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Mot-clé : Annadas 1970 = Années 1970
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Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

René Astrella a éte régisseur du théâtre Francis Gag, et a réalisé des captations sonores de pièces de théâtre en occitan jouées dans la région niçoise entre 1969 et 1982.

Le Théâtre niçois Francis Gag, aujourd’hui domicilié dans les locaux du Théâtre Municipal Francis Gag à Nice a été fondé en 1936 par Francis Gagliolo (1900-1988).

Auteur de pièces de théâtre en langue occitane et acteur majeur du renouveau du théâtre populaire niçois au XXe siècle il fut un ardent défenseur de la langue et de la culture niçoises. C’est sous son nom de scène Francis Gag qu’il décide d’utiliser et de promouvoir le théâtre dialectal en écrivant et montant de nombreuses pièces - renouvellant le théâtre populaire niçois - pour sa troupe, qui se produit dans toute la région.

En parallèle, Francis Gag s’intéresse aux traditions et au patrimoine oral de la région, il fonde en 1956 le groupe folklorique Nice la Belle et enregistre des chroniques radiophoniques auprès des habitants des villages de la région. Très actif dans les années 1970 dans les médias, il est un contributeur régulier de la revue Lou Sourgentin.

À cette même période, d’autres groupes de théâtre populaire connaissent un succès populaire important et on été enregistrés par René Astrella :

La Ciamada Nissarda, fondée en 1925 par Jouan Nicola, écrivain niçois qui joue principalement les pièces de l’auteur et deviendra au cours du temps un groupe folklorique avec l’intégration de danseurs et musiciens.

Le Rodou Nissart troupe de théâtre fondée en 1977 par Raoul Nathiez et des élèves du collège Roland Garros de Nice qui reprend des textes en occitan d’auteurs classiques ou de tradition orale de la région mais aussi d’auteurs contemporains.

Modalités d'entrée :

Dépôt d'Alain Astrella

Accroissement :

Fonds clos

Fonds complémentaire :

 

Description du fonds

Le fonds contient les captations sonores des pièces suivantes :

Par le Théâtre niçois Francis Gag :

  • Lou Vin Dei Padre (Francis Gag)
  • La Marche à la crèche (Francis Gag)
  • Ensi va la vida (Francis Gag)
  • La pignata d’or (Francis Gag)
  • Lou sartre Matafieu (Francis Gag)
  • Nissa la Bella (Francis Gag)

Par la Ciamada Nissarda :

  • Spectacles
  • La Pastorale niçoise Acte I et II
  • Lo presepi nissart (Raoul Nathiez)

Par le Rodou Nissart :

  • Ma qui era Caterina Segurana (Raoul Nathiez)
  • Lu conte de Tanta Perotta (Raoul Nathiez)
  • Jouan de Badola

Le fonds contient également une captation d'un spectacle de l'association de Vernante ainsi que la Pastorale Maurel jouée par l'association de Cotignac.

On trouvera aux côtés des captations de spectacles des émissions radio de Francis Gag : Francis Gag et le Vieux Nice ainsi que des chroniques radiophoniques de l'auteur.

Dates extrêmes :

1969-1982

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (Provençal Niçois)

Français

Importance matérielle :

56 enregistrements sonores sur bandes magnétiques (46:37:57).

Supports représentés :

Enregistrements sonores

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

25 AV 0001 - 25 AV 0017

Instruments de recherche disponibles :

Inventaire disponible depuis le site des Archives départementales des Alpes-Maritimes, via un formulaire de recherche.

Ressources en ligne

Une partie de ces enregistrements est consultable en ligne, via le compte Dailymotion des Archives départementales des Alpes-Maritimes :

La Marche à la crèche : Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5 - Partie 6 - Partie 7 - Partie 8 - Partie 9.

Ensi va la vida :Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4.

La Pignata d'or : Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4 - Partie 5 - Partie 6 - Partie  7 - Partie  8.

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Fonds consultable sur demande dans les locaux des Archives départementales des Alpes-Maritimes.

Voir les conditions de consultation sur le site des AD06.

Conditions de reproduction :

Voir les conditions de reproduction sur le site des AD06.

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Fons documentari

Patric (de son vrai nom Patrick Martin), chanteur occitan originaire de l'Hérault, a produit depuis ses débuts dans les années 1970, près de dix-huit albums proposant une musique tantôt en occitan, tantôt en français.

Né à quelques kilomètres de Sète, au plus près de l'étang de Thau, Patric y découvre la langue d'oc, au contact des pêcheurs. Sa rencontre avec Robert Lafont, son directeur de maîtrise à l'Université de Montpellier (où il suit alors une Maîtrise de Socio-Linguistique) le confortera dans son désir de chanter en langue d'oc, le "patois" de son grand-père, la langue des troubadours du Moyen-Âge. Le 4 avril 1969, Patrick Martin laisse la place à Patric, chanteur qui interprète pour la première fois des compositions occitanes, les poèmes de Miquèl Decor.

Sa musique s'inspire des folk-singers de la génération de Bob Dylan, tout comme de ses racines occitanes. Patric au cours des années 1970 participe ainsi au renouveau de la chanson occitane aux côtés de Claude Marti, Mans de Breish ou Beltrame. En 1971, il est sur scène en compagnie d'Alan Stivell devant les manifestants du Larzac (un public de près de 120 000 personnes), c'est le début d'une brillante carrière en France, dans le reste de l'Europe, puis en Afrique qui conforte le métissage culturel en action dans la musique de Patric.

 

Il consacre les années suivantes à la concrétisation de nombreux projets. Il fonde ainsi son propre label, Aura production en 1990, qui éditera désormais ses albums sous format CD, et publie sous le titre Profession troubadour, un recueil de ses chansons traduites en français, ponctué de récits de vie et anecdotes. En parallèle de la musique, il s'implique également dans la valorisation des sports traditionnels des régions du Midi et du Sud-Est de la France (courses camarguaises, jeu du tambourin...).

 

Patric s'est constitué au cours de ses quarantes années de carrière, un riche répertoire de près de dix-huits albums (vinyls autrefois, aujourd'hui Cds), proposant compositions originales (Dieu me damne, Cant de prima), chansons traditionnelles (Lo boièr, Diga Joaneta), reprises de morceaux étrangers (L'Estaca, La filha del Nord, respectivement adaptations des chansons de Luis Llach et Bob Dylan) et morceaux personnels réorchestrés (Tuam los pòrcs deman). Ces textes, mis en musique sur des sonorités folks, témoignent d'un brassage culturel entre racines occitanes et actualités nationales et internationales,

L'ouvrage L'antologia de la nòva cançon occitana de Frederic Bard et Jan-Maria Carlòtti (Edisud, 1982) propose musiques, paroles et traductions pour 60 chansons occitanes, dont trois sont de Patric:

-  Fai ta mala, Patric. Ventadorn VS3L 28.

-  La serp. Patric, Bestiari, Ventadorn VS3L 37.

-  Lo cagarau. Patric, Bestiari, Ventadorn VS3L 37.

 

Les paroles des autres chansons de Patric sont accessibles via le site Paraulas.net.

 

Pour en savoir plus:

-  Site Internet d'Aura

-  Site Internet Paraulas.net

-  BARD, Frederic; CARLÒTTI, Jan-Maria. Antologia de la nòva cançon occitana. Edisud, 1982. (COTE CIRDOC 788,0 ANT).

-  ROUQUETTE, Yves. La nouvelle chanson occitane. Edouard Privat, 1972. (COTE CIRDOC CAC 217).

-  PATRIC. Profession troubadour. Aura, 1992. ( COTE CIRDOC: 788.09 PAT).

 

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Film documentari / Data : 2011

Documentari en occitan e en francés, realizat per Richard Ferrari e produch en 2011 per lo CIRDÒC - Mediatèca occitana, dins l'encastre de la mòstra Jòga, consacrada al teatre contemporanèu e presentada a Besièrs del 26 de mai al 23 de decembre 2011.

Actors, meteires en scena, cercaires evocan aqueste movement creatiu original, nascut a l'endeman de Mai de 1968, que inventèt e marquèt dins la durada un teatre en  ruptura amb l'istòria de la dramaturgia occidentala.

Realizacion e montatge : Richard Ferrari

Paraulas reculhidas per Alice Champollion

Produccion executiva : French Kiss Production

Una produccion Lo CIRDÒC - Mediatèca occitana
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Film documentari / Data : 2012

Les premières heures de l’occupation humaine du plateau du Larzac sont l’affirmation d’une présence militaire. Les Celtes étaient guerriers, les Romains légionnaires, les Templiers croisés aussi. Cette vocation de terres limitrophes, le Larzac n’y échappe pas. Ici se rencontrent les Latins et les Germains, plus tard les rois d’Aragon étendent leur souveraineté jusqu’à Millau dont le blason conserve les couleurs sang et or. Terres frontières, espaces tampons mais aussi place stratégique qui se concrétise avec les siècles. Cette terrasse sur la Méditerranée, utilisée par les Templiers qui embarquaient à Aigues-Mortes, prend sa véritable dimension militaire avec le XXème siècle.



Créé en 1904, l’actuel camp du Larzac est connu jusqu’en 1977 comme tout lieu de garnison par quelques cartes postales jaunies à l’appui de souvenirs de jeunesse. A cette date, est décidée l’extension du périmètre du camp militaire.

Une décision qui, si elle tient compte du passé militaire du plateau, est particulièrement préjudiciable à la vie des paysans et au respect du patrimoine. Une lutte s’engage. De longues années de face à face entre les tracteurs et les blindés passionnent l’opinion et portent le problème du Larzac à la connaissance de tous. Au départ, révolte paysanne pour la sauvegarde d’un outil de travail, elle endosse bientôt le spectre des luttes ancestrales dont l’Occitanie est le terrain. Le Larzac devient le porte- drapeau de la contestation.



Plusieurs manifestations regroupant des milliers de personnes ont lieu sur le Larzac même qui sert de décor à ces rassemblements de foules. La fête des moissons en 1975, puis la longue marche sur Paris, donnent à ces manifestations des allures de kermesse champêtre. Derrière ces démonstrations de sympathie, les paysans ont fort à faire pour éviter à la fois l’écueil de la spéculation sournoise et le risque de la spoliation arbitraire.
Le projet est finalement retiré. Il laisse aux paysans la plus grande partie des terres labourables, des jours de gloire et une nature intacte. La hameau de La Blaquière reste le haut lieu de la lutte paysanne des années 70. La « bergerie interdite », construite dans le style caussenard à l’intérieur du périmètre de l’extension du camp militaire, témoigne pour ses sympathisants venus de tous les horizons qui laissèrent dans ses murs les traces de leur passage.
Autre témoignage vivant, la Mostra del Larzac, aux Infruts où s’est créé un centre d’art contemporain, plate-forme du mouvement occitan, et reste un écho au slogan : « Gardarem lo Larzac ».



Extrait de : Gilles Bancarel, Larzac terre de conquêtes , Toulouse Loubatières, 1988. (CIRDOC CC 18-67).



Pour en savoir plus :

- Tous au Larzac [Images animées], Rouaud Christian, Ad Vitam [éd.], 2012, [CIRDOC DVD 323 TOU]

- Christiane Burguière, Gardarem ! : chronique du Larzac en lutte, Éd. Privat, impr. 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Solveig Letort, Le Larzac s'affiche, Seuil, 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Pierre-Marie Terral, Larzac : de la lutte paysanne à l'altermondialisme, Privat, impr. 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Joan Boudon, lo conneissetz ? [Images animées], Constantial Miquèl, Films verts colportage, La Tissote, prod., distrib., [2009 ?] [CIRDOC 849 JOA]

- Les Brebis font de la résistance [Images animées], Pozzo di Borgo Catherine, Les films du paradoxe, Cauri films, 2008 [CIRDOC 307 BRE]

- Le Larzac [Images animées], Cambon Jacques, Jacques Cambon [prod.], CCOR [distrib.], 2004 [CIRDOC 394 LAR]

- La lutte du Larzac, 1971-1981 [Images animées], Cassard Philippe, Arcadie, 2003 [CIRDOC 323 LUT]

- Alexander Alland, Le Larzac et après : l'étude d'un mouvement social innovateur, Éd. l'Harmattan, 1995 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Gilles Bancarel, Larzac : terre de conquête, Loubatières, 1988 [CIRDOC 988.92]

- Didier Martin, Le Larzac : utopies et réalités, L'Harmattan, 1987 [CIRDOC 320.9 MAR]

- Pierre Bonnefous, Alors la paix viendra, Fondation Larzac, 1984 [CIRDOC CAZ 18]

- Le Larzac, l'armée... la violence et les chrétiens : texte collectif M.D.P.L, 1979 [CIRDOC CBZ 32]

- Louis Balsan, Larzac, terre méconnue, Les Editions Ouvrières, 1979 [CIRDOC 988.92]

- Paysannes : paroles des femmes du Larzac, Édition Albatros, 1979 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Yves Hardy, Dossier L... comme Larzac, Alain Moreau ed. 1977 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Larzac 74 [Enregistrement sonore], Vendemiaire, [1975] [CIRDOC DM30 8.0 LARZ-74]

- Michel Le Bris, Les Fous du Larzac, Presses d'Aujourd'hui, 1975 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Georges Beau, Vie ou mort du Larzac, Solar, 1974 [CIRDOC CAB 569]

- Jean Toulat, Le Larzac et la paix, J. Toulat ed. 1972 [CIRDOC CBB 813-17]


- Le CIRDÒC conserve également un grand nombre d'affiches des années 70 sur la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac, ainsi qu'un dossier de revue de presse sur les événements.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Aficha / Data : 1968

Cette affiche, devenue célèbre, est née de la rencontre des étudiants des Beaux-Arts de Paris et du mouvement viticole audois au lendemain de mai 1968. Première affiche occitane conçue en sérigraphie, elle fut à l'origine d'un vaste mouvement de documents revendicatifs qui marqua l'occitanisme des années 1970.

Description matérielle

Affiche, sérigraphie, 115 × 76 cm.

Exemplaires conservés

CIRDÒC, Département Iconotèca.

Histoire et contexte

Les conditions de production de cette affiche sont bien connues grâce au témoignage du chanteur Claude Marti, publié dans son récit autobiographique Homme d'Oc (Paris : Stock, 1975) :
« Un jour, je suis appelé chez Claude Rives [cultivateur, actif dans les mouvements viticoles audois]. Avec lui, plusieurs camarades viticulteurs et quelques jeunes des Beaux-Arts, je crois, qui étaient venus me proposer leurs services. On me dit : "Voilà : le moment est venu de lier la révolution et l'occitanisme. On va faire une affiche." […] Les gens des Beaux-Arts expliquent ce qu'est la sérigraphie, et puis nous disent : "Pour la première, on va vous faire le dessin que vous voudrez." Et nous avons décidé de représenter simplement une silhouette d'homme debout avec ces mots : Òme d'Òc, as dreit a la paraula, parla ! […] Nous l'avons tirée à des centaines et des centaines d'exemplaires, que nous avons répartis entre les différents groupes qui s'étaient créés spontanément, et c'est ainsi qu'elle a été collée un peu partout dans l'Aude. Elle a eu un effet multiplicateur immédiat : plusieurs autres groupes se sont créés, qui ont pris le nom de Comités d'Action Occitans (C.A.O.) et ces CAO à leur tour ont commencé à peindre, à coller des affiches, à faire des articles dans les journaux. »

C'est en 1968, à Alzonne, chez Claude Rives, que fut réalisée la première affiche Òme d'Òc, as dreit a la paraula, Parla ! Elle fut tirée à des centaines d'exemplaires.

La sérigraphie demande peu d'investissement : un cadre de bois tendu de soie, un vernis obturateur, de l'encre sérigraphique, une raclette et du papier. Des objets que les militants trouvaient facilement dans les tombées des imprimeries de journaux.

Postérité de l’œuvre

L'affiche Òme d'Òc, as dreit a la paraula, Parla ! bénéficie encore d'une grande notoriété. Son message, repris en chanson par Claude Marti et plus récemment Philippe Vialard, est régulièrement utilisé par les partis régionalistes et associations revendicatives et se décline en plusieurs variations (Òme et Femna d'Òc …).
L'affiche sérigraphiée fut le média occitan par excellence des années 1970, popularisant les concerts des chanteurs et des chanteuses de la « Nòva cançon occitana », les représentations du théâtre populaire occitan du Teatre de la Carrièra, et surtout rendant visible une parole occitane au sein des grands mouvements sociaux et politiques de l'époque, de la lutte des paysans du Larzac aux premières mobilisations antinucléaires lors de la construction de la centrale de Golfech près de Toulouse en passant par les manifestations des viticulteurs du Bas-Languedoc. Ces affiches ont joué un rôle important pour l'audience des mouvements occitanistes dans les années 1970, pour la socialisation des termes « occitan » et « Occitanie », et aussi pour la découverte par les locuteurs traditionnels de normes d'écriture de l'occitan, avec la graphie dite classique, mises au point au cours du XXe siècle. À partir de 1968, l'Occitanie se couvre d'affiches de revendications qui rappellent, par leur style et leur technique, celles qui avaient été diffusées à Paris pendant les événements de mai 1968.

Critiques et réception de l’oeuvre

En mai 1968, de nombreux mouvements étudiants et syndicaux ont agité les villes et régions occitanes. Cependant, les revendications en occitan ou pour l'occitan sont restées très marginales dans les manifestations, les tracts, les affiches. Mai 1968 n'en demeure pas moins le point de départ d'un mouvement qui a popularisé auprès des habitants des régions occitanes les mots même d'« occitan » et d' « Occitanie », transformant considérablement les conceptions de la langue et de la culture occitanes dans un contexte de crise de la transmission linguistique.

Ressources numériques

Accéder à l'atelier pédagogique "La lenga s'aficha"
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Emission ràdio / Data : 1991
Emission radiophonique présentée par Bruno Cécillon et Henri Turlan consacrée à la bourrée dans  le renouveau du mouvement occitan et folk des années 1970.

Pour des questions de droits, les extraits musicaux diffusés dans cette émission ne peuvent être mis en ligne, ils ont donc été coupés de l'enregistrement.

Extraits musicaux diffusés dans l'émission :

Valentin Clastrier, "Marche anti-militaire" (00:09:33 à 00:13:02).

Tchitchou mai, "La Louise" (00:21:30 à 00:24:42).

Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Emission ràdio / Data : 1973
Un còp èra, Nadau. Tarbes, fin 1973, le groupe « Los de Nadau » naît de la rencontre de Michel Maffrand, Jacques Roth et Ninon Paloumet. La nouvelle chanson occitane existe déjà, avec Marti, Patric et Los Caminaires d'Òc en Languedoc, Delbeau en Gascogne,  Verdier en Limousin. Après l'explosion de 1968, beaucoup de jeunes se retournent vers leurs racines. Les salles sont pleines, le Larzac est en lutte, les espoirs immenses. Un slogan commence à  résonner dans toute l’Occitanie : "Volèm viure al país !"
Le premier disque sort à l'été 1975 : Monsur lo regent, chansons revendicatives, mais aussi chansons d'amour. Le groupe accompagne les luttes viticoles et ouvrières, c'est l'époque de la chanson "engagée". Très vite sortent "La venta a las enchèras" en 1976, et "L'immortèla" en 1978, chanson phare qui deviendra un hymne occitan. En 1980 naît à Pau la première Calandreta. Nadau sera toujours aux côtés de Calandreta dans le combat qu'elle mène pour la langue. Il s'implique également dans les premières radios libres, dans le journal "Pays".
Depuis ? Pas moins de treize albums, deux DVD, près de cent milles disques vendus, plus de mille concerts, trois Olympias et… des milliers de gens qui reprennent en cœur !
Quarante ans que Nadau remonte le parcours de la mémoire comme un saumon remonte la rivière en nous parlant de notre langue, de notre pays, de nous, intimement, comme au creux de l’oreille…
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific / Data : 2013-12-10
Marti, Patric, Mans de Breish, d’autres encore : ceux qui dans l’immédiat après 68 modifient radicalement le paysage culturel d’oc et l’image de sa langue, en faisant de la chanson l’arme de diffusion massive du message révolutionnaire de l’occitanisme de ce temps. Car cette Nòva Cançon est en effet un des vecteurs qui permettent au mouvement de sortir du statut confidentiel qui était le sien jusque là pour toucher, pour la première fois depuis Mistral, un public très large, chez lui et ailleurs.

Nòva, nouvelle, cette chanson protestataire l’est par rapport à ce qu’était la chanson occitane d’avant, qu’il s’agisse du répertoire traditionnel traqué par les collecteurs dans les campagnes, ou de la chanson urbaine fin de siècle, félibréenne ou non. Elle est nouvelle aussi par son mode de diffusion (spectacles-débats, vente militante hors du circuit des « majors » du disque). Mais cette nouveauté n’empêche pas que l’on peut y retrouver, à côté de la rhétorique révolutionnaire du moment la trace de thématiques qui circulaient déjà dans l’occitanisme, voire le Félibrige, bien avant 68. C’est ainsi qu’à côté de la dimension proprement sociale — contre le sous-développement régional, pour la défense du « vivre et travailler au pays » — est présent un autre discours, où la référence à l’histoire propre du sud et à la valorisation de la langue introduit une dimension nationalitaire, parfois presque nationaliste. On essaiera de suivre cette chanson occitane dans son parcours, jusqu’à son essoufflement final dans la seconde partie des années 1970, quand elle est relayée par d’autres formes musicales d’expression de la revendication occitane.

Consulter l'édition électronique de l'article (sur le site Revues.org) : http://lengas.revues.org/303
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific / Data : 2015-05-27

Ostal de disques occitan, Ventadorn espelís en 1969 al sen de la seccion “Espandiment de la cultura d’òc” de l’Institut d'Estudis Occitans, jos l’impulsion d’Ives Roqueta que desira faire del disc un “prospèctus musical” en estat de portar las revendicacions occitanas de l’epòca.

Ventadorn, qu'edita la màger part dels cantaires de la Nòva cançon occitana,  vendrà a son apogèu mai de 50 000 disques per an.

Dins aquel article, Annie Zerby-Cros fa lo retrach e conta l’istòria de l’ostal de disques instituit coma porta-votz del movement musical occitan de la Nòva cançon tot entièr.

Consultar l'edicion electronica de l'article (sul site Revues.org) : http://lengas.revues.org/700
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific
Né à quelques kilomètres de Sète, au plus près de l'étang de Thau, Patric y découvre la langue d'oc, au contact des pêcheurs. Sa rencontre avec Robert Lafont, son directeur de maîtrise à l'Université de Montpellier (où il suit alors une Maîtrise de Socio-Linguistique) le confortera dans son désir de chanter en langue d'oc, le "patois" de son grand-père, la langue des troubadours du Moyen-Âge. Le 4 avril 1969, Patrick Martin laisse la place à Patric, chanteur qui interprète pour la première fois des compositions occitanes, les poèmes de Miquèl Decor. Sa musique s'inspire des folk-singers de la génération de Bob Dylan, tout comme de ses racines occitanes. Patric s'est constitué au cours de ses quarantes années de carrière, un riche répertoire de près de vingt albums (vinyls autrefois, aujourd'hui Cds), proposant compositions originales (Dieu me damne, Cant de prima), chansons traditionnelles (Lo boièr, Diga Joaneta), reprises de morceaux étrangers (L'Estaca, La filha del Nord, respectivement adaptations des chansons de Luis Llach et Bob Dylan) et morceaux personnels réorchestrés (Tuam los pòrcs deman). Ces textes, mis en musique sur des sonorités folks, témoignent d'un brassage culturel entre racines occitanes et actualités nationales et internationales.

Contact :
Occitània Produccions
23, Plan des Hirondelles, F-34970 Lattes
auraproductions@free.fr
Mise en ligne : 17/01/2020
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