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Mot-clé : Claude Alranq
Sauf
Auteur : Paul, Claudine
Tipe : Òbra / Data : 198.

Teatre de la carrièra :
Alranq, Claude 
Clément, Anne
Coulomb, Christian
Pelletier, Manuel
Roquefeuil, Jean-Louis
Tuech, Maurice
Verdié, Patrick
Bonafé, Marie-Hélène


Créée et interprétée par le Teatre de la Carrièra, la pièce Bogre de Carnaval raconte une histoire de vie et de mort, une histoire de la vie quotidienne, celle d'Antoni Testanboi et de Marion, l'histoire de leurs amours, de leur mariage, la naissance et l'éducation de leur enfant, leur mal-mariage, la maladie de l'Antoni et la mort finale de leur couple...



Pour réaliser cette pièce, les membres du Teatre de la Carrièra se sont interrogés sur la tradition carnavalesque comme contribution à la lutte menée par le mouvement occitan dans les années 1970 pour monter un spectacle s'inspirant des forces libératrices et subversives qui traversent Carnaval.


Pour cela, des enquêtes ont été réalisées en Languedoc et en Provence ont permis de recueillir les chants présentés lors du spectacle. Ces chants ont été réinterprétés afin de restituer avec les moyens d'un spectacle l'esprit carnavalesque et de le livrer au spectateur avec toute sa saveur, ses potentialités de contestation et de liberté.


A propos de la création de la pièce :
 
"Dans le début des années 70, j'avais découvert « Les travaux et les jours » de Dario Fo et c'était une révélation d'entendre ces chants populaires chantés par des grandes chanteuses comme Giovana Marini (avec qui nous avons travaillé plus tard sur « Yerma ») et Catarina Bueno. Puis quand je suis  venue jouer au Teatre de la Carrièra, mon premier rôle  était celui d'un homme, le Cinglou le nervi du patron des mines dans Tabò. Et après cette expérience j'ai joué beaucoup de rôles d'hommes avec beaucoup de plaisir : c'était déjà le carnaval. Avec Marie Hélène Bonafé nous avions  réalisé toutes les deux une soirée « d'animation » cévenole avec « La disputa au liech » de Jean Castanha où je jouais le vieux mari et des chants. Cette soirée autour des chansons a créé une envie d'aller plus loin dans cette voie.
Par ailleurs nous découvrions les carnavals : Limoux, Pézenas surtout et cette cérémonie inconnue pour moi protestante des Cévennes. Avec Claude nous avons fait des stages de formation sur le jeu carnavalesque, nous avons aussi suivi un stage « commedia dell'arte » avec Jacques Lecoq à Paris.
Toute ces découvertes nous ont donné envie de faire un spectacle sur le carnaval. Dans mon enfance à Saint Hippolyte on chantait et jouait la chanson « la noce à Aimée », nous sommes donc partis d'une noce avec improvisations, le monde à l'envers hommes en femmes, femmes en hommes. Pour le travail    du chant Catarina Bueno est venue nous aider et Claude Alranq  soutenait le travail. Mais c'était avant tout une création collective : 4 comédiens et 3 musiciens.
Le travail sur les personnages carnavalesques qu'ils soient comédiens ou musiciens était très riche : tout en étant comiques ils devaient aussi par moment inspirer la pitié – le pauvre cocu par exemple – La participation avec le public   était    très importante : au milieu du spectacle nous allions inviter les gens à danser dans la salle. Le spectacle s'est beaucoup joué dans des salles communales.
La mise en scène était très simple comme dans le théâtre de tréteaux l'acteur était le roi mais sans jamais prendre le devant de la scène: c'était une équipe énergique et qui allait de l'avant. Toute cette énergie c'était tout le travail théâtral que fait l'équipe du théâtre de la Carrièra depuis des années et les pistes de jeu proposé par Claude Alranq avec le corps et la voix habités par les personnages populaires de l'Occitanie
Un des plus grands souvenirs est la tournée en Bretagne, jouer dehors en plein hiver...En 2001 j'ai fait une tournée de contes en Bretagne et il y avait des anciens de 78 qui m'ont dit : pour nous « Bogre de Carnaval » a été très important: après on a commencé à ajouter des couplets à nos chansons, une chanson c'est une histoire. J'ai pensé aux « cantastorie » italiens."

Anne Clément



Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra / Data : 2013

Le CIRDÒC-Mediatèca occitana vous propose des modules d'entraînement à la Dictada, dictée occitane.

Ecoutez, notez et faites vos corrections grâce à la transcription et à la traduction de textes occitans.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Article biografic
Comédienne, auteure, metteur en scène, Anne Clément a composé et compose aujourd'hui encore un vaste panel d'œuvres qui illustrent et valorisent l'histoire et la culture occitanes. Le parcours de cette artiste coïncide avec les grands heures du théâtre d'oc contemporain. Membre du Teatre de la Carriera, elle a contribué au passage d'un théâtre militant vers un théâtre de civilisation, puisant dans l'histoire et les personnalités du pays d'oc, la matière de sa création.  
 
 

I/ Au cœur du renouveau du théâtre d'oc

Par son père, Anne Clément possède des attaches lorraines, par sa mère, elle est liée à la culture du Midi, et c'est à Paris que son enfance se déroule ( Préface de Danielle Jullien in CLEMENT, Anne. L'estrangier.Paris : Solin ; [Arles] : Teatre de la Carriera, 1981. P.7). Après des cours de théâtre au Conservatoire de Montpellier et des études de lettres effectuées dans la capitale, elle retourne dans le Sud de la France pour assouvir sa passion pour le théâtre.

 

A/ Mort et résurrection de M. Occitania

Elle rejoint alors les rangs de la jeune troupe du Teatre de la Carriera, qui sillonne les routes du Midi pour présenter des pièces en français et en occitan. Ces dernières puisent dans le patrimoine culturel et linguistique de cette région pour proposer des œuvres aux accents de manifeste, telle la pièce fondatrice du mouvement : Mort et résurrection de M.Occitania (1972).

Cette pièce marque le point de départ d'un mouvement théâtral militant qui va irradier la création occitane des années 1970. Un théâtre qui se créé au contact des viticulteurs, des mineurs, des ouvriers, s'enrichit de la mémoire collective et de ce qu'on appelera plus tard le patrimoine culturel immatériel ; un théâtre qui nourrit son jeu du carnavalesque le plus populaire, voire le plus anthropologique.

 

B/ Découverte et apprentissage d'un processus d'écriture

Anne Clément va apprendre et s'approprier au sein de la troupe, un procédé d'enquête et de recherche qui accompagnera désormais sa démarche d'écriture. Ce processus de création, conduit les membres du Teatre de la Carriera a envisagé différemment le message que leurs pièces pourront véhiculer en direction du public. La fin de la décennie 1970 va ainsi être marquée par la mutation d'un théâtre militant en un théâtre de civilisation. Tandis que plusieurs compagnies de la période s'éloignent du mouvement de théâtre d'Oc, celui-ci se régénère à partir du travail mené pendant plus d'une décennie au plus près du "Pòble d'òc". Il s'enrichit de recherches de répertoire comme de formes, puisées dans l'inconscient profond d'un territoire millénaire. Le carnaval, découvert au départ comme trace sensible de l'identité d'oc, a gagné en épaisseur et préside désormais à un art du Jogar, qui imprègne les mises en spectacle du monde par les troupes du théâtre d'Oc (Cf. Jòga, exposition du CIRDÒC sur le théâtre d'Oc contemporain).

 

C/ D'un théâtre militant à un théâtre de civilisation

Le désir de mémoire, au cœur des problématiques sociétales contemporaines, constitue l'une des problématiques mises en scène par le théâtre occitan. Ce dernier va l'interpréter sous diverses formes et points de vue, et proposer au travers de mise en scène où le carnavalesque le dispute au politique, une lecture critique de l'Histoire.

Les codes carnavalesques réactivés dans le cadre de la production du théâtre d'Oc, amènent avec eux la question de l'inversion des rôles hommes-femmes, traditionnels dans cette forme spectaculaire. Ce renversement des fonctions, en fin de compte très codifié et inscrit dans une forme, le carnaval, traditionnellement masculine, ne dépasse jamais une certaine qualification des rôles profondément traditionnels de ces dernières dans des sociétés où les femmes furent longtemps mises à la marge. Au tournant des années 1980, la voix des femmes va progressivement trouver une place nouvelle. S’ouvre alors une ère pour la troupe durant laquelle la parole féminine et féministe se trouve sur le devant de la scène. (L’écrit des femmes p.6).

 

II/ Anne Clément : nouvelle voix du théâtre d'oc

A/ Parole(s) de femmes

Anne Clément va contribuer fortement à l’écriture de cette page de l’histoire de la troupe. Depuis sa création, le Teatre de la Carriera s’est toujours organisé autour d’un équilibre entre hommes et femmes. Celles-ci ont pu dès les débuts contribuer au travail d’enquête et de sélection des thèmes. Toutefois, ceux-ci sont dans les premières années, fortement lié au contexte social et économiques des pays d’oc. Le quotidien et la lutte des mineurs, viticulteurs ou ouvriers de la région, constituent la matière de la création des débuts. Une réalité principalement masculine offrant peu d’opportunité aux comédiennes de la troupe, contraintes dans le meilleur des cas au travestisement ou à l’incarnation de personnages et valeurs symboliques, par essence asexués : République, jeunesse…(cf. TEATRE DE LA CARRIERA. L'Écrit des femmes : paroles de femmes des pays d'oc. Paris : Solin, 1981).
 
Les femmes de la Carriera posent alors les bases d’une écriture théâtrale nouvelle. Au printemps 1978 paraît un article intitulé “La Fille d’Occitania parle-t-elle de la femme occitane ?“ (cf. L'Écrit des femmes. Ibid. P.8), ce papier pose le premier les prémisses d’une réflexion sur la place et les réalités de la femme occitane. Les femmes du Teatre de la Carriera vont bénéficer d'un double contexte favorable à l'émancipation de leur parole et de leurs capacité créatrice. Alors qu'en France s'opère une libération de la femme, le Teatre de la Carriera voit sa situation également évoluer vers une plus grande place donnée aux femmes. Aux lendemains de Bogre de Carnaval, Claude Alranq, jusqu'alors auteur principal des pièces présentées par la troupe, prend de la distance à cette période, laissant la voie libre à de nouveaux auteurs. Anne Clément, Marie-Hélène et Catherine Bonafé proposent alors leurs propres créations. A l’automne, deux des trois spectacles à l’affiche sont féminins, la Galina et Saisons de femme(cf. L'Écrit des femmes. Ibid. P.8). Cette dernière portant sur l’émancipation d’une femme, est le fruit d’une rencontre avec une quinzaine de femmes dans le canton de Saint-Hippolyte-du-fort.
 
Ces deux pièces reprennent en effet les codes et les principes scénaristiques mis en œuvre par la troupe : enquête et confrontation au réel sont à la base de la création. Anne Clément, comédienne, devient également auteure, un pan de son activité qu’elle ne laisse dès lors plus de côté.
 

B/ Gargamela théâtre : une voix internationale

Après 1983 et la fin de son aventure aux côtés du Teatre de la Carriera, elle s'installe dans la maison familiale de Les Claries, dans les Basses Cévennes. (cf. Biographie de l'auteur, ägon). Anne Clément fonde en 1988 une troupe nouvelle aux côtés de Jean Hébrard, Gargamèla Théâtre. Auteure et directrice artistique au sein de la troupe, également comédienne, elle y perpétue une démarche d'investigation et de recherche pour produire des oeuvres nouvelles ancrées dans l'histoire et la culture des pays d'Oc. Gargamela sillonne les routes de France mais se produit également à l'étranger. Etats-Unis, Afrique, Amérique du Sud accueillent tour à tour la jeune troupe (cf. Introduction de Danielle Julien. Ibid. P.7).

Voix de femmes et théâtre de civilisation se conjuguent dans les pièces présentées alors. Aliénor d’Aquitaine pour la pièce A l’entrada del tems clar, Clara d’Anduze, mais également Ramon de Perilhos sont ainsi tour à tour mis à l’honneur dans une réflexion perpétuelle autour de la valorisation du patrimoine occitan. L'emploi de l'occitan se conjugue avec celui du français voire de l'anglais (A l'entrada dels tems clar), dans une recontre des langues concourrant à l'enrichissement de la pièce, de son rythme, mais également de sa réception. Anne Clément, tout en mettant à l'honneur des personnages historiques occitans et des thématiques 'locales' conquiert le public international par l'universalisme du ton et des messages donnés. Elle ouvre ainsi la voie à une découverte de la culture et du patrimoine occitans, auprès de publics nouveaux.
 

  

Biographie :

Préface de Danielle Jullien in CLEMENT, Anne. L'estrangier.Paris : Solin ; [Arles] : Teatre de la Carriera, 1981. (Cote CIRDOC : T Fra CLE e)
 
TEATRE DE LA CARRIERA. Mort et résurrection de M. Occitania. [S.l.] : 4 Vertats, 1972. (Cote CIRDOC : CBA 341).
 
TEATRE DE LA CARRIERA. L'Écrit des femmes : paroles de femmes des pays d'oc. Paris : Solin, 1981 (Cote CIRDOC : T.LAN TEA e)
 
ALRANQ, Claude. Répertoire du théâtre d'oc contemporain : 1939-1996. Pézenas : Domens, 1997. (Cote CIRDOC : 846 ALR).  
 
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Mòstra virtuala / Data : 2011

ACCÉDER À L'EXPOSITION EN LIGNE

Langue en voie de disparition, culture folklorique, régionalisme communautaire, les nombreux préjugés sur la culture occitane sont contredits depuis quarante ans par une création théâtrale foisonnante qui multiplie les paradoxes : un théâtre de création s’adressant à un public populaire, un théâtre en langue minoritaire aux ambitions universelles, un théâtre de la modernité qui se nourrit d’un patrimoine immémorial. L’exposition “Jòga !”, conçue par le CIRDÒC-Mediatèca occitana met en lumière un mouvement créatif original, né au lendemain de 1968, qui inventa et inscrivit dans la durée un théâtre original en rupture avec l’histoire du théâtre occidental. Mené par des compagnies qui se professionnalisent au cours des années 1970, le chantier du théâtre d’Oc contemporain a fini par influencer une grande part de la création occitane. Ces hommes et femmes de théâtre, ceux d’hier comme d’aujourd’hui, révèlent lors de chacune de leurs créations l’existence d’un public pour le théâtre d’Oc. Ils inventent sans cesse de nouveaux modes de diffusion pour une création en langue minoritaire. Ils nourrissent leur répertoire et leur jeu d’un dialogue original entre le monde contemporain et les particularités d’une civilisation millénaire. Rarement programmées dans les hauts lieux du théâtre institutionnel, ces créations provoquent chaque année auprès d’un public nombreux, qu’il parle occitan ou non, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, le rire et les émotions puisés dans l’universelle particularité d’une civilisation. Mêlant documents et objets d'époque, archives, films, témoignages, l'exposition "Jòga !" propose au public de (re)découvrir 40 ans de création théâtrale en Occitanie.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Musica registrada / Data : 198.

Premier extrait musical de la pièce, L'Air du Guet fait partie de la tradition carnavalesque d'Aix-en-Provence.

L'Antoni, est, elle, une chanson présente en Languedoc et Provence.

 


Paroles de l'Antoni : (transcription fidèle du texte de la pochette ; peut contenir des erreurs)


Ma filha te vòls maridar

Ma fille, tu veux te marier
Avem ges d'argent per te donar Nous n'avons pas d'argent à te donner
Qu'es aquò d'argent ? Qu'est-ce que c'est l'argent ?
Qu'apelatz d'argent ? Qu'appelez-vous l'argent ?
Empruntaren nòstres parents Nous emprunterons à nos parents
   
REPIC REFRAIN
L'Antoni, lo vòli L'Antoine je le veux
Maridatz-me per aquest'an Mariez-moi cette année
Ièu podi plus esperar tan ! Je ne peux attendre plus !
   
   
Ma filha te vòls maridar Ma fille tu veux te marier
Avem ges de pan per te donar Nous n'avons pas de pain à te donner
Qu'es aquò de pan ? Qu'est-ce que le pain ?
Qu'apelatz de pan ? Qu'appelez-vous du pain ?
Los bolangièrs coion tot l'an Les boulangers cuisent toute l'année
   
   
Ma filha te vòls maridar Ma fille tu veux te marier
Avem ges d'abit per te donar Nous n'avons pas d'habits à te donner
Qu'es aquò d'abit ? Qu'est-ce que c'est des habits ?
Qu'apelatz d'abit ? Qu'appelez-vous des habits ?
Empruntarem nòstres amics Nous en emprunterons à nos amis
   
   
Ma filha te vòls maridar Ma fille tu veux te marier
Avem ges de crotz per te donar Nous n'avons pas de croix à te donner
Qu'es aquò de crotz ? Qu'est ce que c'est une croix ?
Qu'apelatz de crotz ? Qu'appelez-vous une croix ?
S'embrassarem ben totes dos On s'embrassera bien tous les deux
   
   
Ma filha te vòls maridar Ma fille tu veux te marier
Avem ges de lièch per te donar Nous n'avons pas de lit à te donner
Qu'es aquò de lièch? Qu'est ce qu'un lit ?
Qu'apelatz de lièch ? Qu'appelez-vous un lit ?
Cocharem long dels escaliers Nous coucherons le long des escaliers
Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Musica registrada / Data : 198.

Chanson traditionnelle Provençale

 


Paroles (transcription fidèle du texte de la pochette ; peut contenir des erreurs) et traduction : 

E ieu tanben vòli me maridar amb la Marion qu'es tan polida. Mai as pas de lotjament, ai pas de cantaire, ai pas d'argent.

Alara, monsurs, dams, consi me cal faire ?


Et moi aussi je veux me marier avec Marion qui est si jolie. Mais je n'ai pas de logement, je n'ai pas de chanteur, je n'ai pas d'argent.

Alors messieurs-dames, comment dois-je faire ?

 

Parpalhon mon bon amic Papillon mon bon ami
Parpalhon marida ti ! Papillon marie-toi donc !
Dels ancians seguent l'usatge Des anciens suivant l'usage
Pens'a te metr'en menatge Pense à te mettre en ménage
Parpalhon mon bon amic Papillon mon bon ami
Parpalhon marida ti ! Papillon marie-toi donc !
   
   
Coma me maridarai Et comment me marier
Que ges de lotjament n'ai Je ne sais où me loger
Li responde la limaça Moi, lui répond la limace
Leu te cedarai ma plaça ! Je te céderai ma place papillon !
   
   
Coma me maridarai Et comment me marier
Que ges de lençòl ieu n'ai Puisque je n'ai pas de draps ?
Va, lui répond l'araignée,
Ieu te filarai l'escanha ! Je te filerai la toile !
Coma me maridarai Et comment me marier
Que de pan per aquò n'ai Puisque je n'ai pas de pain ?
En serva garde l'espiga La fourmi répond - je garde
Li responde la formiga Plus d'un épi en réserve !
   
   
Coma me maridarai Et comment me marier
Que de cantaire non ai Puisque je n'ai pas de chanteur
Li responde la cigala La cigale lui répond
De mon cuou farai timbala Mon cul fera timbale
   
   
Coma me maridarai Et comment me marier
Que d'argent per aquò n'ai Puisque je n'ai pas d'argent
Oui, lui répondit la vieille  
J'te don'erai de l'oseille  
   
   
Parpalhon, mon bon amic Papillon mon bon ami
Parpalhon marida ti ! Papillon marie-toi donc !
Dels ancians seguent l'usatge Des anciens suivant l'usage
Pens'a te metr'en menatge Pense à te mettre en ménage
Parpalhon, mon bon amic Papillon mon bon ami
Parpalhon marida ti ! Papillon marie-toi donc !
Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Musica registrada / Data : 198.

Paroles de la chanson (transcription fidèle du texte de la pochette ; peut contenir des erreurs) :


C'était en Janvier la noce à Aimée

Avec Désiré son jeun' fiancé


Au son du violon et de l'accordéon

Aimée Désiré se sont mariés


Mais la pauvre Aimée, la bouche de côté

Ne pouvait parler qu'en parlant du nez


Quant à Désiré le pauvre garçon

Il avait l'menton comme un potiron


La tata Emma avait mal au bras

Tonton Marius était pleinde puces


La demoiselle d'honneur avait mal au coeur

Et son cavalier avait mal aux pieds


Les petit' cousines en rob' de mousseline

Et les ptits cousins s'tenaient par la main


Et les vieux parents suivaient en boîtant

Et versaient des pleurs qui faisaient mal au coeur.



Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Musica registrada / Data : 198.

Chanson recueillie dans la région de Nice en dialecte Nissart.


Paroles de la chanson (transcription fidèle du texte de la pochette ; peut contenir des erreurs) 

Calant de Vilafranca Descendant de Villefranche
Per me crompar un capeu Pour m'acheter un chapeau
Me sìeu trompat de pòrta Je me suis trompé de porte
Dintreri au bordeu Je suis rentré au bordel
   
   
Repic Refrain
   
Tralala tralala Tralala tralala
Li gandaulas que se marìdon Les putes qui se marient
Tralala tralala Tralala tralala
Li gandaulas son marìdas Les putes sont mariées
   
Vai que l'amor ti passarà L'amour te passera bien
Fai larireta, fai larireta Chante, chante
Vai que l'amor ti passarà Fai larireta, fai larira
   
   
La femna dau bordeu La mère maquerelle
Diguèt "a que sies beu !" dit "Ah que tu es beau !"
M'a fach calar li bralhas Elle m'a fait descendre les pantalons
Per me chucar l'auceu Pour me sucer l'oiseau
   
   
I avia una gandaula Il y avait une pute
Amb de gros botelhs Avec de gros mollets
Lo cuiou coma una tìna Le cul comme une tine
L'i ai fotut lo pinseu J'y ai mis le pinceau
   
   
N'i aviá una pichina Il y avait une petite
Amb de belas tetinas Avec de gros seins
L'i ai pesugat li possas Je lui ai pincé les tétons
M'a pesugat l'auceu Elle m'a pincé l'oiseau
Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Musica registrada / Data : 198.

Chant gascon

 

 

Paroles et traduction de la chanson (transcription fidèle du texte de la pochette du disque édité ; peut contenir des erreurs) :

Quan Gargantua Quand Gargantua
Tornè de l'armada Revint de l'armée
Dithò en entrant Il dit en entrant
Qu'éra mort de hami Qu'il était mort de faim
   
   
Refrain Repic
   
Ah! b'éri jo malauda Ah! Que j'étais malade
Oc, mlauda éri jo ! Oui, malade j'étais !
   
   
S'a minjat un pòrc Il a mangé un porc
En ua gresilhada Le temps d'une averse de grésil
S'a minjat un buòu Il a mangé un boeuf
En ua poderada Le temps de le tailler
   
   
S'a minjat lo pan Il a mangé le pain
De dotze hornadas De douze fournées
Que s'a but lo vin Il a bu le vin
De quatorze annadas De quatorze années
   
   
Quan esto sadoth Quand il fut repus
Demanda ajada Il demande à s'étendre
Que l'an hèit un lheit On lui fit un lit
De sèt cars de palha De sept chars de paille
   
   
Quan esto cothat Quand il fut couché
Demmandè sa hemna Il demanda à sa femme
L'a volò tocar Il a voulu la toucher
S'es esbitcherrada Elle s'est mise à bêler
Mise en ligne : 16/01/2020
Appartient à :
Tipe : Film documentari / Data : 2012

Présentation des coulisses et répétitions de la pièce Sèm Fòrça créée le 16 mars 2012 au Théâtre des Franciscains de Béziers par la compagnie La Rampe – Tio. Écrite par le dramaturge languedocien Claude Alranq, cette “odyssée pataphyique", en revisitant les rituels populaires mettant notamment en scène les animaux totémiques comme le Camel de Béziers, se veut une réflexion sur la transmission et la transformation d’un patrimoine intangible et menacé. Le titre reprend la devise inscrite sur le Camel : “Sen fosso” [sic], “Nous sommes nombreux”.

 

« Paparine est la nouvelle et malicieuse domestique de Pépézuc, un des derniers fleurons d’une grande dynastie vigneronne. Lors de la Feria des vendanges, elle découvre que son maître a 2 visages : à jeun, il manifeste le réalisme patronal le plus redoutable ; ivre, il caresse les plus folles utopies. Mais voilà que les divinités de l’Olympe jettent leur dévolu sur le patrimoine pépézuquien pour y créer un village-vacances ! »

Mise en ligne : 16/01/2020
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