancroche ; qui
et G. escrauàt.
sf. ; escarabî
panais, carotte
•—•

escarabichà-s ;
bes ; se mettre

esca-

escarbàlh-de-cornes ; sm. — Lucane-cerf-volant, appelé aussi coupe-dit, bore

fracas et bruit.

escarabàt,-ade ; adj.
jambes écartées, bancaire;
est à califourchon. En Big.
escarabélhe,-biélhe ;
(Big. G.); sm. — Carvi ;
sauvage (plantes).

marcher

—

escarbelhàt

An

escamusà,

C. escarrauche.

—

escaraugnade.

d'escarabàlhs.
de

C.

—

mussà.

crevasse.

escarabàlh, escarbàlh,-bàt,-bàth,bàtch, escrabàlh,-bàtch ; sm. — Escarbot; désigne; d'une minière générale,
tous les insectes coléoptères, scarabées et
histéridés : hanneton, lucane, bousier, etc.
V. cigale, marioutoùn.
escarabalhère ; sf. — Grande quantité

Escarmouche,

—

C. caramude.

■—

escaramussà.

ESCARCAGNAT

—

Da û cop

d'escarboutadé, faire

escarboutilh.

escarboutilhà.

une

rafle,

C. escarbilh.

—

—

C. escarboutà.

escarbutà

(Bav. Or.). — C. escarboutà.
escarcàgn,-càlh ; sm. — Ecarquilleéclat

de

rire

;

ricanement.

V.

tartàlh.

escarcagnà,-lhà

—
v.
Ecarquiller,
largement ; éclater ;
escarcagnà-s, s'écarquiller, ouvrir toute
grande la bouche en riant ; éclater ; faire
des grimaces avec la bouche.
Escarcagnà lous oelhs, écarquiller les
yeux ; l'arissoû de la castagne que s'escarcagne, la bogue de la châtaigne s'ouvre,
éclate; escarcagnà-s d'arride, s'élargir la

entr'ouvrir ;

;

ouvrir

bouche à force de rire ; rire aux éclats.

escarcagnàt,-ade ; s. — C. escarcàgn
aussi coup qui fait éclater, ouvrir, qui
craquèle, brise sans séparer les brisures;
et

fêlure.

reux.

Syn. esberlt.
escaramià
moquer en

(G.) ; v. — Contrefaire,
contrefaisant. Cf. escarni.

escaramiàyre,-ro.

—

Qu'a recebùt û escarcagnàt s'ou cap, il a
la tête qui lui a ouvert la
boîte crânienne. Cependant, l'escarcagnàt
n'implique pas forcèrent la fracture mais
toujours au moins la contusion, la fêlure.
reçu un coup sur

se

C. escarnidoû.

�ESCARCAGNÈRE

escarcagnère

—

ESGARNA

488

; sf.

— Roursouflure de
quand on le retire du
tète ; action de s'escar-

li croûte du pain
four ; bigne à la

cagnà.

escarcagnét

; sm. — Petit escarcàgn.
escarcalhàt,-ade (Bay.) ; adj. et s. —
Bancroche.

escarcalhère

(G.-M.)

sf.

;

—

Craque¬

ment, crépitement, le fracas du tonnerre.
—

escarcassàt, escargassàt,-ade ; adj.
Ecrasé,-e par la charge, sous le faix des

escarcassà-s, se courber comme si l'on
portait un faix, se casser. V. crouchl.
escardà,-oà ; v. ■— Peigner grossière¬
ment, comme avec une carde; escardà-s, se
donner une peignée.
escardade,-oade ; sf. — Peignée à la

ans;

carde.

escardalégn (B.-L.) ; adj. — Se dil
grand, mince, osseux.
escardoà,-duchà ; v. •— Echardonner ;
en style plaisant, donner une peignée, tirer
d'un homme

les oreilles, les cheveux. Prend aussi le

fig.

que

l'on donne

au mot

escardoade ; sf.
escardade.

—

sens

fr. éplucher.

Echardonnage. V.

escardoàt,-ade; adj.— Echardonné,-e;
au fig., en
style badin, qui est bien peigné,
bien propre ; quelqu'un qui a reçu une

peignée ».
Loit praàbe Joan,
ce pauvre Jean, il a
((

escarduchà.
escardussà
laine

sur

une

—

s'ey hèyt escardoà,
reçu une belle peignée,
que

V. escardoà et dérivés,

(B.-L.) ; v.
grosse carde.

escardussàdo ; sf.

dussà;

—

—

Passer la

Action de

escar¬

peignée. V. escardade.
escarédo (Lav.) ; sf. — Renoncule acre ;
on dit aussi
asqueherédo, en II.-Big.
Syn. pè-de-gat.
escarfiade ; sf. — Peignée ; action de
battre quelqu'un. Le terme est considéré
comme
de l'argot. Peut-être est-ce une
altération de escarpiade. V. ce m.
escargàlh (L.). — C. escarcàgn, et
une

dérivés.

escargalhà (L.).— C. escarcagnà; fen¬

diller ;

fêler.

escargassàt,-ade ; adj. — Ecrasé,-e
sous la charge, le fardeau. V. escagassàt.
escargòlh, carcòlh ; sm. — Escargot ;
vis d'Archimède. V. limàc.
Escale en escargòlli, camí en

vieux et doux.

—

Chasser les

escar¬

escargoulhade

; sf. — Partie de chasse
escargots, massacre d'escargots; repas

dont le

principal est un plat d'escargots;
le passage de l'escargot.

trace laissée par

éveillé, secouer un nonchalant ; escaricà-se, se dégourdir; s'éclaircir en parlant
du' temps.
escaricàt,-àdo. — C. esberit.
escari£icà,-fià ; v. —- Scarifier (t. de
7

»

chirurgie).
escarificacioû ; sf.

Escariote;
de Judas ; un

n.

p.

—

—

Scarification.

Iscariote,

surnom

traître.

escarlà

(G.). —• C. escalhà, fendre, cou¬
faire éclater, écarlcler, déchirer.
Escui·là boy, fendre du bois ; escarlà drap,
déchirer du drap, le couper.
escarlarabàt,-àdo (G.). — C. escamurlàt; au fig. qui tient pour deux partis à la
per,

fois.

escarlambìcos
adv.

—

Se mettre à

(meté-se d') ; loc.
califourchon, dans le G.

escarlate ; sf. — Ecarlate ; fenouil de
Florence
(anethum fœniculum) ; espèce
d'armoise

(artemisia abrotanum). Le fe¬
la croyance populaire, a le
pouvoir de chasser les démons, les mau¬
nouil,

dans

vais sorts, etc.

escarlatine ; sf. — Etoffe rouge ; on en
doublait les capes et les capuchons ; la fiè¬
vre

scarlatine.

escarmià ; escarmoà

(G.) ; v. — Dé¬
mêler, effiler, chiqueter la laine ou le lin ;
faire de la charpie ; donner une peignée.
Syn. escarpl.
escarmiade ; sf. — Action de escarmià,
peignée.
escarmiadé,-re ; s. et adj. — Qui doit
êlre, qui est de nature à être peigné,,

chiqueté.
escarmiadére ; sf.
sur

un

chevalet pour

— Gros peigne fiché
le démêlage, le pei-

gnage du lin.
escarmouchido (B.-L.) ; sf. — Com¬
mencement de cuisson. Dans
l'expr. da ùo
cscaramouchido, donner une frottée,
escarmude.
C. caramude.
escarnà ; v. — Décharner, éeorcher,
faire une déchirure profonde à la peau;
action de l'eau qui ronge les rives, abîme
les

; v.

gots.
aux

dre

—

escargòlh,
escalier, chemin tournants ; bèt die taus
escargòlhs, se dit d'un jour humide, plu¬

escargoulhà

escargoulhàyre, -e,
escargoulhè,
; adj. et s. — Chasseur,-euse d'escar¬
gots ; amateur, friand d'escargots.
escargoutalhe ; sf. — L'espèce escar¬
got ; quantité d'escargots.
escari (B.-L.); sm. — Panicaut de
Bourgat (Eryngium
Bourgati.
Gouan.
Plante).
escaricà (Lav.) ; v. — Dégourdir, ren¬
-re

chemins; escarnà-s, se décharner, s'ou¬
s'élargir, en parlant d'une plaie.
Qu'èy la pèt escarnade, j'ai la peau déehirée, écorchée ; lou, pràube quin ey escarnàt !
lui malheureux, comme il est
maigre, dé¬
charné ! Lou gàbe qu'a escarnàt lou
cam,
le gave a rongé le
champ.
vrir et

�ESCARNADE

489

escarnade,-dure
déchirure des chairs;

;

si. — Ecorchure,
plaie qui s'est échar-

née.

escarnàt,-ade ; adj. — Décharné,-e,
envenimée, ouverte, en parlant d'une plaie ;
amaigri extrêmement.
escarnejà. — Fréq. augm. d'escarni
(peu usité).
escarni ; v. — Contrefaire, imiter en
se moquant, en ridiculisant l'imité, singer.
V. escaugnà; bafouer, tourner en dérision.
Lou mounàr nou sap qu'escamì, le singe
ne sait que contrefaire.
escàrni,-nide ; s. — Singerie, imita¬
tion ridicule; moquerie; affront, raillerie
insolente, offensante : épigramme.
Que m'an hèyt û escàrni, on s'est moqué
de moi, on m'a fait un affront, on m'a fait
une offense par raillerie.
escarniàu,-iale,-ière (L.). — C. escarnidoù,-re.
escarnide ; sf. — C. escàrni, mais
moins usité.

escarnidère ; sf.

Grosse moquerie,

—

affront collectif.

escarnidoù,-re,-niu,-nibe ; adj. —
Qui singe, contrefait ; moqueur,-euse, rail¬
leur. V. grimaçoùs, trufandè:
escarnioùs,-e. -— C. escarnidoà.
escarnuchà ; v. — Ecorcher ; escarnuchà-s, s'écorcher.
escarnuch.àt,-ade ; s. — Ecorchure.
escarnuchàyre,-e ;

sm.

—

Ecorcheur,

mauvais ouvrier boucher.

escarole; sf.

■—

Escarole, espèce

de

laitue.

escaroucà

(Lav.) ; v. — Détacher pai
(cardes) ; escaroucà-se, se déta¬
cher, s'effriter, s'ébouler, en parlant de
pierrailles.
escaroucàdo (Lav.) ; sf. — Eboulis ;
morceaux

émiettement.

escàrp,-e; escàrpe,-o (G.) ; adj. —
Moelleux,-euse, en parlant d'un drap,
d'une étoffe; floconneux; bien divisé; élas¬
tique, qui n'est pas massif, pas tassé.
Lou pû qu'ey escàrp, le pain est bien
travaille, bien levé ; bure escarpe, bure
moelleuse; dits escarps, doigts déliés, agi- :
les; semàu escàrpo (G.), cuve où le raisin
est

mis et

non

foulé.

escàrp,-e; escàrpe,-o (G.); adj. —
Escarpé,-e, abrupt, d'un accès difficile,
escarpe; sf. — Escarpe, talus.
escarpélhe, espartélhe (L.). — C.
espartégne.

escarpét,-e ; s. — Personne maigre et
chétive, mais vaillante et. leste; s'applique,
par ext. à un petit enfant turbulent.
Aquét droite, qu'ey û escarpét, cet en- ;
fant est un petit diable. 1

—

ESCARRACA

escarpi. — C. descarpl, charpï, escar
rnià, et aussi, par anal., herser la terre,
escarpî ; sm. — Escarpin, soulier plat,
escarpiade,-pide. — C. escarmiade et
charpide.
escarpide ; sf. — Charpie ; action de
diviser; cardage; hersage; au fig. peignée.
V. descarpide, charpilhade, pentiade.
escarpidé,-re; adj. — Propre à être
cardé, hersé, divisé.
escarpidoû,-e ; adj. et s. — Cardeur,
-euse.

escarpinà;
marcher

vite,

v.

Jouer de l'escarpin,

—

courir légèrement; décam¬

per.

Qu'ou s'en at baloù de sabé escarpinà, il
leste, de savoir cou¬
que hasèn au mey escarpinà, ils fai¬
saient à qui marcherait le plus vite.
escarpinade ; sf. — Course ; action de
gravir.
escarpinade. — C. escarpiade.
escarpinàyre,-e ; adj. — Bon mar¬
cheur, leste,
escarpouri-s. — C. escajnpouri-s.
escarrà ; v. — Racler, récurer, ratisser,
nettoyer ce qui est couvert d'une couche
pâteuse.
Escarrà-s l'écudèle, écurer l'écuelle, n'y
rien laisser; que s'at an escarràt tout, on a
tout pris, ils n'y ont rien laissé; maysoû
escarrade, maison où il n'y a plus rien,
dont on a tout vendu ; que s'an escarràt la
jourtune, ils ont dépensé toute leur for¬
tune; qu'ey hère escarràt, il est dans le
dénuement, il n'a plus rien.
escarrabàte (B.-L.) ; v. — Gratter le
sol du sabot, du pied.
eut de la chance d'être

rir ;

escarrabèc.

—

escarrabelhà ;

C. escarrebèc.
v.

—

Rendre éveillé,

gai, émérillonné, regaillardir, requinquer,
dégourdir; escarrabelhà-s, devenir éveillé,
s'épanouir, se dégourdir, se réveiller, se
tirer de la torpeur, cesser d'être morose.
Lou sou que l'escarrabélhe, le soleil le
rend gai, réjoui, l'épanouit; lou nèn que
s'ey escarrabelhàt, l'enfant est devenu
éveillé, dégourdi. On dit aussi escarrabilhà,
mais celte forme est moins usitée.

escarrabelhade ; sf. — Gaîté, en
jonemeat.
escarrabelhadét,-dòt,-e ; adj. et s. —
Petit dégourdi, guilleret,-ette.
escarrabelhàt,-ade ; adj.— Eveillé,-e;
dégourdi, allègre, guilleret; un luron.
escarrabelhàyre,-e ; adj. — Qui ré¬
jouit.
escarrabilhà.
escarrabilhe ;

—

C. escarrabelhà.

sf.

—

Faux

cresson

(.Nasturtium sylvestre, plante).
escarracà (G.) ; v. — Faire le bruit de
la crécelle ; coasser. V. carran, carrascà.

�ESCARRACAT
escarracàt

ESCARRIOT

—

(G.)

—
Cri de
mésanges ; coup

;

sm.

tains oiseaux : geai,
crécelle ; coassement.

escarrade ; sf.

490

Ratissure

—

de

--

escarradé ;
ralissoire.

sm.

Racloir, grattoir,

—

escarradé.

escarradis,-se ; s.
Curure, raclure ;
fig. reste, fond de sac.
Le fém. escurradisse s'emploie générale¬
ment au pl. V. escarràlh.
escarradure; sf.
Ratissure. C. es¬
—

au

—

curradisse. V. amassadls.
Nou y a

vaille.

dechàt que las esearradures, il
laissé que les ratissures, rien qui

escarràgn,-gnàt,-ade

;

s.

—

Ecor-

chure, éraflure de la peau, égratignure
fonde. V. esgarraupiat.

pro¬

escarragnà,-rougnà ;

v. — Erafler,
escarragnà-s, s'écorcher.
escarrougnà.
escarragnà (Lav.) ; v. — Faire la gri¬

écorcher, excorier

;

Escar¬

—

v.

—

Lésiner

;

mar¬

chander.

escarraspà, esgarraspà;

v. — Râ¬
racler, aplanir un objet ; gratter le
sol (en parlant d'une bête : poule, blai¬
reau, etc.). V. esgarrapà.
escarraspét ; sm. — Plane à queue,
outil
de
tonnelier.
On
l'appelle aussi

per,

eschole.

escarràt,-ade ; adj. et s. — Raclé,-e;
juste en mesure, sans restes; décavé,
ruiné; lésineur ; rapiat; peu enclin à prê¬
ter. Dans ces
expr. ha à l'escarràt, tirà à
l'escarràt, lésiner,
très

C.

—

escarre-sac.

escarrauche, esgarrauche; sf. —
C.
escarràgn, écorchure. On dit aussi
escarrauchàt,-ade.

escarràyre,-e ; adj. — Avide, goulu,
gourmand ; celui qui ne laisse pas de res¬
tes ; qui vient pour achever les restes ; der¬
nier

On dit aussi

venu.

sf.

escarre;

Raclure,

—

balayure,

balayage, nettoiement. Cf. escarrè.

mace.

Partie écorescarragnadis ; sm.
cliée, excoriée ; grande écorchure. On dit
aussi avec le même sens, escarrugnade.
escarragïlàdo (Lav.) ; sf. — Grimace,
singerie. Cf. avec escarnide.
escarragnàt. — C. escarràgn (2).
escarragnàt,-ade ; adj. — Grincheux,

sf.

demandé, marchandeur.

escarrassàc.

escarrafî,-ne ; adj. — Gourmand,-e.
escarràgn,-e. — C. carràgn.

;

Syn. escaramouche.
escarrànch,-e, escarranchè,-re ; s.
Lésineur,-euse ; qui discute sur le prix

escarranchejà ;

escarradé,-re ; adj. — Qui est en état
d'être, qui doit être raclé, nettoyé.
En style plaisant, on dit d'un vieillard
dont l'existence est à charge : que seré

a

(Lav.)

mouche.

action de

;

racler.

n'y

escarramùcho

cer¬

—

V

escarre ;

sf.

escarrè;

sm.

Mâchefer,
Raclure, fond de sac.
escarradure, escharrè.
escarrè,-re. — C. escarràyre,-e (rare),
—

—

escarrebèc (L.)
(oiseau).
Syn. couhe-bèc.
escarréde.

—

;

sm.

—

Bécassine

C. escaréde..

-euse.

escarràlh (Or.). — C. escarradls.
escarramà (Os.) ; escarramicà ;

v.

Mettre à

—

bes ;

califourchon; écarter les jam¬
escarramà-s, écarter les jambes, se

mettre à califourchon. V. escamarlà.
En As. gravir, grimper,

escarramàs

(Lav.)

;

sm.

—

d'un édifice.

escarramicà
les jambes ;
bes.

(M'-Big.)

Ecarter
escarramicà-s, écarter ses jam¬
;

Anà-n tout
escarramicàt,
jambes écartées.

escarramicà-s ;
bes.

Largeur

v.

—

—

marcher

Ecarter

V. escarramachà.

escarramicade ; sf.

v.

les

jam

(Lav.) ; sf. — Giron
giron de femme s'appelle
haute; ailleurs, écart des jambes.
Le

sac.

escarrasàc; s. des 2 g.
Nettoyeur de sac, racleur ; a le sens de
escarràyre, généralement ; fond de sac,
escarre-sac,

—

dernier-né.

fig.

un

termine,

—

V. dit, doigt;

au

gourmand.

escarrét ;
—

escarabat.

escarramìco

escarre-nid ; sm. — Dernier-né ; l'en¬
fant de la vieillesse. V. c oue-nid, tardiuàlh. On dit, en style plaisant, escarre-

escarre-toupie.
ses

Glissade, faux
pas qui fait écarter les jambes ; espace en¬
tre les deux jambes écartées.
escarramicàt,-ade ; adj. — Qui a les
jambes écartées ; qui est à califourchon. Cf.
d'homme.

escarregnà (L.) ; v. — Abîmer, contu¬
sionner les reins (régne).
escarre-meyt ; sm. — Ratissoire de
boulanger.

sm.

—

Dernier-né

;

ce

qui

trouve à la fin, en queue.
escarréts ; sm. pl. — Rasure, curure;

restes

se

sans grande valeur ; fond.
Syn. escarradls, escarròssos.
escarrì ; v. — Equarrir ; dégrossir ;
mettre d'équerre. V. escoayrà; faire carré,
escarride ; sf. — Action d'équarrir.
escarriòt (V. l'Arm. et les L.) ; sm. —
Copeau un peu épais.

�491

ESCARRISSA

escarrissà, esgarrissà ; v. — Racler,
râper ; se dit aussi de quelqu'un qui, en
parlant, affecte de ne point rouler les r
pour imiter le parler des parisiens, « gras¬
seyer » ; prononcer la jota des espagnols.
escarriulà (M') ; v. — Glisser, faire
glisser ; escariulà-s, glisser et tomber. V.
eslissà.

escarroè

(B.-L.) ; sra. — Erable (Acer
campestre. L.). Syn. azeròa.
escarròssos (Big. G.) ; sf. pl. — C.
escarréts.

escarrougnà; escourrougnà (G.).—
C. escarragnà.
escarrougnade. — V. escarràgn.
escarrougne; escourroùgno (G.).
C. escarraqnade.
escarrougnoùs,-e ; adj. — Rèche, ru¬
de

au toucher, raboteux,-euse.
escourroulhà,-assà ; v.

Dréger le

—

lin. Cf. escarroussà.
de

escarroulhade,-ssade ; sf.
dréger. Cf. escarroussade.
escarroulhe ; sf.

—

—

Action

Marteau, maillet à

dréger.

escarroupà

; v.
escarroussà.

—

de caròs,

escarroullià.

Vient

graine de lin).

escarroussade.
au

Ecaler. V. curòp.

C.

—

fig. volée de
escàrt.

—

escartà ;

—

C.

escarroullw.de ;

coups,

V.

escàr(t).

Ecarter ; mettre à part
jeu de l'écarté; séparer, éloi¬
gner ; jeu de cirque aux courses landaises
et qui consiste à attirer sur soi la bête,
vache ou taureau, puis à l'éviter au moment
où elle croit encorner l'écarteur ; escartà-s,
des cartes

v.

—

au

s'écarter.

Que-m bau escartà, je vais m'écarter,
m'éloigner; qu'escàrti de dues, je laisse
deux cartes (au jeu) ; qu'a hèyt û bèt escar¬
tà. il (l'écarteur) a fait un beau travail, de
nombreux écarts; lou fusilh qu'escarte, le
fusil ne porte pas droit ; aquéste cop, que
t'escartes, cette fois, tu déraisonnes, tu vas
trop loin ; que s'ey escartàt dou dret camí,
il

s'est écarté de la bonne voie,

du droit

chemin.
escartade ; sf.
culations

des

jambes, accompagnée habi¬

tuellement de claudication.
escartamén ;

éloigné
écart ;

sm.
Ecartement; lieu
l'agglomération communale,
action
d'écarter ;
distance. Cf.
—

de

lahore, estrém.
escartàt; sm.

ESCASSÈ

quatre parts ou davantage; escartelà-s,
mettre en quatre.
Nou bos pas, toutù, que m'escartèli? Tout

en
se

de

même, tu ne veux pas que je m'écartèle, que je me fasse en quatre ? Lou murtrè, que l'escartelèn dab quoàte chibàus, on
écartela le meurtrier avec quatre chevaux.
V. escartierà.

escartelàdje,-ràdje

; sm.

—

Ecartèle-

ment.

escarteroà.

—

escartierà ;

v.

C. escartoà.

Diviser, couper en
écartcler ; c.scartierà-s, se mettre en quatre ; se dit d'un tra¬
vailleur manœuvre qui se démantibule les
membres à la besogne.
Escartierà u betèt, couper un veau par
quartiers ; escartierà ue poume, diviser une
pomme. V. escartelà.
escartieràdje,-rade ; s. — Action de
diviser en quartiers.
escartoà (Lav.) ; v. — Ecarteler, met¬
tre en pièces. V. escartelà.
escartoà ; v. — Ecorcer ; racler la
croûte, assimilée à du carton, qui se forme
sur certaines choses, écroûter.
Syn. escourçà.
escàs,-se ; adj. —- Mesquin,-e, étriqué,
court ; au fig. chiche, avare.
Ue pélhe escasse, une robe courte, étri¬
quée; praubin, qu'ey hère escàs! Pauvret,
il est bien peu de chose !
S'emploie avec tout, per et forme alors

quartiers,

par

—

quartiers

;

loc. adv.
Tout escàs, à

peine, tout juste;

per

escàs,

par aventure, hasard.
Tout escàs si arribe,

à peine s'il vient
d'arriver; tout escàs si l'èy bist, à peine si
je l'ai aperçu ; nou m'at haràt pas crcde,
per escàs, en tout cas, vous ne me le ferez
pas croire ; per escàs, e-m prenerét per û
pèc? Me prendriez-vous pour un imbécile,
par hasard? Qu'y soy anàt per escàs, j'y
suis allé sans m'y attendre.
escasamén.

V.

—

escassamén,

plus

usité.

escàse

(G. L.).

escasénce.

—

dit escàse pour

Ecart, incartade,
escartadure-; sf. — Entorse des arti¬
—

—

escassà-s ;

—

C. escàde.

C. escadénce là où l'on

escàde.

Devenir rare.
Mendiant,-e ; pau¬
vre hère qui vit du hasard.
(Vient de escàs).
escassamén, escademén ; adv. —
Pauvrement, chichement.
Bibe
escassamén, vivre
chichement;
qu'at hè tout escassamén, il fait tout chi¬
v.

escassâ,-ne

;

—

s.

■—•

chement.

Ecarté, jeu de cartes,
escartàyre ; sf. — Celui qui écarte ;
écarteur de course landaise. (Ce dernier est
le plus souvent appelé escartùr).
—

escartelà,-rà, escoarterà ; v.— Ecarteler, mettre en quatre quartiers ; partager

sf. — Echasse, béquille.
Syn. chanque, thanque.
escasse (Bar.) ; sf. — Avarice,
escassè; sm; escasse, escassetàt;
sf
Nécessité, manque, pénurie, pauvreté.
Cf. nacère, reyte.
escasse ;

.—

�ESCASSIGLA

—

492

ESCAUTA

escassiglà-se (G.) ; v. — Se prendre
piège, à l'escasslglo.
escassiglo (G.) ; sf.— Casse-pied, piège
petits oiseaux.
Syn. escripè, arcassole.
escassole.
C. escassiglo, arcassole.
escassoulà ; v. — Couper des chênes,

au

à

—

ébrancher, émonder des chênes, mais s'em¬

ploie aussi

en

général

arbres de toutes

essences

escassoulade ;

sf.

pour

les grands

fig. essoriller.
—
Ebranchage,

; au

émondage.
escassoulàyre,-e ; s. — Bûcheron,
C. escày.
escàt.
escatà, escatchà,-thà ; v. — Enlever
les écailles; écrouler; enlever les verrues,
—

les calosités.

escate, escatche,-the; sf.

—

Ecaille;

calosité.
escatilhà

(B.-L.) ; v. •— Chercher des
échappatoires, des chicanes au moment de
payer son écot ; payer de petites dettes.
Fréq. escatilheyà.
escatilhoû ; sm. — Petit compte à
régler.
escatoùs,
escatchoùs, -thoùs, -e ;
adj. — Ecailleux,-euse; caleux.
escatrepà ; v. — Emotter, briser la
croûte, donner au sol une façon après la
semaille V. esmatulhà.

escatrepade

;

sf.

—

Action d'émotter ;

de battre fortement.

escatsà ; v.

dre,

en

— Agencer,
mettre en or¬
bon état, accommoder; escatsà-s,

s'arranger, prendre ses dispositions.
Escatsà lou dcguéns, mettre l'intérieur,
le ménage en ordre; cause beroy escatsade,
chose joliment arrangée, présentée; sedétbe e
aises.

escaisàt-be,

asseyez-vous et prenez vos

colère ; s'exalter ; s'altérer, en
en
parlant des aliments.
La car qu'ey escauhade, la viande est
échauffée, aigrie ; nou m'escàuhét las aurélhes, ne m'échauffez pas les oreilles, ne
me faites pas mettre en colère ; qu'ey hère
mettre

escauhàt, il est très excité

;

lou blat que

s'ey escauhàt, le blé s'est échauffé, il a fer¬
menté ; que put à l'escauhàt, cela a une
odeur de relent aigre.
escauhade ; sf. — Echauffée ; coup de
chaleur; fermentation de certaines denrées
ou graines ;
action de se réchauffer ; échauffement; échaudage.
Lou roumén qu'a gahàt ue escauhade,
le froment s'est échauffé; dat-be ue escau¬
hade, réchauffez-vous; balhà
donner

ue

escauhade,

échaudage. V. escautade.
escauhadure, escauhure; sf.
un

—

C.

escauhè.
escauhamén.
mont

C. escauhè ; échauffeintérieur, état maladif de certaines
—

parties du corps; fermentation.
escauhàn,-te ; adj. — Echauffant,-e

;

réchauffant.

escauhè ;

sm.

Echauffaison

—

;

échauf-

fement ;

constipation ; entérite ; odeur de
faguenas, de relent, odeur aigre d'aliments
altérés, des plaies, etc.
escauhe-lhéyt ; sm. — Chauffe-lit, bas¬
sinoire.

escauhès ; sm.

faison,

rougeurs

pl. — Plaques d'échaufde l'épiderme.

escauhéte ; sf.

—

escauhe-tripes.

Chaufferette,

C. cauhe-tripes.
Fréq. de escauhà;
chauffer plutôt doucement, bassiner.
Escauhuràt per lou bî, très échauffé par
escauhurà ;

v.

—

-—

le vin.

escauhure

escauhurade,

;

sf.

—

Echauffement. Y. escauhè; sorte de brûlure

(On confond souvent escatsà et escapsà;
dû au rapprochement du sens de
chacun de ces deux termes).
escatse ; sf.— Bonne disposition ; adres¬
se, dextérité; aptitude.
Qu'ey toustérn d'escatse, il est toujours
bien disposé ; prêt à bien faire ; hicà las

fruits.
Septicémie hémorragi¬
que ; sorte de rogne, de maladie contagieu¬
se
des ovins et des bovins. On l'appelle
aussi piche-sang, piche-arroùy.
escaujoùs,-e ; adj. — Qui a la rogne,

causes
d'escatse, mettre les affaires en
ordre, les choses à leur place. Y. escapse.

esqueuin dans

cela est

escaubadùro

(Lav.) ; sf. — Encoche
(Confr. avec caub.).
escaucag-nà fLav.) ; v. — Casser le
talon d'une chaussure, d'un sabot plus
particulièrement; escaucagnà-se, s'abîmer
sur

le

un

ou

tronc d'arbre.

les talons.

escaucagnade; sf.
chure

au

—

Blessure, mâ-

talon,

escaudà.

—

Forme de escautà.

escaugnà (G.). — C. escarni.
escaugnàdo (G.). — C. escarnide.
escauhà ;
citer ;

v. — Echauffer ; animer,
escauhà-s, s'cchauffer, s'animer,

ex¬

se

causée par

le soleil

escauje

; sf.

escauï ;

sm.

aux

—

Echcvin (vieux). On lit
vieux texte bayonnais.

—

un

escaulà (V.-B.) ; v. — Déchausser la
vigne ; descaussà. V. caule.
escaunét; sm. — Escabeau, trépied;
fabricant d'escabeaux (vieux). N. de p.
escaussilhoà.
escautà ;

—

C. escaulà.

Echauder ; ébouillanter
mais très vite, brouir, blanchir en terme
de cuisine ; escautà-s, s'échauder, se brûler
légèrement ; s'emploie aussi au fig.
Nou t'ànes escautà, ne va pas te brûler,
t'échauder; escautà lou porc gras, ébouil¬
lanter le porc gras (que l'on vient de tuer) ;
que m'y sot escautàt, je m'y suis échaudé ;
v.

—

�ESCAUTADÉ

493

escautàt qu'a pòu à Vaygue réde, chat
froide (dic.) ; escautà
lu, broyé, griller les tranches de « mesture
; escautà-s n'ey pas bruslà-s, s'échauder n'est pas se brûler (prov.).
escautadé ; sm. — Echaudoir. Cf.
gat

échaudé craint l'eau
»

escautòri.

escautade,-tadure ; sf. — Brûlure
légère ; action d'échaudcr, d'ébouillanter ;
altération de certains alimenls causée par
h chaleur,

Echeveau.
—
Echaude cœur,
sentimentale ; désir passionnel ;

escaute ; sf.

—

escaute-co ;

sm.

douleur
déconvenue.

sm.

—

Pyrosis, aigreur

esquinancie.

ESCHAGOA

sm. — Equerre (instrument
angle droit.
Pousà d'escàyre, placer d'équerre ; à l'escàyre, à angle droit; da û cop d'escàyre,

escàyre ;

de mesure) ;

un propos, critiquer,
escayri. — C. escayrà.
escayrit,-ide ; adj. — De gracieuse
apparence, plaisant à regarder.
escerà ; v. — Séparer la cire du miel,
escerbelà, descerbelà ; v. — Ecerveler, étourdir, faire perdre la raison.
escerbelàt,-ade ; adj. — Ecervelé,-e,

redresser

étourdi.
escerià
cerisier de

escaute-cot;

—

; v. — Dépouiller un
fruits, faire la cueillette des

(Big.)
ses

cerises.

escadénce.

escescà, eschescà; v. — Oter les
glaïeuls, les laiches (sésques).
eschabanà,-ni ; v. — Essanger, passer
le linge à l'eau, l'éclaircir en le secouant»
après la lessive ou le savonnage. V. eschapourlà, esbandí.
eschabanade,-nide ; sf. —Action d'essanger ; au fig. frottée, secouée.
eschabanì, estabani; v. — Au fig.
('corveler ; étourdir ; assommer ; stupéfier
par paroles.
Aquét animàu, que m'a eschabanit, cet
animal m'a étourdi, assommé; qu'a û parlà, qu'escliabanéch, il a une façon de par¬
le:' qui étourdit.
eschabanìt,-ìde ; adj. — Etourdi,-e,
abattu, morfondu; harassé.
eschabourrà (M4). — C. eschabanà et

Qu'a abùt il beroy escày, il a eu une
jolie chance, un bonheur, une réussite ;
que s'a mancàt l'escày, il a manqué son

eschabarii.
eschabourrade (M') ; sf.
d'eschabourrà. C. chabotirriade.

stomacale qui remonte au cou ;

esquinance.
escautoè,-re ; adj.

V. gor,

—

Qui se nourrit'

d'escauloû; marchand,-e d'échaudé.
escautòri.
C. escautadé; au fig.
place, lieu où l'on s'échaudc.
escautoû ; sm. — Bouillie de maïs ;
échaudé. V. cruchade, broyé, gaudines.
—

escày (E. du B. et Big.) : escayjùdo
(G.) ; sf. — Retombe, petit coupon d'étoffe,
échantillon ; copeau; par exl. peu de chose,
reste sans valeur; on dit aussi eschày, escàt.
Nou l'an pas déchût û escày, on ne lui a
pas laissé la moindre chose ; hoéc d'escày
que passe blste, feu de copeaux ne dure
pas.

escày ;

sm.

—

Chance, réussite.

V.

coup.

eschabousi

escày (Lav.).; sm. — Partie plane du
foin engrangé.
escày; sm. — Partie mi-fine du chan¬
vre.

V. escàlh.

Forme de escàde, dans l'est
partie de la Big.
escayedis,-se ; adj. — Qui peut être
escàye.

du B. et

—

une

réussi, chanceux,-euso.
escayénce. — C. escadence.
escàyje (G.). — C. escàde,
escày-noum ; sm. — Surnom, sobri¬
quet.

escayrà,-ri

; v.

—

Couper

en

équerre,

ordre, disposer avec goût, gra¬
cieusement ; escayrà-s, se mettre à sa place ;
prendre ses aises, mais sans rien déranger;
bien s'arranger sur ses terres, agrandir son
bien, s'y mettre à l'aise. V. escatsà.

mettre

en

escayrade ; sf. — Action de couper en
équerre; arrangement, aménagement.
escayràdye (Lav.) ; sm. — Façon de
couper l'ardoise ; mesure.

(Arm.)

;

v.

—

—

Action

Etourdir.

Cf. eschabarii; éberluer. V.
eschade ;

sf.

—•

enchaubousl.
Serfouette, outil de

jardinier, boyau.
Syn. achade, picouête, houssé.
eschagàt (Big.) ; eschalabàt,-bàs,

-gàs,-gàt;

chagàt (H.-Big.) ;

sm.

—

Averse, abat d'eau de pluie ; au fig. chute
subite et abondante de choses, flot de paro¬

esbourrassade, eschalibàt, eslabàs.
Que cadoù û eschalabàt d'aygue, il y eut
une chute violente d'eau ; it eschalabàt de
moùnde qu'au cadoù dessus, une masse de
gens lui tomba dessus; û eschalabàt de materiàus, une chute abondante, un éboulement de matériaux ; û eschalabàt d'ensultes,
un flot d'injures.
On emploie aussi le fém. : eschagatade,
chagatade, mais le mot, alors, a un sens
les. Cf.

d'amoindrissement.

eschagatà ,-batà ,-bassà,-gassà,-lagatà; chagatà; v. — Pleuvoir à tor¬
rents.

eschagoà.

—

V. eschegoà plus usité.

�ËSCHAGUÈS

ËSCIIARDIA

—

494

eschagues, eschaygues; sf. pl.

—

Restes, débris de cuisine mêlés à l'eau de
vaisselle. V. cschays, echèu.
eschalà ; v. — Briser, couper les ailes,
éjointer un volatile ; eschalà-s, tomber, les
ailes brisées, s'abattre épuisé; bien que le
terme

s'applique

aussi le

oiseaux,

aux

sens aux

on en

étend

personnes.

Que soy eschalàt, je suis épuisé, je n'ai
plus ni bras ni jambes.
eschalabàs.
V. eschagàt.
eschalabàt,-ade ; s. — Bruit, rumeur
d'ailes; action de volatiles qui s'envolent,
des palmipèdes qui s'ébattent sur l'eau. V.
eschagàt.
eschalabàte ; v. — Battre des ailes ; par
ext.
battre l'eau; eschalabàte-s, s'ébattre
(en parlant des volatiles), se débattre ;
gesticuler. Fréq. eschalabatejà.
eschalabatùt,-ude ; adj. — Secoué,-e,
fouetté, battu ; exténué.
eschalagàs,-àt. — V. eschagàt.
eschalagassà. — V. eschagatà.
eschalancà ; v. — Déhancher, briser
les hanches, les déboîter ; eschalancà-s, se
déhancher, se déjeter.
eschalancade ; sf. — Action de déhan¬
—

cher.

eschalàt, eschaletàt,-ade
Qui a les ailes coupées ; qui est

;

adj. —
force,

sans

eschaletà ; v. — Haleter, respirer avec
effort, avec peine, ahaner; eschaletà-s, tom¬
ber épuisé, sans souffle.
escbalibà ; v. — Laver pour la premiè¬
re fois le fil en écheveaux
qui vient d'être
filé. C. chalibà.

eschalibà-s ;

v. — Perdre la salive ;
volubilité, précipitation; baver.
besougn de t'esclialibà, tu n'as
pas besoin de parler si vite, tu perds en

avec
N'as pas

vain la salive.

eschalibàlh ;

sm.

—

Salive

glaireuse.

épaisse,

eschalibàt (Os.) ;

sm. — Abat d'eau,
V. eschagàt, esbourrassade.

—

d'une résidence.

eschamoustà ; v. — Faire égoutter,
l'excès d'humidité au linge lavé
de frais, au bois, à l'herbe restés à la

perdre
pluie.

eschamoustade ; sf. — Action
goulter, de sécher.
eschamucà.
C. chamucà.

(L.) ; v.
émoi. V. esbarià.

—

Effrayer, mettre

C. escamà,

—

eschancrà ;

v.

esmanglà.

Echancrer.

—

eschancrade,-dure

sf.

;

—

Echan-

crure.

eschanjà. — V. chanjà.
eschànje. — V. escàmbi.
eschapitrà ; v. — Démolir, casser, dé¬
chirer, maltraiter. V. eschifrà, escharpilhà,
escapità.
eschapitràdje,-trade ; s.
Grabuge,
—

action de casser, démglir.

eschapourlà

;

v.

Laver à

—

de mettre à eschamoustà.

grande

eschapourlade ; sf. — Action de laver
vivement à grande eau; au fig.
frottée,
aclion de secouer quelqu'un d'importance.
V.

chapourlade, eschabanade.

eschapourlàdje
grande

;

sm.

Lavage

—

à

eau.

eschapouti

; v. — Frapper sur les
(pots), donner « sur la gueule »,
casser la
figure » ; eschapoutl-s, se casser
la figure.
eschapoutide ; sf. — Chute sur la face ;
dispute où l'on se « donne sur la gueule » ;
lèvres

écarbouillade.

eschaquetà, eschiquetà; v. — Dé¬
chiqueter ; couper en menus morceaux ;
diminuer, réduire ; abîmer. V. esmicoutà.
eschaquetade ; sf. — Déchiquetage.
escharabàst.

eschamangà ;

v.

Rendre boiteux,
jambes et, du coup,

—

blesser grièvement aux

rendre la marche difficile;
eschamangà-s,
perdre l'usage normal des jambes, se déje¬
ter, boiter.
eschamangàt. — 0. chamangàt.
eschambourlà.
C.
chambourlà;
prend aussi le sens de eschabanà.
—

eschambracà

(L.) ; v. — Renverser,
désordre; en fr. pop.

en

escharalhà

tapage

;

C. charabàst.

—

(Arm.)

V.

;

v.

—

Faire du

bruire.

escharabastade.

eschaluhàr (L.) ; sm. — Emoi, soulè¬
vement, tumulte, clameurs. V. calahàr.

chavirer, mettre
chambarder.

d'é-

—

eschancà.

C. chalibe.

—

eschaluhà
en

—

«

parler

eschalibe.

—

eau avant

abattu.

grosse averse.

eschàmi, essàmi; sm.
Essaim. Cf.
halòp, eschemén.
eschamià, eschemià, essamià ; v.
Essaimer ; quitter le lieu d'établisse¬
ment, déménager, changer de résidence.
eschamiade : sf.
Essaimage ; départ

—

C.

chalabastade.

parrabastade.
escharàm.

—

C. charràm.

escharamoustà, escharmoustà (M4Big.). — C. eschamoustà.
escharbulàt,-ade (L.) ; adj. — Echevelé,-e, mal peigné. V. espeluhàt.
escharcutà.

—

C.

charcutà

,

avec

une

péjor.
eschardià, escharpià,-pilhà ; v. —
Mettre en charpie, déchiqueter ;
griffer pro¬
fondément ;
eschardià-s, s'égratigner, se
déchirer. Y. escarpià.
nuance

•

�495

ESCHARDIAT

eschardiàt,-ade ; sf. — Griffade,
eschardiàt, sardiàt (L.) ; sm. — Mu¬
rène, anguille de mer.
eschardine.

V. chnrdine et dérivés,

—

eschardines ;

(plante).
escharegnà.

sf.

pl.

—

Fougère des

murs

escharelhà.

C.

—

l'on dit arélhe pour

escharlità.

—

escharlite.
escharòc.

eschaurelhà

C. charlite.

C. charòc.

escharoucà ;•

v. — Faire un charòc,
flaque d'eau; patauger. V. charouquejà.
escharoucàyre,-e.— C. charouquè,-re.
escharpà ; v. — Echarper, déchirer à
coup de griffes (charpes).
escharpade; sf. — Coup de griffe,
égratignure. On dit aussi charpiade, escharpiade.
escharpe ; sf. — Echarpe.
escharperà. — Fréq. de escharpà.
escharperade ; sf.— Action de s'écharper, de s'entre-déchirer.
escharperàt ; sm.— Griffade profonde ;
écharpage.
escharpi ; v. — Diviser, peigner le lin.
Cf. escarpl.
escharpià,-picà. — C. charpià, eschar¬
pà, eschardià. escarpl.
escharpide ; sf.— Peignée. Cf. escarpl.
escharpilh. — C. charpllh.
escharpilhà. — C. escharpià; passer le
charpllh, la charpilhère.
escharpilhade. — C. charpiade; net¬
toyage avec le charpllh ou la charpilhère.
une

escharrà ;

Sarcler. V. espourgà.
escharradi-s ; sm. — Eboulis de terre
v.

—

meuble.

escharralhà-s ;

S'érailler; s'effi¬
suite d'usure ou
d'une déchirure; au fig. aller à la ruine,
s'enfoncer par suite de mauvaises affaires
locher,

se

v.

détisser

—

escharrasclà.

— V.
charràspe.
Echarde.
Syn. chascle, chiscle.
escharre ; sf. — V. charre.

escharre ; sf.

adj. — Erailvêtu d'habits élimés;
miséreux décati ; mal flchu, dont la santé
n'est pas brillante,
escharràm.

—

escharramà ;

;

C. charràm.

v.
Ebrancher, émonanal, diviser, séparer.
La brame que s'ey escharramade, le
nuage s'est divisé.
escharramade; sf. — Ebranchage,

der;

—

par

émondage.
escharramàt,-ade; adj. — Ebranché,
émondé,-e ; au fig. efflanqué,-e, harassé,
par comparaison avec un arbre ébranché.

WÊ&amp;

J

—

escharrè

(B.-L.) ; sm. — Débris de
mangeoire. V. escarre.
escharregnà (L.) ; v. — Casser les
reins ; escharregnà-s, se briser les reins
(régne).
escharrisclà.
C.
charrisclà, et
foin laissés dans la

—

chisclà.

escharrisclà ; v. — Gicler ; se dit de
de la boue qu'un coup violent épar¬

l eau,

pille et fait voler. V. chisclà.
escharrisclàt,-ade ; s. — Giclement;
action de l'eau, de la boue, notamment qui
giclent sous l'effet d'un corps ou d'une
pression quelconque. V. chisclàt.
L'qscharrisclàt
moins étendu que

est
plus violent
l'escharrisclade.

escharrisclét ;

([charriscle)

sm.

Cri

—

du

mais
serin

cri aigu. V. chisclét.
escharroulhà-s (1,. et G.). — C.
;

es-

chourroulhà-s.

escharrusclà (Big. G.).

—

C. charrus-

clà et dérivés.

Eraillement,

escharralhàt,-ade ;

lé,-e; ruiné à demi

C. charrasclà.

—

escharràspe,-e ; adj.

escharrùscle.
—

Action des

—

escharrapià, esgarrapià; v.— Egratigner, griffer ; gratter avec les ongles ; ac¬
tion de la poule grattant la terre ; esgarrapià-s, s'égratigner ; s'emploie aussi au fig.
escharrapiàt, esgarrapiàt,-ade ; s.
Egratignure, griffade.
escharrapoutà (N.-E. du G.) ; v. —
Briser, casser; s'escharrapoutà, s'abîmer, se
« casser la figure ». Y.
eschapoutl.

ou

éraillure.

s.

(Bar), sm. — Déchirement
action de déchiqueter.
escharrangà (Bar.). — C. eschaquetà.

—

par

de dépenses exagérées.
escharralhàt,-ade ; s.

;

escharranc

là où

aurélhe.

C. charlità.

—

—

escharramàt,-ade

branches qui se détachent brusquement du
tronc; par anal, chute en masse, en tas;'
se dit aussi d'une foule de gens, de
choses
en désordre et
qui bouge.
des chairs ;

C. escharregnà.

—

ESCHAUBISCA

eschartic ;
en

—

sm.

—

C. charrusclàt.

Sol défriché et mis

culture ; essartage.

eschartic,-tigade.

V.

—

chartlc

et

dérivés.

eschartigòt.
eschasclà.

—

—

V. chartigòt.

V. chasclà.

eschasclàt,-ade, eschàscle (L.)

; s.—

Eclaboussure. V. chisclàt.

eschascladure ; sf.
Eclatement,
point d'éclatement d'une pièce de bois qui
a cédé sous le
poids ou la hache,
■—■

eschàscle.
eschàscle ;

—

C. chascle.

sm.

—

V. eschasclàt.

eschaubiscà (L.) ; v.

—

Eclabousser.

�ESCHAURADE

—

eschaurade ; sf.
fig. fessée donnée
action

de

ESCHERUCADE

C. chaure jade. ;

—

496

guise d'amusement, rafraîchir le dor¬
meur. On dit le plus souvent eschaureyade,
qui a une nuance plutôt péjor.
en

eschaùre.

C. chaùre.

—

eschaurejà-s. — C. chaurejà-s.
eschaurejade. — V. eschaurade.
eschaurélh.

—

eschaurelhà ;

C. chaurélh. V. couy.

v.

—

Essoriller ; couper

des chaurélhs.

eschaurelhàt,-ade

;

s.

Essorillage,

—

eschén, eschém, eshén; sm.
(plante) ; encens. V. encéns.
Syn. artemise, auchén (Or.),

au

en levant les robes ;
lever la couverture du lit pour,

action d'essoriller ; de frotter, tirer les
oreilles ; Veschaurelhàt est moins grave que
l'eschaurelhade et plus bref.

eschaurelhàt,-ade ; adj. — Essorillé,-e; qui a les oreilles coupées.
Câ eschaurelhàt, chien qui a les oreilles
coupées.
eschauréy ; sm. — Souffle léger de
brise ; petit coup de vent.
eschaureyàt,-àdo (H.-Big.) ; adj. et s.
Evaporé,-e, étourdi, léger. V. esbaurùt.
eschauridén,-te (Bas-Arm.) ; ad.j. —

—

Ar¬

moise

eschenecà

(H.-Big.) ; v. — Réduire le
répandu en fines particules.
eschenjà ; v. — Dépourvoir, appauvrir.
eschéllje,-e ; adj. — Dépourvu,-e, qui
manque, qui n'a pas ; privé.
De maus jamey nou soy eschénje, de
maux je ne suis jamais privé ;
qu'ey es¬
chénje de tout, il est dépourvu de tout.
eschentà (G. L.) ; v. — Effrayer, épou¬
vanter; eschcntà-s ou eschentà-se, s'ef¬
frayer, prendre peur.
escheiltadàs,-se ; s. — Espèce de dé¬
traqué, d'agité, de fou, de folle,
eschequetà (Or.). — C. eschaquetà.
escherberà (Lav.). — C. escerbelà.
escherbérc,-o (Lav.) ; adj. — Ecerveié,-e, toqué. V. emparratàt, estimbourlàt.
escherbìc,-adé,-gadé (M') ; sm. —
Précipice, ravin profond, endroit dange¬
fumier

reux.

—

Sonore, retentissant,-e.
eschày. — C. chay, petite chose

; cou¬

V. escày.
eschaygues. — C. eschagues.
eschàys ; sm. pl. — C. echèus.

pon.

eschebèu ;

sm.

Eeheveau. V. mada-

—

escherbic,-ade ; s. — Entorse
quée par une chute de haut.

escherbicà-s,-bucà-s,-gà-s ;
Tomber dans

eschebrà ;

v. ■—- Diviser et choisir, par¬
donnant à chacun sa part ; dépar¬
; séparer ; eschebrà-s, se séparer, s'é¬
parpiller.
Eschebrà dus troupèts, diviser deux trou¬
peaux, séparer les bêtes de chacun ; eschebrà
mounjétes, choisir, séparer des haricots;
que-s bam eschebrà, nous allons nous sépa¬
rer, partir chacun de. son côté.
eschebrade ; sf.
Partage, division,
séparation, choix,

en

—

eschebùc.

eschegoà

—

; v.

lots dans

Partager, égaliser les

un
partage.
Autrefois, aussi, étalonner les mesures.
Les Jurats de
Morlaàs, d'après le For,
étaient chargés d'eschegoà les mesures et
le poids du pays.
On emploie eschebrà pour les choses ani¬
mées surtout, tandis que eschegoà s'emploie
généralement pour les choses inanimées,

eschegoàdje ;

sm.

—

eschém, echém (M*).
eschemà,-mià,-moà.
et

Partage,
—
—

C. eschén.
C.

escherbucà-s.
-e

d'esprit obtus

;

(L.) ; sf. — Graisse qui adhè¬
boyaux du porc,
eschère.
C. achère, aisselle.
En As. table pour la fabrication du
fromage.
escherelhà, echerelhà (Lav.). — C.
aux

—

eschaurelhà.

eschergade ; adj. f. — Se dit d'une
épuisée, fatiguée par l'allaitement.
escherguerie ; sf. — Maladresse,

—

ac¬

tion d'escherc.

escherimoùs,-e
-euse.

;

adj.

—

Graisseux,

V. cherimoù.

escheringà,-glà. — C. cheringà.
escheringle,-gue. — C. cheringle.
escherlità.

—

C. charlità.

escherlitère,-litèyre
de la

sous

sf.

—

Action

—

C. chermén.
—

C. chermentà.

Coin de la manche
l'aisselle, sous-bras.

escherucà ;
se

;

graisse qui frit,

eschermén.

eschamià

—

eschemicà.

va¬

che

escheroû ;

V. eschemà.
C. chemicà.

contrefait, de mauvais

;

eschercle

re

eschemén

—

C. escherbicà-s.'

Syn. estròs.

eschermentà.

eschemià.

—

caractère.

chemicà

(As. et Bar.). — C. eschàmi.
eschémi,-chimi ; sm.
Parcelle, par¬
ticule,,un rien; au fig. un tout petit être,

—

un

escherc,-èrc,-gue ; adj.— Maladroit,

c. chebuc et dérivés,
—

v.

précipice ; tomber de haut.
escherbiguère ; sf. — Région de pré¬
cipices; chute en nombre, celle d'un trou¬
peau dans un précipice, par exemple,

che.

tager
tager

provo¬

sm.

—

Essanger; esclinrucà-s,
style plaisant. V. chabanl.
escherucade ; sf. — Action d'essanger.
décrasser,

en

v.—

�ESCHÈU

491

eschèu; sm. — Ancienne mesure de
capacité d'environ un litre ; il y en avait
cinq au bouchèl. Cf. avec1 eschegoà.
eschèu ; sm. — Sureau (plante) ; ou
simplement aussi la moelle sèche du sureau ,
on appelle encore ainsi, en divers lieux, la
perche autour de laquelle on entasse la
ramée pour le feu rituel do la St-.Tean ; elle
est habituellement surmontée d'un bouquet
de fleurs; peut-être, à l'origine, était-ce des
fleurs de

? V. halhà.

sureau

eschibà

—

(L.)

V. echèus.
; v.—

Effilocher; eschibà-s,

s'effilocher.
eschiberà ;

v.

Soigner, élever

—

eschibernà, eshibernà; v. — Hi¬
; se dit surtout des troupeaux de la
montagne qui vont hiverner dans la plai¬
ne ; par exl. se dit aussi des montagnards
qui vont passer l'hiver hors de chez eux,
faire « la saison », et même de tout départ

verner

du domicile habituel.

d'eschicà.

sf.

—

Action

d'eschi-

coutà, déchiquetage.
v.

—

en

déchiffrer, s'entre¬

Eschifrà û libe, lie pélhe, déchirer un
livre, une robe ; que-s&gt; soun eschijràts, ils
se sont déchirés, abîmés.
eschifrade ; sf. — Action de déchirer,
de s'entre-déchirer ;

peignée sérieuse.
— Mise en loques,
en menus morceaux ;
égratignure.
eschinà-s ; v. — S'échiner, se fatiguer
beaucoup.
Eschinà-s enta ha arré, se fatiguer beau¬
coup inutilement.
eschinade ; sf. — Action de se fatiguer
beaucoup.
Que m'en èy dat ue eschinade, je me
suis beaucoup fatigué ; en langage pop.

eschifràdje;

j'en ai mis

un

eschiquetà.

eschisclà.

—

Gazouiller

sifflo¬

;

C. chisclà.

eschiulàmi

(II.-A.) ; sm. -— Sifflement,
eschoà-s, eshoà-s; v. — S'ébouler; se
dit aussi d'un puits qui perd l'eau sans
qu'il y ait pour cela d'éboulement. V.
eschoucà-s. Au fig. tomber en déconfiture.
eschoadìs (M') ; sm. — Eboulis; adj.
qui est de nature à s'ébouler.

Syn. œchebùc.
eschole ; sf ; eschòt

; sm. — Ilerminetcharron. Cf. uchole.

eschòrri,-ie ; adj. et s. — Chétif,-ive,
rachilique.
Bétèt eschòrri, veau rachitique.
eschoù; uchoù (Lav.) ; sm. — Ebou-

mal venu;

lement.

eschoubatà

(Lav.)

;

v.

—

Presser le

sein d'une mère ; têter trop souvent,
eschoubàte.
C. choubàte.

eschoucà, essoucà ; v. — Essoucher ;
détacher, faire éclater un rejet sur la sou¬
che ; défaire les sillons avec la herse.
eschoucà-s ; v. — Action d'une souche
qui éclate, d'un arbre qui se casse à la
base, d'un terrain, d'une crête qui s'affais¬
sent, s'éboulent. V. eschoà-s.
eschoucade ; sf. — Action d'essoucher,
de tailler une souche ; éclat de souche,
eschoumà (II.-Big.). — C. essoumà.
eschoùr, ichoùiyde. — C. chour,
sourd.

eschourbà ;

v.

sm.

—

rendre

;

Assourdir

;

ren¬

Fréq. d'cschourdù.
—
Surdité ; bruit

—

sf.

assourdissant.

eschourderòu, eschourdòc,-ròc, essm.— Orgelet, compère-loriot.
Svn. auriòu, crusòu, urzòu, ourbissâ,
pipìn, oelhardò.
eschouròc (Bruges). — C. eslouroùnc.
eschourre.
C. chourratère, chourre.
chourdòu ;

—

eschourri ;
tarir ;

v.

esçhourrl-s,

—

se

Dessécher, épuiser,
dessécher, maigrir,

devenir eschòrri. V. estourrl.

eschourrisclà
pousser

(Lav.) ; v. — Crier,
des cris aigus. V. chisclà et chour-

riscle.
eschourrisclà-s

rire, rire

aux

(L.)

; v.

—

Eclater de

éclats.

eschourriscle

coup,

C. eschicà.
eschirà,-rounà, eschiràt,-ade.
chirà, chiràt et dérivés.

eschourdère ;

Aveugler

—

aveugle (vient de orb).
eschourdà,-dì ; v.
dre sourd ; abasourdir.
eschourderà.

Déchirer; mettre

; eschifrà-s, se
déchirer ; égratigner.

loques

(L.) ; v. —
air. V. charrisclà.

—

eschibernàdje ; sm. — Hivernage.
eschibernàyre,-e ; adj. et s. — Qui
nourrit pour l'hiver.
eschibèrne ; sf. — Nourriture du bé¬
tail pendant l'hiver.
L'eschibèrne qu-'ey care, la nourriture
du bétail pendant l'hiver coûte cher.
eschiberniu,-ibe ; adj. — Qui est sou¬
mis à l'hivernage, qui hiverne.
eschiberniu,-ibe ; s. — Station d'hi¬
vernage pour les troupeaux.
eschicà, eschiquetà ; v. — Déchique¬
ter ; diminuer. V. achiquetà, eschaquetà.
eschicoutà,-tejà ; v. — Fréq. dim.

eschifrà ;

un

tc. outil de

une

bêle.

eschicoutade ;

eschiriulà
ter

eschòc ; sm. — Obstacle, difficulté ;
dans L. meurtrissure. V. blau, mac.

Syn. sahuc, sahuquè, chauquè, sambuc.
eschèus.

ESCHOURROULH

—

(Lav.)

; sm.

—

C. chis-

clét.

—

—

C.

eschourroùlh,-lhàt,-lhadis

;

sm.

—

Eboulement ; écroulement. V. aralhère.
32

�ESCHOURROULHA

ESCLAPOUTI

—

eschourroulhà-s ;

v.

—

498

S'ébouler

;

s'écrouler. Cf. esbounl-s, esbourroà-s.

eschourroulhade ;

sf.

Eboulis

—

;

de choses éboulées ; masse d'un écrou¬
lement.
amas

eschourrùp. — C. chourràp.
eschùc,-ugue ; adj. — Sans suc, sec;
au ilg. un avare ; sec de cœur.
eschucà,-gà; v. — Essuyer; essayer;

esclabine ; sf.

— Briquet. V. herrét.
esclabitùt; sf. —V. esclabàdje.
esclàc (Lav.) ; adv. — Beaucoup.
esclàc,-aque ; s. — Eclaboussure ; as¬
persion ; claquement, éclat de chose brisée.
On dit, en B.-L., ùo esclàco d'arri, un éclat
de rire; en B. on dira esclaqueràt. V. escli-

que.

esclacà ;

débarrasser de l'humidité.

d'un

Eschugà-s las mus, s'essuyer les mains;
eschugà ù clot, essayer une fosse, une
mare; ha eschugà las terres, débarrasser les

clac).

cultures de l'eau.

éclat

v.

de

— Eclater ; craquer ; partir
rire; éclabousser. (Vient de

esclacaràt,-cassât,-queràt ;
C.

esclàc,

sm.

—

d'augm. ; éclat de
rire plus particulièrement ; éclatement V.
esclàc, esclique.
U esclacaràt de banque, une éclaboussure
de boue ; hè û esclacaràt d'aquét oéu maavec

un

sens

.

eschugade; sf.

Action

—

d'essuyer;

frottée.

eschugadé ;

sm.

Torchon

—■

;

essuie-

mains ;

essui. Cf. cabedé.
eschugadé,-re ; adj.

—

Qui essuie, qui

est de nature à essuyer.

Aquéste bén qa'ey eschugadé, ce vent
propre ù essuyer, à sécher.
eschugadoù,-re ; adj.— Essuyer,-euse ;
qui efface ; au fig. celui, celle qui arrivent
après coup, les derniers, qui prennent les
restes, les reliefs.
eschuguè,-re ; s. — Sécheresse de
temps, de cœur, de caractère; indifférence;
est

froid accueil.

Que parlabê dab hère d'eschuguè, il
sans aménité, sèchement.

par¬

lait

eschugue-bachère

; sm.

—

Egouttoir

à vaisselle.

eschumà, eshumà. — C. chumà;
tion de l'évaporation; ressuyer; essorer.

ac¬

Lechà

eschumà las castagnes, laisser se
les châtaignes; la terre que s'eschume, la terre se ressuie, perd son sur¬
plus d'humidité.
eschumatòri ; sm. — Suintement ; éva¬
pora tion.
eschuntà (Or.). — Corr. de eschentà.
ressuyer,

eschuperrà-s
hâter

Se dépêcher, se
point d'en suer. V. amanejà-s,

au

; v.

—

esdeburà-s.

endroit

s'eschutà, s'abriter,
dî la pluie particulièrement; le syn. achutà
a

un

un

sens

sec

;

plus général.

escimà ; v.

Ecimer, couper
esbecà, essoumà.
escimade ; sf. — Ecimage.
—

esclà ;

esclacàt.
re

;

bruit

C.

—

sec

esclaque-ràt, éclaboussu¬
celui d'une claque,

comme

claquement.
esclachà, esclahà, esglahà. — V.
esglachà, plus usité.
esclahédo (B.-L.) ; sf. — Pédiculaire
(Pedicularis sylvatica. L. plante).
esclaheràt, esglaheràt,-ade ; s. —
Ecrasement; coup, acte qui écrase, aplatit,
luise.

esclàm,-àt,-mét

; sm.

sm.—

Exclamation.

—

On dit aussi csclamacioû, mais
l'emploi de
ce dernier terme est relativement récent et
dû sans doute à l'apport français. On em¬

ploie aussi esclàm avec le sens de écho,
il est plus correct, dans ce cas, de

mais

dire reclàm.

esclamà-s;

v.

—

esclamacioû.

—

esclamadis ;

sm.

tion ;

S'exclamer,
V. esclàm.

ma tif

Longue exclama¬

—

ensemble d'exclamations.

adj.

;

Excla¬

—

,-ive.

esclamàt.

esclapà

—

C. esclàm.

esclapouti (L.) ; v.
tir, écraser; esclapà-s, s'aplatir
;

—

Apla¬

en

tom¬

bant, s'écraser, s'effondrer.

esclapadis,-poutis ;
choses

sm.

Amas de
de décom¬

—

écroulées, entassement

bres.
une som

mité. V.

entre deux

copieusement.

esclamadìu,-tìu,-ibe

eschuperrade ; sf. — Action de se
dépêcher ; suée. V. choup.
eschùt (vers le Gers). — C. eschùc.
eschutà (G.) ; v. ■— Mettre a l'abri
dans

chan, brise, écrase à terre cet œuf mau¬
vais; qu'ey partit d'à esclacaràt, il est parti
d'un grand éclat de rire.
esclacassejà ; v. — Eclater de rire
fréquemment; rire aux éclats; éclabousser

Eclaircie, particulièrement

averses.

Syn. aubèle, layòu.

esclabàdje, esclabitùt ; s. — Escla¬
vage ; captivité.
esclàbe,-e, esclàu; adj. — Esclave.

esclapichòt,-puchòt;
cassette, tire-lire. V.

sm.

—

Coffret,

esclipòt.

esclapità,-glapità

; v.

—

Briser, casser
la gueule ».
hàmi, être

les mâchoires (glapitàs) « casser
Dans cette expr., esclapitàt de
mort de

faim (L.).
esclapòt (N.-E. du G.)

éclat de bois que

;

sm.

détache la hache,
esclapouti (1..). — C. esclapà.

—

Petit

copeau,

�499

ESCLAPUCHOT

—

ESCLINC

esclapuchòt. — C. esclapichòt.
esclaque ; sf. — Eclaboussure ; flaquée.
V. eslaque. On dit aussi esclique. V. esclac.
esclaquejà ; v. — Eclabousser ; produi¬

esclatamén ; sm. —- Eclatement, ex¬
plosion.
esclatàn,-te ; adj. — Eclatant,-e.
esclatchà (As. Bar. L.). — C. esclachà.

éclaboussement, des éclaboussures.

esclàu.
C. esclàbe. Dans certaines
coutumes, esclàu désigne un enfant puîné,

un

re

V. esclacà.

—

esclarejà ; v. — S'emploie quelquefois
esclarí.
esclarèje ; sf. — Interstice par où la
lumière filtre; clairière; jour; au fig.
lumière dans une affaire ; échappatoire,
esclarésse (Os.). — C. esclarèje.
esclarí; v. — Eclaircir; rendre clair;
débrouiller ; passer le linge à une dernière
eau après le lessivage, le blanchir ; esclari-s,

allusion au droit d'aînesse.
(G.) ; sm. — Esclandre, rumeur,
grand bruit (d'après Dugay) ; trace d'un
sabot, d'un pied de gibier; ce dernier sens
est également connu en Big. V. pietade.
esclause, escluse ; sf. — Ecluse.
Svn. cous (L.).
esclauserade ; sf. — Eclusée, quantité
d'eau qui s'écoule durant que l'écluse reste
ouverte, et aussi la quantité rçlenue par
l'écluse fermée; on dit aussi escluserade.
esclayrà ; v. — Eclaircir ; instruire ;
esclayrà-s, s'éclairer ; s'instruire,
esclayràdje; sm. — Eclairage,
esclayramén ; sm. — Eclairement,
grande lueur.
esclayràn,-te ; adj. — Eclairant,-e ;

s'éclaircir.

brillant.

esclaquerade ; sf. — Forte eclabous¬
; long éclat de rire ; éclat de rire géné¬
ral, explosion de rires; claque rclentissante,
sure

suite de soufflets.

esclaqueràt; sm. — S'emploie avec le
de esclaquerade, mais il est plus bref.
esclarè ; sm: — Eclaircissement, expli¬

sens

cation. V. esclaride.

pour

Esclarí û ahà, éclaircir

affaire; lou
cèu que-s bòu esclarí, le ciel paraît vouloir
s'éclaircir, se débarrasser de tous ses nua¬
ges; que bam esclarí la harde, nous allons
laver définitivement le linge ; lou bî nau
que s'esclaréch, le vin nouveau devient
une

esclàri ; sm. — Lueur ; éclaircie.
esclaride ; sf.
Eclaircie ; clarté ;
—
éclaircissement ; dernier lavage n grande

interstice, jour.
Que partiràm à la permere esclaride,, nous
partirons dès la première éclaircie ; qu'èy
besougn d'ue esclaride, j'ai besoin d'un
éclaircissement ; que s'y bét ue esclaride,
or. y voit une
clarté, un jour ; qu'an hèyt
ue esclaride en
aquet bosc, on a fait une
;

éclaircie dans

forêt ;

cette

hèyt

ue

mort

a

de la

commune.

la

terrible esclaride à la

mourt

qu'a

coumune,

la

terriblement éclairci la
V.

esclarisoû ; sf.

population
esclà, esclarèje.
Clarté ;

—

éclaircisse¬

ment.

esclayre ; sf. — Chélidoine.
esclàyre (Big.) ; sm. —
eslàm bre, eslampày.
esclayrèro CH.-Big.). — C.
esclayroù (II.-Big.). —

le

esclè (L.) ; sm.
cie. V. esclaride.

-—

Clarté

;

V. claréte.

Eclair.

Cf.

esclarèje.
C. claroù,
jour

;

éclair¬

esclepèyt (Or.). — C. escripèt.
esclérdo (G.) ; sf. — Echarde. V. chascle, chiscle.
escleyà (B.-L.).

—

briser.

C. asclà; rompre,

escleyàyre ; sm. —• Fendeur de bois.
escléyo (B.-L.); sf. — Bûche de bois

fendue. Cf. ascle.

esclét,-e; adj. — Chétif,-ive (en parlant
s'emploie aussi subst. Forme

d'un enfant) ;
de asclét.

Aquét praubòt qu'ey hère esclét, ce pau¬
est bien chétif ;
qu'ey û esclét, c'est
une pauvre
petite chose.
vret

esclarissàt
avec

esclàu

clarté.

clair.

eau

par

sens

(Lav.)

; sm.

S'emploioj

-—

de esclaride et d'esclarissi.

esclarissi ; sm. — Partie claire d'un se¬
mis, d'un tissu où les fils ne sont pas ser¬
rés. S'emploie aussi pour esclaride.
esclarùm ;
rissi.

sm.

—

C. esclaride et escla¬

escletà ;

asclét;

en

v.

—

Mettre du lin

en

esclét

certains lieux, aussi, briser,

ser en menus

morceaux.

esclèyrà (L.).
escléte ; sf.

—

—

ou

cas¬

V. asclà.

C. esclayrà.

Petit éclat de bois.

esclî.
C. esclin. En Lav. petit coffrrt
dans un côté de la càcho, grande caisse où
l'on conserve les céréales.
—

esclàrye, esclàyre

;

grande éclaire (plante).
Syn. èrbe dou hic,

sf.

sm.

esclatà;

v.

—
—

esclatade ; sf.
fois ; éclatement.

Chélidoine,

claréte,

clarie.
esclàt ;

—

clariane,

Eclat,

escliques.
esclin, esclinc;

Eclater.
—

Ce

qui éclate

esclicà (Or.). -— Forme de escricà.
esclicà ; v. — Eclabousser, lancer

en une

serrure

sm.

—

à secret. V. escrî.

esclinc.

—

C.

escrepèt.

des

Ecrin, coffret;

�ESGLINCA
esclincà
dre à

—

(L.)

500

ESCOAYRA
; v.

—

Accrocher,

suspen¬

un croc.

esclipét,-e; adj. — Léger,-ère, frivole;
trousse-pet,-pète. S'emploie aussi pour es-

d'un sabot ; ue escloupade de carboûs, le
contenu d'un sabot constitué par des char¬
bons ; on se sert
ter des

escloupàs ; sm.
escloupassejà.

clipòt.

esclipòt, escripòt ;

sm.

—

Escarcelle ;

boîte à clous de charpentier ;
dans le G. désigne aussi le

escarcelle, d'un coffret,

ce

piège à trappe ;
contenu d'une
que l'on possède

de vieux sabots pour por¬

braises ardentes,
—
—

Gros, vilain sabot,
Fréq. augm. du

escloupà.
escloupàyre,-e ; s.
les sabots

Qui fait claquer
vagabond.

—

marchant ;

en

poche, dans la tirelire. V. esclapichòt.
escloupejà ; v. — Saboter ; même sens
esclipsà; v. — Eclipser; esclipsà-s,
que escloupà, mais avec une nuance dimi¬
s'éclipser, disparaître. En Lav. signifie
nut ive.
aussi surprendre, étonner ; qu'en èro tout
escloupejade ; sf. — Bruit de sabots
esclipsàt, il en était tout surpris.
moindre que l'escloupade.
esclipse ; sf. — Eclipse. Cf. esclùssi.
escloupejàyre,-e. — Fréq. de esclouesclique ; sf.— Eclaboussure. V. esclàc- j pàyre.
esclop, esclòt; sm. — Sabot, chaussu¬
escloupè,-re ; s. — Sabotier,-ère. N. de
en

bois ; corne du pied de certaines
patin de frein de véhicule ; auget,
récipient de la trémie d'où le grain tombe
entre les meules; masse de neige tassée
sous la chaussure; le bruit d'un pas quand
la personne est chaussée de sabots ; cale de
bois ayant plus ou moins la forme d'un
sabot ; méchante embarcation ; au fig. un
nigaud, un balourd, un imbécile.
Gens dou
merfjc/i esclop, gens de même
pied, de même acabit; bèstie coum ûesclòp,
bête, niais comme un sabot; que s'entén û
esclòp, on entend le bruit d'un sabot ; nas
d'esclòp, nez de sabot, nez relevé comme
la pointe d'un sabot ; droumï coum û esclòp,
dormir lourdement ; batulà coum û esclòp
poudàt, parler comme un sabot cassé, ba¬
varder, parler sottement ; qu'ey esclòp dou
sou pè, c'est chaussure à son pied, ce qui
lui convient ; arroussegà l'esclòp, traîner le
sabot, aller de porte en porte, mendier,
vagabonder; qu'èy bis Vesclòp d'u sangla,
j'ai vu la trace du pied d'un sanglier;
mus d'esclòp, face stupide, museau d'imbé¬
cile ; qu'où harén batià û esclop, on lui
ferait baptiser un sabot (tellement il est
sot) ; c'est un imbécile En M', quand la
couche de neige atteint o m. 10 environ,
on
dit: û esclòp que s'y escouneré, elle
couvrirait un sabot. V. patoès.
esclope ; sf. — Sabot, dan? lequel on
met une autre chaussure; il n'a qu'une
bride de cuir comme empeigne.
esclòp-poudàt; sm. — Sabot cassé;
employé dans cette expr. batalà coum û
esclòp poudàt, bavarder à tort et à travers.
escloupà (M*); sm. — Bois taillé
pour une paire de sabots.
escloupà,-pejà ; v. -— Faire courir les
sabots ; faire entendre le bruit des sabots ;
de
bêtes ;

re

marcher.

escloupade ; sf. — Empreinte de sabot ;
du pas d'un sabot; contenu d'un

bruit

sabot.

Que y a ue escloupade sus la hangue, il
l'empreinte d'un sabot sur la boue ; que
s'entén ue escloupade, on entend le bruit.
y a

p.

Lescloupè.

escloupère

;

ancienne

:

dari^e

sf.

Banc du sabotier ;

—

la sabotière.

escloupét,-pòt,-poû

;

sm.

—

Petit

sabot, sabot d'enfant.

escloupéte ; sf.
me,

—

ordinairement orné

Petit sabot de fem¬
; cadenas en divers

lieux.
La Coumtésso dous

Bigourdâs
Qu'en anùuo dab escloupétos,
la Comtesse de Bigorre allait en petits
sabots. (C. Dulor).
esclouserè, escluserè,-re ; s. —
Eclusier,-ère ; jeu d'écluses ; emplacement
d'une ou de plusieurs écluses. C. arreslò.
esclousère,-escluserè, escluse. —-,
C. esclause.

esclòye (M.-A.)
(d'après Filadelfo).
escluse.

;

v.

—

Eclore, éclater

C. esclause.

—

esclùse ; v. —
escluserade.

Exclure,

esclusià

; v.

C. esclauserade.

—

(^Lav.)

Rendre de

—

mau¬

vaise humeur.

esclusiàt,-àdo ; adj. — Qui est de
humeur; en B.-L., mets brûlé,

mauvaise

esclusioû ; sf.
esclùssi ;
fluence du fr.

—

sm.
on

escoarterà.

Exclusion,

—

Eclipse. Sous l'in¬
esclipse.

dit aussi

—

C. escartelà.

escoarterade ; sf. — Action d'écarteler, de mettre en quartiers.
escoàu

ou

escouàu

(G. V.-B.).

—

C.

couàcli.

escoày. — C. escàyre.
l'escoày, signifie, quel que soit le
genre de travail, bien l'exécuter, soigneu¬
Ha à

sement.

D'un

homme

bien bâti, on dit :

qu'ey hèyt d'escoày.
escoày, escoéy; sm. — Chanteau,
petit bout. V. escày.
escoayrà. — C. escayrà,-ri.

�ESCOECHA

501
escoechà ; v. — Briser la cuisse ; escoese fracturer une cuisse; se fatiguer

chà-s,

les cuisses.
escoechàdje, escoechade; s. — Ac¬
tion de se briser, de se déboîter une ou les

escòst,-e ; adj.— Caché,-e, secret (rom.
escostamén ;

tondue.

fragments de muscles qui res¬
quand on écorche

En 13.-L.

adhérents à la peau

mal.

Secrètement,

Està à boune escole, être à bonne école ;
qu'ou manque drin d'escole, il a besoin

d'apprendre

panà l'escole, faire

encore;

l'école buissonnière ; recébe ue escole, re¬
cevoir une leçon sévère ; està passât darrè

Vcscole, être ignorant.

escòp (d')

;

adv.

—

Soudainement,

su¬

bitement, tout d'escòp, tout-à-coup.

D'escòp

que-s

deschude, tout-à-coup

il

s'éveille.

sm. — Ecot, ce que chacun paie
dépense en commun.
Quoan ey l'escòt ? A combien se monte
l'écot? Pagà per escòt, payer en donnant
chacun son écot, sa quote-part.
escòt; sm. — Etoffe de laine, «écos¬
sais ». N. de p. et de lieu.
(Dans les B.-P. on trouve les noms de
Escot, Escou, Escout, trois communes voi¬
sines).
escouà.
Syncope de escoudà, en Big.

pour une

—

sf. — Déformation de horos¬
cope. V. escoupùr.
Ha-s tirà l'escope, faire tirer son horos¬
cope.

escòrje, escourjà,-chà (G.) ; v. —
peau; s'escòrje,

Ecorcher, ôter, arracher la
s'écorcher.

sf. — C. escàrni, moquerie.
(Vieux fr. escome).
escorne-boéu; sm. — N. de lieu; dési¬
gne aussi un endroit périlleux en monta¬
escome ;

notamment:

escorne-crabe
d'un endroit

(d') ; loc. adv.— Se dit
abrupt, périlleux même pour

les chèvres,

Qu'ey û passàdje d'escorne-crabe, c'est
passage difficile.
escòro (B.-L.) ; sf. — Sceau en bois.

un

Cf. sélhe.

(As.) ; sf. — Moule en bois, à
fromage, appelé aussi canaule. V. a.
escorte ; sf. — Escorte. On dit préférablement coumpanie, segulssi.
escorse

escòse ; v. — Cuire, causer une dou¬
leur brûlante ; picoter ; s'emploie aussi au

%■
picoûs

les gerçures
û ret qu'escòts, il fait un froid cuisant ; que Ven ba
poudé escòse, il pourra t'en cuire.
escòse-s,escoùse-s (As. Bar.) ; v. —
S'ouvrir à quelqu'un, lui dire sa pensée; on
causent de la

notamment.

escouade ; sf.

—

Escouade.

escouatarà

(Lav.) ; v. — Couper la
queue d'une bête. Cf. escoudà.
escoubà; v. — Balayer; emporter, en¬
lever violemment. V. balejà.
Escoubà lou sou, balayer le sol, l'aire;
escoubà l'ahà, terminer l'affaire, en finir;
aquét hartanè, qu'ou te bau escoubà, cet
ivrogne, je vais le balayer, le jeter dehors;
la bentorle qu'at escoube tout, le grand
vent

balaie, emporte tout.

escoubade ; sf.

escope ;

Lous

escotisamén (G.) ; adv.
cachette, clandestine¬

en

ment.

et G.

escoeyà ; v. — Dégaler.
escole ; sm. — Ecole, établissement
d'instruction ; association félibréenne.

gne

—

escòt;

(M4); escoéyt,-e; adj. — Qui
est sans suc, comme desséché par la cuis¬
son, la chaleur ou toute autre cause ; au
fig. insensible, cœur sec ; qui ne s'émeut
de rien. V. eschuc, descoéyt.
escoéy (Lav.) ; sm. — Epiderme, peau,
cuir, ef, particulièrement peau de la bête
escoét

tent

ESCOUBALHËT

escot, escost, escos).

beaucoup

deux cuisses.

—

que hèn escòse,
cuisson ; que hè

dit aussi descoùse-s. V. desboutoà-s.

Action de balayer ;
—
de balai.
ue
escoubade, donner un coup de
balai ; faire un nettoyage ; se débarrasser
d'un importun, d'un indésirable; mettre de
l'ordre aux affaires et en élaguer l'inutile;
darrè. de Vescoubade, que-s bét si loiA
au
sòu ey boù, après un balayage, on voit si le
sol, ce qui était couvert par la poussière,
les détritus, est bon. (die).
escoubadé,-re ; adj. — Qui doit être
balayé ; dont on peut se débarrasser.
Lou baylét qu'ey escoubadé, le valet (ne
faisant pas son devoir) est à renvoyer.
escoubadis,-ses ; s. —
Balayures ;
quand on emploie le fém. c'est toujours au
pluriel.
escoubaderà ; v. — Balayer grossière¬
coup
Da

.

ment.

escoubaderè (B.-L.) ; sm. — Balai
grossier dont on se sert pour balayer le
four après qu'on l'a chauffé.
escoubadéres.
V. escoubadures plus
—

usité.

escoubadoÙ,-re ; adj. et s.— Balayeur,
style plaisant, celui qui passe le
dernier, à confesse, chez le percepteur, par
exemple.
escoubadures ,-balhes ,-bilhos
(G.).
-euse; en

—

C. escoubadìsses. V. escoubadéres.

escoubalhét

(B.-L.) ; sm. — Balai de
lequel on balaie la farine ; il
est fait d'un carré de peau d'agneau; ail¬
leurs, petit balai.
meunier

avec

■

�ESCOUBASSAT

502

ESCOUHIDE

—

escoubassàt,-ade

; s.

—

Coup Je balai

violent, vigoureux, au propre et au fig..
nettoyage rapide. En Lom., repas qui se
donne

après avoir bâti

escoubasse ;
mauvais balai.

sf.

une
—

maison.
Grand, vilain,

escoubassò (H.-Big. G.) ; escoubassòu, escoube-sòu ; sm. — Balayures,
tas de choses balayées ; expr. de mépris,
terme insultant.
On dit aussi estuye-sòu
(rare).
U escoube-sòu, une traînée, femme de
mauvaise vie.

Dans

le

G.

escoubassò

conclusion, la fin d'un travail,
entreprise; hè Vescoubassò, fêter

l'achèvement de.

escoubàt; sm. — Place nette; s'em¬
ploie aussi avec le sens de escoubadls.
Tribalhà sus l'escoubàt, travailler sur
un
terrain propre, sur quelque chose de
neuf, écrire sur un sujet qui n'a pas été
traité; tirà-s de l'escoubàt, vider la place,
« débarrasser le
plancher » ; jetà Vescoubàt,
jeter les balayures, se débarrasser de ce qui
est impropre, inutile.
escoubàyre,-e, escoubè,-re; s. —
Marchand,-e, fabricant de balais. N. de p.
Forme de escoubadoù.

escoube ;
Escoube de

—

—

Bay. L.).

—

C.

escou¬

badls.

escoube-sòu.
Bas-Arm.

C.

■—

escoubassò u.

En

qui termine une affaire,
une
entreprise, ou, simplement, grand re¬
pas. V. escoubassàt.
escoubét,-e ; s. — Petit balai, le plus
souvent sans manche de bois, balayette,
escoubetà ; v. — Epousseler.
escoubetadc; sf. — Coup de petit
repas

balai.

escoubilh (Bav.) ; sm. — Epoussette,
brosse dite de chiendent; écouvillon; ail¬

leurs,

c.

escoubét.

escoubilhà ;

v.

—

escoubilhos (G.).

Epousseler.
—

V. escoubadures.

escoubilhoû,-lhe ; s.
Ecouvillon,
fait, ordinairement, d'un tortillon de linge
—

usé lié à

un

manche.

escoucà-s.

—

V.

escoude-cerises ;
un

sm.—

Un

paresseux,

vétilleur.

escoudenà ;

(coudéne)

v.

Enlever la

—

couenne

écorcher une bête.
escoudi-se (G.) ; v. — Dépérir par suite
d'une maladie de langueur.
escoudicà (Or. Bav. L.). — C. escoudà.
escoudit,-o (G.); adj. — Fatigué,-e,
languissant", maladif, épuisé par la maladie.
escouét,-e (Bar.) ; adj. — Insensible à
tout, qui ne s'émeut de rien, « cuit et re¬
cuit », selon l'expr. fr. pop. V. escoét,
;

eschùc.

escouetà

(Big. G.).

—

C.

escoudà,

escouà.

sf.
Balai.
brane, balai de bruyère; es¬
coube de milh, balai de millet ; escoube
d'aubiscoù, balai de fétuque, plante cjui
abonde dans les landes béarnaises ; bau pus
lou manje d'ue escoube, il, ou elle, ne
vaut pas le manche d'un balai, c'est-à-dire
pas grand'chose ; tirà û cop d'escoube. tirer
un
coup de balai, nettoyer la place, au
pr. et au fig.
C. escoubàyre. N. de
escoubè,-re.
p. Escoube, Lescoubè.
escoubedis (Or.

—

triste sire.

signifie, notam¬

ment, la
d'une

escoudà, escouà, escurtà ; v. — Pri¬
de
queue,
courtauder ; couper un
appendice ; écourter.
Qu'an escoudàt lou câ, on a coupé la
queue au chien ; escoudà l'alh couper la
tige, la queue d'un ail; escoudà la journade, écourter la journée ; escoudà cerises,
détacher des queues de cerises, c'est-à-dire
faire un travail des plus faciles, muser,
perdre son temps à des vétilles ; on dit
généralement : ha coum qui escoude cerises.
escoude-câs ; sm.
Couper des queues
dt: chien, écornifleur; bohémien, bohème;
ver

esgougà-s,

escoufi,-ià ; v.
Tuer, supprimer;
dépouiller complètement un joueur ; pren¬
dre et cacher, subtiliser, confisquer, chi¬
per; gaspiller, dilapider; en Lav. signifie
plus particulièrement, casser, briser les
vertèbres du cou, mais a également les
—

aulres

sens.

escoufiade ; sf.

—

Meurtre,

suppres¬

sion; vol, eonfiscalion.

escoufiadoù,-re ; adj. et s. — Malhon¬
nête; voleur au jeu; recéleur.
escoufiàyre,-e. — C. escoufiadou,
mais avec une nuance péjor. En Lav. aussi
tueur-,-euse.
escoufide ;

sf.

—

Déconfilure, perte,

défaite.

escoufioùn

(G.) ; sm. — Arrière de la
(vieux).
escougoutà (V.-B.) ; v. — Ebrancher
un
cougùl (têtard), écimer, étêter un ar¬
bre, en faire un couijòt.
escouhà ; v. — Ecimer, émonder, étêter
ira arbre, lui enlever la cohe, la coiffe.
escouhade ; sf. — Ecimage, action d'écoiffe

têter

un

arbre.

escouhàt,-ade ; adj. — Etêté,-e, écimé ;
ovin dépourvu de cornes; objet dont le
haut bout a été enlevé, supprimé.
Càssou escoubàt, chêne élêté ; cabinet escouliàt, cabinet, armoire sans fronton,
escouhî ;

v.

escouhide ;
décaver au jeu.

—

sf.

C. couhì, culi, escull.
—

Action

d'escouhi,

�ESCOULA

503
escoulà ; v. — Vider,
mettre à sec ; écouler.

tarir, égoutter,

escoulà, laissons égoutter

Dechém

;

lais¬

vider ; escoulà û pesquè, mettre à sec
vivier ; û mes que s'ey escoulài despuch,
mois s'est écoulé depuis.

sons
un
un

escoulà,-làn

;

sm.

Canal d'écoule¬

—

ment.

escoulà (G.) ; v.

— Etouffer, obstruer.
l'escòlo, la bile l'étouffé,
rend difficiles les digestions. V. desgoulhà.
escoulà,-ne ; s. — Maître, maîtresse
d'école ; élève, écolier. N. de p.
escoulade ; sf. — Action de vider, de
mettre à sec ; ce qui s'écoule en une fois ;
eau écoulée ; coulure.
escouladé,-re ; s. — Canal, rigole,
trou d'écoulement. V. ayguèrç.
escouladés, escouladis ; sm. s. et pl.
Ce qui constitue le fond d'une vanne,
d'un fût, les dernières gouttes; effondrilles
de boue, de lie ; ce qui coule en dernier
liu ; choses sans valeur.
escouladis,-se ; s. — Résidu d'un fil¬
trage ; ce qui coule.
escouladis,-Se ; adj. — Qui est de na¬

La

bilo

que

—

ture à

s'écouler, à favoriser l'écoulement,
sm. — C. escouladure.
escoulàdje ; sm. — Epuisement, assè¬
chement, vidange.
escouladure ; sf.
C. escouladés, es¬
couladis; vidange; augm. escoulassade.
escoulàri ; adj. des 2 g. •— Scolaire,
escoulasse ; sf. — Grande école ; mau¬
vaise école, vilaine école.
escoulassade ; sf. — Grande quantité
escouladissi ;

—

d'élèves d'une école,

escoulè;
—

escouléts ;
(1).

sm. ;

sm.

C. escoulade et escouladis

escouledure ; sf.

—

pl.

escouliè,-re ;
novice ; personne

adj. et s. — Ecolier,-ère ;
novice.
escoulierade ;
sf. ; escoulieràdje ;
sm.
Les écoliers ; troupe d'écoliers.
escoulieris; sm. s. — Les élèves d'une
école, la population scolaire, avec une
nuance désavantageuse.
escoulieròt,-e ; s. — Petit écolier, peti¬
—

te écolière.

escoumalhe ; sf.

— Jeu d'enfants :
un
et une petite fille, le monsieur
et la dame, jouent à vendre et à acheter.
escoumbit ; sm. — Repas en piquenique. V. patauléte.

petit

escoumenià.

escoulét;

sm. — La fin d'une vidange,
gouttes ; s'emploie le plus sou¬
pl. C. escoulade; au fig. achève¬

vent

au

ment, fin, le fond du

Qu'en em
sàyre, nous
fond

du

aus

Anathème, malédiction
tribué à des

Vescouménje, lancer l'anathème sur;
un mal, ensorceler; péri d'escournénje, mourir d'un mal donné par magie;
qu'a l'escouménje dessus, il est sous l'in¬
fluence d'un mal satanique.
escoumpichà ; v. •— Compisser ; souil¬
ler d'urine; escoumpichà-s,
se mouiller
donner

avec

sommes

sac,

dit-il

aux
au

menus

On dit aussi

;

s.

escoulià ;
;

v.

; sf.

escoùmpte

; sm.
escoumunià ; v.

Petite école,
Faire l'école ; instruire,

escoulià-s, s'instruire,

appren¬

escouliàdje ; sm. — Fréquentation de
l'école;.rétribution scolaire; action de faire
l'école; population d'une école.
escouliàt,-ade ; adj. — Instruit,-e,
éduqué, appris, dressé.
Que Van plâ escouliàt, on l'a bien appris,
dressé, il sait sa leçon, il suit les instruc¬
tions qu'on lui a données.

Escompteur,

—

Escompte,

Excommunier.
En style badin, on dit à quelqu'un dont
on sait qu'il médité 1111 coup amusant ou
drôle : que bos ha-t escoumunià, tu veux te
—

excommunier.

qui excommunie.

—

—

-euse.

péchés, au
(Conte

confesseur.

descoumtà, biscoumtà.

escoumptàyre,-e

escoumuniàyre

On

dit

; s. et

escoumunicacioû ;

escouléte,-lote

dre.

urine.

lieux, escumenià.

béarnais).
enseigner

son

escoumpichade ; sf. — Action de
compisser; llaque d'urine; averse, en style
burlesque.
escoumptà ; v. — Décompter, escomp¬

couhes-

au

mal inconnu at¬

;

pratiques de magie, de sorcel¬

lerie.
Da

faire

sac.

escouléls, si dit

C. escoumunià et déri¬

escoumenjà,-minjà, escuminjà; v.
Excommunier ; anathématiser ; exorciser,
faire des imprécations ; donner un mal par
des pratiques de magie.
escoumenjadoù,-re ; s. — Celui, celle
qui lance l'anathème ; célébrateur de mes¬
ses noires, magicien.
escouménje, escuminje; sm. —

suite d'un

les dernières

—

—

ter.

coulé.

garçon

vés.

C. coule.

escoulerà-s; v. — Prendre mal à la
effort; contracter le mal appelé

ESCOUNDE

—

sf.

en

adj.
—

quelques
—

Celui

Excom¬

munication.

escounatère,-netère

;

cachette, lieu retiré, caché.

plutôt de

sens

péjor.

;

sf. — Cache,
Le terme est

escounedé

ne

l'est

pas.

escouncagà (L.) ; v. — Embrener
(trivial et grossier).
escoùnde (I?ay. G. L.) ; escoùne (B.
G. Big.) ; v. — Cacher, recéler ; escoùne-s,
cacher, se dissimuler.
Qu'ai bau escoùne, je vais le cacher
oun s'ey escounùt? Où s'est-il caché P
se

;

�ESCOUNDE

504

ESCOURNA

—

escoùnde
ter

:

(Lav.). — Réfléchir, suppu¬
qu'escoùnde que, je pense que.

escoùne.

—

V. escoùnde.

escounedé,-re

;

s.

—

V.

Cachette.

escounatère.

adj.

;

—

Qui cache;

escounatère.

C.

—

formule rituelle de l'exorcisme.

escounudamén ; adv.
cachette.

—

Secrètement,

escounude,-nùt (à 1') ; loc. adv.

—

l'escounàt, ils se sont
vus en
s'ey hèyt à l'escounàt
dous mèstes, cela s'est fait sans que les
soun bis à
cachette ; que

maîtres le sachent.
On dit, avec un

sens

identique

:

au

panât, à l'estujàt.
escounùt ;

sm. — Plongeon.
escounùt,-ude ; s. — Cachette,
escounùt,-ude; adj. — Caché,-e. V.

escounude.

escoùp. — C. coup,
escoupamén ; adv.

coyer.

Vivement, rapi¬
dement, sans faire attendre, sur le coup.
Que s'ey hèyt escoupamén, cela s'est fait
très vite ; ijue s'ey mourt escoupamén, il est
mort

—

subitement.

escouperà; v. — Enlever la coupère,
écaler, dépouiller les épis de maïs.
escouperà de,-perère ; sf. — Travail
d'écalage, de dépouillement du maïs V.
esperouquère.
escoupetade ; sf. — Coup de fusil ; dé¬
charge de mousqueterie. V. esbarroude.
escoupéte ; sf. — Escopette, fusil,
eseoupetejà ; v. — Tirer des coups de
fusil, tirailler.

escoupetie (Os.)

(G.),

Nou bau pas

û escouplt, cela ne vaut pas
jet de salive, c'est-à-dire rien ; nou-n
tiéni pas mey de cas que d'û escouplt, je
n'en fais aucun cas; qu'ey û escouplt traucàt, c'est un crachat percé, rien du tout,
moins que rien,
escoupitè. — C. escoupidé.
escoupitère ; sf. — Besoin, manie de

sf. — Salive, jet de
salive, crachat; besoin, manie de cracher.
escoupi, escupi; v. — Cracher de la
salive; s'emploie aussi pour évacuer un
crachat épais, mais on dit aujourd'hui
plutôt cracha, sans doute pour établir la
;

différence dans la nature des crachements.

escoupidé,-re ; s. — Crachoir,
escoupidére. — C. escoupitère.

cracher.

escoupsà (Arm.) ;
■—
Emonder, es¬
eschartigà.
escoupsadé,-ro ; adj. — Qui doit être

sarter. V.

émondé.

,

escoupsàdje,

escoupsàdo;

s.

—

Emondage.
escoupùr,-re
roscope,

; s. — Tireur,-euse d'ho¬
de cartes, diseur de bonne aven¬

ture. V. escope.

escoùr ;

sm.

C.

—

mais moins

escourre,,

usité.

En cachette.

Que-s

escupit ; escupich
Jet de salive, crachat.

.

escounjuràyre ; sm. — Qui exorcise,
qui conjure.
escounjùri. — C. escounjuramén.
escoun-pèyre; sm. — Jeu d'enfant;
on
cache une petite pierre dans un des
trois trous que l'on a recouverts de gazon ;
il s'agit de deviner où se trouve la pierre.
en

—

un

escounjurà ; y. — Conjurer ; exorciser,
escounjurade ; sf. — Cérémonie, for¬
mule d'exorcisme; conjuration.
escounjuràdje,-jùri ; sm. — Action
de conjurer, d'exorciser.
escounjuramén,-jùri ; sm. ■— Exor¬
cisme ;

escoupìt,
sm.

escounedoù,-re
receleur,-euse.
escounetère.

escoupidis ; sm. — Quantité de salive
rejetée ; en Lav. qui rejette ce qu'on lui
donne.

escourçà ; v. — Ecorcer.
escourçade ; sf. — Action d'écorcer.
escourçàdje. — Ecorçage.
escource.

V.

—

escousse.

escourcè,-re; adj. — Qui se rapporte
à l'écorce ; qui ccorce.
Pic escourcè, le pivert, qui perce l'écor¬
ce pour y
chercher des insectes.
escourcère; sf. — Outil des ouvriers
qui écOrcent, notamment les chênes-liège
(courcie).
escourchà, escouryà; v. — Ecoroher, ôlcr la peau. Le terme est d'introduclion assez récente ; on dit plutôt et
géné¬
ralement pelà.

escourchade ; sf. — Ecorchure ; action
d'écorcher. V. esgarrauche.

escourchàyre,-e ; adj. et s. — Ecorcheur,-euse ; au fig. marchand qui fait
payer très cher.
escourçùt,-ude (L.) ; adj. — Coriace,
dur; qui a une.écorce épaisse.
escourét,-ròt,-o (lî.-L.) ; s. — Petite
escòro.

escourì;

v.

Moisir;

—

escourl-s,

se

moisir. V. eslourl.

escourià (G.) ; v. — Action des din¬
dons entourant une bête, un ennemi, et
criant avant de l'attaquer: lous
poulòys
escourlon la serp.

escourjà (L.).

—

C. escourçà;

tains lieux, c. escourchà,

escourjìu (G.)
équarrisseur.
escournà ;
moquer

de. Y.

v.

;

adj. et

—

Faire

escorne.

en cer¬

escòrje.
s.

—

un

Ecorcheur,
affront,

se

�ESCOURNA

505
escournà ;

Ecorner, couper, en¬
coin, un angle, une
aspérité aiguë ; entamer son avoir ; escournà-s, se faire une bosse au front, en style
lever

les

v.

—

cornes,

un

plaisant. V. escantoà, esbrecà.
Baque escournade, vache dagorne ; lou
boéu que s'ey escournàt, le bœuf s'est
écorné; que s'a escournàt la fourtune, il
a entamé et dépensé une partie de sa for¬
tune ; lou diable t'escàrne ! le diable t'écor¬
ne !
sorte d'imprécation ; lou diable que
s'en escournaré ! Le diable en couperait ses
cornes ! Exclam, à propos d'une chose sur¬
prenante, inattendue, extraordinaire.
escournade ; sf.

Ecornement

—

;

écor-

nure.

escournadure ;
Lav.

morceau

sf.

—

Ecornure;

en

de lard.

escournàt; adj. m. — Ecorné, nom
le diable donne, dans les contes pop. à

que

escourniflà ;

v.

moucher

«

Tromper

—

;

faire

Tromperie,
taloche, chiquenaude.

;

escouroue,

un

».

escourniflade ; sf.

querie

—

escroue;

sf.

—

mo¬

Ecrou,

filière,.

escourpioû
Machàn

; sm.

courn

û

scorpion.
escourrày (Arm.)

Scorpion.
escourpioû, méchant

—

comme un

;

sm.

—

Le courant

de l'eau.

sf.

—

Canal, fossé, rigole,

déversoir.

escoùrre;

Ecouler, couler, glis¬
esGOÙrre-s, glisser sur une
v.

—

ser, dévaler ;
pente, le long de, dévaler; se mettre
en

en

affaires.

Que s'a dechàt escoùrre lous intérêts, il
laissé courir les intérêts (et il est en re¬
tard sur l'échéance) ; lou noud que s'ey
escourrùt, le nœud a glissé, s'est relâché;
las terres que ban escoùrre-s, les terres vont
glisser; lou tems qu'ey escourrùt, le temps
est passé ; la date de l'échéance est
passée.
escourredé,-re,
escourredis,-se ;
adj. — Coulant,-e, qui coule, glisse aisé¬
ment : nouds escourredé, nœud coulant,
a

escourrédo (B.-L.) ; sf.

— C. escourre.
escourremén,-imén ; sm. — Flux,
fuite, écoulement, diarrhée; gêne, pénu¬
rie d'argent, du nécessaire.
escourreyoû (Lav.) ; sm. — Cordelette

fine.

,

escourribande (As.) ; sf.
reme'n.

—

—

C. escarrougnà.
écoule¬

Glissement,

escourrùt,-ude ; adj. et s. ■— Dispa¬
parti, enfui, passé; en déconfiture.
Lou tems escourrùt, le temps passé, en¬
fui ; marchàn escourrùt, marchand en dé¬
confiture. en faillite, ruiné; hiéu escourrùt,
fil du tissage qui s'est détaché de l'ourdimi.

ru,-e,

escourse.

—

escourtà ;

v.

V.

escousse.

Escorter

—

;

écourter. V.

abraçà, escurtà.

escouryà. — V. escourchà.
escouryoùn (L.) ; sm. — Avorton, bête
mal venue, rachilique. V. eschòrri.
escousén,-te ; adj. — Cuisant,-e, qui
cause
une
douleur aiguë; aigre, acide,
âpreMail escousén, mal cuisant ; que l'a tro~be
pilule amère; que t'en harèy ,béde de las
escouséntes, je t'en ferai voir de cruelles;
ue
escousénte, une prune aigre,
prue
acide.

escousentoù, escousoù; sf. — Cuis¬
douleur vive et cuisante ; picotement ;
odeur, puanteur aigre des plaies, des ali¬
ments passés, aigris.
L'escousentoù dou ret, le piquant du
froid. On dit aussi, mais plus rarement,
son

,

escousedure.
escousi

escourre ;

retard

escourrude.
ment. C. encourrude.

escousénte, il trouve la chose cuisante, la

Jésus-Christ.

nffront,

escourrougnà (G.).

ESCOUTA

—

(Confronter

avec

C. escourl'esp. escurri—

banda).
escourrilhos (G.) ; sf. pl. — Restes,
reliefs, fonds de bouteilles.
escourriulà ; v. — Ruisseler ; glisser ;
escourriuià-s, glisser le long de ; dévaler.
escourriule ;
Ruissellement,
sf.
—
glissade ; diarrhée. Cf. rlule.

(L.).

C. escòse, qui est égale¬

—

ment usité,

escousperà.— C. escouperà. V. couspe.
escousperade. — C. escouperade ; la
niasse des couspes détachées.
sf. — Escousse. Le terme
désuétude, on a créé, pour
le remplacer (?) escourse. On doit dire
escousse ;

étant tombé
escousse.

V.

en

abrounquide.
(B.-L.) ; sm.

escoussòt

Aiguille

—

épointée.
escoussurà ;

v.

—

Payer

en

nature,

affaner.
escoussure.

—

C.

coussure.

escoùt; sm. — Ecoute, action d'écou¬
ter ; guet. V. audide.
Abé escoùt, avoir l'oreille fine; lou qui
ey à l'escoùt, plâ ou mau que s'at entén
tout, celui (l'indiscret) qui est à l'écoute,
il entend tout ce qu'on dit de lui en bien
ou en mal (dic.J.
escoutà ; v. — Ecouter, prêter, tendre
l'oreille ; exaucer ; escoutà-s, s'écouter.

Quc-m bas escoutà, tu vas m'écouter,
m'entendre, m'obéir, m'exaucer ; ne podi
pas ha-m escoutà, je ne puis me faire écou¬
ter ; nou. cau pas escoutà-u, il ne faut pas
l'écouter, le croire; escoute, tu, escoutàt,
bous auts, toi, écoute et vous autres écou¬
tez aussi ; n'escoute pas arré, il ne veut
rien entendre ; si

lou Boû Diu

e-m

boulé

escoutà, si le Bon Dieu voulait m'exaucer;

�ESCOUTADÉ

—

ESCRESTA

506

escoute si

plau! Ecoute s'il pleut. Tu peux
crois pas ce que tu dis ; attendsmoi sous l'orme; aquet malàu. que s'es¬
coute trop, ce malade s'écoute trop ; que
parli ta tu, hilhe, escoute, nore; je parlc^
pour loi, ma fille et toi, ma bru, écoute;
moulî d'escoute si plau, moulin dont le
canal est souvent à sec; le meunier écoute
s'il pleut pour avoir de l'eau.
escoutadé,-re ; s. — Oui est à écouter,
qui mérite d'être écouté.
escoutade ; sf. — Audition, temps
pendant lequel on écoute. V. audide.
JV'èv pas perdut Vescoutade, je n'ai pas
perdu mon temps à entendre, à cette au¬

parler, je

ne

dition.

escoutadé,-re ; sf. — Guichet par le¬
quel on écoute ; trappe de confessionnal.
escoutadoù,-re, escoutàyre,-e ; adj.
Ecouteur,-cuse, auditeur, espion ; a gé¬
néralement un sens désobligeant. V. audi—

toù.

escoutchà,-thià,-tià
cout, la

; v. — Oter la
le cuir, la peau V. escou-

couenne,

denà, espelà, pelà.

escoutchadoù,-re

;

sf.

—

Coup de

Ecorcheur,

—

tueur de cochons.
escoutchi (Lav.) ; v.

-euse,

— Faire perdre au
jeu.
escoutchit,-ido ; adj. — Décavé,-e,
ruiné au jeu. Cf. culit.
escoute-cigalhe ; sm. — Ecoute-ciga¬
le, sobriquet des gens de Gerderest (B.-P.).
escoute-plouje ; sm. — Ecoute-pluie,
qui est dans l'attente; un distrait, quel¬
qu'un qui semble toujours écouter s'il
n'arrive pas quelque chose, ou quelqu'un ;
un
espiion, un curieux indiscret et qui
tâche de n'en pas avoir l'air.
escoute-si-plàu. — V. au mot escoutà.
escoutè,-re ; s.
Qui prend part à un
■—

écot.

(Lav.)

; v.

—

Ecouter

aux

portes.

escoutilhoûs(hè)

;

fréquemment, avoir la
ensemble (Lav.).
escoutissoùn (G.);
chacun paye son écot.

loc. adv.— Ecouter
manie d'écouter;

causer

escoutourà.
chà.

—

C.

sm.

—

Repas où

escourçà et escout-

escoutoùs,-e ; adj. — Indiscret,-e ;
attentif à écouter. Cf. escoutadoù.

escòyo (G.) ; sf. — Habileté, intelli¬
(vieux).
escrabançàt (Lav.); sm.
Escarbot;

gence

—

lucane. Cf.

coupe-dit. Y. escrubàt.
escrabanchà ; escrapançà (G.) ; escrebanchà, escrebassà ; v. — Fréq.
augm. de crebà; éventrer, crever le ventre;
escrebanchà-s, se crever au travail, à une
action pénible ; prendre un effort.

Action d'escra¬

mince, chétif ; avorton.

escrabàt, escrauàt (Mt-Big.) ; sm. —•
Désigne les scarabés en général ; le mot est
suivi ou précédé, pour chaque espèce, d'un
qualificatif: escrabàt lusén, carabe doré;
escrabàt rnerdassè, bousier. Cf. merdansòu;
bore escrauàt, lucane. V. coupe-dit, cascauét. On dit aussi escarauàt. V. escarbàlh.

escrabàt,-ade. — C. escaràbàt et escarramicàt.
escrabatalhe ; sf. — La race des luca¬
nes, des escarbots.
escrabàtch (Lav.) ; sm. — Hanneton,
escrabàt-merdassè (B.-L.) ; sm. —
Le bousier (coléoptère). Cf. merdansòu.
escrabidou (Lav.); sm. — Petite rave,
escrabòt (B.-L.) ; sm. — Bout de char¬
bon

en

ignition.

escrasà ;

v.

—

s'écraser,

Ecraser

;

s'écrouler

s'exténuer.
escrasamén ;

s.

—

escrabanchàt, escrebanchàt, escrebassàt,-ade ; adj. et s. — Crevé,
éventré,-e; petit crevé; qui a le ventre

escrasà-s,

escoutchàdo (Lav.) ;
couteau, estafilade.

escoutilhoà

escrabanchade ; sf.
banchà.

sm.

—

surpasser ;
;

s'épuiser,

Ecrasement ;

charge considérable.
escrasàn,-te; adj. — Ecrasant,-e;
s'emploie guère qu'au fig.
escrebassà.

ne

C. escrebanchà.

—

Ce qui a crû; produit
escréch; sm.
agricole; excroissance; prolongement d'une
construction. V. créch, crèche.
escréche ; v.
Croître, en parlant des
produits du sol. Y. crèche.
escrechén,-te ; adj. — Excroissant,-e.
escrechùt,-ude ; adj. — Excrû,-e ; qui
a bien
crû, bien poussé,
—

—

escremà ; v.

—

Ecrémer.

Syn. escreslà.
escremàdje ; sm. — Ecrémage.
escremadoù,-re ; adj. — Qui écréme,
escremadure ; sf. — Ce qui a été écré¬
mé, la crème enlevée du lait.
escrepét", sm. — Petit coup de ton¬
nerre; petit pet, en langage badin.
escrepét, escripét,-pèt; sm. — Cas¬
se-pied, trébuchet, piège où les animaux,
les oiseaux se prennent par
les pattes. V.
escapuchòt, esplén.
escrépi, esgripi; sm. — Salamandre
d'eau; scorpion; au fig. une petite person¬
ne méchante,
rageuse et facilement colère.
Machin coum A escrépi, méchant com¬
me un
scorpion ; Diu boàlhe que nad n'es¬
tripi la coude jaune de l'escrlpi, Dieu veuil¬
le que personne n'écrase la queue jaune du
scorpion. (Narcisse Laborde).
Syn. blàndo, hissaugie.
escrestà ; v.
Ecrêter ; - enlever la
crème (creste) du lait; en B.-L., aussi, cas¬
—

trer

les animaux. Cf.

c restà.

�ESCRESTADOU

507

escriture, escriuture; sf.— Ecriture,
escriut ; sm. — Ecrit ; chose écrite ;
écriture; inscription.
Hèt dus moûts d'escriut, faites deux mots
d'écrit ; qu'an passât û escrlut, ils ont passé
un acte écrit ; lous escriuts que parlen, les
écrits parlent, font autorité; hèt ha u es¬
criut
fais-toi faire un écrit: attestation,
certificat, elc. ; ha parlà lous escriuts, faire
parler les écrits, les actes notariés, référer

escrestadoù,-re ; adj. et s.— Qui écré¬
; beurrier,-ère ; liongreur.
escrestadure. — C. crestadure.
escrestanè ; sm.— Cuiller en bois pour
écrémer le lait.
me

escrî ; sm.

Ecrin. V. esclî.
—
Ecrivain; écrivas-

—

escribâ,-ne;

s.

,

sier.

escribalhoû,-ne ; s. — Petit scribe;
écrivassier.-ère ; écrivain sans talent.
escribassà, escribassejà ; v.— Ecri-

aux

s.

—

v.
—
Parer, orner ; requin¬
escricà-s, se parer, soigner sa mise ;
se requinquer, se pincer.
escricadét,-e ; adj. et s. — Propret,-te,
bien paré ; gentil, mignon.
escricàt,~ade ; adj. — Paré,-e, en toi¬
lette soignée, tiré à quatre épingles ; pincé,
prétentieux ; propre, net, pur, choisi.
escridassà-s ; v. — S'égosiller à crier,
escridassade ; sf. — Action de s'égo¬

siller, huée, criaillerie.
—

Ecaler, écosser.

escrilhà-s ;

v.

—

escrimà-s ;
faire lous

ses

v.

Décliner,

en

forces,

se

ses

parlant
fondre,

escrimàyre;
escrimeur,
escrime ; sf.

—

S'escrimer, s'évertuer,

sm.

Action de s'escrimer
—

;

Maître d'armes,

Escrime.

escrìpe,-ìpou (Lav.) : escripìn (B.-L.)
escurpiu (As.). — C. escrépi.
escripét. — C. escrepét.
escrìpi,-grìpi. — C. escrépi.
escripòt. — V. esclipòt.
escritèu ;

v. — Escroquer,
escroucàyre,-e. — C. escroc.
escroucùr,-re. — C. escroc.
escroue; sf. — Ecrou.
escrouèle ; sf. — Ecrouelle.
escroulà; v. •— Ecrouler. V. esbourroà,
esbounl, aclepà.
escroulamén ; sm. — Ecroulement,
escrouquerie ; sf. — Escroquerie,
escrousìu, escrusiu (G.) ; adj. — Dif¬
ficile, long à cuire ; indigeste.
escroustà; v. — Ecroùter, enlever l'écoroe appelée crouste.
escroustàdje ; sm. — Action d'écrou¬
ler.

escrousterà (L.) ; v. — Ecailler ; fen¬
dre du bois en petites bûches. V. escalhà.
Usité aussi au sens de écroûter.

escroustilhà,-lhoà ; v. — Fréq. dim.
la croûte,

d'escroustà, gratter

escrupule ; sm. — Scrupule.
escrupuloùs,-e ; adj. — Scrupuleux,

escrupulousaméll ; adv.

—

Scrupuleu¬

sement.

C. escrouslu.
Scruter.
escrutadoÙ,-re ; adj. — Scrutateur,

escrusiu,-o.
v.

—

—

—

escrutí;

sm.

—

Scrutin,

escrutinà ; v. — Scrutiner.
escù ; sm. — Nuit, obscurité.

Que hè, escù, il fait nuit; l'escà qu'ey
arribàt, la nuit vient vile; que hè
escù coum à la qaute dou loup, il fait noir
comme dans la gueule du loup ; à d'escà,
loe. en cachette, à part soi; 011 dit aussi:
lèu

;

Ecriteau.
escritòli,-òri ; sm. — Ecritoire, en¬
crier; sobriquet de scribe, de greffier, d'é¬
crivain de bureau; on l'injurie même en
l'appelant cu d'escritòli, fond d'écritoire.
sm.

—

-trice.

—

—

écrou

escrutà ;

efforts.

escrimade ; sf.
effort.

escroque. — C. croque.
escrouà ; v. — Ecrouer ; serrer un

sf.

-euse.

escouperà, destecà.

de la santé, perdre
selon l'expr. pop.

gre¬

;

escroucà ;

escricà ;

V.

Têtard de

(Lav.)

de boulon,

quer ;

escrilhà (Bar.) ; v.

escroucàyre, escroucùr,-e ;

Escroc.

nouille. V. cabòs.

escribâ.
sm.

—

escròlo

escribassè,-re ; s. — Qui a la manie
écrivassier,-ère.
escribasserie ; sf. — Ecrivaillerie ;
amas d'écrits ; lieu rempli d'écrivassiers.
escribe; v. — Ecrire, rédiger; inscrire.
Que sap escribe, il sait écrire ; escribe ue
carie, écrire une carte; que b'èy escrlut au
llbe, je vous ai inscrit sur le livre; que hè
û beròy escribe, il a une jolie écriture;
qu'èy escribùt, escrlut, j'ai écrit; e m'as
escribùt ? M'as-tu inscrit? que t'escriberèy,
je t'écrirai, ou je t'inscrirai.
escribedoÙ,-re; s. — Scribe, greffier,
teneur de livres, rédacteur; s'emploie aussi

d'écrire ;

escribùt ; escrigùt (Big.) ;
Ecrit ; escrlut est plus usité.

textes.

escroc,

vailler.

pour

ESCUA

—

à d'escùs.

escù,-re

;

adj.

—

Obscur,-c; sombre;

morose.

Aquet ahà qu'ey escù, cette affaire est
obscure; la crampe qu'ey escure, la cham¬
bre est sombre ; mus escù, figure morose,
escuà (G.i. — C. escoudà.

�ESCUBELHÉ

—

508

ESCUNS1

escubelhè

esculàt,-ade

(Big.) ; sm. ■— Tourbillon,
qui, en se heurtant, font un tourbil¬
lon. V. espourbilh.
escucà ; v. — Détruire les cuques, les
v.

escudarie.

—

gri.
esculàt;

—

escudelà ; v.

avec

Fréq. d'escucà.

—

Se servir de l'écuelle

sf.

—

s.

—

s'éculer,
se

se

Eculer

Petite

—

Cachotterie; af¬

; v.

—

Surveiller

le séant par

—

Eculer,

te

—

Ecumer,

—

; sf.

—

jeter de

Flot d'écume. V.

en par¬

Ha

Fréq. d'esculade.

esculassade ; sf. — Chute lourde sur
l'î séant ; esculassà-s, fréq. augm. d'esculà-s.

mettre

de biais ! dit le laboureur à la

marche pas droit.
escunçoade ; sf. — Action d'écussonner; d'écoissonner, de tourner court; angle
aigu.
escunçoû, escunçoade ; s. — Ecoisson ; angle ; écusson.

escularrà-s; v. — Fréq. aug. d'esculà-s; s'abîmer fortement le séant.
escularrade ; sf.

v.

bête qui ne

séant.

v.

—

escùnc, escunçoû; sm. — Ecoinson,
angle aigu ; chose anguleuse. V. escunçoû.
escùnc, escùns,-e (per) ; loc. adv. —
Par hasard, par aventure, inadvertance.
Si per escùnc arribabe, si par hasard
cela arrivait; qu'ai èy hèyt per escunce, je
l'ai fait par inadvertance.
escunçoà ou escunssoà; v. — EcussOnner, terme de greffeur ; écoissonner, fai¬
re, tracer des angles; tourner à angle aigu.
Au fig. réussir une chose, faire bien ve¬
nir; escunçoà-s, se mettre de bia'is.
Escunçoà ue coade, réussir une couvée ;
que t'y harèy escunçoà! Je t'apprendrai à

glissade; écroulement, effondre¬
ment par suite de
glissement.
esculape ; sm. — Gros homme à gros
escularrà,-ssà ;

sf.

nué.

en

de

lant de la chaussure.

espume;

escuminjàt, -ade ;
escuminje, -o
(Big.) ; adj. et s.— Malingre, sec, désséché,
égrotant ; mangé aux vers ; réduit, dimi¬

;

sur

Ecumant,-e.

—

vés.

—

Chute

adj.

escumejàn,-te. — C. escuman.
escuminjà. — C. escouminjà et déri¬

ue
barrique, défoncer une barri¬
lou toupî que s'ey esculàt, le pot à
soupe a perdu son fond; esculà ue boutélhe,
vider à fond une bouteille ; lou poun
que
s'ey esculàt, le pont s'est écroulé, ses culées
se sont
effondrées; souliès esculàts, souliers
éculés ; aquet riche que s'ey esculàt, ce ri¬
che est arrivé à manger toute sa fortune.

sf.

;

escumejade

que;

esculade

;

escrume,

escumejà

ruiner.
Esculà

suite

Ecumoire.

—

l'écume.

défoncer ; esculà-s,
défoncer; tomber sur son séant;
v.—

Action d'ôter l'écu¬

Ecume ; bave.

cachette.

esculà ;

s.

escume,

fectation de mystère.

escù-goaytà (Lav.)

—

flot d'écume.
escumadé,-re ;
;

escumàn,-te

—

sm.

Sculp¬

escumade.

—

;

; s.—

-euse.

escudelàyre; dres¬

les écuelles.
escudelét,-lòt,-loû,-lote ; s.
éeuelle, jolie éeuelle. Cf. salèròt.
escuderie ; sf. — Ecurie.
escudét,-dòt ; sm.
Petit écu.

escu-gàytou

C. esculà.
—

escumadis,-se ; s. — Masse d'écume;
qui produit de l'écume; reste d'écume.
escumadoù,-re ; adj. — Ecumeur,

— Eeuelle. Cf. salè.
escudèle, en prendre une
écucllée, une bonne portion, une bonne
part ; boeytà l'escudèle, vider l'écuelle, ne
rien laisser ; s'emploie aussi dans le sens du
fr. pop. vider son estomac, dire ce qu'on
a sur le cœur;
que t'en goàrdi ue escudèle,
même sens que l'ex. de escudelade.

V.

v.

escumade ; sf.
me

ue

—

C. cuil.

—

Syn. csgramà.

escudèle ; sf.

escudelè,-re.

S'emploie quelque fois

—

l'écume.

chienne.

soir où l'on range

dé¬

esculture; sf. — Sculpture,
escumà, espumà; v. — Ecumer, ôter

vilaine

Grande,

escudelàyre,-e,-lè,-re ; adj. et
Fabricant, vendeur,-euse d'écuelles.
Préne-s'en

;

teur,-trice.

escudelàt,-ade ; sf. — Ecuellée.
Qu'en aberàs ue escudelàt, je t'en réser¬
vi! une
part ; s'emploie souvent comme une
sorte de menace ; en fr. je te réserve un
ma

sm.

Sculpter,
escultadoù, escultoù,-re

;

éeuelle.

chien de

Eculé,-e

d'esculade.

—

escultà ;

remplir l'écuelle, la vider.
escudelasse ;

sens

esculoà.

Ecuyer,-ère. N. de

—

le

esculì.

Forme d'escuderie.

escudè,-re; sm.
\).'Escudé, Lescudé.

—

ruiné ; se dit aussi d'un valétudi¬
naire, d'une personne ayant le bassin amai¬

cafards.

escucatà ;

adj.

;

foncé ;

vents

les

lous

escùns.
t

escunçoûs

au

cam,

travailler

angles du champ,
—

V. escùnc.

escùnsi (B.-L.).

—

C. escùnc (2).

�ÈSCÜNSOU

509

escunsoû

(B.-L.)

sm.

;

Griffe de

—

jardinage.

escupì.

—

C. escoupl et derivés,

escurà; v. — Ècurer, curer, racler le
fond ; nettoyer à fond ; polir ; escurà-s. se
nettoyer. V. curà.
Escurà lou toupî, écurer le pot ; escurà-s
tous cachàus, se nettoyer les molaires.
escurà-s,-ri-s ; v. — S'obscurcir. V.
encrum.

Lou tems que

s'escuréch, le temps s'obs¬

curcit.

sf. — Obscurité ; la
tombée de la nuit, crépuscule.
Say à l'escurade, viens au crépuscule;
que hè bère escurade, il fait bien nuit; la
mour qu'a hèyt
grane escurade à nouste,
la mort a fait la nuit dans notre maison.

escurade,-ride

escurade ; sf.
curer,

;

•—

Action d'écurcr, de

de nettoyer. On dit, aussi

escuràdje.

escuradoù,-re ; adj. — Qui se rem¬
brunit par suite de mécontentement.
escuraghe ;

sf.

—

Obscurité, assom-

brissement.

Plein d'obs¬
curité, ténébreux,-euse ; très sombre (en
parlant, du temps) ; obscur ; noirâtre.
escuràt,-rit,-ide ; adj. — Obscurci,-e;
assombri ; qui a la mine sombre, renfro¬
escuragnoùs,-e

;

adj.

—

gnée.
escuràyre,-e ; adj. — Ecureur,-euse ;
au
flg. avide, qui récure, ne laisse rien

perdre.

escùs

(à d') ; loc. adv.

escùs,-e

;

s.

escurade.

escuroÙS,-e; adj. — Obscur,-e. G
escuragnoùs.
escurpiu (As.). — C. escrépi.
escurroà; v. — Rompre, briser l'os
sacrum (curroû) ; la croupe ; escurroà-s, se
briser le sacrum, faire une chute violente
sur le séant; s'éculer.
escurroade ; sf. — Coup violent sur les
os du séant ; chute sur le séant, la croupe.
Qui est de
nature à se briser le saci'um; passage glis¬
sant et dangereux; peut se prendre subst,.
escurtà ; v. — Courtauder, couper la
queue ; s'emploie quelque fois pour escourescurroadé,-re

;

adj.

—

tà. V. escoudà.

escurùlh

(Big.).

—

C. esqueràlh.

Excuse,

—

subterfuge ;

aveu.

escusà ;
cer

v. — Excuser ; accuser, dénon¬
tolérer, supporter; escusà-s, s'excuser;

;

s'accuser.

escusàble,-e, escusadé,-re ; adj. —
Excusable; avouable, que l'on peut avouer,
déclarer.

escusadoù,-re
dénonce,

;

adj.

—

Qui excuse;

accuse,

escuse.

Excuse. V. escùs.

—

escuse
est fréquem¬
employée comme formule de polites¬
se : que-b demàndi escuse, pardon, excusezmoi, je vous demande pardon.
escusè,-re, escusèc,-èque ; adj. —
Qui manque de franchise, dissimulé, sour¬
nois. Cf. coubèc, coùchou, lirnassoùr.
Câ escusèc, chien qui mord sans aboyer.

La

loc.

demandà

ment

; s. des 2 g. — Rapporteur,
dénonciateur.
escusèramén,-méns ; adv. — A la
dérobée, secrètement.
escussoà ; v. — Ecussonner (t. de jar¬
dinier). V. escunçoà.
escussoû ; sm. — Ecusson.

escuse-pét

-euse

;

escùt ; sm. — Ecu, pièce d'argent; au¬
trefois, bouclier. Dim. escutét,-tòt,-dét.
La valeur de l'écu, a subi dans la suite

cent francs.

escurrà-s,

En cachette,

cachette.

en

aussi escuritàt.

C.

—

qu'emprountabe, il emprun¬

d'escùs

A

tait,

des temps, en

—

ÈSDEBERA-S

à la dérobée.

escurét,-rèt,-e ; s. •— Prêle d'hiver
(equiseturn hyemale, plante) dont on se
servait pour le recurage des ustensiles du
ménage ; t. générique du genre prêle.
Syn. coude de boup, brégo-béyre.
escurèt (M'-Big.) ; sm. — Récipient en
bois; il sert habituellement de saloir.
escuretàt ; sf. — Obscurité. On dit

escuri-s, escuride.

—

tions

:

il y en

Béarn, de multiples varia¬
eut de la valeur de dix-huit

sols, de vingt-sept sols, de trois livres (ce
fut le

plus courant), de trois livres et douze

sols,

de cinq livres, etc. L'écu de

trois

pris comme unité dans
certains cas ; c'est ainsi que pour les gages
de domestique, les marchés en foire, cent
écus sont comptés pour une valeur de trois
livres

est

encore

Ha dansà loas cscùts, faire danser les
écus, dépenser; amassà escùts, gagner et
thésauriser; goardà-s l'escùt e la mounéde,
tout garder, la pièce et la monnaie de la
pièce (qu'on vient de rendre) ; la nore qu't»
pourtùt escùts, la bru a porté une belle dot.
escutè,-re ; adj. et s. — Ramasseur,
-euse d'écus ; thésauriseur.

escutejà
le

re
ser

; v.

commerce

—
sur

Ramasser des écus ; fai¬
la base de l'écu; dépen¬

des écus.

esdarnà

—
Partager un
(tranches).
esdarreà, esderreà,-ià ; v. — Ereinter, casser ou fouler les reins. Y. esrreà,
plus usité. Cf. escharregnà (L.).
esdauàn (G.). — V. endabàn (3).

tronc

d'arbre

(Lav.) ;
en

esdeberà-s.

v.

dàrnos

—

C. esdeburà-s.

�ESDËBERIU

ESFROUNTERIE

—

510

esdeberìu,-ibe ; adj. — Eveillé,-e, di¬
ligent. V. esdeburiu.
esdebù; sm. — Promptitude, hâte, dili¬
gence. Y. arséc.
Qu'a esdebù, il est. prompt dans ses mou¬
vements.

esdebuà.

Forme de

—

esdeburà-s,-ri-s

; v.

esdejoà.
Se dépêcher,

—

se

hâter, s'évertuer.
Que m'èy à esdepurà, j'ai à me dépê¬
esdebùre-t,
biam!
cher;
Dépêche-toi,

!
Syn. amanejà-s.

voyons

esdeburade ; sf. — Action de
cher; chose vite faite.

se

dépê¬

esdeburiu,-ibe ; adj. — Actif,-ive, la¬
qui va vite en besogne,
esdejoà,-juà ; v. — Déjeuner,
esdejoà,-ade ; s. •— Déjeuné,
esdejoade ; sf. — Action de prendre le
déjeuner, petit repas du matin.
esdejoadé,-re; adj. et, s. — Propice au
déjeuné, prêt à déjeuner.
Que seri prou esdejoadé, je serais assez
disposé à déjeuner.
esdejoàt,-ade ; adj. — Qui n'est plus
à jeun, qui a déjeuné.
Lou besiià qu'ey esdejoàt, le bétail n'est
plus à jeun.
esdejoàyre,-e ; adj. et s. — Déjeuneur,
borieux ;

-euse.

esdejuà,-unà.

C. esdejoà. On en¬
—
esdejunà surtout dans le G. V. dejû.
esdelauàs (G.). — V. eslabàs.
esdentà ; v.
Briser les dents, les ar¬
racher ; esdentà-s, perdre ses dents, se les
tend

—

esdrét ; sm. —
l'envers ; vis-à-vis.

Droit, partie opposée à

A

l'esdrét, au droit de; hicà-s à Vesdrét,
placer, en face, au droit de. V. drét.
esdribà (Big.) ; v. — Arracher ; esdribà-s, s'arracher ; en B.-L. libérer, exoné¬
rer ; esdribà-se,
échapper à, s'exonérer, se
dispenser d'une corvée.
esdroupic,-ique ; adj. et s. — Hydro¬
pique.
esdrùs,-e (Os.). — C. esbrùs.
esdrusà (Os.). — C. esbrusà.
esfaçà, desfaçà ; v. — Effacer.
esfaçàble,-e ; ad j. — Effaçable,
esfaçadure ; sf. — Effaçure.
esfaçaméll ; sm. — Action d'effacer,
se

bien

effacement.
esfacià ;

—
Défigurer, abîmer la
esfacià-s, changer de figure,
pâlir. V. desfacià.

v.

face, le visage
esfani.

—

;

C. esblasi.

esfarfàlh ;

sm.

froissée, mise en tas,
esfarfalhà,-lhoà

—

en

;

Chose farfouillée,
boule. V. farfoùlh.
v.
Ebouriffer,
—

éparpiller, froisser. Y. esfroustilhà.
Flou esfarfalhade, fleur épanouie dont
les pétales sont froissés ; la péllie qu'ey
esfarfalhade, la robe est froissée, farfouillée.
esferounàt.
V. enferounàt, plus
—

usité.

esfigurà; v. — V. desfigurà, plus usité,
esflaqui ; v. — Affaiblir, rendre flac.
V. aflaquì, eslaquì.
esflancàt,-ade ; adj. — Efflanqué,-e.
esfôrs ;

sm.

—

Efforl

;

hernie,

briser. On dit aussi desdentà.
Lou qui lèu dénte, lèu que

esfougassà-s ; v. — S'embourber,
s'enfoncer, s'empêtrer; s'affaisser, s'aplatir

celui

comme

s'esdénte,
qui met à bonne heure les dents les
perd tôt (die.).
esdentàt,-ade; adj. — Edenté,-e. V.
escachilàt.

esderreà.
esdise-s ;

esdit,-e

; s.

esdoubi ;

C. esdarreà.

—

v.

—
—

Se justifier.

Justification,

Equarrir. V. escarrl.
Action d'équarrir.
esdougà (G.) ; v. — Aplatir, écraser,
v.

esdoubide

;

—

sf.

—

esdourregà-s
se

gratter

en se

; v. — Se rouler à terre;
roulant. V. esregà.

esdourroucà.

—

Forme de estourroucà.

esdourroucàt (Lav.) ; sm.

—

Eboulc-

ment.

esdourroumià (B.-L.) ;

grièvement

v.

—

Blesser

chute; dourroumià-se, se blesser grièvement en tombant.
esdramassàt (Lav.) ; sm. — Trombe
par

coups ou

d'eau;

on dit aussi esdramassàdo.
esdressà ; v. — Mettre à droit

; redres¬
aligner; esdressà-s, se mettre dans la
ligne, à l'alignement ; se redresser.
ser,

une

fougasse.

esfougassade; sf.

—
Action d'em¬
bourber; affaissement, aplatissement.
esfougassàt; sm. — Chute dans un
bourbier ; empêtrement.
esfourcà-s ; v.— S'efforcer, s'évertuer;
prendre un effort. V. fourçà.
esfourçadure ; sf. — Entorsure, dis¬
tension de muscle par suite d'effort..
esfourcét ; sm. —- Petit effort ; entorse
légère.
esfredì, esredì, resfredi; v. •— Re¬
froidir, rafraîchir ; esfredl-s, se refroidir. V.
arredl, enredi.
Lou tems que s'ey esfredit, le temps s'est
refroidi; ha esfredi Vaygue, faire refroidir

l'eau.
esfredide ; sf.

—
Refroidissement. On
esfredissimén ; sm.
esfrountà ; v. — Tenir tête effronté¬
ment. Cf. afrountà.
esfrountàt,-ade ; adj. — Effronté,-e.
esfrounterie ; sf. — Effronterie, au¬
dace, toupet.

dit aussi

�ESFRUT

511
esfrùt ;

sm.

—

Produit d'un bien ; usu¬

fruit.
v. — Retirer les fruits ; préle¬
produits d'un bien; jouir d'un

esfrutà ;
les

ver

bien.

esfrutadoù, es£rutè,-re
jouit d'un bien ; usufruitier.

;

ad.j.

Qui

—

esgabagnà; esgauagnà (H.-A.)

;

v.

(en parlant du bétail notam¬
ment). V. gabagnà, esmayrà, boeylà-s.
Avorter

—

esgabissà

; v.

—

Déchirer, déchique¬

façon du gave qui déchiquette les
rives; jeter au gave; esgabissà-s, choir
dans un gave; chute des terres affouillées
ter, à la

dans

un

gave.

; sf. — Action des eaux
les terres riveraines, affouillement des eaux ; éboulement dans un
gave ; glissade et chute dans un gave ;
déchirure. V. esgarrissà.
esgabitrà-s (L.) ; v. — Se débrailler.
Cf. esgalenà-s. V. gabè.
esgaboulhà ; v. — Enlever les « gaboulhs » sur la tige du maïs.
esgabournà (L.) ; v. — Crever un

esgabissade

d'un gave sur

furoncle.

esgahià-se (B.-L.)

;

v.

S'évanouir.

—

V. esbani-s.

figure, balafre,

esgalanchi-s. — C. esgalauchi-s.
esgalapét, esgalapetà (H.-A.).
C.

—

esgarrapét, esgarrapetù.

esgalapetà (B.-L.) ;
lambeaux; ésgalapetà-se,

rents.

esgandi

Ebraser ; élargir une
fenèlre, porte.
esgandi-se (B.-L.) ; v. — Mettre bas
avant terme. V. esgabagnà.
esgandide; sf. ; esgandimén; sm.
Ebrasement, élargissement d'une ou¬
baie,

une

;

v.

—

ouverture

:

—

verture.

esganiglà. — C. escanisclà.
esganiglét. — C. escanisclét.
esganurlà (Bay.) ; esganurrà ; v. —
Couper la gorge; esganurrà-s, s'égosiller.
Que m'esganùrri enla-b co-transi, je
m'égosille pour vous émouvoir. (Sermon
du Curé de Bideren).
esganurrade ; sf. — Espèce de brame¬
ment prolongé; cri poussé avec effort et
rauque.

; sm.

—

Cri

rauque,

espèce

de hurlement.

esgàr, esgoàr ; sm. —- Egard, considé¬
esgarrà.
esgarà ; v. — Egarer, fourvoyer, per¬
dre, séduire; esgarà-s, se perdre, s'égarer,
perdre le sens, la raison, se fourvoyer.
(Le terme est rarement employé avec le
sens de
perdre sa route, on dit alors esbor¬
ri, perde-s).
esgaramén ; sm. — Egarement, dé¬
ration. Y.

mence.

v.
se

Mettre en
déchirer les

—

habits.

esgalaubi-se (H.-A.) ; v. — S'éclaircir
parlant du temps. Cf. esbaubi-s.
esgalauchi-s ; v. — Se déformer, se
déjeter. V. desgauchi.
esgalauchit,-ide ; adj. — Qui est de
travers, déformé, gauchi ; contrefait. On
dit aussi esgalouchif.
Syn. bistòr.
esgalaupìt (Lav.) ; sm. — Bouchée.
esgalenà-s (Big. G.) ; v. — Se décou¬
vrir la base du cou, le haut de la poitrine,
se débrailler. Cf.
esgabitrà-s, esguibà-s.
Aquéro hémno qu'ey touto esgalenùdo,

en

cette

ESGARIPÈUTÀ

esgaloupà-s; v. — Courir au galop, à
perdre haleine; prendre le galop; fuir à
toutes jambes.
esgalumà-s ; v. — Se répandre en
plaintes, geindre, (vers l'Arm.).
esgalurmàn,-te; adj. — Geigneur,
-ruse; qui a l'humeur triste.
esganàbas (Azun) ; sf. pl. — Dans cet¬
te expr. plàbe à esganàbas, pleuvoir à tor¬

esganurrét

esgalafrà ; v. — Abîmer, balafrer la
figure ; en fr. pop. casser la gueule ; nafrer ;
esgalafrà-s, s'abîmer la face.
esgalafrade ; sf. — Action de blesser
au
visage, de balafrer.
esgalafràt,-ade ; s. — Estafilade à la

—

femme est très décolletée.

esgalengàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Per¬
sonne qui est bien bâtie, forte, svelte.
esgalerà-s ; v. — Travailler comme un
galérien. Y. galère.
esgalihoùr. — Forme de escalihoùr.

esgargalà ; v. — Couper
branches d'un arbre (gargales).

les

grosses

esgargalà-s, esgargoulà-s. — C.
esgalenà-s, se débrailler.
esgargalàdje ; sm. — Ebranchement
des gargales, émondage.
esgargalhà-s ; v. — S'égosiller; crier
très fort ; rire à gorge déployée. V. gurgalhà ; faire de violents efforts pour se dé¬
barrasser la gorge, le larynx ; par anal, se
prendre à la gorge, s'égorger, s'étrangler.
V. escanà.

esgargoulà-s. — C. esgargalà-s.
esgargoulàt,-ade ; adj. — Se dit d'un
fùl : barrique, tonneau, auquel manque le
garoû, la rainure qui sert à retenir le
fond.

esgargoulhade ; adj. f.— Femme mal¬
débraillée, souillon. On dit aussi

propre,

esgaroulhade et

esgarroulhade.

V.

garou-

Vie.

esgaripèuta (Az.)
suivie de coups.

;

sf.

—

Discussion

�ËSGARlSSA

—

512

ESGASALHA

esgarissà, esgarrinchà;

v.—

cheveux; esgarrissà-s, se héris¬
s'ébouriffer ;
se
prendre aux cheveux. V. esgarrissà.
esgarissàt,-ade; adj. — Ebouriffé,-e,
mal peigné ; au fig. renfrogné, peu com¬
mode, frotté à rebrousse-poil, hargneux.
Qu'èy las médes de hé toutes esgarissades
per lou bén, j'ai les meules de foin ébou¬
riffées par le vent; qu'ey esgarissàt, aquét
gouyàt, il est bien hargneux, ce jeune
prendre

homme.

esgaroà ; v. — Dégermer, ôter les
garoûs.
esgàrp. — Forme de escàrp.
esgarrà (B.-L.) ; v. — Epouvanter ; dé¬
chirer ; esgarrà-se, s'effrayer; se déchirer.
En Lav. on appelle mau-esgàr une bête
sauvage, d'approche difficile.
esgarrachà (B.-L.). — C. esgarrapià
et

dérivés.

esgarrade.

—

C. esgarrauche. V. esgar-

roade.

esgarradé (B.-L.) ; sm. — Garrot,
esgarràdo (B.-L.) ; sf. — Epouvante,
esgarramachà ; esgarremachà (L.) ;
esgarramichà. — C. escarramicà.
esgarramachàt,-ade ; adj. — Bancal,
-le.

esgarramicà,-lhà ; v. — Egratigner.
esgarrapin ; esgarrauchà.
esgarramilhe,-mique ; sf. — Egrati-

Cf.

gnure.

esgarrancà

(Arm.)

;

v.

—

Tailler,

esbrancà, poudà.
Esgarrancà las bits, tailler, piettre les
vignes en état de produire.

émonder. C.

esgarranci-s ; v. — Aigrir, rancir ;
se dessécher.
esgarraiicìt,-chìt,-ide ; adj. — Per¬

maigrir,
sonne

très

maigre, sèche,

aux

joues éma-

ciées.

esgarrapà ; v. — Gratter avec les on¬
gles, racler.
esgarrapade ; sf. — Raclement ; écorchure.

esgarrapét;
très

sm. — Coteau, montagne
raide, endroit abrupt. V. garrapét.

d'esgarrapét, côte raide. On dit
d'arrigue-pét.
esgarrapetà, garrapetà ; v. — Grim¬
per, gravir ; courir à l'esgarrapéte.
esgarrapetàyre,-e ; adj. — Grimpeur,
-euse en montagne ; agile à gravir ; joueur
à Vesgarrapéte.
esgarrapéte, garrapéte; sf. — GriCoste,

aussi

bouillette.
Ha à Vesgarrapéte,
letle.

esgarrapi

faire à la gribouil-

; v. — Forme de escarpl.
Lav., dans cette expr. està hèt at esgarraplt, être débrouillard; savoir gagner
En

sr

vie coûte que

coûte.

; v.

—

Grif¬

fer, égratigner ; esgarrapià-s, s'égratigner.

esgarrapiàt,-ade

aux

monter sur ses ergots » ;

ser, «

esgarrapià, esgarraupià

Ebou¬

riffer, éparpiller ou déranger les cheveux;

; s.

—

Egratignure,

griffade.

esgarrapiàyre,-e

adj.

;

—

Egrati-

gneur,-euse.

esgarraspà. — C. escarraspà.
esgarraspàt,-ade, esgarraspit,-ide ;
Légère égratignure.
sf. — Râpe,
esgarrauchà, esgrauchà; v. —
Ecorcher, faire une esgarrauche ; esgarrauchà-s, s'écorcher.

s.

—

esgarraspe ;

esgarrauchàt,-che
par

;

s.

—

Ecorchure

frottement violent contre un objet dur.

C. escarrauche.

esgarrauchit.

— C. esgarranclt.
esgarraulà-s (G. L.). — C. esganurrà-s; s'enrouer, s'égosiller.
Quan se soun esgarraulàts, que deman¬
den: «as bist lou loup ? », quand ils se
sont égosillés à crier (de peur injustifiée)
ils demandent :~as-lu vu le loup ? (prov.).
esgarraupià. — C. esgarrapià.
esgarrigo (G.) ; sf. — Renoncule acre.

Cf. ascarédo.

esgarrinchàt.

—

V. esgarrissàt, har¬

gneux.

esgarrissà ; v. — Gratter, écorcher,
égratigner ; enlever la peau, l'écorce ; sur
le ton badin, se dit d'un gascon qui, habi¬
tué à rouler les r, veut imiter les Parisiens
qui prononcent, les r en grattant le fond de
la gorge; esgarrissà-s, s'écorcher, s'égrati¬
gner.

Esgarrissà pastanagues, gratter des carot¬
esgarrissà-s la pèt, s'écorcher ; esgar¬
rissà ue taule, gratter, pour la nettoyer,
table. (Ne pas confondre avec esgaune
rissà).
esgarrissàt,-ade ; s. — Blessure faite
par raclement contre un objet rugueux :
tes ;

un

arbre,

un mur.

L'esgarrissàt n'est pas aussi profond que
l'esgarrauchàt.
esgarrissàt,-ade ; adj. et s. — Har¬
gneux,-euse ; qui. est, de mauvaise humeur.
Cf. esgarrinchàt.
esgarroà ; v. — Couper, fracturer, for¬
cer le garrot et, par ext, la cheville ; esgarroà-s, se casser la cheville ou seulement,
se l'écorcher. V. garroù.
esgarroade ; sf. — Blessure au garrot,
à la cheville.

,

esgarroulhade. — C. esgargoulhade.
esgarroutàt,-àdo (Lav.); adj. — Déli¬
vré de toute entrave. (Vient de garròt).
esgartà (G.-M.) ; v. — Tromper, leur¬
rer ; esgartà-s, se tromper, se leurrer.
esgasalhà ; v. — Séparer dans un trou¬
peau à gasalhe les bêtes de chacun.

�ESGASALHADE

513

esgasalhade ; sf.— Action d'esgasalhà.
esgaspà ; v
—
Egrapper ; òler les
.

grappes.

esgatissà (B.-L.).— Forme de esbatissà.
esgatissàdo (B.-L.) ; sf. — Jet de
liquide qui sort d'un corps humide,
esgauagnà. — C. esgabagnà.
esgaubià (N.-E. du G.). — C. esgalenà.
esgaudì,-sì ; v. — Ejouir, mettre en
joie, en gaïté ; esgaudl-s, s'éjouir. V. esgayà.
esgaudide ; sf. — Action de s'éjouir,
réjouissance.
esgauerà (Big. G.) ; v. — Enlever les
javelles d'un champ.
esgauerà-s (Big. G.). — C. esguibà-s.
esgaupi (G.). — G. caupl.
esgàupo (G.) ; sf. — Grappe ; peau de
raisin dont le jus a été exprimé,
esgausi. — C .esgaudi.
esgautirà-s ; v. — Bailler, se tirer la
bouche {gaule).
Syn. badalhà.
esgày ; sm. — Ce qui égaie, réjouit ;
éclaircie
deux

soleil

avec

deux

entre

nuages,

V.

eslayòu.
esgayà ; v. — Egayer, distraire en
amusant ; esgayà-s, s'égayer. Y. esgaudi.
esgayade ; sf. — Action de s'égayer -,
réunion gaie ; par ext. flambée à laquelle
on se réchauffe ; en Lav. s'applique aussi à
la dernière flambée du foyer à la fin d'une
averses.

esglangà

—

ESGNAFRADE

Abattre, démolir, as¬
briser. V. esmanglà.
esglapauti,-pità ; v. — Rompre, briser
les mâchoires, « casser la figure » ; esglapauti-s, s'abîmer la face, s'écraser la figure,
tomber la face en avant; s'emploie aussi,
hors de la figure, dans le. sens de s'écrase»'
pour les objels. V. esglaurnià.
esglapità; v. — Casser les mâchoires,
la figure. Cf. osglaumià, esmacherà.
esglàri,-si, esglàs; sm. — Grande
frayeur, épouvante; événement effroyable
esglarià. — C. esglasià.
esglàs. — V. esglàri.
esglasà (B.-L.). — C. esglarià.
esglasià,-rià ; v. — Effrayer, épouvan¬
ter, glacer de terreur.
Aquére mour que m'a esglasiàt, cette
mort m'a stupéfié; (ou moùnde qu'èren esglasiùts, les gens étaient frappés de terreur.
esglasiàt,-ade ; adj. — Refroidi,-e;
glacé. (Vient de glas, glace). Au fig. glacé
; v.

—

sommer, rompre,

de terreur,

d'émoi.

esglatîssà (B.-L.). — C. esgoutà.
esglaugnà,-mià (L.) ; v. — Casser les
mâchoires. Cf. esglapità, esmacherà.
esglaupiàt (Lav.) ; sm. — Expectora¬
tion, crachat, bouchée de salive.

esglebà

v. — Labourer
la glèbe.
esglebade ; sf. — Action de

;

en

travers

pour rompre

rompre

les

bilions.

écrasement, coup qui écrase, broie ; fêlure.
esglachàyre,-e ; adj. — Ecraseur,

esglich, esglìt, eslit; sm. — Jet, jail
lissement, éclaboussure. V. esclique.
esglichà, esglitchà, eslità ; v. —
Jaillir, gicler; éclabousser,
esgliche, eslite. — C. esclique.
esglitsà (G.). — C. chisclà, eslità.
esglòhe,-i,-e (L.).; adj. — Meuble, *
effrité,-e, sans cohésion : sou esglòhi, sol
meuble. V. escàrp, glòhe.
esgloufà,-fx (L.). — C. esglafà.
esgloufià (L.) ; v. — Tromper, leurrer ;
surprendre ; attraper. V. esgartà.
esgloufiade ; sf. — Tromperie, attrape.
esgloufiàyre,-e ; adj. — Trompeur-

-euse.

-euse.

veillée.

Da-s'en

esgayade, se donner un peu
réchauffer.
esglachà,-hà,-herà,-fà ; v. — Ecraser,
briser, broyer, écarbouiller ; esglachà-s, s'é¬
craser. V.
esgrapautà, esmoustà, estrouchà.
esglachade ; sf. — Ecrasement, broie¬
ment ; on dit aussi csglachàt.
esglachadis ; sm. — Ecrasement, écarbouillement, massacre.
esglachadure. — C. esglachade, mais

de

joie

avec

ue

; se

un

de

sens

restriction

esgladià (Lav.)

;

v.

blessure

:

par

Trembler de

—

froid.

esglafà, esglahà,-herà.

—

chà; écraser quelque chose de

esglahich (Os.)

;

sm.

—

C. esgla-

mou.

Petite écla-

esglanà ; v. — Faire tomber les glands ;
glandée ; s'emploie au fig. avec le

faire la

d'essoriller, de donner

esg'Iaxià-s
d'usure

ou

de

;

—

esglanade,-adure; sf.
sure,

une

Se trouer
mauvaise qualité.
v.

—

mise à mal par coups.

frottée.
par

;

v.

—

S'effon¬

esbounl-s, esglafà-s.

esglouhi-s ; v. — Se dessécher, s'épui¬
; au fig. se défaire, tomber en consomp¬
tion. C. goufl-s, blettir.
esgnacarrà ; v. — Fréq. augm. de
esgn-aquissà.
esgnafrà ; v. — Casser le nez, blesser
à la face ; nafrer ; esgnafrà-s, se casser le
nez ; tomber sur le nez ; se blesser
profon¬
ser

boussure. V. esglich.

sens

esglouherà-se (Lav.)
drer, s'aplatir. V.

suite

Rupture, bri¬

dément. V. esnasà.

esgnafrade

; sf.

blessure du nez;

—
Coup sur le nez:
balafre, blessure profonde.

33

�ESGNAQUISSA

—

esgnaquissà

; v.

514

ESGRAPAUTI
—

Mordre successive¬

mordiller; déchiqueter; esgnaquissù-s, s'entre-mordre, se déchirer avec les

ment,

dents. V. gnac.

esgnaquissade ; sf. — Morsure qui a
coup de dent ; méchanceté par
paroles.
esgnaquissàyre,-e ; adj. et s. — Qui
a
la dent mauvaise, critique mordant ;
mauvaise langue.
esgnarràt,-ade ; s. — Rongeure,
déchiré ;

esgoutà ; v. — Egoutter; esgoutà-s,
s'égoutter, s'épuiser.
Ha esgoutà la harde, faire égoutter le lin¬
ge mouillé ; lou camî que s'ey esgoutàt, le
chemin s'est égoutté, l'eau a coulé vers les
bords.

esgoudsilhà (Lav.) ; v. — Egorger.
Syn. escanà, esgourjà, esgoarrà.
esgougà-s ; v. — Se déformer, s'écra¬
ser, s'effondrer ; se dit, par ex. d'un gâteau
sortant du moule qui s'aplatit, s'écrase.

esgoutadé,-tè ; sm. — Egouttoir ;
échau, rigole; hangar de buanderie.
esgoutadé; sm. •— Action de faire
égoutter.
llica las causes à Vesgoutadé ou en es¬
goutadé, mettre les choses à égoutter, en
situation d'égouttement.
esgoutadis,-isse; s. — Ce qui-dégoutte, l'eau de l'égouttage.
esgoutadure ; sf. — Egoutture.
esgoutamén ; sm. — Action de faire
égoutter, égouttement.
esgoutassà; v. — Se dit de l'égoutteîrtent des arbres, d'une pluie d'orage dont
le-- grosses gouttes commencent à tomber.
esgoutassade ; sf. — Chute de quel¬
ques grosses gouttes de pluie.
esgoutissà, esgouturà. — C. esgou¬
tà, mais moins usités.
esgrabà, desgrabà ; v. — Oter la
boue, la vase (grabe), curer.
esgrabassà-s ; v. — Devenir marécagueux en parlant d'un sol. Fréq. péj. de
engrabà-s.
esgragnà; v. — Egrener,
esgràho (B.-L.) ; sf. — Avarice; amour
immodéré du travail, de l'économie pour
amasser des biens. Cf. avec engràhi.
esgramà ; esgremà (Lav.) ; esgrumà (Bay.) ; v. — Ecumer, ôter l'écume. V.

Cf.

escumà.

de dent ; rangement.

trace

esgnaulà-s ; v. — S'égosiller à miau¬
ler, à aboyer.
esgnestà ; v. — Couper, arracher les
genêts, en débarrasser un terrain.
esgoàl, esgoalà, esgoalisà. — C.
egàl, égalisa.
esgoàr. — C. esgàr.
esgoarrà ; v. — Abîmer, détériorer,
ravager. Dans les L. égorger, mettre en
pièces un être vivant.
Esgoarràt per la frèbe, ravagé par la
fièvre, angoissé.
esgoarrè,-re ; adj. — Qui détériore,
qui ravage.
esgorrabàte. — C. gorrebàte, délirer,
esgorre ; sf. — Angoisse, notamment
celle qui vient de la maladie. V. engoéch.
esgorre,-e ; adj. — Angoissé,-e ; très
ému.

avec

gogue.

esgourjà

;-v.

—

Egorger. Cf. escanà,

cot-trencà.

esgourjadé

; sm.

—

Abattoir (vieux)

;

mauvais lieu. V. escanadé.

esgourri-s ; v. — Prendre sa course ;
se dépêcher en marchant. V. gourrl.
esgourrià (G.) ; v. — Crier, en parlant
de la pie.
esgourrido (G.). — C. escourrude.
esgourrio (G.) ; sf. — Cri de la pie ;
criaillerie, jacasserie.
esgousilhà-s ; v. — S'égosiller,
esgóùt ; sm. — Egout ; dégouttenient ;
gouttière; chéneau; lisière de terrain au¬
d'une

tour

construction

où

tombent

acheté le sol où tomberont les

de la toiture ;

eaux

lous esgoùts qu'en ban, les
gouttières, les chéneaux «travaillent», il
pleut abondamment.
On appelle aussi esgoùt, par assimilation,
les flocons de laine que les ovins laissent
aux

ronces

des haies.

;

adj.

—

Qui doit être

esgré-

esgrame, grame, esgrume;

(Lav.) ; sf. — Ecume.
Syn. escume, espurne.
esgramejà ; v. — Fréq. de esgramà.
esgranà. — C. esgragnà.

mo

esgrapautà,-ti,

esgripautà

;

v.

—

Ecraser entre ses doigts, entre les serres,
les griffes ; esgrapautà-s, se griffer entre

combattants, se labourer
esglafà, esmoustà.

les

chairs.

V.

Arraslms
esgrapautàts, raisins écrasés
les doigts; que bos que Vesgrapàuti?

les

gouttes du toit.
L'esgoùt dous àrbes, de las sègues, le!
dégouttement des arbres, des haies ; qu'abém croumpàt l'esgoùt de la maysoû, nous
avons

esgramadé,-re

écumé, qui est prêt à l'être.
esgramadé,-re ; s. — Ecumoire.

avec

Tu

veux que
je t'écarbouille ? que-s soun
esgripautàts, ils se sont griffés, mis la figu¬
re

« en

marmelade

».

esgrapautàdje ; sm. — Action d'esgrapautà; amas de choses molles écrasées;
écarbouillage,
D'aqueres lligues, qu'en an hèyt û es¬
grapautàdje, de ces figues on a fait une
bouillie.

esgrapauti.

—

C. esgrapautà.

�ESGRATIGNA

515

esgratignà

; v.

—

Egraligner; esgrati

esgratignade ; sf. — Egratignure.
esgratilhà. — C. gratilhà.
esgratusà ; v. — Gratter fortement,
étriller.

esgratusade ; sf. — Action d'étriller,
esgratuse ; sf. — Elrille. On dit aussi
gratuse.

esgrauchà. — C. esgarrauchà.
esgrauchàt,-ade ; C. esgarrauchàt.
esgraulà (G.-M.) ; sm. — Eboulement,
éboulis.

esgraulà-s ; v.— S'ébouler ; s'effondrer,
esgraulamén. — C. esgraulà.
esgraulén,-te ; adj. — Croulant,-e.
esgrechà.
C. desgrechà.
esgrehà ; v. — Gratter, ôter la crasse
(gréhe).
esgremì ; v. — Gratter la gorge pour
expectorer ; geindre ; esgreml-s, se répan¬
dre en plaintes, en gémissements ; s'effor¬
cer
d'expectorer.
esgremide ; sf. — Action de esgremi ;
plainte rauque ; action de geindre.
esgremit ; sm. — C. esgremide, mais
plus bref.
esgrémo (Lav.). — V. esgrame.
esgreujàt,-ade; adj. — Grevé,-e et
aussi dégrevé,
esgrimà-s. — Forme de escrimà-s.
esgrimaçà-s ; v. — Se livrer à des
contorsions de figure, s'efforcer à faire des
grimaces,
esgripautà. — C. esgrapautà.
esgripi, esgrépi. — C. escrépi.
esgrìu (L.). — C. grèu, degrèu.
esgriualhà (Big.) v. — Endetter, fai¬
re des
griuàlhos. V. esgruù.
esgrouà, desgrouà; esgruà, desgruà (Big. G.) ; v. — Egrener.
esgrouade ; sf. — Egrenage ; la quan¬
tité de la chose égrenée,
esgrouadé ; sm. — Egrenoir.
esgrouadé,-re ; adj. — Qui est prêt,
propre à l'égrenage.
esgroussà ; v. — Faire en gros, sépa¬
rer le gros, le
grossier et le fin.
esgruà (Big. G.) ; v. — Egruger ;
endetter. C. esgrouà.
esgrulhà (G.) ; v. — Ecaler, écosser ;
gruer, monder ; prend aussi le sens de
esgruà.

esgrulhà (M4) ; v. — Oter le grulh
(résidu du lait à fromage).
esgrulhadé,-re ; adj. — Qui est prêt,-e
à

;

sm.

—

Cuiller,

esgrùm,-e (Bay. G.-M. G.).
cume, esgrame et

—

ESGUITADE

Ecumeux,-euse,

écumant.

gnà-s, s'égratigner.

esgrulhà.
esgrulhadé
pour esgrulhà.

esgrumoùs,-e ; adj.

—

dérivés.

—

spatule
C.

es-

Cabale

aus

bèts

crins esgrumoùs;
J. Larrebat.

cavale

à

la

crinière

esguibà (L.)
l'encolure

d'un

écumeuse

(la mer).
Elargir, échancrer
vêtement; esguibà-s, se
fréq. augiii. de esghibà-s.
; v.

—

dégager le cou;
V. esgalenà.
esguiberà-s (L.).— Fréq. de esguibà-s.
(Vient de guibe).
esguignà ; v. — Arracher, crever les
yeux ; esguignà-s, se crever les yeux à re¬
garder ; s'arracher les yeux dans une dispu¬
te
V. guigna.
esguin (As.). — C. esgult, esguich.
esguinch ; sm. — Jet de liquide ; petit
éclatement suivi d'étincelles ; éjaculation
d'î faible importance ; petite éclaboussure.
esguinchà, esguinsà, esguità. —
C. esclicà, jaillir, éclabousser.
esguinche ; sf. — C. esguinch, mais
plus fort; par ext. piqûre.
esguinche-pelà (B.-L.) ; v. — Faire à
chire-péu.
esguinsà. — C. esguinchà.
esguinsade. — C. esguinche; action
d'esguinsà; piqûre suivie d'un jet de sang.
esguinsàlh ; guissàlh (Bar.) ; sm. —
Corde, parfois grosse, faite avec du poil de
vache, du crin, des soies de porc; au fig.
personne mince, souple et nerveuse : û es¬
guinsàlh de droite., une fillette mince.
esguinsét. — C. esguinch; bruit sou¬
dain et fort ;

éclair

avec,

esguirou (Lav.)

;

éclat de tonnerre.

sm.

Saut et cri

•—

simultanés.

esguiserà-s ; v. — En style plaisant,
s'engouer. C. esguibà-s.
esguispà (Lav.) ; v. — Râper, user,
esguispàdo ; sf. — Raclement ; trace
d'usure.

esguistà,
commencer

ter ;

à

esguità; v.
luire, à paraître

Poindre,
jaillir, écla¬

—

;

briller.

Lou

die

chourrere
ici.

qu'esguite, le jour point ; la
qu'esguite aci, la cascade jaillit

esguiste ; sf.

esguit;

sm.

—
—

C. esguinche.
Sortie, jaillissement,

apparition ; action de poindre.
L'esguit de l'aube, le point du jour ;
l'esguit de l'aygue, le jaillissement de
l'eau; que l'è.y biste à l'esgult., je l'ai vue
comme

elle sorlait.

esguitade

; sf. — Apparition subite et
brève; éclat de lumière, clarté jaillissante.
C. esguinsade. V. lucaáe.
Lou sourélh qu'a hèyt ue esguitade, le
soleil a fait une brève apparition ; n'a hèyt
qu'ue esguitade, il ou elle n'a fait qu'une
brève apparition : entrer et sortir.

�ESGULA

—

516

ESLAIOU

esgulà ; v. — Egueuler, évaser un réci¬
pient, un trou ; échancrer un vêtement, en
style trivial ; esgulà-s, s'égueuler, ouvrir
démesurément la bouche ; s'égosiller,
esgusmerà. — C. cusmerà.
esgusperà. — C. escouperà.
eshalhassà-s ; v. — Se gercer. V.
halhasse.

eshén.

—

esheri.

—

G. eschén.
C. herï.

esherouà,-renà ; v. — Effrayer, effa¬
roucher; esherounà-s, s'effrayer, prendre
peur. V. heroù.
eshibà (M1) ; eshielà ; eshilà, eshiuà
(Big. G.) ; v. — Effiler, effilocher.
eshieladure ; sf.— Effilure, effilochure.
eshoà-s.

—

V. eschouà-s.

eshoelhà ;

v.
—
Effeuiller, ôter les
pétales; eshoelhà-s, s'effeuiller;
s'excorier, en parlant des ardoises.

feuilles,

On dit aussi deshoelhà.
Eshoelhà milhocs, ôter
maïs ;

tous àrbes

les feuilles des
s'eshoélhen, les ar-&gt;

que

bres s'effeuillent.

eshoelhade ; sf. — Action d'effeuiller,
effeuillage, effeuillaison ; le produit de
l'effeuillement, effeuillure.
eshoelhadoù,-re; adj. — Effeuilleur,
-euse.

,

eshoelhadure ; sf.
coriation de l'ardoise.
eshoelhamén ;

—

Effeuillure

; ex¬

Effeuillement.
eshuistà; v. — Fuir; glisser; dispa¬
raître ;
eshuistà-s, s'enfuir, se dérober,
s'évanouir à la

—

sm.

—

vue.

eshuistade, eshuiste, huiste ; sf.
Fuite; apparition fugitive. Cf. esguitade.
Nou l'è y

biste qu'en ue eshuistade, je ne
qu'à peine (en passant), je l'ai
aperçue comme dans un éclair,
ési, èsi (Bay.) ; sf. — Aise,
esità ; v. — Hésiter. Y. préme.
esitacioû ; sf. — Hésitation.
esitàn,-te ; adj. — Hésitant,-e.
esjeulàyre (L.). — G. enjeuiàyre.
eslà ; enlà (Or.) ; illà, islà (As. Bar.) ;
enflà, ounflà (Big. G.) ; inglà (Bay. L.) ;
v.
Enfler, gonfler ; eslà-s, s'enfler, se
gonfler; au fig. s'en croire.
La bouhigue qu'ey eslade, la vessie est
gonflée ; eslouroùnc eslàt, furoncle enflé ;
loti gàbe que-s ba eslà, le gave va enfler ;
la baque que s'ey eslade, la vache s'est
l'ai

vue

—

enflée

(météorisation)

;

que

s'en pot eslà,

d'aquére hèyte, il peut être fier de ce bel
acte (ironiquement parlant).
eslabà; v. — Elaver, délaver ; eslabà-s,
faner par

suite d'élavage

;

s'élaver,

se

déla¬

—

ôter

une ou

—

Action

des labasses.

eslabassàt,-ade ; adj. — EIavé,-e, dé¬
dilué ; fané.
eslabassàt,-ade ; s., — Lavasse, averse
abondante et impétueuse de courte durée.
eslabàt,-ade ; adj. — Délavé,-e, fané
en
parlant d'une étoffe ; au fig. personne
décatie, amaigrie. C. eslabàs.
eslacà; v. — Gauler. V. lacà; flaquer.
eslacà ; sm. — C. lacà; gaule,
eslacade ; sf. — Gaulage; coup de lacà.
eslascarà,-rejà.— Fréq. de eslacà.
eslacarrà-s; v. — Glisser; tomber et
glisser sur un lacarrà.
eslacassade ; sf. — Fréq. aug. de
lavé ;

eslaeàde.

eslacàt ; sm. — Coup de gaule.
eslacàt,-cade ; s. — Flaque ; flaquée.
Que l'an jetât û eslacàt d'aygue dessus,
on lui a jeté dessus une flaquée d'eau.
eslacàyre,-e ; adj. — Qui gaule; qui
fait, vend des lacàs.
esladà (Lav.) ; v. — Préparer des pa¬
quets de lin que l'on fera ensuite chauffer
au four pour le teillage.
eslade, esladure ; sf. — Enflure, gon¬
flement, inflammation avec enflure.
eslafarrà

(B.-L.) ; v. — Ecraser, aplaeslafarrà-se, s'écraser,
eslagagnà, eslegagnà; v. — Oter la
chassie des veux (lagagne).
eslagagnade; sf. — Action de laver
un
peu rudement la figure, en style plai¬
sant, d'ôtër les chassies.
tir ;

eslagarade (L.) ; sf. — Trace laissée
limace, un escargot. V. eslimar-

par une
rade.

eslagarrà (L.). — C. eslurrà.
eslagàs ; sm. — Lavasse, averse abon¬
dante. V. cschagàt, eslabassàt.
eslagassà,-tà. — G. eschagatà.

eslagastà ;

v. — Faire la chasse aux
épouiller.
eslagastade ; sf. — Chasse aux tiques.
eslagatà-s; v. — S'éterniser, muser
longuement.
Que s'y eslagate, il s'y éternise ; nou t'eslagàtes, ne te fais pas attendre.
eslagatàt,-ade. — C. eslagàs.
eslahido, eslaïso (Big.) ; esglàyso
(G.); eslèuse (V.-B.) ; eslaüse (L.). —
C, esbelugue, étincelle. Cf.
bue, eslày,

tiques (lagàs)

;

eslise.

eslaïòu

ver;

eslabade, eslabassade; sf.
d'élaver; lavasse,

eslabàs; eslauàs, endelauàs (Big.
G.) ; sm. — C. eslabassàt (2).
eslabassà.
Fréq. augm. de eslabà;

ou

eslayòu ;

entre deux averses,

deux

sm. — Eclaircie
nuages. V. aubèle,

esguitade, esgày ; clairière.

�ESLAJE

517

eslaje, eslauje; sf. — Pousse d'arbre
plus d'un an, baguette; la pousse s'ap¬
pelle eslaje dès qu'elle atteint la grosseur
d'un doigt et ne dépasse pas la grosseur
d'un poignet.
de

eslajerà,-tà

; V.

—

Donner du fléau,

baguette.
; sf.

battre avec une

eslajerade,-tade

—

Coup d'eslaje,

de fléau.

eslajèt ;

sm.

—

Fléau à battre les céréa¬

les.

eslàm ; sm.
me ;

—

Flambée,

coup

de flam¬

U eslàm de

poudre, une flambée de pou¬
dre ; qu'a hère d'eslàm, il a une grande
fougue.
eslamà ; v. — Flamber ; enflammer ;
flamboyer.
eslamàc,-càt ; sm. — Chute violente
tout du long; tirà û eslamàc, tomber de
tout son long. Cf. eslamèc.
eslamarade ; sf.— Flambée ; explosion ;
coup de flamme bref. Cf. eslamatàt.
eslamaraute ; sf. — Flammèche,
eslamaràuto (Lav.) ; sf. — Flamme ;;
jet de flamme.
eslamàt,-ade ; s. — Flambée, flam¬
boiement ; cliule violente sur le sol ; coup.
La palhe qu'a dat û eslamàt, la paille a
fait une flambée; qu'èy tirât û machàn es¬
lamàt en càde, j'ai donné un mauvais coup
en

tombant ;

dil aussi

eslambreguejàn, -quejàn, -te ; adj.
Fulgurant,-e.
eslambrejà. — C. eslambrecà et déri¬
vés, vers la Basse-Bigorre.
eslame ; sf.
Flamme ; ardeur du
cœur, de l'esprit. V. arséc.
eslamè (Lav.) sm. — Cornouiller (ar¬
bre)
Syn. hust-du.
eslamèc; sm. — Bûchette, bout de
bois qui fait de la flamme. En Big. c. esla¬

—

—

.

màt.

quin eslamàt ! Quel
eslamàc). V. eslamèc.

eslamatà ;

v.—

Fréq.

augm.

coup

eslamatàt,-ade ; s.— Fréq.
V. eslamarade; coup de chaleur,

eslamejà
flamme ;

flamme.

eslamatàt,-ade ; adj. — Flambé,-e,
la flamme ; desséché soit par la
flamme, soit par le soleil trop ardent ;
basané,-e.
eslambràt,-àdo (Lav.); adj. — Métal
dont
l'étain, l'argent sont) enlevés. V.

eslàmbre,-pre (Big. G.) ; eslambréc,-brét, lambrét ; esloumbrìc (L.
G.) ; sm.
Eclair. Cf. eslampày, eslàmpe.
Qu'ey passât, coum û eslàmbre, il est pas¬
—-

un

éclair.

eslambrecà, -gà,
eslambreguejà,
-quejà ; v. — Eclairer, éclater, en parlant
des éclairs, fulgurer.
Lou pipèr que-m hè eslambrequejà lous
pots, le piment met mes lèvres en feu.

eslambrecade,
eslambreguejade,
-quejade ; sf. — Emission d'éclairs ; coup
de lumière vive, fulgurante.
L'eslambrecade dous tous oélhs, les éclairs
de tes yeux ;

brecade, il

qu'a hèyt ue terrible eslam¬
fulguration terrible.

y eut une

; v.

brûler

—

Flamber

;

jeter de la

le terme est fréq. dim. de

;

eslametejà. — Fréq. dim. de eslamejà.
eslampà ; v. — Jeter des flammes ; ful¬
gurer, étinceler. C. eslambrecà (Big.).
eslampadejà, lampadejà. — Fréq. de
eslampà.
eslampàdo (Big.). — C. eslamade et
eslambrecade.

eslampày (M4)

;

eslampayàt ;

sm.

—

Eclair; fulguration.

eslàmpe,-pre. — C. eslàmbre.
eslampejà,-prejà. — C. eslambrecà.
eslampetejà ; v. — Fréq. de eslampejà.
eslanà ;

v.

Délainer. Cf. deslanà.

—

eslanade ; sf. — Action de délainer.
eslanade ; sf. — Etendue de lande ;

plaine large. Cf. lanade.
eslançà-s ou eslanssà-s ; v. — S'é¬
lancer, partir en avant, prendre sa course.
Syn. abourrì-s, arrounçà-s, abrounqui-s.
eslançade ou eslanssade ; sf. —
Escousse..

roussi par

lambrà.

C.

eslamà.

de eslamà;

de eslamàt.
même sans

—

eslamàc.

! (on

desssécher ; brouir; eslamatà-s, se flétrir
sous l'action de la chaleur, se fendiller.

sé comme

eslamecàt (B.-L.).

eslamèc,

fougue.

ESLÂRDA

—

eslançamén ; sm.
aiguë.
eslançàt,-ade ; s.

—

Elancement, dou¬

—

Action de s'élan¬

leur vive et

élancement, douleur aiguë.;
balàns, eslàns.

cer,

V.

secousse;

eslançàt,-ade ; adj. — Elancé,-e, svelpris de taille.
Syn. escahlt, cinglàn, limpre.
eslancìt,-drìt,-ide (vers le G. et les
L.). — C. escalanclt; efflanqué,-e, très
maigre; svelte, effilé.
eslangouri-s ; v. — S'alanguir, tom¬

te, bien

ber

en

langueur.

eslangouride ; sf. — Langueur, état
de languissement.
eslangourit,-do (B.-L.); adj. — Fade;
peu chaud ; qui manque de vigueur,
eslangui-s. — C. eslangouri-s.
eslàns;

sm.

—

Escousse, élan; enthou¬

siasme. V. balàns.

eslaqui ;

v.

eslardà.

—

—

Syncope de esjlaqul.

C. deslardà.

�ESLARGA

ESLÉYTE

—

eslargà,-gì,-guì
(jà-s, s'élargir,
son

se

; v.

518
eslaütét ;

Elargir; eslar-

—

mettre au large, agrandir

bien foncier.

eslarguissimén, eslarguide; s. —
Elargissement.
eslarissà (Lav.) ; v. — Aplatir comme
une la (plaque de foyer).
eslarmà, eslàrme (G.). — C. alarma,
alarme.

eslarmà ; v. — Séparer le blanc
du jaune dans un œuf. C. alarmà.

(larme)

eslarmichàt,-àdo (Big. H.-Big. V.-B.) ;
adj. — Eploré,-e, en larmes.
eslarrà, eslurrà; v. — Glisser; eslarrà-s, faire une glissade, s'effondrer en glis¬
sant ; faire de mauvaises affaires ; glisser
vers le fond, au propre et au figuré.
N'anét pas eslarrà, n'allez pas glisser;
las terres que-s soun eslarrades, les terres
ont glissé vers le bas ; aquéts rnarchàns que
s'eslurren, ces marchands courent à la

Syn. eslaçjarrà (L.)
linçà, esliupà.

eslencà, eslissà,

;

es-

eslarrade ; sf. — Glissade, glissement ;
prend aussi le sens de escarràgn.-gnade,
tandis que eslurrade garde le sens strict de
glissade.
eslasà ; v. — Etaler, étendre, épandre ;
eslasà-s, s'étendre, s'étirer pour assouplir
ses muscles, se mettre à l'aise, se délasser;'
se
déployer. V. espalasà-s.
eslasido, eslaïdo (H-Big.) ; sf. —
Elincelle, V. eslày, eslise, bue.
eslasoû, enlasoû; sf.
Enflure,
intumescence, gonflement de la peau, d'un
muscle
plus particulièrement ; tuméfac¬
tion. V. bougne.
eslassi-s ; v. — Se faner, se flétrir. Cf.
—

C.

Béutat

eslasside, beauté flétrie; praubes
flous eslassides, pauvres fleurs fanées.
eslasside
se flétrir.

eslatà.

—

eslatà-s ;

sf.

;

Action de

—

se

flùtèt.

; sm.

—

Ebou-

lement. V. esbounit, eslùr.

(V.-B.) ; sf. pl. — Sorte de ci¬
se transforme, si besoin est, en
traîneau pour les travaux agricoles. V. cibc-

vière

eslegnà; v. — Couper la légne (bois),
esleguì, esléje,-ji. — C. eléje, et
dérivés.

eslenà ;

v.

S'étendre de tout

—

son

eslaucà

(Lav.).

—

eslaucàdo ; sf.

—

C. eslarrà.
Petite marche, petite

bout de chemin.

eslauèy (G.-M.)
d'eau
l'Océan.
trou

eslauje.'
eslause.

;

sm.

momentanés
—

—
sur

Petite baie,
la

côte

de

C. eslaje.

—

V. eslahude.

eslàut (B.-L.) ; adv.

—

travers.

d'eslàut,

Essouffler, mettre hors

-—

eslenade ; sf.

Action de s'essouffler,

—

essoufflement.

eslénc,-gue,-que

d'eslàut, être de
travers, marcher obliquement,
eslaiitade ; sf.
Air de flûte,
eslaüte, eslayute, eslàute; sf.
Flûte. Cf. jlaiite, flahute, lagute, Y.
bistanflute.
—

—

;

comme

eslencà ;
une

v. — Glisser ; eslencà-s, faire
glissade. V. eslissà, eslurrà.

eslencà,-coà,-gà,-goà

arracher la

; v.

—

Couper,

langue, rendre muet,

eslencade,-gade ; sf. — Glissade.
eslencàt,-gàt,-coàt,-goàt ; adj.
la langue coupée

—

paralysée ; qui
est muet ou silencieux ; peut
signifier aussi
le contraire: un bavard,
quelqu'un qui
parle sans retenue.
eslendià,-tià ; v. — Oler les lentes,
eslequi ; v. — Unir, aplanir,
eslercà (Lav.) ; v. ■— Déchirer ; eslercà-se, se déchirer, s'entrc-déchirer.
eslercàt,-àdo (Lav.) ; s. — Déchirure,
eslerrà, eslerràdo, eslèrro (B.-L.).
a

C.

ou

eslurrà, eslùr, eslurrade.

eslèuse (V.-B.).

—

esléycho (-B.-L.)

anà-ne

adj.

— Glissant,-e;
huilé.
Camî eslénc, chemin glissant ; eslénc
coum la coude de
l'anjéle, glissant comme
la queue de l'anguille.

anal, huileux,

par

—

Obliquement, de

v.

d'haleine ; eslenà-s, s'essouffler.

Qui

C. eslacà.

qui

res.

faner,

long.

Este

;

eslénc, eslencà, eslencade.

esléch, esléych (B.-L.)

estourri-s.

course,

Flûteau

—

eslées

faillite.

de

sm.

eslày, eslayòu,-yìdo,-layòu (H.-Big.
H.-A. L.) ; s. — Rayon vif et bref; courte
éclaircie ; étincelle. V. bue, arrày, eslasido.
eslayà-s ; v. — Prendre ses aises ; se
mettre à l'aise. V. alaysà-s.
eslayà-se (Lav.) ; v. — S'éclaircir, se
dégager (en parlant du ciel).
eslayadò (Lav.) ; sf. — Eclaircie, em¬
bellie. V. eslaïde, aubèle.
eslayoû ; sm. — Rayon ; terrain exposé
au soleil. N. de 1. V.
eslày, arrày.
eslayrà ; v. — Contraction de eslajerà,
frapper du fléeau ; par anal, battre, frapper
à coups redoublés.
eslayrade ; sf. — Volée de coups,
esléc, eslegà, eslegàdo (B.-L.). —

éboulement.

V.

;
eslè.ch.

V. eslahldo.

sf.

—

Escarre d'un

esléye. — C. esléje.
esléyt,-e ; adj. — Choisi,-e, de choix,
d'excellente

esléyte
de choisir ;

qualité.
sf. — Choix, action de trier
élection. V. Iheytà.

;

et

�ESLHEBA

519

eslhebà ;

v.

Elever;

—■

eslhebà-s,

s'élever.

eslhebàdje;
eslhebamén

sm.
;

—

sm.

Elevage,

—

Elèvement. V.

Ihcule.

esligassà.

—

eslimacà ;

v.

C. ligassà.
Enlever les limaces ;

—

s'emploie au fig. pour parler

d'un net¬

quelconque, en style plaisant.
Que Van cslimacàt lou casàu, dira-.t-on à
quelqu'un qui vient de confesse.
eslimacade; sf. — Action d'enlever les
toyage

de limace.
eslimacàyre,-e ; adj. — Qui enlève les
limaces, les traces de limace; au fig. qui
cherche la petite bêle, tatillon.
eslimarrade ; sf. — Trace visqueuse,
trace de limace, d'escargot. (Vient de lims,
varech). Cf. eslagarade.
eslimsà ; eslinchà (Lav.) ; eslinsà
(As.). — C. eslissà.
eslince (As.) ; eslincho (Lav,) ; eslincét ou eslinssét ; s. — Glissade ; éjec¬

limaces ; trace

tion.

desdincoùs,-e ; adj. —
des mets, difficile
sur
le choix; dédaigneux; fantasque, ca¬
pricieux.
eslindràt,-ade (L.) ; adj. — Sveltc,
élancé; dégourdi. V. linjàr, eslandrll.
eslinsà (As.). — C. eslissà; ailleurs,
éjaculer, jaillir, rejaillir. V. eslità.
eslinsade ; sf. — Ejection, jaillisse¬
eslincoùs,

Délicat

sous

le rapport

ment.

ESLOURA

esloù, ehloù (Basse-Big. L.) ; elloù
(Or.) ; sf. — Fleur ; efflorescence ; velouté
de certains fruits ; moisissure, remugle. V.
/îoe, jloù.
Las esloùs dou casàu, les fleurs du jar¬
din ; esloù de hé, fleur de foin ; Vesloù de
la presque, le velouté de la pêche ; Vesloù
dou bî, les fleurs, la moisissure du vin; en
aquéste cabinet, que y a esloù, il y a du
remugle dans ce buffet ; qu'ey l'csloù de
la coumune, c'est ce qu'il y a de plus beau,
la fleur, de la commune ; passà per esloù,
ou per Vesloù, fleurir. On dit aussi esloure
(rare).
esloubatà ; v. — Débarrasser des loups,
faire la chasse aux loups,
esloubit.
C. esqloublt.
esloùch,-e; adj. — Lâche, peu serré,-e ;
au
fig. qui ne sait pas être discret, qui'
manque de volonté.
Esloùch coum ue corde de lâ, lâche com¬
me une corde
de laine, s'applique surtout
—

à

une

personne sans

résistance morale, qui

laisse entraîner, circonvenir.

se

eslouchà,-chi ; esloechà (Mt) ; enlouchà (Or.) ; v. — Belàcher, détendre,
desserrer, délacer; rendre libre; eslouchà-s,
se

desserrer; s'ouvrir à quelqu'une, avouer,
lâcher; ne pas se retenir; vesser; se'

tout
«.

débonder

».

sf. — Action de
relâchement.
eslouchà, mais moins

eslouchade,-chide
lâcher, desserrer
eslouchi.

—

;

; vesse ;

C.

usité.

esloù-de-soùtou

(Lav.)

;

sf.

—

Pâque¬

rette.

eslinsate (As.) ; sf.

— Glissade.
eslinsatè,-re ; s.— Glissoire, patinoire.
esliràt,-de. — C. aluràt, esliudràt.
eslis,-se. — C. eslénc.
eslise (L.). — C. eslahldo.
eslissà, lissà, eslità, esliupà; v. —
Glisser, faire une glissade ; eslissà-s, faire
une glissade. V. eslencà.
eslissade,-pade,-tade ; sf. — Glissa¬
de; fuite sans bruit, glissement.
eslissadére ; sf. — Glissoire, passage
frayé dans la glace ou la neige.
eslissàyre,-e ; adj. et s. — Patineur,

-euse.

eslit, lit ; sf. — Glissement de choses :
neige, éboulement, avalanche,
eslità, eslitade.— G. eslinsà, eslinsade.
eslitarràt (B.-L.) ; sm. — Petite ava¬

terre,

lanche. V. lit.
eslÒCO (Big.) ; sf.
laillure que l'on fait

Hoche, coche, enà une taille,
eslòdje. — C. elòdje.
esloéch,-e (M4). — C. esloùch.
esloechà (M4). — C. eslouclià.
esloegnà ; v. — Eloigner; esloegnà-s,
s'éloigner.

esloegnamén

—

—

; sm.

—

Eloignement.

esloù-de-tout-mau

(Lav.) ; sf. — Scro¬
plantes de ce nom, car il y en
de plusieurs espèces, passent pour bonnes
soulager beaucoup de maux, sinon tous.

fulaire. Les
a

à
V. èrbe de tout mau.

esloù-higue ; sf. — Fleur-figue qui
parait avec les premières feuilles ; figue non
évoluée, avortée.
esloumbric

(G.).

—

C. eslambréc et

dérivés.

C. aloungà et dérivés,
Perdre ses fleurs,
sa fraîcheur, son éclat, se faner.
Las arroses que
ban esloù-passà, les
roses vont se faner; gouyate esloù-passade,
jeune fille défraîchie.
eslou-passàt,-ade ; adj. — Qui n'a
plus de fleurs; fané, défraîchi.
La gouyale qu'ey esloù-passade, la de¬
moiselle n'est plus jeune.
esloupàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Agile,
esloimcà,-gà.
esloù-passà ;

un

—

v.

—

dératé.

eslourà,-ade ; s. — Parterre de fleurs,
grande quantité de fleurs.
eslourà ; v. — Enlever l'cfflorescence,
I .' velouté ; déflorer. V. esloù.
Ha eslourà lou bestià, c'est faire paître
l'herbe nouvelle par le bétail.

�ESLOURADE

—

ESMAFAT

520

eslourade,-ride ; sf.
Floraison ; ef¬
parfumés des fleurs; les fleurs détachóèsj cueillies, la moisson des fleurs. V.

eslurradisses, eslurres; sf. pl.

—

fluves

aulourade.

esloure.

—

C. esloù, mais moins usité

(Lit.).
esloarì, hlouri; louri (G.); flouri ;
v.
Fleurir ; se couvrir de moisissure,,
—

elianeir.
eslouride.
re

;

—

G.

eslourade; chancissu-

action de moisir.

eslouridé,-re ; adj. — Qui est en état,
prêt de fleurir ; de moisir.
eslouridure; sf.
Chancissure. Cf.
—

esliirràt ;

sm.
Courte glissade.
eslurrèc,-èque ; adj. ■— Glissant,-e;
qui peut s'ébouler, manquer sous le pied;
au
fig. peu sûr, porté à se tromper.
Terres eslurrèques, terres peu solides et
qui peuvent glisser; caussioû eslurreque,
caution peu solide ; qu'a las idées eslurrè¬
ques, il n'a pas les idées très fermes; qu'ey

—

eslùbi.

C. dilùbi; averse diluvienne,
esluchoà ; v. — Traire la vache
qui
vient de vêler, la débarrasser du luchoû.
—

eslugarnà. — C. erilugcirnà.
eslugarnàt,-ade (L.) ; adj. — Ilàve.

V.

abalàt, escalanclt.
eslugnà (G.). — C. esloegnà.
eslùm (L.) ; sm. — Volée d'oiseaux: un
eslùm de paloumes, un vol de
palombes.
eslùr ; sm.
Glissement, avalanche,
—

éboulement. V. lur, lit.

Le mot prend le fém. mais alors il est
toujours employé au pl. éras eslurres (Bar.).
eslurrà ; v.
Glisser, ébouler; eslurrà-s, s'ébouler, glisser; faire de mauvaises
affaires, aller à la ruine; déchoir. V. eslissà.
Ha eslurrà calhaus, faire
rouler, ébouler
des pierres; abise-t
d'eslurrà, prends garde
de glisser; on dit aussi «de
t'eslurràa;'
terres eslurrudes, terres éboulées
qui ont
glissé vers le fond.
—

eslurrade; sf.
Glissade; action deglisser, de s'ébouler.
eslurradé,-re ; s.
Glissoire, couloir,
chemin où l'on fail glisser d'en haut vers
le;
bas; chemin d'avalanche; passage très
glissant, dangereux.
eslurradé,-re ; adj. — Qui est suscep-,
tible de s'ébouler, de
glisser. On dit aussi
—

—

esltirradls.

eslurradis,-se ; adj.
eslurrade, s. et adj.

—

Glissant,-e. G.

—

drin

eslurrèc aquet gouyàt, il est

léger

ce garçon.

eslurres

(Bar.).
eslurt"iu,-ibe.

lisè.

eslouriu,-ibe ; adj. — Qui fait fleurir,
qui forme la fleur.
May eslouriu, Mai qui fait fleurir,
eslouroùnc ; sm.
Furoncle, clou ; au
fig. chose gênante, ennuyeuse.
Syn. roangoù (Bar.), eschouròc, erbassoû.
Qu'ey toustém coum û eslouroùnc: mau
plaçât, il est toujours comme un furoncle :
mal placé (dic.) ; boeytà
l'eslouroùnc, vider
l'abcès; se dégager le cœur, la conscience.
esloùs d'auràdje; sf. pl. — Fleurs
d'orage, petits nuages blancs annonciatc-Urs d'orage.
esluà ; v. ■— Dégraisser le bouillon, en
style plaisant; s'emploie aussi pour enluà.

—

Choses éboulées, masse d'avalanche, les
débris entraînés par l'éboulement, l'ava-'
lanche.

—
—

un

V. eslùr.
C. eslurrèc,

mais

moins usité.
eslusà
s'user.

(Lav.)

eslùts ; sf. pl.
choses.

;

v.

—

—

peu

User; eslusà-se,

Clarté, lumière;

sens

exact des

Que s'y béden las eslùts,

on voit le jour
m'y pèrdi las eslùts, je
m'embrouille, j'y perds mon latin.
esmàbe, esmòbe ; v.
Emouvoir;
esmàbe-s, s'émouvoir.
esniabedé,-re ; adj. — Qui est propre

à

travers ;

que

—

à émouvoir.

esmabude, esmoubude; sf.

—

tion, action d'émouvoir; émoi. Cf.

Emo¬

esmau-

rùdo.

Que y abou qrane esmabude en bilàdje,
il y eut grande émotion,
grand émoi dans
le village.
esmacherà ;

v. — Briser, ôter la mâ¬
esmacherà-s, se briser la ou les
mâchoires, se les démantibuler, se les
décrocher. V. esglapità, esglaugnà.
De tan qui. pleytejabe, que s'en esmacherabe, il plaidait si fort, qu'il s'en décro¬
chait les mâchoires ; que-s soun esmacheràts, ils se sont « cassé la figure »
esmacherade; sf.
Blessure, fracture
ou
décrochage de mâchoire ou, seulement,
blessure à la joue, celle-ci étant appelée
machère, aussi bien que la mâchoire

choire ;

même.

esmacheràt,-ade ; adj. — Qui
joues caves, le visage émacié.
esmafà ; v. — Ecraser,
aplatir
chose molle: une lomate, un fruit

a

les
une

blet

exemple. V. csçjlafà, esmapà, esmoustà,
espoutl, esçjlouhcrà.

par

esmafade ; sf.

platir

une

—

Action d'écraser, d'a¬

chose molle.

esmafadis ; sm. — Ce qui résulte de
l'écrasement,
de
l'aplatissement d'une
chose qui forme comme un emplâtre.
esmafàt,-ade ; adj. et s. — Se dit
d'une personne molle, sans vigueur; d'un
visage mou, aux bajoues tombantes; d'un
fruit très blet et qui se déforme.

�ESMAGESCA

521

esmagescà,-gencà
pincer la vigne (t. de

Magescà, Magescàs.

; v.

—

Epamprer,

viticulteur). N. de p.

esmaginà (G.) ; v. — Imaginer ; s'esmaginà, s'imaginer.
esmagrà ; v. — Oter le gras de la vian¬
de pour n'avoir que le maigre.
esmagràt,-ade ; adj. — Désigne, en
style badin, une personne très maigre,
comme si on l'avait dégraissée; viande dont
on a séparé les parties de maigre et de gras.
esmagrit,-ide. — C. enmagrit.
esmague (V.-R.) ; sf. — Poignée du
manche de la charrue. Cf. estébe.

esmaladit,-e

adj.

;

Maudit,-e.

—

V.

maladit.

esmàlh ;

Email,
Disloquer, briser les
hanches; esmalhà-s, se déhancher.
esmalhade ; sf. — Volée de coups ;
partie de lutte violente.
Da-s'en ue esmalhade-, se livrer à un
combat, se « flanquer une tripotée ».
esmalhàt,-ade ; adj. — Qui a une
déviation du bassin, éhanché,-e.
Syn. malhùc, malhét.
esmalhourcà (Lav.). — C. esmalhà.
sm.

esmalhà ;

esmali.

—

v.

—

—

C. enrnali et dérivés,

esmamourià (G.).

—

C. embadouqul,

éberluer.

esmandilhà ; v. — Battre
lui « secouer les puces ». (Vient

vêtement)

petit manteau,

;

quelqu'un,
de mandilh,
on dit aussi

esmandrilhà. V. mandrilh.

esmandilhade, mandilhade; sf. —
Itosséc, volée de coups.
esmandilhàt,-ade,
esmandrilhàt,
-ade ;

adj. et

donné dans

s.

sa

—

Loqueteux,-euse

;

désor¬

toilette ; mendiant vêtu de

pièces et de morceaux.
On appelle esmandilhade, une châtaigne
qu'on a dépouillé de son écale ; c'est par
erreur que l'on dit mandilhade, qui signi- ;
lie, au contraire que la châtaigne a son
esmandilhàt ; sm.

—

Coup violent. V.

esmandilhade.
;

v.

—

Travailler

avec:

ardeur, faire jouer les mains activement,:
fr. pop. se

décarcasser.
esmanegàt,-ade ; adj. — Personne^
active ; qui est bien découplée, qui a les
membres déliés, souples.
Praube may ! Per quiu que la bey
Trimà coum ne esmanegade...
Pauvre maman ! Je la vois par là trimer
vaillamment (Yan Palay).
esmanglà ; v. — A signifié, autrefois,
démancher, ôter le manche ; aujourd'hui
signifie particulièrement- disloquer, désar¬
ticuler ; &lt;isrnanglà-s, se disloquer.
Tribalhà coum û esmanglàt, travailler!

en

ESMARROUCA

disloqué ; que m'y soy esman¬
aquel tribàlh, je m'y suis disloqué,
désarticulé les membres, sur ce travail.
comme

glàt

un

sus

esmanglàt,-ade; adj. et s. — Dégin¬
gandé, -e; qui marche en se balançant for¬
tement et sans grâce ; chose, instrument
démantibulés.
esmani ; v. — Rendre une bête mane
(stérile) ; esmanl-s, se dit d'une bête lai¬
tière qui perd son lait.
esmanjà, desmanjà ; v. — Déman¬
cher ;
rendre manchot ; desmanjà-s, se
démancher, perdre son manche, l'appui,
le protecteur.

esmapà ; v. — Ecraser, aplatir ; esmapà-s, s'écraser.
Tiràt-be, pèyres, si nou que b'esmàpi!
Otez-vous, pierres, ou bien je vous écrase !
dit le Renard de la Fable, qui tombe du
haut d'un rocher; esmapà-s de trucs, s'é¬
craser de coups; nas esmapàt, nez camus,
épaté.
esmapade ; sf. — Ecrasement, aplatis¬
sement ; bataille où l'on a cogné dur;
contusion.

esmapàt;

sm.

Coup qui aplatit,

—

écrase.

L'esmapàt

a

un sens

plus restreint

que

V esmapade.

esmarjà ; v. — Emarger ; travailler les
bords, les marges d'un champ, d'un bois.
V. maryè.
esmarjade ; sf. —- Action de travailler
les bordures d'une terre.

esmarjamén

— Emargement.
Retirer de la marne,

; sm.

esmarlà ; v. —
vider une marnière.

esmarmouliàt,-ade (Al.); adj. —
Troublé,-e, éberlué, oublieux. V. esma¬
mourià.

esmarragàn,-te

;

adj.

Bêlant,-e, qui

—

crie, gronde, beugle, mugit.

esmarragàu ;

sm. — Bêlement parti¬
(màrre) et de la brebis à
rut; par anal, grondement

culier du bélier

mandilh.

esmanegà-s

—

l'époque du
prolongé ; beuglement.
Syn. esmarròc. V. esbcrròc.
esniarrahalhà (B.-L.) ; v.

—

Crevas¬

faire des failles, des gerçures en tous
sens;
esmarrahalhà-se, se crevasser, se
ser,

V. halhà-s.
esmarrangoulhà (Lav.)

gercer.

;

v.

—

Fati¬

guer.

esmarrigà ; v. — Oter, détruire une
marrigue (clôture rustique, haie) ou sim¬
plement l'essarter.
esmarròc. — C. esmarragàu.

esmarroucà,-gà,-rrucà ;

v. — Pous¬
mugir; esmarroucà-s,
s'égosiller. V. esberròc et dérivés.
ser

des

esrnarrùcs,

�ESMATACA

esmatacà,-tucà
—

522

ESMIGOUTA

—

;

esmatulhà (G.)

fig. accabler de coups, meurtrir; esmatucà-s, se rouer de coups; se fatiguer jusqu'à
l'accablement. V. cascà.
Que s'esmatuque de tribàlh, il se fatigue
beaucoup au travail ; esfnatucàt per la
jrèbe, accablé par la fièvre.
esmatacade,-tucade ; sf. — Bataille,
dispute avec coups.
esmàube.
C. esmàbe. On dit aussi
esmàugue (G.),
esmaurùdo (G.). — C. esmabude.
esmày (H.-A) ; sm. — Emoi.
De qui et esmay me boùto en hèsto, de
qui l'émoi me met en joie (Filadelfo).
esmayrà (Lav.) ; v. — Mettre bas âvant|
terme ; ôter le délivre (may) ; enlever le
nourrisson à sa mère. V. esgabagnà.
—

esmayrà, desmayrà;
séparer de la lie.
esmecà (II.-Big.) ; v.

v.

—

Soutirer

le vin, le

Déboucher,

esmecàdye

;

sm.

—

esmeytà (G. Big.).

—

V.

esmembrà ;

v. — Démembrer, rom¬
les membres; esmembrà-s, se rompre
un membre, les membres.
esmembrà-s; v. — Employé parfois
pour desmembrà-s, oublier.
esmembramén ; sm. — Démembre¬

pre

ment.

—

menton.

appelait esmentoàts, après la Révolu-

tion, les gandins qui cachaient leur

men¬

dans de hautes cravates.

esmenudà,-tà ; v. — Rendre menu ;
diminuer, émietler. V. amenudà.
esmerà ; v.
Affiner, purifier, rendre
parfait ; s'éclaircir, en parlant du temps;,
esmerà-s, s'efforcer, faire effort, s'appliquer
—

à bien faire.

Que m'y soy esmeràt, mes n'èy pas poudùt, j'ai fait mon possible, mais je n'ai pu
réussir. On dit aussi esmeroà, esmiroà.
esmerabelhà,-bilhà,
esmerbelhà ;
v.

—

Emerveiller,

esmeràt,-ade (Os.). — C. arreberàt.
esmeràyre,-e ; adj. — Fatigant,-e,
pénible, qui nécessite un effort, de l'a¬
dresse.

—

Emerveille¬

ment.

esmerdassà ;

v.

—

Oter le bran, la

bouse des vaches ; vider les latrines ; salir,
souiller avec des excréments ; esmerdassà-s,
s'embrener.

esmerdassade ;

sf. — Flaque, masse
action de répandre des excré¬

d'excréments ;
ments.

Il n'y a pas bien longtemps encore,
quand on voulait faire un affront à quel¬
qu'un, on barbouillait sa porte de matiè¬
res fécales ; cela s'appelait ue esmerdassade.
V. enmerdà.

esmerdousà ;

ploie surtout

v.

—

Démerder

;

s'em¬

parlant d'un nourrisson;
toutefois, le terme s'applique également
quand il s'agit de nettoyer un malade, un
impotent qui se souille.
esmerdousade ; sf. — Nettoyage de
en

esmerdousàyre,-e ; adj. — Qui net¬
qui s'est souillé.
esmerecà (H.-Big.) ; v. — Enlever par
petits morceaux ; ébrécher ; picorer. C. esperucà, esbrecà.
esmerecà (Big.) ; v. — Bégayer, parler
comme
un
mèc, bafouiller; esmerecà-se,
s'efforcer
de parler; parler en pleurni¬
chant; parler au cours d'un accès de colère
bafouiller.

et

esmerecàyre,-o (Big.)

; adj. — Qui
l'élocution nette, ni
idées bien claires. V. mascalliàyre.

bafouille, qui n'a
les

esmembràt,-ade. — C. desmembràt;
oublieux ; démembré,-e.
esmendri.
C. amendrl, et dérivés,
esmentoà ; v. — Briser le menton ; en
terme de charpentier, raccourcir une pièce
de bois en la taillant en biseau ; esmentoà-s,
se briser le menton, tomber sur le menton.
esmentoàt,-ade ; adj, — Qui a le men¬
ton fuyant, qui
semble n'avoir pas de

ton

C. esmerabelhà.

toie celui

Action de bou¬

clier, obturation.

On

—

esmerbelhamén ; sm.

foix'eux.
—

débondonner.

esmejà,
esrneyà.

esmerbelhà.

; v.

matuque (émottoir) ; au

Se servir de la

esmeri.

—

pas

C. esberl et

ses

dérivés,

esmeri

(Lav.) ; v. — Epouvanter ; esmérl-se, prendre peur, s'effrayer,
esmermà ; v. — Diminuer, retrancher.
esmermàdje,-made ; s. — Retranche¬
ment, diminution.
esmeroà.
C. esmerà.
—

esmerucà, esperucà; v. — Gratter et
détacher par parcelles menues, grappiller.
V. esperroutà, esmerecà.
esmerucàyre,-e ; adj. — Grapilleur,
-euse ;
qui cherche la petite bêle, tatillon ;
fouineur.

esmeurà

(II.-Big.)

;

v.

—

Oter la mie,

Il moelle.

esmeussà;
(rnéusse).

v.

—

Enlever

la

rate

esmeussadure ; sf. — Le vulgaire
donne ce nom à une maladie qu'il croit
être une affection de la rate ; on la guérit
avec des cataplasmes de verveine
(berbée).

esmeussàt,-ade ; adj. — Dératé,-e.
esmeyà, esmeytà (Big. G.) ; esmiejà,
esmieytà ; v. — Diviser par le milieu ;
esmejà-s, esmiejà-s, se diviser par le mi¬
lieu ; au fig. se faire en deux pour.
esmicoutà ; v.
Morceler, hacher,
mettre en menus morceaux. Y. eschaquetà.
—

�ESMICOUTAYRE

523

décidé, prêt à agir; nou balé ni ta
tourneja ni ta esmoùle, ne valoir ni pour
tourner (la meule) ni pour émoudre, n'être
bon à rien.

esmoùle; sf.•— Meule à aiguiser.
Que l'an passât la lengue à l'esmoule, on

que

qu'en

m'esmiraijgle, tout m'émer¬
soy esmiragglàt, j'en suis

esmiraglade ; sf. — Emerveillement ;
qui étonne, émerveille, éblouit.
esmiraglamén ; sm. -— Emerveille¬
ment.
(
esmiralhà (Lav.) ; v. — Illuminer,
—

C. esmeroà.

—
Endetter ; brisotter,
pulvériser; esmiussà-s, s'émietter; s'em¬
ploie surtout en parlant du pain, des gâ¬
teaux. V. esbrigalhà.
esmiussadére (M4) ; sf. — Rranche
spécialement arrangée pour servir à diviser,
éinietter le fumier à répandre, à répartir

sur

v.

le sol.

lame.

Action d'émousser.

—

esmouchicà,-ssicà ;
déchirer et déchiqueter

v.

en

—

Mordiller

mordant.

;

V.

mouchic.

esmounà ; v. — « Casser la ligure », en
style plaisant; esmounà-s, s'abîmer la face,
se
défigurer. Dans cette expr. esmounà-s de
plourà, se défigurer à force de pleurer.
(Vient de moune, guenon).
esmounà ; v. — Mettre en ïage quel¬
qu'un avec des grimaces; faire la moue.
V.

moune..

esmounedà,

desmounedà ;

Faire de la monnaie d'une

pièce

v.
;

—

décaver

jeu.
esmounedàt,-ade ; adj. et s. — Ré¬
duit,-e en menue monnaie; dépourvu,-e
d'argent, pauvre; décavé.

au

esmouquirà ; v. — Moucher, ôter la
(mouquire).
esmourà,-roà (H.-Big.) ; v. — Oter la
mie (moure) d'un morceau de pain, sépa¬

nioive

rer

la mie de la croûte.

esmourdachà,-gachà ;
avec

un

v.

—

Prendre

rnordaches, pincer; au fig. donner
camouflet, « moucher », donner une
des

esmoudi.

—

esmoùle ;

préparer à

—

prendre

Esmoule-s

lous

mourda-

pl. — Mordaches ; pinces de bois
(de châtaignier habituellement) dont on se
sert comme de pincettes; depuis que l'on
utilise pour le feu les pincettes de fer, les
esmourdaches ne servent plus guère qu'à
ramasser les
châtaignes avec leur bogue.
On dit aussi en quelques lieux esmourda-

C. enmoudi et arnoudi.

v.
Emoudre, aiguiser,
lame tranchante ; esmoule-s,

;

se.

ches ; sf.

esmougà ; v. — Broyer,
esmoùgue. — C. esmàbe.
esmougude. — C. esmabude.
esmoulàyre. — C. esmouledoù.
passer une

esmourdachàt,-ade ; s. — Dispute,
prise « de bec »; soufflet; pincée vigoureu¬
esmourdaches, -gâches,

Syn. esmousseeà.

;

—

correction.

esmouchade ; sf.

appétit

pour

s.

estremoulude.

esmiussàt, plus fréquemment miussàt ; sm. — Sorte de soupe au lait faite de
lait frais ou cuit dans lequel on a brisé du
pain de blé ou de maïs,
esmòbe, esmoùbe,-gue.— C. esmàbe
esmoubude,-gude. — C. esmabude.
esmoùch,-e ; adj. ■— Emoussé,-e, dont
l.i lame ne coupe pas parce que le tranchant
est émoussé ; au fig. qui est sans vigueur,
fatigui par le travail ; insensible.
U coutèt esmoàcli, un couteau émoussé ;
n'a pas la le» g ne esmouche, elle n'a pas la
langue énioussée, en parlant d'une bavar¬
de, d'une méchante langue; qu'iy lous
bras esmoùchs, j'ai les bras sans vigueur;
abé lou cap esmoàeh, avoir la tête fatiguée.
On dit aussi esmouchàt,-ade.
esmouchà ; v — Emousser ; ébrécher1
une

Outil

;

dit-on

esmouledoù,-re ; s. — Emouleur,-euse,
gagne-petit.
esmoulinà (B.-L.) ; v. — Emietter au
printemps les mottes de fumier qui sont
restées dans les prés ; on le fait avec une
grosse épine chargée qui remplit l'office de
herse, ou bien avec le dos d'un râteau,
esmoulude ; sf. — Emoulage.
esmoulude ; sf. — Moulinage, passage
entre deux meules et, par ext. entre deux
corps durs quelconques ; rossée reçue par
une personne de la part de deux autres. V.

chose

esmiussà ;

esmou¬

émoudre.

ébloui.

esmiroà.

lui a passé la langue sur la meule,
d'une personne bavarde, méchante;
lut de fresc, frais émoulu.

esmouledé,-re

s'étonner et admirer.

Tout

ESMOURDALHES

d'un air

esmicoutàyre,-e ; adj. — Regardant,
avare, chiche, qui « coupe un cheveu
en
quatre»: gaspilleur, en parlant d'un
enfant qui émiette et gâte le pain.
esmiejà, esmieytà. — V. esmeyà. Cf.
desmiejà.
esmigalhà (G.-M.). •— C. esbrigalhà.
esmiraglà, esmiragglà; v. — Emer¬
veiller, éblouir; esrniraglà-s, s'émerveiller,
-e,

veille;

—

ses

re¬
se

manger

esmourdalhes,-galhes ; sf. pl.
nailles dont

dispositions.

cachàus.

Ihes.

avec

arribà de fresc esmoulut, arriver

011

—

Te¬

sert surtout pour pincer
chevaux et les maîtriser,

se

le museau des
mordaches. V. esmourdaches.

�ESMOURGACIIE

ESNOUA

—

524

esmourgache, mourgache; sf. —
Baguette de sourcier, de devin.
esmourgoà (Big. .) ; v. — Moucher,
enlever le morceau. Cf. esmouquirà.
esmourniflàt,-ade ; s. —• Mornifle,
soufflet.

esmourroà ;

■joues)

v.

—

Abîmer les

mourres

les moures (fesses) ; esmourroà-s,
figure ou le séant,
esmourrugues ; sf. pl.— Hémorroïdes,
esmoùrse ; v. — Pincer, entremordre ;
esmoùrse-s, se pincer entre deux choses
formant mâchoire, une porte et son bat¬
tant, par exemple.
;

s'abîmer la

esmourtalhà ;

v.

Faire

—

un

de. V. mourtalhe.

un massacre

esmourtousì.

—

Tomber

syncope.

esmouscà, esmouscalhà
Emoucher, chasser les mouches ;

Ihà-s,

(mouscàlhs),
raclée, essoriller;

une

se

donner

—

des
fig.

moucher, de

esrnousca-

frottée.

une

esmouscalhade ;
donner

v.

couper
essarter ; au

rameaux

donner

;

sf.

des

couper

Action

—

rameaux,

d'é-

de

se

tripotée.

une

esmouscalhàyre,-lhàyre,-e ; adj. et
Qui essarte, coupe des mouscàlhs,
qui s'en sert.
s.

—

esmouscàyre,-e

;

les mouches,

ad.j.

—

Qui chasse

(G.).

esmousilhà ;

—

C. esbousilhà.
En style plaisant,

son

argent (mousilhe),

le décaver.

—

hèyt û

a

csmous-

fait de la bouil¬

en a

esmousti£làt,-ade ; s. — Soufflet,
vigoureuse sur la face,

mor¬

nifle

esmoutà ; v. — Emotter.
esmouti (G.) ; v. — Assommer, étour¬
dir d'un coup dur ; esmoutl-se,
C esmoustà. V. esmourtousl-se,

esmouti.

G.

—

esmudl

s'évanouir.
esmurlse.

quelques

en

lieux.
v.

Rendre

—

muet ;

réduire

quelqu'un au silence, le laisser sans paro¬
le; déconcerter, interdire; esmudl-s, se
taire, rester sans parole, interdit.
Qu'en demourè esmudlt, il en resta in¬
terdit, sans parole; nou l'a pas esmudlt,
cela ne l'a pas déconcerté, il a continué à
parler.
esmudide ; sf. — Mutisme,
esmuri-se (B.-L„) ; v. — S'évanouir,
esmusà ; v. — Casser le museau et,
par
cxt., la figuxe; a le sens de esmoustà, mais
amoindri ; esmusà-s correspond au fr. se
casser le nez, trouver
porte close, arriver

trop tard. V. escamussà, espoutl.
esmusade ; sf.
Coup sur le

museau,

—

seau

adj.

cassé, aplati;

—

Qui

a

le

mu¬

nez camus.

esmuselà ;

v. -— Epauler, rompre ou
l'épaule; esmuselà-s, s'épauler, se
fatiguer l'épaule.
Dans le G. signifie aussi
s'ébouler, s'é¬

démolir

esmoussà.

—

C. esmouchà.

esmoussà (G.) ; v. —
Rompre
ions, la moussàdo. Cf. dessoucà.

les bil¬

esmoussecà,-gà, esmoussicà ; v.
Déchiqueter, mettre en morceaux (moussêcs) ; déchirer en mordant, en mordillant;
—

esmoussecà-s,

s'cnlre-décliiror

;

tomber

en

V. esmouchicà.

hsrnoussecà
fst usité généralement en
Big. et dans le G. ; en 11. et L. on dit plu¬
tôt esmoussicà, bien
que moussàc y soit
courant.

esmoussecade, -gade, -ssicade ; sf.
Morsure; déchiquetement ; bataille en¬
tre bêtes ; «
prise de bec » entre deux com¬
mères.

esmoustà ;

v.
Ecraser, broyer jus¬
bouillie; amollir en tapant;
abîmer la figure et
particulièrement les
lèvres; esmoustà-s, s'écraser la
figure.
(Dans les Alpes, le visage se dit
mouslàs).
esmoustachà ; v.
Arracher, couper
la

qu'à mettre

craser.

esmuscladis

—

en

—

moustache.

esmoustachade ; sf. —
Dispute, « pri¬
de bec » pouvant être suivie
de coups.

(G.)

; sm.

—

V. esbounide.

esnafrà, nafrà;

v.

esnasà ; v.

esnasà-s,
figuré.

esnasade ; sf.
esnaserà.

Enaser,

—

se casser

le nez,

couper
au

Coup

—

se casser

Eboulement.

Navrer, balafrer,

—

blesser.

sarde ; action de

—

se

D'aquere pére, qu'en
tù.t, de cette poire, il
lie, un emplâtre.

esmusàt.-ade ;

—

v.

prendre à quelqu'un

d'usage

sm.

les lèvres ; affront sans

nasarde.

esmousilhà

morceaux.

Soufflet, mor¬
gravité.
esmoustàt,-ade ; s. -— Coup qui écrase
et. le plus souvent, en parlant de la face,
ou d'une chose déjà molle.
sur

esmudi ;

C. amourtousl.

—

esmourtousi-se (Lav.) ; v.
en

carnage,

esmoustachàt;

nifle

sur

le

le

nez ;

propre et au

le

nez, na¬

nez.

Fréq. de esnasà.
esnasìt, nasìt, narit; sf. — Narine,
esnayà, desnayà; v. — Défaire les
nays, les andains.
esnegri-s. — C. ennegrl-s.
esnerbià ; v.
Enerver, dénerver ;
esnerbià-s, s'énerver.
—

—

esnerbiamén ;

esninà,-noà

sm.

—

Enervement.

Dégermer, enlever
la nine d'une plante (terme
d'agronomie).
esnouà-se (Lom.) ; v. — Se dégager,
s'éclaircir, en parlant du ciel nuageux. V.
noào. Cf. esbaubl-s, esclarl-s.
; v.

—

�ESNOUSERA

525

esnouserà (Big.) ; v. — S'emploie au
de nouer et aussi de dénouer ; il est

sens

plus correct de dire nousà ou nouserà
pour nouer et desnousà ou desnouserà pour
dénouer.

esnudi ; v. — Dénuder, mettre nu ;
esnudi-s, se mettre nu.
enuserà (Big. G.). — C. esnouserà.
esoelhà (L.).

—

V. desoelhà.

Epouvante, frayeur,
tereur ;
objet d'épouvante, épouvantail ;
personne dont l'esprit n'esl pas équilibré,
espabén;

sorte

sm.

—

d'hurluberlu.

Espabén de habà, épouvantail de champ
ainsi un individu mal
déséquilibré, un ori¬
ginal; que plissa û gran espabén, il passa
vent de terreur. V. èsbàrie, cspànte,
un
esglàs.
espabentà ; v. — Epouvanter, effrayer ;
espabentù-s, s'épouvanter.
espabentablamén ; adv. — Epouvan-

de fèves, on appelle
accoutré ou bien un

tablement.

espabentàble,-e ;

adj.

—

Epouvan¬

table.

espabentamén ;
ment, action

sm.

d'épouvanter.

espabénte ; sm. — Epouvante ; n'esl
aussi usité que espabén.
espabentiu,-ibe ; adj.— Peureux,-euse,
qui s'effraie facilement.
espabentoùs,.e ; adj. — Qfte l'on
effraie facilement.

espabilhà (Lav.) ; v. •— Répandre,
éparpiller. V. esparricà.
espabourìdo (B.-L.) ; sf. — Action de
se chauffer rapidement : dà-se ùo
espabourido. Cf. escauhade.

; v.

-—

Espacer, écarter ; espaçà-s,

s'espacer, s'écarter.

espaçade, passade; sf. — Espace¬
ment ; allée de vignoble.
espaçamén ; sm. — Espacement.
espace, • espàci,-ie ; sf. — Espace,
étendue ; temps plus ou moins long. Cf.
espàsi (M1), espàti. (L.).
espacioùs,.e ; adj. — Spacieux,-euse.

espaciousamén ; adv.

—

Spacieuse¬

ment.

espadà, espadaunà ; v. — Jouer de
l'épée et, par ext. de toute lame ou lance;
espader.
La cousturère qu'espadaune, la couturiè¬
re fait marcher l'aiguille (T. Salles).
espadassà,-dassejà.

—

Fréq. de es¬

padà-, ferrailler.
espadasse ; sf. — Patience sauvage
(plante) ; on l'appelle aussi palalassc, arrabic, sarrasi.
espadassî ; sm. — Spadassin.

adj. et s.

;

—

Espadeur,

-euse.

espade,-se ; sf.

—

Epée ; espade, us¬

tensile. On donne aussi le nom d'espade

à
quelques plantes à feuilles longues et effi¬
lées.

En Lav. les bergers appellent espade une
branche de sapin à laquelle ils suspendent
des ustensiles de ménage. V. àspre, bisque.

espadelà-s ;

v.

—

Tomber de son long,

s'aplatir. V. padèlo.
espadèlo (B.-L.) ; espadèro (Lav.) ; sf.
Narcisse des prés. Cf. coucùt.
espadilho (Big. G.); sf. ■— Spadille;
pelite épée, broche plate; nom de plante
du genre de Vespade.
—

espadòt;

Glaïeul (plante).

sm. —

Syn. sésque.

espadòt,-doû;

sm.

—

Espadon; épée

anal, pieu aplati.
espagnà-s (M1) ; v. — Passer, s'en
aller en Esptgne.
Ets de Lourdios qu'an espagnàt, ceux de
Lourdios (les pâtres) sont passés en Espacourte ; par

gne.

Espagne; sf.

Epouvante-

•—

pas

espaçà

espadàyre,-e

ESPAGNOULADE

—

—

Espagne, pays d'Euro¬

pe.
Parti ta

'Spagne, partir pour l'Espagne,
signifiait autrefois, quitter la France pour
toujours, car, avant les accords interna¬
tionaux, l'extradition ne se faisait pas entre
les deux pays et les criminels qui pouvaient
passer en Espagne avaient la vie sauve,
mais ils ne pouvaient plus revenir avec la
certitude d'être tranquilles ; on effrayait
l'enfant qui avait commis une faute en
lui disant : que pùdes parti ta 'Spagne si
nou bos pas està trucàt, tu peux fuir en
Espagne si tu ne veux pas être battu ; d'une
personne mal fagotée on dit : qu'arribe
d'Espagne, elle arrive de l'Espagne.

Espagnò.-òl,-gnòu,-gnole ; adj. et
—

s.

Espagnol,-le.

û espagnòl, travailler
espagnol, vaillamment, à un
travail pénible ; la plupart des espagnols
qui viennent travailler, surtout l'hiver,
dans les pays français, sont des terrassiers;
ils font les travaux les plus pénibles; cap
d'espagnol, têtu, d'esprit peu ouvert ;
coustétes d'espagnàl, côtelettes d'espagnol,
les
oignons ; l'espagnol aragonais, qui
vient en Béarn et Bigorre, est très sobre,
ne mange que peu de viande et fait grande
consommation d'oignons ; minjà coustétes
d'espagnol, c'est, pour un français, faire
maigre chère ; qti'ey û si segnor, c'est un
espagnol ; à Bav. pour se moquer d'un
orgueilleux on dit de lui qu'il est un yo
soy, un « je suis », épithète appliquée à un
espagnol matamore.
espagnoulade ; sf. — Fait, geste, ha¬
bitude d'espagnol ; le plus souvent, bêtise
par ignorance, grossièreté, acte de rustre.
Tribalhà

comme

un

coum

�ESPAGNOULEJA

—

526

ESPANÇA

espagnoulejà ; v. — Espagnoliser, fai¬
imiter l'espagnol; mêler de l'espagnol
à sa langue propre.
Qu'ey francès, si dit, mes toutû qu'espagnouléje, il est français, dit-il, mais cepen¬
dant, il sent l'espagnol.
espagnouléte ; sf. — Espagnolette ; pe¬
tite espagnole. V. chiquéte.
espahis ; sm. — Spahi, cavalier de
l'armée d'Afrique.
re,

Qu'a serblt
vice militaire

aus

espahis, il
spahi.

a

fait

son ser¬

comme

espahourrà, pahourrà (G.) ; v. —
Gorger, bourrer ; s'espahourrà, s'empiffrer.
(Le mot semble un composé de pâ, pain,
et de hourrà, bourrer).
espalancà ; v. — Efflanquer, rouer de
coups ; consolider avec des planches, des
éclisses. V. palanque, empalancà.
espalançà, espalançade (Bas-Arm.).
C. esparricà, esparricade.
espalancàt,-àdo (G.); adj. — Efflan¬
qué,-e, celui, celle que le fr. pop. appelle
« une
planche ». V. padèlo.
espalargà ; v. — Ecarter les jambes ;
faire de grands pas, « élargir le compas »,
selon l'expr. pop. Y. espalhargà-s.
espalasà-s (Bas -Arm.). — C. alasà-s,
s'étendre, se mettre à l'aise, se détendre.
espalhà ; v. — Epailler; séparer la me¬
nue
paille du grain battu ; cribler ; au fig.
—

tirer une affaire au clair ; rendre propre une
affaire qui paraissait suspecte.

Que las s'espàlhel dit-on à l'adresse de,
quelqu'un qui est dans de mauvais draps ;
qu'il se débrouille !. En Os. on dit avec le
même sens: que s'ahoùrque!
espalhadé ; sm. — Sorte de crible.
espalhadoù,-re ; adj. et s. — Celui,
celle qui retire la paille rejetée par la
batteuse; épailleur,-euSe.
espalhargà-s ; v. —• Tomber les jam¬
bes écartées et par glissade. V. esparlagà.
espalhoû (As.) ; sm. — Airée de paille
prête à être battue.
espaliè,-re ; s. — Espalier.
Espalière a un sens plus élargi que espaliè; espaliè peut, désigner un seul plant en
espalier tandis que espalière désigne habi¬
tuellement un champ de vigne en espalier.
espalierà ; v. — Mettre, dresser en
espalier.

espallà; v. — Epauler; disloquer l'é¬
paule ; prêter l'épaule ; appuyer de l'épau¬
le; espallà-s, se briser, se disloquer l'épau¬
le; s'aider mutuellement. V. esmuselà.
En B.-L., quand un feu est maigre on
dit : que s'en yessigoàri û poulh espallùt,
un pou
éclopé s'en évaderait.

espallà; sm. — Les épaules.
Qu'a û bèt espallà, il a de solides, de
puissantes épaules.

espallade ; sf. — Epaulée, coup d'épau¬
charge que porte une épaule.
espalladure ; sf. — Luxation de l'épau¬
le; distension violente des nerfs de l'épaule.
espallamén ; sm. — Epaulement ;
appui ; défense.
espalle ; sf. — Epaule. V. ùmi; éclanle ;

che de mouton

Da

û

ou

de

veau.

d'espalle, donner un coup
d'épaule; aider; abé boune espalle, avoir
l'épaule solide, pouvoir supporter du poids
au propre
et au lig. ; ha ioucà l'espalle,
faire toucher l'épaule (à terre), avoir le
dessus, vaincre ; qu'en y a ta haussà las
espalles, il y a de quoi hausser les épaules.
espalle-biràt,-ade ; s. — Qui a les
épaules mal faites ; un déjeté, un dégin¬
gandé, mi-bossu.
espallejà ; v. —• Remuer les épaules,
balancer les épaules en marchant ; prêter
l'épaule, épauler.
espallibràc,-o (Lav.) ; s. — Qui a les
épaules étroites.
espalliquèut,-o (Lav.) ; s. — Qui n'a
pas les épaules égales ; qui les a tombantes.
espallòt ; sm. — Epaule faible, maigre,
pelite; éclanche.
espallùt,-ude ; adj. — Fort,-e d'épaule,
bien bâti, qui a de puissantes épaules.
espalmà ; espaumà (G.) ; v. — Alar¬
mer, saisir d'épouvante, émouvoir violem¬
ment, suffoquer.
espàlme ; espàume (G.) ; sm. —
Emotion, épouvante; pâmoison. V. espabèn, esglàs, esbàrie.
espalmounà ; v. — Epoumoner ; arrê¬
ter la respiration ; espalmounà-s, s'épou¬
moner,

cop

faire effort et souffler.

espalugue, espalungue, espeluque,
-gue; sf. — Caverne, antre, grotte. N. de
1. et de p. Espalungue, d'Espalungue.
espamà-s ; v. — Pâmer,
espampà ; v. — Battre, frapper, don¬
ner
des pampàts. On dit aussi pampà.
Augm. espamparrà.
espàmpe,-pou (Il.-Big.) ; sm. — Pam¬
pre.

espampoà (Lom.). —- C. escampilhà,
esparricà.
espampoulà (Il.-Big. L.) ; v. — Epamprer ; au lig. débarrasser, dégager.
Lou ben qu'espampoulè lou cèu, le vent
nettoya le ciel.
espampoulejà. — Fréq. de espampoà.
espanà-s ; v. — Se dérober, (v. de
pana, voler, dérober).
A l'espanàt, à la dérobée. On dit aussi :
au panât, en cachette, secrètement.
espançà ou espanssà ; v. — Crever la
panse, le ventre, éventrer ; piquer, trans¬
percer un ventre, une poche volumineuse ;
espançà-s, se crever le ventre, se fatiguer.
Augm. espançarrà-s. V. escrebanclià.

�ESPANÇADE

527

espançade ; sf. — Action de crever la
entreprise fatigante ; coup de force ;
bagarre où l'on se crève.
espançàt,-ade ; adj. — Qui a un très
petit ventre, ventre plat, un « crevé » ;
panse ;

éventré,-e.

espanchà-s (L.)
à lerre. V.

; v.

—

Choir, tomber

espaternà-s.

espandérles, pandérles, pandéles;
sf.. pl. — Pantières. Lieu-dit.
espandì. — V. esplandl, plus usité,
espanét; sm. — Coup d'aile; saut de
côté ; écart.

espanì (E. du G.)
un

enfant

au

; v.

—

Sevrer, mettre

pain,

espani-s ; v. — S'épanouir,
espanjarlà (Est du G.) ; v. — Décolle¬
ter. V. esgalenà.
espant (B.-L.) ; espante; s.— Frayeur,
crainte, saisissement, épouvante.

espantà; v. — Effrayer, causer de l'ap¬
préhension ; espantà-s, s'effrayer.
L'auràdje que m'espante, l'orage m'ef¬
fraye ; qu'en y a ta s'espantà, il y a de quoi
avoir peur.

espantabilhàume (Lav.) ; sm. — Geste
d'épouvante, de menace, propre à effrayer.
espantadoù,-re ; adj — Qui cause de
l'effroi.

espantamén ; sm.— Effroi, épouvante.
espantàn,-te ; adj. — Etonnant,-e;
effrayant.
espantàyre,-toàyre,-e ; adj. et s. —
Qui veut étonner, ahurir, un épateur. On
dit aussi espatàyre et empantoàyre (Bay.)
espànte ; sm. — Epouvantai!, manne¬
quin pour effrayer; fantôme. Y. halamàc.
Espànte de habà, épouvantail de champ
de fèves, personne ridiculement accoutrée,
espante-bèsties. — C. esbàrie-bèsties.
espantoà. — C. espantà et aussi épa¬
ter, ahurir, laisser pantois,
espantoàyre. — C. espantàyre.
espànto-miràcles (B.-L..) ; sm. —
Personne qui cherche à faire peur.
espàntou. — C. espànte et,, aussi, exa¬
gération pour épater, ahurir,
espàr. — Y.espar(l).
esparà (G.-M.) ; v. — Etaler, faire para-,
de; esparà-s, parader, faire le beau, l'im¬
portant.

esparà-s

; v. — Se garer, se parer, se
garde, en sûreté. On dit dte
même parà-s.
esparadé,-re ; s. — Protection, bou¬
clier, défense. V. paradé, empare.
Abé de bous esparadés, avoir de bonnes
protections,
esparadrap ; sf. — Sparadrap,
esparàgn, espràgn; sm. — Epargne,
mettre

en

économies.

Syn. estàubi.

esparagnà

;

v.

—

ESPAREYA

Epargner. Cf. es-

—

taubià.

esparagnàyre,-e; adj.
-e

—

Epargnant,

économe.

;

v. — S'étaler, en par¬
d'une plante à feuillage,
déployer en parasol ; largement ; pren¬

esparalassà-s ;
lant
se

dre

d'un arbre,

ses

aises.

s'ey esparalassade, la fem¬
largement étalé sa robe, elle a pris
ses aises ; esparalassà-s en û jaatàlh, se pré¬
lasser, s'étaler dans un fauteuil.
La hemne que

me

a

esparalissà. — C. esparrà, glisser,
esparalissade ; sf. — Glissade,
esparbè ; sm. — Epervier (oiseau) ; filet
île pêche ; sorte de truelle spéciale pour le
crépissage; ustensile de maçon appelé vul¬
gairement oiseau.
esparbère (M') ; sf. — Brebis, vache
aux

cornes

enroulées. V.

vière (plante) ; au
hautaine.

cor-troussàt ; éper-

fig. femme orgueilleuse,

esparbèyre ; sf. :— Filet pour la chasse
petits oiseaux, à Bay. et sur la côte.
esparboulà-s ; v. — Battre des ailes
sans voler; au fig. se «donner de l'air»,
s'éventer, se mettre à l'air vif ; laisser son
esprit vagabonder, suivre des songes ; se
disperser, s'éparpiller, par anal.
esparboulàt,-ade ; adj. et s. — Frivo¬
le, lête légère, évaporé,-e, étourdi; effa¬
aux

rouché,-c.

espàrce

ou

espàrsse ; v. — Eparpil¬
chose déjà divisée,
esparricà, eschemicà,

ler, répandre une
émicttée. Y. esparià,

espargà.
esparcéte ; sf. — Esparcette (plante).
espardàco (Lav.). — Forme de espargate, savate, sandale.
lioùco
d'espardàco, mauvaise langue,
'

cancanière.

espardagnàyre,-e, espardegnàyre,
-tegnàyre,-e ; adj. et s. — Fabricant,,
marchand,-e de sandales.

espardagne.

—

V.

espartégne, plus

usité.

espardaqueyà (Lav.) ; v. — Jouer de
l'espardàeo ; marcher légèrement et vivemont.

espardégne. — Forme de espartégne.
espàre (B.-L.) ; v. — Paraître,
esparelhà ; v. — Mettre par paires et
séparer chaque paire.
esparelhàdje ; sm. — Action dé divi¬
ser par paire ; assemblage par paire,
esparentà. — C. desparentà.
espareyà-s (L.) ; v. — S'étaler, se ré¬
pandre, s'étendre. V. esparrejà.
L'Estàgn d'Hourtins qui, sus le lane, s'espareye, l'étang d'Ilourtins qui s'étale sur
la lande (Loys Labèque).

�ESPARGA

528

ESPARRÔA

—

espargà (L.). — C. espàrce.
espargalhà-s ; v. — Se prélasser sur
une molle couche. V. esparalassà-s.
espargatade ; si. — Marque, trace de
sandale; coup de savate; action où l'on se
sert de sandales

:

course,

espargate ; sf.

danse, etc.

Sandale

savate.
Abé lou diable à l'espargate, avoir le
diable au corps et, aussi, avoir le diable à
ses trousses, être malchanceux ; arroussegà
l'espargate, traîner la savate, expression
qui s'applique à divers états et situations.
—

;

V. bote.

espargatè,-re
savate,

; adj. — Traîneur de
dévoyé,-e; marchand,-e de sandales,

de savates,

savetier.

espargatejà ; v. — Traîner la savate et
aussi courir légèrement. V. escarpinà.
espargatère; sf. — Tas de savates, de
vieilles savates.

espargnà, espragnà.— C. esparagnà:
espargne; sf. — Epargne. V. esparàgn,
estàubi.

esparià (M* H.-Big.). — C. espàrce.
esparligassà (G.-M.).— C. esbarrisclà.
esparaligassàt. — C. esbarriselàt,
action de répandre, d'éparpiller.
esparligassejà. — Fréq. d'esparligassà.
esparmà (Big. G.). — C. espalmounà.
espàrme (Bi'g. G.). — C. espàlme.
esparpàlh ; sm. — Eparpillement ; dis¬
persion ; épanouissement ; qui est déployé,
comme .les ailes d'un
papillon volant, un
éventail ; dessillemcn^.

esparpalhà,-lhoà

;

v.

—

étaler; dessiller; esparpalhà-s,
se

développer, s'épanouir,

en

se

Déployer,
déployer,

parlant d'une

fleur.

Que-t bey tout die emberouyi-t
Courne la flou qui s'esparpalhe.
Je te vois devenir plus belle chaque
jour comme la Heur qui s'épanouit.
esparpalhade ; sf. — Déploiement,
dessillement, épanouissement.
esparpalhàdje ; sm. — Action de dé¬
ployer, étaler, dessiller.
esparpalhàyre,-e ; adj. — Qui répand
à tort et à travers ; qui esparpalhe. V. esparricàyre.
esparpalhejà. — Fréq. de esparpalhà;
éparpiller un peu partout.
esparpì (B.-L.). — C. esparpalhà.
esparpilh; sm. — Eparpillement; cho¬
se
qui est éparpillée.
esparpilhà,-lhoà; v. — Eparpiller,
disperser çà et là. V. esbarrisclà.
esparrà ; v. -— Glisser, faire un faux
pas ; esparrà-s, glisser et tomber.
esparrà,-roà ; v. — Fourgonner, re¬
muer la braise avec Vesparradé.

esparrabanà-s

; v. — Tomber lourde¬
après une glissade.
esparrabanade ; sf. — Patatras, chu¬
te d'un groupe; action d'une quantité de
choses qui tombent et s'étalent, se répan¬
dent à terre ,avcc ou sans fracas. V. parra-

ment et

s'étaler

bàst.

Quoan la carréte e-s birà, que y aboù
esparrabanade de moùnde, quand la
charrette versa, il y eut grand patatras de
gran

gens.

esparrabanàt

; sm. — Chute de tout
long ; chute avec fracas.
esparraberà-s. — C. esparrabanà-s,
toutefois, le terme implique la nuance de
s'étaier en tombant bras et. jambes écartés ;
en
certains lieux, signifie aussi marcher
vile, se dépêcher. V. esperrà.
esparrabis,-se ; s. — Eparpillement,

son

désordre ; accroc à un vêlement. V. parra-

bls-parabiàs.

esparrabissà

; v. — Eparpiller, met¬
dessous; chiffonner, abîmer,
déchirer ; esparrabissà-s, s'accrocher et dé¬
chirer ses vêtements, les chiffonner,
esparraboulàt. — C. esparboulàt.
esparradé ; sm. — Fourgon, perche.
V. esparre (2).
esparradis,-isse ; adj. — Glissant,-e.
esparradru,-dibe ; s. — Où l'on glisse
tre

sens

dessus

facilement.

esparràt,-ade ;
bruit de

s.

—

Glissade; fracas,

chute, d'éboulement, patatras,
esparre; sf. — Glissade,
esparre ; sf. •— Long bâton, perche en
bois, échalas.
Loung e mùgre coum ue esparre, long
et maigre comme un échalas.
Ue pigue e ue parre
Frites en û cap d'esparre,
Une pic et une mésange frites au bout
d'une perche (Vieux Noël).
esparrecà (Arm.) ; esparrejà (L.).
C. esbarrisclà, espàrce.
esparricà,-riclà. — C esbarrisclà, escampilhà, espampoà, espàrce.
esparricàt ; sm. — Eparpillement, dis¬
persion : ha-n û esparricàt, jeter et épar¬
piller.
esparricàt,-ade ; adj. — Dispersé,-e,
éparpillé.
Coumune esparricade, commune dont
les maisons sont éloignées les uns des au¬
tres ; la familhe que s'ey esparricade, la
famille s'est dispersée.
esparricàyre,-e ; adj.— Qui éparpille;
dissipateur ; désordonné.
Amassàyre de brén, esparricàyre de harie,
ramasseur de son, éparpilleur
de farine, se
dit de quelqu'un qui économise des vétilles
et laisse perdre des choses de valeur.
esparroà ; sm. — Echalassière, bois
d'esparres.
Syn. taroà.
—

�ESPARROA

529

esparroà

; v.

—

Mettre, placer

ou

ôter

esparroûs; monter vivement à une
échelle ; en style badin, casser les côtes.
De cujole esiwrroade l'ausèt que s'escape,
d'une cage où il manque des barreaux l'oi¬
seau s'échappe (die.),
esparroû; sm. — Dim. de esparre:
barreau, bâtonnet.
U esparroû d'escale, de cadière, un bar¬
reau d'échelle, de chaise; puyh d'u espar¬
roû, s'élever d'un degré ; qu'ey au darrè
esparroû, il est au dernier échelon, au ter¬
me de sa carrière ; que s'y hara coupà loua
esparroûs, dit-on d'un amoureux, d'un ga¬
lant à qui on a interdit l'accès de la mai¬
son de sa belle, on lui coupera les barreaux
de l'échelle qui lui permettaient d'entrer.
esparroutà-se (ll.-Lav.) ; v. — Se dit
du lait qui tourne pendant qu'on le chauffe.
V. brà, chourdoà-s.
espàrse,-sse. — C. espùrce.
des

espàr (t), à d'; loc. adv. — A part,
côté, séparément, en dehors.
Rem.
La dentale t est tantôt forte, tan¬
tôt à peine entendue, tantôt éliminée selon
la posilion du mol dans la phrase.
Aquel tros qu'ey à d'espùr, ce morceau
est à part, doit être mis de côté ; dechém
aço à d'espùr, laissons ceci à part, de côté ;
hique-t à d'espàr de las peleyes, reste en
dehors des disputes, mets-toi de côte; à
d'espàr d'acò, que y a aute causa, en dehors
de

—

ESP ATACAT

espartide, despartide; sf.

—

Action

d'écarter; départie.
Diu! la triste espartide.,
la cruelle départie !

Dieu! la triste,

espartilhe ; sf. — Dispersion, sépara¬
tion, partage; faille géologique.
Ha Vespartilhe, faire les parts et distri¬
buer.

espasà (V.-R., liig. G.). — C. espadà.
espase,-àso (V.-B., Hig. G.). — C. espade.
espàsi (M1). — C. espace
espasimén (G.) ; sm. — Pavement ; le
pavé même.
espasioùs,-o (Lav.). — Patient,-e.
espassà-s (liig. et G.) ; v. — Passer, se,
.

discontinuer.

passer,

La

plouje

que

s'espDsso, la pluie

com¬

à

diminuer, elle va cesser; lou mau
que s'ey espassùt, le mal a cessé, il est
guéri.
espassàdo ; sf. — Cessation, disconti¬
mence

nuation.

■—

de cela, il y a une autre

chose.

espartà ; v. — Disperser, jeter le trou¬
ble et disperser, écarter, éloigner, rejeter;
espartà-s, se disperser, s'éloigner. V. es-

espassè (Lav.)
travaillé

entre

;

—
Allée, espace
rangées d'arbres, de

sm.

deux

de rochers.
espassé (Lav.) ;

ceps ou

sm.

—

Iloyau. Cf.

espasseràt ; sm.
Contenu d'un es¬
passè; quantité de terre soulevée ou remuée
par un coup de lioyau.

espassetrèt (Lav.)
sépare.
espassimén (G. L.)

;

sm.

—

distance qui

; sm.

—

syncope.

Espartà lous enemics, disperser l'ennemi;
Segnoù, nou m'espàrtes de Tu, Seigneur,
ne m'écarte
pas, ne me rejette pas. (Salettes).
espartegnàyre,-e ; adj. et s. — Fabri¬
cant, marchand,-e de sandales. Cf. espardagnàyre, espartelhàyre.
espartégne,-télhe ; sf. — Sandale de

espatacà (ha) ; v. — Presser,
quelqu'un et le faire agir plus vite

le; ha

courre

On dit aussi

pied agi¬
l'espartégne, courir, voyager,
espardagne (M') ; espardégne,

espardaque, espargate.
esparti ; p. — Séparer, partager, dépar¬
tir; écarter, dilater; esparti-s, s'écarter,
écarter ses jambes ; se
séparer.
A d'ère, que l'an espartit la
maysoû, à
elle, la maison lui fut départie (pour sa
part d'héritage) ; los os espartirà, il dis¬
persera les os (Salettes) ; esparti las cames,
écarter les jambes; (on dit le
plus souvent
simplement espartl-s) ; moun co s'esparti-s
(Lom.), mon cœur se dilate.
Les mots espartà et
esparti, bien que
syn., n'ont pas toutefois une
synonymie
absolue; l'usage en montre les nuances.

Espace,

Pâmoison,

parti.

toile et à semelle de corde.
Abé leste l'espartêgrie, avoir le

es-

chade, houssé.

pousser

que de
raison ; espatacà-s, courir, se presser
soit à
la course, soit au travail ; choir avec fracas.
,

Que m'a hèyt espatacà de courre, il m'a
les jambes à courir; que s'èm
espatacàts de tribalhà, nous avons travaillé
à n'en pouvoir plus; que s'èm
espatacàts
d'arride, nous avons ri aux éclats. On dit
aussi, quoique rarement, espatraclù.
espatacade ; sf.— Action de s'espatacà,
fait; rompre

course

à toute vitesse.

espatacade, patacade; sf. — Rixe,
espatacàt,-traelàt ; sm. — Coup,
chute, éclat, explosion ; effondrement.
Que s'a dat û bèt espatacàt, il a fait une
rude chute; û espatacàt de
crits, une explo¬
sion de cris; û espatacàt de
moùnde, une
arrivée soudaine, une irruplion de
gens. V.
eop de moùnde; espatacàt d'arride, explo¬
sion de rires. V. patàc.
espatacàt,-ade ; adj. — Fourbu,-e à la
suite d'une course, fatigué des pieds et des
jambes; pressé; une personne qui semble
toujours très pressée, qui est toujours cou¬
rante.

34

�ESPATALICAT

530

ESPEDASSADE

—

; adj.
Qui
—
jambes, qui est gêné
üg. qui est gêné dans

espatalicàt,-gàt,-ade
n'est pas agile des
pour marcher ; au

action, embarrassé.

son

espatarnà.

V. espaternà, plus

—

cor¬

rect.

espatarrà

Renverser, jeter bas,
démolir de fond en comble ; espatarrà-s,
choir
tomber,
lourdement,
s'écrouler.
(Vient de patàr, patàrrou, pesant, lourdaud,
balourd). V. espaternà-s, esparrà-s.
espatarrade ; sf. — Action de tomber
lourdement ; écroulement.
espatarràt ; sm. — C. espatarrade,
mais

; v.

avec un sens

—

de brièveté.

espate (As.) ; sf. — Tige reliant le cep
et l'âge de l'araire.
espaternà-s; v. — Tomber sur les
paternes, le séant ; terme générique appli¬
qué à toute chute où la personne s'étale
plus ou moins.
espaternàt,-ade ; s. — Chute sur le
séant ; glissade suivie de chute.
Ha maie espaternade, faire une chute
grave, une mauvaise culbute.
espàti (L.J. — C. espace, et aussi sol,
aire. V. pàti
L'espàli de le maysoùn, la contenance de
Li maison, le sol occupé : que j'a espàti en
aquére borde, cette grange est spacieuse,
espatide (L.) ; sf. — Etendue,
espatule; sf. —Spalule.
espauléte ; sf. — Epaulette.
espaumà. — C. espalmù, et dérivés,
espaumade ; sf. — Coup du plat do ta
.

main, de la paume.

espaumèlo,-méto (Ami.)
Etoupe, filasse.
espaumèle, paumèle ; sf.
outil de

le,

;

—

sf.

—

Paumel¬

bonnetier, de sellier, etc.

adj.

— Apeuré,-e, effrayé. V. espàurit.
espaumeyà (Lav.) ; v. — Gesticuler,
espaumicàdo (Lav.) ; sf. — Geste des

bras et des mains.
v.

—

Effrayer, effa¬

roucher, épouvanter, faire peur, intimider;
espuurl-s, prendre peur. V. esbàriù, eschentà, espantà, espíhereyà.

espauride
peur

;

—

Frayeur, épouvante,

panique,

espaurugui.
un

sf.

sens

—

C. espaurl, mais

avec

de diminution.

espausà, espousà; v. — Exposer;
espuusà-s, s'exposer, se mettre en état de
risque; se montrer, parader.
espausàn,-te ; adj. et s.— Exposant,-e.
espausicioû, espousicioû ; sf. — Ex¬
position, étalage.
espautà. — C. espaurl, mais tombé en
désuétude.

des bovins.

espeçà, despeçà ; v. — Dépecer, met¬
en pièces,
espeçàdje ; sm. — Dépeçage.
espeçadoù,-re ; adj. — Dépeceur,-euse.
espeçadure ; sf. — Morceau, retombe.
V. escày.
espèce; espècio (G.); sf. — Espèce,
sorte, qualité, race.
espèci, especiarie, espècie ; sf. —
Epice ; mélange de cannelle, girofle, musca¬
de, etc., que les épiciers vendent tout pré¬
paré.
especialamén ; adv. — Spécialement ;
1.', vieux mol est especiauméns.
especialisà ; v. — Spécialiser ; especialisà-s, se spécialiser.
especialisacioû ; sf. — Spécialisation,
especialitàt ; sf. — Spécialité,
especiarie, especierie ; sf. — Epice¬
rie ; les épices.
especiàu ; adj. des 2 g. — Spécial. On
dit aussi, toutefois, especiale pour le fém.
especiauméns. — V. especialamén.
espècie, espècie. — C. espèci.
especiè,-re; adj. et s. — Epicier,-ère.
especière ; sf. — Petit moulin à épices.
especierie. C. especiarie.
específic,-que ; adj. — Spécifique,
especificà ; v. — Spécifier,
especificacioû ; sf. — Spécification.
especioùs,-e ; adj. — Spécieux (terme
lit.).
especiousamén ; adv.
Spécieuse¬
tre

—

espaumentìt, espoumentìt,-ide (L.)-,

espaurì, espòuri;

espautà (H.-Big.) ; v. — Enduire de
pàuto (bouse de vache) ; enlever la bouse.
espaiitàdo ; sf. — Action d'enduire de
bouse ; nettoyage, enlèvement du fumier

ment.

espeçoutà. — Fréq. de espeçà.
espeçoutàdje ; sf. — Dépècement, mi¬
se en pièces,
en menus morceaux.
espectàcle, espetàcle; sm. — Spec¬
tacle. On dit aussi especlàggle.
especulà; v. — Spéculer,
especulacioû ; sf. — Spéculation.
especuladoù,-toù,-re ; adj. — Spécu¬
lateur, -trice.
especulàyre,-e. — C. especuladoù,
mais avec un sens péjor.
espedà (Lav.) ; v. — Enlever la peau,
écorcher.

espedagnà-s. — C. espederà-s.
espedassà ; v. — Mettre en pièces, eii|
lambeaux ; espedassà-s, se déchirer les vête¬
ments, les mettre en lambeaux (pedùs).
espedassade ; sf. — Dispute où, auj
propre ou au fig. on se déchire.
Da-se-n
ue
espedassade, se battre et
s'entre-déchirer.

�531

ESPEDASSAT

espedassàt,-ade
nillé,-c, qui
mendiant

a

;

adj. et

les vêtements

guenilles.
espedassàt ; sm.

mais

s.

en

—■ Dégue¬
lambeaux;

en

avec un

sens

—

C.

espedassade,

de diminution.

espederà (M1) ; v. — Badigeonner avec
pieds malades des bêtes.
espederà-s ; v. — S'abîmer les pieds,
se blesser aux pieds. S'emploie
aussi avec le
sens de se
dépêcher à marcher, en fr. pop,
pédaler. V. espedagnà-s.
espederàt,-ade ; adj. — Blessé, mala¬
de des pieds; se dit particulièrement des
bovins atteints de fièvre aphteuse ou de
mal des onglons.
espederèras (Az.) ; sf. — Pincettes.
espedi,-dià ; v. — Expédier,
espedicà (Big. G.) ; v. — Remuer les'
pieds ; piétiner. V. pietejà.
espedicioû ; sf. — Expédilion.
espediciounàri ; sm. — Expédition¬
du remède les

naire.

espedién ; sm. — Expédient.
espedién,-te ; adj. — Expédient,-e.
espediénee. — Se dit pour esperiénee.
espedinclà,-glà, espesinelà ; v. —
Arracher les ongles ; au fig. courir ; espedinclà-s, se dépêcher à courir; grimper,:
s'arracher l'onglon.
espedìt, pedìt ; pesìc, pesit (Big.) ;
sf
Onglon du bœuf, du mouton, etc.
En style badin, on dit à quelqu'un que
l'on fera marcher, alors qu'il paresse,
traîne : que-t bouy ha mudà las
espcdits, je
veux te faire remuer les
onglons, les or¬
teils. V. espesielà, espernic. ■
espeditoÙ,-e ; adj.— Expéditeur,-trice.
espedoulhà ; v.
Epouiller; nettoyer,
les arbres de la vermine; espedoulhà-s, s'épouiller, se nettoyer.
espedoulhade ; sf. — Epouillage; en
style badin, une peignée.
espegà (L). — G. arpegà; ailleurs, dé¬
poisser, dépêtrer.
espègou (B.-L.) ; sm. — Trace. V.

espelagassà

tralhe.

espehereyà (Lav.) ; v. — Epouvanter,
effrayer.
espéhou (Lav.) ; sm. — Relent, odeur
désagréable. V. pudlmi.
espehùrro (Lav.) ; sf. — Discussion

—

—

—

poil ont été enlevés

espelhà-s ;
ments (pélhe) ;
se

se

tire la peau.

v.

; usure sur une

étoffe.

Se dépouiller des vête¬
les déchirer, au point de

—

se

demi-nu.

trouver à

espelhandrà,-oundrà ; v. — Mettre
en loques, en
guenilles, du lin¬
ge, des habits en charpie ; espelhandrà-s, se
déchirer les vêtements; négliger sa tenue,
devenir loqueteux.
espelhandràt,-lhoundràt,-ade ; adj.
Dépenaillé,-e, qui a les vêtements en
désordre ; loqueteux.
espelhandri (G.). — C. espellmndrà.
espelhoutà (Lav.) ; v. — Mettre, ré-,
des bardes

—

duire

en

lambeaux. V. pelhòts.

espelì

; v.
Eclore (en parlant dès
fleurs) fleuri r ; espeli-s, s'épanouir; naître,
poindre. V. eslourl, escampourl, bàde.
—

espelide

;

sf.

—

Floraison, épanouisse¬

ment, éclosion. On dit aussi espelisoû.

espelissà, esperissà; esprissà (L.) ;
Déchirer la peau, écorcher, égratigner profondément, au propre et au fig. ;
espelissà-s, s'écorcher. (Espelissà cède dans
li plupart des lieux à
esperissà).
espelissade, esperissade ; sf — Dé¬
chirure, écorchure, égratignure ; coup de
dent, méchanceté; peignée.
espeloucà,-roucà ; espenilhà, espilhoucà (L.) ; espouscà (G. L.) ;
v. — Dé-&lt;
pouiller l'épi de maïs de sa gangue, de ses
feuilles (pelòc, peròc). Cf. estanoucà. V.
espelucà, espourgà.
v,

—

espeloucade,-roucade,-quère ; despeloucade (L.)
épis de maïs.

où l'on

peau,

—

espelà ; v.
Peler, écorcher, ôler le
poil; écorcer; au fig. ratiboiser; espelà-s,
s'écorcher, se peler.
espelàch (G. et Aure) espelàtch (M1).
C. espelàt.
espelachà-s ; v.
S'écorcher.
espelachàt,-ade ; s. — Ecorchure ;
une « solide
peignée ».
espelade, pelade; sf. — Dispute, rixe
—

Arracher la

espelagassàt,-sade ; s.
Dispute,
peignée.
espelassà.
G. espelagassà.
espelassade ; sf.
Peignée moins
sérieuse que l'espelagassada.
espelassàt,-ade ; adj. — Ecorché,-e;
qui a les cheveux arrachés ; qui a les habita
râpés.
espelàt,-ade ; adj. — l'elé,-e, écorché ;
personne râpée, aux habits misérables.
espelàt,-adure ; s.
Ecorchure ; peau
enlevée, poil ôlé ; endroit où la peau ou le

union

—

—

une

suivie de coups.
—

v.

les cheveux, écorcher, déchirer; par anal,
arracher l'herbe, nettoyer 1111 sol herbeux.

—

—

;

ESPELOUQUÈRE

—

de

;

Action d'espeloucà; ré¬
pour dépouiller les

travailleurs

Ce travail qui se fait par entr'aide est
de veillées animées auxquelles

l'occasion

participent
encore

non seulement les voisins mais
des gens venus de loin
pour passer

agréablement

une

longue soirée d'hiver.

espeloucadoù,-re; adj.

celle qui

et

espelouquère,-rouquère.

loucade.

s.

—

Celui,

dépouille le maïs.
—

C. espe.

�ESPELOUOUÉTE

532

ESPERAT

—

espelouquéte ; sf. — Poinçon en bois
la gangue de l'épi du maïs.

pour ouvrir
On l'appelle

aussi broque.

espelucà ; v. — Eplucher ; épiler ; ôter,
les pellicules; espelucà-s, s'épiler, se grat¬
ter la tête, se la nettoyer ; au fig. vétiller,
chercher la petite bête, éplucher. V. esperucà.

espelucade ; sf. — Epluchage ; épilapetite dispute, prise de bec.
espelucàyre,-e ; adj. — Eplucheur,

ge ;

-euse

;

vétilleur, tatillon.

espeluchà ; v. — Epiler ; enlever les
petites plumes; ébouriffer; espeluchà-s,
s'ébouriffer ; se prendre aux cheveux. V.
peluche.

espeluchade ; sf.— Prise aux cheveux,
batterie; action d'ébouriffer; démêlage de
cheveux; action de plumer le duvet, de
compléter l'opération du plumage des vola¬
tiles.

espeluchàt ;

Arrachement d'une
poils ; marque de cet'

sm.—

touffe de cheveux, de
arrachement.

espeluchàt,-ade ; adj. — Ebouriffé,-e;
qui a les cheveux rares, comme si on;
l'avait épilé par places, un «déplumé»;
mal peigné.
Las cousinères... biénen toutes espeluchades, les cuisinières... arrivent toutes dépei¬
gnées, mal peignées. (Lou Crabk, chanson).
espelugue,-que,-lungue ; sf.

—

An¬

tre, caverne, grotte.

Syn. espalunçjue, tute, coèbe.
espeluguejà. — Eréq. de espelucà et,
de espeluchà.
espeluhà ; v. — Soulever, ébouriffer la
peluche d'une étoffe ou, par assimilation,
les poils, les cheveux follets; frotter à re¬
brousse-poil une surface pelucheuse ; ôter
le pelusòu ; espeluhà-s, s'ébouriffer, se dit
d'une étoffe qui devient pelucheuse par
suite d'usure.

espeluhade. — G. espeluchade. Fréq.
espeluhardade.
espeluhardà. — Fréq. augm. de espe¬
luhà.

espeluhàt,-ade ; adj. — Ebouriffé,-e;
peigné; qui a les cheveux maigres,

mal

rares,

ressemblant à du duvet. V. eschar-

bulàt.

espeluquejà.
de

—

Fréq. de espelucà et

espeluchà.

espelusà

Oter la peluse, pous¬
détache des étoffes,
des fils tendus sur le métier, etc. ; espelusà-s, se râper, en parlant de l'étoffe.
espenalhà ; v. — Emmêler, embrouil¬
ler; dépenailler ; espenalhà-s, s'embrouil¬
ler, en parlant du fil ; négliger sa tenue,
; v.

sière duveteuse

—

qui

devenir désordonné.

se

espenalhade ; sf.

—

Action d'embrouil¬

ler, de mettre en désordre, de dépenailler ;
raclée, frottée, rixe; femme désordonnée,

dépenaillée.
espenalhadis ; sm. — Brouillage,
amas de choses embrouillées, mêlées.
espenalhàdje ; sm. — Emmêlement,
brouillage, désordre, dépenaillement.
espenalhàt,-ade ; adj. et s. — Em¬
brouillé,-e; dépenaillé,-e ; désordonné.
espendroulhàt,-àdo (15.-L.). — C. espélhoundràt, par métatlièse.
espenecà; v. — Pendiller, être pen¬
dant (penèc), prendre lamentablement.
De madà qui ey, lou jrut que s'espenèque, le fruit pend d'être trop mûr.
espenicà. — V. espernicà plus usité,
espenilhà (S.-O. des L.) ; v.— Dépouil¬
ler l'épi du maïs. Cf. espeloucà, estaiioucà.
espenilhe-borde ; sf. — Dépouille¬
ment des maïs. Cf. despeloucade, espourguère.
espénto (B.-L.) ; sf. — Poussée brus¬
que et violente. Cf. poussât.
espèr,-re; adj. — Agile, actif,-ive.
espèr, espèrt (Bay.) ; adv. — Bientôt,,
tout de

suite, aussitôt.
espèr, arrive bientôt, de suite;.
me 'spèrt que me lard, plus lot que plus'
tard ; autâ 'spèr que bine, aussitôt, à l'ins¬
tant même il arrivait ; à bèt espèr, adroite¬
ment, vite.
(Ce terme, connu autrefois dans toute la
partie est du Béarn, ne s'entend plus
guère, aujourd'hui, que depuis Peyrchorade, en Chalosse et semble ne pas dépasser
Bavonne ; c'est, d'ailleurs, un mçit de l'an¬
cien roman et qui semble venir du lat.
experrectus, actif),
Arribe

espèr, espoèr; sm. — Espoir,
esperà; v. — Espérer, attendre,
tienter; nspe.rà-s, s'attendre.
Espère

e

nou

t'en dàssis, espère et

l'en fais pas»; que t'ès hèyt
t'es fait attendre; aquére, que

pa¬
« ne

esperà, tu
la s'espère,
celle-là (jeune fille), il espère l'épouser, il
attend l'heure propice.
esperà (Lav.). ■— Forme de espeyrà,
épierrer.
esperade, espère; sf. — Attente, es¬
poir, chose espérée.
esperance ; sf. — Espérance, espoir;
chose espérée, attendue.
Qu'èy boune esperance, j'ai bon espoir;
qu'a dèts mile e las esperances, elle a dix
mille francs (de dot) et ce qui lui viendrai
plus tard ; tan qui aléde que y a esperan¬
ce, tant qu'il respire, il y a de l'espoir;
òmi, hemna d'esperance, fiancé, promise.
esperàt (Aure) ; sm. — Arbre devant
l·i cabane du pâtre ; on y suspend les
ustensiles. V. penedé, bisque.

�533

ESPERAYRE

esperàyre,-e ; adj. — Expectant,-e
qui attend, espère.
esperbasque ; sm. — Espèce de cépa¬
ge. N. de p. Desperbasque.
esperboucà, perboucà; v.— Crépir,
esperdici ; sm. — Action de laisser
perdre, gâter; gaspillage.
esperdicià ; v. — Dissiper, gaspiller,
gâter, perdre inutilement.
Que s'an déchût esperdicià lou bé, ils ont
laissé perdre leur bien ; nou cau pas esper¬
dicià lou pâ, il ne faut pas gaspiller le
pain.
esperdiciàyre,-e ; adj. — Dissipateur,
-trice, gaspilleur.
espère. — C. esperada, mais moins
usité. En Lav. on dit : està bér d'espero,
être de couleur vert-espérance.
espère-à-l'oumbre ; adj. et s. — Un
optimiste béat, qui attend tranquille la sui¬
te des événements ; un

paresseux.

esperéne, esplénc ; espréngle (Big.).
sm.
Brail, piège à petits oiseaux; il est
ordinairement constitué par un arc de bois,
bandé par une cordelette. Cf. escripét, fa—

rambole.

esperénee. — Se dit pour esperance.
espergatòri, espurgatòri, purgatòri, esproubatòri ; sm. — Purgatoire.
esperhiulà ; v. — Ebrécher, et par
cxt. déchiqueter, casser, abîmer,
esperi. — Forme de espell.
esperic. —• C. espedit.
espericà (Lav.); esperichà (L.). —
C esperissà.
esperiénce,-ci,-cie ; sf. — Expérien¬
ce,
savoir, pratique. On entend aussi
espediénee.
Qu'ey û òrni d'esperiénee, c'est un hom¬
me expérimenté,
qui a l'expérience; ha-n
Vespérience, expérimenter, mettre à l'é¬
preuve; passà per ue rude esperiénee, pas¬
ser par une rude épreuve.
esperiguignà (Lav.) ; v. — Frotter,
racler.

esperimén

;

sm.

—

Expérience (peu

usité.

esperimentà ; v. — Expérimenter.
esperimentàyre,-e; adj. •— Expéri¬
mentateur,-trice.

esperissà; esprissà (L.); v. — Grat¬
fortement, égratigner, écorcher ; au fig.
égratigner méchamment; esperissà-s, s'écorcher, se déchirer la peau, se dire des
méchancetés. (Vient de périsse, peau). Cf.
espericà,-chà.
esperissade ; sf. — Action d'esperissà;
dispute avec égratignure ; coup de griffe ;
méchant coup de langue.
esperissàt,-ade ; s. — Ecorchure,
coup d'ongle, de griffe.
esperissàyre,-e ; adj. et s. — Ecorcheur,-euse ; mauvaise langue.
ter

—

esperit, esprit;

ESPERLOUNGAT

sm.

—

Esprit; fluide

subtil.

Petit, gran esperit, petit, grand esprit;
esprit puntùt, esprit vif, aigu, alerte;
machàn esperit, mauvais esprit, mal tour¬
né ; abé l'esperit aus pès, avoir l'esprit aux
pieds, être inintelligent ; marchàn d'esperit, marchand d'esprit, beau parleur; peut
se prendre en mauvaise part ; pèrde
l'esperlt, perdre le sens; lou Sant Éeperlt, l'Es¬
prit Saint. On appelle Sant Esperit, en
Ossau, un bijou, ordinairement en forme
de cœur ; il forme médaillon dans lequel
on
renferme parfois une relique, un sou'venir; aqueste aygue-de-bite qu'a esprit,
celte eau-de-vie a de la force alcoolique.
esperitalamén,-tualamén ; adv. —
Spirituellement.
esperitaliste,-tualiste,-e ;
adj. Spiritualiste.
esperitàu; adj. des 2 g. — Spirituel,
-le, immatériel,
esperitisme ; sm. — Spiritisme.
esperitoùs,-e ; adj. -— Spiritueux,
-euse.

esperjà. — Forme de asperjà.
espèrje ; sf. — Asperge (plante),
esperjurà-s ; v. — Se parjurer, se ren¬
dre parjure.
esperjuramén, esperjùri; sm. —
Parjure, faux serment.
esperlà ; v. — Se dit de l'eau qui se
met en gouttes, en perles.
Au co de las flous l'arroùs que s'espèrle,
coeur

au

des

fleurs

la

rosée

se

met

en

perles.
esperlecà ; v. — Lécher avec délice,
pourlécher ; se dit de la vache qui lèche
son veau nouveau-né ; esperlecà-s, se pour¬
lécher.

esperlecade ; sf. — Pourlèchement.
esperlecàyre,-e ; adj. — Alléchant,-e ;
gourmand, line bouche; licheur.
esperlità ; v. — Eclater et jaillir com¬
me des étincelles, des
gouttes d'eau.
esperlitade ; sf. — Ce que l'on appelle
poétiquement une « pluie de perles », un
feu d'artifice » ; jaillissement d'étincelles,
de gouttes d'eau. V. espitassàdo.
«

espèrlo (Lav.) ; sf.
esperloungà ; v.

—

Perle,

Prolonger, allon¬
outre mesure; attermoyer, différer; esperloungà-s, allonger son discours, se faire
attendre; étendre les bras en baillant. V.
—

ger

estirà-s.

esperloungade ; sf. — Prolongation,
prolongement, atermoiement.
esperloungàt,-ade ; adj. — Prolon¬
gé,^; démesurément long, allongé ; délayé.
Predlc t'sperloungàt, prêche trop long;
sauce
esperloungade, sauce trop claire,
allongée.

�ESPERLOUNGAYRE

ESPERUCADOU

—

esperloungàyre,-e ; adj.— Qui allon¬
prolonge; bavard qui n'en iinit pas j

ge,

qui cherche des atermoiements. V. louncjanè.

espermesoû.

V. espremesoû, plus

—

534

esperoucà.

C. espcloucà et

—

ses

dé¬

rivés.

esperoutà, esperroutà ; v. — Piéti¬
frapper et gratter le sol, en parlant

ner,

des

bêtes

à

sabot

:

chevaux, vaches, etc.
avec le sens de

usité.

Le terme

espermi, espremi ; v. — Exprimer,
esperml-s, s'exprimer,
espernà (Lav.) ; v. — Partager,
espernà ; v. — Oler la pèrne (cayeu ;
flèche du lard de porc).
espernà-s. — C. espaternà-s, tomber
Les fesses sont parfois assi¬
sur le séant.

espernicà, mais rarement.
esperoutade ; sf. — Trace de pieds ;
action de gratter le sol, de le
piétiner, en
parlant des bêtes.
esperperà ; v. — Ouvrir, décoller les
paupières; esperperà-s, s'efforcer pour voir,
ouvrir de grands yeux.
esperrà ; v. — Marcher vite ; poser
solidement son pied, le planter dans le
sol, l'y ancrer; esperrà-s, se presser en
marchant ; gratter le sol vivement. V.
espederà-s, artelhà, pè-remà.
esperracà. — C. esperrecà là où on dit
pcrràc pour perréc.
esperrade ; sf. — Trace du pied plus
large que Vesperoutade ; trace d'une glis¬
sade; empreinte d'un pied, d'un sabot.
esperréc, esperrecàt,-ade ; s. — Dé¬
chirure, mise en lambeaux, en chiffes.
esperrecà ; esperricà (As.) ; v. — Dé¬
chirer une étoffe; le terme, toutefois, s'é¬
tend à d'autres objets que l'étoffe: la
peau, le papier, etc. ; esperrecà-s, se déchi¬

presser ;

milées

dou

des cayeux ;

à

dit

on

:

las pèrnes

eu.

espernabàte

;

v.

Gigoter

—

battre, agiter les jambes;
tout

sens

;
secouer,

se

dé¬

mettre

dessus dessous ; espernabàte-s,

se

débattre.

Que s'espernabatè à terre, il s'agitait, se
aquéMe tribàlh que m'y
hè drin espernabàte, ce travail m'oblige à
un exercice violent ; lou bén
qu'at hè tout
esparnabàtç, le vent met tout sens dessus
débattait par terre ;

dessous.

espernàlh. — Forme de espurnàlh.
espernapicà (Lav.). — C. esparnabàte.
espernapico. — C. estournepique.
espernic; sm. — Griffe, ergot, onglon ; griffade. V. espedlc.
espernic,-que ; adj. et s. — Personne
active, remuante, toujours

en mouvement.

espernicà ; v. — Remuer, agiter les
pieds, les jambes, gambillcr, se débattre
des pieds, (confronter avec pèrne, paterne);
griffer, gratter la terre ; éplucher ; espernicà-s, se remuer comme la poule qui
gratte le sol ; s'éplucher, se picoter ; s'irri¬
ter mutuellement, se battre, se griffer,'
s'asticoter.

espernicade ; sf. — Action d'espernicà,
de griffe, de pied.
espernicàyre,-e ; adj. — Gambilleur,
-euse ; qui griffe, gratte, épluche.
espéro (G.) ; sf. — Ecorcc, peau. V.

coup

pèle, peròc.
esperoà ; v. — Eperonner; en Aspe,
défricher; esperoà-s, se dépêcher, se fati¬
guer. V. peroà.
esperoàdje (As.) ; sm.— Défrichement.

esperoàt,-ade ; s. — Coup d'éperon.
esperoàt,-ade ; adj. -— Eperonné,-e;
pourvu d'ergots; très fatigué, recru de fatigue.
U hasâ

bèt esperoàt, un coq.pourvu de

beaux ergots.
à

esperoû ; sm. — Eperon ; ergot ; roues
patins de la scierie avec laquelle on fait

avancer

l'établi portant le billon.

esperoucà (L.)
esperoà.

;

v.

■—

Eperonner. V.

rer,

s'emploie aussi

mettre

ses

vêtements

en

lambeaux.

Las brumes que-s soun

esperrecades, les
nuages se sont déchirés; û libe esperrecàt,
un livre déchiré;
f/u'èy la pèt esperrecade
p'ous arroumées, j'ai la peau déchirée par
les ronces ; l'eslarnbréc qu'espcrrecà l'escù,
l'éclair déchira la nuit.

esperrecade,-dure ; sf. — Action de
déchirure ; dispute où l'on se

déchirer ;
déchire.

esperrecàt,-ade ; adj. et s. — Déchi¬
ré,^, loqueteux, vêtu de haillons. C. es-'
perréc. V. espelhandràt.
esperrém ; sm. — Effort du pied pour
ne pas
glisser, action de pè-remà.
esperremà. —• C. pè-remà; esperremà-s, s'efforcer pour gravir, marcher vi¬
goureusement.

esperricà (As.). — C. esperrecà.
espèrt,-e ; adj. et s. — Expert,-e,
périmenté

;

ex¬

estimateur.

espertà,-tejà,-tisà ;
espertàdye (Lav.) ;

v.

—

sf.

Expertiser,
Partage,

—

arrangement de famille.
espertamén ; adv.
Expertement
rapidement, promptement.
espertise ; sf. — Expertise,
—

;

esperùc ; espessùc (G.) ; sm. — C.
esperucàl.
esperucà, perucà; v. — Becqueter,
picorer. (Vient de perùc, bec) ; s'emploie
souvent pour espelucà et vice-versa.
esperucadoù,-re; adj. — Becqueteur,
-euse; vetilleur, qui épluche.

�ESPERUCAT

535

esperucàt,-ade ; s.
action de becqueter, de
A bèt esperucùt que-s

—
Coup de bec,
picorer.
fini l'arrasim, avec
maint coup de bec il finit par manger le
raisin; que s'en an dat ue esperucade, ils
se
sont disputés, ils ont épluché leurs

affaires.
et

esperussà (ïI.-Big.). — C. espeluchà
espeluhà.
esperusséto (Nestc) ; sf. — Epousset-

tc, brosse. V.

espounséte.

espés, espéys,-se ; espéych,-e (M4) ;
adj. — Epais,-se ; dense, dru; gros, gros¬
sier; inintelligent, balourd, borné. V.
trouchùt, boussàt.
Drap espés, drap épais, lourd; lous baléns nou soun pas espés, les laborieux sont
rares; qu'a lou parlà drin espés, il a un
langage peu distingué ; aquére qu'ey de las
espésses, celle-là est un peu grosse ; roumén espés, blé dru.
espesìc, pesic. — C. esped.it.
espesicà,-clà,-glà ; espesinelà ; v.
Se servir de l'onglon, du sabot : mar¬
cher, gratter la terre, égratigner. V. espernicà, esperoulà.
espesiclade ; sf. — Coup d'espeslc.
espesinelà. — V. espesicà; prend aussi
le sens de marcher vite: Si l'abèt bist quin
espesinclabe, si vous l'aviez vu comme il
—

marchait vite.

espesoulhà.

espessí ;

—

Forme de espedoulhà.

Epaissir, rendre épais,
grossir ; espessl-s, s'épaissir,
grossir, en parlant d'une bête, d'un arbre;
s'emploie aussi pour les personnes, mais en
style plaisant.
espessicà,-gà, pessigà. — C. espesv.

—

condenser ;

sueà.

espesside ; sf. — Epaississement.
espessissimén ; sm. — Epaississe¬
ment, grossissement.
espessoù ; sf. — Epaisseur, grosseur,
volume.

espessùc (G.). — V. esperùc.
espessucà,-gà, pessugà (G.) ; v. —
Picorer, pincer; éplucher. V. csperucà.
espessùt,-ude ; adj. — Epais,-se;
épaissi,-e. V. espés.
espetà (G.); v. — Claquer; faire cra¬
quer une branche, les jointures,
espetàcle. — C. espectacle.
espetarrà ; v. — Eclater, crever avec
fracas; pétarader; espetarrà-s, se dit d'un
cheval qui pétarade.
espetarrade ; sf. — Pétarade ; succes¬
sion d'explosions, de coups de feu.
espetarràt ; sm. — Coup de feu, ex¬
plosion, éclatement, avec bruit sec.
espetchi (Lav.) ; v. —- Faire perdre au
jeu.

espetchìt,-ìdo (Lav.)
-e

—

adj.

;

ESPIADE

—

Décavé,

ruiné.

Syn. cullt.
espetchoutà. — C. espeçoutà; écorcher. V. espelà.
espeténgou (Lav.); sm. — Passe de
neige.
espethàt (Or. M'). — C. espelàt, écorchure.

espetoà (Lav.)

;

v.

—

Lambiner

;

cal¬

culer, supputer.

espetoàyre,-o ;
bayeur, museur.

adj.

espetourri-se (Lom.)

—

; v.

Lambin,-ine,
—

S'inquié¬

ter, avoir du souci,

espetsilhà (Az.) ; v. — Ruiner ; tuer,
espèu (G.). — C. eschebèu.
espéuligà (G.) ; v. — Mettre le fil en
écheveau.

espeulio (G.) ; sf. — Ruban de fil.
espèute ; sf. — Epeautre.
espeyrà ; esperà (Lav.) ; v. — Epierrer, ôlcr les pierres ; espeyrà-s, se dit d'un
versant rocailleux dont les pierres s'ébou¬
lent.

espeyrade ; sf. — Epierrement ; cor¬
d'épierrement.
espî (Big. G.); sm. — Aubépine. On
l'appelle aussi espî blanc. V. broc.
espià,-be,-de, espiàu, espiàub,-e,
espiàuc,-gue ; s. — Aubépine ; épinaie,
haie d'axibépine. N. de p. Espiau, Espiaube,
Despiau.
espià ; v. — Regarder, examiner, épier,
guetter; espià-s, faire attention; se regar¬
der, s'observer. Syn. garda, goèrda, gui¬

vée

gna.

Espià de tort, regarder de travers ; espie
d'abançà, regarde avant de t'aventurer ; que eau espià-s'y, il faut
y regarder,'
faire attention; espiàt-m'aço ! Voyez-moi
ça! Qu'as à m'espià? Qu'as-tu besoin de?
m'examiner ? A'e-y eau pas espià de tan
près, il ne faut pas y regarder de si près;
espià-s enta si, regarder pour soi, être
égoïste; espià-s enta dehore, regarder vers
le dehors, guetter; espià-s coum paréns, se
considérer comme parents ; que s'espiabe
dc-cap à dehore, il regardait le dehors.
espià,-ade ; s. — Regard, action de
regarder, d'épier.
Qu'a û lè espià, il a un mauvais regard,
espià ; v. — Expier,
espià-s (Lav.) ; v. — Se blesser aux
pieds, en parlant des bovins et des ovins.
espiàble,-e ; adj. — Expiable,
espiacioû; sf. — Expiation.
espiade,-dure ; sf. — Action de re¬
garder, de surveiller, de guetter; regard,
examen oculaire. V. espià (3).
Qu'a perdut l'espiade, il a guetté pourf
rien, inutilement; qu'at èy bist à l'espiade,
ji: l'ai vu, deviné, à sa façon de regarder.
aban

�ESPIADE

—

ESPINCÉTES

espiade ; sf. — Piqûre d'épine. V. es¬
pià. (i).
espialòt, espiulòt, espialoû ; sm. —
Poignée médiane et transversale de la
faulx. V.

estébe; cheville.

espiàn,-te; adj.
maliste, tatillon.

—

Regardant,-e, for¬

&gt;

de

bras

tranchant, soit
tu

soit
avec

avec

un

instrument
instrument poin¬
un

donner de forls coups

de bec.
Coup de hache ;
rixe, bataille avec armes blanches ou pier¬
re"!
tranchantes, pointues ; prise de bec
violente; d'blatération méchante où il y a
pics e pelàts.
espicerie, espiciarie ; sf. — Epice ;
épicerie.
espichà ; v. — Com pisser ; pisser, jail¬
lir de travers faute de vigueur dans le jet ;
espichà-s, se pisser sur les pieds, les jam¬
bes; mal couler, en parlant d'un robinet.
A quére barrique que s'espiclie, le liquide
de cette barrique ne jaillit pas droit; elle
perd son contenu; lou prau.be biélh que
s'espiclie, le pauvre vieux se compisse.
espichade ; sf. — Ejection sans force ;
action de compisser.
espichourlà-s ; v.
Pissoter, ne
pouvoir se retenir d'uriner ; se dit par
anal, d'un fut qui perd; s'emploie aussi
avec le sens de
espichà-s.
espichourlade. — Fréq. de espichade.
espichourlàt,-ade.
Fréq. de espi:

espicassade ; sf.

espichoùs,-e ; adj. — Fané,-e, jauni
ce
qui est jauni, brûlé par l'urine;

comme

qui

a une

tenir

son

maladie de vessie
urine.

et

ne

peut

re¬

espici. — C. espéci.
espiciè,-re. — C. especiè.
espièglamén; adv.
D'une manière
espiègle.
espiéglarie,-glerie ; sf.— Espièglerie,
espiègle,-e; adj. — Espiègle,
espière ; sf. — Trouble de la vue, fixité
du regard; action
d'épier.
Qu'ère aqulu coum si abè l'espière, elle
était là, regardant fixement, comme médu¬
sée ; ha à las espières, se
regarder l'un
l'autre, se lorgner.
espiéut. — C. espiàu, épieu.
espigà ; espiugà (Os.) ; v. — Glaner.
—

espiatòri ; ai'j. — Expiatoire.
espiàu,-be. — V. espià (i).
espiàu, espiéut espiut ; sf. — Epieu ;
pieu. V. pihourc.
espiàu,-eût,-ude ; adj. — Epineux,
-euse. Broc
espiàuc, ajonc épineux (L.).
espiàub,-e. — V. espià (i).
espi-blànc,-o (Big.) ; s. — Aubépine.
Syn. broc blanc.
espic (H.-Big.) ; sm. — Pieu qui sert à
augmenter la capacité du cliar à fourrage ;
on le
passe dans des anneaux attachés aux
cancèts à cet effet. Cf. pihourc. V. ca, car.
espic; sm. — Spic, aspic, grande la¬
vande (lavandula spica) ; aubépine ; épi.
espic (B.-L.) ; sm. — Pignon de mai¬
son. V. penèro.
espic,-gue ; s. — Glane,
espicà (As. Bar.). — C. espigà.
espicà ; v. — Hacher, couper, trancher
avec une hache
(pique).
espicassà. — Fréq. péjor. de espicà,
hacher grossièrement; tailler, trancher à
tour

536

—

—

Lou

qui n'a pas dou sou au cam dous
qu'espigue, celui qui ne possède rien
glane dans le champ d'autrui. (Yan Palay).
espigade ; espiugade (Os.) ; sf. —
Glanage.
espigadoù,-re ; adj. et s. — Glaneur,
-euse ; javeleur ; par ext. ramasseur de res¬
tes ; pique-assiette.
espigascourcè (Lav.) ; sm. — Pivert.
Syn. pic-escourcè, pic-lay.
espigòt (Làv.) ; sm. — Reste, trognon
auls

de fruit.

espigoulhe (Arm.)
(euphrasia officinalis) ;

sf.

—
Euphraisej
l'appelle aussi
èrbe dous oélhs; èrbo de Sén C.la (G.),
espigue, espugue; sf. — Glane.
Nou dcches las espigues, lous grâs qu'en
seran boûs, ne dédaigne pas les glanes, les
grains en seront bons (dicton).
espilhoucà,-Ioucà (L.). — C. cspeloucà, dépouiller le maïs.
espilhoundrà (L.). — Forme de espelhandrà.
espin (Big. G. L.). — C. espî. Espln
blanc, aubépine; espln nègre, prunellier.
espinàc,-nàt ; sm. — Epinard (plante),
espinàc bastàr; sm. — On appelle
ainsi diverses plantes entr'autres le bonhenry, l'arrochc, etc.
espinacàdo,-gàdo (Big.) ; sf. — Egratignure, éeorchurc produite par une épine.
Peut prendre le sens figuré.
espincelade ; sf. — Coup de pinceau,
espincéte ; sf. — Pince légère ; épin¬
gle à cheveux.
espincetejà ; v. — Tisonner, arranger
le feu avec les pincettes; en Lav.
gesticu¬

;

on

ler des bras.

—

choùs.

espichourrà-s. — C. espichourlà-s,
avec un sens d'augm.
espichoùs,-o (G.); s. et adj. — Qui a
une rétention
d'urine; au flg. méticuleux.

espincétes ; sf. pl. — Pincettes à feu,
général ; pinces. V. esmourgaches.
Moueà-s dab las espincétes, se moucher
avec les
doigts ; nc-u toucarén pas dab es¬
pincétes, il n'est pas à loucher avec des
pincettes (tellement il est sale).
en

�537

ESPINCËU

espincèu

; sm. — Pinceau.
d'espincèu, donner un coup de
pinceau, peindre pour rendre propre ; effa¬
cer, biffer, dire qu'il n'en sera plus ques¬
tion ; que semble hèyt à Vespincèu, on le
dirait fait au pinceau, dit-on de quelqu'un
qui a un visage aux traits réguliers, fins.
espintoà (V.-B. Big. G.) ; v. — Pei¬
gner, carder, démêler ; dépeigner.
espintoà-s ; v. — Se donner une pei¬
gnée, se prendre aux cheveux,
espintoade; sf. — Peignée,
espio (Big.) ; sf. — C. espí, aubépine,
espio-négro ; sf. — Prunellier (prunus
spinosa. L.).
espioû,-ne ; adj. et s. — Espion,-ne.
Troumpà Vespioû, tromper l'espion, dé¬
jouer une surveillance, donner le change,
espionné; v. — Espionner,
espiounade ; sf. — Action d'espionner,
de guetter, d'épier; acte d'espion;
indis¬
Da û cop

crétion

malveillante.

espiounàdje ; sm. -— Espionnage.
espiounàyre,-e ; adj. — Celui, celle
qui épie, guette, espionne. V. espioû.
espiquét (B.-L.) ; srn. -— Vasistas, petite
ouverture

au

dessus d'une porte.

espirà (Lav.) ; v. — Perdre connaissan¬
ce ;
espirà-se, pleurer à n'en pas finir.
espirà ; v. — Expirer ; respirer ; souf¬

fler doucement.

espiracioû
terme

accordé ;

— Expiration,
fin d'un
inspiration.

; sf.

espirade ; sf.
Ilalenée ; souffle de
léger. V. aledade.
espiràlh ; sm. — Soupirail, regard,
—

vent

ouverture, évent.

espirit. — C. esperit.
espirituàu. — C. esperituàu.
espiroà. — C. esbourroà. V. estiroà.
espiroû ; sm. — Pelle en bois ; on s'en
sert, habituellement pour le grain, les rai¬
sins aii pressoir, etc. ; pâlot.
espitalè,-re ; adj. — Hospitalier,-ère ;
religieux de l'ordre des hospitaliers. '
espitalét,-lòt ; sm. — Pelii hôpital.
espitalét,-e ; adj. et s. — Enfant élevé
dans un hospice; pupille d'un orphelinat.
espitalét (Lav.) ;' sm. — Petite bassine,
dé cuivre, ordinairement.

espitarrét,-tourrét ; sm.—• Monticule,
petit coteau plutôt abrupt; pilon.
espitassàdo (II.-Big.) ; sf. — Explosion
d'étincelles (pitos). V. espeiiitade.
espitasseyà ; v. — Action d'un corps
en combustion
qui lance des étincelles.
espitàu ; sm. — Hôpital, hospice,
hôtel-Dieu.
Està de

pupille,

Vespitàu, être de l'hospice, un
enfant-trouvé; Vespitàu n'ey

un

—

ESPLASTERA

l'hôpital n'est pas pour les
chiens, réplique de celui que l'on menace
de la misère, soit qu'il soit un prodigue

pas entaus cas,

ou

un

paresseux ; està sus lou camî de Ves¬

pitàu, être
n'avoir

sur

le chemin de la vieillesse

et

l'hospice comme refuge.
(L'hôpital, l'hospice sont encore considé¬
rés, dans le peuple des campagnes surtout,
comme
le pis-aller; ne vont à l'hôpital
que les gueux, les fainéants, les dépensiers
qui n'ont pas su réserver de quoi se faire
que

soigner

aux mauvais jours ; mourl-s à Ves¬
pitàu, mourir à l'hôpital, c'est finir de la
façon la plus triste.
espitourét; sm. — Marchettc, bâton¬
net d'un piège dont le déplacement
pro¬
voque la détente.
espitourlià (Ms Big.) ; v. — Lancer
des étincelles. V. espitasseyà.
espitourrét,-e. — V. espitarrét.
espiule ; sf. — Anche de hautbois. V.
"

clart.

espiulòt. — C. espialòt.
espiut. — C. espiàu.
esplagassà ; v. — Couvrir de plaies
(plagues); esplagassà-s, se couvrir de
plaies ; se dit d'une blessure qui ne se fer¬
me pas et dont la
plaie s'aggrave. V. plagà.
esplanade ; sf. — Esplanade ; large et
belle plaine, étendue.
esplandi ; v. — Répandre au loin, éten¬
dre, en parlant d'un son; déployer; esplandi-s, s'étendre, s'étaler, en parlant du son,
de la lumière, etc.
Ha esplandi la bouts, faire vibrer la voix
d" façon à la porter loin, au loin ; lou die
que s'ey esplandlt, la lumière du jour s'est
répandue, étalée ; Vaygade que s'esplandéch, l'inondation s'étend; Noùste Segnoù
Jèsus-Christ, sus la Crouts que Van esplan¬
dlt, N. S. Jésus-Christ, on l'a étendu sur
la Croix (vieille prière).
esplandimén, esplandide; s. — Dé¬
ploiement; action d'un son, de la lumière'
qui s'étendent, résonnance.
Las campanes qu'an ue hère esplandide,
le son des cloches porte loin, elles ont une
belle résonnance.

esplandoù ; sf. — Retentissement, ex¬
pansion sonore, éclat sonore.
Qu'a cridat: boylère! dab tan d'esplan¬
doù, il a crié holà ! avec un tel éclat, d'une
voix si retentissante (vieille chanson).
esplanissà ; v. — Aplanir, rendre uni.
V. aplani, emplani.
esplanisse; sf. — Lieu aplani, espla¬
nade, large plaine. V. esplanade.
esplapourrà (Lav.) ; v. — Tacher,
salir ; esplapourrà-se, se tacher. (Vient de
plap, tache. V. plapà).
esplasterà (Lav.); v. — Jeter au loin,
en faire û plastè, un
emplâtre ; esplasteràse, tomber de tout son long, s'étaler.

�ESPLASTISSA

—

538

ESPLIQUE

esplastissà (Lav.) ; v. — Aplatir en
jetant au loin,
esplastissàt, esplastissè. — C. esplatissàt,-tissé.
esplastrà ; v. — Emplastrer, plaquer
comme un emplâtre. V. emplastrà; ôter le
plâtre ; plâtrer.
esplastrade ; sf. — Emplaslration ;
plâtrage; déplâtrage; large emplâtre,
esplati ; v. — Aplatir (peu usité),
esplàti (L.) ; sm. — Lieu découvert,
clairière. V. espàti, pàti.
esplatissà ; y. — Aplatir, rendre plat ;
esplatissà-s, s'aplatir, tomber à plat. Le
terme a un sens plutôt péjoratif.
esplatissade ; sf. — Action d'aplatir,
aplatissement ; action de tomber en avant
et de s'aplatir.
esplatissàt ; sm. — Coup, geste qui
aplatit ; chute à plat ; emplâtre.
esplatissè ; sm. — Aplatissement. Cf.
esplatissade, esplatissàt.
esplechà ; v. — Emonder les liaies
(plèchs) ; enlever les ronces ; en style plai¬
sant, débarrasser de quelque chose de
gênant, d'inutile ; tailler grossièrement les
cheveux ; esplechà-s, se raser à la va-vite.,
Ha coum qui esplèche, travailler mal¬
proprement, sans soin.
esplechade ; sf. — Emondage des
haies ; essartage.
esplegassà ; v. — Bâcler, terminer ;
plier bagage sans soin, rapidement V.
plegà.
esplénc ou espléng, — V. esperénc.
esplénço, esplénso (B.-L.) ; sf. —
Bûche fendue. Cf.

ascle, escàlh.

esplendi ; v. — Resplendir,
esplendidamén ; adv. —

Splendide¬

ment.

esplendide,-e ; adj. — Splendide.
esplendide ; sf. — Resplendissement,
esplendoù ; sf. — Splendeur. On dit
aussi resplendoù.
L'esplendoù de l'aube, la splendeur de
l'aube, de l'aurore.

espléne ; sf. — Bâton court, parfois en
spatule, avec lequel on tourne la pâle, la
bouillie. On l'appelle aussi esplenoû.
Syn. biroû, bourretadé.
espléne (L.) ; sf. — Dossier de chaise.,
esplèt (M4); espléyt, esplèyt; sm.
Exploit; exploitation, action ' d'exploiter
—

terres, une industrie, un commerce ;
jouissance des produits; emploi; acte
d'huissier; action de guerre; profit.
Qu'ey A bit espleyt, c'est un bel exploit ;
un beau bénéfice ;
gran esplèyt, une gran¬
di' exploitation; que hèm et esplèt, nous
faisons le travail de notre exploitation, de
notre état; qu'en èy l'esplèyt, j'en ai l'em¬
ploi.
des

espléyt,-e ; adj.
esploùnde, cuití,
esplèyt,-e; adj.

—

Décavé, ruiné,-e. V.

-— Employé,-e.
espleytà ; v. — Exploiter ; employer ;
faire, accomplir; signifier un exploit

d'huissier.

espleytàble,-e, espleytadé,-re ; s.
Exploitable. Cf. espleytlu.
espleytade ; sf. — Action d'exploiter.
V espléyt.
espleytiu,-ibe ; adj. — Exploitable;
qui fait beaucoup d'esplèyt; qui rapporte
—

bien.

esplic,-que, esplicacioû ;

s.

—

Expli¬

cation.
a hèyt l'esplic ou l'esplique, il en
l'explication ; qu'aboùm dus moûts
d'espllc nous eûmes deux mots d'explica¬

Qu'en,

a

fait

tion.

esplicà ; v.
s'expliquer.
esplicàble,-e

—

Expliquer

;

esplicà-s,

; adj. — Explicable,
esplicacioû; sf. — Explication. V.
espllc.
esplicatiu,-ibe ; adj. — Explicatif,-ive.
esplicàyre,-e ; ad j. — Qui explique,
interprète ; causeur plutôt diffus, qui n'en
finit pas d'expliquer.
esplingà ; v. — Epingler ; ficher une
épingle.
esplingade ; sf. — Piqûre d'épingle»
coup d'épingle, égratignure faite avec une
épingle; action d'épingler.
esplingue; sf.— Epingle. On dit aussi,
mais rarement, espingle.
Màgre coum ue esplingue, maigre com¬
me une épingle ; aquére gouyate qu'ey ue
esplingue, celle jeune lillle, c'est une épin¬
gle, elle est très fluette.
esplinguè ; sm. — Etui à épingles;

libellule.

(L'esplinguè figurait autrefois parmi les
objets faisant partie du trousseau classique
de la mariée, comme la quenouille; c'était
aussi un des pet i t s- cadeaux que le garçon
d'honneur

ou

l'invité de

noce

faisait à

sa

dounzéle, sa cavalière, en échange du bou¬
quet dont celle-ci le fleurissait. En Lav.

Vesplinguè pignàt (orné, sculpte) constituait
le présent « obligatoire » que tout jeune
homme faisait à une jeune fille dès sa pre¬
mière cour, avant les fiançailles.
esplinguét (B.-L.) ; sm. — Pétillement,
esplinguét; sm. — Jeu d'épingles; il
s'agit, en poussant l'une vers l'autre, avec
une
épingle, chaque joueur poussant la
sienne, d'arriver à mettre deux épingles en
croix.

esplinguéte ; sf. — Epinglelte; épin¬
gle à cheveux.
esplique ; sf. — C. espllc.

�539

ESPLOUNDE

esploùnde,-o (Lav.) ; adj. — Dénué,-e;
espléyt, eschénje.
esplourà ; v. — Explorer,
esplouracioû ; sf. — Exploration.
esplouradoù,-re ; adj. et s. — Explo¬

misérable. Cf.

rateur,-trice.

esplourassà-s

; v.

—

Fondre

en

lar¬

mes.

esplourassàt,-ade

; adj. — Baigné de
éploré,-e.
esplousà ; v. — Exploser,
esplousioû ; sf. — Explosion.
esplumachà,-ssà ; v. — Arracher le
duvet (plumachoû), la petite plume; eisplumachà-s, se donner une peignée.
esplumachà,-lhà,-ssà ; v. — Passer le
plumeau, enlever la poussière avec un plu¬
larmes ;

espoudassade
sanglante où l'on
espouderà

espoulingà.
espoumpi ;

11.-A.,

—

sm.

espourbilhà,

—

au

;

s.

—

moment.de la

—

espou-

poncer, raturer.

Enlever la poussière (poub) ;
dit de la neige fine qui tombe.

■—

se

un

Vidange; ilot
vidange; par extj
explosion ; coup retentissant. V. boumbàt
espoune, espounde,-dre ; sf. — Esponde, bord, ruelle de lit. V. galère; ver¬
sant, penchant ; en Os. excavation profon¬
de, précipice. N. de p. Espoune, Espone,
Esponére ; 11. de 1. Lcsponne (H.-P.) ; éras
Espoùnas (Arrcns, H.-P.).
espouncét, espounsét,-e ; s. —
Epousscttc, brosse, vergette.
espouncetà ; v. — Epousseter, brosser,
espouni (Arm.) ; v. — Exposer, dire
(d'après Villeneuve).
espounjà ; v. — Eponger,
espounje ; sf. — Eponge.
espounjiu,-ibe, espounjoùs,-e ; adj.
Spongieux.
espounsà, espounssà ; v. — Gratter,
violent

C. espoubilhà.
— Poussières,
balayu¬
II.-A., neige très line. V. poub.
v.

un

—

v.

poumpi-s, se
ce que l'on a
espoumpit,-ide

de lieu. V. espoune.

espoubilhà,

Estropier, casser
se
fracturer

C. apoulingà.
Vider, évacuer ; esvider, se soulager ; dire tout
sur le cœur.

espòrlo (Save) ; sf. — Etui, appui, sou¬
estày.
espoû ; sm. — Versant (vieux). N. de p.

en

—

-trice.

tien. V.

brilhà ;

; v.

espoufà ; v. — Pouffer,
espouguère, espourguère (v. les
L.). — C. espelouquère.
espoulhà ; v. — Epouiller, ôter les
poux ; espoulhà-s, s'épouillcr ; se donner
une peignée. Cf.
espedoulhà.
espoulhade ; sf. — Action d'épouiller;
raclée, peignée.
espoulià ; v. — Spolier,
espouliacioû ; sf. — Spoliation.
espouliàyre,-e ; adj. — Spoliateur,

moùs.

res; en

sf. — Bagarre, rixe
rompt les membres;,

membre ;
espouderà-s,
membre. V. espoudassà.

esplumachade ; sf. — Action d'esplumachà; peignée; quantité de plumes.
Que s'en an dat ue boune esplumachade,
ils se sont donné une bonne peignée.
esplumachàt ; sm. — Arrachement
vif d'une plume; action de tirer les che¬
veux du bout des
doigts, comme lorsqu'on
plume.
esplumachàt,-ade ; adj.— Déplumé,-e;
qui a les plumes ébouriffée; pur anal, qui a
les cheveux embrouillés, rares et rebelles
au
peigne.
esplume. — Forme de espume.
esplumoùs (B.-L.). — Forme de espu-

espouberà.
espoubilh ;

se

ESPOURBILH

accident grave.

meau.

et

;

—

espounssetà.

—

Autre graphie de

es¬

pouncetà.

espoubrén,-to (II.-A.); adj. — Qui est
en
poussière, comme de la poussière : neu
espoubrénto, neige très fine, poussiéreuse.
espouchicà ; v. — Fouiller dans la
poche ; débourser ; espouchicà-s, fouiller
dans sos poches, les retourner.
Touts que s'espoucliicàn, tous fouillèrent
dans leurs poches.
espouchicade ; sf. — Recherche dans
les poches ; action de débourser, de vider:
ses
poches.
espouchicàyre,-e ; adj. — Qui fouille
les poches ; boursicoteur.
espoudassà ; v. — Tailler « grosso
modo » la vigne ; essarter. V. poudà.
espoudassà-s ; v. — Se trancher les
chairs, se fracturer un membre ; freq.
augm. de poudà-s. V. espouderà-s.

espouxitâ,-ne

adj.— Spontané (vieux).

;

De lor bon grat e spontana voluntat, de
leur bon gré et volonté spontanée (Livré

Rouge d'Ossau).
espoupà ; v.
Ta-s

hartà

Epuiser la mamelle.
lèyt, nou cau espoupà

—

de

l'òulhe, pour se gorger de lait, pour en
beaucoup, il ne faut pas épuiser la

avoir

mamelle de la brebis

espouperà-s;

v.

(prov.).
—

Perdre le lait,

en

parlant d'une nourrice.

espouperade; adj. et sf. — Vache qui'
perdu le lait à une mamelle, un trayon.
espourbìlh, estourbilh; sm.— Tour¬
billon ; vent qui tournoie et soulève la
poussière. Cf. escubelhè ; au fig. une per¬
sonne
vive, remuante, toujours en l'air.
a

V. houlét.

1

�ESPOURBILHA

—

540

ESPRÉME

espourbilhà,-lhà ; v.— Tourbillonner,
espourbilhade ; sf. — Tournoiement,
tourbillonnement.

espourgà (L.). — C. espeloucà.
espourgà, pourgà; v. — Nettoyer'
une terre, la purger de la mauvaise herbe,
sarcler. V. escharrà.

espourgade, espourguère (L.).

—

C

espelouquère.
espourgade ; sf. — Nettoyage d'une
terre, de grain ; enlèvement de l'herbe.
espourgadé,-doù ; sm. — Sarcloir.
Cf. despourgadé.
espourgadé,-re,-diu,-dibe ; adj. —
Qui peut, doit être nettoyé, purgé, en par¬
lant du sol, des grains contenant de la
pourgue (débris, saletés).
espourgalhes ; sf. pl. — Débris, dé¬
chets, résidus de grains sans valeur.
espourgàyre,-e ; adj. — Nettoyeur,
-euse ; qui ôte la pourgue ; qui dépouille lej
maïs.

espourguère. — C. espourgade.
Espourrin (Cyprieil d'). — Poètechansonnier

béarnais né à Accous, en
1698, mort au château de Miramon en
1759. Ses pastourelles 11'ont pas vieilli et
se
chanlent toujours. On l'a surnommé

l'Anacréon béarnais.

espourtà ; v. — Exporter.
espourtàble,-e ; adj. — Exportable,
espourtacioû ; sf. — Exportation,
espourtadéres. — C. escibéres.
espourtadoù,-toù,-re ; s. — Exporta¬
teur, -trice.

espoÙS,-e ; s. — Epoux,-se.
Syn. nòbi,-e.
U beròy pa d'espoàs, un beau couple de
mariés, d'époux.
espousà ; v. — Epouser, prendre en
mariage,
contracter
mariage ; marier ;
espousà-s, s'épouser.
espousà. — C. espausà, exposer.
espousalÎci,-cie ; s. — Epousailles,
mariage.
espousàïl,-te ; adj. — Exposant,-e.
espousàu ; adj. des 2 g. — Relatif aux
époux, aux épousailles, nuptial,-c.
Crampe espousàu, chambre nuptiale ;
anét espousàu, anneau de mariage.
espouscà ; v. — Oler la pousque, la
poussière, les saletés, les déchets; donner
une frottée, en style badin.
Que-t haras espouscà las auréllies, tu le
espouscà lou roumén, nettoyer le froment,
espouscade ; sf. — Nettoyage.

feras frotter les oreilles ;

espouscadé,-re,-diu,-dibe ; adj. —
Qui doit être nettoyé,-e.
espouscadisses ; sf. pl. — Poussières,
criblures de céréales.

espouscadoù,-re ; adj.

—

Nettoyeur,

-euse.

espousicioû ; sf. — Exposition,
espoussà-s ; v. — S'époumoner ; se
fatiguer jusqu'à perdre haleine; se pous
ser.

espoussàt,-ìt,-de ; adj. •— Essoufflé,-e.
espoutà,-ti; v. — Ecraser, meurtrir
les

lèvres; mettre en pâte, en marmelade;
espoutà-s, espouti-s, tomber la face contre:
terre; s'affaisser, s'écraser sur le sol.

espoutenà (L.)

Couper les lèvres ;
Cf. espoutà.
espoutenàt (L.) ; sm. — C. espoutide.
espouteyà-se (Lav.) ; v. — Se mettre
; v.—

ébrécher le bord d'un

vase.

relations verbales, se rencontrer et cau¬

en

parler avec volubilité.
espoutide; sf. — Coup

ser

;

chute la

face à terre ;
bouillement.

espoutit

; sm.

—

sur les lèvres,
affaissement ; écar-

Coup violent

sur

les

lèvres.

espoutrà (Lav.)
bas avant terme, en
d'une ànesse.

V.

espoutrà-s'en
dire, clamer à

cor

— Avorter, mettre
parlant d'une jument,

; v.

poutre.

(Lav.)

;

loe.

—

S'en

et à cri.

espoutramén; sm. — Avortement
jument, d'une ânesse.
espoutricà ; v. — Abîmer, écarbouiller ; « casser la figure » ; espoulricà-s, s'a¬
d'une

bîmer notamment la face.

esprabà

;

v.

—

Eprouver,

souffrir,

essayer ; esprabà-s, se mettre, se soumettre
à une épreuve.

esprabe ; sf. — Epreuve, essai ; em¬
barras. On dit aussi esprobe..
Boutà à Vespra.be, mettre à l'épreuve;
qu'a soufrit hère d'esprabes, il a supporté
beaucoup d'épreuves.
esprabedé (Ray. Or.); sm. — Essai,
épreuve.
espràgn, espragnà. — C. esparàgn,
esparagnà.

espràgn; sm. — Brûle-bout, bobèche,
espèce de croisset. V. carêlh.
esprecatòri, espregatòri. — Formes
de espurgatòri.
espregatouriè (Lav.) ; sm. — Marguillier.
espregudice (Lav.) ; sm. — Préjudice,
espregudicià ; v. — Préjudicicr.
espremà-s, esprimà-s; v. — S'appli¬
quer, s'efforcer de, tâcher de.
Que s'y ey hère espremàt, il s'y est fort,
appliqué; que s'esprime quoan parle, il
s'applique quand il parle.
espréme, espremi; v. — Presser,
épreindre, exprimer,' pousser, faire effort
pour expulser, soit pour vomir soit poui
l'enfantement, etc. ; espréme-s, faire effort.

�541

ESPREMEDÉRE

espremedére,-deyre (L.)

;

sf.

—

graisse, la marmelade.
espremesoûs; sf. pl. — Epreintes,
poussées expulsives. V. tallutssoùs.
espremi. — C. esperml et espréme.
espremide ; sf. — Epreinte ; action
d'exprimer.
esprémse, espremude, esprénse ;
sf
Epreinte ; pression.
espréngle (Big. G.). — V. esperénc.
esprès ; adv. — Exprès, à dessein, de
parti-pris.
Qu'a hèyt esprès, il a fait exprès; que hil
per esprès, il fait à dessein; qu'ey coum si
ère esprès, c'est à souhait, ou bien pour
contrarier; que sémble esprès hèyt, il sem¬
ble que ce soit fait tout exprès ; n'at hè pas
esprès, il le fait naturellement; per esprès,
pour rire.
esprès,-se ; adj. et s. — Exprès,-esse,
—

commissionnaire,

espruserà

Pé¬

dalo du métier à tisser ; presse ; espremedéres, jeu
de baguettes, pour presser la

messager.

espreseroadure ; sf. — Maladie d'ori¬
gine superstitieuse et qui se manifeste par;
des démangeaisons. V. prudagne, preseroû.
espressamén ; adv. — Expressément,
espressioû ; sf. — Expression.
espressiu,-ibe ; adj. — Expressif,-ive.
esprifoulét (Big. G.) ; sm. — Feu
follet.

Syn. arquét.
esprimà ; v. — Exprimer, manifester la
pensée ; esprimà-s, s'exprimer. V. espremà-s.

esprimaberà (Lav.) ; v. — Passer le
printemps.
esprimsoà. — C. emprimsoà.
espringlo (G.) ; sf. — Piège à petits
oiseaux, casse-pieds. Cf. espréngle.
esprissà (Bav. L. Or.). — C. esperissà.
esprit. — C. esperit. En Azun, on
appelle esprit un mécanisme: esprit de
pendùla, mécanisme de pendule.
esproû ; sf. — Petite plante sauvage à
graine rouge, connue dans le Gers, d'après
Mistral ( P)
esproubà. — C. esprabà.
esproubatòri (Lav.).— C. espurgatòri ;
mise à l'épreuve.
esproubét,-e ; s. — Eprouvcttc.
esproubilh. — C. espourbllh.
esproubilh ; sm. — Petit balai, pltimrau.

esproubilhà

; v. -— Remuer la pous¬
(proube), la secouer, l'enlever; pico¬
dans la poussière ; esproubilhà-s, se
rouler dans la poussière ; s'épousseter.

sière
rer

esproupià,-prià ; v. — Exproprier,
esproupiacioû ; sf. — Expropriation.
esproupiàyre,-e ; adj. — Celui, celle
qui fait exproprier.

rà-s,

se

; v.

—

—

ESPUNTA

Démanger

;

espruse-

gratter, ôter la démangeaison.

Syn. prude, prudi.
espruserà. — Forme de esbruserà.
espruseroadure. — C. espreseroa¬
dure; on appelle ainsi aussi le mal dit!
coulé.

espudi ; v.
avoir

pousser,

—

en

Dédaigner répudier, re¬
en dégoût, dé¬

aversion,

tester.

Espudi loii. bî, prendre le vin en dégoût ;
espudit, nid que les oiseaux ont répu¬
dié, abandonné.
espildià (G.) ; v. — Expulser (dìiprès,
Noulens).
espudide ; sf. — Répudiation ; répu¬
nid

gnance.

espudimi ; sm. — Action de répudier,
dégoûter; dédain insolenl.
espugà ; v.— Epucer ; éplucher, fouiller
attentivement ; espugà-s, s'épucer.
Lou eu que s'espugue, le chien s'épuce ;/■'
que l'an espugàt lous eoumptes, on a éplu¬
ché ses comptes ;
qu'ut abém espugàt
tout, nous avons tout fouillé; espugà lous
debés, corriger les devoirs.
espugade ; sf. — Action d'épucer ;
épluchage ; correction ; critique.
espugàyre,-e ; adj. — Epuceur,-euse ;
qui cherche la petite bête, fouineur, tatil¬
lon ; critique.
espugnà ; v. — Couper le poing.
espugnà,-gne ; s. — Carrière de pierre
de

poreuse.

espugne ; sf.

espùgo

(M'

—

Pierre

Big.).

grotte.

—

poreuse,

C.

espelùgue,

espùgo-sèrs (G.)

; sm. — Epuce-seragrion, grosse libellule. (D'après
Azaïs, l'agrion, qui est insectivore, décou¬
vre les
serpents endormis ou morts et dé¬
vore leurs
parasites).
Syn. agulhè, e-splinguè, baylét-de-sèrp.
espulsà ; v. — Expulser (terme lit.).
Syn. bandí, horebandl,
espulsioû; sf. — Expulsion,
espumà ; v. — Ecumer. Cf. esgramà.
espumade ; sf. — Production, quantité

penls,

d'écume.

espume ; sf. — Ecume, mousse des
liquides. V. escume.
Syn. grame.
espumère; sf. — Grande quantité d'é¬
cume, production d'écume.
espumoùs,-e ; adj. — Ecumeux,-euse,

écumant.

espuntà ; v.
Epointer, émousser;
espuntà-s, s'épointer; au fig. se tromper,
être désappointé, se acasser le nez »
; man¬
quer son affaire.
En M' Big. aussi, action de faire
paître
un
troupeau pour la première fois au prin¬
temps. V. punte.
—

�ESPUNTADE

—

ESQUÈUDO

542

espuntade ; sf. — Epointage ; désap¬
pointement, déconvenue ; action d'enlever
des pointes, de faire paître l'herbe nouvelle.
espuntàt,-tade ; adj. — Epointé,-e,
vin un peu piqué ; objet dont on a ôté les
pointes; désappointé; qui s'est trouvé
quinaud.
espurà ; v. — Epurer,
espurgatòri, purgatori, espergatòri ; esproubatòri (Lav.) ; sm. — Purga¬
toire ;

souffrance surtout morale

;

de clochette.

esqueràdye (Lav.)

lieu où

;

sm.

—

C.

esque¬

rade.

l'on souffre.

Que-m g à g ni l'espurgatòri, je fais (ici)
purgatoire ; quin espurgatòri aqueste
maysoûl Quel purgatoire que cette maison!
espurnà ; v. — Pétiller, lancer des
étincelles, en parlant du feu. V. espurne.
En B.-L., réduire en miettes.
espurnachà ; v. — Oter les punaises
(purnaches).
espurnachade ; sf. — Chasse aux
punaises, nettoyage ad hoc.
espurnadis ; sm. — Miettes, débris;

mon

éclatement d'étincelles.

espurnàlh ; sm. — Petite étincelle; au
fig. personne vive, qui né peut tenir en
place. S'emploie aussi pour espurnalhade.
espurnalhade,-lhère ; sf. — Pétille¬
ment du feu avec explosions d'étincelles.
V. espurnàlh, espitassàdo.
espurnalhejà. — Fréq. de espurnà.
espurne, purne; s/. — Etincelle. V.
bue; particule, miette,
esputi (As. et Bar.).— Forme de espudi.
esquày. — Autre graphie de escày,
escoày.
esquayrà. — C. escayrà.
ésque ; sf. — Agaric 011 bolet amadouvier ; agaric du chêne ; amadou ; chiffons
séchés donl

esquèr, l'homme a un mauvais caractère;
il a une intelligence bornée ; il est peu
sociable. Vers la Big. et le G. le masc. est
parfois esquerre, le fém. esquèrro.
esquerà, esquirà; v. — Meltre la sonnelte, la clochette à une bête.
esquerade, esquirade; sf. — Trou¬
peau avec les sonnailles ; bruit que font les
troupeaux avec leurs sonnailles ; sonnerie

on

se

sert

comme

de l'amadou

pour allumer le feu. Se dit quelquefois
pour sésque.
Sec coum l'ésque, sec comme l'amadou;

galià

coum l'ésque, prendre (feu) comme
l'amadou. Syn. souréque, endésque.

ésque, èsque (G.-M.) ; sf. — Appât
les poissons.
esquè,-re (Or.). — C. esquèr.
esquèle ; sf. — Esquille, écharde.
esqueléte ; sf. — Squelette ; par anal,

pour

escale, échelle, on dit aussi escaléte:
màgre coum ne escaléte.

esqueràyre,-e ; adj. et
cant,
celle

s.

—

marchand,-e de sonnailles;
qui met les sonnailles.

Fabri¬
celui,

esquére, esquère, esquire ; sf. —
Sonnette, clochette, sonnaille.
Dans la plaine béarnaise, on fait une
différence entre l'esquère qui est la son¬
naille montagnarde que l'on attache au cou
des bêtes et l'esquire qui est la clochcttei
au son
argentin.
esquerè,-re. — C. esqueràyre,-e. N. de
p Lesquere.

esquerejà,-quirejà
quire, la faire

; v.

_

Agiter l'es¬

C. esquerà.
esquerère ; sf. — Vache ou brebis
portant la sonnaille. V. esquirole.
esquerét,-e ; s. — Petite sonnaille;
dim. de esquère.
—

sonner.

esquerìlh,-ùlh, esquirilh (Big.) ; sm.
Grelot. Cf. cascaròt, esquiroû.
esquèrle. — C. esquèle.
esquerouteyà (Lav.) ; v. — Cancaner,

bavarder à tort

et à travers,

esquèrre,-o (Big. G.). — C. esquèr,-re.
esquèrre ; sf. — La gauche, le côté
gauche.

Qu'ey à mâ esquèrre, qu'ey de l'csquèrdu côté gauche, à gauche.
esquerrè,-re ; adj. — Gaucher,-ère ;
qui ne vient pas bien à main ; difficile.,
V. esquèr. N. de p. Esqucrré, Lesquerrè.
liaque esquerrère, vache qu'on attelle à
gauche ou qui a la manie de se porter à
gauche. Ant. dretère.
esquerrè (d'), — Avec le verbe està
(êlre), être gauche, gauchi, de travers, mal
re,

à-main ; à l'écart. N. de p.

esquerretàt; sf.

—

Desquerré.
Obliquité; défaut

de droiture.

avec

esquèr,-re ; adj. — Gauche, mal com¬
mode, abrupt, ardu, difficile, contraire;
qui va par des voies obliques ; bizarre,
étrange. N. de p. Esquerre, Lesquerrè.
Camls esquers, chemins difficiles; dou
coustàl esquèr, du côté gauche ; à mâ es¬
querre, à main gauche, du côté gauche, à
gauche; moûts esquèrs, mots difficiles, peu
employés ; noum esquèr, nom difficile à
prononcer, peu connu ; l'òmi qu.'ey hère

esquerrùt,-ude

adj.

;

—

Gauchi,-e,

déformé.

esquerùlh. — V. esquer'ilh.
esqués, esquès (Lav.) ; esquià (B.L.) ; esquésse, esquisse (Os.) ; sm. —
Féluque piquante (festuca esquia. Ram.). V.
cirroà.

esquètcho (Lav.)

;

sf.

—

Battoir du

métier à tisser.

Syn. quèchc.
esquèudo (Lav.).

—

C. escadude.

�543

ESQUÍ

esquí (Bay. L.). — C. esquie.
esquià (B.-L.). — V. esques.
esquiassà; v. — Echiner; equiassà-s,

s'échiner,

fatiguer, s'esquinter.
esquiassade; sf. — Action d'échiner;
travail très pénible.
Echine, croupe,
dos ; échinée, quartier du dos du cochon
;
qui est de l'épine dorsale.
Qim s'an minjàt las saucisses, las coustéle.s c l'esquiàu, ils ont mange les saucisses,
s.

l'os, il

Anode

a une

scissure.

déchire

facilement, déchirable.

esquie; sf.

—

Echine, dos; arête d'une

colline. Y. quinte.
Abé mail à l'esquie, avoir mal au dos;
que-m coupes l'esquie, tu me casses le dos,

m'ennuies; bandit, tene l'esquie, se te¬
raide, la tête haute ; abc l'esquie plegadisse, avoir le dos souple, pour faire des
tu

nir

courbettes.

esquiè ; sm. — Boîte où on enfermait
l'ésque, l'amadou. (Le mot a disparu avec
l'objet, depuis l'invention des allumettes).
esquilh,.e. — C. desquilh et estéyt.
esquilhaboussét ; sm. — Capselle,
bourse à pasteur (capsella bursa pastoris,
plante).
esquilhàt (B.-L.) ; sm. — Coup de
corne.

esquilhe. — C. esquèle. V. cliascle.
esquilhôt; sm. — Noix, écalot.
Dans celte loe. pèrde-s tous esquilhòts,
se débonder, faire une succession de
pets;
màscalhà esquilhòts, mâcher des noix, ne
pas articuler ; balhà esquilhòts, éconduire
un
prétendant.
Syn. nogue, nose, hàlhou.
esquilhoutade ; sf. — Récolte de noix.

—

Qui

est

friand de noix.

esquilhoutère, année d'abondance

de noix.

esquilhoutère; sf. — Plantation, ver¬
de noyers; abondance de noix,
esquilòho (Lav.) ; sf. — Blessure.
esquiment,-e, esquie-ment (L.) ; s.
Personne à l'échiné longue, maigre.
esquinanee,-cie ; sf.
Esquinancie.

ger

:

esquichà (G. L.) ; esquissà ; v. —
Déchirer; esquichà-s, se déchirer.
esquichadàs,-se ; s. — Loqueteux,
-euse, dépenaillé; mendiant,-e.
esquichade,-ssade ; sf. — C. esquich.
esquichadé,-re,-dis,-se; adj. — Qui
se

noix ; amateur,

—

et l'échinée (Complainte de
coupà-s l'esquiùu ou l'esquie, se
rompre l'a colonne vertébrale, l'échiné.
esquibà ; v. — Esquiver, éviter ; proté¬
ger, préserver ; esqilibà-s, s'esquiver, évi¬
ter, se garantir.
Esquibàt, Esquibe ; n. p. — Esqui¬
vat, -ve, n. de p. Esquive.
esquibe ; sf. — Action d'esquiver, de
s'esquiver, échappa toire.
Qu'a troubàt l'esquibe, il a trouvé le
moyen de s'esquiver, de s'en tirer.
esquich (G. L.) ; esquís, esquiehàt,
-ssàt ; sm. — Déchirure ; estafdade, une
déchirure à la joue; qu'a hèyt û esquís au
countràt, il a fait une déchirure, donné un
coup de canif au contrat ; qu'a û esquich à

adj.

esquilhoutè; sm. — Noyer (arbre).
Syn. nouguè.
esquilhoutè,-re; adj. — Qui est de la

côtelettes

Carnaval)

;

ESQUIROA

amateur de noix.

se

esquiàu,-quie ;

les

esquilhoutàyre,-e

—

—

—

Y. gor,

escaute-cot.
(Prend le plur. : lou

mau

de las esqui-

l'esquinancie).
esquintà ; v. — Esquinter, échiner, fa¬
tiguer ; écrêter, en parlant d'une crête de
mur, de terrain ; esquintà-s, s'esquinter,
esquintade ; sf. — Rossée,
esquipòt. — C. esclipòt.
esquirà. — C. esquerà; dreliner; faire
grand bruit sur une chose, la publier à cor
nances,

et à cri.

esquirabàlh (Os.). — C. escarbùlh.
esquire. — Sonnette, sonnaille.
Esquire sens batàlh, sonnette sans bat¬
un écervelé ; à cade esquire soun ba¬
tàlh, à chaque clochette son battant, en
fr. à chacun sa chacune ; esquire desbataIhade, clochette sans battant, tête sans cerVelle ; maysoû sens rnaynùt, esquire sens
batàlh, machàn tribàlh; maison sans en¬
fant, clochette sans battant, pitoyable
chose. V. esquere et dérivés.

tant,

esquire-batalhade; sf.

Bavard,-e;
qui va tambour battant, qui fait
grand tapage, du fracas.
esquires; sf. pl. — Rhinante (plante),
esquiréte ; sf. — Petite esquire; cam¬
panule (plante) ; nom de l'une des sources
thermales d'Eaux-Chaudes (B.-P.).
Dans celte expr. : abén hère esquiréte,
avoir bonne langue, avoir la parole abon¬
dante, parler avec volubililé.
personne

esquirilh (Big. G.). C. esquerùlh,
esquifoû, grelot.
esquirlà (Lav.) ; v. — Fendre du bois.
Cf. asclà.

esquirò (Big. G.)
Ecureuil

;

esquiròu

; sm.

—

vive, dégourdie, leste.
Jou 'n soy petitote,
Pùsque Diu at bò,

; personne

E esberidote.
Courn û esquirò.
Je suis
volonté de

toute petite,
puisque c'est
Dieu, cl vive et leste comme
écureuil. (Vieille chanson de ronde).

esquiroà.
esquirejà.

—

la
un

Forme de esquirà et de

�ESQUIROLE

—

esquirole ; sf.

—

à i'allure hautaine ou effrontée,
ou encore esquiroulè,-ra.
esquiròu. — V. esqairò.
esquiroû ; sm. — Grelot, sonnette ;
huile, cloche d'eau, de savon; fleur à for¬
me
rappelant un grelot. V. esquerùlh.
L'esquiroû de Sancius, la sonnette du
Sanctus, sonnette d'église; quoan la plouje
hè esquiroûs, aygue à pous, quand la pluie;
(en tombant sur le sol inondé) fait des bul¬
les, eau à verse, la pluie sera de longue du¬
rée et abondante (die.) ; lous esquiroûs don
muguet, les fleurs (en grelots) du muguet.
esquiroulét,-lòt ; sm. — Petit écu¬
reuil. V. esquirò.
esquiroulà. — C. esquerà.
esquiroulè,-re ; adj. et s. — Qui porte
la sonnette, le grelot, qui l'agite ; sonnailler,-ère. C. esqueràyre.
esquiroulère ;-lèyre (L.) ; sf.— Quan¬
tité de sonnettes; bruit de sonnettes, de
grelots; action de sonnailler.
esquís, esquissà, esquissade,-dis.
V. esqulch et dérivés,
esquisse (M1). — Y. esquès.
esquisse-braguéte; sf. — Petit vin,
piquette ; la dénomination signifie que la
boisson est diurétique. V. piche-bernàt.
esquisse-pélhe ; sf. — Déchire vête¬
ments, discussion suivie do voies de fait.
esquità-s, resquità-s (Big.) ; v. — Se
racquitter, regagner ce qu'on avait perdu,
esquìto (B.-L.) ; sf. — Petite quantité,
esquiubà. — Forme de esquibà.
esredà,-di ; v. — Refroidir ; esredà-s,
se. refroidir,
prendre froid.
esredade,-dide ; sf. — Action de re¬
froidir ; refroidissement. V. enredide.
essagnà-s, dessagnà-s; v. — (Pron.
essagnà-s), perdre son sang.
essajà (Big. G.) ; essaýà ; v. — Es¬
sayer,
tenter,
éprouver, expérimenter;
éprouver, fatiguer excessivement; essajà-s,
s'essayer, s'éprouver.
Essajà d'atégne, essayer d'atteindre;
aquét tribàlh que m'a essajàt, ce travail
m'a beaucoup fatigué.
On dit aussi sajà, assajà, ensajà.
essajade, essayade; sf. — Essai,
épreuve ; effort musculaire ; fatigue.
essajadoù,-re ; adj. — Essayeur,-euse.
essajàt, sayàt; sm. — Effort mus¬
culaire, lésion, déchirure de muscle.
essarélho (Lav.) ; sf. — Sandale, abarque ferrée.
essày ; sm. -—• Essai, épreuve, expérien¬
ce. Cf. assày, ensày.
èsse ; sf. — Nom de la lettre S ; cheville
de fer tortue ; crochet en S ; pièce du char
agricole ; sinuosité ; zig-zag.
—

essegassà ; v. — Oter, détruire les
[sègues) ; essarter une haie, la tail¬

Vache, génisse qui

porte la sonnaille; comme la bêle porte
haut la tête, on appelle aussi esquirole une
personne

544

ESSURIADE

ronces

ler.

essegassade ; sf. — Action d'essegasau fig. une peignée.
essegassàyre,-e ; adj. et s. — Emondeur de haies, de ronciers.
essegnà (B.-L.); v. — Dépourvoir; essegnà-se, se démunir. V. escliénje.
essénce,-ci; sf. — Essence; huile vola¬
til. V. gaz-milh.
essencialamén ; adv. — Essentielle¬

sà;

ment.

essenciàu ; adj.

des

Kg.

—

Essentiel,

-le.

essenciaumén.

—

Forme ancienne de

essencialamén.

essèr

(M1 Big.). — C. echèr.
essoejà (M1). — C. essoujà.

essoelhà
les feuilles.

ou

eshoelhà ;

v.

—

Enlever

V. deshoelhà.

Essoelhà milhòcs, prendre

des feuilles sur
tige du maïs; branque essoelhade, bran¬
che dépourvue de ses feuilles.
essoelhade; sf. — Chute des feuilles;

la

action d'enlever des feuilles.

essoelhadoù,-re&lt;■ adj.

—

Qui effeuille,

arrache les feuilles.

essoucà ;

v. — Essoucher ; arracher une
la faisant éclater ras de la souche ;
terme agricole, découvrir la souche par un
labourd ; arracher une souche ; couper une
lige au ras de la souche.
essoucade, essoucàdje ; s. — Essou-

tige

en

chement.

essoubrastà (B.-L.) ; v. — Gercer, en
parlant des lèvres. V. brastà.
essoujà ; essoejà (M1) ; v. — Oter la
suie, ramoner.
essoujade ; sf. — Ramonage ; peut
prendre un sens fig. et signifier une purgation, une frottée, en style badin. Augm.
essoujassade.
essoujàt ; sm. -— Ramonage rapide et
vigoureux. Augm. essoujassàt.
essoumà.

—

C. escimà et dérivés,

essourelhà;

v.

Mettre
soleil.

—

faire sécher, assainir au

essourgelà-s
le

bois

; v.—

au

soleil,

Se dit d'une chose,
la gelée pénètre

notamment, que

profondément.
Vàrbe qn'ey essourgelùt, l'arbre est at¬
teint jusqu'au coeur par la gelée.
essourgelade ; sf. — Action profonde
de la gelée.
essourroùlh.

—

Forme

de

eschour-

rcùlh.

essurià,-jà ; v. — Traiter la
la débarrasser du suint (sùric).
essuriade ; sf.
surià.

—

laine

pour

Lessive, action d'es-

�545

ESTA

està;
ture

sin.

propre ;

— Etre,
élal d'existence, na¬
substance, personnalité de ce

establàdje
tache dans
mén

qui est.
pas

nature ;

l'ômi, l'existence de l'homme;!
de bou està, il n'est pas de bonmJ
lou plâ-estù, le bien-être ; lou nou

establamén ;

—

—

—

vous

me

dites m'étourdit et

qu'ey demouràt estabanit
resté

un

évanoui ;

moment

p'ou bî, il est étourdi
V

par

eschabanl.

surprise

;

étable,

une

establade ; sf.
Y. courtade.

qu'ey estabanàt
le vin, l'ivresse.

;

—

establà, estabblà;
une

il est|

Etourdissesf.
évanouissement.

estabanàri (G.).
dans

déconcerte ;

pause,

—

—

C. esiafanàri.
v.—

écurie.

Etabler, loger

Contenu d'une étable.

D'une

manière

— Stable,
Etable, écurie. V.

—

court.

establéte ; sf. — Tablette,
establí ; v. — Etablir, fixer,

fonder,
affermir; installer, marier; establi-s, s'éta¬
blir, s'installer, prendre un établissement
s.; fixer ; se marier.
ûstablimén,-blissimén ; sm. — Ac¬
tion d'établir, de s'établir; établissement,
demeure, institution.
establit ; sm.
Etabli, table d'ouvrier.
—

Svn. taillé.

estabourdì,-nì,-rrì ; v. — Abasourdir,
ébahir, stupéfier. V. estabanà.
estabourdide,-nide,-rride ;
sf.
Stupéfaction, coup d'assommoir, ébahissement.

estabousi-se

(Lom.) ; v. — S'éva¬
pâmer. V. estabanà,

nouir, perdre les

sens,

esbanl-s, pèrde-s.

estàc,-que ;

s. — Pieu d'attache, an¬
attacher ; lien.
estacà; v. — Attacher, lier; estacà-s,
s'attacher, tenir à.
Estacà l'àsou, attacher l'âne, mettre la
corde au cou ; estacà-s à
quauqu'û, s'atta¬
cher à quelqu'un, l'aimer, se mettre à son
neau

pour

service ; que cau estacà la bèstic oun
y a pechedé, il faut attacher la bête où il y a de
l'herbe (die) ; c$tacàt coum û lagàs à la pé¬
risse, attaché comme une tique à la peau.,

estacà

à

(B.-L.) ; v. — Offrir un bouquet
quelqu'un à l'occasion de sa fête.
estacade ; sf.
Estacade, digue mari¬
—

time.

estacadé ; sm.
tache. V. estàc.

—

Collier,

anneau, at¬

estacadé,-re, estacadis,-se ; adj. —
Qui peut, qui doit être attaché ; qui s'atta¬
che, se colle, gluant.
Hòu
este

estacadé, fou à lier ;
estacadé, être fou à lier.

estacadoù,-re

adj.

;

—

dit aussi

on

Qui attache,

amarre.

estacadure ; sf. — Avarice, attache¬
richesse.
estacadùro (B.-L.) ; sf. — Fêle donnée

ment à la

par

celui qui

a

été estacàl.

estacamén ;

estabanade,-nide
ment ;

me

ue

—

estàble,-e; adj.
estable ; sf.

Etre, exister ; appartenir ;
demeurer, rester, tarder ; ester en justice ;
eslà-s, rester là, sur place, tranquille, coi;
s:1 confier à, mettre sa confiance dans.
Està hort, être fort ; estàt-be (ici, restez
ici ; que nou-s pot està, il ne peut
rester
tranquille ; quant om ey plâ, que eau estàs'in, quand on est bien (en un lieu, une
situation) il faut y rester; està-s en darrè,
rester en arrière, retarder ; s'effacer
poli¬
ment ; e y &lt;:t estât ?
y avez-vous été ? Ne-m
bouloùn pas quoan y estéy (ou
estouy), on
ne voulut
pas de moi dès que j'y fus arri
vé ; en que-n èt? Où en êtes-vous, Estéssi
(ou estoùssi ou hoùssi) jou hort! Fussé-je
fort ! Si nou 11'èt qu'en saràt, si vous ne
l'êtes pas, vous le serez un jour;
quoan
seré, n'at crey pas, quand cela serait, je no
le crois pas; si nou-n ey
qu'en ère, s'il ne
l'est pas, il l'était ou encore: si cela n'est
pas, ça l'a été, ce le fût; que m'estàu en
bous, je me confie à vous, je me repose sur
vous; estât, b'aquiu, restez là; lechàt-m'està, laissez-moi en paix, tranquille; que-ns
estaràm aci, nous resterons, nous atten¬
drons ici; està-s drét, rester droit; da-u
û
dè.che-m està, donne-lui un « laisse-moi
tranquille », un soufflet, un coup.
Loc. diverses.
Que m'ey quauqu'arré,
il me touche de près, je
m'y intéresse;'
acò n'ey pas, cela n'est
pas, ce n'est pas
vrai; nou m'ey arré, il ne m'est de rien,
ne me
regarde pas ; està sus parti, être sui
le point de partir; està
plâ. de case, être
bien de chez soi, avoir de la
fortune; coum
si d'arré nou-n ère, comme si de rien n'é¬
tait; està de boune hèyte, être de bonne
composition, bon; patient; solide aussi ; si
èri que bous, que bederén, si
j'étais de
vous, ils verraient bien; qu'ey atàu! C'est
ainsi ! Qu'en
ey, il l'est (cocu).
estabanà,-ni ; v.
Etourdir; jeter
dans l'étonnement, troubler et
surprendre;
jeter sans connaissance ; estabanà-s, s'é¬
tourdir, troubler sa raison. V. bani.
Ço qui-m disét. que m'estabanéch, ee que
v.

adv.

stable.

està, le non-être, le néant.
està ;

Etablage, droit d'at¬

—

écurie. On dit aussi establa-

.

L\st à de

n'ey

; sm.

une

ESTACIOUNAMÉN

_

sm.

—

Attachement.

estacàn,-te; adj. — Attachant,-e.
estacàt,-cade ; adj. — Attaché,-e,
affectionné; tenace, avare, pingre,
estacioû ; sf.

—

estaciounà;

v.

Station,
—

estaeiounamén ;

Stationner,
sm.

—

Stationne¬

ment.

35

�ESTACIOUNARI— ESTALOU

546

estaciounàri,-ie ; adj. et s. — Stationchef d'une station.
estadi; v. — Priver, infliger de la pri¬
vation, affamer; estadi-s, mourir de faim;
se
priver et se dessécher ; faner, se flétrir.
naire ;

V, estarl.

Qu'ou hèn estadi, on le fait mourir de
aquét blat qu'ey estudlt, ce blé (en
herbe) est maigre, flétri, faute d'éléments'
fertilisants, ou par l'effet de la températurd
qui cause l'échaudage.
estadis,-so (G.); adj. — Moisi,-e, en¬
vahi par la moisissure, en parlant notant
ment des comestibles; rance, aigre, éventé.
faim ;

V. eslourit.

estadis,-se; adj.

—

Stagnant,-e; indo¬

lent,-e.
par

suite

(G.)

Se moisir, se
moisissure, passer,

; v.

de la

—

rancir.

estadit,-e,-de ; adj. et s. — Egrotant,
«mort-de-faim», débile; affamé; qui
se dessèche, en
parlant des plantes.
Machères d'estadit, joues de moit-defaim, creuses; estudlt de liàmi, mort de
faim; blat estadlt, blé

sans

force.

estadjà ; v. — Etager, faire un étage.
estadjàn,-te ; adj. — Habitant, loca¬
taire.

estàdje; sm. — Etage; stage.
estadjè,-re. — C. estadjàn.
estadjère; sf. — Etagère,
estadjiàri, estajiàri ; s. et adj.
Stagiaire.
estaduràn,-rén,-to (Lav.). — C.

estalasic,-sit (L.)

;

sf.

—

Etincelle. V.

un

un

mauvais sujet,
aventurier.

Meshidêm-se

un

drôle,

estàlh ;

sm.
—
Etablissement; bien
maison; installation; siège, place;
troupeau d'importance moyenne. V. estât,

propre:

eseàbòt.
Nou

bienijues en moun estàlh, ne viens
dans mon installation, dans mon bien;
estàlh, beau troupeau, belle bergerie;

pas
bèt

l'estàlh dou rnarcadè, l'installation, l'éventaire du marchand forain.
—

Coup do
;

v.

—

servir de ciseaux.
estalhandade ; sf. — Coup

—

se

de. ciseau,
Fréq. de estalhade.
sm. pl. — Ciseaux, cisailles.
Syn. cisèus.
estalhoà (Lav.). — C. estalhucà.
estalhucà, talhucà; v.
Couper en
morceaux
(talhùcs).
taillade.

estalhàns ;

es¬

—

une

d'aquet

estafiè, méfionsnous de ce mauvais
sujet, de ce dangereux
personnage; lie bère estafière, une belle
une

rect.

estalhandà,-tà, estalhansejà

estafiè,-re; s.
Estafier; le terme,
aujourd'hui, a perdu son sens primitif et
signifie un luron, un dégourdi, un effronté

fille,

estahanit,-ide; adj. — Repu,-e au
point d'être dégoûté.
Que soy estahanlt de broje, je suis dé¬
goûté de la bouillie.
V. estelaracà, plus cor¬
estalaracà.

Cisailler,

tadjàn,-te. On dit aussi estadurèu.
estafanàri, tafanàri; estabanàri
(G.) ; sm. — Fessier, derrière.
U bit estafanàri, un gros fessier; da sus
l'estafanàri, donner la fessée.
estaféte ; s. des 2 g. — Estafette.
Arribà en estaféte, venir en estafette.

aussi

étamé.

estalhade, talhade ; sf.
ciseiiu, coupure, taillade.

Syn. estanciè.

drôlesse,

estagnòt (L.) ; sm. — Petit étang,
estagnoû ; sm. — Récipient de métal

bue.

-e.

et

usité.

—

estadissà-se

gâter

estagnà,
pron.
estag-nà ; v. —
Stagner, croupir.
estagnà ; v. — Etamer; v. estamà,
plus usité.
estagnacioû ; sf. — Stagnation,
estagnade ; sf. — Etamage.
estagnàyre,-e. — C. estarnàyre, plus

délurée.

—

estalhucade ; sf.

—

Mise

en morceaux,

pièces.

en

Lous dou

qu'en hasoun ue terrible
du roi en firent un
terrible carnage, les mirent en pièces.
estallà ; v. — Installer; étaler, procéder
à une installation, à un étalage; estallà-s,
s'installer; en style badin, s'élaler dans'
rey

estalhucade, les

une

gens

chute,

estallacioû; sf. — Installation,
estallàdje; sm. — Etalage; étalement.
estallàyre,-e ; adj. — Installateur,
-trice.

estafignoùs, estifagnoùs, estoufillOÙS,-e ; adj. — Difficile, dédaigneux,
-eusc, qui fait aisément le dégoûté. V. desdincoùs.

estaloà ;

estaloà-s,

se

Etalonner ; ôter un talon ;
briser le talon ; perdre le ta¬

v.—

lon de la chaussure.

estaloade ;

estafilade; sf.
Estafilade, coupure
par lame tranchante ; coup d'étrivière.
Que-t bas ha da ue estafilade, tu vas tei
faire donner une gifle.
estàgn ; sm. — Etain ; étai ; v. cstày.
estàgll ; sm. — Etang. Y. estànc.
—

sf.

péripatéticienne,

—

Fille

coureuse,

qui a failli ;
gouine. Cf.

desgansoulade.
estaloû ;

sm.

—

Pilier, étai, etançon

;

talon.

Plaça û estaloû, placer un étai ; nou soy
d'aquet estaloû, je ne suis pas de cette
espèce.
pas

�547

ESTALOU

estaloû ;

fig.

au

sm.

estalounà.

à

—

estamà ;

—

v.

ardent,

un

C. eslaloà.

—

estàm,-e,-i.
une

Etalon, cheval entier;

—

gaillard,

un

C. estàgn, étain.

Etamer, mettre le

estamàt, estomac solide; lénestamade, langue dure, insensible au
goût; ha estamù la bane, faire clamer la
banne.
Cri des rétameurs.

—

estamà-brasàyre,-e

;

s.

Rétameur,

—

chaudronnier ambulant.

estamàdje,-ade ;

s.

estamadure ; sf.

—

estamàyre,-e
-euse,

-—

adj. et

;

Etamage.

Etamure.
s.

Etameur,

—

rétameur.

estàmbe, estambòt (G. M.)

Etambot.
Anà d,',estàmbe
vant à

l'arrière,

—

l'a¬

balancer.

estambèle ; sf.
re

; sm.

d'estràue, aller de

e

se

le caillé.

estàme,-i; sf.

— Etaim,
ostame, laine
fine, la partie la plus fine de la laine.

Causses d'estàmi, bas de fine
laine; drap
d'eslàmç, drap fin, appelé étamine.
estamén ; sm
Etat, situation (vieux).
0 Diu! toun haut
estamén, ô Dieu, ton
état, ton élévation sublime; (Psaumes de
Salettes) ; estamén de gràci, état de grâce.
—

estaméne,-mégne.

—

plus usité.

estàmi.

—

V.

estamine,

adj. et

;

s.

—

cant, marchand d'étamine.

Fabri¬

estamine ; sf. — Etamine, étoffe d'étain, en tissu peu serré; filtre en tissu,'
passoire. V. estaméne.
Cla coum estamine, clair comme
étami¬
ne ;
passà per Vestamine, filtrer, subir une
épreuve, passer un examen ; avoir, passer
par des tribulations.
estamine ;

sf.

Fromental

—

ela/ior, plante).
estamourri.

Syncope

—

mousi.

estamourride.

Syn.

—

mouside.

estampà ; v.
forgeron.
estampà (G.)
ment, fermer

de p.

estàn, estànc, estày; sm. — Chose
qui arrête, étai ; attache de bovin.
l'er û estànc nuu dèchen
pus càde ue
borde, pour un étai on ne laisse pas tom¬
ber une grange
(prov.).
estàn,-te ; adj. — Qui est fixe, fixé,
arrêté, dans l'attente; debout; étale.
Qu'èm aci, tuustém eslàns, nous sommes
ici, toujours à la même place et immobi¬
les; lu ma qu'ey estante, la mer est étale.
hoc. adv.
D'acl estàn, d'ici étant, du
point où je suis, où nous sommes; d'ac'ui
estàn, de là-bas, d'un peu plus loin.
estànc ou estàng; sm. — Arrêt,
action de s'arrêter; halte,
pause; barrage;
digue ; étang, petit lac. On dit aussi
estanque,-gue, mais rarement. V. estàgn (2).
Qu'ubém lièyt û estanc (ou û estanguét) ;
nous avons fait un
petit arrêt, une halte;
que t'y hicoràm estànc, nous y mettrons
un
arrêt, nous ^empêcherons de conti¬
nuer à ; l'estànc de la
Saligue, le barrage
d'î la Saligue; l'estàng de Calhauàs, le lac
de Calhauas. V. estàgn (L.).
estancà,-gà ; v. — Arrêter, empêcher
d'avancer, de continuer; eslancà-s, s'arrê¬
ter..

C. estàme.

estaminàyre,-e

(avena

de

estarra-

de

eslarra-

Estancà lou sang, arrêter le sang, l'hé¬
morragie; estancà lou chibàu, arrêter le
cheval; que b'estàngui, je vous arrête;
estangàt-be de plourà, cessez de pleurer.
estançà ou estanssà ; v. — Etaler.
V. apeà.

estancade,-gade

terme

de

; sf.

—

Arrêt, halte.

V. estanc, estàncie.

estancadé; sm. — Lieu d'arrêt. V.
pausadé.
estancadé,-re ; adj. — Que l'on peut
arrêter ; qui s'arrête facilement.
estance ; sf. — Action d'attendre, de
rester debout ;

attente.

Qu'èm à las estances,
nous

Estamper,

—

Estampille,
Estampure. N. de 1.

—

—

—

Lait bouilli pour fai¬

—

estàme, estàmi (liig. G.).— C. estàm,
estàgn.
très

estampille.
estampilhe ; sf.
estampure ; sf.
et

estamà-brasà !
;

estampilhàdje ; sm. — Estampillage.
estampilhàyre,-e ; adj. et s. — Qui

tain

Estoumàc

-euse

estampilhà ; v. — Estampiller,
estampilhade ; sf. — Action d'estam¬
piller ; coup de poing avec marque du
coup, en style plaisant.

glace.

gue

ESTANCIE

—

sommes

nous

attendons,

dans l'attente.

estancèt (Pontacq, Ossun) ; estausèt
(V.-B.) ; estandè ; sm.
Tréteau, cheva¬
let ; pièce d'échafaudage.
estànch ; adj. — Etanche, combugué.
estànci,-cie ; sf.
Arrêt, empêche¬
■—

;

v.

avec

—

une

s'estampà, s'enfermer,
estàmpe (G.) ; sm.
ture.

estampe ; sf. —
pe, gravure, dessin,

estampereyà.

Clore

porte,

hermétique¬
un

Etampe, outil

—

volet ;

clore chez soi.
— Volet
de ferme¬

se

;

C. estemperià.

estam¬

—

ment.

Per maie estàncie„ par mauvaise chance,

empêchement, mal encontre.
estanciè,-re ; adj. et s. —■ Locataire,
occupant. N. de p. Estancié.

par

�ESTANCILHOU

—

estancilhoû;

548

EST ARROUCADÊ

sm.

petit

Etançon,

—

élai.

estànco,-gO (B.-L.) ; sf.
schiste pour

—

Lame de

arrêter l'eau d'une rigole. V.

estangue.
—
Etendard;
à large, vaste corpulence,

estandàr ; sm.
personne

estandè.

—

au

fig.

C. estancèt. V. estante.

estanflà-s

(L.) ; v. — S'étendre de tout
son long, s'étaler.
estangue,-que ; si. — Système d'arrêt,
digue. V. estànc, estùrico.
estanguét,-quét ; sm. — Petit arrêt,
edUrle halte, moment de repos. Le terme
sert, en de nombreux lieux, comme en¬
seigne d'auberge. L'Estanguét est le titro
d'une chanson célèbre de Navarrot.

Qu'a troubàt û estanguét, dit-on d'une,
personne qui tarde à revenir d'un endroit
où elle a été envoyée, où elle est allée.
estanguéte ; sf. — Dans cette loc. :
este à l'eslanguéte, être en observation, aux
aguets ; attendre.
estani-s ; v. — Se flétrir, perdre sa
fraîcheur, son éclat. V. esblasl-s.
Oelhs estanits, yeux sans flamme,
estanoucà (Bar. G.) ; v. — Ecaler,
ôter la tanoque, l'écale ; dépouiller l'épi de
maïs, par anal., ôter les croûtes d'une
plaie, du nez.
estanque-boéu (V. l'Arm.) ; sm. —
Arrête-bœuf, bugrane (plante),
estanquét. — C. estanguét.
estanssà.
Autre graphie de estançà.
—

(B.-L.) ; sf. — Baliveau,
d'échafaudage. V. estante.
estantè ; sm. — Etai de bois ; pièce de
charpente. V. estày.
estantè (II.-Big.) ; sm. — Appareil à
roulettes, système pour apprendre aux
petits enfants à se tenir debout et à mar¬
estaiitarìlho

estarabounì, estarrabounì,-gounì,
-hounì,-mounì,-sì ; estartamounì (Os),;
v.
Assommer, étourdir, abattre sans
connaissance ; estomaquer ; ahurir, trou¬
bler, frapper de stupeur; laisser pantois.
Que soy estarrabouiût de ço qui-m disét,
je suis stupéfait de ce que vous me dites ;&gt;
d'û putùc que Va eslarrabounit, d'un seul
coup, il l'a abattu, sans connaissance.
estarabounide ; sf. — Etourdissement,
—

vertige.
Estaràc ;

p. m. — Astarac, le pays
Gascogne.
estaragnà, estargagnà (G.). — C.

d'Astarac

estelaracà.

estaralacà, estarlacà.

estantèlo (H.-Big.) ;

sf.

—

Saut péril¬

réussi.

estaralanguì,

estantét.

—

être, rester debout; se bien
Petit estantè.

estanteyà (H.-Big.) ; v. — Se trouver!
debout, aller, rester debout.
La may de Diu... estanteyabe au pè de la
crouts, la mère de Dieu se tenait debout au
pied de la croix (Lacontre).
estape ; sf. — Etape,

estapéte.

—

Employé

avec

le sens

d'estajéte.

estapi (As.) ; v. — Enlever la tàpi, la
neige qui s'est attachée aux chaussures.
estaque ; sf. — Attache, lien; pieu,
palis; estaeade. V. estac, eslacadé.
estaquè. — C. estacadé; attachement,
estaquét;. sm. — Brin, petit lien
d'attache.

estarlangui;

v.

—

Exténuer, déprimer ; estaralangui-s, se dé¬

primer, s'alanguir, s'affaiblir.
estaralanguide. — Dépression physi¬
que, état de grande faiblesse.
estaralanguit,-ide ; adj.— Exténué,-e,
déprimé ; mort de faim' ou de soif.
estardéy (B.-L.) ; sm. — Croûte de suie
qui s'attache dans le tuyau des cheminées.
estargagnà (G.). — C. estelaracà. V.,
targàgno.
estargagnadé,-ro (G.) ; s. — Balai à
long manche. (Vient de targàgno, araignée).
estari ; v. — Tarir, épuiser; estarl-s, sq
tarir, s'épuiser, maigrir par suite d'épuise¬
Y. estadi.

ment.

estaride ;

estarisoùn (G.) ; sf. —
Epuisement, assèchement, dessèchement;
fatigue générale.
estarlacà (Or. Bay. Big.). — C. estela¬
racà, et dérivés.
estarlangui. — C. estaralangul et déri¬
vés.

estarrabouni.
C. estarabounl.
estarramatà ou mieux esterramatà ;
—

Abattre, jeter d'un

à terre.
Etourdir, assom¬
mer, troubler, étonner à l'extrême.
estarramouside ; sf. — Etourdisse¬
ment, coup d'assommoir; événement catas¬
trophique, effrayant, stupéfiant. Cf. estrav.

—

estarramousi ; v.

porter.

Corruption

—

de estelaracà.

cher.
leux que l'on a
Hè estantèlo,

n.

en

coup

—

moulide.
estarramouti Lav.) ; v.

abrutir.
estarrayà (As.) ; v.

ber

en

—

Faire tom¬

syncope ;

—

Glisser.

Cf.

eslisà.

estarrayàt,-ade ; s. — Glissade,
estarroucà ;-rrucà (G.) ; v. — Emotter ; assommer, abattre d'un coup sur la
tète.

Aquéste sourélh qu'estarroque, ce soleil
; estarroucà lou souc, émotter le

assomme

sillon.

estarroucadé ; sm.
sette, rouleau
malulhe.

—

Emottoir,

mas-

agricole. Cf. estarrùc, trllhou.

�ESTARROUHI

549

estarrouhì

(G.). — C. estaralangul,
d'augm.
estarrùc (Big.). — C. estarroucadé et'
csteràc (i).
estartamounì,-rrì (Os.). — C. estaraavec une nuance

bouni.

estartì (B.-L.) ; v.
et

Prononcer,
estascà ; v. — Lever la tasque, (l'herbe
la terre superficielle).
estascade ; sf.

masse

de tasque

—

Action d'estascà; lu

—

estascadé ;

enlevée.
sm.

—

Sorte de bêche.
—
Qui doit être

estascadé,-re ; adj.
estascàt.
estascadure.

estàsi,-e

—

sf.

;

estasià-s ;

v.

estât; sm. —
gouvernement,
estât.

—

C. estascade.

Extase,
— S'extasier,
Etat, division territoriale,,

—

—

v.

estatuàri;

—

sm.

Statuer,

estatue ; sf. — Statue,
estature ; sf. — Stature,

estatùt;

sm. — Statut,
estatutàri ; adj. — Statutaire,
estauanàt (H.-Big.). — C. estauhenàt.

nomie. V.

;-pi (M*);
esparàgn.

sm.

Epargne, éco¬

—

estaubià ; v. -— Epargner, économiser,
ménager ; estaudià en Lav.
estaubiàn,-te ; adj. — Econome, épar¬
gnant, ménager de son bien ; par ironie,
celui qui vit sur le
compte d'autrui ou qui
cherche à y vivre, exploiteur, pique-assiette.
estauhenàt,-ade ; s. — Coup, soufflet
vigoureux. V. taulie.
estaunét, estausèt.
V. estancét.
estàupi (As. Bar. Lav.). — C. estàubi.
estaupi (B.-L.) ; sm. — Cheville qui re¬
—

tient les corbeilles

sur

le bât

en

les réunis¬

sant.

estaupià ; v. — Etaupiner; en B.-L.,
aussi placer Vestaupl.
estausà (L.) ; v. — Egruger le lin. V.
matoulhà.

estausèt.

—

V. estaunét.

estausoùn (L.) ;

sm.

—

lin.

estày ; sm.
Etai, poteau
tien, protecteur. V. estàn.
—

Forme de estàgn,

étain.

estayoû (Os.) ; sm. — Noeud du sapin,
partie très dure de la tige ; c'est une espè¬
ce

de cheville naturelle

la

masse

est

et

sec

comme

fichée dans

l'en détache quand le sapin
elle remplit, si besoin est, l'office*

; on

d:; chandelle pour

l'éclairage.
adj. et s. — Rentier,-ère,
n'a pas à travailler pour
està.
lou d'estàyre enta qui pot
ha-u anà! Beau métier que celui de rentier)
pour celui qui peut le faire ! Goardà tous
estàyres, garder les désoeuvrés, ne rien fai¬
re, bayer aux corneilles.
éste, ésto (H.-Big.) ; adj. dém. —
Remplace aquéste,-to (ce, celui-ci, cette,
celle-ci"). Bien que aquéste,-to soient égale¬
ment usités, dane les parlers de la H.-Big.,
estàyre,-e ;
désœuvré, qui
vivre, qui-s pot
Beròy mestié

te,

ce

d'éste

jeune homme, cette jeune fille; e
qu'en hèt? et de celui-ci, qu'en fai¬

tes-vous P

èste ;

v.

—

Forme de està, être.

Sies

digne d'èste, sois digne d'être,
oun pot este? Où peut-il être?
""■•tir forme est surtout employée en Big.
et dans

le G.

èste

(L.) ; sm. — Etre, un être,
estébe, estibe; sf.
Estève, manche
de la charrue; mancheron de l'aste de la
faulx ; on l'appelle aussi manègue.
Estèbe; n. p. — Etienne. Dim. Estebanét, Estebenét. N. de p. Estévenet.
estebè,-re ; adj. — Faucheur,-euse.
—

—"Statuaire,

estàubi

—

ESTÊLE

l'on entend toutefois aussi dans les hautes
Vallées béarnaises : éste gouyàt, éste gouya-

C. estàlh.

estât; sm.
Etat, manière d'être;
profession, condition ; considération, égard ;
liste, mémoire, inventaire.
L'estàt de maçoû, la profession de ma¬
çon ; qu'ey en boâ estât, il est en bon état ;
ha estât de, faire état, prendre en consi¬
dération; l'estàt dou perceptoù, l'état, le
compte du percepteur,
estatistique ; sf. — Statistique,
estatuà ;

estày (Big. G.).

—

Egrugeoir à
; au

fig.

sou¬

N. de p.

estebeà,-bià; estebesì (B.-L.); v. —
Attiédir, rendre tiède (tèbe).
Syn. atebi.
estedoù (Or. L.). — C. estàyre.
estefignoùs,-o (Lom.). — C. estifagnoùs.
estégne ; v. ■— Eteindre. V. bouhà.
Syn. amourii, estupà.
estegnedé; sm. — Eteignoir.
estelà, estellà ; v.
Etoiler, poser,
des ornements en forme d'étoile, couvriil
d'étoiles; estelà-s, s'éloiler.
estelade ; sf. — Masse d'étoiles; nom
de vache, qui a une tache blanche sur la
—

tête.

estelaracà; estarlacà; estardagnà,
-gagnà, estragnacà; v. — Oter les
toiles d'araignée; en style plaisant, débar¬
bouiller; donner une frottée.
estéle ; sf. — Etoile ; pelote, tache blan¬
che qu'une bête porte au front; centre oui
aboutissent plusieurs voies; squale étoile,
petite roussette (poisson). Y. lugrâ.
Estélei de l'aube, étoile du matin ; badàt
dab la boune, estéle, né avec la
le ; las estéles que càden, les

bonne étoi¬

étoiles tom-

�ESTÉLE

—

ESTÈRLE

550
esténe ; v.

bent

(étoiles filantes) ; las estéles que perpcréjen, les étoiles clignotent, signe de pluie;
quc-m hè béde las estéles, il me fait voir
les

étoiles, il

me

— Etendre,
étaler ; éparpil¬
esténe-s, s'étendre, s'étaler, s'allonger.
Esténe hé, étendre du foin ; esténe la
buqade, étendre le linge de la lessive :)
esténe réde mour, étendre raide mort ;
esténe lou drapèu, déployer le drapeau ; la
brume que s'estén, la brume, le nuage s'é¬
tend ; que-m bau esténe, je vais m'étendre,
me coucher; esténe-s,
s'étaler, tomber de
tout son long; lou soû que s'ey estenàt, lé
son s'est étendu ; d'ací, la biste que
s'estén,
la vue d'ici, s'étend.

ler ;

mille tourmenls;

cause

que-m hè
moi

puyà ta as estéles, il me fait bon¬
jusqu'aux étoiles, il me met hors de
; hè estélo, en Lav. signifie être, se te¬

nir

debout,

dir

se

bien porter.

Estéle ; n. p. f. — Estelle.
Santé Estéle, sainte Estelle,

vierge

et

martyre ; elle a été choisie pour patronne

les Félibres à cause de son nom sym¬
bolique et de la date de sa fête qui rappelle!
l'anniversaire de la fondation du Félibrige,
1", ai mai Ì854, à Font-Ségugne. Une étoile
à sept rayons est devenue, par suite, l'em¬
blème du Félibrige, et la réunion solen¬

par

nelle

de cette association

ment le

estenecà ;

jour de la Ste-Estelle.

—

Mistral

:

estelère, esteléte; 'sf. — Gratiole
(:gratiola ojjicinalis), séné commun (plan¬
tes).
esteléte,-lote ; sf. — Petite étoile,
esteléto (G.) ; sf. — Sorte de cabriole ;
elle s'exécute en s'élançant de côté, se rece¬
vant sur les mains, les bras étant raides et
en faisant un tour pour se recevoir sur les
pieds, jambes raides également. En Béarn,
arrode-à-pau.
esteloù ; sm. — Petite estéle ; j^etitc ta¬
che étoilée sur le pelage ou la toison ; norri
de vache ou de chèvre ayant une pelote au
front; en Lav. aussi, partie verticale d'un
cadre de porte ou de fenêtre.
estemblà ; v.— Otcr la lisière (témble) ;
au
fig. débarrasser quelque chose d'une
parlie inutile, supcrflùe. Est employé
quelque fois pour estemplà.
estemblade ; sf. — Action d'estemblà,
et aussi, coup sur la tempe.
estembladure ; sf. — Lisière ôtée d'un
tissu.

estemblàt,-ade ; adj. — Qui n'a plus
de témbles; on donne au mot les mêmes
sens qu'à estemplàt.
; v.—

Aller

estenénee.

ivrogne,
zig-zaguer. V. estremejà.
estemperiàdo ; sf. — Zigzag,
estemplà; v. — V. temple (tempe).
Blesser à la tempe, à la tète; assommer;i
rendre fou; estemplà-s, se trouer la tempe;i
perdre la tête. V. destcmplà.
estemplade ; sf. — Action de trouer les
tempes.

estemplàt,-ade
on

;

adj.

—

Détraqué,-e,

dit aussi destemplàt. Cf. des-

timbourlàt.

estenalhà ;

prendre, tenir

v.

—

Tenailler

;

torturer

;

des tenailles.
—
Ce qu'on prend
tenailles; douleur aiguë.

des

estendude.
estenude.

—

Forme

francisée

de

sm.

—

Etendoir,

linge à sécher, le
—

Propre, prêt à

— Forme
plutôt bur-l
lesque de estenilhà-s, s'étendre paresseuse¬
ment ; tenir plus de place qu'on ne doit,

v.

s'étaler.

estenilhà; v.— Fréq. augm. de esténe;
estenilhà-s, s'étendre autant qu'on peut :*
sa détendre, se délasser en s'étirant.
estenilhade ; sf. — Action d'estenilhà';
quantité de choses étendues, étalées ; trace,
sur la terre, sur l'herbe d'un corps couché.
Que y a ue bère estenilhade de hé, il y
a une belle quantité, une belle étendue de
foin.

estenuà ;

v. — Exténuer (rare),
estenude,-dude,-nence ; sf. — Eten¬
due, surface étalée, superficie.
estepince (Lav.) ; adv. m. — Pas du

tout.

estequì-s.

—

esterà ;

—

Estera

v.

V. atequl, plus usité,
Eclisser ; faire des estères.
coupât, éclisser un bras

bras

û

fracturé.

esterade ; sf.

jeu

des

éclisses

—

Action d'éclisser; le

quantité d'estères;

;

un

stère.

esteralanguì.

—

V. estaralanguï, plus

usité.

estère ; sf.

—

Copeau de bois, esquille,

éclisse ; stère. V. estèro.
Dans cette expr., en parlant

des person-l
d'aquére estère, signifie de cette espè¬
ce, de cet acabit; à cade pic l'cstere, à cha¬
que coup, le morceau est enlevé, chaque,
coup porte ; toustém Vestère que-s semble
au hust, le copeau ressemble toujours auj
fût, le fils au père (die.).
estère ; sf. — Peigne de la lice du mé¬
nés,

tier à tisser.

esterìl, esterille,-e; adj.

avec

estenalhade ; sf.
avec

tenèque, le

la

C. estenude.

—

esteniflà-s ;

d'un côté et de l'autre comme un

maboul ;

Otcr

foin, etc.
estenedé,-re ; adj.
être étendu, étalé,-e.

Lou Tresor.

estempereyà,-rià (H.-Big.)

—

endroit où l'on étend le

lieu annuelle-i

a

v.

moucher.
estenedé, tenedé;

morveau,

V.

—

Stérile.

mane.

esterilitàt, esrillitàt; sf.

— Stérilité,
Honnête homme, habï(vieux). V. eslèrlou.

estèrle ;

le, savant

sm.

—

�551

ESTERLINE

esterline ; sf. — Pièce d'or, livre ster¬
ling; par ext., chose de valeur.
Aço qu'ey esterline, ceci est chose de
valeur.
Peut-être aussi par
sa

analogie, à

cause

de

couleur dorée, on appelle esterline, la

poussière qui tombe de la chandelle de
résine qui brûle. V. carit.
estèrlomén (G.); adv. — Savamment,
habilement.

estèrlou, esterloû,-e; adj. et s. —
puiné. D'après Mistral, céliba¬
taire. N. de p. V. estèrle.
Cadet,-te,

estermià ; v.

Fixer les limites, bor¬
renfermer dans les limi¬

—

ner; estermià-s, se
tes de son bien. V.

aliitoà, bournà.
estermiade ; sf. — Limitation, borna¬
ge ; on dit aussi estermiamén.
estermiadé,-re ; adj. — Qui doit êtrej
limité, borné,-e.
estermiadure ; sf. — Chose limitée,
action de borner,

esterminà ;

v.

esterminàble,-e

Exterminer.

adj.

;

—

Qui

peut

être exterminé,
esterminacioû ; sf.

esterminadoù,-re

;

Extermination.

—

adj.

—

Extermina-

teur,-trice.

esternàt; sm. — Externat,
estèrne, estérne; sf. — Souche de
bois de chauffage (vieux).
estèrne,-e ; adj. et s. — Externe; élève
qui loge hors de l'établissement.
esternùc, estournùc ; sm. — Eternuement.
On emploie souvent le
dim.
esternuguét ; éternue, sorte d'agrostidet
(plante).
esternucà,-gà,-dà, estournudà; v.
—

Eternuer.

esternucade, -gade, -dade ; sf.
Eternuement, suite d'éternuements, action

—

d'éternuer.

esternucadoù,-re ; adj. — Qui éter¬
qui éternue souvent,
esternucatòri ; adj. — Sternutatoire.
esternucatòri ; sm.— Endroit, réunion

nue,

où l'on éternue.

Aquére glèyse, qu'ey â esternucatòri, cet¬
église est un lieu où on éternue (soit par¬
qu'elle est trop froide, soit pour tout
autre raison).
esternudà, estournudà, esternugà, estournugà. —C. eslernucà.
esternugàlh. — C. esternùc.
esternuguè,-què, estournudè,-re ;
s.
Stcrnutation, maladie de l'éternucte

ce

—

ment.

estèro (B.-L.) ; sf.

portaient

naguère

—

encore

Luminaire
à l'église

que

les

femmes en deuil. C'était un parallalélipipède en bois de 0.20 sur 0.20 autour duquel'
était enroulé le candcloû qu'on allumait.

ESTEYTÀ

esteròt,-o, esterùc (Lav.) ; s. —
Copeau de bois.
esteroutejà ; v. — Faire de petites estères ; au fig. mal travailler une pièce de
bois.

esterrassà ;

v.

Emotter

—

un

champ,

Action

d'ester-

herser ; faire du terrassement,

esterrassade ;

sf.

—

rassà.

esterrassàt,-ade ; adj. — Emotté,-e;
champ, lieu d'où on a enlevé la terre su¬
perficielle, dont on a détruit les terrasse^
ments.

esterrày (Az.)

; sm.

Terre boulever¬

—

sée.
esterroucà.

(Bien

—

C. estarroucà et dérivés.

esterroucà soit plus correct que
estarroucà, c'est ce dernier qui est le plus
usité).
esterùc, esterrùc ; sm. — Batte,
maillet à long manche pour éniotter, apla¬
nir

—

—

que

terrain. V. estarroucadc.

un

esterùc, esturôc; sm. — Souche de
bois de chauffage ; v. la Mfc, aussi copeau ;
au fig.
un vieux podagre qui ne quitte pafi
le coin de feu, une personne sans énergie,
embarrassante. V. estrounque.
Boudje-t drin, tros d'esterùc! Remue-toi,
bouge un peu, espèce de souche, d'endor¬
mi ! qu'ey aqulu coum û esterùc, il est là,
immobile comme une souche ; cap d'este¬
rùc, têtu.
esterucà ;
lieux

c.

v.

Tisonner. En certains

—

estarroucà.

esterucalhè,-re
ches, de copeaux.
esterucàme

;

s.

—

Amas de

sou¬

(B.-L.). — C. esterucalhè.
; adj.
—
Tisonneur,

esterucàyre,-e
-euse,

qui garde le coin du feu.

esté

ou

estès ;

sm.

pente, étrésillon. V. à

—

Pièce de char¬

car.

estésa (Az.) ; sf. — Foin qui n'est pas
rangé sur le pré.
estesucà,-rucà (G. Big.). — C. atusoucà.

Nom d'un cours d'eau
Estèu; sm.
H.-Pyr. Confronter avec estèusso,
eslèy.
estèusso (Lav.) ; sf. •— Vache mère qu$
n'a pas de lait, ou non suitée.
estèy (G.-M.) ; sm. — Chenal, petit
cours d'cau. V.
boudigoû.
estéyt,-e, estèytch,-te ; adj. et s. —
Qui s'est détaché de la bogue, de l'écale:.
châtaigne, noix, etc.; le fruit lui-même
débarrassé de l'enveloppe. Cf. desquilh.
Castagnos
estèy tes,
sans
châtaignes
bogue, Vestèyt de la caslagnade, les châtai¬
—

des

gnes,

la récolte des fruits

nets.

esteytà ; v. — Débarrasser les fruits dej
leur bogue. V. desquilhà.
esteytà. — V. desteytà plus usité.

�ESTIA

552

ESTILHA

—

estià

(Lav.) ; v. — Infliger une correc¬
(Prov. estiblà). V. estrilhà.
estiadé ; sm. — B:\ton, verge qui sert

tion.

à battre.

(Lav.)

sf.

;

—

Correction

ma¬

nuelle, fessée.
estiàlhos

C. estenalhes.
été, passer l'été
soit à la montagne, soit en condition, fair&lt;|
« la
saison » d'été, se dit particulièrement
des troupeaux qui font une station dans les
hauts pâturages, des eslivandiers.
estibà-s ; v. — Se sécher et se fendil¬
estibà;

sous

(Big.).

v.

—

—

Etre

en

l'action de la chaleur solaire ; se

mains, qui deviennent sèches, cal¬
leuses, de la peau qui brunit, se crevasse,,
du bois qui se fendille sous le soleil.
estibade ; sf. — Durée de l'été, séjour
de l'été, temps des chaleurs, travail de
dit des

l'été.

Lougà per ue estibade, louer, retenir
la durée de l'été.
estibàdje ; sm. — Séjour des troupeaux'
à la montagne l'été; salaire d'un esiibadoù; durée de louage d'un estibadoà.
estibadoù, estibalè,-re ; adj.— Que
l'on garde pendant l'été; se dit aussi pour
pour

estibàyre.
estibamén ;

—
Séjour des trou¬
la montagne.
estibàt,-ade ; adj — T. d'agric. : qui a
passé l'été avant d'être employé; hems estibàt, fumier qui a passé l'été en tas.
estibàus ; sm. pl. — Lieu d'estivage.
N. de 1. et de p. Estibaux, Destibau.
estibàyre,-e ; adj. et s. ■— Métivier,
-ère, moissonneur, personne qui se loue
pour la saison d'été; qui vient passer l'étjé
et arrive de l'étranger. N. de p. V. estibalè.
estibe.
V. estébe (i).

peaux,

l'été,

sm.

sur

—

estibe ; sf.

Saison de travail d'été ;
nom
générique des montagnes d'une zone
intermédiaire où les troupeaux font une
station d'été avant de se rendre aux pâtu-1
—

supérieurs; sole que l'on a laissé
reposer pendant l'été avant d'y semer du
blé, jachère. V. barèyt, «lue.
l.ou plâ de las estibes, le plateau de l'esrages

tibe.

estibè,-re. — C. estibàyre.
estibénc,-gue,-que ; adj. — Qui est de
l'été, relatif à l'été; sensible à la
de l'été, que la chaleur éprouve.

estibère
Cf.

(V.-B.Y; sf.

—

chaleur»

Civière agricole.

bayarc.

estibère; sf.
mont,,

sm.

—

Asti, polissoir de cordon¬

esticà.

Forme de asticà.

—

estic-estàc ; loc. adv.

estiàdo

ler

estic;
nier.

—

Pâturage d'été. N. de

et de p.

estibét ;

sm.

—

Petit été; petite estibe,

petit pâturage.
L'cstibct de

sen

Martí, l'été de la St-Mar-i

lin.

estibiè,-re; adj.

—

Stibié,-e.

— Sur le champ,
après, sans retard.
Parti
estic-istàc, partir sur l'heure;
qu'at harèy estic-estàc, je le ferai aussitôt1
après.
esticle.
Forme de estllle, façon, ma¬
nière, habitude, coutume.
estifagnoùs. — C. estafignous.
estiflà iLom.) ; v. — Siffler.
estiflàt,-àde ; s. — Gifle ; coup de
baguette; trace d'un coup de gaule; on
Loin, coup de sifflet, sifflement; coup de
vin, rasade.
Da â estiflàt à la boutélhe, boire un boni

aussitôt

—

coup.

estiflejà.

—

estiflét ;

sm.

Fréq. de estiflà.
— Iloussine, badine ; au
fig. enfant mince et espiègle; à Aire, outil1,
quelconque, terme général.
Qne-t bas ha da û cop d'estijlét, tu vas te,
faire donner un coup de badine ; dèche-m
aquét estiflét, pose cet outil, cet ustensile.|
cet objet; quin estiflét de droite ! Quel en¬
fant espiègle, polisson ! '
estiflou,-flo (Big. G.) ; s. — C. estiflàt.
estigà, enstigà ; v. — ïnstiguer, exci¬
ter.

estigacioû,-gade ; sf.
estigadoù,-re ; adj.

—

-—

Instigation.
Instigateur.

-tri ce.

estigance

;

sf.

—

Instigation,

sugges¬

tion.

estiglà,
élineeler.

estigglà;

v.

—

Scintiller,

V. estillà.

estiglade, estigglade; sf.

—

Scintil¬

lement, éblouissement.

estiglàn, estigglàn,-te ; adj.
tillant, très brillant, étincelant,-e.
Lou cèu

—

Scin¬

qu'ey estinglàn, le ciel est étin-

celant.

estignà

Arracher ou tirer les che¬
peignée; (vient de
tignasse) ; étêter un arbre, un rameau. En
lî.-L., se dit de la météorisation du bétail,
et de sa guérison. V. chirà, escaboussà.
estignassà. — Augm. de estignà.
estignassade ; sf. — Peignée,
estìgnes (B.-L.) ; sf. pl. — Météorisa¬

veux,

; v.—

donner

une

tion du bétail.

estìl, estille ; sm. — Style, règlement;
procédure, forme, manière de procéder. La
plupart de ces acceptions sont aujourd'hui
désuètes.
Le Stil de la
était le code de

justicy deu Pays de Bcarn
procédure béarnais sous les
anciens régimes.
estilà, estillà ; v. — styler, former,
éduquer, dresser.
estilhà ; v. — Tiller le chanvre.

�ESTILIIE

553
estilhe ; sf. — Chènevotte, tille, teille,
estillà (Liiv.) ; v. — Briller, luire, re¬
luire. Cf. estiglà

estillàt,-ade ; adj. -— Stylé,-e.
estillàt,-àdo ; adj. — Clair, limpide,
estìlle; esticle; sm. — Style, genre,
façon.
A nousto, n'auém pas l'esticle
De dise: bet pet de pencle!
(C. Duior).
Chez nous, nous n'avons pas votre façon
de dire : bè.t pét de perlcle ! Nous ne jurons
pas ainsi ; en aquére maysoû qu'an beròy
estllle, dans cette maison, on a de jolies-,
manières, bonne façon.
estima ;

Estimer ; apprécier, éva¬
estimà-s, s'estimer.
Que haràm estima la cause, nous ferons;
estimer la chose; que m'estimi autan de
m'en anà, je préfère, j'aime autant m'en
aller; que t'estimes, tu? Qu'en penses-tu?
estimablamén ; adv. — D'une façon
luer ;

v.

préférer

—

;

estimable.

estimàble,-e

adj.

;

—

Estimable; qui

peut être estimé,
estimacioû ; sf.

Estimation,
estimade, estime; sf. — Ce qu'on
estime en une fois, vacation d'expert.
estimadé,-re ; adj. — Qui doit, peut
être estimé quant à son prix, à sa valeur.
estimadoù,-re ; adj. — Estimateur,
-trice, appréciateur, priseur.
—

estimatiu,-ibe ; adj. — Estimatif,-ive.
estimbourlàt,-àdo (G.); adj. et s. —
Toqué,-e, tête folle. V. emparratàt, pèc,
esbariàt. On dit aussi destimbourlàt.
estimbourrade.
estimbourre.

estimbourre;

—

sf.

Fréq.

—

augm.

Mêlée,

de

combat

acharné entre gens et bêtes. Cf. esbourre.

estime; sf.

—

Estime; estimation, éva¬

Stipulable.
estipulàble,-e ; adj.
estipulacioû ; sf. — Stipulation.
estirà, tirà ; v. ■— Etirer ; tirer à soi ;
délirer, allonger, étendre ; prolonger, ater¬
moyer ; estirà-s, s'étirer, s'allonger, gran¬
dir ; se débattre pour sortir d'une situation,
d'un mauvais pas; agrandir, prolonger son

détendre, se délasser.
hèr, étirer le fer ; estirà lou
car, tirer le char à soi ; estirà lou coùnte,
allonger le conte ; estirà entà pagà, tirer!
« la
ficelle » pour payer ; que m'y a hèyt
estirà, il m'a fait tirer, prendre patience,
de la peine; est,irà sus la corde, tirer sur la'
corde, tâcher de réussir, faire effort ; estirà-s la pèt, se détendre; faire un effort
musculaire; aquét. dròlle que s'estire, cet
enfant grandit; lou serblei que s'estire, le
temps de service touche à sa fin ; estirà-s
h coubèrte, tirer à soi la couverture, acca¬
bien;

an

hèyt l'estime,

estimulà ;

v.

—

estimulàble,-e

;

on

l'a évalué,

Stimuler.

adj.

estimulacioû ; sf.

—

—

parer.

estiràble,-e; adj.

estimulàn,-te ; adj. — Stimulant,-e.
estincà,-coà (Lav\) ; v. — Epuiser la
mamelle. Cf. espoupà.
estincoàyre,-o ; adj. — Avare, cupide,
estincoûs ; sin. pl. •— Les dernières
gouttes de lait que l'on fait couler dans
la traite; par ext., les dernières
parcelles,
les restes d'une chose. V. cliarràm.

estinglà (Arm.). — C. estiglà. Fréq.
estinglejà.
estipe ; sf. — Pied-droit de barrière. Cf.
estc.be, pachoû, parpalère.
estipoùch, estipoùtch (Os.) ; sm. —
C. estipe.
estipulà; v. — Stipuler.

—

Etirable.

estirade ; sf. — Ce qu'on étire en une
fois, mouvement qu'on donne à une chosci

la tirer à soi

pour

longue suite. C. estiràt.

;

estiradé,-re, estiradis,-se ; adj. —
Qui peut, doit être tiré, retiré.
estiradére ; sf. -— Tiraillerie, action de
tirailler, de peiner sur un travail; s'em¬
ploie surtout au pl.
Qu'y hèn à las estiradéres, ils peinent ;
ils tiraillent. V. estiragassà.
estiradis ; sm.
que

■— Chose que l'on tire,'
l'on traîne; chose étirée.

estiràdje

; sm.

Etirage; tirage, dif¬

—

ficulté.

estiragassà, estirassà, estirassejà. — Fréq. augm. de estirà; tirailler.
estiralhà ;
étendre
pour se

les

v.

Tirailler ; estiralhà-s,
besoin de sommeil,

—

bras par

délasser.

estiràn ;

sm.

—

Etabli à crochets où

l'on place l'étoffe que l'on a
foulon ; tirant, t. de charpentier.

Stimulable.

Stimulation.

se

Estirà lou

luation. V. estimacioû.

Qu'en

ESTIRASSÉJE

—

en

passée au

estiràn,-te; adj. — Rétif,-ive,
fr. dur à la détente, mauvais

comme
payeur.

On dit aussi tiràn.

estirassà.

V. estiragassà.
estirassadìs,-ìsse ; s. — Chose
l'on traîne.

—

Cf.

que

arrousséc.

estirassàt,-ade
d'un

; s. — Tension violente
muscle, d'un nerf, entorse; action

violente de tirer à soi. V. estiràt.

estirasse ;

sf.

•—

Fardeau

que

l'on'

traîne; traînard,-e.

estirassejà. — V. estiragassà.
estirasséje; sf. — Lutte où l'on tire à
soi de part et d'autre; action de tirailler,
de

se

débattre dans les affaires,

la corde

».

«

tirer

sur

�ESTIRAT

ESTOUF

—

estiràt,-ade

;

s.

—

554

Etiremcnt, effort

;

violente tension musculaire.

Atrapà û. estiràt, prendre une entorse, se
un muscle ; au fig. està-n aus esti¬
rats, être dans la gêne, « tirer la ficelle »
ha-y aus estirats, à las estirades, prendre
de la peine, faire effort ; faire à qui sera le
plus fort ; que hè aus estiràts dab lou mau,
il se débat contre le mal, à qui aura le
déchirer

dessus.

estiràyre,-e

adj.

;

—

Etireur,-euse

;

lésineur,

atermoyeur, dur à la détente,
mauvais payeur; qui «tire la ficelle»,
gêné dans les affaires.

estire; sf. — Tension, extension; tor¬
ou question donnée à un accusé ; diffi¬
culté, tiraillement, effort pour accomplir
ture

travail. V.

un

estiradére.

Dans cette expr. ha-y à las estires, s'y
faire pour se tirer d'un mauvais pas, d'une
difficulté ; se débattre. V. estiràt.

estirecoussejà
delà ;

;

v.

—

Etirer

deçà,

tirailler. C. estiragassà.

estirecousséje

Jeu où l'on se
temps qu'or^
tâche de faire tourner sur place ; dispute où
ou en vient aux mains, mais sans se
frap¬
per ; on se contente de se secouer ; diffi¬
culté qui donne des tracas.
Que m'y hès ha à Vestirecousséje, tu me
tire

et

se

secoue

;

sf.

en

—

même

donnes bien de tracas.

estiregagnàt

; sm. — Jeu qui consiste
soi, tel le jeu de la corde à deux

à tirer à

équipes.
estire-pau ; sm. — Jeu qui consiste à
arracher un pieu.
estire-péu. — C. chire-péu.
estires, tires; sf. pl. — Rênes pour
leî bêtes à

cornes,

estirgougnà. — C. estirassà.
estiroà (V.-B.) ; v. — Tracer des est.iroûs.

estiroade ; sf. —- Sole d'estiroûs.
estiroû ; sm. — Sillon sur lequel on se

guidera

labourer en ligne ; dans l'est'
Big. ou trace un estiroû par
cinq sillons (enrue).
estiroussejà,-ssià. — C. estiragassà.
estirpà ; v. — Extirper. V. darrigà.
estirpade ; sf. — Extirpation, enlève¬
ment des mauvaises herbes. V.
pourgade.
estirpacioû; sf. — Extirpation,
du

B.

pour
la

et

estirs

(Bay.J. — C. estiràt.
estiu; sm.
Eté, la saison d'été.
Entà Vestiu, pour l'été ; die d'estiu,
jour d'été, journée chaude.
estiuà, estiuandà (Big. G.). — C.
—

estibà.

estiuandè, -ro, estiuàyre, -o
G.). — C. estibè, estibàyre.
estiube.

—

Forme de eslibe.

(Big.

estiulàn (G.-M.) ; sm. — Canard siffleur
(Arias Penelope).
estiusàt,-ade ; adj. — Epuisé,-e, ava¬
chi, très fatigué. Cf. estourrit.
estòc; sm. — Etau, instrument; stock,
estòc; sm. — Souche, origine. V. ley,
hoùcho.

Vòmi

qu'ère de bou estòc, l'homme
origine.
estòco-fill (G.) ; sm. — Gade-colin,
espèce de morue que l'on vend séchée ; au
fig. personne inaigre.
estofamên.
Forme de estoujamén.
estofe ; sf. — Etoffe, drap, tissu; au
fig. matière, élément, sujet,
estole; sf. — Etole.
estorbe (Bav.). — C. estoùrbe.
estòri,-o (Lav.) ; estòrli ; s.'— Idiot,-e,
crétin; homme inaclif, stupide ; prend
aussi le sens de embarrassant, encombrant.
V. lòcou, pèc.
estorse ; sf. — Torsion, entorse.
Ha à las estorses, lutter à main plate et,
par ext. toute sorte de lutte ; ha à las estor¬
ses dab lou mau, lutter contre le mal ;
gahà
la bite à las estorses, prendre la vie « à
bras-le-corps », lutter pour l'existence.
estôrse ; v. — Tordre ; fouler lin mus¬
cle ; soumettre à une torsion ; estorse-s, se
tordre, se disloquer. Cf. entorse.
Lou coumedièn que sab
estorse-s, le.
gymnasiarque sait se tordre, se disloquer ;
lou mau que-m, hè estôrse, le mal me fait
tordre ; cstòrse-s d'arrlde, se tordre de rire.
-

était de bonne

—

estôrse; v. — Extorquer (rare),
préférablement estourcà.

on

dit

estorte ; sf.

—
Entorse. En B.-L., essignifie aussi lacet, contour d'un che¬
min, d'un sentier. V. cutour.
estoubàs (Lav.); sm. — Grosse étoupe ;
étoffe grossière d'étoupe. Cf. estoupàs. V.'
bot, au Sup.
estoublà ; v. — Couper le blé en vert ;

tôrlo

moissonner

certains

en

lieux ;

mettre

un

champ moissonné en pâture.
estoùble,-e ; s. — Eteule, champ mois¬
sonné, csloublage.
estoùc, estoùt; sm. — C. estouble.
estoucà ; v. —
estoucade ; sf.

estoucàdje ;
stockage.

Estoquer
—

sm.

—

; adj. et
stockeur,-euse.

estouèr (G.-M.) ; sm.
pour prendre
turbots.

stocker,

Action d'estoquer

estoucàyre,-e
tor 'ador ;

;

Estocade.

s.

—

—

;

Estoqueur,

Tramail, filet

les soles, les limandes, les

estoùf, estoùp, estùp ; sm. — Cha¬
étouffante, lourde, température ora¬

leur

geuse.

Syn. caumàs, goulie, esloufoù.

�555

ESTOUFA

estoufà ;

v.
—
Etouffer, asphyxier,
éteindre le feu sous les cendres,
terre; étuver, engouer; estoufà-s, s'é¬

suffoquer
l.i

;

màc, cela

estomac

Aqueste caloà qu'estoufe (ou qu'estofe),
cette chaleur étouffe ; estoufà u eschàmi,
étouffer un essaim, l'enfumer; estoufà la
luts, éteindre la lumière, la chandelle
(chose que 'on faisait autrefois avec un
éteignoir) ; estoufà d'arrlde, pouffer de
rire ; estoujà-s la pêne, étouffer sa
peine ;
que m'estoùfi fou estofi), j'étouffe.
estoufade ; sf. — Action d'étouffer ;
estouffade ; étuvée. V. estoufàt.
estoufadé ; sm. — Etouffoir.
estoufadé,-re ; adj. — Qui étouffe,,
étouffant,-e.
estoufàdje; sm. — Acton d'étouffer,

màc, cela

estoufadoù,-re ; adj. et
feur,-euse. C. estoufadé,

s.

—

Etouf-

sm.

estoufamén, estofamén; sm. —
Etouffement; action d'étouffer.
estoufàn,-te ; adj. — Etouffant,-e.
estoufasse ; sf. — Etoffe très grossière,
estoufàt ; sm. — Estouffade, étuvéo,
sorte de

daube.

L'estoufàt est une manière de plat natio¬
nal que l'on fait surtout l'hiver, car il est
plutôt lourd ; il est constitué par un mor¬
de bœuf mis dans

ceau

une

sauce

de

vin

aromatisée de plantes comme le
thym, le cerfeuil, le persil, l'ail, l'ognon,
assaisonné de sel, poivre, cannelle, etc., le
tout cuit à l'estouffade, devant le feu.
estoufàt,-ade ; adj. — Etoffé,-e.
rouge

estoufatère ; sf. ■— Touffeur ; lieu où
la chaleur est étouffante.

estoufét,-e ;

s.

—

chette.
A

en cachette, clandestine-,
lou cop de l'estoufét, étouffeif

affaire, étouffer quelqu'un clandesti¬

nement.

estoufinade.
avec

un

sens

—

de dim. ;

du style burlesque.
estoufoù ; sf.

C.

estoufade, mais
le terme est plutôt'

Touffeur.

V.

estoùf, gouhe, caumàs.
estoùlh, estoulhà (Arm.).

—

—

estùp,
C.

es-

tourà.

estoumàc ;

sm.
Estomac, poitrine.,
bourras, erbè, gabè, guisè, papàch.
Las taules de l'estoumàc, le thorax ; es¬
toumàc de hèr, de papà, estomac de
fer,
solide, de papier, débile ; abé l'estoumàc
soulide. avoir le coeur dur, la consciencci
large, supporter les avanies sans broncher;
lou clot de l'estoumàc, le creux de l'eslomac ; abc sus l'estoumàc, avoir
un ressen¬
timent, avoir sur le cœur; mau d'estoumàc, mal d'estomac, mal de cœur, cha¬
grin, ressentiment ; que-m barre l'estou¬

V.

-—

m'étouffe ;;

cœur,

défaille ;

acò

crèbe l'estou¬
me fend le
cœur, me navre ; boeytà-s l'estoumàc, vider
son estomac, dire tout ce qu'on a sur
lej
cœur; abé estoumàc, avoir de l'aplomb, du
toupet, du courage; jurà la mâ sus l'eslou¬
màc, jurer la main sur la conscience ;!
qu'as l'estoumàc de dise acò? Tu as l'au¬
dace de parler ainsi ? Aquét qu'a estoumàc,
celui-là a du courage ; abé l'estoumàc d'aploum, avoir l'estomac d'aplomb, avoir
bien mangé ; hica-se-t à l'estoumàc, cacher
dans sa poitrine. Dim. estoumagòt ; augm.
estoumagàs. V. erbè.
L'estomac des ruminants se compose du
bourràs ou bourroù, (panse), de la berréte
(bonnet), dous libes (feuillets) et de las coulères (caillette).
me

estoumacà,-gà
le

serrer

magàs,

cœur

;

;

v.

Estomaquer;

—

soulever l'estomac

rebuler

se

que-m

crève l'estomac,

défaillir

;

;

estou¬

perdre

;

con¬

tenance.

estoumacàs,-gàs

; sm.

estoumacòt ;

sm.

Estomac faible,

—

débile, petit estomac.
estoumacous,-e ; adj.
que, bon à l'estomac.

tìstoumagade

;

crève-cœur

;

cœur,

;

—

Stomachi¬

sf. — Serrement de
chose qui estomaque J

dégoût par satiété.
estoumagàt ; sm.
mac

Solide esto¬

—

vaste.

mac,

soulèvement

Coup

—

d'estomac.

sur

l'esto¬

V.

estou-

maguè.

estoumaguè,-què,-re ;

s. — Soulève¬
d'estomac, dégoût; mal chronique
d'estomac; ennui, langueur d'esprit, neu¬
ment

ca¬

Vestouféte,

ment; da
une

Petit étouffoir;

le

serre

mourimén d'estoumàc, langueur d'estomac,
défaillance ; l'estoumàc que-m cad, mon

touffer.

étouffement.

me

ESTOUNISSA

—

rasthénie.
estoumbe

(As.)

sf.

;

Malheur, cala¬

—

mité.

estoumpà ; v.
estoumpàdje ;
estounà ;

—

Estomper.

sm.

Estampage.

—

Etonner, troubler,
émouvoir, ébranler, surprendre; estounà-s,
v.

—

s'étonner.

Qu'ey

qui t'estoune? Qu'est-ce qui
n'y a pas enlà estounà, il
n'y a pas de quoi étonner ; quei n'y obéré
entà estounà! Ce serait bien surprenant!
estounablamén ; adv. — Etonnam¬
t'étonne ?

ço

Nou

ment.

estounàble,-e ; adj.
estounamén ;

surprise ; admiration

sm.

;

—

Etonnant,-e.

—

Etonncment ;

chose qui impression¬

ne

estounàn,-te; adj.
estounissà

—

Etonnant,-e.

(G. Lom.) ; v. — Tondre!
grossièrement, essarter. V. biscarrà.

�ESTOUP

—

estoùp. — C. estàb.
estoupà ; v. — Etouper, boucher,
estoupade ; sf. — Action d'étoupcr ;
poignée d'étoupc, bouchon, étoupade.
estoupàs ; sm. — Toile grossière qu'on
fabriquait surtout à Lourdes; étoupas.
estoupassùt,-ude ; adj. — Augm. de
estoupùt,-ude.
estoupe ; sf. — Etoupe. V. bot au Sup.
Léngue d'estoupe, langue peu déliée;
està coum û, escargòlh liens l'estoupe, être
comme un escargot dans de l'étoupe, êtrc|
fort

en peine,
embarrassé ; groussiè coum
l'estoupe, grossier, rude, peu civilisé;
Nou lèches l'estoupe. au ras dous tisoûs,
Ni las gouyates au ras dous garçoûs.
Un vieux prov. fr. dit également : Ny les
étoupes proches aux tisons, ny moins lest
filles près les barons ; Vestoupe que-s trufe
dou capit, l'étoupe (qui est pourtant gros¬
sière) se moque du capit, qui est plus gros¬
sier (die.); on dit en Lav. et B.-L., de
quelqu'un qui ne se tient pas de joie: dab
toùto er' estoàpo d'et Béarn que nou lou
bousserln et eu; en style badin, quand il,
naît une fille, on dit en Big. : qu'a bayât
û charpantiè, û sourdàt d'estoùpo, il est né

une

fille,

une

fileuse.

estoupelhàt,-ade ; adj. — Qui a de
l'ctoupe en mélange, en parlant des tis¬
sus. qui ressemble à du tissu d'étoupe; au
fig. mal peigné.
estouperiqueyà (Lav.) ; v. — Travail¬
ler de l'étoupe.
estoupicùt, estoupùt,-ude ; adj. —
Etoupcux,-euse ; qui est semblable à l'é¬
toupe, filandreux, en parlant des fruits,
des légumes, de la viande ; tissu où l'étou¬
pe domine.
Car estoupude, viande filandreuse ; parlà
ostoupùt, parler sans élégance; qu'ey dous
estoupùts, dira-t-on d'un personnage pas
encore
civilisé, d'un rustre; que la m'as
hèyte de las estoupudes, tu m'en as fait
une, tu m'as joué un vilain tour.
estouquét; sm. — Etoquiau, petite
cheville de fer qui sert à arrêter un méca¬
nisme, une roue, etc; au fig. petit bout
d'homme. N. de p. Lestouquét. V. baubit,
embòbi, cabilhe, pissòt, espwloû.

estouquetà
arrêter

un

; v. —
mécanisme.

Placer l'étoquiau,

estoùr,-alhèt,-rét ; sm. — Autour
(oiseau). On dit aussi asloùr.
estoùr, estoùrs (G.). — C. cutour.
estourà ;

556

ESTOURMENTI

sm.
Eleule, chaume.
Syn. cstoùble, esloùc.
estouralhét, estourét; sm. — Petit
autour, épervier. V. estour.
estourbà, destourbà,-berà ; v. —
Troubler, embarrasser, mettre en désordre,
mêler, en parlant du fil; en certains lieux,
assommer (fr. pop. estourbir).
—

Aquet tems emperielàt que-m estourbe,
temps orageux me trouble, m'énerve ;
tout aci qu'ey estourbàt, tout, ici, est en
ce

désordre, sens dessus dessous.
estoùrbe, destoùrbe ; sm. — Désor¬
dre, pêle-mêle, embarras, trouble, émeute.
Que y aboù gran estoùrbe en la bile, il y
eut

grand tumulte, émeute dans la ville. V.

arbaròt, destroùble, susmaute.
estourbi ; v. — Assommer, abattre,
estourbide ; sf. — Coup d'assommoir

;

assommade.

estourbìlh (L.) ; sm .— Tourbillon. Y.
espourbilh, houlêt, biroulét, maures.
estourbilhà,-lhoà ; v. — Tourbillon¬
ner, tournoyer. V. estranjereyà, biroulejà.
estourbilhoû ; sm. — Petit tourbillon,
estourcà ; v. — Extorquer,
estourcàdje -cade ; s. — Extorsion.
estourcàyre,-e ; adj. et s. — Escroc.
estourcude,-ssude, tourcude; sf. —
Torsion. V. estòrse.

estourdarie,-derie ; sf. — Etourderie.
estourdi ; v. — Etourdir, assourdir,
abasourdir ; incommoder, fatiguer ; rendre
gourd, amortir; estourdl-s, s'étourdir.
Aquét patàc que m'a estourdit, ce coup
m'a étourdi ; lou bî qu'estourdéch, le vin
étourdit ; estourdi lou mau, amortir, calmer
la douleur; û paraulls qui estourdéch, un
discours qui étourdit.
estourdidamén ; adv. — Etourdiment.
estourdide ; sf. — Etourdissement ;
verige ; action d'étourdi.
Anà-n à l'estourdide, aller, agir à l'é¬
tourdie, étourdiment ; ha tout à l'estour¬
dide, agir à l'étourdie ; que m'a passât ue
estourdide, j'ai eu un vertige, un etourdis¬
sement. V.

estourdissimén.

estourdidè,-déçe ;

s.

Etourderie

—

d'habitude; vertige.
estourdissàn,-te; adj.— Etourdissant,
-te; étourdisseur,-euse.
estourdissimén, estourdit,-ide ; s.
—

Etourdissement.

estourdìt,-de ; adj. — Etourdi,-e, hur¬
luberlu, esprit léger.
estouredéro (B.-L.) ; sf. — Ecluse de
canal de moulin.

estourét.

—

V. estouralhét.

estourét-perdiguè ; sm. — Faucon
hobereau (Falco subbuteo Lath).
estouretat,-ade ; adj. — Fasciné,-e;
éberlué, apeuré comme l'oiseau sous l'éper¬
vier.

estoureyà (B.-L.)
V

;

v.

—

Déchaumer.

e.stout..

estoureyàdo (B.-L.) ; sf. — Déchauaction de déchaumer.
estourmenti ; v. — Etourdir par un
coup, au pr. et au fig. ; ébranler.
mage,

�ESTOURMENTIT

557

estourmentit,-ide ; adj. — Troublé,-e,
désemparé, en désarroi moral.
estournà.
V. destournà plus usité,
—

estourne-cu;
chute

sur

sm.

Cabriole, culbute,

—

le derrière.

i'estourne-cu, partir « ad patres »,
style burlesque ; faire la culbute, en
parlant d'un commerçant en déconfiture;
debarà en estoume-cus, dévaler en une
lia

en

estoursedé,-re ; s. — Thie à crochet,
spécial pour tordre le gros fil. V.

hialeroû.

estoursedé,-re ; adj. — Qui est propre
qui fait tordre.
Bencllli estoursedé, baguette que l'on
peut tordre ; arride esoursedé, rire tordant ;
rriau estoursedé, mal", douleur qui fait se
tordre ; briàc estoursedé, ivre-mort,
à être tordu ;

estoursedure.

estourne-pét,-pic. — C. estourne-cu.
estournét,-nèu,-niât,-nìu ;-nùc,-nugàlh, gastournét (L.) ; sm. — Etourneau, sansonnet (sturnus vulgaris) ; au fig.

estourselhà ;

étourdi.

troupes lous estournéts nou bàden pas
gras, en troupe, les étourneaux ne devien¬
A

(die.). Cf. bistournét.
estourni (As.). — C. estournudà.
estourniàt, estourniu.
C. estour-

nent pas gras

—

nét.

estourni'gà (Salies).
estourniu,-ibe.
estourniu
tin roselin

Pràube

—

C. estournudà.

—

C. destournlu.

d'Espagne

; sm.

Pauvre

niais 1 excl.

estoùrno-pico (Big.)

sf.

;

C. estour¬

—

ne-cu.

lié à

Vestoùrno-pico, faire à la lutte, à
l'autre; s'amuser à faire des
culbutes; liicà d'estoùrno-pico (ou plcos),

qui

renversera

renverser,

culbuter,

meltre

sens

dessus

dessous,

en style plaisant.
estournudà,-gà. — C. esturnucà.
On dit par euphémisme estournudà
darrè pour péter.

estournudét.

—

per

estournét.

estoùro (Lav.). — C. estourà; en style
badin, barbe de plusieurs jours.
estourralhàt,-àdo (G.); adj. — Qui a
la tête chavirée, qui est désemparé. Fréq.
de estourrìt. V. estourmentit, destimbourlàt, estouretàt.
estourri
mer,

presser

C. atourrelhà.

—

(G.)

; v. — Serrer, compri¬
pour exprimer le jus, tarir,

dessécher ;

s'estourrï, se dessécher, mai¬
grir. V. eschourrl, esprérne, eslassi-s.
estourrido (G.) ; sf. — Epreinte, pres¬
sion, compression ; dessèchement.
estourrìt,-ìdo ; adj. — Sec, sèche, as¬
séché, épuisé. V. eschòrri, estiusàt.
estourroucà.

—

C. estarroucà, et déri¬

vés.

(B.-L.)

;

sm.

—

Eboule-

ment.

estoùrse

(Or.

e

Chai.).

—

Tergiverser, zig¬

tourselhàn, il est toujours à tergiverser ;
bimi, tordre l'osier.
estourselhà-s.
Fréq. de estòrse-s,

estourselhà lou

—

estoùrse-s.
estourselhade ; sf.

tergiversation

;

détour

;

— Torsion, zigzag,
action d'entortiller,
Extorsion,

estoursioû ; sf. —
estoùt.
C. astoùc.
estrà ; sm. — Extra, ce
—

qu'on fait d'ex¬
qui l'est; distingué.
estrabe,-aue (G.-M.). — Etrave. V.
ou

estambe.

estrabià ; v.

— Ecarter de la voie, éga¬
fourvoyer; dissiper; estrabià-s, s'éga¬
rer, s'écarter. V. estrembià, horabià.
estrabiade ; sf. ■— Egarement, mise de

rer,

côté.

estrabiàt,-ade

;

adj.

—

Egaré,-e, hors

la voie ;

extravagant,-e.
estraccioû; sf. — Extraction,
estradà ; v. — Extrader,
estrade ; sf. — Estrade ; grande route
(vieux). N. de p. Lestrade, Estrade, Estraestradicioû ; sf.

— Extradition.
estrafalèrou,-èro (Lav.); adj. — Ex¬
tra vagant,-e.
estrafaleyà (Lav.) ; v. — Faire des ex¬

travagances.

estràgn ; adj. et s. — Etrange; étran¬
qu'ey de pais estràgn, il est de pays
étranger; à l'estràgn, à l'étranger.
estragnacà,-gà (As.). — C. estelaracà.
estragoû ; sm. — Estragon (plante),
estràlh (G.) ; sm. — Dégât, abatis
causé par un orage; litière; bétail, d'après
ger:

d'Astros; v. l'Albret, maraudeur, vaurien.
estralhà, tralhà, troulhà; v. — Dé¬
grader, détruire, verser et embrouiller les
céréales, les taillis, etc.
L'auràdje qu'ai a tout eslralhàt, l'orage
a tout bouleversé,
mis pêle-mêle.
estralhade ;
sf. — Bouleversement,

pêle-mêle.
estralhadis ;

estourroucàt

—

dère.

C. esternùc.

estournugàlh, estournùt. — C. esternugàlh.
estournugàlh; sm. — Etourneau. Cf.

estourrelhà.

C. estorse.

—

v.

zaguer ; tordre largement ; entortiller.
Loti sendè que ba en estourselhà, le sen¬
tier est en zigzags ; qu'ey toustém en es-

traordinaire

Mar¬

—

(sturnus roseus, oiseau).
estourniu
d'Espagne !

ESTRAM

fuseau

suite de culbutes.

un

—

C. estòrse.

sm.

—

Pêle-mêle, brouil¬

lamini.

estràm (L.) ; sm. — Etoupe
gnée et chargée encore du capit.

non

pei¬

�\

ESTRAM

—

ESTRAOURDENARI

558

estràm, estràme,-mi; sm. — Affeensemble des soins du bétail : nour¬
riture, litière, etc. Estràme s'entend vers la
Rig. et estràmi vers l'Arni.
estràmble,-e (Big) ; adj. — Tremblant,
-e
; subs. — Epouvante ; action de trembler.
estrambòr (d) ; estrambòt (G.-M.) ;
nage,

sni.

—

Débordement ;

mouvements désor¬

donnés d'une embarcation; transport
thousiasme. V. estambe.

estramoulì,-sì
lemment du
sens

d'en¬

Frissonner vio¬
fait d'une émotion ; a aussi le
;

v.

—

d'estarrabouni.

estramoulide,-side ; sf. — Tressaille¬
ment ; long frissonnement ; secousse, étourdissement. On dit aussi estarramouside. V.

estremoulide, estrèyte.
estramoulit,-ide ; adj.— Frissonnant,-e
de peur, d'émoi ; hébété ; étourdi,
estramousì.

—

C. estramouli.

estramoutì,-mountì (G.)
dir

par

un

coup,

assommer.

Etour¬
V. estarra-

; v.—

moutì, estourbi.
estraneà (G.) ; v. — Rannir, expulser
(d'après d'Aslros). V. horbandi.
estrànge ou estrànje,-e ; adj. —
Etrange, extraordinaire, curieux, original ;
étranger. V. estràgn.
Cuuse estrange, chose étrange, curieuse;
manières estrànges, façons étranges ; aquet
òmi (Jii'ey drin estrànge, cet homme est
quelque peu étrange, extravagant; moùnde
estrànge, gens étrangers, du dehors.
estrànge ; sm. — Etranger, l'étranger,
exotique. On dit aussi estrangè.
Qu'arribe de l'estrànge (ou de l'estrangè), il arrive de l'étranger. V. estràgn.
estrangè,-re ; adj. et s. — Etranger,
-ère ; visiteur,-euse ; hôte.
Lous estrangès soun arribàts, les invités
sont arrivés,

estrangemén ; adv. — Etrangement,
estrangetàt ; sf. — Etrangeté, extra¬
vagance.

estranglà ; estranlà (G.) ; v. —
Etrangler, suffoquer ; resserrer, étréeir ; en¬
gouer ; au fig. glacer d'épouvante, suffo¬
quer ; estranglà-s, s'étrangler, suffoquer.
Ço qui-m disét que m'estrangle, ce que
vous me dites
me suffoque,
me stupéfie ;
qu'en soy estranglàt, j'en reste stupéfait,
sans
parole ; estranglà lou noud, serrer, res¬
serrer le nœud de telle sorte qu'il ne puisse
se
défaire ; la broyé que m'estrangle, la
pâte m'étouffe; las mensounges n'estranglen pas, les mensonges n'étranglent pas ;
nou-t serés pas estranglàt de parlà, cela ne
t'aurait pas étouffé de parler, de dire la
vérité; ha coum qui s'en estrangle, faire
très vite; auque estranglade, oie engouée.
estrangàble,-e ; adj. — Qui peut être
étranglé, qui mériterait d'être étranglé,-e.
estranglade ; sf. -— Strangulation ;
suffocation ; étranglement, passage étroit.

estrangladé,-re ; adj. — De nature à
étrangler, à resserrer. V. estranguillioû.
Nouds estranglade, nœud coulant ; hèyte
estrangladére, aventure, action terrifiante,
qui serre la gorge.
estrangladé ; sm. — Passage étroit,
étranglement, coupe-gorge; aspérité dans le
fi! qui empêche le passage dans l'aiguille ou
dans la lice; obstruction dans l'intestin, la
gorge.

estrangladure ; sf. — Corde qui étran¬
gle ; cravate trop serrée ; étranglement,
estranglamén ; sm. — Etranglement.
estranglàn,-te ; adj. — Qui étrangle.
estranglàyre,-e ; adj. et s. — Etrangleiuyeuse.
estràngle; sm. — Saisissement d'épou¬
vante, émoi qui suffoque ; effroi, chose
effroyable.
estrangle-bèsties ; sf. — Glyeérie flot¬
tante; orge des souris (plantes).
estrangle-boéu ; sm. — Etranglebœuf, aspérulc ; brome (plantes).
estrangle-câ ; sm. — Etrangle-chien,
aspérule à esquinancie (plante) ; on l'appel¬
le aussi estrangle-gat, étrangle-chat.
estrangle-loup ; sm. — Etrangle loup,
aconit napcl. Cf. capuchine, nabét.
estrangliu,-ibe; adj. — Qui est de
nature à étrangler. V. estrangladé.
estrangloùs,-gouloùs,-e ; adj. — Qui
est très âpre, d'étranguillon.
estrailgoulà ; v. — Fréq. de estranglà;
estrangoulà-s, s'étrangler pour avoir avalé
de travers ; s'engouer.
estrangoulade,-lhade ; sf. — Spasme
de l'œsophage quand on a avalé de tra¬
vers ;
étranglement, en style burlesque. On
dit aussi estrangoùlh, sm.
estranguilh; sm. — Petit estràngle. C.
eslranguilhoû.
estranguilhà. — C. estrangoulà, avec
un

sens

de diminution.

estranguilhoû ; sm. — Gêne pour ava¬
ler : petit spasme de l'œsophage, sorte de
hoquet.
On appelle prues, pères, poumes d'estranguilhoû, des espèces de prunes, de poi¬
res, de pommes très âpres, d'étranguilhon.
estrangulacioû ; sf. — Strangulation
estranjamén. — C. estrangemén.
estranjereyà (G.-M.) ; v. — Tour¬
tourbillonner. Y. barà.
estrànsi,-ie ; sf. — Transe.
estransi ; v
Transir ; mettre dans
les transes ; estransi-s, se laisser transir.
Lou ret que m'a estransit, le froid m'a
transi; que soy estransit, je suis dans les

noyer,

transes.

estranside ;

sf.

—

Transissement

quiétude, chagrin. V. ànci.
estraourdenàri,-dinàri,-e
Extraordinaire.

;

adj.

;

in¬
—

�559

ESTRAOURDIN ARI AMÉN

estraourdinariamén,-rimén

;

adv.

—

Extraordinairement.

estrapà. — V. estrepà, plus correct,
estrapade ; sf. — Estrapade, supplice

d'autrefois. Le mot

est resté avec le sens

de

correction

infligée notamment à quelqu'un
pas plusieurs acolytes. V. estrétes.
estràs; sm.
Gaspillage, dispersion,
désordre. Le mol, tombé en désuétude en
Gascogne, tandis qu'il est toujours usité en
Pi'ov., en Rouergue et ailleurs, n'est resté
chez nous, que dans les expr.
: ha d'estris e
d'cstràs, jetà d'estris e d'estràs, faire de
bric et de broc, d'une manière désordon¬
née, jeter de ci, de là.
—

estratagème,-mi ; sm.
Stratagème,
estrategie ; sf. -— Stratégie ; se prend
-—

aussi

le sens de stratagème.
biengues ahumà dab tas estratè¬
gies, ne viens pas m'ennuyer, essayer de
m'en faire accroire avec tes
histoires, tes
projets, tes stratagèmes (Fondeville).
estreà ; v. — Etrenner, donner l'étrenne ; acheter, vendre le
premier ; la vendeuse
ne
manque pas de « se signer », la pre¬
mière main qui lui donne étant colle
qui
lui portera, selon que l'acheteur soit bon
ou
mauvais, né sous la bonne ou la mau¬
vaise étoile, la bonne ou la
mauvaise chan¬
ce
pour la journée; estreù-s, recevoir le
premier sou de la recette de la journée.
jV'èv pas estreàt de. oey, je n'ai rien ven¬
du aujourd'hui.

estreade ; sf.

Action de donner

—

de recevoir l'étrenne ; l'étrennc

ou

elle-même;

prendre en mauvaise part.
Vestreade, recevoir une correction,
une frottée;
beroye estreade! jolie étrenne !
s'écriera-t-011 si la journée débute mal.
estrecì,-tì; v.
Etrécir; estreci-s, s'étrécir. Cf. estrégne,
restrégne.
peut

se

Recébe

—

estrecide ; sf.
cissure.
estrée ; sf.

Etrécissement

—

;

étré-

resserrement.

estregnùt,-ude ; adj.— Qui est étreint,
serré; chiche, avare; constipé; rétréci,-e.
estrém ; sm.
Côté, extrémité, bout;
partie de territoire éloignée d'un centre,
faubourg, écart. V. estremàu. N. de p.
listrem, De-strem.
Qu'èm à l'estrém, nous demeurons
hors la ville ; tirà p'ous
estréms, s'en aller
passer de côté ; ne pas agir franchement ;
lous estrérns de la coiwiune, les écarts de
la commune ; hieà-s à
l'estrém, se mettre
au bord, se
garer.
—

estremà ; v.

—

Mettre de côté,

en

ré¬

ôter, enlever; écarter, éloigner;
estremà-s, se garer, se mettre de côté, par
côté, s'éloigner. V. arrecù, estrembià.
serve,

estremade ; sf.

—

Action de mettre de

côté ;

partie éloignée d'un centre ; course,
voyage hors de chez soi.
estremadé,-re ; ridj. — Qui doit mis à
l'écart.
Lou biélh

qu'ey estremadé, le vieux est
le dernier départ ; utls estremadés, outils à laisser de côté, hors d'usage.

mûr pour

V. arrecadé.

estremamén ; adv.

estremàu;

Extrêmement,

—

Extrémité; partie
reculée ou inculte d'un territoire;
pacage
reculé d'une montagne. N. de p.
et de 1.
Destremau. V. ahitùu, dehores.
estrembià, estrembirà ; v. — Mettre
de côté, par côté, sur le
côté; estrembià-s,
se

sm.

—

garer, se mettre à l'estrém. V. estremà.

Estrembiàt-be, garez-vous, mottez-vous
par côté; qu'èy estrembiàt lou car, j'ai mis
le char par côté.
estrembiade,-birade ; sf.
Mise de
—

Etrenne, pourboire; pre¬
mier usage d'une
chose; souhait de bonne
année ; peut se prendre en mauvaise
part :

côté ;

action de

—

vilain cadeau.

Dat-me l'estrée, donnez-moi l'étrenne, un
pourboire; qu'en èy abùt l'estrée, je l'ai eu,
possédé le premier, avant tout autre; que-b
bieném pourtà, dise l'estrée, nous venons
vous
souhaiter la bonne année ;
quine
estrée e-m pourtàt ? Quelle bonne
nouvelle

m'apportez-vous ?
estrége-s ; v.

—

retirer, battre

retraite.

en

ESTREMÈ

estregnedéres. — C. espremedéres.
estregnemén ; sm. — Action d'étreiudre, de presser, de resserrer.
estregnude ; sf. — Etreinte, pression,

avec

Nou-m

—

estrembirà; v.
Tourner, mettre le
dessous, le droit à l'envers ou « vice
—

dessus

versa »,

retourner; tourner sur une route et
une voie latérale ; au fig. boulever¬
ser, mettre sens dessus-dessous ; estrembià-s,
se
retourner, faire demi-tour, tourner dans
un
chemin latéral, bifurquer. Prend sou¬
vent, aussi, les sens de estrembià.

prendre

estrembirade ; sf.

se

estrégne; v. — Etrcindre, serrer étroi¬
tement; rétrécir; estrégne-s, s'étreindre. V.
estrecl, restrégne.
Estrégne la mâ, élrcindre la main ; estré¬
gne la mounéde, serrer les cordons de la
bourse ; aquét drap que bòu
estrégne, ce
drap rétrécira ; que eau estrégne-s, il faut
se restreindre, économiser.

de retourner

—

Action de tour¬

détour de chemin ;
tournement ; changement de
tactique,
méthode brusque ; voltc face.
ner,

Se mettre de côté,

se garer.

estréme
latérale.

(Lav.)

;

; sm.

—

re¬

de

Latéral; vallée

Estréme de Salles, vallée lavedanaise

laté¬

rale à celle

d'Argelès.
estréme,-e; adj. et

s.

—

Extrême.

estremè,-re ; adj. — Latéral,-e; qui est
au loin, au
bout, à l'extrémité. N. de p.
Estremí, Calestremè. V. estrém.

�ESTREMEJA

estremejà;

560

ESTRIBA

—

v.

Aller de côté, d'un

—

côté à l'autre, zigzaguer, louvoyer, côtoyer;
mettre de côté. C. estremà.
Loii briàc qu'estreméje, l'ivrogne zigza¬
gue ; aquét nou hi
fait que louvoyer.

qu'estremejà, celui-là

ne

estremejade ; si. — Ecart brusque,
zigzag, plus particulièrement sur roule.
estremejàn,-te ; adj. — Qui va en
zigzagant ; qui suit les bords, les côtés, qui
louvoyé.
estrementi (G. G.-M.) ; v. — Ebran¬
ler, secouer, faire trembler, émouvoir ;
étourdir d'un coup violent. V. estremouli.
estrementide ; sf. — Secousse, ébran¬
lement, tressaillement, frisson.
Loa bachèt receboà ue terrible estremen¬

tide, le bateau reçut une violente secousse.
estremèra (Az.) ; sf. — Brebis de 3 à
/1 ans, à mettre de côté.
estremère ; sf. — Extrémité, confins,
bord, côté, bordurage, environs; ruelle de
lit.

(ou las estremires) dou pais,
las estremires don bosc,
l'extrémité de la forêt; gahàl las estremi¬
res, prenez par les bords. V. estremàu,
L'estremire

les confins du pays ;

estréme.
estremères ; sf. pl. — La viande
mâchoires des bêtes de boucherie,
estremí (L.) ; v. — Tuer (vieux).
Chens

un secours,

qu'ire estrém,

des

sans un

il était tué, mort.
estremiste,-e ; adj. — Extrémiste (mot
entré récemment dans l'usage),
estremítàt ; sf. — Extrémité,
estremoùle ; v. — Prendre comme en¬
tre deux
meules; estremoùle-s, se faire
secours,

compresser.

estremouléte ; sf.
blement de
V.

—

Secousse, trem¬

frayeur, frisson, tressaillement.

estrementide»
estremouli.
C. estrementi.
estremoulide ; sf. — Secousse, tressail¬
—

lement, tremblement
estramonlide,-tide.

nerveux.

estremoulude ; sf.
froissent

vement

se

comme

—

Action de deux

si deux meules

touchaient ;

heurt,

en mou¬

bagarre,

bataille, mêlée, frottée.

estremoulùt,-ude ; adj. — Moulu,-e
suite d'un froissement, d'une frottée,
d'une action pénible; recru de fatigue.
estremouncià ; v. — Extrémiser, ad¬
ministrer l'extrême onction ; dans cette
exprès, està estremounciàt de pòu, être à
par

demi-mort de peur.

estremouncioû ;

sf.

—

Extrême-

onction.

estremousi (Lav.). — C. estrementi;
on dit aussi estremoutl.
estrencà ; v. — Couper et fendre. V.

estronneà, trencà.

estrepà, trepà;

—

Transir, saisir

v.

—

Trépigner,

mar¬

piétiner. V. pietejà.
estrepadis ; sm. — Sol piétiné ; em¬
placement où l'on a piétine.
estrepassejà, estrepejà. — Fréq. de
estrepà.

quer

le

pas,

estrepasséy, estrepassade ;

s.

—

Trépignement, piétinement, bruit de pieds.
estrepi, trepi ; v. — Donner un effort,
un coup de
collier; fouler aux pieds, piéti¬
ner ; on dit aussi estrepilhà.
Estrepi la brégne, fouler la vendange. V.
caupi, traupl.
estrepide,-pilhade ; s. — Effort ; ac¬
tion de fouler, de marcher sur les pieds de
quelqu'un ; séance de foulage de vendange.
V. estrepit, traupido.
estrepilhà. — C. estrepi, fouler aux
pieds.
estrepilhade ; sf. — Action d'estrepi;
par
anal, bourrasque avec grêle, forte
giboulée. V. estrapilhade ; dispute avec rixe.
estrepit; sm. — Effort; foulement.
L'estreplt est bref, Vestrepide est plus lon¬
gue ; on dit aussi estrepilhàt.
estrét (B.-L.) ; sm. — Défilé resserré à
l'entrée d'une vallée; partie rétrécie d'un
vase.

estrét, estréyt,-e; adj.
serré, resserré ; chiche, avare.
estrét

(Lav.)

estréte ; sf.

—

Etroit,-e,

— Un peu, très peu.
Etreinte; au pl. estra¬

; sm.
—

pade, étrivières.
Dans les jeux d'enfants, da las estrêtes,
c'est faire subir à celui qui a perdu une
sorte de punition corporelle, une volée de
coups de berret, par exemple ; donner les
étrivières.

Etroitesse ; chiche—
petitesse d'esprit.
estreti; v. •— Etrécir; estre.tl-s, qui
estretésse ; sf.

rie ;

s'étrécit.

V. estreci, restrecl.

estretide ; sf.

plusieurs choses qui se rencontrent et

ou

se

Y. estriyte,

estrensì (Arm.) ; v.
d'effroi.

estretoù ;

—

sf.

Rétrécissement.

—

Etroitesse

d'une chose. Y. estretésse.
L'estretòu de la taule, la

;

largeur

largeur de la

table ; aquet camî qu'a trop d'estretoù, ce
chemin n'a pas assez de largeur ; estretoù

d'esprit, étroitesse d'esprit.
estreytejà ; v. — Etre secoué par le
saisissement, frissonner, trembler.
(B.-L.); estrèyte; sf. — Se¬
tremblement bref, mouvement vif
provoqué par la peur, la surprise, le saisis¬
estrèto

cousse,

sement.

estribà (L.) ; v. — Etayer, appuyer ; estribà-s, s'appuyer. N. de p. Estribat, Destribats.

estribà ;
tre

le

v.

—

Placer les étriers

pied à l'étrier (estriu).

;

met¬

�561

ESTRIBE

estribe ; sf. — Etrivière. V. cstréles.
estrìc.
V. destric plus usité,
estricà ; v. — Etriquer ; estricà-s, s'étri—

qucr.

estricàdje;

sm.

Action d'étriqucr;

—

qui est étriqué.

ce

estric-estràc

(Lav.)

;
loc. adv.
dit aussi estrlc per

Coup

sur coup ; on
truç. V. estìc-estùc.

estrilhà ;
son

v.

Etriller,

—

argent à quelqu'un,

«passer

un

rosser ;

—

es¬

gagner

le décaver

;

lui

l'admonester; faire

savon»,

surpayer; estrilhà-s, s'élriller, se battre.
estrilhade ; sf. — Etrillage, brossée,

peignée, raclée

action de

;

gagner au

admonestation vive.

jeu

;

estrilhàdje ; sm. — Action d'étriller.
estrilhàyre,-e ; adj. — Etrilleur,-euse ;
garçon
d'écurie ; commerçant, hôte qui
fait surpayer.

estrilhe ; sf. — Etrille. V. gratuse.
estrinséc (G.) ; adj. •—

Extrinsèque

(lit.).
estripà ; v. — Etriper, éventrer, com¬
primer fortement le ventre; estripà-s, s'éventrer ; se crever de
faligue ; se presser
fortement le ventre, accidentellement.

estripàdje;

sm.

estripamén
ventre,

;

Etripage, action

—

d'enlever les intestins, la
sm.

tripaille.

—

des entrailles, écrase¬
estripada et estripàdje.
estripassà. — Fréq. augm. de estripà.
estripassade. — Fréq. augm. de estriptide ; masse intestinale mise au jour,
estripassejà. — Péjor. de estripassà.
estripàt,-pade ; s. — Etripage ; bagar¬
re, rixe où l'on s'étripe, carnage.
estripàt, estripassàt,-ade ; adj. —

Etripé,-e.
estripe-brisàt (L.)

; sm. —
gros mangeur; se dit
paresseux qui n'est bon
manger. V. brisât.
soupe,

d'un

estriu;

sm.

—

Litt. écrase
également
que

pour

estriubà.

Estròpi ;

—

C. estribà.

Eutrope.
Sent Estròpi, May entràn,
L'un qu'es oey, Vaut qu'es doumàn.
St-Eutrope et Mai commençant, l'un au¬
jourd'hui, l'autre demain (dic. L.).
estròpi,-ie; adj. — Maladroit,-e, bousilleur, balourd. V. estròs.
estròs,-se ; adj. — Maladroit,-e, malha¬
bile; gauche; on dit aussi estròssi, notam¬
vers

n. p.

—

le G. V. estroùch.

estrossamén ; adv.

—

d'une manière bête.

Maladroitement,

estroùch (G.); trouch;
estroàs.

estrougnà ; v. — Couper la trogne, en
style burlesque. C. estrouchà.
estrougnade ; sf.— Coup sur la figure,
écrasement de la face ; action de fendre du
gros bois. V. aselà.
estrougnadis,-disses ; s. — Eclats de
gros bois, de souches ; trognons.
estrougnàt,-àdo (B.-L.) ; adj. et s. —
Qui a une ou plusieurs dents cassées.
estrougne (Vers l'Arm.). — C. estroulh. Cf. estrounque.
estrouï (Arm.) ;
v. — Bâtir, construire,
établir.
Un nid estrouït sus la brànco, vin nid
bâti sur la branche (Villeneuve).
estroùlh ; sm. — Gros copeau de bois
enlevé d'un coup de hache ; il est plus gros
que

trognon,

culot,

l'estère. V. estroùnc.
v.

—

Se battre et s'abîmer

entre combattants. V. troulhà.

lej

estroulhe-pès ; sm.
pieds ; t. injurieux.
estroumiglà (L.) ;

d'effroi, de

—

Paillasson pour

v.

—

Trembler

peur.

estroumiglade ; sf.
frayeur; saisissement.
estroùn ;

sm.

—

Epouvante,

—

Etron, tas excrémen¬

tiel; petit morveux, homme de rien; t. bas
et injurieux.
Nou bau pas û estroùn, il ne vaut rien
;
qu'en hèy cas coum d'û estroùn, je n'en
fais aucun cas. (Par euphémisme, on dit
parfois estroùnc).
estroùnc; sm.
V. estrounque, qui
est généralement
employée, en raison de la
similitude phonétique de estroùn et es¬
—

Etrier.

Perde lous estrlus, perdre les étriers,
per¬
dre de son assurance, perdre un
appui,

d'arbre ;

che net.

éclatement

ment du ventre. C.

ment

estroùch,-e, estrouchàt,-ade ; adj.
Tronçonné,-e ; coupé net. V. estroùs.
S'emploie aussi pour estròs.
estrouchà ; v. — Etronçonner, couper
net; couper, ôler le trognon, le diviser.
estrouchade; sf. — Etronçonnage ;
bagarre grave avec coups et blessures, mas¬
sacre, mise en pièces et morceaux.
estrouchàt,-ade ; s. — Coup qui tran¬

—

estroulhà-s ;

Déchirement du

ESTROUPA

—

troùnc.
estrouncà ; v. — Fendre du gros bois,
éclater. V. aselà; retrancher, cou¬
per en morceaux ; étêter un arbre ; le tron¬
le faire

çonner.

estrouncade,-cadure ; sf. — Action
bois ; quantité de bois
fendu, éclaté.
estrouncadis,-dure ; sf.
Bois écla¬

de fendre du gros

—

té, fendu, tronçonné.

estrouncàyre,-e ; adj. et s.
Qui
bois ; bûcheron,-ne.
estrounque; sf. — Tronçon; copeau
plus gros que l'estroùnc; gros éclat de
—

fend du gros

bûche. Cf. ascle. V. estroùnc.

Tronc
tronche.
V.

sm.

—

estroupà (S. 0. du G.) ; v. — Couvrir,
envelopper ; estroupà le huée, couvrir le
feu (avec de la cendre). V.
estupà.
36

�ESTROUPAT

562

ESTUDIAN

—

estroupàt,-àdo (G-); adj. — Mal pei¬
gné, -e.
estroupià ; v. — Estropier ; estroupià-s,
s'estropier.
Estroupià lou jrancés, écorcher, estropier
]:i langue française; estroupiàt de cerbèle,
homme qui n'a plus son bon sens.
estroupiade ; sf. — Action d'estropier ;
estropienienl ; accident qui laisse estropié.
estroupiàt,-ade ; adj. et s. — Estropié,
-e, infirme des membres, estropiât.
estroùs ; adv. — Vieux mot encore vi¬
vant dans certains parlers et qui signifie
entièrement, franchement, rondement, net;
il n'est resté eu Gascogne que dans celte
expr. tout estroùs, tout d'un coup, tout de
suite, aussitôt, mais que l'oubli du terme
fait changer souvent en tout estroùch, ce
qui prête à confusion. Y. estroùch.
estroussà ; v. — Couper, tailler en
morceaux, déchiqueter, mettre en tròs ; em¬
ployé aussi pour troussa, trousser, empa¬
queter.
estroussàs,-se

adj.— Gros maladroit,
grosse maladroite, qui est très estròs,-se.
estrousse
(As.) ; sf. — Maladresse
moins grave que

;

l'estrousserie.

estroussè ; sin. — Maladresse,
rie, inaptitude à bien faire.

estroussejà ; v. — Agir
commettre des maladresses. G.

en

gauche¬
estròs,

estroussicà.
estrousserà.
Eréq. de estroussà.
S'emploie aussi pour troussera, mettre au
maillot (troussère).
estrousserie ; sf. — C. estroussè; ac¬
tion d'estràs, réponse, répartie bêtes, ânerie, sottise.
estroussicà,-ilhà. — Fréq. augm. de
—

estroussà.

estroussiquejà ;
tits

morceaux,

estruccioû.

v.

Couper

—

en pe¬

déchiqueter.
—

Autre forme de enstruc-

eioû.

estruchà.

ronger,

faire le ménage en dehors de la

cuisine; netejà l'estrùs, nettoyer l'endroit

hicà las causes à l'estrùs,
choses ; les mettre à leur place ;
les mettre hors la vue ; mancà
d'estràs, manquer d'ordre ; de quelqu'un
qu'on a mis en prison on dit: que l'an
hicàt à l'estrùs; de celui qui est mis hors
jeu, décavé, mort on dit : qu'ey estrussàt.
estrùs ; sm. — Petite chose, petit objet
dont on ne se sert pas journellement.
estrussà,-chà ; v. — Ranger, serrer,
mettre en lieu sûr, à sa place, cacher;
estrussà-s, se garer, se ranger, se cacher.
estrussade ; sf. — Mise en place, à sa
place, en ordre ; correction manuelle ; ac¬
tion de mettre quelqu'un « à sa place » par
paroles. V. deseslrussade.
estrussadé,-re; adj. — Qui doit être
rangé, caché; qui est à mettre de côté, au

où l'on range ;
ranger les
le s cacher,

rancart.

estrussàt,-ade ; adj. — Rangé,-e, mis
ordre, caché; timide, qui n'ose pas
paraître; discret.
Lou deguéns qu'ey estrussàt, le ménage
est en ordre ; que s'ey estrussàt, il s'est
rangé, dira-t-on d'un jeune homme dont
la vie a été aventureuse et qui s'est marié.
estrussàt ; sm. — Employé parfois
pour estrussade ; le" terme a un sens de
en

brièveté.

estrussè,-re

;

adj.

—

Cachottier,-ère

;

chiche.

estrusse-ardits ;

chiche,

sm.

—

Serre- liards

avare.

estrussemén ;

sm.

—

Action de

serrer,

de cacher.

estùb, estùp ; sm .— Chaleur étouffan¬
d'étuve, touffeur. V. caumàs.
estubà ; v. — Etuver ; frictionner avec
un linge pour faire revenir la chaleur na¬

te,

turelle.
—

Forme

de

estrussà.

V.

truchà.

estruï, estrusi. — ïd. de enstrui.
estruguie ; sf. — Epreuve (vieux),
estrujie, estrucjie ; sf. — Science,
adresse, dextérité.
estrumén, esturmén ; sm. — Instru¬
ment, outil. V. apè, utls, atrune.
estrumenti (G.). — G. estrementl.
estrumentà ; v. — Instrumenter,
enstrumentàri; adj. — Celui qui ins¬
trument ; qui est de l'instrument.
estrumentàu; adj. des 2 g. ■— Instru¬
mental,-le.
estruquéses, esturquéses; sf. pl. —
Tenailles, grosses pinces. Cf. estenalhes.
estrùs,-se ; s. — Action d'estrussà, de
ranger; endroit: cabinet, resserre, où l'on
range une chose, les choses ; ordre.
Ha l'estrùs, mettre en ordre, de

l'ordre,

estube; sf. — Etuve.
estùc, estùch, estùt, estùyt; sm. —
Etui ; cachette. V. estujòu.
estudeyà (Or. L.). — Forme d'estudià.
estùdi; sm. — Etude, école; cabinet
d'homme de loi, d'affaires ; estùdis, les étu¬
des, est des 2 g. au pl.
Qu'a hèyt de boûs (ou de bounes) estùdis,
il a fait de bonnes études; V estùdi dou
noutàri, l'étude du notaire.
estudià ; v. — E.tudicr ; faire ses étu¬
des ; penser, réfléchir, supputer.
Estudià ta apréne, étudier pour appren¬
dre ; qu'ey partit entà estudià, il est parti
pour faire ses éludes ; que las se sap estudià,
il sait réfléchir,
combiner son affaire ;
l'òmi que s'estudie, l'homme réfléchit,
pense, s'étudie.
estudiàn,-te ; adj. et s. — Studieux,
-euse ;

étudiant,-e.

�563

ESTUDIAYRE

estudiàyre,-e

adj.

;

l'élude, studieux,-euse.
estudioùs,-e ; adj.
estudiousamén ;

—

Appliqué

(As.)

;

v.

-euse
—

Studieux,-euse.

adv.

—

Studieuse¬

—

Faire explosion,

éclater.

(M4) ; sm. — Explosion, éclat,
grand cri, exclamation ; geste menaçant.
estujà ; v. — Cacher, mettre dans une
cachette (cstùc) ; céler ; recéler ; rengainer ;
Dslujà-s, se cacher, se dissimuler, garder
secret.

estujadére,-tère ; sf. — Cachette.
estujadoù,-re ; adj. et s.— Cachottier;
recéleur,-euse. C. estujét.
estujassòu, estujessòu; sm. — Re¬
coin où l'on pousse les balayures, les dé¬
tritus

en

attendant de les

jeter dehors;

ces

balayures sont elles-mêmes appelées estujassòiis.
estujassòu, estujò, estuyòu; sm.
Cache, cachette; jeu de cache-cache.
estujàt,-jade ; s. — Aclion de cacher,
—

dissimuler.
Ha las
faire les

à

l'estajade (ou à l'estujàt)
choses en cachette, clandestine¬
ment ; nou poudét pas tirà per
l'estujàt,
vous
ne
pouvez pas agir clandestinement.
estujatère ; sf. — Repaire, retraite,
causes

antre.

estujatère
se

; sf. — Action de cacher, de
cacher, de faire à cache-cache. V. estu-

jassòu (2).
estujét ;

sm.

—

Petite cachette

;

retraite

d'amoureux.
Ha à
en

chement.

estussà (L.) ; v. — Jeter de l'eau
l'cslùs; rincer. V. arrescà.
estussade ;

sf.

—

Rinçage

;

au

aveo

fig.

frottée.

estuhét

son

estuscàyre,-e; adj. et s.— Défricheur,
; machine, instrument pour le défri¬

à

ment.

estuhà

EíTIMOULOUGIE

—

cachette.

estujò (Big. G. L.) ; estuyòu. — C.
estujét, estujassòu (2).
estupà (Or. Bay. L.). — C. estoufà;
faire lourd (esfùp) en parlant du
temps.
estupide,-e; adj. — Stupide.
estupidemén; adv. — Stupidement,
estupiditàt f. — Stupidité.
estupit,-de ; adj. — Etouffé,-e ; éteint;
frappé de stupeur ; prend aussi le sens de
entoupiàt, entupit.
estupoù; sf. — Stupeur,
esturbén (L.) ; sm. — Tourbillon de
vent. V. houlét, maures, esturbllh.
esturlogue ; sm. — Forme burlesque
dj astrologue ; un charlatan, un
blagueur.
esturmenti.

—

C.

estrementl et déri¬

vés.
—

C. esieràc.

esturrà (G.)

; v. — Emotter
tùrro, motte,
estùs (L.) ; sm. — Pelle creuse

assommer.

;au

V.

estuscà ;

trouve

encore

à l'extrémité basse des vallées

(Nay, Lucq, Ossun), sur la partie S.-,E. du
plateau de Ger (Pontacq), sur le plateau de
Lannemezan, dans le Bas Comminges jus¬
qu'à Muret; en Ossau, i Bielle, Arudy et
Castet (ailleurs on emploie lou, la) ; ét passe
à ér en Aspe et en Baretous devant un mas¬
culin dont l'initiale est une voyelle : ér
oùmi, l'homme; éyt est usité dans les hau¬
tes

vallées béarnaises et à Orthez.

ét, étch, éych, éyt, ère. éra, éro;
art.
Le, la; se substitue, dans les parlers
•—

l'estujét, faire à cache-cache; agir

esturòc.

estùt, estùyt. — V. estùc.
estutà,-terà ; v. — Oter, casser le
tutèt (tuyau) ; en style burlesque, « casser
la gueule ».
estuterà ; v. — Casser le tuyau (tutèt) ;
estuterà-s, en style plaisant, tomber sur le
nez, se casser le nez.
esyerdià (Az.) ; v. — Enlever les yèrdis
(résidu de la crème du lait).
esyius (Az.) ; sm pl. — Eclaboussures.
V. csclique.
ét, étch, éych, éyt, ère. éra, éro;
pron. pers. — Lui, elle.
D'une manière générale, et, étch, éra,
éro, malgré quelques exceptions, sont usités
dans les parlers de montagne, mais on les

fig.

en

—

estuscade ; sf.

—

plaine, à la sortie des vallées pariculièrement, h lou, la qui sont proprement de la
plaine. Les observations de l'article précé¬
dent sont valables aussi pour
l'art, le, la.
Quand etch précède une voyelle, la
chuintante s'adoucit

bois,

Défrichement.

et

l'on entend, par ex.

etj òme, l'homme, edj àsou, l'âne; toute¬
fois,

observation n'est valable que
le S.-E. des Hautes-Pyrénées, le
Comminges, Luchon. En Béarn, cette
chuintante disparaît dans les liaisons avec
les voyelles. On dira : que l'èy parlât à
d'éych, et : éyt à jou (As. Bar. Os. par en¬
droits).
eternalamén; adv. — Eternellement,
eternàu ; adj. des 2 g. — Eternel,-le; le
fém. eièrnale est également usité,
etèrne; adj. des 2 g. — Eternel,-le.
Qu'y serà per la bite etèrne (ou eièrnau),
il y sera pour la vie éternelle ; Diu
qu'ey
etèrne, Dieu est éternel.
cette

pour

eternisà ;

v.

—

s'éterniser,

Défricher, couper la
tusque, le mélange des plantes, les touffes,
v.

des hautes vallées et de certains lieux de la

Eterniser ; esternisà-s,

eternitàt; sf.
Eternité.
etic,-que; adj. — Etique.
Qu'ey màgre etlc, il est maigre, étique.
etimoulougie ; sf. — Etymologic (lit.).
—

�ETIQUETA

—

etiquetà;

v.

ÉYT

564

Etiqueter; etiquetà-s, se
étiquette de partisan,
etiquetàdje ; sf. sm. — Etiquetage,
etiquéte ; sf. — Etiquette ; petit papier.
Marcha à l'etiquéte, observer l'étiquette;
que l'an boutât à l'étiquete, on l'a mis à
l'étiquette, on l'a bien dressé.
éu, iu (Mt Big.) ; sm. — Lac (vieux),
éu, èu (L). — Forme de oéu, œuf.
èugue (As.). — C. ègue, jument,
èugue. — C. Ihèugue, lieu humide.
Eulàrio (Big.) ; n. p. — Eulalie. On dit
aussi, par déformation, Aulàrio; Aulàsi.
montrer

sous

—

une

èuse ; sf. —Yeuse, chêne-vert.
Èuze ; n. p. — Eauze, l'antique Eluza,
ville de l'Armagnac.
Anà ta las brégnes

d'Euze, aller aux ven¬
danges d'Eauze, aller faire un tour hors de
chez soi. Autrefois, les métiviers parlaient
nombreux vers l'Armagnac, à l'époque des
vendanges et c'est à Eauze que se faisaient
les engagements. Y. brégnes.
Se prononce es, cz.
exaccioû ; sf. — Exaction,

ex.

—

exact, exat,-e; adj. — Exact,-e.
exactamén ; adv. — Exactement,
exactitude ; sf. — Exactitude.
exactìu,-o (B.-L.) ; adj. — Très, trop

exigeant.
exactoù ; sm. — Exacteur,
exaltà ; v. — Exalter ;cxaltù-s, s'exalter,
exaltacioû ; sf. — Exaltation.

exaltàn,-te

;

adj.

examén ; sm.

—

Exallant,-e.
Examen,
Examiner, examinà-s,

—

examinà; v. —
s'examiner, s'étudier.
examinàble,-e; adj.
examinatoù,-re ; s.

—

Examinable.

—

Examinateur,

—

Qui examine,

-trice.

examinàyre,-e; adj.
curieux, observateur.

exasperà ; v. — Exaspérer ; exasperù-s,
s'exaspérer.
exasperacioû ; sf. — Exaspération,
exauça, exouçà ; v. — Exaucer,
excedà ; v. — Excéder.
excedàn,-te; adj. — Excédant,-e.
excedén ; sm. — Excédent,
excelà ; v. — Exceller.
excelàn,-lén,-te ; adj. — Excellent,-e.
excelance,-lénce ; sf. — Excellence,
excepcioû ; sf. — Exception,
excepciounàu; adj. des ?. g. — Excep¬
tionnel,-le.
exceptà ; v. — Excepter,
excès ; sm. — Excès,
excessiu,-ibe ; adj. — Excessif ,-ive.
excità ; v. — Exciter.
excitàble,-e ; adj. — Excitable,
excitacioû; sf. — Excitation,
execrà ; v. — Exécrer.
execràble,-e ; adj. — Exécrable.

execracioû ; sf.

Exécration,
Exécution,
executà ; v. — Extcuter.
executàble,-e; adj. — Exécutable.
executàn,-te ; adj. — Exécutant,-e.
executiu,-ibe ; adj. — Exécutif,-ive.
executoù,-re ; adj. ■— Exécuteur,-trice.
execucioû ; sf.

—

—

exém

(pt), exén,-te ; adj.— Exempt,-e.
exemplàri,-e ; adj. — Exemplaire, qui
peut servir d'exemple; modèle.
exemplàri ; sm. — Exemplaire, objet
type.

exemplarimén

;

adv.

—

Exemplaire¬

ment.

exémple ; sm. — Exemple,
exemptà ; v. — Exempter,
exempeioû ; sf. — Exemption,
exerçà ; v. — Exercer; exerçà-s, s'exer¬
cer.

exerçàble,-e; adj.

—

Qui peut être

exercé.

exercici ;

sm.

—

Exercice,

exijà; v. — Exiger.
exijàble,-e; adj. — Exigible.
exijàn,-te ; adj. — Exigeant,-e.
exijance ; sf. — Exigeance.
exil ; sm. — Exil,
exilà ; v. — Exiler,
existà ; v. — Exiler.

existàn,-te; adj.

—

Existant,-e.

exounerà ; v. — Exonérer,
exouneracioû ; sf. — Exonération.

exourbitàn,-te
exourtà ;

v.

adj. — Exorbitant,-e.
Exhorter,
sf. — Exhortation,
;

—

exourtacioû ;

extrajudiciàri

ou

estrajudiciàri

;

adj. — Extrajudiciaire.
exuberàn,-te ; adj. — Exubérant,-e.
exubérance ; sif. — Exubérance,
exultà ; v. — Exulter.
exultàn,-te ; adj. — Qui exulte,
ey, particule privative et augmentative
employée pour es dans certaines parties du
Uers : Lomagne et Save particulièrement.
èych, èys. — Formes de èch, essieu,
v. la montagne.
èyde. —- Forme de ayde, ajude.
èyre (L.) ; sf. — Aire, surface plane lis¬
se ; cour de maison.
Pelà l'èyre, préparer
l'aire pour battre le blé. V. espàti, ariàu.
eyretà, ayretà (Big.). — Forme de
eretà.

eyretè,-re. — C. eretè-re.
èyriàu (L.) ; sm. — C. èyro.
eyrin (L.) ; sm. — Millet qui vient trop
vite ; enfant qui vient tardivement.
eyssi (Arm.) ; v. — Sortir, jaillir (cj'après Villeneuve). Cf. essi, jessl.
éyt. — Forme de ét, le, lui.
èyt,-e ; adj. — Petit,-e, menu (vieux).
N. de p. Eyt, Ladeyt.

�SUPPLÉMENT

Nous

rappelons

que

V. D. signifie

A

abanì (L.) ; v.

— Stupéfier, abasourdir.
abanturés,-ésos (G.); s. pl.— Errants,
gens qui surviennent inopinément.
abarjà (G.) ; v. — Chasser le bétail, le
pousser. Peut êlre corrup. de esbarjà?
abelhè,-re ; adj. — Qui prend soin des
abeilles, apiculteur. V. D. — N. de p.
Abeilhé, Labeillé.
abeliòt,-o (Aure) ; s. — Ovin qui est
élevé hors du troupeau.
abidèy (N.O. des L.) ; sm. — Micocou¬
lier (celtis, plante).
abignades (L.) ; sf. pl. — Fricassée faiV: avec le sang et certaines parties du ven¬

tre des oies grasses.

abioùn

(L.)

—

V. destourrà.

abourrì.

V.

D. Dans les

L., signi¬
fia aussi reprocher, adresser des
reproches,
aboutà (Lesctin). — C. abità, aviver,
abrassadà (L.). — C. gaberà, javeler.
abrignoùn (L.) ; sm. — Abricot,
abute (L.) ; sf. — Espèce de goujon,
acabe-tout ; s. des 2 g. — Prodigue,
dissipateur,-trice. V. acabàyre.
acadderà-s ; v. — S'apaiser, se calmer,
acarramulà (Arm. ; v — Accumuler,
entasser; s1 acarramulà, s'entasser.
acasali ;

—

v.

—

Mettre

un

terrain

en

na¬

ture de

jardin (casàu).
acatàu (L.) ; sf. — Tout, l'appareil

rou¬

acét-aci ; adj. et pion. — Celui-là;
acéré,-aci, celle-là ; vers Or. et les L. on dit
acét-aciu., acére-aclu. V. aci.
aclarí.
C. esclarí, avec le sens de se¬
mer clair ; de diviser,
séparer, éclaircir des
plants ; aclarí blets, éclaircir, démarier des
betteraves.

au

Dictionnaire.

acoentà, encoentà
mérites, des occupations

; v.
;

—

Donner des
se créer

acoéntà-s,

des affaires.

acoucagnà-s, coucagnà-s. — S'ac¬
croupir; se dit aussi, par anal, d'une chose
qui se recroqueville et forme pelote.
acoumà-se (M'-Big.) ; v. — Se mettre à
l'abri du soleil.

acourtalà ; v.— Mettre dans le courtàu.
Ader (Guillaume). — Ecrivain Gascon

(1570-16/10).
adinerà; v.—• Pourvoir d'argent(dinès).
adoÙ,-e, doue (L.) s. — Flaque d'eau ;
désigne plus particulièrement les flaques de
quelque point des anciens lits de l'Adour ;
lit oblitéré de l'Adour.

afiusà-s.
V. D. En Os., se prend,
généralement en mauvaise part.
agasilhà (Or.) ; v. — Gaver ; avaler ;
agasilhà-s, s'empiffrer.
agasse de ma ou marine ; sf.
Pie
—

de mer,

courlis,
piguéle de ma.

vanneau.

Cf.

courbachâ,

(L.) ; sm. — Pie de mer.
agnerin,-e; s. — Agneline, laine de la
première année.
agnéu, ayéu (L.) ; sm. — Trèfle piedde-lièvre (trijolium arvense, plante),
agougne; sf. — C. agougnè. V. D.
agougnùt,-ude ; adj. — Qui a un
grand appétit, goulu,-e.
agraulét,-loû ; sm. — Fragon (Ruseus,
plante). V. agréu. N. de p. et de 1. Lagraulet. V. aurustoùn (L.) ; garrache.
agrifà (As.) ; v. — Sérancer le lin. Cf.
agassoun

esbruserà.

agrilhà. — V. D. — Dans les L. dési¬
l'action de jeter du grain soit à la
volaille, soit aux oiseaux pour les attirer ;
agrilhà les paloumes.
agripà ; v. — Accrocher, prendre avec
un croc
(grip) ; agripà-s, s'accrocher,
agulhe de Paris (I..) ; sf. — Libellule,
ahialade, ahièlade; sf. — Action
d'affûter, d'aiguiser.
ahitoùn (L.) ; sm. — Bigolc au milieu
d'un pré. Cf. ayguère.
gne

lant du laboureur. V. catàu.

—

Voir

—

Entaille faite par le
résiner à la base du pin la première année,
abladà (Os.) ; v. — Faucher les blés,
ablàgn (H.-A.) ; sm. — Dégel. Cf. avec
ablanoû. V. lampùr.
ablagnà (II.-A.) ; v. — Action du dégel.
; sm.

:

�AHOELHA

APÈU

—

.566

ahoelhà
V.

(L.) ; v. — Combler un trou.
abelhà, agoelhà.
ahouchà-s (L.) ; v. — Se baisser.
ahouchàt,-ade ; adj. — Baissé,-e, sur¬

baissé.

V.

ahùr

houchét.

(H.-A.)

; sm.

—

Cri

pour

huer. V.

ahurpà. — C. ajur'pà, arpà. V. D. (vient
griffe).
ajaubi (Os.); v. — Tiédir; ajuubl-s,

devenir tiède,

Agile,
(L.) ; sf. — Sanderlin
des sables (calidris aranaria).
alayne (G.-M.) ; sf. — Avocette (recuradj.

;

de

—

ma

viroslra avocetta).

—

donner

aleydià (M4 liig.).

—

Forme de uledeja

yance.

Hellébore noir. Les gué¬
une eau pour guérir
les contusions, .entorses, coupures, saigne¬
sm.

alipùt,-e

adj.

et

s.

—

Vaurien,-ne,

triste individu,

(L.)

; sm.

—

sm.
—
Prolongaprolongement, chose ajoutée; répit.
Que Van dat û alounquét, on a un peu
prolongé sa vie ; on lui a donné un délai.
alòy,-e (L.) ; adj. — Niais,-e. Cf. anchòy, hadòy.
altère (L.) ; adj. — Autre, différent;
(jahà loa camin altère, prendre un autre

lion,

chemin.

alurà

(L.) : v. — Simuler ; alurà la mi¬
simuler la misère; prend aussi la
signification de avoir l'apparence; qu'alure
lou riche, il a l'apparence de la richesse.
amagà (L.). V. D. •— Se dit aussi d'un
mourant quand il gesticule, « rame », en
attirant à lui les draps ; par ext. être dans
sère,

les affres de la mort.

amagarde (As.) ; sf. — Eglantine.
amagardoù (As.) ; sm. — Eglantier.
Svn. garabelhè, magardè, gabardère.

Raclée, volée de

branloire. V. D.
Andichon (Henri d').
Noël s populaires béarnais (i

—

Auteur de

722-1777).
androune (Bay. L.) ; sf. — Venelle,
espace vide entre deux maisons; ruelle, culdc-sac ; latrines.
V

angoù (L.) ;
augà, grabe.
anidà,-sà.

son

sm.

Lieu marécageux.

—

anià; anidà-s,

C.

anjelè,-re ; adj. et
deur,-euse d'anguilles.
anouà-s.

—

s.

—

Pécheur,

ven¬

Dans la M' Big.
qui s'est caillé sponta¬

V. V.

dit aussi

du lait
nément. V. birà.
se

faire
V.

nid ; se mettre au nid pour couver.

anià.

—

anoulhèro

(B.-L.) — V. D. — Signifie
séparée de son veau.
anousalì,-galì (L.). — C. anouï.
anousalìt,-ide (L.) ; adj. — Affamé,-e,

aussi vache

Mâle de l'alose.

alounquét,-guét ;

—

anchòy,-e (L.) ; adj. et s. — Niais,-e,
alòy, lòcou, pèc.
ande (L.) ; sf. — Espèce de cliadouf,

etc.

;

V. D.

; sm.

imbécile. Cf.

—

fabriquaient

ment de nez,

alòt

(L.)

—

(L.) ; sm. — Ail des vignes
(alliam ampeloprasum). V. alhét.
aliasse (L.) ; sf. — Ance. Cf. gnance,

en

carte.

coups.

aletà.

alh de lèbe

risseurs

une

anchoùn

D.

alibôr ;

;

le bétail. Cf.

amarràn,-to (G.), adj. — Ennuyeux,
fâcheux.
amasse-pòu (L.) ; sm. — Litt. ramassepeur, chenille. V. arraque, canilhe.
amiade ; sf.
Ce que l'on amène d'un
coup, par ex. la quantité d'herbe que le
faucheur abat d'un coup de faulx.
amourre (L.) ; adj.— Insouciant. V. D.
amplàdo (Aure) ; sf. — Mur de fron¬
ton, de pignon. Cf. aroàn, frountè, penère.
anà-s'en ; v.
Au jeu de cartes, aban¬

—

et de

Couverture

—

—

aiayàt,-guiàt,-àdo (Lannemezan) ; adj.
Fatigué,-e. V. D.
alàt, alè (Aure) ; sm. — Auvent. V.
cmbàn, assès, arcòst. On appelle ainsi éga¬
lement, un hangar adossé à un bâtiment
plus important.
alèb,-e; adj. — Méchant,-e. V. D.
aîecardìt,-o (S.-E. du G.); adj. — Dé¬
gourdi ,-e, espiègle.
aledejà ; v. — Haleter, respirer. V.
aledù, aleydià.
alegnà ; v. — Garnir le foyer de bois.
V.

sf.

couvre

-euse, assommant,

de urpe,

alaude

amante, mante ;
avec laquelle on

toile

amantadè.

ahuc et ahurbi.

ajide (L.)

arnagnà (L.) ; v. — Souder,
amagrl-s, enmagri-s ; v. — Maigrir,

meurt-de-faim.

Anserine;
l'on donnait à

anseroû,

n.
une

p.

—

Nom de fille que

aînée première-née.

ansiroû,

Anneau d'attache d'une

ansoû;

sm.

—

anse.

antimoène ; sm. — T. burlesque pour
désigner un personnage plutôt balourd, un
peu loufoque, un drôle d'individu,
aoustade (L.) ; sf. — Forte bonace.
apartedoù,-re ; adj. — Distributeur,
-trice, qui disperse, répartit,
apassauguì (L.). — C. apassaubl.
apedaçà ou apedassà, pedassà; v.
Rapiécer; au fig. arranger une affaire,

—

rétablir la bonne entente, les relations ami¬
cales

entre

cher,

en

personnes

brouillées

style plaisant.
apèu (G.). — C. apè; appui
pied. V. apeà.

;

rabibo¬
pour

le

�APIT

567

apìt ; sin. — Ache (apium graveolens,
plante). Cf. peyrassllh gran.
apléc; sm. — Abri. V. D.
Syn. assis, achùt, soubàc, estrùs, pléc.
Hicà la bugade à l'apléc, mettre la lessive
à l'abri, dans l'armoire.
aplegà, plegà ; v. — Mettre en lieu
à l'abri, plier.
apleyrà (L.) ; v. — Aplanir, rendre
plat; lou camin qu'es apleyràt, le chemin
est aplani.
apoumàt,-ade (L.) ; adj. — Se dit d'un
champ, d'une terre épuisés par des récoltes
successives de pommes de terre,
apradi. — C. apradù. V. D.
apugnà ; v. — Prendre à pleine main,
à pleine poignée.
apuntà (Os.) ; v. — Assaisonner. V. D.
apurà (Os.), v. — Agacer, ennuyer,
aquét-aci; adj. et pron. — Celui-ci;
aquére-acl, celle-là.
aquét-aqui (L.) ; adj. et pron. — Celuilà ; aquére-aqui, celle-là.
arà ; sm. — Toile fine des tamis. (Vient
sans doute de aragne, araignée; par anal,
avec un tissu aranéeux).
aragnoÙS,-e ; adj. — Aranéeux,-euse.
aràm.
V. D. Sens fig. : û aràm de
—

tristè,
houlie,

voile de tristesse ; û aràm de
un vent de folie.
aramà ; v. — Aromatiser, donner un
bon parfum à un mets.
arbélhe (Lescun) ; sf. — Ivraie. V.
un

irague.
arboulejà.
Corrup. de arroudejà et
de ardoulèjà, tourner, rôder autour de.
ardò (L.). — C. aròu, cercle, halo,
ardoulà.

—

V. D. Se dit aussi du vol

tournoyant d'un oiseau de proie: la toure
qu'ardole sus la cloucade, la buse tournoie
sur les poussins. Cf. arroundejà, arroudejà.
are; sf. — Arête, faîte (vieux),
arèro (H.-A.) ; sf. — Courtilière. Cf.
arése.

argentiu,-ibe ; adj. — Lucratif,-ive.
arièste, ariste (I*.). — Signifie fenêtre,
mais autrefois désignait le râtelier à four¬
rage et aussi la lucarne grillée par laquelle
les bêtes étaient aristoades. V. arisloà.

armilhoû, armeroû (M'). sm.— Petite
armére, petit collier de bois ordinairement,
chaînon.
arnelh
porc. V.

(Chai.)

;

sni.

—

Poumon

du

D.

arnègue (L.) ; sf. — Viande gâtée, cor¬
charogne.
aroèyt (L.) ; sm. — Puisard,
arpàll (L.) ; sm. — Scie longue, à lame
large avec un manche court à chaque bout,
rompue,

dite

passe-partout.
Syn. passe pertout.

ARREGOUYNA

_

arpounchà (L.) ; v. — Fureter, être en
avec arpounchoà (D.).
arque. — V. D. Par extension, l'esto¬
mac, sa capacité.
D'un gros mangeur on dira : qu'a ue
bère arque, il a un estomac profond,
arragà ; v. — Cueillir des fraises. V. D.
arragade (L.) ; sf. — Traite, course ;
anà-y d'ue arragade, y aller d'une traite.
arrahelà, arrehelà (L.) ; v. — Repas¬
ser sur un premier labour.
arralhe (Os.). — V. D. Eclat éboulé de
quête. Cf.

roche.

arrampà (L.)
main

au

; v. —
vol. V. arcalhà.

arràn (Chai.) ; sin.

—

Saisir

avec

Rainette et,

la
par

anal, crécelle. V. D.

arranàt,-ade (L)
avarié,-e.

;

adj.

Avachi,-e;

—

arranclét (L.) ; sm — Racloir. V. arrispU.
arrapià (L.) ; arrapinà (Big.) ; v. —
Grimper, ramper ; exactement, c'est avan¬
cer, s'élever en s'aidant des pieds, des
mains et du ventre comme lorsqu'on grim¬
pe à un mât.
arrapiàyre,-e ; s. — Rapiat, avare sor¬
dide.

arraspioùn,-piét (N.-O. des L.) ; sm.—
Grimpereau. V. arrapoû.
arratà ; v. — Accoucher, en parlant de
rats femelles. V D.

arràt-bouhe

(Chai.) ; sm
arrate-grise (Chai.) ; sf.

.

—
—

Mulot,
Loir. Cf.

orràt-droumilhè.

arrebadâ,-bedâ. — Formes de arroubadâ, en Ilaut-Lav.
arrèbadiu,-ibe ; adj. — Qui vient, qui
pousse après les autres, en retard; û milhòc
arrèbadìu, un pied de maïs qui sort parmi
les autres mais longtemps après, bien que
semés en même temps. V. arrebadoùn.
arrebès.
C. arrembès, envers ; ver¬
sant exposé au Nord. Prend le fém. dans
certains cas; à l'arrebèsse part, au sens
contraire; à man-arrebèsse, vers l'arrière;
-—

du

revers

de la main,

arrebire-chiulét.

—

V. chiulét.

arrebiroulàt,-ade ; adj. — Enroulé,-e
et rejeté vers l'arrière ; cornes arrebiroulade.s.
arrec (L.) ; sm. — Lieu bas, humide et
broussailleux, espèce de barte. V. ce m.
arrècase (Chai.) ; sf. — Maison des
grands parents, maison d'origine; à noste,
qu'es l'arrècase dou toun peyrin, notre,
maison est le lieu d'origine de ton parrain.

arregagnét
C

;

sm.

—

Oseille

sauvage.

arrablc.

arregouynà (L.) ; v. — Reprocher à
quelqu'un un bienfait, s'il n'y répond pas
de retour. V. arregagnà.

�ARREHIC
arrehìc ;

ATITRA

—

sm

568

Désir, envie, déman¬

—

arrisplà (L.).
arrisplét (L.)

geaison.
De tan qui a VarrèhXc de, tribalhà, ne-n
droum pas, il a une telle envie de travail¬
ler qu'il n'en peut dormir.

arrehùtch

(Chai.) ;
guille. Y. pibale.
arrèlho (Aure) ; sf.
V gahùs, bartabère.

sm.

—

—

Petite

an¬

Penture, gond.

arrencurà ;

regrets

ses

v. — Se plaindre, exhaler
autrefois action des pleureuses

;

dans les funérailles.

arrencurayre,

rencurayre ;

sf.

—

cheux, raisonneur,
arrencure ; sf.
l'on

a

le

sur

qui

—

Rancune, haine

a

sm. — Sentiment d'une
de la haine, qui garde ran¬

cune.

arrènoum ;

sm.—

Prénom. V. cognoùm.
— A
re¬

arrè-pè (à l', d') ; loc. adv.

bours, à l'envers.
Qu'ai hès tout à l'arrè-pè, tu fais tout à
rebours; préne-t tout à l'arrè-pè, prendre
tout à l'envers, du mauvais côté, en mau¬
vaise part.
arrepìc (L.) ; sm.— Se dit de la position
du soleil quand il darde perpendiculaire¬
ment ses rayons; à l'arreplc dou sou, en
plein soleil de midi ; lou sou qu'es à Varreplc, le soleil est au zénith. V. D.
arrepich. — C. arreguinch; eau de
pluie que reflue d'un toit, d'une pente.

arreplegà; v. — Replier; arreplegà-s,
replier.
arrepoupét,-e (M4) ; s. — Veau jeune
qu'on a enlevé à sa mère.
arrèpuntà. — V. D. Au fig. contredire
quelqu'un, riposter; « clouer le bec ».
arrequità-s ; v. — Regagner au jeu ce
qu'on avait perdu.
arressegà (L.) ; v. — Scier une pièce
en long; segà est l'action
simple de scier.
se

V

D.

arressegàyre,-e (L.) ; sm. — Scieur
de long. V. D.
arrè-talh,-tayt (Or. L.). — C. arrèbrout.

arréu

(II.-A.) ; sm. — Petit rien, chose
grande valeur, reste. V. D. Cf. arrè.
arrèu-arrèu (Neste) ; loc. adv. — Daredare ; à la queue leu leu ; sous peu.
Qu'at arreceberùt arrèu-arrèu, vous le re¬
cevrez très vite, bientôt V. de-tire.
arrigade (L.) ; sf. — Racine. Cf. arrasans

dit.

arrimà ;
en

V

ordre ;
arremà.

— V.
D. En Os. désigne spé¬
quenouille à lin.
arroucà (Os.) ; v. — Charger la que¬
nouille de lin (arroque).
arroudedàt,-àdo (II'-Lav.) ; adj. —
Enroulé,ie. Un ovin qui a les cornes en¬

roulées est dit arroudedàt.

v. — Agencer, mettre en état,
arrimà-s, se ranger, s'arranger.

(Vient de arrode,

roue).

(Bay)

sf.

;

—

Grosse bûche.

Cf. barroulhe, escallie.

(L.).— V. D. Se dit aussi

pour

l'action de rassembler ou d'amorcer le pois¬
son
dans un ruisseau afin de pouvoir le
pousser en masse vers

que

cœur.

arrencurè ;
personne

rancuneux.

Raboter,
Ripe; espèce de

—

arroque.
cialement la

arroulhà

arrencuràyre,-e, arrencurè,-e ; adj.
et s.
Geigneur,-eusc, pleurnicheur; grin¬

—

racloir de menuisier.

arrougne
—

Pleureuse de funérailles.

v.

; sm.

le filet.

arroumerejà (L.) ;
V. D. arroumèra (L.).
arroumères ; sf.
le

v.

—

—

Ronchonner.

V. D. Prend aussi

de

divagations, raisonnement sans
fond, prétextes.
Arroumèsi (L.) ; n. p. — Remy.
arroumiguejà ; v. — Se dit du four¬
sens

millement

nervetix

came

m'arroumiguéje, j'ai des four¬

que

dans

les

membres ;

la

millements dans la

arrouscà
arruscle
morceau

de

jambe. V. D.
(Pissos) ; v. — Geler fort,
(G.-M.j ; sf. — T. de pêche:
liège flottant sur l'eau et qui

indique où sont les filets.
arrusple (L.). sf. —• Planure de rabot.
Cf. mensounje.
artigalà (G.) ; v. — Défricher ; par
anal, faire un travail pénible. V. treytejà.
artigalà; sm. — C. artigalère. N. de p.
asdepàs (L.) ; sm. — Rouet à quatre
branches. Cf. adebà.

aspersoû;
asselà ;

sm.

—

Aspersoir.

Mettre à l'abri.
assélo,-e (Big. G. L.) ; sf. — C. assès,
abri ; boulà-s à l'assélo.
assemalhà (Aure) ; v. — Donner une
nourriture supplémentaire aux bêtes pour
les engraisser.
assoumacà (Clial.). — C. assoumà à
Orl., méditer, hésiter.
astamén (Big. G.). — Forme de autamén, auladamén.
astic ; sm. — Mot d'argot correspon¬
dant au fr. pop. arpion ; orteil ; cauhà-s
lous astics, se chauffer les orteils, les pieds.
Astros (d')
ou
Dastros (Jean Géraud). — Poète Gascon (i5g4-i649).
atchòu (Os.) ; sm. — Objet embarras¬
sant, encombrant.
àtgle (II.-A.). — Excl. tant pis !
atienà (Os.) ; v. — Donner à la pâte la
forme du pain, du gâteau.
atitrà ; v.— Atlitrcr; nommer en titre;
donner un titre; attribuer; atitrà-s, s'affi¬
cher ; s'attribuer un titre. Peut se prendre
en mauvaise
part.
v.

—

�569

ATITRAT

atitràt,-ade; adj.
en

—

Attitré,-e, qui est

titre.

Qu'ey perceptoù atitràt, il est percepteur
titre ; qu'ey la soue mastrésse atitradc,
sa

fer

au

;

V.

soleil.

maîtresse attitrée, connue de tous.

atramà, tramà; v. — T. de tisserand,
fîg. machiner, ourdir.

B

faire la trame ; au

atrune.

—

V. D. Dans les L.

est

aussi

employé avec le sens de apport, objet, dose.
On appelle atrune la mise d'un joueur;
on dira doublà las atrunes
pour doubler les
doses, les objets apportés, les mises.
atutoulà (L.) ; v. — Soigner un mal
hâtivement ; entourer de soins empressés.
auàrche,-o (E. du G. et de Big.). — C.
abàrje, sauvage.
aubanègue. — On donne ce nom dans
les L. et le Bas-Arm. à un système de lattes
courbées et reliées entr'elles pour former
une
charpente sur laquelle une toile est
tendue ; on a ainsi une sorte de capote pour
se mettre
à l'abri et que l'on place habi¬
tuellement sur le char agricole ou sur le
lombereau. En B. on l'appelle toune. V.
banère et aubanèque.
aubàrye (Chai.). — C. abàrje.
auberoùn (G.) ; sm. — Houblon,
aubrembénce ; sf. — Souvenance, remembrance.
Mes jou nou perdi Vaubrembénce
mais je ne perds pas la souvenance (Laradc

i6o4)

•

aubièque (N.-O. des L.) ; sf. — Fusain
(ievonymus, plante). V. D.
aucàr (B.-L.); adj. — Qui a des trous,
en
parlant du fromage.
Auch ; n. p. — Aucli, capitale de la
Gascogne.
auguit (Chai.) ; sm. — C. aucàdo,
brouillard et «ligue herbe.
Aulàsi (L.). — C. Aulàrie, Eulalie.
auquìt (L.) ; sm. — Rouge-gorge,
aurélho de cràbo (G.) ; sf. — Colchi¬
que d'automne. Cf. brame-baque.
aurét (L.) ; sm. — Ourlet. T. de rési¬
nier, ourlet que fait pendant l'hiver le pin
sur la face; tirà l'aurét, faire la
première
entaille ; aurét brus, ourlet vierge du pin.
aurustoùn
(L.) ; sm. — Ilousson,
fragon. Cf. agraulét, escane-clouque.
autagnùt,-ùdo (G.) ; adj. — Qui est de
l'autan; àyre autagnùt, vent d'autan.
autàn.
autàn

BAPE

sf. — Lueur du feu, réver¬
aujoù.
ayroulà-S (L.).— C. aroulà-s, se chauf¬

bération.

en

c'est

ayoù (L,.)

—

bau

—

Autant.
autàn

V.

D.

Loc.

adv.

:

bau, autant vaut,
autant vaut-il; d'autan mey, d'autant plus;
d'autan mens, d'autant moins ; d'autàn
miélhe, d'autant mieux.
ou

se

aydàt ; sm.
Dans cette expr. ha aus
aydàts, s'enlr'aider entre voisins, amis,
aygade (Bas Ad.) ; sm. — Inondation,
ayguère (L.) ; sf. — Cruche à anse
pour l'eau. V. D.
—

babarilhe ;

sf.

Filament de bave,

—

écume de la bouche.

bacante ;

qu'on ferme

sf.

Coursier

-—

avec une

vanne,

sans

roues

pertuis.

bacarisse ; sf. — Parc, pacage pour les
bovins; bouverie. N. de 1. et de p.
bàcio, bassìo (II. Big.) ; sf. — Auge.
V frac?, bassiàt, caue, parèch.
bàcus ; sm. — En t. plaisant, un pata¬
pouf ; les bàcus figurent aux cortèges car¬
navalesques et jouent les paillasses.
badàyre,-e ; adj. et s. — Badaud,-e,
qui regarde la bouche ouverte.
Quàuques badàyres que Vescoutaben,
quelques badauds l'écoutaient la bouche
ouverte.

badòy,-e (L.) ;
alòy, anchòy.
bagà (L.) ; v.

s.

Niais,-e, benêt. Cf.

—

Lier

—

avec une

corde,

garrotter, entraver.

bagnole (L.)

sf.

;

Etabli de cordon¬

—

nier. V. D.

bahibère

(L.) ; sf. — Chant avec des
suite ni sens.
bahoû (Bar.) ; sm. — Nuage léger,
bahùt; sm. — Bahut, petit buffet,
balandrà ; v. — Courir, baguenauder,
hanter les lieux publics.
balandrà,-ne ; adj. et s.— Fainéant,-e,

paroles

sans

coureur.

V. landerou.

baletudinàri ; adj.

des

2 g.

—

Valétu¬

dinaire.

balhuaque (As.)
Cf.

sf.

;

—

Folle avoine.

ura.

balidà ;

v.

Valider,

—

balidacioû; sf — Validation,
baliditàt; sf. — Validité,
balise (L.). — V. D. Dune complantée
d'i pins ; clôture qui protège les plantations
sur

le littoral.

baluhe ; sf.

—

Balle de céréales, mêlée

à (les débris de

paille. V. esbrume, balohe.
bambèque (G.-M.) ; sf. — Barge, bé¬
casse de mer (limosa rufa et
melanura).
bandamén ;

sm.

—

Action de bander,

de roidir.

banibà ; sm. — Qui est du baniu, du
canal du moulin. Par acte de 1.600, le sei¬
gneur de Samsons vend à Pierre Guicha-

d'Arzacq « molin, rnolende, baniu,
banibaa, etc ». (Archives Daugé).
baniù,-ibe ; adj. — Qui est sujet au

ner

vertige.
bape (L.)
aquatique.

;

sf.

—

C.

bàpou, massellc

�BARBÉT

570

BAZACLE

—

barbét (L.) ; sm. — Calandre des blés
(calandra orizœ).
barbèu (Aire) ; sm. — Sarment racine
pour la transplantation. V. chermén.
barbotes ; sf. pl. — Exfoliation du der¬
me au bord de
l'ongle; à Rion-des-Landes,
tourniole, espèce de panaris. V. hic, encoùntre.

barbòto (G.) ; sf. — Punaise d'eau,
appelée aussi coardouniè.
barçalhà, barcelhà (G.) ; v. — Battre
le linge ; au fig. donner une raclée.
barçalhade (Al. G.) ; sf. — Volée de
coups.

barèges (Os.)

sm.

Châle à fond

—

barélhe.
V. D. En Os. désigne plus
particulièrement une pente boisée, couverte
de halliers et abrupte.
barèye (L.) ; sf. — Bruyère des landes.
bargàlho (Lom.). — C. bargade et barguère.
baricaule, baricoste (L.). — C. bari—

cabe. Cf. caule.

bariole ;

sf.

Toupie. On dit aussi

—

V.-B.

en

Syn. boudufle.
barioulà, bariulà;
dement, tournoyer. V.
baroulà, barà.
barioulade ; sf.
tournoiement ; acte
barlòc ;

sm.

barloucà ;
caha ;

—

v.

—

Rouler rapi¬

baricoulejà,

birà,

—
Action de rouler,
de bariòu.

Cahot. V. D.

Cahoter, aller cahinaller mal. V. barlouquejà.

Baron

v.

—

(Louis).

Poète

—

(1612-

gascon

i663).
baroulhe ; sf.
Désordre, tumulte,
bagarre (Esp. barotto). Cf. arbaroutade.
barquéte ; sf.— Petite barque. Cf. barcoâ, barcote.
barrambàlh (Chai. L.) ; sm. — Eboulement, écroulement ; bruit d'une masse
qui tombe ; par anal, tumulte,
barràncou (Lav. B.-L.) ; sm. — Ravin,
barrilho (G.) ; sf.
Soude cultivée,
barriulét, barraulét; sm. — Petit
—

—

baril. V. barràu.

barròs (Or.
le

pour

L.) ; sm. — Espèce d'échel¬
faciliter la remontée du poisson

dans les

d'eau; dans les L. aussi,
sorte de filet à poche pour la pèche.
barsacà,-gà (L.) ; v. — C. pantachà;
palpiter, s'agiter, frissonner, frémir sous
cours

l'action d'une forte fièvre

Barsacà
comme

coum

une

bastàr

ue

brebis

(Big.).

p.

n.

Bastien,

—

(Lescun)

;

sm.

—

Caisse du

moulin où la farine tombe.

Bataille

(Vincent de). —• Poète béar¬
(1799-1872).
baucoùn (Arm.) ; sm. — Tas ou petite
meule d'ajoncs.
baud,-e ; adj. ■— Hardi,-e; joyeux,
gaillard (vieux) V. esberlt, enjaurit.
baudamén ; adv. — Joyeusement, har¬
diment, gaillardement.
baudét (Os.) ; — Partie de la causse qui
recouvre le
pied. V. empè.
nais

baudriè ;

;

uni.

mariole

Bastiâ ;
bastiàu

ou

tout

comme.

oulhe amourre,

qui

a

obèse.

bàume ; sm. — Baume; soulagement;
plantes diverses: armoise, baume de coq et,
en général comme baume en fr., les
espè¬
ces du genre menthe,
baup ; adj. — C. bauc.
bauquè,-èro (Big. G.). — Rétablir ain¬
si qu'il suit l'art, bauquè, p. 127.
Gerbier,-ère (tas de gerbes). V. garbère.
méde. Le bauquè se compose, selon les
lieux, de 5 à i5 gerbes, la bauquère de
beaucoup plus, par ex. d'une quarantaine.
hausse (Os.) ; sf. — Personne gauche,
sotte. Cf. pce, pègue, estròs, lòcou.
bay ! interj. -— Va !
bayàr ; sm. — Danse ancienne ; un che¬
val de bois y figure ; c'était le bayàr (ori¬
gine incertaine). On danse encore le bayàr
dans la vallée de Barèges.
bayàr; sm. — Bard, bayart (petite ci¬
vière pour porter le fumier, des pierres,
etc.).
bayàr,-de ; adj. — De couleur baie,
bayaule ; sf. — C. balude.
bayaules ; sf. pl. — Bésicles, lunettes;
rectangle formé de quatre barres de bois
qu'on place, si besoin est, sur la caisse du
char agricole pour en augmenter la super¬
ficie de portée.
bàye, bàje (V.-B. et Big.). — Forme
de bàde, naître (*).
baye (L.) ; sf. — Fausse nouvelle ; mal¬
heur. C. bàvo.

bayroùn

(I,.);

sm.

—

Cuveau.. Cf.

cubét.

bazàcle;
très

ancien

sm.

—

moulin

Nom d'un grand et
Toulouse, devenu

de

synonime de milieu tumultueux et com¬
pliqué : u basàcle de maysoâ, une maison

s'agiter

le tournis.

Poignée de paille
qu'un moissonneur pose par inadvertance
sur le sillon vide entre les
javelles.
—

sm. — Baudrier,
baudùflo, boudùflo, gaudùflo, goudùflo (Big. G.) ; sf. — Toupie (jouet).
Bénte de baudùflo, gros ventre, un

(*•) Les 17 articles précédents faisaient par¬
tie d'un groupe de fiches qui se sont perdues
pendant la composition ; ils doivent être
placés à la p. 127 après l'art, baucoû)

�571

BE

de tohu-boliu. Usité aussi dans cette expr. :

biét-d'àse ;

sm.

BORDEU

—

Primevère à Duhort

—

mourirén touts lous àsous dou Basacle, nou n'aberl pas û cabéstre.
be ; particule explétive ; s'emploie dans
les propositions affirmatives à la place de
que, de, je.
bèbe (Os.) ; sf. — Sorte de croquemitaine femelle pour faire peur aux enfants. V.
babàu et bièc, au Sup.
bèc-de-sarpe (G.-M.) ; sm. — Harle
bièvre (rnergus merganser, oiseau).
bechinè ; sm.
L'anus, en style badin,
bedelhoùn (G.) ; sm. — Brome mou.

(L.). V. oélh-de-hàrri.
bigarroû. — Forme de ligarroû, gouet

Cf.

Cf.

quan se

—

trauque

sac.

bedilhe

(N. des L.). — C. bidélhe,.
(Géraud). — Poète gascon
(1G17-1693).
Bégarie (J.-B.). — Félibre béarnais,
mort pour la France (1892-1915).
beléuch (L. vers le Bord.) ; sm. —
Bedout

Camomille. Cf.
benèle ; sf.

berbiuches

amarousse.

Venelle. Cf. androune.

—

(L.)

; sf. pl. — Débris de
branchages, menu bois.
berén, bren.
C. braguén en certains
—

lieux gascons. V. èrbe dous beréns.

bèrje (L.)

; sf.— Velte, ancienne mesure.
bèrmi-de-Sén-Yan ; sm. — Ver lui¬

sant.

Cf. bèrrni de luts.

bernàt-blanc

(G.-M.)
Aigrette (Ardea Egretta).

bernàt-rouge ; sm.
beromàc,-aque (L.)

;

sm.

—

Héron

Héron pourpré.

—

; s.

—

Originaire,

espiègle, petit diable. V. bourmèc.
bèrre (L.) ; sf. — Truie, laie. V. galése.
berretàt,-ade ; s. —- Contenu, capacité
d'un berret ; û berretàt de castagnes, un
plein berret de châtaignes.
bés; sm.
V. D. Ce qui coule, flue, se
déverse; lou bès de, la houn, le ruisselle¬
—

ment de

l'eau de la fontaine.

besàt,-ade (L.)

;

habitué. V. desbesàt.
bessarric ;

sm.

adj.
—

—

Ers

Accoutumé,-e,
{ervum teiras-

Wild). V. bessurit.
L.) ; sm. — Ecliarde,
épine restée dans les chairs.
beuragnè,-re; adj. et s.— Qui absorbe
du liquide ; qui boit sans cesse,
qui a tou¬
pernum

bèuc (N.-E. des

jours soif.

biateyà (II.-A.)
V. biàto.

; v.

—

Faire la bigote-

bibole, pibole. — Corrup. de pibale.
bich-atàu (Os.). — Forme de bit-atàu.
bichòt (N. des L.) ; sm. — Fauvette.
Syn. mouraloye, mouratche, passe-sègue.
bidàuclo blànco, bidaucléto
(G.) ;
sf.
Bryone (plante). V. bidaube.
bièc, bièque; adj. et s. — Vieux,
vieille bougons, désagréables. Quine biè¬
que! Quelle chipie! Cf. avec bèbe.
—

tacheté.

bigarroùn (L.)

; sm. — Etoffe d'autre¬
elle était de couleur blanche écrue

fois ;
avec

des raies noires.

bignàu

;

sm.

V. D. Terrain élevé,
de 1. Vignau, le Vi-

—

éminence. N. de p. et

gnal, Duvignau.

bigneroùn (L.)

;

sm.

—

Sommité de

l'oseille.

bignéte ; sf. — Oseille ; fausse oseille.
ehuque-bin.
bignòlou. — C. bignàu avec un sens
péjor.
biguî (As.) ; sm. — Pièce de bois ; banc
de cabane de berger.
bilàll (G.-M.) ; sm, — Poisson dit angede-mer (squatina angélus).
bingarre (L.) ; sf. — Ride, pli de la
peau ; rainure fine. Cf. courrialhe.
bire-àsou ; sm. -— Tourniquet, tour sur
soi. Cf. passe-câ.
birehargòy (Salies) ; sm. — Pellebêche ; espèce de hoyau à pointes.
bire-tès (G.-M.) ; sm. — Pluvier à col¬
lier (charadrius haticula).
birèyre (L.). — C. biroulère.
biroulère ; sf.
Vertige ; tournoie¬
ment. V. berdigòu.
biroùn (L.) ; sm. ■— Espèce de bouillie
—

comme

l'escautoû.

biroundèu, guiroundèu (Big.). — V.
allumes, nadales.
bisane ; sf. — Méchante bise, aigre.
biscaubilh,-e ; adj. — Inquiet,-ète,
grognon.

biscòrjo (Lom.) ; sf. — Panier d'osier.
avec bascoye; berguiste.
bislày (As.). — C. bislàu.
bislayà ; v. — Biaiser, être de biais, de

Cf.

travers ; en

bislayàn, de biais,

bisle (L.) ; sf. — Peau de l'ognon.
biso (G). — C. biste, vue, apparence;
este à la

biso, être à la vue.
(Pierre de). —

Bitaubé

Poète

béar¬

nais

(1721-1783).
blat d'Espagne

; sm.

—

Maïs, dans le

N.-O. des L. Cf. milhòc.

blauét ; sm. — Agaric palomet. Cf. crusaube, palournéte.
bluhà (L.) ; v. — Flamber une volaille ;
hâler ; bluhà-s, se hàler. V. uselà.

bceytade

;

sf.

—

Action de vider, de

se

vider.

bohle, bosle (L.).
Bordeu

—

C. bouchorle.

(Théophile de). — Célèbre
médecin, auteur de quelques écrits en béar¬
nais (1722-1776).

�BOT

—

572

CAKCAMUSSE

bot

(G.) ; sm. — Etoupe ; toile d'étoupe.
(L.) ; sm. — C. boudic, lombric,
boucigue; sf. -— Pariétaire (plante),
bouderàsso (Lav.) ; sf. — Gentiane,
bouhéte (L.) ; sf. •— Marraine. Cf.
Mayrie, coumày.
bouhite (N.-E. des L.) ; sf. — Maladie
des ovins analogue à la pousse des sollipèdes, emphysème pulmonaire,
bouhòlo (G.). — C. bouhòrlo.
boulhè (As.) ; sm. — Berger. Cf. aulhè.
boulihèrro (S.-E. du G.) ; s. des 2 g. —
Espiègle.
boulòtch (L.) ; sm. — Rouge-gorge. V.
auquit, gàlis.
bounche (L.) ; sf. — C. bougne.
bounòmi ; bounòme (Big. G.) ; sm. —
bouc

f

Bonhomme, brave homme.
bourgàt ; sm. — Réunion de quelques
habitations formant un petit bourg. V.
bourguét, broulh.
bourielà ; sm.
bôrie ; groupement

Dépendances d'une
de bùries. N. de 1. et de
p Bouriela, Bouriala, Borgela.
bourne (Os.) ; sm. -— Désordre, pêlemcle, trouble. V. arbaròt.
bouriquét,-e (M4) ; sm. — Nombril.
bourmèc,-èco (Big.) ; adj. et s. —
Tracassier,-ère, polisson, espiègle; se dit
surtout des

bouròt

enfants. Cf.

(L.)
Cf.

d'abeille.

bourrée.
sens

—

;

sm.

beromàc.

—

Bourdon,

mâle

bram

(L.) ; sm. — C. bramadére (1).
bregà (L.) ; v. — Rodailler, battre l'es¬
trade ; n'a pas hèyt que bregà toute le
noeyt, il a couru, rodaillé toute la nuit.
brego-béyre (G.) ; sm. — Litt. racle
verre, prèle d'hiver (equisetum hyamale) ;
on s'en servait autrefois pour nettoyer les
ustensiles

brounidère; brounidèyre (L.) ; sf.—
Loup-garou, jouet d'enfant qui produit une
-

sorte de hurlement.

bruhe

(N. des L.) ; sf. — Buse, oiseau.
Syn. toure.
brulh (G.). — C. broulh. V. D.
brunasse (L.) ; sf. — Canard macreuse.
Cf.

cerbère, cherbère.

bruse; sf. — C. esbruse, en certains
lieux des L. désigne le fumier très divisé,
bùdre (L.) ; sm. — Peuplier noir,
bum (L.) ; sm. — Cyclone, bonace.

boussàr.
V.

—

de garnement,

D.

S'emploie aussi

au

G

mauvaise tête.

(J.,.) ; sf. — Quantité,
aquatique.
bourrouncoùn (L.) ; srn. — Macre
aquatique (plante).
bousche (L.) ; sf. — Bouffée,
respira¬
de

cuisine ;

comme

fibreux ,-euse.

bourrouncoère

amas

de

les tourneurs l'uti¬
polissoir ; par ailleurs, elle
passait pour diurétique prise en infusion
Syn. escurèt.
brègou, brègue (L.) ; s. — Personne
assommante, une scie.
brioùn (L.) ; sm. — Filet de pêche, de
grandes proportions.
briscou (As.) ; sm. — C. brésque.
briuléte d'abòr; sf. — Violette d'au¬
tomne. safran mulifide (plante).
briùt,-ude (L.). — C. brinchùt,-ude;
lisaient

cabèc ;

macre

Euphorbe (plante).
; adj. — Animal qui a
blanches de chaque côté du

sm.

—

cachàr,-de (L.)
deux raies
front.

tion haletante.

cache (L.) ; sf.
l'escauloùn.

Que-m lies lira Icn à bousches, tu me
souffler; peut signifier aussi, au fig.,
tu m'ennuies, tu me fais suer (pop.).
boussòc (L.). — C. bouhòc; en cer¬
tains lieux, désigne plus spécialement la
touffe de la bruyère; les boussòcs sont l'es¬
pèce de buisson formé par plusieurs touffes,

calidoÙS,-se (L.) ; adj. — Patelin,-e.
cantalère (L.). — C. cautère; bordurage, haie en bordure d'un champ.
cap-coste sf. — Eperon, bout d'un
coteau ; dans les 1,., dépression de terrain
où 1111 cours d'eau prend naissance.
cap-counte (L.) ; sf. — Poutre maîtres¬

fais

notamment

au

bord des

eaux.

bouste, embouste (Bay.)

;

se

sf.— Chose

encombrante. V. bouthes.

boustoùgn,-toùlh (L.) ; sm. — Gros
tampon; pelote grossière. V.

bouchon,

—

Pot à

soupe

spécial à

d'un bâtiment.

caplatoùn (G.) ; sm. — Liteau. Cf. felipèu.
capùch,-e (L.) ; adj. — Qui a une
huppe ; bête qui est marquée d'une raie

moustoùlh.

blanche. V. D.

bouye (L.) ; sf. — Engin de pèche à
l'anguille. V. bouje.
bracadis.
Aphérèse de abracadis.
braguète (L.) ; sf. — Petit sac que le
berger porte devant lui; il contient ses me¬
nus
outils ; quand les bergers landais tri¬
cotaient, ce qu'ils ne font plus guère, ils
portaient dans ce sac leurs aiguilles et la

capùtch (G.-M.) ; sm. ■— Pluvier gris.
caquigne,-lgnou (Bay.) ; sm. — Sur¬
nom
pour désigner un juif, les juifs.
carabét (Aire). — Dans cette expr.

—

laine. V. maléle.

hardit

courn

carabét, très hardi,

carassoulè.

—

C. carrassoulè. V. D.

(L.) ; s. des 2 g. — Per¬
sonne longue et maigre avec une figure de
fouine ; t. désobligeant sinon injurieux.
carcamusse

�CARDOUÉTE

573
cardouéte (Al. L.) ; sf. — Pleurote du
panicaut et aussi pleurote en huître. V.
coudèrlo.

carmoùs (As.) ;
te). Cf. poupalèyt.
carnussejà ; v.
vaise
tout

sm.

—

—

Pissenlit (plan¬

Manger de la mau¬
; se dit sur¬

viande, de la charogne
des bêtes fauves.

carpoùch (L.). — C. crapoùch.
carrèje (L.) ; sf. — Chemin charretier.
V. carribe.

carriu
V

(L.)

; sm.

—

Hangar, décharge.

Casassus (Jacques). — Félibre ossalois
(i86o-ig3o).
cascà (H.-A.) ; v. — Cascà 'r'escòlo,
faire l'école buissonnière.

cascàule

(As.)

;

sf.

(ulex nanus). Cf. touje,

—

Ajonc

nain

toujague.

Casseignau (;Tean-Basile). — Poète
(1821-190/i).
casséne
(Al.) ; sf. — Chanterelle
(champignon) ; on l'appelle aussi, comme
dans toute la Gascogne, lécassine.
casseroalhe, casseroulalhe ; sf. —
Les casseroles, vieille batterie de cuisine,
catalàn (Al.) ; sm. — Lactaire délicieux.
Syn. poulounés (L.).
catarinàdje,-nade ; s. — Propos sans
valeur, commérages.
catchoutis (L.) ; sm. — Les catchotcs,
nom générique des nécrophores et coléop¬
Gascon

tères noirs. V. D.

catoùlh
ceau.

(L.)

;

sm.

—

Tranche,

mor¬

Cf. cànchou.

càue (L.) ; sf.

•— Auge à goudron. V. D.
(L.) ; sm. •— Maïs semé dans les
sillons du seigle,
cenisso (G.). — Cendre. V. céne.
chabecà (L.) ; v. — Jacasser, bavarder,
chabirà ; v. — Chavirer,
chapournejà ; v. — Barboter ; faire de
la boue, bousiller. V. bournejà.
charpournilh (L.) ; sm, — Gâchis,
chardiàt, sardiàt (L.) ; sm. — Murène
(poisson).
charliste, tharliste (N.-E. des L.) ; sf.

caulit

—

Mérulle chanterelle. Cf.

charremangane (L.)

lecassine.

Femme
débraillée, de mauvaise vie. Cf. salabcndrane, garroulhe.
chauchùc,-ugue (L.)-; s. — Bavard,-e ;
qui ne sait pas garder un secret.
chebé (ha) ; loc. adv. — Têter. V.
choubàte.
chibàu ;

; sm.

—

sm. — Brechet ; chardine do
chibùu, les filets, les aiguilles de la volaille,
choàn (L.) ; sm — Nom de bœuf,
chouc (L.) ; sm. •— Pied d'enclume.

CRUSPILHE

chuque-bin (L.) ; sm. — Oseille sauva
(rumex acetosa, plante). Cf. bignéte.
cinquantejade ; sf. — Objection, pré¬
texte pour différer, en style familier. V.
cinquantejà.
ciresàu (II.-A) ; s m.— Mérisier.
clapete (G.-M.) ; sf. — Guêtre tricotée,
claque-mousques (L.) ; sm. — Gobege

mouclics, oiseau.

claquèyts (de)
Couché

D. embàn

—

sur

;

loc.

adv.

(Os.).

—

le dos.

clùpsis (Lom.) ; sm. — C. cluc.
còpi 1(G.-M.) ; sm. — Foulque macroule.
cougnét (Aire) ; sm. — Engin pour pê¬
cher les anguilles.
coulhoû-de-gat (V.-B.) ; sm. — Ficaire
(plante). V. D. ; on l'appelle aussi, par eu¬
phémisme sans doute, boutoû-de-gat.
couloùm (G.-M.) ; sm. — Canard Milouin.

coumàt,-e (L.) ; s. — Marécage.
grabè, amarè.
courassoû (Salies); adj. et s. — Qui
du cœur : courage, pectus ; abé boû
esl
coum,

V

courassoû, avoir de l'estomac,

comme

dit

Populo.
courrialhe ; sf.

—

Rainure, chéneau.

COUSCÙt,-ude ; adj. — Indiscret,-ète,
curieux ; bavard inconséquent.

couscutejà ; v.
des indiscrétions.

—

Bavarder, raconter

crapautejà ; v. — Faire comme le crapnud, de petits gestes avec les jambes ou les
mains ; faire petite besogne, travailloter.
crauàn-chardinàyre (G.-M.) ; sm. —
Fou de Bassan (Sula, alba).
craquèu (L.) ; sm. — Mesure de capa¬
cité équivalant à un quart de litre environ,
soit un grand verre. A confr. avec craque,
coquillage; peut-être se servait-on autre¬
fois, d'un coquillage pour boire P
crespin (Bay.). — Dans cette expr. :
crucà-s lou crespin, manger son bien, dis¬
siper sa fortune.
croudà (L.) ; v. — Ecroûter le sol avec
la croude.

croude ; sf.

— Sorte d'araire léger pour
superficiellement, décliaumer.
croulh, crouy (Lav.). — V. D. Que¬
nouille spéciale pour filer le lin.
cruc'noû (en, à) ; loc. adv.
Accrou¬
pi,-e; hicà-s en cruchoû, s'accroupir; étant

labourer

au lit, se mettre
acruchoà-s.

« en

chien de fusil

».

V.

cruspilhe, cruspulhe (L.) ; sf.— Ecaparticulièrement peau sèche de châ¬
taigne ; peau desséchée de personne, en
style plaisant.
le et

�ERRATA

Le correcteur, au cours de

l'ouvrage n'ayant pas toujours appliqué les règles
système établi pour la phonétique des mots de ce Dictionnaire, on pourra
quelque fois rencontrer, dans les exemples, donnés aux articles, des manque¬
ments à ces règles. Mais, étant bien entendu
que le mot initial, sauf erreurs
relevées ci-après, est toujours présenté conforme à l'accentuation
phonétique,
nous avons
pensé qu'il n'était pas indispensable pour le lecteur averti de lui
signaler tous ces manquements.
du

En conséquence, ne seront indiquées dans ces errata
que les fautes orthogra¬
phiques qui, soit en français, soit en dialectes, seraient de nature à troubler ou

induire

en

erreur.

A

acourbelhà.

Placer

—

un

;

entre acour-

belhà et acourbelhoà.

abandoà.
lieu de abranlà.

2e

■—

abedat.

—

aberoère.

adartà.

au

Lire abcdài.

aboundòus.

Page

—

—

lieu

Au lieu de
pron.
—

de aburiù,

rcl., lire pron.
ac demie, lire

;

ex¬

au

mot

—

divers

—

art.

où

se

trouve le mot.

agouhassàt.
Lire orageuse.
agugnoùs. — 20 alinéa, lire finaud.
aguilo. — Lire agulló.
ahidance, ahidence.— Lire aliidénce.
—

—

Au lieu de

céder, lire céder,
Lire oci; aclu. Et plus bas,

acì, aciu.
lieu de aciù, lire aclu.
aclapà. — Après le mot aclalà, lire
(G.-M. et M').
aclepà. — Lire (Big. et G.).
açò. — Au lieu de adv. lire pron.
—

au

aco.

inciter, solliciter

—

lire

Au lieu de

académie.

acatà.

:

adjoén.
If ligne, supprimer à.
adjùgne.
Lire adjùgne.
agit. •— Lire agìt,-ìdo.
agnerì.
Lire agnerî dans les

Lire aboundoùs.

Au

aburlu.
ac.

Lire

2e ligne, rétablir passé

17,

ssé.

p

Lire sf.

—

académie.

—

céder, importuner.

—

aburàble.

ligne, lire ubranll

id.

—

acò-d'aquì.
aco-là.

—

acò-tau.
acoùm.

id.
2e

en

acounsialhes.

acounsialhes,

alinéa, lire: Dans la

H.-A.

—

célébrer

20

ligne, lire
la

: ha las
cérémonie des

fiançailles.
acourà.
Rétablir ainsi le texte : Abri¬
ter, mettre contre son cœur. En Lav. faire
cuire jusqu'au cœur ; se dit d'un
pain bien
cuit ; acourà-s, se mettre à l'abri à la ma¬
nière des poussins ; contre le cœur.
—

à-làudos.
alhà.
liliacés.

Lire à-làudes.

—

I àre

—

:

plantation d'ail

ou

de

de la colonne et suivi de l'art, alihèr.

Au

vallée d'Azun et

—

est

id.

—

—

Supprimer ahites, qui n'est
le pl. de ahite.

aliguè.^— La première ligne de la p. 35
à supprimer et l'article
aliguè, placé
par erreur plus bas, doit ère mis en tête

id.

—

ahite.
que

alòdje.
a-mén.

Lire

—

amboto.

—

sm.

au

Lire à-mén

—

lieu de sf.

Lire ambòto.
et à la

l'exception de.
amistousè.
amoùstà.

—

ànjoù.

—

ligne: à

Lire sm. au lieu de sf.
Lire amoustà.
Lire faire un mur.

—

—

amurralhà.
anerà.
3°

3°

—

ligne, lire
Lire ànjou.

au

groin,

�575

anjoulét

Ajouter

:

papillon

en

géné¬

ral.

arregalisse,-li9sì,-e.
arretrenidoû.

anouda,-S.

Lire anoudà-s,-dl-s.

—

anque-tort. — Supprimer (Lav.).
anulhét,-e, — Lire anulhét,-o.
apatoucà. — A la 3" ligne, annuler. V.
apateroucà.
apeçadje. — Lire apeçàdje.
apelhàdis. — Lire apellwdis.
aplecoadis. — Lire : Ce qui est plissé,
à-pourè. — Lire : Cri pour envoyer,
etc.

apouy.

arbouhi.

Lire arbouì,-riì.

—

(2).

A placer avant

—

arcànje, arcànjoù. — Lire arcànjou.
arcàus.
Lire « partie supérieure » au

lire

ligne,

arrou-

mane.

arrounsadé, soadé.
Lire ,-soadé.
arruìt,-ido (B.-L.). — Lire ,-id.o.
arsoulhe.
A placer avant arsoulhe—

—

rie.

aspitsà,-se. — Lire aspitsà-se.
aspre (3). — Lire àspre.

asù.

Lire àrbe.

—

Dernière

—

—

apruhetoùs,-o. — Ce t. est du Lav.
aquerò. — Lire pron. dém.
ârbe.

arroumà

Lire ,-lissi.

—

Lire arrêtrenidoù.

assereade.
2° ligne,
reinage, lire rassérénement.

Lire apoày.

—

arrouchàt.
trùsos.

—

Lire asùr

—

au

au

lieu de

rese-

lieu de ùsùr.

Atalaye. — Lire atalaye.
atapit. — Lire ataplt.
atramalhàt.
A placer après atra—

malhadls.

—

lieu de

a

inférieure

ardade

».

ardagnes doivent être pla¬
cés après arcussà.
aré.
4e ligne, lire: aydù aré, ad aré.
et

ats-à-quoàte. — Lire ats-à-quoàte.
aubédience, aubédissence.
Lire
—

aubediénee, aubedissénee.
auboùr.

Au

—

lieu

de

—

arét.

2e

ligne, lire en Bas Arm.
argàgll. — Ajouter, à la 2e ligne, Cf.
arregàgn.
arganute. — Lire arganùte.
argàsi. — Lire argasî.
arguiho. — Lire argiùha.
ariàdo.
Ajouter (M* Big.).
—

—

armotes.

arrâ,

Lire armùtos, aramòtos.

—

aròc.— 3e

ligne lire : aussi

arran.

arrabà.

—

comme

subst.

aùtes-cops.

ligne, lire : champ.
arrajò ; arrajoù. — Lire arrajòu.
arralhe.
Lire : partie émergeant des

B

balio.

sous

l'eau.

arramadé, arramadis.

A

—

bàrnàto.
barsio.
Bassià.

Lire

arra-

rnadls.

A

—

2e

ligne, lire columbus.
arramiguère. — Lire arramiguèro.
arranc.

—

—

Lire arrùnc.

arrang. — Lire arràng.
arrastoulh.
Lire arrastoùlh.

bàsti.
noie

Considérer

—

renvoyant

au

batsimoùn.
« on

lui

a

passé

—

arreberâ.
arrebiselà.

—

—

—

2e

—

rendrai.

Lire:

lieu

de

brôrne.

be-lhéu.
bentouliù.

Lire be-lhèu.
Lire bentoullu.

bespilh. — Lire ciguë.
besagùt. — Lire besaiguë.
bessigue. — A placer avant bessoà.

re¬

bougà. — A placer avant bougade.
boutigole. — Lire échoppe.
brouélle.

—

au

:

—

buffade.

arrecouti.

—

un savon ».
Lire brome

ches vesne.

arreberà.

ligne, annuler

la

—

Lire arrebudoàn.

Lire

nulle

—

Lire arrùuc.

arrebadoun.

comme

début de l'ouvrage.
Dernière ligne, lire

bessouère.
Lire bessoère.
bîci.
Lire bici.
blanchar.
Lire chevesne au lieu de

—

arraùc.

placer après barsiè.
abrupts et non abrup¬

Lire

—

—

arramiét.

—

Lire barnùto.

—

bedelhét.
—

placer au bas de la colonne,
.Lire artemisia.

barboulère.

—

roches

Lire «iites-cops.

—

tes.

Lire arràn.

2e

—

vaudoise, lire

vandoise.

je te le ferai, je I

bruhe.

—

On

Lire brouille.

a
placé par erreur bruhe,
femelle, avant brùhou, bardot, mâle.
—

�IMPRIMERIE MARRIMPOUEY JEUNE.

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              <text>Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes (Bassin de l'Adour), embrassant les dialectes du Béarn, de la Bigorre, du Gers, des Landes et de la Gascogne maritime. Tome premier / par Simin Palay</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premi&amp;egrave;re &amp;eacute;dition du dictionnaire de Simin Palay consacr&amp;eacute; au dialecte gascon, publi&amp;eacute; &amp;agrave; Pau en 1932, sous les auspices de l'&amp;laquo; Escole Gastou Febus &amp;raquo; en deux volumes, sur le mod&amp;egrave;le du &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor du F&amp;eacute;librige&lt;/em&gt; de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral. L'ouvrage conna&amp;icirc;tra une seconde &amp;eacute;dition publi&amp;eacute;e en 1961 aux &amp;eacute;ditions du CNRS.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Première édition du dictionnaire de Simin Palay consacré au dialecte gascon, publié à Pau en 1932, sous les auspices de l'« Escole Gastou Febus » en deux volumes, sur le modèle du Trésor du Félibrige de Frédéric Mistral. L'ouvrage connaîtra une seconde édition publiée en 1961 aux éditions du CNRS.</text>
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