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                  <text>16* Annada

Lo

Janvier

N° 111

1934.

Saber
Gai

Revista de VESCOLA OCCITANA

—(^,—

Dis Aup i

Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14,

Carrièra dels Arts,

14

Lo Numéro

:

2 fr.

�GAI

LO

SABER

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
BURGUS

:

14. Cari-ièra

dels Arts

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Abonaments :

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Estrange

un an

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: un an

--

TOGOZA

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15 fr.

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25 fr.

ENSENHADOR
del

E.

DECAHORS

N°

:

Maurici de GlIÉRIN :

111

(Janvièr 1934)

Maurice de Guérin félibre.
Lo Centaure

(très), revirat

per

M. Ba-

raillé.

Prosper ESTIE1J :

Ròzas d'Ibèrn.

Valèri BERNARD :

Inné à la Terra.

A. P.:

Calendier santorenc per 1934.

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana.
Academia dels Jòcs Florals.
Institut d'Estudis Mièchjornals.

Mas sèt Crozes.

Suplement: Doas gravaduras de Paul Sibra: L'abat Jo\èp
Salvat, Laurac-lo ■Grand.

Burèu de l'Escôla Occitana
Prosper Estieu, Capiscòl; Antonin Perbosc,
J.-Rozès de Brousse, Francés de Gélis, Jos-Capiscòls ; Armand Praviel, Clavaire ; Jozèp
Salvat, Secretari.
ASABER. - Per la Redaccion, escriure al Capiscòl, lo Majorai Prosper Estieu, 24, carrièra d'Emparis,
PAMIAS (Arièja). Se parlarà que dels libres mandats en dople

etsemplari.
Per tôt sò que pertòca l'Administracion, escriure
à la Libraria Edoard Privât, 14, Carrièra dels Arts,
TOLOZA. Compte postal : Toloza N• 1673

�Toulouse s
*

**

�V

LAURAC-LO-GRAND

0;f

(P. Sibra ,'.

)

�Lo Gai Saber, N° ni

Maurice

de

JANVIÈR 1934.

GUÉRÏN fclibrc

abbé
et le
faisait enrager, — au lieu d'un abbé Salabert, latiniste
sociable et pieux, qui le nourrissait de syllogismes et
lui donnait, par réaction, le regret et le désir de l'école
buissonnière,
s'il avait eu pour professeur à l'Esquile, au lieu d'un Ratier, naturaliste et économe, qui
disputait à la faim de ses élèves les numéros de sa
collection,
au lieu d'un Déjean cérémonieux et
timide, ou d'un Molinier qui, d'un épouvantable accent
précepteur, au lieu d'un
qui jouait aux cartes avec lui, trichait

Ah ! s'il avait eu pour

Jammes

—

—

méridional, se disait « méridien » devant les gens du
Nord, qui en étaient « capots » : s'il avait eu, dis-je,
un
abbé Salvat, l'abbé Salvat aurait amené Maurice
de Guérin aux Estudiants Ramondencs et fait de lui
un

félibre...

Cayla, qui le vit naître en 1810, était une gen¬
où, dans le cadre d'une nature primitive,
se survivaient les mœurs patriarcales. C'était la sim¬
plicité rurale et familiale de la vie occitane. Le vieux
château de pierre à tourelle aiguë abritait sous le
même toit, dans la même cuisine, à la même table ou
sous le manteau de la même cheminée, le maître, ses
enfants, ses. domestiques, ses laboureurs et ses ber¬
gers : Gilles, Jeannot et Pierril. Les paysannes d'Andillac y venaient voir en voisines l'accouchée, et, sur
le berceau de Maurice, se penchèrent tour à tour, fées
inquiètes et bienveillantes', Anne la boiteuse et Rose
Durel, la Vialarette, bizarre d'humeur, discrète sinon
silencieuse, et dont le nom appelait sur les lèvres des
enfants une rime équivoque, Marianne la cuisinière
Le

tilhommière

�LO

302

et Rose

GAI

SABER

Dreuille, la Ratière qui apportait des noisettes
qui, des lilas à la main, contait la légende

et la vieille

du sacrement du rosier...

L'enfant grandit au milieu des choses simples,
choyé des siens, de sa sœur surtout, Eugénie, qu'il
appelait Tuio et que plus tard il appellera parfois Testudo, charmé par ses tourterelles, son chardonneret,
son chien, son chat et ses lapins, par le retour, le soir,
des brebis et des abeilles. Il1 vit les gestes et les cou¬
tumes domestiques qui sont comme des rites : les
fruits mûrs rangés dans l'armoire qu'ils parfument et
la fête annuelle du cochon où il se gavait de fritons
et de millas.

Aux veillées

d'hiver, la petite société de famille se
de la cheminée, dans la cuisine aux
poutres enfumées où pendaient des jambons. Un calel
de cuivre jaune y faisait dans l'ombre un îlot de clarté
douce. Le père, M. Joseph de Guérin, arpentant la
pièce, racontait en un langage grandiloquent coupé
serrait

autour

d'exclamations familières

—

f... !

—

les souvenirs rap¬

portés de ses lointaines campagnes. Ou bien il disait les
légendes du Cayla : la Chèvre blanche que l'on aper¬
cevait la nuit au delà de la croix, la Dame blanche qui
passait à la Santussou ou les Douze Moines qui descen¬
daient l'escalier de la tour lorsque sonnait minuit.
Jeannot le domestique contait la fable de la fourmi
montée sur la corne d'un bœuf qui laboure, et disant :
«

Laouran
La

»...

langue d'oc était en honneur au Cayla. Maîtres
de maison entre eux n'en parlaient pas d'autre.

et gens

Les échos de la cuisine retentirent souvent de nos vieux
airs, de ces chansons occitanes où s'exprima la race,
et que

j'ai retrouvées, parmi les papiers des Guérin,
petit cahier de huit pages, d'un vergé tout taché
de son et couvert d'une encre
pâlie. Ce sont : Quant
te coustèrou tous
esclots, — Quai me plai, quai
m'agrado ? Aquos tu, — Adiou, paure Carnabal, — Ai
rencountrat ma mio Dilus. Voici,
pour cette dernière
sur un

�LO

GAI

SABER

303

chanson, le texte du premier couplet (le seul couplet
qui est
pour tous une énigme :
donné par le manuscrit), avec le cinquième vers

Ai rericountrat

ma

mïo

Dilus

Que senanabo

querre

De lus

Lut mur fur tel
Retourno ten ma mio
Retourno ten que

plàu.

II

et demi Maurice de Guérin entra
Toulouse, s'il échangeait la
liberté des champs pour la « prison des villes », il ne
se dépaysait pas : Toulouse, capitale du Languedoc, né
rougissait pas de sa province et en gardait les mœurs
et la langue. La cousine qui lui servait de correspon¬
dante, la dévotieuse M"1' Coutaud — Miou, pour la
famille et les amis
élevait chez elle, place du Sa¬
lin, 19, ses canards. Et les élèves de l'Esquile, fils d'ar¬
tisans, de bourgeois ou de nobles, en leurs récréations
où ils s'empêtraient, tout jeunets, dans les plis de leur
longue soutane, se délassaient de leurs études latines,
en parlant entre eux la
langue du cru. Ils l'écrivaient
même parfois par fantaisie.
Benjamin Boubée, place de la Dalbade, 18, était le
petit camarade avec lequel Maurice de Guérin jouait
«
à la pensée ». Leur langage secret n'était d'ailleurs
qu'un argot à métathèses : « Je n'ai pas enroce chouté
la umple pour uafrailler... » disait Benjamin qui
avouait sa paresse à Maurice et voulait la cacher aux
autres. Entre eux, bien entendu, pas d'autres noms
que leurs surnoms, et leurs surnoms étaient occitans :
Boubée était lou Coucou pour Maurice qui, étant cadet,
était sa Catèto... Aux vacances de 1823, lou Coucou

Lorsqu'à douze

au

Petit

ans

Séminaire

de

—

�LO

3°4

GAISABER

promis à sa Catèto de lui écrire une lettre
latins. Ah ! bien oui : des vers latins pendant
vacances !
Benjamin Boubée écrivit à Maurice,
avait
vers

effet, mais à la fin des vacances, et les vers
furent plus que de la prose occitane.
Toulouse,
La

ce

en
les
en

latins ne

11 octobre 1823.

Myou Catèto,

Yeou, Catèto, t'abioi proumelul,

Catèto, de t'éscrioure;

béses bé que aou fauc. Mais, ma Catèto, t'abioi proumetut
tabès de fa la letro en Bermino latino, à coundiiiou saquela,

Catèto, que me respoundrios dammè la mémo Bermino.
Mais, la Myou Catètasso, t'es bê tu mémo apercebut que pen¬
dent las Bacansos l'on n'a pas gairé embéjélos de fa de ber¬
mino, disi pas saquela aquos de tu, ma Catèto, perso-que

Catèto,

aprep coucou es le pus baient singé. Ainsi dounc, ma
té prègi de bouler pla récébre (escouto pla, Catèto) ma
sans

lètro

Bermino.

Ço qu'ai dit dunquos aici n'es pas qu'uno ferbento pregairo et un perdou que t'adresso le Tyou Coucou dammè pla
dè soumissiou et de respect.
Toulouse était plus que jamais la reine de YOccitanie, à une époque qui s'enchantait de ce vieux mot.
Le joyau de Toulouse, c'étaient les Jeux Floraux. Leur
éclat se rajeunissait de toute leur antiquité même (car
la mode était au Moyen Age) et de cette heureuse for¬
tune que, couronnant à la fois Soumet et Hugo, ils
se1 liaient à l'essor d'une poésie nouvelle. En 1823, la
duchesse d'Angoulême présidait la Fête des Fleurs.
Mais c'était en français que la poésie florale louait
Clémence Isaure, dont on mettait d'ailleurs l'existence
en question. Un ingénieur
militaire, le chevalier Du
Mège, homme du Nord qui avait adopté archéologiquement tout le

Midi, résolut de forcer les portes de l'Aca¬

démie toulousaine en lui prouvant que sa fondatrice
n'était pas un mythe mais une poétesse. Il découvrit
et

publia les

Isaure.

œuvres

—

romanes

—-

de Clémence

�LO

GAI

SABKR

305

Le « Printemps par Clémence Isaure » parut peu de
jours avant la bataille de Toulouse, dans le n° 27 du
Journal de la Haute-Garonne. La traduction était de
Du Mège lui-même. Elle était en prose. L'Ermite
(F. Jouy) la reproduisit dans la Minerve française
Amable
(1818, t. I, p. 123). Quelque temps après
Tastu en donnait une autre, je ne dirai pas plus exacte
(ç'aurait été difficile...), mais en vers... Elle était venue,
elle, de l'Est, à Perpignan, et, poétesse, avait cueilli
trois fleurs au Capitole (1820-1823). Reconnaissante à
Clémence Isaure, elle traduisit son Printemps, qui prit
place dans le recueil de ses propres Poésies (1826).

de Du Mège et la traduction de
précèdent les chansons occitanes dans le
petit cahier de huit pages qui était comme l'anthologie
romane du Cayla. Le texte du Printemps y présente des
variantes de mots et de graphie par rapport au textus
receptus qui est celui que donne Du Mègé dans son
Histoire des Institutions de la Ville de Toulouse (1844,
t. II, p. 229-230). Voici la version guérinienne :
Or,

Mmo

le

texte

Tastu

LE PRINTEMPS
par.

Clémence Isaure.

Première

Strophe.

Bellu sazo, jouentat de l'annado
tournas fazets lou dolce joc d'amor
et per

ondras fideles troubadours
flors la testa courounado.

abest de

Deuxième

Strophe.

De la

Verges humils Regina des angels
cuntan abouei la pietat amourosa
Qand dabs soupirs amars engoisso dolorosa
en croux beiget mouri lou grand prince dal cet.
Troisième
Ciutat de

Strophe.

aujols 0 ta genta Tolosa
al fis aimants uffris senhal d'honor.
mous

�3°6

GAI

LO

SABER

Sios a jamai digna de soun lausor
nobla coma totjorn et toijorn poderosa.

Quatrième Strophe.
Sen

tort

thergullo

en et pensa
tosten dais aimadors
mais sabi be que lou jouen troubadour
oubtidara la fama de clemenço.
a

qu'ondra

sera

Cinquième Strophe.
Tal

en

lous camps

floris gentils

la

primevera
lou gai temps
brandejado rabens
touljourn sesfasso de la terro.
roso

quen torno
Mais del bent de la neit

mouris et per

Suit cette note
Clémence
louse. »
«

Isaure

a

:

institué

les Jeux Floraux

à

Tou¬

L'écriture du cahier est peut-être celle de Maurice...

Toujours est-il

que

le document témoigne du culte

que

les Guérin avaient pour Toulouse et pour les Jeux flo¬
raux. M. Joseph de Guérin poussera sa fille à concou¬
rir un jour. L'exemple de la sœur entraînera le frère.
Leurs envois ne furent pas couronnés. Qu'importe ?
Toulouse restera au cœur de Maur'ice, exilé en Breta¬

à Paris, comme une douceur fidèle et toujours
Toulouse, écrira-t-il, n'est pas une ville indif¬
férente : elle ne vous laisse jamais partir sans quelque
souvenir, soit de poésie, soit d'histoire. »
gne ou

égale.

«

III

A Paris, où il retrouve des compatriotes
qui sont des
cousins, Victor Mathieu, garde du corps, et le profes¬
seur Auguste
Raynaud, c'est, non moins que le fumet
des dindes qui leur viennent à date fixe du Cayla, c'est
le parler natal qui, dans leurs
soirées, évoque le pays.

�LO

GAI

SABËR.

307

Pour

Victor, Maurice est Furbec, l'espiègle. L'a-t-il
en vacances à Saint-Cloud ; « A né
béni, Maourissou, anen dina », dit-il en achevant une lettre où
il donne au père des nouvelles du cadet. Retenu à
emmené

Saint-Germain, écrit-il

une

lettre à l'élève resté

au

collège Stanislas et s'avise-t-il qu'il a laissé la première
page en blanc ? il griffonne : « Me siy troumpat de
coustat, aquos égal. »
Il y

avait à Stanislas trois

«

Gascons

»

(ainsi appe¬

lait-on les méridionaux, et Maurice n'en était pas peu

fier). C'étaient, avec Guérin, Raymond de Rivières, le
futur général, et Séverin de Serres, petit-fils de M. de
Bonald, le philosophe. Lorsque Maurice sortit du col¬
lège, ses études finies, il chanta avec eux une chanson
occitane dans laquelle il disait au directeur, le paternel
M. Augé, son affectueux attachement. Cette chanson,
il l'avait composée sur l'air, mais non tout à fait sur le
rythme de Ay rancountrat ma mio Dilus... Il es't vrai
que le rythme se plie à l'air sans trop de contrainte :
Abey cadun, fasen

Pouden pas per malhour

Sas cansouns,
Dins

langatgé ben
Tout jouyous
soun

Canta la sérado

Toutes très

L'y dire nostro
En frangés
Mes lou

cor se

amour

bengo
lengo (bis)

De la recounneyssenço (bis)
Per un payré tant dous.

De tout; et touto

Nous aoutrés atabé

Té dirén doun, aouzis,
Mestré bou,
La bertat qué té dis

Que boudrian
Y moustra nostro

fé
Aquistant
Coussi fa, pécayré,
Per dirè a nostré payré (bis)
Ço qui sentissen tant.
Le

Sap diré

soun amour.

Lou gascou :
Tout lou moundé

t'aymo
dé soun amo
Ef digus noun fa prou:
Dé

soun

cor,

(bis)

public parisien et sélect qui assistait à cette dis¬
prix dut sourire avec une aimable con¬
descendance, trouvant que cela, qu'il ne comprenait
pas, sentait bien sa province, son Midi et son Moyen
tribution des

�LO

3°8

GAI

SABER

paraissait troubadour... C'était en 1829, —
de Mistral.
Ce ne fut d'ailleurs, de la part de Maurice de Guérin,
que fantaisie sans lendemain. Sa langue littéraire lut
exclusivement le français, et son français n'est point
marqué d'occitanisme, même latent : combien différent
en cela de la langue d'Eugénie, où le roman affleure à
chaque trait ! Les Pyrénées se réflètent, jeux de
lumière à l'horizon, dans le paysage du Centaure. Les
souvenirs de la vie rurale — parfum de fruits dans
l'armoire
imprègnent l'imagination de MauriceLa langue d'oc est restée pour lui la clef d'une intimité
close où ne pénétraient que les siens. Malade, entre une
femme et une sœur inconsciemment jalouses l'une de
l'autre, témoin des rebuffades qu'avait pour lui et les
siens une tante qui jouait trop au naturel les bellesmères, il ne connaissait de repos et de joie que lors¬
qu'il pouvait s'isoler avec Eugénie pour se replonger
avec elle dans les réalités passées ou lointaines du
Cayla : « Le soir, écrivait-elle, quand tout le monde est
couché, nous avons d'intimes conversations patoises,
Age. Cela
un

an

avànt la naissance

—

langue de la prudence... »
Il retrouva, avant de mourir, l'intimité du Cayla, et
les mots affectueux que les siens, les voisins, les amis
lui firent entendre en leur langue natale adoucirent
ses derniers jours...

à demander à la langue ro¬
poèmes, ses formes d'expression, elle
était cependant restée pour lui, de son enfance à sa
mort, comme la voix de sa terre natale. Or sa terre
natale fut le premier aspect sous lequel s'était pré¬
sentée ù lui la Nature, le visage où il avait surpris son
premier sourire : une nature plus maternelle, qu'il
écoutait lorsqu'il voulait se comprendre et se définir.
S'il n'avait pas songé

mane, pour ses

E. DECAHORS.
7

juin 1933.

�LO

G AI

309

SABER

Lo Centaure

(tròs)

jovensa es parièra à las sèlvas verdejantas torvents : brandis de tôt costat los ries
prezents de la vida, e totjorn qualque prigond mormol
s'auzis dins son felhum. Visquent arnbe l'abandon dels
flumes, respirant Cibèla sens relambi, sià dins lo lèit
de las combas, sià à la cima dels monts, bondisiai pertot coma uïia vida abucla e dezencadenada. Mas quand
la nèit, comola de la pats dels diuzes, me trobaba sul
penjal de las montanhas, me menaba à l'intrada de las
caunas e m'i amaizaba coma amaiza las onzadas de
la mar, laisant viure dins ieu de leugèras ondulacions
qu'escartùfoan la sôm sens gastar mon repaus. Golcat
al sulh de ma retirada, los flancs amagats dins la
bauma e lo cap jol cèl, seguisiai l'espetacle de las om¬
bras. Alavets la vida estrangèra que m'abià pénétrât
dins lo jorn se destacaba de ieu gota per gota, s'entornant al sen tranquille de Cibèla, com aprèp la
La

mentadas pels

ramada sò que

demòra de pluèja estacada al felhum

rejunh las aigas. Dizon que los diuzes marins
delàisan dins la nèit lors palaises prigonds e, s'aseguent suis promontòris, espandison lor agait sus las
ondas. Atal velhabi, ajent à mos pèds un espandi de
vida parièr à la mar entredormida. Tornat à la vida
distinta e plena, me semblaba que veniai de naise, e
que d'aigas prigondas e que m'abian congrelhat dins
lor sen venian de me laisar à la cima de la montanha,
com un dalfln demembrat sus l'arena per las onzadas

tomba

e

d'Anfitrita.

agaits corrisian librament e atenhian los punts
de ribatges sempre banhats, lo
cors de las montanhas del ponent demoraba emprenhat
de luzors mal eisugadas per las ombras. Aqui subrevivian, dins las pallas clartats, de cimas nudas e
Mos

mai

escartats. Coma

�lo gai

3io

saber

blozas. Aqui veziai davalar quora lo dius Pan, totjorn
solitari, quora lo cor de las divinitats sécrétas, o pasar
qualqua nimfa de las montanhas embriaigada per la
nèit. De còps, las aclas del mont Olimp traversàban lo
naut del cèl

ladas

o

venent

vièths

e

s'avalisian dins las constellations

recu-

jos los bôsques inspirats. L'esperit dels diuzes,
à se bolegar, trebolaba còpsec la siaudor dels

cases.

Maurici
«

Le

GUÉRIN.

de

Centaure

et

la Bacchante

»,

publiés par E. DECAHORS,
Toulouse, Ed. de l'Archer, 1932,
pp.

14-18.

Revirat per Maria

BARAILLE.

�L'Ort

dels Trobaires

Dos sonets

I

Ròzas d'Ibèrn

ven Nadal, long d'una ra^a de mon òrt
Som comol d'au via gauch en vexent espelidas

-Quand

Milanta

Que

me

rò^as tant fr es quêtas e polidas
fan debrembar que lo bel temps es mòrt-

D'aber pauc
Mas

de perfum an belèu lo sol tòrt;
jos la nèu son rarament plan sebelidas.

Trïomfant del grand, fred, jamai anequelidas,
M'ensénhan lo secret de

servar

bel conòrt.

Ieu, que som carcanhat per una vida auriva,
♦

Pòdi pas me
Pels

desfar d'una amistansa viva
rosiers que, Vibèrn, se mòstran tant valents.

E, trobaire rimant subre ideas anticas,

qu'una cau^a als diu^es benvolents:
Poder culh.tr dusc'al vielhum flors poeticas.
Demandi

(1900).

�lo

312

gai

saber

II

Mas sèt

Crozes

la terra apareguèri.
vengut? e per que faire? Oc sabi pas,
E plan segur vendra lo jorn de mon trespàs
Abant qif aji trobat la clau d'aquel mistèri.

I

a

setanta ans que sus

D'ont

sam

Fa^iai mon òbra pel milhor pertot ont èri;
Mas monta pas plan aut qui parfis de trop bas.
La pasion del argent faguèt pas mon tracas.
Conclusion: som pron riepr'anar al cementèri...
Tant-ben
Lo
Lo

me

teni siau. Qui lo me

raubarà,

qui lo comprendrà,
placer qu'ai tastat en flahutant per òrtaì
trésor dels mius

cantsi

e

à-n-Aquel qu'a fait de ieu sò qu'a volgut
E qu'es belèu dins lo bel fòc que me conbrta!
Grand Dius, asosta-me duscas al atahut!
Laus

Prosper

(1930).

ESTIEU.

�lo

gai

saber

313

Inné à la Terra

O verginenca, 0 terra ben-astrada,
Pantai divin, flor de la solelhada,
Dorbes tos uelhs de lut? e de miratge
E fas riget à las albas vernalas;
Dins ton ufan cantas l'inné de vida;
Tôt se reviuda e /loris. La marina
Ven potonar l'òrle de ta gonela,
E lo perfum de ta carn de joventa
Encen sotil monta dins l'aire cande.
O verginenca, 0 terra bèn-astrada!

ple7is de fruchas
Alangorida, alasada somelhas
Qiiora l'aureta e l'au^èl dins ta còma
Son acatats. De replecion sadola
Pòrges als rags del solelh ton autura
Engermenida, e tas ancas fegondas
En un de^ir d'aprenhament eterne.
Terra entrudida als brases

Es barbelanta, e

del cel à la terra

L'ate d'amor sensa fin se congrelha.
Terra endrudida als brases plens de

fruchas!

O terra maire! O terra norriguiera
Traucas lo cel am tas popas de peira

D'onte s'escapa à rag jos las nevieras,
La linda font de l'aiga cantadora,
E tôt lo crèis de ta verda mainada

Espelofida al solelhàs s'alarga
Dementre que sos raines s'afonsan
Al soto lum cremant de tas frechalhas
Carn de ta carn, e t'agripa e te chucha.
O terra maire! O terra norriguiera!
Vat.èri BERNARD.

�lo

314

gai

:saber

Calendier santorenc per

Proverbes

Dias

Val mai pregar

Quand Dius non
Cada sant vòl
A cada sant

sa

totas las

que sos

Sazons

sants.

vòì, los sants

son

Per cada sant i

de

1934

non

pòdon.

lum.

candèla.

pregària.

a una

Jeûnai sant de païs a fach

miracle.

sant, petit miracle.
Sant de bòs, miracle d'estèla.
Es plan petit lo sant que n'a pas sa vòta ni sa fièra.
Petit

Se cal ben vodar à

un

sant

o

al autre.

primier sant qu'adjuda es lo melhor.
davalar, totes los sants adjudan.
On dintra pas al paradis malgrat los sants.
Cadun capta per son sant.
Despolhar un sant per ne vestir un autre.
Quand n'i a pas pels camps,
n'i a pas pets sants.
Un grand sant pòd venir un grand diable.
On n'arriba pas à èstre sant
en dansant.
Lo

Per

No

tinguis per mal à algù,
que potser es mes sant que tu.
paire sant lo fil diable.
Manjar sants e cagar diables.
De

Sants à la glèiza e diables al ostal.
Partir santoreta

e

tornar

puteta.

�LO

GAI

SABER

315

JENIER
1.

Sant Clar.

—

Sant Clar porta carantena.
Sant Clar

d'Alau., sant Antòni de Cuja, sant Vincens
Ròcavaira, sant Blai de Ceirèsta son catre marridas

de

fèstas.
Sant Clar te los duèrbe !
2.

—

Sant Macari.

Per sant

6.

—

macasr

los arbres.

Los Rèis.

Se lo

dels Rèis es esclarit,
l'estiu lo riu
los uèus valeran pas un ardit.

ser

estorrit,
10.

Macàri, cal

—

Sant

sera

Paul, ermita.

Per sant

Pau, bêla jornada

promet

una

bêla

per

sant

annada.
Per sant

Se

vos

Pau.

13.

—

Pau,
pescajons eau.
lo blat cabelhe, fai pascajons

que

Sant Alari.

Per sant

los jorns alongan d'un torn de

Alàri,

càrri.

Quand arriba sant Alàri,
Quand arriba sant Alàri,

lo bal plega lo suzàri.
lo cotai crida plus

Solel entà sant

te caldra mai d'un tizon.

àrri !

17.

—

Sant

Larion,

Antòni, patron dels carnsalaires

:

e man-

goniers.
Per sant

Antòni,

fai fre jusc'au demòni.
fa mai de frech
Bastian,

De sant Antòni à sant

■qu'entre tôt l'an.

�LO

316

Sant Antòni

GAISABER

caga-nèu,
vai-te ri lèu.
d'ibèrn,
mèch palher,

Sant Antòni còr

mèch

mèch granier.

lenher,

Sant Antòni de Janer,

bresca l'òli.

Antòni,

Per sant

mitja palla i mig graner.

goberna l'òli.

Sant Antòni

Sant Antòni dona l'iòu à la galina.
Pòchs
18.

—

dîners, pòchs sants Antônis.

Cadièra

de

Sant Pèire.

l'iuèrn se ri va o se rehè.
plojozes,
trenta jorhs han-

Entà sant

Pè,

Sant Pè

sant Pau

e

gozes.

20.

—

Sant Sébastian, patron

De sant Antònì à sant

frech del
Per

dels arquiers.

Bastian,

fa lo plus gros

an.

Sebastià,

sant

fa

un

fred que no s' pòd

aguantà.
Val mai bon sant Antòni que
22.

—

Sant Vincens, patron

Per sant
los vents.
Per sant
vents.

Vincens,

Vicens,

tant de sants Bastians.

dels vinhairons.

s'abaisan los tòrs, se lèvan
cesan

las glasadas i s'alsan els

per sant Vincens
l'ibèrn pèrd unia dent.
Vincens,
l'ibèrn perd o repren las dents.
Per sant Vincens,
la granda frescura;
per
sant
Laurens
la granda caudura :
gaire de
temps
acò non dura.
Per sant Vincens gros frech, per sant Laurens gros
caud,
l'un e l'autre duran pauc.
Quand sant Vincens solelhara,
bon vin i aura.
Quand sant Vincens esclaira,
i a mai de vin que
d'aiga.

Totjorn

A sant

�LO GAI SABER

brave vin al tonèl.
fàrsa fruch per totas

Quand sant Vincens es bèl,
Alba clara à sant

Vincens,

gens.
Per sant

Vincens

la vinada,

per

sant Jan la

granada.
Vincencii festo.
si fiât pluvia,

venti,

memor esto :
si sol radiat
erunt cara victualia;
si fiant

si fuerint nubile,

dénotant prelia genti;

pereunt animalia quecumque.
Per sant

Vicens,
el sòl tôca pels torrents;
no tocara,
ni cazas ni vinyas

allà ont lo sol
aneu à plantà.
Per sant

24.

—

i

bonhetas à las dents.

Sant Babile.

Per sant

hile.

Vincens,

n\o

ni bèu

Babile,

25. —Conversion

de

non

tire

ni hemna

non

Sant Paul.

Sant Paul clara jornada,

sinne de bona annuda.
A. P.

�BOLEGADISA

OCCITANA

Academia dels lôcs Florals
I

jet una plan bêla fèsta al Ostal d'Assézat, cô de CleIzaura, lo dimenge 17 de décembre. Aquel .iorn, lo
Senhe Prezident Gaston Doumergue prenià plasa, solennalament, demest los mantenedors de la vièlha Academia.
Lo profesor Perreau diguèt lo laus del regretat Monsenhor
Breton. Lo Prezident Doumergue, dins un polit Discors de
Recepcion, celebrèt dinnament l'esperit clasic grecò-latin
e
la civilizacion tradicionala, que pôdon sols menar la
nacion dins sa glorioza destinada. Lo profesor Marsan li
respondèt en remembrant las originas occitanas del Prezi¬
dent, e sa vida, consacrada tota à la prosperitat del païs..
a

raensa

Institut d'Estudis

Plicclijornals

Nôstres legeires se remémbran l'article coratjos de nòstre
Fernand Gaulhet, regretant lo malastros sort del
Institut d'Estudis Mièchjornals. Sèm urozes d'anonciar que
la situacion del Institut s'adobarà. Déjà se trabalha seriozament à-n-una melhora instalacion de la Bibliotèca, tant rica,
ont los valents que s'interèsan al estudi de nôstra lenga
escolan

podran venir pozar.
En atendent, los Corses s'arrèstan
Fernand Gaulhet el-mèmes

pas, e

nôstre escolan

de pasar, amb una granda

ven

reiisida, las espròbas del Diplôme Superior d'Estudis Mièch¬
jornals. Sèm segurs de far plazer à nôstres legeires en lor
dizent qualas foguèron aquelas esprôbas.
Al escrit

:

1. Traduccion al francés del
trobador lemozin del sècle XII

poème d'Arnaut de Maruelh,
:

Lo

primier jorn, domna, que us vi...
Explicacions filologicas e gramaticalas ambe comentari

literari.

2. Compozicion d'Istôria
del Roselhon jos Lois XI. »
3. Transcripcion
lenga d'Oc de 1164.

e

mièchjornala

analiza somaria

:

d'un

«

La question
manescrit

en

�LO

Al oral

GAI

SABER

:

1.

Explicacions filologicas e dialectalas, ambe traduccion
franceza, d'una poezia de Paul Barbe.
2. Interrogacions de Literatura occitana :
a) sus Paul Barbe, felibre majorai (1876-1884) —- cigala
del Agot, o de Buzet —.
b)
3.

sus

Arnaut de Maruelh.

Interrogacion d'Istòria mièchjornala

nèus al sècle XV

sus

«

Los Pire-

».

La jurada, que comprenià los profesors.
Gavel, Calmette e
Galabert, acordèt à Fernand Gaulhet la mencion « très

bien

».

Mandam al simpatic prezident dels Estudiants Ramondencs nòstres melhors compliments e propauzam son exem¬

ple à totis los jovents d'Occitania.

Al acamp général estatutari del Calen,
tengut à Marselha
8 d'octobre, se decidèt la fondacion d'una « Seccion
occitana » dont la tôca serà de ligar mai fòrtament entre
lo

•élis los felibres marselhezes originaris de las provincias occitanas autras que la Provensa, Aquela seccion sera bailejada per nòstre escolan e amie G. Périères.
A

Marselha, sala de las Dominicanas, lo 29 d'octobre, nôsPérières, inspector primari, faguèt en lenga d'Oc
una bêla conferencia sul «
Felibrige lengadocian ». L'11 de
novembre, al Cercle Rural Albigés, en vila d'AIbi, nòstre
escolan Boussac parlèt en
lenga d'Oc sul « Felibrige als
tre escolan

camps ».

La 26 de
proux

de la

novembre, nòstre escolan lo profesor C. Camfaguèt à Marselha una conferencia sus « L'Exemple
Catalonha »; lo même jorn, lo capolièr M. Jouveau

parlaba en Avinhon de « La Poezia catalana ».
Felicitacions à-n-aquels valents trabalhaires.

Lo 12 de novembre s'inaugurèt à Narbona lo monument
à Ferroul. Lo majorai sendic P. Azéma i
diguèt en lenga
•occitana lo laus del grand defensor de las libertats
regionalas e de l'ama del Miechjorn.
Lo même jorn, à Valencia (Espanha),
s'inaugurèt al mièch
de grandas fèstas, sus una plasa

Mistral.

publica,

un

buste de

�L.0

320

L'Escòla de Limanha

GAI'SABER

tenguèt à la Comuna de Clarmont

d'Auvèrnha, lo 19 de novembre, son Acamp annadièr jos
la prezidensa del Senhe Sorre, rector de l'Academìa. I èran
nôstres amies los majorais L. Delhostal e B. Vidal. Lo ma¬
jorai Vidal faguèt lo rapòrt dels Jôcs florals organizats per
l'Escòla : demest los lauréats, mencionam nòstra escolana
Marcèla Drutel, de Nimes, e nôstre escolan 'C. Arnulf, de
Marselha. Los Jôcs florals escolaris abian acampat mai de
50 jovents.
A Narbona, lo 19 de novembre, nôstre amie Juli Azéma
reprezentèt la Cigalo Narbouneso e lo Felibrige à las fèstas
del Centenari de la Comision Arqueologica, prezididas pel
Senhe Comte Bégouën, manteneire de l'Academia dels Jôcs
Florals.

totjorn, lo 3 de décembre, la Cigalo Narbou¬
s'acampèt, e decidèt de commemorar, cap al mes de
mai venent, lo siu fondator, lo regretat majorai Albarel,
à Sant-Andriu ont nasquèt, e à. Nevian ont es enterrât.
A Narbona

neso

ambe de cants occi¬
lenga d'Oc del abat Salvat, lo 22 d'oc¬
tobre à Càzols-de-Bezièrs e à la catedrala S. Nazari de Bezièrs, lo 29 à Vilanòva-del-Menerbés, e lo 19 de novembre à
Puicheric (Aude). Lo majorai abat Salvat a prédicat encara
suis Morts de la Guèrra à S. Laurent de la Cabrarisa e à
Lasbòrdas (Aude) los 11 e 12 de novembre, e lo 26 à Carcasona. Lo 15 de novembre faguèt à Vilafranca-del-Roèrgue
un sermon de caritat pel Centenari de las Conferencias de
sant Vincent de Paul. Lo 22 d'octobre e lo 19 de novembre,
donèt doas conferencias publicas sus « L'Ama Occitana »
e* « La Lenga d'Oc » à Càzols e à Puicheric : dins aqueste
endreit, una valenta tropa de jovents donèt una vesprada
occitana ont se joguèt L'Esprit Tuslaire d'Albarel.
La Fèsia del Vin Novèl s'es celebràda,

tans

e un

sermon

en

Lo 8 de décembre, la lenga d'Oc èra al onor à Roma ont
la Glèiza catolica celebraba la canonizacion de la santa
occitana Bernadeta de Lorda, à qui la Vièrge parlèt en bi-

gordan. Per una atencion delicada, lo Sobeiran Pontifl volguèt que las dònas de la Bigòrra se prezentèsen dabant el
portant lo capulet, onorant atal bèlament la vestidura tradicionala.
Del 8 al 10 de décembre se tenguèt à Paris l'acamp anna¬
dièr de la Federacion Regionalista Franceza, ont se tratèt
la

question actuala

: «

Lo Régionalisme

e

la Criza.

»

�LO

GAI SABER

321

A Lascors (Provensa), i ajèt lo 10 de décembre una bêla
vesprada occitana ont se joguèt Lo Pleidejaire e l'Avocat,
de Thouron, e La Bastidana, de Périères.
A Montpelhèr, los 9 e 10 de décembre, los estudiants del
Novèl-Lengadòc recebèron oflcialament de nombrozas delegacions d'estuddants de Catalonha, de Malhôrca, de Valencia, vengudas per festejar lo VIP Centenari de la naisensa
de Ramon Llull.

Senhalam que cada dimenge, la Societat Lengadociana de
T. S. F., à Montpelhèr, dona, à 1© oras e mièja, una audicion especialament occitana, ambe conferencias e charradisas de Caussou de l'Ouliviè, lo felibre del Clapàs, de poè¬
mes occitans e lo cant de La Copa.

L'Escòla

Pegrottas, de Clarmont d'Eraut, bailejada

per

nòstre escolan e amie lo majorai Clovis Roques, a entreprés
la fondacion d'un Rose sacrat en remembransa dels escribans de lenga d'Oc morts per la Fransa. Cal ajudar aquels
valents e mandar qualqua pecunha al clavaire de l'entrepreza,

nôstre escolan Novau, carrièra Voltaire, à Clarmont

d'Eraut.

Lo felibre Bertomiu Taladoire, mèstre de Conferencias à
TUniversitat d'Upsal (Suèda), i deu faire ongan una tièra
de litsons sus « La Literatura provensala dempèi Mistral ».

S'es fondada à Marselha una Societat d'Art Occitan, que
s'ocuparà de las manifestacions del art dins- tota l'Occitania. Es nôstre escolan Noràt Valentin, plasa Sacoman, à
La Valentina, prèp Marselha, que n'es secretari. Li mandar
son

adezion.

Los Jôcs florals escolaris de

lenga d'Oc vénon à la môda
mai cada jorn. L'escòla de La Tour Magno, de
Nimes, n'a organizats de plan reiisits.
un;

pauc

Nôstre escolan e amie lo Comte Begouën, manteneire de
l'Academia dels Jôcs Florals, ven de complir sos; setanta ans.
Cadun conei lo renom del sabent profesor de preistôria e

d'antropologia. Sèm
lans

e

pas estonats

d'aprendre

que sos esco-

admirators de Toloza, de Fransa e del monde entièr

�LO

32 2

GAI

SABER

ofrison en omenatge al jiïbilari un libre de « Mélanges ».
Om pôd soscriure per l'exemplari (2 volumes) cò de nôstre
administrator Privât à Toloza al prêts de 100 francs.

Sèm urozes de mandar las felicitacions mai coralas à
nôstre éscolan Joan Lebrau, qu'a ganhat lo prêts Moréas

(5.000 fr.)

per son

libre de poèmes

«

Quand la Grappe mû¬

rit »; à nôstre clavaire Armand Praviel, qu'a obtengut lo
Prêts Lubomirsky, de la Societat de Gents de Letras. Al
Jansemin d'Argent, nôstras escolanas Ml a Daguet e dôna

Martin-Foyssac

an

méritât

una

Ira medalha d'argent

e una

Ira medalha de bronze per de poèmes francezes; al concors
occitan de VEscole Gastou Febus, nôstra escolana Mla Ayrix
e nôstre
escolan Léon Cordes an obtengut de medalhas

d'onor.

Compliments als lauréats.

Se prépara la publicacion d'un volume qu'interesarà, segur, nôstres legeires : la bibliografia dels Majorais. Aqui
i aurà tôt sô que pertôca los majorais morts abant lo 1er de

janvier 1933, un estudi sul Felibrige, la lista dels capolièrs,
de las rèinas, de las fèstas de Santa-Estèla, dels majorais
morts e vius, etc... Lo prêts de la soscripcion es de 15 francs
cô del balle Béchet, à Vaison (Vaucluse) C. C. Marselha
89.00.

Recomandam especialament als nôstres escolans las publicacions entreprezas per la Societat « Editions Méridio¬
nales », qu'anoncia déjà, per parestre lèu :

Mistral, estudi literari francés, per Victor Poucel (14 fr.)
Félix Gras-Boissière, estudi literari francés, per Félix Ber¬
trand (10 fr.).
Conte dóu Mas, contes provensals, per Frédéric Mistral
nebot (12 fr.).
Om pôd soscriure cô de Macabet, imprimeire, Vaison-laRomaine (Vaucluse), C. C. Marselha 48-89.
Lo

poèta Laforêt publica

un

volume de vèrses, Nivoulas,
Emile-Jamais, Nimes,

cô de Larguier, editor, 39, carrièra
C. C. Montpelhèr 104.68 (16 fr.).

Al prêts de 15 fr. ôm pôd soscriure al volume de trôbas
provensalas de l'Aubanelenco, Li Desiranço, cô del estampaire Mari-Lavit, 1, carrièra de Sauvages, Montpelhèr.

�LO

ABÈM

LEGIT

L'ARAIRE
R. Barthe.

GAI

SABER

Pour

un programme

323

:

cohérent, per
(mai-juin) : Poésies
gasconnes récemment découvertes, per C. Samaran; Paul
Froment, poète paysan, fin del bon estudi de C. Laffargue :
« L'œuvre de Paul Froment est une géniale réussite. Il nous
semble pourtant que ses « Poésies Complètes », si admira¬
bles soient-elles, ne sont que l'ébauche du grand et beau
poème qu'il portait dans son esprit et dans son cœur, à la
gloire de la terre et de la langue occitanes »; Réflexions phi¬
lologiques à propos de l'eau-de-vie, per A. Cambos. — LES
HEURES ROUERGATES (juin) : N° 1 consacrât à Fabié :
Raive triste, per H. Mouly. — AQUITANIA (1er e 2° trim.
1933) : N" consacrât à la felibrejada del 16 de julhet à
Santa-Crots del Mont; rapôrts per A. Dupin e P. Delsériès.
—

(mai-juin)

:

REVUE DE GASCOGNE

BULLETIN DES AMITIES FRANCO-ETRANGERES de
l'Universitat de Toloza (vacansas 1933), ont se legis à pre—

: « Le charme de la journée
officiels que dans les manifesta¬
tions populaires, qui avaient attiré de tout le Midi des cor¬
tèges rutilants aux costumes locaux, des associations joyeu¬
ses
de félihres et des délégations proches ou lointaines
fêtant surtout dans la personne d'Anglade l'ardent défenseur
de la langue et l'ami de la littérature du Midi. Une Cour
d'Amour tenue l'après-midi avec beaucoup de succès, et
accompagnée de danses locales^ fournit la note exacte de
■ces
réjouissances auxquelles donne rarement lieu l'hom¬
mage rendu à un universitaire. » — CAHIERS D'HISTOIRE
ET D'ARCHEOLOGIE (n° 21, consacrât al Compte-Rendut
del VIIe Acamp de la Federacion Istorica del Lengadòc tengut à Vilanôva d'Avinhon) ; del senhe de Dainville, archivista del Eraut, dins un rapôrt sus l'activitat de la Fede¬
racion dempèi sa fondacion en 1926 : « M. l'abbé Salvat
continuait M. le Professeur Thomas
s'agis d'una lectura
sul trobador Raimon de Cornet al Acamp de Narbona en

paus

de las fèstas de Lezinhan

était moins dans les gestes

—

mai

XIVe

1928

—

en

silhouettant

un

troubadour toulousain

du

siècle, exaltant cette antipathie des gens du Midi pour
ceux du Nord, sur laquelle, en raison de mes origines, vous
m'excuserez de ne pas insister davantage. » Lo senhe de
Dainville es fora de la vertat quand parla d'una « exaltacion d'antipatia entre gents del Miechjorn e gents del
Nord »; aqui s'agisià d'istôria, unicament : l'abat Salvat
podià pas far dire al trobador qu'aimaba lo rei de Fransa
alavets que l'abià en ôdi. Es vertat que belèu auzarem pas
dire, d'abord, que se faguèt un jorn la Crozada Albigeza ! —
LOU FELIBRIGE (jul.-set.) : commemoracions de Pèire Tavan ; abondos novelum felibrenc. — LA REVUE DU SIECLE
(sept.) : France et Latinité, discors de Jaques Reynaud à la

�LO GAI SABER

324

taulejada de Sant-Romié de Provensa lo 8 de setembre 1933.
L'ILLUSTRATION (9-9-33) : la granda revista de Paris
cita, dins un article, sièis vèrses provensals improvizats, i
a 53 ans, per Mistral, en onor de dùna Ducassou, de Toloza,
qu'es dins sos 103 ans. La redaccion de l'Illustration cita
Mistral coma s'abià escrit en un jos-dialècte d'Africa; e
aquel provensal es absoludament illegible. Mistral raeritarià,
nos sembla, d'èstre melhor tratat. Et tant-ben, per qu'es que
se mailèt de pas escriure en francés !... — LA DEPECHE
(22-9-33) : Mistral paysan, per A. Thibaudet.
MARSYAS (sept.-oct.), en parlant de la revista Calendau,
senhala que P. Azéma delaisarà lèu lo « dialecte » de Mont¬
pelhèr per la «lenga » provensala (!), e demanda à la re¬
daccion de Calendau de metre res que de provensal, al mens
per la prôza. Se pôd dire que la Provensa vol far la conquista de Montpelhèr. Es piri que del temps de La Cigalo...
Mas, es que Montpelhèr, à l'ora d'ara, serià capable de veze
espelir un « Eelibrige latin »? — LE TRAVAIL (1-10-33) :
Montségur, per A.-J. Boussac. — LA PARAULA CRISTIANA
(oct.) : La Questio irlandesa, per R.-T.-J. Htegarty. —
L'ECHO DU VIDOURLE (1-10-33) : Le Félibrige devant la
Politique, article afogat, e juste, de J. Reboul; menciona lo
vôt qu'adresarà la Man'tenencia de Provensa al s çandidatsdeputats, pértocant l'ensenhament del provensal dins las Escolas normdlas.

Lo 20 de novembre
78

es

mòrt à Brusèlas

(Belgica), dins

sos:

lo majorai Eimond Lefèvre, conegut per sos trabalhs bibliografics sul Eelibrige e lo clasament de la correspondencia de Mistral que lo Mèstre li abià flzada. Portaba,.
dempèi 1918, la Cigala de Remembransa.
Lo 12 de décembre es mòrt à Paris lo profesor Camili
Jullian, de l'Academia Françeza, qu'èra soci del Felibrige
dempèi 192G. Dins son Discors de Recepcion, lo 13 de no¬
vembre 1924, faguèt un laus remirable de la lenga occitana.
ans,

Lo 19 de .décembre es mòrt à Tiezae (Cantal) lo majorai
Lois Delhostal, que portaba la Cigala de la Mar dempèi 1924.
Abià que 56 ans.
•

Que Santa Estèla los recebe amistozament dins

son

Pa¬

radis !

CRI-CRI.
Le Gérant

:

E. LEVRAT.

Iiripr. Lauraguaise

-

Castelnaudnry.

��5

iwtllfnsa

-f
^

2

"se
/c&lt;

*

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

—

a,

seul

ou

dans le corps d'un mot,

non, sonne comme a français ; mais "s'il
une terminaison féminine, il est semi-son¬

accentué
constitue

ou

suivant la région ;
français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ô ouvert se prononce comme o français, et
nant et se

fermé

o

prononce entre a et o,

sonne comme

e

—

comme ou

2° CONSONNES.

suivi de
c

—

é fermé

français.
b,

c,

d, f,

g,

j, 1,

m, n, p, q

( toujours

r, s, t, z sonnent comme en français; mais
et i est sifflant comme s français; — j sonne

u),

devant

e

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

—

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

qu'à l'infinitif;
muet

—

à la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

Per

parestre lèu :

Nòu Testament
Vol. II.

Actes dels
Romans
per

e

Apòstols, Letras de sant Paul als

als Corintians, traduccion occitana

l'abat I. CUBAYNES.

�EIV VENTE A

l'Imprimerie d'Editions Occitanes
3, Quai du Port

-

CASTEL.NAUDARY

Prosper ESTIEU
Lou

duct.

Terradou, sonnets en langue d'Oc, avec tra300p.) — rare. fr.
30. »

franç. (i vol. in-8°,

langue d'Oc, avec tra¬
française, (1 vol. in-8°, 280 p.) . fr.
20. »
La Canson Occitana, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
Lo Romancero Occitan, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8", 344 p.) fr.
20. »
Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (1 vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
Las Bucolicas de Vergili en ritmes occitans ( 1 vol.
in-8, 68 p.)
fr.
10. »
Lo Fablier Occitan, (avec lexique occitan-fran¬
çais). (1 vol. in-8, 170 p.)
fr. 20. »
Las Oras Cantairas, sonets occitans ambe traduccion
franceza, 1 vol. in-8 carrat (xvi-276 pajas) fr.
20. »
Flors d'Occitania, sonnets en

duction

.

CHANSONS

.

:

! paraulas e aire popularis.
paraulas de P. Estieu subre un

1.

Se canta, que cante

2.

Las Batezons,

vièlh aire.

La Canson de Castèlndu, paraulas de P. Estieu

3.

subre

un

vièlh aire occitan.

4.

Los Esclôps, paraulas e aire popularis.

5.

Auzisètz los Auzelets, paraulas de P. Estieu
un aire
populari.

subre

IMPN.

D'EDITION»

OCCITANES

-

CASTELNAUDANY.

�</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Decahors, Élie (Abbé ; 1885-1961)</text>
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